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Timestamp: 2018-02-25 19:34:39+00:00

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Le CSC de Bléré vacille et s’interroge sur son avenir | La Renaissance Lochoise
Bléré, Crise, CSC
Le centre socio-culturel de Bléré fait face à des changements de stratégie communautaire. La communauté de communes de Bléré-Val de Cher a décidé de lancer un appel d’offres pour la gestion de l’Alsh (accueil de loisirs sans hébergement), l’Accueil jeunes et le multi-accueil de Bléré. Des compétences gérées par le CSC qui vont lui être retirées. Enfin, presque toutes... Et, cette perte de gestion pourrait fragiliser la structure.
Les salariés du CSC, le maire de Bléré se sont exprimés sur le sujet. Sollicitée, la communauté de communes n’est pas revenue vers nous pour répondre à nos questions.
L’incompréhension est visible sur tous les visages du centre socio-culturel… Un étonnement face à une décision que les salariés et adhérents du centre voient comme une sanction. Le CSC vient de perdre la gestion de l’Alsh* et de l’Accueil jeunes*. Il n’a pas été, non plus, retenu pour la gérance de la micro-crèche de Francueil. Cette structure, qui doit fêter ses 120 ans l’année prochaine, risque de s’écrouler…
Tout remonte à cet été, quand la communauté de communes de Bléré-Val de Cher décide de lancer un appel d’offres pour la gestion de ces quatre structures. « La communauté de communes nous affirme que le recours aux appels d’offres était obligatoire compte tenu du montant des subventions qui nous sont accordées », explique Nicolas Saulnier, président du CSC. Ce dernier, qui est une association de loi 1901, répond, donc, à l’appel d’offres et doit faire face à dix autres concurrents au total.
Plus cher de 30 000 euros
« Le 14 octobre, nous apprenons que nous perdons l’Alsh et l’Accueil jeunes. Au profit de la Fédération Léo Lagrange qui n’a pas d’ancrage local et surtout qui est 30 000 € plus chère que nous annuellement (270 000 au lieu des 240 000 € proposés par le CSC, ndlr) », détaille Nicolas Saulnier. Il ajoute : « Alors qu’il est demandé au CSC, depuis deux ans, d’avoir une comptabilité exemplaire et une politique d’économie générale sur tous les services de compétence communautaire, nous avons fait une proposition au juste prix pour une prestation équivalente sans toucher à la qualité et en répondant aux attentes des enfants, des familles, des partenaires locaux et des institutions ». Le CSC aurait perdu des points, selon le conseil communautaire, sur la partie technique du dossier.
Jeudi 22 octobre, c’était au tour du multi-accueil de savoir dans quelle main il allait être placé… Soulagement. Le CSC en conserve la gestion. En revanche, la micro-crèche de Francueil, sera, elle, dirigée par Enfance pour tous.
Pour Sébastien Moalic, le directeur du CSC, « il y a un manque de cohérence sur le choix des prestataires. Je pensais qu’il y aurait un même gérant pour toutes les structures. Là, on a un morcellement de l’offre globale ». « Pour moi, c’est une affaire politique. Et ce qui est dommage c’est que derrière ces décisions, il y a des personnes, des familles adhérentes. Les salariés sont, aujourd’hui, en souffrance, inquiets et en colère », constate Nicolas Saulnier.
À présent, l’association attend le prochain conseil communautaire avec impatience pour savoir si sa subvention de 170 000 € (soldes des exercices 2014 et 2015) lui sera attribuée. « Cela peut paraître énorme mais il s’agit du coût réel des dépenses. Cela permet d’équilibrer les comptes », ajoute le directeur. Et si le conseil votait contre ? « Le CSC ne pourrait plus financer sa structure et risquerait de fermer… ».
De plus, une autre échéance à moyen terme attend l’équipe du CSC, c’est celle de l’agrément CAF. « Nous avons cet agrément jusqu’au 31 décembre 2016. Après, nous devons monter un projet et passer devant une commission de la CAF qui décidera ou pas de renouveler le contrat. Mais avec la perte de deux structures, on part avec un sérieux handicap », signale Nicolas Saulnier.
Tous les membres, salariés du CSC sont aujourd’hui dans une grande incertitude quant à leur avenir et le devenir de leur structure, qu’ils considèrent comme une véritable institution à Bléré. « On va tout faire pour pérenniser les emplois. Il faut qu’on conserve notre dynamique, notre investissement », insiste Nicolas Saulnier.
Et tous ces changements de compétence devraient être mis en place dès le 1er janvier 2016.
* Alsh : accueil de loisirs sans hébergement pour les enfants le mercredi après-midi et pendant les vacances scolaires.
* Accueil jeunes : structure pour les adolescents de 14 à 17 ans.
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