Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-19801209-884480
Timestamp: 2017-01-17 13:16:18+00:00

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Type d'affaire : DecisionType de recours : Remboursement frais et dépens - procédure de la ConventionNumérotation : Numéro d'arrêt : 8844/80Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1980-12-09;8844.80 Analyses : (Art. 41) PREJUDICE MORALParties : Demandeurs : XDéfendeurs : ROYAUME-UNITexte : APPLICATION/REQUETE NÂ° 8844/80 X . v/the UNITED KINGDOM X . c/ROYAUME-UN I DECISION of 9 December 1980 on the admissibility of the application DÃCISION du 9 dÃ©cembre 1980 sur la recevabilitÃ© de la requÃªt e
Article 2 of the First Protocol : Limiting access to academic studies to candidates who have attained a sufficiently high level to follow the courses successfully does not constitute a denial of the right to education .
Article 2 du Protocole additionnel : N'est pas un refus du droit Ã ('instruction le fait de lintiter l'accÃ¨s aux Ã©tudes supÃ©rieures aux candidats qui justifient dYm niveau suffisant pour suivre ('enseignement avec fruit .
(jran c ais : see p . 230)
The applicunt, a United Kingdom citizen of lndian origin, was admitted in 1972 to the University of B. . as a student for the degree of Bachelor of Technologr . Ne failed his examination at the end of the first vear as well as the resits. In view of his poor attendance at tutorials, the university authorities decided that the applicant would rtot be allowed to re-enter the Urtiversity. The Courts which the app(icaat seized declared that they had no jurisdiction in the ma tt er .
The applicant's p ri ncipal complaint is that he is denied the ri ght to education ensured by Article 2 of Protocol No. 1 . He alleges that he ha s
suffered discrimination because of his national origin in respect of this right, contrary to Article 14 of the Convention which ensures the enjoyment of Convention rights and freedoms without discrimination on any ground . The Commission refers to the interpretation by the European Court of Human Rights in its judgment of 23 July 1968 on the merits of the Belgian Linguistic case as regards Article 2 of Protocol No . 1 . that it is not an absolute right to all forms of education : The negative formulation of the right indicate s "that the Contracting Parties do not recognise such a right to education as would require them to establish at their own expense, or to subsidise, education of any particular type or at any particular level . . . There never was, nor is now, therefore any question of requiring each State to establish . . . a system (of general and official education), but merely of guaranteeing to persons subject to the jurisdiction of the Contracting Parties the right, in principle, to avail themselves of the means of instruction existing at a given time . 'rhe Convention lays down no specific Ã´bligations concerning the extent of those means and the manner of their organisation or subsidisation . . . The first sentence of Article 2 of the Protocol consequently guarantees, in the first place, the right of access to educational institutions existing at a given time . " This right requires . however, regulation by the Stat e "regulation which may vary in time and place according to the needs and resources of the community and of individuals . It goes without saying that such regulation must never injure the substance of the right to education nor conflict with other rights enshrined in the Convention ." (The Law, paras . 3-5, of the said Belgian Linguistic case judgment .) In the light of these considerations the Commission is of the opinion tha t where certain, limited, higher education facilities are provided by a State, in principle it is not incompatible with Article 2 of Protocol No . I to restrict access'ihereto to those students who have attained the academic level required to most benefit from the courses offered . Applying this conclusion to the facts of the present case, the Commission notes that the applicant did have an opportunity to pursue the computer science course at B . University but he failed the first year examination requirements and had a poor attendance record at compulsory classes . He was not therefore considered of a sufficient academic standard for readmittance to the Universily to repeat the first year of these studies, although the University did not exclude the possibility that he pursue a different subject . The Commission does not consider therefore that the applicant was unreasonably refused access to university education .
It is true that the applicant has also alleged that the refusal to readmit hint to B . University was because he was not of English origin . However he has not submitted any evidence whatsoever that the decision taken by the University was for this reason . An examination of the applicant's complaint, as it has been submitted, does not therefore disclose any appearance of a violation of Article 2 of Protocol No . 1 in conjunction with Article 14 of the Convention . It follows that this aspect of the application is manifestly ill-founded within the meaning of Article 27, paragraph 2, of the Convention .
RÃ©sumÃ© des faits pertinents Le requÃ©rant, ressortissant du Rovaume-Uni d'origine indienne, a Ã©tÃ© adntis en 1972 Ã l'UniversitÃ© de B. cornrne Ã©tudiarn aux cours de licence en techrrologie (Bachelor of Technology) . A la fin de lu prerniiâ¢re annÃ©e, il Ã©choua aux examens . Il Ã©choua une seconde fois Ã !a session complÃ©men[aire . Contpte tenu de sa faible particlpation aux cours, les autoritÃ©s universimires dÃ©cidÃ¨rerrt que le requÃ©rant ne serait pas admis Ã poursuivre ses Ã©tudes. Saisis par le requÃ©rant, les tribunuux se dÃ©clarÃ¨rent incontpÃ©tents .
(/RADUCTION) EN DROIT (Extrait ) Le requÃ©rant se plaint essentiellement de s'Ã©tre vu refuser le droit Ã l'instruction, garanti par l'article 2 du Protocole additionnel, du fait de son o rigine nationale . Il allÃ¨gue que ; dans la jouissance de ce droit, il a Ã©tÃ© l'objet d'une discrimination, en violation de l'a rt icle 14 de la Convention, qui garantit la jouissance des droits et des libertÃ©s reconnus dans la Convention sans distinction aucurie . -230-
La Commission se rÃ©fÃ¨re Ã l'interprÃ©tation que la Cour europÃ©enne des droits de l'homme, dans son arrÃªt du 23 juillet 1968 sur le fond de l'Affaire - relative Ã certains aspects du rÃ©gime linguistique de l'enseignement en Belgique â¢ . a donnÃ© de l'article 2 du Protocole additionnel, interprÃ©tation selon laquelle il n'existe pas un droit absolu Ã toutes les formes d'Ã©ducation : La formulation nÃ©gative de ce droit signifi e â¢ que les Parties Contractantes ne reconnaissent pas un droit Ã l'instruction qui les obligerait Ã organiser Ã leurs frais, ou Ã subventionner, un enseignement d'une forme ou Ã un Ã©chelon dÃ©terminÃ©s . . . Il ne pouvait et il ne peut donc Ãªtre question d'obliger chaque Elat Ã crÃ©er . . . un systÃ¨me (d'enseignement gÃ©nÃ©ral et public), mais uniquement de garantir aux personnes placÃ©es sous la juridiction des Partiesâ¢Contractantes le droit de se servir, en principe . des moyens d'instruction existant Ã un moment donnÃ© . Quant Ã l'Ã©tendue de ces moyens et Ã la maniÃ¨re de les organiser ou de les subventionner, la Convention n'impose pas d'obligations dÃ©terminÃ©es . . . La premiÃ¨re phrase de l'article 2 du Protocole garantit par consÃ©quent, en premier lieu, un droit d'accÃ¨s aux Ã©tablissements scolaires existant Ã un moment donnÃ© . â¢ Ce droit appelle cependant une rÃ©glementation par l'Eta t
. rÃ©glementation qui peut varier dans le temps et dans l'espace en fonction des besoins et des ressources de la CommunautÃ© et des individus . Il va de soi qu'une telle rÃ©glementation ne doit jamais entrainer d'atteintes Ã la substance de ce droit, ni se heurter Ã d'autres droits consacrÃ©s par la Convention . â¢ (EN DROIT, par . 3-5 de l'ArrÃªt sur l'Affaire â¢ relative Ã certains aspects du rÃ©gime linguistique de l'enseignement en Belgique â¢ ) A la lumiÃ¨re de ces considÃ©rations, la Commission estime que si un Etat prÃ©voit un systÃ¨me d'enseignement supÃ©rieur limitÃ©, la limitation du droit d'y accÃ©der aux Ã©tudiants ayant acquis le niveau universitaire requis pour ti re r le plus grand bÃ©nÃ©fice des cours proposÃ©s n'est pas en principe contraire Ã l'article 2 du Protocole additionnel . Appliquant ce principe aux faits de la prÃ©sente affaire, la Commission note que le requÃ©rant a eu effectivement la possibilitÃ© de suivre le cours d'informatique Ã l'UniversitÃ© de B . mais qu'il a Ã©chouÃ© aux examens de premiÃ¨re annÃ©e et qu'il avait Ã©tÃ© peu assidu aux cours obligatoires . L'UniversitÃ© a estiniÃ© qu'il n'avait pas un niveau suffisant pour Ãªtre admis Ã redoubler cette premiÃ¨re annÃ©e d'Ã©tudes, mais ne s'est pas opposÃ©e Ã ce qu'il Ã©tudie une autre ntatiÃ¨re . La Commission n'estime donc pas que le requÃ©rant s'est vu refuser dÃ©raisonnablement l'accÃ¨s Ã l'enseignement supÃ©rieur .
Il est vrai que le requÃ©rant a aussi allÃ©guÃ© que le refus de sa rÃ©admission Ã l'UniversitÃ© de B . Ã©tait dÃ» au fait qu'il n'Ã©tait pas d'origine anglaise . Cependant, il n'a fourni aucun commencement de preuve montrant que la dÃ©cision de l'UniversitÃ© Ã©tait fondÃ©e sur ce motif . L'examen du grief du requÃ©rant, tel qu'il a Ã©tÃ© soumis Ã la Commission . ne rÃ©vÃ¨le donc aucune apparence de violation de l'article 2 du Protocole additionnel, combinÃ© avec l'article 14 de la Convention .
II s'ensuit que cet aspect de la requÃªte est manifestement mal fondÃ©, au sens de l'article 27, paragraphe 2 de la Convention .
- 232 -Origine de la décision Pays : Conseil de l'EuropeJuridiction : Cour européenne des droits de l'hommeFormation : Cour (plénière)Date de la décision : 09/12/1980Fonds documentaire : HUDOC Haut de page

References: l'article 2
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 l'article 2
 l'article 2
 l'article 14
 l'article 27