Source: https://www.beaverwatch.ch/portrait
Timestamp: 2020-04-05 07:32:36+00:00

Document:
Portrait - Beaverwatch
Beaverwatch est une association d'intérêt publique à but non lucratif dont la principale mission est l'intérêt et le suivi du castor en Suisse.
Beaverwatch a comme objectifs de proposer une structure pour répondre aux questions et intervenir en tant que spécialiste du castor directement sur le terrain. Nous collaborons avec différents services, administrations, bureaux ou privés.
L’intérêt, le suivi et l’évolution du castor sur nos cours d’eau est l’une de nos tâches principales
Depuis 2010 Beaverwatch est le partenaire officiel du service de la faune du canton de Vaud pour les activités et les données liées aux castors. Notre association effectue par le biais d’un mandat, un certain nombre de tâches de conservation en faveur du castor. Nous collaborons avec de nombreuses entités liées à la faune et à la nature. Nous jouons un rôle d’intermédiaire en matière de circulation des données propres à l’espèce. Nos travaux permettent ainsi d’obtenir rapidement des informations et de suivre quotidiennement la situation et les mouvements des populations de castors. Nos relevés détaillés permettent de fournir une vision globale sur l’évolution et la colonisation de nouveaux territoires.
Nous collectons des informations, des observations et effectuons des recensements sur l’ensemble du territoire, mais nous sommes principalement actifs en Romandie. Avec une vision globale sur l'ensemble de la Suisse, les cantons de Vaud, Neuchâtel, Fribourg et du Valais sont suivis de manière approfondie.
Les informations que nous recueillions sont centralisées dans une base de données informatique. Cette dernière regroupe à ce jour plus de 3000 observations. Elle gère également les localisations et le découpage des secteurs, en liaison avec un système de cartographie (SIG). Le détail des indices de présences et des terriers existe de manière détaillée sur des cartes au 1: 10'000. Les données compilées sont ensuite transmises au Centre Suisse de Cartographie de la Faune à Neuchâtel et au Service de la faune.
Les relevés et les observations sont traités avec toute la confidentialité nécessaire selon une convention qui assure la sécurité de toutes nos données. Beaverwatch s’est engagé à ne publier et à ne divulguer aucune observation ou donnée brute obtenue, sans l'accord explicite de la personne ou de l'institution qui les a fournies.
Toutefois, Beaverwatch se réserve le droit de transmettre certaines données, sans préavis :
Demandes extérieures de renseignements par le Service de la faune concernant le castor, son biotope, les sites dits sensibles ou liés à des problèmes.
Assistance à ses responsables permanents ou aux collaborateurs bénévoles lors des inventaires nationaux.
Les observations de terrain confiées au CSCF par Beaverwatch sont confidentielles et sont soumises aux mêmes règles.
Par la législation fédérale de 1962, le castor est une espèce sensible qui bénéficie, tout comme son habitat, d'une protection totale dans notre pays. Malgré l’augmentation de ses effectifs, il reste sur la liste rouge des espèces menacées. Ainsi, et de par ce statut, son observation et l’accès à ses biotopes sont régis par différentes lois et autorisations.
Beaverwatch s’est engagé à travailler suivant les règles de déontologie conformément aux législations et lois en vigueurs sur la faune.
Concept castor Suisse 2004
Regroupement des lois officielles en faveur du castor (RLOFC).
Circulation des données (CSCF)​
(Convention de Berne [RS 0.455], art. 2, let. e, et art. 7, al. 1, LChP) : Depuis 1962, le castor est une espèce protégée par la législation fédérale.
l’habitat du castor est protégé en vertu de différentes lois et ordonnances fédérales (p. ex. LPN, art. 18 ss, art. 21 de l’Ordonnance sur les zones alluviales ; Loi fédérale du 21 juin 1991 sur l’aménagement des cours d’eau [RS 721.100] ; LAT, art. 3, al. 2, let. d, et art. 17)
Article 22 de la LOI du 7 novembre 2006 modifiant celle du 28 février 1989 sur la faune: "Toute atteinte à un milieu qui risque de porter préjudice à la faune locale doit faire l'objet d'une autorisation du service qui fixe dans chaque cas les mesures conservatoires à prendre"
Observation : Du castor, de sa vie et de son comportement
Information : Centralisation des informations sur l'espèce.
Animations, expositions, formation, activités avec les écoles.
Visites et sensibilisation sur des sites colonisés.
Suivi : De l'animal, de ses biotopes et de son évolution.
Contrôle des sites habités ou susceptibles de l’être.
Inventaires : Recensement détaillés des populations de castors et des sites colonisés.
Protection : Protection de l'espèce et de son habitat.
Prévention des dommages causés, conseils.
L'association poursuit ses buts d'information par l'organisation pour son compte ou des tiers de conférences, sorties, camps, expositions, etc.
Proposer et maintenir un réseau permanent d’observateurs ou de spécialistes afin d’assurer un suivi régulier des populations de castor en Suisse et en particulier sur le territoire Vaudois.
Coordonner et participer aux actions de protection du castor dans le canton de vaud.
Travailler et maintenir des contacts étroits avec les instances cantonales vaudoises (SFFN – service des forêts, de la faune et de la nature, SESA – service des eaux, sols et assainissement, SCAV
service de la consommation et des affaires vétérinaires et fédérales (CSCF, conseil castor) sur le terrain collaborer étroitement avec les surveillants de la faune et les gardes pêche.
Garantir les premières interventions locales, en contact étroit avec les services concernés.
Informer les autorités compétentes des différents problèmes observés sur le terrain. Transmettre les observations sur l’évolution des sites colonisés et sur le suivi de l’espèce.
Conseils particuliers dans les cas de dégâts.
Effectuer annuellement des recensements détaillés des populations de castors.
Contrôler les sites habités ou susceptibles de l’être et suivre l’évolution des sites colonisés.
Jouer un rôle d’intermédiaire en informant régulièrement les membres du réseau castor.
Coordonner et centraliser diverses observations relatives au castor.
Protection de l’espèce et de son habitat.
Participation à différents meeting en rapport avec le castor, passeport vacances, manifestations, visites avec les écoles, etc.
Fondée par Pierre-Alain Marro (actuel président) l'association est basée sur une expérience de terrain de près de 15 ans. Les connaissance naturalistes du fondateur est aujourd'hui complétée par des biologistes, des responsables de secteurs et des observateurs directement actifs sur le terrain.
Participation à des structures officielles
Nos observateurs actifs sur le terrain sont membres permanent du réseau d’observateurs castors.
Pierre-Alain Marro (président) est membre du groupe de travail castor dirigé par la Conservation de la faune du canton de Vaud.
Beaverwatch est mandaté par le Canton de Vaud pour les activités cantonales en faveur du castor.
Travaux officiels réalisés
Hiver 2007-2008 participation et collaboration pour les recensements fédéral castors.
2010 évaluation des possibilités d'extension du castor sur le territoire Vaudois.
2010-2011 intégration dans l'équipe de projet pour la réalisation du plan d'action castor Vaudois.
2010-2011-2012-2013 mandat - recensement des terriers de castor le long de berges Vaudoises du Rhône pour le SESA
Nombreuses activités dans le cadre de notre mandat (médiation, projet, suivi de chantier, inventaires, etc...)
Réalisations sur le terrain
2004 - collaboration avec Pro castor pour le projet d’une passe à castor sur l’Aubonne.
2008 - réalisation d’une passe à castors dans le barrage du Grenet.
2010-2011-2012 Intégration au projet des digues du Rhône VD et animaux fouisseurs.
2011 étang des Communailles Yvorne - étude et proposition pour la création d'un terrier artificiel
2012 plantation de boutures de saules en faveur du castor - l'Avançon Bex
Pose de diverses protections sur ouvrages dangereux pour le castor.
Activités de plein air en faveur du castor
Stand castors aux journées des forêts 2011 – Bois de Suchy
Stand castors à la journée du patrimoine – maison de la rivière
Le canton de Vaud est parcouru par 6000 km de cours d’eau très diversifiés. Cela vas du ruisselet qui s’écoule en bordure de champ à l’imposant Rhône qui traverse le Chablais. Leur état varie du cours d’eau naturel, propre et bien préservé à la cunette en béton, artificielle et totalement stérile. Sur ces 6000 km, environ 400 ont subit des interventions physiques par le canton. Par ces travaux, ils ont acquis le statut de "cours d’eau corrigé" et sont placés directement sous la souveraineté de l’Etat. 3600 km, à régime permanent et relativement naturel, dépendent des communes et des propriétaires privés. Le solde est constitué par des cours d’eau à régime discontinu, le plus souvent situés dans les régions de montagne. A l’extrême, ce sont de simples fossés, rarement en eau. Fort heureusement aujourd’hui grace à de nombreux travaux de "renaturation", de plus en plus de tronçons sont remis à ciel ouvert ou désartificialisés. Biens des cours d’eau sont donc ainsi rendus à la nature.
(texte repris du site de l’état de Vaud
A l’origine le castor faisait partie de notre faune indigène.
Le castor (Castor fiber L.) était jadis largement répandu dans tout l’hémisphère Nord. En Suisse, il était principalement installé en plaine, mais signalé aussi parfois en altitude. Lié au milieu aquatique, le castor apprécie surtout les eaux courantes assez lentes ou même stagnantes,
permanentes et ne gelant pas totalement en hiver. Il est parfaitement adapté aux hivers rigoureux et n’hiberne pas.
Pour plus d’informations lire notre cahier : " Le castor d’Europe "
Le 19ème siècle a marqué l’extinction de l’espèce en Suisse et dans une partie de l’Europe
Dans la première moitié du 19ème siècle la chasse intensive a marqué l’extinction des populations naturelles de castors dans notre pays et dans pratiquement toute l’Europe. C’est entre 1849 et 1853 que les castors auraient totalement disparus de Suisse. Dans le reste de l’Europe, seules quelques populations résiduelles ont pu se maintenir notamment dans le Sud de la France, d’où provient la plupart des castors réintroduits en Romandie, sur l’Elbe, ainsi qu’en Norvège et en Russie.
Les années 1950 permettent sa réintroduction
Le 19 novembre 1956, l’obstination de Maurice Blanchet, aidé d’autres passionnés et notamment de Robert Hainard, permettait au premier castor réintroduit de " fouler " le sol helvétique. D’abord en enclos, ce n’est que le 6 janvier 1958 que l’autorisation de le lâcher était donnée par la Confédération. Succédant en vérité de quelques heures la mise en liberté fortuite du castor pour cause de crue. En tout, 141 castors ont été relâchés. Pas toujours avec succès, c’est le moins que l’on puisse dire. Certains projets ont été menés avec des connaissances réduites. Beaucoup de castors ont péri car on sait aujourd’hui que les sites de réintroduction étaient inadaptés.
Pour plus d’informations lire notre cahier : " Histoire d’une réintroduction "
Quel avenir pour le castor
1977 a marqué véritablement la fin des réintroductions, même si quelques lâchés ont encore eu lieu entre 1984 et 1989. Depuis 1977, de nombreuses populations ont disparu. Fort heureusement d’autres colonies se sont bien adaptées et rapidement étendues, comme par exemple, dans le bassin lémanique de Genève au Bouveret, puis dans la plaine du Rhône, côté Bas-Valais, puis jusqu’à Brigue. Notons au passage l’absence de l’espèce au Tessin. Mais la progression reste laborieuse. L’extension est principalement freinée par le manque d’habitats disponibles. C’est en Romandie que les populations sont les plus denses. Ces dernières années, la colonisation s’est également fort développée en Suisse centrale. Mais, actuellement, l’extension a manifestement atteint son plafond pour les biotopes que l’espèce peut atteindre seule. On peut toutefois voir un redémarrage de l’extension naturelle. Ce nouveau dynamisme serait alors sans doute déclenché par le développement des mesures en faveur de l’espèce (passes, revitalisation et amélioration des biotopes).
Le recensement / historique à nos jours
Utilité d’un recensement ?
Déterminer la répartition du castor dans notre pays.
Distinguer et délimiter les divers territoires individuels (couples) et familiaux.
Définir le nombre d’individus et de familles sur le territoire.
Coordonner les décomptes déjà mis en place.
Etablir des comparaisons cantonales, fédérales voire internationales.
Il y a 13 ans, Urs Rahm et Marco Bättig entreprirent un recensement des populations de castors vivant sur territoire helvétique. A cette époque, ils estimaient que la population comptait environ 350 individus, soit à peine le triple de ce qu’avait dénombré Gerold Stocker en 1978.
Dans le rapport « Le castor en Suisse » réalisé par Rahm & Bättig en 1996, les auteurs partaient encore de l’idée que l’animal colonisait déjà la majorité des habitats adéquats. Le castor fut donc placé sur la liste rouge, réservée aux espèces menacées d’extinction. Fort heureusement, aujourd’hui, l’avenir du castor s’avère bien plus réjouissant, puisqu’il s’est installé bien au-delà des grandes rivières du plateau et qu’il colonise la plupart des cours d’eau importants de Suisse. Il laisse ses traces dans des habitats sans cesse renouvelés, parfois jusque dans les plus petits canaux de drainage implantés dans les zones agricoles, ou dans les jardins des villas. Des décomptes ponctuels et quelques recensements des populations cantonales indiquent que le nombre d’individus va croissant. On évalue ainsi la population de castors dans notre pays à 1600 individus. Toutefois, on ne dispose pas de données précises quant à l’ampleur des populations ou à leur répartition.Par ailleurs, le dernier recensement fédéral, qui s’est effectué durant l’hiver 2007-2008, sous la direction de Christof Angst, du service conseil Castor, basé à Neuchâtel, a permis d’effectuer une comparaison avec l’inventaire de Rahm & Bättig. Par ailleurs, il conviendra peut être de réévaluer le statut du castor sur la liste rouge.
Aujourd’hui déjà , certains cantons effectuent régulièrement des décomptes. Dans d’autres, on renonce à un monitoring systématique. Parallèlement, des volontaires assurent de leur côté divers recensements : il convient donc de coordonner les décomptes déjà mis en place. Le bureau conseil castor prévoit de réaliser un monitoring mené par des volontaires dans les cantons n’effectuant pas encore de décompte. Le succès d’un recensement dépend essentiellement de la qualité des données. Celles-ci doivent être analogues, puisqu’il est indispensable d’établir des comparaisons interrégionales et avec des inventaires plus anciens. Les méthodes appliquées doivent donc être homogènes, avec l’enregistrement des indices majeurs de la présence des castors : les terriers et les huttes, les traces de rongement, les dépôts hivernaux, les marquages, etc. Ces données permettent de délimiter les divers territoires. La fréquence et le type de traces montrent par ailleurs si l’habitat héberge un seul individu, un couple, ou une famille au grand complet.

References: art. 2
 art. 7
 art. 18
 art. 21
 art. 3
 art. 17