Source: https://beta.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGIARTI000006683955/2003-10-24/
Timestamp: 2020-08-04 00:41:25+00:00

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Décret n°2001-1085 du 20 novembre 2001 portant application de la loi n° 2001-647 du 20 juillet 2001 relative à la prise en charge de la perte d'autonomie des personnes âgées et à l'allocation personnalisée d'autonomie - Légifrance
Décret n°2001-1085 du 20 novembre 2001 portant application de la loi n° 2001-647 du 20 juillet 2001 relative ...
Décret n°2001-1085 du 20 novembre 2001 portant application de la loi n° 2001-647 du 20 juillet 2001 relative à la prise en charge de la perte d'autonomie des personnes âgées et à l'allocation personnalisée d'autonomie
Dernière mise à jour des données de ce texte : 22 mars 2015
NOR : MESA0124007D
TITRE Ier : ATTRIBUTION DE L'ALLOCATION PERSONNALISÉE D'AUTONOMIE (Articles 1 à 12)
Chapitre Ier : Conditions d'attribution. (Articles 1 à 2)
Chapitre II : Le dossier de demande d'allocation personnalisée d'autonomie. (Articles 3 à 4)
Chapitre III : Modalités de versement et révision de l'APA. (Articles 5 à 8)
Chapitre IV : Commission de l'allocation personnalisée d'autonomie. (Articles 9 à 10)
Chapitre V : Dispositions diverses. (Articles 11 à 12)
TITRE II : DE L'ALLOCATION PERSONNALISÉE D'AUTONOMIE À DOMICILE (Articles 13 à 21)
Chapitre Ier : Procédure d'instruction et modalités d'élaboration du plan d'aide. (Articles 13 à 15)
Chapitre II : Dispositions particulières visant à la qualité du service rendu. (Articles 16 à 18)
Chapitre III : Effectivité, suspension et révision de l'aide. (Articles 19 à 21)
TITRE III : DE L'ALLOCATION PERSONNALISÉE D'AUTONOMIE EN ÉTABLISSEMENT (Articles 22 à 28)
Chapitre Ier : Modalités d'évaluation de la perte d'autonomie. (Articles 22 à 23)
Chapitre III : Dispositions transitoires prises en application de l'article 5 de la loi du 20 juillet 2001. (Articles 24 à 27)
Chapitre IV : Dispositions diverses relatives aux établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. (Article 28)
TITRE IV : DISPOSITIONS DIVERSES ET TRANSITOIRES. (Articles 29 à 34)
Vu le décret n° 58-1202 du 11 décembre 1958 relatif aux hôpitaux et hospices publics ;
Vu le décret n° 61-9 du 3 janvier 1961 modifié relatif à la comptabilité et au prix de journée de certains établissements publics et privés ;
Vu le décret n° 99-317 du 26 avril 1999 modifié relatif à la gestion budgétaire et comptable des établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes ;
Vu l'avis du comité interministériel de coordination en matière de sécurité sociale du 19 octobre 2001 ;
Vu l'avis du conseil d'administration de la Caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés en date du 23 octobre 2001 ;
Vu l'avis du conseil d'administration de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés en date du 23 octobre 2001 ;
L'âge à partir duquel est ouvert le droit à l'allocation personnalisée d'autonomie mentionnée au premier alinéa de l'article L. 232-1 du code de l'action sociale et des familles est fixé à soixante ans.
Peuvent prétendre de plein droit à l'allocation personnalisée d'autonomie, sous réserve de remplir les conditions d'âge et de perte d'autonomie mentionnées à l'article L. 232-2 du code de l'action sociale et des familles, les personnes étrangères titulaires de la carte de résident ou d'un titre de séjour exigé pour résider régulièrement en France en application de l'ordonnance du 2 novembre 1945 susvisée ou en application de traités et accords internationaux.
Le dossier de demande d'allocation personnalisée d'autonomie prévu à l'article L. 232-14 du code de l'action sociale et des familles est délivré par les services du département ou, lorsque les conventions mentionnées aux deux premiers alinéas de l'article L. 232-13 du code précité le prévoient, par les organismes signataires de ces conventions. Ce dossier est adressé au président du conseil général qui dispose d'un délai de dix jours pour en accuser réception et pour informer de son dépôt le maire de la commune de résidence du demandeur. Cet accusé de réception mentionne la date d'enregistrement du dossier de demande complet qui commande la date d'ouverture des droits. Lorsqu'il constate que le dossier présenté est incomplet, le président du conseil général fait connaître au demandeur dans le délai de dix jours à compter de la réception de la demande le nombre et la nature des pièces justificatives manquantes.
Le dossier de demande d'allocation personnalisée d'autonomie comprend, d'une part, des éléments déclaratifs relatifs aux revenus et au patrimoine ne figurant pas sur la déclaration destinée au calcul de l'impôt sur le revenu, dont la liste est fixée en annexe I du présent décret et, d'autre part, les pièces justificatives suivantes : - s'il s'agit d'un demandeur de nationalité française ou d'un ressortissant d'un des Etats membres de l'Union européenne, la photocopie du livret de famille ou de la carte nationale d'identité ou d'un passeport d'un Etat membre de l'Union européenne ou un extrait d'acte de naissance ; s'il s'agit d'un demandeur de nationalité étrangère non ressortissant d'un des Etats membres de l'Union européenne, la photocopie de la carte de résidence ou du titre de séjour. - la photocopie du dernier avis d'imposition ou de non imposition à l'impôt sur le revenu ; - la photocopie du dernier relevé de la taxe foncière sur les propriétés bâties et sur les propriétés non bâties ; - un relevé d'identité bancaire ou postal.
Modifié par Décret n°2003-1010 du 22 octobre 2003 - art. 134 () JORF 24 octobre 2003
La décision accordant l'allocation personnalisée d'autonomie, notifiée au demandeur, mentionne, outre le délai prévu à l'article 8, le montant mensuel de l'allocation, celui de la participation financière du bénéficiaire ainsi que le montant du premier versement calculé conformément aux dispositions de l'article 6. Dans les établissements ayant conclu la convention prévue au I de l'article L. 313-12 du code de l'action sociale et des familles, le montant mensuel mentionné au premier alinéa est égal au tarif dépendance diminué de la participation qui reste à la charge du résident, multiplié par le nombre de jours du mois considéré.
Lorsqu'elle est versée directement à son bénéficiaire, l'allocation personnalisée d'autonomie est mandatée au plus tard le 10 du mois au titre duquel elle est versée. Le premier versement intervient le mois qui suit celui de la décision d'attribution. Il comprend le versement de l'allocation personnalisée d'autonomie due à compter de la date du dépôt du dossier complet telle que définie à l'article 3.
I. - L'allocation personnalisée d'autonomie n'est pas versée lorsque son montant mensuel après déduction de la participation financière de l'intéressé mentionnée à l'article L. 232-4 du code de l'action sociale et des familles est inférieur ou égal à trois fois la valeur brute du salaire horaire minimum de croissance. II. - Les indus ne sont pas recouvrés lorsque leur montant total est inférieur ou égal à ce même montant.
Modifié par Décret n°2003-278 du 28 mars 2003 - art. 2 () JORF 29 mars 2003
La commission mentionnée à l'article L. 232-12 du code de l'action sociale et des familles comprend, outre son président, six membres désignés par le président du conseil général : a) Trois membres représentant le département ; b) Deux membres représentant les organismes de sécurité sociale ; c) Un membre désigné au titre d'une institution ou d'un organisme public social et médico-social ayant conclu avec le département la convention prévue au deuxième alinéa de l'article L. 232-13 du même code ou, à défaut, un maire désigné sur proposition de l'assemblée départementale des maires. La commission se réunit en tant que de besoin sur convocation de son président. Elle propose au président du conseil général les montants d'allocation personnalisée d'autonomie correspondant aux besoins des personnes, évalués dans les conditions prévues aux articles 13 et 21 et à leurs ressources. Lorsque le président du conseil général ne retient pas une proposition, la commission est tenue de formuler une nouvelle proposition lors de sa plus prochaine réunion. Les propositions de la commission sont arrêtées à la majorité des voix. En cas d'égal partage des voix, celle du président est prépondérante.
Pour l'exercice des attributions qui lui sont dévolues par l'article L. 232-18 du code de l'action sociale et des familles, la commission s'adjoint cinq représentants des usagers nommés par le président du conseil général, dont deux personnalités qualifiées désignées sur proposition du comité départemental des retraités et personnes âgées. Lorsqu'elle est saisie d'un litige sur l'appréciation du degré de perte d'autonomie, la commission recueille l'avis d'un médecin qui ne peut être celui qui a procédé à l'évaluation initiale du degré de perte d'autonomie du requérant. La saisine de la commission suspend les délais du recours contentieux. Cette saisine est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception adressée à son président dans le délai de deux mois à compter de la notification de la décision. La commission dispose d'un délai d'un mois pour formuler une proposition en vue du règlement du litige dont elle a été saisie. Au vu de la proposition formulée par la commission, le président du conseil général prend, dans le délai de quinze jours, une nouvelle décision confirmant ou infirmant la décision initiale. Les propositions de la commission sont communiquées à l'auteur de la saisine.
L'agrément prévu au dernier alinéa de l'article L. 232-2 du code de l'action sociale et des familles est accordé, sur leur demande, aux organismes mentionnés à l'article L. 232-13 du même code pour une durée de trois ans renouvelable. L'agrément précise les modalités d'enregistrement des déclarations d'élection de domicile. Un organisme au moins doit être agréé dans chaque département.
Lorsque le bénéficiaire de l'allocation personnalisée d'autonomie est hospitalisé dans un établissement de santé pour recevoir des soins de courte durée, de suite ou de réadaptation mentionnés aux a et b du 1° de l'article L. 6111-2 du code de la santé publique, le service de la prestation est maintenu pendant les trente premiers jours d'hospitalisation ; au-delà, le service de l'allocation est suspendu. Le service de l'allocation est repris, sans nouvelle demande, à compter du premier jour du mois au cours duquel l'intéressé n'est plus hospitalisé dans un des établissements mentionnés au premier alinéa du présent article.
La demande d'allocation personnalisée d'autonomie est instruite par une équipe médico-sociale qui comprend au moins un médecin et un travailleur social. Au cours de la visite à domicile effectuée par l'un au moins des membres de l'équipe médico-sociale, l'intéressé et, le cas échéant, son tuteur ou ses proches reçoivent tous conseils et informations en rapport avec le besoin d'aide du postulant à l'allocation personnalisée d'autonomie. Ils sont notamment informés que l'équipe médico-sociale doit avoir connaissance de tout changement dans la situation de l'intéressé. Au cours de son instruction, l'équipe médico-sociale consulte le médecin désigné, le cas échéant, par le demandeur. Si l'intéressé le souhaite, ce médecin assiste à la visite à domicile prévue à l'alinéa précédent. L'équipe médico-sociale procède à la même consultation à l'occasion de la révision de l'allocation personnalisée d'autonomie. Dans un délai de trente jours à compter de la date du dépôt du dossier de demande complet, l'équipe médico-sociale adresse une proposition de plan d'aide à l'intéressé, assortie de l'indication du taux de sa participation financière. Celui-ci dispose d'un délai de dix jours, à compter de la date de réception de la proposition, pour présenter ses observations et en demander la modification ; dans ce cas, une proposition définitive lui est adressée dans les huit jours. En cas de refus exprès ou d'absence de réponse de l'intéressé à cette proposition dans le délai de dix jours, la demande d'allocation personnalisée d'autonomie est alors réputée refusée. Lorsque le degré de perte d'autonomie de l'intéressé ne justifie pas l'établissement d'un plan d'aide, un compte-rendu de visite est établi.
A domicile, l'allocation personnalisée d'autonomie est affectée à la couverture des dépenses de toute nature figurant dans le plan d'aide élaboré par l'équipe médico-sociale mentionnée à l'article L. 232-3 du code de l'action sociale et des familles. Ces dépenses s'entendent notamment de la rémunération de l'intervenant à domicile, du règlement des frais d'accueil temporaire, avec ou sans hébergement, dans des établissements ou services autorisés à cet effet, du règlement des services rendus par les accueillants familiaux visés à l'article L. 441-1 du code de l'action sociale et des familles ainsi que des dépenses de transport, d'aides techniques, d'adaptation du logement et de toute autre dépense concourant à l'autonomie du bénéficiaire.
Pour la détermination du plan d'aide, la valorisation des heures d'aide ménagère est opérée en tenant compte des dispositions régissant, selon les cas, les statuts publics ou les conventions collectives et accords de travail applicables aux salariés de la branche de l'aide à domicile agréés au titre de l'article L. 313-12 du code de l'action sociale et des familles ou encore de celles relatives à la convention collective nationale des salariés du particulier employeur.
En application du deuxième alinéa de l'article L. 232-6 du code de l'action sociale et des familles, sauf refus exprès du bénéficiaire, l'allocation personnalisée d'autonomie est affectée à la rémunération d'un service prestataire d'aide à domicile agréé dans les conditions fixées à l'article L. 129-1 du code du travail, pour : 1° Les personnes nécessitant une surveillance régulière du fait de la détérioration de leur état physique ou intellectuel ou en raison de leur insuffisance d'entourage familial ou social ; 2° Les personnes classées dans les groupes 1 et 2 de la grille nationale prévue à l'article L. 232-2 du même code.
Le refus exprès du bénéficiaire, mentionné à l'article L. 232-6 du code de l'action sociale et des familles, de recourir à un service prestataire d'aide à domicile agréé dans les conditions fixées à l'article L. 129-1 du code du travail, est formulé par écrit sur le plan d'aide soumis à l'acceptation de l'intéressé dans les conditions prévues à l'article 13.
La participation du bénéficiaire de l'allocation personnalisée d'autonomie est majorée de 10 % lorsque ce dernier fait appel soit à un service prestataire d'aide ménagère non agréé dans les conditions fixées à l'article L. 129-1 du code du travail ou non géré par un centre communal ou intercommunal d'action sociale, soit à une tierce personne qu'il emploie directement et qui ne justifie pas d'une expérience acquise ou d'un niveau de qualification définis par arrêté du ministre chargé des personnes âgées. Cet arrêté prévoit les conditions particulières applicables pendant une période transitoire de cinq ans à compter de l'entrée en vigueur de la loi du 20 juillet 2001 susvisée, notamment en ce qui concerne, d'une part, les modalités de validation de l'expérience acquise, d'autre part, les règles d'équivalence retenues en matière de diplôme.
Dans les cas mentionnés au quatrième alinéa de l'article L. 232-7 du code de l'action sociale et des familles, le président du conseil général met en demeure le bénéficiaire ou, le cas échéant, son représentant légal, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, de remédier aux carences constatées. Si le bénéficiaire ou son représentant légal n'a pas déféré dans le délai d'un mois à la demande du président du conseil général, celui-ci peut suspendre le service de l'allocation par une décision motivée. Dans ce cas, sa décision prend effet au premier jour du mois suivant sa notification à l'intéressé par lettre recommandée avec accusé de réception. Le service de l'allocation est rétabli au premier jour du mois au cours duquel le bénéficiaire justifie qu'il a remédié aux carences constatées.
Le niveau de perte d'autonomie des résidents est déterminé dans chaque établissement sous la responsabilité du médecin coordonnateur dans les conditions prévues à l'article 12 du décret n° 99-316 du 26 avril 1999 susvisé ou, à défaut, sous la responsabilité d'un médecin conventionné au titre de l'assurance maladie.
Modifie Décret n°99-316 du 26 avril 1999 - art. 24 (Ab)
Modifie Décret n°99-316 du 26 avril 1999 - art. Annexe II (Ab)
Modifie Décret n°99-317 du 26 avril 1999 - art. 27 (Ab)
Modifié par Décret 2003-1010 2003-10-22 art. 134 II, III, art. 170 10° JORF 24 octobre 2003
Pendant la période transitoire prévue à l'article 5 de la loi du 20 juillet 2001 susvisée : I. - L'autorité compétente pour l'assurance maladie précise, le cas échéant, dans l'arrêté tarifaire le montant de la contribution de l'assurance maladie définie à l'article 30 du décret n° 99-316 du 26 avril 1999 susvisé. Elle notifie au président du conseil général le montant du forfait global de soins qu'elle arrête en application du 1° de l'article 5 de la loi du 20 juillet 2001 susvisée ; II. - Le président du conseil général du lieu d'implantation de l'établissement ou du service fixe les tarifs afférents à la dépendance calculés en application des articles 3, 5, 6, 7, 8 et 24 du décret n° 99-316 du 26 avril 1999 susvisé. Le cas échéant, la contribution de l'assurance maladie visée au I du présent article est prise en compte dans le calcul des tarifs ; III. - Les tarifs journaliers afférents à l'hébergement sont fixés par le président du conseil général du lieu d'implantation de l'établissement si ce dernier est habilité au titre de l'aide sociale à l'hébergement. Pour les résidents de moins de soixante ans, les prix de journée afférents à l'hébergement sont calculés en application du dernier alinéa de l'article 30-1 du décret n° 99-316 du 26 avril 1999 susvisé. Pour les résidents de plus de soixante ans, les tarifs afférents à l'hébergement sont calculés en prenant en compte, d'une part, les charges nettes du budget de l'établissement ou du service, le cas échéant majorées ou minorées par l'incorporation des résultats des exercices antérieurs, et, d'autre part, le forfait global de soins et le produit des tarifs afférents à la dépendance mentionnés respectivement au 1° et au 2° de l'article 5 de la loi du 20 juillet 2001 susvisée ainsi que, le cas échéant, le produit des prix de journée mentionnés à l'alinéa précédent. Les tarifs journaliers afférents à l'hébergement peuvent être modulés en application de l'article 23-1 du décret n° 99-316 du 26 avril 1999 susvisé ; IV. - Par dérogation aux dispositions du dernier alinéa de l'article R. 714-3-9 du code de la santé publique, pendant toute la durée de la période transitoire ou jusqu'au terme de la première convention tripartite prévue au I de l'article L. 313-12, les budgets annexes relatifs aux services accueillant des personnes âgées dépendantes peuvent recevoir une subvention du budget principal ou accorder une subvention à un autre budget annexe. Les produits de ces subventions ne sont pas pris en compte pour le calcul du montant de la contribution de l'assurance maladie définie à l'article 30 du décret n° 99-316 du 26 avril 1999 susvisé.
I. - Dans les établissements assurant l'hébergement des personnes âgées mentionnés à l'article L. 312-8 du code de l'action sociale et des familles, l'autorité compétente de l'Etat fixe, à titre transitoire et jusqu'à la prise d'effet de la convention pluriannuelle mentionnée au même article, un forfait global de soins conformément à l'article 5 de la loi du 20 juillet 2001 susvisée. II. - Pour les dépenses de soins comprises dans le forfait global de soins, la participation des assurés sociaux est supprimée. III. - Le forfait global de soins est versé à l'établissement par douzième, pour l'ensemble des régimes d'assurance maladie dont les bénéficiaires sont hébergés dans l'établissement, par la caisse pivot prévue à l'article L. 174-8 du code de la sécurité sociale et déterminée dans les conditions prévues à l'article D. 174-2 du même code. Le règlement de chaque allocation mensuelle est effectué, pour les établissements autonomes, le vingtième jour du mois ou, si ce jour n'est pas ouvré, le dernier jour précédant cette date. Lorsqu'il s'agit d'un établissement rattaché à un établissement de santé sous dotation globale, ce règlement est effectué le même jour que le versement de la dotation globale. IV. - Le forfait global de soins est réparti entre les différents régimes d'assurance maladie pour la part qui leur incombe dans les conditions fixées par les articles D. 174-3 à D. 174-8.
Modifie Décret n°99-317 du 26 avril 1999 - art. 54-1 (Ab)
Est puni des peines d'amende prévues pour les contraventions de la cinquième classe le responsable de tout établissement hébergeant des personnes âgées visé au 5° de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles qui, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 312-11 du même code, dans le délai d'un mois à compter de la date d'entrée en vigueur du présent décret : 1° N'a pas, lors de l'admission d'une personne âgée, passé avec elle ou son représentant légal le contrat écrit mentionné au deuxième alinéa de l'article L. 312-11 précité ; 2° N'a pas proposé de contrat écrit à chacune des personnes résidant à cette date dans l'établissement ou à son représentant légal ; 3° A passé un contrat dont les stipulations ne sont pas conformes aux prescriptions de l'article L. 312-11 précité.
Pour l'Assistance publique-hôpitaux de Paris : 1° Les dépenses et les recettes des unités de soins de longue durée mentionnées au 2° de l'article L. 6111-2 du code de la santé publique ainsi que celles afférentes aux établissements relevant du 5° de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles qui assurent l'hébergement des personnes âgées sont, par dérogation aux dispositions de l'article R. 714-3-9 du code de la santé publique, retracées au budget général de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris jusqu'au 1er janvier 2003 ; 2° Le président du conseil de Paris fixe l'élément de tarification des prestations d'hébergement et les tarifs afférents à la dépendance des unités de soins de longue durée et des activités relevant de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles.
A compter de la date d'application de la convention prévue à l'article L. 312-8 du code de l'action sociale et des familles, les établissements pour personnes âgées relevant du 5° de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, régulièrement autorisés, à la date de la publication du présent décret, peuvent dispenser des soins aux assurés sociaux pour la totalité de leur capacité d'hébergement autorisée. Le bénéfice de cette disposition ne constitue pas une extension importante au sens de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles pour les établissements bénéficiant déjà, à cette même date, d'une autorisation de dispenser des soins pour une partie de leur capacité d'hébergement. Pour les autres établissements, le bénéfice des dispositions du premier alinéa est subordonné à un avis du comité régional de l'organisation sanitaire et sociale au vu d'un dossier dont le contenu est défini par arrêté du ministre chargé des personnes âgées.
Modifie Décret n°99-316 du 26 avril 1999 - art. 23 (Ab)
Modifie Décret n°99-317 du 26 avril 1999 - art. 39 (Ab)
Modifie Décret n°99-317 du 26 avril 1999 - art. 51 (Ab)
Abroge Décret n°58-1202 du 11 décembre 1958 - art. 32 (Ab)
Abroge Décret n°58-1202 du 11 décembre 1958 - art. 33 (Ab)
Abroge Décret n°58-1202 du 11 décembre 1958 - art. 35 (Ab)
Abroge Décret n°58-1202 du 11 décembre 1958 - art. 36 (Ab)
Abroge Décret n°58-1202 du 11 décembre 1958 - art. 37-1 (Ab)
Abroge Décret n°58-1202 du 11 décembre 1958 - art. 37-2 (Ab)
Abroge Décret n°58-1202 du 11 décembre 1958 - art. 37-3 (Ab)
Abroge Décret n°58-1202 du 11 décembre 1958 - art. 38 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 1 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 12 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 14 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 15 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 16 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 17 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 18 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 19 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 2 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 20 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 21 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 22 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 23 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 3 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 4 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 5 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 6 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 7 (Ab)
Abroge Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 8 (Ab)
Modifie Décret n°59-1510 du 29 décembre 1959 - art. 9 (Ab)
Abroge Décret n°99-316 du 26 avril 1999 - art. 33 (Ab)
Abroge Code de la santé publique - art. R716-3-36 (Ab)
Abroge Code de la santé publique - art. R716-5-1 (Ab)
Abroge Code de la santé publique - art. R716-5-10 (Ab)
Abroge Code de la santé publique - art. R716-5-11 (Ab)
Abroge Code de la santé publique - art. R716-5-2 (Ab)
Abroge Code de la santé publique - art. R716-5-3 (Ab)
Abroge Code de la santé publique - art. R716-5-4 (Ab)
Abroge Code de la santé publique - art. R716-5-5 (Ab)
Abroge Code de la santé publique - art. R716-5-6 (Ab)
Abroge Code de la santé publique - art. R716-5-7 (Ab)
Abroge Code de la santé publique - art. R716-5-8 (Ab)
Abroge Code de la santé publique - art. R716-5-9 (Ab)
Abroge Code de la sécurité sociale. - art. R174-7 (Ab)
Abroge Code de la sécurité sociale. - art. R174-8 (Ab)
Le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, la ministre de l'emploi et de la solidarité, la garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre de l'intérieur, le ministre délégué à la santé, la secrétaire d'Etat au budget et la secrétaire d'Etat aux personnes âgées sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
RELATIVE AU DOSSIER DE DEMANDE
D'ALLOCATION PERSONNALISEE D'AUTONOMIE
I.-Contenu du dossier de demande d'allocation
personnalisée d'autonomie à domicile ou en établissement
Date de la demande :....................
A.-Renseignements concernant le demandeur
Nom (nom de jeune fille et nom marital pour les femmes) :....................
N° de sécurité sociale :....................
Nationalité (française/ ressortissant de l'Union européenne/ autre) :....................
Situation de famille (marié, divorcé, veuf, concubin, pacs, célibataire) :....................
Etes-vous retraité ? (préciser le régime de retraite principal) :....................
Conjoint : (1)
Est-il en activité ?....................
Est-il retraité (régime de retraite principal)....................
Lieu de résidence actuelle du demandeur :....................
Lieu de résidence actuelle de son conjoint si différente de la précédente :....................
-Un établissement d'hébergement pour personnes âgées (date d'entrée :....................)
-Le domicile d'un particulier accueillant à titre onéreux dans le cadre de la loi du 10 juillet 1989 (date de début d'accueil :....................)
Adresse du domicile habituel (si adresse différente du lieu de résidence actuelle) :....................
Coordonnées de la personne référente à contacter pour la visite d'évaluation à domicile ou en cas d'urgence (enfant, parent, autre....................) : adresse, numéro de téléphone.
B.-Renseignements concernant les revenus
et le patrimoine du demandeur
1. Ressources ne figurant pas dans l'avis d'imposition ou de non-imposition à l'impôt sur le revenu : revenus soumis au prélèvement libératoire en application de l'article 125 A du code général des impôts.
Montant à préciser pour le demandeur :....................
l'allocation compensatrice pour
tierce personne :...................
la prestation spécifique
dépendance :........................
oui-non montant
la prestation expérimentale
l'aide ménagère versée par les
caisses de retraite (le conseil
général prendra directement
l'attache de votre caisse de
retraite) :..............................
la majoration pour aide
constante d'une tierce
personne :............................
l'aide ménagère au titre de
l'aide sociale départementale :
3. Patrimoine dormant (à renseigner pour le demandeur et, le cas échéant, son conjoint, son concubin ou la personne avec laquelle il a conclu un pacte civil de solidarité) :
-biens immobiliers (préciser la nature de ceux-ci, leur adresse et la valeur locative indiquée dans le dernier relevé de la taxe foncière sur les propriétés bâties et sur les propriétés non bâties) :....................
-biens mobiliers et épargne :....................
II.-Liste des pièces justificatives à joindre
impérativement au dossier de demande
(1) Il peut s'agir du conjoint, du concubin ou de la personne avec laquelle le demandeur a conclu un pacte civil de solidarité.
ANNEXE VIII AU DECRET N° 99-316 DU 26 AVRIL 1999
Tableau de calcul de dotation budgétaire globale prévue au II
de l'article L. 232-8 du code de l'action sociale et des familles
Total des charges d'exploitation de la
section tarifaire dépendance = A.
Recettes atténuatives de la section
tarifaire dépendance = B.
article 30 du décret n° 99-316 du 26 avril 1999 fixée par
l'autorité de tarification de l'Etat = C.
Incorporation des résultats des
exercices antérieurs de la section
tarifaire dépendance = D.
[A-(B + C)] + D = E.
Montant de la participation prévue au I
de l'article L. 232-8 du code de
l'action sociale et des familles = F.
Tarifs afférents à la dépendance ou
quote-part de dotation budgétaire
globale afférente à la dépendance des
résidents bénéficiaires de l'allocation
personnalisée d'autonomie en
établissement des autres départements
que celui du président du conseil
général tarificateur = G.
Dotation budgétaire globale afférente à
la dépendance = E-(F + G).
Décret n°2001-1085 du 20 novembre 2001 portant application de la loi n° 2001-647 du 20 juillet 2001 relative à la prise en charge de la perte d'autonomie des personnes âgées et à l'allocation personnalisée d'autonomie Décret n°2001-1085 du 20 novembre 2001 portant application de la loi n° 2001-647 du 20 juillet 2001 relative à la prise en charge de la perte d'autonomie des personnes âgées et à l'allocation personnalisée d'autonomie

References: l'article 5
 art. 134
 l'article 8
 l'article 6
 l'article 3
 art. 2
 l'article 13
 l'article 12
 art. 24
 art. 27
 art. 134
 art. 170
 l'article 5
 l'article 30
 l'article 5
 l'article 30
 l'article 5
 l'article 23
 l'article 30
 l'article 5
 art. 54
 art. 23
 art. 39
 art. 51
 art. 32
 art. 33
 art. 35
 art. 36
 art. 37
 art. 37
 art. 37
 art. 38
 art. 1
 art. 12
 art. 14
 art. 15
 art. 16
 art. 17
 art. 18
 art. 19
 art. 2
 art. 20
 art. 21
 art. 22
 art. 23
 art. 3
 art. 4
 art. 5
 art. 6
 art. 7
 art. 8
 art. 9
 art. 33
 l'article 125