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Le crime du général Griveaud
par BRH » Mercredi 21 Mai 2014 12:41:26
Ma réputation étant mise en cause sur un autre forum, sans en avoir été avisé, je retranscris ici la teneur de mes messages pour servir et valoir ce que de droit !
A propos du général Griveaud... Sam 16 Mar 2013- 12:50
Il est dit dans la notice Wiki que le général Griveaud, commandant la XIèeme région militaire (Nantes)ayant rang de général de corps d'armée, s'était constitué prisonnier le 22 juin 1940 sur ordre.
A-t-on idée de qui l'ordre émanait ? Du gouvernement Pétain, probablement. Mais, de quel ministre en particulier ?
La consigne était -depuis le 18 juin- de déclarer "ville ouverte" les communes de plus de 20 000 habitants. Devant les protestations du général Georges, il fut précisé que les villes pourraient être défendues à leurs limites extérieures (soit en avant, soit en arrière).
Le général Griveaud n'a pas eu d'état d'âme : il a fait retirer les charges qui devaient faire sauter les ponts sur la Loire, malgré les protestations du général de La Laurencie, qui commandait le IIIème CA, seul reste de la Xème armée.
Son geste est à rapprocher des généraux Altmeyer qui se sont laissés faire prisonnier au QG de la région militaire de Rennes, le 18 juin !
Re: A propos du général Griveaud... Sam 16 Mar - 22:06
Notice Wiki :
"Le 14 mars 1940, il prend le poste de commandant de la 11e région militaire (quartier-général à Nantes) jusqu'au 1er juillet 1940,mais la date de sa mise en captivité sur ordre est au 22 juin 1940. Libéré au cours de l'année 1941, il ne participa à aucune décision. Il convient toutefois de signaler qu'il se refuse à défendre Nantes à l'extérieur de la ville, prétextant qu'elle appartient à la catégorie des villes ouvertes. Cette décision calamiteuse empêche de faire sauter les ponts sur la Loire qui sont ainsi livrés intacts aux Allemands dès le 19 juin. La défense française qui tient encore en amont, notamment à Saumur, est ainsi tournée. Le PC de la XIème région se rend sans la moindre résistance et tous les officiers sont prisonniers, alors qu'ils avaient largement le temps de se replier (voir Gilles Ragache, la fin de la campagne de France, Economica, pp.138 et 139)."
Par chance, je possède cet ouvrage (p.138) :
"Le colonel Lacassie : "celui-ci présenta un ordre écrit du général Griveaud (...). L'ordre précisait (...) qu'aucune destruction ne devait être opérée dans Nantes, et en particulier les ponts sous aucun prétexte, détruits." (La Laurencie, les opérations du IIIème corps, Lavauzelle, 1948)."
Il y a eu un conflit entre les deux généraux, et Griveaud a fait acte d'autorité pour ne pas défendre Nantes et ne pas détruire les ponts
Re: A propos du général Griveaud... Sam 16 Mar - 23:01
Eh bien, puisque vous l'avez lu, bien entendu, vous n'aurez pas de mal à retranscrire les pages 138 et 139, qui me permettent -sans aucune extrapolation- de soutenir que le général Griveaud n'a pas eu d'état d'âme à donner un ordre écrit pour que les charges ne soient pas activées... Ni même à attendre les Allemands avec tous les officiers de son PC.
Je retire "a fait retirer les charges", puisque ce sont en effet les Allemands qui les désarmorcèrent...
"La défense de Nantes avait été confiée au lieutenant-colonel Aymé. Tout était prêt pour recevoir l'ennemi et la destruction des ponts préparée par le génie; mais lorsque le capitaine de Séré (officier de mon état-major, que j'avais envoyé pour vérifier les dispositions prises en ce point capital de mon système de défense), prend contact avec le chef des détachements chargés de la destruction des ponts, cet officier lui fait connaître « qu'il a reçu l'ordre formel de ne pas procéder, même si l'ennemi se présentait, à la mise de feu des dispositifs. »
Cet ordre étrange, qui laissait intacte la large voie qui, par le pont de Pirmil, franchissait le fleuve en pleine ville, est bientôt confirmé au capitaine de Séré par le colonel Lacassie. Celui-ci présente à mon agent de liaison un ordre écrit (daté du 19 juin, 8 h. 30) émanant du générai Griveaud, commandant la 11e région : cet ordre prescrivait que « le Gouvernement ayant décidé que les villes de plus de 20.000 habitants étaient déclarées villes ouvertes, aucune destruction par suite ne devait être opérée dans Nantes, et, en particulier, les ponts sous aucun prétexte, détruits ».
Le capitaine de Séré appelle au téléphone le chef d'état-major du général commandant la 11e région et attire énergiquement son attention sur la gravité de cette décision contraire aux ordres que j'avais donnés.
Dès que je suis prévenu de cette situation j'essaie de toucher le général Griveaud; mais, ne pouvant l'atteindre, je réitère à son chef d'état-major l'ordre de faire sauter les ponts. Aux objections qu'il croit devoir me présenter je réponds : « C'est un ordre, j'en prends l'entière responsabilité. » Mais il est trop tard (12 h. 10), l'ennemi a déjà occupé Nantes; il encercle le P. C. de la région, procède au désamorçage des dispositifs qui n'ont pas encore joué et débouche en rive sud du fleuve!"
Re: A propos du général Griveaud... Dim 17 Mar - 0:55
Le général Griveaud a-t-il fait son devoir ? Je ne le pense pas. La règle, c'est que le commandant d'une région militaire devait se mettre aux ordres de l'armée qui traversait sa zone et mettre à sa disposition les effectifs qu'il pouvait avoir sous ses ordres. Altmayer étant prisonnier le 18 juin, c'est le général La Laurencie, commandant le IIIème corps d'armée, qui devenait (au moins provisoirement) son supérieur hiérarchique. Le général Vary, commandant la IXème région militaire à Tours a eu une autre attitude. Il a défendu Tours. Il est vrai qu'il avait reçu des ordres du général Héring.
Le général Besson avait donné l'ordre de défendre le cours de la Loire, en aval d'Orléans. Je suppose que Griveaud avait reçu communication de cet ordre. Celui de considérer Nantes comme ville ouverte ne devait pas s'interprêter comme interdisant la destruction des ponts, d'autant que l'essentiel de la ville est située au nord de la Loire... Qu'il n'ait pas mis Nantes en état de défense, soit ! Mais qu'il ait interdit la destruction des ponts, c'était les livrer à l'ennemi ! Et lui permettre de la franchir pour faire tomber toute la défense en amont...
Re: A propos du général Griveaud... Lun 18 Mar - 11:18
Pour Robert Altmayer, j'en déduis qu'il était bien présent à Rennes le 18 juin et qu'il a pu donner l'ordre à la Laurencie de se retirer derrière la Loire. Sans être encore formellement prisonnier, il a dû se considérer comme hors d'état d'assurer encore un quelconque commandement. Selon toute probabilité, il n'a donc donné aucun ordre à Griveaud... Celui-ci a donc interprété les consignes du gouvernement d'une manière très défavorable à la défense de la Loire.
Il me semble qu'en 1940, Nantes ne s'étendait pas au sud de la Loire. Dans ce cas, il aurait pu considérer que les ponts se trouvaient aux débouchés de la ville...
http://www.archives.nantes.fr/PAGES/RES ... Fi0073.htm
Re: A propos du général Griveaud... Lun 18 Mar - 14:11
Merci pour la carte. En la regardant, on voit bien que l'essentiel de la ville de Nantes est située sur la rive droite de la Loire et que la rive gauche devait être considérée comme "débouché" de la ville ouverte, sur lequel il était licite de se battre. D'ailleurs, le 1er pont de chemin de fer (d'amont en aval), débouche sur la commune de Saint-Sébastien et le second sur Rezé. Seul, le pont routier (entre les 2) est formellement sur le territoire de Nantes, mais hors agglomération.
Donc, à moins que Griveaud n'ait reçu un ordre explicite quant aux ponts, il a interprété restrictivement la notion de "débouchés", ce qui ne laisse pas de surprendre !
J'avais un plan de Nantes, mais je ne le retrouve pas...
Toutefois, si l'on s'en réfère à La Laurencie, c'est le pont en pleine ville qui était miné : "Cet ordre étrange, qui laissait intacte la large voie qui, par le pont de Pirmil, franchissait le fleuve en pleine ville, est bientôt confirmé au capitaine de Séré par le colonel Lacassie."
Dans ces conditions, peut-être le lieutenant-colonel Aymé a-t-il commis l'erreur de miner les ponts de la rive-nord, au lieu de miner ceux de la rive-sud...
Re: A propos du général Griveaud... Lun 18 Mar - 14:29
Au temps pour moi, le pont de Pirmil est bien celui qui est situé rive-sud (mais pas en pleine ville, comme le dit La Laurencie).
Griveaud n'a donc aucune excuse, sauf à avoir reçu des ordres explicites quant aux ponts de Nantes...
Re: A propos du général Griveaud... Lun 18 Mar - 19:00
J'estime que la résistance aurait pu être mieux conduite et plus durable, si le gouvernement Pétain n'avait pas pris les initiatives calamiteuses que l'on sait. Par exemple, ce gouvernement aurait pu ne déclarer "ville ouverte" que celles de plus de 30 000 habitants et à condition d'en exclure les villes sur les fleuves.
Sur le plan militaire, il faut noter ceci :
-Il n'y a pas de panzers sur la Loire de Nantes à Nevers jusqu'au 23 juin au soir. C'est nous qui avons des blindés dans le secteur de la Loire.
-Le repli d'une part essentielle de notre aviation à compter du 15 juin (ce qui se traduit sur le terrain à partir du 17), obère grandement nos possibilités de résistance.
-L'essentiel de l'infanterie allemande ne dépassera pas guère la Loire et le Cher. Tout comme notre infanterie, elle est exténuée et souffre de l'allongement de ses lignes de ravitaillement. L'ennemi improvise des groupements d'avant-gardes motorisés avec ce qu'il a sous la main, y compris des groupes cyclistes. Le gros des fantassins demeure en arrière.
Ainsi, de Saumur à la région de l'Indre, on note le 24 au soir : les 11e, 1e, 8e, 28e, 9e et 44e ID (18ème Armée). Au niveau du Cher, les 33e, 4e, 98e, 263e, 83e et 72e ID (6ème Armée) avec la 9e armée dans le prolongement.
Par contre, lancés en avant, la 2e MD, les 7e, 10e et 9e PzD, le régiment d'automitrailleuses 900 et les divisions SS "V" et "T", selon Henri de Mollans. Le tout ayant dépassé ou au niveau de la Charente...
Re: A propos du général Griveaud... Mar 19 Mar - 10:55
Pour compléter les remarques d'Eric auxquelles je souscris, je donne le détail des unités qui vont envahir la Vendée et le Poitou-Charentes. On verra qu'il est très léger, ce qui n'échappera pas au général Héring, ce dernier ayant la vélléité de contre-attaquer, ce qu'il fera pas finalement.
Comme le note toujours Henri de Mollans, le 21 juin au soir, tous les corps de la 18e armée allemande ont franchi la Loire. L'infanterie étant à bout de souffle, 5 détachements motorisés reçoivent la mission de coiffer les villes côtières importantes, de La Rochelle à Royan inclusivement.
Le 1er corps forme 2 avant-gardes (en plus de la 1e KD, dont les reconnaissances ont atteint Loudun), composées de cyclistes, d'éléments du génie, d'unités de canons anti-chars, d'infanterie portée. la 1ère, aux ordres du colonel Rauch (11e ID), qui franchit la loire à Saumur, direction La Rochelle et Rochefort. la 2ème, colonel Burdach (1e ID), direction Royan pour bloquer le trafic sur la Gironde.
Le 8ème corps se voit attribuer le groupe de reconnaissance von Scheer et le régiment d'automitrailleuses 900 (réserve générale). Partant de la région d'Amboise, ces unités reçoivent les mêmes objectifs.
Le 22 au soir, le groupement von Scheer atteint Beauvoir, à 15 km au sud de Niort. Au nord d'Angoulême, le régiment AM 900 croise des éléments du CC en cours de repli, sans donner lieu à autre chose que quelques escarmouches.
Le 23, à 9 h 40, l'avant-garde Rauch croise à Niort celle de Scheer. Le 1er, colonel, exige du second (lt-colonel) qu'il lui cède le passage. Von Rauch parvient ainsi à La Rochelle à 17 h et le second à Marennes vers 19 h. Von Rauch envoie un détachement occuper Rochefort (Tonnay-Charente ayant été traversée par von Scheer). Les cyclistes de la 1e KD n'atteindront La Rochelle que le lendemain (les chevaux, épuisés, sont restés autour de Loudun).
Le colonel Burdach atteint Royan à 18 h, brûlant de peu la politesse à un détachement du régiment AM 900 passé par Saintes et qui avait retenu un cantonnement pour 600 hommes. Ainsi, le 1er corps avait gagné la course à l'Atlantique ! Burdach fera mettre en batterie des canons de 88 qui tireront sur les navires français mais seront réduits au silence par les tirs de la marine française...
Le lendemain, 24, des reconnaissances en motos et side-cars gagneront les abords de la Dordogne par la route de Royan à Bordeaux, sans rencontrer aucun soldat français... Mais ceci entraînera un début de panique à Bordeaux et l'ordre de faire sauter les ponts sur la Dordogne (ce qui obligera les Allemands à passer par Libourne).
Nota : Ces 5 groupements (dont 3 inter-armes) représentaient chacun environ 1 500 hommes, ce qui est peu, on en conviendra...
Re: A propos du général Griveaud... Mer 27 Mar - 13:07
Toujours à propos de Griveaud, un document à "décharge" si l'on peut dire (donné par Robert Christophe, une famille en 1940-1945, p.15).
Nantes......18 juin 1940...XIème Région....Etat-Major....3ème Bureau
Télégramme...Général Commandant de la 11ème Région
...................à Mr....GS Vannes pour diffusion
.............................GS Brest
.............................Préfets Vendée, Finistère, Morbihan, Côtes du Nord.
Officiel 2/A2...Ministre télégraphie ce qui suit :
Interdiction formelle à toute autorité civile ou militaire de se replier. Chacun reste à son poste, même en cas arrivée ennemi. Toute infraction à cet ordre entraînera comparution délinquant devant tribunal militaire.
P.O. Le chef d'Etat-Major
Nantes, le 19 juin 1940.
Nota : ce texte est considéré par Robert Christophe comme l'ordre implicite qui a conduit le Contrôleur Général Lévêque et le colonel Lacassie à se rendre lors de l'arrivée des Allemands à Clisson, avec une colonne de plus de 3 000 hommes et 150 officiers.
Il y a lieu de supposer que cette troupe avait été organisée par la XIème Région pour tenir la rive-sud de la Loire. Les ponts de Nantes étant livrés à l'ennemi, les défenseurs ont dû décrocher vers Clisson où ils ont été rattrapés. Curieusement, le colonel Lacassie n'est pas demeuré à son poste aux côtés du général Griveaud. Possible que ce dernier ait autorisé son chef d'Etat-Major à se replier sous couvert de commandement des éléments régionaux. Cela n'aura pas servi à grand chose...
Re: Le cas du général Griveaud
par BRH » Mercredi 21 Mai 2014 13:27:36
La pièce à charge :
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/c ... n_1940.pdf
L'ordre, daté du 19 juin 1940, est rédigé ainsi :
"En exécution de cet ordre, il est interdit de détruire le pont de Pirmil et on ne se battera (sic) pas dans la ville."
Signé : Griveaud
Mais où est donc la calomnie dont je me serais rendu coupable ? En interdisant la destruction du pont de Pirmil, Griveaud livrait aux Allemands le passage de toute la Loire, de l'estuaire à l'amont de Tours.
Ps : Griveaud a été déféré devant un Conseil de guerre pour l'ensemble des faits relatés ci-dessus. Il a bénéficié d'un non-lieu, accordé -hâtons-nous de le dire- par ses pairs en tenant compte des ordres reçus du général Colson. En effet, il aurait été injuste de condamner Griveaud sans poursuivre également Colson qui porte toute l'infamie de ces ordres scélérats ! Ce dernier fut poursuivi à la Libération, mais bénéficia d'un non-lieu pour faits de résistance. On peut légitimement regretter cette dernière décision. Inutile de dire que sous le règne de Napoléon 1er, ces deux généraux auraient été fusillés séance tenante !
Re: Le crime du général Griveaud
par BRH » Lundi 29 Juillet 2019 09:38:21
TRAHISON. ESPIONNAGE ET EMBAUCHAGE.
Art. 204. Est puni de mort, avec dégradation militaire, tout mi-
litaire français ou au service de la France, qui porte les armes
contre la France.
Est puni de mort tout prisonnier de guerre qui, ayant faussé
sa parole, est repris les armes à la main.
Art. 205. Est puni de mort, avec dégradation militaire, tout
1° Qui livre à l'ennemi, ou dans l'intérêt de l'ennemi soit la
troupe qu'il commande, soit la place qui lui est confiée, soit les
approvisionnements de l'armée, soit les plans des places de
guerre ou des arsenaux maritimes, des ports ou rades, soit le mot
d'ordre ou le secret d'une opération, d'une expédition ou d'une
négociation ;
2° Qui entretient des intelligences avec l'ennemi dans le but de
favoriser ses entreprises ;
3° Qui participe à des complots dans le but de forcer le com-
mandant d'une place assiégée à se rendre ou à capituler ;
4° Qui provoque à la fuite ou empêche le ralliement en présence
Art. 206. Est considéré comme espion et puni de mort, avec
dégradation militaire :
1° Tout militaire qui s'introduit dans une place de guerre, dans
un poste ou établissement militaire, dans les travaux, camps,
bivouacs ou cantonnements d'une armée, pour s'y procurer des
documents ou renseignements dans l'intérêt do l'ennemi ;
2° Tout militaire qui procure à l'ennemi des documents ou
renseignements susceptibles de nuire aux opérations de l'armée
ou de compromettre la sûreté des places, postes ou autres éta-
blissements militaires ;
3° Tout militaire qui, sciemment, recèle ou fait recéler les es-
pions ou les ennemis envoyés à la découverte.
Art. 207. Est puni de mort tout ennemi qui s'introduit déguise
dans un des lieux désignés dans l'article précédent.
CRIMES OU DÉLITS CONTRE LE DEVOIR MILITAIRE.
Art. 209. Est puni de mort, avec dégradation militaire, tout
gouverneur ou commandant qui, mis en jugement par avis d'un
conseil d'enquête, est reconnu coupable d'avoir capitulé avec l'en-
nemi et rendu la place qui lui était confiée, sans avoir épuisé
tous les moyens de défense dont il disposait, et sans avoir fait
tout ce que prescrivaient le devoir et l'honneur.
Art. 210. Tout général, tout commandant d'une troupe armée
qui capitule en rase campagne est puni :
1° De la peine de mort, avec dégradation militaire, si la capitu-
lation a eu pour résultat de faire poser les armes à sa troupe, ou
si, avant de traiter verbalement ou par écrit, il n'a pas fait tout
ce que lui prescrivaient le devoir et l'honneur ;

References: Art. 204

Art. 205

Art. 206

Art. 207

Art. 209

Art. 210