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⭐LOI n du 8 juillet 2009 PORTANT CODE DE LA CONSTRUCTION (Partie législative) EXPOSE DES MOTIFS
LOI n du 8 juillet 2009 PORTANT CODE DE LA CONSTRUCTION (Partie législative) EXPOSE DES MOTIFS
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1 REPUBLIQUE DU SENEGAL Un peuple Un But Une Foi LOI n du 8 juillet 2009 PORTANT CODE DE LA CONSTRUCTION (Partie législative) EXPOSE DES MOTIFS L encadrement du secteur de la construction requiert la mise en place d un dispositif législatif et réglementaire contraignant pour assurer aux ouvrages une meilleure qualité d exécution, une fiabilité durable, et une sécurité renforcée permettant d éviter ainsi tous dommages et accidents préjudiciables à l exercice de l activité. Les insuffisances constatées dans la réalisation des bâtiments lors de certains accidents survenus, justifient l élaboration urgente de ce dispositif législatif et réglementaire. Pour renforcer l efficience et l efficacité des services techniques impliqués dans le processus de sécurisation des bâtiments, il est apparu nécessaire d élaborer un code de la construction qui définit les règles applicables aux constructions, le statut des différents intervenants, les relations entre constructeurs et bénéficiaires de ces réalisations, à la différence du code de l urbanisme qui statue sur la conformité des ouvrages par rapport à la destination des sols. En effet, dans sa vocation particulière d aménagement prévisionnel et progressif des zones à usages divers, l urbanisme, outre le Ministère chargé de la Construction, a nécessairement une interaction avec plusieurs départements, notamment ceux chargés de l Environnement (code de l environnement et code forestier), des Mines et de la Géologie (code minier), des Transports et des Travaux Publics (code de la route). Cette interaction procède de la nécessité d une politique cohérente de développement économique et social et d aménagement du territoire. Ce rappel s avère utile afin de faire la distinction entre le contrôle de qualité et de sécurité des ouvrages qui relève du code de la construction et le contrôle de conformité relevant de l urbanisme. 12 En effet, en matière d urbanisme, l Administration, pour la délivrance de l autorisation de construire, exerce surtout un contrôle de conformité tenant compte du respect de la vocation du sol, de la propreté, du dimensionnement spatial des pièces et du respect des règles d hygiène et de sécurité ainsi que du volume du bâtiment. Cette conception reposait sur l évidence qu il ne saurait y avoir mise en œuvre d une construction sans existence et délimitation préalable d un droit de construire sur le sol. Elle est ainsi parfaitement logique. Autrement, la stabilité, la solidité et la fiabilité des bâtiments sont régies par les normes et règles de la construction. Pour l utilisation du sol, ces règles visent la qualité constructive (géotechnique) et sa capacité à recevoir les structures et ouvrages. L épanouissement du droit de la Construction se fera pour l essentiel sous le signe de la contrainte pour la protection aussi bien des maîtres d ouvrages, des prestataires de services que des consommateurs ordinaires. L importance des besoins en construction ne peut s accommoder de la seule présence passive de l Etat confiné dans un rôle de protection. Les pouvoirs publics se doivent d intervenir dans la mesure où la réalisation d espaces nouveaux destinés à la construction ne peut se faire sans eux. Cette intervention indispensable se fera à deux niveaux différents : l action des particuliers qui sera encouragée par des mesures incitatives et celle des collectivités rendue possible par des mesures plus coercitives. Le développement de la construction ne peut se réaliser au travers de l action des seuls promoteurs privés au détriment de l habitat social. En effet, certains constructeurs profitent sans bourse délier d aménagements quelquefois importants, réalisée par la collectivité. Afin de prévenir les catastrophes, d aboutir à un aménagement cohérent et sans heurts de l espace urbain et de promouvoir l habitat, il est nécessaire de se doter d un Code de la Construction. La présente loi fixe en son livre premier les dispositions générales applicables à la construction, son livre deux traite du statut des constructeurs et son livre trois est relatif aux dispositions finales. Telle est l économie du présent projet de loi. 23 LIVRE PREMIER : DISPOSITIONS GÉNÉRALES. TITRE PREMIER : CONSTRUCTION DES BÂTIMENTS. CHAPITRE PREMIER : RÈGLES GÉNÉRALES. SECTION PREMIERE : DISPOSITIONS APPLICABLES À TOUS BÂTIMENTS. Article L premier : La construction est la partie de l architecture qui concerne l exécution d un projet d ouvrage dans le respect de la stabilité, la solidité et la fiabilité. Le projet architectural mentionné ci-dessus définit, par des plans et documents écrits, l'implantation des bâtiments, leur composition, leur organisation et l'expression de leur volume ainsi que le choix des matériaux et des couleurs. Les constructions de bâtiments sont soumises à la surveillance et au contrôle de l Etat quant aux normes de conception et de réalisation, en complément des aspects de conformité, par rapport aux destinations des sols édictées par le Code de l Urbanisme notamment par l intégration de celles ci dans le cadre des plans régionaux et communaux d aménagement du territoire. Article L 2 : Nul ne peut entreprendre, sans autorisation administrative, une construction de quelque nature que ce soit ou apporter des modifications à des constructions existantes sur le territoire des communes, ainsi que dans les agglomérations désignées par arrêté du Ministre chargé de l Urbanisme. Cette obligation s impose aux services publics et concessionnaires de services publics de l Etat, aux communes comme aux personnes privées. Toutefois, pour l Etat, les services publics, les concessionnaires de services publics et les projets d utilité publique. Cette autorisation administrative obligatoire est accordée par le ministre chargé de l Urbanisme. A cet effet, les Maires ou les Présidents du Conseil Rural concernés sont informés. Les règles générales de construction applicables aux bâtiments, les mesures d'entretien destinées à assurer le respect des règles d hygiène et de sécurité jusqu'à la destruction desdits bâtiments ainsi que les modalités de justification de l'exécution de cette obligation d'entretien sont fixées par décret. SECTION II : DISPOSITIONS GÉNÉRALES D HYGIÈNES APPLICABLES 34 AUX BÂTIMENTS Article L 3 : Tout système d évacuation des eaux usées d origine domestique et des eaux de ruissellement doit être équipé d un dispositif établi en conformément aux dispositions du code de l urbanisme et du code de l hygiène. L entretien des ouvrages notamment jusqu à l amont de la boîte à branchement, s il en existe, incombe aux propriétaires d immeubles. La mise en place d un dispositif empêchant la remontée des odeurs est obligatoire. Article L 4 : Nul ne peut élever une habitation, restaurer ou augmenter un bâtiment existant ou encore creuser un puits distant de moins de 100 mètres des nouveaux cimetières transférés hors des communes sans obtenir préalablement une autorisation délivrée par le Maire ou le Président du Conseil Rural. SECTION III : DISPOSITIONS POUR LES PERSONNES HANDICAPÉES. Article L 5 : Les dispositions architecturales et les aménagements des bâtiments servant : - l habitation collective ou destinés à abriter des travailleurs ; - d édifices publics destinés à la formation, notamment les locaux scolaires, universitaires ; - et les établissements sanitaires doivent être conformes aux normes de constructions pour l accès des personnes handicapées. Article L 6 : Le permis de construire ne peut être délivré, pour les établissements recevant du public, que si les constructions ou les travaux projetés sont conformes aux dispositions de l'article L 5 et après avis conforme du ministre chargé de la Protection Civile. 45 Article L 7 : Les travaux qui conduisent à la création, l'aménagement ou la modification d'un établissement recevant du public ne peuvent être exécutés qu'après autorisation délivrée par l'autorité administrative qui vérifie la conformité des constructions projetées avec les règles édictées à l'article L 6. Article L 8 : L ouverture d un établissement recevant du public est subordonnée à une autorisation délivrée par l autorité administrative chargée de la protection civile, après le contrôle du respect des dispositions de l'article L 5 SECTION IV : CARACTÉRISTIQUES ÉNERGÉTIQUES. Article L 9 : Les caractéristiques énergétiques exigées pour la construction de certains ouvrages ou locaux en raison de leur nature sont déterminées par décret. Article L 10 : Les caractéristiques énergétiques fixées par le décret prévu à l'article L 9 peuvent être rendues applicables aux locaux existants qui font l'objet de travaux donnant lieu à autorisation ou déclaration préalable ou réalisés avec l'aide financière de l Etat, d'une collectivité locale ou d'un organisme assurant une mission de service public. SECTION V : CARACTÉRISTIQUES ACOUSTIQUES. Article L 11 : Les contrats ayant pour objet la construction de bâtiments d'habitation sont réputés contenir les prescriptions légales ou réglementaires relatives aux exigences minimales requises en matière d'isolation phonique. Les travaux de nature à satisfaire à ces exigences relèvent de la garantie de parfait achèvement visée à l'article L 19. Le vendeur ou le promoteur immobilier est garant, à l'égard du premier occupant de chaque logement, de la conformité à ces exigences pendant un an à compter de la prise de possession. 56 Article L 12 : Des prescriptions relatives aux caractéristiques acoustiques peuvent être imposées aux travaux soumis à autorisation ou à déclaration préalable, ou réalisés avec l'aide de l Etat, d'une collectivité locale ou d'un organisme assurant une mission de service public, exécutés dans des ouvrages ou locaux existants autres que d'habitation. SECTION VI : RESPONSABILITÉ DES CONSTRUCTEURS D'OUVRAGE L ASSISTANCE ARCHITECTURALE. SOUS SECTION 1 RESPONSABILITÉ DES CONSTRUCTIONS D OUVRAGE Article L 13 : Est réputé constructeur au sens du présent Code : a) Tout architecte, entrepreneur, ingénieur, technicien, bureau d étude, bureau de contrôle technique ou autre personne intervenant dans la conception, la réalisation ou le contrôle de l ouvrage et liée au maître de l ouvrage par un contrat de louage d ouvrage ou de service ; b) Toute personne qui, bien qu agissant en qualité de mandataire du propriétaire de l ouvrage, accomplit une mission identique à celle prévue par un contrat d entreprise. Tout constructeur d'un ouvrage est responsable de plein droit, envers le maître ou l'acquéreur de l'ouvrage, des dommages, même résultant d'un vice du sol, qui en compromettent la solidité et la stabilité. Cette responsabilité s étend à toute personne qui vend, après achèvement, un ouvrage qu elle a construit ou fait construire. Article L 14 : Le mandataire, dont la mission est assimilable à celle d un locateur d ouvrage, encourt une responsabilité contractuelle de la même nature que celle des constructeurs en cas de manquement au devoir de conseil ou à l obligation d informer, de renseigner ou de contrôler. Article L 15 : 67 La présomption de responsabilité établie à l'article L 13 s'étend également aux dommages qui affectent la solidité des éléments d'équipement d'un ouvrage, mais seulement lorsque ceux-ci font indissociablement corps avec les ouvrages de viabilité, de fondation, d'ossature, de clos ou de couvert. Un élément d'équipement est considéré comme formant indissociablement corps avec l'un des ouvrages mentionnés à l'alinéa précédent lorsque sa dépose, son démontage ou son remplacement ne peut s'effectuer sans détérioration ou enlèvement de matière de cet ouvrage. Article L 16 : Les autres éléments d'équipement du bâtiment font l'objet d'une garantie de bon fonctionnement d'une durée minimale d un an à compter de la réception provisoire de l'ouvrage. Article L 17 : Le constructeur d'un ouvrage, d'une partie d'ouvrage ou d'un élément d'équipement conçu et produit pour satisfaire, en état de service, à des exigences précises et déterminées à l'avance, est solidairement responsable des obligations visées par les articles L 13, L 15 et L 16 à la charge de celui qui a mis en œuvre, sans modification et conformément aux règles édictées par le fabricant, l'ouvrage, la partie d'ouvrage ou l'élément d'équipement considéré. Est assimilé au constructeur pour l'application du présent article : - celui qui a importé un ouvrage, une partie d'ouvrage ou un élément d'équipement fabriqué à l'étranger ; - celui qui l'a présenté comme son œuvre en faisant figurer sur lui son nom, sa marque de fabrique ou tout autre signe distinctif. Article L 18 : Toute clause d un contrat qui a pour objet soit d exclure ou de limiter la responsabilité prévue aux articles L 13, L 14, et L 15, soit d exclure les garanties prévues aux articles L 16 et L 29 ou d en limiter la portée soit d écarter ou de limiter la solidarité prévue à l'article L 17 est nulle et non avenue, sauf en cas de force majeure ou de la faute d un tiers dont la preuve devra être rapportée par le constructeur. Article L 19 : 78 La réception provisoire est l'acte par lequel le maître de l'ouvrage déclare accepter l'ouvrage avec ou sans réserves. Elle intervient à la demande de la partie la plus diligente soit à l'amiable, soit, à défaut, judiciairement. Elle est, en tout état de cause, établie contradictoirement. La garantie de parfait achèvement, à laquelle l'entrepreneur est tenu pendant un délai d'un an à compter de la réception provisoire s'étend à la réparation de tous les désordres signalés par le maître de l'ouvrage, soit au moyen de réserves mentionnées au procès-verbal de réception provisoire, soit par voie de notification écrite pour ceux révélés postérieurement à la réception provisoire. Les délais nécessaires à l exécution des travaux de réparation sont fixés d'un commun accord par le maître de l'ouvrage et l'entrepreneur concerné. En l'absence d'un tel accord ou en cas d'inexécution dans le délai fixé, les travaux peuvent, après mise en demeure restée infructueuse, être exécutés aux frais et risques de l'entrepreneur défaillant. L exécution des travaux exigés au titre de la garantie de parfait achèvement est constatée d'un commun accord, ou, à défaut, judiciairement. La garantie ne s'étend pas aux travaux nécessaires pour remédier aux effets de l'usure normale ou de l'usage. Article L 20 : Toute personne physique ou morale dont la responsabilité peut être engagée en vertu des articles L 13 à L 16, est déchargée des responsabilités et garanties décennales pesant sur elle en application du présent code, après dix ans à compter de la réception provisoire des travaux ou, en application de l'article L 16, à l'expiration du délai de garantie de bon fonctionnement ou encore à l expiration du délai de parfait achèvement visé à l article L 19. Article L 21 : Les dispositions prévues aux articles L 2 et L 9 s'imposent aux personnes qui construisent ou font construire des bâtiments ainsi qu'aux architectes, techniciens, entrepreneurs, tâcherons et artisans et autres personnes responsables de l'exécution de ces constructions. Article L 22 : 89 Les architectes, techniciens, entrepreneurs, tâcherons, artisans ou autres personnes responsables de l'exécution de constructions ayant donné lieu postérieurement à la promulgation de la présente loi à une condamnation réprimant les infractions aux règles applicables en matière d'urbanisme et de construction ne sont plus admis, temporairement ou définitivement, à prêter leurs services à l Etat, aux collectivités locales, ainsi qu'aux établissements publics et organismes relevant de ces collectivités. L'exclusion temporaire ou définitive est prononcée, après avis d'une commission. Toutes les sociétés de construction de bâtiments, suivant contrat d entreprise, sont soumises aux dispositions juridiques relatives aux qualifications et classifications des entreprises, entrepreneurs et artisans de bâtiments et des travaux publics. SOUS SECTION 2 : - L ASSISTANCE ARCHITECTURALE. Article L 23 : Les constructions ou modifications de constructions dispensées de l obligation de recours à un architecte sont déterminées par décret. L assistance architecturale peut être accordée sur sa demande à toute personne physique pour les constructions ou modifications de construction à usage d habitation de faible importance. L importance de ces constructions est fixée par décret. Quelle que soit la forme juridique sous laquelle il exerce, l architecte est responsable des missions qui lui sont confiées. L architecte dont la responsabilité est engagée sur le fondement de la présomption établie par les articles 449 à 452 du Code des obligations civiles et commerciales, est tenu, quelle que soit la forme juridique sous laquelle il exerce, d être couvert par une assurance souscrite à titre personnel, par luimême ou par un tiers, employeur ou client, auprès d une société d assurance de son choix. SECTION VII : CONTRÔLE TECHNIQUE. Article L 24 : Le contrôle technique sur la faisabilité, la conception, l exécution, la maintenance et l état des ouvrages et fournitures dans le domaine de l énergie, de l immobilier et du génie civil, ne peut être effectué que par des personnes physiques ou morales préalablement agréées par décret pour l exercice de cette activité. 910 Article L 25 : Le contrôleur technique a pour mission de contribuer à la prévention des différents aléas techniques susceptibles d'être rencontrés dans la réalisation des ouvrages ainsi que pendant leur exploitation. Le contrôleur technique est une tierce partie indépendante des concepteurs et constructeurs. Il intervient à la demande du maître de l'ouvrage et donne son avis à ce dernier, aux assureurs et intervenants, sur les problèmes d'ordre technique. Cet avis porte notamment sur les problèmes qui concernent la solidité de l'ouvrage et la sécurité des personnes. Article L 26 : L'activité de contrôle technique prévue à la présente section est incompatible avec l'exercice de toute activité de conception, de maître d œuvre, de maîtrise d ouvrage délégué, d'exécution ou d'expertise judiciaire ou d évacuation immobilière. Article L 27 : Le contrôle technique est obligatoire pour les constructions qui, en raison de leur nature ou de leur importance, présentent des risques particuliers pour la sécurité des personnes. Dans tous les cas, il est obligatoire pour les établissements recevant du public et tous bâtiments comportant plus de deux étages. Les services compétents de l Etat doivent régulièrement veiller au suivi du respect des normes de sécurité et d hygiène pour les établissements recevant du public. SECTION VIII : ASSURANCE DES TRAVAUX DE BÂTIMENT. SOUS-SECTION I : ASSURANCE DE RESPONSABILITÉ OBLIGATOIRE. 1011 Article L 28 : Toute personne physique ou morale dont la responsabilité peut être engagée sur le fondement de la présomption établie par les articles L 13 à L 19, à propos de travaux de bâtiment, doit être couverte par une assurance. A l'ouverture de tout chantier, la personne physique ou morale doit être en mesure de justifier qu'elle a souscrit un contrat d'assurance la couvrant pour les responsabilités encourues. Tout contrat d'assurance souscrit en vertu du présent article est, nonobstant toute stipulation contraire, réputé comporter une clause assurant le maintien de la garantie pour la durée de la responsabilité pesant sur la personne assujettie à l'obligation d'assurance. Article L 29 : Celui qui fait réaliser pour le compte d'autrui des travaux de bâtiment mentionnés à l'article précédent doit être couvert par une assurance de responsabilité garantissant les dommages visés aux articles L 13 et L 15, et résultant de son fait. Il en est de même lorsque les bâtiments sont construits en vue de la vente. SOUS-SECTION II : ASSURANCE OBLIGATOIRE TOUS RISQUES ET ASSURANCES DECENNALES. Article L 30 : Toute personne physique ou morale, qui agissant en qualité de propriétaire de l'ouvrage, de vendeur ou de mandataire du propriétaire de l'ouvrage, fait réaliser des travaux de bâtiment, doit souscrire avant l'ouverture du chantier, pour son compte ou pour celui des propriétaires successifs, une assurance garantissant, en dehors de toute recherche des responsabilités, le paiement des travaux de réparation des dommages de la nature de ceux dont sont responsables les constructeurs au sens de l'article L14, les fabricants et importateurs ou le contrôleur technique sur le fondement de l'article L 13. Cette assurance prend effet après l'expiration du délai de garantie de parfait achèvement visé à l'article L 19. Toutefois, elle garantit le paiement des réparations nécessaires lorsque : 1112 - avant la réception, après mise en demeure restée infructueuse, le contrat de louage d ouvrage conclu avec l'entrepreneur est résilié pour inexécution par celui-ci de ses obligations ; - après la réception, après mise en demeure restée infructueuse, l'entrepreneur n'a pas exécuté ses obligations. L assurance tous risques chantier valable pendant la phase de chantier et pendant les opérations de maintenance, garantit, en cours des travaux, les dommages matériels occasionnés accidentellement à l ouvrage en construction et les biens se trouvant sur le chantier appartenant au maître de l ouvrage ou qui lui sont confiés. Cette assurance garantit aussi, dans un délai de douze mois après réception provisoire, les dommages accidentels affectant tout ou partie de l ouvrage consécutif à une négligence, maladresse ou fausse imputables aux intervenants assurés durant leurs visites de maintenance. Toute entreprise d'assurance agréée conformément au Code des Assurances pour les risques de la construction est habilitée à prendre en charge les risques prévus au présent article. Cette obligation ne s applique pas à l Etat lorsqu il construit pour son propre compte. Article L 31 : Dans les cas prévus par les articles L 109 à L 113, les avant derniers et derniers alinéas des articles L 100, L 101, L 102, L 103 et L 104, les obligations définies aux articles L 32 et L 33 incombent au promoteur immobilier. SOUS-SECTION III : DISPOSITIONS COMMUNES AUX ASSURANCES DE BÂTIMENT. Article L 32 : Les obligations d assurance prévues par les articles L 30 et L 31, s appliquent : 1) aux bâtiments neufs recevant du public ; 2) aux bâtiments anciens ou neufs nécessitant des reprises en sousœuvre ou des travaux de soutènement d ouvrage voisins, sur une hauteur supérieure à cinq (5) mètres. 1213 3) aux opérations de construction et ouvrage soumis à l obligation de contrôle technique Article L 33 : Les personnes soumises aux obligations prévues par les articles L 30 et L 31 doivent être en mesure d en justifier l accomplissement notamment en se conformant aux formalités fixées à cet effet par arrêté à conjoint du Ministre chargé des assurances et du Ministre chargé de la Construction. Article L 34 : Toute personne assujettie à l'obligation de s'assurer qui, ayant sollicité la souscription d'un contrat auprès d'une entreprise d'assurance dont les statuts n'interdisent pas la prise en charge du risque en cause en raison de sa nature, se voit opposer un refus, peut saisir le Ministère chargé des assurances. Article L 35 : Toute entreprise d'assurance qui maintient son refus de garantir un risque dont la prime a été fixée par l autorité compétente est considérée comme ne fonctionnant plus conformément à la réglementation en vigueur et encourt les sanctions prévues par le Code des Assurances à cet effet. Article L 36 : Les victimes des dommages prévus par les sections V, VI, VII et VIII du Chapitre du Titre premier ont la possibilité d'agir directement contre l'assureur du responsable desdits dommages si ce dernier est en règlement judiciaire ou en liquidation de biens. Article L 37 : Tout contrat d'assurance souscrit par une personne assujettie à l'obligation d'assurance en vertu de la présente section est, nonobstant toute clause contraire, réputé comporter des garanties au moins équivalentes à celles figurant dans les clauses types fixées par Le Ministre chargé des Assurances. SECTION IX : DISPOSITIONS COMMUNES. Article L 38 : Des décrets fixent les modalités d'application des sections V, VI, VII et VIII du Chapitre premier du Titre premier du Livre premier. 1314 Article L 39 : A la date d entrée en vigueur de la présente Loi, les dispositions des articles L 10 à L 20 et L 24 à L 37 s'appliquent aux contrats relatifs aux chantiers dont la déclaration réglementaire d'ouverture est établie après cette date. CHAPITRE II : REGLES SPÉCIALES. SECTION I : CONSTRUCTIONS EN BORDURE DE VOIE. Article L 40 : Aucune construction ne peut être élevée en bordure d'une voie publique sans être conforme à l'alignement. Article L 41 : L obligation prévue à l'article L 40 s applique également aux voies de chemins de fer. Article L 42 : Les bâtiments neufs en bordure de la voie publique doivent être construits droit de la base au sommet. A défaut, le constructeur doit obtenir préalablement une permission de voirie. La permission est également exigée pour toute construction surplombant la voie publique. Les ouvrages exécutés sans permission de voirie doivent être démolis, sauf régularisation éventuelle. SECTION II : SONDAGES ET TRAVAUX SOUTERRAINS Article L 43 : Le sondage, l ouvrage souterrain et le travail de fouille dont la profondeur dépasse dix mètres en dessous de la surface du sol sont assimilés à des opérations de construction et d exécution d un ouvrage. Leur exécution est 1415 soumise à une déclaration préalable auprès de la collectivité locale concernée et de l Administration. Article L 44 : Les agents habilités du Ministère chargé des Mines et de la Géologie, ou du Ministère chargé de l Hydraulique, munis d'un ordre de mission dûment établi, ont accès, quelque soit la profondeur, à tous sondages, ouvrages souterrains ou travaux de fouilles soit pendant, soit après leur exécution. Ils peuvent se faire remettre tous échantillons et se faire communiquer tous documents et renseignements d'ordre géologique, géotechnique, hydrologique, chimique ou minier. Le Président du conseil régional, le maire ou le président du conseil rural dont la collectivité locale est concernée par les fouilles est informé des conclusions des recherches. Sauf autorisation de l'auteur des travaux, les documents ou renseignements recueillis en application du présent article, ne peuvent être rendus publics ou communiqués à des tiers par l'administration avant l'expiration d'un délai de dix ans à compter de la date à laquelle ils ont été obtenus. Article L 45 : Lorsque, par suite de travaux ou d'un fait quelconque, des monuments, des ruines, substructions, mosaïques, éléments de canalisation antique, vestiges d'habitation ou de sépulture anciennes, des inscriptions ou généralement des objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art, l'archéologie ou la numismatique sont mis à jour, le découvreur de ces vestiges ou objets et le propriétaire de l'immeuble où ils ont été découverts sont tenus d'en faire la déclaration immédiate, avant le déplacement desdits objets, au représentant de l Etat au niveau de la circonscription administrative concernée. Celui-ci avise le Ministre chargé du Patrimoine historique ou son représentant. Le propriétaire de l'immeuble est responsable de la conservation provisoire des monuments, substructions ou vestiges de caractère immobilier découverts sur ses terrains. Le dépositaire des objets assume à leur égard la même responsabilité. 1516 SECTION III : SERVITUDES DE MITOYENNETÉ. Article L 46 : Un propriétaire peut faire bâtir contre un mur mitoyen et y faire placer des poutres ou solives jusqu à l axe du mur. SECTION IV : SERVITUDES DE VUE. Article L 47 : L'un des voisins ne peut, sans le consentement de l'autre, réaliser dans le mur mitoyen, une fenêtre ou procéder à une ouverture, même à verre dormant. Article L 48 : Le propriétaire d'un mur non mitoyen joignant immédiatement l immeuble d'autrui peut pratiquer dans ce mur des jours ou ouvertures telles que claustras ou impostes à fer maillé et à verre dormant. Ces ouvertures doivent être garnies d'un treillis de fer dont les mailles auront un décimètre d'ouverture au plus et d'un châssis à verre dormant. Article L 49 : Les ouvertures telles que claustras, impostes ou jours prévus aux articles L 48 ne peuvent être aménagées qu'à deux mètres dix au-dessus du plancher ou du sol de la chambre à éclairer, si c'est à rez-de-chaussée, et à un mètre quatre vingt dix au-dessus du plancher, pour les étages supérieurs. SECTION V : ANTENNES RÉ-ÉMETTRICES. Article L 50 : Lorsque la présence d'une construction, qu'elle soit ou non à usage d'habitation, apporte une gêne à la réception de la radiodiffusion ou de la télévision pour les occupants des bâtiments voisins, son propriétaire ou les locataires, preneurs ou occupants de bonne foi ne peuvent s'opposer, sous le contrôle de l Autorité administrative dont relève la Communication, à l'installation de dispositifs de réception ou de réémission propres à établir des conditions de réception satisfaisantes. 1617 SECTION VI : NUISANCES DUES À CERTAINES ACTIVITÉS. Article L 51 : Les dommages causés aux occupants d'un bâtiment par des nuisances dues à des activités agricoles, industrielles, artisanales ou commerciales, n'entraînent pas droit à réparation lorsque le permis de construire afférent au bâtiment exposé à ces nuisances a été demandé ou l'acte authentique constatant l'aliénation ou la prise de bail établi postérieurement à l'existence des activités les occasionnant dès lors que ces activités s'exercent en conformité avec les dispositions législatives ou réglementaires en vigueur et qu'elles se sont poursuivies dans les mêmes conditions. TITRE II : SÉCURITÉ ET PROTECTION DES IMMEUBLES. CHAPITRE PREMIER : PROTECTION CONTRE L INCENDIE CLASSIFICATION DES MATÉRIAUX Article L 52 : Un décret fixe les conditions d utilisation des matériaux de construction en fonction de leur pouvoir calorifique et de leur comportement au feu. CHAPITRE II : DISPOSITIONS DE SÉCURITÉ RELATIVES AUX IMMEUBLES DE GRANDE HAUTEUR. Article L 53 : Le permis de construire tient lieu de l'autorisation exigée au titre de la réglementation relative aux immeubles de grande hauteur fixée par décret. Sa délivrance est précédée de l'accord du Ministre chargé de la Protection Civile. Article L 54 : Le permis de construire ne peut être délivré pour les immeubles de grande hauteur que si les constructions ou les travaux projetés sont conformes aux règles de sécurité propres à ce type d'immeubles, que les locaux concernés soient ou non à usage d'habitation. 1718 CHAPITRE III : PROTECTION CONTRE LES RISQUES D'INCENDIE ET DE PANIQUE DANS LES IMMEUBLES RECEVANT DU PUBLIC. Article L 55 : Les dispositions de l'article L 54 s'appliquent aux établissements recevant du public. Article L 56 : Des mesures complémentaires de sauvegarde et de sécurité et des moyens d'évacuation et de défense contre l'incendie peuvent être imposés par décrets aux propriétaires, aux constructeurs et aux exploitants de bâtiments et établissements ouverts au public. CHAPITRE IV : SÉCURITÉ DE CERTAINS ÉQUIPEMENTS D IMMEUBLES PAR DESTINATION. SECTION UNIQUE : SÉCURITÉ DES ASCENSEURS. Article L 57 : L'installation d'ascenseurs dépourvus de portes de cabine est interdite. Article L 58 : Les cabines d'ascenseurs non pourvues de grille de sécurité extensible ou de porte doivent être munies : - soit de porte de cabine ; - soit d'un dispositif de protection susceptible d'assurer un niveau de protection équivalent à celui résultant de la mise en place des portes. Ces dispositifs doivent être agréés par le Ministre chargé de la Construction et par le Ministre chargé de la Protection Civile. Tout propriétaire, locataire ou occupant de l'immeuble peut saisir le tribunal compétent statuant en matière de référés afin qu'il ordonne la mise en conformité des ascenseurs avec les dispositions prévues à l'alinéa précédent. Les modifications apportées doivent préserver l'accessibilité de la cabine à une personne circulant en fauteuil roulant. 1819 Un décret détermine les conditions dans lesquelles, en cas de difficultés techniques graves pour le maintien de l'accessibilité aux handicapés, l'autorité administrative, peut accorder une dérogation aux exigences soit de la sécurité, soit de l'accessibilité, ou accorder un délai supplémentaire pour y satisfaire. TITRE III : RAVALEMENT DES IMMEUBLES. CHAPITRE UNIQUE : RAVALEMENT DES IMMEUBLES. Article L 59 : Les façades des immeubles doivent être constamment tenues en bon état de propreté. Les travaux nécessaires doivent être effectués en tant que de besoin, sur injonction, conformément aux dispositions du Code de l Urbanisme. Article L 60 : Si, dans les six mois de l'injonction qui lui est faite en application de l'article L 59, le propriétaire n'a pas entrepris les travaux qu'il prévoit, le Maire ou le Président du conseil rural peut prendre un arrêté en vue de les prescrire. L'arrêté ainsi visé est notifié au propriétaire avec sommation d'avoir à effectuer les travaux dans le délai qu'il détermine et qui ne saurait excéder un an. Cet arrêté est notifié à l Administration. Article L 61 : La procédure prévue à l'article L 60 est également applicable lorsque les travaux, entrepris dans les six mois de l'injonction, n'ont pas été terminés dans l'année qui la suit. L'arrêté municipal est de même notifié au propriétaire, avec sommation de terminer les travaux dans le délai qu'il détermine. Article L 62 : Dans le cas où les travaux n'ont pas été exécutés dans le délai imparti par la sommation délivrée en application des dispositions qui précédent, le Maire ou le Président du Conseil rural peut, sur autorisation du Président du tribunal compétent statuant en matière de référés, les faire exécuter d office aux frais du propriétaire. 1920 LIVRE II : DISPOSITIONS RELATIVES AUX CONSTRUCTEURS TITRE PREMIER : REGIME APPLICABLE AUX SOCIÈTÉS DE CONSTRUCTION. CHAPITRE PREMIER : SOCIÉTÉS CIVILES CONSTITUÉES EN VUE DE LA VENTE D'IMMEUBLES. Article L 63 : Les sociétés civiles dont l'objet est de construire un ou plusieurs immeubles en vue de leur vente en totalité ou par fractions sont régies par l Acte Uniforme de l OHADA (portant sur les sociétés commerciales) et par les dispositions du présent chapitre. Les immeubles construits par elles ne peuvent être attribués, en tout ou en partie, en jouissance ou en propriété, aux associés, en contrepartie de leurs apports, ceci sous peine de nullité de l'attribution. Article L 64 : Les associés sont tenus du passif social sur tous leurs biens à proportion de leurs droits sociaux. Les créanciers de la société ne peuvent poursuivre le paiement des dettes sociales contre un associé qu'après mise en demeure adressée à la société et restée infructueuse. A cet effet, le représentant légal de la société est tenu de communiquer à tout créancier social qui en fera la demande le nom et le domicile, réel ou élu, de chacun des associés. Les associés ne peuvent être poursuivis à raison des obligations résultant des articles L 126 et L 127, qu'après mise en demeure restée infructueuse adressée à la société si le vice n'a pas été réparé, ou adressée soit à la société, soit à la compagnie d'assurance qui garantit la responsabilité de celle-ci, si le créancier n'a pas été indemnisé. Article L 65 : Les associés sont tenus de satisfaire aux appels de fonds nécessaires à l'accomplissement de l'objet social dans les proportions prévues à l'article L 64, pour autant que ces appels de fonds sont indispensables à l'exécution de contrats de vente à terme ou en l'état futur d'achèvement déjà conclus ou à 20 Montrer encore
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References: art. 176
 art. 72
 art. 21
 Art.1
 l'article 19
 Art. 1
 Art. 1792
 l'article 4
 l'article 27
 Art. 1
 l'article 19