Source: http://www.syndicalisme.wikibis.com/bureau_confederal_de_la_confederation_generale_du_travail.php
Timestamp: 2019-07-16 07:53:34+00:00

Document:
Bureau conf�d�ral CGT
Le bureau confédéral de la CGT est l'organisme national qui gère et organise l'action de la Confédération générale du travail française entre ses Congrès.
CGT - Syndicalisme
Confédération Générale du Travail, principale organisation syndicale de salariés depuis sa.... Bureau confédéral. CCEO. CCN. CE. Comité d'entreprise. CFDT..... confédérale à Michel Beurier, militant CGT, poursuivi pour “violences... (source : ihs.cgt)
... on constate une montée de la CGT et une baisse de la CFDT et de FO, comparé au... Lettre ouverte au bureau confédéral. mercredi 17 juin 2009... (source : educaction7627)
Le bureau confédéral de la CGT est l'organisme national qui gère et organise l'action de la Confédération générale du travail française entre ses Congrès. Avec le secrétaire général de la Confédération, qui en est membre d'office, il assure la continuité de la direction de l'organisation syndicale.
Membres du Bureau confédéral de la Cgt, Maryse Dumas à droite et Bernard Thibault au centre de la photo manifestent à Paris avec le président de l'Unef le 3 mars 2006 contre le CPE
Rôle et fonctionnement du Bureau confédéral
Les statuts actuels de la CGT
Adoptés lors du 45e congrès (décembre 1995), les statuts qui règlent la vie de la première organisation syndicale française[1] traitent en leur titre 3, "Vie et activités confédérales", des organismes de direction de la CGT[2] :
article 26 : La direction de la confédération est exercée démocratiquement (... ) au travers
du congrès confédéral;
du comité confédéral national;
de la Commission éxécutive;
du Bureau confédéral.
L'article 30 traitant du bureau confédéral est le plus court : 25 lignes soit une demie colonne d'un "titre" dont les 3 premiers articles sont développés sur 7 colonnes. Les membres du Bureau confédéral de la Cgt, nommés aussi, à tort théoriquement, secrétaires de la Cgt sont :
choisis dans la Commission éxécutive et proposés par elle, pour être élus par le Comité confédéral national (CCN) qui sert à désigner parmi eux un (e) secrétaire général (e) et un Administrateur.
Le CCN est un organisme souverain entre deux Congrès, représentatif des l'ensemble des fédérations professionnelles et unions départementales (UD) qui composent la CGT. Entre les Congrès, le CCN peut élire de nouveaux membres du Bureau confédéral. C'est ainsi qu'en 1997 Bernard Thibault, déjà membre de la CE, fut nommé au Bureau confédéral de la CGT. La CE élue lors de chaque Congrès assure la direction de la CGT et la conduite de l'action confédérale. Néenmoins si elle se réunit au moins une fois par mois, c'est sur concvocation du Bureau confédéral. Ce mode, compliqué, de désignation et de gouvernement interne, résulte de l'histoire de la Confédération générale du travail.
Le Bureau confédéral de la CGT n'est pas prévu par les textes mis en débat et adoptés au Congrès fondateur de la Confédération générale du travail tenu à Limoges, en septembre 1895 : l'Administration et la correspondance intérieure incombent au "Conseil national" de la nouvelle organisation syndicale[3]. Seule la fonction du trésorier "désigné par le Conseil national" est clairement mentionnée. Cependant des tâches précises et "non limitatives" sont attribuées à ce Conseil national, dont :
secrétariat du conseil fédéral, archives;
rapports extérieurs, correspondance étrangère;
trésorerie et comptabilité;
statistique du travail;
(... ) propagande syndicale et fédérale industrielle;
unification de l'action corporative; etc...
Le 4 décembre de la même année, 3 militants sont désignés à des responsabilités, dont on peut dire [4] qu'ils forment "le premier bureau confédéral.
Le Bureau confédéral n'apparaît comme tel que dans les Statuts de la CGT adoptés lors du 6e Congrès tenu à Lyon en 1901. Leur article 4 prévoit[5] : un bureau composé de 5 membres, choisis par le Comité confédéral[6] parmi ses membres :
un secrétaire, aux appointements de 3 600 francs par an.
un secrétaire-adjoint, (idem)
un trésorier, (idem)
un trésorier-adjoint, (idem)
un archiviste, (idem).
Les autres membres pourront être indemnisés à cause de leur travaux et de leurs déplacements.
L'année suivante, le 7e Congrès, Montpellier 1902, modifie la composition du Bureau confédéral. C'est l'article 5 des statuts adoptés en 1902, qui régit ce dernier[7] jusqu'à la guerre de 1914. Prenant acte des deux composantes désormais réunies dans la CGT : "la Section des Fédération de métiers et d'industries", et la "Section la Fédération des Bourses du travail", l'article 5 institue trois commissions permanentes ainsi qu'il suit :
1° Commission du journal;
2° Commission des grèves et de la Grève Générale[8];
3° Commission de contrôle.
(... ) Le bureau confédéral est constitué par la réunion des bureaux des deux sections et du secrétaire de chaque commission. Le secrétaire de la Section des Fédérations d'industries et de métiers aura le titre de secrétaire général de la Cgt.
Lorsque la Fédération des Bourses du travail disparait après 1918, le Bureau confédéral reste composé de 5 membres : le secrétaire général, un secrétaire administratif, deux secrétaires adjoints, un trésorier. "Des délégués permanents pourront être adjoints au Bureau confédéral par décisions du CCN", précisent les Statuts, tels qu'ils ressortent du 17e Congrés, Paris 1923.
Le Congrès suivant, en 1925, ajoute aux statuts un "réglement intérieur", composé de trois articles, répartissant le travail du "Bureau de la CGT". Il devait permettre de discerner qui fait quoi, et de limiter l'activité des membres du Bureau comparé aux autres instances statutaires, Commission Administrative et Comité Confédéral National.
Le secrétaire général est chargé de diriger toute l'action confédérale; il représente la CGT à l'Internationale.
Le secrétaire administratif assure la liaison entre les différents services du siège, et supplée, en cas d'absence, le secrétaire général.
Les deux autres secrétaires adjoints assurent respectivement les relations avec les Fédérations et les Unions (départementales).
(... ) Le Bureau confédéral coordonne les renseignements reçus et la C. A. organise la propagande. (... ) Le Bureau confédéral assure par voie de délégation, l'administration et la direction politique du journal "Le Peuple" (... ) s'occupe de la documentation et de la bibliothèque, organise l'édition de brochures et d'ouvrages à destination des militants, et les moyens d'éducation des syndiqués.
L'essentiel néenmoins vient à la fin : Utilisant les circonstances, il organise des semaines d'agitation et de propagande sur des sujets d'actualité, et les prépare par des campagnes d'affiches et de presse[9].
Effectif variable
Le Bureau confédéral est devenu au fil du temps, une structure permanente et la réelle instance décisionnelle de la Confédération. 4 articles des statuts de la CGT énonçaient, jusqu'en 1995 les principes de son fonctionnement. Son effectif fluctue selon critères mal définis. De 5 membres en 1920, le Bureau confédéral était composé de 8 membres en 1936. En effet le Congrès de réunification CGT-CGTU, réuni à Toulouse du 2 au 5 mars 1936, se penche sur des nouveaux statuts. Ils définissent le rôle et le mode désignation de l'ensemble des instances confédérales : le Comité confédéral national (CCN) aux articles 5 et 6, la Commission Administrative (CA), forte de 35 membres, aux articles 7 et 8, et le "Bureau de la Confédération" par 3 articles, 9, 10 et 11[10]. Appelé (article 9) par le Comité confédéral national, après chaque Congrès :
Il se compose de huit membres : une secrétaire général, un trésorier et six secrétaires adjoints. Des délégués permanents pourront être adjoints, par décision du CCN
L'article 11 fixe la modalité des appointements de membres du Bureau, alors que l'article 10 définit leurs obligations, sur lesquelles il va être revenu infra. Le nombre s'accrut à 13 membres après la Libération, pour permettre une représentation égale des deux courants qui composaient une CGT sans cesse en proie à divisions (1922, 1939) puis réunifications (1936, 1943). La scission de 1947 et le départ des dirigeants du groupe Force ouvrière[11] n'entraina pas une diminution sensible du nombre des membres du Bureau confédéral. Les 5 partants furent remplacés par 5 nouveaux venus, tous non communistes pour préserver nominalement une parité[12] entre communistes et non communistes. Cette parité, qui relevait d'une part de fiction tant certains sympathisants étaient proches du PCF principale force de la gauche durant les trente-cinq années qui suivent la Libération de la France, eut cours jusqu'à la fin des années 1980. Elle mettait en évidence le fait que l'assise de la CGT fut encore plus large que l'audience du PCF, même s'il lui fournissait une forte proportion des dirigeants intermédiaires, dans les fédérations professionnelles, les unions départementales et l'appareil central. Elle explique, pour une part, le gonflement des effectifs du Bureau confédéral jusqu'aux années 1990. De 13 membres en 1955, le Bureau passe à 14 membres en 1965, 15 membres en 1969, 16 en 1975.
Les secousses des années 1980
À partir des "années 80" néenmoins, le nombre, longtemps stabilisé à 16 membres, atteint les 18 membres en 1985, tandis que la décrue des adhérents s'accélère. Cette inflation traduit les difficultés des débats internes à la CGT : la vitrine pluraliste que représente le Bureau confédéral doit en effet s'élargir pour être représentative de l'ensemble des sensibilités «politiques» qui traversent la gauche française. Les nominations, entre les Congrès par le CCN, de nouveaux membres parent aux démissions qu'entrainent les désaccords de plusieurs membres du Bureau[13] sur les orientations de la CGT, jugées trop proches de la direction du Parti communiste, surtout en matière internationale, où les orientations de la FSM suivent au plus près la ligne de la politique extérieure des dirigeants soviétiques. Le retrait de Pierre Gensous du secrétaire général de la FSM en 1978, semble à certains, un contre-feu trop faible face aux événements de Pologne, à l'intervention en Afghanistan ainsi qu'aux musèlement des syndicats dans les "pays de l'Est".
Après le tournant de 1989, le Bureau confédéral a tendance à décroître. Il atteint l'étiage de 10 membres en 2003. Lors du Congrès tenu en 2006, il se compose de 12 membres. Il y a toujours une règle de parité dans la désignation de ses membres. Mais le critère de l'appartenance politique supposée a fait place à l'égalité Femmes / Hommes. Il y a aujourd'hui parité exacte : 6 femmes et 6 hommes dans l'organisme dirigeant de la CGT. Il y a également parité à l'échelon inférieur, dans la Commission exécutive (CE) de 54 membres. Lors du 49 e Congrès, tenu en 2009, la tendance constatée depuis la fin du siècle précédent s'est accélérée, puisque le Bureau confédéral n'est constitué que de huit membres, à parité hommes/femmes. Certains observateurs[14] y voient une "reprise en main" face à une structure "anarchique". Ils notent cependant que ce n'est plus au Bureau confédéral que les grandes décisions sont prises, comme l'a montré l'épisode du référendum de 2005, où la Commission éxécutive désavouait une proposition de non consigne de vote émise par la Direction confédérale. Ils notent aussi la tendance à l'accroissement de collaborateurs du secrétaire général[15], dont l'expertise sur certains dossiers permettrait une aide plus efficace à la prise de décision.
Les événements sociaux de l'année 2010 semblent confirmer cette analyse.
L'incompatibilité avec un mandat électif
La version 1995 des statuts
Tout ce qui est énoncé ci dessus relève de l'observation historique. Le 45e congrès de la CGT, Montreuil 1995, a apporté une énième version à des statuts qui évoluent suivant les évolutions du salariat et des difficultés de l'organisation à étendre son champ de syndicalisation hors de ses "bastions" respectant les traditions. Le Bureau confédéral n'a plus droit qu'à un article dans les statuts de la CGT, l'article 30, qui contraint les membres du Bureau confédéral à son strict respect. Héritage de la Charte d'Amiens 1906, qui s'est vu consacré d'ailleurs à la totalité des centrales syndicales françaises, il stipule que : "Les membres du Bureau Confédéral ne peuvent être élus à un mandat national, électif même non rétribué, sans être reconnus comme démissionnaires du Bureau Confédéral". Cette séparation entre la responsabilité syndicale et un éventuel mandat électif est cependant, dans sa forme actuelle, particulièrement en retrait sur celle qui avait eu cours dans le passé.
L'article 10 de 1936
Lors de la préparation de la réunification syndicale, qui intervint lors du 24e congrès à Toulouse en mars 1936, cette question avait été l'une des plus débattues entre les «confédérés» et les «unitaires» de la CGTU. Les statuts finalement adoptés étaient énormément plus contraignants : des 3 articles dédiés au Bureau confédéral l'article 10, qui reprenait les thèses de Léon Jouhaux et de ses camarades confédérés, visait alors spécifiquement les communistes. Que disait cet article ?
Les membres du bureau confédéral ne pourront faire acte de candidature à une fonction politique ni appartenir aux organismes directeurs d'un parti politique. Leur acte de candidature aux fonctions décrites ci-dessus entraînera ipso-facto leur démission du bureau confédéral.
Mais en 1945, les socialistes de la SFIO en pâtirent aussi : plusieurs d'entre eux furent écartés du Bureau confédéral en raison d'une fonction élective. Ainsi Albert Gazier, élu député en octobre 1945 à la première Assemblée constituante démissionnait du Bureau de la CGT. Pour se conformer à cette injonction en 1936, spectaculairement Benoît Frachon, promu au Bureau confédéral de la Cgt, se retirait, officiellement tout au moins, du Bureau politique du Parti communiste. Julien Racamond faisait de même en quittant le comité central[16].
La pratique entre 1948 et 1996
Le départ en 1947 des partisans de Force ouvrière (CGT-FO) changeait la donne, même si cela fut enregistré, "sur le papier", avec un temps de retard. En 1956, quatre membres du Bureau confédéral de la Cgt, Benoît Frachon, Léon Mauvais, Gaston Monmousseau et Henri Raynaud figuraient à nouveau sur la liste des membres du Comité central du PCF. Une cinquième Madeleine Colin y faisait un bref passage. Les deux premiers appelés étaient aussi membres du bureau politique, la plus haute instance de ce parti politique. Jusqu'en 1996, il fut de coutume que siègent ainsi au Bureau confédéral de la Cgt des dirigeants communistes. Tels furent les cas des secrétaires généraux Georges Séguy, Henri Krasucki et Louis Viannet. Depuis 1996, année pendant laquelle deux membres du Bureau confédéral, Louis Viannet et François Duteil quittèrent le bureau politique du Parti communiste français, il semble que le non cumul des deux fonctions deviennent une règle, même si rien dans les statuts du Syndicat ne l'oblige.
La composition du Bureau confédéral
1895-1906, les temps fondateurs
Le 1er Congrès, 23-28 septembre 1895, à Limoges, sert à désigner une commission provisoire, dont le secrétaire est un syndicaliste parisien, le cocher de fiacre A. Pergay[17] L'historien Robert Brécy mentionne la création, en octobre 1895 d'un Comité provisoire d'action, dont le secrétaire, Clément Beaussoleil, est employé du Département de la Seine[18]. Puis le 4 décembre 1895 le Conseil national appelle ses responsables :
A. Lagailse, du syndicat des chemins de fer du réseau "État", est secrétaire général[19],
Auguste Keufer, de la Fédération du Livre, trésorier,
A. Pergay, archiviste.
Après le 2e Congrès, 14-19 septembre 1896, tenu à Tours, A. Lagailse est reconduit dans ses fonctions, tandis qu'un nouveau trésorier, Garcin, remplace A. Keufer[20]
3e Congrès, 20-27 septembre 1897, à Toulouse : réélection de Lagailse; le trésorier est Maurice Copigneaux, employé de la ville de Paris.
4e Congrès, 26 septembre-10 octobre 1898, à Rennes : Lagailse, secrétaire général;
En octobre 1898, après l'échec d'une grève des cheminots, remplacement de Lagailse par Maurice Copigneaux, au secrétariat général.
5e Congrès, 10-14 septembre 1900, à Paris : Victor Renaudin, secrétaire général. Il est remplacé le 21 avril 1901, par Eugène Guérard, des Chemins de fer.
6e Congrès, 23-27 septembre 1901, à Lyon : Victor Griffuelhes, secrétaire général; Émile Pouget, secrétaire-adjoint.
7e Congrès, 22-27 septembre 1902, à Montpellier : Victor Griffuelhes, secrétaire général; Emile Pouget, secrétaire-adjoint et directeur de La Voix du Peuple, Georges Yvetot, secrétaire de la section des Bourses, Paul Delesalle, J. Guilhem, trésorier.
8e Congrès, 12-20 septembre 1904, à Bourges : le même bureau est réélu.
9e Congrès, 8-16 octobre 1906, à Amiens : le Bureau confédéral élu par chaque Section, Fédérations et Bourses, après le Congrès comprend 5 militants[21]
Victor Griffuelhes, secrétaire général. Ouvrier bottier-cordonnier, 32 ans.
Georges Yvetot, secrétaire. Typographe, 38 ans.
Paul Delesalle, secrétaire adjoint, secrétaire de la "Commission de la Grève générale, des Huit heures". Ouvrier métallurgiste en instruments de précision, 36 ans.
Émile Pouget, secrétaire-adjoint, secrétaire de la "Commission du Journal". Employé, puis représentant en librairie, 46 ans.
Albert Lévy, trésorier. Employé de bureau à l'Office de statistique, 35 ans.
à partir de 1907, Paul Delesalle ouvre une librairie et une maison d'édition syndicale, il remplace cependant Yvetot, emprisonné, au secrétariat des Bourses de juin 1907 à avril 1908.
1907-1914, à l'épreuve de Clemenceau, "crise à la CGT" et émergence de Jouhaux
1e Août 1908 : emprisonnement, sur ordre du gouvernement Clemenceau, de Victor Griffuelhes, et d'autres dirigeants de la CGT, Emile Pouget, Georges Yvetot, après la grève de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges. Ils sont libérés le 31 octobre, et n'assistent par conséquent pas au Congrès de Marseille.
10e Congrès, 5-12 octobre 1908, à Marseille : Alexandre Luquet, secrétaire général par intérim; Auguste Garnery, secrétaire adjoint par intérim.
11 décembre 1908 : la Section des Bourses élit ses deux dirigeants, qui siègent au Bureau confédéral : Georges Yvetot secrétaire, et Charles Desplanques, secrétaire adjoint.
20 janvier 1909 : à peine élu par le Comité confédéral national, Albert Lévy (55 voix pour, 50 contre, 33 abstentions) démissionne de ses fonctions de Trésorier de la CGT.
26 janvier 1909 : Victor Griffuelhes annonce au Comité confédéral de la Section des Fédérations sa démission du secrétariat général de la CGT[22].
C. C. N., 3 février 1909 : Charles Marck est élu Trésorier (mais il ne recueille que 49 voix; ses adversaires dispersés recueillent un total de 8 voix, les abstentions sont au nombre de 67, et il y a 5 absents)
C. A., 24 février 1909 : Louis Niel, est élu secrétaire général, au 2e tour par 28 voix, contre 27 à son adversaire Nicolet, et une à Griffuelhes[23]. Niel est taxé de "réformiste" par ses adversaires "syndicalistes-révolutionnaires"[24]. G. Thil, est élu secrétaire-adjoint, Charles Marck, trésorier. Avec les deux élus de la Section des Bourses, Yvetot et Desplanques, le Bureau confédéral émerge après 4 mois d'intérim et d'incertitudes :
Louis Niel, secrétaire général, 37 ans, garçon de café, puis typographe[25]
Georges Yvetot, secrétaire.
G. Thil, secrétaire adjoint, ouvrier lithographe.
Charles Desplanques, secrétaire adjoint, 32 ans, secrétaire de l'Union des syndicats de la Seine[26].
26 mai 1909 : Louis Niel démissionne, suite à l'échec de la Grève générale de soutien aux postiers en grève[27]. De plus sa cohabitation avec Yvetot s'avérait malaisée[28]. Thil démissionne aussi. Niel règle les affaires courantes du secrétariat de la CGT jusqu'à la désignation d'un successeur.
C. A., 13 juillet 1909 : Léon Jouhaux, est élu secrétaire général par 35 voix pour, tandis qu'il y a 20 abstentions; Victor Lefèvre, est élu secrétaire-adjoint[29] Avec Charles Marck, trésorier, Georges Yvetot, secrétaire et Raoul Lenoir, secrétaire adjoint (ce dernier remplace Desplanques... démissionnaire), le Bureau confédéral est enfin re-constitué[30] pour une année.
11e Congrès, 3-10 octobre 1910, à Toulouse : Léon Jouhaux, secrétaire général; Pierre Dumas, secrétaire-adjoint, Charles Marck, trésorier, Georges Dumoulin, trésorier-adjoint, Georges Yvetot, Raoul Lenoir, tous deux pour la section des Bourses.
12e Congrès, 16-23 septembre 1912, Le Havre : le bureau confédéral[31] constitué après le Congrès est celui qui est en place à l'annonce de la guerre en août 1914. Le Congrès qui devait se tenir à Grenoble en septembre 1914 est annulé[32].
Léon Jouhaux, secrétaire général; 33 ans, allumettier (Paris et sa banlieue nord-est )
Georges Dumoulin, secrétaire adjoint; 35 ans, ouvrier mineur (Pas-de-Calais)
Jules Lapierre, secrétaire adjoint; ouvrier métallurgiste, traceur en métaux (Saône-et-Loire, Seine-et-Oise)
Georges Yvetot, secrétaire ; 44 ans, typographe (Paris)
Charles Marck, trésorier; 45 ans, docker (Le Havre, Seine-Maritime)
André Calveyrac, trésorier-adjoint; 49 ans, ouvrier joailler (Loiret, Paris)
De 1918 à 1922 : vers la scission CGT-CGTU
Le Congrès de 1918
Le 13e Congrès, se tient du 15 au 18 juillet 1918, à Paris : la guerre n'est pas achevée et le ralliement de la CGT à l'Union sacrée, si elle semble admise par énormément en 1914 (un seul membre de la CA, Pierre Monatte démissionnait par opposition à cette stratégie), provoque au fil des massacres des clivages politiques qui s'accentuent après la Révolution russe de novembre 1917. Le bureau confédéral élu le 1er août 1918 par le CCN de la Cgt est renouvelé lors des congrès suivants. Pour lors, en août 1918 il est élu à une très forte majorité des 111 votants[33] (il y a 3 bulletins nuls) :
Léon Jouhaux, secrétaire général, 106 voix
Georges Dumoulin, secrétaire adjoint pour les Fédérations nationales, 82 voix,
Jules Lapierre, secrétaire adjoint pour les Unions départementales, 105 voix,
Marcel Laurent, secrétaire adjoint chargé du journal La Voix du Peuple, 75 voix
André Calveyrac (trésorier) 107 voix.
Un candidat présenté par le Syndicat du Livre n'est pas élu, obtenant 50 voix.
Débats internes et affirmation de deux courants
Le 14e Congrès, du 15 au 21 septembre 1919, à Lyon n'apporte aucun changement à la direction Confédérale : "l'élection du bureau confédéral ne donna lieu à aucun débat" note Léon Jouhaux[34]. Mais l'élection des 30 membres de la Commission administrative, par le CCN des 14-16 janvier 1920, "souleva une série de discussions", poursuit-il. En effet une minorité s'était constituée et demandait la représentation proportionnelle dans les instances dirigeant la Cgt. Au congrès de Lyon, qui rassemble 1200 délégués représentant 2 125 syndicats et plus d'un million de cotisants [35] la majorité obtenait 1 393 voix contre 588 voix aux minoritaires. Le CCN dut recourir à plusieurs tours de scrutin, pour faire place à 3 "minoritaires" sur 30.
Le 15e Congrès, tenu du 27 septembre au 2 octobre 1920, à Orléans, n'engendre pas de changements dans la composition du Bureau confédéral. La "résolution" d'orientation" présentée par le Bureau confédéral, dont les membres appartiennent à la "majorité" recueille 1 485 voix, contre 658 voix à la "résolution" présentée par la minorité "révolutionaire", et 44 voix à une troisième résolution[36].
La division syndicale
Le 16e Congrès, du 25 au 30 juillet 1921, à Lille, aboutit à l'éclatement de la CGT. Les minoritaires, qui obtiennent 1 325 voix contre 1 572 voix à la majorité, sont confrontés à une situation de blocage. La "majorité" s'emploie à endiguer le flot de la contestation en excluant les organisations qui regimbent[37]. Les minoritaires créent une nouvelle confédération syndicale, la CGTU (Confédération générale du travail unitaire). Le Bureau confédéral élu suite à ce congrès est celui de 1918 reconduit une nouvelle fois, auquel s'agrègent deux "délégués permanents à la propagande"[38] :
Léon Jouhaux, 44 ans, secrétaire général;
Georges Dumoulin, 44 ans, ouvrier mineur,
Marcel Laurent, 34 ans, employé d'épicerie (fédération de l'Alimentation)
Jules Lapierre, 58 ans, ouvrier métallurgiste, secrétaires adjoints;
André Calveyrac, 58 ans, ouvrier-joailler, trésorier;
André Rey, Eugène Marty-Rollan, délégués permanents.
L'ère Léon Jouhaux
Le 17e Congrès, a lieu du 30 janvier au 2 février 1923, à Paris : de 838 000 adhérents en 1921, ceux qui vont être nommés les "confédérés"[39] seraient 491 000.1 293 syndicats sont représentés au Congrès où l'ensemble des rapports recueillent l'unanimité[40]. Le bureau confédéral élu est le suivant :
Léon Jouhaux, secrétaire général;
Jules Lapierre[41], secrétaire adjoint; 50 ans.
Raoul Lenoir, secrétaire administratif; 51 ans[42].
Francis Million, 41 ans[43].
André Calveyrac, trésorier; 60 ans[44].
Au 18e Congrès, tenu du 25 au 29 août 1925, à Paris, 1 802 syndicats étaient représentés[45]. Une motion pour l'unité syndicale est adoptée, par 1 631 syndicats (3 956 voix), contre 118 syndicats (365 voix), 23 syndicats (72 voix) s'abstenant. Le Bureau confédéral élu en 1923 est reconduit.
Lors du 19e Congrès, qui se déroule du 25 au 29 juillet 1927, à Paris, le CCN par acclamations a renouvelé le bureau sortant[46]. Le trésorier de la CGT était depuis la tenue d'un CCN en octobre 1926, Félix Dupont[47]. qui remplaçait Calveyrac décédé. Des "délégués permanents" à la propagande sont aussi élus ou réélus. Le Bureau confédéral est par conséquent composé de :
Léon Jouhaux,
Jules Lapierre,
Raoul Lenoir,
Francis Million,
Félix Dupont,
Aimé Rey, 35 ans, ouvrier tourneur, délégué à la propagande.
Eugène Marty-Rollan, 51 ans, ouvrier serrurier puis employé gazier, délégué à la propagande.
Jeanne Chevenard, 51 ans, ancienne brodeuse, lyonnaise d'origine, déléguée à la propagande, "chargée de recueillir toute la documentation sur le travail de la femme".
Le 20e Congrès, qui se tient du 17 au 20 septembre 1929, à Paris. Le bureau confédéral est reconduit dans ses fonctions, et un nouveau élu entre en fonction, Georges Buisson Selon ses chiffres [48] la CGT compterait 554 796 syndiqués, nombre en progression de 30 000 comparé à 1927. La CGTU dans le même temps serait passée de 431 000 adhérents à 370 260.
Le 21e Congrès a lieu du 15 au 19 septembre 1931, à Paris : Léon Jouhaux, secrétaire général; Raoul Lenoir, Francis Million, Jules Lapierre, Georges Buisson, Félix Dupont (trésorier) sont renouvelés dans leurs fonctions. L'organisation annonce 577 280 adhérents.
Le 22e Congrès, est organisé du 26 au 29 septembre 1933, à Paris. Jules Lapierre est mort le 13 février de la même année. Âgé de 60 ans, il était resté 21 ans au Bureau confédéral. Un poste est par conséquent à pourvoir. Deux militants vont être promus : Robert Bothereau[49], 32 ans, et René Belin, 35 ans. Le bureau confédéral se compose de 7 militants, où les nouveaux représentent un renouvellement générationnel :
Léon Jouhaux, 54 ans, secrétaire général de la Confédération depuis 24 ans.
Raoul Lenoir, 61 ans, venant de la Somme, ouvrier métallurgiste, membre du Bureau depuis 1920 (13 ans d'ancienneté).
Francis Million, 51 ans, lyonnais d'origine, ouvrier typographe, et correcteur, entré au bureau en 1923.
Georges Buisson, 55 ans, venant de l'Eure, comptable, ancien secrétaire de la fédération des employés, 4 ans d'ancienneté au secrétariat.
Félix Dupont, 51 ans, ancien cheminot, révoqué, trésorier depuis 1926
René Belin, 35 ans, postier ayant par concours gravi les échelons administratifs, venant de l'Ain, dirigeant du syndicat des agents des PTT. Nouvel élu.
Robert Bothereau, 32 ans, né dans le Loiret, où il était secrétaire de l'Union départementale, ajusteur-mécanicien ouvrier d'État. Nouvel élu.
C'est cette équipe qui amène la Cgt vers le Front populaire. En 1933 les confédérés annoncent 533 000 adhérents. Organisé au même moment ainsi qu'à Paris aussi, le 7e Congrès de la CGTU entraîne le renouvellement d'une direction qui n'a pour bilan que des effectifs en baisse constante : 258 375 syndiqués[50], soit 70 000 de moins en 2 ans... Le secrétariat confédéral des "unitaires" fort de 5 militants (4 auparavant) et le Bureau confédéral, où siègent 14 membres (au lieu de 16 en 1931) accueillent 7 nouveaux. Benoît Frachon qui lors des élections législatives de mai 1932, candidat du Parti communiste, avait manqué de peu son élection de député[51] accéde au secrétariat confédéral composé comme suit[52] :
Gaston Monmousseau, 50 ans, cheminot révoqué, secrétaire confédéral depuis 10 ans.
Julien Racamond, 48 ans, ouvrier boulanger, lui aussi secrétaire de la CGTU depuis 10 ans (1923)
Marcel Gitton, 30 ans, ouvrier du Bâtiment, membre du secrétariat de la CGTU depuis 4 ans.
Benoît Frachon, 40 ans, ouvrier métallurgiste, membre du bureau de la CGTU depuis 2 ans.
Léon Mauvais, 31 ans, ouvrier du gaz, membre du bureau de la CGTU depuis 2 ans.
Le 23e Congrès, se tient du 24 au 27 septembre 1935, à Paris : il reconduit le bureau confédéral sortant, tandis que le processus de réunification est est en route.
La Cgt réunifiée, 1935-1938 : "Front populaire !"
24e Congrès, 2-5 mars 1936, à Toulouse : 1 709 délégués, représentants 3 689 syndicats et leurs 785 700 syndiqués[53] (CGT "confédérée" 490 900 + CGTU 264 000) adoptent à l'unanimité les rapports. Le 6 mars[54] les 42 membres du Comité Confédéral national réunis à la Bourse du travail de Toulouse désignent avec la même unanimité le Bureau confédéral qui compte 8 membres : 6 anciens "confédérés et 2 anciens "unitaires"°. Le bureau confédéral est ainsi constitué :
Léon Jouhaux, secrétaire général, 58 ans.
René Belin, agent des PTT, 38 ans
Raymond Bouyer, ouvrier métallurgiste (mécanicien) [55]
Robert Bothereau, ajusteur-mécanicien, 44 ans
Georges Buisson, employé, 58 ans
Félix Dupont, ouvrier serrurier, 54 ans
Benoît Frachon°, ouvrier métallurgiste, 43 ans
Julien Racamond °, ouvrier boulanger, 51 ans
1938-1940 : nouvelle division
Le 25e Congrès, a lieu du 14 au 17 novembre 1938, à Nantes : à l'issue du Congrès, le Bureau confédéral est inchangé. Mais les débats font apparaître un clivage majeur. Plusieurs votes de "résolutions" ont lieu : l'un porte sur les moyens de préserver la paix. Les "Accords de Munich" du 30 septembre 1938 partagent la CGT entre partisans de la paix quelqu'en soit le prix et partisans d'une attitude ferme face à Hitler). René Belin membre du Bureau confédéral soutient le texte présenté par Mathé, du syndicat des instituteurs dont les dirigeants appartiennent à la tendance qu'il anime ("Syndicats"). Les autres membres du Bureau confédéral appuient une motion (dite "Vivier-Merle", nom du premier signataire du texte) plus dure face à la menace hitlérienne. 6 419 voix se prononcent pour la résolution "Mathé", 16 784 voix approuvent le second texte. Un autre vote a lieu à propos de "l'indépendance syndicale". Les mêmes clivages émergent, un texte optant pour le retrait de la CGT du "Front populaire" recueille 7 221 voix contre 16 582. [56]
Mais le pacte germano-soviétique d'août 1940 bouleverse l'équilibre du Congrès de Nantes. La Commission administrative de la Cgt, le 25 septembre 1939prend la décision d'exclusion du Bureau confédéral de Benoît Frachon et de Julien Racamond, pour ne pas avoir dénoncé le Pacte germano-soviétique
L'arrivée au pouvoir de Philippe Pétain s'accompagne d'une volonté de remodelage du paysage social français. Le 9 novembre 1940 un décret de dissolution de la Confédération générale du travail, signé par René Belin, qui avait été appelé Ministre secrétaire d'État à la Production industrielle et au Travail, par le Régime de Vichy, le 13 juillet 1940.
Clandestinité, réunification, Libération
Le 22 septembre 1942, une réunion en vue de réorganiser le Bureau confédéral[57] a lieu. Pour les anciens "confédérés" sont présents Léon Jouhaux et Louis Saillant, les anciens unitaires sont représentés par Raymond Sémat, de la Fédération CGT des Métaux, un des signataires des Accords Matignon.
Les accords du Perreux, le 17 avril 1943 : dans une villa de la banlieue parisienne, au Perreux, sont conclus des accords entre les délégués ex-confédérés : Robert Bothereau, Louis Saillant, responsables en "zone Nord" et les délégués ex-unitaires Henri Raynaud, André Tollet, responsables de l'Union des syndicats de la Région parisienne. La Cgt est réunifiée une nouvelle fois, les exclus de 1939 reprennent leur place au Bureau confédéral, surtout Benoît Frachon, qui de 1940 à 1944 a dirigé dans la clandestinité le Parti communiste français[58] et la Cgt.
Les huit membres du Bureau confédéral de l'"avant-guerre", ont un destin fort divers. Aucun ne disparaît en Déportation, ou n'est éxécuté par les allemands, au contraire de certains dirigeants de Fédérations syndicales (ainsi Pierre Sémard, dirigeant CGT des Cheminots, est fusillé en 1942). Léon Jouhaux est arrêté le 16 novembre 1942[59], puis interné en Allemagne de mars 1943 à mai 1945. René Belin est exclus à vie du mouvement syndical pour "collaboration"; Georges Buisson[60] gagne Londres puis Alger, où délégué à l'Assemblée consultative il en est élu vice-président. Il meurt en janvier 1946. [61]; Raymond Bouyer n'est plus membre du Bureau confédéral en 1944[62]; de même Félix Dupont ancien trésorier. Robert Bothereau, Benoît Frachon sont des résistants actifs, et Julien Racamond[63], libéré de prison en 1942, le devient.
L'ascension de Benoît Frachon et de Robert Bothereau
26 août 1944 : le Bureau confédéral se réinstalle rue Lafayette à Paris [64]. Léon Jouhaux, secrétaire général étant prisonnier en Allemagne, le bureau confédéral, de fait, se compose de 8 membres, dont 4°°, non élus à cette responsabilité en 1938, mais déjà membres de la CA, sont promus :
Robert Bothereau,
Georges Buisson,
Louis Saillant°°,
Pierre Neumeyer °°,
Albert Gazier°°, pour les anciens confédérés,
Benoît Frachon,
Henri Raynaud°°,
Julien Racamond, pour les anciens unitaires.
De 1945 à 1975 : la direction de la Cgt, durant les "trente glorieuses"
1945-1947 : derniers feux de l'unification syndicale
Le CCN, réuni du 27 au 29 mars 1945 sert à désigner un Bureau national théorique de 11 membres : Léon Jouhaux[65], Benoît Frachon, secrétaires généraux; Louis Saillant, Robert Bothereau, Georges Buisson, Albert Gazier, Pierre Le Brun, Gaston Monmousseau, Pierre Neumeyer, Julien Racamond, André Tollet.
Le 5 septembre 1945, le CCN de la CGT adopte par 89 voix contre 42 et 2 abstentions une proposition créant le second poste de secrétaire général[66]. Le Bureau confédéral est remanié[67]. Il régularise la place tenue par Benoît Frachon depuis 1944. Il comprend les 2 secrétaires généraux et 11 secrétaires. C'est alors le plus nombreux qu'ait eu la CGT. 8 "ex-confédérés" y côtoient 5 "ex-unitaires"°. L'âge des secrétaires donne à voir l'arrivée aux responsabilités d'une génération ayant fait ses "classes" syndicales après 1918-1920. Les plus jeunes (4 ont moins de 40 ans) sont de la génération du Front populaire. Mais les femmes qui votent pour la première fois en avril 1945[68] sont absentes de la direction, comme elles l'étaient depuis 1936.
Léon Jouhaux, 66 ans
Benoît Frachon°, 52 ans
Louis Saillant, 35 ans
Robert Bothereau, 44 ans
Georges Buisson, 67 ans
Roger Deniau, 46 ans
Albert Gazier, 37 ans
Pierre Le Brun, 39 ans
Gaston Monmousseau°, 62 ans
Pierre Neumeyer, 67 ans
Julien Racamond °, 60 ans
Henri Raynaud°, 55 ans
André Tollet°, 32 ans.
En octobre 1945ce bureau enregistre la démission de Albert Gazier, élu député (SFIO), puis appelé sous-secrétaire d'État à l'Économie.
En janvier 1946, le décès de Georges Buisson réduit toujours la proportion des anciens "confédérés" au sein du bureau confédéral.
Le 26e Congrès, est réuni du 8 au 12 avril 1946, à (Paris). 8 années se sont écoulées depuis le précédent congrès. Qui plus est , situation inédite, des ministres issus de la CGT siègent au gouvernement. Ambroise Croizat ancien secrétaire général de la Fédération des Métaux, Charles Tillon ancien secrétaire d'une fédération de la CGTU, Marcel Paul, secrétaire général de la fédération de l'Eclairage, Auguste Lecœur, militant de la fédération des Mineurs, côté communiste, sont de ceux-là. Minoritaires lors de la rénification syndicale, les anciens "unitaires" sont devenus majoritaire dans la CGT. Les votes des motions au Congrès permettent de quantifier les audiences respectives [69] Le rapport est de 3/4 pour les ex-unitaires, 1/4 pour les ex-confédérés. Néenmoins le bureau confédéral élu à la suite du Congrès est composé pour moitié d'anciens "confédérés", pour l'autre moitié d'anciens unitaires[70].
Léon Jouhaux, secrétaire général, 67 ans. Ouvrier allumettier (Paris/Région parisienne)
Benoît Frachon°, secrétaire général, 53 ans. Ouvrier métallurgiste (Loire)
Robert Bothereau, 45 ans. Ajusteur-mécanicien, ouvrier d'État (Loiret)
Albert Bouzanquet, 49 ans. Fonctionnaire civil au Ministère de la Guerre (Gard/Tunisie)
Marie Couette°, 48 ans. Employée des PTT (Loir-et-Cher/Paris-chèques).
Georges Delamarre, 39 ans. Ouvrier métallurgiste (Région parisienne)
Pierre Le Brun, 40 ans. Ingénieur des Ponts-et-Chaussées (Jura/Région parisienne)
Gaston Monmousseau°, 61 ans. Menuisier puis ouvrier des Chemins de fer (Indre-et-Loire/Paris)
Pierre Neumeyer, 68 ans. Fonctionnaire des Douanes (Vosges/Région parisienne)
Henri Raynaud°, 56 ans. Commis des PTT (Haute-Garonne/Région parisienne)
Julien Racamond°, 61 ans. Ouvrier boulanger (Côte-d'Or)
Louis Saillant, 36 ans. Ouvrier sculpteur sur bois (Drôme)
André Tollet°, 33 ans. Ouvrier tapissier (Paris)
La "guerre froide" et la 4e République
Au Comité confédéral national (CCN), les 12-13 novembre 1947 : par 857 voix contre 127 voix[71] le CCN de la CGT condamne le Plan Marshall d'aide américaine à la France, dont résulterait l'asservissement économique de la France (aux États-Unis. Le clivage entre les "pour" et les "contre" à cette motion est celui constitué entre la majorité de la Centrale syndicale et la minorité Force ouvrière.
Le 19 décembre 1947, 5 membres du Bureau confédéral, démissionnent de leurs responsabilités et créent une nouvelle Confédération, la Cgt-Force ouvrière :
Albert Bouzanquet,
Georges Delamarre,
Pierre Neumeyer.
Cependant 2 autres membres du bureau confédéral, classés parmi les anciens "confédérés" restent à la CGT : Pierre Le Brun et Louis Saillant.
le CCN, se réunit les 5 et 6 janvier 1948 : pour remplacer les 5 membres du Bureau confédéral qui ont démissionné pour Force ouvrière, le Comité confédéral national procède à l'élection de 5 nouveaux membres :
Alain Le Léap,
Yves Dellac,
Jules Duchat,
Lucien Jayat,
Jacques Marion.
Aucun d'entre-eux est connu appartenir au Parti communiste.
Le 27e Congrès est réuni du 11 au 15 octobre 1948 à (Paris) : le Bureau confédéral est confirmé, de même que le maintien de deux postes de "secrétaire général". Louis Saillant se consacrant à la FSM, dont le siège est à Paris [72], c'est à Alain Le Léap, qu'échoit ce poste. Le Bureau comprend 12 membres :
Benoît Frachon, secrétaire général
Alain Le Léap, secrétaire général, inspecteur des impôts, 43 ans
Gaston Monmousseau, 65 ans, directeur de La Vie Ouvrière, la revuue hebdomadaire de la CGT.
Lucien Jayat, 53 ans, administrateur de la Confédération[73]
Marie Couette, 50 ans
Yves Dellac, employé SNCF, 47 ans
Jules Duchat, ouvrier parquetteur, 61 ans
Pierre Le Brun, 42 ans, ingénieur, administrateur d'EDF,
Jacques Marion, 45 ans, musicien, ancien secrétaire général de la Fédération Cgt du Spectacle, directeur du "Peuple", l'organe officiel de la Cgt[74]
Henri Raynaud, 58 ans
Julien Racamond, 63 ans
André Tollet, 35 ans
n'est pas réélu : Louis Saillant, devenu secrétaire général de la FSM, Fédération syndicale mondiale.
En novembre 1949 : démission de Marie Couette, pour raison de santé. Pour la remplacer, Olga Tournade, ouvrière dans la Métallurgie, est élue par le CCN.
Le 28e Congrès, du 27 mai au 1er juin 1951, se réunit à (Paris). Le Bureau confédéral comprend 12 militants, laissant de côté deux membres et en promouvant deux autres°°, dont une femme. Deux femmes sont par conséquent membres du Bureau. Sont élus :
Benoît Frachon, 58 ans, secrétaire général
Alain Le Léap, 46 ans, secrétaire général
Gaston Monmousseau, 68 ans
Lucien Jayat, 56 ans
Henri Raynaud, 61 ans
Jules Duchat, 64 ans
Pierre Le Brun, 45 ans
Jacques Marion, 48 ans
Julien Racamond, 66 ans
Olga Tournade, 38 ans, ouvrière métallurgiste, de Paris
Germaine Guillé °°, 45 ans, de la Fédération de l'Alimentation
Lucien Molino °°, 44 ans, ancien chauffeur de taxi, secrétaire général de l'Union départementale (UD) des Bouches-du-Rhône.
et ne sont pas réélus : Yves Dellac, 50 ans et André Tollet[75], 38 ans.
Le 29e Congrès, se tient du 7 au 12 juin 1953, à (Paris) : le bureau confédéral élu à la suite du Congrès est le suivant :
Benoît Frachon, 60 ans, secrétaire général
Alain le Léap, 48 ans, secrétaire général
Lucien Molino, 46 ans, chauffeur de taxi, ancien secrétaire général de l'UD des Bouches-du-Rhône
Jules Duchat, 66 ans
Lucien Jayat, 58 ans
Pierre Le Brun, 48 ans
Jacques Marion, 50 ans
Léon Mauvais, 51 ans, nouvel élu, mais responsable syndical de longue date et membre du Bureau politique du PCF, issu de la Fédération de l'Éclairage
Gaston Monmousseau, 70 ans
Henri Raynaud, 63 ans
Olga Tournade, 40 ans, ouvrière (Métallurgie)
Germaine Guillé, 47 ans (fédération de l'Alimentation).
À cause des poursuites judiciaires contre les deux secrétaires généraux, 2 "adjoints" au Bureau confédéral sont élus provisoirement :
André Lunet, 51 ans, dessinateur industriel, (fédération des Métaux) (Union des syndicats Cgt de la Région parisienne)
Léon Rouzaud, secrétaire général de l'Union générale des Fédérations de fonctionnaires
quitte le bureau confédéral : Julien Racamond, âgé de 68 ans, qui avait été membre du Bureau confédéral de la CGTU de 1923 à 1936, date à partir de laquelle il avait intégré de Bureau confédéral de la CGT.
Le 30e Congrès, a lieu du 12 au 17 juin 1955 à Paris au Palais des congrès : il rassemble 2 439 délégués (titulaires et suppléants) représentant 7 154 syndicats et 1 900 000 syndiqués[76]. Il y a 232 déléguées féminines (moins de 10 % du congrès) et l'âge moyen des participants et 37 ans et demi. Les tranches d'âge dégagées permettent une approche, parmi d'autres, de l'organisation en 1955, au premier tiers des "Trente glorieuses"[77] :
moins de 20 ans : 31
de 20 à 25 ans : 160
de 25 à 35 ans : 911
de 35 à 50 ans : 1002
plus de 50 ans : 326
Le bureau confédéral est élu à l'unanimité du CCN réuni au cours du Congrès. Il compte 13 membres, dont 4 nouveaux°°° pour 3 départs (non expliqués au Congrès) [78] :
Benoît Frachon, et ,
Alain Le Léap, secrétaires généraux;
Marcel Caille °°°, présenté par l'UD de l'Aisne, 34 ans
Madeleine Colin°°°, 50 ans, présenté par la fédération des PTT,
Jules Duchat, (fédération du Bâtiment)
Germaine Guillé, (fédération de l'alimentation)
Lucien Jayat, (fédération des Services publics)
Pierre Le Brun, (fédération Gaz et Electricité)
Léon Mauvais, (fédération Gaz et Electricité)
André Merlot °°°, menuisier, présenté par l'UD de Seine-et-Oise, 35 ans
Gaston Monmousseau, directeur de La Vie ouvrière. (Fédération des chemins de fer)
Henri Raynaud, (fédération des PTT)
Jean Schæffer. présenté par la Fédération des Employés, 43 ans.
ceux qui ne son pas réélus : Lucien Molino, 48 ans, UD des Bouches-du-Rhône[79], Jacques Marion, 52 ans, Olga Tournade, 42 ans.
Le 31e Congrès, tenu du 16 au 21 juin 1957, à Ivry-sur-Seine : réélection du même bureau confédéral.
En septembre 1957 : démission de Alain Le Léap, 52 ans, pour "raison de santé"[80].
La Cgt face au pouvoir gaulliste
Le 32e Congrès, se tient du 14 au 19 juin 1959, à Ivry-sur-Seine : deux "nouveaux"°° sont élus au Bureau confédéral, tous deux ne sont pas membres du Parti communiste, tout comme Jules Duchat, qui à 72 ans, quitte ses fonctions. Benoît Frachon, demeure l'unique secrétaire général de l'organisation syndicale. Le Bureau se compose de :
André Berteloot °°, 40 ans, fonctionnaire du Ministère des Finances, ancien secrétaire de l'Union générale des fédérations de fonctionnaires-CGT.
Marcel Caille,
Madeleine Colin,
Germaine Guillé,
Pierre Le Brun,
Livio Mascarello°°, 40 ans, ouvrier métallurgiste, secrétaire général adjoint de la fédération des Métaux
Léon Mauvais,
André Merlot,
Gaston Monmousseau,
Henri Raynaud,
Jean Schæffer.
en juillet 1960, le décès de Gaston Monmousseau provoque l'élection par le CCN de Henri Krasucki au Bureau confédéral. Gaston Monmousseau, leader "historique", qui avait assuré le secrétariat général de la CGTU de 1923 à 1933, était âgé de 77 ans à sa mort. Son remplaçant Henri Krasucki, ouvrier parisien, résistant et déporté est âgé de 36 ans. En 2 ans, le bureau confédéral est énormément rajeuni.
Ce premier Congrès de l'ére gaulliste rassemble 1 439 délégués représentants 6 335 syndicats et 1 508 117 syndiqués selon les rapports lus aux congressistes. Dans les faits 1 403 900 syndiqués sont comptabilisés dans les votes[81]. Le rapport d'activité présenté par Benoît Frachon, est adopté par 1 346 430 voix, contre 47 182, et 10 316 abstentions. Un des membres du Bureau confédéral intervient à le tribune : Pierre Le Brun, rompt quelque peu l'unanimisme en notant les évolutions du capitalisme, en contestant les analyses sur la paupérisation des travailleurs, et en remarquant l'influence de de Gaulle au sein de la classe ouvrière. Non censurée son intervention occupe près d'une page du compte-rendu publié dans la Vie ouvrière qui titre : "le vrai visage de la Cgt". Une autre voix se fait entendre dans le même sens, celle de Léon Rouzaud, ancien adjoint du Bureau confédéral, secrétaire du syndicat des contributions indirectes. Pierre Le Brun est réélu au Bureau confédéral.
Le 33e Congrès, qui se tient du 28 mai au 2 juin 1961, à Ivry-sur-Seine ne provoque aucun changement dans la direction syndicale reconduite : Benoît Frachon, secrétaire général; André Berteloot, Marcel Caille, Madeleine Colin, Germaine Guillé, Lucien Jayat, Henri Krasucki, Pierre Le Brun, Livio Mascarello, Léon Mauvais, André Merlot, Henri Raynaud, Jean Schæffer.
Le 34e Congrès, du 12 au 17 mai 1963, est réuni à Saint-Denis : un nouvel élu est membre du Bureau confédéral, René Duhamel. Son Administration d'origine, les PTT), l'a révoqué en 1951, en même temps que Georges Frischmann; ancien militant socialiste, il est âgé de 44 ans. Le bureau se compose de 14 membres :
Benoît Frachon, secrétaire général;
André Berteloot,
René Duhamel,
Henri Krasucki,
Livio Mascarello,
En 1964 (mois ?), Henri Raynaud, 74 ans démissionne, pour cause de "retraite". Son remplacement s'effectue au Congrès suivant.
Le 35e Congrès, du 16 au 21 mai 1965, se tient une nouvelle fois à Ivry-sur-Seine, ville phare de la "banlieue rouge", dont le maire Georges Marrane, occupe cette responsabilité depuis 40 ans (1925) [82] Le bureau confédéral sortant est reconduit et un nouvel entrant y est élu : âgé de 39 ans, apprenti typographe, résistant, déporté particulièrement jeune (18 ans), secrétaire général de la Fédération CGT des "chemins de fer" depuis 1961[83] Georges Séguy est le plus jeune membre du bureau confédéral. Ce dernier comprend 14 membres :
Jean Schæffer,
En janvier 1966 Pierre Le Brun, annonce sa démission du Bureau confédéral. En désaccord avec la politique anti-gaulliste de la Cgt, il avait nommé à voter de Gaulle à l'élection présidentielle de décembre 1965.
Le 36e Congrès de la CGT, se tient, toujours en banlieue parisienne, du 11 au 16 juin 1967, à Nanterre. Raymond Barbet, député communiste, accueille les délégués dans une ville dont il est est maire de les élections municipales du Front populaire 1935. Le Congrès de Nanterre est celui où Benoît Frachon transmet la direction de la CGT à Georges Séguy. Le premier ne s'en va pas particulièrement, il est élu à un poste créé pour l'occasion, Président de la CGT. Quant à Georges Séguy, il "illustre la volonté de rajeunissement de la CGT" [84] Le même commentateur note que ce rajeunissemnt est à l'œuvre dans : l'effort de recrutement en direction de la génération montante, de l'évolution des méthodes de travail ou de l'abaissement de la moyenne d'âge du bureau confédéral.
Quelques 1 400 délégués et membres de droit participent à ce Congrès. Ils représentent, selon la Centrale syndicale, 1 939 318 adhérents, répartis en 10 814 syndicats[85]. Le rapport de la Commission des mandats donne à voir ces délégués, statistiquement : 860 ouvriers, 237 employés, 157 techniciens (dont 78 ingénieurs et cadre), 43 retraités, 80 fonctionnaires et 20 professions "diverses". Le Bureau confédéral se compose de 14 membres, dont 2 femmes. Il est composé à parité de membres du PCF° et de non membres, dont certains sont ou avaient été adhérents à d'autres partis de la gauche française[86]
Benoît Frachon°, Président de la Cgt, 74 ans.
Georges Séguy°, secrétaire général, 40 ans, cheminot
André Berteloot, 48 ans, fonctionnaire des Finances
René Buhl, 48 ans, inspecteur des Impôts
Madeleine Colin°, 62 ans, employée des PTT.
Marcel Caille °, 46 ans, ajusteur métallurgiste
René Duhamel, 48 ans, cadre aux PTT
Germaine Guillé, 61 ans, employée (Alimentation)
Henri Krasucki°, 43 ans, ouvrier métallurgiste
Livio Mascarello, 48 ans, ouvrier métallurgiste
Léon Mauvais°, 65 ans, ouvrier
Jean-Louis Moynot, 30 ans, ingénieur dans l'Aéronautique
André Merlot °, 47 ans, ouvrier menuisier
Jean Schæffer, 55 ans, employé de commerce.
Sont élus 2 nouveaux venus : René Buhl et Jean-Louis Moynot, un seul départ est enregistré, celui de Lucien Jayat[87], âgé de 72 ans. Jean-Louis Moynot, est non seulement à l'image des catégories sociales qui émergent en force, les techniciens et ingénieurs, syndiqués dans l'organisation CGT nouvellement créée, l'UGICT-CGT[88] mais il est aussi le nouveau benjamin (30 ans) d'un organisme dont le vieillissement s'était constaté au début des années 1950.
L'après mai 1968
Le 37e Congrès, se tient du 16 au 21 novembre 1969, à Vitry-sur-Seine. Il réunit 1 152 délégués porteurs des voix de 1 857 642 adhérents. Premier congrès confédéral organisé après mai/juin 1968, mais également après le départ du général de Gaulle, au plan national, il a lieu aussi après l'écrasement du "Printemps de Prague" par les chars soviétiques (que la CGT a réprouvé), et tandis que l'intervention des américains au Viet Nam s'intensifie. Le Congrès[89]reçoit chaleureusement la cosmonaute Valentina Terechkova, ancienne ouvrière du textile, une délégation des syndicats du Viet Nam, et "ovationne" une jeune porte-parole des Commissions ouvrières d'Espagne. Ce sont les problèmes du monde du travail, et ceux du syndicat, qui sont au centre des travaux. Interventions de Georges Séguy, de Henri Krasucki, de René Buhl, certes, mais également intervention marquante du Président de la CGT Benoît Frachon, qui est une sorte de "leçon d'histoire" du syndicalisme adressée aux syndiqués, jeunes ou pas[90] De nouveaux statuts du syndicat sont en débats et la discussion porte sur l'unité syndicale et la démocratie syndicale au sein de la CGT. 99, 92 % des voix votent pour ces nouveaux statuts (1 847 967 voix, contre... 0, et 1 424 abstentions), dont les nouveautés fortes sont la reconnaissance pour les cadres syndiqués de s'organiser en section de l'UGICT et la création d'un organisme de direction nouveau, élu par le Congrès, la Commission exécutive (CE). C'est au sein de la CE immédiatement élue, et nouvelle instance décisionnelle, que le CCN choisit et élit le Bureau confédéral : 7 membres sur 15 sont connus pour être membre du Parti communiste°, et un autre pour être adhérent au PSU°°. Le bureau confédéral compte 15 membres, dont 4 nouveaux. :
Benoit Frachon°, président de la CGT, 76 ans;
Georges Séguy°, secrétaire général, 42 ans;
André Allamy °, 42 ans, employé aux usines Dunlop de Monluçon, secrétaire général de l'UD de l'Allier,
André Berteloot, 50 ans,
René Buhl, 50 ans,
Marcel Caille°, 48 ans,
Jacqueline Dhervilly-Lambert, 29 ans, inspectrice des Impôts (Fédération des Finances),
René Duhamel, 50 ans,
Christiane Gilles °, 39 ans, employée de banque (UD des Hauts-de-Seine),
Henri Krasucki°, 45 ans, directeur de La Vie ouvrière,
Livio Mascarello, 50 ans,
Léon Mauvais°, 65 ans,
Jean-Louis Moynot, 32 ans,
Louis Saillant, 59 ans,
Jean Schæffer°°, 57 ans.
Les 3 départs du bureau confédéral concernent Madeleine Colin, 64 ans, membre du Bureau confédéral depuis 1955 [91] Germaine Guillé, 63 ans, membre du bureau confédéral depuis 1953, et André Merlot, 49 ans. Un retour a lieu, celui de Louis Saillant, qui a quitté en octobre 1969 le secrétariat général de la FSM qu'il détenait depuis 1945. Symbôliquement il est positionné au troisème rang dans la liste des noms du Bureau confédéral[92]
Le 38e Congrès, a lieu du 18 au 22 avril 1972, à Nîmes : le bureau confédéral de 15 membres est réélu. La centrale syndicale revendique d'une part 2 300 000 syndiqués [93] Néenmoins le résumé des "décisions prises", présenté après le Congrès[94] sert à constater que les 1 591 délégués au Congrès représentaient 1 714 248 voix de syndiqués. Les textes soumis au vote se font à une écrasante majorité. Ainsi le programme d'action est voté par 1 710 753 voix, contre... 0, et 2 620 abstentions (676 voix ne prenant part au vote). D'autres chiffres permettent un nouvel "arrêt sur image" des congressistes, et par là de la CGT telle qu'elle se voit :
Les délégués élus sont 1 352. S'y ajoutent 229 membres de droit du Congrès (les membres sortants du CCN). Parmi les 1 352 délégués élus, il y a 216 femmes (elles étaient 177 au précédent Congrès), soit 15, 6 %.
L'âge moyen des congressistes est de 37 ans.
Parmi les 1 352 délégués élus, il y a 95 retraités.
sur les 1 257 "actifs", les "ouvriers" sont 808, les employés 230, les cadres, techniciens et agents de maîtrise sont 146.
Le Congrès compte 15 "travailleurs immigrés.
Les délégués âgés de moins de 25 ans sont 164.
En octobre 1974, le décès de Louis Saillant ne provoque pas son immédiat remplacement au Bureau confédéral.
Le 27 juin 1972 les partis de gauche signent un "Programme commun de gouvernement".
De 1975 à 1995 : du Programme commun à la désindustriallisation
1975 : la CGT partie prenante du programme commun de la gauche
Le 39e Congrès, 22-27 juin 1975, se tient au Bourget (Seine-Saint-Denis) : le titre sous lequel est rendu compte de l'allucution de clôture des discussions du Congrès est sans ambiguïté :
Gagner par l'action des millions de consciences aux idées du Programme commun. [95]
La Cgt annonce 2 400 000 adhérents. Mais les 1 517 délégués au Congrès représentants de 13 884 syndicats portent les voix de 1 359 510 syndiqués.
La moyenne d'âge de ces délégués est de 36 ans.
le nombre des déléguées femmes est de 382, celui des délégués âgés de moins de 25 ans est de 232.
le rapport d'orentation est voté par 1 353 892 voix, moins 6 808 abstentions.
Dès la fin du Congrès est élu le Bureau confédéral. 3 départs de cette instance sont annoncés, 5 responsables nouveaux sont élus
les 3 départs du bureau confédéral concernent
Benoît Frachon, appelé Président d'honneur de la Confédération générale du Travail. Il a 82 ans. Il meurt le 4 août 1975. Son enterrement au cimetière du Pére-Lachaize, à Paris, rassemble une foule importante. Il était membre du Bureau confédéral de la CGTU depuis 1931. En 1933, le 7e Congrès de cette Confédération le porte au secrétariat de la CGTU. Après 44 ans de présence, presque un demi-siècle, il est la Cgt. Son prédécesseur au secrétariat général, Léon Jouhaux avait passé un temps équivalent (45 ans de 1909 à 1954) de direction syndicale (Cgt + CGT-FO).
Un autre départ du Bureau confédéral touche un pilier, moins connu, du mouvement syndical : Léon Mauvais. Âgé de 73 ans, il a un parcours syndical plus discontinué que Benoît Frachon : élu en 1931 au Bureau confédéral de la CGTU, et au secrétariat de celle-ci en 1933, il n'est pas élu dans les organes dirigeants de la CGT en 1936. Secrétaire à l'Organisation du Parti communiste français, il reprend une place au Bureau confédéral en 1953. Il y siège par conséquent depuis 22 ans lorsqu'il quitte cette responsabilité.
Jean Schæffer, le troisième partant est âgé de 60 ans. Il était membre du Bureau confédéral depuis 1955, soit 20 ans de présence au "haut niveau".
Les 5 nouveaux élus ont une moyenne d'âge de 38 ans et demi. Avec un taux de renouvellement de 33%, c'est une secousse forte qu'enregiste le Bureau confédéral qui compte 16 militants, et dont la moyenne d'âge est de 45, 6 ans. Il y a 3 femmes parmi eux, soit une de plus que dans les bureaux confédéraux antérieurs :
Georges Séguy, secrétaire général; 48 ans
André Allamy, 48 ans
André Berteloot, 56 ans
René Buhl, 56 ans, directeur du Peuple, organe "officiel" de la Cgt
Marcel Caille, 54 ans
Jacqueline Dhervilly -Lambert, 35 ans
René Duhamel, 56 ans
Johannès Galland, 41 ans, nouvel élu, inspecteur des PTT, secrétaire de l'UD de la Seine-Saint-Denis.
Christiane Gilles, 45 ans (directrice du mensuel Antoinette, à destination des femmes)
Henri Krasucki, 51 ans (directeur de l'hebdomadaire La Vie ouvrière)
Jean-Claude Laroze, 34 ans, nouvel élu, contremaître à EDF, de l'UD de la Saône-et-Loire
René Lomet, 42 ans, nouvel élu, contrôleur aux PTT, de l'UD du Rhône, ancien secrétaire des jeunes CGT
Jeanine Marest, 34 ans, nouvelle élue, chimiste dans la métallurgie, de l'Union de la métallurgie du Rhône
Livio Mascarello, 56 ans
Jean-Louis Moynot, 38 ans,
Michel Warcholak, 42 ans, nouvel élu, chaudronnier, secrétaire de la fédération des travailleurs de l'État, ancien secrétaire du syndicat cu Centre d'études de Saclay
1978, l'euphorie unitaire du 40e Congrès
Le 40e Congrès est réuni du 26 novembre au 1er décembre 1978, à Grenoble. 1 534 délégués, participent à ces assises. Ils représentent 14 576 syndicats, et 1 340 275 syndiqués[96].
L'image rendue par le Congrès donne à voir des tendances contrastées. La féminisation, 325 femmes soit 22 % des délégués, est moindre qu'au précédent congrès où les déléguées représentaient 25 % du total[97]. L'âge moyen du congrès est de 35 ans (32 ans pour les femmes), soit de 1 an plus jeune que le précédent congrès. 1 207 de ces délégués participent pour la première fois à un congrès confédéral. Cela confirme la jeunesse de ce dernier et certainement sa spontanéité. 44 délégués sont des travailleurs "imigrès" (2, 8 %).
Les votes du congrès, rendent un unanimisme certain. Bien supérieur au congrès de 1959 par exemple. Le rapport d'activité est ratifié par 1 296 944 voix, contre 10 372, et 29 205 voix. Mais cet unanimisme est moindre qu'au précédent congrès... Mais le résultat détaillé par candidatts des votes pour la CE (Commission éxécutive) [98] fait apparaître que des candidats, quoiqu'élus, réunissent moins de suffrages que la majorité des élus. Parmi eux, figurent deux membres du Bureau confédéral : René Buhl, Jacqueline Lambert, 1 318 253 voix, (au lieu de 1 334 582 voix)
Quant au Bureau confédéral élu par la CE à l'issue des débats, le vote de celle-ci enterrine des changements qui ont eu lieu depuis 1975. Ernest Deiss était entré au bureau confédéral en décembre 1977, Pierre Gensous, avait été élu en juin 1978. L'unique réel entrant est un jeune ingénieur, Gérard Gaumé. Le bureau confédéral élu est ainsi composé de 16 personnes. Quoique non dite, la parité entre membres du PCF et non-communistes[99] est respectée :
Georges Séguy, 52 ans, secrétaire général
André Allamy, 51 ans
René Buhl, 59 ans
Ernest Deiss, 44 ans, inspecteur des impôts, présenté par l'UD de la Moselle.
Johannès Galland, 44 ans
Gérard Gaumé, 34 ans, ingénieur informaticien (présenté par la fédération des Métaux)
Pierre Gensous, 53 ans, ouvrier métallurgiste, ancien secrétaire de la FSM
Christiane Gilles, 48 ans
Henri Krasucki, 54 ans
Jean-Claude Laroze, 37 ans
Jacqueline Lambert, 38 ans
René Lomet, 45 ans
Jeanine Marest , 37 ans
Livio Mascarello, 59 ans
Jean-Louis Moynot, 41 ans
Michel Warcholak, 45 ans
Les 3 départs du Bureau confédéral concernent : André Berteloot, âgé de 59 ans, 19 ans de présence à la direction confédérale; Marcel Caille, 57 ans, membre du bureau confédéral depuis 1955, soit 23 ans d'ancienneté; René Duhamel, 59 ans, 15 ans d'ancienneté. L'âge moyen du Bureau confédéral est de 46 ans.
1979-1982 : crises à la Cgt
En décembre 1979 les troupes soviétiques interviennent en Afghanistan. Face à cette intervention militaire, acceptée par une des deux forces politiques de la gauche française, le Parti communiste, dénoncée par le Parti socialiste, de vifs débats[100] animent la Centrale syndicale, et ses organismes de direction, dont le bureau confédéral, qui se divise sur l'attitude que doit adopter la Cgt.
Les 7 et 8 janvier 1980, lors d'une réunion de la Commission Éxécutive un texte de résolution est proposé à cette instance, où siègent l'ensemble des membres du Bureau confédéral. Ce texte évite toute condamnation de l'intervention soviétique. Lors du vote, pour son adoption, huit des seize membres du Bureau s'abstiennent : Jacqueline Lambert, René Buhl, Gérard Gaumé, Jean-Claude Laroze, Livio Mascarello, Ernest Deiss, l'ensemble des six non communistes, Christiane Gilles et Jean-Louis Moynot, étant membres membres du PCF mais contestataires de la "ligne officielle" de leur Parti. C'était un événement inédit à la CGT.
En décembre 1980, deux démissions du bureau confédéral interviennent : René Buhl et Jacqueline Lambert, tous deux signataires d'une pétition nationale "Union dans les luttes", en une période ou PCF et PS polémiquent sur fond de divisions politiques, refusent que la CGT s'aligne sur une seule des composantes de la gauche Le CCN élit un nouveau membre au Bureau confédéral : Alphonse Veronèse.
En octobre 1981 deux nouvelles démissions affectent le Bureau confédéral : de Christiane Gilles, et de Jean-Louis Moynot. Tous deux contestent l'alignement de la CGT sur celle des dirigeants du Parti communiste français.
En janvier 1982, pour remplacer les démissionnaires le Comité confédéral national (CCN) procède à la nommination de trois nouveaux membres au Bureau confédéral : Jacqueline Léonard, Gérard Alezard, et Bernard Lacombe. Ce dernier est prêtre-ouvrier et probablement le premier à accéder à une responsabilité nationale au sein de la Cgt, ou alors au sein du mouvement syndical français[101].
Le 41e Congrès, se réunit du 13 au 18 juin 1982, à Lille : le premier ministre socialiste Pierre Mauroy, accueille les congressistes à l'Hôtel de ville de la cité dont il est maire. (Voir l'article consacré à ce congrès) Le Bureau confédéral élu est le suivant[102] :
Henri Krasucki, 58 ans, secrétaire général;
Gérard Alezard, 46 ans,
Lydia Brovelli, 33 ans,
Ernest Deiss, 48 ans
Andre Deluchat, 38 ans,
Johannès Galland, 48 ans
Gérard Gaumé, 38 ans
Pierre Gensous, 57 ans
Bernard Lacombe, 47 ans
Jean-Claude Laroze, 41 ans
René Lomet, 49 ans
Jacqueline Léonard, 37 ans
Jeanine Marest , 41 ans
Alain Obadia, 33 ans
Thérèse Poupon, 43 ans
Alphonse Veronèse, 40 ans
Louis Viannet, 49 ans
Michel Warcholak, 49 ans
Fort de 18 membres, jamais le bureau confédéral n'a été aussi nombreux. Les 3 sortants sont Georges Séguy, 56 ans, qui part officiellement pour prendre sa retraite professionnelle de cheminot, André Allamy, 55 ans, et Livio Mascarello, 63 ans. Du bureau confédéral élu quatre ans plus tôt, à Grenoble ne subsistent que 8 membres. L'âge moyen en est de 44 ans.
4 femmes font parties de la Direction confédérale, elles forment 22 % de celle-ci, chiffres les plus élevés depuis la création de la CGT, . Dans le même temps la CE (Commission éxécutive) de le CGT est elle aussi renouvelée (59 nouveaux membres sur un total de 131) et féminisée : elle compte 36 femmes, soit près de 28 % de cette instance)
1983-1995, la Cgt subit l'ère mitterrandienne
Le 42e Congrès, se tient du 24 au 29 novembre 1985, à Montreuil-sous-Bois, dans la bâtiment qui sert de siège de la Confédération. 978 délégués, auxquels il faut ajouter les membres de droit du Congrès (CCN, CE, soit à peu près 256 militants[103]) 715 de ces 978 délégués participent pour la première fois à un Congrès confédéral. La voix de 13 371 syndicats (sur 16 739 affiliés à la Confédération) et de 745 015 adhérents est portée par ces délégués. Il y aurait 20% des adhérents qui ne seraient pas représentés. Cette gymnastique des chiffres semblent dans le réel traduire une perte d'adhérents énormes[104] Les votes du congrès dégagent une unanimité presque complète, (98, 28 % ratifient le document d'orientation). Seule l'élection à la Commission exécutive, où les congressistes ont possibilité de rayon, ou alors d'ajouter des noms, fait apparaître un consensus plus conflictuel : les candidats les mieux élus obtiennent 744 188 voix, les moins bien élus n'obtiennent que 660 000 voix environs. Parmi ceux-ci, plusieurs membres du Bureau confédéral, connus pour des sympathies socialistes tels André Deluchat 660 436 voix, Gérard Gaumé, 664 579 voix. Sans compter, ils sont réélus au Bureau confédéral qui compte toujours 18 membres :
Henri Krasucki, secrétaire général;
Gérard Alezard,
Lydia Brovelli,
André Deluchat,
François Duteil, nouvel élu, âgé de 41 ans, technicien à l'EDF, secrétaire général de la Fédération de l'Énergie.
Johannès Galland,
Gérard Gaumé,
Pierre Kœhler, nouvel élu, âgé de 52 ans, compositeur typographe, ancien trésorier de la fédération du Livre
Bernard Lacombe,
Jean-Claude Laroze,
Jacqueline Léonard,
René Lomet,
Jeanine Marest ,
Alain Obadia,
Thérèse Poupon,
Alphonse Veronèse,
Louis Viannet,
Michel Warcholak.
2 militants quittent le bureau confédéral : Ernest Deiss, âgé de 52 ans, après 9 ans de présence dans cette instance, et Pierre Gensous, âgé de 61 ans, secrétaire de la FSM de 1969 à 1978, date où la CGT décide son retrait des instances de direction de la FSM, tout en en restant membre..
En septembre 1986, est annoncée la démission de Gérard Gaumé, officiellement pour "raisons personnelles, en fait pour cause de désaccords "politiques"[105] Le CCN élit son remplaçant :
Daniel Angleraud, 49 ans, ancien ouvrier à l'EDF, ancien responsable national de la JOC[106].
Le 43e Congrès, est réuni du 21 au 26 mai 1989, à Montreuil en Seine-Saint-Denis. La Confédération annonce 1 030 843 syndiqués sous sa bannière. Mais les 981 délégués au Congrès[107] portent les voix de ... 563 304 adhérents. Le document d'orientation est adopté par 558 292 voix, contre 1 058, et 4 054 abstentions. Les délégués proviennent à 38 % du "secteur privé", 46 % du "secteur public" et 21 % du "secteur nationalisé". Les "ICT" (ingénieurs, cadres et techniciens) seraient 32% des délégués. Curieusement le nombre des femmes déléguées n'est pas cité dans le rapport publié de la Commission des mandats[108]Le vote pour l'élection de la CE livre les mêmes anomalies du Congrès précédent : si la grosse majorité des élus le sont dans une fourchette de 560/562 000 voix, plusieurs membres du Bureau confédéral subissent des votes hostiles. Les premiers mal-élus sont André Deluchat, 499 353 voix, suivi du secrétaire général lui-même, Henri Krasucki qui recueille 547 357 voix. Dans un cas identique sont Gérard Alezard, Lydia Brovelli. Ces derniers payent-ils leur "capacité de tolérence" à la diversité d'opinions au sein de la CGT ? Le discours de clôture d'Henri Krasucki y nomme de façon appuyée : On a le droit de ne pas être du même avis que la majorité. On débat. Personne ne doit se sentir mal à l'aise et le syndicat doit développer le "vivre ensemble". C'est pourquoi la même équipe de direction est reconduite, à l'exception de deux sortants, Daniel Angleraud, Thérèse Poupon. Mais la succession de Henri Krasucki se précise. Louis Viannet est "chargé au sein du Bureau confédéral d'accroître l'efficacité de ce collectif"[109] Le nombre des membres du Bureau est ramené à 16 et sa composition est livrée selon l'ordre suivant :
Henri Krasucki, secrétaire général
François Duteil,
Pierre Kœhler,
Le 44e Congrès, a lieu du 26 au 31 janvier 1992, à Montreuil.
Henri Krasucki quitte le bureau confédéral après 32 ans de présence dans cet organisme. 14 membres font partie du Bureau confédéral fortement remanié. Il enregistre 7 départs, ceux de Johannès Galland, Pierre Kœhler, Henri Krasucki, Bernard Lacombe, René Lomet, Michel Warcholak et 5 entrées. Il se compose de 14 militant (e) s :
Louis Viannet, secrétaire général;
Michelle Commergnat,
Maïté Demons,
Maurice Lamoot,
Didier Niel,
Bernard Vivant.
En avril1993 : décès de Maïté Demons.
En octobre 1994 est annoncée la démission de Alain Obadia, présenté un temps par la presse comme le "numéro 2" de la Centrale de Montreuil.
1995, renouveau amorcé : 45e Congrès
Le 45e Congrès, se tient du 3 au 7 décembre 1995, à Montreuil-sous-Bois.
877 délégués[110] (auxquels s'ajoutent 256 participants de "droit" (dirigeants de fédérations, d'Union départementales et membres de la Commission éxécutive sortants) prennent part à ce rassemblement. Les femmes forment 26 % des participants, 10 % des délégués ont moins de moins de 30 ans. Les cadres et techniciens comptent pour 38 % des délégués.
De nouveaux statuts de la Cgt sont adoptés (65, 9 % pour, 24 % contre, 10 % s'abstiennent), et la désaffiliation de la FSM est votée par 87, 8 % des voix (3, 3 % se prononcent contre et 8, 9 % s'abstiennent). Le document d'orientation recueille 93, 2 % de voix (5 % d'abstention, 1, 2 % de voix contre)
Le bureau confédéral[111] retrouve 16 membres, mais parmi eux, 8 nouveaux, pour 4 départs : Gérard Alezard, André Deluchat, qui postule à un mandat électif politique, Jeanine Marest , Bernard Vivant.
Louis Viannet, secrétaire général; 62 ans (fédération des Ptt).
Lydia Brovelli, 46 ans, cadre d'assurances, (Ugict-Cgt)
Michelle Commergnat, 48 ans, secrétaire (fédération du Commerce, distributions et services)
Françoise Daphnis, 34 ans, assistante d'études territoriales (Union départementale du Nord)
Gérard Delahaye, 45 ans, technicien bancaire (Ugict-Cgt)
Françoise Duchesne, 45 ans, O. S. puis ouvrière en micro-életronique (fédération des métaux)
Maryse Dumas, 42 ans, cadre à La Poste (fédération des Ptt)
François Duteil, 51 ans, agent technique EDF (fédération de l'énergie)
Jean-Louis Apportéer, 47 ans, ouvrier tôlier en automobile (fédération des métaux)
Maurice Lamoot, 50 ans, O. S. métallurgie (fédération des métaux)
Jacqueline Léonard, 50 ans, employée dans la métallurgie (Union départementale de l'Oise)
Didier Niel, 48 ans, ouvrier métallurgiste (fédération des métaux)
Jean-François Perraud, 37 ans, ouvrier chimiste (Union départementale du Val-de-Marne)
Daniel Prada, 44 ans, employé à la Sécurité sociale (Union départementale de la Seine-Saint-Denis)
Pierre-Jean Rozet, 31 ans, employé municipal (Union départementale du Rhône)
Alphonse Veronèse, 53 ans, tôlier-chaudronnier (fédération des métaux)
janvier 1997, décès de Michelle Commergnat.
12-13 mars 1997, réunion du CCN : élection de deux nouveaux membres au bureau confédéral : Jacqueline Lazare, et Bernard Thibault, le leader emblématique du mouvement de grèves de l'automne 1995.
La période récente, de 1999 au XXIe siècle
46e Congrès, 1999
Le 46e Congrès[112] se tient du 31 janvier au 5 février 1999, à Strasbourg.
Le Congrès compte 1001 délégués[113] dont 924 actifs. 72 % d'hommes, 28 % de femmes. 40 % sont dans le secteur privé. L'âge moyen des congressistes est : 42 ans.
Départ de Louis Viannet, élection de Bernard Thibault au secrétariat général. Le bureau de 17 membres est presque composé à parité femmes - hommes : 8 femmes, 9 hommes. Plusieurs membres du bureau confédéral gardent leurs responsabilités dans leur fédération ou Union départemetale.
Bernard Thibault, secrétaire général; 40 ans, ouvrier SNCF
Lydia Brovelli, 49 ans, cadre dans les Assurances, membre du Conseil économique et social
Françoise Daphnis, 38 ans, technicienne d'une collectivité territorial (Nord-Pas-de-Calais)
Gérard Delahaye, 49 ans, cadre dans une banque, secrétaire général de l'Ugict-Cgt
Philippe Detrez, 44 ans, professeur en lycée technique, secrétaire général de l'UD Cgt du Nord
Maryse Dumas, 46 ans, cadre à La Poste (Fédération des Activités postales et de télécommunications)
Jean-Louis Apportéer, 51 ans, ouvrier chez Renault, secrétaire général de la Fédération Cgt de la Métallurgie.
Jacqueline Garcia, 39 ans, caissière d'hypermarché, secrétaire générale de la Fédération Cgt du Commerce
Alain Guinot, 48 ans, ouvrier d'imprimerie (Chaix) (UD Cgt des Hauts-de-Seine)
Maïté Lassalle, 35 ans, employée de médiathèque (Fédération Cgt des Services publics)
Jacqueline Lazard, 41 ans, employée EDF (Rhône)
Jean-Christophe Le Duigou, 51 ans, inspecteur des impôts (Paris) (Fédération Cgt des Finances)
Jean-François Perraud, 40 ans, technicien d'une entreprise chimique (Rhône-Poulenc de Vitry-sur-Seine)
Daniel Prada, 48 ans, employé de Caisse de Sécurité sociale (Seine-Saint-Denis)
Nadine Prigent, 40 ans, infirmière de l'Assistance publique (Fédération Cgt Santé et action sociale)
Christine Puthod, 47 ans, manipulatrice radio, secrétaire générale de l'UD Cgt du Rhône)
Pierre-Jean Rozet, 39 ans, employé de mairie (Givors, Rhône)
En 2001, Lydia Brovelli quitte le Bureau confédéral (et la Commission éxécutive) pour d'autres activités professionnelles et personnelles. Elle est remplacé par Michel Doneddu, issu de l'Ugict-Cgt
47e Congrès
Le 47e Congrès, a lieu du 24 au 28 mars 2003, à Montpellier
Avec 10 membres, le bureau confédéral[114] de la Cgt, atteint le nombre le plus bas depuis 1945. La moyenne d'âge est (en 2003) de 44 ans. 3 nouveaux membres sont élus, un quatrième, Michel Doneddu appelé depuis 1999 à la place de Lydie Brovelli, est confirmé.
Bernard Thibault, secrétaire général, 43 ans;
Francine Blanche, 48 ans, employée dans la métallurgie (Alsthom)
Michel Doneddu, 52 ans, ingénieur (EDF)
Maryse Dumas, 49 ans, cadre
Frédérique Dupont, 39 ans, agent administrative communale (UD Cgt du Val-de-Marne)
Jacqueline Garcia, 42 ans, employée de commerce
Alain Guinot, 52 ans, ouvrier imprimeur
Maïté Lassalle, 38 ans, agent territoriale
Jean-Christophe Le Duigou, 52 ans, inspecteur des impôts
Mourad Rahbi, 32 ans, ouvrier d'une entreprise textile des Ardennes (Célatex), dont l'action des salariés contre la fermeture a eu un retentissement national en l'an 2000.
Entre le 47e et le 48e Congrès
2005 : Bernard Thibault[115] est mis en minorité, lors de la tenue d'un Comité confédéral national, sur la position de la centrale syndicale face au Référendum sur le Traité de Lisbonne. Contrairement aux habitudes, le secrétaire général de la Cgt proposait que le syndicat ne donne pas de consignes de vote. Le "parlement" de la Cgt le désavoue à une large majorité, les 2 et 3 février. Par 81 voix, contre 18, et 17 abstentions, il est décidé que la Cgt nomme à voter "Non" lors du référendum français.
48e Congrès
Le 48e Congrès, a lieu du 24 au 28 avril 2006, à Lille
1000 délégués, délibèrent, dont 27 % de femmes. La moyenne d'âge des congressistes est de 45 ans. 569 travaillent dans le secteur privé[116]
12 membres sont élus à ce bureau. 3 nouveaux entrants sont associés à 9 anciens.
Bernard Thibault, secrétaire général;
Francine Blanche, 51 ans
Michel Donnedu, 53 ans
Maryse Dumas, 51 ans
Frédérique Dupont, 41 ans
Alain Guinot, 54 ans
Maïté Lassalle, 40 ans,
Jean-Christophe Le Duigou, 56 ans
Graziella Lovera, 44 ans, employée au centre hospitalier d'Avignon, secrétaire générale de l'UD Cgt du Vaucluse.
Agnès Naton, 44 ans, emploée à France Télécom (UD Cgt de la Haute-Savoie)
Mourad Rahbi, 35 ans
Daniel Sanchez, 50 ans, ouvrier, secrétaire général de la Fédération Cgt de la Métallurgie.
49e Congrès, 2009
Le 49e Congrès a lieu du 9 au 13 décembre 2009, à Nantes.
Les forces syndicales : selon le rapport financier, le nombre des adhérents de la Cgt était en 2008 de 613 510 syndiqués[117] Le nombre des adhésions en 2009[118] aurait été de 45 900 adhésions. Cependant il est à noter que les délégués au Congrès disposent du vote de 520 221 syndiqués[119]
Un bureau confédéral renouvelé à 75 % : outre le fait que le nombre des membres du Bureau confédéral diminue de 10 à 8, le nombre des départs est de 7 sur 10 membres de l'ancien bureau. Quittent le Bureau confédéral et la Commission exécutive de la Centrale de Montreuil : Maryse Dumas, Jean-Christophe Le Duigou, les deux "numéros 2" de Bernard Thibault, selon la presse[120], Alain Guinot, responsable de l'organe historique de la Cgt, La Vie Ouvrière-NVO, Maïté Lassale, Graziella Lovera. Pour leur part, Frédérique Dupont, Maurad Rabhi, Daniel Sanchez quittent le Bureau confédéral mais restent à la Commission exécutive.
Le Bureau compte : 3 anciens, et 5 nouveaux membres.
Bernard Thibault, secrétaire général; 50 ans
Agnès Naton, 48 ans, employée de France Télécom
Michel Doneddu, 58 ans, ingénieur. Administrateur de la Cgt
Michèle Chay, 48 ans, employée (Fédération du Commerce)
Philippe Lattaud, 49 ans, technicien, secrétaire de la CGT du Val-d'Oise
Agnès Le Bot, 40 ans, cadre, secrétaire de la CGT en région Nord
Mohammed Oussedik, 39 ans, cadre, secrétaire de la Fédération du Verre
Nadine Prigent, 51 ans, de la Fédération de la Santé
1936 : la délégation Cgt signataire des Accords Matignon
8 juin 1936 : Sous la présidence du président du conseil, Léon Blum, sont signés les accords Matignon, temps fort du mouvement ouvrier, lors du Front populaire. Quatre représentants du CGPF (Confédération générale de la production française), pour le Patronat, et six délégués de la CGT, pour les salariés (dont trois n'appartiennent pas au Bureau confédéral) paraphent le document. Voici, dans l'ordre le nom des représentants de la Cgt : Léon Jouhaux, René Belin, Benoît Frachon, Raymond Sémat, Henri Cordier, secrétaire de la fédération du bâtiment Pierre Milan. Quatre sont d'anciens confédérés. Deux uniquement sont d'anciens unitaires, issus de la CGTU : Frachon et Sémat, de la Fédération de la Métallurgie.
1968 : les négociateurs Cgt du constat de Grenelle
Le 27 mai 1968, le gouvernement représenté par le Premier ministre Georges Pompidou, le Ministre des Affaires sociales Jean-Marcel Jeanneney, et un jeune secrétaire d'État à l'Économie ainsi qu'aux Finances Jacques Chirac, conclut les négociations tripartites avec les représentants du Patronat et les responsables des centrales syndicales, CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC et la FEN, par un procès-verbal, que la CCT nomme constat de Grenelle et que le gouvernement appelle Accords de Grenelle. Six négociateurs siègent pour la CGT. Trois appartiennent au PCF, Benoît Frachon, Georges Séguy, Henri Krasucki; trois autres n'en sont pas membres, à l'époque : André Berteloot, René Buhl et Jean-Louis Moynot.
1944-1945 : les délégués de la CGT à l'Assemblée consultative provisoire
Du 7 novembre 1944 au 3 août 1945, L'Assemblée consultative provisoire siège à Paris, en attendant l'élection d'une Assemblée constituante. Cette Assemblée était composés de délégué, non élus mais désignés par les mouvements de Résistance, les partis politiques reconnus, les organisations syndicales. C'est l'unique période de l'histoire de France où les syndicats participent à une assemblée "parlementaire". La CGT eut droit à 12 sièges, la CFTC déléguait 4 membres, la Confédération générale des paysans travailleurs délégua 2 représentants. D'autres syndiqués CGT siégeaient dans cette Assemblée mais désignés par des organisations et mouvements de la Résistance. Parmi eux, il y avait Benoît Frachon et Louis Saillant pour le CNR, André Tollet pour le Front national, Pierre Neumeyer pour le mouvement Libération Nord. Pour ce qui est de la délégation de la CGT ses délégués[121] sont :
Albert Bouzanquet, Georges Buisson, Marie Couette, Ambroise Croizat, Marc Dupuy, Pierre Fayet, Julien Forgues, Albert Gazier, Henri Martel, Gérard Ouradou, René Peeters, Raymond Perrier.
Les résultats des élections prud'homales française (décembre 2008) ont renouvelé cette place : la Cgt a obtenu 33, 8 % des suffrages. En 2002 elle obtenait 32, 1 %, en 1997 32, 9 %. (résultats publiés dans Le Monde du 5 décembre 2008). La CFDT était à 22, 1 % en 2008 (25, 1 % en 2002, 25, 2 % en 1997), et Force ouvrière, en 3e place recueillait en 2008 15, 9 % (18, 2 % en 2002, 20, 3 % en 1997)
Les statuts sont accessibles sur le site de la CGT.
Paragraphe 3 des statuts de la Confédération générale du travail, cf. Claude Harmel, Cahiers d'histoire sociale, l'apparition de la CGT, p. 264.
Robert Brécy, Le mouvement syndical en France, page 59.
La Cgt et le mouvement syndical, 1925, pages 77-78.
Cette désignation par le CCN ou la CE, est toujours la règle aujourd'hui, à l'exeption du secrétaire général, élu par le Congrès.
La CGT et le mouvement syndical, 1925, pages 88-91.
Les majuscules sont dans le texte
18e Congrès confédéral, Paris, 1925, page XI des statuts
Statuts adoptés par le Congrès d'unité de Toulouse en mars 1936, réédités par la l'Institut d'histoire sociale Cgt, Montreuil, 1986, pages 76-77.
Cf L'apparition de Force ouvrière; autour de Robert Bothereau, cité en bibliographie.
nullement définie par un norme statutaire.
voir infra la composition du Bureau confédéral.
Le Monde, 2 décembre 2009 : "Bernard Thibault procède à un renouvellement inédit de la direction de la CGT", donne l'avis de René Mouriaux, et de Dominique Labbé, tous deux auteurs d'études sur la Cgt (voir bibliographie)
Le Monde, 22 décembre 2009 : "A la Cgt, le faux départ de Jean-Christophe Le Duigou. "
La lettre fut publiée en page Une de l'Humanité.
Robert Brécy, page 59. Il est surprenant que ce premier responsable ne soit pas retenu par la postérité syndicale et historienne comme le 1er secrétaire confédéral.
Robert Brécy, ibidem, et Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, tome 10, page 239. Né en 1859, mort en 1912, ce militant pourrait être lui aussi reconnu comme secrétaire général de la Cgt.
Lagailse, le 1er "secrétaire général de la CGT" officiellement reconnu par les syndicalistes (tant CGT, cf IHS-CGT, "liste des secrétaires généraux de la CGT depuis 1895", que CGT-FO) et par la communauté des historiens, est employé de bureau (non ouvrier) aux Chemins de fer (cela n'a rien d'anormal), et il ne figure pas parmi les délégués du 1er Congrès de la Centrale syndicale à Limoges...
notice Keufer du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français.
L'âge indiqué est celui qu'il ont en 1906. La profession est celle d'origine. Elle évolue en effet. Paul Delesalle devient libraire, Émile Pouget est directeur de journaux anarchistes et anarcho-syndicalistes. Durant leur mandat les miltants sont des permanents rétribués, mais la trésorerie n'est pas d'une richesse excessive. Ce sont des problèmes financiers qui font "tomber" Grifhueles, dont l'accusateur est Albert Lévy, le trésorier, soupçonné plus tard d'être sous l'influence de Aristide Briand, ministre dans le gouvernement Clemenceau. Cf les notices du "Maitron".
l'Humanité reprend la nouvelle en rubrique "dernière heure" de son édition du 27 janvier 1909
C'est un vote interne à la Section des Fédérations, toutes comparaisons de chiffres avec les vote du CCN (Bourse et Fédérations) serait erronnée.
Louis Niel assume cette appellation de "réformiste". Mais le fait que des historiens la reprennent pose problème, tant elle recouvre de poids idéologique une réalité plus diverse que la simple opposition "réformiste/révolutionnaire". Voir les analyses de Jacques Julliard (cf. sources) et de Madeleine Rebérioux dans La République radicale 1898-1914, collection Points, Le Seuil, 1975.
Louis Niel, né en 1872 dans l'Aveyron, mort en 1950, était typographe à Montpellier quand il commençait à militer.
Originaire d'Ivry-sur-Seine, Charles Desplanques (né en 1877) était ouvrier coiffeur à Paris.
Postiers en grèves 1906-1909, CE Sud-est PTT, 1995, Christian Henrisey.
La presse se fait écho d'affrontement physique !
Âgé de 44 ans en 1909, Victor Lefèvre 1865-1928) venant de Villejuif (Val-de-Marne), était ouvrier horloger-Boîtier. L'ensemble des renseignements biographiques de cet article proviennent du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, 3e partie, volumes 10 à 15 (1871-1914) et 4e partie, volumes 16 à 44 (1914-1939).
L'ensemble des résultats des votes ont pour sources : l'Humanité qui offre une rubrique "Vie sociale" particulièrement apportée; Le XIe Congrès de la CGT, Marseille, 1910, compte-rendu "officiel" des travaux, édité par la centrale syndicale en 1910.
Sont donnés ici l'âge en 1912, la profession et les lieux de naissances et de militantisme
Les documents préparatoires à ce Congrès qui n'eut pas lieu étaient prêts et ont été publiés. Cf site de l'Institut Cgt d'histoire sociale.
Compte-rendu d'activité présenté au 14e Congrès de la CGT, Paris, 1919, par Léon Jouhaux, au nom de la direction sortante.
Rapport d'activité présenté au 16e Congrès de la Cgt, Orléans, septembre 1920 : "L'action intérieure", page 9 du rapport.
La Cgt est le mouvement syndical, 1925, page 177. Les chiffres de syndiqués donnent lieu à une abondante littérature, voir en sources : A. Kriegel, J-L Robert, A. Prost.
Les chiffres des voix recueillis dans les congrès par les deux courants sont peu aisément trouvables de façon synthétique. De plus le compte-rendu in extenso du congrès livre pour le vote du rapport moral deux comptages des voix ! Le premier donne 1 482 voix "pour", 691 "contre", et 52 abstensions. Le second comptage donne 1 485 voix "pour", 658 voix "contre", 54 abstentions et 43 non votants. Cf pages 220 et 428 du volume éditée par la cgt au lendemain de ce congrès; La "source" utilisée ici est Georges Lefranc, Le mouvement syndical sous la IIIe République, page 257.
Cf Pierre Monatte, Syndicalisme-révolutionaire et communisme, recueil de textes et de lettres au cours de cette période.
16e Congrès dela Cgt, Lille 1921, en pages d'ouverture du volume.
Les chiffres donnés ici, sont ceux relevés par Antoine Prost, dans La CGT à l'époque du front populaire. (voir bibliographie]
La CGT dans le Mouvement syndical, paru en 1925 et édité par le Cgt, page 226.
Né en 1873, mort en 1933, Jules Lapierre a milité dans la métallurgie et dirigeait l'Union départementale de l'ancien département de Seine-et-Oise avant d'accéder au Bureau de la Confédération.
Né en 1872, mort en 1963, Raoul Lenoir était issu de la Métallurgie, et fut secrétaire de la Fédération des Métaux avant son accès au Bureau de la Cgt.
Né à Lyon en 1882, mort en 1960, Francis Million, typographe, avait dirigé l'Union départementale du Rhône, de 1913 à 1920
Né en 1863, mort en septembre 1926, André Calveyrac (quelquefois orthographié Calveyrach) était trésorier depuis le congrès de 1918.
Ibidem, page 253.
l'Humanité du 31 juillet, page "le Front ouvrier". La même année en septembre se tenait le Congrès de la CGTU, et parallélisme des méthodes, par acclamations le Congrès ratifie la liste du Bureau confédéral, est-il noté dans l'Humanité du 25 septembre. Le journaliste ajoute cependant, qu'il y eut 1 voix contre et 9 abstentions... (le bureau de la CGTU comprenait 5 mebres aussi ; Gaston Monmousseau, Alice Brisset, Jean-Louis Berrar, Édouard Dudilleux, Julien Racamond.
Félix Dupont, né en 1882, était un cheminot, révoqué lors de grèves de 1920, militant à l'UD de Seine-et-Oise
Antoine Prost, La CGT à l'époque du Front populaire, tableaux annexes
Cf L'apparition de Force ouvrière. Autour de Robert Bothereau. La personnalité de Robert Bothereau tient en deux volets biographiques, p. 17-42.
Antoine Prost, ouvrage cité, p. 190.
Dans la circonscription d'Aulnay-sous-Bois en Seine-et-Oise, cf Jacques Girault, Benoît Frachon, communiste et syndicaliste, p. 98-99. L'historien remarque que Frachon est un des rares candidats communistes à progresser à ces élections de déroute pour eux sur la totalité du territoire.
La composition de la direction "unitaire" est donnée ici pour permettre la comparaison entre les deux centrales syndicales.
Antoine Prost, la CGT à l'époque du Front populaire, p. 34 et tableaux annexes, p. 193.
l'Humanité, 7 mars 1936, en première page.
La date de naissance de Raymond Bouyer, mal traité par le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, qui omet d'indiquer son décès "prématuré" en 1952 tandis qu'il était Chef de cabinet de Léon Jouhaux au CES (Cf Léon Jouhaux, dans le mouvement syndical français, B. Georges, D. Tintant, page 368) est inconnue du rédacteur de ces lignes...
Georges Lefranc, le mouvement syndical sous la Troisième République, page 382-384.
E. Dolléans, tome 3, p. 192-193.
avec Jacques Duclos
Bernard Georges-Denise Tintant, Léon Jouhaux dans le mouvement syndical français, volume 2, page 292-293
Ibid. page300
L'épouse de Georges Buisson, résistante, est arrêtée en 1943, et meurt en Déportation.
Aucun renseignement sur Raymond Bouyer n'est donné sur la période 1940-1945 par les sources utilisées dans cet article, exceptée 2 annotations du livre sur Léon Jouhaux, page 310 : membre en août 1945 du Comité de "Résistance ouvrière", il devient le chef de cabinet de Léon Jouhaux lorsque ce dernier préside le Conseil économique et social
Cf la notice biographique de Julien Racamond, rédigée par Jean Charles, dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, tome 39.
Édouard Dolléans, Histoire du mouvement ouvrier, (Cf bibliographie), tome 3, p. 196.
Léon Jouhaux arrêté par la police française le 26 novembre 1942 est livré aux allemands en mars 1943. Interné en Allemagne, il ne revient en France que le 8 mai 1945. Benoît Frachon est secrétaire général de fait, tandis que Louis Saillant est secrétaire général suppléant Jouhaux. Cf Léon Jouhaux dans le mouvement syndical français, p. 303
Cette création est avalisée par le Congrès qui se tient en avril 1946, ibidem, p. 304-308.
Georges Lefranc, Le mouvement syndical de la Libération au mouvement de mai-juin 1968, page23.
Les premières élections organisées depuis la Libération, sont les élections municipales, qui ont lieu fin avril-début mai 1945. Cf Raymond Huard, Le suffrage universel en France, 1848-1946, Aubier éditeur, 1990.
Annie Lacroix-Riz, la Cgt de la Libbération à la scission de 1944 à 1947, tableaux, p. 72- 74.
les anciens unitaires sont signalés par un °. La profession et le département ou la région indiqués sont ceux d'origine et de débuts militants s'ils sont différents.
Georges Lefranc, Le mouvement syndical de la Libération.... , page 55. Lucien Molino (cf bibliographie) donne 857 contre 124 voix.
C'est le 24 janvier 1951 qu'un arrêté gouvernemental supprime l'autorisation de séjour de l'organisation "étrangère" dite FSM. Ses locaux sont investis par la police le 6 février 1951. La FSM quitte Paris pour Prague. cf René Duhamel, Aux quatre coins du monde, éditions sociales, Paris, 1981, pages 39-40.
Lucien Jayat :Tout ne finit pas avec nous, p. 252-253.
Cf Le Peuple à l'une, édité en 1995 par la Confédération, a l'occasion du 75e anniversaire de la revue. Depuis 1948, la direction de ce journal était dévolue à un syndicaliste non communiste. En 1955, Jean Schæffer, en 1972 René Buhl, en 1982 Jean-Claude Laroze, en 1992 André Deluchat, correspondaient à ce profil.
André Tollet s'interrogeait lors de l'écriture de ses souvenirs sur les causes de sa non réélection. Il était toujours un des plus jeunes membres du Bureau confédéral, en 1951. Il m'est arrivé une drôle d'histoire en 1951 écrit-il sobrement. Le départ de Yves Dellac était aussi inexpliqué, mais il aurait manifesté des doutes sur les campagnes anti-Tito, menée par le PCF, lors de la rupture entre la Yougoslavie et Staline (Cf Andolfatto et Labbé, cités en sources).
Le chiffres propres au 30e congrès sont issus du volume rendant compte du 30e Congrès de la Cgt, 530 pages, édité par la CGT, alors 213 rue Lafayette, Paris 10e. Le nombre des adhérents est ... introuvable dans ce volume. Ce nombre est isu de La CGT, organisation et audience depuis 1945, (Andolfatto-Labbé).
Selon l'expression créée par l'économiste Jean Fourastié
L'âge indiqué ici ne figure pas, comme la majorité des fois avant 1967, dans le Compte-rendu du congrès
Lucien Molino (1907-2000), dans son autobiographie, titre cet épisode, page 164 :" méthodes staliniennes pour une rétrogradation", voir en sources.
Alain Le Leap (1905-1986), reprend son activité professionnelle d'inspecteur des Impôts. Il est élu maire d'une ville varoise en 1977
N° 773, spécial congrès, 1959, de La Vie ouvrière.
Figures militantes en Val-de-Marne 1870-1970, sous la direction de Claude Pennetier, éditions de l'Atelier, 2009.
Notice biographique de Georges Séguy, Le Monde, 17 juin 1967 (il accède alors au secrétariat général de la CGT.
C'est Joanine Roy, qui le constate, dans un article du Monde, le 17 juin 1967.
source : documents du 36e Congrèes, retranscrits dans l'article du Monde cité supra.
Jean Schæffer était au PSU de l'époque pré rocardienne. René Duhamel avait appartenu à la SFIO, Livio Mascarello à un éphémère petit parti socialiste unitaire des années "50".
Lucien Jayat, ancien "confédéré" resté à la Cgt en 1948, a publié un récit de sa vie :Tout ne finit pas avec nous, 390 p., édité par la Confédération en 1978.
Biographie dans le journal Le Monde 17 juin 1967, déjà cité.
Sources utilisées : comptes-renus du 37e congrès dans les journaux l'Humanité (pas moins de 7 journalistes) et Le Monde, dont les articles sont signés par la journaliste Joanine Roy.
L'intervention de Benoît Frachon au Congrès de 1969 est une sorte de testament politique et syndical, résumant au travers ses expériences, 60 ans de syndicalisme et en tirant des leçons fortes : condamnation des fractions organisées au sein de la CGT, refus de l'incompatibilité des mandats politiques et syndicaux, sans en faire un dogme et aspiration à l'unité syndicale, sans taire la diversité.
Madeleine Colin demeure directrice du mensuel Antoinette destiné aux femmes
Le Monde, 22 novembre 1969. L'Humanité, 22-11-1969.
La Vie ouvrière, N° 1442, 19 avril 1972 : article cette grande dame qui se nomme CGT.
La Vie ouvrière, N° 1444, 3 mai 1972
l'Humanité, 27 juin 1975, page 6 : discours de Henri Krasucki
Le Peuple, N° 1050/1051, décembre 1978, compte-rendu du 40e Congrès. Ce congrès donne lieu à de nombreuses gloses, dont se font échos les travaux particulièrement informés : Dominique Andolfatto-Dominique Labbe, La CGT, organisation et audience depuis 1945; Guy Groux-René Mouriaux, La CGT, crises et alternatives.
Sur le sujet "féminisation, féminisme", voir Autour de l'histoire du magazine "Antoinette", cité en bibliographie.
Le Peuple, n° spécial Congrès, 1978, pages 70-71
D. Andolfatto-D. Labbé, ouvrage cité, chapitre "le personnel dirigeant confédéral", p. 155-189.
Michel Dreyfus, dans l'Histoire de la CGT, met en lumière l'imbrication des causes de la crise : l'intervention soviétique intervient sur un fond de panne politique de lUnion de la gauche, de rupture de l'unité syndicale et de gestion gouvernementale déstructurante d'une culture politique "tribunitienne".
Sur cette face du mouvement ouvrier, cf. : Oscar L. Cole-Arnal, Prêtres en bleu de chauffe, les éditions ouvrières, 1992. Un ouvrage dense, qui associe témoignages et analyse, dont l'auteur est un historien américain
Le Peuple, N° 1135/36/37 du 13 juin au 18 juillet 1982, 41e congrès, Lille, 13-18 juin 1982.
Ces membres de droit du congrès sont les premiers secrétaires des Fédérations, les 98 représentants des Unions départementales, les 37 représentants de régions et les 123 membres de la CE sortante. La source utilisée pour ce 42e Congrès est La Vie ouvrière, N° 2153 du 2 décembre 1985.
Le "delta" entre adhérents réels et adhérents fictifs est , pour l'ensemble des syndicats, ainsi qu'à toutes époques, un problème qui alimente les controverses historiennes, voir les ouvrages cités en sources : Andolfatto, Mouriaux, Harmel, Lefranc, Prost...
Cf. Andolfatto-Labbé.
La biographie de Daniel Anglerand ; VOIre le Maitron consacré aux Gaziers et électriciens, éditions de l'Atelier, 1996.
La Vie ouvrière, N° 2335, du 29 mai 1989.
Les documents sur la composition du 43e congrés sont d'une opacité telle qu'ils font s'interroger l'historien : travail bâclé ou travail cherchant à minorer, ou alors taire des évolutions ?
l'Humanité, 27 mai 1989. Ce passage de phrase ne figure pas dans le compte-rendu de La Vie ouvrière...
l'hebdo-la Vie ouvrière, N° 2676/115 du 8 décembre 1995.
L'hebdo-La Vie ouvrière, N° 2677/116 du 15 décembre 1995. Âges, professions et organisations syndicales proposant les candidats à la CE, proviennent de cette source
L'hebdo Vie Ouvrière, n° 2842/281 du 12 février 1999, les organismes de direction de la Cgt. Les âges donnés sont tels qu'il figurait lors de la candidature. Ils ne correspondent pas tous avec les calculs basés sur l'année civils. Les professions sont celles d'origine.
L'hebdo Vie Ouvrière, n° 2841/280, du 5 février 1999
Communiqué de presse de la Cgt, 6 mars 2003. Compte rendu du Comité confédéral de la Cgt.
Le Monde, 5 février 2005. Le titre du journal est : Europe, Crise à la Cgt. Le Bureau confédéral ne livre pas la teneur de débats, probables, en son sein.
Le Monde, 20 avril 2006 : Bernard Thibault veut profiter du succès de la contestation du CPE pour asseoir son autorité.
rapport financier au 49e Congrès (Michel Donnedu, administrateur de la CGT) site spécial Congrès, décembre 2009
communiqué public du 3 décembre 2009
communiqué du 9 décembre 2009, sur l'adoption du rapport d'activité.
l'Humanité, 12 décembre 2009, p. 7
Archives nationales (Paris), Anne-Marie Gouriou, Roseline Salmon : Annexe du répertoire des membres, composition de l'Assemblée, page 10. Voir aussi la "Liste des membres de l'Assemblée consultative provisoire, Dictionnaire des parlementaires français, 1940-1958, pages 289-293.
- Origine syndicale-
La C. G. T. et le Mouvement syndical. Éditions de la CGT, Paris, 1925. Préface de Léon Jouhaux.
Jean Bruhat & Marc Piolot : Esquisse d'une histoire de la Cgt, Centre confédéral d'éducation ouvrière, CGT, 1966.
Georges Vidalenc : La classe ouvrière et le syndicalisme en France de 1789 à 1965, Confédération Force ouvrière, Paris, 1969.
CGT Approches historiques. Institut Cgt d'Histoire sociale, Montreuil, 1988. Sous la direction de Maurice Moissonnier et Georges Pruvost.
CGT 1895-1995, le premier siècle, Institut Cgt d'Histoire sociale, VO Editions, 1995.262 p.
Le Peuple à la Une, Édition le Peuple, Montreuil, 1995, pour les 75 ans du journal, qui est l'organe officiel de la CGT. 140 p.
Le mouvement syndical dans la Résistance, préfacé par Henri Krasucki, Paris, 1975.
L'hiver de la colère, novembre-décembre 1995, VO éditions, 1996.
Denis Cohen, Valère Staraselski : 1909-2009 Un siècle de Vie ouvrière, (préface de Bernard Thibault) Le Cherche midi, Pæis, 2009. <ISBN 978-2-7491-1003-5>
la Vie Ouvrière (ou NVO, la Nouvelle Vie Ouvrière) et le Peuple, hebdomadaire et bimensuel publiés par la CGT, numéros selon congrès.
Les cahiers de l'Institut CGT d'histoire sociale, revue trimestrielle, parution depuis 1982.
Les comptes-rendus des Congrès de la CGT sont accessibles par le site de l'Institut CGT d'histoire sociale.
-Origines universitaires-
Dominique Andolfatto, Dominique Labbé : La CGT. Organisation et audience depuis 1945. Éditions La Découverte, Paris, 1997. <ISBN 2-7071-2772-8>
Robert Brécy : Le Mouvement syndical en France, 1871-1921. Mouton éditeur, 1963.
Édouard Dolléans : Histoire du mouvement ouvrier français, 3 volumes, Lie A. Colin, 1953.
Michel Dreyfus : Histoire de la CGT, Éditions Complexe, 1995. <ISBN 2-87027-574-9>
Guy Groux, René Mouriaux : La CGT. Crises et alternatives. Éditions Economica, Paris, 1992. <ISBN 2-7178-2192-9
Claude Harmel : La C. G. T., collection que sais-je ?, PUF, 1982.
Georges Lefranc : Le Mouvement syndical sous la Troisième République. Payot, Paris, 1967.
Georges Lefranc : Le syndicalisme en France. Collection que sais-je ?, PUF, 1966.
René Mouriaux : La CGT, Éditions du Seuil, col. Points-Politique, Paris, 1982. <ISBN 2-02-006220-8>
Jean Maitron (sous la direction de ) : Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Éditions de l'Atelier.
Claude Pennetier (sous la direction de ) : Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social, Éditions de l'Atelier.
Claude Willard (direction) : La France ouvrière, 3 volumes, éditions sociales, éditions de l'Atelier, t. 1, 1993 <ISBN 2-209-06795-2>, t. 2, 1995 <ISBN 2-7082-3164-2>, t. 3, 1995. <ISBN 2-7082-3174-X>
-Études par période-
des débuts à 1922 :
Les cahiers d'histoire sociale (avec étude et notes de Claude Harmel) : Naissance de la CGT le congrès de Limoges 23-28 septembre 1895, N° hors série, Albin Michel, 1995. <ISBN 2-226-07855-X>
Institut CGT d'histoire sociale, avec Jean Maitron, Maurice Moissonnier, René Mouriaux, Jean-Paul Scot, etc... : 1906 le congrès de la Charte d'Amiens, collection ; les congrès de la CGT, Montreuil, 1983. <ISBN 2-904728-00-7>
Henri Dubief : Le syndicalisme révolutionnaire, Armand Colin, 1969.
Madeleine Guibert : les femmes et l'organisation syndicale avant 1914, Centre national de la recherche scientifique, 1966.
Jean-Pierre Hiriou : Parti socialiste ou CGT ? (1905-1914) , éditions Acratie, Pantin, 1995. <ISBN 2-909899-02-0>
Jacques Julliard : Autonomie ouvrière. Études sur le syndicalisme d'action directe, collection Hautes études, Gallimard-Le Seuil, 1988. <ISBN 2-02-010105-X>
Annie Kriegel, Jean-Jacques Becker : 1914 la guerre et le mouvement ouvrier français, collection Kiosque, Armand Colin.
Annie Kriegel : La croissance de la CGT 1918-1921, éditions Mouton, 1966.
Jean Maitron & Colette Chambelland : Syndicalisme révolutionnaire et communisme, les archives de Pierre Monatte, françois maspero / bibliothéque socialiste, 1968.
Louis Mercier-Vega, Victor Griffuelhes : Anarcho-syndicalisme et syndicalisme révolutionnaire, éditions Spartacus-René Lefeuvre, Paris, 1978.
Jean-Louis Robert : La scission syndicale de 1921, publications de la sorbonne, 1980. <ISBN 2-85944-021-6>
Jean-Baptiste Séverac : Le mouvement syndical, volume de l'Encyclopédie socialiste, syndicale & coopérative, dirigée par A. Compère-Morel, éditions Aristide Quillet, Paris, 1913
1922 - 1944 :
Jacques Kergoat : la France du front populaire, éditions la découverte, Paris, 1986. <ISBN 2-7071-1616-5>
Georges Lefranc : Juin 36, collection Archives, Julliard, 1966.
Georges Lefranc : Essais sur les problêmes socialistes et syndicaux, Payot, Paris, 1970.
Antoine Prost : La CGT à l'époque du front populaire 1934-1939, Librairie Armand Colin, 1964.
Antoine Prost ; Autour du Front populaire, aspects du mouvement social au XXe siècle, éditions du Seuil, 2006. <ISBN 2-02-080021-7>
Guy Bourdé : La défaite du front populaire, françois maspero / bibliothèque socialiste, 1977.
Jean-Pierre Le Crom : Syndicats nous voilà ! Vichy et le corporatisme, les éditions de l'atelier, 1995. <ISBN 2-7082-3123-5>
Michel Margairaz & Danielle Tartakowsky (direction) : Le syndicalisme dans la France occupée, Presses universitaires de Rennes, 2008 (ISBN 978-2-7535-0600-8) .
de 1944 à actuellement
Michel Dreyfus, Gérard Gautron & Jean-Louis Robert (direction) : L'apparition de Force ouvrière; autour de Robert Bothereau, Presses universitaires de Rennes, 2003. <ISBN 2-86847-857-3>
Élyane Bressol, Michel Dreyfus, Joël Hedde, Michel Pigenet (direction) : La CGT dans les années 1950, Presses universitaires de Rennes, 2005. <ISBN 2-7535-0137-8>
Institut CGT d'histoire sociale (sous la direction d'Elyane Bressol) : Autour de l'histoire du magazine Antoinette, IHS-CGT, 2010. <ISBN 2-904728-25-2>
Annie Lacroix-Riz : La CGT de la Libération à la scission de 1947, collection Terrains, éditions sociales, 1983. <ISBN 2-209-05530-X>
Hubert Landier : Demain, quels syndicats ?, Pluriel, Librairie générale française, Paris, 1981, (ISBN 978-2-253027942)
Georges Lefranc : Le mouvement syndical aux événements de mai-juin 1968, Payot, Paris, 1969.
Denis Lefebvre : 19 décembre 1947 : Force ouvrière, Bruno Leprince, 1997. <ISBN 2-909634-20-5>
Communisme, revue interdisciplnaire publiée aux éditions l'Âge d'Homme, Paris :
Numéro 35-37, 1994 : Les communistes et la CGT. <ISBN 2-8251-0505-8>
Numéro 57-58, 1999 : le 46e congrès de la CGT, (ISBN 978-2825112779) .
- Biographies de dirigeants-
Colette Chambelland : Pierre Monatte une autre voix syndicaliste, éditions de l'atelier, Paris 1999. <ISBN 2-7082-3460-9>
Bernard Georges & Denise Tintant : Léon Jouhaux cinquante ans de syndicalisme, volume 1, des origines à 1921, PUF, 1962; volume 2, Léon Jouhaux dans le mouvement syndical français (de 1921 à 1953) ; Presses universitaires de France, 1979. <ISBN 2-13-0361-10-2>
Jacques Girault : Benoît Frachon communiste et syndicaliste, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1989. <ISBN 2-7246-0563-2>
Jacques Julliard : Fernand Pelloutier et les origines du syndicalisme d'action directe, Le Seuil, 1971.
Jean Maitron : Paul Delesalle un anarchiste de la Belle époque, Fayard, 1985, (ISBN 978-2-213-01608-5)
Georges Séguy, Jacqueline Buhl-Lambert, Alain Guinot ; Les combats de René Buhl, itinéraires militants, NVO éditions, Montreuil, 2004.
Xose Ulla Quiben : Émile Pouget la plume rouge et noire du "Père Peinard", les éditions libertaires, 2006. <ISBN 2-914980-26-4>
Serge Wolikow : Pierre Sémard, Le cherche midi, 2007. <ISBN 978-2-7491-1035-6>
- Œuvres et autobiographies de secrétaires confédéraux de la Cgt -
François-René Buhl : Ensemble, préface de Madeleine Rebérioux, VO éditions, 2004. <ISBN 2-913122-13-2>
Madeleine Colin : Traces de vie dans la mouvance du siècle, Paris 1989, ouvrage à compte d'auteur, réédité par VO éditions.
Madeleine Colin : Ce n'est pas d'aujourd'hui, femmes, syndicats, luttes de classe, éditions sociales, Paris, 1975.
Benoît Frachon : Pour la CGT mémoires de lutte, 1902-1939, éditions sociales, Paris, 1981. <ISBN 2-209-05452-4>
Benoît Frachon : La bataille de la production, préface de Gaston Monmousseau, éditions sociales, Paris, 1946.
Lucien Jayat : Tout ne finit pas avec nous, Confédération générale du travail, dépôt légal, 3e trimestre 1976.
Henri Krasucki : Syndicats et lutte de classes, éditions sociales, 1969.
Lucien Molino : Ma vie et mes combats, préfacé par Robert Mencherini, à compte d'auteur, Marseille, dépôt légal juin 2000.
Gaston Monmousseau : La musette de Gaston Monmousseau, éditions sociales, Paris 1963. (recueil de textes choisis par R. Telliez. Monmousseau signait certaines de ses chroniques du nom de "Jean Brécot", dont la "musette" avait été déjà en partie publiée par les "Éditeurs Français réunis", dirigés par Louis Aragon)
Jean-Louis Moynot : Au milieu du guè, Cgt, syndicalisme, Presses universitaires de France, 1983.
Émile Pouget : Le père peinard, textes choisis, éditions galilée, Paris, 1976. <ISBN 2-7186-0030-6>
Émile Pouget (et Émile Pataud) : Comment nous ferons la Révolution, 1909, réédité par éditions Syllepse, 1995. <ISBN 2-907993-34-8>
Georges Séguy : le Mai de la CGT, éditions Julliard, 1971.
Georges Séguy : Résister de Mauthausen à Mai 68, l'Archipel, Paris, 2008, (ISBN 978-2-8098-0049-4)
André Tollet : Ma traversée du siècle mémoires d'un syndicaliste révolutionnaire, VO éditions, Montreuil, 2002. <ISBN 2-913462-18-9>
André Tollet : La classe ouvrière dans la Résistance, éditions sociales, Paris, 1969.
Principaux mots-cl�s de cette page : cgt - bureau - conf�d�ral - congr�s - secr�taire - membre - g�n�ral - f�d�rations - ouvrier - �lus - voix - paris - georges - jean - d�l�gu�s - l�on - louis - ouvri�re - andr� - pierre - �dition - ren� - syndicale - frachon - mouvement - henri - beno�t - isbn - syndicats - ancien -
Ce texte est issu de l'encyclop�die Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclop�die � l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Bureau_conf%C3%A9d%C3%A9ral_de_la_Conf%C3%A9d%C3%A9ration_g%C3%A9n%C3%A9rale_du_travail.
1944-1945 : les délégués de la CGT à l' Assemblée consultative provisoire
Liste des dirigeantsCette page dresse la liste des dirigeants actuels des principaux syndicats de France...
Syndicats agricolesUn syndicat agricole est un syndicat professionnel comprenant des exploitants agricoles,...
COPA Europe
CPE Europe
FPPQ Qu�bec
GAPPI McCain France
Mouvement des sans-terre Br�sil
UPA Qu�bec
Uniterre Suisses
Via Campesina Monde
Syndicalisme chr�tienLe syndicalisme chr�tien est n� � la fin du XIXe si�cle sous l'impulsion de personnalit�s catholiques...
Centrale �quatorienne des organisations classistes
Conf�d�ration g�n�rale du travail
LNTC Flandre
Monument chantier naval 1970
Mouvement ouvrier chr�tien
Movimiento de adolescentes y ninos trabajadores, Hijos de obreros cristianos
Union chr�tienne des travailleurs
Congr�s de Bourges de 1904
�mancipation - ETI France
La R�volution prol�tarienne
R�volution cantonale
USTKE Nouvelle-Cal�donie
Syndicats disparusL'Association internationale des travailleurs est le nom officiel de l'organisation aussi...
AIT 1864
CMT 1919
CSR 1919
CSL 1950
CGSI 1949
FBT 1892
FNJF 1902
FNS 1886
USI 1912
Histoire socialeLes accords de Bercy, sign�s le 2 juin 2008 par six des principales organisations syndicales,...
Accords de Bercy 2008
Scission syndicale de 1947
InstitutionsLe bureau conf�d�ral de la CGT est l'organisme national qui g�re...
Bureau conf�d�ral CGTLe bureau conf�d�ral de la CGT est l'organisme national qui g�re...
Centre d'histoire du travailLe Centre d'histoire du travail est localis� � Nantes. Il a �t� cr�� en 1980, par des universitaires...
IRHSESL'Institut de recherche sur l'histoire du syndicalisme enseignant dans le second degr� a �t� cr�� en 1986,...
Mus�e socialLe Mus�e social a �t� fond� en 1894, � Paris, 5, rue Las Cases, 7 e arrondissement, sous la...
LoisLes Lois Auroux sont un ensemble de quatre lois modifiant de mani�re importante le droit du travail,...
Loi Ollivier
Loi Waldeck-Rousseau

References: L'article 30
 l'article 5
 l'article 5

L'article 11
 l'article 10
 l'article 30

L'article 10
 l'article 10