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Timestamp: 2019-08-21 23:54:07+00:00

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French Revolution Digital Archive: Tome 68 : Du 1er au 14 juillet 1793 - page 568
Tome 68 : Du 1er au 14 juillet 1793 » Séance du jeudi 11 juillet 1793, au matin » page 568
sollicitude fraternelle, la société a arrêté les articles suivante :
« Art. 1er. Il y aura dans chaque section une citoyenne chargée de recevoir le vieux linge que les citoyens de sa section voudront bien destiner à cette œuvre charitable et patriotique, et la même personne s'associera une autre citoyenne de sa section pour l'accompagner dans la quête qu'elle fera pour remplir l'objet du présent arrêté.
« Art. 2. Nulle autre personne que la citoyenne désignée pour chaque section n'est autorisée à y quêter et à recevoir du linge, et si quelque autre avait déjà pris sur elle de faire cette quête, elle est invitée à en remettre incessamment le produit à la citoyenne de sa section qui en est chargée.
<( Art. 3. Chaque citoyenne chargée du dépôt du linge et de la quête dans sa section en versera le produit entre les mains de la citoyenne Nicolaï, demeurant à la maison commune, et chargée du dépôt général.
« Art. 4. Les citoyennes de chacune des huit sections se rassembleront chez la citoyenne Nicolaï et se concerteront avec elle sur la distribution du linge aux autres citoyennes qui voudront bien le façonner ; et, à mesure que ce linge sera façonné, il sera remis au dépôt général, entre les mains de la citoyenne Nicolaï.
<< Art. 5. La citoyenne Nicolaï et les huit citoyennes chargées d'un dépôt particulier se concerteront sur l'emploi de l'argent qui pourra provenir des quêtes qu'elles auront faites et qui, naturellement, est destiné à acheter du linge moins vieux et plus propre à faire des bandages de toute espèce, qui seront façonnés sous la direction d'un chirurgien. Elles se concerteront aussi sur le moment auquel elles jugeront qu'il y aura une quantité de linge préparé suffisante pour mériter d'être envoyée ; alors elles le feront porter au magasin de l'administration de district, qui se charge de le faire parvenir aux hôpitaux ambulants.
« Art. 6. Les citoyennes chargées du dépôt particulier et de la quête pour chaque section sont :
Les citoyennes : Trompette, aux Tanneries, n° 210, pour la lre; Duquesnoy, rue de la Poissonnerie, n° 193, pour la 2e; Joignaux, au faubourg Saint-Pierre, n° 3, pour la 3e ; veuve Bachot, rue de la Constitution, n° 173, pour la 4e ; veuve Bourbon, rue des Artisans, n° 641, pour la 5e ; Ducret, rue Benezet, n° 417, pour la 6e ; Febvé, place de la République, n° 32, pour la 7e; Duthermeau, rue Saint-Michel, n° 86, pour la 8e.
« Les citoyens et citoyennes qui veulent contribuer à cette bonne œuvre sont invités à ne donner que du linge propre et qui n'ait pas servi à des personnes attaquées de maladies contagieuses. »
lre liste. •
Au général Houchard.
La charpie dans le fond de la caisse et en
dessus, 40 livres.
5 paquets de 100 compresses chacun ;
30	bandes de corps avec les scapulaires ; 50 bandages pour les plaies de tête, appelés fronde ;
50 bandages de Galien, plaies de tête ; 24 bandages de corps, à épis ; 50 bandeaux ;
31	bandages de cuisses, à épis ; 12 bandes au T ;
15 bandages de bas-ventre; 20 bandages de vésicatoires, à épis ; 200 bandes de plusieurs largeurs et à deux chefs.
65 livres de charpie en dessus et dans le fond de la caisse ; 1,000 compresses en 10 paquets ; 20 bandages pour le corps, à épis, 3 doubles ;
10 bandages simples à épis pour le corps ; 40 bandes doubles pour le corps, avec les
scapulaires ; 30 bandages de bas-ventre ; 20 bandages pour les cuisses, à épis ; 40 bandages a épis pour les jambes ; 52 bandages de Galien pour les plaies de tête ;
52 appelés fronde, idem; 80 bandeaux avec cordons ; 12 bandages au T ; 12 pour vésicatoires, à épis ; 164 bandes roulées, tant à 2 chefs que de
largeurs différentes; Plusieurs feuilles de carton. Tous ces articles, séparément enveloppés, ont chacun leur étiquette.
Ces objets vont partir pour l'armée du Nord.
a la séance de la convention nationale du jeudi 11 juillet 1793, au matin.
Rapport sur les écoles primaires, fait au corps municipal de Nancy, le 17 juin 1793, par Bigelot, F un de ses membres (2).
Les établissements consacrés à l'éducation de la jeunesse ont dû fixer particulièrement l'attention des corps administratifs, chaque jour qui s'écoule sans amener la réforme nécessaire dans cette partie est un larcin fait à cette intéressante classe de la société, l'espérance de la patrie.
Que de reproches n'a-t-on pas à se faire de ne s'être pas emparé au commencement de la Révolution des premières impressions de 1 enfance, pour la cultiver dans les principes de la saine morale, dégagée de tous systèmes religieux ; principes qui seuls peuvent fon-
(1)	Voy. ci-dessus, même séance, page 525 la présentation de cet ouvrage par Mallarmé. *
(2)	Archives nationales, Carton C 262, dossier 577.

References: Art. 1
 Art. 2
 Art. 3
 Art. 4
 Art. 5
 Art. 6