Source: http://hagiohistoriographiemedievale.blogspot.fr/2006/06/
Timestamp: 2017-05-26 18:49:12+00:00

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[1] B.-A. Pocquet du Haut-Jussé, Les papes et les ducs de Bretagne. Essai sur les rapports du Saint-Siège avec un État, 2e édition, Spézet, 2000, p. 36-37. Le clergé et le peuple dolois avaient d’abord élu pour remplacer Juthaël un chanoine du nom de Gilduin ; mais ce dernier, seulement âgé d’une vingtaine d’années et qui appartenait à la dynastie seigneuriale de Dol, eut la sagesse de refuser cette élection et, sur injonction papale, se rendit à Rome en compagnie d’Even. Grégoire VII saisit l’occasion pour imposer ce dernier, auquel il reconnut la dignité métropolitaine. Quant à Gilduin, il voulut au retour faire le pèlerinage de Chartres et mourut le 27 janvier 1077 à l’abbaye Saint-Père, non loin du grand sanctuaire marial ; Gilduin a fait l’objet d’un ouvrage composé après 1171 à l’usage du monastère chartrain et qui comprend vita, translatio et miracula [BHL 3645] : voir F. Duine, « Catalogue des sources hagiographiques pour l’histoire de Bretagne jusqu’à la fin du XIIe siècle », dans Annales de Bretagne, t. 35 (1921-1922), n° 3, p. 429-430 (notice n°10).
[2] H. Guillotel, « Bretagne et papauté au XIe siècle », dans L’Église de France et la papauté (Xe-XIIIe siècle), Die Französische Kirche und das Papsttum (10.-13. Jahrhundert). Actes du 26e colloque historique franco-allemand organisé en collaboration avec l’École nationale des chartes par l’Institut historique allemand de Paris (Paris, 17-19 octobre 1990), Bonn, 1993, p. 279.
[3] Ibidem, p. 284.
[4] A. Dufief, Les Cisterciens en Bretagne XIIe–XIIIe siècles, Rennes, 1997, p. 50. Nous avons emprunté à cet auteur l’idée de nous imprégner de « l’atmosphère religieuse » qui, à l’époque romane, a baigné le renouveau de la production hagiographique bretonne.
[5] J. Quaghebeur, « Possessio et Villa à Sainte-Croix de Quimperlé au XIe siècle », dans L’abbaye Sainte-Croix de Quimperlé des origines à la Révolution. Actes du colloque de Quimperlé, 2-3 octobre 1998, Brest-Quimperlé, 1999, p. 39-40.
[6] B. Merdrignac, « L’évolution d’un cliché hagiographique : Saint-Melaine, Saint-Mars et l’eulogie métamorphosée en serpent », dans Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, t. 87 (1980), n°4, p. 592.
[7] Ces dates correspondent au pontificat rémois de Gervais de Château-du-Loir, lequel adressa à Even, à l’occasion de cette translation, la relation d’un miracle local attribué à la vertu des reliques de saint Melaine [BHL 5894].
[8] Act. SS, Janvier, t. 1, p. 333.
[9] B. Merdrignac, Les Vies de saints bretons durant le haut Moyen Âge, Rennes, 1993, p. 67.
[10] A. Le Grand, Les Vies des saints de la Bretagne armorique, 4e édition, Brest-Paris, 1837, p. 781-783.
[11] M. Sépet, Saint Gildas de Ruis, Paris, 1900, p. 86, n. 1.
[12] Itinéraire de Bretagne d’après le manuscrit original de Dubuisson-Aubenay de son voyage en Bretagne en 1636, édité par L. Maître et P. de Berthou, 2e édition, préface de J.-P. Pinot, t. 2, Paris, 2001, p. 342.
[13] A. Oheix, Notes sur la Vie de saint Gildas, Nantes, 1913, p. 34.
[14] La vita de sainte Ninnoc a été insérée dans le cartulaire pour justifier les droits revendiqués par l’abbaye sur la paroisse de Ploemeur, où était situé le prieuré de Lannénec ; en 1089, la donation à Sainte-Croix de Quimperlé du prieuré de l’Île-Cado en Belz, avait suscité un autre texte hagiographique, la vita de saint Catuodus, dont le cartulaire de l’abbaye nous apprend que le manuscrit qui la contenait avait été dérobé par un prêtre nommé Judhuarn et emporté par ce dernier « au delà de la Vilaine ».
[15] A. Vauchez, La sainteté en Occident aux derniers siècles du Moyen Âge d’après les procès de canonisation et les documents hagiographiques, Rome, 1981 (Bibliothèque des Ecoles françaises d’Athènes et de Rome, 241), p. 39. Sur saint Gurloës voir F. Duine, « Catalogue des sources hagiographiques pour l’histoire de Bretagne jusqu’à la fin du XIIe siècle », p. 432 (notice n° 12).
[16] A. Dufief, Les Cisterciens en Bretagne XIIe–XIIIe siècles, p. 55.
[17] Saint-Mathieu de Fine-Terre, en Plougonvelin (Fin.).
[18] Sainte-Croix de Guingamp (C.-d’A.) et Daoulas (Fin.).
[19] Bégard (C.-d’A.), Le Relecq, en Plounéour-Ménez (Fin.), Coatmalouen, en Kerpert (C.-d’A.), Langonnet (Morb.) et Carnoët, en Clohars-Carnoët (Fin.).
[20] Voir notre étude à paraître sur « La production hagiographique de l’épiscopat breton aux XIe et XIIe siècles », dans laquelle cette démonstration est amorcée.
[22] F. Dolbeau, « Fragments métriques consacrés à S. Melaine de Rennes », dans Analecta Bollandiana, t. 93 (1975), p. 122-123.
[23] A. Le Huërou, « La réécriture d’un texte hagiographique au XIIe siècle : la Vita sancti Sansonis, de Baudri de Bourgueil », dans Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, t. 108 (2001), n° 2, p. 7-30.
[24] F. Duine, « Mémento des sources hagiographiques de l’histoire de Bretagne», dans Mémoires de la Société d’histoire du département d’Ille-et-Vilaine, t. 46 (1918), p. 294-296.
[25] B. Merdrignac, CR de l’ouvrage d’Y. Le Sage de La Haye, Répertoire numérique de la série I. Feuillets et fragments de livres manuscrits avec et sans notation musicale (IXe-XVIe siècles), Archives départementales d’Indre-et-Loire, 2 volumes, Tours, 2000, dans Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, t. 108 (2001), n° 3, p. 157.
[26] Attribution combattue ave vigueur et avec talent par Mme Armelle Le Huérou, dans sa thèse de doctorat qui n’a pas encore été soutenue à ce jour (mai 2006) et que nous ne pouvons donc pas discuter ; mais que Mme Le Huérou, qui nous a fait profiter de ses travaux, soit ici remerciée.
[27] H. Guillotel, « Les évêques d’Alet du IXe au milieu du XIIe siècle », dans Annales de la Société d’histoire et d’archéologie de l’arrondissement de Saint-Malo (1979), p. 261-262.
[28] Lors du colloque annuel du CIRDoMoC tenu à l’abbaye de Landévennec en juillet 1995 ; à notre connaissance, cette hypothèse n’a pas été publiée.
[29] La vita de Léry nous dit que le saint était venu du Broérec (a patria Gueroci detulit). Celle de saint Méen indique que ce dernier, après avoir débarqué à Dol, avait été envoyé vers le comte Guérec (ad Guerocum comitem) ; dans celle de saint Judicaël, la référence est tout à la fois plus nette et plus poétique : confronté à un rêve dont il voulait connaître la signification, Judhaël, le père du futur saint, « envoya un de ses serviteurs dans le Broérec, à Saint-Gildas, où, pèlerin venu d’outre-mer, se trouvait, pratiquant la vie religieuse, le barde Taliesin, fils de Don, prophète très habile à prophétiser par la divination des présages » (misit aliquem sibi fidelem ad provinciam Gueroci, ad locum Gilde, ubi erat, religionem suam peregrinus exul transmarinus colens, Taliosinus haldus filius Donis, fatidicus presagissimus per divinationem presagorum). Le terme haldus qui figure dans le manuscrit tardif (XVIe siècle) et fautif qui nous a conservé ce texte, est transcrit bardus dans le Chronicon Briocense dont le manuscrit est antérieur d’un siècle. La tradition du séjour armoricain de Taliesin, connue de Geoffroy de Monmouth qui en fait mention dans sa vita Merlini, est évidemment d’origine insulaire : son acclimatation à Rhuys est un témoignage des relations entre cette abbaye et quelque monastère du pays de Galles, probablement le grand centre de Llancarfan.
[30] Ch. Le Bolay, Saint Gobrien, saint Gonéri et saint Mériadec. Vies latines, cultes et commentaires, Rennes, 2002 (mémoire de maîtrise d’histoire sous la direction de B. Merdrignac, université de Haute-Bretagne), p. 76.
[31] A.-Y. Bourgès, « Le dossier littéraire des saints Judicaël, Méen et Léri », dans Corona Monastica. Mélanges offerts au père Marc Simon, Landévennec-Rennes, 2004 (= Britannia Monastica n° 8), p. 91-101.
[32] F. Lot, « Mélanges d’histoire bretonne », dans Annales de Bretagne, t. 22 (1906-1907), p. 711-713. F. Duine, pour sa part, avait attribué ce texte à Baudri de Bourgueil : voir supra n. 24.
[33] H. Guillotel, « Le dossier hagiographique de l'érection du siège de Tréguier », dans Bretagne et pays celtiques. Langues, histoire, civilisation. Mélanges offerts à la mémoire de Léon Fleuriot (1923-1987), Saint-Brieuc-Rennes, 1992, p. 220.
[34] Plestin-les-Grèves (C.-d’A.).
[35] A.-Y. Bourgès, « La production hagiographique du scriptorium de Tréguier au XIe siècle », dans Britannia Monastica n° 9 (2005), p. 63-80.
[36] A.-Y. Bourgès, Le dossier hagiographique de saint Melar. Textes, traduction, commentaires, Landévennec-Lanmeur, 1997 (Britannia Monastica, 5), p. 222-225.
[37] J.-L. Deuffic, Nécrologe de Landévennec (Britannia Christiana, fasc. 3/1, 1983), p. 6, n° 82.
[38] G. Bernier, « Robert, évêque, qui fut ermite près de Locuuan », dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. 116 (1987), p. 211-215 : l’auteur repousse, avec raison l’identification de Locuuan avec Locronan et reprend à H. Bourde de La Rogerie l’hypothèse que ce toponyme ait pu désigner l’église de Pluguffan, ce qui fait difficulté compte tenu de ce que nous savons de la formation respective des toponymes en plou et des toponymes en loc. De son côté J. Quaghebeur, La Cornouaille du IXe au XIIe siècle. Mémoire, pouvoirs, noblesse, Quimper, 2001, p. 287, évoque la possibilité qu’il s’agisse de Loc-Amand, ancienne possession de l’abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, dans la commune finistérienne de Fouesnant. En fait Locuuan est sans doute une cacographie, avec confusion habituelle de u et n, pour *Locunan : ce toponyme, sous sa forme moderne Loconan, se retrouve dans la commune de Trébrivan, autrefois paroisse du diocèse de Quimper, aujourd’hui dans le département des Côtes d’Armor ; à deux kilomètres environ à l’ouest de Loconan, mais toujours sur le territoire de Trébrivan, le toponyme Le Nézert, du breton an dezerz, « le désert, l’ermitage », pourrait s’appliquer au lieu de la retraite de Robert.
[39] A-Y. Bourgès, CR de l’ouvrage de Nicholas Orme, The Saints of Cornwall, dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. 128 (1999), p. 556.
[40] R. Largillière, « Saint Corentin et ses vies latines à propos d’une publication récente », dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. 52 (1925), p. 103-105 a démontré en effet qu’il fallait attribuer la rédaction de ce texte à l’hagiographe ronanien.
[41] H. Guillotel, « Sainte-Croix de Quimperlé et Locronan », dans Saint Ronan et la Troménie. Actes du colloque international 28-30 avril 1989, s.l. [Locronan], 1995, p. 183-188.
[42] J. Quaghebeur, « Prier Notre Dame, protéger la Cornouaille », dans Mémoires de la société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, t. 78 (2000), p. 446, et aussi La Cornouaille du IXe au XIIe siècle. Mémoire, pouvoirs, noblesse, p. 86-87 et 304-305.
[43] A.-Y. Bourgès, « A propos de la vita de saint Corentin », dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. 127 (1998), p. 291-303.
[44] J.-D. Mansi, Sacrorum Conciliorum nova et amplissima collectio, Venise, 1775 (fac-simile, Paris, 1902), t. 20 (1070-1109), col. 931.
[46] La vita BHL 6480 pourrait avoir été composée à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle, au monastère de Llancarfan, à la même époque et dans le même milieu que les deux vitae de saint Cadoc [BHL 1491-1492 et BHL 1493 d], ouvrages dont il faut attribuer la composition respectivement à Lifris et à Caradoc ; ce dernier est en outre l’auteur d’une vita de saint Gildas [BHL 3542]. Les textes dont il est question ont en commun d’insister sur le rôle de l’Irlande comme étape obligatoire dans la démarche spirituelle des saints concernés et de ne pas présenter le roi Arthur sous le seul jour favorable dont allait l’éclairer Geoffroy de Monmouth dans son Historia regum Britanniae ; c’est également le cas de la vita continentale de saint Caradoc [BHL 1560] et de celle, insulaire, de saint Carantoc [BHL 1562-1563], textes qui découlent manifestement d’une même source.
[47] La controverse porte sur le sens de l’échange : en résumant grossièrement les positions, on peut dire que pour A. de La Borderie et G. Paris le texte BHL 6480 a été composé au XIe siècle au pays de Galles, à partir de traditions anciennes apportées dans la première moitié du siècle précédent par les Bretons continentaux ; tandis que pour F. Lot, F. Duine et R.S. Loomis, cette vita a été composée par un Armoricain qui a utilisé la matière d’un texte gallois antérieur.
[48] B. Tanguy, « De la Vie de saint Cadoc à celle de saint Gurtiern », dans Études celtiques, t. 26 (1990), p. 179-180.
[49] La vita de saint Jaoua, perdue, nous est connue au travers de son adaptation par Albert Le Grand.
[50] Plusieurs indices permettent d’identifier ce personnage avec le futur biographe de Philippe Auguste, Guillaume le Breton, dont l’intérêt pour l’hagiographie bretonne paraît avoir été précoce et durable.
[51] Dictionnaire des lettres françaises. Le Moyen Âge, 2e édition sous la direction de G. Hasenohr et M. Zink, s.l. s.d. [Paris, 1992], p. 420.
[52] « De sancto Guilielmo Firmato, Moritonii in Normannia », dans Acta sanctorum, Avril, t. 3, p. 334.
[53] Ibidem, p. 336 : Porro Dei providentia gressus dirigente, Britanniam usque perveniens, in pago Vitreiensi aliquanto commoratus est tempore ; ubi in parrochia Dordenensi, baculo suo terram aperiens, aquam de Jordanis flumine secum delatam infudit ; et invocato Christi nomine, fons inde perpetuus liquoris emanavit perspicui. Qui in tanti memoriam miraculi, usque hodie ab accolis illius viculi, Fons Sancti Firmati nominatur. Dourdain (I.-et-V.) est situé à 15 km environ au nord-ouest de Vitré.
[54] Ibid. : Debita igitur sibi condigna pro novitate miraculi, reverentia ab hominibus fugiens honorari, ad locum qui vulgo Fons Gihardi nuncupatur solus devenit, deinde Savigneum , in quibus locis duobus duo prima fundavit habitacula ; nec ibi longo conversatus tempore, pervenit Mantileum. Contrairement à ce qu’en ont dit les Bollandistes, le toponyme Fons Gihardi n’a rien à voir avec le nom de la paroisse de Gahard (I.-et-V.) : il s’agit en fait de Fontaine-Géhard, dans le bas Maine, où subsista jusqu’au début du XIIIe siècle une communauté érémitique (dom G.-M. Oury, « Les survivants des ermites du Bas-Maine : le groupement de Fontaine-Géhard », dans Revue Mabillon, t. 61 (1988), p. 355-372). A Louvigné-du-Désert (I.-et-V.), la tradition locale avait conservé le souvenir du séjour de saint Guillaume Firmat : « on y voit une grotte taillée dans le roc qui passe pour être l’œuvre de ce vénérable personnage » (Abbé Guillotin de Corson, Pouillé historique de l’archevêché de Rennes, t. 3, Rennes-Paris, 1882, p. 513-514).
[55] H. Sauvage, Les Bienheureux de l’abbaye de Savigny, complétant Saint Vital et l’abbaye de Savigny, Mortain, 1896, p. 33.
[56] Ibidem, p. 28. La vita de Pierre d’Avranches contient l’histoire d’un chevalier de Bretagne lequel, se trouvant gravement malade, eut une vision de l’Enfer et du Paradis qu’il rapporta par la suite audit Pierre : Analecta Bollandiana, t. 2 (1883), p. 486-493.
[57] La vita de Pierre d’Avranches a été écrite après la mort de Louis VII en 1189 ; celle de Hamon était cataloguée dans un inventaire des manuscrits de l’abbaye de Savigny, dressé en 1240, qui énumérait les titres de plus d’un millier d’ouvrages.
[58] H. Guillotel, « Le dossier hagiographique de l'érection du siège de Tréguier », p. 215.
[59] P. Guigon, Les églises du haut Moyen Âge en Bretagne, t. 1, Saint-Malo, 1997, p. 135.
[60] A. de Barthélemy, « Étude sur une vie inédite de saint Tugdual attribuée au VIe siècle », dans Mémoires de la Société nationale des antiquaires de France, 5e série, t. 4 (1883-1884), p. 117-123 ; A. de La Borderie, « Saint Tudual. Texte des trois Vies les plus anciennes de ce saint et de son très ancien office publié avec notes et commentaire historique », dans Mémoires de la Société archéologique des Côtes-du-Nord, 2e série, t. 2 (1886-1887), p. 84-86.
[61] H. Guillotel, « Le dossier hagiographique de l'érection du siège de Tréguier », p. 222, n. 52.
[62] Ibidem, p. 222-223.
[63] Innumera praedia in elemosinam ...(...) quorum largentium ac testium nomina si quis scire desiderat, ad volumen super hoc negocio a sancto Loenanno ejus discipulo compositum recurrat (A. de La Borderie, « Saint Tudual », p. 98, § 6).
[64] Le toponyme breton *Nant-Trecher a évolué en Lantreger, forme attestée en 1267, ou Lantriguier en 1296, puis Lantreguier en 1394. Comme le préfixe lan- signifie en vieux-breton « monastère », la plupart des commentateurs en ont déduit que le nom breton de la ville de Tréguier, sous sa forme encore usitée Landreger, d’ailleurs non réductible à Lantreger, devait désigner le « monastère de Tréguier ». Le siège épiscopal est appelé Saint-Pabu(-Tual) depuis 1086 jusqu’en 1230 ; l’ensemble paroissial dépendant de la cathédrale est appelé Ploelantreguer dès 1437 et jusqu’au XVIIe siècle, mais aux XIIIe et XIVe siècles, il est plutôt fait mention du minihi, en latin monachia, « territoire monastique » : Minihium (seu asylum) beati Tudguali (confessoris), en 1293, 1334, 1371 et 1374. (B. Tanguy, Dictionnaire des noms de communes, trêves et paroisses des Côtes-d’Armor, s.l. [Douarnenez], 1992, p. 151 et 336).
[65] L’acte de donation ducale à l’abbaye du Mont-Saint-Michel, daté du 28 juillet 990, dans lequel apparaît au complet le personnel épiscopal de Bretagne, ne présente pas toutes les garanties souhaitables d’authenticité et paraît, à tout le moins, avoir fait l’objet d’une importante réfection vers 1070, dans le but évident de donner de l’importance à la métropole de Dol ; le terminus ante quem de l’existence des neuf évêchés bretons doit être abaissé en conséquence à l’époque de la fondation de l’abbaye Saint-Georges de Rennes, entre 1024 et 1034. Quant au terminus a quo, il ne saurait être antérieur à l’année 990, comme le montre le travail de réfection tardive que nous avons signalé : c’est pendant cet intervalle que furent successivement érigés les sièges épiscopaux de Saint-Brieuc et de Tréguier.
[66] Dom F. Plaine, «Vita S. Brioci», dans Analecta Bollandiana., t. 2 (1883), p. 179, § 40 et p. 180, § 42. En outre saint Brieuc est accompagné de 7 fois 12 égale 84 disciples (Ibidem, p. 181, § 44), tandis que la tradition rapportée dans les trois vitae de saint Tugdual, limite pour ce dernier le nombre de ses disciples ad numerum Jesu Christi discipulorum, c’est à dire 6 fois 12 égale 72 (A. de La Borderie, « Saint Tudual », p. 87, § 2 [vita moyenne], p. 97, § 4 [vita longue], p. 84, § 1 [vita brève]).
[67] Tali conditione quod.. prefatus archidiaconus haberet tres parrochias de episcopatu, quarum nomina reperiuntur in veteri quarta (A. de La Borderie, « Saint Tudual », p. 92, § 14).
[68] In vita ipsius barbarica Scotigenarum lingua descripta legendo reperitur (A. de La Borderie, « Saint Tudual », p. 86, § 1) ; plutôt qu’une biographie en gaélique que l’auteur de la vita moyenne, surtout s’il s’agit de l’angevin Martin, aurait été bien en peine de lire, tout comme la majorité des lettrés trégorois de l’époque d’ailleurs, cette description doit viser un texte encombré de nombreux hispérismes.
[69] Les formes du nom de Sainte-Sève dans la vita brève, Santhequo (ou plus sûrement *Santsegno) et Santsegue, sont absolument réductibles à Sentsegnot.
[70] En témoigne le rappel du miracle accompli par saint Tugdual en compagnie de saint Aubin. Saint Aubin est déjà présent dans la vita moyenne de saint Tugdual mais seulement pour servir à ce dernier de porte-parole et d’interprète auprès du roi Childebert. La vita longue allonge le récit en faisant passer saint Tugdual par Angers : c’est l’occasion pour les deux saints en route pour Paris de ressusciter un mort, miracle justement rappelé par la vita brève.
[71] Pour résumer l’état des possessions de l’abbaye mentionnées dans le cartulaire, en dehors de l’établissement primitif de Ploumoguer, des trois praedia près de Morlaix et du « grand monastère » de Tréguier, l’auteur de la vita brève a répété sept fois la même formule (et ibi invenit multas parrochias) qui crédite saint Tugdual d’avoir fondé de nombreuses paroisses dans les différents pagi dont il donne les noms ; il ajoute même: et alias multas invenit tam in Britannia quam in regione Gallorum (A. de La Borderie, « Saint Tudual », p. 84-85, § 2). B. Tanguy, « Hagionomastique et histoire : Pabu Tugdual alias Tudi et les origines du diocèse de Cornouaille », dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. 115 (1986), p. 119, n. 11, fait remarquer que « l’emploi, entres autres, du mot parrochia au lieu de plebs n’est pas ici un indice d’ancienneté » ; et H. Guillotel, « Le dossier hagiographique de l'érection du siège de Tréguier », p. 223, souligne que « le fait d’attribuer à un moine une activité presqu’exclusivement pastorale, de lui imputer des fondations de paroisses est un signe plus certain encore d’anachronisme ».
[72] Ms. Chartres, Bibliothèque municipale, n° 500 5/A, f. 3 v°- 6 r°. Ce ms. paraît avoir été détruit en 1944 ; mais son contenu avait été précédemment analysé et à cette occasion le texte de la vita moyenne de saint Tugdual a fait l’objet d’une collation avec celui de l’édition La Borderie : voir H. Guillotel, « Le dossier hagiographique de l'érection du siège de Tréguier », p. 214-215, n. 7.
[73] Version conservée par l’auteur d’un vieux bréviaire à l’usage du diocèse de Saint-Brieuc : Lexoviensem urbem in pago Neustriae sitam revisit ac postea ad prefatam ecclesiam venire festinavit in qua Domino fideliter ministravit. Le pagus Neustriae, appellation utilisée par de nombreux auteurs des XIe-XIIesiècles pour désigner la Normandie, est naturellement venu sous la plume du premier hagiographe de saint Tugdual, car il ne faisait aucun doute pour lui que l’urbs ou la civitas Lexoviensis n’était autre que le siège épiscopal de Lisieux.
[74] A. Certenais, B. Merdrignac, H. ar Bihan, La vie de saint Cunual. Buhez Konwal, s.l. [Rennes], 1999, p. 24.
[75] J. Geslin de Bourgogne et A. de Barthélemy, Anciens évêchés de Bretagne, t. 4, Saint-Brieuc, 1864, p. 277-278.
[76] Ibidem, p. 280-281.
[77] La bulle de Grégoire IX qui autorise Etienne, évêque de Tréguier, à réunir à la mense épiscopale l’église de Penvenan et les dîmes de Plougrescant est datée du 22 juillet 1228 : R. Couffon, « Un catalogue des évêques de Tréguier rédigé au XVe siècle », dans Mémoires de la société d’émulation des Côtes du Nord, t. 61 (1929), p. 45, n. 28.
[78] A.-Y. Bourgès, « De la vita de saint Cunwal à celles des saints Tugdual, Maudez et Efflam », dans Trégor vivant. Mélanges offerts à la mémoire de Nicole Chouteau, s.l. (1997), p. 142-143.
[79] H. Guillotel, « Le dossier hagiographique de l'érection du siège de Tréguier », p. 225.
[80] A.-Y. Bourgès, « La production hagiographique du scriptorium de Tréguier au XIe siècle », p. 58-62 (en ce qui concerne saint Cunwal).
[81] E. Boutin, « Notre-Dame de la Chaume », dans D. Andrejewski [dir.], Les abbayes bretonnes, s.l. [Paris], 1983, p. 208.
[82] H. Guillotel, « Les vicomtes de Léon sont-ils les fondateurs de l’abbaye de Saint-Mathieu ? », dans Saint-Mathieu de Fine-Terre. Actes du colloque 23-24 septembre 1994, p. 133.
[83] Abbé Guillotin de Corson, Pouillé historique de l’archevêché de Rennes, t. 2, Rennes-Paris, 1881, p. 305.
[84] Ibidem, p. 308.
[85] Dom H. Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, t. 1, col. 546 (d’après le cartulaire de Saint-Melaine), col. 547 (d’après l’original).
[86] Ibidem, col. 595-596.
[87] Ibid., col. 610.
[88] Ibid., col. 611 et 615-616.
[89] Ibid., col. 713-714.
[90] Ibid., col. 965-966.
[91] J.-M. Bienvenu, L’étonnant fondateur de Fontevraud, Robert d’Arbrissel, Paris, 1981, p. 39.
[92] Abbé Guillotin de Corson, Pouillé historique de l’archevêché de Rennes, t. 2, p. 565, qui se contente en l’occurrence de citer une notice d’A. de La Borderie sur Le Pertre (Bréal-sous-Vitré, Le Pertre, Mondevert et Argentré-du-Plessis, communes du département d’Ille-et-Vilaine). A raison de leur prieuré Saint-Martin du Pertre, qu’ils disaient avoir succédé à une abbaye érigée par Clovis en l’honneur de saint Martin de Vertou (!), les moines de Saint-Jouin de Marnes disputèrent vainement la possession de l’église de Bréal-sous-Vitré à ceux de Saint-Serge-et-Saint-Bach d’Angers, comme on le voit par un acte du cartulaire de cette dernière maison : Y. Chauvin, Premier et second livres des cartulaires de l’abbaye Saint-Serge et Saint-Bach d’Angers (XIe et XIIe siècles), t. 1, Angers, 1997, p. 181-186.
[93] J.-M. Bienvenu, L’étonnant fondateur de Fontevraud, Robert d’Arbrissel, p. 40.
[94] J. Dalarun, L’impossible sainteté. La vie retrouvée de Robert d’Arbrissel (v. 1045-1116), fondateur de Fontevraud, Paris, 1985, p. 243-301, donne le texte de cette « vie retrouvée » qui parait confirmer son attribution à André.
[95] Ibidem, p. 101.
[96] Id., p. 347. Dom Claude Auvry avait été précédemment prieur de Savigny ; il est l’auteur d’une Histoire de la congrégation de Savigny qui renferme entre autres pièces justificatives les biographies de quatre bienheureux de l’abbaye (Vital de Mortain, Geoffroy, Pierre d’Avranches et Hamon de Landécot) dont il nous a ainsi conservé le texte. « Nous avons retrouvé son nom sur des titres assez nombreux, entre les dates de 1698 à 1712. Nous savons de plus qu’il s’était retiré comme simple religieux à l’abbaye des Vaux de Cernay » (H. Sauvage, Saint Vital et l’abbaye de Savigny dans l’ancien diocèse d’Avranches, Mortain, 1895, p. 6-7).
[97] Abbé Guillotin de Corson, Pouillé historique de l’archevêché de Rennes, t. 2, p. 305.
[98] Ibidem, p. 310-311 ; cet auteur se trompe quand il distingue deux abbesses successives du nom de Marie et veut reconnaître dans la seconde d’entre elles Marie de Blois, la fille du roi Etienne d’Angleterre. La succession des premières abbesses de Saint-Sulpice-des-Bois s’établit ainsi : 1) Marie, mentionnée en 1124 et 1152, morte en 1159 ; 2) Nine, mentionnée en 1162 et 1181 ; 3) Aanor ; 4) Ameline, mentionnée en 1201, morte en 1210, explicitement qualifiée de quatrième abbesse.
[99] Marie de Blois quitta l’abbaye en 1135, au moment de l’accession de son père au trône d’Angleterre : J. Burton, Monastic and Religious Orders in Britain 1000-1300, Cambridge, 1994, p. 95.
[100] Dom H. Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, t. 1, col. 663.
[101] B. Tanguy, Dictionnaire des noms de communes, trêves et paroisses des Côtes-d’Armor, p. 139-140.
[102] Le prieuré de Kerléan est déjà mentionné sous le nom de Curia sanctimonialium dans la plus ancienne vita de saint Mélar. Il est né de la donation ducale originelle à l’abbaye de Locmaria, qui comprenait entre autres biens la dîme de Chelen, les terres appelées Chermar et En Chillio, respectivement Quéhélen en Paule, Kerimarch en Le Moustoir, Quilliou-Suzanne et Quilliou-Guéguen, en Maël-Carhaix ; bien que situées dans les mêmes parages, ne sont pas encore identifiées les terres appelés Chercavalloc, Coithbihan, Cherloscheit et Chercheresoc.
[103] J. Everard et M. Jones, The Charters of Duchess Constance of Brittany and her Family, 1171-1221, Woodbridge, 1999, p. 176, 177 et 180.
[104] Ibidem, p. 140-141. A partir de 1204, après l’annonce officielle de la mort du jeune duc Arthur 1er, le père d’Alix, Guy de Thouars, agissant en qualité de duc de Bretagne, circule beaucoup, tant à l’intérieur (Saint-James de Beuvron, Nantes, Quimperlé, Jugon, Rennes, Quimper, Carhaix) qu’à l’extérieur de sa principauté (Pontorson, Chemillé, Paris), comme en témoignent les 18 chartes localisées qui ont été conservées ; Guy de Thouars meurt en avril 1213 à Brissac. Sur les 18 chartes en question, 5 furent données à Nantes (en 1205, 1207, 1211 et 1212) et seulement 2 à Rennes (en 1209 et 1212).
[104] Ibid, p. 169-183. Sur les 14 chartes localisées conservées, qui ont été souscrites par Alix seule ou avec Pierre Mauclerc, 4 furent données à Rennes (en 1214 et 1216), 3 à Nantes (en 1219) et 3 à Saint-Sulpice (en 1214, 1216 et 1219).
[106] Abbé Guillotin de Corson, Pouillé historique de l’archevêché de Rennes, t. 4, Rennes-Paris, 1883, p. 489.
[107] Dom H. Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, t. 1, col. 665.
[108] Abbé Guillotin de Corson, Pouillé historique de l’archevêché de Rennes, t. 2, p. 220.
[109] Abbé J. Martin, « Notre-Dame de Lantenac », dans D. Andrejewski [dir.], Les abbayes bretonnes, p. 245.
[110] Le petit-fils de ce Josselin, autre Josselin, dont la femme Stephania avait été inhumée dans l’abbatiale, fit une donation à Blanche-Couronne en 1239, au moment de partir à la croisade, et obtint en contre-partie l’érection d’un autel en l’honneur de saint Georges : voir dom H. Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, t. 1, col. 912.
[111] Mais la construction de l’église, ordonnée par le comte Etienne, était antérieure d’au moins vingt ans à l’installation sur place d’une communauté de chanoines réguliers : A. de La Borderie, Histoire de Bretagne, t. 3, Rennes-Paris, 1899, p. 193.
[112] Saint-Pierre de Rillé, Saint-Jacques de Montfort, Sainte-Madeleine de Géneston, Notre-Dame-de-Beaulieu et Sainte-Marie de Pornic.
[113] Notre-Dame de Daoulas, Saint-Rion et Saint-Jean-des-Prés.
[114] Dans une discussion lors du colloque tenu à Angers le 22 mars 1980 : voir La littérature angevine médiévale, Paris, 1981, p. 134.
[115] Dans sa préface à l’ouvrage d’A. Dufief, Les Cisterciens en Bretagne XIIe-XIIIe siècles, p. 12.
[116] A. Chédeville et N.-Y. Tonnerre, La Bretagne féodale (XIe-XIIIe siècle), s.l. [Rennes], 1987, p. 238.
[117] Dom A. Wilmart, « Alain le Roux et Alain le Noir, comtes de Bretagne », dans Annales de Bretagne, t. 38 (1928-1929), n°3, p. 602, n. 86.
[118] H. Guillotel, « Les évêques d’Alet du IXe au milieu du XIIe siècle », p. 265.
[119] Cette vacance s’est peut-être prolongée jusqu’en 1145 : cette année-là en effet sont personnellement présents à un plaid ducal tenu à Quimper l’évêque du lieu, Raoul, et celui de Léon, Guido ; mais c’est l’archidiacre Conan qui représente le siège de Tréguier (dom Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, t. 1, col. 595-596).
[120] Cette tradition est absente du plus ancien catalogue des évêques de Tréguier, très lacunaire il est vrai, dressé vers 1480.
[121] A l’abbaye de Bégard même, cette tradition semble avoir été connue postérieurement à l’époque où elle est mentionnée par Albert Le Grand, à qui Manrique l’a empruntée peu après (H. Le Goff, Bégard, le petit Cîteaux de l’Armorique, s.l. [Guipavas], 1980, p. 47-49). L’origine de cette tradition est peut-être à rechercher du côté de Moïse ou Moyse, qui pourrait avoir quitté la charge abbatiale de Sainte-Croix pour celle de Bégard : un Moises abbas Begar figure en effet vers 1163-1167 dans une charte de Conan IV (dom Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, t. 1, col. 635).
[122] A. Le Grand, Les Vies des saints de la Bretagne armorique, p. 26.
[123] Abbé Guillotin de Corson, Pouillé historique de l’archevêché de Rennes, t. 1, Rennes-Paris, 1880, p. 632.
[124] H. Guillotel, « Les évêques d’Alet du IXe au milieu du XIIe siècle », p. 266.
[125] Patrologia latina, t. 196, col. 1618-1641.
[126] A. Le Grand, Les Vies des saints de la Bretagne armorique, p. 28, n. 2.
[127] Dom Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, t. 1, col. 681. Il s’agit d’une curieuse et très intéressante lettre-confession adressée par le comte Henri au pape Alexandre III : Henri, qui se déclare octogénaire, raconte les circonstances de la fondation de Sainte-Croix et l’épisode où l’abbaye fut transformée en véritable « Thélème-sur-Trieux » (l’expression est de Mme S. Toulet, historienne de Guingamp) ; il dresse en outre la liste des trois abbés, Johannes, Moyses et R., lesquels, dit-il, ont gouverné le monastère « depuis cinquante ans et plus » (per quinquaginta annos et amplius).
[128] Ibid. Une autre source nous fait connaître le nom du mari de l’ex-concubine comtale : Guemarroco preposito de Treguel figure en effet dans la liste des témoins d’une charte de Conan IV donnée à Guingamp (P. de La Bigne-Villeneuve [éd.], Cartulaire de l'abbaye de Saint Georges de Rennes, Rennes, 1876, p. 122).
[129] Dom Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, t. 1, col. 610.
[130] Voir supra n. 121. Il faut envisager que Moyse ait été à nouveau transféré en 1179 : une charte de l’abbaye cistercienne de la Vieuville est datée de la seconde année du gouvernement de Moyse, en 1180, et ce personnage occupait encore le siège abbatial en 1183 ; mais il était remplacé par un certain Régnaud dès 1190 (Abbé Guillotin de Corson, Pouillé historique de l’archevêché de Rennes, t. 2, Rennes-Paris, 1881, p. 761-762). On disposerait ainsi, en ce qui concerne Moyse, d’une rare reconstitution de la carrière d’un clerc breton du XIIe siècle : né vers 1110, d’abord chapelain de la comtesse Havoise, devenu abbé de Sainte-Croix de Guingamp en 1143 ou en 1144, transféré sur le siège abbatial de Bégard vers 1160, puis sur celui de la Vieuville en 1179, mort vers 1185.
[131] J. Geslin de Bourgogne et A. de Barthélemy, Anciens évêchés de Bretagne, t. 4, p. 9 : in insula quam vocant Guirvinil.
[132] Dom Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, t. 1, col. 718 : insulam que dicitur Guirguenis.
[133] J. Geslin de Bourgogne et A. de Barthélemy, Anciens évêchés de Bretagne, t. 4, p. 10 : secundum Deum et beati Augustini regulam atque institutionem fratrum Sancti Victoris.
[134] Dom Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, t. 1, col. 717 : Jodoino abb. Ecclesiae S. Crucis de Guinguampo.
[135] J. Geslin de Bourgogne et A. de Barthélemy, Anciens évêchés de Bretagne, t. 4, p. 49-50.
[136] Dom Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, t. 1, col. 639-640.
[137] Ibidem, col. 965-966. En échange de leur prieuré Notre-Dame de la Roche-Derrien, les moines de Saint-Melaine reçurent le prieuré de la Madeleine de Moncontour et la chapelle Saint-Quirin à Coëtmieux.
[138] H.-B. de Warren, La Bretagne cistercienne, Saint-Wandrille, 1946 [réimpr. Nantes, 1991 (avec un texte additionnel, p. 229-236)].
[139] Voir supra n. 4 et le compte rendu critique de l’ouvrage en question par B. Merdrignac dans les Annales de Bretagne et des pays de l’ouest, t. 105 (1998), n° 3, p. 131-133.
[140] J.-C. Cassard, « L’autre saint de Quimperlé : Maurice de Carnoët », dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. 128 (1999), p. 321-334.
[141] A. Dufief, Les cisterciens en Bretagne aux XIIe et XIIIe siècles, p. 70-72.
[142] H. Le Goff, Bégard, le petit Cîteaux de l’Armorique, p. 17.
[143] Ibidem, p. 29-30. La notice indique en effet que « ce lieu est maintenant appelé Bégard, d’après le surnom de l’ermite Raoul qui, à cette époque, demeurait en ce lieu » (qui locus jam Begar vocatur , ratione cognominis istius eremite Radulphi, qui in dicto loco tunc temporis manebat) ; or, le mot français « bégard » a été directement emprunté au néerlandais beggaert, dans les premières décennies du XIIIe siècle, à l’époque où le « béguinage » connaissait dès ses débuts dans les Flandres un vif succès.
[144] Dom A. Wilmart, « Alain le Roux et Alain le Noir, comtes de Bretagne », p. 602, n. 85.
[145] Dom H. Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, t. 1, col. 634.
[146] M. Jones, Recueil des actes de Jean IV, duc de Bretagne, t. 1 (1357-1382), Rennes-Paris, 1980, p. 280.
[147] Voir supra n. 85.
[148] Dom H. Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, t. 1, col. 594-595.
[149] A. de La Borderie, Histoire de Bretagne, t. 3, p. 190 : cette chronique était conservée vers la fin du XVe siècle à l’abbaye Saint-Melaine de Rennes.
[150] A. de La Borderie, Histoire de Bretagne, t. 3, p. 191.
[151] Ibidem, p. 189.
[152] H. Le Goff, Bégard, le petit Cîteaux de l’Armorique, p. 21-22.
[153] Abbé Guilloux, « Le bienheureux Rouaud, premier abbé de Lanvaux, évêque de Vannes », dans Revue historique de l’Ouest, 6e année (1890), p. 5-36.
[154] A. David, Notre-Dame de Langonnet 1136-1936, Paris-Courtrai, 1936, p. 38.
[155] Voir supra n. 140.
[156] A. Dufief, Les cisterciens en Bretagne aux XIIe et XIIIe siècles, p. 75-77 et 84-85. Au témoignage d’A. Le Grand, Les Vies des saints de la Bretagne armorique, p. 546, un manuscrit de la vita de saint Bernard était conservé à Buzay à l’époque où travaillait l’hagiographe morlaisien.
[157] Dom H. Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, t. 1, col. 585-586.
[158] Le nom même de Bon-Repos doit sans doute s’interpréter dans cette perspective : voir C. Floquet, Au cœur de l’Argoat. La Bretagne intérieure, Paris, 1982, p. 73.
[159] « Supplément aux preuves de l’histoire de Bretagne », dans Histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, t. 2 [par dom C. Taillandier], Paris, 1756, p. ccix.
[160] Dom H. Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, t. 1, col. 696-697.
[161] J. Everard et M. Jones, The Charters of Duchess Constance of Brittany and her Family, 1171-1221, respectivement p. 47 et 22.
[162] H. Sauvage, Les Bienheureux de l’abbaye de Savigny, complétant Saint Vital et l’abbaye de Savigny, p. 40.
[163] Id., p. 39.
[164] Ces lectures étaient faites en langue vernaculaire, bien entendu, car la plupart des convers n’entendaient pas le latin ; ce qui nécessitait de la part du lecteur un effort de traduction directe du texte qui figurait dans le légendaire à sa disposition. Plusieurs de ces textes ont fait l’objet de traductions relativement précoces : c’est notamment le cas de la vita de saint Magloire.
[165] H. Sauvage, Les Bienheureux de l’abbaye de Savigny, complétant Saint Vital et l’abbaye de Savigny, p. 34.
[166] Voir supra n. 96.
[167] C’est notamment le cas de l’archidiacre de Pougastel, dont les pouvoirs jugés exorbitants par l’évêque de Tréguier en 1429 avaient été confirmés par le Pape et sont décrits dans un registre épiscopal de 1434.

References: § 6
 § 40
 § 42
 § 44
 § 2
 § 4
 § 1
 § 14
 § 1
 § 2