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Timestamp: 2016-10-26 17:23:35+00:00

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5A_766/2010 (30.05.2011)
5A_766/2010
Arr�t du 30 mai 2011
recours contre l'arr�t de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve du 17 septembre 2010.
A.a A.________, n� en 1954, de nationalit� allemande, et dame A.________, n�e en 1965, ressortissante p�ruvienne, se sont mari�s le 17 septembre 1993 � Gen�ve, sans conclure de contrat de mariage. Une fille est issue de cette union, B.________, n�e le 31 d�cembre 1993 � Gen�ve.
Statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, d'entente entre les �poux, le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve a, par jugement du 12 septembre 2000, autoris� les conjoints � vivre s�par�s, confi� la garde de l'enfant � la m�re, sous r�serve d'un droit de visite usuel en faveur du p�re, attribu� la jouissance exclusive du domicile conjugal � l'�pouse, et donn� acte au mari de son engagement de verser la somme de 1'200 fr. par mois � titre de contribution � l'entretien de la famille.
Dans le courant de l'ann�e 2005, l'�pouse qui, selon le mari, souffrait de troubles psychiques depuis plusieurs ann�es d�j�, a subi une importante crise qui a n�cessit� une br�ve hospitalisation psychiatrique. Le mari a demand� au Tribunal tut�laire que la garde de l'enfant par sa m�re soit suspendue et lui soit attribu�e, le temps que l'int�ress�e se r�tablisse.
Par ordonnance du 15 mars 2006, le Tribunal tut�laire a retir� la garde � la m�re, avec l'accord de celle-ci, et a plac� l'enfant aupr�s de son p�re, pr�cisant que la m�re pourrait entretenir des relations personnelles avec sa fille d'entente avec elle et en pr�sence du p�re ou d'un tiers agr�� par les deux parents.
Depuis lors, l'�tat de l'�pouse s'est stabilis� gr�ce � une m�dication ad�quate et elle voit r�guli�rement sa fille.
A.b Le 19 juin 2009, le mari a form� une demande unilat�rale en divorce. Il a notamment conclu � ce que l'autorit� parentale conjointe soit maintenue, � ce que la garde de sa fille lui soit attribu�e, sous r�serve d'un droit de visite usuel en faveur de la m�re, et � ce que celle-ci soit condamn�e au paiement d'une contribution d'entretien pour l'enfant.
L'�pouse ne s'est oppos�e ni au principe du divorce, ni aux conclusions prises au sujet de l'enfant.
Par jugement sur mesures provisoires du 16 octobre 2009, le Tribunal de premi�re instance, statuant d'entente entre les parties, a r�duit la contribution d'entretien allou�e en mesures protectrices de 1'200 fr. � 600 fr. par mois d�s le 1er novembre 2009.
Par jugement du 21 janvier 2010, le Tribunal de premi�re instance a, entre autres points, prononc� le divorce, laiss� aux deux parents l'autorit� parentale conjointe sur leur fille, attribu� la garde de celle-ci � son p�re, r�serv� � la m�re un droit de visite � raison d'un week-end sur deux et durant la moiti� des vacances scolaires, et condamn� l'�pouse � verser une contribution de 200 fr. par mois pour l'entretien de l'enfant, aucune pension ne lui �tant allou�e pour elle-m�me.
L'�pouse a appel� de ce jugement, concluant � ce que le mari soit condamn� � lui verser une contribution � son entretien, index�e, d'un montant de 600 fr. par mois, ledit jugement �tant confirm� pour le surplus.
Par arr�t du 17 septembre 2010, la Cour de justice du canton de Gen�ve a, notamment, annul� le jugement du 21 janvier 2010 s'agissant de la contribution � l'entretien de l'enfant de 200 fr. par mois support�e par l'�pouse et a condamn� le mari � verser mensuellement � celle-ci la somme de 600 fr. par mois, indexation en sus, � titre de pension apr�s divorce.
Par acte du 1er novembre 2010, le mari exerce un recours en mati�re civile contre l'arr�t du 17 septembre 2010. Il conclut, principalement, � ce qu'aucune contribution pour l'�pouse ne soit mise � sa charge et � ce que celle-ci soit condamn�e � contribuer � l'entretien de l'enfant par le versement, allocations familiales en sus, d'un montant de 200 fr. par mois jusqu'� la majorit� ou jusqu'� 25 ans en cas d'�tudes s�rieuses suivies r�guli�rement, ladite contribution �tant, dans ce cas, vers�e directement � l'enfant d�s sa majorit�. Subsidiairement, il demande le renvoi de la cause � l'autorit� cantonale pour nouvelle instruction et nouveau jugement dans le sens des consid�rants.
L'intim�e propose le rejet du recours. Elle sollicite par ailleurs le b�n�fice de l'assistance judiciaire.
L'autorit� cantonale s'est r�f�r�e aux consid�rants de son arr�t.
1.1 Interjet� contre une d�cision finale (art. 90 LTF) rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) par l'autorit� de derni�re instance cantonale (art. 75 al. 1 LTF), dans une cause de nature p�cuniaire dont la valeur litigieuse est sup�rieure � 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et 74 al. 1 let. b LTF), le recours est recevable au regard de ces dispositions. Il a par ailleurs �t� form� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et en la forme pr�vue par la loi (art. 42 LTF), par la partie qui a succomb� dans ses conclusions prises devant l'autorit� pr�c�dente et qui a par cons�quent la qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF dans son ancienne teneur, vu l'art. 132 al. 1 LTF). Il y a donc lieu, en principe, d'entrer en mati�re.
1.2 Le recours en mati�re civile peut �tre interjet� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� aux art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal f�d�ral n'entre pas en mati�re sur la violation d'un droit de rang constitutionnel ou sur une question aff�rente au droit cantonal ou intercantonal si le grief n'a pas �t� invoqu� et motiv� de mani�re d�taill�e par la partie recourante (art. 106 al. 2 LTF; ATF 136 I 65 consid. 1.3.1 p. 68; 134 I 83 consid. 3.2 p. 88; 134 II 244 consid. 2.2 p. 246). Pour le reste, il applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF), sans �tre limit� par les arguments soulev�s dans le recours ni par la motivation retenue dans la d�cision d�f�r�e (ATF 135 III 397 consid. 1.4 p. 400; 134 III 102 consid. 1.1 p. 104). Cependant, compte tenu de l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, sous peine d'irrecevabilit� (art. 108 al. 1 let. b LTF), le Tribunal f�d�ral n'examine en principe que les griefs invoqu�s; il n'est pas tenu de traiter, comme le ferait une autorit� de premi�re instance, toutes les questions juridiques qui se posent, lorsque celles-ci ne sont plus discut�es devant lui (ATF 135 II 397 consid. 1.4 p. 400; 134 III 102 consid. 1.1 p. 105).
Par ailleurs, le Tribunal f�d�ral conduit son raisonnement sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si les constatations de fait ont �t� �tablies de fa�on manifestement inexacte - notion qui correspond � l'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 135 II 145 consid. 8.1 p. 153; 135 III 127 consid. 1.5 p. 130, 397 consid. 1.5 p. 401) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 97 al. 1 LTF), et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF).
Invoquant l'art. 9 Cst., le recourant se plaint d'arbitraire dans l'appr�ciation des preuves et l'�tablissement des faits sur quatre points, � savoir sur la d�termination: de son revenu, de la capacit� de gain de l'intim�e, du niveau de vie des parties durant la vie commune et de la rente AVS probable de l'intim�e.
2.1 L'arbitraire ne r�sulte pas du seul fait qu'une autre solution serait concevable ou m�me pr�f�rable. Le Tribunal f�d�ral n'annule la d�cision attaqu�e que lorsque celle-ci est insoutenable, se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, viole gravement une norme ou un principe juridique indiscut�, ou encore heurte de mani�re choquante le sentiment de la justice et de l'�quit�. En outre, il ne suffit pas que la d�cision se fonde sur une motivation insoutenable; encore faut-il qu'elle se r�v�le arbitraire dans son r�sultat (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4 s.; 134 I 140 consid. 5.4 p. 148, 263 consid. 3.1 p. 265/266).
De jurisprudence constante, le Tribunal f�d�ral se montre r�serv� en mati�re d'appr�ciation des preuves et d'�tablissement des faits, vu le large pouvoir qu'il reconna�t dans ce domaine aux autorit�s cantonales (ATF 104 Ia 381 consid. 9 p. 399 et les r�f�rences mentionn�es). Il n'intervient, pour violation de l'art. 9 Cst., que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, s'il a omis sans motifs s�rieux de tenir compte d'un moyen de preuve pertinent ou encore s'il a op�r�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables (ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9).
2.2 Le recourant reproche d'abord � l'autorit� cantonale d'avoir retenu que son revenu se situait entre 8'250 fr. et, au cas o� il percevrait un treizi�me salaire, 8'940 fr. par mois. Il expose avoir indiqu� devant le Tribunal de premi�re instance d�j�, certificat de salaire pour l'ann�e 2008 � l'appui (pi�ce n� 6), que son revenu se limitait � 8'250 fr. par mois, vers�s douze fois l'an.
L'arr�t attaqu� retient que, de janvier � ao�t 2008, le revenu moyen du recourant s'est �lev� � 8'250 fr. net par mois, sans qu'il soit indiqu� s'il b�n�ficie d'un treizi�me salaire, de sorte qu'il convient d'admettre que son revenu mensuel est compris entre 8'250 fr. et 8'940 fr. La pi�ce n� 6 invoqu�e sur ce point par le recourant, qui ne constitue pas un d�compte annuel puisqu'elle ne mentionne que son gain net - variable d'un mois � l'autre - pour les huit premiers mois de 2008 (de janvier � ao�t), n'est pas propre � faire appara�tre cette constatation comme arbitraire. De toute mani�re, les juges pr�c�dents s'en sont tenus � un salaire d'�environ 8'000 fr. par mois�. La contribution due par le recourant a en outre �t� calcul�e en fonction d'un solde disponible de celui-ci �de l'ordre� de 4'000 fr., et non sur la base de chiffres pr�cis. Dans ces conditions, la constatation incrimin�e ne rend pas insoutenable le r�sultat auquel est parvenue la Cour de justice.
2.3 Le recourant fait aussi grief � l'autorit� cantonale d'avoir retenu que la capacit� de gain de l'intim�e �tait limit�e � 75% et soutient que celle-ci r�aliserait un revenu plus �lev� en travaillant dans l'horlogerie plut�t que dans le secteur du m�nage.
Selon l'arr�t attaqu�, durant les sept ans de vie commune du couple et leur cinq ann�es de s�paration, l'�pouse s'est consacr�e � la tenue du m�nage et � l'�ducation de l'enfant des parties; elle aurait d'ailleurs vraisemblablement continu� cette prise en charge �ducative si elle n'avait pas souffert de graves troubles psychiques. Elle travaille d�sormais dans le secteur du nettoyage pour deux entreprises diff�rentes, � raison de douze heures, respectivement dix heures par semaine; depuis juillet 2009, elle effectue en outre plusieurs heures par dimanche pour une autre soci�t�. Elle retire de ces diff�rents emplois, qui correspondent � 128 heures de travail (soit � un taux d'activit� de 75%), un revenu mensuel net moyen de 2'605 fr. Compte tenu de ces �l�ments, auxquels s'ajoutent ses troubles psychiques (qu'elle ne stabilise qu'en suivant un traitement m�dicamenteux), et d�s lors qu'il n'est pas �tabli qu'un emploi dans l'horlogerie lui procurerait des revenus sup�rieurs � ceux qu'elle per�oit actuellement, la Cour de justice estime que le montant de 2'605 fr. par mois correspond � sa pleine capacit� de gain.
Le recourant ne d�montre pas que cette opinion serait arbitraire. En particulier, il n'appara�t pas insoutenable d'admettre que les troubles psychiques pr�sent�s par l'intim�e, bien que stabilis�s par m�dicaments, restreignent sa capacit� de gain, le recourant se contentant de pr�tendre � cet �gard, de mani�re appellatoire, qu'aucun �l�ment s�rieux ne permet de retenir une telle limitation. Selon le recourant - qui se r�f�re aux salaires minimaux d'embauche n�goci�s dans le cadre de la convention collective de travail entre la Convention patronale de l'industrie horlog�re suisse et Unia -, il serait par ailleurs notoire que l'intim�e, qui est au b�n�fice d'une formation dans l'horlogerie, pourrait obtenir un salaire entre 3'900 fr. et 4'080 fr. par mois en �tant employ�e dans ce secteur. Outre que ces chiffres concernent des travailleurs �qualifi�s�, �pith�te dont il n'est pas d�montr� qu'elle s'appliquerait � l'intim�e, le moyen n'appara�t pas d�cisif. �tant donn� l'�ge de celle-ci (45 ans), son �tat de sant�, son absence d'exp�rience professionnelle dans ce domaine et la situation du march� du travail, il n'est de toute mani�re pas �tabli qu'il lui serait effectivement possible d'obtenir un tel revenu, d'autant qu'elle a produit la r�ponse n�gative d'une grande entreprise horlog�re de la place � son offre de service du 24 septembre 2009. D�s lors, la prise en compte d'un revenu hypoth�tique sup�rieur � celui qu'elle obtient actuellement ne saurait de toute fa�on entrer en consid�ration (cf. ATF 128 III 4 consid. 4c/bb p. 7; arr�t 5A_311/2010 du 3 f�vrier 2011, consid. 2.3 destin� � la publication).
2.4 Pour le recourant, serait �galement arbitraire la constatation de l'autorit� cantonale selon laquelle la totalit� de son salaire finan�ait le niveau de vie des parties pendant le mariage, � concurrence d'environ 8'000 fr. par mois, nets d'imp�ts et de primes d'assurances maladie. Il expose que, pendant les sept ann�es d'union conjugale, il ne travaillait pas encore, comme c'est le cas actuellement, aupr�s d'une organisation internationale, mais pour un employeur suisse, et que son salaire, qui �tait en outre soumis � l'imp�t, n'�tait pas de 8'000 fr. mais de 4'000 fr. par mois; � l'appui de ses dires, il invoque une attestation de la caisse de pension dudit employeur suisse produite � l'appui de sa demande en divorce, indiquant qu'il a acquis, du 17 septembre 1993 au 31 d�cembre 1999, un avoir de pr�voyance d'un montant de 52'560 fr. 20. Il affirme en outre qu'entre 1999 et 2001, les parties �taient tr�s endett�es, ayant jusqu'� 38'411 fr. d'impay�s en ao�t 1999, dont il a pris en charge la totalit�.
L'attestation en question mentionne uniquement, en sus des dates de son entr�e dans l'institution de pr�voyance (27 septembre 1989), de sa sortie de celle-ci (31 d�cembre 1999) et de son mariage (17 septembre 1993): son avoir LPP � la date du mariage (48'565 fr. 55), sa prestation de sortie au 31 d�cembre 1999 (101'125 fr. 75) et son avoir acquis du 17 septembre 1993 au 31 d�cembre 1999 (52'560 fr. 20). A elle seule, cette pi�ce ne permet pas d'affirmer que le salaire du recourant pendant le mariage n'aurait �t� que de 4'000 fr. par mois. Faute d'autres �l�ments mentionn�s par le recourant, le moyen appara�t ainsi insuffisamment motiv� (art. 106 al. 2 LTF).
Quant aux pr�tendues dettes des �poux, le recourant se fonde sur des faits que la d�cision attaqu�e ne retient pas, sans soutenir que ceux-ci auraient �t� omis alors qu'ils �taient �tablis. Il n'y a d�s lors pas lieu d'entrer en mati�re sur ce point.
2.5 L'autorit� cantonale a par ailleurs retenu qu'il �tait hautement vraisemblable que l'�pouse ne b�n�ficierait que d'une faible rente AVS, vu le statut de fonctionnaire international du mari. Le recourant le conteste, arguant que l'�on peine � comprendre le lien �tabli par la Cour cantonale entre le statut de fonctionnaire international [...] et la future rente AVS de l'intim�e�. Ce grief ne satisfait manifestement pas aux conditions de motivation d�duites de l'art. 106 al. 2 LTF. Au reste, les fonctionnaires internationaux, tout comme leurs conjoints, ne sont en principe pas assur�s obligatoirement aux assurances sociales (cf. le site internet du D�partement f�d�ral des affaires �trang�res [http://www.eda.admin.ch]), de sorte que la constatation incrimin�e n'appara�t pas insoutenable.
Le recourant critique aussi l'affirmation de la Cour de justice selon laquelle, en plus de la rente substantielle qu'il retirera d�s 63 ans du fonds de pension de l'organisation internationale qui l'emploie, il en percevra une autre, �galement cons�quente, de l'AVS, institution � laquelle il a tr�s certainement cotis� avant son mariage, intervenu alors qu'il avait d�j� pr�s de 40 ans. Le recourant se borne toutefois � all�guer que l'autorit� cantonale est tomb�e dans l'arbitraire �en tirant des conclusions sur de simples sp�culations�, et qu'elle pouvait demander des pi�ces qui auraient d�montr� que son traitement initial aupr�s de l'organisation internationale pr�cit�e ��tait de l'ordre de 4'000 fr. avec une cons�quence sur son fonds de pension�. Purement appellatoires, ces all�gations sont par cons�quent irrecevables.
Le recourant fait par ailleurs valoir qu'il percevra son fonds de pension � 63 ans et sa rente AVS � 65 ans, de sorte que, pendant deux ans, il ne b�n�ficiera que du premier pour vivre. Il n'�taye cependant nullement son affirmation, ni n'explique dans quelle mesure ce fait aurait une incidence sur l'issue du litige (art. 97 al. 1 LTF).
Pour le surplus, les critiques formul�es par le recourant ne concernent pas l'appr�ciation des preuves et l'�tablissement des faits, mais l'application du droit f�d�ral, en particulier de l'art. 125 CC. Elles seront par cons�quent examin�es dans ce contexte.
Dans un autre grief, le recourant se plaint de la violation de l'art. 125 CC. Il reproche � l'autorit� cantonale d'avoir d�termin� le montant de la pension due � l'�pouse en se fondant sur le niveau de vie des parties durant le mariage, de surcro�t sur la base d'un revenu de 8'000 fr. par mois bien sup�rieur � la r�alit�. Il soutient qu'il convenait de prendre en consid�ration le standard de vie pendant la s�paration, puisque celle-ci a dur� dix ans, soit plus longtemps que les sept ann�es de vie commune du couple. En l'occurrence, il aurait �t� �tabli par le Tribunal de premi�re instance, statuant sur mesures provisoires, qu'apr�s la s�paration, l'�pouse a exerc� une activit� de femme de m�nage pour un revenu de 1'300 fr. par mois. Selon le recourant, il convient d'ajouter � ce montant la pension mensuelle de 1'200 fr. par mois vers�e par lui pour l'entretien de la famille dans le cadre des mesures protectrices de l'union conjugale, soit au total 2'500 fr. par mois, les parties �tant toutefois ult�rieurement convenues de r�duire, en mesures provisoires, le montant de dite pension � 600 fr. par mois. Or, toujours selon le recourant, le Tribunal de premi�re instance a ensuite retenu que l'�pouse percevait un revenu mensuel de 2'605 fr. pour une activit� � 75%: ce montant �tant l�g�rement sup�rieur � celui dont elle avait b�n�fici� jusque-l�, elle n'aurait pas droit � une contribution d'entretien, d'autant qu'elle conserve un solde disponible de 145 fr. par mois et est donc �conomiquement ind�pendante.
Par ailleurs, la cour cantonale aurait omis de prendre en consid�ration l'indemnit� �quitable qui sera vers�e � l'intim�e, d'un montant de 52'560 fr. 20, auquel il conviendrait d'ajouter une somme de 26'280 fr. 20, correspondant � la moiti� de son avoir LPP, soit un total de 78'840 fr. 20, qu'elle pourra garder pour sa pr�voyance.
3.1 Aux termes de l'art. 125 al. 1 CC, si l'on ne peut raisonnablement attendre d'un �poux qu'il pourvoie lui-m�me � son entretien convenable, y compris � la constitution d'une pr�voyance vieillesse appropri�e, son conjoint lui doit une contribution �quitable. Cette disposition concr�tise deux principes: d'une part, celui de l'ind�pendance des �poux apr�s le divorce, qui postule que, dans toute la mesure du possible, chaque conjoint doit subvenir d�sormais � ses propres besoins; d'autre part, celui de la solidarit�, qui implique que les �poux doivent supporter en commun non seulement les cons�quences de la r�partition des t�ches convenue durant le mariage (art. 163 al. 2 CC), mais �galement les d�savantages qui ont �t� occasionn�s � l'un d'eux par l'union et qui l'emp�chent de pourvoir � son entretien convenable. Dans son principe, comme dans son montant et sa dur�e, l'obligation d'entretien doit �tre fix�e en tenant compte des �l�ments �num�r�s de fa�on non exhaustive � l'art. 125 al. 2 CC (ATF 132 III 598 consid. 9.1 p. 600 et les arr�ts cit�s).
Une contribution est en principe due si le mariage a concr�tement influenc� la situation financi�re de l'�poux cr�direntier (�lebenspr�gend�). Si le mariage a dur� au moins dix ans - p�riode � calculer jusqu'� la date de la s�paration des parties (ATF 132 III 598 consid. 9.2 p. 600) -, il a eu, en r�gle g�n�rale, une influence concr�te. La jurisprudence retient �galement que, ind�pendamment de sa dur�e, un mariage influence concr�tement la situation des �poux lorsque ceux-ci ont des enfants communs (ATF 135 III 59 consid. 4.1 p. 61) ou encore en cas de d�racinement culturel du conjoint (arr�ts 5A_743/2010 du 10 f�vrier 2011, consid. 4.1.2; 5A_275/2009 du 25 novembre 2009, consid. 2.1 publi� in SJ 2010 I 521). Dans de telles hypoth�ses, le principe est que le standard de vie choisi d'un commun accord doit �tre maintenu pour les deux parties dans la mesure o� leur situation financi�re le permet (ATF 132 III 593 consid. 3.2 p. 594). Il s'agit alors de la limite sup�rieure de l'entretien convenable auquel l'�poux cr�ancier a droit. Lorsqu'il n'est pas possible, en raison de l'augmentation des frais qu'entra�ne l'existence de deux m�nages distincts, de conserver le niveau de vie ant�rieur, le cr�ancier d'entretien peut pr�tendre au m�me niveau de vie que le d�biteur d'entretien (ATF 129 III 7 consid. 3.1.1 p. 8). Enfin, quand le divorce est prononc� � l'issue d'une longue s�paration, � savoir une dizaine d'ann�es, la situation de l'�poux b�n�ficiaire durant cette p�riode est en principe d�terminante (arr�t 5A_478/2010 du 20 d�cembre 2010, consid. 4 destin� � la publication; ATF 132 III 598 consid. 9.3 p. 601; 129 III 7 consid. 3.1.1 p. 8/9 et les r�f�rences cit�es).
3.2 En l'esp�ce, le mariage a dur� moins de dix ans mais les parties ont un enfant commun et l'�pouse, au demeurant n�e au P�rou et de nationalit� p�ruvienne, s'est occup�e de ce dernier ainsi que de la tenue du m�nage. Ces circonstances suffisent � consid�rer que le mariage a eu une influence concr�te sur sa situation. Le recourant ne le conteste du reste pas. Par ailleurs, il n'a pas �tabli qu'elle serait en mesure d'augmenter son taux d'activit�, ni de r�aliser un gain sup�rieur � celui qu'elle per�oit actuellement (cf. supra, consid. 2.3). Il soutient cependant que la contribution allou�e � l'intim�e lui procurerait un niveau de vie sup�rieur � celui auquel elle peut pr�tendre, vu la longue s�paration des conjoints. Ce moyen n'appara�t pas fond�. L'autorit� cantonale n'a en effet nullement m�connu que la s�paration des parties remontait � pr�s de dix ans. Elle a toutefois consid�r� qu'une contribution d'entretien de 600 fr. par mois permettrait � l'�pouse de maintenir le niveau de vie qui avait �t� le sien depuis lors. Dans la mesure o� le recourant pr�tend que le salaire de l'�pouse apr�s la s�paration �tait de 1'300 fr. par mois, son all�gation ne r�sulte pas des constatations de la Cour de justice (art. 105 al. 1 LTF), sans qu'il soit reproch� � celle-ci d'avoir �tabli les faits de fa�on arbitrairement lacunaire (art. 97 al. 1 LTF). De toute mani�re, la seule comparaison du revenu ant�rieur de l'�pouse, dont le recourant all�gue qu'il correspondait � 4 heures de m�nage par jour, avec celui qu'elle r�ussit � obtenir actuellement en cumulant plusieurs emplois, y compris le dimanche, ne permet pas de consid�rer que l'autorit� cantonale aurait, � cet �gard, viol� le droit f�d�ral ou abus� de son pouvoir d'appr�ciation (art. 4 CC).
Sans compter que l'�pouse, dont les perspectives en mati�re d'AVS et de pr�voyance professionnelle sont faibles, devra se constituer une pr�voyance vieillesse appropri�e. Le recourant affirme certes qu'il n'a pas �t� tenu compte d'un montant de 78'840 fr. 20 (52'560 fr. 20 + 26'280 fr. 20) que l'intim�e pourrait �garder pour sa LPP�. Ce grief n'appara�t gu�re compr�hensible. Il r�sulte en effet de l'arr�t attaqu� que le juge de premi�re instance a allou� � l'�pouse une somme de 52'560 fr. 20 � titre d'indemnit� �quitable au sens de l'art. 124 al. 1 CC. On ne voit d�s lors pas comment elle b�n�ficierait d'un montant sup�rieur au titre de la pr�voyance professionnelle du mari. De toute fa�on, l'argument n'appara�t pas d�cisif, les expectatives de l'intim�e en mati�re de pr�voyance vieillesse restant peu �lev�es, que l'on se fonde sur l'un ou l'autre des montants pr�cit�s.
L'autorit� cantonale aurait aussi enfreint les art. 133 al. 1 et 285 al. 1 CC, en relation avec l'art. 145 al. 1 aCC.
4.1 Le recourant soutient d'abord qu'en proc�dure d'appel, l'intim�e n'a pas contest� devoir lui verser mensuellement une somme de 200 fr. pour l'entretien de leur fille, se bornant � r�clamer une contribution de 600 fr. par mois pour elle-m�me. Par compensation, elle a ainsi conclu, selon lui, � l'allocation d'un montant de 400 fr. pour son propre entretien. Cons�quemment, la Cour de justice aurait statu� ultra petita.
4.1.1 La maxime d'office s'applique de mani�re g�n�rale pour toutes les questions relatives aux enfants: le juge fixe la contribution d'entretien due � l'enfant par le parent qui n'en a pas la garde (art. 133 al. 1 CC) sans �tre li� par les conclusions des parties et m�me en l'absence de conclusions (ATF 128 III 411 consid. 3.1 p. 412 et les r�f�rences). La maxime d'office s'applique �galement sans limitation en instance de recours cantonale. L'interdiction de la reformatio in pejus n'entre pas en consid�ration dans les domaines r�gis par ce principe (ATF 129 III 417 consid. 2.1.1 p. 420; SUTTER-SOMM, Schweizerisches Zivilprozessrecht, Zurich 2007, n. 975; arr�t 5A_652/2009 du 18 janvier 2010, consid. 3). Par ailleurs, selon l'art. 148 al. 1 aCC, le recours ordinaire de droit cantonal suspend l'entr�e en force du jugement attaqu� dans la seule mesure des conclusions prises; ledit jugement entre donc partiellement en force de chose jug�e, � savoir sur toutes les questions non critiqu�es par le recours (ATF 129 III 481 consid. 3.3 p. 486 s.). Cette r�gle souffre une exception lorsque le recours porte sur la pension allou�e au conjoint: dans ce cas, les contributions d'entretien des enfants peuvent aussi faire l'objet d'un nouveau jugement (art. 148 al. 1 2e phrase aCC).
4.1.2 Il r�sulte de l'arr�t attaqu� que l'�pouse, qui a conclu en appel au versement d'une pension mensuelle de 600 fr. en sa faveur, n'a pas critiqu� la contribution de 200 fr. par mois mise � sa charge pour l'entretien de l'enfant. Se r�f�rant � l'art. 148 al. 1 2e phrase aCC, les juges pr�c�dents ont cependant estim� qu'ils pouvaient statuer � nouveau sur cette derni�re obligation, quand bien m�me celle-ci n'�tait pas contest�e. En consid�rant qu'ils avaient la facult� de revoir d'office la question de la contribution d'entretien en faveur de l'enfant, et ce m�me si l'appel dont ils �taient saisi ne mettait en cause que celle de la contribution � l'entretien de l'�pouse, les juges pr�c�dents n'ont pas viol� le principe de la maxime d'office et la jurisprudence y relative.
Le recourant ne le pr�tend du reste pas. Il soutient toutefois que l'autorit� cantonale a rendu une d�cision ultra petita en allouant � l'�pouse une contribution d'entretien d'un montant de 600 fr., alors qu'elle demandait 400 fr. �par compensation� puisqu'elle �devait verser 200 fr. pour sa fille� (sans toutefois prendre de conclusions expresses en ce sens, se bornant � demander qu'il soit constat� qu'il ne doit aucune contribution d'entretien � l'intim�e). Or, sous r�serve d'exceptions pr�vues par le droit f�d�ral sans pertinence en l'esp�ce (J.-F. POUDRET, Commentaire de la loi f�d�rale d'organisation judiciaire, vol. II, n. 2.3 ad art. 63; FRANCK/STR�ULI/MESSMER, Kommentar zur Z�rcherischen Zivilprozessordnung, 3e �d., � 54 n. 18), en particulier lorsque la maxime d'office est applicable - ce qui n'est pas le cas s'agissant de la contribution du conjoint, qui rel�ve de la maxime de disposition (ATF 129 III 417 consid. 2.1.1 p. 420; 128 III 411 consid. 3.2.2 p. 414 et les r�f�rences) -, il appartient au droit cantonal de proc�dure, et non au droit f�d�ral, de dire si et dans quelle mesure le juge est li� par les conclusions des parties ou peut statuer ultra petita (ATF 111 II 358 consid. 1 p. 360 et les r�f�rences); il en va de m�me en ce qui concerne l'interpr�tation des conclusions prises devant la juridiction cantonale (POUDRET, op. cit., n. 1.3.2.7 ad art. 43 et les auteurs cit�s). En l'occurrence, le recourant n'indique pas quelles dispositions de la loi de proc�dure civile genevoise seraient applicables, ni en quoi elles auraient �t� arbitrairement viol�es par la Cour de justice. Son grief est par cons�quent irrecevable, faute de motivation suffisante (art. 106 al. 2 LTF).
4.2 Selon le recourant, la d�cision de supprimer la pension en faveur de l'enfant des parties ne serait en outre pas conforme � l'int�r�t de celui-ci. Il reproche � cet �gard aux juges pr�c�dents de n'avoir pas �clairci, ni pris en consid�ration d'office les faits pertinents s'agissant des �ventuels projets d'�tudes de la jeune fille, de ses frais de formation et de ses d�penses courantes. Il s'en prend par ailleurs � nouveau � la capacit� contributive de l'intim�e telle qu'arr�t�e par l'autorit� cantonale.
4.2.1 Selon l'art. 285 al. 1 CC, auquel renvoie l'art. 133 al. 1 CC, la contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'� la situation et aux ressources des p�re et m�re, compte tenu de la fortune et des revenus de l'enfant, de m�me que de la participation de celui des parents qui n'a pas la garde de l'enfant � la prise en charge de ce dernier. Ces diff�rents crit�res doivent �tre pris en consid�ration; ils exercent une influence r�ciproque les uns sur les autres. Les besoins de l'enfant doivent ainsi �tre examin�s en relation avec les trois autres �l�ments �voqu�s et la contribution d'entretien doit toujours �tre dans un rapport raisonnable avec le niveau de vie et la capacit� contributive du d�birentier (ATF 116 II 110 consid. 3a p. 112; arr�t 5A_402/2010 du 10 septembre 2010, consid. 4.2.4). En pr�sence de ressources financi�res limit�es, le minimum vital du d�birentier au sens du droit des poursuites doit en principe �tre garanti (ATF 127 III 68 consid. 2c p. 70; 126 III 353 consid. 1a/aa p. 356; 123 III 1 consid. 3b/bb p. 5 et consid. 5 p. 9; 121 I 367 consid. 2 p. 370 ss). Ainsi, dans certaines circonstances, il est possible d'exiger du parent gardien qu'il contribue � l'entretien de l'enfant, en sus des soins et de l'�ducation, par des prestations en argent (arr�t 5C.277/2001 du 19 d�cembre 2002, consid. 2.1 in fine; cf. ATF 120 II 285 consid. 3a/cc p. 289).
En vertu de la maxime inquisitoire applicable � l'entretien des enfants (art. 280 al. 2 et non 145 al. 1 aCC comme l'invoque � tort le recourant, cette derni�re disposition concernant le sort des enfants), le juge doit �tablir d'office les faits pertinents. Cette obligation ne dispense cependant pas les parties de devoir collaborer activement � la proc�dure ni d'�tayer leurs propres th�ses (ATF 128 III 411 consid. 3.2 p. 412 ss et les citations).
Le montant de la contribution d'entretien est laiss�, pour une part importante, � l'appr�ciation du juge du fait (art. 4 Cst.). Le Tribunal f�d�ral fait montre de r�serve en cette mati�re: il n'intervient que si le juge cantonal a pris en consid�ration des �l�ments qui ne jouent pas de r�le au sens de la loi ou a omis de tenir compte de facteurs essentiels, ou bien encore si, d'apr�s l'exp�rience de la vie, le montant arr�t� appara�t manifestement in�quitable au regard des circonstances (ATF 116 II 103 consid. 2f/cc p. 110; 107 II 406 consid. 2c p. 410).
4.2.2 L'arr�t d�f�r� retient que l'intim�e, dont les revenus mensuels s'�l�vent � 2'605 fr. pour des charges de 2'460 fr. au total, ne b�n�ficie que d'un solde disponible de 145 fr. par mois, alors que celui du recourant, apr�s paiement de ses charges incompressibles, est de l'ordre de 5'000 fr. La comparaison des ressources respectives des parties r�v�le que la situation financi�re de l'intim�e est nettement moins favorable que celle du recourant. Ce dernier pr�tend certes que l'intim�e pourrait travailler � temps plein et gagner ainsi davantage, en quittant en outre le secteur du m�nage pour celui de l'horlogerie. Comme il a �t� expos� ci-dessus, il n'a toutefois pas �tabli qu'il serait effectivement possible � celle-ci de r�aliser un revenu plus �lev� que celui qu'elle obtient actuellement, de sorte qu'on ne saurait reprocher � l'autorit� cantonale d'avoir viol� le droit f�d�ral en ne lui imputant pas un revenu hypoth�tique sup�rieur (cf. supra, consid. 2.3). Il y a d�s lors lieu de s'en tenir aux montants constat�s dans l'arr�t attaqu�.
Dans ces circonstances, il �tait possible d'exiger du parent gardien qu'il contribue � l'entretien de l'enfant, en sus des soins et de l'�ducation, par des prestations en argent (cf. supra, consid. 4.2.1 � 1 in fine), et, partant, de supprimer la contribution mise � la charge de l'intim�e, d'autant qu'il r�sulte de l'arr�t entrepris que le recourant dispose encore, apr�s paiement de ses charges et de celles de sa fille, d'un solde disponible de l'ordre de 4'000 fr. par mois.
En d�finitive, la cour cantonale est rest�e dans les limites du pouvoir d'appr�ciation que lui conf�re l'art. 285 al. 1 CC, sans qu'il soit besoin d'examiner s'il incombait � cette autorit� d'instruire plus avant la question des besoins de l'enfant, dont les charges mensuelles ont, au demeurant, �t� arr�t�es � 730 fr. par mois sans que le recourant ne se plaigne d'arbitraire � ce sujet, ni ne pr�cise quels frais suppl�mentaires auraient d� �tre pris en compte.
En conclusion, le recours se r�v�le mal fond� et ne peut qu'�tre rejet�, dans la mesure o� il est recevable. Le recourant, qui succombe, supportera par cons�quent les frais de la pr�sente proc�dure (art. 66 al. 1 LTF) et versera en outre des d�pens � l'intim�e (art. 68 al. 1 et 2 LTF), dont la requ�te d'assistance judiciaire devient ainsi sans objet.
La demande d'assistance judiciaire de l'intim�e est sans objet.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 2'500 fr., sont mis � la charge du recourant.
Une indemnit� de 2'500 fr., � verser � l'intim�e � titre de d�pens, est mise � la charge du recourant.

References: art. 95
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 133
 art. 63
 art. 43
in fine
 ATF 
in fine