Source: http://ddata.over-blog.com/1/93/30/42/Pere-Jacques-el-Haddad.htm
Timestamp: 2020-08-06 22:50:46+00:00

Document:
Father Yaccoub Haddad, Abouna Yaccoub
Père Jacques Haddad Capucin, Abouna Yaacoub. 1875 - 1954
Free Programming Courses On Line - www.puresoftwarecode.com
Père Jacques Haddad Capucin, le Vénérable “Abouna Yaacoub”
Abouna Yaacoub” dans l'attente de la béatification
Projet Psychiatrique
Centres d'accueil et de formation
Soeurs de la Croix-Bchéelé
Les lieux de mission n’appartenant pas à la Congrégation - Au liban
Les lieux de mission n’appartenant pas à la Congrégation - A l'Étranger
Géneral information - La Congrégation des Franciscaines de la croix du Liban
La Congrégation des Franciscaines de la Croix du Liban - www.congfcl.org
le Vénérable “Abouna Yaacoub”
Le procès de béatification s'est déroulé en trois étapes principales
1. Le procès épiscopal
Il s'est ouvert le 17/9/1960. En vertu de cette action, un tribunal ecclésiastique a été formé. Il a tenu une audition de témoins et examiné documents et écrits.
2. Le procès pontifical
Il s'est ouvert le 28/11/1979. Au cours de cette étape, les faits du premier procès ont été reconsidérés et de nouveaux témoins introduits avec des documents supplémentaires. Cette phase a pris fin avec l'annonce de l’héroïcité des vertus.
À la demande du Saint-Siège, la dépouille de “Abouna Yaacoub” est transportée le 30 octobre 1982, à l'église Notre-Dame de la Mer, devenue désormais un sanctuaire visité par les croyants en quête de bénédiction, et un lieu de prière à l’intention de sa béatification.
3. La déclaration pontificale
En date du 21/12/1992, Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II a déclaré “Abouna Yaacoub” “Vénérable”, dans l'attente qu'un seul miracle soit accompli par son intercession pour qu’un nouveau tribunal puisse en examiner la véracité.
Khalil (le Vénérable “Abouna Yaacoub”) est né à Ghazir le 1er février 1875. Son père s'appelle Boutros Saleh El-Haddad et sa mère Chams Youakim El-Haddad, tous deux, honnêtes, pieux et attachés aux vertus chrétiennes. “Abouna Yaacoub” se rappelle:
Ma mère m'a appris:
"Tu feras tout et supporteras tout par amour pour Dieu";
"Mon fils, dans les moments difficiles, prie avec le chapelet de ta mère";
"Ma foi est la foi de Pierre".
Mon père m'a appris:
Le réalisme, le bon sens, le sens de l'humour et la détermination.
Khalil est baptisé en l'église Notre-Dame El-Habchié le 21 février 1875. Il grandit dans son village Ghazir et fréquente l'école de la paroisse Saint-François, avant de joindre l'école Saint-Louis, connue sous le nom de l'école de Mzar. Par la suite, il rejoint le Collège de la Sagesse de Beyrouth où il obtient son diplôme en 1891. Brillant élève, il se distingue par sa piété et sa dévotion pour la Vierge Marie.
Il se rend à Alexandrie en 1892 pour enseigner la langue arabe. Ainsi, subviendra-t-il aux besoins de sa famille. Jeune homme dévot, assidu au recueillement, il inculque à ses étudiants les vertus et les connaissances. Là-bas, il entend l'appel de Dieu l’incitant à abandonner le monde, à porter la Croix à la suite du Christ. "Je deviendrai prêtre", dit-il.
C'est alors qu'il revient à Ghazir où il s'applique par son mode de vie et par sa prière à convaincre son père de sa vocation religieuse capucine. Son vœu est exaucé le 25 août 1893 quand il entre au Couvent Saint-Antoine - Khashbau des Pères Capucins. "J’y suis entré vivant, je n'en sortirai que mort", dit-il ce jour-là.
Il demeure au postulat des Capucins huit mois, travaillant au jardin du couvent, imitant Jésus de Nazareth, manifestant son penchant pour la vie religieuse et ce qui s'ensuit de pauvreté, chasteté et obéissance, faisant preuve d’une pure vocation pour la vie consacrée et d’un grand enthousiasme pour le service et la prière.
C’est toujours au Couvent Saint-Antoine - Khashbau qu’il entame son noviciat pour apprendre la vie religieuse avec ses exigences de vertus et de perfection. Le 26 mars 1894, le Père supérieur lui donne l'habit religieux en lui attribuant le nom de Frère Jacques.
Le Frère Capucin Jacques mène son noviciat avec une grande conviction et de manière exemplaire. Il est un modèle à suivre dans sa conduite; il s'en remet à la divine Providence, se plie à la volonté des responsables avec joie, résignation et complaisance, se rappelant toujours les paroles divines: "Quiconque a mis la main à la charrue et regarde en arrière est impropre au Royaume de Dieu" (Lc 9:62). Toutes les fois qu'il se sent en détresse ou envahi de désarroi, il recourt à la Croix; il se rappelle la sainteté de son père, Saint François d'Assise, se laisse guider par ses vertus et montre une satisfaction croissante à l'égard de la vie religieuse.Les Frères votent à l'unanimité l’aptitude du Frère Jacques à la profession des vœux. Le 14 avril 1895, il prononce les vœux temporaires; trois ans après, le 24 avril 1898, il fait les vœux perpétuels.
Son sacerdoce
Le Frère Jacques entre au Couvent de Krey pour achever ses études sacerdotales commencées au Couvent Saint-Antoine – Khashbau. Il attend son ordination en aspirant au jour où il célébrera sa première messe: "Seigneur, permets-moi de célébrer une seule fois le Saint Sacrifice. Après cela, Tu pourras laisser Ton serviteur s’en aller en paix. Je serai heureux et consolé".
Il devient sous-diacre en 1899 et diacre en 1900. Le 1er novembre 1901, Monseigneur Duval, Dominicain français et Nonce Apostolique au Liban et en Syrie, l’ordonne prêtre. Il célèbre sa première messe à l'église Saint-Louis, à Beyrouth (Bab Idriss).
Il retourne dans son village Ghazir pour y célébrer sa seconde messe sur l'autel du Couvent Saint-François, réconfortant ainsi ses parents, ses frères et les gens de son village ....
Un livre intitulé en arabe " le Vénérable Capucin Abouna Yaacoub" et en français "l'Apôtre de la croix, Père Jacques Capucin" dont l'auteur est le Père Salim Rizkallah.
Un livret illustré et multilingue "Abouna Yaacoub, l'Apôtre de la Miséricorde" présentant la vie et les œuvres du Fondateur.
Un livre comprenant une documentation développée.
Un livret liturgique pour les différentes célébrations comprenant des chants religieux populaires composés par le Vénérable "Abouna Yaacoub".
De petites prières pour la béatification.
Un Oratorio du Vénérable "Abouna Yaacoub".
Le samedi 26 juin 2004, un grand événement eut lieu au Couvent de la Croix, à l’ombre de l’église Notre-Dame de la Mer, berceau de la Congrégation. Sa Béatitude Éminentissime, le Cardinal Mar Nasrallah Boutros Sfeir, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient célébra la messe en la présence de Son Excellence, le Président de la République libanaise, le Général Emile Lahoud, et de son épouse, et de nombreuses personnalités religieuses, politiques, officielles, militaires et populaires qui ont afflué de tout le territoire libanais.
L’ambiance de la célébration suscita des sentiments de recueillement et de satisfaction. Le Patriarche célèbre la messe sur l’autel même où Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II avait célébré la messe, lors de sa visite au Liban. La chorale des Sœurs de la Croix chante des hymnes religieux. Des explications sont données à propos des détails des symboles sacrés; une Religieuse de la première génération, celle de l’époque de la fondation de la Congrégation, porte des offrandes divines et, à ses côtés, une Novice, en signe de continuité au service de la Croix; un Frère Capucin est là pour attester de l’appartenance de «Abouna Yaacoub» à l’Ordre des Capucins; et un Frère du Tiers Ordre, celui des fidèles rassemblés sous l’étendard de Saint François et enfin, un neveu du Vénérable «Abouna Yaacoub» représente la famille El-Haddad du village de Ghazir.
Des hymnes d’ouverture marquèrent le début de la célébration, suivis du discours de la Supérieure Générale, Mère Marie Makhlouf dont voici le texte:
«L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur» (Lc 4/16-19).
Son Excellence, Monsieur le Général Emile Lahoud, Président de la République libanaise,
Sa Béatitude Éminentissime, le Cardinal Mar Nasrallah Boutros Sfeir, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient,
En mon nom propre et au nom de toutes mes Sœurs, je vous souhaite à tous la bienvenue dans ce Couvent béni et rempli de joie aujourd’hui. Le ciel nous a comblées de ses dons par votre présence à l’ouverture de l’année du Jubilé de Diamant de la fondation de notre Congrégation et au cinquantenaire du décès de notre Vénérable Capucin Fondateur, «Abouna Yaacoub» El-Haddad.
Le Saint-Esprit, qui a touché notre Seigneur Jésus-Christ au début de sa mission rédemptrice, a aussi montré la voie à «Abouna Yaacoub» et à la Congrégation des Franciscaines de la Croix du Liban pour tout établissement qu’ils ont construit par le passé, et pour ceux qu’ils construisent aujourd’hui et demain. C’est le Saint-Esprit qui nous accompagne et nous inspire dans cette commémoration jubilaire bénie afin que toutes nos œuvres soient en accord avec la volonté divine et avec l’esprit de notre Fondateur, «Abouna Yaacoub» et de notre Patron, Saint François.
«Abouna Yaacoub» a puisé force et grâce du Saint-Esprit et a réalisé au cours de sa vie ce que les Saints seuls peuvent entreprendre. Il disait: «Les gens sont très surpris du nombre d’œuvres que Dieu a réalisé par mon intermédiaire. L’État lui-même est tout aussi surpris, et malgré cela, une seule idée me tourmente: est-ce que j’aime Dieu de tout mon cœur, de toutes mes forces, de toutes mes pensées? Peut-être m’a-t-il donné plus de cinq talents; ai-je gagné ce à quoi il s’attendait de moi? Je ne sais quoi répondre». Combien de fois a-t-il demandé l’aide de Dieu et s’est-il agenouillé en supplication devant la Croix. Combien de fois a-t-il levé les bras vers sa Mère, la Vierge Marie la priant d’intercéder pour lui. Et combien de fois a-t-il marché comme s’il était l’un des Pères ou des Prophètes de l’Ancien Testament ou l’un des Apôtres ou des Pères du Nouveau Testament, afin de fonder une Congrégation qui puisse perpétuer son œuvre sociale et humanitaire. C’est ainsi que la Congrégation des Franciscaines de la Croix du Liban vit le jour. Elle s’en fut, dès ses premiers pas, jour après jour, génération après une autre, pour devenir le giron qui abrite les malades, les misérables et les handicapés; un giron qui éduque les enfants et prend soin des vieux, qui transforme les douleurs en espérance, les inquiétudes en sécurité et bien-être, la colère en calme et rencontre aux pieds du Crucifié.
Tous les projets du Vénérable «Abouna Yaacoub», les hôpitaux, les hospices, les orphelinats et les écoles ont été voulus par lui pour servir l’humanité; car tout être humain est créé à l’image de Dieu, quels que soient sa religion, sa race, son sexe et son pays, tel que le disait «Abouna Yaacoub» lui-même: «Sont à moi ceux qui ne trouvent ni hôpital, ni famille. Je les accepte sans discrimination de confession, de religion ou de pays!».
Ainsi, nous, ses filles, les Sœurs de la Croix, poursuivons-nous son apostolat, armées de ses enseignements qui s’inspirent de l’Évangile et de l’esprit de Saint François qui nous apprit que la Terre est pleine de douleur, de fatigue et de souffrance. Pour cela, nous nous engageons à servir impartialement, à travailler avec persévérance, à prier, à méditer et à pardonner. Notre but étant de soigner les blessures de l’âme et du corps, et d’alléger le fardeau de la vie, suivant en cela l’exemple de notre Fondateur, connu pour avoir été l’homme de la Providence. Il s’était confié, un jour, à Mère Marie de la Croix Zougheib, la première Supérieure Générale, celle qui a participé à la fondation de notre Congrégation, lui disant: «C’est Dieu qui a fondé cette Congrégation et Il saura comment subvenir à ses besoins… Sans Dieu, nous ne pouvons rien, nous ne pouvons même pas mettre une pierre au-dessus de l’autre… Si ce projet est celui de Dieu, il se poursuivra malgré tout».
C’est pourquoi, nous voudrions mettre notre année jubilaire sous le signe de la prière, de la reconnaissance et de l’adoration divine. Nous voudrions la considérer comme une étape importante pour renouveler notre vie monastique et être fidèles à l’esprit de notre Congrégation et à ses constitutions. Nous voudrions y voir un nouvel appel adressé à chacune de nous, responsables, Religieuses, Novices et Postulantes, afin de témoigner encore plus, d’aimer et de servir plus fort ceux qui subissent les plus grandes privations. Ainsi serions-nous dignes de répéter, avec une joie jubilaire sacrée, ce qu’a dit le Seigneur Jésus au début de sa mission rédemptrice, se voulant concerné par les paroles du Prophète Isaïe: “L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur”.
Enfin, j’adresse mes plus profonds remerciements à Son Excellence le Président de la République libanaise, le Général Emile Lahoud, pour sa participation personnelle à cette célébration. Vous avez, Monsieur le Président, révélé, ici, tout le respect et toute la considération que vous portez aux valeurs humaines et spirituelles incarnées dans les œuvres du Capucin «Abouna Yaacoub» El-Haddad.
Et j’adresse à Sa Béatitude Éminentissime, le Cardinal Mar Nasrallah Boutros Sfeir, notre piété filiale et nos profonds remerciements pour sa présence avec nous et la célébration de la messe. Cela est pour nous source de fierté, ou plutôt date importante dans l’histoire de notre Congrégation. C’est une bénédiction qui nous est donnée afin que réussissent nos établissements et nos couvents et que les demeures de Dieu soient au service de l’Homme et de la Patrie.
À Son Excellence, le Nonce Apostolique au Liban, Monseigneur Luigi Gatti, vont nos respects et nos profonds remerciements. Nous voyons en sa participation avec nous la présence paternelle de Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II.
Nos remerciements vont aussi à Son Excellence l’ancien chef de l’État, à leurs Éminences, à Leurs Excellences les Évêques, les ministres, les députés, les chefs militaires, les leaders syndicalistes, les directeurs généraux, les Supérieurs (es) Généraux (ales), tous les conseils municipaux, les maires, la presse audio-visuelle et écrite, à tous les Pères, les Frères et les Sœurs ici présents avec nous.
Guidées par le Saint-Esprit, sous la Croix de notre Sauveur Jésus-Christ, à l’ombre de la protection de la Vierge Marie, Notre-Dame de la Mer, et par l’intercession de notre Père, Saint François, et l’esprit de notre Fondateur, “Abouna Yaacoub”, pour la béatification duquel nous prions, ainsi que par votre présence, à vous tous, vos encouragements et vos prières avec nous et pour nous, nous renouvelons notre vœu sacré d’être des acteurs dans le domaine de Dieu, partageant avec les autres ses récoltes abondantes, et poursuivant avec vous notre marche ecclésiastique et patriotique, en répétant notre devise: “Ô Croix du Seigneur, Ô bien-aimée du cœur”.
Vive la Croix ! Vive l’Église ! Vive le Liban !
S’ensuivit L’homélie du Cardinal
Nous avons le plaisir, ainsi que les Religieuses de la Congrégation des Franciscaines de la Croix du Liban, de vous voir aux devants des participants à ces deux Jubilés si importants pour cette Congrégation: le Jubilé de sa fondation, il y a soixante-quinze ans, et le Jubilé du décès de son Fondateur, il y a cinquante ans. Nous sommes venus pour joindre notre prière à celle de ces Religieuses vertueuses et à celle de tous les participants à cette célébration afin que Dieu récompense leurs actions humanitaires, et réalise leur vœu et le nôtre dans la béatification de leur Fondateur Capucin, le Vénérable «Abouna Yaacoub».
Monsieur le Président, votre présence en tête de cette pieuse assemblée est sans doute un encouragement adressé à ces Religieuses afin qu’elles poursuivent leur action humanitaire, et adressé aussi à toute activité analogue entreprise au Liban sous votre mandat et sous votre patronage.
“Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai” (Mt 11: 28).
1- Invité par la Supérieure Générale de la Congrégation des Franciscaines de la Croix du Liban, Mère Marie Makhlouf, nous sommes venu célébrer cette messe en remerciement à Dieu pour l’abondance des dons qu’il a prodigués à cette Congrégation et à ses Religieuses vertueuses, et en l’occasion du Jubilé de Diamant de la fondation de la Congrégation et du cinquantième anniversaire du décès du Vénérable Capucin «Abouna Yaacoub», Fondateur de cette Congrégation. Nous félicitons ces bonnes Sœurs à l’occasion de ces événements pieux, et nous prions Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie et la prière de leur Vénérable Fondateur, qu’Il décuple leurs forces au service des institutions humanitaires dont elles ont la charge. Qu’elles y reçoivent de nombreux élèves, des orphelins, des malades, des handicapés et ceux atteints de maladies chroniques et que la société ainsi que leurs parents ont mis à l’écart. En remplissant cette mission humanitaire ardue, ces Religieuses ont fait leur l’appel du Christ, lorsqu’il a dit à tous ceux-là: “Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai”.
2- Le Christ ne s’est pas contenté de lancer un appel, mais Il s’en fit œuvrer: Il a guéri nombre de malades lorsqu’Il était en Galilée, d’après les paroles de l’Évangile selon Saint Matthieu: “Et des foules nombreuses s’approchèrent de lui, ayant avec elles des boiteux, des estropiés, des aveugles, des muets et bien d’autres encore, qu’ils déposèrent à ses pieds; et Il les guérit».
La première Église a répondu à l’appel que le Christ a adressé aux peinés qui ploient sous le fardeau et a agi en conséquence depuis sa fondation jusqu’à nos jours. Il est écrit dans le livre des Actes des Apôtres au sujet des croyants: “Tous les croyants ensemble mettaient tout en commun; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et en partageaient le prix entre tous selon les besoins de chacun”.
Personne n’ignore que l’Église continue à s’occuper des personnes en difficulté, des marginaux, des handicapés, mue en cela par la certitude que ces gens-là restent malgré tout à l’image de Dieu, des fils qui lui sont chers et pour lesquels Jésus-Christ a sacrifié sa vie sur la Croix. Certains établissements publics prennent en charge ces personnes – et ceci est une bonne chose – mais cette pratique ne part pas, contrairement à celle de l’Église, d’un principe religieux stipulant que tous les êtres humains, quelle que soit leur santé physique et mentale, sont les enfants de Dieu. L’Église a fermement et clairement combattu la théorie de l’amélioration de race qui ne laisse parmi les gens, que les forts et les sains, et se débarrasse des malades par divers moyens. C’est ce que le nazisme a perpétré il n’y a pas trop longtemps.
3- Beaucoup de sociétés que nous voyons aujourd’hui continuent d’adopter cette théorie, mais sous une forme nouvelle et camouflée, conduisant au même résultat. Celui qui a assez d’argent peut recevoir les soins médicaux exigés par son état, et celui qui n’en a pas est condamné à mourir de mort lente. Nous ne pouvons nier que l’État, malgré les difficultés financières qu’il connaît, essaie d’assurer aux pauvres les soins médicaux dont ils ont besoin. Mais aussi, malgré tous ces efforts, il existe encore des personnes qui ont grandement besoin d’être soignées. Ces gens-là sont les malades chroniques et les handicapés de toutes confessions et origines qui viennent à ce Couvent et y trouvent la compréhension et les soins paternels ainsi que l’amour maternel. Nous ne divulguons aucun secret si nous vous disons qu’il existe des gens qui viennent la nuit, déposer leurs malades à la porte de ce Couvent et s’en retournent chez eux subrepticement dans l’obscurité.
Nous voudrions, en cette occasion, attirer l’attention sur la nécessité d’aider ces établissements en particulier, pour qu’ils puissent, à leur tour, aider l’État dans ses responsabilités envers cette catégorie de personnes. Une société qui ne s’occupe pas de ses fils faibles, marginaux et handicapés ne peut prétendre être pénétrée du vrai esprit chrétien, et même d’esprit humanitaire. Le deuxième Concile Œcuménique nous a rappelé ce devoir en disant: «Les Chrétiens collaboreront de bon gré et de grand cœur à la construction de l’ordre international qui doit se faire dans un respect sincère des libertés légitimes et dans l’amicale fraternité de tous. Ils le feront d’autant plus volontiers que la plus grande partie du globe souffre encore d’une belle misère que le Christ lui-même dans la personne des pauvres, réclame comme à haute voix la charité de ses disciples».
De son côté, l’Exhortation Apostolique «Une Espérance Nouvelle pour le Liban» parle le même langage: «Dans son action au sein de la société, le Chrétien doit s’inspirer de la parole de Dieu qui l’invite tout d’abord à faire sienne la préoccupation du Seigneur pour les orphelins et les pauvres qui «ont revêtu le visage du Christ» et qui sont les «bien-aimés de Dieu»… En venant en aide à ses frères dans le besoin, le Chrétien participe au rétablissement de la fraternité perdue à cause du péché et il demande au Christ de réaliser la pleine fraternité dont l’Église constitue les prémices».
4- C’est ce même esprit qui a porté le Vénérable Capucin «Abouna Yaacoub» à fonder la Congrégation des Franciscaines de la Croix. Nous voyons, dans sa biographie, que Dieu exauçait ses désirs tellement il le voyait préoccupé par le destin des pauvres et des marginaux et tellement il le sentait confiant en la Providence divine. Il est écrit dans sa biographie que lorsqu’il avait besoin de l’argent qu’il ne parvenait pas à réunir, Dieu lui envoyait des bienfaiteurs auxquels il ne s’attendait pas et qu’il ne connaissait pas préalablement. Ils lui donnaient de l’argent sans rien lui demander. Une fois, il avait grand besoin d’acheter de quoi donner à manger aux vieux et aux malades qu’il avait reçus dans ce Couvent. Et il n’avait d’autre moyen que de s’agenouiller devant le Saint Sacrement suppliant le Christ de l’aider. En effet, le secours lui fut envoyé par l’intermédiaire de personnes qu’il ne connaissait pas et qui ne le connaissaient pas. Il a vécu ce qu’un autre Père, comme lui, avait vécu avant lui: le Père Italien Cottolengo qui était tellement confiant en la Providence divine, qu’il jetait tous les soirs, par la fenêtre, l’argent qui lui restait de la journée. Et le lendemain, Dieu lui envoyait ce dont il avait besoin. Gloire à la Providence divine qui nourrit l’oiseau alors qu’il ne sème pas, et qui habille les lis des champs des plus belles robes alors qu’ils ne filent ni ne tissent.
Tout en priant pour que Dieu facilite la tâche des responsables pour la béatification du Vénérable Capucin «Abouna Yaacoub», puis de sa canonisation, nous remercions le Tout-Puissant qui nous a généreusement envoyé un nouveau Saint en la personne du Père Neemtallah Kassab El-Hardini. Nous sommes confiants que le Ciel, seul, inspire nos actions en vue d’endiguer les souffrances que nous vivons.
Enfin, nous félicitons nos filles vertueuses, les Religieuses de la Congrégation des Franciscaines de la Croix du Liban, à l’occasion des deux Jubilés: le Jubilé de Diamant de la fondation de la Congrégation et le cinquantième anniversaire du décès de leur Fondateur. Nous prions Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie et celle de leur Fondateur, de les récompenser et de les bénir pour leurs actions humanitaires.
Un vin d’honneur en l’occasion a clôturé la célébration.
La première étape de la fondation commence en 1926 avec l'admission du premier prêtre malade. Au début, les Sœurs Franciscaines de Lons Le Saunier assistent “Abouna Yaacoub” et travaillent avec un zèle ostensible au service des prêtres. Avec son nouveau projet "le Couvent de la Croix", “Abouna Yaacoub” réalise la nécessité d’un plus grand nombre de mains laborieuses et de cœurs charitables. Alors il fonde une Congrégation qu'il nomme Congrégation des Franciscaines de la Croix du Liban pour poursuivre la mission et répandre le bien et la vertu.
Au départ, “Abouna Yaacoub” se met à accepter des jeunes filles tertiaires dont certaines manifestent le désir de prononcer leurs vœux. Il leur donne alors l'habit du Tiers Ordre et confie leur formation aux Sœurs Franciscaines. Marie Elias Zougheib de Zouk Mikaël est à la tête de celles qui joignent la Congrégation. Le Père Fondateur changera son nom en Marie de la Croix qui deviendra la première Supérieure Générale et la cofondatrice. Elle suit ainsi le déroulement des projets, les achève après sa mort en 1954 et continue à gérer les affaires spirituelles et quotidiennes jusqu'en 1972. Il convient de signaler que les autorités ecclésiastiques lui confèrent à vie le titre de Supérieure Émérite de la Congrégation.
Le 8 décembre 1930 est la date de la fondation de la nouvelle Congrégation. Le Nonce Apostolique Monseigneur Giannini permet verbalement aux Sœurs de mettre l’habit en dehors du couvent et de faire un vœu personnel non déclaré sans qu’elles soient soumises à des constitutions déterminées et fixes. Deux ans plus tard, en février 1932, la Congrégation des Franciscaines de la Croix devient indépendante et autonome. Aujourd'hui, elle comprend 244 Religieuses, 9 novices et 3 postulantes qui travaillent dans les couvents et les projets disséminés sur la totalité du territoire libanais, en Italie, en Syrie, en Égypte, à Jérusalem et en Jordanie.
Quant aux constitutions que “Abouna Yaacoub” a écrites avant sa mort et a laissées à ses filles pour qu'elles en fassent l'expérience, elles sont réexaminées suite au Concile Vatican II, à la demande de l'Église. Après une longue étude approfondie et une application concrète de leur contenu, la Congrégation obtient le décret définitif de reconnaissance émis le 14 septembre 1983 par la Congrégation pour les Églises Orientales, protocole No 467/65, dont voici le texte:
L'institut des Sœurs Franciscaines de la Croix du Liban, dont la maison-mère est située sous la juridiction du Vicariat Apostolique de Beyrouth, a eu son origine vers 1926, au temps du septième centenaire de la bienheureuse mort de Saint François d'Assise.
C'est l'action et le zèle du Serviteur de Dieu Jacques de Ghazir, O.F.M. Cap. qui l'ont suscité.
Cet Institut a été canoniquement érigé en Congrégation de droit diocésain, le 1er août 1949, par décret de l'Ordinaire du lieu. Ensuite, le 25 juillet 1967, en la fête de Saint Jacques le Majeur, apôtre, le Siège Apostolique a honoré d'un décret de louange cette Congrégation et a reconnu ses Constitutions ad experimentum.
Récemment, la Supérieure Générale de cette florissante Congrégation des Sœurs Franciscaines de la Croix du Liban a soumis à l'examen de la Sacrée Congrégation pour les Églises Orientales les Constitutions établies par le Chapitre Général de 1978 conformément au Décret Conciliaire "Perfectae Caritatis", demandant humblement l'approbation définitive de ces Constitutions.
C'est pourquoi, après avoir entendu l'avis des pères consulteurs et longuement considéré l'affaire, ayant reconnu que la demande de la Mère Générale répondait tout à fait à l'infatigable ardeur apostolique du Fondateur qui voulait s’engager sur la voie royale de la Croix, pour soigner toute sorte de malades, spécialement les ecclésiatiques et donner entretien et éducation aux orphelins, la Sacrée Congrégation, en vertu des pouvoirs que le Souverain Pontife Jean-Paul II lui a concédés, approuve définitivement la susdite Congrégation des Sœurs Franciscaines, ainsi que les Constitutions, rédigées en français, conformément au texte annexé au présent Décret, dont un exemplaire est conservé dans les Archives de la Sacrée Congrégation.
Sans que fasse obstacle quoi que ce soit de contraire.
Donné à Rome, au siège de la Sacrée Congrégation pour les Églises Orientales, le 14 septembre 1983, en la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix.
Miroslav Marusyn, A.-Évêque de Cadi
J. Khoury, off.
La Congrégation atteint son but par l’exercice des œuvres de miséricorde, dont les principales sont:
1. l’hospitalisation des prêtres empêchés de continuer leur ministère par suite d’infirmité ou de vieillesse;
2. le soin des malheureux, aveugles, estropiés, anormaux, vieillards et même des infirmes incurables délaissés de leurs familles et des hôpitaux;
3. le soin de l’éducation des orphelins des deux sexes;
4. enfin, quand ce sera nécessaire, l’apostolat par les écoles dans les localités où les Sœurs ont une résidence et à défaut d'une autre Congrégation enseignante (Constitutions de la Congrégation, art.5).
La Sœur de la Croix est au service de la personne de Jésus dans tout malheureux, selon la recommandation de son Père: "Jésus est venu sur terre et souffre encore jusqu'à nos jours de la faim à travers les malheureux. Il a été ligoté et demeure encore cloîtré à travers les prisonniers et les détenus. Il a enduré et souffert et continue à souffrir chaque jour à travers les infirmes et les malades".
La Congrégation rassemble des Sœurs qui, sous la conduite de l’Esprit Saint, veulent vivre la vie religieuse franciscaine et travailler ensemble pour la construction de l'Église dans la charité. Elle est gouvernée par une Supérieure Générale assistée d’un Conseil de quatre Sœurs. Une Secrétaire Générale et une Économe Générale, nommées par la Supérieure Générale avec le consentement de son Conseil, apportent leur collaboration au gouvernement général. Chaque maison est gouvernée par une supérieure locale assistée d’une vicaire et éventuellement d'un conseil local. Le service de l'autorité dans la Congrégation a pour but d’aider les Sœurs à accomplir la volonté de Dieu et à vivre leur consécration dans une communauté vivifiée par l'Évangile.
1- Adoption de la vie religieuse dans la Congrégation des Sœurs de la Croix
"Dieu, dans sa bonté, appelle tous les baptisés à la perfection de la charité en différents états de vie, pour que s'accomplisse le salut du monde. À cet appel, chacun, avec la plus grande liberté, doit donner la réponse de son amour" (Constitutions de la Congrégation, art.8).
C'est une étape qui aide les candidates à discerner plus clairement la volonté de Dieu afin qu’elles parviennent à un choix plus libre et plus éclairé (Constitutions de la Congrégation, art.11).
Les novices bénéficient d'une formation convenable et complète à la vie religieuse et spirituelle nourrie de la Parole de Dieu. Pendant cette période, elles acquièrent une connaissance pratique et sérieuse de l'esprit franciscain, en étudiant la vie de Saint François, sa spiritualité, l'histoire et les traditions vivantes de la Congrégation, en suivant l’exemple du Fondateur et en mettant en valeur son héritage spirituel qu'elles connaîtront en regardant de près sa vie, ses écrits et sa pensée (Constitutions de la Congrégation, art.3, 22 et 23§2).
* Les vœux
La profession religieuse engage par vœu à vivre les trois conseils évangéliques en menant vers la perfection de la charité. Consacrée à Dieu, la Sœur devient membre de la Congrégation, jouissant des droits et soumise aux obligations qui en découlent (Constitutions de la Congrégation, art.32).
2-Retraites spirituelles et formation
Chaque année, les Sœurs font une retraite spirituelle de six jours au moins et ceci pour renouveler leur vie spirituelle. Chaque Sœur consacre tous les mois une journée à la prière et à la méditation pour un renouveau spirituel permanent. Dans ce cadre, et en vue d'approfondir sa vie spirituelle et ses connaissances doctrinales et professionnelles, la Congrégation organise des sessions afin de répondre toujours mieux à sa vocation dans l’Église (Constitutions de la Congrégation, art.76§1 et 95§4).
3-Les Chapitres
Le Chapitre Général, expression de l'unité de l'institut, détient l'autorité suprême dans la Congrégation, selon les Constitutions. Il exerce cette autorité par l’élection de la Supérieure Générale et des Conseillères et par les décisions majeures concernant la vie de la Congrégation et son apostolat (Constitutions de la Congrégation, art.106).
En 1932, “Abouna Yaacoub” choisit une colline particulière sur laquelle il érige une haute croix qui veille d'une part, sur les monts du Barouk et de Kneissé, et embrasse de l'autre, de ses bras ouverts, la côte sud de Damour à Tyr. En 1933, il construit à Deir El-Qamar, une institution pour toute sorte de maladies chroniques pour les vieillards, les filles handicapées physiquement et mentalement. En 1937, la "graine de moutarde" germe et l'institution s'élargit pour comprendre un pensionnat pour orphelines à qui on assure, à part les études primaire et technique, l'affection et l'amour de la famille.
L'orphelinat demeure adjacent à l'institution jusqu'en 1971, lorsque les filles sont transférées à Broummana. Il en résulte davantage d'espace pour les malades. Durant la guerre libanaise de 1975, l’un des bâtiments fait office d’hôpital de terrain, étant donné que la région assiégée manque de centres de santé pour accueillir blessés et malades sans discrimination et leur apporter les premiers soins élémentaires et urgents.
En 1983, des milliers de Libanais de 56 villages de la Montagne trouvent refuge à Deir El-Qamar. Les Sœurs, toujours fidèles au service du Christ, se partagent avec les gens, à part la peur, le blocus, la faim et les horreurs, tout ce que leur institution offre en matière d'habillement, de modes de réchauffement et de produits alimentaires.
En 1998, après le rétablissement du calme, et vu la facilité d'accès aux établissements hospitaliers, et à cause de l'étroitesse de l'endroit et du manque des moyens financiers et techniques, la Congrégation décide de fermer l'Hôpital, alors que les simples cas d'urgence sont toujours admis au dispensaire. L'institution poursuit sa mission avec les filles handicapées; elle développe les bâtiments grâce aux aides, et modernise la physiothérapie, l’art-thérapie et l’ergothérapie.
Parallèlement au service à l'intérieur de l'Hôpital, les Sœurs assurent le catéchisme à l'école publique et préparent les élèves à la communion solennelle.
> Hôpital Notre-Dame pour les maladies chroniques - Antélias
> Hospice du Christ-Roi - Zouk-Mosbeh
> Institution des Sœurs de la Croix -Ijdabra
> Institution des Sœurs de la Croix - Chlifa
> Institution des Sœurs de la Croix - Halba
> Maison de l'Assistance Humanitaire - Fheiss
Hôpital Psychiatrique de la Croix – Jall-Eddib
Le Couvent de la Croix est l’un des plus importants projets qui incarne l'objectif inhérent à la Congrégation et à son caractère spécifique. Il comprend la classe la plus éprouvée et touchée par divers handicaps mentaux et psychiques. Les soins y sont prodigués à tous les patients de toutes confessions et nationalités, s'identifiant à la source qui ne demande pas à l’assoiffé son origine, selon la recommandation du Fondateur.
L’hôpital continue à se modifier et à évoluer et se transforme le 5 février 1951 en un hôpital psychiatrique suite à sa reconnaissance officielle par le gouvernement libanais. À partir de ce moment, “Abouna Yaacoub” sépare les vieillards, les handicapés et les prêtres des malades mentaux et les envoie aux institutions conçues spécialement pour eux. L’Hôpital Psychiatrique de la Croix abrite aujourd'hui mille malades dont 54% sont non-chrétiens. Il est l'un des plus grands hôpitaux du Moyen-Orient et comprend les pavillons d'hospitalisation suivants: Saint-Elie, Saint-Michel, Saint-Jacques, Notre-Dame, Saint-Dominique, en plus de la pharmacie centrale, de la salle de théatre et de cinéma, des cuisines et de la buanderie.
Le développement des modes de traitement à l'Hôpital s’est effectué en parallèle avec celui des pays occidentaux.
* Le diagnostic: le diagnostic de base repose sur:
- le classement mondial moderne des maladies psychiques, telle la classification de l'Association américaine de psychiatrie, celle de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour les maladies mentales;
- les tests ou les examens psychiques: tels les tests d'intelligence, d'aptitude et de personnalité.
* Le département du travail social relatif aux maladies mentales et psychiques: fondé en 1964. Parmi ses objectifs: soulager le malade et sa famille et encourager l'interaction entre le malade et son milieu selon ce qu'on appelle "l'intégration sociale".
* Le département de psychologie: à l'Hôpital de la Croix, plusieurs psychologues se répartissent sur divers services et accomplissent les tâches suivantes:
- les thérapies psychologiques: elles sont variées, parmi lesquelles la thérapie comportementale et cognitive, les thérapies analytiques, la thérapie scénique – relaxation, le support thérapeutique et la thérapie psychologique de groupe. Ces méthodes de traitement visent à aider le patient à exprimer ses sentiments et ses idées négatives comme l'anxiété, la peur, la tension et le surmenage psychique.
- l’art-thérapie: elle contribue à faire sortir les capacités créatives chez le patient. Il existe trois ateliers artistiques au sein de l'Hôpital de la Croix où les malades s'adonnent au dessin, au coloriage et au collage. Ils sont supervisés par des spécialistes qui sont des Religieuses et des laïcs.
- la thérapie par le travail (l’ergothérapie): elle permet de réhabiliter le malade pour qu'il puisse se réintégrer positivement dans le monde du travail et au sein du groupe. Parmi ces thérapies: l'art de la forgerie, la menuiserie, la broderie, la couture, le tressage de la paille, le travail artisanal, le tissage, les arrangements floraux, la fabrication de bougies accompagnées de dessins. Grâce à cette thérapie, le malade pourra donner un sens fonctionnel à ses gestes et se réadapter sur le plan sensori-moteur. La totalité des travaux manuel et artisanal des malades est représentée dans l'exposition annuelle qui connaît beaucoup de succès.
* Les activités éducatives et académiques: étant un hôpital universitaire académique, l'Hôpital de la Croix assure aux étudiants et travailleurs dans le domaine de la santé, des stages de formation et un apprentissage académique dans le domaine de la santé mentale. À noter que l'Hôpital décerne à ceux qui le souhaitent le diplôme du Conseil Arabe de Psychiatrie dans le cadre du programme du Conseil pour les spécialisations médicales. Il octroie en outre un diplôme universitaire en thérapie comportementale et cognitive, et de trouble des conduites alimentaires, en collaboration avec l'Université Saint-Joseph (au Liban) et les universités de France. À l'heure actuelle, il y a un jumelage entre l'Hôpital de la Croix et l'Hôpital "Sainte-Anne" et le Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon pour enfants malades mentaux en France.
La Direction de l'Hôpital qui a réhabilité le dispensaire dans ses lieux, se prépare à y ouvrir un service de radiologie et un laboratoire pour venir en aide aux malades nécessiteux. Elle publie aussi, deux fois par an, le magazine «Assabil» en arabe, français et anglais, dans lequel plusieurs sujets scientifiques, médicaux et sociaux sont traités. Comme elle organise chaque année un congrès qui rassemble les meilleurs médecins du Liban et de l'étranger. La Direction organise des activités spirituelles et de loisirs importantes pour les malades et pour le personnel soignant.
Pour plus d'informations, voir : http://www.hopitalpsychiatriquedelacroix.org.lb/
Hôpital Saint-Joseph - Dora
Le Vénérable “Abouna Yaacoub” établit en 1948 une petite maison à Dora pour accueillir les vagabonds, les marginalisés, les vieillards et les délaissés. En 1952, il s'aperçoit de la nécessité de leur assurer, ainsi qu'aux habitants de la région, des soins médicaux. Dans ce but, il fait appel à quelques jeunes médecins armés de savoir, et transforme la maison en un petit hôpital qui s'agrandit avec les jours, grâce aux efforts des Sœurs et à leur assiduité. Dès le départ, cet Hôpital se distingue par sa générosité et sa charité chrétienne désintéressée. Il prospère vite pour devenir, encore une fois, grâce au dévouement de ses Religieuses, à la compétence de ses médecins et à la fidélité de son corps administratif et infirmier, un des grands établissements de santé au Liban. En dépit de la guerre qui laisse ses empreintes sur les bâtiments, l’Hôpital ne ferme pas ses portes. Il demeure actif au milieu de la fournaise et résiste au service de l'homme, poursuivant sa mission au milieu des blessures matérielles et humaines, rendant durant toutes ces années des services considérables.
La Providence divine se manifeste encore une fois dans les projets de l'homme de la Providence, “Abouna Yaacoub”, par la personne de M. Raymond Najjar et de son épouse Aïda qui construisent un centre médical portant leur nom; un centre ultraperfectionné du point de vue bâtiment et équipements. L'ancien Hôpital est démoli pour donner sa place à un triangle composé:
- du Centre Médical Raymond et Aïda Najjar
- d’un service hospitalier
- d’un service technique
Le Centre Médical s'étend sur quatre étages.
Le service hospitalier pouvant contenir jusqu'à deux cents lits, se compose de huit étages dont six ont été construits par les Sœurs de la Croix. La construction et l'équipement du premier étage, renfermant le service d'obstétrique et de gynécologie, ont été rendus possibles grâce aux donations de M. Raymond Najjar, pour le repos de l'âme de ses parents, Iskandar et Minerva Najjar. La construction et l'équipement du second étage, prévu pour le service de cardiologie, ont été financés grâce à une donation faite par Mme Aïda Naffah Najjar, pour le repos de l'âme de ses parents Gergi et Melvina Naffah.
Le service technique est le seul vestige des bâtiments de l'ancien Hôpital qui ont été démolis pour qu'un spacieux parking soit aménagé à leur place. Ce service composé de quatre étages, est prévu pour les équipements techniques, les consultations externes et la résidence des Religieuses.
Actuellement, l’Hôpital est considéré parmi les plus importants centres médicaux mondiaux, et ce au double niveau technique et médical. Outre la formation accordée aux soignants, des activités spirituelles sont assurées aussi bien aux malades qu’au personnel. Il est inauguré le 27 juin 2003, sous le patronage et en présence de sa Béatitude Éminentissime, le Cardinal Mar Nasrallah Boutros Sfeir.
L'Hôpital accueille des stagiaires en médecine et en soins infirmiers de l'Université Saint-Joseph et d'autres établissements universitaires. Le 22 octobre 2002, l’Hôpital signe un accord de jumelage avec l'Hôpital Saint-Joseph de Paris afin d'effectuer un échange d'expertises et d’activer continuellement l'entraînement médical et technique.
L'Hôpital s'engage à respecter la loi libanaise relative à l'éthique médicale, ainsi que la charte du Vatican pour la pastorale de la santé. Il exécute les normes et critères internationaux prévus au programme d'accréditation des établissements hospitaliers, adopté par le ministère de la Santé au Liban.
http://www.hopital-stjoseph.com/http://www.centremedical-ranajjar.com/
Couvent Notre-Dame du Puits - Bkennaya
Au cours des travaux au Couvent de la Croix, le souci de “Abouna Yaacoub” est d’assurer l’eau. Il achète alors une parcelle de terrain à "Daourate" où il creuse un réservoir pour la collecte d’eau. Avec le début des travaux, “Abouna Yaacoub” fait face à un problème; les murs du réservoir se fissurent et l'eau se met à suinter. Un jour qu'il se trouve de passage au Couvent des Capucins à Bab Idriss, il voit, dans la poubelle de la bibliothèque, une vieille photo représentant la Vierge portant le petit Jésus, devant elle un puits et sous la photo la légende suivante: "Notre-Dame du Puits". Cette coïncidence a donné naissance à un nouveau couvent et à un sanctuaire, en hommage à la Vierge. “Abouna Yaacoub” avait en effet fait un vœu à Notre-Dame du Puits, que si grâce à son intercession, il parvient à assurer l'eau dans le réservoir de «Daourate», il construirait une église qui porterait son nom. Il en fut ainsi. Après la deuxième guerre mondiale, il retape le grand réservoir et construit dessus une belle église dont les fondations reposent entièrement sur les murs du puits. “Abouna Yaacoub” ignorait à ce moment-là que la maison de Notre-Dame du Puits serait un jour un centre important de la Congrégation. Au départ, elle reçoit des filles désireuses de se joindre à la vie religieuse. Après le décès de “Abouna Yaacoub”, la maison est déclarée officiellement noviciat le 25 mars 1964. À part le postulat et le noviciat, le couvent reçoit des retraites spirituelles et des congrès religieux, scientifiques et bibliques.
En 1976, des centaines de déplacés de Damour ont été accueillis à Notre-Dame du Puits.
Dans le cadre du jubilé de l'an 2000, l'église est inscrite parmi les sanctuaires consacrés par la grâce de l'indulgence aux pèlerins. En 2004, la Maison Généralice de la Congrégation y est transférée.
Un vieux rêve se réalise pour faciliter les relations avec le Saint-Siège; la principale référence catholique dans le monde et notamment pour poursuivre le procès de béatification du Fondateur. La maison est ouverte à toutes les étudiantes de toutes les communautés religieuses de par le monde et aux pèlerins. Les Sœurs prennent en charge la résidence du Secrétaire Général de la Congrégation pour les Églises Orientales, Monseigneur Antonio Maria Vegliò, ex-Nonce Apostolique au Liban.
Pour plus d'informations, voir: http://www.suorefcl.it/
Val Père Jacques-Bkennaya |École des Soeurs de la Croix-Hrajel |Collège Saint-François-Ghazir
C'est la plus vieille école de “Abouna Yaacoub”. Elle a ouvert ses portes en 1919, se déplaçant de la maison d'"Abou Amine" à Jall-Eddib, à “Dar El-Mir”, à la maison de "Sleiman Nassar", ensuite à celle de "Gerjes Khalil"; jusqu'à ce qu'elle s'établisse dans la maison de "Bou Semaan" où le Père Fondateur achète la terre sur laquelle il construit l'école Saint-François.
Les Sœurs Franciscaines assument au départ la direction de l'école pendant plus de dix ans, assistées par le prêtre de la paroisse et quelques intellectuels de la localité. Cette école prospère après la deuxième guerre mondiale. On lui rattache un pensionnat. Par la suite, elle devient une école secondaire, et dans ses parages, une deuxième école gratuite, portant le nom de “Abouna Yaacoub”, est édifiée après la mort de ce dernier.
En 1979, l'école s'installe aux alentours du Couvent Notre-Dame du Puits. Vu son emplacement géographique et son Fondateur, on lui donne le nom de "Val Père Jacques". C'est l’une des grandes écoles catholiques qui se félicite des résultats de ses élèves aux examens officiels, de ses objectifs éducatifs basés sur les instructions de l'Église, des principes éducatifs de “Abouna Yaacoub” et des programmes de l'État libanais. L'école suit la ligne que lui a tracée le Fondateur. Elle compte deux mille élèves de la maternelle jusqu’aux terminales. 134 instituteurs et institutrices se dévouent à l’enseignement, utilisant les meilleures méthodes. De même, elle assure diverses sortes d'activités spirituelles, nationales, artistiques, sportives, éducatives, culturelles, parascolaires, des festivités annuelles culturelles et artistiques ainsi que le Mouvement Scout. Les comités des parents, des élèves, des anciens et des professeurs ont chacun un rôle efficace à l'école.
Soeurs de la Croix-Bchéelé |
Soeurs de la Croix-Bteddine El-Lekch | Couvent Saint-Elie-kfertay
La Congrégation est présente à Bchéelé avant 1977, date de la fondation de l'actuelle maison qui est une donation des parents de Sœur Lilia Marie El-Aachi avec tous leurs biens. Les Sœurs commencent leur mission au village, à l'école gratuite appartenant au Patriarcat maronite. Une fois que cette école devient officielle, le travail des sœurs se limite aux classes maternelles que l'État ne couvre pas, et ce, à la demande du comité du waqf. En outre, plusieurs sessions de broderie, de couture et d'arrangements floraux sont tenues pour dames et jeunes filles.
Actuellement, les Sœurs assurent l’enseignement catéchétique, la préparation à la communion solennelle et des activités spirituelles dans les localités de Deir-Bella, Beit-Chlala, Tannourine Et-Tahta, Douma et autres. À Bchéelé, l'attention est prêtée aux activités spirituelles dans la paroisse et à l’accompagnement spirituel des congrégations mariales pour jeunes (Talaeh), enfants (Fersan) et de la confrérie mariale pour les jeunes. Les Sœurs s'occupent aussi de l'église de la paroisse.
La Nonciature Apostolique au Liban - Harissa | Hôpital Notre-Dame de Zghorta
En réponse à la demande du Nonce Apostolique, Monseigneur Leprêtre, représentant de Sa Sainteté le Pape Pie XII, et dans le but de réaliser le désir du Fondateur à travers le service direct de l'Église et du prêtre, trois Religieuses commencent le travail à la Nonciature Apostolique au Liban en 1943.
Lorsque la guerre commence, la Nonciature déménage en 1976 de son siège principal, Rue Georges Picot à Beyrouth, et s'installe dans d'autres zones de Beyrouth, jusqu'en 1983, date à laquelle elle s'installe définitivement dans sa localité estivale, c'est-à-dire son siège actuel, à Harissa. Là, les Sœurs, fidèles à l’esprit de leur Père, s'acharnent assidûment au travail avec un zèle sacré et une détermination inébranlable.
La Nonciature Apostolique en Syrie |
Maison du Prêtre Âgé - Maadi | Orphelinat des Franciscains - Jérusalem | Couvent Sainte-Lucie - Alexandrie
Le travail au sein de la Nonciature constitue une continuité de l'esprit de service du prêtre, cher au cœur du Vénérable Fondateur et pénétré de la spiritualité de Saint François qui respecte les prêtres et les honore. Le service de la Congrégation au sein de la Nonciature à Damas débute en 1974, en réponse à l'insistance du Nonce Apostolique à l’époque, Monseigneur Émilio Poggi, et ceci par amour et fidélité pour le Saint-Siège. Depuis cette date, trois Religieuses se dévouent à ce service.
Name Congrégation des Franciscaines de la croix du Liban - Fondé le 8 Décembre 1930, Au Liban
Maison Généralice Couvent de la Croix
Adresse Jall eddib - Liban tel +961-1-521056 fax +961-1-408393 BP: 60096
Secrétariat Générale au Liban Couvent de la Croix
La Congrégation a été fondée en 1930 par le Vénérable Père Jacques HADDAD, Capucin Libanais. Né à Ghazir en 1875, ordonné prêtre en 1901, décédé en 1954, déclaré Vénérable en 1992. Durant la première Guerre mondiale, il se met à organiser les secours pour la population du Liban meurtrie par la guerre, la famine, et le typhus. Il crée les centres " Soupe Populaire" pour donner des repas aux pauvres... Il fonde des fraternités du Tiers Ordre Franciscain séculier, et construit à leur intention, à Jall Eddib, une chapelle et un lieu de rassemblement sur lequel il élève une grande Croix en mémoire des morts de la guerre. Plus tard, en 1926, ce lieu accueillera le premier prêtre âgé qui sera suivi par d'autres prêtres infirmes et délaissés. A partir de là (1930), le Père Jacques a été amené à fonder la Congrégation des Franciscaines de la Croix. Attentif aux besoins de la société Libanaise de son temps ravagée par les misères de toutes sortes, il se met à l'oeuvre avec l';aide de ses premières religieuses. Il leur fixa un idéal très précis: " Allez vers la Croix par la prière, le sacrifice et l'amour; et allez vers les hommes, images du Crucifié en donnant votre préférence aux plus déshérités". L'Oeuvre modeste pousse et se ramifie en institutions humanitaires de plus en plus spécialisées. Partout c'est le même esprit et le même idéal: accueillir tous ceux qui en ont besoin, de toutes nationalités, de toutes religions, de toutes catégories, sans préférence aucune, sinon aux plus malheureux et aux plus pauvres.
La Congrégation atteint son but par l'exercice des oeuvres de miséricorde, dont les principales sont:
1) l'hospitalisation des prêtres empêchés de continuer leur ministère par suite d'infirmité ou de vieillesse;
2) le soin des malheureux, aveugles, estropiés, anormaux, vieillards et même des infirmes incurables délaissés de leurs familles et des hôpitaux;
3) le soin et l'éducation des orphelins de deux sexes;
4) enfin, quand ce sera nécessaire, l'apostolat par les écoles.
Pastorales - Educatives - Sociales - Culturelles - Artistiques- Santé.
Nom de l'implantation Villes ou village Caza Mouhafazat
Pastorales Educatives Santé Sociales Culturelles Artistiques Autres
Collège Beit Chabab
Metn Mont - Liban 00961.4.981577
Metn Mont - Liban 00961.1.410200
Ecole - Soeurs de la Croix Broummana Metn Mont - Liban 00961.4.960131
Ecole - Soeurs de la Croix Hrajel Kesrouan Mont - Liban 00961.9.720220
Hôpital Psychique de la Croix Jall Eddib Metn Mont - Liban 00961.1.410300
Hôpital Notre Dame Zghorta Zghorta Zghorta Liban-Nord 00961.6.661204
Hôpital Notre Dame Antélias Metn Mont - Liban 00961.1.410100
Hôpital Soeurs de la Croix Deir el Kamar Chouf Mont - Liban 00961.5.505009
Hôpital St. Joseph Bawchrié Metn Mont - Liban 00961.1.248750
Hospice du Christ Roi Nahr el Kalb Kesrouan Mont - Liban 00961.9.218202
Maison de Bchélé Bchélé Batroun Liban-Nord
Maison de Bteddine-leckche Bteddine-leckche Jezzine Liban-Sud
Maison de Chlifa Chlifa Baalbeck Békaa 00961.8.372170
Maison de Halba Halba Akkar Liban-Nord 00961.6.692006
Maison de Ijdabra Ijdabra Batroun Liban-Nord 00961.6.641330
Nonciature Apostolique Harissa Kesrouan Mont - Liban 00961.9.903102
Notre Dame du Puits Bkennaya Metn Mont - Liban 00961.1.412252

References: art.5
 art.8
 art.11
 art.3
 art.32
 art.76
 art.106