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Timestamp: 2017-05-22 17:32:25+00:00

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Les pensées de Thérèse | Paroisse Sainte Thérèse – Metz
Quelqu’un te pèse…prends-le dans ton cœur
(P 252, § 3 & 253 § 2) : Je ne me contentais pas de prier beaucoup pour la sœur qui me donnait tant de combat, je tâchais de lui rendre tous les services possibles et quand j’avais la tentation de lui répondre d’une façon désagréable, je me contentais de lui faire mon plus aimable sourire et je tâchais de détourner la conversation. Lorsque mes combats étaient trop violents, je m’enfuyais comme un déserteur. 17 février (P 253, § 2) Ah ce qui m’attirait, c’était Jésus caché au fond de son âme… Jésus qui rend doux ce qu’il y a de plus amer…
L’offrande de son épreuve
P 1021, 3-7-97 2 et 4)
Je lui confiais mes pensées de tristesse et de découragement après une faute. Vous, ne faites pas comme moi. Quand j’ai commis une faute qui me rend triste, je sais bien que cette tristesse est la conséquence de mon infidélité. Mais, croyez-vous que j’en reste là ? ! Non, pas si sotte ! Je m’empresse de dire au Bon Dieu, je sais que ce sentiment de tristesse, je l’ai mérité, mais laissez-moi vous l’offrir tout de même, comme une épreuve que vous m’envoyez par amour. Je regrette mon péché, mais je suis contente d’avoir cette souffrance à vous offrir. J’ai besoin d’une nourriture pour mon âme ; lisez-moi une vie de saint. Voulez-vous la vie de St François d’Assise ? Cela vous distraira quand il parle des petits oiseaux. Non, pas pour me distraire, mais pour voir des exemples d’humilité.
(P 139, § 1)
Quand je me souviens du temps passé, mon âme déborde de reconnaissance en voyant les faveurs que j’ai reçues du Ciel, il s’est fait un tel changement en moi que je ne suis plus reconnaissable… Il est vrai que je désirais la grâce d’avoir sur mes actions un empire absolu, d’en être la maîtresse et non l’esclave.
P 264, § 2)
(ce qui suit peut être pris en compte dans nos responsabilités de parents, d’éducateur, de père Spirituel etc. )
Lorsqu’il me fut donné de pénétrer dans le sanctuaire des âmes, je vis tout de suite que la tâche était au-dessus de mes forces, alors je me suis mise dans les bras du bon Dieu, comme un petit enfant et, cachant ma figure dans ses cheveux, je lui ai dis : Seigneur je suis trop petite pour nourrir vos enfants ; si vous voulez leur donner par moi ce qui convient à chacune, emplissez ma petite main et sans quitter vos bras, sans détourner la tête, je donnerai vos trésors à l’âme qui viendra me demander sa nourriture.
(P 265 § 1)
De loin cela paraît tout rose de faire du bien aux âmes, de leur faire aimer Dieu davantage, afin de les modeler d’après ses vues et ses pensées personnelles. De près, c’est tout le contraire, le rose a disparu… on sent qu’il faut absolument oublier ses goûts, ses conceptions personnelles et guider les âmes par le chemin que Jésus leur a tracé, sans essayer de les faire marcher par sa propre voie.
Le royaume germe dans les cœurs
P 211, § 2)
Je comprends et je sais par expérience “Que le royaume de Dieu est au-dedans de nous”. Jésus n’a point besoin de livres ni de docteurs pour instruire les âmes, Lui le docteur des docteurs, il enseigne sans bruit de paroles… Jamais je ne l’ai entendu parler, mais je sens qu’il est en moi, à chaque instant il me guide, m’inspire ce que je dois dire ou faire.
Être ce qu’il veut que nous soyons
Ainsi en est il dans le monde des âmes qui est le jardin de Jésus. Il a voulu créer les grands saints qui peuvent être comparés au lys et aux roses, mais il en a créé aussi de plus petites et celles-ci doivent se contenter d’être des pâquerettes ou des violettes destinées à réjouir les regards du bon Dieu lorsqu’il les abaisse à ses pieds. La perfection consiste à faire sa volonté, à être ce qu’il veut que nous soyons…
Vie de prière: les lumières
(P 211, § 2)
Je découvre juste au moment ou j’en ai besoin des lumières que je n’avaient pas encore vues, ce n’est pas le plus souvent pendant mes oraisons qu’elles sont le plus abondantes, c’est plutôt au milieu des occupations de ma journée…
Entretenir l’amour quand la sécheresse est là!
Sainte Thérèse (d’Avila) dit qu’il faut entretenir l’amour.
Le bois ne se trouve pas à notre portée quand nous sommes dans les ténèbres, dans les sécheresses, mais du moins ne sommes-nous pas obligées d’y jeter de petites pailles ? Jésus est bien assez puissant pour entretenir seul le feu, cependant il est content de nous y voir mettre un peu d’aliment, c’est une délicatesse qui lui fait plaisir et alors Il jette dans le feu beaucoup de bois, nous ne le voyons pas mais nous sentons la force de la chaleur de l’amour. J’en ai fait l’expérience quand je ne sens rien, que je suis incapable de prier, de pratiquer la vertu, c’est alors le moment de chercher de petites occasions, des riens qui font plaisir, plus de plaisir à Jésus que l’empire du monde ou même que le martyre souffert généreusement, par exemple, un sourire, une parole aimable alors que j’aurais envie de ne rien dire ou d’avoir l’air ennuyé.
Cette sœur, il faut l’aimer!
(P 254, § 1 et 255, § 1)
Le Seigneur explique en quoi consiste son commandement nouveau. Il dit en Saint Mathieu : Vous avez appris qu’il a été dit : Vous aimerez votre ami et vous haïrez votre ennemi. Pour moi, je vous dis : aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent. (Lc-6,32) Sans doute, au Carmel on ne rencontre pas d’ennemis, mais enfin il y a des sympathies, on se sent attirées vers telle soeur alors que telle autre vous ferait faire un long détour pour éviter de la rencontrer. Ainsi sans même le savoir, elle devient un sujet de persécution.
Eh bien ! Jésus me dit que cette sœur, il faut l’aimer, qu’il faut prier pour elle, quand même sa conduite me porterait à croire qu’elle ne m’aime pas. Et ce n’est pas assez d’aimer, il faut le prouver.
Bienveillance toujours !
(P 259, § 1)
Cf. Mère Agnès de Jésus : » Il lui fallait travailler la journée entière avec sa Maîtresse des novices, à la lingerie. C’était une sainte religieuse, mais qui n’avait pas le tact de comprendre qu’elle fatiguait extrêmement sa novice en lui parlant et l’obligeant à parler du Bon Dieu, depuis le matin jusqu’au soir.
Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus me raconta qu’un jour, n’en pouvant plus et près de perdre patience, elle avait subitement pris le parti de lui sauter au cou pour l’embrasser… »
1er mars (P 259, § 3 ; 260, § 2)
Jésus m’a fait la grâce de n’être pas plus attachée aux biens de l’esprit et du cœur qu’à ceux de la terre. S’il m’arrive de penser et de dire une chose qui plaise à mes soeurs, je trouve tout naturel qu’elles s’en emparent comme d’un bien à elles. Cette pensée appartient à l’Esprit-Saint et non à moi..
Dieu est comme une poule qui rassemble ses poussins
P 1012, 7-6-97 1)
En descendant les marches, elle vit, à droite, sous le néflier, la petite poule blanche qui avait tous ses poussins sous ses ailes. Quelques-uns montraient seulement leur petite tête.
Elle s’arrêta toute pensive à les considérer. Au bout d’un moment, je lui fis signe qu’il était temps de rentrer. Elle avait les yeux pleins de larmes. Je lui dit : « vous pleurez ! »…
Je ne puis vous dire pourquoi en ce moment ; je suis trop émue… Le soir dans sa cellule : J’ai pleuré en pensant que le Bon Dieu a pris cette comparaison (Mt 23, 37) pour nous faire croire à sa tendresse.
Toute ma vie, c’est cela qu’il a fait pour moi !
Il m’a entièrement cachée sous ses ailes !… Tantôt, en vous quittant, je pleurais en montant l’escalier, je ne pouvais plus me contenir, et j’avais hâte d’être rendue dans notre cellule ; mon coeur débordait d’amour et de reconnaissance.
P 261, § 1)
Ah ! comme il n’y a bien que le Bon Dieu tout seul qui connaisse le fond des coeurs… que les créatures ont de courtes pensées !… Lorsqu’elles voient une âme plus éclairée que les autres, aussitôt elles en concluent que Jésus les aime moins que cette âme et qu’elles ne peuvent être appelées à la même perfection. Depuis quand le Seigneur n’a-t-il plus le droit de se servir d’une de ses créatures pour dispenser aux âmes qu’il aime la nourriture qui leur est nécessaire ?
Communie souvent
Ton coeur est fait pour aimer Jésus, pour l’aimer passionnément. Nous n’avons que les courts instants de notre vie pour aimer Jésus, le diable le sait bien, aussi tâche-t-il de la consumer en travaux inutiles… Communie souvent, bien souvent… Voilà le seul remède si tu veux guérir.
Je compris que l’Amour renfermait toutes les vocations, que l’Amour était tout… Alors, dans l’excès de ma joie délirante, je me suis écriée : ô Jésus, mon Amour… ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !
(P 194, § 3)
J’ai reconnu bien vite que plus on avance dans ce chemin de la perfection, plus on se croit éloigné du terme, aussi maintenant je me résigne à me voir toujours imparfaite et j’y trouve ma joie…
Une pensée pour m’unir à Dieu
Quelquefois lorsque mon esprit est dans une si grande sécheresse qu’il m’est impossible d’en tirer une pensée pour m’unir au Bon Dieu, je récite très lentement un « Notre Père » et puis la salutation angélique ; alors ces prières me ravissent, elles nourrissent mon âme bien plus que si je les avais récitées précipitamment une centaine de fois…

References: § 3
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