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Timestamp: 2018-02-25 07:43:39+00:00

Document:
ABIDINE Ahmed présente le Code Malien des Investissements.
LOI N° 91 - 048 /AN - RM du 26 Février 1991 portant CODE DES INVESTISSEMENTS
L'ASSEMBLEE NATIONALE A DELIBERE ET ADOPTE EN SA SEANCE DU 2 FEVRIER 1991
TITRE II -- DEFINITION ET CHAMP D'APPLICATION
Est considéré comme investissement, au sens du présent Code, le financement des immobilisations et du fonds de roulement initial dans le cadre d'un projet de développement.
Les personnes physiques ou morales, quelle que soit leur nationalité, régulièrement établies au Mali conformément à la législation malienne, exerçant ou désirant exercer une activité qui rentre dans le champ d'application tel que défini à l'article 4 ci-dessous, sont assurées des garanties générales et avantages énoncés dans le présent Code sous réserve que leurs projets soient éligibles selon les critères définis par Décret pris en conseil des Ministres.
Sont exclues du bénéfice du présent Code, les entreprises à caractère exclusivement commercial, les entreprises de recherche et d'exploitation minières et les entreprises de recherche et d'exploitation pétrolières. Ces activités sont régies par le Code de Commerce, le Code Minier, le Code Pétrolier et leur textes d'application.
Il est accordé aux entreprises qui rentrent dans le champ d'application du présent code le bénéfice de l'un des régimes suivants:
- le régime des petites et moyennes entreprises appelé "REGIME A"
- le régime des grandes entreprises appelé "REGIME B"
- le régime des zones franches.
La valeur ajoutée directe est l'élément fondamental pour l'appréciation des projets. Son taux minimum ainsi que les éléments qui la composent sont fixés par Décret pris en conseil des Ministres.
La procédure d'agrément ainsi que les éléments d'appréciation autres que la valeur ajoutée sont déterminés par Décret pris en conseil des Ministres.
Les investissements industriels ne sollicitant aucun avantage du présent Code sont néanmoins tenus à l'autorisation préalable du Ministre chargé de l'industrie.
TITRE III - DES GARANTIES GENERALES
Les personnes physiques ou morales visées à l'article 2 du présent Code, reçoivent, dans les mêmes conditions d'éligibilité, le même traitement.
Le droit au transfert des capitaux et de leurs revenus est garanti aux personnes physiques ou morales étrangères qui effectuent au Mali un investissement financé par un apport de devises.
Les personnes étrangères, qui ont procédé à des investissements ou qui occupent un emploi dans une entreprise malienne, ont le droit, sous réserve de la réglementation en matière de change, de transférer dans la devise cédée au moment de la constitution desdits investissements, les dividendes, produits de toute nature des capitaux investis, les produits de la liquidation ou de la réalisation de leurs avoirs, et les salaires.
TITRE IV - DES AVANTAGES ACCORDES
Les entreprises, dont le niveau d'investissement est inférieur à cent (100) millions de francs, sont agréées au "REGIME A" et bénéficient des avantages suivants
1) exonération, pendant les cinq (5) premiers exercices, de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux et ainsi que la contribution des patentes;
2) exonération, pendant cinq (5) ans et seulement pour les constructions nouvelles, de l'impôt sur les revenus fonciers et la taxe sur les biens de main morte.
La période d'exonération court à partir de la date d'achèvement de la construction des immeubles concernés.
La durée de l'exonération de l'impôt sur les revenus fonciers et de la taxe sur les biens de main morte est portée à dix (10) ans pour les entreprises de promotion immobilière.
3) étalement, sur trois (3)ans, du paiement des droits d'enregistrement sur les actes de création de société et exonération de ces droits en cas d'augmentation de capital.
Le premier tiers des droits est acquitté lors de l'enregistrement et les deux autres annuellement.
Les entreprises, dont le niveau d'investissement est égal ou supérieur à cent (100) millions de francs, sont agréées au "REGIME B" et bénéficient des avantages suivants :
1) exonération, pendant les huit (8) premiers exercices, de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux ainsi que de la contribution des patentes;
2) exonération, pendant cinq (5) ans et seulement pour les constructions nouvelles, de l'impôt sur les revenus fonciers et de la taxe sur les biens de main morte.
3) étalement, sur trois (3) ans, du paiement des droits d'enregistrement sur les actes de création de société et exonération de ces droits en cas d'augmentation de capital.
La reprise pour réhabilitation d'entreprise publique par de nouveaux promoteurs dans le cadre du programme de privatisation des entreprises publiques peut, suivant le montant de l'investissement, bénéficier des avantages des Régimes A et B.
TITRE V - REGIME DES ZONES FRANCHES
Les entreprises nouvelles qui sont tournées principalement vers l'exportation sont classées sous le régime des zones franches.
Ces entreprises bénéficient à cet effet de l'exonération totale et permanente de tous droits et taxes liés à l'exercice de leurs activités.
Toutefois, ces entreprises, si elles le désirent, peuvent écouler sur le marché local jusqu'à 20% de leur production qui sont passibles des droits et taxes qui frappent les produits similaires importés.
TITRE VI - DES DISPOSITIONS PARTICULIERES
En plus des avantages prévus aux "Régimes A et B", les entreprises qui s'installent dans les zones non encore ou insuffisamment industrialisées (zones II et III ) bénéficient de l'exonération pendant deux (2) exercices en zone II et pendant quatre (4) exercices en zone III, de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et de la contribution des patentes. Pour l'application de cette disposition, le territoire malien est divisé en zones I, II, III définies par Décret pris en conseil des Ministres.
TITRE VII - DES DISPOSITIONS SPECIALES
Pour chacun des avantages prévus par le présent Code, le premier exercice considéré est, sauf indication contraire, celui au cours duquel est enregistré la première livraison ou mise en vente de produits, de services à l'exclusion des essais.
Les entreprises agréées sont tenues de notifier, par lettre recommandée, la date de démarrage de leurs productions aux autorités compétentes définies par un décret pris en Conseil des Ministres.
Les entreprises régies par le présent Code sont tenues de se conformer, avant leur mise en service, à la législation et à la réglementation en vigueur en matière de commerce et de statuts juridiques des sociétés.
Les entreprises installées au Mali sont tenues aux obligations suivantes:
- tenir une comptabilité régulière suivant le plan comptable agrée en conformité avec les dispositions du Code du Commerce;
- favoriser le recrutement des nationaux par l'organisation de la formation professionnelle à tous les niveaux dans l'entreprise;
- respecter la législation sur l'environnement;
- fournir les documents comptables et financiers, les rapports d'exécution sur l'investissement, l'emploi, le financement national et étranger aux autorités compétentes conformément à la législation fiscale.
Le délai de réalisation des entreprises agréées à ce Code est fixé à cinq (5) ans. Le promoteur, dont le projet n'a pas connu un début de réalisation (génie civil, acquisition de matériel d'équipement) dans le délai imparti, perd automatiquement le bénéfice des avantages fixés par le texte d'agrément.
Toutefois, il peut être accordé une seule prorogation d'un (1) an à compter de la date d'expiration du délai d'agrément, au promoteur qui justifie un début de réalisation de son projet.
TITRE VIII – ARBITRAGE
Les différends opposant un ou plusieurs investisseurs à l'Etat et relatifs à la validité, l'interprétation, l'application ou la révision d'une ou plusieurs clauses de l'agrément feront d'abord l'objet d'une procédure amiable entre les parties.
En cas d'échec de la procédure amiable, les parties auront recours à la procédure d'arbitrage.
Lorsque l'investisseur est un ressortissant d'un autre Etat, la procédure d'arbitrage est celle prévue par la Convention du 18 Mars 1965 créant le Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements entre Etats et Ressortissants d'autres Etats (CIRDI) établie sous l'égide de la Banque Mondiale et ratifiée par la République du Mali le 3 Janvier 1978 à moins qu'il n'existe un accord bilatéral de protection des investissements conclus avec l'Etat dont l'investisseur est ressortissant. Le consentement est constitué, en ce qui concerne l'Etat, par le présent article, et en ce qui concerne l'investisseur, il est exprimé expressément dans la demande d'agrément.
L'agrément au Code des Investissements vaut également agrément de l'investissement pour l'octroi de toute garantie au sens de l'article 15 du Traité instituant l'Agence Multilatérale de Garantie des Investissements ( AMGI) signé par la République du Mali en Octobre 1990.
Les agréments en cours à la date de promulgation de la présente Loi, accordés sous le régime de la loi n°62-5/AN-RM du 15 Janvier 1962, de l'ordonnance n°62-29/CMLN du 23 Mai 1969, de l'ordonnance n°76-31/CMLN du 30 Mars 1976, de la loi n°86-39/AN-RM du 8 Mars 1986, et qui n'auraient pas fait l'objet d'abrogation express, restent en vigueur dans toutes leurs dispositions sous réserve des avenants et modifications ultérieurs.
La présente loi qui abroge toutes dispositions antérieures contraires notamment la loi n°86-39/AN-RM du 8 Mars 1986, sera enregistrée et publiée au Journal Officiel.
DECRET N° 95-423 /P-RM
FIXANT LES MODALITES D'APPLICATION DE LA LOI N° 91-048/AN-RM
DU 26 FEVRIER 1991
Vu La Loi N°91-048/AN-RM du 26 février 1991 portant Code des Investissements ;
Vu Le Décret N° 95-163/P-RM du 12 avril 1995 fixant les formalités administratives de création d'entreprises ;
Vu le Décret n°94-065/P-RM du 04 février 1994 portant nomination d'un Premier Ministre ;
Vu Le Décret N° 94-333/P-RM du 25 octobre 1994 portant nomination des membres du Gouvernement, modifié par le Décret N°95-097/P-RM du 27 février 1995 ;
Les modalités d'application de la Loi N° 91-048/AN-RM du 26 février 1991 sont fixées conformément aux dispositions du présent décret.
CHAPITRE I : DE LA PROCEDURE D'AGREMENT
Les dossiers de demande d'agrément au Code des Investissements sont déposés auprès du Guichet Unique.
Tout dossier de demande d'agrément doit comporter les pièces suivantes:
- une demande timbrée adressée au Ministre chargé de l'Industrie;
- une étude de faisabilité en cinq (5) exemplaires élaborée conformément au modèle de présentation des projets ;
- une copie de l'autorisation d'exercice, le cas échéant.
Les formulaires de demande d'agrément ainsi que le modèle de présentation des projets sont disponibles auprès du Guichet Unique.
Les promoteurs dont les dossiers de demande d'agrément au Code des Investissements sont jugés conformes aux dispositions de l'Article 3 ci-dessus reçoivent un récépissé de dépôt dans les vingt quatre (24) heures ouvrables qui suivent.
Ce récépissé mentionne, entre autres, les noms et adresse du promoteur, l'objet de l'activité, le régime du Code sollicité, la date de dépôt du dossier et la date légale d'octroi de l'agrément.
Les dossiers de demande d'agrément sont soumis à une instruction préliminaire qui consiste à vérifier l'objet de l'activité projetée par rapport au champ d'application du Code des Investissements. Les dossiers pour lesquels les résultats n'ont pas été concluants sont retournés à leurs promoteurs dans les sept (7) jours ouvrables après réception du projet.
Après réception du dossier de demande d'agrément au Code des Investissements, le Guichet Unique élabore une fiche technique et peut s'adjoindre toute personne physique, morale ou toute structure dont la compétence est jugée nécessaire pour l'examen dudit dossier.
Après avis favorable du guichet Unique, l'agrément est accordé par arrêté du Ministre chargé de l'Industrie dans un délai de trente (30) jours ouvrables après la date de réception du dossier.
Le refus d'octroi de l'agrément ne peut être prononcé que pour non conformité du projet d'investissement avec une disposition législative ou réglementaire en vigueur.
Les dossiers de demande d'autorisation d'implantation industrielle sans avantages du Code des Investissements, adressés au Ministre chargé de l'Industrie, sont déposés auprès du Guichet Unique.
Ils comprennent les pièces suivantes :
- une demande timbrée ;
L'autorisation du Ministre chargé de l'Industrie est octroyée par décision dans un délai de quinze (15) jours ouvrables à compter de la date de réception du dossier.
Les entreprises agréées sont tenues de notifier par lettre recommandée la date de démarrage de leurs activités à la Direction Nationale des Industries et à la Direction Nationale des Impôts conformément aux dispositions de l'Article 16 de la Loi N° 91-048/AN-RM du 26 février 1991 portant Code des Investissements.
CHAPITRE II : DES ELEMENTS D'APPRECIATION
La valeur ajoutée directe est l'élément fondamental pour l'appréciation des projets soumis à l'agrément au Code des Investissements.
La valeur ajoutée directe d'une entreprise est définie comme la somme des éléments suivants du compte d'exploitation :
a) les frais de personnel ;
b) les impôts et taxes ;
c) les dotations aux amortissements ;
d) les frais financiers ;
e) les bénéfices bruts d'exploitation.
Son taux minimum accepté est de 35% du chiffre d'affaires.
Les éléments d'appréciation autres que celui défini à l'Article 12 ci-dessus et dont il sera fait usage lors de l'examen et de l'évaluation des demandes d'agrément sont les suivants :
a) les avantages que l'investissement est susceptible d'apporter à l'Etat, aux entrepreneurs nationaux et aux consommateurs ;
b) l'apport en financement extérieur ;
c) l'établissement du siège social au Mali ;
d) le degré d'intégration de l'entreprise à l'économie nationale;
e) l'effet de l'investissement sur la balance commerciale;
f) les effets sur l'environnement.
CHAPITRE III : DE LA REPARTITION EN ZONES
En application des dispositions de l'Article 15 de la Loi N° 91-048/AN-RM du 26 février 1991 portant Code des Investissements relatives à la décentralisation, le territoire malien est divisé en zones comme suit :
- zone I: District de Bamako ;
- zone II: Régions de Koulikoro, Sikasso et Ségou ;
- zone III: Régions de Kayes, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal.
CHAPITRE IV : DU REGIME DES ZONES FRANCHES
Sont appelées entreprises franches les entreprises qui sont soumises au régime des zones franches tel que défini à l'Article 14 de la Loi N° 91-048/AN-RM du 26 février 1991 portant Code des Investissements.
Ce régime s'applique aux investissements réalisés par des promoteurs quelle que soit leur nationalité, dans des activités principalement tournées vers l'exportation.
Les entreprises franches, au titre de leurs activités, sont exonérées de tous impôts, droits et taxes à caractères fiscal, parafiscal et douanier.
Toutefois, ces entreprises demeurent soumises au régime de droit commun pour les ventes réalisées sur le territoire national.
Les entreprises franches, au cours de leur exploitation, sont tenues aux obligations suivantes :
- offre sur le marché malien de produits conformes aux normes maliennes, le cas échéant aux normes internationales ;
- collecte et reversement de l'impôt général sur le revenu (IGR);
- tenue d'une comptabilité complète, sincère et probante ;
- tenue d'une comptabilité séparée pour les ventes réalisées sur le marché national.
- une demande timbrée adressée au Ministre chargé de l'Industrie et déposée auprès du Guichet Unique;
- une étude de faisabilité en sept (7) exemplaires faisant ressortir l'objet de l'activité, le nom et l'adresse du promoteur, le lieu d'implantation de l'entreprise, l'étude de marché, l'étude technique, l'étude financière, le plan d'emploi.
Le dossier d'agrément de l'entreprise franche, après instruction est examiné par une commission composée des représentants des services suivants:
- Direction Nationale des Industries......Président
- Direction Nationale des Impôts.................Membre
- Direction Nationale des Affaires Economiques...-"-
- Direction Générale des Douanes.........................-"-
- Direction Nationale de la Santé...........................-"-
- Direction Nationale de l'Emploi, du Travail et de la Sécurité Sociale.....................................Membre.
La Commission peut s'adjoindre toute structure compétence selon la nature des projets inscrits à l'ordre du jour.
Le Secrétariat est assuré par le Guichet Unique.
Le délai d'agrément d'une entreprise franche est fixé à trente (30) jours ouvrables à partir de la date de dépôt du dossier.
L'agrément de l'entreprise franche est accordé par arrêté du Ministre chargé de l'Industrie.
L'entreprise franche est enregistrée au Mali auprès de la Direction Nationale des Industries.
CHAPITRE V : DU SUIVI ET DU CONTROLE
Le suivi des projets agréés au Code des Investissements et le contrôle des engagements souscrits par les investisseurs sont assurés par la Direction Nationale des Industries qui peut, le cas échéant, s'adjoindre tout service technique pour recueillir son avis sur un domaine qui relève de sa compétence.
Le non respect des engagements souscrits par les promoteurs des projets agréés au Code des Investissements, sauf cas de force majeure, peut conduire au retrait partiel ou total des avantages accordés après mise en demeure restée sans effet.
Le retrait des avantages accordés se fera par arrêté du Ministre chargé de l'Industrie.
CHAPITRE VI : DES DOSPOSITIONS FINALE
Le présent décret abroge toutes dispositions antérieures contraires, notamment le Décret N° 91-079/P-RM du 04 mars 1991 portant modalités d'application de la Loi N° 91-048/AN-RM du 26 février 1991 portant Code des Investissements.
Le Ministre de l'Industrie, de l'Artisanat et du Tourisme et le Ministre des Finances et du Commerce sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret qui sera enregistré et publié au Journal officiel.
Bamako, le 6 décembre 1995
ORDONNANCE N° 92-028/P-CTSP
PORTANT CODE PARTICULIER DES INVESTISSEMENTS IMMOBILIERS
LE PRESIDENT DU COMITE DE TRANSITION POUR LE SALUT DU PEUPLE
VU l'Acte Fondamental N°1/CTSP du 31 Mars 1991;
la Cour suprême entendue en sa séance du 24 Mars 1992;
Le Conseil des Ministres entendu en sa séance du 8 Avril 1992 ;
TITRE PREMIER : OBJECTIF
Le présent code vise à favoriser la création et la promotion des entreprises dont l'activité peut contribuer au développement du secteur de l'immobilier en vue de faciliter particulièrement l'accès au logement pour le plus grand nombre de population en République du Mali.
TITRE II : DEFINITION, CHAMP D'APPLICATION, GARANTIES
Est considéré comme investissement immobilier au sens du présent code le financement des immobilisations et du fonds de roulement initial dans le cadre d'un projet de développement du secteur de l'immobilier.
Les personnes, physiques ou morales, quelle que soit leur nationalité, régulièrement établies au Mali conformément à la législation malienne, exerçant ou désirant exercer une activité dans le secteur de l'immobilier, sont assurées des garanties générales et des avantages énoncés dans le présent code sous réserve que leurs projets soient éligibles selon les critères définis par décret pris en conseil des Ministres;
Elles reçoivent, dans les mêmes conditions d'éligibilité, le même traitement.
La procédure d'agrément ainsi que les éléments d'appréciation des dossiers de demande d'agrément au présent code sont déterminés par décret pris en conseil des Ministres.
Les investissements immobiliers ne sollicitant aucun avantage du présent code sont tenus néanmoins à l'autorisation préalable du ministre suivants :
- le régime des petites et moyennes entreprises appelé "REGIME A" ;
- le régime des grandes entreprises appelé "REGIME B".
Les personnes étrangères, qui ont procédé à des investissements ou qui occupent un emploi dans une entreprise malienne, ont le droit, sous réserve de la réglementation en matière de change, de transférer dans la devise cédée au moment de la constitution des dits investissements, les dividendes, produits de toute nature des capitaux investis, les produits de la liquidation ou de la réalisation de leurs avoirs et les salaires.
TITRE III - DES AVANTAGES ACCORDES
Les entreprises, dont le niveau d'investissement est inférieur à Cent (100) millions de francs CFA, sont agréées au "REGIME A" et bénéficient des avantages ci-après :
1) Exonération, pendant les cinq (5) premiers exercices :
- de l'impôt sur les bénéfices industriels commerciaux;
-de la contribution des patentes ;
- de la contribution forfaitaire à la charge des employeurs.
2) Exonération, pendant dix '10) ans et seulement pour les constructions nouvelles :
- de l'impôt sur les revenus fonciers ;
- de la taxe sur les biens de mainmorte.
La période d'exonération court à partir de la date d'achèvement de la construction des immeubles concernés constaté par les services chargé de l'habitat, de l'urbanisme et de la construction.
3) Etalement sur trois (3) ans, du paiement des droits d'enregistrement sur les actes de création de société et exonération de ces droits en cas d'augmentation de capital.
1) Exonération pendant les huit (8) premiers exercices :
- de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux ;
- de la contribution des patentes ;
2) Exonération, pendant dix (10) ans et seulement pour les constructions nouvelles :
Le période de l'exonération court à partir de la date d'achèvement de la construction des immeubles concernés.
3) Etalement, sur quatre (4) ans du paiement des droits d'enregistrement sur les actes de création de société et exonération en cas d'augmentation de capital.
En plus des avantages prévus au "REGIMES A et B", les entreprises qui s'installent dans les zones non encore ou insuffisamment industrialisées (zones II et III) bénéficient de l'exonération pendant deux(2) exercices en zone II et pendant quatre (4) exercices en zone III, de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux et de la contribution des patentes.
Pour l'application de cette disposition, le territoire malien est divisé en zones I, II et III définies par le Décret N°91-079/P-RM du 4 Mars 1991.
Les bénéfices réalisés dans le cadre de programmes d'habitations économiques régulièrement approuvés sont exonérés de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, conformément aux dispositions du code Général des Impôts.
Les promoteurs immobiliers réalisant exclusivement des programmes d'habitations économiques régulièrement approuvés sont exonérés du paiement de la patente et de la contribution forfaitaire à la charge des employeurs conformément au Code Général des Impôts.
Sont considérés comme habitations économiques ou à bon marché, les logements dont le prix de revient n'excède pas un chiffre fixé par arrêté du Ministre chargé de l'Habitat et destinées à des personnes peu fortunées, notamment à des travailleurs vivant principalement de leur salaire.
Les promoteurs d'habitations économiques bénéficient de cession de terrains du domaine privé de l'Etat à des tarifs réduits.
Pour l'application de l'Article 12 ci-dessus, en ce qui concerne la notion de promoteurs d'habitations économiques, il convient de se référer à la définition donnée par la législation en vigueur.
Sont enregistrés gratis les actes de constitution ou d'augmentation de capital des sociétés immobilières ayant pour objet d'améliorer les conditions de l'habitat :
- soit en facilitant la construction, l'achat ou l'assainissement d'habitations dites économiques ou à bon marché.
- soit en construisant elles-mêmes ces habitations, en vue de la vente ou de la location simple.
TITRE V : DISPOSITIONS SPECIALES
Les entreprises agréées sont tenues de notifier, par lettre recommandée, la date de démarrage de leurs productions aux autorités compétentes définies par le Décret N°91-079/P-RM du 4 Mars 1991.
Les entreprises installées au Mali sont tenues aux obligations suivantes :
- fournir les documents comptables et financiers, les rapports d'exécution sur l'investissement, l'emploi, le financement national et étranger aux autorités compétentes conformément à la législation fiscale;
Le non respect des engagements souscrits par les entreprises agréés donne lieu à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur.
Le délai de réalisation des entreprises agréées ce code est fixé à cinq (5) ans. le promoteur, dont le projet n'a pas connu un début de réalisation (génie civil, acquisition de matériel d'équipement) dans le délai imparti, perd automatiquement le bénéfice des avantages fixés par le texte d'agrément.
Toutefois, il peut être accordé une seule prorogation d'un (1) an à compter de la date d'expiration du délai d'agrément au promoteur qui justifie un début de réalisation de son projet.
TITRE VI : ARBITRAGE
Les différends opposant un ou plusieurs investisseurs à l'Etat et relatif à la validité, l'interprétation, l'application ou la révision d'une ou plusieurs clauses de l'agrément feront d'abord l'objet d'un règlement à l'amiable entre les parties.
Les différends peuvent être réglés par la voie bilatérale lorsque l'investisseur est un ressortissant d'un Etat ayant conclu un accord de protection des investissements avec le Mali.
A défaut d'un tel accord bilatéral, les parties auront recours à la procédure d'arbitrage telle que prévue par la convention du 18 Mars 1965 créant le Centre International pour le Règlement des différends relatifs aux investissements entre Etats et Ressortissants d'autres Etats (CIRDI) établie sous l'égide de la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) et ratifiée par la République du Mali le 3 janvier 1978.
L'acceptation de cette procédure est acquise en ce qui concerne (l'Etat, par le présent article et en ce qui concerne l'investisseur, il est exprimé expressément dans la demande d'agrément.
L'agrément au présent code vaut également agrément de l'investissement pour l'octroi de toute garantie au sens de l'Article 15 du Traité instituant l'Agence Multilatérale de Garantie des Investissements.
Les agréments en matière de promotion immobilière, en cours de validité à la date de signature de la présente ordonnance, accordés sous les régimes des codes des Investissements précédents et qui n'auraient pas fait l'objet d'abrogation expresse, restent en vigueur dans toutes leurs dispositions.
Toutefois, les bénéficiaires desdits agréments ont la possibilité durant un délai de six (6) mois qui court à partir de la date de publication de la présente ordonnance, de renoncer aux avantages qui leur sont consentis et de solliciter auprès du Ministre chargé des industries le bénéfice de ceux prévus par le présent texte.
La présente Ordonnance sera exécutée comme Loi de l'Etat.
Bamako, le 14 mai 1992
DÉCRET N°96-030/P-RM FIXANT LES FORMALITÉS ADMINISTRATIVES DE CRÉATION D'ENTREPRISES.
Vu la Loi N° 82-54/AN-RM du 18 janvier 1983 portant création de la Direction Nationale des Industries ;
Vu le Décret N° 95-159/P-RM du 12 avril 1995 fixant l'organisation et les modalités de fonctionnement de la Direction Nationale des Industries ;
Vu le Décret N°94-333/P-RM du 25 octobre 1994 portant nomination des membres du Gouvernement, modifié par le Décret N°95-097/P-RM du 27 février 1995 ;
Le présent décret fixe les formalités administratives de création d'entreprises.
Les dossiers de demande de création d'entreprises sont déposés auprès du Guichet Unique créé au sein de la Direction Nationale des Industries.
Pour les secteurs d'activités concernés, la composition des dossiers de demande de création d'entreprises est la suivante:
1. ENTREPRENEURS DU BATIMENT, DES TRAVAUX PUBLICS ET TRAVAUX PARTICULIERS :
1.1 Personnes morales :
- Demande timbrée ;
- Statuts de la société ;
- Diplôme ou tout autre certificat établissant la qualification du responsable dirigeant ;
- Liste nominative du personnel d'encadrement ;
- Demande de déclaration d'ouverture d'établissement dûment remplie pour l'Office National de la Main d'Oeuvre et de l'Emploi ;
- Liste des immobilisations corporelles de l'entreprise accompagnée d'un rapport d'évaluation établi par un expert agréé.
1.2 Personnes physiques :
- Extrait d'acte de naissance ;
- Copie certifiée conforme du diplôme ou tout autre certificat établissant la qualification professionnelle requise ;
- Extrait de casier judiciaire datant de moins de trois mois ;
- Liste des immobilisations corporelles accompagnées d'un rapport d'évaluation établi par un expert agréé.
2. ENTREPRENEURS DES TRAVAUX CARTOGRAPHIQUES ET TOPOGRAPHIQUES:
- Statuts (pour personnes morales) ;
- Diplôme ou tout autre certificat établissant la qualification requise du personnel dirigeant de l'entreprise ;
- Demande d'attestation de déclaration d'ouverture d'établissement à l'Office National de la Main d'Oeuvre et de l'Emploi ;
- Demande d'attestation du Fonds National de Logement.
3. PROMOTEURS IMMOBILIERS :
3.1 Personnes morales :
- Diplôme ou tout autre certificat établissant la qualification professionnelle requise du personnel dirigeant de l'Entreprise.
3.2 Personnes physiques :
4. ARCHITECTES :
4.1 Personnes morales :
- Copie des diplômes des architectes de la Société ;
4.2 Personnes physiques :
- Copie du diplôme ou tout autre titre universitaire d'architectes ;
5. INGENIEURS - CONSEILS :
5.1 Personnes morales :
- Copie des diplômes des ingénieurs de la Société et du responsable dirigeant ;
- Demande de déclaration d'ouverture d'établissement de l'Office National de la Main d'Oeuvre et de l'Emploi ;
- Demande d'attestation du Fonds National de Logement ;
- Demande d'attestation de l'Institut National de Prévoyance Sociale.
5.2 Personnes physiques :
- Copie du diplôme d'ingénieur;
- Demande d'attestation d'ouverture d'établissement de l'Office National de la Main d'Oeuvre et de l'Emploi;
6. ETABLISSEMENTS DE TOURISME :
- Diplôme ou toute attestation justifiant de l'aptitude professionnelle du requérant ou d'un des responsables dirigeant ;
- Schéma architectural ;
- Plan de distribution intérieure ;
- Plan de façades et d'évacuation des eaux usées.
7. ORGANISATEURS DE VOYAGES OU DE SEJOUR :
- Justification de l'assurance couvrant les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile professionnelle;
- Bordereau de versement de la caution de garantie ;
- Copie certifiée conforme d'un titre de propriété ou de location d'un local à usage commercial ;
- Description détaillée des activités de l'agence ;
- Statuts de la Société.
8. PRODUCTEURS DE SPECTACLES :
- Justification de l'aptitude professionnelle ;
- Justification de l'assurance couvrant les conséquences pécuniaires et corporelles de la responsabilité civile et professionnelle.
9. OUVERTURE DE SALLES DE CINEMA :
- Plan de construction.
10. TRANSPORTS PUBLICS DE VOYAGEURS ET DE MARCHANDISES :
10.1 Première étape :
Demande en double exemplaire mentionnant les nom, prénoms, nationalité et domicile du pétitionnaire, la nature du service proposé, l'itinéraire projeté et le type de véhicule affecté au service.
10.2 Deuxième étape :
- Demande de numéro minéralogique ;
- Certificat de visite technique datant de moins d'un mois;
- Vignettes de l'année en cours ;
- Attestation ou contrat de la Compagnie d'Assurances stipulant une validité minimum de six mois ;
- Patente des transporteurs ou attestation du service des contributions diverses.
11. ETABLISSEMENTS CLASSES DANGEREUX, INSALUBRES ET INCOMMODES:
11.1 Etablissement des première et deuxième classes :
- Carte dont l'échelle varie entre 1/100 000e et
1/500 000e (pour les établissements de première classe);
- Plan détaillé de l'établissement à l'échelle de 1/200e au minimum ;
- Plan sommaire à l'échelle de 1/1000e minimum.
11.2 Etablissement de troisième classe :
- Plan d'ensemble de l'établissement à l'échelle de 1/200e au maximum ;
- Croquis des réservoirs (dépôts d'hydrocarbures) ;
- Procès-verbal constatant que chaque réservoir a été soumis aux essais prescrits (dépôts d'hydrocarbures).
12. ENTREPRISES ELIGIBLES AU CODE DES INVESTISSEMENTS :
- Etude de faisabilité en cinq exemplaires ;
- Autorisation d'exercice, le cas échéant.
Les dossiers de demande de création d'entreprises dans chacun des secteurs d'activités peuvent comporter une demande d'immatriculation au Registre du Commerce.
Les détails sur les pièces constitutives des dossiers de demande de création d'entreprises sont fixés par les textes spécifiques en vigueur et, le cas échéant, peuvent être définis par arrêté conjoint du Ministre de Tutelle du Guichet Unique et du Ministre dont relève le secteur concerné.
Les formulaires de demande de création d'entreprises, les fiches d'immatriculation auprès des organismes compétents ainsi que tous les renseignements relatifs à la constitution des dossiers sont fournis par le Guichet Unique.
Les frais de constitution des dossiers sont à la charge du requérant.
CHAPITRE II : Octroi des autorisations d'exercice
Les dossiers déposés auprès du Guichet Unique sont instruits successivement par les différentes sections, chacune en ce qui la concerne.
Pour l'instruction des dossiers, le Guichet Unique peut s'adjoindre le représentant de toute structure compétente.
Les investisseurs dont les dossiers sont jugés conformes reçoivent du Guichet Unique une autorisation d'exercice sous forme d'octroi :
- DE NUMERO D'ENREGISTREMENT POUR :
- les entrepreneurs du bâtiment, des travaux publics et travaux particuliers ;
- les entrepreneurs des travaux cartographiques et topographiques ;
- les promoteurs immobiliers ;
- les ingénieurs - conseils ;
- les établissements de tourisme ;
- les organisateurs de voyages ou de séjour ;
- les producteurs de spectacles ;
- l'ouverture de salles de cinéma ;
- les transports publics de voyageurs et de marchandises.
- DE DECISION POUR :
-les établissements classés dangereux, insalubres et incommodes.
- D'ARRETE POUR :
- les entreprises éligibles au Code des Investissements.
Les autorisations d'exercice sont délivrées dans les:
- soixante douze (72) heures ouvrables pour les numéros d'enregistrement ;
- quinze (15) jours ouvrables pour les décisions ;
- trente (30) jours ouvrables pour les arrêtés.
Les arrêtés et les décisions d'agrément sont octroyés par le Ministre chargé de l'Industrie qui peut déléguer sa signature au Directeur National des Industries.
Le refus d'octroi de l'autorisation d'exercice ne peut être prononcé que pour non-conformité du dossier avec une disposition législative ou réglementaire en vigueur.
Pour chacun des secteurs d'activités soumis à autorisation préalable, il existe au niveau du Guichet Unique un Registre pour l'inscription des entreprises agréées.
Après octroi de l'autorisation d'exercice, le Guichet Unique transmet une copie du dossier aux structures compétentes pour information, suivi de l'activité concernée et, le cas échéant, pour le contrôle des engagements souscrits par les investisseurs.
Le présent décret ne s'applique pas aux formalités administratives de création d'entreprises dont l'autorisation d'exercice et l'immatriculation relèvent des autorités régionales et subrégionales.
Sont et demeurent abrogées les dispositions du Décret N° 95-163/P-RM du 12 avril 1995 fixant les formalités administratives de création d'entreprises.
Le Ministre de l'Industrie, de l'Artisanat et du Tourisme est chargé de l'exécution du présent décret qui sera enregistré et publié au Journal officiel.
Bamako, le 25 janvier 1996
LOI N° 93-017/
PORTANT MODIFICATION DES TAUX DU DROIT DE DOUANE (DD) ET DU DROIT FISCAL D'IMPORTATION (DFI) SUR CERTAINS PRODUITS A L'IMPORTATION.
L'ASSEMBLEE NATIONALE ADELIBERE ET ADOPTER EN SA SEANCE DU 21 JANVIER 1993
Le taux du droit de Douane (DD) et du Droit fiscal d'importation (DFI) sont modifiés pour les produits repris à l'annexe (A) de la présente loi.
Les taux du droit de Douane (DD) et au Droit Fiscal d'importation (DFI) sont fixés à 0% pour les biens d'équipement productifs, les pièces de rechange qui leur sont exclusivement destinées et les intrants principaux repris aux annexes (B) et (C) de la présente loi.
Le taux du droit de Douane (DD) est fixé à 5% pour les produits repris à l'annexe (D) de la présente loi.
Les taux du droit de Douane (DD) et du Droit Fiscal d'Importation (DFI) restent inchangés pour les autres nomenclatures.
Bamako, le 15 février 1992
(source : www.confedmali.gov.ml/codes/code-invest-mali.doc)
INVESTISSEMENT ET ENTREPRENARIAT
L’API-Mali lance le système du Guichet unique
(http://www.malikounda.com/nouvelle_voir.php?idNouvelle=21531)
Dans le cadre de l’amélioration des conditions de création d’entreprises, l’Agence pour la Promotion des Investissements du Mali (API-Mali) procèdera au lancement du Guichet unique, le vendredi 29 Mai 2009. En prélude à cet évènement, l’Agence a mis à profit la journée du mardi 26 Mai (à l’hôtel LAICO Al Farouk) pour informer la Presse de ses missions, ainsi que des réformes et avantages dudit Guichet, en matière d’incitation des investissements.
Rappelons que l’API-Mali est un établissement public à caractère administratif, créée en 2005 et placée sous la tutelle du ministère de l’Industrie, des Investissements et du Commerce.
Elle a pour mission d’encourager le développement des investissements directs et de contribuer à la planification et la régulation des zones industrielles, avec, comme principal objectif, d’assurer des services de premier ordre aux investisseurs.
L’API-Mali comprend une équipe plurifonctionnelle de jeunes cadres ayant acquis une expérience avérée dans le secteur privé national et étranger. Son personnel parle plusieurs langues ; ce qui facilite l’interaction avec des interlocuteurs venant de pays différents.
A travers le Guichet unique, l’API-Mali offre un point d’entrée unique pour toutes les procédures de création d’entreprises, d’assistance aux investisseurs et de délivrance d’agréments au Code des Investissements au Mali.
Rappelons également que le 13 Mai 2008, l’Etat avait adopté le Décret N° 08-276/P-RM fixant les formalités administratives de création d’entreprises par le Guichet unique au sein de l’API-Mali.
Ce décret a été modifié en Conseil des ministres du mercredi 6 Mai 2009, en y intégrant, entre autres, la possibilité, pour le Guichet unique, de procéder à la création d’entreprises dans un délai de 72 heures.
Ce Guichet permettra à l’investisseur (l’opérateur) d’accomplir, en un seul et même lieu, toutes les formalités liées à la création de son entreprise.
Le système du Guichet unique vise, entre autres, à faciliter les procédures administratives pour la création d’entreprises ; à réduire les coûts et les délais d’obtention des autorisations d’exercice et demandes d’agrément au Code des Investissements ; et à faciliter les formalités déclaratives post-création.
A en croire le Directeur Général de l’API-Mali, M. Mansour Haïdara, la création de l’Agence est l’expression d’une ferme volonté des autorités et un outil-clé pour l’instauration et le renforcement de meilleures conditions dans le monde des affaires au Mali.
Il a également indiqué que l’API-Mali s’engagera à cibler les investisseurs potentiels à venir s’installer dans notre pays et, enfin, à œuvrer à leur bon fonctionnement.
La Directrice du Guichet unique et d’assistance aux investisseurs, Mme Keïta Zeinabou Sacko, signalera que ledit projet contribuera à un meilleur classement du Mali pour la création d’entreprise, et à une amélioration de l’environnement des affaires.
Quant à la Conseillère au ministère de l’Industrie, des Investissements et du Commerce, Mme Konaté Mariam Thiam, elle a surtout axé son intervention sur l’impact des réformes sur la pratique des affaires ; sur l’évolution des entreprises et sur le nombre d’emplois.
D’autres questions portaient sur les stratégies de l’API-Mali, l’effet de la hausse de l’électricité et la création d’entreprises. A ces questions, M. Haïdara a donné des éléments de réponse.
Selon lui, la stratégie globale est de promouvoir les secteurs prioritaires : le secteur rural comme moteur de développement, et le secteur privé comme vecteur de ce développement. Il a également ajouté que la maîtrise de l’information sera le mot d’ordre de l’API-Mali.
En ce qui concerne l’électricité, “seule EDM-SA maîtrise le domaine. Cependant, des voies de recours à la baisse sont possibles“, a conclu le DG de l’API-Mali.
Rédacteur(s): Bakoroba COULIBALY
(source : (http://www.malikounda.com/nouvelle_voir.php?idNouvelle=21531))

References: l'article 4
 l'article 2
 l'article 15
 l'Article 3
 l'Article 16
 l'Article 12
 l'Article 15
 l'Article 14
 l'Article 12
 l'Article 15