Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19941214-153456
Timestamp: 2016-12-10 01:21:02+00:00

Document:
France, Conseil d'État, 10 ss, 14 décembre 1994, 153456
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 153456Numéro NOR : CETATEXT000007869013 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1994-12-14;153456 Analyses : FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - NOTATION ET AVANCEMENT.Texte : Vu la requête enregistrée le 12 novembre 1993 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Yves X... demeurant ... à Magenta (Nouméa) ; M. X... demande au Conseil d'Etat de condamner l'Etat à une astreinte de 500 F par jour en vue d'assurer l'exécution du jugement du 15 septembre 1993 par lequel le tribunal administratif de Nouméa a annulé :
- d'une part, l'article 3 de l'arrêté ministériel en date du 19 janvier 1990 prononçant la mutation de M. Yves X... à la police urbaine de Nouméa en tant que ledit article a limité à l'avance à trois ans la durée de l'affectation de l'intéressé en NouvelleCalédonie ;
- d'autre part, l'article 1er de l'arrêté ministériel en date du 7 octobre 1992 en tant qu'il fixe au 1er novembre 1993 la fin de l'affectation de M. Yves X... en NouvelleCalédonie ;
Vu le décret n° 63-766 du 30 juillet 1963 modifié notamment par le décret n° 81-501 du 12 mai 1981 pris pour l'application de la loi du 16 juillet 1980 et par le décret n° 90 400 du 15 mai 1990 ;
- les conclusions de M. Scanvic, Commissaire du gouvernement ;Considérant qu'aux termes de l'article 2 de la loi du 16 juillet 1980 relative aux astreintes prononcées en matière administrative et à l'exécution des jugements par les personnes morales de droit public, "En cas d'inexécution d'une décision rendue par une juridiction administrative le Conseil d'Etat peut, même d'office, prononcer une astreinte contre les personnes morales de droit public pour assurer l'exécution de cette décision" ; que l'article 59-1 du décret du 30 juillet 1963, modifié notamment par le décret n° 81-501 du 12 mai 1981, dispose que "Les demandes tendant à ce que le Conseil d'Etat prononce une astreinte pour assurer l'exécution d'une décision rendue par une juridiction administrative ne peuvent être présentées avant l'expiration d'un délai de six mois à compter de la date de la notification de cette décision. Toutefois, en ce qui concerne les décisions ordonnant une mesure d'urgence, et notamment un sursis à exécution, les demandes peuvent être présentées sans délai" ;
Considérant que la requête de M. X... tend à ce que le Conseil d'Etat prononce une astreinte pour assurer l'exécution d'un jugement du tribunal administratif de Nouméa en date du 15 septembre 1993 n'ordonnant pas de mesure d'urgence ; que la requête a été enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 12 novembre 1993 ; qu'il suit de là, que quelle qu'ait été la date de la notification à M. X... du jugement dont il s'agit, la requête de l'intéressé est prématurée au sens des dispositions précitées ; que, dès lors, elle n'est pas recevable ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X... et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.Références : Décret 63-766 1963-07-30 art. 59-1Décret 81-501 1981-05-12Loi 80-539 1980-07-16 art. 2Publications :Proposition de citation: CE, 14 décembre 1994, n° 153456Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : Mme BergealRapporteur public : M. ScanvicOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 10 ssDate de la décision : 14/12/1994Fonds documentaire : Legifrance Haut de page

References: l'article 3
 l'article 1
 l'article 2
 l'article 59
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