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RAPPORT ENQUÊTE SUR LE PROFIL SOCIO-ÉCONOMIQUE DES RÉSIDANTS DE COOPÉRATIVES D HABITATION - PDF
RAPPORT ENQUÊTE SUR LE PROFIL SOCIO-ÉCONOMIQUE DES RÉSIDANTS DE COOPÉRATIVES D HABITATION
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Marie-Dominique Bastien
1 RAPPORT ENQUÊTE SUR LE PROFIL SOCIO-ÉCONOMIQUE DES RÉSIDANTS DE COOPÉRATIVES D HABITATION PAR LA CONFÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DES COOPÉRATIVES D'HABITATION (CQCH) MAI 2003
2 T able des matières Table des matières... 2 Remerciements Introduction Les objectifs et le contexte du projet de recherche Les outils et la méthodologie du projet de recherche L échantillonnage de la recherche La structure du rapport Les répondants de l enquête Le sexe et l âge des répondants Lieu de résidence des répondants Répartition des répondants en fonction du programme de financement utilisé par la coop Langue et lieu d origine Occupation et type de travail Scolarité Autres informations Conclusions sur les répondants Les ménages résidants dans une coopérative d habitation La taille des ménages La typologie des ménages Provenance du revenu des ménages Niveau de revenu Achat de biens et services Conclusion sur les ménages Caractéristiques des immeubles et des logements appartenant aux coops d habitation Type d immeuble habité Nombre de pièces et de chambres à coucher Nombre d années depuis que le logement est habité par le répondant Le loyer Disponibilité d une subvention au loyer Le taux d effort L occupation de l espace L état du logement Conclusion sur les immeubles et les logements coopératifs Les répondants et leur coopérative Adhésion à la coopérative Les motivations à résider dans une coopérative Participation Niveau de satisfaction face à la coopérative Conclusion sur les rapport entre les répondants et leur coopérative Conclusion Liste des tableaux Liste des graphiques Bibliographie Annexe Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 2
3 R emerciements La réalisation du projet de recherche sur le profil des résidants de coopératives d habitation 2002 par la Confédération québécoise des coopératives d habitation (CQCH) a été rendue possible grâce, notamment, au soutien financier du Conseil de la coopération du Québec (CCQ), dans le cadre du Programme d aide aux fédérations et aux confédérations et de la Société d habitation du Québec (SHQ). Nous tenons également à remercier monsieur André Poulin de la Société canadienne d hypothèques et de logement (SCHL) pour ses précieux conseils fournis pour l élaboration du projet. Rappelons que André Poulin fut l auteur d une étude analogue il y a 6 ans, Les résidants des coopératives d habitation au Québec en Soulignons enfin la collaboration de monsieur Gaétan Daigle du département de statistique de l Université Laval, lequel a collaboré à l élaboration de la méthodologie quantitative utilisée dans le cadre de cette étude, ainsi qu au traitement statistique des données recueillies lors de l enquête. Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 3
4 I ntroduction Les objectifs et le contexte du projet de recherche En tant que porte-parole du mouvement coopératif en habitation, la Confédération québécoise des coopératives d habitation (CQCH) a la responsabilité de connaître le profil des ménages qui occupent les quelques logements coopératifs au Québec. Cette connaissance permet non seulement à la CCQH et aux fédérations de mieux défendre les intérêts des coopératives et des coopérateurs, mais elle permet de plus aux différents intervenants du réseau, du milieu de l habitation communautaire et aux organismes gouvernementaux responsables de l habitation de mieux orienter leurs actions, tant en ce qui a trait à la gestion et à la consolidation du parc existant, que dans le cadre du développement de nouveaux projets coopératifs. En comparant les informations recueillies, soit, dans le temps, avec les résultats obtenus lors d enquêtes antérieures, soit par rapport aux ménages québécois dans leur ensemble, soit, enfin, en recoupant entre elles certaines informations, nous entendons ajouter du relief aux résultats de l enquête et, par le fait même, être mieux en mesure de fournir une base de réflexion permettant d identifier les tendances et les enjeux potentiels pour le mouvement coopératif en habitation, pour les années à venir. 1.2 Les outils et la méthodologie du projet de recherche La recherche repose principalement sur les résultats d une enquête menée en mai 2002 auprès de résidants de coopératives. Cette enquête a été réalisée au moyen d un questionnaire comportant 36 questions sur les caractéristiques des résidants et des ménages coopératifs (ex. : âge, sexe, occupation, revenu, etc.), sur les logements qu ils habitent (ex. : type d immeuble, nombre de pièces, besoins de réparations, etc.) et sur leurs coopératives, avec lesquelles ils entretiennent des rapports au cœur de leur quotidien (ex. : participation, satisfaction, etc.). À des fins comparatives, la majorité des questions contenues dans le questionnaire sont identiques ou analogues à plusieurs des questions posées dans le questionnaire ayant servi à l étude sur les résidants des coopératives d habitation au Québec réalisée en Le questionnaire utilisé et une description détaillée de la méthodologie de l enquête sont fournis en annexe. 1.3 L échantillonnage de la recherche La recherche porte sur l ensemble des logements détenus par les coopératives d habitation au Québec, quelles que soient la région, les programmes de financement et leur appartenance ou non à un regroupement sectoriel (fédération ou CQCH). On comptait en mai dernier près de logements coopératifs au Québec. En tout, la banque de logements à partir de laquelle l échantillonnage fut établi comportait quelques adresses de logements coopératifs. Sur les questionnaires envoyés à des résidants de coopératives choisies au hasard parmi cette banque, selon la méthode d échantillonnage aléatoire simple, nous ont été retournés avant le 31 août Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 4
5 Un certain nombre d entre eux ayant toutefois été écarté, soit parce qu incomplets ou parce que des altérations au document empêchaient d identifier la provenance et les caractéristiques de la coopérative, le nombre total de questionnaires qui ont servi à l étude se chiffrent à 1 296, soit un taux de réponse de l ordre de 43%. 1.4 La structure du rapport Le rapport est divisé en quatre sections principales : Les répondants à l enquête; Les ménages résidant dans une coopérative d habitation; Les caractéristiques des immeubles et des logements appartenant aux coopératives d habitation; Les répondants et leur coopérative. 2. L es répondants à l enquête Cette partie du rapport a pour objectif de dresser un portrait quantifié sur les caractéristiques des répondants au sondage résidant dans les coopératives d habitation au Québec en Le questionnaire devait être complété par la personne qui est le principal soutien financier du ménage. S il y avait plusieurs personnes qui assumaient le soutien financier du ménage, la personne la plus âgée devait compléter le questionnaire. 2.1 Le sexe et l âge des répondants Près des 2/3 (65,5%) des répondants sont des femmes, alors que les hommes ne représentent que 34,5% des répondants. Ce résultat est pratiquement identique à celui obtenu en 1996, où les répondants étaient des femmes dans une proportion de 64% 1. Notons qu au sein de la population en général au Québec, les hommes représentent 48,8% et les femmes 51,2%. 2 L âge moyen des répondants au 1 er mai 2002 était de 50 ans, comparativement à 47 ans en Le plus jeune des répondants avait 18 ans et le plus âgé 92 ans. Cette hausse de l âge moyen se révèle cependant moins importante que celle observée entre 1987 et Graphique 1 : Répartition des répondants en fonction des tranches d'âge % 50% 40% 30% 20% 10% 33% 23% 22% 44% 48% 48% 18% 16% 11% 12% 14% 13% % Moins de 35 ans 35 à 54 ans 55 à 64 ans 65 ans et plus 1 Les résidants de coopératives d habitation au Québec en 1996, p Recensement 2001, Statistique Canada, Population selon le sexe, Canada, provinces et territoires. 3 Les résidants des coopératives d habitation au Québec en 1996, p. 6. Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 5
6 2.2 Lieu de résidence des répondants Les questionnaires qui nous ont été retournés proviennent de l ensemble des régions du Québec. Cependant, l échantillon réduit pour certaines régions atténue la fiabilité des résultats obtenus pour ces régions. Tableau 1 : Répartition des répondants par région Région Nombre % Bas-St-Laurent 16 1,2% Saguenay-Lac-St-Jean 46 3,5% Québec ,6% Mauricie-Centre-du-Québec 51 3,9% Estrie 59 4,6% Montréal ,1% Outaouais 47 3,6% Abitibi-Témiscamingue 24 1,9% Côte-Nord 5 0,4% Gaspésie-Îles-de-la-Madelaine 1 0,1% Chaudière-Appalaches 45 3,5% Laval 10 0,8% Lanaudière 27 2,1% Laurentides 7 0,5% Montérégie ,3% Total ,1 2.3 Répartition des répondants en fonction du programme de financement utilisé par la coopérative La très grande majorité des coopératives d habitation mises sur pied au Québec au cours des 30 dernières années ont bénéficié d une aide de l état, par le biais de programmes gouvernementaux, soit fédéral, soit provincial et même, de façon plus marginale, des villes. Les différents programmes utilisés au fil des ans diffèrent grandement dans leurs mécanismes et dans leurs paramètres, ce qui, évidemment, différencie les coopératives, tant dans leur gestion que dans leur membership. Le tableau 2 ci-dessous énumère les principaux programmes de financement utilisés par les coopératives et répartit leur proportion relative dans l échantillon ayant servi à l enquête. À noter que près de 4% des répondants habitaient une coopérative à programmes mixtes, c est-à-dire qu elles comportent plusieurs projets financés par différents programmes. Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 6
7 Tableau 2 : Répartition des répondants en fonction des programmes de financement Programme Organisme/Période Nombre % Article 61 (Loi nationale sur l habitation) SCHL ( ) 19 1,7% Article 95 (Loi nationale sur l habitation) SCHL ( ) ,5% Programme fédéral des coopératives d habitation SCHL ( ) ,0% (PHI) Programme intégré québécois (PIQ) Logipoploginov SHQ ( ) 32 2,9% Programme sans but lucratif-privé (PSBL-P) SHQ ( ) 65 5,9% Programme achat/rénovation des coopératives et SHQ ( ) 40 3,6% OSBL (PARCO) AccèsLogis SHQ ( ) ,8% Mixte 41 3,7% Autre ou hors programme 54 4,9% Total % 2.4 Langue et lieu d origine Langue Plus de 9 répondants sur 10 utilisent le français comme langue principale à la maison. L anglais est utilisé par plus de 4% des répondants. Les autres langues parlées à la maison représentent moins de 3%. Notons que 3% des répondants utilisent couramment le français et une autre langue à la maison. Tableau 3 : Langue parlée à la maison Langue parlée Nombre % Français ,07% Anglais 54 4,19% Espagnol 19 1,47% Autres 15 1,16% Français et autre langue 40 3,10% Total % Le pourcentage de ménages francophones est sensiblement plus élevé dans les coopératives d habitation (90%) que dans la population québécoise en générale (83%). 4 L utilisation d une langue autre que le français à la maison est principalement concentrée dans les régions de Montréal (18%), de l Outaouais (15%) et de l Estrie (8%). Dans toutes les autres régions, le pourcentage d utilisation du français dépasse 95%. En ce qui a trait à la région de Montréal, les résultats obtenus en 2002 montrent une augmentation de l ordre de 4% (78% en 1996 par rapport aux 82% de la présente enquête) des répondants qui déclarent utiliser le français comme langue principale la maison. En comparaison avec le reste de la population, toujours pour la région de Montréal, on constate une importance relative plus grande du français comme langue utilisée à la maison au sein des coopératives d habitation. Ainsi, le français est utilisé comme langue principale à la maison pour la population en générale dans seulement 56% des foyers dans la région de Montréal, comparativement aux 82% des répondants de l enquête résidant dans la même région. 5 4 Recensement Statistique Canada 2001, composition linguistique. 5 Ibidem. Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 7
8 Lieu de naissance et origine ethnique Les répondants sont très majoritairement (89%) nés au Canada. Parmi ceux qui sont nés à l extérieur du Canada, 95% sont soit citoyens canadiens ou immigrants reçus. Par ailleurs, comme en 1996, la très grande majorité (87%) des répondants nés hors du Canada est concentrée dans la région de Montréal, où ils représentent 21% des répondants. Dans l ensemble, la représentation des répondants nés hors du Canada est demeurée sensiblement la même depuis 1996 pour les principaux programmes de financement de coopératives d habitation. Ainsi, tant en 1996 qu en 2002, cette clientèle représente 9% des répondants habitant une coopérative de l article 95 et 13% pour les répondants du programme PHI. La proportion de répondants nés hors du Canada s est également maintenue dans le programme PSBL-P (près de 27% en 1996 contre près de 24% en 2002). Notons une présence relativement importante de répondants nés ailleurs qu au Canada dans les deux plus récents programmes de financement du gouvernement québécois, soit PARCO (20%) et AccèsLogis (14%). Plus de 10% des répondants étaient d une origine ethnique autre que canadienne. L enquête de 2002 confirme en partie les résultats obtenus en , en ce qui a trait aux principales régions d origine des répondants nés hors du Canada, soit l Europe (30% en 1996 et 32% en 2002), Haïti (17,5% en 1996 contre 13% en 2002) et l Amérique Latine (21% en 1996 et 12% en 2002). Ces trois régions comptent pour plus de la moitié des répondants nés hors du Canada. Tableau 4 : Origine ethnique des répondants nés hors du Canada Origines ethniques regroupées Nombre % Européenne 47 31,97% Haïtienne 19 12,93% Hispano-américaine 17 11,56% Africaine 12 8,16% Asiatique 9 6,12% Afrique du Nord 4 2,72% Russe 3 2,04% Américaine 1 0,68% Autre 35 23,81% Total % 6 Les résidants de coopératives d habitation au Québec en 1996, p. 8. Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 8
9 2.5 Occupation et type de travail Près de la moitié (47%) des répondants sont des salariés et plus du quart (26%) sont des retraités. On compte 7% de travailleurs autonomes et 15% des répondants ont indiqué une occupation autre. Graphique 2 : Occupation principale des répondants 26% 15% 1% Salarié Travaileur autonom e 47% Étudiant Retraité Autre 4% 7% Plus d'une occupation L analyse des réponses fournies par les répondants ayant indiqué une occupation «Autre» montre qu il s agit de personnes sans emploi dans plus de 90% des cas. On note un accroissement des répondants salariés et travailleurs autonomes par rapport au sondage de (54% en 2002 contre 45% en 1996). La proportion des étudiants à temps complet est demeurée la même à 4%. Le tableau ci-dessous fait ressortir dans l ensemble un pourcentage relativement élevé de salariés, de travailleurs autonomes et de retraités au sein des coopératives financées par les programmes fédéraux (Art. 61 : 58%; art. 95 : 49% et PHI 46%) et au sein des coopératives financées par plus d un programme (55%). À l inverse, les deux principaux programmes québécois plus récents (PSBL-P et AccèsLogis) desservent quant à eux une clientèle plus dépendante financièrement des transferts gouvernementaux. Tableau 5 : Principale occupation des répondants en fonction des programmes de financement Programme Salarié Travailleurs autonomes Étudiant Retraité Autre Art % 5% 0% 11% 26% Art % 7% 4% 27% 13% PHI 46% 5% 5% 30% 14% PIQ Logipop-loginov 45% 16% 0% 29% 10% PSBLP 31% 13% 3% 13% 40% PARCO 46% 8% 10% 18% 18% AccèsLogis 32% 3% 5% 33% 27% Mixte 55% 8% 10% 13% 14% Autres et hors programmes 52% 9% 6% 18% 15% 7 Les résidants de coopératives d habitation au Québec en 1996, p. 8 et ss. Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 9
10 Parmi les salariés, 46% sont employés par une entreprise privée alors que près du tiers sont salariés du secteur public ou parapublic. Enfin, 11% œuvrent dans les secteurs coopératifs ou communautaires. Ces résultats sont à toutes fins pratiques identiques à ceux obtenus lors du sondage de Graphique 3: Le type d'entreprises où travaillent les répondants Entreprise privée 11% 9% 1% 46% Secteur public et parapublic Groupes communautaires - coopérative Travailleur autonome 33% Autre Plus de 87% des salariés occupent un emploi à plein temps, soit plus de 25 heures par semaine. 2.6 Scolarité Le niveau de scolarité des répondants est très varié, plus de 80% d entre eux ayant obtenu au moins un diplôme d étude secondaire et 20% un diplôme universitaire. On remarque une augmentation générale du niveau de scolarité chez les répondants à l enquête, par rapport à Cette augmentation a pour conséquence une diminution de l ordre de 50% des répondants ne détenant pas au moins un diplôme d études secondaires. 40% 35% 30% 28% 31% 33% 37% 25% 20% 15% 10% 5% 14% 20% 18% 18% % Diplôme universitaire Diplôme collégial ou professionnel Diplôme d'études secondaires Études secondaires non complétées 8 Les résidants des coopératives d habitation au Québec en 1996, p. 9. Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 10
11 2.7 Autres informations Sur le plan de l épargne, mentionnons que 63% des répondants détiennent un compte dans une caisse populaire, alors que 44% en détiennent un dans une banque et moins de 1% dans un autre type d institution financière. Enfin 58% des répondants ont lu la revue L Écho-hop! d habitation au cours de la dernière année, alors que 5% des répondants ont visité le site Internet du mouvement (Le Toit virtuel) au cours de la même période. Précisons que seulement 1% des répondants l ont visité à plus de 3 reprises. 2.8 Conclusions sur les répondants De manière générale, les grandes tendances observées en 1996 en ce qui a trait à la présence plus nombreuse des femmes au sein des coopératives, au vieillissement des répondants, à la prédominance du français et à l accroissement du niveau de scolarité des répondants se sont maintenus au cours des six dernières années. On constate cependant une diminution des sans emploi depuis 1996 chez les principaux soutiens financiers des ménages coopératifs. Reste à voir, dans les prochaines sections du présent rapport, quel impact cette dernière évolution de la clientèle aura sur le fonctionnement des coopératives et sur les ménages qui y habitent. 3. Les ménages résidants dans une coopérative d habitation Nous définissons le terme «ménage» comme étant l ensemble des occupants d un même logement. Les différents types de ménages utilisés dans le cadre de cette enquête sont : Les personnes habitant seules; Les couples (mariés ou vivant en union de fait) sans enfant; Les couples (mariés ou vivant en union de fait) avec enfant; Les familles monoparentales ayant à leur tête une femme; Les familles monoparentales ayant à leur tête un homme; Deux personnes ou plus sans lien de parenté; Deux personnes ou plus avec un lien de parenté 9 ; Autres. 3.1 La taille des ménages La taille moyenne des ménages coopératifs est de 2,06 personnes, ce qui constitue une diminution de 5% par rapport au sondage de 1996 (2,17 personnes) 10. Le nombre le plus bas d occupant est évidemment de 1 et le plus grand nombre d occupants pour un ménage recensé dans le cadre de la présente étude est de 8. En comparaison, le ménage moyen au Québec comptait en ,3 occupants 11, soit 12% de plus que les ménages coopératifs. 9 Afin de d éviter la confusion avec les familles monoparentales, le questionnaire précisait que ce type de ménage excluait un parent avec un enfant de moins de 18 ans. 10 Les résidant des coopératives d habitation au Québec en 1996, p Genre de ménage, dans les ménages privés, 2001, pour le Canada, les provinces et les territoires, Recensement du Canada 2001, Statistique Canada. Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 11
12 Nombre moyen d'occupants par logement ,5 2 1,5 2,66 2,75 2,17 2,44 2,30 2,06 Coop Moyenne au Québec 1 0, Plus de 70% des logements coopératifs sont occupés par 2 personnes ou moins (1 personne 40%, 2 personnes 31%) et 12% des logements sont occupés par 4 personnes ou plus. Graphique 6 : Nombre d'occupants par logement 9% 2% 1% 16% 40% 1 pers. 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. Plus de 5 pers. 31% 3.2 La typologie des ménages Plus de 40% des logements coopératifs sont occupés par une personne seule et 20% par des familles monoparentales. En comparaison, le pourcentage de ménages d une personne au Québec en 2001 avoisinait les 30% (29,6%). 12 Les couples avec enfants (15%) ou sans enfants (16%) comptent pour plus de 30% des ménages coopératifs. 12 Statistique Canada, Recensement 2001 : profil des familles et des ménages canadiens. Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 12
13 Une comparaison avec les études réalisées en 1987 et 1996 montre le maintien de l accroissement du nombre de personnes seules habitant en coopérative et la diminution des couples avec enfants. Les résultats de 2002 montrent par ailleurs une diminution de l ordre de 5% du nombre de familles monoparentales par rapport aux résultats obtenus en 1987 et en 1996 et une augmentation correspondante du nombre de ménages constitués par deux ou plusieurs personnes, des colocataires, apparentés ou non. Graphique 7 : Répartition selon le profil des ménages 50% 40% 30% 20% 10% 0% 36% 40% 33% 26% 26% 23% 17% 18% 20% 15% 16% 15% 5% 9% 2% Personne seule Couple sans enfant Couple avec enfant Famille monoparentale Autre Malgré une diminution par rapport aux résultats de 1996, ce sont toujours les coopératives du programme PSBL-P qui accueillent le plus de familles monoparentales, soit 46% de leur clientèle. On remarque par ailleurs un accroissement de 8% par rapport à 1996 des ménages composés de personnes seules dans ces mêmes coopératives. La proportion de personnes seules apparaît moins élevée dans les coopératives de l article 61 (29%), par rapport au ratio moyen de plus de 40%. Enfin le plus récent programme de financement, AccèsLogis, accueille plus de 48% de personnes seules, soit 8% de plus que la moyenne de l échantillon, mais à l inverse, on y retrouve moins de familles monoparentales (15% par rapport à une moyenne de 20% pour l ensemble des répondants) et de couples avec enfant (6% contre 15% pour l ensemble de l échantillon). Tableau 6 : Profil des ménages en fonction des programmes de financement Personne Couple sans Couple avec Famille seule enfant enfant monoparentale Autre Art % 24% 30% 6% 12% Art % 17% 17% 17% 9% PHI 42% 15% 16% 20% 7% PSBLP 29% 5% 16% 46% 4% PIQ Logipop-loginov 68% 11% 0% 7% 14% PARCO 38% 10% 25% 25% 2% AccèsLogis 48% 17% 6% 15% 13% Mixte 60% 10% 5% 15% 10% Autres 30% 21% 19% 17% 12% Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 13
14 Les trois quarts des personnes seules habitant en coopérative sont des femmes. Les 2/3 des couples sans enfant et 60% des couples avec enfant ont pour principal soutien financier un homme. Enfin 87% des familles monoparentales au sein des coopératives sont soutenues financièrement par des femmes. Graphique 8 : Profil des ménages selon le sexe des répondants 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% 25% 75% 66% 60% 34% 40% 13% 87% Personne seule Couple sans enfant Couple avec enfant Famille monoparentale 33% Autre 67% Homme Femme Près de 90% des ménages coopératifs ne comptent pas d enfant âgé de moins de 6 ans. Par ailleurs, 21% des ménages comprennent au moins une personne âgée de 65 ans et plus. Enfin, une ou plusieurs personnes handicapées habitent dans 2% des logements coopératifs. 3.3 Provenance du revenu des ménages Les résultats présentés en ce qui a trait à la provenance et au niveau de revenu sont basés sur les revenus déclarés par les répondants pour l année Plus de la moitié (54%) des ménages ont déclaré que le salaire provenant d'un emploi constituait la principale source de revenu. L assistance-emploi (sécurité du revenu) constitue la principale source de revenu pour 16% des ménages et une pension du gouvernement dans 12% des cas. Plus de 11% des répondants ont déclaré avoir des revenus de plus d'une source. Par rapport à 1995, on constate une baisse de l ordre de 7% des ménages coopératifs dont la principale source de revenu provenait de l assistance-emploi ou de l assurance-emploi en Cette baisse est relativement faible, si on compare la situation des ménages coopératifs à celle des ménages québécois en général, où entre 1995 et 2001, le nombre de ménages prestataires de l assistance-emploi a diminué de près du quart (24%) 13. Notons, cependant, que cette diminution des prestataires de l assistance-emploi dans la population en générale chute à 18% chez les personnes seules. La diminution du nombre de ménages dont la principale source de revenu provient de transferts gouvernementaux a été compensée par une augmentation correspondante du nombre de salariés et de ménages ayant déclaré d autres principales sources de revenu, telles les revenus provenant du travail autonome. 13 Ministère de l Emploi et de la Solidarité sociale, Rapport sur les prestataires du programme d assistance-emploi (2001). Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 14
15 Graphique 9 : Provenance des revenus des ménages coopératifs % 50% 55% 54% 48% 40% 30% 20% 10% 0% Salaire d'un emploi 15% 14% 11% Pension du gouvernement 5% 3% 5% 1% 4% 3% Régime de retraite privé 25% 21% 18% Assuranceemploi Assistanceemploi 7% 9% 4% Autre Niveau de revenu Nous considérons ici l ensemble des revenus gagnés par les occupants du ménage pour l année Le revenu moyen des ménages coopératifs en 2001 était de $, comparativement à $ en Parmi les ménages sondés, 38%, contre 50% en 1995, totalisaient des revenus de moins de $ en Plus de 60% (71% en 1995) d entre eux ont des revenus familiaux de moins de $ et moins de 15% (14% en 1995) des ménages ont des revenus supérieurs à $. Graphique 10 : Niveau des revenus des ménages coopératifs $ et plus $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ 0$ $ 7% 5% 8% 4% 6% 5% 9% 6% 9% 9% 10% 10% 13% 11% 38% 50% % 10% 20% 30% 40% 50% 60% Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 15
16 Par rapport à , on constate une augmentation importante du revenu moyen des ménages des coopératives de l article 61 ( $ en 2001 contre $ en 1995) et des coopératives des programmes PIQ Logipop Loginov ( $ en 1995 contre $ en 2001). Les revenus des ménages du programme AccèsLogis sont pour leur part nettement moins élevés que la moyenne de l échantillon. Tableau 7 : Revenu moyen en fonction des programmes de financement Programme Art $ $ Art $ $ PHI $ $ PSBLP $ $ PIQ Logipop-loginov $ $ PARCO NA $ AccèsLogis NA $ Par rapport aux différentes sources de revenus déclarées par les répondants, les revenus familiaux moyens les plus élevés se retrouvent évidemment chez les salariés (revenu moyen de $ en 2001), suivi de près par ceux dont la principale source de revenu était en 2001 un régime de retraite privé ( $) et par les travailleurs autonomes ( $). Les répondants dont les principaux revenus proviennent des autres sources ont eu en 2001 des revenus moyens inférieurs à la moyenne de l échantillon. Tableau 8 : Revenu moyen en fonction de la principale source de revenu Principale source de revenu Nombre Revenu moyen Salaire $ Pension du gouvernement $ Travaille autonome $ Régime de retraite privé $ Assurance-emploi $ Placement/épargne $ Assistance-emploi $ Pension d'invalidité $ Bourses d'étude $ Autres $ Total $ En 2001, le revenu moyen des ménages coopératifs dont le principal soutien financier est une femme était de $ alors que le revenu moyen des ménages dont le principal soutien financier est un homme se situait à $. L écart s est légèrement accru depuis 1996 entre les ménages coopératifs dont le principal soutien financier est une femme et ceux dont le répondant au sondage est un homme. 14 Les résidants des coopératives d habitation au Québec en 1996, p. 17. Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 16
17 Graphique 11 : Revenu moyen en fonction du sexe des répondants $ $ $ $ $ $ $ $ $ Homme Femme $ - $ Le revenu des ménages coopératifs en fonction de l âge des répondants Le revenu moyen des ménages suit une courbe ascendante jusqu à la tranche d âge de 35 à 44 ans, dont le revenu moyen se situe légèrement au-dessus de $, pour ensuite redescendre progressivement dans les tranches d âge subséquentes jusqu aux ménages les plus pauvres, soit ceux dont le principal soutien financier est âgé de 65 ans et plus, avec un revenu moyen de moins de $ en Les personnes seules et les familles monoparentales dont le principal soutien financier est une femme constituent, et de loin, les clientèles dont les revenus sont les moins élevés. Elles comptent respectivement pour 20% et 27% de l échantillon. Les couples avec et sans enfants forment les ménages disposant des plus hauts revenus. Graphique 12 : Revenu des ménages en fonction de l'âge du répondant ,00 $ ,00 $ ,00 $ ,00 $ ,00 $ 5 000,00 $ 0,00 $ $ Moins de 25 ans $ $ $ $ $ 25 à 34 ans 35 à 44 ans 45 à 54 ans 55 à 64 ans 65 ans et plus Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 17
18 Tableau 9 : Revenu moyen en fonction du profil d occupation Profil d occupation Nombre Revenu moyen Personne seule $ Couple sans enfants $ Couple avec enfant $ Famille monoparentale (femme) $ Famille monoparentale (homme) $ 2 pers. et + sans lien $ 2 pers. et + avec lien $ Autres $ Total $ Parmi les régions où l échantillonnage est significatif, l Outaouais s avère celle où le revenu annuel moyen des ménages en 2001 est le plus élevé à $, suivi de Montréal ( $), de Québec ( $) et de l Estrie ( $). Tableau 10 : Revenu moyen des ménages en fonction de la région Région Nombre Revenu moyen Montréal $ Saguenay, Lac-St-Jean $ Québec $ Mauricie-Centre du Québec $ Estrie $ Bas-St-Laurent $ Outaouais $ Abitibi-Témiscamingue $ Côte-Nord $ Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine $ Chaudière-Appalaches $ Laval $ Lanaudière $ Laurentides $ Montérégie $ Total $ Revenus des ménages coopératifs par rapport à un revenu charnière de $ Plus du tiers des répondants (37,7%) ont déclaré pour l année 2001 un revenu familial inférieur à $. Un peu plus de 40% des ménages ayant déclaré un revenu inférieur à ce revenu charnière de $ sont prestataires de l assistance-emploi. En fait, près des 2/3 des ménages ayant déclaré en 2001 des revenus familiaux inférieurs au revenu charnière de $ avaient des sources de revenus principales provenant de transferts gouvernementaux. Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 18
19 À l inverse, près de 80% des ménages ayant déclaré un revenu supérieur à $ en 2001 tiraient principalement leur revenu d un salaire. Les ménages ayant comme principale source de revenu une pension du gouvernement viennent au second rang avec 9%. Les ménages bénéficiaires de l assistance-emploi ne représentent que 1% des ménages dont le revenu familial est supérieur à $. Ces chiffres ne réservent guère de surprise. Tableau 11 : Répartition des ménages par rapport à un revenu charnière de $ en fonction de la provenance des revenus Source de revenu Moins de $ (%) $ et plus (%) Salaire 14,1% 68,1% Pension de vieillesse 18,5% 8% Travaille autonome 1,7% 2,8% Régime de retraite privé 0,9% 4,2% Assurance-emploi 4,8% 1,6% Placement/épargne 0,7% 0,1% Assistance-emploi 40,2% 0,9% Pension d'invalidité 2% 0,8% Bourses d'étude 4,1% 0,4% Autres 2,6% 1,4% Plusieurs sources 10,4% 11,7% Total 100% 100% Les personnes seules forment plus de 54% des ménages dont le revenu annuel pour l année 2001 se situait sous la barre des $. Les familles monoparentales comptent pour plus de 27% de cette clientèle à faible revenu. Tableau 12 : Répartition des ménages par rapport à un revenu charnière de $ en fonction de la typologie des ménages Profil occupation Moins de $ (%) $ et + (%) Personne seule 54,3% 32,7% Couple sans enfant 7,1% 20,3% Couple avec enfant 3,9% 21,3% Famille monoparentale 25,3% 12,8% (femme) Famille monoparentale 1,9% 2,8% (homme) 2 pers. et + sans lien 1,7% 3,0% 2 pers. et + avec lien 5,4% 6,7% Autre 0,2% 0,4% Total 100% 100% 3.5 Achat de biens et services La CQCH et les fédérations de coopératives d habitation visent à développer différents services destinés non seulement aux entreprises coopératives en habitation, mais aussi, de plus en plus, aux membres des coopératives afin d accroître la valeur ajoutée à la vie en coopérative. La clientèle des coopératives d habitation est constituée pour une bonne part de ménages à faible revenu et à revenu modeste. Une des façons d améliorer concrètement les conditions de vie des membres de coopératives est de leur offrir une gamme plus élargie de regroupements d achats de biens et de services. Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 19
20 Nous avons donc demandé aux répondants s ils utilisaient ou non certains biens et services. Tableau 13 : Biens ou services détenus par les ménages coopératifs Assurance habitation 89% Automobile 61% Ordinateur 47% Internet 35% Câble 61% Antenne parabolique 6% Téléphone cellulaire 24% Téléavertisseur 8% Plan d épargne 14% RÉER 32% À titre comparatif, une enquête sur les dépenses des ménages canadiens montre qu en 2001, 60% des ménages possédaient un ordinateur et qu environ la moitié d entre eux utilisaient Internet à la maison. 15 Toujours suivant les résultats de cette enquête, 48% des ménages déclaraient posséder un téléphone cellulaire, ce qui représente le double par rapport aux ménages coopératifs. 3.6 Conclusion sur les ménages La présence d une plus grande proportion de travailleurs, au sein des coopératives d habitation a contribué à une augmentation du revenu moyen des ménages coopératifs. Les résultats de l enquête laissent cependant entrevoir une polarisation quant à la clientèle des coopératives : d un côté des personnes seules, souvent âgées, et des familles monoparentales à très faible revenu, de l autre, des familles et des ménages que l on pourrait qualifier d atypiques, soutenus par des salariés à revenu modeste ou moyen. Le maintien au cours des prochaines années de cette tendance à la polarisation des ménages coopératifs pourrait affecter sérieusement la mixité de la clientèle coopérative, laquelle a historiquement été considérée comme une force de la formule coopérative en habitation. 4. L es caractéristiques des immeubles et des logements appartenant aux coopératives d habitation La présente section porte sur les caractéristiques des logements détenus par les coopératives et habités par les répondants à l enquête. On y abordera, notamment, le type d immeuble, la typologie des logements, le niveau d occupation, l état physique des logements, le loyer et le taux d'effort des ménages. 4.1 Type d'immeuble habité Les 2/3 des répondants habitent un immeuble à logements multiples avec une entrée commune, près du 1/4 habitent des immeubles de moins de 6 logements avec entrée individuelle et 7% habitent une maison de type unifamilial. 15 Enquête sur les dépenses des ménages, Statistique Canada, Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 20
21 Graphique 15: Type d'immeuble habité par les répondants 24% 7% 3% Imm euble à plusieurs logements avec entrée com m une Imm euble de type "plex" de 2 à 6 logements avec entrée individuelle M aison unifam iliale 66% Autre Ces résultats ne montrent aucun changement significatif depuis 1996 où les immeubles à logements multiples représentaient 67% de l échantillon, les «plex» 25,4% et les autres types d immeuble, incluant les maisons unifamiliales 7,6%. Cette stabilité est peu étonnante, compte tenu du nombre relativement faible de logements coopératifs développés depuis En fait l échantillon ayant servi à l enquête actuelle comprend seulement 14% de nouveaux logements financés à partir des programmes PARCO et AccèsLogis. 4.2 Nombre de pièces et de chambres à coucher Près de 70% des logements occupés par les répondants sont des 4 1/2 ou des 5 1/2. Des 3 1/2 sont occupés par 17% des répondants, le reste des logements (studios, 2 1/2 et plus de 6 pièces) comptant chacun pour un faible pourcentage. Les logements coopératifs comptent en moyenne 4,2 pièces (excluant la salle de bain), dont 2,15 chambres à coucher, soit sensiblement le même résultat que lors de l étude de Tableau 14 : Répartition des logements selon le nombre de pièces Nombre de pièces Nombres % 1 pièce 17 1,3 % 2 pièces 39 3,0 % 3 pièces ,9 % 4 pièces ,2 % 5 pièces ,2 % 6 pièces 86 6,7 % 7 pièces 21 1,6 % 8 pièces 9 0,7 % 9 pièces 3 0,2 % Total % Une analyse comparative de 1987 à 2002 du nombre de chambres à coucher par logement montre une faible évolution de la proportion des logements comportant une seule chambre (4%), alors qu on constate une tendance plus marquée vers la diminution des logements comportant 3 chambres (-10%), compensée par une augmentation correspondante de la proportion des logements comportant 2 chambres (10%). 16 Les résidants de coopératives d habitation au Québec en 1996, p. 30. Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 21
22 Si l on met en parallèle ces résultats avec l augmentation de 18% de la proportion des personnes seules dans la composition des ménages coopératifs, on pourrait craindre une relative inadéquation dans l évolution de la typologie des logements coopératifs par rapport à celle des ménages qui y habitent. Graphique 16 :Répartition des logements en fonction du nom bre de chambres % 40% 37% 46% 41% 38% 43% 36% 30% 20% 18% 21% 21% 1 cc 2 cc 3 cc et plus 10% 0% Cependant, le nombre de chambres varie sensiblement selon le programme de financement. Les coopératives PSBL-P comportent le plus grand nombre moyen de chambres par logement, soit 2,44, tandis que les logements des coopératives financées par les programmes des articles 61 et 95 en ont 2,26. Ce sont les coopératives les plus récentes, soit celles du programme AccèsLogis, qui comptent le moins de chambres par logement, soit 1, Nombre d'années depuis que le logement est habité par le répondant En moyenne, au moment de l enquête, les répondants habitaient un logement dans leur coopérative depuis 8,2 années, soit une de plus qu en C est donc dire que le répondant moyen en 2002 occupe son logement depuis Cette légère baisse dans le taux de roulement au sein des coopératives peut sans doute être attribuée en bonne partie à la pénurie de logements qui sévit au Québec depuis près de 3 ans. Plus de 44% des répondants habitent un logement appartenant à la coopérative depuis moins de 5 ans et plus de 8% depuis 20 ans et plus. Une portion importante des coopératives ayant été constitué entre 1980 et 1986, on peut en déduire que la très grande majorité des membres fondateurs ont quitté leur coopérative ou le feront au cours des prochaines années. Cette conclusion est renforcée par le fait que 88% des répondants n'habitaient pas l'immeuble au moment où celui-ci a été pris en charge par la coopérative. 17 Les résidants des coopératives d habitation au Québec en 1996, p. 30. Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 22
23 Tableau 15 : Nombre d années de résidence dans la coopérative Années de résidence Nombre % Depuis 20 ans et plus 108 8,6% Entre 15 ans et 20 ans ,3% Entre 10 ans et 15 ans ,9% Entre 5 ans et 10 ans ,8% Depuis moins de 5 ans ,4% Total % Parmi les répondants qui n habitaient pas l immeuble au moment de la prise en charge par la coopérative, 71% habitaient un immeuble à logements, 12% étaient propriétaires d'une maison et seulement 4% habitaient dans une autre coopérative. 4.4 Le loyer Le loyer mensuel moyen déclaré se situe à 358 $, comparativement à 336 $ en Le coût mensuel moyen du loyer varie évidemment en fonction du nombre de chambres, passant de 233 $ pour un studio à 387 $ pour les logements comptant trois chambres à coucher et plus. Graphique 17 : Loyer déclaré moyen en fonction du nombre de chambres 500 $ 400 $ 300 $ 200 $ 233 $ 296 $ 346 $ 387 $ 100 $ 000 $ Studio 1 cc 2 cc 3 cc et plus Le montant de loyer déclaré pouvait inclure ou non certains services.(ex. : chauffage, électricité, stationnement, etc.). A des fins d analyse ultérieure, nous avons uniformisé le loyer déclaré par les répondants en y incluant le coût du chauffage, de l eau chaude et de l électricité. C est ce que nous appellerons le «loyer normalisé». Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 23
24 Tableau 16 : Loyer normalisé en fonction de la région Région Nombre Loyer mensuel moyen normalisé Montréal $ Saguenay, Lac St-Jean $ Québec $ Mauricie, Centre du Québec $ Bas-St-Laurent $ Estrie $ Outaouais $ Abitibi-Témiscamingue $ Chaudière-Appalaches $ Côte-Nord $ Gaspésie, Îles-de-la-Madeleine $ Lanaudière $ Laurentides $ Laval $ Montérégie $ Total $ Une comparaison avec les données disponibles pour l année nous permet de constater que ce sont les régions de Montréal et de la Montérégie qui enregistrent les plus fortes hausses du loyer mensuel moyen, soit respectivement 9% et 10%, contre 6% pour l ensemble des autres régions. Le loyer moyen de mai 2002 est relativement semblable dans les coopératives des trois programmes fédéraux (art. 61, art. 95 et PHI), ce qui représente une évolution par rapport à , où l on constatait un écart significatif entre les loyers moyens de ces programmes. Ainsi, le loyer moyen passait du plus ancien programme (art. 61) de 357 $ à 378 $ pour les coopératives de l article 95 et à 433 $ pour les coopératives du programme PHI. Le loyer mensuel moyen des coopératives de l article 61 a augmenté de près de 20% au cours des six dernières années, comparativement à 12% pour les coopératives de l article 95, alors que le loyer mensuel moyen des coopératives du programme PHI est sensiblement demeuré au même niveau qu en 1996 (439 $ en 2002 contre 433 $ en 1996). Le loyer mensuel moyen des coopératives PSBL-P a quant à lui diminué de près de 5%, passant de 286 $ en 1996 à 273 $ en Notons enfin que les loyers mensuels moyens des programmes PARCO et AccèsLogis sont inférieurs à ceux des programmes fédéraux. 18 Les résidants des coopératives d habitation au Québec en 1996, p Ibidem. Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 24
25 Tableau 17 : Loyer normalisé en fonction des programmes de financement Programme Nombre Loyer mensuel normalisé Art $ Art $ PHI $ PSBLP $ PIQ Logipop-loginov $ PARCO $ AccèsLogis $ Mixte $ Autres $ Total $ 4.5 Disponibilité d une subvention au loyer Nous définissons l expression «subvention au loyer» comme toute aide rattachée aux ressources et aux besoins d un ménage, tels le programme de supplément au loyer (PHI, PARCO, AccèsLogis), l aide assujettie au contrôle du revenu (AACR art. 95) et le programme sans but lucratif privé (PSBL-P). Près de 39% des répondants bénéficient d une telle aide calculée en fonction de leurs revenus, ce qui représente une baisse de l ordre de 5% par rapport aux résultats de 1996, lesquels se rapprochaient de ceux de On note par rapport à l étude réalisée en une diminution significative du pourcentage des ménages recevant une subvention au loyer dans les coopératives des programmes de l art. 61 (24% en 1996 contre 11% seulement en 2002) et de l article 95 (44% en 1996 contre 35% en 2002). A l inverse, ce pourcentage s est accru de 6% dans les coopératives du programme PHI (34% en 1996 contre 40% en 2002). Tableau 18 : Disponibilité d une subvention au loyer en fonction des programmes de financement Programme Nombre Subvention au loyer Pourcentage Art % Art % PHI % PSBLP % PIQ Logipop-loginov % PARCO % AccèsLogis % Mixte % Autres et hors programme % 20 Les résidants des coopératives d habitation au Québec en 1996, p Ibidem. Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 25
26 Le graphique ci-dessous montre l écart du loyer moyen normalisé existant entre les logements avec subvention et ceux sans subvention, en fonction des différents programmes de financement. Les coopératives de l article 61 montre un écart de 50%. L écart se chiffre à 32% pour les coopératives de l article 95 et à 64% pour les coopératives du programme PHI. Ces écarts sont à peu de choses près demeurés les mêmes qu en 1996 sauf en ce qui à trait aux coopératives de l article 61. Graphique : : Loyer moyen normalisé en fonction du programme et de la Disponibilité d une subvention disponibilité d'une subvention 600 $ 500 $ 400 $ 300 $ 200 $ 450 $ 462 $ 224 $ 350 $ 519 $ 317 $ 327 $ 269 $ 435 $ 281 $ 476 $ 288 $ 457 $ 298 $ 403 $ 251 $ Sans subvention Avec subvention 100 $ 0 $ Art. a r t.61 art.95 a r t.95 PHI P H I PSBLP P S B L P P I Q PIQ- - L o g i p PARCO P A R C O AccèsLogis A c c è s L o g i Mixte M i x t e o Logipop p - l o g i n o Loginov v s En comparaison, les programmes québécois récents, PARCO et AccèsLogis, montrent un écart respectif de 65% et 53%. Plus de 61% des familles monoparentales dont le principal soutien financier est une femme bénéficient d une subvention au loyer (contre 34% pour les familles monoparentales dont le principal soutien financier est un homme), ce qui constitue le plus haut pourcentage. A l autre bout du spectre, les couples, avec enfant (20%) ou sans enfant (21%) et les ménages constitués de deux personnes ou plus sans lien de parenté (19%) sont ceux qui ont le moins accès aux subventions. Tableau 19 : Disponibilité d une subvention au loyer en fonction du profil des ménages Type de ménage Nombre Subvention au loyer Personne seule % Couple sans enfants % Couple avec enfants % Femme monoparentale % Homme monoparental 32 34% 2 personnes sans lien 32 19% 2 personnes avec lien 77 38% Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 26
27 4.6 Le taux d effort Le taux d effort représente la portion du revenu brut d un ménage consacrée au logement, incluant le loyer et certains services tels le chauffage, l électricité et l eau chaude. Le taux d effort moyen en 2002 étant de 25,9%. Il était de 28,6% en Tel que le montre le graphique 19 cidessous, la proportion de ménages coopératifs dont le taux d effort se situe sous les 25% s est redressé entre 1996 et 2002 après avoir diminué de façon importante entre 1987 et Graphique 19 : Répartition des ménages en fonction du taux d'effort 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% 82,6% 70,6% 67,7% 67,0% 48,5% 58,8% 29,4% 33,0% 17,4% % ou moins 30% ou moins Plus de 30% On ne dénote pas d écart important entre les taux d effort des régions comptant un nombre important de répondants et de coopératives. Le taux d effort varie toutefois davantage dans les régions à plus faible densité et où, soulignons-le, l échantillon s avère parfois un peu moins fiable en raison du petit nombre de répondants. Tableau 20 : Taux d effort moyen par région Région Nombre Taux d'effort Bas-St-Laurent 16 29,2% Chaudière-Appalaches 46 26,3% Côte-Nord 5 19,5% Estrie 79 24,8% Gaspésie, Îles-de-la-Madeleine 1 16,5% Montréal ,7% Abitibi-Témiscamingue 24 19,9% Québec 28 25,0% Outaouais 47 25,2% Lanaudière 28 28,7% Laurentides 7 20,7% Laval 10 31,7% Mauricie, Centre du Québec 51 28,9% Montérégie ,3% Saguenay, Lac St-Jean 46 31,2% Total ,9% Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 27
28 Le taux d effort pour les résidants des coopératives des programmes fédéraux (art. 61, art. 95 et PHI) décroît en fonction de l ancienneté du programme. Il est sensiblement sous la moyenne dans le cas des coopératives de l article 61 et au-dessus de la moyenne pour les coopératives du programme PHI. Les programmes les plus récents, PARCO et AccèsLogis montrent pour leur part un taux d effort moyen dépassant largement la moyenne de l échantillon. Tableau 21 : Taux d effort selon les programmes de financement Programme Nombre Taux d'effort Art ,3 Art ,5 PHI ,7 PSBLP 65 25,9 PIQ Logipop-loginov 32 24,2 PARCO 40 29,1 AccèsLogis ,7 4.7 L occupation de l espace Le logement coopératif moyen est un 4 pièces ½ (4,2), comportant deux chambres (2,1), habité par deux personnes (2,06). Le ratio d occupation moyen des logements coopératifs en 2002 est de 0,48 personne par pièce, comparativement à 0,55 personne par pièce en Près de 81% des logements comportent au moins une chambre à coucher par occupant. Le taux d adéquation 1 personne/chambre a augmenté de 3% depuis Cette augmentation est sans doute attribuable en grande partie à l augmentation de l ordre de 4% de la proportion des ménages formés par une personne seule depuis À première vue, ces résultats globaux portent à croire qu il n existe aucun problème de surpeuplement au sein des coopératives. La segmentation du ratio Chambre à coucher/personne permet cependant de mieux analyser le niveau d occupation des ménages coopératifs. Tableau 22 : Ratio d occupation en fonction du profil des ménages Type de ménage Nombre % Ratio d'occupation Personne seule ,5% 1,53 Couple sans enfant ,8% 1,12 Couple avec enfant ,9% 0,75 Famille monoparentale (femme) ,4% 1,05 Famille monoparentale (homme) 32 2,5% 1,05 Deux personnes ou plus sans lien de parenté 32 2,5% 1,00 Deux personnes ou plus avec lien de parenté 78 6,1% 0,94 Autre 4 0,3% 1,00 À la lecture de ce tableau, on constate que la «sous-occupation» se retrouve à toutes fins utiles uniquement chez les ménages composés de personnes seules. Au sein de cette clientèle, plus de 53% occupent un logement comportant plus d une chambre à coucher. L âge moyen de ce sous-échantillon est de près de 55 ans. Les couples avec enfant se retrouvent sous le seuil de une chambre à coucher par personne. 22 Les résidants des coopératives d habitation au Québec en 1996, p. 40. Confédération québécoise des coopératives d habitation Page 28
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References: art. 95
 art. 95
 art. 95
 art. 61
 art.95
 art. 95