Source: https://www.lacsc.be/csc-liege-verviers-ostbelgien/activit%C3%A9s/nos-groupes-sp%C3%A9cifiques/les-femmes-csc/gr%C3%A8ve-des-femmes-de-la-fn-en-1966
Timestamp: 2020-04-09 22:30:13+00:00

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Zoom sur la grève des femmes de la FN Herstal de 1966, événement majeur dans la lutte contre les discriminations et tournant dans l’action syndicale
La grève des femmes de la Fabrique Nationale de Herstal en 1966 constitue un événement majeur dans la lutte contre les discriminations, une avancée indéniable dans l’histoire des femmes, un tournant dans l’action syndicale. Petit rappel historique d’un mouvement sans précédent. Petit rappel historique d’un mouvement sans précédent
Quand les femmes-machines de la FN rentrent dans l'histoire
Femmes en colère : l’expo des 50 ans au Pré Madame
Plus de 10.000 visiteurs pour Femmes en colère
Expo CSC : les femmes à l'assaut de leurs droits
La grève de 66 ... et après
Le 16 février 1966, les travailleuses de la Fabrique Nationale d’armes de Herstal (FN) partent en grève et réclament, au nom du principe « À travail égal, salaire égal » promulgué par le Traité de Rome de 1957, une augmentation salariale. Malgré l’existence de nombreux textes légaux proclamant l’égalité de l’homme et de la femme dans le travail, les conditions de rémunération sont pourtant loin d’y être conformes.
Le système de classification des fonctions accordant un certain nombre de points selon les qualités nécessaires à l’exercice d’un métier introduit une série de discriminations à l’encontre des activités réalisées par les femmes. Ainsi, par exemple, la force physique est mieux évaluée que la dextérité. Dans les huit classes qui composent la grille de classification de Fabrimétal, le secteur des fabrications métalliques, les femmes se retrouvent majoritairement dans les catégories les moins bien payées et situées en-dessous de la catégorie d’un manœuvre. Le manque de qualifications, le grand taux d’absentéisme, la faiblesse physique ainsi que la notion de salaire d’appoint sont autant d’arguments servant à justifier la faiblesse des salaires féminins.
Alors que la convention nationale négociée en décembre 1962 dans le secteur de la métallurgie prévoit des étapes de progression des salaires féminins devant atteindre les 85 % des salaires masculins fin 1965, la FN n’est cependant pas classée dans les catégories visées par cette commission paritaire et applique son propre système de classification. Ainsi, à la FN, un manœuvre masculin touche en moyenne 39,75 francs de l’heure tandis qu’une ouvrière qualifiée travaillant aux machines gagne de 33,42 à 36,42 francs. Un réviseur perçoit 43 francs contre 32 francs pour une réviseuse.
3000 femmes en grève
Alors qu’en décembre 1965, les pourparlers sont en cours entre les organisations syndicales et Fabrimétal afin de renouveler la convention nationale, à la FN, sous la pression des travailleuses, les délégués demandent en vain à la direction l’ouverture de négociations sur les salaires féminins.
Le 16 février 1966, lasses d’attendre, les ouvrières se réunissent en assemblée dans le réfectoire de l’entreprise et décident de quitter le travail. C’est la grève ! La CSC et la FGTB finissent par reconnaître ce mouvement spontané mené en front commun tandis que se met en place un comité de grève.
Mais qui sont-elles ces trois mille femmes qui arrêtent brusquement le travail sans déposer de préavis de grève tant elles sont excédées de ne pas être entendues alors que 90 % d’entre-elles sont syndiquées ?
Celles qu’on surnomme communément les femmes-machines, payées à 73% du salaire d’un ouvrier exerçant la même activité, travaillent dans des conditions difficiles : baignant dans l’huile qui provoque bon nombre d’eczémas, soumises à des cadences de production intenses dans un bruit assourdissant, elles savent n’avoir aucune possibilité de promotion.
La grève qui s’inscrit dans la durée nécessite la présence d’un conciliateur social envoyé par le Ministère du Travail. Tandis que la direction propose une augmentation de 50 centimes au 1er mars 1966 suivie par une seconde augmentation du même montant au 1er mars 1967, les grévistes rejettent la proposition.
Si la grève des femmes entraîne le chômage de plus de 5 000 travailleurs, elle ne met cependant pas à mal le formidable élan de solidarité à la fois au sein même de l’usine mais également au niveau local, national et international prouvant ainsi que leur lutte dépasse les seules frontières de l’entreprise mais se pose comme une question de société !
Monde syndical, monde politique, organisations féministes soutiennent l’action en envoyant des messages de soutien mais également des dons récoltés par souscription : « Merci de tout cœur à tous ceux qui ont marqué d’une façon concrète leur solidarité aux grévistes et aux chômeurs de la FN. (…) Cette solidarité prouve une fois de plus que le mouvement ouvrier tout entier sait se dépasser lorsque certains de leurs camarades de travail sont en difficulté » .
Après 51 jours de grève, une manifestation des grévistes est organisée avec succès à Herstal le 7 avril. Entre-temps, le mouvement des femmes de la FN donne une impulsion aux travailleuses d’autres entreprises de la région liégeoise qui entament également une action de grève revendiquant une augmentation salariale sur base de l’application du principe « À travail égal, salaire égal ». C’est notamment le cas des ateliers Schreder à Ans, de Jaspar-Westinghouse à Awans-Bierset ou des ACEC à Herstal. Une seconde manifestation est organisée le 25 avril à Liège. Des milliers de femmes participent à cette marche scandant le slogan « À travail égal, salaire égal ».
Après 12 semaines de grève, un protocole d’accord de conciliation finit par se dessiner : ce sera une augmentation de 2 francs/heure à la reprise du travail et de 75 centimes supplémentaires au 1er janvier 1967. Il s’agit de convaincre les grévistes d’accepter la proposition au cours d’une assemblée générale extraordinaire tenue le 5 mai. Les avis sont partagés et s’expriment à la tribune. C’est par bulletin secret que la reprise du travail est finalement décidée par 85% des votantes .
« Je suis satisfaite des résultats obtenus. Je me suis rendue aux deux réunions de conciliation à Bruxelles. J’estime que les propositions étaient honnêtes. On n’aurait pas pu décrocher plus. On avait demandé 3,90 francs. On obtient 2 francs et 0,75 franc en janvier et la classification en 1968. C’est une victoire ! On n’obtient jamais 100% de ce que l’on réclame. (…) Les résultats de la grève compteront non seulement pour nous, mais pour les femmes du monde entier» . Ainsi s’exprime au lendemain de la grève, Jenny Magnée, déléguée CSC à la FN.
Il faut à présent reprendre le travail et c’est en cortège, encadré des drapeaux syndicaux, que plusieurs dizaines de travailleuses se dirigent vers les ateliers. Une rentrée symbolique pour un mouvement devenu emblématique dans l’histoire du syndicalisme et dans l’histoire des femmes.
Par leur action dépassant la simple revendication salariale, les femmes de la FN se battent pour que soit appliqué un principe inscrit dans les textes de droit européens et nationaux et réactivent le débat sur la place de la femme dans la société. Syndicalement, elles démontrent également leur capacité à s’organiser, à prendre la parole dans des assemblées, à participer aux négociations… Bref à montrer qu’elles sont une force avec laquelle les syndicats doivent désormais compter.
En 2016, à l’occasion du 50e anniversaire de cette grève historique des femmes de la FN, la CSC et la FGTB ont organisé une plongée au cœur des luttes pour l’égalité. Les deux organisations ont proposé cette expo-immersion au Pré-Madame à Herstal, d’anciens ateliers de la FN.
Conçue comme un voyage entre hier et aujourd’hui, l’expo «Femmes en colère » nous entraîne dans une enfilade de boîtes à archives: nous voilà ainsi transportés en 1966 dans une usine où fourmillent des milliers de travailleurs et travailleuses dont nous allons partager douze semaines de leur vie. Quelques mètres plus loin, un couloir de transition nous emmène vers les décennies suivantes. Cette période qui s’étale jusqu’à 2016 se matérialise par une suite d’espaces délimités par de grandes toiles illustrées.
Le Pré-Madame à Herstal, lieu de l’expo, abritait, dans les années 60, des ateliers de la FN. Le visiteur se trouve donc physiquement immergé.
Afin de l’imprégner de l’ambiance « sixties » et du contexte dans lequel naît le mouvement des femmes, un zoom est fait sur le travail féminin dans les années 60, sur le traité de Rome qui, en son article 119, consacre le principe d’égalité salariale homme/femme pour un même travail… Et hop, on pénètre dans un salon de 66 avec le mobilier, la télé et les magazines d’époque. Un peu plus loin, un atelier de la FN est entièrement reconstitué. Tout y est : les grosses machines sur lesquelles les femmes s’échinent, les odeurs d’huile qui empestent et la chaleur étouffante qui oblige les ouvrières à emplir leurs sabots d’eau pour la supporter. Le travail est harassant, l’hygiène déplorable, la sécurité insuffisante, les salaires féminins bas, très bas, trop bas. Stop, ça suffit ! «A travail égal, salaire égal »… Le mouvement est enclenché, des calicots l’annoncent au visiteur. La naissance de la grève, son organisation, ses revendications, ses personnalités, ses chansons, ses slogans, ses résultats… sont magistralement mis en valeur par des coupures de presse, des lettres, des photos, des documents sonores, etc.
Après douze semaines, la grève à la FN s’achève, mais pas le combat des femmes ! Et voilà le visiteur propulsé au cœur de l’action. Sur les toiles qui l’entourent, les avancées sont partout : conquêtes en entreprise, adoption de la loi sur l’égalité de traitement, présence des femmes dans les organigrammes syndicaux et sur les listes aux élections sociales… Mais la construction de l’égalité n’est pas terminée: l’écart salarial existe encore en 2016 et l’accès des femmes aux postes à responsabilité reste stoppé par ce fameux plafond de verre sous lequel le visiteur est amené à se promener. L’expo s’achève par un mur de revendications, celles des Femmes CSC et des Femmes FGTB.
Pour rendre la visite aussi attractive que pertinente, la scénographie et la réalisation des décors ont été confiées à l’Agence Cible; le travail de recherches historiques et la rédaction des textes au Carhop (Centre d’Animation et de Recherche en Histoire Ouvrière et Populaire) et à l’IHOES (Institut d’histoire ouvrière, économique et sociale) avec l’apport contemporain des services et groupes spécifiques CSC et FGTB.
Si vous désirez toutes les infos sur cette grève et sur l'expo, vous pouvez télécharger le journal "Edition CSC" mais aussi
le Dossier pédagogique de la grève des femmes de la FN
En six semaines, ce sont près de 10.000 visiteurs qui auront parcouru l’exposition «Femmes en colère » proposée par la CSC et la FGTB au Pré-Madame à Herstal, à l’occasion des 50 ans de la grève des ouvrières de la FN. Des visiteurs de tous âges provenant des quatre coins de Wallonie, de Bruxelles et même de Flandre !
Beaucoup d’écoles ont emmené leurs étudiants à la découverte de ce mouvement social sans précédent, toute une série d’associations ont fait la même démarche, sans compter les groupes de militants de la CSC et de la FGTB mais également des anciens et anciennes de la Fabrique Nationale. Ces hommes et ces femmes qui ont vécu la grève de 66 ou ont travaillé à la FN dans les années qui ont suivi ont été nombreux à visiter l’expo en compagnie de leurs amis, de leurs enfants et/ou petits-enfants. Parmi les visiteurs, on a dénombré également une foule d’habitants de Herstal ainsi que des travailleurs et travailleuses de la FN.
A chaque fois, les commentaires sont unanimes : « cette expo doit être vue ! » Ce « zoom » sur un combat exemplaire offre, en effet, une belle opportunité de comprendre le rôle essentiel des mouvements sociaux. En retraçant les douze semaines de grève des ouvrières de la FN autour du slogan « A travail égal, salaire égal », c’est le combat pour l’égalité qui est magistralement mis en lumière. « Femmes en colère » est une plongée au cœur des luttes menées ces cinquante dernières années pour une société où la femme trouve une place égale à celle de l’homme.
Face à l’engouement du public, l’exposition a joué les prolongations. Elle devait fermer ses portes le 26 mars, elle les gardera donc ouvertes quelques jours supplémentaires : du mardi 29 mars au vendredi 1er avril 2016.
« A travail égal, salaire égal», cette deuxième exposition a proposé une lecture CSC du long combat des ouvrières de la FN en 1966, de la détermination des femmes à se battre pour leurs droits hier comme aujourd’hui, de l’inlassable bataille pour l’égalité de salaire et de traitement, du syndicalisme au féminin et des élections sociales de 2016. Symboliquement, le coup d’envoi de ce focus CSC a été donné le 8 mars 2016, journée internationale de la Femme, et s’est laissée découvrir jusqu’au 23 avril de cette année-là dans les locaux du boulevard Saucy à Liège.
50 ans, 10 toiles, 1 film : tel était le concept de cette exposition imaginée par la CSC Liège Huy Waremme et réalisée par le Carhop (Centre d’Animation et de Recherche en Histoire Ouvrière et Populaire).
Cette exposition, bien sûr, retrace les douze longues semaines de grève des femmes de la FN à travers, notamment, des témoignages de délégué-e-s CSC, des tracts de notre organisation syndicale, des photos et coupures de presse d’époque. Elle attire, en outre, l’attention sur l’impact national et international de ce mouvement symbolique comme elle met l’accent sur le slogan « A travail égal, salaire égal », une revendication encore actuelle, que l’on se place sous l’angle du genre, sous l’angle du dumping social, sous l’angle travailleurs salariés/indépendants, salariés/intérimaires, salariés entre eux… Le tableau « Femmes et syndicat » fait le point sur les conquêtes syndicales des femmes et leur place dans les instances de la CSC. Le coup de projecteur final est mis sur les élections sociales: il appelle les femmes à s’engager sur les listes CSC 2016 parce qu’aujourd’hui, encore, elles sont trop peu nombreuses dans les organes de concertation.
Des interviews filmées
Entre les toiles, des bornes vidéos présentent un film mêlant des interviews de témoins CSC de la grève de 66 comme Eugène Galère, Louis Smal ou Josly Piette. Il présente aussi le regard d’une journaliste sur la deuxième grande grève des femmes de la FN en 1974, les analyses de permanentes femmes CSC… ou encore un montage de photos issues des archives de militantes liégeoises et d’autres albums souvenirs.
Les femmes de la FN ont mené un long combat à travers leur grève qui dura douze semaines… Leur slogan « A travail égal, salaire égal » démontrait à lui seul l’objectif poursuivi : atteindre l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. Nous connaissons le résultat de leur combat, elles n’ont finalement obtenu qu’une petite avancée au niveau salarial mais une grande reconnaissance au niveau local, national et même international ! Grâce à leur ténacité et au message qu’elles ont véhiculé, des évolutions sur l’égalité entre les hommes et les femmes ont pu voir le jour sur le plan législatif dans les années qui ont suivi leur mouvement.
Des évolutions, certes, mais insuffisantes ! Le combat des femmes pour atteindre une véritable égalité entre les genres doit se mener au quotidien. Il est perpétuel et non sans embûches…
En Belgique, une femme gagne en moyenne 22% de moins qu’un homme sur base annuelle et 9% de moins par heure de travail. La différence entre ces deux chiffres reflète l’impact du travail à temps partiel sur les revenus des femmes. Différentes études, dont celles de l’Institut pour l’égalité entre les femmes et les hommes (IEFH) , identifient les multiples facteurs permettant d’expliquer la persistance des inégalités salariales malgré un cadre législatif relativement étoffé. Mais expliquer les inégalités ne signifie nullement les légitimer ! Il faut pouvoir agir sur les causes et mener des actions concrètes pour l’égalité, y compris lutter contre les stéréotypes liés au genre, qui ont la vie dure.
Le rapport annuel de l’IEFH décompose de manière assez fine les différents facteurs d’inégalité salariale. Il attribue 49% de l’écart à des facteurs clairement identifiés et expliqués.
Parmi eux, viennent en tête ceux qui relèvent de la sphère strictement professionnelle : la profession exercée, le niveau de fonction, le secteur d’activité, le type de contrat de travail, la durée du travail… En effet, les femmes sont plus fréquemment occupées dans des professions moins bien rémunérées, à des fonctions de niveau inférieur et/ou moins valorisées, dans des secteurs moins générateurs de profits, dans des conditions contractuelles plus précaires (CDD) et dans des temps de travail partiels et/ou flexibles.
Aujourd’hui en Belgique, 46% des femmes et 10% des hommes travaillent à temps partiel. Et parmi les salariés à temps partiel, 81% sont des femmes. Et dans la plupart des cas, le fait de travailler à temps partiel résulte de contraintes provenant du marché du travail (certains secteurs n’engagent qu’à temps partiel) ou de contraintes provenant des difficultés de combinaison entre vie professionnelle et familiale (insuffisance des infrastructures de service aux familles et inégalités dans le partage des tâches domestiques). Le choix volontaire de travailler à temps partiel ne concernerait, en fait, que 8% des femmes ou des hommes.
Les femmes ont également moins accès à la formation et aux promotions que les hommes. S’ajoute encore à ces facteurs, le fait que les femmes sont davantage que les hommes occupées dans des entreprises sans représentation syndicale, où l’écart salarial est plus important que dans les grandes entreprises ayant une bonne représentation syndicale.
Une grande partie des différences salariales sont aussi à attribuer à la ségrégation sur le marché du travail. En d’autres mots, l’inégalité de salaire est souvent une question d’inégalité de travail : femmes et hommes ne sont pas représentés de manière égale dans les différents secteurs et professions. Les femmes sont donc surreprésentées là où il y a moins à gagner : dans le secteur des services et en particulier l’enseignement, les soins de santé et l’aide aux personnes, le commerce, les services administratifs de bureau et autres activités de soutien aux entreprises (services juridiques, comptables, sociaux, etc).
En outre, en comparaison avec leur part parmi les travailleurs (47,5%), il y a aussi trop peu de femmes aux fonctions dirigeantes, à savoir seulement 35%.
Cela n’est pas le fruit du hasard, mais découle de la structure historique du marché du travail et de la société basée sur des stéréotypes de genre : le travail des femmes est traditionnellement considéré comme « plus léger » et « moins important » sur le plan économique.
Arrivent en seconde position les facteurs liés aux caractéristiques individuelles des travailleurs et travailleuses, à savoir le niveau d’éducation et l’orientation scolaire, l’expérience et l’ancienneté dans l’entreprise.
En ce qui concerne en particulier le niveau de formation, plus le diplôme est élevé, plus le salaire l’est également. Et il n’y a pas que le salaire qui augmente avec le diplôme : le taux d’emploi est aussi en moyenne plus élevé parmi les personnes hautement diplômées, en particulier pour les femmes (29,8% des femmes peu scolarisées travaillent, contre 79,5% des femmes hautement diplômées).
Néanmoins, à filière de formation égale, une fois sur le marché du travail, les débouchés qui se présentent aux filles sont moins rémunérateurs que ceux des garçons.
Parmi les facteurs explicatifs de l’écart salarial viennent enfin ceux qui relèvent de caractéristiques personnelles, non liées au travail : le fait d’être marié ou non, le fait que le ménage comprenne ou non des enfants.
Quant à la partie inexpliquée de l’écart salarial, qui reste tout de même de 51%, elle peut être subdivisée en deux parties: la partie non encore expliquée par des facteurs identifiés, qui pourrait l’être sur base de données complémentaires, et la partie inexplicable par essence, qui est la conséquence d’une discrimination directe. Ce qui signifie qu’il existerait encore aussi des différences salariales entre hommes et femmes travaillant dans les mêmes professions, les mêmes fonctions, avec la même formation, la même ancienneté, etc…
Tant que l’égalité ne coulera pas de source, la CSC poursuivra les actions sans relâche !

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