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Timestamp: 2016-10-24 18:24:47+00:00

Document:
6B_382/2013 (30.07.2013)
6B_382/2013 � � Arr�t du 30 juillet 2013
A.X.________, repr�sent�e par Me Christian Zumsteg, avocat,
Financement de trafic grave de stup�fiants etc.; arbitraire,
recours contre le jugement de la Cour p�nale du Tribunal cantonal du canton de Neuch�tel du 22 mars 2013.
Par jugement du 2 novembre 2011, le Tribunal de police du Littoral et du Val-de-Travers a condamn� A.X.________ pour financement de trafic grave de stup�fiants et complicit� de trafic grave � une peine privative de libert� de 12 mois, dont 6 mois avec sursis pendant 4 ans.
Par jugement du 22 mars 2013, la Cour p�nale du Tribunal cantonal neuch�telois a rejet� l'appel form� par A.X.________.
En bref, il a �t� retenu que A.X.________ avait mis � disposition de son mari, B.X.________, des locaux, soit la fosse � lisier de la ferme qu'elle exploitait, pour lui permettre de cultiver quelque 6 kilos de produits cannabino�des. Ce dernier les a vendus pour un montant total de 42'000 fr., r�alisant ainsi un b�n�fice de plus de 10'000 fr., compte tenu d'un investissement de 25'000 � 30'000 francs. Il a �galement �t� reproch� � A.X.________ d'avoir financ� la culture de son �poux, � hauteur d'� tout le moins 19'000 fr., � l'aide d'une somme de 25'000 fr. qu'elle avait per�ue de son assurance perte de gain et qu'elle avait conserv�e dans un bocal, dans sa chambre � coucher. Il a �t� retrouv� un montant de 6000 fr. dans ledit bocal lors de la perquisition effectu�e par la police � son domicile.
Le casier judiciaire de A.X.________ fait �tat de quatre condamnations, soit en 2004 pour diffamation, en 2005 pour complicit� de crime contre la LStup, en 2007 pour faux dans les certificats, r�it�r�es escroqueries et d�lit manqu� d'escroquerie et en 2009 pour l�sions corporelles par n�gligence.
A.X.________ forme un recours au Tribunal f�d�ral contre ce jugement. Elle conclut, sous suite de frais et d�pens, principalement � son acquittement, subsidiairement � l'annulation du jugement entrepris et au renvoi de la cause � l'autorit� pr�c�dente pour nouvelle d�cision, ainsi qu'� la lev�e du s�questre portant sur le montant de 6000 fr. et � sa restitution. Elle requiert par ailleurs l'assistance judiciaire.
Le Tribunal f�d�ral examine d'office la recevabilit� des recours qui lui sont soumis (ATF 139 III 133 consid. 1 et les arr�ts cit�s).
Le jugement attaqu�, condamnant la recourante, est un jugement final (art. 90 LTF), rendu en derni�re instance cantonale (art. 80 al. 1 LTF), dans une cause de droit p�nal. Il peut donc faire l'objet d'un recours en mati�re p�nale au sens des art. 78 ss LTF. Le recours, nonobstant son absence d'indication sur la voie de recours emprunt�e, doit �tre trait� comme un recours en mati�re p�nale.
La recourante soutient que les faits ont �t� arbitrairement �tablis par la cour cantonale s'agissant de la mise � disposition des locaux � son �poux pour la culture de chanvre. Elle invoque �galement un d�faut de motivation.
2.1.�Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). La partie recourante ne peut ainsi critiquer ces faits que s'ils ont �t� �tablis en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF ou de mani�re manifestement inexacte, c'est-�-dire arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (cf. ATF 136 II 304 consid. 2.4 p. 313; sur la notion d'arbitraire, v. ATF 138 III 378 consid. 6.1 p. 379 s.), et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Le Tribunal f�d�ral n'examine, en g�n�ral, que les questions juridiques que la partie recourante soul�ve conform�ment aux exigences l�gales relatives � la motivation du recours (art. 42 al. 2 LTF; ATF 135 I 91 consid. 2.1 p. 93). De plus, il n'entre en mati�re sur les moyens fond�s sur la violation de droits fondamentaux que s'ils ont �t� invoqu�s et motiv�s de mani�re pr�cise (art. 106 al. 2 LTF). L'acte de recours doit, � peine d'irrecevabilit�, contenir un expos� succinct des droits viol�s et pr�ciser en quoi consiste la violation (ATF 136 I 65 consid. 1.3.1 p. 68 et les r�f�rences cit�es). Le Tribunal f�d�ral n'entre pas en mati�re sur les critiques de nature appellatoire (ATF 137 II 353 consid. 5.1 p. 356 et les r�f�rences cit�es).
2.2.�La jurisprudence a d�duit du droit d'�tre entendu consacr� � l'art. 29 al. 2 Cst. et de l'art. 6 par. 1 CEDH, qui n'a pas de port�e diff�rente dans ce contexte, le devoir pour l'autorit� de motiver sa d�cision, afin que le destinataire puisse la comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et que l'autorit� de recours puisse exercer son contr�le. Ce devoir est �galement consacr� � l'art. 80 al. 2 CPP, qui n'a toutefois pas de port�e propre. Pour r�pondre � ces exigences, il suffit que le juge mentionne, au moins bri�vement, les motifs qui l'ont guid� et sur lesquels il a fond� sa d�cision. Il n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqu�s par les parties, mais peut au contraire se limiter � l'examen des questions d�cisives pour l'issue du litige (ATF 134 I 83 consid. 4.1 p.88; 133 III 439 consid. 3.3 p. 445). La motivation peut pour le reste �tre implicite et r�sulter des diff�rents consid�rants de la d�cision (arr�t 6B_101/2011 du 14 f�vrier 2012 consid. 3.1).
2.3.�La recourante d�bute ses �critures par un r�sum� de la proc�dure. Dans la mesure o� elle s'�carte des faits retenus par la cour cantonale sans d�montrer que ceux-ci auraient �t� �tablis de mani�re arbitraire, son expos� est appellatoire, partant irrecevable.
2.4.�S'agissant de la mise � disposition des locaux, la cour cantonale a, en substance, retenu que m�me si la recourante avait vid� la fosse � lisier avec l'objectif d'y installer une r�serve d'eau, il n'en demeurait pas moins que son mari y avait install� et d�velopp� sa culture de chanvre. Son argumentation tendant � faire valoir qu'elle avait �t� mise devant le fait accompli s'agissant de la destination de la fosse et que son mari avait agi contre sa volont� n'�tait pas convaincante. La recourante ne donnait pas l'image de quelqu'un de passif et ayant peu de caract�re. Elle g�rait seule toutes les affaires administratives et financi�res de la famille. C'est elle qui �tait titulaire du bail � ferme. Elle exploitait une ferme avec une trentaine de chevaux et une cinquantaine de vaches. Son �poux avait certainement d� passer de nombreuses heures � installer sa culture dans ses locaux. Elle avait renonc� � sa r�serve d'eau pour laisser place � la culture de chanvre. Il �tait invraisemblable qu'elle n'ait pas eu son mot � dire s'agissant de ces agissements. Elle avait ainsi mis � disposition de son mari les locaux ayant servi � la culture du chanvre de celui-ci. Elle avait de surcroit d�j� �t� condamn�e pour complicit� d'infraction � la LStup de sorte qu'elle savait parfaitement ce que cela impliquait.
2.5.�La recourante reproche � la cour cantonale de ne pas avoir expos� pour quel motif elle n'avait pas tenu compte du fait que son enfance avait �t� marqu�e par les incarc�rations de son p�re et qu'elle ne voulait pas faire subir la m�me chose � ses propres enfants. La cour cantonale a expos� les raisons pour lesquelles elle ne retenait pas la version de la recourante et elle n'avait pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits et moyens de preuve. La recourante pouvait comprendre les motifs retenus et contester utilement la d�cision, ce qu'elle a d'ailleurs fait. Son grief tir� d'une motivation insuffisante est infond� dans la mesure o� il est recevable.
2.6.�La recourante soutient qu'elle n'avait pas de volont� d�lictueuse d�s lors qu'elle �tait m�re de deux enfants en bas �ge au moment des faits et qu'elle avait elle-m�me souffert de l'absence r�guli�re de son p�re qui avait �t� incarc�r� � plusieurs reprises durant son enfance. Elle rel�ve que le fait qu'elle ait d�j� �t� condamn�e une premi�re fois pour complicit� � une infraction � la LStup d�montrait qu'elle n'ignorait pas les cons�quences pour elle et ses enfants d'une �ventuelle infraction � la LStup qu'elle ne voulait plus commettre, ce qu'attesterait aussi qu'elle n'ait pas cherch� � fuir lors de l'intervention de la police. Ce faisant, la recourante ne fait qu'opposer sa propre appr�ciation � celle de la cour cantonale dans une d�marche purement appellatoire, partant irrecevable.
2.7.�La recourante conteste avoir eu son mot � dire s'agissant des agissements de son mari et pr�tend qu'elle aurait �t� mise devant le fait accompli. Pour ce faire, elle se fonde sur ses propres d�clarations durant la proc�dure, dont la cour cantonale a toutefois expos� de mani�re d�taill�e pour quelles raisons elle estimait qu'elles n'�taient pas convaincantes. La recourante ne cherche pas � d�montrer que cette appr�ciation serait arbitraire, se limitant � l'affirmer. Elle soutient �galement qu'il serait contradictoire de retenir, d'une part, que son mari est une personne stable et organis�e, s�re d'elle, qui prend des d�cision et, d'autre part, qu'elle aurait pu le soumettre � sa volont�. Outre que la cour cantonale a uniquement retenu que le mari de la recourante �tait stable et organis�, on ne voit pas en quoi ces qualit�s auraient emp�ch� la recourante d'avoir eu son mot � dire sur les agissements de son �poux. A cet �gard, la cour cantonale a expos� de mani�re d�taill�e pour quels motifs elle estimait que la recourante n'avait pas eu qu'une attitude passive et cette derni�re ne d�montre pas en quoi le raisonnement de l'autorit� serait arbitraire. Insuffisamment motiv�, son grief est irrecevable.
2.8.�La recourante conteste la complicit� d'infraction � la LStup (art. 19 al. 1 et 2 let. a LStup et 25 CP) non sur la base des faits retenus, dont elle n'a pas d�montr� l'arbitraire, mais sur la base de faits qu'elle invoque librement. Ce faisant, la recourante n'articule aucun grief recevable tir� de l'application erron�e du droit mat�riel. Les critiques en relation avec l'infraction de complicit� au trafic de stup�fiants sont irrecevables.
La recourante fait grief � la cour cantonale d'avoir arbitrairement retenu qu'elle avait mis � disposition de son mari 25'000 fr. pour sa culture de chanvre.
3.1.�La cour cantonale a retenu, en bref, que la recourante avait financ� le trafic de stup�fiants de son mari � l'aide des indemnit�s perte de gain conserv�es dans un bocal � son domicile. Selon la recourante, elle aurait avanc� un montant de 20'000 fr. � son �poux, qu'il devait lui rembourser, pour des factures le concernant, en raison du fait qu'il ne touchait que le 80% de son salaire sous forme d'indemnit�s de la SUVA. Le papier retrouv� dans le bocal d�taillerait les montants des factures qu'elle aurait pay�es. La cour cantonale a soulign� que les pi�ces produites par la recourante ne permettaient pas d'�tablir la th�se soutenue par celle-ci. En effet, les montants figurant dans le carnet de paiements postaux de la recourante ne correspondaient pas aux montants figurant sur le papier. Il fallait ainsi retenir les d�clarations de son mari qui avait indiqu� qu'elle lui avait pr�t� de l'argent pour financer sa plantation. La recourante avait admis avoir su que son �poux faisait pousser du chanvre. Elle savait donc qu'il avait investi de l'argent pour du mat�riel, d'autant plus qu'elle connaissait, au vu de ses ant�c�dents, l'infrastructure n�cessaire pour une telle culture. La version de la recourante n'�tait pas cr�dible. Elle avait d�clar� que les 3000 fr. trouv�s dans des enveloppes dans la grange �tait de l'argent du m�nage alors que son mari avait admis que cette somme provenait du produit de la vente de stup�fiants. Cela d�montrait le manque de sinc�rit� de la recourante. Il fallait conclure que les explications donn�es par la recourante n'�taient pas convaincantes. Les pi�ces d�pos�es par celle-ci ne permettaient pas d'�carter la th�se retenue par le premier juge sur la base des d�clarations du mari de la recourante, soit le financement par celle-ci, � tout le moins par dol �ventuel, de l'installation de la culture de chanvre. La version donn�e par le mari de la recourante �tait d'autant plus cr�dible qu'il n'avait aucun int�r�t � mettre en cause son �pouse dans le trafic.
3.2.�La recourante soutient que la cour cantonale aurait viol� son devoir de motivation en se r�f�rant au jugement de premi�re instance. M�me si la cour cantonale s'est r�f�r�e � la � th�se du premier juge �, il n'en ressort pas moins du jugement qu'elle a proc�d� � sa propre appr�ciation des preuves au terme de laquelle elle est arriv�e � la m�me conclusion que le premier juge, c'est-�-dire que la recourante avait financ� le trafic de son mari. Elle a donc respect� son plein pouvoir d'examen (cf. art. 398 al. 2 CPP) et elle a mentionn� les motifs qui l'ont guid�e et sur lesquels elle a fond� sa d�cision. La cour cantonale n'a pas limit� son pouvoir d'examen, ni viol� son devoir de motivation. Le grief de la recourante est infond�.
3.3.�La recourante reproche � la cour cantonale d'avoir rejet� sa version s'agissant de l'utilisation des 20'000 fr., sur la base du fait que les montants figurant sur le papier du bocal ne correspondaient pas aux paiements inscrits dans le carnet postal. Il aurait fallu tenir compte du fait que les comptes entre �poux n'�taient pas aussi pr�cis qu'une comptabilit� d'entreprise. Plus avant dans son recours, elle soutient, se fondant sur ses propres d�clarations, que le montant total de 20'000 fr. avait seulement �t� pr�t� � son mari. Ce dernier ne l'aurait d'ailleurs mise en cause que dans sa troisi�me audition et serait revenu sur ses d�clarations � l'audience de jugement. Il serait donc arbitraire de se fonder sur cette seule audition.
La cour cantonale a retenu que la version donn�e par le mari de la recourante �tait d'autant plus cr�dible qu'il n'avait aucun int�r�t � mettre en cause son �pouse dans le trafic. Il appara�t �galement que le mari de la recourante a lui-m�me admis, dans sa troisi�me audition, avoir menti lors de ses deux premi�res auditions, ce qu'il a confirm� devant le juge d'instruction (art. 105 al. 2 LTF; cf. pi�ces du dossier cantonal 110-112 et 81-82). Le fait que le mari de la recourante soit revenu sur ses d�clarations lors de l'audience au tribunal s'explique ais�ment par le fait que la recourante n'a �t� mise en cause comme pr�venue dans la proc�dure que post�rieurement � la derni�re audition de son mari, c'est-�-dire celle o� il la mettait en cause. Il a ainsi compris que ses d�clarations portaient pr�judice � son �pouse et l'on peut, par cons�quent, comprendre qu'il soit revenu sur celles-ci � l'audience de jugement. Au vu de ce qui pr�c�de, il n'�tait pas arbitraire de se baser sur les d�clarations du mari de la recourante la mettant en cause. Il n'�tait en outre pas manifestement insoutenable, en se fondant sur l'ensemble des autres �l�ments retenus par la cour cantonale, de retenir que la recourante avait financ�, au moins en partie, les installations de son mari permettant la culture de chanvre. Le grief de la recourante est infond�.
3.4.�La recourante rel�ve que si la cour cantonale a retenu qu'il �tait douteux qu'elle accepte que son mari d�pense des sommes importantes pour la mise sur pied de sa culture, cela signifiait qu'il existait bien un doute, qui devait donc lui profiter. Outre que la recourante sort la phrase de son contexte, elle ne d�montre pas que, sur la base de l'ensemble des �l�ments pris en compte par la cour cantonale, l'appr�ciation de celle-ci serait arbitraire. Insuffisamment motiv�, le grief est irrecevable.
3.5.�C'est en vain que la recourante cite le jugement de premi�re instance pour contester les faits retenus, en particulier pour soutenir qu'elle n'a eu qu'un comportement passif. Ce faisant, elle perd de vue que la cour cantonale dispose d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit (cf. art. 398 al. 2 CPP). Contrairement � ce qu'elle pr�tend, la cour cantonale a motiv� de mani�re d�taill�e pour quels motifs elle retenait qu'elle avait mis � disposition de son mari les locaux pour la culture de chanvre et l'argent qui a permis de financer l'achat du mat�riel n�cessaire. La recourante ne formule aucun grief recevable sous l'angle de l'art. 106 al. 2 LTF. Pour le surplus, elle n'�met qu'une argumentation appellatoire, laquelle est irrecevable.
3.6.�La recourante conteste le financement du trafic (art. 19 al. 1 let. e et 2 let. c LStup) non sur la base des faits retenus, dont elle n'a pas d�montr� l'arbitraire, mais sur la base de faits qu'elle invoque librement. Ce faisant, la recourante n'articule aucun grief recevable tir� de l'application erron�e du droit mat�riel. Les critiques en relation avec l'infraction de financement du trafic sont irrecevables.
A diverses reprises dans son �criture, la recourante fait grief � la cour cantonale d'avoir retenu qu'elle connaissait l'ampleur du trafic de son mari, partant de l'avoir condamn�e pour la forme aggrav�e au sens de l'art. 19 al. 2 let. c LStup, pour les infractions reproch�es.
4.1.�La recourante soutient qu'elle n'aurait pas tir� le moindre avantage des agissements de son �poux, qu'il ne lui aurait pas achet� de cadeaux importants, qu'il ne s'achetait rien pour lui non plus et que les voitures �taient en leasing. Elle en d�duit qu'elle ne pouvait ainsi pas se douter de l'ampleur de la culture, ce d'autant moins que son mari lui-m�me ignorait les co�ts et les profits retir�s de sa culture. Ce faisant, elle se limite � discuter librement des faits dans une argumentation appellatoire, laquelle est irrecevable.
4.2.�La recourante soutient qu'elle ignorait tout de l'ampleur financi�re du trafic de son mari. La cour cantonale aurait vers� dans l'arbitraire en retenant, d'une part � la charge du mari de la recourante, qu'il n'avait quasiment rien investi pour sa culture de chanvre et ainsi retenir un b�n�fice important et, d'autre part, � la charge de la recourante, que son mari avait investi des sommes importantes qu'elle ne pouvait ignorer. La critique de la recourante tombe � faux. En effet, la cour cantonale a retenu que le mari de celle-ci avait investi un montant de 25'000 � 30'000 fr. pour le mat�riel n�cessaire � sa culture. Il n'�tait ainsi pas manifestement insoutenable de retenir, d'une part, que le mari de la recourante avait fait un b�n�fice important, soit sup�rieur � 10'000 fr. d�s lors qu'il avait vendu de la marchandise pour 42'000 fr. et, d'autre part, que l'investissement �tait suffisamment important pour que la recourante ne l'ignore pas. Son grief est infond�.
4.3.�Encore une fois, la recourante conteste le cas grave (art. 19 al. 2 let. c LStup) non sur la base des faits retenus, dont elle n'a pas d�montr� l'arbitraire, mais sur la base de faits qu'elle invoque librement. Ce faisant, elle n'articule aucun grief recevable tir� de l'application erron�e du droit mat�riel. Ses critiques sont irrecevables.
La recourante conteste le refus du sursis complet.
5.1.�Les pi�ces produites par la recourante � cet �gard sont des pi�ces nouvelles, partant irrecevables (art. 99 al. 1 LTF).
5.2.�Lorsque la peine privative de libert� est d'une dur�e telle qu'elle permette le choix entre le sursis complet (art. 42 CP) et le sursis partiel (art. 43 CP), soit entre un et deux ans au plus, l'octroi du sursis au sens de l'art. 42 est la r�gle et le sursis partiel l'exception. Cette derni�re ne doit �tre admise que si, sous l'angle de la pr�vention sp�ciale, l'octroi du sursis pour une partie de la peine ne peut se concevoir que moyennant ex�cution de l'autre partie. La situation est comparable � celle o� il s'agit d'�valuer les perspectives d'amendement en cas de r�vocation du sursis (ATF 116 IV 97). Lorsqu'il existe - notamment en raison de condamnations ant�rieures - de s�rieux doutes sur les perspectives d'amendement de l'auteur, qui ne permettent cependant pas encore, � l'issue de l'appr�ciation de l'ensemble des circonstances, de motiver un pronostic concr�tement d�favorable, le tribunal peut accorder un sursis partiel au lieu du sursis total. On �vite de la sorte, dans les cas de pronostics tr�s incertains, le dilemme du � tout ou rien �. L'art. 43 CP permet alors que l'effet d'avertissement du sursis partiel autorise, compte tenu de l'ex�cution partielle ordonn�e simultan�ment, un pronostic largement plus favorable pour l'avenir (ATF 134 IV 1 consid. 5.5.2 p. 14 s.).
S'agissant du pronostic, le point de savoir si le sursis est de nature � d�tourner l'accus� de commettre de nouvelles infractions doit �tre tranch� sur la base d'une appr�ciation d'ensemble, tenant compte des circonstances de l'infraction, des ant�c�dents de l'auteur, de sa r�putation et de sa situation personnelle au moment du jugement, notamment de l'�tat d'esprit qu'il manifeste. Le pronostic doit �tre pos� sur la base de tous les �l�ments propres � �clairer l'ensemble du caract�re de l'accus� et ses chances d'amendement. Il n'est pas admissible d'accorder un poids particulier � certains crit�res et d'en n�gliger d'autres qui sont pertinents. Le juge doit par ailleurs motiver sa d�cision de mani�re suffisante (cf. art. 50 CP); sa motivation doit permettre de v�rifier s'il a �t� tenu compte de tous les �l�ments pertinents et comment ils ont �t� appr�ci�s (cf. ATF 134 IV 1 consid. 4.2.1 p. 5). Le juge dispose d'un large pouvoir d'appr�ciation en la mati�re (ATF 134 IV 1 consid. 5.2. p. 9).
5.3.�La cour cantonale s'est r�f�r�e � la motivation du premier juge s'agissant de la fixation de la peine et du refus du sursis complet. Ce dernier a, en substance, pour fixer la peine, tenu compte de la gravit� des faits reproch�s, de l'attitude d�favorable de la recourante consistant � rejeter toute culpabilit�, attitude s'accordant mal avec toute prise de conscience, ses ant�c�dents judiciaires, plus particuli�rement sa premi�re condamnation pour complicit� � un crime � la LStup et du fait qu'elle �tait m�re de trois enfants. Il a indiqu� qu'au regard de sa situation professionnelle et familiale et compte tenu du fait que la majeure partie des infractions pour lesquelles elle avait �t� pr�c�demment condamn�e avait �t� commise � une m�me �poque, soit en 2003-2004, une peine assortie du sursis partiel tenait suffisamment compte de la faute commise et des perspectives d'avenir de la recourante. A l'audience de jugement, elle avait d�clar� qu'elle pensait avoir compris et ne pas vouloir faire subir � ses enfants le m�me sc�nario v�cu avec son propre p�re. La peine assortie du sursis partiel �tait de nature � la d�tourner de commettre d�sormais de nouvelles infractions. La cour cantonale a en outre soulign� que, contrairement � ce que la recourante faisait valoir, elle avait bien eu un comportement actif. Le pronostic �tait incertain et le sursis partiel se justifiait. Une peine privative de libert� avec sursis ne suffirait pas � am�liorer de mani�re aussi importante les perspectives d'amendement que l'ex�cution d'une partie de la peine. L'arr�t� neuch�telois concernant l'ex�cution facilit�e des peines privatives de libert� de courte et moyenne dur�e (RS/NE 351.1) permettrait � la recourante d'ex�cuter la partie de la peine prononc�e sans sursis sous la forme de la semi-d�tention de sorte qu'elle pourrait garder un lien �troit et quotidien avec ses jeunes enfants et continuer � exploiter sa ferme.
5.4.�La recourante ne discute pas de la motivation cantonale. Elle se contente de se r�f�rer aux pi�ces nouvelles produites qui sont irrecevables et de rappeler qu'elle est m�re de trois enfants, �l�ment dont la cour cantonale a tenu compte. Quoi qu'il en soit, au vu des mauvais ant�c�dents de la recourante, de sa prise de conscience relative et de sa situation familiale, la cour cantonale pouvait �prouver de s�rieux doutes sur les perspectives d'amendement de la recourante, sans pour autant poser un pronostic concr�tement d�favorable. Le refus du sursis complet et l'octroi du sursis partiel ne violent pas le droit f�d�ral. Suppos� recevable, le grief de la recourante est infond�.
La recourante conteste la confiscation du montant de 6000 fr. retrouv� dans le bocal. La recourante ne discute pas la motivation cantonale, se contentant d'invoquer une violation de l'art. 70 CP et de se fonder sur des faits non retenus, dont l'arbitraire n'est pas �tabli. Elle ne formule de la sorte aucune critique recevable au regard de l'art. 42 al. 2 LTF quant � l'application de l'art. 70 CP.
Le recours doit �tre rejet� dans la mesure o� il est recevable. Il �tait d'embl�e d�nu� de chances de succ�s. L'assistance judiciaire doit �tre refus�e (art. 64 al. 1 LTF). La recourante supporte les frais de la cause, qui seront fix�s en tenant compte de sa situation �conomique, qui n'appara�t pas favorable (art. 65 al. 2 et 66 al. 1 LTF).

References: art. 78
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 398
 art. 398
 art. 50
 ATF