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Timestamp: 2017-09-19 15:24:53+00:00

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Passion Napoléon1 :: Du Pensionnat Normal à l 'Ecole Normale Supérieure
Du Pensionnat Normal à l 'Ecole Normale Supérieure
Posté le: Jeu 23 Déc - 14:04 (2010) Sujet du message: Du Pensionnat Normal à l 'Ecole Normale Supérieure
Hérité de la brève préfiguration initiée par la Convention en 1794 sur le rapport de Lakanal et Garat pour préparer à enseigner des étudiants déjà instruits, l’établissement créé au sein de l’Université par Napoléon par décret du 17 mars 1808 sous le nom de pensionnat normal pour « former à l’art d’enseigner les lettres et les sciences » et doté d’un règlement d’inspiration militaire, ouvre ses portes en 1810. C’est aussi cette année-là qu’est fondée à Pise sa succursale la Scuola Normale Superiore, premier jalon de l’ample réseau de ramifications nationales et internationales (partenariats, échanges universitaires, …) qui n’a depuis jamais cessé de se développer, doublé d’un réseau de bibliothèques dont la plus ancienne, celle des lettres de l’ENS-Ulm, riche de quelque 800 000 volumes, est contemporaine de la fondation de l’École.
Implantée rue d’Ulm en 1847 après quelques avatars dus aux changements politiques de la première moitié du XIXe siècle, dotée de la personnalité civile et de l’autonomie financière en 1954, elle a fusionné en 1985 avec l’ENS de jeunes filles, fondée en 1881
http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/action-culturelle/celebrations-…
Posté le: Jeu 23 Déc - 14:04 (2010) Sujet du message: Publicité
Posté le: Jeu 23 Déc - 14:35 (2010) Sujet du message: Du Pensionnat Normal à l 'Ecole Normale Supérieure
« Art. 110. Il sera établi à Paris un pensionnat normal, destiné à recevoir jusqu'à trois cents jeunes gens, qui y seront formés à l'art d'enseigner les lettres et les sciences.
Art. 111. Les inspecteurs d'académies choisiront, chaque année, dans les lycées, d'après des examens et des concours, un nombre déterminé d'élèves, âgés de dix-sept ans au moins, parmi ceux dont les progrès et la bonne conduite auront été les plus constants, et qui annonceront le plus d'aptitude à l'administration ou à l'enseignement.Art. 112. Les élèves qui se présenteront à ce concours devront être autorisés par leur père ou par leur tuteur, à suivre la carrière de l'université. Il ne pourront être reçus au pensionnat normal, qu'en s'engageant à rester dix années au moins dans le corps enseignant.
Art. 113. Ces aspirants suivront les leçons du collège de France, de l'école polytechnique, ou ; du muséum d'histoire naturelle, suivant qu'ils se destineront à enseigner les lettres, ou les divers genres de sciences.
Art. 114. Les aspirants, outre ces leçons, auront dans leur pensionnat, des répétiteurs choisis parmi les plus anciens et les plus habiles de leurs condisciples (4) , soit pour revoir les objets qui leur seront enseignés, dans les écoles spéciales ci-dessus désignées, soit pour s'exercer aux expériences de physique et de chimie, et pour se former à l'art d'enseigner.
Art. 115. Les aspirants ne pourront pas rester plus de deux ans
Art. 116. Le pensionnat normal sera sous la surveillance immédiate d'un des conseillers à vie, qui y résidera, et aura sous lui un directeur des études.
Art. 117. Le nombre des aspirants à recevoir chaque année dans les lycées, et à envoyer au pensionnat normal de Paris, sera réglé par le grand-maître, d'après l'état et le besoin des collèges et des lycées.
Art. 118. Les aspirants, dans le cours de leurs deux années d'études au pensionnat normal, ou à leur terme, devront prendre leurs grades à Paris, dans la faculté des lettres ou dans celle des sciences. Ils seront de suite appelés par le grand-maître pour remplir des places dans les académies.
Art. 140. Il sera fait un fonds annuel de trois cent mille francs pour les dépenses de l'école normale. »
Posté le: Jeu 23 Déc - 21:50 (2010) Sujet du message: Du Pensionnat Normal à l 'Ecole Normale Supérieure
"...Elle s'installe tout d'abord dans les locaux du lycée impérial de Paris, avant d'être transférée en 1813 dans l'ancien séminaire du Saint-Esprit, rue des postes. Dirigé par un <<chef d'école>> par ailleurs conseiller de l'Université, Guéroult, elle comprend un corps enseignant relativement réduit, formé essentiellement de répétiteurs placés sous la direction d'un directeur des études, un ancien mauriste nommé Basset. Les élèves sont recrutés dans les lycées, par les inspecteurs d'académie. Ils sont soumis au régime du pensionnat, à un règlement strict et au port de l'uniforme. L'idée de Napoléon était de faire de ce groupe d'élèves une sorte de congrégation laïque. Du reste, les exercices religieux sont nombreux et un aumônier est spécialement affecté à l'école. Comme les séminaristes, les élèves sont dispensés du service militaire. Leur scolarité dure alors deux ans, au cours desquels ils sont censés suivre les cours des facultés de lettres ou de sciences, l'école étant divisée en deux sections, afin d'obtenir une licence en fin de scolarité. Les dix meilleurs ont la possibilité de rester à l'école pour une troisième année, comme répétiteurs; ils en sortent dès lors avec le titre d'agrégés. La mesure est étendue à tous les élèves en novembre 1814. Ils se sont par ailleurs engagés à servir pendant dix ans dans l'enseignement. De fait, parmi les élèves des premières promotions, la plupart font carrière comme professeurs, et surtout comme proviseurs, recteurs ou inspecteurs d'académie. La première promotion, celle de 1810, comprenait 50 élèves, dont une très forte majorité de littéraire (43), parmi lesquels figurait Victor Cousin. La seconde atténue quelque peu cette disparité, avec 33 littéraires (dont Augustin Thierry) et 11 scientifiques. En 1812, on dénombre 28 élèves en lettres et 7 en sciences; en 1813, ils sont respectivement 43 et 12. Puis les effectifs s'effondrent : 21 élèves en 1814 dont 3 en sciences seulement, 18 en 1815, avec le même nombre de scientifiques. Parallèlement, Napoléon organise à Pise une succursale de l'Ecole normale qui ne fonctionne cependant qu'à partir de 1813.
Sous l'Empire, l'Ecole normale n'a pas encore eu le temps de servir de vivier à l'enseignement, mais elle commence alors une belle carrière. Ses premiers pas sont pourtant difficiles. Réformée au début de la Restauration, elle est purement et simplement supprimée en 1822, avant d'être réorganisée en 1827. Elle s'affirme dès lors comme l'une des pépinières du monde intellectuel français."
Jacques-Olivier Boudon pour le "Dictionnaire Napoléon".
Posté le: Ven 24 Déc - 08:56 (2010) Sujet du message: Du Pensionnat Normal à l 'Ecole Normale Supérieure
Merci à vous pour ces documents complémentaires, très intéressants!^^
Posté le: Aujourd’hui à 17:24 (2017) Sujet du message: Du Pensionnat Normal à l 'Ecole Normale Supérieure

References: Art. 110

Art. 111

Art. 113

Art. 114

Art. 115

Art. 116

Art. 117

Art. 118

Art. 140