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Section 3 : Des agents de police judiciaire Section 4 : Des fonctionnaires et agents chargés de certaines fonctions de police judiciaire
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1 REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE PRESSIIDENCE DE LA REPUBLIIQUE SSeeccrrééttaarri iaatt Géénnéérraal l dduu Goouuvveerrnneemeenntt Année 2007
2 SOMMAIRE INTITULE Articles Page Dispositions préliminaires : De l'action publique et de l'action civile 1-10 Bis Livre premier : De l'exercice de l'action publique et de l'instruction Titre I : De la recherche et de la constatation des infractions Bis Chapitre I : De la police judiciaire Section 1 : Dispositions générales Section 2 : Des officiers de police judiciaire Bis Section 3 : Des agents de police judiciaire Section 4 : Des fonctionnaires et agents chargés de certaines fonctions de police judiciaire Section 5 : Des pouvoirs des walis en matière de police judiciaire Chapitre II : Du ministère public Section 1 : Dispositions générales Section 2 : Des attributions des représentants du ministère public Chapitre III : Du juge d instruction Bis Titre II : Des enquêtes Bis Chapitre I : Du crime ou délit flagrant Chapitre II : De l enquête préliminaire Chapitre III : De la poursuite pénale de la personne morale 65 Bis-65 Bis 4 29 Chapitre IV : Des interceptions de correspondances, des sonorisations et des fixations d'images 65 Bis 5 65 Bis10 30 Chapitre V : De l'infiltration 65 Bis11 65Bis Titre III : Des juridictions d'instruction Chapitre I : Du juge d instruction Section 1 : Dispositions générales Section 2 : De la constitution de partie civile Section 3 : Des transports, perquisitions et saisies Section 4 : Des auditions de témoins Section 5 : Des interrogatoires et confrontations Section 6 : Des mandats de justice et de leur exécution Section 7 : De la détention préventive et la liberté provisoire Section 7 Bis : De l indemnisation en raison d une détention provisoire 137Bis-137Bis i
3 INTITULE Articles Page Section 8 : Des commissions rogatoires Section 9 : De l expertise Section 10 : Des nullités de l information Section 11 : Des ordonnances de règlement Section 12 : De l appel des ordonnances du juge d instruction Section 13 : De la réouverture de l information sur charges nouvelles Chapitre II : De la chambre d'accusation de la cour Section 1 : Dispositions générales Section 2 : Des pouvoirs propres du président de la chambre d'accusation Section 3 : Du contrôle de l activité des officiers de police judiciaire Livre II : Des juridictions de jugement Titre I : Dispositions communes Chapitre I : De l'administration de la preuve Chapitre II : De la constitution de partie civile Titre II : Du tribunal criminel Sous-titre I : Dispositions générales Chapitre II : De la tenue des sessions du tribunal criminel Chapitre III : De la composition du tribunal criminel Section 1 : Dispositions générales Section 2 : De la fonction de juré Section 3 : De l établissement de la liste du jury Chapitre IV : De la procédure préparatoire des sessions du tribunal criminel Chapitre V : De l ouverture de la session Section 1 : Révision de la liste du jury Section 2 : De la formation du jury de jugement Chapitre VI : Des débats Section 1 : Dispositions générales Section 2 : De la comparution de l accusé Section 3 : De l administration de la preuve Section 4 : La clôture des débats Chapitre VII : Du jugement Section 1 : De la délibération ii
4 INTITULE Articles Page Section 2 : De la décision sur l action publique Section 3 : De la décision sur l action civile Chapitre VIII : De la contumace Chapitre IX : Dispositions transitoires Sous-titre II : Dispositions spéciales à la section économique du tribunal criminel à Titre II bis : De la Cour de sûreté de l'etat à Chapitre I : De la compétence de la Cour de sûreté de l'etat à Chapitre II : De la composition de la Cour de sûreté de l'etat à Chapitre III : De la procédure particulière à la Cour de sûreté de l Etat à Titre III : Du jugement des délits et contraventions Dispositions générales iii Chapitre I : Du jugement des délits Section 1 : De la saisie du tribunal Bis Section 2 : Du flagrant délit Section 3 : De la composition du tribunal Section 4 : De la publicité et de la police de l audience Section 5 : Des débats de la comparution du prévenu Section 6 : Du jugement proprement dit Chapitre II : Du jugement en matière de contravention Section 1 : De l amende de composition Section 2 : De la saisine du tribunal Section 3 : De l instruction définitive en matière de contravention Chapitre III : Du jugement par défaut et de l opposition Section 1 : Du défaut Section 2 : De l opposition Chapitre IV : De l appel des jugements en matière correctionnelle et en matière de contravention Section 1 : De l exercice du droit d appel Section 2 : De la composition de la juridiction d appel en matière de délit et de contravention Section 3 : De la procédure devant la cour en matière d appel Titre IV : Des citations et notifications Livre III : Des règles propres à l'enfance délinquante Titre I : Dispositions préliminaires Titre II : Des juridictions d'instruction et de jugement pour mineurs délinquants
5 INTITULE Articles Page Titre III : De la liberté surveillée Titre IV : De la modification de la révision des mesures de surveillance et de protection iv Titre V : De l'exécution des décisions Titre VI : De la protection des enfants victimes de crimes et de délits Livre IV : Des voies de recours extraordinaires Bis Titre I : Du pourvoi en cassation Chapitre I : Des décisions susceptibles de pourvoi et des conditions et effets du pourvoi Chapitre II : Des ouvertures à pourvoi Chapitre III : De la forme des pourvois Chapitre IV : De l instruction des pourvois et des audiences Chapitre V : Des arrêts de la Cour suprême Chapitre VI : Du désistement du pourvoi en cassation et des reprises d instance Bis 145 Chapitre VII : Du pourvoi dans l intérêt de la loi Titre II : Des demandes en révision et de l'indemnisation de l'erreur judiciaire Bis Chapitre I : Des demandes en révision Chapitre II : De l indemnisation de l erreur judiciaire 531 Bis-531 Bis Livre V : De quelques procédures particulières Titre I : Du faux Titre II : Disparition des pièces d'une procédure Titre III : Les dépositions des membres du Gouvernement et des ambassadeurs Titre IV : Des règlements de juges Titre V : Des renvois d'un tribunal à un autre Titre VI : De la récusation Titre VII : Du jugement des infractions commises à l'audience des cours et tribunaux Titre VIII : Les crimes et délits commis par des membres du Gouvernement, des magistrats et certains fonctionnaires Titre IX : Des crimes et délits commis à l'étranger Titre X : Des crimes et délits commis à bord des navires et aéronefs Livre VI : De quelques procédures d'exécution Titre I : Du sursis Titre II : De la reconnaissance de l'identité des individus condamnés Titre III : De la contrainte par corps Titre IV : De la prescription de la peine
6 INTITULE Articles Page Titre V : Du casier judiciaire - Du fichier des sociétés - De l'institution du casier des contraventions de circulation - De l'institution d'un casier en matière d'alcoolisme Titre VI : De la réhabilitation des condamnés - De réhabilitation de plein droit - De la réhabilitation judiciaire Livre VII : Des rapports avec les autorités judiciaires étrangères Titre I : De l'extradition Chapitre I : Des conditions de l extradition Chapitre II : De la procédure d extradition Chapitre III : Des effets de l extradition Chapitre IV : Du transit Chapitre V : Des objets saisis Titre II : Des commissions rogatoires et de la notification des actes ou jugements Titre III : De la communication de pièces ou de documents - Dispositions diverses ou transitoires v
7 onnance n du 8 juin 1966 portant code de procédure pénale, modifiée et complétée. Le Chef du Gouvernement, Président du Conseil des ministres, Sur le rapport du ministre de la justice, garde des sceaux, Vu l ordonnance n du 16 novembre 1965 portant organisation judiciaire ; onne : DISPOSITIONS PRELIMINAIRES DE L ACTION PUBLIQUE ET DE L ACTION CIVILE Article. 1er - L action publique pour l application des peines est mise en mouvement et exercée par les magistrats ou par les fonctionnaires auxquels elle est confiée par la loi. Cette action peut être aussi mise en mouvement par la partie lésée, dans les conditions déterminées par le présent code. Art. 2 - L action civile en réparation du dommage causé par un crime, un délit, ou une contravention appartient à tous ceux qui ont personnellement souffert du dommage directement causé par l infraction. Sous réserve des cas visés à l alinéa 3 de l article 6, la renonciation à l action civile ne peut arrêter ni suspendre l exercice de l action publique. Art. 3 - () - L action civile peut être exercée en même temps que l action publique et devant la même juridiction Cette juridiction est compétente quelle que soit la personne physique ou morale de droit civil responsable du dommage. Elle l est également à l égard de l Etat, du département, de la commune ou d'un établissement public à caractère administratif dans le cas où l action en responsabilité tend à la réparation de dommages causés par un véhicule. L action civile est recevable pour tous chefs de dommages aussi bien matériels que corporels ou moraux qui découlent des faits objets de la poursuite. (1) Art. 4 - L action civile peut être exercée séparément de l action publique. Toutefois, il est sursis au jugement de cette action exercée devant la juridiction civile tant qu il n a pas été prononcé définitivement sur l action publique lorsque celle-ci a été mise en mouvement. (1) Complété par l ordonnance n du 16 septembre 1969(JO n 80, p.862). - L action civile peut être exercée en même temps que l action publique et devant la même juridiction. Elle sera recevable pour tous chefs de dommages, aussi bien matériels que corporels ou moraux, qui découleront des faits objets de la poursuite. 1
8 Art. 5 - La partie qui a exercé son action devant la juridiction civile compétente ne peut la porter devant la juridiction répressive. Il n en est autrement que si celle-ci a été saisie par le ministère public avant qu un jugement sur le fond ait été rendu par la juridiction civile. Art. 5 bis - () - Si l'action publique est engagée, la juridiction civile, saisie en référé, demeure compétente pour ordonner toutes mesures provisoires relatives aux faits qui sont l'objet de poursuites, lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, même si le demandeur s'est constitué partie civile devant la juridiction pénale. (1) Art. 6 - () - L action publique pour l application de la peine s éteint par la mort du prévenu, la prescription, l amnistie, l abrogation de la loi pénale et la chose jugée. Toutefois, si des poursuites ayant entraîné condamnation ont révélé que le jugement ou l arrêt qui a déclaré l action publique éteinte a été rendu à la suite d un faux ou d un usage de faux, l action publique pourra être reprise ; la prescription doit alors être considérée comme suspendue depuis le jour où le jugement ou l arrêt est devenu définitif, jusqu à celui de la condamnation du coupable de faux ou usage de faux. L action publique s éteint en cas de retrait de plainte lorsque celle-ci est une condition nécessaire à la poursuite. Elle peut également s éteindre par transaction lorsque la loi en dispose expressément. (2) Art. 7 - En matière de crime, l action publique se prescrit par dix années révolues à compter du jour où le crime a été commis si, dans cet intervalle, il n a été fait aucun acte d instruction ou de poursuite. S il en a été effectué dans cet intervalle, elle ne se prescrit qu après dix années révolues à compter du dernier acte. Il en est de même à l égard des personnes qui ne seraient pas impliquées dans cet acte d instruction ou de poursuite. Art. 8 - En matière de délit, la prescription de l action publique est de trois années révolues ; elle s accomplit selon les distinctions spécifiées à l article 7. Art. 8 bis. - () - L'action publique ne s'éteint pas par la prescription en matière de crimes et délits qualifiés d'actes terroristes et subversifs, de crime transnational organisé, de corruption ou de détournement de deniers publics. L'action civile en réparation du dommage causé par les crimes et délits prévus à l'alinéa ci-dessus ne s'éteint pas par la prescription. (3) Art. 8 ter. - () - Pour les crimes et délits commis à l'encontre d un mineur, le délai de prescription de l'action publique commence à courir à compter de sa majorité civile. (4) (1) Ajouté par la loi n du 20 décembre 2006(JO n 84, p.4) (2) par la loi n du 4 mars 1986(JO n 10, p.242). Alinéa 3, modifié par l ordonnance n du 17 juin 1975(JO n 53, p.607), était rédigé comme suit : - L action publique s éteint en cas de retrait de plainte lorsque celle-ci est une condition nécessaire de la poursuite. En aucun cas, elle ne peut s'éteindre par transaction. - L action publique pour l application de la peine s éteint par la mort du prévenu, la prescription, l amnistie, l abrogation de la loi pénale et la chose jugée. Toutefois, si des poursuites ayant entraîné condamnation ont révélé que le jugement ou l arrêt qui a déclaré l action publique éteinte a été rendu à la suite d un faux ou d un usage de faux, l action publique pourra être reprise ; la prescription doit alors être considérée comme suspendue depuis le jour où le jugement ou l arrêt était devenu définitif, jusqu à celui de la condamnation du coupable de faux ou usage de faux. Elle peut, en outre, s'éteindre par transaction lorsque la loi en dispose expressément ; elle s éteint également en cas de retrait de plainte, lorsque celle-ci est une condition nécessaire de la poursuite. (3) Ajouté par la loi n du 10 novembre 2004(JO n 71, p.4) (4) Ajouté par la loi n du 10 novembre 2004(JO n 71, p.4) 2
9 Art. 9 - En matière de contravention la prescription est de deux années révolues ; elle s accomplit selon les distinctions spécifiées à l article 7. Art () - L'action civile se prescrit selon les règles du droit civil. Toutefois, cette action ne peut plus être engagée devant la juridiction pénale après l'expiration du délai de prescription de l'action publique. (1) Art. 10 bis. - () - Lorsqu'il a été statué sur l'action publique, les mesures d'instruction ordonnées par le juge pénal sur les intérêts civils obéissent aux règles de la procédure civile. (2) LIVRE PREMIER DE L EXERCICE DE L ACTION PUBLIQUE ET DE L INSTRUCTION TITRE I DE LA RECHERCHE ET DE LA CONSTATATION DES INFRACTIONS Art () - Sauf dans les cas où la loi en dispose autrement, et sans préjudice des droits de la défense, la procédure au cours de l'enquête et de l'instruction est secrète. Toute personne qui concourt à cette procédure est tenue au secret professionnel dans les conditions et sous les peines prévues au code pénal. Toutefois, afin d'éviter la propagation d'informations parcellaires ou inexactes, ou pour mettre fin à un trouble à l'ordre public, seul le représentant du ministère public peut rendre publics des éléments objectifs tirés de la procédure ne comportant aucune appréciation sur le bien fondé des charges retenues contre les personnes mises en cause. (3) (1) par la loi n du 20 décembre 2006(JO n 84, p.4) - L action civile se prescrit selon les règles du droit civil. (2) Ajouté par la loi n du 20 décembre 2006(JO n 84, p.4) (3) par la loi n du 20 décembre 2006(JO n 84, p.4) - Sauf dans les cas où la loi en dispose autrement, et sans préjudice des droits de la défense, la procédure au cours de l enquête et de l instruction est secrète. Toute personne qui concourt à cette procédure est tenue au secret professionnel dans les conditions et sous les peines prévues au code pénal. 3
10 Chapitre I De la Police Judiciaire Section I Dispositions générales Art La police judiciaire est exercée par les magistrats, officiers, agents et fonctionnaires désignés au présent chapitre. Elle est dirigée par le procureur de la République. Dans chaque ressort de cour, elle est surveillée par le procureur général et contrôlée par la chambre d accusation de cette même cour. Elle est chargée de constater les infractions à la loi pénale, d en rassembler les preuves et d en rechercher les auteurs tant qu une information n est pas ouverte. Art Lorsqu une information est ouverte, la police judiciaire exécute les délégations des juridictions d instruction et défère à leurs réquisitions. Art La police judiciaire comprend : 1 ) les officiers de police judiciaire, 2 ) les agents de police judiciaire, 3 ) les fonctionnaires et agents auxquels sont attribuées par la loi certaines fonctions de police judiciaire. Section II Des officiers de police judiciaire Art () - Ont la qualité d officier de police judiciaire : 1 les présidents des assemblées populaires communales ; 2 les officiers de la gendarmerie nationale ; 3 les commissaires de police ; 4 les officiers de police ; 5 les gradés et gendarmes comptant au moins trois (3) ans de service dans la gendarmerie nationale, désignés par arrêté conjoint du ministre de la justice et du ministre de la défense nationale, après avis d une commission ; 6 les inspecteurs de la sûreté nationale comptant au moins trois (3) ans de service en cette qualité et désignés par arrêté conjoint du ministre de la justice et du ministre de l intérieur et des collectivités locales, après avis d une commission ; 7 Les officiers, sous-officiers des services militaires de sécurité, spécialement désignés par arrêté conjoint du ministre de la défense nationale et du ministre de la justice. La composition et le fonctionnement de la commission prévue au présent article sont déterminés par décret. (1) (1) L'alinéa 7, a été modifié par l'ordonnance n du 25 février 1995(JO n 11, p.3). 4
11 L'ordonnance n a été rectifiée au JO n 17 du 29 mars 1995, page 22 Au lieu de : "des services de sécurité militaire" lire : "des services militaires de sécurité" par la loi n du 26 janvier 1985(JO n 05, p.59), il était rédigé comme suit : - Ont la qualité d officier de police judiciaire : 1 les présidents des assemblées populaires communales ; 2 les officiers de la gendarmerie nationale ; 3 les commissaires de police ; 4 les officiers de police ; 5 les gradés et gendarmes comptant au moins trois (3) ans de service dans la gendarmerie nationale, désignés par arrêté conjoint du ministre de la justice et du ministre de la défense nationale, après avis d une commission ; 6 les inspecteurs de la sûreté nationale comptant au moins trois (3) ans de service en cette qualité et désignés par arrêté conjoint du ministre de la justice et du ministre de l intérieur et des collectivités locales, après avis d une commission ; 7 les officiers et sous-officiers de la sécurité militaire spécialement désignés par arrêté conjoint du ministre de la défense nationale et du ministre de la justice. La composition et le fonctionnement de la commission prévue au présent article sont déterminés par décret. par la loi n du 13 février 1982(JO n 07, p.198), il était rédigé comme suit : - Ont la qualité d officier de police judiciaire : 1 les officiers du darak el watani ; 2 les gradés et darakiyne comptant au moins trois ans de service dans le darak el watani, désignés par arrêté conjoint du ministre de la justice et du ministre de la défense nationale, après avis d une commission ; 3 les commissaires de police ; 4 les officiers de police ; 5 les inspecteurs de la sûreté nationale comptant au moins trois ans de service en cette qualité et désignés par arrêté conjoint du ministre de la justice et du ministre de l intérieur, après avis d une commission ; 6 les présidents des assemblées populaires communales. La composition et le fonctionnement de la commission prévue au présent article sont déterminés par décret. Abrogé et remplacé par l ordonnance n du 23 janvier 1968(JO n 9, p.95), il était rédigé comme suit : - Ont la qualité d officier de police judiciaire : 1 les officiers de gendarmerie ; 2 les gradés et gendarmes comptant au moins trois ans de service dans la gendarmerie, désignés par arrêté conjoint du ministre de la justice, garde des sceaux et du ministre de la défense nationale, après avis d une commission ; 3 les commissaires de police ; 4 les officiers de police, les officiers de police adjoints et les inspecteurs de la sûreté nationale comptant au moins trois ans de service en cette qualité et désignés par arrêté conjoint du ministre de la justice, garde des sceaux et du ministre de l intérieur, après avis d une commission. 5 les présidents des assemblées populaires communales. La composition et le fonctionnement de la commission prévue au présent article, seront déterminés par décret. - Ont qualité d officier de police judiciaire : 1 ) Les officiers de gendarmerie, 2 ) Les gradés et gendarmes comptant au moins trois ans de service dans la gendarmerie, désignés par arrêté conjoint des ministres de la justice et de la défense nationale, après avis d une commission, 3 ) Les commissaires de police, 4 ) Les officiers de police, les officiers de police adjoints et les inspecteurs de la sûreté nationale comptant au moins trois ans de service en cette qualité, et désignés par arrêté conjoint des ministres de la justice et de l intérieur après avis d une commission. La composition et le fonctionnement de la commission prévue au présent article seront déterminés par décret. 5
12 Art () - Les officiers de la police judiciaire ont compétence dans les limites territoriales où ils exercent leurs fonctions habituelles. Toutefois ils peuvent, en cas d'urgence, opérer sur toute l'étendue du ressort de la cour à laquelle ils sont rattachés. Ils peuvent également opérer, en cas d'urgence, sur toute l'étendue du territoire national lorsqu'ils y sont requis par un magistrat régulièrement saisi. Ils doivent être assistés d'un officier de police judiciaire exerçant ses fonctions dans l'agglomération intéressée. Dans les cas prévus aux deux alinéas précédents, le procureur de la République, dans le ressort duquel ils sont appelés à opérer, est préalablement tenu informé. Dans toute agglomération urbaine, divisée en circonscriptions de police, les commissaires et officiers de police, exerçant leurs fonctions dans l'une d'elles, ont compétence sur toute l'étendue de l'agglomération. Les dispositions des deuxième, troisième, quatrième et cinquième alinéas du présent article ne sont pas opposables aux officiers de police judiciaire des services de sécurité militaire, qui ont compétence sur l'ensemble du territoire national. Toutefois, dans le cadre de la recherche et de la constatation des infractions en matière de trafic de drogue, de crime transnational organisé, d'atteinte aux systèmes de traitement automatisé de données, de blanchiment d'argent, de terrorisme et d'infractions relatives à la législation des changes, les officiers de police judiciaire ont compétence sur toute l'étendue du territoire national. Ils opèrent sous la surveillance du procureur général près la cour territorialement compétent. Dans tous les cas, le procureur de la République territorialement compétent en est tenu informé. (1) Art. 16 bis. - () - Les officiers de police judiciaire et, sous leur autorité, les agents de police judiciaire, après avoir informé le procureur de la République compétent et sauf opposition de ce dernier, peuvent étendre leur compétence à l'ensemble du territoire national pour la surveillance des personnes contre lesquelles il existe une ou plusieurs raisons plausibles de les soupçonner d'avoir commis les infractions énumérées à l'article 16 ci-dessus, ou la surveillance de l'acheminement ou du transport des objets, biens ou produits tirés de la commission de ces infractions ou pouvant servir à les commettre. (2) (1) par la loi n du 20 décembre 2006(JO n 84, p.4) par l ordonnance n du 25 février 1995(JO n 11, p.3), il était rédigé comme suit : - Les officiers de police judiciaire ont compétence dans les limites territoriales où ils exercent leurs fonctions habituelles. Toutefois, ils peuvent, en cas d urgence, opérer sur toute l étendue du ressort de la cour à laquelle ils sont rattachés. Ils peuvent également opérer, en cas d urgence, sur toute l étendue du territoire de la République algérienne démocratique et populaire lorsqu ils y sont requis par un magistrat régulièrement saisi. Ils doivent être assistés d un officier de police judiciaire exerçant ses fonctions dans l agglomération intéressée. 6
13 Dans les cas prévus aux deux alinéas précédents le procureur de la République, dans le ressort duquel ils sont appelés à opérer, est préalablement tenu informé. Dans toute agglomération urbaine, divisée en circonscriptions de police, les commissaires et officiers de police, exerçant leurs fonctions dans l une d elles ont compétence sur toute l étendue de l agglomération. Les dispositions des deuxième, troisième, quatrième et cinquième alinéas du présent article ne sont pas opposables aux officiers de police judiciaire des services de sécurité militaire, qui ont compétence sur l ensemble du territoire national. Toutefois, dans le cadre de la recherche et de la constatation des crimes qualifiés d actes terroristes ou subversifs, les officiers de police judiciaire ont compétence sur toute l étendue du territoire national. Ils opèrent sous le contrôle du procureur général territorialement compétent. Dans tous les cas, le procureur de la République en est tenu informé. par la loi n du 26 janvier 1985(JO n 05, p.59), il était rédigé comme suit : - Les officiers de police judiciaire ont compétence dans les limites territoriales où ils exercent leurs fonctions habituelles. Toutefois, ils peuvent, en cas d urgence, opérer sur toute l étendue du ressort de la cour à laquelle ils sont rattachés. Ils peuvent également opérer, en cas d urgence, sur toute l étendue du territoire de la République algérienne démocratique et populaire lorsqu ils y sont requis par un magistrat régulièrement saisi. Ils doivent être assistés d un officier de police judiciaire exerçant ses fonctions dans l agglomération intéressée. Dans les cas prévus aux deux alinéas précédents, le procureur de la République, dans le ressort duquel ils sont appelés à opérer, est préalablement tenu informé. Dans toute agglomération urbaine, divisée en circonscriptions de police, les commissaires et officiers de police, exerçant leurs fonctions dans l une d elles ont compétence sur toute l étendue de l agglomération. Les dispositions des deuxième, troisième, quatrième et cinquième alinéas du présent article ne sont pas opposables aux officiers de police judiciaire de la sécurité militaire, qui ont compétence sur l ensemble du territoire national. par la loi n du 13 février 1982(JO n 07, p.198), il était rédigé comme suit : - Les officiers de police judiciaire ont compétence dans les limites territoriales où ils exercent leurs fonctions habituelles. Toutefois, ils peuvent, en cas d urgence, opérer sur toute l étendue du ressort de la cour à laquelle ils sont rattachés. Ils peuvent également opérer, en cas d urgence, sur toute l étendue du territoire de la République algérienne démocratique et populaire, lorsqu ils y sont requis par un magistrat régulièrement saisi. Ils doivent être assistés d un officier de police judiciaire exerçant ses fonctions dans l agglomération intéressée. Dans les cas prévus aux deux alinéas précédents, le procureur de la République, dans le ressort duquel ils sont appelés à opérer, est préalablement tenu informé. Dans toute agglomération urbaine, divisée en circonscriptions de police, les commissaires et officiers de police, exerçant leurs fonctions dans l une d elles, ont compétence sur toute l étendue de l agglomération. - Les officiers de police judiciaire ont compétence dans les limites territoriales où ils exercent leurs fonctions habituelles. Toutefois, ils peuvent, en cas d urgence, opérer sur toute l étendue du ressort du tribunal auquel ils sont rattachés. Ils peuvent également en cas d urgence, opérer sur toute l étendue du territoire de la République, lorsqu ils en sont requis par un magistrat régulièrement saisi. Dans les cas prévus aux deux alinéas précédents, le procureur de la République dans le ressort duquel ils sont appelés, à opérer est préalablement tenu informé. Dans toute circonscription urbaine divisée en arrondissements de police, les commissaires exerçant leurs fonctions dans l un d eux ont compétence sur toute l étendue de la circonscription. (2) Ajouté par la loi n du 20 décembre 2006(JO n 84, p.5) 7
14 Art. 17. () - Les officiers de police judiciaire exercent les pouvoirs définis aux articles 12 et 13 ; ils reçoivent les plaintes et dénonciations ; ils réunissent les preuves et procèdent à des enquêtes préliminaires. A l occasion d une enquête ou de l exécution d une commission rogatoire, ils ne peuvent, sous réserve des dispositions de l article 28, solliciter ou recevoir des ordres ou instructions que de la juridiction dont ils dépendent. Ils peuvent, après autorisation du procureur général de la cour territorialement compétent, requérir tout titre, organe ou support d information à l effet de publier des avis, signalements ou photographies, concernant des personnes recherchées ou poursuivies pour crimes qualifiés d actes terroristes ou subversifs. En cas de crime ou de délit flagrant, ils exercent les pouvoirs qui leur sont conférés par les articles 42 et suivants. Ils ont le droit de requérir directement le concours de la force publique pour l exécution de leur mission. (1) Art Les officiers de police judiciaire sont tenus de dresser procès-verbal de leurs opérations et d informer sans délai le procureur de la République des crimes et délits dont ils ont connaissance. Dès la clôture de leurs opérations, ils doivent lui faire parvenir directement l original avec une copie certifiée conforme des procès-verbaux qu ils ont dressés et tous actes et documents y relatifs, ainsi que les objets saisis. Lorsqu il s agit d une contravention, les procès-verbaux et les pièces annexes sont adressés au procureur de la République près le tribunal compétent. Les procès-verbaux doivent énoncer la qualité d officier de police judiciaire de leur rédacteur. Art. 18 bis. - () - Sous réserve des dispositions de l article 208 du présent code, il est tenu par le procureur général un dossier individuel pour chaque officier de police judiciaire exerçant ses pouvoirs dans le ressort de la cour. Sous l autorité du procureur général, le procureur de la République procède à la notation des officiers de police judiciaire exerçant dans le ressort de son tribunal. La notation est prise en compte pour toute décision d avancement. (2) (1) Alinéa 1er, a été modifié par la loi n du 26 juin 2001(JO n 34, p.5). L'alinéa 1er a été complété par l ordonnance n du 25 février 1995(JO n 11, p.3). - Ils peuvent, après autorisation du procureur général de la cour territorialement compétent, requérir tout titre, organe ou support d information à l effet de publier des avis, signalements ou photographies, concernant des personnes recherchées ou poursuivies pour crimes qualifiés d actes terroristes ou subversifs. - Les officiers de police judiciaire exercent les pouvoirs définis aux articles 12 et 13 ; ils reçoivent les plaintes et dénonciations ; ils procèdent à des enquêtes préliminaires. En cas de crime ou de délit flagrant, ils exercent les pouvoirs qui leur sont conférés par les articles 42 et suivants. Ils ont le droit de requérir directement le concours de la force publique pour l exécution de leur mission. (2) Ajouté par la loi n du 26 juin 2001(JO n 34, p.5) 8
15 Section III Des agents de police judiciaire Art () - Sont agents de police judiciaire, les fonctionnaires de service de police, les gradés de la gendarmerie nationale, les gendarmes et les personnes des services de sécurité militaire qui n ont pas la qualité d officiers de police judiciaire. (1) Art () - Les agents de police judiciaire n ayant pas la qualité d officier de police judiciaire secondent les officiers de police judiciaire dans l exercice de leurs fonctions. Ils constatent les infractions à la loi pénale en se conformant aux ordres de leurs chefs et à la réglementation du corps auquel ils appartiennent et ils recueillent tous renseignements en vue de découvrir les auteurs des infractions. (2) (1) par l ordonnance n du 25 février 1995(JO n 11, p.3). par le décret législatif n du 4 décembre 1993(JO n 80, p.5), il était rédigé comme suit : - Sont agents de police judiciaire : 1 ) Les fonctionnaires des services de police, les gradés de la gendarmerie nationale, les gendarmes et les personnels de la sécurité militaire qui n ont pas la qualité d officiers de police judiciaire. 2 ) les gradés de la police communale. par la loi n du 26 janvier 1985(JO n 05, p.60), il était rédigé comme suit : -Sont agents de police judiciaire, les fonctionnaires des services de police, les gradés de la gendarmerie nationale, les gendarmes et les personnels de la sécurité militaire qui n ont pas la qualité d officiers de police judiciaire. par la loi n du 13 février 1982(JO n 07, p.199), il était rédigé comme suit : - Sont agents de police judiciaire : 1 ) les fonctionnaires de l administration de police, les gardes du darak el watani et les darakiyne qui n ont pas la qualité d officier de police judiciaire ; 2 ) les agents de police communale. - Sont agents de police judiciaire : 1 ) les fonctionnaires des services actifs de police, les gradés de la gendarmerie et les gendarmes qui n ont pas la qualité d officier de police judiciaire. 2 ) les agents et gardes municipaux. (2) par la loi n du 26 janvier 1985(JO n 05, p.60). - Les fonctionnaires des services de police et les gendarmes qui n ont pas la qualité d officier de police judiciaire secondent les officiers de police judiciaire dans l exercice de leurs fonctions ; ils constatent les infractions à la loi pénale en se conformant aux ordres de leurs chefs et à la réglementation du corps auquel ils appartiennent et ils recueillent tous renseignements en vue de découvrir les auteurs des infractions. 9
16 Section IV Des fonctionnaires et agents chargés de certaines fonctions de police judiciaire Art () - Les chefs de district, les ingénieurs, les agents techniques et les techniciens spécialisés des forêts et de la défense et la restauration des sols, recherchent et constatent par procès-verbaux, les délits et contraventions à la loi forestière, à la législation sur la chasse, à la police du roulage et à toutes les réglementations où ils sont spécialement désignés, suivant les conditions fixées par les textes spéciaux. (1) Art () - Les agents techniques et les techniciens spécialisés des forêts et de la défense et restauration des sols, suivent les choses enlevées dans les lieux où elles ont été transportées et les mettent sous séquestre. Ils ne peuvent, toutefois, pénétrer dans les maisons, ateliers, bâtiments, cours et enclos adjacents, qu en présence d un officier de police judiciaire qui ne peut se refuser à les accompagner et qui signe le procèsverbal de l opération à laquelle il a assisté. Ces visites ne peuvent être effectuées avant cinq (5) heures et après vingt (20) heures. (2) (1) par la loi n du 26 janvier 1985(JO n 05, p.60). par la loi n du 13 février 1982(JO n 07, p.199), il était rédigé comme suit : - Les ingénieurs, les agents techniques et les techniciens spécialisés des forêts et de la défense et restauration des sols, recherchent et constatent, par procès-verbaux, les délits et contraventions à la loi forestière, à la législation sur la chasse, à la police du roulage et à toutes les réglementations où ils sont spécialement désignés, suivant les conditions fixées par les textes spéciaux. Les agents de police communale recherchent et constatent, par procès-verbaux, les délits et les contraventions qui portent atteinte aux propriétés forestières ou rurales. Abrogé et remplacé par l ordonnance n du 23 janvier 1968(JO n 9, p.95), il était rédigé comme suit : - Les ingénieurs, ingénieurs des travaux, chefs de district et agents techniques des forêts et de la défense et restauration des sols, recherchent et constatent par procès-verbaux, les délits et contraventions à la loi forestière, à la législation sur la chasse, à la police du roulage et à toutes les réglementations où ils sont spécialement désignés, suivant les conditions fixées par les textes spéciaux. Les gardes champêtres recherchent et constatent par procès-verbaux, les délits et les contraventions qui portent atteinte aux propriétés forestières ou rurales. - Les ingénieurs, les chefs de district et agents techniques des eaux et forêts et les gardes champêtres recherchent et constatent par procès-verbaux, les délits et les contraventions qui portent atteinte aux propriétés forestières ou rurales. (2) par la loi n du 26 janvier 1985(JO n 05, p.60). par la loi n du 13 février 1982(JO n 07, p.199), il était rédigé comme suit : - Les agents techniques et les techniciens spécialisés des forêts et de la défense et restauration des sols ainsi que les agents de police communale suivent les choses enlevées dans les lieux où elles ont été transportées et les mettent sous séquestre. Ils ne peuvent, toutefois, pénétrer dans les maisons, ateliers, bâtiments, cours et enclos adjacents, qu en présence d un officier de police judiciaire qui ne peut se refuser à les accompagner et qui signe le procès-verbal de l opération à laquelle il a assisté. Les visites ne peuvent être effectuées avant cinq heures et après vingt heures. Abrogé et remplacé par l ordonnance n du 23 janvier 1968(JO n 9, p.95), il était rédigé comme suit : - Les chefs de district et agents techniques des forêts et de la défense et restauration des sols, ainsi que les gardes champêtres des communes, suivent les choses enlevées dans les lieux où elles ont été transportées et les mettent sous séquestre. Ils ne peuvent cependant pénétrer dans les maisons, ateliers, bâtiments, cours et enclos adjacents, qu en présence d un officier de police judiciaire qui ne peut se refuser à les accompagner et qui signe le procès-verbal de l opération à laquelle il a assisté. Ces visites ne peuvent être effectuées avant cinq heures et après vingt heures. - Les chefs de district et agents techniques des eaux et forêts et les gardes champêtres des communes suivent les choses enlevées dans les lieux où elles ont été transportées et les mettent sous séquestre. Ils ne peuvent cependant pénétrer dans les maisons, ateliers, bâtiments, cours adjacentes, et enclos qu en présence d un officier de police judiciaire qui ne peut se refuser à les accompagner et qui signe le procès-verbal de l opération à laquelle il a assisté. 10
17 Art () - Les chefs de district et agents des forêts et de la défense et restauration des sols conduisent devant le procureur de la République ou l officier de police judiciaire le plus proche, tout individu surpris en flagrant délit sauf si la résistance du délinquant constitue pour eux une menace grave. Dans ce cas, ils dressent un procès-verbal sur toutes les constatations faites y compris la constatation de la rébellion et l adressent directement au ministère public. Les chefs de district et agents techniques des forêts et de la défense et restauration des sols peuvent, dans l exercice des fonctions visées à l article 21, requérir directement la force publique. (1) Art () - Le procureur de la République, le juge d instruction et les officiers de police judiciaire peuvent requérir les chefs de district et agents des forêts et de la défense et restauration des sols, afin de leur prêter assistance. (2) (1) par la loi n du 26 janvier 1985(JO n 05, p.60). par la loi n du 13 février 1982(JO n 07, p.199), il était rédigé comme suit : - Les chefs de district et agents des forêts et de la défense et restauration des sols conduisent devant le procureur ou l officier de police judiciaire le plus proche, tout individu surpris en flagrant délit sauf si la résistance du délinquant constitue pour eux une menace grave. Dans ce cas, ils dressent un procès-verbal sur toutes les constatations faites, y compris la constatation de la rébellion et l adressent directement au ministère public. Les chefs de district et agents techniques des forêts et de la défense et restauration des sols peuvent, dans l exercice des fonctions visées à l article 21, requérir directement la force publique. Les agents de police communale peuvent se faire donner main-forte par le chef de brigade du darak el watani qui ne pourra s'y refuser. Abrogé et remplacé par l ordonnance n du 23 janvier 1968(JO n 9, p.95), il était rédigé comme suit : - Les chefs de district et agents des forêts et de la défense et restauration des sols, conduisent devant le procureur ou l officier de police judiciaire le plus proche, tout individu surpris en flagrant délit, sauf si la résistance du délinquant constitue pour eux, une menace grave. Dans ce cas, ils dressent un procès-verbal sur toutes les constatations faites, y compris la constatation de la rébellion et l adressent directement au ministère public. Les chefs de district et agents techniques des forêts et de la défense et restauration des sols peuvent, dans l exercice des fonctions visées à l article 21, requérir directement la force publique ; les gardes champêtres peuvent se faire donner main forte par le commandant de brigade de gendarmerie qui ne pourra s y refuser. - Les chefs de district et agents techniques des eaux et forêts et les gardes champêtres des communes conduisent devant un officier de police judiciaire tout individu qu ils surprennent en flagrant délit. Les chefs de district et les agents techniques des eaux et forêts peuvent, dans l exercice des fonctions visées à l article 21, requérir directement la force publique ; les gardes champêtres peuvent se faire donner main-forte par le commandant de brigade de gendarmerie qui ne pourra s y refuser. (2) par la loi n du 26 janvier 1985(JO n 05, p.60). par la loi n du 13 février 1982(JO n 07, p.199), il était rédigé comme suit : - Le procureur de la République, le juge d instruction et les officiers de police judiciaire peuvent requérir les chefs de district et agents des forêts et de la défense et restauration des sols et les agents de police communale, afin de leur prêter assistance. Abrogé et remplacé par l ordonnance n du 23 janvier 1968(JO n 9, p.95), il était rédigé comme suit : - Les chefs de district et agents des forêts et de la défense et restauration des sols et les gardes-champêtres peuvent être requis par le procureur de la République, le juge d instruction et les officiers de police judiciaire afin de leur prêter assistance. - Les chefs de district et agents techniques des eaux et forêts, ainsi que les gardes champêtres, peuvent être requis par le procureur de la République, le juge d instruction et les officiers de police judiciaire afin de leur prêter assistance. 11
18 Art () - Les chefs de district et agents des forêts et de la défense et restauration des sols, remettent à leurs chefs hiérarchiques, les procès-verbaux définis à l article 21. (1) Art () - Les gradés de la police communale adressent leurs procès-verbaux aux procureurs de la république par l intermédiaire de l officier de la police judiciaire le plus proche. L envoi de ces procès-verbaux doit être effectué, au plus tard, dans les cinq (05) jours, à compter de la constatation de l infraction. (2) Art Les fonctionnaires et agents des administrations et services publics auxquels des lois spéciales attribuent certains pouvoirs de police judiciaire, exercent ces pouvoirs dans les conditions et limites fixées par ces lois. Dans l exercice de leurs attributions de police judiciaire, ils sont soumis aux dispositions de l article 13 du présent texte. (1) Abrogé et remplacé par l ordonnance n du 23 janvier 1968(JO n 9, p.95). - Les chefs de district et agents techniques des eaux et forêts remettent à leurs chefs hiérarchiques les procès-verbaux constatant des atteintes aux propriétés forestières. (2) par le décret législatif n du 4 décembre 1993(JO n 80, p.5). par la loi n du 13 février 1982(JO n 07, p.199), il était rédigé comme suit : - Les agents de police communale adressent leurs procès-verbaux aux procureurs de la république, par l intermédiaire du président de l assemblée populaire communale. Des copies desdits procès-verbaux doivent être également transmises, pour information, au chef de brigade du darak el watani et au commissaire de police. Cet envoi au destinataire doit avoir lieu dans les cinq jours, au plus tard, y compris celui où ils ont constaté le fait, objet de leur procès-verbal. - Les gardes champêtres des communes adressent leurs procès-verbaux aux procureurs de la république par l intermédiaire du commissaire de police ou de l officier de police, chef des services de sécurité publique de la localité ou, à défaut, du commandant de brigade de gendarmerie. Cet envoi au destinataire doit avoir lieu dans les cinq jours au plus tard, y compris celui où ils ont constaté le fait objet de leur procès-verbal. 12
19 Section V Des pouvoirs des Walis en matière de police judiciaire Art En cas de crime ou de délit contre la sûreté de l Etat, et seulement s il y a urgence, le wali dans chaque wilaya peut, s il n a pas connaissance que l autorité judiciaire a été déjà saisie, faire personnellement tous actes nécessaires à l effet de constater les crimes et délits ci-dessus spécifiés ou requérir par écrit à cet effet les officiers de police judiciaire compétents. S il fait usage de ce droit, le wali est tenu d en aviser immédiatement le procureur de la République et, dans les quarante-huit heures qui suivent l ouverture des opérations, de se dessaisir au profit de l autorité judiciaire en transmettant les pièces au procureur de la République et en lui présentant toutes les personnes appréhendées. Tout officier de police judiciaire ayant reçu réquisitions du wali agissant en vertu des dispositions ci-dessus, tout fonctionnaire à qui notification de saisie est faite, en vertu des mêmes dispositions, sont tenus de déférer à ces réquisitions et d en aviser sans délai le procureur de la République. Chapitre II Du ministère public Section I Dispositions générales Art Le ministère public exerce au nom de la société l action publique et requiert l application de la loi. Il est représenté auprès de chaque juridiction. Il assiste aux débats des juridictions de jugement. Les décisions doivent être prononcées en sa présence. Il assure l exécution des décisions de justice. Dans l exercice de ses fonctions, il a le droit de requérir la force publique ainsi que les officiers et agents de la police judiciaire. Art Le ministre de la justice peut dénoncer au procureur général les infractions à la loi pénale. Il peut, en outre, lui enjoindre par écrit d engager ou de faire engager des poursuites ou de saisir la juridiction compétente de telles réquisitions écrites qu il juge opportunes. Art Les représentants du ministère public sont tenus de prendre des réquisitions écrites conformément aux instructions qui leur sont hiérarchiquement données. Ils développent librement à l audience les observations orales qu ils croient utiles au bien de la justice. Art Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d un crime ou d un délit est tenu d en donner avis sans délai au ministère public et de lui transmettre tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs. Section II Des attributions des représentants du ministère public Art () - Le procureur général représente le ministère public auprès de la cour et de l ensemble des tribunaux. L action publique est exercée par les magistrats du parquet sous son contrôle. (1) (1) par la loi n du 13 février 1982(JO n 07, p.199). - Le procureur général représente le ministère public auprès de la cour et de l ensemble des tribunaux. L action publique est exercée par les membres du parquet sous son contrôle. 13
20 Art () - Le ministère public près la cour est représenté par le procureur général. Le procureur général est assisté d un premier procureur général adjoint et d un ou plusieurs procureurs généraux adjoints. (1) Art Le procureur de la République, en personne ou un de ses adjoints, représente auprès du tribunal, le procureur général. Il exerce l action publique dans le ressort du tribunal près duquel il siège. Art () - Le procureur de la République : - dirige l'activité des officiers et agents de police judiciaire dans le ressort du tribunal et a tous les pouvoirs et prérogatives attachés à la qualité d'officier de police judiciaire, - contrôle les mesures de garde à vue, - visite les locaux de garde à vue chaque fois qu'il 'estime nécessaire et au moins une fois tous les trois (3) mois, - procède ou fait procéder à tous les actes nécessaires à la recherche et à la poursuite des infractions à la loi pénale, - reçoit les procès-verbaux, les plaintes et les dénonciations, décide de la suite à leur donner et saisit les juridictions d'instruction ou de jugement compétentes pour en connaître ou ordonne leur classement par une décision toujours révocable, à porter à la connaissance du plaignant et/ou de la victime si elle est connue, dans les meilleurs délais, - prend, devant les juridictions sus-mentionnées, toutes réquisitions utiles, - exerce, le cas échéant, contre les décisions rendues, les voies de recours légales, - assure l'exécution des décisions d'instruction et de jugement. (2) (1) L'alinéa 2 a été modifié par l ordonnance n du 3 juin 1971(JO n 46, p.598). - Le ministère public près la cour est représenté par le procureur général. Le procureur général est assisté d un procureur général adjoint et d un ou plusieurs substituts généraux. (2) par la loi n du 20 décembre 2006(JO n 84, p5) par la loi n du 26 juin 2001(JO n 34, p.5), il était rédigé comme suit : - Le procureur de la République : - reçoit les procès-verbaux, les plaintes et les dénonciations et décide de la suite à leur donner ; - procède ou fait procéder à tous les actes nécessaires à la recherche et à la poursuite des infractions au code pénal ; - dirige l activité des officiers et agents de police judiciaire dans le ressort de son tribunal et contrôle les mesures de garde à vue ; - saisit les juridictions d instruction ou de jugement compétentes pour en connaître ou ordonne leur classement par une décision toujours révocable ; - prend devant ces juridictions, toutes réquisitions utiles ; - exerce, le cas échéant, contre les décisions rendues les voies de recours légales ; - assure l exécution des décisions d instruction et de jugement. - Le procureur de la République : -reçoit les procès-verbaux, les plaintes et les dénonciations et décide de la suite à leur donner, -procède ou fait procéder à tous les actes nécessaires à la recherche et à la poursuite des infractions à la loi pénale, -saisit les juridictions d instruction ou de jugement compétentes pour en connaître ou ordonne leur classement par une décision toujours révocable, -prend devant ces juridictions, toutes réquisitions utiles, -exerce, le cas échéant, contre les décisions rendues les voies de recours légales, -assure l exécution des décisions d instruction et de jugement. 14

References: Art. 2
 Art. 3
 Art. 4
 Art. 5
 Art. 5
 Art. 6
 Art. 7
 Art. 8
 Art. 8
 Art. 8
 Art. 9
 Art. 10
 Art. 16
 l'article 16
 Art. 17
 Art. 18