Source: https://wallex.wallonie.be/contents/acts/7/7682/1.html?doc=489&rev=476-6444
Timestamp: 2020-07-09 02:45:20+00:00

Document:
Décret relatif à l'intégration des personnes étrangères ou d'origine étrangère
Le présent décret règle principalement en application de l'article 138 de la Constitution une matière visée à l'article 128, §1er, de celle-ci.
En outre, les articles 2, 3 et 4 règlent aussi des matières visées à l'article 39 de la Constitution.
Le Gouvernement arrêté les mesures de discrimination positive favorisant l'égalité des chances des personnes étrangères ou d'origine étrangère.
La Région et les organismes publics ou privés qui contribuent à la mise en oeuvre de la politique de la Région ou qui sont subventionnés par elle facilitent par des mesures positives l'accès des personnes étrangères ou d'origine étrangère aux services publics et privés.
Le Gouvernement présente chaque année au Conseil régional wallon un rapport d'évaluation sur la politique relative à l'intégration des personnes étrangères ou d'origine étrangère, au plus tard le 30 juin de l'année suivante.
Des centres régionaux pour l'intégration des personnes étrangères ou d'origine étrangère en région de langue française
Le Gouvernement agrée six centre régionaux pour l'intégration des personnes étrangères situés à Charleroi, La Louvière, Liège, Mons, Namur, Verviers et dont le ressort est défini par le Gouvernement.
Il peut agréer d'autres centres pour autant qu'ils desservent au moins une zone d'action prioritaire telle que définie par le Gouvernement et qu'ils couvrent au moins le territoire d'un arrondissement.
Les centres pour l'intégration des personnes étrangères ou d'origine étrangère ont pour mission d'assurer:
1° le développement d'activités d'intégration aux plans social et socio-professionnel ainsi qu'en matière de logement et de santé, de préférence dans le cadre de conventions passées avec les pouvoirs locaux et les associations;
2° la promotion de la formation de personnes étrangères ou d'origine étrangère et du personnel des services s'adressant partiellement ou totalement à ces personnes;
3° la collecte de données statistiques, leur traitement, la mise en place d'indicateurs ainsi que la diffusion d'informations facilitant l'intégration des personnes étrangères ou d'origine étrangère;
4° l'accompagnement ou l'orientation des personnes étrangères ou d'origine étrangère dans toutes leurs démarches d'intégration, de préférence dans le cadre de conventions passées avec les pouvoirs locaux et les associations;
5° l'évaluation des initiatives locales de développement social, laquelle fait l'objet d'une transmission au Gouvernement wallon;
6° la promotion de la participation des personnes étrangères ou d'origine étrangère à la vie culturelle, sociale et économique;
7° la promotion des échanges interculturels et du respect des différences.
Pour être agréés, les centres doivent être créés à l'initiative des pouvoirs publics ou des associations, en veillant à ce que les pouvoirs publics et les associations disposent toujours chacun de la parité des voix dans les organes d'administration et de gestion.
Les centres doivent organiser un conseil représentatif des associations et des pouvoirs publics qui exercent leur action en matière d'intégration des personnes étrangères ou d'origine étrangère sur le territoire concerné, de façon à disposer d'un lieu de réflexion, de concertation, d'avis et de proposition.
La demande d'agrément est introduite auprès du Gouvernement par le centre.
Le Gouvernement détermine le contenu du dossier de demande d'agrément. Ce dossier comporte en tout cas:
2° la composition des organes d'administration et de gestion;
5° les conventions liées à l'exercice des missions du centre;
6° les modalités de constitution du conseil représentatif et ses relations avec le centre.
L'agrément est accordé par le Gouvernement pour un terme renouvelable de six ans maximum. Lorsque l'agrément est accordé pour une période inférieure à six ans, le Gouvernement devra motiver sa décision.
Le Gouvernement fixe les procédures d'octroi, de renouvellement et de retrait de l'agrément.
Il fixe les modalités de recours en cas de refus, de retrait ou de non-renouvellement de l'agrément.
Les alinéas 3 et 4 de cet article ont été exécutés par l'AGW du 6 mars 1997.
Les centres doivent disposer au moins d'une personne chargée de la gestion journalière, dont le Gouvernement définit les qualifications.
Les centres doivent disposer d'un secrétariat et d'une salle de réunion permettant d'accueillir au moins vingt personnes.
Les centres visés à l'article 5, alinéa 1er, bénéficient annuellement:
1° de subventions couvrant au moins les rétributions du responsable de la gestion journalière et d'une secrétaire à mi-temps;
2° d'une subvention d'au moins 750.000 francs couvrant les frais de fonctionnement et d'activités.
Les centres visés à l'article 5, alinéa 2, bénéficient annuellement:
1° de subventions couvrant au moins les rétributions du responsable de la gestion journalière;
2° d'une subvention d'au moins 375.000 francs couvrant les frais de fonctionnement et d'activités.
Les échelles de traitement prises en compte sont celles appliquées pour les fonctionnaires de la Région d'un niveau équivalent.
De plus, les centres peuvent percevoir des subventions couvrant des activités exceptionnelles.
Les subventions visées au présent article sont octroyées dans la limite des crédits inscrits au budget et des dispositions arrêtées par le Gouvernement.
Cet alinéa a été exécuté par l'AGW du 6 mars 1997.
Un comité d'accompagnement est chargé d'évaluer l'action des centres pour l'intégration des personnes étrangères ou d'origine étrangère, de veiller au respect de leurs obligations telles que fixées par ou en vertu du présent décret et de promouvoir un réseau de relations permanentes avec les centres.
Il donne un avis sur les décisions portant retrait, refus ou renouvellement d'agrément des centres.
Le Gouvernement fixe la composition et les règles de fonctionnement du comité d'accompagnement. Il nomme ses membres.
Des initiatives locales de développement social en région de langue française
Le Gouvernement subventionne les initiatives locales menées par un pouvoir public local, une intercommunale, une association sans but lucratif ou une association de fait, qui recouvrent les domaines suivants:
1° la médiation sociale ou interculturelle;
2° l'aide à l'exercice des droits et des obligations des personnes étrangères ou d'origine étrangère quel que soit le domaine concerné;
3° l'alphabétisation, la formation et l'insertion socio-professionnelles;
4° l'amélioration de la compréhension et de la connaissance mutuelle entre autochtones et personnes étrangères ou d'origine étrangère.
§1er. Pour bénéficier des subventions, les initiatives locales de développement social pour l'intégration des personnes étrangères ou d'origine étrangère doivent:
1° mener une action s'insérant dans la politique régionale d'intégration;
Les subventions sont octroyées en priorité aux projets qui font l'objet d'une évaluation en application de l'article 6, 5°, du présent décret et, au besoin, aux projets qui bénéficient de subventions, dans le cadre de la politique d'intégration, émanant d'autres instances fédérales ou européennes.
Le contrôle administratif, financier et qualitatif des centres et des initiatives locales est exercé par les fonctionnaires désignés à cet effet. Ils ont libre accès aux locaux et ont le droit de consulter sur place les pièces et documents qu'ils jugent nécessaires à l'accomplissement de leurs missions.
Namur, le 04 juillet 1996.
En vigueur du 13/09/1996 au 31/12/2001
Du 01/06/2009 au 30/06/2009
Du 19/02/2004 au 30/04/2009
Du 01/01/2002 au 18/02/2004
Du 13/09/1996 au 31/12/2001

References: l'article 138
 l'article 128
 §1
 l'article 39
 l'article 5
 l'article 5

§1
 l'article 6