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Timestamp: 2017-09-26 16:08:54+00:00

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Communiqués de presse Religion: JOURNEE JEUNES PROFESSIONNELS 25-40 ans : Découvrir la réflexion morale de l'Eglise sur l'économie et l'entreprise
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JOURNEE JEUNES PROFESSIONNELS 25-40 ans : Découvrir la réflexion morale de l'Eglise sur l'économie et l'entreprise
Le Cercle du Vieux Colombier et les Jeunes Professionnels du Mouvement Chrétien des Cadres et dirigeants organisent, avec le soutien de l'association George Hourdin, une journée de réflexion autour de la Doctrine Sociale de l'Église au Collège des Bernardins le samedi 20 mars 2010.
6 forums au choix
Six forums au choix:
1 L'entreprise et les actionnaires
2 La place de l'État dans l'économie
3 Le secteur financier et la crise
4 L'entreprise dans la mondialisation
5 Notre responsabilité face aux défis écologiques
6 L'homme et les valeurs humaines dans l'entreprise
" La Doctrine sociale de l'Église entre pratique et utopie "
Tarif : 35 euros (la journée, déjeuner inclus)
20 rue de Poissy, Paris 5
Dans une économie mondialisée qui évolue très vite, sous des contraintes d'efficience et de rentabilité imposées par les marchés, la question de la place qui est faite à l'homme se pose de façon plus prégnante que jamais. Comment garantir la place prioritaire de l'homme et de son développement intégral, partout dans le monde, tout en prenant en compte la performance de l'économie et des entreprises ? Finance et actionnariat, gouvernance, mondialisation, écologie : autant de thématiques qui sont régulièrement mises en relief dans l'actualité, - en particulier avec la crise économique que nous traversons - et qui suscitent des débats de fonds sur nos modèles de développement.
Depuis toujours, et en particulier à partir de l'encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII, l'Eglise puise dans les Evangiles les ressources qui lui permettent de se positionner dans les débats actuels. Par ses écrits, le Magistère aide les Chrétiens à réfléchir aux réalités qui sont en jeu dans le monde de l'entreprise et du travail ainsi qu'à leur portée spirituelle.
Il importe que les jeunes professionnels connaissent davantage ces textes et développent à la lumière de leur foi une réflexion sur les réalités économiques dans lesquelles ils sont engagées. Ils seront ainsi des acteurs pleinement responsables dans leur vie sociale et de travail, afin de contribuer à bâtir un monde meilleur.
Cette rencontre est ouverte à tous les Jeunes Professionnels (25-40 ans). Elle vise à leur faire découvrir les richesses de la Doctrine sociale de l'Église et les ressources qu'elle offre pour éclairer les grandes questions de notre temps sur l'économie mondiale et l'entreprise.
« Les êtres humains sont et doivent être fondement, but et sujets de toutes les institutions où se manifeste la vie sociale… Partant de ce principe de base… le Magistère de l'Église… a mis au point… une doctrine sociale. Celle-ci indique clairement les voies sûres pour rétablir les rapports de la vie sociale selon des normes universelles… Il est cependant indispensable, aujourd'hui plus que jamais, que cette doctrine soit connue, assimilée, traduite dans la réalité sociale sous les formes et dans la mesure que permettent ou réclament les situations diverses. Nous insistons pour que l'on en étende l'enseignement … A cette diffusion, Nos fils du laïcat peuvent contribuer beaucoup par leur application à connaître la doctrine, par leur zèle à la faire comprendre aux autres et en accomplissant à sa lumière leurs activités d'ordre temporel. » (Jean XXIII, Mater et magistra, 1963)
Le Cercle du Vieux Colombier
Le Cercle du Vieux Colombier est une association qui rassemble depuis 1999 des jeunes chrétiens désireux de participer au débat public. L'association s'adresse aux jeunes professionnels ayant la volonté de s'engager dans la vie de la cité et ouverts au même idéal chrétien.
Réveiller la conscience politique des jeunes actifs
Le Cercle du Vieux Colombier a pour objectif de susciter l'engagement des jeunes dans la cité. Leur rappeler qu'il est de leur devoir d'œuvrer, chacun selon ses talents, à l'amélioration du cadre politique, économique et social de leur pays, aussi bien à l'échelle de la nation, que de la famille, de l'entreprise, d'un syndicat, d'un parti politique ou d'une association.
Pour cela, le Cercle du Vieux Colombier propose aux jeunes professionnels d'aborder les questions politiques, économiques, sociales et culturelles à la lumière de l'enseignement de l'Eglise, sans entrer dans le jeu des partis.
Une réflexion basée sur la Doctrine Sociale de l'Eglise
La Doctrine Sociale de l'Eglise est la référence de l'association. Celle-ci offre les critères de discernement nécessaires à ses prises de position sur les questions politiques, économiques, sociales et culturelles. « Les situations nouvelles dans l'Eglise comme dans le monde, dans les réalités sociales, économiques, politiques et culturelles, exigent aujourd'hui de façon toute particulière l'action des fidèles catholiques. S'il a toujours été inadmissible de s'en désintéresser, présentement, c'est plus répréhensible que jamais.
Il n'est permis à personne de rester à ne rien faire. » (Jean-Paul II, Christifideles laici, 1988).
Le MCC, mouvement de l'Eglise catholique de France, rassemble des chrétiens engagés dans le monde, désireux de partager sur leur façon de vivre au coeur des réalités économiques et sociales, et sur les valeurs humaines dont ils sont porteurs.
Il rassemble actuellement environ 6 000 hommes et femmes d'horizons divers : ingénieurs, informaticiens, commerciaux, financiers, enseignants, professionnels de la santé... Leur point commun est d'être en situation de responsabilité en entreprise ou dans d'autres réseaux professionnels. Leurs préoccupations sont celles des responsables d'aujourd'hui.
Plutôt jeune - un quart des effectifs a moins de 35 ans - et en renouvellement permanent grâce à l'intégration de jeunes professionnels, le MCC réunit ainsi l'ensemble des générations en activité, y compris des retraités actifs. La diversité de ses membres fait la richesse du mouvement.
Le mouvement organise aux différents niveaux de son implantation, secteurs (diocèses), régions, national, des manifestations où il contribue aux débats autour des évolutions de notre société. Récemment, les jeunes professionnels du MCC ont, par exemple, participé à l'atelier de travail sur le chômage des jeunes en coopération avec le Ministère du travail, la JOC et le MRJC .
Le MCC joue un rôle dans la vie de l'Eglise et de la société, cherchant à apporter aux hommes et aux femmes qu'il réunit le soutien humain et spirituel dont ils ont besoin. Fort des éléments de réflexion et de discernement qu'il a reçus, chacun est envoyé à ses engagements. Chacun est invité, à l'échelle de ses propres responsabilités, à prendre toute sa place pour bâtir un monde plus respectueux.
Beaucoup de membres exercent des responsabilités dans l'Église et dans d'autres associations caritatives ou humanitaires.
Le MCC est membre de la collégialité du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD)
L'Association Georges Hourdin
L'association a été créée dans l'esprit des convictions qui ont animé le fondateur de l'hebdomadaire « La Vie », tout au long de son existence. Elle cherche à faciliter les initiatives qui permettent la réflexion, la recherche, la formation et la communication sur les fondements du christianisme social et son expression dans le monde d'aujourd'hui, en particulier auprès des jeunes. Par ailleurs elle encourager les initiatives qui permettent l'expression des personnes et des communautés victimes de la pauvreté et l'exclusion.
La Doctrine Sociale de l'Eglise : des ressources pour notre monde
L'objectif de la rencontre
Dans le contexte de la crise, nombre de jeunes professionnels se posent des questions sur le fonctionnement de nos économies, de nos entreprises, de la finance… D'où l'intérêt de prendre un moment de réflexion autour de la Doctrine sociale de l'Eglise, avec pour objectifs :
è Introduire les participants à la doctrine sociale de l'Eglise sur les questions touchant à l'économie et l'entreprise.
è Réfléchir, ensemble, à l'éclairage que peut donner la doctrine sociale de l'Eglise aux questions particulières que suscite l'actualité dans le domaine économique (la finance et l'actionnariat, le développement durable et l'écologie, la mondialisation, etc).
La rencontre se déroulera au Collège des Bernardins en trois temps :
1) Une introduction à la doctrine sociale de l'Eglise en matière d'économie et à sa portée spirituelle, par le Frère Romaric Morin, agrégé d'économie et enseignant en morale sociale et le Père Baudoin Roger, enseignant-chercheur au Collège des Bernardins.
2) Une réflexion sur les apports de la doctrine sociale de l'Eglise dans des domaines particuliers de l'économie, à travers six forums de discussion au choix, animés chacun par deux intervenants.
3) Une table ronde autour de Emmanuel Faber et Laurence Debroux, deux dirigeants chrétiens de grandes entreprises qui témoigneront de leur expérience dans l'application de la Doctrine Sociale de l'Eglise.
10h-12h Découvrir ce qu'est la Doctrine Sociale de l'Église
" Introduction à la doctrine sociale de l'Église en matière économique "
Frère Romaric Morin, o.p., Normalien, agrégé d'Économie, enseignant en morale sociale économique.
" Portée et enjeux spirituels dans l'économie " Père Baudoin Roger, enseignant-chercheur au Collège des Bernardins
12h15-13h30 Buffet - déjeuner
13h45-16h15 Réfléchir et échanger avec des spécialistes autour d'un thème.
17h-19h Partager l'expérience de dirigeants chrétiens de grandes entreprises
Table ronde et débat avec :
Emmanuel Faber (à confirmer), Directeur Général Délégué du groupe Danone
Laurence Debroux, Membre du comité exécutif d'un groupe international
19h-20h Apéritif
[Extrait de l'avant-propos du Compendium de la Doctrine Sociale de l'Eglise – Mgr Jean-Charles Descubes]
A l'aube de la société industrielle, le XIXème siècle voit la naissance du christianisme social, souvent à l'initiative de laïcs chrétiens, de Frédéric Ozanam à Albert de Mun et à Léon Harmel, de Marius Gonin à Marc Sangnier, sans oublier les prises de position de nombreux évêques qui ne cessent de dénoncer les conditions de travail inhumaines faites aux ouvriers, aux femmes et aux enfants. L'encyclique Rerum novarum du pape Léon XIII peut être considérée comme l'une des premières grandes interventions du magistère dans ce domaine ; ses successeurs n'ont jamais manqué d'en souligner le caractère prophétique. Attentive aux nouvelles conditions économiques et politiques de l'humanité, l'Eglise s'est dotée, à travers les constitutions et les décrets du concile Vatican II, les encycliques des papes et les propositions des synodes des évêques, d'un ensemble d'enseignements autour de ce qu'il est convenu d'appeler la Doctrin
e sociale de l'Eglise.
On ne peut nier son influence bénéfique sur les progrès de la justice, même s'il reste encore beaucoup à faire pour que notre monde se transforme selon l'esprit de l'Evangile. Ce corpus continuera à s'enrichir en prenant, par exemple, la mesure du défi que représente désormais la mondialisation de l'économie et des rapports sociaux.
« L'enseignement social de l'Église est né de la rencontre du message évangélique et de ses exigences résumées dans le commandement suprême de l'amour de Dieu et du prochain et dans la justice avec les problèmes émanant de la vie de la société. Il s'est constitué comme une doctrine, en usant des ressources de la sagesse et des sciences humaines, il porte sur l'aspect éthique de cette vie, et prend en compte les aspects techniques des problèmes, mais toujours pour les juger sous l'angle moral » (Congrégation pour la doctrine de la foi, Instruction « Libertatis conscientia », §72 (1986).
« La Doctrine sociale de l'Église est un effort de réflexion et de proposition qui essaie d'éclairer les relations entre les droits inaliénables de chaque homme et les exigences sociales, de façon à ce que la personne puisse réaliser ses aspirations les plus profondes et s'épanouir intégralement, selon sa condition de fils de Dieu et de citoyen » (Jean-Paul II, « Homélie à La Havane du 25 janvier 1998 », Documentation Catholique N° 2177 du 1er mars 1998)
Six thématiques d'échange au choix (Samedi 20 mars, 13h45- 16h15):
Forum 1 : L'entreprise et les actionnaires
L'actionnaire s'oppose-t-il à la juste finalité de l'entreprise ?
« L'entreprise ne peut être considérée seulement comme une « société de capital » ; elle est en même temps une « société de personnes » dans laquelle entrent de différentes manières et avec des responsabilités spécifiques ceux qui fournissent le capital nécessaire à son activité et ceux qui y collaborent par leur travail. […] La propriété des moyens de production, tant dans le domaine industriel qu'agricole, est juste et légitime, si elle permet un travail utile ; au contraire, elle devient illégitime quand elle n'est pas valorisée ou quand elle sert à empêcher le travail des autres pour obtenir un gain qui ne provient pas du développement d'ensemble du travail et de la richesse sociale, mais plutôt de leur limitation, de l'exploitation illicite, de la spéculation et de la rupture de la solidarité dans le monde du travail. Ce type de propriété n'a aucune justification et constitue un abus devant Dieu et devant les hommes. » (Jean-Paul II, C
entesimus annus (1991) §43).
« Il faut répéter encore une fois le principe fondamental: la hiérarchie des valeurs, le sens profond du travail exigent que le capital soit au service du travail et non le travail au service du capital. » (Jean-Paul II, Laborem exercens (1981) §23)
et d'autres références pour réfléchir.
Olivier TAVIGNOT,
Conseil de dirigeants et administrateur de sociétés.
Vincent REDIER,
ancien PDG Aon France, Conseiller stratégique du président Aon Corp, Président de KTO.
Chaque entreprise est le champ d'action de nombreux intervenants dont les intérêts sont parfois divergents. Cette multitude d'intérêts est la source de tensions que nous retrouvons aux différents stades de la vie de l'entreprise.
Dans un contexte de maximisation du gain, les détenteurs du capital sont souvent opposés aux salariés. Y a-t-il une opposition inéluctable entre les deux ? Comment, dans un système capitaliste, trouver un juste équilibre entre les rémunérations du capital et du travail ? La réponse est intimement liée à la finalité de l'entreprise et à la valeur philosophique, anthropologique et théologique du travail. A la lumière de la Doctrine Sociale de l'Eglise, nous définirons la juste finalité de l'entreprise et nous analyserons la place que l'actionnaire y tient.
Forum 2 : La place de l'Etat dans l'économie
Quelles sont les règles d'intervention de l'Etat dans le fonctionnement économique ?
« Aujourd'hui, fort des leçons données par l'actuelle crise économique où les pouvoirs publics de l'État sont directement impliqués dans la correction des erreurs et des dysfonctionnements, une évaluation nouvelle de leur rôle et de leur pouvoir semble plus réaliste; ceux-ci doivent être sagement reconsidérés et repensés pour qu'ils soient en mesure, y compris à travers de nouvelles modalités d'exercice, de faire face aux défis du monde contemporain. A partir d'un rôle mieux ajusté des pouvoirs publics, on peut espérer que se renforceront les nouvelles formes de participation à la politique nationale et internationale qui voient le jour à travers l'action des organisations opérant dans la société civile. En ce sens, il est souhaitable que grandissent de la part des citoyens une attention et une participation plus larges à la res publica. » (Benoit XVI, Caritas in veritate, 2009 §24)
« Hommes d'État, il vous incombe de mobiliser vos communautés pour une solidarité mondiale plus efficace, et d'abord de leur faire accepter les nécessaires prélèvements sur leur luxe et leurs gaspillages, pour promouvoir le développement et sauver la paix. Délégués aux organisations internationales, il dépend de vous que les dangereux et stériles affrontements de forces fassent place à la collaboration amicale, pacifique et désintéressée pour un développement solidaire de l'humanité dans laquelle tous les hommes puissent s'épanouir. » (Paul VI, Populorum progressio (1967) §84)
« C'est l'homme qui est l'auteur, le centre et le but de toute la vie économico-sociale. » (Concile Vatican II, Gaudium et spes, 1965 §63).
… et d'autres références pour réfléchir.
Hervé L'HUILLIER,
Président d'Evangile et Société, adjoint au directeur de l'intelligence économique d'un grand groupe industriel.
Marc MORTUREUX,
Directeur Général de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA), ancien directeur de Cabinet de Luc Chatel, Secrétaire d'Etat à l'Industrie et porte-parole du gouvernement.
Les principes de la Doctrine Sociale de l'Eglise que sont la dignité de la personne, la recherche du bien commun, la subsidiarité et la solidarité permettent d'appréhender la place que peut prendre l'Etat dans l'Economie. Nous chercherons à comprendre comment aujourd'hui l'application de ces grands principes éclaire l'analyse de trois cas économiques d'actualité : l'intervention de l'Etat dans un secteur industriel, l'automobile, puis dans un secteur traditionnel, le lait, et enfin l'intervention de l'Etat dans l'écologie.
Forum 3 : Le secteur financier et la crise
Comment la finance peut-elle redevenir un instrument visant à une meilleure production de richesse et favorisant le développement ?
« Il faut enfin que la finance en tant que telle, avec ses structures et ses modalités de fonctionnement nécessairement renouvelées après le mauvais usage qui en a été fait et qui a eu des conséquences néfastes sur l'économie réelle, redevienne un instrument visant à une meilleure production de richesses et au développement. […] L'intention droite, la transparence et la recherche de bons résultats sont compatibles et ne doivent jamais être séparées. […] Le système financier tout entier doit être orienté vers le soutien d'un développement véritable. […] …l'expérimentation des formes nouvelles de finance destinées à favoriser des projets de développement [est] une expérience positive qu'il faut approfondir et encourager, en faisant appel à la responsabilité même de l'épargnant » (Benoît XVI, Caritas in veritate, 2009 §65).
« Une économie financière qui est une fin soi est destinée à contredire ses finalités, car elle se prive de ses propres racines et de sa propre raison constitutive, et par là de son rôle originel et essentiel de service de l'économie réelle, et en définitive, de développement des personnes et des communautés humaines. […] Plus le système économique et financier atteint des niveaux élevés de complexité fonctionnelle et d'organisation, plus le devoir de réguler ces processus apparaît prioritaire, pour les finaliser à la poursuite du bien commun de la famille humaine. » (Compendium de la Doctrine Sociale de l'Eglise, 2005 § 369 et 371)
Laurent SEYER,
Directeur Général de Lyxor Asset Management
Fr. Romaric MORIN o.p.,
Normalien, agrégé d'Économie, enseignant en morale sociale
La crise financière qui vient de secouer le monde a fortement remis en question le système financier actuel, en révélant au grand public de graves dysfonctionnements : outils de régulation défaillants, éloignement de l'économie réelle, rémunérations scandaleuses, abandon des investissements au profit du crédit, surendettement des Etats, crises financières à répétition… Comment la finance peut-elle redevenir un instrument visant à une meilleure production de richesse et favorisant le développement ? Comment redéfinir les responsabilités des différents acteurs pour mettre en œuvre ce changement : opérateurs financiers, investisseurs, débiteurs, consommateurs ? Nous analyserons ce qui ce cache derrière la notion de marché, d'inflation, de régulation. Nous réfléchirons enfin comment remettre au cœur de notre économie la notion de développement à long terme et non plus la recherche du résultat immédiat, développement qui laisse la place au
partage des richesses et à la gratuité.
Forum 4 : L'entreprise dans la mondialisation
Quels sont les dilemmes et les responsabilités des entreprises multinationales dans la mondialisation ?
« Les peuples de la faim interpellent aujourd'hui de façon dramatique les peuples de l'opulence. L'Église tressaille devant ce cri d'angoisse et appelle chacun à répondre avec amour à l'appel de son frère. » (Paul VI, Populorum Progressio, 1967 §3)
« Malgré certaines de ses dimensions structurelles qui ne doivent pas être niées, ni absolutisées, « la mondialisation, a priori, n'est ni bonne ni mauvaise. Elle sera ce que les personnes en feront ». Nous ne devons pas en être les victimes, mais les protagonistes, avançant avec bon sens, guidés par la charité et par la vérité. S'y opposer aveuglément serait une attitude erronée, préconçue, qui finirait par ignorer un processus porteur d'aspects positifs, avec le risque de perdre une grande occasion de saisir les multiples opportunités de développement qu'elle offre. Les processus de mondialisation, convenablement conçus et gérés, offrent la possibilité d'une grande redistribution de la richesse au niveau planétaire comme cela ne s'était jamais présenté auparavant; s'ils sont mal gérés ils peuvent au contraire faire croître la pauvreté et les inégalités, et contaminer le monde entier par une crise. Il faut en corriger les dysfon
ctionnements, dont certains sont graves,… » (Benoît XVI, Caritas in Veritate, 2009 §42)
« La règle de libre échange ne peut plus - à elle seule - régir les relations internationales. Ses avantages sont certes évidents quand les partenaires ne se trouvent pas en conditions trop inégales de puissance économique: elle est un stimulant au progrès et récompense l'effort. C'est pourquoi les pays industriellement développés y voient une loi de justice. Il n'en est plus de même quand les conditions deviennent trop inégales de pays à pays: les prix qui se forment "librement" sur le marché peuvent entraîner des résultats iniques. Il faut le reconnaître: c'est le principe fondamental du libéralisme comme règle des échanges commerciaux qui est ici mis en question. » (Paul VI, Populorum Progressio, 1967 §58)
Administrateur de Lafarge Maroc, ancien DRH du Groupe Lafarge René-Philippe TANCHOU,
Directeur Achats – Pôle Eaux, Groupe Danone
Le monde actuel est marqué par de fortes inégalités de développement : santé, éducation, technologie, économie, finance… La mondialisation est source de nombreuses frustrations : dans les pays riches, elle est vue comme une menace pour la prospérité, tandis que dans les pays pauvres la participation à une économie mondialisée semble inaccessible. Dans ce contexte, marqué par la présence de nombreux acteurs (institutions internationales, états, sociétés civiles,…), nous analyserons les responsabilités et les questions posées aux entreprises multinationales. En tant que chrétiens en entreprises, nous chercherons à définir la place que nous pouvons prendre dans la mondialisation, et la responsabilité que nous portons vis-à-vis de nos frères.
Forum 5 : Notre responsabilité face aux défis écologiques
Quel rôle pour les Etats et les entreprises en faveur d'un développement respectueux de l'environnement ? Quelle mission pour le chrétien ?
« Par une exploitation inconsidérée de la nature, [l'homme] risque de la détruire et d'être, à son tour, la victime de cette dégradation». « Non seulement l'environnement matériel devient une menace permanente: pollutions et déchets, nouvelles maladies, pouvoir destructeur absolu, mais c'est le cadre humain que l'homme ne maîtrise plus, créant ainsi pour demain un environnement qui pourra lui être intolérable: problème social d'envergure qui regarde la famille humaine tout entière. » (Paul VI, Octogesima adveniens, 1971 § 21)
« […] La crise écologique offre donc une opportunité historique pour élaborer une réponse collective destinée à convertir le modèle de développement global selon une orientation plus respectueuse de la création et en faveur du développement humain intégral, s'inspirant des valeurs propres de la charité dans la vérité. Je souhaite donc l'adoption d'un modèle de développement basé sur le caractère central de l'être humain, sur la promotion et le partage du bien commun, sur la responsabilité, sur la conscience d'un changement nécessaire des styles de vie et sur la prudence, vertu qui indique les actes à accomplir aujourd'hui en prévision de ce qui peut arriver demain. » (Benoît XVI, Message pour la journée mondiale de la paix 2010, « Si tu veux la paix, protège la Création », § 9).
« Le lien profond qui existe entre écologie environnementale et « écologie humaine » doit être davantage mis en relief. » (Compendium de la Doctrine Sociale de l'Eglise, 2005)
Luc de MARLIAVE,
Coordinateur changement climatique à la Direction développement durable et environnement d'un grand groupe énergétique.
Ghislain GOMART,
Conseiller chargé des relations avec les acteurs du développement durable, du Grenelle de l'environnement et du Grenelle de la mer au Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer.
Notre monde est confronté à sans cesse plus de contraintes écologiques liées à notre rythme de vie actuel : raréfaction du pétrole, multiplication des pollutions (eau, air, déchets), réchauffement climatique et ses différents impacts. La montée des risques écologiques pose un véritable défi pour le maintien de la vie des populations. Comment l'Eglise se positionne-t-elle face à ces nouvelles exigences ? Quels sont les rôles respectifs des gouvernements et des entreprises dans la création d'une alternative réelle et durable à notre style de vie ? Nous étudierons la part de responsabilité qu'en tant que chrétiens nous avons à prendre.
Forum 6 : L'homme et les valeurs humaines dans l'entreprise
Quelles sont les finalités du travail pour l'homme ? Comment imprégner nos relations professionnelles et notre management des valeurs humaines ?
« D'où il suit que la richesse économique d'un Peuple ne résulte pas seulement de l'abondance globale des biens, mais aussi et plus encore de leur distribution effective suivant la justice, en vue d'assurer l'épanouissement Personnel des membres de la communauté : car telle est la véritable fin de l'économie nationale. » (Jean XXIII, Mater et Magistra (1961) §74))
« L'Eglise est convaincue que le travail constitue une dimension fondamentale de l'existence de l'homme sur la terre. » (Jean-Paul II, Laborem Exercens (1981) §4)
« C'est en tant que personne que l'homme est sujet du travail. C'est en tant que personne qu'il travaille, qu'il accomplit diverses actions appartenant au processus du travail; et ces actions, indépendamment de leur contenu objectif, doivent toutes servir à la réalisation de son humanité, à l'accomplissement de la vocation qui lui est propre en raison de son humanité même: celle d'être une personne. […] Le travail est avant tout « pour l'homme » et non l'homme « pour le travail » ». (Jean-Paul II, Laborem Exercens (1981) §6)
« La cité de l'homme n'est pas uniquement constituée par des rapports de droits et de devoirs, mais plus encore, et d'abord, par des relations de gratuité, de miséricorde et de communion. » (Benoît XVI, Caritas in veritate (2009) §6)
Nicolas de COIGNAC,
Directeur Général d'une division du Groupe Vallourec
Joseph THOUVENEL,
Secrétaire Général Adjoint de la CFTC
Pourquoi travaillons-nous ? Certes, pour gagner notre pain. Mais au-delà de la rémunération, nous sommes encouragés à viser une autre finalité du travail, l'épanouissement de l'homme. Que le travail soit peu qualifié ou au contraire qu'il engage de hautes responsabilités, qu'il soit monotone ou complexe, ce travail doit nous permettre de nous réaliser en tant qu'homme, le travail est avant tout « pour l'homme » et non l'homme « pour le travail ». Toutefois, cette finalité peut paraître bien théorique au regard de certaines situations que nous pouvons croiser dans notre vie professionnelle quotidienne. Nous nous arrêterons sur cette mise en pratique parfois délicate. Quelles sont les sources d'épanouissement dans les tâches les plus ingrates ? Comment concilier efficacité et respect des personnes les moins performantes ? Comment créer et entretenir une ambiance agréable dans une entreprise, où chacun se sente bien ? Comment améliorer l
es comportements et les compétences tout en maintenant les encouragements ? Comment faire naître une intelligence collective, où chacun apporte ses qualités au projet ?
Nous chercherons à répondre à ces questions à partir d'échanges, de témoignages et des enseignements de l'Eglise.
Café d'accueil – Déjeuner sur place – Apéritif en soirée
20 rue de Poissy à Paris 5ème
Pour tout renseignement, inscription en ligne : lien Internet joint.
Cercle de réflexion et d'action du Vieux Colombier
T Ferras
(06) 76 33 39 41
info20mars2010@gmail.com
http://www.collegedesbernardins.fr/index.php/rencontres-a-debats/manifestations-en-partenariat/journee-doctrine-sociale-de-l-eglise-.html
Communiqué envoyé le 19.02.2010 01:23:28 via le site Categorynet.com dans la rubrique Religion
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