Source: https://dzovinar.blogspot.com/2013/
Timestamp: 2018-12-11 20:54:05+00:00

Document:
Dans un monde où règnerait l'harmonie: 2013
Publié par Dzovinar Melkonian à mardi, décembre 31, 2013
PAGE DE DENIS DONIKIAN
PAGE DE NIKOS LYGEROS
Publié par Dzovinar Melkonian à dimanche, décembre 29, 2013
Les "Traders" des valeurs humaines par VAROUJAN SIRAPIAN
AVEC L'AIMABLE AUTORISATION DE VAROUJAN SIRAPIAN
Les « Traders » des valeurs humaines
Éditorial - revue « Europe&Orient » N°17
http://europeetorient.blogspot.fr/
Dans un monde de plus en plus matérialiste, certaines causes, même les plus sacrées, peuvent servir de monnaie d’échange à des joueurs de poker menteur dépourvus de toute véritable morale.
L’un des exemples qui, au-delà de son importance pour la mémoire collective d’une nation, est devenu un marqueur universel pour apprécier la valeur éthique des individus, est certainement celui du Génocide arménien.
Déjà à l’époque, au début du XXe siècle, quand ces massacres planifiés ont été commis par les Jeunes-turcs, Churchill avait stigmatisé le silence complice des Occidentaux avec cette formule lapidaire : « Le pétrole du Mossoul a pesé plus lourd que le sang des Arméniens ! »
Aujourd’hui les choses ont-elles changé ? Pas tellement si on prend les exemples, presque quotidiens, mettant en lumière le nationalisme toujours exacerbé et paranoïaque des dirigeants turcs, qui, même quatre-vingt-dix-huit ans après les massacres, non seulement nient les faits, mais se livrent à un véritable lavage de cerveau au détriment des jeunes générations, cela dès l’école primaire, afin de perpétuer la haine de l’Autre, principalement celle des Arméniens et des Grecs. En Turquie la négation du génocide arménien est institutionnelle et le chantage économique exercé vis-à-vis des pays reconnaissants le génocide arménien, de plus en plus fréquent à travers le monde. Un fait bien connu des analystes politiques qui suivent ce dossier.
Que l’État turc, pour qui le négationnisme du génocide arménien fait partie de sa panoplie politique, l’utilise aussi bien à usage interne que vis-à-vis de l’extérieur, n’étonne hélas pas les défenseurs des Droits de l’Homme. Depuis le Sultan Abdul-Hamid dit le Rouge, jusqu’à nos jours sous le régime islamiste de l’AKP du Premier ministre Erdogan, en passant par les Jeunes-turcs et les kémalistes d’hier, la Question arménienne, puis ensuite le génocide, sa reconnaissance internationale et sa négation, ont servi de levier de chantage face à des occidentaux, tantôt naïfs tantôt complices.
En revanche, comment expliquer qu’un autre État, Israël, qui a vu le jour après l’Holocauste, une épreuve terrible pour le peuple juif qui a perdu d’innombrables âmes lors de ce deuxième génocide du XXe siècle, puisse aussi cyniquement utiliser le Génocide des Arméniens comme une sinistre monnaie d’échange vis-à-vis du gouvernement turc ? Bien que de nombreux intellectuels juifs, en Israël et dans le monde, réclament la reconnaissance du Génocide arménien par l’État hébreu, non seulement ce dernier reste sourd à ces demandes, mais pire use de toute son influence, notamment par le truchement de ses groupes de pression aux États-Unis tels l’AIPAC ou l’ADL, pour empêcher le Congrès de voter une résolution reconnaissant le Génocide arménien. Ce jeu malsain, que nous avons dénoncé à de nombreuses reprises, dure malheureusement depuis des années.
Deux exemples récents ont démontré, encore une fois, le comportement du « deux poids, deux mesures » quand il s’agit du Génocide arménien, aussi bien de la part d’Israël que de la France.
Dans le cas d’Israël, il s’agit de Madame Zali De Toledo, présidente de l’Association des Juifs turcs d’Israël. Le président Shimon Peres, lui-même négationniste avéré, l’avait nommé comme attachée culturelle en Turquie de 1993 à 2003 pour « améliorer les relations entre les deux pays ». Or Madame De Toledo a déclaré récemment au journal turc « Today’s Zaman » :
« 2015 approchant, la Turquie devrait prendre en compte ses intérêts et normaliser ses relations avec Israël en nommant un ambassadeur le plus tôt possible. Si les liens entre ces deux pays n’étaient pas réparés, les groupes de pression juifs resteraient probablement neutres lorsque 2015 arrivera ».
Décryptage pour ceux qui n’auraient pas vu le dossier d’assez près : « Si vous [Turcs] ne normalisez pas vos relations avec Israël, les lobbies juifs de Washington pourraient rester neutres dans le cas où une résolution de reconnaissance du génocide arménien reviendrait à l’ordre du jour du Congrès. Les élus par le peuple américain n’étant pas l’objet de pression [amicales] de la part des lobbies juifs seraient alors libres d’adopter la résolution. Mais si vous normalisez vos relations, avec nous, nous demanderons à nos amis influents de tout faire (comme ils l’ont fait jusqu’ici) pour empêcher un vote favorable ».
On ne pourrait être pas être plus cynique et arrogant ! Non seulement Madame De Toledo, qui parle évidemment au nom du gouvernement israélien (pourrait-il en être autrement ?), utilise l’éventualité de l’adoption - ou son rejet ! - d’une résolution reconnaissant le Génocide arménien comme moyen de chantage, mais, dans le même temps, admet implicitement qu’Israël intervient dans les affaires internes d’un pays souverain pour interdire à ses élus de voter en leur âme et conscience, ceci afin de rendre justice au peuple arménien, lequel attend ce moment depuis 98 ans. Madame De Toledo est bien à ce titre une « Trader » des valeurs humaines.
Dans le cas de la France, Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères et Arnaud de Montebourg ont donné à quelques jours près, deux autres exemples similaires de la façon de piétiner les valeurs et principes universels.
Commençons par Fabius qui le 17 juillet 2012, répondant aux questions de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, mettait entre guillemets, avec gestes à l’appui, le Génocide arménien. Exactement comme le font les négationnistes Turcs lorsqu’ils mettent des « guillemets » au mot génocide ou quand ils utilisent le terme dépréciatif de « soi-disant génocide ».
Quelques mois après ce 17 juillet, recevant au Quai d’Orsay « son ami Ahmet », son homologue turc Ahmet Davutoglu, M. Fabius se prononçait, à l’occasion de la conférence de presse qui suivit cette rencontre, contre une loi punissant la négation du génocide arménien. Cela ne manquait pas de sel puisque c’est ce même Laurent Fabius qui a été naguère l’instigateur de la loi Gayssot pénalisant le déni de l’holocauste juif. La raison de cette capitulation de la part de M. Fabius sur les valeurs fondamentales du genre humain était de prétendument « raccommoder » les relations franco-turques, malmenées selon lui, sous la présidence de M. Sarkozy.
« Raccommoder » était aussi le mot qu’avait en tête Arnaud de Montebourg (ministre de moindre importance dont le poste a été créé comme lot de consolation pour sa troisième position aux primaires socialistes), quand il s’est rendu en Turquie afin d’y promouvoir l’industrie nucléaire française. La France a besoin de fonds, coûte que coûte, et au diable les principes et les valeurs. Même si cela implique de fermer les yeux sur des Crimes contre l’humanité ou des génocides, aussi terribles soient-ils.
Dans la foulée, Arnaud de Montebourg n’a pas hésité à déclarer que la France souhaitait inaugurer avec la Turquie « de nouvelles relations après les turbulences inutiles qui ont empoisonné leurs rapports ». Les « turbulences inutiles » étant les tensions qui s’étaient manifestées entre les deux pays lors des discussions portant sur la loi Boyer en 2011/2012, texte qui devait sanctionner la négation du génocide arménien. Autrement dit, protéger les descendants des rescapés du premier génocide du XXe siècle de la haine nationaliste turque exportée aujourd’hui encore sur le sol français. Ainsi protéger la paix sociale ne serait aux yeux de ce ministre que des « turbulences inutiles » !
Il faut noter que les efforts d’Arnaud de Montebourg pour obtenir les marchés convoités en Turquie, ont été contrecarrés par les positions adoptées, le 10 novembre 2013, par M. Fabius à Genève lors d’un premier tour de discussions du Groupe 5+1 relatives au dossier nucléaire iranien. Négociation au cours de laquelle le ministre des Affaires Étrangères, au lieu d’agir au mieux des intérêts français, a fait capoter les négociations dans le but évident de complaire au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. En réponse (ou en mesure de rétorsion ?) Peugeot, entreprise française de premier plan, qui a perdu l’an passé d’importants débouchés en Iran, est désormais assuré de ne jamais retrouver les part de marché perdues.
En résumé, Zali De Toledo, Laurent Fabius et Arnaud Montebourg ne sont que de cyniques « Traders » des valeurs humaines. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls, mais l’Histoire les jugera !
REVUE E & O - " RUSSIE : LE RETOUR ?" - EDITIONS SIGEST : http://editions.sigest.net
Publié par Dzovinar Melkonian à samedi, décembre 28, 2013
A TOUS LES AMIS DE CE BLOG QUI S'EXPRIMENT, COMME AUX VISITEURS SILENCIEUX
Pari Gaghant
Publié par Dzovinar Melkonian à mardi, décembre 24, 2013
Publié par Dzovinar Melkonian à dimanche, décembre 22, 2013
Erwan Kerivel - De quoi Doğu Perinçek est-il le nom ?
"Dragon arménien" - Dzovinar
De quoi Doğu Perinçek est-il le nom ?
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a jugé que la Suisse a violé le droit à la liberté d’expression du nationaliste et négationniste turc Doğu Perinçek en le condamnant pour discrimination raciale. En mai, juillet et septembre 2005 à diverses conférences en Suisse il avait nié publiquement l’existence de tout génocide perpétré par l’Empire ottoman contre le peuple arménien en 1915 et dans les années suivantes, en le qualifiant de « mensonge international ». Le 9 mars 2007, le Tribunal de police de Lausanne avait reconnu M. Perinçek coupable de discrimination raciale au sens de l’article 261bis, alinéa 4 du code pénal suisse, concluant que les mobiles poursuivis par le requérant s’apparentaient à des mobiles racistes et ne relevaient pas du débat historique.
La CEDH a donc cassé la décision suisse en affirmant « important de souligner que M. Perinçek n’a jamais contesté les massacres et les déportations pendant les années en cause, mais qu’il nie la qualification de « génocide » donnée à ces événements » et que « le rejet de la qualification juridique de « génocide » pour les événements de 1915 n’est pas de nature à inciter à la haine contre le peuple arménien ».
Immédiatement après le rendu public de la décision, la presse nationaliste turque s'est félicitée de la décision : « Dans le procès Perinçek, c'est toute la Turquie qui sort vainqueur » « Le Monde entier va parler de notre victoire de Lausanne » ou encore « Après la décision de la CEDH, le monde entier va pouvoir débattre des allégations sur le « génocide arménien » ». La presse azérie s'est également félicitée en titrant « Le coup historique donné aux Arméniens par Perinçek ». Le Ministre des Affaires Étrangères turc, Ahmet Davutoğlu, qui quelques jours auparavant disait regretter les souffrances des Arméniens durant les déportations, s'est exclamé : « ce jugement rendu par la plus haute autorité judiciaire sur les droits de l'homme en Europe offre également la réponse nécessaire aux initiatives législatives sur le « déni », en particulier en Europe qui visent à déformer l'histoire turque et d'empêcher les initiatives que les allégations arméniennes soient présentées comme « la vérité ». Nous espérons que désormais ces initiatives qui sont contre les droits humains et la primauté du droit prendront fin (sic!) ».
Une victoire pour les négationnistes turcs qui vont ainsi pouvoir continuer à cracher sur la mémoire des victimes du génocide arménien, au nom de la liberté d'expression, que l'on sait « si bien défendue » en Turquie !
Connaitre la nébuleuse Perinçek
Car Perinçek incarne parfaitement la matrice idéologique de l’État Profond (Derin Devleti), cet agglomérat nauséabond de kémalistes et de fascistes notoires, qui lui a d'ailleurs valu condamnation dans le procès Ergenekon.
Ancien dirigeant du Parti Révolutionnaire des Ouvriers et des Paysans de Turquie (TIIKP) dans les années 70, il est resté dirigeant du même parti sous des noms différents Parti Socialiste (SP) et Parti des Travailleurs (IP), son appellation actuelle. On pourrait penser à un parti d'extrême-gauche, mais la véritable idéologie du parti est ce qu'on appelle le « Kémalisme Eurasiatique », version moderne du Pan-Touranisme ou du Pan-Turquisme devant s'étendre du Bosphore à la Chine.
Déjà, lorsque de jeunes militants du TIIKP, rejetèrent le Kémalisme comme une « forme de fascisme », firent scission pour créer le Parti Communiste de Turquie-Marxiste-Léniniste (TKP/ML), il n'hésita pas une seconde à essayer de les détruire physiquement. Une tentative d'assassinat fût même programmée contre la personne d'Ibrahim Kaypakkaya, le jeune dirigeant maoïste du TKP/ML. Il faut dire que parmi ces jeunes maoïstes figuraient également de jeunes arméniens comme Armenak Bakirciyan (Orhan Bakir), Immanuel Demirciyan (Manuel Demir) et celui qui restera pour la postérité une référence Hrant Dink. Autre élément à noter, ce jeune parti fût fondé un 24 Avril et fût le premier parti politique en Turquie à reconnaître le génocide arménien.
Aujourd'hui, Perinçek est à la tête d'une nébuleuse qu'il est nécessaire de connaître :
Le Parti des Travailleurs (IP) : la défense de l'Armée turque car la préservation du Kémalisme, de la laïcité et de l'intégrité territoriale turque est la cause la plus sacrée, la propagande acharnée contre Chypre, la Grèce et l'Arménie qui sont des menaces contre la Turquie, les Six principes d’Atatürk synthèse entre les principes de la Révolution française, Nationalisme, République et Laïcité et ceux de la Révolution d’octobre, Populisme et Étatisme, la Turquie asiatique et l'opposition à l’Union européenne qui signifie pour la Turquie la fin de la laïcité et la division du peuple en sectes, en races, en confréries, en communautés sont le fond de commerce de la structure. Le Parti possède une chaîne de télévision Ulusal Kanal (Canal National), un hebdomadaire Aydinlik (Clarté), deux mensuels Teori (Théorie) et Bilim ve Ütopya (Science et Utopie).
Les Editions Source (Kaynak Yayınları), sous la coupe de son fils Mehmet Perinçek, universitaire, qui a fait sa spécialité la diffusion de collections niant le génocide arménien. Le mode opératoire est le suivant : la traduction de textes soviétiques des archives du Kremlin « prouvant l'inexistence du soi-disant génocide ». Il est aidé dans sa tâche par l'ancien député azéri Elövset Agalarov, directeur de la Maison d'Edition d’État de l'Azerbaïdjan. Parmi les best-sellers des Editions, le set de plusieurs ouvrages intitulé « Les mensonges du génocide arménien vu par les sources arméniennes » et « Défense et Mémoire de Talaat Pacha ».
Le Comité Talaat Pacha et l'Association pour la Pensée d'Atatürk, deux associations à caractère de masse, présentes en Turquie et en Europe dans l'immigration et organisatrices notamment en France des manifestions contre le projet de loi de pénalisation de la négation du génocide arménien. « Nous n'avons pas commis de génocide, nous avons défendu la Patrie » était leur mot d'ordre central lors de ces manifestations.
Cette nébuleuse dirigée par Perinçek, insignifiante en termes électoraux est dotée de fonds de fonctionnement impressionnants qui nous permettent de croire qu'elle bénéficie des financements d'une partie de l'appareil d’État turc ainsi que de l'aide du pouvoir azéri.
Le signe donné par la CEDH
En rendant son jugement, la CEDH donne explicitement un encouragement à la diffusion des idées négationnistes turques les plus outrancières à travers la nébuleuse Perinçek. Elle a également accepté d'être sous influence des autorités turques actuelles en lui permettant d' « éclairer les débats » ou comme l'a déclaré le Ministre des Affaires Étrangères turc Ahmet Davutoğlu : « La Turquie est devenue une intervenante dans l’ affaire, qui concerne de près notre pays dans tous les domaines et nous avons soumis nos observations à la CEDH dans ce contexte ».
Au nom de la liberté d'expression, elle a donné un blanc-seing aux partisans du Hitler turc, Talaat Pacha.
Mais bien plus grave encore, elle a asséné un coup de couteau dans le dos à tous les démocrates en Turquie qui tentent depuis des années, courageusement, de lever le voile du négationnisme d’État. Car si elle l'ignore encore, la liberté d'expression sur le génocide arménien en Turquie reste dans la plupart des cas synonyme de procès et de prison.
Enfin, la décision de la CEDH donne également un signe fort aux parlements des différents pays européens à ne pas approuver de lois de pénalisation de la négation du génocide arménien. Car quand bien même une telle loi existerait, elle trouverait la CEDH sur son chemin pour la contrer.
On le voit clairement, la nécessaire lutte contre le négationnisme pratiqué par la Turquie à quelques mois du Centenaire du Génocide de 1915, ne peut se limiter au bon vouloir des institutions étatiques et judiciaires qui travaillent par principe pour la Raison d’État. La Raison du plus fort l'emportant toujours.
Ce combat doit être militant et populaire, impliquer de larges secteurs des opinions publiques dans le monde mais surtout en Turquie, sonner le réveil des descendants des victimes du génocide pour qu'en 2015 nous soyons des millions à dire « plus jamais çà ».
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Message adressé à la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH)
Veuillez trouver ci-dessous une copie de votre message envoyé à la Cour européenne des droits de l'homme. Cet email a été généré automatiquement, merci de ne pas y répondre.
Nom : Melkonian
Prénom : Dzovinar
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Message : Le jugement rendu par la CEDH va à l'encontre de sa raison d'exister ; de plus prétendre que le génocide des arméniens n'est pas clairement établi, une véritable injure à la mémoire des victimes qui l'ont subi et payé de leur vie ainsi qu'au respect de la souffrance des survivants. C'est totalement indigne et incompréhensible. Les archives des états sont pleines de preuves irréfutables, les témoignages sans nombre ... Oser mettre en balance les génocides juif et arménien: une aberration honteuse. Ceux des juges qui ont fait pencher la balance de la justice dans l'ignominie auront à assumer le discrédit qu'ils ont ainsi jeté sur une institution qui devrait être irréprochable et qui vient ainsi de rejoindre la horde négationniste !
VOUS POUVEZ ENVOYER VOS MESSAGES DE PROTESTATION ICI :
http://helene-dzovinar.blogspot.fr/2013/12/photo-de-la-semaine-44.html
Publié par Dzovinar Melkonian à samedi, décembre 21, 2013
C E D E H
"Ce n'est pas un génocide !"
Feutre Dzovinar
COMMUNIQUE FAISANT SUITE AU JUGEMENT RENDU PAR LA CEDH
Brussels, 18 December 2013.
The European Court of Human Rights in its ruling of December 17, 2013 has confirmed that the Armenian Genocide denial does not constitute a delinquent act. According to it, the decision adopted by the Court of Lausanne in 2007 condemning Dogu Perincek, the president of Worker’s Party of Turkey for his negationist statements violates the principles of freedom of expression.
The European Armenian Federation for Justice and Democracy condemns this statement to its very dangerous extent that preaches impunity in Europe and clears the way for the denial orchestrated by Ankara and Baku. Once again, referring to the principles of freedom of expression, the European Court, by its statement, has made void the rights for honor and dignity, the protection of Genocide victims and their descendants.
In the result of such a decision, if it is finalized, Armenians, trampled and impinged upon their rights will not find a protection and legal defense in Europe any more. Without an effective justice no one can confirm what kind of steps will be undertaken by the European citizens of Armenian origin in search of legal protection. This statement will enforce Turkish extremism that sees itself encouraged by this act – and silence the voices of truth being raised in Turkey.
Moreover, the European Court of Human Rights stating that “the term genocide does not constitute a consensus”, it equates to Pernicek’s denialist statement of “Armenian Genocide is an international lie”. Furthermore, how the ECHR can state that “this issue shall be distinguished clearly from that of Holocaust denial”? How is it possible to accept such a differentiation from the highest European court on Human Rights? The court obviously has misinterpreted its role, commenting historically and politically proven facts, on unfounded and extremely oversimplified arguments, without even consulting the International Genocide Scholars Association, which unanimously accepted the Armenian Genocide as such.
The European Armenian Federation for Justice and Democracy, in collaboration with the French Office of the Armenian Cause and the Armenian National Committees all over Europe, will enact by all means to object to this ruling. At present, Switzerland has a period of three months to appeal against this ruling and ask for an appeal on this. Our efforts now shall be directed to following the execution of such appeal by Swiss authorities. For this purpose, the French Office of the Armenian Cause, has asked for a meeting with the Ambassador of Switzerland in France. Similar actions will be organized by different Committees of the Armenian Cause all over the world, in an agreed manner.
Comment peut-on s'en remettre à la seule caution que représente le jugement d'un tribunal sur des faits aussi incontestables qu'un génocide avéré ?
En son temps, un tribunal turc avait condamné les instigateurs de ces tueries de masse qui se sont déroulées à une époque où le terme "génocide" n'avait pas cours ; ce jugement ne représente donc rien ? Ne peut-il prouver l'existence du crime ?
Par ailleurs, les preuves existent, bel et bien, dans les archives de nombreux états, dans des documents incontestables, des témoignages sans nombre ...
Alors, occulter ces informations pour décréter que les crimes d'une barbarie sans nom, qui ont été commis dans le but d'annihiler un peuple, le peuple arménien, ne peuvent bénéficier d'une protection juridique, prétendre même que leur négation serait de l'ordre de "la liberté d'expression" est d'une énormité qui dépasse l'entendement ! Lâcheté méprisable, indigne d'une Cour à portée universelle ou qui se veut comme telle !
Les membres de cette Cour, dont on peut se demander si ils étaient réellement au fait du problème arménien, laissent désormais planer un véritable doute sur leur compétence d'une part et leur impartialité d'autre part.
Publié par Dzovinar Melkonian à vendredi, décembre 20, 2013
Arbre de vie - céramique Balian
Jérusalem - XIXe
Publié par Dzovinar Melkonian à jeudi, décembre 19, 2013
De Maître Krikorian (Audience du 17/12/2013 et problème CEDH)
Gilbert Béguian et Me Philippe Krikorian
Que d'émotions en une seule journée!
Le contraste est, en effet, saisissant.
Entre l'éloge exceptionnel fait par la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence, en début d'audience publique, devant le mandataire de l'Etat, quant à la motivation légitime des quinze appelants, ainsi qu'au travail de leur Avocat, d'une part et l'appréciation injuste par la Cour européenne des droits de l'Homme ( CEDH ) du Génocide Arménien, dans l'affaire qu'elle a jugée le même jour ( PERINCEK c. Suisse ), il existe un gouffre béant dans lequel se précipitent les passions humaines.
La CEDH, après avoir reconnu que la condamnation de Dogu PERINCEK procédait d'une ingérence "prévue par la loi" ( § 72 ) et "susceptible de viser la protection des droits d'autrui, à savoir l'honneur des familles et proches des victimes des atrocités commises par l'Empire ottoman contre le peuple arménien à partir de 1915" ( § 75 ), rappelé qu'"il ne lui revient pas d'arbitrer des questions historiques qui relèvent d'un débat toujours en cours entre historiens" ( § 99 ), précisé "d'emblée qu'elle n'est amenée à se prononcer ni sur lamatérialité des massacres et déportations subies par le peuple arménien aux mains de l'Empire ottoman à partir de 1915, ni sur l'opportunité de qualifier juridiquement ces faits de 'génocide', au sens de l'art. 261bis, alinéa 4, du code pénal ( suisse )" ( § 111 ), a mis en doute ( § 117 ) le consensus général, notamment scientifique, quant à la qualification de génocide des crimes de 1915 commis par l'Etat turc à l'encontre des populations civiles arméniennes, tel qu'il avait été constaté par le Tribunal fédéral suisse dans son arrêt historique du 12 Décembre 2007.
La CEDH prétend se référer, également, à la décision du Conseil constitutionnel français du28 Février 2012, en relevant que "Les Etats qui ont reconnu le génocide arménien - pour la grande majorité d'entre eux par le biais de leurs parlements - n'ont par ailleurs pas jugé nécessaire d'adopter des lois prévoyant une répression pénale, conscients que l'un des buts principaux de la liberté d'expression est de protéger les points de vue minoritaires, susceptibles d'animer le débat sur des questions d'intérêt général qui ne sont pas entièrement établies." ( § 123 ). Pour la CEDH, il est douteux que "la condamnation du requérant ait été commandée par 'un besoin social impérieux" ( § 126 ).
En conclusion, la CEDH considère "que les motifs avancés par les autorités nationales pour justifier la condamnation du requérant ne sont pas tous pertinents et, considérés dans leur ensemble, s'avèrent insuffisants. Les instances internes n'ont pas démontré en particulier que la condamnation du requérant répondait à un "besoin social impérieux" ni qu'elle était nécessaire, dans une société démocratique, pour la protection de l'honneur et les sentiments des descendants des victimes des atrocités qui remontent aux années 1915 et suivantes. Les instances internes ont donc dépassé la marge d'appréciation réduite dont elles jouissaient dans le cas d'espèce, qui s'inscrit dans un débat revêtant un intérêt public certain ( § 129 )" et ne craint pas de conclure à la "violation de l'article 10 de la Convention." ( § 130 ).
Cette décision, hautement critiquable, au regard notamment du droit au respect de la dignité humaine - qui est absolu - et de la vérité historique, heurte, choque et inquiète. Elle devra, en conséquence, être déférée à la Grande Chambre de la Cour, sur la demande de l'Etat suisse. L'Association Suisse Arménie ( ASA ), dont je salue, ici, à nouveau, l'engagement, doit être encouragée à continuer son juste combat. Souvenons-nous, à ce propos, que dans l'affaire KONONOV, la Grande Chambre ( 17 Mai 2010 ) a totalement infirmé l'appréciation de la Chambre qui avait statué en première instance. C'est d'ailleurs la saisine de la Grande Chambre que préconisent justement les juges VUCINIC et PINTO DE ALBUQUERQUE, dans leur "opinion en partie dissidente" ( page 62, § 1 ) et dont la conclusion ( § 29, pages 79-80 ) qui rappelle que l'origine du mot "génocide" créé parRaphaël LEMKIN, est consubstantielle au crime internationalement illicite de 1915 et indissociable de l'identité arménienne, permet d'évacuer tout doute quant à la qualification de génocide concernant ce crime de lèse-humanité incontestable:
"29. Dans une interview accordée à CBS en 1949 et disponible sur internet, Raphael Lemkin, qui est l’inventeur du terme « génocide » et l’inspirateur de la Convention sur le génocide, a dit ceci : « J’ai commencé à m’intéresser au génocide parce qu’il était arrivé aux Arméniens et que leur sort a été totalement ignoré à la Conférence de Versailles : leurs bourreaux étaient coupables de génocide, et ils n’ont pas été punis. » Depuis plusieurs décennies, les meurtres massifs planifiés, la torture systématique et la déportation organisée du peuple arménien et l’éradication préméditée de la chrétienté en Turquie qui ont eu lieu au début du XXe siècle sont considérés comme un « génocide oublié ». Mais les auteurs de la présente opinion ne l’oublient pas. Nous estimons donc que l’incrimination de la négation du génocide et la sanction infligée au requérant, en pleine conformité avec le droit en vigueur dans l’État défendeur, pour avoir nié l’existence du génocide des Arméniens, n’ont pas emporté violation de l’article 10 de la Convention. "
On en vient, ainsi, rapidement à comprendre que nier le Génocide Arménien revient à nier l'existence même du peuple arménien. C'est en ces termes que s'exprimait PERINCEK qui prétendait - dans un parfait diallèle - qu'il n'avait pas nié le Génocide puisqu'il n'y avait pas génocide.
En un seul arrêt, la CEDH a perdu tout crédit. Il est, en effet, du devoir des citoyens de dénoncer publiquement tout dysfonctionnement manifeste de l'institution juridictionnelle, nationale ou, comme en l'espèce, internationale. C'est ce qu'a jugé, en France, la Cour de cassation pour les Avocats, au nom de la liberté d'expression ( Crim. 04 Mai 2012, aff. SPZINER, BILGER ).
En effet, il est remarquable, qu'au titre du rappel du droit et de la pratique internationaux ( § 18 et s. ) ne figure pas la décision-cadre du 28 Novembre 2008 qui oblige les vingt-huit Etats membres de l'UE à traiter le négationnisme par le droit pénal. Je rappelle, à cet égard, que la loi BOYER-KRIKORIAN votée définitivement par le Parlement le 23 Janvier 2012tendait précisément à la transposition de la décision-cadre, à l'instar de la procédure actuellement pendante devant la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence qui rendra son arrêt le30 Janvier 2014 prochain.
Seule la Cour de justice de l'Union européenne ( CJUE ) - et non pas la CEDH - a la compétence et le pouvoir d'apprécier la validité des actes de droit dérivé de l'UE et d'interpréter le droit primaire et dérivé de l'UE. Or, la question du Génocide Arménien fait partie, depuis la résolution du Parlement européen du 18 Juin 1987, du domaine d'activités de l'UE et se trouvent donc, justiciable du droit de l'UE. Cette réalité est incontestable.
Dans cet ordre d'idées, les questions préjudicielles que je demande à la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence de poser à la CJUE visent à:
- faire invalider le paragraphe 4 de l'article 1er de la décision-cadre en ce qu'il empêche la transposition adéquate de la norme de l'UE en droit français, compte tenu de la déclaration de la France ( ALLIOT-MARIE ) qui y a été annexée et dont nous demandons le retrait;
- faire préciser par la CJUE qu'aucune disposition de la décision-cadre ni aucune autre norme du droit de l'UE n'écarte le Génocide Arménien - reconnu notamment par le Parlement européen le 18 Juin 1987 - du champ d'application de ladite décision-cadre et qu'en conséquence les Etats membres ne peuvent exclure ce génocide du dispositif pénal de transposition.
En outre, pour ceux qui en douteraient, encore, l'art. 1er, § 4 et la déclaration de la France prouvent que les génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre visés à l'article 1er, § 1, c) par référence aux art. 6, 7 et 8 du Statut de la Cour pénale internationale ( CPI ) et dont l'apologie, la négation ou la banalisation grossière publique doivent être rendues punissables par les Etat membres de l'UE, ne sont pas enfermés dans une période déterminée. Il s'agit indifféremment de crimes commis avant ou après l'entrée en vigueur du Statut de Rome ( CPI ) le 1er Juillet 2002.
On ne voit pas pourquoi, à ce titre, l'article 1er, § 1, d) viserait les crimes nazis commis pendant la seconde guerre mondiale - donc, antérieurs au 1er Juillet 2002 - et pourquoi l'article 1er, § 1, c) - qui le précède - ne pourrait pas concerner les crimes de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis pendant la première guerre mondiale contre les populations civiles arméniennes, s'agissant, dans tous les cas d'espèce, de crimes par nature imprescriptibles?
La CEDH, dont la mission est limitée à l'interprétation de la Convention européenne des droits de l'homme et au contrôle de son application par les Etats membres du Conseil de l'Europe - distinct de l'UE -, était, partant, incompétente pour mettre en doute l'existence d'un consensus général, notamment scientifique dont le Tribunal fédéral suisse avait fait le constat le 12 Décembre 2007. Rien dans la Convention européenne des droits de l'homme ne pouvait permettre à la CEDH de nier la réalité du Génocide Arménien. De surcroît, il est très surprenant, en considération du dialogue des juges que la CEDH n'ait pas fait preuve de plus de retenue à l'égard d'une question qui relève du droit de l'UE et, partant, de la CJUE.
L'arrêt qui vient d'être rendu contre la Suisse n'est susceptible, en tout état de cause, d'exercer aucun effet de droit sur les procédures en cours qui, elles, s'appuient essentiellement sur le droit de l'UE. ll permet, à l'inverse, de mettre encore plus nettement en exergue l'impérieuse nécessité de poursuivre nos actions devant les juridictions nationales et internationales aux fins d'obtenir la transposition adéquate de la décision-cadre du 28 Novembre 2008.
Je tiens, derechef, à remercier toutes les personnes présentes le 17 Décembre 2013 dernier à la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence.
Je ne manquerai pas, en outre, de revenir vers vous aux fins de vous communiquer le mandat à signer correspondant à la procédure de plein contentieux ( indemnitaire ) que je vais prochainement diligenter contre l'Etat français pour défaut de transposition de la décision-cadre du 28 Novembre 2008.
Tél. 04 91 55 67 77 - Fax 04 91 33 46 76
Publié par Dzovinar Melkonian à mercredi, décembre 18, 2013
Le 17/12/2013 s'est tenue au Tribunal d'Aix-en-Provence l'audience publique où Me Philippe Krikorian a plaidé très brillamment un dossier difficile !
A tel point, que contrairement à tous usages, avant de laisser la parole à Me Krikorian pour son exposé, le Président de la séance Me Serge Kerraudran a souhaité rendre un hommage appuyé - tant en son nom qu'aux noms des membres de la cour - au considérable travail technique, de haute volée, réalisé au cours des différentes audiences passées - et dont il a rappelé la teneur, quasiment point par point ! Montrant ainsi tout l'intérêt qu' avaient suscité les arguments fondés sur le Droit qu'avait développé Me Krikorian !
Où était le CCAF qui se targue d'être la voix des Arméniens ? Pourtant, comme chaque fois, Me Krikorian leur avait adressé une invitation - son désir n'étant pas de faire "cavalier seul" !
Et pour une action si importante pour notre communauté qu'est le devenir de la loi de pénalisation de la négation du génocide des Arméniens - entre autres - aucun membre ni même représentant du CCAF n'a jugé digne de la soutenir par sa présence !
Je me suis laissé dire que le CCAF* commençait à penser que, peut-être, la filière du simple Droit était à creuser ...
et tente déjà de se l'attribuer !**
Mais nous serons là, les quelques fidèles - comme nous le sommes déjà - pour crier haut et fort la totale incompétence du CCAF qui depuis tant d'années "espère", en se laissant régulièrement endormir par les gouvernants successifs, que le succès de l'entreprise viendra,
d'en-Haut !
* J'ai souvenir d'ailleurs, que pour la première audience, le CCAF avait - quelle honte - donné le mot d'ordre à ses adhérents de ne pas aller y soutenir Me Krikorian !
** Comme il a tenté d'occulter la plus que large participation de Me Krikorian à la proposition de loi "Boyer-Krikorian", au cours d'une réunion à laquelle assistait Valérie Krikorian, l'épouse de Me Krikorian, qui est intervenue pour demander que le nom de son époux soit cité - tout de même !
Et pour cause : l'idée même de cette voie juridique émane de Me Krikorian - dont c'est le credo depuis de nombreuses années - qui l'a soumise à Valérie Boyer - eh oui ! Et que Valérie Boyer a pu soumettre à son tour au Sénat (en dernier lieu).
"Guiliguia"
Compositeur Yegmalian
"Dragon arménien" - pastel
Quel est le prix de la justice ?
Le sang des nôtres n'y suffit-il pas.
Des Justes se battent
consacrent leur vie, la sacrifie,
afin que vivent et grandissent
les vérités trop longtemps bafouées
Tandis que d'autres hommes
s'acharnent à détruire,
travestir, nier
ces vérités qu'ils échangent
contre d'obscurs arrangements
sans que quiconque ne les arrête
impuissants que nous sommes
à dominer le mal que secrète
ce monde où nous vivons ...
fardeaux si légers que sont leurs âmes
mais qui pèsent si lourds quand les hommes
de pouvoir coupables du crime d'ignorance
s'arrogent le droit
d'un revers de mains
notre douleur centenaire.
Publié par Dzovinar Melkonian à mardi, décembre 17, 2013
Publié par Dzovinar Melkonian à dimanche, décembre 15, 2013
http://helene-dzovinar.blogspot.fr/2013/12/photo-de-la-semaine-43.html
Publié par Dzovinar Melkonian à samedi, décembre 14, 2013
Discours de Nikos Lygeros
Le premier événement de l'amitié "Association Ellinoarmenikis" à l'occasion du 25 ième anniversaire du tremblement de terre en Arménie (1988)
Saturday, 7 Décembre à 12h00,
au monument Khatchkar (avenue Vas Constantine et Rizari.) - Athènes
http://www.lygeros.org/Talks/20131207_omilia.html
http://www.youtube.com/watch?v=wNf_IFuPY4o&feature=youtube_gdata
Publié par Dzovinar Melkonian à mercredi, décembre 11, 2013

References: § 72
 § 75
 § 99
 § 111
 § 117
 § 123
 § 126
 § 129
 l'article 10
 § 130
 § 1
 § 29
 § 18
 l'article 1
 § 4
 l'article 1
 § 1
 art. 6
 l'article 1
 § 1
 l'article 1
 § 1