Source: http://www.lejourdalgerie.com/Editions/130116/Evenement.htm
Timestamp: 2018-09-21 02:28:29+00:00

Document:
Une loi déterminera la liste des hautes fonctions de l'État
Bouteflika amende l'article 51 sur les binationaux
Le Président Bouteflika a ordonné d'élargir l'article 51 de l’avant-projet de révision de la Constitution portant sur les binationaux, adopté lundi par le Conseil des ministres, à travers une loi qui «déterminera la liste des hautes fonctions de l'Etat», a rapporté l'APS hier, citant une instruction du chef de l'Etat.
Le projet de loi portant révision du texte fondamental de la République a été approuvé lundi soir par le Conseil des ministres, réuni sous la présidence de Abdelaziz Bouteflika, selon un communiqué du conseil qui ne mentionne rien sur l'article 51. Cet article est la seule proposition amendée du projet validé, le 28 décembre dernier en Conseil restreint et rendu public mardi dernier. Avec cette validation, le débat semble clos sur le nouveau texte dont la présentation a été suivie de critiques, de propositions d'amendements et parfois de rejet total.
Mercredi dernier, le SG du FLN, Amar Saadani, a critiqué l'article 51 et demandé son amendement, le qualifiant d'anticonstitutionnel. L'article 51 alinéa 02 qui dispose que «la nationalité algérienne exclusive est requise pour l'accès aux hautes responsabilités de l'Etat et aux fonctions politiques» serait à retirer du texte, selon le FLN, mais le président a opté pour la reformulation sachant que l'article 24 bis du même texte stipule que «l'Etat œuvre à la protection des droits et des intérêts des citoyens à l'étranger dans le respect du droit international, des conventions conclues avec les pays d'accueil, de la législation nationale et de celles des pays de résidence». L'Etat veille à la sauvegarde de l'identité des citoyens résidant à l'étranger, au renforcement de leurs liens avec la Nation, ainsi qu'à la mobilisation de leur contribution au développement de leur pays d'origine. Lundi à 23h40, l'APS qui cite des sources officielles, rapporte que le président de la République a ordonné d'élargir l'article 51 du projet de révision de la Constitution en y ajoutant : «La loi déterminera la liste des hautes fonctions de l'Etat» même si le communiqué du Conseil des ministres ne mentionne pas cette décision. Hier, à 13h53 l'APS annonce dans une autre dépêche que selon une instruction du Président Bouteflika relative à l'article 51 du projet de révision de la Constitution «une loi déterminera la liste des hautes fonctions de l'Etat auxquelles les Algériens ayant une double nationalité peuvent accéder». Cependant, on ne sait pas si cet amendement va satisfaire les binationaux et mettra un terme aux interrogations sur l'inégalité entre les Algériens sur la base de «nationalité» même si, pour certains, il est inconcevable que celui qui a une nationalité étrangère occupe une haute fonction de l'Etat du fait qu'il restera toujours lié à un pays étranger qui pourra l'utiliser pour servir ses intérêts.
S'agissant du mode d'adoption de la révision constitutionnelle, le chef de l'Etat défend la souvrainté du Parlement et ignore ainsi les critiques relatives à la «non légitimité» de l'institution législative et qu'un tel texte obtient sa légitimité du peuple. Dans ce contexte, le président a saisi lundi dernier le Conseil constitutionnel pour rendre un avis motivé sur l'avant-projet de révision de la Constitution. «Une fois ce projet adopté, comme je l'espère, par le Parlement souverain, un grand chantier s'ouvrira pour sa mise en œuvre par tous», a affirmé le président. En outre, le président a instruit le gouvernement de s'atteler avec «diligence» à la préparation et l'adoption des lois qui découleront de la prochaine révision constitutionnelle. Il a également instruit le gouvernement de réunir les «conditions requises» pour la mise en place des «instances nouvelles créées» au titre de la future loi fondamentale, et ce, avec le concours du Parlement. «J'espère également que les agents publics dans tous les secteurs, les opérateurs économiques, ainsi que tous les citoyens et citoyennes, s'inspireront de la lettre et de l'esprit de notre Constitution enrichie pour y puiser une motivation accrue, chacun dans son domaine, à l'effort généreux pour la construction nationale», a ajouté le premier magistrat du pays. Pour le Président Bouteflika, la révision constitutionnelle constitue le «couronnement d'un vaste chantier de réformes politiques», auquel toutes les «bonnes volontés nationales, politiques et associatives ont été associées». Ainsi, le chef de l'Etat répond à ceux qui affirment que ce texte n'est pas consensuel car, selon lui, les «bonnes volontés» ont participé aux précédentes consultations, défendant ainsi la proposition de révision constitutionnelle. La révision constitutionnelle, selon le chef de l'Etat, répond aux défis actuels et balise la voie pour les générations montantes.
Conférence nationale sur l'évaluation du système LMD
Tahar Hadjar reconnaît un dysfonctionnement
Le système LMD (licence-master-doctorat), en application depuis plusieurs années, ne semble pas agréer
une bonne majorité d'étudiants qui y voient plutôt un chemin menant droit dans le mur et sans perspectives.
Critiqué par les spécialistes, ce système enregistre, selon eux, plus de dysfonctionnements que d'avantages. Suscitant une grande polémique depuis son application, ce système, imposé par les exigences de la mondialisation, est toujours entouré de certaines zones d'ombre. Comme c'est le cas dans beaucoup d'universités du pays, tous les étudiants ne peuvent, en effet, prétendre poursuivre leurs études après l'obtention de la licence par manque de places en général, puisque un nombre limité est autorisé à le faire. Dans certaines filières, la situation est encore plus compliquée. De ce fait, il est plus que nécessaire d'ouvrir un débat approfondi afin de déceler ses points forts et ses faiblesses dans le but de renforcer cette expérience entamée il y a une décennie par l'université algérienne. Dans ce cadre, les travaux de la conférence nationale sur l'évaluation du système LMD (licence-master-doctorat) ont débuté hier au Palais des nations. Le but de cette conférence est de renforcer les acquis, tout en s'attelant à corriger les dysfonctionnements liés à ce système, a affirmé, hier à Alger, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar. Il a reconnu que le système LMD «a montré quelques dysfonctionnements dans son application, à l'exemple de la pléthore de licences qui était à l'origine d'une mauvaise visibilité de ce titre au niveau des secteurs utilisateurs». «Cette carence a amené le secteur à réviser les programmes de formation de la 1re et 2e années, ce qui a permis de réduire le nombre de licences, qui était de 5 000, à 176 seulement». Il a estimé, dans ce sens, que le recours constant à l'évaluation «n'est pas propre à l'université algérienne, mais l'apanage de toutes les universités dans le monde qui ont opté pour le système LMD», expliquant que «tout système est, constamment, sujet à évaluation en vue de son amélioration». Le ministre a fait remarquer que cette rencontre est une opportunité de parvenir à des «approches de remédiassions adéquates», précisant que «ce travail nécessite l'apport de l'ensemble des acteurs de l'université algérienne et de ses partenaires afin de permettre à celle-ci de jouer le rôle qui lui sied dans le développement global de la société». Rappelant que le système LMD a été mis en œuvre dans 10 établissements pilotes avant sa généralisation à l'ensemble des universités du pays, le ministre a fait savoir que le nombre cumulé de diplômés de ce système «avoisine actuellement 1 015 400». Par ailleurs, le ministre a fait état d'avancées réalisées en matière d'encadrement, relevant que l'effectif «est passé de 25 229 enseignants en 2005 à 53 622 en 2015». Il a évoqué, dans ce sens, deux programmes d'appui à la formation des formateurs, dont le «programme national exceptionnel» qui a mobilisé 4 200 bourses pour les enseignants en phase de doctorat et 1 500 bourses de doctorat pour les étudiants majors de promotions. Le ministre a annoncé également l'organisation de deux rencontres similaires l'année prochaine, l'une sera consacrée à la recherche scientifique et l'autre aux œuvres universitaires.
«La révision constitutionnelle garantit les libertés académiques»
Tahar Hadjar a déclaré que le projet de révision constitutionnelle garantit les libertés académiques et celle de la recherche scientifique.
«Le projet de révision constitutionnelle garantit les libertés académiques et la liberté de recherche scientifique dans le cadre de la loi et souligne le rôle de l'Etat dans la promotion et la valorisation de la recherche scientifique au service du développement durable», a-t-il affirmé. La création d'un Conseil national de la recherche scientifique et des technologies, proposée par le projet de texte, «intervient comme une pierre supplémentaire qui renforce l'édifice de la recherche scientifique et du développement technologique, à un moment où notre pays doit réussir un saut qualitatif dans ce domaine autant vital que sensible», a ajouté le ministre. Ce projet «garantit le droit à l'enseignement et sa gratuité dans le secteur public dans les conditions fixées par la loi», a-t-il expliqué, ajoutant que le texte «consacre le rôle de l'Etat à veiller à l'égal accès à l'enseignement et à la formation professionnelle». M. B.
Forum d'affaires algéro-allemand
Le Grand Sud privilégié
D'«importants contrats de partenariat dans la fabrication de la pièce détachée automobile, avec Mercedes en particulier, dans les domaines de l'hydraulique et du développement de l'agriculture dans le Grand Sud seront signés entre des entreprises algériennes et allemandes», précise-t-on auprès de la délégation accompagnant le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui a entamé mardi une visite officielle à Berlin à l'invitation de la Chancelière allemande, Mme Angela Merkel.
Le Grand Sud se taillera la part du lion en termes de contrats de partenariat entre des entreprises allemandes et des opérateurs algériens à l'occasion du forum d'affaires algéro-allemand qui se tient depuis hier à Berlin, a-t-on indiqué auprès de la délégation algérienne. D'«importants contrats de partenariat dans la fabrication de la pièce détachée automobile, avec Mercedes en particulier, dans les domaines de l'hydraulique et du développement de l'agriculture dans le Grand Sud seront signés entre des entreprises algériennes et allemandes», précise-t-on auprès de la délégation accompagnant le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui a entamé mardi une visite officielle à Berlin à l'invitation de la Chancelière allemande, Mme Angela Merkel. Outre le dossier de l'énergie solaire, qui «devrait être repris sous différentes formes», l'Algérie a décidé de relancer l'industrie textile avec la signature de contrats avec des partenaires allemands, souligne-t-on de même source. «Des sociétés allemandes déjà implantées (200 environ) souhaitent élargir leurs activités, d'autres veulent investir dans de grands travaux en lien avec l'environnement, notamment à Ouargla et El oued, tandis que d'autres sont tentées par l'industrie agroalimentaire dans le Grand Sud et l'agriculture des grandes surfaces», ajoute-t-on de même source. Les travaux du forum seront présidés par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui présentera un rapport sur le développement économique actuel en Algérie, et le secrétaire d'Etat parlementaire du ministère fédéral allemand de l'Economie et de l'Energie, Uwe Beckmeyern. A l'ordre du jour, une séance plénière suivie d'une réunion B2B (Business to Business) dans les secteurs de la mécanique, la sous-traitance automobile, l'électronique, l'électrique, l'agro-industrie, le transport maritime et ferroviaire, la construction navale, les énergies renouvelables, la pétrochimie, la chimie industrielle et les matériaux de construction. Outre l'allocution d'ouverture de Peter Ramsauer, ancien ministre fédéral et président de la Ghorfa (Chambre de commerce arabo-allemande), interviendront notamment, Volker Treier, représentant de l'Association des chambres de commerce et d'industrie Allemandes (DIHK), Mohammed Laid Benamor, président de la Chambre algérienne du commerce et d'industrie (CACI), Marko Ackermann, directeur général de AHK/Algeria et Ali Haddad, président du Forum des chefs d'entreprises (FCE). En marge du forum, Ali Haddad procédera à l'installation du membre honoraire du FCE à Berlin A. O./APS
Riche programme artistique pour célébrer Yennayer
Pour marquer le premier jour du nouvel an amazigh 2966 à Tizi Ouzou, un grand carnaval «Ayrad» constitué des différentes troupes représentant plusieurs wilayas et des troupes théâtrales locales a été organisé, hier, dans la ville de Tizi Ouzou.
Le départ a été donné depuis la place l'olivier avant d'atteindre le centre-ville. Des centaines d'enfants avec leurs parents ont également pris part à ce défilé pour marquer l'événement. Alors qu'au niveau de la maison de la culture Mouloud-Mammeri en plus du couscous offert aux visiteurs, un gala artistique a été organisé à la grande salle de spectacles avec la participation de nombreux artistes. Ces manifestations s'inscrivaient dans le cadre du programme riche et varié tracé par la direction de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou, le théâtre régional Kateb- Yacine, la maison de la culture Mouloud-Mammeri et son annexe d'Azazga, l'école régionale des beaux-arts d'Azazga, la bibliothèque principale de lecture publique, le comité des activités culturelles et artistiques en collaboration avec l'association culturelle Youcef Oukaci et le mouvement associatif. Ce programme placé sous le thème «Yennayer : une date, un repère national, une histoire millénaire». Il a démarré le 9 janvier et se poursuivra jusqu'au 16 janvier courant. La veille, radio Tizi Ouzou a organisé une soirée artistique au niveau du théâtre régional Kateb-Yacine. Les responsables de la radio voulaient à travers cette soirée donner l'opportunité à des artistes représentant les différentes régions du pays à se produire. Parmi celles et ceux qui se sont produits lundi soir, les groupes Ichenwiyen (chenoui)), Imarhan n tnezruft (targui), Inesliyen (kabyle), les Berbères (chaoui) et les chanteurs Malika Domrane et Nordine Chennoud. Le spectacle a été dirigé par le maestro Arezki Baroudi. Et la soirée a été retransmise simultanément sur les ondes de radio Chaîne III, radio Djil FM et radio Tizi-Ouzou.
Le dispositif des licences d'importation prévoit de mettre fin au monopole
Le dispositif des licences d'importation prévoit une mesure visant à mettre fin au monopole de certains importateurs pour certains produits, a appris, hier, l'APS auprès du président du secrétariat du comité chargé de délivrance de ces licences installé auprès du ministère du Commerce, Saïd Djellab.
«Dans la répartition des contingents par opérateur, un des objectifs assignés est l'élimination du monopole. Ainsi, aucun opérateur n'aura le droit d'importer plus de 30% des contingents globaux fixés», précise le même responsable.
La liste officielle des produits soumis aux licences d'importation ainsi que les quotas globaux fixés seront annoncés dans les prochains jours, et ce, avant de procéder aux dépôts des demandes des licences dont l'ouverture est prévue pour la deuxième quinzaine de janvier en cours. Cette liste contient une dizaine de produits agricoles et industriels dont les véhicules, le ciment portland gris et le rond à béton.
En outre, M. Djellab indique que les licences d'importation pour les véhicules concernera uniquement les opérateurs qui font la revente en l'état.
«Pour les véhicules, les licences concerneront les véhicules de tourisme et du transport de personnes ainsi que les véhicules commerciaux. Tandis que les engins tels que les camions et tracteurs que des gens importent pour le propre fonctionnement de leur entreprise, ne sont pas concernés par ce dispositif de licences», souligne-t-il. Cette précision est apportée par ce responsable du fait que des particuliers qui ont voulu importer des véhicules (tracteurs, camions...) pour le fonctionnement de leurs sociétés se plaignent des banques qui refusent d'effectuer les opérations de domiciliation bancaire pour motif d'exigence de la licence.
Concernant les quotas d'importation fixés pour les véhicules, M. Djellab fait savoir qu'aucune décision n'a encore été prise officiellement par le comité dont il préside le secrétariat.
Il indique, néanmoins, que la répartition par opérateur sera décidée par ce comité selon des critères précis à savoir : les courants d'échanges traditionnels de l'importateur, la situation fiscale et le type d'investissement sur le territoire national.
Concours de recrutement d'enseignants fin février
La ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit, a annoncé, hier à Alger, que le concours de recrutement d'enseignants aura lieu fin février prochain.
«Le concours de recrutement d'enseignant aura lieu fin février», a indiqué Mme Benghebrit dans une déclaration à la presse, en marge de la conférence nationale d'évaluation du système LMD, précisant que «de nombreux fonctionnaires du secteur y compris des enseignants seront mis à la retraite».
«Nous sommes dans l'obligation de les remplacer et de pourvoir également aux besoins des nouveaux établissements scolaires qui seront ouverts dans plusieurs régions du pays notamment en termes de personnels d'encadrement», a-t-elle ajouté.
Mme Benghebrit a fait savoir que les services de son département élaboraient les synthèses des conférences régionales et définissaient le nombre de postes et spécialités à pourvoir avant la tenue du concours.
Une short-list de 19 entreprises de logements préfabriqués
Une short-list de 19 entreprises et groupements étrangers présélectionnés a été établie par le ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville pour les études et réalisation de cités préfabriquées, indique un avis publié hier par ce ministère dans un quotidien national.
Il s'agit de douze entreprises étrangères et de sept groupements d'entreprises étrangers ou mixtes présélectionnés pour effectuer «les études et réalisation de cités intégrées avec VRD et équipements d'accompagnement à travers le territoire national dont le mode de réalisation est basé sur la préfabrication en usine fixe ou foraine (mobile)», précise le ministère dans son avis de publication.
Les entreprises et les groupements d'entreprises de cette short-list établie après un avis de présélection nationale et internationale restreinte, lancé en mai dernier, sont de nationalités chinoise (8), turque (2), émiratie (1), italienne (1), française (1), indienne (1), azerbaïdjanaise (1) et australienne (1) ainsi que deux groupements algéro-italiens et un groupement algéro-espagnol. A rappeler que face à la nécessité d'accélérer la mise en place des moyens devant accompagner le programme public de logement, une refonte du secteur de la construction a été initiée par le ministère à travers, entre autres, la réorganisation des entreprises de réalisation et l'introduction de procédés industriels. Cette nouvelle stratégie devra permettre une amélioration de la capacité de réalisation des entreprises publiques qui est de 4 600 logements/an actuellement à 32 400 logements/an à l'horizon de 2025. A la différence des anciens systèmes de préfabrication, la nouvelle approche en la matière consiste à passer à une préfabrication-industrialisation moderne assurant non seulement l'accélération de la cadence de préfabrication mais aussi une réalisation de qualité et une maîtrise des coûts. A rappeler qu'une usine algéro-espagnole de fabrication de panneaux pour la réalisation des logements préfabriqués, d'une capacité de 2 000 unités par an, avait été mise en exploitation en décembre dernier dans la zone industrielle d'El Harrach (Alger). Cette usine est le fruit d'une joint-venture créée entre le groupe public algérien Alrecc et le groupe espagnol Ortiz, selon la règle 51/49%. La capacité de production de cette nouvelle structure est de 250 000 m3 de panneaux en béton armé pour être montés sur chantiers en bâtiments.
Agriculture à Ouargla
Près de 20 000 quintaux de menthe verte récoltés
Plus de 17 940 quintaux de menthe verte ont été récoltés dans la wilaya de Ouargla, lors de la saison agricole 2014-2015, a-t-on appris mardi auprès de la direction locale des services agricoles (DSA). Cette récolte a été réalisée sur une surface de 299 hectares dédiée à la culture de cette plante aromatique et médicinale, notamment dans les communes de N'goussa, El-Alia, El-Hedjira, Témacine et Mégarine, soit un rendement de 60 quintaux à l'hectare, a précisé le chef de service d'organisation de la production et de l'appui technique.
La culture de la menthe verte, très prisée surtout pour la préparation du thé, revêt une grande importance parmi les cultures condimentaires pratiquées actuellement sur une superficie totale de 466 hectares, répartie sur pratiquement l'ensemble des palmeraies de la wilaya, a indiqué Djamel Boutlala. La production de la menthe, qui possède une «bonne» adaptation aux conditions climatiques de la région, pourra être un réservoir pour l'industrie agroalimentaire et pharmaceutique en matière première et offrir des marges bénéfices «considérables» pour les agriculteurs, a-t-il estimé.
Les surfaces agricoles dans la wilaya de Ouargla, où le palmier dattier représente la principale culture, sont en «nette» hausse, grâce aux différents programmes de développement accordés par l'Etat afin de booster l'activité agricole dans cette région saharienne qui dispose de diverses potentialités naturelles, a-t-on signalé la DSA. Il s'agit, entre autres, d'immenses étendues de terres aptes à la mise en valeur, ainsi que des ressources hydriques abondantes contenues dans deux grandes nappes souterraines, à savoir le complexe terminal et le continental intercalaire.
Chute des prix pétroliers
Le président de l'Opep souhaite une réunion extraordinaire
Le président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Emmanuel Ibe Kachikwu, a déclaré, hier à Abou Dhabi, souhaiter une réunion extraordinaire de l'Organisation début mars pour examiner la chute des prix du pétrole. Egalement ministre d'Etat nigérian pour les Ressources pétrolières, Ibe Kachikwu a estimé, lors d'une conférence, nécessaire une réunion extraordinaire de l'Opep sur les cours, qui ont atteint leur plus bas niveau en 12 ans. «Nous avions dit que si le (prix) atteignait 35 (dollars le baril), nous commencerions à examiner la convocation d'une réunion extraordinaire», a-t-il dit. Mais M. Kachikwu a souligné qu'il fallait encore vérifier la disposition de tous les Etats membres, parmi lesquels figurent les exportateurs menés par l'Arabie saoudite, qui ont refusé jusqu'ici de réduire la production afin de conserver leurs parts du marché. Les cours du pétrole ont atteint mardi un nouveau plus bas depuis 12 ans à cause de l'excès d'offre, de l'appréciation du dollar et de la demande morose. Le baril de Brent, référence européenne du brut, pour livraison en février, cédait 47 cents à 31,08 dollars. Le baril de «light sweet (WTI)» également pour livraison en février reculait mardi matin de 45 cents à 30,96 dollars dans les échanges électroniques en Asie.
A.O./Agences.

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