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Timestamp: 2019-12-07 19:27:16+00:00

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BIOGRAPHIE DE CHARLES TAZE RUSSELL (1852-1916)
A 21 ANS UNE CARRIERE PROMETTEUSE DANS LES AFFAIRES
V.P. 442 p. 79
Mis au défi par une connaissance infidèle sur le fait d'expliquer comment un Dieu d'amour pourrait prédestiner l'immense majorité de la race humaine à un tel avenir, il ne put donner de réponse. Il ne fut pas davantage capable d'en obtenir une du pasteur et des anciens de son église. Par conséquent, il en conclut que la Bible, qui enseignait une telle doctrine, ne pouvait être un reflet véritable du caractère d'un Créateur aimant. Les autres religions ne purent pas non plus satisfaire sa quête de Vérité.
Vers 21 ans, avec devant lui la perspective d'une carrière prometteuse dans les affaires, il avait toujours un besoin profond de connaître la vérité concernant l'au-delà, et il décida de sonder les Écritures d'un point de vue de sceptique. Le Seigneur bénit sa recherche loyale. Stupéfié par le témoignage harmonieux, Charles fut amené à une confiance totale dans la Bible comme Parole inspirée d'un Créateur sage, puissant, juste et aimant.
Par conséquent, il abandonna sa carrière dans les affaires et, à partir de ce moment-là, se consacra entièrement à l'enseignement des Vérités qu'il avait adoptées. Bien qu'il ne fut pas le fondateur d'une nouvelle religion (et qu'il ne le prétendit jamais), le Seigneur l'employa pour faire revivre les grandes Vérités enseignées par Jésus et les Apôtres. Les doctrines essentielles de la Bible lui devinrent claires — la Rançon, la Réconciliation, l'Offrande pour le péché et les principales Alliances. Une doctrine en particulier retint son attention — la parousie invisible du Seigneur à partir de l'automne 1874.
Sa reconnaissance du dessein de Dieu de bénir toute l'humanité, soit avec un salut céleste, soit avec un salut terrestre, lui donna la puissance, l'énergie et les ressources pour faire connaître ces vérités au monde. Par ses tournées de conférences dans le monde entier, son œuvre écrite prolifique, et sa publication d'exposés sur les Écritures, il fut considéré par beaucoup comme le conducteur religieux le plus important depuis l'Apôtre Paul.
Un aspect de l'œuvre du Pasteur Russell méritant une mention spéciale est son service pour la cause sioniste. Le Seigneur lui avait révélé que le temps fixé était venu de « Parler au cœur de Jérusalem » Es. 40 : 2. Lors d'une apparition célèbre à l'Hippodrome de New York en 1910, celui qu'on appelait désormais le « Pasteur » Russell vint devant plus de 4 000 Juifs qui écoutèrent ce prédicateur, un Gentil, expliquer les prophéties concernant le peuple choisi de Dieu. Beaucoup étaient silencieux et soupçonneux au début mais, ensuite, ils éclatèrent en applaudissements puisqu'il les remplissait d'une nouvelle espérance dans la lumière de leurs propres Écritures. Le Rétablissement d'Israël devint un thème majeur dans le ministère du Pasteur Russell, et il apportait la joie aux Juifs aussi bien qu'aux chrétiens, puisque les prophéties progressaient manifestement vers leur accomplissement.
Ceux qui apprécient le ministère du Pasteur Russell, comme étant spécialement organisé et dirigé divinement, le considèrent comme « ce Serviteur », selon Matth. 24 : 45-47 et Luc 12 : 42-44. Il donna sans aucun doute « la nourriture au temps convenable », à la maison de la foi, mais sa modestie et son humilité l'empêchèrent de revendiquer ce titre ouvertement. Il se montra fidèle jusqu'à la fin dans l'exercice de sa charge. Grâce à son utilisation experte de la presse, du son à ses débuts, et de la technologie de la pellicule, il lui fut octroyé un champ de service plus étendu et plus fécond que, peut-être, à n'importe quel autre serviteur de Dieu.
LES JEUNES ANNEES DU PASTEUR RUSSELL
V.P. 448
Les circo nstances relatives à sa naissance, associées à l'environnement de ses premières années, eurent sans aucun doute beaucoup à voir avec sa course ultérieure et avec son utilisation pour la cause du Seigneur. Comme dans le cas de Samuel 1 Sam. 1 : 11. A trois ans environ, les enfants Russell commençaient à recevoir leurs « premières impressions » sur la religion, dont certaines furent brisées plus tard, notamment celles se rapportant au prétendu lac de feu littéral comme lieu de tourment éternel pour les non-sauvés.
Le Pasteur Russell lui-même parle des premières corrections dans :
« Ce que dit le Pasteur Russell » (Livre des Questions), pp. 280 - 281.
Je n'en ai reçues que cinq et je me souviens de tout à propos de chacune d'elles, et de toutes les circonstances qui s'y rattachent. J'en ai reçu trois de ma mère. Je veux vous en raconter une. J'avais environ cinq ans pour autant que je m'en souvienne. Bien sûr, il se peut que j'aie reçu quelques fessées lorsque j'étais plus petit, mais je ne m'en souviens pas ; je me rappelle en avoir reçu une lorsque j'avais environ cinq ans. Ma mère m'enseignait au mieux de ce qu'elle savait. Elle avait un martinet en cuir dont l'extrémité se faisait sentir mais ne faisait pas réellement mal. Il se composait de six ou huit lanières — « Le mal venait des lanières ». « Charles, apporte le martinet et monte l'escalier ». Je montai donc le martinet. Elle dit, maintenant, assieds-toi ici et je te lirai un passage de la Bible. Elle pensait que j'avais menti, ou que j'avais déformé la vérité ; non pas que j'avais menti nettement mais j'avais un peu déformé la vérité comme sont enclins à le faire la plupart des enfants, en particulier si des personnes plus âgées se moquent d'eux et pensent qu'ils sont astucieux ; mais personne ne s'était moqué de moi et n'avait pensé qu'il aurait été astucieux pour moi d'agir de la sorte. J'appris qu'il ne fallait pas agir ainsi.
Elle me lut donc un passage de l'Apocalypse 21 : 8 au sujet de tous ceux-là, que tous les menteurs auront leur place avec ceux qui seront brûlés par le feu et le soufre, etc., et elle dit : « Charles, je ne veux pas que tu aies ta part avec ceux qui seront dans l'étang de feu et de soufre, et c'est mon devoir, en tant que mère, de te châtier, et je dois le faire. Je ne désire pas te fouetter mais je dois le faire pour ton bien. C'est l'enseignement de la Parole du Seigneur et c'est ce qui t'arriverait si, en grandissant, tu devenais un menteur et si tu devenais un mauvais homme ».
Vous voyez combien m'impressionna cette petite suggestion des Écritures. Bien sûr, si elle avait compris le sujet, elle n'aurait jamais appliqué ainsi les Écritures, mais elle aurait pu trouver un autre passage des Écritures qui aurait été aussi convaincant et peut-être même davantage. Le fait que Dieu n'a rien à faire des menteurs peut très facilement impressionner l'esprit d'un enfant.
INSTRUCTION RELIGIEUSE PRÉCOCE
Le jeune frère Russell reçut de sa mère l'instruction religieuse la plus attentive, dans les limites de ce qu'elle pouvait lui donner. Il fut endoctriné par le catéchisme presbytérien. Très tôt, il montra son zèle en cherchant, à l'âge de 14 ans, à sauver les gens du tourment éternel, entre autres manières en écrivant sur les trottoirs et les murs des maisons des passages des Écritures, les exhortant à se repentir et à croire. Il devint membre de l'Église Congrégationaliste et du Y.M.C.A.
A l'âge de 15 ans, le jeune frère Russell croyait en tant que vérité de l'Évangile, à toutes les doctrines et à elles seules, que ses ministres sectaires lui avaient enseignées. A cette époque, étudier et comprendre les doctrines était très difficile, puisque le clergé avait l'habitude de décourager la recherche biblique individuelle ; et le fait de poser des questions sur les doctrines était alors considéré comme équivalent au doute et « douter, c'était être condamné ».
IL RENCONTRE UN INCROYANT ET LE SCEPTICISME
La dissipation de cette révérence superstitieuse et de la crainte dura seulement jusqu'à ce que, à l'âge de 16 ans, il tenta de défendre par les Écritures ses vues sectaires particulières, et les événements subséquents justifient la pensée que la Providence avait ordonné que, juste à ce moment critique, le jeune frère Russell, dans son zèle évangéliste, tenterait de ramener une personne incroyante de ses relations au christianisme. Son ami incroyant lui demanda s'il croyait que Dieu était parfait en sagesse, en justice, en amour et en puissance. Lorsqu'il lui répondit « oui », cette personne de sa connaissance lui demanda comment un tel Dieu pouvait avoir absolument prédestiné l'immense majorité de la race au tourment éternel. Le garçon répondit qu'il ne pouvait pas le comprendre. A ce moment-là, il n'avait pas réfléchi profondément sur cet aspect du credo de son église.
Troublé par la question, le jeune fr. Russell la souleva dans les cercles de son église. Incapable d'obtenir une quelconque réponse satisfaisante, il exprima ses, doutes sur le sujet. Le bruit se répandit dans l'église qu'il était sur le chemin de devenir incroyant. Le pasteur et les anciens de l'église fixèrent une réunion spéciale pour répondre à ses questions. Mais au lieu de cela, ils ne firent qu'accroître ses doutes. Ils lui dirent que la Bible enseignait la prédestination absolue de la plupart des hommes au tourment éternel, en citant les passages qui, pensaient-ils, enseignaient cela. Ils le persuadèrent que la Bible enseignait cette doctrine. Il leur dit alors : « Je crois que Dieu est parfait en sagesse, en puissance, en justice et en amour, et je refuse de croire qu'une chose contraire à Son caractère est une révélation venant de Lui. Par conséquent, je ne crois pas qu'Il a donné la Bible comme Sa révélation ; car s'Il l'avait donnée comme telle, elle serait en accord avec Sa sagesse, Sa puissance, Sa justice et Son amour ».
Ce fut à ce stade que le jeune frère Russell décida qu'il n'accepterait jamais comme révélation de Dieu quelque chose d'opposé à Son caractère ; car il avait conclu que toute doctrine contraire au caractère de Dieu est fausse. On notera qu'il avait 16 ans lorsqu'il prit sa position sur ce sujet du caractère de Dieu, comme un test de la religion révélée, et il la maintint jusqu'à ce que sa course se termine, à la mort.
Le pasteur de fr. Russell et les anciens avaient une haute opinion de lui ; et sa détermination à n'accepter que ce qui était en harmonie avec le caractère de Dieu les mit en grande difficulté avec le peuple nominal pertinent de Dieu qui les dessaisiraient de leurs fonctions s'ils n'exigeaient pas de lui qu'il accepte le credo congrégationaliste dans son ensemble. Mais plutôt que de perdre un jeune homme si prometteur, ils lui concédèrent temporairement le privilège de soumettre tous les enseignements à la règle de l'harmonie avec le caractère de Dieu.
En conséquence, nous découvrons le fr. Russell comme un adolescent de 16 ans, incroyant en la Bible, non véritablement, bien qu'en apparence, mais réellement à l'égard du credo calviniste qui lui avait été enseigné à tort comme étant l'interprétation correcte de la Bible. Il avait une disposition trop religieuse et trop logique pour être satisfait sans une religion révélée. Par conséquent, il se mit résolument à étudier ce qu'était la véritable religion et, à cette fin, il décida de sonder toutes les religions jusqu'à ce qu'il découvre la vraie. Il commença donc avec celle des Chinois dont l'idée de la création est ceci : au commencement, tout était eau. Ensuite, un dieu, avec une poignée de terre, monta à bord d'un bateau et lança cette terre dans l'eau où elle se développa pour devenir notre terre actuelle. C'en était assez pour lui de la religion chinoise ! Des absurdités pires que celle-ci lui firent rejeter l'Hindouisme et le Bouddhisme. Le fait que la religion musulmane était partiellement fondée sur l'Ancien et le Nouveau Testament le poussa à la rejeter. Et parce que le Judaïsme était en partie fondé sur l'Ancien Testament, il le rejeta. Ainsi donc, son rejet des religions non chrétiennes le laissèrent pour un temps en attente sur les rivages de l'incroyance, alors qu'en même temps il était attaché à Dieu comme étant parfait en sagesse, en justice, en amour et en puissance, et croyait en Lui comme tel. Il ne fut jamais athée.
LA FOI DANS LA BIBLE RÉTABLIE
Mais la disposition religieuse du jeune Russell ne pouvait être satisfaite sans religion ; et il se tourmentait à propos de ce qu'il fallait faire. Finalement il se dit : je peux croire en la Bible au moins dans la mesure de ce qui est renfermé dans la Loi d'Amour envers Dieu et envers l'homme : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée... Tu aimeras ton prochain comme toi-même » Matth. 22 : 37, 39. Bien plus, il conclut que l'explication de la loi donnée par Jésus : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », comme signifiant « Toutes les choses donc que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-les-leur, vous aussi, de même » Matth. 7 : 12, était correcte. Il dit donc : « C'est autant que je crois dans le Nouveau Testament ». Cela l'incita à examiner le contexte de Matth. 7 : 12, qu'il découvrit être une partie du Sermon sur la Montagne. Il étudia cela à la lumière du caractère de Dieu avec lequel il reconnut qu'il était en harmonie. Par conséquent, il l'accepta.
Cela le poussa à désirer étudier davantage les enseignements de Jésus, ce qui le conduisit donc à les étudier, là où ils se trouvent ailleurs, dans les quatre Évangiles. Il les trouva toujours en harmonie avec le caractère de Dieu. Ceci l'incita non seulement à accepter tous les enseignements de Jésus dans les quatre Évangiles, pour autant qu'il les comprenait, mais aussi à apprécier grandement Jésus comme instructeur divinement inspiré. Cette appréciation des enseignements de Jésus le poussa à désirer en connaître davantage de Sa vie, ce qui l'amena à une étude des Évangiles du point de vue historique avec, comme conséquence, sa reconnaissance de Jésus comme être humain parfait et Fils de Dieu. Mais, jusqu'à cette époque-là, il rejetait le Nouveau Testament, sauf les Évangiles.
Un jour, le jeune fr. Russell remarqua le passage Jean 16 : 12-14 dans lequel Jésus déclarait que l'Esprit révélerait aux Apôtres ces vérités que Jésus voulait encore leur donner, et qu'ils étaient alors incapables de supporter. Il désira connaître ce qu'étaient ces enseignements. Dorénavant, il commença à étudier les Actes, les Épîtres et Apocalypse ; et à mesure qu'il les comprenait, il reconnaissait leur harmonie avec le caractère de Dieu. Ainsi donc, graduellement, et cela sur un fondement juste, il en vint à croire que le Nouveau Testament était la révélation du Dieu de sagesse, de puissance, de justice et d'amour, dans lequel il avait toujours cru.
Mais il continuait à rejeter l'Ancien Testament. Les choses suivantes le conduisirent graduellement à croire à l'Ancien Testament : il remarqua que non seulement Jésus et les Apôtres citaient l'Ancien Testament, mais ils utilisaient ces citations pour prouver leurs doctrines. Désormais il conclut que tout ce qu'ils citaient de l'Ancien Testament était vrai. Après réflexion ultérieure, il décida d'étudier les propos à partir desquels ces citations étaient faites ; et il trouva ceux-ci en harmonie avec les citations elles-mêmes et le caractère de Dieu. Désormais, il accepta les enseignements de ces contextes. Ceci l'amena à étudier les propos de ces contextes et, ainsi, une partie de plus en plus grande de l'Ancien Testament devint claire pour lui, jusqu'à ce que sa foi soit confirmée dans les écrits prophétiques et dans les écrits historiques étroitement entremêlés avec les écrits prophétiques.
Il doutait encore des livres de Moïse, à l'exception des parties citées par Jésus et les Apôtres, parce que, par erreur, il fut conduit à penser que Moïse s'était rendu dictateur sur Israël et avait établi une sacrificature qui tyrannisait le peuple. Mais une étude plus profonde le persuada de ses erreurs sur ces points, et il en arriva à comprendre que la législation mosaïque était celle qui inspirait le plus de bienveillance, de liberté, d'égalité et de fraternité qui ait jamais été inaugurée. Par conséquent, il accepta aussi le Pentateuque comme étant d'inspiration divine ; et ainsi donc sa foi accepta la Bible entière.
DES VÉRITÉS RÉVÉLÉES GRADUELLEMENT A FR. RUSSELL
Fr. Russell continua à étudier les Écritures en privé et dans une classe biblique indépendante à Allegheny, Pa ; et, vers 1872, quatre années après s'être mis en devoir de rechercher la révélation divine, il accepta non seulement la Bible entière comme étant cette révélation, mais aussi les points suivants comme ses enseignements principaux l'unité de Dieu, la filiation divine de Jésus ; l'Esprit comme puissance et disposition de Dieu ; la chute de l'homme de la perfection dans le péché ; la mort comme salaire du péché ; l'inconscience des morts ; la Rançon en tant que garantie d'une opportunité pour les élus dans cette vie et pour les non-élus dans le Millénium ; l'éternité de l'univers physique ; la destruction du monde symbolique au Second Avènement de Christ ; le Second Avènement pour le rétablissement de toutes choses ; la vie éternelle dans les cieux pour les élus ; la vie éternelle sur la terre pour les non-élus sauvés, et l'anéantissement éternel pour les incorrigibles. Sans énoncer le sujet comme tel, en écrivant les chapitres 1, 2 et 3 du livre Le Divin Plan des Ages, il esquissa les étapes par lesquelles il était sorti de l'infidélité pour venir à la foi dans la Bible comme révélation de Dieu.
Pour un exposé de fr. Russell lui-même sur la manière selon laquelle il était venu à la compréhension de la Vérité comme étant juste, la publication des Figures du Tabernacle, la Nourriture pour Chrétiens réfléchis, les livres de l'Aurore Millénaire (Études dans les Écritures), la revue La Tour de Garde, etc., voyez, s'il vous plaît, les Réimpressions de la Tour 3820-3826 (P. T. N° 382 — numéros disponibles — non traduit, mais voir la brochure « Le Pasteur Russell — La Vérité sur son œuvre » : V.P. N° 354). Pour l'histoire de ses expériences dans le criblage de 1891-1894, au cours duquel Mrs Von Zech, Bryan, Rogers et Adamson cherchèrent à s'emparer de l'œuvre et à introduire un ministère rétribué et titré, voyez, s'il vous plaît, « Un complot dévoilé » et E 5, pp. 120-123 — V.P. N° 2, p. 42, col. 2, p. 43 ; pour le récit de son mariage en 1879 avec sr. Maria Ackley (ils n'eurent pas d'enfants), de son bon service pendant des années, et ensuite de son usurpation de pouvoir dans l'édition de la Tour de Garde, de sa résistance et de son éloignement graduel, conduisant au divorce en 1906, voyez, s'il vous plaît, les Réimpressions de la Tour 3808-3818 — P.T. N° 539 — E.B. N° 118 ; à propos de la période allant jusqu'à la mort du Pasteur Russell le 31 octobre 1916, dans un train à Pampa, Texas, comprenant la déviation de Mrs Henninges, Mc Phail, Williamson, etc. sur les Alliances, le Médiateur, l'Offrande pour le péché etc. dans le criblage de 1908-1911 (E 5 pp. 126-130 ; V.P. N° 2, pp. 44, 45), la préparation et la présentation du Photodrame de la Création, etc. etc., voyez, s'il vous plaît, les Réimpressions des Tours — en anglais — pour les années de 1908 à 1916.
Present Truth — sept.-oct. 1979
E.B. N° spécial
(III) Que Ton Règne vienne
(IV) Le Jour de Vengeance (Bataille d'Harmaguédon)
(VI) La Nouvelle -Création
REDACTEUR - CONFERENCIER - AUTEUR D'ARTICLES ETC.
« Watch Tower and Herald of Christ's Presence » Par an (sans publicité)
« Bible Students'Monthly » Par an (sans publicité)
De 1878 jusqu'à la dernière heure de sa vie, le 31 octobre 1916 - km parcourus
Nombre (approximatif) de conférences données.
Nombre de journaux qui publièrent ses sermons.
Nombre de lecteurs hebdomadaires.
Effectif régulier des collaborateurs.
Nombre de lettres reçues annuellement.
Préparées et présidées, de 5 à 40
Moyenne des auditeurs.
300 à 5 000
Bible Students'Monthly (Le Mensuel des Etudiants de la Bible) traduit en
Fonda une chaîne de magasins et lança l'un des magasins de premier ordre aux Etats-Unis.
A l'âge de 30 ans avait accumulé une fortune de plus de 300 000 dollars.
IL S'INTERESSA AUX ESPERANCES JUIVES...
« Très tôt, le pasteur Russell découvrit que des centaines de textes se rapportant aux promesses faites aux Israélites ne se sont pas encore accomplis, et il s’intéressa ardemment à l’histoire des Juifs, passée, présente et future — mais surtout à leur avenir. En 1892 il entreprit un voyage dans la Terre Sainte ; peu alors distinguaient dans la petite colonie juive l’embryon du retour simultané des Juifs dans la Terre Promise. Mais, depuis, de grands efforts ont été faits vers l’instauration d’une politique et d’un gouvernement juifs ; le pasteur Russell prédit qu’un printemps juif fera époque dans l’histoire avant longtemps...
« Il visita derechef la Palestine au printemps 1910 et, dans le plus grand hall de Jérusalem, il expliqua aux Juifs les prophéties d’Esaïe les concernant. De retour à Brooklyn il fut annoncé que le sujet du prochain discours à l’Académie de Musique serait : « Jérusalem ». C’était une chose tellement étrange, inouïe, de voir un ministre protestant s’intéresser aux espérances judaïques que le tout Israël new-yorkais fut dans l’attente de quelque chose — ils ne savaient quoi. L’intérêt se manifesta de telle sorte à cette occasion que des centaines de Juifs, aussi bien que des gens de toutes les nations, ne purent trouver place pour écouter l’orateur. Ce discours fut publié dans 15 journaux juifs de New-York et dans la presse juive de plusieurs villes de Grande-Bretagne, de Russie et d’Amérique...
« En octobre 1910, il parla devant une grande assemblée juive, à l’Hippodrome de New-York, sur le « Sionisme dans la prophétie » (ce discours fut publié dans la Tour de Garde, janvier 1911 — Réd.), et depuis il a prêché à plusieurs grands rassemblements juifs en Europe, principalement à Londres, Manchester et Glasgow, et aux États-Unis, au « Chicago Armory ». Depuis son dernier voyage en Europe, au printemps dernier, il a prêché dans plusieurs villes des États-Unis. Il vient d’accepter des invitations pour 1911 (1912) qui l’amèneront deux fois en Grande-Bretagne et jusque dans l’Océan Pacifique. Par son zèle et ses travaux continuels le pasteur Russell s’est acquis, à juste titre, l’appellation de Pasteur américain ubiquiste ».
« The Republican » (Oakland, Maryland — 26 Octobre 1911).
Tour de Garde mai 1917
UN COMITE RÉDACTEUR DE CINQ MEMBRES SERA INSTITUE
Le comité de rédaction doit continuer à exister de la manière suivante : si l'un de ses membres meurt ou donne sa démission, les autres membres auront le devoir d'élire son successeur, afin qu'un numéro du journal ne paraisse pas sans que le comité éditeur de cinq membres soit complet. Je recommande au comité nommé d'user d'une grande prudence dans l'élection d'autres membres ; une vie pure, une compréhension claire de la vérité, doivent être les caractéristiques des frères qu'ont veut élire : ils doivent se montrer zélés au service de Dieu, ils doivent aimer les frères et être fidèles au Rédempteur. J'ajoute aux noms des cinq frères désignés pour former le comité, les noms de cinq autres frères parmi lesquels, selon moi, il serait préférable de choisir avant de chercher plus loin pour remplir des places vacantes dans le comité de rédaction : ceci devra être fait à moins que, dans le temps écoulé entre le jour où j'ai écrit ceci et le jour de ma mort, une chose arrive qui prouve que d'autres frères seraient plus aptes à remplir les places vacantes. Les noms des frères désignés pour former le comité de rédaction sont : William E. Page, William E. Van Amburgh, Henry Clay Rockweill, E. W. Brenneison, F.H. Robison. Les noms des cinq autres frères qui, je pense, seraient les plus capables pour remplir les places vacantes dans le comité de rédaction sont : A.E. Burgess, Robert Hirsh, Isaac Hoskins, Geo.H. Fisher (Scranton), J.F. Rutherford, Dr John Edgar.
CHARTE DE LA SOCIETE - ARTICLE DE CONSTITUTION
V.P. 215
Qu'il soit entendu que les souscripteurs, s'étant associés en vue de la propagation des vérités de la Bible en diverses langues et désireux de se constituer en société conformément aux dispositions de la loi de l'Assemblée Générale du Commonwealth de Pennsylvanie intitulée « Loi permettant la législation et la réglementation de certaines Associations », approuvée le vingt neuf avril mil huit cent soixante quatorze et ses suppléments, déclarent, indiquent et certifient par la présente que les desseins, objets, articles et conditions suivants sont ceux sous et pour lesquels leur dite association désire être légalisée :
Art. 1 : Le nom de la Société sera « Zion's Watch Tower Tract Society ». [En 1896 le nom fut changé en celui de Watch Tower Bible & Tract Society]
Art. 2 : La Société est formée pour propager des Vérités Bibliques en diverses langues au moyen de la publication de tracts, brochures, journaux et autres documents religieux, et par l'emploi de tous les autres moyens légaux que son CONSEIL DE DIRECTEURS dûment constitué, jugera opportun pour l'avancement des desseins déclarés.
Art. 3 : Les affaires de la dite Société devront être traitées dans la Ville d'Allegheny du Comté (*) d’Allegheny et de l'Etat de Pennsylvanie.
(*) [« County » : « Aux E .U., unité politique à un degré inférieur de l'Etat » (dict.)]
Art. 4 : La Société est de durée illimitée.
Art. 5 : Les noms et résidences des souscripteurs sont les suivants [Les noms qui ne sont pas mentionnés ici sont ceux de l'Art. 6].
La Société n'a aucune réserve de capitaux. Chaque donation de dix dollars au fond de la dite Société conférera au souscripteur, ou à ses ayants droit, le droit à une part non confiscable, non imposable et ne rapportant aucun dividende, et à un vote pour chaque part dans la dite Société. Des cartes de membre, ainsi acquises, seront délivrées par le Secrétaire, contre-signées par le Président et remises aux ayants-droit.
Art. 6 : La Société devra être ADMINISTREE PAR UN CONSEIL DES DIRECTEURS comprenant sept membres, et ceux dont les noms et les résidences suivent sont déjà choisis comme Directeurs :
Président : Charles Taze Russell, Allegheny City (Pie).
Vice-Président : William. I. Mann, Benwced, W. (Va).
Secrétaire et trésorier : Maria F. Russell, Allegheny City (Pie).
William C. Mc Millan, Latrobe (Pie).
Simon O. Blunden, New-York City (N.Y.).
J.B. Adamson, Allegheny City (Pie).
Joseph F. Smith, Pittsburg (Pie).
Art. 7 : La dite Société, par son Conseil de Directeurs, dont la majorité constituera un quorum pour les transactions d'affaires, aura pleins pouvoir et autorité pour faire et décréter des statuts, des règlements et des ordonnances qui seront jugés nécessaires et pris pour servir de loi de la dite Société et faire toute chose utile à la bonne marche et au soutien des affaires de la dite Société ; à condition que les dit statuts, règlements et ordonnances ou l'un quelconque d'entre eux, ne soient pas en conflit avec cette charte, avec la Constitution et les lois du Commonwealth de Pennsylvanie, ni avec la Constitution des États-Unis.
Art. 8 : La dite Société aura comme membres administrateurs un Président qui présidera la réunion du Conseil des Directeurs, un Vice-Présidant, qui présidera en l'absence du Président, et un Secrétaire, qui sera également le trésorier ; ces administrateurs seront choisis, chaque année, parmi les membres du Conseil des Directeurs, le premier samedi de chaque année par une élection au scrutin secret devant être tenue au bureau principal de la Société à Allegheny City, Pennsylvanie. Les membres du Conseil des Directeurs recevront leurs charges respectives à vie à moins qu’ils ne soient révoqués par un vote des deux tiers des participants, et les places vacantes dans le Conseil occasionnées par la mort, la démission ou la révocation seront pourvues par un vote de la majorité du Conseil, qui se réunira à cet effet dans les vingt jours à partir du moment où une telle ou de telles places vacantes se produiront, et dans le cas d'un manquement à remplir une telle place vacante ou telles places vacantes, de la façon susmentionnée, dans les trente jours à partir du moment où une telle place ou de telles places vacantes se produiront, alors la place ou les dites places vacantes seront pourvues par la nomination de la part du Président, et la personne ou les personnes ainsi désignées tiendront son ou leur office, jusqu'à l'élection annuelle suivante des administrateurs de la Société ; alors une telle ou de telles places vacantes seront pourvues par élection, de la même façon employée pour élire le Président, le Vice-Président, le Secrétaire et Trésorier.
Les personnes admises à voter aux élections annuelles de la Société seront celles qui détiennent des cartes d’adhérents acquises de la manière précitée.
Art. 9 : La dite Société, sous le nom, genre et titre, précités, aura pleins pouvoir et autorité de faire, d'avoir et d'utiliser un sceau commun, avec de tels avis et inscription qu'ils peuvent juger convenable ; et les pleins pouvoirs et autorité, pour les modifier et les renouveler selon leur plaisir ; et par le nom, genre, et titre mentionnés ci-dessus, seront capables dans la loi et l’équité de poursuivre et d'être poursuivis en justice, de plaider et d'être accusé, dans tout tribunal ou tous tribunaux devant tout Juge ou Justice de Paix, de toutes les manières de requête et de plainte, de procès, de causes, de matières et de demandes quelconques et de toutes et de chaque façon ou chose en ceci, pour faire de façon aussi complète et entière, et aussi effectivement ce que toute autre personne, ou personnes, ou corps politiques ou société dans le Commonwealth de Pennsylvanie, pourraient ou peuvent faire.
Art. 10 : La dite Société, par le nom, genre et titre précités, aura le droit, pouvoir et autorité de prendre, recevoir et détenir en propriété ou en moindre propriété, tous les messages, lots, terrains, édifices, appartements, rentes, annuités, franchises et biens qui peuvent être nécessaires et convenables pour ses buts ; et de vendre, de louer, d'hypothéquer, ou de disposer autrement de la même ou de toute autre partie de ceci ; et elle aura le même droit, pouvoir et autorité pour prendre, recevoir et détenir, et de vendre, louer et disposer de chaque et de toutes sortes de propriétés et d'argent personnels.
Signé de notre main et scellé ce 12ème jour de Novembre 1884.
(Suivent les sept noms précités).
(E. Vol. 7 pp. 188 à 195) - V.P. 215
DES CHOSES EXTRAORDINAIRES SE SONT PASSEES
DEPUIS QUE NOTRE PASTEUR NOUS A QUITTES
V.P. 148
Il est indéniable que des choses extraordinaires se sont passées depuis que notre Pasteur nous a quittés. Pendant qu'il était dans la chair, la paix régnait parmi le peuple de Dieu. Nous étions un peuple uni. Nous aimions la même table de Vérité ; nous développions le même esprit de communion fraternelle ; nous servions la même Vérité et par les mêmes méthodes générales. C'étaient là des jours heureux de festin, de communion, de développement et de service. Nous avions tous le même lien de paix, le même esprit d'unité, la même espérance du Haut-Appel, le même travail de service, le même Seigneur, la même foi, le même baptême et le même Dieu pour Père, tout cela faisait la joie et la réjouissance de nos cœurs.
Mais en la plupart de ces choses, des changements ont eu lieu, et maintenant (écrit en 1952) nous ne sommes plus un peuple uni ; en de nombreuses manières, nous ne croyons plus les mêmes choses. Certains d'entre nous, ont renié certaines de nos croyances d'autrefois et ont accepté en leur place des croyances contradictoires. Beaucoup ont mis de côté leurs pratiques d'autrefois pour les remplacer par d'autres.
Tous doivent admettre que cette amitié pacifique fut rompue au cours de l'été de 1917, et cela par la plus grande division qui se soit jamais produite parmi le peuple consacré de Dieu. Tous doivent encore admettre que cette séparation divisa le peuple de Dieu en deux classes : (1) les adhérents de la Société sous sa direction usurpatrice et (2) les non-adhérents de la Société sous sa direction du moment.
La Tour de Garde, Société de Bibles et de Traités, qui fut toujours plus importante comme organisation que l'Association de la Tribune du Peuple et que l'Association Internationale des Etudiants de la Bible. Les épreuves dans lesquelles la Société, consistant du Conseil et de ses membres, fut engagée en raison de l'autorité usurpée par le Président de la Société sur le Conseil comme l'illustra spécialement son ingérence sans l'autorisation ou la connaissance du Conseil dans le travail de fr. Johnson à ce moment-là dans sa qualité de représentant spécial du Conseil en Grande-Bretagne.
Ces actes d'usurpation et d'autres actes de même nature du président de la Société, poussèrent la majorité du Conseil à chercher à annuler ses pouvoirs comme exécutif et administrateur, aussi bien que sa direction usurpée.
Cette conduite de la majorité du Conseil poussa le président à expulser par usurpation ces quatre directeurs. Cette suite d'événements fut cruciale pour la Société dans son Conseil et ses membres.
Ces officiels manipulèrent ces doctrines illégales de telle manière qu'ils chassèrent le Conseil douloureusement mis â l'épreuve, comme organisation, devant l'Eglise entière jusqu'à diviser cette dernière en deux parties : ceux qui se tenaient du côté de la majorité du Conseil et ceux qui tenaient avec « l'administration actuelle ». Il est indéniable que cette combinaison de choses — les doctrines illégales et le Conseil douloureusement éprouvé — par le pouvoir conducteur de « l'administration actuelle », tendait à diviser l'Eglise en forçant les frères à se décider pour ou contre « l'administration actuelle » et à mettre fin à l'union pacifique, la coopération et la communion entre le Petit Troupeau et le reste des consacrés dans la Vérité.
Désormais cette division persista, 30.000 à 40.000 prenant parti pour « l'administration actuelle » de ce moment-là, et 10.000 environ tenant pour la soi-disant « opposition ». Les pouvoirs de porte-parole envers le monde étaient les moyens (la littérature de la Vérité), les agents (la famille de Béthel, les diverses branches de service, les pèlerins, les colporteurs, les volontaires, etc.) et les fonds, par lesquels il était possible de faire le travail. Qui eut et contrôla ces pouvoirs après la séparation ? Sans nul doute, ceux qui demeurèrent dans la Société et qui, par leurs représentants (« l'administration actuelle » d'alors, le nouveau conseil, etc.), poursuivirent le travail.
REVOLUTIONNISME
Une seconde série d'événements remarquables s'est accomplie depuis que notre Pasteur est passé au-delà du voile : (1) des révolutions contre les enseignements et les arrangements du Seigneur donnés par « Ce Serviteur », de la part de divers conducteurs soutenus en cela d'une manière partisane par leurs adhérents ; et (2) une ferme résistance à de telles révolutions de la part de ceux qui étaient fidèles à de tels enseignements et arrangements, et dont la résistance trouva son point culminant dans la privation par les résistants de la communion sacerdotale accordée auparavant aux révolutionnistes.
Il est indéniable : (1) que le révolutionnisme a été commis contre les enseignements et les arrangements du Seigneur donnés par « Ce Serviteur » de la part de certains conducteurs qui ont reçu en cela le soutien partisan d'un bon nombre de leurs suiveurs ; et (2) que fr. Johnson et d'autres leur ont résisté en leur retirant la communion sacerdotale. En Grande-Bretagne, ce révolutionnisme commença par les frères Shearn et Crawford qui cherchaient à renverser les arrangements de notre Pasteur concernant le Tabernacle et à mettre de côté nombre de ses arrangements touchant le Béthel. Dans ce révolutionnisme, ils reçurent le soutien partisan d'autres. Soutenus par un assez grand nombre, fr. Johnson leur résista avec fermeté jusqu'à ce que leur opiniâtreté dans le révolutionnisme forçât fr. Johnson et ses soutiens à les priver de la communion sacerdotale. En Amérique, « l'administration actuelle » de ce moment-là conspirait pour placer entre les mains du président de la Société tous les pouvoirs de notre Pasteur, en dépit de ses arrangements contraires contenus dans la charte et dans le testament. Cette conspiration reçut la résistance de la soi-disant « opposition ».
Les conspirateurs se vengèrent en chassant la majorité du Conseil, en privant fr. Johnson et d'autres des occasions de service, en les éloignant du Béthel et en déformant de la manière la plus trompeuse la situation à l'Eglise au moyen d'une publication appelée « Criblages de la Moisson » et d'une campagne mondiale sous forme de conférences, par les pèlerins et par la correspondance. Un peu plus tard les Sturgeonistes et les Richieistes se rebellèrent par envie contre l'emploi éminent et évident de fr. Johnson par le Seigneur pour résister aux révolutionnistes et pour donner la Vérité sur « Elie et Elisée-antitypes ».
En 1918, par une série d'actes comme ceux de « l'administration actuelle », se produisant à des dates anniversaires des actes de cette dernière, le P.B.I. (Pastoral Bible Institut) se révolta contre l'arrangement du Seigneur concernant la dispensation de la nourriture au temps convenable et chercha à imposer frauduleusement une société à l'Eglise pour diriger son travail.
A ces choses, fr. Johnson et ses soutiens résistèrent avec fermeté, jusqu'à ce qu'il devînt nécessaire de priver de la communion sacerdotale (de service) le Conseil du P.B.I. et ses partisans. Peu de temps après, les frères du Standfast commencèrent à se rebeller en adoptant le révolutionnisme de la Société jusqu'à la Pâque de 1918, décourageant tout autre travail que celui de « réconforter les frères », et combattant l’œuvre de l'Epiphanie. L'Olsonisme, avec ses faux enseignements sur Apocalypse, etc., par ses conducteurs qui n'avaient pas été désignés pour la charge de pèlerins par le Seigneur au moyen de « Ce Serviteur », s'arrogea le privilège d'enseigner l'Eglise générale, et par ses attaques contre l’œuvre de l'Epiphanie, dressa la tête dans le révolutionnisme, auquel résistèrent les saints de l'Epiphanie, allant même jusqu'à priver les premiers de la communion sacerdotale (de service).
Finalement les Hirshites se rebellèrent contre certains arrangements exposés par notre Pasteur concernant l'entraînement d'anciens en perspective, contre le vote de l'Eglise permis seulement aux membres de l'Eglise engendrés de l'esprit, et contre certains arrangements de l'Epiphanie dans le travail envers les Lévites. Ici encore, fr. Johnson et d'autres leur résistèrent, jusqu'à ce que lui et d'autres eussent retiré leur communion sacerdotale.
Nous avons exposé les débuts du révolutionnisme dans huit groupes. Mais les révolutionnistes ne s'en tinrent pas à cette forme de révolutionnisme. Ils allèrent beaucoup plus loin dans le mal. Les rédacteurs de la Tower, et en particulier J. F. Rutherford, le président de la Société, commencèrent à mettre de côté divers des enseignements de notre Pasteur et à introduire les erreurs opposées, comme par exemple, sur Elie et Elisée, la justification à l'essai, les jeunes Dignes, diverses paraboles, les jubilés, etc., etc., jusqu'à ce que, littéralement, des centaines d'erreurs aient été introduites et des centaines des enseignements et des interprétations de notre Pasteur rejetés. Ils ont si grandement changé ses arrangements sur la conduite de l’œuvre que l'on ne peut reconnaître en quoi ils font maintenant le travail tel qu’il avait disposé qu’il serait fait. Le P.B.I. a ajouté à son révolutionnisme initial. Il a adopté une charte qui, sur de nombreux points, est en rebellion contre la charte modèle qui devait contrôler les sociétés parmi le peuple de la Vérité. Sur des questions doctrinales, il s'est égaré sur de grandes parties de l'Apocalypse et de Daniel, et sur la chronologie entière, il a adopté les vues de l'église nominale contre celles de notre Pasteur qu'il nie avoir été « Ce Serviteur » ! D'une manière analogue, d'autres des révolutionnistes précités ont ajouté à leur révolutionnisme initial.
LA RÉSISTANCE AU REVOLUTIONNISME
Dans chaque cas, la sacrificature-éclairée de l'Epiphanie a résisté a ces actes de révolutionnisme. Les colonnes de THE PRESENT TRUTH (La Vérité Présente) contiennent de nombreux articles dénonçant ces erreurs de doctrine et ces manquements de pratique. Le Seigneur rendit fr. Johnson capable dans chacun des cas de réfuter avec succès ces erreurs de doctrine et de réprouver ces manquements de pratique. Il défendit la Vérité et ses arrangements et réfuta les erreurs et les mauvais arrangements avec une telle fermeté, que même les frères révolutionnistes durent admettre qu'il défendait logiquement les enseignements et les arrangements que notre cher Pasteur avait donnés.
La conduite de fr. Johnson à cet égard a été déformée comme étant toute de querelle et de méchanceté par les révolutionnistes qui, d'abord, essayèrent de répondre à ses exposés ; mais ses répliques écrasèrent si complètement leurs réponses qu'ils cessèrent d'essayer désormais de répondre, prétendant qu'ils prenaient parti pour la paix et ne voulaient avoir rien à faire avec la controverse, simulant en cela une grande humilité en contraste avec ce qu'ils prétendaient être chez fr. Johnson un esprit querelleur ! Quand notre Seigneur, notre Pasteur et d'autres fidèles serviteurs de la Vérité gardèrent-ils le silence lorsque leurs exposés étaient attaqués et que des erreurs étaient introduites (Michée 5 : 5, 6 ; Jude 3) ? Certainement, ils agirent dans des conditions similaires à celles dans lesquelles agit fr. Johnson et non pas comme le firent les révolutionnistes.
Maison de la Bible 1942
QUI FUT SON PRINCIPAL DEFENSEUR ?
V.P. 139 p. 7
Quelques brèves remarques sur fr. Johnson qui fut connu internationalement comme le professeur Johnson, auteur, conférencier, érudit biblique, pasteur, éditeur, rédacteur, savant, professeur et prédicateur.
Il était né à Titusville, Pie, le 4 octobre 1873 ; il est mort le 22 octobre 1950. Il avait épousé, le 3 janvier 1905, Emma B. Mc. Cloud, fille d'un entrepreneur de Colombus, Ohio. Aucun enfant ne bénit cette union.
Ses parents étaient tous deux de descendance hébraïque et l'influence prénatale contribua largement à son œuvre comme serviteur de Dieu. Son père et lui héritèrent leur très grande force physique de son grand-père qui était un homme très fort. Son père était boulanger en Pologne ; alors qu'il avait entre vingt et trente ans, il vint en Amérique où, pendant six mois, il travailla 20 heures par jour, excepté le jour du sabbat où il se reposait, afin de pouvoir faire venir sa femme et ses enfants en Amérique. Le père de fr. Johnson était d'une grande intelligence et, comme linguiste, il pouvait parler facilement en quatorze langues différentes.
Sa mère s'embarqua pour l'Amérique sur un bateau à voiles qui, plusieurs fois, fut en danger de chavirer dans les gros orages qui l'assaillirent. Ces épreuves l'amenèrent, elle qui était une femme naturellement pieuse, à s'approcher très près de Dieu pour obtenir Son secours. Le petit Paul hérita ses capacités religieuses de sa mère, et sa force physique et ses facultés mentales de son père. Il naquit environ neuf mois après la réunion de ses parents en Amérique et la famille s'établit à Titusville, Pie, qui, à ce moment-là, était une ville prospère dans le commerce des huiles.
On peut trouver des informations supplémentaires sur fr. Johnson dans les articles à sa mémoire qui parurent dans la P.T. N° 384 (déc. 1950), V.P. N° 139, et E. Vol. 10. Bien que le ministère de fr. Johnson se soit exercé dans de nombreux domaines, nous donnerons certains commentaires spécialement sur son travail de prédication qui contribua à en amener beaucoup à la Vérité et à les nourrir, travail dans lequel il fut très efficace. Ce qui suit illustre ses nombreux pouvoirs mentaux.
Fr. Johnson employait près de 300 discours, dont 45 environ pour le public, d'une durée approximative de 90 minutes. Il avait eu l'habitude, concernant ses conférences publiques en particulier, d'élaborer ses discours en les étayant sur un grand nombre de passages bibliques au nombre approximatif de 125 pour chaque conférence publique. Il les citait de mémoire en donnant pour chacun les livres, chapitres et versets. Cette méthode, pensait-il, fut particulièrement bénie par le Seigneur en amenant à la Vérité un nombre extraordinaire de nouveaux frères.
Ayant tant de discours publics, tous si abondamment étayés par des passages bibliques, il avait pris pour habitude, à seule fin de ne pas les oublier, de les faire à tour de rôle, ne rompant avec cette pratique que si le discours à faire dans l'ordre observé avait déjà été fait dans la ville visitée ou lorsqu'une nécessité spéciale exigeait qu'un autre discours fût fait. Les événements étaient tels que ce n'était sans doute que tous les quatre mois que la série complète de ces discours était épuisée. Il employait la même méthode pour ses discours en privé.
UNE DES PLUS TERRIBLES EPREUVES DE SA BRILLANTE CARRIERE
Le 31 Octobre 1916, son ami et associé le plus cher, le Pasteur Russell mourait dans un train de Sante Fe, près de Pampa, Texas. Sa mort fut une grande perte pour Fr. Johnson, car ils s'aimaient beaucoup l'un l'autre. Fr. Russell avait fait des arrangements pour que Fr. Johnson aille en Angleterre en Novembre afin de servir les frères et faire une enquête sur les affaires de la Société. Après, la mort de Fr. Russell, il se mit en route. Là, Fr. Johnson expérimenta une des plus terribles épreuves de sa brillante carrière. Il travailla dur en Angleterre et en Ecosse pendant plusieurs mois, et devint très fatigué par suite de son lourd travail et d'une grande perte de sommeil. Le trouble qui existait l'affligea, lui qui ne pouvait comprendre comment des frères pouvaient agir d'une façon si trompeuse, car il avait appris à considérer les frères comme « Christ en vous, l'espérance de la Gloire », et ne pouvait pas concevoir comment de prétendus frères pouvaient se nuire les uns les autres comme ils le faisaient. Des détails sur son œuvre et ses résultats en Angleterre sont donnés dans ses écrits, spécialement dans les volumes 7 et 10 des Études de l'Épiphanie. Il ne retourna en Amérique que pour être plongé dans la controverse avec divers frères d'ici.
Ce fut à cette époque que J.F. Rutherford, mettant de côté les arrangements que Frère Russell avait faits, usurpa la direction de la Société en déclarant au nom d'une technique légale, que les charges de la majorité du Conseil d'administration, qui lui était opposée étaient vacantes. Il passa alors à l'élection de quelques-uns de ses propres partisans pour remplir ces charges, s'emparant ainsi de la direction complète.
Ce furent ces agissements qui amenèrent Fr. Johnson et d'autres à se dresser dans l'opposition, et Fr. Johnson à devenir son principal adversaire. A mesure que J. F. Rutherford et d'autres rejetèrent l'une après l'autre les vérités qui avaient été données par Fr. Russell, Fr. Johnson se rallia à la défense de la Vérité, comme ses écrits (spécialement sur le Mérarisme et le Gershonisme) l'attestent. Sa capacité d'analyse des diverses questions et sa très grande connaissance des Écritures lui donnèrent la possibilité d'être très complet et très détaillé dans ses réfutations, de sorte que les partisans de l'erreur qui s'opposaient à lui étaient laissés sans aucune base scripturale sur laquelle se tenir.
Quand beaucoup des autres qui s'opposaient aux agissements de J.F. Rutherford décidèrent de former une société (corporation) à eux et commencèrent à pratiquer quelques-unes des choses mêmes qu'ils avaient condamnées en J. F. R., Fr. Johnson, de nouveau, se dressa dans l’opposition et devin le conducteur de ceux qui étaient opposés à leur action.
Nombre de ceux qui considéraient la situation comme il le faisait se rassemblèrent autour de lui, et ce fut à peu près à cette époque qu'il fonda Le Mouvement Missionnaire Intérieur Laïque, mouvement, religieux libre de toutes dénominations qui compte maintenant des membres dans 40 pays environ. Il devint le rédacteur, et l'éditeur de nombre des œuvres du Pasteur Russell ; il devint et continua de l'être durant sa vie terrestre le rédacteur, l'auteur et l'éditeur de la « PRESENT TRUTH AND HERALD OF CHRIST'S ÉPIPHANY », journal religieux mensuel qui fut aussi traduit en plusieurs langues différentes et publié par différentes branches du Mouvement, et le « HERALD OF THE ÉPIPHANY », journal religieux bimensuel de huit pages qui contient les traits les plus simples du Plan de Dieu. Il voyagea aussi et prêcha au loin en divers lieux.
Il fut l'auteur et l'éditeur de 17 volumes : « DIEU », « CRÉATION », « ÉLIE ET ELISÉE », « LES ÉLUS DE L'ÉPIPHANIE », « VARIÉTÉS », « MERARISME », « GERSHONISME », « NOMBRES » (VOL. 1), « LE MESSAGER DE LA PAROUSIE » (VOL. 1), « LE MESSAGER DE L'ÉPIPHANIE », « L'EXODE », « LA BIBLE », « SAMUEL — ROIS — CHRONIQUES », « LE MESSAGER DE LA PAROUSIE » (VOL. 2), « CHRIST — ÉSPRIT — ALLIANCES, ETC. », « LA CARTE DU PLAN DE DIEU », « LE MILLENIUM ».
Il dirigea une grande œuvre publique, la publication de millions de feuillets bibliques gratuits, la plupart d'entre eux écrits par le Pasteur Russell et un bureau de conférenciers avec plus de 100 orateurs. Il a persévéré jusqu'à la fin dans son œuvre, y compris son service de Pasteur, d'Instructeur général, et de Fondé de pouvoir et Directeur du Mouvement.
QUELQUES FAITS PRECIS DE 1918
Art. 6 : de la charte de la société « La Société devra être ADMINISTREE PAR UN CONSEIL DES DIRECTEURS comprenant sept membres, et ceux dont les noms et les résidences suivent sont déjà choisis comme Directeurs : » — Article de constitution, Signé de notre main et scellé ce 12 Novembre 1884.
Expériences des rapports avec la W.T.B. & T. Society.
Voici un extrait du « REDRESSEMENT NECESSAIRE », brochure parue le 19 septembre 1922, (réimprimée - disponible sur demande, présente sur ce site au lien ci-dessus).
Les débats du procès intenté par le Ministère public aux Directeurs de la Société, en 1918, ont établi que c'est illégalement que J.F. Rutherford a pris la tête des affaires de la Société, le jour même de la mort du Pasteur Russell, alors qu'il n'était pas même directeur d'un service dans la Société.
Il est indubitable que cette intrusion était contraire aux intentions du pasteur Russell. Si celui-ci avait pensé à J.F. Rutherford pour lui succéder, il aurait sûrement proposé son élection comme Vice-président et aurait fait connaître ses intentions dans son testament. Or, on a littéralement passé sur le corps du Vice-président effectif, frère Ritchie.
Certaines des plus importantes parmi les dispositions du testament du pasteur Russell furent entièrement mises de côté :
1° Les titres de vote du pasteur Russell, qui lui donnaient une influence prépondérante dans la Société et qu'il avait laissés en dépôt, à quelques sœurs, pour être utilisés par elles aux élections des directeurs de la Société, furent déclarés sans valeur, sous le prétexte que le pasteur Russell n'avait pas le droit de céder ce droit de vote à d'autres : arguments juridiques, qui n'auraient pas dû être invoqués, si on avait eu le moindre respect pour le défunt pasteur, et si on avait eu le souci de suivre ses dernières volontés dans ce domaine !
2° D'après les statuts légaux de la Société, qui certainement exprimaient les désirs du Pasteur Russell, les membres du Conseil d'administration étaient élus à vie et ne pouvaient perdre leur charge que sur un vote formulé à la majorité des deux tiers par les actionnaires.
Quand J.F. Rutherford, fut élu Président de la Société, quelques semaines après la mort du pasteur Russell, les autres membres du Conseil d'administration (dont la qualité légale d'Administrateurs ne fut pas même soulevée à l'assemblée des Actionnaires), approuvèrent, évidemment pour lui être agréables, les amendements qu'il fit voter pour avoir les pouvoirs de Chef de l'Exécutif. C'est à eux qu'il est redevable de ces pouvoirs, bien que d'après ses allégations, il savait que, pour être juridiquement en règle, ces administrateurs auraient dû être réélus chaque année conformément à la législation de l'État de Pennsylvanie dans lequel avait été créée la Société ; — allégations qui ont d'ailleurs été déclarées sans fondement par d'autres avocats éminents des États-Unis ; et au procès, il fut déclaré par le Ministère public qu'elles ne tenaient pas debout !
J.F. Rutherford a fait entendre que le pasteur Russell était au courant de cette prétendue illégalité, mais, en admettant même qu'il en fût ainsi, du moment que l'État avait approuvé les statuts de la Société tels qu'ils avaient été soumis, et n'avait pas fait de difficultés, ni manifesté l'intention d'en faire, pour laisser le pasteur Russell poursuivre son œuvre, celui-ci évidemment n'avait pas jugé nécessaire de faire un changement dans un domaine qui lui avait permis de poursuivre la même ligne de conduite pendant environ trente-deux ans.
Cependant quand quatre de ces Administrateurs sur six, qui avaient donné à J.F. Rutherford les pouvoirs qu'il désirait, eurent cessé de lui plaire, et quand il comprit qu'ils ne consentiraient jamais à laisser publier le « Mystère accompli » comme une « œuvre du pasteur Russell » tant qu'ils occuperaient leur charge, il les expulsa, en disant qu'ils n'avaient pas le droit d'être à la place qu'ils occupaient, puisqu'ils n'étaient pas Administrateurs. Chose étrange, toutefois, il ne renonça pour lui-même aux pouvoirs qu'il avait reçus de ces mêmes Administrateurs.
Certains feront remarquer que les actionnaires, en élisant J.F. Rutherford à la Présidence, ont approuvé ce qu'il avait fait. Mais il ne faut pas oublier que les titres de vote du pasteur Russell qui avaient été confiée à des sœurs dépositaires pour être utilisés en pareil cas, et qui auraient complètement modifié le sens des élections, ne furent jamais admis au scrutin — encore une disposition qui ne devint possible que parce que J.F. Rutherford s'était emparé de la direction virtuelle de la Société immédiatement après la mort du pasteur Russell, au lieu de la laisser à frère Ritchie, à qui elle revenait de droit en sa qualité de Vice-Président, en attendant l'élection d'un Président.
Dans ces conditions, on peut bien se demander — encore une fois, — comment il est raisonnablement possible de prétendre que la Société est restée, « le même canal » que du temps de pasteur Russell, et que c'est elle que le Seigneur emploie, — et non un autre canal, — pour répandre sa vérité dans le monde aujourd'hui !
« Le MOUVEMENT MISSIONNAIRE INTERIEUR LAIQUE n'est pas une organisation ; c'est un mouvement, une activité volontaire, dans lequel le peuple du Seigneur coopère pour servir le peuple hors de la Vérité. S'il était une organisation, il comprendrait les parties essentielles d'une organisation qui sont : (1) une charte ou constitution soit par écrit, soit par accord verbal ; (2) des épreuves formelles ou impliquées pour donner qualité de membres ou d'administrateurs ; (3) des membres ayant le droit de voter et d'élire des administrateurs ; (4) en Bureau ou comité de contrôle ; (5) des membres exécutifs ; (6) des statuts, soit : par écrit soit par un accord verbal.
Le Mouvement Missionnaire Intérieur Laïque n'a aucune de ces choses ; il n'est donc pas une organisation. Notre opposition bien connue à l'idée que des organisations puissent avoir en charge le travail de la Sacrificature aurait dû empêcher le questionneur de suspecter que nous formions une organisation. La seule organisation avec laquelle nous désirions être identifiés est celle que l'Eternel, et non l'homme, a formée — le Corps de Christ, complètement organisé pour que ses membres, d'une manière volontaire et ordonnée, communient ensemble dans l'étude la propagation et la pratique de la Vérité.
Les chers frères et sœurs de la Sacrificature de Dieu, qui travaillent dans le Mouvement Missionnaire Intérieur Laïque communient sûrement dans l'étude, la propagation et la pratique de la Vérité du temps convenable ; mais ils ne sont en aucune manière liés ensemble par les rouages d'une organisation humaine. Par conséquent le Mouvement Missionnaire Intérieur Laïque n'est pas une organisation. C'est un mouvement, une activité.
Nous employons le nom Mouvement Missionnaire Intérieur Laïque [en anglais Laymen’s Home Missionary Movement —Trad.] pour trois raisons (1) Notre Pasteur l’employa pour annoncer divers aspects de notre travail, spécialement l’œuvre d’Extension qui était soutenue par ceux que l’église nominale principalement appelle des Laïques ; et nous l’employons pour faire la liaison de notre travail avec le sien [de notre Pasteur — trad.] par le nom ; (2) notre travail est soutenu presque exclusivement par ceux que le peuple nominal de Dieu appelle des Laïques ; et, (3) des personnes de l’extérieur demandant avec une curiosité très naturelle et convenable ce qu’est le travail que nous faisons reçoivent par ce moyen une réponse qui est à la fois vraie dans la mesure où cela concerne notre travail et satisfaisante en ce qui a trait à leur curiosité raisonnable. Par conséquent, nous annonçons notre travail en tant que Mouvement Missionnaire Intérieur Laïque parce qu’il est vrai, commode et utile de le faire. Dans notre opposition aux organisations contrôlant l’œuvre des Sacrificateurs, n’allons pas à l’extrême de l’objection à la coopération convenable de la Sacrificature comme membres de l’unique organisation — le Corps de Christ.»
V.P. 85 p.19
Present Truth 1er décembre 1920

References: Art. 1

Art. 2

Art. 3

Art. 4

Art. 5

Art. 6

Art. 7

Art. 8

Art. 9

Art. 10

Art. 6