Source: http://science21.blogs.courrierinternational.com/tag/carmen+de+jong
Timestamp: 2017-09-21 15:47:12+00:00

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carmen de jong : La Science au XXI Siècle
Le 14 février 2014, France-Guyane écrit « Université : des réserves sur le décret », à propos du projet de décret sur la création de la personne juridique de l'Université de Guyane avec un conseil d'administration dont la moitié des membres seraient extérieurs à l'Université. Plus globalement, que deviendront la liberté académique et l'indépendance de la recherche scientifique dans un contexte où les « bonnes relations » avec les milieux industriels et financiers paraissent destinées à devenir de plus en plus déterminantes pour l'avenir des universités françaises ? Quelles seront les conséquences de l'arrêté pris il y a deux ans, qui leur a accordé une très large délégation de pouvoir au bénéfice de leurs présidents ? Force est de constater que la pression financière sur les universités apparaît même au constat dressé cette semaine par Le Monde avec le titre « Des universités se désabonnent des revues scientifiques ». VousNousIls diffuse un entretien avec le président de l'Université de Cergy-Pontoise intitulé « Cours en ligne : "plus que les MOOC, les SPOC ont de l'avenir à l'université" ». Il en ressort que les MOOC (Cours en ligne ouverts et massifs) ne seraient pas vraiment prometteurs pour l'université, alors que les SPOC (Petits cours privés en ligne) présenteraient de meilleures perspectives. Mais dans les deux cas, n'a-t-on pas affaire dans la pratique à une marchandisation de l'enseignement supérieur et à une stratégie de marginalisation de la majorité des enseignants-chercheurs ? mLyon rapporte « L'université Lyon 2 a finalement approuvé son budget 2014 », faisant état d'une plus grande « capacité d'autofinancement » qui aurait conduit à l'adoption du budget. Ce n'est donc pas l'aide de l'Etat qui a été déterminante dans l'adoption de ce budget initialement rejeté. Quel est, déjà à présent, le rôle du secteur privé par rapport à la « gouvernance » des universités et de la recherche françaises ? Au même moment, France 5 vient de diffuser un documentaire intitulé L’Argent de la neige, avec une présentation faisant état de la participation de Carmen de Jong et évoquant notamment « le damage intensif des pistes, la généralisation du canon à neige... ». Des questions de toute évidence très importantes, et sur lesquelles les recherches et prises de position critiques de Carmen de Jong sont mondialement connues, de même que sur l'hydroélectricité. Mais Carmen de Jong subit depuis l'automne 2012 une très lourde saisie de salaire pour un prétendu « service non fait », comme déjà évoqué dans nos articles « Carmen de Jong et le statut des enseignants-chercheurs (I) » et « Carmen de Jong et l'indépendance des scientifiques (I) ». Quelles garanties existent actuellement de la liberté de recherche et d'expression des scientifiques, dans un contexte où la loi Fioraso aggrave encore les conséquences de la Loi d'août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) ? Et qui peut contrôler les éventuels conflits d'intérêts de hiérarchies devenues de plus en plus puissantes ? L'arrêté du 10 février 2012 est une application de la LRU, loi adoptée sous Nicolas Sarkozy et Valérie Pécresse. Mais l'actuel gouvernement de François Hollande et Jean-Marc Ayrault n'a fait que poursuivre la même stratégie de privatisation de la recherche et de l'enseignement supérieur.
Dans notre article « Recherche, universités, suicides d'agents... (I) », nous avons souligné le développement d'une logique d'inégalités croissantes et de domination des plus influents. Comment prévenir efficacement les conflits d'intérêts des coupoles dans un tel contexte ?
En réalité, dans quelle mesure cherche-t-on vraiment à prévenir de tels conflits d'intérêts ? La LOI n° 2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique paraît très limitée par rapport à l'étendue réelle du problème.
La recherche et les universités constituent des domaines stratégiques depuis en plus ouvertement livrés au secteur privé. Quelles en seront les conséquences ?
Le 28 janvier, L'Express écrivait « Versailles-Saint-Quentin, une université au bord de la faillite », évoquant à ce sujet « les dérives et limites de l'autonomie ». Mais s'agit-il seulement de cela ? Où mène l'actuel processus de privatisation de fait de la recherche publique et de l'enseignement supérieur ?
Suit l'arrêté du 10 février 2012
JORF n°0036 du 11 février 2012 page
Arrêté du 10 février 2012 portant délégation de pouvoirs en matière de recrutement et de gestion de certains personnels enseignants des établissements publics d'enseignement supérieur et de recherche
NOR: ESRH1113155A
Vu le décret du 31 juillet 1936 relatif au statut des observatoires astronomiques ;
Vu le décret n° 50-1370 du 2 novembre 1950 modifié relatif au statut particulier des fonctionnaires de l'Ecole centrale des arts et manufactures ;
Vu le décret n° 53-566 du 15 juin 1953 portant fixation des règles d'avancement applicables aux professeurs du Conservatoire national des arts et métiers ;
Vu le décret n° 60-1027 du 26 septembre 1960 relatif au statut particulier des maîtres assistants des disciplines scientifiques, littéraires et de sciences humaines ;
Vu le décret n° 62-114 du 27 janvier 1962 portant statut particulier des maîtres assistants des facultés de droit ;
Vu le décret n° 62-377 du 3 avril 1962 relatif à certaines dispositions statutaires concernant les maîtres de conférences des facultés et les agrégés des facultés de droit ;
Vu le décret n° 62-380 du 3 avril 1962 fixant les conditions d'avancement de certains personnels du Conservatoire national des arts et métiers ;
Vu le décret n° 62-382 du 3 avril 1962 portant dispositions statutaires concernant les aides-astronomes des observatoires et aides-physiciens des instituts de physique du globe et les assistants des observatoires et des instituts de physique du globe ;
Vu le décret n° 67-955 du 24 octobre 1967 modifié fixant les conditions d'avancement des professeurs du Collège de France ;
Vu le décret n° 69-526 du 2 juin 1969 portant création d'un corps de maîtres assistants de pharmacie ;
Vu le décret n° 89-710 du 28 septembre 1989 modifié portant statut du corps des directeurs d'études de l'Ecole pratique des hautes études, de l'Ecole nationale des chartes et de l'Ecole française d'Extrême-Orient et du corps des maîtres de conférences de l'Ecole pratique des hautes études, de l'Ecole nationale des chartes et de l'Ecole française d'Extrême-Orient ;
Vu le décret n° 93-1335 du 20 décembre 1993 modifié relatif à la déconcentration de certaines opérations de gestion concernant les professeurs des universités, les maîtres de conférences, les assistants de l'enseignement supérieur et les enseignants-chercheurs assimilés aux professeurs des universités et aux maîtres de conférences ;
Vu le décret n° 99-170 du 8 mars 1999 portant statut particulier du corps des assistants de l'enseignement supérieur,
En application de l'article L. 951-3 du code de l'éducation, les présidents et les directeurs des établissements publics d'enseignement supérieur dont la liste est fixée à l'article 3 du présent arrêté reçoivent délégation de pouvoirs du ministre chargé de l'enseignement supérieur pour le recrutement et la gestion des carrières des personnels enseignants appartenant aux corps suivants :
I. - Enseignants-chercheurs régis par le décret du 6 juin 1984 susvisé :
1. Professeurs des universités.
2. Maîtres de conférences.
II. - Autres personnels enseignants-chercheurs assimilés aux personnels régis par le décret du 6 juin 1984 précité :
1. Professeurs de l'Ecole centrale des arts et manufactures.
2. Professeurs du Conservatoire national des arts et métiers.
3. Professeurs du Collège de France.
4. Astronomes et physiciens et astronomes adjoints et physiciens adjoints.
5. Directeurs d'études et maîtres de conférences de l'Ecole des hautes études en sciences sociales.
6. Directeurs d'études et maîtres de conférences de l'Ecole pratique des hautes études, de l'Ecole nationale des chartes et de l'Ecole française d'Extrême-Orient.
7. Professeurs et maîtres de conférences du Muséum national d'histoire naturelle.
8. Astronomes titulaires, astronomes adjoints et aides astronomes.
9. Maîtres assistants.
10. Sous-directeurs de laboratoire du Collège de France.
11. Sous-directeurs de laboratoire du Conservatoire national des arts et métiers.
12. Sous-directeurs de laboratoire des écoles normales supérieures.
III. - Autres personnels enseignants :
1. Professeurs de l'Ecole nationale supérieure d'arts et métiers.
2. Assistants de l'enseignement supérieur.
Les présidents et les directeurs des établissements publics d'enseignement supérieur dont la liste est fixée à l'article 3 du présent arrêté reçoivent délégation des pouvoirs du ministre chargé de l'enseignement supérieur pour le recrutement et la gestion des personnels enseignants mentionnés à l'article 1er du présent arrêté en ce qui concerne :
1. L'établissement de la liste des candidats autorisés à prendre part aux concours de recrutement ouverts, en vue de pourvoir un ou plusieurs emplois d'une même discipline attribués à l'établissement, de maîtres de conférences, de professeurs des universités et de personnels assimilés, à l'exception des personnels régis par les dispositions du décret du 12 mars 1986 susvisé.
2. La titularisation ou la prolongation de stage lorsque l'accomplissement d'un stage est prévu par le statut particulier.
3. Le classement dans le corps.
4. L'autorisation d'aménagement des horaires prévue pour certaines catégories de travailleur handicapé.
5. L'exercice des fonctions à temps partiel.
6. La mutation.
7. Le changement de discipline.
8. Les autorisations de cumul d'activités.
9. L'octroi des autorisations concernant la participation à la création d'une entreprise, l'apport d'un concours scientifique à une entreprise, ou la participation dans le capital social d'une entreprise.
10. La délégation.
11. Le détachement sortant et la réintégration après détachement.
12. La mise à disposition.
13. La mise en disponibilité et la réintégration après mise en disponibilité.
14. La mise en position hors cadre.
15. L'avancement d'échelon.
16. L'avancement de grade.
17. L'octroi des autorisations d'absence.
18. La reconnaissance de l'état d'invalidité temporaire et l'ouverture du droit au versement de l'allocation d'invalidité temporaire et, le cas échéant, à la majoration pour tierce personne.
19. L'octroi d'un service à temps partiel pour raison thérapeutique.
20. L'ouverture du droit à la prise en charge de frais de changement de résidence.
21. L'ouverture du droit à l'attribution de l'indemnité particulière de sujétion et d'installation.
22. L'ouverture du droit à l'attribution de l'indemnité d'éloignement.
23. L'octroi des crédits d'heure des titulaires de mandats électifs prévus par le code général des collectivités territoriales.
24. La suspension.
25. L'octroi ou le renouvellement des congés mentionnés à l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée.
26. L'octroi d'un bilan de compétences.
27. L'octroi de congés pour recherches ou conversions thématiques.
28. L'octroi du congé bonifié.
29. L'octroi du congé administratif.
30. L'octroi du congé parental.
31. L'octroi du congé de présence parentale.
32. L'octroi des congés prévus par le décret du 7 octobre 1994 susvisé.
33. Le recul de limite d'âge.
34. La prolongation d'activité prévue par l'article 1-1 de la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d'âge des fonctionnaires.
35. Le maintien en fonctions jusqu'à la fin de l'année universitaire et le maintien en activité en surnombre.
La liste des établissements prévue à l'article 2 du présent arrêté est fixée comme suit :
1. Etablissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel mentionnés à l'article L. 711-2 du code l'éducation.
2. Etablissements publics nationaux à caractère administratif relevant du ministre chargé de l'enseignement supérieur.
3. Etablissements publics de coopération scientifique mentionnés à l'article L. 344-4 du code de la recherche.
4. Centre national de documentation pédagogique.
5. Etablissement public du palais de la Découverte et de la Cité des sciences et de l'industrie.
― l'arrêté du 15 décembre 1997 portant délégation de pouvoirs en matière de recrutement et de gestion des professeurs des universités et des maîtres de conférences ;
― l'arrêté du 15 juin 2001 portant délégation de pouvoirs en matière de gestion des enseignants-chercheurs assimilés aux professeurs des universités et aux maîtres de conférences.
La directrice générale des ressources humaines du ministère de l'éducation nationale et du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche et les présidents ou directeurs des établissements publics d'enseignement supérieur concernés sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 10 février 2012.
18:50 Publié dans Administration et administrés, Culture, Economie, Ethique, Europe, Evaluation, Fonction publique, France, Institutions, Interdisciplinarité, Politique, Politique scientifique, Précarité, Recherche, Sciences, Services publics, Société, Société du XXI siècle, Statut des chercheurs, Syndicalisme, Travail, Université, « Réforme » de la recherche | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : universités, recherche scientifique, carmen de jong, france, europe, société, politique, écologie, économie | | Facebook | | Imprimer | | |
Le 10 avril est le dernier jour de la réunion annuelle de la Commission Trilatérale qui, pour l'année 2011, a lieu à Washington DC. La question du nucléaire et des conséquences de la catastrophe de Fukushima y est certainement évoquée. Mais quelle impartialité peuvent avoir les débats à l'égard des « petits citoyens », au vu de la composition officielle mise en ligne sur le site de cette commission ? Les « grands intérêts » dominent clairement les points de vue susceptibles de s'y exprimer. Dans ces conditions, notre débat sur l'énergie nucléaire doit-il concerner uniquement le nucléaire ou aborder la question du fonctionnement global de la société ? La part de responsabilité des dirigeants du secteur nucléaire dans l'accident de Fukushima est évidente, mais qu'en est-il de la responsabilité de la société de l'argent et de l'influence qui nous a été progressivement imposée dans l'après-guerre ? Le 10 avril également, les médias russes (RIA Novosti, La Voix de la Russie...) font état des manifestations au Japon contre l'énergie nucléaire. RIA Novosti écrit en même temps : « Une centrale américaine pourrait devenir un nouveau Fukushima » (celle de Peach Bottom en Pennsylvanie), après avoir évoqué il y a cinq ans le « silence de mort » régnant à Tchernobyl deux décennies après l'accident. Le mercredi 7 janvier, une autre dépêche RIA Novosti portait le titre à double tranchant « Fukushima: les enseignements de Tchernobyl pour limiter les dégâts », et un deuxième article réclamait avec force : « Radiation / Fukushima-1: la Russie veut être pleinement informée ». Mais combien de vies humaines, en Ukraine comme ailleurs, a coûté la catastrophe de Tchernobyl ? Et quelles ont été les responsabilités institutionnelles encourues ? Aux Etats-Unis, Central Jersey dénonce : « Radioactive leaks increasing at U.S. nuclear plants ». CNN se réfère aux experts de la Union of Concerned Scientists (UCS) dans une dépêche avec le constat « Nuclear experts: Many challenges, few options for Japanese ». En France, une manifestation a réclamé le 10 avril l'arrêt de la centrale de Fessenheim (Le Point - Reuters, Ouest-France...) et La Dépêche évoque une manifestation à Auch, samedi, exprimant « le refus de l'énergie nucléaire ». Mais le même 10 avril, Médiapart diffuse un article de Michel de Pracontal intitulé « Mediator: l'administration savait tout dès 1995 ». Récemment, s'agissant de la problématique de la neige artificielle, un article du journal Les Echos intitulé rien de moins que « Loi du silence dans les stations » écrivait à propos de la géographe Carmen de Jong, professeure à l'Université de Savoie : « Carmen de Jong est dans un placard et plusieurs chercheurs qui travaillaient sur les zones humides de montagne ont vu leurs crédits brusquement coupés ». De toute évidence, les problèmes de transparence et de fonctionnement institutionnel sont au moins aussi importants que les thématiques concrètes elles-mêmes, et pas seulement sur le nucléaire. Et comment lutter contre l'opacité ?
Le 10 avril, Le Figaro - AFP fait état de l'hospitalisation de l'un des ouvriers qui travaillent sur le site de Fukushima dans une situation particulièrement exposée :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/04/10/97001-201104...
Voir, pour les communiqués récents de la Tokyo Electric Power Company (TEPCO) :
http://www.tepco.co.jp/en/press/corp-com/release/index-e....
De son côté, le réseau Sortir du Nucléaire présente un inquiétant tableau :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Catastrophe-nucleair...
Sur son site, la Union of Concerned Scientists (UCS) écrit « UCS Spotlight: Nuclear Reactor Crisis in Japan » :
se référant à un dossier :
http://allthingsnuclear.org/tagged/Japan_nuclear?utm_sour...
qu'elle présente avec la référence « Internal NRC documents revealed ». Le dossier concerne les résultats de la mission « State of the Art Reactor Consequence Analyses » (SOARCA) de la Nuclear Regulatory Commission (NRC) des Etats-Unis et les démarches de l'UCS pour obtenir une certaine transparence.
Mais combien de rapports et de documents essentiels restent inconnus du public dans le monde entier ? Pour quelle raison les citoyens doivent-ils faire preuve d'une telle pugnacité pour accéder à des informations qui leur appartiennent en toute logique et leur sont indispensables ? Pourquoi devient-il si difficile d'empêcher que les débats soient étouffés ?
Telle est sans doute la première question de bon sens qui nous semble s'imposer dans la situation actuelle. Pas seulement pour le nucléaire, mais pour l'ensemble des domaines « sensibles ».
Quels sont les intérêts qui imposent une telle opacité générale ? Pourquoi ces intérêts font-ils la loi dans la plupart des cas ? Et quelles sont les garanties réelles de la liberté d'expression et de recherche des scientifiques confrontés à ce système ?
Derrière les problèmes du nucléaire, du secteur médical et pharmaceutique, de la neige artificielle... se cache à peine, de toute évidence, un problème de société incontournable.
Qu'en est-il de la problèmatique de la neige artificielle dans le contexte, notamment, de la candidature française aux Jeux Olympiques d'Hiver de 2018 ? Voir le site officiel :
D'après Les Echos :
http://www.lesechos.fr/innovation/croissance-verte/020121...
le rapport sur la neige de culture du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) :
http://portail.documentation.developpement-durable.gouv.f...
ne semble pas s'être soldé par des réactions institutionnelles positives, mais plutôt pas des pressions sur les chercheurs. Un scénario, malheureusement, devenu trop fréquent.
Voir également l'article de Woz die Wochenzeitung du mercredi 7 avril « Wasserknappheit in den Alpen - "Dieses Wettrüsten ist ein Irrsinn" » :
http://www.woz.ch/artikel/inhalt/2011/nr14/Thema/20576.html
ainsi que l'article de Cent Papiers (novembre 2010) « Pour quelques bordées de neige… » :
http://www.centpapiers.com/geneuse-pour-la-neige/47778
et nos articles d'octobre dernier :
et, dès le printemps 2007, cette prise de position de Carmen de Jong :
http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-product...
S'agissant du nucléaire, que penser de la « restructuration » du Laboratoire de Physique Corpusculaire du Collège de France intervenue dans les années 1990 et qui a conduit notamment à la suppression d'un groupe de recherche dont les résultats mettaient en cause la viabilité du projet d'amplificateur d'énergie de Carlo Rubbia ?
Pour rappel, l'article d'André Gsponer (La Gazette Nucléaire, No. 209/210, novembre 2003) « In memoriam: L'amplificateur d'énergie nucléaire de Carlo Rubbia (1993 -- 2003) » :
http://cui.unige.ch/isi/sscr/phys/Rubbiatron.html
ainsi que l'audition évoquée à la fin de cet article (pages 66-150 du lien) sur le site du Sénat :
http://www.senat.fr/rap/r96-300-2/r96-300-21.pdf
et le site de l'Intersyndicale du Laboratoire de Physique Corpusculaire du Collège de France de cette époque :
A la fin des courses, le rapport L'aval du cycle nucléaire, des députés Christian Bataille et Robert Galley :
Rapport de l'Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques No 612 (1997 / 1998)
utilisera, à propos du « Rubbiatron », ce sous-titre lapidaire :
http://www.senat.fr/rap/o97-612/o97-61238.html
2.4. Le réacteur hybride, médaille d'or du marketing scientifique
Mais comment échapper au lobbying des citations croisées, des prétendues « évaluations » et des « comités de lecture » dans la recherche, formidable machine politique à exclure les « gêneurs » et à préserver un certain « ordre établi » ?
Et même lorsqu'il s'agit d'une encyclopédie théoriquement citoyenne comme le Wikipédia français, que penser de l'étrange suppression récente de la biographie de notre collègue Luis Gonzalez-Mestres de ce Wikipédia, suite à notre prise de position dans l'affaire du prétendu rapport du Comité National de la Recherche Scientifique sur les thèses d'Igor et Grichka Bogdanoff diffusé par Marianne en octobre dernier ?
Force est de constater, entre autres, que cette action éclair vise aussi, objectivement un membre connu de l'intersyndicale du Laboratoire de Physique Corpusculaire du Collège de France qui s'était opposée au démantèlement de ce laboratoire dans la période critique du débat sur le « Rubbiatron ».
Voir, par exemple, ces communiqués :
http://intsynd-lpc.pagesperso-orange.fr/infolpc.txt
http://intsynd-lpc.pagesperso-orange.fr/jos270199.html
Luis Gonzalez-Mestres était personnellement intervenu dans l'audition parlementaire du projet de Carlo Rubbia évoquée plus haut. Voir, à ce sujet, notre article :
Quant à l'affaire du Mediator, dans un article intitulé « Les dangers du Médiator connus depuis 1995 ? » :
http://www.20minutes.fr/article/704007/sante-les-dangers-...
se référant à BFM TV, 20 minutes évoque une note de l’Agence du médicament :
http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/mediato...
jointe également à l'article de Michel de Pracontal dans Médiapart « Mediator: l'administration savait tout dès 1995 » :
http://www.mediapart.fr/journal/france/080411/mediator-la...
http://www.mediapart.fr/files/Lettre_Tabuteau_23_oct_1995...
La note a été retrouvée, d'après Médiapart, par la mission parlementaire Médiator et pharmacovigilance :
http://www.assemblee-nationale.tv/chaines.html?dossier=Co...
A ce sujet, le rapport de l'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) intitulé Enquête sur le MEDIATOR® :
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/114000...
Pages 10 et 11 du rapport, l'IGAS écrit d'emblée :
3 LES GRAVES DEFAILLANCES DU SYSTEME DE PHARMACOVIGILANCE.
Les comités techniques de pharmacovigilance (CTPV) vont aborder le benfluorex à partir de mai 1995 à de très nombreuses reprises principalement sous 4 angles :
- sa dangerosité potentielle compte tenu de sa parenté structurale aves les fenfluramines ;
- l’existence d’un mésusage ;
- l’actualité européenne ;
- et ses effets indésirables.
Le benfluorex était sous enquête officieuse depuis mai 1995 puis officielle en mai 1998, compte tenu de sa « dangerosité potentielle ». L’hypothèse d’une demande de retrait de ce médicament aurait pu être formulée, sur la seule base de cette parenté chimique étayée et de l’existence d’un métabolite commun avec les fenfluramines et du bénéfice du produit.
Pendant 10 ans, de 1995 à 2005, ce point ne sera pas inscrit à l’ordre du jour de la CNPV, en dépit de 17 réunions du CTPV.
Enfin, que peut-on attendre des grands réseaux d'influence ?
Parmi les membres de la Commission Trilatérale :
http://www.trilateral.org/download/file/TC%20list%204-201...
on retrouve toujours, dans le groupe européen, la présidente d'AREVA, Anne Lauvergeon :
http://www.areva.com/FR/groupe-819/le-directoire-en-charg...
Précisément, début avril, Sortir du Nucléaire diffusait un communiqué de presse intitulé :
Fukushima : un document interne d'AREVA démontre tout le cynisme de l'industriel
où on peut lire notamment :
Anne Lauvergeon, la n°1 d'AREVA, est actuellement en déplacement au Japon pour « apporter l'aide et l'expertise d'AREVA » dans la gestion de la catastrophe de Fukushima. À cette occasion, le Réseau « Sortir du nucléaire » rend public un document interne d'AREVA qui démontre que, loin de se soucier réellement du sort des Japonais, l'industriel se préoccupe avant tout des impacts éventuels de la catastrophe de Fukushima sur la construction de nouvelles centrales nucléaires... et donc sur son chiffre d'affaire !
Consultez le document interne d'AREVA (en anglais) intitulé « Impact of Fukushima event on nuclear power sector » en date du 25 mars 2011 en cliquant ici : http://groupes.sortirdunucleaire.org/alerte-japon/Docinte...
Sortir du Nucléaire relève notamment cette conclusion du directoire d'AREVA :
However there is no question – outside of Japan – to cancel New Build programs or stop current constructions.
Dans un autre communiqué :
Sortir du Nucléaire dénonce la situation des travailleurs de la sous-traitance d'EDF.
Les problèmes du domaine nucléaire sont évidents. En même temps, ce secteur stratégique est loin d'être seul en crise. Quant aux problèmes du nucléaire, ils ne sont pas uniquement liées à l'énergie nucléaire elle-même. L'évolution, au cours des décennies récentes, du fonctionnement de la société de l'après-guerre se trouve de toute évidence à l'origine d'une crise beaucoup plus globale. Telle est la situation à laquelle nous nous proposons de consacrer une série d'articles sur ce blog.
CNRS, frères Bogdanoff, médias... (I) (avec une longue série de commentaires)
et ceux de Luis Gonzalez-Mestres :
22:45 Publié dans Administration et administrés, Amériques, Asie, Droits et libertés, Ecologie, Economie, Education, Etats-Unis, Europe, Evaluation, Fonction publique, Indépendance du service public, Institutions, Mondialisation, Politique, Politique scientifique, Presse et médias, Recherche, Santé, Sciences, Services publics, Société, Société du XXI siècle, Statut des chercheurs, Université | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : commission trilatérale, japon, france, etats-unis, ukraine, russie, fukushima, tchernobyl, énergie nucléaire, catastrophe nucléaire, mediator, néige artificielle, carmen de jong | | Facebook | | Imprimer | | |

References: l'article 3
 l'article 3
 l'article 1
 l'article 34
 l'article 1
 l'article 2