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5A_270/2007 (12.07.2007)
5A_270/2007 /frs
Arr�t du 12 juillet 2007
Marazzi et Zappelli, Juge suppl�ant.
intim�e, repr�sent�e par Me Maurizio Locciola, avocat,
recours en mati�re civile contre l'arr�t de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve du 20 avril 2007.
X.________, n� le 27 juillet 1949, et dame X.________, n�e le 3 juillet 1951, se sont mari�s le 3 ao�t 1974. Ils ont eu deux enfants: B.________, n�e le 7 janvier 1975, et C.________, n�e le 17 ao�t 1982.
Durant le mariage, X.________ est devenu le p�re de l'enfant D.________, n�e le 4 septembre 1990. Par jugement du 14 janvier 1993, le Tribunal de premi�re instance de Gen�ve l'a condamn� � payer 700 fr. par mois � titre de contribution � l'entretien de cette enfant, contribution r�duite � 400 fr. par mois par jugement du 26 juin 1999. Du fait de l'indexation, le montant vers� actuellement par X.________ pour sa fille D.________ s'�l�ve � 424 fr. par mois.
Depuis 1992, X.________ vit avec dame Y.________, n�e le 15 juin 1965 avec laquelle il s'est mari� le 12 juin 1998. De leur union sont issus les enfants A.________, n�e le 12 janvier 1993, ainsi que E.________ et F.________, n�s le 27 avril 1994.
Par jugement du 9 mai 1996, le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve a prononc� le divorce de X.________ et dame X.________. Ratifiant une convention sur les effets accessoires, il a, notamment condamn� le p�re � payer � titre de contribution mensuelle � l'entretien de C.________ 800 fr. jusqu'� l'�ge de 15 ans, puis 900 fr. jusqu'� la majorit� et au-del�, mais au maximum jusqu'� 25 ans en cas d'�tudes s�rieuses et suivies. Il l'a �galement astreint � verser � dame X.________, � titre de pension alimentaire au sens de l'art. 152 aCC, 1'800 fr. par mois jusqu'� l'�ge de la retraite, ce montant �tant r�duit � 1'500 fr. si l'int�ress�e retrouvait un emploi, m�me � temps partiel. La convention conclue entre les parties mentionnait que X.________ r�alisait un salaire brut de 7'800 fr., allocations familiales comprises et que dame X.________ ne travaillait pas. Elle faisait �tat �galement de la vie commune de X._________ et de dame Y.________ et de la naissance des trois enfants issus de cette relation.
Par jugement du 22 avril 1999, confirm� par arr�t de la Cour de Justice du canton de Gen�ve du 12 novembre 1999, le Tribunal de premi�re instance a rejet� la demande en modification du jugement de divorce du 9 mai 1996 d�pos�e par X.________, qui tendait � la r�duction des contributions d'entretien dues � sa fille et � son ex-�pouse, respectivement � 400 fr. et 1'000 fr.
All�guant une d�t�rioration de sa situation financi�re et une am�lioration de celle de son ex-�pouse, X.________ a, le 11 janvier 2006, agi une nouvelle fois en modification du jugement de divorce. Il a conclu � la suppression de la contribution � l'entretien de dame X.________, subsidiairement � sa r�duction ou � sa suspension. La d�fenderesse s'est oppos�e � l'action.
Statuant le 28 septembre 2006, le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve a rejet� la demande.
Par arr�t du 20 avril 2007, la Chambre civile de la Cour de justice a rejet� l'appel interjet� par le demandeur et confirm� le jugement de premi�re instance. En bref, elle a retenu que d'une fa�on g�n�rale, l'appelant n'�tait pas en droit de demander la reconsid�ration, dans le pr�sent proc�s, de faits qu'il avait invoqu�s au cours de la proc�dure cl�tur�e par l'arr�t de la cour cantonale du 12 novembre 1999 pr�cit� (cf. let. C supra). La cour cantonale a consid�r� que l'�volution des circonstances et des frais d'entretien de sa famille depuis le divorce �tait pr�visible et ne constituait pas un fait nouveau au sens de l'art. 153 aCC. Il en allait de m�me des frais entra�n�s par la maladie de l'int�ress�. Les juges ont aussi estim� que la nouvelle �pouse du requ�rant �tait en mesure de prendre un emploi et d'assister son �poux. En d�finitive, X.________ n'avait pas apport� la preuve que sa situation �conomique s'�tait d�t�rior�e de mani�re notable et impr�visible depuis le prononc� du divorce ou que la situation de l'intim�e s'�tait am�lior�e.
X.________ exerce un recours en mati�re civile contre l'arr�t du 20 avril 2007. Il conclut � sa r�forme en ce sens que soit prononc�e la suppression, voire la r�duction de son obligation d'entretenir dame X.________. Il demande que les motivations et les conclusions du recours d�pos� le 25 mai 2007 par sa fille, A.________, soient prises en consid�ration si ce recours n'�tait pas recevable par lui-m�me.
1.1 Le Tribunal f�d�ral examine d'office et librement la recevabilit� des recours qui lui sont soumis (ATF 132 III 291 consid. 1).
1.2 La d�cision attaqu�e a �t� rendue apr�s l'entr�e en vigueur, le 1er janvier 2007 (RO 2006, 1242), de la loi f�d�rale sur le Tribunal f�d�ral (LTF; RS 173.110); partant, le recours est r�gi par le nouveau droit (art. 132 al. 1 LTF).
Comme l'enfant mineur n'a pas l'exercice des droits civils (art. 13 CC), et ne dispose pas, sauf cas exceptionnels, de la capacit� d'ester en justice, le recours d�pos� par A.________ est irrecevable (art. 71 LTF en relation avec l'art. 14 PCF). Il ne peut en cons�quence �tre tenu compte des arguments qu'elle y invoque. En outre, d�s lors qu'elle n'�tait pas partie � la proc�dure cantonale, elle n'a pas qualit� pour recourir devant le Tribunal f�d�ral (art. 76 al. 1 let. a et 115 let. a LTF).
Le recours de X.________, qui a succomb� dans ses conclusions tendant � le lib�rer de la contribution due � dame X.________ (art. 76 al. 1 LTF), est dirig� contre un jugement final (art. 90 LTF) rendu en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) par une autorit� de derni�re instance (art. 75 LTF), dans une affaire p�cuniaire dont la valeur litigieuse d�passe 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF). Il est en principe recevable puisqu'il a �t� d�pos� dans le d�lai (art. 100 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) pr�vus par la loi.
4.1 Le recours peut �tre interjet� notamment pour violation du droit f�d�ral et des droits constitutionnels cantonaux (art. 95 LTF). Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Comme sous l'empire de l'art. 63 al. 1 et 3 OJ, il n'est donc limit� ni par les arguments soulev�s dans le recours ni par la motivation retenue par l'autorit� pr�c�dente; il peut admettre un recours pour un autre motif que ceux qui ont �t� invoqu�s et il peut rejeter un recours en adoptant une argumentation diff�rente de celle de l'autorit� pr�c�dente (cf. ATF 130 III 136 consid. 1.4; Message du Conseil f�d�ral concernant la r�vision totale de l'organisation judiciaire f�d�rale in : FF 2001 p. 4141). Compte tenu de l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 LTF, sous peine d'irrecevabilit� (art. 108 al. 1 let. b LTF), le Tribunal f�d�ral n'examine en principe que les griefs invoqu�s; il n'est pas tenu de traiter, comme le ferait une autorit� de premi�re instance, toutes les questions juridiques qui se posent, lorsque celles-ci ne sont plus discut�es devant lui. Il ne peut pas entrer en mati�re sur la violation d'un droit constitutionnel ou sur une question relevant du droit cantonal ou intercantonal si le grief n'a pas �t� invoqu� et motiv� de mani�re pr�cise par la partie recourante (art. 106 al. 2 LTF). Les exigences de motivation de l'acte de recours correspondent � celles de l'ancien art. 90 al. 1 let. b OJ (FF 2001 4142).
Le recourant se plaint d'arbitraire dans l'appr�ciation des preuves et la constatation des faits.
5.1 Saisi d'un recours en mati�re civile, le Tribunal f�d�ral conduit son raisonnement sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si ceux-ci ont �t� retenus de fa�on manifestement inexacte, � savoir arbitraire au sens de l'art. 9 Cst (FF 2001 p. 4135) ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF. Le recourant qui entend s'�carter des constatations de l'autorit� pr�c�dente doit expliquer de mani�re circonstanci�e en quoi les conditions d'une exception pr�vue par l'art. 105 al. 2 LTF seraient r�alis�es, faute de quoi il n'est pas possible de tenir compte d'un �tat de fait qui diverge de celui contenu dans la d�cision attaqu�e (cf. ATF 130 III 138 consid. 1.4). Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut �tre pr�sent� � moins de r�sulter de la d�cision de l'autorit� pr�c�dente (art. 99 al. 1 LTF).
En mati�re d'appr�ciation des preuves et de constatation des faits, le Tribunal f�d�ral se montre r�serv�, vu le large pouvoir qu'il reconna�t en la mati�re aux autorit�s cantonales (ATF 120 Ia 31 consid. 4b); il n'intervient, pour violation de l'art. 9 Cst., que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans motif s�rieux, de tenir compte d'un moyen de preuve pertinent ou encore s'il a effectu�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1; 127 I 38 consid. 2a et les arr�ts cit�s). Il appartient au recourant de d�montrer pr�cis�ment, pour chaque constatation de fait incrimin�e, comment les preuves administr�es auraient d�, selon lui, �tre correctement appr�ci�es et en quoi leur appr�ciation par l'autorit� cantonale est insoutenable (ATF 129 I 113 consid. 2.1 et les arr�ts cit�s).
5.2 Selon le recourant, la cour cantonale a retenu � tort que sa nouvelle �pouse avait obtenu un revenu mensuel de 1'000 fr. apr�s le mariage. Elle n'aurait en effet r�alis� ce revenu qu'avant le mariage et l'aurait perdu ensuite.
Le reproche est infond�, la cour cantonale ayant constat� que la seconde �pouse du recourant avait travaill� ponctuellement comme interpr�te pour un salaire de 1000 fr. par mois, sans pr�ciser si cette activit� avait eu lieu avant ou apr�s le mariage. Au demeurant, la constatation incrimin�e n'est pas susceptible d'influer sur le sort de la cause (cf. consid. 5.1 supra). Les juges pr�c�dents ont en effet retenu que la seconde �pouse devait �tre aujourd'hui en mesure, compte tenu de son �ge, de sa formation, de son �tat de sant� et de l'�ge actuel des enfants du couple, de reprendre un emploi. Peu importe dans ces circonstances qu'elle ait ou non obtenu, ponctuellement, un revenu de 1'000 fr. avant ou apr�s son mariage. Le grief doit �tre rejet� dans la mesure de sa recevabilit�.
5.3 Le recourant pr�tend que la cour cantonale aurait d� constater une augmentation de ses frais de sant�. Il expose qu'au moment du divorce, ces frais ne s'�levaient mensuellement qu'� 150 fr. alors qu'actuellement, ils sont de 2'900 fr., ce qui comprend les primes d'assurances pour toute la famille et les bandes de contention n�cessaires pour sa thrombose veineuse, soit un montant global de 1'600 fr., les frais des traitements orthodontiques des enfants � hauteur de 1'000 fr. et les frais de voiture, par 300 fr.
Concernant les frais li�s aux enfants n�s hors du mariage avec l'intim�e et � son remariage, la cour cantonale a constat� que le recourant s'�tait d�j� pr�valu sans succ�s de ces charges dans la premi�re action en modification du jugement de divorce en 1999. Elle a d�s lors relev� que le recourant ne saurait demander la reconsid�ration de faits ayant fait l'objet d'un examen au fond dans une d�cision rev�tue de l'autorit� de la chose jug�e. M�me si les charges li�es aux enfants avaient augment� depuis le divorce, cette augmentation n'�tait pas d�terminante car il s'agissait de faits pr�visibles puisque ces enfants �taient n�s avant 1996; ils ne justifiaient donc pas une r�duction ou une suppression au sens de l'art. 153 al. 2 aCC. Il en allait de m�me des frais li�s aux traitements orthodontiques qui, selon le cours ordinaire des choses et l'exp�rience g�n�rale de la vie, entrent dans le co�t d'entretien r�gulier d'un enfant. Au surplus, le recourant n'avait pas �tabli le montant de ces frais car il n'avait produit qu'un devis. Dans la mesure o� le recourant ne discute pas les motifs de la d�cision attaqu�e relatifs � l'autorit� de chose jug�e du jugement du 22 avril 1999, sa critique est irrecevable. Elle est au surplus infond�e car la cour cantonale a bien constat� une augmentation de ces charges li�es aux enfants n�s de son remariage mais elle a consid�r� que ceux-ci ne justifiaient pas une r�duction de la pension au sens de l'art. 153 al. 2 aCC car ils �taient pr�visibles.
Concernant les frais li�s � l'achat des bandes de contention, les magistrats pr�c�dents ont constat� qu'ils existaient d�j� au moment du divorce et qu'au demeurant, le recourant n'avait pas �tabli qu'il supportait des frais mensuels de 132 fr. Le recourant se borne � souligner que, sur le d�compte de primes d'assurances produit au moment du divorce ne figure aucun montant de frais de sant�, en particulier de frais d'achat de bandes de contention et que, de ce fait, la cour ne pouvait pas tenir un tel raisonnement. Il ne d�montre ainsi d'aucune fa�on l'arbitraire des motifs de la cour cantonale expos�s ci-dessus. En particulier, il ne tente pas de montrer en quoi les frais all�gu�s seraient �tablis par pi�ces.
Quant au montant de 300 fr. par mois correspondant aux frais li�s � l'usage d'un v�hicule priv�, la cour cantonale a relev� que le recourant n'avait pas �tabli que son �tat de sant� impliquait, post�rieurement au divorce, l'usage obligatoire d'un v�hicule. Le recourant all�gue que les attestations m�dicales qui lui recommandent d'�viter tout effort excessif prouvent suffisamment la n�cessit� d'une voiture. Il affirme par ailleurs qu'une voiture est indispensable � un groupe familial de six personnes pour les actes de la vie quotidienne. Cette critique est �galement appellatoire et, partant, irrecevable. Il ne d�montre nullement que les juges cantonaux seraient tomb�s dans l'arbitraire en ce qui concerne l'appr�ciation de la n�cessit� de poss�der une voiture pour des motifs de sant�. Quant � l'opportunit� de poss�der une voiture pour la commodit� de la famille, elle est sans rapport avec les probl�mes de sant� invoqu�s par le recourant.
En r�sum�, l'arr�t attaqu� peut �tre confirm� en ce qui concerne la prise en consid�ration des frais de sant� du recourant, celui-ci ne d�montrant nullement le caract�re incomplet ou arbitraire des constatations de fait qu'il critique.
5.4 Le recourant conteste la quotit� de l'augmentation de son salaire. Comparant ce salaire � celui qu'il obtenait en 1996 au moment du divorce, il rel�ve que, compte tenu de l'inflation, l'augmentation r�elle n'est que de 240 fr.
La cour cantonale a rappel� que, par rapport au salaire brut mensuel de 7'800 fr. que l'int�ress� obtenait au moment du divorce et celui de 7'750 fr. net qu'il touchait en 1999, ses revenus ont augment� puisqu'il gagne actuellement un salaire mensuel net de 8'225 fr. A cela s'ajoute qu'il sera lib�r� de l'obligation de verser une contribution � l'entretien de sa fille C.________ d�s le mois de juillet 2007. Enfin, les juges cantonaux ont consid�r� que la nouvelle �pouse du recourant, compte tenu de son �ge, de sa formation, de son �tat de sant� et de l'�ge de ses enfants, est en mesure de prendre un emploi � temps partiel et d'assister son �poux. Dans la mesure o� le recourant ne s'en prend pas � ces motifs, son argumentation est irrecevable.
5.5 Le recourant critique encore l'�tat de fait sur deux points. Il soutient que l'abaissement de la pension due � l'enfant D.________, de 700 � 400 fr., �tait un fait pr�vu et pr�visible � l'�poque du divorce. Par ailleurs, il est d'avis que le solde � disposition pour s'acquitter de la pension alimentaire envers son ex-�pouse �tait inf�rieur � celui retenu par le juge.
Ces critiques doivent �tre rejet�es dans la mesure o� elles sont recevables, car le recourant n'indique pas en quoi les compl�ments de l'�tat de fait qu'il sollicite seraient pertinents pour la cause � juger (cf. consid. 5.1 supra). Au demeurant, la seconde rectification qu'il sollicite, soit la constatation du solde disponible, ne concerne pas l'�tat de fait arr�t� par la cour cantonale mais celui retenu par le premier juge.
5.6 Le recourant fait grief � l'arr�t attaqu� de n'avoir pas retenu que l'intim�e, qui a suivi une formation de six mois de secr�tariat, ma�trise trois langues, est en bonne sant� et dispose d'une capacit� de gain de 3'400 fr. � 3'600 fr., ce qui correspond aux revenus r�alis�s lors de ses exp�riences professionnelles en 1997 et entre mai 2000 et mai 2001.
La cour cantonale a retenu que l'intim�e, actuellement �g�e de 55 ans et sans emploi, n'avait pas d�ploy� d'activit� lucrative durable. Elle avait travaill� durant six mois peu apr�s le divorce pour un salaire mensuel de 3'400 fr., puis durant une ann�e alors qu'elle avait 50 ans, p�riode durant laquelle son salaire mensuel �tait de 3'600 fr. Relevant que ces activit�s avaient �t� exerc�es dans le contexte particulier des mesures cantonales d'occupation temporaire et des mesures d'encouragement � la r�insertion professionnelle, la cour en a d�duit que ces occupations n'avaient pas de port�e significative sur la capacit� de gain de l'int�ress�e. Par son argumentation qui consiste uniquement � all�guer que l'intim�e a augment� sa capacit� de gain de mani�re durable, le recourant ne d�montre pas que la cour a appr�ci� les preuves de mani�re arbitraire. Suppos� recevable, le grief devrait �tre rejet�. Il n'�tait en effet pas arbitraire de retenir que seules des activit�s exerc�es dans le contexte particulier des mesures cantonales d'occupation temporaire pendant un laps de temps limit� n'avaient pas, en l'absence d'autre exp�rience professionnelle, d'influence d�terminante sur la capacit� de gain de l'intim�e alors �g�e de 55 ans.
5.7 Le recourant rel�ve que le revenu minimum cantonal d'aide sociale de 1'490 fr. 50 ainsi que les allocations de logement de 291 fr. 50 que re�oit l'intim�e n'est pas de l'aide publique, mais une prestation accord�e aux ch�meurs en fin de droit. Il s'agit donc d'une am�lioration tr�s importante des revenus de l'intim�e que la cour cantonale a manifestement omis de constater. La cour cantonale a donc consid�r� � tort que ces prestations �taient subsidiaires � l'entretien d� par l'�poux divorc�.
Cette critique tombe � faux, la cour cantonale ayant consid�r� que m�me en tenant compte de ces prestations, l'aide sociale ne couvre pas, et de loin, l'entretien de base de l'intim�e. Elle en a d�duit que la situation �conomique de celle-ci ne s'�tait pas am�lior�e. La correction demand�e par le recourant n'aurait donc aucune influence sur l'issue du litige (cf. consid. 5.1 supra).
5.8 Selon le recourant, la cour cantonale devait constater que son ex-�pouse aurait en 1999 pr�tendu � tort qu'il ne lui versait pas r�guli�rement la pension alimentaire due pour elle-m�me et pour leur fille C.________ et qu'elle ne l'aurait pas inform� de l'emploi qu'elle avait occup� en 1997. Ces faits seraient �tablis par un jugement rendu par la Cour de Justice du canton de Gen�ve le 1er f�vrier 2007. En refusant de verser au dossier cette pi�ce parce qu'elle avait �t� d�pos�e post�rieurement au m�moire d'appel, les juges pr�c�dents auraient vers� dans l'arbitraire. Le recourant expose � ce sujet que les faits y relatifs avaient �t� r�guli�rement all�gu�s dans ledit m�moire et que, par cons�quent, le d�p�t de la pi�ce cens� prouver ces all�gu�s n'�tait pas tardif.
La cour cantonale a rappel� qu'en vertu de l'art. 394 al. 2 de la loi de proc�dure civile du canton de Gen�ve, elle devait �carter les faits et offres de preuves produits apr�s le d�p�t du m�moire d'appel. Elle a donc refus� de tenir compte de ces faits car elle a consid�r� que ceux-ci n'ont pas �t� introduits conform�ment aux r�gles de la proc�dure cantonale. Or, le recourant ne se plaint pas et, a fortiori, ne d�montre pas qu'elle ait appliqu� le droit cantonal de mani�re arbitraire, ce qui conduit � l'irrecevabilit� de son grief.
Le recourant fait grief aux juges cantonaux d'avoir estim� que les frais d'entretien de son beau-p�re qu'il �valuait � 400 fr. par mois ne constituaient pas une hausse notable de ses charges eu �gard � son salaire mensuel net de 8'225 fr. Bien qu'il se pr�vale d'une constatation arbitraire des faits, sa critique revient en r�alit� � se plaindre d'une application erron�e de l'art. 153 aCC.
6.1 La modification d'un jugement de divorce rendu selon l'ancien droit est r�gie par l'ancien droit, sous r�serve des dispositions relatives aux enfants et � la proc�dure (art. 7a al. 3 Tit. fin. CC). La pr�sente cause est d�s lors soumise au droit du divorce en vigueur avant le 1er janvier 2000.
Selon l'art. 153 al. 2 aCC, la pension alimentaire allou�e � titre de secours sera supprim�e ou r�duite, � la demande du d�biteur, si l'ayant droit n'est plus dans le d�nuement ou si la g�ne dans laquelle il se trouvait a sensiblement diminu�; il en sera de m�me si la pension n'est plus en rapport avec les facult�s du d�biteur. La r�duction ou la suppression d'une pension alimentaire pr�suppose une modification - que ce soit dans le sens d'une am�lioration de la situation �conomique du b�n�ficiaire ou dans le sens d'une p�joration de celle du d�biteur - qui soit � la fois importante, � vues humaines durable et non pr�visible au moment du divorce (ATF 118 II 229 consid. 2 et 3a; 117 II 211 consid. 1a et 5a, 359 consid. 3 in fine; 96 II 301 consid. 3 et 5a; 90 II 69 consid. 5).
Lorsqu'un �poux remari� assume des obligations d�coulant d'un jugement de divorce, son conjoint a envers lui une obligation d'assistance, dans la mesure o� on peut l'exiger de lui (Br�m, Commentaire zurichois, n. 146 ad art. 159 et les r�f. cit�es). Ainsi, le second conjoint devra consentir des efforts particuliers pour faciliter � son partenaire le paiement des contributions d'entretien d�coulant de son premier mariage (ATF 79 II 140; Hausheer/Reusser/Geiser, Commentaire bernois, n. 43 ad art. 159 CC et les r�f. cit�es). S'il peut �tre admis que dans certaines circonstances, le devoir d'assistance du conjoint selon l'art. 159 al. 3 CC puisse s'�tendre � l'aide � l'entretien des proches de ce conjoint, en particulier des enfants de ce dernier (cf. ATF 5C.82/2004 du 14 juillet 2004 consid. 3, publi� in : FamPra.ch 2005 172), l'obligation d'entretien d�coulant d'un premier mariage l'emporte sur ce devoir d'assistance (cf. Egger, Commentaire zurichois, n. 19 ad art. 328 CC; Hausheer/Reusser/Geiser, Commentaire bernois, n. 44 ad art. 159 CC)
6.2 A nouveau, le recourant ne motive pas son grief de mani�re recevable, d�s lors qu'il n'explique pas en quoi les juges pr�c�dents ont viol� le droit f�d�ral en consid�rant que son salaire mensuel net lui permettait de faire face � ce devoir suppl�mentaire d'entretien. En tout �tat de cause, d�s lors que la cour cantonale a arr�t� que la nouvelle �pouse du recourant disposait d'une capacit� de gain, elle pouvait, sans violer le droit f�d�ral, juger que, vu son �ge, sa formation et l'�ge des enfants, celle-ci devait pouvoir obtenir un revenu aux fins de contribuer � l'entretien de la famille, donc aussi � celui de son propre p�re. Au surplus, vu la subsidiarit� du devoir d'assistance d�coulant de l'art. 159 al. 3 CC, le recourant ne peut invoquer son devoir d'assistance � l'�gard de son beau-p�re pour se soustraire � son obligation d'entretenir sa premi�re �pouse.
Toujours sous le couvert d'une violation de l'art. 153 aCC, le recourant expose que, bien que la cour cantonale ait constat� que le solde dont il disposait encore apr�s paiement de ses charges incompressibles ne lui permettait pas de s'acquitter de la pension alimentaire envers son ex-�pouse, elle a n�anmoins rejet� sa demande car elle a consid�r� qu'il n'y avait aucun changement notable dans la situation du recourant. Il affirme que celle-ci s'est p�jor�e depuis le divorce en raison de l'entretien qu'il doit � ses trois enfants n�s de son union avec son �pouse actuelle.
En l'occurrence, la cour cantonale n'a pas retenu que le recourant ne disposait pas des moyens n�cessaires pour s'acquitter de la pension alimentaire envers son ex-�pouse mais elle a rappel� cet �l�ment du raisonnement tenu par le premier juge. En revanche, elle a constat� que le recourant, qui touchait actuellement un salaire mensuel net de 7'750 fr. au lieu des 7'800 fr. bruts qu'il obtenait au moment du divorce, avait accru ses revenus. Elle a �galement consid�r� que la lib�ration en juillet 2007 de l'obligation de contribuer � l'entretien de sa fille C.________ � hauteur de 900 fr. par mois, contribuerait � am�liorer la situation du recourant. Enfin, contrairement � la situation qui pr�valait au moment du divorce, on pouvait attendre de sa nouvelle �pouse, au vu de son �ge (41 ans), de sa formation acad�mique, de son �tat de sant� et de l'�ge de leurs enfants cadets (13 ans) qu'elle reprenne un emploi � temps partiel. Au vu de ces diff�rents �l�ments, elle a estim� que la situation �conomique du recourant ne s'�tait pas p�jor�e de mani�re notable et impr�visible depuis le divorce. Dans la mesure o� le recourant pr�tend que la cour a consid�r� que sa situation financi�re ne s'�tait pas modifi�e de mani�re durable et importante en se fondant sur des faits inexacts, il faut rappeler que toutes ses critiques portant sur la constatation arbitraire des faits ont �t� �cart�es (cf. consid. 5 supra). Partant, la cour de c�ans est li�e par l'�tat de fait admis par l'instance pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Le recourant m�conna�t en outre que les charges engendr�es par la naissance de ses enfants n�s de son union avec son �pouse actuelle ne constituent pas des faits nouveaux impr�visibles puisqu'ils sont n�s avant le divorce d'avec l'intim�e. Pour le reste, il s'abstient une nouvelle fois de discuter les motifs de la cour cantonale, conform�ment aux exigences l�gales (art. 42 al. 1 et 2 LTF), de sorte que sa critique peut �tre �cart�e sans plus ample examen.
Le m�me sort doit �tre r�serv� aux pr�tendues violations des art. 249, 250 al. 1 et 2 CO, ainsi que des art. 27 et 125 al. 3 CC, que le recourant ne motive pas de mani�re recevable (art. 42 al. 1 et 2 LTF).
Le recourant se plaint de la violation de l'art. 12 Cst.; l'arr�t attaqu� viole selon lui son droit � la pr�servation du minimum vital. Il pr�tend que le maintien de l'obligation d'entretien envers l'intim�e entame les charges incompressibles de sa famille.
L'art. 12 Cst. pr�voit que quiconque est dans une situation de d�tresse et n'est pas en mesure de subvenir � son entretien a le droit d'�tre aid� et assist� et de recevoir les moyens indispensables pour mener une existence conforme � la dignit� humaine. Cette disposition est une garantie dirig�e contre l'Etat et ne r�git pas les rapports entre les particuliers (arr�t non publi� 5P.458/2003 du 21 janvier 2004, consid. 3; ATF 121 I 367 consid. 2c; cf. Aubert/Maon, Petit commentaire de la Constitution f�d�rale de la Conf�d�ration suisse du 18 avril 1999, n. 3 et 7 ad art. 12; Auer/Malinverni/Hottelier, Droit constitutionnel suisse, vol. II, n. 117 ss, 1490 ss, notamment 1512). Le grief est par cons�quent irrecevable.
Il s'ensuit que le recours de X.________ doit �tre rejet� dans la mesure o� il est recevable. Ses conclusions �taient vou�es � l'�chec (art. 64 al. 1 LTF), de sorte que sa requ�te d'assistance judiciaire doit �tre rejet�e. Les recourants devront supporter les frais de la proc�dure (art. 66 al. 1 LTF). Il ne sera pas allou� de d�pens � la partie adverse
qui n'a pas �t� appel�e � r�pondre (art. 68 al. 1 LTF).
Le recours en mati�re civile de A.________ est d�clar� irrecevable.
Le recours en mati�re civile de X.________ est rejet� dans la mesure o� il est recevable.

References: ATF 
 art. 90
 ATF 
in fine
 art. 159
 art. 159
 ATF 
 art. 328
 art. 159
 art. 249
 art. 27
 ATF 
 art. 12