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Timestamp: 2018-02-21 15:08:03+00:00

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La Nouvelle Presse du Thé: l'édition à rubriques: N°34 Art.2"Il se lance et ouvre une boutique à son nom pour vendre des thés rares du Japon"
N°34 Art.2"Il se lance et ouvre une boutique à son nom pour vendre des thés rares du Japon"
Portrait de Yasu Kakegawa
C’est le 26 janvier 2012 qu’il a ouvert sa boutique, à deux pas du Centre Pompidou, dans une ancienne maison du XVII, poutres au plafond, nous sommes en bordure du quartier du Marais.
voisinage intéressant!
Quel chemin parcouru pour Yasu , qui est né à Tokyo dans une famille où l’on buvait du thé tous les jours, mais sans attachement professionnel à cette boisson traditionnelle. Dés son enfance il s’est fait remarquer pour son odorat très sensible ; il reconnaît toutes les odeurs et se fait souvent « tester » par la famille et les amis.
Quand il arrive en France en 1991 pour compléter ses études universitaires entamées au Japon, il n’a pas encore fait son choix. Pour gagner des sous il commence à travailler pour un caviste international et découvre l’œnologie ; cet univers du vin lui permet d’utiliser et de développer ses facultés de dégustateur et son « nez » lui sert à merveille.
Il explore ainsi de nombreux châteaux et met au point un « glossaire « pour la clientèle japonaise. Après 3 années passées dans le vin il travaille pour la maison du chocolat, autre univers au raffinement de terroirs. Poursuivant dans le secteur de la gastronomie il fait même un CAP de pâtissier, mettant ainsi la main à la pâte. Et puis il se souvient du thé qu’il buvait dans sa famille et décide de parfaire ses connaissances ; il se fait alors embaucher au « Palais de Thé » et travaille comme vendeur dans une des boutiques Parisiennes.
Le « déclic » intervient au printemps 2011 lors de la rencontre avec une délégation de producteurs de thé japonais, de la région d’Uji. Cette région près de l’ancienne capitale impériale de Kyoto est réputée pour la qualité de ses thés et la manière ancienne et traditionnelle de leur fabrication, que les producteurs souhaitent justement faire reconnaître comme « patrimoine immatériel de l’humanité » par l’UNESCO. Ces démarches sont en cours à Paris lorsque se produit la catastrophe de Fukushima. C’est en ce moment là que Yasu se rend compte qu’il aurait là une vraie mission à remplir en aidant ses compatriotes à faire connaître leurs thés rares et de qualité exceptionnelle. Dans un vif désir de se rendre utile à son pays en ces semaines de cataclysmes, il décide de se lancer comme importateur spécialisé en thés de terroirs du Japon.
Il a bien sur tout l’appui enthousiaste des producteurs, qu’il a rencontrés à Paris et qui lui ont fait connaître d’autres. Ils sont tous engagés dans la production de thés exclusifs et " de pure origine". Cette nouvelle approche qui tourne le dos aux assemblages traditionnels offre un atout supplémentaire en permettant une totale traçabilité. Les plantations sont de dimensions réduites, quelques hectares, et souvent gérées par une seule famille depuis des générations.
Yasu est tout seul à tout faire et c’est une vraie gageure qui lui demande toute son énergie. Comme il va partir prochainement au Japon pour s’approvisionner de la nouvelle récolte 2013 en sélectionnant uniquement des thés « à cueillette unique du printemps » il fermera pendant son absence.
NB : La boutique sera donc fermée du 1er au 22 mai 2013.
« Il est vrai que jadis ces « first flush » étaient souvent conservés quelques mois pour se bonifier, mais aujourd’hui on les boit immédiatement pour la fraîcheur de leurs arômes et de leurs saveurs.Je m’aligne donc sur cette tendance, mais propose aussi certains thés de l’an passé, qui se sont délicieusement bonifiés" explique-t-il.
Parmi la trentaine de thés verts de l’assortiment actuel de Yasu il y a notamment un cultivar récent, le « Koshun », développé au Centre de Recherches de Shizuoka et officiellement enregistré seulement en 2000. Yasu me le fait goûter, une dégustation impressionnante avec une note puissante d « umami ». Pour ces thés d’exception il utilise un ustensile presque plat, un design de l’expert Watada, qui permet de voir les feuilles évoluer au cours des cinq ou plus d’infusions.
dégustation en Watada
A souligner non seulement le grand choix de poteries de Tokoname mais aussi les stocks de packs de « Black Forest » une eau de la forêt noire qui convient parfaitement à la finesse des thés de Yasu.
De « bouche à oreille » la réputation de sa sélection de thés grandit et il est toujours disponible pour organiser des « ateliers ». Ses amis producteurs, à Uji et à Shizuoka, se félicitent d’avoir trouvé en Yasu un ambassadeur passionné pour leurs thés rares et exquis.
Posted by Barbara Dufrêne at 17:11
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Le Numéro 34 du 30 avril 2013 « Sommaire »
N°34 Art.1 "Les thés certifiés et leurs différent...
N°34 Art.2"Il se lance et ouvre une boutique à son...
N°34 Art.3 " Les Thés primeurs de Chine"
N°34 Art.4« Les thés du First Flush du Darjeeling...
N° 34 Art.5 "« L’agenda du thé 2013, mise à jour....

References: Art.2
 Art.2
 Art.1
 Art.2
 Art.3
 Art.4
 Art.5