Source: http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta-commission/r3502-a0.asp
Timestamp: 2017-05-29 15:28:10+00:00

Document:
N° 3502 annexe 0 - Rapport sur la proposition de loi , adoptée par le Sénat, sur les sondages visant à mieux garantir la sincérité du débat politique et électoral (n°3163)
sur les sondages visant à mieux garantir
la sincérité du débat électoral.
Sénat : 61, 276, 277 et T.A. 63 (2010-2011).
Assemblée nationale : 3163.
MODIFICATIONS DE LA LOI N° 77-808
DU 19 JUILLET 1977 RELATIVE À LA PUBLICATION
ET À LA DIFFUSION DE CERTAINS SONDAGES D’OPINION
L’article 1er de la loi n° 77-808 du 19 juillet 1977 relative à la publication et à la diffusion de certains sondages d’opinion est ainsi rédigé :
« – les enquêtes statistiques répondant à la définition du sondage énoncée au premier alinéa, quelle que soit leur dénomination ;
« – les opérations de simulation de vote réalisées à partir de sondages liés au débat électoral.
« Sont soumis à la présente loi les organes d’information qui font état, sous quelque forme que ce soit, d’un sondage tel que défini au présent article publié ou diffusé depuis un lieu situé hors du territoire national. »
L’article 2 de la même loi est ainsi rédigé :
« 5° bis (nouveau) Une mention formulant le principe selon lequel tout sondage est affecté de marges d’erreur ;
« 6° Les marges d’erreur des résultats publiés ou diffusés, le cas échéant par référence à la méthode aléatoire ;
« Les informations mentionnées aux 5° et 6° peuvent figurer sur le service de communication au public en ligne de l’organe d’information qui publie ou diffuse le sondage. Dans ce cas, l’organe d’information indique l’adresse internet de ce service. »
I. – L’article 3 de la même loi est ainsi rédigé :
« – toutes les indications figurant à l’article 2 ;
« – l’objet du sondage ;
« – la méthode selon laquelle les personnes interrogées ont été choisies, le choix et la composition de l’échantillon ;
« – les conditions dans lesquelles il a été procédé aux interrogations ;
« – la proportion des personnes n’ayant pas répondu à l’ensemble du sondage et à chacune des questions ;
« – s’il y a lieu, la nature et la valeur de la gratification perçue par les personnes interrogées ;
« – s’il y a lieu, les critères de redressement des résultats bruts du sondage.
« – cette commission rend publique cette notice sur son service de communication au public en ligne. »
II. – (Non modifié) L’article 3-1 de la même loi est abrogé.
« Art. 4. – L’organisme ayant réalisé un sondage tel que défini à l’article 1er remet à la commission des sondages instituée en application de l’article 5, en même temps que la notice, les documents sur la base desquels le sondage a été publié ou diffusé. »
Après l’article 4 de la même loi, il est inséré un article 4-1 ainsi rédigé :
« Art. 4-1. – Tout sondage relatif au second tour d’une élection, publié ou diffusé avant le premier tour, doit être publié ou diffusé en même temps qu’un sondage de premier tour. »
L’article 5 de la même loi est ainsi rédigé :
« Art. 5. – Il est institué une autorité administrative indépendante, dénommée “commission des sondages”. Elle ne reçoit, dans l’exercice de ses attributions, aucune instruction.
« Elle a tout pouvoir pour vérifier que les sondages tels que définis à l’article 1er ont été commandés, réalisés, publiés ou diffusés conformément à la présente loi et aux textes réglementaires applicables. »
L’article 6 de la même loi est ainsi rédigé :
« Art. 6. – La commission des sondages est composée de neuf membres :
« 1° Deux membres du Conseil d’État, d’un grade au moins égal à celui de conseiller, élus par l’assemblée générale du Conseil d’État ;
« 2° Deux membres de la Cour de cassation, d’un grade au moins égal à celui de conseiller, élus par l’assemblée générale de la Cour de cassation ;
« 3° Deux membres de la Cour des comptes, d’un grade au moins égal à celui de conseiller maître, élus par l’assemblée générale de la Cour des comptes ;
« 4° Trois personnalités qualifiées en matière de sondages désignées, respectivement, par le Président de la République, le Président du Sénat et le Président de l’Assemblée nationale.
« 5° à 8° (Supprimés)
« La commission élit en son sein son président.
« Les membres de la commission des sondages sont nommés pour un mandat de six ans non renouvelable.
« Ne peuvent être membres de la commission les personnes qui perçoivent ou ont perçu dans les trois années précédant leur désignation une rémunération, de quelque nature que ce soit, de médias ou d’organismes réalisant des sondages tels que définis à l’article 1er.
« Dans les trois années qui suivent la fin de leur mandat, les anciens membres de la commission ne peuvent percevoir une rémunération, de quelque nature que ce soit, de médias ou d’organismes réalisant des sondages tels que définis à l’article 1er.
« Les deux précédents alinéas sont applicables au personnel de la commission ainsi qu’aux rapporteurs désignés par cette dernière. »
Au premier alinéa de l’article 7 de la même loi, les mots : « pris en application de l’article 5 ci-dessus » sont remplacés par le mot : « applicables ».
L’article 8 de la même loi est abrogé.
L’article 9 de la même loi est ainsi rédigé :
« Art. 9. – La commission des sondages peut, à tout moment, ordonner à toute personne qui publie ou diffuse un sondage tel que défini à l’article 1er, commandé, réalisé, publié ou diffusé en violation de la présente loi et des textes réglementaires applicables ou en altérant la portée des résultats obtenus, de publier ou diffuser une mise au point ou, le cas échéant, de mentionner les indications prévues à l’article 2 qui n’auraient pas été publiées ou diffusées. La mise au point est présentée comme émanant de la commission. Elle est, suivant le cas, diffusée sans délai et de manière que lui soit assurée une audience équivalente à celle de ce sondage, ou insérée dans le plus prochain numéro du journal ou de l’écrit périodique à la même place et en mêmes caractères que l’article qui l’aura provoquée et sans aucune intercalation. »
L’article 10 de la même loi est ainsi rédigé :
« Art. 10. – La commission des sondages peut rendre publiques par tout moyen ses décisions ; elles sont susceptibles de recours devant le Conseil d’État. »
Après l’article 10 de la même loi, sont insérés deux articles 10-1 et 10-2 ainsi rédigés :
« Art. 10-1. – Le président de la commission des sondages présente chaque année au Président de la République, au Président du Sénat et au Président de l’Assemblée nationale un rapport qui rend compte de l’activité de la commission. Ce rapport est publié.
« Art. 10-2. – Le président de la commission des sondages est ordonnateur des crédits qui lui sont affectés.
« La loi du 10 août 1922 relative à l’organisation du contrôle des dépenses engagées n’est pas applicable.
« Le président de la commission des sondages présente ses comptes au contrôle de la Cour des comptes. »
L’article 11 de la même loi est ainsi rédigé :
« Art. 11. – En cas d’élections générales et de référendum, la veille et le jour de chaque scrutin, aucun sondage électoral ne peut faire l’objet, par quelque moyen que ce soit, d’une publication, d’une diffusion ou d’un commentaire. Pour l’élection présidentielle, l’élection des députés et l’élection des représentants au Parlement européen ainsi que pour les référendums, cette interdiction prend effet sur l’ensemble du territoire de la République à compter du samedi précédant le scrutin à zéro heure. Cette interdiction prend fin à la fermeture du dernier bureau de vote sur le territoire métropolitain.
« Cette interdiction ne fait obstacle ni à la poursuite de la diffusion de sondages publiés avant la veille de chaque scrutin, ni au commentaire de ces sondages, à condition que soient indiqués la date de première publication ou diffusion, le média qui les a publiés ou diffusés et l’organisme qui les a réalisés. »
I. – (Non modifié) L’intitulé de la section 5 de la même loi est ainsi rédigé : « Dispositions pénales ».
II. – L’article 12 de la même loi est ainsi rédigé :
« – le fait d’utiliser le mot : “sondage” pour des enquêtes portant sur des sujets liés, de manière directe ou indirecte, au débat électoral et qui ne répondent pas à la définition du sondage énoncée à l’article 1er ;
« – le fait de commander, réaliser, publier ou laisser publier, diffuser ou laisser diffuser un sondage en violation de la présente loi et des textes réglementaires applicables ;
« – le fait de ne pas publier ou diffuser une mise au point demandée par la commission des sondages en application de l’article 9, ou de la publier ou diffuser dans des conditions contraires à ce même article ;
« – le fait d’entraver l’action de la commission des sondages dans l’exercice de sa mission de vérification définie à l’article 5.
« La décision de justice est publiée ou diffusée par les mêmes moyens que ceux par lesquels il a été fait état du sondage publié ou diffusé en violation des dispositions de la présente loi. »
I A (nouveau). – Avant l’article 13 de la même loi, il est inséré une section 6 intitulée : « Dispositions finales ».
I. – (Non modifié) L’article 13 de la même loi est ainsi rédigé :
« Art. 13. – Les conditions d’application de la présente loi sont fixées par décret en Conseil d’État.
« Ce décret détermine, en particulier, les règles méthodologiques que les organismes réalisant des sondages doivent respecter afin de garantir leur objectivité et leur sincérité. »
L’article 14 de la même loi est ainsi rédigé :
« Art. 14. – La présente loi est applicable sur l’ensemble du territoire de la République française. »
MODIFICATIONS DU CODE ÉLECTORAL
À l’article L. 89 du même code, la référence : « et L. 52-2 » est supprimée.
À l’article L. 90-1 du même code, la référence : « de l’article L. 52-1 » est remplacée par les références : « des articles L. 52-1 et L. 52-2 ».
Les mandats des membres de la commission des sondages en cours à la date de promulgation de la présente loi cessent trois mois après cette promulgation.

References: Art. 4
 Art. 4
 Art. 5
 Art. 6
 Art. 9
 Art. 10
 Art. 10
 Art. 10
 Art. 11
 Art. 13
 Art. 14