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Timestamp: 2016-10-27 20:59:59+00:00

Document:
6B_1080/2013 (22.10.2014)
6B_1080/2013 � � Arr�t du 22 octobre 2014
Jacquemoud-Rossari, Denys, Oberholzer et R�edi.
repr�sent� par Me Magali Buser, avocate,
de Gen�ve,
Tentative d'assassinat; indemnit� pour d�tention injustifi�e,
Par jugement du 13 novembre 2012, le Tribunal criminel du canton de Gen�ve a condamn� F.________, pour entr�e et s�jour ill�gaux (art. 115 al. 1 let. a et b LEtr) et tentative de meurtre sur la personne de J.________ (art. 22 et 111 CP), � une peine privative de libert� de cinq ans, sous d�duction de 421 jours de d�tention avant jugement, son maintien en d�tention de s�ret� �tant ordonn�. Il a en outre r�voqu� les sursis octroy�s les 19 mars et 22 septembre 2010.
Statuant le 29 mai 2013 sur appel notamment du Minist�re public genevois, la Chambre p�nale d'appel et de r�vision de la Cour de justice genevoise a r�form� le jugement attaqu� en ce sens qu'elle a notamment reconnu F.________ coupable de tentative d'assassinat et l'a condamn� � une peine privative de libert� de six ans, sous d�duction de la d�tention avant jugement, son maintien en d�tention pour des motifs de s�ret� �tant ordonn�. Pour le surplus, elle a confirm� le jugement attaqu�.
�En r�sum�, cet arr�t repose sur les faits suivants:
B.a.�Le 7 ao�t 2011, peu avant 23h30, J.________ se trouvait dans la galerie marchande liant le boulevard du Pont-d'Arve et l'avenue Henri-Dunant, � la hauteur de l'entr�e de la salle de billard, avec plusieurs connaissances, dont L.________ et M.________.
B.b.�Entre 23h28 et 23h28 et 30s, sept personnes, venant de la plaine de Plainpalais, ont travers� rapidement l'avenue Henri-Dunant et se sont dirig�es vers l'entr�e de la galerie.
�Au m�me moment, F.________, portant un pull blanc, un short et un sac � dos noirs, et D.________, v�tu d'un pantalon et d'un t-shirt fonc�s, lequel comportait un num�ro au niveau de l'�paule, ont fait ensemble un passage dans la galerie marchande, par l'entr�e de l'avenue Henri-Dunant, et se sont arr�t�s � la hauteur des vitrines situ�es juste avant l'angle permettant d'acc�der � l'autre partie de la galerie d�bouchant sur le boulevard du Pont-d'Arve o� se trouvait J.________. D.________, se d�pla�ant sur le c�t� gauche du passage, a alors fait un geste en direction de F.________, et les deux hommes ont aussit�t fait demi-tour.
�Juste apr�s, C.________, v�tu d'un costume gris et d'une chemise blanche, a fait � son tour un aller-retour dans la galerie marchande, toujours c�t� de l'avenue Henri-Dunant, apr�s s'�tre arr�t� au m�me endroit que F.________ et D.________, et il �tait porteur d'un couteau de tr�s grande taille.
B.c.�Pendant ce temps, trois hommes, � savoir F.________, E.________ et H.________, dont les deux premiers �taient en possession d'un couteau ou, � tout le moins, d'un objet pointu, se sont dissimul�s � l'angle du b�timent, c�t� du boulevard du Pont-d'Arve, avant de s'engouffrer pr�cipitamment dans la galerie. Ils ont poursuivi J.________, dans la galerie, lequel est parti en courant � vive allure en direction de la sortie, c�t� de l'avenue Henri-Dunant, pour leur �chapper. Il s'est alors trouv� face � un groupe d'agresseurs, qui lui ont ass�n� des coups de poing et de pied et l'ont frapp� avec de grands couteaux. Il a r�ussi � s'enfuir, mais ses agresseurs l'ont poursuivi en direction de l'avenue du Mail.
B.d.�La victime a �t� d�couverte � environ 250 m�tres du lieu de l'agression, �tendue sur le sol et gisant dans son sang, par une patrouille de nuit de la police, � la suite d'une " alerte agression " donn�e par le t�moin N.________.
B.e.�La cour cantonale a consid�r� comme �tabli, en fait, que C.________, B.________, D.________, A.________, G.________, E.________, F.________ et H.________ avaient particip� � l'agression de J.________, suivant un plan pr��tabli. Apr�s avoir v�rifi� que J.________ �tait sur les lieux, les int�ress�s se sont scind�s en deux �quipes. Trois d'entre eux ont p�n�tr� dans la galerie du c�t� du boulevard du Pont-d'Arve pour faire fuir la victime dans le sens oppos� et la rabattre vers la sortie se trouvant sur l'avenue Henri-Dunant. L�, les autres membres de l'�quipe l'attendaient, embusqu�s et arm�s de sabres et de couteaux de cuisine, afin de la frapper. Pour ces faits, la cour cantonale les a condamn�s pour coactivit� de tentative d'assassinat par dol �ventuel.
Contre l'arr�t cantonal, F.________ d�pose un recours en mati�re p�nale devant le Tribunal f�d�ral. Il conclut, principalement, � la r�forme de l'arr�t attaqu� en ce sens qu'il est acquitt� de la tentative d'assassinat � l'encontre de J.________ et qu'il lui est allou� une indemnit� pour d�tention injustifi�e. Subsidiairement, il conclut � ce que le Tribunal f�d�ral dise que les d�clarations de J.________ ne sont pas exploitables � son encontre, qu'il soit reconnu coupable de l�sions corporelles graves ou de tentative de meurtre et qu'une indemnit� pour d�tention injustifi�e lui soit allou�e. En outre, il sollicite l'assistance judiciaire.
�Les autres agresseurs, � savoir C.________, B.________, D.________, A.________, E.________, G.________, ont �galement recouru contre l'arr�t cantonal.
�Invit�s � se d�terminer, la cour cantonale y a renonc�, alors que le Minist�re public genevois a d�pos� des observations, qui ont �t� transmises au recourant.
Le recourant soutient que son avocate n'a pas pu participer � l'audition du 24 septembre 2011 de J.________ devant la police, car elle a �t� contact�e le vendredi 23 septembre 2011 en d�but de soir�e, alors que l'audience �tait appoint�e au lendemain � 9h00. De la sorte, l'art. 202 CPP aurait �t� viol�.
1.1.1.�L'art. 202 al. 1 let. a CPP pr�voit que le mandat de comparution est notifi�, dans la proc�dure pr�liminaire, au moins trois jours avant la date de l'acte de proc�dure. Lorsqu'elle fixe les dates de comparution aux actes de proc�dure, l'autorit� tient compte de mani�re appropri�e des disponibilit�s des personnes cit�es (art. 202 al. 3 CPP). Un mandat de comparution peut �tre d�cern� sous une autre forme que celle prescrite et dans un d�lai plus court en cas d'urgence ou lorsque la personne cit�e a donn� son accord (art. 203 al. 1 CPP). Quiconque est pr�sent � l'endroit o� a lieu l'acte de proc�dure ou se trouve en d�tention peut �tre entendu imm�diatement et sans mandat de comparution (art. 203 al. 3 CPP).
1.1.2.�Seuls le pr�venu, les t�moins, les personnes appel�es � donner des renseignements et les experts peuvent �tre formellement cit�s � compara�tre au sens de l'art. 201 CPP ( ULRICH WEDER, in Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung (StPO), 2010, n� 31 ad art. 201 CPP). Un mandat de comparution ne peut pas �tre d�cern� au d�fenseur du pr�venu dans le but d'assurer sa pr�sence � l'audience ou lors de l'administration de preuves sur la base de l'art. 147 CPP ( NIKLAUS SCHMID, Schweizerische Strafprozessordnung, Praxiskommentar, 2
�me��d., 2013, n� 2 ad art. 201 CPP; MOREILLON/ PAREIN-REYMOND, Petit commentaire du Code de proc�dure p�nale, 2013, n� 12 ad art. 201 CPP). Les personnes qui sont�
autoris�es�� assister � un acte de proc�dure dans l'exercice de leurs droits proc�duraux (par exemple le d�fenseur lors de l'audition d'un t�moin) sont averties de l'ex�cution de l'acte de proc�dure en question d'une autre fa�on, par exemple par t�l�phone (Message du 21 d�cembre 2005 relatif � l'unification du droit de la proc�dure p�nale, in FF 2006 1198).
1.1.3.�Le droit de participer � l'administration des preuves suppose le droit d'�tre inform� en temps utile sur le lieu, la date, l'heure et la nature de l'acte d'instruction qui sera entrepris, afin de garantir le caract�re effectif du droit au d�bat contradictoire ( JEANNERET/KUHN, Pr�cis de proc�dure p�nale, 2013, n� 4055). Lorsque l'autorit� p�nale a connaissance de ce que le pr�venu est assist� par un conseil juridique et que ce dernier est autoris� � l'accompagner � l'acte de proc�dure couvert par le mandat de comparution, elle cherchera, dans la mesure du possible, � prendre contact avec son conseil aux fins de sonder ses propres disponibilit�s ( GREGOR T. CHATTON, in Commentaire romand, Code de proc�dure p�nale suisse, n� 15 ad art. 202 CPP). Il est toutefois admis que le mandat de comparution (notamment pour le pr�venu) et l'avis d'audience (pour l'avocat) puissent �tre d�livr�s dans de brefs d�lais, en cas d'urgence (art. 203 al. 1 CPP).
1.2.1.�Par arr�t du 15 d�cembre 2011, la Chambre p�nale de recours de la Cour de justice genevoise a confirm� la d�cision du Minist�re public genevois, selon laquelle les d�clarations de J.________, recueillies par la police le 24 septembre 2011, �taient exploitables � son encontre. Le recourant a recouru contre cet arr�t devant le Tribunal f�d�ral, qui a d�clar� son recours irrecevable faute de pr�judice irr�parable (arr�t 1B_61/2012 du 9 f�vrier 2012). Dans l'arr�t attaqu�, la cour cantonale a confirm� l'arr�t de la Chambre des recours, se bornant � renvoyer aux motifs expos�s dans celui-ci (arr�t attaqu� p. 65).
1.2.2.�Il est vrai que le d�lai dans lequel a �t� avertie l'avocate du recourant �tait court (environ 15 heures). Il convient toutefois d'examiner si la police, agissant sur la d�l�gation du Minist�re public, ne se trouvait pas dans un cas d'urgence. Selon les constatations cantonales, J.________ �tait sous le coup d'un mandat d'arrestation d�cern� par le Minist�re public dans le cadre d'une autre proc�dure et sa d�tention ne pouvait �tre ordonn�e qu'ensuite d'une requ�te en ce sens d�pos�e par devant le Tribunal des mesures de contraintes dans les 48 heures. Le Minist�re public pouvait, certes, escompter �tre suivi dans sa demande de mise en d�tention provisoire, compte tenu des infractions reproch�es � J.________ dans la proc�dure engag�e contre lui et son absence de domicile priv� ou professionnel connu. Il ne pouvait toutefois en aucun cas pr�juger de la d�cision du Tribunal des mesures de contraintes. Dans ces circonstances, il paraissait opportun et raisonnable de proc�der � l'audition de J.________, non seulement sur les faits ayant conduit � son interpellation, mais aussi sur l'agression dont il avait �t� victime le 7 ao�t 2011, et ce, dans un bref d�lai. Le grief soulev� doit donc �tre rejet�.
Le recourant se plaint �galement de la violation de l'art. 147 CPP. Il fait valoir que l'exercice du droit du pr�venu d'assister, par l'interm�diaire de son d�fenseur, � l'audition de J.________ fix�e au samedi matin, � 9h, le 24 septembre 2011 a �t� rendu impossible en raison du fait que son d�fenseur n'a �t� inform� de la tenue de cette audience seulement la veille � 19h et a donc �t� concr�tement emp�ch� de s'organiser pour y assister.
2.1.�Selon l'art. 147 al. 1 CPP, les parties ont le droit d'assister � l'administration des preuves par le Minist�re public et les tribunaux et de poser des questions aux comparants. La pr�sence des d�fenseurs lors des interrogatoires de police est r�gie par l'art. 159 CPP. Celui qui fait valoir son droit de participer � la proc�dure ne peut exiger que l'administration des preuves soit ajourn�e (art. 147 al. 2 CPP). Une partie ou son conseil juridique peuvent demander que l'administration des preuves soit r�p�t�e lorsque, pour des motifs imp�rieux, le conseil juridique ou la partie non repr�sent�e n'a pas pu y prendre part. Il peut �tre renonc� � cette r�p�tition lorsqu'elle entra�nerait des frais et d�marches disproportionn�s et que le droit des parties d'�tre entendues, en particulier celui de poser des questions aux comparants, peut �tre satisfait d'une autre mani�re (art. 147 al. 3 CPP). Les preuves administr�es en violation du pr�sent article ne sont pas exploitables � la charge de la partie qui n'�tait pas pr�sente (art. 147 al. 4 CPP).
2.2.�Comme le prescrit l'art. 147 al. 2 CPP, celui qui fait valoir son droit de participer � la proc�dure ne peut pas exiger l'ajournement de l'administration des preuves. Cette disposition permet d'administrer des preuves en cas d'urgence, m�me si les parties ne peuvent se lib�rer � br�ve �ch�ance. Lorsque, pour des motifs imp�rieux, le conseil juridique ou la partie non repr�sent�e n'ont pas pu y prendre part, ils peuvent demander que l'administration des preuves soit r�p�t�e. Les parties autoris�es � prendre part � des s�ances, par exemple pour assister � l'audition d'un t�moin, doivent �tre averties aussi vite que possible de la date de l'audience, mais n'ont pas pour autant un droit � la faire d�placer � leur convenance si le terme fix� ne leur convient pas ( JO PITTELOUD, Code de proc�dure p�nale suisse, 2012, n� 366, p. 238).
�La partie ou son conseil juridique peut renoncer � participer � l'administration d'une preuve. La preuve qui n'a pas �t� administr�e en pr�sence de la partie ou de son conseil juridique pourra �tre utilis�e � son encontre lorsqu'aucune requ�te tendant � une confrontation n'a �t� d�pos�e en temps utile ( OLIVIER THORMANN, in Commentaire romand, Code de proc�dure p�nale suisse, n��
s�14/15 ad art. 147 CPP). Le pr�venu doit requ�rir la confrontation et son silence � cet �gard jusqu'au terme des d�bats de premi�re instance permet d'en inf�rer qu'il y a renonc� ( JEANNERET/KUHN, op. cit., n� 4055).
2.3.�En l'esp�ce, l'avocate du recourant a �t� inform�e de la tenue de l'audience le vendredi soir, � 19h, alors qu'elle se trouvait en gare de Neuch�tel. Neuch�tel ne se trouve qu'� une heure et demie de Gen�ve, de sorte qu'il lui �tait parfaitement loisible de revenir sur Gen�ve, le soir m�me, voire le lendemain matin � la premi�re heure et, partant, d'assister son client � l'audience du 24 septembre 2011. Au surplus, l'avocate disposait d'un temps suffisant pour se faire ponctuellement remplacer et, � cette fin, prendre langue avec un coll�gue de son �tude ou d'une autre, voire de faire appel, � titre confraternel, � un avocat de permanence. Il faut ainsi admettre que l'avocate a renonc�, par convenance personnelle, � participer � cette premi�re audience de confrontation. Or, une audition est exploitable lorsque la partie ou son conseil a renonc� au droit de participer � la confrontation.
Le recourant s'en prend � l'�tat de fait, qui, selon lui, a �t� �tabli de mani�re manifestement inexacte.
3.1.1.�Le Tribunal f�d�ral est un juge du droit. Il ne peut revoir les faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente que si ceux-ci l'ont �t� de mani�re manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-�-dire arbitraire, et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF).
Pour qu'il y ait arbitraire, il ne suffit pas que la d�cision attaqu�e apparaisse discutable ou m�me critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable, et cela non seulement dans sa motivation, mais aussi dans son r�sultat (voir par ex.: ATF 138 III 378 consid. 6.1 p. 379; 137 I 1 consid. 2.4 p. 5; 136 III 552 consid. 4.2 p. 560; 135 V 2 consid. 1.3 p. 4 s.; 134 I 140 consid. 5.4 p. 148; 133 I 149 consid. 3.1 p. 153 et les arr�ts cit�s).
�En mati�re d'appr�ciation des preuves et d'�tablissement des faits, il y a arbitraire lorsque l'autorit� cantonale ne prend pas en compte, sans aucune raison s�rieuse, un �l�ment de preuve propre � modifier la d�cision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa port�e, ou encore lorsque, en se fondant sur les �l�ments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). Lorsque l'autorit� cantonale a forg� sa conviction quant aux faits sur la base d'un ensemble d'�l�ments ou d'indices convergents, il ne suffit pas que l'un ou l'autre de ceux-ci ou m�me chacun d'eux pris isol�ment soit � lui seul insuffisant. L'appr�ciation des preuves doit �tre examin�e dans son ensemble. Il n'y a pas d'arbitraire si l'�tat de fait retenu pouvait �tre d�duit de mani�re soutenable du rapprochement de divers �l�ments ou indices. De m�me, il n'y a pas d'arbitraire du seul fait qu'un ou plusieurs arguments corroboratifs sont fragiles, si la solution retenue peut �tre justifi�e de fa�on soutenable par un ou plusieurs arguments de nature � emporter la conviction (6B_827/2007 du 11 mars 2008 consid. 5.1; arr�t 6B_230/2008 du 13 mai 2008 consid. 2.3).
�Dans le cadre du principe de la libre appr�ciation des preuves, rien ne s'oppose � ne retenir qu'une partie des d�clarations d'un t�moin globalement cr�dible ( ATF 120 Ia 31consid. 3, sp�c. p. 39; arr�t 6B_637/2012 du 21 janvier 2013 consid. 5.4). Les d�clarations successives d'un m�me t�moin ne doivent pas n�cessairement �tre �cart�es du seul fait qu'elles sont contradictoires; il appartient au juge de retenir, sans arbitraire, la version qui lui para�t la plus convaincante et de motiver les raisons de son choix (arr�t 6B_429/2008 du 7 novembre 2008, consid. 4.2.3).
3.1.2.�Le grief d'arbitraire doit �tre invoqu� et motiv� de mani�re pr�cise (art. 106 al. 2 LTF). Le recourant doit exposer, de mani�re d�taill�e et pi�ces � l'appui, que les faits retenus l'ont �t� d'une mani�re absolument inadmissible, et non seulement discutable ou critiquable. Il ne saurait se borner � plaider � nouveau sa cause, contester les faits retenus ou rediscuter la mani�re dont ils ont �t� �tablis comme s'il s'adressait � une juridiction d'appel (ATF 133 IV 286). Le Tribunal f�d�ral n'entre pas en mati�re sur les critiques de nature appellatoire (ATF 139 II 404 consid. 10.1 p. 445; 137 IV 1 consid. 4.2.3 p. 5; 137 II 353 consid. 5.1 p. 356 ; 133 III 393 consid. 6 p. 397).
3.2.�Il a �t� admis que le recourant avait particip� � l'attaque planifi�e et organis�e � l'encontre de J.________. Il faisait partie des poursuivants. Apr�s son passage dans la galerie marchande du c�t� de l'avenue Henri-Dunant, F.________ a d�lib�r�ment rejoint le groupe des assaillants se trouvant du c�t� du boulevard du Pont-d'Arve pour poursuivre J.________ et lui donner des coups lorsque celui-ci a �t� rattrap�. Son implication r�sultait tant des faits constat�s par le t�moin Q.________, qui a d�crit pr�cis�ment son habillement, que de la vid�osurveillance o� il �tait clairement identifiable (cf. jugement de premi�re instance p. 54).
�Pour la cour cantonale, au vu des images de la vid�osurveillance, il ne fait aucun doute que F.________, E.________ et H.________ �taient bien en train de poursuivre J.________ et que les deux premiers �taient en possession d'un couteau ou, � tout le moins, d'un objet pointu, m�me d'assez grande taille s'agissant de celui tenu par E.________, celui de F.________ �tant davantage visible sur les photographies prises dans l'angle entre les deux parties de la galerie. (...). Le t�moin Q.________ a vu les trois hommes, tous porteur d'un couteau, dont deux de taille moyenne et un de grande taille, � l'entr�e du passage situ� sur le boulevard du Pont-d'Arve, regarder discr�tement et � plusieurs reprises � l'int�rieur de celui-ci avant de s'y engouffrer pr�cipitamment.
3.3.�La cour de c�ans n'examinera les critiques du recourant portant sur l'�tablissement des faits que si celles-ci sont en lien avec un grief d'arbitraire r�pondant aux exigences de motivation pos�es � l'art. 106 al. 2 LTF.
3.3.1.�Le recourant reproche � la cour cantonale d'�tre tomb�e dans l'arbitraire en donnant du cr�dit aux d�clarations de J.________, qui l'accuse de l'avoir agress� avec un couteau.
La cour cantonale n'a pas m�connu les diff�rentes versions donn�es par la victime. Apr�s l'analyse de celles-ci, elle a retenu comme cr�dibles les d�clarations que J.________ avait faites � la police lors de son arrestation le 24 septembre 2011, en motivant les raisons de son choix. Certains pr�venus ont soutenu que la victime les avait d�nonc�s par vengeance, croyant que ceux-ci �taient � l'origine de son arrestation. La cour cantonale n'a pas m�connu cette hypoth�se, puisqu'elle a repris les explications donn�es le 5 d�cembre 2011 par la victime pour justifier sa r�tractation. Elle ne l'a toutefois pas retenue, estimant que la victime avait �mis des r�ticences � porter plainte lors de ses premi�res auditions et qu'elle s'�tait ensuite r�tract�e lors des confrontations avec les copr�venus par la crainte de subir des repr�sailles. A cet �gard, elle a relev� que J.________ s'�tait r�tract� s'agissant de C.________, alors que celui-ci avait admis avoir particip� � l'agression, ce qui montrait bien que ses r�tractations �taient dict�es par la peur. Elle n'a enfin pas m�connu les erreurs dans le t�moignage de J.________, qu'elle a expliqu�es par la rapidit� de l'action et la confusion cr��e par l'agression. En retenant la version du 24 septembre 2011, qui mettait en cause le recourant, la cour cantonale n'a donc pas commis d'arbitraire.
3.3.2.�Le recourant fait grief � la cour cantonale d'avoir vers� dans l'arbitraire, en retenant la version donn�e par C.________, selon laquelle il a particip� � l'agression de J.________.
�La cour cantonale a repris et analys� les d�clarations de C.________. Elle a insist� sur le fait qu'il a progressivement cherch� � dire la v�rit�, sans y parvenir pleinement en raison des pressions exerc�es � son encontre par certains de ses copr�venus, et que, lors des d�bats de premi�re instance et d'appel, il a admis sa participation. S'agissant du recourant, les d�clarations de C.________ sont corrobor�es par les images de la vid�osurveilleance, par les d�clarations de la victime et celles du t�moin Q.________ qui a formellement identifi� le recourant comme faisant partie des trois individus qui se dissimulaient � l'entr�e de la galerie du c�t� du Pont-d'Arve. En donnant du cr�dit aux d�clarations de C.________, la cour cantonale n'est donc pas tomb�e dans l'arbitraire.
3.3.3.�Le recourant soutient qu'il est arbitraire d'avoir �cart� le t�moignage de N.________, lorsque le t�moin d�clare que les poursuivants n'avaient pas de couteau et n'�taient qu'au nombre de cinq.
�La cour cantonale n'a pas m�connu ces aspects de la d�claration du t�moin. Ainsi, elle a d�clar� que le t�moin avait sous-estim� le nombre de personnes ayant particip� � l'agression et n'avait pas vu toutes les armes que celles-ci d�tenaient, sans doute en raison de l'extr�me rapidit� du d�roulement de toute l'action et du fait que son attention avait �t� focalis�e sur les deux armes les plus impressionnantes (arr�t attaqu� p. 75). En outre, comme on le verra ci-dessous, le point de savoir si le recourant �tait ou non porteur d'un couteau est sans influence sur l'issue du litige.
3.3.4.�Le recourant reproche � la cour cantonale d'avoir �cart� les d�clarations faites par B.________, lorsque celui-ci d�clare que le recourant ne portait pas de couteau, voire qu'il n'�tait pas certain que le recourant fasse partie des poursuivants.
�La cour cantonale a consid�r� les explications fournies par B.________ comme �tant, pour l'essentiel, fiables, m�me si celui-ci a manifestement minimis� sa propre implication dans l'agression, ainsi que, au fil des auditions, celle de la plupart de ses copr�venus. C'est ainsi qu'il a pr�cis� avoir aper�u J.________ d�boucher du passage en courant, en �tant poursuivi par E.________, F.________ et H.________, aussi munis de couteaux (arr�t attaqu� p. 77). Elle a consid�r� que les d�clarations ult�rieures de B.________ n'�taient pas cr�dibles lorsqu'il pr�tendait ne plus se souvenir si les protagonistes pr�cit�s d�tenaient un couteau, ni s'ils poursuivaient la victime, pr�tendant m�me n'avoir jamais dit qu'ils couraient derri�re elle ou alors avoir �t� mal compris (arr�t attaqu� p. 77, 2
�me�paragraphe). De la sorte, elle a suffisamment expliqu� les raisons qui l'ont amen�e � �carter les d�clarations ult�rieures de B.________. En outre, cette appr�ciation est compatible avec les autres �l�ments du dossier, puisqu'il ressort notamment des images de la vid�osurveillance, des d�clarations du t�moin Q.________ et de celles de la victime que le recourant a particip� � l'agression.
3.3.5.�Le recourant fait grief � la cour cantonale d'avoir retenu � charge une source confidentielle.
�La cour cantonale a certes fait r�f�rence � une source confidentielle � la page 18 de son arr�t. Elle ne se fonde toutefois pas sur cet �l�ment pour justifier la culpabilit� du recourant.
3.3.6.�Le recourant reproche � la cour cantonale d'avoir vers� dans l'arbitraire en retenant que D.________ avait fait un geste explicite en direction du recourant signifiant " c'est en ordre ".
�Cet �l�ment n'est pas d�terminant. La pr�sence sur place du recourant, juste avant l'agression, est �tablie par les images de la vid�osurveillance o� il est reconnaissable et les d�clarations du t�moin Q.________. En outre, la victime et C.________ l'ont mis en cause comme �tant l'un des agresseurs.
3.3.7.�Le recourant soutient que la cour cantonale a vers� dans l'arbitraire en retenant qu'il �tait porteur d'un couteau.
�La question de savoir si le recourant �tait porteur ou non d'un couteau n'est pas d�terminante. En effet, il ressort des constatations cantonales que le recourant, agissant de concert avec ses copr�venus, a accept� pleinement et sans r�serve que certains de ceux-ci, arm�s de couteaux, frappent la victime. Dans un tel cas, il faut admettre la tentative d'assassinat par dol �ventuel, ind�pendamment du fait que l'int�ress� est ou non porteur d'un couteau et a ou non frapp� la victime (cf. dans ce sens ATF 135 IV 152 consid. 2.3; cf. aussi arr�t attaqu� p. 81). Les griefs li�s � cette question sont donc sans influence sur l'issue du litige.
3.3.8.�Le recourant se plaint que la cour cantonale a admis de mani�re arbitraire sa volont� de poursuivre J.________ sur la seule base des images issues de la vid�osurveillance.
�Il n'est pas arbitraire de soutenir que quelqu'un qui court apr�s une autre a la volont� de poursuivre cette derni�re.
3.4.�En conclusion, la cour cantonale n'a pas vers� dans l'arbitraire, en retenant la participation du recourant � l'agression de J.________. En effet, il est reconnaissable sur les images de la vid�osurveillance et le t�moin Q.________ l'a identifi� comme faisant partie des trois individus qui se dissimulaient � l'entr�e de la galerie du c�t� du Pont-d'Arve. En outre, il a �t� mis en cause par la victime et C.________. Quant � la question de savoir s'il �tait ou non porteur d'une arme, elle peut rester ind�cise.
Le recourant conteste sa condamnation pour tentative d'assassinat par dol �ventuel sur la personne de J.________. Selon lui, il aurait d� �tre condamn� pour l�sions corporelles graves (art. 122 CP).
4.1.�En l'esp�ce, le comportement du recourant et de ses comparses n'a pas caus� la mort de la victime, de sorte qu'il faut examiner si, sur le plan subjectif, ils voulaient ou acceptaient celle-ci ou si leur intention se limitait � causer des l�sions corporelles graves. Dans le premier cas, il faut retenir une tentative de meurtre ou d'assassinat, qui absorbe les l�sions corporelles simples ou graves (cf. ATF 137 IV 113 consid. 1.4 et 1.5), alors que, dans le second cas, seules les l�sions corporelles doivent �tre admises (art. 122 s. CP).
4.2.�Selon l'art. 12 al. 2 CP, agit intentionnellement quiconque commet un crime ou un d�lit avec conscience et volont�. L'auteur agit par dol �ventuel lorsqu'il envisage le r�sultat illicite, mais agit n�anmoins, m�me s'il ne le souhaite pas, parce qu'il s'en accommode pour le cas o� il se produirait (art. 12 al. 2, 2
�me�phrase CP; ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2 p. 156). Savoir si l'auteur s'accommode de la concr�tisation du risque d�pend des circonstances. Doivent �tre pris en compte le degr� de probabilit� de la r�alisation du risque, la gravit� de la violation du devoir de diligence, les mobiles de l'auteur, ainsi que sa fa�on d'agir. Plus le risque que le danger se r�alise est grand et plus la violation du devoir de diligence est grave, plus il se justifiera de retenir que l'auteur s'est accommod� de la survenance du r�sultat. Il n'est cependant pas n�cessaire que le risque de voir le danger se concr�tiser soit particuli�rement �lev� pour admettre le dol �ventuel (ATF 134 IV 26 consid. 3.2.2 p. 28 s.; 133 IV 9 consid. 4.1 p. 16 s.).
�D�terminer ce qu'une personne a su, envisag�, voulu ou accept� rel�ve des constatations de faits, qui lient la Cour de droit p�nal, � moins que ceux-ci n'aient �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte (ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2 p. 156). Toutefois, lorsque l'autorit� cantonale a d�duit l'�l�ment subjectif du dol �ventuel sur la base d'�l�ments ext�rieurs, faute d'aveux de l'auteur, les questions de fait et de droit interf�rent sur certains points, de sorte que le Tribunal f�d�ral peut revoir, dans une certaine mesure, si ces �l�ments ext�rieurs ont �t� correctement appr�ci�s au regard de la notion juridique du dol �ventuel (cf. ATF 125 IV 242 consid. 3c p. 252; 121 IV 249 consid. 3a/aa p. 253).
4.3.�Contrairement � ce que soutient le recourant, il ne faut pas se fonder sur les blessures effectivement subies par la victime, mais sur la dangerosit� du comportement des pr�venus pour �valuer la probabilit� de la r�alisation du risque de mort. En l'esp�ce, les pr�venus, agissant en nombre et de concert, ont tendu un guet-apens � J.________ et, apr�s avoir encercl� la victime, ils lui ont port� des coups avec des armes blanches, parfois de tr�s grande taille, sur le haut du corps et sur la t�te. Or, celui qui tape sur la t�te d'un tiers avec un couteau de grande taille doit s'attendre � porter � ce dernier une blessure mortelle. Les experts ont ainsi soulign� que si les coups avaient �t� port�s plus haut sur le cr�ne de la victime et plus fort ou encore avec la m�me force mais au niveau des tempes, cela aurait pu entra�ner des cons�quences plus graves (arr�t attaqu�, p. 73). Le risque de blessure mortelle �tait encore augment� par le nombre des agresseurs et la confusion qui pouvait s'ensuivre. Ainsi, compte tenu du nombre des agresseurs, de la nature des armes utilis�es et du fait que les coups ont �t� port�s sur le haut du corps, y compris la t�te, le recourant devait se repr�senter une issue mortelle comme possible et ne pouvait que l'accepter. L'intention homicide sous la forme du dol �ventuel est ainsi r�alis�e, sans qu'il soit n�cessaire d'examiner si le recourant et ses copr�venus ont voulu tuer J.________, hypoth�se qui rel�verait du dol simple, voire du dessein (cf. arr�t attaqu�, p. 82). En conclusion, il n'y a pas lieu de retenir que l'intention a uniquement port� sur des l�sions corporelles.
�Selon l'art. 112 CP, si le d�linquant a tu� avec une absence particuli�re de scrupules, notamment si son mobile, son but ou sa fa�on d'agir est particuli�rement odieux, il sera puni d'une peine privative de libert� � vie ou d'une peine privative de libert� de dix ans au moins.
5.1.1.�L'assassinat (art. 112 CP) est une forme qualifi�e d'homicide intentionnel qui se distingue du meurtre ordinaire (art. 111 CP) par le fait que l'auteur a tu� avec une absence particuli�re de scrupules. Cela suppose une faute sp�cialement lourde et d�duite exclusivement de la commission de l'acte; les ant�c�dents ou le comportement que l'auteur adopte imm�diatement apr�s les faits n'entrent en ligne de compte que dans la mesure o� ils y sont �troitement li�s, et permettent de caract�riser la personnalit� de l'auteur (ATF 127 IV 10 consid. 1a p. 14).
�Pour caract�riser la faute de l'assassin, l'art. 112 CP �voque le cas o� les mobiles, le but ou la fa�on d'agir de l'auteur sont particuli�rement odieux, mais cet �nonc� n'est pas exhaustif. Le�
mobile�de l'auteur est particuli�rement odieux parce qu'il est sp�cialement r�pr�hensible, par exemple lorsque l'auteur tue pour obtenir une r�mun�ration ou voler sa victime; le mobile est aussi particuli�rement odieux lorsqu'il appara�t futile, l'auteur tuant pour se venger, sans motif s�rieux, ou encore pour une broutille ( BERNARD CORBOZ, Les infractions en droit suisse, volume I, 3
o�8 ad art. 112 CP). Le�
but�- qui se recoupe en grande partie avec le mobile - est particuli�rement odieux lorsque l'auteur agit pour �liminer un t�moin g�nant ou une personne qui l'entrave dans la commission d'une infraction ( CORBOZ, op. cit., n��
s�9 ss ad art. 112 CP). Quant � la�
fa�on d'agir, elle est particuli�rement odieuse lorsqu'elle est barbare ou atroce ou lorsque l'auteur a exploit� avec perfidie la confiance de la victime ( CORBOZ, op. cit., n��
s�13 ss ad art. 112 CP).
L'�num�ration du texte l�gal n'est pas exhaustive; l'absence particuli�re de scrupules peut �tre admise lorsque d'autres �l�ments conf�rent � l'acte une gravit� sp�cifique (ATF 117 IV 369 consid. 19b p. 393). C'est ainsi que la r�flexion et la planification de l'acte peuvent constituer des �l�ments susceptibles de conduire � retenir une absence particuli�re de scrupules ( G�NTER STRATENWERTH/GUIDO JENNY/ FELIX BOMMER, Schweizerisches Strafrecht, Besonderer Teil I, 7
�me��d., Berne 2010, n� 25 ad � 1). Par la froideur dans l'ex�cution et la ma�trise de soi, l'auteur manifestera �galement le plus complet m�pris de la vie d'autrui ( STRATENWERTH/JENNY/BOMMER, ibidem; MICHEL DUPUIS ET AL., Petit commentaire du Code p�nal, 2
�me��d., 2012, n� 25 ad art. 112 CP).
�Pour d�terminer si l'on se trouve en pr�sence d'un assassinat, il faut proc�der � une appr�ciation d'ensemble des circonstances externes (comportement, mani�re d'agir de l'auteur) et internes de l'acte (mobile, but, etc.). Il y a assassinat lorsqu'il r�sulte de l'ensemble de ces circonstances que l'auteur a fait preuve du m�pris le plus complet pour la vie d'autrui. Alors que le meurtrier agit pour des motifs plus ou moins compr�hensibles, g�n�ralement dans une grave situation conflictuelle, l'assassin est une personne qui agit de sang-froid, sans scrupules, qui d�montre un �go�sme primaire et odieux et qui, dans le but de poursuivre ses propres int�r�ts, ne tient aucun compte de la vie d'autrui. Chez l'assassin, l'�go�sme l'emporte en g�n�ral sur toute autre consid�ration. Il est souvent pr�t, pour satisfaire des besoins �go�stes, � sacrifier un �tre humain dont il n'a pas eu � souffrir. La destruction de la vie d'autrui est toujours d'une gravit� extr�me. Pour retenir la qualification d'assassinat, il faut cependant que la faute de l'auteur, son caract�re odieux, se distingue nettement de celle d'un meurtrier au sens de l'art. 111 CP (ATF 127 IV 10 consid. 1a p. 13 s.).
5.1.2.�L'absence particuli�re de scrupules au sens de l'art. 112 CP constitue, par rapport � l'homicide, une circonstance personnelle qui aggrave la punissabilit� (art. 27 CP), de sorte qu'un participant accessoire ne peut �tre condamn� pour assassinat que s'il r�alise lui-m�me cette circonstance (ATF 120 IV 265 consid. 3a p. 275).
5.2.�Les mobiles n'ont pas pu �tre �tablis avec pr�cision pour chacun des agresseurs. Dans tous les cas, il s'agit d'un r�glement de compte, avec un arri�re fond de vengeance. La cour cantonale a mentionn� que J.________ se serait appropri� du haschich appartenant � O.________ et aurait conserv� � son profit les 1600 fr. obtenus en le vendant ou qu'il aurait refus� d'int�grer une bande sp�cialis�e dans la commission de diverses infractions; il est aussi fait allusion � d'anciennes querelles pouvant remonter � l'�poque o� les int�ress�s auraient v�cu en Alg�rie. Afin de donner une le�on � la victime, le recourant et ses comparses lui ont tendu un guet-apens, pour exercer sur elle des actes de violence. Cette op�ration a �t� planifi�e et organis�e � l'avance: les agresseurs se sont r�partis les r�les, certains �tant charg�s de faire des rep�rages, d'autres de poursuivre la victime et d'autres enfin de lui barrer la route, pour pouvoir la frapper avec des armes blanches. Ils n'ont pas agi soudainement sous l'effet de l'�motion, mais de mani�re lucide, froide et d�termin�e, en venant en nombre avec des armes. En participant � cette op�ration, le recourant a fait preuve d'un total m�pris de la vie d'autrui. La cour cantonale n'a donc pas viol� le droit f�d�ral en retenant une tentative d'assassinat par dol �ventuel. Les griefs soulev�s doivent �tre rejet�s.
Le recours doit ainsi �tre rejet� dans la mesure de sa recevabilit�.

References: art. 201
 art. 201
 art. 201
 art. 202
 art. 147
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 112
 art. 112
 art. 112
 art. 112