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Timestamp: 2016-10-28 02:37:14+00:00

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5A_105/2014 (06.06.2014)
5A_105/2014 � � Arr�t du 6 juin 2014
repr�sent�e par Me Patrice Girardet, avocat,
recours contre l'arr�t de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 9 octobre 2013.
A.a.�A.X.________, n� en 1964, et B.X.________ en 1975, se sont mari�s en 2003. Deux enfants sont issus de cette union: C.________, n� en 2003, et D.________, n�e en 2006.
�A.X.________ est en outre le p�re de E.________, n� en 2012, qu'il a eu avec sa nouvelle compagne.
A.b.�De juillet 2007 � f�vrier 2010, la situation des parties a �t� r�gl�e par le prononc� de mesures protectrices de l'union conjugale. Les enfants ayant �t� confi�s d�s la s�paration � leur m�re, le droit de visite de leur p�re a, durant toute cette p�riode, fait l'objet de difficult�s importantes et r�currentes entre les �poux, si bien que, en 2008, ce droit a �t� organis� un dimanche par mois de mani�re surveill�e ou accompagn�e, une expertise p�dopsychiatrique a �t� ordonn�e afin de d�terminer les incidences du conflit parental sur les enfants, et une curatelle d'assistance �ducative a �t� instaur�e afin de surveiller les conditions d'exercice du droit de visite, et en 2009, ce droit a �t� fix� tout d'abord � deux fois par mois au Point Rencontre pour une dur�e de 3 heures, puis a �t� �largi pour devenir usuel, le passage des enfants se faisant n�anmoins toujours dans un cadre surveill�. D'autres mesures ont encore d� �tre prononc�es, parfois en proc�dure urgente, notamment pour prot�ger les enfants des cons�quences du conflit de loyaut� dans lequel ils se trouvaient.
B.a.a.�Le 17 f�vrier 2010, A.X.________ a d�pos� une demande unilat�rale en divorce devant le Pr�sident du Tribunal de l'arrondissement de Lausanne.
B.a.b.�Durant la proc�dure de divorce, le droit de visite a, � nouveau, fait l'objet de plusieures proc�dures de mesures provisionnelles, avec de nombreuses pr�cisions quant aux modalit�s d'exercice de ce droit.
B.a.c.�Par jugement du 24 avril 2013, le Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a, dans les points encore pertinents pour la pr�sente cause, statu� comme suit sur la demande en divorce:
�"I. (...);
�II. attribue l'autorit� parentale et la garde des enfants C._______, n� en 2003, et D.________, n�e en 2006, � la d�fenderesse, B.X.________;
�III. dit que le demandeur A.X.________ pourra avoir ses enfants aupr�s de lui, � charge pour lui d'aller les chercher l� o� ils se trouvent et de les y ramener, sans alternance pour les trajets:
�- alternativement un week-end sur deux, le premier et le deuxi�me de chaque mois, du vendredi soir � 18:00 heures au dimanche soir � 18:00 heures, sauf accord contraire entre les parties concernant les horaires;
�- alternativement durant les week-ends prolong�s (No�l, Pentec�te, P�ques, Ascension), durant la moiti� des vacances scolaires, moyennant pr�avis donn� � la fin de chaque ann�e pour l'ann�e suivante et pour un s�jour continu de trois semaines au maximum, la requ�rante ayant la priorit� sur les quatre semaines de vacances impos�es � elle par son employeur, dates qu'elle communiquera au plus tard le 30 septembre de chaque ann�e. Les heures de passage durant les vacances s'exerceront, sauf accord contraire entre les parties, � 18:00 heures;
�- s'agissant des vacances de f�vrier, une ann�e sur deux, la premi�re fois en 2013 et s'agissant des vacances en fin d'ann�e civile, une ann�e sur deux du 24 au 30 d�cembre lorsqu'il les a en f�vrier de l'ann�e suivante et du 30 d�cembre au samedi pr�c�dant la reprise de l'�cole dans le cas inverse;
�IV. dit que le demandeur devra communiquer au moins un mois � l'avance la destination des vacances choisies lorsqu'il aura ses enfants aupr�s de lui, afin de permettre � la d�fenderesse de les joindre tous les jeudis entre 18:00 heures et 19:00 heures. Lorsque le demandeur aura ses enfants durant leurs derni�res semaines de vacances, il les ram�nera aupr�s de leur m�re le vendredi pr�c�dant la reprise de l'�cole;
�V. maintient le mandat de curatelle d'assistance �ducative en faveur de C.________, n� en 2003, et D.________, n�e en 2006, confi� � l'autorit� tut�laire de G.________, subsidiairement au Service de protection de la jeunesse et des adultes de la ville de H.________;
�VI. astreint le demandeur � contribuer � l'entretien de ses enfants C.________ et D.________, par le r�gulier versement d'une pension mensuelle, allocations familiales dues en sus, par enfant et payable d'avance le premier de chaque mois en mains de la d�fenderesse, d'un montant de:
�- fr. 500.- jusqu'� l'�ge de six ans r�volus,
�- fr. 550.- d�s lors et jusqu'� l'�ge de dix ans r�volus;
�- fr. 600.- d�s lors et jusqu'� l'�ge de quinze ans r�volus;
�- fr. 650.- d�s lors, jusqu'� la majorit� et au-del�, jusqu'� l'ach�vement de la formation professionnelle si les conditions de l'article 277 alin�a 1 CC sont remplies;
�dit qu'en sus des pensions pr�cit�es, le demandeur devra contribuer � la moiti� des frais extraordinaires des enfants pour autant que lesdits frais soient objectivement justifi�s;
�VII. (...);
�VIII. (...);
�IX. dit que le demandeur versera � la d�fenderesse, d�s jugement d�finitif et ex�cutoire, la somme de 17'290 fr. (dix sept mille deux cent nonante francs) au titre de liquidation du r�gime matrimonial;
�d�clare le r�gime matrimonial des �poux X.________ dissous et liquid�, chaque partie �tant reconnue propri�taire des biens en sa possession;
B.b.�Par acte du 27 mai 2013, A.X.________ a form� un appel contre ce jugement, critiquant l'attribution de l'autorit� parentale et de la garde, le montant de la contribution d'entretien et la liquidation du r�gime matrimonial. B.X.________ a d�pos� sa r�ponse le 29 ao�t 2013.
�Par arr�t du 9 octobre 2013, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis l'appel puis rectifi� le chiffre III et modifi� les chiffres IV et IX du dispositif du jugement attaqu� comme suit:
�"III. dit que le demandeur A.X.________ pourra avoir ses enfants aupr�s de lui, � charge pour lui d'aller les chercher l� o� ils se trouvent et de les y ramener, sans alternance pour les trajets:
�- alternativement un week-end sur deux, le premier et le troisi�me������week-end de chaque mois, du vendredi soir � 18:00 heures au dimanche soir � 18:00 heures, sauf accord contraire entre les parties concernant les horaires,
�- alternativement durant les week-ends prolong�s (No�l, Pentec�te, P�ques, Ascension),
�- durant la moiti� des vacances scolaires, moyennant pr�avis donn� � la fin de chaque ann�e pour l'ann�e suivante et pour un s�jour continu de trois semaines au maximum, la d�fenderesse ayant la priorit� sur les quatre semaines de vacances impos�es � elle par son employeur, dates qu'elle communiquera au plus tard le 30 septembre de chaque ann�e. Les heures de passage durant les vacances s'exerceront, sauf accord contraire entre les parties, � 18:00 heures,
�- s'agissant des vacances de f�vrier, une ann�e sur deux, la premi�re fois en 2013 et s'agissant des vacances de fin d'ann�e civile, une ann�e sur deux du 24 au 30 d�cembre lorsqu'il les a en f�vrier de l'ann�e suivante et du 30 d�cembre au samedi pr�c�dent la reprise de l'�cole dans le cas inverse;
�IV. dit que le demandeur devra communiquer au moins un mois � l'avance la destination des vacances choisie lorsqu'il aura ses enfants aupr�s de lui, afin de permettre � la d�fenderesse de les joindre tous les jeudis entre 18:00 heures et 19:00 heures. Lorsque le demandeur aura ses enfants durant leurs derni�res semaines de vacances, il les ram�nera aupr�s de leur m�re le vendredi pr�c�dent la reprise de l'�cole.
�dit que la d�fenderesse remettra au demandeur les cartes d'identit� des enfants lors des vacances et des week-ends de visite.
�dit que le demandeur pourra joindre ses enfants au t�l�phone tous les jeudis entre 18:00 heures et 19:00 heures.
�IX. dit que la d�fenderesse doit payer au demandeur, d�s jugement d�finitif et ex�cutoire, la somme de 3'960 fr. (trois mille neuf cent soixante francs) au titre de liquidation du r�gime matrimonial.
�d�clare le r�gime matrimonial des �poux X.________ dissous et liquid�, chaque partie �tant reconnue propri�taire des objets en sa possession. "
Par acte post� le 3 f�vrier 2014, A.X.________ exerce un recours en mati�re civile devant le Tribunal f�d�ral contre cet arr�t.
�Principalement, il conclut � la r�forme de l'arr�t attaqu� de la mani�re suivante:
�" I. Dire que l'autorit� parentale et la garde des enfants C.________, n� en 2003 et D.________, n�e en 2006, sont attribu�es � A.X.________;
�II. Dire que B.X.________ jouira d'un libre et large droit de visite sur ses enfants, � exercer d'entente avec A.X.________.
�A d�faut d'entente, B.X.________ pourra avoir ses enfants aupr�s d'elle:
�- un week-end sur deux du vendredi � la sortie de l'�cole au dimanche � 18 heures et une semaine sur deux les mercredis apr�s-midi d�s la sortie de l'�cole et jusqu'� 18 heures,
�- la moiti� des vacances scolaires, en alternant les p�riodes, alternativement � No�l ou Nouvel an, P�ques ou Pentec�te;
�- les vacances de f�vrier (rel�ches), alternativement une ann�e sur deux;
�- une ann�e, l'un des parents aura ses enfants aupr�s de lui les trois premi�res semaines des vacances d'�t�, puis l'ann�e suivante, durant les trois derni�res semaines, et cela alternativement.
�Une fois sur deux, il appartiendra � B.X.________, de venir chercher les enfants chez A.X.________ et de les y ramener, et une fois sur deux, il appartiendra � A.X.________ de les emmener et d'aller les chercher chez B.X.________;
�III. Dire que B.X.________ pourra joindre ses enfants par t�l�phone ou au moyen d'un appareil offrant la vid�o-conf�rence quand elle le voudra;
�IV. Dire que le mandat de curatelle d'assistance �ducative en faveur de C.________ et D.________, confi� � l'autorit� tut�laire de G.________, subsidiairement au Service de la protection de la jeunesse et des adultes de la ville de H.________, est transf�r�e au Service de protection de la jeunesse du canton de Vaud, mandat qui sera maintenu tant que l'autorit� tut�laire l'estimera n�cessaire; un suivi aupr�s de la Fondation F.________ � I.________ sera en outre mis en oeuvre;
�V. Astreindre B.X.________, � contribuer � l'entretien de ses enfants par le versement d'une contribution d'entretien mensuelle, allocations familiales en sus, de:
�- 500 fr. par enfant jusqu'� l'�ge de 12 ans;
�- 550 fr. par enfant depuis lors et jusqu'� l'�ge de 15 ans;
�- 600 fr. par enfant depuis lors et jusqu'� la majorit� ou l'obtention d'une formation appropri�e conform�ment � l'art. 277 al. 2 CC.
�En sus des pensions pr�cit�es, B.X.________ contribuera � la moiti� des frais extraordinaires des enfants (lunettes, orthondontie, s�jours linguistiques, etc.), pour autant que lesdits frais soient objectivement justifi�s.
�VI. Dire que B.X.________ est d�bitrice de A.X.________ d'un montant de CHF 14'900.- (12'500.- + CHF 2'400 fr.) � titre de liquidation du r�gime matrimonial et lui doit imm�diat paiement.
�Apr�s ex�cution du chiffre pr�c�dent, le r�gime matrimonial est dissous et liquid�. Chaque partie gardant les biens actuellement en sa possession;
�VII. Dire que les frais de justice sont laiss�s � la charge de l'Etat;
�VIII. Dire que B.X.________ est la d�bitrice de A.X.________, � titre de d�pens, d'un montant fix� � dires de justice. "
�Subsidiairement, il conclut � l'annulation de l'arr�t attaqu� et au renvoi de la cause � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants.
�Plus subsidiairement, il conclut � la r�forme de l'arr�t attaqu� de la mani�re suivante:
�"I. Dire que l'autorit� parentale sur les enfants C.________, n� en 2003 et D.________, n�e en 2006, est attribu�e conjointement � A.X.________ et B.X.________;
�II. Dire que la garde sur les enfants C.________, n� en 2003 et D.________, n�e en 2006, est attribu�e � B.X.________.
�Il est fait interdiction � B.X.________, de fixer le domicile des enfants en dehors du territoire suisse;
�III. Dire que A.X.________ jouira d'un libre et large droit de visite sur ses enfants, � exercer d'entente avec B.X.________.
�A d�faut d'entente, il pourra avoir ses enfants aupr�s de lui:
�B.X.________, remettra � A.X.________ les documents d'identit� et les passeports des enfants lors des vacances et des week-ends de visite aupr�s de celui-ci.
�Une fois sur deux, il appartiendra � A.X.________ de venir chercher les enfants chez B.X.________ et de les y ramener, et une fois sur deux, il appartiendra � B.X.________ de les emmener et d'aller les chercher chez A.X.________;
�IV. Dire que B.X.________ devra permettre � A.X.________ de joindre ses enfants par t�l�phone ou au moyen d'un appareil offrant la vid�o-conf�rence quand il le souhaitera, mais � tout le moins tous les lundis, mercredis et vendredis entre 17 heures et 19 heures;
�V. Dire que A.X.________ n'est pas astreint � contribuer � l'entretien de ses enfants jusqu'� retour � meilleure fortune;
�VI. Dire que le mandat de curatelle d'assistance �ducative en faveur de C.________ et D.________, confi� � l'autorit� tut�laire de G.________, subsidiairement au Service de protection de la jeunesse et des adultes de la ville de H.________, est maintenu tant que l'autorit� tut�laire l'estimera n�cessaire; un suivi aupr�s de la Fondation F.________ � I.________ sera en outre mis en oeuvre;
�VII. Dire que B.X.________ est d�bitrice de A.X.________ d'un montant de CHF 14'900.- (12'500.- + CHF 2'400 fr.) � titre de liquidation du r�gime matrimonial et lui doit imm�diat paiement.
�IX. Dire que B.X.________ est la d�bitrice de A.X.________, � titre de d�pens, d'un montant fix� aux dires de justice."
�A titre de conclusions encore plus subsidiaires, le recourant r�p�te ses conclusions subsidiaires.
�Le recourant r�clame en outre d'�tre mis au b�n�fice de l'assistance judiciaire.
�Par courrier du 7 f�vrier 2014, envoy� suite � la communication du recours, l'intim�e a elle aussi requis d'�tre mise au b�n�fice de l'assistance judiciaire.
Le recours a �t� d�pos� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) contre une d�cision finale (art. 90 LTF) rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) par un tribunal cantonal de derni�re instance statuant sur recours (art. 75 LTF), dans une affaire de nature non p�cuniaire puisqu'elle porte notamment sur la question de l'autorit� parentale et des relations personnelles avec des enfants. Le recourant, qui a �t� d�bout� de ses conclusions par l'autorit� pr�c�dente, a qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF).
2.1.�Le recours en mati�re civile peut �tre form� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� par les art. 95 et 96 LTF. Compte tenu des exigences de motivation pos�es, sous peine d'irrecevabilit� (art. 108 al. 1 let. b LTF), � l'art. 42 al. 2 LTF, le Tribunal f�d�ral n'examine en principe que les griefs soulev�s; il n'est pas tenu de traiter, � l'instar d'une juridiction de premi�re instance, toutes les questions juridiques pouvant se poser lorsqu'elles ne sont plus discut�es devant lui (ATF 140 III 86 consid. 2 et les r�f�rences). En outre, il ne conna�t de la violation des droits fondamentaux que si ce grief a �t� soulev� et motiv� par la partie recourante (art. 106 al. 2 LTF; ATF 137 II 305 consid. 3.3; 133 II 249 consid. 1.4.2). Si celle-ci se plaint de la violation de tels droits, elle doit ainsi satisfaire au principe d'all�gation, en indiquant pr�cis�ment quelle disposition constitutionnelle a �t� viol�e et en d�montrant, par une argumentation pr�cise, en quoi consiste la violation (ATF 133 IV 286 consid. 1.4; 133 II 249 consid. 1.4.2). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 133 II 396 consid. 3.1).
2.2.�Saisi d'un recours en mati�re civile, le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si ces faits ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF). Le recourant qui entend invoquer que les faits ont �t� �tablis de mani�re manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-�-dire que les constatations de fait sont arbitraires, au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 137 III 268 consid. 1.2), doit d�montrer, par une argumentation pr�cise, en quoi consiste la violation. Le Tribunal f�d�ral n'examine en effet la violation de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.) que si ce grief a �t� invoqu� et motiv� par le recourant (art. 106 al. 2 LTF), c'est-�-dire s'il a �t� express�ment soulev� et expos� de fa�on claire et d�taill�e (principe d'all�gation; ATF 136 II 489 consid. 2.8; 134 II 244 consid. 2; 130 I 26 consid. 2.1; 130 I 258 consid. 1.3; 125 I 71 consid. 1c).
�Lorsque le recourant entend faire compl�ter les faits - pertinents et qui n'auraient pas �t� constat�s en violation du droit -, il doit les d�signer avec pr�cision en se r�f�rant aux pi�ces du dossier; le compl�tement suppose en effet que les all�gations de fait correspondantes aient �t� introduites r�guli�rement et en temps utile dans la proc�dure cantonale, qu'elles aient �t� consid�r�es � tort comme d�pourvues de pertinence ou aient �t� simplement ignor�es; si ces exigences ne sont pas respect�es, les faits invoqu�s sont r�put�s nouveaux, partant irrecevables (art. 99 al. 1 LTF; ATF 140 III 86 consid. 2).
Le recours a pour objet l'attribution de l'autorit� parentale et le droit de garde des enfants (cf.�
infra�consid. 4), les modalit�s du droit de visite du recourant (cf.�
infra�consid. 5), le montant des contributions d'entretien en faveur des enfants compte tenu du revenu hypoth�tique qui lui a �t� imput� (cf.�
infra�consid. 6) et la liquidation du r�gime matrimonial de la participation aux acqu�ts (cf.�
Le recourant reproche � l'autorit� cantonale, principalement, d'avoir attribu� l'autorit� parentale et la garde des enfants � l'intim�e, et, subsidiairement, d'avoir refus� de maintenir l'autorit� parentale conjointe.
4.1.�Les premiers juges ont retenu que la garde des enfants avait �t� confi�e � l'intim�e depuis la s�paration du couple, �tant pr�cis� que celle-ci avait r�duit son taux d'activit� de 100% durant la vie commune pour travailler, depuis juin 2009, � 60% en qualit� d'infirmi�re dans un EMS, qu'une curatelle d'assistance �ducative afin de surveiller les conditions d'exercice du droit de visite du recourant avait rapidement �t� instaur�e, que le recourant avait ouvert de multiples proc�dures visant � modifier ce droit ou � en redessiner le cadre, que les deux parents �taient aptes � s'occuper des enfants mais que toute interaction entre eux donnaient lieu � de vives tensions, voire � une intervention d'une autorit�, qu'il ressortait des nombreux rapports rendus en cours de proc�dure que les enfants p�tissaient de cette situation et se trouvaient dans un conflit de loyaut�, que la curatrice avait pr�conis�, tant dans son rapport du 22 mars 2012 qu'� l'audience, de confier la garde des enfants � l'intim�e, et, enfin, que, si le recourant avait une belle relation avec les enfants, celle-ci �tait ancr�e dans des moments privil�gi�s des week-ends et des vacances, de sorte qu'elle �tait d�connect�e de la r�alit� quotidienne des imp�ratifs de l'�cole ou des autres obligations. Sur la base de ces �l�ments, les magistrats de premi�re instance ont consid�r� que tant l'harmonie �ducative que l'�quilibre affectif des enfants commandaient que l'autorit� parentale et la garde fussent confi�es � l'intim�e qui poss�dait une exp�rience plus concr�te en la mati�re et avait su d�montrer depuis de nombreuses ann�es ses qualifications de m�re et offrir un cadre propice � l'�panouissement des enfants.
�L'autorit� cantonale a consid�r� que cette analyse, motiv�e avec soin, ne pouvait qu'�tre suivie, en en pr�cisant certains �l�ments. Elle a ainsi relev� que l'avis de la curatrice, qui sugg�rait l'attribution des droits parentaux � la m�re, �tait important, qu'il r�sultait du dossier que les parents �taient loin d'un accord sur une garde altern�e, et que, au vu de la virulence et de la dur�e du conflit opposant les parties, une autorit� parentale conjointe n'�tait pas envisageable dans l'int�r�t des enfants. Elle a �galement pr�cis� que l'intim�e avait pris soin des enfants du temps de la vie commune, malgr� l'emploi de sage-femme qu'elle occupait � cette �poque, alors que le recourant confiait ceux-ci � la garderie alors m�me qu'il �tait sans emploi, que, apr�s un conflit extr�me entre les parents et alors que personne ne soutenait que l'intim�e ne s'occuperait pas bien de ses enfants, il n'�tait pas imaginable de modifier soudainement la situation pr�valant depuis la s�paration des parties en juillet 2007, et que ni l'�ventuel refus de l'intim�e de faire une m�diation, ni les blocages r�ciproques et les difficult�s concernant l'exercice du droit de visite, d'ailleurs compr�hensibles au regard de la virulence d'un conflit dont la responsabilit� ne saurait �tre imput�e � l'un des parents plut�t qu'� l'autre, ne justifiaient qu'on parv�nt � une autre solution. Enfin, l'autorit� cantonale a ajout� que, m�me si le recourant, en recherche d'emploi, �tait actuellement plus disponible, cette recherche ne pouvait pas se poursuivre ind�finiment, �tant donn� qu'il �tait dans l'int�r�t des enfants que le recourant trouv�t un travail dans un d�lai raisonnable, de sorte que celui-ci se retrouverait dans la m�me situation que l'intim�e, travaillant � 60%, en ce qui concerne l'exercice d'une activit� professionnelle.
4.2.�La premi�re question qui se pose est celle de l'attribution de l'autorit� parentale des enfants � l'un des parents.
4.2.1.�Sur la base de l'art. 133 al. 1 et 2 CC, le juge du divorce attribue l'autorit� parentale � l'un des parents en tenant compte de toutes les circonstances importantes pour le bien de l'enfant.
�Le parent seul titulaire de l'autorit� parentale apr�s divorce d�tient �galement le droit de garde, qui en est une composante (cf. not. LEUBA/BASTONS BULLETTI,�
in�Commentaire romand, Code civil I, 2010, n� 17 ad art. 133 CC).
�La r�gle fondamentale pour attribuer les droits parentaux est le bien de l'enfant, les int�r�ts des parents devant �tre rel�gu�s au second plan. Au nombre des crit�res essentiels, entrent en ligne de compte les relations personnelles entre parents et enfants, les capacit�s �ducatives respectives des parents, leur aptitude � prendre soin de l'enfant personnellement, � s'en occuper, ainsi qu'� favoriser les contacts avec l'autre parent; il faut choisir la solution qui, au regard des donn�es de l'esp�ce, est la mieux � m�me d'assurer � l'enfant la stabilit� des relations n�cessaires � un d�veloppement harmonieux des points de vue affectif, psychique, moral et intellectuel. En cas de capacit�s d'�ducation et de soin �quivalentes des parents, le crit�re de la stabilit� des relations, selon lequel il est essentiel d'�viter des changements inutiles dans l'environnement local et social des enfants propres � perturber un d�veloppement harmonieux (ATF 114 II 200 consid. 5a), est important. En particulier, si le juge ne peut se contenter d'attribuer l'enfant au parent qui en a eu la garde pendant la proc�dure, ce crit�re jouit ici d'un poids particulier (ATF 136 I 178 consid. 5.3; arr�ts 5A_911/2012 du 14 f�vrier 2013 consid. 4.2.2; 5A_223/2012 du 13 juillet 2012 consid. 5.3.1; 5A_823/2008 du 27 mars 2009 consid. 3.1, r�sum�
in�FamPra.ch 2009 p. 790; 5A_591/2008 du 24 octobre 2008 consid. 5.1, publi�
in�FamPra.ch 2009 p. 241; 5A_181/2008 du 25 avril 2008 consid. 3.1, publi�
in�FamPra.ch 2008 p. 981; 5A_171/2007 du 11 septembre 2007 consid. 2.1, publi�
in�FamPra.ch 2008 p. 206; 5C.212/2005 du 25 janvier 2006 consid. 4.2, publi�
in�FamPra.ch 2006 p. 753).
�L'autorit� cantonale, qui conna�t le mieux les parties et le milieu dans lequel vit l'enfant, dispose d'un large pouvoir d'appr�ciation dans ce domaine (art. 4 CC); le Tribunal f�d�ral n'intervient que lorsque cette autorit� a �cart�, sans aucun motif, des crit�res essentiels pour la d�cision relative � l'attribution des droits parentaux ou, � l'inverse, s'est fond�e sur des �l�ments d�pourvus d'importance au regard du bien de l'enfant (ATF 132 III 97 consid. 1; 117 II 353 consid. 3; arr�ts 5A_911/2012 du 14 f�vrier 2013 consid. 4.2.3; 5A_223/2012 du 13 juillet 2012 consid. 5.3.1; 5A_138/2012 du 26 juin 2012 consid. 5, publi�
in�FamPra.ch 2012 p. 1171; 5A_823/2008 du 27 mars 2009 consid. 3.1, r�sum�
4.2.2.�En l'esp�ce, dans une critique confuse, le recourant soul�ve sans distinction des griefs de fait et de droit.
4.2.2.1.�S'agissant des griefs de fait, le recourant tente d'expliquer, premi�rement, que la mise sur pied d'une curatelle �ducative, qui aurait selon lui d�termin� l'attribution de l'autorit� parentale � l'intim�e, n'est pas due � son comportement mais � celui de l'intim�e qui n'aurait eu cesse d'emp�cher l'exercice de son droit de visite, et, secondement, que l'intim�e ne cherche qu'� le blesser et � entraver ses relations avec les enfants. Or, non seulement l'autorit� cantonale a retenu que l'instauration d'une curatelle �ducative avait �t� rendue n�cessaire en raison du conflit aigu imputable aux deux parents, mais le recourant ne d�montre ni que cette mesure �ducative a d� �tre prise en raison du comportement de l'intim�e, ni que celle-ci est, comme il l'affirme, exclusivement responsable des probl�mes de communication entre les parents et qu'elle a " pour but exclusif [de] g�ner et restreindre, pour ne pas dire mettre fin � toutes relations personnelles entre les enfants et [lui] ", alors que lui-m�me est, au contraire, " le seul des parents qui favorise les relations entre les enfants et l'autre parent ". En effet, des pi�ces que le recourant cite, du reste de mani�re impr�cise quant au lot de documents constituant la pi�ce n� 5, il ressort en substance que les parties se trouvent dans une situation de conflit, imputable tant � l'une qu'� l'autre, dont les enfants ne sortent pas indemnes, et que, suite � l'intervention de la curatrice, les r�ticences, inqui�tudes et exigences de l'un et l'autre parent ont pu �tre att�nu�es, de sorte que le droit de visite du recourant a pu �tre exerc�, ce qui a �t� profitable aux enfants. Les affirmations p�joratives quant au comportement et aux intentions de l'intim�e et laudatives quant aux siens auxquelles se livre le recourant sur plusieurs pages, de mani�re extr�mement cat�gorique, ne proc�dent que de sa propre interpr�tation de la situation; elles ne reposent sur aucune des preuves que le recourant cite et l'autorit� cantonale n'a pas vers� dans l'arbitraire en ne faisant pas siennes de telles affirmations.
�Le grief d'arbitraire dans l'�tablissement des faits doit donc �tre rejet�, dans le mesure o� il est recevable.
4.2.2.2.�S'agissant des griefs de droit, pour autant qu'on les comprenne, le recourant reproche � l'autorit� cantonale d'avoir viol� l'art. 133 al. 1 et 2 CC en appr�ciant mal les crit�res d'attribution des droits parentaux.
�D'embl�e, il sied de relever que, en tant que le recourant reproche � l'autorit� cantonale de n'avoir pas pris en consid�ration dans son appr�ciation le fait que l'intim�e chercherait � nuire aux relations p�re-enfant, cet �l�ment ne peut �tre pris en consid�ration, le recourant n'ayant pas d�montr� l'arbitraire dans l'�tablissement des faits s'agissant du comportement de l'intim�e (cf.�
supra�consid. 4.2.2.1).
�Pour le reste, l'autorit� cantonale a parfaitement mis en balance l'ensemble des crit�res susmentionn�s (cf.�
supra�consid 4.2.1) pour en d�duire, sans violer son pouvoir d'appr�ciation, qu'il �tait dans l'int�r�t des enfants que les droits parentaux soient attribu�s � leur m�re, celle-ci �tant de toute �vidence leur personne de r�f�rence depuis de nombreuses ann�es et ses comp�tences parentales n'�tant pas contest�es: jugeant les deux parents aptes � s'occuper des enfants, la cour cantonale a principalement pris en consid�ration la stabilit� des relations, relevant, premi�rement, que, apr�s plus de six ans de conflit extr�me, il �tait inimaginable de modifier une situation pr�valant depuis la s�paration des parties en juillet 2007, et, secondement, que, durant la vie commune, c'est l'intim�e qui, malgr� son activit� lucrative, avait principalement pris soin des enfants et su d�montrer ses qualifications de m�re. Les crit�res que le recourant met en exergue pour contester cette appr�ciation ne convainquent pas: sa disponibilit� actuelle n'appara�t pas d�terminante, �tant donn� que l'intim�e a toujours su concilier sa vie professionnelle et sa vie familiale alors qu'il a lui-m�me renonc�, durant la vie commune, � prendre soin de ses enfants quand bien m�me, r�guli�rement sans emploi, il en avait le temps; le fait que l'intim�e vit seule, mais � proximit� de sa famille, alors que le recourant a nou� une relation stable avec sa compagne, n'est, faute d'argument suppl�mentaire, pas pertinent.
�Le grief de la violation de l'art. 133 al. 1 et 2 CC doit donc �tre rejet�.
4.3.�La seconde question qui se pose est celle de savoir si l'autorit� parentale conjointe aurait d� �tre maintenue, la garde des enfants demeurant � l'intim�e.
4.3.1.�L'art. 133 al. 3 CC pr�voit, comme une exception au principe de l'attribution de l'autorit� parentale � l'un des parents (art. 133 al. 1 CC), que, sur requ�te conjointe des p�re et m�re, le juge maintient l'exercice en commun de l'autorit� parentale apr�s le divorce, pour autant que cela soit compatible avec le bien de l'enfant et que les parents soumettent � sa ratification une convention qui d�termine leur participation � la prise en charge de l'enfant et la r�partition des frais d'entretien de celui-ci (arr�t 5A_779/2012 du 11 janvier 2013 consid. 4.1 et la r�f�rence).
�Dans un arr�t r�cent (affaire no 9929/12 du 27 mai 2014
Buchs contre Suisse�), la CourEDH a jug� que, compte tenu de l'int�r�t sup�rieur de l'enfant � �tre �pargn� du conflit parental et du pouvoir d'appr�ciation des autorit�s nationales dans ce domaine, lorsque l'un des parents s'oppose au maintien de l'autorit� conjointe, que la relation entre eux est conflictuelle et qu'une expertise pr�conise de plus cette solution, le refus de maintenir l'autorit� cantonale conjointe apr�s divorce sur la base de l'art. 133 CC ne viole pas l'art. 8 CEDH (para. 49 ss [55]). Ce refus ne viole pas non plus l'art. 14 CEDH, �tant donn� que l'art. 133 CC traite de mani�re �gale les parents, chacun d'eux pouvant requ�rir du juge l'autorit� parentale et s'opposer au maintien de l'autorit� parentale conjointe, et que l'exigence d'une requ�te conjointe pour maintenir l'exercice en commun de l'autorit� parentale oblige les parents � d�montrer leur volont� de coop�rer dans les questions relatives � l'enfant apr�s leur divorce (para. 70 ss [72]).
4.3.2.�En l'esp�ce, outre le fait que les parties n'ont pas requis le maintien de l'exercice en commun de l'autorit� parentale, la cour cantonale a, de mani�re convaincante, refus� l'autorit� parentale conjointe en raison de la virulence du conflit parental qui dure depuis de nombreuses ann�es et les vives tensions que toute interaction cause entre les parties, n�cessitant l'intervention d'une autorit�. Il ne suffit pas, comme semble le soutenir le recourant, que les deux parents aient des comp�tences �ducatives �quivalentes pour que l'autorit� parentale conjointe soit maintenue; il faut que ce maintien serve l'int�r�t de l'enfant; or, au vu du conflit patent entre les parties, les juges cantonaux n'ont pas abus� de leur pouvoir d'appr�ciation en consid�rant que tel n'�tait pas le cas en l'esp�ce.
�Le grief de la violation de l'art. 133 al. 3 CC doit donc �tre rejet�.
Se plaignant de la violation de l'art. 273 al. 1 CC, le recourant soul�ve une s�rie de critiques sur les modalit�s du droit de visite (prise en charge alternative des trajets, horaire de passage des enfants d'un parent � l'autre le week-end et � la fin des vacances, nombre de semaines cons�cutives de droit de visite durant les vacances d'�t� et dates de celles-ci, point de d�part du droit de visite durant les vacances de fin d'ann�e, remise des passeports des enfants).
5.1.�S'agissant des modalit�s encore critiqu�es par le recourant, l'autorit� cantonale a jug� qu'il convenait de remettre les cartes d'identit� des enfants au recourant, rien ne justifiant de limiter l'exercice du droit de visite au territoire suisse, mais non les passeports, d�s lors qu'on pouvait attendre du p�re qu'il obtienne l'accord de la m�re pour emmener �ventuellement leurs enfants dans un pays o� la carte d'identit� ne suffisait pas. Ensuite, elle a consid�r� qu'aucune circonstance particuli�re ne justifiait d'aller au-del� du droit de visite usuel tel que fix� par le premier juge, de s'�carter de la pratique selon laquelle il appartient au b�n�ficiaire du droit de visite d'effectuer les trajets, ou, en se distan�ant de l'avis de la curatrice, d'�largir la dur�e limit�e � trois semaines cons�cutives de l'exercice du droit de visite durant les vacances d'�t�, ni de modifier le point de d�part des vacances de fin d'ann�e. Enfin, l'autorit� cantonale a pr�cis� que le recourant s'opposait vainement au droit de pr�f�rence de l'intim�e dans le choix des dates de vacances d'�t�, le fait que l'employeur de celle-ci lui imposait des dates r�sultant suffisamment des rapports de la curatrice, sans que le recourant n'e�t �tabli ni soutenu � temps en premi�re instance que les explications donn�es par la curatrice � ce propos n'�taient pas fond�es.
5.2.1.�Aux termes de l'art. 273 al. 1 CC, le p�re ou la m�re qui ne d�tient pas l'autorit� parentale ou la garde ainsi que l'enfant mineur ont r�ciproquement le droit d'entretenir les relations personnelles indiqu�es par les circonstances.
�Le droit aux relations personnelles est consid�r� comme un droit de la personnalit� de l'enfant qui doit servir en premier lieu l'int�r�t de celui-ci (ATF 131 III 209 consid. 5; 127 III 295 consid. 4a; 123 III 445 consid. 3b); dans chaque cas, la d�cision doit donc �tre prise de mani�re � r�pondre le mieux possible � ses besoins (ATF 117 II 353 consid. 3; 115 II 206 consid. 4a et 317 consid. 2), l'int�r�t des parents �tant rel�gu� � l'arri�re-plan. Le rapport de l'enfant avec ses deux parents est essentiel et joue un r�le d�cisif dans le processus de sa recherche d'identit� (ATF 130 III 585 consid. 2.2.2 et les r�f�rences).
�L'appr�ciation des circonstances de fait pour fixer le droit aux relations personnelles de l'art. 273 CC, c'est-�-dire la d�termination de leur port�e juridique, est une question de droit. Le Tribunal f�d�ral s'impose toutefois une certaine retenue, le juge du fait qui, par son exp�rience en la mati�re, conna�t mieux les parties et le milieu dans lequel l'enfant �volue, disposant d'un large pouvoir d'appr�ciation en vertu de l'art. 4 CC. Comme en mati�re d'attribution des droits parentaux (cf.�
supra�consid. 4.2.1), il n'intervient donc que si le juge, sans aucun motif, a �cart� des crit�res essentiels pour la d�cision sur le droit de visite des enfants ou, � l'inverse, s'est fond� sur des �l�ments d�pourvus d'importance au regard du bien de l'enfant ou contrevenant aux principes du droit f�d�ral (ATF 131 III 209 consid. 3; 120 II 229 consid. 4a; arr�ts 5A_869/2013 du 24 mars 2014 consid. 4.1; 5A_505/2013 du 20 ao�t 2013 consid. 2.4, publi�
in�FamPra.ch 2013 p. 1045; 5C.86/2002 du 23 mai 2002 consid. 3.3, publi�
in�FamPra.ch 2002 p. 842; 5C.176/2001 du 15 novembre 2001 consid. 2b, publi�
in�FamPra.ch 2002 p. 400).
5.2.2.�En l'esp�ce, le recourant se borne � opposer � l'appr�ciation de de l'autorit� cantonale des consid�rations toutes g�n�rales, fond�es sur des suppositions et des d�tails sans pertinence, et non sur un projet pr�cis visant un besoin concret auquel il faudrait r�pondre pour le bien des enfants. En aucun cas, on ne peut admettre sur la base de cette argumentation que l'autorit� cantonale aurait d'une quelconque mani�re viol� l'art. 273 al. 1 CC en abusant de son pouvoir d'appr�ciation. Par ailleurs, la critique du recourant en lien avec l'obligation de l'intim�e de fixer ses vacances d'�t� � certaines dates en fonction de son travail d'infirmi�re en EMS rel�ve de l'appr�ciation des preuves, et non, comme il le pr�tend, de la r�partition du fardeau de la preuve (art. 8 CC; sur la distinction: cf. not. ATF 137 III 268 consid. 3); or, par son argumentation appellatoire, le recourant ne d�montre en rien l'arbitraire dans l'�tablissement des faits sur ce point.
�Le grief de la violation de l'art. 273 al. 1 CC doit �tre rejet�, dans la mesure o� il est recevable.
Le recourant se plaint de la violation de l'art. 285 al. 1 CC en tant que l'autorit� cantonale lui a imput� un revenu hypoth�tique.
6.1.�Les premiers juges ont relev� que, au b�n�fice d'un permis C, le recourant avait une formation universitaire d'ing�nieur civil en m�canique, compl�t� par un Master en syst�mes automatiques. A son arriv�e en Suisse, il avait occup� un poste d'assistant � l'EPFL de 1997 � 1999, puis �tait rest� sans emploi apr�s son mariage en 2003. Il avait effectu� un stage de r�insertion professionnelle en 2005, puis avait travaill� en qualit� d'ing�nieur du 1
er�janvier 2006 au 9 mai 2007, du 13 ao�t au 17 octobre 2007 puis en ao�t 2008, obtenant alors un salaire mensuel net de l'ordre de 6'500 fr. Il avait ensuite per�u des indemnit�s de l'assurance-ch�mage d'un montant de l'ordre de 6'400 fr. par mois, du 1
er�d�cembre 2010 au 19 juin 2012. Il b�n�ficiait actuellement d'un revenu d'insertion, percevant des indemnit�s mensuelles de 3'464 fr. 10. Les magistrats de premi�re instance ont consid�r� qu'on pouvait exiger du recourant, en bonne sant� et d'�ge moyen, qu'il trouve un travail pouvant lui rapporter 5'000 fr. net selon l'Enqu�te suisse sur la structure des salaires 2010.
�L'autorit� cantonale a fait sienne cette analyse, en pr�cisant en substance que, �g� de 48 ans et en bonne sant�, titulaire d'un permis C et au b�n�fice d'une bonne formation et de bonnes connaissances linguistiques, le recourant pouvait trouver un emploi. Elle a ajout� que, si un emploi d'ing�nieur charg� de projet ou d'ing�nieur responsable n'�tait pas envisageable, on pouvait exiger du recourant qu'il accept�t une activit� moins qualifi�e, tel un poste d'ing�nieur ou de technicien. S'agissant du montant du salaire, l'autorit� cantonale a relev� que le montant de 5'000 fr. retenu par les premiers juges en tenant notamment compte de la nationalit� �trang�re du recourant, �tait inf�rieur � celui qui aurait pu �tre arr�t� sur la base d'une application stricte des principes d�velopp�s par la jurisprudence, vu les statistiques aff�rentes � la r�mun�ration d'une personne du degr� de formation du recourant.
6.2.1.�A teneur de l'art. 285 al. 1 CC, la contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'� la situation et aux ressources des p�re et m�re. L'obligation d'entretien trouve sa limite dans la capacit� contributive du d�birentier, en ce sens que le minimum vital de celui-ci doit �tre pr�serv� (ATF 135 III 66 consid. 2; 123 III 1 consid. 3b/bb et consid. 5
in fine�). S'agissant toutefois de l'obligation d'entretien d'un enfant mineur, les exigences � l'�gard des p�re et m�re sont plus �lev�es, de sorte que ceux-ci doivent r�ellement �puiser leur capacit� maximale de travail et ne peuvent pas librement choisir de modifier leurs conditions de vie si cela a une influence sur leur capacit� � subvenir aux besoins de cet enfant (ATF 137 III 118 consid. 3.1; arr�t 5A_513/2012 du 17 octobre 2012 consid. 4, publi�
in�FamPra.ch 2013 p. 236). Il s'ensuit que lorsqu'il ressort des faits que l'un des parents, ou les deux, ne fournissent pas tous les efforts que l'on peut attendre d'eux pour assumer leur obligation d'entretien, le juge peut s'�carter du revenu effectif des parties pour fixer la contribution d'entretien, et imputer un revenu hypoth�tique sup�rieur. Il s'agit ainsi d'inciter la personne � r�aliser le revenu qu'elle est en mesure de se procurer et dont on peut raisonnablement exiger d'elle qu'elle l'obtienne afin de remplir ses obligations (ATF 128 III 4 consid. 4a; arr�ts 5A_165/2013 du 28 ao�t 2013 consid. 4.1; 5A_99/2011 du 26 septembre 2011 consid. 7.4.1 publi�
in�FamPra.ch 2012 p. 228).
�Le fait qu'un d�birentier b�n�ficie d'un revenu d'insertion ne dispense pas le juge civil d'examiner si l'on peut lui imputer un revenu hypoth�tique. En effet, le juge civil n'est pas li� par l'instruction men�e par les autorit�s administratives. En outre, les crit�res qui permettent de retenir un revenu hypoth�tique sont diff�rents en droit de la famille et en droit social; en droit de la famille, lorsque l'entretien d'un enfant mineur est en jeu et que l'on est en pr�sence de situations financi�res modestes, le d�birentier peut notamment se voir imputer un revenu bas� sur une profession qu'il n'aurait pas eu � accepter selon les r�gles pr�valant en mati�re d'assurance sociale (ATF 137 III 118 consid. 3.1; arr�ts 5A_763/2013 du 11 avril 2014 consid. 3.1; 5A_634/2013 du 12 mars 2014 consid. 3.1.2; 5A_248/2011 du 14 novembre 2011 consid. 4.1; 5A_588/2010 du 12 janvier 2011 consid. 2.3).
�Lorsque le juge entend tenir compte d'un revenu hypoth�tique, il doit examiner successivement deux conditions. Dans un premier temps, il doit juger si l'on peut raisonnablement exiger de cette personne qu'elle exerce une activit� lucrative ou augmente celle-ci, eu �gard, notamment, � sa formation, � son �ge et � son �tat de sant�; il s'agit d'une question de droit (arr�ts 5A_243/2013 du 24 juillet 2013 consid. 2.1; 5A_99/2011 du 26 septembre 2011 consid. 7.4.1, non publi� aux ATF 137 III 604 mais publi�
in�FamPra.ch 2012 p. 228). Lorsqu'il tranche celle-ci, le juge ne peut pas se contenter de dire, de mani�re toute g�n�rale, que la personne en cause pourrait obtenir un revenu sup�rieur en travaillant; il doit pr�ciser le type d'activit� professionnelle que cette personne peut raisonnablement devoir accomplir. Dans un second temps, le juge doit examiner si la personne a la possibilit� effective d'exercer l'activit� ainsi d�termin�e et quel revenu elle peut en obtenir; il s'agit l� d'une question de fait (ATF 137 III 102 consid. 4.2.2.2; 128 III 4 consid. 4c/bb).
6.2.2.�En l'esp�ce, par son argumentation, le recourant ne met en �vidence aucune violation du droit f�d�ral, pas plus qu'il ne d�montre l'arbitraire dans l'�tablissement des faits.
�S'agissant de ses arguments de droit, en tant que le recourant soutient qu'on ne peut imputer un revenu hypoth�tique qu'au d�birentier qui a volontairement diminu� ses revenus, il m�conna�t manifestement la teneur de la jurisprudence pr�cit�e. Il ne peut en outre tirer aucun argument des arr�ts qu'il cite pour affirmer qu'il aurait atteint l'�ge limite au-del� duquel on ne pourrait plus raisonnablement attendre d'une personne qu'elle reprenne une activit� lucrative, ces d�cisions tendant � retenir l'�ge de 50 ans et ayant de plus trait � la contribution d'entretien due � un conjoint apr�s divorce sur la base de l'art. 125 al. 1 CC. Dans tous les cas, le Tribunal f�d�ral a encore r�cemment admis qu'un revenu hypoth�tique pouvait �tre imput� � une personne de 48 ans, soit l'�ge du recourant au moment de la proc�dure cantonale, et en bonne sant�, dans une profession sans exigence physique (en l'occurrence, commercial exp�riment�; arr�t 5A_634/2013 du 12 mars 2014 consid. 3.2). Enfin, l'autorit� cantonale a pr�cis� le type d'activit� professionnelle que le recourant pouvait raisonnablement accomplir.
�S'agissant de ses arguments de fait, le recourant n'expose pas en quoi l'autorit� cantonale n'aurait pas suffisamment pris en compte la diff�rence de salaire entre un ressortissant �tranger et un ressortissant suisse pour une m�me t�che, alors qu'elle a express�ment mentionn� l'avoir fait. Ensuite, son affirmation selon laquelle, puisque m�me l'ORP n'a pas �t� en mesure de l'aider � trouver un emploi, "on ne saurait raisonnablement consid�rer [qu'il] ne fournit pas les efforts qu'on peut raisonnablement attendre de lui", est purement appellatoire. Enfin, renvoyant � un lot de documents qu'il produit � l'appui du pr�sent recours (pi�ce 8), il affirme avoir d�montr� qu'il ne pouvait pas trouver de travail en produisant "quantit� de documents tant � l'appui de sa demande en divorce qu'� l'appui de son appel". Or, � titre de moyens de preuve nouveaux en instance d'appel, le recourant a annonc�, dans son bordereau du 27 mai 2013, en pi�ce n� 6, des "documents attestant des recherches d'emploi et de stages professionnels (� produire ult�rieurement) ". Dans l'examen des preuves nouvelles, l'autorit� cantonale ne s'est pas prononc�e sur la recevabilit� de cette pi�ce n� 6 et ne l'a manifestement pas prise en compte. Cependant, non seulement le renvoi en bloc � une pi�ce contenant plusieurs documents n'est dans tous le cas pas une critique conforme au principe d'all�gation (cf. art. 106 al. 2 LTF;�
in initio�), mais le recourant n'expose pas qu'il aurait produit celle-ci comme annonc� et que l'autorit� cantonale aurait d� en tenir compte conform�ment aux r�gles du CPC pour compl�ter les faits, de sorte que cette pi�ce doit �tre consid�r�e comme nouvelle, et donc irrecevable (cf. art. 99 al. 1 LTF;�
�Les griefs tir�s de la violation de l'art. 285 al. 1 CC et, pour autant que recevable, de la violation de l'art. 9 Cst. dans l'�tablissement des faits, doivent donc �tre rejet�s.
Dans un dernier grief, bien qu'il omette de se plaindre de la violation de l'art. 9 Cst., le recourant entend s'en prendre � la constatation des faits relatifs � la liquidation du r�gime matrimonial. Sa critique, vague et fond�e en partie sur des suppositions, ne r�pond manifestement pas au principe d'all�gation (art. 106 al. 2 LTF), de sorte qu'elle est irrecevable (cf.�
En conclusion, le recours en mati�re civile doit �tre rejet�e, dans la mesure o� il est recevable. Celui-ci �tant d�nu� de chances de succ�s, la requ�te d'assistance judiciaire du recourant doit �tre rejet�e. Les frais judiciaires, arr�t�s � 2'000 fr., sont mis � la charge du recourant qui succombe (art. 66 al. 1 LTF). L'intim�e n'ayant pas �t� invit�e � r�pondre, aucune indemnit� de d�pens ne lui est due et sa requ�te d'assistance judiciaire doit �tre rejet�e.

References: l'article 277
 art. 95
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 133
 CourEDH 
 ATF 
in fine
 ATF 
 art. 106
 art. 99