Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-19821005-999382
Timestamp: 2016-12-03 04:52:00+00:00

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Type d'affaire : DecisionType de recours : Partiellement irrecevable ; partiellement recevableNumérotation : Numéro d'arrêt : 9993/82Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1982-10-05;9993.82 Parties : Demandeurs : X.Défendeurs : FRANCETexte : APPLICATION/REQUETE NÂ° 9993/82
X . v/FRANC E X . c/FRANC E DECISION of 5 October 1982 on the adntissibility of the application DÃCISION du 5 octobre 1982 sur la recevabilitÃ© de la requÃªt e
Article 8 of the Convention : The relations between an adoptive parent and an adoptive child are covered by this provision . Parental mulrori(v withdrawn front adoptive parent. !n the present case interference provided for hl' law and necessarv for t/te health and dte rights and freedoms of Ã e child .
Article 8 de Ia Convention : Les relations erure adoptattt et adoptÃ© sarrt protrgÃ©s par cette disposition . Adoptant dÃ©chu de l'autoritÃ© parenlale. En l'espÃ¨ce, ingÃ©rertce constima tu une mesure prÃ©vue par la loi et rtÃ©cessaire Ã la santÃ© et aux droits et liberlÃ©s de l'rnfant .
En 1968, le requÃ©rant et son Ã©pouse adoptÃ¨rent mt garÃ§on nÃ© en 1963 . aeec l'acrord de la rnÃ¨re aaturelle . A la suite du dÃ©cÃ¨s de l'Ã©pouse el du remariage du requÃ©rant une .cituation conflictuelle se dÃ©veloppa avec l'enfmu, si bien que le requÃ©raru le confia en 1975 Ã sa ruÃ¨re natnrelle Ã titre provisoire . En 1977, celle-ci refusa de restituer l'ertfarrt au rnotif que le requÃ©ranl s'en Ã©tail dÃ©sintÃ©res'sÃ© . A la denande du procureur de la RÃ©publique, le tribunal de grande instance dÃ©clara le requÃ©ra iu dÃ©chu de l'autoritÃ© parentale el cortfia l'enfanl Ã sti ruÃ¨re vaturelle Ã charge pour elle d'organiser la tutelle. L'appel puis le pourvoi en cussatiwr du requÃ©rant furern rejetÃ©s.
EN DROIT (Extrait ) Le requÃ©rant se plaint ( . . .) que la dÃ©cision judiciaire le dÃ©clarant dÃ©chu de son autoritÃ© parentale Ã l'Ã©gard de son fils adoptif porte atteinte Ã son droit au respect de sa vie privÃ©e et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention . La Commission observe tout d'abord que, bien que le droit d'adopter ne figure pas en tant que tel au nombre des droits garantis par la Convention, les relations entre un adoptant et un adoptÃ© sont en principe de mÃªme nature que les relations familiales protÃ©gÃ©es par l'article 8 de la Convention (RequÃªte X . contre Belgique et Pays-Bas du 10 .7 .1975, D .R . 7-75) . Une dÃ©cision judiciaire sÃ©parant deux personnes unies par un lien d'adoption est donc susceptible de constituer une ingÃ©rence dans l'exercice du droit au respect de la vie familiale de l'adoptant et/ou de l'adoptÃ©, au sens de l'article 8, paragraphe 1 de la Convention . Aux termes de l'article 8, paragraphe 2, il ne peut y avoir ingÃ©rence d'une autoritÃ© publique dans l'exercice du droit au respect de la vie privÃ©e et familiale que si cette ingÃ©rence est prÃ©vue par la loi et si elle constitue une mesure qui, dans une sociÃ©tÃ© dÃ©mocratique est nÃ©cessaire, notamment, Ã la protection de la santÃ© ou des droits et libertÃ©s d'autrui . Or, la dÃ©cision du tribunal de grande instance de Paris prononÃ§ant la dÃ©chÃ©ance de l'autoritÃ© parentale du requÃ©rant Ã©tait une mesure â¢prÃ©vue par la loiâ¢ . La Commission note en particulier, d'une part que l'article 378 .1 du Code civil franÃ§ais n'Ã©tablit aucune distinction entre parents adoptifs et lÃ©gitimes quant Ã la possibilitÃ© d'une dÃ©chÃ©ance d'autoritÃ© parentale en cas notamntent de dÃ©faut de soins ou manque de direction mettant manifestement en danger la sÃ©curitÃ©, la santÃ© ou la ntoralitÃ© de l'enfant et d'autre pari que l'article 380 du mÃªme code donne la possibilitÃ© au tribunal ayant prononcÃ© la dÃ©chÃ©ance de confier l'enfant Ã tout tiers qu'il estime digne de confiance, Ã charge pour cette personne, en l'occurrence la mÃ¨re par le sang, de requÃ©rir l'organisation d'une tutelle . En outre, s'agissant de l'attribution de la garde d'un enfant en cas de divorce ou de sÃ©paration des parents, la Commission estime d'habitude qu'une importance particuliÃ¨re doit Ãªtre accordÃ©e aux intÃ©rÃªts de l'enfant, notamment Ã son bien-Ãªtre physique et psychologique (cf . parmi d'autres NÂ° 911/60 . Annuaire 4, pp . 199, 219 : NÂ° 2306/64, Recueil 21 . pp . 23, 33 ; NÂ° 2648/65, Recueil 26, pp . 26, 31) . Ce principe vaut Ã©galement, Ã son avis, lorsque comme en l'espÃ¨ce, un conflit sur la garde d'un enfant oppose incidentment un pÃ¨re adoptif Ã la ntÃ¨re par le sang . Un examen des dÃ©cisions rendues au fond tant par le tribunal de grande instance que par la cour d'appel de Paris montre que ces juridictions, san s
nÃ©gliger les intÃ©rÃªts du requÃ©rant, ont toutes deux mis l'accent sur les intÃ©rÃªts de l'enfant et ont examinÃ© avec grand soin, notamment en ordonnant une enquÃªte sociale, sa situation et son avenir . Vu ce qui prÃ©cÃ¨de, la Commission est d'avis que la dÃ©chÃ©ance d'autoritÃ© parentale prononcÃ©e contre le requÃ©rant doit Ãªtre considÃ©rÃ©e comme une mesure nÃ©cessaire pour la santÃ© - au sens large - de l'enfant et pour la protection de ses droits et libertÃ©s . Elle Ã©chappe ainsi Ã tout reproche sous l'angle de l'article 8, paragraphe 2 . Il s'ensuit que le grief est manifestement mal fondÃ© au sens de l'article 27 , paragraphe 2 de la Convention .
Sutntnary of the relevant fact s !n 1968, the applicant and his wife adopted a boy born in 1963 with the corrsent of the rratural mother. Following the death of his wife and the applicant's remarriage a conf)'ictual situation developped with the child, with the result that the applicant entrusted the child provisionnallv in 1975 to his natural mother. /n 1977, thelutter refused to return the child on the gmttnd that the applicant had lost interest. At the request of the Public Prosecutor, the Appeal Court withdrew the applicant's parenta l authority and awarded the child to the natural mother provided she arranged the appointment of an additional guardian .
The appeal and plea of nullitv by the applicant were rejected.
(TRANSLATION) THE LAW (Extract )
The applicant complains ( . . .) that the judicial decision withdrawing his parental authority in respect of his adoptive son inte rferes with his right to re spect for his private and family life as guaranteed by Article 8 of the Convention . The Commission observes firstly that, although the ri ght to adopt is not one of the rights specifically guaranteed under the Convention, the relations between an adoptive parent and an adopted child are as a rule the same family re lations
protected by Article 8 of the Convention (Application X against Belgium and the Netherlands of 10 .7 .1975, DR 7/75) . A judicial decision separating two persons united by (he bond of adoption ntay amount to an interference with the right to respect for the adopting parent's and/or the adopted child's family life within the meaning of Article 8(l) of the Convention . Under Article 8 (2) . there is no interference by a public authority in the exercise of the right to respect for one's private and family life where this interference is in accordance with the law and is necessary in a democratic society, in particular for the protection of health or the rights and freedoms of others . However . the decision of Ihe Paris Regional Court withdrawing parental authority front the applicant was a measure taken "in accordance with the law" . The Comntission notes, firstly . that Article 378 .1 of the French Civil Cod e draws no distinction between adoptive and legitimate parents as regards the possibility of a withdrawal of parental authority in the event, irtter alia . of a lack of care or direction manifestly endangering the safety, health or morals of the child and, secondly, that Article 380 of the same code entitles the court that has ordered the withdrawal of authority to entrust the child to any third party it deems trustworthy provided that this person . in the present case the blood niother, requests guardianship . Furthermore, where the case concerns the custody of a child in the event of divorce or parental separation, the Commission normally considers that particular importance must be attached to the child's interests, especially his physical and psychological well-being (cf . ittter alia, No 911/60 . Yearbook 4, pp . 199 . 219 ; No . 2306/64, Collec(ion 21, pp . 23, 33 ; No . 2648/65, Collection 26 . pp . 26, 31) . It considers that this principle also applies where, as in this case, a conflict over the custody of a child in fact opposes an adoptive father and the blood mother . An examination of the decisions delivered on the merits both by the Paris Regional and Appeal Courts shows that, without disregarding the applicant's interests, both these courts emphasised the child's interests and exantined very carefully his situation and future, inter alia by requesting a social inquiry report . Consequently, the Commission considers that the withdrawal of parental authority from the applicant ntust be regarded as a measure necessary for the health-in the wide sense of the term-of the child and for the protection of his rights and freedoms . It may not therefore be subject to any criticisni under Article 8 (2) . It follows that the contplaint is manifestly ill-founded within the meaning of Article 27 (2) of the Convention . - 244 -Origine de la décision Pays : Conseil de l'EuropeJuridiction : Cour européenne des droits de l'hommeFormation : Commission (plénière)Date de la décision : 05/10/1982Fonds documentaire : HUDOC Haut de page

References: l'article 8
 l'article 8
 l'article 8
 l'article 8
 l'article 378
 l'article 380
 l'article 8
 l'article 27