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Timestamp: 2017-05-25 14:17:37+00:00

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Whatsupic - le siège de Waco, David Koresh et les davidiens
Catégorie : Nouvelles & Politiques	Publié le mercredi 19 avril 2017 09:34	Affichages : 97	0
Lois Roden mourut en 1986, et la lutte pour la succession s'engagea. C'est à cette époque que Koresh décida d'être polygame David Koresh et Lois Rodenet prêcha que 140 femmes lui étaient destinées, 60 en tant que ses « reines » et 80 en tant que concubines. Il eut alors une relation avec Karen Doyle, une jeune fille de 14 ans qu'il nomma sa seconde femme. George Roden, fin 1987, peinait à conserver une quelconque autorité sur le groupe des davidiens. Il aurait alors décidé de défier Koresh dans un concours de "résurrection des morts". Koresh débarqua à la résidence, avec 7 de ses amis armés et des échanges de tirs eurent lieu entre Roden et les hommes de Koresh. Un procès pour tentative de meurtre conduisit à l'acquittement de Koresh et de ses hommes, en partie pour un vice de forme.En 1988, George Roden tua d'un coup de hache à la tête Dale Adair, membre de la communauté, qui venait d'affirmer que Koresh était le messie. Roden fut condamné et comme il devait également de l'argent, la résidence Mont Carmel fut mise en vente par le gouvernement. Koresh rassembla les fonds, racheta la propriété, et prit le contrôle des Davidiens.
Le soir, à Waco, jusque tard dans la nuit, David Koresh monte sur scène et prêche des heures durant sur une scène bardée d'énormes amplis Marshall. Il explique la Bible et s'enflamme, en déclamant frénétiquement des passages du livre sacré. Il enregistre Madman in Waco (en hommage à son rival déchu George Roden) et compose également le titre mystique Sheshonahim. Le Livre de David, son disque, mêlent références ésotériques et harmonies folk-rock où il prétend incarner la volonté divine. Mais de plus en plus, ses prêches se font agressifs et sa musique folk devient métal. Les prêches sont interminables et soumettent à rude épreuve les fidèles. Parallèlement, en 1992, les germes du drame et du siège de Waco prennent forme. Sheri Jewel et son ex-mari se battent en justice pour la garde de leur fille, Keri. Sheri est membre de la communauté des Davidiens. Mark Breault, ancien Davidien, qui s'était un jour autoproclamé «prophète» et avait tenté de prendre la direction des Davidiens avant d'être expulsé par David Koresh, se mêle du litige. Breault avait promis de se venger. Il appelait régulièrement les membres du Mont Carmel pour les harceler. Ce Mark Breault deviendra le témoin de choix de la plupart des documentaires français sur Waco...Les Jewel ont donc invité Mark Breault à témoigner devant le Juge pour la garde de Keri. A cette occasion, Breault déclare que les enfants sont battus et que les membres du mouvement religieux sont "tous très bizarres", qu'il avait "vu" des armes à feu .. A la suite de ces affirmations, des sénateurs furent contactés pour une enquête ainsi que le CAN « Cult Awareness Network ».les ATF (Alcohol, Tobacco and Firearms : Bureau des alcools, tabacs et armes à feu, dépendant du ministère de la Justice des États-Unis) reçoivent des plaintes concernant des tirs d'essai d'armes automatiques à la résidence des Davidiens. Le groupe possède en effet environ 150 armes. Les Davidiens affirment qu'elles sont toutes détenues légalement, comme la loi américaine l'autorise, mais les ATF objectent que certaines ont été converties d'armes semi-automatiques en armes automatiques.Ce prétexte était fallacieux. Les armes étaient détenues tout à fait légalement. Le shérif n'avait d'ailleurs relevé aucune illégalité après ses investigations et David Koresh avait lui-même officiellement proposé une nouvelle inspection des armes six mois avant le raid, sans que les autorités ne répondent. Les ATF, après quelques mois de surveillance, obtinrent malgré tout un mandat de perquisition et d'arrêt pour David Koresh ainsi que quelques-uns de ses adeptes. La première opération, au nom de code « Showtime », démarre le 28 février 1993.
vue aérienne de Waco
David Koresh refusant de sortir, ainsi qu'une centaine de membres de la communauté craignant pour leur vie, les autorités utilisèrent toutes sortes de tortures psychologiques pour parvenir à leurs fins, comme le fait de priver de sommeil les occupants de la résidence par la diffusion ininterrompue de cris de lapins que l'on égorge, de bruits d'avion et de hurlements de bébés. Des projecteurs éclairaient le bâtiment 24h sur 24. Les chars faisaient mine de charger régulièrement, s'arrêtant brutalement à quelques mètres de la résidence pour reculer et recommencer plus tard. Des hélicoptères avec des mitrailleuses montées sur les flancs survolaient les lieux en permanence (Il fut révélé que les ATF avaient obtenu le soutien des hélicoptères en faisant une fausse déclaration, ce genre d'équipement n'étant utilisé que dans les affaires de trafic de drogues). Plus tard dans le déroulement de l'événement, l'électricité et l'eau furent également coupés.Plusieurs universitaires, spécialisés dans les questions religieuses et bibliques, tentèrent d'alerter les forces de l'ordre en leur indiquant que leur assaut ne pourrait que conforter Koresh et ses disciples dans leur vision apocalyptique et faire d'eux des martyrs. Cette erreur tactique semble avoir été une cause centrale de la dérive de l'assaut.
L'assaut final eut lieu à l'aube du 19 avril 1993, Après 51 jours, le FBI prétendit alors qu'il avait l'assurance que le groupe allait commettre un suicide collectif. Le procureur général, Janet Reno, approuva alors l'idée d'un assaut final. Les chars d'assauts percèrent des trous dans les bâtiments et, selon les propres mots du FBI : « injectèrent des quantités massives de gaz lacrymogène de type CS, très inflammable et fatal pour des enfants sans masque à gaz. Les tanks (dont plusieurs Bradley's et deux énormes M1 Abrams, utilisés en temps de guerre. La législation américaine interdit pourtant à l'armée de fournir du matériel ou d'intervenir dans une action policière) démolirent certaines parties du bâtiment pour créer des tunnels et permettre ainsi à des courants d'air de se former afin de faire circuler le gaz dans la résidence. Des parties entières du bâtiment furent renversées par les tanks écrasant plusieurs membres de la communauté, dont des enfants, dès les premières minutes de l'assautLes chars ont renversé les lampes à pétrole que la communauté utilisait nuit et jour depuis que l'électricité leur avait été coupée. Le gaz prit feu et les flammes se propagèrent à grande vitesse dans les lieux à cause des courants d'air. 74 personnes y moururent carbonisées, incluant 12 enfants de moins de cinq ans, dont deux enfants de Koresh. Les forces de l'ordre et les pompiers sur place ne tentèrent à aucun moment de maîtriser l'incendie.A la fin du brasier, les ATF célébrèrent joyeusement leur succès en dressant leur drapeau sur les décombres.Le FBI défend la thèse que les Davidiens se sont suicidés en versant de l'essence dans le bâtiment. Les quelques Davidiens survivants et d'autres témoins disent que ce sont les gaz qui ont mis le feu à l'intérieur, simplement parce que les occupants n'ayant plus d'électricité, les lampes à pétroles auraient été renversées par les chars et auraient mis le feu au bâtiment alors que tous les membres étaient regroupés dans la chambre froide au centre de la résidence. D'autres témoins parlent de missiles incendiaires envoyés sur le bâtiment. Cette thèse a fait couler beaucoup d'encre, d'autant plus qu'il fut prouvé que de telles armes avaient effectivement été utilisées, sans démontrer cependant qu'elles avaient bien déclenché l'incendie général.A 15h45, la mort de David Koresh est confirmée (certaines photos montrent un impact de balle dans le crâne).
86 morts, incluant les agents des ATF, 20 blessés, 9 Davidiens survivants condamnés pour possession illégale d'armes. Plusieurs des Davidiens innocentés et les familles des morts ont porté plainte contre le gouvernement des États-Unis et autres organes officiels. Ils furent déboutés. Les ATF ont cependant été sévèrement critiqués à la suite de l'assaut, à la fois sur le contenu du mandat de perquisition et d'arrêt.le FBI ait fait raser les restes du bâtiment le 12 mai 1993, soit moins d'un mois après l'assaut final, a été également critiqué comme un acte qui pourrait être considéré comme suspect de la part des autorités avant qu'une enquête puisse être conduite sur les lieux.L'autopsie des corps retrouvés dans la résidence a ouvert un nouveau débat, car elle démontra que plusieurs enfants étaient bien morts à cause des gaz lacrymogènes, plusieurs adultes étaient morts de balles dans la tête, et d'autres avaient eu le crâne fracassé. Qui avait commis ces crimes ? Une escouade de forces d'intervention est entrée dans le bâtiment pendant l'incendie et en est ressorti ensuite. Des images de cet assaut non officiel montrent que des échanges de tirs auraient eu lieu à ce moment-là. Certains Davidiens soutiennent que ce groupe avait été envoyé pour abattre Koresh et ses proches collaborateurs.La polémique enfla de plus belle, et plusieurs journalistes ont dénoncé un mensonge officiel :Linda Thompson, extraits de « The Big Lie » :"Les médias étaient tenus à une distance de 5 kilomètres du lieu de l'assaut et ne pouvaient que régurgiter au grand public les informations données par le FBI sur place. Ils répandirent en particulier ces horribles mensonges au sujet des enfants battus, des plans pour un suicide collectif et des « Dérangés de Waco (whacos in Waco) ». Mais qu'importe, n'est-ce pas ? les événements sensationnels font vendre ! Ce ne serait pas une bonne histoire si la vérité était dite. Le FCC peut fermer une ou deux chaînes ou annuler un permis, ou peut tuer 74 personnes, tout cela vaut mieux que d'exposer la dépravation des leaders de ce pays ! »Extrait de «Le Massacre des Davidiens» par Carol Moore :"(…) Des films et des livres n'ont cessé d'être présentés au public, démontrant sans ambiguïté que les agents des ATF firent feu en premier sur David Koresh quand il est sorti de la résidence et que des hélicoptères firent feu également, tuant par erreur quatre des leurs (ces décès furent imputés aux Davidiens). A partir de là, les Davidiens exigèrent que cela soit révélé avant de se rendre afin que les ATF soient traduits en justice et qu'ils puissent, eux, retrouver la liberté. Craignant cela et fous de rages à la mort de leurs quatre agents ; les membres des ATF tentèrent d'éliminer toute trace de leur assaut catastrophique. Ils firent en sorte que les négociations ne marchent pas et poussèrent à un assaut final qui devait, finalement, détruire toute autre preuve de ce qui s'était réellement passé (et cela d'autant plus qu'il fut démontré par la suite que les ATF s'étaient emparé de cette affaire pour redorer leur blason, récemment terni par des affaires de harcèlement sexuel dans leurs services, dévoilés à l'émission 60 minutes de CBS ndw) »Le 13 juillet 1995, le Treasury department a fait connaître la liste des armes détenues par les Davidiens : aucune n'était une arme automatique, l'accusation à l'origine de l'assaut.
En 1999, la ministre de la Justice américaine, Janet Reno, s'est engagée à relancer l'enquête sur le drame de Waco. Cette décision traduit la tension qui règne entre le département de la Justice et le FBI. Pendant six ans, les «fédéraux» ont «oublié» une cassette vidéo infrarouge, qui a été saisie cette semaine par la justice. Les images, filmées quelques heures avant le drame, confirment que les agents du FBI ont utilisé des gaz militaires inflammables, qui pourraient avoir provoqué l'incendie. La conversation enregistrée sur la bande vidéo, montre que l'ordre d'utiliser des engins pyrotechniques fut donné par les chefs de l'opération sur le terrain . Au moment des faits, le FBI et Janet Reno elle-même niaient l'utilisation de gaz de combatIl ne s'agirait pas du seul mensonge. L'administration avait également nié l'engagement de la division Delta, une unité spéciale de l'armée, présente sur place. La loi autorise les hommes de Delta à conseiller le FBI, mais pas à s'engager au combat sur territoire américain. Or, ils auraient joué un rôle actif. Dans les milieux des groupes paramilitaires et antigouvernementaux d'extrême droite qui fleurissent dans l'Amérique profonde, le «massacre» est érigé en symbole de l'oppression d'un gouvernement liberticide. Tim McVeigh se rendra en pèlerinage sur les lieux du drame. Et deux ans plus tard, jour pour jour, rempli d'une haine accumulée depuis Waco, il fera exploser un bâtiment de l'administration fédérale à Oklahoma City (168 morts). Selon divers sondages, 60 % des américains rejettent la responsabilité du drame sur les autorités.
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