Source: https://langue.phundrak.com/nyqy.html
Timestamp: 2020-02-29 13:03:20+00:00

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Un détail de la langue construite prototype du Ñyqy, et une rapide description de son peuple et sa culture
2.5.1. Allophonie
2.5.2. Harmonie des consonnes
2.6.1.3. Inflexions
2.6.3.3. Inflexions verbales
2.6.4. Modificateurs
2.6.5. Adverbes
2.6.6. Adpositions
2.6.7. Particules grammaticales
2.7.1. Ordre des constituants dans les clauses principales
2.7.2. Ordre des constituants dans les clauses verbales
2.7.3. Ordre des constituants dans les clauses nominales
2.8.1. Mots composés
2.8.2. Dénominalisation
2.8.3. Nombres
2.8.4. Cas grammatical
2.8.5. Articles, déterminants et démonstratifs
2.8.6. Possesseurs
2.8.7. Classes (incluant le genre)
2.8.8. Diminution/Augmentation
2.9. Prédicats nominaux et constructions liées
2.9.1. Prédicats nominaux
2.9.2. Prédicats adjectivaux
2.9.3. Prédicats locatifs
2.9.4. Prédicats existentiels
2.9.5. Clauses possessives
2.10. Structure d’un groupe verbal
Nous avons aujourd’hui un point où il nous est possible d’oser imaginer ce à quoi pouvait ressembler les formes les plus anciennes de civilisation grâce à l’une des plus anciennes langues qui nous soit connues, le Ñyqy/ɴyħy/, langue mère de plus de la moitié des langues du monde, parlée il y a entre huit et onze mille ans dans l’un des berceaux de notre civilisation. Plusieurs illustres collègues ont déjà travaillé sur cette langue et sur sa reconstruction, et ont fait des progrès fabuleux sur cette langue légendaire. J’ai moi-même pu assister certains de ces collègues dans leurs recherche. Cependant, cette implication m’a amené à une réalisation cruciale : jusqu’à présent, quelqu’un intéressé par le Ñyqy ne pouvait facilement accéder à un condensé des résultats des recherches existantes, présents en un unique ouvrage se présentant comme une grammaire technique de la langue. Ainsi, j’ai entrepris de le rédiger dans cet ouvrage dans l’espoir que cela facilite la tâche de mes collègues et futurs collègues dans leurs études de cette merveille qu’est le résultat de cette collaboration linguistique internationale s’étant étalée sur plusieurs siècles, aidés par les écrits survivants de la précédente Ère. Je suis pleinement conscient que ce document risque d’un jour être obsolète, et ce jour-là, une nouvelle version deviendra nécessaire. Je prie simplement pour que mes efforts puissent être à la hauteur des efforts déployés par mes collègues afin de découvrir tout ce savoir. né4Hje2lpel.
Le nom de la langue fut choisi par des linguistes de l’Ère ancienne, très probablement du fait de la signification du mot : « nous ». Il semblerait également que le terme ait été utilisé par le peuple Ñyqy/ɴyħy/ pour se désigner lui-même, mais nous disposons de trop peu de preuve permettant d’affirmer cela avec certitude. Le terme s’analyse en deux morphèmes basiques, ñy/ɴy/ et qy/qy/. Le terme ñy/ɴy/ est le pronom personnel du singulier, et qy/qy/ qui le suit a plusieurs utilisations, le chiffre 6 (le Ñyqy/ɴyħy/ est une langue dont le système numérique est un système hybride entre une base six et une base treize) ou bien la pluralité, ici infléchissant le ñy/ɴy/ afin de former la première personne du pluriel.
Il est à noter que le nom de cette langue est traditionnellement écrite en un seul mot, cependant et comme nous le verrons plus tard, il s’agit d’une mauvaise habitude : chaque élément peut être analysé individuellement et peut donc être considéré comme mots séparés, d’où la néographie « Ñy Qy » que certains de mes collègues utilisent, tentant de corriger cette erreur maintenant multi-centenaire. Bien que je salue leur initiative je continuerai de nommer cette langue « Ñyqy » dans cet ouvrage afin de suivre la norme et afin de ne pas désorienter les personnes n’ayant encore jamais rencontré cette néographie, et pour cela je présente mes excuses aux collègues sus-mentionnés.
Dans certains cas, d’autres s’y référeront en tant que « proto-Ñyqy », ou « proto Ñy Qy », mais cette dénomination est plutôt rare étant donné l’absence totale d’autres langues nommées « Ñyqy ». Ce cas ne se présente généralement que si le locuteur souhaite insister sur la nature de la langue comme langue mère de sa famille.
Comme mentionné plus tôt, le Ñyqy est l’objet depuis fort longtemps de recherches linguistiques, tout d’abord par des linguistes ayant vécus lors de l’Ère précédente. Ces linguistes sont pour la plupars devenu malheureusement anonymes, leurs noms ayant été effacés par le temps ; seuls Jehhe Chorr Ovehhe et Airr Yndn Ovehhi peuvent encore être crédités pour leurs recherches sur le sujet. Les connaissances de tous ces linguistes d’un autre temps étaient possiblement bien plus vastes que ce que nous avons pu récupérer, probablement similaires à celles dont nous disposons aujourd’hui. Cependant, nous savons que seul peu de témoignages de cette époque ont pu nous parvenir, et que les restes de l’Université de Ðbńo relève du miracle archéologique.
Les informations suivantes résument nos connaissances sur le peuple Ñyqy. Pour plus de détails, vous pouvez vous référer à l’ouvrage Le peuple Ñyqy du professeur K. Yerth, 3404. Un avertissement est tout de même nécessaire :
Nous n’avons que très peu de preuves et témoignages directs sur le peuple Ñyqy autre que par les ouvrages des scientifiques de l’Ère ancienne, et actuellement par les recherches linguistiques menées par des chercheurs contemporains à cet ouvrage. Par conséquent, même si les anciens paraissaient très confiants dans leurs découvertes, il nous est impossible de considérer nos connaissances comme des faits indéniables. La recherche actuelle sur ce peuple et les hypothèses et théories peuvent sembler très solides, mais à bien y regarder, elles ne le sont qu’entre elles. De plus, ces dernières se basent sur la supposition que les scientifiques de l’Ère ancienne ne se trompaient pas. Les seules bases tangibles auxquelles nous avons encore accès sont celles posées par la linguistique historique, mais hélas celle-ci se repose également fortement sur ces incertitudes que nous avons. Cependant, les informations en notre possession nous pousse à affirmer que notre savoir a une forte probabilité d’être fiable ; en effet, les scientifiques chez les Anciens sont réputés fiables et efficaces, et les théories actuelles sont majoritairement cohérentes entre elles.
Le peuple Ñyqy était un peuple vivant dans l’actuel Rhésode, plus précisément dans la vallée du Mojhal. Son cœur économique se situait dans le delta du fleuve Mojhal, où la première forme de civilisation connue est apparue. Leur activité principale était l’agriculture, en particulier sur la culture d’un grain pouvant être selon les sources du blé ou du riz, voire les deux. Dans le cas où seul l’un des deux était utilisé, il nous serait impossible de trancher ; les deux graines auraient très bien pu être plantées dans la région, et on retrouve dans les langues descendantes du Ñyqy des termes issus de eco/ɛt͡ʃɔ/ portant une signification ou l’autre, d’où la définition actuelle du terme « blé, riz, grain commestible ».
L’élevage était orienté principalement sur celui des vaches et des porcs. À nouveau, une incertitude plane cependant sur le terme qóñ/qɤm/ signifiant « vache ». Selon les recherches portant sur la faune théorique de l’époque, et au vu de la région tropicale soumise aux moussons, il est très probable qu’il s’agissait plutôt de buffles. Le terme qóñ aurait pris la signification de « vache » lors de la migration des peuples descendants vers le nord, domesticant alors plutôt les vaches que les buffles alors que d’autres peuples arrivaient dans l’ancienne zone occupée par le peuple Ñyqy. Cela pourrait expliquer pourquoi la reconstruction du terme pour buffle n’a pas été possible. Étrangement, aucune reconstruction d’un quelconque terme pour éléphant n’a pu être possible, alors que des fouilles ont prouvé que ces animaux vivaient dans la zone. Il est possible que le terme ait disparu du fait de son inutilité nouvelle dans les terres plus au nord.
Le mode de vie était ainsi donc principalement sédentaire, et il semblerait que les familles vivaient ensemble sous le même toit, dans des maisons communales súmusq/suʀʊsq/ ; cela inclus tous les membres de la famille descendant de l’ancêtre commun le plus âgé, ainsi que leurs époux ou épouses respectifs. Ces maisons étaient principalement faites de paille et argile séchée pour ce qui est des murs tandis que le toit était possiblement un mélange de paille et de grandes feuilles séchées pour les maisons humbles, tandis que les maisons plus riches avaient probablement des tuiles d’argile. L’entrée n’était sans doute fermée que par un voile de tissu ; en effet, on retrouve dans beaucoup de langues descendantes du Ñyqy les termes pour « porte » et « tissu » descendants du terme séwe/søwɛ/.
Dans chaque agglomération se trouvait au moins un temple où le peuple Ñyqy pratiquaient leur religion polythéiste. Il est cependant impossible de savoir s’il s’agissait de croyances liées à la religion qui dominait l’Ère ancienne. Les points communs de ces pratiques sont la vénération de plusieurs dizaines de dieux. De plus, la vénération des étoiles et du feu, ainsi que les dieux qui y sont liés semblent prendre une place beaucoup prédominante dans la vie quotidienne du peuple Ñyqy. Les lunes majeures Nuya et Norya sont également toutes deux importantes dans leur culture, régissant très probablement leur calendrier. Mais étrangement, comme pour toutes les langues de l’Ère Ancienne, il nous est impossible de retracer l’origine du nom de la lune mineure Lettri, tandis que Norya semble avoir été considérée comme mineure.
Selon toute vraisemblance, le Ñyqy était parlé dans la vallée du Mojhal, dans l’actuel Rhésode. Bien qu’il soit quasiment impossible de déterminer la superficie maximale couvrant cette région, il est considéré prudent d’affirmer que la langue était au moins parlée depuis le delta du Mojhal, cœur économique de la région, jusqu’à son confluent avec le Lor ainsi que dans toute zone se situant à moins de sept lieues de ce tronçon du Mojhal. Cela représente une surface vaste, très certainement indicateur d’une unité politique tout du moins de la région, comme par exemple un royaume ou un empire. Cependant, l’hypothèses d’une continuité de petits royaumes ou États-cités dont la lingua franca était le Ñyqy reste une possibilité. Dans ce cas, cela indiquerait que le peuple Ñyqy était le peuple dominant économiquement ou politiquement dans la région. Les autres peuples théoriques vivant dans la zone d’influence du Ñyqy parlaient sans doute leur propre langue, mais ces dernières n’ont pas eu autant d’impact si ce n’est aucun d’un point de vue de l’histoire de la linguistique (possiblement au mieux des mots d’emprunts du Ñyqy, mais nous n’avons aucun moyen de le prouver), ce qui renforce l’idée que ces langues locales étaient marginalisées au profit du Ñyqy.
Bien qu’il nous soit impossible de connaître le type de relations qu’entretenaient le peuple Ñyqy avec ses voisins, il est tout à fait probable qu’ils aient été en guerre tout comme ils été amicaux avec certains de leurs voisins: en effet, des termes liés à la guerre, mais également aux échanges culturels, mercantiles et amicaux ont pu être reconstruits.
Le Ñyqy est une langue qui apparaît comme étant fortement analytique et isolationniste, reposant principalement sur sa syntaxe afin d’exprimer sa grammaire et très peu sur des règles morphologiques. La large majorité des mots sont monosyllabiques ou bisyllabiques, et les phrases s’articulent souvent autour de morphèmes liés monosyllabiques que l’on peut interpréter comme étant des particules grammaticales. Voici un exemple de phrase en Ñyqy avec sa traduction et son détail grammatical :
Dans l’exemple n°1, nous pouvons remarquer l’absence d’un verbe « être », ce qui est un exemple des prédicats existentiels qui ne requièrent pas de verbe afin d’exprimer une possession. On peut également voir que l’élément définissant est situé après la particule génitive, tandis que l’élément défini se situe avant celle-ci. Il s’agit là d’un des nombreux exemples montrant que le Ñyqy est une langue dont la tête de ses diverses constructions grammaticales est finale et non initiale.
L’exemple n°2 nous montre la méthode utilisée en Ñyqy afin d’employer le duel : il s’agit d’affixer le nombre « deux » à l’élément que nous souhaitons infléchir. Ainsi, bú qi/bu qɪ/ peut être considéré comme le pronom personnel de la seconde personne du singulier infléchis afin de devenir le pronom personnel de la seconde personne du duel.
La phonologie d’une langue est l’étude des sons qui la composent, ainsi que l’organisation et l’interaction de ces derniers entre eux. Cela a des conséquences importantes, comme la caractéristique esthétique sonore de la langue, ou bien les variations possible dans la prononciation de certains sons qui peuvent paraître naturelles pour les locuteurs natifs de la langue, mais pas nécessairement pour nous. Même si plus personne ne parle cette langue actuellement, il me semble important pour les étudiants de langues anciennes de pouvoir associer des sons aux divers mots et aux diverses phrases qu’ils rencontreront ; il s’agit d’une langue, après tout ! Dans ce chapitre, j’essaierai de présenter ce qui est connu de la phonologie du Ñyqy afin que l’on puisse se faire une idée de ce à quoi ressemblait cette langue lorsqu’elle était parlée il y a plusieurs millénaires.
Voici une description des voyelles du Ñyqy :
Le Ñyqy est une langue ayant une particularité intéressante : bien qu’elle dispose d’un total de seulement douze consonnes, elle dispose réellement approximativement du double dû à un effet de mutation des consonnes qui sera décrit plus bas. Vous pouvez retrouver l’inventaire total dans le tableau 3, les lettres résultant de mutations étant entre parenthèses. Vous trouverez également la translittération des consonnes non-mutées dans le tableau 4.
Le Ñyqy dispose également d’une hiérarchie entre ses consonnes basée sur des caractéristiques distinctives entre elles, à l’instar de ses voyelles. Vous trouverez dans l’arbre 2 l’organisation de ces consonnes.
Étant donné l’ancienneté de la langue, il est extrèmement difficile de s’avancer sur la tonalité de la langue et son accentuation. Il est cependant très probable qu’aucune accentuation tonale n’existait en Ñyqy ; cette caractéristique n’apparaîtra que bien plus tard dans les langues de la région du Leshö, il y a deux mille ans.
Concernant l’accentuation non tonale, on suppose que celle-ci était rarement utilisée du fait de la quantité de mots monosyllabiques. Cependant, on suppose que les mots bisyllabiques et plus aient eu une accentuation pénultime, c’est à dire sur l’avant-dernière syllabe des mots, se traduisant généralement par une accentuation sur la première syllabe pour les termes bisyllabiques et sur la seconde syllabe des termes trisyllabiques. Il s’agit à l’heure actuelle de la théorie la plus probable concernant le Ñyqy pouvant expliquer une accentuation théorique qui, en suivant d’autre théories, serait beaucoup plus chaotique. Il n’empêche que certaines accentuations théoriques ne suivent tout de même pas cette théorie de la syllabe pénultime, comme par exemple coqec/t͡ʃɔħɛt͡ʃ/ (« Terre, monde, mortels ») dont l’accentuation portait très probablement sur la syllabe qec.
Le Ñyqy était une langue exclusivement orale, sachant que les premiers systèmes d’écriture utilisés pour une langue de cette famille ne sont apparus que trois mille ans après la période d’existance théorique de cette langue. Ainsi, les linguistes préfèrent une transcription de la langue telle que celle utilisée dans cet ouvrage, représentant de façon quasi phonétique les paroles théoriques de cette époque. Il est toutefois à noter, comme cela sera expliqué plus bas (§2.5.2), qu’une même consonne à l’écrit peut représenter deux consonnes orales du fait d’un phénomène de mutation de ces consonnes. Afin de garder une orthographe cohérente, il a été choisi par consensus d’utiliser un unique graphème pour les deux prononciations possible d’une consonne. Ainsi, coqec peut être prononcé /t͡ʃɔħɛt͡ʃ/ ou bien /ɬɔqɛɬ/, mais reste dans tous les cas le même terme. Cela permet également au lecteur de plus facilement comprendre les textes et exemples en Ñyqy sans avoir à faire d’exercice mental trop important. Il est également beaucoup plus simple de retrouver la prononciation des mots Ñyqy depuis leur orthographe standard.
2.5.1 Allophonie
2.5.2 Harmonie des consonnes
Les consonnes du Ñyqy suivent une règle stricte, interdisant deux consonnes dorsales de se suivre, idem pour deux consonnes non dorsales, même séparées par une voyelle ou faisant partie de mots différents. Seule une pause dans l’élocution bloque ce processus. Ainsi, on a les règles formelles suivantes:
Cette règle permet de gérer la proximité de deux consonnes similaires en changeant la seconde consonne qui doit alors changer sa qualité afin de se soumettre à la règle. Sa qualité haute ou coronale se reflète également lors du changement de qualité dorsale de la consonne, la qualité haute ou coronale étant considérées comme équivalentes en Ñyqy. Vous pouvez voir la table 5 qui récapitule les mutation des consonnes du Ñyqy dû à cette règle. Ce tableau est issu de l’organisation de l’arbre des caractéristiques distinctes des consonnes du Ñyqy (figure 2) présenté plus haut, dans le chapitre 2.2.2.
2.6.1.3 Inflexions
2.6.3.3 Inflexions verbales
2.6.4 Modificateurs
2.6.5 Adverbes
2.6.6 Adpositions
2.6.7 Particules grammaticales
Le Ñyqy est une langue dont sa tête de groupes grammaticaux est généralement en fin du-dit groupe. On peut voir avec l’arbre 3 que la structure générale d’une phrase standard démarre avec des éléments divers liés à la clause principale s’il y en a, auxquels on se référera généralement en tant qu’éléments obliques. Ces éléments ne sont liés au verbe ni par une relation grammaticale ergative, ni dative, ni absolutive. Ensuite vient la phrase nominale ergative, précédant la phrase dative, elle-même précédant la phrase verbale, contenant une phrase nominale absolutive et le verbe de la phrase, le dernier élément d’une phrase ñyqy/ɴyħy/. Les sous chapitres suivants détailleront la composition de chacun de ces éléments.
2.7.1 Ordre des constituants dans les clauses principales
En Ñyqy, l’ordre des éléments principaux de la phrase typique suit un ordre SV pour les phrases transitives et APV pour les phrases intransitives. Il est toutefois à noter que l’agent est nécessairement précédé par un élément datif. Il est cependant possible lorsqu’aucun élément datif n’est à mentionner d’utiliser le terme bóq/bɤq/ signifiant « rien, aucun ».
Il est également à noter que selon les recherches actuelles, rien ne nous laisse à penser qu’un autre ordre de ces constituants était possible en Ñyqy mis à par l’ajout d’autres éléments obliques en début de phrase.
2.7.2 Ordre des constituants dans les clauses verbales
2.7.3 Ordre des constituants dans les clauses nominales
2.8.1 Mots composés
2.8.2 Dénominalisation
La dénominalisation en Ñyqy se produit grâce au mot só/sɤ/ signifiant « façon de faire ». En se préfixant à un nom, on obtient un verbe dont la signification est généralement en relation avec le nom d’origine. Par exemple, en associant le terme qéy/qøy/ à ce mot só/sɤ/, on obtient le verbe qéysó/qøysɤ/ signifiant « chauffer, réchauffer, cuire ».
Similairement, il est possible de créer un adjectif depuis un nom via le terme coj/t͡ʃɔɮ/, signifiant « manière d’être » et qui est souvent comparé dans sa fonction grammaticale au comparatif. Ainsi, en associant le terme zum/zʊʀ/ (« mer, océan, ciel »), on obtient l’adjectif cojzum/t͡ʃɔɮɣʊm/ signifiant « bleu, aqueux ».
2.8.3 Nombres
2.8.4 Cas grammatical
2.8.5 Articles, déterminants et démonstratifs
2.8.6 Possesseurs
2.8.7 Classes (incluant le genre)
2.8.8 Diminution/Augmentation
2.9 Prédicats nominaux et constructions liées
2.9.1 Prédicats nominaux
2.9.2 Prédicats adjectivaux
2.9.3 Prédicats locatifs
2.9.4 Prédicats existentiels
2.9.5 Clauses possessives
2.10 Structure d’un groupe verbal
ñy-0 qój/ɴy ħɤd͡ʒ/
ñy-0 pim-0 coq. nócpi qój./ɴy pɪʀ ɬɔq nɤt͡ʃpɪ qɤɮ /
Le processus de nominalisation des verbes repose principalement, à l’instar de la grammaire Ñyqy dans sa globalité, sur une association desdits verbes avec un mot ayant ici un rôle de particule grammaticale. Ainsi, un verbe associé à só/sɤ/ (signifiant « manière de faire ») en position affixe permet d’obtenir d’un verbe un nom utilisable comme tel. Par exemple, le verbe meqm/mɛqm/ (« parler ») s’associe en meqm só/mɛqm xɤ/ signifiant « l’acte de parler, prise de parole, annonce ».
co/t͡ʃɔ/
(gp.SUBJ.PST) marqueur pour verbes du subjonctif accomplis
coj/t͡ʃɔɮ/
(gp) façon d’être, d’exister, comparatif qualitatif, équatif. Particule grammaticale, graphème lié, voir §2.8.2.
cojmuz/t͡ʃɔɮʀʊz/
(adj) rouge, pourpre
cojzuj/t͡ʃɔɮɣʊɮ/
(adj) noir, sombre
coge/t͡ʃɔʢɛ/
cope/t͡ʃɔpɛ/
cójm/t͡ʃɤɮʀ/
(nbr) marqueur de 1000006. Voir §4.2.
eco/ɛt͡ʃɔ/
éc/øt͡ʃ/
(gp.NEG) particule de négation
écésy/øt͡ʃøsy/
(n) sans âme, personne vide, tristesse. Voir éc et wésy.
(nbr) marqueur de 100006. Voir §4.2.
jéq/d͡ʒøħ/
(v) pousser, faire avancer
(v) parler, expliquer, échanger oralement
meqyjéq/mɛqyɮøq/
(v) chuchoter, litt. souffler une parole, voir meqm et syjéq.
(nbr) marqueur de 1006. Voir §4.2.
(n) rouge, pourpre, fruit
nócpi/nɤt͡ʃpɪ/
(n) dieu terrestre, divinité, être supérieur. Voir aussi wéz.
(nbr) marqueur de 10000006. Voir §4.2.
(nbr) six, marqueur des sixaines. Voir §4.2.
(adj) beaucoup
oñsy/ɔɴsy/
(n) odeur, litt. air du nez, voir oñ et sy.
(adj) chaud
(v) chauffer, réchauffer, cuire. Voir qey et só.
vache, buffle, bétail
(nbr) six, première sixaine. Voir §4.2
(nbr) marqueur de 10006. Voir §4.2.
(n) porte, voile de tissu utilisé à l’entrée des maisons, tissu
sósy/sɤxy/
façon de faire, manière de faire, d’agir. Graphème lié, voir §2.8.2.
(n) air, vent, vie, souffle
syjéq/syd͡ʒøħ/
(v) souffler (vent, respiration), expirer, litt. « pousser de l’air ». Voir sy et jéq.
syjéqsó/syd͡ʒøħxɤ/
(adj) fraîcheur, froid, souffle, vent
újq/ud͡ʒħ/
(n) puissance, force mentale, majestueusité
(n) divinité suprême, dieu céleste, être supérieur. Voir aussi ñuné.
wésy/wøsy/
(n) souffle divin, âme, esprit. Voir sy et wéz.
yc/yt͡ʃ/
(n) eau douce, éther, vie, souffle divin
ycéjéz/yt͡ʃøɮøɣ/
(n) magie, force divine. Littéralement « eau de la puissance divine », voir yc, újq et wéz.
(pron) Pron.Pers.3.sg, il, elle
zój/zɤd͡ʒ/
zuj/zʊd͡ʒ/
Created: 2020-02-17 lun. 00:49

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