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Timestamp: 2014-03-07 17:49:03+00:00

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Chapitre 4 : Les droits et les devoirs de l'enfant en Islam
Chapitre 4 : Les droits et les devoirs de l'enfant en Islam Ce Chapitre aborde les principes essentiels qui r�gissent les affaires de l'enfant en Islam. La l�gislation et les formalit�s ex�cutives sont laiss�es � l'appr�ciation de chaque pays, et ce dans le but de trouver une harmonie entre les articles de la charte et la conjoncture de chaque soci�t� islamique. On a tenu compte dans l'�laboration des articles de ce Chapitre[1] qu'ils soient parall�les -dans leur contenu et leur disposition- avec les accords internationaux. Cela a pour but de faciliter la comparaison entre la conception islamique de l'enfant et d'autres conceptions.
Nous avons voulu, dans ce Chapitre, lier les droits de l'enfant � ses devoirs, pour mettre l'accent sur le fait que l'�ducation de l'enfant doit �tre ax�e sur l'�quilibre entre ses droits et ses devoirs, de fa�on graduelle suivant les �tapes de sa croissance, jusqu'� ce qu'il atteigne l'�tape de la responsabilit� accomplie. Ce Chapitre renferme tous les droits que poss�de l'enfant en contrepartie des devoirs sociaux et familiaux, que ce soient des droits l�gaux prot�g�s par la justice, ou des droits prescrits par des motifs instinctifs, religieux et sociaux, ainsi que des droits ant�c�dents � la formation du fotus. Ce Chapitre est compos� de sept parties:
Premi�re partie: La sollicitude envers l'enfant d�s le d�but de la formation de la famille
Deuxi�me partie: Les libert�s et les droits g�n�raux de l'humanit�
Troisi�me partie: Les droits des statuts personnels
Quatri�me partie: Capacit� et responsabilit� p�nales
Cinqui�me partie: La bonne �ducation et la bonne instruction de l'enfant
Sixi�me partie: La protection int�grale
Septi�me partie: Le respect des int�r�ts supr�mes de l'enfant
Premi�re partie: La sollicitude envers l'enfant d�s le d�but de la formation de la famille Cette partie compos�e de quatre articles traite de la sollicitude pour l'enfant depuis le d�but de la formation de la famille. Elle se manifeste par la recherche de l'enfant pour prot�ger l'esp�ce humaine, l'assistance int�gr�e depuis l'aube du mariage, enraciner les valeurs humaines chez l'enfant, respecter les crit�res du mariage r�ussi.
La recherche de l'enfant dans le but de pr�server l'esp�ce humaine
1- L'enfant est une richesse divine et une requ�te naturelle.
2- La charia incite � la procr�ation dans le but de pr�server l'esp�ce humaine.
3- C'est pour cela que la charia interdit la st�rilisation des hommes et des femmes, l'ablation de l'ut�rus et l'avortement sans aucune n�cessit� m�dicale. De m�me, elle interdit toute voie obstruant la continuit� de l'humanit�.
4- Il est du droit de l'enfant de voir le jour par le canal du mariage l�gal entre l'homme et la femme.
Les paragraphes 1 et 2 d�montrent la place de l'enfant dans la conception de la charia ainsi que dans les cours des gens. Ils expliquent la sagesse de l'existence des enfants.
Les paragraphes 3 et 4 d�montrent les moyens de la protection et de la r�alisation de ces objectifs l�gaux.
* Le premier paragraphe s'appuie sur la parole d'Allah exalt� soit-Il : �A Allah appartient la royaut� des cieux et de la terre. Il cr�e ce qu'Il veut. Il fait don de filles � qui Il veut, et don de gar�ons � qui Il veut, ou bien Il donne � la fois gar�ons et filles; et Il rend st�rile qui Il veut. Il est certes Omniscient et Omnipotent.� (Ach-Chour�: 49-50) "������� ������ ������������ ��������� �������� ��� ������� ������ ����� ������� ������� ������� ����� ������� ���������� ���� ������������� ���������� �������� ��������� ��� ������� �������� ������ ������� �������"[������: 49-50].
�Les biens et les enfants sont l'ornement de la vie de ce monde. Cependant, les bonnes oeuvres qui persistent ont aupr�s de ton Seigneur une meilleure r�compense et [suscitent] une belle esp�rance.� (Al-Kahf: 46)
"������� ����������� ������� ��������� ���������� �������������� ������������� ������ ����� ������� �������� ������� �����"[�����: 46].
Le saint Coran explique ici que les enfants sont un don divin et que l'amour des enfants est naturel chez l'homme, et fait partie des biens de ce bas monde. Le verset attire aussi l'attention sur le caract�re pr�f�rentiel des biens de l'au-del� qui n'ont aucune issue que l'ouvre pie dans ce bas monde. * Le deuxi�me paragraphe s'appuie sur la parole d'Allah exalt� soit-Il: �De la terre Il vous a cr��, et Il vous l'a fait peupler (et exploiter)� (Houd: 61)
"���� ���������� ����� �������� ���������������� �����"[���: 61].
Le peuplement et l'exploitation de la terre ne se font que par la perp�tuit� de la vie. Ils impliquent n�cessairement la perp�tuit� de l'esp�ce humaine et la succession des g�n�rations. On comprend d�s lors l'incitation du Proph�te pri�re et salut sur lui � la procr�ation. Ma'qil ibn Yass�r qu'Allah soit satisfait de lui a narr� qu'un homme vint voir le Proph�te et lui dit: J'ai trouv� une femme de bonne famille et d'une grande beaut�; mais elle n'est pas f�conde. Puis-je l'�pouser? �Non� r�pondit le Proph�te. Puis l'homme revint une seconde fois, puis une troisi�me fois et la r�ponse fut la m�me. Le Proph�te dit alors: ��pousez les femmes affectueuses et f�condes, je serai fier de votre nombre devant les autres nations le Jour Dernier.�
Suivant une variante narr�e par Anas ibn M�lik, qu'Allah soit satisfait de lui: Le Messager d'Allah, pri�re et salut sur lui, ordonnait le mariage et interdisait le c�libat avec v�h�mence. Il dit: ��pousez les femmes affectueuses et f�condes, je serai fier de votre nombre devant les autres proph�tes le Jour Dernier.�[2]
* Le troisi�me paragraphe renferme deux choses:
Primo: Il explique une sentence d�cisive et coercitive pour la r�alisation des objectifs l�gaux susmentionn�s, et ce par l'interdiction de la st�rilisation des hommes et des femmes, de l'ablation de l'ut�rus, de l'avortement et de tout ce qui entrave la continuit� de l'humanit�. Cette interdiction a fait exception du cas de la n�cessit� m�dicale d�fini par les experts en la mati�re. Secundo: Exclusion des formes d'homosexualit� qu'on appelle � tort mariage, que cela ait lieu entre deux hommes ou deux femmes, ou le mariage collectif ainsi que toutes les autres unions que d'aucuns appellent de leurs voux arguant qu'il y a plusieurs formes de mariage.
L'Islam a prohib� toutes ces formes d'union parce qu'elles sont st�riles et ne d�bouchent pas sur la procr�ation pouvant pr�server la continuit� de l'humanit�. Cette prohibition est sous-tendue par plusieurs textes formels qui interdisent la fornication et l'homosexualit�, et commandent la protection des parties intimes ainsi que l'honneur. Le saint Coran et la sunna fourmillent de ces textes qui sont connus de tous les musulmans et nous vous faisons gr�ce de les mentionner. * Le quatri�me paragraphe met l'accent sur le droit qu'a l'enfant de na�tre d'un mariage normal entre un homme et une femme et non de l'adult�re. Ceci est aussi affirm� par les l�gislations et les religions c�lestes. Cet article n'a pas d'�quivalent dans la convention des droits de l'enfant. On trouve son semblable dans la d�claration du Caire d�nomm�e (À propos des droits de l'homme en Islam) publi�e par le sommet islamique de l'ann�e 1990, dans les paragraphes B et D de l'article 2 de la d�claration qui stipulent que:
Paragraphe B: Il est interdit de recourir aux moyens qui m�nent � l'an�antissement de l'esp�ce humaine.
Paragraphe D: Sauvegarder la continuit� de la vie humaine jusqu'o� Allah voudra est une obligation l�gale. C'est �galement la m�me chose � l'article 5-A de la m�me d�claration, qui stipule que la famille est le fondement sur lequel repose la cr�ation d'une soci�t�, et le mariage est le fondement sur lequel repose la formation d'une famille. Article (92)
L'attention accord�e � l'enfant d�s le d�but du mariage
1- L'attention qu'accorde la charia � l'enfant englobe les �tapes suivantes: a- Le choix de son ou sa partenaire.
b- La p�riode de grossesse et de l'accouchement.
c- De l'accouchement jusqu'� l'atteinte de l'�ge de raison (�tape de l'enfant impub�re).
d- De l'�ge de raison � la pubert� (�tape de l'enfant pub�re).
2- Durant ces �tapes, des droits naissent pour l'enfant, en accord avec ces �tapes.
Cet article d�limite les diff�rentes �tapes que renferme l'assistance que la charia accorde � l'enfant, commen�ant par le choix de l'�pouse en passant par les �tapes de la grossesse, de l'accouchement, du discernement et de la pubert�. Nous allons expliquer cela ainsi que leur autorit� comp�tente islamique dans les articles suivants. Le pr�sent article n'a pas d'�quivalent dans la convention des droits de l'enfant. Son article premier se contente de d�finir l'enfant en tant que: �Tout homme qui n'a pas d�pass� dix-huit ans.�
La famille est la source des valeurs humaines
La famille est le nid de l'enfant et l'environnement naturel n�cessaire � son �ducation. C'est la premi�re �cole o� l'enfant est �lev� et est p�tri de valeurs humaines, morales, spirituelles et religieuses. Cet article est fait uniquement pour souligner l'importance de la famille par rapport � l'enfant. Le premier verset de la sourate an-Niss�' souligne le caract�re central de la famille qui se pose comme le noyau de la soci�t� humaine. Allah exalt� soit-Il dit: �� hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a cr��s d'un seul �tre, et a cr�� de celui-ci sont �pouse, et qui de ces deux l� a fait r�pandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement.� (An-Niss�': 1)
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Il dit aussi: �Et c'est Lui qui de l'eau a cr�� une esp�ce humaine qu'Il unit par les liens de la parent� et de l'alliance. Et ton Seigneur demeure Omnipotent.� (Al-Forq�n: 54)
"����� ������� ������ ���� ������� ������� ���������� ������� �������� ������ ������� �������"[�������: 54].
Et le Proph�te, pri�re et salut sur lui, d'expliquer l'influence majeure de la famille sur l'enfant en ces termes rapport�s par Abou Horayra qu'Allah soit satisfait de lui: �Tout enfant na�t suivant la nature primordiale (l'Islam). Ce sont ses p�re et m�re qui le rendent juif, chr�tien ou mage.�[3] Face au danger des orientations contemporaines en occident, qui m�nent � la dislocation de la famille et qui, d'une famille aux multiples liens, biologiques, humains, sentimentaux et sociaux int�gr�s, ayant des obligations et des devoirs r�ciproques, en font une famille fond�e sur le seul lien biologique, en encourageant les parents au d�sengagement vis-�-vis de leurs obligations envers leurs enfants, l'article a bien voulu expliquer les aspects de l'importance de la famille en Islam par rapport � l'enfant. L'Islam veut que l'enfant grandisse au sein d'une famille qui a des liens prolong�s qui le prot�gent, l'assistent et l'�duquent. Les sentences contenues dans le saint Coran, la sunna et la jurisprudence islamique, et qui r�gulent toutes les affaires de la famille, petites et grandes, constituent une preuve de ce que nous avan�ons. Il y a aussi les sentences relatives � l'h�ritage, aux d�penses, aux d�mes ainsi que plusieurs autres droits et obligations qui transcendent le cadre individuel pour atteindre les membres de la famille. Cet article n'a pas d'�quivalent dans la convention des droits de l'enfant, qui se contente d'indiquer aux articles 9 et 11 qu'il n'est pas permis de s�parer l'enfant de ses parents, et souligne aussi l'importance de r�unir la famille. Article (94)
Se conformer aux crit�res d'un mariage r�ussi
Il est du droit de l'enfant que chacun de ses parents fasse le bon choix de son ou sa partenaire, et qu'il se conforme aux crit�res du mariage r�ussi d�finis par la charia et stipul�s � l'article �51� de cette charte. Dans la charia, l'enfant jouit de ses droits tr�s t�t et avant m�me le mariage des parents. Cela est d� au choix que l'un fait de l'autre de la meilleure mani�re qui soit. Chose qui a naturellement des r�percussions sur l'enfant qui viendra au monde ayant acquis des qualit�s inn�es de ses parents. En plus, ces droits lui �choient en vertu de l'environnement que ses parents choisissent pour sa naissance et les attentions qu'il va b�n�ficier dans les domaines de la sant�, de l'alimentation, de l'�ducation et de l'instruction, etc. Or l'enfant sur qui doivent se mat�rialiser les effets de ce choix n'a personne � m�me de prot�ger son int�r�t futur, plus indiqu�e que ses parents. C'est pour cela que la charia recommande que chaque �poux choisisse bien son partenaire, et qu'il respecte les crit�res du mariage r�ussi que la charia a d�limit�s et qui sont mentionn�s � l'article 51 de cette charte. Nous les avons expliqu�s avec d'amples d�tails dans cet article. De ce qui pr�c�de, il ressort que les droits de l'enfant existent au sens figur�, et mat�rialisent une valeur morale qui a un impact majeur sur la conscience et le comportement de l'individu dans sa recherche de sa moiti�, qui poss�de des valeurs et des principes qui lui garantissent une prog�niture pieuse. Cet article n'a pas d'�quivalent dans la convention des droits de l'enfant. Deuxi�me partie: Les libert�s et les droits g�n�raux de l'humanit�
Cette partie traite � travers neuf articles, des libert�s et des droits g�n�raux de l'homme en g�n�ral et de l'enfant en particulier. Elle explique son droit � la vie, � la survie, � la croissance, � la comm�moration de la naissance du nouveau-n�, � la protection de son identit�. Parmi ses droits �galement, il y a l'interdiction de la discrimination entre les enfants, le droit aux soins m�dicaux, au traitement avec tendresse, � la jouissance du temps lire, � la libert� de pens�e et de culte ainsi qu'� la libert� d'expression.
Le droit � la vie, � la survie, et � la croissance
1- Depuis sa cr�ation � l'�tat de fotus, l'enfant a droit � la vie, � la survie et � la croissance.
2- L'avortement est prohib� sauf si la vie de la m�re est menac�e, et quand l'avortement est la seule issue pour la sauver.
3- Il est du droit du fotus de b�n�ficier des soins sanitaires et d'une nutrition convenable � travers l'attention accord�e � la m�re enceinte.
4- Il est g�n�ralement interdit de porter atteinte au fotus, la charia a �dict� une peine civile et p�nale � celui qui le transgresse.
Cet article aborde le droit � la vie, � la survie et � la croissance. Ce droit entre en vigueur d�s la formation du fotus. Dans la charia, la vie du fotus jouit de la protection et de l'assistance parfaites, vu qu'il est consid�r� au m�me titre qu'un homme vivant cr�� par Allah, m�me s'il vit cach� dans le ventre de sa m�re jusqu'� ce que sa croissance se parach�ve, et qu'il naisse en vie.
Le droit � la survie et � la croissance est li� au premier chef au droit � la vie, vu les soins sanitaires et l'alimentation convenable de la m�re enceinte qu'il exige. De m�me, l'Islam enjoint au p�re de l'enfant de pourvoir aux besoins de sa m�re enceinte. Allah exalt� soit-Il dit: �Et si elle sont enceintes, pourvoyez � leurs besoins jusqu'� ce qu'elles aient accouch�. Puis, si elles allaitent [l'enfant n�] de vous, donnez-leur leurs salaires. Et concertez-vous [� ce sujet] de fa�on convenable. Et si vous rencontrez des difficult�s r�ciproques, alors, une autre allaitera pour lui.� (At-Tal�q: 6)
"��� ����� �������� ������ ����������� ����������� ������ �������� ����������� ����� ���������� ������ ����������� ������������ ����������� ��������� ����������� ��� ������������� ������������ ���� �������"[������: 6].
L'Islam a interdit l'avortement dans l'objectif de prot�ger le droit du fotus. L'avortement n'est autoris� que dans le cas o� la vie de la m�re s'expose � un danger certain qu'on ne peut �viter qu'en y ayant recours. La preuve de ce droit est l'interdiction g�n�rale d'attenter � la vie: �Ne tuez qu'en toute justice la vie qu'Allah a fait sacr�e� (Al-An`�m: 151)
"��� ���������� ��������� ������ ������� ������� ��� ����������"[�������: 151].
Ainsi que l'interdiction particuli�re d'enterrer les fillettes vivantes: �et qu'on demandera � la fillette enterr�e vivante, pour quel p�ch� elle a �t� tu�e� (At-Takw�r: 8-9)
"����� ������������� �������� ������� ������ ��������"[�������: 8�9].
L'autorisation de recourir � l'avortement lorsque la m�re s'expose � un danger certain, s'appuie sur des textes l�gaux. Il s'agit du cas de n�cessit�. Allah exalt� soit-Il dit: �� moins que vous ne soyez contraints d'y recourir.� (Al-An`�m: 119)
"��� ��� ������������� �������"[�������: 119].
C'est une mani�re d'accorder la pr��minence � la vie de la m�re sur celle de l'enfant, vu qu'elle est la racine alors que l'enfant est la branche. Ceci est en accord avec la parole d'Allah exalt� soit-Il: �La m�re n'a pas � subir de dommage � cause de son enfant, ni le p�re, � cause de son enfant� (Al-Baqara: 233)
"�� �������� �������� ����������� ��� ��������� ����� ����������"[������: 233].
En plus, il faut opter pour le moindre mal, parce que la vie de la m�re est stable alors que celle de l'enfant est probable. L'Islam a interdit de nuire au fotus. Il est m�me all� jusqu'� autoriser � la m�re enceinte de rompre le je�ne pendant le Ramadan, et de le compenser plus tard. Anas ibn M�lik, qu'Allah soit satisfait de lui a narr� que, le Proph�te, pri�re et salut sur lui a dit: �Allah exalt� soit-Il a dispens� le voyageur du je�ne et de la moiti� de la pri�re; Il a �galement dispens� la femme enceinte et celle qui allaite du je�ne.�[4]
Par ailleurs, lorsque la femme enceinte ou celle qui allaite son b�b� est passible d'une peine l�gale ou du talion, on doit ajourner son ex�cution jusqu'� ce qu'elle accouche ou s�vre son b�b�. D'apr�s `Imr�n ibn Hosayn, une femme de la tribu Djohayna qui �tait enceinte d'une fornication, vint trouver le Proph�te, pri�re et salut sur lui, et lui dit: �Ô Envoy� d'Allah! J'ai commis un p�ch� entra�nant une peine l�gale, applique-la-moi!� Le Proph�te fit venir son tuteur l�gal et lui dit: �Traite-la donc convenablement, et lorsqu'elle accouchera, am�ne-la moi.� Et l'homme d'ex�cuter l'ordre du Proph�te. Apr�s que la femme e�t mis son enfant au monde, le Proph�te, pri�re et salut sur lui, donna l'ordre qu'on la ligote dans ses v�tements et qu'on la lapide. Ensuite, il fit la pri�re fun�raire pour elle. `Omar l'interrogea: �Tu fais la pri�re pour une femme adult�re?� - �Cette femme, r�pondit-il, s'est repentie aupr�s d'Allah, et son repentir �tait tel que si on voulait le r�partir entre soixante-dix des habitants de M�dine, il leur aurait suffi. Trouves-tu un acte plus m�ritoire que le don qu'elle fit d'elle-m�me � Allah?�[5]
L'interdiction de nuire au fotus ou d'attenter � sa vie est une interdiction absolue en Islam. Le fotus est un homme qu'Allah a cr��, personne n'a le droit d'attenter � sa vie, m�me pas son p�re ou sa m�re qui le porte; m�me s'il s'agit d'une grossesse issue de la fornication, la m�re ne doit pas l'avorter parce que le p�ch� est commis par ses g�niteurs, pas par lui. Allah exalt� soit-Il dit: �Et nul ne portera le fardeau d'autrui� (Al-Isr�': 15)
"��� ������ �������� ����� �������"[�������: 15].
L'article 6 de la convention des droits de l'enfant traite du droit � la vie, � la survie et � la croissance. Quant aux autres paragraphes que nous avons mentionn�s, il n'y a rien dans cette convention qui leur soit �quivalent. Surtout que dans la convention, la tendance est plus pour l'avortement qui est exprim� par d'autres conf�rences et d�clarations internationales.
Comm�morer l'av�nement d'un enfant
Il est du droit de l'enfant d�s qu'il na�t de bien lui choisir son nom, d'ext�rioriser la joie pour sa venue et de c�l�brer sa naissance. La charia commande l'�galit� entre les fils et les filles en toutes choses, il est interdit de se f�cher de la venue au monde des filles, ou de faire quoi que ce soit pouvant leur nuire. Cet article renferme trois choses: 1- Bien nommer l'enfant
2- Comm�morer son av�nement
3- L'�galit� entre les fils et les filles et ne pas s'indigner de la naissance des filles
Le pr�sent article s'appuie sur plusieurs textes l�gaux: * Concernant la bonne nomination de l'enfant, Ibn `Abb�s qu'Allah soit satisfait de lui et de son p�re, a narr� que le Messager d'Allah, pri�re et salut sur lui, a dit: �Il est du droit de l'enfant sur son p�re de lui donner un beau nom et de lui fournir une bonne �ducation.�[6] D'apr�s Abou ad-Dard�' qu'Allah soit satisfait de lui, le Messager d'Allah, pri�re et salut sur lui a dit: �Vous serez appel�s au Jour du Jugement Dernier par vos noms et ceux de vos p�res; choisissez de beaux noms.�[7]
L'article 5 de la loi �gyptienne portant sur la protection de l'enfant stipule que
�Le nom de l'enfant ne doit pas contenir tout ce qui d�nigre et avilit la dignit� de l'enfant, ou tout ce qui est contraire aux croyances religieuses.�
* Concernant la comm�moration de sa naissance, Samora qu'Allah soit satisfait de lui a narr� que le Proph�te pri�re et salut sur lui a dit: �L'enfant est hypoth�qu� par son `Aq�qa (mouton qu'on �gorge au septi�me jour apr�s la naissance de l'enfant) qu'on �gorge en son nom au septi�me jour. Puis, on le nomme et rase sa t�te.�[8]
* Pour ce qui est de l'�galit� entre les fils et les filles, consulter le commentaire fait � l'article 100.
* Le saint Coran a critiqu� les gens qui s'indignaient contre les filles en ces termes: �Et lorsqu'on annonce � l'un d'eux une fille, son visage s'assombrit et une rage profonde [l'envahit]. Il se cache des gens, � cause du malheur qu'on lui a annonc�. Doit-il la garder malgr� la honte ou l'enfouira-t-il dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement!� (An-Nahl: 58-59)
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Cet article n'a pas d'�quivalent dans la convention des droits de l'enfant. Article (97)
Prot�ger l'identit� de l'enfant
Il est du droit de l'enfant que son identit� soit prot�g�e, y compris son nom, sa nationalit�, ses liens familiaux, sa langue, sa culture et son appartenance religieuse et culturelle. Cet article met l'accent sur l'identit� de l'enfant et d�limite ses composants. Il exige aussi le respect et la protection de cette identit�. L'Islam, dans plusieurs de ses textes, insiste sur le respect de la diversit� qui existe entre les communaut�s, les peuples, les langues et les couleurs. Il d�montre que la diversit� est une loi d'Allah dans l'univers et une nature primordiale dans laquelle Il a cr�� les hommes, afin qu'ils se fr�quentent et se reconnaissent mutuellement. En plus, il n'y a pas de changement � la cr�ation d'Allah. Le saint Coran exprime ces v�rit�s en ces termes: �� hommes ! Nous vous avons cr��s d'un m�le et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. � (Al-Hojor�t: 13)
"��� �������� �������� ����� ������������ ���� ������ ������� �������������� �������� ���������� ������������"[�������: 13].
�Et si ton Seigneur avait voulu, Il aurait fait des gens une seule communaut�. Or, ils ne cessent d'�tre en d�saccord (entre eux,) sauf ceux � qui ton Seigneur a accord� mis�ricorde. C'est pour cela qu'Il les a cr��s.� (Houd: 118-119)
"����� ����� ������� �������� �������� ������� �������� ��� ���������� ������������� ��� ��� ������� ������� ��������� ����������"[���: 118-119].
�Ô vous qui avez cru ! Qu'un groupe ne se raille pas d'un autre groupe : ceux-ci sont peut-�tre meilleurs qu'eux. Et que des femmes ne se raillent pas d'autres femmes : celles-ci sont peut-�tre meilleures qu'elles.� (Al-Hojor�t: 11)
"��� �������� ��������� ������� �� �������� ������ ���� ������ ����� ��� ��������� ������� ��������� ��� ������� ���� �������� ����� ��� ������� ������� ����������"[�������: 11].
Pendant ce temps, la civilisation occidentale tend toujours � imposer son h�g�monie, sa culture et son mode de vie aux autres civilisations. Cet article a pour �quivalent dans la convention des droits de l'enfant, les articles 7 et 8. Mais ces deux articles se sont content�s de mentionner le nom, la nationalit� et les liens familiaux. Ils n'ont pas indiqu� la langue, la culture et l'appartenance religieuse et civilisationnelle. Pour ce qui est des liens familiaux, l'article 7 les traite comme ceci
�Il a -dans la mesure du possible- le droit de conna�tre ses parents et de b�n�ficier de leur assistance.� Article (98)
Interdiction de la discrimination entre les enfants
La charia interdit toute forme de discrimination entre les enfants, que ce soit pour la race de l'enfant, de ses parents ou de son tuteur l�gal, que ce soit pour la couleur, la nationalit�, la langue, la religion, l'opinion politique, l'origine nationale, tribale ou sociale, que ce soit pour leur fortune ou leur d�ficience, le lieu de leur naissance, ou toute autre chose qui laisse transpara�tre cette discrimination.
Cet article stipule l'interdiction de toute forme de discrimination entre les enfants. L'interdiction de la discrimination sous cette forme fait partie des principes formels de la charia. Beaucoup de textes se sont succ�d� dans le saint Coran et la sunna, faisant �tat de la parfaite �galit� entre les hommes en droits humains. Ils s'appuient sur l'unit� de leur origine et du Seigneur qui les a tous cr��s et a honor� Adam et ses fils parce qu'ils sont des hommes, et non � cause de la couleur, de la culture, de la civilisation et de toute autre appartenance. C'est dans ce sens qu'Allah exalt� soit-Il dit dans Son noble Livre: �Certes, Nous avons honor� les fils d'Adam. Nous les avons transport�s sur terre et sur mer, leur avons attribu� de bonnes choses comme nourriture, et Nous les avons nettement pr�f�r�s � plusieurs de Nos cr�atures.� (Al-Isr�': 70)
"������� ���������� ����� ����� �������������� ��� ������� ���������� ������������� ����� ������������� ��������������� ����� ������� �������� ��������� ��������"[�������: 70].
Il dit aussi: �� hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a cr��s d'un seul �tre, et a cr�� de celui-ci sont �pouse, et qui de ces deux l� a fait r�pandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes.� (An-Niss�': 1)
"��� �������� �������� �������� ��������� ������� ��������� ���� ������� �������� ������� ������� ��������� ������ ��������� ������� �������� ��������"[������: 1].
Le Messager d'Allah, pri�re et salut sur lui, dit lors du p�lerinage d'adieu: �Ô hommes! Votre Seigneur est un, votre p�re est un. L'arabe n'a pas de m�rite sur le non arabe, ni le non arabe sur l'arabe, ni le rouge sur le noir, ni le noir sur le rouge, sauf par la pi�t�.�[9]
Sahl ibn Han�f et Qays ibn Sa'd, qu'Allah soit satisfait d'eux ont narr� que le Proph�te, pri�re et salut sur lui s'�tait lev� au passage d'un convoi fun�bre d'un juif. L'un des compagnons indign� l �����

References: l'article 2
 l'article 5
 l'article 51

L'article 6

L'article 5
 l'article 100
 l'article 7