Source: https://laws.justice.gc.ca/fra/reglements/DORS-98-106/page-34.html
Timestamp: 2020-03-29 18:53:59+00:00

Document:
PARTIE 9Gestion des instances et services de règlement des litiges (suite)
Gestion des instances (suite)
Examen de l’état de l’instance — Cour fédérale (suite)
Note marginale :Dépôt d’un échéancier
381 Si la Cour ordonne que l’action ou la demande se poursuive à titre d’instance à gestion spéciale en application des alinéas 380(1)b) ou (2)b) et qu’aucune ordonnance prévue à la règle 385 n’a été rendue en application de ces alinéas, le demandeur signifie et dépose, dans les vingt jours de la date de l’ordonnance, un projet d’échéancier indiquant les mesures nécessaires pour faire avancer l’instance de façon expéditive.
DORS/2007-214, art. 1
Note marginale :Prétentions du demandeur
382 (1) Si l’action ou la demande fait l’objet d’un avis d’examen de l’état de l’instance, le demandeur signifie et dépose, dans les quinze jours de la date de l’avis d’examen de l’état de l’instance, ses prétentions énonçant les raisons pour lesquelles l’instance ne devrait pas être rejetée pour cause de retard. Ces prétentions comprennent notamment une justification du retard et un projet d’échéancier indiquant les mesures nécessaires pour faire avancer l’instance de façon expéditive.
Note marginale :Prétentions du défendeur
(2) Le défendeur peut signifier et déposer ses prétentions dans les sept jours suivant la signification des prétentions du demandeur.
(3) Le demandeur peut signifier et déposer une réponse dans les quatre jours suivant la signification des prétentions du défendeur.
Note marginale :Examen sur pièces
382.1 (1) Sauf directives contraires de la Cour, l’examen de l’état de l’instance devant la Cour fédérale se fait uniquement sur la base des prétentions écrites des parties.
Note marginale :Examen de la Cour
(2) Un juge ou un protonotaire procède à l’examen de l’état de l’instance et peut :
a) s’il n’est pas convaincu que l’instance doit se poursuivre, la rejeter;
b) s’il est convaincu que l’instance doit se poursuivre, ordonner qu’elle se poursuive à titre d’instance à gestion spéciale et rendre toute ordonnance prévue à la règle 385.
Examen de l’état de l’instance — Cour d’appel fédérale
Note marginale :Cour d’appel fédérale — demande ou appel
382.2 Dans le cas d’une demande ou d’un appel présenté devant la Cour d’appel fédérale, si cent quatre-vingts jours se sont écoulés depuis la délivrance de l’avis de demande ou de l’avis d’appel et qu’aucune demande d’audience n’a été déposée, la Cour peut délivrer aux parties un avis d’examen de l’état de l’instance, établi selon la formule 382.2.
Note marginale :Prétentions du demandeur ou de l’appelant qui est en défaut
382.3 (1) Si la partie qui est en défaut est le demandeur ou l’appelant, celle-ci signifie et dépose, dans les trente jours suivant la délivrance de l’avis d’examen de l’état de l’instance, ses prétentions énonçant les raisons pour lesquelles l’instance ne devrait pas être rejetée pour cause de retard. Ces prétentions comprennent notamment une justification du retard et un projet d’échéancier indiquant les mesures nécessaires pour faire avancer l’instance de façon expéditive.
Note marginale :Prétentions du défendeur ou de l’intimé qui est en défaut
(2) Si la partie qui est en défaut est le défendeur ou l’intimé, celle-ci signifie et dépose, dans les trente jours suivant la délivrance de l’avis d’examen de l’état de l’instance, ses prétentions énonçant les raisons pour lesquelles il n’y a pas lieu d’enregistrer un jugement par défaut. Ces prétentions comprennent notamment une justification du retard et un projet d’échéancier indiquant les mesures nécessaires pour faire avancer l’instance de façon expéditive.
Note marginale :Prétentions de l’autre partie
(3) L’autre partie peut signifier et déposer ses prétentions dans les dix jours suivant la signification des prétentions de la partie qui est en défaut.
Note marginale :Définition de « partie en défaut »
(4) Pour l’application de la présente règle et de la règle 382.4, est en défaut la partie qui omet de prendre la mesure qui, selon les présentes règles, doit suivre la dernière mesure prise.
382.4 (1) Sauf directives contraires de la Cour, l’examen de l’état de l’instance devant la Cour d’appel fédérale se fait uniquement sur la base des prétentions écrites des parties.
Note marginale :Examen du juge
(2) Un juge procède à l’examen de l’état de l’instance et peut :
a) s’il n’est pas convaincu que l’instance doit se poursuivre :
(i) dans le cas où la partie qui est en défaut est le demandeur ou l’appelant, la rejeter,
(ii) dans le cas où la partie qui est en défaut est le défendeur ou l’intimé, rendre un jugement en faveur du demandeur ou de l’appelant ou lui ordonner de démontrer qu’il a droit au jugement demandé;
b) s’il est convaincu que l’instance doit se poursuivre :
(i) donner toute directive nécessaire pour permettre d’apporter une solution au litige qui soit juste et la plus expéditive et économique possible,
(ii) fixer les délais applicables aux mesures à prendre subséquemment dans l’instance.
Note marginale :Juge responsable — Cour fédérale
383 Le juge en chef de la Cour fédérale peut :
a) affecter un ou plusieurs juges à titre de juge responsable de la gestion d’une instance;
b) affecter un ou plusieurs protonotaires à titre de juge responsable de la gestion d’une instance;
c) affecter un protonotaire pour aider à la gestion d’une instance.
DORS/2004-283, art. 22
DORS/2007-214, art. 2
Note marginale :Juge responsable — Cour d’appel fédérale
383.1 Le juge en chef de la Cour d’appel fédérale peut affecter un ou plusieurs juges à titre de juge responsable de la gestion d’une instance.
DORS/2004-283, art. 23
Note marginale :Ordonnance de poursuivre à titre d’instance à gestion spéciale
384 La Cour peut, à tout moment, ordonner que l’instance se poursuive à titre d’instance à gestion spéciale.
DORS/2007-214, art. 3
Note marginale :Recours collectif
384.1 L’instance introduite par un membre d’un groupe de personnes au nom du groupe est une instance à gestion spéciale.
DORS/2002-417, art. 23
DORS/2007-301, art. 9
Note marginale :Pouvoirs du juge ou du protonotaire responsable de la gestion de l’instance
385 (1) Sauf directives contraires de la Cour, le juge responsable de la gestion de l’instance ou le protonotaire visé à l’alinéa 383c) tranche toutes les questions qui sont soulevées avant l’instruction de l’instance à gestion spéciale et peut :
a) donner toute directive ou rendre toute ordonnance nécessaires pour permettre d’apporter une solution au litige qui soit juste et la plus expéditive et économique possible;
b) sans égard aux délais prévus par les présentes règles, fixer les délais applicables aux mesures à entreprendre subséquemment dans l’instance;
c) organiser et tenir les conférences de règlement des litiges et les conférences préparatoires à l’instruction qu’il estime nécessaires;
d) sous réserve du paragraphe 50(1), entendre les requêtes présentées avant que la date d’instruction soit fixée et statuer sur celles-ci.
Note marginale :Ordonnance d’examen de l’état de l’instance
(2) Le juge responsable de la gestion de l’instance ou le protonotaire visé à l’alinéa 383c) peut, à tout moment, ordonner que soit tenu un examen de l’état de l’instance en conformité avec la présente partie.
(3) Sauf s’il s’agit d’un recours collectif, le juge responsable de la gestion de l’instance ou le protonotaire visé à l’alinéa 383c) peut ordonner qu’une instance ne soit plus considérée comme une instance à gestion spéciale, auquel cas les délais prévus aux présentes règles s’appliquent aux mesures prises subséquemment.
DORS/2002-417, art. 24
DORS/2007-214, art. 4
DORS/2007-301, art. 10(A)
DORS/2013-18, art. 14
Services de règlement des litiges
Note marginale :Ordonnance de la Cour
386 (1) La Cour peut ordonner qu’une instance ou une question en litige dans celle-ci fasse l’objet d’une conférence de règlement des litiges, laquelle est tenue conformément aux règles 387 à 389 et aux directives énoncées dans l’ordonnance.
Note marginale :Durée de la conférence
(2) Sauf ordonnance contraire de la Cour, la conférence de règlement des litiges ne peut s’étendre sur plus de 30 jours.

References: art. 1
 art. 22
 art. 2
 art. 23
 art. 3
 art. 23
 art. 9
 art. 24
 art. 4
 art. 10
 art. 14