Source: http://prisons.free.fr/aumonerie.htm
Timestamp: 2018-03-20 23:18:50+00:00

Document:
La page de l'AUMONERIE DES PRISONS
Sur cette page, des articles et témoignages sur l'Aumônerie des prisons...
"Souvenez-vous de ceux qui sont en prison, comme si vous étiez en prison avec eux." (La Bible - Épître aux Hébreux 13 : 3)
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Adresses des Aumôneries au niveau national :
47, rue de Clichy 75311 PARIS CEDEX 09 - Tél. 01.44.53.47.00 (cliquer ici)
106, rue du Bac 75341 PARIS CEDEX 07 - Tél. 01 45 49 69 97 (cliquer ici)
Aumônerie Israélite Nationale des Prisons
19, rue Saint Georges 75009 Paris - 01 40 79 88 00
Commission d'Entraide pour les Détenus Et leurs Familles (CEDEF)
BP 3909 - 75421 PARIS CEDEX 09
Prière : "En prison on n'est rien"
Appel de la Commission nationale
"Justice et Aumônerie des Prisons" de la Fédération Protestante de France
aux citoyens et aux Églises : cliquer sur ce lien
Le Code de Procédure Pénale : le rôle des Aumôniers : cliquer sur ce lien
L'Aumônier des Prisons en France, vu par un Directeur de Prison
Contrairement à la représentation que l'on pourrait en avoir à l'extérieur, l'aumônerie constitue une ressource essentielle dans la vie de la prison. En effet, la discrétion qui caractérise son expression ne doit pas tromper les observateurs : les aumôniers sont des acteurs à part entière de l'organisation que constitue l'établissement pénitentiaire. Investis d'une mission spirituelle, ils contribuent de manière efficace au repérage des personnes traversant des situations individuelles difficiles, et apportent un soutien irremplaçable aux personnes connaissant des moments de souffrance psychologique trop pénible.
La confiance est le maître-mot qui régit les rapports entre le directeur et l'aumônier. Ce dernier représente "une valeur sûre" en terme de respect d'une déontologie très forte et peu susceptible de "dérapages". Il faut souligner que la qualité de cette relation concerne également les rapports qu'entretiennent l'aumônier et tous ses interlocuteurs dans la prison. L'aumônier représente, à ce titre, un "catalyseur" de relations authentiques entre les êtres humains dans un milieu artificiel. Le signe institutionnel traditionnel de la confiance accordée à l'aumônier n'est-il pas l'attribution d'un trousseau de clés, symbole très fort. Qu'ils soient bénévoles ou rémunérés (statut d'ailleurs assez original dans une Administration de l'Etat) les aumôniers jouent, précurseurs bien avant l'heure des propositions de la Commission Canivet, le rôle de médiateurs et se présentent comme des vecteurs incontestables pour la résolution des problèmes humains rencontrés en détention. Ils ne sont pas vécus par le personnel et la direction comme exerçant un contrôle sur le fonctionnement ou les situations mais plutôt comme apportant une aide dont personne n'ose avouer l'institutionnalisation.
S'il est un acteur de terrain, le directeur souhaite en général que son rôle dépasse celui du simple apport spirituel et il n'est pas rare qu'un aumônier soit présent dans les différentes commissions ou groupes de réflexion pluridisciplinaires visant à mieux travailler ensemble (commissions d'indigence, par exemple). Aumônier des détenus, il l'est aussi des personnels dont certains trouvent en lui une aide morale inespérée dans l'exercice de leurs métiers difficiles. L'évolution "implicite" de leurs missions fait qu'aujourd'hui les aumôniers se structurent (aumôneries nationales, régionales) et l'évolution semble conduire vers des partenariats de plus en plus actifs dans les modes d'intervention retenus par les équipes d'aumônerie pour offrir une assistance spirituelle aux détenus entrants. Ce besoin de structuration signe l'objectif de réaliser un "travail" en prison, travail accepté et compris par tous. Plus que les autres intervenants dans le groupe chargé de la prise en charge des personnes incarcérées, l'aumônier est celui qui peut déceler le désespoir profond et muet de la personne qu'il reçoit en entretien. Le fait est qu'aujourd'hui, certains directeurs associent les aumôniers voire les équipes d'aumônerie à des groupes de travail sur le fonctionnement de la prison (ex : Fleury-Mérogis, groupe de travail sur les suicides).
Le directeur apprécie l'aumônier qui ne se bat pas contre un système mais essaye d'apporter un un peu plus de chaleur humaine au sein d'une collectivité qui tend à dépersonnaliser les hommes qui la composent. Si la présence de la religion a toujours été très forte au sein des établissements (historiquement parlant), l'aumônier mérite presque aujourd'hui l'appellation d'auxiliaire de justice. Outre le fait que son action participe directement aux indispensables questionnements auxquels se confrontent les personnes incarcérées quant à leur histoire personnelle, sa présence et son soutien montrent clairement que la religion n'exclut pas ses fidèles lorsqu'ils sont détenus. Ces effets consolident les efforts d'insertion qui peuvent être entrepris. Cette volonté de ne pas rompre les liens avec le tissu extérieur se manifeste aussi par l'élargissement des équipes d'aumônerie qui comprennent de plus en plus des personnes extérieures participant aux activités organisées à l'intérieur de la prison. Je ne m'appesantirai pas sur l'interface que l'équipe d'aumônerie constitue au regard de l'articulation des besoins exprimés par les détenus, et les aides apportées via les réseaux caritatifs dans lesquels ils sont investis dans l'environnement de la prison. En un mot, l'aumônier est porteur d'espérance. Sa mission me paraît immense. Son action n'a pas de limites, elle est infinie. (Sergio Salvadori, Directeur de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis - pour La Voix Protestante, mai 2000)
Section I : De l'assistance spirituelle
(Décret n° 72-852 du 12 septembre 1972 art. 1 Journal Officiel du 20 septembre 1972 rectificatif 14 octobre 1972) (Décret n° 85-836 du 6 août 1985 art. 1 Journal Officiel du 8 août 1985)
(Décret n° 98-1099 du 8 décembre 1998 art. 110 Journal Officiel du 9 décembre 1998)
(Décret n° 98-1099 du 8 décembre 1998 art. 111 Journal Officiel du 9 décembre 1998)
Les aumôniers ont pour mission de célébrer les offices religieux, d'administrer les sacrements et d'apporter aux détenus une assistance pastorale. Ils ne doivent exercer auprès des détenus qu'un rôle spirituel et moral en se conformant aux dispositions du présent titre et au règlement intérieur de l'établissement.
(inséré par Décret n° 98-1099 du 8 décembre 1998 art. 112 Journal Officiel du 9 décembre 1998)
(Décret n° 98-1099 du 8 décembre 1998 art. 113 Journal Officiel du 9 décembre 1998)
Les aumôniers fixent en accord avec le chef d'établissement les jours et heures des offices en respectant les calendriers religieux. Les membres du personnel et les détenus ont seuls le droit d'assister aux offices. A la demande de l'aumônier, ceux-ci peuvent être célébrés ou des prêches peuvent être faits par d'autres ministres du culte sur autorisation délivrée par le chef de l'établissement.
A son arrivée dans l'établissement, chaque détenu est avisé qu'il lui est loisible de recevoir la visite du ministre d'un culte et d'assister aux offices religieux. Le nom des détenus arrivants qui ont déclaré leur intention de pratiquer leur religion est communiqué à l'aumônier dès sa première visite à l'établissement. Il en est de même pour les détenus qui, au cours de la détention, auraient manifesté semblable intention.
Les aumôniers nommés auprès de l'établissement peuvent s'entretenir aussi souvent qu'ils l'estiment utile avec les détenus de leur culte ; aucune sanction disciplinaire ne peut entraîner suppression de cette faculté. L'entretien a lieu, en dehors de la présence d'un surveillant, soit dans un parloir ou bureau, soit dans la cellule du détenu et, s'il se trouve au quartier disciplinaire, dans un local spécial.
(Décret n° 75-402 du 23 mai 1975 art. 2-2° Journal Officiel du 27 mai 1975) (Décret n° 98-1099 du 8 décembre 1998 art. 114 Journal Officiel du 9 décembre 1998)
(Décret n° 72-852 du 12 septembre 1972 art. 1 Journal Officiel du 20 septembre 1972 rectificatif 14 octobre 1972) (Décret n° 98-1099 du 8 décembre 1998 art. 197 Journal Officiel du 9 décembre 1998)
aux citoyens et aux Églises
Le débat actuel sur l'état des prisons françaises soulevé par le livre du Dr Vasseur, médecin-chef de la maison d'arrêt de La Santé, a permis l'ouverture des établissements pénitentiaires aux enquêtes, visites, reportages nombreux de la presse audiovisuelle et écrite, ainsi que la création de deux Commissions d'enquête parlementaires, de l'Assemblée Nationale et du Sénat. Celles-ci ont rendu leurs rapports qui conduiront rapidement, nous l'espérons, à la présentation d'un grand projet de loi pénitentiaire annoncé par le Garde des Sceaux et le Premier Ministre.
Trois têtes de chapitres de ce projet rejoignent les préoccupations des 235 aumôniers protestants qui travaillent en votre nom dans nos prisons françaises :
1) l'amélioration des conditions de détention,
2) la formation et la situation des personnels de l'administration pénitentiaire,
3) un contrôle extérieur sur les prisons et la création d'un médiateur.
Il nous paraît indispensable que ce projet de loi fasse bientôt l'objet d'une concertation large et approfondie afin qu'il soit présenté rapidement au Parlement qui devra accorder au Ministère de la Justice les moyens de cette nouvelle politique pénitentiaire. Au nom de la Fédération Protestante de France, nous avons saisi le Gouvernement et avons demandé, sans attendre que cette loi soit adoptée et mise en oeuvre, que le budget 2001 intègre les besoins urgents en moyens matériels et humains pour améliorer dès maintenant les conditions de détention et le fonctionnement des prisons. Dans sa réponse, le Premier Ministre nous a laissés espérer un effort significatif de la part de l'État dans le sens de ce que nous demandions.
Nos prisons en effet sont surpeuplées, parfois au-delà de l'admissible. Le recours trop systématique à la détention provisoire pour les prévenus et à l'emprisonnement pour les condamnés, ainsi que l'allongement de la durée des peines en sont les raisons principales. En outre, de plus en plus de personnes en prison ne devraient pas s'y trouver (malades mentaux, personnes âgées, étrangers en situation irrégulière). Par ailleurs, l'augmentation de certaines formes nouvelles de délinquance (trafic de drogue, délinquance sexuelle, délinquance juvénile, violences urbaines) inquiètent beaucoup d'entre nous et favorisent le sentiment confus d'insécurité.
Dans ce contexte, la surcharge des prisons a pour premier effet de créer au sein des établissements pénitentiaires un climat de plus en plus violent, imprévisible et difficile à gérer tant pour les personnels que pour les intervenants extérieurs, dont les aumôniers.
Nous pensons que la prison n'est pas le remède absolu à ce mal-être social et qu'il sera vain d'envisager la multiplication du nombre de places en détention. S'il est utopique de faire disparaître l'univers carcéral, nous croyons qu'il est toutefois possible de multiplier les mesures alternatives à l'incarcération et les mesures d'aménagement de la peine. Le travail d'intérêt général, le sursis avec mise à l'épreuve, l'ajournement du prononcé de la peine avec obligation de réparer les dommages faits à la victime, la semi-liberté, la liberté conditionnelle, la surveillance à distance avec bracelet électronique sont des mesures à développer. Encore faudrait-il y sensibiliser les magistrats, y consacrer davantage de moyens en postes d'éducateurs et de travailleurs sociaux et impliquer davantage les collectivités locales et les associations aux mesures de réparation.
La prison : un aveu d'impuissance
Car la prison est, au plan social, l'aveu d'impuissance d'une société qui n'a pas toujours le courage de poser les questions de délinquance en termes de prévention, d'accompagnement et de soutien des victimes, d'écoute des détenus et de leurs familles, de réinsertion des sortants de prison. Dans ce domaine, presque tout reste à faire, malgré les efforts de l'administration et les actions nombreuses et exemplaires menées, tant par le milieu associatif que par certaines de nos églises locales.
C'est l'affaire de tous les citoyens que nous sommes et de nos Églises !
Appel aux membres des Églises
o C'est pourquoi nous appelons chacun de vous, membres des diverses Églises de la Fédération Protestante de France, à entrer ­avec la confiance et l'expérience qui sont en Jésus-Christ­ dans le débat et l'action pour répondre à l'appel des délinquants comme des victimes.
o Dans les Églises proches d'un établissement pénitentiaire : constituez des équipes de réflexion sur les problèmes de justice et de prison pour soutenir le ministère des aumôniers en place et lancez des actions diaconales en faveur des détenus et de leurs familles, en faveur des sortants de prison -sans négliger les victimes, dont on oublie trop souvent la souffrance et l'angoisse.
o Place à l'imagination pour favoriser aussi le travail de prévention indispensable à l'amélioration du climat social !
Les aumôniers de prison ont besoin de votre appui,
de votre soutien matériel et financier, et de votre prière.
Ils sont à votre disposition pour participer
à votre réflexion et vous aider dans votre action.
La Commission Justice et Aumônerie des Prisons de la Fédération Protestante de France
47 rue de Clichy ­ 75311 PARIS Cedex 09
Tél. 01 44 53 47 09 ­ Fax 01 45 26 35 58
E-mail : fpf.prisons@protestants.org
L'aumônerie générale est le vis-à-vis permanent de la Chancellerie et de l'administration pénitentiaire. Elle désigne ses aumôniers issus des différentes branches du protestantisme, soit environ 200 personnes, intervenant dans les établissements de métropole et d'outre-mer.
Sa mission est d'assurer le suivi des personnes engagés dans ce ministère, la préparation des sessions de formation, l'organisation du travail dans la visite aux détenus et lors de leur sortie de prison (en lien avec les diverses associations), le service cultuel en prison ainsi qu'un travail de vigilance en ce qui concerne les Droits de l'Homme.
Les services justice-aumônerie des prisons effectue un travail d'analyse, de réflexion théologique et de vigilance auprès des pouvoirs publics et de l'opinion publique en matière de justice et de sanction pénale. Il travaille avec des juristes, philosophes, éducateurs, fonctionnaires de polices, médecins...
Pour de plus amples informations, voir le site Internet http://perso.wanadoo.fr/ipca/.
Justice - Aumônerie des Prisons : Réactions à l'actualité
Les aumôniers protestants qui vivent au quotidien la rencontre avec les détenus dans leur cellule, qui suivent leur histoire parfois pendant de longues années, ont voulu réagir aux récentes polémiques suscitées par la publication du livre de Véronique Vasseur, médecin-chef à la Maison d'arrêt de Paris-La Santé.
"Punir c'est la chose la plus difficile qui soit. La peine est toujours un défi, un pari".
Le cadre de la détention est important, il donne le ton de la prison mais ne fait pas toute la prison, il faut s'interroger à nouveau sur le sens que l'on donne à cette détention. Derrière les hauts murs de la prison de la Santé à Paris, il y a 1200 détenus mais surtout 1200 individualités, chacun porte une histoire différente, une culpabilité, des angoisses, des espérances différentes. Certains ne passeront que six mois derrière les murs, d'autres partent pour de longues années. Certains sont seuls dans l'existence, d'autres ont une famille, quelqu'un qui les attend et pense à eux de l'extérieur. Le moment du courrier est une joie pour certains, un serrement de cœur pour d'autres.
Malheureusement l'ouverture des prisons à la presse n'a pas permis de rencontrer les détenus, ils étaient pourtant là derrière leur porte. On nous a montré des cellules vides, des couloirs vides, des douches vides comme si le bâtiment suffisait à dire la prison, sorte d'appartement témoin qui attendait ses locataires, sans âme, sans vie. Pourquoi légender les photos des cellules en disant, "là, s'entassent trois ou quatre hommes"? Ils ne s'entassent pas mais doivent vivre là, organiser l'espace, organiser la promiscuité, partager leur histoire et éviter l'ascendance de l'un et de l'autre, partager parfois le supplément de nourriture acheté en "cantine", partager la télévision, cette lucarne indispensable et dérisoire sur le monde qui reste dans la plupart des cellules constamment allumée comme un échappatoire possible, pour ne pas être constamment face à face avec les autres détenus. L'homme détenu n'est pas quelqu'un de fragmenté qui aurait aurait son estomac d'un côté, ses maladies de l'autre, son âme encore ailleurs, il est une totalité, un être humain qui veut le rester envers et contre tous. La prison n'est rien d'autre qu'une société en minuscule, les mêmes lâchetés, la même violence, les mêmes drames, les mêmes élans y ont cours à la différence qu'ici il faut gérer la relation dans un espace terriblement clos et réduit avec des hommes qui n'ont pas choisi d'être ensemble.
Peut-on encore en un temps donné, et avec des moyens... limités, faire en sorte qu'un délinquant puisse, s'il le souhaite, se réengager dans la vie collective sans qu'il recourt de nouveau à l'illégalité?
Parmi toutes les contraintes possibles par lesquels on peut punir un délinquant, notre système privilégie la prison. Ne peut-on en prévoir d'autres comme cela se fait timidement avec les services d'utilité collective, des travaux, la privation de certains droits etc.?
Mais demander à la prison de "réinsérer" un détenu en le désinsérant par la prison est un pari quasi intenable. Telles sont les questions posées posées par Michel Foucault dans "Surveiller et punir" déjà dans les années...70. Ce sont ces questions que l'on voudrait voir traiter dans les médias et que les pouvoirs civils ont à débattre, plutôt que de parler des rats qui continuent de toute façon de profiter de leur liberté dans les fossés et les cours de la Santé. Ce sont les détenus eux mêmes que l'on aimerait entendre s'exprimer sur la violence, physique et sexuelle, les haines, les clans, les mafias, les trafics et leurs caïds, les exclusions qui ne font que reproduire ce qui se passe tous les jours dans le monde libre. Ce sont les "indigents", ceux qui n'ont pas de quoi "cantiner", même pas des paquets de pâtes et du riz pour améliorer l'ordinaire que nous voudrions entendre.
En tout cas c'est ce qu'on entend quotidiennement dans les visites dans les cellules et les rencontres d'aumônerie, ouvertes à tous, de la prison de la Santé. Et c'est cela qui est le plus facilement réalisable, non pas pour "adoucir" les détenus comme le souhaiterait l'administration pénitentiaire, mais pour que s'expriment les solitudes, les souffrances, les cris, les vies passées et à venir.
Brice D., Jacques G. et Olivier M.
Aumôniers protestants de la maison d'Arrêt de la Santé
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References: art. 1
 art. 1
 art. 110
 art. 111
 art. 112
 art. 113
 art. 2
 art. 114
 art. 1
 art. 197