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Timestamp: 2015-07-07 17:32:55+00:00

Document:
Liturgia | Liturgie & musique sacrée traditionnelles
Publié le 7 juillet 2015 par Henri Adam de Villiers	Ce mardi 7 juillet 2015 – qui marque le 8ème anniversaire de la publication du motu proprio Summorum Pontificum libéralisant l’usage des anciens livres liturgiques latins – voyait les funérailles de Monsieur l’Abbé Denis Coiffet, l’un des douze membres fondateurs de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre.
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Marqué avec Abbé Coiffet, Fraternité Saint-Pierre, Versailles	|
Instruction Universae Ecclesiae sur l’application du motu proprio Summorum Pontificum
Publié le 13 mai 2011 par Henri Adam de Villiers	COMMISSION PONTIFICALE ECCLESIA DEI
3. Après avoir rappelé la sollicitude des Souverains Pontifes pour la sainte liturgie et la révision des livres liturgiques, le Saint-Père reprend le principe traditionnel, reconnu depuis des temps immémoriaux et à maintenir nécessairement à l’avenir, selon lequel « chaque Égliseparticulière doit être en accord avec l’Église universelle, non seulement sur la doctrine de la foi et sur les signes sacramentels, mais aussi sur les usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue. On doit les observer non seulement pour éviter les erreurs, mais pour transmettre l’intégrité de la foi, car la règle de la prière de l’Église correspond à sa règle de foi[1]« .
7. Le Motu Proprio Summorum Pontificum s’accompagne d’une lettre du Saint-Père aux Évêques, publiée le même jour que lui (7 juillet 2007) et offrant de plus amples éclaircissements sur l’opportunité et la nécessité du Motu Proprio lui-même : il s’agissait effectivement de combler une lacune, en donnant un nouveau cadre normatif à l’usage de la liturgie romaine en vigueur en 1962. Ce cadre s’imposait particulièrement du fait qu’au moment de l’introduction du nouveau missel, il n’avait pas semblé nécessaire de publier des dispositions destinées à régler l’usage de la liturgie en vigueur en 1962. En raison de l’augmentation du nombre de ceux qui demandent à pouvoir user de la forme extraordinaire, il est devenu nécessaire de donner quelques normes à ce sujet. Le Pape Benoît XVI affirme notamment : « Il n’y a aucune contradiction entre l’une et l’autre édition du Missale Romanum. L’histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste[2] ».
8. Le Motu Proprio Summorum Pontificum constitue une expression remarquable du magistère du Pontife romain et de son munus propre – régler et ordonner la sainte liturgie de l’Église[3] – et il manifeste sa sollicitude de Vicaire du Christ et de Pasteur de l’Église universelle[4]. Il se propose :
b) de garantir et d’assurer réellement l’usage de la forme extraordinaire à tous ceux qui le demandent, étant bien entendu que l’usage de la liturgie latine en vigueur en 1962 est une faculté
donnée pour le bien des fidèles et donc à interpréter en un sens favorable aux fidèles qui en sont les principaux destinataires ;
10. § 1. La Commission pontificale exerce ce pouvoir, non seulement grâce aux facultés précédemment concédées par le Pape Jean Paul II et confirmées par le Pape Benoît XVI (cf. Motu-Proprio Summorum Pontificum, art. 11-12), mais aussi grâce au pouvoir d’exprimer une décision, en tant que Supérieur hiérarchique, au sujet des recours qui lui sont légitimement présentés contre un acte administratif de l’Ordinaire qui semblerait contraire au Motu Proprio.
13. D’après le Code de droit canonique[5], les Évêques diocésains doivent veiller à garantir le bien commun en matière liturgique et à faire en sorte que tout se déroule dignement, pacifiquement et sereinement dans leur diocèse, toujours en accord avec la mens du Pontife romain clairement exprimée par le Motu Proprio Summorum Pontificum[6]. En cas de litige ou de doute fondé au sujet de la célébration dans la forme extraordinaire, la Commission pontificale Ecclesia Dei jugera.
a) tout prêtre qui n’est pas empêché par le droit canonique[7], doit être considéré comme idoine à la célébration de la Sainte Messe dans la forme extraordinaire ;
21. On demande aux Ordinaires d’offrir au clergé la possibilité d’acquérir une préparation adéquate aux célébrations dans la forme extraordinaire. Cela vaut également pour les séminaires, où l’on devra pourvoir à la formation convenable des futurs prêtres par l’étude du latin[8], et, si les exigences pastorales le suggèrent, offrir la possibilité d’apprendre la forme extraordinaire du rite.
23. La faculté de célébrer la Messe sine populo (ou avec la participation du seul ministre) dans la forme extraordinaire du rite romain est donnée par le Motu Proprio à tout prêtre séculier ou religieux (cf. Motu Proprio Summorum Pontificum, art. 2). Pour ces
célébrations, les prêtres n’ont donc besoin, selon le Motu Proprio Summorum Pontificum, d’aucun permis spécial de leur Ordinaire ou de leur supérieur.
25. De nouveaux saints et certaines des nouvelles préfaces pourront et devront être insérés dans le Missel de 1962[9], selon les normes qui seront indiquées plus tard.
BENOÎT XVI, Motu proprio Summorum Pontificum, art. 1 : AAS 99 (2007), p. 777 ; La Documentation catholique 104 (2007), pp. 702-704 ; cf. Présentation générale du Missel romain, 3e éd., 2002, n. 397.↵
BENOÎT XVI, Lettre aux Évêques qui accompagne la Lettre apostolique « motu proprio data » Summorum Pontificum sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 : AAS 99 (2007), p. 798 ; La Documentation catholique 104 (2007), p. 707.↵
Cf. Code de droit canonique, c. 838, § 1 et § 2.↵
Cf. Code de droit canonique, c. 331.↵
Cf. Code de droit canonique, c. 223 § 2 ; 838 § 1 et § 4.↵
Cf. BENOÎT XVI, Lettre aux Évêques qui accompagne la Lettre apostolique « motu proprio data » Summorum Pontificum sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 : AAS 99 (2007), p. 799 ; La Documentation catholique 104 (2007), p. 707.↵
Cf. Code de droit canonique, c. 900 § 2.↵
Cf. Code de droit canonique, c. 249 ; CONC. OECUM. VAT. II, Const. Sacrosanctum Concilium, n. 36 ; Décr. Optatam totius, n. 13.↵
Cf. BENOÎT XVI, Lettre aux Évêques qui accompagne la Lettre apostolique « motu proprio data » Summorum Pontificum sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 : AAS 99 (2007), p. 797 ; La Documentation catholique 104, p. 706↵
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Publié le 11 mai 2011 par Henri Adam de Villiers	Vendredi 13 mai 2011, sera publiée par la Salle de presse l’Instruction Universae Ecclesiae de la Commission pontificale Ecclesia Dei portant sur l’application de la Lettre Apostolique donnée Motu Proprio Summorum Pontificum de S.S. Benoît XVI. L’instruction sera publiée dans l’édition de l’après-midi de l’Osservatore Romano, avec la date du 14 mai.
Hasard ? la publication de l’instruction d’application coïncidera avec l’ouverture à Rome du 3ème congrès sur le Motu Proprio, lequel devra se conclure par une messe pontificale en rit traditionnel dans Saint-Pierre. Les diverses polémiques et bruits de couloirs qui avaient pu être lus sur la toile avaient suscité des inquiétudes et un appel international à préserver l’intégrité de Summorum Pontificum. Il semblerait que le texte du décret d’application ait subi plusieurs rédactions successives ; par ailleurs, sa publication parait avoir connu quelques retard, puisqu’elle avait été pressentie pour le Carême. Source : Avis aux journalistes de la salle de presse du Vatican.
Marqué avec Summorum Pontificum	|
Publié le 2 juillet 2008 par Henri Adam de Villiers	Nous citons ci-après la lettre n°116 du 2 juillet 2008 de l’Association Paix liturgique :
Après la publication de notre premier bilan des demandes et de l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum dans le diocèse de Versailles, vous avez été très nombreux à nous demander de publier des dossiers semblables à propos des autres grands diocèses de France. Pour répondre à cette demande nous entamons aujourd’hui la publication d’une série de « Premiers bilans du Motu Proprio Summorum Pontificum » en débutant par cette lettre consacrée au bilan du Motu Proprio sur le diocèse de Paris.
[Nota de liturgia.com : la célébration du rit traditionnel est accordé en 1984 et mis en place dès 1985 à Saint-Eugène – Sainte-Cécile. C’est la première paroisse en France (dans le monde ?) a bénéficier d’un retour officiel de la liturgie tridentine]
Première conclusion Une situation antérieure au Motu Proprio qui démontre l’importance des besoins parisiens mais une «offre» sans rapport avec l’immensité de la ville et le nombre énorme de ses habitants, ce qui a justifié de nombreuses demandes à la suite du Motu Proprio. 2 – Les demandes suite au Motu Proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007
Il est toujours impossible d’établir un bilan exhaustif des demandes, celles-ci étant souvent exprimées dans une grande discrétion. Aussi nous ne nous fondons, pour ce dossier, que sur les informations déjà très significatives sur lesquelles nous avons des témoignages précis. Ainsi, à notre connaissance, depuis le mois de juillet 2007, au moins 21 curés de paroisses du diocèse de Paris ont été sollicités dans le sens de l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum. – 8 sont des demandes formelles, officielles et structurées. – D’autre part, au moins 15 autres paroisses du diocèse de Paris ont fait l’objet de demandes « informelles », c’est-à-dire de demandes formulées lors d’entretiens privés, de rencontres fortuites de fidèles ou de familles avec leurs curés ou de demandes écrites individuelles. Ces demandes « informelles » sont, dans la quasi-totalité des cas, superbement ignorées par les curés. Elles sont néanmoins très importantes car elles témoignent de l’état d’esprit de la plupart de ces paroissiens qui souhaitent que leurs demandes s’épanouissent paisiblement et charitablement dans leurs propres paroisses. Ces fidèles ont lu le Motu Proprio et ont bien compris que la coexistence pacifique des deux formes du même rite romain, dans le cadre paroissial, était non seulement possible et permise mais également encouragée par le Saint-Père. Dès lors, ces paroissiens n’ont pas jugé nécessaire de s’organiser en association, d’organiser un débat public mais ont ils préféré manifester leurs demandes en douceur, sans provoquer « de vagues » ni générer de conflits avec les autres paroissiens aux sensibilités différentes.
Il serait indélicat de refuser ensuite ces demandes comme n’étant pas « réelles » ou « authentiques » au simple titre qu’elles ne sont pas « formelles » ou « structurées », du moins jusqu’à aujourd’hui. On notera d’ailleurs que ce sont les mêmes qui proclament « pas de pétition, pas d’association… » et qui ne prennent pas non plus en compte les demandes individuelles, fussent elles nombreuses…
b) Le second cas est celui de la paroisse Sainte-Jeanne-de-Chantal dans le 16ème. Dans cette paroisse une demande significative a amené le curé le Père Jean-Pierre Guiot à accorder à partir du 10 février dernier une messe chaque dimanche à 12 h 45. Le succès de cette célébration tardive célébrée désormais par le curé lui-même pourrait être mille fois plus important si cette messe était célébrée à un horaire « familial » et moins tardif.
e) Il faut citer bien sûr le cas, dans le cadre du Motu Proprio de 1988, de la célébration décidée par l’archevêque de Paris, celle de Saint-Germain l’Auxerrois (1er), qui s’est ajoutée dans la continuation de la célébration à Notre-Dame du Lys (15ème), grâce à la volonté du Père Laurent, desservant cette chapelle, et l’appui des fidèles assistant à cette messe. De l’avenir de la messe à Notre-Dame du Lys, on ne sait actuellement rien, le Père Laurent ayant quitté, avec une vingtaine d’autres, sa congrégation des Pères de Saint Vincent de Paul pour entrer dans une nouvelle société érigée dans le diocèse d’Ars. f) Les pèlerinages de la paroisse Saint-Eugène
En marge de ce bilan « territorial » nous pouvons citer le cas du Père Jean-Pierre Batut, curé de la paroisse Saint-Eugène, qui trois fois au cours de l’année a organisé un pèlerinage marial dans Paris. Ces pèlerinages furent autant d’occasions d’aller célébrer la forme extraordinaire du rite romain dans trois sanctuaires emblématiques de l’Eglise parisienne. Ainsi la messe de novembre au sanctuaire de la Médaille Miraculeuse fut-elle suivie par une célébration en janvier à Notre-Dame des Victoires puis le 17 juin à Notre Dame de Paris devant plus de 1000 fidèles. Conclusion à propos de l’année 2007/2008
Depuis la promulgation du Motu Proprio Summorum Pontificum en juillet 2007, les demandes de célébrations de la messe selon la forme extraordinaire du rite romain dans le diocèse de Paris ont été significatives (sur au moins 20% des paroisses du diocèse) et, pour l’heure, éminemment discrètes, ce qui n’a pas empêché certains curés de paroisse de profiter du caractère discret de ces demandes pour les rejeter sans concertation réelle, comme à Saint-Etienne-du-Mont ou dans le 12ème… obligeant ces familles de demandeurs à utiliser demain d’autres moyens. Parallèlement, ce qui a été mis en place a été très limité et pas toujours accordé dans des conditions horaires favorables à l’enracinement de ces « expériences ». D’autre part le succès des messes célébrées dans les quartiers nord de Paris dans des conditions difficiles nous éclaire sur ce que serait la réponse des fidèles si une offre sérieuse de messes « extraordinaires » était proposée sur Paris.
1 – Les demandes dans l’avenir
Nous évoquions dans notre étude précédente (Lettre 112) le caractère original du diocèse de Versailles. Celui de Paris l’est tout autant pour des motifs différents liés en premier lieu à l’importance de la population (2 500 000 habitants), ce qui induit que le diocèse de Paris sera certainement le second diocèse de France à voir des demandes d’application du Motu Proprio se manifester dans toutes les paroisses. Aussi, il est évident que, dans l’année à venir, des groupes solliciteront d’une manière ou d’une autre les curés de la plupart des paroisses de la capitale pour demander à y vivre leur foi catholique au rythme de la forme « extraordinaire » du rite romain.
2 – Les espérances raisonnables pour l’année 2008/2009
Il serait insensé de croire que dès l’année 2008/2009 il serait possible d’obtenir la célébration de messes traditionnelles dans la totalité des paroisses du diocèse de Paris car, de bonne foi, d’authentiques difficultés pratiques et matérielles se présentent même si l’on sait qu’une réelle bonne volonté et un authentique dialogue pourraient aisément les résoudre. Cependant il semble réaliste que cette forme soit célébrée chaque dimanche et fête dès l’année prochaine au minimum dans tous les doyennés (qui correspondent grosso modo aux arrondissements parisiens). A ce minima devrait naturellement s’ajouter d’autres célébrations qui correspondent aux autres besoins des fidèles.
– Tout d’abord quelques célébrations de semaine dans les quartiers « d’affaires » qui attirent sur Paris chaque jour plusieurs dizaines de milliers de « travailleurs ». La célébration à Saint-Louis d’Antin serait un bon écho pour répondre à ce qui se fait déjà petit-à-petit à la Défense.
– Le succès de la messe du 17 juin à Notre Dame nous appelle à demander à l’archevêque de Paris de célébrer à une heure familiale au moins une fois par an une messe solennelle à Notre Dame de Paris pour concourir à la communion ecclésiale.
– A cela devrait s’ajouter, dans un premier temps chaque trimestre, la célébration de la messe extraordinaire dans les grands sanctuaires parisiens comme le Sacré-Cœur de Montmartre, Notre-Dame des Victoires, ou la Chapelle de la Médaille Miraculeuse.
Nous laissons le mot de la fin au Père Chauvet, ancien vicaire général du diocèse de Paris et depuis peu curé de Saint-François-Xavier, qui a dit devant quelques-uns de ses confrères que « l’on pouvait raisonnablement penser qu’à moyen terme, la forme extraordinaire du rite romain pourrait être célébrée dans toutes les grandes églises de Paris ». Le Père Leborgne, vicaire général du diocèse de Versailles a, de même, affirmé que « l’Eglise, ce n’est pas l’un ou l’autre, c’est l’un et l’autre. C’est un vrai défi ».
Membre du bureau du mouvement
pour la Paix Liturgique et la Réconciliation dans l’Eglise.
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Document sur l’interprétation de Summorum Pontificum à paraître
Publié le 24 octobre 2007 par Henri Adam de Villiers	« Dans un entretien accordé au site italien d’informations religieuses Petrus, Mgr Camille Perl affirme que la Commission Ecclesia Dei dont il est le secrétaire « rédige actuellement un document-instruction sur l’interprétation correcte du Motu Proprio Summorum Pontificum » sur la libéralisation de l’usage du missel de Saint Pie V. Ce texte est rendu nécessaire par la perte « du sens de l’obéissance et du respect de l’autorité », selon le prélat romain qui vise ainsi l’opposition manifestée par des évêques et des prêtres aux dispositions romaines. Le document devrait préciser, entre autres, la notion exacte de « groupe stable » susceptible de demander la célébration de la messe selon l’ancien rite.
Dans le magazine 30 Jours de juin-juillet, le cardinal Castrillón Hoyos avait pourtant tenté de prévenir les oppositions. A la question : Le motu proprio n’établit pas de nombre minimum de fidèles nécessaire pour demander de pouvoir célébrer la messe de saint Pie V. Et pourtant, le bruit avait couru qu’il était question d’un seuil minimum de trente fidèles…, il répondait : « On a là la démonstration éclatante des innombrables pseudo-nouvelles qui ont été racontées sur ce motu proprio par des gens qui n’avaient pas lu les projets ou qui, de manière intéressée, voulaient peser sur son élaboration. J’ai suivi tout le parcours qui a mené à la rédaction finale et, autant que je me souvienne, aucun seuil minimum de fidèles, ni de trente, ni de vingt, ni de cent, n’est jamais apparu dans aucun projet ».
A la demande du journaliste de 30 Jours, Gianni Cardinale : Et la messe de saint Pie V a-t-elle jamais été abolie par le Novus ordo ?, le cardinal Castrillón Hoyos déclarait : « Le Concile Vatican II ne l’a jamais fait, et il n’y a jamais eu par la suite aucun acte positif qui l’ait établi. La messe de saint Pie V n’a donc jamais été formellement abolie. Il est de toute façon étonnant que ceux qui s’érigent en interprètes authentiques de Vatican II en donnent, dans le domaine liturgique, une interprétation aussi restrictive et aussi peu respectueuse de la liberté des fidèles, en finissant par faire sembler ce Concile encore plus coercitif que le Concile de Trente ».
Un peu plus haut dans le même entretien, le président de la Commission Ecclesia Dei reconnaissait : « Curieusement, il semble même que fleurissent, dans les nouvelles générations, parmi les laïcs comme parmi les clercs, un intérêt et une estime envers l’ancien rite. Et il s’agit de prêtres et de simples fidèles qui n’ont parfois rien à voir avec les disciples de Mgr Lefebvre. Il y a là des faits, des faits de l’Eglise, auxquels les pasteurs ne peuvent faire la sourde oreille » et de préciser : « Ceux qui affirment ces choses (le pape fait un affront à ses prédécesseurs, ndlr) devraient lire les milliers de lettres qui sont arrivées à Rome pour demander la liberté de pouvoir assister à la messe à laquelle ils se sentent tellement liés ».
Le cardinal repousse ici les arguments opposés au Motu Proprio au nom des faits : des clercs et des laïcs appartenant à la nouvelle génération manifestent leur intérêt pour la messe tridentine et des milliers de lettres sont adressées en ce sens à Rome… Autrement dit, contra factum non fit argumentum, contre les faits il n’y a pas d’argument qui tienne… C’est le même constat que faisait Benoît XVI dans la lettre d’accompagnement au Motu Proprio : « Aussitôt après le Concile Vatican II, on pouvait supposer que la demande de l’usage du Missel de 1962 aurait été limitée à la génération la plus âgée, celle qui avait grandi avec lui, mais entre temps il est apparu clairement que des personnes jeunes découvraient également cette forme liturgique, se sentaient attirées par elle et y trouvaient une forme de rencontre avec le mystère de la Très Sainte Eucharistie qui leur convenait particulièrement ». (Sources : Apic/30 Jours) »
Source : DICI du 20/10/2007
Exaltation de la Sainte Croix – Entrée en vigueur de Summorum Pontificum
Publié le 14 septembre 2007 par Henri Adam de Villiers	En cette belle fête de l’Exaltation de la Sainte Croix entre en vigueur le motu proprio Summorum Pontificum donné par le Saint Père le jour du quadruple sept (07/07/07, un samedi, le septième jour de la semaine).
Lors de sa découverte par sainte Hélène en 326, la vraie Croix avait été découpée en trois morceau: l’un pour Jérusalem, le second pour Rome, le troisième pour Constantinople. Lors de son pillage de Jérusalem en 614, le roi des Perses Chosroès II s’empare de la Sainte Croix de Jérusalem. Vainqueur des Perses en 627, l’empereur Héraclius force ceux-ci à restituer la sainte relique. Héraclius rapporte la vraie Croix pieds nus au Saint Sépulcre, où une ostension solennelle est faite le 14 septembre. La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix commémore cet évènement. Elle intervient au second jour des Encénies : en effet le Saint-Sépulcre avait été dédié un 13 septembre, & la fête de sa dédicace, si importante dans l’Eglise de Jérusalem, se poursuivait sur plusieurs jours.
Cette fête, autrefois très célèbre dans tout l’univers chrétien, a un peu perdu de sa solennité en Occident, tandis que les différents rits orientaux continuent de l’entourer de grandes splendeurs liturgiques. Ainsi, en souvenir de l’exaltation d’Héraclius, les cathédrales (& par usage certaines paroisses) de rit byzantin font aujourd’hui un rite particulier : le pontife élève la croix & bénit solennellement les différents points cardinaux, tandis que le choeur répond à une litanie spéciale par cinq fois 100 Kyrie eleison. Le chant de ces 500 Kyrie eleison a reçu un traitement polyphonique magnifique & très original dans la tradition musicale russe.
Cette année, l’Exaltation de la Sainte Croix coïncide en quelque sorte, pourrait-on dire, avec l' »exaltation de la Sainte Messe », par la mise en pratique des nouvelles dispositions devant favoriser la liturgie traditionnelle de rit romain.
Après avoir souffert depuis 20 ans que je suis attaché à ce rit maints persécutions & ostracismes, il est bien consolant de constater à la lecture du document pontifical que ce rit n’avait jamais été aboli, contrairement à ce qui nous été tant de fois affirmé à l’époque. Partant, cela confirme le caractère injuste (voire inique ?) de ce que nous avons dû endurer durant toutes ces années.
PS. Et bien sûr, n’oubliez pas de relire en ce jour Alexandre de Chypre !!! 😉 (private joke).
PS2. En vertu de l’entrée en vigueur du motu proprio, le curé de Saint-Georges de La Villette (Paris XIX) offrira ce soir à 19h le saint sacrifice de la messe selon le rit traditionnel. N’hésitez pas à vous y rendre pour encourager cette première initiative sur Paris.
Publié le 7 juillet 2007 par Henri Adam de Villiers	LETTRE APOSTOLIQUE EN FORME DE MOTU PROPRIO
§ 5. Dans les églises qui ne sont ni paroissiales ni conventuelles, il appartient au Recteur de l’église d’autoriser ce qui est indiqué ci-dessus. Art. 6. Dans les Messes selon le Missel du B. Jean XXIII célébrées avec le peuple, les lectures peuvent aussi être proclamées en langue vernaculaire, utilisant des éditions reconnues par le Siège apostolique.
Tout ce que j’ai établi par la présente Lettre apostolique en forme de Motu proprio, j’ordonne que cela ait une valeur pleine et stable, et soit observé à compter du 14 septembre de cette année, nonobstant toutes choses contraires. Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 7 juillet de l’an du Seigneur 2007, en la troisième année de mon pontificat. Benoit XVI ———–
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Publié le 4 juillet 2015 par Henri Adam de Villiers	NVNC SCIO VERE, * quia misit Dóminus An-gelum suum : et erípuit me de manu Heródis, et de omni exspectatióne plebis Judæórum.
Maintenant, je sais vraiment que le Seigneur a envoyé son ange et qu’il m’a soustrait aux mains d’Hérode et à tout ce qu’attendait le peuple juif.
Marqué avec Introït, Saint Pierre & saint Paul	|
Saint Pierre & saint Paul – Graduel – Graduale Romanum 1905
Publié le 4 juillet 2015 par Henri Adam de Villiers	Constítues eos * príncipes super omnem terram : mémores erunt nóminis tui, Dómine.
V/. Pro pátribus tuis nati sunt tibi fílii : proptérea pópuli confitebúntur * tibi.
Tu les as établis princes sur toute la terre, ils feront mémoire de ton nom, Seigneur.
V/. En place de tes pères te sont nés des fils, en cela les peuples te loueront.
Marqué avec Graduel, Saint Pierre & saint Paul	|
Saint Pierre & saint Paul – Alleluia – Graduale Romanum 1905
Publié le 4 juillet 2015 par Henri Adam de Villiers	Alleluia, alleluia.
V/. Tu es Petrus, et super hanc petram ædificábo Ecclésiam * meam.
V/. Tu es Pierre, et sur cette pierre j’édifierai mon Eglise.
Marqué avec Alleluia, Saint Pierre & saint Paul	|
Saint Pierre & saint Paul – Offertoire – Graduale Romanum 1905
Publié le 4 juillet 2015 par Henri Adam de Villiers	Constítues * eos príncipes super omnem terram : mémores erunt nóminis tui, Dómine, in omni progénie et generatióne.
Tu les as établis princes sur toute la terre, ils feront mémoire de ton nom, Seigneur, de génération en génération.
Marqué avec Offertoire, Saint Pierre & saint Paul	|
Publié le 4 juillet 2015 par Henri Adam de Villiers	Tu es Petrus, * et super hanc petram ædi-ficábo Ecclésiam meam.
Tu es Pierre, et sur cette pierre, j’édifierai mon Eglise.
Marqué avec Communion, Saint Pierre & saint Paul	|
Publié le 4 juillet 2015 par Henri Adam de Villiers	Henry du Mont (1610 † 1684), sous-maître de la chapelle royale, maître de la musique de la Reine, organiste de Saint-Paul & du duc d’Anjou.
2 voix mixtes ou égales & basse continue (AT ou SA).
La brillante lumière de l’éternité baigne de ses bienfaisants rayons ce jour glorieux, qui couronne le martyre illustre, et ouvre aux pécheurs une source de grâces célestes.
Porteur des clefs du ciel et Docteur du monde, juges des siècles, lumières véritables pour le monde, vous êtes vainqueurs, le premier par la croix, le second par le glaive : ceints de lauriers immortels, vous prenez place au sénat de la vie.
O heureuse Rome, qui a été consacrée par la pourpre précieuse du sang de ces deux Princes ! Non par ta beauté, mais par leurs mérites, tu surpasses toutes les cités du monde.
A la Trinité éternelle soient gloire, honneur, puissance & jubilation, à elle qui, dans l’unité, gouverne toutes choses, maintenant & à travers les siècles.
Henry du Mont - O felix RomaTweet
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Marqué avec Cantica sacra, Henry du Mont, Hymne, Petit motet, Saint Pierre & saint Paul	|
Liturgie (940)
Images de la liturgie (103)

References: § 1
 art. 11
 art. 2
 art. 1
 § 1
 § 2
 § 2
 § 1
 § 4
 § 2

§ 5
 Art. 6