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Timestamp: 2018-04-25 06:34:03+00:00

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Note c a. L'édition-papier de cette traduction contient de nombreuses approximations, quant aux transcriptions des noms (IL est courant d'avoir dans une même page plusieurs orthographes du même mot chinois transcrit : quitte à se tromper, on aura eu tendance à unifier l'orthographe), quant à la trad
titre Note c a. L'édition-papier de cette traduction contient de nombreuses approximations, quant aux transcriptions des noms (IL est courant d'avoir dans une même page plusieurs orthographes du même mot chinois transcrit : quitte à se tromper, on aura eu tendance à unifier l'orthographe), quant à la trad
SIAO HIO
MORALE DE LA JEUNESSE
La SIAO HIO
ou MORALE DE LA JEUNESSE
Annales du Musée Guimet, tome quinzième, Paris, 1889, 366 pages.
Note c.a. : L'édition-papier de cette traduction contient de nombreuses approximations, quant aux transcriptions des noms (il est courant d'avoir dans une même page plusieurs orthographes du même mot chinois transcrit : quitte à se tromper, on aura eu tendance à unifier l'orthographe), quant à la traduction (penser à utiliser les notes et variantes de fin de volume : on a ajouté le signe '*' pour signaler un renvoi), quant au plan (des sections annoncées n'apparaissent pas, alors que le texte est présent ; la numérotation des paragraphes est quelquefois déficiente : on a rajouté des 'a', 'b',.., pour y suppléer).
Le format image source est publié sur archive.org, ici. La page est quelquefois décolorée au point de devenir illisible, notamment dans les notes. Tout le possible a été fait pour maintenir la phrase, se contentant de remplacer les mots illisibles par des '[]'. Noter cependant que l'ensemble des manques, mis bout à bout, ne doit pas excéder une page, et que le contexte permet, toujours, de conserver l'idée.
Introduction [du traducteur]
1° Introduction. Aperçu général de Tchou-hi.
3° Introduction, principes fondamentaux.
Chapitre interne. Fondement, principes, gouvernement.
Livre I. Sommaire de la Siao Hio. — Fondement de la doctrine, éducation de la jeunesse
Livre II. Explication des principes. Introduction.
§ 1. Devoirs des parents, des enfants et des belles-filles. Devoirs envers les parents morts.
§ 2. Devoirs envers le prince.
§ 3. Devoirs des époux. Mariage.
§ 4. Des rapports entre les jeunes gens et les gens âgés.
§ 5. Devoirs des amis.
§ 6. Des devoirs des hôtes et des maîtres de maison.
§ 7. Du devoir d'avertir ses parents et supérieurs, souverain et précepteur.
§ 8. Maximes mêlées.
Livre III. Du gouvernement de soi-même
§ 1. De l'esprit et du cœur.
§ 2. De l'extérieur et du maintien.
§ 3. Des habillements.
§ 4. Du manger et du boire.
Livre IV. Exemples des anciens ; leurs enseignements
§ 1. Exemples et préceptes relatifs à l'explication des principes.
§ 2. Exposé des devoirs : I. Devoirs envers les parents. — II. Devoirs envers le prince. — III. Devoirs des époux. — IV. Devoirs des frères et amis.
§ 3. Exemples relatifs au gouvernement de soi-même
Chapitre externe. Modèles de vertus, sentences et actions.
Livre V. Préceptes des sages des temps anciens. Introduction.
§ 1. Exemples relatifs aux principes généraux. De l'instruction.
§ 2. De la piété filiale.
§ 3. Devoirs envers le prince et les magistrats.
§ 4. Devoirs des époux.
§ 5. Devoirs envers les gens âgé et supérieurs.
§ 6. Devoirs entre amis et égaux.
§ 7. Résumé des devoirs des hommes.
Livre VI. Suite du livre V.
Livre VII. Exemples tirés des temps modernes.
§ 1. Du choix des maîtres.
§ 2. Explication des principes.
Livre VIII. Suite du précédent. De la propre conduite, du maintien, etc.
APPENDICE : A. Abrégé de l'histoire de la Chine. Dynasties : Hia. Shang. Tcheou. Han. Tsin. — B. Principautés chinoises dont il est fait mention dans la Siao Hio. — C. Mariage. — D. Habillement. — E. Cérémonies funèbres et deuil. — F. Culte. Sacrifices. — G. Enseignement. — H. Danse.
Notes, variantes et errata.
[Carte de l'empire chinois]
Carte de l'ancien empire chinois
[du traducteur]
p.003 La Siao Hio, c'est-à-dire le petit enseignement, la petite école, est un des livres les plus importants de la littérature chinoise. C'est lui, en effet, qui est destiné à former l'éducation de la nation entière. Tout Chinois doit le connaître, l'étudier, et mettre en pratique ses préceptes. Bien plus, lorsque l'éducation moyenne est achevée ou lorsque l'instruction est terminée pour ceux qui n'aspirent pas au degré supérieur, la Siao Hio reste un objet constant d'étude, le livre moral de lecture des familles.
« Aux assemblées qui doivent se tenir le 10 et le 26 de chaque mois, les membres de la famille, dit Wang-Meng-Ki, se rangeront sur des nattes des deux côtés du président assis dans un fauteuil. Devant lui sera une table portant les ouvrages qui doivent être lus dans ces réunions, à savoir : la première partie du Shi king, le Ta Hio, la Siao Hio, etc.
La Siao Hio que nous possédons est l'œuvre de Tchou-hi, le célèbre philosophe et commentateur qui vivait sous les Song dans la seconde moitié du douzième siècle P. C. et dota sa patrie d'une philosophie aux allures matérialistes.
Tchou-hi naquit en 1129 d'une famille pauvre ; il se distingua par de brillantes études et fut appelé à de hautes fonctions. Il voulut marcher sur p.004 les traces de Confucius et de Mencius, les égaler et devenir, comme eux, chef d'école. Il menait une vie austère et s'entourait de nombreux disciples. Mais son système frisait l'athéisme et, par conséquent, était en opposition avec les anciennes traditions. Ses doctrines soulevèrent une vive opposition qui, favorisée par la jalousie, fit proscrire l'enseignement du nouveau maître. Lui-même fut disgracié. Il mourut en 1200, laissant de nombreux disciples et une masse d'écrits traitant de philosophie ou de critique des textes.
En rédigeant la Siao Hio, Tchou-hi avait voulu donner un code de morale à ses compatriotes contemporains et futurs. Mais il n'en avait pas eu la première idée. Avant lui il existait déjà quelque chose qui portait ce nom ; car il en fait mention lui-même et dans la préface du Ta Hio et dans celle du livre que nous traduisons ici, sous le nom d'ancienne Siao Hio.
Le nom de ce livre indique non point tant son objet que sa destination. Les mots Siao Hio sont opposés à Ta Hio le grand enseignement, l'enseignement supérieur, nom du livre philosophique rédigé par les disciples de Confucius et qui fait partie des quatre livres (Sse Chou) et des petits Kings. Le Ta Hio, comme il est dit plus loin, est le manuel de l'enseignement supérieur, des hautes écoles ou universités chinoises. La Siao Hio ou enseignement inférieur est le livre de tous, de ce que nous appellerons « l'enseignement moyen ». On a parfois rendu ces mots par l'enseignement des petits, des enfants. Cela est inexact ; ce livre est fait non seulement pour les enfants, mais pour les adultes qui ne prennent pas les grades universitaires. L'opposition de ces termes avec Ta Hio le démontre d'une autre façon.
La Siao Hio de Tchou-hi est un recueil de sentences, de préceptes et d'exemples empruntés pour la plupart (en ce qui concerne les premiers) à des livres antérieurs et disposés dans un ordre assez imparfait spécialement quant au contenu particulier de chaque section.
C'est un disciple de l'auteur, Liu-tze-Tchang, qui l'a mis dans l'ordre où nous le voyons. Plus tard Tchen-Siuen y ajouta un commentaire perpétuel des termes, des idées et des usages, procédant phrase par phrase*.
p.005 En 1697 Kao-Yu en fit une nouvelle édition contenant l'essence des commentaires parus jusque-là. Il lui donna le titre de Siao-Hio-Tsuen-Shu. Commentaire abrégé de Siao Hio.
L'édition dont nous donnons ici la traduction, de même que la version mandchoue qui y est ajoutée, a été faite par ordre et sous l'inspection de Yong-Tcheng. Elle date de 1727.
Elle forme un tao de 8 pèns comprenant 720 feuillets très inégalement partagés ; ils contiennent respectivement 64, 140, 155, 85, 120, 65, 146, et 145 feuillets. Elle porte le titre général de Mwan-Han-ho-pi Siao-Hio, c'est-à-dire Siao Hio écrite en mandchou et en chinois en réunissant divers écrits.
Cet ouvrage se compose d'une préface écrite par Tchou-hi en forme d'aperçu général (12 f.), puis d'une sorte d'instruction ou d'exhortation (6 f.) que suit une introduction ou exposé des principes du livre (11 f.), enfin de la Siao Hio proprement dite.
Celle-ci se divise en deux sections principales que Tchou-hi qualifie d'interne et d'externe, désignant par le premier nom l'essence du livre, le fondement de l'instruction et, par le second l'accessoire, les détails ou peut-être les principes et les exemples ou actes extérieurs.
La première partie comprend la fin du premier pèn (35 f.) et les pèns 2, 3 et 4. La seconde a les autres (pèns 5-8).
Les quatre premiers pèns forment autant de sections. Les pèns 5 et 6 forment deux sections (shang et hia) d'un même tome, il en est de même des pèns 7 et 8.
Nous avons eu encore sous les yeux une autre édition exclusivement chinoise et qui diffère quelque peu de celle que nous traduisons, pas assez toutefois pour en faire l'objet d'une étude complète de comparaison.
Elle a une première préface « écrite par l'empereur » et différente de celle de Yong-Tcheng.
p.006 Dans la première introduction il manque les feuillets 5 v. fin jusqu'au feuillet 8. Le 12e feuillet est également absent.
La deuxième partie, l'exposé de principe est après l'introduction. Le commentaire ne diffère de l'édition chinoise-mandchoue que par quelques mots omis ou ajoutés, généralement sans aucune importance et qu'il serait superflu de mentionner dans un ouvrage qui n'est point fait spécialement pour les sinologues.
Les deux textes dont nous nous sommes servi nous ont été prêtés avec la plus grande obligeance par le savant professeur de l'Université de Leipzig, M. Georg von der Gabelentz. Qu'il reçoive ici tous nos remercîments. Nous avons aussi reçu de MM. Leclerc, Maisonneuve et Cie un autre texte qui nous a aidé à combler quelques lacunes.
La Siao Hio n'a pas encore été traduite. Quelques fragments de traduction ont été donnés dans les Mémoires concernant les Chinois, t. IV, p. 401 à 405, dans Duhalde : Description générale de la Chine, t. II, 2e p., sect. VI, chap. IV, et dans Noël, Livres classiques de l'empire chinois, t. VII. Mais ces fragments ne sont pas même des traductions ; ce sont plutôt, suivant le système de l'époque, des résumés ou des paraphrases destinés à embellir le texte et à faire goûter la littérature chinoise. On ne se gênait pas pour changer le texte à cette fin. Le commentaire n'a jamais été traduit.
Nous avons cherché à rendre notre version aussi littérale que possible. En bien des cas, nous avons dû naturellement changer la construction des phrases et leur tournure syntaxique, ajouter quelques mots, etc. Les doublets chinois ont souvent été rendus séparément pour la facilité de l'étudiant. Nous avons généralement tenu compte de la version mandchoue, mais nous nous en sommes écarté sans hésitation, quand cela paraissait nécessaire. Le chinois, du reste, doit souvent servir à déterminer le sens amphibologique des phrases mandchoues 1.
p.007 Maintes fois nous avons été obligé de donner aux mots chinois ou manchous des sens que les auteurs des dictionnaires ne reconnaissent point. Le contexte, la version ou le commentaire nous y forçaient.
Les notes ont été faites aussi brèves que faire se pouvait. Certaines notions nécessaires à l'intelligence de nombreux passages ont été réunies sous divers titres dans un appendice final. Les notes ont pu être considérablement abrégées ; le commentaire fournit, le plus souvent, les renseignements nécessaires à l'intelligence du texte.
NOTA. — Voici un spécimen des extraits de Noël dans les endroits où sa traduction est censée littérale.
Histoire de Pen-kong
Traduction de Noel
Pen-kong n'était jamais allé ni à la ville, ni au palais. Il vivait avec son épouse dans les mêmes rapports de respect que l'on vit avec un hôte. Lin Pao étant venu le voir, Pen-kong, travaillant sur une colline, interrompit son labour tandis que sa femme et ses enfants continuaient à sarcler le champ. Lin Pao lui montrant l'objet de son travail lui demanda :
« Maître, vous êtes ici à travailler péniblement ces champs et ces canaux. Si vous ne vous souciez point d'obtenir un traitement de magistrat, que laisserez-vous en héritage à vos enfants ? »
Pen-kong lui répondit :
« Les gens de nos jours laissent à leurs enfants des biens qui leur nuisent. Moi seul, en ce temps, je leur laisserai la paix de l'âme. Quoique ce ne soit pas là un héritage ordinaire il n'en est pas moins véritable. »
Là-dessus Lin Pao, plein d'admiration, se retira en soupirant
(Voy. Pèn 7, 162).
Pan Kum était un laboureur qui vivait avec sa femme de la manière la plus honnête et comme deux hôtes respectables qui se seraient visités. Le prince Lin Pao en entendit parler et voulut les voir. Lorsqu'il arriva, Pan Kum labourait et sa femme arrachait les mauvaises herbes. Pan Kum n'eut pas plus tôt aperçu le prince qu'il s'arrêta. Alors le prince lui montrant du doigt sa charrue et ses sillons, lui dit :
« Tandis que vous épuisez ainsi vos forces à tracer ces sillons, que comptez-vous laisser à vos enfants ? »
« Prince, dit le laboureur, il n'y a personne qui ne laisse quelque chose à ses enfants, mais il y a beaucoup de différence dans ce qu'on leur laisse. Il y en a qui laissent à leurs enfants l'agitation et les dangers, je laisserai aux miens le repos et la sécurité. »
Le prince, frappé de cette réponse, s'en alla en soupirant, et Pan Kum retourna à sa charrue
(Voy. NOEL, , op. cit.. VII, 211).
Les gens d'aujourd'hui se plaisent à dire en trois mots : il n'y a plus d'hommes vertueux, Wû hao Jin. Il est clair qu'ils se calomnient eux-mêmes (Ibid., VII, 87.)
Que l'on se trompe grossièrement, que l'on débite une doctrine dangereuse, lorsque l'on prétend qu'il n'y plus d'honnêtes gens ! (Ibid., p. 203.)
INTRODUCTION — APERÇU GÉNÉRAL
p.009 Les lettrés ont résumé (de la sorte) la petite science 1.
Tcheng-tze 2 dit : Les hommes d'autrefois donnaient l'enseignement dès que les enfants étaient en état de manger, en état de parler. C'est pourquoi ils ont mis au premier rang le soin de formuler 3 les règles de la petite science.
Puisque l'homme, pendant l'enfance, ne peut encore ni savoir, ni réfléchir, ni régler (ses actes), il faut que, prenant les discours profonds des sages, leurs traités fondamentaux, on les lui mette tous les jours sous les yeux, p.010 on les lui infiltre dans les oreilles, on en remplisse son intérieur (sein). Si l'on tarde, il s'habitue à se former selon son caprice et il reste obstinément (ce qu'il s'est habitué à être). Plus tard excité même par des paroles piquantes, il reste aveugle ; on ne peut plus faire pénétrer en lui (les bons principes). Si l'on n'a pas pris ce soin avant tout ; quand l'homme a grandi, comme il s'applique en égoïste à la réflexion, la méditation, qu'il s'élève en son intérieur et que les paroles habiles de toute bouche pénètrent en lui de l'extérieur, si on lui enseigne à être simple, juste, il n'en est plus capable.
Lu-Siang-Shan dit : Les gens d'autrefois, lorsqu'ils enseignaient leurs enfants, leurs frères cadets, leur donnaient l'instruction dès qu'ils étaient capables de manger et de parler.
Ils commençaient par les exercer à arroser, à nettoyer, à obéir, répondre, et autres actes du même genre. Lorsqu'ils avaient grandi, lorsqu'ils étaient devenus grands, il leur était facile de parler (convenablement).
Les hommes d'aujourd'hui n'enseignent dès le bas âge qu'à écrire des sentences (qu'on pend aux murs). Lorsque les enfants ont quelque peu grandi, ils leur apprennent à faire des exercices de style vides et pompeux. Tout cela corrompt certainement leur nature, leur destinée céleste. Liu-Tong-Hai dit : Que dans leur instruction les enfants qui naîtront à l'avenir étudient le contenu des livres Kiu li, Shao y, Y-li 4, etc., (qu'ils apprennent) soigneusement à arroser (la poussière), à nettoyer, à obéir, à répondre, à avancer, à reculer. Lorsqu'ils auront étudié d'abord avec soin les caractères du livre El-ya 1 et ses commentaires, on doit ensuite leur montrer des choses plus élevées.
Quand on a appris ce qui est moindre on sait pénétrer ce qui est supérieur ; après quoi on est capable de tout. Si l'on n'agit point ainsi, après avoir parcouru tous les degrés, on est incapable de rien connaître à fond.
p.011 C'en-pe-Ki dit : Tcheng-tze dit : Le zèle, l'application à mettre au dessus de tout le respect, doit combler les lacunes de la Siao Hio. Si l'on met le respect au-dessus de tout, et que l'on maintienne son cœur bien réglé, on posera un fondement solide. Lorsque ce fondement est posé, avançant progressivement par l'étude active de la grande science, on saura pénétrer toute (matière) quelconque.
Le soin de mettre le respect au-dessus de tout fait pénétrer le commencement et la fin (de toute chose) et réduisant à l'unité (par l'intelligence) les principes du mouvement et du repos, il met en harmonie le dedans et le dehors. Dans la grande et la petite science il n'est rien qui ne doive se trouver (tout est).
Le même philosophe dit encore : Le livre de la petite science de Tchou-tze est un thème très excellent. Il est très important de l'employer tous les jours, et quand bien même on est arrivé à l'achèvement (de l'étude) de la grande science, on ne s'écarte pas pour cela de la première.
Li-Shao dit : sian-sheng 2, à l'âge de cinquante-huit ans, ayant achevé la composition du livre de la petite science, enseignait les gens d'esprit borné ; il (leur) développait le fondement de ce livre et leur faisait pénétrer tous les principes*. Au chapitre intérieur il établit la doctrine, il explique les principes, il enseigne à s'observer soi-même, il scrute le passé. Au chapitre final et dans ses deux sections, il réunit et exposa toutes les paroles dignes d'éloge dites maintenant et jadis. Il recueillit et illustra les bonnes actions. C'est pourquoi si même on entre aussi (après) dans la grande science on peut posséder ensemble l'une et l'autre, et la grande loi (qui prescrit) de se régler soi-même, prise comme mesure, s'exécute complètement.
Tchen-shi-Shan dit : Ayant écrit d'abord au livre de la petite doctrine les règles enseignées précédemment par le Lie-Wiu-Tchouen, il y réunit à la suite le contenu du livre Nei tze 3. Si l'on fait accorder (considère ensemble) les deux parties, l'enseignement de la petite science sera complet et bien conçu.
Hiu-Lu-Tchai, formulant les principes de la petite science, dit : Lorsque p.012 Shi-Hoang 1, de la dynastie Tchin, eut fait brûler les livres, les textes canoniques des sages ne furent plus complets ; il n'y avait plus de critérium pour rechercher et reconnaître l'ordre de l'enseignement des hommes du temps passé. Bien que dans l'histoire de la dynastie des Hans, écrite par Pan-Ming-Kian, on énonçât le plan général, les règles de la petite et de la grande doctrine, on ne pouvait plus y distinguer les détails des sections et des chapitres.
Les gens d'étude d'il y a plus de mille ans ayant enseigné des imaginations propres à chacun, les gens distingués tombèrent dans le vain et le futile, les gens inférieurs allèrent à la faveur et au gain. Bien que les cœurs troublés, s'appliquant fortement à l'étude, entendissent de nombreux enseignements, cependant il était très rare qu'on ne s'écartât pas des doctrines des anciens.
Le sage d'une époque très rapprochée de nous, Tsé-Weng-Kong, du pays de Sin-Ngan 2, ayant gardé les doctrines laissées pour l'enseignement et l'étude par les sages et saints de l'école de Kong-tze, réunit les chapitres Kiu li, Shao li, Ti sse j'i 3.
Hioeï-Lou, prenant les sublimes principes de la Siao Hio comme modèle, dit encore : Depuis que Shi-Hoang, de la dynastie Tchin, a brûlé les livres, les livres canoniques des saints n'étant plus complets, il n'y a plus moyen de chercher avec exactitude l'ordonnance et la suite des préceptes des anciens.
Dans l'histoire de la dynastie des Hans écrite par Pan-Ming-Kian*, bien que l'on y parle souvent du modèle sublime tracé par les règles de la Siao et de la Ta Hio, on ne peut toutefois expliquer les choses obscures que contiennent leurs sections et leurs chapitres internes 4 ; depuis plus de p.013 mille ans les docteurs enseignent ce que chacun imagine à sa guise, les gens élevés sont tombés dans le vain et le peu sensé, les gens inférieurs courent à la faveur et au profit.
Bien qu'usant de toutes les forces de leurs esprits attristés (préoccupés) ils méditassent et s'appliquassent 1 constamment, il était rare qu'ils ne s'écartassent pas des anciens.
Dans ces derniers temps Tchu-Wen-kong, du pays de Sin-Ngan, reprenant les maximes laissées pour l'instruction et l'enseignement des sages et saints de l'école de Kong-fu-tze, et mêlant les chapitres Kiu li, Shao li, Ti-sse j'i et autres, composa le livre appelé Siao Hio.
Le nombre de ses principes et de ses parties est de trois :
1° Fonder la doctrine ;
2° Expliquer les préceptes ;
3° S'observer soi-même ; ainsi il observe et suit l'antiquité*.
Considérant les actes accomplis par les saints et sages des trois âges 2 il met en lumière les paroles qui fondèrent la doctrine du premier livre ; expliquant les principes il prêche le respect de soi-même ; le livre final est celui des pensées louables et des actions justes, il remémore les paroles dites, les bonnes actions faites depuis la dynastie des Hans.
Tel est le nombre de ses parties. Il ne va pas en dehors de l'établissement de la doctrine, de l'explication des préceptes et de l'observation de soi-même.
Si en expliquant les sentences du chapitre initial on les fait se rapporter au chapitre final, le chapitre final parachève tout le cycle et le cours de la Siao Hio.
Si réunissant les paroles du chapitre final on le fait accorder avec le premier, celui-ci constitue le fondement, la source de la Siao Hio.
Si l'on considère d'un coup d'œil les chapitres interne et externe en les p.014 mettant en rapport, les règles et préceptes de la Siao Hio se parachèvent dans le nombre complet de leurs parties.
Il est dit encore : J'ai foi au livre de la Siao Hio comme à la splendeur des esprits, je le révère comme mon père et ma mère.
Les lettrés ont ainsi réuni et formé entièrement la Siao Hio.
p.015 1. Dès jadis en enseignant dans la Siao Hio le devoir d'arroser, de nettoyer, d'obéir, de répondre, d'avancer, de reculer (en obéissant) à d'autres, et la règle d'aimer ses parents, d'honorer les vieillards, de respecter son maître, de rendre service à ses amis, il a été posé, pour précepte et base, de se dominer soi-même, de mettre en ordre sa maison, de gouverner le royaume, de faire régner la paix et la justice dans le monde.
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