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Timestamp: 2016-10-21 18:28:19+00:00

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4C.93/2003 (25.08.2003)
P.________, d�fendeur et recourant, repr�sent� par
Les honoraires de E.________ seront de 13,8% des factures et des travaux fait (sic) par lui; ne sont pas compt�s les honoraires d'ing�nieur pour calcul de r�sistance du b�ton arm� et de la dalle lesquels seront pay�s en plus.
A.b En septembre 1995, P.________ a achet� � E.________ la parcelle W.________, sise sur la commune de O.________ pour le prix de 160 000 fr.
Les travaux ont d�but� en novembre 1995, E.________ en assumant la direction. Le pr�nomm� a supervis� les factures et pay� les entrepreneurs, essentiellement au moyen d'acomptes totalisant 359 646 fr.80 vers�s par P.________ sur un compte ouvert au nom de E.________.
P.________, qui se rendait chaque �t� � O.________, a suivi de pr�s toutes les �tapes de la r�alisation de son chalet, qu'il avait baptis� Z.________. Il s'est enquis r�guli�rement par fax de l'avancement des travaux aupr�s de E.________ et est intervenu dans le choix des mat�riaux et des �quipements pour proc�der � des modifications ou passer de nouvelles commandes destin�es � rendre le chalet plus grand et plus luxueux. Il est arriv� que P.________ communique des instructions aux entrepreneurs, certaines fois directement, d'autres fois par l'entremise de E.________.
Le co�t final de la construction, y compris l'achat du terrain, s'est �lev� � 894 703 fr., auquel s'ajoutait un montant de 26 719 fr.85 pour le mobilier et la lustrerie. En �t� 1997, P.________, apr�s avoir reproch� � E.________ de ne pas l'avoir pr�venu de l'augmentation importante du co�t du chalet, a d�clar� qu'il ne paierait pas le solde des travaux. Avant m�me l'ach�vement de ceux-ci, il a exig� de E.________ la restitution des cl�s. Par courrier du 16 janvier 1998, P.________ a refus� la livraison de l'ouvrage, puis, le 29 janvier 1998, il a ouvert action contre E.________ en paiement de 307 013 fr., correspondant � la diff�rence entre le co�t du chalet et les montants d�j� vers�s.
A.c.a Les 20 et 25 f�vrier 1995, E.________, agissant au nom de P.________, et B.________, qui exploite en raison individuelle une entreprise de ferblanterie et d'installation sanitaire, ont conclu deux contrats d'entreprise pro forma dans le cadre de la proc�dure d'autorisation d'acquisition d'un immeuble par un �tranger. Les travaux concernaient la ferblanterie et l'installation sanitaire s'agissant du contrat du 20 f�vrier 1995, le chauffage central au sol pour celui du 25 f�vrier 1995; le prix de ces ouvrages �tait estim� respectivement � 30 570 fr. et � 25 000 fr. Les travaux de chauffage devaient d�buter le 30 ao�t 1995 pour se terminer le 15 octobre 1995, alors que ceux ayant trait au sanitaire et � la ferblanterie devaient s'�chelonner entre le 1er avril et le 1er novembre 1995.
Pendant l'�t� 1997, � une date ind�termin�e, E.________ a adjug� � B.________ uniquement les travaux d'installation sanitaire. Il a �t� retenu que B.________ n'avait pas devis� lesdits travaux. Ce dernier a travaill� pour la derni�re fois sur le chantier le 24 novembre 1997, jour o� il s'est occup� de l'installation de la baignoire et de la machine � laver le linge.
A.c.b L'ensemble des travaux effectu�s par B.________ a donn� lieu � l'�tablissement d'une facture d'un montant de 29 711 fr.20 (recte: 29 717 fr.20), TVA incluse.
P.________ a refus� de s'acquitter de cette facture.
Le 17 d�cembre 1997, B.________ a d�pos� aupr�s du Tribunal des districts d'H�rens et Conthey une requ�te en inscription provisoire en sa faveur d'une hypoth�que l�gale des artisans et entrepreneurs de 29 711 fr.20, sans int�r�t, sur la parcelle propri�t� de P.________. Le Juge de district comp�tent a ordonn� le 18 d�cembre 1997 l'inscription provisoire requise, qui a �t� op�r�e le lendemain au registre foncier; l'annotation �tait valable jusqu'� droit connu sur le fond, l'action devant �tre introduite dans les trois mois d�s l'inscription, sous peine de d�ch�ance.
Par m�moire-demande du 10 mars 1998, B.________ a ouvert action contre P.________. Le demandeur a conclu � ce que le d�fendeur soit condamn� � lui verser la somme de 29 711 fr.20 plus int�r�ts � 5 % d�s le 1er d�cembre 1997, l'hypoth�que l�gale provisoire �tant inscrite � titre d�finitif � concurrence du montant susmentionn�.
En cours d'instance, une expertise a �t� confi�e � M.________, architecte EPFZ. Selon ce dernier, le chalet est conforme aux souhaits du ma�tre de l'ouvrage et le co�t final correspond approximativement � la valeur des travaux, qu'il estime dans leur ensemble � 776 184 fr.75. L'expert a confirm� qu'en dehors de quelques d�fauts mineurs, le chalet - dont le degr� de confort d�passe le standard moyen - avait �t� r�alis� dans les r�gles de l'art avec des mat�riaux d'excellente qualit�. S'agissant des travaux ex�cut�s par le demandeur, il a relev� que les prix factur�s �taient inf�rieurs de 5 � 10 % � ceux pratiqu�s en plaine et a confirm� les m�tr�s � la base de la facture de 29 717 fr.20, sous r�serve de la longueur d'un �coulement justifiant une moins-value de 256 fr., TVA de 6,5 % non incluse. L'expert a constat� que les travaux �taient conformes aux normes techniques usuelles et qu'ils avaient �t� accomplis de mani�re appropri�e, hormis un probl�me d'�tanch�it� du raccordement d'un m�langeur de douche, ainsi qu'une finition inacceptable en t�le d'acier inox autour de la porte de douche aux combles. Il a admis que les travaux factur�s avaient �t� achev�s, sous r�serve de la pose d'un robinet et de celle d'un bac en cuivre autorisant une d�duction de 235 fr., TVA non incluse. Pour ces motifs, l'expert judiciaire a estim� la valeur des travaux d'installation sanitaire � 29 194 fr.30 (29 717 fr.20 - 272 fr.65 (106,5 % de 256 fr.) - 250 fr.25 (106,5 % de 235 fr.)).
Par jugement du 18 f�vrier 2003, la Cour civile I du Tribunal cantonal valaisan a d�clar� le d�fendeur d�biteur du demandeur de 29 194 fr.30 avec int�r�ts � 5 % d�s le 10 mars 1998. Elle a �galement ordonn� l'inscription d�finitive d'une hypoth�que l�gale au sens de l'art. 837 al. 1 ch. 3 CC de 29 194 fr.30 devant grever en faveur du demandeur le bien-fonds dont le d�fendeur est propri�taire sur la commune de O.________, dite inscription confirmant partiellement celle op�r�e � titre provisoire le 19 d�cembre 1997.
1.1 Interjet� par la partie qui a succomb� dans ses conclusions lib�ratoires et dirig� contre un jugement final rendu en derni�re instance cantonale par un tribunal sup�rieur (art. 48 al. 1 OJ) sur une contestation civile dont la valeur litigieuse - d�termin�e in casu par le montant de la cr�ance � garantir d�s l'instant o� celui-ci ne d�passe pas la valeur du gage (cf. ATF 106 II 22 consid. 1) - atteint le seuil de 8 000 fr. (art. 46 OJ), le recours en r�forme est en principe recevable, puisqu'il a �t� d�pos� en temps utile (art. 54 al. 1 OJ) dans les formes requises (art. 55 OJ).
Apr�s avoir admis sa comp�tence � raison du lieu tant en ce qui concerne la demande en paiement que pour la pr�tention en inscription d�finitive d'une hypoth�que l�gale, l'autorit� cantonale a retenu en substance que le d�fendeur et E.________ avaient conclu le 22 octobre 1994 un contrat d'architecte global. Ce dernier �tait ainsi investi du pouvoir de conclure les contrats d'entreprise au nom du ma�tre de l'ouvrage, de sorte que le d�fendeur est li� contractuellement au demandeur en vertu de l'art. 32 CO. La Cour civile a consid�r� que les parties n'�taient pas convenues d'un prix ferme, le contrat du 20 f�vrier 1995, �tabli pour les besoins de la proc�dure d'autorisation de vente aux �trangers, "refl�ta(nt) tout au plus leur volont� de collaborer � la construction du chalet". C'est donc d'apr�s la valeur des travaux effectu�s (art. 374 CO) que la r�mun�ration de l'entrepreneur devait �tre arr�t�e. Si l'expert avait pr�conis� l'ex�cution de certains petits travaux de garantie, le d�fendeur ne saurait faire usage des droits conf�r�s par l'art. 368 al. 2 CO, faute d'en avoir respect� les incombances. Les magistrats valaisans ont admis que le d�fendeur, qui avait emp�ch� le demandeur d'achever ses travaux, avait r�sili�, par actes concluants, le contrat d'entreprise; le demandeur �tait donc fond�, conform�ment � l'art. 377 CO, � r�clamer d�s la r�siliation la r�mun�ration du travail accompli, laquelle correspondait au montant factur�, sous d�duction, d'une part, de la moins-value d�coulant de la diff�rence de m�tr� d'un �coulement, d'autre part du montant des travaux non ex�cut�s (poses d'un robinet et d'un bac en cuivre), soit � 29 194 fr.30. La Cour civile a encore pos� que le demandeur, dont E.________ n'�tait pas l'auxiliaire, n'avait pas � r�pondre du dommage �ventuellement caus� au d�fendeur par le pr�nomm�. Enfin, l'autorit� cantonale a admis que les conditions prescrites par les art. 837 al. 1 ch. 3 et 839 CC pour l'inscription d�finitive d'une hypoth�que l�gale des artisans et entrepreneurs �taient r�alis�es.
3.1 Dans un premier moyen, le recourant fait valoir qu'en appliquant l'art. 113 de la loi f�d�rale du 18 d�cembre 1987 sur le droit international priv� (RS 291; LDIP) en lieu et place de l'art. 5 ch. 1 de la Convention de Lugano du 16 septembre 1988 concernant la comp�tence judiciaire et l'ex�cution des d�cisions en mati�re civile et commerciale (RS 0.275.11; ci-apr�s: Convention de Lugano ou CL), la cour cantonale a viol� le droit f�d�ral. Comme le d�fendeur conteste l'existence m�me d'un contrat d'entreprise nou� avec le demandeur, poursuit-il, "le for du lieu de l'ex�cution pr�vu � l'art. 5 ch. 1 CL est � disposition... (et) l'art. 113 LDIP s'efface devant l'article 5 ch. 1 (CL)". Mais, puisque le recourant n'est pas domicili� sur le territoire d'un Etat contractant, il conviendrait de rattacher le paiement de la dette du ma�tre � l'�gard de l'entrepreneur total avec le droit du pays o� se situent les avoirs bancaires du d�biteur, soit en l'occurrence le droit am�ricain. En tout �tat de cause, le d�fendeur pourrait exciper non moins que des fors du domicile de l'art. 30 al. 2 Cst., des fors de la LP (art. 46 et 50 LP) et de celui de l'art. 19 de la loi f�d�rale du 24 mars 2000 sur les fors en mati�re civile (LFors). Ce serait ainsi en violation du droit f�d�ral que le lieu d'ex�cution aurait �t� localis� en Suisse, au domicile du cr�ancier pr�tendu, si bien que la comp�tence locale et la comp�tence mat�rielle de la Cour civile n'existeraient pas au regard des r�gles du droit international priv�.
Il convient en premier lieu de se demander si la Convention de Lugano est applicable � l'esp�ce. Les r�gles de comp�tence de cette convention l'emportent en effet sur les r�gles de comp�tence nationale, et singuli�rement sur celles de la LDIP (art. 1 al. 2 LDIP; ATF 124 III 134 consid. 2b aa; arr�t 4C.189/2001 du 1er f�vrier 2002, consid. 3).
Le champ d'application territorial de la Convention de Lugano n'est pas r�gl� par une disposition sp�cifique du trait� international. Il n'en demeure pas moins que la localisation sur le territoire d'un Etat contractant du domicile ou du si�ge du d�fendeur est la cl� de vo�te du syst�me instaur� par la CL (Yves Donzallaz, La Convention de Lugano, vol. I, n.1100 p. 419). Ainsi, lorsque, comme c'est le cas en esp�ce, seule la partie demanderesse est domicili�e sur le territoire d'un Etat signataire, ledit trait� international ne saurait s'appliquer, car l'art. 2 CL, qui en est la r�gle de comp�tence g�n�rale, ne tient pas le domicile du demandeur comme un crit�re de rattachement pertinent (Donzallaz, op. cit., vol. I, n. 1103 p. 420).
Quant aux fors de la poursuite pr�vus par les art. 46 et 50 LP, ils r�gissent les proc�dures d'ex�cution forc�e tendant � obtenir le paiement d'une somme d'argent ou la fourniture de s�ret�s (cf. SchKG-Ernst F. Schmid, n. 1 et 4 ad art. 46 LP et n. 1 ad art. 50 LP), mais nullement les proc�s civils qui, � l'instar de celui qui oppose les parties, ont pour but de faire reconna�tre et imposer le respect d'un droit subjectif priv� par une autorit� �tatique.
La garantie du for du domicile ancr�e � l'art. 30 al. 2, 1e phrase, Cst. ne d�ploie d'effet qu'autant que la loi ne pr�voie pas un autre for (art. 30 al. 2, 2e phrase, Cst.), c'est-�-dire un for sp�cial, l'expression "loi" recouvrant notamment les lois f�d�rales (art. 164 al. 1 Cst.; Reinhold Hotz, Die Schweizerische Bundesverfassung, St-Galler Kommentar 2002, n. 18 ad art. 30 Cst.). Or, pour les litiges � caract�re international, les r�gles de comp�tence locale sont d�termin�es par la LDIP (art. 1 al. 1 let. a LDIP).
Il ressort des constatations cantonales que le demandeur a ex�cut�, moyennant r�mun�ration, des travaux d'installation sanitaire dans le cadre de la construction du chalet Z.________ propri�t� du d�fendeur. Selon la loi du for, le seul rapport de droit qui peut entrer en consid�ration est le contrat d'entreprise (cf. art. 363 ss CO).
Dans le cas pr�sent, les parties ne sont pas convenues d'un lieu d'ex�cution d�termin� du contrat d'entreprise. Le recourant pr�tend qu'il se situe aux Etats-Unis, pays o� sont d�pos�s les avoirs qu'il pourrait �tre amen� � mettre � contribution, alors que l'intim� affirme qu'il se trouve � O.________, o� est sis le chalet Z.________ Lorsque la d�termination du lieu o� le contrat doit �tre ex�cut� est litigieuse, il y a une controverse doctrinale � propos du droit selon lequel ce lieu doit �tre d�termin�. Pour certains auteurs (cf. Marc Amstutz/Nedim Peter Vogt/Markus Wang, Commentaire b�lois, n. 13 ad art. 113 LDIP; Fran�ois Knoepfler/Philippe Schweizer, Droit international priv� suisse, 2e �d., ch. 604 p. 266), il convient de se fonder sur le droit rendu applicable au contrat par le droit international priv� suisse (lex causae). Pour d'autres auteurs (cf. Max Keller/Jolanta Kren Kostkiewicz, IPRG-Kommentar, n. 14 s. ad art. 113 LDIP; Paolo Michele Pattochi, I contratti internazionali, p. 200-202 in: Il nuovo diritto internazionale privato in Svizzera, Milano 1990), la d�termination du lieu d'ex�cution doit se faire selon la loi du for (lex fori), par application de l'art. 74 CO.
3.4.1 Selon l'art. 117 al. 1 LDIP, le contrat est r�gi par le droit de l'Etat avec lequel il pr�sente les liens les plus �troits. Ces liens sont r�put�s exister avec l'Etat dans lequel la partie qui doit fournir la prestation caract�ristique a sa r�sidence habituelle ou, si le contrat est conclu dans l'exercice d'une activit� professionnelle ou commerciale, son �tablissement (art. 117 al. 2 LDIP). En mati�re de contrat d'entreprise, la prestation caract�ristique d�terminante est celle de l'entrepreneur qui ex�cute l'ouvrage (art. 117 al. 2 let. c LDIP; Gaudenz G. Zindel/Urs Pulver, Commentaire b�lois, 3e �d., n. 32 ad Vorbemerkungen zu Art. 363-379 CO). En cons�quence, le contrat d'entreprise, s'il n'y a pas d'�lection de droit, est r�gi en droit international priv� suisse - s'agissant de l'exercice d'une activit� professionnelle ou commerciale - par le droit de l'Etat dans lequel l'entrepreneur a son �tablissement, lequel se trouve dans l'Etat o� il a le centre de ses activit�s professionnelles ou commerciales (art. 20 al. 1 let. c LDIP). Le demandeur exploite sa raison individuelle � O.________ en Valais, si bien que l'existence et les effets du contrat d'entreprise rel�vent du droit suisse, qui est le droit applicable � la d�termination du lieu d'ex�cution. Or, ainsi qu'on le verra ci-dessous, l'ex�cution de l'obligation p�cuniaire litigieuse, en vertu du Code des obligations de la Suisse, est fix�e en Valais, de sorte que les tribunaux de ce canton sont comp�tents ratione loci pour conna�tre de l'action en paiement du demandeur (art. 113 LDIP).
3.4.2 D'apr�s l'art. 74 al. 2 ch. 1 CO - applicable en tant que lex fori -, si les parties n'ont pas pr�vu le lieu o� l'obligation doit �tre ex�cut�e, lorsqu'il s'agit d'une somme d'argent, le paiement s'op�re dans le lieu o� le cr�ancier est domicili� � l'�poque du paiement. Dans la pr�sente affaire, l'intim�, qui se pr�vaut d'une cr�ance en paiement contre le recourant, est domicili� � O.________ (Valais), qui est donc le lieu d'ex�cution de l'obligation. Ce facteur de rattachement donne comp�tence aux tribunaux valaisans pour juger de l'action en paiement de l'intim�.
3.5 L'art. 97 LDIP prescrit que les tribunaux du lieu de situation des immeubles en Suisse sont exclusivement comp�tents pour conna�tre des actions r�elles immobili�res. La qualification de droit r�el doit s'op�rer selon la lex fori, soit le droit suisse (Pius Fisch, Commentaire b�lois, n. 2 ad art. 97 LDIP). Le statut des droits r�els de droit international priv� suisse englobe notamment l'acquisition et la perte des droits r�els, le contenu du droit de propri�t� et celui des droits r�els restreints (Bernard Dutoit, Commentaire de la loi f�d�rale du 18 d�cembre 1987, 3e �d., n. 1 ad art. 97 LDIP). Or, l'hypoth�que l�gale des artisans et entrepreneurs des art. 837 ss CC constitue un droit de gage immobilier, � savoir un droit r�el limit� qui assujettit un immeuble � la garantie d'une cr�ance (cf. Paul-Henri Steinauer, Les droits r�els, tome III, 2e �d, n. 2618 p. 95 et n. 2833 p. 199).
En revanche, si l'accord du 22 octobre 1994 constituait bien un contrat d'architecte global, ainsi que l'a retenu l'autorit� cantonale, l'architecte E.________ pourrait avoir engag� le recourant et ma�tre de l'ouvrage en adjugeant � l'intim�, au nom du ma�tre, des travaux d'installation sanitaire, � supposer �videmment que E.________ ait �t� habilit� � conclure des contrats d'entreprise pour le d�fendeur.
La cour cantonale a consid�r� que la r�mun�ration de E.________, arr�t�e au 13,8 % "des factures et des travaux fait (sic) par lui", �tait qualifi�e dans l'accord d'honoraires, terme qui s'utilise en g�n�ral dans un contrat d'architecte. On ne saurait la suivre dans cette voie. La notion d'honoraires donne en r�alit� � penser qu'il est question de la r�mun�ration d'une personne de condition lib�rale, peu importe le type de contrat en vertu duquel celle-ci a agi. Autrement dit, on parle �galement d'honoraires si les prestations de l'architecte ont �t� effectu�es dans le cadre d'un contrat d'entreprise (cf. Anton Egli, Das Architektenhonorar, in: Le droit de l'architecte, 3e �d., Fribourg 1995, n. 889 p. 297 et les notes 4 et 5).
5.2.1 La cour cantonale a constat� que les 20 et 25 f�vrier 1995, E.________, repr�sentant le recourant, et l'intim� ont sign� deux contrats pro forma, qui avaient �t� r�dig�s sur la base d'un mod�le type pour les seuls besoins de la proc�dure d'autorisation de vente aux �trangers. Les juges cantonaux en ont d�duit que ces actes n'�taient pas repr�sentatifs de leur volont� de se lier par un contrat bilat�ral.
Cette opinion doit �tre approuv�e. Il convient de rappeler que l'autorit� administrative comp�tente n'a autoris� le projet de construction du chalet que le 21 juin 1996. On ne saurait ainsi raisonnablement admettre qu'environ 16 mois auparavant, les parties aient entendu se lier, sans condition, pour l'ex�cution de travaux d'installation sanitaire concernant un b�timent dont la Commission des constructions pouvait emp�cher la r�alisation. Il est au demeurant significatif que les travaux de ferblanterie mentionn�s dans le contrat du 20 f�vrier 1995 et ceux de chauffage faisant l'objet du contrat du 25 f�vrier 1995 n'ont en d�finitive pas �t� adjug�s au demandeur.
5.2.2 D'apr�s l'�tat de fait d�finitif, le demandeur s'est vu confier en �t� 1997, � une date ind�termin�e, par l'architecte E.________, les travaux d'installation sanitaire du chalet, cela sans qu'un contrat �crit ait �t� pass�. La conclusion du contrat d'entreprise n'est en effet soumise au respect d'aucune forme particuli�re (art. 11 CO; Tercier, op. cit., n. 3978 p. 582).
Il a �t� constat� (art. 63 al. 2 CO) que E.________, au cours de l'�t� 1997, a adjug� au demandeur les travaux d'installation sanitaire du chalet Z.________. L'intim� a travaill� sur le chantier jusqu'au 24 novembre 1997. Le d�fendeur se rendait chaque �t� � O.________ pour suivre la r�alisation de son chalet; il se renseignait en outre r�guli�rement par fax aupr�s de E.________ � propos de l'avancement des travaux et intervenait m�me dans le choix des mat�riaux et �quipements.
Il est donc �vident que le recourant, qui a laiss� E.________ adjuger les travaux pr�cit�s � l'intim�, a cr�� l'apparence que l'architecte �tait son repr�sentant autoris�. Le d�fendeur, qui suivait de tr�s pr�s la construction de son chalet, ne s'est jamais �lev� contre l'attribution au demandeur desdits travaux dont la r�alisation en �t� 1997 dans son chalet, p�riode o� il s�journait � O.________, ne pouvait lui �chapper. L'attitude du d�fendeur est la source d'une apparence de repr�sentation, qui lui est objectivement imputable au vu des circonstances qu'il connaissait. Du moment que la bonne foi du demandeur - du reste pr�sum�e (art. 3 al. 1 CC) - ne fait pas l'ombre d'un doute, le d�fendeur est li� � celui-ci par le contrat d'entreprise au sens de l'art. 363 CO qu'a conclu au nom du ma�tre son repr�sentant apparent E.________.
6.1 Le recourant est d'avis que la cour cantonale a viol� le droit f�d�ral en fixant la r�mun�ration du demandeur sur la base de l'art. 374 CO, et non de l'art. 672 al. 1 CC. Il fait valoir qu'il ne serait pas enrichi de la contre-valeur des travaux, puisqu'il s'est acquitt� en mains de E.________ du montant de 350 000 fr. pr�vu par la convention du 22 octobre 1994.
Dans une deuxi�me branche du grief, le recourant soutient que la cour cantonale a derechef enfreint l'art. 374 CO en se ralliant � l'expert judiciaire, qui a arr�t� le prix de l'ouvrage r�alis� par le demandeur en consid�ration de la facture qu'il a �tablie. La Cour civile n'aurait enfin pas relev� que l'intim� avait �chou� � d�montrer judiciairement le prix de l'ouvrage, ce qui constituerait une transgression de l'art. 8 CC.
A l'appui d'un troisi�me pan de la critique, le recourant all�gue qu'en refusant l'exception de l'inex�cution qu'il a soulev�e et en fixant l'exigibilit� de la cr�ance en paiement de l'intim� � l'ach�vement des travaux, l'autorit� cantonale a transgress� les art. 372 al. 1 et 82 CO, d�s lors que, selon un pr�c�dent auquel il pouvait se fier de bonne foi (ATF 89 II 235), si l'ouvrage est d�fectueux, le ma�tre peut retenir le prix en invoquant l'exception susmentionn�e.
Pour finir, le recourant expose qu'on ne saurait lui reprocher de n'avoir pas exerc� ses droits de garantie imm�diatement apr�s l'avis des d�fauts, puisqu'il aurait �t� en droit d'attendre pour ce faire, ce qui retardait d'autant l'exigibilit� de la cr�ance du demandeur. En outre, d�s que les d�fauts signal�s avaient �t� constat�s judiciairement, le recourant pouvait exciper de la compensation ou exercer son droit � la r�duction du prix. Enfin, comme le demandeur n'a pas rempli son obligation de livrer un ouvrage sans d�faut, sa cr�ance n'�tait pas exigible.
6.2 Le moyen pose diff�rentes questions qui doivent �tre examin�es selon un ordre logique.
6.2.2 Il a �t� retenu que le demandeur n'a pas pos� un robinet de la batterie murale au garage ainsi qu'un bac en cuivre sous la distribution. Comme il s'agissait de travaux command�s par le d�fendeur, il y a lieu d'admettre que l'ouvrage n'a pas �t� achev� par le demandeur.
En �t� 1997, le d�fendeur, fort contrari� par l'augmentation importante du co�t du chalet, avait d�clar� qu'il ne paierait pas un montant sup�rieur � celui vers� sur le compte de E.________. En automne 1997, le recourant a exig� que l'architecte lui restitue les cl�s du chalet.
On doit d�duire de l'ensemble de ces circonstances que le d�fendeur a r�sili� de mani�re anticip�e selon l'art. 377 CO le contrat pass� avec le demandeur. Le droit du ma�tre de se d�partir du contrat n'est subordonn� au respect d'aucune condition sp�ciale, et en particulier d'aucune forme. La r�siliation peut donc parfaitement �tre manifest�e � l'entrepreneur par actes concluants (Zindel/Pulver, op. cit., n. 8 ad art. 377 CO; Gauch, op. cit., n. 526 p. 162). Or, en faisant savoir, alors que le demandeur travaillait sur le chantier, qu'il refermait d�sormais les cordons de sa bourse et en emp�chant ce dernier d'acc�der au chantier et de terminer l'ouvrage, le recourant a clairement manifest� sa volont� de se d�partir du contrat d'entreprise conclu avec l'intim�.
6.2.3 Selon la jurisprudence, si le ma�tre choisit de r�silier le contrat d'entreprise avant la fin des travaux, il dispose, si l'ouvrage partiel est affect� de d�fauts, des m�mes droits d�coulant de la garantie que le ma�tre auquel l'entrepreneur remet un ouvrage achev� (ATF 116 II 450 consid. 2b/aa).
D'apr�s l'�tat de fait d�finitif, il r�sulte de l'expertise judiciaire que l'ouvrage partiel livr� par le demandeur �tait entach� de d�fauts, qui concernaient le raccordement d'un m�langeur de douche, ainsi qu'une finition en t�le d'acier inox autour d'une porte de douche. Le d�fendeur a au plus tard d�couvert ces d�fauts cach�s (sur cette notion, cf. arr�t 4C.149/1995 du 5 d�cembre 1995 consid. 6a; �gal. Gauch, op. cit., n. 2074, 2075 et 2151) � la date o� l'expert a �tabli son rapport, � savoir le 21 juin 1999 (art. 64 al. 2 OJ). Or, � r�ception de ce document, le recourant n'a pas fait savoir sans d�lai au demandeur qu'il tenait l'ouvrage partiel pour non conforme au contrat et qu'il en rendait ce dernier responsable. Partant, � d�faut d'avoir avis� l'intim� de l'existence de ces d�fauts, le recourant a tacitement accept� l'ouvrage (art. 370 al. 3 in fine CO) et a perdu ses droits � la garantie des d�fauts, et notamment son droit � la r�duction du prix ancr� � l'art. 368 al. 2 CO.
6.2.4 Si les parties contractantes n'ont pas fix� le prix de l'ouvrage � l'avance, l'art. 374 CO prescrit que le prix sera d�termin� d'apr�s la valeur du travail et les d�penses de l'entrepreneur. Il appartient � la partie qui pr�tend qu'un prix forfaitaire a �t� convenu de l'�tablir; si elle �choue, le juge devra appliquer la r�gle dispositive de l'art. 374 CO (cf. Tercier, op. cit., n. 4267 p. 620).
In casu, il n'a pas �t� retenu que les parties �taient convenues de fixer le prix de l'ouvrage ex�cut� par des prix fermes, tels que l'entend l'art. 373 CO. Le recourant ne pr�tend d'ailleurs pas que ce mode de r�mun�ration ait �t� adopt�. Dans ces conditions, on ne voit pas en quoi la cour cantonale aurait viol� le droit f�d�ral en d�terminant le prix de l'ouvrage r�alis� par l'intim� en vertu de l'art. 374 CO.
Partant, l'autorit� cantonale n'a pas enfreint le droit f�d�ral en fixant la cr�ance du demandeur, en accord avec l'avis de l'expert, au montant de 29 194 fr.30, compte tenu de la moins-value d�coulant de l'erreur de m�tr� relatif � un �coulement, justifiant une r�duction de 256 fr. sans TVA, et de celle r�sultant des travaux command�s mais non ex�cut�s (omission de poser un robinet et un bac en cuivre), justifiant une d�duction de 235 fr. hors TVA.
6.2.5 D�s que, comme c'est le cas en l'esp�ce, le ma�tre a exprim� � l'entrepreneur sa d�cision de r�silier le contrat pr�matur�ment, celui-ci prend fin ex nunc (ATF 117 II 273 consid. 4a). Le ma�tre a toutefois l'obligation de payer le travail fait en indemnisant compl�tement l'entrepreneur (art. 377 in fine CO).
Selon l'ATF 117 II 273 consid. 4c, qui se r�f�re uniquement � von Tuhr/Escher (Allgemeiner Teil des Schweizerischen Obligationenrechts, vol II, 3e �d., ch. III/1, p. 104), la pr�tention de l'entrepreneur � �tre indemnis� proc�de de l'action originaire en ex�cution du contrat et en constitue le prolongement, de sorte que l'indemnisation de l'entrepreneur ne devient exigible qu'au moment o� l'ex�cution aurait d� normalement s'op�rer. Ce pr�c�dent a fait l'objet d'une critique convaincante de Gauch, in: Baurecht/Droit de la construction, 4/92, p. 98. Cet auteur a fait valoir en substance que le contrat d'entreprise �tant un contrat de dur�e soumis � des syst�mes de paiement tr�s diff�rents (acomptes pr�alablement d�termin�s, adaptations p�riodiques des prix au rench�rissement, etc.), il n'y a aucune raison de retarder la liquidation du contrat au-del� de sa fin anticip�e. En outre, le l�gislateur, en prescrivant � l'art. 377 CO d'indemniser "compl�tement" l'entrepreneur (volle Schadloshaltung des Unternehmers), donne un indice de sa volont� d'octroyer � ce dernier une pr�tention imm�diatement exigible. Enfin, la r�f�rence � von Tuhr/Escher du Tribunal f�d�ral va en r�alit� contre l'opinion qu'il pr�conise, d�s lors que ces auteurs ont �crit deux lignes plus loin que l'indemnit� peut �tre exig�e si le rapport de droit s'�teint. Or, la r�siliation de l'art. 377 CO entra�ne pr�cis�ment la rupture du contrat.
L'avis de Gauch, qu'il a repris dans "Le contrat d'entreprise", n. 1156 p. 332, est partag� par Zindel/Pulver, op. cit., n. 7 ad art. 372 CO et n. 15 ad art. 377 CO, par Tercier, op. cit., n. 4412 p. 639 et, tout r�cemment, par Fran�ois Chaix, Commentaire romand, n. 10 ad art. 377 CO. Dans ces conditions, il n'est plus possible de maintenir le pr�c�dent susrappel� et il doit �tre dit que le droit de l'entrepreneur au paiement du travail fait est exigible d�s la r�siliation du contrat en vertu de l'art. 377 CO.
On ne sait quand le contrat a �t� r�sili�. Le demandeur a travaill� pour la derni�re fois sur le chantier le 24 novembre 1997. Partant, on peut admettre que c'est le lendemain de cette date que la r�mun�ration de l'entrepreneur est devenue exigible.
7.1 Le d�fendeur soutient que la dette qu'il a contract�e � l'�gard notamment du demandeur doit �tre compens�e avec la dette dont r�pondrait E.________ � son endroit.
Invoquant la solidarit� parfaite (art. 50 CO), le recourant s'attache ensuite � d�montrer que l'intim�, sous-traitant de l'entrepreneur total E.________, agissait comme auxiliaire de ce dernier et que, dans la mesure o� il a particip� � l'augmentation excessive du prix forfaitaire de l'ouvrage convenu dans la convention du 22 octobre 1994, il serait tenu solidairement � r�paration � l'�gard du ma�tre avec E.________. Subsidiairement, le recourant pr�tend que le demandeur r�pondrait envers lui d'un dommage en vertu d'une solidarit� imparfaite (art. 51 CO) avec E.________. A en croire le d�fendeur, l'intim� aurait d� l'aviser de l'incurie de E.________et refuser d'ex�cuter ses ordres lorsqu'ils entra�naient une augmentation exorbitante du prix.
7.2.1 Le m�canisme de la compensation instaur� par les art. 120 � 126 CO suppose qu'il y ait identit� et r�ciprocit� des sujets des obligations (art. 120 al. 1 CO). Autrement dit, le d�biteur de la cr�ance compensable doit �tre en m�me temps cr�ancier de celui qui est titulaire de ladite cr�ance (cf. Viktor Aepli, Commentaire zurichois, n. 21 ad art. 120 CO; Nicolas Jeandin, Commentaire romand, n. 6 ad art. 120 CO).
7.2.2 Si deux ou plusieurs personnes sont tenues de r�parer le m�me dommage, il y a responsabilit� plurale. La th�orie g�n�rale de la pluralit� de responsables consacr�e par le Tribunal f�d�ral distingue entre solidarit� parfaite et solidarit� imparfaite (ATF 115 II 42 consid.1b; 104 II 225 consid. 4).
In casu, il a �t� d�montr� ci-dessus que le demandeur n'�tait pas le sous-traitant de E.________ mais qu'il avait nou� avec le d�fendeur, repr�sent� par le pr�nomm�, un contrat d'entreprise. L'ouvrage que l'intim� a r�alis� a �t� tacitement accept� (art. 370 al. 3 CO). Comme le demandeur n'a caus� aucun dommage au d�fendeur, il ne saurait r�pondre envers ce dernier d'un quelconque chef de responsabilit� et donc �tre tenu � r�paration en vertu d'une solidarit�, qu'elle soit parfaite ou imparfaite.
8.1 Dans un dernier moyen, le recourant expose que l'hypoth�que l�gale de l'art. 837 al. 1 ch. 3 CC devrait �tre r�serv�e aux cas o� l'inscription est requise avant l'ex�cution des prestations pr�vues contractuellement. Il poursuit en reprochant � la Cour civile d'avoir ordonn� l'inscription d'une hypoth�que sans cause juridique, c'est-�-dire sans que les parties aient �t� li�es par un contrat d'entreprise, � tout le moins sans qu'une r�mun�ration contractuelle ait �t� stipul�e. En retenant que la cr�ance � garantir �quivalait � la facture arr�t�e par l'expert, les magistrats valaisans auraient viol� le droit f�d�ral, puisque la valeur exacte des travaux effectu�s par l'intim� n'aurait pas �t� d�termin�e. A cela s'ajouterait que la cr�ance de l'intim� serait �teinte par compensation.
8.2 En l'esp�ce, il r�sulte des consid�rants qui pr�c�dent que le demandeur, sur la base d'un contrat d'entreprise conclu avec le d�fendeur, repr�sent� par l'architecte E.________, a fourni, sur le chalet Z.________ du recourant, du travail et des mat�riaux, pour lesquels il est titulaire d'une cr�ance de 29 194 fr.30. On a encore vu qu'aucune compensation n'entrait en ligne de compte. Les conditions du droit � l'inscription pos�es par les art. 837 al. 1 ch. 3 et 839 al. 3 CC sont donc remplies.
Si l'inscription peut �tre requise d�s le moment de la conclusion du contrat (art. 839 al. 1 CC), l'inscription du droit doit intervenir en tout cas dans les trois mois qui suivent l'ach�vement des travaux (art. 839 al. 2 CC; Paul-Henri Steinauer, op. cit., n. 2883 p. 220). Le recourant, � bon droit, ne conteste pas que ce d�lai de p�remption a �t� respect� par l'inscription provisoire du gage qui a �t� op�r�e le 19 d�cembre 1997. C'est donc en parfaite conformit� avec le droit f�d�ral que la cour cantonale a dit qu'il y avait lieu d'inscrire � titre d�finitif sur la parcelle du d�fendeur une hypoth�que l�gale pour le montant de 29 194 fr.30.

References: in casu
 ATF 
 art. 837
 l'article 5
 ATF 
 art. 46
 art. 46
 art. 50
 art. 30
 art. 363
 art. 113
 art. 113
 Art. 363
 art. 97
 art. 97
 art. 837
 art. 372
 art. 377
in fine
In casu
in fine
 art. 372
 art. 377
 art. 377
 art. 120
 art. 120
 art. 120
In casu
 art. 837