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2014 juillet 10 · Non nobis Domine non nobis sed Nomini Tuo da gloriam
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Archive pour le 10 juillet, 2014
SAR François 1er, père de la langue Française
En 1539, par l’ordonnance de Villers-Cotterêts, François Ier impose la pratique du français à la place du latin dans tous les actes juridiques et administratifs. Il donne ainsi une impulsion décisive à une langue qui est déjà celle de la cour et de la ville. Les humanistes et les poètes parachèveront sa victoire.
Quel rôle a joué le roi dans l’affirmation, la diffusion, le perfectionnement de la langue française ? S’agit-il d’une intervention officielle, directe, institutionnelle en quelque sorte, dont la fondation de l’Académie française en 1635 serait la manifestation la plus achevée et la plus éclatante ?
L’acte fondateur, dans cette relation privilégiée entre le roi et la langue, fut le choix par l’État monarchique du parlé de l’Ile-de-France comme mode d’expression.
CXI. Et pource que telles choses sont souventeffois ad-venues sur l’intelligence des motz latins contenuz esdictz arrestz, nous voulons que doresenavant tous arretz ensemble toutes autres procédeures, soyent de noz cours souveraines ou autres subalternes et inférieures, soyent de registres, enquestes, contractz, commissions, sentences, testamens et autres quelzconques actes et exploictz de justice, ou qui en dépendent, soyent prononcez, enregistrez et délivrez aux parties en langage maternel françois, et non autrement.
Ordonnance du Roy sur le faid de justice
Art. 1. – C’est à savçoir que nous avons défendu et défendons à tous nos sujets, de ne faire citer, ni convenir les laïcs pardevant les juges d’église, ès actions pures personnelles, sur peine de perdition de cause et d’amende arbitraire.
Art. 2. – Et avons défendu à tous juges ecclésiastiques, de ne bailler ni délivrer aucunes citations verbalement, ou écrit, pour faire citer nosdits sujets purs lays, èsdites matières pures personnelles. sur peine aussi d’amende arbitraire.
Art. 8. – Et quant aux appellations plaidées et soutenues par lesdits appellans, ils soient condamnés, outre l’amende ordinaire, en une amende extraordinaire envers nous et la partie, selon l’exigence du cas, si la matière y est trouvée disposée.
Art. 9. – Que suivant nos anciennes ordonnances, tous ajournemens seront faits à personne ou domicile, en présence de recors et de témoins qui seront inscrits, au rapport de l’huissier ou sergent, sur peine de dix livres parisis d’amende, contre ceux qui seront trouvés en faute.
Art. 11. – Et s’il y a appel, sera nonobstant icelui passé outre, non par le juge récusé, mais par celui qui a accoutumé tenir le siége en son absence, soit lieutenant particulier, ou le plus ancien avocat : tellement que pour la proposition de ladite récusation, et appellation sur ce interjeté, la poursuite et procédure ne soient aucunement retardées ou délaissées.
Art. 19. – Et si ledit garant compare et veut prendre la garantie, il sera tenu de ce faire au jour de la première assignation, et contester, sinon qu’il voulût amener autre garant, pour quoi lui serait pourvu d’un autre seul délai, et de commission libellée comme dessus.
Art. 29. – Et s’il y avait quelque doute sur la contumace, et que l’appellant alléguât aucunes défenses péremtoires, dont il fit promptement apparoir, à tout le moins sommairement, lui sera donné un seul délai pour informer plainement de sesdites défenses, tant par lettres que par témoins, et sa partie au contraire à ses dépens, pour le tout rapporté, leur être fait droit sur la cause d’appel, sans autre délai ni forclusion.
Art. 50. – Que des sépultures des personnes tenans bénéfices, sera faict registre en forme de preuve, par les chapitres, colléges, monastères et cures, qui fera foi, et pour la preuve du temps de la mort, duquel temps sera fait expresse mention esdicts registres, et pour servir au jugement des procès où il seroit question de prouver ledit temps de la mort, au moins, quant à la récréance.
Art. 51. – Aussi sera fait registres, en forme de preuve, des baptêmes, qui contiendront le temps et l’heure de le nativité, et par l’extrait dudict registre, se pourra prouver le temps de majorité ou minorité, et sera pleine foy à ceste fin.
Art. 52. – Et afin qu’il n’y ait faute auxdits registres, il est ordonné qu’ils seront signés d’un notaire, avec celui desdicts chapitres et couvents, et avec le curé ou vicaire général respectivement, et chacun en son regard, qui seront tenus de ce faire, sur peine des dommages et intérêts des parties, et de grosses amendes envers nous.
Art. 53. – Et lesquels chapitres, couvents et cures, seront tenus mettre lesdicts registres par chacun an, par devers le greffe du prochain siège du baillif ou séneschal royal, pour y estre fidèlement gardés et y avoir recours, quand mestier et besoin sera.
Art. 54. – Et afin que la vérité du temps desdicts décès puisse encore plus clairement apparoir, nous voulons et ordonnons qu’incontinent après le décès desdicts bénéficiers, soit publié ledict décès, incontinent après icelui advenu par les domestiques du décédé, qui seront tenu le venir déclarer aux églises, où se doivent faire lesdictes sépultures et registres, et rapporter au vrai le temps dudict décès, sur peine de grosse punition corporelle ou autre, à l’arbitration de la justice.
Art. 55. – Et néantmoins, en tout cas, auparavant pouvoir faire lesdites sépultures, nous voulons et ordonnons estre faicte inquisition sommaire et rapport au vrai du temps dudit décès, pour sur l’heure, faire fidèlement ledict registre.
Art. 89. -Qu’en toutes condamnations de dommages et intérêts, procédant de la qualité et nature de l’instance, les juges arbitreront une certaine somme, selon qu’il leur pourra vraisemblablement apparoître par le procès, et selon la qualité et grandeur des causes et des parties, sans qu’elles soient plus reçues à les bailler par déclaration, ni faire aucune preuve sur iceux.
Art. 101. -Et pareillement où il se trouveroit lesdits fruicts ne se monter plus que ladite affirmation, celui qui a obtenu jugement, et qui auroit insisté calomnieusement à ladite plus grande quantité et valeur desdits fruicts, sera semblablement condamné en grosse amende envers la partie, à la discrétion des juges, selon les qualités des parties et grandeurs des matières.
Art. 113. – Que nos conseillers exécuteurs des arrests de nos cours souveraines, ne pourront estre refusés sur les lieux, ains nonobstant les récusations qu’on pourroit proposer contr’eux, passeront outre jusques à la perfection desdictes exécutions, mais bien pourront nosdicts conseillers, estre recusés auparavant leur partement, si bon semble aux parties, et s’il y ait matière de ce faire.
Art. 123. -Et voulons ladite ordonnance estre étroitement gardée, et sans y faillir ni mesprendre en quelque manière que ce soit : ordonnons néanmoins à nostre procureur-général d’y avoir l’oeil et la faire garder sur peine de s’en prendre à lui : et néanmoins nous advertir incontinent de la faute qui y seroit faite, pour y pourvoir comme il appartiendra.
Art. 140. – Ausquels semblablement nous enjoignons de procéder aux chambres criminelles, à l’expédition des prisonniers et criminels, sans ce qu’ils puissent vaquer au jugement d’aucuns autres procès, où il soit question d’intérêt civil, ores qu’il dépendist de criminalité, jusques à ce que tous les prisonniers et criminels aient esté despéchés.
Art. 160. -Et à ceste fin, se prendra une somme de deniers suffisante et raisonnable, telle que sera délibérée et arbitrée par nos officiers du lieu, sur le receveur de nostre domaine, auquel ladite somme sera allouée en la despense de ses comptes, en rapportant l’ordonnance de nosdits officiers, et la quittance de la délivrance qu’il aura faite desdits deniers.
Art. 167. -Le surplus des ordonnances de nous et de nos prédécesseurs, ci-devant faictes sur le faict desdites matières criminelles, demeurant en sa force et vertu, en ce qu’il ne seroit trouvé dérogeant ou préjudiciable au contenuu en ces présentes.
Art. 172- Défendons auxdits gardes des sceaux, de ne bailler aucunes grâces ne rémissions des cas pour lesquels ne seroit requis imposer peine corporelle, et si elles étoient données au contraire, défendons à tous nos juges de n’y avoir aucun regard comme dessus, et en débouter les parties avec condamnation d’amende.
Art. 173 – Que tous notaires et tabellions, tant de nostre chastelet de Paris, qu’autres quelconques, seront tenus faire fidèlement registres et protocoles de tous les testamens et contrats qu’ils passeront et recevront, et iceux garder diligemment, pour y avoir recours quand il sera requis et nécessaire.
Art. 174 – Esquels registres et protocoles, seront mises et insérées au long les minutes desdits. contrats, et à la fin de ladite insertion sera mis le seing des notaire ou tabellion qui aura reçeu ledit contract.
Art. 176 -Et ne pourront lesdits notaires, sous ombre dudit registre, livre ou protocolle, prendre plus grand salaire pour le passement desdits contrats, réception desdits testamens ; bien seront-ils payés de l’extrait de leursdits livres, si aucun en étoit fait en après par eux, auxquels lesdits contrats appartiennent, ou auxquels ils auroient été ordonnés par autorité de justice.
Art. 177 – Et défendons à tous notaires et tabellions, de ne monstrer ni communiquer leursdits registres, livres et protocoles, fors aux contractans, leurs héritiers et successeurs, ou à autres ausquels le droict desdits contracts appartiendroit notoirement, ou qu’il fust ordonné par justice.
Et scellé du grand scel du roi, en cire verte, pendant à laqs de soye
Publié dans:VALEURS DE FRANCE |on 10 juillet, 2014 |Pas de commentaires »
Les Templiers et la Maçonnerie Ecossaise
Quel est le devoir en Loge d’un bon Maçon?
Cette question est souvent posée dans notre rituel, et si il existe des bons Maçons, n’exercent-ils leur devoir qu’en Loge?
Existe-t-il une règle Maçonnique copiée sur celle des Templiers?
Si oui, il serait souhaitable de bien connaître l’origine d’un rite que bon nombre de profanes assimilent aux Templiers.
Ce qui est certainement étrange, pour tous ceux qui frappent à la porte du Temple, c’est la pratique d’un rite dit « chevaleresque » et d’origine « écossaise ».
D’où vient ce mystère et peut-on trouver un lien entre les moines soldats de l’Ordre du Temple et la Maçonnerie Ecossaise.
Car il s’agit bien d’un mystère pour celui qui porte l’épée en Loge et qui prête serment sur l’Evangile de Saint-Jean. Peut-on s’imaginer être des descendants d’un Ordre, dont ses actes guerriers ont marqué à tout jamais la Chrétienté.
Cette question appelle des réponses, même si elles sont supposées. Et si l’histoire y répond en partie, il serait bon d’en faire un inventaire afin de comprendre la complexité du Régime Ecossais Rectifié.
Bien sûr, ce travail n’est qu’approximatif et restera inachevé, cependant je vais essayer de remonter le temps et de découvrir la trame de ce que j’appellerai « le mystère du Temple ».
Si les Templiers étaient connus à cause des Croisades en Terre Sainte, bon nombre de personnes pensent qu’ils ont disparu après leur arrestation.
Mais qu’en est-il exactement?
Officiellement baptisée « Ordre des Pauvres Chevaliers du Temple de Salomon » l’Organisation fut fondée en 1118 par HUGUES DE PAYNS pour escorter les pèlerins qui se rendaient en Terre Sainte. Pendant les 9 premières années, les chevaliers restèrent 9, puis l’Ordre s’ouvrit et ne tarda pas à devenir une force considérable au Moyen Orient et dans toute l’Europe.
HUGUES DE PAYNS entreprit alors un voyage en Europe pour solliciter des terres et de l’argent auprès des rois et des nobles. Il visita l’Angleterre en 1129 où il fonda le premier site Templier à Londres.
Comme tout moine, un Templier faisait voeux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, et il était contraint au besoin de tirer l’épée contre les ennemis du Christ. L’image des Templiers devint inséparable des croisades organisées pour chasser les infidèles de Jérusalem et maintenir la ville sous domination Chrétienne.
C’est en 1128 que le Concile de TROYES déclara officiellement le Temple Ordre religieux et militaire. L’artisan principal de ce mouvement, BERNARD DE CLAIRVAUX, dirigeait l’Ordre Cistercien et il fut canonisé. Il rédigea la « Règle des Templiers », qui s’inspirait de celle des Cisterciens.
La richesse du Temple résulte en partie de sa Règle : tout nouveau membre devait céder ses biens à l’Ordre, qui s’enrichit parallèlement grâce aux donations massives de terres et d’argent de nombreux rois et de nobles. Ils devinrent les premiers banquiers internationaux, malgré le fait que leurs hommes de troupe étaient impécunieux.
Les Templiers étaient aussi célèbres pour leur vaillance au combat jusqu’à la témérité. Leur Règle leur interdisait de se rendre en combat si l’adversaire n’était pas au moins 3 fois plus nombreux. Ils constituaient des forces spéciales, un corps d’élite avec Dieu et l’argent dans leur camp. Malgré leurs efforts, la Terre Sainte tomba peu à peu aux mains des Sarrasins. En 1291, la ville d’ACRE, ultime territoire Chrétien était perdue à son tour.
Sans emplois, mais toujours riches et arrogants, les Templiers suscitaient un vif ressentiment car ils étaient exemptés de taxes et ne devaient allégeance qu’au Pape. En 1307, s’amorça leur déclin. Le Roi de France PHILIPPE LE BEL orchestra la destruction du Temple avec la complicité du Pape. Des ordres secrets furent transmis aux émissaires du Roi et le Vendredi 13 Octobre 1307 les Templiers, cernés de toutes parts, furent arrêtés, torturés et brûlés vifs, mais en fait peu d’entre eux furent exécutés.
Leur Grand Maître, JACQUES DE MOLAY, fut brûlé sur l’Ile de la Cité, à l’ombre de Notre-Dame de Paris, et sur les milliers d’autres, seuls ceux qui refusèrent de passer aux aveux, ou qui se rétractèrent, furent tués.
Malgré ce qu’on a pu leur faire avouer sous la torture, il semble quand même que les Templiers aient bel et bien été engagés dans des activités mystérieuses, voire occultes. Parmi ces confessions forcées, un certain FOULQUES DE TROYES aurait eu des déclarations énigmatiques, notamment en ce qui concerne Jésus et un grand secret (??).
Les Templiers vénéraient JEAN LE BAPTISTE, et l’Agneau de Dieu était un de leurs symboles essentiels, qui devint d’ailleurs l’un de leurs sceaux officiels, surtout dans le midi. On leur avait octroyé, au début de leur règne, une aile complète du Palais Royal de Jérusalem, qui aurait été construit sur les fondations du Temple de Salomon, dont les Templiers tiraient leur nom.
Certains disent que les Templiers espéraient trouver en Terre Sainte l’Arche d’Alliance et qu’ils auraient découvert des documents cachés provenant de la même source que les manuscrits de la Mer Morte.
Le Symbole Templier le plus connu était une croix rouge sur fond blanc, qu’ils portaient toujours sur eux, ils étaient considérés comme les chevaliers dévoués du Christ et les gardiens de l’idéal chrétien.
Les Commanderies qu’ils construisirent avaient la particularité d’être toutes à moins d’une journée de cheval les unes des autres, facilitant ainsi leurs communications.
L’aspect ésotérique de l’histoire du Temple est important et le Languedoc-Roussillon était la patrie de l’Ordre, en dehors de la Terre Sainte, comme les Cathares.
Certains documents prouvent qu’au plus fort de la Croisade Albigeoise, les Templiers hébergeaient des Cathares en fuite, allant même jusqu’à leur prêter main forte contre les croisés. Les inquisiteurs en avaient connaissance puisqu’ils firent déterrer des Cathares en Terres Templières, ceux-là mêmes qui torturèrent les Templiers par la suite. Certains pensent que Templiers et Cathares partageaient une connaissance secrète aux implications explosives.
Beaucoup de Templiers eurent néanmoins la vie sauve lors de ce sinistre Vendredi 13 Octobre 1307, et ils furent même autorisés à reformer l’Ordre sous un nom différent, alors que tous leurs biens avaient été confisqués.
Deux pays offrirent asile aux chevaliers en fuite : l’ÉCOSSE et le PORTUGAL, et dans ce dernier, ils prirent le nom de « Chevaliers du Christ ».
Pour les historiens et les exégètes, les Templiers existent toujours malgré plusieurs schismes, et ouvreraient désormais au sein de différentes organisations.
L’Ordre du Temple était en fait composé de 7 cercles « extérieurs », consacrés aux petits mystères, et de 3 cercles « intérieurs », correspondant à l’initiation aux grands mystères. Le « noyau », lui, rassemblait les 70 Templiers interrogés par CLEMENT V, après les arrestations de 1307. Ce qui fait dire que le Pape avait certainement infiltré le noyau dur et secret des Templiers, sinon la coordination des inquisiteurs n’aurait pas pu être possible.
Un groupe intérieur pouvait demeurer occulte parce que les Templiers formaient essentiellement une école de mystères, reposant sur l’initiation. La plupart des Chevaliers du Temple n’étaient que de simples soldats chrétiens, alors que le cercle intérieur favorisait l’étude active de sujets ésotériques et religieux. Ils cherchaient les secrets de l’univers et eurent accès à une sagesse traditionnelle fort ancienne.
Ce mode de fonctionnement protégeait les véritables dirigeants de l’Ordre, car les Templiers des cercles inférieurs ne connaissaient pas les secrets des cercles supérieurs, un peu comme en maçonnerie où le mystère est souvent savamment entretenu entre les différents niveaux de la hiérarchie.
Les Templiers pratiquaient aussi l’alchimie et la légende rapporte que leur fortune ou leur trésor serait issu du plomb transformé en or.
Ce qui est curieux, c’est cette vénération que les Templiers portaient à « MARIE-MADELEINE ». Dans leur règle, ils devaient allégeance à Béthanie, le Château de MARIE et de MARTHE. L’absolution Templière disait ceci : « Je prie Dieu qu’il pardonne vos péchés, comme il les a pardonné à Sainte Marie-Madeleine et au larron sur la croix ».
Autre particularité, durant son premier siècle d’existence, l’Ordre acceptait des femmes qui prêtaient serment, surtout dans le Languedoc, alors qu’une modification ultérieure de la Règle interdisait spécifiquement aux Templiers de les accepter dans leurs rangs, afin de respecter le code chevaleresque et le célibat imposé aux moines soldats.
Ce qui est le plus étonnant, c’est que les Templiers marchèrent vers l’abattoir comme des agneaux, lors de leur arrestation, sans demander de renforts à l’étranger et sans vraiment se défendre contre les inquisiteurs, ce qui n’était pas coutumier dans la pratique de leur règle.
Certains, comme le Trésorier de l’Ordre, glissèrent à travers les mailles du filet, comme s’ils avaient bénéficié de complicités. Même la célèbre flotte Templière disparut et ne fut pas mentionnée lors des confiscations infligées par le Roi de France. Sans doute existait-il un complot prévu par le Pape et certains Templiers, afin d’éviter les débordements de l’Ordre et le rendre clandestin. Il n’existe à ce jour aucune trace de ces éventuels accords secrets, sauf peut-être dans les archives du Vatican.
Les Templiers avaient des connaissances secrètes et employaient un Code connu sous le nom d’ATBASH, qui, appliqué au nom de la mystérieuse idole templière à tête coupée appelée « BAPHOMET », on obtient le terme grec « SOPHIA », qui signifie « sagesse », en hébreu on dit « HOKMAH ». La Sophia a été présentée par les Juifs et les chrétiens comme la « compagne de DIEU », qu’elle influence et conseille.
La Sophia se situait au centre de la cosmologie gnostique. Dans le texte de NAG HAMMADI, découvert en 1947 en Egypte, intitulé « PISTIS SOPHIA », elle est intimement associée à Marie Madeleine. En tant que HOKMAH, elle est la clé de la compréhension gnostique de la KABBALE, système occulte influent à la base de la magie médiévale et renaissante. Chez les gnostiques, elle correspondait à la déesse grecque ATHENA et à l’égyptienne ISIS, parfois appelée SOPHIA. Ce qui fait dire que les Templiers croyaient fermement en un principe féminin.
Les églises bâties par les Templiers étaient le plus souvent circulaires, parce qu’ils croyaient que tel était le Temple de Salomon. Peut-être le symbole d’un univers rond, mais plus probablement celui de la féminité. Cercles et cycles sont toujours associés aux déesses et au principe féminin, tant en ésotérisme qu’en biologie.
Le cercle est un archétype universel, les tertres funéraires préhistoriques étaient déjà circulaires car ils représentaient le ventre de la Terre, permettant ainsi une renaissance en esprit. Les hommes faisaient le lien entre la rondeur du ventre d’une femme enceinte et la pleine lune, qui en vint à symboliser la « maternité » de la déesse. Quoi qu’il en soit, l’Eglise Romaine déclara officiellement hérétiques les églises circulaires.
Les Templiers furent aussi les principaux instigateurs de la construction des grandes cathédrales gothiques, en particulier celle de Chartres. On les trouve aussi à l’origine des Guildes de Bâtisseurs, notamment celles des maçons, et leur écriture codée correspondait à une connaissance ésotérique templière.
SAINT-BERNARD, Patron des Templiers, avait défini Dieu comme étant « longueur, largeur, hauteur et profondeur », et les Templiers étaient eux-mêmes de grands bâtisseurs et de grands architectes.
Le plan des Cathédrales était conçu pour prendre en compte les principes d’une géométrie sacrée, dont certaines proportions géométriques sont en résonance avec l’harmonie divine. Voilà qui éclaire la déclaration de PYTHAGORE : « tout est nombre » et conforte l’idée que les mathématiques sont le langage par lequel Dieu ou les Dieux s’adressent à l’homme. Cette architecture ésotérique utilisait « la proportion dorée », c’est-à-dire la proportion parfaite, étant en quelque sorte une forme de panacée. Il y avait donc un sens dans la forme et une harmonie dans la proportion.
Le légendaire Temple de Salomon était pour les Templiers, comme aujourd’hui pour les Maçons, le plus beau fleuron de la géométrie sacrée. Il provoquait une réaction qui transcendait les 5 sens. Il était en résonance unique avec l’harmonie céleste. Sa longueur et sa largeur, sa hauteur et sa profondeur reproduisaient les proportions idéales de l’univers, le nombre d’or. Le Temple de Salomon était, en d’autres termes, l’âme même de Dieu, burinée dans la pierre.
Les Templiers étaient des êtres pragmatiques, qui recherchaient toujours l’application pratique d’une connaissance ésotérique. D’après eux, Dieu avait véritablement enseigné l’application pratique de la géométrie sacrée par le biais de l’architecture. Ils gravaient ainsi des messages codés dans la pierre afin de rappeler les principes hermétiques des maçons et des chevaliers.
SALOMON, fils du ROI DAVID, le légendaire héros Juif, construisit donc un temple d’une beauté inégalée, en utilisant les matériaux les plus fins et les plus riches, par l’intermédiaire de HIRAM ABIFF. Du marbre, des pierres précieuses, des bois aromatiques et les tissus les plus délicats furent utilisés pour que DIEU lui-même se sente chez lui. En son cour se trouvait le Saint des Saints, la mystérieuse « ARCHE D’ALLIANCE », qui devait répandre de grandes bénédictions sur les « justes », mais aussi détruire les « pécheurs ». Les Templiers ont peut-être vu là l’arme ultime, et sont-ils partis à sa recherche?
La décoration des Cathédrales nous fournit des indications sur l’idée que les Templiers se faisaient de « l’Arche ». Les allusions bizarres de ces constructions gothiques nous renvoie à l’Alchimie, pratiquée par les Templiers.
L’Alchimie nous viendrait des anciens égyptiens, via les arabes dont le mot dérive. Il englobait un ensemble d’activités et des modes de pensée : « magie, chimie, philosophie, hermétisme, géométrie sacrée et cosmologie ».
Elle s’intéressait aussi à la recherche génétique et à des méthodes visant à ralentir le processus de vieillissement voire même à reproduire l’immortalité physique, sans doute est-ce là l’ancêtre de la chimie moderne et de la science actuelle.
Pour l’Eglise Romaine, tout Alchimiste était par définition hérétique, et cette pratique devint « l’Art noir ».
L’Alchimie d’alors comptait plusieurs niveaux : « l’exotérique », qui consistait en un travail et une expérimentation sur les métaux, pour atteindre le Grand Ouvre en transmutant un métal vil en or. Et « l’ésotérique », où l’individu accède à l’illumination spirituelle et se trouve physiquement revitalisé grâce à un processus magique, qui l’amène au Grand Ouvre, acte d’initiation suprême.
Le symbole alchimique du Grand Ouvre est l’hermaphrodite, qui est littéralement la fusion du Dieu HERMES et de la Déesse APHRODITE. Certains imaginent que la réussite alchimique produirait une transformation si profonde, que celui qui y parviendrait risquerait de changer de sexe, ce qui est une pure légende médiévale.
Les cathédrales gothiques abritent nombre de curieux personnages, des démons aux hommes végétaux. Une sculpture de la cathédrale de Nantes représente une femme qui se regarde dans un miroir, l’arrière de sa tête étant le visage d’un vieillard. A Chartres, la pseudo Reine de SABA porte la barbe. On trouve ainsi des symboles alchimiques dans toutes les cathédrales associées aux Chevaliers du Temple.
Les Templiers connaissaient les propriétés de la terre et choisissaient un lieu en raison de la nature spécifique de son sol. Ils gravaient des symboles alchimiques dans ses pierres et laissaient des traces d’influences cathares et musulmanes. Ils fondèrent ainsi un hôpital pour Templiers en un lieu où le sol avait des propriétés curatives, et bien sûr on y trouvait des symboles alchimiques. En France, les anciennes propriétés templières sont d’ailleurs devenues des centres alchimiques majeurs.
Pour les Templiers, toute démarche alchimique débute par la quête du GRAAL, qui est l’allégorie du voyage spirituel du Héros vers sa propre transformation intérieure. L’expérience du GRAAL était exclusivement réservée aux plus grands initiés, dont l’objet, quel qu’il soit, était toujours gardé par des femmes. Aujourd’hui, le SAINT GRAAL désigne souvent un objectif illusoire et représente un symbole de perfection. Le GRAAL est un objet mystérieux, un trésor gardé dans une caverne, dit-on. Dans la légende, le GRAAL est une coupe dans laquelle JESUS aurait bu lors de la Cène. JOSEPH D’ARIMATHIE, un riche ami de JESUS, recueillit dans cette coupe le sang versé lors de la crucifixion, et qui se révéla posséder des propriétés miraculeuses.
La quête du SAINT GRAAL s’accompagne d’innombrables dangers tant physiques que spirituels. Dans toutes les versions de l’histoire, la coupe est à la fois objet concret et symbole d’éternité; le quêteur devant affronter toutes sortes d’ennemis et notamment des êtres surnaturels. Les plus anciennes versions de cette légende s’inspirent des mythes Celtes du ROI ARTHUR et de sa Cour. La première romance du GRAAL est une oeuvre inachevée de CHRETIEN DE TROYES datant de 1190, dont la ville qui porte son nom était le siège de la première commanderie templière et un centre kabbalistique connu.
Les Templiers vouaient aussi un culte à JEAN BAPTISTE. Dans la version de CHRETIEN DE TROYES, le Héros se nommait PEREDUR et le GRAAL était un plateau ou un plat sur lequel se trouvait une tête coupée. Rappelons que JEAN BAPTISTE fut décapité par HERODE ANTIPAS , celui-là même à qui il reprochait d’avoir épousé l’ex-femme de son demi-frère. Pour certains Juifs de cette époque, JEAN BAPTISTE était considéré comme le vrai messie et JESUS son disciple. Le moment critique de cette version, donc, est le moment où le Héros ne pose pas la question qui s’impose, ce péché d’omission le mettant alors en danger extrême.
Une autre version datant de 1205 laisse apparaître un Chevalier nommé GAWAIN, qui cherche l’épée qui a tranché la tête de JEAN BAPTISTE, et qui, par magie, saigne tous les jours à midi. Dans PERLESVAUS, écrit par un moine de l’abbaye de GLASTONBURY, les servants d’élite du GRAAL portent des vêtements blancs marqués d’une croix rouge, comme les Templiers.
Dans PARZIVAL, datant de 1220, le Château du GRAAL est un lieu secret gardé par les Templiers qualifiés d’hommes baptisés. Pour les gardiens du SAINT GRAAL, qui était le sang royal, le grand secret renvoie à une filiation sacrée liée à JESUS et MARIE MADELEINE. Ce Château aurait été identifié comme étant celui de MONTSEGUR, alliant ainsi Templiers et Cathares, gardiens d’un trésor inestimable. Le GRAAL étant ici symbolisé par une pierre, aussi appelée « pierre de mort » ou « pierre philosophale ».
Les templiers sont donc à l’origine de nombreuses légendes et d’un symbolisme chrétien très poussé. Ils étaient censés posséder un reliquaire d’argent en forme de crâne de femme du nom de « CAPUT » qui veut dire « tête ». Ils auraient aussi possédé l’index droit de JEAN BAPTISTE, souvent représenté avec l’index droit levé rituellement et peint par LEONARD DE VINCI.
Il faut rappeler qu’un mythe tenace fait état d’une relique détenue par les Templiers, contenant la tête du BAPTISTE, qu’ils auraient exhumé du Temple d’HERODE à Jérusalem. Les Templiers seraient ainsi liés à la décapitation et au fléau, 2 éléments majeurs du cycle du GRAAL.
Une autre tradition, semble-t-il plausible, indique que les romances du GRAAL furent inspirées par une « Eglise cachée » liée aux Templiers. La tradition JOHANNITE fait état d’une école mystique chrétienne fondée par JEAN L’EVANGELISTE et reposant sur des enseignements secrets transmis par JESUS. Cette connaissance ésotérique ne transparaissant pas dans les enseignements de l’Eglise de PIERRE.
Cette connaissance secrète basée sur l’Alchimie et la sexualité sacrée, incarnée par MARIE MADELEINE, connue aussi par les Cathares, a-t-elle été enfouie dans l’oubli? Toute survivance templière implique la transmission de grands secrets à travers une tradition occulte toujours active. Des secrets concernant le savoir scientifique des anciens alchimistes et des traditions ésotériques orientales, qui seraient toujours disponibles aujourd’hui.
Le mouvement Templier ne s’est pas éteint et certains Chevaliers ont réussi à fuir, notamment en Grand Bretagne. En Angleterre, par exemple, EDOUARD II refusa de croire les Templiers coupables des crimes dont on les accusait, s’engageant même dans un débat fiévreux avec le Pape et s’opposant à l’emploi de la torture.
En Allemagne, HUGO DE GUMBACH, Maître Templier, fit une entrée spectaculaire au Concile ouvert par l’Archevêque de Metz. Revêtu de son armure et accompagné de 20 Chevaliers triés sur le volet, il déclara que le Pape était un suppôt de Satan et qu’il devait être déposé. Il déclara que ses hommes étaient prêts à se soumettre à la justice divine en combattant l’ensemble des participants au Concile. Les charges furent abandonnées et les Chevaliers allèrent clamer partout leur innocence.
En Aragon et en Castille, les Archevêques qui présidaient le procès des Templiers, les ont déclaré innocents en 1312, malgré les ordres du Pape quant à la dissolution de l’Ordre. En France, peu d’entre eux furent exécutés et la plupart furent libérés après avoir abjuré. Ils reformèrent l’Ordre dans d’autres pays et certains rejoignirent les Ordres existants, comme les « Chevaliers Teutoniques ». La plupart de leurs terres furent distribuées à leurs rivaux les « Chevaliers Hospitaliers ». En Ecosse et en Angleterre, les propriétés templières restèrent aux mains des mêmes familles jusqu’en 1650.
La Franc-maçonnerie s’est ainsi développée en Ecosse sous l’influence de Templiers isolés, avant de se répandre en Angleterre en 1603, après l’accession au trône du Roi Ecossais JACQUES IV. Les Templiers seraient ainsi à l’origine de la révolte des paysans en 1381 qui s’en prirent aux biens de l’Eglise et des Chevaliers Hospitaliers. Néanmoins, la Maçonnerie des débuts était une école de mystères avec des initiations solennelles s’inspirant de traditions occultes anciennes ; visant ainsi à provoquer une illumination transcendantale et à tisser des liens intimes entre les Frères.
JOHN ROBINSON affirme détenir des preuves de l’existence de loges maçonniques dès les années 1380, un traité alchimique datant de 1450 utilise le terme « Franc-maçon », les premières références connues datant de 1614. Lors de la création de la ROYAL SOCIETY en Angleterre, il est fait état d’un « Collège invisible » original des Franc-maçon, formé en 1645.
L’actuelle Maçonnerie est apparue le 24 Juin 1717, jour de la Saint-Jean Baptiste, et constituée par la Grande Loge.
Il est avéré que la Maçonnerie était déjà une véritable société secrète avant sa fondation officielle. Certains prétendent descendre des guildes médiévales anglaises de tailleurs de pierres, qui utilisaient des gestes et des signes de reconnaissance secrets, ainsi que la géométrie sacrée.
Ces tailleurs de pierres auraient hérité leur connaissance secrète des bâtisseurs du Temple de Salomon.
Par contre les Templiers écossais actuels affirment descendre des Chevaliers fugitifs, qui avaient hérité de la flotte templière. Ils se battirent contre les anglais à la bataille de BANNOCKBURN le 24 Juin 1314, jour de la Saint-Jean Baptiste ; un contingent de Chevaliers du Temple assurant la victoire à la 11ème heure. Certains édifices portent les traces de cette tradition templière et maçonnique comme la chapelle de ROSSLYN à côté d’Edimbourg, qui fut bâtie entre 1450 et 1480.
Cependant en 1329, l’ombre de l’autorité Papale plana une nouvelle fois sur les Templiers lorsqu’il fut question de lever une croisade contre l’Ecosse. Les Templiers écossais jugèrent alors plus prudents de rentrer dans la clandestinité comme leurs Frères européens. Ce serait là une origine de la Franc-Maçonnerie.
Un écossais, ANDREW MICHAEL RAMSAY, Chevalier de l’Ordre de Saint-Lazare, fit un discours mémorable en 1737 à Paris, lors d’une réunion maçonnique où il fit la première allusion officielle au fait que les Francs-maçons descendraient des Templiers. Peut-être est-ce la raison de l’excommunication de l’ensemble de la Fraternité Maçonnique par le Pape l’année suivante.
L’inquisition n’hésitât pas à arrêter et torturer des Francs-maçons suite à la publication de cette bulle papale.
Par la suite, un certain Baron VON HUND affirma avoir été initié dans un Ordre Maçonnique du Temple à Paris en 1743, il ouvrit des Loges fondées sur une tradition qu’il nomma « STRICTE OBSERVANCE TEMPLIERE », plus connue en Allemagne sous le nom de « CONFRERIE DE JEAN BAPTISTE ». L’histoire précisait que lors de la condamnation du Temple, certains chevaliers s’étaient enfuis en Ecosse et avaient poursuivi l’idéal Templier tout en élisant régulièrement leurs Grands Maîtres. Le Baron VON HUND disait détenir une liste recensant tous les Grands Maîtres successeurs de JACQUES DE MOLAY dans la clandestinité, ce que les historiens n’ont jamais pu découvrir. Il se disait aussi détenteur de la patente Templière héritée des descendants de ces Grands Maîtres Templiers.
En fait la « STRICTE OBSERVANCE TEMPLIERE » était essentiellement un réseau alchimique de pure tradition templière. La Franc-maçonnerie Templariste se trouva alors établie des 2 côtés de l’Atlantique, ce qui influença certainement la pratique du RITE ECOSSAIS, dont le RITE ECOSSAIS RECTIFIE et le RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTE sont particulièrement actifs en France. Certains ont même suggéré que les Templiers s’étaient cachés dans les hauts grades de la Maçonnerie, ce qui est difficile à vérifier quand on connaît l’hermétisme des Rites Ecossais.
Les Maçons Français, par contre véhiculaient une curieuse légende relative à « MAITRE JACQUES », personnage mythique et Saint Patron des guildes de tailleurs de pierres Français au Moyen Age. Il aurait été l’un des Maîtres Maçons qui ouvrèrent à la construction du Temple de Salomon. Après la mort d’HIRAM ABIFF, il quitta la Palestine avec 13 Compagnons et fit voile vers MARSEILLE. Les partisans de son pire ennemi, le Maître Maçon « FRERE SOUBISE », ayant décidé de le tuer, il se retira dans la caverne de la SAINTE BAUME, celle-là même qui aurait abrité MARIE MADELEINE. En vain, il fut trahi et assassiné. Aujourd’hui encore, bon nombre de Maçons vont en pèlerinage sur le site le 22 Juillet, jour de la Sainte Marie Madeleine, ainsi que certains Compagnons du Devoir, que l’on peut considérer comme des Maçons opératifs de l’ancienne tradition.
Un autre candidat au titre d’héritier de la connaissance ésotérique des Templiers est le mouvement de la « ROSE-CROIX ». L’hermétisme serait à l’origine de la renaissance et des Rose-Croix, alors que le gnosticisme donna naissance à l’hérésie Cathare. Tous 2 découlent des mêmes idées cosmologiques. Dans la hiérarchie des « mondes » et des « sphères », la matière occupe l’échelon le plus bas, le plus élevé revenant à Dieu. L’homme étant un être divin « emprisonné » dans une enveloppe matérielle, mais renfermant toujours une étincelle divine. Les hermétistes disaient souvent : « ne savez-vous pas que vous êtes des Dieux ? ». Les gnostiques expriment cette notion en termes religieux, ils prônent que « la réunion avec le Divin serait le salut ».
Le gnosticisme et l’hermétisme s’inspirent tous 2 des idées développées en Egypte, et plus particulièrement à Alexandrie aux 1er et 2ème siècles avant notre ère. Les Evangiles gnostiques découverts à NAG HAMMADI en 1947 comprennent des dialogues d’HERMES TRISMEGISTE. Il s’agirait d’une cinquantaine d’Evangiles rejetées par l’Eglise de PIERRE lors du Concile de NICEE devant ordonner le nouveau testament, et cachés en Egypte jusqu’à leur découverte.
La cosmologie de la PISTIS SOPHIA, l’Evangile gnostique qui attribue un rôle si important à MARIE MADELEINE, ne diffère guère de celle des mages de la renaissance. Les mêmes idées, la même culture, la même époque et le même lieu ont donné naissance à l’Alchimie, qui est née dans l’Egypte des premiers siècles de notre ère.
HERMES TRISMEGISTE aurait écrit : « quel miracle que l’Homme ! » cette exclamation sous-entend que l’Humanité renfermerait une étincelle divine. Contrairement aux Catholiques, les gnostiques et les hermétistes ne se considèrent pas comme des créatures inférieures et perdues, vouées au purgatoire, sinon à l’enfer. De la conscience de leur étincelle divine découlait le respect de soi et la confiance, l’ingrédient magique permettant à l’Homme de réaliser son potentiel, telle était la clé de la renaissance.
La naissance de l’hermétisme, quant à lui, était attribuée à HERMES TRISMEGISTE , auteur du légendaire « CORPUS HERMETICUM » et à sa table d’émeraude, sur laquelle étaient gravés des secrets profonds.
Les Rosicruciens par contre devaient leur nom à leur fondateur mythique « CHRISTIAN ROSENKREUZ », qui serait mort en 1484 à l’âge de 106 ans. Il aurait voyagé à travers l’Egypte et la Terre Sainte en quête d’une connaissance secrète qu’il aurait transmis à ses adeptes, ceux-là mêmes qui auraient joué un rôle important dans le développement de la Franc-Maçonnerie. Les 2 premiers Maçons Anglais connus : « ELIAS ASHMOLE » et l’alchimiste « ROBERT MORAY », auraient été liés au mouvement de la Rose-Croix. Ainsi donc, dans certaines formes de Maçonnerie, on vit apparaître les grades de « Chevalier du Temple » et de « Rose-croix ».
Les branches de la Franc-maçonnerie « occulte » remontant à la « Stricte Observance Templière » du Baron VON HUND, se développèrent surtout en France, et la clé en est fournie par le « RITE ECOSSAIS RECTIFIE », spécifiquement consacré aux études occultes dont certains insistent sur ses origines templières. Cette forme de Maçonnerie entretiendrait les liens les plus étroits avec les sociétés Rosicruciennes. Sa création remonte à 1778 lors d’un convent de Maçons Templaristes à Lyon.
En 1782, toutes les obédiences européennes se réunirent à Wilhelmsbad, dans la Hesse, sous la présidence du DUC DE BRUNSWICK, afin de régler la question de la relation maçonnique avec l’Ordre du Temple. Ce fut la fin de la Stricte Observance Templière du Baron VON HUND, mais les Templaristes firent reconnaître le RITE ECOSSAIS RECTIFIE, succédant ainsi au dernier rite templier.
Tous les Maçons se réfèrent au mystérieux « fils de la veuve ». Dans les rites égyptiens cette veuve n’est autre qu’ISIS. JACQUES-ETIENNE MARCONIS DE NEGRE fonda en 1838 le rite de MEMPHIS qui se prétendait descendre de la tradition templariste du Baron VON HUND.
Par contre, un peu avant, en 1804 BERNARD RAYMOND FABRE-PALAPRAT fonda « l ‘ORDRE MILITAIRE DU TEMPLE DE JERUSALEM » et celui-ci prétendait détenir son autorité de la « Chartre de transmission de JOHANNES MARCUS LARMENIUS, nommé Grand Maître Templier par JACQUES DE MOLAY en 1324 ».FABRE-PALAPRAT a utilisé le « LEVITIKON » pour fonder son Eglise JOHANNITE néo-Templière, qui est une version de l’Evangile de JEAN aux accents nettement gnostiques remontant au 11° siècle.
Le « LEVITIKON » comprend 2 parties : la 1ère reprend les doctrines religieuses communicables aux initiés, que l’on retrouve dans le rituel des 9 grades de l’Ordre du Temple, et la 2ème est identique à l’Evangile de JEAN sans les 2 derniers chapitres.
Le « LEVITIKON » évoque une tradition du Moyen Orient utilisée par la secte JOHANNITE. JESUS y est présenté comme un initié aux mystères d’OSIRIS, il serait un simple mortel et non le fils de Dieu, mais le fils illégitime de MARIE. D’après cette secte le dogme de l’Immaculée Conception aurait été l’invention des Evangélistes pour occulter l’illégitimité de JESUS et le fait que sa mère ignorait l’identité de son père. Tous les chefs Johannites adoptèrent le titre de CHRIST, selon le terme grec original « CHRISTOS », qui pouvait désigner tout initié gnostique.
Rappelons que la légende d’OSIRIS, à laquelle fait allusion le LEVITIKON est une pure tradition égyptienne. OSIRIS était l’époux de sa soeur ISIS, la belle déesse de l’amour, de la guérison et de la magie. Leur frère SETH, qui désirait ISIS, complota pour assassiner OSIRIS. Ses complices surprirent ainsi OSIRIS, le démembrèrent et dispersèrent les morceaux de son corps. Désespérée, ISIS sillonna le monde pour les retrouver avec l’aide de NEPTHIS, elle aussi déesse et épouse de SETH. Toutes les 2 retrouvèrent les membres d’OSIRIS, à l’exception du phallus. Après les avoir rassemblé, ISIS utilisa un phallus artificiel pour concevoir HORUS, puis elle aurait eu ensuite une relation avec SETH, semblant ainsi obéir à un désir de vengeance.
HORUS, alors adolescent, prit ombrage de cette liaison, y voyant une trahison à la mémoire de son père OSIRIS. Il s’opposa alors en duel à SETH qu’il tua, mais y perdit un oil dans le combat. Il fut guéri et l’oil d’HORUS devint l’un des talismans magiques les plus appréciés en Egypte.
D’après FABRE-PALAPRAT, JESUS, initié au culte d’OSIRIS aurait transmis sa connaissance à JEAN « le bien-aimé » et ces enseignements secrets auraient influencé les Chevaliers du Temple.
HUGUES DE PAYNS et les Chevaliers fondateurs du Temple auraient donc été des initiés Johannites. Les Templiers se laissèrent ensuite corrompre par l’amour du pouvoir et de la richesse. Le Roi de France et le Pape ne pouvant tolérer que la vraie nature des Templiers soit connue, inventèrent-ils les accusations « d’idolâtrie, d’hérésie et d’immoralité ». Cependant, avant son exécution, JACQUES DE MOLAY aurait organisé et institué la Maçonnerie occulte selon ELIPHAS LEVI. Ce que contestent les partisans du « RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTE », en prétendant que les Rosicruciens n’auraient pas adopté des doctrines templières, mais qu’ils se seraient fondus aux groupes templiers survivants en prenant JEAN L’EVANGELISTE comme Patron.
A l’origine, lorsque GODEFROY DE BOUILLON aurait rencontré des représentants d’une mystérieuse « EGLISE DE JEAN » appelés « les Frères d’ORMUZ », il aurait constitué un gouvernement secret auquel l’Ordre du Temple se conforma. Les Templiers auraient donc été créés pour épouser les idéaux de cette mystérieuse EGLISE DE JEAN.
Les Chevaliers du Temple et les Maçons ont adopté 2 traditions, celle de JEAN BAPTISTE et celle de JEAN L’EVANGELISTE. Les 2 « JEAN » comptent ainsi beaucoup pour la fraternité. Cette double vénération s’est établie au fil des ans, alors que cette allégeance à 2 Saints Chrétiens a complètement occulté le nom de JESUS. D’après la Maçonnerie Ecossaise, les initiés se sont transmis les secrets des premiers Templiers, et l’Evangile de JEAN, sur laquelle est prêté serment, renfermerait des secrets occultes.
Une légende plus récente nous renvoie à RENNES LE CHATEAU où l’ABBE SAUNIERE aurait fait une découverte liée aux secrets occultes des Templiers et des Cathares, ce que revendique un mystérieux Ordre : « LE PRIEURE DE SION », à l’origine semble-t-il de la création de l’Ordre du Temple et dont ses illustres Grands Maîtres auraient été ISAAC NEWTON, LEONARD DE VINCI ou encore ANDRE MALRAUX.
Cet Abbé aurait pratiqué le RITE ECOSSAIS RECTIFIE suivant une branche de la Maçonnerie occulte descendant des Templiers. Le Temple qu’il aurait d’ailleurs construit rassemble tous les symboles du Temple de Salomon ainsi que des rites écossais.
Le mystère du RITE ECOSSAIS RECTIFIE, hérité de la lignée des Templiers, renferme-t-il un enseignement secret lié à l’Evangile de JEAN, dont l’un est exotérique et l’autre ésotérique, réservé uniquement au cercle des initiés ?
La résurrection n’est semble-t-il pas un miracle, mais une épreuve initiatique au cours de laquelle le profane vit une mort et une renaissance symbolique avant de recevoir les enseignements secrets, composés avant tout de traditions orales et d’éveil à la spiritualité.
Les écoles de mystères remontent aux Grecs, aux Romains, aux Babyloniens et aux Egyptiens. En fait le Temple et les Maçons en ont repris le principe, en proposant un enseignement gradué pour ceux qui gravissent les échelons abrupts de l’initiation. La sagesse n’y étant accessible que d’après le mérite, un disciple ne reçoit l’illumination que si ses maîtres spirituels le jugent prêt.
JEAN LE BAPTISTE, prônait un acte initiatique unique, transcendant, avec lequel l’individu devait se confesser et se repentir. Le baptême, en tant que symbole extérieur et visible d’un renouveau spirituel intérieur, fait appel à la régénérescence du corps et de l’esprit. Ainsi, les 2 Saints JEAN font parti d’un cycle de mort et de renaissance.
Dans le prologue de l’Evangile de JEAN il est dit : « au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu ». Le concept de Verbe « LOGOS » semble féminin et le fait d’aller vers Dieu suggère la démarche d’un Homme cherchant l’unité avec la Femme. Ce principe peut être Alchimique si l’Homme conscient de son état, cherche son salut en retrouvant l’unité philosophique et primordiale. Ce que les Templiers pratiquaient d’une façon initiatique pour atteindre la connaissance, en passant par tous les stades intermédiaires.
Le Temple de Salomon fut bâti sur le modèle des temples phéniciens, lesquels se calquaient sur ceux de l’ancienne Egypte. Pour certains, les gravures sur l’Arche d’Alliance représenteraient YAHVE et une divinité féminine. « La Sagesse », en grec « SOPHIA » et en hébreu « CHOKMAH », est représentée par une femme, dont il est dit qu’elle coexista avec YAHVE avant le commencement. Cette allégorie de la Sagesse Divine influence l’Homme en quête de sa propre sagesse, telle qu’elle était au commencement.
Si le RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTE vit le jour en 1804 à Charleston aux USA, MARTINES DE PASQUALLY fonda en 1761 l’ORDRE DES ELUS COHENS, d’origine Espagnole, il aurait été lié à l’ORDRE DES DOMINICAINS dont il aurait eu accès à ses archives. Il possédait une patente accordée à son père CHARLES EDWARD STUART, le rattachant à la Maçonnerie Ecossaise que soutenait le Baron VON HUND.
Son secrétaire, LOUIS CLAUDE DE SAINT-MARTIN, philosophe et occultiste, fonda un nouveau rite : « le RITE ECOSSAIS REFORME » affilié à la STRICTE OBSERVANCE TEMPLIERE, lors du Convent de Lyon en 1778, convoqué par JEAN BAPTISTE WILLERMOZ, Membre des ELUS COHENS. Ces Rites Ecossais s’unirent pour devenir le RITE ECOSSAIS RECTIFIE, dont les 3 premiers grades furent mis en place jusqu’en 1782 et jusqu’en 1805 pour la finition des derniers.
JOSEPH DE MAISTRE, un proche de WILLERMOZ, était un Chevalier de l’ORDRE DE SAINT-LAZARE de la branche Italienne. Ainsi le Chevalier RAMSAY était lui aussi un Chevalier de SAINT-LAZARE dont les rituels remonteraient à 1649. Il fut le précurseur de l’Ecossisme en France dans la première moitié du 18ème siècle. Il serait aussi à l’origine de la création d’un rite maçonnique chevaleresque vers 1728, qui aurait pris le nom de RITE DE BOUILLON, ce qui nous ramène au symbolisme du Saint-Sépulcre et de Saint-Lazare, ainsi qu’aux bases de la Chevalerie hiérosolomitaine des années 1097 à 1100.
Sur le plan ethnologique et sociologique, les racines des Chevaleries occidentales sont issues de la distribution des castes dans la mouvance indo-européenne aux alentours de 1500 ans avant J.C.
Au 8ème siècle, dans les rites Germains, des traces de rituels faisaient des jeunes mâles de la tribu des « Chevaliers », lorsqu’ils avaient prouvé leurs qualités de cavaliers et de combattants. Au 12ème siècle, plusieurs Ordres s’attribuent le concept de la « Chevalerie » : l’ORDRE SOUVERAIN DE MALTE, l’ORDRE DU SAINT-SEPULCRE ou l’ORDRE DE SAINT-LAZARE. Mais ce sont surtout les Templiers, dont leur filiation serait antérieure à leur création officielle, qui développèrent la Chevalerie religieuse.
La Chevalerie médiévale ne pouvait être que catholique, apostolique et romaine, et réservée qu’à des initiés. Mais d’autres Chevaleries se sont développées, comme celle du ROI ARTHUR au cours du 6ème siècle.
Au moyen âge, SAINT-BERNARD fut le promoteur des Chevaleries médiévales dont les adeptes auraient été surnommés « FILS DE LA VALLEE ». La milice du Temple adopta d’abord la règle de SAINT-AUGUSTIN lors de sa création en 1118. Puis en 1128, lors du Concile de Troyes, SAINT-BERNARD leur donna une règle définitive issue de la règle Cistercienne, et il bâtissait toujours ses monastères dans les vallées, contrairement à la règle de SAINT-BENOIT qui construisait en haut des collines. L’Ordre des moines soldats se développa jusqu’au 16ème siècle avec la mise en place de la Compagnie de Jésus de SAINT-IGNACE DE LOYOLA : « les JESUITES ».
Si les Chevaliers du Christ, appelés aussi Fils de la Vallée, à cause du mélange de la foi en l’idéal monastique et du code de la Chevalerie sur fond de structure féodale, n’avaient qu’un seul but : « que le Saint-Sépulcre soit Chrétien », ils devaient tout abandonner pour l’Ordre. Les bases de la Chevalerie occidentale sont avant tout axées sur la valeur et le dévouement, et un « Chevalier » était sélectionné surtout pour ce qu’il était. Ce concept se retrouve d’ailleurs dans le RITE ECOSSAIS RECTIFIE.
Les qualités de la plus belle Chevalerie sont : le courage et la vaillance, mais aussi la foi profonde, le respect des valeurs ainsi que l’élévation spirituelle nécessaire à la relativisation des choses matérielles, comme le pouvoir, l’argent et les honneurs. L’exemple archétypal étant GODEFROY DE BOUILLON.
Néanmoins, on peut considérer que le RITE ECOSSAIS RECTIFIE est Chrétien, dans le sens le plus large et le plus élevé. Le Rite est Chevaleresque comme dans l’archétype de GODEFROY DE BOUILLON : aptitude à l’engagement, respect de l’Etat, respect de la hiérarchie, etc. Il est aussi Hospitalier, au travers de la notion de bienfaisance, car le Maçon doit s’impliquer, dans la mesure de ses moyens, pour soulager les malheurs des autres. Il est aussi marqué par l’illuminisme du 18ème siècle suivant l’héritage de MARTINEZ DE PASQUALLY. Le RER n’est pas tenu pour une vérité et sa profondeur appelle aussi l’humilité.
L’Ordre du Temple était un Ordre militaire et féodal, il ne fut jamais un Ordre Hospitalier basé sur la bienfaisance et la charité Chrétienne dans son sens large et indéfini. Selon DANIEL LIGOU, auteur du « dictionnaire de la Franc-Maçonnerie », le Templarisme Maçonnique est donc une pure légende, et il convient de la considérer comme telle.
L’Ordre de SAINT-LAZARE fait référence à LAZARE : Seigneur de Béthanie, frère de MARTHE et de MADELEINE, qui employait ses biens à soulager les pauvres. Il exerçait l’hospitalité envers les Chrétiens et il trouva une terre de refuge en Provence, après la mort du Christ , en compagnie de ses deux sœurs et d’autres personnages légendaires. Cet Ordre était donc Hospitalier et la bienfaisance était l’axe fondamental de ses actions dans le monde.
Cet Ordre se rapproche du RER actuel, mais le symbolisme employé aux 3 premiers grades fait aussi référence aux symboles des Compagnons du Devoir ainsi qu’aux Guildes des constructeurs de Cathédrales.
On peut aussi considérer que le Maçons Ecossais devient un Chevalier dans l’Ordre intérieur, après avoir construit son propre Temple de Salomon, symbole de base de bon nombre de mouvements Chrétiens.
A la mort de WILLERMOZ, en 1824, le RER qui était surtout pratiqué au sein du GODF, fut mis en sommeil, mais néanmoins récupéré par le PRIEURE D’HELVETIE en Suisse. Lors de sa réactivation en France, en 1913 par CAMILLE SAVOIRE, EDOUARD DE RIBAUCOURT et BALTARD, le Rite avait reçu une impulsion nettement Templière qu’il n’avait pas auparavant.
Le GRAND PRIEURE INDEPENDANT DES GAULES, fondé en 1935 , fut donc à l’origine de la réinsertion du RER en France. Il s’incorpora ensuite à la GLNF, qui se scinda en deux en 1958, donnant naissance à la GLTS OPERA et à son Prieuré : « LE PRIEURE DE FRANCE ».
Aujourd’hui, le RER est surtout pratiqué au GO, à la GLNF et à la GLTSO, mais il a le choix de ses options, compte tenu des différents Prieurés dont il dépend. La Maçonnerie Ecossaise a donc une spécificité nettement Hospitalière et Chevaleresque, influencée par différents courants liés à son histoire mouvementée, dont à l’origine se trouve l’ORDRE DU TEMPLE et la STRICTE OBSERVANCE TEMPLIERE, sans oublier les symboles des constructeurs de Cathédrales.
Ce passé riche est certainement à la base d’une tradition solide dont le rituel est l’aboutissement sacramentel. Peut-être devrait-il s’ouvrir à la modernité et s’impliquer davantage dans des tâches plus charitables et bienfaisantes. La devise des CBCS n’est-elle pas : « MELIORA PRAESUMO » ?
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 10 juillet, 2014 |Pas de commentaires »
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OSMTH : Templiers de France
Prieuré de France – O.S.J.
Sur l’ordre du temple
Yahoo Groupe sur l’Ordre des Templiers
Amaury Massalis dans LE BEAUCEANT
jean-luc seyres dans Les Templiers en Corse : 1270
Hiet dans Les Vrais Templiers modernes
severine dans Ordre des Templiers – Condition de candidature.
lol dans La Formation du chevalier au Moyen-Age
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