Source: http://www.ideolangues.org/t879-latino-sine-flexione
Timestamp: 2017-08-22 22:29:18+00:00

Document:
Sujet: Latino sine flexione Lun 7 Fév 2011 - 22:03
Quelqu'un parmi vous aurait-il pu mettre la main sur le fameux article de Giuseppe Peano, publié en 1903, dans lequel il commence en latin à présenter le problème de la langue internationale de son point de vue, et, peu à peu, le latin de son article se transforme en latino sine flexione?
Messages : 18611
Sujet: Re: Latino sine flexione Lun 7 Fév 2011 - 23:21
Malheureusement, pas moi. Demande à Ziecken, lequel fait pas mal de recherches en ce moment sur les idéolinguistes de toutes époques et nous en fait profiter chez Idéopédia.
Sujet: Re: Latino sine flexione Mar 8 Fév 2011 - 9:42
Je n'ai pas trouvé l'article, mais j'ai trouvé ce site : http://www.reocities.com/Athens/Olympus/2948/index2.html
A l'image des autres langues copiées sur le latin (ex: "Master Language"), le LSN ne résoud en réalité pas grand-chose: il maintient les archaïsmes du vocabulaire latin, avec des terminaisons qui ne servent plus à rien, et pâtit en revanche d'une grammaire indigente.
Sujet: Re: Latino sine flexione Mar 8 Fév 2011 - 15:46
Merci bien. Vous savez, cette recherche, c'est juste pour m'amuser un peu. Quant à la grammaire, elle ne peut pas être plus indigente que celle de la Lingua Franca Nova...
Sujet: Re: Latino sine flexione Mar 8 Fév 2011 - 16:11
LSF = Latine Sine Flexione
LFN = Lingua Franca Nova
Personnellement, je suis friand de lingua franca nova, mais je regrette juste qu'ils ne simplifient pas un peu la prononciation comme je l'ai fait en popiaro. Faudrait que je crée une lingua franca nova popiarisée...
Sujet: Re: Latino sine flexione Mar 8 Fév 2011 - 16:54
Merci pour la correction, Nem !
Peano était mathématicien et il semble qu'il avait souhaité développer, grâce au LSF, un "langage mathématique". Autant il me semble que la grammaire du LFN est mince, mais fonctionne à peu près, autant je crois me souvenir que celle du LSF était trop indigente, par exemple un seul passé (auxiliaire "e", comme l'augment IE...)
Un exemple d'auxlang parue à la même époque, et qui me semble avoir été la première réponse efficace à l'espéranto, a été l'Idiom Neutral, récemment exhumé par mon ami Dave. Son vocabulaire a été sélectionné selon les principales langues (de l'époque): fr, ang, de, it, espagnol, russe, lat., et est donc très largement roman. Sa grammaire est très simple, et l'une de ses particularités est de ne pas avoir d'article, comme en latin ou en russe.
http://www.pagef30.com/2010/05/complete-grammar-of-idiom-neutral.html
Sujet: Re: Latino sine flexione Mar 8 Fév 2011 - 17:03
Peano était mathématicien et il semble qu'il avait souhaité développer, grâce au LSF, un "langage mathématique".
Ce n'est pas l'histoire que j'avais entendue. Sans doute était-il nostalgique du latin en tant que langue internationale, tout en étant conscient que cette langue était inutilement difficile, d'où sa proposition.
Autant il me semble que la grammaire du LFN est mince, mais fonctionne à peu près, autant je crois me souvenir que celle du LSF était trop indigente, par exemple un seul passé (auxiliaire "e", comme l'augment IE...)
La LFN n'a aussi qu'un seul passé, avec la particule ia... Le LsF a trois pronoms de la troisième personne (illo, illa, id) alors que la LFN n'a que el... La grammaire de la LFN est sans doute plus limitée que celle du LsF.
Sujet: Idiom neutral Mar 8 Fév 2011 - 19:21
Sa grammaire est très simple, et l'une de ses particularités est de ne pas avoir d'article, comme en latin ou en russe.
J'ai j'té un œil: la première impression que ça m'a donnée est très bonne. Faudrait que je trouve une grammaire en français. Auparavant, je croyais que l'I-N était une réforme du volapük, et en fait, je me suis rendu compte qu'y a pas mal de mot latins, donc assez compréhensibles pour un francophone. Bon, j'regrette un peu l'absence de subjonctif, mais bon... on peut pas tout avoir... En tout cas, elle me fait une bien meilleure impression que l'espéranto. Malheureusement, sa diffusion est plus confidentielle.
sansaccent
Localisation : Basse Rhénanie
Sujet: Re: Latino sine flexione Lun 28 Fév 2011 - 23:35
bonjour silvano
il existe des vraies bibliothèques entièrement dédiées aux langues auxiliaires. j'en connais en Suisse et j'en connais en Allemagne. je pense que ce ne sont pas deux cas d'exception!
faute de moyens, elles ne sont probablement pas encore sur le web ni même leurs catalogues, uniquement un peu de pub, à moins que cela ait changé depuis mes recherches, puisqu'actuellement, déçu de l'interlingue, je ne fais absolument plus rien dans ce domaine...
as-tu déjà tenté là ta chance?
et auprès des bibliothèques de prêt à distance?
si tu devais aboutir, cet article m'intéresserait moi-aussi accessoirement.
je suis friand de toute langue universelle se passant d'accent, signes diacritiques ou autres signes "biscornus", ce vu de par la lorgnette d'un utilisateur de (vraiment) vieux PC.
donc c'est une langue qui m'intéresse, moi aussi, au plus haut point, même malgré l'absence d'activité.
Sujet: Re: Latino sine flexione Lun 28 Fév 2011 - 23:43
par exemple un seul passé
je pense que cette réduction, voir la suppression pure et simple de la conjugaison, sont des tendances purement et simplement modernes et qui ne nuisent pas à la compréhension: on peut préciser sa pensée avec de l'apport de vocabulaire!
nos langues sont devenues trop complexes et nous luttons avec un succès douteux à les transmettre proprement.
elles deviendront bientôt des sciences élitaires et provoqueront des schismes au sein de population qui se voulaient cohérentes, avec des drames d'intolérance, parti-pris et discrimination.
donc une langue universelle ne peut s'imposer par l'adoption spontanée dans la pratique, puisqu'il n'y a aucun moyen légal de l'imposer, et, ce, surtout pas universellement, que si elle répond à certains critères, dont celui de très grande facilité.
des langues pour les érudits, il y en a eu suffisamment! il suffirait de les réactiver!
Sujet: Re: Latino sine flexione Mar 1 Mar 2011 - 0:45
J'avais oublié de l'écrire: je l'ai trouvé: https://sites.google.com/site/latinosineflexio/de-latino-sine-flexione-1903
Sujet: Re: Latino sine flexione Mar 1 Mar 2011 - 1:20
(et qu'en faites vous? un petit manuel de lsf ?)
Sujet: Re: Latino sine flexione Mar 1 Mar 2011 - 1:38
sansaccent a écrit:
Non, c'est juste un intérêt comme ça.
(En fait, je me suis donné le mandat de présenter à chaque trimestre une langue à vocation internationale dans le bulletin de la Société québécoise d'espéranto. Peut-être y ferai-je mention du LsF.)
Sujet: Re: Latino sine flexione Mar 1 Mar 2011 - 21:08
qu'en est-il de la Langue universelle musicale de Sudre, de la Langue universelle de Jean Pirro, du Frater, de l'occidental, de l'esperanto pre-XXième siècle, de l'ido initial et du BASIC English?
peut-on lire des présentations existant sur ces sujets?
Sujet: Re: Latino sine flexione Mar 1 Mar 2011 - 21:13
L'espéranto pré-XXième siècle? C'est à peu près le même que maintenant, à part quelques suffixes en moins, beaucoup de mots en moins et peut-être un style différent.
Sujet: Re: Latino sine flexione Mar 1 Mar 2011 - 21:22
je posais la question parce que ces langues construites ou adaptée (BASIC English) sont mes dadas et tout ce qui tourne autour m'intéresse...
mais pour E° d'avant 1900, comme j'ai un manuel francophone agréé par Zamenhof de 1898 en original et m'y réfère de temps à autre, mainte fois on m'a répondu froidement que ce n'était plus valable du tout...
la négation pure et simple des antécédents.
Sujet: Re: Latino sine flexione Mar 1 Mar 2011 - 21:25
Bonjour. Si tu veux lire de l'espéranto de l'époque, cherche sur le web le Fundamenta Krestomatio. Édité en 1903. Toujours valable.
Sujet: Re: Latino sine flexione Mar 1 Mar 2011 - 22:29
merci, j'en ai un original de 1927 à la maison. les préfaces de 1903 et 1907 y sont sans mention apparente de changement. cela semble être une réédition de 1903.
Sujet: Re: Latino sine flexione Dim 2 Oct 2011 - 20:54
Avec la permission du titulaire du site, voici le texte en question, que je préfère voir à plusieurs endroits de la Toile, au cas où… M. Peano est mort en 1932.
En 1903, Guiseppe Peano a écrit:
De Latino Sine Flexione' (1903)‬
[Giuseppe Peano – Revista de Mathematica (Revue de Mathématiques), Tomo VIII, N. 3, pp. 74-83, 1903]
DE LATINO SINE FLEXIONE. LINGUA AUXILIARE INTERNATIONALE
Lingua latina fuit internationalis in omni scientia, ab imperio Romano, usque ad finem saeculi xviii. Hodie multi reputant illam nimis difficilem esse, iam in scientia, magis in commercio.
Sed non tota lingua latina est necessaria; parva pars sufficit ad exprimendam quamlibet ideam.
§ 1. – Casus:
« Nominum casus semper eliminari possunt substitutis in eorum locum particulis quibusdam ». LEIBNIZ, Ed. Couturat a. 1901, p. 67.
Lingua latina exprimit nominum casus cum praepositionibus « de, ad, ab, ex,… » et cum postpositionibus vel desinentiis. Prima methodus sufficit; ipsa sola invenitur in latino populare, a quo derivant linguae neolatinae, ut italica, franca, hispanica, etc.
Sumimus nomen inflexibile sub forma simpliciore, quae est ablativus, vel nominativus, vel alia.
Indicamus genitivo cum de, dativo cum ad, ablativo cum ab, ex, … Accusativo indicatur cum constructione, ut in linguis neolatinis, scilicet cum serie: nominativo—verbo—accusativo, vel cum serie: qui-accusativo—nominativo—verbo.
Vocabulario latino commune continet nominativo et genitivo de nomen. Regula commoda haec est:
« Sumimus nomen inflexibile
« a) aut identico ad nominativo, « b) aut nominativo, mutata desinentia -us, -um, -u, -es in -o, -o, -o, -e, « c) aut genitivo, mutata desinentia -i in -o, -is in -e.
« d) ad nominativo ego, tu, aliquis, responde (ablativo) me, te, aliquo. »
Regula a) producit nulla ambiguitate, quae iam non sit in latino.
Regulae b) c) d) brevi exprimunt formatione de ablativo, cum reductione de 4-a declinatione ad 2-a, et cum reductione ad forma unica de 3-a declinatione.
§ 2. – Genere masculino, feminino et neutro:
« Discrimen generis nihil pertinet ad grammaticam rationalem ».
Nomen isolato non habet genere. Quum volumus indicare ille, scribemus explicite “ mas, femina ”.
Ita “ mater est bona ” fit “ mater est femina bono ”; sed idea de femina iam continetur in mater; igitur post simplificatione: “ mater est bono ”. [Juxta Formulaire de Mathématiques a. 1902, p. 7, Prop. 3·1 et 5·3.]
Indicatione de genere evanescit saepe in lingua scientifica.
In lingua familiare sufficit conservare genere in uno pronomen “ is, ea, id ”, vel in antiquo “ hi, hae, ho ” .
§ 3. – Numero singulare et plurale:
« Videtur pluralis inutilis in lingua rationali ».
Nomen isolato non habet numero. Ad indicando ille scribemus explicite “ uno, plure ,,.
Ex. “ unum os habemus et duas aures ”
fit “ habemus uno uno ore, et duo plure aure ”,
et post simplificatione logico “ uno uno ” = “ uno ”, et “ duo plure ” = “ duo ”, nam “ duo ” continet idea de “ plure ”, propositio fit: “ habemus uno ore et duo aure ”.
Ex. “ Omne homo est mortale, aliquo homo est nigro, multo homo est pauper, pauco homo est divite, plure homo es sapiens ”.
Propositione: “ Romani eligebant duo consules ”
fit “ Populo romano eligebat duo consule ”.
§ 4. – Conjugatione de verbo:
« Personae verborum possunt esse invariabiles, sufficit variari ego, tu, ille, etc. ».
Lingua latino habet discurso directo, ut:
“ Amicitia inter malos esse non potest ”
et discurso indirecto:
“ (Verum est) amicitiam inter malos esse non posse ”.
Si nos utimur semper de discurso indirecto, in verbo evanescit desinentia de persona, de modo, et saepe de tempore.
Sumimus ergo nomen inflexibile, per persona modo et tempore, sub forma magis simplice, qui es imperativo, activo et passivo. Regula es:
« a) Ad forma inflexibile “ es, pote, vol, fi ”
« responde infinito “ esse, posse, velle, fieri ”. « b) Ad forma inflexibile de alio verbo adde -re, et te habe infinito, ut es in vocabulario latino. « c) Ad verbo activo adde -re, et te habe passivo.
« d) Nos transforma verbo deponente in activo ».
(Verbo “ vol, dice, duce, face ”, et regula d) non es exacto latino classico).
Nos indica persona cum “ me, te, nos …” , modo cum “ si, ut, quod,…”, tempore cum “ heri, jam, in passato, nunc, cras, in futuro, vol, debe, …”.
Ex. “ Me scribe. – Vos lege. – Cras me i ad Roma. – Cras me, postquam veni ad Roma, scribe ad te. – Heri me lege dum te scribe et antequam Petro veni. – Si te narra, nos audi. – Ut te vale. ”
§ 5. – Altero reductione de desinentia de verbo:
Exsta aequalitate logico:
lauda-nte = qui lauda
lauda-ndo = dum lauda
lauda-to = qui aliquo lauda
(hoc es: “ quem aliquis laudat ”, juxta regula de § 1)
lauda-turo = qui lauda in futuro.
Petro lauda-re ab Paulo = Paulo lauda Petro.
Si in loco de primo membro de uno ex hic aequalitate nos scribe secundo, omne desinentia evanesce.
Sed aliquo desinentia, et non necessario, pote es utile, ut “ ‑nte, -to ”, desinentia “ ‑vi, -bi ” de passato et de futuro, et forma neolatino: “ habe ama-to, es ama-to, …”
§ 6. – Vocabulario:
Vocabulario latino commune suffice ut nos traduce hic lingua. Sed si plure auctore adopta “ latino sine flexione ”, tunc es utile publicatione de proprio vocabulario, qui:
1) Contine nomen et verbo, solo sub forma inflexibile.
2) Contine vocabulo internationale, ut “ metro, dyne, …”.
3) Elige suo voce ex toto latinitate, etiam ex latino populare. Igitur nos posse sume regula:
« Omne voce qui pertine ad duo lingua neolatino, p. ex, italo et franco, es latino ».
4) Simplifica derivatione et compositione de vocabulo. De ultimo subiecto me hic breviter dice.
a) Substantivo diminutivo: “ hortulo = parvo horto ”, etc.
b) Substantivo abstracto ex adiectivo vale adiectivo. Ex. “ bonitas = bono ”, “ altitudo = alto ”.
c) Adiectivo qui deriva ab sustantivo vale genitivo: “ aureo = de auro ”, “ vitulino = de vitulo ”, “ Romano = de Roma ”, “ chartaceo = ex charta ”, “ animoso = cum animo ”.
d) Substantivo abstracto ex verbo vale verbo:
“ Laudatio ” = italico “ il lodare ” = anglo “ to laud ”, vel simpliciter “ laud ”.
“ Vita es cogitatio ” fi “ vivere est cogitare ”, in discurso indirecto (§ 4) “ vivere esse cogitare ”, post reductione ad radice: “ vive es cogita ”.
Ita “ amor = ama ”, “ gaudio = gaude ”, ...
e) “ Lauda-tore = qui lauda ”, vel “ qui sole lauda ”.
f) Adiectivo verbale: “ erra-bundo = qui saepe erra ”, “ tim-ido = qui sole time ”, “ mord-ace = qui sole morde ”, “ ama-bile = qui aliquo pote ama ”.
g) Adverbio extracto ex adiectivo vale adiectivo. Ita in latino classico “ brevi, raro, …” es adiectivo et adverbio.
h) In modo simile ad “ ne-sci, ne-fasto, n-ullo ” nos forma “ ne-facile = difficile ”, “ ne-digno = indigno ”, “ ne-normale = abnormale ”, “ ne-es = de-es ”, “ ne-multo = pauco ”, etc.
i) Alio praefixo, p. ex. “ ab ”¸ indica oppositione.
j) In modo simile ad “ agricola = agro-colente”, “homi‑cidio = homo-caede ”, lice scribe: “ auro-corona = corona de auro ”, “ me-patre = meo patre ”, etc.
Lingua sinense habe omne hic simplificatione, et alio.
§ 7. – Pronuntia de latino:
Pronuntia de latino non es uniforme in diverso populo. Forma meliore es antiquo:
ce, ci ut italo che, chi; franco que, qui, e germano ke, ki.
ge, gi ut italo ghe, ghi; franco gue, gui, e germano ge, gi.
ti ut italo ti, non zi.
y ut franco u, germano ü.
ae ut e aperto, franco è, germano ä.
oe ut franco eu, germano ö (hoc es conventione).
th ut anglo th, graeco moderno θ.
ph, sono producto quando nos suffla flamma. (Deriva ex graeco antiquo φ; graeco moderno pronuntia f);
ch, ut germano ch, etrusco c.
h, aspirato, ut germano.
rh, ut franco r.
qu sona ut cu in neolatino; hic duo syllaba es differente et in positione, et in pronuntiatione antiquo. [Vide A. Meillet, Introduction à l’étude comparative des langues indo-européenes, Paris a. 1903 pag. 56.]
Omne alio litera ut in italo.
Quum plure populo es in reciproco contacto, per ratione de politica, scientia et commercio, semper se manifesta necessitate de inter-lingua.
Diverso populo, sub imperio Romano, adopta latino populare, qui es latino cum simplificatione de caso (§ 1).
Populo Saxone, in contacto cum Anglo, forma lingua anglo moderno, qui contine simplificatione de caso (§ 1), de genere (§ 2), et in parte simplificatione de persona et de modo (§ 4). Lingua anglo tende ad perdita de omne flexione et ad monosyllabismo.
Ita, in tempore historico, ori “Lingua franca” in porto de Mediterraneo, “Pidgin” in Sina, “Urdu” in India, etc.
Hodie omne homo de Europa et de America, qui habe plure relatione cum extero, clama lingua internationale. Nam suffice lingua nationale ad qui habe solo relatione nationale. Conoscentia de tres aut quatuor lingua principale suffice ut nos lege, in originale aut in versione omne libro jam celebre. Sed hodie Russo, Polacco, Rumeno, Japonico, … publica in suo lingua libro originale, et non solo libro scholastico.
Adoptio, ut inter-lingua, de lingua vivente, non es possibile, per causa de politica.
Plure homo propone latino classico. Vide:
Prof. A. Valdarnini de universitate de Bologna, Necessità d’una lingua internazionale e lo studio del latino, in “ Primo congresso internationale latino ”, Roma a. 1903.
Hic congresso exopta:
« ut sermo latinus inter gentes universas communis habeatur, et adhibeatur ad humanitatis commercium fovendum, augendum, tenendum ».
Ibi congressista loque neolatino, ut italico, franco, provenzale, rumeno, et castellano, raro latino classico.
Et periodico “ Phenix ” in London, “ Praeco latinus ” in Philadelphia, “ Vox urbis ” in Roma sustine idem idea ; sed primo mori in anno 1892, et secundo in 1902. Ergo adoptio de latino fi semper minus probabile.
Multo auctore, in vario tempo, propone lingua plus vel minus artificiale.
Vir doctissimo, L. Couturat, professore in Universitate de Toulouse, in libro La Logique de Leibniz, Paris a. 1901, p. 608, expone:
Ars magna de R. Lulle a. 1234-1315,
Ars magna sciendi de Kircher a. 1669,
Ars signorum de Dalgarno a. 1661,
Philosophical language de Wilkins a. 1668.
Postea Leibniz diffuse et profunde stude hic subjecto; sed nihil publica. Suo studio mane sepulto in bibliotheca de Hanover, usque ad nostro die; primo Dr Vacca in RdM., postea Couturat in libro citato detege et publica parte de hic manuscripto. Suo importantia magis pate, et denique L. Couturat publica « Opuscules et fragments inédits de Leibniz », Paris, a. 1903, p. xvi-692, qui contine studio de Leibniz, summe praetioso per constructione de Vocabulario philosophico.
Libro nunc edito, L. Couturat et L. Leau Histoire de la langue universelle, Paris a. 1903 p. xxi+571, expone 56 projecto de lingua artificiale.
Me hic breve loque de magis noto.
Schleyer, parrocho, in anno 1881 publica « Volapük », qui es transformatione de lingua anglo, ut ipse dice.
Hic lingua regularisa declinatione de nomen, et conjugatione de verbo; sed introduce nullo simplificatione rationale, qui Leibniz propone. Ille contine immenso numero de conventione. Volapük sume in principio multo diffusione. In anno 1888 habe 283 club, et 25 periodico, in omne parte de terra. Plure conventione produce discordia inter sectatore, et post congresso de Paris, in anno 1889, hic lingua decade et mori.
Zamenhof, doctore in medicina, in anno 1887 publica « Esperanto », qui contine simplificatione de genere (§ 2), de persona (§ 4). Sed non contine simplificatione de caso (§ 1), de numero (§ 3), et de modo (§ 5). Esperanto reduce toto grammatica ad 16 regula, de qui nullo es necessario.
Et Esperanto contine magno numero de conventione, etsi minus quam Volapük, et in grammatica, et in vocabulario.
Esperanto habe hodie 9 periodico; jam plure sectatore propone simplificatione; ille seque via de Volapük.
Et notato-digno es « Langue bleu » de L. Bollack. Ibi, ex numero de littera, nos vide si voce es vacuo, vel pleno, ut in sinense.
Nunc me loque de projecto cum pauco novo conventione.
« Lingua » de Henderson, a. 1888, es vocabulario latino, cum grammatica de typo Anglo.
Dr Daniel Rosa, simplifica idea de Henderson et publica « Le nov-latin » [Bollettino dei Musei di Zoologia e Anatomia comparata della Regia Università di Torino, a. 1890]. Ille dice:
« Le nov-latin non requirer pro le sui adoption aliq congress. Omnes poter, cum les praecedént regulas, scriber statim ist lingua. … Sic faciént ils vol valide cooperar ad le universal adoption de ist international lingua et simul ils vol poter star legé ab un mult major numer de doctes quam si ils haber scribé in quilibet alter vivént lingua. »
Ex hoc resulta quod Novlatin conserva pauco flexione (plurale in -s, 2 participio, …), et es quam proximo ad “ lingua rationale ” de Leibniz et ad “ latino sine flexione ”.
Domino George J. Henderson, in periodico « The Lingua Franca of the Future », qui ille dirige, a. 1901, perfectiona suo projecto, et dice:
« Quare debe-nos non facere ex i Latine Lingue i International Lingue?
« I Latine Lingue esse nimis difficile. Post decem annes de studere, pauce discipules pote, legere facile, vel scribere accurate, vel loquere aliquantulum i Latine Lingue. »
(I articulo, plurale in -s, desinentia -e, …)
Societate, qui habe nomen “ Akademi internasional de lingu universal ” adopta vocabulo magis internationale, et post multo studio et discussione, in a. 1902 publica “ Idiom Neutral ”.
« Idiom neutral es usabl no sole pro scribasion, ma et pro parlation »
Ergo, principio de maximo internationalitate duce ad vocabulo latino.
“ The American Philosophical Society ” in a. 1887, pro formatione de inter-lingua, propone abolitione de articulo (ut in latino et in russo), de flexione de adiectivo, de caso de nomen, de persona et modo de verbo, et, in modo dubitativo, abolitione de plurale de nomen, et tempo de verbo.
Quaestio de inter-lingua nihil habe hodie commune cum ideographia, qui nos adopta in « Formulario mathematico ».
Ideographia es synthese; cum auxilio de pauco idea primitivo, circa decem, ille compone idea complexo: ita hodie cum ideographia nos pote scribe toto mathematica, sed mathematica solo.
Lingua artificiale es analyse. Ille decompone idea de lingua commune in alio idea plus simplice.
Si in futuro analyse et synthese invicem conveni, ut duo exercito de minatore, qui labora tunnel ex duo extremitate, tunc « Lingua rationale » et « Characteristica universale » de Leibniz fore idem.
Vide quoque:
H. Diels, Ueber Leibniz und das Problem der Universalsprache, Berlin Sitzungsberichte d. Akademie, a. 1899 p. 579.
Prof. G. Bellavitis, Pensieri sopra una lingua universale e su alcuni argomenti analoghi, Mem. Dell’Ist. Veneto; vol. XI a. 1862, pag. 33-74.
Délegation pour l’adoption d’une langue auxilaire internationale, qui porta firma de numeroso scientiato de plure universitate, academia, repraesentante de societate philosophico, de commercio et de sport. Ipse delegatione declara:
« Lingua auxiliaria internationale
« 1. posse servi ad relatione de vita sociale, de commercio, et de scientia et philosophia.
« 2. Omne homo, qui habe instructione elementare medio, facile disce hic lingua.
« 3. Hic lingua es proprio ad nullo natione. »
Prof. L. Couturat explica hic idea in opusculo: Pour la langue internationale » a. 1901. Periodico Revue des questiones scientifiques, Bruxelles a. 1902, t. 1, p. 547-586 reproduce scripto de Couturat, cum observatione de P. P. Peeters. Couturat responde in t. 2 pag. 213-230. Nullo objectione de Peeters vale per “ Latino sine flexione ”.
Articulo qui praecede proba quod flexio de nomen et de verbo non es necessario.
« Se, invece di dizionario latino, noi cercare ogni parola in dizionario italiano, noi scrivere in italiano senza flessione. »
Articulo qui seque [“Principio de Permanentia. Exercitio de Latino recto”, G. Peano], contine versione litterale de plure propositione Germano et Anglo. Ille proba, quod suppressio de omne flexio non redde discurso magis longo.
G. Peano.
Sujet: Re: Latino sine flexione Mar 4 Oct 2011 - 2:21
Articulo qui seque [“Principio de Permanentia. Exercitio de Latino recto”, G. Peano], contine versione litterale de plure de propositione Germano et Anglo. Ille proba, quod suppressio de omne flexio non redde discurso magis longo.
En InterRoman:
L'artiklo presedente prova ke la fleksion de lo nome i de lo verbo no e nesesaria.
"Si, en vez de lo disionario latino, nos buskare toda palabra en l'italiano, eskriveremos en italiano sen fleksion."
L'artiklo seginte [...] kontien una version literal de varias propozisiones alemanas i inglezas. El prova ke la supresion de toda fleksion no torna lo diskurso mais longo.
En LFN:
La article presedente demostra ce flexe de nome e de verbo no es nesesada.
"Si en loca de disionario latina nos xerca tota parolas en italian, nos va scrive en italian sin flexe."
La article seguente [...] conteni un varia leteral de alga proposas deutx e engles. El demostra ce supresa tota flexes no longi la parla.
Sujet: Re: Latino sine flexione Sam 8 Oct 2011 - 12:30
Je prends acte que personne ne s'aventure à traduire ce texte dans son charabia favori...
Quant à mes traductions, elle visent à démontrer à quel point le LSF est dépassé et inadapté au rôle qu'on voulait lui attribuer, d'ailleurs personne ne l'a jamais utilisé pour quoi que ce soit...
Sujet: Re: Latino sine flexione Sam 8 Oct 2011 - 13:32
Le problème, c'est que je ne suis pas sûr de tous les mots. En attendant, j'ai pu traduire la première phrase:
Àt aṅtun sĕvek bewyr tep àt flektyn namen ea vaaremben nep nœzhar
C'est ce que je me disais (du moins pour le nom) quand j'ai commencé l'aneuvien... depuis, j'ai changé d'avis. Notamment à cause de nuances comme
Eg lokùta pœr ors = J'ai parlé pour vous (en votre faveur)
Eg lokùta pœr orv = J'ai parlé pour vous (en votre nom).
... et y d'autres exemples, qui évitent bien des périphrases, tout en restant précis.
Sujet: Re: Latino sine flexione Sam 8 Oct 2011 - 15:46
Les deux sens sont très proches:
IR: jo parlara por vos
Sinon, il faut préciser:
Jo parlara en voso favor
Jo parlara en voso nome
Sujet: Re: Latino sine flexione
» Latino sine flexione
» Monuments en résine de synthèse ? La solution ?
» Le moulage des figurines en résine

References: § 1

§ 2

§ 3

§ 4

§ 5
 § 1

§ 6

§ 7