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Timestamp: 2018-03-22 23:33:00+00:00

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Décret n° 2005-1309 du 20 octobre 2005 - Fil d’actualité du Service Informatique et libertés du CNRS
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TITRE Ier : De la Commission nationale de l’informatique et des libertés
TITRE II : Des formalités préalables à la mise en œuvre des traitements de données à caractère (...)
TITRE V : Dispositions particulières aux traitements relevant des articles 26 et 42 de la loi (...)
TITRE VI : Des obligations incombant aux responsables de traitements et des droits des (...)
TITRE VII : DES TRANSFERTS DE DONNÉES À CARACTÈRE PERSONNEL VERS LES ÉTATS N’APPARTENANT PAS À LA (...)
Décret n° 2005-1309 du 20 octobre 2005 modifié pris pour l’application de la loi n°78-17 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés
Le Premier ministre, Sur le rapport du garde des sceaux, ministre de la justice,
Vu la directive 95/46 CE du Parlement européen et du Conseil du 24 octobre 1995 relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données ;
Vu le code de l’organisation judiciaire ; Vu le nouveau code de procédure civile ;
Vu la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, modifiée en dernier lieu par la loi n° 2004-801 du 6 août 2004 relative à la protection des personnes physiques à l’égard des traitements de données à caractère personnel ;
Vu la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995 d’orientation et de programmation relative à la sécurité, modifiée par la loi n° 2003-239 du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure, notamment son article 17-1 ;
Vu le décret n° 90-437 du 28 mai 1990 modifié fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements des personnels civils sur le territoire métropolitain de la France lorsqu’ils sont à la charge des budgets de l’État, des établissements publics nationaux à caractère administratif et de certains organismes subventionnés ;
Vu le décret n° 98-844 du 22 septembre 1998 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements des personnels civils de l’État à l’intérieur d’un territoire d’outre-mer, entre la métropole et un territoire d’outre-mer, entre deux territoires d’outre-mer et entre un territoire d’outre-mer et un département d’outre-mer, Mayotte ou la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon ;
Vu le décret n° 99-487 du 11 juin 1999 relatif aux indemnités susceptibles d’être allouées aux membres de la Commission nationale de l’informatique et des libertés et aux personnes qui lui prêtent leur concours ;
Vu l’avis du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en date du 4 mai 2005 ;
Vu l’avis du gouvernement de la Polynésie française en date du 18 mai 2005 ;
Vu l’avis du conseil général de Mayotte en date du 19 mai 2005 ;
Vu la délibération n° 2005-049 du 24 mars 2005 portant avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés ;
Le Conseil d’État (section de l’intérieur) entendu, Décrète :
Article 2 La commission ne peut valablement délibérer que si la majorité de ses membres en exercice participe à la séance.
Article 3 Les délibérations de la commission sont prises à la majorité absolue des membres présents. Toutefois, sont prises à la majorité absolue des membres composant la commission, réunie en formation plénière, les délibérations suivantes :
1° L’élection du président et des vice-présidents et la désignation du vice-président délégué ;
2° L’adoption du règlement intérieur ;
3° Les autorisations délivrées par la commission lorsqu’elle est saisie de la création de traitements mentionnés à l’article 25 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée ;
4° Les avis émis par la commission lorsqu’elle est saisie de la création de traitements
mentionnés aux articles 26 et 27 de la même loi ;
5° Les décisions prises en vertu du pouvoir réglementaire dont dispose la commission ainsi que celles prises en application du b du 2° de l’article 11 de la même loi ;
6° Les autorisations délivrées par la commission, lorsqu’elle est saisie de la création
de traitements mentionnés aux articles 53 et 62 de la même loi.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 2 et 17. Le commissaire du Gouvernement est convoqué à toutes les séances mentionnées à l’article 18 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée dans les mêmes conditions que les membres de la commission. En cas d’absence ou d’empêchement, il est remplacé par un commissaire du Gouvernement adjoint. Sauf lorsqu’elle statue en application des troisième et cinquième alinéas de l’article 16 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, la commission ne peut valablement délibérer que si le projet de délibération et, le cas échéant, le rapport y afférent, relatifs aux dossiers inscrits à l’ordre du jour d’une séance sont parvenus au commissaire du Gouvernement huit jours au moins avant la date de la séance. Le commissaire du Gouvernement peut consulter dans le même délai, sur place et sur pièces, les dossiers inscrits à l’ordre du jour.
Crée par le décret n°2011-2023 du 29 décembre 2011 – art. 2 Par délégation du président de la commission, le secrétaire général peut signer tous actes ayant pour objet le recrutement, la gestion et la rémunération du personnel de la commission, la gestion de son budget ainsi que tous marchés et conventions nécessaires à son fonctionnement. Dans les conditions fixées par le président de la commission, le secrétaire général peut donner délégation aux agents de catégorie A placés sous son autorité à l’effet de signer, dans la limite de leurs attributions, tous actes pour lesquels il a lui-même reçu une délégation de signature.
Les dépenses sont ordonnancées par le président de la commission ou par le vice- président délégué.
Les membres de la commission ont droit au remboursement des frais que nécessite l’exécution de leur mandat, dans les conditions prévues par le décret du 28 mai 1990 susvisé.
Article 6-1 Créé par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 3
I. - La Commission nationale de l’informatique et des libertés, saisie dans le cadre du a du 4° de l’article 11 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, se prononce dans le délai de deux mois à compter de la date du jour de réception de la demande d’avis du Gouvernement. Ce délai peut être prolongé d’un mois sur décision motivée du président de la commission. En cas d’urgence, ce délai est ramené à un mois à la demande du Gouvernement. Lorsqu’il n’est pas rendu à l’expiration des délais prévus aux alinéas précédents, l’avis demandé à la commission est réputé donné.
II. - La commission, saisie dans le cadre du d du 2° de l’article 11 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, se prononce dans le délai de deux mois à compter de la date du jour de réception de la demande. Ce délai peut être prolongé d’un mois sur décision motivée du président de la commission.
TITRE II : Des formalités préalables à la mise en œuvre des traitements de données à caractère personnel
En vue de faciliter l’accomplissement des formalités préalables à la mise en œuvre des traitements de données à caractère personnel, la commission définit des modèles de déclaration, de demande d’avis et de demande d’autorisation et fixe la liste des annexes qui, le cas échéant, doivent être jointes.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 4 et 17. Les déclarations, demandes d’avis et demandes d’autorisation sont présentées par le responsable du traitement ou par la personne ayant qualité pour le représenter. Lorsque le responsable du traitement est une personne physique ou un service, la personne morale ou l’autorité publique dont il relève doit être mentionnée.
La date de l’avis de réception, du reçu ou de l’accusé de réception électronique fixe le point de départ du délai de deux mois dont dispose la commission pour notifier ses avis et autorisations, en application du III de l’article 25 et de l’article 28 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée. La décision par laquelle le président renouvelle ce délai est notifiée au responsable du traitement par lettre remise contre signature.
Lorsqu’une demande d’avis ou d’autorisation est présentée pour le compte de l’État, d’une personne morale de droit public ou d’une personne morale de droit privé gérant un service public ou qu’elle fait l’objet d’un examen en séance plénière de la commission ou en bureau, une copie de la demande est transmise préalablement à toute délibération au commissaire du Gouvernement.
Celui-ci peut disposer à sa demande de la copie de toute déclaration, demande d’avis ou demande d’autorisation.
Lorsqu’une déclaration, une demande d’avis ou une demande d’autorisation fait l’objet d’un examen en séance plénière ou en bureau, le commissaire du Gouvernement présente ses observations.
En cas de modification substantielle affectant les informations mentionnées au I de l’article 30 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée par le responsable du traitement, la commission est informée sans délai dans les conditions prévues à l’article 8 du présent décret.
Lorsque la déclaration comporte l’engagement prévu au I de l’article 23 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée et satisfait aux prescriptions du I de l’article 30 de la même loi ou lorsque le traitement déclaré répond aux normes établies par la commission en vertu du I de l’article 24 de la même loi, la commission ou, par délégation, le président ou le vice-président délégué délivre sans délai le récépissé prévu au troisième alinéa du I de l’article 23 de ladite loi.
Les normes établies par la commission en application du I de l’article 24 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée sont publiées au Journal officiel de la République française.
Les catégories de traitement dispensées de déclaration en application du II de l’article 24 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée sont publiées au Journal officiel de la République française.
Chapitre III : Les demandes d’avis et d’autorisation
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 4 et 17 La délibération portant avis, autorisation ou refus d’autorisation de la commission est notifiée par lettre remise contre signature, dans un délai de huit jours, au responsable du traitement qui a présenté la demande.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 5 et 17
I. - Le dossier produit à l’appui d’une demande d’avis présentée en application des articles 26 ou 27 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée comporte en annexe le projet d’acte autorisant le traitement, mentionné à l’article 29 de la même loi.
II. - Les demandes d’avis portant sur les traitements dont la liste est fixée en application du dernier alinéa du I de l’article 30 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée comportent, au minimum, les mentions suivantes :
1° L’identité et l’adresse du responsable du traitement ;
2° La ou les finalités du traitement, s’il y a lieu, la dénomination du traitement ;
4° Le service auprès duquel s’exerce le droit d’accès indirect prévu à l’article 41 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée ainsi que les mesures prises pour faciliter l’exercice de ce droit ;
Article 17 L’engagement de conformité à un acte réglementaire unique pris en application du IV de l’article 26 ou du III de l’article 27 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée est adressé à la commission dans les conditions prévues à l’article 8 du présent décret.
L’engagement de conformité à une autorisation unique prise en application du II de l’article 25 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée est adressé à la commission dans les conditions prévues à l’article 8 du présent décret.
Chapitre IV : Dispositions particulières relatives aux demandes d’autorisation de traitements de données à caractère personnel ayant pour fin la recherche dans le domaine de la santé
Section 1 : Composition et fonctionnement du comité consultatif sur le traitement de l’information en matière de recherche dans le domaine de la santé
Le comité consultatif sur le traitement de l’information en matière de recherche dans le domaine de la santé comprend quinze membres, dont un président, nommés par arrêté conjoint du ministre chargé de la recherche et du ministre chargé de la santé, en raison de leurs compétences en matière de recherche dans le domaine de la santé, d’épidémiologie, de génétique et de biostatistique.
Article 21 Le comité consultatif est saisi, préalablement à la saisine de la commission, de toute demande de mise en oeuvre des traitements de données à caractère personnel ayant pour fin la recherche dans le domaine de la santé.
Les séances du comité ne sont pas publiques. Le comité peut faire appel à des experts extérieurs.
Les membres du comité consultatif et les experts reçoivent, dans l’exercice de leur mission, une indemnité dont le montant est fixé par arrêté conjoint des ministres chargés du budget et de la recherche. Ils ont droit en outre au remboursement des frais que nécessite l’exécution de leur mission, dans les conditions prévues par le décret du 28 mai 1990 susvisé.
Le comité consultatif établit un rapport annuel d’activité qui est adressé au ministre chargé de la recherche, au ministre chargé de la santé et au président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.
Section 3 : Présentation et instruction des demandes d’avis soumises au comité consultatif
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 4 et 17 Les demandes d’avis, signées par la personne qui a qualité pour représenter l’organisme public ou privé qui met en œuvre le traitement, sont adressées au président du comité consultatif soit par lettre remise contre signature, soit par dépôt au secrétariat du comité contre récépissé.
Le dossier produit à l’appui de la demande comprend :
1° L’identité et l’adresse du responsable du traitement et de la personne responsable de la recherche, leurs titres, expériences et fonctions, les catégories de personnes qui seront appelées à mettre en œuvre le traitement ainsi que celles qui auront accès aux données ;
2° Le protocole de recherche ou ses éléments utiles, indiquant notamment l’objectif de la recherche, les catégories de personnes intéressées, la méthode d’observation ou d’investigation retenue, l’origine et la nature des données à caractère personnel recueillies et la justification du recours à celles-ci, la durée et les modalités d’organisation de la recherche, la méthode d’analyse des données ;
Le comité consultatif peut entendre les représentants de l’organisme ayant présenté la demande ainsi que le responsable du traitement.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 4 et 17 Le comité consultatif notifie à l’organisme intéressé, par lettre remise contre signature, son avis motivé dans un délai d’un mois à compter de la date de réception du dossier. Passé ce délai, l’avis du comité consultatif est réputé favorable.
Si le dossier déposé est incomplet, le comité consultatif adresse à l’organisme intéressé une demande motivée d’informations complémentaires. Le point de départ du délai fixé à l’alinéa précédent est, dans ce cas, reporté à la date de réception des informations complémentaires par le comité consultatif.
En cas d’urgence, le ministre chargé de la recherche ou le ministre chargé de la santé peut demander au comité consultatif de statuer dans un délai qui peut être réduit à quinze jours. Il en informe le demandeur.
Lorsque le traitement de données à caractère personnel répond à l’une des normes homologuées conformément à l’article 27, le président du comité consultatif peut donner, au nom du comité, un avis sur ce traitement. Le comité est tenu régulièrement informé de ces avis.
Lorsque, en application du dernier alinéa de l’article 54 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, le comité consultatif détermine les catégories de traitements pour lesquels son avis ne sera plus requis, il ne peut valablement délibérer que si au moins onze de ses membres sont présents. Le comité consultatif notifie sa délibération à la Commission nationale de l’informatique et des libertés. Cette délibération est publiée au Journal officiel de la République française.
Section 4 : Présentation et instruction des demandes d’autorisation par la Commission nationale de l’informatique et des libertés
Le dossier produit à l’appui de la demande d’autorisation comprend outre les précisions prévues par l’article 30 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée :
1° Les pièces et renseignements énumérés aux 1° à 3° de l’article 28 du présent décret ;
2° L’avis rendu par le comité consultatif ou l’avis de réception ou le récépissé de la demande d’avis lorsque le comité consultatif a rendu un avis tacitement favorable ;
3° Les mesures envisagées pour communiquer individuellement aux personnes concernées par le traitement les informations figurant à l’article 57 de la même loi ainsi que la justification de toute demande de dérogation à cette obligation d’information ;
5° Le cas échéant, la justification scientifique et technique de toute demande de dérogation à l’obligation de codage des données permettant l’identification des personnes intéressées et la justification de toute demande de dérogation à l’interdiction de conservation des données sous une forme nominative au-delà de la durée nécessaire à la recherche.
Lorsque le traitement répond à l’une des méthodologies de référence visées à l’article 27, seul un engagement de conformité à l’une d’entre elles est adressé à la commission dans les conditions prévues à l’article 8.
L’autorisation délivrée ou le refus d’autorisation décidé par le président ou le vice- président délégué, par délégation, pour la mise en œuvre d’un traitement relevant de l’article 54 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée est notifiée dans les conditions de l’article 15 du présent décret. Elle est transmise au commissaire du Gouvernement.
Section 5 : Modalités d’information des personnes intéressées
Sauf dérogation accordée par la commission, la communication, avant le début du traitement, aux personnes auprès desquelles sont recueillies des données à caractère personnel ou à propos desquelles de telles données sont transmises, des informations prévues par l’article 57 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, a lieu dans les conditions suivantes :
1° Lorsque les données à caractère personnel sont recueillies directement auprès des personnes intéressées par questionnaire écrit, celui-ci ou à défaut la lettre qui l’accompagne porte la mention lisible de ces informations ;
2° Lorsque les données à caractère personnel sont recueillies oralement, l’enquêteur remet ou fait préalablement parvenir aux personnes intéressées un document contenant ces informations ;
3° Dans le cas où les données à caractère personnel ont été initialement recueillies pour un autre objet que le traitement envisagé, le professionnel de santé en contact direct avec la personne intéressée et effectivement chargé de sa prise en charge thérapeutique l’informe par écrit.
Les personnes accueillies dans les établissements ou les centres où s’exercent des activités de prévention, de diagnostic et de soins donnant lieu à la transmission de données à caractère personnel en vue d’un traitement ayant pour fin la recherche dans le domaine de la santé sont informées des mentions prescrites par l’article 57 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée par la remise d’un document ou par tout autre moyen approprié.
La personne qui entend s’opposer au traitement à des fins de recherche dans le domaine de la santé des données à caractère personnel la concernant peut exprimer son refus par tout moyen auprès soit du responsable de la recherche, soit de l’établissement ou du professionnel de santé détenteur de ces données.
Lorsque la recherche nécessite le recueil de prélèvements biologiques identifiants, le consentement de la personne intéressée ou de ses représentants légaux doit être recueilli, préalablement au traitement, sous forme écrite. En cas d’impossibilité de le recueillir sous cette forme, le consentement exprès de la personne intéressée est attesté par un tiers indépendant de l’organisme qui met en œuvre le traitement.
Les articles 74 à 78 du présent décret sont applicables lorsqu’une sanction est susceptible d’être prononcée en application de l’article 60 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée.
Chapitre V : Dispositions particulières relatives aux demandes d’autorisation de traitements de données de santé à caractère personnel à des fins d’évaluation ou d’analyse des pratiques ou des activités de soins et de prévention
Le dossier produit à l’appui de la demande d’autorisation comprend :
1° L’identité et l’adresse du responsable du traitement et s’il n’est établi ni sur le territoire national ni sur celui d’un autre Etat membre de la Communauté européenne celles de son représentant en France ; les missions ou l’objet social de l’organisme dont il relève ; les catégories de personnes qui auront accès aux données ;
2° Un descriptif de la finalité du traitement et de la population qu’il concerne ; la nature des données dont le traitement est envisagé et la justification du recours à celles-ci ; la durée souhaitée de leur conservation et leurs méthodes d’analyse ; l’identification des personnes, services ou organismes qui en sont détenteurs et qui sont susceptibles de les communiquer au demandeur si celui-ci est autorisé à mettre en œuvre le traitement ; le type de diffusion ou de publication des résultats du traitement envisagé, le cas échéant, par le demandeur ;
6° Le cas échéant, la mention de toute transmission de données à caractère personnel vers un État n’appartenant pas à la Communauté européenne ;
7° Le cas échéant, la liste des traitements répondant aux caractéristiques prévues au deuxième alinéa de l’article 65 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée ; le dossier précise, en ce cas, les catégories de données, les destinataires ou les catégories de destinataires.
Chapitre VI : Dispositions particulières relatives aux demandes d’autorisation de traitements de données à caractère personnel à des fins autres qu’historiques, statistiques ou scientifiques et dont la durée de conservation excède la durée initiale du traitement
Créer par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 6 Le responsable d’un traitement de données à caractère personnel demandant une autorisation de la Commission nationale de l’informatique et des libertés au titre du troisième alinéa de l’article 36 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée présente sa demande selon les modalités prévues aux articles 7 à 11 et 15 à 19 du présent décret.
La demande d’autorisation ne fait pas obstacle à la délivrance du récépissé de déclaration prévue au I de l’article 23 de la même loi.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 4 et 17 La désignation d’un correspondant à la protection des données à caractère personnel par le responsable de traitements relevant des formalités prévues aux articles 22 à 24 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée est notifiée à la Commission nationale de l’informatique et des libertés par lettre remise contre signature ou par remise au secrétariat de la commission contre reçu, ou par voie électronique avec accusé de réception qui peut être adressé par la même voie.
La notification prévue à l’article 42 du présent décret mentionne :
1° Les nom, prénom, profession et coordonnées professionnelles du responsable des traitements, le cas échéant, ceux de son représentant, ainsi que ceux du correspondant à la protection des données à caractère personnel. Pour les personnes morales, la notification mentionne leur forme, leur dénomination, leur siège social ainsi que l’organe qui les représente légalement ;
3° Si la désignation est faite seulement pour certains traitements ou catégories de traitements, l’énumération de ceux-ci ;
4° La nature des liens juridiques entre le correspondant et la personne, l’autorité publique, le service ou l’organisme auprès duquel il est appelé à exercer ses fonctions ;
6° Les mesures prises par le responsable des traitements en vue de l’accomplissement par le correspondant de ses missions en matière de protection des données.
Toute modification substantielle affectant les informations mentionnées aux 1° à 6° est portée à la connaissance de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, dans les formes définies à l’article 42.
Lorsque plus de cinquante personnes sont chargées de la mise en œuvre ou ont directement accès aux traitements ou catégories de traitements automatisés pour lesquels le responsable entend désigner un correspondant à la protection des données à caractère personnel, seul peut être désigné un correspondant exclusivement attaché au service de la personne, de l’autorité publique ou de l’organisme, ou appartenant au service, qui met en œuvre ces traitements.
a) Lorsque le responsable des traitements est une société qui contrôle ou qui est contrôlée au sens de l’article L. 233-3 du code de commerce, le correspondant peut être désigné parmi les personnes au service de la société qui contrôle, ou de l’une des sociétés contrôlées par cette dernière ;
b) Lorsque le responsable des traitements est membre d’un groupement d’intérêt économique au sens du titre V du livre deuxième du code de commerce, le correspondant peut être désigné parmi les personnes au service dudit groupement ;
c) Lorsque le responsable des traitements fait partie d’un organisme professionnel ou d’un organisme regroupant des responsables de traitements d’un même secteur d’activités, il peut désigner un correspondant mandaté à cette fin par cet organisme.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 4 et 17 La désignation d’un correspondant à la protection des données à caractère personnel est, préalablement à sa notification à la Commission nationale de l’informatique et des libertés, portée à la connaissance de l’instance représentative du personnel compétente par le responsable des traitements, par lettre remise contre signature.
Le correspondant ne reçoit aucune instruction pour l’exercice de sa mission.
Les fonctions ou activités exercées concurremment par le correspondant ne doivent pas être susceptibles de provoquer un conflit d’intérêts avec l’exercice de sa mission.
Le responsable des traitements fournit au correspondant tous les éléments lui permettant d’établir et d’actualiser régulièrement une liste des traitements automatisés mis en œuvre au sein de l’établissement, du service ou de l’organisme au sein duquel il a été désigné et qui, à défaut de désignation d’un correspondant, relèveraient des formalités de déclaration prévues par les articles 22 à 24 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée.
4° La fonction de la personne ou le service auprès duquel s’exerce le droit d’accès et
de rectification ainsi que leurs coordonnées ;
Lorsque la liste ne recense pas la totalité des traitements mis en œuvre par le responsable, elle mentionne que d’autres traitements relevant du même responsable figurent sur la liste nationale mise à la disposition du public en application de l’article 31 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée.
Il est consulté, préalablement à leur mise en œuvre, sur l’ensemble des nouveaux traitements appelés à figurer sur la liste prévue par l’article 47.
Il informe le responsable des traitements des manquements constatés avant toute saisine de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.
Il établit un bilan annuel de ses activités qu’il présente au responsable des traitements et qu’il tient à la disposition de la commission.
Article 50 Le responsable des traitements peut, avec l’accord du correspondant à la protection des données à caractère personnel, lui confier les missions mentionnées à l’article 49 pour la totalité des traitements qui dépendent du responsable.
Dans ce cas, la notification prévue à l’article 43 en fait mention.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés peut être saisie à tout moment par le correspondant à la protection des données à caractère personnel ou le responsable des traitements de toute difficulté rencontrée à l’occasion de l’exercice des missions du correspondant. L’auteur de la saisine doit justifier qu’il en a préalablement informé, selon le cas, le correspondant ou le responsable des traitements.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés peut à tout moment solliciter les observations du correspondant à la protection des données ou celles du responsable des traitements.
Lorsque la Commission nationale de l’informatique et des libertés constate, après avoir recueilli ses observations, que le correspondant manque aux devoirs de sa mission, elle demande au responsable des traitements de le décharger de ses fonctions en application du III de l’article 22 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 4 et 17 Hors le cas prévu à l’article 52, lorsqu’il envisage de mettre fin aux fonctions du correspondant pour un motif tenant à un manquement aux devoirs de sa mission, le responsable des traitements saisit la Commission nationale de l’informatique et des libertés pour avis par lettre remise contre signature, comportant toutes précisions relatives aux faits dont il est fait grief.
Le responsable des traitements notifie cette saisine au correspondant dans les mêmes formes en l’informant qu’il peut adresser ses observations à la Commission nationale de l’informatique et des libertés.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés fait connaître son avis au responsable des traitements dans un délai d’un mois à compter de la réception de sa saisine. Ce délai peut être renouvelé une fois sur décision motivée de son président.
Aucune décision mettant fin aux fonctions du correspondant ne peut intervenir avant l’expiration du délai prévu à l’alinéa précédent.
Lorsque le correspondant est démissionnaire ou déchargé de ses fonctions, le responsable des traitements en informe la Commission nationale de l’informatique et des libertés dans les formes prévues à l’article 42.
La notification de cette décision mentionne en outre le motif de la démission ou de la décharge. Il y est annexé, en lieu et place de l’accord prévu au huitième alinéa de l’article 43, le justificatif de la notification de la décision au correspondant.
Cette décision prend effet huit jours après sa date de réception par la Commission nationale de l’informatique et des libertés.
Hormis le cas du remplacement du correspondant, le responsable des traitements est alors tenu de procéder, dans le délai d’un mois, aux formalités prévues aux articles 23 et 24 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée pour l’ensemble des traitements qui s’en étaient trouvés dispensés du fait de la désignation à laquelle il est mis fin.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 4 et 17 Lorsque le responsable des traitements ne respecte pas ses obligations légales relatives au correspondant, la Commission nationale de l’informatique et des libertés l’enjoint par lettre remise contre signature de procéder aux formalités prévues aux articles 23 et 24 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée. Cette lettre mentionne les traitements concernés par l’injonction ainsi que le délai dans lequel le responsable des traitements doit s’y conformer.
Le correspondant prévu au quatrième alinéa de l’article 67 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée est désigné par le responsable de traitements de données à caractère personnel aux fins de journalisme mis en œuvre par un organisme de la presse écrite ou audiovisuelle. Ce correspondant est désigné parmi les personnes attachées au service de cet organisme.
Le correspondant est soumis aux dispositions du présent titre, à l’exception des règles relatives à la désignation et aux missions du correspondant prévues par le 2° de l’article 43, l’article 45, les 4° et 7° et les dixième, onzième et douzième alinéas de l’article 48, ainsi que le cinquième alinéa de l’article 49 du présent décret.
L’habilitation prévue par le dernier alinéa de l’article 19 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée est délivrée aux agents des services de la commission, de catégorie A ou assimilés, pour une durée de cinq ans renouvelable.
Nul agent des services de la commission ne peut être désigné pour effectuer une visite ou une vérification auprès d’un organisme au sein duquel :
Lorsque les conditions prévues aux articles 57, 58 et 59 cessent d’être remplies, il est mis fin à l’habilitation après que l’intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations. En cas d’urgence, la commission peut suspendre l’habilitation pour une durée maximale de six mois.
Modifié par le décret n°2011-2023 du 29 décembre 2011 – art.3 Lorsque la commission effectue un contrôle sur place, elle informe au plus tard lors de son arrivée sur place le responsable des lieux ou son représentant de l’objet des vérifications qu’elle compte entreprendre, de l’identité et de la qualité des personnes chargées du contrôle ainsi que, le cas échéant, de son droit d’opposition à la visite. Lorsque le responsable du traitement n’est pas présent sur les lieux du contrôle, ces informations sont portées à sa connaissance dans les huit jours suivant le contrôle.
Crée par le décret n°2011-2023 du 29 décembre 2011 – art. 4 Lorsque le président de la commission saisit le juge des libertés et de la détention sur le fondement du II de l’article 44 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée afin que celui-ci autorise la visite sur place, le juge statue dans un délai de quarante-huit heures. Sans préjudice du troisième alinéa du II de cet article 44, l’ordonnance autorisant la visite sur place comporte l’adresse des lieux à visiter, le nom et la qualité du ou des agents habilités à procéder aux opérations de visite et de contrôle ainsi que les heures auxquelles ils sont autorisés à se présenter. L’ordonnance, exécutoire au seul vu de la minute, est notifiée sur place, au moment de la visite, au responsable des lieux ou à son représentant qui en reçoit copie intégrale contre récépissé ou émargement au procès-verbal de visite. L’acte de notification comporte mention des voies et délais de recours contre l’ordonnance ayant autorisé la visite et contre le déroulement des opérations de vérification. Il mentionne également que le juge ayant autorisé la visite peut être saisi d’une demande de suspension ou d’arrêt de cette visite. En l’absence du responsable des lieux ou de son représentant, l’ordonnance est notifiée, après la visite, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. A défaut de réception de la lettre recommandée, il est procédé à la signification de l’ordonnance par acte d’huissier dejustice. Le juge des libertés et de la détention peut, s’il l’estime utile, se rendre dans les locaux pendant l’intervention. A tout moment, il peut décider la suspension ou l’arrêt de la visite. La saisine du juge des libertés et de la détention aux fins de suspension ou d’arrêt des opérations de visite et de vérification n’a pas d’effet suspensif.
Crée par le décret n°2011-2023 du 29 décembre 2011 – art. 4 L’ordonnance autorisant la visite peut faire l’objet d’un appel devant le premier président de la cour d’appel suivant les règles prévues par les articles 931 et suivants du code de procédure civile. Cet appel est formé par déclaration remise ou adressée par lettre recommandée avec demande d’avis de réception au greffe de la cour d’appel dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance. Cet appel n’est pas suspensif. Le greffe du tribunal de grande instance transmet sans délai le dossier de l’affaire au greffe de la cour d’appel où les parties peuvent le consulter. L’ordonnance du premier président de la cour d’appel est susceptible d’un pourvoi en cassation selon les règles prévues par les articles 974 et suivants du code de procédure civile.
Crée par le décret n°2011-2023 du 29 décembre 2011 – art. 4 Le premier président de la cour d’appel connaît des recours contre le déroulement des opérations de visite autorisées par le juge des libertés et de la détention. Le recours est formé par déclaration remise ou adressée par lettre recommandée avec demande d’avis de réception au greffe de la cour d’appel dans un délai de quinze jours à compter de la notification du procès-verbal de la visite. Ce recours n’est pas suspensif. L’ordonnance du premier président de la cour d’appel est susceptible d’un pourvoi en cassation selon les règles prévues par les articles 974 et suivants du code de procédure civile. Le délai du pourvoi en cassation est de quinze jours.
Article 63 Lorsqu’en application de l’article 49 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée la commission procède à des vérifications, à la demande d’une autorité exerçant des compétences analogues aux siennes dans un autre Etat membre de la Communauté européenne, elle en informe le responsable du traitement. Elle l’informe également que les informations recueillies ou détenues par la commission sont susceptibles d’être communiquées à cette autorité.
Modifié par le décret n°2011-2023 du 29 décembre 2011 – art. 5 Les missions de contrôle sur place font l’objet d’un procès-verbal.
Lorsque la visite a lieu avec l’autorisation et sous le contrôle du juge en application du II de l’article 44 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, copie du procès-verbal de la visite lui est adressée par le président de la commission.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 4 et 17 En application du premier alinéa du III de l’article 44 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, les personnes chargées du contrôle peuvent convoquer et entendre toute personne susceptible de leur fournir tout renseignement ou toute justification utiles pour l’accomplissement de leur mission.
La convocation, adressée par lettre remise contre signature, ou remise en main propre contre récépissé ou acte d’huissier, doit parvenir au moins huit jours avant la date de son audition.
Un procès-verbal est dressé dans les conditions prévues à l’article 64. Lorsque l’intéressé ne se rend pas à l’audition, il en est fait mention dans un procès-verbal de carence établi par les personnes chargées du contrôle.
Lorsqu’en application du deuxième alinéa du III de l’article 44 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée le président de la commission fait appel à un ou plusieurs experts, sa demande définit l’objet de l’expertise et fixe le délai de sa réalisation.
Préalablement aux opérations d’expertise, le ou les experts désignés attestent auprès du président de la commission qu’ils répondent aux conditions posées aux articles 57 à 60.
Modifié par le décret n°2011-2023 du 29 décembre 2011 – art. 6 Lorsque les opérations de vérification nécessitent l’accès à des données médicales individuelles, telles que visées au troisième alinéa du III de l’article 44 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, le préfet ou, selon le cas, le directeur général de l’agence régionale de santé dans le ressort territorial duquel doit avoir lieu le contrôle désigne, à la demande du président de la commission, un médecin inspecteur du travail ou un médecin chargé de requérir la communication de ces données ; le président de la commission peut également désigner un médecin inscrit sur une liste d’experts judiciaires. Le président de la commission définit les conditions d’exercice de la mission confiée au médecin selon les formes prescrites aux premier et deuxième alinéas de l’article 67.
Préalablement aux opérations de vérification requises, le médecin désigné atteste auprès du président de la commission qu’il répond aux conditions posées aux articles 57 à 60. Le médecin présente en réponse à toute demande son ordre de mission. Le médecin consigne dans un rapport les vérifications qu’il a faites sans faire état, en aucune manière, des données médicales individuelles auxquelles il a eu accès.
Lorsqu’une personne interrogée dans le cadre des vérifications faites par la commission oppose le secret professionnel, mention de cette opposition est portée au procès-verbal établi par les personnes chargées du contrôle. Il est alors également fait mention des dispositions législatives ou réglementaires auxquelles se réfère, le cas échéant, la personne interrogée ainsi que la nature des données qu’elle estime couvertes par ces dispositions.
Modifié par le décret n°2011-2023 du 29 décembre 2011 – art. 8 Les membres de la commission élisent en leur sein à la majorité absolue des membres composant la commission le président, le vice-président et les quatre autres membres de la formation restreinte dans les conditions prévues à l’article 13 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée.
Abrogé par le décret n°2011-2023 du 29 décembre 2011 – art. 9
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 4 et 17 Modifié par le décret n°2011-2023 du 29 décembre 2011 – art. 10 Une mise en demeure est adressée au responsable du traitement à l’encontre duquel une sanction autre que l’avertissement est susceptible d’être prononcée.
Lorsqu’une sanction est susceptible d’être prononcée, le président de la commission désigne un rapporteur n’appartenant pas à la formation restreinte et répondant aux exigences mentionnées au II de l’article 14 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée.
Le rapporteur procède à toutes diligences utiles avec le concours des services de la commission. Le responsable du traitement peut être entendu si le rapporteur l’estime utile. L’audition du responsable du traitement donne lieu à l’établissement d’un procès- verbal qu’il signe. En cas de refus de signer, il en est fait mention par le rapporteur. Les personnes entendues peuvent être assistées d’un conseil de leur choix. Le rapporteur peut entendre toute autre personne dont l’audition lui paraît utile.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 4, 7, 17
Modifié par le décret n°2011-2023 du 29 décembre 2011 – art. 11 Le rapport prévu par l’article 46 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée est notifié au responsable du traitement par tout moyen permettant à la commission d’apporter la preuve de la date de cette notification. Il est également transmis à la formation restreinte.
Le responsable du traitement dispose d’un délai d’un mois pour transmettre au rapporteur et à la formation restreinte ses observations écrites. S’il a son domicile hors du territoire métropolitain, ce délai est porté à deux mois. La notification du rapport mentionne ce délai et précise que le responsable du traitement peut prendre connaissance et copie des pièces du dossier auprès des services de la commission et se faire assister ou représenter par tout conseil de son choix.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 4 et 17
Modifié par le décret n°2011-2023 du 29 décembre 2011 – art. 12 Le responsable du traitement est informé de la date de la séance de la formation restreinte au cours de laquelle est inscrite l’affaire le concernant et de la faculté qui lui est offerte d’y être entendu, lui-même ou son représentant, par lettre remise contre signature, ou remise en main propre contre récépissé ou acte d’huissier. Cette lettre doit lui parvenir au moins un mois avant la date de la séance au cours de laquelle l’affaire est examinée. En cas de réexamen de l’affaire lors d’une séance ultérieure, ce délai minimal peut être ramené à sept jours. Elle mentionne que ses observations écrites doivent parvenir à la formation restreinte au plus tard trois jours francs avant la séance.
Modifié par le décret n°2011-2023 du 29 décembre 2011 – art. 13 Lors de la séance, le rapporteur peut présenter des observations orales sur l’affaire. Le responsable du traitement et, le cas échéant, son conseil sont invités à présenter des observations orales à l’appui de leurs conclusions écrites. Le commissaire du Gouvernement est invité à donner son avis sur l’affaire. La formation restreinte peut entendre toute personne dont elle estime l’audition utile. Dans tous les cas, le responsable du traitement et, le cas échéant, son conseil doivent pouvoir prendre la parole en dernier. Lorsque la formation restreinte s’estime insuffisamment éclairée, elle peut demander au rapporteur de poursuivre ses diligences.
Modifié par le décret n°2011-2023 du 29 décembre 2011 – art. 14 La décision de sanction énonce les considérations de droit et de fait sur lesquels elle est fondée. Elle indique les voies et délais de recours.
La décision de sanction est notifiée à la personne concernée par lettre remise contre signature, ou remise en main propre contre récépissé ou acte d’huissier. Cette décision est communiquée au commissaire du Gouvernement.
Section 3 : La procédure d’urgence
Modifié par le décret n°2011-2023 du 29 décembre 2011 – art. 15 Sous réserve des dispositions qui suivent, les articles 74 à 78 du présent décret, à l’exception de la dernière phrase de l’article 76, sont applicables à la procédure présidant aux sanctions prises en application des 1°, 2° et 3° du II de l’article 45 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée.
Le responsable du traitement dispose d’un délai de quinze jours pour transmettre à la formation restreinte ses observations écrites.
Article 80 Modifié par le décret n°2011-2023 du 29 décembre 2011 – art. 16 Lorsque la formation restreinte constate que la mise en oeuvre d’un traitement de données, au nombre de ceux qui sont mentionnés aux I et II de l’article 26 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, entraîne une violation des droits et libertés mentionnés à l’article 1er de la même loi, elle informe, par tout moyen, le responsable du traitement.
Le responsable du traitement dispose d’un délai de huit jours pour transmettre à la formation restreinte ses observations écrites sur les manquements qui ont été constatés. Ce délai est porté à sa connaissance.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 8 et 17
I. - Lorsqu’il est saisi en application des dispositions du I de l’article 39 ou du III de l’article 45 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, le juge administratif statue dans les conditions définies au chapitre 5 du titre V du livre cinquième du code de justice administrative (partie réglementaire).
II. - Lorsqu’il est saisi en application des dispositions du III de l’article 45 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, le juge judiciaire statue dans les conditions définies à la section IV du chapitre II du titre Ier du livre troisième du code de l’organisation judiciaire (partie réglementaire).
Abrogé par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007- art.9
Lorsqu’un traitement fait l’objet d’un décret autorisant la dispense de publication de l’acte l’autorisant en application du III de l’article 26 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, le sens de l’avis émis par la commission ne peut porter que la mention « favorable », « favorable avec réserve » ou « défavorable ».
Dans les cas visés au premier alinéa et pour l’application du II de l’article 31 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, la commission ne peut mettre à la disposition du public que le sens de son avis.
Les agents de la commission et les personnes lui prêtant leur concours, appelés dans le cadre de l’exécution de leur mission, à prendre connaissance d’informations classifiées au titre de la protection du secret de défense nationale, doivent y être habilités par le Premier ministre dans les conditions fixées par le décret du 17 juillet 1998 susvisé.
Les agents de la commission et les personnes lui prêtant leur concours, appelés à effectuer les visites ou les vérifications portant sur les traitements relevant de l’article 26 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, doivent y être habilités par le Premier ministre, sur proposition du président de la commission, après une enquête administrative, dans les conditions prévues par la loi du 21 janvier 1995 susvisée, vérifiant que la moralité ou le comportement de ces personnes n’est pas incompatible avec l’exercice de leurs missions et la consultation de ces fichiers.
Le président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés fait connaître, chaque année, au Premier ministre les nom et qualité des membres, des agents de la commission et des personnes lui prêtant leur concours, désignés pour procéder à toutes investigations concernant les traitements relevant de l’article 26 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 4 et 17 Toute demande d’accès ou de rectification des informations figurant dans les traitements intéressant la sûreté de l’Etat, la défense ou la sécurité publique, autorisés en application du 2° du I de l’article 26 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, est adressée à la commission par écrit.
La demande doit être signée et accompagnée de la photocopie d’un titre d’identité portant la signature du titulaire. Elle doit préciser l’adresse à laquelle doit parvenir la réponse. Lorsqu’il existe un doute sur l’adresse indiquée ou sur l’identité du demandeur, la réponse de la commission peut être expédiée par lettre remise contre signature, la vérification de l’adresse ou de l’identité du demandeur s’effectuant lors de la délivrance du pli. Toute demande manifestement abusive peut être rejetée.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 4 et 17 Saisie dans les conditions fixées à l’article 86, la commission notifie au demandeur, dans un délai de quatre mois à compter de sa saisine, le résultat de ses investigations. Si la demande ne comporte pas tous les éléments permettant à la commission de procéder aux investigations qui lui ont été demandées, celle-ci invite le demandeur à les lui fournir. Le délai de quatre mois court à compter de la date de réception par la commission de ces informations complémentaires.
Le responsable du traitement dispose pour réaliser ses investigations d’un délai de trois mois à compter de la date de réception de la transmission par la commission de la demande d’accès. Ce délai peut être prorogé d’un mois supplémentaire lorsque le traitement de la demande nécessite des investigations complexes. La commission en est informée par le responsable du traitement. Le délai visé à l’alinéa précédent est alors porté à cinq mois. Le délai dont bénéficie le responsable du traitement s’impute sur le délai prévu à l’alinéa précédent.
Lorsque la commission sollicite l’avis d’une autorité exerçant des compétences analogues aux siennes dans un autre État membre de l’Union européenne ou un État tiers, le délai de quatre mois court à compter de la réception par la commission des informations qu’elle a demandées.
Crée par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art. 11
Modifié par le décret n°2011-1308 du 14 octobre 2011- art. 3
I. - Lorsque l’acte réglementaire créant un traitement mentionné à l’article 230-6 du code de procédure pénale susvisée prévoit un droit d’accès indirect, les demandes concernant le traitement de données à caractère personnel placé sous le contrôle du procureur de la République sont instruites selon les modalités suivantes :
La demande est adressée à la Commission nationale de l’informatique et des libertés. Elle est traitée dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article 87 dans un délai de six mois. Dès réception de la demande, le responsable du traitement dispose d’un délai d’un mois et demi pour saisir le procureur de la République. Ce délai peut être prorogé d’un mois supplémentaire si le traitement de la demande nécessite des investigations complexes. La commission en est informée par le responsable du traitement. Le procureur de la République dispose d’un délai de trois mois pour se prononcer sur les suites qu’il convient de réserver à la demande. Il communique ses prescriptions au responsable du traitement qui, dans un délai de quinze jours, informe la commission des suites réservées à la demande.
II. - Toutefois, lorsque l’acte réglementaire visé au I prévoit également l’exercice d’un droit d’accès indirect auprès du procureur de la République, les demandes sont instruites selon les modalités suivantes : Le procureur de la République se prononce sur les suites qu’il convient de lui réserver dans un délai de trois mois. Il communique ses prescriptions au responsable du traitement qui, dans un délai d’un mois, informe la Commission nationale de l’informatique et des libertés des suites réservées à la demande de l’intéressé. La commission porte sans délai la décision du responsable du traitement à la connaissance de l’intéressé
Aux termes de ses investigations, la commission constate, en accord avec le responsable du traitement, celles des informations susceptibles d’être communiquées au demandeur dès lors que leur communication ne met pas en cause les finalités du traitement, la sûreté de l’État, la défense ou la sécurité publique. Elle transmet au demandeur ces informations. Le cas échéant, celles-ci sont communiquées selon des modalités définies d’un commun accord entre la commission et le responsable du traitement.
Lorsque le responsable du traitement s’oppose à la communication au demandeur de tout ou partie des informations le concernant, la commission l’informe qu’il a été procédé aux vérifications nécessaires.
La commission peut constater, en accord avec le responsable du traitement, que les informations concernant le demandeur doivent être rectifiées ou supprimées et qu’il y a lieu de l’en informer. En cas d’opposition du responsable du traitement, la commission se borne à informer le demandeur qu’il a été procédé aux vérifications nécessaires.
Lorsque le traitement ne contient aucune information concernant le demandeur, la commission informe celui-ci, avec l’accord du responsable du traitement.
En cas d’opposition du responsable du traitement, la commission se borne à informer le demandeur qu’il a été procédé aux vérifications nécessaires.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 – art.12 et 17
Les dispositions des articles 86, 87 et 88 sont applicables aux traitements mis en œuvre par les administrations publiques et les personnes privées chargées d’une mission de service public qui ont pour mission de prévenir, rechercher ou constater des infractions, ou de contrôler ou recouvrer des impositions, si l’autorisation mentionnée aux articles 25, 26 ou 27 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée a prévu que le droit d’accès s’exercerait dans les conditions de l’article 41 de la même loi.
Lorsque les informations contenues dans l’un des traitements visés au premier alinéa font l’objet d’une procédure judiciaire, celles-ci ne peuvent être communiquées que si ladite procédure est close.
Chapitre Ier : L’obligation d’information incombant aux responsables de traitements
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.1 4 Le responsable du traitement porte directement à la connaissance des personnes auprès desquelles sont recueillies des données à caractère personnel les informations énumérées au I de l’article 32 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée sur le support de collecte ou, à défaut, sur un document préalablement porté à leur connaissance en caractères lisibles. En application du 6° du I du même article, il les informe également, dans les mêmes conditions, des coordonnées du service compétent auprès duquel elles peuvent exercer leurs droits d’opposition, d’accès et de rectification. Lorsque la collecte des données est opérée oralement à distance, il est donné lecture de ces informations aux intéressés en leur indiquant qu’ils peuvent, sur simple demande, même exprimée oralement, recevoir postérieurement ces informations par écrit. Les informations mentionnées à l’alinéa précédent peuvent être communiquées aux intéressés, avec leur accord, par voie électronique. Lorsque les informations sont portées à la connaissance de l’intéressé par voie d’affichage, il lui est indiqué qu’il peut, sur simple demande orale ou écrite, recevoir ces informations sur un support écrit.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.14 Les informations figurant au 7° du I de l’article 32 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée que le responsable du traitement communique, dans les conditions prévues à l’article 90, à la personne auprès de laquelle des données à caractère personnel sont recueillies, sont les suivantes :
1° Le ou les pays d’établissement du destinataire des données dans les cas où ce ou
ces pays sont déterminés lors de la collecte des données ;
Lorsque le transfert est envisagé postérieurement à la collecte des données à caractère personnel, celui-ci ne peut intervenir que dans un délai de quinze jours suivant la réception par l’intéressé des informations ci-dessus ou, le cas échéant, au terme de la procédure visée à l’article 94.
Article 91-1.
Créé par le décret n°2012-436 du 30 mars 2012 – art.25
La notification d’une violation des données à caractère personnel prévue au premier alinéa du II de l’article 34 bis de la loi du 6 janvier 1978 susvisée est adressée à la Commission nationale de l’informatique et des libertés par lettre remise contre signature qui précise la nature et les conséquences de la violation des données à caractère personnel, les mesures déjà prises ou proposées par le fournisseur de services de communications électroniques accessibles au public pour y remédier et les personnes auprès desquelles des informations supplémentaires peuvent être obtenues et, lorsque cela est possible, une estimation du nombre de personnes susceptibles d’être impactées par la violation en cause.
La notification d’une violation des données à caractère personnel prévue au deuxième alinéa du II de l’article 34 bis de la loi du 6 janvier 1978 est adressée à la personne intéressée par tout moyen permettant au fournisseur de services de communications électroniques accessibles au public d’apporter la preuve de l’accomplissement de cette formalité. Cette notification précise la nature de la violation de données à caractère personnel, les personnes auprès desquelles des informations supplémentaires peuvent être obtenues ainsi que les mesures que le fournisseur recommande à la personne intéressée de prendre pour atténuer les conséquences négatives de cette violation.
Cette notification n’est toutefois pas nécessaire si la Commission nationale de l’informatique et des libertés a constaté que les mesures de protection appropriées au sens de l’article 91-3 et sur lesquelles elle s’est prononcée dans les conditions prévues aux articles 91-4 et 91-5 ont été mises en œuvre par le fournisseur et efficacement appliquées aux données concernées par cette violation.
Chapitre Ier bis : Procédure d’information sur les mesures de protection appropriées
Article 91-3
Créé par le décret n°2012-436 du 30 mars 2012 – art.26 Constitue une mesure de protection appropriée, au sens de l’article 34 bis de la loi du 6 janvier 1978, toute mesure technique efficace destinée à rendre les données incompréhensibles à toute personne qui n’est pas autorisée à y avoir accès.
Article 91-4
Créé par le décret n°2012-436 du 30 mars 2012 – art.26 Pour informer la Commission nationale de l’informatique et des libertés des mesures de protection qu’il met en œuvre et qu’il a appliquées au cas particulier, le fournisseur lui adresse, par tout moyen permettant d’apporter la preuve de leur notification, les informations suivantes :
5° L’accomplissement ou non de la formalité de notification prévue à la personne intéressée par l’article 91-2 et, dans la négative, les raisons justifiant l’absence de notification.
Créé par le décret n°2012-436 du 30 mars 2012 – art.26
La Commission nationale de l’informatique et des libertés vérifie dans un délai de deux mois si les mesures de protection appropriées ont été mises en œuvre et appliquées et apprécie la gravité au cas particulier de la violation de données à caractère personnel. Le silence gardé par la commission au terme de ce délai vaut constat de non-application au cas particulier des mesures de protection appropriées et emporte pour le fournisseur, s’il n’a pas déjà averti la personne intéressée, l’obligation de procéder à la notification prévue à l’article 91-2. Ce délai ne court qu’à compter de la réception complète des informations prévues à l’article 91-4.
Si le fournisseur n’a pas déjà averti la personne intéressée de la violation de ces données en application de l’article 91-2, la commission peut en outre, lorsqu’elle estime la violation grave, mettre le fournisseur en demeure de l’informer en application du dernier alinéa du II de l’article 34 bis de la loi du 6 janvier 1978 dans un délai qui ne peut être supérieur à un mois.
Chapitre II : Les droits des personnes à l’égard des traitements de données à caractère personnel
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.1 4 Les demandes tendant à la mise en œuvre des droits prévus aux articles 38 à 40 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, lorsqu’elles sont présentées par écrit au responsable du traitement, sont signées et accompagnées de la photocopie d’un titre d’identité portant la signature du titulaire. Elles précisent l’adresse à laquelle doit parvenir la réponse. Lorsqu’il existe un doute sur l’adresse indiquée ou sur l’identité du demandeur, la réponse peut être expédiée sous pli recommandé sans avis de réception, la vérification de l’adresse ou de l’identité du demandeur s’effectuant lors de la délivrance du pli. Lorsque le responsable du traitement ou, en application des articles 49 et 50, le correspondant à la protection des données n’est pas connu du demandeur, celui-ci peut adresser sa demande au siège de la personne morale, de l’autorité publique, du service ou de l’organisme dont il relève. La demande est transmise immédiatement au responsable du traitement.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.1 4 Lorsqu’une demande est présentée sur place, l’intéressé justifie par tout moyen de son identité auprès du responsable du traitement. Il peut se faire assister d’un conseil de son choix. La demande peut être également présentée par une personne spécialement mandatée à cet effet par le demandeur, après justification de son mandat, de son identité et de l’identité du mandant.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.14
Le responsable du traitement répond à la demande présentée par l’intéressé dans le délai de deux mois suivant sa réception. Si la demande est imprécise ou ne comporte pas tous les éléments permettant au responsable du traitement de procéder aux opérations qui lui sont demandées, celui-ci invite le demandeur à les lui fournir avant l’expiration du délai prévu à l’alinéa précédent. Le responsable du traitement y procède par lettre remise contre signature ou par voie électronique. La demande de compléments d’information suspend le délai prévu à l’alinéa précédent. Sauf lorsque la demande est manifestement abusive, les décisions du responsable du traitement de ne pas donner une suite favorable à la demande qui lui est présentée sont motivées et mentionnent les voies et délais de recours ouverts pour les contester. Le silence gardé pendant plus de deux mois par le responsable du traitement sur une demande vaut décision de refus.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.14 Les codes, sigles et abréviations figurant dans les documents délivrés par le responsable de traitement en réponse à une demande doivent être explicités, si nécessaire sous la forme d’un lexique.
Décret A jour au 31/03/2012
Section 2 : Dispositions particulières au droit d’opposition
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.14 Pour faciliter l’exercice du droit d’opposition prévu au deuxième alinéa de l’article 38 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, l’intéressé est mis en mesure d’exprimer son choix avant la validation définitive de ses réponses.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.14 Le responsable du traitement auprès duquel le droit d’opposition a été exercé informe sans délai de cette opposition tout autre responsable de traitement qu’il a rendu destinataire des données à caractère personnel qui font l’objet de l’opposition.
Section 3 : Disposition particulière au droit d’accès direct
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.14 La demande d’accès peut être effectuée par écrit. Lorsque le responsable du traitement permet la consultation des données sur place, celle-ci n’est possible que sous réserve de la protection des données personnelles des tiers. Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, une copie des données à caractère personnel du demandeur peut être obtenue immédiatement.
Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.14 Lorsque des données à caractère personnel ont été transmises à un tiers, le responsable du traitement qui a procédé à leur rectification en informe sans délai ce tiers. Celui-ci procède également sans délai à la rectification.
Article 100 Modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.14 Outre la justification de son identité, l’héritier d’une personne décédée qui souhaite la mise à jour des données concernant le défunt doit, lors de sa demande, apporter la preuve de sa qualité d’héritier par la production d’un acte de notoriété ou d’un livret de famille.
Crée par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.15 Lorsque le responsable du traitement envisage le transfert de données à caractère personnel vers un Etat n’appartenant pas à la Communauté européenne et que cet ou ces Etats sont au nombre de ceux pour lesquels la Commission européenne considère qu’ils assurent un niveau de protection suffisant des données à caractère personnel, il est satisfait à l’exigence requise au 10° du I de l’article 30 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée en mentionnant :
1° Le ou les pays d’établissement du ou des destinataires du transfert ;
Crée par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.15
Lorsque le responsable du traitement envisage un transfert de données à caractère personnel vers un pays qui ne figure pas dans la liste prévue à l’article 108 et qu’il invoque pour justifier ce transfert une exception prévue aux 1° à 6° de l’article 69 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, il indique à la commission, outre les informations prévues à l’article 101, laquelle de ces exceptions il invoque.
Crée par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.15 Lorsque le responsable de traitement envisage un transfert de données à caractère personnel qui requiert une décision ou un avis prévus à l’avant-dernier alinéa de l’article 69 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, il précise à la commission, outre les informations prévues à l’article 101, les mesures ou le dispositif destinés à garantir un niveau de protection suffisant de la vie privée ainsi que des libertés et droits fondamentaux des personnes.
La commission se prononce, pour ce qui concerne les autorisations de transfert, selon la procédure prévue au III de l’article 25 de la loi susmentionnée, et, pour ce qui concerne les avis sur les transferts, selon la procédure prévue à l’article 28 de la même loi.
Crée par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.15 Les informations prévues aux articles 101 à 103 sont adressées à la commission dans les conditions prévues à l’article 8.
Crée par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.15 Lorsque le responsable du traitement envisage un transfert de données à caractère personnel vers un Etat n’appartenant pas à la Communauté européenne ne présentant pas un niveau de protection suffisant de la vie privée ainsi que des libertés et droits fondamentaux des personnes, postérieurement à la mise en oeuvre d’un traitement, il est fait application des dispositions des articles 101 à 103, y compris pour les transferts de données issues d’un traitement initialement dispensé de déclaration en application du II ou du III de l’article 22 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée ou d’un traitement autorisé en application du II de l’article 25 de la même loi.
Le responsable d’un traitement visé au III de l’article 22 de la loi précitée procède alors concomitamment aux formalités de déclaration prévues au titre II.
Crée par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.15 En cas de modification substantielle affectant les informations requises aux articles 101 à 103, la commission est informée sans délai dans les conditions prévues à l’article 8.
Le responsable du traitement ne communique aux personnes intéressées les informations figurant à l’article 91 que lorsque la modification substantielle est de nature à rendre insuffisante leur information.
Crée par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.15 Les décisions que la commission adopte en application de l’avant-dernier alinéa de l’article 69 et de l’article 70 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée sont notifiées au responsable du traitement par lettre remise contre signature dans un délai de huit jours. Ces décisions mentionnent les voies et délais de recours ouverts au responsable du traitement pour les contester.
Les décisions par lesquelles la commission autorise ou suspend les transferts de données à caractère personnel vers des Etats n’appartenant pas à la Communauté européenne sont notifiées, dans les huit jours suivant leur adoption, à la Commission européenne.
La commission informe dans le même délai les autorités de contrôle des autres Etats membres de la Communauté européenne des décisions d’autorisation mentionnées à l’alinéa précédent.
Crée par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.15 La commission met à la disposition du public la liste des décisions de la Commission européenne concernant le niveau de protection offert par les Etats n’appartenant pas à la Communauté européenne au regard de la vie privée, des libertés et droits fondamentaux et à l’égard d’un transfert ou d’une catégorie de transferts de données à caractère personnel. Elle actualise cette liste au fur et à mesure de la publication des décisions de la Commission européenne au Journal officiel de l’Union européenne.
Crée par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.15 Lorsque les avis émis en application de l’avant-dernier alinéa de l’article 69 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée portent sur un traitement faisant l’objet d’une dispense de publication de l’acte réglementaire autorisant sa création, ils sont publiés dans les conditions prévues à l’article 83.
Article 110 Transféré par le décret 2007-451 du 25 mars 2007-art.13 Sont insérées après l’article R. 625-9 du code pénal (deuxième partie : Décrets en Conseil d’État) les dispositions suivantes :
« Art. R. 625-10. - Lorsque cette information est exigée par la loi, est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe le fait, pour le responsable d’un traitement automatisé de données à caractère personnel :
« a) De l’identité du responsable du traitement et, le cas échéant, de celle de son
« d) Des conséquences éventuelles, à son égard, d’un défaut de réponse ;
« f) De ses droits d’opposition, d’interrogation, d’accès et de rectification ;
« g) Le cas échéant, des transferts de données à caractère personnel envisagés à destination d’un Etat non membre de la Communauté européenne ;
« 2° Lorsque les données sont recueillies par voie de questionnaire, de ne pas porter sur le questionnaire les informations relatives : « a) A l’identité du responsable du traitement et, le cas échéant, à celle de son représentant ; « b) A la finalité poursuivie par le traitement auquel les données sont destinées ; « c) Au caractère obligatoire ou facultatif des réponses ; « d) Aux droits d’opposition, d’interrogation, d’accès et de rectification des personnes auprès desquelles sont recueillies les données ;
« b) Des moyens dont elle dispose pour s’y opposer ;
« 4° De ne pas fournir à la personne concernée, lorsque les données à caractère personnel n’ont pas été recueillies auprès d’elle, les informations énumérées au 1° et au 2° dès l’enregistrement des données ou, si une communication des données à des tiers est envisagée, au plus tard lors de la première communication des données.
« Art. R. 625-11. - Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe le fait, pour le responsable d’un traitement automatisé de données à caractère personnel, de ne pas répondre aux demandes d’une personne physique justifiant de son identité qui ont pour objet :
« 1° La confirmation que des données à caractère personnel la concernant font ou ne font pas l’objet de ce traitement ;
« 3° Le cas échéant, les informations relatives aux transferts de données à caractère personnel envisagés à destination d’un État non membre de la Communauté européenne ;
« 4° La communication, sous une forme accessible, des données à caractère personnel qui la concernent ainsi que de toute information disponible quant à l’origine de celles- ci ;
« 5° Les informations permettant de connaître et de contester la logique qui sous-tend le traitement automatisé en cas de décision prise sur le fondement de celui-ci et produisant des effets juridiques à l’égard de l’intéressé.
« Est puni de la même peine le fait de refuser de délivrer, à la demande de l’intéressé, une copie des données à caractère personnel le concernant, le cas échéant, contre paiement d’une somme qui ne peut excéder le coût de la reproduction.
« Les contraventions prévues par le présent article ne sont toutefois pas constituées si le refus de réponse est autorisé par la loi soit afin de ne pas porter atteinte au droit d’auteur, soit parce qu’il s’agit de demandes manifestement abusives, notamment par leur nombre, leur caractère répétitif ou systématique, soit parce que les données à caractère personnel sont conservées sous une forme excluant manifestement tout risque d’atteinte à la vie privée des personnes concernées et pendant une durée n’excédant pas celle nécessaire aux seules finalités d’établissement de statistiques ou de recherche scientifique ou historique.
« Art. R. 625-12. - Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe le fait, pour le responsable d’un traitement automatisé de données à caractère personnel, de ne pas procéder, sans frais pour le demandeur, aux opérations demandées par une personne physique justifiant de son identité et qui exige que soient rectifiées, complétées, mises à jour, verrouillées ou effacées les données à caractère personnel la concernant ou concernant la personne décédée dont elle est l’héritière, lorsque ces données sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées, ou lorsque leur collecte, leur utilisation, leur communication ou leur conservation est interdite.
« Art. R. 625-13. - Les personnes morales peuvent être déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues par l’article 121-2, des contraventions prévues par la présente section.
Transféré et modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.13 et 16 Modifié par le décret n°2011-2023 du 29 décembre 2011 – art. 17
I. ― Les dispositions du présent décret sont applicables de plein droit à Mayotte, en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie et dans les Terres australes antarctiques françaises et sont étendues dans leur rédaction issue du décret n° 2011-2023 du 29 décembre 2011 aux îles Wallis et Futuna, sous réserve des adaptations suivantes :
1° Le remboursement des frais prévus à l’article 6 intervient dans les conditions prévues par les décrets du 12 avril 1989 et du 22 septembre 1998 susvisés ;
2° Au premier alinéa de l’article 30, les mots : « dans un délai d’un mois » sont remplacés par les mots : « dans un délai de deux mois » ;
3° A l’article 31, les mots : « dans un délai qui peut être réduit à quinze jours » sont remplacés par les mots : « dans un délai qui peut être réduit à un mois » ;
4° bis A l’article 62-2, les mots : "du tribunal de grande instance” sont remplacés par les mots : "du tribunal de première instance” en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna.
5° Au deuxième alinéa de l’article 66, les mots : « au moins huit jours avant la date de son audition » sont remplacés par les mots : « au moins un mois avant la date de son audition » ;
6° A l’article 68, les mots : « le préfet ou, selon le cas, le directeur général de l’agence régionale de santé dans le ressort territorial duquel doit avoir lieu le contrôle » sont remplacés par les mots :
a) « Le haut-commissaire de la République », en Polynésie française et en
b) « L’administrateur supérieur des îles Wallis et Futuna », dans les îles Wallis
et Futuna ;
c) « L’administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises »,
d) "le préfet ou, selon le cas, le directeur général de l’agence de santé de l’océan
Indien”, dans le département de Mayotte ;
7° A l’article 75, les mots : « dispose d’un délai d’un mois » sont remplacés par les mots : « dispose d’un délai de deux mois ».
8° Au premier alinéa de l’article 94, les mots : “dans le délai de deux mois sont remplacés par les mots : “dans le délai de trois mois ;
9° A l’article 100, les mots : “par la production d’un acte de notoriété ou d’un livret de famille sont remplacés par les mots : “par tous moyens. »
II. ― Pour son application à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Saint-Barthélemy, à Saint- Martin et à La Réunion, à l’article 68, les mots : "le directeur général de l’agence régionale de santé” sont remplacés par les mots :
1° "Le directeur de l’administration territoriale de santé de Saint-Pierre-et-Miquelon”
pour Saint-Pierre-et-Miquelon ;
2° "Le directeur de l’agence de santé de la Guadeloupe, de Saint-Barthélemy et de
Saint-Martin” pour la Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin ;
3° "Le directeur de l’agence de santé de l’océan Indien” pour La Réunion.
Transféré par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.13 Dans les îles Wallis et Futuna, en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie et dans les Terres australes et antarctiques françaises, la compétence dévolue aux huissiers de justice pour la délivrance des actes prévus au présent décret peut être exercée par un représentant de l’autorité administrative ou militaire.
Transféré et modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.13 et 16 Les articles R. 555-1 et R. 55-2 du code de justice administrative sont applicables à Mayotte, dans les îles Wallis et Futuna, en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie et dans les Terres australes et antarctiques françaises.
Transféré par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.13 Au chapitre Ier du titre III du livre IX du code de l’organisation judiciaire (partie réglementaire), après l’article R. 931-10-3, il est ajouté un article R. 931-10-4 ainsi rédigé :
« Art. R. 931-10-4. - Les dispositions de l’article R. 312-4 sont applicables en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie, sous réserve du remplacement de la référence aux articles 484 et suivants du nouveau code de procédure civile par une référence aux dispositions de procédure civile applicables localement. »
Transféré et modifié par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.13 et 16 Au chapitre V du titre III du livre IX du code de l’organisation judiciaire (partie réglementaire), après l’article R. 935-2, il est ajouté un article R. 935-3 ainsi rédigé :
« Art. R. 935-3. - Les dispositions de l’article R. 312-4 sont applicables dans les Terres australes et antarctiques françaises, sous réserve du remplacement de la référence aux articles 484 et suivants du nouveau code de procédure civile par une référence aux dispositions de procédure civile applicables localement. »
Transféré par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.13 Au chapitre III du titre IV du livre IX du code de l’organisation judiciaire (partie réglementaire), après l’article R. 943-3, il est ajouté un article R. 943-3-1 ainsi rédigé :
« Art. R. 943-3-1. - Les dispositions de l’article R. 312-4 sont applicables à Mayotte. »
Transféré par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.13 Indépendamment de leur application à Mayotte, les articles R. 625-10 à R. 625-13 du code pénal sont applicables dans les îles Wallis et Futuna, en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie et dans les Terres australes et antarctiques françaises.
Transféré par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.13 I. - Sont abrogés :
1° Le décret n° 78-774 du 17 juillet 1978 pris pour l’application des chapitres Ier à IV et VII de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés ;
2° Le décret n° 79-1160 du 28 décembre 1979 fixant les conditions d’application aux traitements d’informations nominatives intéressant la sûreté de l’État, la défense et la sécurité publique de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés ;
3° Le décret n° 81-1142 du 23 décembre 1981 instituant des contraventions de police en cas de violation de certaines dispositions de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.
II. - L’article 4 du décret du 11 juin 1999 susvisé est abrogé.
Transféré par le décret n°2007-451 du 25 mars 2007 - art.13 Le ministre d’État, ministre de l’intérieur et de l’aménagement du territoire, la ministre de la défense, le ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement, le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre de la santé et des solidarités, le ministre de la fonction publique et le ministre de l’outre mer sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

References: art. 2
 art. 2
 art. 3
 art. 4
 art. 4
 art. 5
 art. 4
 art. 4
 art. 6
 art. 4
 art. 4
 art. 4
 art. 4
 art.3
 art. 4
 art. 4
 art. 4
 art. 5
 art. 4
 art. 6
 art. 8
 art. 9
 art. 4
 art. 10
 art. 4
 art. 11
 art. 4
 art. 12
 art. 13
 art. 14
 art. 15
 art. 16
 art. 8
 art.9
 art. 4
 art. 4
 art. 11
 art. 3
 art.12
 art.1
 art.14
 art.25
 art.26
 art.26
 art.26
 art.1
 art.1
 art.14
 art.14
 art.14
 art.14
 art.14
 art.14
 art.14
 art.15
 art.15
 art.15
 art.15
 art.15
 art.15
 art.15
 art.15
 art.15
 art.13
 art. 17
 art.13
 art.13
 art.13
 art.13
 art.13
 art.13
 art.13
 art.13