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Timestamp: 2018-12-13 04:41:23+00:00

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2010 janvier · Non nobis Domine non nobis sed Nomini Tuo da gloriam
Hugues de Payns, chevalier champenois, fondateur de l’ordre des Templiers
(Thierry Leroy)
L’histoire légendaire des Templiers a fait couler beaucoup d’encre. Pourtant, aucun historien ne s’est jamais intéressé à la vie et la personnalité du premier maître des Templiers. Pourquoi ? C’est pour répondre à cette question que Thierry Leroy, natif de Payns et président de la Fondation Hugues de Payns, a décidé de publier ses travaux.
Dans la bibliographie consacrée à l’Ordre du Temple, aucun ouvrage n’est consacré à son fondateur, Hugues de Payns. Ce livre tente, à partir de chroniques, chartes et archives de l’époque concernée, de faire le point sur les quelques repères connus de la vie et de l’œuvre de ce grand personnage.
Thierry Leroy, natif de Payns, professeur de musique. Fondateur et président de la fondation Hugues de Payns, à Payns Conférencier.
Hugues de Payns, seigneur champenois
Hugues de Payns, fondateur de l’Ordre des Templiers
La famille d’Hugues de Payns
Portraits d’Hugues de Payns
Frais de Port : 2,97 €
Référence : MDB004
ISBN : 2-913052-10-x
Dimensions: H.21cm x l.13cm
220 pages / Poids : 361g
© La Maison du Boulanger, 1ère édition en 1997, réédité et mis à jour en 2001
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 30 janvier, 2010 |1 Commentaire »
Je ne suis pas un Prêtre
Par mon Education
Je ne suis pas un Lettré
Par ma Paysannerie
Je ne suis qu’un Pauvre Chevalier
Par la volonté du très Haut et
Par les valeurs de mon Cœur
Je combattrai en Chevalier
Par l’appétit de mon épée
Mais! je saurais mourir en Chevalier
Simplement pour mon Honneur.
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 25 janvier, 2010 |1 Commentaire »
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 9 janvier, 2010 |12 Commentaires »
Grand Architecte, Père de l’Univers,
Moi…(si la prière est dite à haute voix en loge, un temps de silence permet à chacun de penser à son nom)
Je m’unis de cœur et d’esprit à tous les membres de notre fraternité, sans distinction d’aucune sorte,
Et, selon la connaissance et la conscience que j’ai de Toi,
Je te rends gloire et te prie, humblement, de m’accorder la force de grandir dans Ton amour,
En pratiquant, chaque jour d’avantage, le bien, le beau et le juste,
Pour le bonheur de ceux qui m’entourent, de ma famille et de la France,
Et participe ainsi, en ouvrier zélé, à l’établissement du Temple de sagesse, de moralité et de paix, que notre Ordre, tel un reflet de Ton Royaume, a pour mission de bâtir sur notre Terre.
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 9 janvier, 2010 |Pas de commentaires »
Symbolique chevaleresque par Saint Paul
Revêtez l’armure de Dieu pour pouvoir résister aux manœuvres du Diable. Car ce n’est pas contre des adversaires de chair et de sang que nous avons à lutter, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les Esprits du Mal qui habitent les espaces célestes. C’est pour cela qu’il nous faut endosser l’armure de Dieu, afin qu’au jour mauvais vous puissiez résister et, après avoir tout mis en œuvre rester fermes.
Tenez-vous donc debout, avec la Vérité pour ceinture, la justice pour cuirasse et pour chaussures le Zèle à propager l’évangile de la paix ; ayez toujours en main le bouclier de la Foi, grâce auquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Mauvais ; enfin recevez le casque du Salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu
Saint Paul (Ep 6, 11-17)
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 7 janvier, 2010 |Pas de commentaires »
Mystica Verba Profaris est un vieux dilemne débattu mille fois … par les Templiers !
Mystica Verba Profaris est un vieux dilemne débattu mille fois …
… »Mystica Verba Profaris », inscription gravée dans la pierre d’une voûte de la nef de la Chapelle Templière de TOMAR (Portugal) et de sa signification.
Certains véhicules de tradition veulent que la signification de Mystica Verba Profaris (inscription de Tomar, mais aussi d’une dalle de la Cathédrale de Prague, soit « tu prononceras les paroles mystérieuses ».
Cette traduction est largement éronée si l’on en croit divers éminents spécialistes du latin templier féodal.
Au reste mystica ne devrait pas être retenue pour mystérieux (qui est mysteria) mais mythique (dans le sens du »Mysthe »).
La signification officielle – retenue dans les textes romains (Comte de Jerphagnon Ancien Conservateur adjoint de la Bibliothèque du Vatican) et qui émane de travaux de ces éminents spécialistes de la traduction, est:
« Ne souilles pas la myste parole » – Parole étant pris en son sens de Verbe Initial(comme dans Au commencement était le Verbe .) Souiller étant plutôt pris dans le sens de « profaner » c’est à dire trahir ..
Pour Henry Clairvaux, tout comme pour les « authentiques templiers », mais il est vrai qu’il y en a peu, ceci conduit à la traduction réelle suivante:
« Ne trahis pas le Verbe »
La Légende rapporte en effet que pour accéder »de l’autre côté » du temple visible: le candidat devait prononcer un son (parole) sans aucune déformation. Elle dit aussi que toute déformation au lieu d’ouvrir « la porte de ce qui domine » (céleste) ouvre, à l’inverse la porte de ce qui est dominé (celle des enfers .) …
Cette formule rejoint une autre ancienne formule « secrète » du Temple qui est « Res non Verba » qui se traduit par « des Actes et non des mots » (Faire et non Dire) ce qui signifie que le Verbe évoqué est un Acte (de création, de construction, voire de destruction) et non simple verbiage .. Cette formule rejoint elle même celle de la « parole perdue » dont la prononciation parfait génère une vibration qui peut bouleverser l’ordre des éléments … Ce « son » est également évoqué dans les traditions orientales et extrême orientales mais aussi dans les traditions celtiques.
Il est ou serait la Clef, ( le Sésame ), des Portes du Temple Intérieur et Extérieur, c’est à dire de l’Universel.
Il est, lorsqu’il est bien maîtrisé, la contraction du » SON MOT DE PASSE DE TOUS LES CIELS » [ évoqué d'ailleurs par JESUS ], et qui se compose comme suit:
» aaa ooo zezophazazzzaïeozaza eee iii zaieozoakhoe ooo uuuÿthoêzaozaez êêê zzêêzaoza khozaêkheudêÿtuyuaalethukh.ÿ »
Ce Son ordinairement appelé « OM » ou « Aum » ou encore « Heaume » fut d’ailleurs l’une des clefs du Chant Messin, base du Chant Grégorien. On doit le rapprocher du OIW, [ prononcer OYOUNE ], le SON GERME de LUMIERE chez les CELTES. Ce son ne pouvait être prononcé par un profane.
Il est aussi à rapprocher, d’une certaine manière du « cri » de certains arts martiaux, le « cri » qui paralyse ou tue …
Selon « l’échelle des commandeurs », le « Verbe Initial » serait une formule baptisée « Phrase de la Parole Perdue » qui est : Le Verbe – Formule expliquant la création ( Shem ), sache l’entendre ( – a ) si tu es assez fort pour être l’Initié ( Israël ): La Formule de l’Ineffable ( Adonaï ) doit toujours rester le Guide de notre Lignée ( Elohenou ); Cette formule ( Adonaï ), c’est la Loi de Conservation de l’énergie, Loi Unitaire de la Matière et de l’Esprit qu’en abrégé on appelle l’Unité ( Ehad ), soit la prononciation: » Shema Israël Adonaï Elohenou Adonaï Ehad « .
D’autres évoquent le son « I.N.R.I. » (comme l’écriteau de la Sainte croix ?) qui seraient les Lettres Initiales de la Parole Perdue et Retrouvée, savoir : I(aninim) pour Eau, N(our) pour Feu, R(uach) pour Air, I(ebschach) pour Terre, sont les symboles des 4 Eléments, mais aussi , I(gne) N(atura) R(enovatur) I(ntegro) pour « par le Feu la Nature sera régénérée ».
Toujours est-il que Mystica Verba Profaris se traduit » en langage templier » par :
« Ne trahis pas le Verbe » .
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 7 janvier, 2010 |7 Commentaires »
Aimez la justice, vous qui êtes les juges de la terre; que vos pensées sur le Seigneur soient selon la droiture, et cherchez-le d’un coeur sincère;
L’Esprit-Saint, éducateur des hommes, fuit l’astuce; il s’éloigne des pensées dépourvues d’intelligence, et se retire quand approche l’iniquité.
En effet, la Sagesse est un esprit qui aime les hommes, et il ne laisse pas impuni le blasphémateur pour ses discours, car Dieu est le témoin de ses reins, le véritable scrutateur de son coeur, et il entend ses paroles.
Car il y aura une enquête sur les desseins du l’impie; la rumeur de ses paroles arrivera jusqu’au Seigneur, pour le châtiment de ses iniquités.
Gardez-vous donc des murmures inutiles, et préservez votre langue du blasphème; car la parole la plus secrète ne sort pas impunie, et la bouche qui ment donne la mort à l’âme.
Ne courez pas après la mort par les égarements de votre vie; et n’attirez pas sur vous la perdition par les oeuvres de vos mains.
Il a créé toutes choses pour la vie; les créatures du monde sont salutaires; il n’y a en elles aucun principe de destruction, et la mort n’a pas d’empire sur la terre.
Mais les impies appellent la mort du geste et de la voix; la regardant comme une amie, ils se passionnent pour elle, ils font alliance avec elle, et ils sont dignes, en effet, de lui appartenir.
et leur départ du milieu de nous un anéantissement; mais ils sont dans la paix.
Après une légère peine, ils recevront une grande récompense; car Dieu les a éprouvés, et les a trouvés dignes de lui.
Au temps de leur récompense, ils brilleront; comme des étincelles, ils courront à travers le chaume.
Eux qui ont mis en lui leur confiance, ils comprendront la vérité, ses fidèles habiteront avec lui dans l’amour; car la grâce et la miséricorde sont pour ses élus.
Car qui rejette la sagesse et la correction est voué au malheur; leur espérance est vaine, leurs efforts sont infructueux, et leurs oeuvres sans profit.
C’est pourquoi heureuse la femme stérile et sans tache, dont la couche ne connaît pas la souillure! Elle aura son fruit à la visite des âmes.
Heureux encore l’eunuque qui de sa main n’a pas fait l’iniquité et qui n’a pas conçu de pensées criminelles contre le Seigneur! Il recevra une récompense de choix pour sa fidélité, et il aura dans le temple du Seigneur le sort le plus désirable.
Car du travail des bonnes oeuvres le fruit est glorieux, et la racine de la prudence ne périt pas.
Mieux vaut la stérilité avec la vertu; sa mémoire est immortelle, car elle est connue de Dieu et des hommes.
Quand on l’a sous les yeux, on l’imite; quand elle n’est plus là, on la regrette; couronnée dans l’éternité, elle triomphe, ayant remporté la victoire dans des combats sans souillure.
Mais la nombreuse postérité des impies est sans utilité; issue de rejetons bâtards, elle ne jettera pas de racines profondes, et ne s’établira pas sur un fondement assuré.
Une vieillesse honorable n’est pas celle que donne une longue vie; ni celle qui se mesure au nombre des années.
Car son âme était agréable au Seigneur; c’est pourquoi le Seigneur s’est hâté de le retirer du milieu de l’iniquité.
Ils verront et se moqueront, mais le Seigneur se rira d’eux;
et après cela ils seront un cadavre sans honneur, ils seront parmi les morts dans l’opprobre pour toujours. Le Seigneur les brisera, et, réduits au silence, les précipitera; il les ébranlera de leurs fondements, et ils seront détruits jusqu’au dernier; ils seront dans la douleur, et leur mémoire périra.
Ils se diront, pleins de regret, et gémissant dans le serrement de leur coeur: «Voilà donc celui qui était autrefois l’objet de nos moqueries, et le but de nos outrages!
Comment est-il compté parmi les enfants de Dieu, et sa part est-elle parmi les saints?
Nous avons donc erré, loin du chemin de la vérité; la lumière de la justice n’a pas brillé sur nous, et sur nous ne s’est pas levé le soleil.
A quoi nous a servi l’orgueil, et que nous a rapporté la richesse avec la jactance?
Toutes ces choses ont passé comme l’ombre, comme une rumeur qui s’enfuit;
ou comme l’oiseau traversant les airs, sans qu’on relève aucun vestige de sa route; mais il bat à coups de plumes l’air léger, d’un puissant élan il le déchire, s’y fait un chemin en agitant ses ailes; puis, on n’y voit aucun indice de son passage;
ou comme, lorsque la flèche a été lancée vers son but, l’air qu’elle a fendu revient aussitôt sur lui-même, et l’on ne sait plus par où elle a passé:
Ainsi nous-mêmes, nous sommes nés et nous avons cessé d’être, et nous n’avons à montrer aucune trace de vertu; et dans notre iniquité, nous avons été retranchés.»
Mais les justes vivent éternellement; leur récompense est auprès du Seigneur, et le Tout-Puissant a souci d’eux.
C’est pourquoi ils recevront de la main du Seigneur le magnifique royaume et le splendide diadème; car il les protégera de sa droite, de son bras, il les couvrira comme d’un bouclier.
Sa colère, comme une baliste, lancera une masse de grêle; l’eau de la mer se soulèvera contre eux, et les fleuves se précipiteront avec furie.
Le souffle de la puissance divine s’élèvera contre eux, et les dispersera comme un tourbillon: et ainsi l’iniquité fera de toute la terre un désert, et la malice renversera les trônes des puissants.
Ecoutez donc, ô rois, et comprenez; écoutez l’instruction, vous qui jugez les extrémités de la terre.
Sachez que la force vous a été donnée par le Seigneur, et la puissance par le Très-Haut, qui examinera vos oeuvres et sondera vos pensées.
Parce que, étant les ministres de sa royauté, vous n’avez pas jugé avec droiture, ni observé la loi, ni marché selon la volonté de Dieu;
Aux petits, on pardonne par pitié; mais les puissants sont puissamment châtiés.
Le souverain de tous ne reculera devant personne, il ne s’arrêtera par respect devant aucune grandeur; car il a fait les grands et les petits, et il prend soin des uns comme des autres.
La sagesse est brillante, et son éclat ne se ternit pas; facilement on l’aperçoit quand on l’aime, facilement on la trouve quand on la cherche.
Celui qui se lève matin pour la chercher n’a pas de peine: il la trouve assise à sa porte.
Car penser à elle, c’est la perfection de la prudence, et celui qui veille à cause d’elle sera bientôt libre de soucis;
Loin de moi de faire route avec l’envie dévorante! Elle n’a rien de commun avec la sagesse.
C’est pourquoi j’ai prié, et la prudence m’a été donnée; j’ai invoqué, et l’esprit de sagesse est venu en moi.
Je l’ai aimée plus que la santé et la beauté; j’ai préféré la posséder plutôt que la lumière, car son flambeau ne s’éteint jamais.
Et je me suis réjoui de tous ces biens, car la sagesse les amène avec elle; j’ignorais pourtant qu’elle en était la mère.
Car elle est pour les hommes un trésor inépuisable; ceux qui en usent ont part à l’amitié de Dieu, à qui les recommandent les dons acquis par l’instruction.
Que Dieu me donne d’en parler comme je le voudrais, et de concevoir des pensées dignes des dons que j’ai reçus! Car c’est lui qui conduit la sagesse, et qui dirige les sages.
le commencement, al fin et le milieu des temps, les retours périodiques du soleil, les vicissitudes des temps,
Tout ce qui est caché et à découvert, je l’ai appris;
Car la sagesse est plus agile que tout mouvement; elle pénètre et s’introduit partout, à cause de sa pureté.
Elle est le souffle de la puissance de Dieu, une pure émanation de la gloire du Tout-puissant; aussi rien de souillé ne peut tomber sur elle.
Etant unique, elle peut tout; restant la même, elle renouvelle tout; se répandant, à travers les âges, dans les âmes saintes, elle en fait des amis de Dieu et des prophètes.
Car elle est plus belle que le soleil, et que l’arrangement harmonieux des étoiles. Comparée à la lumière, elle l’emporte sur elle;
Je l’aimai et la recherchai dès ma jeunesse; je cherchai à l’avoir pour épouse, et j’étais épris de sa beauté.
Car c’est elle qui initie à la science de Dieu, et qui choisit parmi ses oeuvres.
Si la richesse est un bien désirable en cette vie, quoi de plus riche que la sagesse, qui opère toutes choses?
Si la prudence préside au travail, qui mieux que la sagesse est l’ouvrière de tout ce qui existe?
Aime-t-on la justice? Les labeurs de la sagesse produisent les vertus; elle enseigne la tempérance et la prudence, la justice et la force, ce qu’il y a de plus utile aux hommes pendant la vie.
Désire-t-on une science étendue? Elle connaît le passé et conjecture l’avenir; elle pénètre les discours subtils et résout les énigmes; elle connaît à l’avance les signes et les prodiges; elle sait les événements des temps et des époques.
Si je me tais, ils attendront que je prenne la parole; si je parle, ils tiendront les yeux fixés sur moi; et si je prolonge mon discours, ils mettront la main sur leur bouche.
En entendant parler de moi, des rois redoutables me craindront: je me montrerai bon au milieu du peuple, et vaillant à la guerre.
A mon retour dans ma maison, je me reposerai auprès d’elle; car sa société ne cause aucune amertume, ni son commerce aucun ennui, mais le contentement et la joie.
Méditant ces pensées en moi-même, et réfléchissant en mon coeur que l’immortalité est le fruit de l’union avec la sagesse,
qu’il y a dans son amitié une noble jouissance, et dans les oeuvres de ses mains des richesses inépuisables, qu’on acquiert la prudence dans un commerce assidu avec elle, et la gloire à prendre part à sa conversation: j’allai de tous côtés, cherchant le moyen de l’avoir avec moi.
J’étais un enfant d’un bon naturel, et j’avais reçu en partage une bonne âme;
Mais, sachant que je ne pourrais obtenir la sagesse si Dieu ne me la donnait, – et c’était déjà de la prudence que de savoir de qui vient ce don, – je m’adressai au Seigneur, et je l’invoquai, et je lui dis du fond de mon coeur:
«Dieu des pères, Seigneur de miséricorde, qui avez fait l’univers par votre parole,
pour régir le monde dans la sainteté et la justice, et exercer l’empire dans la droiture du coeur,
Avec vous est la Sagesse qui connaît vos oeuvres, qui était là quand vous faisiez l’univers, et qui sait ce qui est agréable à vos yeux, et ce qui est juste selon vos commandements.
Car elle connaît et comprend toutes choses, et elle me conduira avec prudence dans mes oeuvres, et me gardera par sa gloire.
Et ainsi mes oeuvres vous seront agréables, je gouvernerai votre peuple avec justice, et je serai digne du trône de mon père.
Quel homme, en effet, peut connaître le conseil de Dieu, ou bien peut pénétrer ce que veut le Seigneur?
Les pensées des homme sont incertaines, et nos opinions sont hasardées.
Nous avons peine à deviner ce qui est sur la terre, et nous trouvons avec difficulté ce qui est sous notre main: qui donc a pénétré ce qui est dans le ciel?
Qui a connu votre volonté, si vous ne lui avez pas donné la Sagesse, et si vous n’avez pas envoyé d’en haut votre Esprit saint?
Ainsi ont été rendues droites les voies de ceux qui sont sur la terre, et les hommes ont appris ce qui vous est agréable, et ils ont été sauvés par la Sagesse.»
C’est la sagesse qui garda le premier homme formé par Dieu, pour être le père du genre humain, le seul créé;
En témoignage de leur perversité, cette terre désolée continue de fumer, les arbres portent leurs fruits hors de saison; monument d’une âme incrédule, une colonne de sel reste là debout.
C’est elle qui conduisit par des voies droites le juste fuyant la colère de son frère, qui lui montra le royaume de Dieu, et lui donna la science des choses saintes; elle l’enrichit dans ses pénibles labeurs, et fit fructifier ses travaux.
Elle garda contre ses ennemis, et le protégea contre ceux qui lui dressaient des embûches; elle lui donna la victoire dans un rude combat, pour lui apprendre que la piété est plus puissante que tout.
Elle n’abandonna pas le juste vendu, mais le préserva du péché;
elle descendit avec lui dans la fosse, et ne le quitta pas dans les chaînes, jusqu’à ce qu’elle lui eut procuré le sceptre royal, et la puissance sur ses oppresseurs; elle convainquit de mensonge ceux qui l’avaient accusé, et lui donna une gloire éternelle.
Elle fit réussir leurs oeuvres par la main d’un saint prophète.
En punition des pensées extravagantes de leurs perversité, qui les égaraient et leur faisaient adorer des reptiles sans raison et de vils animaux, vous leur envoyâtes en châtiment une multitude de bêtes stupides:
Car la souveraine puissance est toujours à vos ordres, et qui donc résisterait à la force de votre bras?
Car vous aimez toutes les créatures, et vous ne haïssez rien de ce que vous avez fait; si vous aviez haï une chose, vous ne l’auriez pas faite.
Et comment un être subsisterait-il, si vous ne le vouliez, se conserverait-il, si vous ne l’aviez appelé à l’existence?
parce qu’ils se livraient à des oeuvres détestables de magie,
mais, en exerçant vos jugements par degré, vous leur donniez lieu de faire pénitence, quoique vous sussiez bien qu’ils étaient une race perverse, que leur malice était innée, et que leurs pensées ne changeraient jamais;
Qui en effet pourrait vous dire: «Qu’avez-vous fait?» Qui pourrait s’opposer à votre jugement? Qui vous accuserait de faire périr les nations que vous avez faites? Qui viendrait plaider contre vous la cause d’hommes impies?
avec quelle circonspection jugez-vous vos enfants, dont les pères ont reçu de vous des serments et des alliances, jointes à de magnifiques promesses!
Châtiés par ceux qu’ils prenaient pour des dieux, ils furent exaspérés de leurs souffrances, et, voyant Celui qu’ils avaient autrefois refusé de connaître, ils le reconnurent pour le Dieu véritable; c’est pourquoi la suprême condamnation tomba sur eux.
Insensés par nature tous les hommes qui ont ignoré Dieu, et qui n’ont pas su, par les biens visibles, voir Celui qui est, ni, par la considération de ses oeuvres, reconnaître l’Ouvrier.
Si, charmés de leur beauté, ils ont pris ces créatures pour des dieux, qu’ils sachent combien le Maître l’emporte sur elles; car c’est l’Auteur même de la beauté qui les a faites.
Ceux-ci pourtant encourent un moindre reproche; car ils s’égarent peut-être en cherchant Dieu et en voulant le trouver.
Occupés de ses oeuvres, ils en font l’objet de leurs recherches, et s’en rapportent à l’apparence, tant ce qu’ils voient est beau!
D’autre part, ils ne sont pas non plus excusables;
car, s’ils ont acquis assez de science pour arriver à connaître le monde, comment n’en ont-ils pas connu plus facilement le Maître?
Voici qu’un artisan a coupé un arbre facile à travailler; il en ôte adroitement toute l’écorce, et, le façonnant avec habileté, il en fabrique un meuble utile pour l’usage de la vie.
Quant aux derniers débris, qui ne sont plus d’aucun usage, au bois tordu et plein de noeuds, il le prend, le taille pour occuper ses loisirs, et, par un travail habile, lui donne une figure: il le fait ressembler à un homme.
En voici un autre qui pense à prendre la mer, et se dispose à voyager sur les flots en fureur: il invoque un bois plus fragile encore que le vaisseau qui le porte;
montrant par là que vous pouvez délivrer de tout péril, afin que, même sans la science de la navigation, on puisse se mettre en mer. Vous ne voulez pas que les oeuvres de votre sagesse restent inutiles; c’est pourquoi les hommes, confiant leur vie à un bois fragile,
Mais l’idole, oeuvre de la main des hommes, est maudite, elle et son auteur: celui-ci parce qu’il l’a faite, celle-là parce qu’étant périssable, elle est appelée Dieu;
et l’oeuvre et l’ouvrier seront pareillement châtiés.
C’est la vanité des hommes qui les a introduites dans le monde; aussi leur fin prochaine est-elle arrêtée dans la pensée divine.
Un père accablé par une douleur prématurée a façonné l’image d’un fils qui lui a été trop tôt enlevé; et cet enfant qui était mort, il s’est mis à l’honorer comme un Dieu, et il a institué parmi les gens de sa maison des rites pieux et des cérémonies.
Et la foule des hommes, séduite par l’élégance de l’oeuvre, regarda comme un Dieu celui qui naguère était honoré comme un homme.
Bientôt ce ne fut pas assez pour eux d’errer dans la notion de Dieu; vivant dans un état de lutte violente, par suite de leur ignorance, ils appelaient du nom de paix de tels maux.
C’est partout un mélange de sang et de meurtre, de vol et de tromperie; de corruption et d’infidélité, de révolte et de parjure,
Leurs divertissements sont de folles joies, et leurs oracles, des mensonges; ils vivent dans l’injustice et se parjurent sans scrupule.
Mais un juste châtiment les frappera pour ce double crime: parce que, s’attachant aux idoles, ils ont eu sur Dieu des pensées perverses, et parce qu’ils ont fait par fourberie des serments contre la justice, au mépris des plus saintes lois.
Ce n’est pas la puissance des idoles par lesquelles ils on juré, c’est la châtiment dû aux pécheurs qui atteint toujours la prévarication des impies.
Lors même que vous péchons, nous sommes à vous, connaissant votre puissance; mais nous ne voulons pas pécher, car nous savons que nous sommes comptés parmi les vôtres.
Nous n’avons pas été égarés par l’invention d’un art funeste, ni par une figure barbouillée de diverses couleurs, vain travail d’un peintre:
En effet, voici un potier qui pétrit laborieusement la terre molle; il façonne chaque vase pour notre usage, et de la même argile, il fait des vases qui sont destinés à de nobles emplois, et d’autres à des emplois tout contraires, sans distinguer nullement à quel usage chacun d’eux devra servir: c’est le portier qui en est juge.
Pourtant il ne s’inquiète pas de ce que ses forces s’épuisent, ni de ce que sa vie est courte; mais il rivalise avec ceux qui travaillent l’or et l’argent, il imite ceux qui travaillent l’airain, et met sa gloire à exécuter des figures trompeuses.
Son coeur est comme de la cendre, son espérance est plus vile que la terre, et sa vie est de moindre valeur que l’argile.
Il regarde notre existence comme un amusement, la vie comme un marché où l’on se rassemble pour le gain; car, disent-ils, «il faut acquérir par tous les moyens, même le crime.»
Mais ils sont tous très insensés, et plus malheureux que l’âme d’un enfant, les ennemis de votre peuple qui le tiennent dans l’oppression!
car, étant mortel, il ne fait de ses mains impies qu’une oeuvre morte; il vaut mieux que les objets qu’il adore, car au moins il a la vie, et eux ne l’ont jamais eue.
Il n’y a rien de bon en eux qui fasse naître l’affection, comme à l’aspect d’autres animaux; ils échappent à la louange de Dieu et à sa bénédiction.
A la place de ces fléaux, vous avez accordé des bienfaits à votre peuple, et, pour satisfaire son ardent désir, vous lui avez préparé un aliment merveilleux, des cailles en nourriture:
En effet, lorsque ceux-ci souffraient de la fureur de bêtes cruelles, et qu’ils périssaient sous la morsure de serpents tortueux, votre colère ne dura pas jusqu’à la fin;
Car vous avez puissance sur la vie et sur la mort; vous menez aux portes du séjour des morts et vous en ramenez.
Les impies qui prétendaient ne pas vous connaître ont été flagellés par la force de votre bras; des eaux extraordinaires, la grêle et des pluies inexorables les ont tourmentés, et le feu les a consumés.
C’est pourquoi, se pliant alors à tous ces changements, elle était aux ordres de votre grâce, qui nourrit tout, selon la volonté de ceux qui étaient dans le besoin;
Car ce qui résistait à l’action destructive du feu se fondait aisément, échauffé par le moindre rayon de soleil:
Car vos jugements sont grands et difficiles à expliquer; aussi les âmes sans instruction se sont-elles égarées.
Les réduits où ils se renfermaient ne les préservaient pas de la crainte: des bruits effrayants retentissaient autour d’eux, et des spectres leur apparaissaient avec des visages lugubres.
Car, quoiqu’il n’y eût rien de terrible pour les effrayer, le passage des animaux et le sifflement des serpents les terrifiaient;
- Car la perversité est craintive, condamnée qu’elle est par son propre témoignage; pressée par sa conscience, elle s’exagère toujours le mal.
L’espérance étant moindre au fond du coeur, on s’effraie d’autant plus d’ignorer la cause de ses tourments. -
étaient tantôt agités par des spectres terrifiants, tantôt abattus par la défaillance de leur âme; car une épouvante subite et inattendue s’était répandue sur eux.
Le laboureur, le berger, l’ouvrier occupé aux rudes travaux de la campagne, surpris par le fléau, étaient soumis à l’inévitable nécessité;
sur eux seuls s’étendait une nuit pesante, image des ténèbres qui devaient les recevoir; mais ils étaient encore plus à charge à eux-mêmes que les ténèbres.
Cependant une grande lumière brillait pour vos saints; les Egyptiens entendaient leur voix sans voir leur visage, et, malgré leurs souffrances passées, les proclamaient heureux.
En effet, les pieux enfants des saints offraient leur sacrifice en secret, et faisaient d’un commun accord ce pacte divin: que les saints participeraient aux mêmes biens et aux mêmes dangers; – chantant déjà d’avance les hymnes de leurs pères.
Ils avaient refusé de croire à cause de leurs sortilèges; quand arriva l’extermination des premiers-nés, ils reconnurent que ce peuple était fils de Dieu.
portant comme un glaive aigu votre irrévocable décret; elle était là, remplissant tout de mort; elle touchait au ciel et se tenait sur la terre.
L’épreuve de la mort atteignit aussi les justes, et il y eut dans le désert une destruction de la multitude; mais votre colère ne dura pas longtemps.
Car un homme sans reproche se hâta de combattre pour les coupables; prenant les armes de son ministère, la prière et l’encens expiatoire, il résista à la colère divine et mit un terme au fléau, montrant qu’il était votre serviteur.
Il vint à bout de cette sédition, non par la force corporelle, ni par la puissance des armes; mais il dompta par la parole celui qui les châtiait, en rappelant les serments faits aux pères et les alliances.
Car sur la robe qui tombait jusqu’à terre était tout l’univers; les noms glorieux des pères étaient gravés sur les quatre rangées de pierres précieuses, et votre majesté sur le diadème de sa tête.
Devant ces symboles, l’Exterminateur se retira, il en fut effrayé; car la seule expérience de votre colère était suffisante.
Mais une colère sans miséricorde poursuit les impies jusqu’à la fin. Car Dieu savait d’avance quelle serait leur conduite:
Ainsi on vit une nuée couvrir le camp de son ombre; là où il y avait auparavant de l’eau, apparut la terre ferme; la mer Rouge ouvrit un libre passage, et les flots impétueux se changèrent en un champ de verdure.
Ils y passèrent, – toute une nation, – protégés par ta [sic] main, ayant sous les yeux de merveilleux prodiges.
Car ils se rappelaient encore ce qui s’était passé en leur séjour au pays étranger: comment, à la place des autres animaux, la terre avait produit des moustiques, et le fleuve, au lieu de poissons, une multitude de grenouilles.
Plus tard, ils virent encore une étrange production d’oiseaux, lorsque, poussés par la convoitise, ils demandèrent une nourriture délicate:
car ils avaient montré pour l’étranger la haine la plus odieuse. D’autres n’avaient pas voulu recevoir des gens qui ne les connaissaient pas; ceux-là avaient réduit en esclavage des étrangers qui leur avaient fait du bien.
Il y a plus, – car voici une autre considération en faveur des premiers: C’est en ennemis qu’ils recevaient ces étrangers;
ceux-là, au contraire, accueillirent votre peuple avec des fêtes; et, après l’avoir admis à la jouissance de leurs droits, l’accablèrent de cruelles souffrances.
Car les éléments échangeaient leurs propriétés, comme dans le psaltérion les sons changent de rythme; tout en conservant le même ton. C’est ce qu’on peut voir clairement par les faits qui se sont passés.
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 2 janvier, 2010 |3 Commentaires »
Statuts Secrets des frères élus de la Milice du Temple
Art. 1. – Les temps préparés par les saints sont révolus. II faut faire pénitence, le royaume de Dieu étant proche pour ceux qui ont été baptisés dans le feu et le Saint-Esprit.
Art. 2.3.4. – Des chapitres secrets et de la manière de les tenir: portes closes, un veilleur sur le toit. Les Frères Élus doivent être avertis par un signe secret, immédiatement après none, qu’un chapitre sera tenu dans la nuit.
Art. 5.6.7. – Comment il faut s’assurer des personnes aptes à recevoir l’initiation. Leur montrer l’insuffisance de la règle commune, les attirer hors de la Babylone moderne, l’Église, dont l’enseignement est vide. L’Église n’est que la Synagogue de l’Anté-Christ. Mais les élus s’élèvent sur les hauteurs de la Vérité. Certains sont venus d’Outre-Mer nourris de la manne divine et ayant des visions. Ils sont saints. Dieu étant auprès d’eux, et possèdent le Trésor céleste de la Sagesse.
Art. 8. – Il est interdit d’admettre parmi les Élus, les Frères qui méprisent la règle officielle, parce que celui qui est négligent dans les petites choses le sera bientôt dans les grandes.
Art. 9. – L’ignorance étant la source de beaucoup d’erreurs, nul ne sera adonis parmi les Élus s’il ne connaît, au moins, le « Trivium et le Quadrivium ». Exception faite pour les musulmans qui n’ont aucune part à la Babylone romaine et à ses erreurs.
Art. 10. – Seront exclus rigoureusement les descendants d’Arefast, homme-lige du due de Normandie Richard II, qui, par sa trahison, a causé le martyre d’Étienne et de Lisoë à Orléans. Clercs ou Laïcs qu’ils soient exclus de la fraternité des Élus jusqu’à la septième génération.
Art. 11. – Rituel de la réception des Élus : serment de garder le secret de l’Ordre, la moindre indiscrétion étant punie de mort. Le récepteur baisera successivement le néophyte sur la bouche, pour lui transmettre le souffle, au plexus sacré, lequel commande la force créatrice, à l’ombilic, enfin au membre viril, image du principe créateur masculin.
Art. 12. – Acte de Foi au Dieu Créateur et à Son Fils qui n’est pas né, n’est pas mort, n’a pas été crucifié et n’est pas ressuscité. Haine éternelle au tyran séculier et à sa synagogue de l’Ante-Christ annoncé par Jean.
Art. 13. – Le néophyte foulera la Croix au pied et crachera dessus ; il recevra ensuite la tunique blanche avec la ceinture.
Art. 14. – Celui qui croirait avoir licence de se permettre de vitupérer Jésus, Fils de Marie, en raison de l’outrage infligé par nous au bois de la Croix, sera exclu des chapitres et son instruction ne sera pas poussée plus avant.
Art. 15. – Les chapitres ne doivent pas durer au-delà de la troisième nuit. Ils se termineront par ces mots que dira le précepteur, le visiteur ou le Maître : « Allez, et ne jetez pas ce qui est saint aux chiens, ni vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne se retournent contre vous et vous dévorent. Dans la liberté qui vous est acquise comme vrai chrétien de Dieu, vous devez rester et ne jamais lever la main vers le Ciel comme ceux qui sont dans les liens de l’esclavage. Que le Dieu protecteur remplisse vos cœurs de foi, de paix et de joie ; afin que vous soyez pleins d’espérance et de la force du Saint-Esprit ». Le Prieur ou visiteur étend alors les mains vers les Frères, les bénit sans faire le signe de la Croix, et dit : « Que le Dieu de la Sagesse, de la Lumière ci de la Paix soit avec tous! Amen ». Les Frères sortent en silence.
Aux chapitres de réception, le précepteur dit en général : Nous plions le genou devant le Père de tout, de qui vient toute paternité au Ciel et sur la Terre (la main sur la tête du néophyte) afin qu’il te fortifie (ici le nom du néophyte) en vertu de la richesse de sa grâce, par son Esprit dans l’homme intérieur et que le vrai Christ demeure par la foi dans ton cœur fortifié et mieux établi, afin qu’avec tous les Élus et les Saints, tu comprennes ce qu’il y a de large, de long, de haut et de profond dans la science supérieure et dans l’amour du vrai Christ et afin que tu sois rempli de Dieu en surabondance ». Ces prières, les cérémonies et les coutumes mêmes de l’Ordre devront être souvent variées pour que les indiscrets et les malintentionnés ne les puissent surprendre.
Art. 16 – Les statuts secrets ne seront traduits en aucune langue vulgaire et ne seront jamais mis entre les mains d’aucun Frère. Ils seront lus à haute voix les jours de l’Epiphanie, du Vendredi-Saint, de la Saint-Jean et de la Saint-Michel au cours du chapitre nocturne, expliqués et suivis de nouvelles ordonnances. Le précepteur apaisera les querelles, les mésintelligences, les incidents domestiques. Il n’y aura pas de réception ces jours-Ià.
Art. 17. -Les statuts de l’Ordre ont été apportés d’Outre-Mer par les Maîtres, ils ne sont en contradiction ni avec les Évangiles ni avec les préceptes des Apôtres. Leur doctrine est celle-ci : renoncer au monde, mater les désirs de la chair, poursuivre les brigands voleurs, usuriers, détracteurs, fornicateurs. Par le travail matériel et moral faire notre vie, ne causer de tort à aucun homme de bien, recevoir avec amour ceux qui s’intéressent à notre savoir, obéir à Dieu avant d’obéir à l’homme. Si nous nous en tenons à ces règles de vie, nous n’avons nul besoin des sacrements qui sont vendus dans la synagogue de Satan, et si nous ne tenons pas notre règlement, les sacrements ne nous donneront rien pour notre salut. Ceci est la somme de notre justification, le résumé de notre savoir, à quoi aucune cérémonie ne peut rien ajouter.
Art. 18. – Attention, Frères, que personne ne vous tente, parce qu’il y a beaucoup de faux christs menteurs. Ils sont l’Anté-Christ et renient le vrai Christ par leur vie souillée. Le royaume de Dieu n’est pas dans les mots des dogmes, mais dans la vertu. II n’est pas dans le boire et le manger, mais dans la justice, la paix et la joie de l’Esprit-Saint. Ce n’est pas la pratique extérieure qui fera venir le Royaume de Dieu, et ceux qui le prétendent, mentent. Le Royaume de Dieu est en nous. L’Église du vrai Christ au temps du Pape Sylvestre s’est changée en synagogue de l’Anté-Christ, et la Rome de Pierre, en Babylone moderne. De là sont venus autrefois les Pharisiens et maintenant les faux prophètes du peuple et les maîtres-menteurs qui, s’asseyant dans les chaires des Conciles, patronnent des sectes de perdition en reniant le Dieu qui les a rachetés. Ils honorent Dieu des lèvres et il est loin de leur cœur.
Art. 19. – Les Élus sont parmi les sept cents dont il est écrit qu’ils ne plient pas le genou devant Baal. Ils ont été choisis et ne sont pas de ceux à qui Dieu a donné des yeux pour ne pas voir, des oreilles pour ne pas entendre, un esprit pour les punir. Sur nous aussi étaient les ténèbres, mais le jour de l’élection est venu. Rejetons les œuvres de ténèbre, que nous commettions dans la Synagogue de l’Anté-Christ et revêtons nous des armes de la lumière, soyons un corps et une âme. Élus dans l’espérance de la vocation, soyons de ceux qui n’ont qu’un Seigneur dans la foi, le baptême de l’Esprit, un Dieu Père de tous, qui est au dessus de nous tous et en nous tous.
Art. 20. – Les Élus étaient la race de choix, la sainte assemblée, le peuple de l’acquisition dans lequel il n’y a ni Juifs, ni Sarrasins, ni libres, ni esclaves, ni hommes, ni femmes – qui est « Un » dans le vrai Christ-Dieu, nous vous annonçons un Dieu qui est révélé dans le Monde, nous vous annonçons un Christ fils unique de Dieu, qui était de toute éternité en Dieu, qui n’est jamais né, n’a jamais souffert, qui ne peut pas mourir, qui est omniscient, qui a anime l’âme du fils de Marie et qui a ainsi été dans le monde, que le monde n’a point connu parce que les hommes charnels n’ont pas compris ce qu’est l’Esprit. Tenez pour certain que le fils de Marie et de Joseph a tout lait : son enseignement, ses miracles, ses œuvres saintes, par la force et la puissance de ce vrai Christ qui était de toute éternité émané de Dieu, qui pour un temps s’était uni à l’âme de Jésus, mais qui n’a jamais apparu charnellement. Parce que le fils de Joseph et de Marie a été, saint, libre de tout péché et crucifié, nous vénérons en Dieu et nous le prions. Mais le bois de la Croix, nous le tenons pour le signe de la bête dont il est question dans l’Apocalypse.
Art. 21. – Si vous vivez selon l’esprit de Dieu qui vit en vous et vous guide, vous n’êtes plus sous la loi mais sous la grâce. Délivrés des liens de la mort dans lesquels vous avez été détenus, servez avec un esprit renouvelé et dans le vieil esprit des Saintes Écritures. Avant votre délivrance vous étiez prisonniers de la loi. Cette loi était votre maître en Christ, afin que par cette loi vous soyez justifiés et choisis. Ayant été choisis, vous n’avez plus de maître, vous avez la liberté des fils de Dieu. Dieu vous ayant choisi et vous l’ayant reconnu, ne vous tournez plus vers les faibles, les insuffisants enseignements de la synagogue de l’Anté-Christ et servez-le de tout votre cœur.
Art. 22. – Inutile de jeûner. Le Templier est délié du carême et des autres jeûnes, mais il doit prendre garde ce faisant de ne scandaliser personne. Tout est pur pour les purs. Mangez de la viande et remerciez Dieu qui vous donne l’abondance.
Art. 23. – Si un Juif ou un Sarrasin, que la nouvelle Babylone condamne, vous invite à manger mangez de tout ce qui vous offert et méprisez les hypocrites qui réprouvent le mariage et évitent la nourriture que Dieu a créée, au lieu de remercier Dieu de ce qu’il donne à l’homme.
Art. 24. – Si vous voyagez vers l’Orient ou vers l’Espagne, vous devez conduire la guerre avec justice et charité, chercher à protéger le faible et à punir le coupable Ne pensez surtout ni à votre gloire propre, ni à profiter de la cupidité des princes, ni à vous enrichir par la rapine. Pendant la période de paix, vous devez songer souvent que votre Dieu est aussi celui des Juifs et des Sarrasins et que ceux qui, derrière le voile du christianisme, s’attachent à poursuivre l’hypocrisie frauduleuse du Pape, sont plus agréables à Dieu que ceux qui mésusent des vertus de notre Saint Ordre, dans le but de satisfaire à leur propre gloire et non pour la glorification de Dieu.
Les Frères sont tenus à faire des stages dans les maisons de l’Ordre où il y a beaucoup d’Elus afin que par des conversations fréquentes ils augmentent en eux-mêmes la lumière de leur élection. Et, comme nombreux sont les fils de nos pères qui sont dispersés dans le monde et occupés à diverses professions ou métiers, nous vous engageons à les reconnaître à l’aide des signes appropriés. Si vous passez à Orléans, allez pieusement vers les murs de la ville où les glorieux martyrs de la science divine « Stéphanus et Lisoë », avec dix autres fils de nos pères, ont été brûlés sur l’ordre du Roi, Robert le Pieux, et des évêques. De cela, nous vous supplions en Dieu.
Art. 25. – Les lois courantes, qu’elles soient de l’Ordre ou de la Synagogue de l’Anté-Christ, doivent être accomplies devant les yeux des hommes; afin de ne pas occasionner de scandale. Observez notre régime, observez également les lois de Rome. Dans votre cœur n’honorez cependant que la loi écrite de vos cœurs par l’Esprit Saint.
Si l’un de vous a contrevenu à une loi, qu’il se confesse à un de nos prêtres, ou, à défaut du prêtre-Élu, à un laïc-Élu. Tertullien a dit: « Nous, laïcs, ne sommes-nous pas aussi prêtres? C’est l’Église qui a établi une différence entre prêtres et laïcs. Là où trois sont ensemble, il y a une Église parce que chacun vit pour sa foi et dans sa foi. »
Art. 26. – Dans toutes les maisons du Temple, les Élus doivent tenir les grades supérieurs ainsi que celui d’administrateur. De même, les Élus doivent tenir ensemble dans les Chapitres, pour la nomination des visiteurs, précepteurs, procurateurs et autres supérieurs, le Grand Maître excepté qui ne doit pas être un Élu.
Art. 27. – Si un Frère Élu a obtenu la charge de Prieur ou de Préfet, il doit travailler à mettre en état les ateliers de la maison tels que nos usages secrets le réclament, ce qu’il doit faire avec un maître maçon qui soit un descendant de nos Pères. Si celui-là n’est pas encore initié et s’il est habile, vous pouvez lui révéler la lumière. Qu’il se hâte d’édifier le chapitre afin que la lumière de Dieu dissipe bientôt les ténèbres de la synagogue de l’Anté-Christ. Que le prieur rende serviable le chapelain de la maison et si celui-ci est récalcitrant, qu’il le chasse et en prenne un autre. Les chapelains doivent persuader les Frères chevaliers, servants d’armes et Frères servants de se confesser au Supérieur de la maison, lequel a le pouvoir de les délier de leurs péchés, aussi bien les péchés cachés par la honte que ceux qu’ils ont avoués. A ceux qui douteraient de ce privilège, dites que le Pontife suprême et le prêtre supérieur de notre Ordre a reçu ce privilège du Christ, fils de Dieu.
Art. 28. – Les bibliothèques de l’ordre doivent toujours posséder les Écritures Saintes, les Pères de l’Église, les œuvres de Maître Jean Eugène sur la division de la nature, le livre d’Altonis Vercellensis, sur la pressuration ecclésiastique, le monologue et le prosloguim d’Anselme de Canterbury, le livre de canon des concordances et des non concordances de Gratiani, le livre des sentences de Maître Pierre Lombard, le livre de Maître Gilbert sur la Trinité de Jean de Salisbury et, enfin, tous les écrits qui ont été condamnés par les Pharisiens de la Synagogue de l’Anté-Christ, par exemple le divin écrit de Maître Amalrich de Béna et de David de Dinant, dans lesquels vous puiserez des trésors de sagesse. Afin que vous ne soyez pas surpris dans votre inexpérience par les cours de Justice des princes et des évêques, nous vous ordonnons de vous mettre à l’étude sans tarder des décrets et des lois.
Art. 29. – Si un Frère s’oublie, soit par légèreté, soit par bavardage, et fait connaître la plus petite partie des statuts secrets ou de ce qui se passe dans les chapitres nocturnes, qu’il soit puni selon la grandeur de sa faute par une détention à temps dans les chaînes et soit exclu à jamais des Chapitres. Si la trahison est prouvée et s’il a parlé avec mauvaise intention, qu’il soit condamné à la prison perpétuelle ou même mis à mort secrètement si le bien général l’exige.
Si l’on vous interroge en justice sur les usages, lois statuts et entreprises secrètes de l’Ordre, résistez à cette tyrannie en niant et en jurant de votre ignorance. L’accusation de faux serment tombera avec la malédiction divine non pas sur vous, mais sur les iniques inquisiteurs. A vous, au contraire, la récompense de la vérité méconnue.
Art. 30. – Si un Frère est mourant, un autre Frère doit se tenir auprès de lui, ne pas le laisser seul et tâcher d’appeler un Élu. Le malade doit demander à voir un Élu d’une maison voisine s’il n’y en a pas de présents dans la sienne. Si le mourant est tourmenté par des scrupules, l’Élu doit le tranquilliser, l’entendre en confession et le déclarer délivré de tous ses péchés, quels qu’ils soient. Ne jamais permettre que le malade s’entretienne avec un Frère clerc ou laïc qui ne soit pas Élu. Le mort sera enterré avec sa ceinture rouge, on dira pour lui la Messe du Saint-Esprit, en vêtements rouges et sur la pierre tombale on gravera le plus vieux signe du salut, le Pentalpha .
Art. 1er. – Le peuple qui marchait dans l’obscurité a vu une grande lumière et ceux qui étaient dans l’ombre de la mort ont vu cette lumière. Pour nous aussi la lumière a lui. Nous étions tous dans le deuil et nous avons été consolés, dans la terreur et l’esclavage et nous avons reçu l’esprit d’adoption des enfants qui nous fait crier: « Un seul est notre Père, Maître, Sauveur, Consolateur – Un seul est notre Dieu et son Esprit donne au nôtre l’assurance que nous sommes fils de Dieu ».
Art. 2. – A vous, Frères, il est donné de connaître les secrets du royaume de Dieu; heureux nos yeux et nos oreilles qui voient et entendent. Sachez que Papes, Rois, Évêques, Abbés et Maîtres ont désiré voir et entendre ce que vous entendez et voyez, mais ils ne l’ont ni vu ni entendu et ne le connaîtront jamais.
Art. 3. – Le temps est venu où l’on n’adorera le Père ni à Jérusalem, ni à Rome. L’ Esprit est Dieu et, si vous êtes en Dieu, vous l’adorerez en Esprit et en Vérité. Sachez que tout ce que Jésus a dit par le vrai Christ, est esprit et vie en Dieu. C’est l’esprit de Dieu qui vivifie. La chair de Jésus ne peut servir à rien.
Art. 4. – Dieu est Amour et quiconque reste dans l’amour reste en Dieu et Dieu en lui. Nous vous parlons en secret de ce qui reste caché aux enfants de la Babylone nouvelle qui sera réduite en cendre et en poussière par les plus humbles serviteurs de Dieu. Nous vous parlons de la Sagesse de Dieu, révélée à nos Pères qui nous l’ont transmise pour notre gloire et notre bien. Aucun prince ou grand prêtre de ce temps ne l’ont connue. S’ils l’avaient connue, ils n’adoreraient pas le bois de la Croix, et n’auraient pas brûlé ceux qui possédaient le Vrai Esprit du Vrai Christ.
Art. 5. – Vous qui êtes les Temples de Dieu, construits sur les fondements de la Sagesse et de la Sainteté antiques, sachez que Dieu ne fait point de différence entre les personnes: Chrétiens, Sarrasins, Juifs, Grecs, Romains, Francs ou Bulgares, parce que tout homme qui prie Dieu est sauvé.
Art. 6. – Le Consolé est délivré du joug que les enfants de Babylone ont établi sur des dogmes faux. Parmi les Juifs et les Sarrasins, soyez comme si vous étiez des Sarrasins et des Juifs. Avec les fils de Babylone, soyez comme les fils de Babylone bien que par l’Élection et le Consolamentum vous soyez libérés.
Rendez-les heureux et tâchez d’attirer à vous ceux dont les yeux s’ouvrent, mais agissez avec prudence à cause de l’Évangile éternel et afin d’éviter le scandale.
Art. 7. – A vous qui êtes saints, tout est permis. Cependant, il vous faut garder d’abuser de cette permission. Ne laissez jamais rien soupçonner de ce que vous êtes autour de vous. Ayez dans vos maisons des lieux de réunion vastes et cachés, auxquels on accédera par des couloirs souterrains, pour que les Frères puissent se rendre aux réunions sans risques d’être inquiétés.
Art. 8. – Il y a des Élus et des Consolés dans toutes les régions du monde. Là où vous verrez construire de grands bâtiments, faites les signes de reconnaissance et vous trouverez beaucoup de justes instruits de Dieu et du Grand Art. Ils en ont hérité de leurs pères et maîtres et sont tous frères. Dans ce cas, sont les Bons Hommes de Toulouse, les Pauvres de Lyon, les Albigeois, ceux des environs de Vérone et de Bergame, les Bajolais de Galicie et de Toscane, les Bégards et Bulgares.
Art. 9. – Vous recevrez fraternellement les Frères de ces groupements et de même les Consolés d’Espagne et de Chypre recevront fraternellement les Sarrasins, les Druses et ceux qui habitent le Liban Et si l’Esprit divin animait des Sarrasins ou des Druses, vous pouvez les admettre comme Élus ou comme Consolés.
Art. 10. – Nul frère ne sera reçu s’il ne compte trente-cinq ans d’âge et s’il n’a acquis les vrais fruits de son élection. Pour le prouver, il justifiera de son instruction et de ses connaissances dans les décrets avant son admission.
Art. 11. – Il est expressément recommandé de s’entourer des plus grandes précautions vis-à-vis des moines, prêtres, évêques, abbés et docteurs de la science, parce qu’ils agissent en traitres afin de se rouler plus librement dans la boue de leurs crimes. Si vous les admettez après une longue probation, que ce soit en dehors du chapitre, en présence de trois Frères, et sans rien leur révéler des statuts et coutumes de l’Ordre.
Art. 12. – Avec les laïcs qui servent Dieu dans la simplicité de leur cœur, il est permis de prendre moins de précautions et de les recevoir soit comme Élus, soit comme Consolés, après une probation raisonnable.
Art. 13. – Rituel de « Consolamentum » : le néophyte écrira sa confession générale et l’adressera au Précepteur. I1 confirmera cette confession par serment, en présence de deux témoins, et elle sera conservée dans les archives du chapitre. Il dira ensuite les Psaumes, l’Antienne tirée du Deutéronome et il sera béni par tous les Frères, qui poseront leur main droite sur sa tête, après quoi il jurera silence, obéissance et fidélité.
Le précepteur l’absout de tous ses péchés. Il le délie de tous les commandements de l’Église au nom de Dieu qui n’est pas engendré et qui n’engendre pas, au nom du vrai Christ qui n’est pas mort et ne peut mourir. On récite alors les trois Prières:
Durant la seconde, il s’agenouille, les bras en croix.
-La première prière est celle de Moïse: «Magnificetur, fortitudo Domini… » suivie de ces mots: Dixit que Dominus vivo ego et implebitur gloria Domini universa terra. Après quoi le précepteur coupe un peu de la barbe, des cheveux et de l’ongle de l’index droit du néophyte en disant: « Sers Dieu, tu souffriras plus dans ton cœur que dans ton corps en signe de l’alliance de Dieu avec l’esprit de l’homme ».
- La seconde prière est celle du fils de Marie qui est appelé Jésus: « Pater aeterne glorifica nos… » (Saint jean, c. XVII), suivie de: « Facta est vox de coelo, iste filius meux dilectus in quo mihi bene complacuit ». Le récepteur passe ensuite un anneau à l’index droit du Frère en disant: « Fils de Dieu, prends cet anneau en signe de ton union éternelle avec Dieu, la Vérité et nous-mêmes ».
- La troisième prière dite de Baphomet, est celle qui sert d’ouverture au Coran et qui porte le nom de « Fatiha ». Le récepteur ajoute: « Un Maître, une Foi, un Baptême, un Dieu Père de tous, et chacun qui invoque le nom de Dieu est sauvé ». I1 relève alors le néophyte et oint ses paupières avec l’huile sainte en disant : « je te veux oindre, ami de Dieu, avec l’huile de la Grâce, afin que tu voies la Lumière de notre Baptême du Feu et qu’elle brille pour toi et pour nous tous sur le chemin de la Vérité et de la Vie Éternelle ».
Art. 17. – La figure de Baphomet est retirée de sa châsse et le récepteur dit: « Le Peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière et elle a brillé pour ceux qui étaient assis dans les ombres de la mort. I1 y en a trois qui rendent témoignage à Dieu et au monde, et ces trois sont: Un » (Saint-Jean).
Tous les Frères s’écrient: « Yah Allah! », c’est-à-dire, « Splendeur de Dieu », baisent l’image et la touchent de leur ceinture. Le récepteur prend ensuite le néophyte par la main et dit: « A présent le Fils de l’Homme est glorifié et Dieu est glorifié en Lui. Voici un nouvel ami de Dieu, qui parle à Dieu quand il lui plaît, à Dieu auquel vous devez rendre grâce, parce qu’il vous a conduit là où vous désiriez aller et qu’il a exaucé vos désirs. Que la Lumière Divine reste dans nos cœurs et nos esprits. Amen ». Pour terminer la cérémonie, on chante le chant tiré du Livre de la Sagesse, chant qui marque la fin du chapitre.
Art. 18 – Le néophyte est conduit aux archives où on lui enseigne les : mystères de la science divine, de Dieu, de Jésus enfant, du véritable Baphomet, de la Nouvelle Babylone, de la nature des choses, de la vie éternelle ainsi que la science secrète, la grande Philosophie, Abrax et les talismans. Choses qui toutes doivent être rigoureusement cachées aux ecclésiastiques admis dans l’Ordre.
Art. 19. – Il est interdit dans les maisons où tous les Frères ne sont pas des Élus ou des Consolés, de travailler certaines matières par la science philosophique et donc de transmuter les métaux vils en or et en argent. Ceci ne sera jamais entrepris que dans les lieux cachés et en secret.
Art. 20. – Il est rigoureusement interdit de choisir pour Grand-Maître un Consolé. Les autres postes et charges principaux de l’Ordre sont réservés aux Élus et aux Consolés.
Source : http://www.lesfilsdelavallee.fr/?f042f32908431fa90d25e42d87ff6ec2=429b9974e01e734a791262c51ff8f937

References: Art. 1

Art. 2

Art. 5

Art. 8

Art. 9

Art. 10

Art. 11

Art. 12

Art. 13

Art. 14

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Art. 23

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Art. 27

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