Source: http://www.pen-kurd.org/fransi/ali-kilic/a-fidel-castro.html
Timestamp: 2018-01-16 09:21:41+00:00

Document:
Paris le 30-11-2006
HAVANA -CUBA
Cher Camarade Commandant Fidel Castro,
Président de la République de Cuba,
Au moment où tous Etats impérialistes et capitalistes jouent sur votre situation de santé je vous salue cher camarade cordialement et te souhaite de bonne santé, de la paix la prospérité pour le peuple cubain, jexprime ma solidarité internationaliste en faveur de la révolution cubaine et pour le peuple Cubain. Au moment où une partie du monde vous attaque, vise votre personnalité et lintérêt de la révolution de votre pays Cher Fidel Castro au nom des communistes du Kurdistan, Cher Fidel Castro, je vous présent mes sentiments plus dignes, plus révolutionnaires et fraternels envers de votre pays, je salue en votre personnalité, le PCC qui lutte pour consolidation du socialisme et de la révolution au Cuba.
Mais en tant quun membre du Centre de PEN Kurde, de responsable de la section française, jai reçu des informations sur larrestation de plusieurs écrivains, journalistes ont été arrêtés au Cuba,
Nous, les communistes du Kurdistan, nous avons toujours défendu et soutenu la lutte du peuple Cubain contre le colonialisme et contre limpérialisme. Malgré la politique internationaliste du Cuba,envers des autres peuples, qui a soutenu de façon plus ou moins discrète des mouvements de guérillas en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Afrique mais à partir de 1975, l'armée cubaine a intervenu de façon directe dans des conflits sur ce dernier continent, mais jamais le PCC a soutenu la lutte du peuple du Kurdistan contre le colonialisme et contre limpérialisme pour la liberté et lindépendance du Kurdistan.
Contrairement à votre politique internationaliste, votre Ambassadeur à lONU, a voté en faveur de Saddam Hussein qui a utilisé les armes chimiques contre le peuple du Kurdistan y compris les forces armées turques, dIran. Malgré la politique internationaliste de Cuba qui a envoyé en été 1975 des conseillers militaires au MPLA (Mouvement populaire de libération de l'Angola) qui avait pris le pouvoir en Angola lors de son indépendance. En novembre, des unités régulières sont déployées: il y aura jusqu'à 50 000 hommes en permanence, et 300 000 soldats cubains auront été présents en 13 années de conflit., l'armée cubaine disposait de son propre état-major et constituait en fait la principale force militaire du MPLA avec des régiments d'artillerie et des blindés engagés, tandis que les forces du MPLA constituaient l'infanterie chargée des ratissages, etc. L'URSS s'était chargée du pont aérien, et a également fourni des avions MiG-21 avec des pilotes à l'armée cubaine.Cuba a prétexté que l'Angola était menacé par l'Afrique du Sud. Mais Cuba a également envoyé des troupes en Éthiopie en 1977, à partir du moment où la junte militaire qui y avait pris le pouvoir avait décidé de s'allier à l'URSS. Dans les années 1980, plusieurs milliers de conseillers militaires furent envoyés pour soutenir le gouvernement sandiniste du Nicaragua. Mais jamais Cuba na soutenu la lutte du peuple Kurde contre les Etats Colonialistes de Turquie et de lIraq et de la Syrie.Par contre la délégation de Cuba à lONU a voté pour Saddam Hussein au sujet darmes chimiques utilisées contre le peuple du Kurdistan. Malgré votre politique internationaliste lors de votre visite en Turquie vous avez fait des éloges à Mustafa Kemal qui était un dictateur fasciste qui a participé directement au génocide des arméniens du peuple grec, du peuple assyro chaldéens et du Peuple du Kurdistan. Ceci représente une contradiction fondementale dans la politique extérieure et intérieure du Cuba. Je ne veux pas mettre en doute cher Fidel Castro, la contre révolution impérialiste dirigée contre votre personnalité contre votre pouvoir et contre le peuple cubain, je ne veux pas tomber dans une piège dune guerre idéologique, mais en tant que docteur en philosophie des sciences en tant quun communiste du Kurdistan, de la région de Dersime Qoçgiri du Kurdistan nord, depuis vingt sept ans membre du PCF, exil en France jexprime , mes soucis profonds sur les informations qui mont été communiquées par Centre Pen Kurde, en même temps du PEN International sur les écrivains, journalistes cubains arrêtés et emprisonnés au Cuba.
Cest pourquoi je vous demande Cher Fidel Castro, les raisons de lemprisonnement de ces personnes que je citerai dans ma lettre et jaimerai savoir aussi les raisons pour lesquelles vous avez fait déloges au régime fasciste de Mustafa Kemal lors de votre visite en Turquie, car votre attitude ma touché beaucoup Cher Fidel Castro. A ce sujet je tiens à te préciser que plusieurs personnes de ma famille ont fait lobjet de persécutions. Mon épouse SEVGI KILIC, professeur de philosophie, arrêtée le 23 janvier 1984 et torturée emprisonnée, elle est décédée dun cancer issu de ces tortures. Ma mère, mon père, mes surs, mes cousins, sont arrêtés et torturés par régime fasciste turc. Jaffirme que de 1936 à 1997 de ma famille 52 enfants ont été fusillés par les forces armées turques. Mon grands père Hemede Mirzalié Silemani et ses deux fils sont aussi été fusillés.Alié Mir ZAlié Silemeni, oncle maternel de ma mère a été pendu le 17-11-1937 avec sept de ses camarades à El Aziz par Mustafa Kemal. De notre tribut 250 personnes enfants , femmes, personnes âgées ont été fusillées et les corps sont brûlés par larmée turque sur lordre de Mustafa Kemal dans le village de Marçik au département de Dersim en 1937. Cest pourquoi cher Fidel Castro je veux savoir les motifs du soutien de la délégation de Cubain à lONU à Saddam Hussein qui a massacré et a fait disparaître 870.000 kurdes et les motifs de votre éloge à Mustafa Kemal fondateur du Comité de lUnion et du Progrès et de lOrganisation Spéciale qui a directement participé au massacre des arméniens en 1909 en Cilicie. Il y aura au total 30 000 morts. Il a participé également, au génocide des arméniens de 1915 et a décidé de massacrer 380 .000 grecs et plus dun million kurde et a forcé à la déportation des millions des Kurdes.Mustafa Kemal nétait un anti impérialiste, il était un anti communiste et un fasciste, cest la faute de Lénine et de Staline et vde Trotski qui ont accordé plusieurs aides militaires et financières par les quelles nos peuples sont massacrés. C Cest la même chose pour Saddam qui est jugé en raison des crimes contre lHumanité quil a commis. La question qui se pose comment un pays socialiste comme Cuba, et un dirigeant socialiste comme Fidel Castro pourront commettre ces types erreurs idéologiques politiques et militaires ?
Je me permets de te donner quelques informations sur crimes des kémalistes actuels en Turquie que vous avez fait déloges lors de votre visite en Turquie.
LArmée turque nest pas seulement bénéficiaire de lhéritage de lEmpire ottoman, et des pratiques politiques militaires des jeunes turcs « Union et Progrès » mais elle est aussi détentrice de certains privilèges institutionnels, portée par lexaltation nationaliste et renforcée par lemprise que la conscription lui offre, en Turquie constitue aujourdhui une force alliée principale de lOTAN. Contrairement aux structures militaires des armées dans les autres pays des alliés larmée turque, se distingue par ses caractéristiques politico-militaires et économiques dune part , elle est très différente et se différencie par ses structures économiques et militaires, des investissements du système banquier des autres forces armées du monde dautre part. Cest pourquoi cette étude a pour objectif central détudier le processus historique du système de valeurs de l armée turque et den évaluer limpact sur son engagement dans les affaires de lÉtat et de commettre des crimes pendant toute histoire. La plupart des membres des organisations militaires, ou du moins, celles qui sont fondées sur la levée en masse, ont, en effet, la conviction dêtre différents du reste de la société. La culture très spécifique des forces armées et leur position de relatif isolement au sein de la communauté civile, les amènent, toutes proportions gardées, à se percevoir de manière distincte. Ceci est sans doute renforcé par le fait que lorganisation de larmée.
Quest ce quune armée ? Quest- ce que larmée turque ? Quelle est son histoire ? Est-ce que larmée turque est une armée ottomane transformée en une autre forme militaire dirigée par les mêmes militaires et les mêmes pachas ? Si oui, comment pouvons nous expliquer la continuité militaire dans la pratique des génocides commis, plus particulièrement lors du génocide des chrétiens en 1861 en Syrie , des arméniens en 1894 et 1915 et des grecs des assyro chaldéens et des Kurdes ? Quel était le rôle de larmée dans la fondation du nouveau régime ? Sur quoi, sur quelle structure militaire les armées sont constituées ? Quelles étaient ses alliances sur le plan historique ? Comment un communiste comme Fidel Castro pourra soutenir lhéritier et commandant fasciste de cette armée qui décidé de massacrer la population de Qoçgiri en 1921 et de celle de Dersim en 1936 ? Quel rapport établir entre larmée turque et le pouvoir ? Quel était le rôle de Mustafa Kemal, en tant que militaire dans la fondation de lEtat ? Comment pouvons nous expliquer les trois coups détat réalisés par lArmée turque ? Dans ce sens comment pouvons nous expliquer le rapport entre le pouvoir élu par le peuple et lintervention de larmée par la force pour renverser le régime politique ? Quel rapport établir entre larmée et lEtat ? Quest ce que lEtat turc ? Est-ce que lEtat turc est un Etat profond ou non ? Si oui quelles sont des caractéristiques ? Quelles sont des pratiques militaires actuelles de lArmée turque ? Quel est le rapport entre les gouvernement précèdent et avec lEtat profond ? Quelles sont ses pratiques militaires économiques au Kurdistan ? Quels sont des critères daccès à lUE, dans mesure ou sur site dinterne de lEtat Major turc, un document Officiel niant le génocide des arméniens ? Quel est le rôle de larmée dans la guerre au Kurdistan de Turquie ? Quel est le profit militaire des organismes de lArmée turque ? Autrement dit quelle est la structure militaire des forces armées turques ses rapports avec lOTAN, comment larmée turque fonctionne ?
Quelles sont des conséquences de la guerre au Kurdistan ? Quel le rôle de larmée turque dans la politique mondiale en tant forme dorganisation militaire et politique sous le titre MGK (Conseil Général de la Sécurité Nationale et ses rapport direct avec OYAK et ses systèmes banquiers ? Comment pouvons nous expliquer linvestissement de s capitaux par les structures financières de lArmée Turque au Kurdistan Sud ?
Les 35 ans derniers ont été marqués de deux putschs sanglants des généraux turcs en 1971 et 1980: arrestations massives, tortures, pendaisons, violations des libertés d'expression, renforcement de l'injustice sociale, négations des droits fondamentaux du peuple kurde et des minorités arménienne, assyrienne, grecque, etc. Durant les deux ans suivant le coup d'état du 12 mars 1971 date à laquelle jai été arrêté et torturé emprisonné avec mes camarades dans la prison militaires de Diyarbakir de 1971 à1974 je peux résumer la situation de la manière suivante :
La répression s'est durcie au sujet des minorités ethniques et les opérations répressives contre les Kurdes généralisées non seulement dans le Kurdistan mais aussi dans les grandes métropoles du pays.
Le coup du 12 mars 1971 marque également le déclenchement de l'émigration politique vers les pays européens. Le premier exode massif de Turquie vers les pays étrangers était sans aucun doute celui des Arméniens et des Assyro chaldéens suivant le génocide et la déportation de 1915. L'émigration politique des opposants du régime et des gens appartenant aux minorités ethniques et religieuses a repris après le coup d'état de 1971 et s'est fort accélérée après le deuxième coup d'état militaire du 12 septembre 1980.
Le 12 septembre 1980 Les généraux de l'Armée turque avaient effectué un coup d'état militaire pour empêcher le progrès des forces civiles défendant les droits sociaux et économiques des travailleurs et les droits nationaux du peuple kurde. Le processus de démocratisation et d'adhésion aux Communautés européennes a été arrêté par force et le pays a été transformé en un immense camp de concentration.
Mais aucune interdiction, ni intervention armée ne pourra plus arrêter lexpansion du mouvement nationaliste kurde. Des dizaines dassociations et partis politiques travaillent dabord dans la clandestinité ensuite plus ouvertement pour avancer et politiser la cause kurde. La réponse à cette question viendra par un coup dEtat militaire supplémentaire en septembre 1980, mais beaucoup plus répressif que les précédents avec un bilan accablant en matière de droits de lhomme. Dans les années 1980, la Turquie traverse une période de crise économique, politique et sociale grave à l'issue de laquelle, le 12 septembre 1980, le Général Kénan Evren organise le troisième coup d'Etat de l'histoire de la Turquie contemporaine. Rapidement, il permet à la Grèce de se réinsérer au commandement intégré de l'OTAN. En 1983-1984, le Parti des Travailleur du Kurdistan (PKK) commence à mener des actions de guérilla contre l'Etat turc et jamais la politique extérieure de la Turquie n'allait être déterminée à un degré si élevé par sa politique intérieure. Une dictature militaire est un gouvernement de type dictatorial dirigé directement par l'armée. Pour désigner une dictature militaire, on parle souvent de Junte (de l'espagnol junta) mais il s'agit plus précisément d'un type de dictature militaire plutôt classique en Amérique latine (d'où l'origine du mot) qui est géré par un groupement de chefs des armées. Les autres dictatures militaires sont aux mains d'un seul officier, qui est généralement le plus haut gradé.
Selon un journal turc Cumhuriyet qui publie, dans lun de ses numéros de décembre 1989, le bilan des années 80 pour lensemble de la Turquie : 650 000 personnes sont gardées à vue, 350 000 personnes interdites de quitter le territoire national, 50 000 employés, enseignants et magistrats licenciés, 250 000 livres brûlés ou mis au pilon, 937 films de cinéma interdits, réquisition de la peine de mort pour 6 400 inculpés dont 50 ont été exécutés, plus de 500 personnes à la suite des grèves de la faim. 30 000 personnes ont quitté le pays pour des raisons politiques et 14 000 dentre elles ont été déchus de leur nationalité. En effet, le coup d'état du 12 septembre 1980 était la deuxième phase d'un processus de militarisation dans tous les domaines du pays. Et de plus Aujourd'hui, au 25e anniversaire, nous rappelons une fois de plus les crimes commis par les putschistes du coup d'état du 12 septembre
Crimes commis par les putschistes du coup d'état du 12 septembre:
· La domination de l'Armée sur la vie politique, économique et sociale du pays a été rendue intouchable par les privilèges reconnus par cette constitution au Conseil de la sûreté nationale (MGK).
· Cinquante personnes ont été exécutées à l'issu des procès politiques.
· 348.000 personnes se sont vues refusées l'obtention de passeports.
· 18.000 fonctionnaires, 2.000 juges et procureurs, 4.000 officiers de police, 2.000 officiers de l'Armée et 5.000 enseignants ont été forcés de démissionner.
· 39 tonnes de livres, de magasines et de journaux ont été détruites par des usines de papier de l'Etat.
· Le total des peines de prison prononcées contre les journalistes et écrivains s'élevaient à 3.315 ans et 3 mois.
25 ans après le coup d'état du 12 septembre 1980:
2. La constitution anti-démocratique prônant la supériorité et le monopole de la race et de la langue turques (Articles 3, 42 et 66), imposée en 1982 par la junte militaire, est toujours en vigueur. L'article 4 déclare que l'Article 3 ne pourra jamais être modifié, même la modification de cet article ne pourra jamais être proposée. En plus, un système électoral imposant un seuil national de 10% est toujours maintenu au détriment des partis politiques représentant des opinions différentes, notamment pro kurde ou de gauche, afin que le parti islamiste reste au pouvoir avec une majorité absolue dans le parlement malgré un score électoral moins de 50%.
3. Malgré la soi-disant "démilitarisation" du Conseil national de la Sûreté (MGK), les militaires continuent à dicter leurs choix militaristes par les déclarations médiatisées du chef de l'Etat-major ou des commandants des forces terrestres, aériennes ou navales. De plus, le Haut Conseil militaire (YAS), chargé de gérer le fonctionnement interne de l'Armée, continue à radier certains officiers considérés "anti-laïques" malgré l'opposition du gouvernement. Les militaires exercent leur contrôle sur la vie économique du pays par le biais de leur holding financier sui generis OYAK et d'une série d'industries de guerre.
4. Il y a toujours milliers de détenus politiques dans les prisons turques. Le ministère de la Justice a annoncé le 12 août 2005 que le nombre des détenus pour "des délits de terreur" s'élève actuellement à 3.788 et qu'ils se trouvent dans 73 grandes prisons du pays dont 11 prisons de type-F.
5. L'exécution sommaire et la torture lors de l'arrestation se pratiquent toujours. Tout récemment, des manifestants kurdes ont été abattus par les forces de sécurité. En plus, les groupes ultra-nationalistes sont encouragés à lyncher ceux qui se manifestent pour défendre les droits du peuple kurde ou pour protester contre les conditions carcérales des prisonniers politiques.
6. Le nouveau code pénal turc, applaudi par l'Union européenne, constitue toujours une menace sur la liberté de presse. Plusieurs journalistes sont toujours jugés pour insulte à l'Armée, au gouvernement ou aux forces de sécurité en raison de leurs critiques, en vertu de l'article 302 (l'ancien article 159) du CPT. Récemment, le romancier Orhan Pamuk a été inculpé sous l'article 301 du même code pénal pour avoir insulté la nation turque car il avait parlé du massacre des Arméniens et des Kurdes.
7. Malgré quelques réformes cosmétiques, les droits égaux (enseignement, expression audio-visuelle, association) ne sont toujours pas reconnus pour le peuple kurde ainsi que pour les minorités ethniques ou religieuses du pays, notamment arméniennes, assyriennes, grecques et alévites. Toutes les initiatives pacifiques du mouvement national kurde en vue d'arriver à une solution pacifique sont systématiquement déclinées et les opérations militaires se poursuivent afin de satisfaire la voracité de l'Armée et de l'industrie de guerre.
8. Ankara ne montre aucune intention de reconnaître les injustices et atrocités commises dans l'histoire de Turquie et poursuit une politique absolument négationniste. Selon le motif de l'Article 305, les citoyens qui demandent le retrait des militaires turcs de Chypre où déclarent que le génocide arménien a effectivement eu lieu pendant la première guerre mondiale, pourront être poursuivis en justice. En plus, les missions diplomatiques d'Ankara incitent souvent les ressortissants turcs et même les élus ou candidats d'origine turque des partis politiques européens (socialistes, libéraux, écolos ou chrétiens) à participer aux manifestations négationnistes.
8. Ankara ne montre aucune intention de reconnaître les injustices et atrocités commises dans l'histoire de Turquie et poursuit une politique absolument négationniste. Selon le motif de l'Article 305, les citoyens qui demandent le retrait des militaires turcs de Chypre où déclarent que le génocide arménien a effectivement eu lieu pendant la première guerre mondiale, pourront être poursuivis en justice.
En plus, les missions diplomatiques d'Ankara incitent souvent les ressortissants turcs et même les élus ou candidats d'origine turque des partis politiques européens (socialistes, libéraux, écolos ou chrétiens) à participer aux manifestations négationnistes.
En dépit de ces faits, les porte-parole de la Commission européenne, soumis aux chantages d'Ankara, affirment que la Turquie a déjà rempli toutes les conditions pour relancer les négociations d'adhésion à partir du 3 octobre 2005.
Pourtant, juste 25 ans après le coup d'état militaire, le président de la République Sezer se rendait chez le général Kenan Evren, le chef des putschistes, et honorait ce criminel contre l'humanité devant les tous médias.
- LA DESTRUCTION DE 2664 VILLAGES KURDES CONFIRMÉE DE SOURCE OFFICIELLE TURQUE. Citant "les statistiques officielles de la Super préfecture de la Région d'état d'urgence" le quotidien turc Milliyet du 25 juillet 1995 écrit sous la plume de Derya SAZAK ou à la fin de l'année 1994 on recensait déjà 2664 villages et hameaux kurdes évacués, totalement ou partiellement détruits. Fin 1993, le bilan de villages détruits s'élevait à 874. En un an, dans le silence de la communauté internationale, un pays se disant "démocratique", membre du Conseil de l'Europe et de l'OTAN aura ainsi impunément détruit près de 1800 villages kurdes, assassiné ou emprisonnés tous ceux, députés, journalistes, défenseurs des droits de l'Homme qui auraient pu témoigner de ce drame.
La destruction des villages s'est poursuivie avec la même intensité au cours de l'année 1995 où en 7 mois plus de 800 villages ont été rayés de la carte. Dans certaines provinces, comme Dersim (Tunceli), il ne reste pratiquement plus aucun village, aucune trace du mode de vie rural millénaire de la population. Des paysans chassés de leurs terres, dont les biens ont été confisqués par l'armée turque, sont jetés sur les routes de l'exode. On compte actuellement environ 3 millions de Kurdes déplacés à la suite de la guerre.
Quant au quadrillage militaire de la région kurde, soumise au black-out et à l'embargo alimentaire, voici le témoignage saisissant de Fatih chaldéens qui relate, dans le quotidien Hurriyet du 1er août, son exploit de "premier journaliste ayant pu pénétrer à Tunceli".
"La route de Diyarbakir-Elazig fait 148 km. Tout au long de cette route, il y a des check-points tous les dix, trois ou cinq kilomètres selon la sensibilité de la zone traversée. Malgré les autorisations très spéciales dont nous disposions, nous avons été arrêtés à chacun de ces points de contrôle. Malgré la présence à mes côtés d'un député de Tunceli, Sinan Yerlikaya, à chaque point notre voiture a été fouillée. Sur chaque éminence, à chaque point de contrôle un char est positionné et cela fait désormais partie du paysage naturel de la montagne. Nous sommes aperçus de la situation "particulière" de Tunceli au poste de Nisankaya, à la frontière d'Elazig Tunceli. Nous y avons été arrêtés. On nous a dit que la route qui restait à parcourir était extrêmement peu sûre et qu'il n'était pas possible de la parcourir sans des mesures de sécurité appropriées. Hormis nous, tous les véhicules transportant de la nourriture étaient également arrêtés à Nisankaya. Ces véhicules ne seront autorisés à circuler qu'en convoi escorté par des blindés. Le sous-officier commandant le poste avance l'explication suivante. "Nous sommes obligés de couper le soutien logistique de l'organisation (PKK). Ils ne peuvent pas trouver de la nourriture dans les montagnes. Tous les villages ont été évacués. Ils ont faim. Ces camions deviennent leur cible. C'est pourquoi nous les protégeons. Si on les affame encore plus, ils finiront par descendre des montagnes comme des loups affamés et nous leur ferons la chasse.
Le rôle politique de larmée est aujourdhui critiqué par une bonne partie de lopinion et des élites politiques, mais aussi par les juges de la Cour suprême, notamment, son ancien président, devenu président de la République en mai 2000, Ahmet Sezer. Le rôle politique de larmée sexerce notamment par le biais de Conseil national de sécurité (MGK). Selon la constitution de 1980 (mise en place par les militaires), ses décisions doivent avoir un caractère prioritaire pour lexécutif.
L« ataturkisme », doctrine de larmée : « Si les élèves des écoles militaires turques [] étudient une matière unique, qui nest enseignée quen Turquie, lataturkisme, qui remplit environ 20 % de lenseignement. Cette matière revient dans plusieurs programmes  le rôle des leaders, lhistoire de la révolution turque, lhistoire des doctrines politiques, le règlement des forces armées  qui reprennent tous les écrits et les discours de Mustapha Kemal Atatürk, le fondateur de la république turque, réunis dans un manuel en trois volumes publié par létat-major. Lintroduction de lataturkisme dans les programmes des écoles militaires est relativement récente : elle date du coup dÉtat de septembre 1980, et de la volonté des généraux de la junte de créer une idéologie nouvelle, qui ne soit ni de droite ni de gauche. Si la notion même dataturkisme fait sourire en Europe de lOuest, cest un véritable dogme en Turquie, où les « insultes » à la mémoire dAtatürk sont considérées comme un délit, justiciable des tribunaux. Après huit années dun tel endoctrinement, lofficier turc se considère comme le gardien de la république, chargé de la protéger contre toutes les menaces intérieures (subversion islamiste ou communiste, séparatisme kurde) et extérieures (lUrss en son temps, la Grèce, la Syrie, etc.
La question des personnes déplacées dans leur propre pays touche, de plus en plus, de nombreux pays dans le monde. Le Centre Europe - Tiers Monde a déjà attiré l'attention de la Commission des droits de l'homme sur le déplacement massif et forcé des paysans kurdes en Turquie (E/CN.4/1994/NGO/45). Dans le cadre de cette déclaration les méthodes de déportation de villages ont été clairement exposées. La situation s'aggrave de jour en jour. En effet, selon la section de Diyarbakir de l'Association des droits de l'homme de Turquie (IHD) le nombre de villages déportés dans les provinces kurdes depuis 1987 s'élève à : 127 à Batman, 213 à Sirnak, 172 à Hakkari, 433 à Diyarbakir, 206 à Siirt, 230 à Mardin, 94 à Bitlis, 103 à Bingöl, 16 à Elazig, 13 à Kars, 22 à Mus, 69 à Van, 5 à Igdir, 17 à Maras, 9 à Erzurum, 271 à Tunceli, 2 à Erzincan, 45 à Agri (liste à disposition au secrétariat). Il ressort que la pratique de la déportation de villages kurdes est une politique planifiée des autorités turques. Elle ne date pas d'aujourd'hui. Pour mieux cerner la question, un bref rappel historique est nécessaire. Depuis la fondation de la République de Turquie (1923), l'identité du peuple kurde est niée. C'est pourquoi les Kurdes se sont soulevés à plusieurs reprises entre 1925 et 1939, pour revendiquer leurs droits fondamentaux : ces révoltes ont été violemment réprimées. Des centaines de milliers de Kurdes ont été massacrés et autant ont été déportés hors du Kurdistan. Les autorités turques ne se sont pas gênées pour adopter des lois qui avaient pour but l'extermination du peuple kurde. L'une d'entre elles, "la loi sur l'établissement forcé" (Mecburi Iskân Kanunu), No 2510, adoptée le 14 juin 1934, en est un exemple frappant. Appliquée durant le règne du "parti unique" 1, dans les motifs de cette loi il est écrit que: a) les Turcs arrivent en tête des races qui émigrent, b) les Turcs "turquisent" les régions où ils s'installent, c) certaines races et cultures, en raison des courants islamiques, n'ont pas pu être assimilées, par conséquent elles ont notamment sauvegardé leur langue maternelle, d) le travail le plus important à accomplir par la révolution kémaliste est d'inculquer la langue turque et d'astreindre toute population n'étant pas de langue maternelle turque à devenir turque.
L'article 2 démontre clairement le but visé par les autorités turques : l'assimilation des Kurdes. Il stipule que : "conformément à la carte qui sera établie par le Ministère de l'intérieur et approuvée par les ministres, il sera constitué en Turquie trois catégories de zones d'habitations. Les zones No 1 comprennent les régions où l'on veut augmenter la densité des populations ayant une culture turque [il s'agit d'une partie du Kurdistan turc, le but recherché étant d'installer des migrants turcs]. Les zones No 2 comprennent les régions où l'on veut établir les populations qui doivent être assimilées à la culture turque [il s'agit des régions de Thrace orientale, Marmara, des côtes égéenne et méditerranéenne, le but recherché étant d'installer des déportés kurdes]. Les zones No 3 comprennent les territoires que l'on veut évacuer et qui sont interdits pour des raisons sanitaires, matérielles, culturelles, politiques, stratégiques et d'ordre public [il s'agit de quelques provinces kurdes telles Agri, Sason, Tunceli, Van, Sud de Kars, Bitlis, Bingöl et de certaines régions de Diyarbakir et de Mus, le but visé étant de créer un "no men's land"] 2.". Par ailleurs, l'article 9 stipule que "Le Ministère de l'intérieur détient tous les pouvoirs pour : i) établir dans les bourgs de manière dispersée des tziganes de nationalité turque et des nomades n'appartenant pas à la culture turque, ii) éloigner des bords des frontières ceux qui s'adonnent à l'espionnage, iii) expulser hors des frontières nationales les tziganes de nationalité étrangère et les nomades qui n'appartiennent pas à la culture turque". L'article 11 A) précise qu'"il sera interdit à ceux qui parlent une autre langue maternelle que le turc de former des villages ou quartiers, des groupements d'artisans ou d'employés". L'article 11 B) relatif à l'installation des Kurdes déportés "s'établissant dans les bourgs et les villes, ne pourront pas dépasser les dix centièmes de la population totale des circonscriptions municipales". L'esprit de la loi No 2510 se retrouve dans les propos du Ministre de la justice turc de l'époque, M. Mahmut Esat Bozkut : "Le Turc est le seul seigneur, le seul maître de ce pays. Ceux qui ne sont pas de pure origine turque n'ont qu'un seul droit dans ce pays : le droit d'être serviteurs, le droit d'être esclaves" (Milliyet, quotidien turc, 16 septembre 1930).7. Il est important de relever qu'une autre loi, "la loi de Tunceli", adoptée le 7 novembre 1935, a permis aux autorités turques de mener une politique de terre brûlée dans la région kurde portant ce même nom. A ce jour, et en se référant aux propos du célèbre sociologue turc M. Ismail Besikçi, "La répression par l'Etat est systématique : déplacements de populations, déportations, massacres, pendaisons, opérations pouvant aller jusqu'à l'extermination complète. Ces pratiques renvoient à une politique raciste et colonialiste de négation et de destruction, une politique de génocide." 3 Sur les 22 provinces kurdes en Turquie, 10 sont soumises à l'état d'exception perdurant depuis 18 ans, sans interruption; des mesures exceptionnelles y ont été renforcées depuis 1987 suite à la nomination d'un "Supergouverneur". Par ailleurs, la Convention européenne des droits de l'homme y est suspendue depuis août 1990, année au cours de laquelle un décret-loi4 a été adopté; il permet notamment au "Supergouverneur", de décider de la déportation de toute personne ou tout village kurdes, tant dans les provinces soumises à l'état d'exception que dans les provinces avoisinantes.
Ces dernières années, le nombre de villages kurdes, déportés et/ou incendiés, partiellement ou complètement, s'élève à 2 421 selon les sources officielles, publiées dans le quotidien Hürriyet du 12 juillet 1996. A l'heure actuelle, des centaines de milliers de paysans kurdes sont déportés, errant aux environs des villes. A titre d'exemple, on estime à 1 million le nombre de déplacés kurdes sur 3 millions d'habitants que compte la province d'Adana et 600 000 sur 1 million d'habitants que compte la province de Mersin. Pour l'ensemble des régions kurdes, on estime le nombre de personnes déplacées à environ 4 millions. Aucune infrastructure n'est prévue pour les accueillir. Démunies de tout, des milliers de familles déportées vivent au-dessous du seuil minimal de pauvreté : sans abri digne de ce nom, entassées soit dans des sous-sols creusés à même la terre, soit sous des tentes de plastique, dépourvues de nourriture et de couvertures en suffisance, sans infrastructures sanitaires, les familles kurdes souffrent non seulement de nombreuses maladies mais aussi du froid rigoureux de l'hiver.
Les estimations du nombre de personnes d'origine kurde déplacées à l'intérieur de la Turquie varient de 370 000 à 10 millions selon les sources. Cet écart important s'explique par la difficulté de différencier entre les mouvements migratoires naturels que l'on observe dans de nombreux pays, et qui peuvent avoir des causes essentiellement économiques (par exemple, exode rural), et les déplacements forcés. Si les organisations de droits de l'homme kurdes ont tendance à inclure dans la catégorie des personnes déplacées de force toutes les personnes d'origine kurde vivant en dehors du sud-est de la Turquie, les autorités turques limitent ce nombre aux habitants des villages et hameaux détruits. La définition exacte d'une personne déplacée est donc très difficile à établir en ce qui concerne la population kurde. La décision individuelle de migrer repose souvent sur un certain nombre de facteurs. Il est certain que le conflit armé, l'insécurité générale dans la région et l'instabilité économique sont des facteurs qui, tous, contribuent au dépeuplement de la région, et il est presque impossible, étant donné l'absence de statistiques fiables, de distinguer entre les populations déplacées de force et les migrants volontaires qui n'ont aucune intention de revenir dans leur pays.
La majorité de la population rurale déplacée d'origine kurde vit aujourd'hui dans des centres urbains, dans des conditions désastreuses et une pauvreté extrême, ce qui crée des problèmes d'intégration spécifiques pour les communautés locales. Le principal problème est généralement l'absence totale de ressources financières qui permettrait à la population déplacée de mener une vie normale dans son nouvel environnement. Le plus souvent, ces personnes ont été dépossédées de leurs biens sans la moindre compensation. Elles n'ont généralement aucune perspective d'emploi ; n'ayant aucun moyen de subsistance, elles sont contraintes de vivre dans des bidonvilles sans aide sanitaire ou sociale. Il est courant que les enfants soient forcés de travailler. Inutile de dire que ces conditions de vie catastrophiques ont entraîné une augmentation de la délinquance, notamment parmi les jeunes, et renforcent l'audience des mouvements radicaux.
Selon Médecins sans frontières, la grande majorité de ces personnes déplacées sont considérées comme une population à risque du point de vue sanitaire. Les soins de santé primaires font gravement défaut en l'absence quasi totale de services médicaux. Cette situation trouve une illustration dans les statistiques suivantes : si le nombre moyen des consultations par personne et par an a été en 1992 de 2,4 pour l'ensemble de la Turquie, il était de 0,26 à Diyarbakir. La mortalité infantile, qui était officiellement de 60  pour l'ensemble du pays en 1990, a été de 87  à Diyarbakir et de 98  à Hakkari la même année. Un certain nombre de maladies contagieuses comme la typhoïde, la paratyphoïde, le trachome, la brucellose et la dysenterie amibienne sont endémiques dans la région. Le taux de vaccination est faible et en déclin. L'état nutritionnel des populations déplacées est critique.
Voila, la situation politique du Kurdistan Nord, Cher Camarade Commandant Fidel Castro, Président de la République de Cuba je vous pose des questions sur les arrestations des personnes suivantes :
1-Pourquoi le Directeur de la CAPI (cooperativa avileña de periodistas independientes), Pedro Argüelles Morán a été arrêté le 20 mars à son domicile de Ciego de Avila et a été condamné à 20 ans de prison ? Est-ce que linformation suivante est exacte ?
Pedro Argüelles Morán était accoutumé au harcèlement policier.
Le 15 janvier 1999, le directeur de la PNR (Policia Nacional Revolucionaria) lui avait donné un avertissement pour sa « dangerosité », établie par le fait que le journaliste ne travaillait pour aucune entreprise publique.
Il avait été arrêté 48 heures le 27 janvier suivant, pour lempêcher de couvrir les commémorations de la naissance de José Martí.
Il eut droit ensuite à la « méthode douce », recevant régulièrement la visite de deux officiers de la police venant « converser » avec lui de la situation à Ciego de Avila, et se déclarent intéressés à connaître son point de vue, tout en le prévenant par allusions des risques encourus.
Selon CubaNet, Pedro Argüelles Morán est reclus dans la cellule de sécurité de la prison provinciale de Canaleta (province de Ciego), quil partage avec des prisonniers de droit commun qui le maltraitent . A la mi-mai, son état de santé sétait détérioré, son poids passant en deux mois de 76 kg à moins de 50 kg. Le détenu souffrirait des reins.
Le journaliste se savait en sursis. Pedro Argüelles Morán était en effet déjà inculpé depuis plus de cinq ans pour "outrage". On lui reprochait davoir tenté de faire sortir des informations sur des violations des droits de lhomme dans une prison où il avait été détenu à lépoque pour des activités de militant politique.Le procès ne sest jamais tenu, mais le journaliste risquait une condamnation à deux ans de prison "du jour au lendemain".
Le 21 mai 2003, lépouse du journaliste Pedro Argüelles Morán est informée, une fois arrivée à la prison de la ville de Santa Clara (Centre), le lieu présumé de détention de son mari, que ce dernier a été transféré à la prison de Combinado del Este, à La Havane, plus lointaine encore de 270 kilomètres de son domicile de Morón.
Le 3 mars 2004, le journaliste a affirmé depuis sa prison subir plusieurs restrictions : absence de visites depuis novembre 2003, manque ou absence de médicaments, interdiction dassister aux offices religieux. Il souffre par ailleurs de troubles de la vue et a perdu du poids. Sa correspondance est fréquemment ouverte. Selon Pedro Argüelles Moran, trois autres prisonniers politiques subissent les mêmes restrictions. Les autorités leur reprochent notamment de refuser de porter luniforme de détenu et de participer au plan officiel de rééducation. Selon un article publié le 7 avril sur le site cartadecuba.org, la situation du journaliste reste la même.
Le 16 août, Cubanet signale que Pedro Argüelles Morán a été transféré de la prison de Combinado del Este, à La Havane, à la prison El Tiburón dans la province de Sancti Spiritus (Centre). Ce transfert le rapproche de Ciego de Avila, sa ville de résidence, doù il nest plus quà une centaine de kilomètres (contre plus de 400 km auparavant).
Le 13 décembre 2004, le site cubanet.org a signalé que Yolanda Vera, la femme du journaliste indépendant Pedro Argüelles Morán, est très préoccupée par la santé de son mari. Daprès les analyses faites à lhôpital de la prison de Combinado del Este, le journaliste serait atteint de cardiopathie ischémique (il aurait fait un infarctus), darthrite généralisée des cervicales, de synovite chronique (douleurs articulatoires) et demphysème pulmonaire (insuffisance respiratoire chronique). Le 19 novembre, lors de sa dernière visite, Yolanda Vera lavait trouvé très amaigri et déprimé.
2- Pour quelle raison Alejandro González Raga a été arrêté le 18 mars 2003 est ce que linformation suivante est exacte ?
González Raga, est un journaliste indépendant, basé dans la province de Camagüey, au centre du pays. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de larticle 91 du Code pénal, qui prévoit de longues peines de prison ou même la peine capitale pour le crime datteinte à lindépendance ou à lintégrité territoriale de lEtat. Le 7 avril, le tribunal provincial de Camagüey a annoncé quil avait été condamné à 14 ans de prison. Le 24 avril, il a été incarcéré à la prison de Canaleta dans la province dÁvila, au centre du pays.
3-Pour quelle raison Alfredo Pulido a été arrêté le 18 mars 2003 est ce que linformation suivante est exacte ?
Pulido López est le directeur de lagence de presse indépendante El Mayor, dans la province de Camagüey, au centre du pays. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de larticle 91 du Code pénal, qui prévoit de longues peines de prison ou même la peine capitale pour le crime datteinte à lindépendance ou à lintégrité territoriale de lEtat. Le 7 avril, le tribunal provincial de Camagüey a annoncé quil avait été condamné à 14 ans de prison. Le 24 avril, il a été incarcéré à la prison de Combinado dans la province de Ciudad Habana, à louest du pays, à plusieurs centaines de kilomètres de son domicile
4-Pour quelle raison Iván Hernández Carrillo a été arrêté le 18 mars 2003 est ce que linformation suivante est exacte ?
Hernández Carrillo est un journaliste collaborant à lagence de presse indépendante Patria, dans la province de Matanzas, à louest du pays. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de la loi de 88 pour la Protection de lIndépendance nationale et léconomie du Cuba, qui prévoit jusquà 20 ans de prison pour des délits visant à bouleverser lordre intérieur de la Nation et à détruire son système politique, économique et social. Le 7 avril, le tribunal provincial de la Matanzas a annoncé quil avait été condamné à 25 ans de prison. Le journaliste était incarcéré au siège du Département de la Sûreté de lEtat de la province, jusquau 24 avril, date à laquelle il a été transféré à la prison dHolguín dans la province dHolguín, à lest du pays.
José Gabriel Ramón Castillo Arrêté le 18 mars 2003
Ramón Castillo est le directeur de lagence de presse indépendante Instituto Cultura y Democracia Press. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de larticle 91 du Code pénal, qui prévoit de longues peines de prison ou même la peine capitale pour le crime datteinte à lindépendance ou à lintégrité territoriale de lEtat. Le 7 avril, le tribunal provincial de Santiago de Cuba a annoncé quil avait été condamné à 20 ans de prison. Le 24 avril, il a été incarcéré à la prison de Santa Clara, dans la province de Villa Clara, au centre du pays.
José Luis García Paneque Arrêté le 18 mars 2003
García Paneque est le directeur de lagence de presse indépendante Libertad, dans la province de Las Tunas, à lest de lîle. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de larticle 91 du Code pénal, qui prévoit de longues peines de prison ou même la peine capitale pour le crime datteinte à lindépendance ou à lintégrité territoriale de lEtat. Le 7 avril, le tribunal provincial Las Tunas Provincial a annoncé quil avait été condamné à 24 ans de prison. En août, il a été incarcéré à la prison de Santa Clara, également dans la province de Villa Clara.
Arrêté le 18 mars 2003
Gálvez Rodríguez est un journaliste indépendant, basé à La Havane. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de la loi de 88 pour la Protection de lindépendance nationale et léconomie du Cuba, qui prévoit jusquà 20 ans de prison pour des délits visant à bouleverser lordre intérieur de la Nation et à détruire son système politique, économique et social. Le 7 avril, le tribunal provincial de La Havane a annoncé quil avait été condamné à 15 ans de prison. Le 24 avril, il a été incarcéré à la prison de Santa Clara Provincial, dans la province de Villa Clara, au centre du pays.
González Pentón est un journaliste indépendant, basé dans la province de Villa Clara, au centre de Cuba. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de larticle 91 du Code pénal, qui prévoit de longues peines de prison ou même la peine capitale pour le crime datteinte à lindépendance ou à lintégrité territoriale de lEtat. Le 7 avril, le tribunal provincial de Villa Clara a annoncé quil avait été condamné à 20 ans de prison. Le 24 avril, le journaliste a été incarcéré à la prison Kilo 8, dans la province centrale de Camagüey. En novembre, il a été transféré vers la prison Kilo 7, également dans la province de Camagüey.
Galván Gutiérrez est un journaliste collaborant à lagence de presse indépendante Havana Press. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de larticle 91 du Code pénal, qui prévoit de longues peines de prison ou même la peine capitale pour le crime datteinte à lindépendance ou à lintégrité territoriale de lEtat. Le 7 avril, le tribunal provincial de La Havane a annoncé quil avait été condamné à 26 ans de prison. Le 24 avril, le journaliste a été incarcéré à la prison dAgüica dans la province de Matanzas, à louest du pays, à plusieurs centaines de kilomètres de son domicile.
Rodríguez Saludes est le directeur de lagence de presse indépendante Nueva Prensa Cubana. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de larticle 91 du Code pénal, qui prévoit de longues peines de prison ou même la peine capitale pour le crime datteinte à lindépendance ou à lintégrité territoriale de lEtat. Le 7 avril, le tribunal provincial de La Havane a annoncé quil avait été condamné à 27 ans de prison. En décembre, le journaliste a été incarcéré à la prison de Nieves Morejón, dans la province centrale de Sancti Spíritus.
Argüelles Morán est le directeur de lagence de presse indépendante Cooperativa Avileña de Periodistas Independientes, dans la province de Ciego de Ávila, au centre du pays. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de la loi de 88 pour la Protection de lindépendance nationale et léconomie du Cuba, qui prévoit jusquà 20 ans de prison pour des délits visant à bouleverser lordre intérieur de la Nation et à détruire son système politique, économique et social. Le 7 avril, le tribunal provincial de Ciego de Ávila a annoncé quil avait été condamné à 20 ans de prison, et le 24 avril, le journaliste a été incarcéré à la prison de Santa Clara, dans la province centrale de Villa Clara.
González Alfonso est un journaliste indépendant et un correspondant à Cuba de lorganisation de défense de la liberté de la presse, Reporters Sans Frontières, basée à Paris. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de larticle 91 du Code pénal, qui prévoit de longues peines de prison ou même la peine capitale pour le crime datteinte à lindépendance ou à lintégrité territoriale de lEtat. Le 7 avril, le tribunal provincial de La Havane a annoncé quil avait été condamné à 20 ans de prison. Le 24 avril, le journaliste a été incarcéré à la prison Kilo 8 dans la province de Camagüey. González Alfonso est également président de lassociation des journalistes indépendants « Sociedad de Periodistas Manuel Márquez Sterling », fondée en mai 2001. Sa maison, qui abritait le bureau de lassociation, a été perquisitionnée le 18 mars.
Arroyo Carmona est un journaliste collaborant à lagence de presse indépendante Unión de Periodistas y Escritores de Cuba Independientes (UPECI), dans la province de Pinar del Río, à louest de lîle. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de larticle 91 du Code pénal, qui prévoit de longues peines de prison ou même la peine capitale pour le crime datteinte à lindépendance ou à lintégrité territoriale de lEtat. Le 7 avril, le tribunal provincial de Pinar del Río a annoncé quil avait été condamné à 26 ans de prison. Fin avril, le journaliste a été incarcéré à la prison de Guantánamo, dans la province de Guantánamo, à lest du pays.
Arrêté le 19 mars 2003
Fernández Saínz est un journaliste collaborant à lagence de presse indépendante Patria. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de la loi de 88 pour la Protection de lIndépendance nationale et léconomie du Cuba, qui prévoit jusquà 20 ans de prison pour des délits visant à bouleverser lordre intérieur de la Nation et à détruire son système politique, économique et social. Le 7 avril, le tribunal provincial de La Havane a annoncé quil avait été condamné à 15 ans de prison. Le 24 avril, le journaliste a été incarcéré à la prison dHolguín, dans la province dHolguín, à lest du pays.
Fuentes est un journaliste indépendant, basé dans la province de La havane, à louest de Cuba. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de larticle 91 du Code pénal, qui prévoit de longues peines de prison ou même la peine capitale pour le crime datteinte à lindépendance ou à lintégrité territoriale de lEtat. Le 7 avril, le tribunal provincial de La Havane a annoncé quil avait été condamné à 26 ans de prison. Le 24 avril, le journaliste a été incarcéré à la prison de Guamajal, dans la province centrale de Villa Clara.
Prieto Llorente est un journaliste indépendant, basé dans la municipalité spéciale de Isla de la Juventud, à louest du pays. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de la loi de 88 pour la Protection de lindépendance nationale et léconomie du Cuba, qui prévoit jusquà 20 ans de prison pour des délits visant à bouleverser lordre intérieur de la Nation et à détruire son système politique, économique et social. Le 7 avril, le tribunal spécial de Isla de la Juventud a annoncé quil avait été condamné à 20 ans de prison. En mai, le journaliste a été incarcéré à la prison de Guanajay, dans la province de La Havane, à louest du pays.
Maseda Gutiérrez est un journaliste collaborant à lagence de presse indépendante Grupo de Trabajo Decoro. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de larticle 91 du Code pénal, qui prévoit de longues peines de prison ou même la peine capitale pour le crime datteinte à lindépendance ou à lintégrité territoriale de lEtat. Le 7 avril, le tribunal provincial de La Havane a annoncé quil avait été condamné à 20 ans de prison. En mai, le journaliste a été incarcéré à la prison de La Pendiente, dans la province de Villa Clara.
Ubaldo Izquierdo est un journaliste collaborant à lagence de presse indépendante Grupo de Trabajo Decoro, dans la province de La Havane. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de larticle 91 du Code pénal, qui prévoit de longues peines de prison ou même la peine capitale pour le crime datteinte à lindépendance ou à lintégrité territoriale de lEtat. Le 7 avril, le tribunal provincial de La Havane a annoncé quil avait été condamné à 16 ans de prison. Le 24 avril, le journaliste a été incarcéré à la prison Kilo 5 1/2 dans la province de Pinar del Río, à louest du pays.
Herrera Acosta, un journaliste collaborant à lagence de presse indépendante Agencia de Prensa Libre Oriental, dans la province de Guantánamo, à lest du pays, est lun des 29 journalistes cubains indépendants arrêtés en mars. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de la loi de 88 pour la Protection de lindépendance nationale et léconomie du Cuba, qui prévoit jusquà 20 ans de prison pour des délits visant à bouleverser lordre intérieur de la Nation et à détruire son système politique, économique et social. Le 7 avril, le tribunal provincial de Guantánamo a annoncé quil avait été condamné à 20 ans de prison. En novembre, le journaliste a été incarcéré à la prison Kilo 7, dans la province de Camagüey.
Mayo Hernández est le directeur de lagence de presse indépendante Félix Varela. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de larticle 91 du Code pénal, qui prévoit de longues peines de prison ou même la peine capitale pour le crime datteinte à lindépendance ou à lintégrité territoriale de lEtat. Le 7 avril, le tribunal provincial de Camagüey a annoncé quil avait été condamné à 20 ans de prison. Le 24 avril, le journaliste a été incarcéré à la prison dHolguín dans la province dHolguín, à lest du pays.
Bárzaga Lugo est un journaliste collaborant à lagence de presse indépendante Agencia Noticiosa Cubana. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de la loi de 88 pour la Protection de lindépendance nationale et léconomie du Cuba, qui prévoit jusquà 20 ans de prison pour des délits visant à bouleverser lordre intérieur de la Nation et à détruire son système politique, économique et social. Le 7 avril, le tribunal provincial de La Havane a annoncé quil avait été condamné à 15 ans de prison. Le 24 avril, le journaliste a été incarcéré à la prison de Santa Clara, dans la province centrale de Villa Clara.
Hernández González est le directeur de lagence de presse indépendante Colegio de Periodistas Independientes de Camagüey (CPIC). Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de larticle 91 du Code pénal, qui prévoit de longues peines de prison ou même la peine capitale pour le crime datteinte à lindépendance ou à lintégrité territoriale de lEtat. Le 7 avril, le tribunal provincial de Camagüey a annoncé quil avait été condamné à 25 ans de prison. Pour le punir davoir entamé une grève de la faim, le journaliste a été transféré le 24 avril à la prison dHolguín, dans la province dHolguín, à louest du pays.
Ruiz Hernández est un journaliste collaborant à lagence de presse indépendante Grupo de Trabajo Decoro, dans la province centrale de Villa Clara. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de larticle 91 du Code pénal, qui prévoit de longues peines de prison ou même la peine capitale pour le crime datteinte à lindépendance ou à lintégrité territoriale de lEtat. Le 7 avril, le tribunal provincial de Villa Clara a annoncé quil avait été condamné à 18 ans de prison. Le 24 avril, le journaliste a été transféré à la prison de Boniato, dans la province de Santiago de Cuba, à lest de lîle.
Pacheco Ávila est un journaliste collaborant à lagence de presse indépendante Cooperativa Avileña de Periodistas Independientes. Son procès expéditif dune journée a eu lieu début avril à huis clos. Il a été jugé au titre de la loi de 88 pour la Protection de lindépendance nationale et léconomie du Cuba, qui prévoit jusquà 20 ans de prison pour des délits visant à bouleverser lordre intérieur de la Nation et à détruire son système politique, économique et social. Le 7 avril, le tribunal provincial de Ciego de Ávila a annoncé quil avait été condamné à 20 ans de prison. Le 24 avril, le journaliste a été incarcéré à la prison dAgüica, dans la province de Matanzas, à louest du pays.
Jaimerais savoir les raisons de larrestation de ces personnes.
Je sais que lembargo économique, commercial et financier appliqué à Cuba depuis plus de 40 ans est régulièrement condamné par lAssemblée générale des Nations Unies depuis 14 ans. En dépit des résolutions adoptées, le blocus initial a été renforcé en 1992 par la loi Torricelli (Cuban Democracy Act) et en 1996 par la loi Helms-Burton (Cuban Liberty and Democratic Solidarity Act). Et sans sa résolution 58/7 du 4 novembre 2003, lAssemblée générale a prié le Secrétaire général détablir, en consultation avec les institutions et organes compétents des Nations Unies, un rapport sur limpact de lembargo contre Cuba, compte tenu des buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies et du droit international. Dans son rapport des 28 août et 5 octobre 2004 (A/59/302, Part I et Part II), le Secrétaire général a transmis les réponses des gouvernements et des organes des Nations Unies sur lapplication de cette résolution.Les restrictions imposées par lembargo contribuent à priver Cuba dun accès vital aux médicaments, aux nouvelles technologies scientifiques et médicales, à la nourriture, ainsi quau traitement chimique de leau, et à lélectricité. Les effets désastreux de lembargo sur les droits économiques, sociaux et culturels de la population cubaine sont dénoncés par lOrganisation des Nations Unies pour lalimentation et lagriculture, le Fonds des Nations Unies pour lenfance, lOrganisation des Nations Unies pour léducation, la science et la culture (UNESCO) et lOrganisation mondiale de la santé (voir tous les rapports de ces institutions spécialisées parus en 2002).Lembargo, en particulier les lois Torricelli et Helms-Burton, a aussi de sérieuses conséquences sur la situation des citoyens cubains au regard des droits civils et politiques en provoquant une réaction des autorités cubaines, qui saisissent loccasion donnée par lingérence dun État étranger dans la politique intérieure cubaine pour adopter des lois répressives, telle la loi no 88, dite «loi sur la protection de lindépendance nationale et économique de Cuba». Ainsi que le notait en 1997 Carl-Johan Groth, Rapporteur spécial sur la situation des droits de lhomme à Cuba, dans son rapport soumis à la cinquante-troisième session de la Commission: « les États-Unis [par les lois précitées] sarrogent le droit dessayer dimposer de lextérieur des règles qui fassent passer Cuba du système actuel à un système plus pluraliste» (E/CN.4/1997/53, par. 46).En conséquence, de nombreux citoyens cubains qui sont considérés par le Gouvernement cubain comme sinscrivant dans cette démarche sont qualifiés de «mercenaires au service de létranger» devant tomber sous le coup des lois répressives telles que la loi n° 88.
En dépit de ces difficultés, la Représentante personnelle de la Haut-Commissaire sest efforcée dévaluer dune manière objective et impartiale lévolution de la situation des droits civils et politiques à Cuba, conformément à son mandat. Elle a entendu les organisations non gouvernementales (ONG). Elle a pris connaissance de tous les documents intéressant Cuba mis à sa disposition par les services du Haut-Commissariat et les rapporteurs spéciaux. Au cours dune mission, la Représentante personnelle de la Haut-Commissaire a rencontré les représentants de la Commission interaméricaine des droits de lhomme ainsi que des universitaires qui étudient la situation politique et économique en Amérique latine, notamment à Cuba.
Des aspects positifs doivent être à nouveau relevés en matière de droits économiques, sociaux et culturels, notamment dans les domaines de léducation et de la santé, pour lesquels les autorités cubaines font dimportants efforts, notamment budgétaires.
Je sais que lembargo a spécialement été étendu après le renforcement des restrictions économiques et financières, comprenant entre autres des limitations importantes à la circulation des personnes, imposées par les États‑Unis dAmérique en mai 2004. Il comprenait notamment la restriction du poids du bagage accompagné, des restrictions sur les visites des familles, prévues une fois tous les trois ans, la réduction des échanges en matière déducation ainsi que des restrictions concernant tout échange lié au sport.
Le 8 novembre 2005, lAssemblée générale a adopté à une majorité écrasante des États Membres la résolution 60/12 sur la nécessité de lever lembargo économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis.
Selon linformation les personnes que jai citées, arrêtées ont été jugées dans des délais très courts: quelques semaines, voire quelques jours au cours de procès non publics. Les prévenus étaient assistés davocats nappartenant pas à des barreaux indépendants. Elles sont actuellement détenues dans des conditions de santé physique et mentale qui suscitent une inquiétude dautant plus grande que des informations très succinctes, voire inexistantes ont été données par les autorités cubaines à leur sujet, soit à la Haut‑Commissaire, soit aux rapporteurs spéciaux signataires des appels urgents.
Jaimerais savoir Cher Camarade Commandant Fidel Castro,
Pour quelle raison lappel lancé aux autorités de votre pays le 28 juillet 2005 par la Représentante personnelle de la Haut‑Commissaire est resté sans réponse..
Quelle est votre répônse sur les recommandations suivantes ?
a) Larrêt des poursuites à lencontre des citoyens qui exercent les droits garantis par les articles 18, 19, 20, 21 et 22 de la Déclaration universelle des droits de lhomme;
b) La mise en liberté des personnes détenues qui nont commis aucune violence contre les personnes et les biens;
c) La révision des lois qui conduisent à sanctionner pénalement lexercice des libertés dexpression, de manifestation, de réunion et dassociation, notamment la loi n° 88 et larticle 91 du Code pénal, afin de mettre ces dispositions législatives en conformité avec les dispositions de la Déclaration universelle des droits de lhomme citées ci-dessus;
d) Le maintien sans exception du moratoire institué en 2000 relatif à la peine de mort, en vue de labolition de cette peine;
e) La mise en uvre dune réforme de la procédure pénale afin de la mettre en conformité avec les exigences des articles 10 et 11 de la Déclaration universelle des droits de lhomme;
f) Linstitution dune instance permanente indépendante destinée à recevoir les plaintes des personnes qui se disent victimes de violations de leurs droits fondamentaux;
g) La révision de la réglementation relative aux entrées et sorties du territoire afin de garantir la liberté de circulation telle que définie par larticle 13 de la Déclaration universelle des droits de lhomme;
h) Lautorisation pour les organisations non gouvernementales dentrer à Cuba;
i) La promotion du pluralisme en matière dassociations, de syndicats, dorganes de presse et de partis politiques sur le territoire national;
j) Ladhésion au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi quaux Protocoles facultatifs sy rapportant et au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.
Dans lattente, Cher Camarade Commandant Fidel Castro, Président de la République de Cuba, Au moment où tous Etats impérialistes et capitalistes jouent sur votre situation de santé je vous salue cher camarade cordialement et te souhaite de bonne santé, de la paix la prospérité pour le peuple cubain, jexprime ma solidarité internationaliste en faveur de la révolution cubaine et pour le peuple Cubain. Au moment où une partie du monde vous attaque, vise votre personnalité et lintérêt de la révolution de votre pays Cher Fidel Castro au nom des communistes du Kurdistan, Cher Fidel Castro, je vous présent mes sentiments plus dignes, plus révolutionnaires et fraternels envers de votre pays, je salue en votre personnalité, le PCC qui lutte pour consolidation du socialisme et de la révolution au Cuba. Je pense que la révolution du Cuba, st inséparable de la Révolution du Kurdistan.La défense de la liberté dexpression, est aussi la défense de la révolution.

References: L'article 4
 l'Article 3
sui generis
 l'article 302
 l'article 301
 l'Article 305
 l'Article 305

L'article 2
 l'article 9
 L'article 11
 L'article 11