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Timestamp: 2020-08-10 01:48:25+00:00

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M. Lievens *
La lutte ouvrière connaît ses propres rythmes, ses flux et reflux. Même si elle peut parfois se prédire, sur base d’attaques néolibérales annoncées, elle peut toujours surprendre par son ampleur, sa combativité, son courage. Une vague d’actions et de grèves a secoué la Belgique, à une échelle jamais vue depuis la grève générale contre le Pacte Global en 1993. A l’époque, le gouvernement Dehaene (composé des partis chrétien-démocrate et social-démocrate) voulait, en pleine récession, imposer un train de mesures d’austérité afin de faire entrer la Belgique dans la monnaie unique européenne en respectant les critères de Maastricht. Une vague de résistance syndicale massive s’était alors opposée à un gouvernement fortement unifié autour de ce projet. Freinée par la bureaucratie syndicale, cette lutte à débouché sur une défaite qui a lourdement démoralisé pendant des années la combativité des travailleurs.
Des tentatives de recomposition politique ont fait suite à cette lutte mais ont, elles aussi, échoué assez rapidement. « Gauches Unies » en Wallonie, composée d’une série d’intellectuels, de syndicalistes de gauche, du PC et du POS, s’est désintégrée pour cause de précipitation électorale et du sectarisme de certains dirigeants du PC. En Flandre le « Beweging voor Sociale Vernieuwing » (BSV, Mouvement pour un Renouveau Social) est parvenu en 1994 à obtenir plusieurs élu(e)s à Anvers, dont une camarade du POS, mais s’est également décomposé par la suite. Pendant des années, le mouvement syndical et la gauche ont été fortement marqués par ces défaites. Même si le clivage avec la social-démocratie a continué à se creuser, cette dernière est restée le point de référence politique pour de larges couches au sein du syndicat socialiste.
Bien que toujours défensive, la lutte des classes a connu un sursaut important en décembre 2004. Dès l’été 2004 les patrons avaient pris l’initiative, en déposant une série de revendications assez radicales (dont la semaine de 40 heures sans augmentation salariale, une revendication copiée sur l’exemple allemand), en vue des négociations à venir sur un nouvel Accord interprofessionnel (AIP), qui a surtout comme fonction de déterminer une norme salariale. Pour la bourgeoisie, il s’agissait d’obtenir par cette voie la « modération salariale » afin de maintenir l’économie belge « compétitive » vis-à-vis des pays voisins. Alors que, pendant des décennies, ce sont les syndicats (très puissants en Belgique avec plusieurs millions d’adhérents et un taux de syndicalisation de plus de 70 %) qui mettaient en avant des revendications face auxquelles les organisations patronales devaient riposter, les rôles se sont inversés, un signe notable du changement des rapports de forces.
Mis sous pression par leurs bases, les deux principaux syndicats (CSC, chrétien, et FGTB, socialiste) ont été poussés à organiser une manifestation à Bruxelles en décembre 2004 afin de peser sur les négociations. Le 21 décembre 2004, plus de 50 000 travailleurs ont défilé dans les rues de la capitale. Le résultat de la concertation a toutefois été très décevant pour de larges couches de la FGTB et de la CSC, qui ont finalement officiellement désapprouvé l’accord interprofessionnel en janvier 2005. Fait significatif : sans réel débat, le gouvernement fédéral Verhofstadt (libéraux et sociaux-démocrates) a repris tel quel l’accord rejeté par les syndicats. Le PS francophone, qui reste malgré tout plus enraciné dans le mouvement syndical que le Sp.a flamand « modernisé » (« Parti Socialiste Autrement »), n’a pas sourcillé et à ouvertement défendu cette démarche gouvernementale.
Un gouvernement de classe
C’est une constante dans la politique belge. Cette dernière est bien souvent paralysée par l’extrême complexité des structures institutionnelles. Le système politique belge et le gouvernement fédéral sont allés d’une crise à l’autre au cours de cette dernière année. Mais il y a une grande exception : face au mouvement social, le consensus parmi les politiciens, les médias et les bureaucraties étatiques autour du projet néolibéral reste extrêmement fort.
A de nombreuses reprises au cours de l’année, de nombreux observateurs ont annoncé la chute du gouvernement fédéral. Deux crises très profondes l’ont déstabilisé. Il a d’abord été paralysé pendant de longues semaines autour de « l’affaire DHL », une entreprise de fret logistique qui perturbe, avec ses vols de nuit, le sommeil de plusieurs milliers de personnes habitant autour de l’aéroport de Zaventem, près de Bruxelles. Mais, pour le gouvernement, la question principale n’était pas comment réduire le nombre de ces vols de nuit. Se laissant prendre en otage par la multinationale DHL, il s’agissait avant tout pour lui de déterminer quels trajets ces avions devaient suivre : devaient-ils survoler Bruxelles, ou fallait-il concentrer ces vols de nuit au-dessus de quelques communes flamandes à côté de la capitale ? La boîte de Pandore des conflits communautaires à la belge était ouverte. Et DHL a finalement annoncé son départ graduel de l’aéroport de Zaventem.
Il y eut ensuite une crise majeure autour de la revendication flamande de scission de la circonscription électorale de Bruxelles-Hal-Vilvoorde. Ces deux dernières sont des communes flamandes, mais à cause de leur unité avec Bruxelles en une seule circonscription, les francophones qui y résident en nombre, peuvent voter pour des candidats francophones de Bruxelles, renforçant ainsi le caractère de plus en plus francophone des alentours de la capitale. La question n’est toujours pas résolue, et va sans doute radicaliser les positions flamandes et aboutir à une nouvelle phase de communautarisation après les prochaines élections, au risque de voir la sécurité sociale être partiellement fédéralisée. Plusieurs sociaux-démocrates flamands exigent notamment que le « marché du travail » soit géré au niveau régional, ce qui permettrait ainsi, en minant l’unité syndicale, d’attaquer plus facilement les droits des chômeurs. Malgré l’éventuelle légitimité de tel ou tel point, le débat communautaire dans son ensemble se transforme ainsi en un instrument afin de briser l’unité du mouvement ouvrier.
Dans cette surenchère communautaire, la pression du « Vlaams Belang » (« Intérêt Flamand », ex-Vlaams Blok) se fait fortement sentir. Ce parti d’extrême-droite est actuellement la deuxième formation politique en Flandre, avec un quart des voix, un peu moins que le cartel CD&V-NVA (chrétiens-démocrates et nationalistes flamands « démocratiques »).
Même si cette instabilité des institutions étatiques belges provoque de grands soucis pour les classes dominantes, face au mouvement ouvrier, elle ne représente aucun obstacle. L’union sacrée de tous les partis, aussi et surtout des sociaux-démocrates, autour de la politique néolibérale, en témoigne, démontrant ainsi sans nuance que ce gouvernement est un gouvernement de classe. Le malaise au sein des sommets de la FGTB en devient d’autant plus grave.
Contre le « Pacte de générations »
Avec l’entérinement très rapide de l’accord interprofessionnel, les luttes se sont déplacées au niveau des secteurs et des entreprises, où le cadre fixé par l’AIP devait être concrétisé. Dans certains secteurs, ce conflit a été assez dur, mais après quelques mois des accords ont été conclus presque partout. Bilan : modération salariale générale, dans le cadre d’un AIP qui ne permet qu’une hausse salariale de 4,3 % pour les deux années à venir, soit presque rien si on en déduit l’inflation.
Néanmoins, cet atterrissage précoce a été rendu difficile par l’annonce des négociations visant la « réforme » de la prépension (la préretraite) et du financement de la sécurité sociale (1). Dès avant l’été, un plan très dur pour réduire l’utilisation du système de la prépension avait été avancé par la ministre du travail, Freya Vanden Bossche (Sp.a, social-démocratie flamande). Le projet s’inscrivait entièrement dans le processus de Lisbonne. L’argument principal autour duquel un consensus général s’était forgé parmi les élites est celui du vieillissement des populations, qui a permis au gouvernement de se donner une image de défenseur de l’intérêt général contre ceux (les syndicats, surtout la FGTB) qui ne défendent que « leurs propres intérêts à court terme ». Cet argument a surtout joué en Flandre, où le vieillissement représente une réalité. A Bruxelles, ce phénomène n’existe tout simplement pas, et en Wallonie très peu.
Mais ce consensus s’avérera assez vite très fragile et limité aux élites : les grèves et les très importantes mobilisations sociales du mois d’octobre témoignent de la crise profonde de représentation, de la crise de légitimité du pouvoir et du clivage énorme qui existe entre ceux qui ont ce pouvoir pour diffuser une opinion et les larges masses qui doivent la subir. Il s’agit là d’un phénomène qu’on a vu à l’oeuvre en France et aux Pays-Bas autour de la constitution européenne, mais qui n’avait pas connu jusqu’à présent en Belgique sa propre expression.
Très vite, les deux principaux syndicats ont rejeté les propositions de Vanden Bossche, la CSC chrétienne d’une façon encore plus combative que la FGTB. Toutefois, après l’été, la CSC a modifié son attitude et a adopté un profil très conciliant envers le gouvernement, tandis que la FGTB, poussée par sa base à organiser la résistance, à annoncé une grève générale pour le 7 octobre afin de peser sur les négociations encore en cours puisque c’est le 11 octobre que le Premier ministre, Verhofstadt, était censé présenter un accord au Parlement fédéral.
Malheureusement, il faut constater que peu de choses avaient été faites pour préparer les travailleurs/euses, concrètement et à la base, pour cette importante bataille. C’était dès l’imposition de l’accord interprofessionnel 2005-2006 par le gouvernement qu’il aurait fallu mobiliser les travailleurs/euses afin de modifier les rapports de forces en leur faveur. Malgré tout, la base syndicale a fait preuve d’une énorme combativité. Les grèves, les arrêts de travail et les préavis de grève dans la santé, à La Poste, à la SNCB, la combativité de certains secteurs (SETCa, CGSP, Métallos) ou régionales (Charleroi, Anvers) démontraient que le potentiel et la volonté existaient pour mener une lutte déterminée et de longue haleine.
Malheureusement c’est en ordre dispersé que le mouvement ouvrier va s’engager dans la lutte puisque la direction de la CSC avait décliné la proposition de la FGTB de mener en front commun la grève du 7 octobre. Pire encore, la CSC va publier dans tous les journaux une déclaration intitulée « Dix raisons pour ne pas faire grève », capitulant ainsi devant le gouvernement. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer une telle attitude. Au cours des années 1980 déjà, le chef de la CSC, Jef Houthuys, jouait un rôle clé dans l’entérinement de la politique néolibérale, via des négociations sécrètes avec le Premier ministre et quelques autres personnalités du pilier chrétien de l’époque. Actuellement, les chrétiens-démocrates ne sont pas présents dans le gouvernement fédéral (bien qu’ils le soient dans les gouvernements régionaux). L’actuel chef de la CSC, Luc Cortebeeck, semble bel et bien avoir entretenu des rapports très proches avec Verhofstadt, qui lui a même envoyé un message pendant les négociations dans lequel le Premier ministre lui promettait de réaliser quelques revendications de la CSC en échange de l’aval de cette dernière au « Pacte ».
Ce qui a également joué aussi, c’est la peur de nouvelles élections : l’establishment ne peut pas se permettre de faire tomber le gouvernement, le seul vainqueur probable d’élections anticipées étant le Vlaams Belang, qui n’a perdu aucune élection au cours de ces vingt dernières années, grignotant chaque fois plusieurs pour cent de voix supplémentaires, et obligeant ainsi les partis flamands du centre à former de larges coalitions gouvernementales.
Un nouveau cycle de luttes
Dans plusieurs entreprises, les militants de la CSC ont donc rejoint leurs collègues de la FGTB dans l’action du 7 octobre, réalisant ainsi le front commun à la base. La grève étant un véritable succès, la donne a changé. Elle a en effet été massivement suivie puisqu’elle a largement paralysé tout le pays, une bonne partie de la Flandre et massivement en Wallonie et à Bruxelles. Elle a touché tous les secteurs : grandes entreprises, zonings, PME, public et privé. La grève a été générale dans les secteurs clés tels que les transports (SNCB, STIB, TEC, De Lijn), l’industrie automobile (Ford-Genk, Volvo, VW-Forest, Opel), la sidérurgie (Arcelor), la chimie (Agfa-Gevaert, Bekaert), la verrerie, le textile, la logistique (DHL, UPS, TNT), etc. Face à l’ampleur de ce succès, la bourgeoisie a immédiatement déclenché une offensive contre le droit de grève lui-même.
Grâce à cette résistance des travailleurs, les premiers plans gouvernementaux ont été fortement adoucis. Néanmoins, le soi-disant « Pacte de générations » reste intégralement dans la lignée libérale. Ses lignes de force sont le déplacement de l’âge de la préretraite de 58 ans à 60 ans (avec plusieurs exceptions pour les métiers lourds) et une nouvelle réduction des charges patronales pour la sécurité sociale. Entre parenthèses, les réductions successives de ces charges patronales atteignent actuellement presque 6 milliards d’euros, alors que le coût du vieillissement en 2030 est estimé à 10 milliards d’euros.
L’indignation généralisée contre cette attaque sur la préretraite a valeur de symbole, et elle canalise tout le mécontentement social existant autour de la modération salariale, du chômage massif, de la hausse du prix des carburants et des coût de la vie, des conditions de travail dégradées, etc. La contestation du Pacte a donc été permanente pendant tout le mois d’octobre.
La position de la direction de la CSC est bien vite devenue intenable. Aux lendemains de la grève du 7 octobre, le front commun syndical s’est ressoudé. Plusieurs mouvements de grève spontanés ont eu lieu dans plusieurs entreprises partout dans le pays, mais avec plus d’ampleur en Wallonie. Le mouvement a pris un élan sans cesse croissant, malgré une offensive médiatique inouïe. L’une après l’autre, la plupart des centrales de la FGTB et de la CSC de tout le pays ont rejeté avec force le plan gouvernemental.
Pour les directions FGTB-CSC, il n’était dès lors plus question de tergiverser. Outre la pression de la base, c’est également la perte de leurs marges de manoeuvre qui inquiète les bureaucraties syndicales et cela pour deux raisons, à deux niveaux. Premièrement, sur le plan fédéral, le gouvernement impose de plus en plus son agenda politico-social sans chercher jusqu’au bout l’adhésion des directions syndicales (imposition de l’Accord Interprofessionnel, mesures pour répondre à la hausse des prix pétroliers, etc.). Ensuite, pour les dirigeants syndicaux qui ne visent qu’à négocier coûte que coûte de « bons plans sociaux » plutôt que de lutter pour le maintien et l’extension de l’emploi, la suppression graduelle des prépensions réduit également les marges de manoeuvre en cas de licenciements dans les entreprises. Faute de pouvoir se poser en « interlocuteurs incontournables de la concertation sociale », les directions syndicales perdent toute position crédible face au patronat et à leur propre base.
Une journée d’action en front commun a donc été annoncée pour le vendredi 28 octobre, avec une manifestation nationale à Bruxelles. Cette dernière a été un énorme succès, avec plus de 100 000 manifestants, du jamais vu depuis des années en Belgique. La manifestation était en outre très représentative : flamands et wallons, jeunes et vieux, secteur privé et public. Il n’était plus possible de dénoncer « une poigné de syndicalistes radicaux de la grande industrie wallonne ».
Brèche entre la social-démocratie et les syndicats
Il faut cependant l’admettre : même si le Premier ministre Verhofstadt est très fier de son plan qui touche durement les gens et qui, pour cette raison même, est présenté par lui comme un projet « courageux, et visionnaire » (sic), le Pacte de générations ne constitue pas une transformation très profonde. Bien sûr, pour les milliers de travailleurs touchés par lui, le Pacte s’avérera très amer. Mais en gros, il n’est pas question de la grande réforme dont rêve le patronat belge et qui reste encore très difficile à réaliser. Les obstacles sont là : il n’y a pas seulement la complexité de l’appareil d’État belge et de ses procédures de décision qui joue, mais également le mouvement syndical qui reste, malgré les défaites et les conditions de lutte de plus en plus difficiles, un contre-pouvoir à ne pas sous-estimer. Le Pacte de générations n’étant pas une attaque aussi lourde que les réformes à la Schröder par exemple, la réussite de la manifestation témoigne donc d’une contestation plus profonde de la politique néolibérale actuelle.
Il se confirme ainsi qu’un processus de politisation et de radicalisation, bien fragile et inégalement développé, est en cours dans certains secteurs syndicaux et parmi de larges couches des travailleurs. Par exemple, le SETCa-Bruxelles (une des plus importantes centrales de la FGTB pour les employés, les techniciens et les cadres) a déclaré souhaiter prendre ses distances avec le PS et a appelé la FGTB dans son ensemble à ne plus siéger au Bureau du PS. Les critiques, y compris de hauts responsables syndicaux FGTB envers le PS se sont multipliées. La question « quelle alternative politique pour les travailleurs ? », est de plus en plus posée. En Flandre, des syndicalistes de toutes les centrales de la FGTB ont organisé une action de protestation contre le congrès du Sp.a, qui continue à défendre bec et ongles le Pacte de générations. Le nouveau président de ce parti, Johan Vande Lanotte, a annoncé que ses militants vont expliquer le Pacte dans les entreprises. Mais ce projet a bien entendu fait long feu il y a « trop d’émotions irrationnelles » selon lui !
Toutefois, le gouvernement n’a pas cédé. Les syndicats peuvent avoir leur mot à dire, selon lui, au cours des négociations sur la concrétisation et l’application du Pacte. Les bureaucraties syndicales, ne voulant pas aller trop loin, essaient d’utiliser cette maigre marge de manoeuvre afin de modifier les dispositions autour de la prépension. Il est encore difficile de prévoir si une telle tentative d’atterrissage en douceur risque de réussir. En tous les cas, ce cycle de luttes est une expérience extrêmement précieuse pour le mouvement ouvrier belge et rend possible quelques clarifications politiques : la crise de représentativité générale, le clivage profond entre les sociaux-démocrates et le syndicat socialiste, le mécontentement et la combativité de larges couches de la classe ouvrière, la nécessité d’une nouvelle force de gauche antinéolibérale. La voie pour y parvenir est longue et incertaine, mais le terrain est mûr pour un tel mot d’ordre.
* M. Lievens est membre de la direction du Parti ouvrier socialiste (POS/SAP, section belge de la IVe Internationale) et rédacteur des mensuels La Gauche et Rood. Il vient de publier 30 ans d’austérité...Ils nous ont trompés! Contre l’extrême droite et le néolibéralisme, une autre politique est possible!, Bruxelles 2005, POS-Éditions Fondation Léon Lesoil, 7,00 €.
1 C’est en vue de ces nouvelles attaques que le POS a lancé une nouvelle campagne politique sous le slogan ‘Trente ans d’austérité Ils nous ont trompés ! Une autre politique est possible’, voire http://www.sap-pos.org/campagne/.

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