Source: https://www.gecem.org/reseau-national-echouage
Timestamp: 2019-10-20 16:40:05+00:00

Document:
Réseau échouage | GECEM
Le 18 octobre 2001, une circulaire interministérielle (DNP/CFF N°01/01) est signée affirmant qu’il est « indispensable que chaque cadavre de mammifère marin échoué fasse l'objet d'un examen avant son élimination, de manière à constater l'échouage et collecter les données et les prélèvements nécessaires à l'accomplissement de la mission d'observatoire. »
A noter que le RNE Méditerranée est actuellement en autosuffisance et ne cherche donc pas à recruter.
Plusieurs articles/rapports sur les échouages sont disponibles dans la rubrique « Publications ».
Que faire si vous trouvez un cétacé échoué ?
Dans tous les cas, veuillez contacter les autorités compétentes :
soit un responsable du réseau échouage;
soit le CROSS si vous vous trouvez en mer (dans les cas d'un cadavre de cétacé à la dérive ou un animal en perdition), ou les SDIS (pompiers, 18 ou 112) pour un échouage à terre. Toutes les autorités littorales connaissent la marche à suivre et les personnes locales du réseau à prévenir.
Ne pas oublier qu'un animal sauvage va chercher à se défendre (morsures, coups...).
Organigramme concernant la gestion des Cétacés échoués en Méditerranée
Coordonnées des bénévoles du réseau échouages à contacter
Dr. Frank DHERMAIN, 04-91-26-72-25
Législation encadrant les échouages en France
La loi 96-1139 du 26 décembre 1996, relative à la collecte et à l’élimination des cadavres d’animaux
Donne obligation aux mairies de faire enlever les cadavres de Cétacés par une société d’équarrissage, gratuitement et ce dans les vingt-quatre heures suivant la découverte de l’animal.
Art. 264. - La collecte et l'élimination des cadavres d'animaux ainsi que celles des viandes et abats saisis à l'abattoir reconnus impropres à la consommation humaine et animale constituent une mission de service public qui relève de la compétence de l'Etat.
Art. 265. - I. - Sous réserve des dispositions de l'article 266, il est interdit d'enfouir, de jeter en quelque lieu que ce soit ou d'incinérer les cadavres d'animaux ou lots de cadavres d'animaux pesant au total plus de 40 kilogrammes. Leur propriétaire ou leur détenteur doit les mettre, en entier et non dépouillés, à la disposition de la personne chargée de l'exécution du service public de l'équarrissage. Toutefois, lorsqu'il est reconnu indispensable par un vétérinaire de pratiquer sur place l'autopsie d'un animal, le propriétaire ou le détenteur du cadavre est tenu de remettre à la personne chargée de l'exécution du service public de l'équarrissage, en un seul lot, toutes les parties de l'animal qui n'ont pas été prélevées à des fins d'analyse.[...]
Art. 267. - Les propriétaires ou détenteurs d'un cadavre d'animal ou d'un lot de cadavres d'animaux pesant au total plus de quarante kilogrammes sont tenus d'avertir dans les plus brefs délais la personne chargée de l'exécution du service public de l'équarrissage d'avoir à procéder à l'enlèvement du ou des cadavres.
Art. 268. - Sous réserve des dispositions de l'article 266, le ou les cadavres d'animaux visés à l'article 267 doivent être enlevés dans un délai de vingt-quatre heures après réception de l'avis du propriétaire ou du détenteur. Si, dans ce délai, il n'a pas été procédé à l'enlèvement, les propriétaires ou détenteurs sont tenus d'en aviser l'autorité administrative. Dans ce cas, ou lorsque le propriétaire de cadavres d'animaux reste inconnu à l'expiration d'un délai de douze heures après leur découverte, il est procédé à l'enlèvement de ces cadavres dans des conditions déterminées par voie réglementaire.
L'arrêté ministériel du 1 juillet 2011 fixe la liste des Mammifères marins protégés sur le territoire national.
Dans son article 1er, cet arrêté stipule : « Sont interdits sur tout le territoire national, y compris la zone économique définie à l'article 1er de la loi du 16 juillet 1976 modifiée susvisée, et en tout temps, la destruction, la mutilation, la capture ou l'enlèvement intentionnels, la naturalisation des mammifères marins d'espèces suivantes ou, qu'ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat : Cétacés, toutes les espèces. »
Dorénavant, seules les personnes habilitées pourront exploiter scientifiquement un Cétacé échoué. La carte verte constitue un agrément indispensable du Ministère de l'Environnement autorisant ces interventions. Ce document mentionne que « Le titulaire de cette carte doit tenir au jour le jour le registre des espèces capturées ou prélevées dans le cadre du présent programme ».
Les échouages de cétacés représentent un matériel scientifique extrêmement précieux pour la connaissance de ces espèces le long du littoral et font l’objet d’un suivi systématique par le RNE depuis 1972 (Cf Réseau Echouage). Un tel suivi permet notamment:
De déterminer les causes de mortalité des cétacés (naturelle, capture accidentelle par des engins de pêche, traumatisme physique suite à une collision avec un navire, parasitologie, maladies infectieuses, accumulation de polluants, perturbation liées aux sonars et à d’autres activités acoustiques, etc.) et de donner des informations sur de potentielles nouvelles menaces (rôle d’observatoire de l’état de santé des populations au large) ;
D’informer sur la distribution des espèces en mer et sur leur fréquentation (découverte d’espèces rarement observées autrement que lors d’échouages) ;
De contribuer à la connaissance de la démographie et de la biologie des populations : âge (odontologie), statut reproducteur, alimentation, structure sociale, etc.
Les études entreprises concernent par exemple :
le régime alimentaire avec l’analyse de contenus stomacaux ;
la parenté entre individus, la diversité génétique, le sexage avec les analyses génétiques des tissus prélevés ;
des analyses virales notamment du fait de la résurgence de l’épidémie de morbillivirose. Le morbillivirus a été identifié pour la première fois en 1990 et touche principalement les Stenella mais a été confirmé sur le Grand dauphin et les Globicéphales ;
des analyses bactériologiques, anatomo-pathologiques, parasitologiques, analyses de polluants (Polluants Organiques Persistants, métaux lourds), etc.

References: Art. 264

Art. 265
 l'article 266

Art. 267

Art. 268
 l'article 266
 l'article 267
 l'article 1