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Timestamp: 2016-10-21 11:18:02+00:00

Document:
France, Conseil d'État, 6 ss, 11 octobre 1999, 190988
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 190988Numéro NOR : CETATEXT000008076841 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1999-10-11;190988 Analyses : 55 PROFESSIONS - CHARGES ET OFFICES.Texte : Vu la requête enregistrée le 27 octobre 1997 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Christophe X..., demeurant ... ; M. X... demande que le Conseil d'Etat annule la décision du 2 octobre 1997 par laquelle la Commission nationale de la coiffure a rejeté sa demande de validation de capacité professionnelle ;
Vu la loi n° 46-1173 du 23 mai 1946, modifiée ;
- les conclusions de M. Lamy, Commissaire du gouvernement ;Considérant qu'aux termes de l'article 3 de la loi du 23 mai 1946 portant réglementation des conditions d'accès à la profession de coiffeur, dans sa rédaction issue de l'article 18 de la loi du 5 juillet 1996 : "Toute entreprise de coiffure et chacun de ses établissements sont placés sous le contrôle effectif et permanent d'une personne qualifiée titulaire du brevet professionnel ou du brevet de maîtrise de la coiffure ou d'un titre équivalent homologué par le ministre compétent. ( ...) Toutefois, une entreprise de coiffure à établissement unique peut être exploitée par une personne exerçant de façon effective à temps complet une activité professionnelle de coiffeur si sa capacité professionnelle a été validée par une commission nationale dont la composition et le fonctionnement sont fixés par décret en Conseil d'Etat." et qu'aux termes de l'article 1er du décret du 29 mai 1997 relatif aux conditions d'accès à la profession de coiffeur : "La Commission nationale de la coiffure est compétente pour examiner les demandes de validation de capacité professionnelle présentées par toute personne ( ...) qui souhaite exploiter en France un salon de coiffure dans les conditions prévues au troisième alinéa de l'article 3 de la loi du 23 mai 1946." ;
Considérant qu'aux termes de l'article 1er de la loi susvisée du 11 juillet 1979 dans sa rédaction issue de la loi du 17 janvier 1986 : "Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délais des motifs des décisions individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui ( ...) refusent une autorisation ( ...) " ; que la décision par laquelle la Commission nationale de la coiffure rejette la demande formée par un coiffeur tendant à la validation de sa capacité professionnelle en vue de l'exploitation d'un salon de coiffure doit être regardée comme un refus d'autorisation au sens de la loi du 11 juillet 1979 ; qu'il est constant que la décision du 2 octobre 1997 par laquelle la Commission nationale de la coiffure a refusé à M. X... la validation de sa capacité professionnelle n'est pas motivée ; qu'il en résulte que M. X... est fondé à en demander l'annulation ;
Article 1er : La décision du 2 octobre 1997 par laquelle la Commission nationale de la coiffure a rejeté la demande de validation de la capacité professionnelle de M. X... est annulée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Christophe X..., au secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce et à l'artisanat et à la Commission nationale de la coiffure.Références : Décret 97-558 1997-05-29 art. 1Loi 46-1173 1946-05-23 art. 3Loi 79-587 1979-07-11 art. 1Publications :Proposition de citation: CE, 11 octobre 1999, n° 190988Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : M. FanachiRapporteur public : M. LamyOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 6 ssDate de la décision : 11/10/1999Fonds documentaire : Legifrance Haut de page

References: l'article 3
 l'article 18
 l'article 1
 l'article 3
 l'article 1
 art. 1
 art. 3
 art. 1