Source: http://nptdumois.blogspot.com/2014/01/n41-art1-les-thes-du-rwanda-en-2013.html
Timestamp: 2017-08-18 18:16:38+00:00

Document:
La Nouvelle Presse du Thé: l'édition mensuelle: N°41 Art.1 "Les Thés du Rwanda en 2013."
N°41 Art.1 "Les Thés du Rwanda en 2013."
Depuis juin 2012 - et le rapport du N° 25 de la NPT - les thés du Rwanda se sont trouvés sous les projecteurs, puisque la" 2e Africa Tea Convention and Exhibition" a été accueillie à Kigali en août 2013. Réunissant plus de 350 délégués, venant de 32 pays, et 29 exposants, le récent développement de l’agriculture de Rwanda, pays hôte, y a été commenté en détail.
Avec son gouvernement stable sous la présidence de Paul Kagame, élu avec une majorité massive en 2003 et ré élu en 2010, le pays poursuit une croissance exemplaire. Les exportations de thé, de café et de minerais sont des éléments clés, ensemble avec le tourisme, qui bénéficie de la sécurité exceptionnelle qui règne au Rwanda pour mettre en valeur les beaux paysages du Parc des Volcans et les gorilles de montagne, espèce rare et remarquable.
Installées sur une surface d’environ 15 000 ha les plantations de thé appartiennent pour une petite moitié aux « blocs industriels » et pour une grande moitié aux petits fermiers, regroupés en coopératives. 12 usines de thé, toutes privatisées depuis 2004, exploitent leurs propres champs de thé et transforment également les cueillettes des 19 coopératives et de leurs plus de 42 000 membres.
Ces 12 usines opérationnelles sont : Nyabihu, Rubaya et Kitabi,Pfunda, Mata, Gisakura, Gisovu, Sorwathé, Mulindi, Shagasha, Nshili-Kivu et puis Karongi.
Il y a 4 nouvelles usines en cours de construction :Rutsiro,Mushubi, Muganza-Kivu et Gatare.
Plus de 72% des thés sont cultivés à une altitude supérieure à 1 800m, ce qui explique leur réputation de grande qualité, établie de longue date ! En 2012 le Rwanda a produit 22 600t de thé générant un revenu d’exportation de 65,7 million de $..
Hélas en 2013 la production a souffert de plusieurs mois de sécheresse, d’où un manque à gagner important, que le retour des pluies en septembre passé n’a pas pu effacer. Le gouvernement a donc décidé de distribuer 13 millions des plants de théier aux fermiers afin de favoriser une bonne croissance des récoltes dans les années à venir. L’objectif annoncé par les instances gouvernementales est de doubler la production pour atteindre 42 000t en 2017 !
www.naeb.gov.rw
Depuis que la Chine permet à nouveau l’accès à l’immense variété de ses thés un vent nouveau a commencé à souffler incitant les autre pays producteurs d’aller vers des nouveaux thés, de sortir de la production « de volume » et de profiler leurs meilleurs qualités comme des thés d’origine et thés de marque. L’Afrique n’est pas en reste et plusieurs sociétés du Rwanda se sont investies dans cette direction.
des thés verts de marque
La première compétition des thés africains, en juin 2011, a ainsi primé les thés de Gisovu et les thés de Kitabi, la deuxième compétition a primé des thés de Sorwathé et de Kitabi. Pour le moment une seule des usines dispose de l’équipement pour faire des thés en feuilles/thés orthodoxes : c’est Sorwathé, la première usine privée, installée sur les hauts plateaux du district de Rulindi depuis 25 ans. De son coté Rwanda Mountain Tea s’est lancée dans la fabrication de thé vert et Gisovu a mis sur le marché eu superbe thé noir CTC, sous la marque « Silverback », le nom donné aux gorilles de montagne.
Cela bouge fort et certains thés fins d’origine du Rwanda sont maintenant disponibles en France, en Allemagne, en Belgique.
un thé noir, de marque
Notons que les cafés fins du Rwanda jouissent déjà d’une bonne notoriété depuis plusieurs années, grâce aux concours réguliers organisés par ACE- Association of Coffee Excellence dans de nombreux pays producteurs de café.
Cette visibilité demande non seulement un suivi dans l’excellence de la qualité mais aussi un investissement dans le marketing et la communication. Bénéficiant du fait que les plantations de thé sont beaucoup plus récentes que celles de l’Asie et en majorité en altitude, il est évident que les champs ont moins recours aux pesticides, puisqu’il n’y a que peu de ravageurs. S’y ajoute un autre atout majeur : la certification de « Rainforest Alliance », qui oblige à un retour à la nature et au respect de l’environnement par le recyclage complet des eaux et tous les autres matériaux après utilisation. On ne jette plus rien, on composte et on recycle, avec une ingéniosité joyeuse ! Tout le monde y retrouve son compte : les oiseaux se réinstallent en bordure des champs, parce que les grenouilles prospèrent à nouveaux dans les ruisseaux propres, les copeaux de bois sont compactés pour faire des habitations dans les villages, toutes sortes de fleurs pompent les eaux usés.
chaudière au bois à l'usine de thé
Chaque usine possède une surface boisée importante, plantée d’Eucalyptus principalement, un bois qui se renouvelle rapidement et qui aliment les chaudières des usines, pas de fumée de charbon nulle part !
Une deuxième étape vient d’être franchie : certains producteurs sont maintenant certifiés « bio » pour une partie de leurs plantations de thé !
A lire dans l’article 4.
Posted by Barbara Dufrêne at 21:38
Labels: N°41
Le Numéro 41 du 31 janvier 2014: Le Sommaire
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References: Art.1
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 Art.2
 Art.3
 Art.4
 Art.5