Source: http://marthetmarie.lifediscussion.net/t2669-le-salut-et-les-fins-dernieres-de-nos-30-million-d-amis
Timestamp: 2018-02-22 16:31:12+00:00

Document:
par Marc le Sam 23 Oct 2010 - 10:45
Une question que je me pose et que ni l'église ni la parole de Dieu semble approfondi est la question du salut des animaux et de ce qui leur arrive après leur mort terrestre.
Nous savons qu'un couple de chaque espèces d'animaux fut aussi sauvé par Dieu au moyen de l'arche ! Or Jésus nous dit qu'il en sera de même lors de la parousie (cf. Lc 17, 27-30) Il n'est bien évidement pas précisé la possibilité d'un salut pour les animaux mais nous pouvons le sous entendre surtout au regard de ces quelques lumières que St Paul nous apporte en Romains 8, 19-23 :
Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps.
La création et donc tout les animaux a été soumise contre son propre grès a notre vanité... De plus une promesse lui est faite celle "d'avoir part a la liberté et à la gloire des enfants de Dieu"
Autre passages bibliques concernant les animaux et n'ayant pas forcement de références directes avec notre sujet :
Agneau Is 16,1, comme offrande Ex 29,39 Lv 3,7 4,32 5,6 Nb 6,12
Dt 22,10 Jg 5,10 10,4 1S 9,3 Mt 21,2
- Bélier en sacrifice Gn 15,9 22,13 Ex 29,15
- Bétail Gn 1,25 31,18 Ex 9,4 20,10 Nb 32,1
- Biche Dt 14,5 2S 2,18 22,34 1Ch 12,8
Pr 5,19 6,5 Is 35,6 Jr14,5
Ex 26,14 35,7 36,19
- Boeuf, lois correspondantes Ex 21,28 22,1 23,4
Lv 17,3 Dt 5,14 22,1 25,4 Lc 13,15
- Chameau Gn 12,16 30,43 Lv 11,4 Jg 6,5 1S 30,17
1Ch 5,21 Jb 1,3 Mt 19,24 23,24
Lv 4,24 16,15 Jg 13,19 2Ch 29,23
Ps 32,9 33,17 Is 31,1
- Chien Dt 23,18 1R 14,11 22,38 Pr 26,17
- Dragon Dt 32,33 Is 34,13 Jr 9,11 51,37
- Léopard So 4,8 Is 11,6 Jr 5,6 13,23 Os 13,7
- Loup, un type de méchanceté Mt 7,15 10,16 Jn 10,12
- Mouton Gn 4,4 30,32 Dt 18,4 32,14 2Ch 7,5 15,11
Jb 1,3 42,12 Mt 12,11
- Mule 2S 13,29 18,9 1R 1,33 Ps 32,9 Za 14,15
- Ours 1S 17,34 2S 17,8 2R 2,24 Pr 17,12 28,15
- Pourceau Lv 11,7 Is 65,4 66,17 Mt 7,6 8,30
- Vipère, serpents venimeux Jb 20,16 Is 30,6 59,5
Gn 49,17 Ps 58,4 91,13 140,3 Pr 23,32
Ce que dit le catéchisme :
2418 Il est contraire à la dignité humaine de faire souffrir inutilement les animaux et de gaspiller leurs vies. Il est également indigne de dépenser pour eux des sommes qui devraient en priorité soulager la misère des hommes. On peut aimer les animaux; on ne saurait détourner vers eux l'affection due aux seules personnes.
La question donc est la suivante : Nous savons que la création toute entière faut l'objet d'un amour particulier de la part de Dieu (Mt 6, 25-34) et qu'elle aura part à un salut. Mais qu'un est il du devenir de l'âme de nos chers amis après leur mort ?
par Nazir le Dim 24 Oct 2010 - 7:44
Il y a une grande différence entre la création (animaux compris) et la création de l'homme. Elle est exprimée en deux versets :
Gn 1 27 Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.
Gn 2 7 Alors YHVH Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l'homme devint un être vivant.
Ce qui fait de l'homme une créature particulière dont les animaux n'ont pas les caractéristiques.
par Joss le Mer 27 Oct 2010 - 7:21
Je ne peux pas croire que ce que Dieu a créé soit détruit à tout jamais. S'Il ne détruit pas l'âme des méchants, pourquoi détruirait-il ses autres créations ?
La perfection divine ne peut détruire sinon, Dieu ne serait pas parfait.
Je pense donc qu'il y a une place réservée à ses autres créations.... laquelle ? Je n'en sais rien. Quand la terre sera renouvelée, elle aura besoin d''animaux renouvelés eux aussi pour l'habiter.....
13 Mais nous attendons, selon sa promesse, " de nouveaux cieux et unenouvelle terre ", où la justice habite. II PIERRE 3
Et puis.... Des mystiques qui ont les yeux ouverts sur le ciel ont vu plusieurs fois SAINT FRANCOIS D'ASSISE en compagnie de ses oiseaux.... donc....
par Nazir le Mer 27 Oct 2010 - 9:37
Je n'ai jamais dit que la création serait perdue.
Mais c'est la création et l'homme Créature de Dieu, le seul à son Image, le seul ayant reçu une Nephesh (âme) par son souffle, est appelé dans celle-ci à un avenir particulier. Et à ce stade, lorsque la genèse nous parle de vivre, ce n'est pas de la vie physique qu'il est question, mais de la vie de Dieu.
Ce qui me gène c'est lorsque des personnes laissent entendre que les animaux (qui n'ont pas reçu de nephesh) seraient appelé au même statut dans le monde à venir.
CHIEN, DON BOSCO
par Joss le Mer 27 Oct 2010 - 10:25
Au XIX° s. un chien mystérieux, voire « miraculeux » dont l’histoire ne peut être mise en question puisqu’elle est même attestée dans le procès de canonisation, sauve la vie à un célèbre prêtre éducateur d’enfants. Il s’agit du prêtre italien de Turin, don Bosco. Les actes de canonisation mentionnent à plusieurs reprises le nom du chien : il Grigio. Les biographes de don Bosco, en évoquant il Grigio, parlent d’un « défenseur inattendu envoyé par le Ciel » . Don Bosco rejoint ces biographes, puisqu’en 1872, à la question posée par la baronne A. Fassati sur l’origine du chien, il répondit: « Dire qu’il s’agit d’un ange ferait rire. Néanmoins on ne peut prétendre que c’est un chien ordinaire » . Il en parlait souvent lors de ses voyages, notamment à Paris, et son biographe Desramaut, avance même le chiffre de 100 fois ! Et voici le contexte de l’intervention salvatrice du chien :
Prit dans la lutte contre les protestants, Vaudois et libéraux, don Bosco ne se permettait aucun compromis à leur égard. Dans ses écrits, il attaquait de plein front ces "ennemis" de l’Eglise catholique et se créa ainsi beaucoup d’ennemis personnels qui cherchaient à plusieurs reprises d’attenter à la vie de don Bosco. Lors d’une leçon de catéchisme, en pleine chapelle, on lui tira dessus, une autre fois un fou voulu le tuer avec un couteau de boucher, une autre fois encore on lui fracasse le pouce gauche par un coup de bâton. Don Bosco, malgré tous ces risques, ne voulait pas épargner sa vie, et il allait jour et nuit confesser, passant par des lieux peu sûrs. Sa vie, régulièrement mise en danger, était aussi la proie de malfaiteurs qui n’avaient pas hésité à payer des truands pour le tuer
Lorsqu’on voulait prendre des armes pour le défendre, don Bosco ne le permettait pas. C’est alors qu’apparaît un soir un chien gris. « D’où venait-il et quel était son maître ? Personne ne l’a su, et pas plus don Bosco que les autres » . Le chien fut prénommé Il Grigio par don Bosco lui-même (l’gris en piémontais) à cause de son poil gris. La première fois qu’il lui apparut, lors de l’automne 1852, don Bosco prit peur et éprouva de la crainte, mais voyant que la bête remuait la queue et qu’elle acceptait les caresses, il se ravisa et se laissa accompagner par le molosse en le caressant de temps à autre. « Tous les soirs que don Bosco rentrait tard et seul chez lui (…) son compagnon l’attendait à un détour de rue ou à un carrefour solitaire, et lui faisait la plus amicale des compagnies » .
A trois reprises, clairement attestées et documentées par des témoignages dans les Actes de canonisation, il Grigio (cf. fig. n° XXIX) sauva la vie du saint. En novembre 1854, il Grigio sauve don Bosco d’un guet-apens, alors que deux hommes voulaient l’encapuchonner pour l’emmener et le tuer. Une autre fois, tout une bande de vauriens tente d’agresser don Bosco avec des matraques. Là encore c’est il Grigio, ce chien dont le « bonheur était de se laisser caresser par des enfants et, plus encore, par son maître d’adoption » qui le sauve in extremis ! Un dernier cas intéressant est celui d’une préméditation, « une intuition merveilleuse » de la part du chien à propos de ce qui aurait pu advenir à son maître.
Un soir en effet, alors que don Bosco comme à son habitude devait sortir de l’orphelinat pour se rendre en ville, il Grigio sans raison apparente se poste devant la porte de sortie de l’orphelinat et empêche don Bosco de sortir. Sa mère voyant la scène et commençant à faire confiance au chien, déconseille à son fils de quitter la maison, lui disant « Si tu ne veux pas m’écouter, écoute au moins cette bête ; elle a plus de raison que toi ». Heureusement don Bosco suit les conseils de sa mère et de son chien et apprend à peine un quart d’heure plus tard par la bouche d’un voisin « qu’on avait vu rôder non loin de sa porte trois ou quatre hommes, vrais bandits, qui avaient l’air de préméditer un mauvais coup ».
Il Grigio n’acceptait jamais de récompense et ne mangeait rien, chose étonnante et rarissime pour un chien, et disparaissait rapidement après avoir commis sa bonne action. « Il refuse tout, comme pour montrer que son dévouement est complètement désintéressé » . Chose encore plus étonnante et exceptionnelle est le fait que de nombreux témoins affirment avoir revu le même chien, du moins de par son apparence, une trentaine d’années plus tard.
En effet, un soir pluvieux du 12 février 1883 dans la région de Vallecrosia, près de Vintimille, don Bosco et deux autres prêtres se perdent. Don Bosco fait alors le vœu d’avoir il Grigio a ses côtés. Son vœu est immédiatement exaucé et il le raconte ainsi : « Il famoso Grigio che non rideva da trent’anni!… Si mosse precedendolo di mezzo metro, tanto da poter essere veduto fra le tenebre… a passo lento e uniforme… aveva cura di fargli evitare le pozzanghere». Et don Bosco se pose la question de l’étrange apparition de ce même chien après tant d’années: «Ma come va che questo cane avrebbe ormai tanti anni… più che la vita ordinaria dei cani ? »Les attaques physiques à l’encontre de don Bosco, les "persécutions sectaires" comme l’écrit Auffray, cessant il était normal que l’envoyé du ciel ne se montra plus et disparut.
Dernière édition par Joss le Ven 22 Fév 2013 - 12:46, édité 5 fois
par Joss le Mer 27 Oct 2010 - 11:00
Dieu dit-il à Noé après le déluge:
Et moi, je vais établir mon Alliance avec vous et avec votre postérité après vous, avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, oiseaux, animaux domestiques et toutes les bêtes de la terre, depuis ceux qui sont sortis de l'arche jusqu'à tout animal de la terre” (GENESE IX, 9-11).
PSAUME XXXV, 7
“Vous sauverez, Seigneur, les hommes et les bêtes“.
ROMAINS VIII, 19/22
“La création attend avec un ardent désir la manifestation des enfants de Dieu. La création, en effet, a été assujettie à la vanité - non de son gré mais par la volonté de celui qui l'y a soumise, - avec l'espérance qu'elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu. Car nous savons que, jusqu'à ce jour, la création tout entière gémit et souffre les douleurs de l'enfantement”
21 et désireux de se rassasier de ce qui tombait de la tabledu riche; et même, les chiens venaient lécher ses ulcères.
par Marc le Mer 27 Oct 2010 - 11:18
Nazir a écrit: Je n'ai jamais dit que la création serait perdue.
Bonjour Nazir, la question n'était pas de savoir ou de "se laisser aller a penser" que les animaux auraient le même salut que nous bien qu'ils auront part a la même gloire que nous (cf.Rm 8, 19-21) ! Mais quel est le sors des animaux qui viennent de mourir ? Vont ils au ciel ? Y a-t-il une "vision béatifique" pour eux ?
SAINT MARTIN DE PORRES, CHIEN, SOURIS
par Joss le Jeu 28 Oct 2010 - 17:50
SAINT MARTIN DE PORRES (1579/1639)
Saint Martin de Porrès est souvent représenté en compagnie d'un chien, de souris ou d'autres animaux.Il avait l'habitude de soigner et de guérir miraculeusement les chiens errants blessés ou malades, et aussi de donner à manger à tous les animaux du monastère, dans la même gamelle où dindes, souris et chats mangeaient ensemble sous son regard.Il parlait aux animaux. Par exemple, il demanda aux souris qui souillaient les linges et grignotaient les réserves alimentaires d'aller s'installer dehors, dans le jardin, et qui pourvoirait à leur subsistance. Ses frères virent alors de nombreuses souris sortir de leurs trous et se rassembler dans le jardin où frère Martin leur apporta régulièrement à manger.
Dernière édition par Joss le Ven 22 Fév 2013 - 12:48, édité 2 fois
par Joss le Ven 29 Oct 2010 - 7:46
Dernière édition par Joss le Ven 22 Fév 2013 - 12:49, édité 1 fois
SAINT ANTOINE, MULE
par Joss le Ven 29 Oct 2010 - 11:14
SAINT ANTOINE (1195-1231)
C'était un autre grand témoin de la Sainte Eucharistie. Un jour, il discutait avec un homme nommé Guillard, un hérétique contre les Albigeois, qui a nié la présence réelle de Jésus dans le Très Saint Sacrement. Guillard dit Anthony, " Si vous pouvez me prouver par un miracle public, que le corps du Christ est réellement dans l'Eucharistie, je vous promets que je vais à la fois renoncer à toutes mes croyances et humblement crois que toutes les doctrines que vous prêchez! "
St. Anthony n'a pas eu peur mais humblement confiance que Dieu se révélera cet hérétique, que le Corps du Christ était vraiment dans l'Eucharistie. "Eh bien, dit Guillard,« j'ai une mule qui me tient sans nourriture pendant trois jours, et puis je vais le faire sortir sur la place publique. De votre côté, vous apportera la Sainte Hostie. Je vais vous donner ma mule du foin. Si la mule s'agenouille bas devant le Saint Sacrement, au lieu de manger le foin, je vais vraiment croire que je me trompe dans mes convictions et je crois en la Sainte Eucharistie. "
Anthony a offert toute l'affaire à Dieu et pria avec instance que la preuve serait donnée à l'homme. Le troisième jour, après avoir dit sa messe, saint Antoine, venu de l'église portant le Saint Sacrement et en même temps en chantant un hymne . Il y avait une grande foule de croyants et incroyants présents pour assister au miracle. Anthony a ensuite parlé de la mule, "Au nom de Dieu, votre Créateur, que je suis indigne de porter dans mes mains, je vous ordonne de venir tout de suite en toute humilité, et montrer à Dieu le respect que vous lui devez. En faisant cela, Dieu se révélera hérétiques qui ils doivent savoir que toutes les créatures sont soumis à Dieu leur Créateur qui est présent sur l'autel à la messe, par les mots de la prêtre! "
Guillard a ensuite offert le foin à sa mule faim et tout à coup reçu une grande surprise. Il fut étonné de voir sa mule refusent de manger du foin et de s'agenouiller devant le Saint Sacrement. Guillard l'hérétique a été converti sur place et humblement agenouillé devant l' Très Saint-Sacrement. Par la suite, à l'honneur à l'occasion et pour montrer qu'il était reconnaissant pour cette grâce, il fit construire une église à l'endroit où le miracle avait eu lieu.
On retrouve une histoire semblable avec un juif incrédule au moyen âge dans le quartier du Marais. C'est pourquoi on a a appelé l'endroit du miracle "RUE DU PAS DE LA MULE"
Dernière édition par Joss le Ven 22 Fév 2013 - 12:50, édité 2 fois
par sourire le Ven 29 Oct 2010 - 14:42
De mon coté, il me semble que l'homme CROIT ce qu'il souhaite de tout son coeur.
Ou alors il CROIT selon sa logique, selon la "conception" qu'il se fait de Dieu, de la création, etc.
Ou encore, il CROIT se qu'il souhaite.
Et l'homme trouvera toujours quelqu'un qui CROIT ce que lui-même croit.
C'est à dire, l'un va voir les animaux comme "négligeables" et donc ne pas penser qu'ils puissent ressusciter, l'autre va aimer les animaux au point de souhaiter les retrouver dans les cieux. (souvent retrouver les animaux qu'il a aimé)
Or, que dit Dieu lui-même, dans La Parole qu'il nous a laissé ?
Esaie 65:16-25
Celui qui voudra être béni dans le pays Voudra l'être par le Dieu de vérité, Et celui qui jurera dans le pays Jurera par le Dieu de vérité ; Car les anciennes souffrances seront oubliées, Elles seront cachées à mes yeux.
Ils ne travailleront pas en vain, Et ils n'auront pas des enfants pour les voir périr ; Car ils formeront une race bénie de l'Éternel, Et leurs enfants seront avec eux.
Avant qu'ils m'invoquent, je répondrai ; Avant qu'ils aient cessé de parler, j'exaucerai.
A la lumière de ce passage où Dieu lui-même explique comment sera "après", on ne se souviendra plus des animaux que nous avons aimés "avant".
par Marc le Sam 30 Oct 2010 - 11:58
Bonjour Sourire, nous avons bien sur évoqué la question de la restauration de la création toute entière. Mais la question qui demeure sans réponse (biblique ou dogmatique) est la suivante : Qu'en est il du sort des animaux qui viennent tout juste de mourir ? (Je veux dire avant qu'ils ne "ressuscitent" en admettant qu'ils le fassent) Vont ils au ciel ? Pourront-ils voir Dieu en attendant (Vision béatifique) ? Vont ils dans le séjour des morts ou que sais-je encore ? Leur âme est elle immortelle ?
(Tu remarqueras que sur certaines question un discernement plus pointu est le bienvenu pour clarifier certaines notions bibliques comme la joie que nous avons vu hier .)
par Nazir le Dim 31 Oct 2010 - 6:34
J’ai d’abord écrit le 24/10 :
Ce à quoi Joss a répondu le 27/10 :
Qui entraina cette précision de ma part le 27/10 :
Marc a répondu le 27/10 :
Sourire a dit à juste titre le 30/10 :
Marc lui a répondu le 30/10 :
Ma dernière remarque
En fait ce que personne ne veut poser clairement, c’est cette question fondamentale que soulevait ma première remarque : Les animaux ont-ils une âme ? Elle est fondamentale car en l’absence d’âme Sourire a raison. Et j’ajouterai :
Pas de de connaissance de Dieu et de tout ce qui en découle, vision béatifique, résurection…
A cela l’Eglise nous répond par le catéchisme :
...339 Chaque créature possède sa bonté et sa perfection propres. Pour chacune des œuvres des " six jours " il est dit : " Et Dieu vit que cela était bon ". " C’est en vertu de la création même que toutes les choses sont établies selon leur consistance, leur vérité, leur excellence propre avec leur ordonnance et leurs lois spécifiques " (GS 36, § 2). Les différentes créatures, voulues en leur être propre, reflètent, chacune à sa façon, un rayon de la sagesse et de la bonté infinies de Dieu. C’est pour cela que l’homme doit respecter la bonté propre de chaque créature pour éviter un usage désordonné des choses, qui méprise le Créateur et entraîne des conséquences néfastes pour les hommes et pour leur ambiance....
La beauté de la création reflète l’infinie beauté du Créateur. Elle doit inspirer le respect et la soumission de l’intelligence de l’homme et de sa volonté.
342 La hiérarchie des créatures est exprimée par l’ordre des " six jours ", qui va du moins parfait au plus parfait. Dieu aime toutes ses créatures (cf. Ps 145, 9), il prend soin de chacune, même des passereaux. Néanmoins, Jésus dit : " Vous valez mieux qu’une multitude de passereaux " (Lc 12, 6-7), ou encore : " Un homme vaut plus qu’une brebis " (Mt 12, 12).
343 L’homme est le sommet de l’œuvre de la création. Le récit inspiré l’exprime en distinguant nettement la création de l’homme de celle des autres créatures (cf. Gn 1, 26).…
355 " Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa " (Gn 1, 27). L’homme tient une place unique dans la création : il est " à l’image de Dieu " (I) ; dans sa propre nature il unit le monde spirituel et le monde matériel (II) ; il est créé " homme et femme " (III) ; Dieu l’a établi dans son amitié (IV).
I. " A l’image de Dieu "
356 De toutes les créatures visibles, seul l’homme est " capable de connaître et d’aimer son Créateur " (GS 12, § 3) ; il est " la seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même " (GS 24, § 3) ;lui seul est appelé à partager, par la connaissance et l’amour, la vie de Dieu. C’est à cette fin qu’il a été créé, et c’est là la raison fondamentale de sa dignité :
Quelle raison T’a fait constituer l’homme en si grande dignité ? L’amour inestimable par lequel Tu as regardé en Toi-même Ta créature, et Tu T’es épris d’elle ; car c’est par amour que Tu l’as créée, c’est par amour que Tu lui as donné un être capable de goûter Ton Bien éternel (Ste. Catherine de Sienne, dial. 4, 13 : ed. G. Cavallini [Roma 1995] p. 43).
357 Parce qu’il est à l’image de Dieu l’individu humain a la dignité de personne : il n’est pas seulement quelque chose, mais quelqu’un. Il est capable de se connaître, de se posséder et de librement se donner et entrer en communion avec d’autres personnes, et il est appelé, par grâce, à une alliance avec son Créateur, à Lui offrir une réponse de foi et d’amour que nul autre ne peut donner à sa place.
358 Dieu a tout créé pour l’homme (cf. GS 12, § 1 ; 24, § 3 ; 39, § 1), mais l’homme a été créé pour servir et aimer Dieu et pour Lui offrir toute la création :
Quel est donc l’être qui va venir à l’existence entouré d’une telle considération ? C’est l’homme, grande et admirable figure vivante, plus précieux aux yeux de Dieu que la création toute entière : c’est l’homme, c’est pour lui qu’existent le ciel et la terre et la mer et la totalité de la création, et c’est à son salut que Dieu a attaché tant d’importance qu’il n’a même pas épargné son Fils unique pour lui. Car Dieu n’a pas eu de cesse de tout mettre en œuvre pour faire monter l’homme jusqu’à lui et le faire asseoir à sa droite (S. Jean Chrysostome, serm. in Gen. 2, 1 : PG 54, 587D-588A)….
par Joss le Dim 31 Oct 2010 - 12:09
Seul l'homme a reçu le souffle de Dieu..... OK
TOUTE la création sera renouvelée........... OK
Mais entre les deux, la providence se plait à nous surprendre en faisant des animaux ses outils au point que ça me questionne et m'émerveille ..... et il es bon de se questionner et s'émerveiller, l'émerveillement nous conduisant à la louange et la louange à l'adoration
Une autre attitude spirituelle est la louange et l'adoration. Encore faut-il bien comprendre de quelle adoration il s'agit. Il me semble que l'adoration comporte trois éléments : l'émerveillement, la reconnaissance et l'humilité ou si l'on veut la conscience de notre petitesse.
L'adoration n'est pas un sentiment d'écrasement mais un élan vers celui qui est à la fois celui dont je reçois tout, « la vie, l'existence et l'être » et celui qui m'aime infiniment, celui pour qui je suis unique, précieux. Quand je suis dans une attitude d'adoration, je ne suis pas anéanti ou abattu, je suis tendu vers Dieu.
Cet élan est d'abord fait d'émerveillement : c'est l'émerveillement de l'enfant devant ce qui est beau, devant l'inattendu, devant ce qui le comble. « Si vous ne devenez comme des enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux », c'est-à-dire dans l'intimité de Dieu. L'émerveillement provoque la joie, mais aussi la louange. Nous avons quelque expérience de l'émerveillement : devant la naissance d'un enfant, devant un spectacle grandiose de la nature, devant la magnifique générosité d'une personne. Au fond, l'émerveillement rejoint en nous ce vers quoi, inconsciemment nous tendons. L'émerveillement, c'est notre désir inconscient de perfection. Admirer Dieu, c'est à la fois admirer la perfection divine, et en même temps prendre conscience que nous sommes faits pour cela, pour la rejoindre, pour y participer du moins un peu. Cet émerveillement de l'adoration nous fait contempler la beauté et la perfection divine et en même temps nous fait découvrir l'appel de cette beauté, de cette perfection afin d'y participer.
L'élan de l'adoration s'exprime aussi en reconnaissance. La reconnaissance s'entend de deux façons. C'est le fait de « reconnaître » qui est ce Dieu auquel nous croyons. C'est aussi le merci adressé à celui dont nous recevons tout. D'abord reconnaître qui est Dieu tel que Jésus nous l'a révélé. Dieu est Dieu, mais que signifie le reconnaître comme Dieu ? Dans notre relation avec lui, il nous faut prendre conscience de trois risques. Le premier est la banalisation : on humanise Dieu au point de ne plus percevoir sa transcendance ; Dieu n'est pas un copain, même s'il a voulu construire avec nous une profonde et véritable amitié. L'autre risque à l'inverse est de penser Dieu tellement inaccessible qu'aucune relation véritable n'est possible. C'est oublier l'extraordinaire mystère de l'Incarnation, un Dieu qui s'est voulu tout proche de l'homme, un Dieu qui s'est fait homme. Un troisième risque et non le moindre consiste à ne voir en Dieu que cet être tout-puissant dont il convient essentiellement de s'attirer les bonnes grâces par des moyens supposés lui plaire ; c'est le risque de certaines façons de faire une prière de demande lorsque nous pensons que tel geste, telle offrande, telles paroles répétées nous attireront la faveur de Dieu. Heureusement le Dieu de Jésus Christ n'est pas un dieu qu'on achète avec des prières ou des offrandes ; il est le Dieu de la gratuité d'un amour sans mesure.
Dans ces trois façons de concevoir la relation avec Dieu, on est loin de ce que Jésus nous a révélé. Il convient, selon d'ailleurs ce que nous disent la quasi totalité des Paroles de l'Ecriture, il convient d'allier le paradoxe d'un Dieu inaccessible et d'un Dieu tout proche, d'un Dieu qui est notre créateur et d'un Dieu qui est notre Père. La reconnaissance de Dieu va se situer dans cette étroite mais juste perspective.
Mais la reconnaissance, c'est aussi le merci. Le merci est la gratitude pour le don reçu. Ce n'est pas une dette car, comme nous le disions, le don reçu de Dieu est toujours gratuit. C'est la réaction spontanée en face d'un amour qui s'est donné quelle qu'en soit la manière. C'est la réponse gratuite de l'amour à l'amour. C'est un autre aspect de la louange. La louange, nous l'avons dit peut être un cri d'émerveillement devant Dieu, elle peut être aussi l'expression d'un merci. Nous avons tellement reçu !
Enfin, l'adoration implique que nous nous reconnaissons tout petits. Non pas que nous nous considérions comme rien, l'humilité suppose la vérité de ce que nous sommes, avec certes nos faiblesses, mais aussi nos qualités, quand ce ne serait que cette immense dignité humaine qui vient du regard de Dieu et de notre ressemblance avec lui. Reconnaître sa petitesse, c'est mesurer la distance entre l'amour de Dieu qui nous est offert et l'amour que nous pouvons lui manifester. C'est à la fois reconnaître la distance qui nous sépare de l'infini de Dieu et le don merveilleux de lui-même qu'il ne cesse de nous offrir.PERE MAURICE FOURMOND Paris
Pourquoi seuls les chiens qui n'ont pas d'âme léchaient-ils les plaies du pauvre LAZARE tandis que ceux qui en sont pourvus s'en détournaient ?
SAINTE MARIE BARTHOLOMEO BAGNESI, CHAT
par Joss le Dim 31 Oct 2010 - 12:45
SAINTE MARIE BARTHOLOMEO BAGNESI (1514/1577)
La petite chambre de Mariette (grabataire) devint une sorte de lieu d'accueil où les personnes en difficulté venaient pour y trouver la paix. Elle avait le même effet apaisant sur les animaux ; plusieurs chats de compagnie lui portaient de l'affection. L'un d'eux dormait au le pied de son lit, et si elle tombait malade pendant la nuit, ilsortait trouver quelqu'un pour s'occuper d'elle. Un jour que Marietta était négligée, il sortit et alla lui chercher un gros fromage.
On raconte que les chats ne regardaient même pas les oiseaux qui chantaient dans une cage à côté du lit.
Dernière édition par Joss le Ven 22 Fév 2013 - 12:51, édité 3 fois
par sourire le Dim 31 Oct 2010 - 13:22
Marc a écrit: Bonjour Sourire, nous avons bien sur évoqué la question de la restauration de la création toute entière. Mais la question qui demeure sans réponse (biblique ou dogmatique) est la suivante : Qu'en est il du sort des animaux qui viennent tout juste de mourir ? (Je veux dire avant qu'ils ne "ressuscitent" en admettant qu'ils le fassent) Vont ils au ciel ? Pourront-ils voir Dieu en attendant (Vision béatifique) ? Vont ils dans le séjour des morts ou que sais-je encore ? Leur âme est elle immortelle ?
Avant de répondre à ta question sur les animaux, qu'en est-il pour l'homme ?
Le brigand sur la croix n'a-t-il pas retrouvé Jésus le jour même au paradis ?
par Joss le Dim 31 Oct 2010 - 13:36
..... Sait pas Marc
par Marc le Lun 1 Nov 2010 - 7:56
sourire a écrit: Avant de répondre à ta question sur les animaux, qu'en est-il pour l'homme ?
Oui tout a fait. Profitons de cette fête de la toussait pour frotter ce verset avec celui-ci voit si cela fait des étincelles :
Jn 17, 24 Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire, que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
par doris le Mar 2 Nov 2010 - 1:16
bah ! au Paradis y'aura des animaux !
Et puis saint Jean parle de l'Agneau de Dieu !
SAINT GILLES, BICHE
par Joss le Mar 23 Nov 2010 - 11:25
Dernière édition par Joss le Ven 22 Fév 2013 - 12:52, édité 1 fois
SAINT HERVE, ANE, LOUP, ABEILLES
par Joss le Mar 23 Nov 2010 - 12:22
Hervé naquit aveugle.
A l'école, Hervé émerveilla ses condisciples et ses maîtres. Ses propos était toujours plein de sagesse et de clarté. L'évêque de Léon, en ayant entendu parler, voulu lui conférer la prêtrise. Hervé n'accepta que les ordre mineurs. Sans doute ne voulait-il pas se laisser emprisonner dans une hiérachie et garder sa vie aventureuse.
Après l'avoir confié au sage Arzian sa mère se retira dans la solitude.
A la fin de ses études, Hervé vagabonda au travers du Trégor, accompagné de Guiharan, (ou Guich'Haran) compagnon un peu simple qui lui resta fidèle jusqu'à la fin de sa vie.
Un jour, l'âne dont Guiharan se servait pour faire les travaux des champs vint à se faire dévorer par un loup. Hervé convoqua le loup et l'obligea à remplacer l'âne dans les durs travaux. La présence du loup ne dérangeait pas les moutons du troupeau. De temps à autre, Guiharan exhibait le loup aux passants pour en tirer quelques menus profits. Hervé exercait alors son incomparable talent de chanteur. ainsi que ses facultés d'exorciste.
La popularité de l'aveugle devint grande. On tint plus compte de ce qu'il disait que de la science des plus grands docteurs.
Son port d'attache était une terre située non loin de Lesneven. Il y fit jaillir une source.
Un jour, il fut question de juger Comorre le Tyran (ou Conomor) qui en était à l'assassinat de sa septième femme, Tryphine, elle avait périt avec l'enfant qu'elle portait. N'étant pas d'accord sur le lieu ou devait se dérouler le procès, les évêques décidèrent qu'Hervé trancherait le débat. On dépêcha un cavalier pour le chercher. Il le trouva dormant dans un courtil de Pédernec, sur un lit de sauges en fleurs et la tête appuyée sur une ruche d'abeilles. Les bestioles butinaient en silence pour ne pas le réveiller. Averti, après son réveil, le saint étendit le bras vers le Ménez-Bré.
Dernière édition par Joss le Ven 22 Fév 2013 - 12:54, édité 1 fois
SAINT PASCAL BAYLON, CHIEN
par Joss le Mar 23 Nov 2010 - 12:56
Pascal Baylon était le fils de pauvres fermiers d’un monastère cistercien en Espagne aragonaise. Dès l’enfance il priait longuement en gardant les moutons, mais lorsqu’il voulut devenir moine on le refusa par manque d’instruction. Il confiait donc ses bêtes "aux anges" près de l’abbaye et pouvait assister aux offices
On sera curieux de savoir comment ce futur fils de saint François traitait les animaux. Il les chérissait à la manière du Poverello, qui voyait, en toute créature, un reflet de la bonté divine et un objet de dilection du Père céleste. Les témoins du procès de canonisation ne l'ont jamais vu frapper ni même injurier ses brebis, ses agneaux ni le bon chien qui les gardait. Pour les rappeler au devoir, il lui suffisait ordinairement de hausser la voix. Rarement était-il nécessaire qu'il fit mine de brandir sa fronde. Les bêtes aiment ceux qui les aiment. Celles de Pascal étaient particulièrement affectueuses et obéissantes.
Il est pourtant des animaux d'un naturel indocile et fantasque qu'il faut renoncer à vouloir dompter, sous peine d'être sans cesse à leurs trousses et de n'avoir plus le temps de réciter ses prières. Telles sont, entre autres, les chèvres qui, comme certains d'entre nous, ne sont jamais bien là où on les met et recherchent toujours ce qu'on leur défend. Pascal en avait horreur. A sa mère qui le voulait charger de garder les chèvres de la tante Isabelle, il demanda, les larmes aux yeux, de ne point lui imposer une telle épreuve : « Ce sont, dit-il, des pillardes qui vous échappent pour aller brouter le blé en herbe et les jeunes pousses de vigne, alors qu'on s'y attend le moins I »
Un témoin raconte : « Un jour que ses bêtes étaient allées à la maraude, me désignant du doigt le champ qu'elles avaient endommagé, il demanda quel en était le propriètaire. Je le lui nommai. N'ayant plus d'encre sur lui, il fit une légère entaille à l'oreille d'un des agneaux coupables et en tira deux ou trois gouttes de sang avec quoi il inscrivit quelques lignes sur son carnet. Comme je lui disais qu'à ce régime tout son salaire y passerait, il me répondit que mieux valait mille fois régler ses comptes en ce monde qu'en l'autre. »
Dernière édition par Joss le Ven 22 Fév 2013 - 12:55, édité 1 fois
SAINT ROCH, CHIEN
par Joss le Mar 23 Nov 2010 - 13:47
Dernière édition par Joss le Ven 22 Fév 2013 - 12:56, édité 1 fois
SAINT VAAST, OURS
par Joss le Mar 23 Nov 2010 - 14:25
SAINT VAAST +1540
Au VIème siècle, après avoir catéchisé Clovis, Saint Vaast arrive à Arras, la cité croupit dans une complète incurie, l'église est en total abandon. Saint Vaast entreprend de nettoyer l'intérieur de l'église, quand soudain des habitants l'appellent à l'aide, un monstre dévore les bêtes et les gens, c'est un ours! Suivant les indications des pauvres gens, le Saint arrive devant un ruisseau, le Crinchon. Traversant celui-ci il arrive devant l'ours et lui ordonne au nom de Dieu de quitter les lieux. Par bonheur l'ours se radoucit et passe le ruisseau. Nul ne reverra la bête.
Dernière édition par Joss le Ven 22 Fév 2013 - 12:57, édité 1 fois
par Marc le Mar 23 Nov 2010 - 14:58
Fort et gentil comme l'un des miens
Avec un nez tout noir et bien pointu,
Une queue enroulée et du poil dru,
Et deux grands yeux ronds bien tendres
Tout mouillés d'amour et d'ambre.
Moi, je suis sûr que, dès qu'il eût senti Jésus,
Ce chien, eh bien ! qu'il fût Dieu, il l'aurait su,
Et que, flairant sa trace quelque part sur terre,
II l'eût trouvé et suivi, bien avant Pierre.
Il aurait pleuré de voir Judas si mauvais
Et, comme Jean, lui serait demeuré tout près.
Mais je sais que Jésus n'avait pas de chien
Car, souvent, il fut seul, sans personne, sans rien.
Comme cette nuit-là, au jardin des Oliviers,
Quand à sa douleur les siens l'ont abandonné,
Lui, aux pieds de son Maître, se serait jeté
Et, sans savoir pourquoi, avec lui aurait pleuré.
Sa langue rosé aurait léché
Ses doigts crispés, sa main serrée,
Pour qu'il se sente moins délaissé.
Et quand les soldats seraient arrivés,
Avant que Pierre n'eût tiré son épée,
Sur eux, en rage, il se serait jeté.
Et il aurait alors suivi son Maître
Chez Pilate, Hérode et le Grand Prêtre.
Derrière chaque porte le nez collé,
Comptant les cris et les coups portés,
II aurait attendu, en regrettant
De n'être qu'un pauvre chien impuissant.
Et tout au long de la route vers le Calvaire,
Chaque fois que Jésus serait tombé par terre,
Plus vite que Véronique il serait allé,
Malgré les soldats, malgré les coups de pied,
Lécher la Face de son Maître bien-aimé
Couverte de sang sale et de sueur salée.
Plus tard, tandis que le Christ était à mourir
Au pied de sa Croix, il serait venu s'accroupir
Et quand Jésus aurait poussé son dernier cri,
croyant être appelé, comme il aurait bondi !
Sautant comme un fou pour arriver jusqu'à LUI
Et, encore une fois, défendre son Ami.
Quand Jésus au Sépulcre aurait été porté,
Son chien l'aurait suivi et plus jamais quitté
Et, au matin de Pâques, l'ange troublé
Eût trouvé là un petit chien mort, trop fatigué
D'attendre son Maître qui ne revenait pas
Et qu'il savait ne jamais revoir ici-bas.
En paix serait donc parti l'ami de Jésus
Car, dans sa petite tête, il eût toujours su
Que, si un homme pouvait avoir besoin d'un chien,
Le Christ, lui, n'aurait plus jamais besoin de rien.
Car, là-haut, une foule d'anges impatients
Devaient aussi l'attendre depuis longtemps.
C'est pourquoi le Maître à ceux à qui il a confié
Un clébard adoré
Ancien seul, aveugle, enfant, berger,
Donna des chiens pour que des humains perdus
Puissent trouver en eux un peu d'amitié.
Comme son Père lui donna le Cyrénéen
Pour l'aider à porter sa Croix au Calvaire
Le Christ nous a offert ce trésor d'amitié et de fidélité
Pour nous laisser guider par cette bête
Au si beau regard d'amour, à qui il ne manque

References: § 2
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