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Timestamp: 2016-10-25 06:51:00+00:00

Document:
5A_930/2014 (23.12.2014)
5A_930/2014 � � Arr�t du 23 d�cembre 2014
A.a.�Selon leurs passeports �tablis le 1
er�f�vrier 2011, l'�poux et l'enfant sont domicili�s � U.________. L'�poux est propri�taire d'un appartement � cette adresse depuis le 18 d�cembre 2013.
�Un extrait du Registre cantonal des personnes du canton de Vaud �tabli le 17 octobre 2014 indique que les �poux A.________ sont titulaires d'un permis de s�jour (permis B) en Suisse depuis le 16 novembre 2009, �ch�ant le 6 novembre 2015, et que leur fils C.________ est titulaire d'un permis de s�jour depuis le 16 ao�t 2014.
�Une d�claration d'imp�t 2013 a �t� remplie dans le canton de Vaud par un tiers, au nom des �poux A.________ qui ne l'ont pas sign�e.
A.b.�Entre le 14 et le 15 ao�t 2014, l'�pouse est venue en Suisse avec l'enfant. Ils se sont install�s dans l'appartement dont l'�pouse est propri�taire � V.________. Par courrier du 22 ao�t 2014, l'�pouse a licenci� son mari avec effet imm�diat, alors qu'il �tait employ� de la soci�t� D.________ SA, ayant son si�ge � W.________, dont l'�pouse est, depuis le 11 mai 2011, administratrice avec signature individuelle.
Le 10 septembre 2014, l'�pouse a d�pos� une requ�te de mesures superprovisionnelles sur mesures protectrices de l'union conjugale.
Le 17 septembre 2014, les �poux A.________ se sont rencontr�s pour discuter � l'�tude du conseil de l'�pouse. Le mari, accompagn� par un tiers, a refus� de rencontrer son fils dans les conditions impos�es par le conseil de l'�pouse.
Le 30 septembre 2014, l'Ecole E.________, � W.________, a attest� que l'enfant C.________ �tait inscrit � l'�cole primaire comme �l�ve r�gulier depuis septembre 2014, qu'il avait rapidement montr� beaucoup de s�rieux et d'int�r�t dans son travail, que ses premi�res notes �taient excellentes, et qu'il avait fait l'effort de communiquer avec ses camarades malgr� la barri�re �vidente de la langue.
er�octobre 2014, parvenue le 10 octobre 2014 � la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud, B.A.________, assist� par un conseil ne remplissant pas les conditions de l'art. 68 al. 2 CPC, a sollicit� le retour de son fils au B�larus. Le juge d�l�gu� de la Chambre des curatelles a imparti un d�lai au 22 octobre 2014 � l'�poux pour ratifier la demande ou pour d�signer un repr�sentant satisfaisant aux conditions l�gales, faute de quoi la demande serait d�clar�e irrecevable.
Par requ�te du 16 octobre 2014, l'�poux a conclu � ce que le retour de son enfant au B�larus soit ordonn�, qu'ordre soit donn� � l'�pouse de remettre imm�diatement l'enfant au Service de protection de la jeunesse (ci-apr�s: SPJ), afin que celui-ci se charge de le lui remettre, respectivement se charge du rapatriement de l'enfant aupr�s de lui au B�larus, sous la menace de la peine pr�vue � l'art. 292 CP, et que le SPJ soit charg� de l'ex�cution du retour, le cas �ch�ant avec le concours de la force publique. Il a all�gu� qu'il �tait, selon le droit bi�lorusse, titulaire du droit de garde sur l'enfant avec la m�re, qu'il exer�ait son droit de garde de mani�re effective au moment du d�placement de son fils et qu'avant le d�part en Suisse, l'enfant avait sa r�sidence � U.________ o� il �tait scolaris� et avait toutes ses attaches.
�Le m�me jour, le mari a d�pos� une requ�te de mesures de protection imm�diate tendant � ce qu'un curateur soit d�sign� � l'enfant, que les agents de la force publique soient enjoints de proc�der � la saisie des documents personnels d'identit� de l'�pouse et de l'enfant et de les d�poser au greffe de la Chambre des curatelles, qu'interdiction soit faite � l'�pouse de quitter le territoire vaudois (Suisse) avec leur fils, ainsi que de faire sortir l'enfant de ce territoire, sous la menace de la peine pr�vue par l'art. 292 CP, que l'interdiction stipul�e ci-avant soit communiqu�e � tous les postes fronti�res et de garde-fronti�res suisses, particuli�rement dans les gares et les a�roports, que le SPJ soit mis en oeuvre pour qu'il �value la situation de l'enfant et, s'il y a n�cessit� de le soustraire � sa m�re, qu'il proc�de au placement de l'enfant, et que la proc�dure de mesures protectrices de l'union conjugale introduite par l'�pouse soit imm�diatement suspendue.
�Le 20 octobre 2014, Me Patricia Michellod a �t� d�sign�e en qualit� de curatrice de l'enfant pour la proc�dure de retour. La Pr�sidente de la Chambre des curatelles a �galement mis en oeuvre le SPJ et invit� le requ�rant � �tablir la teneur du droit bi�lorusse en mati�re de garde, ainsi qu'� produire, conform�ment � l'art. 15 CLaH80, une d�cision ou une attestation des autorit�s de r�sidence habituelle de l'enfant constatant que le d�placement ou le non-retour �tait illicite au sens de l'art. 3 CLaH80. A titre de mesures superprovisionnelles et de protection, la Chambre des curatelles a partiellement admis la requ�te du mari du 16 octobre 2014, en ce sens que l'�pouse a �t� astreinte � d�poser au greffe ses documents personnels d'identit� et ceux de l'enfant, dans un d�lai de vingt-quatre heures, et s'est vue interdire de quitter le territoire suisse, sous la menace de la peine pr�vue par l'art. 292 CP. Le lendemain, l'�pouse a d�pos� son passeport et celui du fils des parties au greffe de la Chambre des curatelles.
�Dans ses d�terminations du 29 octobre 2014, l'�pouse a conclu au rejet de l'int�gralit� des conclusions en protection imm�diate et en retour de l'enfant prises par son mari. Elle a notamment produit un proc�s-verbal de l'audience de mesures protectrices de l'union conjugale du 22 octobre 2014, dont il r�sulte qu'elle a sollicit� l'attribution de l'autorit� parentale exclusive sur l'enfant, l'ordonnance de mesures superprovisionnelles rendue le 23 octobre 2014 par le juge de la s�paration, par laquelle il a autoris� les �poux � vivre s�par�s pour une dur�e ind�termin�e et attribu� � l'�pouse la garde de l'enfant, ainsi qu'une attestation de r�sidence d�livr�e le 23 octobre 2014 par l'Office de la population de V.________ certifiant que le mari y a sa r�sidence principale depuis le 1
er�novembre 2011. L'�pouse a indiqu� qu'elle �tait venue en Suisse avec son mari en 2009 pour s'y �tablir et que leur fils resterait un peu plus longtemps au B�larus avant de les rejoindre en Suisse, en sorte que l'enfant avait alors v�cu avec ses grands-parents maternels, que son �poux avait s�journ� � U.________ et Moscou depuis octobre 2013 et qu'il �tait actuellement sans domicile fixe, son appartement de U.________ �tant insalubre et inhabit�, et que, selon le droit bi�lorusse, l'enfant avait son domicile au lieu de r�sidence de ses parents. L'�pouse a ajout� que son mari n'exer�ait pas la garde effective de leur fils au moment o� celui-ci �tait venu en Suisse, qu'il ne lui avait pas signifi� son d�saccord pour que leur fils vive en Suisse, qu'il �tait malade, en sorte qu'il ne pouvait pas s'occuper de son fils et de ses affaires, et enfin que l'int�grit� physique et psychique de leur fils serait menac�e s'il devait retourner vivre au B�larus.
�Le 29 octobre 2014, la curatrice de l'enfant a conclu � l'admission des conclusion du requ�rant, observant que les deux parents avaient la garde de leur fils, qu'aucun �l�ment ne permettait d'affirmer que le mari avait donn� son accord au d�placement et qu'aucun �l�ment ne laissait penser que le retour de l'enfant au B�larus risquait de l'exposer � un danger physique ou psychique. Elle a relev� que l'enfant d�sirait rester avec sa m�re, mais que l'avis de l'enfant, �g� de huit ans, ne devait pas �tre d�terminant, et a rapport� que, lors de l'entretien qu'elle avait eu avec l'enfant, celui-ci lui avait dit qu'il vivait la majorit� du temps au B�larus avec ses grands-parents et qu'il avait peur d'�tre plac� dans un foyer s'il devait retourner aupr�s de son p�re.
�Le m�me jour, le SPJ a d�pos� son rapport, indiquant qu'entre 2012 et 2014, l'enfant avait v�cu chez ses grands-parents maternels � U.________, sa m�re �tant en Suisse et son p�re en Russie, que l'enfant �tait content d'�tre scolaris� en Suisse et qu'il leur �tait apparu joyeux et � l'aise dans son contexte de vie actuelle. Le SPJ a estim� qu'il n'�tait pas n�cessaire de prendre des mesures de protection en faveur de l'enfant et a relev� qu'au cas o� son retour serait ordonn�, il serait n�cessaire de v�rifier pr�alablement les conditions de vie de l'enfant au B�larus et les possibilit�s du maintien des relations m�re-fils.
�Dans ses d�terminations du 3 novembre 2014, le mari a compl�t� sa requ�te et sollicit� l'annulation de la d�cision de mesures protectrices de l'union conjugale du 23 octobre 2014 attribuant la garde de l'enfant � la m�re. Il a produit un certificat de travail �tabli le 28 octobre 2014 par la soci�t� F.________ � U.________, dont il ressort qu'il travaille en qualit� de directeur adjoint pour cette soci�t� depuis le 1er juillet 2010. Il a pr�cis� qu'il vivait au B�larus et passait environ 1/6 de son temps � l'�tranger, qu'il �tait en parfaite sant� et que son appartement � U.________ avait besoin de quelques retouches, mais qu'il �tait parfaitement habitable, et enfin qu'il n'a jamais menac� son fils de le placer en foyer.
B.a.�Lors de l'audience devant la Chambre des curatelles du 3 novembre 2014, le p�re a produit deux pi�ces, � savoir la copie de deux billets d'avion de la compagnie Etihad Airways au nom de la m�re et de l'enfant concernant un vol de U.________ � Bangkok le 9 f�vrier 2014 et un vol de Bangkok � U.________ le 24 f�vrier 2014. La m�re a produit une d�claration de r�sidence principale �tablie le 16 avril 2014 par le bureau des �trangers de la ville de W.________, dont il r�sulte qu'elle a eu sa r�sidence principale � W.________ du 7 novembre 2009 au 31 octobre 2012, date � laquelle elle l'a d�plac�e � V.________; elle a aussi produit un document �tabli par l'Ecole E.________ en octobre 2014, qui fait �tat des r�sultats scolaires de fran�ais et de math�matiques de l'enfant. Apr�s l'�chec de la conciliation, les p�re et m�re, la curatrice, deux repr�sentants du SPJ ainsi que deux t�moins ont �t� entendus.
Le p�re a d�clar� qu'il r�sidait actuellement � U.________, qu'il avait une attestation de r�sidence principale � V.________ et qu'il ne passait pas plus d'un mois par ann�e en Suisse. Il a expliqu� que l'enfant �tait scolaris� � l'�cole publique � U.________ et qu'il y apprenait le fran�ais comme deuxi�me langue. Il a ajout� que le 15 juillet 2014, � l'issue de vacances pass�es en Suisse et en Italie, sa femme et son fils avaient pris l'avion Gen�ve-U.________. Il avait compris le 13 ao�t 2014 que le d�part pr�vu le 15 ao�t 2014 serait d�finitif, avait alors essay� de parler avec son �pouse, qui ne voulait rien entendre et continuait � lui dire qu'elle rentrerait au B�larus le 28 ao�t 2014. Il a pr�cis� avoir demand� � son �pouse, par l'interm�diaire de son avocat, de revenir � U.________. Il a ajout� travailler dans cette ville pour la soci�t� F.________, une entreprise achet�e avec son �pouse.
Pour sa part, la m�re a assur� qu'elle �tait inscrite � V.________ depuis novembre 2011, que son domicile s'y trouvait et que ses affaires personnelles �taient partag�es entre V.________ et U.________. Elle a expos� qu'elle voyageait tout le temps, qu'elle retournait deux semaines par mois � U.________ et qu'elle partageait son temps entre U.________ et Moscou. Elle a ajout� qu'elle voyait son fils tr�s souvent, et qu'elle �tait partie avec lui pour la Suisse en voiture le 14 ao�t 2014. Selon elle, son fils avait appel� son p�re le 19 ao�t 2014 pour lui demander s'il pouvait rester en Suisse. Elle aurait d�cid�, le 28 ao�t 2014 environ, de ne pas rentrer � U.________, apr�s avoir re�u des SMS mena�ants de son �poux. Elle a affirm� avoir inscrit l'enfant � l'Ecole E.________ peut-�tre le 25 ao�t 2014.
La curatrice a confirm� avoir vu l'enfant en pr�sence d'une traductrice. Elle a observ� qu'il ne parlait que quelques mots de fran�ais, qu'il allait bien, qu'il s'�tait exprim� de mani�re spontan�e et avait �voqu� ses craintes quant � un placement en foyer s'il retournait � U.________, et que dans son esprit, il �tait venu en Suisse pour les vacances. L'enfant n'avait pas �t� clair sur le point de savoir o� il vivait et qui s'occupait de lui au B�larus. Selon la curatrice, il se trouvait manifestement dans un conflit de loyaut� important.
Les repr�sentantes du SPJ ont relev� avoir vu l'enfant en pr�sence de sa m�re et de ses grands-parents maternels mais sans la pr�sence d'un interpr�te. Elles ont indiqu� qu'il ne parlait pas le fran�ais, qu'il se sentait bien et qu'il avait l'air content.
Le t�moin G.________ a d�clar�, en substance, qu'il �tait pr�sent � la s�ance du 17 septembre 2014, qu'il n'avait pas eu l'impression que le p�re �tait sous l'emprise de l'alcool ou sous la prise de m�dicaments, mais qu'il �tait tr�s stress�. Il connaissait le p�re et �tait au courant de la proc�dure.
Egalement entendue en qualit� de t�moin, H.________, m�re de A.A.________, a expliqu� qu'elle s'occupait de l'enfant depuis sa naissance. Elle a indiqu� que lorsque les parents n'�taient pas � U.________, � savoir � peu pr�s la moiti� du temps, elle s'occupait de l'enfant avec son �poux; lorsque seule la m�re �tait absente, B.A.________ prenait soin de son fils et le confiait � une nurse. Elle s'occupait de l'enfant lorsque la nurse �tait absente. Elle a ajout� que lorsque l'enfant �tait chez elle, il t�l�phonait � sa m�re, mais pas � son p�re. Selon elle, durant les deux derniers mois, le p�re avait tent� d'emp�cher l'enfant de venir chez elle.
B.b.�Par jugement du 3 novembre 2014, la Chambre des curatelles a ordonn� � la m�re de ramener l'enfant au B�larus dans un d�lai au 19 d�cembre 2014; elle a d�cid� que les mesures prononc�es le 20 octobre 2014, � savoir le d�p�t au greffe de la Chambre des curatelles des documents personnels des documents d'identit� de la m�re et de l'enfant et l'interdiction de quitter le territoire suisse, demeurent en vigueur jusqu'au retour effectif de l'enfant au B�larus, les passeports �tant tenus � la disposition du SPJ en vue de l'ex�cution du retour; elle a aussi charg� le SPJ de l'ex�cution du retour, le cas �ch�ant avec le concours de la force publique.
Par acte du 24 novembre 2014, la m�re interjette un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral. Elle conclut � l'annulation du jugement cantonal entrepris et principalement � sa r�forme en ce sens que le retour de l'enfant est refus�, et qu'il soit constat� que l'enfant peut rester vivre en Suisse aupr�s d'elle. Subsidiairement, elle conclut au renvoi de la cause � l'autorit� pr�c�dente " pour qu'elle proc�de � un nouvel �tablissement des faits ".
Par ordonnance du 26 novembre 2014, il a �t� ordonn� qu'aucune mesure d'ex�cution de la d�cision attaqu�e ne soit prise jusqu'� d�cision sur la requ�te d'effet suspensif.
Le 4 d�cembre 2014, la recourante a adress� � la cour de c�ans une ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale rendue le 3 d�cembre 2014 par la Pr�sidente du Tribunal d'arrondissement de l'Est vaudois.
Invit�s � se d�terminer sur la requ�te d'effet suspensif et sur le fond, le p�re a conclu au rejet de la requ�te et du recours; la curatrice a conclu, pour l'enfant, au rejet de l'effet suspensif et du recours, et a en outre requis l'octroi de l'assistance judiciaire; l'autorit� cantonale a renonc� � formuler des observations.
1.1.�La d�cision statuant sur le retour d'un enfant en application de la Convention de La Haye sur les aspects civils de l'enl�vement international d'enfants du 25 octobre 1980 (CLaH80, RS 0.211.230.02) est une d�cision finale (art. 90 LTF) prise en application de normes de droit public dans une mati�re connexe au droit civil, singuli�rement en mati�re d'entraide administrative entre les �tats contractants pour la mise en oeuvre du droit civil �tranger (art. 72 al. 2 let. b ch. 1 LTF; ATF 133 III 584 consid. 1.2 p. 584 s., 120 II 222 consid. 2b p. 224; arr�t 5A_584/2014 du 3 septembre 2014 consid. 1.1). La Chambre des curatelles du Tribunal cantonal vaudois a statu� en instance cantonale unique conform�ment � l'art. 7 al. 1 de la loi f�d�rale sur l'enl�vement international d'enfants et les Conventions de La Haye sur la protection des enfants et des adultes du 21 d�cembre 2007������ (LF-EEA, RS 211.222.32); il y a ainsi exception l�gale au principe du double degr� de juridictions cantonales (art. 75 al. 2 let. a LTF; arr�ts 5A_584/2014 du 3 septembre 2014 consid. 1.1, 5A_799/2013 du 2 d�cembre 2013 consid. 1). Le recours a en outre �t� interjet� dans la forme (art. 42 LTF) et le d�lai de dix jours (art. 100 al. 2 let. c LTF) pr�vus par la loi, par une partie ayant pris part � la proc�dure devant l'autorit� pr�c�dente et justifiant d'un int�r�t digne de protection � la modification ou � l'annulation de la d�cision attaqu�e (art. 76 al. 1 LTF), de sorte que le recours en mati�re civile est en principe recevable.
1.2.�Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF); en tant que cour supr�me, il est instance de r�vision du droit et non pas juge du fait. Il ne peut rectifier ou compl�ter les faits s'ils ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte, en violation de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.). Les faits et moyens de preuve nouveaux sont prohib�s, � moins de r�sulter de la d�cision de l'autorit� pr�c�dente (art. 99 al. 1 LTF; ATF 135 I 221 consid. 5.2.4 p. 229; 133 IV 342 consid. 2.1 p. 344). Les faits et pi�ces post�rieurs � l'arr�t entrepris sont d'embl�e irrecevables (ATF 139 III 120 consid. 3.1.2 p. 123; 133 IV 342 consid. 2.1 p. 343 s.). Vu ce qui pr�c�de, la pi�ce nouvelle communiqu�e par la recourante � la Cour de c�ans le 4 d�cembre 2014 - apr�s l'�ch�ance du d�lai de recours -, � savoir l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale rendue le 3 d�cembre 2014 par la Pr�sidente du Tribunal d'arrondissement de l'Est vaudois, est d'embl�e irrecevable.
Le recours en mati�re civile peut �tre form� pour violation du droit f�d�ral et du droit international (art. 95 let. a et b LTF). Compte tenu des exigences de motivation pos�es, sous peine d'irrecevabilit�, � l'art. 42 al. 2 LTF, le Tribunal f�d�ral n'examine en principe que les griefs soulev�s; il n'est pas tenu de traiter, � l'instar d'une juridiction de premi�re instance, toutes les questions juridiques pouvant se poser lorsqu'elles ne sont plus discut�es devant lui (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 88; 135 III 397 consid. 1.4 p. 400; 134 III 102 consid. 1.1 p. 104 s.). De surcro�t, le Tribunal f�d�ral ne conna�t de la violation des droits fondamentaux que si un grief a �t� soulev� et motiv� � cet �gard (ATF 137 II 305 consid. 3.3 p. 310 s.; 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254); le recourant qui se plaint de la violation de tels droits doit ainsi indiquer pr�cis�ment quelles dispositions constitutionnelles ou l�gales ont �t� viol�es et d�montrer, par une argumentation pr�cise, en quoi consiste la violation ( " principe d'all�gation "; art. 106 al. 2 LTF; ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287; 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254).
Le recours a pour objet le retour de l'enfant mineur au B�larus, au regard des dispositions de la Convention de La Haye du 25 octobre 1980 sur les aspects civils de l'enl�vement international d'enfants (CLaH80).
La Chambre des curatelles a relev� que l'enfant C.________ a v�cu � U.________ (B�larus), d�s sa naissance, avec ses deux parents. En automne 2009, ceux-ci ont commenc� � faire des s�jours r�guliers en Suisse et � Moscou, o� ils travaillaient tous les deux pour la soci�t� D.________ SA, dont le si�ge est � W.________ et pour laquelle l'�pouse dispose de la signature individuelle depuis le 11 mai 2011. Malgr� leurs fr�quentes absences � l'�tranger, les parents ont d�cid� de laisser l'enfant vivre � U.________, o� il �tait scolaris� dans une �cole publique et pratiquait plusieurs activit�s extra-scolaires. Lorsque ses deux parents �taient absent, l'enfant vivait chez ses grands-parents maternels qui s'occupaient de lui. Selon leurs propres d�clarations et celles de la grand-m�re maternelle de l'enfant, les parents passaient tout au plus la moiti� de leur temps � U.________, o� ils poss�dent chacun un appartement. La soci�t� D.________ SA avait un bureau � U.________, � Moscou et en Pologne, de sorte que lorsque la m�re revenait � U.________, elle partageait son temps entre U.________ et Moscou. Le p�re travaille depuis le 1er juillet 2010 pour la soci�t� F.________ � U.________. La cour cantonale a consid�r� que, quand bien m�me les parents sont titulaires d'un permis B depuis le 16 novembre 2009, que la m�re a sa r�sidence principale en Suisse depuis le 7 novembre 2009 et le p�re depuis le 1er novembre 2011, et qu'une d�claration d'imp�t pour la p�riode fiscale 2013 a �t� remplie pour eux dans le canton de Vaud, il r�sulte des pi�ces du dossier que l'enfant a toujours v�cu � U.________ o� il a conserv� son centre d'int�r�ts. Dans ces conditions, selon la juridiction pr�c�dente, il fallait retenir que l'enfant avait sa r�sidence habituelle � U.________ (B�larus) avant son d�placement, de sorte que le droit bi�lorusse �tait applicable pour d�terminer si le d�placement de C.________ �tait illicite au sens de la CLaH80.
La Chambre des curatelles a constat� qu'en application du droit bi�lorusse (art. 75 et 76 du Code civil du B�larus), le p�re disposait ex lege de l'autorit� parentale conjointe, de sorte qu'il �tait en droit de s'opposer au d�m�nagement de l'enfant en Suisse en ao�t 2014. Aucune d�cision de justice n'avait au demeurant �t� rendue au B�larus sur la question du droit de d�terminer le lieu de r�sidence de l'enfant. La Chambre des curatelles a pr�cis� que l'ordonnance de mesures superprovisionnelles rendue le 23 octobre 2014 par le Pr�sident du Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois n'y changeait rien, et ne pouvait en particulier justifier un refus de renvoi de l'enfant en application de la CLaH80. Elle a consid�r� que le d�placement de l'enfant intervenu entre le 14 et le 15 ao�t 2014 violait l'autorit� parentale du p�re, soit le droit de garde au sens de l'art. 5 let. a CLaH80, qui comprend le droit de d�cider du lieu de r�sidence de l'enfant. Elle a ainsi jug� que le d�placement de l'enfant �tait illicite au sens de l'art. 3 CLaH80.
S'agissant des exceptions au retour pr�vues par l'art. 13 al. 1 let. a et b CLaH80, l'autorit� pr�c�dente a constat� que l'all�gation de la m�re selon laquelle le p�re n'exer�ait pas effectivement son droit de garde sur l'enfant au moment du d�placement n'�tait pas �tablie. Il r�sultait au contraire de l'instruction que le p�re avait des relations personnelles r�guli�res avec lui et qu'il passait au moins la moiti� de son temps � U.________, o� il est propri�taire d'un appartement et o� il travaille pour la soci�t� F.________ depuis le 1er juillet 2010. Le fait que l'enfant fut plac� chez ses grands-parents maternels en l'absence de ses parents ne suffisait pas pour admettre l'exception de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80. La m�re ne pouvait au surplus tirer avantage de son comportement ill�gal pour dire qu'il n'y avait pas de garde effective de la part du p�re, une absence d'un mois et demi �tant insuffisante. Dans ces conditions, la cour cantonale a retenu que le p�re exer�ait son droit de garde de mani�re effective au moment de l'enl�vement de l'enfant.
Quant au crit�re du retour intol�rable dans le pays d'origine, la Chambre des curatelles a consid�r� que les motifs all�gu�s par la m�re, en particulier le fait que le p�re, malade, ne serait pas en mesure de s'occuper de l'enfant et que l'int�grit� physique et psychologique de celui-ci serait menac�e s'il devait retourner au B�larus, ne d�montrent nullement en quoi le retour de son fils dans cet Etat serait susceptible de l'exposer � un danger physique ou psychologique ou de le placer de toute autre mani�re dans une situation intol�rable. L'instruction a au contraire permis d'�tablir que le p�re s'�tait souvent occup� de son fils lorsque la m�re partait � l'�tranger, rien n'indiquant par ailleurs qu'il n'ait pas les capacit�s parentales de le faire. Selon la juridiction pr�c�dente, les craintes �mises par cet enfant de 8 ans s'agissant d'un placement en foyer doivent �tre appr�ci�es avec la plus grande circonspection, d�s lors qu'il en a fait �tat uniquement aupr�s de sa curatrice et qu'il ne peut �tre exclu que ses propos aient �t� induits par sa m�re. En outre, elle a consid�r� que l'on ne saurait d�duire des conclusions du SPJ - selon lesquelles, en cas de retour, il serait n�cessaire de v�rifier pr�alablement quelles seraient les conditions de vie de l'enfant au B�larus et les possibilit�s du maintien indispensable des liens m�re-fils - qu'il y a un risque pour l'enfant, au sens de l'art. 13 al. 1 let. b CLaH80, de retourner dans ce pays. La Chambre des curatelles a ajout� que l'enfant est �g� de plus de 8 ans et demi, de sorte que la s�paration d'avec sa m�re ne constitue pas � elle seule un motif de refus du retour. D�s lors que rien n'indique que le placement de l'enfant aupr�s de son p�re ne serait manifestement pas dans l'int�r�t de celui-ci, et que les conditions de l'art. 5 LF-EEA sont cumulatives, il n'�tait nul besoin d'examiner si la m�re serait en mesure de prendre soin de l'enfant au B�larus ou si l'on pourrait exiger d'elle qu'elle retourne dans ce pays.
En d�finitive, la juridiction pr�c�dente a admis la requ�te en retour form�e par le p�re et ordonn� le retour de l'enfant au B�larus dans un d�lai au 19 d�cembre 2014.
Le B�larus et la Suisse ont tous deux ratifi� la CLaH80. A teneur de l'art. 4 CLaH80, la Convention s'applique � tout enfant qui avait sa r�sidence habituelle dans un Etat contractant imm�diatement avant l'atteinte aux droits de garde ou de visite. En l'esp�ce, il ressort de l'�tat de fait que l'enfant d�plac� vivait � U.________, au B�larus, avant que la recourante ne l'emm�ne en Suisse, ce que la recourante ne conteste d'ailleurs plus devant la Cour de c�ans. Il s'ensuit que les dispositions de la CLaH80 sont applicables.
La recourante fait tout d'abord grief � l'autorit� cantonale d'avoir �tabli les faits de mani�re manifestement inexacte au sens de l'art. 97 al. 1 LTF. Elle aurait ainsi omis de retenir certains �l�ments de faits " absolument d�terminants " pour l'issue du litige.
5.1.�En particulier, la juridiction pr�c�dente aurait omis, � tort, de constater que selon le rapport du SPJ du 29 octobre 2014, le projet des parents �tait, d�s l'ann�e 2009, que leur enfant grandisse en Suisse. Il ressortirait aussi dudit rapport que le p�re avait maltrait� physiquement la m�re et exerc� sur elle des violences psychologiques en pr�sence de l'enfant; que le p�re aurait prof�r� des menaces de suicide, dont l'une avait �t� directement adress�e � l'enfant; que la m�re et l'enfant craignaient que le p�re emp�che celui-ci, si son retour �tait ordonn�, de sortir du territoire bi�lorusse jusqu'� sa majorit�, la loi de cet �tat �tant tr�s restrictive � cet �gard. Par ailleurs, l'autorit� pr�c�dente n'aurait pas tenu compte des SMS produits par la m�re, qui attesteraient clairement de l'instabilit� psychologique du p�re et de son attitude dangereuse et impr�visible, ce qui permettrait de d�montrer l'existence d'un risque grave pour l'enfant s'il devait retourner au B�larus aupr�s de son p�re. En effet, sur la forme, ces messages �crits en langue russe seraient inqui�tants, " plusieurs mots �tant accol�s sans logique et de nombreuses lettres �tant r�p�t�es alors que d'autres sont manquantes, cela sans aucune coh�rence ". Sur le fond, ils feraient " craindre le pire, [le p�re] admettant tout d'abord prendre des m�dicaments, pour ensuite menacer de se suicider ".
5.2.�Lorsque le recourant entend faire compl�ter les faits - pertinents et qui n'auraient pas �t� constat�s en violation du droit -, il doit les d�signer avec pr�cision en se r�f�rant aux pi�ces du dossier; le compl�tement suppose en effet que les all�gations de fait correspondantes aient �t� introduites r�guli�rement et en temps utile dans la proc�dure cantonale, qu'elles aient �t� consid�r�es � tort comme d�pourvues de pertinence ou aient �t� simplement ignor�es; si ces exigences ne sont pas respect�es, les faits invoqu�s sont r�put�s nouveaux, partant irrecevables (art. 99 al. 1 LTF; ATF 140 III 86 consid. 2 p. 90).
5.3.�En l'occurrence, la recourante ne pr�cise nullement en quoi le rapport du SPJ du 29 octobre 2014 permettrait d'�tablir les faits qu'elle entend en tirer, de sorte que la recevabilit� de sa critique est, d'embl�e, pour le moins douteuse (cf. supra consid. 5.2). Quoi qu'il en soit, il faut relever que les �l�ments qu'elle invoque ressortent, tout au plus, uniquement de la partie du rapport dans lequel ses propres all�gations sont r�sum�es. Or, de simples all�gations de partie - fussent-elles m�me plausibles - ne suffisent pas � prouver un fait, � moins qu'elles ne soient corrobor�es par des pi�ces qui accr�ditent la th�se soutenue (arr�ts 5A_795/2013 du 27 f�vrier 2014 consid. 5.2; 5A_225/2010 du 2 novembre 2010 consid. 3.2 non publi� � l'ATF 136 III 583), ce qui n'est pas le cas en l'esp�ce. La recourante se limite � livrer, de mani�re appellatoire, sa propre appr�ciation de la cause concernant l'attitude de l'intim�, sans indiquer les �l�ments de preuve qu'elle aurait produits � ce sujet et qui n'auraient pas �t� pris en consid�ration par l'autorit� pr�c�dente.
En ce qui concerne les SMS que lui aurait adress�s son �poux, la recourante se contente de renvoyer de mani�re toute g�n�rale � la " pi�ce 58.2 " du dossier et d'en livrer sa propre interpr�tation, sans expliquer pr�cis�ment sur quels �l�ments de ce document se fonde son argumentation. Insuffisamment motiv�e, l'argumentation est irrecevable (cf. supra consid. 5.2).
La recourante ne conteste pas que le d�placement de l'enfant �tait illicite. Elle fait cependant valoir des exceptions au retour de son fils au B�larus, soulevant les griefs de violation de l'art. 13 al. 1 let. b CLaH80 en relation avec l'art. 5 LF-EEA, et de l'art. 13 al. 2 CLaH80.
6.1.�En principe, lorsqu'un enfant a �t� d�plac� ou retenu illicitement, l'autorit� saisie ordonne son retour imm�diat (art. 1 let. a et 12 al. 1 CLaH80). Toutefois, l'autorit� judiciaire de l'�tat requis n'est pas tenue d'ordonner le retour de l'enfant, lorsque la personne qui s'oppose � son retour �tablit que la personne, l'institution ou l'organisme qui avait le soin de la personne de l'enfant n'exer�ait pas effectivement le droit de garde � l'�poque du d�placement ou du non-retour, ou avait consenti ou a acquiesc� post�rieurement � ce d�placement ou � ce non-retour (art. 13 al. 1 let. a CLaH80); ou qu'il existe un risque grave que le retour de l'enfant ne l'expose � un danger physique ou psychique, ou de toute autre mani�re ne le place dans une situation intol�rable (art. 13 al. 1 let. b CLaH80).
6.1.1.�La premi�re exception (art. 13 al. 1 let. a CLaH80) pr�voit que l'autorit� judiciaire de l'�tat requis n'est pas tenue d'ordonner le retour de l'enfant lorsque le parent ravisseur qui s'oppose � ce retour �tablit que l'autre parent, qui avait le soin de l'enfant, n'exer�ait pas effectivement le droit de garde � l'�poque du d�placement, ou avait consenti ou a acquiesc� post�rieurement � ce d�placement ou � ce non-retour. Lorsque l'�tat de provenance de l'enfant rend, post�rieurement au d�placement, une d�cision accordant la garde au parent ravisseur, il y a lieu d'admettre que le retour de l'enfant ne doit pas �tre ordonn�, car une telle d�cision �quivaut en quelque sorte � un acquiescement post�rieur au sens de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80 (arr�ts 5A_584/2014 du 3 septembre 2014 consid. 6.2.1; 5A_884/2013 du 19 d�cembre 2013 consid. 4.2.2.2).
6.1.2.�En vertu de l'art. 13 al. 1 let. b CLaH80, l'autorit� judiciaire de l'�tat requis n'est pas non plus tenue d'ordonner le retour de l'enfant lorsque la personne qui s'oppose � son retour �tablit qu'il existe un risque grave que ce retour n'expose l'enfant � un danger physique ou psychique, ou de toute autre mani�re ne le place dans une situation intol�rable. Lorsque le retour de l'enfant est envisag�, le tribunal doit ainsi veiller � ce que le bien-�tre de l'enfant soit prot�g� (arr�ts 5A_584/2014 du 3 septembre 2014 consid. 6.2.2; 5A_799/2013 du 2 d�cembre 2013 consid. 5.5). Il r�sulte de ce qui pr�c�de que seuls des risques graves doivent �tre pris en consid�ration, � l'exclusion de motifs li�s aux capacit�s �ducatives des parents, d�s lors que la CLaH80 n'a pas pour but de statuer au fond sur le sort de l'enfant, notamment sur le point de savoir quel parent serait le plus apte � l'�lever et � prendre soin de lui; la proc�dure de retour tend uniquement � rendre possible une d�cision future � ce propos (art. 16 et 19 CLaH80; ATF 133 III 146 consid. 2.4; 131 III 334 consid. 5.3; arr�ts 5A_799/2013 du 2 d�cembre 2013 consid. 5.5; 5A_637/2013 du 1er octobre 2013 consid. 5.1.2), �tant pr�cis� que cette d�cision sera prise par la juridiction du lieu o� se trouvait la r�sidence habituelle de l'enfant avant son d�placement illicite.
L'art. 5 LF-EEA pr�cise l'application de l'art. 13 al. 1 let. b CLaH80, en �num�rant une s�rie de cas dans lesquels le retour de l'enfant ne peut plus entrer en ligne de compte parce qu'il placerait celui-ci dans une situation manifestement intol�rable (arr�t 5A_637/2013 du 1er octobre 2013 consid. 5.1.2 avec la r�f�rence). Le retour de l'enfant ne doit pas �tre ordonn� notamment lorsque, cumulativement, le placement aupr�s du parent requ�rant n'est manifestement pas dans l'int�r�t de l'enfant (let. a ), le parent ravisseur, compte tenu des circonstances, n'est pas en mesure de prendre soin de l'enfant dans l'�tat dans lequel l'enfant avait sa r�sidence habituelle au moment de l'enl�vement ou que l'on ne peut manifestement pas l'exiger de lui (let. b), et le placement aupr�s de tiers n'est manifestement pas dans l'int�r�t de l'enfant, un tel placement ne devant constituer qu'une�
ultima ratio�(arr�ts 5A_584/2014 du 3 septembre 2014 consid. 6.2.2; 5A_637/2013 du 1er octobre 2013 consid. 5.1.2; 5A_479/2012 du 13 juillet 2012 consid. 5.1, publi� in PJA 2012 p. 1630 et in SJ 2013 I p. 29). Les conditions pos�es � l'art. 5 LF-EEA n'ont pour objet que de clarifier les dispositions conventionnelles, et non pas de se substituer � elles (arr�ts 5A_637/2013 du 1er octobre 2013 consid. 5.1.2). Le terme " notamment " signifie que ne sont par ailleurs �num�r�s que quelques cas de figure qui - bien qu'essentiels - n'emp�chent pas que l'on se pr�vale de la clause pr�vue dans la convention (arr�t 5A_584/2014 du 3 septembre 2014 consid. 6.2.2; 5A_637/2013 du 1er octobre 2013 consid. 5.1.2, avec la r�f�rence).
Le caract�re intol�rable du retour de l'enfant doit, dans tous les cas, �tre �tabli clairement, � d�faut de quoi le retour doit �tre ordonn� (arr�ts 5A_584/2014 du 3 septembre 2014 consid. 6.2.2 in fine; 5A_583/2009 du 10 novembre 2009 consid. 4, publi� in SJ 2010 I p. 151).
6.1.3.�L'art. 13 al. 2 CLaH80 dispose que l'autorit� judiciaire de l'Etat requis peut aussi refuser d'ordonner le retour de l'enfant si elle constate que celui-ci s'oppose � son retour et qu'il a atteint un �ge et une maturit� o� il se r�v�le appropri� de tenir compte de cette opinion. Un enfant a atteint un degr� de maturit� suffisant au sens de cette disposition lorsqu'il est en mesure de comprendre le sens et la probl�matique de la d�cision portant sur le retour. Il doit en particulier �tre capable de saisir que la proc�dure ne concerne ni la question du droit de garde, ni celle de l'autorit� parentale, mais tend uniquement � r�tablir la situation ant�rieure au d�placement illicite; il doit aussi �tre conscient que le point de savoir dans quel Etat et aupr�s duquel de ses parents il vivra � l'avenir sera tranch�, apr�s son retour dans le pays d'origine, par les autorit�s judiciaires de ce pays (ATF 133 III 146 consid. 2.4 p. 149 s.).
L'opposition de l'enfant constitue une exception au principe du retour en cas de d�placement illicite; elle ne conf�re pas � l'enfant le droit de choisir librement le lieu de s�jour de la famille. L'opposition au sens de l'art. 13 al. 2 CLaH80 doit �tre qualifi�e, c'est-�-dire �tre exprim�e avec une certaine fermet� et reposer sur des motifs particuliers et compr�hensibles (ATF 134 III 88 consid. 4 p. 91; arr�t 5A_799/2013 consid. 5.7).
6.1.4.�Selon la jurisprudence de la Cour europ�enne des droits de l'Homme (ci-apr�s : CEDH), les exceptions au retour pr�vues � l'art. 13 CLaH80 doivent �tre interpr�t�es de mani�re restrictive (arr�t de la CEDH du 22 juillet 2014, Rouiller contre Suisse, n� 3592/08 � 67 p. 16); dans le contexte du rapatriement d'un enfant d�plac� illicitement, aucune d�cision concernant le droit de garde ne doit �tre prise par l'�tat requis, cette question demeurant de la comp�tence des juges du pays de provenance de l'enfant, le parent ravisseur ne devant tirer aucun avantage de son comportement ill�gal (art. 16 et 19 ClaH80; arr�ts 5A_880/2013 du 16 janvier 2014 consid. 5.1.1 et les r�f�rences). La jurisprudence de la cour de c�ans n'a pas �t� contredite par la CEDH, qui, dans un arr�t de la Grande Chambre du 26 novembre 2013, dans l'affaire X. contre Lettonie (n� 27853/09), puis � nouveau dans un arr�t du 22 juillet 2014 dans l'affaire Rouiller contre Suisse (n� 3592/08), a reconnu que - contrairement � ce qui avait �t� retenu dans son arr�t Neulinger contre Suisse (n� 41615/07) - il n'y a pas lieu de proc�der � un examen approfondi de la situation compl�te pour rendre une d�cision sur le fond de la cause, mais qu'il suffit, dans le cadre du m�canisme de la CLaH80, que les juridictions nationales examinent et motivent succinctement les �l�ments plaidant en faveur du retour de l'enfant dans le pays de provenance, ainsi que les motifs invoqu�s d'exclusion au rapatriement de l'enfant, � la lumi�re de l'int�r�t sup�rieur de l'enfant et en tenant compte des circonstances du cas d'esp�ce (arr�t 5A_584/2014 du 3 septembre 2014 consid. 6.2.3).
6.2.1.�La recourante soutient tout d'abord, sous l'angle des art. 13 al. 1 let. b CLaH80 et 5 LF-EEA, que le retour de l'enfant le placerait dans une situation intol�rable, de sorte qu'il ne saurait �tre ordonn�. Elle estime que l'intim� n'est pas en mesure de s'occuper de son fils, n'ayant eu de cesse d'op�rer un chantage affectif depuis qu'elle lui a annonc� son intention de divorcer. Il serait psychologiquement tr�s instable, entrant dans de fortes col�res, lui �crivant des messages incoh�rents, laissant entendre qu'il pourrait mettre fin � ses jours et ayant par ailleurs admis �tre sous traitement m�dicamenteux. La recourante pr�tend qu'il l'aurait menac�e, et violent�e tant psychiquement que physiquement; il l'aurait m�me frapp�e devant l'enfant. Le p�re aurait en outre �voqu� devant son fils, � de r�it�r�es reprises, sa volont� de le placer en foyer, ce qui d�montrerait ses r�elles intentions et susciterait des craintes chez son fils, comme l'a indiqu� la curatrice de celui-ci, de sorte que son int�grit� psychique serait en p�ril. La m�re invoque encore l'absence de lien p�re-fils, le fait que l'enfant n'aurait plus confiance en son p�re, que le p�re aurait accus� l'enfant d'�tre � l'origine des disputes du couple, et que l'appartement du p�re, dans lequel l'enfant devrait �tre h�berg� " si, par impossible, il ne le pla�ait pas dans un foyer " serait d�labr�. Elle �met des inqui�tudes sur la vision que l'intim� semble avoir des femmes, citant � ce propos des passages d'un blog qu'il aurait cr��. Elle affirme douter que le recourant ait trouv� un emploi au B�larus, et souligne qu'il a menti en pr�tendant �tre actionnaire de la soci�t� D.________ SA. Selon elle, le retour de l'enfant risquerait, de fait, de la priver de la possibilit� d'en obtenir la garde, puisqu'une d�cision interdisant � l'enfant de quitter le territoire du B�larus jusqu'� sa majorit� risquerait d'�tre prononc�e, ce qui serait en contradiction avec la pr�sente proc�dure. Elle estime que l'enfant entretient une relation harmonieuse avec elle et qu'il a besoin d'elle, ce qui d�montrerait que le placement aupr�s de tiers n'est pas dans son int�r�t. D�s lors qu'elle a implant� sa soci�t� en Suisse, on ne pourrait manifestement exiger d'elle qu'elle retourne vivre au B�larus. Enfin, elle invoque une d�cision par laquelle la Pr�sidente du Tribunal d'arrondissement de l'Est vaudois aurait prononc� une interdiction de p�rim�tre � l'encontre du p�re.
6.2.2.�La recourante ne soul�ve pas de grief de violation de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80. Elle pr�tend en revanche qu'un retour au B�larus mettrait l'enfant dans une situation intol�rable, puisqu'un placement aupr�s de son p�re ne serait manifestement pas dans son int�r�t (art. 13 al. 1 let. b CLaH80). Or, sa critique se fonde essentiellement sur des faits qui ne ressortent pas de l'arr�t entrepris, et dont elle ne pr�tend pas qu'ils auraient �t� arbitrairement omis, � savoir des faits irrecevables (cf. supra consid. 1.2). Il en va notamment ainsi des all�gations selon lesquelles le p�re aurait accus� l'enfant d'�tre � l'origine des disputes du couple; selon lesquelles l'appartement du p�re � U.________ serait d�labr�; selon lesquelles le p�re aurait � de r�it�r�es reprises menac� son fils de le placer en foyer. S'agissant des doutes exprim�s en relation avec l'emploi du p�re � U.________, outre qu'ils ne sont pas de nature � d�montrer qu'il serait arbitraire d'avoir retenu que le p�re a un emploi dans cette ville, on ne discerne quoi qu'il en soit pas l'influence qu'ils pourraient avoir sur le sort de la cause. Quant aux faits dont la recourante affirme qu'ils ont �t� arbitrairement omis, � savoir notamment que le p�re serait psychologiquement instable et aurait fait preuve de violence � son �gard devant l'enfant, il a d�j� �t� relev� que la critique �tait irrecevable (cf. supra consid. 5.3). S'agissant des craintes d'�tre plac� en foyer exprim�es par l'enfant, il a �t� relev� � juste titre par la Chambre des curatelles qu'elles devaient �tre appr�ci�es avec la plus grande circonspection, au vu de son jeune �ge et du fait que l'on ne pouvait exclure que ses propos aient �t� induits par sa m�re. Il est au demeurant douteux qu'elles suffisent � d�montrer l'existence d'un risque grave pour l'enfant au sens de l'art. 13 al. 1 let. b CLaH80. Les consid�rations de la recourante au sujet du risque qu'elle n'obtienne pas la garde � l'issue de la proc�dure d'attribution du droit de garde, au regard du droit bi�lorusse, sont mal fond�es, puisqu'elles reviennent � proc�der � un examen sur le fond de la question du droit de garde (cf. supra consid. 6.1.2). Enfin, les all�gations relatives � l'interdiction de p�rim�tre qui aurait �t� prononc�e � l'encontre du p�re ne sauraient �tre prises en consid�ration dans la mesure o� elles se fondent sur une pi�ce irrecevable (cf. supra consid. 1.2).
En d�finitive, au vu des faits de la cause, les consid�rations de la Chambre des curatelles selon lesquelles le p�re s'est souvent occup� de son fils, rien n'indiquant par ailleurs qu'un placement de l'enfant aupr�s de son p�re ne serait pas manifestement dans son int�r�t, la s�paration d'avec la m�re ne constituant en outre pas � elle seule une cause de refus du retour puisque l'enfant est �g� de plus de 8 ans et demi, sont conformes aux art. 13 al. 1 let. b CLaH80 et 5 LF-EEA.
6.3.1.�La recourante affirme que l'art. 13 al. 2 CLaH80 n'aurait pas �t� respect�, dans la mesure o� l'enfant se serait oppos� � son retour. Il conviendrait de tenir compte de son opinion, puisque selon la jurisprudence, l'�ge limite � partir duquel on pourrait la prendre en consid�ration tendrait � �tre abaiss�; en l'esp�ce, son fils aurait fait preuve d'une impressionnante facult� � s'adapter � son nouvel environnement, ce qui d�noterait d'une maturit� rare pour un enfant de son �ge. Selon la recourante, il aurait confi� librement � sa curatrice sa volont� de rester vivre en Suisse et sa peur de devoir retourner au B�larus. A teneur de l'attestation d�livr�e par l'Ecole E.________, il se serait parfaitement adapt� en Suisse et aurait obtenu des notes excellentes. Le rapport du SPJ attesterait qu'il est heureux dans son contexte de vie actuel. Sa grand-m�re maternelle aurait d'ailleurs relev� qu'il �tait plus calme, �quilibr� et ouvert dans son nouvel environnement. Ses conditions de vie seraient particuli�rement bonnes, puisqu'il logerait dans un appartement spacieux, disposerait de sa propre chambre, �tant par ailleurs suivi par un psychologue. Enfin, la m�re affirme avoir pris des dispositions au sein de sa soci�t� pour pouvoir s'occuper pleinement de son fils.
6.3.2.�Au pr�alable, contrairement � ce qu'affirme la recourante, il faut souligner qu'il ne ressort pas des faits de la cause que l'enfant se serait oppos� � son retour. Selon sa curatrice, il aurait " �voqu� ses craintes quant � un placement en foyer s'il retournait � U.________, que, dans son esprit, il �tait venu en Suisse pour les vacances, qu'il n'avait pas �t� clair sur le point de savoir o� il vivait et qui s'occupait de lui au B�larus et qu'il �tait manifestement dans un conflit de loyaut� important". Lorsque la m�re pr�tend que l'enfant se serait oppos� � son retour, elle pr�sente de mani�re appellatoire sa propre interpr�tation de ces propos. En r�alit�, il appara�t que l'enfant a exprim� des craintes d'�tre plac� en foyer s'il devait retourner aupr�s de son p�re, ce qui ne saurait suffire pour retenir qu'il se serait oppos�, de mani�re qualifi�e (cf. supra consid. 6.1.3 in fine), � retourner au B�larus. Au demeurant, comme il a d�j� �t� soulign�, la cour cantonale a relev� � juste titre qu'il n'�tait pas exclu que ces propos aient �t� induits par la m�re, et qu'au vu du jeune �ge de l'enfant, il fallait les appr�cier avec prudence. A cela s'ajoute encore que selon la jurisprudence, un enfant de 8 ans n'est, a priori, pas capable de se forger une opinion personnelle � propos de la question sp�cifique du retour dans son Etat d'origine pour la dur�e de la proc�dure tendant � l'attribution du droit de garde (ATF 133 III 146 consid. 2.4 p. 149 s.; cf. aussi supra consid. 6.1.3).
�Quant aux r�flexions de la recourante concernant la bonne int�gration de l'enfant en Suisse et la qualit� de ses conditions de vie dans ce pays, elles sont d�nu�es de pertinence. Dans le cadre de la pr�sente proc�dure, il n'appartient pas au juge de comparer les conditions de vie de l'enfant en Suisse et au B�larus, mais uniquement de d�terminer s'il existe un risque grave que le retour au B�larus l'expose � un danger physique ou psychique, ou de toute autre mani�re le place dans une situation intol�rable (cf. supra consid. 6.1), ce qui n'est pas le cas en l'esp�ce (cf. supra consid. 6.2.2).
Vu ce qui pr�c�de, le recours doit �tre rejet�, dans la mesure de sa recevabilit�, en sorte que le retour de l'enfant au B�larus ordonn� dans l'arr�t entrepris doit �tre garanti d'ici au 22 f�vrie r 2015 au plus tard. Les art. 26 CLaH80 et 14 LF-EEA pr�voient la gratuit� de la proc�dure; toutefois, conform�ment aux dispositions de l'art. 42 ClaH80 et par application de l'art. 26 al. 3 CLaH80, le B�larus a d�clar� qu'il ne prendrait en charge les frais vis�s � l'alin�a 2 de l'art. 26 que dans la mesure o� ces co�ts peuvent �tre couverts par son syst�me d'assistance judiciaire ou juridique. La Suisse applique dans ce cas le principe de la r�ciprocit� (art. 21 al. 1 let. b de la Convention de Vienne du 23 mai 1969 sur le droit des trait�s, RS 0.111), de sorte que la proc�dure devant le Tribunal f�d�ral n'est pas gratuite (arr�ts 5A_584/2014 du 3 septembre 2014 consid. 9; 5A_25/2010 du 2 f�vrier 2010 consid. 3; 5A_840/2011 du 13 janvier 2012 consid. 6). La recourante, qui succombe, supportera donc les frais judiciaires (art. 66 al. 1 LTF) arr�t�s � 3'000 fr., dont font partie les frais de repr�sentation de l'enfant par 1'000 fr. (arr�t 5A_346/2012 du 12 juin 2012 consid. 6; 5A_840/2011 du 13 janvier 2012 consid. 6). Il n'y a d�s lors pas lieu d'entrer en mati�re sur la demande d'assistance judiciaire de la curatrice de l'enfant. La recourante versera en outre � l'intim�, qui a obtenu gain de cause sur le fond, une indemnit� de d�pens (art. 68 al. 1 LTF). La cause �tant jug�e au fond, la requ�te d'effet suspensif devient sans objet.
Ordre est donn� � la recourante d'assurer le retour de l'enfant C.________ au B�larus d'ici au 22 f�vrier 2015 au plus tard; � d�faut, ordre est donn� au SPJ de ramener imm�diatement l'enfant C.________ au B�larus, le cas �ch�ant avec le concours de la force publique.
Une indemnit� de 1'000 fr. est allou�e � Me Patricia Michellod, curatrice de l'enfant, � titre d'honoraires; elle lui sera pay�e par la Caisse du Tribunal f�d�ral.
La requ�te d'assistance judiciaire form�e par C.________ est sans objet.
Le pr�sent arr�t est communiqu� aux parties, � C.________, par sa curatrice, au Service de protection de la jeunesse du canton de Vaud, � la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud, ainsi qu'� l'Autorit� centrale en mati�re d'enl�vement international d'enfants de l'Office f�d�ral de la justice.

References: ATF 
 ATF 
 art. 106
 ATF 
 ATF 
 ATF 
in fine
 art. 13
 art. 13
in fine
 art. 26