Source: http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/2033-PGP.html
Timestamp: 2016-07-02 02:11:13+00:00

Document:
2033-PGPTVA - Liquidation - Taux réduits - Produits destinés à l'alimentation humaine et aux ventes à emporter ou à livrer de produits alimentaires préparés en vue d’une consommation immédiate60
BOI-TVA-LIQ-30-10-10-20160302
Version en vigueur du 02/03/16 à aujourd'hui. Version en vigueur du 19/09/14 au 02/03/16
Le taux réduit de 5,5 % de la TVA s'applique aux produits utilisés pour
l'alimentation humaine qui ne sont pas soumis expressément à un autre taux.
Le 1° du A de
l'article 278-0 bis du code général des impôts (CGI) prévoit que la TVA est perçue au taux réduit de 5,5 % en ce qui
concerne les opérations d'achat, d'importation, d'acquisition intracommunautaire, de vente, de livraison, de commission, de courtage ou de façon portant sur les produits suivants :
- produits destinés à l'alimentation humaine (y compris les produits d'origine
agricole, de la pêche, de la pisciculture et de l'aviculture non transformés et destinés à l'alimentation humaine) à l'exception des produits qui relèvent du taux normal prévu à
l’article 278 du CGI (BOI-TVA-LIQ-20-10 au VII-B § 190). 10
L'expression « produits utilisés pour l'alimentation humaine » recouvre tous les
produits qui, par nature, constituent des aliments, simples ou composés, susceptibles d'être utilisés en l'état pour l'alimentation humaine.
- les produits alimentaires naturels, tels qu'ils sont obtenus au stade agricole
Enfin, les produits « diététiques » ou de « régime » (« aliments destinés à
une alimentation particulière » prévus par le décret n° 91-827 du 29 août 1991) qui ne
présentent pas un caractère médicamenteux ne sont pas soumis à un taux spécifique mais suivent le régime des produits alimentaires ordinaires correspondants.
En vertu du 1° du A de
l'article 278-0 bis du CGI, l'eau et les boissons non alcooliques sont passibles du taux réduit de 5,5 %.
Relèvent également de ce taux réduit de 5,5 % le lait livré pour
l'alimentation (à l'état naturel, pasteurisé ou homogénéisé) et les produits laitiers tels que le lait concentré sucré ou non sucré, le lait en poudre sucré ou non sucré, les laits aromatisés ou
fermentés ou les deux à la fois, la crème de lait.
Toutefois, les ventes à emporter ou à livrer de boissons non alcooliques
destinées à une consommation immédiate sont taxées au taux réduit de 10 % (cf. IV-B-1 § 470).
Les boissons alcooliques sont soumises au taux normal
(BOI-TVA-LIQ-20-10 au VII-A § 180).
La fourniture d'eau par un réseau d'adduction quelle que soit la personne qui
la réalise (association syndicale autorisée propriétaire des installations ; service public municipal de l'eau ; entreprise privée) est soumise au taux réduit de 5,5 %. Cette eau peut être destinée
aussi bien à l'alimentation en eau potable des centres habités (eau du « robinet ») qu'à des usages industriels, agricoles, sanitaires ou ménagers. Elle doit être vendue à des tarifs fixés ou
homologués par l'autorité publique dans le cadre du service public de distribution, exploité en régie ou concédé.
Pour ce qui est de l’eau fournie par les réseaux publics de distribution d’eau
potable, le prix se décompose en plusieurs éléments. Aussi, le taux de 5,5 % s’applique non seulement aux parts relatives à la consommation d’eau revenant à l’exploitant du service mais également à
celles qui sont reversées à l’autorité publique organisatrice du service de distribution lorsque la gestion de ce dernier est confiée à un délégataire. Ce taux s’applique également :
- à la part du prix relative à l’abonnement, quelle que soit sa dénomination
(prime fixe, part fixe, redevance compteur, etc.) ; les frais d’accès initiaux au service ne constituent en revanche pas un élément du prix de la vente d’eau et ne sont donc pas éligibles au taux
réduit de 5,5 %. Ils peuvent néanmoins bénéficier du taux réduit de 10 % sur le fondement du b de l’article 279 du CGI ;
- aux redevances perçues à l’occasion de la distribution de l’eau (notamment
les redevances pour pollution de l’eau d’origine domestique généralement désignée sur la facture d’eau sous le terme « lutte contre la pollution », les redevances « prélèvement » ou « préservation des
ressources en eau » perçues au profit de l’agence de l’eau et les redevances perçues au profit de Voies navigables de France (VNF) à raison des prélèvements opérés dans le domaine public fluvial).
En revanche, le taux réduit de 10 % s’applique aux prestations de services qui
concourent au bon fonctionnement des réseaux de distribution ou d'évacuation d'eau visées au BOI-TVA-LIQ-30-20-30 ainsi qu’aux prestations d’assainissement sur le fondement
du b de l’article 279 du CGI.
Remarque : La redevance pour modernisation des réseaux de
collecte perçue au profit de l’agence de l’eau et la redevance perçue au profit de VNF à raison des rejets opérés dans le domaine public fluvial constituent des éléments du prix du service
d’assainissement soumis, comme tels, au taux réduit de 10 %.
Les modalités relatives aux opérations réalisées par les associations
syndicales autorisées d'irrigation et les prestations de services qui leur sont rendues par des tiers sont précisées au BOI-TVA-LIQ-30-20-30 au III-B § 210.
Lorsque les prestations d’assainissement sont facturées conjointement avec la
distribution de l’eau, les règles de ventilation prévues au BOI-TVA-LIQ-30-30 (cf. également au III-A § 410) s’appliquent.
Le taux applicable aux fournitures d'eau chaude pour le chauffage ou la
production d'eau chaude sanitaire dans les immeubles fait l'objet de développements au BOI-TVA-LIQ-30-20-20 au I-D § 70.
En revanche, le taux normal s'applique aux eaux de laboratoire filtrées,
stérilisées ou pasteurisées et aux eaux distillées.
Par ailleurs, le taux réduit de 5,5 % s'applique à l'ensemble des boissons non
alcooliques visées à l'article L. 3321-1 du code de la santé publique ; il en est ainsi notamment :
- des jus de fruits et de légumes non fermentés qui ne comportent pas, à la
suite d'un début de fermentation, de traces d'alcool supérieures à 1,2 % vol. ;
- des boissons non alcooliques à base de lait, cafés, thés, chicorées,
succédanés et mélanges de ces produits (extraits liquides, sirops, infusions, etc.), préparations en poudre pour petits déjeuners ;
- des produits destinés à la confection de boissons par addition d'eau ou de
lait : sirops, concentrés liquides, solides ou congelés, préparations en poudre, tablettes, granulés, sels, etc.
Les plantes destinées à la préparation d'infusions, présentées en l'état ou
broyées, pulvérisées, mélangées entre elles, sont également soumises au taux réduit de 5,5 %.
Dès lors qu'ils ne comprennent pas de traces d'alcool supérieures à 1,2 %
vol., les moûts de raisins et les moûts de raisins concentrés sont soumis au taux réduit de 5,5 %.
Les préparations liquides à base de farine de soja commercialisées sous
l'appellation « lait » de soja ne sont pas des produits laitiers. Ces préparations relèvent du taux réduit de 5,5 %, comme l'ensemble des boissons non alcooliques, dès lors qu'elles ne comportent pas
de traces d'alcool supérieures à 1,2 % vol.
A. Huiles fluides alimentaires, graines, fruits oléagineux et huiles végétales utilisées pour la fabrication des huiles
L'application du taux réduit de 5,5 % est réservée d'une part aux huiles
fluides alimentaires, d'autre part aux graines, fruits oléagineux et huiles végétales utilisés pour la fabrication des huiles alimentaires.
Quelle que soit leur présentation, les graines et fruits oléagineux sont
soumis au taux réduit de 5,5 % lorsqu'ils sont utilisés à la fabrication des huiles fluides alimentaires. Il en est ainsi, par exemple, pour les graines de lin livrées par les teilleurs, ainsi que
pour les pépins de raisin.
Les huiles concrètes qui sont des huiles pures, c'est-à-dire non mélangées
entre elles ou avec d'autres produits, normalement vendues sous la forme solide, hydrogénées ou non et provenant exclusivement de corps gras d'origine végétale (huile de coprah, palme, palmiste, etc.)
sont soumises au taux réduit de 5,5 %.
En revanche, les graisses végétales et la margarine sont soumises au taux
normal (BOI-TVA-LIQ-20-10 au VII-B-3 § 220).
Enfin, les huiles végétales brutes livrées aux savonniers et les huiles
végétales livrées à des fins non alimentaires notamment pour la production de biocarburants sont passibles du taux normal.
Il s'agit des vinaigres destinés à être utilisés pour la préparation des
aliments. Le taux réduit de 5,5 % leur est applicable quelle que soit la destination ultérieure des produits (consommation en l'état ou fabrication de produits alimentaires).
Les vins, alcools et les lies de vin non parvenues à dessiccation ainsi que
les cidres utilisés à la fabrication de ces vinaigres sont soumis au taux réduit de 5,5 %.
Ce taux s'applique également au melfor (produit à base de vinaigre, aromatisé
au miel et jus de plantes), ainsi qu'aux produits analogues consommés dans les départements de l'Est.
Le b du 1° du A de
l'article 278-0 bis du CGI prévoit que la TVA est perçue au taux réduit de 5,5 % en ce qui concerne les opérations
d'achat, d'importation, d'acquisition intracommunautaire, de vente, de livraison, de commission, de courtage ou de façon portant sur le chocolat, le chocolat de ménage au lait, les bonbons de
chocolat, les fèves de cacao et le beurre de cacao.
Sont soumis au taux réduit de 5,5 % de la TVA prévu au b du 1° du A de
l'article 278-0 bis du CGI :
- les produits relevant de la catégorie « chocolat de ménage au lait » (point
5 du A de
I au décret n° 76-692 du 13 juillet 1976 pris pour l'application de la loi du 1er août 1905 sur la répression des fraudes dans la vente des marchandises et des falsifications des denrées
alimentaires, en ce qui concerne les produits de cacao et de chocolat destinés à l'alimentation humaine), compte tenu de leur mode traditionnel de conditionnement ;
Remarque : Ce décret a été modifié par le
décret n° 2003-702 du 29 juillet 2003 et transpose la
directive 2000/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 juin 2000 relative aux produits de cacao
et de chocolat destinés à l'alimentation humaine.
- les produits relevant de la catégorie « chocolat » (point 3 du A de l’annexe
I au décret n° 76-692 du 13 juillet 1976), quelle que soit leur présentation (c’est-à-dire les tablettes, mais également, par exemple, les moulages de sujets ou d’objets composés de « chocolat »).
Le taux réduit de 5,5 % est également applicable aux produits de chocolat
relevant de la catégorie « bonbon de chocolat » (point 10 du A de
I au décret n° 76-692 du 13 juillet 1976), définis comme « les produits de la taille d’une bouchée constitués soit de chocolat fourré (point 7 du A de l’annexe I au décret n° 76-692 du 13 juillet
1976), soit d'un seul chocolat ou d'une juxtaposition ou d'un mélange de chocolat au sens des définitions figurant aux points 3, 4, 5 ou 6 (chocolat, chocolat au lait, chocolat de ménage au lait,
chocolat blanc) et d'autres matières comestibles, pour autant que le chocolat ne représente pas moins de 25 % du poids total du produit ».
A titre de règle pratique, sont considérés comme des produits de la taille
d’une bouchée les produits dont la dimension maximale n’excède pas cinq centimètres et dont la masse n’excède pas vingt grammes.
Demeurent soumis au taux normal les produits relevant des catégories visées
aux points 4 (« chocolat au lait »), 6 (« chocolat blanc »), 7 (« chocolat fourré »), 8 (« chocolate a la taza ») et 9 (« chocolate familiar a la taza ») du A de
I au décret n° 76-692 du 13 juillet 1976.
Les cafés, thés, chicorées, succédanés et mélanges de ces produits destinés à
la confection des boissons sont soumis au taux réduit de 5,5 %. Les extraits liquides de ces produits bénéficient de ce même taux.
Les ventes de produits de pâtisserie fraîche sont soumises au taux réduit de
Sont considérés comme produits de pâtisserie fraîche, les produits à base de
pâte (dite levée, brisée, feuilletée, à choux, génoise, etc.) ou de meringue, dans la confection desquels (la profession emploie ici les termes de « fourré » ou de « garni ») est intervenu l'un des
- crèmes : il s'agit de toutes les crèmes (dites pâtissière, légère, au
beurre, pralinée, fraîche, chantilly, flan, etc.) servant à confectionner les différentes catégories de gâteaux tels que les éclairs, les religieuses, les tartes dites flans, les meringues à la crème,
etc. L'expression crème « dite au beurre » englobe les crèmes confectionnées avec des matières grasses (beurre, margarine, graisse végétale, etc.). Les préparations dites « liants » sont assimilées à
des crèmes. Il en est de même des pâtes (pâtes au chocolat notamment), composant les produits de pâtisserie, dits « marbrés » ;
- pâte ou crème d'amandes : sont concernés les gâteaux comportant de la pâte
d'amandes en « fourré » ou en garniture, tels que pithiviers, galette des rois à la frangipane, etc. La galette des rois « sèche », non fourrée, est, selon les usages de la profession, considérée
comme ne constituant pas un produit de pâtisserie fraîche, mais comme un article assimilé aux produits de viennoiserie ;
- fruits autres que confits et secs, et préparations de fruits : cette
désignation englobe parmi les produits de pâtisserie fraîche les différentes tartes aux fruits, les chaussons aux pommes, les roulés dits à la confiture, lesquels contiennent d'ailleurs souvent des
préparations de fruits ne répondant pas strictement à la dénomination de « confitures », etc. ; mais cette désignation ne concerne pas les biscuits et autres produits secs auxquels peuvent être
adjointes des préparations de fruits (gaufrettes par exemple) ;
- alcools dans une proportion déterminante : cette expression a pour objet de
classer parmi les produits de pâtisserie fraîche les préparations de pâte auxquelles l'adjonction d'un alcool confère une qualité particulière, correspondant à un type de gâteaux : il en est ainsi,
par exemple, des « babas au rhum », des « plums », des « savarins au rhum », etc.
F. Farines composées pour enfants, petits déjeuners en poudre, entremets et desserts à préparer même s'ils contiennent du
chocolat ou du cacao
Les farines composées pour enfants, les préparations en poudre pour petits
déjeuners, les crèmes desserts et les pâtes à tartiner sont soumises au taux réduit de 5,5 % même si elles contiennent du chocolat ou du cacao. Ce taux s'applique également aux préparations liquides
pour petits déjeuners.
Les préparations destinées au nappage ou au glaçage pour la confection de
desserts sont assimilées à des desserts à préparer et sont également passibles du taux réduit de 5,5 %, même si elles contiennent du chocolat ou du cacao.
Les farines médicales infantiles, qui sont des spécialités pharmaceutiques
soumises à autorisation de mise sur le marché sont passibles du taux réduit de 10 % en application des dispositions de l'article 278 quater du CGI
(BOI-TVA-LIQ-30-10-60 au I § 10 et BOI-TVA-LIQ-40-10 au I § 40).
Les sucres sous toutes leurs formes (saccharose, dextrose, lactose, glucose,
fructose, maltose) à l'exception des produits médicamenteux (cf. II-F § 220) et des articles de confiserie sont soumis au taux réduit de 5,5 %.
Il en est de même du sucre liquide, solution aqueuse de saccharose contenant
au minimum 62 % en poids de matière sèche.
Les confitures, purées, gelées et marmelades ainsi que les pulpes et jus de
fruits destinés à la confiturerie sont soumis au taux réduit de 5,5 %.
Les confitures proprement dites sont obtenues par cuisson de fruits, entiers
ou en morceaux, avec un poids à peu près égal de sucre.
Les « fruits, pulpes et jus de fruits destinés à la confiturerie » s'entendent
des matières premières utilisées par les confituriers.
Les produits désignés notamment sous le nom de « pulpe de fruits » sont des
conserves non destinées à être consommées en l'état, mais essentiellement réservées à la fabrication des confitures pendant la période de l'année où l'absence de fruits frais arrêterait toute
Ces produits sont passibles du taux réduit de 5,5 %, ainsi que les purées,
gelées et marmelades et les crèmes de marrons.
Les pâtes de fruits sont admises au même régime dans la mesure ou elles ne
constituent pas des articles de confiserie tels que bonbons, bouchées, beignets, palets, etc.
Les opérations portant sur les crèmes glacées, sorbets et autres glaces
alimentaires sont soumises au taux réduit de 5,5 %.
Toutes les préparations à base de crèmes glacées, sorbets et glaces sont
également soumises à ce taux (vacherins à la glace, bûches de Noël composées d'une crème glacée, etc.).
Sont également considérés comme glaces alimentaires, les pains de glace à
base d'eau potable, fabriqués et emballés selon des normes jugées nécessaires pour les rendre propres à l'alimentation humaine
(CE, arrêt du 26 juillet 1982, n° 26421).
Conformément à cette jurisprudence, la glace hydrique alimentaire, qui
présente les caractéristiques mentionnées ci-dessus, est soumise au taux réduit de 5,5 % quelle que soit sa destination : consommation, réfrigération, conservation des produits.
Cette mesure ne s'applique ni aux glaces non alimentaires dont les ventes
demeurent passibles du taux normal ni à la glace hydrique non alimentaire également passible du taux normal.
Par glace hydrique il faut entendre la glace à rafraîchir obtenue par
congélation artificielle de l'eau, à l'exclusion de tous autres produits destinés à un usage analogue tel que la glace carbonique.
Toutefois, les glaces vendues à l'unité (cornet, pot individuel), réputées
être nécessairement destinées à une consommation immédiate, sont taxées au taux réduit de 10 % (cf. IV-B-2 § 480).
Toutefois, s'ils sont additionnés de chocolat ils sont passibles du taux
Le taux réduit de 5,5 % s'applique également aux lactosérums naturels ou
petits laits, aux lactosérums traités industriellement et aux lactoprotéines.
En revanche, le taux normal s'applique aux ventes ou livraisons de poudre
bleue utilisée dans la fabrication de certains fromages (Bleu d'Auvergne, Roquefort).
- les farines, les semoules, le son, l'amidon natif et le malt ;
- le pain sous toutes ses formes et quel que soit le type de farine
utilisée, et les biscottes ;
- la « viennoiserie » (croissants, brioches, pains aux raisins ou au
chocolat, bretzels, longuets, etc.) ;
- la pâtisserie sèche, y compris les biscuits qui sont additionnés de
Pour ces derniers, il est précisé que le taux réduit de 5,5 % s'applique aux
produits composés uniquement :
- d'un biscuit ou d'une gaufrette (il s'agit de spécialités
traditionnellement commercialisées en biscuiterie) ;
- et de chocolat tel qu'il est défini par
I au décret n° 76-692 du 13 juillet 1976 pris pour l'application de la loi du 1er août 1905 sur la répression des fraudes dans la vente des marchandises et des falsifications des denrées alimentaires,
en ce qui concerne les produits de cacao et de chocolat destinés à l'alimentation humaine et/ou de succédané de chocolat (composition contenant du sucre, une matière grasse végétale et du cacao,
etc.), si le chocolat et/ou le succédané représente au maximum 50 % du poids total du produit.
Remarque : Il convient de prendre en considération les
composants mis en œuvre. Les ingrédients (tels que noisettes, fruits secs, amandes, céréales soufflées, etc.) intégrés ou étroitement liés au chocolat ou au succédané de chocolat sont à prendre en
compte dans le poids de chocolat ou de succédané de chocolat.
Lorsque le biscuit ou la gaufrette renferme un fourrage, cet élément n'est
pris en considération au même titre que le chocolat ou le succédané de chocolat que s'il s'agit de chocolat au sens de l'annexe I au décret n° 76-692 du 13 juillet 1976 ou si ce fourrage contient au
moins 30 % de matière sèche totale de cacao.
Si le produit comprend un produit de confiserie consommable isolément en
tant que tel (caramel, pâte de fruits, fruits confits, nougat, etc.), cet ingrédient est pris en compte avec le chocolat et/ou le succédané de chocolat pour apprécier si la limite de 50 % est
En tout état de cause, les produits répondant à la définition des chocolats
fourrés (point 7 du A de l'annexe I du décret n° 76-692 du 13 juillet 1976), c'est-à-dire les produits fourrés, dont la partie extérieure est constituée d'un des produits définis aux points 3, 4, 5 et
6 du A de l'annexe I du décret n° 76-692 du 13 juillet 1976 et représente au moins 25 % du poids total du produit, sont soumis au taux normal.
Il en est de même pour les produits contenant du chocolat (ou du succédané
de chocolat) quelle qu'en soit la proportion lorsque ces compositions ne contiennent ni biscuit, ni gaufrette.
L'application stricte de ces principes aurait conduit à écarter de ces
dispositions des produits très voisins qui ne correspondent pas à la conception qualitative de biscuit même si ces ingrédients sont quantitativement présents.
Ainsi les nouvelles fabrications à base de produits céréaliers, obtenues
généralement par un processus d'extrusion, agglomérées ensuite par un mélange de matières grasses et de sucres contenant du chocolat ou du succédané de chocolat, quelle qu'en soit la proportion,
devraient relever du taux normal.
Dans un souci de neutralité fiscale, il est admis que les barres
céréalières, c'est-à-dire les produits structurés résultant de transformations technologiques, de céréales et/ou assimilés, et/ou de sucres et/ou de matières grasses et/ou d'œufs, bénéficient des
dispositions applicables aux biscuits chocolatés.
Il est rappelé qu'en tout état de cause, le taux normal s'applique si les
ingrédients de confiserie et de chocolaterie représentent plus de 50 % du poids de ces produits.
Il s'agit de produits divers destinés à être incorporés aux produits
alimentaires, tels que : arômes, agents de sapidité, colorants, antioxydants, épaississants, produits dits « améliorants de boulangerie ».
Les produits d'origine naturelle, utilisés séparément ou mélangés entre eux,
qui constituent des aliments par nature utilisables en l'état pour la nourriture humaine, sont soumis au taux réduit de 5,5 %. Ce sont, notamment, les épices, l'amidon, la lécithine de soja, etc.
Les produits qui ne peuvent pas être considérés comme des aliments par
nature (produits de synthèse) doivent supporter le taux normal.
Cependant, lorsque ces additifs sont « fixés » sur des supports qui sont
eux-mêmes des aliments par nature (sucre, sel, farine, corps gras, poudre de lait, alcool, etc.), ils sont soumis au même taux que leurs supports :
- taux réduit de 5,5 % si les supports sont des produits alimentaires soumis
à ce taux (sucre, sel, poudre de lait, etc.) ;
- taux normal si les produits utilisés comme support relèvent de ce taux
(alcool, etc.).
Les dispositions relatives aux produits destinés à l'alimentation humaine
s’appliquent aux compléments alimentaires lorsqu’ils sont présentés sous une forme qui en permet la consommation humaine en l'état. A défaut, ceux d’entre eux qui pourraient être qualifiés de
médicaments par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) relèvent du taux réduit de 10 % en vertu de l'article 278 quater du CGI
dès lors qu’ils ne font pas l’objet d’un refus ou d’une suspension d’autorisation de commercialisation par les autorités compétentes ou qu'ils ne relèvent pas du taux particulier de 2,10 % pour ceux
visés à l'article 281 octies du CGI.
2 du décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 relatif aux compléments alimentaires, les compléments alimentaires s’entendent des denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire
normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés, commercialisés sous forme de doses, à savoir les
formes de présentation telles que les gélules, les pastilles, les comprimés, les pilules et autres formes similaires, ainsi que les sachets de poudre, les ampoules de liquide, les flacons munis d’un
compte-gouttes et les autres formes analogues de préparations liquides ou en poudre destinées à être prises en unités mesurées de faible quantité.
Ces produits sont soumis au taux réduit de 5,5 %, quelle que soit leur
présentation : frais, congelés, surgelés ou en plats préparés.
sont soumis au taux réduit de 5,5 %.
La situation des traiteurs doit être réglée dans les conditions suivantes
étant précisé que lorsqu'un traiteur vend à emporter des plats préparés, il réalise des livraisons de biens. Ces opérations ne deviennent des prestations de services que si le traiteur dépêche, chez
le client, du personnel à l'occasion de la livraison des plats.
Les ventes à emporter de plats cuisinés sont soumises au taux réduit de 5,5
% dans les conditions décrites au BOI-TVA-LIQ-30-20-10-20 au I-C-2 § 100. Seules sont soumises au taux normal les ventes à emporter de produits
exclus du taux réduit mentionnés au 1° du A de l'article 278-0 bis du CGI. En cas de livraison à domicile, les frais de
transport suivent le taux applicable aux produits.
Lorsque la fourniture de produits alimentaires est accompagnée d'une mise à
disposition de matériel, le traiteur a la possibilité de facturer séparément la vente des produits au taux qui leur est applicable (cf. ci-dessus), et la location du matériel, qui est une prestation
de services, au taux normal. Toutefois, pour bénéficier de ce régime il appartient au redevable de faire apparaître distinctement dans sa comptabilité le prix demandé pour chaque opération. A défaut,
le prix forfaitaire demandé doit être soumis au taux applicable à l'opération passible du taux de la TVA le plus élevé.
Lorsque le traiteur réalise des ventes à consommer sur place, sa prestation
est soumise au taux réduit de 10 % dans les conditions décrites BOI-TVA-LIQ-30-20-10-20 au I-C-2 § 100.
Les ventes à emporter ou à livrer de produits alimentaires préparés en vue
d’une consommation immédiate consistent en la fourniture de nourriture préparée et/ou de boissons, destinées à une consommation immédiate, c’est-à-dire dans les instants suivant l’achat, que ces
produits soient vendus chauds ou froids. Ces produits ne sont pas destinés à être conservés par le consommateur. Cette situation découle des caractéristiques du produit lorsqu’il est nécessaire de le
consommer très rapidement pour que son goût ne s’altère pas ou pour que le produit ne se gâte pas. La circonstance que le client ne souhaite pas ou ne puisse pas consommer immédiatement le produit en
question ne fait pas obstacle à sa taxation au taux réduit de 10 %, sous réserve des produits surgelés et plats cuisinés lorsqu’ils ne sont pas consommés immédiatement dans les locaux du vendeur.
Remarque : Pour la distinction entre ventes à consommer sur
place et ventes à emporter en vue d’une consommation immédiate se référer au BOI-TVA-CHAMP-10-10-50-70 au VI § 70.
Ainsi, sont soumis au taux réduit de 10 % notamment les quiches, les pizzas,
les hamburgers, les pops-corn, les hot-dogs, les crêpes, à l’exception des crêpes natures vendues non réchauffées, les frites, les kebabs, les sushis, les falafels, les boissons non alcooliques, etc.
(cf. remarque) lorsqu’ils sont préparés en vue d’une consommation immédiate.
Remarque : A l’exception de ces mêmes produits vendus
surgelés qui ne sont pas considérés comme des ventes à emporter, mais des produits alimentaires taxés au taux réduit de 5,5 %, sauf s’ils sont consommés immédiatement dans les locaux du vendeur (cf.
remarque du II-C § 160) et à l’exclusion des aliments qui relèvent du taux normal de la TVA conformément au 1° du A de
l’article 278-0 bis du CGI, qui sont soumis au taux normal y compris dans le cadre d’une vente à emporter ou à livrer de
produits alimentaires préparés en vue d’une consommation immédiate.
En revanche, les produits vendus sous un emballage permettant leur
conservation ne sont pas considérés comme des ventes à emporter ou à livrer de produits alimentaires préparés en vue d’une consommation immédiate ; ils bénéficient du taux réduit de 5,5 %.
Un emballage permettant la conservation du produit s’entend notamment des
conserves et des produits sous vide.
Par exception, les sandwichs, les salades salées vendues avec assaisonnement
séparé ou couverts et les salades sucrées (même composées d’un seul fruit) vendues avec couverts sont réputés toujours être des produits vendus à emporter en vue d’une consommation immédiate, quel que
soit leur emballage, et restent soumis au taux réduit de 10 %.
Remarque : La vente de produits surgelés, de plats cuisinés
effectivement consommés immédiatement dans les locaux du vendeur grâce à la mise à disposition de couverts, de fours micro-ondes, de chaises et de tables ou d’un comptoir, est considérée comme de la
vente de produits préparés en vue d’une consommation immédiate et est taxée au taux réduit de 10 %.
Les ventes de nourriture préparée et / ou de boissons destinées à une
consommation immédiate (telles qu’elles sont définies ci-dessous au II-B-1 et 2 § 470 et 480) directement livrées au client (à son domicile, sur son lieu de travail, etc.) sont
soumises au taux réduit de 10 %. Les plateaux repas, réputés être destinés à une consommation immédiate, sont soumis au taux réduit de 10 % de la TVA. Les boissons alcooliques restent soumises au taux
Les boissons non alcooliques destinées à une consommation immédiate sont les
boissons servies dans des contenants ne permettant pas leur conservation (gobelets, verres en plastique, tasses en carton, etc.). Elles sont taxées au taux réduit de 10 %.
Les boissons non alcooliques servies dans des contenants permettant leur
conservation, tels que les bouteilles, fûts, briques ou canettes (en plastique ou en verre, etc.), ne sont pas considérées comme des ventes de produits alimentaires préparés en vue d'une consommation
immédiate. Elles sont taxées au taux réduit de 5,5 %.
Remarque : Toutes les boissons alcooliques sont
systématiquement soumises au taux normal de TVA.
Le pain, les viennoiseries et pâtisseries sucrées, quel que soit leur
conditionnement, sont réputés ne pas être nécessairement destinés à une consommation immédiate. Ils sont donc soumis au taux réduit de 5,5 %.
Les glaces vendues à l'unité (notamment en cornet, pot individuel ou sous
forme d'esquimau) sont soumises au taux réduit de 10 %. Les glaces vendues conditionnées en vrac, en lot, paquet ou pot familial sont taxées au taux réduit de 5,5 %. Un pot individuel est un pot dont
la contenance est inférieure à 200 ml ; un pot familial est un pot dont la contenance est supérieure ou égale à 200 ml.
Les sachets de chips, les yaourts vendus avec ou sans cuillères, les fruits
- même vendus à l'unité - sont réputés ne pas être nécessairement destinés à une consommation immédiate. Ils restent donc soumis au taux réduit de 5,5 %.
Cependant, les produits alimentaires et les boissons taxables au taux réduit
de 5,5 %, comme les produits mentionnés ci-dessus aux II-B-1 et 2 § 470 et 480, sont soumis au taux réduit de 10 % lorsqu'ils sont servis dans le cadre d'une prestation de
Le BOI-ANNX-000428 présente un tableau
récapitulatif du taux applicable en fonction des produits et des situations.
Lorsque les opérations de ventes à emporter sont passibles de taux
différents et font l'objet d'une facture globale et forfaitaire, il appartient au redevable de ventiler les recettes correspondant à chaque taux (BOI-TVA-LIQ-30-30 au
II-C § 220).
Les boissons non alcooliques et les produits alimentaires vendus en vue
d'une consommation immédiate sont taxés au taux réduit de 10 % selon les critères susmentionnés, indépendamment de leur lieu de vente, que celui-ci offre ou non par ailleurs un service de restauration
Sont notamment visés les établissements de restauration rapide, les grandes
surfaces alimentaires, les enseignes commerciales exerçant une activité accessoire de restauration, les vendeurs sur la voie publique à partir de boutiques, roulottes ou baraques, les vendeurs
ambulants, les vendeurs à la criée, les marchés, les bars, les salles de cinémas, les stades, les lieux de spectacle, les boulangeries, les stations-service, les maisons de la presse, les services de
restauration à bord des trains, les distributeurs automatiques de boissons et de produits alimentaires, etc.
Si les produits sont vendus en association avec un service (fourniture de
salle, de matériel, de personnel, etc. liée à la vente de la nourriture), l'ensemble est considéré comme un service de restauration et est donc soumis au taux réduit de 10 %
(CGI, art. 279, m).
Les ventes de produits alimentaires, solides ou liquides, au moyen de
distributeurs automatiques sont considérées comme des ventes à consommer sur place de produits alimentaires ou des ventes à emporter ou à livrer de produits alimentaires préparés en vue d’une
consommation immédiate, soumises au taux réduit de 10 % de la TVA en vertu du m ou du n de l'article 279 du CGI dans les conditions fixées au IV §
430. Mais si ces produits ne sont pas considérés comme des produits alimentaires préparés en vue d'une consommation immédiate, le taux réduit de 5,5 % demeure applicable. Ainsi les cannettes ou
encore les paquets de chips, dans ce cas, demeurent soumis au taux réduit de 5,5 % de la TVA.
Remarque : Sont considérés comme distributeurs automatiques
les appareils qui permettent la délivrance au consommateur des produits proposés sans qu’aucune intervention humaine ne soit nécessaire.
Ce dispositif s’applique que le prix soit payé directement par le
consommateur lors de la délivrance du produit par l’appareil doté d’un système de paiement intégré (à pièces, à jetons, magnétique ou électronique) ou globalement par la société dépositaire lorsque
celle-ci prend en charge les dépenses d’approvisionnement de l’appareil automatique mis gratuitement à la disposition de son personnel.
/bofip/2033-PGP.html

References: l'article 278
 § 190

l'article 278
 § 470
 § 180
 § 210
 § 410
 § 70
 § 220

l'article 278

l'article 278
 l'article 278
 § 10
 § 40
 § 220
 § 480
 l'article 278
 l'article 281
 § 100
 l'article 278
 § 100
 § 70
 § 160
 § 470
 § 470
 § 220
 art. 279
 l'article 279
 §
430