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Timestamp: 2020-07-07 16:23:54+00:00

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Manuel Roret du Relieur - Racinage et marbrure de la couverture - Outillage - Moulin du Verger
Accueil » La Reliure » Manuel Roret du Relieur » Deuxième partie - Reliure » Chapitre 4 » Observations préliminaires
§ 1. - Préparation des peaux
§ 2. - Préparation des matières
§ 3. - Outillage
§ 4. - Racinage
§ 5. - Marbrure
§ 6. - Teintes unies ou réhaussées d'or
§ 7. - Opérations complémentaires
De la célérité que l'on emploie, en racinant ou en marbrant les couvertures des livres, dépend la réussite de cette opération. Il est donc important que tout ce dont on peut avoir besoin soit disposé d'avance et sous la main, afin de pouvoir opérer le plus promptement possible.
Indépendamment des préparations dont nous venons d'indiquer la composition, il faut encore avoir des pinceaux, des éponges de différents degrés de finesse, des tringles en bois et des pattes de lièvre.
Les pinceaux sont faits avec des racines de riz, ou des racines de chiendent. Ils sont gros et ressemblent plutôt à des balais qu'à des pinceaux. Enfin, leurs manches sont d'un bois dur, tel que le houx, ont 3 centim. de diamètre, et sont formés d'une branche de cet arbrisseau. Il faut un pinceau pour chaque couleur et pour chaque ingrédient.
Pour raciner, il faut deux tringles ; de 8 centim. de large, 4 centim. d'épaisseur, et de 2 mètres à 2 mètres 30 cent. de long. Elles sont creusées en gouttière profonde, dans toute leur longueur. On les fixe l'une à côté de l'autre sur deux blocs de bois, qui les retiennent inclinées du même côté, et dont l'un est plus haut que l'autre de 8 à 11 centimètres. Ces deux tringles sont placées à une distance assez grande pour que toutes les feuilles du volume puissent se loger entre elles. Les deux cartons de la couverture sont étendus sur les tringles.
Une troisième tringle est nécessaire pour couvrir le dos du volume lorsqu'on ne veut pas le raciner ou le marbrer. Cette tringle a 6 centimètres de large, plus ou moins, selon l'épaisseur du volume ; elle est creusée en rond, selon la forme du dos, et sa partie supérieure est creusée en gouttière.
Les pattes de lièvre s'emploient quelquefois en guise de pinceaux. On en coupe carrément, avec des ciseaux, le bout du poil à l'extrémité.
07/07/2020 18:23:54 - réalisation : Laurent Michon, 2006-2009

References: § 1

§ 2

§ 3

§ 4

§ 5

§ 6

§ 7