Source: http://fredericborel.blogspot.com/2011/01/
Timestamp: 2019-06-16 08:36:45+00:00

Document:
Frédéric Borel: January 2011
Credits Cards: Regulation Z—promulgated by the Federal Reserve Board (Board) pursuant to its authority under the Truth in Lending Act—requires credit card issuers to disclose certain information to cardholders; when “a periodic rate or other finance charge is increased because of the consumer’s delinquency or default,” notice must be given “before the effective date of the change.”; At the time of the transactions at issue, Regulation Z did not require Chase to provide McCoy with a change-in-terms notice before implementing the agreement term allowing it to raise his interest rate, up to a pre-set maximum, following delinquency or default; this case requires the Court to determine the meaning of a regulation promulgated by the Board under its statutory authority. However, Regulation Z’s text is unclear with respect to the crucial interpretive question at issue: whether a change to an interest rate, pursuant to previously-disclosed contractual provision, constitutes a change to a “term required to be disclosed under §226.6” requiring a subsequent disclosure under §226.9(c)(1). Because of this ambiguity, the Court must look to the Board’s own interpretation of the regulation for guidance in deciding this case (U.S.S.Ct., 24.01.11, Chase Bank USA v. Mc Coy, J. Sotomayor, unanimous).
Cartes de crédit : réglementation financière administrative : importance de l’interprétation de cette réglementation par l’administration. En l’espèce, la Réglementation Z, promulguée par la Réserve fédérale conformément à sa compétence conférée par la loi fédérale sur la divulgation dans les opérations de prêt, impose aux émetteurs de cartes de crédit de divulguer certaines informations aux détenteurs de cartes de crédit. Lorsqu’un taux d’intérêts périodiques ou d’autres frais sont augmentés suite à un défaut de paiement du consommateur, une notification à cet égard doit lui être donnée avant la date effective de changement. En l’espèce, au moment des transactions litigieuses, la Règlementation Z n’imposait pas à la banque le devoir d’informer le consommateur de la modification des conditions avant d’appliquer ces modifications et donc avant d’augmenter les frais. Il est indiqué ici de rappeler que le contrat de base mentionne ces possibilités d’augmentation, mais sans prévoir de notification en cas de hausses des frais dues à un défaut de paiement. Dans la présente affaire, la Cour doit donc déterminer la signification d’une réglementation promulguée par la Réserve fédérale sur la base de son autorité statutaire. Cependant, le texte de la Réglementation Z n’est pas clair s’agissant de l’interprétation de la question qui se pose ici : savoir si un changement de taux d’intérêt, selon une disposition contractuelle connue des parties, constitue un changement de condition qui doit être à nouveau notifié au consommateur. Du fait de cette ambiguïté, la Cour doit considérer comment la Réserve fédérale a interprété la Réglementation Z, et doit s’inspirer de cette interprétation pour trancher cette affaire.
Labels: Credits Cards, Federal Reserve Board, Sotomayor, Truth in Lending Act
Summary judgment: appeal: a party may not appeal a denial of summary judgment after a district court has conducted a full trial on the merits. A qualified immunity plea, not upheld at the summary judgment stage, may be pursued at trial, but at that stage, the plea must be evaluated in light of the character and quality of the evidence received in court. Ordinarily, orders denying summary judgment are interlocutory and do not qualify as “final decisions” subject to appeal under 28 U. S. C. §1291. Because a qualified immunity plea can spare an official not only from liability but from trial, this Court has recognized a limited exception to the categorization of summary judgment denials as nonappealable orders. Mitchell v. Forsyth, 472 U. S. 511, 525–526. The exception permits an immediate appeal when summary judgment is denied to a defendant who urges that qualified immunity shelters her from suit. Id., at 527. Such an immediate appeal is not available, however, when the district court determines that factual issues genuinely in dispute preclude summary adjudication. Johnson v. Jones, 515 U. S. 304, 313 (U.S.S.Ct., 24.01.11, Ortiz v. Jordan, J. Ginsburg).
Jugements rendus en procédure sommaire (droit fédéral) : possibilité de recours immédiat contre une décision rendue en procédure sommaire : une partie ne peut pas recourir contre un refus du Tribunal de juger en procédure sommaire après qu’une cour de district fédérale ait conduit une procédure complète au fond. Une partie qui se prévaut d’une immunité qualifiée, qui n’est pas accordée lors de la procédure sommaire, peut renouveler sa requête en immunité dans la procédure au fond. Toutefois dans le cadre de la procédure au fond, la requête en immunité sera évaluée à la lumière du caractère et de la qualité des preuves reçues par la cour. Ordinairement, les décisions qui rejettent le prononcé d’un jugement en procédure sommaire sont de nature interlocutoire et ne revêtent pas nature de décision finale sujette à un appel au sens de 28 U.S.C. §1291. Parce qu’une immunité qualifiée peut épargner à un employé public l’imposition d’une responsabilité, et peut en outre l’immuniser d’un procès au fond, la Cour Suprême fédérale a reconnu une exception limitée à la règle générale selon laquelle les refus de juger selon la procédure sommaire ne peuvent pas faire l’objet d’un appel. Dite exception permet un appel immédiat quand un jugement en procédure sommaire est refusé alors que le défendeur alléguait son immunité qualifiée sensée le protéger du procès au fond. Une telle procédure d’appel immédiat n’est cependant pas disponible lorsque la cour de district fédérale détermine que des questions de fait sont véritablement contestées, empêchant ainsi un jugement sommaire.
Labels: Ginsburg, Immunity plea, Interlocutory v. final decision, Summary judgment
Labor Law: federal: assuming, without deciding, that the Government’s challenged inquiries implicate a privacy interest of constitutional significance, that interest, whatever its scope, does not prevent the Government from asking reasonable questions of the sort included on SF–85 and Form 42 in an employment background investigation that is subject to the Privacy Act’s safeguards against public disclosure; the forms are reasonable in light of the Government interests at stake; judicial review of the forms must take into account the context in which the Government’s challenged inquiries arise. When the Government acts in its capacity “as proprietor” and manager of its “internal operation,” Cafeteria & Restaurant Workers v. McElroy, 367 U. S. 886, 896, it has a much freer hand than when it regulates as to citizens generally. The questions respondents challenge are part of a standard background check of the sort used by millions of private employers; the interest is not diminished by the fact that respondents are contract employees; the challenged questions on SF–85 and Form 42 are reasonable, employment-related inquiries that further the Government’s interests in managing its internal operations; in context, the drug-treatment inquiry is also a reasonable, employment-related inquiry; the Court rejects the argument that the Government has a constitutional burden to demonstrate that its employment background questions are “necessary” or the least restrictive means of furthering its interests; in addition to being reasonable in light of the Government interests at stake, SF–85 and Form 42 are also subject to substantial protections against disclosure to the public; the Privacy Act—which allows the Government to maintain only those records “relevant and necessary to accomplish” a purpose authorized by law, 5 U. S. C. §552a(e)(1); requires written consent before the Government may disclose an individual’s records, §552a(b) (U.S.S.Ct., 19.01.11, NASA v. Nelson, J. Alito).
Droit du travail, employés publics fédéraux, questions lors du processus d’engagement : dans cette affaire, la Cour juge que le Gouvernement fédéral peut recourir dans le processus de sélection de ses employés aux questions posées par deux types de formulaires. Les informations obtenues sont par ailleurs protégées par la loi fédérale sur la protection des données contre une divulgation publique. Les questions posées dans les deux formulaires sont raisonnables à la lumière des intérêts gouvernementaux en jeu. Une décision judiciaire portant sur ce type de formulaires doit prendre en compte le contexte dans lequel intervient la contestation des investigations du Gouvernement. Lorsque le Gouvernement agit en sa qualité de propriétaire et de manager de ses opérations internes, il dispose d’une plus grande liberté que lorsqu’il règlemente de manière générale ses citoyens. Les questions que les recourants contestent font partie du contrôle standard du passé de l’employé potentiel, contrôle standard pratiqué par des millions d’employeurs privés. Les questions contestées sont raisonnables, liées à l’emploi, et conformes à l’intérêt du Gouvernement à manager ses opérations internes. La Cour rejette l’argument que le Gouvernement supporte le fardeau de la preuve de démontrer que ses questions sont nécessaires, ou qu’à tout le moins elles constituent le moyen le moins restrictif de sauvegarder son intérêt. Par ailleurs, comme déjà mentionné, la loi sur la protection des données impose un consentement écrit avant toute divulgation des informations données par l’employé.
Posted by Frédéric Borel at 2:13 PM No comments:
Labels: Alito, Disclosure to the public, Employment background investigation, Labor law, Privacy Act, Privacy interest

References: §226
 §226
 §1291
 §1291
 §552
 §552