Source: http://lhg-voiepro.ac-creteil.fr/spip.php?article166
Timestamp: 2018-04-23 19:15:11+00:00

Document:
Lettres Histoire Géographie - STATUT DES PLP
Le Premier ministre, Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’éducation nationale et de la culture, du ministre d’Etat, ministre de la fonction publique et des réformes administratives, et du ministre du budget, Vu la loi no 71-577 du 16 juillet 1971 d’orientation sur l’enseignement technologique ; Vu la loi no 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires, ensemble la loi no 84-16 du 11 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’Etat ; Vu la loi de programme no 85-1371 du 23 décembre 1985 sur l’enseignement technologique et professionnel ; Vu la loi d’orientation sur l’éducation no 89-486 du 10 juillet 1989 ; Vu la loi no 92-678 du 20 juillet 1992 relative à la validation d’acquis professionnels pour la délivrance de diplômes et portant diverses dispositions relatives à l’éducation nationale, et notamment son article 20 ; Vu le décret no 49-1239 du 13 septembre 1949 modifié fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires stagiaires de l’Etat ; Vu le décret no 51-1423 du 5 décembre 1951 modifié fixant les règles suivant lesquelles doit être déterminée l’ancienneté du personnel nommé dans l’un des corps de fonctionnaires de l’enseignement relevant du ministère de l’éducation nationale ; Vu le décret no 59-308 du 14 février 1959 relatif aux conditions générales de notation et d’avancement des fonctionnaires, modifié par le décret no 89-66 du 4 février 1989 ; Vu le décret no 89-608 du 1er septembre 1989 portant création d’allocations d’enseignement, modifié par le décret no 90-1151 du 19 décembre 1990 ; Vu le décret no 90-708 du 1er août 1990 relatif à la proportion des emplois de la fonction publique de l’Etat qui peuvent être pourvus par la voie du concours interne, de la liste d’aptitude et de l’examen professionnel ; Vu le décret no 91-586 du 24 juin 1991 portant création d’allocations d’année préparatoire à l’institut universitaire de formation des maîtres et d’allocation d’institut universitaire de formation des maîtres ; Vu l’avis du comité technique paritaire ministériel du 2 juin 1992 ; Vu l’avis du Conseil supérieur de la fonction publique de l’Etat du 8 juillet 1992 ; Le Conseil d’Etat entendu,
J.O. n° 257 du 5 novembre 1998 page 16709
Décret n° 98-987 du 4 novembre 1998
J.O. numéro 71 du 24 mars 2000
Décret n° 2000-264 du 17 mars 2000 portant modification du décret no 92-1189 du 6 novembre 1992 relatif au statut particulier des professeurs de lycée professionnel
J.O. numéro 180 du 5 Août 2000 page 12174
Décret n° 2000-753 du 1er août 2000 portant modification du décret no 92-1189 du 6 novembre 1992 relatif au statut particulier des professeurs de lycée professionnel
NOR : MENF0001551D
Décret n° 2001-527 du 12 juin 2001 portant modification du décret no 92-1189 du 6 novembre 1992 relatif au statut particulier des professeurs de lycée professionnel
Décret n° 2002-735 du 2 mai 2002 portant modification du décret no 92-1189 du 6 novembre 1992 relatif au statut particulier des professeurs de lycée professionnel
Art. 1er. - Les professeurs de lycée professionnel forment un corps classé dans la catégorie A prévue à l’article 29 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée.
Ses membres sont nommés et titularisés par arrêté du ministre chargé de l’éducation.
Le nombre des emplois de professeur de lycée professionnel hors-classe ne peut excéder 15 p. 100 de l’effectif budgétaire de la classe normale.
Art. 2. - Les professeurs de lycée professionnel participent aux actions de formation, principalement en assurant un service d’enseignement dans leurs disciplines respectives. Ils exercent principalement dans les classes ou divisions conduisant à l’acquisition des certificats d’aptitude professionnelle, des brevets d’études professionnelles et des baccalauréats professionnels. Dans ce cadre, les professeurs de lycée professionnel assurent le suivi individuel et l’évaluation des élèves qu’ils contribuent à conseiller dans le choix de leur projet d’orientation. Les actions de formation sont effectuées dans les établissements d’enseignement ainsi que dans les entreprises dans lesquelles sont organisées des périodes de formation sous la responsabilité du ministre chargé de l’éducation et dans les conditions définies par arrêté de ce ministre. Elles comprennent notamment l’enseignement dispensé dans l’entreprise, la préparation et l’organisation des périodes de formation en entreprise, l’encadrement pédagogique des élèves durant ces périodes et leur évaluation.
Art. 3. - Les professeurs de lycée professionnel peuvent exercer les fonctions de chef de travaux. Les fonctions de chef de travaux consistent à assurer, sous l’autorité directe du chef d’établissement, l’organisation et la coordination des enseignements technologiques et professionnels ainsi que la gestion des moyens mis en oeuvre pour ces enseignements. Le chef de travaux conseille le chef d’établissement pour le choix, l’installation et l’utilisation des équipements pédagogiques. Il participe aux relations extérieures de l’établissement, notamment avec les entreprises.
Section 1 Concours de recrutement des professeurs de lycée professionnel du 2e grade
Art. 4. - Les professeurs de lycée professionnel sont recrutés par concours externe et concours interne. Ils sont titularisés dans les conditions prévues à l’article 10 ci-dessous. Le nombre des emplois offerts au concours interne ne peut être supérieur à 50 p. 100 du nombre total des emplois mis aux concours externe et interne. Toutefois, les emplois mis à l’un des concours qui ne seraient pas pourvus peuvent être attribués aux candidats de l’autre concours dans la limite de 20 p. 100 des emplois à pourvoir. Pour chaque section des concours, le jury établit par ordre de mérite la liste des candidats admis. Il peut établir une liste complémentaire afin de permettre le remplacement de candidats inscrits sur la liste principale d’admission. Le nombre des nominations de candidats inscrits sur les listes complémentaires ne peut excéder 100 p. 100 du nombre total des emplois offerts.
Art. 5. Les conditions requises des candidats aux concours s’apprécient à la date de clôture des inscriptions fixée par arrêté conjoint du ministre chargé de l’éducation et du ministre chargé de la fonction publique.
Art. 6. - Le concours externe donnant accès au corps des professeurs de lycée professionnel est ouvert :
1. Aux candidats justifiant d’une licence ou d’un titre ou diplôme équivalent sanctionnant au moins trois années d’études après le baccalauréat, délivré par un établissement d’enseignement ou une école habilitée par la commission des titres d’ingénieur, ou d’un titre ou diplôme de l’enseignement technologique homologué aux niveaux I et II en application de la loi du 16 juillet 1971 susvisée ;
3. Dans les spécialités professionnelles pour lesquelles il n’existe pas de licence, aux candidats justifiant de cinq années de pratique professionnelle et possédant un brevet de technicien supérieur, ou un diplôme universitaire de technologie, ou un titre ou un diplôme de niveau égal ou supérieur, ou ayant bénéficié d’une action de formation continue conduisant à une qualification professionnelle de niveau III au sens de la loi du 16 juillet 1971 susvisée.
4. Dans les spécialités pour lesquelles il n’existe pas de diplôme supérieur au niveau IV au sens de la loi du 16 juillet 1971 susvisée, aux candidats justifiant de sept années de pratique professionnelle dans la spécialité pour laquelle ils concourent et d’un diplôme de niveau IV ou de huit années de pratique professionnelle dans la spécialité pour laquelle ils concourent et d’un diplôme de niveau V.
5. Aux élèves recrutés par le concours d’accès au cycle préparatoire prévu au 1° de l’article ci-dessous.
Art. 7. - Le concours interne donnant accès au corps des professeurs de lycée professionnel est ouvert :
1. Aux fonctionnaires de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent et aux enseignants non titulaires des établissements d’enseignement public relevant du ministre chargé de l’éducation, justifiant les uns et les autres de trois années de services publics et d’un diplôme d’études universitaires générales, ou d’un brevet de technicien supérieur, ou d’un diplôme universitaire de technologie, ou d’un titre ou diplôme de niveau égal ou supérieur ;
2. Aux fonctionnaires de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent, aux militaires, aux enseignants non titulaires exerçant dans des établissements d’enseignement public relevant du ministre chargé de l’éducation ou assurant un enseignement du second degré dans les établissements scolaires français à l’étranger définis à l’article 2 du décret no 93-1084 du 9 septembre 1993 relatif aux établissements scolaires français à l’étranger et remplissant l’une des trois conditions suivantes :
- soit justifier d’un diplôme d’études universitaires générales ou d’un brevet de technicien supérieur, ou d’un diplôme universitaire de technologie, ou d’un titre ou diplôme de niveau égal ou supérieur et de trois années de services publics ou de services d’enseignement dans les établissements scolaires français à l’étranger ;
- soit, dans les spécialités pour lesquelles il n’existe pas de diplôme supérieur au niveau IV au sens de la loi du 16 juillet 1971 susvisée, justifier d’un diplôme de niveau IV ou V et de quatre années de services publics ou de services d’enseignement dans les établissements scolaires français à l’étranger ;
- soit avoir eu la qualité de cadre au sens de la convention collective du travail dont ils relevaient et justifier de cinq années d’activité professionnelle effectuées en cette qualité et de trois années de services publics ou de services d’enseignement dans les établissements scolaires français à l’étranger ;
Art 7-1 le troisième concours donnant accès au corps des professeurs de lycée professionnel est ouvert :
1. Aux candidats justifiant de l’exercice, pendant une durée de quatre ans au moins au cours des cinq années précédant la date de clôture des registres d’inscription audit concours, d’une ou de plusieurs des activités professionnelles mentionnées au 3° de l’article 19 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée, dans le domaine de l’éducation ou de la formation, et d’un titre ou diplôme sanctionnant un cycle d’études post secondaires d’au moins deux années ;
2. Dans les spécialités pour lesquelles il n’existe pas de diplôme supérieur au niveau IV au sens de l’article L. 335-6 du code de l’éducation susvisé, aux candidats justifiant de l’exercice, pendant une durée de quatre ans au moins au cours des cinq dernières années précédant la date de clôture des registres d’inscription audit concours, d’une ou plusieurs activités professionnelles, prévues au 3°de article 19 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée, dans le domaine de l’éducation ou de la formation, et d’un diplôme de niveau IV ou V.
Art. 8. Au titre d’une même session, les candidats ne peuvent s’inscrire qu’à un concours et dans une seule section.
Art. 9. Un arrêté conjoint du ministre chargé de l’éducation et du ministre chargé de la fonction publique fixe les sections et les modalités d’organisation des concours prévus à l’article 4 ci-dessus.
Art. 10. Les candidats reçus aux concours prévus à l’article 4 ci-dessus sont nommés professeurs de lycée professionnel stagiaires et effectuent un stage d’une durée d’un an.
Au cours de cette année de stage, les candidats subissent les épreuves du certificat d’aptitude au professorat de lycée professionnel, dont les modalités sont définies par un arrêté du ministre chargé de l’éducation.
Ceux qui obtiennent le certificat d’aptitude au professorat de lycée professionnel peuvent être titularisés à l’issue de leur stage.
A titre exceptionnel, le ministre peut autoriser l’accomplissement d’une seconde année de stage à l’issue de laquelle les intéressés sont soit titularisés, soit licenciés, soit réintégrés dans leur grade d’origine ou dans leur corps, cadre d’emplois ou emploi d’origine.
La période de stage est prise en compte dans la limite d’une année pour le calcul de l’ancienneté dans le corps des professeurs de lycée professionnel.
Art. 11. abrogé
Section II Cycles préparatoires aux concours d’accès au corps des professeurs de lycée professionnel
Art. 12. Il est créé un cycle préparatoire de deux ans aux concours externe et interne prévu à l’article 4 ci-dessus
Au cours de la première année du cycle préparatoire aux sections et options du concours externe pour lesquelles il n’existe pas de diplôme supérieur au niveau IV au sens de l’article L. 335-1 du code de l’éducation, les élèves professeurs suivent également une formation dans une spécialité voisine de celle de la pratique professionnelle dont ils justifient et pour laquelle il n’existe pas de diplôme supérieur au niveau IV.
Art. 13. Les élèves professeurs des cycles préparatoires sont recrutés par deux concours distincts, dont les modalités sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’éducation :
1° Un concours d’accès au cycle préparatoire au concours externe ouvert :
a) Aux candidats justifiant d’un diplôme d’études universitaires générales, ou d’un brevet de technicien supérieur, ou d’un diplôme universitaire de technologie, ou d’un titre ou diplôme sanctionnant un cycle d’études postsecondaires de deux années ;
b) Dans les spécialités pour lesquelles il n’existe pas de diplôme supérieur au niveau IV, aux candidats justifiant soit de cinq années de pratique professionnelle dans la spécialité pour laquelle ils concourent et d’un diplôme de niveau IV, soit de six années de pratique professionnelle dans la spécialité pour laquelle ils concourent et d’un diplôme de niveau V.
Les personnes justifiant des conditions requises aux 1, 2 et 3 de l’article 6 ou à l’article 7 ne peuvent faire acte de candidature à ce concours.
2° Un concours d’accès au cycle préparatoire au concours interne ouvert :
a) Aux fonctionnaires de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent justifiant de trois années de services publics ;
b) Aux enseignants non titulaires des établissements d’enseignement publics relevant du ministre chargé de l’éducation ou qui font partie des personnels mentionnés au 1 et au 2 de l’article 74 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée justifiant, les uns et les autres, de trois années de services publics.
Les personnes justifiant des conditions requises à l’article 7 ne peuvent faire acte de candidature à ce concours.
Les conditions requises des candidats à ces deux concours s’apprécient à la date de clôture des registres d’inscription fixée par arrêté conjoint du ministre chargé de l’éducation et du ministre chargé de la fonction publique.
Ne peuvent faire acte de candidature à ces deux concours les personnes susceptibles d’atteindre la limite d’âge du corps des professeurs de lycée professionnel moins de dix ans après la date de leur nomination en qualité d’élève professeur, les professeurs de lycée professionnel titulaires ou stagiaires et les professeurs certifiés titulaires ou stagiaires.
En outre, au titre d’une même session, les candidats ne peuvent s’inscrire qu’à l’un de ces deux concours et dans une seule section ou option.
Les élèves professeurs ne peuvent ultérieurement s’inscrire que dans la section ou option du concours d’accès au corps des professeurs de lycée professionnel correspondant à celle du cycle préparatoire à laquelle ils ont été admis.
13-1. Les élèves professeurs du cycle préparatoire au concours externe, recrutés en application du a du 1° de l’article 13 du présent décret, sont tenus de se présenter, au cours de leur scolarité, aux épreuves d’un examen en vue d’obtenir l’un des titres ou diplômes prévus au 1° de l’article 6 du présent décret.
Ceux d’entre eux qui ont obtenu ce titre ou diplôme sont dispensés des épreuves d’admissibilité du concours externe d’accès au corps des professeurs de lycée professionnel.
Les anciens élèves professeurs du cycle préparatoire au concours externe, recrutés en application du a du 1° de l’article 13 du présent décret, ayant suivi le cycle dans son intégralité et titulaires de l’un des titres ou diplômes prévus au 1° de l’article 6 du présent décret conservent le bénéfice de la dispense des épreuves d’admissibilité, pendant les deux années suivant celles durant lesquelles ils ont suivi le cycle, dans la section ou option du concours externe d’accès au corps des professeurs de lycée professionnel correspondant à celle suivie durant le cycle préparatoire.
Art. 13-2. Les élèves professeurs du cycle préparatoire au concours externe, recrutés en application du b du 1° de l’article 13 du présent décret et ayant suivi le cycle dans son intégralité sont dispensés des épreuves d’admissibilité du concours.
Les anciens élèves professeurs du cycle préparatoire au concours externe, recrutés en application du b du 1° de l’article 13 du présent décret et ayant suivi le cycle dans son intégralité conservent le bénéfice de la dispense des épreuves d’admissibilité, pendant les deux années suivant celles durant lesquelles ils ont suivi le cycle, dans la section ou option du concours externe d’accès au corps des professeurs de lycée professionnel correspondant à celle suivie durant le cycle préparatoire.
Art. 13-3. A l’issue du cycle préparatoire au concours externe, les élèves professeurs peuvent obtenir le certificat de préparation à l’enseignement, dont les modalités sont définies par un arrêté du ministre chargé de l’éducation. »
Art. 14. Le nombre des emplois offerts aux candidats au concours d’accès au cycle préparatoire au concours interne ne peut être supérieur à 50 % du nombre des emplois mis aux deux concours d’accès au cycle préparatoire. Toutefois, les emplois mis à l’un des concours qui ne seraient pas pourvus peuvent être attribués aux candidats de l’autre concours dans la limite de 20 % des emplois à pourvoir.
Le nombre des nominations de candidats inscrits sur les listes complémentaires ne peut excéder 100 % du nombre total des emplois offerts. »
Art. 15. Les élèves professeurs des cycles préparatoires ont la qualité de fonctionnaire stagiaire. Ceux qui avaient précédemment la qualité de fonctionnaire titulaire sont placés en position de détachement pour la durée de leur scolarité.
Art. 16. Les élèves professeurs possédant la qualité d’agent titulaire ou non titulaire peuvent, sur leur demande, opter pour le traitement indiciaire dont ils bénéficiaient antérieurement à leur entrée en cycle préparatoire. Cette disposition ne peut toutefois avoir pour effet d’assurer aux intéressés un traitement supérieur à celui auquel ils peuvent prétendre lors de leur classement dans le corps des professeurs de lycée professionnel.
Art. 17. - Les élèves professeurs sont tenus de se présenter aux épreuves du concours d’accès au corps des professeurs de lycée professionnel.
ls sont astreints à rester au service de l’Etat, des collectivités territoriales ou de leurs établissements publics durant dix ans.
Ils souscrivent un engagement à cette fin dès leur nomination en qualité d’élève professeur.
En cas de manquement à ces obligations, les intéressés doivent, sauf si celui-ci ne leur est pas imputable et sous réserve d’une remise totale ou partielle accordée par le ministre chargé de l’éducation nationale, rembourser une somme correspondant au traitement et à l’indemnité de résidence perçus en qualité d’élève professeur du cycle préparatoire.
Toutefois, ils ne sont pas astreints à ce versement s’ils mettent fin à leur scolarité moins de trois mois après leur nomination en qualité d’élève professeur. »
Art. 18. Les élèves professeurs qui, au terme du cycle préparatoire, ne sont pas reçus aux concours prévus à l’article 4 ci-dessus perdent leur qualité d’élève professeur et sont soit licenciés, soit réintégrés dans leur corps, cadre d’emplois ou emploi d’origine. Le recteur de l’académie dans le ressort de laquelle le cycle préparatoire a été effectué peut les autoriser, exceptionnellement, à effectuer une année supplémentaire de préparation au concours. Cette autorisation n’est pas renouvelable.
La période accomplie en cycle préparatoire est prise en compte, dans la limite de deux ans, pour le calcul de l’obligation décennale prévue à l’article 17.
CHAPITRE III Position de non-activité
Art. 19. Le professeur de lycée professionnel peut être placé, sur sa demande, en position de non-activité en vue de poursuivre des études d’intérêt professionnel, pour une période d’une année renouvelable, dans la limite de cinq années pendant l’ensemble de sa carrière, par arrêté du recteur pour les professeurs affectés dans un établissement d’enseignement du second degré ou dans un établissement d’enseignement supérieur ou par arrêté du ministre pour les autres professeurs. Il peut être aussitôt remplacé dans son emploi. Le professeur placé dans cette position continue à bénéficier de ses droits à la retraite, sous réserve de verser la retenue légale calculée d’après le dernier traitement d’activité. Ses droits à l’avancement sont interrompus. Le recteur ou le ministre peut, à tout moment de l’année scolaire, faire procéder aux enquêtes nécessaires en vue de s’assurer que l’activité du professeur mis dans la position de non-activité correspond réellement aux motifs pour lesquels il y a été placé. La réintégration est de droit à l’une des trois premières vacances dans la discipline de l’intéressé. Le professeur qui, lors de sa réintégration, refuse le poste qui lui est assigné peut être licencié après avis de la commission administrative paritaire.
CHAPITRE IV Notation, reclassement, avancement, mutation, discipline
Art. 20. - Le recteur d’académie sous l’autorité duquel est placé le professeur attribue à celui-ci une note de 0 à 100.
1. Pour les professeurs affectés dans un établissement d’enseignement du second degré, cette note globale est constituée par la somme :
a) D’une note de 0 à 40, arrêtée par le recteur sur proposition du chef d’établissement où exerce le professeur, accompagnée d’une appréciation générale sur la manière de servir. Cette note est fixée en fonction d’une grille de notation définie, toutes disciplines réunies, par arrêté du ministre chargé de l’éducation et indiquant, par échelon, une moyenne des notes, ainsi que des écarts pouvant exister par rapport à cette moyenne ;
b) D’une note de 0 à 60, arrêtée par les membres des corps d’inspection chargés de l’évaluation pédagogique des enseignants de la discipline compte tenu d’une appréciation pédagogique portant sur la valeur de l’action éducative et de l’enseignement donné.
Cette note est fixée en fonction d’une grille de notation définie, toutes disciplines réunies, par arrêté du ministre chargé de l’éducation et indiquant, par échelon, une moyenne des notes ainsi que des écarts pouvant exister par rapport à cette moyenne.
L’appréciation pédagogique et la note sont communiquées au professeur.
Un recours est ouvert au professeur soit devant l’auteur de la note, soit devant un autre membre des corps d’inspection. La note de 0 à 40, la note de 0 à 60, la note globale et les appréciations sont communiquées par le recteur à l’intéressé. La commission administrative paritaire académique peut, à la requête du professeur, demander au recteur la révision de la note de 0 à 40. Dans ce cas, communication doit être faite à la commission de tous éléments utiles d’information.
Pour les personnels affectés dans un établissement d’enseignement supérieur, la note prévue au premier alinéa du présent article est arrêtée par le recteur, sur proposition de l’autorité auprès de laquelle le professeur exerce ses fonctions, accompagnée d’une appréciation.
Cette note est fixée en fonction d’une grille de notation définie par arrêté du ministre chargé de l’éducation. La note et l’appréciation sont communiquées par le recteur à l’intéressé.
La commission administrative paritaire académique peut, à la requête du professeur, demander au recteur la révision de cette note. Dans ce cas, communication doit être faite à la commission de tous éléments utiles d’information.
Art. 21. La notation du personnel en position de détachement, mis à disposition ou exerçant dans un service ou établissement non placés sous l’autorité d’un recteur d’académie, comporte une note de 0 à 100 fixée par le ministre chargé de l’éducation, compte tenu des notes ou appréciations établies par l’autorité auprès de laquelle ce personnel est détaché ou exerce ses fonctions. La note est communiquée par le ministre à l’intéressé. La commission administrative paritaire nationale peut, à la requête du professeur, demander au ministre la révision de la note. Dans ce cas, communication doit être faite à la commission de tous éléments utiles d’information.
Art. 22. Les professeurs de lycée professionnel sont reclassés conformément aux dispositions du décret du 5 décembre 1951 susvisé.
A cet effet, la classe normale du corps des professeurs de lycée professionnel est affectée du coefficient caractéristique 135.
Les personnels visés à l’article 10 ci-dessus sont classés à la date de leur nomination en qualité de stagiaire.
Les candidats mentionnés aux 1 et 2 de l’article 6 et au 2 de l’article 7 ci-dessus justifiant d’au moins cinq années d’activité professionnelle en qualité de cadre, sont classés dans le corps des professeurs de lycée professionnel à un échelon déterminé en prenant en compte les années d’activité professionnelle qu’ils ont accomplies en cette qualité avant leur nomination comme stagiaire, dans les conditions prévues par le présent décret, conformément aux dispositions du premier alinéa de l’article 7 du décret du 5 décembre 1951 susvisé.
Les candidats mentionnés au 3 de l’article 6 ci-dessus justifiant d’au moins cinq années de pratique professionnelle sont classés dans le corps des professeurs de lycée professionnel à un échelon déterminé en prenant en compte les années de pratique professionnelle qu’ils ont accomplies avant leur nomination en qualité de stagiaire, dans les conditions prévues par le présent décret, conformément aux dispositions du premier alinéa de l’article 7 du décret du 5 décembre 1951 susvisé.
Les candidats mentionnés au 4 de l’article 6 ci-dessus, justifiant d’au moins sept années de pratique professionnelle et d’un diplôme de niveau IV ou d’au moins huit années de pratique professionnelle et d’un diplôme de niveau V, sont classés à un échelon déterminé en prenant en compte les années d’activité professionnelle qu’ils ont accomplies avant leur nomination comme stagiaire, dans la spécialité dans laquelle ils ont concouru, conformément aux dispositions du premier alinéa de l’article 7 du décret du 5 décembre 1951 susvisé.
Les candidats mentionnés à l’article 7-1 du présent décret bénéficient, sur leur demande, d’une bonification d’ancienneté d’une durée :
- d’un an, lorsque la durée des activités professionnelles définies à l’article 7-1 dont ils justifient est inférieure à six ans ;
- de deux ans, lorsque cette durée est comprise entre six et neuf ans ;
- de trois ans, lorsqu’elle est de neuf ans ou plus.
Ceux des agents issus du troisième concours qui avaient la qualité de fonctionnaire ou d’agent non titulaire préalablement à leur nomination, peuvent opter entre la bonification prévue au sixième alinéa du présent article et la prise en compte de l’ancienneté acquise au titre des services antérieurs, en application des dispositions du premier alinéa du présent article.
Les agents du troisième concours peuvent opter entre la bonification prévue au sixième alinéa du présent article et la prise en compte des années d’activité professionnelle qu’ils ont accomplies comme stagiaire, conformément aux dispositions du premier alinéa de l’article 7 du décret du 5 décembre 1951 susvisé.
Les professeurs de lycée professionnel recrutés à la suite du concours auquel ils se sont présentés conformément aux dispositions de l’article 10 du décret du 1er septembre 1989 susvisé bénéficient d’une bonification d’ancienneté égale au tiers de la période durant laquelle ils ont perçu l’allocation d’enseignement prévue par ce décret.
Les professeurs de lycée professionnel recrutés à la suite du concours auquel ils se sont présentés conformément aux dispositions des articles 15 ou 16 du décret du 24 juin 1991 susvisé bénéficient d’une bonification d’ancienneté égale au tiers de la période pendant laquelle ils ont perçu ces deux allocations ou l’une d’entre elles.
Dans la limite de la durée prévue à l’article 12 ci-dessus, le temps passé en cycle préparatoire par les élèves professeurs qui, avant leur admission, avaient la qualité d’agent non titulaire est assimilé, pour le classement des professeurs de lycée professionnel du 2e grade stagiaires, à une période de service effectif dans la catégorie d’agent non titulaire à laquelle les intéressés appartenaient lors de leur admission au cycle préparatoire.
Le temps passé en qualité d’élève professeur du cycle préparatoire au concours externe est pris en compte, pour le classement des professeurs de lycée professionnel stagiaires, dans la limite d’une année.
Ceux des élèves professeurs du cycle préparatoire au concours externe qui avaient la qualité de fonctionnaire ou d’agent non titulaire préalablement à leur nomination peuvent opter entre l’application des dispositions de l’alinéa précédent et celle des dispositions du premier ou du quatorzième alinéa du présent article.
Art. 23. L’avancement d’échelon des professeurs de lycée professionnel de la classe normale a effet, toutes disciplines réunies, du jour où les intéressés remplissent les conditions fixées par le tableau ci-dessous :
…………………Vous pouvez consulter le tableau dans le JO no 0260 du 07/11/1992 ………………………….
Pour les personnels visés à l’article 20 ci-dessus, le recteur établit, pour chaque année scolaire : a) Une liste des professeurs atteignant, au cours de cette période, l’ancienneté d’échelon requise pour être promus au grand choix. Les promotions sont prononcées par le recteur, après avis de la commission administrative paritaire académique, dans la limite de 30 p. 100 de l’effectif des professeurs inscrits sur cette liste ; b) Une liste des professeurs atteignant, au cours de cette période, l’ancienneté d’échelon requise pour être promus au choix. Les promotions sont prononcées par le recteur, après avis de la commission administrative paritaire académique, dans la limite des cinq septièmes de l’effectif des professeurs inscrits sur cette liste. Les professeurs qui ne bénéficient pas d’une promotion au grand choix ou au choix sont promus lorsqu’ils justifient de la durée de service prévue pour l’avancement à l’ancienneté. Le ministre dresse, pour chaque année scolaire, les listes des personnels visés à l’article 21 ci-dessus. Il prononce les promotions après avis de la commission administrative paritaire nationale dans les conditions fixées au présent article.
Art. 24. - L’avancement d’échelon des professeurs de lycée professionnel de la hors-classe du 2e grade prend effet du jour où les intéressés remplissent les conditions fixées par le tableau ci-dessous
........................... Vous pouvez consulter le tableau dans le JO no 0260 du 07/11/1992 ………………
Le recteur prononce, pour chaque année scolaire, les promotions des professeurs de lycée professionnel visés à l’article 20 ci-dessus. Le ministre prononce, pour chaque année scolaire, les promotions des professeurs de lycée professionnel visés à l’article 21 ci-dessus.
Art. 25. Dans la limite des emplois prévus par la loi de finances, peuvent être promus à la hors-classe de leur corps les professeurs de lycée professionnel ayant atteint au moins le 7e échelon de la classe normale.
Pour les professeurs visés à l’article 20 ci-dessus, le tableau d’avancement commun à toutes les disciplines est arrêté chaque année par le recteur, selon des modalités définies par le ministre chargé de l’éducation, après avis de la commission administrative paritaire académique.
Pour les professeurs visés à l’article 21 ci-dessus, le tableau d’avancement commun à toutes les disciplines est arrêté chaque année par le ministre chargé de l’éducation, après avis de la commission administrative paritaire nationale. L’inscription sur le tableau d’avancement est prononcée sur proposition de l’autorité auprès de laquelle le professeur exerce ses fonctions.
Le ministre chargé de l’éducation détermine chaque année par arrêté le nombre des emplois à pourvoir au titre de chaque tableau d’avancement.
Le nombre des inscriptions sur chaque tableau d’avancement ne peut excéder ce nombre de plus de 50 p. 100.
Les promotions sont prononcées, dans l’ordre d’inscription au tableau annuel d’avancement, par le recteur pour les personnels visés à l’article 20 ci-dessus, par le ministre pour les personnels visés à l’article 21 ci-dessus.
Les professeurs de lycée professionnel nommés à la hors-classe de leur corps sont classés à l’échelon comportant un indice égal ou, à défaut, immédiatement supérieur à celui qu’ils détenaient dans la classe normale.
Lorsque l’augmentation de traitement consécutive à leur nomination est inférieure à celle que leur aurait procurée un avancement d’échelon dans la classe normale, les professeurs concernés conservent l’ancienneté d’échelon acquise dans cette classe dans la limite de l’ancienneté exigée pour une promotion à l’échelon supérieur dans la hors-classe.
Les professeurs de lycée professionnel qui avaient atteint le 11e échelon de la classe normale conservent l’ancienneté acquise dans cet échelon dans la limite de l’ancienneté exigée pour une promotion à l’échelon supérieur dans la hors-classe.
Le classement est effectué par le recteur pour les personnels visés à l’article 20 ci-dessus, par le ministre pour les personnels visés à l’article 21 ci-dessus.
Art. 26. abrogé
Art. 27. - Les mutations sont prononcées par le ministre chargé de l’éducation, après avis de la commission administrative paritaire nationale. Sous réserve des mutations prononcées en cours d’année dans l’intérêt du service, elles prennent effet à la rentrée scolaire.
Art. 28. - L’article 61 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée n’est pas applicable au corps des professeurs de lycée professionnel.
Art. 29. - Les sanctions disciplinaires des 1er et 2e groupes, définies à l’article 66 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée, sont prononcées par le recteur d’académie, en ce qui concerne les personnels affectés dans un établissement ou dans un service placé sous son autorité.
CHAPITRE V Obligations de service
Art. 30. Pendant l’année scolaire, telle que définie à l’article 9 de la loi du 10 juillet 1989 susvisée, les professeurs de lycée professionnel sont tenus, sous réserve des dispositions des articles 31 et 32 ci-dessous, de fournir, sans rémunération supplémentaire, un service hebdomadaire d’une durée de dix-huit heures d’enseignement dans leurs disciplines.
Le professeur de lycée professionnel qui n’a pas la possibilité d’assurer la totalité de son service hebdomadaire dans l’établissement dans lequel il est affecté peut être invité par le recteur d’académie à compléter son service, dans ses disciplines, dans un autre établissement scolaire public dispensant un enseignement professionnel. Si ce complément de service doit être assuré dans des types de formation autres que la formation initiale, l’accord de l’intéressé est nécessaire.
Le service hebdomadaire des professeurs de lycée professionnel appelés à enseigner dans deux établissements situés dans des communes différentes est diminué d’une heure.
Les professeurs de lycée professionnel peuvent être tenus d’effectuer, dans l’intérêt du service, une heure supplémentaire hebdomadaire en sus du service hebdomadaire défini au premier alinéa ci-dessus.
I. - Lorsqu’en raison du déroulement d’un projet pluridisciplinaire à caractère professionnel auquel participent les élèves d’une division dans laquelle il enseigne, le professeur de lycée professionnel n’est pas en mesure d’assurer la totalité de ses obligations hebdomadaires de service, les heures dues peuvent, dans la limite de trois heures, être reportées sur une autre semaine de l’année scolaire en cours pour être consacrées au projet pluridisciplinaire d’une division dans laquelle ce professeur enseigne.
IV. - Les modalités d’organisation des projets pluridisciplinaires à caractère professionnel et des périodes de formation des élèves en entreprise sont déterminées en début d’année scolaire, pour chaque division, par l’équipe pédagogique, sous l’autorité du chef d’établissement. ”
Art. 3. - Il est inséré, après l’article 31 du même décret, un article 31-1 et un article 31-2 rédigés comme suit
Art. 31-1. - Le professeur de lycée professionnel peut, au plus tard à la date de la rentrée scolaire, demander à bénéficier d’un compte formation, destiné à lui permettre d’accumuler des droits à congé de formation professionnelle en milieu professionnel. Ce droit à congé est ouvert sans préjudice des autres droits à formation auxquels peuvent prétendre les personnels enseignants du second degré.
Le compte formation est alimenté par les heures que le professeur consacre aux actions de formation dispensées dans le cadre des missions dévolues aux membres de son corps, en application de l’article 2 ci-dessus, et qui excèdent le service hebdomadaire défini au premier alinéa de l’article 30 ci-dessus. Les heures ainsi portées au crédit du compte formation n’ouvrent pas droit à l’indemnité prévue par le décret du 6 octobre 1950 susvisé.
Le compte formation individuel est tenu par le recteur d’académie et arrêté à la fin de chaque année scolaire après attestation du chef d’établissement. En cas de changement d’académie, le compte formation individuel est transféré dans la nouvelle académie d’affectation.
Au terme d’une période minimale de cinq ans après l’ouverture du compte formation et sous réserve qu’au moins soixante-douze heures soient inscrites à son crédit, le compte formation ouvre droit à un congé. La durée de ce congé, exprimée en semaines, est égale au crédit d’heures, majoré de 25 % et divisé par 18. La demande de congé doit être formulée avant la fin de l’année scolaire précédant celle au cours de laquelle commence la formation. La demande doit préciser la date de début, la durée et la nature de la formation ainsi que le nom de la structure d’accueil. Après acceptation de celle-ci par le recteur d’académie et établissement d’une convention entre ce dernier, la structure d’accueil et le professeur, le congé est prononcé par le recteur d’académie.
Durant le congé de formation professionnelle en milieu professionnel, le professeur est en position d’activité. Il perçoit le traitement afférent à l’indice qu’il détient dans son corps, ainsi que l’indemnité de résidence et, le cas échéant, le supplément familial de traitement, à l’exclusion des indemnités liées aux fonctions. Le temps passé en congé de formation professionnelle en milieu professionnel est pris en compte pour l’ancienneté et lors du calcul du minimum de temps requis pour postuler à une promotion de grade ou accéder à un corps hiérarchiquement supérieur. Il compte également pour la retraite et donne lieu aux retenues pour pension civile dans les conditions prévues à l’article L. 9 du code des pensions civiles et militaires de retraite.
A l’issue du congé, le professeur reprend de plein droit son service dans l’établissement au sein duquel il était affecté.
Art. 31-2. Une indemnité compensatrice correspondant au paiement des heures inscrites au crédit du compte formation individuel, calculée selon les modalités prévues au premier alinéa de l’article 5 du décret du 6 octobre 1950 susvisé, est versée aux professeurs de lycée professionnel qui n’ont pas bénéficié du congé formation professionnelle en milieu professionnel ou à leurs ayants cause, dans les cas suivants
- reconnaissance de l’inaptitude à exercer ses fonctions, par suite de l’altération de l’état physique, en application de l’article 63 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée ;
- nomination dans un corps ne relevant pas du ministère chargé de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur ou de la recherche.
Les droits à congé de formation professionnelle en milieu professionnel sont maintenus à titre personnel en cas de nomination dans un corps relevant du ministère chargé de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur ou de la recherche. Toutefois, l’intéressé ne pourra plus faire valoir ses droits à un tel congé au-delà d’un délai de deux ans à compter de la date de sa titularisation dans le nouveau corps.
Art. 32. Les professeurs de lycée professionnel qui exercent les fonctions de chef de travaux sont tenus de fournir, sans rémunération supplémentaire, dans l’ensemble de l’année scolaire un maximum de service hebdomadaire de trente-neuf heures.
Les professeurs de lycée professionnel peuvent exercer des fonctions d’assistance technique auprès des chefs de travaux. Ils sont alors soumis aux obligations de service prévues à l’alinéa ci-dessus.
CHAPITRE VI : Détachement
Art. 33. Peuvent être placés en position de détachement dans le corps des professeurs de lycée professionnel, dans la limite de 5 p. 100 des effectifs budgétaires de ce grade, les fonctionnaires titulaires de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent, appartenant à un corps, cadre d’emplois ou emploi classés dans la catégorie A, justifiant de l’un des titres ou diplômes requis des candidats au concours externe prévu à l’article 4 ci-dessus.
Le détachement est prononcé, après avis de la commission administrative paritaire nationale, à équivalence de grade, à un échelon comportant un indice égal ou à défaut immédiatement supérieur à celui dont l’intéressé bénéficiait dans son corps, cadre d’emplois ou emploi d’origine.
Le fonctionnaire détaché conserve, dans la limite de l’ancienneté maximale de service exigée pour l’accès à l’échelon supérieur de son nouveau grade, l’ancienneté d’échelon acquise dans son précédent emploi lorsque le détachement lui procure un avantage inférieur à celui qui aurait résulté d’un avancement d’échelon dans cet emploi ou qui a résulté de sa nomination audit échelon si cet échelon était le plus élevé de son précédent emploi. Les fonctionnaires placés en position de détachement concourent pour l’avancement de classe et d’échelon dans le corps des professeurs de lycée professionnel avec l’ensemble des fonctionnaires de ce corps.
A l’expiration d’un délai de deux ans à compter de leur détachement, ils peuvent, sur leur demande et sous réserve d’une inspection pédagogique favorable, être intégrés dans le corps des professeurs de lycée professionnel. Toutefois, les personnels appartenant à la 2e classe du corps de 2e catégorie de personnels de direction d’établissements d’enseignement ou de formation relevant du ministre de l’éducation peuvent être intégrés, sur leur demande, à l’expiration d’un délai d’un an. Dans les deux cas, ils sont alors nommés à la classe et à l’échelon qu’ils occupent en position de détachement et conservent l’ancienneté d’échelon acquise. Les services accomplis dans le corps, cadre d’emplois ou emploi d’origine sont assimilés à des services accomplis dans le corps des professeurs de lycée professionnel.
Art. 38. - Les professeurs de lycée professionnel ainsi que les élèves professeurs du cycle préparatoire d’accès au corps des professeurs de lycée professionnel mentionnés par le décret no 85-1524 du 31 décembre 1985 et concernés par l’article 20 de la loi du 20 juillet 1992 susvisée sont intégrés dans le présent corps à égalité de grade et d’échelon, avec conservation de l’ancienneté d’échelon acquise. Les services accomplis dans le corps d’origine sont assimilés à des services accomplis dans le corps des professeurs de lycée professionnel régi par le présent décret. Pour l’application de l’article L. 16 du code des pensions civiles et militaires de retraite aux personnels concernés par l’article 20 de la loi du 20 juillet 1992 susvisée et mis à la retraite avant la publication du présent décret, les assimilations prévues pour fixer les nouveaux indices de traitement mentionnés à l’article L. 15 dudit code sont faites suivant les règles et les correspondances fixées pour le personnel en activité par le premier alinéa ci-dessus.
Art. 39. abrogé
Art. 40. - Le décret no 75-407 du 23 mai 1975 modifié relatif au statut particulier des professeurs et des professeurs techniques chefs de travaux des collèges d’enseignement technique est abrogé. Pour l’application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 20 de la loi du 20 juillet 1992 susvisée, le corps des professeurs techniques chefs de travaux des collèges d’enseignement technique est assimilé à la classe normale du 2e grade du corps des professeurs de lycée professionnel suivant les règles fixées au premier alinéa de l’article 22 ci-dessus.
PIERRE BEREGOVOY Par le Premier ministre : Le ministre d’Etat, ministre de l’éducation nationale et de la culture, JACK LANG Le ministre d’Etat, ministre de la fonction publique et des réformes administratives, MICHEL DELEBARRE Le ministre du budget, MARTIN MALVY Le secrétaire d’Etat à l’enseignement technique, JEAN GLAVANY
DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES (décret 01/08/2000)
Art. 5. - Les professeurs de lycée professionnel dont le service hebdomadaire d’enseignement était précédemment fixé à vingt-trois heures peuvent être, dans l’intérêt du service, tenus d’effectuer en sus de leur service, tel que défini au premier alinéa de l’article 30 du décret du 6 novembre 1992 susvisé dans sa rédaction issue du présent décret, trois heures supplémentaires hebdomadaires. Cette obligation sera ramenée à deux heures supplémentaires hebdomadaires au 1er septembre 2002 et, au 1er septembre 2004, à l’heure supplémentaire hebdomadaire prévue au quatrième alinéa de l’article 30 susmentionné.

References: Art. 1

Art. 2

Art. 3

Art. 4

Art. 5

Art. 6

Art. 7

Art. 8

Art. 9

Art. 10

Art. 11

Art. 12

Art. 13

Art. 13

Art. 13

Art. 14

Art. 15

Art. 16

Art. 17

Art. 18

Art. 19

Art. 20

Art. 21

Art. 22

Art. 23

Art. 24

Art. 25

Art. 26

Art. 27

Art. 28

Art. 29

Art. 30

Art. 3

Art. 31

Art. 31

Art. 32

Art. 33

Art. 38

Art. 39

Art. 40

Art. 5