Source: http://hlbmatos.free.fr/Stations/Maintenance/MAINTENANCE.htm
Timestamp: 2018-05-28 01:14:41+00:00

Document:
- LA MAINTENANCE -
· La notice d'entretien
· Le cahier d'entretien
· Fiches d'inspection
· Le cahier de gonflage
· L'inspecteur
· Maintenance préventive par composant
· Guide d'entretien périodique
· Maintenance corrective par composant
· Télé dépannage
· Guide de dépannage des compresseurs
· En cas d'accident
Une fois l'installation d’une station de gonflage terminée, conformément à la réglementation en vigueur, il est recommandé de la surveiller par des visites régulières, au moins tous les ans, après un incident, une réparation, des modifications et, aussi souvent que nécessaire.
Le mot maintenance, synonyme d'entretien, est d'origine française, il nous est revenu après un détour outre-Atlantique.
On distingue la maintenance préventive et la maintenance corrective (ou curative) Elles s'effectuent à partir de 2 documents, la notice d'entretien qui dit ce qui doit être fait, quand, comment et par qui et le cahier d'entretien sur lequel on enregistre ce qui a été fait, quand, comment et par qui.
C'est l’ensemble des opérations nécessaires pour maintenir les performances du matériel, et prolonger sa durée de vie. Elle réduit la probabilité de panne et d'accident. Elle diminue les risques d'indisponibilité de la station.
Certaines normes prévues pour les compresseurs sont transposables aux stations de gonflage. La norme EN1012-1 : 96 prévoit au chapitre 7 que la documentation doit comporter :
a. Une notice d'utilisation, voir § 7.2. (Elle doit être conservée en permanence dans la station et être disponible pour les opérateurs)
b. Une notice d'entretien (voir § 7.3)
c. Une liste des pièces nécessaires à l'entretien (voir § 7.4)
La directive 97/23/CE qui sera bientôt transposée en droit français, prévoit dans sa section 6, point "g" que : "L'emplacement et le trajet des tuyaux et des conduites souterraines sont au moins enregistrés dans la documentation technique afin de faciliter l'entretien, l'inspection ou la réparation en toute sécurité".
Il est souhaitable de procéder de même pour les autres équipements qui constituent la station, même si ceci n'est pas mentionné explicitement.
Les exploitants de ces stations ont tout intérêt à conserver les documents remis par les fournisseurs. Parmi ceux-ci :
Pour les équipements sous pression fabriqués selon la réglementation française normale :
· L'état descriptif, si les appareils à pression sont fixes.
· Les P.V. d'épreuve.
· Les certificats de visite.
Pour les équipements sous pression fabriqués selon la réglementation "européenne" :
· L'attestation C.E. de conformité.
· La notice d'instruction.
· Les P.V. de requalification périodique.
Ou notice d'instruction. Elle est constituée par la réunion d'un certain nombre de documents. Elle doit être créée en collaboration avec l'installateur. Elle est indispensable, en maintenance préventive, en maintenance corrective et pour réaliser des modifications.
Chaque composant fonctionnel de la station doit posséder une notice d'entretien, fournie par le fabricant. Chacun doit comprendre la liste des opérations à effectuer et les procédures à suivre pour le maintenir en bon état.
Certaines parties n'ont ni notice, ni procédure de contrôle. Il faut donc éventuellement les réaliser.
D'autres encore sont soumises à des vérifications ou des épreuves dont il n'est pas fait mention dans leur notice. Il faut les répertorier.
Il faut y joindre un descriptif et un schéma d'implantation de l'installation sur lequel seront représentés tous les blocs fonctionnels qui la composent. Certains détails importants de l'installation, comme les canalisations, pourront faire l'objet de schémas séparés. Ces schémas devront être constamment tenus à jour par l'installateur.
Le cahier d'entretien
L'inspection régulière d'une station permet de s'assurer qu'elle est en bon état et ne présente pas de dangers, que les documents nécessaires à sa vérification sont présents et bien à jour, que les entretiens périodiques, les vérifications et épreuves réglementaires sont bien effectués.
Pour faciliter cette inspection, il est utile de réaliser des fiches suivant les types de contrôles à effectuer, leur périodicité ou les moyens nécessaires. Ces fiches permettent de ne rien oublier. Elles peuvent se présenter sous forme de tableaux sur lesquels, l'inspecteur ajoutera son nom, la date et les commentaires appropriés.
Au cours de l'inspection annuelle, on vérifiera que les autres inspections périodiques sont bien effectuées, par exemple :
- Les guides d'entretien périodique fournis par les fabricants.
- Les vérifications ou épreuves des équipements soumis à réglementation, tels que les bouteilles tampons et éventuellement les filtres et les décanteurs.
La bonne tenue du cahier d'entretien permet aussi de programmer les vérifications ou épreuves de ces équipements, pour éviter de gêner l'exploitation de la station.
Les fiches d'inspection doivent comporter toutes les opérations de contrôle à effectuer. Chaque opération peut elle-même demander la vérification d'éléments, suivant une liste ou faire appel à une procédure qui se trouve dans la notice d'entretien.
L'ensemble des fiches d'inspection constitue la partie maintenance préventive d'un cahier d'entretien dont la tenue est rendue obligatoire par le décret n° 99-1046 du 13 décembre 1999 Art. 17.-1 et l'arrêté du 15/01/62 qui prévoient en outre qu'il doit être tenu à la disposition des agents chargés de la surveillance des appareils à pression.
Chaque station est unique, il n'est donc pas possible de réaliser des fiches d'inspection type. Nous donnons ci-dessous des listes non exhaustives d'inspections à réaliser. Elles aideront les responsables à établir des fiches spécifiques.
Toute modification de l'installation nécessite l'adaptation des fiches correspondantes. Il est recommandé d'établir certaines de ces fiches en collaboration avec l'installateur et les fabricants des équipements.
Dossier d'installation et de modifications, à jour ; (liste des plans)
Cahier d'entretien, à jour ;
Rapports de vérifications et d'épreuves ;
Notices et consignes d'utilisation disponibles dans la station ; (liste)
Dossier d'assurance.
Sous-ensembles de la station ; (liste) ;
Outillage (liste) ;
Mobilier (liste) ;
3) Les consommables :
Pièces de rechange (liste et quantité)
Ingrédients. (liste et quantité)
II - Le local :
Accessibilité des équipements ;
Fermeture des portes ;
Fermetures des armoires ;
Disponibilité des clés et de leurs références.
III - Affichage :
Présence des panneaux de consignes ; (suivant modèles)
Plan d'évacuation ; (suivant modèle)
Présence des panneaux de signalisation de dangers éventuels ; (suivant modèles)
Emplacement des extincteurs ;
Tableau de maintenance périodique du compresseur.
IV - Compresseurs : (compléments)
Ventilation et aération du compresseur ;
Propreté, fixation, bruits suspects ;
Présence des organes de protection ;
Tension des courroies ;
Niveau d'huile, consommation, fuites éventuelles ;
Réglage haut et bas du pressostat ;
Fonctionnement du programmateur ;
Valeurs des pressions inter étages ;
Vérification du débit de remplissage ;
Relevé des différents compteurs : heures, électricité et eau éventuellement ;
Soupapes de sûreté des différents étages.
V - La sécurité :
Arrêt / Marche ;
Arrêts d'urgence ;
Accessibilité des extincteurs, dates de contrôle ;
État de la pharmacie, accessibilité, fournitures manquantes ou périmées ;
6. Qualité de l'air. (Avec une mallette spécialisée) *
VI - Filtration :
Prise d'air ;
Conduite d'arrivée de l'air ;
Filtre d'entrée ;
Décanteurs ;
Fonctionnement des purges manuelles ou automatiques ;
Récupération des condensats ;
Remplacement des médias filtrants ;
Vérifications des filtres ; * (rapports)
Épreuves des filtres ; ** (rapports)
Fonctionnement et pression du déverseur ;
Fonctionnement des clapets anti-retour.
VII - Stockage :
Vérifications des bouteilles tampons avec leurs soupapes de sûreté ; * (rapports)
Épreuves des bouteilles tampons avec leurs soupapes de sûreté ; ** (rapports)
Fixation, isolement des bouteilles tampons ;
Absence d'eau à la purge des tampons ;
Corrosion externe des bouteilles tampons ;
Corrosion externe des filtres.
VIII - Distribution, commande, raccordement :
Canalisations, points de corrosion, d'usure, de vibration, de fuite d'air ;
Ouverture et fermeture de toutes les vannes, identification, accessibilité ;
Mesures de pression, manomètres * ;
État des flexibles, des étriers ou des raccords D.I.N.
Fonctionnement des purges d'air ;
Mesures mises en place pour éviter le fouettage des flexibles ;
Soupapes de sûreté des rampes.
IX - Électricité :
Raccordement au réseau électrique * ;
Système de sécurité, fusibles, disjoncteur différentiel * ;
Boîtier électrique, prise de terre, isolation, continuité électrique des masses * ;
Relevé du compteur électrique.
* Les opérations repérées par un astérisque nécessitent une formation et un outillage approprié.
**Les opérations repérées par deux astérisques nécessitent de passer par un organisme habilité.
Le cahier de gonflage
Il sert à enregistrer toutes les séances de gonflage effectuées. On notera à chaque fois : le nombre de bouteilles gonflées, les incidents éventuels,
la date, le nom et la signature de l'opérateur.
Le nombre de mètres cube chargés, le temps affiché par l'horodateur sont notés quand ils sont disponibles.
La visite et les travaux associés peuvent, bien entendu, être demandés à un professionnel compétent. Cependant, après une formation complémentaire adaptée, un bon technicien possédant une formation mécanique de base ou un T.I.V, est capable d'effectuer une bonne partie de ces inspections.
Il peut réaliser certains travaux simples comme le nettoyage des équipements, la vidange d'huile, le remplacement des médias filtrants, la vérification, le nettoyage de la prise d'air et du filtre d'entrée. Pour cela, il utilise la documentation du constructeur, prévue à cet effet.
Il faut noter que, dans les cas difficiles, l'inspecteur n'a pas à prendre de décision mais simplement à faire des rapports. Si une avarie ou une anomalie est constatée, il doit la signaler aux responsables qui décideront des mesures à prendre. Cependant, dans le cas d'un danger immédiat, il peut demander l'arrêt et éventuellement la fermeture de la station.
Après une formation de 2 ou 3 jours chez un fabricant, ce technicien devient capable d'utiliser des appareils simples pour effectuer des réglages, vérifier les pressions d'huile, les circuits électriques, les isolements et la qualité de l'air.
Il peut aussi effectuer des travaux plus importants comme le nettoyage ou le remplacement des clapets, des segments, le changement d'huile, la mise en chômage prolongé, la visite des volumes sous pression : décanteurs, filtres et tampons. Ces travaux peuvent nécessiter un outillage spécifique. Un tel stage coûte entre 300 et 350 euro
Maintenance préventive par composant
Certains éléments et certaines opérations nécessitent des soins particuliers qu'il est important de souligner.
A chaque contrôle, tourner le papier filtre d'un quart de tour pour prolonger sa durée de vie et conserver son efficacité. En atmosphère très poussiéreuse, nettoyer les filtres toutes les 8 heures. Pour ce nettoyage, ne jamais utiliser de produits inflammables.
Si une indication est mauvaise et qu'on ne trouve pas de panne, il faut vérifier le manomètre avec un manomètre référence. Voir la norme EN837-1 et l'article 4 de l'arrêté du 15/01/62. Il est souvent moins onéreux de le remplacer, à moins de le vérifier sois-même avec un manomètre dont on est sûr.
Fermer toutes les sorties de la rampe, l'alimenter avec la haute pression et vérifier, quand la soupape débite, que la pression ne dépasse pas la pression de service prévue pour les volumes sous pression. Attention certaines soupapes ne supportent pas un tel test, se renseigner. Selon l'arrêté du 4 décembre 1998, les vérifier aussi souvent que les volumes qu'elles protègent et les faire ré étalonner à chaque réépreuve. (Requalification)
Resserrer les raccords de tuyauterie après les 30 premières heures de fonctionnement, après avoir dépressurisé tous les circuits.
Vérifier la tension des courroies après les 10 premières heures de marche. Suivre la procédure indiquée par le fabricant avec l'outillage approprié. Pour donner une idée approximative, en appuyant fortement avec le pouce au milieu d'une courroie, la flèche doit se situer entre 5 et 10 mm.
Les segments ont un ordre et un sens de montage bien déterminé. Attention à bien les remettre dans l'ordre et le sens prévu.
L'entrée des séparateurs est souvent équipée, à l’intérieur, d'un filtre en bronze fritté pour éliminer les poussières résiduelles et les particules métalliques qui proviennent de l’usure de l'étage précédent.
Ces éléments doivent être nettoyés périodiquement dans une solution savonneuse ou vinaigrée, chaude et dégraissante. Ils doivent être remplacés régulièrement suivant les indications du fabricant.
Si on remplace sois même les médias filtrants, en granulés, dans les filtres, il ne faut pas trop les tasser car cela conduit à favoriser des chemins préférentiels de l'air le long des parois. Dans ce cas, la partie centrale peut ne pas être empruntée par l'air.
Attention de bien remettre les feutres et les grilles de séparation dans le bon ordre, sous peine de retrouver les médias filtrants dans les tuyaux et à la sortie.
Les Techniciens en Inspection Visuelle peuvent vérifier les bouteilles tampons pour s'assurer de leur état. Cependant ces vérifications n'apportent aucun allégement de la réglementation en vigueur en ce qui concerne les requalifications.
L'arrêté du 24/07/1993 Article 1 dit que l'on doit procéder aux vérifications, aussi souvent que nécessaire. Par exemple lorsqu'on les déplace, quand des condensats y ont séjourné ou que l'on y trouve régulièrement de l'eau en les purgeant.
La dépose de tampons nécessite plusieurs personnes car certaines pèsent près de 100 kg. D'autre part, le plus grand soin doit être apporté à la déconnexion et à la connexion des canalisations pour éviter d'endommager les filetages des raccords. Les filetages des cols, parfois coniques, nécessitent une clé dynamométrique pour le remontage.
Le Technicien en Inspection Visuelle vérifiera les bouteilles tampons comme il a l'habitude de le faire pour les bouteilles de scaphandre. Il établira une fiche particulière pour chaque tampon.
Celles-ci doivent être purgées régulièrement pour s'assurer qu'il n'y a pas d'eau à l'intérieur et être vidées, si elles ne sont pas utilisées pendant plus de 3 mois, pour éviter le développement des bactéries.
Vidanges de l'huile
Les huiles minérales, issue des produits pétroliers ne sont plus guère utilisées dans les compresseurs modernes. Par contre, en raison même de leur haut pouvoir lubrifiant les huiles de synthèses ne conviennent pas toujours pour le rodage. Le film d’huile créé est si résistant qu’il s’oppose au rodage et au glaçage des surfaces en contact.
Pour cette raison, il convient de roder le compresseur avec une huile minérale pure telle que la RARUS 427 pendant au moins 100 heures. La première vidange ainsi que les compensations de consommation doivent évidemment être faites avec la même huile.
Après la période de rodage, vidanger à chaud, complètement, l’huile minérale. Vérifier l’état des clapets et des culasses. Éliminer soigneusement toute trace de calamine. Faire le plein avec l’huile recommandée.
Cette procédure doit aussi être suivie après le remplacement de cylindres et de pistons.
Le rodage des compresseurs neufs est aujourd'hui presque toujours réalisé en usine par le fabricant.
En sortie d’usine, les compresseurs modernes utilisent donc directement les huiles de synthèse. Il est préférable de faire l’appoint d’huile plus souvent, sans dépasser la moitié de la marge de niveau, plutôt que d’en mettre trop. Il ne faut jamais dépasser le niveau max.
L'huile s’oxyde avec le temps c’est à dire qu'elle se combine avec l’oxygène de l’air, ce qui lui fait perdre ses propriétés. Il est donc indispensable de la changer au moins une fois tous les ans même si le compresseur n'est pas utilisé. Il faut aussi éviter de laisser l’huile en contact avec l’air, par exemple dans des bidons ouverts.
Guide d'entretien périodique
Le tableau suivant donne quelques consignes d'entretien périodique qui peuvent s'appliquer à un grand nombre de compresseurs. Il est cependant préférable d'utiliser celles du constructeur, quand elles existent.
Quand on utilise un moteur thermique, il y a lieu d’en suivre les consignes particulières de maintenance. Ne pas oublier de vérifier son niveau d’huile.
Ne pas confondre les huiles
(Celles utilisées pour les moteurs sont incompatibles avec le fonctionnement des compresseurs)
Exemple de guide d'entretien périodique
CONSIGNES (Toutes les X heures)
Vérifier le niveau d’huile moteur et compresseur à chaque mise en route et suivant le cycle ci-contre.
Effectuer la purge du déshuileur et changer la cartouche.
Effectuer la purge du désodoriseur et changer la cartouche.
Effectuer la purge du sécheur et changer la cartouche.
Nettoyer les filtres d’aspiration du compresseur et éventuellement du moteur
Démonter et nettoyer le clapet moyenne pression.
Vidanger le moteur et le compresseur.
Nettoyer les ailettes de refroidissement du moteur du compresseur et des réfrigérants.
Vérifier l’étanchéité des soupapes de sûreté avec un produit utilisé par les plombiers pour le gaz.
Nettoyer le circuit d’air et les décanteurs. Changer les joints des décanteurs.
Vérifier les segments et les changer si nécessaire.
Graisser les roulements du moteur électrique.
Échange standard des blocs clapets aspiration et refoulement.
Échange standard de la plaque à clapet MP.
Échange standard des plaques à clapets BP
Lorsqu'on veut remplacer l'huile minérale par de l'huile synthétique, il faut prendre un certain nombre de précautions. Les suivantes sont tirées de la documentation BAUER. (Lorsqu'on utilise plusieurs compresseurs, il est souhaitable d'harmoniser les huiles utilisées pour éviter les problèmes de stockage, d'approvisionnement et les erreurs de mélange)
Faire tourner le compresseur pendant 15 minutes puis vidanger l'huile quand elle est chaude. - Remplacer ou nettoyer le filtre à huile, les clapets, les refroidisseurs, les séparateurs et épurateurs. - Nettoyer toutes les conduites et tous les tuyaux du système pneumatique de sorte qu'ils soient exempts de dépôts. - Verser de l'huile synthétique dans le bloc compresseur.
- Après environ 100 heures de service, nettoyer ou remplacer le filtre à nouveau. S'il est très encrassé, contrôler la qualité de l'huile ; si l'huile est usée, la vidanger à nouveau. N'utiliser que la même huile pour les vidanges ultérieures.
Avant chaque remise en fonctionnement, faire tourner le compresseur quelques tours à la main et, une fois démarré, purger le circuit d'huile pour éliminer les bulles d'air.
Chômage prolongé
On appelle ainsi les arrêts prolongés. (plus d’un an) Voir l'arrêté Ministériel du 15/01/62 Article 11. Pour préserver le compresseur pendant ces arrêts, il faut le conditionner. Cela consiste, à défaut d'autre information :
A vider complètement l'huile du carter et à la remplacer par de l'huile neuve. - A mettre un verre de cette même huile à l'aspiration et à le faire tourner pendant 5 minutes. – puis à arrêter le compresseur, à le purger de tout l'air qui s'y trouve, à refermer les purges et la sortie. On protège ainsi les cylindres contre l'oxydation.
Pour la remise en marche, on vidange à nouveau l'huile, on la remplace par de l'huile neuve et on démarre le compresseur sous surveillance. Dans tous les cas, on utilisera de préférence les recommandations du fabricant, lorsqu'elles existent. (L'idéal consisterait à remplir tous les circuits d'azote pour prévenir l'oxydation)
On peut aussi, à juste titre, l'appeler maintenance curative. Elle est constituée par l’ensemble des opérations nécessaires pour ramener à l’état initial un matériel qui est tombé partiellement ou totalement en panne. Elle se distingue de la maintenance préventive par le fait que le technicien doit effectuer un diagnostic le plus précis possible avant de commencer les travaux. Les fabricants fournissent des tableaux d'aide au dépannage pour les compresseurs. (Voir un exemple en fin de chapitre)
On trouvera aussi, dans la notice d'entretien, des vues éclatées permettant d’identifier les pièces. Ces vues, avec les plans d'installation, faciliteront les diagnostics de panne. Le cahier d’entretien s’avérera là aussi précieux pour conserver la mémoire des opérations effectuées.
Dans bien des cas ce document est constitué par un cahier ordinaire sur lequel sont rapportés toutes les inspections et travaux exécutés, avec la date et le nom de l'intervenant.
Avant de procéder à l’analyse des pannes et de leurs causes probables, on suppose que les conditions normales d’exploitation sont réunies, à savoir :
La température ambiante est comprise entre les limites prescrites, par exemple de -10 à 45°C ;
L’alimentation électrique n’est pas coupée ;
Le câblage électrique n’a pas été accidentellement modifié ;
Le lubrifiant utilisé est bien celui préconisé et des condensations n’ont pas perturbé le graissage ;
Le graissage est normalement effectué ;
Le sens de rotation du compresseur est correct.
Avant tout démontage important, il est utile de nettoyer le compresseur au "Karcher" à eau chaude. Il faut ensuite sécher l'ensemble puis repérer les pièces et leur position de montage avec des feutres de couleurs pour éviter toute erreur au remontage.
En outillage on peut prévoir, à cet effet, une soufflette qui permettra de nettoyer l'installation à partir d'une bouteille et d'un détendeur moyenne pression.
Un compresseur ou une station de gonflage a été défini par un fabricant ou un installateur en fonction de normes de constructions précises. Toute modification ne doit être faîte qu’après avis du fabricant ou au moins d’un spécialiste. L’installation doit rester conforme au descriptif du fabricant.
Tout bricolage doit être interdit
(Si vous avez des idées de génie, vendez-les à un fabricant)
Maintenance corrective par composant
Certains composants nécessitent des précautions particulières pour leur dépannage.
Toute trace de corrosion doit être nettoyée puis inspectée attentivement. Toute déformation accidentelle ou due à la pression doit donner lieu à l’échange de la pièce en cause.
Une portion de tuyau endommagée doit être coupée et remplacée avec les raccordements appropriés.
Il est plus facile et surtout moins dangereux de rechercher les fuites d'un compresseur quand il est arrêté. Pour cela on arrête le compresseur purges fermées le temps de trouver la fuite, au bruit ou mieux, avec un produit spécialisé comme en utilisent les plombiers.
Ne pas oublier d'ouvrir ensuite les purges avant de redémarrer. Avant toute intervention, couper l’alimentation, libérer la totalité de l’air contenu dans l’unité, laisser refroidir l’installation. Sinon il peut y avoir des risques au démontage.
On ne doit jamais serrer ou desserrer un assemblage qui fuit
lorsque l’installation est sous pression
Quand une soupape de sûreté fuit, à la sortie d'un étage de compression, on doit en rechercher la cause au niveau du clapet d'aspiration de l'étage suivant. Quand une soupape de sûreté, montée sur des bouteilles tampons reliés entre elles, fuit anormalement, il faut dépressuriser toutes les bouteilles associées avant de démonter la soupape.
Si un système de purge automatique fonctionne mal, il n'est pas toujours facile de s'en apercevoir immédiatement. Le séparateur correspondant peut se remplir d'eau, celle-ci est alors aspirée par l'étage suivant et on risque d'en détruire les clapets. Pour pallier cela, il faut de temps en temps actionner les purges manuelles prévues par certains constructeurs.
Si l'une d'entre elles laisse échapper beaucoup d'eau, plus d'un verre par exemple, c'est que le clapet est bloqué en position fermée. Par contre si la pression ne monte pas et qu’il y a fuite permanente c'est qu'il est bloqué en position ouverte.
Attention : sur certains modèles de compresseur, l’inversion du sens de rotation peut stopper l'alimentation en huile et entraîner un grippage mécanique.
Le moteur doit être protégé par des disjoncteurs différentiel et thermique.
Pendant les opérations de maintenance des mesures doivent être prises pour éviter la mise en marche. (Par exemple coupe-circuit à clef, panneau de signalisation) Voir les panneaux normalisés dans l'annexe B de la norme 1012-1 : 96.
Lorsqu’un groupe électro-compresseur est en fonctionnement automatique, on ne doit intervenir qu’après avoir coupé de façon permanente l’alimentation électrique et pris des garanties, par exemple en enlevant les fusibles, pour qu’un tiers ne puisse pas rétablir le courant.
Après chaque opération de maintenance
Toutes les sécurités et protections doivent être remises en place,
En cas de difficultés, n’hésitez pas à consulter le service après-vente du fabricant qui pourra vous aider à réparer par vos propres moyens en orientant vos recherches par téléphone. Il pourra, en cas de réelle difficulté, vous détacher un technicien.
Il existe cependant des systèmes utilisant un ordinateur, des modems et une liaison téléphonique. Ils permettent, dans le monde entier, de mettre le boîtier électronique de la machine en relation avec un spécialiste, chez le fabricant.
Ceci lui permet d'étudier la panne à distance et de donner au technicien, sur place, les moyens de dépanner, dans certaines limites évidemment. Ces systèmes sont d'un prix élevé et pas à la portée de la plupart des clubs.
Guide de dépannage des compresseurs
Le guide donné ci-après, comme exemple, peut être utile mais il ne s'adapte pas à tous les compresseurs et il vaut mieux se fier à celui du constructeur. Pour les autres parties de la station, on peut bâtir soi-même des tableaux avec l'installateur.
Pour être efficace, il faut d'abord connaître parfaitement la disposition et le fonctionnement de chaque élément.
Pour la recherche des fuites, par exemple, on procède souvent par isolations successives des fonctions en utilisant les schémas fonctionnels qui se trouvent dans la notice d'entretien. Seule une connaissance approfondie et une longue expérience peuvent permettre de trouver certaines pannes.
Malgré toutes les précautions prises la probabilité d'accident n'est jamais nulle. La collecte d'information est donc très importante c'est pourquoi dans le décret n° 99-1046 du 13 décembre 1999 sont prévues entre autres les dispositions suivantes :
Art. 25. - L'utilisateur d'un équipement sous pression doit porter immédiatement à la connaissance du préfet ;
1 Tout accident occasionné par un équipement sous pression ayant entraîné mort d'homme ou ayant causé des blessures ou des lésions graves.
2 Toute rupture accidentelle sous pression d'un équipement sous pression s'il s'agit d'un équipement soumis à des opérations de contrôle en service par application de l'article 18.
Exemple de guide de dépannage
pression inter étage.
1 Anomalie sur clapet aspiration de l’étage suivant.
Vérification du clapet suspect dont l’étanchéité et le fonctionnement peuvent être compromis par une particule ou une pièce cassée.
2. Manomètre.
Comparer les indications données par le manomètre douteux à celles d’un manomètre référence.
Excès de pression finale.
1. Régulation.
Vérifier la pression de coupure du pressostat de régulation.
1. Filtre d'aspiration, bouché ou colmaté.
Vérifier, nettoyer et remonter.
2. Clapet d’aspiration du 1er étage défectueux.
Vérifier, nettoyer ou changer et remonter.
3. Fuite sur compresseur ou réseau.
Vérifier que les purges du compresseur sont bien fermées. Vérifier le réseau en aval du compresseur, stopper et resserrer les raccords.
4. Usure des ensembles cylindre/piston /segments.
Cette usure se détecte généralement par des fuites importantes par le reniflard du carter.
Si ces fuites sont constatées, démonter et vérifier les segmentations.
5. Anomalie de
Vérifier état et tension des courroies.
Les changer éventuellement ou procéder au réglage de leur tension.
6. Soupape non étanche.
Changer la soupape.
Anomalie de clapet.
Vérifier, nettoyer ou changer éventuellement.
1. Taux d’utilisation admissible dépassé.
Demander conseil au fabricant.
2. Le compresseur est mal refroidi.
Vérifier la température ambiante. Elle ne doit pas dépasser 45°.
3. Les ailettes des cylindres et (ou) des réfrigérants encrassées.
Anomalies de clapet.
Vérifier, réparer ou changer.
· Sens de rotation incorrect.
Inverser 2 phases de réseau.
1. Transmission de vibration aux tuyauteries.
Vérifier la liaison compresseur / réservoir. Fixer correctement les tuyaux.
2. Niveau d’huile trop bas.
Faire le niveau d’huile.
3.Désalignement de la transmission.
Augmentation du temps de marche du compresseur.
1. Augmentation des besoins.
Analyser l’évolution des besoins, doubler éventuellement le compresseur.
2. Fuite importante sur réseau.
Vérifier, étancher.
3. Fuite sur circuit d’air au travers du compresseur.
4. Vitesse de rotation accidentellement réduite.
1. Air aspiré par le compresseur chargé de poussières abrasives.
Vérifier la prise d'air et le filtre d'entrée.
2. Présence d’eau dans l’huile du carter.
Vérifier le bon fonctionnement des purges automatiques ou faire des purges manuelles plus fréquentes.
Remplacer l’huile polluée.
3. Anomalie de transmission.
Vérifier l’alignement, la tension et l’état des courroies.
4. Manque d’huile.
1. Cause moteur.
Voir la notice du moteur. Essayer courroies enlevées.
2. Grippage du compresseur.
Faire tourner le compresseur à la main. Si la rotation est impossible, la panne nécessite le remplacement des pièces incriminées.
3. Défaut d’alimentation ou anomalie de régulation.
Localiser et réparer.
- LE MANUEL DE CHARGEMENT -

References: § 7
 § 7
 § 7
 Art. 17
 l'article 4

Art. 25
 l'article 18