Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19960115-137029-137567
Timestamp: 2017-04-29 02:08:27+00:00

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Page d'accueil > Résultats de la recherche France, Conseil d'État, 2 / 6 ssr, 15 janvier 1996, 137029 et 137567
Sens de l'arrêt : RejetType d'affaire : AdministrativeType de recours : Recours pour excès de pouvoirNumérotation : Numéro d'arrêt : 137029;137567Numéro NOR : CETATEXT000007893180 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1996-01-15;137029 Analyses : PROCEDURE - INTRODUCTION DE L'INSTANCE - INTERET POUR AGIR - EXISTENCE D'UN INTERET - INTERET LIE A UNE QUALITE PARTICULIERE - Autorisation d'installation d'un appareil d'imagerie médicale à Poitiers - Examen des besoins par application d'un indice national - Recevabilité de la requête d'un radiologue de Charenton.54-01-04-02-01, 61-07-01 Un radiologue installé à Charenton justifiait, à la date d'introduction de sa demande devant le tribunal administratif, d'un intérêt lui donnant qualité pour contester une décision du 21 avril 1988 autorisant, par application d'un indice national de besoins, l'installation dans un établissement de Poitiers d'un appareil d'imagerie par résonance magnétique. La circonstance que les besoins sont appréciés dans un cadre régional depuis l'entrée en vigueur du décret du 31 décembre 1991 n'est pas de nature à faire disparaître l'intérêt pour agir de ce radiologue.SANTE PUBLIQUE - ETABLISSEMENTS PRIVES D'HOSPITALISATION - AUTORISATIONS DE CREATION - D'EXTENSION OU D'INSTALLATION D'EQUIPEMENTS MATERIELS LOURDS - Autorisation d'installation d'un appareil d'imagerie médicale à Poitiers - Examen des besoins par application d'un indice national - Recevabilité de la requête d'un radiologue de Charenton.Texte : Vu 1°), sous le n° 137029, le recours du MINISTRE DE LA SANTE ET DE L'ACTION HUMANITAIRE, enregistré au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 5 mai 1992 ; le ministre demande que le Conseil d'Etat annule le jugement en date du 14 février 1992 du tribunal administratif de Poitiers qui a annulé la décision du ministre des affaires sociales et de l'emploi, en date du 21 avril 1988, autorisant la société anonyme Scanner Poitou-Charentes à installer un appareil d'imagerie par résonance magnétique nucléaire dans ses locaux situés à Poitiers ;
Vu 2°), sous le n° 137567, la requête enregistrée le 18 mai 1992 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par la SOCIETE ANONYME SCANNER POITOU-CHARENTES, dont le siège social est ..., représentée par son président-directeur général en exercice, le docteur Philippe Y... ; la société demande au Conseil d'Etat l'annulation du jugement en date du 14 février 1992 du tribunal administratif de Poitiers qui a annulé la décision du ministre des affaires sociales et de l'emploi, en date du 21 avril 1988, autorisant la SOCIETE ANONYME SCANNER POITOU-CHARENTES à installer un appareil d'imagerie par résonance magnétique nucléaire dans ses locaux situés à Poitiers ;
Vu la loi n° 84-247 du 5 avril 1984 ;
- les observations de la SCP Lesourd, Baudin, avocat de M. Thierry A..., de M. Bernard X... et de M. Claude Z...,
- les conclusions de M. Delarue, Commissaire du gouvernement ;Considérant que la requête de la SOCIETE SCANNER POITOU-CHARENTES et le recours du MINISTRE DE LA SANTE ET DE L'ACTION HUMANITAIRE, dirigés contre le jugement du tribunal administratif de Poitiers en date du 14 février 1992, présentent à juger les mêmes questions ; qu'il y a lieu de les joindre pour statuer par une même décision ;
Considérant que M. A... et autres, radiologistes installés à Charenton, justifiaient, à la date de l'introduction de leur pourvoi devant le tribunal administratif de Poitiers, d'un intérêt leur donnant qualité pour contester la décision du 21 avril 1988 autorisant, par application d'un indice national de besoins, la SOCIETE SCANNER POITOU-CHARENTES à installer dans son établissement de Poitiers un appareil d'imagerie par résonance magnétique ; Considérant que l'article 31 de la loi du 31 décembre 1970 subordonne l'installation, dans tout établissement privé contribuant aux soins médicaux et comportant ou non des moyens d'hospitalisation, d'équipements matériels lourds au sens de l'article 46 de ladite loi, à une autorisation, qui ne peut, en vertu de l'article 33 de la même loi, être accordée que si elle répond aux besoins de la population tels qu'ils résultent de la carte sanitaire prévue à l'article 44, ou appréciés, à titre dérogatoire, selon les modalités définies au premier alinéa dudit article ; qu'en vertu du décret n° 84-247 du 5 avril 1984, les appareils d'imagerie par résonance magnétique nucléaire à usage clinique figurent sur la liste des équipements matériels lourds prévue par l'article 46 de la loi précitée ; que le décret n° 84-248 du même jour, encore en vigueur au 21 avril 1988, prévoit que le ministre chargé de la santé est compétent pour délivrer l'autorisation d'installer ces appareils et que les besoins correspondant à cette technique sont évalués au niveau national ; que l'arrêté du 13 avril 1987, encore en vigueur au 21 avril 1988, fixe l'indice de besoins relatif aux appareils d'imagerie par résonance magnétique nucléaire à un appareil pour une population de 1 100 000 habitants ; que le ministre, par sa décisionsusmentionnée, n'a pas entendu utiliser la procédure dérogatoire prévue à l'article 44 de ladite loi ;
Considérant que la décision par laquelle le ministre avait rejeté le 23 novembre 1987 la demande de la SOCIETE SCANNER POITOU-CHARENTES n'a créé aucun droit ; qu'il appartenait au ministre d'examiner en droit et en opportunité le recours gracieux dirigé contre ce refus ; qu'il ne pouvait accorder l'autorisation dès lors que le nombre d'appareils d'imagerie par résonnance magnétique nucléaire installés était à la date du 21 avril 1988 supérieur à la norme fixée par l'arrêté susmentionné ; que par suite, le ministre et la société requérante ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif a annulé la décision accordant à la SOCIETE SCANNER POITOU-CHARENTES l'autorisation d'installer un appareil d'imagerie par résonance magnétique nucléaire ;
Article 1er : Le recours du MINISTRE DE LA SANTE ET DE L'ACTION HUMANITAIRE et la requête de la SOCIETE SCANNER POITOU-CHARENTES sont rejetés.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la SOCIETE SCANNER POITOU-CHARENTES, à MM. A..., X... et Z... et au ministre du travail et des affaires sociales.Références : Arrêté 1987-04-13Décret 84-247 1984-04-05Décret 84-248 1984-04-05Loi 70-1318 1970-12-31 art. 31, art. 46, art. 33, art. 44Publications :Proposition de citation: CE, 15 janvier 1996, n° 137029;137567Mentionné aux tables du recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Président : M. GentotRapporteur : M. MaryRapporteur public : M. DelarueOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 2 / 6 ssrDate de la décision : 15/01/1996Fonds documentaire : Legifrance Haut de page

References: l'article 31
 l'article 46
 l'article 33
 l'article 44
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