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Timestamp: 2019-04-19 21:09:15+00:00

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Josly Piette | Connaître la Wallonie
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Glons 05/10/1943
Numéro 2 de la CSC de 1992 à 2005, Josly Piette s’est imposé comme un interlocuteur social majeur de la scène politique belge et wallonne. Ancien ouvrier de la FN, il achevait en 2005 sa carrière syndicale et se lançait de nouveaux défis : en politique, il voulait devenir bourgmestre de Bassenge. Il sera aussi ministre fédéral, pendant quelques mois, en charge de l’Emploi et du Travail.
Ayant achevé l’École technique Saint Laurent en juin 1960 avec un diplôme A3 en poche, Josly Piette est recruté par la Fabrique nationale d’Armes de guerre qui, pendant deux ans, lui assure une formation professionnelle intense. Il sera engagé au département Aviation et travaillera sur des machines de grande précision. Le jeune ouvrier entame sa carrière quand éclate la Grande Grève wallonne contre la Loi unique et, très vite, il est aussi confronté à la fameuse grève des femmes de la FN (1966), avant de connaître l’importante mobilisation autour des cristalleries du Val Saint-Lambert et la crise dans la sidérurgie.
Recruté par Ghislain Hiance et Louis Smal, le métallo s’engage dans le mouvement syndical et gagne son premier mandat en 1967. Permanent interprofessionnel CSC (1971), avec un diplôme décroché à la FOPES, il devient, pendant dix ans, le secrétaire de la régionale de Liège de la CSC (1982-1992). Chef de file de la fédération liégeoise de la CSC, il forme avec Louis Smal un duo aussi efficace qu’improbable. Discret et avare de sorties médiatiques spectaculaires, organisateur méthodique des services aux affiliés, Josly Piette se montre partisan d’un syndicalisme de proposition, plutôt que d'affrontement. A Liège, il siège alors notamment au conseil de Meusinvest (-1992), de RTC, du groupe Liège 2000. En octobre 1989, avec le départ de l’unitariste Jef Houthuys et le transfert de nouvelles compétences vers la Région wallonne où la SRIW prend son véritable envol, la CSC ne rate pas l’occasion d’attribuer plus d’autonomie à son aile wallonne et Josly Piette devient le vice-président du Comité régional wallon, aux côtés de François Cammarata. Membre du groupe Liège 2000 (1990), il est un leader syndical écouté, au même titre que son homologue de la FGTB Urbain Destrée.
En janvier 1992, Josly Piette succède à Robert D’Hondt en tant que numéro 2 de la CSC, aux côtés de Willy Peirens (de 1992 à 1999), puis de Luc Cortebeeck (1999-2005). La disparition soudaine de R. D’Hondt a forcé les fédérations wallonnes et bruxelloise à choisir entre Willy Thys et Josly Piette, mais comme elles ne sont pas parvenues à dégager leur candidat, c’est par conséquent l’aile flamande qui a contribué à l’accession de Josly Piette au poste de secrétaire général de la CSC ; il s’empresse d’ailleurs de souligner que cette fonction correspond, mutatis mutandis, à la présidence de l’aile wallonne du syndicat.
Renforcer la démocratie, lutter contre les exclusions sociales, favoriser l’emploi et maintenir la sécurité sociale seront ses principaux leitmotive. Engagé dans la lutte contre le plan global de redressement du gouvernement Dehaene (1993-1994), partisan du recours maximum à la concertation sociale, Josly Piette se déclare constamment prêt à toutes discussions sur tous les sujets, mais sans transiger sur les principes adoptés par les Congrès de son syndicat. Tenant une ligne ferme que ce soit par rapport aux revendications des enseignants, aux appels à une action plus dure de la FGTB et lors des négociations avec le gouvernement, il contribue à l’élaboration du plan d’avenir de la CSC qui vise à réduire le chômage à 3% et envisage la réduction du temps de travail à 32 heures/semaine (fin des années 1990). Entretenant des contacts étroits avec les partenaires politiques les plus proches (PSC et CVP), Josly Piette appellera Philippe Maystadt à sauver le PSC en plein crise de succession des années Deprez, rejetant l’option Ch-F. Nothomb (1998).
Cherchant dans la construction d’une Europe plus sociale le moyen d’endiguer une globalisation qui provoque des clashs sociaux qui ont pour nom Clabecq, Renault Vilvorde, Ford Genk, etc., Josly Piette n’hésite pas à soutenir le plan Rosetta et se félicite, au printemps 2000, que son syndicat conforte sa position de n°1 au niveau fédéral et surtout renforce son assise en Wallonie (55%) aux élections sociales. Signataire de plusieurs accords interprofessionnels à la négociation desquels il participa activement, il aura constamment à tenir en équilibre le maintien de l’emploi et la hausse des salaires, et à éviter que l’un se produise au détriment de l’autre. N°2 de la CSC pendant plus de 12 ans, porte-parole permanent du syndicat sur toutes les grandes questions d’actualité, Josly Piette choisit la pré-retraite, au 31 décembre 2005. Il est remplacé par Claude Rolin.
À 62 ans, Josly Piette entame en fait une nouvelle carrière. Lors du scrutin d’octobre 2006, il s’empare de l’écharpe maïorale de Bassenge ; après des polémiques épiques, il se présente en dernière place sur la liste du cdH et, avec 895 vp, réalise le meilleur score. Il succède ainsi à Ghislain Hiance. Et, un an plus tard, lorsque les blocages se multiplient au fédéral pour former un gouvernement « Leterme », une éphémère équipe Verhofstadt III (20 décembre 2007-21 mars 2008) se met en place, au sein duquel Josly Piette, seul ministre cdH, reçoit le portefeuille de l’Emploi et du Travail : la question des titres-services sera le principal menu de celui qui est resté ministre 88 jours, le temps de lancer Yves Leterme. Vice-président de la conférence des bourgmestres de Liège, de « Liège Métropole », vice-président du Conseil central de l’Économie, administrateur de Dexia Banque, membre de l’Office belge du Commerce extérieur, il est désigné à la présidence du Conseil d'administration de Meusinvest (avril 2008), fonction qu’il exerce jusqu’en avril 2013, moment où il est remplacé par Jean-Michel Javaux. En 2009, il est aussi désigné à la présidence du comité de gestion de l’ONSS.
Bourgmestre de Bassenge (2006-

References: CSC 
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