Source: https://www.frontlinedefenders.org/fr/case/ant%C3%A9c%C3%A9dents-de-laffaire-nguyen-ngoc-nhu-quynh
Timestamp: 2018-03-18 15:24:51+00:00

Document:
Arrestation de Nguyen Ngoc Nhu Quynh
À propos de Nguyen Ngoc Nhu Quynh
Le 12 février 2018, la cofondatrice du Réseau des blogueurs vietnamiens, Nguyen Ngoc Nhu Quynh (plus connue sous le nom de Mère Champignon), a été transférée dans une prison isolée, dans le nord du Vietnam, à plus de 900 km de chez elle.
Le 30 novembre 2017, le tribunal populaire supérieur de Danang a confirmé la peine de 10 ans de prison prononcée contre la défenseuse des droits humains Nguyen Ngoc Nhu Quynh, pour "propagande contre l'État", en vertu de l'article 88 du Code pénal.
À propos Nguyen Ngoc Nhu Quynh
Nguyen Ngoc Nhu Quynh est blogueuse et coordinatrice du Réseau de blogueurs vietnamiens. Depuis 2006, elle écrit sous le pseudonyme Me Nam (Mère Champignon). Elle est connue pour ses critiques à l'égard du gouvernement et révèle des cas de corruption et d'exactions perpétrés par les autorités. A cause de cela, elle est régulièrement ciblée par des arrestations et des agressions physiques. En 2014, elle a reçu un prix des droits humains décerné par l'ONG Civil Rights Defenders basée à Stockholm.
Rencontre avec Nguyen Ngoc Nhu Quynh
17 Mars 2018 : Mère Champignon transférée dans une prison isolée
6 Décembre 2017 : La peine de 10 ans de prison prononcée contre Nguyen Ngoc Nhu Quynh confirmée
4 Août 2017 : La santé de Nguyen Ngoc Nhu Quynh se détériore en prison
30 Juin 2017 : Nguyen Ngoc Nhu Quynh condamnée à 10 ans de prison
21 Juin 2017 : Procès fixé au 29 juin
17 Juin 2017 : Les autorités accusent officiellement Nguyen Ngoc Nhu Quynh et prolongent sa détention
26 Mai 2017 : La mère et les enfants de Nguyen Ngoc Nhu Quynh harcelés et assignés à résidence
17 Octobre 2016 : Arrestation de la blogueuse Nguyen Ngoc Nhu Quynh
29 Juillet 2015 : Une défenseuse des droits humains violemment passée à tabac pendant sa détention temporaire
Mère Champignon transférée dans une prison isolée
Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été transférée dans une prison dans le nord de Thanh Hoa, très loin de sa famille qui vit sur la côte centre-sud du pays, ce qui complique énormément les visites de sa mère et la livraison des médicaments et de nourriture destinés à Nhu Quynh. En outre, les autorités vietnamiennes n'ont pas informé la mère ou la famille du transfert de la défenseuse. Ils ont appris le transfert seulement après une visite à l'ancienne prison de Nguyen Ngoc Nhu Quynh, où elle devait recevoir de la nourriture et des médicaments avant le nouvel an.
La mère de Nguyen Ngoc Nhu Quynh avait déjà fait part de ses inquiétudes concernant la détérioration de la santé de Nguyen Ngoc Nhu Quynh, indiquant que sa fille souffre d'une faible tension artérielle. Cependant, les médicaments délivrés par le médecin de la prison pour cette maladie ont provoqué de graves gonflements du visage, des jambes et des mains de la défenseuse. Elle souffrait aussi d'étourdissements et a souvent perdu connaissance. Les autorités pénitentiaires ont plusieurs fois refusé de remettre à Nguyen Ngoc Nhu Quynh les médicaments et la nourriture apportés par sa mère.
Il est particulièrement difficile pour la mère de Nguyen Ngoc Nhu Quynh de parcourir la grande distance pour se rendre à Thanh Hoa, et la prison est connue pour son emplacement isolé et ses conditions de détention difficiles; en octobre 2017, 700 prisonniers avaient été pris au piège lorsque la prison avait été inondée par le typhon.
Front Line Defenders est préoccupée par la santé et le bien-être de Nguyen Ngoc Nhu Quynh, et encourage les dignitaires vietnamiens à la transférer de nouveau vers un lieu et des conditions de détention sûrs et convenables et plus proches de sa famille. Front Line Defenders appelle aussi les autorités vietnamiennes à abandonner les accusations portées contre Nguyen Ngoc Nhu Quynh, car cela vise uniquement à entraver son travail pacifique et légitime en faveur des droits humains.
La peine de 10 ans de prison prononcée contre Nguyen Ngoc Nhu Quynh confirmée
Nguyen Ngoc Nhu Quynh est blogueuse et coordinatrice du Réseau de blogueurs vietnamiens. Depuis 2006, elle écrit sous le pseudonyme Me Nam (Mère Champignon). Par le biais de son travail, elle dénonce la corruption et les violations des droits humains perpétrées par les autorités vietnamiennes; à cause de cela, elle est prise pour cible et victime d'arrestations et d'agressions physiques. Elle a reçu le prix 2014 pour les défenseur-ses des droits humains de l'ONG Civil Rights, basée à Stockholm, et a reçu l'International Women of Courage Award 2017 décerné par le Département d'État des États-Unis.
Le 30 novembre 2017, le tribunal populaire supérieur de Danang a rejeté l'appel de Nguyen Ngoc Nhu Quynh et a confirmé la peine prononcée par le tribunal populaire de Nha Trang, dans la province de Khanh Hoa. Sa mère n'a pas été autorisée à entrer dans la salle d'audience pour observer l'audience.
Le 29 juin 2017, Nguyen Ngoc Nhu Quynh avait été condamnée à 10 ans de prison, au terme d'un procès qui avait duré une journée, par le tribunal populaire de Nha Trang. Elle a été inculpée pour "propagande contre l'État", en vertu des sections a, b, et c de l'article 88 du Code pénal de 1999. Cet article est largement utilisé contre les défenseur-ses des droits humains qui dénoncent les exactions au Vietnam. Le 27 novembre 2017, la défenseuse des droits humains Nguyen Van Hoa a été condamné à sept ans de prison en vertu du même article.
Front Line Defenders condamne fermement l'inculpation de Nguyen Ngoc Nhu Quynh, qui semble uniquement motivée par son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains au Vietnam, et appelle les autorités à infirmer cette inculpation et à la libérer immédiatement.
La santé de Nguyen Ngoc Nhu Quynh se détériore en prison
Le 31 juillet 2017, la mère de Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été autorisée à voir sa fille en prison. Pendant sa visite, qui n'a duré que 10 minutes et qui était étroitement surveillée, Nguyen Thi Tuyet Lan a constaté que sa fille semblait fragile en raison du manque de nourriture adaptée et de vitamines. Il ne restait plus grand chose de la nourriture qui lui a été envoyée en prison lorsqu'elle la recevait enfin. Nguyen Ngoc Nhu Quynh n'a pas pu prendre de vitamines en prison.
Nguyen Ngoc Nhu Quynh est blogueuse et coordinatrice du Réseau de blogueurs vietnamiens. Depuis 2006, elle écrit sous le pseudonyme Me Nam (Mère Champignon). Elle a dénoncé des cas de corruption et de violations des droits humains perpétrés par les autorités, et elle est donc prise pour cible et victime d'arrestations et d'agressions physiques. Elle a reçu le prix 2014 pour les défenseur-ses des droits humains de l'ONG Civil Rights basée à Stockholm, et a récemment reçu l'International Women of Courage Award 2017 décerné par le Département d'État des États-Unis.
Dans la matinée du 31 juillet 2017, Nguyen Thi Tuyet Lan, la mère de Nguyen Ngoc Nhu Quynh, a rendu visite à sa fille dans le centre de détention de Khanh Hoa. Ce n'était que la seconde fois que la mère de la défenseuse était autorisée à la voir, en près de 300 jours de détention. Pendant les 10 minutes de la visite, les deux femmes étaient constamment surveillées par deux gardiens du centre et un policier qui écoutaient leur conversation. La défenseuse a commencé à dire à sa mère qu'elle n'avait reçu qu'une fraction de la nourriture qu'elle lui a envoyée, mais les gardes l'ont immédiatement interrompue et lui ont dit qu'elle n'était pas autorisée à parler de ses conditions de détention en prison. Selon Nguyen Thi Tuyet Lan, sa fille souffre d'une carence en calcium et en vitamine D et elle est de plus en plus faible. Elle a perdu du poids et a dit se sentir prise de vertiges la plus part du temps. Les règles de la prison n'autorisent pas Nguyen Ngoc Nhu Quynh à recevoir la vitamine envoyée par sa famille.
Le 29 juin 2017, le tribunal populaire de la province de Khanh Hoa à Nha Trang, a condamné Nguyen Ngoc Nhu Quynh à 10 ans de prison pour "propagande contre l'État", en vertu de l'article 88 du Code pénal. Elle est détenue depuis le 10 octobre 2016.
Front Line Defenders est profondément préoccupée par la détérioration de la santé de la défenseuse Nguyen Ngoc Nhu Quynh, et exhorte les autorités vietnamiennes à l'autoriser immédiatement à recevoir sa nourriture et les vitamines dont elle a besoin en prison.
Nguyen Ngoc Nhu Quynh condamnée à 10 ans de prison
Le 29 juin 2017, le tribunal populaire de Nha Trang, dans la province de Khan Hoa, a condamné la défenseuse des droits humains Nguyen Ngoc Nhu Quynh à 10 ans de prison pour avoir "fait de la propagande contre l'État", en vertu de l'article 88 du Code pénal.
Le 29 juin 2017, Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été condamnée à 10 ans de prison au terme d'un procès d'une journée devant le tribunal populaire de Nha Trang, dans la province de Khanh Hoa. Elle a été inculpée en vertu des sections a, b et c de l'article 88 du Code pénal de 1999, relatif à la "propagande contre l'État". Cet article est largement utilisé contre les défenseur-ses des droits humains qui dénoncent les exactions au Vietnam.
Le tribunal a utilisé des preuves obtenues lors d'une perquisition de son domicile le 10 octobre 2016, le jour où elle a été arrêtée. Les preuves en question consistent en des panneaux et des banderoles liées à la catastrophe de Formosa qui appelaient à plus de transparence et de responsabilité de la part de l'usine taïwanaise et du gouvernement vietnamien. Le tribunal a aussi présenté des articles écrits sur son blog sous le pseudonyme Me Nam, qui selon lui sont contre l'État et contre la police. Les articles présentaient des informations rassemblées par la défenseuse à propos de cas de personnes décédées en détention préventive. Ses interviews à la presse étrangère et indépendante ont également été utilisées contre elle.
Avant le procès, la police et l'unité de la police anti-manifestation ont déployé de nombreux policiers aux alentours du tribunal populaire de Nha Trang, ainsi qu'autour de la maison de Nguyen Ngoc Nhu Quynh. Le jour du procès, la mère de la défenseuse, Nguyen Thi Tuyet Lan, a eu des difficultés à rejoindre le tribunal en raison de la présence policière. Lorsqu'elle a enfin réussi, elle n'a pas été autorisée à assister à l'audience dans la salle principale et a été conduite dans une pièce adjacente, où elle a regardé le procès de sa fille sur un écran de télévision. Aucune délégation étrangère et aucuns diplomates n'ont été autorisés à entrer dans la salle d'audience, qui était pleine de policiers en civil. Sept militants qui étaient venus à Nha Trang pour soutenir Nguyen Ngoc Nhu Quynh ont été arrêtés tandis que de nombreux autres ont été interdits d'approcher la salle d'audience ou ont été de facto assignés à résidence à Nha Trang et Ho Chi Minh Ville.
Durant les jours précédents le procès, les médias publics ont mené une campagne de diffamation à son encontre et ont diffusé à la télévision vietnamienne d'anciens clips liés à de précédentes accusations dans lesquels elle admettait sa culpabilité.
Procès fixé au 29 juin
Le 17 juin 2017, les avocats de la défenseuse des droits humains Nguyen Ngoc Nhu Quynh ont été informés que son procès a été fixé au 29 juin 2017, plus de 8 mois après qu'elle a été arrêtée pour "propagande contre l'État", le 10 octobre 2016. Sa famille n'a jamais été officiellement informée et, le 19 juin 2017, le tribunal populaire de la province centrale du Khanh Hoa, a rejeté la demande de sa mère, Nguyen Thi Tuyet Lan, d'assister à l'audience publique de sa fille.
Le 20 juin 2017, Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été autorisée à voir l'un de ses avocats, Nguyen Kha Thanh. Durant sa visite, il a appris que depuis son arrestation, la défenseuse était emprisonnée à Cam Ranh, à environ 70 km de Nha Trang, où sa mère et sa fille vivent actuellement. Les autorités n'avaient jamais informé sa famille de son lieu de détention. Ce n'est que le 7 mai 207 que Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été de nouveau transférée à Nha Trang à l'approche de son procès.
Le 14 juin 2017, il est apparu que Nguyen Ngoc Nhu Quynh avait été officiellement accusée de trois charges criminelles en vertu de l'article 88 (1) du Code pénal vietnamien, qui prévoit une peine de 3 à 12 ans de prison. Sa période de détention a également été prolongée de deux mois et demi.
Front Line Defenders exhorte les autorités vietnamiennes à abandonner les charges contre la défenseuse Nguyen Ngoc Nhu Quynh, car il semble qu'elles soient uniquement motivées par son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains au Vietnam.
Les autorités accusent officiellement Nguyen Ngoc Nhu Quynh et prolongent sa détention
Le 14 juin 2017, la défenseuse des droits humains Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été officiellement accusée de trois infractions criminelles en vertu de l'article 88 (1) du Code pénal vietnamien, qui prévoit une peine de 3 à 12 ans de prison. Jusqu'au 14 juin 2017, les autorités avaient déclaré qu'elle était détenue pour "propagande contre l'État" sans préciser pour quelles infractions. Le 4 juin 2017, le tribunal a informé la mère de Nguyen Ngoc Nhu Quynh que la détention de sa fille serait prolongée de deux mois et demi. Elle est détenue depuis le 10 octobre 2016.
Nguyen Ngoc Nhu Quynh est blogueuse et coordinatrice du Réseau de blogueurs vietnamiens. Depuis 2006, elle écrit sous le pseudonyme Me Nam (Mère Champignon). Elle dénonce des affaires de corruption et les violations des droits humains perpétrées par les autorités, et par conséquent, elle est prise pour cible et victime d'arrestations et d'agressions physiques. Elle a reçu le prix 2014 pour les défenseur-ses des droits humains de l'ONG Civil Rights basée à Stockholm, et a récemment reçu l'International Women of Courage Award 2017 décerné par le Département d'État des États-Unis.
Le 14 juin 2017, nous avons appris que les autorités vietnamiennes ont officiellement accusé Nguyen Ngoc Nhu Quynh pour les charges a,b et c de l'article 88 du Code pénal, relatif à "l'organisation de propagande contre l'État". Si elle est reconnue coupable, elle risque jusqu'à douze ans de prison. Elle est accusée de "propagande contre, déformation et/ou diffamation de l'administration populaire", "propagande de guerre psychologique et diffusion de fausses informations afin d'instiller la confusion au sein du peuple" et "produire, stocker et/ou diffuser des documents et/ou des produits culturels au contenu contre la République socialiste du Vietnam".
Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été arrêtée le 10 octobre 2016 et elle est détenue à Nha Trang, dans la province de Khanh Hoa, sans visite de sa famille ou de ses avocats. Le 20 mai 2017, la mère de la défenseuse, Nguyen Thi Tuyet Lan, ainsi que ses deux enfants, ont été de facto assignés à résidence pendant plusieurs jours lors de la tenue du dialogue américano-vietnamien à Hanoï. Ils sont toujours placés sous surveillance policière.
Front Line Defenders condamne les accusations portées contre Nguyen Ngoc Nhu Quynh, car elles semblent directement liées à son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains. Front Line Defenders pense qu'il s'agit d'une campagne d'acharnement judiciaire via l'utilisation de l'article 88 du Code pénal contre les défenseur-ses des droits humains qui mettent en lumière les exactions au Vietnam.
La mère et les enfants de Nguyen Ngoc Nhu Quynh harcelés et assignés à résidence
Le 20 mai 2017, plus de cinquante policiers en civil et en uniforme ont encerclé le domicile de Nguyen Ngoc Nhu Quynh à Nha Trang, sur la côte centre-sud du pays, assignant de facto à résidence la mère de la défenseuse, Nguyen Thi Tuyet, ainsi que ses deux enfants. Un plus petit nombre de policiers est revenu sur les lieux les 22 et 23 mai, pour empêcher la mère de la défenseuse et les enfants de sortir de la maison. Le 24 mai, Nguyen Thi Tuyet a enfin étét autorisée à se rendre au marché mais elle est restée sous surveillance policière. Nguyen Ngoc Nhu Quynh est placée en détention préventive depuis le 10 octobre 2016, et elle est accusée d'avoir fait de la "propagande contre l'État", pour avoir pacifiquement exercé son droit à la libre expression.
Nguyen Ngoc Nhu Quynh est blogueuse et coordinatrice du Réseau de blogueurs vietnamiens. Depuis 2006, elle écrit sous le pseudonyme Me Nam (Mère Champignon). Elle dénonce des affaires de corruption et les violations des droits humains perpétrées par les autorités, et par conséquent, elle est prise pour cible et victime d'arrestations et d'agressions physiques. Elle a reçu le prix 2014 pour les défenseur-ses des droits humains de l'ONG Civil Rights, basée à Stockholm, et a récemment reçu l'International Women of Courage Award 2017 décerné par le Département d'État des États-Unis.
Le 20 mai 2017, le domicile de la défenseuse à Nha Trang a été encerclé par plus de cinquante policiers en civil et en uniforme. La police a bloqué la rue entière menant chez elle et a assiégé le bâtiment. Les policiers sont revenus les jours suivants, et ont assigné de facto à résidence la mère de la défenseuse, Nguyen Thi Tuyet Lan, et ses deux enfants. Les policiers, qui incluaient des membres d'unités de la police sécuritaire et de la défense civile, ont autorisé la mère de la défenseuse à sortir de son domicile le 24 mai pour se rendre dans un marché à proximité, tout en la gardant sous surveillance.
Front Line Defenders pense que cet acte d'intimidation et de harcèlement est lié au dialogue sur les droits humains entre le Vietnam et les États-Unis, prévu le 23 mai 2017 à Hanoï. Le confinement des proches de Nguyen Ngoc Nhu Quynh semble destiné à les intimider à l'approche du dialogue, où la détention arbitraire de la blogueuse devait être l'un des sujets abordés par les américains.
La blogueuse et défenseuse des droits humains Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été arrêtée le 10 octobre 2016 par les autorités de la province de Khanh Hoa. Elle a été accusée en vertu de l'article 88 du Code pénal pour avoir "mené une propagande contre l'État" et elle est détenue dans la prison de Nha Trang.
Front Line Defenders est profondément préoccupée par ces récents actes d'intimidation contre la famille de Nguyen Ngoc Nhu Quynh et exhorte les autorités vietnamiennes à cesser immédiatement toute forme de harcèlement contre ses proches.
Arrestation de la blogueuse Nguyen Ngoc Nhu Quynh
Le 10 octobre 2016, la blogueuse et défenseuse des droits humains Mme Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été arrêtée par les autorités de la province de Khanh Hoa. Elle a été accusée en vertu de l'article 88 du Code pénal pour avoir "mené une propagande contre l'État" et elle est détenue dans la prison de Nha Trang.
Le 10 octobre vers 10h, Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été arrêtée alors qu'elle accompagnait la mère d'un homme emprisonné dans le centre de détention où son fils est incarcéré. Après son arrestation, Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été conduite chez elle et la police a fouillé son domicile.
Après la fouille, les policiers auraient déclaré avoir trouvé deux ensembles de "documents anti-gouvernementaux". Le premier était un panneau en carton qui appelait à des poursuites contre l'entreprise de sidérurgie Formosa Ha Tinh Steel, un aciérie taïwannaise dans la province de Ha Tinh qui a déversé illégalement des déchets toxiques dans la mer au large des côtes vietnamiennes en avril 2016. Le rejet de déchets toxiques a entrainé une pollution à grande échelle et la mort de millions de poissons et autre vie marine, dégradant ainsi les moyens de subsistance de milliers de pêcheurs vietnamiens.
Depuis cette catastrophe écologique, de nombreux citoyens vietnamiens ont régulièrement manifesté pour réclamer des comptes à Formosa Ha Tinh Steel. Plusieurs campagnes sur internet ont aussi été lancées. La seconde partie des "preuves" de "propagande anti-gouvernementale" était une lettre ouverte écrite au nom du Réseau de blogueurs vietnamiens, qui réclamait des comptes pour l'incident.
La police aurait annoncé que la défenseuse est placée en détention pour quatre mois, le temps d'enquêter sur ses activités. Si elle est reconnue coupable d'avoir mené une "propagande contre l'État" Nguyen Ngoc Nhu Quynh risque jusqu'à 20 ans de prison.
Front Line Defenders condamne l'arrestation et la détention de la blogueuse Nguyen Ngoc Nhu Quynh, qui semblent directement liées à son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains. Front Line Defenders pense qu'il s'agit d'une campagne d'acharnement judiciaire via l'utilisation de l'article 88 du Code pénal contre les défenseur-ses des droits humains qui mettent en lumière les exactions au Vietnam.
1. Libérer immédiatement et sans condition Nguyen Ngoc Nhu Quynh et abandonner toutes les charges portées contre elle, car Front Line Defenders pense qu'elle est détenue uniquement à cause de son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains;
2. Garantir que le traitement de Nguyen Ngoc Nhu Quynh en prison corresponde à toutes les conditions établies dans les "principes fondamentaux relatifs au traitement des prisonniers, adoptés par la résolution 45/111 l'Assemblée générale le 14 décembre 1990";
3. Prendre les mesures nécessaires afin de garantir l'intégrité physique et psychologique et la sécurité de Nguyen Ngoc Nhu Quynh;
4. Garantir qu’en toutes circonstances, tous-tes les défenseur-ses des droits humains au Vietnam puissent mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles, y compris l'acharnement judiciaire.
Une défenseuse des droits humains violemment passée à tabac pendant sa détention temporaire
Le 25 juillet 2015, la police a temporairement détenu la défenseuse Nguyen Ngoc Nhu Quynh au poste de police de Loc Tho à Nha Trang, et l'a violemment frappée. Elle a été blessée et, lorsqu'elle a quitté le poste de police, elle avait des coupures saignantes au visage.
Avant d'être détenue, interrogée et frappée le 25 juillet 2015, l'éminente blogueuse a été arrêtée dans un parc à Nha Trang, où elle et d'autres défenseur-ses des droits humains et militants avaient prévu d'organiser un rassemblement public. Lorsque le groupe a commencé à méditer, des policiers en civil ont arrêté plusieurs participants et les ont conduits au poste. Au cours de cette arrestation, Nguyen Ngoc Nhu Quynh a été frappée et poussée à bord d'un taxi.
Le rassemblement qui était prévu faisait partie d'une grève nationale de la faim d'une journée qui voulait attirer l'attention sur les violations des droits humains perpétrées par le gouvernement, et qui réclamait la libération de plusieurs défenseur-ses des droits humains emprisonnés. Des centaines de défenseur-ses des droits humains et militants vietnamiens se sont regroupés dans des zones publiques de Hanoï, Ho Chi Minh Ville, Nha Trang, Hai Phong et d'autres villes. Beaucoup de participants ont signalé des actes d'acharnements policiers, y compris des arrestations et des violences physiques.
Violations #Arrestation / Détention / Emprisonnement #Autre forme de harcèlement #Agression physique

References: l'article 88
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