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Timestamp: 2017-03-30 18:35:42+00:00

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blamont.info - Est Républicain 1917
18 février 1917
Obsèques de M. Garnier, percepteur. -- M. Garnier, percepteur d'Emberménil est décédé subitement, à l'âge de 57 ans en son domicile de réfugié à Lunéville 3 rue des Petits-Bosquets.
A ses obsèques, M. de Saint-Martin receveur des finances, a retracé la vie de cet honorable fonctionnaire et lui a adressé un suprême adieu au nom de l'administration des finances.
Des discours ont été ensuite prononcés par M. Parpaite, percepteur, an nom de l'Association fraternelle des percepteurs et par M Richard, percepteur, président de la Société amicale des Francs-Comtois de l'arrondissement de Lunéville.
Nous prions sa veuve d'agréer l'expression de nos bien sincères condoléances.
des denrées alimentaires et boissons
VENDUES AUX MILITAIRES
Le général commandant l'armée,
Vu la loi sur l'état de siège ;
Vu la loi du 20 avril 1916 ;
Considérant que, s'il y a lieu de laisser aux producteurs et aux négociants un bénéfice raisonnable et qui tienne le plus grand compte de toutes les difficultés de production ou d'approvisionnement dans les régions comprises dans la zone des armées, il importe cependant que les hôpitaux et les troupes de toutes les catégories ne soient pas obligés de payer les denrées de première nécessité à des prix excessifs, tout à fait disproportionnés avec le prix de revient ;
Qu'il y a lieu, d'autre part, de régulariser ces prix suivant les mercuriales ;
Art. 1. - Sont soumises à la taxation les denrées alimentaires et les boissons dont la liste sera énumérée périodiquement sur des affiches qui fixeront les prix maxima déterminés suivant les cours et affichés dans chaque commune.
Les prix mentionnés sur chaque affiche resteront en vigueur jusqu'à l'apposition d'une nouvelle affiche.
Art. 2. - Il est interdit de vendre aux militaires les denrées et les boissons énumérées sur ces affiches à des prix supérieurs à ceux indiqués.
Art. 3. - Chaque négociant devra afficher d'une manière très apparente, dans son magasin, les prix maxima des denrées et boissons qu'il vend. La désignation des denrées ou boissons et les prix seront inscrits sur l'affiche en caractères gras d'un centimètre de hauteur au moins.
Art. 4. - Il est interdit de vendre des vins en bouteilles à des prix supérieurs aux prix maxima fixés. Sont seuls exceptés, les vins vendus, avec garantie d'origine, en bouteilles portant :
1° Une étiquette imprimée, avec le nom du fournisseur et la désignation du vin ;
2° Un bouchon, avec une capsule métallique ou un cachet à la cire apposés sur le bouchon.
L'étiquette, la capsule, le bouchon et le cachet de cire devront être détruits aussitôt que la bouteille sera vide.
Il est interdit aux débitants, aubergistes, restaurateurs et tous autres marchands de vendre des vins en bouteilles bouchées, s'ils ne vendent pas en même temps du vin ordinaire au prix fixé.
Art. 5. - Les marchandises en magasin devront être vendues jusqu'à complet épuisement, et, sous aucun prétexte, un acheteur d'une denrée quelconque ne pourra être contraint d'acquérir d'autres marchandises contre son gré.
Art. 6. - Les contraventions au présent arrêté seront poursuivies par application des articles 471. paragraphes 15, 474, 479, 480 et 482 du Code pénal, sans préjudice de l'application de toutes autres pénalités plus fortes notamment en vertu des articles 419 du Code pénal, 10 de la loi du 20 avril 1916, 1er et suivants de la loi du 1er août 1905 sur la répression des fraudes.
En cas de récidive, les contrevenants pourront être évacués de la zone des armées.
Art. 7. - Les maires, les commissaires de police, la gendarmerie et tous autres agents de la force publique sont chargés de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié et affiché dans toutes les communes de la zone de l'armée.
Prix maxima autorisés y compris les droits d'octroi :
Vin rouge 9° au minimum, à emporter, communes de la. lre catégorie, le litre 0.95, communes de la 2e catégorie, 1 fr. ; à consommer sur place, 1 fr. et 1.05 ; vin blanc 9° degrés au minimum, à emporter, 1.05 et 1.10, à consommer sur place 1.10 et 1.15 : bière en bouteille, 0 l. 50 à 0 1. 55, 0.35 et 0.40 ; 0 l. 55 à 0 l. 60, 0.40 et 0.45 ; 0 l. 65 à 0 l. 80, 0.45 et 0.50 ; 0 l. 90 à 1 l. 0.50 et 0 55.
Sardines étrangères, la boîte de 18 m. 0.55 ; 22 m., 0.65 ; sardines françaises, 18 m., 0.60 ; 22 m., 0.70 ; sprats, 20 à 22 m., 0.50 . huile d'arachide, le litre, 2.30 et 2.50; vinaigre, le litre, 0.75 et 0.80 ; chocolat ordinaire sans marque, le kilo, 3.80 et 4 fr. ; chocolat de marque, le kilo, 4 fr. à 4,25 et 4.20 à 4.40; confitures pur sucre (en seaux), le kilo. 2.30 et 2.50.
(1) Les communes classées dans la 2e catégorie et où le tarif le plus élevé peut être appliqué sont celles de Rambucourt, Beaumont, Flirey, Mandres, Bernecourt, Noviant-aux-Prés, Lironville, Grosrouves, Hamonville, Ansauville, Minorville, Manonville, Mamey, Martincourt, Pont-à-Mousson, Maidières, Montauville, Blénod-lès-Pont-à-Mousson, Jezuinville, Mousson, Atton, Loisy, Sainte-Geneviève, Landremont, Manoncourt-sur-Seille, Lixières, Serrières, Belleau, Xivry, Leyr, Moivrons, ViIllers-lès-Moivrons, Jeandelaincourt, Champenois, Erbéviller, Hoeville, Serres, Bathelémont, Valhey, Bauzemont, Marainviller,
Thiébauménll. Manonviller, Bénaménil, Fréménil, Domjevin, Sionviller, Crion, Badonvlller, Pexonne, Fennevillers, Mignéville, Réclonville, Ogéviller, Montigny et Sainte-Pole.
Fait au quartier général le 10 février 1917. - Le général commandant l'armée :
Général GERARD.
[...] Décès. - [...] Du 4 : Marie-Eugénie Janîn, veuve Barthelémy, 71 ans, à Emberménil.
Les personnes de cette commune rapatriées par le convoi du 2 mars, avaient été emmenées à Saint-Algis (Aisne), le 17 novembre 1915. Elles viennent donc de cette localité et ne peuvent donner de nouvelles récentes de Vaucourt.
Une rapatriée nous informe que fin février, les familles Humbert (5 personnes), Génin (3 personnes), Didier (3 personnes), Crouvisier (2 personnes), Coeron (3 personnes) et M. François Jeandemange étaient restés à Saint-Algis en bonne santé. La vie est tout à fait calme dans cette commune située assez loin de l'ancien front et qui n'est occupée que par trois soldats. Les gens travaillent à la culture ou dans une laiterie. Le ravitaillement est fait tous les mois. »
[...] Décès. - [...] Du 26 François-Auguste Gadat, 64 ans, vannier à Chazelles.
Nos morts glorieuses. - Un des meilleurs enfants de la commune, Jules-Victor Vigneron, vient de tomber au champ d'honneur. Il était né à Fremonville. Ancien adjudant au 82e de ligne, lieutenant au 41e territorial, il fut blessé, le 21 mars, par un éclat d'obus, et succomba, le 4 avril, à l'hôpital complémentaire 7, de Neufchâteau. Il a mérité la belle citation suivante à la ...e division :
« Officier des plus vigoureux. Appelé par son capitaine à un point très exposé au feu, a été atteint par l'éclatement d'un obus de 105 de nombreuses et larges blessures. Reste huit haures dans la tranchée de première ligne avant de pouvoir être transporté a fait preuve d'un beau courage, excitant les énergie à son départ par les cris de : Vive la France !»
Le père de ce brave Lorrain habite actuellement Midrevaux par Neufchàteau. Il laisse une veuve avec deux enfants. - Nos sincères condoléances.
Liaison des Vosges. - D'une source sûre, on annonce que les communes des Vosges encore envahies par les Boches (parties des cantons de Senones, Provenchères et Raon-l'Etape) et les communes de Meurthe-et-Moselle (parties des cantons de Cirey-sur-Vesouze, Blâmont et Badonviller) sont désignées actuellement sous le nom de « Pavs de la Liaison des Vosges » en attendant leur retour prochain à leurs départements respectifs.
Décès. [...] Marie-Joséphine Louis, 57 ans, brodeuse, épouse Cézard, à Ancerviller.
du 13 août 1917.
[...] Julie Guise, 81 ans, sans profession, veuve Desalme, Emberménil.
Frisonniers civils rapatriés
Saint-Dizier Emile, 35 ans ; Thiry Edmond, 51 ans, de Gogney ; [...] ; Mangin Jules, 55 ans ; Mangin Auguste, 53 ans, de Verdenal.
Etat-civil du 11 au 18 octobre. - Décès : [...] Du 13 : Meyer Marie, 67 ans, sans profession, évacuée de Frémonville (M.-et-M.), épouse de Camaille Victorin, cordonnier, place du Bâtard, 3.
Les 119 convois de rapatriés qui se sont succédé du 30 juillet au 31 octobre 1917, ont ramené en France libre 56.566 personnes, dont 30.000 femmes et 18.000 enfants.
Le nombre des rapatriés depuis le début de la guerre est ainsi porté a 286.725.
Dans les 119 convois dont nous parlons on n'a compté que 134 habitants de Meurthe-et-Moselle, ce qui reporte le total des rapatriés de notre départements depuis la guerre à 24.246.
Voici les communes dont ces 134 rapatriés sont originaires :
[...] Autrepierre 3; Avricourt, 2. Barbas, [...] Gogney, 4. [...] Leintrey, 2
du 12 novembre 1917.
[...] Gustave-Joseph Virion, 47 ans, cultivateur à Gogney.
M. Gaudry Jean-Joseph est en bonne santé ainsi que son épouse. Leur fille Maria est décédée. (Francfort, le 5 septembre 1917). Carte reçue par M. Gaudry Charles, caporal au 45e territorial 1re Cie, par B. C. M.
Décès.-. - [...] Du 14 : Basile Crouvizier, 60 ans, journalier à Amenoncourt.
Décès. - [...] Marie Martin, 63 ans, sans profession, à Vého.

References: Art. 1

Art. 2

Art. 3

Art. 4

Art. 5

Art. 6

Art. 7