Source: https://issuu.com/seine-et-marnedeveloppement/docs/trajectoire01?viewMode=magazine&mode=embed
Timestamp: 2017-11-25 07:12:51+00:00

Document:
Trajectoires N°1 by Seine-et-Marne Developpement - issuu
S&M_230x320mm
& Ville et Mobilité Durables : penser aujourd’hui la ville de demain
& 47ème Salon du Bourget : la Seine-et-Marne prend son envol
& Synapses, 6ème édition :
blouses blanches et managers
“ Faire émerger les projets innovants ” Thierry Delarbre, Dg du pôle Ville et Mobilité Durables
Instantané À chaque parution, notre photographe nous livre une vision de la Seine-et-Marne.
Cité Descartes, Marne-la-Vallée, 100% matière grise.
Tableau de bord TAUX DE CHÔMAGE Décembre 2006
Seine-et-Marne : 6,7 % Île-de-France : 8,1 % France : 8,6 %
1,77 % 9,8 % INDICE DE DYNAMISME Mars 2007 (sur un an courant)
TAUX DE CRÉATION D’ENTREPRISES Mars 2007 (sur un an courant)
ÉVOLUTION DU TAUX DE CRÉATION D’ENTREPRISES en Seine-et-Marne
BILAN DE L’ACTIVITÉ “IMPLANTATION” DE SEINE-ET-MARNE DÉVELOPPEMENT AU 31 MAI • 429 dossiers en cours • 34 implantations • 1310 emplois concernés
Juin 2007 Trajectoires
La Seine-et-Marne s’engage Par Vincent Eblé, Président du Conseil général de Seine-et-Marne et Gérard Eude, Président de Seine-et-Marne Développement
e caractère atypique de la Seine-et-Marne au sein de l’Ilede-France constitue une force. Notre engagement vers un « développement durable » nous permet d’envisager l’évolution de la Seine-et-Marne en favorisant au mieux la création de nouveaux emplois pour les Seine-et-Marnais. La Seine-et-Marne bouge très vite, la population a doublé en 30 ans, l’activité économique évolue de manière très rapide (+21,5 % d’emplois sur dix ans en valeur relative), ce qui situe notre territoire au premier rang des départements français. Avec un taux de chômage de 6,7 %, notre département a l’un des taux les plus bas d’Ile-de-France.
Pour autant, son image économique n’apparaît pas toujours forte et le dynamisme pourtant réel de ses entreprises n’émerge pas suffisamment. Nous avons donc voulu stimuler son image et son attractivité pour permettre l’implantation de nouvelles entreprises, établissements de grands groupes, sièges sociaux de PME, ou « jeunes pousses » issues des pépinières seine-et-marnaises. Le Conseil général fait du développement économique une de ses priorités. Parmi ses différents leviers d’intervention, il a confié à « Seine-et-Marne Développement » le soin de mener des opérations de promotion économique pour valoriser les réussites des entreprises du département et renforcer son attractivité.
Trajectoires est l’outil d’informations qui manquait à la Seine-et-Marne pour valoriser son potentiel économique.
Ce magazine bimestriel en est un acte fort. Il sera suivi dès ce mois-ci d’une campagne de communication et de promotion dans la presse et à la radio. Son objectif est de donner une image de l’économie seine-et-marnaise plus représentative de la réalité en présentant les acteurs économiques, leurs succès et leurs projets et donc vos succès et vos projets. Bonne lecture à tous.
➜ Vous souhaitez nous faire part de vos réalisations, projets : Contact : smdev@seine-et-marne-invest.com
• Le Conseil général dévoile ses atouts • La Seine-et-Marne au salon Européen de la Recherche et de l’Innovation • ASTech : 3ème pôle en vue ? • 4e salon du Bourget : la Seine-et-Marne prend son envol • Actualité - agenda • Actualité - en pratique
• Matière grise : blouses blanches et managers • Quartiers d’affaires : la requalification des zones d’activités de Nangis, Vaux-le-Pénil et Ozoir-la-Ferrière • À la carte : Sem@for 77, le très haut débit en Seine-et-Marne
Dossier “Ville et Mobilité Durables ” 07
• Le département en pôle position sur le développement durable • Interview de Thierry Delarbre, Dg du pôle Ville et Mobilité Durables • Descartes + : un bâtiment emblématique • Moviken met le train en première ligne sur les téléphones mobiles • Interview de Jean-Claude Degand, Pdg de Moviken
• Engagement durable Sylvain Couthier, président d’ATF • L’expertise industrielle dans l’optique Thierry Marlin, directeur technique de BBGR Pour plus de renseignements : smdev@seine-et-marne-invest.com ou 01 64 14 19 00
Campagne de publicité : la Seine-et-Marne dévoile ses atouts La Seine-et-Marne dispose, sur le plan économique, de nombreux atouts. Seine-et-Marne Développement a décidé de le faire savoir. Une image imméritée Pour les observateurs extérieurs, la Seine-et-Marne renvoie l’image d’un département encore très agricole. Le manque de « grande ville » conforte cette perception. Premier département français créateur d’emplois sur les 10 dernières années en valeur relative, 2ème d’Ilede-France pour la création d’entreprises, la Seine-et-Marne aligne une série d’atouts méconnus qui vont de l’abondance de sa main-d’œuvre à la qualité de son cadre de vie, en passant par celle de ses infrastructures. En 2007, Seine-et-Marne Développement a décidé d’accorder sa priorité à la communication institutionnelle
en entamant une triple action : communiquer sur les atouts du département, renforcer son influence en Ile-de-France et valoriser les métiers de service.
www.toutpourvous.biz
Les meilleurs créateurs Le 22 juin, Seine-et-Marne Développement remettra l’un des trois prix du concours organisé par le Polytechnicum de Marne-la-Vallée en faveur de la création d’entreprises.
L’info éco en un clic Connaître un marché, maîtriser la réglementation, identifier des clients… Ces informations sont disponibles sur le site internet de Seine-et-Marne Développement www.seine-et-marne-invest.com, rubrique « 77 International ».
On veut tout pour vous Seine-et-Marne Développement lance donc, début juin, une campagne de publicité à la radio et dans la presse autour du thème : « En Seine-etMarne, on veut tout pour vous. » Cette campagne mettra en valeur l’attractivité du département à travers des personnages animés. Retrouvez la sur Internet !
Plateforme 77 : le succès Campagne presse : des personnages singuliers et attachants.
La Seine-et-Marne s’expose au 3ème Salon Européen de la recherche et de l’innovation Les partenariats entre structures de recherche et entreprises sont la clé de l’avenir. Fort de cette conviction, le Conseil général de Seine-et-Marne participe au 3ème Salon Européen de la Recherche et de l’Innovation.
17 demandeurs d’emploi candidats à la création d’entreprises ont été soutenus dans le cadre du programme «Plateforme 77». Face à ce succès, les acteurs socio-économiques partenaires envisagent de renouveler l’opération.
N°1 Marne-la-Vallée devient la première gare d’interconnexion TGV de France grâce à ses liaisons directes avec Strasbourg (2h25), Metz-Nancy (1h10) et Reims (30 minutes).
2 000 euros à gagner Club Invest 77, l’association des Business Angels du 77, organise, jusqu’au 31 août, le concours du «Meilleur business plan de l’entreprise à fort potentiel ». Deux mille euros seront attribués au projet sélectionné. Renseignements et candidature : www.clubinvest77.com
Des exemples concrets de partenariats entre la recherche et les entreprises de Seine-et-Marne seront exposés.
Depuis trois ans, ce Salon réunit pendant trois jours les principaux acteurs français et européens du monde scientifique, entrepreneurial, environnemental et institutionnel. Seine-et-Marne Développement et le Conseil général ont décidé cette année d’être présents pour ce rendez-vous désormais incontournable du secteur.
Loin d’être de simples spectateurs, ils y exposent en effet de nombreux exemples des recherches menées par les laboratoires publics de Marne-la-Vallée, l’ESIEE, l’ENPC, l’ESIGETEL et l’Université Paris XII. Dans la foulée, ils assurent la promotion des structures de recherche publique présentes en Seine-et-Marne, montrent des exemples
de partenariats entre la recherche et les 52 000 entreprises du département, et présentent les associations de gouvernance des pôles de compétitivité « Ville et Mobilité Durables» et « Cap Digital ».
Salon Européen de la Recherche et de l’Innovation : 7 au 9 juin 2007. Paris Porte de Versailles.
Pour plus de renseignements ➜ smdev@seine-et-marne-invest.com ou 01 64 14 19 00
ASTech : 3ème pôle en vue ? Une opportunité de troisième pôle de compétitivité pour le département. ASTech, c’est son nom, reste pour le moment une association de promotion de l’aviation d’affaires et du transport spatial. Elle porte dans ses soutes le projet de développement de l’aérodrome de Villaroche. Un vent d’innovation La naissance d’un troisième pôle de compétitivité pour le département semble en bonne voie. L’association ASTech Paris-Région a déposé ses statuts en mai dernier. Elle aspire à en faire un pôle de compétitivité centré sur l’aéronautique et cherche désormais à obtenir le label. Ce serait le troisième pôle dans le département, aux côtés de « Cap Digital » et de « Ville et Mobilité Durables. » Un pôle de compétitivité regroupe des entreprises, des centres de recherche et des collectivités afin d’encourager l’innovation dans un secteur économique (voir le dossier page 7). Le projet ASTech veut « renforcer le leadership et les emplois de l’aérospatial francilien». Il est porté par de grandes entreprises internationales (Safran, Dassault, EADS et Astrium SAS), des centres scientifiques
(l’université de Marne-la-Vallée, l’école des Mines, le CNRS, etc.) et la région Ile-de-France, et souhaite entraîner des PME dans son sillage. Avion électrique Le développement de l’aérodrome de Villaroche, à l’est de Sénart, permettrait ainsi à la Snecma de faire venir ses sous-traitants sur le site, à ses côtés. De quoi multiplier les projets innovants comme l’avion du futur, tout électrique, et le développement de l’éco-conception dans les matériaux et les procédés utilisés par l’aéronautique. Un véritable appel du pied à un autre pôle du département, « Ville et Mobilité Durables ».
© SNECMA groupe Safran - Villaroche
www.seine-et-marne-invest.com C’est à Villaroche que naîtra sans doute le 3e pôle de compétitivité du département.
47 ème Salon du Bourget : la Seine-et-Marne prend son envol Le Salon du Bourget est le rendez-vous incontournable pour toute la profession de l’aéronautique et de l’espace. Donc l’endroit idéal pour présenter les avantages économiques de la Seine-et-Marne. Plus de 500 000 visiteurs Du 18 au 24 juin, Seine-et-Marne Développement, l’Agence de développement économique du Conseil général, sera présente au 47e Salon
International du Bourget. Créé en 1909, ce salon est bien sûr une grande manifestation populaire, drainant régulièrement plus de 500 000 personnes sur sept jours. Mais c’est aussi un
© SNECMA groupe Safran - Villaroche Les ateliers de SNECMA, groupe Safran : une longue tradition d’excellence aéronautique.
événement professionnel majeur rassemblant les constructeurs, les sous-traitants et les PME/PMI investis dans les métiers de l’aéronautique et de l’espace... L’espace réservé par Seine-et-Marne Développement se situe au sein du stand de l’Agence Régionale de Développement Paris Ile-de-France (ARD). Elle y présentera bien sûr l’offre foncière et immobilière de la Seine-etMarne – mettant en exergue le dynamisme et la vitalité d’un département dont le grand public, comme les entreprises, méconnaissent trop souvent ressources et compétences... Elle y communiquera aussi sur les «pépites» du territoire : Marne-la-Vallée, Sénart, Roissy, sans oublier ses deux pôles de compétitivité : « Cap Digital » et « Ville et Mobilité Durables »...
Elle donnera un coup de projecteur particulièrement appuyé (et tout à fait dans le ton des lieux) à l’aérodrome de Villaroche, dont les atouts sont aussi multiples que mal appréhendés... Gros plan sur Villaroche Situé à cheval entre Sénart et Melun, à 45 minutes du Centre de Paris par l’A5, l’aérodrome propose en effet 60 hectares immédiatement disponibles pour l’implantation d’entreprises des secteurs aéronautique et spatial. Juste à côté des ateliers de Safran (regroupant SNECMA et Hispano Suiza). Il y a des références moins prestigieuses...
Actualités - agenda 12 juin Logistique La 8ème réunion du Club de la logistique de Seine-et-Marne se tiendra le mardi 12 juin à 11h30, à l’hôtel du Grand Monarque à Melun. François Tainturier, chef du service des Études et optimisation du réseau « Réseau Ferré de France », y présentera les nouveaux acteurs du fret ferroviaire.
Du 18 au 25 juin Salon aéronautique du Bourget Seine-et-Marne Développement sera présent au salon aéronautique international du Bourget, entre le 18 et le 25 juin. L’agence économique du Conseil général assurera la promotion du site de Villaroche, le nouveau pôle de développement francilien des biens et services dédiés à l’aéronautique et au spatial.
19 juin Club des développeurs Le « Club des développeurs » se réunira le mardi 19 juin au SAN du Val Maubuée, à Torcy. Thème de cette
réunion entre les responsables économiques des intercommunalités : l’accompagnement des entreprises à l’innovation.
associé à cette opération, visant à améliorer la prévention et à limiter les impacts économiques et sociaux des sinistres.
Seine-et-Marne Développement accompagne des entreprises Les locaux des laboratoires EDF des en Chine. Renardières accueillent la 6ème édition des Synapses. Pierre Veltz, spécialiste De Shangai à Canton en passant par français du développement territorial Shenzhen, Ubifrance, en partenariat est le grand invité de ce colloque avec les missions économiques, orgaorganisé par l’association Pôle Sud nisera des séminaires et des rencontres 77. De 17h00 à 20h00, à Ecuelles avec les autorités locales et l’ensemble (près de Moret-sur-Loing). des acteurs de la construction. Voir article page 11 L’objectif est de valoriser les compétences techniques et le savoir-faire de notre territoire en matière de construction et de développement durable ; permettre aux entreprises Prévention des risques seine-et-marnaises de profiter du Le service départemental d’Incendie boom de la construction chinoise et de secours (SDIS) et la Chambre qui prend de plus en plus en conside commerce et d’industrie de Seine- dération la valeur environnementale. et-Marne organisent des journées de sensibilisation à la prévention des risques, à l’attention des dirigeants d’entreprise. Les prochaines réunions auront lieu le 25 juin à Ozoirla-Ferrière et le 27 juin, à Avon. www.seine-et-marne-invest.com Seine-et-Marne Développement est
Inciter les Seine-et-Marnais à oser l’international
Actualités - en pratique Le Site APCE Agence Pour La Création d’Entreprise, une vraie mine d’information Déjà dix ans ! C’est en 1997 que le site www.APCE.com - un site majeur de la création d’entreprise - a été mis en place. Ligne de mire : les professionnels des réseaux d’accueil aux créateurs d’entreprise et les internautes créateurs d’entreprise ou entrepreneurs. Concrètement, il offre une aide logistique à tous ceux qui, en Seine-et-Marne, souhaitent créer ou reprendre une entreprise. Surtout, il les aide à construire leur projet en ligne de manière personnalisée et propose un forum de discussion, des petites annonces et des réponses d’experts. Sans oublier la mise à jour quotidienne et précieuse de 20 000 documents informatifs.
Les aides à finalité régionale De nouveaux outils pour doper la Seine-et-Marne Le 7 mars 2007 est une date importante pour notre département. Ce jour-là, en effet, Bruxelles adopte la carte française des territoires éligibles aux Aides à Finalité Régionale, les fameuses AFR. Déterminée pour la période 2007-2013, cette carte délimite concrètement les zones dans lesquelles les grandes entreprises et les PME pourront recevoir des aides à l’investissement productif et à l’emploi de la part de l’Etat, avec des « intensités » comprises entre 10% et 35% selon la taille de l’entreprise et les catégories de zones. Dans la foulée, ces entreprises bénéficieront d’une série de nouveaux dispositifs : la Prime d’aménagement du terri-
toire pour les projets industriels (PAT « industrie »), les aides aux collectivités territoriales à l’investissement productif des grandes entreprises, les aides à l’immobilier d’entreprises, les exonérations de taxe professionnelle, les aides à l’investissement des PME, les aides des sociétés de conversion (SOFIREM, FINORPA…), le régime cadre des aides au tourisme.
D’ores et déjà, en Seine-et-Marne, un certain nombre de communes ont été jugées « admissibles au béné- Pour plus de renseignements : fice de cette aide ». Pour celles-ci, situées majoritairement à l’Est et au www.apce.com Sud du département (Provins, La Ferté-Gaucher, Forges, Varenneswww.diact.gouv.fr sur-Seine, Villiers-Saint-Georges…), l’ensemble du dispositif sera sans nul doute un précieux accélérateur de croissance.
Ville et Mobilité Durables : Penser aujourd’hui la ville de demain Les pôles de compétitivité rassemblent grandes entreprises, PME et laboratoires de recherche autour de projets innovants. Le Conseil général de Seine-et-Marne, partenaire fondateur du pôle Ville et Mobilité Durables, participe à ce titre au financement de projets collaboratifs de Recherche & Développement d’entreprises de Seine-et-Marne.
En haut : gare TGV-Eurostar de Marne-la-Vallée / Chessy - © Eric Larrayadieu. Ci-dessus : place d’Ariane - Val d’Europe © Tibo.org
Dossier Ville et Mobilité Durables
Le département en pôle position sur le développement durable Dans « développement durable », il y a développement. Le pôle de compétitivité vise à encourager les projets innovants. Il a également pour effet de renforcer l’expertise du département en matière de développement durable. Et attirer ainsi de nouvelles entreprises et de nouveaux emplois.
3 THÉMATIQUES CLÉS Le pôle Ville et Mobilité Durables finance des projets liés à trois thématiques-clés étroitement imbriquées les unes dans les autres : La ville, son aménagement et sa gestion : réseaux collectifs, collecte des déchets, écologie industrielle, zones d’activités.
L’habitat et la construction : rénovation de l’habitat et constructions mettant en œuvre de nouveaux matériaux, des énergies nouvelles et respectant le label HQE (haute qualité environnementale).
La mobilité des personnes, des biens et de l’information : développement des transports urbains, véhicules propres et économes en énergie, personnes à mobilité réduite, etc.
out change ! Les mégalopoles de demain n’auront pas grand-chose à voir avec les grandes villes d’aujourd’hui. Toujours plus hautes, grandes et peuplées, on les voudra encore plus sûres, fluides et moins polluées. La quadrature du cercle ? Pas sûr ! L’enjeu du développement durable consiste à concilier l’accroissement de la population et sa concentration urbaine avec la préservation de l’environnement. Le pôle de compétitivité Ville et Mobilité Durables, dont la Seine-etMarne accueille la structure de gouvernance à la Cité Descartes, a été créé, en 2005, dans le but d’encourager les innovations en matière de baisse de la pollution et des dépenses d’énergie. Les grands bouleversements environnementaux annoncés offrent déjà de belles opportunités économiques : le marché des produits propres explose (autos, carburants, matériaux de construction, etc.) et celui des énergies nouvelles aussi. Le pôle aspire à devenir un des leaders du développement durable en Europe. « C’est un secteur en pleine expansion dont le département veut tirer parti le plus possible, à l’horizon 2012», affirme Gérard Eude, président de Seine-et-Marne Développement.
C’est quoi un pôle ? C’est le rassemblement d’acteurs d’un même territoire autour d’un objectif commun (ici : la promotion du développement durable) en vue de dynamiser l’activité économique et de créer des emplois. Bien sûr, travailler chacun de son côté est moins efficace que si l’ensemble se regroupe. L’idée est donc de créer des partenariats entre les entreprises et les centres de recherche. Objectif : vendre des produits et des services innovants, en termes écologiques,
sur les marchés de la construction, des transports et de l’urbanisme. Des exemples ? A Gretz, près de BrieComte-Robert, le constructeur de véhicules industriels « PVI » met au point avec l’ESIEE (Ecole Supérieure d’Ingénieurs en Electronique et Electrotechnique) un moteur électrique hybride pour les bus et les camions de livraison (projet Vhe Cinematics). Plus au nord, à Champs, c’est Moviken et l’INRETS (Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité) qui développent un site d’informations sur les transports en commun pour téléphone mobile (Navitransports, voir page 11). Facteur d’attractivité A terme, le pôle compte bien attirer de nouvelles entreprises venues de toute la France. « La spécialisation est un facteur d’attractivité, reprend Gérard Eude. Il va se créer en Seineet-Marne un écosystème favorable aux activités liées au développement durable. » Le pôle réunit déjà des acteurs de tout premier plan. Des PME (Yprema) et des multinationales (Bouygues, Eurodisney Associés S.C.A., Suez, Véolia, Vinci). Des
La ville de demain se prépare... en Seine-et-Marne.
universités (Marne-la-Vallée,Versailles) et des Grandes Ecoles (l’Ecole des Ponts, les Mines, Normale Sup, etc.). Des acteurs institutionnels enfin (Seine-et-Marne Développement, Conseil Régional d’Ile-de-France, Chambre de commerce et d’industrie, etc.). Son aire géographique couvre toute l’Ile-de-France : la Seine-etMarne, avec Marne-la-Vallée et Fontainebleau, mais elle rayonne aussi sur St Quentin-en-Yvelines et Antony. L’intérêt d’y adhérer, pour les entreprises ? D’abord celui d’obtenir des financements. Grâce aux aides de l’Etat, abondées par la Région et le Département, plus de la moitié du coût d’un projet peut être subventionné. Les sociétés bénéficient en plus d’exonérations fiscales. S’inscrire dans un pôle permet enfin d’entrer dans une dynamique. Celle de l’innovation. En nouant des contacts avec des centres de recherches et d’autres acteurs économiques, les entreprises bénéficient d’avantages concurrentiels indispensables à la conquête de nouveaux marchés. C’est tout l’enjeu – et le pari – de ce pôle.
Descartes + : un bâtiment emblématique Ce sera LE lieu fort du pôle : un immeuble à énergie positive offrant aux entreprises et aux laboratoires de recherche des équipements scientifiques de pointe. Inauguration prévue en 2011. e bâtiment Descartes + devrait sortir de terre à l’horizon 2011. Construit par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), l’Ecole des Ponts et par l’Etablissement public d’aménagement de Marne-la-Vallée (EPAMarne), il sera emblématique du pôle Ville et Mobilité Durables, à deux titres. D’abord parce qu’il sera érigé selon les principes du développement durable. Ensuite parce qu’il est voulu comme le lieu des partenariats. Energie solaire, ventilation naturelle, assemblage des matériaux etc, ce bâtiment de 7 400 m2 implanté dans la cité Descartes, à Champs-surMarne, utilisera les nouvelles techniques durables mises en œuvre dans la construction et les travaux publics, afin de démontrer leur viabilité économique. Pour autant, pas question
de rester un prototype. Le site sera bâti avec des techniques éprouvées et disponibles sur le marché. Mieux : fonctionnant à énergie positive une partie de l’année, il sera en mesure de produire sa propre électricité et devrait même pouvoir dégager un surplus ! Energie positive Qui hébergera-t-il ? Conçu à l’origine comme une extension de l’Ecole des Ponts, à l’étroit dans ses locaux actuels, il pourrait également abriter différents laboratoires (l’Inrets, par exemple, ou le Setra, service d’étude des autoroutes). Il offrira surtout aux membres du pôle des équipements scientifiques de pointe : une plateforme technique où les acteurs du bâtiment testeront en grandeur nature des nouveaux procédés de construction et d’assemblage des matériaux ;
des équipements de réalité virtuelle afin que les aménageurs puissent simuler leurs projets avant de les mettre en chantier. Enfin, il accueillera les équipes de recherche des PME de la filière et hébergera dans ses locaux un centre de ressources et d’informations. Un bâtiment, donc, exemplaire et un lieu symbolique de la synergie du pôle. prévu du projet : ➜ Coût 22 millions d’euros.
80 C’est le nombre d’adhérents au pôle aujourd’hui. Parmi eux, on compte des collectivités, des organismes de recherche ainsi que plus de 40 entreprises.
17 C’est le nombre de projets qui vont recevoir un financement de l’Etat, de la Région et du Conseil général.
12 millions C’est, en euros, le montant des aides publiques attribuées pour financer des projets entre labos et entreprises.
Interview “ L’innovation compte une part de risque : elle s’apprécie dans le temps ”
Thierry Delarbre Directeur général du pôle Ville et Mobilité Durables
Trajectoires : Quel est le rôle du pôle ? Thierry Delarbre : La mission qui nous est confiée consiste à faire émerger des projets innovants portés par plusieurs acteurs. Nous ne disposons pas de moyens propres. Nous servons de point de passage vers les différents guichets de financement. Notre rôle est donc de faire émerger les bons projets.
Comment repère-t-on les bons projets? TD : Nous nous concentrons sur leur potentiel car il y a forcément une prise de risque. Ce peuvent être de petites choses aujourd’hui mais qui se révéleront incontournables demain et deviendront de véritables réussites. L’innovation se mesure dans le temps.
Quels sont vos atouts ? TD : Ils tiennent à la force de nos adhérents : nous comptons déjà une vingtaine d’entreprises, leaders mondiaux de leur secteur, une vingtaine de PME et une dizaine de très grandes écoles d’ingénieurs internationalement reconnues. Les collectivités jouent un rôle très important. En finançant les projets et en les adoptant, elles peuvent servir de vitrine internationale.
Moviken met le train en première ligne sur les téléphones mobiles Bientôt, tous les horaires de bus sur votre téléphone portable.
MOVIKEN EN TROIS ÉTAPES Fin 2002 : l’héritage Jean-Claude Degand rachète Moviken. L’entreprise sous-traite alors des ouvrages de cartographie pour de prestigieux éditeurs (Michelin en particulier).
2003-2005 : les guides locaux La société vise le marché des collectivités locales. Elle créée à leur attention des guides représentants, sous forme de cartes, l’ensemble de l’offre de transports de voyageurs disponible sur leur territoire.
Depuis 2006 : internet Lancement du site www.itransports.fr, avec le soutien du ministère des transports et de la SNCF. Equivalent de Mappy pour les transports en commun, le site a une audience de 100 000 visiteurs uniques par jour.
Navitransports est l’un des tous premiers projets du pôle financé par le Conseil général. En partenariat avec l’Inrets, Moviken pilote ce site Wap visant à rendre accessibles depuis un téléphone mobile, cartes et horaires de transports en commun. Un bel outil disponible à la rentrée. ecevoir sur son mobile un texto vous informant de l’arri- Moviken en chiffres vée du bus ? Oui, c’est possible ! Evolution du chiffre d’affaires : Moviken y travaille. Cette PME, basée à Champs-sur-Marne, inaugure 2 000 000 euros à la rentrée prochaine la déclinaison Wap de son site internet. Avec Navitransports, on pourra télécharger 700 000 euros sur son téléphone portable, l’itinéraire entre deux destinations par les 2002 2006 transports en commun. Et calculer le temps de trajet théorique. « Le temps réel, c’est pour demain », s’enthou- qui collabore avec Moviken sur la siasme Jean-Claude Degand, le Pdg dernière brique du projet : l’informade l’entreprise. tion des voyageurs en temps réel. « Nos équipes travaillent ensemble ! » Fructueux partenariats Œuvrant pour le développement des Grâce au pôle, Moviken a reçu une transports publics, Moviken a natusubvention du Conseil général per- rellement trouvé sa place au sein mettant de financer 15% du projet. d’un pôle « très proche de nos préocSurtout, elle a initié à vitesse grand V cupations ». des partenariats avec Sistra (filiale de la SNCF et de la RATP) et l’Inrets Nouvelles technologies (Institut national de recherche sur Cette PME, spécialisée dans la cartoles transports et leur sécurité). « Le graphie routière sur papier, a pris pôle incite à collaborer de façon depuis 2002 le virage des nouvelles dynamique, souligne Jean-Claude technologies. Depuis, son activité ne Degand. Sans lui, je n’aurais jamais cesse de croître (voir graphique cieu l’idée de me tourner vers l’Inrets. » dessus). Moviken édite itransports.fr, Et c’est justement l’organisme public un site Internet présentant l’ensemble
9 collaborateurs 2002
des réseaux de transports en commun disponibles (trains, métros, trams, bus et cars) partout en France : bref, une sorte de Mappy pour non automobiliste... « Les nouvelles technologies vont contribuer à inverser l’image des transports en commun auprès du public, parie Jean-Claude Degand. Aujourd’hui, deux tiers de la population prend sa voiture et un tiers utilise les transports en commun. Demain, ce rapport sera inversé. C’est un enjeu de société. » Et Moviken y travaille.
Interview Nous avons formalisé plus vite la deuxième étape de notre développement
Jean-Claude Degand Président-directeur général Moviken Implantation : Champs-sur-Marne
Trajectoires : Qu’a apporté à votre entreprise l’adhésion au pôle Ville et Mobilité Durables ? Jean-Claude Degand : De la rapidité. Grâce à VMD, nous sommes allés plus loin dans notre développement en formalisant très vite des partenariats qui, sans lui, auraient été plus longs à nouer.
Création : 1988 Chiffre d’affaires : 2 millions d’euros
Quels partenariats ? JCD : Nous collaborons avec une
entreprise et un centre de recherche pour décliner notre site internet www.itransports.fr sur les téléphones mobiles : c’est le projet Navitransports. Quand verra-t-il le jour ? JCD : A la rentrée 2007 ! Le pôle est un véritable accélérateur de projet. Il incite les différents acteurs à collaborer et il légitime l’innovation au quotidien.
Blouses blanches et managers, la rencontre Organisées par l’association Pôle Sud 77, les Synapses sont des rencontres mettant en contact le monde de la recherche avec celui de l’entreprise, dans le but avoué de multiplier mariages... et jeunes pousses. Avec un succès de plus en plus évident.
Synapses, sixième édition La nouvelle réunion des Synapses aura lieu le 19 juin, dans les locaux du centre de recherche d’EDF, à Moret-sur-Loing. Elle verra les participants se pencher sur le thème des «clusters», ces grappes technologiques concentrant sur un territoire entreprises et pôles de recherche. Pour leur sixième édition, les Synapses ne pouvaient choisir un thème plus approprié... Ces rencontres, initiées en novembre 2005 par l’association Pôle Sud 77, pôle d’échanges et de réflexions sur les enjeux économiques du Sud Seine-et-Marne, ont en effet pour but de mettre en contact chercheurs et entrepreneurs. Deux univers trop souvent imperméables qui, ensemble, auraient pourtant tous les atouts pour réussir. « Il faut susciter de l’amour entre eux pour favoriser des fécondations croisées entre chercheurs, enseignants, étudiants, entrepreneurs et investisseurs afin de déboucher sur des créations d’entreprises », martèle Denis Oulés, 62 ans, le président de Pôle Sud 77. Et de citer l’exemple d’Orelia, une start-up née de la rencontre entre un diplômé de l’INSEAD et un ingénieur acousticien, qui a aujourd'hui développé un procédé novateur d’enregistrement et d’identification des sources sonores pour les villes. Bénéficier de la présence de l’INSEAD Les organisateurs des rencontres aimeraient multiplier ce type de mariages entre laboratoires de recherche et entreprises et attirer encore plus de blouses blanches que n’en comptent les auditoriums des Synapses. « Les chercheurs recèlent un potentiel dont ils n’ont pas conscience », explique Denis Oulés. Et pour cause : il n’est pas dans leur culture de penser en termes de marchés et de business plan. En revanche,
© Seine-et-Marne Développement L’INSEAD de Fontainebleau délivre certains des MBA les plus convoités du monde.
c’est tout à fait le job des étudiants Invité d’honneur de ces sixièmes Synapses du master en entrepreneurship de l’INSEAD ! Pierre Veltz. A 62 ans, ce chercheur associé au Centre de Le sud du département de Seine-etsociologie des organisations de Sciences Po, ancien directeur Marne présente l’avantage de se situer au confluent de deux domaines des Ponts et Chaussées (de 1999 à 2004), est l’un des complémentaires en termes de grands spécialistes français des Clusters. Il a notamment création d’entreprises. « Ici, nous publié l’ouvrage “ Des lieux et des liens ”, dont Christian trouvons 2 300 chercheurs, sur un Blanc s’est inspiré pour rédiger le rapport qui allait bassin de 500 000 habitants. Soit déboucher sur la naissance des pôles de compétitivité. quatre fois la densité francilienne, ellemême très supérieure à la moyenne nationale », se réjouit Denis Oulés. Seine et Ceram-hyd à Fontainebleau aujourd’hui retraité, s’est fait connaître ont ainsi pris la parole lors des précé- au cours d’une conférence. Il a Tribune pour les entreprises dentes éditions. Depuis l’an dernier, depuis donné deux consultations Particularité : beaucoup de ces même les collectivités sont invitées à sans frais à des start-up qui avaient savants phosphorent dans les intervenir sur les problématiques de besoin de ses compétences en laboratoires de grosses entreprises développement local... matière de brevets et de propriété privées. Les représentants de Saintindustrielle », se félicite Denis Oulés. Gobain à Saint-Pierre lès Nemours, Muscler son carnet d’adresses Bref, les Synapses se révèlent être un d’Hutchinson à Montargis et de la Les Synapses sont enfin un lieu idéal excellent accélérateur d’affaires. Snecma à Réau sont donc venus pour étoffer son réseau. Tradition- Elles bénéficient aujourd’hui du expliquer la stratégie R & D de leurs nellement, la fin de la réunion est soutien financier du Conseil général firmes. Des cas d’entreprises toujours consacrée à l’échange de compéten- via Seine-et-Marne Développement. intéressants à décortiquer... Ces col- ces. Chacun peut exprimer des Vous avez des idées ? N’hésitez plus à loques constituent également une besoins et/ou proposer ses services – franchir leur porte ! tribune où des créateurs et des diri- toujours gracieusement – aux autres geants de PME locales et innovantes participants. Ainsi, « Jacques Vesin, présentent leurs sociétés. Oxand à ex-directeur adjoint de la propriété www.polesud77.asso.fr Avon, Hand-presso à Samois-sur- intellectuelle chez Air Liquide et
Du neuf pour 3 zones d’activités Les zones industrielles pâtissent du temps qui passe ? Le Conseil général a créé un dispositif pour les réhabiliter. Assorti d’une aide d’un million d’euros, il a déjà bénéficié l’an dernier aux zones d’activités de Nangis, Ozoir-la-Ferrière et Vaux-le-Pénil.
Un coup de pouce pour les zones industrielles Chaussées défoncées, éclairage absent, clôtures béantes ? Le Conseil général débloque des fonds pour remettre à neuf certaines zones d’activités. Dans le cadre d’un dispositif d’aide à la requalification, un million d’euros maximum peut être versé aux communes, afin de les aider à engager des travaux. Cette subvention vient en complément de sommes engagées par les villes (à hauteur de 25% du montant des travaux). « Nous voulons initier une dynamique, explique-t-on à Seine-et-Marne Développement. Cette aide doit inciter les collectivités à passer à l’action. » Ozoir ouvre le bal Première à bénéficier de ces fonds, la ville d’Ozoir-la-Ferrière les a utilisés pour faire réaliser un audit sur sa zone industrielle. Construite dans les années soixante, celle-ci doit être remise en conformité avec les normes environnementales. Ainsi, le Conseil général va co-financer l’achat d’un terrain qui sera transformé en aire d’accueil et de stationnement pour poids lourds. Enfin, une tertiarisation de cette Z.I de centreville comptant pour le moment 135 sociétés sera rendue possible. La transformer peu à peu en quartier d’affaires ? Pourquoi pas ? Après tout, elle n’est qu’à 35 minutes de train de Paris-Saint-Lazare… Emplois induits Le dispositif ne sert pas uniquement à financer des travaux. Il peut être utilisé pour créer des emplois. C’est le cas, par exemple, de l’accompagnement mis en place par le Conseil général pour la Z.I de Vaux-le-Pénil. La communauté d’agglomération de Melun-Val-de-Seine a prévu de refaire la signalétique, le mobilier urbain et les entrées du lieu. Quelques dépenses de voirie, l’aménagement
UN PEU DE PRÉCISIONS 10 ha minimum Toutes les Z.I. d’une superficie de 10 ha minimum peuvent bénéficier des aides à la requalification.
Zones commerciales hors circuit
© DDE 77
Les zones d’activités à vocation majoritairement commerciales ne sont pas intégrées au dispositif de requalification.
Sont finançables : • Les études lorsqu’elles visent à réaliser un audit, à établir un diagnostic et à dresser les perspectives d’évolutions possibles. • Les réalisations touchant à l’environnement, à la gestion des déchets, à l’aménagement de la voirie, à l’organisation et au fonctionnement d’un site.
La zone industrielle de Melun Vaux-le-Pénil a bénéficié du soutien financier du Conseil général.
de pistes cyclables et l’installation de la fibre optique viennent compléter le dispositif. Grande première : les fonds du Conseil général ont permis d’embaucher une gestionnaire de zone. Véritable animatrice du lieu, Florence de Fonds, c’est son nom, doit garder l’œil bien ouvert. Des déchets qui s’entassent ? Elle appelle une benne de ramassage. Une clôture qui s’effondre ? Elle file voir l’entreprise pour lui demander de faire le nécessaire. Son rôle consiste avant tout à sensibiliser les entreprises à la préservation des lieux. A Nangis aussi, le dispositif a débouché sur la création d’un emploi.
Dans cette zone d’activités marquée par la fermeture de Coriolis il y a trois ans, la sécurité est au cœur des préoccupations des chefs d’entreprises. La communauté de communes va donc construire un poste de gardiennage. En échange, les 30 entreprises prendront en charge le salaire du responsable de la sécurité. Elles se sont aussi engagées à mieux préserver leurs terrains. Seule exigence du Conseil général vis-à-vis des collectivités : veiller à faire respecter des contrats de gestion durable par les entreprises. Pour ne pas se voir recommencer les mêmes travaux dans 20 ans, voire moins.
jm.martin@seine-et-marne-invest.fr
Sem@for 77 : le très haut débit en Seine-et-Marne Depuis 2006, la Seine-et-Marne est l’un des premiers départements français le mieux équipé en haut débit. Avec le réseau Sem@for 77 et ses 1 100 km de fibre optique, le Conseil général permet aux 514 communes, 346 zones d’activités et 836 établissements publics d’évoluer vers le haut et le très haut débit. Débutés en janvier 2007, ces premiers travaux s’achèveront en novembre 2008.
SEM@FOR 77 : LES POINTS FORTS
• Le très haut débit garanti pour la plupart des entreprises (179 zones d’activités entièrement fibrées) et administrations seine-et-marnaises (480 sites publics directement fibrés)
• le développement d’offres concurrentielles qui, à terme feront baisser les prix
• des frais de raccordement au réseau optique parmi les plus faibles de France
MELUN 10 A.
• une fiabilité de service sans précédent et une maintenance 24h/24, 7j/7
• 2 Mégabits symétriques au minimum pour toutes les entreprises et administrations non fibrées dans un premier temps
Moret-sur-Loing Montereau-Faut-Yonne
• l’accès à de nouvelles applications : vidéoconférence, liaisons intersites en Groupes Fermés d’Utilisateurs (GFU), sauvegarde et sécurisation des données à distance, e-administration, etc…
Le réseau de fibre optique Fin 2008, aucune commune ne sera à plus de 10 km d’un poste de raccordement au réseau de fibre optique.
www.semafor77.fr
Success stories ATF ATF c’est quoi ? 32 salariés dont 15% de travailleurs handicapés
6,1 millions de chiffre d’affaires
+ 19 % croissance 2006 du C.A.
Les dates 1996
“ Utiliser des filières de dépollution répondant à 100% aux normes européennes. ” Sylvain Couthier, Président d’ATF
création d'ATF. Spécialités : valorisation des parcs informatiques, revente des matériels et pièces détachées
2004 Sylvain Couthier prend la direction de l’entreprise
2007 Sylvain Couthier désigné par Le Nouvel Économiste « Entrepreneur 2007 de la Région Ile-de-France »
Engagement durable Implantée depuis 2000 à Sénart, en Seine-et-Marne, ATF donne une seconde vie au matériel informatique. Sylvain Couthier, son président, s’attache tout particulièrement à respecter l’environnement et à favoriser l’accès à l’emploi des personnes en situation précaire...
Sylvain Couthier, 40 ans, n’a rien perdu de la vitalité et de la « tchache » du rugbyman – troisquarts centre, maillot numéro 13 – qu’il fut pendant près de vingt ans. Il emploie d’ailleurs les mêmes termes pour décrire ses performances d’alors et celles d’aujourd’hui : l’irrésistible progression du chiffre d’affaires (6,1 millions d’euros, soit plus de 19%, en 2006) d’ATF, l’entreprise qu’il dirige depuis 2004. Implantée à Moissy-Cramayel, près de Sénart, en Seine-et-Marne, ATF s’est spécialisée dès 1996 dans la valorisation des parcs informatiques, la revente de matériels et la fourniture de pièces détachées.
incarne des valeurs auxquelles je suis très attaché : l’esprit collectif, le respect des valeurs d’autrui, voire une certaine forme d’abnégation et d’esprit de sacrifice. » On le croit sans peine. Car ces valeurs ont guidé Sylvain Couthier dans les différentes sociétés qu’il a traversées. Ce sont elles, à n’en pas douter, qui ont conduit ce titulaire d’un BTS et d’un DEUG de Sciences-Eco, à être adoubé « Entrepreneur de la Région Ile-deFrance pour l’année 2007 » par « Le Nouvel Économiste ». Elles, encore, qui l’ont poussé à faire d’ATF, non seulement une des entreprises les plus dynamiques du département, mais aussi l’une des plus engagées. Depuis la fin des années 90, ATF est en « J’ai toujours eu une affection particulière pour effet l’un des piliers les plus solides de la vie le rugby, déclare-t-il dans un large sourire, car il citoyenne locale...
Cet engagement a deux faces. Côté pile : le développement durable. « Soucieuse de la protection de l’environnement, ATF s’engage à recycler le matériel repris et non-recommercialisable en utilisant des filières de dépollution répondant à 100% aux normes européennes en vigueur » précise Sylvain Couthier. Côté face : un accès plus facile à l’emploi des personnes en situation précaire, largement appuyé par le Conseil général. Ce partenariat entre ATF et le Département ne date pas d’hier. Dès l’origine, en 2000, Seine-etMarne Développement avait épaulé l’entreprise pour son installation près de Sénart. Aujourd’hui, c’est un autre partenariat, avec le Centre d’Orientation Sociale (COS) de Nanteau, qui permet à ATF d’accueillir une cinquantaine de stagiaires par an – dont une forte proportion de travailleurs handicapés. Ceux-ci constituent désormais 15% de ses 32 salariés. Un exemple probant d’une réussite économique associée à une démarche locale et sociale au sens large du terme. À suivre ?
Success stories BBGR
L’expertise industrielle dans l’optique La trajectoire spectaculaire de Thierry Marlin va de pair avec celle de l’entreprise dont il fait partie : BBGR, filiale d’Essilor, 2ème fabricant français de verres optiques. Par certains aspects, elle illustre aussi les atouts du département de Seine-et-Marne...
“ Comme pour tout produit high-tech, la qualification des salariés est un facteur de réussite fondamental.” Thierry Marlin, directeur technique de BBGR
Thierry Marlin, 40 ans, directeur technique de BBGR, filiale d’Essilor, l’avoue volontiers : « Je ne suis pas un citadin ». Et ses yeux bleus s’éclairent lorsqu’il évoque sa maison à Moisenay, un petit village seine-et-marnais de 1000 habitants, situé à une demi-heure de l’usine BBGR de Provins : «Je profite de tous les avantages de la région parisienne sans en subir les inconvénients». Amoureux de la campagne, Thierry Marlin est loin d’être un pur contemplatif. C’est même tout le contraire ! La rapidité de sa trajectoire professionnelle l’atteste. Diplômé d’une école d’ingénieurs, l’UTC, cet homme d’action entre à 23 ans chez Essilor, d’abord au centre R&D de Saint-Maur-les- Fossés, puis à la direction industrielle. Il assure ensuite le management d’un service d’ingénierie responsable de l’amélioration de la productivité et des performances des filiales européennes. À tout juste 33 ans, il prend en charge la gestion de la construction d’une usine à Varsovie. Il est nommé, le 1er janvier 2004, chef d’établissement et directeur de la production du site de Provins de BBGR. Enfin, depuis dix mois, Thierry Marlin a pris la responsabilité du développement de nouveaux produits qu’il suit, « pour tout ce qui concerne la mise en œuvre du projet jusqu’à sa qualification et sa commercialisation », précise-t-il. La performance est loin d’être médiocre. L’usine de Provins qu’il dirige donc depuis trois ans rassemble 500 salariés. Elle constitue la plus importante structure dans son domaine d’activité du groupe Essilor. Alors que la plupart des filiales du groupe d’optique fabriquent des verres en série, l’usine de Provins se présente en effet comme la principale usine de « prescription » du groupe BBGR, spécialisée dans la conception de verres à la commande exigeant une expertise particulière... C’est là, aux dires du jeune dirigeant, que l’entreprise se félicite d’avoir choisi la Seine-etMarne... « La qualification des salariés est un élément fondamental pour nous, indique-t-il, dans la mesure où nous gérons des activités high-tech très complexes. » Or, précisément, le départe-
BBGR c’est quoi ? 2 000 salariés 299 millions de chiffre d’affaires
+ 94 % Progression du C.A depuis 2001.
ment a su lui offrir ce bassin de main-d’œuvre très qualifiée. Il insiste aussi, pêle-mêle, sur « les infrastructures autoroutières et aériennes, le soutien apporté à l’activité de BBGR, le nombre d’associations missionnées pour aider les entreprises locales, la proximité de Paris... ». Résultat, avec 299 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2006, en progression de 94% au regard de 2001, sa position de 2ème fabricant français derrière Essilor et ses 30 millions de verres commercialisés en 2006, BBGR va mieux que bien.
www.bbgr.fr
Les dates 2004 Thierry Marlin prend la direction du site BBGR de Provins
2006 30 millions de verres commercialisés pour cette seule année
2007 2ème fabricant français derrière Essilor, dont BBGR est la filiale
Karine Bollufer
Responsable marketing d’Euro Disney SCA
Directrice de Melun Val-de-Seine Initiative
Artisan, fondateur de la marque “ La Ruée vers l’art ”
“Val d’Europe conjugue art de vivre, tourisme, culture, services publics et activité économique. L’avenir de l’Ile-de-France se joue ici.”
“Nous avons aidé l’an dernier 25 créateurs d’entreprises à lever des fonds auprès des banques, en leur accordant des prêts d’honneur.”
“Seine-et-Marne Développement nous a incités à participer à des salons à l’étranger. Aujourd’hui, nous réalisons 90% de notre chiffre d’affaires à l’export.”
Directrice générale d’Inderflex au Châtelet-en-Brie
Pâtissier à Fontainebleau
“On ne peut rêver meilleure situation : Orly à 30 minutes ; Roissy à 1 heure ; les grands axes autoroutiers tout autour. C’est stratégique !”
“Les gens attendent des commerces haut de gamme et de grande qualité. En treize ans, j’ai multiplié mon chiffre d’affaires par trois.”
Pdg de Biobank à Presles-en-Brie, une banque de tissus humains
Président de Club Invest 77
Secrétaire générale de la CFDT de Seine-et-Marne
“Un Business Angel finance des sociétés innovantes à fort potentiel. Notre club compte 40 investisseurs et dispose d’un capital de 815 000 euros.”
“Instaurer le dialogue avant d’en venir au conflit social, c’est possible... et c’est même le but de notre syndicat.”
“Quand je me suis lancée en free-lance, Seine-et-Marne Développement a financé ma formation sur un logiciel de création multimédia.”
“A Presles, j’ai tous les avantages de la campagne, à seulement 40 minutes de voiture de Paris où je me rends trois fois par semaine pour mon business.”
Directeur de la publication Gérard Eude • Comité de rédaction François-Xavier Deflou, Florence Labigne, Dominique Marinov • Rédacteur en chef Patricia Montin • Journalistes Sébastien Pierrot, Véronique Richebois Réalisation agencebeaurepaire.com • Photos yannpiriou.com Seine-et-Marne Développement, agence pour le développement économique du Conseil général de Seine-et-Marne • Hôtel du Département 77010 Melun Cedex • Contact p.montin@seine-et-marne-invest.com • seine-et-marne-invest.com • Imprimé sur du papier recyclé Cyclus couché print.
Trajectoires N°1
Entreprendre et réussir en Seine-et-Marne JUIN 2007 N° 1 Thierry Delarbre, Dg du pôle Ville et Mobilité Durables &amp; &amp; &amp; www.seine...

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