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07. Deux essais de psychologie analytique – S.F.P.A. Société Française de Psychologie Analytique
Publié le 28 avril 2006 11 septembre 2017 par Webmaster
000158 – Sur la psychologie de l’inconscient.
Les cinq préfaces de ce volume montrent que l’œuvre originale, « La psychologie des processus inconscients », a été révisée et remaniée de nombreuses fois. Dans les éditions de 1917 et 1918, il était indiqué que cette œuvre visait à donner un large aperçu de la nature et de la psychologie de l’inconscient. L’intérêt croissant porté à la psyché et à l’inconscient chaotique de l’homme est considéré comme une des conséquences de la première guerre mondiale. En stimulant l’auto-réflexion, cet intérêt est considéré comme une tendance favorable dans la mesure où la psychologie des nations et celle des individus sont liées. On exprime l’espoir que le retour des individus vers leur être le plus profond aboutira à la guérison des maux de l’époque. Il est fréquemment précisé que cette œuvre tente de rendre familière une science en plein développement mais hautement compliquée. La tentative ne cherche pas à être exhaustive mais à fournir une information de base utilisable comme introduction à l’inconscient. Explorant un territoire virtuellement vierge, cet essai peut comporter des insuffisances et des erreurs. La préface de la 5è édition, celle du présent volume, précise que les versions précédentes ont été entièrement révisées et que ce qui concernait les types psychologiques a été réintroduit dans un volume séparé intitulé « Les types psychologiques ».
000159 – Sur la psychologie de l’inconscient
I.Psychanalyse. (1916).
In Jung, Collected Works of C. G. Jung, Vol.7. 2nd. Ed.,Princeton University Press, 1966.349 p. (p. 9-18), (§ 1 à 15), & Jung, LA PSYCHOLOGIE DE L’INCONSCIENT, Georg, Genève 1963, (p.29-45)
Bref survol des théories qui, partant de la psychologie expérimentale, ont conduit à la psychothérapie des névroses ; analyse d’un cas illustrant le rôle de l’inconscient dans le développement des névroses. — une névrose hystérique – illustre ce qu’on appelle la théorie traumatique. Nombreux autres cas de névroses hystériques évoqués. Freud a prolongé le travail de Breuer en posant le problème en termes de « prédisposition », vocable utilisé pour signifier le rôle d’un traumatisme précoce dans les névroses. Analyse détaillée des troubles hystériques d’une jeune femme pour montrer le double rôle d’un trouble d’ordre érotique : comme présence d’un traumatisme et comme facteur déclenchant de la névrose.
000160 – Sur la psychologie de l’inconscient
II. La théorie de l’Eros. (1916).
In Jung, Collected Works of C. G. Jung, Vol.7. 2nd. Ed.,Princeton University Press, 1966.349 p. (p. 19-29), (§ 16 à 34), & Jung, LA PSYCHOLOGIE DE L’INCONSCIENT, Georg, Genève 1963, (p.46-62)
000161 – Sur la psychologie de l’inconscient
III. L’autre point de vue : la volonté de puissance. (1916).
In Jung, Collected Works of C. G. Jung, Vol.7. 2nd. Ed.,Princeton University Press, 1966.349 p. (p. 30-40), ( § 35 à 55), & Jung, LA PSYCHOLOGIE DE L’INCONSCIENT, Georg, Genève 1963, (p.63-81)
Analyse et comparaison entre la théorie freudienne fondée sur l’éros et celle d’Adler qui se fonde sur la volonté de puissance. L’instinct de conservation et sa relation à la volonté de puissance sont considérés sous l’angle des enseignements de Nietzsche. Une analyse des dangers cachés dans « l’identi¬fication à l’ombre », c à d exclusivement à l’un des instincts, explique l’unitéralité névrotique de Nietzsche. On pointe l’importance de l’éros et de la volonté de puissance qui se manifestent dans la tendance vers la préservation de l’espèce et l’auto-conservation. Wagner est cité succinctement comme l’avocat de la premi¬è¬re et Nietzsche comme celui du pôle opposé. Etude détaillée d’un cas clinique en fonction des deux perspectives : celle de Freud, persuadé qu’une névrose dépend de circonstances antérieures (causalité), et celle d’Adler qui rétorque que les raisons ultimes sont essentielles. L’analyse freudienne se concentre sur l’éros, l’approche adlérienne insiste sur l’instinct de pouvoir et elles s’opposent mutuellement. Une référence
000162 – Sur la psychologie de l’inconscient
IV. L’autre point de vue : Le problème du type d’attitude. (1916)
On explique par les attitudes introvertie et extravertie l’opposition entre les points de vue freudien et adlérien. On estime que les théories reflètent les particularismes de leur auteur et ont donc souvent un point de vue limité. Les deux théories réellement différentes sur les névroses, l’une mettant l’accent sur l’objet, l’autre privilégiant le sujet, sont considérées comme les manifestations de l’antagonisme des attitudes. La personnalité introvertie se focalise sur le sujet, le type extraverti sur l’objet. Néanmoins, ces attitudes peuvent rarement être observées à l’état pur. Analyse des dynamiques relationnelles entre personnalités de type différent. A l’inverse des points de vue freudien et adlérien, les névroses paraissent parfois être au service de fonctions auxiliaires utiles. On critique Freud et d’Adler qui refusent de reconnaître le rôle inexorable de l’irrationnel dans l’évolution tant de l’humanité que de l’individu. La majeure partie de la controverse est centrée sur l’énergie psychique définie comme « libido ». Des exemples sont donnés pour démontrer que l’énergie psychique libérée au cours du traitement suit une voie imprévisible connue du seul inconscient. Cette énergie prend sa source dans la tension des opposés et ne peut être efficace qu’après avoir trouvé la pente qui lui convient. Plusieurs théories, toutes fondées sur des types opposés, sont citées. Il semble que pour faire progresser un traitement, c à d réussir un équilibre psychique, on doive reconnaître le principe des opposés. 8 références.
000163 – Sur la psychologie de l’inconscient
V. L’inconscient personnel et l’inconscient collectif (ou transpersonnel). (1916).
In Jung, Collected Works of C. G. Jung, Vol.7. 2nd. Ed.,Princeton University Press, 1966.349 p. (p. 64-79), (§ 97 à 120), & Jung, LA PSYCHOLOGIE DE L’INCONSCIENT, Georg, Genève 1963, (p.120-145)
Présentation de l’idée d’inconscient collectif et analyse de son rôle dans le processus du transfert en psychothérapie. On trouve dans les anciens mythes et les religions primitives un guide relatif à l’existence de l’inconscient collectif. La conservation de l’énergie découverte par Robert Mayer démontre l’évidence des actions de l’inconscient transpersonnel et la manière dont les archétypes, ou images primordiales, peuvent contribuer parfois à notre progression intel¬lectuelle. Inversement, les effets néfastes de l’introjection et de la projection sont mis en avant. La transition entre les deux phases – instinctuelle et culturelle – de la vie est analysée en fonction de la loi psychologique de l’énandiodromie – la force des opposés – d’Héraclite. 12 références.
000164 – Sur la psychologie de l’inconscient
VI. La méthode synthétique ou constructive. (1916).
000165 – Sur la psychologie de l’inconscient
L’analyse détaillée des rêves de deux patients (une femme et un homme) sont cités pour montrer l’importance des archétypes dans la mise à jour des contenus de l’inconscient. L’examen des rêves démontrent que le contenu de l’inconscient collectif est fréquemment projeté sur des personnes de l’entourage immédiat. Mention particulière pour la « bête noire », un archétype communément projeté sur elles ; plusieurs exemples à son propos et à d’autres symboles tirés de la littérature, la religion et l’histoire. On définit le but du rêve : les rêves ont un rôle compensatoire, ils aident à maintenir l’équilibre psychique et servent de régulateur mental. L’analyse du rêve du patient mâle démontre que les symboles et les métaphores du rêve anticipent la vraie thérapie. L’un des thèmes fondamentaux révélés dans l’analyse des rêves est celui du « processus d’individuation » défini comme le but de la fonction transcendante, c à d faciliter la découverte de la totalité potentielle originelle de l’individu. Toute la démonstration consiste à monter combien il est important que le thérapeute acquiert une totale compréhension des rêves et des multiples manifestations de l’inconscient. Une telle compréhension permet au thérapeute d’éviter la formation de résistances inconscientes et d’utiliser le facteur thérapeutique de la compensation. 3 références.
000166 – Sur la psychologie de l’inconscient
VIII. Remarques générales sur l’approche thérapeutique de l’inconscient. (1916).
In Jung, Collected Works of C. G. Jung, Vol.7. 2nd. Ed.,Princeton University Press, 1966.349 p. (p. 114-118), ( § 192 à 200), & Jung, LA PSYCHOLOGIE DE L’INCONSCIENT, Georg, Genève 1963, (p.201-209)
Description des risques et des bénéfices d’une meilleure compréhension de l’inconscient et référence à la contribution de Freud, Adler et Nietzsche en ce domaine. Les dangers inhérents à l’inconscient sont pointés et référence est ainsi faite aux psychoses latentes, contrôlées par une normalité artificielle, et aux incidents publics qui prennent souvent la forme d’une tendance aux accidents. La face positive de l’inconscient est néanmoins évoquée : l’accès à son potentiel thérapeutique avantagera celui qui peut et désire une meilleure différenciation. L’harmonie ne peut se réaliser qu’au moyen de cette fonction transcendante. Il est conseillé au thérapeute de saisir les besoins de l’individu car aucune formule ne peut indiquer quand et comment un traitement peut être efficace. En conclusion, remarques concernant les perspectives radicalement différentes des praticiens de la psychologie médicale, ce qui multiplie les difficultés du lecteur novice en la matière. Tous les chercheurs élaborent des théories à partir de leur cadre de référence intellectuel et des expériences de leur seule vie. Ces approches sont rapprochées de celles de Freud pour les en différencier…
000167 – Sur la psychologie de l’inconscient. Conclusion. (1916).
000168 – Dialectique du moi et de l’inconscient. Préfaces (1928)
Le but de l’ouvrage, « La relation (la « dialectique ») entre le moi et l’inconscient », est exposé dans les préfaces des deuxième (1935) et troisième (1938) éditions : récapituler 28 années d’expérience psychologique et psychiatrique pour élaborer une conception rationnelle de l’inconscient. L’idée que l’évolution de l’inconscient représente un processus indépendant – un point de vue qui se distingue des théories de Freud – remonte à une étude sur le somnambulisme faite en 1902. L’ouvrage actuel décrit la relation entre conscient et inconscient, sans toutefois prétendre apporter une réponse définitive quant à la nature et l’essence de l’inconscient. La philosophie orientale s’est intéressée durant des siècles à des problèmes similaires et représente ainsi un matériel de comparaison appréciable. 2 références.
000169 – Dialectique du moi et de l’inconscient.
Partie 1. Les effets de l’inconscient sur le conscient
I. L’inconscient personnel et l’inconscient collectif. (1928)
In Jung, Collected Works of C. G. Jung, Vol.7. 2nd. Ed.,Princeton University Press, 1966.349 p. (p. 127-138), (§ 202 à 220), & Jung, DIALECTIQUE DU MOI ET DE L’INCONSCIENT, Gallimard, Paris 1964, (p.23-45)
Définition de l’inconscient personnel et collectif ; le point de vue de Freud sur l’inconscient personnel – réservoir de contenus refoulés – est élargi afin d’y inclure des contenus conscients précédemment énergétisés aussi bien que des perceptions sensorielles subliminales. On considère que l’inconscient agit de façon compensa¬trice, engendrant la semence de pensées conscientes ultérieures. Ces processus inconscients et tous les contenus inconscients engrangés durant la vie indi¬viduelle composent l’inconscient personnel. Présentation d’un cas qui révèle la présence de certains contenus dépassant le champ de l’expérience individuelle. On explique la présence de ces contenus en postulant l’existence d’un inconscient collectif. Pour illustrer cette hypothèse, présentation du cas d’une patiente dont les bénéfices liés au transfert avaient atteint l’extrême limite. Afin de découvrir une base plus durable de guérison, analyse de rêves supposés révéler des processus et les désirs cachés. Dans l’un de ces rêves, l’analyste y avait des proportions d’un surhomme rappelant celui d’un gigantesque père primordial. Ce rêve contenait également, sous forme de vent, l’image de Dieu ; elle fut interprétée comme le désir, chez la patiente, d’un engagement absolu. Cette image n’est pas un contenu personnel, car la patiente agnostique concevait Dieu comme une force vitale abstraite et elle ignorait que la phrase « Dieu est esprit » est la traduction libre de la phrase originale du Nouveau Testament en grec : « Dieu est souffle ». C’est ainsi qu’une image à caractère historique et diffusée de par le monde revit à travers une fonction psychique naturelle. On conclut alors que l’inconscient contient non seulement des éléments personnels mais également des éléments impersonnels et collectifs sous la forme de catégories conceptuelles héritées – ou archétypes. En outre, il est démontré que ces archétypes peuvent devenir conscients via le mode analogique primitif de penser particulier aux rêves. 4 références.
000170 – Dialectique du moi et de l’inconscient.
II. Phénomènes résultant de l’assimilation de l’inconscient. (1928).
000171 – Dialectique du moi et de l’inconscient.
III. La persona comme élément de la psyché collective. (1928).
In Jung, Collected Works of C. G. Jung, Vol.7. 2nd. Ed.,Princeton University Press, 1966.349 p. (p. 156-162), (§ 243 à 253), & Jung, DIALECTIQUE DU MOI ET DE L’INCONSCIENT, Gallimard, Paris 1964, (p.78-90)
000172 – Dialectique du moi et de l’inconscient.
IV. Tentative négative de libérer l’individualité de la psyché collective .
a. reconstitution régressive de la persona. (1928).
000173 – Dialectique du moi et de l’inconscient.
b. Identification avec la psyché collective. (1928).
In Jung, Collected Works of C. G. Jung, Vol.7. 2nd. Ed.,Princeton University Press, 1966.349 p. (p. 169-171), (§ 260 à 265), & Jung, DIALECTIQUE DU MOI ET DE L’INCONSCIENT, Gallimard, Paris 1964, (p.102-107)
000174 – Dialectique du moi et de l’inconscient.
I. La fonction de l’inconscient. (1928).
Analyse de l’individuation comme une alternative de développement plus souhaitable que les autres formes dans lesquelles la psyché collective tient le haut du pavé. Présentation du but de l’individuation : dépouiller le soi des faux oripeaux de la persona et du pouvoir tentant des images primordiales. Tandis que la persona est facilement compréhensible par tous car chacun peut en faire cons¬ciemment l’expérience, les actions des processus inconscients sont perçus comme plus difficilement compréhensibles parce que plus subtils. L’analyse de ces facteurs inconscients peut s’effectuer par des exemples tirés de la maladie mentale, des inspirations créatrices ou des conversions religieuses. On considère que l’inconscient se positionne dans une relation de compensation par rapport au conscient. Présentation de multiples exemples de cas afin d’illustrer les voies spécifiques par lesquelles l’inconscient remplit cette fonction compensatrice. En général, il agit en produisant des images, souvent présentes dans les rêves, pour répondre à une situation consciente. Ce faisant, l’inconscient ne « pense » pas mais agit plutôt de façon automatique. Dans la mesure où le conscient humain est limité, cette fonction compensatrice fournit des contenus psychiques qui, convenablement reconnus, étend le champ de la conscience. Résultat de ce processus : l’augmentation de la connaissance de soi diminue la couche de l’inconscient personnel recouvrant l’inconscient collectif. 3 références.
000175 – Dialectique du moi et de l’inconscient.
II. Anima et animus. (1928).
In Jung, Collected Works of C. G. Jung, Vol.7. 2nd. Ed.,Princeton University Press, 1966.349 p. (p. 188-211), (§ 296 à 340), & Jung, DIALECTIQUE DU MOI ET DE L’INCONSCIENT, Gallimard, Paris 1964, (p.137-191)
000176 – Dialectique du moi et de l’inconscient.
III. La technique de différenciation entre le moi et les figures de l’inconscient. (1928).
000177 – Dialectique du moi et de l’inconscient.
IV. La personnalité mana. (1928).
In Jung, Collected Works of C. G. Jung, Vol.7. 2nd. Ed.,Princeton University Press, 1966.349 p. (p. 227-241), ( § 374 à 406), & Jung, DIALECTIQUE DU MOI ET DE L’INCONSCIENT, Gallimard, Paris 1964, (p.223-248)
Description de la formation et des caractéristiques de la personnalité mana, une étape du développement qui succède à la transformation et à la dissolution de l’anima en tant que complexe autonome. Le pouvoir (mana) qu’induit l’anima est souvent usurpé par le moi. En conséquence, l’individu estime de façon erronée qu’il s’est rendu maître de l’inconscient et que ce qu’il vient d’en apprendre va lui conférer le pouvoir. Il va donc se percevoir comme un homme sage et tout-puissant. Cette conception de soi qui caractérise la personnalité mana est une forme plate et collective comme toutes les personnalités dominées par l’archétype ; elle fait en conséquence obstacle au développement de l’individu. Pour continuer à se développer, l’individu doit poursuivre le processus et différencier le moi de cette personnalité mana, ce qui suppose qu’il doit amener à la conscience les contenus inconscients spécifiques de cette personnalité. Le danger d’identifier ou de concrétiser les contenus de la personnalité mana sous les traits d’une divinité est pointé dans le Faust de Goethe et le Zarathoustra de Nietzsche, cités comme des tentatives pour maîtriser les contenus de la personnalité mana. Etant donné que ces approches ne conviennent manifestement pas à l’homme qui vit dans le monde réel, l’intégration par le conscient des contenus de la personnalité mana est considérée comme étant la meilleure solution. Le résultat donnera lieu à la formation du concept du soi, un montage psychologique rappelant la formule religieuse du « Dieu avec nous ». 3 références.
000178 – Appendices :I. Nouveaux chemin en psychologie. (1912).
000179 – Appendices : II. La structure de l’inconscient.
1. La distinction entre l’inconscient personnel et l’inconscient impersonnel. (1916).
In Jung, Collected Works of C. G. Jung, Vol.7. 2nd. Ed.,Princeton University Press, 1966.349 p. (p. 269-273), ( § 442 à 450), ), & Jung, LES ARCHIVES DE PSYCHOLOGIE, Genève 1916, (p.152-179)
000180 – Appendices : II. La structure de l’inconscient.
2. Phénomènes résultant de l’assimilation de l’inconscient. (1916).
Analyse des différentes réactions au processus d’assimilation à travers le rôle de la psyché collective dans les sociétés primitives et modernes. Le processus d’assimilation donne lieu à quelques phénomènes intéressants : certains patients éprouvent un renforcement de la confiance en eux tandis que d’autres deviennent manifestement dépressifs. L’analyse de ces deux types de réactions révèle qu’elles ne sont que les masques respectifs d’un sentiment d’impuissance et de volonté de puissance. Le sentiment d’être « comme un dieu », rencontré chez certains patients, est analysé plus en détail pour en trouver l’origine. Ce sentiment provient d’une certaine fonction psychique de nature collective et sur-ordonnée à l’individu. La psyché collective est au fondement originel de la psyché individuelle. A la différence de l’homme primitif, l’homme moderne a été capable de distinguer sa propre psyché de la psyché collective. Si cependant au cours de l’analyse, une part de l’inconscient collectif est annexée au conscient, la personnalité se scindera inévitablement entre ses paires d’opposés. La psyché collective contient le bien et le mal de façon indifférenciée. Ce n’est qu’avec le développement de l’esprit individuel moderne que se réalise la distinction suivie de la répression consécutive du mal. La répression de la psyché collective fut nécessaire au développement de la personnalité civilisée. Le danger réside dans le fait qu’au cours de l’analyse l’inconscient collectif peut prendre le dessus. C’est pourquoi, les analystes doivent se souvenir que le but de l’analyse est le développement de la personnalité, ce qui demande que les contenus de l’inconscient personnel soient clairement distingués de l’inconscient collectif . 1 référence.
000181 – Appendices : II. La structure de l’inconscient.
3. La persona comme élément de la psyché collective. (1916).
In Jung, Collected Works of C. G. Jung, Vol.7. 2nd. Ed.,Princeton University Press, 1966.349 p. (p. 273-280), ( § 464 à 470), & Jung, LES ARCHIVES DE PSYCHOLOGIE, Genève 1916, (p.152-179)
Distinction entre la persona et le conscient et explication de la différence entre un investissement schizophrénique de l’inconscient et la libération analytique hors de la psyché collective. L’expérience analytique révèle que le conscient n’est qu’une partie arbitraire de la psyché collective. Il existe parce qu’il ignore les caractéristiques universelles de l’humanité. De plus, il a refoulé plus ou moins arbitrairement des contenus psychiques qu’il serait utile de connaître. Cette partie arbitraire de conscience est appelée la persona et bien qu’elle semble individuelle, elle n’est en fait qu’un masque porté par la psyché collective. Au cours de l’analyse, ce masque tombe et, en dernier ressort, l’individu apparaît collectif. La perception de cette dimension par l’analysant fait surgir le sentiment d’être « semblable à dieu ». Ce sentiment est caractérisé par des rêves d’envolées et de grandeur, de désorientation par rapport à l’identité propre et de libre circulation des fantasmes inconscients. Cet état frise et ressemble à la schizophrénie. Dans la schizophrénie, l’inconscient usurpe la fonction du réel : les pensées inconscientes sont entendues comme des voix et les fantasmes sont perçus comme des objets réels. Au cours de l’analyse cependant, le patient se rend compte qu’il fait appel à l’inconscient et n’investit plus ces contenus comme une réalité objective.
000182 – Appendices : II. La structure de l’inconscient.
4. Tentative de libérer l’individualité de la psyché collective. (1916).
Analyse de deux réactions courantes liées à la première prise de conscience de l’identification à la psyché collective. Le sentiment qui découle de la prise de conscience de cet état de « similitude à dieu » incite le patient à chercher à s’en débarrasser. Les deux mécanismes usuels pour y échapper sont : la restauration régressive de la persona et l’identification à la psyché collective. La première solution aboutit au retour à la persona antérieure et donc régressive. Ici, l’inconscient est maîtrisé par une analyse réductrice de ses contenus, ce qui permet de les rejeter catégoriquement en tant que sexualité infantile ou volonté de puissance. Cette solution retarde l’évolution et n’est en rien efficace pour affaiblir l’influence de l’inconscient sur le conscient. La seconde solution mène à l’acceptation complète de la « similitude au dieu » : elle devient une partie de soi et ainsi ne peut plus être menaçante. Une telle identification est toujours une démarche régressive ; en s’identifiant à eux, le patient perd ses chances de profiter des trésors de la psyché collective . 1 référence
000183 – Appendices : II. La structure de l’inconscient.
5. Tentative de libérer l’individualité de la psyché collective. (1916).
In Jung, Collected Works of C. G. Jung, Vol.7. 2nd. Ed.,Princeton University Press, 1966.349 p. (p. 288-300), ( § 480 à 510), & Jung, LES ARCHIVES DE PSYCHOLOGIE, Genève 1916, (p.152-179)
000184 – Appendices : II. La structure de l’inconscient.
6. Récapitulatif. (1916)
In Jung, Collected Works of C. G. Jung, Vol.7. 2nd. Ed.,Princeton University Press, 1966.349 p. (p. 300-304), ( § 511 à 521). & Jung, LES ARCHIVES DE PSYCHOLOGIE, Genève 1916, (p.152-179)
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