Source: http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=de&zoom=&type=show_document&highlight_docid=aza%3A%2F%2F19-07-2013-5A_48-2013
Timestamp: 2016-10-27 09:11:53+00:00

Document:
5A_48/2013 (19.07.2013)
5A_48/2013; 5A_55/2013 � � Arr�t du 19 juillet 2013
5A_48/2013
5A_55/2013
recours contre l'arr�t du Juge d�l�gu� de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 21 novembre 2012.
M. A.X.________ et Mme B.X.________, tous deux de nationalit� fran�aise, se sont mari�s le 11 octobre 1996 en France. Deux enfants sont issus de cette union : C.________ (2000) et D.________ (2003).
Le 20 mai 2011, la m�re a requis le prononc� de mesures protectrices de l'union conjugale et de mesures superprovisionnelles. Par ordonnance de mesures superprovisionnelles du 23 mai 2011, le Pr�sident du Tribunal d'arrondissement (ci-apr�s : le Pr�sident) a ordonn� au p�re de quitter le logement familial dans les deux jours en emportant uniquement ses effets personnels et suspendu provisoirement le droit de visite du p�re sur les enfants, ceux-ci �tant sous la garde de fait de leur m�re. Le 9 juin 2011, le Pr�sident a rejet� la requ�te de mesures superprovisionnelles d�pos�e par la m�re le 1
�Lors de la premi�re audience de mesures protectrices de l'union conjugale, le 22 juin 2011, les parties ont sign� une convention aux termes de laquelle ils sont convenus que la garde des enfants est confi�e � la m�re; une expertise p�dopsychiatrique pour �valuer les capacit�s �ducatives des parents est confi�e au Prof. E.________; la jouissance du logement familial est attribu�e � la m�re; le p�re contribue � l'entretien des siens, d�s le 17 mai 2011 par le versement d'une pension mensuelle de 13'000 fr., allocations familiales comprises et sous d�duction de 25'000 fr. pr�lev�s par la m�re, �tant pr�cis� que le loyer du logement et les primes d'assurance-maladie sont pay�s par le p�re; le p�re verse � la m�re une�provisio ad litem de 5'000 fr.
B.a.�Par requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale du 26 octobre 2011, le p�re a conclu � ce qu'il soit astreint � contribuer � l'entretien des siens par le versement d'une pension mensuelle de 5'000 fr., d�s le 1
er�octobre 2011, � ce que la m�re entreprenne des d�marches pour se reloger, � ce que la m�re ne fasse pas suivre les enfants par la psychologue F.________, mais par un psychologue dipl�m�, et � ce qu'il jouisse d'un libre droit de visite sur les enfants.
B.b.�Le 10 novembre 2011, la m�re a d�pos� une nouvelle requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale, concluant � ce qu'il soit ordonn� � la Banque Cantonale Vaudoise (ci-apr�s : BCV) de pr�lever sur les avoirs du p�re d�pos�s aupr�s de cette banque la somme de 13'000 fr. et de verser au plus tard le dernier jour de chaque mois ce montant sur le compte de la m�re, d�s le mois de novembre 2011; � ce que la BCV puisse vendre au mieux tout titre n�cessaire au paiement des montants qui pr�c�dent si les liquidit�s ne suffisent pas au r�glement desdites sommes; � ce qu'il soit interdit au p�re de disposer de ses avoirs aupr�s de la BCV; et � ce que cette banque bloque jusqu'� nouvel ordre tous les comptes ouverts au nom du p�re et ne les d�bloque que pour le paiement des contributions d'entretien.
�Par ordonnance du 14 novembre 2011, le Pr�sident a interdit au p�re de disposer des avoirs qu'il d�tient aupr�s de la BCV sans le consentement �crit pr�alable de la m�re et ordonn� � la banque de bloquer imm�diatement les comptes ouverts au nom du p�re, sous r�serve du consentement �crit de la m�re � un acte de disposition.
�Par requ�te du 17 novembre 2011, le p�re a ouvert action en divorce devant le Tribunal de Grande Instance de Paris.
Le 22 novembre 2011, le p�re a conclut au rejet de la requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale d�pos�e par la m�re le 10 novembre 2011 et sollicit� la lev�e imm�diate de l'interdiction et du blocage prononc�s par l'ordonnance du 14 novembre 2011, la tenue d'une audience � tr�s bref d�lai, subsidiairement, � titre de mesures superprovisionnelles, l'octroi d'un droit de visite sur les enfants un week-end sur deux, durant la moiti� des vacances scolaires et � P�ques ou � Pentec�te, et � ce que des mesures urgentes de surveillance soient mises en oeuvre par le Service de protection de la jeunesse (ci-apr�s : SPJ) et d'un p�dopsychiatre d�sign� par l'autorit� pour que son droit de visite sur les enfants puisse s'exercer r�guli�rement.
Par cinq ordonnances des 24 novembre 2011, 1er, 9, 16 et 30 d�cembre 2011, le Pr�sident a refus� qu'il soit ordonn� � la BCV de pr�lever la somme de 13'000 fr. sur les avoirs du p�re, que cette banque puisse vendre des titres, pris acte de l'engagement du p�re de verser ponctuellement les pensions futures, ordonn� le maintien de l'ordonnance de mesures superprovisionnelles du 14 novembre 2011, et autoris� la BCV � d�bloquer plusieurs sommes pour le paiement de charges incombant au p�re.
�A l'issue de la deuxi�me audience de mesures protectrices de l'union conjugale qui s'est tenue le 22 d�cembre 2011, les �poux sont convenus que le p�re exercerait un droit de visite sur ses enfants les apr�s-midis des 28 et 29 d�cembre 2011, que la m�re autorisait le p�re � retirer la somme de 20'000 fr., ainsi que le pr�l�vement de 13'000 fr. pour la contribution d'entretien.
�Le 10 janvier 2012, la m�re a d�pos� des d�terminations, concluant au rejet de la requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale du 26 octobre 2011 et, reconventionnellement, � ce que le p�re contribue � l'entretien des siens par le versement d'une pension mensuelle de 14'500 fr. d�s le 1
er�septembre 2011, allocations familiales, frais de logement et d'assurance-maladie en sus, puis de 23'000 fr. d�s le 1er avril 2012, le p�re prenant en charge �galement les imp�ts du couple pour les ann�es 2011 et suivantes, ainsi qu'au versement d'une�provisio ad litem de 30'000 fr. par le p�re.
�Une troisi�me audience de mesures protectrices de l'union conjugale s'est tenue le 12 janvier 2012, au cours de laquelle le Pr�sident a rejet� la requ�te de la m�re tendant � ce qu'il soit sursis � statuer sur les questions patrimoniales jusqu'� production des pi�ces requises et fixation d'une nouvelle audience.
�Par requ�te du 17 janvier 2012, le p�re a conclu, � titre superprovisionnel, � ce que le blocage de ses comptes BCV soit lev� avec effet imm�diat, et, � titre provisionnel, � ce que la contribution d'entretien des siens soit r�duite � dire de justice, � ce qu'il soit autoris� � se rendre au domicile conjugal pour r�cup�rer des effets personnels et � ce que la Dresse G.________ lui adresse un relev� d�taill� de toutes les consultations de 2008 � 2011 concernant les enfants. La m�re s'est oppos�e � la conclusion superprovisionnelle le 19 janvier 2012. A la suite d'un abondant �change de courriers entre les �poux au sujet du d�blocage des avoirs bancaires du p�re et de la possibilit� pour celui-ci de disposer, pour ses besoins courants, d'un montant mensuel de 10'000 fr., le Pr�sident a, par ordonnances des 7 et 8 f�vrier 2012, d'une part, suspendu provisoirement l'exercice du droit de visite du p�re, et, d'autre part, rejet� la conclusion superprovisionnelle du p�re, mais a autoris� le d�blocage de 4'041 fr. 90 pour le paiement du loyer et des charges du mois de f�vrier 2012.
B.c.�Par requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale du 23 f�vrier 2012, compl�t�e par des �critures du 8 mars 2012, la m�re a conclu � ce que le p�re contribue � l'entretien des siens par le versement d'une pension mensuelle de 30'000 fr., allocations familiales en sus, d�s le 1
er�mars 2012 et � ce qu'il lui verse un subside compl�mentaire de 9'000 fr.
�Le psychiatre E.________ a rendu son rapport concernant les enfants des parties le 8 mars 2012.
�Lors de la quatri�me audience de mesures protectrices de l'union conjugale des 12 et 19 mars 2012, les �poux ont sign� deux conventions partielles, aux termes desquelles, le p�re exercera son droit de visite un dimanche sur deux de 10h � 18h, � la condition de la mise en place pr�alable d'un accompagnement th�rapeutique de la famille par le Service universitaire de psychiatrie et l'enfant et de l'adolescent (ci-apr�s : SUPEA) et d'une premi�re visite par le curateur de surveillance des relations personnelles; un mandat de curatelle d'assistance �ducative et de surveillance est confi� au SPJ, � charge financi�re du p�re; le p�re se r�serve de d�noncer l'accord si la question des maltraitances et des abus sexuels �voqu�s par la m�re ne font pas l'objet d'une expertise sp�cifique; et enfin le p�re prendra possession au domicile conjugal des objets mentionn�s dans un inventaire et restituera des documents � la m�re, sous la surveillance des stagiaires des conseils des parties.
�Le Pr�sident a, par lettre du 21 mars 2012, charg� le SPJ de mettre en place une curatelle d'assistance �ducative et de surveillance des relations personnelles afin que l'exercice du droit de visite du p�re puisse d�buter, et de veiller � la mise en place d'un accompagnement th�rapeutique de la famille par le SUPEA.
�Par ordonnance de mesures superprovisionnelles du 23 mars 2012, le Pr�sident a astreint le p�re � contribuer � l'entretien des siens, d�s le 1er mars 2012, par le versement d'une pension mensuelle de 19'000 fr., allocations familiales non comprises, autorisant le paiement de la pension courante de 19'000 fr. par le d�bit du compte du p�re aupr�s de la BCV, rejetant les autres conclusions et d�clarant l'ordonnance ex�cutoire et en vigueur jusqu'� l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale.
�Par lettre du 11 avril 2012, le p�re a inform� le Pr�sident que le Prof. H.________ du SUPEA �tait dispos�, s'il �tait mandat� par la justice, � proc�der � une expertise portant sur les suspicions d'abus sexuels et de maltraitance sur les enfants, invoqu�s par la m�re. Le 21 mai 2012, le p�re a demand� � ce que le Prof. E.________ soit invit� � compl�ter son expertise du 8 mars 2012 sur les comportements qui lui �taient reproch�s par la m�re � l'�gard des enfants. Le 25 juin 2012, le p�re a requis du Pr�sident qu'il statue dans les meilleurs d�lais sur les requ�tes d'expertise par le Prof. H.________ et de compl�ment du Prof. E.________, ainsi que sur sa requ�te d'ex�cution forc�e de la deuxi�me convention sign�e lors de la quatri�me audience, selon laquelle il est autoris� � prendre possession des objets inventori�s, au domicile conjugal, sous la surveillance des stagiaires des conseils des parties.
B.d.�Durant la proc�dure de mesures protectrices devant le Pr�sident du Tribunal d'arrondissement, le 9 juillet 2012, le p�re a d�pos� une demande de r�cusation du Pr�sident Jean-Luc Genillard avec effet imm�diat. Cette requ�te a �t� rejet�e par le Tribunal d'arrondissement le 7 ao�t 2012 et confirm�e sur recours le 18 septembre 2012 par arr�t de la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud. Un recours en mati�re civile et un recours constitutionnel subsidiaire au Tribunal f�d�ral interjet�s par le p�re le 18 d�cembre 2012 a �t� jug� par la Cour de c�ans par arr�t de ce jour (arr�t 5A_945/2012 du 19 juillet 2013), l'instruction de la cause ayant �t� suspendue dans l'intervalle par ordonnance du 21 janvier 2013 du Pr�sident de la IIe Cour de droit civil du Tribunal f�d�ral.
B.e.�Par ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 3 ao�t 2012, le Pr�sident a ordonn� au p�re de contribuer � l'entretien de sa famille d�s le 1
er�mars 2012 par le versement d'une pension mensuelle de 19'000 fr. allocations familiales en sus; interdit au p�re de disposer des avoirs qu'il d�tient � la BCV sans le consentement �crit pr�alable de la m�re; ordonn� � la BCV le maintien du blocage des comptes ouverts au nom du p�re, sous r�serve du consentement �crit de la m�re � un acte de disposition; autoris� le paiement de la pension mensuelle de 19'000 fr. par le d�bit du compte portfolio xxxx; ordonn� au p�re de verser une�provisio ad litem de 17'400 fr. sur le compte du conseil de la m�re.
B.f.�Le 16 ao�t 2012, le p�re a form� appel contre l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 3 ao�t 2012, concluant principalement � la r�forme de cette d�cision en ce sens qu'il est astreint � contribuer � l'entretien des siens par le versement d'une pension mensuelle de 5'000 fr. d�s le 1
er�octobre 2011, puis de 4'000 fr. d�s le 31 janvier 2012, allocations familiales en sus, subsidiairement � la r�duction de moiti� de la contribution d'entretien, et � l'annulation du reste du dispositif.
�Le m�me jour, la m�re a �galement d�pos� un appel contre l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 3 ao�t 2012, concluant � la r�forme de cette d�cision en ce sens que le p�re est astreint � contribuer � l'entretien des siens par le versement d'une pension mensuelle de 13'300 fr. d�s le 1
er�septembre 2011, 22'300 fr. d�s le 1er�janvier 2012, 23'300 fr. d�s le 1er�f�vrier 2012, puis 28'300 fr. d�s le 1er�mars 2012, allocations familiales en sus, et � la modification, dans le sens de ce qui pr�c�de, des montants que la BCV est autoris�e � verser pour le paiement de la contribution d'entretien.
B.g.�En marge de la proc�dure d'appel contre l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 3 ao�t 2013, le 27 septembre 2012, le p�re a demand� au Pr�sident � ce que suite soit rapidement donn�e aux requ�tes d'expertises concernant les enfants pour le r�tablissement du droit aux relations personnelles et � ce qu'il soit statu� sur l'ex�cution forc�e de la derni�re convention selon laquelle il peut emporter des objets du domicile conjugal, sous la surveillance des stagiaires des conseils des parties. Par courrier du 15 octobre 2012, le p�re a r�it�r� sa demande aupr�s du Pr�sident et fix� un d�lai pour ses r�quisitions au 30 octobre 2012.
�Par "recours" du 13 novembre 2012 par devant la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud, le p�re a conclu � ce qu'il soit reconnu le d�ni de justice, respectivement le retard � statuer, et imparti un d�lai au Pr�sident pour statuer concernant le compl�ment d'expertise requis du Prof. E.________, l'expertise sollicit�e du Prof. H.________ au sujet des maltraitances et des abus sexuels pr�tendus, ainsi que l'ex�cution forc�e de la convention. Le Pr�sident s'est d�termin� � ce sujet le 26 novembre 2012 et le p�re a ensuite rendu des observations le 10 d�cembre 2012. La Chambre des recours civile a rejet� le recours du p�re pour d�ni de justice le 30 janvier 2013. Le p�re a recouru au Tribunal f�d�ral contre cette d�cision par acte du 29 mars 2013 et la cour de c�ans a statu� sur cette cause (arr�t 5A_230/2013) parall�lement � la pr�sente affaire.
B.h.�La m�re s'est prononc�e le 8 octobre 2012 sur l'appel du p�re contre les mesures protectrices de l'union conjugale, concluant au rejet de l'ensemble des conclusions de celui-ci. Le m�me jour, le p�re a d�pos� plusieurs pi�ces concernant son inscription au ch�mage, ses recherches d'emploi et les frais de scolarit� des enfants, sur demande de production de la cour cantonale du 26 septembre 2012. Il a par ailleurs r�pliqu� par �critures du 26 octobre 2012. La m�re a d�pos� une duplique spontan�e le 2 novembre 2012. Une triplique spontan�e du 6 novembre 2012 a �t� produite par le p�re et enfin la m�re a r�pondu dans une quadruplique spontan�e du 8 novembre 2012.
�Statuant par arr�t du 21 novembre 2012, notifi� aux parties le 14 d�cembre 2012, le Juge d�l�gu� de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejet� l'appel de la m�re, admis partiellement l'appel du p�re et r�form� l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 3 ao�t 2012 en ce sens que le p�re est astreint � contribuer � l'entretien de sa famille par le versement d'une pension mensuelle de 15'000 fr., d�s le 1
er�octobre 2011, puis de 13'000 fr., d�s le 1er�f�vrier 2012, allocations familiales comprises, sous d�duction des montants pay�s directement pour le loyer du domicile conjugal et les primes d'assurance-maladie.
Par acte du 16 janvier 2013, le p�re interjette un recours en mati�re civile, respectivement un recours constitutionnel subsidiaire, au Tribunal f�d�ral contre l'arr�t de mesures protectrices de l'union conjugale�rendu le 21 novembre 2012 par le Juge d�l�gu�.
�Le m�me jour, la m�re exerce �galement un recours en mati�re civile et un recours constitutionnel subsidiaire au Tribunal f�d�ral contre la d�cision de mesures protectrices de l'union conjugale du 21 novembre 2012. Elle sollicite l'octroi de l'effet suspensif � son recours.
Le Pr�sident de la IIe Cour de droit civil du Tribunal f�d�ral a, par ordonnance du 22 janvier 2013, rejet� la requ�te d'effet suspensif de la m�re, consid�rant que l'octroi de l'effet suspensif pr�jugerait d'une mani�re inadmissible la question de fond soumise � la cour de c�ans, et a renvoy� aux parties les observations et annexes d�pos�es � ce sujet sans invitation de la part du Tribunal f�d�ral.
Les deux recours 5A_48/2013 et 5A_55/2013 sont dirig�s contre la m�me d�cision de mesures protectrices de l'union conjugale, reposent sur les m�mes faits et opposent les m�mes parties dont les droits d�rivent de la m�me cause juridique; dans ces conditions, il y a lieu, par �conomie de proc�dure, de les joindre et de statuer � leur sujet par un seul arr�t (art. 24 PCF, applicable par analogie en raison du renvoi de l'art. 71 LTF).
2.1.�La d�cision de mesures protectrices de l'union conjugale (art. 172 ss CC), qui statue sur la contribution d'entretien due � la famille, rendue sur recours en derni�re instance cantonale par un tribunal sup�rieur du canton de Vaud (art. 75 LTF), est une d�cision finale (art. 90 LTF; ATF 133 III 393 consid. 4 et les r�f�rences cit�es) de nature civile (art. 72 al. 1 LTF) p�cuniaire, dont la valeur litigieuse atteint manifestement 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4, 74 al. 1 let. b LTF). Les deux recours ont par ailleurs �t� d�pos�s en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et dans la forme pr�vue par la loi (art. 42 LTF), par des parties qui ont pris part � la proc�dure devant l'autorit� pr�c�dente et ont un int�r�t � l'annulation ou la modification de l'arr�t attaqu� (art. 76 al. 1 LTF). Les recours en mati�re civile sont donc en principe recevables, en sorte que les deux recours constitutionnels subsidiaires interjet�s parall�lement par chacun des �poux sont d'embl�e irrecevables (art. 113 LTF; ATF 134 II 379 consid. 1.2 p. 382).
2.2.�D�s lors que les mesures protectrices de l'union conjugale sont consid�r�es comme des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5 p. 396), seule peut �tre invoqu�e � leur encontre la violation de droits constitutionnels. Le Tribunal f�d�ral n'examine de tels griefs que s'ils ont �t� invoqu�s et motiv�s conform�ment au principe d'all�gation (art. 106 al. 2 LTF), � savoir s'ils ont �t� express�ment soulev�s et expos�s de mani�re claire et d�taill�e (ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). Le recourant qui se plaint de la violation d'un droit fondamental ne peut donc se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en instance d'appel, o� l'autorit� de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer sa th�se � celle de l'autorit� cantonale (ATF 134 II 349 consid. 3 p. 351 s.; 133 II 396 consid. 3.2 p. 400; arr�t 5A_99/2011 du 22 septembre 2011 consid. 2.1).
2.3.�Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF) et il se montre r�serv� en ce qui concerne l'appr�ciation des preuves et la constatation des faits, vu le large pouvoir qu'il reconna�t en la mati�re � l'autorit� cantonale (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40; 118 Ia 28 consid. 1b p. 30 ss). Cette retenue est d'autant plus grande dans le domaine des mesures protectrices de l'union conjugale, ordonn�es � la suite d'une proc�dure sommaire, avec administration restreinte des moyens de preuve et limitation du degr� de la preuve � la simple vraisemblance (�cf. supra�consid. 2.2). Dans le cadre d'un recours soumis � l'art. 98 LTF, le recourant qui entend invoquer que les faits ont �t� �tablis de mani�re manifestement inexacte doit d�montrer que celles-ci sont arbitraires au sens de l'art. 9 Cst., conform�ment au principe d'all�gation (�cf. supra�consid. 2.2; ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252; arr�t 5A_338/2010 du 4 octobre 2010 consid. 3.2), en sorte qu'il ne peut pas se borner � contredire les constatations litigieuses par ses propres all�gations ou par l'expos� de sa propre appr�ciation des preuves; il doit indiquer de fa�on pr�cise en quoi ces constatations sont contraires au droit ou entach�es d'une erreur indiscutable, c'est-�-dire arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252). Une critique des faits qui ne satisfait pas � cette exigence est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF).
Tant le p�re que la m�re ont recouru contre l'arr�t de mesures protectrices de l'union conjugale du 21 novembre 2012 du Juge�d�l�gu�.
3.1.�Le recours interjet� par le p�re a pour objets, d'une part, le montant de la contribution d'entretien mise � sa charge, en tant que sa d�termination se fonde sur une fortune de 6 millions de francs avec un taux de rendement de 3%, destin� � couvrir des charges de la m�re et des enfants que le recourant consid�re comme "exorbitantes�" et non prouv�es, et, d'autre part, le blocage de ses comptes bancaires, d�s lors qu'il conteste la mise en danger s�rieuse et actuelle de ses avoirs.
3.2.�Le recours d�pos� par la m�re tend � l'augmentation de la contribution d'entretien. A l'appui de son recours, la m�re s'en prend d'abord aux ressources du p�re, singuli�rement sous l'angle de l'utilisation de la fortune, de la prise en consid�ration de la fortune immobili�re du p�re et des rendements de celle-ci, et de la fixation du taux de rendement de la fortune. La m�re critique en outre plusieurs �l�ments ayant particip� � la d�termination de la contribution d'entretien, � savoir la question de la reprise par la m�re d'une activit� lucrative hors du foyer, la m�thode de calcul, le�dies a quo, les �l�ments plaidant en faveur d'une augmentation de la contribution d'entretien qu'elle a soulev�s en appel qui ont �t� �cart�s sans motif, les allocations familiales et enfin, la d�duction des frais pay�s directement du montant de la contribution d'entretien.
3.3.1.�S'agissant de la situation des parties, la cour cantonale a constat� que le p�re a travaill� en qualit� de "�Head of the Equity Products Desk�" d�s le 15 d�cembre 2007 pour lequel il percevait un salaire de base auquel s'ajoutait des prestations non-p�riodiques (bonus et indemnit�s). Pour les ann�es 2008 � 2011, son revenu annuel net s'est �lev� respectivement � 1'471'592 fr., 610'613 fr., 459'779 fr. et 414'166 fr., avant retenue de l'imp�t � la source de 591'319 fr., 235'315 fr., 164'325 fr. et 126'110 fr. Durant les 9 premiers mois de l'ann�e 2011, son salaire mensuel de base net apr�s d�duction de l'imp�t �tait de 24'549 fr. 35, d�s le 1
er�octobre 2011, le salaire de base du p�re a �t� diminu�, celui-ci a alors gagn� un revenu net de 18'490 fr. pour le mois d'octobre 2011 et de 10'076 fr. 95 pour chacun des mois de novembre et d�cembre 2011. Le p�re a �t� licenci� avec effet imm�diat le 11 janvier 2012, obtenant un salaire de 4'562 fr. 15 pour ce mois. Il ressort de l'arr�t attaqu� que le p�re s'est inscrit au ch�mage le 12 janvier 2012; son gain assur� est de 10'500 fr., il n'a pas per�u d'indemnit�s en janvier et f�vrier 2012 et l'indemnit� journali�re brute de 387 fr. 20 lui a �t� vers�e 18 fois au mois de mars 2012, pour un revenu de 6'297 fr. 15. Son revenu a ensuite vari� entre 6'848 fr. 25 et 7'411 fr. 20 (21 � 23 indemnit�s par mois), apr�s d�duction des charges sociales et de l'imp�t � la source. La fortune du p�re au 31 d�cembre 2010 �tait compos�e de 2 appartements en France et des comptes bancaires totalisant 5'599'606 euros et 973'589 fr. Au 31 d�cembre 2011, outre les deux appartements, le p�re poss�dait 850'000 fr. sur un compte en Suisse et 4'180'704 euros.
�Le Juge d�l�gu� a constat� que la m�re n'exerce aucune activit� lucrative hors du foyer et que les charges mensuelles pour son entretien et celui des enfants s'�l�vent � 18'714 fr. 25.
3.3.2.�Le Juge d�l�gu� a admis qu'une p�riode de ch�mage de plus de 4 mois constituait un changement durable et notable de la situation qui impliquait de tenir compte des indemnit�s de ch�mage effectivement per�ues. L'autorit� pr�c�dente a cependant relev� qu'il convenait aussi de prendre en compte la fortune du p�re et les revenus qu'il en tire, respectivement qu'il devait pouvoir en tirer, pour fixer son obligation d'entretien. Le juge cantonal a ainsi estim� que la fortune mobili�re du p�re se monte actuellement � 6 millions de francs (850'000 fr. + 4'180'704 euros), compte tenu d'un taux de change de 1 fr. 20 pour 1 euro. Le Juge d�l�gu� a retenu un revenu de la fortune hypoth�tique de 3 %, � savoir 15'000 fr. par mois, consid�rant que le p�re poss�dait, outre des comptes bancaires � concurrence de 6 millions de francs, deux appartements en France, et qu'il est un professionnel de la finance tr�s comp�tent, en mesure de r�aliser des revenus de la gestion de sa fortune plus importants que la moyenne. L'autorit� pr�c�dente a en d�finitive estim� les revenus mensuels du p�re � 22'000 fr. (15'000 fr. + 7'122 fr. 15), ce qu'elle a consid�r� comme coh�rent vu la convention, sign�e entre les parties alors que le p�re gagnait 24'549 fr. par mois, aux termes de laquelle le p�re a accept� de payer 13'000 fr. de pension par mois, le loyer du logement conjugal par 9'950 fr. par mois, ainsi que les primes d'assurance-maladie de la m�re et des enfants. Le juge cantonal a �cart� l'argument selon lequel le p�re ne percevrait pas de revenus de sa fortune, estimant que la m�re a d�montr� de mani�re convaincante que celui-ci d�tient des actions g�n�rant des dividendes, que les pi�ces produites par celui-ci ne sont pas probantes, notamment les documents fiscaux fran�ais car le p�re qui est impos� en Suisse � la source n'a pas l'obligation de d�clarer ses gains mobiliers au fisc fran�ais, et que le rendement qu'il a imput� au p�re est de toute mani�re un revenu hypoth�tique. Au vu de ces �l�ments, le Juge d�l�gu� a consid�r� comme �quitable de r�duire la contribution d'entretien � 15'000 fr. par mois d�s le 1
er�octobre 2011 (60 % de 10'076 fr. + 15'000 fr.), puis � 13'000 fr. par mois d�s le 1er�f�vrier 2012 (60 % de 22'000), allocations familiales comprises et paiements effectu�s directement (loyer et assurances maladie) d�duits. L'autorit� cantonale a en outre relev� que le p�re ne pouvait pas revenir sur la d�termination conventionnelle du train de vie de la m�re durant la vie commune, en contestant certains postes du budget retenus dans la convention du 22 juin 2011 parce qu'ils seraient non prouv�s, la r�duction de la contribution d'entretien �tant uniquement fond�e sur la diminution des revenus du p�re qui impose � la m�re de r�duire son train de vie, non de revoir la d�termination du train de vie. L'autorit� pr�c�dente a �galement rejet� les arguments de la m�re en augmentation de la contribution d'entretien au vu de l'augmentation effective de certaines charges, d�s lors que les revenus du p�re ont diminu�, entra�nant au contraire une r�duction du montant de la pension mensuelle. Elle a enfin pr�cis� que si la m�re ne voulait pas diminuer son train de vie dans la m�me mesure que les ressources de la famille ont diminu�, celle-ci devrait prendre une activit� lucrative pour maintenir son niveau de vie pr�c�dent ou conserver un train de vie sup�rieur � celui que le p�re peut d�sormais offrir ensuite de la diminution drastique de ses revenus.
�Concernant le blocage des comptes du p�re � la BCV, le Juge d�l�gu� a consid�r� la mesure justifi�e et l'a ainsi maintenue, admettant que le p�re avait fait preuve d'un manque de transparence dans l'ex�cution de son devoir de renseigner selon l'art. 170 CC, en ne produisant pas les pi�ces requises en d�pit du fait que le Pr�sident du Tribunal ait r�it�r� sa demande plus de 6 mois apr�s sa requ�te, puis en ne les produisant que partiellement, y compris � l'appui de sa propre requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale. Le juge cantonal a ainsi d�plor� l'absence de preuve attestant de la valeur des deux appartements en France et des loyers encaiss�s, la production tardive de relev�s de comptes AXA, ING et ODDO, et le comportement emprunt d'animosit� du p�re qui n'a pas respect� ses engagements pris dans la convention sign�e le 22 juin 2011, entra�nant le retrait des plaques du v�hicule de la famille et une coupure d'�lectricit� au logement familial. Le Juge d�l�gu� a �galement constat� que le p�re�- faisant preuve de mauvaise volont� -�avait vers� tardivement la contribution d'entretien du mois de novembre 2011 et qu'il �tait hautement vraisemblable que sans la mesure de blocage les int�r�ts financiers de la m�re et des enfants auraient �t� s�rieusement menac�s, d'autant que le p�re est citoyen fran�ais, qu'il a ouvert action en divorce en France, que l'essentiel de son patrimoine (mobilier et immobilier) se trouve � l'�tranger et qu'il a perdu son emploi en Suisse. L'autorit� pr�c�dente a enfin consid�r�, au regard des int�r�ts prot�g�s, comme conforme au principe de la proportionnalit� le blocage des avoirs du p�re � la BCV, lesquels repr�sentent 15% des titres et placements du p�re connus, ce qui laisse plusieurs comptes non bloqu�s disponibles ou r�alisables.
4.1.�Dans un premier grief d'arbitraire (art. 9 Cst.), le p�re critique l'�tablissement des faits et l'appr�ciation des preuves ayant conduits � la fixation de la contribution d'entretien en faveur des siens.
4.1.1.�Le recourant conteste le taux de 3% retenu par le Juge d�l�gu� pour le rendement de la fortune, qu'il consid�re comme "extraterrestre�", � savoir d�pourvu de fondement au vu des statistiques de la Banque Nationale suisse depuis 1999 qu'il s'applique � reproduire sur plusieurs pages puis � analyser pour en conclure que ces taux ont chut� depuis l'ann�e 2008, au cours de laquelle le Tribunal f�d�ral avait consid�r� que le taux de 3% n'�tait pas arbitraire (5A_662/2008). En outre, le recourant affirme que le taux de rendement de 3% est uniquement admissible, selon la doctrine, "�s'il correspond au produit qui peut raisonnablement �tre obtenu�", ce qui ne serait pas le cas en l'esp�ce, sauf � adopter la gestion risqu�e d'un�trader�qu'il refuse d'adopter vu sa charge de p�re de famille et sa profession de courtier qu'il d�crit comme diff�rente de celle du�trader. Il reproche au juge pr�c�dent de ne pas avoir instruit la question du taux de rendement, "en violation de la maxime applicable�", alors qu'il s'agit, selon lui, d'une "�situation g�n�rale et notoire�". Le recourant pr�tend qu'il est donc en droit de se r�f�rer, pour compl�ter les lacunes de l'instruction, aux chiffres officiels publi�s, en l'absence de toute pi�ce au dossier attestant de ce fait, d'autant que la n�cessit� d'examiner cet aspect serait apparu pour la premi�re fois � la suite de l'arr�t attaqu� retenant ce taux excessif de 3%. En d�finitive, le recourant affirme que le taux de 0,6% devait �tre retenu au titre de rendement de sa fortune, ce qui conduit � retenir que les int�r�ts produits par sa fortune estim�e par le Juge d�l�gu� � 6 millions, lui procurent un revenu mensuel de 3'000 fr. et non de 15'000 fr.
4.1.2.�Sous le m�me grief, le recourant se plaint du montant de 6 millions admis par le juge cantonal comme �tant sa fortune. Il expose que le compte "..." est d�tenu aupr�s d'AXA banque en paiement du prix de l'appartement � l'�ch�ance, en 2021 et qu'il ne peut donc �tre comptabilis� dans la fortune. Le p�re affirme que ce fait est �tabli par pi�ce et qu'il convient de retenir que sa fortune s'�l�ve � 4'350'000 fr. Appliquant le taux de 0,6% qu'il a pr�c�demment d�termin�, le recourant consid�re en d�finitive que le rendement de sa fortune se monte � 2'175 fr. par mois. Il en d�duit que ses gains mensuels s'�l�vent au total � 9'297 fr. et affirme ainsi que ses enfants et son �pouse ont droit, selon un partage 60% pour les siens et 40% pour son propre entretien, � une contribution d'entretien mensuelle de 5'578 fr.
4.1.3.�Le p�re critique aussi "la r�alit� du train de vie" de sa famille, affirmant que certaines charges, singuli�rement les frais d'ost�opathie, les frais d'entretien du m�nage, le co�t des activit�s artistiques, sportives, culturelles et de loisirs, n'ont pas �t� prouv�es et ne sauraient �tre retenues, sauf � verser dans l'arbitraire. Selon son calcul, le maintien du train de vie r�el de la m�re et des enfants avant la baisse drastique de ses revenus, s'�levait � 9'349 fr. 75.
4.2.�En l'occurrence, s'agissant du rendement de la fortune fix� � 3 %, la cour d'appel a relev� que la m�re avait "�d�montr� de mani�re convaincante�" que les actions d�tenues par le p�re avaient effectivement produit des dividendes et que, outre sa fortune mobili�re, le p�re poss�dait deux appartements en France, dont la valeur n'a pu �tre chiffr�e. A la lecture de l'arr�t entrepris, l'on comprend qu'il a �galement �t� tenu compte dans ce contexte de la fortune immobili�re du p�re et du potentiel rendement de cette fortune. Il s'ensuit que l'appr�ciation des faits et des preuves op�r�e par l'autorit� pr�c�dente n'est pas arbitraire, � tout le moins, le recourant ne le d�montre pas. Quant au montant de la fortune, il appara�t que le total des avoirs bancaires du p�re se monte � pr�s de 6 millions au 31 d�cembre 2011 et qu'il admet avoir "oubli�" de d�clarer certaines relations bancaires. Le p�re se borne � d�clarer que le compte "..." ne peut �tre comptabilis� dans sa fortune, parce qu'il sert de garantie de paiement d'un appartement, affirmant que ce fait est �tabli par pi�ce. En l'absence d'erreur dans l'addition des soldes bancaires, ce que le recourant ne pr�tend pas, il n'est pas arbitraire de fixer le montant de sa fortune mobili�re � 6 millions, sur la base des faits retenus et des pi�ces produites, le montant d�pos� sur le compte "...", pr�tendument pr�vu pour le paiement de l'appartement, n'ayant pas �t� pris en compte � double puisque la fortune immobili�re n'a pas �t� incluse comme telle dans la d�termination de la fortune du recourant fix�e � 6 millions. Autant qu'il est recevable (art. 106 al. 2 LTF,�cf. supra�consid. 2.2 et 2.3), le grief d'appr�ciation arbitraire des faits et des preuves (art. 9 Cst.) relatif � la d�termination du montant de sa fortune et du taux de rendement de celle-ci est donc mal fond�.
�La critique relative � l'�tablissement des charges de la m�re et des enfants doit �galement �tre rejet�e dans la mesure o� elle est suffisamment motiv�e (art. 106 al. 2 LTF). Le p�re se borne en effet � pr�senter sa propre appr�ciation des frais qu'il juge acceptables de prendre en consid�ration, sans expliciter son grief, en fixant le montant de chaque poste avec la mention "estimation" ou "r�el" et en contestant les montants retenus dans l'arr�t entrepris au motif que la valeur de chaque poste ne serait pas prouv�e. Or, dans le cadre des mesures protectrices de l'union conjugale, le degr� de la preuve est limit� � la simple vraisemblance (�cf. supra�consid. 2.2), en sorte qu'un fait non strictement prouv� peut tout de m�me �tre retenu dans l'�tat de fait s'il appara�t vraisemblable, ce d'autant que le p�re a admis par convention du 22 juin 2011 ce train de vie, avant de dor�navant le contester. Tel est le cas des postes de charges et des montants retenus par l'autorit� pr�c�dente, � tout le moins le p�re ne d�montre pas que des postes et des montants peu vraisemblables ou qu'il aurait conventionnellement refus�s auraient finalement �t� pris en compte, d�s lors qu'il pr�sente son propre calcul.
Le p�re s'en prend ensuite au blocage de ses comptes, pr�tendant qu'il n'y a aucune mise en danger s�rieuse et actuelle de ces avoirs.
5.1.1.�Il reproche d'abord � l'autorit� pr�c�dente d'avoir constat� qu'il n'avait pas fourni les pi�ces requises, � savoir les extraits de tous ses comptes bancaires, affirmant que ces circonstances n'�tablissent pas une mise en danger s�rieuse et actuelle des int�r�ts mat�riels de la famille. Il justifie son omission de produire ces extraits bancaires�- qu'il admet -�par le fait que ces pi�ces se trouvaient au domicile conjugal qu'il a d� quitter, par le fait que la majorit� de ces extraits ont �t� produits par la m�re, que certaines banques ont �t� rachet�es et portent dor�navant un nouveau nom, et expose que les quatre comptes non-produits (AG2R, AXA, ING et ODDO) r�sultent d'un oubli "�ais�ment compr�hensible, portant sur des valeurs manifestement non significatives�", ces relations bancaires n'�tant plus actives depuis les ann�es 2004 et 2005. Le recourant formule la m�me critique en ce qui concerne la production de toute pi�ce �tablissant le revenu de sa fortune, et la constatation selon laquelle il aurait eu un comportement r�fractaire en ne fournissant pas tous les renseignements utiles s'agissant de la production des pi�ces, le Pr�sident du Tribunal d'arrondissement ayant d� r�it�rer son ordonnance de production de pi�ces le 6 d�cembre 2011 et finalement s'adresser directement � la BCV pour obtenir l'ensemble des extraits de comptes. Le recourant expose qu'il ne s'agissait pas d'un rappel, mais que la demande de production du 6 d�cembre 2011 faisait suite � la requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale qu'il a d�pos�e le 26 octobre 2011 en raison de la diminution de ses revenus. Le p�re reproche encore au Juge d�l�gu� de s'�tre �cart� des documents produits en ce qui concerne les constatations selon lesquelles il aurait per�u des dividendes, une coupure d'�lectricit� serait intervenue au domicile de la m�re par sa faute et l'immobilisation de la voiture serait �galement due � son comportement. En r�sum�, le p�re expose que l'autorit� pr�c�dente a fait preuve d'arbitraire dans l'appr�ciation des preuves en sa d�faveur, alors que l'on ne pourrait lui reprocher que des "�oublis insignifiants�", qui ne correspondent pas � "�une s�rieuse mise en danger�des int�r�ts mat�riels de la famille", car "l'addition d'�l�ments non�significatifs ne suffit jamais�[...] pour cr�er autre chose qu'un fait non significatif�".
5.1.2.�S'agissant du non-paiement dans le d�lai de la contribution d'entretien du mois de novembre 2011, ayant corrobor� l'appr�ciation de l'autorit� cantonale dans son constat que le p�re met en danger les int�r�ts de la famille, celui-ci expose une suite d'�v�nements "�d'urgence�" en relation avec son employeur l'ayant conduit � ne pas verser la pension mensuelle, comportement qu'il admet en d�finitive, mais conteste qu'il r�sulterait d'une intention malveillante.
5.1.3.�Le p�re reproche enfin au Juge d�l�gu� d'avoir ordonn� le blocage des comptes bancaires �galement en raison du d�p�t d'une action en divorce devant les autorit�s fran�aises, exposant que les �poux sont de nationalit� fran�aise, qu'ils ont v�cu de nombreuses ann�es dans ce pays et que l'essentiel de son patrimoine se trouve dans ce pays. Il consid�re ainsi que si des mesures de blocage devaient �tre prises, il appartenait au juge fran�ais de les prononcer, et rel�ve que le blocage, visant � garantir le paiement de la pension de 13'000 fr. pendant au moins 3 ans, ne r�pond � aucune justification, en sorte que la mesure de blocage est infond�e et disproportionn�e, partant, arbitraire.
5.2.�En l'esp�ce, le p�re se limite � opposer son appr�ciation de la mise en danger des avoirs � celle de l'autorit� cantonale, qui s'est fond�e sur les pi�ces, principalement les relev�s bancaires, remises par la m�re mais dont la production a �t� requise du p�re � deux reprises sans succ�s, ainsi que sur les constatations de fait, qui font ressortir que la situation financi�re du p�re reste largement ind�termin�e, en tant que la fortune mobili�re et immobili�re de celui-ci se trouve en grande partie en France. Le p�re, qui admet n'avoir pas fourni tous les �l�ments requis mais plaide l'oubli "ais�ment�compr�hensible�", conteste l'appr�ciation des preuves de la cour cantonale qui s'est bas�e sur les faits retenus et les preuves � sa disposition, en l'absence de collaboration du p�re pourtant averti des cons�quences de son comportement. Le recourant expose que le non-paiement de la contribution d'entretien du mois de novembre 2011 est exceptionnel et non-intentionnel, mais ne fournit aucune preuve � l'appui de ses all�gations et omet de tenir compte du fait que la cour cantonale a constat� qu'il disposait de liquidit�s suffisantes � ce moment-l�, ayant re�u un salaire de 18'273 fr. 85 � la fin du mois d'octobre 2011. S'agissant de l'action en divorce en France, que le p�re juge �trang�re au probl�me du blocage de ses comptes, le p�re omet de tenir compte du raisonnement de la cour cantonale qui a constat� que la fortune de celui-ci se situe majoritairement en France, � hauteur d'un montant qui n'a pas pu �tre d�fini, qu'il est de nationalit� fran�aise et n'a vraisemblablement plus d'attaches en Suisse � la suite de la perte de son emploi, �l�ments plaidant en faveur d'une protection des biens se trouvant en Suisse pour garantir le paiement de la contribution d'entretien aux siens dans le cadre des mesures protectrices de l'union conjugale ordonn�es en Suisse. Il r�sulte de ce qui pr�c�de que le p�re ne d�montre pas en quoi les preuves disponibles auraient d� �tre appr�ci�es diff�remment, ni que les pi�ces qu'il aurait d� produire, singuli�rement une attestation de la valeur des immeubles en France, n'�taient quoi qu'il en soit pas pertinentes pour l'issue du litige, mais proc�de en d�finitive � sa propre appr�ciation de la mise en danger de ses avoirs en Suisse en s'�cartant des constatations de l'autorit� pr�c�dente. Largement appellatoire, la critique du p�re est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; consid.�supra�2.2 et 2.3).
La m�re s'en prend aux ressources du p�re en invoquant la violation de l'arbitraire dans l'appr�ciation des preuves et des faits (art. 9 Cst. et 8 CC), ainsi que la violation de son droit d'�tre entendue (art. 29 al. 2 Cst.), d�s lors qu'elle consid�re que la cour cantonale a �cart� ce grief en appel, sans motiver sa d�cision.
6.1.�La m�re soutient que le p�re doit �tre contraint de pr�lever la substance de sa fortune pour assurer le maintien du train de vie de la famille, la situation d'esp�ce �tant, selon elle, similaire aux causes dans lesquelles le Tribunal f�d�ral a impos� au d�birentier de pr�lever temporairement les montants des contributions d'entretien sur la substance de la fortune. Elle consid�re en outre qu'il doit �tre tenu compte de la fortune immobili�re du p�re et des rendements de celle-ci, indiquant que le p�re est propri�taire de deux immeubles en France, dont les revenus locatifs se montent � 4'000 euros par mois au minimum. Elle rel�ve que l'autorit� d'appel n'a pas expos� la raison pour laquelle elle n'a pas examin� la question du pr�l�vement de la fortune et n'a pas tenu compte des biens immobiliers et de leurs rendements, violant son droit d'�tre entendue. A l'instar du p�re, elle s'en prend enfin au taux de rendement de la fortune retenu par le juge mais affirme pour sa part que le taux de rendement est inf�rieur � ce que le p�re peut r�aliser et soutient que le taux doit �tre �lev� � 10% d�s lors que ce dernier est un professionnel du domaine de la finance.
6.2.�L'art. 8 CC comprend, entre autres garanties, le droit � la preuve; le juge enfreint cette disposition lorsqu'il refuse d'administrer une preuve r�guli�rement offerte et portant sur un fait pertinent pour l'appr�ciation juridique de la cause (parmi plusieurs: ATF 133 III 189 consid. 5.2.2 et 295 consid. 7.1). Quand le droit � la preuve est invoqu� en relation avec un droit subjectif priv� d�coulant d'une norme de droit mat�riel f�d�ral, le recourant doit donc, en principe, se plaindre d'une violation de l'art. 8 CC, et non de celle de son droit d'�tre entendu au sens de l'art. 29 al. 2 Cst. (arr�t 5A_783/2010 du 8 avril 2011 consid. 6.1 et la jurisprudence cit�e). Une exception s'impose toutefois lorsque, comme ici (�cf. supra�consid. 2.2), seule peut �tre d�nonc�e une violation des droits constitutionnels (art. 98 LTF). C'est d�s lors l'art. 29 al. 2 Cst. qui est applicable, lequel conf�re en particulier le droit de fournir des preuves quant aux faits de nature � influer sur la d�cision � rendre, de participer � l'administration des preuves valablement offertes, � moins que le fait � prouver ne soit d�pourvu de pertinence et pour autant que les moyens de preuve n'apparaissent pas d'embl�e inaptes � �lucider les faits litigieux (ATF 135 I 279 consid. 2.3 p. 282; 133 I 270 consid. 3.1 p. 277; 132 V 368 consid. 3.1 p. 370 s. et les r�f�rences).
6.3.�En l'occurrence, le grief du droit � la preuve tombe � faux, la m�re ne pr�tendant pas que la cour cantonale a �cart� une pi�ce pertinente qu'elle mentionnerait dans son recours, mais se limite � soutenir que la cour cantonale n'a pas examin� ses griefs et aurait d� motiver son refus de tenir compte de son argument. Quoi qu'il en soit, il ressort de l'arr�t attaqu� que l'autorit� d'appel a tenu compte des critiques de la m�re mais les a rejet�es, estimant d'une part qu'un revenu hypoth�tique tir� du rendement de la fortune devait �tre imput� au p�re, excluant donc un pr�l�vement de la substance de la fortune, et, d'autre part, que la contribution d'entretien devait �tre r�duite en raison de la diminution drastique des ressources, en sorte qu'une hausse des besoins ne pouvait pas intervenir dans ce contexte (�cf. consid. 3.3.1 et 3.3.2�supra�). Selon la jurisprudence, la fortune des �poux ne peut �tre prise en consid�ration pour d�terminer leur capacit� financi�re s'agissant de la fixation de la contribution d'entretien, que lorsque le revenu des �poux ne suffit pas � couvrir le minimum vital de la famille; en l'absence de d�ficit - comme en l'esp�ce -, seul le rendement du patrimoine entre en ligne de compte (ATF 134 III 581 consid. 3.3 p. 583 et les r�f�rences). S'agissant du taux de rendement de la fortune que la recourante estime devoir �tre fix� � 10%, celle-ci se borne � pr�senter sa propre appr�ciation et ne d�montre pas, ni m�me ne rend vraisemblable, que ce taux de rendement est effectivement r�alisable en l'�tat pour un professionnel de la finance, �l�ment significatif qui a pourtant �t� pris en consid�ration par l'autorit� d'appel dans la d�termination du rendement de la fortune du p�re, au m�me titre que l'existence de deux immeubles en France, dont la cour cantonale n'a pu chiffrer ni la valeur, ni le rendement locatif (�cf. supra�consid. 4.2). Il r�sulte de ce qui pr�c�de que la cour cantonale n'a pas vers� dans l'arbitraire dans l'appr�ciation des preuves et des faits, ni viol� le droit d'�tre entendu de la m�re dans la d�termination des ressources financi�res du d�birentier.
Soulevant toujours les griefs d'appr�ciation arbitraire des faits et des preuves (art. 9 Cst.), ainsi que la violation de son droit d'�tre entendue en raison d'une absence de motivation de l'arr�t attaqu� (art. 29 al. 2 Cst.), la m�re s'en prend au montant de la contribution d'entretien.
7.1.�Concernant la d�termination du montant de l'entretien, la m�re conteste que, suite � la diminution des revenus des �poux depuis que le p�re �marge au ch�mage, elle doive �tre tenue de reprendre une activit� lucrative hors du foyer si elle entend maintenir le train de vie qu'elle avait durant la vie commune ou conserver un niveau de vie sup�rieur � celui de son �poux. Elle estime en outre que la m�thode de calcul de la contribution d'entretien utilis�e, m�thode bas�e sur la r�partition de l'exc�dent apr�s couverture des besoins de la m�re et des enfants, contrevient aux r�gles jurisprudentielles et doctrinales dans la situation financi�re qui est la leur, � savoir en cas de situation ais�e, et conteste le�dies a quo de la contribution d'entretien r�duite au premier jour du mois d'octobre 2012 alors que le p�re a d�pos� une requ�te en modification des mesures protectrices de l'union conjugale le 26 octobre 2012. La m�re soutient aussi que plusieurs �l�ments plaidant en faveur d'une augmentation de la contribution d'entretien qu'elle a soulev�s en appel ont �t� �cart�s sans motif, que les allocations familiales doivent �tre pay�es en sus de la contribution d'entretien et enfin, que la d�duction des frais pay�s directement du montant de la contribution d'entretien est arbitraire car le p�re ne s'est pas acquitt� de ces frais effectivement.
7.2.1.�En vertu de l'art. 176 al. 3 CC relatif � l'organisation de la vie s�par�e, lorsque les �poux ont des enfants mineurs, le juge ordonne les mesures n�cessaires, d'apr�s les dispositions sur les effets de la filiation (art. 273 ss CC). � teneur de l'art. 285 al. 1 CC, la contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'� la situation et aux ressources des p�re et m�re; il est tenu compte de la fortune et des revenus de l'enfant. Ces diff�rents crit�res doivent �tre pris en consid�ration; ils exercent une influence r�ciproque les uns sur les autres. La loi n'impose toutefois pas de m�thode de calcul de la contribution d'entretien (ATF 128 III 411 consid. 3.2.2 p. 414in fine�). La recourante, en faisant valoir que le Tribunal cantonal aurait d� choisir une m�thode plut�t qu'une autre pour d�terminer la contribution due � l'entretien de la famille, ne d�montre pas en quoi l'application de la m�thode appliqu�e par l'autorit� cantonale, qui tient compte des besoins puis r�partit l'exc�dent, serait arbitraire, singuli�rement elle ne pr�tend pas que ses besoins et ceux de ses enfants, calcul�s largement, ne seraient pas couverts, de sorte que son grief doit �tre rejet� sur ce point.
7.2.2.�La fixation du�dies a quo�au premier jour du mois du d�p�t de la requ�te de modification des mesures protectrices de l'union conjugale n'appara�t pas arbitraire; � tout le moins, la recourante, tendant � substituer sa propre appr�ciation � celle de la cour cantonale, n'en fait-elle pas la d�monstration, �tant rappel� que les contributions p�cuniaires fix�es par le juge dans le cadre des mesures provisoires peuvent �tre r�clam�es pour l'avenir et pour l'ann�e qui pr�c�de l'introduction de la requ�te (art. 137 al. 2 aCC et 173 al. 3 CC par analogie; ATF 115 II 201 ss). La critique, autant qu'elle est recevable (art. 106 al. 2 LTF,�cf. supra�consid. 2.2), est mal fond�e.
7.2.3.�Il ressort de la jurisprudence que, lorsqu'il n'est pas possible de conserver le niveau de vie ant�rieur, le cr�ancier de l'entretien peut pr�tendre au maximum au m�me train de vie que le d�biteur de l'entretien (ATF 137 III 102 consid. 4.2.1.1 p. 106 s.). Par cons�quent, les juges d'appel n'ont pas vers� dans l'arbitraire en invitant la m�re � prendre une activit� lucrative hors du foyer si elle entendait maintenir son niveau de vie pr�c�dant la diminution drastique des ressources de la famille, le d�birentier ayant r�duit son train de vie dans la m�me mesure que ce qui est attendu d'elle sans qu'elle reprenne une activit� professionnelle.
7.2.4.�S'agissant des allocations familiales, la m�re ne d�montre pas en quoi il serait arbitraire de fixer une contribution d'entretien comprenant les allocations familiales d�s lors que la cour pr�c�dente a consid�r� qu'il fallait prendre en consid�ration les revenus effectivement per�us de l'assurance-ch�mage, lorsque,�comme en l'esp�ce, le d�birentier se trouve au ch�mage au cours d'une p�riode sup�rieure � 4 mois (�cf. supra�consid. 3.3.2) - consid�ration que la m�re n'a au demeurant pas critiqu�e -.�Il en va de m�me de la d�duction des frais de logement et d'assurance-maladie dont la m�re all�gue qu'ils ont �t� directement acquitt�s par l'employeur du d�birentier, la m�re ne s'en prenant pas au raisonnement de la cour cantonale qui a tenu compte des revenus effectivement per�us par le p�re et les a r�partis selon les besoins de la famille, en partie en nature en attribuant la jouissance du logement pay� � la m�re et aux enfants, et en tenant compte du paiement de leur prime d'assurance-maladie, pour le surplus de leurs besoins, par le versement d'une contribution d'entretien. La m�re n'expose pas en quoi les faits auraient �t� �tablis sur ce point de mani�re arbitraire et ne pr�sente aucune pi�ce de nature � contredire l'appr�ciation des faits et preuves op�r�e par la cour cantonale. Il s'ensuit que son grief, autant qu'il est recevable, doit �tre rejet�.
7.2.5.�Enfin, en tant que la m�re �voque le d�faut de motivation de l'arr�t entrepris sur ces aspects, force est de constater que la recourante a �t� en mesure d'attaquer le raisonnement de la d�cision attaqu�e, partant, que la d�cision querell�e contient une argumentation�- m�me succincte ou peu explicit�e - qu'elle a �t� en mesure de comprendre. L�a violation de son droit d'�tre entendue (art. 29 al. 2 Cst.) sous l'angle d'une motivation lacunaire est ainsi exclue.
Sur le vu de ce qui pr�c�de, le recours en mati�re civile de Mme B.X.________ (5A_55/2013), ainsi que celui de M. A.X.________�(5A_48/2013) doivent �tre rejet�s dans la mesure de leur recevabilit�. Les frais judiciaires relatifs � chaque recours doivent �tre mis � la charge de leur auteur (art. 66 al. 1 LTF). Les parties n'ont pas droit � des d�pens d�s lors qu'aucune d'elles n'a �t� invit�e � se d�terminer sur le recours de l'autre, ni sur la requ�te d'effet suspensif d�pos�e par la m�re (art. 68 al. 1 et 2 LTF).
Les causes 5A_48/2013 et 5A_55/2013 sont jointes.
Le recours de Mme B.X.________ (5A_55/2013) est rejet� dans la mesure o� il est recevable.
Le recours de M. A.X.________ (5A_48/2013) est rejet� dans la mesure o� il est recevable.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 5'000 fr. pour la cause 5A_48/2013, sont mis � la charge de M. A.X.________.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 5'000 fr., pour la cause 5A_55/2013, sont mis � la charge de Mme B.X.________.
Le pr�sent arr�t est communiqu� aux parties, au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Juge d�l�gu� de la Cour d'appel civile, et au Tribunal d'arrondissement de Lausanne.

References: ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
in fine
 ATF