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Timestamp: 2016-10-28 08:34:49+00:00

Document:
5A_808/2012 � � Arr�t du 29 ao�t 2013
MM. et Mme les Juges f�d�raux
von Werdt, Pr�sident, Hohl, Marazzi, Herrmann et Sch�bi.
repr�sent� par Me Yves Bonard, avocat,
repr�sent�e par Me Manuel Bolivar, avocat,
recours contre l'arr�t de la Cour de justice du canton de Gen�ve, Chambre civile, du 28 septembre 2012.
A.a.�Mme B.X.________, n�e en 1967, et M A.X.________, n� en 1961, se sont mari�s le 28 octobre 2005 � Z.________ (Gen�ve), sans conclure de contrat de mariage.
Le couple s'est s�par� en avril 2007.
A.b.�Mme B.X.________ a un fils, C.________, n� en 1998, qui vit actuellement avec elle; M. A.X.________ a �galement un fils, D.________, n� en 1994.
�Le couple a un enfant commun, E.________, n� le 25 septembre 2006. Celui-ci souffre d'une �pilepsie pharmaco-r�sistante et de troubles du comportement dus � une anomalie g�n�tique. Jusqu'au mois de septembre 2011, E.________ fr�quentait le Service m�dico-p�dagogique de la Servette, ce tous les jours du lundi au vendredi, � l'exception du mercredi apr�s-midi. Suite � une aggravation de son �tat de sant�, l'enfant a d� �tre hospitalis� � diff�rentes reprises et n'a plus �t� en mesure d'�tre scolaris� au sein du m�me centre sp�cialis�; tant qu'une place ne pouvait �tre trouv�e dans un �tablissement adapt� � ses besoins, il convenait que E.________ demeure � la maison, sous la surveillance permanente de sa m�re.
A.c.�Le salaire mensuel net du recourant a �t� chiffr� � 10'745 fr. pour une activit� � temps complet aupr�s de Y.________; ses charges mensuelles incompressibles se chiffrent � 5'104 fr., montant auquel s'ajoute une contribution d'entretien en faveur de son fils D.________, arr�t�e � 1'700 fr. par mois. Le recourant ne critique pas ces chiffres.
La situation financi�re de l'�pouse est contest�e.
Par jugement du 27 mars 2008, confirm� par arr�t de la Cour de justice du 19 septembre 2008, le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve, statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, a attribu� la garde de E.________ � sa m�re, fix� le droit de visite du p�re, instaur� une curatelle d'organisation et de surveillance du droit de visite et arr�t� la contribution � l'entretien de la famille � 4'000 fr. par mois, allocations familiales non comprises.
M. A.X.________ a form� une demande unilat�rale en divorce le 22 janvier 2010.
C.a.�Le 21 mai 2010, statuant sur mesures provisoires, le Tribunal de premi�re instance a fix� la contribution destin�e � l'entretien de la famille � 2'850 fr. par mois d�s le 1er mai 2010, montant port� � 3'000 fr. par arr�t de la Cour de justice du 22 octobre 2010.
C.b.�Le divorce des parties a �t� prononc� le 22 ao�t 2011 par le Tribunal de premi�re instance. L'autorit� parentale et la garde de l'enfant ont �t� confi�es � sa m�re, le p�re disposant d'un droit de visite dont la d�cision r�glait pr�cis�ment les modalit�s. M. A.X.________ a �galement �t� condamn� � verser une contribution d'entretien mensuelle de 2'000 fr. en faveur de E.________ (ch. 7), ce d�s le prononc� du jugement et jusqu'� la majorit� de l'enfant, ainsi qu'une pension de 900 fr. par mois � son ex-�pouse, d�s le prononc� du divorce et jusqu'au 30 septembre 2021 (ch. 8).
Statuant sur appels des deux parties, la Cour de justice a notamment r�form� le premier jugement en prolongeant le versement de la pension en faveur de E.________ jusqu'� ses 25 ans en cas de poursuite d'une formation ou d'�tudes s�rieuses et suivies (ch. 7); le montant de la contribution destin�e � l'ex-�pouse, dont le versement restait d� jusqu'au 30 septembre 2021, a en revanche �t� r�duit � 400 fr. � compter du 31 ao�t 2014 (ch. 8).
Agissant le 5 novembre 2012 par la voie du recours en mati�re civile, M. A.X.________ conclut principalement � la r�forme de l'arr�t cantonal en ce sens que la contribution � l'entretien de E.________ soit fix�e � 1'600 fr. d�s le prononc� du jugement de divorce jusqu'� l'�ge de 10 ans, � 1'650 fr. entre 10 et 14 ans et � 1'700 fr. entre 14 et 18 ans, la pension en faveur de son ex-�pouse devant �tre r�duite � 400 fr. et son versement limit� au 31 d�cembre 2011. Subsidiairement le recourant r�clame le renvoi de la cause � l'autorit� pr�c�dente pour nouvelle d�cision au sens des consid�rants.
Invit�es � se d�terminer, la cour cantonale se r�f�re aux consid�rants de son arr�t tandis que l'intim�e conclut au rejet du recours.
Le 29 ao�t 2013, le Tribunal f�d�ral a d�lib�r� sur le recours en s�ance publique.
L'arr�t entrepris est une d�cision finale (art. 90 LTF), rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF), par une autorit� cantonale sup�rieure statuant sur recours (art. 75 LTF), dans une contestation p�cuniaire dont la valeur litigieuse atteint 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4 LTF, art. 74 al. 1 let. b LTF). Le recourant, qui a qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF), a agi dans le d�lai pr�vu par la loi (art. 100 al. 1 LTF), de sorte que le recours est en principe recevable.
2.1.�Le Tribunal f�d�ral conduit son raisonnement sur la base des faits �tablis par la juridiction pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF); il ne peut s'en �carter que si ces faits ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). La partie recourante qui soutient que les faits ont �t� constat�s d'une mani�re manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-�-dire arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2), doit satisfaire au principe d'all�gation (art. 106 al. 2 LTF).
2.2.�Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF), sans �tre li� ni par les motifs de l'autorit� pr�c�dente, ni par les moyens des parties; il peut donc admettre le recours en se fondant sur d'autres arguments que ceux invoqu�s par le recourant, comme il peut le rejeter en op�rant une substitution de motifs (cf. ATF 135 III 397 consid. 1.4; 134 III 102 consid. 1.1; 133 III 545 consid. 2.2).
Le recourant conteste le montant de la contribution d'entretien due � son fils, arr�t� � 2'000 fr. par la juridiction cantonale jusqu'aux 25 ans de l'int�ress� en cas de poursuite d'une formation ou d'�tudes s�rieuses et suivies. Il propose le versement d'une rente de 1'600 fr. jusqu'aux dix ans de E.________, de 1'650 fr. entre 10 et 14 ans puis de 1'700 fr. entre 14 et 18 ans.
3.1.�La cour cantonale a d'abord soulign� que l'essentiel du co�t financier li� � l'entretien de E.________ devait �tre support� par le p�re d�s lors que la m�re fournissait une prestation importante en nature en assumant, avec une tr�s grande disponibilit�, la prise en charge de l'enfant, gravement malade. Les juges cantonaux ont ensuite arr�t� les charges mensuelles incompressibles de E.________ � 890 fr., dont 355 fr. de participation au loyer de sa m�re, 135 fr. d'assurance-maladie et 400 fr. d'entretien de base; ils ont n�anmoins relev� que, si l'enfant recevait certes une allocation pour impotent d'environ 1'596 fr. par mois, son �tat de sant� n�cessitait beaucoup de soins en nature et la pr�sence constante d'une personne adulte et qualifi�e � ses c�t�s. Dans ces circonstances, et vu le train de vie du recourant, il y avait lieu d'ajuster vers le haut les montants pr�vus par les tabelles zurichoises (� savoir 1'735 fr. par mois pour un enfant entre 1 et 6 ans vivant dans une fratrie de deux). La contribution fix�e par le premier juge, d'un montant de 2'000 fr. par mois, allocations familiales non comprises, n'apparaissait d�s lors pas excessive. Il ne se justifiait pas de r�duire ce montant en cas de placement de l'enfant dans un internat d�s lors que les besoins de celui-ci restaient en effet importants et que l'allocation pour impotent serait dans cette hypoth�se supprim�e, conform�ment � l'art. 42bis al. 4 LAI.
3.1.1.�Le recourant ne conteste pas r�ellement que son ex-�pouse fournit une prestation en nature plus importante que la sienne; de m�me, il ne remet pas v�ritablement en cause le fait qu'il doive supporter int�gralement la charge financi�re de l'enfant. Il rel�ve n�anmoins que ces circonstances sont li�es au fait que l'int�ress�e l'a volontairement tenu �loign� de son fils. Fond�e toutefois sur des faits qui ne ressortent pas de la d�cision attaqu�e, cette critique n'est pas recevable (consid. 2.1�
3.1.2.1.�Le recourant affirme ensuite qu'une contribution de 1'600 fr., montant qu'il proposait de verser mensuellement � son fils, serait largement sup�rieure aux besoins de E.________, qui b�n�ficiait de surcro�t d'une allocation pour impotent de pr�s de 1'600 fr., dont la cour cantonale n'avait pourtant nullement tenu compte. L'intim�e soutient que le montant fix� n'exc�de pas le pouvoir d'appr�ciation du tribunal cantonal, reprenant � cet �gard les crit�res retenus par la juridiction pour arr�ter le montant contest�.
3.1.2.2.�Contrairement � ce que para�t soutenir le recourant, il convient avant tout de souligner qu'il n'y a pas lieu de retenir le montant de l'allocation pour impotent dans le calcul de la contribution d'entretien de l'enfant. Une telle allocation vise en effet � financer l'aide dont son b�n�ficiaire a besoin pour accomplir les actes �l�mentaires de la vie quotidienne (sur la notion d'impotence: art. 9 de la Loi f�d�rale sur la partie g�n�rale des assurances sociales [LPGA; RS 830.1]); elle n'est en cons�quence pas directement destin�e � son entretien comme peut l'�tre par exemple une rente d'orphelin (art. 25 de la loi sur l'assurance-vieillesse et survivant [LAVS; RS 831.10] ou 30 de la Loi f�d�rale sur l'assurance-accident [LAA; RS 832.20]; cf. art. 276 al. 3 CC; STEPHAN WULLSCHLEGER in: FamKommentar, 2e �d. 2011, n. 51 ad art. 285 CC; CYRIL HEGNAUER, Berner Kommentar, n. 43 ad art. 285 CC).
La cour a en l'esp�ce fix� les charges incompressibles de l'enfant � 890 fr., tout en retenant finalement les tabelles zurichoises, qui pr�voient un co�t d'entretien mensuel de 1'735 fr. pour un enfant d'une fratrie de deux �g� de 1 � 6 ans - prestations en nature (soins et �ducation) de 595 fr. incluses -, et en les ajustant encore vers le haut en invoquant le train de vie du recourant. Il n'est toutefois nullement �tabli que celui-ci serait �lev�, vu la situation financi�re (10'000 fr. de salaire mensuel net pour des charges de 5'100 fr.) et familiale de l'int�ress� (contribution d'entretien de 1'700 fr. en faveur d'un enfant d'un premier lit),�
a fortiori�dans une ville comme F.________. L'existence de frais extraordinaires, qui ne seraient pas couverts par l'allocation pour impotent, n'a en outre nullement �t� all�gu�e par la m�re de l'enfant. Faute de motivation pertinente justifiant le montant �lev� de la contribution octroy�e, les juges cantonaux se sont ainsi manifestement �cart�s du pouvoir d'appr�ciation am�nag� par l'art. 285 CC. Les montants que le recourant propose de verser suffisent en revanche � assurer les besoins courants de E.________ tels qu'ils ont �t� arr�t�s par la cour; ils sont m�me sup�rieurs � ceux pr�vus par les tabelles zurichoises d�s lors que celles-ci incluent dans leurs chiffres non seulement les co�ts financiers de l'enfant, mis ici � la charge du p�re, mais �galement les soins en nature, ici exclusivement apport�s par la m�re. Par ailleurs, aux montants propos�s par le p�re s'ajoutera encore le montant des allocations familiales, vers� en sus.
Le grief du recourant doit en cons�quence �tre admis et le montant de la pension modifi� dans le sens r�clam� par l'int�ress�.
3.2.�Toujours sous l'angle de la contribution d'entretien en faveur de son fils, le recourant reproche encore � la cour cantonale d'avoir pr�vu le versement de la contribution au-del� de la majorit� en cas d'�tudes s�rieuses et r�guli�res. Il souligne � cet �gard qu'une telle �ventualit� appara�t difficilement envisageable vu la maladie dont souffre son fils, et remarque qu'en tant qu'il sera d�j� � la retraite si cette �ventualit� devait se concr�tiser, son fils aurait alors le droit � une rente de sa caisse de pension.
3.2.1.�Sur appel de l'intim�e, la cour cantonale a admis que le versement de la contribution destin�e � l'enfant pouvait �tre prolong� au-del� de sa majorit�, mais au maximum jusqu'� 25 ans en cas d'�tudes s�rieuses et r�guli�res. La cour a indiqu� � cet �gard qu'il n'�tait pas exclu qu'au regard d'un traitement futur et des progr�s de la m�decine, l'enfant p�t suivre, apr�s sa majorit�, une formation adapt�e � son handicap.
3.2.2.�Lorsque le parent agit dans le cadre d'un proc�s en divorce, la capacit� de faire valoir les droits de l'enfant, qui lui est express�ment conf�r�e par la loi, vaut non seulement pour la p�riode couvrant la minorit� de l'enfant, mais aussi pour celle allant au-del� de l'acc�s � la majorit� (art. 133 al. 1 2e phr. CC). L'extension de cette capacit� aux contributions d'entretien pour la p�riode post�rieure � la majorit� de l'enfant a �t� introduite dans la loi lors de l'abaissement de l'�ge de la majorit� de vingt � dix-huit ans (cf. art. 156 al. 2 aCC et 14 CC, dans leur teneur selon la loi f�d�rale du 7 octobre 1994 entr�e en vigueur le 1er janvier 1996, RO 1995 1126). Le l�gislateur entendait ainsi �viter que l'abaissement de l'�ge de la majorit� ne comprom�t la formation des jeunes gens, en contraignant l'enfant devenu adulte � ouvrir en son propre nom une action ind�pendante contre son parent (BO 1993 CE 662, BO 1994 CN 1144; ATF 129 III 55 consid. 3.1.4; arr�t 5A_18/2011 du 1er juin 2011 consid. 5.1.1). Avant l'introduction de cette disposition dans la loi, la jurisprudence avait d'ailleurs d�j� admis, pour des motifs d'opportunit� et d'�conomie de proc�dure, que le juge du divorce p�t fixer, sur demande du repr�sentant l�gal, la contribution d'entretien pour la p�riode post�rieure � la majorit� de l'enfant dans certaines circonstances exceptionnelles bien pr�cises, notamment lorsque l'enfant se trouvait proche de sa majorit� au moment du jugement de divorce et qu'il poursuivait d�j� une formation professionnelle dont la dur�e pouvait �tre d�termin�e (ATF 112 II 199 consid. 2). La modification l�gislative pr�cit�e, reprise en substance par l'art. 133 al. 1 2e phr. CC (ATF 129 III 55 consid. 3.1.4; arr�ts 5A_104/2009 du 19 mars 2009 consid. 2.2 publi� in FamPra.ch 2009 p. 798 et JdT 2009 I 439; 5A_18/2011 pr�cit� consid. 5.1.1), ne se limite pas � reprendre cette jurisprudence tr�s limit�e, mais va plus loin en admettant de mani�re g�n�rale l'attribution d'une telle contribution au-del� de la majorit� ( ADOLF L�CHINGER/THOMAS GEISER, in: Basler Kommentar, 1e �d. 1996, n. 20 ad art. 156 aCC, qui appuient leurs conclusions sur les d�bats parlementaires; PETER BREITSCHMID, in: Basler Kommentar, 4e �d. 2010, n. 14 ad art. 133 CC; DENIS PIOTET, in: Commentaire romand, Code civil I, 2010, n. 6 ad art. 277 CC) : elle est ainsi envisageable lorsque l'enfant concern� est jeune, et ne dispose d�s lors d'aucun plan de formation d�fini au moment du jugement ( L�CHINGER/GEISER, op. cit., n. 20 ad art. 156 aCC; cf. �galement PHILIPPE MEIER/MARTIN STETTLER, Droit de la filiation, 4e �d. 2009, n. 1109, qui soulignent qu'en pratique, de fa�on syst�matique, les jugements et conventions d'entretien pr�voient une clause relative � l'entretien post-majorit�). Le fardeau psychologique que repr�sente une action en justice contre un parent est ainsi �vit� � l'enfant - l'enfant mineur pouvant compter sur l'appui du parent d�tenteur de l'autorit� parentale - et le parent d�biteur est par cons�quent renvoy� � agir, si besoin est, par la voie de l'action en modification de l'art. 286 al. 2 CC, une fois l'enfant devenu majeur (arr�t 5A_18/2011 du 1 juin 2011 consid. 5.1.2 et les r�f�rences). En effet, bien qu'en th�orie, l'art. 277 al. 2 CC subordonne � certains crit�res la fixation de la contribution d'entretien pour une p�riode allant au-del� de l'acc�s � la majorit�, ceux-ci ne peuvent toutefois donner lieu � un examen pr�cis, les circonstances personnelles, telles que le refus de l'enfant d'entretenir des relations avec son parent, voire m�me la possibilit� effective de r�aliser des �tudes, ne pouvant que difficilement faire l'objet d'un pronostic et devant bien plus �tre examin�es au moment de l'acc�s � la majorit�, cas �ch�ant dans le cadre d'une action en modification (cf. arr�t 5A_18/2011 pr�cit� consid. 5.1.2 et la r�f�rence).
Le grief du recourant est en cons�quence infond� sur ce point.
Le recourant conteste le droit de son ex-�pouse � une contribution d'entretien, son montant et la dur�e de son versement. L'intim�e soutient avoir droit � la contribution d'entretien fix�e d�s lors que son mariage aurait concr�tement influenc� sa situation financi�re.
4.1.1.�La cour cantonale a relev� que la s�paration des parties �tait intervenue un an et demi apr�s leur mariage. Le couple avait n�anmoins un enfant de six ans, dont l'�tat de sant� n�cessitait des soins et un encadrement particuliers.
4.1.2.�S'agissant de la situation financi�re de l'ex-�pouse, la juridiction cantonale a retenu que l'int�ress�e n'avait pas travaill� durant la vie commune, soit d'octobre 2005 � avril 2007. Apr�s la s�paration des parties, elle avait notamment exerc� la profession de repr�sentante commerciale � un taux de 80%, puis 70%, situation lui permettant d'avoir le temps et la disponibilit� n�cessaires � la prise en charge de E.________, qui �tait scolaris� durant la journ�e. Son dernier salaire mensuel net se chiffrait � 2'930 fr., montant finalement port� � 3'232 fr. En raison de ses absences prolong�es li�es � l'aggravation de l'�tat de sant� de son fils, l'intim�e avait �t� licenci�e pour fin mars 2012 de son dernier emploi. Elle se consacrait d�sormais enti�rement � E.________ et la reprise d'une activit� lucrative n'�tait pas envisageable tant qu'un placement adapt� aux besoins de l'enfant ne serait pas organis�. Compte tenu des circonstances (difficult�s � trouver un �tablissement adapt�, besoins particuliers de l'enfant), une �ch�ance au 1er septembre 2014 pouvait � cet �gard �tre fix�e � l'intim�e; celle-ci, �g�e de 47 ans, pourrait alors reprendre une activit� de repr�sentante commerciale � temps partiel et se voir ainsi imputer un revenu hypoth�tique de 3'250 fr. par mois, montant correspondant � celui per�u lors de son dernier emploi. La rente d'impotent dont b�n�ficiait E.________ ne devait cependant pas �tre incluse dans les ressources de l'int�ress�e d�s lors qu'elle n'en d�gageait pas un b�n�fice personnel, dite rente permettant uniquement de couvrir les soins n�cessaires � l'enfant.
La Cour de justice a ensuite arr�t� les charges de l'intim�e � 3'300 fr. par mois en l'absence d'activit� r�mun�r�e, montant relev� � 3'650 fr. par mois � compter du 1er septembre 2014 en tenant compte de la charge fiscale li�e � la reprise d'une activit� lucrative. D�s lors que l'intim�e ne percevait aucune contribution pour l'entretien de son fils a�n� C.________, il convenait encore d'ajouter les frais li�s aux besoins de celui-ci, chiffr�s � 1'285 fr. par mois.
4.1.3.�Concluant que, jusqu'au 1er septembre 2014, le budget de l'intim�e �tait d�ficitaire, celle-ci ne disposant d'aucune ressource, la cour cantonale a confirm� le montant de 900 fr. par mois allou� � titre de contribution post-divorce par le premier juge, montant que l'int�ress�e n'avait pas attaqu�.
�D�s le 1er septembre 2014, les juges cantonaux ont r�duit � 400 fr. par mois le montant de la contribution d'entretien, montant correspondant au d�ficit mensuel de l'ex-�pouse � cette derni�re date. La dur�e de l'octroi de la pension a n�anmoins �t� limit�e au 30 septembre 2021, date � laquelle E.________ aura 15 ans r�volus. Ce terme, pr�vu par le Tribunal et non contest� par l'intim�e, apparaissait appropri�, compte tenu notamment de la courte dur�e de la vie commune.
4.2.1.�Le recourant soutient d'abord que son ex-�pouse n'aurait pas droit � la contribution d'entretien d�s lors que le mariage n'aurait pas compromis son autonomie financi�re, l'intim�e ayant toujours travaill� pendant la vie commune et ayant d�montr� avoir pu reprendre une activit� salari�e suffisante pour couvrir ses propres charges apr�s la s�paration.
4.2.2.�Une contribution au sens de l'art. 125 CC est due en vertu du principe de la solidarit� si le mariage a eu une influence concr�te sur les conditions d'existence de l'�poux ( "lebenspr�gende Ehe "), en d'autres termes si le mariage a cr�� pour cet �poux - par quelque motif que ce soit - une position de confiance qui ne saurait �tre d��ue m�me en cas de divorce. La confiance plac�e par cet �poux dans la continuit� du mariage et dans le maintien de la r�partition des r�les, convenue librement entre les �poux durant le mariage, m�rite objectivement d'�tre prot�g�e et le cr�direntier a par cons�quent en principe un droit au maintien du niveau de vie des �poux durant le mariage (ATF 134 III 145 consid. 4 p. 146; 135 III 59 consid 4.1; 137 III 102 consid. 4.2.1.1). Selon la jurisprudence, un mariage peut notamment avoir une influence concr�te sur la situation de l'�poux cr�direntier s'il a dur� au moins dix ans - p�riode � calculer jusqu'� la date de la s�paration des �poux (ATF 132 III 598 consid. 9.2) - ou encore, ind�pendamment de sa dur�e, si les �poux ont eu un ou des enfants communs (ATF 135 III 59 consid. 4.1).
Si les parties se sont mari�es en octobre 2005 et ont mis un terme � leur vie commune en avril 2007, elles ont n�anmoins un enfant commun �g� aujourd'hui de six ans, circonstance suffisant � retenir que le mariage a eu une influence concr�te sur la situation de l'�pouse.
4.3.1.�Le recourant reproche ensuite � la cour cantonale d'avoir consid�r� que l'intim�e ne pourrait reprendre une activit� lucrative qu'� compter du 1er septembre 2014, date pr�sum�e du placement de E.________ dans une institution sp�cialis�e. Il affirme � cet �gard que l'enfant serait scolaris� aupr�s de G.________ depuis la fin ao�t 2012 - soit ant�rieurement au prononc� de l'arr�t attaqu�, situation permettant � son ex-�pouse de reprendre une activit� lucrative � un taux de 80%, correspondant � celui exerc� apr�s leur s�paration, voire � temps complet en admettant que son fils soit plac� en internat. Invoquant l'arbitraire dans l'�tablissement des faits (art. 97 al. 1 LTF), la violation de son droit d'�tre entendu (art. 29 Cst.), celle de l'art. 8 CC et l'appr�ciation arbitraire des preuves (art. 9 Cst.), il reproche en outre � la cour cantonale d'avoir viol� les maximes d'office et inquisitoire illimit�e en omettant d'instruire la question de la prise en charge de son fils. Il demande en cons�quence au Tribunal de c�ans de statuer en tenant compte de ce nouvel �l�ment de fait d�terminant (art. 105 al. 2 LTF). L'intim�e ne s'exprime pas sur ce point, mais rel�ve qu'un placement en internat n'�tait jamais entr� en ligne de compte.
4.3.2.�Il est �tabli que l'intim�e a �t� en mesure de retrouver une activit� lucrative � 80% suite � la s�paration des parties; l'int�ress�e ne conteste pas pouvoir en reprendre une une fois r�gl� le placement de son fils dans une institution durant la journ�e. La question d'un �ventuel placement de l'enfant en internat, qui permettrait �ventuellement de d�gager une disponibilit� suppl�mentaire de l'ex-�pouse, n'a pas �t� examin�e par la cour cantonale. Il para�t n�anmoins �vident que, vu le jeune �ge de E.________, un retour aupr�s de sa m�re chaque soir constitue la solution la plus conforme � son int�r�t, de sorte que seule l'hypoth�se d'un placement de jour sera retenue.
�Le recourant ne peut reprocher � la cour cantonale, sous couvert de la violation de la maxime inquisitoire, de ne pas avoir instruit la question de la prise en charge de l'enfant. Si la maxime inquisitoire illimit�e est certes applicable en l'esp�ce du fait de la pr�sence d'un enfant mineur (art. 296 al. 1 CPC), l'obligation pour le juge d'�tablir d'office les faits n'est toutefois pas sans limite, la maxime inquisitoire illimit�e ne signifiant pas que le juge doive recueillir d'office tous les �l�ments susceptibles d'influer sur la r�glementation concernant les enfants. Il appartient en effet aux parties de collaborer activement � la proc�dure, en renseignant le juge sur les faits de la cause et en lui indiquant les moyens de preuve disponibles (ATF 128 III 411 consid. 3.2.1).
Il n'en demeure pas moins que la cour n'�tait pas fond�e � fixer � une date purement al�atoire - d�but septembre 2014 - la scolarisation de E.________ et la reprise d'une activit� lucrative de l'intim�e, dont il n'est pas contest� qu'elle en est le corollaire. Il convient ainsi de retourner la cause sur ce point � la cour cantonale afin qu'elle examine la question de la scolarisation de l'enfant, voire qu'elle soumette la reprise de l'activit� lucrative de l'intim�e � la condition du placement de E.________ en institution, un d�lai d'adaptation appropri� pour retrouver du travail devant �tre �galement am�nag� en faveur de l'int�ress�e, en fonction des circonstances concr�tes du cas d'esp�ce (cf. ATF 114 II 13 consid. 5; 129 III 417 consid. 2.2).
4.4.�Le recourant reproche � la cour cantonale de ne pas avoir v�rifi� la situation financi�re r�elle de son ex-�pouse. Il soutient en substance que celle-ci serait en mesure de couvrir ses propres charges d�s lors qu'elle serait actuellement certainement au b�n�fice des allocations de ch�mage et qu'elle serait en mesure de r�aliser, � 80%, un revenu de 4'317 fr. A cela s'ajoute qu'il fallait �galement tenir compte, dans les revenus de l'int�ress�e, de la rente d'impotence dont b�n�ficiait son fils. Le recourant invoque une violation de son droit d'�tre entendu (art. 29 Cst.), l'�tablissement arbitraire des faits et l'appr�ciation arbitraire des preuves (art. 9 Cst.), de m�me qu'une violation des art. 8 et 125 CC.
4.4.1.�Lorsque l'union conjugale a durablement marqu� de son empreinte la situation de l'�poux b�n�ficiaire, le principe est que le standard de vie choisi d'un commun accord doit �tre maintenu pour les deux parties dans la mesure o� leur situation financi�re le permet. Il s'agit de la limite sup�rieure de l'entretien convenable. Quand il n'est pas possible, en raison de l'augmentation des frais qu'entra�ne l'existence de deux m�nages s�par�s, de conserver le niveau de vie ant�rieur, le cr�ancier de l'entretien peut pr�tendre au m�me train de vie que le d�biteur de l'entretien.
S'il est �tabli que les �poux ne r�alisaient pas d'�conomies durant le mariage, ou que l'�poux d�biteur ne d�montre pas qu'ils ont r�ellement fait des �conomies, ou encore qu'en raison des frais suppl�mentaires li�s � l'existence de deux m�nages s�par�s et de nouvelles charges, le revenu est enti�rement absorb� par l'entretien courant, il est admissible de s'�carter d'un calcul selon les d�penses effectives des �poux durant le mariage (ATF 137 III 102 consid. 4.2.1.1; 134 III 145 consid. 4). En effet, dans de tels cas, la m�thode du minimum vital �largi avec r�partition, en fonction des circonstances concr�tes, de l'exc�dent entre les �poux permet de tenir compte ad�quatement du niveau de vie ant�rieur et des restrictions � celui-ci qui peuvent �tre impos�es au conjoint cr�ancier divorc� (ATF 137 III 102 consid. 4.2.1.1).
4.4.2.�Il convient avant tout de relever que, contrairement � ce que pr�tend le recourant, le droit � l'allocation pour impotent appartient � la personne impotente elle-m�me (art. 42 et 42bis de la Loi f�d�rale sur l'assurance-invalidit� [LAI; RS 831.20]). C'est donc E.________ qui en est titulaire. A cela s'ajoute que dite rente vise � financer l'aide dont celui-ci a besoin dans sa vie quotidienne (consid. 3.1.2.2), de sorte qu'elle ne doit ainsi pas �tre ajout�e au revenu de l'intim�e.
�Peu importe ensuite le revenu hypoth�tique qui peut �tre finalement imput� � la recourante ou si celle-ci per�oit actuellement un revenu (allocations de ch�mage ou autre) qui lui permettrait de faire face � ses charges. Vu l'influence du mariage sur la situation des parties, celles-ci doivent en effet, � l'issue du prononc� du divorce, �tre plac�es dans une situation leur permettant de profiter d'un train de vie identique. Or, m�me en tenant compte du revenu que le recourant souhaite voir imput� � l'intim�e, � savoir 4'317 fr., le montant des contributions fix�es par la cour cantonale ne pr�te pas le flanc � la critique, l'intim�e pouvant en effet pr�tendre � une contribution mensuelle de 837 fr. en faisant application de la m�thode du minimum vital avec r�partition de l'exc�dent par moiti� (3'008 fr. [disponible de la famille]/2 - 667 fr. [disponible de l'intim�e]). Le montant de 900 fr., octroy� jusqu'� la reprise d'une activit� lucrative se fonde au demeurant n�cessairement sur un montant inf�rieur � celui que le recourant veut voir imput� � son ex-�pouse d�s lors que celle-ci, soit ne per�oit aucun revenu - comme elle para�t le pr�tendre -, soit des indemnit�s de l'assurance-ch�mage - comme le soutient le recourant -, dont le montant est sans aucun doute inf�rieur au dernier salaire r�alis�, � savoir 3'250 fr.
4.5.�Le recourant critique enfin la dur�e pendant laquelle la contribution d'entretien a �t� fix�e, � savoir jusqu'aux 15 ans r�volus de l'enfant. Il affirme � cet �gard que la cour cantonale n'aurait pas tenu compte des comp�tences de l'intim�e, de sa capacit� � retrouver facilement du travail et de la tr�s courte dur�e du mariage et de la vie commune.
Contrairement � ce que pr�tend le recourant, la courte dur�e de la vie commune a pr�cis�ment �t� retenue pour arr�ter le terme de l'obligation alimentaire qui lui est impos�. Quant � la capacit� de gain de l'intim�e, elle a �t� prise en consid�ration dans la fixation de la contribution d'entretien elle-m�me, de sorte que la cour n'est nullement all�e au-del� de son pouvoir d'appr�ciation en d�cidant que la contribution contest�e devait �tre vers�e jusqu'au 30 septembre 2021.
En d�finitive, le recours doit �tre partiellement admis dans la mesure o� il est recevable, les chiffres 7 et 8 du jugement entrepris sont annul�s, la cause est renvoy�e � la cour cantonale pour nouvelle d�cision sur le ch. 8 s'agissant de la date � partir de laquelle la contribution de l'�pouse doit �tre r�duite � 400 fr. et le ch. 7 est r�form� en ce sens que la contribution destin�e � l'entretien de E.________ est fix�e � 1'600 fr. jusqu'� ses dix ans, � 1'650 fr. entre 10 et 14 ans et � 1'700 fr. entre 14 et 18 ans, voire au-del� mais jusqu'� 25 ans au plus si l'enfant poursuit une formation ou des �tudes s�rieuses et suivies, �tant pr�cis� que la contribution est due d�s le prononc� de l'arr�t du Tribunal de c�ans, vu le montant d� � titre provisionnel par le recourant jusqu'� cette date (3'000 fr. par mois, cf. consid. C.a). Les frais judiciaires sont r�partis entre les parties � raison de la moiti� chacun (art. 66 al. 1 LTF) et les d�pens compens�s (art. 68 al. 1 et 2 LTF).
Le recours est partiellement admis dans la mesure o� il est recevable, les ch. 7 et 8 de l'arr�t cantonal sont annul�s, la cause �tant retourn�e � la cour cantonale pour nouvelle d�cision au sens des consid�rants sur le ch. 8 et le ch. 7 �tant r�form� comme suit:
�7. Condamne le recourant � verser en mains de l'intim�e � titre de contribution � l'entretien de E.________, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, la somme de 1'600 fr. d�s le prononc� de l'arr�t du Tribunal f�d�ral jusqu'aux 10 ans de l'enfant, de 1'650 fr. entre 10 et 14 ans, et de 1'700 fr. d�s ses 14 ans jusqu'� sa majorit�, voire au-del� mais jusqu'� 25 ans au plus si l'enfant poursuit une formation ou des �tudes s�rieuses et suivies.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 3'000 fr., sont mis pour moiti� � la charge du recourant et pour moiti� � la charge de l'intim�e.

References: art. 74
 ATF 
 art. 9
 art. 276
 art. 285
 art. 285
 art. 156
 ATF 
 art. 156
 art. 133
 art. 277
 art. 156
 ATF 
 art. 8