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Timestamp: 2016-10-28 16:14:40+00:00

Document:
I 833/05 (21.11.2006)
Mme et MM. les Juges Widmer, Sch�n et Fr�sard. Greffier : M. Wagner
S.________, recourant, repr�sent� par Me Alexandre Bernel, avocat, rue P�pinet 1, 1002 Lausanne,
A.a S.________, n� en 1959, a travaill� en qualit� de manoeuvre au service de l'entreprise X.________ SA. Il a pr�sent� le 13 juin 1994 une demande de prestations de l'assurance-invalidit�.
Dans un prononc� du 6 septembre 1995, l'Office de l'assurance-invalidit� pour le canton de Vaud a conclu � une invalidit� de 100 % � partir du 11 mai 1994 et de 50 % d�s le 1er mai 1995. Par d�cisions du 20 novembre 1996, il a allou� � S.________ une rente enti�re d'invalidit� du 1er mai 1994 au 30 avril 1995 et une demi-rente pour le mois de mai 1995.
A partir du 3 mars 1998, S.________ a pr�sent� une incapacit� totale de travail. A deux reprises - soit du 25 mars au 25 mai 1998 et du 2 au 22 juin 1998 -, il a tent� de reprendre � 50 % son activit� professionnelle, mais sans succ�s. Apr�s que son employeur eut r�sili� son contrat de travail pour le 31 d�cembre 1998, il a demand� le 21 ao�t 1998 un nouvel examen de son droit aux prestations de l'assurance-invalidit�.
Dans un rapport m�dical du 16 d�cembre 1998, le docteur D.________, sp�cialiste FMH en m�decine g�n�rale et m�decin traitant de l'assur�, a conclu � une incapacit� de travail de 100 % d�s le 23 juin 1998, d'une dur�e ind�termin�e.
Du 10 mai au 2 juillet 1999, S.________ a effectu� un stage au COPAI de A.________. Dans son appr�ciation m�dicale, la doctoresse M.________, m�decin-conseil, indiquait qu'une activit� tr�s l�g�re � 50 % pouvait �tre exig�e du patient, ce qui lui paraissait �tre le minimum exigible. Selon le rapport d'observation professionnelle du COPAI du 6 juillet 1999, l'assur� devait pouvoir raisonnablement faire face � une activit� l�g�re en production industrielle ou � toute autre activit� l�g�re, avec des rendements proches de la norme, cela apr�s une p�riode de reconditionnement physique.
Dans un projet de d�cision du 2 f�vrier 2000, l'office AI a avis� l'assur� que dans une activit� industrielle l�g�re, sa capacit� de travail et donc de gain �tait pratiquement enti�re. Il pourrait ainsi r�aliser un revenu annuel moyen de l'ordre de 48'100 fr. Compar� au gain de 51'545 fr. par ann�e qui serait le sien dans son ancienne activit�, il en r�sultait une invalidit� de 6.6 %, taux qui ne lui donnait aucun droit � une rente.
Le 11 f�vrier 2000, le docteur D.________ a contest� ce qui pr�c�de. Il indiquait notamment que le patient souffrait d'une pathologie gastrique contre-indiquant la prise d'anti-inflammatoire qui lui serait bien n�cessaire. A tout le moins �tait-il donc justifi� de proc�der � une �valuation par une expertise m�me psychiatrique s'il y avait lieu.
La doctoresse U.________, m�decin de l'office AI, a confi� une expertise au Centre M�dical de Psychoth�rapie Y.________. Dans un rapport du 4 ao�t 2000, lequel se fondait �galement sur un consilium avec le docteur D.________ du 4 juillet 2000, le docteur E.________, sp�cialiste FMH en psychiatrie et psychoth�rapie, et la psychologue-psychoth�rapeute F.________ ont retenu un trouble somatoforme indiff�renci� d'intensit� l�g�re, tout en relevant qu'il existait de nombreux arguments pour parler d'une exag�ration volontaire des sympt�mes, voire de simulation. Ils ont conclu qu'il n'y avait pas de justification psychiatrique expliquant une diminution de la capacit� de travail.
Par d�cision du 15 septembre 2000, l'office AI, s'en tenant aux motifs expos�s dans le projet de d�cision, a rejet� la demande. Par jugement du 23 mai 2001, le Tribunal des assurances du canton de Vaud a rejet� le recours form� par S.________ contre cette d�cision. Par arr�t du 9 juillet 2002, le Tribunal f�d�ral des assurances a annul� ce jugement et cette d�cision et renvoy� la cause � l'office AI pour instruction compl�mentaire et nouvelle d�cision.
A.b Le docteur P.________, m�decin du Service m�dical r�gional (SMR) de l'assurance-invalidit�, a confi� une expertise m�dicale � la Clinique Z.________. S.________ a s�journ� dans cet �tablissement du 20 au 22 janvier 2003. Le 22 janvier 2003, le docteur N.________, sp�cialiste FMH en neurologie et chef de clinique du service de neuror�adaptation, a proc�d� � un examen neurologique. Dans un rapport du 28 janvier 2003, ce m�decin a retenu le diagnostic de neuropathie ulnaire gauche au coude. Il indiquait qu'il n'y avait aucune limitation neurologique concernant la capacit� de travail du patient, quelle que soit son activit�. Le 22 janvier 2003, le docteur C.________, m�decin-chef du service psychosomatique, a proc�d� � l'examen de l'assur�. Dans une expertise psychiatrique, ce sp�cialiste a pos� le diagnostic de trouble somatoforme indiff�renci�. Il ne retenait pas d'incapacit� de travail sur le plan psychiatrique. Dans un rapport d'expertise du 27 janvier 2003, le docteur R.________ a pos� les diagnostics ayant une r�percussion sur la capacit� de travail de trouble somatoforme indiff�renci� (F45.4 [CIM-10]), d'arthrose acromio-claviculaire droite, de cervicalgies chroniques, de status apr�s cure de hernie discale C5-C6 droite en 1993, de lombalgies chroniques, de discopathies L4-L5 et L5-S1 et de status apr�s chirurgie correctrice des avant-pieds. De fa�on th�orique, on pouvait admettre une diminution de rendement de 30 % au plus dans l'activit� exerc�e aupr�s de l'entreprise X.________ SA, cette appr�ciation prenant en compte les difficult�s que peut �prouver l'assur� pour les activit�s n�cessitant une �l�vation des membres sup�rieurs au-del� de la ligne des �paules et pour les d�placements sur un terrain irr�gulier. Dans une activit� moins exigeante, � un �tabli par exemple, une pleine capacit� �tait exigible.
Dans un rapport d'examen SMR du 5 mars 2003, le docteur P.________ a conclu � une capacit� de travail exigible de 70 % dans une activit� habituelle et de 100 % dans une activit� adapt�e � l'�tat de sant� de l'assur�.
Par d�cision du 30 avril 2003, l'office AI a avis� S.________ qu'il pr�sentait une capacit� de travail enti�re dans une activit� adapt�e � son �tat de sant� et que son invalidit� devait �tre fix�e � 9.5 %, taux qui ne donnait pas droit � une rente.
Le 4 juin 2003, S.________ a form� opposition contre cette d�cision, en requ�rant la mise en oeuvre d'une expertise orthop�dique par un sp�cialiste ind�pendant de l'office AI et de la Clinique Z.________. Il produisait copie d'un courrier adress� le 20 mai 2003 par le docteur D.________ au docteur G.________, sp�cialiste FMH en chirurgie orthop�dique.
Dans un rapport m�dical interm�diaire du 18 novembre 2003, le docteur D.________ a constat� que l'�tat de sant� du patient s'�tait aggrav�. Ce m�decin admettait une diminution du rendement de 50 % dans l'activit� de manoeuvre exerc�e par l'assur�, laquelle n'�tait plus exigible. Il laissait ind�cise la question de savoir si l'on pouvait exiger de celui-ci qu'il exerce une autre activit�. Il produisait un rapport du docteur O.________ du 4 juillet 2003 concernant une IRM de l'�paule droite du 3 juillet 2003, un autre rapport de ce m�decin du 5 ao�t 2003 relatif � une infiltration acromio-claviculaire droite sous scopie du 4 ao�t 2003, et un rapport du docteur G.________ du 14 juillet 2003.
Du 23 avril au 15 septembre 2003, S.________ a subi un traitement aupr�s du docteur H.________, sp�cialiste FMH en chirurgie de la main et sp�cialiste en chirurgie plastique et reconstructive. Dans un rapport m�dical du 23 mars 2004, ce praticien a pos� les diagnostics ayant des r�percussions sur la capacit� de travail de neuropathie cubitale du coude gauche et de syndrome du tunnel carpien gauche. Il indiquait que le patient ne pr�sentait pas d'incapacit� professionnelle durable en relation avec ces deux probl�mes et qu'il n'y avait pas de limitation.
Dans un avis m�dical SMR du 28 juin 2004, le docteur P.________ a consid�r� que l'examen ost�o-articulaire effectu� par les m�decins de la Clinique Z.________ �tait complet et objectif et qu'un examen par un orthop�diste n'�tait pas n�cessaire.
Par d�cision du 10 septembre 2004, l'office AI a rejet� l'opposition.
Dans un m�moire du 9 octobre 2004, S.________ a form� recours contre cette d�cision devant le Tribunal des assurances du canton de Vaud, en concluant, sous suite de d�pens, � la r�forme de celle-ci en ce sens qu'il avait droit � une rente enti�re d'invalidit� d�s le 1er mars 1998. Il produisait un rapport du 6 septembre 2004 du docteur I.________, sp�cialiste FMH en neurologie � Fribourg, dans lequel ce praticien, qui l'avait examin� le 3 septembre 2004 et avait pratiqu� un �lectromyogramme, indiquait qu'il pr�sentait une forme de fibromyalgie chronique avec notamment des arthralgies polytopes et en particulier � l'�paule droite. Il requ�rait la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise, � confier par exemple au COMAI de Lausanne. Par lettre du 4 juillet 2005, S.________ a produit un rapport du 10 juin 2005 du professeur J.________, sp�cialiste FMH en anesth�siologie et m�decin du Centre Anti-Douleurs de la Clinique W.________.
Par jugement du 18 juillet 2005, le Tribunal des assurances a rejet� le recours.
S.________ interjette un recours de droit administratif contre ce jugement, en concluant, sous suite de d�pens, � l'annulation de celui-ci, la cause �tant renvoy�e � l'autorit� cantonale, subsidiairement � l'office AI, pour compl�ment d'instruction et nouvelle d�cision. A titre subsidiaire, il conclut � l'octroi d'une rente enti�re d'invalidit� d�s le 1er mars 1998. Il produit un rapport du 11 octobre 2005 du docteur K.________, professeur associ� et sp�cialiste de la colonne vert�brale � la Clinique V.________, ainsi qu'un document du 1er juillet 2002 du docteur L.________, sp�cialiste FMH en radiologie et m�decin du centre d'imagerie diagnostique P.________.
Le litige concerne le droit �ventuel du recourant � une rente d'invalidit� et porte sur le caract�re invalidant des troubles de sant� dont il est atteint. Est litigieux le point de savoir si une instruction compl�mentaire comportant une nouvelle expertise m�dicale est n�cessaire. A titre subsidiaire, le recourant remet en cause le calcul du revenu d'invalide et le taux d'invalidit� fondant le droit � la prestation.
2.1 La loi f�d�rale sur la partie g�n�rale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA) est entr�e en vigueur le 1er janvier 2003, entra�nant la modification de nombreuses dispositions l�gales dans le domaine de l'assurance-invalidit�. La d�cision sur opposition litigieuse, du 10 septembre 2004, est post�rieure � l'entr�e en vigueur de la LPGA. Conform�ment au principe g�n�ral de droit transitoire, selon lequel - m�me en cas de changement des bases l�gales - les r�gles applicables sont celles en vigueur au moment o� les faits juridiquement d�terminants se sont produits, il y a lieu d'examiner le droit � une rente au regard de l'ancien droit pour la p�riode jusqu'au 31 d�cembre 2002 et en fonction de la nouvelle r�glementation l�gale apr�s cette date (ATF 130 V 445 et les r�f�rences; cf. aussi ATF 130 V 329).
2.2 Les d�finitions de l'incapacit� de travail, l'incapacit� de gain, l'invalidit�, de la m�thode de comparaison des revenus et de la r�vision (de la rente d'invalidit� et d'autres prestations durables) contenues dans la LPGA correspondent aux notions pr�c�dentes dans l'assurance-invalidit� telles que d�velopp�es � ce jour par la jurisprudence (ATF 130 V 343).
3.1 Les atteintes � la sant� psychique peuvent, comme les atteintes physiques, entra�ner une invalidit� au sens de l'art. 4 al. 1 LAI en liaison avec l'art. 8 LPGA. On ne consid�re pas comme des cons�quences d'un �tat psychique maladif, donc pas comme des affections � prendre en charge par l'assurance-invalidit�, les diminutions de la capacit� de gain que l'assur� pourrait emp�cher en faisant preuve de bonne volont�; la mesure de ce qui est exigible doit �tre d�termin�e aussi objectivement que possible (ATF 102 V 165; VSI 2001 p. 224 consid. 2b et les r�f�rences; cf. aussi ATF 127 V 298 consid. 4c in fine).
3.2 Dans un arr�t du 8 f�vrier 2006 (I 336/04), paru aux ATF 132 V 65, le Tribunal f�d�ral des assurances a consid�r� que la fibromyalgie pr�sente de nombreux points communs avec les troubles somatoformes douloureux, de sorte qu'il se justifie, sous l'angle juridique, et en l'�tat actuel des connaissances, d'appliquer par analogie les principes d�velopp�s par la jurisprudence en mati�re de troubles somatoformes douloureux, lorsqu'il s'agit d'appr�cier le caract�re invalidant d'une fibromyalgie.
4.1 Selon une jurisprudence constante, le juge des assurances sociales appr�cie la l�galit� des d�cisions attaqu�es, en r�gle g�n�rale, d'apr�s l'�tat de fait existant au moment o� la d�cision litigieuse a �t� rendue (ATF 121 V 366 consid. 1b et les arr�ts cit�s). Les faits survenus post�rieurement, et qui ont modifi� cette situation, doivent normalement faire l'objet d'une nouvelle d�cision administrative (ATF 121 V 366 consid. 1b et la r�f�rence).
4.2 Le recourant a produit devant la juridiction cantonale un rapport du professeur J.________ du 10 juin 2005. Devant la Cour de c�ans, il produit notamment un rapport du docteur K.________ du 11 octobre 2005.
Ces documents sont post�rieurs � la d�cision sur opposition du 10 septembre 2004 et ils se fondent sur la situation du recourant lors d'une discographie cervicale du 3 mai 2005 et d'une discographie lombaire du 6 juin 2005. Etant donn� qu'ils ne portent pas sur la situation qui �tait la sienne au moment o� la d�cision litigieuse a �t� rendue, il n'y a pas lieu de les prendre en consid�ration pour appr�cier la l�galit� de cette d�cision (ATF 121 V 366 consid. 1b d�j� cit�).
5.1 Le recourant fait valoir que l'expertise de la Clinique Z.________ n'a pas �t� men�e de mani�re objective. Il conteste l'impartialit� des experts, qui ont �t� d�sign�s unilat�ralement et sans concertation pr�alable par l'office AI.
5.2 Le seul fait que l'office AI confie, dans le cadre de l'instruction d'une demande de prestations AI, un mandat d'expertise � la Clinique Z.________ ne permet pas en soi de douter de l'objectivit� et de l'impartialit� des m�decins qui y travaillent (arr�ts S. du 30 juin 2004 [I 642/03] et B. du 26 juillet 2002 [I 19/02]). En effet, du moment que l'impartialit� objective des m�decins li�s par des relations de service � l'assurance-accidents vis-�-vis de celle-ci n'est pas mise en doute, comme d'ailleurs, bien que dans un cadre relationnel diff�rent, celle des m�decins du COMAI � l'�gard de l'AI, on ne voit pas que l'impartialit� objective pourrait �tre d�ni�e aux m�decins travaillant � la Clinique de r�adaptation (li�e � l'assurance-accidents) lorsqu'ils donnent leur avis d'experts � la demande de l'assurance-invalidit�. En outre, la CNA n'est pas partie � la pr�sente proc�dure. On ne voit pas ce qui aurait pu amener les experts � faire preuve, subjectivement, de partialit� dans le cadre d'un litige qui oppose le recourant � l'office AI. A tout le moins, il convient de constater que la preuve du contraire permettant de renverser la pr�somption d'impartialit� dont b�n�ficie l'expert n'a pas �t� rapport�e (cf. Auer/Malinverni/Hottelier, Droit constitutionnel suisse, Berne 2000, n� 1205). Au stade de la proc�dure d'opposition, le recourant a pu consulter l'ensemble du dossier de l'assurance-invalidit�. S'il avait des doutes sur l'impartialit� des m�decins de la Clinique Z.________, il avait la possibilit� d'invoquer ce grief d�j� � ce stade de la proc�dure, ce qu'il n'a pas fait.
6.1 Les premiers juges ont admis que l'expertise de la Clinique Z.________ avait pleine valeur probante, ce que conteste le recourant. Selon lui, le rapport du 27 janvier 2003 pr�sente des contradictions et des lacunes qui le rendent incomplet.
6.2 En ce qui concerne la valeur probante d'un rapport m�dical, ce qui est d�terminant c'est que les points litigieux aient fait l'objet d'une �tude circonstanci�e, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne �galement en consid�ration les plaintes exprim�es par la personne examin�e, qu'il ait �t� �tabli en pleine connaissance de l'anamn�se, que la description du contexte m�dical et l'appr�ciation de la situation m�dicale soient claires et enfin que les conclusions de l'expert soient d�ment motiv�es. Au demeurant, l'�l�ment d�terminant pour la valeur probante n'est ni l'origine du moyen de preuve ni sa d�signation comme rapport ou comme expertise, mais bel et bien son contenu (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les r�f�rences).
6.3 Ainsi que l'ont constat� les premiers juges, l'expertise de la Clinique Z.________ du 27 janvier 2003 contient les ant�c�dents, la description des plaintes du patient, un examen clinique circonstanci�, et enfin une appr�ciation de la situation m�dicale et de la capacit� de travail de l'assur�. Selon eux, ce rapport est particuli�rement bien �tay� et exempt de contradictions.
La Cour de c�ans n'a aucune raison de s'�carter sur ce point du jugement attaqu�. Dans le rapport du 27 janvier 2003, le docteur R.________ indique qu'au terme de l'entretien de synth�se, les experts ne retiennent pas d'affection qui, individuellement, soit susceptible de limiter la capacit� de travail dans une activit� adapt�e. Il souligne que chaque site douloureux semble constituer une pierre suppl�mentaire � l'�difice de l'invalidit� construit par l'assur� ces derni�res ann�es, les pierres les plus r�centes, notamment l'atteinte de l'�paule droite, �tant apparues apr�s l'arr�t de renvoi du 9 juillet 2002.
Contrairement � l'avis du recourant, on ne voit pas en quoi il y aurait une contradiction dans la discussion globale ci-dessus men�e par les experts de la Clinique Z.________. Comme cela ressort de la page 4 de leur rapport du 27 janvier 2003, ceux-ci ont mentionn� l'IRM de l'�paule droite r�alis�e le 26 juin 2002, en indiquant que cet examen avait r�v�l� des signes d'une arthrose acromio-claviculaire et une synovite aigu� avec bursite sous-acromiale. Dans leur appr�ciation du cas, ils en ont tenu compte en page 12 de l'expertise, � propos du bilan d'imagerie. Ainsi, le fait que le docteur L.________ s'est fond� sur une IRM de l'�paule droite du 26 juin 2002, alors que le rapport du 27 janvier 2003 mentionne en page 10 une IRM de l'�paule droite du 3 juillet 2002, n'enl�ve rien � la pertinence de l'examen des documents d'imagerie auquel ont proc�d� les m�decins de la Clinique Z.________. Sur ce point, le grief du recourant est mal fond�.
6.4 Les arguments du recourant sur le caract�re pr�tendument lacunaire du rapport de la Clinique Z.________ du 27 janvier 2003 sont d�nu�s de fondement. M�me si, dans l'entretien de synth�se, les experts ont consid�r� que l'atteinte du rachis et des genoux, d�j� pr�sente en 1994, ne s'�tait objectivement pas modifi�e par la suite et qu'elle n'avait pas emp�ch� l'assur� de reprendre son activit� en 1995, cela ne permet de tirer aucune conclusion en ce qui concerne la valeur probante de ce rapport.
6.4.1 L'examen clinique ne saurait �tre qualifi� de superficiel, contrairement � l'avis du recourant. Bien au contraire, ainsi que cela ressort du rapport du 27 janvier 2003 (cf. les pages 8 et 9), les experts de la Clinique Z.________ ont proc�d� � un examen clinique approfondi en ce qui concerne le status ost�o-articulaire, le rachis, les membres sup�rieurs et les membres inf�rieurs. Le fait que les experts n'ont effectu� ni IRM ni radiographies n'y change rien.
6.4.2 L'appr�ciation du cas par les experts de la Clinique Z.________ se fonde sur un examen complet.
Ainsi qu'ils l'ont indiqu� dans leur rapport du 27 janvier 2003, en juillet 1993, le recourant avait �t� op�r� d'une hernie discale cervicale para-m�diane droite C5-C6 dont les suites avaient �t� laborieuses, qu'il avait d�pos� en mai 1994 une premi�re demande de prestations de l'assurance-invalidit� en invoquant essentiellement des douleurs rachidiennes, qu'au cours du printemps 1995 il avait repris son ancienne activit� avec un rendement complet et que les ann�es suivantes avaient �t� ponctu�es d'arr�ts de travail sporadiques en raison de probl�mes ost�o-articulaires multiples, surtout des rachialgies n�cessitant des contr�les par IRM cervicale en 1997 et par IRM lombaire en 1998, avant de cesser son activit� au printemps 1998.
Rien ne permet d'en conclure que le rapport du 27 janvier 2003 pr�sente des lacunes en ce qui concerne les troubles dont est atteint le recourant. Ainsi que l'indique le docteur P.________ dans le rapport d'examen SMR du 5 mars 2003, dont la Cour de c�ans n'a pas de raison de s'�carter, les conclusions des experts de la Clinique Z.________ sont compl�tes et fond�es et elles corroborent les appr�ciations de tous les professionnels (m�decins, gestionnaires, ma�tres socio-professionnels) impliqu�s dans le dossier. En effet, l'examen somatique sp�cialis� tr�s complet des docteurs R.________ et N.________ confirme l'absence d'atteinte ost�o-articulaire et/ou neurologique significativement limitative quant � la capacit� de travail. Or, le docteur P.________, qui a eu connaissance des rapports m�dicaux produits entre-temps par le docteur D.________, a confirm� dans son avis m�dical du 28 juin 2004 le minutieux travail d'analyse r�alis� par le docteur R.________, consid�rant que l'examen ost�o-articulaire �tait complet et objectif.
6.4.3 Enfin, contrairement � ce que semble croire le recourant, le rapport du docteur I.________ du 6 septembre 2004, dans lequel ce m�decin a retenu le diagnostic de fibromyalgie chronique, ne remet pas en cause le caract�re complet de l'expertise de la Clinique Z.________ du 27 janvier 2003.
6.5 Avec les premiers juges, il y a donc lieu d'admettre que le rapport de la Clinique Z.________ du 27 janvier 2003 remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les r�f�rences).
7.1 Sur le plan physique, les premiers juges ont retenu que le recourant disposait d'une capacit� de travail enti�re dans une activit� adapt�e. Ils se sont fond�s sur le rapport du docteur R.________ du 27 janvier 2003 et sur celui du docteur H.________ du 23 mars 2004. Ainsi, le docteur R.________ a consid�r� que les divers diagnostics somatiques retenus n'�taient pas, individuellement, susceptibles de limiter la capacit� de travail de l'int�ress� dans une activit� adapt�e, ne n�cessitant pas une �l�vation des membres sup�rieurs au-del� de la ligne des �paules et �vitant les d�placements sur un terrain irr�gulier. De son c�t�, le docteur H.________ a constat� que la neuropathie cubitale du coude gauche et le syndrome du tunnel carpien gauche, dont souffre l'assur� depuis le d�but de l'ann�e 2003, n'entra�naient aucune incapacit� professionnelle durable, ni de limitation.
Les arguments du recourant ne sont pas propres � mettre s�rieusement en doute la pertinence des conclusions des experts de la Clinique Z.________ et du docteur H.________ ou � justifier la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise. M�me si le docteur I.________, se fondant sur un �lectromyogramme du 3 septembre 2004, indique dans son rapport du 6 septembre 2004 un discret ralentissement de la vitesse de conduction du coude ainsi qu'une perte d'amplitude, il n'en demeure pas moins que son appr�ciation ne remet pas en cause l'absence d'atteinte ost�o-articulaire et/ou neurologique significativement limitative quant � la capacit� de travail. Ainsi que l'a constat� le docteur N.________ dans son examen neurologique du 22 janvier 2003, les troubles de la sensibilit� pr�sent�s par le patient au membre sup�rieur gauche sont compatibles avec une neuropathie ulnaire au coude, m�me si le d�ficit sensitif d�passe le territoire habituel de ce tronc nerveux. Le diagnostic a du reste �t� confirm� par un �lectromyogramme effectu� par le docteur I.________ il y a deux ans. Quoi qu'il en soit, le d�ficit moteur, si pr�sent, reste discret et la neuropathie ne peut pas �tre consid�r�e comme g�n�ratrice d'un handicap significatif � moyen ou long terme. Selon les conclusions du docteur N.________, l'examen neurologique est normal et il n'y a, de son point de vue, aucune limitation neurologique concernant la capacit� de travail du patient, quelle que soit son activit�.
Dans son rapport m�dical du 18 novembre 2003, le docteur D.________ a admis des changements dans les diagnostics. Il rel�ve notamment une aggravation des lombo-dorsalgies. Selon lui, une reprise du travail est illusoire. Toutefois, cet avis a moindre valeur probante que le rapport d'expertise de la Clinique Z.________ du 27 janvier 2003 en raison du rapport de confiance qui lie le m�decin traitant � son patient (ATF 125 V 353 consid. 3b/cc; comp. ATF 124 I 175 consid. 4). Quant aux diff�rents rapports produits par ce m�decin, ils ne font que r�p�ter l'�num�ration des diagnostics d�j� connus et d�j� �valu�s, ainsi que l'indique le docteur P.________ dans son avis m�dical du 28 juin 2004. Sur ce point, le jugement attaqu� doit ainsi �tre confirm�.
7.2 Sur le plan psychiatrique, les premiers juges, se fondant sur les conclusions de l'expertise de la Clinique Z.________ du 27 janvier 2003, ont retenu que le recourant ne pr�sentait pas d'atteinte psychique, qui soit de nature � rendre invalidant l'�tat douloureux relev� par les experts.
De son c�t�, le recourant fait valoir que le diagnostic de fibromyalgie chronique pos� par le docteur I.________ dans son rapport du 6 septembre 2004 se distingue clairement du trouble somatoforme indiff�renci� �voqu� par les experts dans leur rapport du 27 janvier 2003.
7.2.1 Dans le cadre de l'expertise de la Clinique Z.________, le docteur C.________ a examin� l'assur� le 22 janvier 2003. Dans son rapport d'expertise psychiatrique, il a pos� le diagnostic de trouble somatoforme indiff�renci�, bien que l'on soit � la limite inf�rieure du seuil diagnostique. A son avis, il n'y a pas de comorbidit� significative telle qu'un �tat d�pressif franc ou un trouble de la personnalit�. Ce sp�cialiste n'a donc pas retenu d'incapacit� de travail sur le plan psychiatrique. Dans leur rapport du 27 janvier 2003, les experts ont pos� le diagnostic ayant une r�percussion sur la capacit� de travail de trouble somatoforme indiff�renci� (F45.4). Au terme de l'entretien de synth�se, ils n'ont pas retenu d'affection qui, individuellement, soit susceptible de limiter la capacit� de travail dans une activit� adapt�e. Etant donn� l'avis mentionn� ci-dessus du docteur C.________, le recourant ne pr�sente pas de comorbidit� importante par sa gravit�, son acuit� et sa dur�e (supra, consid. 3.1).
Les autres crit�res consacr�s par la jurisprudence, dont l'existence permet d'admettre le caract�re non exigible de la reprise du travail, ne sont pas non plus r�alis�s. On ne voit pas que le recourant r�unit en sa personne plusieurs de ces crit�res (ou du moins pas dans une mesure tr�s marqu�e) qui fondent un pronostic d�favorable en ce qui concerne l'exigibilit� d'une reprise d'activit� professionnelle. Ainsi que l'ont constat� les experts de la Clinique Z.________, la description pr�cise de l'influence des troubles sur l'activit� exerc�e para�t artificielle dans la mesure o�, par son comportement, le recourant interdit toute �valuation objective de ses performances. Le stage au COPAI a d�montr� qu'il refusait de s'impliquer. Les �valuations m�dicales neutres ont toutes soulign� le hiatus entre les plaintes et les constatations objectives. Ces discordances ont �t� �galement relev�es par tous les observateurs ayant collabor� � l'expertise (rapport du 27 janvier 2003). Il n'y a pas non plus de perte d'int�gration sociale dans toutes les manifestations de la vie. Les experts de la Clinique Z.________ ont relev� que le recourant assumait les activit�s m�nag�res et qu'il parvenait � s'impliquer sur le plan social (il est caissier dans le comit� d'un choeur d'enfants). Enfin, on ne voit pas au dossier que chez le recourant, l'apparition du trouble somatoforme r�sulterait d'une lib�ration du processus de r�solution du conflit, mais apportant un soulagement du point de vue psychique (profit primaire tir� de la maladie, fuite dans la maladie). Les m�decins consult�s ne font mention d'aucune source de conflit intrapsychique ni situation conflictuelle externe permettant d'expliquer le d�veloppement du trouble somatoforme indiff�renci� et son aboutissement jusqu'� une interruption totale de toute activit� lucrative.
Il appara�t ainsi que le trouble somatoforme indiff�renci� ne se manifeste pas avec une s�v�rit� telle que, d'un point de vue objectif, seule une mise en valeur limit�e de la capacit� de travail du recourant puisse �tre raisonnablement exig�e de lui.
7.2.2 La fibromyalgie pr�sente de nombreux points communs avec les troubles somatoformes douloureux (ATF 132 V 70 consid. 4.1). Il existe une pr�somption que les troubles somatoformes douloureux ou leurs effets peuvent �tre surmont�s par un effort de volont� raisonnablement exigible (ATF 131 V 50). Il y a lieu de poser la m�me pr�somption en pr�sence d'une fibromyalgie (ATF 132 V 71 consid. 4.2.1). Une expertise psychiatrique est, en principe, n�cessaire quand il s'agit de se prononcer sur l'incapacit� de travail que les troubles somatoformes douloureux sont susceptibles d'entra�ner (ATF 130 V 353 consid. 2.2.2 et 399 consid. 5.3.2). Quand bien m�me le diagnostic de fibromyalgie est d'abord le fait d'un m�decin rhumatologue, il convient ici aussi d'exiger le concours d'un m�decin sp�cialiste en psychiatrie, d'autant plus que les facteurs psychosomatiques ont, selon l'opinion dominante, une influence d�cisive sur le d�veloppement de cette atteinte � la sant� (ATF 132 V 72 consid. 4.3).
Dans son rapport du 6 septembre 2004, le docteur I.________ est de l'avis que le recourant pr�sente une forme de fibromyalgie chronique avec notamment des arthralgies polytopes et en particulier � l'�paule droite. Toutefois, ce m�decin, sp�cialiste en neurologie, n'indique pas sur quels �l�ments il se fonde pour retenir ce diagnostic. Cela est un motif de mettre en doute le diagnostic de fibromyalgie chronique pos� par le docteur I.________.
M�me dans l'hypoth�se d'une fibromyalgie, il existe une pr�somption que celle-ci pourrait �tre surmont�e par un effort de volont� raisonnablement exigible (ATF 132 V 71 consid. 4.2.1 d�j� cit�). Etant donn� que les crit�res dont l'existence permet d'admettre le caract�re non exigible de la reprise du travail ne sont pas r�alis�s en ce qui concerne le trouble somatoforme indiff�renci� dont le recourant est atteint, ils ne le sont pas non plus dans le cas d'une fibromyalgie (ATF 132 V 71 consid. 4.2.2).
8.1 Pour �valuer le taux d'invalidit�, le revenu que l'assur� aurait pu obtenir s'il n'�tait pas invalide (revenu sans invalidit�) est compar� avec celui qu'il pourrait obtenir en exer�ant l'activit� qui peut raisonnablement �tre exig�e de lui apr�s les traitements et les mesures de r�adaptation, sur un march� du travail �quilibr� (revenu d'invalide). C'est la m�thode ordinaire de comparaison des revenus (jusqu'au 31 d�cembre 2002: art. 28 al. 2 LAI; du 1er janvier au 31 d�cembre 2003: art. 1 al. 1 LAI en corr�lation avec l'art. 16 LPGA; depuis le 1er janvier 2004: art. 28 al. 2 LAI en corr�lation avec l'art. 16 LPGA).
Pour proc�der � la comparaison des revenus, il convient de se placer au moment de la naissance du droit � la rente; les revenus avec et sans invalidit� doivent �tre d�termin�s par rapport � un m�me moment et les modifications de ces revenus susceptibles d'influencer le droit � la rente survenues jusqu'au moment o� la d�cision est rendue �tre prises en compte (ATF 129 V 222, 128 V 174). En l'esp�ce, le recourant a pr�sent� une incapacit� totale de travail � partir du 3 mars 1998. La naissance du droit � la rente remonte au plus t�t au 3 mars 1999 (art. 29 al. 1 let. b LAI). Il y a donc lieu de se reporter � l'ann�e 1999.
8.2 Le revenu sans invalidit� s'�value, en r�gle g�n�rale, d'apr�s le dernier salaire que l'assur� a obtenu avant l'atteinte � la sant�, en tenant compte de l'�volution des circonstances � l'�poque o� est n� le droit � la rente. Compte tenu des capacit�s professionnelles de l'assur� et des circonstances personnelles le concernant, on prend en consid�ration ses chances r�elles d'avancement compromises par le handicap, en posant la pr�somption que l'assur� aurait continu� d'exercer son activit� sans la survenance de son invalidit�. Des exceptions ne sauraient �tre admises que si elles sont �tablies au degr� de la vraisemblance pr�pond�rante (ATF 129 V 224 consid. 4.3.1 et la r�f�rence). On ne saurait s'�carter du dernier salaire que l'assur� a obtenu avant l'atteinte � la sant� pour le seul motif que celui-ci disposait, avant la survenance de son invalidit�, de meilleures possibilit�s de gain que celles qu'il mettait en valeur et qui lui permettaient d'obtenir un revenu modeste (ATF 125 V 157 consid. 5c/bb et les arr�ts cit�s); il convient toutefois de renoncer � s'y r�f�rer lorsqu'il ressort de l'ensemble des circonstances du cas que l'assur�, sans invalidit�, ne se serait pas content� d'une telle r�mun�ration de mani�re durable (PJA 2002 1487; RCC 1992 p. 96 consid. 4a).
Dans le cas particulier, l'intim� a calcul� le revenu sans invalidit� du recourant en se fondant sur un salaire de 3'965 fr. par mois - soit un revenu annuel de 51'545 fr. (3'965 x 13) -, qui aurait �t� le sien s'il avait travaill� en 1999 en qualit� de manoeuvre aupr�s de l'entreprise X.________ SA (questionnaire pour l'employeur du 7 janvier 1999; rapport interm�diaire de l'office AI du 19 ao�t 1999). Ce calcul n'est pas remis en cause devant la Cour de c�ans et il n'y a aucune raison de s'en �carter.
8.3 En ce qui concerne le revenu d'invalide du recourant, il est possible, en l'absence d'un revenu effectivement r�alis�, d'�valuer le revenu d'invalide en se fondant sur les donn�es statistiques ressortant de l'Enqu�te suisse sur la structure des salaires (ATF 126 V 76 s. consid. 3b/aa et bb), comme l'ont fait l'office AI et les premiers juges. On se r�f�re alors � la statistique des salaires bruts standardis�s, en se fondant toujours sur la m�diane ou valeur centrale (ATF 124 V 323 consid. 3b/bb; VSI 1999 p. 182).
Selon les experts de la Clinique Z.________ (rapport du 27 janvier 2003, page 13), on peut admettre une diminution de rendement dans l'activit� exerc�e aupr�s de l'entreprise X.________ SA, cette appr�ciation prenant en compte les difficult�s que peut �prouver l'assur� pour les activit�s n�cessitant une �l�vation des membres sup�rieurs au-del� de la ligne des �paules et pour les d�placements sur un terrain irr�gulier. Dans une activit� moins exigeante, � un �tabli par exemple, une pleine capacit� est exigible.
Compte tenu de l'activit� de substitution raisonnablement exigible de la part du recourant dans un emploi adapt� � son �tat de sant� - � un �tabli par exemple (rapport ci-dessus du 27 janvier 2003) -, le salaire de r�f�rence est celui auquel peuvent pr�tendre les hommes effectuant des activit�s simples et r�p�titives dans le secteur priv� (RAMA 2001 n� U 439 p. 347), � savoir 4'268 fr. par mois (tous secteurs confondus) - valeur en 1998 - part au 13�me salaire comprise (L'Enqu�te suisse sur la structure des salaires 1998, p. 25, Tableau TA1, niveau de qualification 4), soit 51'216 fr. par ann�e. Adapt� � l'�volution des salaires de l'ann�e 1999 (0.3 %; La Vie �conomique, 10-2005, p. 83, tabelle B10.2), le revenu annuel s'�l�ve � 51'370 fr. Ce salaire hypoth�tique repr�sente, compte tenu du fait que les salaires bruts standardis�s se basent sur un horaire de travail de quarante heures, soit une dur�e hebdomadaire inf�rieure � la moyenne usuelle dans les entreprises en 1999 (41.8 heures; La Vie �conomique, 10-2005, p. 82, tabelle B9.2) un revenu annuel de 53'682 fr. (51'370 fr. x 41.8 : 40).
La mesure dans laquelle les salaires ressortant des statistiques doivent �tre r�duits, d�pend de l'ensemble des circonstances personnelles et professionnelles du cas particulier (limitations li�es au handicap, �ge, ann�es de service, nationalit�/cat�gorie d'autorisation de s�jour et taux d'occupation) et r�sulte d'une �valuation dans les limites du pouvoir d'appr�ciation. Une d�duction globale maximum de 25 % sur le salaire statistique permet de tenir compte des diff�rents �l�ments qui peuvent influencer le revenu d'une activit� lucrative (ATF 126 V 79 s. consid. 5b/aa-cc; voir aussi ATF 129 V 481 consid. 4.2.3; VSI 2002 p. 70 s. consid. 4b). En l'esp�ce, l'office AI a admis une r�duction de 15 %, laquelle a �t� confirm�e par les premiers juges. Le recourant objecte que seule la d�duction globale maximum de 25 % entre en consid�ration, afin de tenir compte des multiples affections dont il souffre. Toutefois, la Cour de c�ans n'a aucune raison de s'�carter du taux de r�duction de 15 % retenu par l'intim� et les premiers juges. En effet, seuls les crit�res de limitation li�s au handicap, aux ann�es de service et � la nationalit� sont remplis dans le cas particulier, de sorte que seule une d�duction de 15 %, au plus, appara�t justifi�e.
Compte tenu d'un abattement de 15 %, le revenu annuel d'invalide �valu� sur la base des statistiques salariales est ainsi de 45'630 fr. (valeur 1999).
8.4 La comparaison des revenus ([51'545 - 45'630] x 100 : 51'545) donne une invalidit� de 11 % (le taux de 11,47 % �tant arrondi au pour cent inf�rieur [ATF 130 V 122 s. consid. 3. 2; SVR 2004 UV Nr. 12 p. 44]), taux qui ne donne pas droit � une rente d'invalidit� (art. 28 al. 1 LAI).
Le recours est ainsi mal fond�.
Le litige ayant pour objet l'octroi ou le refus de prestations d'assurance, la proc�dure est gratuite (art. 134 OJ). Le recourant, qui succombe, ne saurait pr�tendre une indemnit� de d�pens pour l'instance f�d�rale (art. 159 al. 1 en corr�lation avec l'art. 135 OJ).

References: ATF 
 ATF 
in fine
 ATF 
 ATF 
 art. 28
 art. 1
 art. 28
 ATF