Source: http://environnement.wallonie.be/legis/international/protocole011.htm
Timestamp: 2017-12-17 15:33:15+00:00

Document:
PROTOCOLE sur la réduction de l'acidification, de l'eutrophisation et de l'ozone treposphérique
Protocole à la Convention de 1979 sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance, relatif à la réduction de l'acidification, de l'eutrophisation et de l'ozone troposphérique
Sachant que les oxydes d'azote, le soufre, les composés organiques volatils et les composés d'azote réduit ont été associés à des effets nocifs sur la santé et l'environnement,
Constatant avec préoccupation que les charges critiques d'acidification, les charges critiques d'azote nutritif et les niveaux critiques d'ozone pour la santé et la végétation sont toujours dépassés dans de nombreuses parties de la région de la Commission économique des Nations unies pour l'Europe,
Constatant avec préoccupation également que les oxydes d'azote, le soufre et les composés organiques volatils émis, ainsi que des polluants secondaires comme l'ozone et les produits de réaction de l'ammoniac, sont transportés dans l'atmosphère sur de longues distances et peuvent avoir des effets transfrontières nocifs,
Sachant que les émissions provenant des parties à l'intérieur de la région de la Commission économique des Nations unies pour l'Europe contribuent à la pollution atmosphérique à l'échelle de l'hémisphère et du monde, et constatant que ces émissions sont susceptibles d'être transportées d'un continent à l'autre et qu'il faudrait procéder à des études plus approfondies sur ce sujet,
Sachant également que le Canada et les Etats-Unis d'Amérique sont en train de négocier au niveau bilatéral des réductions des émissions d'oxydes d'azote et de composés organiques volatils pour faire face aux effets transfrontières de l'ozone,
Sachant en outre que le Canada entreprendra de nouvelles réductions des émissions de soufre d'ici à 2010 en application de la stratégie pancanadienne de lutte contre les pluies acides au-delà de l'an 2000, et que les Etats-Unis se sont engagés à mettre en oeuvre un programme de réduction des émissions d'oxydes d'azote dans l'est de leur territoire et à procéder à la réduction des émissions nécessaire pour respecter leurs normes nationales de qualité de l'air ambiant en ce qui concerne les matières particulaires,
Résolues à appliquer une approche multi-effets et multi-polluants pour prévenir ou réduire au minimum les dépassements des charges et des niveaux critiques,
Résolues à prendre des mesures pour anticiper, prévenir ou réduire au minimum les émissions de ces substances, compte tenu de l'application de la démarche fondée sur le principe de précaution telle qu'elle est définie au principe 15 de la déclaration de Rio sur l'environnement et le développement,
Réaffirmant que les Etats, conformément à la charte des Nations unies et aux principes du droit international, ont le droit souverain d'exploiter leurs propres ressources selon leurs propres politiques en matière d'environnement et de développement et le devoir de faire en sorte que les activités exercées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle ne causent pas de dommages à l'environnement dans d'autres Etats ou dans des zones ne relevant pas de la juridiction nationale,
Conscientes de la nécessité d'adopter, pour lutter contre la pollution atmosphérique, une approche régionale efficace par rapport à son coût qui tienne compte du fait que les effets et le coût des mesures antipollution varient selon les pays,
Notant la contribution importante du secteur privé et du secteur non gouvernemental à la connaissance des effets liés à ces substances et des techniques antipollution disponibles, et les efforts que ces secteurs déploient pour aider à réduire les émissions dans l'atmosphère,
Sachant que les mesures prises pour réduire les émissions de soufre, d'oxydes d'azote, d'ammoniac et de composés organiques volatils ne sauraient être un moyen d'exercer une discrimination arbitraire ou injustifiable, ni une façon détournée de restreindre la concurrence et les échanges internationaux,
Prenant en considération les meilleures connaissances et données scientifiques et techniques disponibles sur les émissions de ces substances, leur transformation dans l'atmosphère et leurs effets sur la santé et l'environnement, ainsi que sur les coûts des mesures antipollution, et reconnaissant la nécessité d'améliorer ces connaissances et de poursuivre la coopération scientifique et technique afin de parvenir à mieux comprendre ces questions,
Notant que, au titre du Protocole relatif à la lutte contre les émissions d'oxydes d'azote ou leurs flux transfrontières, adopté à Sofia le 31 octobre 1988, et du Protocole relatif à la lutte contre les émissions de composés organiques volatils ou leurs flux transfrontières, adopté à Genève le 18 novembre 1991, des dispositions ont déjà été prises pour lutter contre les émissions d'oxydes d'azote et de composés organiques volatils et que les annexes techniques des deux Protocoles fournissent déjà des indications quant aux techniques à appliquer pour réduire ces émissions,
Notant également que, au titre du Protocole relatif à une nouvelle réduction des émissions de soufre, adopté à Oslo le 14 juin 1994, des dispositions ont déjà été prises pour réduire les émissions de soufre afin de contribuer à la baisse des dépôts acides en diminuant l'ampleur des dépassements des dépôts critiques de soufre, qui ont été calculés à partir des charges critiques d'acidité compte tenu de la contribution des composés de soufre oxydé aux dépôts acides totaux en 1990,
Notant en outre que le présent Protocole est le premier accord conclu au titre de la convention qui traite expressément des composés d'azote réduit,
Gardant à l'esprit que la réduction des émissions de ces substances peut contribuer de surcroît à maîtriser d'autres polluants, y compris, en particulier, les aérosols particulaires secondaires transfrontières, qui ont leur part dans les effets sur la santé liés à l'exposition à des particules en suspension dans l'air,
Gardant à l'esprit également la nécessité d'éviter, autant que possible, de prendre, aux fins des objectifs du présent Protocole, des mesures ayant pour effet d'aggraver d'autres problèmes relatifs à la santé et à l'environnement,
Notant que les mesures prises pour réduire les émissions d'oxydes d'azote et d'ammoniac devraient tenir compte de l'ensemble du cycle biogéochimique de l'azote et, autant que possible, ne pas provoquer un accroissement des émissions d'azote réactif, y compris d'hémioxyde d'azote, ce qui pourrait aggraver d'autres problèmes relatifs à l'azote,
Conscientes de ce que le méthane et le monoxyde de carbone émis par les activités humaines concourent, en présence d'oxydes d'azote et de composés organiques volatils, à la formation d'ozone troposphérique,
3. on entend par "organe exécutif" l'organe exécutif de la convention, constitué en application de l'article 10, paragraphe 1, de la convention;
6. on entend par "zone géographique des activités de l'EMEP" la zone définie à l'article 1er, paragraphe 4, du Protocole à la convention de 1979 sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance, relatif au financement à long terme du programme concerté de surveillance continue et d'évaluation du transport à longue distance des polluants atmosphériques en Europe (EMEP), adopté à Genève le 28 septembre 1984;
7. on entend par "émission" le rejet d'une substance dans l'atmosphère à partir d'une source ponctuelle ou diffuse;
8. on entend par "oxydes d'azote" le monoxyde d'azote et le dioxyde d'azote, exprimés en dioxyde d'azote (NO2);
9. on entend par "composés d'azote réduit" l'ammoniac et les produits de réaction de cette substance;
10. on entend par "soufre" l'ensemble des composés soufrés, exprimés en dioxyde de soufre (SO2);
11. sauf indication contraire, on entend par "composés organiques volatils", ou "COV", tous les composés organiques d'origine anthropique, autres que le méthane, qui peuvent produire des oxydants photochimiques par réaction avec les oxydes d'azote en présence de lumière solaire;
12. on entend par "charge critique" une estimation quantitative de l'exposition à un ou plusieurs polluants en deçà de laquelle, dans l'état actuel des connaissances, il n'y a pas d'effets nocifs importants sur des éléments sensibles déterminés de l'environnement;
13. on entend par "niveaux critiques" les concentrations de polluants dans l'atmosphère au-delà desquelles, dans l'état actuel des connaissances, il peut y avoir des effets nocifs directs sur des récepteurs tels que les êtres humains, les plantes, les écosystèmes ou les matériaux;
14. on entend par "zone de gestion des émissions de polluants", ou "ZGEP", une zone spécifiée à l'annexe III conformément aux conditions énoncées à l'article 3, paragraphe 9;
15. on entend par "source fixe" tout bâtiment, structure, dispositif, installation ou équipement fixe qui émet ou peut émettre directement ou indirectement dans l'atmosphère du soufre, des oxydes d'azote, des composés organiques volatils ou de l'ammoniac;
16. on entend par "source fixe nouvelle" toute source fixe que l'on commence à construire ou que l'on entreprend de modifier substantiellement après l'expiration d'un délai d'un an qui commence à courir à la date d'entrée en vigueur du présent Protocole. Il appartient aux autorités nationales compétentes de déterminer si une modification est substantielle ou non, en tenant compte de facteurs tels que les avantages que cette modification présente pour l'environnement.
a) pour les Parties situées dans la zone géographique des activités de l'EMEP et le Canada, les charges critiques d'acidité telles qu'elles sont présentées à l'annexe I;
b) pour les Parties situées dans la zone géographique des activités de l'EMEP, les charges critiques d'azote nutritif telles qu'elles sont présentées à l'annexe I;
i) pour les Parties situées dans la zone géographique des activités de l'EMEP, les niveaux critiques d'ozone tels qu'ils sont indiqués à l'annexe I;
ii) pour le Canada, le standard pancanadien pour l'ozone;
1. Chaque Partie ayant un plafond d'émission dans l'un quelconque des tableaux de l'annexe II réduit ses émissions annuelles, et maintient cette réduction à cette limite, conformément au calendrier spécifié dans cette annexe. Au minimum, chaque Partie maîtrise ses émissions annuelles de composés polluants conformément aux obligations énoncées à l'annexe II.
4. Les valeurs limites pour les chaudières et appareils de chauffage industriel, nouveaux ou déjà en place, d'une puissance thermique nominale supérieure à 50 MWth et les véhicules utilitaires lourds neufs sont évaluées par les Parties à une session de l'organe exécutif en vue d'amender les annexes IV, V et VIII au plus tard deux ans après la date d'entrée en vigueur du présent Protocole.
a) applique, au minimum, les mesures visant à maîtriser l'ammoniac spécifiées à l'annexe IX, et
b) dont les émissions annuelles de soufre, d'oxydes d'azote, d'ammoniac et/ou de composés organiques volatils qui concourent à l'acidification, à l'eutrophisation et à la formation d'ozone dans des zones relevant de la juridiction d'une ou de plusieurs Parties proviennent essentiellement d'une zone relevant de sa juridiction désignée comme ZGEP à l'annexe III, et qui a soumis à cet effet un dossier conformément à l'alinéa c);
c) qui a présenté, en signant, ratifiant, acceptant ou approuvant le présent Protocole ou en y adhérant, une description, documentation de référence à l'appui, de l'étendue géographique d'une ou plusieurs ZGEP, pour un ou plusieurs polluants, pour inclusion dans l'annexe III, et
a) si elle est située dans la zone géographique des activités de l'EMEP, ne peut être tenue de se conformer aux dispositions du présent article et de l'annexe II que dans le périmètre de la ZGEP correspondante, pour chaque polluant pour lequel une ZGEP relevant de sa juridiction est inscrite à l'annexe III;
12. Les Parties, sous réserve des conclusions du premier examen prévu à l'article 10, paragraphe 2, et au plus tard un an après l'achèvement de cet examen, entament des négociations sur de nouvelles obligations en matière de réduction des émissions.
Article 4 - Echange d'informations et de technologie
a) la constitution et l'actualisation de bases de données sur les meilleures techniques disponibles, dont celles qui permettent d'accroître l'efficacité énergétique, les brûleurs peu polluants et les bonnes pratiques agricoles respectueuses de l'environnement;
b) l'échange d'informations et de données d'expérience concernant le développement de systèmes de transport moins polluants;
c) les contacts directs et la coopération dans le secteur industriel, y compris les coentreprises, et
Article 5 - Sensibilisation du public
a) les émissions nationales annuelles de soufre, d'oxydes d'azote, d'ammoniac et de composés organiques volatils et les progrès accomplis pour se conformer aux plafonds d'émission nationaux ou s'acquitter des autres obligations dont il est fait mention à l'article 3;
b) les dépôts et les concentrations des polluants pertinents et, s'il y a lieu, ces dépôts et concentrations par rapport aux charges et niveaux critiques visés à l'article 2;
c) les concentrations d'ozone troposphérique, et
a) les combustibles et carburants moins polluants, les sources d'énergie renouvelables et l'efficacité énergétique, y compris leur utilisation dans le secteur des transports;
b) les composés organiques volatils contenus dans les produits, y compris l'étiquetage;
d) les bonnes pratiques agricoles pour réduire les émissions d'ammoniac;
e) les effets sur la santé et l'environnement qui sont associés aux polluants visés par le présent Protocole, et
Article 6 - Stratégies, politiques, programmes, mesures et information
a) adopte des stratégies, des politiques et des programmes d'appui, sans délai excessif après l'entrée en vigueur du présent Protocole à son égard;
b) prend des mesures pour maîtriser et réduire ses émissions de soufre, d'oxydes d'azote, d'ammoniac et de composés organiques volatils;
c) prend des mesures pour favoriser une efficacité énergétique accrue et l'utilisation de sources d'énergie renouvelables;
d) prend des mesures pour réduire l'utilisation de combustibles et carburants polluants;
e) développe et met en place des systèmes de transport moins polluants et s'attache à promouvoir des systèmes de régulation de la circulation pour réduire globalement les émissions imputables à la circulation routière;
f) prend des mesures pour favoriser la mise au point et l'introduction de procédés et de produits peu polluants, en tenant compte des documents d'orientation I à V adoptés par l'organe exécutif à sa dix-septième session (décision 1999/1) et de tous amendements y relatifs;
g) encourage l'application de programmes, notamment volontaires, de gestion de la réduction des émissions, et l'utilisation d'instruments économiques en tenant compte du document d'orientation VI adopté par l'organe exécutif à sa dix-septième session (décision 1999/1) et de tous amendements y relatifs;
h) applique et élabore plus avant, conformément à sa situation nationale, des politiques et des mesures telles que la réduction ou l'élimination progressive des imperfections du marché, des incitations fiscales, des exonérations d'impôt et de droits et des subventions dans tous les secteurs dont proviennent des émissions de soufre, d'oxydes d'azote, d'ammoniac et de composés organiques volatils qui vont à l'encontre de l'objectif du Protocole, et recourt aux instruments du marché, et
a) les niveaux effectifs des émissions de soufre, de composés azotés et de composés organiques volatils ainsi que des concentrations ambiantes et des dépôts de ces composés et d'ozone, compte tenu, pour les Parties situées dans la zone géographique des activités de l'EMEP, du plan de travail de l'EMEP, et
Article 7 - Informations à communiquer
i) lorsqu'une Partie applique des stratégies différentes de réduction des émissions au titre de l'article 3, paragraphes 2 et 3, elle présentera des documents à l'appui des stratégies appliquées et attestant son respect des obligations énoncées dans ces paragraphes;
ii) lorsqu'une Partie estime que certaines valeurs limites, telles que spécifiées conformément à l'article 3, paragraphe 3, sont techniquement et économiquement inapplicables au regard de leurs coûts et avantages, elle le signalera et fournira un justificatif;
i) les niveaux des émissions de soufre, d'oxydes d'azote, d'ammoniac et de composés organiques volatils en utilisant, au minimum, les méthodes et la résolution temporelle et spatiale spécifiées par l'organe directeur de l'EMEP;
ii) les niveaux des émissions de chaque substance pour l'année de référence (1990) en utilisant les mêmes méthodes et la même résolution temporelle et spatiale;
c) les Parties situées en dehors de la zone géographique des activités de l'EMEP mettent à disposition des informations analogues à celles visées à l'alinéa b), si l'organe exécutif leur en fait la demande.
2. Les informations à communiquer en application du paragraphe 1, alinéa a), seront conformes à la décision relative à la présentation et à la teneur des communications, que les Parties adopteront à une session de l'organe exécutif. Les termes de cette décision seront revus, selon qu'il conviendra, pour déterminer tout élément à y ajouter concernant la présentation ou la teneur des informations à communiquer.
a) sur les concentrations ambiantes et les dépôts de composés soufrés et azotés ainsi que, lorsque ces données sont disponibles, sur les concentrations ambiantes de composés organiques volatils et d'ozone, et
4. L'organe exécutif, conformément à l'article 10, paragraphe 2, alinéa b), de la convention, prend les dispositions voulues pour la préparation d'informations sur les effets des dépôts de composés soufrés et azotés et des concentrations d'ozone.
5. Aux sessions de l'organe exécutif, les Parties prennent les dispositions voulues pour la préparation, à intervalles réguliers, d'informations révisées sur la répartition des réductions des émissions calculée et optimisée au niveau international pour les Etats situés dans la zone géographique des activités de l'EMEP, en appliquant des modèles d'évaluation intégrée, y compris des modèles de transport atmosphérique, en vue de réduire davantage, aux fins de l'article 3, paragraphe 1, l'écart entre les dépôts effectifs de composés soufrés et azotés et les valeurs des charges critiques ainsi que l'écart entre les concentrations effectives d'ozone et les niveaux critiques d'ozone spécifiés à l'annexe I, ou d'autres méthodes d'évaluation approuvées par les Parties à une session de l'organe exécutif.
Article 8 - Recherche, développement et surveillance
a) harmonisation internationale des méthodes de calcul et d'évaluation des effets nocifs associés aux substances visées par le présent Protocole aux fins de l'établissement des charges critiques et des niveaux critiques et, le cas échéant, élaboration de procédures pour mener à bien cette harmonisation;
b) amélioration des bases de données sur les émissions, en particulier de celles concernant l'ammoniac et les composés organiques volatils;
c) amélioration des techniques et systèmes de surveillance et de la modélisation du transport, des concentrations et des dépôts de soufre, de composés azotés et de composés organiques volatils, ainsi que de la formation d'ozone et de matières particulaires secondaires;
d) amélioration des connaissances scientifiques quant au devenir à long terme des émissions et à leur impact sur les concentrations de fond à l'échelle de l'hémisphère du soufre, de l'azote, des composés organiques volatils, de l'ozone et des matières particulaires, en privilégiant en particulier la chimie de la troposphère libre et le risque de circulation intercontinentale de polluants;
e) poursuite de l'élaboration d'une stratégie d'ensemble pour réduire les effets nocifs de l'acidification, de l'eutrophisation et de la pollution photochimique, y compris les synergies et les effets combinés;
f) élaboration de stratégies visant à réduire davantage les émissions de soufre, d'oxydes d'azote, d'ammoniac et de composés organiques volatils en se fondant sur les charges critiques et les niveaux critiques ainsi que sur les progrès techniques, et amélioration de la modélisation de l'évaluation intégrée pour calculer la répartition optimisée au niveau international des réductions des émissions compte tenu de la nécessité d'éviter des coûts excessifs pour quelque Partie que ce soit. Une importance particulière devrait être accordée aux émissions imputables à l'agriculture et aux transports;
g) détermination de l'évolution dans le temps et compréhension scientifique des effets plus généraux du soufre, des composés azotés, des composés organiques volatils et de la pollution photochimique sur la santé, y compris leur contribution aux concentrations de matières particulaires, sur l'environnement, en particulier sur l'acidification et l'eutrophisation, et sur les matériaux, notamment sur ceux des monuments historiques et culturels, compte tenu du rapport entre les oxydes de soufre, les oxydes d'azote, l'ammoniac, les composés organiques volatils et l'ozone troposphérique;
h) technologies antiémissions et technologies et techniques propres à permettre d'accroître l'efficacité énergétique, les économies d'énergie et l'utilisation de sources d'énergie renouvelables;
i) efficacité des techniques visant à maîtriser l'ammoniac au niveau des exploitations agricoles et impact de ces techniques sur les dépôts aux niveaux local et régional;
k) quantification et, si possible, évaluation économique des avantages que présente pour l'environnement et la santé la réduction des émissions de soufre, d'oxydes d'azote, d'ammoniac et de composés organiques volatils, et
l) mise au point d'outils permettant d'assurer une large application et une vaste diffusion des méthodes et des résultats de ces travaux.
Article 9 - Respect des obligations
Le respect par chaque Partie des obligations qu'elle a contractées en vertu du présent Protocole est examiné périodiquement. Le comité d'application créé par la décision 1997/2 adoptée par l'organe exécutif à sa quinzième session procède à ces examens et fait rapport aux Parties à une session de l'organe exécutif conformément aux dispositions de l'annexe de cette décision et à tous amendements y relatifs.
1. Aux sessions de l'organe exécutif, les Parties, en application de l'article 10, paragraphe 2, alinéa a), de la convention, examinent les informations fournies par les Parties, l'EMEP et les organes subsidiaires de l'organe exécutif, les données sur les effets des concentrations et des dépôts de composés soufrés et azotés et de la pollution photochimique ainsi que les rapports du comité d'application visé à l'article 9 ci-dessus.
i) leurs obligations au regard de la répartition des réductions des émissions calculée et optimisée au niveau international, visée à l'article 7, paragraphe 5, ci-dessus, et
ii) l'adéquation des obligations et les progrès réalisés en vue d'atteindre l'objectif du présent Protocole;
b) pour ces examens, il est tenu compte des meilleures informations scientifiques disponibles sur les effets de l'acidification, de l'eutrophisation et de la pollution photochimique, y compris des évaluations de tous les effets pertinents sur la santé, des niveaux et des charges critiques, de la mise au point et du perfectionnement de modèles d'évaluation intégrée, des progrès technologiques, de l'évolution de la situation économique, de l'amélioration des bases de données sur les émissions et les techniques antiémissions, concernant notamment l'ammoniac et les composés organiques volatils, et de la mesure dans laquelle les obligations concernant le niveau des émissions sont respectées;
Une Partie qui est une organisation d'intégration économique régionale peut faire une déclaration dans le même sens en ce qui concerne l'arbitrage conformément aux procédures visées à l'alinéa b).
Article 12 - Annexes
Article 13 - Amendements et ajustements
4. Les amendements aux annexes du présent Protocole, à l'exception des amendements aux annexes visées au paragraphe 3, sont adoptés par consensus par les Parties présentes à une session de l'organe exécutif. A l'expiration d'un délai de quatre-vingt-dix jours à compter de la date à laquelle le secrétaire exécutif de la Commission l'a communiqué à toutes les Parties, tout amendement à l'une quelconque de ces annexes prend effet à l'égard des Parties qui n'ont pas soumis de notification au dépositaire conformément aux dispositions du paragraphe 5, à condition que seize Parties au moins n'aient pas soumis cette notification.
Article 14 - Signature
1. Le présent Protocole est ouvert à la signature des Etats membres de la Commission ainsi que des Etats dotés du statut consultatif auprès de la Commission en vertu du paragraphe 8 de la résolution 36 (IV) du Conseil économique et social du 28 mars 1947 et des organisations d'intégration économique régionale constituées par des Etats souverains membres de la Commission, ayant compétence pour négocier, conclure et appliquer des accords internationaux dans les matières visées par le Protocole, sous réserve que les Etats et les organisations concernés soient Parties à la convention et figurent sur la liste de l'annexe II, à Göteborg (Suède), les 30 novembre et 1er décembre 1999, puis au siège de l'Organisation des Nations unies à New York jusqu'au 30 mai 2000.
Article 15 - Ratification, acceptation, approbation et adhésion
2. Le présent Protocole est ouvert à l'adhésion des Etats et des organisations qui remplissent les conditions énoncées à l'article 14, paragraphe 1, à compter du 31 mai 2000.
2. A l'égard de chaque Etat ou organisation qui remplit les conditions énoncées à l'article 14, paragraphe 1, qui ratifie, accepte ou approuve le présent Protocole ou y adhère après le dépôt du seizième instrument de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion, le Protocole entre en vigueur le quatre-vingt-dixième jour qui suit la date du dépôt par cette Partie de son instrument de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion.
Article 19 - Textes authentiques
ANNEXE I - CHARGES ET NIVEAUX CRITIQUES
I. CHARGES CRITIQUES D'ACIDITE
A. Pour les Parties situées dans la zone géographique des activités de l'EMEP
II. CHARGES CRITIQUES D'AZOTE NUTRITIF
Pour les Parties situées dans la zone géographique des activités de l'EMEP
5. Les charges critiques (telles que définies à l'article 1er) d'azote nutritif (eutrophisation) dans les écosystèmes sont déterminées conformément au Manual on methodologies and criteria for mapping critical levels/loads and geographical areas where they are exceeded élaboré en vertu de la convention. Elles représentent la quantité maximale de dépôts d'azote eutrophisant qu'un écosystème peut supporter à long terme sans subir de dommages. Toutes les données sur les charges critiques notifiées par les Parties sont récapitulées en vue d'être utilisées dans les modèles d'évaluation intégrée employés pour aider à fixer les plafonds d'émission indiqués à l'annexe II.
III. NIVEAUX CRITIQUES D'OZONE
7. Le niveau critique à long terme d'ozone pour les cultures, soit une AOT40 de 3000 ppb.heures pour les mois de mai à juillet (saison de croissance type) et pour les heures de jour, a été utilisé pour définir les zones à risque où le niveau critique est dépassé. Une réduction déterminée des dépassements a été prévue dans les modèles d'évaluation intégrée établis pour le présent Protocole afin d'aider à fixer les plafonds d'émission indiqués à l'annexe II. Le niveau critique à long terme d'ozone pour les cultures devrait permettre de protéger également d'autres plantes telles que les arbres et la végétation naturelle. Les travaux scientifiques se poursuivent en vue d'arriver à une interprétation plus différenciée des dépassements des niveaux critiques d'ozone pour la végétation.
9. Dans le cas du Canada, les niveaux critiques d'ozone sont fixés pour protéger la santé et l'environnement et servent à établir un standard pancanadien pour l'ozone. Les plafonds d'émission figurant à l'annexe II sont définis en fonction de l'objectif nécessaire pour respecter le standard pancanadien pour l'ozone.
10. Dans le cas des Etats-Unis d'Amérique, les niveaux critiques d'ozone sont fixés pour protéger avec une marge suffisante de sécurité la santé publique de tout effet nocif connu ou prévu et servent à établir une norme nationale de qualité de l'air ambiant. Les modèles d'évaluation intégrés et la norme de qualité de l'air aident à fixer les plafonds et/ou réductions d'émission pour les Etats-Unis d'Amérique indiqués à l'annexe II.
ANNEXE II - PLAFONDS D'EMISSION
Les plafonds d'émission indiqués dans les tableaux ci-après correspondent aux dispositions de l'article 3, paragraphes 1 et 10, du présent Protocole. Les niveaux des émissions de 1980 et 1990 et les pourcentages de réduction des émissions ne sont donnés que pour information.
Tableau 1 : Plafonds d'émission pour le soufre (en milliers de tonnes de SO2 par an)
Partie Niveaux des émissions Plafonds d'émission pour
2010 Pourcentage de réduction des émissions pour 2010
ARMENIE 141 73 73 0 %
AUTRICHE 400 91 39 - 57 %
BELARUS 740 637 480 - 25 %
BELGIQUE 828 372 106 - 72 %
BULGARIE 2 050 2 008 856 - 57 %
CANADA (niveau national) a/ 4 643 3 236
CROATIE 150 180 70 - 61 %
REPUBLIQUE TCHEQUE 2 257 1 876 283 - 85 %
DANEMARK 450 182 55 - 70 %
FINLANDE 584 260 116 - 55 %
FRANCE 3 208 1 269 400 - 68 %
ALLEMAGNE 7 514 5 313 550 - 90 %
GRECE 400 509 546 7 %
HONGRIE 1 633 1 010 550 - 46 %
IRLANDE 222 178 42 - 76 %
ITALIE 3 757 1 651 500 - 70 %
LETTONIE - 119 107 - 10 %
LIECHTENSTEIN 0,15 0,11 - 27 %
LITUANIE 311 222 145 - 35 %
LUXEMBOURG 24 15 4 - 73 %
PAYS-BAS 490 202 50 - 75 %
NORVEGE 137 53 22 - 58 %
POLOGNE 4 100 3 210 1 397 - 56 %
PORTUGAL 266 362 170 - 53 %
REPUBLIQUE DE MOLDOVA 308 265 135 - 49 %
ROUMANIE 1 055 1 311 918 - 30 %
FEDERATION DE RUSSIE b/ 7 161 4 460
ZGEP 1 062 1 133 635 - 44 %
SLOVAQUIE 780 543 110 - 80 %
SLOVENIE 235 194 27 - 86 %
ESPAGNE b/ 2 959 2 182 774 - 65 %
SUEDE 491 119 67 - 44 %
SUISSE 116 43 26 - 40 %
UKRAINE 3 849 2 782 1 457 - 48 %
ROYAUME-UNI 4 863 3 741 625 - 83 %
ETAT-UNIS D'AMERIQUE c/
COMMUNAUTE EUROPEENNE 26 456 16 436 4 059 - 75 %
a/ Au moment de la ratification, de l'acceptation ou de l'approbation du présent Protocole ou de l'adhésion à celui-ci, le Canada devra soumettre un plafond d'émission pour le soufre applicable soit au niveau national soit dans sa ZGEP, et s'efforcera de fournir un plafond d'émission pour 2010. La ZGEP pour le soufre correspondra à la zone de gestion des oxydes de soufre (ZGOS), désignée ZGOS du sud-est canadien en application de l'annexe III du Protocole à la Convention de 1979 sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance, relatif à une nouvelle réduction des émissions de soufre, adopté à Oslo le 14 juin 1994. Cette zone couvre une superficie de 1 million de km2 englobant tout le territoire des provinces de l'Ile du Prince Edouard, de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick, tout le territoire de la province du Québec au sud d'une ligne droite allant du Havre-Saint-Pierre, sur la côte septentrionale du golfe du Saint-Laurent au point où la frontière Québec-Ontario coupe la côte de la baie James, ainsi que tout le territoire de la province de l'Ontario au sud d'une ligne droite allant du point où la frontière Ontario-Québec coupe la côte de la baie James au fleuve Nipigon, près de la rive septentrionale du lac Supérieur.
b/ Les chiffres concernent la partie européenne située dans la zone géographique des activités de l'EMEP.
c/ Au moment de la ratification, de l'acceptation ou de l'approbation du présent Protocole ou de l'adhésion à celui-ci, les Etats-Unis d'Amérique devront fournir pour inclusion dans la présente annexe : a) des mesures précises de réduction des émissions de soufre provenant de sources mobiles et de sources fixes applicables soit au niveau national, soit dans une ZGEP s'ils ont désigné une ZGEP pour le soufre aux fins d'inclusion à l'annexe III; b) une valeur correspondant au niveau estimatif total des émissions de soufre en 1990, soit au niveau national soit dans la ZGEP; c) une indication du niveau total des émissions de soufre pour 2010, soit au niveau national, soit dans la ZGEP; d) des estimations connexes du pourcentage de réduction des émissions de soufre. La valeur visée au point b) sera incorporée dans le tableau et les données visées aux points a), c) et d) feront l'objet d'une note.
Tableau 2 : Plafonds d'émission pour les oxydes d'azote (en milliers de tonnes de NO2 par an)
ARMENIE 46 46 0 %
AUTRICHE 194 107 - 45 %
BELARUS 285 255 - 11 %
BELGIQUE 339 181 - 47 %
BULGARIE 361 266 - 26 %
CANADA a/ 2 104
REPUBLIQUE TCHEQUE 742 286 - 61 %
DANEMARK 282 127 - 55 %
FINLANDE 300 170 - 43 %
FRANCE 1 882 860 - 54 %
ALLEMAGNE 2 693 1 081 - 60 %
GRECE 343 344 - 0 %
HONGRIE 238 198 - 17 %
IRLANDE 115 65 - 43 %
ITALIE 1 938 1 000 - 48 %
LETTONIE 93 84 - 10 %
LIECHTENSTEIN 0,63 0,37 - 41 %
LITUANIE 158 110 - 30 %
LUXEMBOURG 23 11 - 52 %
PAYS-BAS 580 266 - 54 %
NORVEGE 218 156 - 28 %
POLOGNE 1 280 879 - 31 %
PORTUGAL 348 260 - 25 %
REPUBLIQUE DE MOLDOVA 100 90 - 10 %
ROUMANIE 546 437 - 20 %
FEDERATION DE RUSSIE b/ 3 600
ZGEP 360 265 - 26 %
SLOVAQUIE 225 130 - 42 %
SLOVENIE 62 45 - 27 %
ESPAGNE b/ 1 113 847 - 24 %
SUEDE 338 148 - 56 %
SUISSE 166 79 - 52 %
UKRAINE 1 888 1 222 - 35 %
ROYAUME-UNI 2 673 1 181 - 56 %
COMMUNAUTE EUROPEENNE 13 161 6 671 - 49 %
a/ Au moment de la ratification, de l'acceptation ou de l'approbation du présent Protocole ou de l'adhésion à celui-ci, le Canada devra communiquer le niveau des émissions d'oxydes d'azote en 1990 et les plafonds d'émission pour 2010 soit au niveau national, soit dans sa ZGEP pour les oxydes d'azote, s'il en a désigné une.
c/ Au moment de la ratification, de l'acceptation ou de l'approbation du présent Protocole ou de l'adhésion à celui-ci, les Etats-Unis d'Amérique devront fournir pour inclusion dans la présente annexe : a) des mesures précises de réduction des émissions d'oxydes d'azote provenant de sources mobiles et de sources fixes applicables soit au niveau national, soit dans une ZGEP s'ils ont désigné une ZGEP pour les oxydes d'azote aux fins d'inclusion à l'annexe III; b) une valeur correspondant au niveau estimatif total des émissions d'oxydes d'azote en 1990, soit au niveau national, soit dans la ZGEP; c) une indication du niveau total des émissions d'oxydes d'azote, pour 2010, soit au niveau national, soit dans la ZGEP; d) des estimations connexes du pourcentage de réduction des émissions d'oxydes d'azote. La valeur visée du point b) sera incorporée dans le tableau et les données visées aux points a), c) et d) feront l'objet d'une note.
Tableau 3 : Plafonds d'émission pour l'ammoniac (en milliers de tonnes de NH3 par an)
ARMENIE 25 25 0 %
AUTRICHE 81 66 - 19 %
BELARUS 219 158 - 28 %
BELGIQUE 107 74 - 31 %
BULGARIE 144 108 - 25 %
CROATIE 37 30 - 19 %
REPUBLIQUE TCHEQUE 156 101 - 35 %
DANEMARK 122 69 - 43 %
FINLANDE 35 31 - 11 %
FRANCE 814 780 - 4 %
ALLEMAGNE 764 550 - 28 %
GRECE 80 73 - 9 %
HONGRIE 124 90 - 27 %
IRLANDE 126 116 - 8 %
ITALIE 466 419 - 10 %
PAYS-BAS 226 128 - 43 %
NORVEGE 23 23 0 %
POLOGNE 508 468 - 8 %
REPUBLIQUE DE MOLDOVA 49 42 - 140 %
ROUMANIE 300 210 - 30 %
FEDERATION DE RUSSIE a/ 1 191
ZGEP 61 49 - 20 %
SLOVAQUIE 62 39 - 37 %
SLOVENIE 24 20 - 17 %
ESPAGNE a/ 351 353 - 1 %
SUEDE 61 57 - 7 %
SUISSE 72 63 - 13 %
UKRAINE 729 592 - 19 %
ROYAUME-UNI 333 297 - 11 %
COMMUNAUTE EUROPEENNE 3 671 3 129 - 15 %
a/ Les chiffres concernent la partie européenne située dans la zone géographique des activités de l'EMEP.
Tableau 4 : Plafonds d'émission pour les composés organiques volatils
ARMENIE 81 81 0 %
AUTRICHE 351 159 - 55 %
BELARUS 533 309 - 42 %
BELGIQUE 324 144 - 56 %
BULGARIE 217 185 - 15 %
CANADA a/ 2 880
CROATIE 105 90 - 14 %
REPUBLIQUE TCHEQUE 435 220 - 49 %
DANEMARK 178 85 - 52 %
FINLANDE 209 130 - 38 %
FRANCE 2 957 1 100 - 63 %
ALLEMAGNE 3 195 995 - 69 %
GRECE 373 261 - 30 %
HONGRIE 205 137 - 33 %
IRLANDE 197 55 - 72 %
ITALIE 2 213 1 159 - 48 %
LETTONIE 152 136 - 11 %
LIECHTENSTEIN 1,56 0,86 - 45 %
LITUANIE 103 92 - 11 %
LUXEMBOURG 20 9 - 55 %
PAYS-BAS 502 191 - 62 %
NORVEGE 310 195 - 37 %
POLOGNE 831 800 - 4 %
PORTUGAL 640 202 - 68 %
REPUBLIQUE DE MOLDOVA 157 100 - 36 %
ROUMANIE 616 523 - 15 %
FEDERATION DE RUSSIE b/ 3 566
ZGEP 203 165 - 19 %
SLOVAQUIE 149 140 - 6 %
SLOVENIE 42 40 - 5 %
ESPAGNE b/ 1 094 669 - 39 %
SUEDE 526 241 - 54 %
SUISSE 292 144 - 51 %
UKRAINE 1 369 797 - 42 %
ROYAUME-UNI 2 555 1 200 - 53 %
COMMUNAUTE EUROPEENNE 15 353 6 600 - 57 %
a/ Au moment de la ratification, de l'acceptation ou de l'approbation du présent Protocole ou de l'adhésion à celui-ci, le Canada devra communiquer le niveau des émissions de composés organiques volatils en 1990 et les plafonds d'émission pour 2010 soit au niveau national, soit dans sa ZGEP pour les composés organiques volatils, s'il en a désigné une.
c/ Au moment de la ratification, de l'acceptation ou de l'approbation du présent Protocole ou de l'adhésion à celui-ci, les Etats-Unis d'Amérique devront fournir pour inclusion dans la présente annexe : a) les mesures précises de réduction des émissions de composés organiques volatils provenant de sources mobiles et de sources fixes applicables soit au niveau national, soit dans une ZGEP, s'ils ont désigné une ZGEP pour les composés organiques volatils aux fins d'inclusion à l'annexe III; b) une valeur correspondant au niveau estimatif total des émissions de composés organiques volatils en 1990, soit au niveau national, soit dans la ZGEP; c) une indication du niveau total des émissions de composés organiques volatils pour 2010, soit au niveau national, soit dans la ZGEP; d) des estimations connexes du pourcentage de réduction des émissions des composés organiques volatils. La valeur visée au point b) sera incorporée dans le tableau et les données visées aux points a), c) et d) feront l'objet d'une note.
ZONE DESIGNEE DE GESTION DES EMISSIONS DE POLLUANTS (ZGEP)
La ZGEP est la zone comprenant l'oblast de Murmansk, la République de Carélie, l'oblast de Léningrad (y compris Saint-Pétersbourg), l'oblast de Pskov, l'oblast de Novgorod et l'oblast de Kaliningrad. La frontière de la ZGEP coïncide avec les frontières d'Etat et les limites administratives de ces sujets de la Fédération de Russie.
VALEURS LIMITES POUR LES EMISSIONS DE SOUFRE PROVENANT DE SOURCES FIXES
A. Parties autres que le Canada et les Etats-Unis d'Amérique
2. Aux fins de la section A, sauf dans le cas du tableau 2 et des paragraphes 11 et 12, on entend par valeur limite, la quantité d'une substance gazeuse contenue dans les gaz résiduaires d'une installation, qui ne doit pas être dépassée. Sauf indication contraire, elle est calculée en masse de polluant par volume de gaz résiduaires (et exprimé en mg/m3), en supposant des conditions normales de température et de pression pour des gaz secs (volume à 273,15 K, 101,3 kPa). En ce qui concerne la teneur en oxygène des effluents gazeux, on retiendra les valeurs indiquées dans les tableaux ci-après pour chaque catégorie de sources. La dilution effectuée dans le but de diminuer les concentrations de polluants dans les gaz résiduaires n'est pas autorisée. Les phases de démarrage et d'arrêt et les opérations d'entretien du matériel sont exclues.
3. Les émissions doivent être surveillées dans tous les cas 1/. Le respect des valeurs limites doit être vérifié. On peut appliquer différentes méthodes de vérification - mesures continues ou intermittentes, agrément de type ou toute autre méthode techniquement valable.
7. En cas de mesures en continu pour des installations existantes, les normes d'émission sont respectées si a) aucune des valeurs moyennes mensuelles ne dépasse les valeurs limites; et b) 97 % de toutes les valeurs moyennes calculées sur quarante-huit heures ne dépassent pas 110 % des valeurs limites.
9. Chaudières et appareils de chauffage industriel d'une puissance thermique nominale supérieure à 50 MWth
Tableau 1 : Valeurs limites pour les émissions de SOx provenant des chaudières a/
(mg SO2/Nm3) b/
Autre possibilité pour le rendement d'épuration des combustibles solides domestiques
Combustibles solides et liquides, installations nouvelles
850 - 200 c/
200 c/ 90 % d/
92 % d/
95 % d/
Combustibles solides, installations existantes
> 500 1 700
Combustibles gazeux en général, installations nouvelles et existantes
Gaz liquéfié, installations nouvelles et existantes
Gaz à faible pouvoir calorifique (provenant par exemple de la gazéification des résidus de raffinage, ou de la combustion des gaz de four à coke par exemple)
nouvelles 400
Installations de combustion nouvelles dans les raffineries (moyenne de toutes les installations de combustion nouvelles)
> 50 (capacité totale de raffinage) 600
Installations de combustion existantes dans les raffineries (moyenne de toutes les installations de combustion existantes)
a/ En particulier, les valeurs limites ne s'appliquent pas aux :
- installations, telles que les fours de réchauffement et les fours de traitement thermique, dans lesquelles les produits de la combustion sont utilisés directement pour le chauffage, le séchage ou tout autre traitement d'objets ou de matériaux;
- installations de postcombustion, c'est-à-dire tout appareil technique servant à purifier les gaz résiduaires par combustion qui ne fonctionne pas comme une installation de combustion indépendante;
- installations utilisées pour la régénération des catalyseurs de craquage catalytique;
- installations utilisées pour la transformation du sulfure d'hydrogène en soufre;
- réacteurs utilisés dans l'industrie chimique;
- batteries de fours à coke;
- récupérateurs Cowper;
b/ La teneur de référence en O2 est de 6 % pour les combustibles solides et de 3 % pour les autres combustibles.
c/ 400 avec du fioul lourd dont la teneur en soufre est < 0,25 %.
d/ Si une installation atteint 300 mg/Nm3 SO2, elle peut être exemptée de l'application du rendement d'épuration.
Tableau 2 : Valeurs limites pour la teneur en soufre du gazole a/
a/ On entend par "gazole" tout produit pétrolier relevant du SH 2710 ou tout produit pétrolier qui, en raison de ses limites de distillation, entre dans la catégorie des distillats moyens destinés à être utilisés comme combustibles, et dont au moins 85 % en volume, y compris les pertes de distillation, distillent à 350 °C. Les carburants utilisés pour les véhicules routiers et autres et les tracteurs agricoles sont exclus de cette définition. Le gazole à usage marin est inclus dans cette définition s'il répond à la description ci-dessus ou s'il a une viscosité ou une densité qui entre dans les fourchettes de viscosité ou de densité définies pour les distillats marins au tableau I de la norme ISO 8217 (1996).
12. Production de dioxyde de titane : dans les installations nouvelles et existantes, les rejets résultant des phases de digestion et de calcination dans le processus de fabrication de dioxyde de titane doivent être ramenés à une valeur ne dépassant pas 10 kg d'équivalent SO2 par Mg de dioxyde de titane produit.
13. Les valeurs limites pour la réduction des émissions de dioxyde de soufre provenant des sources fixes nouvelles entrant dans la catégorie de source fixe ci-après seront déterminées d'après les renseignements disponibles sur les techniques et les niveaux de réduction, notamment les valeurs limites appliquées dans d'autres pays, et le document suivant : Gazette du Canada, Partie I. Ministère de l'environnement. Lignes directrices nationales sur les dégagements des centrales thermiques nouvelles. 15 mai 1993, p. 1633 à 1638.
C. Etats-Unis d'Amérique
a) pour les générateurs de vapeur des compagnies publiques d'électricité - Recueil des règlements fédéraux (C.F.R.), titre 40, partie 60, sections D et Da;
b) pour les générateurs de vapeur des secteurs industriel, commercial et institutionnel - C.F.R., titre 40, partie 60, sections Db et Dc;
c) pour les usines de production d'acide sulfurique - C.F.R., titre 40, partie 60, section H;
d) pour les raffineries de pétrole - C.F.R., titre 40, partie 60, section J;
e) pour les fonderies de cuivre de première coulée - C.F.R., titre 40, partie 60, section P;
f) pour les fonderies de zinc de première coulée - C.F.R., titre 40, partie 60, section Q;
g) pour les fonderies de plomb de première coulée - C.F.R., titre 40, partie 60, section R;
h) pour les turbines à gaz fixes - C.F.R., titre 40, partie 60, section GG;
i) pour les installations de traitement du gaz naturel continentales - C.F.R., titre 40, partie 60, section LLL;
j) pour les incinérateurs de déchets urbains - C.F.R., titre 40, partie 60, sections Ea et Eb;
1/ La surveillance doit être conçue comme un tout, comprenant la mesure des émissions, le bilan massique, etc. Elle peut être effectuée de façon continue ou intermittente.
VALEURS LIMITES POUR LES EMISSIONS D'OXYDES D'AZOTE PROVENANT DE SOURCES FIXES
3. Les émissions doivent être surveillées 1/ dans tous les cas. Le respect des valeurs limites doit être vérifié. On peut appliquer différentes méthodes de vérification - mesures continues ou intermittentes, agrément de type ou toute autre méthode techniquement valable.
4. Les méthodes de prélèvement et d'analyse d'échantillons des polluants ainsi que les méthodes de mesure de référence pour l'étalonnage des systèmes de mesure doivent être conformes aux normes fixées par le CEN ou par l'ISO. En attendant la mise au point de normes CEN ou ISO, il y aura lieu d'appliquer les normes nationales.
7. En cas de mesures en continu pour les installations de combustion existantes visées au tableau 1, les normes d'émission sont respectées si a) aucune des valeurs moyennes mensuelles ne dépasse les valeurs limites et b) 95 % de toutes les valeurs moyennes calculées sur 48 heures ne dépassent pas 110 % des valeurs limites d'émission.
Tableau 1 : Valeurs limites pour les émissions de NOx provenant des chaudières a/
Valeur limite (mg/Nm3)b/
- Chaudières >300 MWth
b/ Ces valeurs ne s'appliquent pas aux chaudières fonctionnant moins de 500 heures par an. La teneur de référence en O2 est de 6 % pour les combustibles solides et de 3 % pour les autres combustibles.
Tableau 2 : Valeurs limites pour les émissions de NOx provenant de turbines à combustion continentales
(Puissance thermique dans les conditions ISO) Valeur limite
- Installations nouvelles, gaz naturel a/ 50 b/
- Installations nouvelles, combustibles liquides c/ 120
- Installations existantes, tous les combustibles d/
a/ Le gaz naturel est du méthane existant à l'état naturel dont la teneur en inertes et autres constituants ne dépasse pas 20 % (en volume).
b/ 75 mg/Nm3 dans le cas :
- des turbines à combustion utilisées dans les installations de production combinée de chaleur et d'électricité;
c/ Cette valeur limite s'applique uniquement aux turbines à combustion brûlant des distillats légers et moyens.
d/ Ces valeurs ne s'appliquent pas aux turbines à combustion qui fonctionnent moins de 150 heures par an.
Tableau 3 : Valeurs limites pour les émissions de NOx provenant d'installations de production de ciment a/
a/ Installations de production de clinker de ciment dans des fours rotatifs d'une capacité > 500 Mg/jour ou dans d'autres fours d'une capacité > 500 Mg/jour.
Tableau 4 : Valeurs limites pour les émissions de NOx provenant de moteurs fixes nouveaux
Puissance, technique, type de carburant Valeur limite a/
a/ Ces valeurs ne s'appliquent pas aux moteurs fonctionnant moins de 500 heures par an. La teneur de référence en O2 est de 5 %.
Tableau 5 : Valeurs limites pour les émissions de NOx provenant de la sidérurgie primaire a/
Capacité, technique, type de combustible Valeur limite
- Ateliers d'agglomération nouveaux et existants 400
a/ Production et transformation des métaux: installations de grillage ou d'agglomération de minerais, fonderies et aciéries (première ou deuxième fusion), y compris en coulée continue, d'une capacité supérieure à 2,5 Mg/heure, installations de transformation des métaux ferreux (laminoirs à chaud > 20 Mg/heure d'acier brut).
Tableau 6 : Valeurs limites pour les émissions de NOx provenant d'installations de production d'acide nitrique à l'exception des unités de concentration d'acide
- Installations nouvelles
- Installations existantes 350
a) Conseil canadien des ministres de l'environnement (CCME). Recommandation nationale sur les émissions des turbines à combustion fixes, décembre 1992;
b) Gazette du Canada, Partie I. Ministère de l'environnement. Lignes directrices nationales sur les dégagements des centrales thermiques nouvelles. 15 mai 1993, p. 1633 à 1638;
a) installations au charbon des services publics de distribution - Recueil des règlements fédéraux (C.F.R.), titre 40, partie 76;
b) générateurs de vapeur des compagnies publiques d'électricité - C.F.R., titre 40, partie 60, sections D et Da;
c) générateurs de vapeur des secteurs industriel, commercial et institutionnel - C.F.R., titre 40, partie 60, section Db;
d) usines de production d'acide nitrique - C.F.R., titre 40, partie 60, section G;
f) incinérateurs de déchets urbains - C.F.R., titre 40, partie 60, sections Ea et Eb;
VALEURS LIMITES POUR LES EMISSIONS DE COMPOSES ORGANIQUES VOLATILS PROVENANT DE SOURCES FIXES
a) "stockage et distribution d'essence" s'entend du chargement des camions, wagons-citernes, chalands et navires de mer dans les dépôts et les centres d'expédition des raffineries d'huiles minérales, à l'exception du remplissage des réservoirs de véhicules dans les stations-service dont traitent les documents pertinents sur les sources mobiles;
b) "application de revêtements adhésifs" s'entend de tout procédé d'application d'un adhésif sur une surface, à l'exception de l'application d'adhésifs et du contrecollage liés aux procédés d'impression et de la stratification du bois et des plastiques;
c) "stratification du bois et des plastiques" s'entend de tout procédé de collage de bois et/ou de plastiques pour obtenir des produits stratifiés;
d) "application de revêtements" s'entend de l'application de surfaces métalliques ou plastiques sur les voitures particulières, cabines de camion, camions, autocars ou surfaces en bois par tout procédé au cours duquel une ou plusieurs minces couches continues d'un revêtement est (sont) appliquée(s) sur :
ii) les cabines de camion définies comme l'habitacle du conducteur et tout habitacle intégré destiné à l'équipement technique des véhicules des catégories N2 et N3;
iii) les camionnettes et les camions définis comme des véhicules des catégories N1, N2 et N3, à l'exception des cabines de camion;
- les véhicules M1 sont ceux qui sont affectés au transport de personnes et qui comportent, outre le siège du conducteur, huit places assises au maximum;
- les véhicules M2 sont ceux qui sont affectés au transport de personnes et qui comportent, outre le siège du conducteur, plus de huit places assises et ont un poids maximal n'excédant pas 5 Mg;
- les véhicules N1 sont ceux qui sont affectés au transport de marchandises et qui ont un poids maximal n'excédant pas 3,5 Mg;
- les véhicules N2 sont ceux qui sont affectés au transport de marchandises et qui ont un poids maximal excédant 3,5 Mg mais n'excédant pas 12 Mg;
- les véhicules N3 sont ceux qui sont affectés au transport de marchandises et qui ont un poids maximal excédant 12 Mg;
e) "Enduction de bandes en continu" s'entend de tous les procédés de revêtement en continu de lames d'acier, d'acier inoxydable ou d'acier revêtu ou de bandes en alliages de cuivre ou en aluminium formant un revêtement pelliculaire ou stratifié;
f) "Nettoyage à sec" s'entend de tout procédé industriel ou commercial utilisant des COV dans une installation pour nettoyer des vêtements, des articles d'ameublement et des biens de consommation analogues à l'exception de l'enlèvement manuel des taches ou salissures dans l'industrie du textile et de l'habillement;
g) "Fabrication de revêtements, vernis, encres et adhésifs" s'entend de la fabrication d'enduits, vernis, encres et adhésifs et de produits intermédiaires dans la mesure où ceux-ci sont obtenus dans la même installation par mélange de pigments, de résines et de substances adhésives avec des solvants organiques ou d'autres supports. Cette catégorie recouvre aussi la dispersion, la prédispersion, l'obtention de la viscosité ou de la couleur voulues et le conditionnement des produits finis;
h) "Impression" s'entend de tout procédé de reproduction de textes ou d'illustrations dans lequel de l'encre est transposée sur une surface à l'aide d'une forme imprimante. Elle s'applique aux sous-procédés suivants :
i) flexographie : procédé d'impression dans lequel est utilisée une forme imprimante en photopolymères élastiques ou caoutchouc, dont les éléments imprimants sont en relief par rapport aux éléments non imprimants, l'encre employée étant liquide et séchant par évaporation;
ii) impression sur rotative offset par thermofixation : procédé d'impression sur rotative à bobines utilisant une forme imprimante dont les éléments imprimants et les éléments non imprimants sont sur le même plan, et où par impression sur rotative à bobines on entend que la machine est alimentée en support à imprimer au moyen d'une bobine et non sous forme de feuilles séparées. La partie non imprimante est traitée de façon à être hydrophile et donc à repousser l'encre. Les éléments imprimants sont traités pour recevoir et transférer l'encre sur la surface à imprimer. L'évaporation se fait dans un four où le support imprimé est chauffé à l'air chaud;
iii) rotogravure d'édition : rotogravure employée pour l'impression, au moyen d'encres à base de toluène, de papier destiné aux revues, aux brochures, aux catalogues ou à des produits similaires;
iv) rotogravure : procédé d'impression utilisant une forme imprimante cylindrique dont les éléments imprimants sont en creux par rapport aux éléments non imprimants, l'encre employée étant liquide et séchant par évaporation. Les creux sont remplis d'encre et l'excédent sur les éléments non imprimants est enlevé avant que la surface à imprimer n'entre en contact avec le cylindre et n'absorbe l'encre des creux;
v) impression sérigraphique sur rotative : procédé d'impression sur rotative à bobines dans lequel l'encre est envoyée sur la surface à imprimer à travers une forme imprimante poreuse, dont les éléments imprimants sont ouverts et les éléments non imprimants sont bouchés; les encres liquides utilisées ne sèchent que par évaporation. Par impression sur rotative à bobines, on entend que la machine est alimentée en support à imprimer au moyen d'une bobine et non sous forme de feuilles séparées;
vi) contre-collage lié à un procédé d'impression : le collage de deux ou plusieurs matériaux souples pour obtenir des produits contrecollés;
vii) vernissage : procédé consistant à appliquer sur une matière souple un vernis ou un revêtement adhésif afin d'assurer ultérieurement la fermeture hermétique du matériel d'emballage;
i) "fabrication de produits pharmaceutiques" s'entend de la synthèse chimique, de la fermentation, de l'extraction, de la formulation et de la finition des produits pharmaceutiques et, si elle a lieu sur le même site, de la fabrication de produits intermédiaires;
j) "mise en oeuvre du caoutchouc naturel ou synthétique" s'entend de toutes les opérations de mélange, de broyage, de brassage, de lissage, d'extrusion et de vulcanisation du caoutchouc naturel ou synthétique et des opérations supplémentaires qui transforment le caoutchouc naturel ou synthétique en produit fini;
k) "nettoyage de surfaces" s'entend, à l'exclusion du nettoyage à sec, de tous les procédés, notamment le dégraissage, qui utilisent des solvants organiques pour rendre nette la surface des matériaux. Un nettoyage comportant plus d'une phase avant ou après toute autre phase de traitement est considéré comme une seule opération. Cette opération concerne le nettoyage de la surface des produits mais non celui du matériel de traitement;
l) "extraction d'huiles végétales et de graisses animales et raffinage d'huiles végétales" s'entend de l'extraction des huiles végétales provenant de graines et d'autres matières végétales, du traitement des résidus secs destinés à la fabrication d'aliments pour animaux et de la purification des graisses et des huiles végétales provenant de graines et de matières végétales ou animales;
m) "finition de véhicules" s'entend de toute opération industrielle ou commerciale de revêtement de surfaces ainsi que des opérations de dégraissage connexes consistant à :
n) "imprégnation de surfaces en bois" s'entend de tous les procédés d'imprégnation du bois au moyen d'un agent de conservation;
o) "conditions normales" s'entend d'une température de 273,15 K et d'une pression de 101,3 kPa;
p) "COVNM" s'entend de tous les composés organiques autres que le méthane dont la pression de vapeur est d'au moins 0,01 kPa à 273,15 K ou dont la volatilité est comparable dans les conditions d'application indiquées;
q) "gaz résiduaires" s'entend des gaz contenant des COVNM ou d'autres polluants, qui sont finalement rejetés dans l'atmosphère à partir d'une cheminée ou d'un dispositif antiémissions. Les débits volumétriques sont exprimés en m3/h pour des conditions normales;
r) "émission fugace de COVNM" s'entend de tout rejet dans l'atmosphère, le sol ou l'eau de COVNM ne faisant pas Partie des gaz résiduaires, ainsi que, sauf indication contraire, de solvants contenus dans les produits. Les émissions fugaces comprennent les émissions de COVNM non captées qui s'échappent dans l'environnement extérieur par les fenêtres, les portes, les évents et d'autres ouvertures similaires. Les valeurs limites qui sont indiquées ci-après pour les émissions fugaces sont calculées au moyen d'un plan de gestion des solvants (voir l'appendice de la présente annexe I);
s) "total des émissions de COVNM" s'entend de la somme des émissions fugaces de COVNM et des émissions de COVNM dans les gaz résiduaires;
t) "solvant utilisé" s'entend de la quantité de solvants organiques purs ou contenus dans les préparations, y compris les solvants recyclés dans l'installation et en dehors de celle-ci, qui est utilisée pour effectuer une opération et qui est comptabilisée à chaque fois;
u) "valeur limite" s'entend de la quantité maximale d'une substance gazeuse contenue dans les gaz résiduaires d'une installation, qui ne doit pas être dépassée en fonctionnement normal. Sauf indication contraire, elle est calculée en fonction du rapport de la masse des polluants au volume des gaz résiduaires (et exprimée en mg C/Nm3, sauf indication contraire), en supposant des conditions normales de température et de pression pour des gaz secs. Pour les installations utilisant des solvants, les valeurs limites sont données en unité de masse par unité caractéristique des opérations respectives. Lors de la détermination de la concentration en masse du polluant dans les gaz résiduaires, il n'est pas tenu compte des volumes de gaz qui sont ajoutés aux gaz résiduaires pour les refroidir ou les diluer. Les valeurs limites concernent en général tous les composés organiques volatils autres que le méthane (aucune autre distinction n'est faite en fonction de la réactivité ou de la toxicité par exemple);
v) "fonctionnement normal" s'entend de toutes les phases du fonctionnement à l'exception des opérations de démarrage et d'arrêt et de l'entretien du matériel;
i) les COV halogénés qui présentent un risque potentiel d'effets irréversibles;
a) les émissions de COVNM doivent être surveillées 1/ et le respect des valeurs limites vérifié. On peut appliquer différentes méthodes de vérification - mesures continues ou intermittentes, agrément de type ou toute autre méthode techniquement valable; en outre, ces méthodes doivent être viables sur le plan économique;
b) les concentrations de polluants atmosphériques dans les conduits d'évacuation des gaz doivent être mesurées d'une manière représentative. Les méthodes de prélèvement et d'analyse d'échantillons de tous les polluants ainsi que les méthodes de mesure de référence pour l'étalonnage des systèmes de mesure doivent être conformes aux normes fixées par le CEN ou par l'ISO. En attendant la mise au point de normes CEN ou ISO, il y aura lieu d'appliquer les normes nationales;
c) lorsque des mesures des émissions de COVNM sont exigées, celles-ci doivent être effectuées en continu si les émissions de COVNM représentent plus de 10 kg de carbone organique total/h dans le conduit d'évacuation en aval de l'installation de réduction des émissions et si la durée de fonctionnement dépasse 200 heures par an. Dans toutes les autres installations, les émissions doivent faire l'objet au moins de mesures intermittentes. Pour se conformer aux normes, il est possible de recourir à d'autres méthodes, à condition qu'elles soient aussi rigoureuses;
d) en cas de mesures en continu, il faut au moins, pour que les normes d'émission soient respectées, que la moyenne journalière ne dépasse pas la valeur limite en fonctionnement normal et qu'aucune moyenne horaire ne dépasse de 150 % les valeurs limites. Pour se conformer aux normes, il est possible de recourir à d'autres méthodes, à condition qu'elles soient aussi rigoureuses;
e) en cas de mesures intermittentes, il faut au moins, pour que les normes d'émission soient respectées, que la valeur moyenne de tous les relevés ne dépasse pas la valeur limite et qu'aucune moyenne horaire ne dépasse de 150 % la valeur limite. Pour se conformer aux normes, il est possible de recourir à d'autres méthodes, à condition qu'elles soient aussi rigoureuses;
f) toutes les précautions nécessaires doivent être prises afin de réduire au minimum les émissions de COVNM au démarrage et à l'arrêt des opérations et en cas de fonctionnement anormal;
g) des mesures ne sont pas exigées si l'installation d'un dispositif antiémissions en fin de processus n'est pas nécessaire pour respecter les valeurs limites indiquées ci-dessous et si l'on peut montrer que les valeurs limites ne sont pas dépassées.
a) 20 mg de substance/m3 pour les rejets de composés organiques volatils halogénés (répondant à la désignation : risque potentiel d'effets irréversibles) dont le débit massique total est supérieur ou égal à 100 g/h, et
b) 2 mg/m3 (cette valeur correspond à la masse totale des différents composés) pour les rejets de composés organiques volatils (répondant aux désignations de risque suivantes : peut provoquer le cancer/peut provoquer des dommages génétiques héréditaires/peut provoquer le cancer par inhalation / peut nuire à l'enfant in utero / peut diminuer la fécondité) dont le débit massique total est supérieur ou égal à 10 g/h.
a) au lieu d'appliquer les valeurs limites pour les installations indiquées ci-après, les exploitants des installations peuvent être autorisés à mettre en oeuvre un programme de réduction (voir l'appendice II de la présente annexe) dont l'objectif est de leur permettre d'obtenir, par d'autres moyens, des réductions des émissions équivalentes à celles qui seraient obtenues par application des valeurs limites indiquées, et
b) en ce qui concerne les émissions fugaces de COVNM, les valeurs indiquées ci-après pour ces émissions doivent être appliquées en tant que valeur limite. Cependant, lorsqu'il est démontré à la satisfaction de l'autorité compétente que, pour une installation donnée, cette valeur n'est pas applicable sur le plan technique et économique, l'autorité compétente peut accorder une dérogation en faveur de cette installation à condition qu'il n'y ait pas lieu de craindre des risques importants pour la santé ou l'environnement. Pour chaque dérogation, l'exploitant doit démontrer à la satisfaction de l'autorité compétente que la meilleure technique disponible est utilisée.
Tableau 1 : Valeurs limites pour les émissions de COV provenant des opérations de stockage et de distribution d'essence, à l'exception des opérations de soutage des navires de mer
Unités de récupération des vapeurs desservant les installations de stockage et de distribution dans les dépôts des raffineries ou les terminaux 5 000 m³ de débit annuel d'essence 10 g COV/Nm³ méthane compris
Les vapeurs déplacées au cours des opérations de remplissage des réservoirs de stockage de l'essence doivent être récupérées soit dans d'autres réservoirs de stockage, soit dans des dispositifs antiémissions respectant les valeurs limites indiquées dans le tableau ci-dessus.
Tableau 2 : Valeurs limites pour les émissions de COVNM provenant de l'application de revêtements adhésifs
Capacité, technique, autre spécification Valeur seuil pour la consommation de solvant (Mg/an) Valeur limite Valeur limite pour les émissions fugaces de COVNM (% de solvant utilisé)
Fabrication de chaussures : installations nouvelles et installations existantes > 5 25 g de solvant par paire
Autres applications de revêtements adhésifs, chaussures exceptées; installations nouvelles et installations existantes 5 - 15 50 a/ mg C/Nm³ 25
> 15 50 a/ mg C/Nm³ 20
a/ Lorsque les techniques employées permettent de réutiliser le solvant récupéré, la valeur limite est portée à 150 mg C/Nm³.
Tableau 3 : Valeurs limites pour les émissions de COVNM provenant de la stratification du bois et des plastiques
Capacité, technique, autre spécification Valeur seuil pour la consommation de solvant (Mg/an) Valeur limite pour les émissions totales de COVNM
Stratification du bois et des plastiques; installations nouvelles et installations existantes > 5 30 g COVNM/m²
11. Application de revêtements (surfaces métalliques et plastiques : voitures particulières, cabines de camion, camions, autocars; surfaces en bois) :
Tableau 4 : Valeurs limites pour les émissions de COVNM provenant de l'application de revêtements dans l'industrie automobile
Capacité, technique, autre spécification Valeur seuil pour la consommation de solvant (Mg/an) a/ Valeur limite b/ pour les émissions totales de COVNM
Installations nouvelles, revêtement de véhicules (M1, M2)
> 15 (et > 5 000 unités revêtues/an)
45 g COVNM/m² ou
1,3 kg/unité et
33 g COVNM/m²
Installations existantes, revêtement de véhicules (M1, M2)
60 g COVNM/m² ou
1,9 kg/unité et
41 g COVNM/m²
Installations nouvelles et installations existantes, revêtement de véhicules (M1, M2)
> 15 (≤ 5 000 monocoques revêtues/an ou > 3 500 châssis revêtus/an)
90 g COVNM/m2 ou
1,5 kg/unité et
Installations nouvelles, revêtement de cabines de camions neufs (N1, N2, N3) >15 (≤ 5 000 unités revêtues/an) 65 g COVNM/m2
Installations nouvelles, revêtement de cabines de camions neufs (N1, N2, N3) >15 (> 5 000 unités revêtues/an) 55 g COVNM/m2
Installations existantes, revêtement de cabines de camions neufs (N1, N2, N3) > 15 (≤ 5 000 unités revêtues/an) 85 g COVNM/m2
Installations existantes, revêtement de cabines de camions neufs (N1, N2, N3) > 15 (> 5 000 unités revêtues/an) 75 g COVNM/m2
Installations nouvelles, revêtement de camions et camionnettes neufs (sans les cabines) (N1, N2, N3) > 15 (≤ 2 500 unités revêtues/an) 90 g COVNM/m2
Installations nouvelles, revêtement de camions et camionnettes neufs (sans les cabines) (N1, N2, N3) > 15 (> 2 500 unités revêtues/an) 70 g COVNM/m2
Installations existantes, revêtement de camions et camionnettes neufs (sans les cabines) (N1, N2, N3) > 15 (≤ 2 500 unités revêtues/an) 120 g COVNM/m2
Installations existantes, revêtement de camions et camionnettes neufs (sans les cabines) (N1, N2, N3) > 15 (> 2 500 unités revêtues/an) 90 g COVNM/m2
Installations nouvelles, revêtement d'autocars neufs (M3) > 15 (≤ 2 000 unités revêtues/an) 210 g COVNM/m2
Installations nouvelles, revêtement d'autocars neufs (M3) > 15 (> 2 000 unités revêtues/an) 150 g COVNM/m2
Installations existantes, revêtement d'autocars neufs (M3) > 15 (≤ 2 000 unités revêtues/an) 290 g COVNM/m2
Installations existantes, revêtement d'autocars neufs (M3) > 15 (> 2 000 unités revêtues/an) 225 g COVNM/m2
a/ Pour une consommation de solvant ≤ 15 Mg/an (revêtement de véhicules automobiles), ce sont les valeurs indiquées au tableau 14 (Finition de véhicules) qui s'appliquent.
b/ Les valeurs limites totales sont exprimées en fonction du rapport de la masse de solvant (g) émise à la superficie du produit (en m2). Par superficie du produit, on entend la superficie représentant la somme de la surface totale d'application d'un revêtement par électrophorèse et de la superficie de tous les éléments qui peuvent être ajoutés lors des phases successives de l'opération, sur lesquels sont appliqués les mêmes revêtements. La surface de la zone d'application d'un revêtement par électrophorèse est calculée au moyen de la formule suivante : (2 x poids total de l'enveloppe) : (épaisseur moyenne de la tôle x densité de la tôle).
Tableau 5 : Valeurs limites pour les émissions de COVNM provenant de l'application de revêtements dans divers secteurs industriels
Installations nouvelles et installations existantes : autres revêtements de surfaces en métal, plastique, textile, tissu, feuilles et papier notamment (à l’exception de l’impression sérigraphique rotative de textiles, voir impression) 5 - 15 100 a/ b/ 25 b/
> 15 50/75 b/ c/ d/ 20 b/
Installations existantes et installations nouvelles : revêtement de surfaces en bois 15 - 25 100 a/ 25
> 25 50/75 c/ 20
a/ La valeur limite s’applique aux opérations d’application du revêtement et de séchage effectuées dans des conditions prescrites de confinement.
b/ Lorsqu'il n'est pas possible de procéder dans des conditions de confinement (construction navale, revêtement d'aéronefs, etc.), les installations peuvent être dispensées de l'application de ces valeurs. Le programme de réduction visé à l'alinéa a) du paragraphe 6 doit alors être mis en oeuvre à moins qu'il ne soit démontré à la satisfaction de l'autorité compétente que cette option n'est pas applicable sur le plan technique et économique. Dans ce cas, l'exploitant devra démontrer à la satisfaction de l'autorité compétente que la meilleure technique disponible est utilisée.
c/ La première valeur concerne les opérations de séchage, la seconde l'application du revêtement.
d/ Lorsque, dans le revêtement de textiles, les techniques employées permettent de réutiliser les solvants récupérés, la valeur limite est portée à 150 mg C/Nm3 au total pour le séchage et le revêtement.
Tableau 6 : Valeurs limites pour les émissions de COVNM provenant de l'enduction de bandes en continu
Valeur seuil pour la consommation de solvant (Mg/an)
Valeur limite pour les émissions fugaces de COVNM
Tableau 7 : Valeurs limites pour les émissions de COVNM provenant du nettoyage à sec
20 g COVNM/kg a/
a/ Valeur limite pour le total des émissions de COVNM exprimé en masse de solvant émis par masse de produit nettoyé et séché.
Tableau 8 : Valeurs limites pour les émissions de COVNM provenant de la fabrication de revêtements, vernis, encres et adhésifs
150 a/
5 a/ c/
150 b/
5 b/ c/
a/ On peut appliquer une valeur limite totale de 5 % du solvant utilisé au lieu de la limite de concentration dans les gaz résiduaires et de la valeur limite pour les émissions fugaces de COVNM.
b/ On peut appliquer une valeur limite totale de 3 % du solvant utilisé au lieu de la limite de concentration dans les gaz résiduaires et de la valeur limite pour les émissions fugaces de COVNM.
c/ La valeur limite pour les émissions fugaces n’inclut pas les solvants vendus avec les préparations en récipient scellé.
15. Impression (flexographie, impression sur rotative offset par thermofixation, rotogravure d'édition, etc.)
Tableau 9 : Valeurs limites pour les émissions de COVNM provenant des procédés d'impression
(mg C/Nm³) Valeur limite pour les émissions fugaces de COVNM (% de solvant utilisé)
Installations nouvelles et installations existantes : impression sur rotative offset par thermofixation 15 - 25 100 30 a/
Installations nouvelles : rotogravure d'édition > 25 75 10
Installations existantes: rotogravure d'édition > 25 75 15
Installations nouvelles et installations existantes : rotogravure destinée à d'autres fins, flexographie, impression sérigraphique sur rotative, unités de contrecollage et de vernissage 15 - 25 100 25
Installations nouvelles et installations existantes : impression sérigraphique sur rotative de textiles et cartons > 30 100 20
a/ Les résidus de solvant dans les produits finis ne sont pas considérés comme faisant partie des émissions fugaces de COVNM.
Tableau 10 : Valeurs limites pour les émissions de COVNM provenant de la fabrication de produits pharmaceutiques
5 b/ d/
10 c/ d/
a/ Lorsque les techniques employées permettent de réutiliser les solvants récupérés, la valeur limite est portée à 150 mg C/Nm3.
b/ On peut appliquer une valeur limite totale de 5 % du solvant utilisé au lieu de la limite de concentration dans les gaz résiduaires et de la valeur limite pour les émissions fugaces de COVNM.
c/ On peut appliquer une valeur limite totale de 15 % du solvant utilisé au lieu de la limite de concentration dans les gaz résiduaires et de la valeur limite pour les émissions fugaces de COVNM.
d/ La valeur limite pour les émissions fugaces n’inclut pas les solvants vendus avec les préparations de revêtement en récipient scellé.
17. Mise en oeuvre du caoutchouc naturel ou synthétique :
Tableau 11 : Valeurs limites pour les émissions de COVNM provenant de la mise en oeuvre du caoutchouc naturel ou synthétique
Installations nouvelles et installations existantes : mise en oeuvre du caoutchouc naturel ou synthétique > 15 20 a/ b/ 25 a/ b/
a/ On peut appliquer une valeur limite totale de 25 % de solvant utilisé au lieu de la limite de concentration dans les gaz résiduaires et de la valeur limite pour les émissions fugaces de COVNM.
b/ Lorsque les techniques employées permettent de réutiliser le solvant récupéré, la valeur limite est portée à 150 mg C/Nm3.
c/ La valeur limite pour les émissions fugaces n'inclut pas les solvants vendus avec les préparations en récipient scellé.
Tableau 12 : Valeurs limites pour les émissions de COVNM provenant du nettoyage de surfaces
Installations nouvelles et installations existantes : nettoyage de surfaces au moyen des substances mentionnées à l'alinéa w) du paragraphe 3 1 - 5 20 mg de composé/Nm³ 15
> 5 20 mg de composé/Nm³ 10
Installations nouvelles et installations existantes : autres nettoyages de surfaces 2 - 10 75 mg C/Nm³ a/ 20 a/
> 10 75 mg C/Nm³ a/ 15 a/
a/ Les installations pouvant démontrer à l'autorité compétente que la teneur moyenne en solvant organique de toutes les substances utilisées pour le nettoyage ne dépasse pas 30 % en masse sont dispensées de l'application de ces valeurs.
Tableau 13 : Valeurs limites pour les émissions de COVNM provenant de l'extraction d'huiles végétales et de graisses animales et du raffinage d'huiles végétales
Valeur limite totale (kg/Mg)
> 10 Graisses animales
Tous les procédés de fractionnement,
à l'exception du dégommage b/
Dégommage 1,5
3,0 a/
a/ Les valeurs limites pour le total des émissions de COVNM provenant des installations de traitement de graines et d’autres matières végétales par lots simples devront être fixées au cas par cas par les autorités compétentes selon les meilleures techniques disponibles.
b/ Elimination des gommes présentes dans l’huile.
Tableau 14 : Valeurs limites pour les émissions de COVNM provenant des opérations de finition de véhicules
Installations nouvelles et installations existantes > 0,5 50 a/ 25
a/ Le respect des valeurs limites doit être démontré par des mesures de moyennes sur 15 minutes.
Tableau 15 : Valeurs limites pour les émissions de COVNM provenant de l'imprégnation de surfaces en bois
Installations nouvelles et installations existantes > 25 100 a/ b/ 45 b/
a/ Ne s’applique pas à l’imprégnation à la créosote.
b/ Pour le bois traité, on peut appliquer une valeur limite totale de 11 kg/m3 de solvant au lieu de la limite de concentration dans les gaz résiduaires et de la valeur limite pour les émissions fugaces de COVNM.
a) Conseil canadien des ministres de l'environnement (CCME). Code de recommandations techniques pour la protection de l'environnement applicable à la réduction des émissions de solvants provenant des installations de nettoyage à sec, décembre 1992;
c) CCME. Code d'usage environnemental pour la mesure et la réduction des émissions fugitives de COV résultant de fuites provenant du matériel, octobre 1993. PN1106;
d) CCME. Programme visant à réduire de 40 % les émissions de composés organiques volatils provenant d'adhésifs et d'agents d'étanchéité, mars 1994. PN1116;
g) CCME. Code de recommandations techniques pour la protection de l'environnement sur la récupération des vapeurs durant le remplissage des véhicules dans les stations-service et autres installations de distribution d'essence (Phase II); avril 1995. PN1184;
h) CCME. Code de recommandations techniques pour la protection de l'environnement applicable à la réduction des émissions de solvant provenant des installations de dégraissage commerciales et industrielles, juin 1995. PN1182;
i) CCME. Nouvelles normes de rendement et lignes directrices à l'intention des nouvelles sources de services pour la réduction des émissions de composés organiques volatils provenant des installations d'application d'enduits des fabricants d'automobiles canadiennes, août 1995. PN1234;
j) CCME. Lignes directrices environnementales visant à réduire les émissions de composés organiques volatils provenant de l'industrie de la plasturgie, juillet 1997. PN1276;
k) CCME. Normes nationales sur la teneur en composés organiques volatils des revêtements commerciaux et industriels canadiens. Finition d'automobiles, octobre 1998. PN1288.
a) enceintes de stockage d'hydrocarbures liquides - Recueil des règlements fédéraux (C.F.R.), titre 40, partie 60, sections K et Ka;
f) rotogravure d'édition - C.F.R., titre 40, partie 60, section QQ;
i) terminaux d'essence en vrac - C.F.R., titre 40, partie 60, section XX;
q) fuites sur le matériel de l'industrie de fabrication de produits chimiques organiques de synthèse (SOCMI); oxydation à l'air; opérations de distillation; et procédés réactifs - C.F.R., titre 40, partie 60, sections VV, III, NNN et RRR;
1. Le présent appendice à l'annexe sur les valeurs limites pour les émissions de composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) provenant de sources fixes contient des indications pour la mise en oeuvre d'un plan de gestion des solvants. On y définit les principes à appliquer (point 2), un cadre pour l'établissement du bilan massique (point 3) et les modalités de vérification du respect des prescriptions (point 4).
a) de vérifier si les prescriptions sont respectées, comme prévu dans l'annexe, et
O1. Emissions de COVNM dans les gaz résiduaires.
O2. Solvants organiques rejetés dans l'eau, compte tenu, le cas échéant, du traitement des eaux usées dans le calcul de O5.
O3. Quantité de solvants organiques subsistant sous forme d'impuretés ou de résidus dans les produits issus de l'opération.
O4. Emissions non captées de solvants organiques dans l'atmosphère. Cet élément comprend la ventilation générale des locaux qui donne lieu au rejet d'air dans l'environnement extérieur par les fenêtres, les portes, les évents et des ouvertures similaires.
O8. Solvants organiques contenus dans les préparations, qui sont récupérés en vue d'une réutilisation mais pas pour effectuer une opération, dans la mesure où ils ne sont pas comptabilisés sous O7.
a) vérification de l'application de l'option de réduction mentionnée au paragraphe 6, alinéa a), de l'annexe, avec une valeur limite totale exprimée en émissions de solvant par unité de produit, ou d'une autre manière indiquée dans l'annexe;
i) pour toutes les opérations effectuées suivant l'option de réduction mentionnée au paragraphe 6, alinéa a) de l'annexe, le plan de gestion des solvants devrait être mis en oeuvre tous les ans afin de déterminer la consommation. On calcule la consommation au moyen de l'équation suivante :
ii) s'il s'agit de vérifier le respect d'une valeur limite totale exprimée en émissions de solvant par unité de produit ou d'une autre manière indiquée dans l'annexe, le plan de gestion des solvants devrait être mis en oeuvre tous les ans afin de déterminer les émissions de COVNM. On calcule les émissions de COVNM au moyen de l'équation suivante :
PROGRAMME DE REDUCTION
a) lorsque des produits de substitution contenant peu ou pas de solvants sont encore à l'étude, une prolongation de délai doit être accordée à l'exploitant pour l'application de son programme de réduction des émissions;
a) l'exploitant présente un programme de réduction des émissions qui prévoit en particulier une diminution de la teneur moyenne en solvant de la quantité totale utilisée et/ou une augmentation de l'efficacité d'utilisation des solides, afin de ramener le total des émissions de l'installation, selon le calendrier suivant, à un niveau, ci-après dénommé émission cible, qui correspond à un pourcentage donné des émissions annuelles de référence :
Calendrier Emissions annuelles totales maximales autorisées
D'ici au 31 octobre 2001 D'ici au 31 octobre 2005 Emission cible x 1,5
D'ici au 31 octobre 2004 D'ici au 31 octobre 2007 Emission cible
i) on détermine la masse totale de solides dans la quantité de revêtement et/ou d'encre, de vernis ou d'adhésif consommée en un an. On entend par solides toutes les substances présentes dans les revêtements, encres, vernis et adhésifs qui deviennent solides lorsque l'eau ou les composés organiques volatils se sont évaporés;
Activité Facteur de multiplication à utiliser à l'alinéa b) ii)
Rotogravure; flexographie; contrecollage lié à un procédé d'impression; impression; vernissage lié à un procédé d'impression; revêtement de surfaces en bois; revêtement de surfaces en textile, tissu, feuilles ou papier; application d'adhésifs 4
Revêtements pour produits alimentaires; revêtements dans l'industrie aérospatiale 2,33
- (la valeur limite d'émission fugace + 15) pour les installations des secteurs suivants :
revêtement de véhicules (consommation de solvant < 15 Mg/an) et finition de véhicules,
revêtement de surfaces en métal, plastique, textile, tissu, feuilles et papier (consommation de solvant comprise entre 5 et 15 Mg/an),
revêtement de surfaces en bois (consommation de solvant comprise entre 15 et 25 Mg/an),
- (La valeur limite d'émission fugace + 5) pour toutes les autres installations;
DELAIS EN VERTU DE L'ARTICLE 3
a) pour les sources fixes nouvelles, un an après la date d'entrée en vigueur du présent Protocole à l'égard de la Partie en question;
i) dans le cas des Parties qui ne sont pas des pays dont l'économie est en transition, un an après la date d'entrée en vigueur du présent Protocole ou le 31 décembre 2007, la date la plus éloignée étant retenue;
2. Les délais d'application des valeurs limites pour les carburants et les sources mobiles nouvelles dont il est fait mention à l'article 3, paragraphe 5, et des valeurs limites pour le gazole dont il est fait mention au tableau 2 de l'annexe IV, sont :
i) dans le cas des Parties qui ne sont pas des pays dont l'économie est en transition, la date d'entrée en vigueur du présent Protocole ou les dates associées aux mesures spécifiées à l'annexe VIII et aux valeurs limites spécifiées au tableau 2 de l'annexe IV, la date la plus éloignée étant retenue;
3. Aux fins de la présente annexe, l'expression "pays dont l'économie est en transition" s'entend des Parties qui ont fait, dans leur instrument de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion, une déclaration selon laquelle elles souhaitent être traitées en tant que pays dont l'économie est en transition aux fins des paragraphes 1 et/ou 2 de la présente annexe.
VALEURS LIMITES POUR LES CARBURANTS ET LES SOURCES MOBILES NOUVELLES
7. Les valeurs limites pour les moteurs des tracteurs agricoles et forestiers et des autres véhicules/engins non routiers sont énumérées aux tableaux 4 et 5. Les valeurs correspondant à la phase I (tableau 4) ont été établies sur la base du règlement n° 96 de la CEE, "Prescriptions uniformes relatives à l'homologation des moteurs à allumage par compression destinés aux tracteurs agricoles et forestiers en ce qui concerne les émissions de polluants provenant du moteur".
Tableau 1 : Valeurs limites pour les voitures particulières et les véhicules utilitaires légers
a/ Pour les moteurs à allumage par compression.
b/ L'immatriculation, la vente ou la mise en circulation des véhicules neufs qui ne satisfont pas aux valeurs limites indiquées seront refusées à partir des dates portées dans cette colonne et l'agrément de type pourra ne plus être accordé à partir de 12 mois avant ces dates.
c/ A l'exception des véhicules dont la masse maximale est supérieure à 2 500 kg.
d/ Et les véhicules de la catégorie M qui sont visés dans la note c/.
e/ 1.1.2002 pour les véhicules de la catégorie M qui sont visés dans la note c/.
f/ 1.1.2007 pour les véhicules de la catégorie M qui sont visés dans la note c/.
g/ Jusqu'au 1er janvier 2003, les véhicules de cette catégorie équipés de moteur à allumage par compression qui sont des véhicules non routiers ou des véhicules de masse maximale supérieure à 2 000 kg et qui sont conçus pour transporter plus de six personnes, y compris le conducteur, seront considérés comme des véhicules de la catégorie N1, classe III, dans la ligne A.
Tableau 2 : Valeurs limites pour les véhicules utilitaires lourds - essais ESC (cycle d'essai européen en conditions stabilisées) et ELR (essai européen en charge)
Ligne Date d'application a/ Monoxyde de carbone
(g/kWh) Hydrocarbures (g/kWh) Oxydes d'azote (g/kWh) Particules (g/kWh) Fumée
A 1.10.2001 2,1 0,66 5 0,10 / 0,13 b/ 0,8
B2 1.10.2009 1,5 0,46 2 0,02 0,5
a/ A compter des dates données, sauf pour les véhicules et les moteurs destinés à l'exportation vers des pays qui ne sont pas parties au présent Protocole et pour les moteurs de remplacement de véhicules en circulation, les Parties interdiront l'immatriculation, la vente, la mise en circulation ou l'utilisation des véhicules neufs à moteur à allumage par compression ou fonctionnant au gaz et la vente et l'utilisation des moteurs neufs à allumage par compression ou fonctionnant au gaz lorsque les émissions de ces moteurs ne satisfont pas aux valeurs limites respectives. Douze mois avant ces dates, l'agrément de type pourra être refusé en cas de non respect des valeurs limites.
b/ Pour les moteurs de moins de 0,75 dm3 de cylindrée par cylindre dont le régime de puissance nominale est supérieur à 3 000 tours par minute.
Tableau 3 : Valeurs limites pour les véhicules utilitaires lourds - essai ETC (cycle d'essai européen en conditions transitoires) a/
Ligne Date d'application b/ Monoxyde de carbone
(g/kWh) Hydrocarbures non méthaniques (g/kWh) Méthane c/ (g/kWh) Oxydes d'azote (g/kWh) Particules d/
A (2000) 1.10.2001 5,45 0,78 1,6 5 0,16 / 0,21 c/
B1 (2005) 1.10.2006 4 0,55 1,1 3,5 0,03
B2 (2008) 1.10.2009 4 0,55 1,1 2 0,03
a/ Les conditions de vérification de l'acceptabilité des essais ETC pour mesurer les émissions des moteurs fonctionnant au gaz par rapport aux valeurs limites prévues à la ligne A seront réexaminées et, si nécessaire, modifiées conformément à la procédure définie à l'article 13 de la directive 70/156/CEE.
b/ A compter des dates données, sauf pour les véhicules et les moteurs destinés à l'exportation vers des pays qui ne sont pas parties au présent Protocole et pour les moteurs de remplacement de véhicules en circulation, les Parties interdiront l'immatriculation, la vente, la mise en circulation ou l'utilisation des véhicules neufs à moteur à allumage par compression ou fonctionnant au gaz et la vente et l'utilisation des moteurs neufs à allumage par compression ou fonctionnant au gaz lorsque leurs émissions ne satisfont pas aux valeurs limites respectives. Douze mois avant ces dates, l'agrément de type pourra être refusé en cas de non respect des valeurs limites.
c/ Pour les moteurs fonctionnant au gaz naturel uniquement.
d/ Ne s'applique pas aux moteurs fonctionnant au gaz à la phase A et aux phases B1 et B2.
e/ Pour les moteurs de moins de 0,75 dm3 de cylindrée par cylindre dont le régime de puissance nominale est supérieur à 3 000 tours par minute.
Tableau 4 : Valeurs limites (phase I) pour les moteurs diesel des engins mobiles non routiers (procédure de mesure ISO 8178)
(kW) Date d'application a/ Monoxyde de carbone
(g/kWh) Hydrocarbures (g/kWh) Oxydes d'azote (g/kWh) Matières particulaires (g/kWh)
37 ≤ P < 75 31.12.1998
31.03.1998 5,0
a/ A compter de la date donnée, sauf pour les engins et les moteurs destinés à l'exportation vers des pays qui ne sont pas Parties au présent Protocole, les Parties n'autoriseront l'immatriculation, le cas échéant, et la mise sur le marché des moteurs neufs, qu'ils soient ou non montés sur des engins, que si ceux-ci satisfont aux valeurs limites indiquées dans le tableau. A partir du 30 juin 1998, l'agrément de type pour un type ou une famille de moteur sera refusé en cas de non respect des valeurs limites.
Note : Il s'agit de valeurs limites qui doivent être obtenues à la sortie du moteur avant l'intervention éventuelle d'un dispositif d'épuration en aval des gaz d'échappement.
Tableau 5 : Valeurs limites (phase II) pour les moteurs diesel des engins mobiles non routiers (procédure de mesure ISO 8178)
18 ≤ P < 37 31.12.2001
31.12.2000 3,5
a/ A compter des dates données, et à l'exception des engins et moteurs destinés à l'exportation vers des pays qui ne sont pas Parties au présent Protocole, les Parties n'autoriseront l'immatriculation, le cas échéant, et la mise sur le marché des moteurs neufs, qu'ils soient ou non montés sur des engins, que si ceux-ci satisfont aux valeurs limites indiquées dans le tableau. Douze mois avant ces dates, l'agrément de type pour un type ou une famille de moteur sera refusé en cas de non respect des valeurs limites.
Tableau 6 : Valeurs limites pour les motocycles, les trois-roues et les quatre-roues ( > 50 cm3; > 45 km/h) à appliquer à compter du 17 juin 1999 a/
a/ L'agrément de type sera refusé à compter de la date donnée si les émissions du véhicule ne satisfont pas aux valeurs limites.
Note : Pour les trois-roues et les quatre-roues, les valeurs limites doivent être multipliées par 1,5.
Tableau 7 : Valeurs limites pour les cyclomoteurs (≤ 50 cm3; < 45 km/h)
Phase Date d'application a/ Valeurs limites
I 17.06.1999 6,0 b/ 3,0 b/
II 17.06.2002 1,0 c/ 1,2
a/ L'agrément de type sera refusé à compter des dates données si les émissions du véhicules ne satisfont pas aux valeurs limites.
b/ Pour les trois-roues et les quatre-roues, cette valeur doit être multipliée par 2.
c/ Pour les trois-roues et les quatre-roues, 3,5 g/km.
Tableau 8 : Spécifications environnementales applicables aux carburants commercialisés destinés aux véhicules équipés de moteur à allumage commandé
Limites a/ Essai
Minimale Maximale Méthode b/ Date de publication
Pression de vapeur Reid, période estivale c/
- évaporation à 100 ° C
- évaporation à 150 ° C
mg/kg 95
18,0 d/
PrEN 12177
projet EN-ISO/DIS 14596 1993
a/ Les valeurs citées dans la spécification sont des "valeurs vraies". Pour établir les valeurs limites, on a appliqué les dispositions de la norme ISO 4259, "Produits pétroliers : détermination et application des valeurs de fidélité relatives aux méthodes d'essai"; pour fixer une valeur minimale, on a tenu compte d'une différence minimale de 2 R au-dessus de 0 (R = reproductibilité). Les résultats des différentes mesures doivent être interprétés en fonction des critères définis dans la norme ISO 4259 (publiée en 1995).
b/ EN : norme européenne; ASTM : American Society for Testing and Materials; DIS : projet de norme internationale.
c/ La période estivale doit commencer au plus tard le 1er mai et se terminer au plus tôt le 30 septembre. Pour les Etats membres qui connaissent des conditions climatiques de type polaire, la période estivale doit débuter au plus tard le 1er juin et se terminer au plus tôt le 31 août et la pression de vapeur Reid est limitée à 70 kPa.
d/ Sauf pour l'essence sans plomb ordinaire (indice d'octane moteur (IOM) minimal de 81 et indice d'octane recherche (IOR) minimal de 91, pour laquelle la teneur maximale en oléfines doit être de 21 % v/v. Ces limites ne font pas obstacle à la mise sur le marché d'un Etat membre d'une autre essence sans plomb dont les indices d'octane sont inférieurs à ceux prévus dans la présente annexe.
e/ Autres mono-alcools dont le point final de distillation n'est pas supérieur à celui prévu dans les spécifications nationales ou, en l'absence de telles spécifications, dans les spécifications industrielles pour les carburants moteur.
Note : Les Parties font en sorte qu'au 1er janvier 2000 au plus tard, ne peut être commercialisée sur leur territoire qu'une essence conforme aux spécifications environnementales indiquées au tableau 8. Il est loisible aux Parties qui établissent que le fait d'interdire une essence dont la teneur en soufre n'est pas conforme aux spécifications correspondantes du tableau 8, tout en ne dépassant pas les concentrations actuelles, exposerait leurs industries à de graves difficultés s'agissant des modifications nécessaires à apporter à leurs installations de fabrication au plus tard le 1er janvier 2000, de repousser le délai de commercialisation sur leur territoire au 1er janvier 2003 au plus tard. En pareil cas, la Partie concernée précise, dans une déclaration à déposer en même temps que son instrument de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion, qu'elle a l'intention de repousser le délai et présente à l'organe exécutif, par écrit, les motifs de sa décision.
Tableau 9 : Spécifications environnementales applicables aux carburants commercialisés destinés aux véhicules équipés de moteur à allumage par compression
mg/kg 51
EN-ISO/
DIS 14596 1992
a/ Les valeurs citées dans la spécification sont des "valeurs vraies". Pour établir les valeurs limites, on a appliqué les dispositions de la norme ISO 4259, "Produits pétroliers : détermination et application des valeurs de fidélité relatives aux méthodes d'essai"; pour fixer une valeur minimale, on a tenu compte d'une différence minimale de 2 R au-dessus de zéro (R = reproductibilité). Les résultats des différentes mesures doivent être interprétés en fonction des critères définis dans la norme ISO 4259 (publiée en 1995).
b/ EN : norme européenne; IP : The Institute of Petroleum; DIS : projet de norme internationale
Note : Les Parties font en sorte qu'au 1er janvier 2000 au plus tard, ne peut être commercialisé sur leur territoire qu'un carburant diesel conforme aux spécifications environnementales indiquées au tableau 9. Il est loisible aux Parties qui établissent que le fait d'interdire un carburant diesel dont la teneur en soufre n'est pas conforme aux spécifications correspondantes du tableau 9, tout en ne dépassant pas les concentrations actuelles, exposerait leurs industries à de graves difficultés s'agissant des modifications nécessaires à apporter à leurs installations de fabrication au plus tard le 1er janvier 2000, de repousser le délai de commercialisation sur leur territoire au 1er janvier 2003 au plus tard. En pareil cas, la Partie concernée précise, dans une déclaration à déposer en même temps que son instrument de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion, qu'elle a l'intention de repousser le délai et présente à l'organe exécutif, par écrit, les motifs de sa décision.
Tableau 10 : Spécifications environnementales applicables aux carburants commercialisés destinés aux véhicules équipés de moteur à allumage commandé
Note : Les Parties font en sorte qu'au 1er janvier 2005 au plus tard, ne peut être commercialisée sur leur territoire qu'une essence conforme aux spécifications environnementales indiquées au tableau 10. Il est loisible aux Parties qui établissent que le fait d'interdire une essence dont la teneur en soufre n'est pas conforme aux spécifications correspondantes du tableau 10, tout en étant conforme à celles du tableau 8, exposerait leurs industries à de graves difficultés s'agissant des modifications nécessaires à apporter à leurs installations de fabrication au plus tard le 1er janvier 2005, de repousser le délai de commercialisation sur leur territoire au 1er janvier 2007 au plus tard. En pareil cas, la Partie concernée précise, dans une déclaration à déposer en même temps que son instrument de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion, qu'elle a l'intention de repousser le délai et présente à l'organe exécutif, par écrit, les motifs de sa décision.
Tableau 11 : Spécifications environnementales applicables aux carburants commercialisés destinés aux véhicules équipés de moteur à allumage par compression
a/ Les valeurs citées dans la spécification sont des "valeurs vraies". Pour établir les valeurs limites, on a appliqué les dispositions de la norme ISO 4259, "Produits pétroliers : détermination et application des valeurs de fidélité relatives aux méthodes d'essai"; pour fixer une valeur minimale, on a tenu compte d'une différence minimale de 2 R au-dessus de zéro (R = reproductibilité). Les résultats des différentes mesures doivent être interprétés en fonction des critères définis dans la norme ISO 4259.
b/ EN : norme européenne; DIS : projet de norme internationale.
Note : Les Parties font en sorte qu'au 1er janvier 2005 au plus tard, ne peut être commercialisé sur leur territoire qu'un carburant diesel conforme aux spécifications environnementales indiquées au tableau 11. Il est loisible aux Parties qui établissent que le fait d'interdire un carburant diesel dont la teneur en soufre n'est pas conforme aux spécifications correspondantes du tableau 11, tout en étant conforme à celles du tableau 9, exposerait leurs industries à de graves difficultés s'agissant des modifications nécessaires à apporter à leurs installations de fabrication au plus tard le 1er janvier 2005, de repousser le délai de commercialisation sur leur territoire au 1er janvier 2007 au plus tard. En pareil cas, la Partie concernée précise, dans une déclaration à déposer en même temps que son instrument de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion, qu'elle a l'intention de repousser le délai et présente à l'organe exécutif, par écrit, les motifs de sa décision.
13. Application d'un programme de réduction des émissions de sources mobiles pour les véhicules utilitaires légers, les camionnettes, les poids lourds et les carburants dans la mesure exigée par les alinéas a), g) et h) de l'article 202 de la Clean Air Act (loi sur la lutte contre la pollution atmosphérique) et conformément aux règlements d'application correspondants :
a) Recueil des règlements fédéraux (C.F.R.), titre 40, partie 80, section D - Essence de nouvelle composition;
MESURES A PRENDRE POUR MAITRISER LES EMISSIONS D'AMMONIAC DE SOURCES AGRICOLES
1. Les Parties qui sont soumises aux obligations énoncées à l'alinéa a) du paragraphe 8 de l'article 3 doivent prendre les mesures énoncées dans la présente annexe.
- la gestion de l'azote, compte tenu de l'ensemble du cycle de l'azote,
- les stratégies d'alimentation du bétail,
- les techniques d'épandage du lisier et du fumier peu polluantes,
B. Engrais à base d'urée et de carbonate d'ammonium
6. Chaque Partie doit veiller à ce que les techniques d'application du lisier peu polluantes [énumérées dans le document d'orientation V adopté par l'organe exécutif à sa dix-septième session (décision 1999/1) et les amendements y relatifs], dont il a été démontré qu'elles permettaient de réduire les émissions d'au moins 30 % par rapport à la technique de référence précisée dans ce document, soient utilisées pour autant que la Partie en question les juge applicables, compte tenu des conditions pédologiques et géomorphologiques locales, du type de lisier et de la structure des exploitations. La date limite d'application de ces mesures est fixée au 31 décembre 2009 pour les Parties en transition sur le plan économique et au 31 décembre 2007 pour les autres Parties 1/.
8. Dans un délai d'un an à compter de la date à laquelle le présent Protocole entrera en vigueur à leur égard, les Parties utiliseront, pour les enceintes nouvelles de stockage du lisier installées dans les grands centres d'élevage porcin et avicole de 2000 porcs d'engraissement, 750 truies ou 40000 volailles, les systèmes ou techniques de stockage peu polluants (énumérés dans le document d'orientation mentionné au paragraphe 6) dont il a été démontré qu'ils permettaient de réduire les émissions de 40 % ou plus par rapport aux systèmes ou techniques de référence, ou d'autres systèmes ou techniques ayant une efficacité équivalente démontrable 2/.
9. Pour les enceintes existantes de stockage du lisier dans les grands centres d'élevage porcin et avicole de 2000 porcs d'engraissement, 750 truies ou 40000 volailles, les Parties doivent parvenir à une réduction des émissions de 40 % pour autant qu'elles jugent que l'application des techniques nécessaires est techniquement et économiquement possible 2/. La date limite d'application de ces mesures est fixée au 31 décembre 2009 pour les Parties en transition sur le plan économique et au 31 décembre 2007 pour toutes les autres Parties 1/.
10. Dans un délai d'un an à compter de la date à laquelle le présent Protocole entrera en vigueur à leur égard, les Parties utiliseront pour les installations nouvelles servant au logement des animaux dans les grands centres d'élevage porcin et avicole de 2000 porcs d'engraissement, 750 truies ou 40000 volailles, les systèmes de logement (énumérés dans le document d'orientation mentionné au paragraphe 6) dont il a été démontré qu'ils permettaient de réduire les émissions de 20 % ou plus par rapport au système de référence, ou d'autres systèmes ou techniques ayant une efficacité équivalente démontrable2/. L'applicabilité de ces systèmes peut être limitée pour des raisons tenant au bien-être des animaux, par exemple dans les systèmes paillés pour les porcs et les systèmes d'élevage en volière ou en libre parcours pour la volaille.
1/ Aux fins de la présente annexe, on entend par "pays en transition sur le plan économique" une Partie qui, lors du dépôt de son instrument de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion, a fait savoir qu'elle souhaitait être traitée comme un pays en transition sur le plan économique aux fins du paragraphe 6 et/ou du paragraphe 9 de la présente annexe.
2/ Lorsqu'une Partie juge que, pour se conformer aux dispositions des paragraphes 8 et 10, elle peut utiliser pour le stockage du lisier et le logement des animaux d'autres systèmes ou techniques ayant une efficacité équivalente démontrable, ou que la réduction des émissions provenant du stockage du lisier prévue au paragraphe 9, n'est pas techniquement ou économiquement possible, elle doit communiquer un dossier à cet effet conformément à l'alinéa a) du paragraphe 1 de l'article 7.

References: l'article 10
 l'article 1
 l'article 3
 l'article 10
 l'article 3
 l'article 2
 l'article 3
 l'article 3
 l'article 10
 l'article 3
 l'article 10
 l'article 9
 l'article 7
 l'article 14
 l'article 14
 l'article 1
 l'article 3
 L'ARTICLE 3
 l'article 3
 l'article 13
 l'article 202
 l'article 3
 l'article 7