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Timestamp: 2018-06-19 16:33:08+00:00

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Suspension des émissions interactives : le CSC revient sur sa décision
Finalement, Nathalie Somé et ses conseillers ont cédé sous la presse des professionnels des médias mais aussi de leurs auditeurs et téléspectateurs. En effet, le Conseil supérieur de la communication (CSC) va finalement lever la suspension des émissions interactives comme demandé par les organisations professionnelles des médias et aussi des promoteurs des médias. Et cela, probablement le samedi 30 mai prochain, annonce lefaso.net. La levée de cette suspension sera néanmoins conditionnée par la signature d’une charte de bonne conduite et l’adoption d’un nouveau texte portant réglementation des émissions interactives a précisé le média en ligne qui se rapporte à une interview que lui a accordée Jean-Paul D. Toé, directeur général de l’observation des médias et des études au Conseil supérieur de la communication. Que deviendra donc le sit-in annoncé devant le CSC le mercredi 27 mai prochain, pour justement demander la levée de la suspension?
http://www.lefaso.net/spip.php?article64844
Emissions radio-télé d'expression directe : Nathalie sonne la fin de la récréation!
"Les émissions d’expression directe sont suspendues des programmes des radiodiffusions sonores et télévisuelles pour une durée de trois (3) mois".... "Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par les textes en vigueur." Telle est en substance, la première décision majeure prise par le Conseil supérieure de la communication (CSC) présidé par Nathalie Somé en date du 7 mai 2015.
Et pour cause, le CSC en est arrivé au constat de "l'entêtement" des médias audiovisuels et surtout de leurs auditeurs et spectateurs à "parler mal en direct" malgré les interpellations du Conseil. Désormais donc, plus de "AFFAIRAGE", "ça va, ça va pas" et autres émissions où les Burkinabè pouvaient appeler et donner leur point de vue en direct. Nathalie est donc dans la place et vous allez la sentir. En effet, il est vrai que la nouvelle présidente du CSC est connue pour sa rigueur et son professionnalisme. Mais de là à en arriver à une suspension de toutes les émissions d'expression directe sur toute l'étendue du territoire, il y a de quoi s'interroger sur l'opportunité de la décision. En effet, il aurait été mieux de suspendre les émissions des médias (radios et télévisions) fautifs, parce qu'en suspendant les émissions de tous les médias audiovisuels, le CSC puni injustement les médias qui travaillent dans les règles de l'art. Il serait donc mieux de traiter les médias et leurs émissions au cas par cas. Sinon le risque est grand que le CSC se voit taxer d'atteinte à la liberté d'expression et de presse. Et telle que la décision se présente, cela y ressemble fortement.
Le CSC doit donc revoir sa copie même, si elle précise que "cette mesure ne s’applique pas aux émissions sur la santé et celles à caractère ludique, sentimental et culturel".
Lire la totalité de la décision sur csc.bf
Image: bayiri.com
Alfred Nikiema, directeur de la télévision nationale : "J’invite les gens à fouiller sur les listes de tous les partis politiques de ce pays, s’ils retrouvent mon nom ... ".
Dans une longue interview accordée à artistebf.org, Alfred Nikiéma, le directeur de la télévision nationale burkinabè parle sans détour de son enfance, sa passion pour le métier de journaliste, le traitement de l'information en ces périodes politiques troubles, mais aussi sa nomination et bien d'autres sujets. Extraits choisis pour vous:
"Que direz-vous par exemple des professionnels censés sérieux qui choisissent délibérément de ne pas venir bien qu’ils soient programmés ; ils le font et ils n’ont d’explications à donner à personne."
"J’invite les gens à fouiller sur les listes de tous les partis politiques de ce pays, s’ils retrouvent mon nom sur une seule liste, qu’ils reviennent me voir ».
"Il est nécessaire donc que les gens fassent appel à leur connaissance livresque avant de traiter l’information politique ; ceci a l’avantage d’éviter les dérapages".
"Vous voyez des artistes qui vont dans des carrières de briques ou des cimetières et qui crient poings et yeux fermés « JAH RASTAFARI … »
Lire l’intégralité de l’interview sur artistebf.org
Ph: artistebf.org
Médias publics: Le SYNATIC menace d'organiser une journée de protestation
Le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) a organisé une conférence de presse, le 14 mai 2014, à Ouagadougou, pour dénoncer des mesures qu’il juge répressives à l’endroit de certains militants et aussi échanger autour des préoccupations des travailleurs des médias publics.
Ph: sidwaya
« Il est difficile d’avoir une presse de qualité, socle d’une démocratie véritable, si les animateurs des médias que nous sommes croupissent dans une misère à la limite indescriptible, nous exposant du même coup à toutes sortes d’humiliations et de vexations ». C’est la conviction du Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) qui a animé une conférence de presse, le 14 mai 2014, à Ouagadougou. Lire la suite sur sidwaya.bf
Il interpelle la présidente du CSC sur les furums des internautes
La liberté d’expression est un droit fondamental qui permet aux individus de parler et d’écrire sans contrainte sur les sujets de leur choix mais en étant responsables de leurs affirmations. L’homme étant un « animal politique » selon Aristote, la vie en société doit tenir compte des autres et impose de ce fait que la liberté soit relative. Ainsi la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789 en son article 4 énonce que « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui (…) ». Et l’article 11 de cette Déclaration prévoit : «La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme. Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi». L’article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme précise : «L’exercice de ces libertés comportant des devoirs ou des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l’ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d’autrui, pour empêcher la divulgation d’informations confidentielles ou pour garantir l’autorité et l’impartialité du pouvoir judiciaire».
C’est partant de l’ensemble de ces textes que les lois en matière de presse ont été votées dans les pays démocratiques. Et aujourd’hui la démocratie dans un Etat se mesure à l’aune de sa liberté de presse.
Au Burkina Faso, c’est un truisme d’affirmer que la liberté de presse est une réalité. Mais ces derniers temps, cette liberté est en train de devenir une liberté sauvage au regard de l’attitude de certains médias qui fonctionnent au mépris des règles éthiques et déontologiques. Nous en voulons pour preuve, la gestion du forum des internautes. Ce forum qui aurait dû être une tribune de débats démocratiques est devenu une foire d’insultes, d’injures, d’incitation à la haine, à la violence et pire d’incitation au soulèvement populaire ou au coup d’Etat concernant la situation socio-politique que nous vivons en ce moment. Nous assistons aujourd’hui à un grave recul en matière d’expression de la liberté. Nous assistons dangereusement à une sorte de pensée unique, à un terrorisme intellectuel qui ne dit pas son nom car chaque fois qu’un citoyen tient un discours favorable au Président Blaise Compaoré, il est tout de suite traité de tous les noms d’oiseaux. Pourquoi diantre devons-nous avoir les mêmes points de vue que l’opposition? Est-ce un crime que d’être favorable au référendum et à la modification de la clause limitative du nombre de mandat présidentiel? Voltaire disait ceci: « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire ». C’est cela la démocratie et la démocratie, c’est aussi le respect de la Loi fondamentale. Autant la Constitution burkinabè limite le mandat présidentiel à deux autant elle permet de modifier l’Article 37. Nier cela n’est pas une attitude démocratique. Mais à lire les internautes et à écouter les commentaires de certains de nos concitoyens, Blaise Compaoré doit partir y compris par la violence…
Ailleurs, les propos haineux à travers les médias ont créé des crises socio-politiques qui ont fait des milliers de morts et de déplacés.
Il faut donc avoir la sagesse de modérer ses propos pour un Burkina de paix et de stabilité.
Madame la présidente du CSC,
Ce coup de cri pour vous interpeller sur votre rôle de régulation de la presse écrite et audio-visuelle. Nous savons que vous prenez très au sérieux la question puisque vous avez initié plusieurs rencontres sur cette problématique. Si certains parce qu’ils roulent pour des chapelles politiques défendent leur point de vue, qu’ils permettent aux autres d’exprimer le leur. C’est aussi ça la démocratie. A défaut, le Conseil Supérieur de la Communication doit agir en appliquant simplement ses propres textes.
Franck Tiendrebeogo Ingénieur Informaticien

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