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Timestamp: 2016-10-28 08:22:35+00:00

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4A_471/2010 (02.12.2010)
Y.________. Entreprise G�n�rale de Constructions SA, repr�sent�e par Me Olivier Wehrli, avocat,
recours contre l'arr�t rendu le 25 juin 2010 par la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve.
A.a X.________, qui est architecte, a �labor�, au cours des ann�es 2002 et 2003, un projet immobilier sur six parcelles sises � H.________ (Gen�ve) que les propri�taires d'alors d�siraient vendre.
Y.________ est administrateur de la soci�t� Y.________ Entreprise G�n�rale de Constructions SA (ci-apr�s: Y.________ SA).
Le 16 juillet 2004, X.________, Y.________ et l'ing�nieur civil Z.________ ont conclu une convention visant la promotion du projet immobilier dit � G.________ �, � H.________, lequel comportait la r�alisation d'une villa sur chacune des parcelles pr�cit�es (villas A, B, C, D, E et F). Cet accord pr�voyait de confier le mandat d'architecte � X.________, celui d'ing�nieur civil � Z.________, les travaux de terrassement, b�ton, b�ton arm� et ma�onnerie devant �tre attribu�s � Y.________ SA; X.________ et Y.________ s'engageaient � acheter chacun une villa � prix co�tant; les b�n�fices � r�aliser sur les quatre autres villas devaient �tre r�partis entre les trois associ�s � raison de 33,33 % chacun
Entre juillet 2004 et avril 2005, chaque parcelle a �t� vendue aux futurs acqu�reurs des villas, soit la villa A aux �poux K.________, la villa B aux �poux Y.________, la villa C aux �poux L.________, la villa D aux �poux M.________, la villa E aux �poux X.________ et la villa F aux �poux N.________. Chacun des contrats de vente comportait une clause, selon laquelle la vente �tait conditionn�e � la signature entre chaque acqu�reur et X.________ d'un mandat d'architecte ayant pour objet l'ex�cution des travaux de construction d'une villa avec garage pour un prix global pr�fix�.
Il a �t� constat� que tous les couples d'acqu�reurs ont conclu avec X.________ un contrat de construction portant sur l'�dification d'une villa pour un prix forfaitaire et que ces accords se r�f�raient aux normes SIA 102 et 118.
Le 4 f�vrier 2005, X.________ a adjug� � Y.________ SA les travaux de terrassement, remblayage et canalisations sur la base d'une soumission de ladite soci�t� du 22 octobre 2004, et ceux de b�ton, b�ton arm� et ma�onnerie sur la base d'une soumission de la m�me soci�t� dat�e du 29 octobre 2004. X.________, avec l'accord de ses deux associ�s, a recalcul� les postes des soumissions en fonction des m�tr�s figurant dans les documents pr�cit�s. Il en est r�sult� un total de 133'400 fr., taxes incluses, pour les travaux de terrassement, remblayage et canalisations, incluant un rabais de 12,76 %, et un total de 1'119'000 fr., avec taxes, pour les travaux de b�ton, b�ton arm� et ma�onnerie, compte tenu d'un rabais de 13,33 %. L'accord relatif � la r�alisation de ces travaux n'a jamais �t� sign� avec Y.________ SA.
En octobre 2005, Y.________ SA s'est encore vu adjuger les travaux d'am�nagements ext�rieurs des villas; un devis a �t� sign� par cette entreprise le 15 d�cembre 2005 et par X.________ le 15 janvier 2006, lequel fait �tat d'un montant de 115'670 fr., taxes comprises et rabais de 5% d�duit.
A.b Le 22 mars 2006, Y.________ SA a pr�sent� � X.________ des demandes d'acomptes pour les villas C, D, E et F. Sur chaque situation relative aux travaux de ma�onnerie, terrassement et canalisations figurait un rabais de 10%; sur la base de ces documents, X.________ a �tabli des bons de paiement pour les acomptes demand�s.
Les 4 septembre et 20 octobre 2006, Y.________ SA a adress� � X.________ deux d�comptes finaux pour les travaux r�alis�s dans les six villas, le premier relatif aux travaux de terrassement, ma�onnerie et b�ton arm�, le second aff�rent aux travaux d'am�nagements ext�rieurs.
X.________ a contest� ces d�comptes, arguant en particulier que certains travaux n'�taient pas termin�s et que d'autres �taient entach�s de d�fauts. A cet �gard, le pr�nomm� a fait �tat notamment de l'obstruction d'un tuyau d'�vacuation d'air d'une des villas et de la remise en �tat du gazon.
Il a �t� retenu que l'entreprise Q.________ est intervenue au d�but de l'ann�e 2007 pour r�gler un probl�me de ventilation dans la villa C, dont Y.________ SA avait �t� pr�alablement inform�; l'entreprise a factur� son intervention au montant de 1'567 fr.
A une date ind�termin�e, l'entreprise P.________ SA a effectu� la remise en �tat du gazon, ce qui a engendr� un co�t de 3'335 fr.60.
Le 23 mars 2007, X.________ a fait parvenir � Y.________ SA des documents manuscrits comportant un brouillon de d�compte g�n�ral avec factures d�taill�es par villa en relation avec les travaux de terrassement, canalisation, ma�onnerie et b�ton arm�; le pr�nomm� a appliqu� un rabais de 10%.
A.c Le 17 janvier 2008, X.________ a adress� des factures finales aux propri�taires des villas A, C, D et F. Des contestations sont alors apparues. Ainsi les �poux K.________ ont obtenu que soit ramen� de 127'400 fr. � 105'000 fr. pour solde de tout compte le montant que leur r�clamait X.________. Les �poux L.________ ont pay� finalement 46'000 fr., pour solde de tout compte, sur la facture de 58'400 fr. �mise par X.________. Les �poux N.________ ont fait r�duire � 23'000 fr. la facture finale de 103'000 fr. dress�e par X.________ Tous ces accords pr�cisaient que le paiement lib�rait l'acqu�reur de toute obligation envers les entrepreneurs.
Le 19 mars 2008, Y.________ SA a envoy� � X.________ en relation avec les travaux d'am�nagements ext�rieurs sur les villas A � F, � partir d'une note finale qui se montait 116'833 fr. avec taxes, une facture pour le solde d�, arr�t� � 70'533 fr. apr�s d�duction des acomptes per�us.
A.d Il a �t� constat� que Y.________ SA a encaiss�, � titre d'acomptes, le montant de 1'137'400 fr. pour les travaux de terrassement, ma�onnerie et b�ton arm� et la somme de 46'300 fr. pour les travaux d'am�nagements ext�rieurs
B.a Par demande d�pos�e le 9 mai 2008 devant le Tribunal de premi�re instance de Gen�ve, Y.________ SA a conclu au paiement par X.________ des sommes de 199'566 fr. avec int�r�ts � 5% l'an d�s le 4 septembre 2006 et de 67'197 fr.40 plus int�r�ts � 5% l'an d�s le 20 octobre 2006. Le premier montant repr�sentait le reliquat restant � payer en rapport avec les travaux de terrassement, ma�onnerie et b�ton arm� effectu�s sur les six villas pour le prix de 1'336'966 fr., dont �taient d�duits les acomptes re�us, par 1'137'400 fr. Le second montant �tait calcul� sur la base de la facture finale des travaux d'am�nagements ext�rieurs, par 116'833 fr., somme � laquelle �taient soustraient les acomptes encaiss�s, par 46'300 fr., et la facture de l'entreprise P.________ SA ayant trait � la r�fection du gazon, par 3'335 fr.60.
Le d�fendeur a conclu � sa lib�ration. Il a pr�tendu qu'il ne se consid�rait pas d�biteur de la demanderesse, laquelle �tait pay�e directement par les propri�taires.
En cours d'instance, Y.________ SA a reconnu avoir touch� des acomptes par 24'500 fr. pour les travaux de terrassement, ma�onnerie et b�ton arm� et par 50'185 fr.55 pour les am�nagements ext�rieurs, sommes qui devaient �tre imput�es sur ses conclusions initiales.
Des t�moins ont �t� entendus par les premiers juges.
K.________ a d�clar�, s'agissant de la villa A, qu'il n'avait sign� aucun contrat avec les entreprises qui �taient intervenues dans la construction de sa villa, lesquelles avaient �t� choisies exclusivement par X.________. Le t�moin a affirm� qu'il avait acquitt� la facture finale sur le compte de la Promotion � G.________ � ouvert aupr�s d'une banque � H.________.
L.________, concernant la villa C, a certifi� qu'il avait n�goci� la construction de sa villa et discut� le solde du prix avec le d�fendeur, lequel �tait son interlocuteur durant les travaux. L'arr�t� de compte final avait �t� sign� par X.________ et Z.________.
N.________, � propos de la villa F, a affirm� que le d�fendeur �tait son � interlocuteur contractuel �. Le t�moin a expos� qu'il ne connaissait pas les entreprises qui �taient intervenues sur le chantier et qu'il n'avait effectu� aucun versement en leur faveur, � l'exception du paiement de sa cuisine. Le pr�cit� a dit qu'il retenait 30'000 fr. sur la facture finale de l'architecte, aux motifs que certaines prestations promises n'avaient pas �t� r�alis�es et que celui-ci avait �t� d�faillant dans la conduite des travaux.
B.b Par jugement du 9 septembre 2009, le Tribunal de premi�re instance a condamn� le d�fendeur � verser � la demanderesse 114'825 fr. avec int�r�ts � 5% l'an d�s le 4 septembre 2006 pour les travaux de terrassement, ma�onnerie et b�ton arm� (gros oeuvre) et 15'848 fr.85 plus int�r�ts � 5% l'an d�s le 20 octobre 2006 pour les travaux d'am�nagements ext�rieurs.
B.c Saisie d'un appel du d�fendeur, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve, par arr�t du 25 juin 2010, l'a partiellement admis en ce sens que X.________ a �t� reconnu d�biteur de son adverse partie de la somme de 113'258 fr. avec int�r�ts � 5% l'an d�s le 4 septembre 2006 pour les travaux de gros oeuvre et de 15'848 fr.85 plus int�r�ts � 5% l'an d�s le 20 octobre 2006 pour les travaux d'am�nagements ext�rieurs. La cour cantonale a confirm� pour le reste le jugement du 9 septembre 2009.
Les motifs de cet arr�t sont expos�s ci-dessous dans la mesure utile.
X.________ exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral contre l'arr�t pr�cit�. Le recourant veut qu'il soit constat� que l'intim�e n'a pas la qualit� pour agir � son encontre, qu'en cons�quence l'arr�t d�f�r� soit annul� et que soit � appliqu�e la compensation de la cr�ance en frs 97'990.- de M. X.________ � et que, le cas �ch�ant, la cause soit renvoy�e � la cour cantonale pour ordonner une expertise � quant au d�compte du solde relatif aux travaux ex�cut�s par l'intim�e �.
Par ordonnance du 9 novembre 2010, la Pr�sidente de la Ire Cour de droit civil a rejet� la requ�te d'effet suspensif pr�sent�e par le recourant.
1.1 Interjet� par la partie d�fenderesse qui a largement succomb� dans ses conclusions lib�ratoires et qui a ainsi la qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF), dirig� contre un arr�t final (art. 90 LTF) rendu en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) par une autorit� cantonale de derni�re instance (art. 75 LTF) dans une affaire p�cuniaire dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 30'000 fr. de l'art. 74 al. 1 let. b LTF, le recours est par principe recevable, puisqu'il a �t� d�pos� dans le d�lai (art. 100 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) pr�vus par la loi.
1.4 Le Tribunal f�d�ral ne peut aller au-del� des conclusions des parties (art. 107 al. 1 LTF).
Et, en vertu de l'art 99 al. 2 LTF, toute conclusion nouvelle est irrecevable. Les conclusions dont l'autorit� pr�c�dente n'a pas �t� valablement saisie sont en particulier irrecevables en instance f�d�rale (arr�ts 4A_115/2010 du 14 mai 2010 consid. 1.3 et 4A_240/2007 du 20 septembre 2007 consid. 5).
Il r�sulte de l'arr�t d�f�r� que le recourant avait pris dans son appel des conclusions reconventionnelles, � raison de 97'990 fr., fond�es sur des cr�ances dont il serait titulaire � l'encontre de Y.________ et son entreprise. La cour cantonale a consid�r� que cette demande reconventionnelle en paiement, qui n'avait pas �t� soumise aux premiers juges, constituait une conclusion nouvelle et qu'� d�faut de se fonder sur une des circonstances vis�es par l'art. 312 de la loi genevoise de proc�dure civile du 10 avril 1987 (LPC/GE), cette conclusion devait �tre d�clar�e irrecevable. Ipso facto, ladite conclusion est �galement irrecevable devant le Tribunal f�d�ral (art. 99 al. 2 LTF).
Le recourant veut que soit constat� le d�faut de qualit� pour agir de l'intim�e � son endroit, l'arr�t attaqu� devant �tre mis � n�ant. On doit en d�duire que par cette conclusion, peu explicite, qui avait d�j� �t� formul�e de la sorte en appel, il conclut au rejet entier des conclusions de la demande.
Dans l'arr�t d�f�r�, l'autorit� cantonale a tout d'abord qualifi� les relations juridiques nou�es par les plaideurs. Elle a rappel� que le juge doit s'efforcer de d�terminer la commune et r�elle intention des parties, puis s'il �choue dans cette t�che, appliquer la th�orie de la confiance pour fixer la volont� normative de celles-ci. Se fondant sur les t�moignages recueillis devant le Tribunal de premi�re instance (i.e. ceux de K.________, L.________ et N.________), la Cour de justice a admis que les acqu�reurs des villas n'avaient jamais envisag� de rev�tir le r�le de ma�tres d'ouvrages vis-�-vis des entrepreneurs auxquels le d�fendeur avait confi� l'ex�cution des travaux de construction de leur villa. Lesdits acqu�reurs n'ont ainsi pas eu � se prononcer sur des devis que le d�fendeur leur aurait soumis avant d'ordonner des travaux. Ils ont n�goci� directement avec celui-ci la facture finale globale, cela pour solde de tout compte et d�charge de toute obligation � l'�gard des entrepreneurs concern�s. Les juges cantonaux en ont inf�r� que la mani�re de proc�der du d�fendeur ne permettait pas aux acqu�reurs � de faire valoir leur propre volont�, � l'instar d'un ma�tre d'ouvrage, de conclure diff�rents contrats d'entreprise partiels � des conditions pr�d�termin�es �. Les magistrats genevois ont trouv� confirmation de leur point de vue dans le fait que le d�fendeur n'a produit aucun contrat d'entreprise relatif � des travaux effectu�s sur les villas de la promotion immobili�re, dont il ressortirait que l'int�ress� aurait agi uniquement en tant que mandataire des propri�taires. La cour cantonale a ainsi tenu pour acquis que le d�fendeur a conclu les contrats de constructions avec les acqu�reurs des villas en qualit� d'entrepreneur total, de sorte qu'il est lui-m�me li�, par divers contrats d'entreprise, avec les entrepreneurs qui sont intervenus sur le chantier comme sous-traitants, � l'exemple de la demanderesse. Sur la base de ce raisonnement, la Cour de justice a reconnu dans la pr�sente cause la qualit� pour agir de la demanderesse et la l�gitimation passive du d�fendeur, tous deux li�s par un contrat d'entreprise au sens des art. 363 ss CO.
Passant � la d�termination du prix des travaux effectu�s par la demanderesse, la cour cantonale s'est bas�e sur les soumissions des 22 et 29 octobre 2004, fixant � 133'400 fr. avec un rabais de 12,76 % le co�t des travaux de terrassement, remblayage et canalisations et � 1'119'000 fr. avec un rabais de 13,33 % celui des travaux de b�ton, b�ton arm� et ma�onnerie. Consid�rant que le rabais accept� par les parties n'�tait que de 10%, elle a adapt�, comme l'ont fait les premiers juges, les montants soumissionn�s � cette r�duction plus faible, de sorte que le prix des travaux de terrassement a �t� arr�t� � 135'379 fr (au lieu de 133'400 fr.) et le co�t des travaux de b�ton, b�ton arm� et ma�onnerie � 1'141'346 fr. (au lieu de 1'119'000 fr.), d'o� un total de 1'276'725 fr. Apr�s d�duction des acomptes touch�s par l'intim�e, soit 1'137'400 fr. et 24'500 fr., restait un reliquat de 114'825 fr. L'autorit� cantonale a encore jug� qu'il convenait de prendre en compte un d�faut imputable � la demanderesse (obstruction d'un tuyau du syst�me d'aspirateur central d'une des villas), dont la r�paration s'�tait �lev�e � 1'567 fr. En d�finitive, elle a d�cid� que c'�tait une somme de 113'258 fr. (114'825 fr. - 1'567 fr.) qui �tait due � l'intim�e pour les travaux de gros oeuvre.
Au sujet des travaux d'am�nagements ext�rieurs, la Cour de justice s'est r�f�r�e au calcul du Tribunal de premi�re instance, que le d�fendeur n'avait pas critiqu�. Cette autorit� avait admis que l'entreprise demanderesse n'avait pas justifi� du d�passement de devis de 1'163 fr. r�sultant de sa facture finale, en sorte que ce montant devait �tre soustrait des conclusions prises dans sa demande du 9 mai 2008, qui ascendaient � 67'197 fr.40. En d�duisant en plus l'acompte per�u par la demanderesse en cours d'instance, � savoir 50'185 fr.55, le d�fendeur �tait toujours redevable de celle-ci d'un montant de 15'848 fr.85 (67'197 fr.40 - 1'163 fr. - 50'185 fr.55).
3.1 Le pr�sent recours comporte, dans ses pages 5 � 11, une partie � En fait � qui figurait d�j� de mani�re quasi identique dans le m�moire d'appel, aux pages 2 � 7, que le recourant a d�pos� devant la Cour de justice.
Dans cette partie de son recours en mati�re civile, le recourant expose longuement sa propre version des faits accot�e � une appr�ciation des preuves de son cru, cela sans invoquer de mani�re pr�cise ni violation du droit ni arbitraire. Il n'y a donc pas lieu de tenir compte de ces d�veloppements appellatoires. En cons�quence, il sied de fonder le raisonnement juridique sur l'�tat de fait contenu dans l'arr�t cantonal.
3.2 A teneur de l'art. 42 al. 2, 1�re phrase, LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqu� viole le droit. Selon la jurisprudence, cette norme exige ainsi que le recourant discute au moins sommairement les consid�rants de la d�cision attaqu�e; le recourant ne satisfait pas � cette exigence lorsque la motivation du recours form� devant le Tribunal f�d�ral est identique � celle qui �tait d�j� pr�sent�e dans la proc�dure cantonale (ATF 134 II 244 consid. 2.1-2.3).
Dans le cas pr�sent, les pages 13 � 21 de la partie � En droit � du m�moire de recours en mati�re civile ne sont qu'une reproduction des pages 7 � 15 du m�moire d'appel du 29 octobre 2009, hormis quelques tr�s petites diff�rences textuelles. Et m�me les nombreux passages mis en �vidence par l'utilisation de caract�res gras et soulign�s se retrouvent d'une fa�on presque similaire dans les deux actes de recours. Dans ces conditions, il y a lieu de consid�rer que les pages pr�cit�es du recours ne r�pondent pas aux r�quisits de motivation exig�s par l'art. 42 al. 2 LTF et que ce pan du recours est pour cette raison irrecevable.
4.1 Le recourant soutient qu'il a sign� des conventions avec les entreprises qui ont effectu� des prestations sur le chantier de la promotion � G.________ � en seule qualit� de repr�sentant des ma�tres de l'ouvrage, ceux-ci �tant les acqu�reurs des parcelles destin�es � la construction de six villas. A le suivre, il a rev�tu � l'�gard de ces entrepreneurs, dont l'intim�e fait partie, le statut d'un architecte mandataire, et nullement celui d'un entrepreneur g�n�ral total. Il fait valoir qu'aucun contrat d'entreprise g�n�rale n'a �t� sign� dans la pr�sente cause, mais qu'en revanche il a sign� comme mandataire des propri�taires les contrats d'entreprise pass�s entre ces derniers et les diff�rents entrepreneurs, ainsi que les actes fiduciaires des banques portant sur les cr�dits de construction des acqu�reurs. Enfin, il tire argument que les bons de paiement qui devaient �tre transmis aux banques pr�teuses par les acqu�reurs des biens-fonds comportaient les mentions � le ma�tre de l'ouvrage � et � l'architecte �.
4.2 Il s'agit de d�terminer la nature du contrat que les parties ont conclu dans le cadre du projet immobilier portant sur la construction de six villas � H.________.
La solution � cette question est �troitement li�e � la qualification de l'accord que chaque acqu�reur des villas a pass� avec le recourant. En effet, s'il devait �tre admis, comme le soutient celui-ci, qu'il a agi envers les entrepreneurs ayant oeuvr� sur le chantier comme mandataire des acheteurs des biens-fonds auxquels il �tait li� par un contrat d'architecte complet, ces derniers pourraient �tre redevables envers l'intim�e du prix des travaux de gros oeuvre et d'am�nagements ext�rieurs effectu�s par celle-ci dans le cadre d'un contrat d'entreprise dont les acqu�reurs (et non le recourant) seraient les ma�tre de l'ouvrage .
Toutefois, dans l'hypoth�se retenue par la cour cantonale o� le recourant a conclu avec les acqu�reurs des maisons un contrat d'entreprise totale, l'intim�e, en tant que sous-traitant de ce dernier, entrepreneur total, n'aurait pas de relation contractuelle avec les ma�tres de l'ouvrage (i.e. les acqu�reurs), du moment que ceux-ci ne sont alors li�s qu'avec l'entrepreneur total par un contrat d'entreprise qui porte sur la r�alisation de toute la construction de chaque villa (cf. PETER GAUCH, Le contrat d'entreprise, adaptation fran�aise par BENO�T CARRON, 1999, ch. 233 p. 75/76 et ch. 223 p. 73).
4.3 Dans une premi�re �tape, il faut rappeler ce que recouvre ces deux figures contractuelles.
4.3.1 La notion juridique d'entrepreneur total a sa source dans celle d'entrepreneur g�n�ral, lequel s'engage � l'�gard du ma�tre � r�aliser la totalit� d'un ouvrage ou d'une partie d'ouvrage en prenant la place des diff�rents entrepreneurs partiels qui sont charg�s de prestations sp�cifiques. L'entrepreneur total est charg� pour sa part, en plus des t�ches de l'entrepreneur g�n�ral, de l'�tablissement des �tudes de projets et des plans. Le contrat pass� entre l'entrepreneur total et le ma�tre de l'ouvrage se qualifie comme un contrat d'entreprise au sens de l'art. 363 CO, cela m�me si le premier d�l�gue l'ensemble des travaux � des entreprises sous-traitantes (arr�t 4C.87/2003 du 25 ao�t 2003 consid. 4.3.1, non publi� in ATF 129 III 738; ATF 114 II 53 consid. 2).
Un architecte peut parfaitement jouer le r�le d'un entrepreneur g�n�ral ou total (TERCIER/FAVRE, Les contrats sp�ciaux, 4e �d., 2009, ch. 5362 p. 807). S'il rev�t cette qualit�, l'architecte ne repr�sente pas les ma�tres envers les entrepreneurs mis en oeuvre, mais agit envers ces sous-traitants en son nom et pour son propre compte (ATF 130 III 707 consid. 4.4).
4.3.2 Le contrat d'architecte global est celui par lequel un architecte se charge au moins de l'�tablissement des plans (esquisses et projets de construction, plans d'ex�cution et de d�tail) et de la direction des travaux, avec ou sans l'adjudication de travaux. Ce contrat constitue un contrat mixte, qui rel�ve, suivant les prestations, du mandat ou du contrat d'entreprise (arr�t 4C.87/2003 du 25 ao�t 2003 consid. 4.3.2, non publi� in ATF 129 III 738; ATF 127 III 543 consid. 2a).
4.4 Lorsqu'il est amen� � qualifier ou interpr�ter un contrat, le juge doit tout d'abord s'efforcer de d�terminer la commune et r�elle intention des parties, sans s'arr�ter aux expressions ou d�nominations inexactes dont elles ont pu se servir, soit par erreur, soit pour d�guiser la nature v�ritable de la convention (art. 18 al. 1 CO). S'il y parvient, il pose une constatation de fait qui lie en principe le Tribunal f�d�ral conform�ment � l'art. 105 al. 1 LTF. Si la volont� r�elle des parties ne peut pas �tre �tablie ou si leurs volont�s intimes divergent, le juge doit interpr�ter les d�clarations et les comportements selon la th�orie de la confiance; il doit donc rechercher comment une d�claration ou une attitude pouvait �tre comprise de bonne foi en fonction de l'ensemble des circonstances (ATF 135 III 295 consid. 5.2). Le principe de la confiance permet d'imputer � une partie le sens objectif de sa d�claration ou de son comportement, m�me s'il ne correspond pas � sa volont� intime L'application du principe de la confiance est une question de droit que le Tribunal f�d�ral peut examiner librement (art. 106 al. 1 LTF). Mais pour trancher cette question, il faut se fonder sur le contenu de la manifestation de volont� et sur les circonstances, dont la constatation ressortit au fait . Les circonstances d�terminantes � cet �gard sont celles qui ont pr�c�d� ou accompagn� la manifestation de volont�, mais non pas les �v�nements post�rieurs, � l'exemple du comportement adopt� par les parties contractantes apr�s qu'elles ont conclu l'accord (ATF 133 III 61 consid. 2.2.1, 675 consid. 3.3 p. 681 s. et les arr�ts cit�s; 132 III 626 consid. 3.1).
4.5 En l'occurrence, l'autorit� cantonale est partie des d�clarations d'acqu�reurs des villas A, C et F., qui ont �t� entendus par les premiers juges comme t�moins et dont les d�positions ont �t� soigneusement retranscrites au consid. C de l'arr�t d�f�r�, pour retenir que les acheteurs n'ont jamais envisag� de jouer le r�le de ma�tre d'ouvrage � l'�gard des entreprises auxquelles le recourant a confi� la charge d'ex�cuter des travaux de construction de leur immeuble. Sur cette base, la Cour de justice a �crit qu'il �tait acquis pour elle que le recourant a pass� avec les acheteurs des contrat d'entreprise totale.
On peut se demander si, apr�s avoir appr�ci� la port�e probante de ces d�clarations, la Cour de justice n'a pas d�termin� la volont� r�elle et commune desdits acqu�reurs et du d�fendeur de conclure des contrats d'entreprise totale pour la r�alisation compl�te de chaque villa, l'intim�e �tant alors une entreprise sous-traitante du recourant, entrepreneur total. La question d�battue serait alors d'ores-et-d�j� tranch�e.
Mais, dans le doute, il faut passer � l'interpr�tation normative et d�terminer si les magistrats genevois ont pu, sans violer le droit f�d�ral, admettre la passation entre les acheteurs et le d�fendeur de contrats d'entreprise totale.
4.6 Il a �t� constat� que chaque contrat de vente des parcelles sur lesquelles ont �t� �rig�es les villas contenait une clause d'apr�s laquelle la vente �tait soumise � la condition que l'acqu�reur concern� donne un mandat d'architecte au d�fendeur portant sur la construction de sa villa et d'un garage pour un prix global pr�fix�.
Cette constatation, prise isol�ment, pourrait donner � penser que les acheteurs et le recourant ont entendu se lier par des contrats d'architecte complet. Mais il faut bien plut�t d�gager le sens qui devait �tre attribu� de bonne foi aux manifestations de volont� par les destinataires de celles-ci en fonction de toutes les circonstances qu'ils connaissaient au moment o� ils les ont re�ues.
Les contrats de construction conclus entre le recourant et les acqu�reurs pr�voyaient un prix forfaitaire. On ne peut rien tirer de ce facteur, d�s lors que ce mode de r�mun�ration peut s'appliquer tant � l'entrepreneur, qui arr�te sa r�mun�ration d'apr�s des prix fermes (art. 373 CO), qu'� l'architecte qui calcule ses honoraires selon un taux forfaitaire (Tercier/Favre, op. cit., ch. 5383 p. 811).
Les contrats de construction en question se r�f�raient aux normes SIA 102 et 118. Mais si la premi�re de ces normes d�crit notamment les droits et les devoirs des parties contractant des mandats d'architecte (cf. art. 1.1.1. du r�glement SIA 102), la seconde pose des conditions g�n�rales pour le contrat d'entreprise (cf. Gauch, op. cit., ch. 261 p. 83). Cet �l�ment ne permet cons�quemment pas de r�soudre le probl�me.
D'apr�s les constatations de l'arr�t d�f�r�, les acheteurs des parcelles ignoraient que l'intim�e devait intervenir sur le chantier de leur villa, car ils avaient le d�fendeur pour seul interlocuteur. C'est ainsi le recourant qui a adjug� les travaux de gros oeuvre et d'am�nagements ext�rieurs � l'intim�e, sans en r�f�rer d'aucune fa�on aux acheteurs des biens-fonds. Dans la m�me veine, le d�fendeur a recalcul� de sa propre initiative les postes des soumissions de l'intim�e aff�rentes aux travaux de b�ton, b�ton arm� et ma�onnerie. De m�me, le d�fendeur n'a pas pr�sent� aux acqu�reurs pour approbation les demandes d'acomptes de la demanderesse en cours de travaux, pas plus que les d�comptes finaux que celle-ci a �tablis pour les travaux r�alis�s.
Le recourant a par contre adress� aux acqu�reurs les factures finales relatives � l'ensemble des travaux de construction concernant leur villa. Il a de plus n�goci� directement avec chaque propri�taires le reliquat � verser, en pr�cisant syst�matiquement que ce paiement lib�rerait l'acqu�reur de toute obligation envers les entrepreneurs ayant �t� mis en oeuvre.
L'appr�ciation globale de ces indices signifiants conduit � retenir que chaque acqu�reur pouvait raisonnablement d�duire du comportement du recourant qu'il �tait li� avec celui-ci par un contrat d'entreprise totale. Il suit de l� que l'intim�e est une sous-traitante du d�fendeur, entrepreneur total, avec lequel elle a conclu un contrat d'entreprise ayant port� sur les travaux de gros oeuvre et d'am�nagements ext�rieurs. Partant, l'intim�e a qualit� pour actionner le recourant en paiement des travaux qu'elle a r�alis�s sur commande de ce dernier.
Le raisonnement des magistrats genevois est donc parfaitement conforme au droit f�d�ral.
4.7 Le recourant n'�met aucune critique sur la fa�on dont la cour cantonale a arr�t� les sommes qui restent dues � l'intim�e. Faute de tout d�veloppement � ce sujet (cf. art. 42 al. 2 LTF), les montants dont le d�fendeur a �t� reconnu d�biteur de la demanderesse dans l'arr�t attaqu� seront confirm�s, en capital et int�r�ts.
En d�finitive, le recours doit �tre rejet� dans la mesure de sa recevabilit�. Le recourant, qui succombe, supportera les frais judiciaires et versera � l'intim�e une indemnit� � titre de d�pens (art. 66 al. 1 et 68 al. 1 et 2 LTF).

References: art. 363
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 1
 art. 42