Source: http://nptdumois.blogspot.com/2014/11/n49-art1-les-thes-de-ceylan-le-sri.html
Timestamp: 2018-02-21 15:00:04+00:00

Document:
La Nouvelle Presse du Thé: l'édition à rubriques: N°49 Art.1 "Les thés de Ceylan, le Sri Lanka quatrième producteur de thé du monde."
Cette lettre d'information électronique consacrée au thé est à vocation pédagogique et culturelle. Elle paraît tous les deux mois environ et propose au grand public ainsi qu'aux professionnels une plateforme francophone pour communiquer sur le thé .
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N°49 Art.1 "Les thés de Ceylan, le Sri Lanka quatrième producteur de thé du monde."
Cette île, un vrai paradis tropical à la forme d’une goutte de rosée, est séparée de la pointe sud est de l’Inde par les 31 km du détroit de Palk. Avec ses 65 000 km², grande comme l’ensemble de l’Aquitaine et du Poitou –Charentes, elle figure depuis près de 150 ans parmi les grands des « thés fins ».
théiers dans la brume au coeur du Sri Lanka
Voici quelques chiffres à titre d’introduction :
Découvert par les Portugais en 1502, repris par les Bataves en 1658 et puis occupé par les Britanniques dés 1796, Ceylan devient indépendant en 1948.La création de la République démocratique socialiste en 1972 est suivi par le changement du nom. En 1974 Ceylan devient le Sri Lanka ; toutefois l'appellation Ceylan est conservée pour le thé, à titre de marque nationale, réputée de longue date.
le logo du lion et l'IGP de région
Des graines et boutures de thé sont importées de Chine en 1842 et de l’Assam en 1838 et puis installées dans les jardins royaux de Peradenya à titre expérimental. La culture commerciale débute dans les années 1870, pour remplacer les nombreuses plantations de café, qui se voient détruites en quelques années par un parasite.
Quand le nouveau gouvernement décide de nationaliser l’industrie du thé en 1974, c’est un changement profond qui intervient, puisqu’on privilégie désormais le volume sur la qualité, afin de faire face à la concurrence des thés noirs CTC de l’Afrique de l’Est, nettement moins chers.
Vingt ans plus tard, une privatisation progressive est suivie par un retour à la qualité comme mot d’ordre principale.
Aujourd’hui les 7 grandes régions de production comportent plus de 650 grands ensembles de plantations, répartis en plus de 2 000 jardins nommés, avec chacun son thé de terroir authentique et spécifique.
les 7 régions de thé
Encadré par le Sri Lanka Tea Board,
qui veille au respect du célèbre Logo du Lion, réservé exclusivement aux thés issus à 100% des plantations de l’île, manufacturés et conditionnés sur place, le pays a retrouvé complètement son profil de producteur de thés fins.
La guerre civile entre Tamouls hindous et Cingalais bouddhiste a pris fin en 2009, après 26 ans de perturbations graves, le Tsunami qui a ravagé les côtes en 2004 appartient au passé et le renouvellement des théiers anciens va bon train depuis plusieurs années.
En 2013 le Sri Lanka a produit 340.000 t de thés, dont 90% sont des thés noirs orthodoxes, à feuilles entières, et qui sont exportés à 95%. L’industrie du thé fournit 10% des emplois, est le 3e générateur de revenues du pays et provient à 76% de récoltes de petits producteurs.
Pourquoi ces thés sont depuis si longtemps parmi les plus primés ? et les plus recherchés ?
C’est la configuration de l’île, avec ses massifs montagneux au centre, qui crée des zones climatiques spécifiques, en clivant les moussons, qui se croisent au cœur de l’île.
En tenant en plus compte de l’altitude des plantations, en différentiant entre haute montagne, moyenne montagne et plaines et collines du sud, ce sont donc 7 régions bien définies qui produisent des thés avec des caractéristiques spécifiques, qui ont en plus des saisons « à pic de qualité ». En effet quand les pluies de la mousson ont saturé les sols d’eau et s’en vont pour laisser la place aux vents et au soleil, les théiers explosent pour quelques semaines en bourgeons de qualité extrême.
Ces 7 régions, donc chacume a son "logo IGP" se nomment :
**en haute altitude : Dimbula, Nuwara Eliya, Uva et Uda Pussellawa ;
**en moyenne altitude : Kandy, autour de l’ancienne capitale royale,
**en collines et plaines du sud : Ruhuna et Sabaragamuwa.
thés fins en vrac
C’est donc un choix immense que proposent
**les grandes marques nationales, qui exportent leurs thés fins généralement en sachets et
** les importateurs de thés fins qui commercialisent généralement ces thés d’origine en vrac dans leurs comptoirs de thé.
thés premiums de Dilmah en sachet
En 2013 les principaux clients du Sri Lanka sont la Russie, avec 45.000t, le Moyen Orient avec plus de 80.000t l’Afrique du Nord avec plus de 10.000, c’est eux les plus convaincus que les prix élevés de ces thés sont amplement justifiés par leur qualité supérieure.
Et puis en Europe la France : 870t, la Finlande : 1.270t, l’Italie : 1.370t, la Pologne : 2.300t.
Des tasses à redécouvrir, sans tarder !!
Posted by Barbara Dufrêne at 11:49
Labels: N°49
Barbara Dufrêne
N°49 du 30 novembre 2014: le Sommaire
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References: Art.1
 Art.1
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 Art.2
 Art.3
 Art.4
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