Source: http://www.iran-resist.org/article6796.html
Timestamp: 2018-04-24 06:29:23+00:00

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Iran Resist - Semaine en images n°497 :La voie express Rafsandjani
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Semaine en images n°497 :
La voie express Rafsandjani
Dès le début de cette année 2017, les mollahs-agitateurs qui s’étaient retrouvés sous la menace l’arrivée de Trump et la fin du projet islamiste du réseau Brzezinski, avaient, très vite, renoué avec le terrorisme pour intimider ou désorganiser la région et empêcher Trump de créer une coalition globale à leur encontre. Mais Trump et Poutine avaient bloqué leur élan en refusant d’admettre leurs rôles dans leurs attentats tout en les punissant par un avis négatif du GAFI (FATF) puis en se rapprochant pour engendrer une alliance Est-Ouest et un cessez-le-feu inattendu dans le sud de la Syrie (où se trouvent Damas et la frontière sensible avec Israël), privant les mollahs d’une zone indispensable pour leur nuisance vitale pour leur survie.
La Chine, les G20 et la France avaient vite rejoint cette alliance. Les mollahs avaient tenté de rebondir grâce au terrorisme du réseau Haqqani. Washington avait profité de ce choix pour souligner leurs liens avec toutes les formes du terrorisme islamique.
La condamnation sans appel des mollahs avait galvanisé les opposants internes. On avait assisté à des agressions remarquables des responsables du régime par des civiles ou de jeunes miliciens. Par ailleurs, la désignation des mollahs comme patrons de tous les terrorismes islamiques avait éloigné certains experts du réseau Brzezinski des ténors de ce réseau comme McCain ou Hillary Clinton. Ces derniers se voyant en danger avaient adopté des sanctions contre les mollahs tout en pénalisant Poutine pour que leurs sanctions ne profitent pas à Trump et à ses projets.
Les Anglais (protecteurs initiaux des mollahs et exclus de ses plans) avaient aussi aidé Trump en lui proposant de contourner la résistance des ténors du réseau Brzezinski en renforçant ses liens internationaux avec les autres grandes puissances pour faire pression sur le régime par l’inspection des bases militaires du régime incluse dans l’accord de Vienne. Trump lui-même avait complété cette démarche en impliquant ces grandes puissances dans son projet contre les mollahs par la résolution 2370 du CS de l’ONU pour combattre le terrorisme islamique.
Pris ainsi à la gorge, les mollahs avaient changé de discours lors de la cérémonie de la validation de l’élection de leur pion Rohani, en demandant de manière très opportuniste et par son intermédiaire à tous leurs agents de ne guère contrarier le peuple et ses aspirations. Certains hauts responsables avaient doublé les mollahs en devenant des partisans du peuple !
Rohani avait alors abandonné la piste de la capitulation opportuniste en optant pour des nuisances diplomatiques contre les États-Unis, l’Europe et la Russie pour les contraindre à reculer, mais avait seulement renforcé la coalition de 3 puissances contre le régime.
Les mollahs étaient encore plus en danger. Leur pion Rohani avait tenté d’obtenir le soutien de la France par un contrat avec Renault, mais il ignorait que cela ne se pouvait, car Ghosn avait signé pour contrarier Macron. Son échec avait remis en cause sa capacité à gouverner le pays en ce temps de crise potentiellement fatale au régime. Les chefs Pasdaran avaient alors tenté de provoquer une forte escalade bénéfique par une collision avec la marine de guerre américaine, mais ils n’y étaient pas arrivés. Une nouvelle fusillade entre les officiers avait alors souligné la fragilité du régime... Le Parlement avait mis en doute les choix de Rohani pour son cabinet. Le clergé avait alors opté pour l’invention d’un jeune martyr zélote mort en héros en Syrie afin de nier son échec sur tous les plans et prétendre qu’il pouvait rebondir grâce à une troisième génération révolutionnaire et islamiste.
La semaine dernière (11-18 Août 2017 / 20-27 Mordad 1396), en réaction à l’incapacité des mollahs et des chefs Pasdaran de faire quelque chose, Ali Larijani avait trahi ces derniers en se rapprochant de Rohani et son ministre de pétrole Zanganeh pour une sorte de Coup d’Etat de salon...
Les ex-lieutenants de Rafsandjani avaient dévoilé le rapprochement, car ils n’y gagnaient rien et s’estimaient trahis par Rohani et Zanganeh issus de leur clan. Les chefs Pasdaran s’étaient accroché au Martyr virtuel des mollahs, car ils n’avaient pas de place dans la coalition d’Ali Larijani. Mais ils n’avaient pas pu trouver des officiers pour les suivre. Ils avaient tenté une collision avec l’US Navy et avaient échoué. Ils avaient renoué avec des slogans menaçants et s’étaient vus convoqués par les Turcs pour cesser ce comportement ! Larijani s’était approché des chefs Pasdaran ainsi déstabilisés par leurs insuccès.
Le clergé avait arrêté ce coup d’Etat rampant en nommant l’ayatollah Shahroudi, un ennemi de Larijani, à la tête du Conseil de Discernement de l’Intérêt du régime et en retirant à Larijani et à Rohani leurs sièges permanents dans ce même conseil. Le clergé avait dragué les chefs Pasdaran en offrant un siège à l’un des leurs, le chef des États-majors Baqeri. Ces derniers n’avaient pas remercié le clergé, car ils se retrouvaient prisonniers du système clérical. Ils avaient essayé de profiter de leur convocation en Turquie pour rebondir. Mais ils n’avaient pu y parvenir. Ils avaient alors accepté l’alliance contraignante avec les mollahs.
Rohani avait aussi essayé de rebondir grâce à un soutien de Poutine ou une entente avec les Saoudiens, mais après ces coups désespérés, il avait accepté la suprématie du clergé en félicitant la nomination de l’ayatollah Shahroudi et sa propre rétrogradation dans l’échelon intérieur du régime avant le vote de confiance au Parlement pour obtenir les soutiens nécessaires à ce vote.
Les cadres miliciens hostiles à l’ensemble du régime avaient perturbé ce projet en insistant sur la faillite imminente du régime par sa faute et ses futurs projets économiques ! Les Anglais avaient aussi soutenu cette opposition en révélant que Rohani avait gonflé le chiffre des exportations pétrolières en accordant une très grosse remise aux Sud-Coréens !
Le clergé n’avait pas soutenu son pion discrédité ! Les Parlementaires s’étaient montrés impolis pendant son discours ! Rohani avait dû avouer qu’il avait des problèmes et avait dû renouer avec la menace de reprise des activités nucléaires en quelques jours pour s’approcher des chefs Pasdaran qui peinaient comme lui à avancer !
La Russie avait condamné sa menace et promis des sanctions. Personne ne l’avait reprise. Son échec avait servi les chefs Pasdaran ! Les Parlementaires avaient dragué le nouveau ministre de la Défense issu de la milice pour se rapprocher des chefs Pasdaran !
Les chefs Pasdaran n’avaient pas attrapé la perche dans cette semaine des Coups d’Etat rampants. Ils avaient épousé ce projet en en organisant des enterrements pour de fidèles morts en Syrie pour se dire soutenus grâce aux familles des victimes. Mais il n’y avait eu aucune mobilisation et leur tentative avait juste démontré que les familles de leurs derniers fidèles ne voulaient pas de ce régime ! In fine, ils pouvaient accepter l’offre des Parlementaires pour continuer l’aventure !
Vendredi | 18 Août 2017 | 27 Mordad 1396 | Dernier jour de la semaine dernière | , la Russie avait durement frappé le régime en justifiant les sanctions balistiques à son encontre au prétexte qu’il comptait développer des missiles en apparence autorisés par l’ONU, mais qui pouvaient être transformés (en missile nucléaire). Il a aussi tenté d’impliquer les Chefs Pasdaran dans le processus de paix dans la région Idlib, pour les empêcher d’utiliser la guerre en Syrie pour se poser en arbitre des jeux.
Ces nouvelles pressions sur le régime et sur les chefs Pasdaran pouvaient pousser ces derniers à trouver des alliés pour se protéger ! D’autres victimes des mollahs pouvaient renouer avec le putsch comme la semaine dernière.
Lors de son sermon politique de la fin de la semaine, le clergé désespéré avait mis en avant son martyr virtuel de 3e génération, mais avait aussi mis en route une nouvelle fausse révolution interne, en l’évoquant comme une menace, pour l’accréditer par avance ! Une haute personnalité du régime qui est totalement insolvable et en danger en cas d’un changement de régime même accompagné avait contré le projet en mettant en garde ses animateurs potentiels qu’ils pouvaient être sacrifiés dans ce projet pour le rendre crédible !
Le clergé avait renoncé à promouvoir l’idée et avait nuitamment changé de ligne en réunissant sans préavis avec quelques proches pour donner à la principale voie express urbaine de Téhéran, le nom de Rafsandjani, car tous ses politiques avaient toujours étaient en faveur du régime !
Cela signifiait que le régime devait revenir à la ligne de Rafsandjani. Cela voulait dire une fausse modération combinée en interne pour donner une bonne image du régime, des cadeaux financiers aux mécontents pour les calmer, du terrorisme lourd et des provocations fortes de préférence visant Israël et l’Europe pour pousser ces deux-là à plier et isoler Washington ; et enfin un faux pro-américanisme pour permettre le dialogue avec ce dernier pour parvenir à un deal !
Rohani appliquait une version soft de cette ligne. Le clergé lui disait donc de calquer son action sur Rafsandjani qui avait duré à la tête du régime par l’intensité de ses actions tant dans la modération feinte que les cadeaux aux puissants mécontents et des actions de déstabilisation régionale. En principe, Rohani devait renforcer l’action du clergé et dominer les chefs Pasdaran comme au temps de Rafsandjani en faisant d’eux des outils de ses décisions. Il devait ainsi tourner la page des Putsch en chaine, stabiliser le régime et en prime obtenir un bon vote de confiance en sa faveur de la part des Parlementaires du régime.
Mais ce durcissement très tactique n’était pas une vraie solution, car Rafsandjani n’a jamais réussi à signer le deal qu’il espérait et les sanctions avaient provoqué la rupture des miliciens de base. Il avait alors imaginé une fausse révolution de couleur pour améliorer son trompe-l’œil et permettre le deal, mais cela avait permis aux vrais opposants d’agir et mener le régime au seuil de la chute ! Il avait été sauvé en raison du refus de soutien des Américains à cette véritable contre-révolution ! Par la suite, son insistance à continuer le projet pour aider la contre-révolution afin de sauver sa peau, avait entraîné sa propre mise à mort !
Cette semaine, le clergé s’engageait donc dans un projet dangereux du fait des risques de dérapages en raison d’un contexte révolutionnaire nettement plus important et aussi du fait de sa nécessaire radicalisation en cas d’échec et d’évolution vers un changement accompagné s’il y avait un deal, et enfin, du fait du rejet de ce projet pour ces raisons par tous les insolvables du régime. Ce projet qui était censé donner une nouvelle légitimité à Rohani et aider le clergé face à un monde hostile pouvait entraîner des remous inattendus et bien déstabilisants pour les mollahs !
La semaine avait aussi de l’intérêt, car le premier jour, samedii, il y avait l’anniversaire du retour du Shah au pouvoir après le Coup d’Etat de Mossadegh à son encontre par un contrecoup des militaires fidèles qui lui étaient restés fidèles ainsi que des mollahs comme l’ayatollah Kashani qui s’étaient détournés de Mossadegh, car ses ambitions personnelles avaient mis le pays dans un chaos invraisemblable. La dérive de Mossadegh pouvait être un handicap pour le choix su retour à Rafsandjani qui a toujours agi de la même manière.
Lundi, il y avait la journée internationale des mosquées, les mollahs devaient recevoir des centaines d’invités de pays étrangers. Mais l’absence à ce sujet attestait déjà de leur isolement même dans le monde musulman et les affaiblissait.
Le lendemain mardi, il y avait la journée de l’industrie militaire qui offrait une bonne occasion aux chefs Pasdaran de se mettre en avant et de perturber les plans des mollahs en difficulté par quelques missiles ! Avant et après, il y avait aussi des journées commémoratives religieuses et des journées sociales qui pouvaient perturber les mollahs.
Le régime était dans un bain de tension. Ces dirigeants devaient rétablir leur autorité et leurs adversaires devaient les en empêcher sans accélérer leur propre chute. On pouvait assister à belles passes d’armes très nuisibles au régime et à leurs auteurs. Le retour à Rafsandjani pour stabiliser le régime devait en principe accentuer les foyers de tensions (comme d’ailleurs sous Rafsandjani) et servir de révélateur aux divisions et craintes qui menacent le régime !
Samedi | 19 Août 2017 | 28 Mordad 1396 | IRAN, organe du gouvernement boiteux du clergé, condamnait le terrorisme de son allié Daesh en Espagne et faisait l’éloge de Rafsandjani, le grand manitou du terrorisme islamique contre l’Europe, pour marquer le retour au super-cynisme de Rafsandjani. Mossadegh était aussi oublié pour éliminer la rengaine anti-américaine du régime. On était dans une version nouvelle de Rafsandjanisme, une version vers un deal rapide.
Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné à mort, avait mis en avant le nouveau ministre de Défense de Rohani, très courtisé par les Parlementaires, rappelant son attachement au développement des missiles iraniens pour donner une dimension de volonté nationale à ces missiles et faire de ces engins le fer de lance des provocations de sa diplomatie d’inspiration Rafsandjaniste.
Abrar, l’organe des lieutenants orphelins du défunt parrain du régime Rafsandjani, avait tablé sur une radicalisation et l’évolution vers une fausse révolution de couleur, car il parlait de la grande pauvreté en Iran permettant aux membres du clan de se propulser en tête des partisans pour un grand changement ! L’empressement des lieutenants orphelins de Rafsandjani pour aller vers un grand changement montrait le mauvais état du régime et pouvait mettre un terme au Rafsandjanisme des mollahs !
Par ailleurs, dans ce même clan, Ebtekar (innovation) avait pris le contrepied du régime en affirmant via un historien connu que l’on avait tort de qualifier de Coup d’Etat le retour du Roi en Iran. Les arguments avancés étaient inédits et rendaient l’article captivant.
En revanche, Javan, organe des cadres miliciens (qui avaient été les instruments de Rafsandjani et les premiers témoins de ses échecs et à présent sont hostiles au régime), avait continué leur hostilité à son encontre en annonçant qu’il comptait augmenter le dollar pour limiter les importations et ainsi refréner les attentes des foyers iraniens !
Enfin, Qods, un autre organe des cadres miliciens hostiles au régime, avait interpellé le clergé en demandant l’intervention du Conseil de Discernement contre l’engagement du respect des directives de FTAF et de l’accord sur le nucléaire ou des contrats tactiques ratés qui n’avaient pas aidé le régime.
On avait donc un clergé pleinement dans le retour aux méthodes de Rafsandjani et des sous-fifres qui voulaient en profiter pour renverser le régime et ceux qui le refusaient par peur que ce projet les sauve.
Dès le début de la journée, le clergé a été rassuré par un élan très positif en faveur de son projet, car les Parlementaires étaient beaucoup moins agressifs vis-à-vis des ministres à venir du second gouvernement de Rohani ! Akhoundi, le ministre controversé des Transports n’était pas critiqué sur ces achats d’avions sans utilité et sur l’accident ferroviaire qui avait fait des dizaines de morts. Le nouveau ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur était sagement écouté. Les Parlementaires ont même soudain annoncé la fin des examens dans l’après-midi et un vote de confiance pour tous les ministrables sauf peut-être un ou deux dès le lendemain matin !
Le gouvernement qui avait ouvert la bourse par une très forte injection de fonds de plus 300 milliards de tomans n’a constaté aucune vague de vente et de chute d’indice. La courbe de l’indice est restée à l’horizontale avec de petites variations. Les nantis issus des filières du terrorisme étaient contents. La bourse a coûté en ce jour 350 milliards de tomans (92 millions de dollars au taux « libre ») aux mollahs. Ils ont bloqué le dollar qui avait atteint 3800 tomans à ce taux pour ne pas inciter son achat et ne pas nuire à leurs réserves en dollars.
Dans l’après-midi, le Parlement, très amical au cours de ce matin, est devenu fort inamical au ministre de l’Énergie, Bitaraf (qui signifie sans-orientation ou non-partisan) remettant en cause ses compétences ! En vérifiant les critiques à son égard, nous avons constaté qu’elles étaient infondées, car Bitaraf avait été sans cesse ministre de l’Énergie sous Rafsandjani puis sous son pion Khatami, mais nous avons aussi appris qu’il avait été l’un des 6 premiers membres d’Étudiants de Ligne Khomeiny qui avaient été chargés par Rafsandjani d’envahir l’ambassade américaine à Téhéran. En fait, il n’est pas critiqué pour ses compétences, mais on voulait se débarrasser de lui en raison de son passé partisan qui était susceptible de contrarier un éventuel virage vers une fausse révolution de couleur !
Un député a aussi critiqué Ali Larijani, qui se dit très anti-américain, pour son silence sur Mossadegh. Il voulait le piéger. Il a mis fin à la tentative en affirmant qu’il venait de la faire !
Par la suite, il y a beaucoup d’attaques de la commission parlementaire de l’Énergie contre Zanganeh, le ministre de pétrole de Rohani. Cette commission totalement dépendante du clergé lui reprochait d’avoir inventé un club de pétroliers pour des décisions échappant à tout contrôle aux frais du régime ! D’autres députés les répétaient. Les critiques étaient une mise en garde des mollahs à Zanganeh pour qu’il ne songe pas à profiter du retour au Rafsandjanisme pour des magouilles dans son propre intérêt. In fine, la commission et ses fans l’ont écouté et ont arrêté de le secouer, car le clergé a besoin de ses relations de l’époque de Rafsandjani pour contourner les sanctions qui le harassent.
Après le succès interne du retour à la stratégie de Rafsandjani, on a vu les Parlementaires se démener pour s’y intégrer notamment aidant le clergé à se protéger contre l’exploitation du projet à leur insu.
Les mollahs devaient se sentir mieux. Mais leur bonne humeur s’est estompée quand Netanyahou a annoncé une visite mercredi à Moscou pour mettre en garde Poutine sur les mollahs ! L’Israélien allait sans doute évoquer ce Rafsandjanisme que les mollahs jugeaient indispensable à leur survie. Ils devaient avancer plus rapidement en durcissant la partie menaçante de la ligne Rafsandjani.
Dimanche | 20 Août 2017 | 29 Mordad 1396 | Rohani devait en principe bénéficier du Vote de Confiance du Parement, devenu un allié docile par intérêt.
IRAN, organe du gouvernement boiteux du clergé, avait mis en avant la démission de Bannon comme la séparation du cerveau de la boite crânienne, la fin de la pensée stratégique de l’administration Trump, pour souligner la nécessité d’une stratégie et insinuer que le régime avait fait la démarche inverse et de fait il était mieux protégé que son adversaire. L’idée était intéressante, mais Rohani présentait le cadavre de Rafsandjani comme conseiller et on n’a jamais vu un mort conseiller un vivant.
Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné à mort, annonçait que le Liban avait saisi des armes d’Al Nosra (« proches des Américains ») et que de fait, sa stratégie de Rafsandjani, pouvait être aidée par le Liban qui par intérêt s’est retrouvé en train d’aider son ennemi Assad.
Mais, l’insinuation était fausse, car Al Manar du Hezbollah ne parlait pas d’une saisie politique et d’Al Nosra, mais de prises de guerre d’armes laissées par des terroristes en fuite. Le Hezbollah, allié à Hariri (proche de l’Arabie Saoudite) et courtisé par cette dernière, n’avait rien dit qui soit susceptible de nuire à une entente avec l’administration Trump qui n’a jamais soutenu Al Nosra.
De fait, les mollahs n’avaient pas le soutien du Liban et même pas celui du Hezbollah. Ils s’étaient inventés l’option d’un terrorisme efficace par l’idée d’agiter le Liban pour peser dans la région, mais ils ne pouvaient y parvenir ! Leur stratégie Rafsandjaniste était dans une pure impasse, car le monde avait bien changé depuis l’application de ses plans !
Abrar, l’organe des lieutenants orphelins du défunt parrain du régime Rafsandjani, annonçait que les Kurdes (qui envisagent d’organiser un référendum pour leur indépendance le 25 septembre prochain, avaient critiqué le milicien Baqerie sur son opposition à leur projet quand il s’était retrouvé en Turquie. Les ex-lieutenants de Rafsandjani soulignaient qu’il était difficile d’imiter Rafsandjani, car le contexte était bien différent.
Par ailleurs, le supplément économique du même journal avait ridiculisé un contrat de troc « pétrole contre produit » avec la Russie en montrant qu’il concernait 100,000 barils/j donc peu de choses et en plus il n’était même pas signé !
Enfin Javan, organe des cadres miliciens prêts à trahir le régime, signalait le soutien final des Parlementaires à Zanganeh pour dire que ces gens étaient à présent alliés et on ne pouvait guère compter sur la déstabilisation de Rohani par un vote de confiance négatif. Les cadres miliciens avaient aussi mis l’accent sur la participation de Forouhar, proche de Mossadegh, à l’attaque contre la maison de l’ayatollah Kashani, opération attribuée au Shah (très populaire en Iran), et la dissimulation de la vérité par le clergé pour capter le soutien de très nombreux partisans de la monarchie en Iran !
On avait donc une situation comme la veille. Rohani est arrivé au Parlement en étant sûr qu’il aurait un bon vote de confiance, car le Parlement avait aidé le clergé à consolider son plan et avancer avec son soutien selon la stratégie de Rafsandjani !
Rohani a fait un discours sur son bilan positif malgré le très mauvais bilan de son prédécesseur Ahmadinejad (!!!), oubliant son premier mandant, sans qu’il n’y ait aucun mouvement négatif au sein du Parlement ! Les Parlementaires s’étaient conformés à leurs rôles d’assistants du gouvernement selon la doctrine de Rafsandjani où chaque composant suivait un rôle défini par ce dernier !
Tout de suite après, les Parlementaires ont annoncé un vote et la confiance à tous les ministres sauf Bitaraf qui avait un profil anti-américain dans son passé ! Les ministres de Défense, du pétrole et des Æ avaient récolté les meilleurs votes. Ils allaient sans doute être mis en valeur par les mollahs comme des héros du peuple au sein de leur gouvernement pour incarner la stratégie inspirée de Rafsandjani !
Aussitôt après ce vote rapide, le Parlement a cessé de s’exprimer, s’éclipsant conformément à son rôle dans la mise en scène de la doctrine Rafsandjani, laissant la vedette à Rohani et son gouvernement avec une certaine orientation !
Les nantis du régime qui devaient approuver ce recours à la doctrine Rafsandjani étaient bien calmes, mais il n’y avait pas d’enthousiasme, car la stratégie n’avait pas encore eu d’influence sur la scène internationale. Le gouvernement, qui avait débuté la séance par moins d’injections de fonds, a tenté d’inciter un éveil en injectant encore un peu de fonds sans parvenir à le faire.
Au même moment, les chefs Pasdaran ont organisé un rassemblement pour la journée internationale des mosquées. En présence des mollahs qui avaient accepté leur invitation, leurs orateurs ont déploré l’abandon du combat politique islamique par les mosquées et le commandant Qassem Soleymani a condamné le recours aux méthodes de Rafsandjani en déplorant un possible complot lancé cette fois par le clergé contre le régime !
Dans la foulée, le commandant en chef des Pasdaran Jaafari a félicité le premier patron de la milice, Rezaï, qui avait été intégré par Rafsandjani au Conseil de Discernement pour calmer ses attaques, d’avoir préservé son siège dans ce conseil à l’issue du remaniement punitif du clergé. Pour nous, la direction de la milice l’appelait au secours et espérait l’inciter à reprendre ses pics contre le clergé !
L’opposition affichée par les chefs Pasdaran a miné la fin de la matinée et la bourse a piqué du nez en finissant avec un indice en hausse de 62 points pour un coût peu élevé de 210 milliards de tomans. Ce résultat encore neutre indiquait que les nantis issus des méchantes filières du régime attendaient encore et espéraient le déploiement rapide et fort de la stratégie Rafsandjani après le vote de confiance dont elle avait bénéficié.
Rohani a vite réuni son nouveau cabinet pour rassurer les gens du régime. Chaque ministre s’est exprimé sur ses priorités ! Le ministre de la Coopération et du Confort a promis d’indexer les salaires sur l’inflation, ce qui ne changera pas, car le régime ne reconnaît pas la vraie valeur de son inflation et divise le chiffre par 2, 3, 4, 5 ou même 10 parfois !
Le ministre de l’Emploi a en revanche parlé de privatisation accélérée pour créer des emplois, ce qui était doublement inadéquat, car toutes les entreprises existantes privées sont en voie de fermeture, car leurs patrons veulent fuir avec leur argent. La promesse pouvait cependant être l’annonce de privatisation au rabais de vraies richesses industrielles ou agricoles du pays pour retenir les nantis en Iran. Mais au vu de la situation, cette supposition était trop optimiste donc irréaliste et confirmait seulement le constat de mauvaise gestion des affaires économiques du pays par Rohani.
Le ministre des Transports et du Logement a dit qu’il allait se focaliser sur les primo-accédants et faciliter leur projet alors que le régime n’a pas les moyens de finir près des milliers de logements qui avaient déjà été prévendus dont la construction a été lancée par Ahmadinejad il y a 10 ans !
En ce qui concerne l’aspect offensif du gouvernement, le ministre de la Défense a parlé du développement des missiles iraniens sans insister sur la volonté de résister à Trump et le ministre de pétrole Zanganeh a parlé de nécessaires investissements étrangers sans reparler des projets de contrats qu’il n’avait cessé d’évoquer dans un passé récent. Le gouvernement inspiré par Rafsandjani était une coquille vide ! Ce constat déprimant a été renforcé par le silence de Zarif qui est loin des critères pour cette diplomatie agressive et partisane d’une totale entente avec Washington dans son propre intérêt par des relations nouées lors de sa mission d’ambassadeur du régime aux Nations Unies !
En fin de la journée, le gouvernement a scellé ses priorités sans importance par un serment solennel, promettant de tenir face aux adversités pour simuler un gouvernement de combat alors qu’il en était loin et dans l’esprit de la doctrine Rafsandjani, il était l’un des rouages sans pouvoir de son système. In fine, tout cela manquait d’un leader fort et Rohani n’avait pas décidé de l’être, car il ne voulait pas se sacrifier pour le régime et finir comme Rafsandjani criblé de sanctions !
Un peu plus tard, Zarif a totalement déprimé les gens en déclarant à la télévision qu’il ne ferait rien qui puisse permettre à Washington d’annuler l’accord de Vienne, justifiant l’absence de réaction de sa part aux sanctions américaines.
Alors qu’à Téhéran, les pions du clergé au cours de 4 dernières années campaient sur leurs positions molles par intérêts personnels, à Damas, Bashar Assad (qui signifie Lion) est paru à la télévision pour annoncer que la victoire était proche pour lui et pour la Syrie.
Cette victoire n’a guère été saluée et commentée par les mollahs et leurs pions, car elle débouchait sur une stabilité qui ne leur convient pas. Les mollahs, mais aussi leurs pions mous, devaient trouver vite un terrain instable pour déployer la stratégie chaotiste de Rafsandjani.
Les mollahs ont consulté le ministère des Affaires étrangères du régime, filiale de la milice, car Zarif n’était pas vraiment efficace. Ce ministère a proposé de miser sur le Liban, exploité du temps de Rafsandjani en raison de ses clans ethniques et les influences étrangères qu’ils subissent. Le « milicien-diplomate » Hossein Jaber-Ansari, l’adjoint imposé par le ministère à Zarif pour les affaires arabes et africaines est alors parti en mission au Liban pour rencontrer les chiites et les gens du Hezbollah afin de les inciter à rompre leurs liens avec Hariri et les Saoudiens ou de lancer une nouvelle guerre contre Israël au prétexte des liens de ce pays avec Daesh.
Ce choix du Liban ne pouvait pas réussir, car le Hezbollah n’allait pas renoncer à ses ministères et une place politique confortés par l’absence d’action militaire indépendante du Liban pour servir le régime et son projet chaotiste ponctuel pour parvenir à un deal avec Trump ! Ce choix du Liban était l’aveu de l’échec de la prolifération des réseaux terroristes du régime et sa milice ailleurs.
On avait une mission désespérée en plus du gouvernement désespérant qui refusait le combat risqué selon la stratégie agressive de Rafsandjani, les deux approches devaient entrer en conflit et désespérer les nantis paniqués du régime et entraîner à nouveau le régime vers le bas 1 jour après l’adoption d’une stratégie pour l’unifier et le rendre plus fort.
Lundi | 21 Août 2017 | 30 Mordad 1396 | C’était la journée internationale des Mosquées et le clergé n’avait rien organisé, car il n’avait plus aucun ami au monde.
IRAN, organe du gouvernement boiteux du clergé, annonçait un vote de Confiance à la modération (leitmotive de Rohani, mais aussi de Rafsandjani). Rohani entendait poursuivre sa ligne défaitiste en prétendant qu’il suivait le modèle faussement modéré que les mollahs lui avaient imposé !
Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné à mort, avait mis en avant le vote de confiance à Rohani pour légitimer les positions dures qu’ils devaient annoncer. Le clergé espérait le forcer à appliquer le projet Rafsandjaniste ou du moins utiliser Tehran Times pour le prétendre et le forcer à suivre ses directives.
Abrar, l’organe des lieutenants orphelins du défunt parrain du régime Rafsandjani, annonçait des poursuites contre 12 gouverneurs du régime. Ces derniers étant des miliciens, les lieutenants orphelins de Rafsandjani signalaient des frictions entre le clergé et ses agents miliciens de terrain. Étant donné que la milice n’avait pas pris leur défense, on pouvait supposer que le conflit était généré par leur envie de rupture avec le régime. Les lieutenants orphelins de Rafsandjani signalaient la poursuite de la décomposition du régime !
Javan, organe des cadres miliciens prêts à trahir le régime, se moquait de Rohani, car il n’avait pas remercié les Parlementaires et avait seulement déclaré qu’ils avaient enfin agi dans un esprit professionnel, dévoilant ainsi une entente préalable appliquée par eux ! Les cadres miliciens prêts à trahir le régime citaient aussi la déclaration de Soleymani sur les risques d’une dérive désespérée de Rafsandjanisme. Au vu de la situation, on en était loin. Mais les cadres miliciens prêts à trahir le régime utilisaient l’argument pour exacerber ses divisions et entraîner ses dirigeants dans une nouvelle guerre interne nuisible à tous.
On avait donc un régime très divisé au sommet qui était frappé par ses ex-serviteurs intéressés par la rupture pour sauver leur peau. Les mollahs handicapés par leur choix et leurs pions qui les refusaient étaient aussi malmenés sur la scène internationale, car le Washington Post, du réseau Brzezinski, parlait de la nécessité des sanctions fortes après le choix du retour secret vers le Rafsandjanisme.
Par ailleurs, un think tank américain axé sur la science avait proposé le retour des inspecteurs de l’AIEA sur le site militaire de Parchin où les mollahs ont mené des expériences nucléaires (sans les réussir) pour rappeler ce passé en raison des traces radioactives indélébiles qui y restent pour justifier l’extension des inspections à toutes les bases militaires et aux secrets du régime, non pour y accéder, mais pour récolter un refus et en conclure que le régime à des choses terribles à cacher.
Par ailleurs, un expert sécuritaire israélien avait pris la parole, dans un discours hésitant et mal ficelé, pour demander l’arrêt de soutien de son pays à l’indépendance des Kurdes en précisant que cela avait rapproché les Turcs avec les mollahs et allait aider ces derniers à tenir face à la coalition mondiale.
Cela était plutôt faux, car il n’y avait aucun rapprochement entre les mollahs et la Turquie sinon les mollahs n’étaient pas obligés d’aller solliciter l’aide du Hezbollah qui n’est pas vraiment apprécié par la Turquie sunnite ! De fait, Israël profitait du désordre dans la région pour entraîner une escalade et rapprocher la Turquie et les mollahs et aider ces derniers à subsister, car il y voit la garantie de la division de la région et de la Syrie qui lui reste hostile. Mais cela ne pouvait pas profiter aux mollahs à 100%, car ils allaient survivre sous de nouvelles sanctions en étant accusés de nouveaux désordres liés à leur soutien aux Kurdes !
Netanyahou avait aussi abordé le même sujet de la menace d’une alliance entre les Turcs et les mollahs, confirmant l’intérêt d’Israël pour une région agitée, avant d’annoncer la présence du patron de Mossad à ses côtés lors de sa visite à Moscou afin d’entraîner Poutine dans les jeux troubles de son pays et profiter de sa force pour engendrer le chaos désiré.
Le Turc Erdogan qui s’agite surtout pour se préserver malgré la chute de ses mentors américains a bondi sur cette volonté de chaos des Israéliens pour annoncer des actions militaires communes avec les Pasdaran contre les Kurdes irakiens pour capter l’intérêt des chefs Pasdaran et parvenir à une coalition dans leurs intérêts mutuels dans leurs propres pays et dans la région !
Les chefs Pasdaran n’ont pas bondi sur l’offre qui les exposait à de nombreuses représailles notamment de la part des groupes kurdes qui leur sont hostiles et qu’ils n’arrivent pas réprimer. Ils n’ont également pas rejeté l’option et ont préservé une attitude floue à propos du référendum kurde irakien de 25 septembre pour profiter des Turcs et aussi du vote en faveur d’un Kurdistan irakien indépendant, bénéfique à leurs intérêts, sans en payer le prix fort par un engagement clair et net en sa faveur ni donner de l’espoir aux indépendantistes kurdes iraniens.
Les mollahs ont aussi adopté cette position floue pour doubler les Chefs Pasdaran qui jouaient selon les tactiques de Rafsandjani !
C’était une matinée très agitée et difficile pour les mollahs, car il y avait des pressions et des intrigues à son encontre. Par ailleurs, à certains points de vue, ces intrigues pouvaient lui être bénéfiques dans le cadre de la stratégie de chaos cher au défunt Rafsandjani, mais le gouvernement en place n’était pas vraiment dans cette disposition et ne pouvait en profiter !
En cette noire matinée, la mission Rafsandjaniste des mollahs au Liban a rapidement été un échec par le refus du patron de Hezbollah de rencontrer Hossein Jaber-Ansari, l’envoyé spécial de la milice au service de leur régime !
Jaber-Ansari a renoncé à Nasrallah pour se rabattre sur le président chrétien libanais patriote et anti-américain Aoun longtemps associé au Hezbollah pour forcer la rencontre avec Nasrallah. Rafsandjani aurait privilégié un attentat pour provoquer le chaos qu’on lui refusait !
En l’absence d’une volonté ou des moyens pour agir ou des moyens, c’était encore un acte désespéré, car Aoun est aujourd’hui soutenu par l’Arabie Saoudite n’allait pas accepter. Cependant, ce dernier, étant conscient du désespoir des mollahs et la possibilité d’un attentat pour diviser son pays, a reçu l’envoyé des mollahs et leur a promis un renforcement des relations et une visite à une date à déterminée en Iran pour tenir les tenir en haleine et les empêcher d’imposer le chaos dans son pays à défaut de sa coopération à leur projet de chaos pour la région.
Hossein Jaber-Ansari est resté au Liban pour rencontrer les responsables de toutes les communautés pour trouver un allié, mais cela ne semblait pas bien engagé, car il n’y avait guère de déclaration favorable au régime de la part des gens ciblés.
Zarif a profité de la déroute de la mission désespérée de ses patrons pour se prononcer via son porte-parole contre le référendum kurde de 25 septembre afin de se coller aux Turcs et surfer sur la vague d’agitation promue par les Israéliens !
Son porte-parole a aussi parlé de la volonté du régime de parvenir à de très bonnes relations avec les Saoudiens, espérant ainsi duper les Libanais sollicités par ses patrons et obtenir leur soutien ou encore amadouer Trump et ainsi démontrer que sa méthode non agressive était bien meilleure que la ligne Rafsandjaniste qu’ils lui avaient imposée !
Mais les Saoudiens n’ont pas répondu à l’offre du pion désespéré des mollahs en difficulté ! Les Libanais n’ont également pas cru à leur proposition ! Et enfin les Kurdes se sont accrochés au soutien de facto des mollahs pour empêcher le rapprochement avec la Turquie ! Et cette dernière n’a pas renouvelé son offre, car les mollahs voulaient l’utiliser ponctuellement dans leurs intérêts sans tenir compte de ses intérêts !
Les chefs Pasdaran ont été ravis par la déroute de la diplomatie soi-disant plus efficace de Zarif (lui-même jadis un pion de Rafsandjani) et ont pénétré le domaine des choix diplomatiques réservé aux mollahs en contrariant leur projet d’entente avec les Américains par l’affirmation que ces derniers avaient violé l’accord de Vienne et foulé des pieds les intérêts du régime ! Ils ont aussi félicité le nouveau ministre de la Défense de Rohani pour son attachement à leur programme balistique pour l’entraîner dans leur jeu anti-américain contre Rohani et Zarif !
Cette intervention dans le domaine réservé des mollahs n’a pas été appréciée par eux. Ils leur ont rappelé qu’ils étaient tous légalement à leur service parce que constitutionnellement assujettis au Guide en déposant par un décret de ce dernier leur camarade Salehi de la direction de l’armée ! Ils l’ont remplacé par un officier promu général du nom de Moussavi comme un clin d’œil à leur projet de libérer Mir Hossein Moussavi, le chef raté de leur fausse révolution de couleur pour la nouvelle version de cette dernière option à leur disposition !
Puis, le Guide a reçu des responsables politiques des villes Yazd et Hamedan en répétant son admiration pour le jeune milicien martyr Hojaji pour consigner les miliciens à rester dans le rôle dans un rôle de chair à canon de régime !
Les mollahs ont néanmoins laissé un peu de liberté à leurs chefs miliciens en annonçant la reprise des activités du Conseil de Discernement de l’Intérêt du Régime auxquels ils participent désormais pour leur rappeler qu’ils pouvaient participer à la vie politique dans le cadre de l’Intérêt du Régime. Les mollahs ont néanmoins précisé que ce Conseil devait arbitrer en premier les affaires de la politique intérieure du régime pour exclure des chefs Pasdaran de toute intervention dans les relations extérieures du régime ! Les chefs Pasdaran sévèrement tancés n’ont pas répondu, car ils n’ont pas les partisans nécessaires pour être une vraie force intérieure et n’ont pas les pouvoirs légaux pour être un contre-pouvoir !
Cette guerre interne en plus des échecs de la diplomatie Rafsandjaniste du régime et aussi sa diplomatie anti-Rafsandjaniste a déprimé les nantis ripoux du régime. Les ventes ont repris entraînant l’indice boursier qui est l’indice de confiance au régime sans cesse vers le bas. Le gouvernement Rohani a déboursé 488 milliards de tomans en achats d’actions et en fonds injectés tout au long de la matinée pour sauver l’indice et arrêter les activités sur un chiffre positif (59 points). Cette somme très importante lâchée pour contenter les paniqués a augmenté la demande de devises et le dollar est monté de 9 tomans atteignant 3822 tomans.
Malgré ce résultat positif chèrement payé, le régime n’avait aucune option diplomatique ou option de nuisance valable ! Hossein Jaber-Ansari a continué ses efforts pour trouver un allié au Liban, ne serait-ce que pour améliorer l’image du régime, mais les Druzes puis les sunnites ont refusé de prendre parti pour le régime !
Les mollahs se sont retrouvés dans une impasse ! En plus, ils devaient remplir les mosquées pour la mort en martyr de leur 9e Emam duodécimain et il n’y avait aucune ferveur nulle part ! Ils ont oublié cette commémoration ! Leurs ministres sont restés cachés. Les Parlementaires ont aussi gardé le silence en tant que composant du système Rafsandjaniste.
Les chefs Pasdaran ont alors félicité le Guide et le clergé pour le changement opéré à la tête de la milice pour dire qu’ils avaient agi bien légèrement et vraiment sans discernement, afin de les forcer à leur accorder une place de choix dans leur système et l’accès au privilège de marchandage pour une fuite sécurisée !
Les mollahs isolés et critiqués par leurs serviteurs ont alors publié de nombreuses dépêches tout au long de la soirée sur les rencontres constructives de Hossein Jaber-Ansari au Liban pour nier leur échec. Les cadres miliciens ont diffusé ses annonces qui faisaient état de l’impuissance des mollahs et leur peur d’aller plus loin comme leur modèle Rafsandjani ! Leur insistance à nier leur échec devait en principe jouer en leur défaveur, en les aidant, les cadres miliciens voulaient prolonger la crise politique du régime pour l’affaiblir davantage.
Mardi | 22 Août 2017 | 31 Mordad 1396 | C’était la journée de l’industrie miliaire, une bonne occasion pour les chefs Pasdaran de se mettre en avant par les missiles qu’ils prétendent avoir !
IRAN, organe du gouvernement boiteux et brouillon du clergé, annonçait un gouvernement uni qui ne parlait que d’une seule voix ! Le gouvernement rejetait ainsi l’instrumentalisation de son ministre de la Défense par les chefs Pasdaran en mal d’associés pour s’imposer en vraie force ou en contre-pouvoir !
Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné à mort, avait mis en avant l’éloge du Guide à propos du martyr imaginaire Hojaji ! Le clergé se donnait ainsi une garde infaillible tout en rappelant à ses chefs miliciens remuants qu’ils restaient à son service ! La matinée s’annonçait bien houleuse !
Abrar, l’organe des lieutenants orphelins du défunt parrain du régime Rafsandjani, avait révélé que la veille, le chef milicien Baqeri avait critiqué le mur de séparation érigé par Erdogan, et avait ainsi refusé son offre de coopération pour se montrer favorable aux Kurdes afin de contrer la ligne des mollahs. Cette prise de position n’avait cependant eu aucun effet bénéfique au régime, de fait, en la révélant, les lieutenants orphelins de Rafsandjani, entendaient aggraver la crise entre les mollahs et leurs collègues les chefs Pasdaran !
Javan, organe des cadres miliciens prêts à trahir le régime, n’avait pas pris parti dans la guerre entre les mollahs et les chefs Pasdaran, il était allé plus loin en annonçant un vote de confiance acheté par le clergé par des cadeaux à de nombreux députés (proches de Larijani) pour discréditer ce dernier et aussi l’impliquer dans la bagarre pour l’intensifier au détriment de tous ses participants !
En résumé, le clergé avait déclaré la guerre aux chefs Pasdaran et les autres faisaient tout pour nourrir cette crise au sommet du régime ! Le régime était aussi attaqué par le réseau Brzezinski, car le New York Times se disait opposé à l’indépendance du Kurdistan Irakien, car ce nouveau pays en conflit avec l’Irak, la Turquie et la Syrie, avait besoin du territoire iranien pour transiter son pétrole vers l’extérieur et les mollahs pouvaient en profiter dans leur chantage anti-occidental.
Par ailleurs, Nikki Haley, l’ambassadrice de Trump à l’ONU, devait arriver à Vienne pour demander la mise en des inspections des bases militaires du régime conformément aux règlements de l’AIEA acceptés par les mollahs et leurs divers pions ! Ces derniers avaient donc de graves problèmes internes et de graves menaces internationales contre eux. Ils devaient répondre à ses menaces pour éviter de perdre pied et se voir déstabiliser par leurs adversaires internes !
Très tôt le matin, le régime a rencontré deux autres problèmes : les acheteurs d’automobiles (la classe aisée du régime) étaient réunis devant le Parlement, car les automobiles qu’ils avaient achetées et payées il y a 18 mois n’étaient pas livrées et ne pouvaient pas l’être avant longtemps !
Par ailleurs, les retraités de l’armée étaient aussi réunis devant le Parlement en raison du niveau bas de leur pension. C’était la première fois qu’il y avait deux manifestations hostiles au régime en même temps. Cela pouvait déboucher sur une action plus vaste. Le clergé malmené sur tous les plans devait s’offrir un succès direct ou via son gouvernement pour empêcher les chefs Pasdaran et d’autres le défier davantage.
Mais le clergé a vite déchanté, car son m-AE Zarif n’a pas appliqué la méthode Rafsandjanien de provocation pour engendrer une escalade afin de contraindre Halley à renoncer à ses projets d’inspection des bases militaires du régime.
Zarif a prétendu qu’il avait écrit une lettre à la direction de l’ONU pour se plaindre de cette initiative contraire à l’esprit de l’Accord de Vienne alors qu’elle était pleinement conforme à cet Accord fondé sur les inspections et la méfiance vis-à-vis du régime ! La direction de l’ONU pouvait le lui apprendre et il se retrouvait de facto contraint d’autoriser les inspections que ces patrons du clergé refusent !
Quelqu’un devait booster le régime et lui éviter de se piéger dans le jeu politiquement correct international ! Le clergé n’a rien dit, car il n’avait rien dans son jeu pour agir ! Les Parlementaires n’ont également pas pris de position, car ils étaient en deal avec les mollahs. Ils ont fui les responsabilités en se focalisant sur leurs enquêtes pour parler néanmoins des problèmes du régime pour avoir des atouts contre leurs patrons, les mollahs !
Les chefs Pasdaran ont exploité l’absence de Rohani en se mettant en avant par un discours hostile à Washington, car il voulait priver le régime de ses missiles pour le contraindre à ramper au sol tel un handicapé ! C’était une bonne formule bien explicite que personne ne pouvait ignorer.
Les chefs Pasdaran ont aussi explicitement rejeté toute coopération avec la Turquie contre les Kurdes pour se rapprocher d’eux et exploiter, conformément à la doctrine de Rafsandjani, la crainte américaine d’une alliance forte avec le futur Kurdistan irakien indépendant pour forcer Trump à reculer !
Rohani a alors tenté d’amadouer les chefs Pasdaran en affichant son amitié par une cérémonie pour l’investiture pour son ministre de Défense avec un bel hommage à Soleymani qui avait critiqué le clergé ! Mais cela n’a pas suffi.
Mohsen Rezaï, le premier chef des Pasdaran, admis par le commandant actuel comme un allié, a organisé contre toute attente une conférence de presse pour présenter le Snap-Back, le retour du régime à ses activités nucléaires prohibées, comme une bonne solution face aux sanctions américaines. Cela devait semer la crise entre les Américains et les autres membres des 5+1 !
Les chefs Pasdaran se posaient ainsi en maîtres de la diplomatie nucléaire et américaine du régime en lui dictant leurs choix malgré leur manque de moyens ! Ils restaient dans l’esprit de la diplomatie agressive de Rafsandjani. Ils pouvaient supplanter Rohani et Zarif qui n’avaient pas trouvé ces solutions et se hisser à leur place à la direction de la diplomatie du régime pour assurer leurs intérêts !
Rohani et Zarif sont restés cachés. Salehi, chargé de la direction du programme nucléaire du régime, a annoncé un possible Snap-Back de l’enrichissement à 20% en moins de 5 jours, sans citer les chefs Pasdaran afin de s’approprier leur initiative pour les priver des bénéfices de la belle escalade qu’ils avaient programmée pour détériorer les relations au sein des 5+1 et contraindre Trump à reculer !
Mais cette annonce n’a provoqué aucune escalade ! In fine, tout le monde s’était entredéchiré pour rien, une action commune et concertée aurait peut-être eu plus d’effet, mais cela ne semblait pas à l’ordre du jour des clans depuis toujours en concurrence dans le système fondamentalement oligarchique du régime.
En début de cette journée qui était pressentie comme houleuse, le gouvernement conscient de sa faiblesse avait supposé que la bourse serait en panique. Il avait misé sur une grosse injection de fonds (environ 300 milliards de tomans ou près de 100 millions de dollars au taux officiel) principalement vers les grands actionnaires pour s’éviter une chute de l’indice boursier qui l’indice de confiance en régime. Les conflits du jour entre les mollahs et les chefs Pasdaran n’ont pas cassé la confiance des nantis adoubés, mais l’insuccès de la ligne revendiquée par les deux partis a semé la panique et a entraîné la chute de l’indice en fin de la séance ! Cette crise a coûté 390 milliards de tomans à Rohani et aussi un bon paquet de dollars, car la crise a été accompagnée d’une grosse ruée vers cette devise faisant augmenter fortement son taux de 12 tomans, ce qui est beaucoup, car l’offre est sans cesse ajustée à la demande pour empêcher ce genre de variations anxiogènes pour les gens du régime !
La crise devait en principe persister mercredi, dernier jour de l’activité hebdomadaire de la bourse, à moins que les mollahs ou leurs pions parviennent à imposer une crise au sein des 5+1 en s’unifiant avec leurs adversaires pour renforcer la menace du Snap-Back ou déclencher le processus sans les chefs Pasdaran...
Mais d’emblée, on n’a rien vu de tel ! Le gouvernement affairiste des mollahs resta dans sa ligne dictée par la peur et par ses intérêts, très loin des audaces du mafieux et terroriste Rafsandjani ! Rohani et son équipe incapables d’évoluer ont continué à parler de leurs succès au Liban et ont aussi annoncé de nombreuses conférences sur leurs succès dès jeudi pour la semaine du gouvernement !
Les Parlementaires qui avaient voté la confiance à ce gouvernement ont été perturbés par sa dangereuse inefficacité et la préoccupation de son chef de garder le pouvoir. Ils ont parlé des vrais problèmes du pays en particulier la faillite des agriculteurs et le chômage (de 90%) au Kurdistan iranien pour s’acheter une sauf-conduite, puis ils sont inventé une fausse affaire d’interdiction de présence des photographes du régime au Parlement pour fuir les conflits qu’ils ne pouvaient influencer !
Deux jours après le retour aux méthodes de Rafsandjani, ce choix s’avérait inefficace en raison des changements du monde dont la perte du Hezbollah qui rendait impossible son extrémisme. Les chefs Pasdaran avaient opté pour une diplomatie d’apparence agressive pour aider le régime et ils avaient aussi échoué ! Personne ne pouvait croire qu’il avait une solution pour le régime. Les pions des mollahs continuaient à s’inventer des succès juste pour préserver leur mainmise sur le pouvoir alors que d’autres comme les Parlementaires s’occupaient à ne rien faire pour demeurer à leur côté sans se voir punir pour cette complaisance tacite !
Mercredi | 23 Août 2017 | 1er Shahrivar 1396 | Selon le calendrier du régime, c’était l’anniversaire du mariage d’Ali, le héros du chiisme avec la Khadija la fille imaginaire de Mahomet ! Ce jour est aussi dédié au mariage qui est devenu impossible en raison de la grande pauvreté du peuple. En ce jour, le gouvernement devait donc présenter le bilan des promesses faites pour relancer le mariage en Iran. Par ailleurs, selon le calendrier du régime, la journée était dédiée à la médecine et le gouvernement devait présenter son bilan sur l’amélioration de l’accès aux soins.
IRAN, organe du gouvernement boiteux du clergé, avait zappé, Ali et son mariage, car le régime ne pouvait espérer des rassemblements pour célébrer Ali et Khadija ! Le journal du gouvernement avait aussi zappé la journée du mariage et celle de la médecine, car il n’y avait aucun changement positif pour les Iraniens dans les domaines concernés. Dans son journal, le gouvernement avait mis en avant le centre iranien des religions et des civilisations, se disant contre toute violence, puisqu’il n’en avait pas les moyens et l’audace !
Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné à mort, avait mis en avant la fausse menace de Snap-Back par Salehi, pour dépasser la mollesse de ses pions et parvenir malgré eux à imposer une crise au sein des 5+1 ! Cependant, on était loin de l’intensification nécessaire de la menace. Ce qui voulait dire que le clergé lui-même n’en avait pas le courage et l’estimait trop dangereuse !
Abrar, l’organe des lieutenants orphelins du défunt parrain du régime Rafsandjani, avait fait le choix d’attaquer le gouvernement en faillite de Rohani en soulignant qu’il ne proposait rien pour les jeunes pour encourager ces derniers à protester.
Javan, organe des cadres miliciens prêts à trahir le régime, avait aussi fait le choix d’attaquer le gouvernement en faillite de Rohani en le mettant en conflit avec les nantis paniqués par le rappel qu’il comptait réduire le taux bancaire afin de réduire les pertes du régime !
Hors Iran, il n’y avait rien de bon pour les mollahs, car il n’y avait aucune réaction à leur menace de Snap-Back ! Ils ne pouvaient donc espérer provoquer une crise bénéfique à leurs intérêts en restant sur une menace, ils devaient passer à l’acte, mais ils n’en avaient pas le courage !
Cette peur a été renforcée par l’annonce anglaise du succès de Halley à Vienne. Reuters qui l’avait interviewée révélait que sa demande de l’inspection des bases militaires n’avait nullement paru déplacée au directeur de l’AIEA Amano, car ce dernier lui avait précisé que l’accord de Vienne (officiellement le JCPOA ou Barjam pour les mollahs) ne reconnaissait aucune différence entre les inspections des centres civils ou militaires. Selon Halley, Amano avait dit que le JCPOA avait déjà prévu l’inspection des bases militaires et l’AIEA était intéressée par ce genre de vérification, mais les mollahs avaient toujours refusé de s’y soumettre !
Cela voulait dire que les mollahs n’appliquaient pas à la lettre le JCPOA et Trump pouvait demander des sanctions supplémentaires pour cette raison ou décréter la fin de la confiance aux mollahs !
Les mollahs étaient donc en danger et ne pouvaient pas mettre à exécution leur menace de Snap-Back ! Ils devaient attendre et subir pour s’éviter une catastrophe !
Les mollahs étaient ainsi en danger quoi qu’ils fassent ! Ils avaient aussi un autre problème : l’Irak annonçait l’abandon du projet de l’annulation des visas pour eux et leurs agents pendant la période d’Arbaeyn. Cela était une punition en réponse à leurs soutiens flous ou actifs aux Kurdes indépendantistes de ce pays et la crainte qu’ils utilisent la suppression des visas pour envoyer des terroristes en Irak pour affaiblir le pouvoir dans le but d’aider les Kurdes !
Pour résumer, les mollahs n’étaient ni fiables pour les étrangers ni pour leurs propres collaborateurs, de plus ils ne pouvaient rien changer, car pour être fiables pour les étrangers, ils devaient trahir les leurs et pour gagner la confiance de ces derniers, ils devaient menacer les étrangers !
Au même moment, Netanyahou était chez Poutine et a essayé de l’impliquer dans le scénario de mollahs aidés par Erdogan, avec l’objectif secret de préserver les mollahs pour se victimiser afin de continuer à bénéficier des aides économiques américaines sans lesquels Israël serait handicapé !
Mais Poutine n’est pas entré dans ce jeu contraire à son intérêt pour le Moyen-Orient stabilisé de Trump, au prétexte que les mollahs étaient des alliés stratégiques et qu’il ne pouvait pas les attaquer ! Il aurait même bâillé pour montrer qu’ils l’ennuyaient ! Les Israéliens qui se disaient très menacés auraient alors dû rompre toute relation avec lui, mais ils n’avaient rien fait, car la menace dont ils parlaient n’existait pas et ils voulaient le piéger par leurs jérémiades.
Les mollahs n’ont en revanche pas essayé de profiter de leurs soi-disant alliances de facto avec Poutine, car ils étaient certains de ne rien obtenir de sa part ! Ils ont alors censuré la nouvelle sur l’échec de la provocation israélienne qui démontrait que la diplomatie agressive valable par le passé ne l’était plus, quelle que soit son origine !
Les mollahs, conscients du risque d’une plus forte panique interne, ont alors annoncé une réunion du comité de direction de leur Conseil sénatorial des Experts pour insinuer qu’ils étaient conscients des risques et qu’ils allaient prendre les décisions nécessaires pour aider leur régime et leurs administrés !
Rohani, alors en conseil hebdomadaire des ministres devait aussi montrer qu’il cherchait une solution, mais on n’a rien vu de tel de sa part ou de la part de ses ministres ! Il n’a rien dit. Son porte-parole a seulement insisté sur les problèmes économiques du régime pour dire qu’il s’occupait du peuple pour fuir sa responsabilité et se donner une image de bon serviteur du peuple ! Son ministre de la Justice, chargé des affaires administratives du pouvoir judiciaire, a complété cet effort politiquement correct en se disant inquiet pour la violation des droits de l’homme par la police issue de la milice ! Après ses preuves d’impuissance voire de la peur du régime, un autre porte-parole du champion du régime a annoncé qu’il n’irait peut-être pas à NY pour l’AG de l’ONU, essayant de lui donner une actualité indépendante des problèmes qu’il avait engendrés pour le régime et ses derniers compagnons !
Lors de cette journée qui était pressentie comme difficile, Rohani avait opté pour de gosses injections de fonds dès le l’ouverture de la bourse et avait réussi à faire monter l’indice ! Étant donné qu’il n’y avait pas nouvelles pressions internationales sur le régime malgré le résultat positif du voyage de Halley à Vienne, les compagnons nantis du régime n’avaient pas paniqué. La courbe de l’indice était restée horizontale, mais les prises de position de l’équipe de Rohani et sa diversion ont inquiété les nantis et ont provoqué la reprise des ventes, faisant chuter légèrement l’indice en fin de la séance. De fait, le régime a in fine perdu 324 milliards de tomans (85 à 110 millions de dollars) pour ses injections et ses achats d’action pour soutenir l’indice boursier et simulait que tout allait bien !
Au cours de l’après-midi, Rohani et son équipe se sont cachés de peur des questions que l’on pouvait leur poser ! Les Parlementaires associés à ces incapables se sont aussi occupés avec la fausse affaire de l’interdiction des photographes dans l’enceinte du Parlement !
Les Larijani, exclus des jeux après leur coup d’Etat, ont profité de cette débandade des pions directs des mollahs, et ont invité les mollahs à un hommage au mollah Lajvardi, juge sanguinaire du régime, pour montrer qu’ils seraient présents aux côtés de mollahs quoiqu’ils arrivent ! Le clergé a participé à l’opération pour montrer qu’il n’allait pas reculer, mais les mollahs de base ont boudé l’opération, montrant qu’ils n’avaient nullement envie de mourir pour ce régime !
Les mollahs ont dû regretter l’opération car in fine elle avait confirmé qu’ils étaient finis et devaient capituler pour amortir leur chute et leur punition !
Jeudi | 24 Août 2017 | 02 Shahrivar 1396 | Le régime était au début de la semaine dédiée à son gouvernement, décrétée en mémoire du président Mohammad Ali Rajaï et son Premier ministre Mohammad Javad Bahonar après leur assassinat le 30 août 1981 par les Moudjahidines du Peuple. Le gouvernement avait multiplié les échecs et il ne montrait rien qui puisse rassurer ses patrons et tous les autres compagnons du régime !
Mais IRAN, organe du gouvernement boiteux du clergé, annonçait une hausse de 224% des exportations vers l’Europe pour rassurer les gens du régime malgré les preuves que montraient qu’il n’en était rien et tout allait très mal !
Tehran Times, organe anglophone du clergé condamné à mort, avait mis en avant le Snap-Back de Chefs Pasdaran qui était resté dans le starting bloc dans le vain espoir de provoquer une crise bénéfique au régime. Mais cela ne se pouvait que si les mollahs décidaient d’agir au lieu de parler. De fait, leur initiative était juste un appel de pied à la direction de la milice d’entrer dans le jeu pour les sauver !
Abrar, l’organe des lieutenants orphelins du défunt parrain du régime Rafsandjani, évoquait les viols de Daesh, rappelant ceux des prisonnières dans les prisons de la révolution islamique ! Les lieutenants orphelins de Rafsandjani espéraient maintenir la panique au sein des compagnons du régime pour que les échecs de cette semaine débouchent sur une nouvelle semaine de crise !
Javan, organe des cadres miliciens prêts à trahir le régime, était encore plus pertinemment anti-régime, car il citait les propos de Halley et d’Amano en affirmant que les 5+1 s’apprêtait à rouvrir le dossier très dangereux des PMD, des activités aux possibles dimensions militaires, pour lancer une offensive mortelle contre le régime ! Les cadres miliciens privaient ainsi les mollahs de la couverture protectrice de leur censure afin de les déstabiliser.
Hors Iran, le Royaume de Bahrein avait encore accusé les mollahs de terrorisme et d’ingérence en annonçant l’arrestation d’une cellule terroriste liée aux mollahs et en publiant le nom de ses membres.
Rohani et ses ministres devaient évoquer des succès à l’occasion de la semaine du gouvernement ou juste pour cacher leurs échecs, mais ils étaient bien silencieux !
Les ayatollahs membres du comité de direction de l’assemblée des Experts se sont réunis comme ils l’avaient annoncé. Pour aider leurs pions et aussi empêcher les critiques à leur propre encontre, ils ont décrété que le peuple iranien n’avait aucun problème politique, mais des problèmes économiques. Tout le monde devait éviter de politiser la situation et devait aider le gouvernement pour résoudre les problèmes économiques !
Cela annonçait la FIN du retour au système Rafsandjani qui est basée sur une surenchère de débats politiques pour brouiller les cartes, sonder les tendances et éliminer les personnes réellement dissidentes. Le régime n’avait pas besoin de sonder la société. Il connaissait ses tendances et avait peur que le faux débat lui échappe et entraîne de vrais débats sur sa légitimité ! Le rejet de tout débat politique a de facto fait taire tous les gens impliqués dans la politique.
Les mollahs n’avaient aucune solution, leurs adversaires étaient priés de les suivre en silence ! Ils n’étaient plus déstabilisés, tout était bien calme, mais ce calme imposé n’était pas une solution viable.
Les Anglais ont perturbé cette paix factice des mollahs et ont ramené ces derniers dans la vraie vie en les accusant de monter une coalition islamiste anti-israélienne et anti-occidentale avec le Qatar et la Turquie !
Via cette fausse affaire, les Anglais espéraient aussi compliquer les affaires de Trump pour le forcer à les intégrer dans ses équations. L’administration Trump a évité toute polémique susceptible de profiter aux Anglais et a aussi évité toute fâcherie avec le Qatar en se disant seulement inquiet par la régression du Qatar et le risque qu’il ne puisse pas résoudre ses problèmes avec ses voisins arabes (unis dans sa coalition anti-mollahs).
Les mollahs n’ont pas commenté l’annonce de leur rapprochement avec le Qatar ou encore la Turquie, car il n’y avait rien de concret et toute réaction aurait entraîné le régime artificiellement calme dans des débats que ses dirigeants jugent dangereux pour leur avenir !
Le régime était bien loin de son rêve de gouvernance forte à la manière de Rafsandjani. La semaine de la gouvernance allait être la semaine de la défection, la faiblesse, le flottement, l’indétermination et la désertion !
Vendredi | 25 Août 2017 | 03 Shahrivar 1396 | Le régime en difficulté a eu un réveil difficile, car un grand journal irakien déplorait ses mensonges et ses ingérences notamment le déni de son aide indirecte à la division du pays grâce aux Kurdes.
Par ailleurs, la marine américaine avait révélé une nouvelle tentative des chefs Pasdaran pour provoquer une collision avec le porte-avions Nimitz afin que le risque d’une guerre mauvaise pour le transit pétrolier mette le régime à l’abri des attaques qu’il subit. Mais la marine américaine avait encore évité le choc et ce chantage des mollahs.
L’administration Trump avait profité de l’impuissance confirmée des mollahs pour leur ordonner d’ouvrir leurs bases militaires. Les mollahs étaient en passe de se retrouver en conflit avec les 5+1 pour avoir trahi leur confiance et mis en péril leurs intérêts.
Rohani a continué à fuir ses responsabilités en restant caché et en mettant en avant des ministres qui ont évoqué des actions factices sur leurs programmes factices !
Les mollahs ne pouvaient pas se cacher, car ils devaient s’exprimer à l’occasion du sermon politico-religieux de vendredi (qualifié depuis toujours de prière blockbuster / Anti-bunker) ! Ils ont offert le premier sermon au général milicien Farzad Esmaïli, le commandant de la principale base de DCA du régime se montrant prêt à pactiser avec les chefs miliciens puisque Rohani n’était pas à la hauteur de sa tâche.
Farzad Esmaïli a justifié le programme balistique du régime comme un moyen de garantir la sécurité du pays et des milliers d’avions étrangers qui traversent chaque jour son ciel, mais il a aussi affirmé qu’il était convaincu de la nécessité du dialogue pour aider la stabilité du pays avant que d’autres actions soient décidées. La milice se disait ainsi prête à coopérer totalement avec le clergé pour les marchandages permettant d’assurer leur avenir !
Le représentant du clergé n’a pas répondu à cette ouverture, car il a pleuré avec une semaine d’avance l’anniversaire de l’assassinat du président Mohammad Ali Rajaï et du Premier ministre Mohammad Javad Bahonar, érigés en modèles de gouvernance sobre et efficace avant d’appeler Rohani à suivre leur exemple !
Dès lors, on a compris que le clergé avait donné la parole aux chefs Pasdaran non pour une gestion commune dans l’intérêt de deux groupes et du régime, mais pour faire pression sur son pion Rohani et le forcer à sortir de sa léthargie ! Les mollahs ne s’intéressaient qu’à leurs intérêts et cela devait encourager les autres clans à en faire autant !
Dans l’après-midi, les chefs Pasdaran ont annoncé l’arrestation d’une cellule terroriste pour souligner leur importance afin de pouvoir participer aux marchandages sur leur avenir, mais les mollahs n’ont pas changé de position ! Ils devaient être convaincus qu’il y avait peu à négocier et obtenir et ne voulaient pas que d’autres en profitent à leurs dépens. Sans doute, ils redoutaient que d’autres avec de vraies compétences puissent en profiter. C’était une conclusion consternante pour tous les gens du régime.
Rohani et son équipe sont restés silencieux, espérant que leur fidélité et leur coopération avec les mollahs puissent leur offrir aussi les moyens de quitter le pays en sécurité sans risque de poursuite pour leurs crimes communs.
Les députés qui avaient voté la confiance aux mollahs et à leurs pions ont aussi continué les fausses affaires pour être présents à leurs côtés, mais ont aussi annoncé l’étude des enquêtes sur le bilan de Rohani et ses ministres pour se détacher si nécessaire d’eux s’ils échouaient et se joindre au peuple afin d’amortir leur chute !
<bPour résumer la semaine en quelques lignes, cette semaine, les mollahs sont revenus au modèle de gouvernance du premier patron du régime, Rafsandjani qui avait su se maintenir et prospérer malgré des sanctions des Américains et de nombreux États européens ainsi que les hostilités de ses rivaux. Mais, les mollahs avaient juste oublié que le modèle de gouvernance de Rafsandjani avait pas mal évolué, car il n’était déjà pas idéal.
Par ailleurs, les mollahs avaient oublié que les Anglais, parrains politiques de leur confrérie, du régime et tous les islamismes, n’étaient plus à leur côté et essayaient d’aider Trump pour atténuer les effets de son hostilité à l’islamisme.
Par ailleurs, les mollahs avaient oublié que le Hezbollah (imaginé par les Anglais) n’était plus à leur côté.
Par ailleurs, les mollahs avaient oublié que les Russes, jadis du leur côté pour exploiter leur anti-américanisme, avaient laissé tomber ce soutien fluctuant selon leurs intérêts pour s’associer avec l’Amérique anti-islamique de Trump pour avoir une part du futur Moyen-Orient et étendre son influence mondiale.
Rafsandjani lui-même n’aurait pu appliquer son modèle, car les conditions et les éléments qui le composaient n’existent plus ! Il avait d’ailleurs changé de ligne et privilégié la rupture avec le régime et ses crimes par une fausse révolution de couleur, puis par l’adhésion opportuniste à la contre-révolution !
Les mollahs, eux-mêmes, avaient opté pour cette rupture opportuniste il y a deux semaines après de nombreuses actions terroristes inspirées par le modèle de gouvernance de Rafsandjani ! Mais le premier discours annonçant cette rupture opportuniste avait entraîné la rupture de quelques collaborateurs de haut niveau. Les mollahs y avaient renoncé par peur d’être dépassés par les événements !
Ils ont alors choisi la référence à Rafsandjani pour s’accrocher à son modèle initial de gouvernance comme d’autres s’accrochent à des souvenirs de jeunesse, à leurs années disco, pour se sentir mieux ! Comme ces gens, les mollahs se sont donnés à fond, mais ils n’ont pas pu retrouver leurs paillettes d’antan et ont vite réalisé qu’il n’y en aurait pas.
Nos mollahs-disco n’ont pas pu retrouver leurs camarades (du Hezbollah) pour s’éclater en semant la terreur pour sauver leur régime mafieux. Leurs porte-flingues, les chefs Pasdaran, ont tenté de sauver la famille (le régime) abandonnée si mal gérée par les parrains vieillissants, en cherchant une alliance avec de jeunes caïds du quartier (les Kurdes), mais cela a davantage isolé leur famille (le régime) dans le quartier et aussi souligné leur déclin, encourageant les policiers du monde (5+1) à resserrer leurs étaux sur cette famille mafieuse incorrigible malgré son déclin !
Les affairistes gravitant autour de la famille ont paniqué et les papys mafieux ont dû les arroser encore pour qu’ils ne les abandonnent pas ! Ils ont réalisé que la référence à leurs années disco coûtait cher et ne faisait rêver personne, car le souvenir de ces années rappelait à tous que leur temps était révolu. Ils ont oublié de rêver à leurs années paillettes et ont fini la semaine en mode pantoufle sermonnant les plus jeunes pour qu’ils ne les défient pas.
Mais on connait le destin des vieux mafieux. Ils finissent criblés de balles, tués dans des embuscades policières organisées avec l’aide de leurs lieutenants désabusés par le déclin de la maffia et profit des multinationales et prêts à pour sauver leur peau. Les mollahs finiront ainsi trahis puis trucidés ou encore livrés à la foule pour finir au bout d’une corde.

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