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Timestamp: 2019-02-16 22:37:16+00:00

Document:
[CTA - Bulletin du Bureau de Bruxelles N° 241]
2010-09-27 11:40:05
Notre invité pour la semaine: Prof. De Schutter, Rapporteur Spécial N.U
Principaux évènements UE-ACP pour la semaine du 27/09 au 1/10 2010
Mesures internes pour améliorer la politique extérieure de l’UE
Partenariat énergétique entre l’Afrique et l’UE
Les Irlandais arrivent en tête en ce qui concerne les dons
Caraïbes: une étude en faveur de l'APE
Les Européens et les objectifs de développement du millénaire
L'APE: une nouvelle ère pour le commerce caraïbe
La Commission prépare des objectifs climatiques pour 2030, 2050
Programme européen d’observation de la Terre
Conseil:Politique d’investissements internationaux
Onzième réunion de coopération UE – Afrique du Sud
APE: les points de vue du conseil européen
Pression en faveur d'une taxe sur les transactions financières
Les citoyens étrangers représentent 6.4% de la population de l’EU 27
Les cinquante ans du Comité spécial Agriculture
Les législateurs de la CEDEAO mettent en garde contre l'APE
Piebalgs s'associe à l'UNESCO pour soutenir la réduction de la pauvreté
Genemark : pour une Afrique qui se soigne elle-même
Le volume du commerce mondial devrait augmenter de 13,5 %
La CTB décroche la certification ISO 9001
Développement: Hausse de l'aide et de l'efficacité
Le premier réseau mondial de projets en matière de captage de CO2
Coopération Afrique-UE en Énergies Renouvelables
Catégorie(s) : Sécurité alimentaire, Développement rural, Commerce ACP-UE
Notre invité pour la semaine est le Professeur Olivier De Schutter, il est le Rapporteur Spécial des Nations Unies pour le Droit à l'Alimentation. Dans cette interview, le Prof. De Schutter explique les raisons qui mènent au Bureau du Rapporteur Spécial des Nations Unies pour le Droit à l'Alimentation à s’intéresser au phénomène de l’acquisition des terres à large échelle. Ensuite, le Prof. De Schutter parle de la place du droit à l’alimentation dans le droit des investissements internationaux. Le Prof. De Schutter cite aussi des alternatives à la production agricole à large échelle en s’appuyant sur les effets secondaires positifs mais souvent négligés de la production agricole à l’échelon communal. Cette interview était sa contribution au Briefing régional ACP sur l’Accès à la terre, l’acquisition de terres et le développement rural tenu à Yaoundé entre le 27 et 28 septembre 2010. Il a été organisé par le CTA et ses partenaires.
Briefings de Bruxells
Formulaire_denregistrement.pdf Programme_Investment_Caribbean.pdf
-28 Septembre: Audition sur une nouvelle politique commerciale sous la stratégie 2020
- 28 Septembre : Le Commissaire Dacian Ciolos au Comité sur l’agriculture
-29 Septembre : Vote sur des accords de pêche internationaux
-20-21 Septembre : Conseil informel de l’agriculture
-30 Septembre - 1 Octobre: Conseil informel des affaires économiques et financières
-27- 30 Septembre: Réunion des Ministres ACP chargé des questions de migrations
-27-30 Septembre : Assemblée Parlementaire Paritaire ACP-UE
Le Conseil européen, qui s’est tenu à Bruxelles le 16 septembre 2010, est parvenu aux conclusions suivantes sur des mesures internes visant à améliorer la politique extérieure de l’Union européenne :
a) En examinant des mesures concrètes destinées à améliorer de manière générale le fonctionnement de la politique extérieure de l’Union européenne, le Conseil européen demande une approche plus intégrée garantissant que l’ensemble des instruments et politiques pertinents des États membres et de l’UE soient mobilisés pleinement et de manière cohérente, conformément aux dispositions des traités, au service des intérêts stratégiques de l’Union européenne. L’importance de thèmes tels que le changement climatique, la politique énergétique, le commerce, le développement, la justice et les questions liées aux affaires intérieures, notamment la migration et la politique en matière de visa, dans les contacts avec des partenaires et au niveau multilatéral, doit être pleinement prise en compte lors de la préparation des sommets et événements internationaux. À cet égard, l’Union européenne devrait continuer à renforcer la cohérence et la complémentarité entre sa politique intérieure et extérieure. Il faut étendre la pratique consistant à organiser des débats d’orientation bien avant les sommets, en mettant l’accent en particulier sur l’établissement de priorités et l’attribution de tâches concrètes.
b) Il faut développer des synergies entre les relations extérieures de l'Union européenne et les relations bilatérales des États membres avec les pays tiers, pour que, le cas échéant, les actions menées au niveau de l'Union européenne complètent et renforcent celles qui sont menées au niveau des États membres et vice versa. Les échanges d'informations et la concertation sur les développements intervenus à ces niveaux respectifs doivent être plus dynamiques et plus réguliers et se baser sur un calendrier constamment mis à jour des sommets organisés par l'UE et les États membres avec les principaux partenaires stratégiques.
c) Une coordination étroite et régulière entre les différents acteurs institutionnels participant à la définition et à la mise en œuvre des relations extérieures de l’Union européenne est nécessaire pour que les représentants de l’UE puissent défendre de manière cohérente des positions relatives à l’ensemble des intérêts et des objectifs stratégiques de l’Union.
d) De grands progrès ont été accomplis dans la préparation, au niveau de l’Union européenne, des sommets multilatéraux, notamment grâce aux dispositions pratiques prises par le président du Conseil européen et le président de la Commission sur la représentation de l’UE dans les structures du G8 et du G20. Il les invite à poursuivre leurs travaux visant à améliorer la manière dont l’Union européenne présente ses points de vue dans ces forums.
e) L’Union européenne doit avoir une vision claire des problèmes particuliers découlant des relations avec les différents États partenaires. Il lui faut établir une planification à moyen terme fixant les objectifs à atteindre au fil du temps, chaque sommet se concentrant sur deux ou trois questions essentielles. C’est pourquoi le Conseil européen demande à la Haute représentante, en coordination avec la Commission et avec le Conseil des affaires étrangères, d’évaluer les perspectives des relations avec l’ensemble des partenaires stratégiques et de définir en particulier nos intérêts et les moyens qu’il est possible de mettre en œuvre pour les réaliser. La Haute représentante est invitée à présenter un premier rapport sur l'état d'avancement de ces travaux au Conseil européen de décembre 2010. Dans ce contexte, il conviendrait de réfléchir à la fréquence, à la configuration et au résultat de ces sommets, qui doivent être davantage axés sur la réalisation des objectifs de l'UE. Le Conseil européen invite son président, en coopération avec le président de la Commission et la Haute représentante, à prendre toutes les initiatives nécessaires à l’amélioration du processus.
f) Le Service européen pour l’action extérieure constituera un outil capital pour soutenir les efforts visant à renforcer la politique extérieure de l’Union européenne. Sous l’autorité de la Haute représentante, le service apportera son soutien au Conseil européen, au Conseil et à la Commission en ce qui concerne la vue d’ensemble stratégique et la coordination nécessaires pour garantir la cohérence de l’action extérieure de l’Union européenne dans son ensemble.
La première réunion de haut niveau du Partenariat énergétique entre l’Afrique et l’UE (AEEP) s’est tenue les 14 et 15 septembre 2010 à Vienne, Autriche, pour discuter de l’accès à l’énergie, de la sécurité énergétique et de l’énergie renouvelable. La réunion était co-organisée par la commission de l’Union africaine (UA), la Commission européenne (CE), le ministère fédéral autrichien des affaires européennes et internationales, le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) et le gouvernement de Maurice. Les principaux thèmes abordés pendant la réunion de haut niveau étaient les suivants : la nécessité de reconnaître que l’énergie est l’une des clés pour atteindre les objectifs de développement du millénaire (ODM) ; le rôle du secteurs public et privé en matière de finances et les nouveaux instruments financiers ; l’importance d’une stabilité de l’approvisionnement énergétique pour le développement économique et industriel ; la nécessité de renforcer les capacités et les connaissances sur le potentiel des énergies renouvelables ; le rôle des politiques et des institutions dans la mise en place d’environnements stables et porteurs en matière d’investissements ; et l’attention spéciale qu’il faut porter à la fourniture d’énergie aux pauvres.
Partenariat Afrique-UE pour l'énergie
Plus que toute autre nationalité, les Irlandais sont les plus nombreux à donner de l’argent aux pays en développement, affirme une nouvelle étude. Mais dans l’ensemble, les Européens sont moins désireux qu’il y a un an de donner aux pays pauvres. Quelque 61 pour cent des Irlandais interrogés lors d’un sondage d’Eurostat, l’organisation de statistiques de l’UE, disent donner de l’argent à une organisation d’aide aux pays en développement mais ne pas être des bénévoles actifs. Les Irlandais étaient suivis de près par les sondés suédois, dont 58% déclarent donner de l’argent aux pays en développement. Au total, 1.008 Irlandais ont été interrogés par des enquêteurs en juin. L’étude était organisée pour évaluer l’engagement public à l’égard de l’aide au développement au vu de la crise économique. « Alors que les pays se battent contre des taux de chômage qui grimpent en flèche et instaurent des mesures d’austérité pour restaurer la croissance, on s’attendait à ce que l’aide au développement soit l’un des boucs émissaires évidents et qu’elle perde de l’importance dans l’esprit des Européens en raison des problèmes plus proches de chez eux », lit-on dans un commentaire à propos de l’étude. L’étude ne dit pas que le bouleversement économique ne laisse pas de traces. Même si les gens sont généralement plus conscients de l’importance qu’il y a à accorder une aide, « la question plus concrète sur le niveau acceptable de l’aide au développement octroyée par l’UE révèle que, lorsqu’il est question d’argent, les gens sont moins désireux qu’il y a 12 mois d’en donner aux pays pauvres ». Néanmoins, les enquêteurs affirment que les Européens restent de fidèles partisans de l’aide au développement et qu’ils continuent à soutenir la stratégie de l’UE d’augmenter l’aide comme promis.
Près de deux ans après que le pacte commercial controversé et ambitieux, appelé accord de partenariat économique (APE), ait été signé entre l’Union européenne et les pays du Forum des Caraïbes (CARIFORUM), une nouvelle étude affirme que l’impact de l’APE a été relativement modéré, comme l’avaient affirmé ses partisans. ‘Aucune des critiques énoncées ne résiste aux affirmations des négociateurs de l’APE qui disent que les impacts fiscaux pourraient ne pas être si graves et que les pertes de revenus sur les nouvelles importations pourraient être compensées par un accès à de nouveaux marchés’, dit l’étude. Organisée par l’Institut de recherche politique des Caraïbes établi en Jamaïque (CaPRI) et par le CIGI (Centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale), l’étude révèle que contrairement aux affirmations selon lesquelles l’accord aurait un impact désastreux sur les économies des Caraïbes, les effets sur les quatre pays étudiés – Jamaïque, Guyane, Trinidad et Tobago et Ste Lucie – devraient être minimes. Les chercheurs concluent notamment que la Jamaïque devrait améliorer sa balance commerciale avec l’Europe, ne serait-ce que de façon marginale.
Relations Caraïbes-UE
APE-Caraïbes
Depuis 1973, la Commission européenne mène dans l’opinion publique des États membres des enquêtes qui traitent de sujets majeurs concernant la citoyenneté européenne. Ce rapport examine l’opinion publique européenne à l’égard de la politique de développement, en général, et du rôle de donateur joué par l’UE, en particulier. Plus de 26 500 personnes vivant dans les 27 États membres de l’UE ont été interrogées en juin 2010. Les résultats de l’enquête peuvent être considérés comme un baromètre des attitudes européennes actuelles à l’égard du développement, dans la perspective de deux événements à venir. Les citoyens européens continuent à se montrer résolument favorables à une aide octroyée aux pays en développement. Une semaine avant la réunion de haut niveau des Nations Unies sur les objectifs de développement du millénaire, l’étude montre que 89% des personnes interrogées considèrent que l’aide au développement est importante ou très importante. Deux Européens sur trois estiment que l’UE devrait honorer, ou même améliorer, ses promesses d’accroître l’aide au développement à 0,7% du RNB d’ici 2015, la date limite de réalisation de l’objectif de développement du millénaire. Ce soutien, partagé par une grande majorité de citoyens de toutes nationalités, reste élevé en dépit de la crise financière et de la situation économique en Europe. Dans ce contexte, les trois quarts (76%) des Européens pensent qu’une collaboration entre les pays de l’UE apporte une valeur ajoutée qui contribue à éviter une redondance de l’aide et à garantir son efficacité.
Politique du développement UE
Ce dernier rapport du CIGI fait partie d’une série de documents sur la gouvernance économique caraïbe et examine les effets probables de l’APE conclu entre les pays des Caraïbes et l’Union européenne (UE), après des décennies d’accords qui garantissaient des marchés et des prix préférentiels aux exportations caraïbes. Ce document conclut que les effets économiques sur les pays étudiés – Jamaïque, Guyane, Trinidad et Tobago et Ste Lucie – devraient être minimes en dépit de l’opposition féroce et des critiques que l’APE avaient suscitées au moment de son adoption en octobre 2008 et qui prédisaient qu’il serait désastreux pour les économies caraïbes. Ce document souligne que pour profiter pleinement de l’APE, les pays des Caraïbes devront donner suite aux projets de marché et d’économie uniques (CSME). Par conséquent, l’APE peut fournir un cadre qui permettra aux pays des Caraïbes d’être compétitifs dans une économie mondiale libéralisée.
La Commission a commencé à travailler sur les objectifs climatiques pour 2020 et au-delà en faisant valoir qu’ils permettront d’écarter la concurrence des grandes industries de technologies propres en Chine et ailleurs, a déclaré la commissaire européenne chargée de l’action climatique, Connie Hedegaard. Mme Hedegaard a déclaré qu’elle travaille avec ses collègues des départements énergie et transport de la Commission européenne pour définir les objectifs climatiques pour 2030. Les objectifs seraient inscrits dans une feuille de route 2050 pour une économie à faibles émissions de carbone que la Commission présentera au printemps 2011. C’est ce qu’a déclaré la commissaire aux chefs d’entreprise du European Policy Centre (EPC) hier (14 septembre). L’UE a actuellement pour objectif de réduire radicalement les émissions de gaz à effet de serre et d’augmenter de 20% les énergies renouvelables d’ici 2020. Mais la question des objectifs relatifs à la réduction des émissions et aux énergies renouvelables risque de rouvrir une boîte de Pandore qui pourrait entraîner d'âpres négociations entre certains États membres de l’UE réticents. L’accord sur un ensemble de lois destinées à atteindre les objectifs 2020 de l’UE avait suscité des débats houleux entre les pays de l’UE jusqu’à ce qu’un compromis ait finalement été trouvé en décembre 2008. Le parlement n’avait scellé l’accord qu’avec un enthousiasme mitigé.
Le Conseil a adopté un règlement concernant le programme européen d’observation de la Terre (GMES) et ses opérations initiales (2011-2013) suite à un accord avec le Parlement européen intervenu en première lecture. Le règlement contribuera à la mise en place d’un programme opérationnel GMES et prévoira des fonds supplémentaires pour ses opérations initiales, ce qui permettra d’accroître progressivement les capacités jusqu’en 2013 et de mettre en place les structures nécessaires à la gestion du programme. Il comprend un montant supplémentaire de 107 millions d’euros pendant la phase opérationnelle initiale du GMES, comme l’avait proposé la Commission en mai 2009 Le GMES est une initiative pilotée par l’UE. Il est destiné à développer ses capacités opérationnelles d’observation de la Terre, le but étant de recueillir des informations sur les systèmes physiques, chimiques et biologiques de la planète et, de manière plus générale, de surveiller l’environnement naturel. Il s’appuie à la fois sur des installations spatiales (c’est-à-dire des satellites) et non spatiales, notamment des installations aéroportées, maritimes et terrestres (‘in situ’). Les données collectées par les satellites et les infrastructures in situ sont traitées afin de fournir des services d’information permettant de mieux gérer l’environnement et de renforcer la sécurité des citoyens.
Le Conseil a adopté sa position sur un projet de budget rectificatif n° 6 au budget général 2010 de l’UE en approuvant la création d’une nouvelle section X pour le budget du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), avec la structure budgétaire appropriée et un plan d’établissement. Le projet de budget rectificatif implique le transfert de postes d’autres institutions (411 du Conseil européen et du Conseil, 1114 de la Commission), la création de 100 nouveaux postes et le recrutement de 60 agents locaux et de 10 agents contractuels. L’impact financier net s’élève à 9,52 millions d’euros. Le Conseil a adopté une déclaration qui souligne qu’il convient que la mise en place du SEAE soit guidée par des principes d’efficacité au regard des coûts et de neutralité budgétaire.
La 3032ème session du conseil Affaires générales, qui s’est tenue à Bruxelles le 13 septembre 2010, a adopté sa position sur un projet de budget rectificatif n° 3 au budget général 2010 de l’UE, en approuvant un financement de 56,7 millions d’euros pour aider les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) exportateurs de bananes, frappés par des mesures de libéralisation exigées par l’Organisation mondiale du Commerce. Ce montant sera obtenu par des redéploiements au sein de la rubrique 4 (« l’UE en tant que partenaire mondial ») et par la marge de la même rubrique. En ce qui concerne le financement éventuel d’une tranche supplémentaire de 18,3 millions d’euros en faveur des pays ACP producteurs de bananes, le Conseil a demandé à la Commission de proposer le plus rapidement possible des redéploiements supplémentaires au sein de la rubrique 4.
La 31ème session du conseil Affaires étrangères, qui s’est tenue à Bruxelles en septembre 2010, a pris note de la présentation par la Commission d’une communication sur l’élaboration d’une politique européenne en matière d’investissements internationaux et a échangé des points de vue à ce propos. Ces dernières années, la mondialisation a entraîné une augmentation considérable des mouvements de capitaux. En 2007, les flux d’IED ont atteint un niveau record de près de 1,5 milliard d’euros. En vertu de l’article 207 du traité de Lisbonne, qui est entré en vigueur en décembre 2009, les investissements étrangers directs (IED) sont un domaine politique qui relève de la compétence exclusive de l’UE en tant qu’élément de sa politique commerciale commune. Jusqu’à présent, les États membres négociaient des traités d’investissement bilatéraux avec des pays tiers. Dans une première étape visant à prendre en compte les effets de cette nouvelle compétence de l’UE, la Commission a présenté en juillet un package politique, qui comprend la communication et une proposition de règlement visant à instaurer des dispositions transitoires pour les traités d’investissement bilatéraux des États membres. La communication aborde des questions telles que la définition des IED, les critères de sélection des partenaires potentiels aux négociations, les normes des futurs accords d’investissement au niveau de l’UE et le règlement des litiges. Lors des débats au sein du conseil, des délégations ont souligné la nécessité de mettre en place le plus rapidement possible un cadre complet et efficace pour les accords d’investissement au niveau européen. Elles ont insisté sur la nécessité, ce faisant, de garantir à la fois la sécurité juridique des opérateurs et une prévisibilité et une protection maximale des investisseurs de l’UE à l’étranger, et de veiller à ce que l’UE reste une destination attrayante pour les investissements.
Politique européenne d’investissements internationaux
La 3032ème session du conseil Affaires générales, qui s’est tenue à Bruxelles le 13 septembre 2010, a pris note des préparatifs de la 11ème réunion du Conseil de coopération UE – Afrique du Sud qui se tiendra à Pretoria le 15 septembre. Le conseil de coopération devrait se pencher sur les progrès de la coopération au développement et sur l’examen à mi-parcours du programme de coopération au développement UE - Afrique du Sud. Il fera également le point sur les évolutions commerciales et évaluera les progrès de l’actuelle révision de l’accord commercial, de développement et de coopération UE – Afrique du Sud.
Relations de l'UE avec l'Afrique du Sud
EuropeAid et l'Afrique du Sud
La 31ème session du conseil Affaires étrangères, qui s’est tenue à Bruxelles en septembre 2010, a échangé des points de vue sur la situation et la manière de progresser dans la négociation des accords de partenariat économique (APE) avec les pays et régions d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Elle a pris note des suggestions de la Commission d’adapter la stratégie de négociation de l’UE afin de relancer le processus de négociation.
Une vaste coalition, qui demande instamment une taxe sur les transactions financières (TTF) à l’échelle européenne, a organisé une action aujourd’hui (7 septembre) pendant que les ministres des finances européens se réunissaient à Bruxelles. Le groupe, composé d’ONG, d’organisations politiques et de syndicats, a demandé aux ministres européens de reconnaître les mérites d’une TTF, étant donné surtout que les mesures d’austérité commencent à se faire sentir dans toute l’UE. La coalition était préoccupée par le ‘document informel’ de la Commission européenne présenté pour discussion par Algirdas Šemeta, commissaire européen chargé de la fiscalité, et a insisté auprès des ministres pour qu’ils rejettent son évaluation négative. Alors que le document de la CE conteste la faisabilité d’une TTF sans donner de raisons détaillées, un document non officiel du Fonds monétaire international et des économistes de renom affirment que ce type de taxe est possible. La coalition a organisé une action pour représenter ce qui est en jeu, en opposant des banquiers cupides à des acteurs représentant le monde en développement, les travailleurs européens et l’environnement. D’après l’Institut autrichien d’études économiques, une taxe sur les transactions financières à l’échelle européenne permettrait de dégager quelque 200 milliards d’euros. Les militants estiment qu’une partie de ces fonds devrait soutenir les services publics à domicile, la lutte contre la pauvreté dans le monde et le changement climatique.
Le 1er janvier 2009, 31,9 millions de citoyens étrangers vivaient dans les 27 États membres de l’UE, dont 11,9 millions étaient citoyens d’un autre État membre de l’UE. Les autres étaient citoyens de pays extérieurs à l’Europe des 27, en particulier d’autres pays européens (7,2 millions), d’Afrique (4,9 millions), d’Asie (4,0 millions) et du continent américain (3,3 millions). Les citoyens étrangers représentaient 6,4% de la population totale de l’Europe des 27. Ce communiqué de presse est basé sur un rapport d’Eurostat, le bureau des statistiques de l’Union européenne, sur les citoyens étrangers dans les 27 États membres de l’UE, l’AELE et les pays candidats.
Le Comité spécial Agriculture (CSA) a fêté son 50ème anniversaire le 9 septembre 2010.
Le CSA est l’organe de préparation des travaux du Conseil Agriculture, notamment pour tous les aspects concernant l’organisation commune du marché, les structures agricoles et le développement rural. Le CSA a joué un rôle capital dans la conception initiale et les réformes périodiques de la PAC. La PAC reste l’une des pierres angulaires de la construction européenne. Elle représente une part importante des dépenses totales de l’UE, constitue un volet majeur de l’ensemble du corpus législatif européen et a un impact direct sur la vie de millions de citoyens de l’UE. Le CSA se réunit généralement tous les lundis. Les États membres sont représentés dans ce comité par de hauts fonctionnaires responsables de la politique agricole, soit dans leurs représentations permanentes respectives, soit dans leurs capitales. La Commission européenne participe à toutes les réunions du SCA tout comme aux sessions du Conseil. Le Secrétariat général du Conseil assiste le comité et ses groupes de travail spécialisés dans leurs tâches. Outre le CSA, le Comité des représentants permanents (COREPER) prépare les travaux du Conseil Agriculture lorsqu’il faut débattre de questions financières ou de mesures techniques sur la législation vétérinaire, phytosanitaire ou alimentaire. Contrairement au COREPER dont l’origine remonte au traité de la CEE de 1957, le CSA a été créé par une décision du Conseil du 12 mai 1960 relative à l’accélération du rythme de réalisation du traité, en particulier en ce qui concerne la PAC. Les six États membres de l’époque ont jugé nécessaire de confier cette tâche à un organisme spécialisé.
Les législateurs de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont mis en garde contre toute décision d’ouvrir le marché de la région « trop largement et trop précipitamment » à l’Union européenne (UE), dans le cadre d’une concession visant à conclure un accord commercial entre les deux régions. Depuis 2003, les deux régions négocient un accord de partenariat économique (APE) conforme à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans le but de créer une zone de libre-échange qui définirait leurs relations commerciales et économiques pendant les 20 prochaines années. Les législateurs ont vivement conseillé aux dirigeants régionaux de « défendre fermement leur position » face à la proposition de l’UE de supprimer les taxes de la CEDEAO sur les importations de pays tiers dans la région, étant donné qu’elles représentent des sources indépendantes de financement de l’intégration régionale et des activités de la Communauté et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Inquiets de la multiplicité des régimes commerciaux dans la région, les législateurs ont souligné qu’il est nécessaire d’évaluer l’impact des récents accords sur l’intégration régionale, en soulignant qu’il faudrait s’efforcer de conclure rapidement les négociations sur les APE pour éliminer l’obstacle que constituent les deux accords pour la région.
CEDEAO-APE
Le commissaire européen chargé du développement, Andris Piebalgs, a signé aujourd'hui, avant la table ronde de haut niveau sur la culture et le développement, un accord avec l'UNESCO portant sur une «facilité expert» d'un montant d'un million € destinée à soutenir la gouvernance du secteur de la culture. Cette facilité permettra aux gouvernements des pays en développement de tirer profit des connaissances d'experts en vue de l'élaboration de politiques culturelles efficaces et durables. Elle contribuera à la mise en œuvre de la convention de l’UNESCO de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. M. Andris Piebalgs a fait la déclaration suivante: «Cette facilité de 1 million € aidera à soutenir le dynamisme du secteur de la culture dans les pays en développement. La culture est un élément essentiel pour parvenir à un développement humain et économique durable». La Commission européenne a joué un rôle majeur dans les négociations relatives à la convention et s'est fermement engagée à promouvoir la diversité culturelle dans le cadre de la coopération de l'UE avec les pays partenaires du monde entier. Le commissaire Piebalgs coprésidera aujourd'hui la table ronde de haut niveau sur la culture et le développement avec Irina Bokova, directrice générale de l'UNESCO, et Jean Ping, président de la Commission de l'Union africaine. Organisée à un moment où les dirigeants du monde entier se réunissent à New- York pour examiner les progrès réalisés en ce qui concerne les objectifs du millénaire pour le développement (OMD), la table ronde sera consacrée au rôle joué par la culture dans la politique de développement et la réalisation des OMD. Participeront notamment à la table ronde, la ministre de la culture de la Communauté française de Belgique et présidente en exercice du Conseil de la culture de l'UE, Fadila Lanaan, qui partage la position du Commissaire et souligne l'importance de la dimension culturelle du développement.
Culture et développement UE
Culture et coopération extérieure de l'UE
Grâce à Investisseur & Partenaire pour le Développement (I&P Développement) une société d'investissement dont la BEI est actionnaire, Gisèle Étamé a pu créer en 2003 GENEMARK, le seul laboratoire de médicaments génériques au Cameroun. Son idée: diminuer le prix de vente sur les marchés locaux et assurer une disponibilité immédiate de médicaments génériques de qualité.
Le marché des médicaments en Afrique est confronté à de nombreux handicaps : importations frauduleuses, faux médicaments, marché noir, faiblesse des canaux de distribution...Les médicaments génériques en Afrique, qui représentent environ 20% du marché, viennent principalement d'Inde et de Chine. Docteur en pharmacie avec 15 années d'expérience dans différents laboratoires de renommée internationale, Gisèle Étamé, 45 ans, a souhaité créer son propre laboratoire dans le quartier Yassa de Douala. C'est ainsi que GENEMARK a vu le jour en 2003 et produit des médicaments génériques selon quatre grande familles (anti-infectieux, antiparasitaires, anti-inflammatoires et compléments alimentaires) sous forme de comprimés et de sirop. Leur produit phare est la quinine en sirop. Contrairement aux cachets qui doivent être cassés pour être dosés et doivent être pris avec de l'eau pas toujours potable, le sirop est mieux adapté dans le traitement des enfants touchés par le paludisme. Le Paracétamol et les multivitaminés sont aussi produits sous cette forme.
Relations de l'UE avec le Cameroun
Les flux commerciaux mondiaux ayant repris plus rapidement que prévu en 2010, les économistes de l’OMC ont revu à la hausse leurs projections pour la croissance mondiale, qu’ils estiment maintenant à 13,5 %. Le Directeur général Pascal Lamy a déclaré : “Ce nouvel essor du commerce nous offre la possibilité de sortir d’une récession économique douloureuse et de recréer des emplois. Il dénote aussi la sagesse dont les gouvernements ont fait preuve en rejetant le protectionnisme.” Comme la reprise des échanges commerciaux internationaux a été depuis le début de l'année plus rapide que prévue, les économistes de l'OMC ont revu à la hausse leurs projections concernant la croissance du commerce mondial en 2010 pour annoncer un chiffre de 13,5%. L'OMC avait prévu en mars une expansion du volume des échanges de 10%. Les exportations de marchandises des économies développées devraient progresser de 11,5% en volume, tandis que le reste du monde (y compris les économies en développement et la Communauté d'États indépendants) devrait enregistrer une progression de 16,5% pour l'année.
Source: Organisation Mondiale du Commerce
Commerce international et données tarifaires
Les parlementaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) ont averti les négociateurs et décideurs de la sous région contre le danger d’une « ouverture trop rapide et large » du marché sous régional à l’Union européenne (U.E) dans le cadre des négociations sur les Accords de partenariat économique (APE). Une fois signés, ces APE, qui se négocient depuis 7 ans, « vont régir les relations commerciales entre les deux régions pour les 20 prochaines années », rappellent les parlementaires réunis en conclave à Accra début septembre 2010, selon un communiqué parvenu à Ouestafnews. « Les députés ont exprimé leur préoccupation sur les éventuelles conséquence d’une telle ouverture sur les ‘capacités de production’ de la sous région», affirme le texte qui souligne que les négociateurs « sont en train de proposer l’ouverture de 70 % du marché de la région ». Les parlementaires ont également averti contre la suppression des taxes imposées aux « Etats tiers », dans les transactions en destination de la sous région ouest africaine, puisque les fonds récoltés et reversés aux organisations sous régionales, permettent le financement des programmes d’intégration. Les APE, dont les négociations ont été les plus difficiles entre l’U.E et l’Afrique depuis les indépendances, n’arrivent toujours pas à être signés alors que les délais voulus par l’U.E ont été dépassés depuis. Une forte mobilisation de la société civile et de divers autres acteurs, qui craignent pour la survie du faible tissu industriel africain en cas d’accord, ont largement contribué au blocage des négociations. Par ailleurs, aussi bien en Afrique qu’en dehors du continent, des experts dénoncent l’approche et les rapports de force « déséquilibrés » dans la conduite de ces négociations. « L’organisation de ces négociations a tout simplement consacré le déséquilibre de pouvoir économique entre l’U.E et les ACP (pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique », écrivait ainsi le Burkinabé Ablassé Ouédraogo ajoutant : « ces derniers (les pays ACP) morcelés en blocs, font face à la plus puissante et la plus expérimentée des structures de négociations, la Commission européenne ». « Le mot ‘partenariat’ laisse croire qu'il s'agit d'un accord entre égaux, mais la vérité est que les pays les moins avancés (PMA) et l'Union européenne (U.E) ne peuvent être des partenaires égaux », défendait de son côté l'économiste américain Joseph Stiglitz D'une valeur estimé à 15 milliards d'euros, les échanges commerciaux entre l'UE et l'Afrique de l'Ouest sont considérés comme « globalement équilibrés», par la Commission européenne. L'U.E exporte principalement des produits industriels et des véhicules (80% des exportations) tandis que l'Afrique de l'Ouest exporte surtout du pétrole en provenance du Nigeria (50 % des exportations ouest africaines) et des produits agricoles tropicaux (cacao, bananes, ananas et bois) provenant essentiellement de la Côte d'Ivoire et du Ghana ». Depuis leurs indépendances acquises dans les années 60 pour la plupart d'entre eux, les pays africains ont de manière générale toujours signé promptement tous les accords qui leur ont été proposés par l’Europe, le continent des anciennes puissances coloniales, parfois au détriment de l'intérêt des masses africaines. Selon les analystes, l’émergence de nouvelles puissances dans la scène mondiale, sans totalement changer les rapports de force, a offert une nouvelle alternative au continent africain.
CEDAO APE
Depuis le 23 août 2010, la CTB est certifiée selon la norme ISO 9001. Cette certification ISO confirme la bonne organisation du contrôle de qualité de l’Agence, ce qui devrait, à terme, se traduire par une satisfaction accrue de ses clients. La certification ISO est exceptionnelle dans le secteur de la coopération au développement. La CTB est la deuxième agence européenne de développement à décrocher ce type de label de qualité (après Lux-Development au Luxembourg). Cette certification représente un signal fort adressé aux donneurs d'ordre belges et étrangers ainsi qu’aux partenaires au développement dans le Sud. En effet, ces dernières années, la Communauté internationale a mis davantage l’accent sur l’efficience de l’aide au développement et sur ses résultats. Dans ce contexte en pleine mutation, la CTB s’est engagée à prendre part à la professionnalisation du secteur. Les budgets alloués à l’Agence pour la coopération bilatérale belge augmentent chaque année (237 millions d’euros en 2009). Depuis 2008, la CTB est habilitée à travailler directement pour la Commission européenne. Elle s’implique de plus en plus aussi dans la coopération déléguée financée par d’autres pays que la Belgique. ‘Gagner la confiance grâce à la qualité de nos services relève de la mission de la CTB. Notre agence est convaincue que cette certification ISO ne pourra que renforcer encore la confiance que nous accordent nos donneurs d'ordre et partenaires,' déclare le Directeur général, Carl Michiels. La certification ISO décrochée par la CTB n’est que la première étape d’un processus planifié sur plusieurs années. La certification actuelle, dont l’audit a été réalisé par AIB Vinçotte en juin 2010, est valable pour le siège de Bruxelles. En 2011, la CTB veut étendre cette certification à l’un de ses bureaux de représentation, son objectif étant, à terme, de faire certifier l’ensemble de ses 18 bureaux de représentation.
Source: Agence belge de développement
Le ministre belge de la Coopération, Charles Michel, avait jeudi le sourire de celui qui a un bon bulletin : « Je me sens comme un étudiant qui a réussi en première session, grâce à la mobilisation politique et celle de tous les acteurs ». Le Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques, qui regroupe 32 pays industrialisés) venait en effet de féliciter la Belgique pour ses efforts en matière d'aide au développement. Tous les 4 ou 5 ans, le système de coopération au développement de chaque pays membre de l'OCDE est soumis à l'évaluation de ses pairs. Les deux dernières évaluations, en 2001 et en 2005, n'avaient pas été très brillantes...
Depuis, la Belgique a redressé la barre. « La Belgique peut être fière de sa générosité en matière d'aide au développement, a estimé Eckhard Deutsche, président du CAD, particulièrement en cette période de crise économique. En 2009, elle a consacré à l'aide publique au développement 2,6 milliards de dollars, soit 0,55 % de son revenu national brut. Elle avait pris l'engagement de porter ce rapport à 0,7 % cette année : elle y arrivera peut-être, si non, ce devrait être pour l'an prochain. Elle rejoindra alors le club des 5 pays atteignant cet objectif ». Plus de moyens nécessaires Le président du CAD pense à l'avenir : « La Belgique s'approche des 0,7 grâce aux remises de dettes récentes. Il risque d'y en avoir moins dans les années qui viennent, il faudra donc consacrer plus de moyens au développement ». Selon le rapport de l'OCDE, la Belgique a réussi à rendre sa coopération plus efficace en harmonisant ses pratiques. Le rapport salue aussi les accords conclus entre le ministère et les universités et ONG, qui a permis d'innover avec un réel impact. Mais la Belgique a encore de nombreux points à améliorer : « Il manque encore une vision commune entre tous les acteurs, estime Eckhard Deutsche, ce qui est dû notamment au grand nombre des différents niveaux de pouvoirs en Belgique ! Tout cela coûte cher. Il faudrait donner aussi plus de pouvoirs aux responsables de terrain, et mieux utiliser leur expérience concrète. Enfin, la Belgique, active dans une zone "fragile" comme l'Afrique des Grands Lacs devrait y impliquer tous les ministères, créant un lien entre paix et sécurité, développement, renforcement de l'Etat et réduction de la pauvreté ». Et si la Belgique explosait ? « Cela produirait certainement une chute d'efficacité, poursuit Deutsche. En Allemagne, nos 16 Etats fédérés s'occupent de développement, mais les politiques ne sont pas coordonnées, ce qui complique la vie des pays destinataires, confrontés à une multitude d'agences diverses oeuvrant par exemple dans la santé. Cette fragmentation est contreproductive ! »
Source: Revue de presse de l'Organisation Internationale de la Francophonie
La Commission européenne a lancé aujourd'hui l'instrument de l'UE qui permet la démonstration rapide à grande échelle des technologies de captage et de stockage de CO2 (CSC). Le réseau de projets CSC est le premier réseau mondial de projets de démonstration en matière de CSC, destiné à favoriser le partage des connaissances et à aider les citoyens à mieux comprendre le rôle du CSC dans la réduction des émissions de CO2. Grâce à ce réseau, l'acquisition des connaissances gagnera en vitesse et la Commission pourra aider la technologie CSC à développer tout son potentiel sans encombre et à devenir commercialement viable. M. Günther Oettinger, commissaire européen chargé de l'énergie, a déclaré à ce sujet: «Le CSC est l'une des technologies essentielles à déployer aujourd'hui pour réaliser les réductions drastiques indispensables des émissions de dioxyde de carbone provenant du secteur de l'énergie au cours des prochaines décennies. Il s'agit d'une avancée très prometteuse pour les principaux promoteurs de projets en Europe, qui travailleront ensemble et informeront les scientifiques, le secteur de l'énergie et les citoyens des progrès réalisés. Le partage des connaissances sera crucial pour accélérer le déploiement des technologies propres en Europe et dans le monde». Les premiers projets CSC faisant partie du réseau qui ont signé un accord de partage des connaissances sont tous des projets soutenus par le programme énergétique européen pour la relance (PEER) de la Commission européenne. Un promoteur de projet ne peut bénéficier d'un financement de l'UE qu'à la condition d'en diffuser aussi largement que possible les résultats. L'objectif est de créer, en lui assurant une grande visibilité, une communauté de projets rassemblés autour d'un même but: la viabilité commerciale des technologies CSC d'ici à 2020. Pour que l'ensemble du secteur énergétique en Europe puisse bénéficier des travaux du réseau de projets CSC, un forum consultatif se réunira chaque année dans le but d'examiner les avancées et de définir les connaissances qu'il serait le plus utile de trouver dans les activités du réseau de projets CSC. La première réunion du forum consultatif a lieu aujourd'hui, sous la co-présidence de la Commission européenne et de la Plateforme des centrales électriques à combustion fossile à taux d'émission zéro (ZEP). Elle rassemble des représentants des États membres, de la ZEP, des projets de démonstration CSC, du secteur de la recherche, d'ONG et d'organisations internationales.
Le réseau de projets CSC
L’Afrique et l’Europe ont le même intérêt à accélérer l’utilisation des sources d’énergie renouvelable et ont tout à gagner à adopter une approche commune pour le développement des énergies renouvelables, composante essentielle d’une approche globale visant à faire face aux besoins en énergie de l’industrie, des transports, des bâtiments et des ménages sans induire d’effets néfastes sur le climat. Les deux continents se sont pareillement engagés à accroître de façon significative la part des énergies renouvelables dans le bilan énergétique afin de réduire leur dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles, de contribuer à une plus grande sécurité énergétique et à un accès amélioré à l’énergie et de forger l’épine dorsale d’un futur système énergétique à faibles émissions de carbone.
Compte tenu de son très faible taux de consommation d’énergie par habitant, la mitigation du changement climatique est moins un problème pour l’Afrique que pour l’Europe. Pour l’Afrique, qui possède d’abondantes ressources, l’énergie renouvelable pourrait jouer un rôle majeur en satisfaisant les besoins en énergie, en augmentation rapide, du continent afin de stimuler la croissance économique et de promouvoir le progrès social. Le Partenariat Afrique-UE pour l’énergie (PAEE) a été lancé à Lisbonne, en décembre 2007, en tant que cadre de long terme destiné à faciliter un dialogue politique et une coopération structurés entre l’Afrique et l’UE sur des questions énergétiques
revêtant une importance stratégique. L’accès à l’énergie, la sécurité énergétique et les énergies renouvelables sont les trois domaines d’action clés ayant chacun des objectifs spécifiques. Dans le domaine des énergies renouvelables, l’Afrique et l’Europe ont convenu d’objectifs politiques ambitieux pour le Partenariat, dans le but notamment d’accroître l’utilisation des énergies renouvelables en Afrique (10 000 MW d’hydroélectricité, 5 000 MW d’énergie éolienne et 500 MW d’autres énergies renouvelables supplémentaires d’ici à 2020).
Source: Partenariat Afrique-UE pour l’énergie
Partenariat Afrique-UE pour l’énergie

References: CSC 
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