Source: http://juristudiant.com/forum/le-cumul-des-responsabilites-t31151.html
Timestamp: 2018-04-24 14:40:02+00:00

Document:
VypeahN7 (voir ses messages)
Essonne, Le 05/03/2018 à 20:24
Je suis en plein cas pratique concernant les différentes applications de l'article 1242 alinéa 4 etc.. c'est à dire les responsabilités des parents du fait de leur enfant
Cependant j'ai une question, en effet j'ai dans mon cas pratique un mineur qui jouait dans un club sportif et qui cause un dommage.
j'ai quasiment fini mon cas pratique en retenant plusieurs responsabilités.
D'une part celle de l'enfant, celle des parents et l'association. Mais c'est là que j'ai un petit soucis. Il me semble que dans cette situation il faut vérifier avant s'il est possible d'engager la responsabilité des parents et c'est seulement si c'est pas possible qu'on doit aller vérifier la responsabilité de l'association sportive..
Du coup j'ai un petit doute.. c'est le petit détail qui me perturbe donc si quelqu'un peut m'éclaircir sur ce point je lui serai redevable ^^'
Le 05/03/2018 à 20:48
Il y a déjà eu un post là-dessus
http://juristudiant.com/forum/cumul-des-differentes-responsabilite-delictuelles-t24808.html
Essonne, Le 05/03/2018 à 20:51
Je suis désolé alors .. merci pour la réponse je vais regarder cela tout de suite :)
Le 05/03/2018 à 21:26
Normal le post date de 2015 et j'ai l'impression qu'on ne le trouve plus.
Vous avez raison sur le fait que si l'article 1242 al 4 est applicable cela exclut l'application de l'article 1242 al 1er ce qui à mon sens est contestable.
Vosges, Le 05/03/2018 à 21:57
J'ai rendu le lien cliquable il ne renvoyait à rien à cause d'un double https://.
Le 05/03/2018 à 22:41
Je me permets de rappeler que cet article doit se lire comme suit :
Et que l'adverbe "solidairement" n'est pas là que pour faire joli...
Le 05/03/2018 à 22:55
il faut vérifier avant s'il est possible d'engager la responsabilité des parents et c'est seulement si c'est pas possible qu'on doit aller vérifier la responsabilité de l'association sportive.
En n'oubliant pas qu'en matière de responsabilité civile, l'affaire se terminera par une bataille de chiffonniers entre l'assureur qui couvre la responsabilité RC des parents et l'assureur qui couvre la responsabilité RC de l'association, puisqu'au final, c'est l'un des deux qui casquera, et non pas ni les parents, ni l'association elle-même.
Essonne, Le 05/03/2018 à 23:52
Merci vous m'avez bien rassuré :)
C'est vraiment l'histoire des cumuls des différentes responsabilités sur le plan délictuel qui me perturbait ^^
Je vous remercie et je vous souhaite une bonne soirée :)
Le 06/03/2018 à 10:19
puisqu'au final, c'est l'un des deux qui casquera, et non pas ni les parents, ni l'association elle-même
Tout dépend, vous avez parfois des parents non assurés (10% environ),ou des assurances suspendues (c'était le cas dans l'arrêt Bertrand de 1997) . Vous avez des plafonds d'indemnisation enfin vous avez aussi des clauses qui indiquent que l'assurance n'indemnisera qu'à hauteur de la responsabilité de l'enfant.
J'ai en mémoire un arrêt où le mineur avec un autre avait mis le feu à une maison
le mineur A était responsable pour les juges à hauteur de 30%
le mineur B était responsable à hauteur de 70%
Les parents étaient responsables in solidum
La victime s'est retourné vers la mère de pour se faire rembourser de la totalité , la mère a demandé à son assureur de prendre en charge, mais son assureur n'a payé que pour 30%. La mère a dû se débrouiller pour payer le reste (la clause a été considérée comme valable). Donc tout ça pour dire que l'assurance ne règle pas tout.
S'agissant de la responsabilité parentale effectivement les parents sont solidairement responsables , Camille écrit à ce sujet
l'adverbe "solidairement" n'est pas là que pour faire joli...
, certes mais ils ne sont solidaires qu'à condition 1° qu'ils aient l'autorité parentale et que l'enfant cohabite avec eux . Donc dans le cas de parents séparés si la résidence de l'enfant est fixée chez l'un des parents, l'autre ne peut voir sa responsabilité engagée sur 1242 al 4. La réforme permettrait d'ailleurs de gommer ce problème, puisque le futur article 1246 disposerait ceci : "Sont responsables de plein droit du fait du mineur :
- ses parents, en tant qu’ils exercent l’autorité parentale ;", il n'y a pas d'autres conditions.
Essonne, Le 08/04/2018 à 16:49
J'ai une autre question qui me tracasse ...
Notamment avec la loi de Badinter de 1985 avec les accidents de la circulations et l'article 1242 du C.civ ( parents, commettants etc..)
Je sais que la loi Badinter n'est pas alternative et que la victime qui remplie les conditions de cette loi doit forcément se fonder sur cette loi et pas sur 1242.
Mais si admettons un mineur cause un dommage en ouvrant une portière de voiture et la victime se casse un bras.
Bref donc je vérifie les conditions de la loi Badinter etc. Mais comme ici la personne qui cause le dommage est mineur, je dois ensuite engager la responsabilité des parents (ou association éducative si une décision judiciaire est intervenue) pour que la victime soit indemnisée ?
En gros la victime se fonde sur la loi de 1985 pour son indemnisation et ensuite je vérifie l'article 1242 (dans mon cas pour les parents) pour savoir qui va payer cette indemnité ?
L'exclusivité de la loi concerne essentiellement le VTM impliqué
Quand une victime veut agir contre le conducteur d'un VTM en principe il ne peut agir qu'en invoquant la loi de 1985
(encore qu'il y a des tempéraments ex dans l'hypothèse ou le conducteur est préposé la cour de cassation transpose la jurisprudence costedoat, par ailleurs si le conducteur est mineur, la cour de cassation admet que la victime puisse agir contre les parents sur le droit commun)
Pour votre hypothèse où le mineur cause un dommage en ouvrant une portière , non la victime ne peut se fonder sur la loi de 1985 que contre le conducteur ou le gardien du VTM qui lui a causé un dommage , si elle décide d'agir contre l'enfant , ce sera le droit commun encore que je conseillerai plutôt à la victime d'agir contre les parents toujours sur le fondement du droit commun (sauf si l'un des parents est conducteur évidemment)
Essonne, Le 08/04/2018 à 19:56
Ahhhh oui je suis bête ... ici le mineur n'est pas conducteur ni gardien donc oui c'est logique ...
Du coup pour un cas pratique je vérifie quand même la responsabilté sur la loi et je dis que blabla la victime ne peut pas se fonder dessus ?
Pour un cas pratique
vous indiquez que la victime peut agir contre le conducteur du VTM ou le gardien du VTM sur le fondement de la loi de 1985
qu'elle peut aussi assigner l'enfant sur l'article 1240 et les parents sur 1242al 4
Tout ce petit monde sera condamné in solidum il conviendra éventuellement de voir les recours récursoires entre coauteurs
Essonne, Le 09/04/2018 à 14:57
Car je sais que beaucoup de personne pour les partiels ne font pas attention a la forme et notamment les règles avec les cumuls etc.. donc ca me laisse le temps de bien me préparer pour mon partiel :)
Ryu008007 (voir ses messages)
Je ne comprend pas ce que signifie caractère exclusif de la loi de Badinter..
Ce que j'ai compris moi c'est que la victime qui a eu un dommage par un VTM doit absolument se fonder sur la loi de Badinter et ne peut pas aller engager la responsabilité de l'auteur du dommage (donc conducteur ) sur la responsabilité des choses. Mais si dans l'exemple énoncé ci dessus avec le mineur.. dans ce cas la victime doit quand même se fonder sur Badinter .. mais du coup la responsabilité des parents pour le mineur on en fait quoi ?

References: l'article 1242
 l'article 1242
 l'article 1242
 l'article 1242
 l'article 1242
 l'article 1240