Source: http://frederic.berjaud.free.fr/Articles_de_Didier_Davin/04eLeger/4eme_leger.htm
Timestamp: 2017-11-23 16:28:36+00:00

Document:
Le 4ème Régiment d'Infanterie Légère
Accès à la liste des Officiers, cadres d'Etat major, Sous officiers et Soldats du 4e Léger
I/ 1796-1800 : DE L'ITALIE A L'EGYPTE
a/ 1796-1798
Formée en 1796, la 4e Demi-Brigade d'Infanterie Légère de 2ème formation était composée par amalgame des :
8e Demi-Brigade d'Infanterie Légère
2e bataillon de la 52e Demi-Brigade de Bataille
5e bataillon de Volontaires de l'Isère
Bataillon de Nyons.
Elle servit brillement en Italie avec Bonaparte puis le suivit en Egypte en 1798.
b/ 1798-1800 : l'Egypte
Le 5 mars 1798 (15 ventôse an 6), Bonaparte adresse depuis Paris au Directoire exécutif une note dans laquelle il écrit : "Pour s'emparer de l'Egypte et de Malte, il faudrait de 20,000 à 25,000 hommes d'infanterie et de 2,000 à 3,000 de cavalerie, sans chevaux.
... En Corse 4e d'infanterie légère ... 1,200 hommes } Général Menard } 1,200 hommes ...
... Les demi-brigades avec leurs compagnies de canonniers...
... Tous les corps avec leur dépôt ...
Il faudrait que ces troupes fussent embarquées dans ces différents ports et prêtes à partir au commencement de floréal, pour se rendre dans le golfe d'Ajaccio, et réunies et prêtes à partir de ce golfe avant la fin de floréal ..." (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5; Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2429; correspondance générale, t.2, lettre 2322).
Le même jour (5 mars 1798 - 15 ventôse an 6), le Directoire exécutif arrête :
"Article 1er. - Le général Vaubois fera mettre sur-le-champ embargo et noliser à Bastia, Ajaccio et autres ports de l'île de Corse, les bâtiments qui seraient nécessaires pour embarquer la 4e demi-brigade d'infanterie légère, commandée par le général Menard.
Art. 2 - Cette demi-brigade avec son dépôt, ainsi que les bâtiments nécessaires, se rendront à Ajaccio.
Art. 3 - Ils devront avoir :
Pour un mois d'eau,
Deux mois de vivres,
Et 100 cartouches par homme.
- Art. 4 - Ce convoi doit se tenir prêt à lever l'ancre de la rade d'Ajaccio le 30 germinal ..." (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5; Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2433).
... 4e d'infanterie légère 1,500 hommes ..." (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5; Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2439; correspondance générale, t.2, lettre 2328). Le chiffre de 1500 hommes est donné dans un autre document, daté du 17 mars (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5).
Le 30 mars 1798 (10 germinal an 6), le Général Bonaparte écrit depuis Paris au Citoyen Sucy, Ordonnateur en chef de l'Armée qui doit embarquer : "... L'armée sera composée de cinq divisions : ... 3°. Une division qui s'embarque à Toulon, composée de la quatrième d'infanterie légère, de la dix-huitième et de la trente-deuxième de ligne ; vous y attacherez deux commissaires des guerres, un chef de chaque administration, une ambulance ..." (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5).
Le 13 avril 1798 (24 germinal an 6), le Général Bonaparte écrit depuis Paris au Général Vaubois, Commandant de la 23e Division militaire en Corse : "Indépendamment, Citoyen Général, de la 4e demi-brigade d'infanterie légère, qui, dans ce moment-ci, conformément aux ordres que vous avez reçus, doit être réunie à Ajaccio, ayant des vivres pour deux mois ... Vous devez tenir le convoi de la 4e demi-brigade d'infanterie légère et de la 19e de ligne prêt à partir, le 5 floréal, au premier signal qui lui en serait donné ..." (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2507; correspondance générale, t.2, lettre 2393).
Le 18 avril 1798 (29 germinal an 6), le Général Bonaparte écrit depuis Paris au Général Vaubois : "... Je vous ai mandé précédement, Citoyen Général, de réunir à Ajaccio la 4e légère et la 19e de ligne, avec les bateaux nécessaires pour les faire embarquer, de l'eau pour un mois et des vivres pour deux.
Craignant que vous ne fussiez embarrassé, je vous ai prévenu que j'avais donné l'ordre, à Toulon, à neuf bâtiments de transport de se rendre à Ajaccio pour aider à l'embarquement desdites troupes ... vous recevrez, sous peu, de l'argent pour compléter la solde de vos troupes ..." (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5; Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2525; correspondance générale, t.2, lettre 2413).
Le 20 avril 1798 (1er floréal an 6), le Général Bonaparte écrit depuis Paris au Général Berthier, Chef de l'Etat-major général de l'Armée d'Orient : "... La division composée de la 4e demi-brigade d'infanterie légère qui rejoindra le convoi, des 18e et 32e de ligne, sera commandée par le général Menard et, jusqu'à ce que ce général ait joint, par le général de brigade Rampon ..." (correspondance générale, t.2, lettre 2417).
Le même jour, le Général Bonaparte écrit depuis Paris au Général Dufalgua : "Le général Dufalga, commandant le génie de l'expédition de la Méditerranée, nommera deux officiers ou adjoints du génie par chacune des divisions ... enfin la division Mesnard, qui est composée de la quatrième d'infanterie légère, la dix-huitième, la trente-deuxième de ligne ..." (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5).
Le 9 mai 1798 (20 floréal an 6), le Général Bonaparte écrit depuis Toulon au Général Menard : "Il est ordonné au général Menard de s'embarquer, immédiatement après la réception du présent ordre, avec la 4e d'infanterie légère, la 19e de bataille, et de partir au premier beau temps. Il se rendra dans les îles de la madeleine, au nord de la Sardaigne ..." (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2569).
Le 10 mai 1798 (21 floréal an 6), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général à Toulon : "Ordre.
1° Il est ordonné aux officiers et aux soldats des ... 4e d'infanterie légère ... qui sont en permission, congé, convalescence, ou absents de leur corps pour quelque raison que ce soit, de se rendre le plus tôt possible à Toulon, où ils trouveront des bâtiments et des ordres pour rejoindre leurs corps.
2e Je prie ...de faire publier et signifier le présent ordre à ceux qu'il concerne, afin que, s'ils ne participent pas aux dangers et à la gloire qu'acquerront leurs camarades, l'ignominie qui leur en reviendra soit sans excuse.
3e Ceux desdits officiers, soldats qui, après la notification du présent ordre, ne rejoindraient pas, n'ont pas contribué à nos victoires, ne peuvent pas être considérés comme faisant partie de ces braves auxquels l'Italie doit sa liberté, la France la paix, et la République sa gloire" (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2574).
Le 6 juin 1798 (18 prairial an 6), le Général Bonaparte, à bord de l'Orient, écrit à l'Amiral Brueys : "Le général en chef, Citoyen Amiral, ayant arrêté ses dispositions relatives à l'île de Malte ...
... Le général en chef destine pour le débarquement les 4e et 7e demi-brigades légères ..." (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2618).
Le 9 juin 1798 (21 prairial an 6), le Général Bonaparte, à bord de l'Orient, devant Malte, fait écrire au Général Desaix : "... Le général de marine du Chayla, avec quatre vaisseaux de guerre, mouillera à une lieue au large de Marsa-Scirocco pour y appuyer votre débarquement.
Tous les hommes de la 80e demi-brigade, de la 7e légère, de la 19e et de la 4e, que le général du Chayla, pourra avoir à bord de ces vaisseaux, seront débarqués avec vos troupes et se réuniront à leurs corps, qui doivent débarquer dans une autre pont ..." (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2622).
Le même jour, le Général Bonaparte écrit au Général Berthier : "... La compagnie de canonniers de la 4e demi-brigade est destinée à rester dans l'île ..." (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2624; ; correspondance générale, t.2, lettre 2514).
Et dans une autre lettre datée du même jour, adressée au Général Vaubois : "... Lorsque la 19e de bataille et la 4e légère, qui sont embarquées sur le convoi d'Ajaccio, seront arrivées, le citoyen Marmont se portera pour bloquer la Cité Valette en se plaçant du côté de la Cité Pinto; il étendra ses postes jusques à Cazal Novo, afin de se joindre à la gauche du général Desaix ..." (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2618).
Le 14 juin 1798 (26 prairial an 6), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général à Malte, au Général Berthier : "Vous voudrez bien, Citoyen Général, donner l'ordre au général Vaubois de faire remplacer la 4e d'infanterie légère dans les postes qu'elle occupe, et lui donner ordre de se rendre demain à la cale Saint-Paul, où elle se rembarquera ..." (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2658).
Le 23 juin 1798 (5 messidor an 6), par ordre du Général en Chef, l'ordre suivant est promulgué depuis le Quartier général à bord de l'Orient : "Le général en chef a déterminé le commandement des brigades, dans les divisions, ainsi qu'il suit :
... Division Bon
Le général Marmont commande la 4e légère ..." (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2706).
Le 6 juillet 1798 (18 messidor an 6), le Général Bonaparte écrit depuis le Quartier général d'Alexandrie, au Directoire exécutif, concernant la prise d'Alexandrie : "... Le général Kleber, au pied de la muraille, désignait l'endroit où il voulait que ses grenadiers montassent, mais il reçut une balle au front qui le jeta par terre. Sa blessure, quoique extrêmement grave, n'est pas mortelle. Les grenadiers de sa division en doublèrent de courage et entrèrent dans la place. La 4e demi-brigade, commandée par le général Marmont, enfonça à coups de hache la porte de Rosette, et toute la division du général Bon entra dans l'enceinte des Arabes ..." (Pièces diverses et correspondance relatives aux opérations de l'armée d'Orient en Egypte; Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2765; Correspondance générale, t.2, lettre 2593).
Le 18 juillet 1798 (30 messidor an 6), le Général Bonaparte fait écrire depuis le Quartier général, à Ouârdân, au Général Reynier : "... Le général en chef ordonne que la 85e demi-brigade ne parte d'Ouârdân que lorsque la 4e demi-brigade légère du général Bon sera arrivée ici" (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2812).
Le 22 juillet 1798 (4 thermidor an 6), le Général Bonaparte écrit depuis le Quartier général de Gizeh, au Général Berthier, concernant la prise d'Alexandrie : "... Vous ferez reconnaître le citoyen Destaing, chef de la 4e d'infanterie légère, comme général de brigade ...
Vous demanderez au général de division Bon un rapport sur les chefs de bataillon de la 4e légère ... qui se sont le mieux conduits, et les plus capables de commander une demi-brigade, avec l'état de leurs services ..." (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2823; Correspondance générale, t.2, lettre 2615).
Le 24 juillet 1798 (4 thermidor an 6), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Directoire exécutif : "... J'ai promu au grade de général de brigade le chef de brigade Destaing, commandant la 4e demi-brigade ..." (Pièces diverses et correspondance relatives aux opérations de l'armée d'Orient en Egypte; Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2834; Correspondance générale, t.2, lettre 2625).
Le 25 juillet 1798 (7 thermidor an 6), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier, Chef de l'Etat-major général de l'Armée d'Orient : "... Faire reconnaître Delzons, chef de bataillon de la 4e d'infanterie légère à la place de chef de brigade de cette demi-brigade.
... Comme capitaine le citoyen Gillet lieutenant de la 4e d'infanterie légère.
Comme lieutenant le citoyen Augelarge adjudant dans la 4e d'infanterie légère.
Le grade de sergent pout le citoyen Augelarge caporal de carabiniers de la 4e d'infanterie légère.
Le grade de caporaux pour les citoyens Navanens, Chibret et Guignard carabiniers de la 4e d'infanterie légère ..." (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2834; Correspondance générale, t.2, lettre 2625).
Le 1er août 1798 (14 thermidor an 6), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier, Chef de l'Etat-major général de l'Armée d'Orient : "Vous préviendrez la 4e demi-brigade d'infanterie légère que le payeur a ordre de lui payer ce qui lui est dû pour les mois de ventôse et de germinal et qu'elle doit se mettre en règle" (Correspondance générale, t.2, lettre 2704).
Le même jour, sur ordre du Général Bonaparte, un Ordre du jour établi depuis le Quartier général au Caire, est diffusé auprès des troupes : "L'armée est prévenue qu'en cas d'alarme dans la ville du Caire les dispositions données par le général en chef sont les suivantes :
... La cavalerie de la division du général Bon et la 4e demi-brigade légère, au signal d'alarme, se porteront avec célérité sur la place d'Ezbekyeh.
Le général Bon et son état-major, au signal d'alarme, se rendront sur-le-champ auprès du général en chef ..." (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2912).
Le 2 août 1798 (15 thermidor an 6), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier, Chef de l'Etat-major général de l'Armée d'Orient : "Le magasin central d'habillement a de quoi confectionner :
1° dix mille habits et 20000 pantalons : vous ordonnerez qu'il en soit fait la distribution suivante :
... 4e [légère] 600 habit 1200 pantalons ...
2° Les habits seront confectionnés par les corps. L'ordonnateur en chef fera un règlement pour tout ce qui doit leur être donné par habit et pour la façon.
3e Il ne sera rien confectionné du magasin brigade" (Correspondance générale, t.2, lettre 2723).
Le 6 août 1798 (19 thermidor an 6), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier, Chef de l'Etat-major général de l'Armée d'Orient : "V ous ferez reconnaître comme chef de bataillon de la 4e d'infanterie légère le citoyen Stilles capitaine de cette demi-brigade.
Et pour chef de bataillon chargé de l'administration de la demi-brigade le citoyen Ducoiret capitaine à ladite demi-brigade" (Correspondance générale, t.2, lettre 2789).
Le 7 août 1798 (20 thermidor an 6), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier, Chef de l'Etat-major général de l'Armée d'Orient : "... Le 3e bataillon de la 4e d'infanterie légère tiendra garnison au Caire.
Vous donnerez l'ordre au général Bon de partir demain, avec trois pièces de canon, les deux bataillons de la 4e d'infanterie légère, la compagnie des carabiniers du 3e bataillon, les compagnies des grenadiers de la 18e et de la 32e, pour prendre position au village d'El-Mataryeh. Il recevra une instruction particulière de moi. Le commissaire ordonnateur fera en sorte de lui donner des vivres pour les 21, 22 et 23 ..." (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 2997; Correspondance générale, t.2, lettre 2795).
Le 10 août 1798 (23 thermidor an 6), le Général Bonaparte fait expédier depuis son Quartier général à Korâym, l'ordre suivant : "Le quartier général de l'armée est à Korâym.
... Ordre au général Bon, qui était à El-Mataryeh, d'envoyer deux bataillons de la 4e légère à El-Khânqah, avec deux pièces de canon, de garder les grenadiers, d'attendre les deux parties de la caravane du Caire et de les conduire dans cette ville ..." (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 3004).
Le 16 août 1798 (29 thermidor an 6), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier, Chef de l'Etat-major général de l'Armée d'Orient : "Vous donnerez les ordres, Citoyen Général, pour que la 4e d'infanterie légère, qui est à El-Qobbet, rentre dans la place ..." (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 3027; Correspondance générale, t.2, lettre 2840).
Le 18 août 1798 (1er fructidor an 6), le Général Bonaparte, qui veut assurer la sécurité des communications de l'armée entre Alexandrie, El-Rahmânieh et Rosette, écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier, Chef de l'Etat-major général de l'Armée d'Orient : "Vous voudrez bien donner l'ordre, Citoyen Général, au général de division Bon, de faire partir le général de brigade Marmont avec la 4e demi-brigade d'infanterie légère et une pièce d'artillerie, pour se rendre à Rosette. Le général de brigade Marmont m'enverra, avant de partir, son aide de camp pour prendre les instructions que je lui ferai ..." (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 3027; Correspondance générale, t.2, lettre 2840).
Le même jour, il écrit au Général Menou, à Rosette : "Ce soir, le général de brigade Marmont, avec la 4e demi-brigade [légère], part pour se rendre à Rosette, pour observer les mouvements des Anglais. Le contre-amiral Perrée se rend à Rosette avec deux avisos. J'espère que, dès l'instant que le général Marmont sera arrivé à Rosette, on pourra empêcher les Anglais d'avoir aucune espèce de communication avec les Arabes ..." (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5; Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 3042; Correspondance générale, t.2, lettre 2859).
Le 21 août 1798 (4 fructidor an 6), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Kléber : "... J'ai envoyé le général Marmont avec la quatrième demi-brigade d'infanterie légère et deux pièces de canon pour soumettre la province de Bahiré, maintenir libre la communication de Rosette à Alexandrie, et rester sur la côte pour empêcher la communication de l'escadre avec la terre ..." (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5).
Le 22 août 1798 (5 fructidor an 6), par ordre du Général en Chef, l'extrait de l'ordre du jour suivant est diffusé parmi les troupes depuis le Quartier général du Caire : "Emplacements de l'armée :
... Division Bon, au Caire
4e demi-brigade légère, détachée à Rosette ..." (Correspondance de Napoléon, t.4, lettre 3086).
Le 14 septembre 1798 (28 fructidor an 6), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier, Chef de l'Etat-major général de l'Armée d'Orient : "Vous donnerez l'ordre au Général Menou de faire partir pour le Caire tous les détachements qui sont à Rosette hormis le bataillon de la 19e, le bataillon de la 85e [de ligne] et la 4e demi-brigade [légère] qui s'y trouvent momentanément" (Correspondance générale, t.2, lettre 3187).
Le 12 octobre 1798 (21 vendémiaire an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, à Sucy, Commissaire ordonnateur en chef de l'Armée d'Orient : "Je vous prie, citoyen ordonnateur, de faire distribuer des bonnets pour l'infanterie, aux différents corps en proportion des habits qui leur ont été distribués. Je vous prie de faire donner les 5000 qui existent actuellement dans les magasins, soit 800 par :
4e demi-brigade [légère] ..." (Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 3427; Correspondance générale, t.2, lettre 3388).
Le 4 novembre 1798 (14 brumaire an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier, chef de l'Etat-major général de l'Armée d'Orient : "... Le général Marmont commandera la 4e d'infanterie légère avec l'artillerie qui y est attachée ..." (Correspondance générale, t.2, lettre 3612).
Le 5 novembre 1798 (15 brumaire an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Menou à Rosette : "... Mon intention est que ... le général Marmont (commandera), la 4e demi-brigade d'infanterie légère ..." (Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 3576; Correspondance générale, t.2, lettre 3623).
Le 8 novembre 1798 (18 brumaire an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier : "... Le général Marmont, avec la 4e et son artillerie, réunira tous ses postes à Alexandrie et se tiendra prêt à partir vingt-quatre heures après la réception de l'ordre qui lui en sera donné" (Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 3587; Correspondance générale, t.2, lettre 3634).
Le 10 novembre 1798 (20 brumaire an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier : "Plusieurs soldats, marins, sapeurs, infirmiers, charretiers, ouvriers, se sont faits domestiques. La facilité de s'en procurer a porté plusieurs officiers et administrateurs à en augmenter le nombre, et ce, au détriment de l'armée.
ARTICLE 1er. Les officiers et administrateurs qui ont amené des domestiques d'Europe ont seuls le droit d'avoir des domestiques européens. Ceux qui n'en ont pas amené ou qui veulent en augmenter le nombre doivent les prendre parmi les naturels du pays.
ART. 2. Tout individu qui, au moment du débarquement, était soldat, marin, sapeur, infirmier, charretier, ouvrier, etc. est tenu, au plus tard cinq jours après la publication du présent ordre, de rejoindre un des corps ci-dessous, savoir :
Ceux qui sont à Alexandrie {la 4e d'infanterie légère ou le 3e bataillon de la 61e ou le 3e bataillon de la 85e ...
ART. 3. Ceux qui auraient des domestiques qui seraient dans le cas de l'article 2 sont tenus de le communiquer à leurs domestiques douze heures après la publication du présent ordre, d'en faire part au commandant de la place, au plus tard quarante-huit heures après la publication du présent ordre.
ART. 4. Ceux qui mettraient du retard dans l'exécution du présent ordre seront condamnés à payer à la caisse du corps autant d'écus de six francs qu'ils mettront de jours de retard; et si, dix jours après la publication du présent ordre, ils ne l'avaient point exécuté, le commandant de la place les ferait arrêter.
ART. 5. Le commandant de la place et même les chefs des corps ci-dessus nommés sont autorisés à faire arrêter tous les domestiques qu'ils soupçonneraient être dans le cas de l'article 2.
ART. 6. Il y aura à Alexandrie un bureau composé d'un officier de la 4e d'infanterie légère, de la 61e et de la 85e ...
ART. 7. Tous les domestiques qui seraient arrêtés seront sur-le-champ amenés devant ce bureau, qui prononcera s'ils sont ou non dans le cas de l'article 2.
ART. 8. Le général en chef recommande l'exécution du présent ordre spécialement aux officiers commandant les places et aux officiers supérieurs des corps où lesdits hommes doivent être incorporés.
ART. 9. Le général en chef défend expressément aux corps qui sont à Alexandrie de se recruter parmi les individus qui font partie des équipages.
BONAPARTE" (Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 3601).
Le 16 novembre 1798 (26 brumaire an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Directoire exécutif : "... grâce aux peines et à l'activité de la 4e d'infanterie légère, les eaux sont arrivées, le 14 brumaire, à Alexandrie, en plus grande abondance que jamais; il y en a pour deux ans. Le canal nous a servi à approvisionner de blé Alexandrie, et à faire venir nos équipages d'artillerie à Gyzeh ..." (Pièces diverses et correspondance relatives aux opérations de l'armée d'Orient en Egypte; Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 3632; Correspondance générale, t.2, lettre 3716).
Le 21 novembre 1798 (1er frimaire an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, à Daure, Commissaire ordonnateur en chef de l'Armée d'Orient : "Je vous prie, citoyen ordonnateur, d'employer tous les moyens qui sont en votre pouvoir pour pousser la confection des capotes dont l'armée a le plus grand besoin dans un moment où les nuits sont si fraîches.
Les 4e 21e d'infanterie légère soient servies les premières ..." (Correspondance générale, t.2, lettre 3754).
Le 28 novembre 1798 (8 frimaire an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier : "... Vous voudrez bien écrire au chef de brigade de la 4e demi-brigade d'infanterie légère de vous rendre compte pour quelle raison il n'a pas fait part des quatorze prisonniers qu'ont faits les Anglais sur sa demi-brigade et qui sont à bord. Vous lui demanderez un compte détaillé sur le temps et la manière dont il a perdu ces hommes ..." (Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 3685; Correspondance générale, t.2, lettre 3801).
Le 6 décembre 1798 (16 frimaire an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Menou, commandant à Rosette : "L'état-major vous donne l'ordre, citoyen général, de faire partir sur-le-champ le second bataillon de la 4e demi-brigade légère pour le Bahireh ..." (Correspondance générale, t.2, lettre 3862).
Le 12 décembre 1798 (22 frimaire an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Marmont : "J'ai reçu, Citoyen Général, votre lettre du 14.
Il est toujours plus intéressant de rendre compte d'une mauvaise nouvelle que d'une bonne, et c'est vraiment une faute que vous avez faite d'oublier de rendre compte des neuf prisonniers qu'ont faits les Anglais à la 4e demi-brigade ..." (Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 3753; Correspondance générale, t.2, lettre 3922).
Le 9 janvier 1799 (20 nivôse an 7), le Général Bonaparte, depuis son Quartier général au Caire, ordonne la création d'un Régiment de Dromadaires; "... les 4e et 22e légères, fourniront chacune 10 hommes pour le fond de la formation du régiment de dromadaires ..." (Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 3821).
Le 28 janvier 1799 (9 pluviôse an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Marmont à Alexandrie : "... Mettez le bataillon de la soixante-quinzième sous ces arbres où vous avez été longtemps avec la quatrième d'infanterie légère. Qu'il se baraque la en s'interdisant toute communication avec la ville et l'Egypte. Mettez le bataillon de la quatre-vingt-cinquième du côté du Marabou : vous pourrez facilement l'approvisionner par mer. Quant à la malheureuse demi-brigage d'infanterie légère, faites-la mettre nue comme la main, faites-lui prendre un bon bain de mer ; qu'elle se frotte de la tête aux pieds ; qu'elle lave bien ses habits, et que l'on veille à ce qu'elle se tienne propre. Qu'il n'y ait plus de parade ; qu'on ne monte plus de garde que chacun dans son camp. Faites faire une grande fosse de chaux vive pour y jeter les morts.
Dès l'instant que, dans une maison française, il y a la peste, que les individus se campent ou se baraquent ; mais qu'ils fuient cette maison avec précaution et qu'ils soient mis en réserve en plein champ. Enfin, ordonnez qu'on se lave les pieds, les mains, le visage tous les jours, et qu'on se tienne propre ..." (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5; Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 3909; Correspondance générale, t.2, lettre 4178).
Le 29 janvier 1799 (10 pluviôse an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier : "Vous avez dû donner l'ordre précédemment à l'adjudant général Leturcq de partir avec l'un des bataillons de la 4e qui sont à Damanhour.
Vous expédierez, par un adjoint, l'ordre à l'autre bataillon de partir, douze heures après la réception du présent, en toute diligence, par terre, pour se rendre à Damiette, où il est indispensable qu'il soit arrivé le 19. Le quartier général de la province de Damanhour se rendra à El-Rahmânyeh, où ce bataillon laissera 5o hommes dans la redoute jusqu'à ce qu'ils soient relevés par des hommes qui doivent venir d'Alexandrie, en cas qu'il n'y ait pas une chaloupe canonnière vis-à-vis El-Rahmânyeh; dans le cas contraire, 15 hommes d'équipage de cette canonnière tiendront garnison dans la redoute, jusqu'à ce que des troupes soient arrivées d'Alexandrie ...
Lorsque le détachement de la 4e arrivera, si Damanhour est en quarantaine, mon intention est qu'il fasse quarantaine, et, lorsque les marins arriveront, ils seront encore soumis à une forte quarantaine d'observation à Boulâq. Le citoyen Blanc préviendra ses agents à Damiette pour que, lorsque le bataillon de la 4e arrivera, ils se fassent rendre compte par le chef s'il n'y a aucun malade, et fassent visiter les malades qu'il pourrait y avoir par les officiers de santé.
L'adjoint que vous aurez envoyé à cet effet suivra le mouvement de ce bataillon; il emportera à cet effet, demain, tout son équipage de guerre" (Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 3915; Correspondance générale, t.2, lettre 4180).
Le 8 février 1799 (20 pluviôse an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier : "Vous donnerez l'ordre au général Rampon de partir le 24, avec le 2e bataillon de la 4e, pour se rendre à Sâlheyeh. Il aura avec lui une pièce de canon. Vous préviendrez de ce départ le commissaire ordonnateur en chef, les généraux d'artillerie et du génie, afin qu'ils profitent de cette occasion pour faire passer tout ce qu'ils auraient à envoyer à l'armée ..." (Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 3946; Correspondance générale, t.2, lettre 4223).
Le 9 février 1799 (21 pluviôse an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Dugua : "Vous prendrez, citoyen général, le commandement de la province du Caire ...
Tous les Français sont logés autour de la place Esbequieh. J'y laisse un bataillon de la soixante-neuvième un de la quatrième légère et un de la trente-deuxième.
Le bataillon de la quatrième partira le 24 ..." (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5; Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 3950; Correspondance générale, t.2, lettre 4230).
Le 15 février 1799 (27 pluviôse an 7), le Général Bonaparte écrit depuis Catich, à l'Adjudant général Grezieux : "Vous allez partir pour Tineh, citoyen, avec 200 chameaux et 50 hommes d'escorte et une compagnie de dromadaires. Arrivé à Tineh, vous ferez charger sur ces chameaux tout l'orge, le riz et le biscuit que vous pourrez; vous presserez le départ du bataillon de la quatrième et des trois compagnies de grenadiers de la dix-neuvième ..." (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5; Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 3964; Correspondance générale, t.2, lettre 4245).
Le 25 mars 1799 (5 germinal an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général, devant Acre, au Général Berthier : "Vous donnerez l'ordre au général de brigade Vial de partir sur-le-champ avec le bataillon de la 4e d'infanterie légère. Il se rendra au village de Chafâ-A'mr; il y trouvera le bataillon de la 18e; il demandera au cheik de ce village et à ceux des villages voisins une soixantaine d'hommes armés, et il se rendra avec eux au village de Geydâ; il dissipera les rassemblements d'Arabes et Naplousains qui paraissent s'y être formés, et fera transporter à Chafâ-A'mr le blé et l'orge qui sont à Geydâ. Il aura soin de laisser à Chafâ-A'mr une bonne garnison, qui mette notre hôpital à l'abri des Arabes.
Il se conduira de manière à n'avoir, autant que possible, aucune affaire de village.
Si les Arabes et Naplousains qui sont à Geydâ sont moins de 300, ils ne se laisseront pas investir, et, à l'instant qu'il enverra des troupes sur les communications, ils évacueront le village.
S'ils se laissent investir, le général Vial les bloquera, afin de les obliger à sortir en rase campagne ou à se rendre prisonniers par capitulation" (Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 4057; Correspondance générale, t.2, lettre 4307).
Le 13 avril 1799 (24 germinal an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général, devant Acre, au Général Murat : "Le général en chef vous ordonne, Citoyen Général, de partir demain, à trois heures du matin, avec la 4e demi-brigade légère ... pour vous rendre à Safed; le parc vous enverra 10,000 cartouches.
Le général en chef ordonne que ces troupes aient du pain pour trois jours; l'ordonnateur en chef a ordre d'en envoyer sur-le-champ à votre camp pour la 4e légère ..." (Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 4086).
Le 25 avril 1799 (6 floréal an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général, devant Acre, au Général Berthier : "Vous donnerez l'ordre de faire partir, ce soir, le bataillon de la 4e d'infanterie légère, qui se rendra à grandes journées au Caire pour y être aux ordres du général Dugua.
Vous autoriserez l'adjudant général Aimeras à garder à Damiette le bataillon de la 4e d'infanterie légère ..." (Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 4109; Correspondance générale, t.2, lettre 4334).
Le 16 mai 1799 (27 floréal an 7), le Général Bonaparte écrit depuis le camp devant Saint-Jean d'Acre, au Général Dugua au Caire : "Vous devez avoir reçu, citoyen général, le bataillon de la quatrième légère, que j'ai fait partir, il y a quinze jours, et qui, à cette heure, doit être arrivé au Caire.
Sous trois jours je partirai avec toute l'armée pour me rendre au Caire; ce qui me retarde, c'est l'évacuation des blessés; j'en ai 6 à 700 ..." (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5; Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 4135; Correspondance générale, t.2, lettre 4352).
Le 7 juin 1799 (19 prairial an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général à Katieh, au Général Berthier : "... Le bataillon de la 4e légère, qui est à Damiette, se rendra au Caire ..." (Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 4165; Correspondance générale, t.2, lettre 4370).
Le 15 juin 1799 (27 prairial an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier : "... Vous donnerez l'ordre ... au général Lanusse, de garder avec lui le bataillon de la 4e légère..." (Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 4177; Correspondance générale, t.2, lettre 4379).
Le 17 juin 1799 (29 prairial an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Marmont à Alexandrie : "Le général Destaing se rend, citoyen général, dans le Bahireh avec uu bataillon de la soixante-unième, un bataillon de la quatrième s'y étant précédemment rendu de Menouf ..." (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5; Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 4182; Correspondance générale, t.2, lettre 4393).
Le 21 juin 1799 (3 messidor an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier : "Vous ferez réunir, citoyen général, les hommes de la 4e infanterie légère des bataillons qui sont à Alexandrie et El-Rahmânieh ... et de les tenir prêts à partir demain avec le contre-amiral Ganteaume ..." (Correspondance générale, t.2, lettre 4416).
Le 22 juin 1799 (4 messidor an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier : "Vous vous voudrez bien, citoyen général, donner l'ordre au chef de la 4e [légère], au 1er bataillon de la 4e, qui est au Caire et à tous les hommes de cette demi-brigade qui se trouvent au Caire ou à la citadelle, de partir le 6 pour se rendre à Rosette.
Vous donnerez l'ordre au commandant de la citadelle de laisser sortir aujourd'hui tous les hommes de cette demi-brigade qui entreront en subsistance dans le 1er bataillon.
Vous préviendrez le chef de brigade que les draps pour le nouvel habillement lui seront délivrés à Alexandrie, où mon intention est que les dépôts de cette demi-brigade soient établis ..." (Correspondance générale, t.2, lettre 4428).
Le même jour, le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire, au Général Berthier : "... Le Bataillon de la 4e [légère], qui avait ordre de se rendre à Menouf, restera au Caire jusqu'à nouvel ordre ..." (Correspondance générale, t.2, lettre 4429).
Le 26 juin 1799 (8 messidor an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire au Général Marmont : "... Le général Destaing est arrivé à Rahmanieh ; il a mené avec lui un bataillon de la soixante-unième, le général Lanusse y avait envoyé un bataillon de la quatrième.
Le chef de la quatrième est parti avant-hier avec un autre bataillon. Ainsi, il ne manque pas de forces pour faire payer les contributions et dissiper les rassemblemens ..." (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5; Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 4220; Correspondance générale, t.2, lettre 4470).
Le 28 juin 1799 (10 messidor an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire au Général Destaing : "... Le premier bataillon de la quatrième est parti le 6 à quatre heures après midi du Caire, pour se rendre à Rahmanieh. Si vous êtes parti le 9, comme c'était votre projet, pour remonter votre province, vous vous serez probablement joint à portée de tomber sur le rassemblement de l'ennemi. Le quinzième de dragons et tous les dromadaires disponibles partent cette nuit pour se rendre a Menouf; je donne l'ordre au général Lanusse de se porter au village de .... , et de le brûler, ainsi que le village de Zaïra, après quoi il vous fera passer le quinzième et les dromadaires. Ces secours et les trois bataillons que vous avez, vous mettent à même de soumettre la province de Bahireh ..." (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5; Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 4226; Correspondance générale, t.2, lettre 4478).
Le 1er juillet 1799 (13 messidor an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire au Général Marmont : "... Les Ouadis sont venus me trouver : quoique ces scélérats eussent bien mérité que je profitasse du moment pour les faire fusiller, j'ai pensé qu'il était bon de s'en servir contre la nouvelle tribu, qui paraît décidément être leur ennemie. Ils ont prétendu n'être entrés pour rien dans tous les mouvemens du Bahireh : ils sont partis 5oo des leurs avec le général Murat, qui a 3oo hommes de cavalerie, trois compagnies de grenadiers de la soixante-neuvième, et deux pièces d'artillerie. Je lui ai donné ordre de rester huit ou dix jours dans le Bahireh pour détruire les Arabes et aider le général Destaing soumettre entièrement cette province : mon intention est que tous ces Arabes soient chassés au-delà de Marcouf. Le général Destaing avait reçu auparavant un bataillon de la quatrième, le quinzième de dragons et une compagnie du régiment des dromadaires ..." (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5; Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 4239).
Le 1er juillet 1799 (13 messidor an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général au Caire au Général Dugua, commandant la place du Caire : "Les habitants du quartier, dit hôtel Masseneys et Girmy El Eymar, désirent, citoyen général, conserver comme commandant le chef de bataillon Gréau de la 4e demi-brigade [légère]" (Correspondance générale, t.2, lettre 4569).
Le 1er août 1799 (14 thermidor an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général à Alexandrie, au Général Berthier, Chef de l'Etat-major général de l'Armée d'Orient : "... Le lendemain de la prise du fort d'Aboukir, le général Rampon partira avec toute sa division pour se rendre à El-Rahmânieh, et, le jour d'après, le général Menou suivra avec toute sa division, bien entendu que la 69e et la 4e d'infanterie légère resteront dans l'arrondissement d'Alexandrie ..." (Correspondance générale, t.2, lettre 4662).
Le 2 août 1799 (15 thermidor an 7), le Général Bonaparte écrit depuis son Quartier général à Alexandrie, au Général Menou : "Le général en chef vient de recevoir la lettre par laquelle vous lui apprenez la nouvelle de la reddition d'Aboukir.
... Le général en chef ordonne que vous restiez à Aboukir jusqu'à nouvel ordre avec la 4e demi-brigade d'infanterie légère et le bataillon de la 69e ..." (Correspondance de Napoléon, t.5, lettre 4330; Correspondance générale, t.2, lettre 4668).
Le 3 août 1799 (15 thermidor an 7), le Général Bonaparte, depuis Alexandrie, écrit au Général Menou : "... Dans la journée de demain, il ne vous restera plus qu'un bataillon de la soixante-neuvième, les trois bataillons de la quatrième légère, et différens détachemens d'artillerie ... " (Correspondance inédite et confidentielle de Napoléon, t. 5; Correspondance générale, t.2, lettre 4333).
Le 25 décembre 1799 (4 nivôse an 8), le Général Bonaparte adresse depuis Paris une Proclamation à l'Armée d'Italie, dans laquelle la 4e Légère est citée en exemple : "Soldats ! les circonstances qui me retiennent à la tête du Gouvernement m'empêchent de me trouver au milieu de vous.
Vos besoins sont grands : toutes les mesures sont prises pour y pourvoir.
Les premières qualités du soldat sont la constance et la discipline ; la valeur n'est que la seconde.
Soldats ! plusieurs corps ont quitté leur position; ils ont été sourds à la voix de leurs officiers. La 17e légère est de ce nombre.
Sont-ils donc tous morts les braves de Castiglione, de Rivoli, de Neumarkt ? Ils eussent péri plutôt que de quitter leurs drapeaux, et ils eussent ramené leurs jeunes camarades à l'honneur et au devoir.
Soldats ! vos distributions ne vous sont pas régulièrement faites, dites-vous. Qu'eussiez-vous fait si, comme la 4e et 22e légère, la 18e et 32e de ligne, vous vous fussiez trouvés au milieu du désert, sans pain ni eau, mangeant du cheval et du mulet ? La victoire nous donnera du pain, disaient-elles; et vous, vous quittez vos drapeaux !
Soldats d'Italie ! un nouveau général vous commande. Il fut toujours à l'avant-garde dans les plus beaux jours de votre gloire. Entourez-le de votre confiance; il ramènera la victoire dans vos rangs.
Je me ferai rendre un compte journalier de la conduite de tous les corps et spécialement de la 17e légère et de la 63e de ligne. Elles se ressouviendront de la confiance que j'avais en elles !" (Correspondance de Napoléon, t.6, lettre 4450).
II/ 1800-1805 : DU CONSULAT A L'EMPIRE
a/ 1800
Fig. 1 Tenue de la fin de la campagne d'Egypte, 1801
En 1800, sous le commandement du chef de brigade Delzons (Alexis-Joseph), la demi-brigade se trouvait encore en Egypte avec l'Armée d'Orient. Kleber, commandant l'Armée d'Orient après le départ de Bonaparte, conscient qu'il ne pourrait tenir encore longtemps, avait signé une convention d'évacuation du corps expéditionnaire français à El Arisch fin Janvier. Et il commençait à l'appliquer quand la duplicité anglo-turque le force à accepter une nouvelle bataille. Il rassemble ses troupes et écrase une armée turque à Héliopolis le 20 Mars. Mais la 4e DB Légère reste en réserve.
Rapport du chef de l'Etat-major de l'armée Menou: "... La nuit du 13 au 14 (germinal), un détachement de la division friant, formé d'une compagnie de carabiniers de la quatrième légère, d'une compagnie de la sixième, d'une compagnie de grenadiers, et d'une de fusiliers de la soixante-quinzième, commandée par l'adjudant-général Almeras, attaqua le quartier cophte, situé au nord de la ville.
Cette colonne pénétra fort avant par la rue qui se prolonge parallèlement à une ancienne muraille d'enceinte, après avoir chassé l'ennemi des maisons et des barricades très multipliées qui défendoient cette issue : elle prit position, sa gauche au mur du rempart, et sa droite à la hauteur de nos postes, sur la place Ezbékyéh. Par ce moyen, les communications s'établirent plus directement d'une extrémité de la ligne à l'autre.
Pendant plus de huit heures de combat les troupes ne durent qu'à leur opiniâtreté dans l'attaque et la défense la conservation de leurs nouveaux postes, que l'ennemi essaya trois fois de reprendre avant d'y renoncer, et après avoir perdu beaucoup de monde. On lui enleva quatre drapeaux. On se fortifia pendant quelques jours de part et d'autres sur différens points, sans cesser de combattre ..." (Pièces diverses et correspondance relatives aux opérations de l'armée d'Orient en Egypte).
Le Caire est repris aux mains des insurgés et l'Egypte retourne sous le contrôle des Français, avec la Haute Egypte laissée à notre allié Mourad Bey.
- France et Italie
Pendant ce temps en France, pour la campagne future en Italie du Nord avec d'autres détachements des régiments « égyptiens » restés en France, le bataillon de dépôt de la 4e DB Légère participait à la formation d'une des demi-brigades provisoires d'Orient qui allait combattre avec Bonaparte dans l'Armée de Réserve.
Les dépôts des 14 Demi-brigades de l'Armée d'Orient formaient ainsi une division de réserve à Châlon sur Saône, mise sous le commandement du général Chabran.
Le 14 février 1800 (25 pluviôse an 8), Bonaparte écrit depuis Paris au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "... Vous donnerez au général de division Chabran l'ordre de se rendre sur-le-champ à Chalon-sur-Saône,pour prendre le commandement des quatorze bataillons de dépôt de l'armée d'Orient. Le général Chabran les passera en revue et veillera à leur équipement, armement, habillement et recrutement. Ces bataillons resteront cantonnés à Mâcon, Châlon, Seurre et Saint-Jean-de-Losne. Ils seront exercés deux fois par jour à la manoeuvre.
La division commandée par le général Chabran portera le nom de 1re division de l'armée de réserve. Il sera attaché à cette division trois pièces de 8 et un obusier de 6 pouces, servis par l'artillerie légère, deux pièces de 12, quatre de 8 et deux obusiers, servis par l'artillerie à pied. Le général Chabran aura sous ses ordres deux généraux de brigade et un adjudant général. Son quartier général sera à Chalon-sur-Saône. Il ne recevra directement des ordres que du ministre de la guerre.
... Les bataillons des 4e, 21e et 22e légères seront commandés également par un ancien chef de brigade de l'armée d'Italie qui aura fait la campagne d'Italie comme commandant une troupe ..." (Correspondance de Napoléon, t.6, lettre 4594; Correspondance générale, t.3, lettre 4983).
Le 8 mars 1800 (17 ventôse an 8), Bonaparte écrit depuis Paris au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Je vois, citoyen ministre, par un état adressé par un aide de camp que j'ai envoyé sur les lieux, qu'on a confondu en un seul bataillon le dépôt de la 4e et de la 21e légère. Orodnnez-en la séparation, mon intention étant que les deux bataillons soient organisés séparément" (Correspondance générale, t.3, lettre 5065).
Situation des Corps de l'Armée de réserve arrivés dans leurs cantonnements le 26 germinal (16 avril).
Bataillons d'Infanterie de ligne provenant des Dépôts de l'Armée d'Orient.
Bataillons d'Infanterie légère provenant des Dépôts de la même armée.
4e, 297 présents (effectif inconnu)
La division de réserve franchit le Saint Bernard le 26 Mai et on la retrouvait à la prise du fort de Bard le 1er Juin. Durant la bataille de Marengo, le 14 Juin, elle était encore positionnée le long du Pô.
Le même jour en Egypte, Kleber est assassiné. Le commandement échoit au général Menou, bon administrateur, orientophile, mais piètre stratège. Les dissensions au sein de l'Etat-major ne feront qu'envenimer la situation militaire.
Le 21 Août, Bonaparte donne ordre à un bataillon de la 4e Légère et de la 86e de Ligne de quitter la 23e Division Militaire (Corse) pour l'Italie (Correspondance générale, t.3, lettre 5615, adressée depuis Paris à Carnot, Ministre de la Guerre).
Le 5 septembre 1800 (18 fructidor an 8), Bonaparte dicte depuis Paris des notes au Ministre de la Marine, concernant la rentrée sur le continent des troupes stationnées en Corse : "Le bataillon complet de la 4e d'infanterie légère,
L'escadron du 13e de hussards,
Une compagnie d'artillerie de ligne,
Enfin la 86e, en ayant soin de l'embarquer, bataillon par bataillon.
Le commandant de la division sera le maître de faire son débarquement depuis le golfe de la Spezzia jusqu'à Marseille; le plus près de Gênes sera le mieux.
Ces corps, s'ils débarquent dans le territoire de l'armée d'Italie, enverront un courrier au général, à Milan, qui leur enverra des ordres ..." (Correspondance de Napoléon, t.6, lettre 5084).
Puis contre ordre, le 21 Octobre : ne laisser en Corse que le 23e d'infanterie légère et le bataillon de la 4e Légère (Correspondance générale, t.3, lettre 5703 - Lettre de Bonaparte adressé depuis Paris au Général Lacuée, Ministre de la Guerre par intérim).
Le 14 décembre 1800 (23 frimaire an 9), Bonaparte adresse depuis Paris au Ministre de la Marine les notes suivantes : "... TOULON.
La Justice et l'Egyptienne, si la marche de l'Egyptienne ne peut pas compromettre la Justice.
Écrire confidentiellement au préfet que le Premier Consul met la plus haute importance à faire passer des secours en Egypte; mais que cette expédition doit être extrêmement secrète, et qu'elle doit avoir pour prétexte d'aller chercher des troupes à Ajaccio pour les ramener en France.
En conséquence, les frégates prendront les vivres nécessaires pour les équipages et les passagers et pour une campagne d'Egypte. Les équipages, au moment du départ, seront réduits au strict nécessaire pour se rendre à Ajaccio : c'est là que l'on prendra les troupes qui seront fournies par la 4e demi-brigade légère; c'est là également que l'on prendra les canonniers. On pourra laisser en Corse les marins qui se trouveront de trop. Quand les troupes auront été embarquées, il sera expédié des ordres secrets aux commandants des frégates, pour n'être ouverts qu'après leur arrivée à Ajaccio, et il leur sera enjoint de séjourner en Corse le moins longtemps possible.
Avant le départ de Toulon, on embarquera six ou huit chirurgiens par frégate, sous le prétexte de l'épidémie qui vient d'avoir lieu à Bonifacio, et ils emporteront une caisse de quina, de cantharides et d'émétique, qui sera expédiée de Paris.
Aussitôt que les frégates pourront mettre à la voile, elles fileront le long des côtes de Sardaigne, en passant hors de vue des îles Saint-Pierre; elles raseront les côtes de Barbarie et, après avoir doublé le cap Bon, elles s'éloigneront le moins possible des côtes d'Afrique.
Les capitaines sont autorisés à entrer à Alexandrie s'ils peuvent échapper aux croisières ennemies, ou bien ils iront mouiller à Damiette. Dans le premier cas, après avoir reçu les réponses du Caire, ils profiteront de la fin de l'hiver pour opérer leur retour. Si la saison n'était plus favorable, ils resteraient dans le port qui leur offrirait le plus de sûreté.
Il sera écrit particulièrement au général commandant en Corse pour le prévenir de cette expédition, afin qu'il prépare les troupes et les objets qui doivent être embarqués, de manière que tout soit prêt à l'arrivée de la division. Ce commandant doit croire que les troupes sont destinées pour revenir en France. Il sera expédié pour cet effet un aviso de Toulon pour la Corse ..." (Correspondance de Napoléon, t.6, lettre 5219).
Le 15 décembre 1800 (24 frimaire an 9), Bonaparte écrit depuis Paris au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Vous voudrez bien, citoyen ministre, donner l'ordre au commandant de la 23e division militaire (Ambert. La 23e division est celle de Corse) de réunir le plus tôt possible à Ajaccio 400 hommes de la 4e légère et 100 canonniers, où ils s'embarqueront sur les frégates La Justice et L'Egyptienne, qui doivent incessamment arriver en Corse; vous recommanderez à ce général le plus grand secret ..." (Correspondance générale, t.3, lettre 5834).
A la fin de l'année un corps d'Observation est mis sous le commandement de Murat. Son utilité : rejoindre l'Italie et contrôler le sud de la péninsule en tenant en respect le royaume de Naples et le Pape. Les demi-brigades provisoires d'Orient en font partie.
b/ 1801
Le 8 mars 1801, les Anglais débarquent un corps expéditionnaire en Egypte. Les faibles forces françaises ne peuvent alors les repousser. Les Britanniques marchent sur Alexandrie et le 12 mars, un premier combat à Mandara où participe la 4e Légère les retarde un peu. Mais ceux-ci, entre-temps, se retranchent attendant une contre-offensive plus sérieuse des Français. Ce sera la bataille de Canope, le 21 mars, où les Français s'écrasent contre le camp retranché anglais. Les attaques mal coordonnées échouent malgré le courage des soldats. La 4e DB Légère y fait brigade avec la 18e de Ligne à l'aile gauche de la ligne française.
Après la perte de la bataille, Menou s'enferme dans Alexandrie, attendant d'hypothétiques renforts de France. En Avril 1801, le commandement de la demi brigade passait à Jean-Baptiste-Maximilien-Joseph-Antoine Lecat de Bazancourt : un soldat de vocation qui servait depuis 1775 et s'était illustré en Italie et en Orient.
Les forces françaises sont désormais assiégées dans Alexandrie et au Caire. Belliard et la garnison du Caire peuvent, après une tentative d'offensive infructueuse contre une armée turque, embarquer pour la France le 9 Août. Ils rallieront Marseille. Quant à Menou il doit capituler le 2 Septembre et ses troupes embarqueront pour la France dans les jours suivants.
Les «Egyptiens» de la Demi-brigade retrouvent la France à Toulon, fin Septembre. L'unité avait bien besoin d'être réorganisée après sa quarantaine obligatoire.
Le 24 Novembre 1801 (3 frimaire an 10), le Premier Consul ordonnait de l'envoyer avec la 21e Légère au Puy dans la 19e Division Militaire (Lettre de Bonaparte écrite depuis Paris au Général Berthier, Ministre de la Guerre - Correspondance générale, t.3, lettre 6654). Puis, le 18 Décembre (27 frimaire an 10), de les faire passer par Lyon où elles complèteraient leurs compagnies de carabiniers pour lui servir de garde au palais durant son séjour. On devra leur fournir à cette occasion de nouvelles tenues et des bonnets de grenadiers (lettre de Bonaparte écrite depuis Paris au Général Berthier, Ministre de la Guerre - Correspondance générale, t.3, lettre 6684). C'est que Bonaparte va séjourner dans cette ville pour la Consulte de la République Italienne qui va le nommer Président.
Le 20 Janvier 1802 (30 nivôse an 10), Bonaparte ordonne à Berthier de faire rejoindre à Montbrison, le bataillon détaché en Corse de la 4e DB Légère (lettre écrite depuis Lyon - Correspondance générale, t.3, lettre 6722). Puis de ne garder comme garnison pour Lyon que 3 compagnies de grenadiers ou de carabiniers des unités de l'ex armée d'Orient dont la 4e DB Légère (lettre en date du 20 janvier 1802 (30 nivôse an 10), écrite par Bonaparte depuis Lyon au Général Berthier, Ministre de la Guerre - Correspondance générale, t.3, lettre 6728). Soit au total 18 Compagnies. Dans sa lettre, Bonaparte donne les consignes suivantes : "Ces compagnies qui seront tirées des corps qui sont dans la 7e division correspondront avec eux pour leur comptabilité, comme s'ils étaient dans la même division.
Au 1er vendémiaire de chaque année, on changera ces grenadiers. Le ministre de la Guerre désignera, soit dans la 7e, soit dans la 18e ou 19e division militaire même, les grenadiers qui devront former la garnison de Lyon.
Il sera sévèrement défendu à ces compagnies de recruter aucun homme à Lyon ; toutes les recrues qui se présenteraient seront envoyées aux corps.
Le général commandant à Lyon [Duhesme, depuis septembre 1801] classera ces 18 compagnies en 3 bataillons commandés chacun par un chef de bataillon que désignera le ministre dela Guerre. Les chefs de bataillon suivront leurs grenadiers. Toutes les fois qu'un corps partirait de Lyon, ou d'une division voisine, les grenadiers suivront le corps auquel ils appartiennent, et d'autres compagnies les remplaceront.
Cet ordre de choses peut commencer à avoir lieu dès le 20 pluviôse. Il faut recommander au général commandant la place de Lyon de ne faire faire à ces grenadiers qu'un service d'honneur et de haute police, et d'avoir soin que les compagnies soient complétées par leur corps et bien tenues. Il doit y avoir à Lyon, comme à Bordeaux et à Paris, une garde nationale soldée pour faire le service de la basse police".
Inspection de la 4e Demi-brigade légère à Montbrison par le général Suchet le 11 Floréal an 10 (1er mai 1802)
Tenue : Il y existe de la propreté. Elle ne sera ce qu'elle doit être que lorsque le soldat aura reçu le secours dont il a besoin.
Habilement : La fourniture faite à Lyon est de très mauvaise qualité.
Equipement : N'existe pas. Le corps a besoin d'en recevoir un complet.
Armement : Il est très mauvais. 2 à 300 recrues sont sans armes. Celles qui existent sont tenues proprement.
La classe de sous-officiers étant épuisée, l'inspecteur autorise le chef de brigade à choisir dans tous les rangs les militaires les plus instruits, sauf par lui à en rendre compte au ministre pour en faire des sous-officiers.
Le 27 mai 1802 (7 prairial an 10), Bonaparte écrit depuis Paris au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Je vois, citoyen ministre, que sur l'état de l'emplacement des troupes du 5 prairial, les chefs de brigades ... des 2e, 4e, 21e et 22e légères ne sont pas nommés. Cependant ces places ne sont pas vacantes ..." (Correspondance générale, t.3, lettre 6917).
Le 28 Juin 1802 (9 messidor an 10), la Demi-brigade doit être dirigée sur Rennes (Lettre de Bonaparte écrite depuis la Malmaison au Général Berthier, Ministre de la Guerre - Correspondance générale, t.3, lettre 6965); "... ces troupes ne se mettront en marche que du 10 au 20 thermidor. Vous aurez soin de les faire marcher à petite journée, et de leur donner de fréquents repose pour qu'ils n'éprouvent point de fatigues. Il est aussi convenable qu'avant leur départ, leur organisation soit complétée de 5 compagnies à 9 ; ce qui doit avoir lieu par l'incorporation des bataillons complémentaires ...
Vous aurez soin que la veille du départ, il soit passé une revue de rigueur qui fasse bien connaître la situation des troupes que vous ferez partir. Vous aurez soin que tous les détachements soient bien réunis avant leur départ, et qu'ils marchent dans le plus grand ordre et par bataillon".
Le même jour (28 juin 1802 - 9 messidor an 10), Bonaparte écrit depuis la Malmaison au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "... Donnez l'ordre au citoyen Lacroix [Mathieu Lacroix, rapatrié d'Egypte] chef de bataillon à la suite de la 4e légère et qui doit être en ce moment dans son département de se rendre sur-le-champ à Paris ..." (Correspondance générale, t.3, lettre 6968).
Pour la grande parade du 14 Juillet 1802, l'unité envoie une délégation avec son chef de brigade recevoir ses nouveaux drapeaux consulaires (voir articles sur les 7e et 31e Léger). Au moment de la remise des drapeaux, le 1er Consul adresse une allocution aux détachements représentant l'infanterie légère : "Soldats de l'infanterie légère de l'armée française, voilà vos drapeaux ; ils vous serviront toujours de ralliement. Ils seront partout où le Peuple français aura des ennemis à combattre ; ils imprimeront la terreur aux ennemis du Gouvernement, quels qu'ils soient.
Le 29 Juillet 1802 (10 thermidor an X), les compagnies de carabiniers de la 4e Légère qui se trouvaient toujours à Lyon doivent rejoindre leur unité (lettre de Bonaparte écrite depuis Paris au Général Berthier, Ministre de la Guerre - Correspondance générale, t.3, lettre 7055).
Le 30 août 1802 (12 fructidor an 10), Bonaparte écrit depuis Paris au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Mon intention, citoyen ministre, est que la 4e demi-brigade légère soit réunie à Rennes. Cette réunion est nécessaire pour organiser ce corps et réformer son esprit" (Correspondance générale, t.3, lettre 7127). Certains cadres de cette unité ont en effet été mêlés à la conspiration des libelles.
d/ 1803-1804
En 1803, la demi-brigade redevenait régiment et le chef de brigade colonel.
L'Etat militaire de l'an 12 (septembre 1803-septembre 1804) nous donne l'encadrement suivant (le 4e Léger est alors stationné à Paris) :
Colonel : de Bazancourt
Chefs de bataillon : Stieler, Lanten et Charras
Quartier Maitre trésorier : Folloppe
Adjudants major : Raincelin et Allier
Chirurgiens majors : Beaufils, Robert et Merle
Le 29 août 1803 (11 fructidor an 11), Bonaparte écrit depuis Saint-Cloud au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Je vous prie, citoyen ministre, de donner ordre ... A la 47e demi-brigade de ligne qui est à Rennes de remplacer dans ses stations la 4e légère, et vous donnerez l'ordre à la 4e légère de réunir tous ses détachements et de se rendre à Paris en passant par Avranches, Vire, Argentan, L'Aigle, Dreux et Paris" (Correspondance générale, t.4, lettre 7974).
Le 26 novembre 1803 (4 frimaire an 12), Bonaparte écrit depuis Paris au Général Berthier, Ministre de la Guerre : "Je vous prie, Citoyen Ministre, de donner ordre qu'il soit formé quatre corps d'éclaireurs : un à Alençon, un à Nogent-le-Rotrou, un au Mans et l'autre à Mayenne.
Ces quatre corps seront sous les ordres du général Lagrange, inspecteur général de gendarmerie, qui se rendra à cet effet à Alençon.
Le corps d'éclaireurs de Nogent-le-Rotrou sera commandé par le colonel Lhuillier, de la Garde ...
Celui de Nogent-le-Rotrou sera composé de 25 gendarmes, d'une compagnie de 60 hommes à cheval du 9e régiment de dragons, et de deux compagnies du 4e régiment d'infanterie légère, fortes de 65 hommes chacune au moins; total, 215 hommes ...
Le général Lagrange sera autorisé, en sa qualité de général de gendarmerie, à faire toutes les dispositions qu'il jugera convenables; il appellera, des légions de gendarmerie, quelques piquets pour aider à ses opérations, lorsque cela sera nécessaire.
Il doit tenir ces quatre corps perpétuellement en marche, cerner les bois, villages et tous les lieux où la compagnie de brigands qui a arrêté deux diligences et a paru, il y a un mois, près de Mayenne, pourrait se retrouver, et les exterminer.
Je ne doute pas que les malveillants ne profitent du prétexte de la conscription pour agiter ces départements. Le général Lagrange se portera partout où il y aurait du trouble; il se concertera avec les préfets, les maires, les évêques, les curés, lesprésidents des assemblées cantonales, et enfin tous les hommes marquants et attachés au Gouvernement, afin de parvenir à faire une justice exemplaire des auteurs de ce commencement de brigandage.
En sa qualité de général de gendarmerie, il se portera partout, ne respectera aucune limite de division, ni de département, et suivra lui-même, avec ses colonnes d'éclaireurs, les brigands partout où ils pourraient se réfugier" (Correspondance de Napoléon, t.9, lettre 7330; Correspondance générale, t.4, lettre 8336).
En 1803, l'Angleterre avait rompu la Paix d'Amiens. Bonaparte réalisait en retour une vaste concentration de ses troupes dans des camps, sur les côtes, en vue d'une invasion chez l'adversaire. Les préparatifs duraient déjà depuis de nombreux mois, sans le régiment, quand le 4e Léger fut réquisitionné pour y participer.
Le 13 Mars 1804, Bonaparte décide de former au sein de chaque bataillon d'infanterie légère une compagnie de voltigeurs. Le régiment va former les siennes progressivement.
Le 20 mars 1804 (29 ventôse an 12), Bonaparte écrit depuis La Malmaison, au Général Murat, Gouverneur de la ville de Paris de réunir une Commission chargée de statuer sur le sort du Duc d'Enghien; parmi les membres de cette commission est désigné le Colonel Jean-Baptiste Lecat de Bazancourt (Correspondance générale, t.4, lettre 8751). C'est ainsi que le colonel de Bazancourt se retrouvait nommé juge pour le procès expéditif du duc d'Enghien le 21 Mars 1804, par Murat, commandant la garnison de Paris.
Le 31 mars 1804 (10 germinal an 12), Bonaparte écrit depuis La Malmaison au Général Berthier : "Je désire, Citoyen Ministre, que vous fassiez témoigner ma satisfaction au 18e de ligne, aux détachements des 32e, 96e, 4e léger, au 1er de cuirassiers, aux détachements des 11e de cuirassiers, 8e et 27e de dragons qui ont fait le service extraordinaire des barrières.
Vous leur ferez donner un demi-mois de solde en gratification, sans que cette dépense puisse passer 60,000 francs. Ces quinze jours de gratification seront du traitement ordinaire des troupes sans y comprendre le supplément qu'elles ont à Paris. Il est inutile de donner aucune publicité à cette mesure" (Correspondance de Napoléon, t.9, lettre 7657; Correspondance générale, t.4, lettre 8771).
Le 28 avril 1804 (8 floréal an 12), Bonaparte écrit depuis Saint-Cloud au Général Berthier : "Ce qui me porte, Citoyen Ministre, à beaucoup me méfier de l'exactitude de l'état de situation du 15 germinal, indépendamment de l'observation que je vous ai faite sur le 9e régiment de ligne, qui, certainement, n'est pas de 2,900 hommes, c'est que je vois à Paris le 4e d'infanterie légère porté à 1,608 hommes présents et 254 aux hôpitaux; le bataillon d'élite est porté comme déduit, ce qui ferait 2,400 hommes : il y a erreur. Vous sentez cependant combien il est important que les états qui me sont remis ne contiennent pas d'erreurs de cette espèce. Il faut faire en sorte de ne me donner que des résultats sûrs. On doit s'être aperçu que je lis ces états de situation avec autant de goût qu'un livre de littérature. Faites-moi remettre un état où la situation de chaque corps soit vérifiée" (Correspondance de Napoléon, t.9, lettre 7727; Correspondance générale, t.4, lettre 8847).
Le 23 juin 1804 (4 messidor an 12), Napoléon écrit depuis Saint-Cloud à Estève, Trésorier général de la Maison impériale : "Monsieur Estève, je désire que vous fassiez remettre :
dix mille francs au colonel du 4e régiment d'infanterie légère ..." (Correspondance générale, t.4, lettre 8950).
Le 5 novembre 1804, Napoléon ordonne depuis Saint-Cloud au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre, que la 4e Légère et le 18e de Ligne soient habillés à neuf; il doit leur accorder le supplément de masse qui leur est nécessaire. C'est que, stationnant à Paris, ils vont assurer la sécurité et le prestige de l'Empereur pour les fêtes du couronnement, avant et après la cérémonie du 2 décembre (Correspondance générale, t.4, lettre 9398). Le même jour (5 novembre 1804 - 14 brumaire an 13), Napoléon écrit depuis Saint-Cloud au Maréchal Murat, Gouverneur de Paris : "Monsieur mon beau-frère et cousin, j'ai donné ordre au ministre de l'Administration de la guerre de faire toucher un supplément de masse au 4e régiment d'infanterie légère et au 18e de ligne pour les habiller à neuf à l'époque du couronnement. Mon intention est que les officiers de ces régiments, ainsi que ceux du 1er de cuirassiers, reçoivent une gratification d'un mois d'appointements; faites en faire l'état par l'inspecteur aux revues, sans le divulguer, pour ne point exciter de réclamations" (Correspondance générale, t.4, lettre 9402).
Le 10 novembre 1804 (19 brumaire an 13), Napoléon écrit depuis Saint-Cloud à Fouché, Ministre de la Police générale : "Monsieur Fouché, ministre de la Police générale, mon intention est que vous fassiez payer sur les fonds secrets de la police les vingt-neuf mille huit cent cinquante-cinq francs portés dans l'état ci-joint, un mois de solde que mon intention est d'accorder en forme de gratification, aux trois corps qui sont à Paris. Ces paiements seront faits directement aux trois quartiers-maîtres de ces corps" (Correspondance générale, t.4, lettre 9409).
A la fin 1804, le régiment recevait ses nouvelles Aigle et drapeau impériaux.
III/ LES CAMPAGNES DE 1805-1806
Fig. 2 Carabinier en 1805, d'après Bucquoy
Ce n'est donc qu'au début de 1805 que se forme une nouvelle division d'infanterie de réserve (4e Léger, 58e de Ligne, 100e de Ligne, 103e de Ligne) sous les ordres du général Gazan qui devait servir un corps d'avant-garde dont le QG est à Lille.
Le 27 Février (8 ventôse an XIII) précèdent, Napoléon a adressé depuis Paris une note pour les Ministres de la Guerre et de l'Administration de la Guerre, dans laquelle il écrit : «Le 3e bataillon du 18e de ligne, le 3e bataillon du 4e d'infanterie légère et le 4e escadron du 27e de dragons, seront habillés selon les nouveaux modèles, au plus tard, avant le premier dimanche de Floréal. On aura soin de rendre la veste plus jolie, afin que l'été le soldat puisse rester sans habit et se trouver encore agréablement vêtu.
Les deux premiers bataillons et les trois premiers escadrons resteront disponibles et habillés en entier suivant l'ancienne ordonnance» ( Correspondance de Napoléon, t.10, lettre 8368 ; Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 9604).
La division Gazan, avec celle des fameux grenadiers d'Oudinot, est mise sous le commandement du maréchal Lannes le 22 mars 1805 et participe à la formation du 4e Corps de l'Armée des Côtes de l'Océan. Elle se positionne à Vimereux.
Le 8 mai 1805 (18 floréal an 13), Napoléon écrit depuis Pavie au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général des camps : «... Le 2e régiment d'infanterie légère remplacera à Pavie le 4e d'infanterie légère. Vous ferez nommer un commissaire des guerres, et les agents d'administration nécessaires pour l'organisation de cette division. Vous nommerez deux généraux de brigade, un adjudant commandant, deux chefs d'état-major, et les officiers d'artillerie et de génie nécessaires. Prévenez ces régiments de leur destination. Le 4e d'infanterie légère ne partira que le 15 prairial, afin qu'il ait le temps de se préparer et de se mettre en état» (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 9990).
Le 4 juin 1805 (15 prairial an 13), Napoléon écrit depuis Milan au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général des camps : "Mon cousin, le corps des grenadiers de la réserve ne sera composé que de cinq régiments. Le bataillon d'élite du 31e régiment d'infanterie légère remplacera le bataillon du 4e d'infanterie légère qui est dans le 3e régiment, de manière que ce corps composé de 10 bataillons formera une présence sous les armes de 7 à 8 000 hommes ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 10201).
Le 31 août 1805 (13 fructidor an 13), Napoléon écrit depuis Pont-de-Briques, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "En conséquence des différents mouvements que j'ai faits avant-hier, les 17e légère, 26e, manque d'un chef de bataillon ... Mon intention est que vous me présentiez ... [pour] être chef de bataillon [pour le] 26e légère un capitaine du 4e d'infanterie légère ... Présentez-moi le plus tôt possible [ces nominations].
Le 19 Septembre, les Autrichiens ont attaqué la Bavière alliée de la France et se sont installées à Ulm.
Ayant baptisé ses forces : «Grande Armée», et les ayant concentré sur la rive gauche du Rhin, Napoléon les lance sur le centre Europe. Le Corps d'Armée de Lannes, désormais 5e Corps, passe le Rhin à Strasbourg. Trois bataillons du 4e Léger en font partie.
Napoléon, par une manœuvre rapide, porte son armée sur le Danube entre les Autrichiens établis à Ulm et les Russes qui venaient à leur secours.
Le 7 Octobre à Ahlen, la division Gazan est chargée de couvrir les débouchés dans la direction d'Ulm. Le passage du Danube est effectué à Donnauwörth et la division Gazan est détachée au 6e Corps de Ney qui reste sur la rive gauche. Tandis que le reste des forces de Lannes vont se battre à Wertingen avec Murat.
Puis Napoléon resserre l'étau autour d'Ulm et les forces du général Mack sont obligées de capituler le 19 Octobre. Les autrichiens vaincus, Napoléon lance aussitôt son armée à la rencontre de l'armée russe qui est divisée en 2 masses.
L'Empereur décide de marcher sur Vienne et d'affronter les forces de Koutouzov regroupées autour de Braunau et qui reculent sur la capitale autrichienne. Dans cette marche sur Vienne, la division Gazan est de nouveau détachée du 5e Corps et placé sur la rive gauche du Danube avec la division Dupont sous les ordres du Maréchal Mortier.
Les Russes battus à Amstetten par Lannes et Murat traversent le Danube à Krems dont ils détruisirent le pont. Murat au lieu de les poursuivre à outrance préférait bifurquer pour s'emparer de Vienne, laissant les forces de Mortier en fâcheuse posture. S'apercevant que le Maréchal Mortier était isolé sur la rive gauche, les Russes résolurent de l'attaquer.
Fig. 3 Chasseur du 4e Léger en tenue de sortie, 1805
Le 10 novembre, la division Gazan, qui tenait la tête de la colonne bien en avant de la division Dupont, rencontra un corps de 40000 russes à Dirnstein (ou Dürrenstein). Mais on se trompait encore sur les effectifs ennemis. Sans attendre l'arrivée de Dupont, Gazan engage la lutte. Il s'avance jusqu'à un village nommé Stein situé en avant de Dirstein. Les positions enlevées, on crut pouvoir se reposer, mais le lendemain matin la lutte recommence. Le 4e Léger déployé en tirailleurs fait des prodiges de valeur. On bloque un temps la progression russe. Une charge du 4e Dragons est repoussée par l'ennemi.
15000 russes ayant tourné la division et occupant en partie Dirstein sur les arrières, le péril était extrême. Entouré de partout, la division Gazan semble perdue. Le Maréchal Mortier la forme alors en colonnes serrées et ordonne de rétrograder sur Dirstein, en se faisant jour à la baïonnette. La colonne s'ébranle, le 4e Léger en tête ; le maréchal, l'épée à la main, excite les soldats ; plutôt mourir que de se rendre. Il veut évacuer ses hommes par le fleuve grâce à une petite flottille.
Tout à coup vers 16 heures, on entend une vive fusillade de l'autre côté de Dirstein : c'était la division Dupont qui arrivait enfin sur le théâtre du combat. Les deux divisions entrent en même temps dans Dirstein, se rejoignant ainsi à travers l'ennemi sur le champ de bataille.
La situation reste très confuse dans Dirnstein quand la nuit tombe : Mortier a pu repasser le fleuve et Gazan, avec la nuit, à rallier Spitz. Les Russes lâchent prise mais ils ont fait subir de très lourdes pertes aux Français et ont gagné du temps pour que leurs forces se réunissent.
Le général Dumonceau, dans ses mémoires, raconte sa rencontre avec le corps de Mortier après le combat : »Les divisions Gazan et Dupont nous rejoignirent avec le maréchal, en pleine retraite, précédées des prisonniers russes et de nombreux blessés, couverts de sang, mal pansés, se trainant avec peine et faisant pitié à voir. Ces divisions avaient fait de grandes pertes dont les généraux paraissaient être péniblement affectés….. ».
Le lendemain, Napoléon, par un ordre du jour, témoignait sa satisfaction aux troupes du maréchal Mortier pour leur courage. Mais la division Gazan y avait perdu la moitié de son effectif. Le 4e Léger comptait 728 prisonniers et blessés et ses effectifs ne se montaient plus qu'à peine 500 hommes ! De très nombreux officiers sont blessés ou tués.
Le 22e Bulletin de la Grande Armée, écrit à Saint-Poelten, le 13 novembre 1805 (22 brumaire an 14), raconte : "… Le 20, à la pointe du jour, le maréchal Mortier, à la tête de six bataillons, s'est porté sur Stein. Il croyait y trouver une arrière-garde, mais toute l'armée russe y était encore, ses bagages n'ayant pas filé. Alors s'est engagé le combat de Durrenstein, à jamais mémorable dans les annales militaires. Depuis six heures du matin jusqu'à quatre heures de l'aprèsmidi, ces 4,000 braves firent tête à l'armée russe et mirent en déroute tout ce qui leur fut opposé.
Maîtres du village de Loiben, ils croyaient la journée finie ; mais l'ennemi, irrité d'avoir perdu dix drapeaux, six pièces de canon, 900 hommes faits prisonniers et 2,000 hommes tués, avait dirigé deux colonnes par des gorges difficiles pour tourner les Français. Aussitôt que le maréchal Mortier s'aperçut de cette manoeuvre, il marcha droit aux troupes qui l'avaient tourné et se fit jour au travers des lignes de l'ennemi, dans l'instant même où le 9e régiment d'infanterie légère et le 32e d'infanterie de ligne, ayant chargé un autre corps russe, avaient mis ce corps en déroute, après lui avoir pris deux drapeaux et 400 hommes.
Cette journée a été une journée de massacre ; des monceaux de cadavres couvraient un champ de bataille étroit. Plus de 4,000 Russes ont été tués ou blessés ; 1,300 ont été faits prisonniers. Parmi ces derniers se trouvent deux colonels.
De notre côté, la perte a été considérable. Le 4e et le 9e d'infanterie légère ont le plus souffert. Les colonels du 100e et du 103e ont été légèrement blessés. Le colonel Watier, du 4e régiment de dragons, a été tué. Sa Majesté l'avait choisi pour l'un de ses écuyers : c'était un officier d'une grande valeur ; malgré les difficultés du terrain, il était parvenu à faire contre une colonne russe une charge très-brillante ; mais il fut atteint d'une balle et trouva la mort dans la mêlée …" (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9476).
Le 23e Bulletin, rédigé le lendemain (14 novembre 1805 - 23 brumaire an 14) au Château de Schoenbrunn relate à nouveau l'affaire : "Au combat de Dürrenstein, où 4,000 Français attaqueé, dans la journée du 20, par 25 à 30,000 Russes ont gardé leurs positions, tué à l'ennemi 3 à 4,000 hommes, enlevé des drapeaux et fait 1,300 prisonniers, les 4e et 9e régiments d'infanterie légère et les 100e et 32e régiments d'infanterie de ligne se sont couverts de gloire. Le général Gazan y a montré beaucoup de valeur et de conduite …" (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9483).
A la suite de ce combat, le Colonel Bazancourt du 4e Léger fut nommé Commandeur de la Légion d'Honneur et le Major Guyardet, blessé sur le champ de bataille, colonel du 13e de Ligne.
La perte probable d'une Aigle du 4e Léger à Dürrenstein
Dans ce combat de Durrenstein, les Russes s'emparèrent de 2 Aigles : une surmontant un étendard (du 4e Dragons) et l'autre un drapeau brisé. Or, les rapports fait à l'Empereur après le combat parlent de la perte de 3 Aigles et 5 canons. Le 4e Léger avait en campagne une Aigle pour chacun de ses bataillons donc 3 sur le lieu du combat. Une de ses Aigles fut vraisemblablement jetée dans le Danube pour éviter d'être capturée.
Le général Graindorge qui commandait la 1ère brigade de la division Gazan (4e Léger et 100e de Ligne) essayait de traverser le fleuve sur une barque avec des officiers et un drapeau quand il fut capturé par les Russes. Ceux-ci ne parlant pas à cette occasion de la prise d'un drapeau, celui-ci dut être jeté dans le fleuve. Or les drapeaux du 100e de Ligne avaient été sauvés lors de la percée menée par le major Henriod du 1er bataillon du 100e de Ligne.
Le 14 décembre 1805 (23 frimaire an 14), Napoléon écrit depuis Schönbrunn, au Maréchal Berthier, Ministre de la Guerre, Major général de la Grande Armée : "Mon cousin, ... Le 4e régiment d'infanterie légère, lorsqu'il aura escorté les prisonniers jusqu'à Strasbourg, reviendra à Augsbourg, son dépôt l'y suivra et les conscrits destinés à ce corps y seront dirigés directement à Augsbourg. C'est dans cette place que sera formé ce régiment.
Vous donnerez l'ordre au maréchal Kellermann de distraire de la 4e division de l'armée du Nord le détachement de 189 hommes du 4e régiment d'infanterie légère ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.5, lettre 11179).
Le 19 janvier 1806, Napoléon écrit depuis Stuttgart, au Maréchal Berthier, Major général de la Grande Armée : "... Il y a aussi à Augsbourg des détachements du 4e régiment d'infanterie légère; envoyez-les à Strasbourg, où vous ferez réunir ce régiment" (Correspondance de Napoléon, t.11, lettres 9677 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11294).
Le 19 janvier 1806, Napoléon écrit depuis Strasbourg, au Maréchal Kellermann, Commandant du 3e Corps de Réserve sur le Rhin : "... Donnez ordre au 4e léger de se rendre à Metz. Donnez ordre à Metz qu'on retienne tous les conscrits du dépôt général qui passaient par cette ville, jusqu'à la concurrence de 500 hommes qui serviront à compléter ce régiment ..." (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 11329).
IV/ LES CAMPAGNES DE 1806 A 1807
Carte de la campagne de 1807
Fig. 3bis Voltigeur du 4e Léger en 1805-1806, d'après Martinet
Fig. 4 Voltigeur en 1807
A son retour de la campagne de 1805, le 4e Léger vint tenir garnison à Paris.
Le 20 juin 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, donnez ordre au 4e régiment d'infanterie légère qui est à Metz, et au 32e qui est à Düsseldorf de se rendre à Paris.
Donnez également ordre aux 3es bataillons et aux dépôts, ainsi qu'aux détachements de ces corps·qui pourraient se trouver dans la réserve du maréchal Lefebvre de se mettre en marche pour Paris" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12325).
Le 31 juillet 1806, l'Empereur écrit, depuis Saint-Cloud, au Général Dejean, Ministre directeur de l'Administration de la Guerre : "Monsieur Dejean, le 4e régiment d'infanterie légère est à Paris. Il a trois mille hommes à l'effectif. Il a reçu cette année un grand nombre de conscrits. Il a 1200 hommes qui ne sont pas habillés. Veuillez lui donner les moyens nécessaires pour son habillement. Nommez le conseiller d'État Lacuée pour en passer la revue" (Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12622).
Le camp sera dressé le 16 août et durera jusqu'au 1er octobre. Faites-moi connaître le général qu'on pourrait charger du commandement de ce camp, ainsi que le lieu où l'on pourrait le placer" (Correspondance de Napoléon, t.13, lettres 10631 ; Correspondance générale de Napoléon, t.6, lettre 12695).
Il y resta jusqu'au mois de septembre 1806, époque où il fut appelé à Mayence pour faire partie du 8e Corps de l'armée destinée à agir contre la Prusse et la Russie. Napoléon ordonnait donc au gouverneur militaire de Paris de reconditionner 2 bataillons du 4e Léger et de les faire partir pour l'Allemagne par Meaux. Le régiment était toujours sous les ordres du Colonel Bazancourt. Il retrouvait le maréchal Mortier à qui on confiait en Octobre le 8e Corps d'Armée.
Ce corps ne prit pas part aux premières opérations de la campagne. Il ne partit, on effet, de Mayence qu'après les victoires d'Iéna et d'Auerstaedt qui virent le quasi anéantissement de l'armée prussienne. Il fut d'abord chargé d'occuper la Hesse et de désarmer l'armée hessoise. On entra donc dans Cassel le 1er Novembre. Les restes des forces prussiennes s'étaient réfugiés dans les forteresses de l'Allemagne du Nord et attendaient l'appui de leur allié russe qui s'était positionné sur la Vistule.
Napoléon ayant décidé de marcher vers la Pologne contre l'armée russe, et de franchir la Vistule, le 8e Corps entra en Hanovre avec mission de gagner Berlin et la Prusse, de garder le pays entre Elbe et Oder et d'observer la Poméranie suédoise où les Anglais et les Suédois pouvaient combiner une expédition. Le quartier général du 8e Corps s'établit à Hambourg dès le 19 Novembre, et des fractions de troupes furent employées au siège de Hameln en Hanovre.
Puis le siège de Stralsund, place forte suédoise au Nord de Berlin, commença le 30 Janvier 1807. Le roi de Suède, Gustave Adolphe IV, ennemi de la France, avait confié la Poméranie suédoise au général Essen qui disposait de 15000 hommes. Après des combats d'approche, les troupes de Mortier des divisions Grandjean (dont le 4e Léger) et Dupas établissaient le blocus de la place et bâtissaient des redoutes.
Après la sanglante bataille d'EYLAU (8 Février 1807) qui permet à Napoléon de stopper la première offensive russe, et le combat d'Ostrolenka, la Grande Armée prend ses quartiers d'hiver. Pendant ce temps devant Stralsund, les Suédois font de nombreuses sorties pour inquiéter les assiégeants.
Une sortie plus importante le 14 mars 1807 est repoussée grâce à l'action des voltigeurs du 4e Léger. Ils furent cités par le Maréchal Mortier dans un ordre du 15 mars 1807 comme ayant, conjointement avec une compagnie du 58e, résisté aux efforts de 15000 Suédois (soit toute la garnison, la sortie ne comptait que 3000 Suédois en vérité, et 6 pièces de canon, ce qui était déjà suffisant pour mériter des éloges !). Dans ce rapport, sont cités nominalement comme s'étant particulièrement distingués : GUIGNA Sergent, DRUET Caporal, MAGNE Chasseur, ALIGNIER Chasseur, DURONSSET Chasseur, NATHON Chasseur, NOLLET Chasseur, SERVIERES Chasseur et OFFRAY Tambour.
Cette affaire conduite par le Capitaine BARRAL, aide de camp du général Dupas, mérita les honneurs de l'ordre du jour de l'armée et l'Empereur accordera à ces compagnies de voltigeurs 9 croix de Chevaliers de la Légion d'Honneur (ordre du jour du 20 mai 1807).
Napoléon demande à la mi-Mars à Mortier de pousser le siège de Colberg. Il laisse la division Grandjean (4e Léger, 58e de Ligne et deux régiments hollandais) devant Stralsund et marche vers l'Est avec le reste de ses troupes. Les Suédois en profitent, lancent une offensive, avancent jusqu'à Stettin et font de nombreux prisonniers, libérant ainsi toute la Poméranie suédoise le 3 Avril.
4e Bazancourt
Conscrits de la Loire
2e Division, 8e Corps
Fig. 4bis Plaque de shako en 1807-1810
Mortier devant Colberg rétrograde, rejoint la division Grandjean qui s'était repliée et des renforts envoyés de Berlin. Il attaque les Suédois le 16 Avril à Anklam. Le 4e Léger se distingue encore dans les combats qui ont lieu sur les bords de la Peen, combats où il prit 9 canons et une compagnie entière d'artillerie légère. Un cessez le feu est bientôt signé. Napoléon finit par le ratifier à contre cœur.
Un nouveau corps d'armée, donné au Maréchal BRUNE, remplace le 8e Corps dans la Poméranie et celui-ci fut rapproché du théâtre des opérations, c'est à dire de la Vistule. C'est ainsi que Napoléon ordonne de Finkenstein, le 29 Avril, que le Corps du maréchal Brune se positionne à Hambourg et en Poméranie et que :
«Le maréchal Mortier fera partir sans délai le 3e et le 72e de ligne, pour se rendre devant Danzig. Il renforcera Kolberg d'un régiment français, jusqu'à ce que le 4e régiment italien soit arrivé. Il laissera les divisions Dupas et Grandjean entre Stettin et Kolberg, jusqu'au 10 mai, temps où le maréchal Brune aura fait toutes ses dispositions, et époque où les généraux Molitor et Boudet seront avancés en Allemagne. Si, cependant, le maréchal Mortier apprenait par la correspondance que la flotte anglaise est entrée dans le Sund, il faudrait supposer qu'elle veut faire lever le siége de Danzig : alors il faudrait qu'il se portât avec toutes ses troupes sur Danzig pour secourir le maréchal Lefebvre.
Le maréchal Mortier, commandant le 8e corps de la Grande Armée, sera chargé de faire le siège de Kolberg et de le protéger, ainsi que de la défense de la côte depuis les bouches de l'Oder jusqu'à celles de la Vistule. Son corps d'armée sera composé de la division Grandjean, de celles Dupas et Loison, ayant les 4e d'infanterie légère, 15e et 58e de ligne, le régiment de Wurzburg, le régiment du duc de Berg, formant ensemble, avec les deux régiments hollandais à cheval et toute l'artillerie de son corps d'armée, 9,000 hommes; ayant de plus quatre régiments italiens, deux régiments à cheval italiens, le contingent de la Saxe-Ducale, et deux régiments de Wurtemberg, formant 9,000 hommes; en tout, 18,000 hommes.
La division Loison fera le siège de Kolberg.
La division Dupas restera cantonnée entre Stettin et Kolberg».
Danzig tombe enfin le 24 Mai 1807.
Maître de la ligne de la Vistule par la prise de Dantzig, Napoléon se prépare à prendre l'offensive, mais il est devancé par Bennigsen le 5 Juin.
Fig. 5 Sous officiers de Carabiniers en capote (d'après El Guil, Fort - Ancienne collection de Ridder, BNF, département des Estampes et Photographie
Bennigsen se trouvait, grâce à de nouveaux renforts, à la tête de 100.000 hommes. Ayant à sa droite Gortschakoff, à sa gauche Bagration, il essaye d'enlever le corps de Ney (6e Corps). Il est battu à Guttstadt et à Ankendorf, et de crainte d'être tourné, il se replie promptement sur Heilsberg talonné par Murat. Bennigsen résiste avec énergie dans ses retranchements d'Heilsberg, puis, dans la crainte d'être coupé de Koenigsberg, il descendit rapidement l'Alle par la rive droite.
Lannes et Mortier s'avançaient parallèlement par la rive gauche. Bennigsen les devançe à Friedland, s'empare des ponts de cette ville et commence à passer sur la rive opposée, comptant prendre les Français de flanc. Lannes et Mortier avertissent l'Empereur et, avec leurs seules forces, contiennent l'ennemi pendant plus de douze heures.
Cependant Ney et Victor précipitèrent leur marche et arrivent avec l'Empereur sur le champ de bataille à quatre heures du soir (14 juin). L'ennemi se trouvait à présent dans une position critique. Il occupait le fond d'un entonnoir formé par le village de Friedland et entouré par une boucle de l'Alle. Son artillerie était restée sur la rive droite. Arrivé sur le champ de bataille, Napoléon s'écria : "Non, on ne surprend pas souvent l'ennemi dans une pareille faute !". Il charge alors Mortier de former la gauche en occupant le village d'Heinrichsdorf. Ce maréchal reçoit l'ordre de se tenir sur la défensive. Lannes est placé au centre, Ney à droite, au village de Posthenen. C'est de ce côté que Napoléon dirigera l'attaque décisive.
L'aile droite des Russes, attirée sur la route de Koenigsberg par la retraite calculée de Lannes et de Mortier, se hâte de revenir à Friedland dès qu'elle apprend le sort du centre et de la gauche. Mais Bennigsen avait fait sauter les ponts pour protéger sa fuite. Pressée entre les corps de Mortier, de Lannes et du maréchal Ney, l'aile droite, plutôt que de se rendre, passe la rivière à la nage sous les balles françaises, qui lui font perdre la moitié de son effectif. Les Russes s'enfuirent en désordre sur le Niémen.
Le 4e Léger eut de nombreux officiers blessés au cours de cette bataille. Trois d'entre eux en moururent : le capitaine Roy, le lieutenant Piottaz et le sous-lieutenant Destaing
Soult, Davout et Murat étaient arrivés devant Koenigsberg. Lestocq, en apprenant la défaite de Friedland, évacue cette place. Les Russes se replient derrière le Niemen. Le 8 Juillet, c'est la signature du traité de Tilsitt.
La campagne terminé, le 4e Léger occupe la Silésie puis les Villes Hanséatiques et rentre en France à la fin de l'année 1807.
V/ 1808 : LA PREMIERE CAMPAGNE PORTUGAISE DU 3EME BATAILLON DU 4EME LEGER
Fig. 6 Officier en capote, 1809-1810 (d'après El Guil / Fort)
En novembre 1807, le régiment revint tenir garnison à Paris. En Novembre, le 3e bataillon fut détaché pour faire partie du corps expéditionnaire pour le Portugal ou Armée d'Observation de la Gironde, placé sous le commandement de Junot.
Le Portugal, de fait allié des Anglais, avait joué depuis 1801 d'une neutralité de façade. En Juillet 1807, l'Empereur sommait le pays de fermer ses ports aux Anglais. Pour appuyer ses menaces, un corps d'Observation de la Gironde était formé, et Français et Espagnols s'entendaient par une convention secrète signée à Fontainebleau le 27 Octobre pour se partager le pays.
Le bataillon formait avec le 3e bataillon du 2ème Léger, le 1er régiment provisoire d'infanterie légère de la 1ère brigade au sein de la 2ème division d'infanterie du général Loison.
La marche sur le Portugal à travers l'Espagne est un calvaire climatique (pluies permanentes) et pénurique (absence de vivres). Les pertes sont nombreuses.
Le 30 Novembre, l'avant-garde de Junot arrive en loques à Lisbonne. La première tâche du général en chef est de dissoudre l'Armée portugaise et d'envoyer le reste en France. Puis de répartir ses troupes, qui s'intitulent désormais Armée du Portugal, dans le pays.
La 2e division est envoyée à Cintra, Mafra et occupe le littoral jusqu'à l'embouchure du Mondego.
Le 30 Juillet, Loison bat les insurgés portugais à Evora dans le Sud (le bataillon du 4e Léger ne fait pas partie de l'expédition), après des combats de rue sanglants, et une mise à sac de la ville, mais l'on apprend aussi la défaite de Dupont à Baylen en Andalousie, et le 3 Août, un corps expéditionnaire anglais se met à débarquer à Figueira da Foz, commandé par un certain Wellington. Les Anglais se mettent en marche sur Lisbonne.
Junot essaiera de les ralentir à Rolica le 17 Août, en y envoyant le général Delaborde. La confrontation la plus sérieuse étant la bataille de Vimeiro le 21 Août. Le 3e bataillon du 4e Léger fait alors partie de la brigade Brenier de la division Delaborde qui s'est déjà battue quelques jours plus tôt. Les Anglais utiliseront pendant la bataille les premiers obus Schrapnel.
La division Brenier est sur l'aile gauche des Anglais. Elle subit de lourdes pertes et le général Brenier, blessé, est capturé. Le manque de tactique de Junot durant la bataille cause sa perte. Junot décide de se replier sur Lisbonne. Sans moyen de continuer les combats, il obtint par la convention de Cintra le 30 Août une capitulation honorable. Elle portait, en effet, que l'armée française se retirerait avec tous les honneurs de la guerre; emportant tout ce qui lui appartenait, qu'elle serait ramenée en France par les vaisseaux anglais et que les blessés traités avec soins seraient rendus à leur pays dès leur guérison.
VI/ 1808 : ENTREE EN ESPAGNE DES 1ER, 2EME ET 4EME BATAILLONS
Fig. 7 Musicien du 4e Léger vers 1810
Tandis que le 3e bataillon partait pour le Portugal, les deux premiers furent envoyés au camp de Rennes en janvier 1808. Ils y restèrent jusqu'en juillet. Pendant ce séjour, le colonel Bazancourt, nommé général, fut remplacé par le Colonel Corsin. Le régiment fut à cette époque porté à 5 bataillons, 1 de dépôt (le 5ème), un au Portugal (le 3ème), et trois à Rennes (les 1er, 2ème et 4ème).
En Espagne, dès la fin 1807, sous prétexte de la campagne au Portugal, les troupes françaises organisées en divers Corps d'Observation avaient largement pénétré chez leur allié et s'étaient emparés des points stratégiques, tandis que la monarchie espagnole se déchirait dans des querelles familiales. Le peuple espagnol et l'armée subissaient cela en rongeant leur frein.
Napoléon, croyant le pays mur pour un changement dynastique, força les souverains espagnols à l'abdication à Bayonne et décida de mettre son frère Joseph sur le trône, le 10 Mai. Dès que cela fut connu, des révoltes éclatèrent simultanément sur tout le territoire (en préambule, il y eut les fameux 2 et 3 Mai à Madrid) et l'armée espagnole prit les armes contre les occupants français. Napoléon pensait que la prise de possession du trône espagnol serait une promenade militaire. Cela allait durer 6 ans !
En juillet 1808, les trois bataillons du 4ème campés à Rennes furent appelés à Bayonne et entrèrent dans la division Mouton du Corps de Bessières ou Corps d'Observation des Pyrénées Occidentales, qui devait tenir le Nord Ouest de l'Espagne. Celui ci était entré en Espagne début Juillet et avait concentré ses troupes dans la région de Palencia. Le 10 Juillet, la division Mouton, surnommée la «division infernale» car formée de «vieux» troupiers et non de régiments provisoires comme le reste du Corps, rejoignait.
Au Nord Est dans les Asturies, le Léon et la Galice, les Espagnols avaient organisé une armée de 40.000 hommes et l'avaient placée sous le commandement du général De La Cuesta. Il décide de se porter sur Valladolid ou Burgos pour couper les communications françaises.
Bessières, avec 14.000 hommes (dont la brigade Reynaud : 4e Léger et 15e de Ligne, de la division Mouton), marche alors à sa rencontre et le rejoint devant Medina de Rio Seco le 14 Juillet. L'ennemi, au nombre de 28000, des Armées de Castille (La Cuesta) renforcée par celle de Galice (Blake) était sur deux lignes sur un plateau. Bessieres, avec ses 10000 hommes, n'hésita pas à attaquer "Avec le 4e Léger et le 15e de Ligne" dit Thiers. "Ce Maréchal se sentait capable d'enfoncer tout ce qu'il avait devant lui".
Le 4e Léger et le 15e de Ligne, menés par le général Mouton qui leur crie «Souvenez-vous que vous êtes du 4ème Léger !», et suivis des jeunes troupes, se portent à la baïonnette sur les premières lignes ennemies et les enfoncent. La seconde ligne ne tient pas davantage. On prit 18 canons ; beaucoup de drapeaux restèrent sur le champ de bataille.
L'ennemi s'étant enfui en désordre sur Medina, essaya d'y résister, mais le 4e Léger et le 15e de Ligne y entrèrent au pas de charge, les baïonnettes en avant, et culbutèrent tous les obstacles.
Malheureusement, les événements de Baylen, le 19 Juillet, et la capitulation du général Dupont, forcèrent Bessières à se reporter en arrière avec toute l'armée et venir prendre position derrière l'Ebre en attendant les décisions de l'Empereur.
Napoléon vint en novembre 1808 se mettre lui-même à la tête de l'armée d'Espagne retirée derrière l'Ebre. Il lui donna une nouvelle organisation d'après laquelle la division Mouton, et par conséquent le 4e Léger, fut placé dans le 2e Corps sous le commandement du maréchal Soult. Ce corps et le 6e commandé par Ney formèrent le centre de l'armée sous le commandement de l'Empereur lui-même.
Ayant rameuté ses vieille troupes d'Europe centrale et une partie de sa Garde, Napoléon en avait formé sept Corps, plus les forces de Junot rapatriées du Portugal (dit 8e Corps) qui devaient rallier. L'Armée espagnole se disposait, quant à elle, en 4 grandes masses, espérant le soutien des Anglais qui étaient toujours présents au Portugal.
Napoléon ayant décidé de la reprise des opérations dirige le 2e Corps de Soult contre la position centrale des Espagnols du général Blake à Burgos pour ensuite se rabattre sur ses arrières. Le 10 novembre, le Corps d'Armée est en marche. La position d'appui principale des Espagnols pour bloquer l'avancée des Français sur Burgos était le bois de Gamonal, en avant de la ville du même nom. Il fallait l'enlever. Le Maréchal Soult lança la division Mouton : 2e et 4e Léger et 96e de Ligne. L'artillerie ennemie décime les premières files, mais nos soldats marchant la baïonnette baissée vers le bois l'enlevèrent en un clin d'œil. A cette vue, l'armée espagnole se débande, laissant 12 drapeaux, 90 canons, et 900 prisonniers.
Fig. 8 Officier supérieur 4e Léger en tenue de repos vers 1812
Burgos était bientôt aux mains des Français. La ville est pillée. Napoléon vient s'y établir.
Le 2e Corps reçoit bientôt l'ordre de quitter Burgos pour se porter à Reinosa sur les derrières de l'armée de Blake et de là sur Santader pour soumettre la province des Asturies. Il devait être renforcé par le corps de Junot qui revenait en Espagne. On parlait d'une nouvelle armée anglaise qui venait de débarquer et Napoléon voulait donner au 2e Corps une force suffisante pour la combattre. Le 4e Léger retrouva à cette occasion son 3e bataillon de l'ex Armée de Junot et put aligner son effectif complet de 4 bataillons.
Le 14 novembre, le 2e Corps entre à Reinosa et y capture tout le matériel de l'armée de Blake : 35 canons et 15000 fusils. Le 15, il part pour Santander. Pendant ce temps, après la bataille de Tudela, Napoléon continuait sa marche sur Madrid. La fameuse prise du col de Somosierra ouvrait le chemin. L'Empereur entrait dans la capitale espagnole le 4 décembre et reposait son frère sur le trône. Celui-ci ne fera son entrée officielle dans sa capitale que le 22 Janvier 1809 ...
C'est au milieu de Décembre, que les Anglais se décident à marcher vers le Nord de l'Espagne et les forces de Soult, en se concentrant à Sahagun. Napoléon réagit en allant à leur rencontre à partir de Madrid avec ses meilleures troupes pour leur couper leur voie de retraite sur le Portugal. Les Anglais sont accrochés par les troupes de l'Empereur à Benavente le 29 Décembre et se replient sur Astorga. Moore, désormais en infériorité numérique, décide de rallier la Corogne pour y réembarquer ses hommes, en livrant des combats d'arrière-garde de retardement.
Soult, Ney et Napoléon se lancent à leur poursuite. Les Français sont dans le Léon en ce 31 Décembre 1808. Passé en revue devant Astorga par l'Empereur qui devait rentrer en France pour contrer la menace autrichienne, le 2e Corps de Soult se voit confier le soin d'écraser les Anglais avant qu'ils ne puissent rallier leur flotte.
VII/ 1809 : LA POURSUITE DE LA COROGNE ET LA 2ème CAMPAGNE DE PORTUGAL
Carte de la campagne de campagne de Soult au Portugal en 1809
Dès le 3 Janvier, ses troupes du 2e Corps sont au contact à Cabanas Raras et Pieros où l'ennemi défend un défilé. La brigade Colbert, qui a couché la veille à Bembibre, où elle a sabré nombre d'Anglais ivres, continue sur Villafranca, mais, parvenue devant le village de Gacabelos, occupé par de l'infanterie anglaise, il lui faut attendre l'arrivée de l'infanterie d'avant-garde (4e Léger, qui fait désormais partie de la 1ère division Merle) du corps Soult. Quand celle-ci s'approche de Cacabelos, l'ennemi évacue le village, franchit le pont et en occupe les abords sur la rive droite de la Gua. Le 4e Léger traverse le pont, mais doit se déployer non loin de là devant le village de Peros, qu'occupe une forte réserve anglaise. C'est durant la préparation de l'attaque dudit village que le général Colbert tombe frappé d'une balle au coeur, tué par un tireur d'élite britannique. Le 4e Léger est lancé avec le 15e de Ligne à l'assaut. Au cours de ce combat, il déplore 4 tués et 56 blessés.
Les Britanniques continuent à reculer vers Villafranca en abandonnant ou détruisant tout ce qui peut les ralentir. Les Français sont sur leurs talons. Ils capturent d'ailleurs le trésor de l'armée anglaise en pièces d'argent. Le Maréchal Soult arrive le 6 au soir, devant Lugo avec la division Merle et doit attendre l'arrivée des autres divisions, désorganisées par une marche si pénible, mais le 9, les Anglais décampent.
Les deux armées se retrouvent en présence le 15 Janvier à La Corogne où les Anglais s'étaient retranchés dans les villages alentours pour protéger leur embarquement. Le 4e Léger et la division Merle vont combattre au centre du dispositif français contre la brigade Manningham. Les Anglais résistent bien mais le général anglais Moore est gravement blessé. Moore y perd la vie mais finalement sauve son armée qui peut gagner les navires britaniques.
Puis le 2e corps s'empare du Ferrol, le 21 Janvier.
Conformément aux ordres de l'Empereur, Soult marche sur le Nord du Portugal avec seulement 24.000 hommes de disponibles. Parti le Vigo le 15 Février, Tuy est prise le 16 mais le fleuve Minho ne peut être franchi si ce n'est plusieurs jours plus tard à Orense en pourchassant des soldats de La Romana. Le Portugal est enfin atteint le 10 mars. La population révoltée se défend avec acharnement dans chaque village traversé avec son lot de représailles en réplique. Chavez est prise le 12 mars. Le 2e Corps devient alors officiellement «Armée du Portugal».
Braga tombe le 17 mars : une ville désertée qui a massacré son corregidor et son défenseur attitré, comme trop "tièdes" ! Dix jours plus tard, les Français sont devant les redoutes qui défendent Oporto. Un général portugais a été coupé en morceaux par ses propres troupes et enterré dans du fumier, et l'évêque a pris le commandement ! Un parlementaire français est envoyé : il est jeté en prison et ses accompagnateurs massacrés. Vu la tournure des évènements, il n'y aura donc aucun quartier.
La division Merle, chargée d'enlever une des redoutes qui couvraient la ville, éprouva une résistance opiniâtre. Le 4e Léger fut repoussé trois fois de suite. Tous les officiers supérieurs et une grande partie du régiment étaient déjà hors de combat, lorsque le Colonel Corsin s'étant fait panser sa blessure, reparaît à la tête du régiment porté par ses sapeurs. Il ranime ses soldats, tente une 4e attaque et enlève la redoute.
La ville est prise et mise à sac. Soult s'installe et y trouve munitions et poudre, mais la résistance acharnée de la population ne l'incite pas à poursuivre sur Lisbonne. Il va donc répartir ses troupes dans le Nord du Portugal uniquement. Des mauvaises langues raconteront qu'il comptait bien s'en faire un petit royaume.
Plus au Sud, Wellington revenait d'Angleterre à Lisbonne avec 25.000 hommes. Le 5 Mai, Wellington parti de Lisbonne, passait en revue ses troupes à Coimbra : 15.000 Anglais, 3000 Allemands et 8000 Portugais. Envoyant deux brigades à Santarem et Abrantes, il marchait ensuite à la rencontre de Soult sur Oporto et divisait ses forces en deux bras : un pour continuer le long de la côte et l'autre avec Beresford pour couper la route de Bragance. Le 11 mai, Wellesley forçait le passage du Douro et pénétrait dans la ville tandis que Soult l'évacuait en catastrophe.
Le 4e Léger et le 15e de Ligne furent lancés contre les Britanniques pour les retarder et les repoussèrent jusque sur les bords du fleuve, mais ils ne purent jamais lui arracher les bâtiments qui leur servaient d'appui. Le 4e Léger reflua donc avec le reste de l' Armée.
Fig. 9 Voltigeur du 4e Léger en Espagne, 1810-1812
Poursuivi par les colonnes anglaises, qui occupaient les routes principales et toute voie de retraite vers l'Est, Soult fit sauter son artillerie et ses caissons et sauva son armée en passant les sierras par des sentiers de chèvres, en disputant chaque point de passage aux Portugais. Il arriva à Orense le 19 Mai ayant perdu "seulement" 4000 hommes depuis Oporto et en ramenant environ 16.000. Quelques jours après, il rejoignait Lugo et débloquait la ville où le rejoignait le corps d'armée du maréchal Ney qui pendant ce temps avait dû batailler contre les troupes de la Romana.
Le 2e corps se portera début Juin sur Zamora et Ney devra évacuer la Galice. Soult profitera de ses opérations pour faire souffler ses troupes et les rééquiper.
Le 1er Juillet, arrivèrent enfin des ordres de Napoléon prescrivant au Maréchal Soult de prendre le commandement en chef des 2e, 5e (Mortier) et 6e Corps (Ney), pour se porter sur le flanc de l'offensive de Wellington. Le 27 Juin, celui-ci a remonté la vallée du Tage, pénétré en Espagne et fait sa jonction avec les forces espagnoles du général Gregorio, puis rejoindra le général La Cuesta le 20 Juillet.
Le 18 Juillet 1809, le 2ème Corps de Soult se porte sur Salamanque mais ne sera rejoint par les 6e et 5e corps que les 22 et 31 Juillet. Sur place, le 2e Corps est réorganisé.
Le corps de Victor qui s'est replié devant Wellington, en arrière de Talavera, a été rejoint par le général Sébastiani. Quant au roi Joseph, sans attendre l'arrivée de Soult, il a décidé d'affronter Wellington.
Mortier est à l'avant-garde de Soult, parti le 27 de Salamanque. Il est suivi par le 2e Corps, parti le 30. Il talonne l'arrière garde alliée formée d'Espagnols du général La Cuesta au pont de l'Arzobispo le 6 Août, tandis que les forces de Victor réoccupaient Talavera. Le 15 Août, on retrouve notre 2e Corps à Plasencia.
Très mécontent du résultat d'une bataille coûteuse en effectifs qui aurait pu être décisive, si les forces de Joseph avaient attendu celles de Soult, Napoléon décide de nommer Soult Major Général de toutes ses armées en Espagne. Le général Delaborde prend alors le 16 Septembre le commandement du 2ème Corps.
A la fin de l'année 1809, tandis qu'une armée espagnole sortie du Portugal a battu les Français à Tamanes en octobre puis s'est faite écraser à Alba de Tormes en Novembre, un autre corps espagnol venu d'Andalousie s'est fait étriller à Ocana. Pendant ce temps, au Portugal, Wellington et Beresdford réorganisent l'armée portugaise en l'encadrant avec des officiers britanniques et font construire de formidables lignes de fortifications autour de Lisbonne : les lignes de Torres Vedras.
En fin de campagne, le 4e Léger changea de chef : le colonel Corsin du 4e Léger, promu général en Octobre pour la belle conduite devant Oporto fut remplacé par le colonel Desgraviers- Berthelot.
Les tenues du 4e Léger en 1808-1809
Un rapport de Novembre 1809 du ministre de l'Administration de la Guerre à l'Empereur nous apprend : "En Juin 1808 au Portugal, le 4e Léger (Nota : le 3e bat de l'Armée de Junot) avait perdu au passage du Duero les effets suivants : 300 habits, 450 gilets à manche, 450 pantalons, 450 paires de guêtres noires, 600 chemises, 250 sarraus, 20 bonnets d'oursin avec cordons rouges, 300 paires de souliers. Cette perte ayant été régulièrement constatée, le régiment en demande le remboursement ...".
VIII/ 1810 : LA 3EME CAMPAGNE PORTUGAISE DU 4EME LEGER
3e campagne du Portugal du 4e Léger
La campagne de 1810 s'ouvrit par l'envoi d'un renfort de 120000 hommes à l'armée d'Espagne. Les opérations militaires tournèrent au début de l'année autour d'une expédition en Andalousie, exécutée par les 4e, 5e et 1er Corps. Pendant ce temps, le 2e Corps (et notre 4e Léger), commandé par le général Reynier, restait à son emplacement de l'année précédente, c'est-à-dire sur le haut Tage, afin d'observer les routes du Portugal où se trouvaient toujours les anglais. Il couvrait en même temps la marche du corps expéditionnaire d'Andalousie.
Au milieu d'Avril, Napoléon résolut de marcher aussi contre le Portugal. L'armée destinée à cette expédition devait se composer des 2e (Reynier), 6e (Ney) et 8e Corps (Junot), en tout 60000 hommes, dont le commandement fut donné à Masséna.
L'Armée anglo-portugaise de Wellington présentait un effectif de 50.000 hommes. Le général anglais, résolu à ne pas accepter de grandes batailles, fit préparer, à l'embouchure du Tage, où se trouvait une flotte anglaise, les célèbres lignes de Torres Vedras qui devaient, au besoin, protéger l'embarquement de son armée.
Le 10 Mai, Masséna arrivait à Valladolid. Les Français devaient d'abord s'emparer des places fortes de Ciudad Rodrigo (espagnole), et Almeida (portugaise), avant d'entrer au Portugal. Ce sera au 6e Corps de Ney de s'en occuper.
Ce n'est que le 25 juin qu'est lancé l'assaut sur la forteresse de Ciudad Rodrigo, après des semaines de siège. Les défenseurs résistent jusqu'au 9 juillet. Pendant ce temps, le 2ème Corps bat un parti espagnol à Zafra, et passe le Tage à la gauche de l'Armée.
La place forte d'Almeida dans la région de Beira, ne se trouve qu'à 35 km de Ciudad Rodrigo. C'est encore le 6e Corps de Ney qui est chargé de la besogne. Du 15 au 28 Août a lieu le siège d'Almeida, après les combats sur la Coa.
Le 26 août 1810, Napoléon écrit à Berthier : "Donnez ordre que le 4eme bataillon du 4eme Léger rejoigne ses trois premiers bataillons au 2eme Corps ... De sorte que le Corps du général Reynier sera composé ainsi :
Division Merle : 2e Léger 4 bataillons : 2400 hommes, 36e de Ligne 4 bataillons : 2200 hommes, 4e Léger 4 bataillons : 2400 hommes.
Donnez ordre que le 5eme régiment provisoire de l'Armée d'Espagne soit dissout. Les compagnies du 2e Léger, du 4e Léger et du 12e Léger seront réunies aux deux compagnies des 2e, 4e et 12e Légers du 2e régiment provisoire d'infanterie qui est dans la Navare. Ce qui renforcera le corps du général Reille et augmentera d'autant la garnison de la Navarre".
POSITIONS DU 4E LEGER EN SEPTEMBRE 1810
Colonel Desgraviers, Major Magaud, Quartier-Maitre Folloppe
1er bat chef de bataillon : Palis, 2e bat : Chapuzet, 3e bat Carré, 4e bat : Coudert, au 2e Corps, Armée du Portugal
5e bat : 3 cies à l'Armée d'Espagne, 1 compagnie et dépôt à Paris
Masséna prend la direction de Coimbra en passant par Viseu où il s'arrête plusieurs jours pour rallier ses effectifs et réparer ses caissons. La route suivie, au nord du Mondego, passe par Bussaco, une excellente position défensive en hauteur où Wellington a décidé d'attendre les Français avec ses Anglo-portugais. Le 2e Corps lui s'est retrouvé à Guarda en passant par Sabugal puis a rejoint le reste de l'Armée.
Le 27, le 2e Corps s'élance à la droite de l'armée ennemie. Le 4e Léger, conduit par le Général Graindorge et protégé par un brouillard épais, gravit péniblement les hauteurs en s'aidant des végétaux. Arrivé sur la hauteur, il s'élance sur le 8e Portugais, le culbute et lui enlève son artillerie, mais deux divisions anglaises arrivent et arrêtent sa marche. Mitraillés en flanc par l'artillerie et de front par l' infanterie, les Français sont en fâcheuse posture. Le général Graindorge est mortellement blessé, le colonel Desgraviers grièvement, sept officiers supérieurs sur neuf, tous les capitaines des compagnies d'élite sont également mis hors de combat ainsi que 30 officiers des compagnies du centre. Refoulé jusque sur le bord du plateau, le 4e Léger y résiste cependant jusqu'à l'arrivé du 91e de Ligne; mais criblées par un feu épouvantable, nos troupes redescendent le plateau, emportant leur général et leurs officiers blessés.Tandis qu'au centre de la bataille, le 6e Corps de Ney tente de s'emparer du couvent de Bussaco transformé en forteresse et est lui aussi repoussé.
À Coimbra, le 1er Octobre, les Français trouvent un peu de vivres. Entre Coimbra et les Lignes de Torres Vedras quelques affrontements éclatent entre les troupes françaises les plus avancées et l'arrière de l'armée de Wellington. Les combats les plus significatifs ont lieu près de Pombal et d'Alenquer. Le 11 octobre, l'avant-garde française aperçoit les Lignes de Torres Vedras.
Constatant au bout de plusieurs semaines que sa situation d'assiégeant des lignes anglo-portugaises est sans issue favorable, Masséna envoie le général Foy en France discuter de la situation militaire avec l'Empereur, et recule ses positions sur Santarem et Punhete pour mieux hiverner à la mi-Novembre, suivi mollement par les Anglais. Le 2e Corps de Reynier s'établit à Santarem et entreprend des travaux pour s'y retrancher. Les deux autres corps de l'Armée font de même, regroupés autour de Thomar pour celui de Ney et de Torres Novas pour celui de Junot.
L'arrivée d'une division du 9e Corps menée par le général Drouet en personne fin Décembre est saluée par des cris de joie. Ces renforts et ceux amenés par le Général Foy à son retour, portent l'armée du Portugal à 55.000 hommes, mais c'est trop peu encore pour tenter une action décisive et Masséna espère l'arrivée du 5e Corps, alors sous les ordres de Soult.
IX/ 1811
En Janvier, Soult avec le 5e Corps fait enfin chemin vers Badajoz et après s'être emparé d'Olivenza fait le siège de la ville, mais celle-ci ne se rendra que le 10 Mars. Pendant ce temps, Masséna, vu l'état de délabrement physique et moral de ses troupes, décide de retraiter. Le 2e Corps de Reynier (et le 4e Léger) gagne Espinhal, passant par la Serra de Estrella tandis que Ney couvre l'arrière garde et doit livrer des combats à Pombal, Rehinda, Foz d'Arounce contre les Anglais qui se sont lancés à notre poursuite.
Reynier rejoint Masséna à Miranda do Corvo, puis ils poursuivent leur marche vers Celorico qui est atteint le 21. Masséna décide alors de gagner l'Espagne par Coria et Plasencia. Ney refuse et veut passer plus au Nord. Masséna le démet de son commandement du 6e Corps qui est remis au général Loison. On doit signaler aussi des désobéissances de la part de d'Erlon et de Reynier qui désorganisèrent le plan de Masséna.
Wellington qui talonne les Français pense pouvoir détruire le 2e Corps à Sabugal, le 3 Avril, mais les Français résistent bien sous une pluie battante et du brouillard. Le colonel Berthelot-Desgraviers est blessé de même que le chef de bataillon Chapuzet et le sous-lieutenant Cambefort. Le lieutenant Rossin et le sous-lieutenant Fournier sont tués.
La retraite se poursuit. L'Armée du Portugal se regroupe finalement autour de Salamanque et se remplume. Elle compte encore 39.000 combattants.
Les Anglo-portugais ont suivi les Français dans leur repli et désormais, le seul point encore aux forces de Masséna au Portugal est la forteresse d'Almeida, rapidement entourée par la division Campbell dès le 7 Avril. Masséna, dont les subordonnés sont de plus en plus désobéissants, demande l'aide de Bessières pour refaire ses forces, délivrer la garnison et y établir une tête de pont.
Au milieu d'Avril, il pleut, et le 2e Corps a énormément de mal à se fournir en vivres. Cependant, Masséna concentre ses meilleurs éléments des 2e, 6e, 8e, et 9e Corps et la cavalerie de Montbrun autour de Ciudad Rodrigo en vue de l'offensive future. Napoléon, le 4 Avril, a demandé une réorganisation de l'Armée du Portugal en 6 divisions mais ce sera Marmont qui effectuera le changement.
Bessières arrive enfin le 1er Mai, entouré seulement d'une poignée d'hommes de la cavalerie de la Garde, qu'il refusera d'ailleurs de faire intervenir. Wellington, anticipant les intentions de Masséna, décide de l'attendre à Fuentes de Onoro. La bataille fera rage entre le 3 et le 5 Mai 1811 et restera indécise, bien que Wellington ne soit passé pas loin de la rupture et qu'un effort supplémentaire eut emporté la victoire pour les Français.
Sur l'aile droite, à Alameda, le 2e Corps aura en fait peu à intervenir : l'inertie de Reynier sera d'ailleurs une des causes de l'issue de la bataille. L'essentiel des combats aura lieu autour de Fuentes de Onoro et sur l'aile gauche. Fatigué et moralement atteint, Masséna se replie une nouvelle fois sur Salamanque où il apprend par Bessières sa disgrâce et son remplacement par Marmont. Napoléon ne pardonne pas aux généraux malchanceux ! La seule satisfaction est que la garnison d'Almeida a pu évacuer la place après l'avoir détruite et a réussi à passer à travers les lignes anglaises, récupérée par le 2e Corps.
Voilà donc le Duc de Raguse à la tête d'une Armée du Portugal découragée. Celle-ci se restructure désormais en 6 divisions. Le 4e Léger fait partie de la 4e division sous le commandement du général Sarrut. Marmont porte tous ses bataillons à 700 hommes en versant l'effectif d'un bataillon dans un autre et renvoya à Salamanque, les cadres non employés. Le 4e bataillon du 4e Léger fut ainsi dissout, ses effectifs renforçant les trois premiers, les cadres renvoyés en France pour former un nouveau bataillon.
Ayant ainsi réorganisé son armée, le maréchal marcha en juin au secours de la place de Badajoz assiégée par les anglais. Son arrivée dégagea la place et Soult et Marmont entrèrent dans la ville. Badajoz délivrée, Marmont revint prendre position sur le Tage.
Le 3 Août 1811 un nouveau colonel vient prendre la tête du 4ème Léger : Gaspard Louis Langeron.
En septembre, les anglais ayant menacé de nouveau Ciudad Rodrigo, Marmont abandonna le Tage, remonta au nord au secours de cette place et parvint à la ravitailler. Puis il reprit ses positions.
X/ 1812
En janvier 1812, l'armée du Portugal abandonne le Tage et est ramenée sur le Douro aux environs de Salamanque. Ce mouvement de retraite amène la perte de deux places importantes : Ciudad Rodrigo (en Janvier) et Badajoz (en Avril) qui tombent aux mains de Wellington.
Le commandement général de toutes les forces françaises a été hélas confié au Roi Joseph en Mars. Les trois premiers bataillons du 4ème Léger font toujours partie de la 4e Division Sarrut de l'Armée du Portugal.
Le 13 Juin Wellington passe l'Agueda et 3 jours plus tard se retrouve devant Salamanque. Marmont évacue la ville, laissant de petits contingents dans des forts dont les Anglais vont mettre dix jours à s'emparer.
Français et Anglo-portugais vont alors stationner chacun sur une des rives du Douro. Marmont décide alors de repasser le fleuve et d'affronter les Anglais avec ses 8 divisions d'infanterie et ses deux de cavalerie. Les deux armées vont combattre face à face aux Arapiles, le 22 Juillet, au Sud Est de Salamanque, et le combat se terminera par une défaite française. Les forces de Marmont se font saigner à blanc par l'opiniâtreté des Britanniques et Portugais.
Marmont a été blessé, le général Clauzel a pris le commandement et va sauver les restes de l'armée en menant une retraite efficace. Les divisions Ferrey et Foy sont les dernières réserves non entamées par la bataille : elles vont couvrir le repli en manœuvrant comme à l'exercice.
L'armée se retire une nouvelle fois derrière le Douro, puis quelques temps après, derrière l'Ebre, mais ayant reçu quelques renforts, elle revint sur le Douro et reprend Salamanque évacuée par les Anglais. Le général Clausel cède le commandement au général Reille, qui prend alors ses cantonnements dans la province de Burgos.
XI/ 1813 EN ESPAGNE
L'Armée du Nord du général Clauzel doit garder coûte que coûte les communications avec la France, tandis que de véritables armées de partisans battent la campagne au Pays Basque espagnol et en Navarre. On dépouille donc l'Armée du Portugal de 4 divisions d'infanterie pour renforcer celle du Nord. Cette réorganisation s'accompagne aussi de ponctions en cadre et en hommes expérimentés pour reconstituer la Garde et l'armée d'Allemagne. Les cadres des 2e et 3e bataillons du 4ème Léger sont rappelés en France. Seul restait en ligne le 1er bataillon avec le chef de bataillon Greard et le colonel Langeron, au sein de la 4e Division Sarrut, brigade Menne. La division Sarrut, faisait partie du détachement envoyé en Mars de l'armée du Portugal à l'armée du Nord.
La division Sarrut est rappelée et rejoint l'armée du Portugal. Surpris par ce mouvement offensif des Anglais, les Français, se concentrent difficilement. La réunion des troupes ne put s'effectuer en effet qu'à Vittoria, le 19 juin. La bataille s'engagea le 21.
Le Général Reille, avec deux divisions (dont la division Sarrut), gardait les ponts de la Zadorra. Les anglais essayèrent au début de l'action de forcer le général, mais celui-ci se défendit vaillamment et chaque fois qu'on lui enlevait un pont, le reprenait avec la plus grande vigueur; enfin, la ligne ayant été forcée sur Vittoria, on ordonna la retraite. La situation du Général Reille devenait périlleuse car l'ennemi se portait sur ses arrières. Il fit, avec ses divisions, une retraite admirable, contenant les anglais et rejoignant, en même temps, le reste de l'armée. Le général Sarrut fut tué dans ces combats. Le bataillon du 4e Léger par sa bravoure y soutint sa réputation. Le colonel fut blessé.
Soult continue la réorganisation de ses forces en 10 divisions et 3 ailes. Les hommes sont assez déprimés, face désormais à des Alliés en supériorité numérique. Soult se met à fortifier la frontière, construisant tout un système de redoutes.
Les drapeaux et Aigles du 4e Léger, 1812-1814
En 1812, le 4e Léger avait encore trois de ses Aigles, portées par les trois premiers bataillons en Espagne avec des restes de drapeaux du modèle 1804. Au cours de l'année, les Aigles des 2e et 3e bataillons sont renvoyés en France. Pendant ce temps est confectionné un nouveau drapeau au modèle 1812 portant les noms de bataille ULM et FRIEDLAND, mais celui-ci reste au dépôt en France. A la fin de 1813, l'Aigle du 1er bataillon est renvoyé en France. Les Russes, des cosaques du Don, à Pithiviers le 4 Avril 1814, vont s'emparer d'une Aigle et du drapeau modèle 1812, en pillant des caissons provenant du dépôt. Ils désormais conservés au Musée historique de Moscou (voir figure 10)
XII/ 1812-1813 : LES 2ème, 3ème ET 4ème BATAILLONS EN REFORMATION POUR LA CAMPAGNE D'ALLEMAGNE
Dès le mois de janvier 1812, le 4ème bataillon fut réorganisé à Versailles.
Après le passage du Niémen par l'armée «européenne» organisée par l'Empereur pour se porter contre les Russes, ce bataillon tint garnison successivement à Magdebourg et à Spandau, et après la désastreuse retraite de Russie, il fit partie de la garnison de Dantzig où il entra en janvier 1813 sous le commandement du Général Couderc. Le bataillon était dans la 30e Division du général Heudelet.
Fig. 10 Aigle et drapeau du 4e Léger modèle 1812
D'un autre côté, les cadres des 2e et 3e bataillons revenus d'Espagne au début de 1813 furent remplis à l'aide de nouvelles levées. Ces 2e et 3e bataillons ne restèrent pas réunis; ils entrèrent dans la formation de régiments provisoires.
Pendant ce temps, le 4e bataillon, enfermé dans Dantzig, fut cité avec éloge par le gouverneur de la place, le général Rapp, pour sa belle conduite dans l'attaque du 4 mars 1813 à Ohra.
Le 2 mai 1813 a lieu la bataille de Lutzen, où 300000 hommes sont en présence. Le 3ème bataillon du 4e Léger figure à cette grande bataille, dans le corps du maréchal Ney. Le chef de bataillon Dieuzaide du 4ème Léger y fut blessé et le bataillon eut de nombreuses pertes.
A Wurschen, le 21 Mai, le chef de bataillon Dieuzaide trouva la mort sur son chemin.
Après la victoire de Lutzen, Napoléon poursuivit l'armée des Coalisés et arriva à Dresde. Les ennemis se retirèrent sur la Spree et résolurent de livrer une deuxième bataille à Bautzen. Elle fut aussi victorieuse pour Empereur mais l'étendue des pertes le poussa à signer un armistice le 4 Juin.
Pendant les négociations, Napoléon se prépara à la reprise des hostilités en remaniant l'armée en en créant une nouvelle de 80000 hommes, sous les généraux Victor, Vandamme et du maréchal Gouvion Saint Cyr. C'est alors qu'arriva sur le théâtre de la lutte le dernier bataillon du 4e Léger (le 2ème), qui était dans le 14e Corps du maréchal Gouvion Saint Cyr, 49e division, au sein d'une demi brigade provisoire sous le commandement du major Louis. Le 3e bataillon était quant à lui placé à la mi-août au 3e Corps du maréchal Ney dans la 9e Division Delmas.
Les négociations n'ayant pas abouti, l'Autriche entra dans la Coalition et les hostilités recommencèrent au mois d'août. Les 25, 26 et 27, eut lieu la bataille de Dresde qui se termina par la retraite de l'armée ennemie dite de Bohème. Les capitaines Bourrinet et Hevin du 4ème Léger y furent blessés.
Le 28, averti de la victoire de Dresde (26, 27 Août), Vandamme poursuit les Russes. Il avance jusqu'à Hellendorf, combat de Gieshübel, puis avance jusqu'à Peterwalde. Le 29, il se porte sur Priesten où l'ennemi s'était rangé en bataille pour bloquer son avance et couvrir la retraite de l'armée de Bohème depuis Dresde. Une première attaque échoue. Le lendemain, les Russes avaient reçu des renforts, des compatriotes mais aussi des Autrichiens avec des troupes d'élite. Vandamme se retrouvait en infériorité numérique, pensant cependant que d'autres unités viendraient le soutenir prochainement. Il attaque les positions ennemies avec énergie. La bataille faisait rage quand les Prussiens de Kleist apparurent sur ses arrières. Encerclé, il fallait se faire jour au milieu des forces ennemies. Peu y réussirent. Vandamme lui-même est fait prisonnier. Le capitaine Bouchut fut tué à cette bataille de Kulm.
Après des manœuvres, Napoléon livre la grande bataille de Leipzig. Le 3ème bataillon du 4e Léger (16 officiers et 315 hommes) du corps de Lauriston (le 5ème Corps) assiste à ce terrible combat.
Après la bataille de Leipzig et ses combats annexes (16 au 19 Octobre), l'Armée française saignée à blanc se préparait à retraiter, laissant des garnisons dans les places. Tel était le cas de Dresde où commandait en chef le maréchal Gouvion Saint Cyr avec son 14e Corps d'Armée et les restes du 1er Corps. La place était investie par l'ennemi le 17 Octobre. Gouvion battait le jour même le corps d'Ostermann-Tolstoi, puis sans nouvelles de l'Empereur, décidait dans un premier temps de s'enfermer dans la ville au lieu de tenter immédiatement une percée sur Torgau, certes sans ordres, mais action qui était sa seule chance.
Ayant constaté le 6 Novembre que les forces coalisées étaient désormais trop nombreuses, il ne pouvait que capituler. Capitulation honorable violée par les Alliés comme pour toutes les places en Allemagne. C'est ainsi que le 2ème bataillon du 4ème Léger se retrouva prisonnier en Hongrie.
L'armée bavaroise faisant défection, vint à son tour essayer d'arrêter notre retraite; mais elle fut culbutée et écrasée à Hanau (novembre 1813). Le 5e corps, sous l'autorité du général Albert depuis la capture de Lauriston à Leipzig, comptait encore une poignée de soldats du 4e Léger.
Et l'armée française arriva sur le Rhin où elle s'arrêta.
Le 5ème Corps, où était le 3ème bataillon du 4e Léger, vint à Mayence. D'après les état d'effectifs de Novembre 1813, le 3e bat du 4e Léger ne comptait plus que 10 off et 149 hommes ! à la 8e division Ricard.
A la fin de 1813, et la retraite des français sur le Rhin, le 4ème Léger avait donc ses bataillons dispersés :
1 - Un bataillon à l'armée d'Espagne puis des Pyrénées (le 1er) dont nous allons voir le destin dans un chapitre particulier.
2 - Un bataillon assiégé dans la place de Dantzig (le 4ème) qui ne se rendra avec la garnison que le 2 Janvier après un siège épique.
3 - Un bataillon fait prisonnier lors de la capitulation de Dresde (le 2ème).
4 - Un bataillon à Mayence sur les bords du Rhin (le 3ème) quasi disparu.
5 - Un bataillon de dépôt à Paris.
6 - Un bataillon à l'Armée du Nord du général Maison (le 5ème) qui va participer aux opérations autour d'Anvers en 1814.
XIII/ LE PREMIER BATAILLON DEFEND LA FRONTIERE DES PYRENEES
Fig. 11 4e Léger en 1813-1814
Etant replié sur les Pyrénées, le Maréchal Soult avait réorganisé l'armée. Le 1er bataillon du 4e Léger, fut placé dans la 5ème division Vandermaesen. Des tentatives pour délivrer la garnison de Pampelune, le 24 Juillet avec le combat de Sauroren, échouent. Les Français retournent sur leurs bases de départ derrière la Bidassoa. Puis Soult essaie de secourir Saint Sebastien. La bataille de San Marcial, le 30 Août, est aussi infructueuse. La retraite qui s'effectue par le pont de Berra se fait sous le feu des Anglais. Le général Vandermaesen y est tué. Sa division passe sous le commandement du général Maransin. Situation qui durera jusqu'à la fin des hostilités.
Le bataillon du 4e Léger est dans la brigade Barbot avec des bataillons des 34e, 40e et 50e de Ligne.
Saint Sébastien succombera le 8 Septembre. Désormais on va se battre sur le sol français. Les hommes sont complètement démoralisés, la solde n'a plus été versée depuis des mois.
Quand Wellington reprend son offensive, le 7 Octobre, au centre du dispositif défensif français, les deux brigades de Maransin sont en réserve au camp de Sare. Les positions françaises sont grignotées et Wellington s'empare des hauteurs. Soult prévoit alors de se replier derrière la Nivelle. Wellington temporise, attendant la chute de Pampelune qui survient le 31 Octobre. Le 10 Novembre, il reprend sa marche en avant.
Au début Novembre, Soult stabilise son front entre Saint Jean de Luz et St Jean Pied de Port, s'appuyant sur la Nivelle et la Nive, des camps retranchés et de multiples redoutes. Se sachant en infériorité numérique, il en est réduit à une campagne défensive, mais étale trop ses troupes au lieu de former une masse de manœuvre pour des contre offensives puissantes. Soult pense être attaqué sur son aile droite, mais Wellington va faire porter son offensive sur le centre de son front, le 10 Novembre.
L'offensive britannique est puissante autour de Sare, la division Maransin dont la brigade Barbot fournit des avant-postes sur la Petite Rhune ne peut résister longtemps. Le dispositif français doit se replier derrière la Nivelle. Le sous-lieutenant Graffigny du 4e Léger a été mortellement blessé. La division Maransin a eu des pertes très importantes en hommes et officiers. En face, les Anglais ont eu aussi beaucoup de blessés et tués.
Les Anglais ralentis par des pluies abondantes se sont établis à Saint Jean de Luz.
Au début Décembre, les Français très démoralisés par les replis successifs sont sous Bayonne protégés par la Nive. Bayonne est puissamment fortifiée et des renforts sont arrivés : conscrits mal dégrossis dont on ne pourra tirer grand-chose.
Le 9 Décembre les Anglo-portugais franchissent la Nive. Le 12 Soult contre-attaque avec les 4 divisions de Drouet d'Erlon sur les forces de Hill. Celui-ci s'est avancé jusqu'à la proximité de Bayonne à Saint Pierre d'Irrube. Les combats y font rage le 13 Décembre et les Anglais réussissent à tenir leurs positions en recevant des renforts de la rive opposée de la Nive. Les pertes ont été sévères des 2 cotés. Le temps exécrable fait que les 2 armées vont s'arrêter provisoirement de combattre jusqu'au début Février.
Le front reste tranquille jusqu'au 14. L'armée de Soult s'est affaiblie de nouvelles ponctions pour le front Est, ne lui laissant que 40.000 combattants. Le 14 Hill passe la Nive. Les Français se replient derrière le gave d'Oloron et Soult concentre ses troupes sur Orthez, espérant mener une bataille défensive décisive, tandis que les Anglais se casseront les dents sur Bayonne.
Les 26 et 27 Février, la bataille d'Orthez est sanglante. De part et d' autres, les pertes s'élèvent à 3400 Français et 2300 Britanniques. Le lieutenant Peju et le sous-lieutenant Marchon, du 4e Léger y sont blessés. Mais ce sont les Anglais, en avantage numérique, qui restent maîtres du terrain et Soult doit encore reculer vers Aire sur Adour puis Tarbes. Tandis que les Britanniques s'emparent de Bordeaux le 12 mars, Soult livre des combats de retardements sur sa ligne de repli à Maubourguet et Vic en Bigorre le 19 mars, puis Tarbes le 20. S'échappant encore avec les reste de ses troupes, il gagne Toulouse, qu'il a fait fortifier, où il entre le 24 Mars poursuivi par 5 corps d'armées anglo-hispano-portugais.
33.000 Français, dont beaucoup de conscrits mal entrainés vont devoir s'opposer à 80.000 soldats alliés. Alors que l'Empereur abdique le 6, les deux armées se livrent à de violents combats entre le 27 mars et le 11 Avril. Puis Soult évacue la ville. Le sous-lieutenant Sence est grièvement blessé le 10 Avril et succombera une semaine plus tard. Le 13 Avril, Soult apprend la cessation des hostilités par ordre du gouvernement provisoire.
XIV/ 1814 : CAMPAGNE DE FRANCE SUR LE FRONT EST
Fig. 12 Carabinier du 4e Léger début 1815
La retraite sur le Rhin avait été tellement désastreuse qu'avec les débris de toute l'armée, on ne peut former que 3 grands corps dont les bataillons sont faméliques, pour ralentir l'avancée des Coalisés dès qu'ils franchiront le fleuve ; un à Strasbourg donné à Victor, un 2e à Mayence confié à Marmont et un 3e à Mac Donald. Le 3ème bataillon du 4e Léger fut placé dans le corps de Marmont.
Napoléon va déployer tout son génie militaire dans cette campagne, suppléant au nombre par la tactique et la vitesse d'exécution des marches et contre marches. Le corps formé à Mayence sous le commandement de Marmont, prit le titre de 6e Corps d'Infanterie; il devait défendre le Rhin de Strasbourg à Mayence et s'élevait à un effectif de 10000 baïonnettes et 1200 sabres. Le bataillon du 4e Léger comptait pour 136 hommes, et la division Ricard dont il faisait partie en comptait 2900 en associant les hommes de 14 régiments distincts !
Le Rhin ayant été franchi au-dessous de Strasbourg par les Alliés, Victor dut se replier de Strasbourg sur les Vosges qu'il défendit pied à pied pendant qu'on formait à Nancy un nouveau corps sous les ordres du prince de la Moscowa (Ney). Pendant ce temps, Marmont avec le 6e Corps se retirait de Mayence sur la Moselle. Puis toujours poursuivi et découvert par l'abandon de Nancy et de Toul par le Prince de la Moscowa, Victor laissa une garnison à Metz et se retira sur Châlon. La division Ricard, dont faisait partie le bataillon du 4e Léger (toujours seulement 136 hommes !), prit position à Thiaucourt.
En janvier, les armées alliées étaient réunies sur la Meuse et la Marne, et les troupes françaises autour de Chalons-Vitry où Napoléon installe son QG. Il décide de vaincre séparément les deux armées de Bohème et de Silesie, disant que 50.000 hommes et lui faisaient 150.000 hommes ! Mais il n'en avait que 35.000.
Le 28, il se porte sur Brienne et l'armée de Blucher. Celui-ci doit décrocher mais rejoint l'armée de Bohème. Le 31 Janvier, Marmont a de la difficulté pour rallier les forces de l'Empereur. Napoléon se replie sur la Rothière et doit accepter le combat. Le corps de Marmont est à l'aile gauche. La bataille est sanglante et Napoléon doit se replier. Les Alliés perdent provisoirement sa trace.
Le 3 Février, l'Empereur arrive à Troyes. Le corps de Marmont est alors à Arcis sur Aube. Il évacue la ville et se porte à Nogent. Grace à des renforts, un nouveau corps d'armée est donné à Oudinot. Les Alliés décident de marcher sur Paris mais séparent leurs armées de Bohème et de Silésie. L'Empereur profite de leur faute et va s'attaquer à l'Armée de Silésie de Blücher à Champaubert le 10 Février. Les Coalisés se sont trop étagés dans leur marche. Napoléon engage d'abord le corps de Sacken qu'il anéantit. La division Ricard participe à la victoire en s'emparant du village de Baye. On prit 21 canons, 3 généraux et 2000 prisonniers.
Puis Napoléon met cap à l'Ouest pour prendre à revers les restes du corps de Sacken et celui de York. C'est la bataille de Montmirail où la division Ricard, renforcée de beaucoup de jeune conscrits, les fameux «Marie Louise», donne encore devant le village de Marchais qui change 5 fois de mains… Le corps de York est sérieusement entamé et se replie. Le 4e Léger voit son encadrement amoindri puisque sont blessés : les chef de bataillon Berne et Dimpre, le capitaine Reynier et le sous-lieutenant Dupré. Le lieutenat Lacaze est tué.
Le 13, les Français sont devant Château Thierry. Marmont est envoyé contenir Blucher. Le duc de Raguse en infériorité numérique doit se replier jusqu'à Vauchamps. Puis le 14, il contre-attaque avec ses division Ricard et Lagrange, rejoint par l'Empereur et une partie de sa Garde. Le sous-lieutenant Reingueberg est blessé. Les Coalisés sont balayés par la cavalerie française et Blucher doit s'enfuir. Malheureusement, l'Armée de Bohème de Schwarzemberg a continué sa progression et n' est plus qu' à une cinquantaine de kilomètres de Paris. L'Empereur doit donc tomber sur le flanc de la colonne de droite de l'Armée de Bohème. Marmont et Mortier doivent rester en couverture face à Blücher qui se remet de sa défaite.
Au combat de Valjouan, le 17 Février, les capitaines Chirot, Demarcay, Lambert et Salmon sont blessés. Et tandis que Napoléon à Montereau a fait refluer l'Armée de Bohème et que les Coalisés parlent de négociations, Blucher, qui a reçu des renforts, décide de reprendre sa marche sur Paris. Les 10.000 hommes de Mortier et Marmont vont tenter de s'y opposer (ils ont reçu des conscrits de Paris dont des hommes du dépôt du 4ème Léger), tandis que l'Empereur court à leur rencontre avec des renforts. Mortier et Marmont doivent repousser Blucher sur Soissons (qui devait tenir) tandis qu'il lui coupera la retraite. Hélas, Soisson se rend aux Coalisés, ce qui leur permet de se servir du pont et de passer sur la rive droite de l'Aisne et ruine la manœuvre de Napoléon. L' Empereur espère encore en passant l'Aisne à Berry au Bac et poussant sur Laon pouvoir se porter sur les arrières de l'ennemi.
Le 7 Mars a lieu la bataille de Craonne. Mais les Alliés ont pu encore une fois se replier. Napoléon continue à poursuivre Blücher. Le 9 mars, il le retrouve à Laon. Le corps de Marmont est destiné à couper la route entre Laon et Reims et donc la liaison avec Schwarzemberg. Mais Marmont arrive fort tard avec peu d'hommes et se fait surprendre à Athies ; ses troupes se débandent en grande partie. Le 11 Mars, les Français se replient sur Soissons. Napoléon décide alors de reprendre Reims. Ce sera une de ses dernières victoires de la campagne de 1814. Il pense avec la poignée d'hommes qui lui reste ensuite se jeter vers l'Est, rallier les garnisons et couper les lignes de l'Armée de Bohème. Mais il faut pour cela que Paris résiste. Il rencontre les Coalisés à Arcis sur Aube le 20 mars. Pendant ce temps, Marmont et Mortier se sont retrouvés isolés et ne peuvent rejoindre le «gros» des forces impériales.
Le 6e Corps de Marmont (et par conséquent les hommes du 4e Léger), prend encore part aux combats de La Fère Champenoise, Cezanne et de la Ferté Gaucher qui précédent l'arrivée des Alliés devant la capitale. Il livre les ultimes combats devant Paris, le 30 Mars, près de Montreuil. Le lendemain les souverains alliés feront leur entrée dans la capitale. Le 31, Napoléon arrivait à marche forcée à Fontainebleau.
Le 4 Avril, un convoi du 4e Léger qui se trouvait à Pithiviers avec 80 hommes fut attaqué par des cosaques du Don. Il refusa de se rendre et tira sur un parlementaire russe. Après une résistance d'une heure, les cosaques pillèrent la ville et le convoi. Le drapeau du régiment fut capturé dans un caisson. Le sous-lieutenant Pages fut tué et 3 officiers furent blessés.
Le 6 Avril, l'Empereur signait son abdication.
XIV BIS/ LES OPERATIONS EN BELGIQUE EN 1814
En décembre 1813, les Français avaient été chassés de Hollande. Le général Maison fut nommé commandant du 1er Corps ou Armée du Nord, pour conserver Flessingue, Anvers et Berg Op Zoom. Son petit corps d'armée, composé de régiments de jeune Garde, de dépots de la Ligne et de conscrits, et d'un peu de cavalerie de la Garde, allait devoir s'opposer à des Coalisés en énorme superiorité numérique, mêlant Anglais, Prussiens, Russes et Suédois.
Maison commence par établir ses troupes sous Anvers, mais dès le 10 janvier, les Coalisés attaquent la ligne française. Au combat de Merxen, le 13 janvier, le général Avy est tué à la tête du bataillon du 4e Léger.
A la suite de la retraite de Mac Donald, qui surveillait le Rhin entre Arnhem et Coblence, Maison, tout en laissant des garnisons derrière lui, en particulier celle d'Anvers sous les ordres du duc de Plaisance, se replie sur Louvain.
Les Coalisés resserent leur étau sur Anvers qui, au début février, se défend avec efficacité. Le grand Carnot vient alors prendre le commandement de la place. Pendant ce temps, Maison se repliait sur Bruxelles, tandis que des insurrections éclataient en Belgique. Maison reculait encore sur Tournay puis La Marque, alors que l'ennemi avançait.
Repartant à l'attaque en se renforçant des garnisons des places fortes du Nord, Maison repartait de Courtray le 5 mars avec 6000 hommes pour Oudenarde, tandis que Carnot devait faire une sortie sur la rive gauche de l'Escaut. Mais devant une contre offensive, Maison finissait par se replier sous Lille, et Carnot dans Anvers.
Les Anglais essuyaient un sanglant échec à Berg Op Zoom.
Ayant reçu des renforts saxons, les Coalisés se lancaient dans le blocus de Maubeuge le 17 mars, dont la garnison réussit à les repousser.
Le 26 mars, Maison remontait en Belgique en s'emparant de Gand, et écrivait à Carnot : " .... l'intention de Sa Majesté est que je retire toutes les troupes de la Ligne ou de la Garde qui sont à Anvers. Je vous prie de mettre en marche la division Roguet (de la Garde). Faites partir également un demi-bataillon du 28e, un du 58e et un du 4eme Léger …".
Devant les raisons évidentes de Carnot pour qu'il lui reste des effectifs suffisants pour garder Anvers, seule la division Roguet fut évacuée, réussit à percer le blocus ennemi et rallier Maison. Ce renfort lui permit de défaire un corps coalisé avant de se retrancher dans Lille. La garnison d'Anvers resta invaincue et ne capitula que le 4 mai 1814.
XV/ LA PREMIERE RESTAURATION 1815
Le 2 Mai 1814, Louis XVIII devenait officiellement Roi de France; L'Armée impériale avait ainsi vécue, mais c'était sur ses bases que Louis XVIII se recomposait une armée royale. Après une épuration d'officiers trop exaltés vis-à-vis de l'Empereur, l'armée fut réduite de nombres de régiments et d'effectifs. Le 12 mai, une Ordonnance royale limitait à 15 le nombre des régiments légers. Les hommes des corps supprimés devaient être répartis entre les régiments conservés. Le régiment reçoit en même temps le titre de régiment d'infanterie légère de Monsieur.
Le duc de Bourbon devient Colonel Général de l'infanterie légère
Les deux premiers bataillons du régiment n'eurent pas de peine à être remplis. Il devait y en avoir trois de 6 compagnies chacun. Mais nombre d'officiers de l'ex régiment impérial furent mis en demi-solde.
Le 5 Septembre 1814, un nouveau colonel est nommé : Il s'agit de Vincent Peyris, ancien chef du 23e Léger.
Le 19 Septembre 1814, le régiment reçoit son nouveau drapeau blanc (un par régiment d'infanterie). Ce drapeau sera caché aux Cent Jours et le revers est encore aux Invalides.
Au début 1815, le régiment est rhabillé à neuf.
En mars 1815, on apprend que l'Empereur s'est enfui de l'ile d'Elbe et a débarqué en Provence. Sa remontée vers Paris s'accompagne du ralliement des troupes rencontrées.
XVI/ LA CAMPAGNE DE 1815
Si l’Empereur reprend son trône sans tirer un coup de feu et avec le ralliement massif de l'Armée, qui a repris la cocarde tricolore, son pouvoir politique est amoindri. Quant aux forces alliées, qui n’ont pas encore démobilisé, elles recommencent à se masser aux frontières. L’affrontement est inévitable. Napoléon relève le défi en renforçant l’Armée laissée par Louis XVIII et en mobilisant les Gardes Nationaux.
La cérémonie du Champs de Mai doit marquer le nouveau serment entre l’Empereur et la Nation. Les régiments reçoivent de nouveaux drapeaux.
Le 4e Léger, sous les ordres du colonel Peyris, met en ligne 3 bataillons, théoriquement de 500 hommes, mais moins en réalité. Le régiment est intégré pour la campagne qui s’ouvre au 2e Corps de l’Armée du Nord sous le commandement du général Reille, 9e division d’infanterie (Foy), 2ème brigade (Janin).
Les alliés ont rassemblé deux armées en Belgique : l'armée anglo-hollandaise réunie au sud de Bruxelles, sous les ordres du duc de Wellington, et l'armée saxo-prussienne s'étendant de Charleroi à Liège, sous le commandement de Blücher. Napoléon se propose de les battre séparément.
Le 15 Juin, le gros de la colonne du 2e Corps franchit la frontière (la Sambre) vers trois heures et demie du matin. L'avant-garde repousse l'ennemi à Thuin et dans le bois de Montigny, enlève Marchiennes et passe le pont, puis se déploie sur la rive gauche où tout le Corps d'armée prend position aux environs de Gosselies. Le soir, le Maréchal Ney prend, par ordre de l'Empereur, le commandement de l'aile gauche formée des 1er et 2e Corps.
Le 16, toutes les troupes sont prêtes à se mettre en mouvement dès l'aurore. Elles attendent impatiemment, quand enfin, à onze heures, l'ordre est envoyé au Maréchal Ney d'occuper les Quatre-Bras, nœud des routes de Nivelles à Namur et de Bruxelles à Charleroi, avec mission de contenir les Anglo-hollandais pendant que Napoléon écrasera l'armée de Blücher en arrière de Ligny.
L'infanterie de Bachelu et la cavalerie de Piré forment l'avant-garde, suivie par les divisions d'infanterie Foy (4e Léger) et du Prince Jérôme. C'est autour de 14 heures que l'avant-garde française aperçoit les positions néerlandaises car les Hollandais sont pour le moment les seuls en face des Français. Ils vont bien résister, attendant les Anglais.
Les 5e et 9e divisions (dont le 4e Léger) commencent vers 14h 30 l'attaque des Quatre-Bras par la route de Frasne. Ney dispose alors de 9 600 fantassins, 4 600 cavaliers et 34 canons, tandis que Guillaume d'Orange aligne 8 000 fantassins, 16 canons et aucune cavalerie. Tandis que la division Jérôme (7 800 hommes et huit canons) était enfin partie de Gosselies mais ne pourrait participer au combat que vers 16 heures, au mieux, le général Reille emmène la brigade Jamin de la division Foy et les brigades de Husson et Campi de la division Bachelu en trois colonnes. Les lanciers et les chasseurs a cheval de Piré flanquent la brigade Campi sur sa droite.
Les Hollandais se replient mais reçoivent à présent des renforts Brunswickois et Anglais. Attaques et contre-attaques se succèdent des deux côtés. Wellington finit par obtenir la supériorité numérique sur Ney, qui lui ne reçoit pas de renforts. Il doit se replier à la fin de la journée mais la défaite des Prussiens à Ligny pousse Wellington à se positionner en retrait vers Mont Saint Jean. Le 4e Léger a de très nombreuses pertes en cette journée. Le chef de bataillon Damann est blessé.
Les Prussiens réussissent à se replier sur Wavre, ils doivent être poursuivis par Grouchy, tandis que Wellington s’est positionné vers Mont Saint Jean, où il s’établit de part et d’autre de l’axe Charleroi Bruxelles avec trois points fortifiés : Hougoumont, la Haye Sainte et la Papelotte.
Lorsque l’Armée de l’Empereur reprend contact avec Wellington, le 2e Corps est à l’aile gauche face à Hougoumont. Une première attaque de diversion le 18 Juin sur Hougoumont est un échec.
Vers 13 heures, le 1er Corps au centre du dispositif français entre en action contre la Haye Sainte et la Papelotte. Mais il est repoussé et s’ensuivent charges et contre charges des cavaleries adverses. Vers 15 heures, la Haye Sainte est de nouveau attaquée. Devant le repli de Wellington, Ney lance des charges de cavalerie contre les carrés anglais. C’est dans le même temps que les Prussiens, qui ont pu échapper à Grouchy, arrivent sur le flanc droit des Français et progressent vers Plancenoit.
Vers 18 heures le 2e Corps de Reille appuie une nouvelle offensive contre la Haye Sainte qui finit par tomber. Les Anglais sont en mauvaise posture mais la progression des Prussiens empêche l’envoi de renforts pour les achever. Plancenoit est repris aux Prussiens.
Wellington, qui a pu renforcer son centre, repousse une dernière attaque de la Vieille Garde tandis que les Prussiens réinvestissent Plancenoit. La panique s’empare alors de l’Armée française qui s’enfuit en désordre vers Genappe et Charleroi. Le 4e Léger a encore subi des pertes. Le colonel Peyris a été blessé au pied, le chef de bataillon de Hennault a lui aussi été blessé.
Au soir du 19 Juin, les débris des corps de d’Erlon et de Reille sont à Avesnes. Le 20, les premières forces prussiennes passent les frontières tandis que Grouchy réussit à évacuer la Belgique avec ses forces quasi intactes.
Napoléon quitte Laon le 20 Juin et gagne Paris laissant l’armée à Soult. Le 22, l’Empereur abdiquera une nouvelle fois. Les Coalisés marchent vers Paris. lls arrivent devant ses murs le 28 Juin. Davout est chargé de la défense. Le 4e Léger et la 9e division d’infanterie s’y sont repliés.
Le 3 Juillet, la ville capitule et la France va être occupée. L’Armée se replie derrière la Loire pour y être dissoute. Le 4e Léger impérial a vécu.
XVII/ UNIFORMES DU 4E LEGER
Figure 1 : la tenue de la fin de la campagne d'Egypte 1801. C'est la tenue avec laquelle la 4 e DB légère retourna en France en 1801. Mise au point par Bonaparte puis appliquée par Kleber pour utiliser les ressources locales et s'adapter au climat, cette tenue de drap variait les couleurs de fond suivant les unités et avait adopté le port d'une casquette avec un «pouf« sommital. La couleur de fond des tenues de la 4e DB légère était le vert distingué au collet, parements et retroussis de marron »puce» passepoilé de blanc. Culotte de drap blanc. Le pouf de la casquette est vert et blanc.
Figure 2 : un carabinier du 4e Léger en 1805. Le bonnet d'oursin délivré aux carabiniers à Lyon en 1802 est toujours en usage. Le cordon et les raquettes pourraient aussi être écarlates comme le plumet. Notre homme porte les distinctives classiques de l'infanterie légère et de la compagnie d'élite. On notera que faute de demi -guêtres, la culotte est attachée sur les chevilles.
Figure 3 : un chasseur en tenue de sortie en 1805 d'après un dessin naïf du chasseur Louis Baillon. On notera le shako noir encore sans plaque et sans jugulaires, orné d'une cocarde sur le devant et d'un plumet vert. Le cordon tressé de shako blanc et la présence d'une ganse et d'un bouton sur le côté gauche du shako. La visière est agrafée. L'habit d'uniforme est classique de l'infanterie légère avec les épaulettes vertes. Les basques sont devenues assez courtes, ce qui tranche d'avec la coupe révolutionnaire. Notre homme porte un gilet de basin à double rang de boutons ; sa culotte est de la même étoffe et est serrée aux chevilles. En sortie, il porte des chaussures à boucles argentées et son sabre briquet.
Figure 3bis : un voltigeur du 4ème Léger vers 1805-1806, d'après une planche de Martinet. On notera que notre voltigeur porte le shako sans jugulaires et à visière agrafée du chasseur vu à la figure 3, toujours sans plaque, et avec une cocarde blanc, bleu, blanc, rouge (à l'extérieur). Sa spécialité de voltigeur, compagnie d'élite créée dans l'infanterie légère en 1804, est signalée par son plumet jaune, son collet et pattes de parements, cordon et raquettes chamois et ses épaulettes à corps chamois, tournantes et franges verts. Des cors de chasse (peut être chamois ?) ornent les retroussis. Son gilet bleu se ferme droit sur le devant sans ouverture en dessous du dernier bouton. Sa culotte bleue entre dans de toutes petites guêtres, mode qui vient du Consulat. On comparera l'évolution de la tenue avec la figure 4.
Figure 4 : voltigeur du 4e Léger en 1807, tenue ordinaire. Le shako est encore du modèle de 1805 sans jugulaires, la ganse latérale fait de la résistance (voir le schako du chasseur en 1805), plaque losangique de métal blanc. Le cordon tressé blanc et le plumet vert à sommet jaune sont portés en grande tenue. Le plumet est remplacé ici par un pompon jaune. Le collet jaune chamois est passepoilé de bleu et non de blanc (voir aussi le chasseur 1805). Habit classique d'infanterie légère mais pattes de parements chamois comme le collet. Epaulettes vertes à tournantes jaune. Sabre briquet à dragonne verte et jaune. Sac et capote grise sur le sac. Pantalon et gilet blanc (d'Eté).
Figure 4bis : plaque de shako du 4e Léger en métal blanc portée entre 1806 et 1810.
Figure 5 : Uniforme du 4e Léger en Espagne : Sous officiers de Carabiniers en capote (d'après El Guil, Fort - Ancienne collection de Ridder, BNF, département des Estampes et Photographie). Nous parcourons une nouvelle fois le fameux Manuscrit d'El Guil (voir historique du 31e Léger sur ce site). Tout d' abord des tenues que nous aurions pu voir en 1809-1810 lors des mois d'Hiver. On notera le port encore actuel du bonnet d'oursin sans plaque pour ces carabiniers, agrémenté des cordons écarlates détressés et parfois du plumet écarlate, le fond du bonnet est absent. Les épaulettes écarlates, les marques de grades et chevrons d'ancienneté sont portées sur la capote beige ou brune. La silhouette reste classique pour des carabiniers. On notera aussi le port d'un pantalon de route sur la culotte bleue et une besace, mais aussi le port de la culotte bleu avec des demi guêtres blanches.
Figure 6 : Uniforme du 4e Léger en Espagne : Officier en capote 1809-1810 (d' après El Guil/Fort). Colback noir avec pompon argenté. Le port d' un colback se développa chez les officiers et les voltigeurs de l'infanterie légère dans les années 1807-1809. Mais cette coiffure coûteuse fut bientôt remplacée par le shako réglementaire pour la troupe mais resta en service chez certains officiers. La capote bleue non règlementaire à double rangs de boutons argentés est ornée au col de deux écussons écarlates. Une épaulette argent est portée à gauche. L'uniforme doit être cependant classique en dessous. Un sabre de type cavalerie légère vient agrémenter la tenue, fantaisie qui se voit souvent chez les officiers d'infanterie légère à la place du sabre d'infanterie ou de l'épée. La culotte bleue entre dans des bottes noires avec galons et glands argent.
Figure 7 : Uniforme du 4e Léger en Espagne : Musicien vers 1810. Rappelons que les musiciens régimentaires (de la Ligne comme de la Légère), qu'il faut distinguer des tambours, fifres et cornets des compagnies, sont rattachés à l'Etat Major du régiment, d'où leur plumet ou pompon blanc sur le shako. Ils sont sous l'autorité d un chef de musique. Réglementairement au nombre de 5, mais très souvent plus nombreux, payés alors par une «caisse noire» du régiment, remplie par les officiers. Les musiciens régimentaires sont des gagistes, c'est à dire des professionnels de la Musique engagés par un contrat avec l'unité pour un ou deux ans. L'uniforme est théoriquement celui de l'unité, distingué par un galon argent au collet, parements, revers et retroussis et le port de trèfles d' épaule. Une petite épée est portée à une banderole en sautoir. Bien entendu, les régiments essaient de se différencier les uns des autres par de nombreux détails vestimentaires dont souvent des couleurs distinctives pour toute la tête de colonne. Les musiciens régimentaires d'infanterie légère portent les basques longues à la différence de la troupe. Notre musicien du 4e Léger est assez sage quant au règlement, portant simplement un collet et des parements rouges galonnés d'argent, les revers et les retroussis bleus sont aussi galonnés. Sa seule grande fantaisie est le port d'un gilet tressé de blanc «à la hussarde». Le pantalon bleu est ici porté au lieu de la culotte.
Figure 8 : Officier supérieur 4e Léger en tenue de repos vers 1812 (source Gallica, dessin original extrait de "Uniformes de l'infanterie légère sous le 1er Empire"; Aquarelles par Ernest Fort (1868-1938); Ancienne collection Gustave De Ridder, (1861-1945); Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie) : Notre officier porte un bonnet de police écarlate largement galonné d'argent; Son gilet de fantaisie est en basin avec de fines broderies argent. Sa culotte bleue entre dans des bottes à l'écuyère noire.
Figure 9 : Voltigeur en tenue de campagne en 1810-1813 : On comparera utilement les différences avec la figure 4. Le shako a été changé vers 1808. Il porte désormais des jugulaires et est renforcé sur les cotés par des chevrons de cuir. Il ne porte en campagne aucun autre ornement. Il pourrait être recouvert d'un couvre shako de toile cirée. La plaque losangique de métal blanc à sans doute changé de motif. Les parements sont devenus en pointe passepoilés de blanc. Le pantalon de route est gris, bordé latéralement d'un galon chamois.
Figure 10 : Restes du drapeau 1812 et de l'Aigle du 4ème Léger conservés à Moscou.
Figure 11 : Tenues du 4e Léger fin 1813-1814 (chasseurs infanterie légère par Carles Vernet). Les dernières recrues (chasseurs) du 4e Léger adoptent la tenue du nouveau règlement Bardin. Le schako porte une plaque à l'Aigle avec soubassement de métal blanc. Les revers sont entièrement fermés. Pendant la pluvieuse campagne de France, une capote grise et un couvre shako de tissu vernissé protègent tant que se peut la tenue.
Figure 12 : Carabinier du 4e Léger début 1815. Uniformes du 4e Léger sous la première Restauration. Sur le plan des uniformes et de l'équipement, ceux-ci restaient globalement ceux de 1812 pour l'infanterie. Le shako arborait bien sur la cocarde blanche et aurait bientôt une nouvelle plaque aux fleurs de lys. Les régiments furent rhabillés au début de 1815, ce qui permit de rajouter ou enlever quelques attributs. Les tambours galonnaient leur tenue bleue de la livrée des Bourbons : rouge incarnat et blanche. Les musiciens eux avaient un galonnage argent sur leur surtout bleu. Les shakos des carabiniers restaient galonnés de rouge et ceux des voltigeurs avaient perdu leur galonnage jaune (mais ils gardaient leur collet chamois et le plumet et épaulettes jaunes). Ceux des chasseurs restaient sans galonnage comme auparavant. Les patelettes de giberne étaient ornées de 2 L couronnés de métal blanc pour les chasseurs, d'une grenade pour les carabiniers et d'un cor pour les voltigeurs. Voltigeurs et carabiniers portaient le sabre briquet.
XVIII/ Les drapeaux

References: Art. 2

Art. 3
 Art. 4

ART. 2

ART. 3
 l'article 2

ART. 4

ART. 5
 l'article 2

ART. 6

ART. 7
 l'article 2

ART. 8

ART. 9