Source: http://armenologie.blogspot.com/2011/02/
Timestamp: 2018-07-15 21:14:32+00:00

Document:
Arménologie: février 2011
La fin de la présence azérie en Arménie
Voir également : Un bilan du nationalisme épurateur arménien jusqu'en 1921
Selon M. Roubaud, si l’adhésion de la Turquie à l’UE a si mauvais presse en France cela n’est pas lié à un problème géographique mais plutôt à des questions de politique intérieure. « Nicolas Sarkozy se positionne par rapport à l’opinion publique française » assure le député. Par ailleurs, pour M. Roubaud, l’action du lobby arménien est le premier responsable de cette crispation. « Le lobby turc n’existe pratiquement pas en France par rapport au lobby arménien. Aux dernières élections, j’ai été assailli par les associations arméniennes opposées à l’adhésion turque. » « Les arméniens nous font pleurer toute la sainte année avec le génocide, il faut voir le monde comme il est, pas tel qu’il était » ajoute-il. C’est pour rompre avec « les images du passé » que J-M Roubaud a initié le rapport de l’Assemblée Nationale sur la Turquie. « Après avoir travaillé sur le rapport, les députés français ont changé d’avis sur la question» affirme-t-il. « La Turquie est un pays dynamique, sa jeunesse est moderne, elle peut constituer un modèle pour les pays arabes » conclut M. Roubaud.
Source : http://fr.zaman.com.tr/fr/newsDetail_getNewsById.action?newsId=4878
Publié par SibiryaKurdu à 11:39
Libellés : géopolitique, immigration, lobby
İsmail Ertuğ, représentant de l'Allemagne, a déclaré que ce massacre et cette occupation devraient occuper l'actualité mondiale.
Source : http://www.1info2.com/azerbaidjanais-massacres-par-les-ar-380.html
Sébastien Thomas | Publié le 16.02.2011, 07h00
L’ambassadeur d’Arménie en personne avait fait le déplacement pour la pose de la première pierre du futur lycée arménien de Livry-Gargan. C’était en décembre 2006. En juillet 2008, la structure de l’établissement est sortie de terre, mais depuis, le chantier est arrêté. La raison? Un conflit entre l’Association des dames arméniennes amies des écoles tebrotzassere (Adaaet), gestionnaire du site, et l’architecte sur la construction du bâtiment.
L’affaire devrait se régler devant la justice.
L’Adaaet s’occupe déjà depuis 1928 d’une école privée au Raincy (lire ci-dessous). En 2004, la Fondation Gulbenkian, basée au Portugal, se propose de financer en partie un établissement qui serait le deuxième lycée arménien de France, après celui de Marseille. Le terrain, à Livry-Gargan, avoisine l’école et appartient à l’Union générale arménienne de bienfaisance (Ugab), qui le donne en usufruit.
Les travaux débutent en décembre 2007. Mais six mois plus tard, l’association déchante. « Lors d’une visite de chantier, en juillet 2008, on s’est aperçu qu’il y avait beaucoup de choses qui ne correspondaient pas au permis de construire, explique Jeannine Vartanian, présidente de l’Adaaet. Nous avons donc préféré suspendre le chantier. » Et la responsable de détailler : « Le bâtiment dépassait de 3 m la hauteur prévue, un hall monumental avait été aménagé à la place des bureaux administratifs et, surtout, le lycée était placé bien trop près du garage voisin. »
L’association a déposé un recours contre l’architecte
Selon l’association, une négociation a été menée avec la mairie afin de régler le problème de hauteur, d’où un nouveau permis de construire en février 2010. Mais pour la partie trop proche du garage, il faudrait la raser, ce qui coûterait plus de 320 000 €. Or, le devis de construction du lycée a déjà explosé puisqu’il est passé de 1,7 million d’euros au départ à près de 3,4 millions d’euros.
« L’architecte nous a été imposé par la Fondation Gulbenkian, précise Liyana Cancioglu, conseillère de l’association. Il a fait ce qu’il voulait, nous n’étions jamais consultés. » L’Adaaet a donc déposé un recours contre lui devant le tribunal de grande instance de Paris. « C’est un drame, car l’établissement devait ouvrir en septembre 2008, nous avions fait toutes les démarches pour avoir les enseignants, lâche Anahid Avedissian, vice-présidente de l’association. Et nous ne savons pas du tout quand les travaux pourront reprendre. »
De son côté, Zaven Mouradian, l’architecte du site, conteste toutes ces accusations. « La hauteur était parfaitement respectée et seul un coin du bâtiment fait l’objet d’une démolition, mais on est loin d’une aile entière, se défend-il. S’il y a eu un nouveau permis de construire, ce n’est pas pour rectifier des erreurs mais pour que l’Ugab, propriétaire du terrain, puisse apposer sa signature, ce qui n’avait pas été fait la première fois. » Quant à l’arrêt du chantier, Zaven Mouradian en livre une autre explication : « La Fondation Gulbenkian ne devait financer qu’une partie du lycée et l’Adaaet n’a pas trouvé l’argent nécessaire pour continuer les travaux », défend l’architecte, qui estime, lui, le coût total du chantier à 2,7 millions d’euros.
Source : http://www.leparisien.fr/livry-gargan-93190/le-chantier-du-lycee-armenien-bloque-depuis-l-ete-2008-16-02-2011-1317464.php
Publié par SibiryaKurdu à 11:31
Lu 216 fois |
Publié le 23/02/2011 à 00:00
L’avocate générale, Mme Furstoss, avait requis dix ans à l’encontre d’Ashot Hovanissian, et quatorze ans à l’encontre de Nougi Ozdanaev. Des peines qui devaient sanctionner un vol en bande organisée avec arme.
Source : http://www.leprogres.fr/loire/2011/02/23/sept-et-neuf-ans-de-prison-pour-le-braquage-de-la-talaudiere
Kadhafi, l’ami des terroristes
le 22/02/2011 à 00:00
Le colonel Kadhafi a accueilli dans son pays toutes les tendances du terrorisme international.
Les ambitions régionales, voire mondiales, du colonel libyen l’ont rapidement conduit à tendre la main aux mouvements terroristes qui faisaient trembler la planète dans les années 70. Tout le « gratin » de la bombe, du détournement d’avion et de l’assassinat politique a séjourné, à un moment ou un autre, dans les sables libyens. On y trouvait les Irlandais de l’IRA, les Palestiniens d’Arafat ou d’autres factions plus extrémistes. Les Allemands de la bande à Baader ont appris les techniques terroristes avec les Arméniens de l’Asala ou les commandos de l’Armée rouge japonaise.
Non content de leur ouvrir ses frontières, d’habitude très fermées, Kadhafi a aussi financé les mouvements révolutionnaires, au point que les États-Unis ont décidé de réagir. Les affrontements entre les deux pays ont été violents, culminant avec le bombardement de Tripoli destiné à tuer le bouillant colonel en 1986. La fille adoptive de Kadhafi avait péri dans l’attaque. En représailles, un attentat fera trois morts dans une discothèque berlinoise fréquentée par des militaires américains, quelques semaines plus tard.
À deux reprises, les Libyens ont détruit des avions en plein vol. Le premier, un Boeing de la Pan Am, a explosé au-dessus de Lockerbie (Écosse), faisant 270 morts, le 21 décembre 1988. Au mois de septembre suivant, c’était au tour d’un DC-10 d’UTA d’être détruit par une bombe.
Ces actes ont valu à la Libye de faire l’objet, à plusieurs reprises, de sanctions votées par les Nations unies.
Source : http://www.lalsace.fr/actualite/2011/02/22/kadhafi-l-ami-des-terroristes
Il faudrait peut-être aussi se pencher sur les liens du Dachnak avec le régime libyen :
"Pour la première fois, la FRA condamne publiquement les Etats-Unis pour « terrorisme d'Etat » contre la Libye, lors du raid américain sur Tripoli, le 15 avril 1986, qui « ne fait qu'ajouter de la violence à la violence »." (Gaïdz Minassian, Guerre et terrorisme arméniens, 1972-1998, Paris, PUF, 2002, p. 114)
Libellés : géopolitique, terrorisme
Braquage de La Talaudière : les explications peu crédibles de l'Arménien Ashot Hovanissian
Justice. « Je ne savais pas que j’allais participer à un braquage »
Lu 262 fois |
Publié le 22/02/2011 à 00:00
Un Russe, un Arménien et « Gio » l’introuvable : ce sont les trois auteurs présumés du braquage de la bijouterie Martin de La Talaudière, commis le 6 août 2009 au matin. Seuls les deux premiers figurent dans le box des accusés, pour le procès en Assises qui s’est ouvert hier. « Gio », lui, n’a jamais été identifié. Le braquage a été bien préparé : les lieux ont été repérés les jours précédents, différents scénarios ont été élaborés (« le plan A on le vole, le plan B on le braque en lui disant de rester calme, le plan C on le braque avec une arme » dit le Russe), et la fuite a été programmée en direction de l’Espagne.
Pourtant, rien ne va se passer comme prévu : il y a le facteur, d’abord, qui entend les appels au secours du bijoutier alors qu’il passe devant le magasin ; il entrouvre la porte, avant de réaliser ce qui se passe et de s’enfuir. Il y a ensuite ce policier municipal qui patrouille juste à côté et qui, prévenu par le facteur, se lance à la trousse des braqueurs ; l’un d’eux fait usage d’un pistolet à gaz lacrymogène pour le stopper. Il y a enfin ce contrôle des gendarmes, le lendemain dans l’Aveyron, alors que les fuyards roulent à 140 km au lieu de 90 ; la course-poursuite se termine dans un champ de maïs, avec interpellations à la clé. Les bijoux ne seront jamais retrouvés (le préjudice avoisine les 35 000 euros). « Gio », qui n’était pas dans la voiture, non plus.
Le Russe, Nougi Ozdanaev, reconnaît la plupart des faits, même s’il se cherche des excuses : les coups portés au bijoutier, « c’est Gio ». S’il a tiré sur le policier municipal, « c’est parce que je savais que ça ne risquait pas pour sa vie ». S’il a braqué, « c’était pour payer des dettes liées à la drogue ».
L’Arménien, Ashot Hovanissian, nie tout sauf sa présence : « Je les ai emmenés dans ma voiture mais je ne savais pas que j’allais participer à un braquage ». Il dit s’être retrouvé là par hasard. Pourtant, il a bien été vu en train de prendre des bijoux dans le magasin. Et c’est lui qui est au volant et qui refuse le contrôle, le lendemain. Son ex-compagne l’enfonce un peu plus lorsqu’elle déclare aux policiers qu’elle l’avait entendu parler du braquage avec un de ses complices. Déclaration sur laquelle elle est revenue, hier, pour affirmer qu’elle a subi « la pression des policiers » pour pouvoir retrouver au plus vite son enfant. Mais l’homme dont elle est toujours amoureuse aura du mal à faire croire aux jurés qu’il n’est pour rien dans cette histoire. Le verdict est attendu dans la soirée.
Source : http://www.leprogres.fr/faits-divers/2011/02/22/je-ne-savais-pas-que-j-allais-participer-a-un-braquage
Pour rappel : La Talaudière : au moins un Arménien impliqué dans le braquage d'une bijouterie
P1827 - DAVID ET SA FAMILLE DOIVENT RESTER EN FRANCE ! David et sa famille sont en danger, s’ils retournent en Arménie
La famille de DAVID doit rester
Une importante menace d’expulsion pèse sur la famille HAMBARDZUMYAN originaire d’Arménie.
Après avoir été déboutée du droit d’asile par l’OFPRA (Office Français de Protection des réfugiés et Apatrides) le 22 septembre 2009, le préfet du Rhône a refusé d’accorder une carte de séjour temporaire en qualité de réfugiée à la maman de David.et l’a obligée à quitter le territoire français par décision en date du 17 juin 2010
Le recours de Madame HAMBARDZUMYAN, a donc été refusé en date du 25 janvier 2011, considérant que l’obligation faite de quitter le territoire français ne peut être regardée comme portant atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Madame HAMBARDZUMYAN, a quitté l’Arménie pour la Russie avec son époux et ses enfants il y a plus de 6 ans, en 2004. Elle ne dispose plus d’attaches dans son pays d’origine.
Madame HAMBARDZUMYAN est rentrée en France le 25 décembre 2008 et ses enfants l’ont rejointe en 2009. Son époux a fait comme elle l’objet d’un refus de titre de séjour.
La maman de David soutient qu’elle est, ainsi que sa famille parfaitement intégrée en France, qu’elle maîtrise la langue française, qu’elle dispose d’un fort réseau amical, que son mari justifie de promesses d’embauche, que ses enfants font preuve de remarquables progrès dans leur scolarité.
David est en effet scolarisé au Lycée Picasso de Givors en 1ère année CAP PRO ELEC, et son investissement, son sérieux et la forte volonté qui l’anime, font de lui un élève exemplaire, qui essaie de se faire une place dans un pays qui doit la lui donner.
Cette famille vit aujourd’hui sans papiers dans des conditions très difficiles avec une grande dignité
Outre l’expérience traumatisante que constitue une expulsion, le retour en Arménie serait pour la famille HAMBARDZUMYAN, un risque grave en raison des menaces et des agressions que son époux a subi du fait de ses origines azéries.
David et sa famille sont donc en danger, s’ils retournent en Arménie.
DAVID ET SA FAMILLE DOIVENT RESTER EN FRANCE. !
Monsieur le Préfet, au nom des valeurs humanistes revendiquées par notre pays, nous vous demandons de réexaminer le dossier de la famille HAMBARDZUMYAN et de lui accorder de rester parmi nous !
Source : http://www.educationsansfrontieres.org/article34547.html
Belgique : des demandeurs d'asile arméniens mêlés à l'incendie d'un centre de rétention ?
Belgique: un centre de rétention en partie incendié par ses occupants
BRUXELLES - Des demandeurs d'asile en colère ont en partie incendié dimanche leur centre de rétention en Belgique et menacé pour certains de se pendre afin de protester contre leurs conditions de vie et les abus commis selon eux par les gardiens, selon les autorités locales.
Une aile de ce centre fermé de Steenokkerzeel, situé près de l'aéroport de Bruxelles dans la banlieue nord-est de la capitale, a été incendiée. Quelques demandeurs d'asile ont été évacués dans la soirée et conduits vers d'autres installations du même type.
"Une aile à laquelle on a mis le feu est inhabitable. Les familles avec enfants peuvent rester. Nous essayons entre autres d'évacuer les personnes qui sont montées sur le toit. On ne sait pas encore combien de personnes devront être replacées", a expliqué dans la soirée le maire de Steenokkerzeel, Karel Servranckx.
Plusieurs des occupants sont montés en effet sur les toits et ont tenté d'escalader les grillages. D'autres ont menacé de se pendre avec leur literie depuis la fenêtre de leur cellule.
Le quartier a été pendant longtemps bouclé par la police, venue en nombre.
Une quarantaine de manifestants se sont aussi rendus en cortège dimanche jusqu'à l'entrée du centre à l'appel d'un comité de soutien aux demandeurs d'asile, "Voix Sans Frontières".
Les demandeurs d'asile dénoncent depuis plusieurs jours leurs conditions de rétention et accusent le service d'ordre de se livrer à des mauvais traitements, physiques et psychiques, contre eux.
Une partie des résidents ont entamé une grève de la faim mercredi en réaction aux mauvais traitements dont aurait été victime en particulier un Egyptien de 18 ans.
Le jeune homme aurait été emmené mardi soir dans une salle d'isolement, où il aurait été frappé par quatre gardiens, selon les protestataires. Les gardiens auraient aussi proféré des menaces à son encontre afin qu'il accepte son expulsion dans le calme et qu'il ne revienne plus jamais en Belgique, selon les protestataires.
Des Arméniens auraient aussi été maltraités après avoir tenté de s'évader.
Devant le centre, les manifestants ont brandi dimanche un calicot proclamant "Droits humains en danger".
"Les hommes politiques se montrent rapides à condamner la violence du régime de Moubarak mais ferment les yeux devant la violence employée par des gardiens belges à l'égard d'un jeune Egyptien", a affirmé un membre du comité de soutien, Axel Wauters.
La Belgique fait face depuis plusieurs mois à un afflux de demandeurs d'asile.
(©AFP / 20 février 2011 22h26)
Source : http://www.romandie.com/infos/news2/110220212600.4v2r0m49.asp
Voir également : Belgique : des Arméniens tentent désespérément de s'évader d'un centre fermé
Manifestation à Erevan appelant à suivre l'exemple égyptien
Publié le 18.02.2011, 19h18
Des milliers d'Arméniens sont descendus vendredi dans les rues d'Erevan pour appeler à la démission du gouvernement et à la mobilisation contre le pouvoir sur le modèle des événements d'Egypte. | Vano Shlamov
Des milliers d'Arméniens sont descendus vendredi dans les rues d'Erevan pour appeler à la démission du gouvernement et à la mobilisation contre le pouvoir sur le modèle des événements d'Egypte.
Plus de 5.000 personnes rassemblées dans le centre de la capitale arménienne ont dénoncé l'injustice politique, les conditions sociales difficiles et la hausse de l'inflation dans cette ancienne république soviétique.
"Le mouvement pour le changement du gouvernement qui a commencé au Kirghizstan, en Tunisie et en Egypte se poursuit, tôt ou tard il viendra chez nous, car la situation en Arménie n'est pas meilleure et la haine envers les autorités n'est pas moins forte", a déclaré devant les manifestants l'un des dirigeants d'opposition, l'ex-président arménien Levon Ter-Petrossian.
Cette manifestation intervient, alors que la coalition gouvernementale qui a la majorité au parlement a exprimé jeudi son soutien au président actuel Serge Sarkissian en tant que candidat à sa réélection pour la présidentielle en Arménie en 2013.
M. Sarkissian est cependant très critiqué dans son pays pour l'échec de la normalisation des rapports avec la Turquie, Erevan ayant gelé l'an dernier la ratification des accords prévoyant des relations diplomatiques et la réouverture de leur frontière commune.
Les deux Etats sont divisés par la question des massacres d'Arméniens (1915-1917) sous l'Empire ottoman. Erevan qualifie ces massacres de génocide, un terme que Ankara rejette.
L'opposition reproche aussi à M. Sarkissian des violences meurtrières ayant suivi son élection à la présidence face à son principal concurrent Levon Ter-Petrossian en 2008.
Les manifestations contre sa victoire à la présidentielle avaient alors dégénéré en émeutes et en bataille rangée avec la police et s'étaient soldées par la mort de deux policiers et huit civils ainsi que des dizaines de blessés.
Source : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/manifestation-a-erevan-appelant-a-suivre-l-exemple-egyptien-18-02-2011-1321713.php
Gaïdz Minassian, conférence sur le thème : "Relations Turquie-Arménie, le tournant, les enjeux, les défis ?", organisée par l'Association pour la Recherche et l'Archivage de la Mémoire Arménienne (A.R.A.M.), Marseille, 16 octobre 2009 :
"(...) ce qu'il faut bien comprendre, c'est que les Arméniens doivent faire aussi ce devoir de mémoire. Allez, travail de mémoire. Regardez, l'Arménie, c'est un Etat depuis 1918, à la fois une république de 18 à 20, une république soviétique, une république indépendante aujourd'hui post-soviétique. Il y a eu des morts à chaque fois, des Arméniens qui ont tué des Arméniens. Il faut le dire. Qui rendait compte à nous tous ici ? Qui rendait compte aux Arméniens qui sont morts ? On peut se cacher derrière Hitler, on peut se cacher derrière Staline, on peut se cacher derrière la Perestroïka. Il y a un moment donné il faut poser des vraies questions, et c'est comme ça qu'on avance. On ne peut pas demander uniquement à la Turquie d'avancer en disant : "faites votre travail de mémoire", et arrivé aux Arméniens dire : "ah ben non". Bien entendu le premier geste doit venir de la Turquie sur le génocide, là-dessus il n'y a rien à dire. Mais les Arméniens doivent faire aussi ce travail, pour avancer, pour eux-mêmes, pour sortir de cet obscurantisme qui les empêche d'avancer, pour sortir de cet aveuglement qui les empêche de discuter entre eux. Et pourquoi ils ne discutent pas entre eux ? Parce qu'il n'y a pas de tradition d'Etat. (...) Non, non, pas uniquement soviétique [la tradition expliquant cet état de fait] parce qu'il y a aussi l'identité caucasienne qui est là, chez les Arméniens d'Arménie, l'identité orientale qui est là, chez les Arméniens et d'Arménie et du Proche-Orient. Et nous ici en France ou aux Etats-Unis, nous sommes des Occidentaux, nous sommes des démocrates, nous sommes des citoyens, nous sommes des libéraux, etc. Mais ça ne veut pas dire que sous prétexte qu'on est de diaspora on est forcément démocrate. ça c'est important aussi. Les Arméniens en Arménie ont besoin de démocratie, les Arméniens en diaspora ont aussi besoin de démocratie, pour leur propre jeu politique. Et ça c'est important."
Relations Turquie Arménie : conférence de Gaïdz Minassian #3
envoyé par assoaram. - L'actualité du moment en vidéo.
Voir également, du même politologue : "Arménité", "cause arménienne", qu'est-ce que c'est ?
L'"historien" Gérard Chaliand avait déjà évoqué les conséquences de cette absence de tradition étatique.
Belgique : une famille de réfugiés politiques arméniens menacée d'expulsion à Hélécine
* Mise à jour : jeudi 17 février 2011 07h58
Hélécine : une famille menacée d'expulsion
* Marc WELSCH
HÉLÉCINE - Les Margaryan sont des réfugiés politiques arméniens. Ils ont reçu leurs avis d'expulsion sans en comprendre l'exacte motivation.
«Jamais je n'aurais imaginé que prendre des photos auraient pu compromettre la vie de ma famille.» Voilà ce qui ronge les sangs de Vahag Margaryan, un Arménien de 38 ans, arrivé en Belgique en mai 2008 après avoir transité deux mois à Moscou avec toute sa famille.
Que lui est-il arrivé ? «Début 2008, raconte-t-il, au cours d'une manifestation à Erevan, la capitale de l'Arménie, j'ai assisté à une bavure policière. Un homme a été tué. Alors, un peu naïvement, j'ai pris des photos avec mon GSM. Photos sur lesquelles il est visible que la personne sans vie ne possède aucune arme, au contraire de ce que prétendait la version officielle.» Immédiatement repéré par les services secrets, il n'a cessé d'être harcelé. «Pressions diverses et menaces ont suivi, continue Vahag. Finalement, craignant pour ma sécurité et celle de ma famille, j'ai préféré m'en aller. Nous avons tout laissé tout derrière nous, nos métiers (il est joaillier et son épouse est comédienne) et tous nos avoirs.» Destination : la Belgique, où son épouse Lucine, 29 ans, possède des liens familiaux, son papa habitant Dinant. Il est, lui aussi, réfugié politique.
Installés dans un logement du CPAS à Hélécine, les Margaryan ont cherché à s'intégrer le mieux possible. Lucine et Vahag suivent chaque matin des cours de français à Hannut. Leur aîné, Vardan, 8 ans, est en 3e année à l'école communale d'Hélécine. Un garçon intelligent qui maîtrise déjà mieux notre langue que ses parents.
«Je parle aussi l'arménien et un peu le russe, lance fièrement le gamin. Et puis, je suis choriste à l'académie de musique de Jodoigne. Et je fais aussi du jiu-jitsu avec mes copains au hall d'Hélécine.» Il y a aussi le petit David, 1 an, qui est né en Belgique et sourit à tout ce qui bouge, loin d'imaginer ce que vivent ses parents.
«Mon mari et moi, raconte Lucine, nous sommes en situation de stress permanent. J'ai du psoriasis depuis que nous avons quitté l'Arménie. Vahag, lui, ne demanderait pas mieux que de retourner dans son pays, mais il se rend compte que c'est impossible. Il n'arrête pas de se poser des questions. En plus, on ne comprend rien à ce qui nous arrive.» Et d'expliquer que le 11 janvier dernier, les Margaryan ont appris qu'ils ne seraient pas reconnus réfugiés politiques. Il leur restait un mois pour introduire un recours.
Sauf que, le 24 janvier, ils ont reçu leur avis d'expulsion.
«On n'y comprend plus rien, dit Lucine. On ne sait pas à quoi il faut s'attendre. Oui, c'est dur. Si seulement nos enfants pouvaient ne pas vivre ce que nous vivons.»
Source : http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=39385369
L.A. : Raid de la police contre le gang “Armenia Power”
Par Benoîte Juneaux | 17/02/2011 | Catégorie: Humeur du Jour, Local, Los Angeles, Slideshow, Société
Soixante-quatorze membres du gang Armenian Power ont été mis aujourd’hui en examen pour fraude à Glendale. Douze nouveaux membres présumés viennent également d’être arrêtés.
Vingt millions de dollars. C’est la somme totale escroquée par le gang Armenian Power. Soixante-quatorze de ses membres ont été inculpés ce matin à Glendale, en Californie. D’après les autorités, les malfaiteurs encourent des peines allant d’un an d’emprisonnement à la perpétuité. Arnaque bancaire, piratage, violence, kidnapping et meurtre : en l’espace de vingt ans, la mafia arménienne a infiltré tous les niveaux du crime organisé.
Les truands ont d’abord mis en place une arnaque à la carte bancaire dans une douzaine de magasins 99 Cent Only de la région. Grâce à un système sophistiqué de filtrage, ils sont parvenus à récupérer les numéros de compte des clients. Au total, deux millions de dollars auraient été subtilisés.
Mais le Armenian Power n’en est pas à son premier fait d’armes. Le gang est aussi accusé de piratage bancaire. Il aurait agit avec l’aide des gangs de rue afro-américains de Los Angeles. Les victimes, souvent âgées, ont ainsi été dérobées de plus de 10 millions de dollars.
Certains membres du Armenian Power sont également impliqués dans des affaires de meurtres. Selon Andre Birotte Jr, procureur à la Cour fédérale de Californie, les malfaiteurs avaient pris l’habitude de recourir à la violence pour mener à bien leurs arnaques. « La violence, et bien souvent le crime, constituent le dominateur commun de tous ces accusés, peu importe le délit commis. Chacun d’entre eux est prêt à tuer pour de l’argent », a-t-il expliqué au « Los Angeles Times ». Pour preuve : le kidnapping d’un homme d’affaire de Glendale. Le gang avait alors réclamé 500 000 dollars de rançon contre la vie du businessman. « Ils sont prêts à tout pour répandre la peur dans leur communauté et arriver à leurs fins », ajoute le procureur.
Cette condamnation couronne deux années d’enquête intensive. L’opération, renommée Power Outage, a impliqué plus de mille agents de police. Les autorités ont, dans un premier temps, passé les villes de Glendale, Burbank et East Hollywood au peigne fin avant d’enquêter dans le reste du pays. Une nouvelle arrestation a d’ailleurs eu lieu ce matin à Glendale, deuxième plus grand foyer arménien au monde. Douze membres présumés du Armenian Power ont alors été mis sous les verrous pour une affaire de racket.
Apparu dans les années 1990 à Los Angeles, le Armenian Power est un gang de rue très virulent. Ces membres sont issus de la communauté arménienne, installée dans la banlieue de Los Angeles depuis les années 1980. D’après la police, 200 personnes sont supposées appartenir à ce groupuscule. Une centaine courent encore dans la nature.
Crédits photo : The Washington Post, The Los Angeles Times
Source : http://franceusamedia.com/2011/02/la-raid-de-la-police-contre-le-gang-armenia-power/
L'Arménie en 2010 : la persistance de l'impunité pour les atteintes aux droits humains
* Arménie - Rapport 2010 d'Amnesty International
Arménie - Rapport 2010 d'Amnesty International
Les droits humains en RÉPUBLIQUE D'ARMÉNIE
L’année a été marquée par la persistance de
l’impunité pour les atteintes aux droits humains. La liberté d’expression a fait l’objet de restrictions et des journalistes ont été agressés. Décrétée en mars 2008 pendant l’état d’urgence, l’interdiction de manifester dans le centre de la capitale, Erevan, est demeurée en vigueur. Les dispositions visant à protéger les femmes et les jeunes filles contre la violence étaient loin de satisfaire aux normes internationales. Le gouvernement n’a proposé aucune véritable option de remplacement du service militaire.
* Dans l’affaire concernant Mikael Danielian, un défenseur des droits humains victime d’une agression par arme à feu, les poursuites ont été abandonnées en mai au motif que l’auteur du coup de feu aurait agi en état de légitime défense. En mai 2008, un ancien dirigeant du Parti progressiste arménien, progouvernemental, avait tiré sur Mikael Danielian à bout portant avec un pistolet à air comprimé. Des groupes de défenseurs des droits humains ont déploré que certains témoignages clés n’aient pas été pris en considération par l’accusation. Mikael Danielian a fait appel du jugement, mais la Cour d’appel ne s’était pas encore prononcée à la fin de l’année.
* Le 30 avril, l’avocat et journaliste Arguichti Kiviryan a été roué de coups de bâton devant chez lui, à Erevan, par des individus non identifiés. Ses agresseurs auraient ensuite tenté de l’abattre. Le représentant pour la liberté des médias de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a demandé aux autorités de mener des investigations sur les faits et s’est déclaré préoccupé par le défaut d’enquêtes sur les agressions violentes visant des journalistes, qui contribuait à créer un climat d’impunité. À la fin de l’année, le procès de deux suspects qui avaient été placés en détention au mois de juillet n’était pas terminé.
Source : http://www.amnesty.org/fr/region/armenia/report-2010
Publié par SibiryaKurdu à 07:07
Libellés : culture, régime arménien
Wikileaks : les diplomates américains jettent un regard sans concession sur la clique dirigeante arménienne
Source : http://asbarez.com/93250/leaked-us-cables-criticize-mafia-lifestyle-of-armenias-ruling-class/
La Talaudière : au moins un Arménien impliqué dans le braquage d'une bijouterie
"21 au 23 février : jugés pour le braquage de la bijouterie Martin
Le 6 août 2009, trois individus braquent la bijouterie Martin à La Talaudière. Ils ligotent le gérant avant de faire main basse sur des bijoux. Dans leur fuite, l’un d’eux tire sur un policier municipal avec un pistolet à gaz lacrymogène. Deux d’entre eux seront interpellés le lendemain dans l’Aveyron. Il s’agit d’Ashot Hovanissian et de Nougi Ozdanaev. Le premier, ressortissant arménien, sera défendu par M e Laurence Florindi-Daurat ; le second, Russe, par M e Alain Faure. L’accusation sera représentée par Mme Furstoss, et les parties civiles par M e Pierre-Henry Fournier et M e Françoise Bouthier."
Source : http://www.leprogres.fr/fr/region/la-loire/loire/article/4631714/Le-boulanger-accuse-de-meurtre-devant-la-cour-d-assises-de-la-Loire.html
Belgique : des Arméniens tentent désespérément de s'évader d'un centre fermé
Tentative d'evasion au 127bis la nuit passée (12 au 13/02/2010)
Publié: Sunday 13 February 2011 17:19 par Kput | Share
Mots-clés: local liberté_de_circulation révoltes\luttes_sociales répression\contrôle_social sans-papiers\zonder-papieren
Tentative d'evasion de quelques Armeniens la nuit passée au centre fermé 127bis à Steenokerzeel. aujourd'hui tous les détenus seraient punis.
La nuit passée, tentative d'evasion de quelques détenus armeniens au centre fermé 127bis à Steenokerzeel. Ils ont brisé une fenêtre et ont tenté de s'évader mais malheureusement les matons ont pu les arrêter.
Aujourd'hui tous les détenus seraient punis et n'auraient plus accès à leurs "chambres" (traduction novlangue de cellules...).
Feu aux centres fermés,
No Border, No Nation, Stop Deportations !
Source : http://bxl.indymedia.org/articles/1072
Publié par SibiryaKurdu à 12:13
Arménie : manifestations prévues contre le gouvernement autoritaire et incapable de Sarkissian
Manifestations en Arménie New
Info ajouté par TRT le 2011-02-15 15:15:43
Un meeting sera organisé en Arménie pour réclamer la démission du gouvernement et la tenue d'élections anticipées.
Le meeting qui sera organisé le 18 février par le Congrès national arménien, lancera un appel à des élections anticipées et à la démission du gouvernement.
La modification des résultats électoraux, la pression exercée à la classe moyenne de la société et les hausses de prix non maîtrisées par le gouvernement, seront soulignées pendant le meeting.
Le premier président de l'Arménie et le leader du Congrès national arménien, Levon Ter-Petrossian, prononcera un discours pendant le meeting, suite auquel une manifestation sera organisée par le Congrès.
Source : http://www.1info2.com/manifestations-en-armenie-353.html
Pour rappel : Arménie : l'opposition au régime bananier s'inspire de la révolte égyptienne
Souhaitons aux démocrates arméniens de connaître le succès de leurs alter ego tunisiens et égyptiens.
(©AFP / 15 février 2011 16h45)
Source : http://www.romandie.com/ats/news/110215154544.qkkct18e.asp
Pour rappel : Les satrapes arméniens et iraniens conviennent de construire un oléoduc
N'en déplaise aux propagandistes nationalitaires arméniens, les dits territoires de la "Grande Arménie" (Anatolie orientale et une partie du Sud-Caucase) se sont largement et continuellement dépeuplés au cours des siècles pour de multiples raisons, et non pas à cause d'une politique de destruction délibérée de la part des sultans ottomans comme ils voudraient le faire croire. Détaillons les causes successives de ce dépeuplement arménien.
La dispersion diasporique volontaire dès le haut Moyen Age :
"Les Arméniens sont depuis le haut Moyen Age un peuple de diaspora." (Alexandre Bennigsen, "Le détonateur caucasien", L'autre Europe, n° 20, 1989, p. 22)
La déportation par l'empereur byzantin Maurice vers les Balkans (VIe siècle) :
"Des milliers d'Arméniens sont déportés par l'empereur byzantin Maurice (582-602) vers la Bulgarie, à Philippopolis (Plovdiv)." (Gérard Chaliand et Jean-Pierre Rageau, Atlas des diasporas, Paris, Odile Jacob, 1991, p. 76)
L'exode vers la Cilicie consécutif à la conquête arabe (VIIe siècle) :
"Si les alliances avec l'Arménie procurèrent temporairement à l'Empire [byzantin] des contingents arméniens, les annexions mirent à sa disposition, de façon permanente, les troupes et les chefs traditionnels de ces provinces érigées en thèmes. Il y eut, de plus, des migrations, dues à l'oppression arabe en Arménie, en particulier au tournant du IXe siècle : en 909 et dans les années suivantes, « l'Arménie devint un désert et un amas de ruines ; ses villes furent détruites, ses bourgs désolés, ses habitants furent dispersés chez des nations étrangères, parlant d'autres langues [...] ; le catholicos lui-même, le seigneur Hovhannês, fut forcé de chercher refuge sur le territoire appartenant aux Grecs [...], dans le district de Taranaghik », au couvent de Garnik. Sous Léon VI le Sage également, Mélias et ses compagnons quittent l'Arménie occidentale, mise à sac par les Arabes, pour chercher fortune en terre d'Empire." (Gérard Dédéyan, "Reconquête territoriale et immigration arménienne dans l'aire cilicienne sous les empereurs macédoniens (de 867 à 1028)", in Michel Balard et Alain Ducellier (dir.), Migrations et diasporas méditerranéennes (Xe-XVIe siècles), Paris, Publications de la Sorbonne, 2002, p. 22)
Les massacres massifs par les Byzantins dans le contexte des guerres arabo-byzantines (VIIe siècle) :
"Vers 655 les Arabes prirent Garin [Erzurum], provoquant une réaction des Byzantins contre les Arméniens (!). Arabes et Grecs pillèrent, violèrent, brûlèrent, massacrèrent les civils. Les exactions sur la population arménienne furent, la plupart du temps, commencées par les Byzantins et continuées par les Arabes, en guise de représailles." (Albert Khazinedjian, L'Eglise arménienne dans l'œcuménisme : des suites du Concile de Chalcédoine à nos jours, Paris, L'Harmattan, 2002, p. 59)
La déportation par l'empereur byzantin Constantin V vers les Balkans (VIIIe siècle) :
L'installation en Cilicie (dépeuplée par la dévastation menée par Nicéphore II Phocas au Xe siècle) et en Cappadoce organisée par les Byzantins (Xe-XIe siècles) :
"Mais l'émigration arménienne atteignit son apogée entre 963 et 1025, sous les règnes de Nicéphore Phokas, Jean Tzimiskès et Basile II. Trois siècles après « l'épopée byzantine », mais sans doute d'après des sources arabes antérieures, le maphrian (vicaire pour les diocèses jacobites de l'Est) syriaque Aboû l-Farâdj écrit, à propos du règne de Nicéphore Phokas: « A cette époque, les Romains l'emportaient sur les Arabes, faisant des captifs et du butin, et parvenaient jusqu'à la Grande Arménie, puis s'en allaient. Alors les Arméniens, craignant que les Arabes ne se vengeassent sur eux du fait qu'ils étaient chrétiens, refluèrent vers la frontière romaine ». Michel le Syrien, patriarche jacobite de la fin du XIIe siècle, suggère une émigration moins spontanée: « A l'époque où les Grecs enlevèrent des villes aux Arabes en Cappadoce, en Arménie et en Syrie, ils tirèrent et amenèrent de la Grande Arménie une foule de peuples. Ceux-ci se fixèrent en ces lieux et se multiplièrent ».
De ces textes, il ressort que, à la suite des campagnes byzantines contre les émirats arabes de l'Arménie, une partie de la population suivit les armées grecques à leur retour en terre d'Empire, soit parce que ces Arméniens étaient trop compromis avec les Grecs, soit que ces derniers eussent mis en œuvre leur traditionnelle politique de déportation." (Gérard Dédéyan, op. cit., p. 22-23)
"Il faudra attendre 934 pour que les Byzantins soient définitivement maîtres de Mélitène ; pendant près de deux siècles, toute cette zone fut donc l'objet de luttes incessantes et dévastatrices. La destruction de l'Etat paulicien par Basile Ier aboutit également à la quasi-désertification de toute une région. De la même façon, un peu plus tard, la reconquête de Nicéphore Phocas et Jean Tzimiskès en Cilicie et Syrie du Nord se fait par le vide : l'armée byzantine, sur instruction explicite de l'Empereur, détruit tout sur son passage, à commencer par les vergers qui faisaient la fortune de la région ; on veut faire fuir les populations existantes pour faciliter l'occupation byzantine.
L'effet obtenu dans les zones précédemment reconquises se retrouve concrètement dans le testament d'Eustathe Boïlas de 1059 ; les terres que celui- ci a acquises, à 10 jours de marche de la Cappadoce en direction d'Edesse, étaient presque entièrement désertées, à un ou deux hameaux près. Dans cette région, les hostilités ont pris fin presque un siècle auparavant, mais elle n'était toujours pas repeuplée, malgré le recours aux Arméniens. D'une façon générale, le vide créé selon un croissant qui s'étend de la région de Téphrik jusqu'à la Cilicie et à Antioche, a littéralement aspiré les populations arméniennes, partiellement chassées par les Arabes, mais sûrement aussi en expansion démographique. Byzance les installe tout le long de la frontière orientale ; avec leur chef Mélias, ils sont pratiquement les fondateurs du thème de Lykandos ; ils pénètrent aussi profondément en Cappadoce. De la même façon, en Cilicie et Syrie du Nord reconquises, l'Empire appelle systématiquement, outre les Arméniens, des populations syriennes, même hétérodoxes.
On voit donc que les invasions arabes et la reconquête byzantine ont amené en Asie Mineure et dans ses confins qui furent, durant certaines périodes intégrés à l'Empire au point d'y organiser des curatories, de profonds mouvements démographiques." (Michel Kaplan, op. cit., p. 448-449)
L'émigration consécutive à la conquête militaire seldjoukide (XIe siècle) :
"Au cours du quart de siècle 1075-1100, pendant lequel les provinces orientales furent gouvernées sans que Constantinople pût y exercer un contrôle direct, le phénomène décisif fut le déplacement de la population arménienne, principalement en raison de la pression turque. Bousculée par les envahisseurs dans les provinces du nord, en Cappadoce, à Sébastè, elle descendit vers la Cilicie et dans une moindre mesure vers le duché d'Antioche ; outre les conditions naturelles favorables à la défense dans les monts du Taurus, elle était plus proche des garnisons arméniennes qui constituaient une grande partie des défenses de ces provinces. Certains empereurs, tel Michel VII, en nommant Abelgharib stratège de Tarse et de Cilicie, favorisèrent ce mouvement." (Jean-Claude Cheynet, Pouvoir et contestations à Byzance (963-1210), Paris, Publications de la Sorbonne, 1996, p. 400)
"Le peuplement turc de l'Asie mineure ne se fit pas de façon homogène. Dans les régions orientales, les tribus restèrent nomades, en laissant les villes et les champs aux indigènes. Une partie de la population de la Grande Arménie, dont Ani était la capitale, se rendit cependant en Cilicie pour fonder la Petite Arménie. Dans ces deux royaumes, il y eut peu de symbioses arméno-turques si l'on en juge par le tout petit nombre de mots arméniens passés en ottoman." (Jean-Paul Roux, Histoire des Turcs. Deux mille ans du Pacifique à la Méditerranée, Paris, Fayard, 2000, p. 204)
"En 1057, ils [les Turcs] opérèrent dans la région de Mélitène, qu'il faudrait dès lors nommer Malatya ; en 1059-1060, dans celle de Sivas ; en 1062, à nouveau à Malatya et dans le Diyarbakir ; en 1064, ils prirent la capitale de l'Arménie bagratide, Ani, ce qui entraîna, sous la direction de Rouben, un exode massif de ses populations vers la Cilicie où un royaume de Petite Arménie fut constitué en 1080. Le vieux royaume chrétien, si souvent défait et rebâti, allait-il à jamais disparaître ? Les Turcs lui en voulaient-ils déjà particulièrement ? Faisons deux remarques. La première, c'est que ce fut sur les murailles d'Ani qu'apparut pour la première fois le croissant, un symbole tribal parmi d'autres, qui deviendra celui de tout l'islam. La seconde, c'est qu'on attribue, parfois par ignorance, à la conquête seldjoukide la destruction d'Ani où, dans un site splendide, il ne demeure plus que des pans de murs et des ruines d'églises, alors qu'elle fut quelque peu due aux invasions successives des Mongols et des Timourides, et surtout au tremblement de terre qui secoua la ville en 1319." (Jean-Paul Roux, Un choc de religions : la longue guerre de l'islam et de la chrétienté, 622-2007, Paris, Fayard, 2007, p. 132-133)
L'islamisation/acculturation d'une partie de la population arménienne :
"Malgré la tolérance [des Seldjoukides en Anatolie], ou à cause d'elle, les conversions des indigènes à l'islam étaient nombreuses pour des raisons politiques, économiques et culturelles ou, simplement, par suite du prestige de la civilisation musulmane." (Jean-Paul Roux, Histoire des Turcs. Deux mille ans du Pacifique à la Méditerranée, Paris, Fayard, 2000, p. 211)
La dispersion diasporique en Asie centrale et en Chine (dynastie Yuan) sous la domination mongole (XIIIe siècle) :
"Sous la dynastie mongole des Yuan, les Arméniens avaient fondé en Chine des colonies qui semblent avoir été prospères. Pendant que certains avaient suivi les pistes de l'Asie centrale, d'autres étaient venus par la voie de mer, qui aboutit aux ports chinois du Pacifique." (Paul Pelliot, Recherches sur les chrétiens d'Asie centrale et d'Extrême-Orient, 1973, Paris, Fondation Singer-Polignac, p. 144)
Les pertes humaines et les déportations vers le Sud dans le cadre des représailles (faisant suite à la collaboration active et sanglante des Arméniens avec les Mongols d'Hülegü) des Mamelouks en Cilicie (XIIIe siècle), ce qui laisse supposer que l'exode vers l'Est (et donc le repeuplement arménien de l'Anatolie orientale) fut assez limité :
"Au cours de la première moitié du XIIIe siècle, les Mongols traversèrent l'Arménie et pénétrèrent en Anatolie. En 1247, le roi Het'um, soucieux de préserver l'intégrité de la Cilicie, conclut une alliance avec Goguk Khan, et en 1253, il la renouvela avec le successeur de ce dernier, Mangu Khan. Les Arméniens participaient, aux côtés des Mongols, au blocus économique de l'Egypte et se signalèrent notamment en mettant fin aux exportations de bois cilicien vers ce pays ; ils firent également cause commune avec les Mongols dans les campagnes menées par ces derniers en Anatolie et en Syrie. L'arrivée des Mongols en Syrie coïncida avec la chute des Ayyoubides et la montée des Mamelouks. En 1250, les unités arméniennes de Het'um 1er se joignirent aux forces de Hulagu et prirent part à l'occupation d'Alep, de Hama, de Homs, de Damas et de diverses autres villes syriennes. Cependant, en 1260 les Mongols se firent battre par les Mamelouks. Ceux-ci, dès lors, ne tardèrent pas à passer à l'attaque et leur première cible fut le royaume de Cilicie. En 1266, ils s'en emparèrent, massacrant la population et emmenant les survivants en captivité en Egypte. En 1274-1275, le souverain mamelouk Baïbars attaqua une fois de plus la Cilicie. C'est Tarse qui souffrit le plus. Environ 10 000 de ses habitants furent emmenés en Egypte.
Lorsque les Mongols et les forces de Het'um reprirent leurs incursions en Syrie, ils commencèrent par remporter quelques victoires mais furent écrasés devant Damas en 1303.
Jusqu'en 1342, le royaume de Cilicie fut gouverné par la dynastie arménienne de Reuben et de Het'um. N'ayant pas d'héritier mâle direct, Léon IV, le dernier descendant de la dynastie de Het'um, désigna comme successeur son parent le plus proche, Guy de Lusignan (...) Ainsi, la couronne de Cilicie passa entre les mains d'une noble famille française et le royaume arménien devint un pays gouverné par des Latins (...).
Mais, en 1375, les Mamelouks attaquèrent à nouveau et prirent Sis, la capitale du royaume arménien de Cilicie qui, à partir de cette date, fut incorporée dans leur Empire. (...)
Après la chute de Sis, les Mamelouks emmenèrent en captivité quelque 40 000 Arméniens dont beaucoup s'établirent à Alep." (Avedis K. Sanjian, The Armenian Communities in Syria under Ottoman Domination, Cambridge, Massachusetts, 1965, p. 16-18, cité par Kamuran Gürün dans Le Dossier arménien, chapitre I : "L'Arménie et les Arméniens", sous-partie : "Le royaume arménien et la Cilicie", Paris, Triangle, 1984)
Les pertes humaines lors de la guerre de Tamerlan contre les Ottomans (XVe siècle) :
"Le Grand Emir [Timur/Tamerlan] passa par Erzurum et se dirigea sur Sivas, où il arriva le 10 août [1400]. La ville, une grosse cité commerçante de quelque 120 000 âmes, résista jusqu'au 26. Timur, qui avait promis d'y épargner les musulmans, se vengea sur les chrétiens. 4 000 sipahis arméniens lui furent livrés et il les enterra vivants, dix par dix, en position fœtale. Leurs femmes furent torturées, liées aux queues des chevaux et traînées sur le sol ; leurs enfants, piétinés par les sabots. On dit que, par crainte de la contagion, les lépreux furent aussi mis à mort, mais il s'agit peut-être d'une accusation calomnieuse. Puis la cavalerie djaghataïde poursuivit l'armée ottomane jusque vers Kayseri." (Jean-Paul Roux, Tamerlan, Paris, Fayard, 1991, p. 135)
Les pertes humaines et l'exode consécutifs à la guerre entre les Ottomans et les Safavides (XVIe-XVIIIe siècles) :
"Ce long conflit où l'Iran ne prit pas le meilleur précipita considérablement la ruine de l'Anatolie orientale, comme celle de l'Iran occidental, déclenchant donc bien plus tôt qu'on ne le croit le processus d'émigration des Arméniens : certains gagnèrent Ispahan, d'autres Constantinople, d'autres allèrent plus loin encore, partout dans le monde, tant il devenait intenable d'habiter constamment sur le front de guerre." (Jean-Paul Roux, Histoire des Turcs. Deux mille ans du Pacifique à la Méditerranée, Paris, Fayard, 2000, p. 323)
"Ainsi débuta un conflit qui, ouvert ou larvé, allait durer jusqu'au XVIIIe siècle, contribuerait à ravager et à désertifier les régions qui constituent aujourd'hui l'est de la Turquie et l'ouest de la Perse, et à rendre quasi intenable la situation des Arméniens dont les terres serviraient trop souvent de champ de bataille, les incitant à commencer leur exode vers Constantinople, Ispahan et ailleurs." (Jean-Paul Roux, Histoire de l'Iran et des Iraniens. Des origines à nos jours, Paris, Fayard, 2006, p. 395)
La migration des Arméniens des provinces orientales vers Istanbul (XVIe-XVIIe siècles) :
"Les premiers Arméniens d'Istanbul ont été amenés de Tokat, de Sivas et de Kayséri dans la capitale ottomane par Mehmed le Conquérant et installés à Souloumonastir. D'autres, par la suite, vinrent de Brousse, d'Ankara, de Baybourt, d'Adana et s'installèrent à Galata, à Samatya ou à Souloumonastir où était fixé le siège du patriarcat orthodoxe arménien, qui y demeura jusqu'en 1641, date à laquelle il fut transféré à Koum Kapi. Au début du XVIIe siècle, il semble qu'il y ait eu une nouvelle vague d'arrivants arméniens des provinces orientales d'Anatolie, vague qui correspond à la place grandissante prise alors par les Arméniens dans le commerce anatolien et méditerranéen. Est-ce en raison de cet afflux que le sultan Mourad IV prit en 1635 le décret d'expulsion contre les Arméniens originaires de Kayséri et des provinces est-anatoliennes ? C'est possible, mais ce décret ne reçut finalement pas d'application pratique." (Robert Mantran, Istanbul au siècle de Soliman le Magnifique, Paris, Hachette Littératures, 2008, p. 72)
"La présence arménienne à Constantinople remonte presque à la prise en main de la ville par les Ottomans. Sous le règne des sultans ottomans, de multiples vagues de déportations (au XVIe siècle) ou d'émigration (au XVIIe siècle) arméniennes ont engendré la formation de six quartiers de Constantinople. Ces premiers exilés forment les fameuses altı cemât (« six communautés ») de Samatia, Balat, Kumkapi, Langa, Hasantipi et Galata, dont les habitants étaient regroupés selon leurs origines. Au tournant du XVIIe siècle, une nouvelle vague d'Arméniens fuyant les guerres turco-persanes, s'est établie dans la périphérie de la capitale, à Edirne Kapi, Top Kapi, Eyub, Beşiktaş, Ortaköy, Kuruçeşme, Uskudar et Kadiköy." (Raymond H. Kévorkian, Le génocide des Arméniens, Paris, Odile Jacob, 2006, p. 675)
La déportation par les Safavides (XVIIe siècle) :
De cette opération préventive de dépeuplement, la version iranienne prétend que 20 000 Arméniens furent déportés en Perse, convertis de force à l'islam pour grossir les rangs des « ghoulams » au service de l'administration séfévide. Un autre contingent d'Arméniens, 3 000 familles d'Erevan et du Nakhitchevan (ville de Djoulfa), fut déplacé dans de cruelles conditions vers Ispahan, et réinstallé aux abords de la ville. Ils y fondèrent la Nouvelle-Djoulfa, furent autorisés à pratiquer leur foi et devinrent à force de travail une communauté prospère. Les zones de l'Anatolie septentrionale et du Nakhitchevan, laissées presque vides de population, se repeuplèrent progressivement de Turcomans et de Kurdes." (Antoine Constant, L'Azerbaïdjan, Paris, Karthala, 2002, p. 146-147)
L'émigration vers l'Empire russe (XIXe siècle) :
"L'implantation russe au Caucase crée deux grands mouvements de migration. Les musulmans du nord du Caucase émigrent vers la Turquie et les Arméniens de ce pays s'installent au Caucase. Dans les grandes villes comme Tiflis ou Baku, les Arméniens forment une bonne partie de la bourgeoisie, mais aussi de l'artisanat, tandis que dans les campagnes, où les grands féodaux géorgiens et azeris détiennent la terre, les migrants arméniens s'installent de préférence dans les régions montagneuses, comme le Lori, sur la frontière actuelle entre la Géorgie et l'Arménie, le Karabagh ou le Zanguezour. Les conflits avec les Azeris avaient déjà provoqué une première « guerre » arméno-tatare (nom donné à l'époque aux Azeris) en 1905-1907." (Stéphane Yerasimos, "Caucase, la grande mêlée (1914-1921)", Hérodote, n° 54-55, 4e trimestre 1989, p. 152)
Le cas du Karabagh illustre assez bien le phénomène de colonisation de peuplement entrepris par le pouvoir russe et les autorités arméniennes : au terme de la vague d'émigration de populations chrétiennes, dont des Arméniens, fuyant la région à l'époque du khan Ibrahim Khalil et des incursions meurtrières du shah de Perse dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, devant l'insécurité et les guerres pour se réfugier en Géorgie, le peuplement chrétien et arménien s'était considérablement réduit, pour ne compter que 11 000 individus en 1797. Le retour de certains réfugiés et l'arrivée de plusieurs milliers de nouvelles familles en provenance de Perse et de l'Empire ottoman firent passer le nombre des Arméniens de 20 000 en 1823 à 75 000 en 1897, date à laquelle on estimait le nombre des Azéris (nommés Tatars du Caucase à l'époque par les autorité russes) à 62 000 personnes, sans compter les migrations saisonnières des éleveurs de la plaine du Karabagh, difficiles à estimer." (Antoine Constant, op. cit., p. 198-199)
Et tout ceci explique que :
"(...) la géographie du peuplement arménien dans l'Empire ottoman, qui fait que dans l'Anatolie orientale et en Cilicie la population arménienne est étroitement imbriquée dans le tissu démographique musulman. En outre, dans les six provinces orientales les plus peuplées d'Arméniens, ceux-ci ne constituent nulle part à la fin du siècle la majorité de la population. Arméniens, Turcs, Kurdes, Circassiens se côtoient dans les mêmes villages, dans les mêmes villes." (François Georgeon, "Le dernier sursaut (1878-1908)", in Robert Mantran (dir.), Histoire de l'Empire ottoman, Paris, Fayard, 1989, p. 560)
Une autre affaire de pédophilie impliquant un enseignant dans un institut pour enfants souffrant de troubles mentaux avait défrayé la chronique l'an passé en Arménie. L'homme a été condamné à deux ans de prison.
Source : http://www.lorientlejour.com/numero/4430/article/688125/Un_scandale_de_pedophilie_remet_en_cause_des_sanctions_trop_clementes.html
Arménie : campagne de chasse aux loups, qui attaquent des villages
EREVAN - Les autorités arméniennes ont appelé jeudi à chasser et à abattre les loups, en raison de la multiplication des attaques de villages par ces carnassiers.
"Compte tenu d'une forte augmentation du nombre des loups ces dernières années en Arménie, une procédure pour réguler le nombre de ces animaux sauvages a été approuvée", a indiqué le gouvernement arménien dans un communiqué.
La chasse au loup est indispensable, car ces bêtes attaquent de plus en plus souvent des villages arméniens et tuent des animaux de ferme, explique le communiqué, précisant que seuls les chasseurs munis d'une licence ou des personnes subissant une attaque seront autorisés à tirer sur les loups.
Une récompense d'environ 200 euros est prévue pour chaque loup tué, une somme considérable dans les régions appauvries de cette ancienne république soviétique du Caucase.
Cette initiative a été dénoncée par des écologistes arméniens.
"On tue illégalement des mammifères qui servent de nourriture aux loups. Alors, ces derniers deviennent plus agressifs et viennent chercher de la nourriture dans des villages, en attaquant des chevaux, des vaches et des moutons", a dit Rouben Khatchatrian, directeur du Fonds pour la protection de l'environnement.
(©AFP / 10 février 2011 15h42)
Source : http://www.romandie.com/infos/news2/110210144208.vyh21576.asp
L'Arménie ne cesse de se vider de ses habitants selon le ministère de l'Aménagement du territoire. "Depuis 1992, 1,3 million de personnes [soit un tiers de la population] ont quitté le pays, dont les personnes hautement qualifiées. Cela a compromis le développement du pays", rapporte le site Kavkazski Ouzel. "L'émigration est l'un de nos problèmes les plus épineux et sa prévention est notre priorité", confie le ministre de l'Aménagement du territoire Vatché Terterian. La majorité des émigrés arméniens (65 %) s'installe en Russie.
Source : http://www.courrierinternational.com/breve/2011/02/10/l-exode-continue
Publié par SibiryaKurdu à 01:41
Bas-Rhin : cas d'un réfugié arménien menacé en Arménie en raison de son mariage avec une Azérie
Date de la décision: jeudi 27 janvier 2011
N°: 10NC01456
Rapporteur: M. Thierry TROTTIER
Avocats en présence: SULTAN
Vu la requête, enregistrée au greffe le 2 septembre 2010, présentée pour M. Aren A, ..., par Me Sultan ; M. A demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement n° 1002738 du 6 août 2010 par lequel le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 5 mai 2010 par lequel le préfet du Bas-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du préfet du Bas-Rhin en date du 5 mai 2010 ;
3°) d'enjoindre au préfet du Bas-Rhin, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention vie privée et familiale sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ;
4°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés en première instance ;
5°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés en appel ;
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- la décision attaquée méconnaît le 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que ses liens personnels et familiaux sont exclusivement en France ;
- il est exposé en Arménie, son pays d'origine, à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire :
- l'illégalité de la décision de refus de renouvellement de titre de séjour prive de base légale la décision d'obligation de quitter le territoire ;
- cette décision méconnaît aussi les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- cette décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne pourrait se rendre en Arménie en toute sécurité compte tenu de son mariage avec une Azerbaïdjanaise ;
Vu le mémoire en défense, enregistré le 21 octobre 2010, présenté par le préfet du Bas-Rhin, qui conclut au rejet de la requête ; Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé ;
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ; qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : La carte de séjour temporaire vie privée et familiale est délivrée de plein droit à : (...) 7° l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée.. ;
Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que, d'une part, l'épouse de M. A et les parents de celle-ci ont également fait l'objet de refus de titre de séjour assortis d'une obligation de quitter le territoire français et, d'autre part, certains des frères et soeurs de son épouse bénéficiaient de titres de séjour d'une durée très provisoire ; qu'ainsi, alors même que son épouse est de nationalité différente et que le couple a un enfant né le 24 septembre 2008 à Strasbourg, la décision refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A n'a pas dans les circonstances de l'espèce porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise ; qu'elle n'est, par suite, contraire ni à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni au 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que la décision attaquée n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste quant à ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé ;
Considérant que, si M. A soutient qu'il serait soumis à des traitements inhumains ou dégradants contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans le pays dont il a la nationalité, un tel moyen est inopérant à l'encontre de la décision de refus de titre de séjour litigieuse, qui n'emporte pas, par elle-même, l'obligation pour le requérant de retourner dans son pays d'origine ;
Considérant qu'il résulte de ce qui précède que les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation qui aurait été commise par le préfet du Bas-Rhin, qui reprennent ceux qui ont été précédemment développés à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus de titre de séjour, doivent être écartés pour les mêmes motifs que précédemment, ainsi que celui tiré de l'exception d'illégalité de la décision de refus de titre de séjour pour les mêmes motifs ceux qui ont été précédemment développés ;
Considérant qu'aux termes de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales... ; que ce dernier texte énonce que : Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ;
Considérant que le requérant, dont l'épouse a la nationalité azerbaïdjanaise, ne justifie pas qu'il encourrait personnellement des risques en cas de retour dans son pays d'origine, alors qu'au demeurant sa demande d'admission au statut de réfugié a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides en date du 9 juillet 2008, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile en date du 29 janvier 2010 ; qu'en l'absence de précision sur les difficultés engendrées par la mixité de son couple, M. A n'établit pas que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en fixant l'Arménie comme pays à destination duquel il pourra être reconduit ;
Considérant qu'il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande ;
Considérant que le présent arrêt n'implique aucune mesure d'exécution ; que les conclusions de M. A tendant à ce que la Cour ordonne au préfet du Bas-Rhin de lui délivrer un titre de séjour ne peuvent être ainsi qu'être rejetées ;
Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamné à payer à M. A la somme que celui-ci demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Aren A et au ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration.
N°10NC01456
Source : http://droit-finances.commentcamarche.net/jurisprudence/administrative-3/indedits-2/3247049-cour-administrative-d-appel-de-nancy-3eme-chambre-formation-a-3-27-01-2011-10nc01456-inedit-au-recueil-lebon

References: l'article 8
 l'article 3
 l'article 8
 l'article 8
 l'article 3
 l'article 3