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Timestamp: 2017-10-21 23:21:35+00:00

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1 Bénéfices non commerciaux Recettes Dépenses Plus-values Barèmes kilométriques Amortissements 2035 Réductions d impôt GUIDE FISCAL = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = AGAPL 51 ASSOCIATION DE GESTION AGRÉÉE DES PROFESSIONNELS LIBÉRAUX bis rue des Capucins REIMS TÉL : Site : -
2 Sommaire page(s) Principales nouveautés Présentation de la déclaration Indications générales délais de dépôt des déclarations 2035 et mention expresse - rescrit fiscal Comment passer de la comptabilité à la déclaration? Tableau de passage OG Tableau de contrôle TVA-BNC OG Immobilisations et amortissements l'actif professionnel distinction entre immobilisations et dépenses les amortissements Exemple d amortissement par composants d un local professionnel Plus-values et moins-values professionnelles calcul régime d'imposition régimes d'exonération e page de l'imprimé Exonérations et abattements à 55 2 e page renseignements sur les salaires perçus et versés tableau des immobilisations et amortissements tableau de détermination des plus-values et moins-values Annexe n 2035 A (cadre 1) recettes (cadre 2) Rémunérations perçues par les médecins au titre de la permanence des soins dépenses professionnelles (cadre 3) Frais mixtes et détail des divers à réintégrer OG CSG-CRDS 2011 : traitements comptable et fiscal barème kilométrique BNC Annexe n 2035 B - détermination du résultat (cadre 4) TVA et Contribution économique territoriale (cadres 5 et 6) Barème kilométrique : détail du calcul des frais évalués forfaitairement (cadre 7) Crédits ou réductions d impôt (cadre 8) Sociétés : - répartition des résultats entre les associés modalités d'imposition des sociétés d exercice (SCP, SDF...) départ d un associé en cours d année taxe annuelle sur les véhicules de sociétés (TVS) modalités d imposition des sociétés civiles de moyens (SCM) Cessation d'activité Avantages fiscaux liés à l'adhésion à l'aga application du barème de l impôt sans application de la majoration de 25 % médecins conventionnés : particularités réduction d'impôt pour frais de comptabilité et d'adhésion réduction du délai de reprise déduction intégrale du salaire du conjoint Reports à effectuer sur la déclaration d'ensemble des revenus n imputation ou compensation des déficits déclaration complémentaire de revenus n 2042 C Le chèque emploi service universel (CESU) A N EX Comptabilité commerciale (créances-dettes) : modalités d option Passage d'une comptabilité TTC à une comptabilité HT Incidences d'une cession au regard de la TVA Barème forfaitaire du groupe III Barème carburant BIC Barème kilométrique deux roues Zones franches urbaines Etat de suivi des plus-values en report d imposition E Micro-BNC et franchise de TVA : options et changements de régime S Exemple de déclaration Annexe 2035 E : calcul de la valeur ajoutée TABLE ALPHABETIQUE Les changements ou nouveautés par rapport à l an dernier sont signalés par un trait rouge en marge :
3 PRINCIPALES NOUVEAUTÉS Changement de situation matrimoniale en cours d'année Les modalités d'imposition des contribuables changeant de situation matrimoniale en cours d'année sont modifiées à compter de l'imposition des revenus de (LF 2011). Voir n 51 Souscription de la déclaration de revenus 2042 en cas de décès L'obligation de déclaration des revenus n 2042 du défunt dans les six mois du décès est supprimée. La déclaration des revenus imposables au nom du défunt peut désormais être souscrite dans les délais de droit commun. Voir n 45 En revanche, l'obligation de déposer la déclaration de bénéfice professionnel (BNC, BIC ou BA) dans les six mois de la date du décès est maintenue (cf n 35). Est également maintenue la possibilité pour le conjoint survivant de répartir prorata temporis ses propres revenus professionnels. Voir n 37 Déclaration de revenus : recours à un «tiers de confiance» Si vous demandez le bénéfice de déductions, de réductions ou de crédits d impôt, vous pouvez désormais, dans le cadre du dépôt de votre déclaration annuelle de revenus, remettre l'ensemble des pièces justificatives correspondantes à un «tiers de confiance» : Expertcomptable, Avocat ou Notaire. Sur la base d'un contrat conclu avec vous, le «tiers de confiance» réceptionne les pièces justificatives, atteste l'exécution de ces opérations, assure la conservation de ces pièces jusqu'à l'extinction du délai de reprise de l'administration et les transmet à l'administration sur sa demande. Le tiers de confiance peut également télétransmettre vos déclarations annuelles des revenus. (Décret n du , JO du 29; art. 170 ter, I nouveau du CGI) Frais de double résidence Les loyers versés à soi-même sont déductibles en cas de double résidence nécessitée par des contraintes légitimes. En revanche, l inscription du logement au registre des immobilisations n est pas possible. Voir n 1043 et n 348 Plafonnement loi Madelin Il n existe plus qu un seul dispositif de plafonnement pour vos cotisations facultatives «Madelin». Voir n s 3633s. Médecins régulateurs L'exonération prévue par l'article 151 ter du CGI en faveur des médecins exerçant dans certaines zones concerne également les rémunérations perçues au titre des permanences de régulation. Voir n 3192 Médecins : assiette de l abattement de 2% L assiette de calcul de l abattement de 2 % comprend les recettes brutes et les gains divers. En revanche, les plus-values professionnelles sont exclues de cette assiette. (Décision de rescrit, 5 juillet 2011) Voir n 390 Médecins collaborateurs Ils peuvent bénéficier de l abattement de 2% sous certaines conditions. Voir n 390 Plus-values professionnelles à long terme Elles sont désormais taxées à 29,5 % au lieu de 28,3 %. suite au relèvement du taux global des prélèvements sociaux de 12,30 % à 13,50 %. Voir n 219 Constitution de l'eirl : inscription des biens au patrimoine d'affectation En cas de transformation d'une entreprise individuelle relevant d'un régime réel d'imposition en EIRL n'ayant pas opté pour l'is, les biens transférés sont inscrits au GUIDE FISCAL
4 patrimoine d'affectation pour leur valeur nette comptable, ne générant ainsi aucune plus-value taxable. (Décret du 30 janvier 2012 (JO 31 p. 1761) Exonération temporaire des plus-values de cession de droits de surélévation d'immeubles Les copropriétés d'immeubles ont la faculté de décider de céder à un promoteur ou à un constructeur le droit de surélévation de l'immeuble. Dans cette situation, chacun des copropriétaires bénéficie du versement d'une fraction du prix du droit de surélévation cédé. L'indemnisation perçue à ce titre par un professionnel constitue en principe une plus-value professionnelle imposable lorsque le local a été inscrit à l'actif professionnel. Désormais, la plus-value réalisée peut bénéficier d'un régime d'exonération à la condition que l'acquéreur s'engage à réaliser et à achever des locaux destinés à l'habitation dans un délai de quatre ans à compter de la date de l'acquisition du droit de surélévation. Ces dispositions s'appliquent aux cessions de droits de surélévation réalisées à compter du 1 er janvier 2012 et jusqu'au 31 décembre (L.FR 2011, art. 42) Exonération des plus-values en cas de cession d une activité en raison d une invalidité L administration admet que le professionnel qui, atteint d une invalidité de 2 ème ou 3 ème catégorie, est contraint de céder son activité avant d avoir atteint l âge légal pour faire valoir ses droits à la retraite, peut bénéficier du dispositif d exonération prévu par l art. 151 septies A du CGI sous réserve de respecter toutes les autres conditions requises. (cf n 2293) La cession doit en outre intervenir dans les 2 ans suivant la délivrance de la carte d invalidité ou l obtention du justificatif de classement en invalidité dans la 2 ème catégorie (BOI 4 B-2-07). Si la cession intervient avant l attribution de la carte d invalidité, la plus-value ne peut pas, en principe, être exonérée. Néanmoins, si l intéressé obtient, dans les 2 ans suivant la cession, sa carte d invalidité en 2 ème ou 3 ème catégorie ou son justificatif de classement en invalidité dans la 2 ème catégorie, l administration admet qu il puisse, par voie de réclamation contentieuse, obtenir le remboursement de l impôt qu il a acquitté sur la plusvalue de cession. (Rép. min. n 85211, JOAN ) Exonération des entreprises nouvelles (ZRR) Un nouveau régime d'allégement autonome est instauré en faveur des créations de cabinets dans les zones de revitalisation rurales (ZRR) réalisées entre le 1 er janvier 2011 et le 31 décembre (LF 2011) Voir n 2651 ZFU : prorogation et aménagement du régime Le régime d'exonération d impôt sur les bénéfices est prorogé pour les activités créées dans ces zones jusqu'au 31 décembre 2014 et une nouvelle condition est introduite pour les créations intervenant à compter du 1 er janvier (LF 2012). Voir n 2652 et 569 Jeunes entreprises innovantes Pour les exercices ouverts à compter du 1 er janvier 2012, les périodes d'exonération totale et partielle d'impôt sur les bénéfices prévues en faveur des jeunes entreprises innovantes sont réduites chacune à douze mois (LFR 2011, art. 37, I et III). Voir n 2654 Recettes commerciales accessoires Les opérations commerciales ou agricoles réalisées à titre accessoire par des professionnels dont l activité principale relève des BNC, seront désormais soumises aux règles applicables aux BNC, si ces opérations constituent une simple extension de l'activité non commerciale et non plus son strict prolongement. Ces dispositions s'appliquent aux exercices ouverts à compter du 1 er janvier (LFR 2010) Voir n 324 Frais de formation professionnelle L administration a apporté des précisions sur les conditions de déductibilité des frais de formation professionnelle. Voir n 370 Crédit d impôt formation Le crédit d impôt n a pas vocation à s appliquer aux formations qui sont délivrées à titre gratuit et a fortiori aux formations rémunérées. Voir n 3981 Crédit d'impôt en faveur de l intéressement Le crédit d'impôt en faveur de l'intéressement déterminé au titre des primes versées à compter du 1 er janvier 2011 est réservé aux entreprises de moins de 50 salariés. Son taux est porté de 20 % à 30 % et son mode de calcul est modifié. Il est en outre soumis au respect de la réglementation de minimis (LF 2011).Voir n 3995 Taxe sur les véhicules de société Le barème de la taxe est modifié à compter de la période d imposition ouverte le 1 er octobre Voir n 420 Régime fiscal des Sisa Dans le prolongement des expérimentations portant sur les nouveaux modes de rémunération des professions de santé, le législateur a créé une nouvelle forme sociale d'exercice dédiée aux professionnels de santé : la société interprofessionnelle de soins ambulatoires (SISA). Dans ce contexte, il est prévu que les SISA relèvent du régime fiscal des sociétés de personnes. Un dispositif transitoire permet aux SCM, aux GIE et aux associations ayant participé aux expérimentations des nouveaux modes de rémunération en 2010 et 2011 de bénéficier du régime fiscal des sociétés de personnes à titre dérogatoire. Parallèlement, les conséquences fiscales de la 2 GUIDE FISCAL
5 transformation de structures préexistantes (SCM, GIE, associations) en SISA sont neutralisées. Ces transformations n'entraîneront donc pas les conséquences d'une cessation d'activité (imposition immédiate, taxation des plus-values d'apport...). (LFR 2011, art. 36) CFE : précisions pour les SCM A compter des impositions dues au titre de 2011, les SCP et les SCM sont imposables en leur nom propre dans les conditions de droit commun (LF 2011, art. 108). S'agissant du cas particulier des SCM, l'administration précise que ces sociétés sont imposées à la CFE en leur nom propre pour leur activité de groupement de moyens, mais que les associés des SCM sont imposables en leur nom propre dès lors qu'ils exercent une activité imposable (BOI 6 E-7-11, n 15). Dans cette hypothèse, les bases taxables de la SCM comprennent la valeur locative des locaux à usage non privatif des membres de la SCM (comme, par exemple, le local du secrétariat et de la salle d'attente servant à l'ensemble des membres de la SCM), dont elle assure la gestion et l'entretien, tandis que la base d'imposition de chaque membre de la SCM correspond à la valeur locative des seuls locaux dont il a la jouissance exclusive (BOI 6 E-7-11, n 101). Avocats : régime fiscal de l aide à l adaptation à la réforme de la carte judiciaire L'aide à l'adaptation perçue par les avocats concernés par la réforme de la carte judiciaire est imposable mais relève du régime des plus-values professionnelles pour sa fraction calculée en proportion du montant des recettes. (Rép. Raison, AN n 79211; BF 6/11) Avoués : indemnisation de la perte du droit de présentation Les avoués exerçant en SCP peuvent bénéficier d'un report d'imposition sur une fraction de la plus-value réalisée au titre de l'indemnité versée en réparation de la perte du droit de présentation. Par ailleurs, les avoués faisant valoir leur droit à la retraite avant le 31 décembre 2012 (au lieu du 25 janvier 2012) peuvent placer cette indemnité sous le régime d'exonération des plus-values prévu à l'article 151 septies A du CGI. A défaut d'entrée en vigueur spécifique, ces dispositions sont applicables à compter du 30 décembre (LFR 2011, art. 35). Graphistes-maquettistes L'activité de conception et de réalisation d'imprimés, de plaquettes et de maquettes de mise en page relève des bénéfices non commerciaux ( CE 15 décembre 2010 n , 8e et 3e s.-s., Mardini; BF 3/11, inf. 258). Droits d auteur L'imposition des droits d'auteur dans la catégorie des traitements et salaires, réservée jusqu'à présent aux écrivains et compositeurs, est étendue à tous les auteurs d'œuvres de l'esprit. Cette disposition s applique aux revenus imposables au titre des revenus 2011 et suivantes. (LFR 2011, art. 15) Peuvent donc notamment déclarer leurs droits d'auteur dans la catégorie des traitements et salaires les sculpteurs, les dessinateurs, les illustrateurs, les photographes, les artistes plasticiens. À noter que pour être éligibles à ce régime spécial d imposition, les revenus concernés doivent être intégralement déclarés par des tiers. Par exemple, les auteurs qui éditent ou produisent eux-mêmes leurs propres œuvres en sont exclus. Dorénavant, sous réserve que les droits perçus soient intégralement déclarés par des tiers, les créateurs de logiciels et les architectes peuvent également bénéficier du régime des traitements et salaires prévu à l'article 93,1 quater du CGI. Ils demeurent toutefois exclus du bénéfice de la franchise spéciale de TVA prévue pour les auteurs et interprètes des oeuvres de l'esprit et des artistes du spectacle. Par ailleurs, on rappelle que les auteurs, personnes physiques, de logiciels originaux, bénéficient du régime des plus-values à long terme pour les produits réalisés à l'occasion de la cession de leurs droits. (cf n 215) Expertises médicales et TVA Seules les expertises médicales réalisées par un médecin dans le prolongement de son activité de soins à la personne (exonérée de TVA) peuvent bénéficier de l'exonération prévue par l'article 261, 4-1 du CGI. Les médecins réalisant à titre exclusif des expertises médicales ne peuvent revendiquer le bénéfice de cette exonération et doivent soumettre leurs prestations à TVA. (Rescrit du n 2011/4 TCA; BF 5/11, inf. 495) Gymnastique médicale et TVA La gymnastique médicale dispensée par les masseurskinésithérapeutes est exonérée de TVA même si elle n'est pas prescrite par un médecin (Rép. Carayon et Armand Martin : AN , n et 97669; BF 5/11). Chiropracteurs et TVA Les prestations de soins dispensées par les praticiens autorisés à faire usage légalement du titre de chiropracteur sont expressément exonérées de la TVA à compter du 30 décembre (LFR 2011, art. 15; BOI 3-A-1-12) TVA - Création d'un taux de 7 % Le taux réduit de 5,5 % est relevé à 7 % à compter du 1 er janvier 2012, sauf en ce qui concerne les produits et services de première nécessité (produits alimentaires, appareillages et équipements spéciaux pour handicapés, cantines scolaires, etc.) qui continuent de bénéficier du taux de 5,5 % (LFR 2011, art. 13). GUIDE FISCAL
6 S agissant des travaux portant sur des locaux d'habitation achevés depuis plus de deux ans, ceux qui ont fait l'objet d'un devis daté et accepté par les deux parties avant le 20 décembre 2011 et d'un acompte encaissé avant cette date bénéficient du taux réduit de 5,5 %, quelle que soit la date effective de leur réalisation et de paiement du solde. Hausse prévue du taux normal de TVA Pour financer l'allègement des charges patronales, le taux normal de la TVA passera de 19,6 % à 21,2 % à partir du 1 er octobre Les taux réduits de 5, 5 % et de 7 % ne seraient pas modifiés. Une hausse de 2 points du taux de la CSG sur les revenus du capital est également prévue. (Annonces du Président de la République du 29 janvier 2012) Seuil du régime simplifié de TVA Pour les années 2012 et suivantes, la limite d'application du régime simplifié d'imposition en matière de TVA reste fixée à et le montant de chiffre d'affaires au-delà duquel le régime simplifié de la TVA prend immédiatement fin reste également fixée à (LFR 2011, art. 16) Micro-BNC et franchises de TVA : seuils 2012 Ces seuils n ont pas été revalorisés et sont identiques à ceux de (LFR 2011, art. 16) Seuil d application du régime micro-bnc Franchises en base de TVA Avocats, auteurs, artistesinterprètes * Avocats, auteurs, artistes ** et et et et et et * Avocats (activités réglementées), Auteurs d œuvres de l esprit (livraisons de leurs oeuvres et cession de leurs droits patrimoniaux), Artistes-interprètes (cessions de leurs droits patrimoniaux) ** Opérations autres que celles visées ci-dessus Voir annexe n 575 : options et changements de régime Auto-entrepreneur L'administration refuse le cumul du statut de l'autoentrepreneur avec celui du travailleur indépendant pour une activité différente (Rép. Hunault : AN p n 95807; BF 11/11, inf. 1046) Télédéclarations et télépaiements obligatoires : baisse des seuils TVA : le seuil de chiffre de recettes au-delà duquel les professionnels doivent obligatoirement utiliser les téléprocédures pour déclarer et payer la TVA est abaissé. Il est ainsi prévu qu'à compter : - du 1 er octobre 2013, les professionnels dont le chiffre de recettes de l'année précédente est supérieur à HT devront télédéclarer et régler par paiement électronique la TVA ; - du 1 er octobre 2014, tous les professionnels redevables de la TVA devront télédéclarer et régler par paiement électronique la TVA. (LFR 2011, art. 53) Rappel : ce seuil a été ramené de à à compter du 1 er octobre (LFR 2009, art. 29) Déclarations de bénéfices : l'obligation de déclaration des bénéfices (BIC, BNC ou BA) par voie électronique est étendue en deux temps : - au 1 er janvier 2014, l'obligation de télédéclaration concernera les entreprises dont le chiffre d'affaires réalisé au titre de l'exercice précédent est supérieur à hors taxes ; - au 1 er janvier 2015, l'obligation de télédéclaration concernera toutes les entreprises, quel que soit leur chiffre d'affaires. (LFR 2011, article 53 (I-B)) Ndlr : en pratique, cette mesure ne concernera que les nonadhérents d AGA ou de CGA) (cf n 16). Déclaration commune des revenus (DCR) La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2012 réintroduit l'obligation pour les non-salariés non agricoles de déclarer leurs revenus. Le régime social des indépendants (RSI) pourra déléguer par convention tout ou partie de la collecte et du traitement des déclarations aux Urssaf et aux organismes conventionnés spécifiques aux professions libérales. (CSS art. L ). L'assiette des cotisations des professionnels libéraux est étendue à l'ensemble des revenus exonérés fiscalement Les exonérations prévues en matière fiscale sont désormais visées de manière générale parmi les sommes devant être réintégrées dans l'assiette des cotisations des travailleurs indépendants. On relèvera notamment que les plus-values à court terme exonérées en application de l'article 151 septies du CGI (petites entreprises) et de l'article 238 quindecies du CGI (cession de branches complètes d'activité) doivent désormais être réintégrées dans l'assiette sociale. Jusqu'à présent, seules les plus-values à court terme exonérées en application de l'article 151 septies A du CGI (départ en retraite du dirigeant) faisaient l'objet d'une telle réintégration. (Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2012, 21 déc. 2011, art. 37) 4 GUIDE FISCAL
7 PRÉSENTATION DE LA DÉCLARATION VERSION "PRÉIDENTIFIÉE" OU DÉMATÉRIALISÉE 10 Aucune déclaration n 2035 préidentifiée papier ne vous sera en principe adressée puisque l option pour la dématérialisation et la télétransmission de vos déclarations, soit via votre Cabinet comptable, soit via votre AGA est désormais obligatoire. Voir n 16 Elle ne le sera que dans l hypothèse où vous n avez pas encore opté pour la procédure dématérialisée et si vous relevez à titre obligatoire de la déclaration contrôlée. Cette déclaration peut néanmoins, si nécessaire, être retirée auprès du service des impôts ou téléchargée sur le site Internet : La déclaration 2035 comporte en 1 ère page, les données de la déclaration elle-même (voir p. 52 et exemple page 132), en page 2 les tableaux relatifs aux immobilisations et leurs amortissements (voir p. 57 et ex. p. 133); - et en page 3 le tableau servant à la détermination des plus-values (voir page 58 et exemple p. 134). - les annexes 2035 A et 2035 B sur lesquelles sont portés les éléments servant à la détermination du résultat; (voir pages 60s et exemple pages 135 et 136). - la notice 2035 NOT. L annexe 2035 E doit être remplie si vos recettes sont supérieurs à HT, pour le calcul de la cotisation sur la valeur ajoutée (CVAE) Voir n 700 les sociétés, associations et groupements (non passibles de l impôt sur les sociétés) doivent, par ailleurs remplir les annexes suivantes : - l état de répartition des résultats entre les associés figurant en page 3 (une annexe supplémentaire portant le n 2035 AS est à leur disposition sur internet : ) (voir n 400) - les annexes 2035 F et G : annexes permettant respectivement de décrire la composition du capital social, les filiales et les participations. TÉLÉTRANSMISSION DES DÉCLARATIONS 16 Les associations agréées ont l'obligation de dématérialiser et de télétransmettre aux services fiscaux, selon la procédure prévue par le système de transfert des données fiscales et comptables (TDFC), les attestations qu'elles délivrent à leurs adhérents, ainsi que les déclarations de résultats, leurs annexes et les autres documents les accompagnant. (art. 4; CGI, art quater H, 2 e alinéa ; BOI 13 K 4-11) Une instruction du 22 avril 2009 a présenté et précisé la portée de cette nouvelle obligation. (BOI 5 J-1-09) S'agissant des informations plus générales relatives à l'utilisation de la procédure TDFC, il convient de se reporter aux BOI 13 K-1-04 et 13 K Précisions concernant les AGA (BOI 5 J-1-09) La procédure TDFC ne peut être utilisée que par les professionnels identifiés par un numéro SIRET et relevant d'un régime réel d'imposition, notamment dans la catégorie des BNC. De ce fait, l obligation de recourir à la télétransmission par TDFC ne concerne pas notamment les titulaires de BNC non professionnels ne disposant pas d un numéro SIRET, les adhérents du régime micro et les résidents de la Principauté de Monaco. Par dérogation, l'obligation de télétransmission ne concerne pas le détail des éléments du tableau des immobilisations et des amortissements de la liasse (ndlr : seules les cases TOTAL du tableau peuvent être mentionnées. Dans ce cas, le détail est à communiquer sur support papier au service des impôts et sur tout support à l AGA. Dans le cas où la télétransmission d'une ou de plusieurs déclarations rectificatives s'avère nécessaire, l'association agréée n'a pas à télétransmettre de nouveau l'attestation d'adhésion. GUIDE FISCAL
8 Obligation pour l'adhérent d'informer son AGA et de donner mandat à son AGA ou à un partenaire EDI Même si l'obligation de télétransmission issue de l'article 1649 quater H du CGI s'impose aux associations agréées et non à leurs adhérents, ceux-ci doivent souscrire à la procédure TDFC pour que l AGA puisse respecter son obligation légale. L'adhérent reste libre de choisir l'auteur de la télétransmission qui peut donc être indifféremment : - lui-même ; - l'aga à laquelle il adhère ; - son Expert-comptable, s'il est lui-même partenaire EDI; - le partenaire EDI dont l'aga ou l'expert- comptable de l'adhérent utilisent les services, si ces derniers ne sont pas eux-mêmes partenaires EDI ; - un autre partenaire EDI. A l'exception du premier cas, le partenaire EDI devra être mandaté par l'adhérent. Dans tous les cas, l'adhérent devra préciser à son AGA le partenaire EDI retenu pour la télétransmission des déclarations de résultats et de leurs annexes. Il appartient à l'aga de fournir à ses adhérents une déclaration par laquelle les entreprises indiqueront le partenaire EDI choisi. Les adhérents transmettront cette déclaration de désignation du partenaire EDI à leur AGA qui vérifiera qu'elle a été dûment complétée et qui la conservera. Lorsqu'un adhérent change de partenaire EDI, il doit en informer son AGA au moyen de cette déclaration. Conséquences sur le fonctionnement des AGA L obligation de télétransmission s impose à l AGA et non à ses adhérents. De ce fait, le défaut de télétransmission de l attestation, de la déclaration de résultats et de ses annexes par une entreprise adhérente d une association agréée n entraînera pas l application de pénalités à l entreprise par l administration fiscale, dans la mesure où cette entreprise n est pas elle-même soumise par ailleurs à l obligation d utiliser TDFC. (BOI 13 K-4-11) L'administration fiscale pourra s'assurer que l'aga a bien pris toutes les mesures nécessaires pour lui permettre de remplir l'obligation prévue à l article 1649 quater H du CGI. Toutefois, une grande latitude est laissée aux AGA quant aux moyens mis en œuvre pour remplir au mieux l'obligation de télétransmission. Ainsi, au delà d'opérations de communication à destination des adhérents, la mise en œuvre de cette nouvelle obligation de télétransmission peut s'accompagner de modifications statutaires agréées. Obligation pour l'adhérent de signer la convention TDFC avec la DGFiP Pour utiliser TDFC, l'adhérent doit signer et transmettre à l'administration le document matérialisant cette adhésion (il s agit, dans la majorité des cas de la «Convention relative à une opération de transfert de données fiscales et comptables»). L adhérent doit transmettre cette convention, signée par ses soins au service des impôts des entreprises compétent pour recevoir la déclaration de résultats. Ce dépôt doit intervenir préalablement à la première transmission TDFC et, au plus tard, à la date limite de dépôt de la déclaration de l'entreprise (date légale de dépôt ou d'échéance fixée par décision ministérielle ). L adhérent peut, par mandat, déléguer à son AGA l accomplissement de cette formalité, y compris la désignation du partenaire EDI, ainsi que la signature de la convention avec l administration fiscale. Introduction d'une date limite de transmission des informations L'adhérent devra transmettre dans un délai fixé par l'aga avant la date limite de dépôt des déclarations sous format papier (par exemple 15 jours avant la date limite de dépôt papier), toutes les informations et tous les documents nécessaires à l'aga pour accomplir ses missions dans les délais impartis. Conséquences en cas de non respect de ces règles Les statuts de l'aga peuvent prévoir l'application de sanctions disciplinaires allant jusqu'à l'exclusion pour les adhérents qui ne se conformeraient pas à leurs obligations statutaires. Toutefois, il est précisé qu'en aucun cas, l'opposition à la télétransmission de ses déclarations de la part d'un adhérent ne peut se traduire pour l'organisme agréé par le refus de délivrance de l'attestation d'adhésion si les conditions exigées à l article 371W de l'annexe II au code général des impôts sont remplies (ndlr : respect des délais d adhésion). Responsabilité de l'aga La responsabilité de l'aga vis à vis de l administration fiscale pour non respect de son obligation légale de télétransmission ne sera pas mise en cause dans le cas où l'adhérent n'aura pas rempli les obligations qui lui sont imposées statutairement et notamment s'il n'a pas télétransmis les éléments nécessaires à la télétransmission dans le délai fixé par l'aga ou à défaut, s'il n'a pas déposé une déclaration papier. De même, la responsabilité de l'aga ne sera pas mise en cause en cas de rejet technique. Cette notion de rejet technique s'applique à tout rejet de la télétransmission prononcé par la DGFIP quelle qu'en soit la cause. Par ailleurs, il convient de souligner que tout dépôt de la déclaration de résultats sous forme papier non accompagnée de l'indication des motifs précis ayant 6 GUIDE FISCAL
9 entraîné les rejets vaut renonciation à la procédure TDFC. L'administration pourra donc exiger le dépôt d'une nouvelle convention préalablement à toute nouvelle transmission. En revanche, la responsabilité de l'aga vis-à-vis de l'administration fiscale peut être mise en cause dans le cas où cette dernière considère que l AGA n'a pas pris les dispositions nécessaires pour inciter ses adhérents à télédéclarer. Réalisation de l'obligation Si l'aga n'effectue pas elle-même la totalité des télétransmissions de ses adhérents, il lui appartient de contrôler la réalité des télétransmissions effectuées par des tiers. Afin de faciliter ce contrôle, les tiers partenaires EDI doivent effectuer une télétransmission simultanée des documents à l'administration et à l'aga. L'AGA a rempli sa mission de contrôle de la réalité des télétransmissions effectuées par des tiers à partir du moment où il reçoit la télédéclaration du partenaire EDI. L'obligation de télétransmission faite à l'association agréée est considérée comme remplie pour son adhérent dès lors que la déclaration de résultats, ses annexes et l'attestation concernée par l'obligation de télétransmission sont effectivement transmis par TDFC par les partenaires mandatés. Obligation de conservation des documents A des fins de contrôle, l'association agréée doit pouvoir justifier de la télétransmission des déclarations de résultats, leurs annexes et les documents les accompagnant pour chacun de ses adhérents. L'AGA doit donc collecter et conserver, pendant un délai de six ans, les éléments probants de la télétransmission, qu'il ait assuré lui même la télétransmission ou que celle-ci ait été effectuée par l'expert- comptable ou un partenaire EDI. Précisions concernant les cabinets comptables Dépôts provisoires À titre exceptionnel, une déclaration provisoire peut être déposée lorsque les intéressés sont confrontés à des situations particulières prévues aux articles 53A, 73D ou 93B du CGI et sous réserve de justifications. Exemple : lorsqu un associé de SCP cesse son activité en cours d année, une déclaration 2035 provisoire peut être établie au nom de la société. Elle permettra de connaître la quote-part revenant au contribuable quittant la société civile, pour lequel une imposition immédiate sera alors établie. (BOI 13 K-1-04) Dépôts rectificatifs La rectification par le Cabinet des données transmises est autorisée, sous réserve que les informations initiales et rectificatives figurent dans deux fichiers distincts reçus par le centre de services informatiques, soit au cours d une seule transmission, soit au cours de deux transmissions différentes. Dans le cadre de TDFC, un document est qualifié de rectificatif s il est envoyé postérieurement à un document de même nature, accepté techniquement par la DGI, comportant, pour un même contribuable, la même date de clôture d exercice, la même catégorie fiscale et le même régime. (BOI 13 K-1-04) Remarque sur l attestation de l AGA Les partenaires EDI sont autorisés à effectuer l envoi dissocié dans le temps à la DGI de la déclaration et de ses annexes d une part, de l attestation d adhésion à une association agréée d autre part, sous réserve que ces deux documents parviennent au plus tard à la date limite de dépôt des déclarations TDFC. Ils doivent, à cet effet, s assurer que le numéro d agrément et les coordonnées de l association agréée figurent bien sur la déclaration. Rien ne s oppose à ce qu ils envoient la déclaration simultanément à l AGA et à la DGI. En revanche, l envoi de la déclaration à l AGA, quelle que soit sa forme (papier ou dématérialisée), doit toujours intervenir préalablement à la délivrance de l attestation par cette dernière. En effet, quel que soit son mode de transmission, à la DGI, l attestation doit toujours émaner de l AGA qui doit, préalablement à sa délivrance, procéder à la vérification de la réalité et de la durée d adhésion et de l application d un régime réel de déclaration. Délais de dépôt des documents dématérialisés Afin de permettre aux utilisateurs de TDFC d assurer dans de bonnes conditions la dématérialisation de leurs données fiscales, un délai supplémentaire par rapport aux déclarations papier leur est accordé. Ce délai est fixé à 15 jours après la date limite de dépôt des déclarations sous forme papier. (BOI 13-K-4-11) Compte fiscal en ligne Les professionnels ont la faculté d adhérer au service consultation du compte fiscal depuis le portail fiscal (professionnels/espace abonné : en savoir plus sur l abonnement) Il permet à l adhérent de visualiser ses déclarations professionnelles (2035, TVA,...) et les paiements liés. Des renseignements complémentaires sont disponibles sur le site : (volumes III-A et III- B du cahier des charges 2012 EDI-TDFC) GUIDE FISCAL
10 INDICATIONS GÉNÉRALES PERSONNES TENUES DE SOUSCRIRE LA DÉCLARATION Doivent notamment souscrire cette déclaration : Les titulaires de bénéfices non commerciaux : - dont les recettes annuelles excèdent hors taxes (seuil 2011 et 2012) sous réserve des dispositions de l article 102 ter du CGI permettant, pour les contribuables bénéficiant du régime micro-bnc et sous certaines conditions, de continuer à appliquer ce régime au titre des deux premières années au cours desquelles le seuil de est dépassé. Cette limite s apprécie en tenant compte de l ensemble des recettes, non commerciales et commerciales, réalisées dans un même cabinet; - dont les recettes annuelles n excèdent pas hors taxes mais qui optent pour le régime de la déclaration contrôlée (option valable 2 ans et reconduite tacitement sauf dénonciation avant le 1 er février de l'année suivant la période pour laquelle l'option pour ce régime a été exercée ou reconduite tacitement); À noter : l'option pour le régime de la déclaration contrôlée est dissociable de l'option pour le paiement de la TVA. Elle n'entraîne donc pas la déchéance de la franchise en base. Les titulaires de bénéfices non commerciaux peuvent donc être soumis au régime de la déclaration contrôlée tout en bénéficiant de la franchise en base. En revanche, du fait de l'exclusion du régime micro des contribuables qui ne bénéficient pas de la franchise en base, l'option pour le paiement de la TVA (même exercée en cours d'année) entraîne l'assujettissement de plein droit au régime de la déclaration contrôlée au titre de l'année concernée et pour l'année suivante. Voir n 575 Les officiers publics et ministériels, quel que soit le montant de leurs recettes. Cette déclaration doit être souscrite par : - les personnes physiques exerçant leur profession à titre individuel; - les sociétés et groupements exerçant une activité libérale et soumis à l impôt sur le revenu. (voir n s 400s) 23 NB : les bénéfices réalisés par les associés des sociétés de personnes exerçant une activité non commerciale sont, quel que soit le montant des recettes réalisées par la société, déterminés selon le régime de la déclaration contrôlée; les membres de la société ou du groupement sont exclus du régime micro- BNC pour l imposition de leur part du bénéfice social. (CGI, art. 103; BOI 5 G-6-99) BNC professionnels et non professionnels 25 Les contribuables qui disposent de BNC non professionnels, en plus de BNC professionnels, et qui relèvent du régime de la déclaration contrôlée, doivent souscrire une déclaration n 2035 distincte faisant apparaître les recettes et les dépenses afférentes à ces activités. En effet, les déficits non commerciaux non professionnels ne peuvent être imputés sur le revenu global mais seulement sur les bénéfices tirés d activités semblables durant la même année ou les six années suivantes. (Voir n 501) Ces bénéfices (ou déficits) sont à reporter sur la déclaration complémentaire des revenus n 2042 C. (Voir n s 40 et 500s.) DÉLAIS DE DÉPÔT DE LA DÉCLARATION La date de dépôt au service des impôts de la déclaration n 2035 et ses annexes au format papier est fixée au 3 mai En cas de dépôt dématérialisé, selon la procédure TDFC, un délai supplémentaire de 15 jours est accordé afin de permettre aux utilisateurs de TDFC d assurer dans de bonnes conditions la dématérialisation de leurs données fiscales. ATTENTION : du fait de l obligation de dématérialisation et de télétransmission qui incombe désormais aux OGA, vous devez respecter la date fixée par votre AGA pour lui communiquer votre déclaration et ses annexes (soit par courrier, soit par mail, soit par saisie sur un site internet) de façon à lui permettre de traiter votre déclaration, d effectuer les contrôles de forme habituels, et de télétransmettre à la DGFIP dans les délais légaux votre déclaration et l attestation d adhésion. (cf n 16) 8 GUIDE FISCAL
11 En cas de cessation d activité La déclaration doit être déposée dans les 60 jours de la cessation. (cf n 435) En cas de décès 35 Elle doit être souscrite par les héritiers et déposée dans les 6 mois. (cf n 436) Ce délai de 6 mois ne s applique que pour les déclarations concernant l année même du décès. Si le contribuable décède au cours du délai normal de déclaration avant d avoir souscrit la déclaration relative aux revenus de l année précédente, les héritiers sont tenus de produire cette déclaration avant l expiration du délai normal (cf n 30). 37 Répartition prorata temporis Les BNC (ou BIC et BA) doivent, en principe, être rattachés en totalité à la période comprenant la date de leur mise à disposition, c'est-à-dire le 31 décembre pour les BNC. Toutefois, la possibilité de répartir prorata temporis les BNC (ou BIC et BA) est ouverte au conjoint survivant lorsque celui-ci dispose de tels revenus durant sa période d imposition personnelle (de la date du décès au 31 décembre). Cette répartition s'effectue par mois entier, le mois du décès étant rattaché à la période d'imposition commune. Le bénéfice de cette mesure est subordonné à la condition que le mode de répartition prorata temporis soit sollicité conjointement et par écrit par le conjoint survivant ou le partenaire survivant d'un Pacs et les ayants droit du défunt. (BOI 5 B-10-85, n 36; D.adm. 5 B 214, n 21) DÉCLARATIONS DES REVENUS N 2042 et N 2042 C 40 La production de la déclaration n 2035 ne vous dispense pas de souscrire la déclaration de base de vos revenus n 2042 et la déclaration complémentaire des revenus n 2042 C, sur laquelle vous aurez reporté notamment votre bénéfice professionnel BNC. ATTENTION : la déclaration 2042 doit être déposée à une date différente de celle de la déclaration 2035, en principe fin mai, du fait de la mise en place de la déclaration préremplie. la déclaration n 2042 doit être adressée au centre des impôts du lieu de votre domicile habituel contrairement à la déclaration n 2035 qui doit l être au service des impôts du lieu d exercice de votre profession, ces deux lieux n étant pas forcément les mêmes. S est rendu coupable de délit de fraude fiscale, le contribuable qui se borne à déposer sa déclaration de revenus catégoriels dans le département où il exerce son activité (notaire) mais s abstient délibérément de souscrire parallèlement, dans son département de résidence, ses déclarations d ensemble de revenus faisant ainsi obstacle à l établissement des rôles. (Cass. crim ; RJF 7/97) En cas de décès 45 À compter de l'imposition des revenus de 2011, La déclaration des revenus n 2042 imposables au nom du défunt peut être souscrite dans les délais de droit commun et non plus obligatoirement dans le délai de 6 mois. (LFR 2010, art. 53) Ainsi la déclaration des revenus perçus entre le 1 er janvier 2011 et la date du décès intervenant en 2011 devra être produite en principe en mai 2012 (sauf report de délai). 51 Mariage, Pacs, divorce ou séparation en cours d année (CGI, art. 6; BOI 5 B-8-12) La loi de finances pour 2011 simplifie les modalités d'imposition des couples qui se constituent ou se séparent au cours de l'année d'imposition en substituant aux impositions multiples une imposition unique des intéressés, commune ou séparée, pour l'ensemble de leurs revenus de l'année. Mariage ou conclusion d'un Pacs à compter du 1 er janvier 2011 L'article 6, 5 du CGI pose le principe de l'imposition commune des époux ou partenaires pour l'ensemble des revenus dont ils ont disposé l'année du mariage ou de la conclusion du Pacs. Exemple : P. et M. concluent un Pacs le 1 er mai Ils sont imposés conjointement au titre des revenus perçus du 1 er janvier au 31 décembre Les époux et les partenaires liés par un Pacs peuvent opter pour l'imposition distincte des revenus dont chacun a personnellement disposé pendant l'année du mariage ou de la conclusion du pacte, ainsi que de la quote-part des revenus communs lui revenant. A défaut de justification de cette quote-part, ces revenus communs doivent être partagés en deux parts égales entre les conjoints ou partenaires. En cas d'option, deux déclarations sont donc souscrites au titre de l'année d'imposition. Divorce ou séparation à compter du 1 er janvier 2011 Dans sa nouvelle rédaction, l'article 6, 6 du CGI pose le principe de la déclaration unique distincte des couples qui se séparent. Chacun des anciens époux ou anciens partenaires liés par un Pacs est personnellement imposable sur les revenus dont il a disposé pendant l'année entière au cours de laquelle intervient l'événement, ainsi que sur la quote-part des revenus communs lui revenant. A défaut de justification d'une répartition spécifique de la quote-part des revenus communs, ces revenus sont divisés en deux parts égales entre les époux, partenaires, anciens époux ou anciens partenaires liés par un Pacs. GUIDE FISCAL
12 SANCTIONS EN CAS DE DEFAUT OU DE RETARD DE PRODUCTION DE LA DÉCLARATION (1) 60 Evaluation d office Si vous ne produisez pas dans le délai imparti votre déclaration n 2035, votre base d imposition est susceptible d être évaluée d office, c est-à-dire sans procédure contradictoire (pas de notification préalable et pas d intervention de la commission départementale) si vous ne régularisez pas votre situation dans les 30 jours d une première mise en demeure. (LPF art. L.73 et L.68) Il en va de même en cas de cessation d activité lorsque le contribuable n apporte pas la preuve que son état de santé l a mis dans l impossibilité absolue de déposer sa déclaration dans le délai légal. Pénalités Le défaut ou le retard de déclaration est sanctionné par l application d un intérêt de retard de 0,40 % par mois et d une majoration de droits s élevant au minimum à 10% (majoration encourue même si vous régularisez votre situation dans les 30 jours de la réception d une première mise en demeure de produire votre déclaration (CGI art et 1728). De plus, vous encourez une amende fiscale de 15 à 150 (CGI art B). 63 Majoration spécifique de 10% Une majoration de 10 % s applique en cas de retard ou défaut de souscription des déclarations. (voir n 475) Cette majoration spécifique remplace l ancien dispositif de remise en cause de l abattement qui était applicable jusqu en Perte de la réduction du délai de reprise Une seule application de pénalités suite à un dépôt tardif d une déclaration (de bénéfice ou de TVA) sur la période non prescrite entraîne la suppression de la réduction du délai de reprise (cf n 473) pour les bénéfices professionnels et pour la TVA. (Loi du , art. 6). Exclusion de l AGA Enfin, la non-communication de votre déclaration n 2035 et/ou des documents complémentaires à l AGA est susceptible d entraîner votre exclusion pour non respect de vos obligations. (1) Est assimilé à un retard de déclaration le dépôt dans les délais d une déclaration ne comportant pas toutes les mentions obligatoires ou n indiquant pas le montant du bénéfice, ou le montant des recettes brutes. SANCTIONS EN CAS D INEXACTITUDE OU D INSUFFISANCE DE DECLARATION 70 Pénalités Lorsque la déclaration n 2035 comporte des insuffisances qui conduisent l administration à effectuer des redressements, vous encourez les pénalités prévues en cas d insuffisance de déclaration. Le montant des droits est en effet assorti d un intérêt de retard de 0,40%. En outre, les droits sont majorés de 40 % s il y a eu manquement délibéré ou de 80 % si vous vous êtes rendu coupable de manoeuvres frauduleuses. Tolérance légale L article 1727, II, 4 du CGI prévoit que l intérêt de retard ne s applique pas lorsque l insuffisance des chiffres déclarés n excède pas le vingtième du revenu imposable retenu après redressement. Sont toutefois exclus du bénéfice de cette tolérance les contribuables qui se sont rendus coupables de manquements délibérés, de manœuvres frauduleuses ou d abus de droit. (LF 2000; BOI 13 N-4-00 et 13 N-1-07) 72 La mention expresse (art 1727, II, 2 du CGI) Son utilité : si un doute subsiste sur le bien-fondé de certains éléments à déclarer, il est possible de mentionner dans la déclaration ou une note annexe les motifs de droit ou de fait qui vous conduisent à ne pas mentionner en totalité ou en partie, certains éléments d imposition, ou à leur donner une qualification qui entraînerait, si elle était fondée, une taxation atténuée, ou à faire état de déductions qui sont ultérieurement reconnues injustifiées. Cette mention expresse évite l application de l intérêt de retard de 0,40 % sur le complément d impôt qui pourra être exigé si l interprétation proposée n est pas admise par l administration. (BOI 13 N-1-07) NB : un nouveau cas de dispense de l intérêt de retard a été institué à compter du 1 er janvier (voir n 73) En pratique : votre déclaration étant télétransmise via votre Expert-comptable ou votre AGA, vous devez utiliser le formulaire annexe libre dont la case mention expresse sera cochée et comportant la date et l objet de la demande. Attention : la mention expresse doit être employée de bonne foi. Elle signale en effet immédiatement au service des impôts une situation pouvant éventuellement entraîner un redressement. 10 GUIDE FISCAL
13 Le fait qu une déclaration soit assortie d une mention expresse ne fait pas obstacle à l application des sanctions prévues en cas de mauvaise foi ou de manœuvres frauduleuses dans le cas où, les motifs de droit ou de fait invoqués étant faux ou présentés de façon tendancieuse, cette mention est elle-même entachée de mauvaise foi. 73 Question à l'administration restée sans réponse : utilisez la mention expresse (CGI, art. 1727, II, 2 bis ; Inst , BOI 13 N-1-10) Afin de ne pas vous pénaliser si vous ne disposez pas, à l'expiration du délai de dépôt de votre déclaration, de tous les éléments d'interprétation nécessaires pour remplir vos obligations déclaratives, le législateur a étendu le dispositif dit de la «mention expresse». Ainsi, vous serez dispensé d intérêts de retard si vous avez interrogé l administration fiscale sur une difficulté d interprétation d une loi nouvelle ou sur une difficulté de détermination des incidences fiscales d'une règle comptable et si l'administration n'a pas formellement pris position sur la question avant l expiration du délai de déclaration. L'exonération des intérêts de retard est subordonnée aux conditions suivantes : vous êtes de bonne foi ; vous avez souscrit votre déclaration dans les délais prescrits ; vous vous êtes heurté à une difficulté touchant au principe ou aux modalités de la déclaration de certains éléments d'imposition. Les difficultés rencontrées peuvent porter : - soit sur le principe de la déclaration : telle somme est-elle imposable ou est-elle déductible? - soit sur les modalités de déclaration : dans quelle rubrique ou sous quel régime d'imposition doit être déclaré tel élément? Pour ouvrir droit à l'exonération d'intérêt de retard, la difficulté évoquée ne doit pas avoir donné lieu à des commentaires de l'administration dans une instruction publiée au Bulletin officiel des impôts. vous avez interrogé l'administration fiscale (par écrit ou par mail) avant l'expiration du délai de déclaration. La demande doit être précise et complète : elle doit préciser les éléments de fait nécessaires à sa compréhension, la disposition fiscale ou la règle comptable en cause ainsi que le point précis sur laquelle porte la difficulté d'interprétation motivant la demande. vous avez joint à votre déclaration une copie de votre demande restée sans réponse. Si votre déclaration est télétransmise, ajoutez au dépôt un formulaire annexe libre dont la case mention expresse sera cochée et comportant la date et l objet de la demande. l'administration n'a pas formellement pris position sur la question avant l'expiration du délai de déclaration, soit qu'elle n'a pas répondu à votre demande, soit qu'elle n'a pas publié dans un BOI de précision sur le sujet dans ce délai. 75 Le rescrit fiscal Vous vous interrogez sur la fiscalité applicable à votre situation professionnelle ou vous avez un doute sur une déduction? Grâce à la procédure du rescrit, vous pouvez demander à l administration de se prononcer sur votre cas précis ou l opération que vous envisagez. La procédure générale de rescrit consiste : - soit à interroger l Administration fiscale sur une situation de fait au regard d un texte fiscal en vue d obtenir une prise de position formelle; - soit à invoquer les réponses déjà formulées par l Administration sur des questions de portée générale ou apportant un éclairage sur l application d un texte fiscal (décisions de rescrit) sous réserve que votre situation soit identique à celle sur laquelle l administration a déjà pris position. Pour accéder à la procédure et aux décisions de rescrit : (taper rescrit dans recherche) Dispense de pénalités pour les nouveaux adhérents Enfin, les nouveaux adhérents à une AGA peuvent être dispensés de toutes majorations fiscales sur les insuffisances, inexactitudes ou omissions s ils les révèlent spontanément et par lettre recommandée à l administration (voir n 470). Majoration spécifique de 10% Une majoration, égale à 10 % des droits supplémentaires ou de la créance indue, s applique en cas d inexactitudes ou omissions relevées dans les déclarations. (voir n 475) Cette majoration spécifique remplace l ancien dispositif de remise en cause de l abattement qui était applicable jusqu en Compte-rendu de mission et exclusion de l AGA Si un adhérent ne donne pas suite aux demandes de correction des anomalies ou erreurs décelées par l AGA, cette dernière ne sera pas en mesure de conclure à la concordance, la cohérence et la vraisemblance des déclarations (de résultat et/ou de TVA) et fera état de cette situation dans le compte rendu de mission qu elle doit désormais délivrer à ses adhérents et à l administration fiscale. Parallèlement, l adhérent peut encourir l'exclusion de l association pour non respect de ses obligations. (BOI 5 J-1-11, n s 132 à 135) GUIDE FISCAL
14 COMMENT PASSER DE LA COMPTABILITÉ À LA DÉCLARATION? Avant de remplir l imprimé fiscal n 2035, il convient de procéder notamment aux opérations suivantes : Totaliser les recettes encaissées et les dépenses réglées du 1 er janvier au 31 décembre à partir de la récapitulation annuelle de votre livre-journal des recettes et des dépenses ou d une balance générale des comptes. Vérifier l équilibre des écritures et établir une balance 85 Avant de reporter les totaux annuels des recettes et dépenses de votre livre-journal sur les lignes correspondantes de la déclaration fiscale n 2035, vous devez vous assurer que votre comptabilité est juste et équilibrée. Vous pouvez utiliser plusieurs méthodes pour y parvenir, notamment le rapprochement bancaire et la balance des comptes. Pour établir cette dernière, vous devez vérifier les deux égalités suivantes : - le total des recettes encaissées enregistrées dans les comptes de trésorerie (Banque, caisse, CCP) doit être égal au total des recettes ventilées par nature; - le total des dépenses réglées enregistrées dans les comptes de trésorerie (Banque, caisse, CCP) doit être égal au total des dépenses ventilées par nature; En pratique, votre Association agréée vous demande de lui fournir un document lui permettant de vérifier la concordance entre votre comptabilité et votre déclaration. Ce document, appelé tableau de passage, correspond à l annexe dématérialisée OG 31 (voir modèle page suivante) Il s agit en fait d un schéma des mouvements financiers de l année. Votre comptabilité étant tenue d après les encaissements et les décaissements sauf option pour les règles de la comptabilité commerciale, ce document vous permet en effet : - de vérifier la cohérence des mouvements financiers et de leur affectation aux différentes rubriques du livre-journal; - de vous assurer de l exactitude arithmétique de ces différentes rubriques. Ce document doit bien entendu prendre en compte tous les mouvements financiers de l année, même si certains n ont pas d incidence directe sur la détermination du bénéfice. 12 GUIDE FISCAL
15 (2012) TABLEAU DE PASSAGE Reconstitution de la déclaration N 2035 au vu de la trésorerie OG31 CODES OBSERVATION DEMANDEE - CONTROLE DE REGULARITE NEANT WW/CCI AA Solde comptable des comptes de trésorerie au 31/12 AA/MOA AB Prélèvements personnels AB/MOA AC Versements SCM AC/MOA AD Capital emprunté remboursé dans l année AD/MOA AE Acquisitions d immobilisation AE/MOA AF Quote-part privée (dépenses mixtes) AF/MOA AG TVA décaissée AG/MOA AX TVA déductible sur immobilisation AX/MOA AY TVA déductible sur biens et services (case CY de la 2035B) AY/MOA AZ Autres (à préciser) BA/FTX AZ/MOA AZ BA/FTX AZ/MOA AH Total A AH/MOA AJ Solde comptable des comptes de trésorerie au 01/01 AJ/MOA AK Apports AK/MOA AL Quote-part frais SCM AL/MOA AM Emprunt (capital reçu) AM/MOA AN Montant encaissé suite à cession d immobilisation AN/MOA AW TVA encaissée (case CX de la 2035B) AW/MOA AP Frais déduits non payés, frais forfaitaires AP/MOA BZ Autres (à préciser) BB/FTX BC/MOA BZ BB/FTX BC/MOA AQ Total B AQ/MOA AR Résultat théorique (Total A - Total B) (1) AR/MOA AS Dépenses professionnelles (ligne BR de la 2035A) (2) AS/MOA AT Encaissements théoriques (= (1) + (2)) (3) AT/MOA AU Recettes nettes déclarées (ligne AG de la 2035A) (4) AU/MOA AV Situation à priori (= (4) - (3)) AV/MOA (*) le total [(4) - (3)] doit être nul. Si ce n est pas le cas, expliquer pourquoi dans la zone libre de l OG 26 Quelle que soit la méthode utilisée, vous devez vous assurer de l égalité suivante : A + B - C = D Soldes au * A Entrées B Sorties C Soldes au D Caisse : =... Banque n 1 : =... Banque n 2 : =... C.C.P. : =... * les soldes au 1 er janvier 2011 sont égaux aux soldes comptables au 31 décembre Mettre à jour le registre des immobilisations et des amortissements Reporter les mouvements de l année : acquisitions, cessions, etc. Calculer les amortissements de l année.(cf n os 120s) Calculer les plus-values (ou moins-values) et déterminer leur régime fiscal d imposition. (cf n os 190s) Arrondir les sommes à l euro le plus proche 88 Les bases d imposition ou chaque élément concourant à la détermination de ces bases doivent être arrondis à l euro le plus proche. La part des montants inférieure strictement à 0,50 doit être négligée (par exemple : 250,46 doit être déclaré 250 ). La part des montants égale ou supérieure à 0,50 doit être arrondie à l unité supérieure. (ex. 250,72 doit être déclaré 251 ). (inst. 13 RC, ) GUIDE FISCAL
16 Si vous êtes assujetti(e) à la TVA, votre AGA peut vous demander de lui transmettre ce tableau, en plus des copies de déclarations de TVA (CA3 ou CA12) (2012) CONTROLE DE TVA _ BNC OG92 Si la totalité des recettes est exonérées de TVA, cocher la case CA/CCI Régime de TVA (**) Régime réel simplifié (CA12) 1 OUI - 2 NON AA/CCI Régime réel normal (CA3) 1 OUI - 2 NON BA/CCI Base Hors Taxe des Base Hors Taxe Montant de la TVA recettes (*) Montant de la Taux de TVA (2) des recettes (*) figurant sur les figurant sur la déclaration TVA (1) x (2) figurant sur la déclarations CA3 ou 2035 (1) déclaration de TVA CA12 AB/MOA Exonérées AE/MOA BB/MOA En franchise BE/MOA CB/MOA 19,60 % CC/MOA CE/MOA CD/MOA RECETTES DB/MOA 5,50 % DC/MOA DE/MOA DD/MOA EB/MOA 8,50 % EC/MOA EE/MOA ED/MOA FB/MOA 2,10 % FC/MOA FE/MOA FD/MOA GB/MOA Autre taux GC/MOA GE/MOA GD/MOA Acquisition HB/MOA intracommunautaire HC/MOA HE/MOA HD/MOA Régularisation en JB/MOA base de TVA JC/MOA JE/MOA JD/MOA Total base Total TVA afférente KB/MOA HT aux recettes brutes KC/MOA (3) KE/MOA KD/MOA (4) Si la donnée (3) (4) ou comptabilité de tenue «créances acquises - dépenses engagées», Justifier l écart : AF/FTX AF/FTX AF/FTX Montant de la TVA Montant de la TVA figurant sur les déclarations CA3 ou figurant sur la déclaration 2035 CA12 DEPENSE S TVA sur autres biens et services LC/MOA LD/MOA Autres TVA à déduire MC/MOA MD/MOA TVA sur immobilisations NC/MOA ND/MOA Total TVA afférente aux dépenses PC/MOA (5) PD/MOA (6) Si la donnée (5) (6) ou comptabilité de tenue «créances acquises - dépenses engagées», Justifier l écart : AG/FTX AG/FTX AG/FTX Solde de TVA à payer TA/MOA TVA due (si (3) - (5) > 0) TB/MOA Crédit de TVA (si (3) - (5) < 0) TC/MOA TVA due (si (4) - (6) > 0) TD/MOA Crédit de TVA (si (4) - (6) < 0) TE/MOA (*) Si comptabilité tenue en TTC, ramener les bases en HT pour compléter les tableaux (**) L adhérent ne peut cocher qu un seul régime : Réel simplifié ou Réel normal. Rapprocher les recettes avec les déclarations de TVA (pour les adhérents assujettis) 90 Les adhérents assujettis à la TVA relevant du régime réel simplifié doivent en outre établir la déclaration annuelle CA 12 le 3 mai 2012 au plus tard. Ils doivent, à cette occasion, vérifier la concordance des recettes déclarées sur l imprimé 2035 avec celles figurant sur la déclaration CA 12. Il est précisé toutefois que certaines recettes peuvent être exonérées de TVA (produits financiers et certains gains divers par exemple). Les adhérents assujettis relevant du régime réel normal n ont pas de déclaration complémentaire à souscrire, les déclarations CA 3 qu ils ont souscrites sont définitives. Ils doivent cependant vérifier que le total des recettes déclarées mensuellement correspond bien au total des recettes déclarées sur l imprimé 2035 (sous déduction des débours éventuels). RAPPEL : Afin de permettre à votre AGA de vérifier la concordance entre votre déclaration de résultat et votre (vos) déclaration(s) de TVA, vous devez lui communiquer une copie des déclarations de TVA (CA3 ou CA12). Votre AGA peut également vous demander, en plus de ces déclarations, le tableau dématérialisé de Contrôle de TVA-BNC» (OG 92) (cf modèle ci-dessus) ou l OG91 (si votre résultat est déterminé d après les règles «créances-dettes»). 14 GUIDE FISCAL
17 IMMOBILISATIONS ET AMORTISSEMENTS Chapitre 1 L ACTIF PROFESSIONNEL 100 Votre bénéfice imposable inclut éventuellement les plus-values ou moins-values provenant de la réalisation des éléments d actif affectés à l exercice de votre profession. Il est donc nécessaire, pour déterminer ce bénéfice de connaître ces éléments qui forment ce que l'on appelle "L'ACTIF (ou PATRIMOINE) PROFESSIONNEL". Le problème se pose différemment selon que votre activité est exercée à titre individuel ou en société. I - Activité individuelle 101 Il faut distinguer sur le plan fiscal les éléments qui forment votre actif professionnel (dont les mouvements concourent seuls à la détermination du bénéfice imposable dans la catégorie des BNC) de ceux qui composent votre patrimoine privé. Or, vous avez la possibilité de conserver dans votre patrimoine privé (en ne les inscrivant pas sur votre registre des immobilisations) les biens utilisés dans le cadre de votre activité mais qui ne sont pas, par leur nature même, affectés à l exercice de votre profession (biens à usage mixte comme le véhicule par exemple). Ceci résulte de la jurisprudence du Conseil d Etat (CE , n et CE n 54909) à laquelle s est ralliée l administration à compter de l imposition des revenus de 1985 (Inst , 5 G-5-86). Quels biens devez-vous ou non inscrire sur votre registre des immobilisations? Il convient de distinguer trois catégories de biens : 1) Biens affectés par nature à l exercice de votre profession 102 Il s agit, selon l administration, des biens qui ne peuvent être utilisés que dans le cadre de votre activité professionnelle et en aucun cas pour un autre usage. Ces biens doivent obligatoirement être inscrits sur votre registre des immobilisations et des amortissements. Même si ces biens ne sont pas inscrits, I administration peut, dans l éventualité d un contrôle, imposer la plus-value correspondante au moment de leur réalisation (cession, donation, échange...). Relèvent notamment de cette catégorie : Éléments incorporels : le droit de présentation à la clientèle et la finance d une charge ou d un office ; les parts de SCM; les parts de société d exercice relevant du régime des sociétés de personnes (SCP, sociétés de fait ) dès lors que le contribuable exerce son activité en leur sein; GUIDE FISCAL
18 les parts de clinique dont l acquisition est obligatoire pour pouvoir y exercer l activité médicale ou paramédicale (CE , n et Rép. Madelin ); La qualification d élément d actif affecté par nature à l exercice de la profession des parts de sociétés acquises par les médecins est subordonnée à la présence dans les statuts ou le règlement intérieur d une obligation de détention. À défaut, et même si cette détention est exigée en fait, les parts de société ne peuvent présenter le caractère d élément d actif que si elles sont inscrites au registre des immobilisations. (CAA Nantes, , n , SA SOS médecins ; RJF 2/96 ) les droits d exclusivité sur les lits d une clinique. En jugeant que, pour un gynécologue obstétricien, le droit exclusif d exploitation d une partie des lits d une clinique constitue un élément incorporel d actif affecté à l exercice de sa profession, la Cour administrative d appel de Nancy estime implicitement mais nécessairement que le droit d exclusivité constitue un bien affecté par nature. (CAA Nancy , n 98-57; RJF 6/02) les valeurs mobilières acquises à l aide de dépôts de fonds des clients, contrairement à celles qui sont acquises au moyen de leurs recettes professionnelles. (Rép. Dejoie ). (cf n 315) Éléments corporels : les matériels et outillages spécifiques (exemple : matériel radiologique) ; les installations et biens d équipement servant spécifiquement à l exercice de l activité (exemple : installations électriques particulières permettant l emploi d appareils de grande puissance, standards téléphoniques) ; les véhicules spécialement agencés (auto-écoles par exemple). les contrats de crédit-bail lorsque les loyers versés ont été déduits pour la détermination du bénéfice non commercial, ainsi que les biens acquis à l échéance de ces contrats (inst , 5 G-10-94). 2) Biens utilisés pour l exercice de la profession sans y être affectés par nature 103 Il s agit des biens qui peuvent avoir un usage professionnel et privé. C est à vous que revient la décision d affecter ou non ces biens à votre patrimoine professionnel. Cette décision a cependant des conséquences sur la déduction des charges et la taxation des plusvalues. (voir n os 105 s.) La décision d affectation se manifeste par l inscription de la valeur de l élément concerné au registre des immobilisations et des amortissements. Entrent notamment dans cette catégorie: Les véhicules (sauf ceux utilisés par les auto-écoles); Les immeubles (hors terrain *), qu ils soient nus ou aménagés, à usage mixte (habitation, profession) ou à usage exclusivement professionnel (inst , 5 G-5-86; BNC II-3090s; CE , RJF 4/97; inst , 5 G-4-08). Exemple: si vous utilisez la totalité de la surface de votre local pour l exercice de votre profession, vous pouvez décider de ne pas l affecter à votre patrimoine professionnel; Par immeuble, il convient d entendre non seulement le bâtiment proprement dit, mais également les installations générales, agencements et aménagements qui font corps avec lui, c est-à-dire qui ne peuvent être détachés sans détérioration, soit du bâtiment, soit de l élément. À titre indicatif, constituent des accessoires immobiliers de la construction : les installations sanitaires, électriques, téléphoniques, de plomberie ou d ascenceurs ainsi que les équipements d isolation phonique et thermique, de climatisation et de chauffage central. * le terrain supportant le cas échéant l immeuble n est pas amortissable ; il doit par conséquent être inscrit sur une ligne distincte. Le droit au bail portant sur ces mêmes immeubles ; 1034 Les titres d'une clinique détenus par un chirurgien, dès lors qu'ils lui permettent d'exercer une influence sur la marche de l'établissement. En conséquence, ces parts ayant été inscrites au registre des immobilisations, les intérêts des emprunts contractés pour leur acquisition ainsi que la moinsvalue résultant de leur radiation sont déductibles des bénéfices de l intéressé. (CE n ; RJF 5/06) Même lorsque leur détention n est pas imposée par les statuts ou le règlement intérieur, les parts d une société exploitant une clinique peuvent présenter un caractère professionnel si leur acquisition revêt un intérêt ou une utilité pour l exercice de la profession et à condition que le contribuable prenne la décision de gestion de les inscrire sur le registre des immobilisations (CE , n 60502; BOI 5G-3-98) 1035 les parts de sociétés civiles immobilières (SCI) ou sociétés civiles, autres que les SCM, qui mettent des locaux nus ou équipés à la disposition des professionnels. (BOI 5G-3-98; Doc. adm. 5 G 2112, 13, ) La jurisprudence donne une interprétation plus restrictive de la liberté d affectation des parts de sociétés dont la détention n est pas une condition nécessaire à l exercice de l activité. (cf n o 1044) Les parts d une SARL au sein de laquelle un expert comptable exerce sa profession à titre libéral 16 GUIDE FISCAL
19 lorsqu'elles sont affectées par ce dernier, par décision de gestion, à l'exercice de sa profession. Le fait de les inscrire sur le registre des immobilisations leur confère le caractère d'éléments d'actif incorporels (TA Dijon , n ; RJF 11/93, BNC II-3410). NB : transposition au cas des experts-comptables de la jurisprudence du Conseil d'etat intervenue pour les parts de clinique (CE n 60502). Cf n parts de société civile de construction-vente détenue par un architecte Des parts de sociétés civiles de construction-vente, inscrites par un architecte au registre des immobilisations et dont la détention lui a permis d être désigné comme architecte des opérations de construction engagées par ces sociétés, sont des éléments d actif affectés à l exercice de sa profession au sens de l art. 93,I du CGI. Il appartient à l intéressé de justifier d une part que cet élément non affecté par nature à l exercice de son activité est inscrit au registre des immobilisations, d autre part que cette détention est utile à l exercice de sa profession. (CE 30 avril 2004,n , Paulin; RJF 7/04) Le Conseil d Etat retient ici une solution plus souple que celle résultant de décisions précédentes (cf n os 1042, 1044 & 1046) 3) Biens non utilisés pour les besoins de l activité : 104 Ils ne peuvent, en aucun cas selon l administration et le Conseil d Etat, faire partie de l actif professionnel même s ils sont inscrits sur le registre des immobilisatlons (CE ; BF 10/91). Exemples : 1042 immeubles donnés en location. Le fait pour un contribuable se livrant à une profession non commerciale de donner en location des locaux dont il est propriétaire à son entreprise personnelle ou à la société par l intermédiaire de laquelle il exerce sa profession fait obstacle à ce que ces locaux puissent être regardés comme des éléments d actif affectés à l exercice de sa profession. Dès lors, l immeuble qu un médecin donne en location à la SCM constituée avec un confrère appartient de ce seul fait à son patrimoine personnel, alors même qu il exerce sa profession dans une partie de ceuxci et qu il les a inscrits sur le registre des immobilisations. Par suite, les revenus correspondants relèvent des revenus fonciers et les charges d intérêt et d amortissement afférentes à ces locaux ne sont pas déductibles des bénéfices non commerciaux du médecin. (CE , n , RJF 7/01; Inst , BOI 5 G-4-08) De même, l immeuble qui cesse en tout ou partie d être utilisé pour l activité professionnelle est nécessairement transféré dans le patrimoine privé du contribuable. Ce transfert, réputé réalisé à la valeur vénale du bien, est de nature à entraîner une taxation au titre des plus-values professionnelles. Si la location de l immeuble n est que partielle, l immeuble continuant pour le surplus d être utilisé pour l exercice de l activité professionnelle, seule la fraction du local qui n est plus utilisée pour l activité est transférée dans le patrimoine privé. Il appartient à l intéressé de déterminer, sous sa responsablilité, la valeur de la fraction du local concerné. La fraction des charges afférentes à la part d utilisation à usage professionnel reste déductible pour la détermination de son bénéfice non commercial. (réunion du comité fiscal de la MOA du 29 mars 2000; BF 4/01) 1043 Doubles résidences : l administration considère qu un logement acquis à titre de double résidence est affecté exclusivement à un usage privé et ne peut donc faire l objet d une inscription à l actif professionnel. Par suite, les dépenses incombant au propriétaire de ce logement, tels que les intérêts d emprunt supportés au titre de son acquisition et la taxe foncière y afférente, ne sont pas déductibles du bénéfice imposable, même si le contribuable justifie que le choix de sa double résidence a été dicté par les contraintes de sa profession. (RES n 2011/16 (FP); BF 10/11, inf. 902) L intéressé peut toutefois se déduire un loyer à lui-même (cf n 348) les parts qu un notaire détient dans une SCI qui lui loue les locaux dans lesquels est installée son étude, en dépit de leur inscription sur un compte valant registre des immobilisations. (CE , n , Blonde, RJF 7/03; BNC II-3430 & 3435) Le Conseil d Etat retient ici une conception restrictive de la notion d éléments d actif affectés à l actif professionnel, alors même que l administration reconnaît au contraire un caractère professionnel aux parts de société dont la détention présente un intérêt pour l exercice de la profession et qui ont été inscrites sur le registre des immobilisations. (cf n 1035) La présente solution se situe dans la ligne de l arrêt du 6 avril (cf n 1042) 1046 parts de SA ou SARL autres que celles constituant des éléments affectés à l activité professionnelle. Ainsi, un expert-comptable qui a apporté une partie de sa clientèle à une SA nouvellement constituée à son initiative tout en continuant d exercer à titre individuel, n est pas fondé à déduire de son BNC la moins-value réalisée lors de la cession des actions de cette société, dès lors qu il n établit pas que la détention de ces actions était une des conditions nécessaires à l exercice de l activité individuelle qu il avait décidé de poursuivre indépendamment de la société. (CAA Bordeaux 3 mai 1994, n , RJF 7/94, BNC II-3415) Conséquences du choix d affectation 105 Si vous inscrivez le bien (sur option ou par obligation) Celui-ci sera considéré comme faisant partie de votre patrimoine professionnel. En conséquence, vous pourrez déduire de votre résultat professionnel toutes les charges supportées à raison de la détention et de l utilisation professionnelle du bien affecté, c est-à-dire : - les frais d acquisition; - les intérêts et les frais d emprunt correspondants; GUIDE FISCAL
20 - les impôts et taxes liés à la propriété du bien (taxe foncière pour un immeuble, carte grise pour un véhicule...); - les frais d entretien et de réparation - et les amortissements. En contrepartie, en cas de cession du bien ou de cessation d activité (ou de décès) la plus-value éventuellement constatée à cette occasion est imposable au titre des plus-values professionnelles (selon le régime exposé aux n os 210s). 106 Si vous n inscrivez pas le bien à votre registre, il sera considéré comme faisant partie de votre patrimoine privé. En conséquence, vous ne pourrez plus déduire de votre bénéfice les charges se rapportant à l acquisition et à la propriété du bien concerné (frais d acquisition, frais financiers, impôts et taxes, réparations et assurances incombant au propriétaire, amortissements). Par exception, les charges qui se rapportent uniquement à l utilisation du bien et qui incomberaient normalement à un locataire si ce bien était loué (réparations locatives, entretien courant,...) peuvent être déduites. En contrepartie, en cas de cession du bien ou de cessation d activité, la plus-value constatée n est pas imposable selon le régime des plus-values professionnelles mais selon celui des plus-values privées, bien plus favorable. Cas particulier du véhicule Par souci de simplification, I administration permet aux contribuables qui conservent leur véhicule dans leur patrimoine privé d utiliser le barème kilométrique forfaitaire (voir n 361) pour l évaluation de leurs frais, bien que ce barème couvre également des charges de propriété. 107 Votre choix n est pas irrévocable Vous pouvez à tout moment revenir sur votre décision en transférant ces biens (non affectés par nature) de votre patrimoine privé à votre patrimoine professionnel et inversement. Dans cette situation : - le passage du patrimoine professionnel au patrimoine privé entraînera pour les biens concernés, I application du régime des plus-values professionnelles. - au contraire, le passage du patrimoine privé au patrimoine professionnel n a aucune conséquence immédiate en matière de plus-value. Il n y aura taxation que lors de la cession ultérieure du bien et selon deux régimes fiscaux différents, I un afférent à la plus-value privée, I autre afférent à la plus-value professionnelle. (cf. n 233) A noter que dans ce cas, le bien doit être porté sur le registre des immobilisations pour sa valeur vénale à la date d'affectation (Conseil d'etat, , n 81496). II- Activité exercée en société 108 Le patrimoine des sociétés n est normalement pas susceptible de division. L ensemble des éléments dont elles sont propriétaires est donc affecté à l exercice de l activité professionnelle. Toutefois, dans les sociétés de personnes (et sociétés ou groupements assimilés), les droits ou parts sont considérés fiscalement comme formant un actif professionnel personnel pour les associés. Il s agit d un patrimoine en quelque sorte intermédiaire entre le patrimoine social et le patrimoine privé des associés, distinct de chacun d eux. Il présente les caractéristiques de tout actif professionnel, au point de vue de la déduction des charges qui le grèvent ou de l imposition des plusvalues résultant de la cession des éléments qui le composent. (voir n 418) Cas spécial des sociétés de fait ou des sociétés en participation Les membres de ces sociétés obéissent aux règles prévues pour les exploitants individuels en ce qui concerne les biens qui, utilisés pour l exercice de la profession, leur appartiennent en propre et n ont pas été apportés à la société. Toutefois, le texte même des articles 238 bis L et M du CGI impose d inscrire au bilan fiscal de la société de fait les biens que les associés ont convenu de mettre en commun. Ainsi, un immeuble acquis en indivision et utilisé par deux architectes fait obligatoirement partie de l actif social de la société de fait dans le cadre de laquelle ils exercent leur profession et ce même si la valeur d acquisition de l immeuble n a pas été, par erreur, inscrite sur le registre des immobilisations. (TA Lyon, , n ; RJF 11/00) Cette solution, inédite, est valable seulement dans le cas des sociétés de fait ou en participation, car, en principe, les immeubles ne font pas partie des biens affectés par nature à l exercice de l activité et la déduction des charges de propriété (amortissement, frais financiers) est subordonnée à leur inscription sur le registre des immobilisations. III - Travaux d aménagement sur un immeuble non inscrit à l actif 109 Le Conseil d'etat a jugé que des travaux d'aménagement réalisés sur un immeuble conservé dans le patrimoine privé de l'exploitant peuvent être inscrits à l'actif professionnel dès lors qu'ils constituent une immobilisation dissociable de l'immeuble, c'est-à-dire pouvant faire l'objet d'une cession séparée (CE n : BIC-IV-7700). 18 GUIDE FISCAL
GUIDE FISCAL. Association Française pour les professions Libérales 5520+420 664=6468 77976+46 4 463735486 886=8458 66810002 0352042
Bénéfices non non commerciaux Recettes Dépenses Plus-values Barèmes kilométriques Amortissements 2035 Réductions d impôt GUIDE FISCAL 2012 2008 1 0 0 0 2 0 3 9 6 4 6 4 6 8 7 9 8 8 9 6 4 6 + 4 6 8 9 6 4
Sommaire. Exemple de déclaration 2035... 132-136 Annexe 2035 E : calcul de la valeur ajoutée... 137 TABLE ALPHABETIQUE... 138
Sommaire page(s) Principales nouveautés...................................................................................... 1 Présentation de la déclaration...............................................................................

References: art. 170
 l'article 151
 art. 42
 art. 151
 art. 37
 art. 36
 art. 108
 l'article 151
 art. 35
 art. 15
 l'article 93
 l'article 261
 art. 15
 art. 13
 art. 16
 art. 16
 art. 53
 art. 29
 l'article 151
 l'article 238
 l'article 151
 art. 37
 l'article 1649
 art. 103
 art. 53
 art. 6
 L'article 6
 l'article 6
 art. 6
 art. 1727
 art. 93