Source: http://cuy.be/orthotypo/orthotypo_accent_nouvelle_orthographe.php
Timestamp: 2020-01-23 18:00:58+00:00

Document:
CUY - orthotypographie accent nouvelle orthographe
Les accents... cette nouvelle orthographe...
Némo, le chien d'Emmanuel Macron
Un article paru dans la presse : T'as vu l'info ? Emmanuel Macron va apprendre à parler à son chien Nemo.
Certes, cet article est criblé de fautes d'orthographe. Certes, il est aussi riche en non-respect des normes typographiques de la langue française (de France).
Mais inutile d'accabler ces professionnels de l'écrit d'erreurs qui n'en sont pas... l'ancien réglementaire s'écrit aujourd'hui règlementaire...
* les fautes d'orthographe
* les fautes de typographie
* notre étonnement
* réglementaire ou règlementaire, notre réponse...
* entre chaque...
Une lecture attentive... et les conclusions à en tirer :
§1, ligne 1 : « lundi 28 août »
* pas de panique : aucune erreur, mais cet accent circonflexe sur le u montre que le journaliste Guy Birenbaum fait le choix d'utiliser l'ancienne orthographe, ce que nous devons encore tous accepter comme correct.
* cependant, on peut s'étonner qu'un membre du secteur public fasse encore usage de cette vieille graphie, alors qu'une nouvelle a été instaurée depuis plus d'un quart de siècle et que depuis plus d'un an, le monde scolaire et académique doit faire usage de la nouvelle graphie... France-Info aurait-il reçu une mission particulière faisant appel à l'esprit critique des jeunes Français ou s'interdisent-ils la lecture de leurs écrits par la jeunesse française actuelle ?
§1, ligne 3 : « Vingt mille lieux »
* toujours pas de faute, mais confirmation du choix précédent : Birenbaum et le service public de France-Info refuse la nouvelle orthographe qui consisterait à placer un trait d'union entre chaque élément d'un numéral composé...
cf. page spéciale trait d'union et tiret
§1, ligne 5 : « Etant moi-même »
Pas capables d'utiliser ces caractères...
pas capables d'écrire en français...
* là, il s'agit bien d'une faute d'orthographe.
L'Académie, depuis 1694, fait usage de caractères accentués en capitales (accent aigu) et depuis 1792, des caractères accentués (accent grave).
Tout caractère accentué en bas-de-casse doit l'être en capitale...
inutile de se cacher derrière l'argument de nos instituteurs qui nous apprenaient l'écriture cursive et prétendaient, avec raison, que l'on accentuait pas les majuscules (en cursif), car maintenant on utilise des caractères d'imprimerie.
(cf. page spéciale capitales accentuées)
§3, ligne 2 : « sujet pluri-quotidien »
* ce n'est peut-être pas une grosse erreur, mais l'Académie française recommande la graphie soudée pour les mots composés, surtout pour ceux qui sont formés d'un préfixe dit “savant”, notamment —pluri— : pluriannuel, pluricausal, pluricellulaire, pluridimensionnel, pluridisciplinarité, plurilatéral, plurinational, pluripartisme, plurivalent, plurivoque... pour ne donner que ces quelques exemples.
* bien sûr, on doit reconnaitre que certains dictionnaires reconnaissent encore la graphie non soudée, mais ont-ils pris connaissance que :
>> d'une part le trait d'union est souvent le passage obligé entre la simple juxtaposition de mots (exemple : porte feuille en deux mots, devenu porte-feuille en 1718 dans le Dictionnaire de l'Académie, mais encore souvent noté en deux mots séparés fin du XVIIIe siècle), et la graphie soudée en un seul mot (portefeuille, depuis 1935 [Dictionnaire - Académie], mais graphie avec trait d'union encore présente de nos jours) et
>> d'autre part l'Académie française a cru bon d'ajouter aux réformes orthographiques de 1990 : « La soudure est étendue ; au-delà des cas cités dans cette règle, les auteurs de dictionnaires sont invités à privilégier la graphie soudée », ce qui en dit long sur les intentions futures de cette dernière.
§3, ligne 4 : « ramasser les trois cent grammes »
* Cent, multiplié et non suivi d'un nombre cardinal, doit prendre la marque du pluriel : nous croyons donc qu'il eût fallu écrire « ramasser les trois-cents grammes »... vieux principe orthographique que nous avons tous dû étudier depuis notre plus jeune âge.
* Depuis 1990, l'Académie propose d'écrire les adjectifs numéraux composés avec des traits d'union entre chaque élément (certains nobles limiers de notre français correct pourraient reprocher ici que entre suppose un pluriel (ou deux singuliers qui le suivent... nous en discuterons plus bas) du dit nombre.
Cette amélioration permet d'échapper à cette ancienne règle : « Les nombres cardinaux numéraux transcrits en toutes lettres s'écrivent sans trait d'union, mais avec un trait d'union entre les termes désignant les dizaines et ceux exprimant les unités, sauf si les dizaines et unités sont séparées par un “et” exprimé. De plus, si un composé de “quatre-vingts” apparaît dans les dizaines, ce composé s'écrira toujours avec un ou des trait(s) d'union. »
Afin d'harmoniser l'écriture des nombres, les Rectifications de l'orthographe de 1990 préconisent l'emploi du trait d'union entre chacun des termes (re-pluriel ?), même s'il ne s'agit pas de dizaines et d'unités, ou même lorsqu'il y a “et”.
Le lecteur corrigera l'image ci-contre : « Pas de 's' à 'cent' s'il y a un mot après » en « Pas de 's' à 'cent' s'il y a un nombre cardinal après » et les tirets entre tous les mots qui doivent être des traits d'union.
Le lecteur remarquera qu'outre une simplification d'une règle incohérente autrefois (même les enseignants parlaient d'une règle pour les nombres inférieurs à 100, alors que la règle était applicable à 122 comme à 394 [dizaine et unité, énoncées “nonante-quatre” ou “quatre-vingt-quatorze”[1]], l'orthographe actuelle permet enfin de distinguer :
vingt et un tiers (20 + 1/3) de vingt-et-un tiers (21/3), ici en orthographe actuelle,
mille-cent-vingt-septième (1127e), de mille-cent-vingt septièmes (1120/7), de mille-cent vingt-septièmes (1100/27), ni de mille cent-vingt-septièmes (1000/127), ici en orthographe actuelle.
§3, ligne : « les trois cent grammes règlementaires que son chien a abandonné sur... »
Grave erreur : accord du participe passé employé avec l'auxiliaire avoir... une règle avec trois cas :
* Lorsque le verbe n'a pas de complément d'objet direct (COD) le participe passé est invariable.
* Lorsque le verbe a un COD placé derrière lui, le participe passé est invariable.
* Lorsque le verbe a un COD placé devant lui, le participe passé s'accorde en genre et en nombre avec ce COD.
Et pour mémoire, le COD se trouve en posant la question QUOI ?
Ici, son chien a abandonné quoi ?
que, mis pour les 300 g... donc masculin pluriel et abandonné >> abandonnés
Faute que les anciens ne commettent pas ou plus, l'oublier c'était devoir recopier la règle plusieurs centaines de fois... merci !
§3, ligne : « ramassera-t-il lui même les crottes »
Les signes de ponctuation sont des signes qui rythment la phrase... le trait d'union n'est pas un signe de ponctuation, mais un signe grammatical et donc son absence, là où on devrait l'y voir, est une faute d'orthographe.
Deux, parmi les emplois nécessaires du trait d'union :
1.- Il faut deux traits d'union pour encadrer le 't' euphonique... bravo, cela a été fait.
2.- Il en faut un pour unir le mot “même” au pronom personnel qui le précède, à savoir : moi, toi, soi, lui, elle, nous, vous, eux.
[Ex. : moi-même, lui-même, vous-mêmes]
“nous-même” ne se met pas au pluriel non plus
dans le cas du pluriel “de majesté” (utilisé par les hauts dignitaires) ou “de modestie”.
cf. page spéciale trait d'union nécessaire
§3, ligne : « question que personne n’aurait jamais posé à »
Retour de ce participe avec avoir (cf. 6.) :
Personne n'aurait posé QUOI ?...
que, mis pour question,
donc féminin singulier : posé >> posée
§1, ligne 6 : « quelques conseils au président »
Président avec ou sans majuscule ?
Si l'on considère la fonction, il n'est pas indispensable de la noter avec une majuscule. Cependant, si l'on considère la personne désignée par cette fonction, et que auteur et auditeur n'ont aucun doute sur la personne envisagée, sans que soit préciser un nom ou une autre précision, ou si l'on s'adresse à cette personne, l'emploi de la majuscule s'impose.
Autant l'absence de majuscule est admissible lorsque l'auteur parle du président Macron (son nom suit), autant cette absence nous choque lorsqu'on parle du Président (pas besoin même de préciser de la République)... tout le monde sait de qui on parle...
Erreur, donc.
Le correcteur Cordial-enligne, de façon moins tranchée, écrit : « Lorsque, dans un texte particulier, le titre prend la place du nom du personnage qui le porte et sert à désigner, sans confusion possible, le personnage, on peut alors l'écrire avec une majuscule. »
cf. page spéciale : capitale ou majuscule de déférence ou de courtoisie
§1, ligne 7 : « un article intitulé "Comment »
Birenbaum ou France-Info semblent ignorer l'usage des guillemets typographiques de la langue française, ils s'obstinent à utiliser ces pattes de mouches que tout typographe qui se respecte refusera d'utiliser... C'est ce qui différencie les typographes sérieux des amateurs qui utilisent une marche typographique propre.
cf. page spéciale guillemets
§1, ligne 9 : « à votre gentil minou".... »
Encore une grossièreté typographique... Non, les points de suspension sont toujours au nombre de trois... Même si l'on veut y ajouter un point final à la phrase ou au paragraphe, tout bon typographe n'ignore pas que les points de suspension, lorsqu'ils terminent la phrase, se substituent au point final. En d'autres mots, il ne faut pas ajouter un 4e point si la phrase se termine par des points de suspension.
cf. page spéciale points de suspension
Dans un groupe de chasseurs de fautes, certaines parmi les fautes que nous avons relevées ont aussi été remarquées, sans aucun commentaire explicatif permettant aux auteurs de fautes d'améliorer leurs écrits à l'avenir.
Pas d'explications constructives, mais quelques commentaires cependant:
« Ah oui, crotte ! »,
« Un article bien merdique ! »
et ce dernier qui a provoqué notre réaction:
« Bon, règlementaire, l'accent grave est admis par Larousse.
CNRTL ne connaît que réglementaire, moi aussi. »
Réglementaire ou règlementaire, notre réponse...
Toutes les entrées du Dictionnaire de l'Académie sont notées en capitales. La 1re édition date de 1694 et l'accent grave, né en 1529, dans le traité de typographie Champfleury de l'imprimeur Geoffroy Tory, en même temps que la cédille et l'aposrophe, n'est apparu cependant dans le Dictionnaire qu'en 1762 (4e édition).
Dès cette 4e édition de 1762, le dictionnaire de l'Académie distinguait le substantif RÈGLEMENT (avec accent grave) de l'adverbe RÉGLÉMENT (avec 2 accents aigus), qui se construisait sur base de l'adjectif, généralement mis au féminin, ou du participe passé (ici : RÉGLÉ) auquel on ajoutait -ment pour former l'adverbe [assurer > assuré > assurément; long > longue > longuement]. Logique vieillotte dont (presque) plus personne n'a connaissance. Depuis la réforme de l'orthographe de 1990, il faut écrire :
Ces valises ne sont pas règlementaires.
Le mot règlement s'orthographie depuis toujours… enfin depuis très longtemps avec un accent grave.
Bizarrement, ses dérivés : réglementaire, réglementairement, réglementer et réglementation s'écrivaient avec un accent aigu, alors que la différence de prononciation n'était pas toujours, voire jamais audible (é prononcé |è| devant une syllabe avec un e muet). Dans la 5e édition de 1792, le Dictionnaire mentionne le mot RÉGLÉMENTAIRE, avec deux accents aigus, alors que quelques années auparavant, Jean-François Féraud, dans son Dictionaire critique de la langue française (Marseille, Mossy 1787-1788) écrivait déjà : « RèGLEMENTAIRE, adj. Mot forgé par un Économiste. "Il ignore la police réglémentaire angloise. Pourquoi ne pas dire tout simplement, les lois, les règlemens de la police anglaise? ».
Ce n'est que dans la 6e édition (1832) qu'apparait le premier RÉGLEMENTAIRE, jusqu'aux rectifications de 1990 (RÈGLEMENTAIRE).
Encore une vieille erreur corrigée !
La réforme de l'orthographe de 1990 harmonise l'orthographe et la prononciation de ces mots, sur le modèle de règlement, dont ils sont dérivés et tels qu'ils devaient être prononcés (le é devant une syllabe avec un e muet devait se prononcer |è|. Me trompé-je ?, monsieur le professeur Bernard Cerquiglini de TV5).
Désormais, on écrit donc : règlementaire, règlementairement, règlementer et règlementation. Une simplification ou rectification orthographique qui est bienvenue, car elle ajoute de la cohérence à l'orthographe. Alors ne la rejetons pas !
Entre chaque...
Entre nous, après consultation (entre chien et loup) de la 9e édition du Dictionnaire de l'Académie, sans parler entre mes dents, je vous le dis entre quatre yeux : les 82 exemples qui y sont donnés sont tous suivis d'un pluriel ou de plusieurs singuliers... cela aurait pu nous convaincre que notre interlocuteur qui prétendait qu'on ne pouvait pas écrire “entre chaque...” avait raison.
Mais une réaction scientifique nous a fait réagir : ce n'est pas parce qu'un dictionnaire multiplie les exemples qui pourraient illustrer un principe, que ce principe est toujours vrai... il est facile de trouver une centaine de mammifères vivipares, cela ne prouve pas qu'aucun ne ponde pas des œufs (les monotrèmes, dont l'ornithorynque et l'échidné), ce n'est pas parce que la majorité des mammifères est à poil(s), que l'on ne puisse trouver parfois quelque pangolin, chauffé dans son sommeil qui fait onduler son dos dont l'écaille étincelle au soleil.
Bref, il fallait trouver une explication... qui est sous notre nez : CHAQUE est un adjectif indéfini, exprimant la totalité d'une manière distributive, les éléments qui constituent cette totalité étant envisagés sous l'angle du singulier (chaque exclut le plur.). Chaque est donc un singulier qui sous-entend un pluriel... Quand Zola, dans Le ventre de Paris, parlait d'un homme qui courait après chaque jupon qui passait, il ne sous-entendait pas un unique jupon... quand Saint-Exupéry, dans Citadelle dit qu'il n'a point à connaitre chaque clou du navire, personne ne pense qu'il n'y ait qu'un seul clou par bateau.
Le réputé et souvent fiable dictionnaire (malheureusement pas concernant sa typographie) du CNRTL ajoute l'explication suivante : « Entre chaque + subst. sing. Dans chacun des intervalles d'une série implicitement posée par chaque. Entre chaque lit il y a un petit rideau en toile à matelas (Flaubert, Par les champs et par les grèves,1848, p. 191).Combien ce livre a dû te plaire, je le sens entre chaque ligne (Gide, Correspondance[avec Valéry], 1897, p. 289). Et les parois de la salle, entre chaque fenêtre, supportaient des tableaux (Mille, Barnavaux et quelques femmes,1908, p. 257). Entre chaque groupe de marches, une plate-forme exiguë pour la porte d'une maison (R. Rolland, Jean-Christophe,Le Buisson ardent, 1911, p. 1334). Le même intervalle subsiste entre chaque équipe (Barbusse, Le Feu,1916, p. 342). Faire des quantités de zigzags entre chaque rangée de patates (Céline, Mort à crédit,1936, p. 587). »,
et un peu plus loin : « Entre chaque + subst. Dans l'intervalle qui sépare les éléments d'une série répétitive ; c'est la notion de totalité posée par chaque qui rend possible la constr., souvent condamnée, mais réellement vivante. Entre chaque décharge, il y avait un silence effrayant (Zola, Madeleine Férat,1868, p. 17). Et, entre chaque pirouette, il se remettait à chanter (Maupassant, Contes et nouvelles, t. 2, Le Vagabond, 1887, p. 677). Le premier cinéma : un hangar, des bancs, entre chaque bobine, ça s'arrête (Queneau, Loin de Rueil,1944, p. 230). »
“Chacun” aussi demande le singulier, mais Girodet, dans le Bordas des difficultés, donne cet exemple : « Ingres et Delacroix, chacun dans son genre (ou dans leur genre) furent de très grands artistes. »
Le Larousse des difficultés explique : « Le possessif ou le pronom personnel employé en corrélation avec chacun peut être au singulier ou au pluriel. Ils vont chacun vers sa ou leur destination. Ils retournent chacun chez soi ou chez eux. »
La grammaire Aidenet (http://www.aidenet.eu/grammaire08j.htm) propose ce commentaire : « CHAQUE peut servir pour exprimer la répétition d'un fait : [...] entre chaque round, le soigneur lui épongeait le visage. »
Maurice Grevisse et Michèle Lenoble-Pinson suggèrent dans Le français correct : Guide pratique des difficultés : « Entre chaque, entre chacun s'emploient couramment au sens de “dans chaque intervalle de la série dont il s'agit”. Ces singuliers du point de vue formel impliquent des pluriels dans la réalité. », en dépit des puristes qui prônent, logiquement, après chaque ou après chacun. Grevisse confirme dans son Bon Usage (cf. ici).
Pour illustrer la syllepse, Wikipedia rappelle que « dans “on voyait entre chaque porte une décoration”, on note un raccourci grammaticalement litigieux pour “entre toutes les portes” ».
Finalement, à une question directe qui lui a été posée : « Peut-on dire « entre chaque », sachant que « chaque » est un mot singulier. Cette question me taraude depuis le collège des années 50 car on m’a appris qu’il fallait dire « entre deux », l'Académie a répondu : « Dans la mesure où le déterminant indéfini chaque a une valeur distributive, son emploi implique forcément que le nom qu’il détermine appartienne à un ensemble pluriel. C’est pourquoi l’usage autorise la construction entre chaque + substantif, là où le purisme exigerait la forme entre deux + substantif. La 9e édition du Dictionnaire de l’Académie propose du reste, pour définir la notion de couture sellier, la glose suivante : “couture très solide exécutée à la main, à gros points légèrement inclinés, avec un fil épais que l’on noue entre chaque point” ».
La logique de la langue française, les essais discordants d'éminents grammairiens, l'ouverture à la double possibilité, tout porte à croire, même si entre les deux votre cœur balance, même si “entre” appelle un pluriel et “chaque” un singulier, vous ne commettez aucune erreur si vous continuez à placer une espace “entre chaque” mot, car ici encore l'usage est plus souple que ne le prescrivent les règles. Et très souvent, ce qu'exige une règle n'est que ce qu'elle suggère ou illustre.
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[1] Le lecteur aura remarqué que cette règle, telle qu'énoncée ici, n'est valable qu'en Belgique. le trait d'union de “quatre-vingt-quatorze” entre vingt et quatorze ne sépare pas les termes désignant les dizaines et ceux exprimant les unités. Le français de France est compliqué, serait-ce parce que le Français est compliqué ?
Le quatorze employé dans nos deux pays ne compte pas de termes désignant les dizaines ni exprimant les unités, il n'y a donc pas de trait d'union à y placer...

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