Source: http://www.icty.org/x/cases/mladic/trans/fr/131017IT.htm
Timestamp: 2016-05-27 04:34:47+00:00

Document:
131017IT
Page 17967 ��1�� Le jeudi 17 octobre 2013
� 6�� Mme LA GREFFI�RE : [aucune interpr�tation] � 7� �M. LE JUGE ORIE : [aucune interpr�tation]
� 8�� M. GROOME : [interpr�tation] -- la semaine derni�re, le CLSS a �t� d'accord � 9�� pour v�rifier ces comptes rendus d'audience et ces vid�os. Donc �10�� l'Accusation ne souhaite pas visionner ces vid�os deux fois dans le �11�� pr�toire. Nous pensons que cela permettra d'acc�l�rer l'interrogatoire. �12�� C'est la premi�re question.
�13�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Si cela a �t� v�rifi� et qu'il n'y a pas �14�� d'objection de la part de la D�fense.
�15�� M. IVETIC : [interpr�tation] Pas d'objection de la part de la D�fense.
�16�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Donc la Chambre de premi�re instance �17�� fait droit � votre premi�re requ�te.
�18�� M. GROOME : [interpr�tation] La deuxi�me question porte sur le T�moin �19�� RM280. Hier la Chambre de premi�re instance a rendu une d�cision refusant �20�� la demande de l'Accusation aux fins de verser la d�position dans le cadre �21�� du 92 bis. Cela peut �tre utile aux Juges de la Chambre de savoir que ce �22�� t�moin concerne la vid�o qui porte sur les Skorpions. Dans la d�cision de �23�� la Chambre de premi�re instance, la Chambre a d�clar� : �24�� "Invite l'Accusation � pr�senter le T�moin RM280 en tant que t�moin viva �25�� voce ou en vertu de l'article 92 ter du R�glement de proc�dure et de �26�� preuve."
�27�� L'Accusation souhaite citer � la barre le t�moin en tant que t�moin dans le �28�� cadre du 92 ter et souhaite v�rifier aupr�s des Juges de la Chambre -- Page 17968 � 1�� l'Accusation n'a pas besoin de faire une demande de 92 ter. L'Accusation � 2�� dans ce cas versera au dossier les m�mes documents 92 qu'elle a vers�s en � 3�� vertu du 92 bis.
� 4�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Pas d'objection de la part de la D�fense � 5�� et surtout une question de formalit� ?
� 6�� M. IVETIC : [interpr�tation] Pas d'objection. Nous avons abord� cela avec � 7�� l'autre partie avant le d�but du proc�s ou l'ouverture de l'audience.
� 8�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] La Chambre fait droit � votre requ�te. � 9�� Il n'y a donc pas de requ�te 92 ter distincte d�pos�e. Nous allons �10�� simplement accepter en tant que tel votre demande orale.
�11�� M. GROOME : [interpr�tation] Merci.
�12�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Faites entrer le t�moin dans le �13�� pr�toire, s'il vous pla�t.
�14�� Ma�tre Lukic, d'apr�s ce que j'ai compris vous allez terminer votre contre-
�15�� interrogatoire en premier volet d'audience de ce matin; c'est exact ?
�19�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Bonjour, Mr Reidlmayer.
�20�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Bonjour, Monsieur le Juge.
�21�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Je souhaite vous rappeler que vous �tes �22�� toujours tenu par la d�claration solennelle que vous avez donn�e hier au �23�� d�but de votre d�position.
�24�� LE T�MOIN : ANDRAS RIEDLMAYER [Reprise]
�27�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Et Me Lukic va poursuivre son �28�� interrogatoire.
Page 17969 � 1�� Contre-interrogatoire par M. Lukic : [Suite]
� 2�� Q.� [interpr�tation] Bonjour, Mr Reidlmayer.
� 3�� R.� Bonjour, Ma�tre Lukic.
� 4�� Q.� Je souhaite poser une question concernant votre d�position que celle � 5�� que vous avez faite devant la CIJ. Est-il exact que, dans cette affaire-l�, � 6�� vous avez agi pour le compte des Musulmans de Bosnie ou vous �tes intervenu � 7�� dans ce cadre-l� ?
� 8�� R.� Oui, j'ai �t� appel� en qualit� d'expert t�moin par les d�fenseurs.
� 9�� Q.� Vous savez, n'est-ce pas, qu'en ce qui concerne ce proc�s-ci les �10�� repr�sentants serbes au sein des organes conjoints de Bosnie-Herz�govine �11�� n'avaient pas donn� leur consentement ?
�12�� R.� Je ne suis pas dans le secret des �l�ments de la proc�dure.
�13�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ma�tre Lukic, et je m'adresse � vous �14�� aussi, Monsieur Riedlmayer, la question pr�c�dente �tait la suivante : �15�� "Est-il exact que, dans cette affaire-l�, vous �tes intervenu dans les �16�� int�r�ts des Musulmans de Bosnie ?"
�17�� Vous avez dit :� �18�� "Oui, j'ai �t� cit� en tant que t�moin expert par la D�fense." Alors �19�� ceci ne correspond pas � l'id�e qu'un t�moin doit dire la v�rit�, et �20�� vous n'agissez pas pour le compte de ou dans l'int�r�t des Musulmans �21�� de Bosnie. �22�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Alors je suis venu pour, j'intervenais pour le �23�� compte de l'�tat de Bosnie-Herz�govine qui --
�24�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ecoutez, je vais vous interrompre �25�� quelques instants. Encore une fois, vous dites que "vous �tes intervenu �26�� pour le compte de", alors que la Chambre de premi�re instance estime qu'un �27�� t�moin ou un t�moin expert ne doit pas agir ou intervenir pour le compte �28�� d'une des parties alors qu'il est cit� � la barre. Une fois qu'il est Page 17970 � 1�� appel� en tant que t�moin, il doit donner sa d�position et dire la v�rit�. � 2�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Oui. � 3�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] C'est quelque chose diff�rent lorsque � 4�� vous dites que vous intervenez pour le compte d'une des parties. Lorsque � 5�� vous dites : � 6�� "J'ai �t� cit� � la barre en tant que t�moin expert par les D�fenseurs." � 7�� Est-ce que je vous ai bien compris, vous �tiez l� pour remplir vos � 8�� obligations en tant que t�moin expert plut�t que d'intervenir pour le � 9�� compte de l'une ou l'autre des parties ?
�10�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Pardonnez-moi, j'ai utilis� une formulation �11�� pas tr�s claire. En r�alit�, j'ai �t� l� en tant que t�moin expert, et j'ai �12�� t�moign� en tant que tel devant le Tribunal en fonction de ce que je �13�� savais. Mais ce sont les D�fenseurs qui m'ont cit� � la barre. �14�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Bon, c'est clair. �15�� Ma�tre Lukic, alors lorsque vous posez ce genre de question au t�moin, vous �16�� suscitez la confusion, Ma�tre Lukic.
�17�� Et ensuite le deuxi�me point, la deuxi�me question --
�18�� L'INTERPR�TE : Formulation maladroite. Note de l'interpr�te. Veuillez �19�� remplacer par formulation maladroite. �20�� -- dans votre deuxi�me question, vous avez parl�, me semble-t-il, oui, �21�� n'avez pas donn� son consentement ou n'a pas donn� son consentement. Je �22�� suppose qu'il n'avait pas donn� leur consentement � quoi ? Qu'au fait de �23�� saisir la CIJ de cette affaire ?
�24�� M. LUKIC : [interpr�tation] Oui. �25�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Alors donnez son consentement, �a peut �26�� �tre � tous �gards. �27�� Veuillez poursuivre. Un instant, s'il vous pla�t. �28�� [La Chambre de premi�re instance se concerte] Page 17971 � 1�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ma�tre Lukic, mes coll�gues m'ont � 2�� inform� du fait, m�me si je ne l'avais pas remarqu� moi-m�me, parce que � 3�� j'�tais concentr� sur ce que je faisais que M. Mladic a communiqu� avec la � 4�� galerie du public, ce qui est tout � fait inacceptable. Par la pr�sente, il � 5�� est averti du fait que cela ne doit pas se reproduire. Veuillez poursuivre, � 6�� s'il vous pla�t. � 7�� M. LUKIC : [interpr�tation] Merci. � 8�� Q.� Monsieur Riedlmayer, est-il exact que dans certains de vos documents, � 9�� vous avez affirm� que des nationalistes serbes dans la Republika Srpska ont �10�� adopt� des lois anti-raciales qui interdisaient le m�lange de g�nes. �11�� Autrement dit, tout non-Serbe qui �pouserait une femme serbe ou qui aurait �12�� des rapports sexuels avec une femme serbe serait consid�r� comme avoir �13�� commis un crime ?
�14�� R.� Alors c'est quelque chose qui a �t� abord� dans le cadre d'autres �15�� contre-interrogatoires. Il est vrai qu'en 1993, alors que la guerre faisait �16�� encore rage, j'ai �crit un pamphlet assez court sur un site internet qui �17�� �tait l'illustration d'un reportage dans les m�dias. J'ai appris par la �18�� suite que cela n'�tait pas vrai, qu'en r�alit� d'apr�s certains reportages �19�� dans les m�dias, cela avait �t� mal rapport�, ne correspondait pas � la �20�� situation r�elle. Il est vrai que comme cela s'est av�r� apr�s la guerre �21�� que des personnes de mariage mixte �taient encourag�es � partir, mais il �22�� n'est pas vrai que le mariage mixte �tait interdit. �23�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ma�tre Lukic, alors votre question qui �24�� consistait � demander au t�moin s'il avait affirm� telle ou telle chose, et �25�� ce serait certainement plus ais� pour les Juges de la Chambre d'appr�cier �26�� la d�position du t�moin, de savoir s'il s'agissait d'une affirmation �27�� personnelle ou si ce pamphlet faisait simplement r�f�rence � des reportages �28�� faits par d'autres. Donc ceci serait plus utile pour les Juges de la Page 17972 � 1�� Chambre, � savoir s'il y avait un engagement personnel de la part du � 2�� t�moin, mais vous n'avez pas pos� cette question dans son contexte. La � 3�� Chambre de premi�re instance n'est pas au courant de l'existence de ce � 4�� pamphlet ni de la teneur de ce pamphlet. � 5�� M. LUKIC : [interpr�tation]� � 6�� Q.� Monsieur Riedlmayer, vous avez entendu ce qu'a dit M. le Pr�sident; � 7�� pourriez-vous nous expliquer de quel pamphlet il s'agissait, et quel r�le � 8�� avez-vous jou� dans la r�daction dudit pamphlet ?
� 9�� R.� Alors ceci a �t� publi� sur un site internet, cela a disparu depuis �10�� longtemps, je crois, mais vous pouvez retrouver un exemplaire quelque part. �11�� Q.� D'accord. Comment cela s'intitulait-il ?
�12�� R.� Une histoire courte de la Bosnie-Herz�govine. C'�tait un document de �13�� sept pages. Il ne s'agissait pas d'une publication officielle, il ne �14�� comportait aucune note en bas de page, aucune r�f�rence, et parlait de la �15�� guerre dans ses derni�res pages. Et par la suite, j'ai publi� un certain �16�� nombre de choses qui traitaient du m�me sujet, qui a �t� publi� comme il se �17�� doit, et dont les sources sont tout � fait v�rifiables, et je maintiens ce �18�� que j'ai dit dans ces documents-l�, et cela figure sur mon curriculum �19�� vitae. �20�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Et avez-vous affirm� comme cela a �t� �21�� dit dans la question de Me Lukic ou, en tout cas, l'avez-vous pr�sent� �22�� comme correspondant � un fait ou avez-vous dit, eh bien, moi, j'ai lu telle �23�� et telle chose, j'ai lu tel et tel rapport. �24�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Alors je ne me souviens pas de la formulation �25�� exacte mais compte tenu du fait qu'il ne s'agissait pas d'un document �26�� officiel, il n'y avait pas de notes en bas de page pour citer les sources, �27�� et donc avec le recul je ne sais pas si j'ai dit "all�gu�" ou pas. �28�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Bon, d'accord. Dans ce cas, nous ne Page 17973 � 1�� savons pas. � 2�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Cela remonte � 20 ans, Monsieur le Pr�sident. � 3�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Oui, c'�tait il y avait 20 ans. � 4�� Ma�tre Lukic, � vous. � 5�� M. LUKIC : [interpr�tation] Merci. � 6�� Q.� Vous nous avez dit que c'�tait en 1993, vous l'avez dit vous-m�me. � 7�� Alors c'�tait pendant les conflits arm�s, n'est-ce pas ?
� 8�� R.� C'est exact. � 9�� Q.� Est-il exact de dire aussi que vous avez dit, par exemple, que les �10�� Serbes avaient pers�cut� les Gitans et les Juifs dans l'ouvrage r�dig� par �11�� vous ?
�12�� R.� Je ne pense pas avoir dit cela. Les Gitans, oui, ce dont il a �t� �13�� question c'�tait le patrimoine juif qui a �galement �t� endommag� pendant �14�� la guerre. �15�� M. LUKIC : [interpr�tation] J'aimerais qu'on nous montre le 1D1334, s'il �16�� vous pla�t. �17�� Q.� C'est dans le texte intitul� : Une br�ve histoire de la Bosnie-
�18�� Herz�govine. �19�� M. TRALDI : [interpr�tation] Je ne sais pas si je vais soulever une �20�� objection, mais je fais remarquer que �a ne faisait pas partie de la liste �21�� des pi�ces � conviction qui nous a �t� communiqu�e.
�22�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ma�tre Lukic.
�23�� M. TRALDI : [interpr�tation] Non, je vois un enregistrement vid�o sur �24�� l'�cran --
�25�� M. LUKIC : [aucune interpr�tation] �26�� M. TRALDI : [interpr�tation] Je retire mon commentaire.
�27�� M. LUKIC : [interpr�tation] Le document est sur la liste.
�28�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Bon. Alors c'est sur la liste.
Page 17974 � 1�� Et j'aimerais que vous r�fl�chissiez avant que de vous lever, Monsieur � 2�� Traldi.
� 3�� M. LUKIC : [interpr�tation] Nous avons besoin de la page 8, dernier � 4�� paragraphe et derni�re phrase.
� 5�� LE T�MOIN : [aucune interpr�tation] � 6�� M. LUKIC : [interpr�tation] � 7�� Q.� Je vais en donner lecture pour que ce soit consign� au compte rendu � 8�� d'audience : � 9�� "Les chiffres de plus en plus petits de la population non-serbe restant �10�� sous le contr�le des Serbes n'avaient pas acc�s aux emplois dans le secteur �11�� public et se sont vus demander de hisser des drapeaux blancs l� o� ils �12�� habitaient. On leur a refus� toute protection de la police par les �13�� autorit�s nationalistes, les non-Serbes, (Musulmans, Croates, Gitans, et �14�� Juifs) restant � Banja Luka et autres villes bosniaques occup�es sont �15�� expos�es � des attaques violentes, y compris vol, meurtre, et viol, le tout �16�� �tant r�alis� impun�ment en plein jour."
�17�� Est-ce que vous seriez d'accord avec moi pour dire qu'il ne s'agit pas �18�� seulement de destruction de bien culturel, vous avez au contraire affirm� �19�� que les Serbes s'�taient attaqu�s aux Juifs ?
�20�� R.� Apparemment je l'aurais dit et j'ai retir� cela. Je ne le pense plus; � �21�� l'�poque je pense l'avoir pens�. Mais c'�tait il y a 20 ans.
�22�� Q.� Est-il exact de dire qu'en fait vous avez personnellement pris part � �23�� la guerre de propagande conduite contre les Serbes en essayant de la sorte �24�� de les comparer avec les Nazis de l'Allemagne et les fascistes d'Italie ?
�25�� R.� Il me semble que c'est une question � plusieurs volets.
�26�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Commen�ons par la partie factuelle, est-
�27�� ce que vous les avez compar�s avec les r�gimes fascistes du pass�. C'est �28�� une question factuelle. Et l'autre --
Page 17975 � 1�� LE T�MOIN : [aucune interpr�tation]
� 2�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] -- est-ce que vous avez jou� un r�le --
� 3�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Oui. Bien. Alors je crois que je devrais � 4�� r�examiner le document pour voir si c'est exactement ce que j'ai dit, mais � 5�� je pense que j'avais caract�ris� l'id�ologie du nationalisme extr�miste � 6�� comme �tant analogue aux id�ologies similaires de la Deuxi�me Guerre � 7�� mondiale.
� 8�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ma�tre Lukic, votre question se basait � 9�� sur ce document ou est-ce que c'�tait une question plus de nature g�n�rale �10�� qui se fondait sur les opinions formul�es par le t�moin pas n�cessairement �11�� dans ce document-ci seulement ?
�12�� M. LUKIC : [interpr�tation] Pas seulement dans ce document. Il y a d'autres �13�� textes ant�rieurs que nous avons eu l'opportunit� de voir il a �t� question �14�� de l�gislation qui interdisait les mariages entre Serbes et autres �15�� appartenances ethniques. Et partant de ce document aussi --
�16�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Mais si vous faites r�f�rence � d'autres �17�� documents, j'ai d�j� dit que je voulais me pencher sur ce pamphlet. Vous �18�� nous avez dit qu'on allait le voir dans un instant et que les choses �19�� seraient claires. Alors maintenant que vous �voquez ces autres sources est-
�20�� ce que nous allons les voir aussi ?
�21�� M. LUKIC : [interpr�tation] Je me suis entretenu avec M. Traldi ce matin. �22�� Nous essayons de retrouver quelque chose de l'affaire Seselj et ce n'est �23�� pas facile.
�24�� M. LE JUGE ORIE : [aucune interpr�tation]
�25�� M. LUKIC : [interpr�tation] Parce qu'il n'est pas mention des num�ros de �26�� pi�ces � conviction.
�27�� M. LE JUGE ORIE : [aucune interpr�tation] �28�� M. LUKIC : [interpr�tation] Mais j'ai une trace pour ce qui est de la Page 17976 � 1�� premi�re partie, et nous avons ce document.
� 2�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Bien. Les choses sont claires.
� 3�� Continuez.
� 4�� M. LUKIC : [interpr�tation] Merci.
� 5�� M. LE JUGE MOLOTO : [interpr�tation] Un instant. Je veux m'assurer que vous � 6�� �tes encore sur le m�me courant d'id�e, parce que vous avez r�pondu � une � 7�� question du Juge Orie en disant que le t�moin avait affirm� que l'on avait � 8�� interdit les mariages entre Serbes et autres. Maintenant vous n'�tes plus � 9�� en train de parler de mariages, n'est-ce pas ? �10�� M. LUKIC : [aucune interpr�tation] �11�� M. LE JUGE MOLOTO : [interpr�tation] Vous �tes en train de proc�der � des �12�� comparaisons avec les nationalistes extr�mes et les fascistes.
�13�� M. LUKIC : [interpr�tation] Merci, Monsieur le Juge. C'est cela.
�14�� Q.� Est-ce que vous avez caract�ris� ceci en public comme �tant en disant �15�� que le parti radical du Dr Vojislav Seselj �tait un parti fasciste, n'est-
�16�� ce pas ? �17�� R.� C'est ce qui a fait son apparition � l'occasion du contre-
�18�� interrogatoire dans l'affaire Seselj, En effet. Quelques mois avant le �19�� d�roulement de cette affaire un ami m'avait �crit pour me dire qu'il �20�� s'inqui�tait de voir l'ex-Yougoslavie retourner vers la guerre, la �21�� rh�torique �tait de plus en plus violente, et je lui ai envoy� une r�ponse �22�� d�taill�e et dans une partie de cette r�ponse. J'ai dit que si aux �23�� �lections serbes les Radicaux l'emportaient, ce serait une mauvaise chose. �24�� J'ai caract�ris� l'id�ologie du Parti radical comme �tant n�ofasciste. Oui, �25�� cela est exact.
�26�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Est-ce que c'�tait des �changes de �27�� courrier � titre priv� ?
�28�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Oui, c'�tait une correspondance priv�e, mais Page 17977 � 1�� il a mis cela sur son site internet. C'est la nature de l'internet, � 2�� malheureusement.
� 3�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Merci.
� 4�� Continuons.
� 5�� M. LUKIC : [interpr�tation] � 6�� Q.� Et dans cette lettre, vous avez pr�sent� des opinions personnelles � � 7�� vous, n'est-ce pas ? � 8�� R.� Oui, �a �t� une analyse informelle.
� 9�� Q.� Est-il exact de dire aussi que pendant la guerre en Bosnie-Herz�govine �10�� vous vous �tiez employ� en faveur de l'armement des Musulmans et en faveur �11�� de la lev�e de l'embargo ?
�12�� R.� Excusez-moi, mais j'ai du mal � vous entendre.
�13�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Oui. Je crois qu'il y a eu l� un �14�� probl�me technique. M. Riedlmayer n'a pas entendu.
�15�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Oui, j'ai augment� le volume. C'est bon �16�� maintenant.
�17�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Allez-y. �18�� Veuillez r�p�ter votre question, Ma�tre Lukic.
�19�� M. LUKIC : [interpr�tation] Pas de probl�me.
�20�� Q.� Est-il exact de dire que pendant la guerre en Bosnie-Herz�govine vous �21�� vous �tiez employ� en faveur de l'armement des Musulmans, et la lev�e de �22�� l'embargo sur les fournitures d'arme � la Bosnie-Herz�govine ?
�23�� R.� Une fois de plus, je vais dire que ceci se rapporte � quelque chose �24�� d'�voquer dans un contre-interrogatoire. En �t� 1995 j'ai �t� l'un des �25�� signataires d'une lettre ouverte adress�e � l'administration de Clinton qui �26�� en appelait en faveur de la lev�e de l'embargo sur les armes, et j'ai �27�� soulign� qu'en vertu de la Chartre des Nations Unies, chapitre 7, article �28�� 51, la Bosnie-Herz�govine, en sa qualit� de membre des Nations Unies, avait Page 17978 � 1�� le droit � l'autod�fense. Et dans cet article 51, il est dit que la Bosnie-
� 2�� Herz�govine avait le droit de le faire jusqu'au moment o� le Conseil de � 3�� s�curit� serait � m�me de prendre des mesures efficaces pour �tablir la � 4�� paix et la s�curit�. Et avant l'�t� 1995, il me semblait que les Nations � 5�� Unies n'avaient pas r�ussi � restaurer la paix et la s�curit�, donc c'�tait � 6�� une opinion raisonnable que j'avais d�fendue. � 7�� Q.� Seriez-vous d'accord avec moi pour dire que vous �tes pro Musulman et ��8�� anti-Serbe ?
� 9�� R.� Je pense une fois de plus que c'est une question tendancieuse. Je ne �10�� suis ni pro Musulman ni anti-Serbe. Je suis favorable � une Bosnie-
�11�� Herz�govine civique, et je ne crois pas aux divisions ethniques. Je ne suis �12�� pas un citoyen de la Bosnie-Herz�govine, donc il ne m'appartient pas de �13�� d�terminer quel type de gouvernement il serait mis en place l�-bas. �14�� Q.� Serait-il exact de dire que vous avez t�moign� devant la Cour �15�� internationale de justice, bien que Mostar ne fasse pas partie de l'acte �16�� d'accusation ? Vous avez affirm� que les mosqu�es � Mostar ont �t� �17�� d�truites par les Serbes pendant le si�ge de la ville. Est-ce que vous �18�� maintenez ce que vous aviez dit � l'�poque ?
�19�� R.� �a faisait partie de mon t�moignage sous serment dans l'affaire Seselj �20�� aussi. Le premier si�ge de Mostar d'avril � juin 1992 �tait un si�ge tenu �21�� par l'arm�e populaire yougoslave. Chose qui a �t� �tablie par le rapporteur �22�� du conseil de l'Europe, et les d�g�ts au niveau de 11 sur un total de 12 �23�� mosqu�es � Mostar avant le si�ge des forces croates de Mostar, �a n'a pas �24�� commenc� avant le printemps, et il y a eu des d�g�ts d'occasionn�s. C'est �25�� un fait, je ne pense pas que la chose puisse �tre remise en question. �26�� Q.� Au sujet du vieux pont de Mostar, aviez-vous affirm� que c'�tait la JNA �27�� qui l'avait d�truit, et est-ce que vous maintiendrez ce type d'affirmation �28�� de nos jours ?
Page 17979 �1�� �2�� �3�� �4�� �5�� �6�� �7�� �8�� �9�� 10�� 11�� 12�� 13�� 14�� Page intercal�e pour assurer l��quivalence de pagination des
16�� 17�� 18�� 19�� 20�� 21�� 22�� 23�� 24�� 25�� 26�� 27�� 28�� Page 17980 � 1�� R.� Je n'ai jamais affirm� que la JNA avait d�truit le pont. Elle l'avait � 2�� endommag� toutefois, il y a eu plusieurs touchers au niveau de ce pont, et � 3�� deux tours panoramiques du Moyen �ge qui �taient de part et d'autre du � 4�� pont, et qui ont �t� elles aussi assez gravement endommag�es. Le pont � 5�� toutefois a �t� d�truit par les Croates de Bosnie pendant le si�ge de � 6�� novembre 1993. Et ni dans mon t�moignage devant la Cour internationale de � 7�� justice, ni dans mon t�moignage dans le proc�s Seselj, je n'ai affirm� que � 8�� la destruction du pont n'�tait que le fait de l'arm�e populaire yougoslave. � 9�� M. LUKIC : [interpr�tation] J'aimerais qu'on nous affiche la pi�ce 1D1332 �10�� au pr�toire �lectronique, s'il vous pla�t. Il s'agit d'une transcription de �11�� l'affaire Seselj dat�e du 28 mai 2008. Nous avons besoin de la page 12 du �12�� pr�toire �lectronique, �a devrait se trouver en page 7494 du compte rendu �13�� d'audience du proc�s Seselj. �14�� Q.� Ligne 11, s'il vous pla�t, dans cette ligne 11 de votre r�ponse, vous �15�� avez dit ce qui suit, je cite : �16�� "Quand il s'agit du vieux pont, j'en ai parl� de fa�on d�taill�e au cours �17�� de mon interrogatoire au principal, les natures des d�g�ts sur le pont, et �18�� il est vrai qu'il a �t� endommag� pendant le si�ge de la JNA, et il est �19�� devenu la principale victime du si�ge des Croates de la vieille ville de �20�� Mostar, en 1993-1994."
�21�� Alors quand vous dites que vous savez pour s�r que la JNA a endommag� ce �22�� pont, en quoi ont donc consist� ces d�g�ts d'apr�s ce que vous avez appris �23�� ?
�24�� M. LE JUGE MOLOTO : [interpr�tation] Le t�moin vient de nous le dire avant �25�� que de demander � faire afficher ce document.
�26�� M. LUKIC : [interpr�tation] Oui, mais il n'a pas dit quels �taient les �27�� d�g�ts. �28�� M. LE JUGE MOLOTO : [interpr�tation] Il a dit qu'ils avaient endommag� les Page 17981 � 1�� parties lat�rales du pont. � 2�� M. LUKIC : [interpr�tation] Non --
� 3�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Il a dit que plusieurs impacts avaient � 4�� touch� le pont. Et, si vous avez des questions suppl�mentaires, veuillez � 5�� les poser, mais ne les posez pas de fa�on g�n�rale, comme vous venez de le � 6�� faire. � 7�� Et, soit dit en passant Ma�tre Lukic, au cas o� le t�moin, dans la � 8�� citation que vous venez de nous lire, j'en parl� dans mon interrogatoire au � 9�� principal, bien entendu, il faudrait que nous puissions voir la partie de �10�� l'interrogatoire au principal dont il s'agit, parce que autrement il serait �11�� impossible pour les Juges de la Chambre de juger en quoi a consist� le �12�� t�moignage de ce t�moin. Veuillez continuer, je vous prie. �13�� M. LUKIC : [interpr�tation] �14�� Q.� Les d�g�ts qui ont d'apr�s vous �taient dus � la JNA, est-ce que �a a �15�� �t� de nature structurelle, est-ce que �a a mis en p�ril la stabilit� du �16�� pont ou est-ce que la circulation a pu se d�rouler sur ce pont jusqu'� sa �17�� destruction par les soins des forces croates ?
�18�� R.� Tout d'abord, il n'y a pas eu de circulation sur ce pont, c'�tait �19�� utilis� uniquement par les pi�tons. Deuxi�mement, les d�g�ts subis par ce �20�� pont, j'en ai jug� d'apr�s les photos, je n'ai pas eu l'occasion �21�� d'apprendre quelle �tait la structure interne du pont, et de quelle fa�on �22�� les d�g�ts l'avaient affect�. Les photographies ont montr� un certain �23�� nombre d'impacts au niveau de l'arche du pont. On avait d�truit des parties �24�� du parapet, cette cl�ture en pierre, et il y avait plus de d�g�ts au niveau �25�� des deux tours m�di�vales qui se trouvaient de part et d'autre du pont. �26�� Pour ce qui est du trafic des pi�tons, ce trafic s'est poursuivi, j'ai des �27�� photos � cet effet. J'ai montr� des photos de ce pont en 1992, o� on peut �28�� voir que l'on avait plac� par-dessus le pont des plaques ondul�es en fer de Page 17982 � 1�� fa�on fortuite pour que les gens puissent traverser le pont en toute � 2�� s�curit�. Donc j'imagine qu'il �tait dangereux de traverser le pont, � 3�� c'�tait des photographies prises par des photographes de m�dias � 4�� internationaux. � 5�� Q.� Avez-vous entendu parler du fait qu'en r�alit�, il y avait un danger de � 6�� traverser le pont en raison des combats entre les Musulmans et les Croates, � 7�� et c'est la raison pour laquelle le danger existait au niveau du passage � 8�� pour les pi�tons ?
� 9�� R.� Monsieur le Pr�sident, Messieurs les Juges, au cours de la saisie de �10�� Mostar par la JNA, en avril � juin 1992, il n'y avait pas de combat entre �11�� les Croates et les Musulmans. Les combats n'ont commenc� qu'au printemps de �12�� l'ann�e suivante.
�13�� Q.� Merci. Avez-vous remarqu� lorsque vous avez examin� les documents dans �14�� une d�claration ou est-ce que vous avez trouv� des documents o� le g�n�ral �15�� Ratko Mladic demandait que l'on d�truise les �glises catholiques ou les �16�� mosqu�es ?
�17�� R.� Non, pas dans le cadre des pr�paratifs relatifs � mon rapport.
�18�� Q.� Est-ce que vous savez que le patriarche Pavle a demand� � plusieurs �19�� reprises de ne pas d�truire les monuments religieux appartenant � d'autres �20�� communaut�s religieuses. Il s'agit du chef de l'�glise orthodoxe serbe du �21�� patriarche Pavle, n'est-ce pas ? �22�� R.� Oui.
�23�� Q.� Merci bien, Monsieur Riedlmayer. Je n'ai plus d'autre question pour �24�� vous.
�25�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Merci, Monsieur Lukic.
�26�� Monsieur Traldi, avez-vous des questions dans le cadre de l'interrogatoire �27�� suppl�mentaire ?
�28�� M. TRALDI : [interpr�tation] Oui. Quelques questions, Monsieur le Page 17983 � 1�� Pr�sident.
� 2�� Nouvel interrogatoire par M. Traldi : � 3�� Q.� [interpr�tation] Monsieur Reidlmayer, je vais vous poser un certain � 4�� nombre de questions sur certains sites qu'a mentionn�s Me Lukic. Concernant � 5�� Brisevo, Me Lukic vous a demand� si vous pensiez que les paramilitaires de � 6�� Seselj �taient responsables de l'attaque men�e contre Brisevo.
� 7�� M. TRALDI : [interpr�tation] J'aimerais demander que l'on affiche le � 8�� document 65 ter 1D0331 [comme interpr�t�], page 53, s'il vous pla�t. Je � 9�� demanderais que l'on affiche la page suivante, s'il vous pla�t. Merci.
�10�� Q.� En haut de la page, nous voyons M. Seselj introduire ce texte et au �11�� paragraphe suivant lorsqu'il le lit : �12�� "Vers la fin du texte, � la ligne 5 � partir du bas", on lit "l'arm�e des �13�� Serbes de Bosnie et les paramilitaires de Seselj ont nettoy� un co�t humain �14�� �norme cette r�gion de Brisevo."
�15�� Est-ce que cela vous rappelle de ce qui a �t� �crit dans ce texte ?
�17�� M. TRALDI : [interpr�tation] Je demanderais que l'on affiche maintenant le �18�� document 65 ter 13413, page 1.
�19�� Q.� Et pendant que l'on attend l'affichage de ce document, ce que vous avez �20�� �crit ici, � savoir que l'arm�e des Serbes de Bosnie avait �t� impliqu�e, �21�� est-ce que cela correspond avec les informations que vous aviez re�ues et �22�� est-ce que cette opinion vous la maintenez aujourd'hui ?
�23�� R.� Oui. L'information que j'avais re�ue provient du pr�tre de la paroisse �24�� et ce pr�tre s'occupait de ce secteur � l'�poque.
�25�� Q.� Allons maintenant plus au sud, Me Lukic vous a pos� un certain nombre �26�� de questions sur la destruction de mosqu�es � Banja Luka. Est-ce que vous �27�� avez �tudi� ces mosqu�es ?
�28�� R.� Oui, effectivement.
Page 17984 � 1�� Q.� Et si vous voulez bien prendre quelques instants pour vous pencher sur � 2�� la carte qui se trouve � l'�cran, dites-nous si l'on y aper�oit � 3�� correctement l'emplacement des mosqu�es de Banja Luka ?
� 4�� R.� Oui, tout � fait. Et elles �taient 16 au total.
� 5�� Q.� Est-ce que les mosqu�es � Banja Luka ont surv�cu la guerre de mani�re � 6�� intacte ?
� 7�� R.� Non, aucune mosqu�e n'a surv�cu la guerre.
� 8� �M. TRALDI : [interpr�tation] Monsieur le Pr�sident, je demande le versement � 9�� au dossier du document 65 ter 13413. Et je note pour le compte rendu �10�� d'audience que le document 65 ter comprend �galement la carte montrant la �11�� Bosnie, la carte que nous avons montr�e hier. Et pour le compte rendu �12�� d'audience, nous avons �galement fourni � la Chambre un CD de la version �13�� color�e de cette carte car le fichier de la version color�e est beaucoup �14�� trop grande pour le pr�toire �lectronique, et nous avons �galement �15�� t�l�charg� une fiche signal�tique associ�e � ce CD.
�16�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ma�tre Lukic, est-ce que vous avez des �17�� objections pour que ce document soit vers� au dossier ainsi que la carte �18�� qui y est annex�e ?
�19�� M. LUKIC : [interpr�tation] Est-ce que c'est quelque chose qui provient de �20�� la liste ?
�21�� M. TRALDI : [aucune interpr�tation] �22�� M. LE JUGE ORIE : [aucune interpr�tation] �23�� M. TRALDI : [interpr�tation] -- l'un des documents est cit� dans son �24�� rapport, le 65 ter 13413.
�25�� M. LUKIC : [interpr�tation] Aucune objection.
�26�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Je vous remercie.
�27�� Hier nous avons mentionn� le m�me num�ro --
�28�� M. TRALDI : [interpr�tation] En fait, je n'ai pas demand� le versement au Page 17985 � 1�� dossier de ce document hier --
� 2�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Fort bien, alors vous en demandez le � 3�� versement maintenant --
� 4�� M. TRALDI : [interpr�tation] Oui, Monsieur le Pr�sident.
� 5�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] 65 ter 13413 recevra quelle cote, Madame � 6�� la Greffi�re ?
� 7�� Mme LA GREFFI�RE : [interpr�tation] Ce document recevra la cote P2505.
� 8�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Bien. Vers� au dossier.
� 9 ��M. TRALDI : [interpr�tation] Concernant maintenant les mosqu�es de Banja �10�� Luka, j'aimerais vous renvoyer au t�moignage de RM99, qui a �t� vers� au �11�� dossier conform�ment � l'article 92 quater et � la pi�ce P358, page 156.
�12�� Je demande maintenant que l'on affiche le document 65 ter 17414, page 5 en �13�� anglais et 7 en B/C/S, en dessous nous apercevons un num�ro 4. Ce document �14�� ne s'est pas trouv� sur la liste initiale pour le t�moin mais il d�coule du �15�� contre-interrogatoire.
�16�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Monsieur Traldi, une question �17�� suppl�mentaire par rapport au document 13413. Y a-t-il une traduction en �18�� anglais disponible pour ce texte ?
�19�� M. TRALDI : [interpr�tation] Je vais v�rifier pendant la pause, Monsieur le �20�� Pr�sident.
�21�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Merci.
�22�� M. TRALDI : [interpr�tation] �23�� Q.� J'aimerais maintenant me diriger plus � l'ouest de Banja Luka, Me Lukic �24�� vous a dit que ces mosqu�es avaient �t� souffl�es, dynamit�es, ce qui �25�� voudrait dire que les civils �taient responsables de cette explosion. Vous �26�� souvenez-vous de cela ?
�28�� Q.� Ce document se lit comme suit : Page 17986 � 1�� "Les mosqu�es de Sehovci, Trnova et Skucani Vakuf ainsi que l'�glise � 2�� catholique � Stara Rijeka ont �t� souffl�es."
� 3�� Et l'on poursuit la lecture en lisant comme suit : � 4�� "Certains des 'experts' et auteurs, certains sont des officiers �" et on y � 5�� lit : � 6�� "� certains explosifs et certaines mines proviennent des d�p�ts de l'arm�e � 7�� et des munitions de combat des unit�s subordonn�es."
� 8�� Est-ce que cela correspond � votre mani�re de voir la destruction des � 9�� mosqu�es; est-ce que cela correspond � la destruction effectu�e par l'arm�e �10�� ?
�11�� R.� Oui, tout � fait. Parce que je me suis rendu sur ces sites �galement et �12�� l'on peut voir des signes de destruction faits par de grande quantit� �13�� d'explosifs.
�14�� M. TRALDI : [interpr�tation] Monsieur le Pr�sident, je demande le versement �15�� au dossier de cette pi�ce en tant que pi�ce publique.
�16�� M. LUKIC : [interpr�tation] Aucune objection.
�18�� Mme LA GREFFI�RE : [interpr�tation] Le document 17414 recevra la cote �19�� P2506.
�20�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Avant de d�cider sur l'admission de ce �21�� document, Monsieur Traldi, vous avez pr�sent� ce document en le citant, �22�� mais quel est le document ?
�23�� M. TRALDI : [interpr�tation] Nous pouvons passer � la premi�re page.
�25�� M. TRALDI : [interpr�tation] Il s'agit d'un rapport, je crois, qu'il s'agit �26�� d'un rapport �manant du CSB de Banja Luka, si je ne m'abuse. Et vous pouvez �27�� le voir �galement en haut � gauche en B/C/S sur le document.
�28�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Tr�s bien. Alors P2506 est vers� au Page 17987 � 1�� dossier.
� 2�� J'aimerais demander -- j'encourage les parties chaque fois que vous citez � 3�� un document, d'informer la Chambre s'il s'agit d'un roman, s'il s'agit d'un � 4�� document historique, de nous dire de quoi il s'agit car le texte en soi -- � 5�� enfin il nous faut un contexte pour comprendre le texte.
� 6�� M. TRALDI : [interpr�tation] Je suis d�sol�.
� 7�� Q.� Ensuite, Monsieur, Me Lukic a fait r�f�rence � votre d�position dans � 8�� l'affaire Krajisnik, lors de votre d�position dans cette affaire lorsque � 9�� vous avez parl� de la mosqu�e d'Aladza, compte rendu d'audience pages 72 et �10�� 73, hier, et il avan�ait que sa destruction n'�tait pas reli�e aux �11�� autorit�s, n'�tait pas caus�e par les autorit�s; vous souvenez-vous de cela �12�� ?
�13�� R.� Oui. �14�� Q.� Est-ce que la destruction de la mosqu�e d'Aladza correspond avec ce qui �15�� est arriv� aux autres mosqu�es � Foca ?
�16�� R.� Oui, tout � fait. Monsieur le Pr�sident, Messieurs les Juges, toutes �17�� les autres mosqu�es � Foca ont �galement �t� d�truites. �18�� Q.� D'apr�s vous, est-ce que la destruction de cette mosqu�e peut �tre �19�� comprise mieux seule ou bien dans le cadre du contexte que vous venez de �20�� d�crire ?
�21�� R.� Je ne crois pas qu'il s'agissait d'un incident isol�. �22�� Q.� Ensuite, Me Lukic vous a demand� hier ceci, page du compte rendu �23�� d'audience 78. Il vous a demand� si vous avez jamais vu un document qui �24�� avan�ait que la destruction des mosqu�es faisait partie d'un plan. �25�� M. TRALDI : [interpr�tation] Et, Monsieur le Pr�sident, il s'agit d'un �26�� ordre �manant du Corps de la Drina. Je demanderais l'affichage du document �27�� 65 ter 19209.
�28�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Monsieur Traldi, pour le compte rendu Page 17988 � 1�� d'audience, vous avez fait r�f�rence aux pages du compte rendu d'audience � 2�� d'hier, elles ont disparu, mais je vois que la mosqu�e d'Aladza -- donc � 3�� c'est la mention entourant la mosqu�e d'Aladza se trouve � la page 17955 du � 4�� compte rendu d'audience d'hier, c'est l'endroit o� Me Lukic a renvoy� le � 5�� t�moin au paragraphe 50 de son rapport. Veuillez poursuivre. � 6�� M. TRALDI : [interpr�tation] Je vous remercie, Monsieur le Pr�sident. En � 7�� fait, j'avais le num�ro du compte rendu d'audience hier, mais la pagination � 8�� a chang�. � 9�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Non, je vous -- vous n'�tes pas �10�� responsable de cela, ce n'est pas important, mais j'avais simplement les �11�� bons num�ros. �12�� M. TRALDI : [interpr�tation] �13�� Q.� Maintenant ce document, Monsieur, comme vous pouvez le voir se lit �14�� comme suit : �15�� "Utilisez l'�quipement m�canique de la compagnie du g�nie de votre brigade, �16�� et commencez imm�diatement � retirer les restes de la mosqu�e d�truite � �17�� Konjevic Polje."
�18�� Au point 2, on peut lire : �19�� "Les restes de la mosqu�e doivent �tre jet�s au site le plus pr�s afin d'y �20�� �tre jet� avec d'autre mat�riel, avec d'autres d�chets."
�21�� Vous souvenez-vous de cela ?
�22�� R.� Oui. J'en ai parl� dans mon rapport d'expert, j'ai parl� de cette �23�� mosqu�e lorsque j'ai �labor� mon rapport d'expert dans l'affaire Milosevic, �24�� et �galement je crois dans l'affaire Karadzic. Je parle de cette mosqu�e de �25�� Konjevic Polje. Cette mosqu�e a �t� compl�tement d�truite, tout ce qui �26�� restait �tait les fondations, et je crois avoir pr�sent� �galement une �27�� photo des fondations qui sont encore visibles parmi l'herbe, sur l'herbe. �28�� M. TRALDI : [interpr�tation] Monsieur le Pr�sident, je demande le versement Page 17989 � 1�� au dossier de ce document. � 2�� M. LUKIC : [interpr�tation] Aucune objection. � 3�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Madame la Greffi�re.
� 4�� Mme LA GREFFI�RE : [interpr�tation] Ce document recevra la cote P2507. � 5�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Admis au dossier. � 6�� M. TRALDI : [interpr�tation] Il y a maintenant trois autres documents � 7�� portant sur la logistique entourant la mise en �uvre d'une demande � 8�� carburant. J'aimerais pouvoir demander le versement au dossier directement � 9�� de ces documents. �10�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ma�tre Lukic, il s'agit des documents �11�� analogues. �12�� M. LUKIC : [interpr�tation] J'aimerais les voir. �13�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Il s'agit de questions entourant la �14�� logistique. �15�� M. TRALDI : [interpr�tation] Je propose puisque le t�moin n'aura rien de �16�� particulier � dire sur ces documents, de les fournir � Me Lukic pendant la �17�� pause. �18�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Tr�s bien. Faites. �19�� M. TRALDI : [interpr�tation] Monsieur le Pr�sident, j'ai deux extraits �20�� vid�o que j'aimerais montrer, mais si je les montrais maintenant, nous �21�� d�passerions notre heure pr�vue pour la pause. Alors je propose de le faire �22�� dans quelques minutes -- de le faire apr�s la pause, et de prendre une �23�� pause un peu plus t�t. �24�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Nous allons maintenant faire une pause �25�� qui sera faite un peu plus t�t que d'habitude.
�26�� Et M. Riedlmayer sera escort� par M. l'Huissier � l'ext�rieur de �27�� cette salle d'audience. �28�� [Le t�moin quitte la barre]
Page 17990 � 1�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Nous allons maintenant faire une pause, � 2�� et nous reprendrons nos travaux � 10 h 45.
� 3�� --- L'audience est suspendue � 10 heures 27.
� 4�� --- L'audience est reprise � 10 heures 56.
� 5�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Les Juges de la Chambre s'excusent pour � 6�� cette reprise tardive. Nous avons d� aborder une question qui nous a pris � 7�� plus de temps que pr�vu. � 8�� Faites entrer le t�moin dans le pr�toire, s'il vous pla�t. � 9�� [Le t�moin vient � la barre]
�10�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Monsieur Traldi, c'est � vous.
�11�� M. TRALDI : [interpr�tation] Merci, Monsieur le Pr�sident. Comme je vous �12�� l'ai dit, j'ai deux s�quences vid�o. La premi�re est extraite du proc�s �13�� Srebrenica, num�ro P1147. Je crois qu'une traduction de la vid�o a �t� �14�� confirm�e, donc nous n'allons la visionner qu'une fois. C'est 38 minutes, 6 �15�� secondes, s'il vous pla�t.
�16 ��[Diffusion de la cassette vid�o]
�17�� M. TRALDI : [interpr�tation] J'ai �t� inform� du fait que les interpr�tes �18�� ne disposent que d'une seule transcription. Ici la transcription est � �19�� l'�cran et on m'a pr�cis� que les sous-titres sont visibles. Je m'excuse si �20�� j'ai mal compris. �21�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Donc vous demandez aux interpr�tes �22�� d'utiliser les sous-titres qui ont �t� v�rifi�s�
�23�� M. TRALDI : [interpr�tation] Simplement oui, je souhaite pr�ciser �24� �davantage, je les invite � le faire, mais nous ne nous reposons pas �25�� toujours sur les cabines des langues pour lire les sous-titres �tant donn� �26�� qu'ils ont d�j� �t� confirm�s en tant que preuve.
�27�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Je ne sais pas si ceci agr�e aux �28�� diff�rentes cabines.
Page 17991 � 1�� L'INTERPR�TE : La seule pr�occupation c'est que les sous-titres � 2�� disparaissent rapidement dans l'�cran.
� 3�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Dans ce cas, vous allez visionner � 4�� diff�rents passages�
� 5�� M. TRALDI : [interpr�tation] Alors, si le t�moin peut lire les sous-titres � 6�� et les autres anglophones �galement -- [inaudible] de la cabine fran�aise. � 7�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Monsieur Traldi, je consultais mes � 8�� coll�gues pendant que vous parliez.
� 9�� [La Chambre de premi�re instance se concerte]
�10�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Une ordonnance aux fins d'avoir une �11�� transcription compl�te, c'est quelque chose dont nous avons besoin car nous �12�� avons des mots qui sont parl�s et qui sont ensuite transcrits. Nous ne �13�� pouvons pas simplement nous reposer sur du texte qui est �crit sous la �14�� forme de sous-titre sur la vid�o. Donc ce que je propose c'est que nous �15�� red�marrions la vid�o mais que je suppose que Mme Stewart fait en sorte que �16�� ceci puisse �tre visionn� et que nous arr�tons de temps en temps pendant �17�� quelques secondes pour que les interpr�tes puissent suivre la �18�� transcription.
�19�� M. TRALDI : [aucune interpr�tation]
�20�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Monsieur Traldi, je n'ai pas entendu ce �21�� que vous avez dit pr�c�demment.
�22�� M. TRALDI : [interpr�tation] Pardonnez-moi. Mais on m'informe du fait que �23�� nous n'avons pas par le pass� demand� aux cabines d'interpr�te �24�� d'interpr�ter ces sous-titres, et je me demande si je peux simplement �25�� donner les pages de compte rendu d'audience de la transcription qui a �t� �26�� d�j� vers�e au dossier subsidiairement.
�27�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Alors ce que vous dites c'est que dans �28�� la d�position ant�rieure du t�moin nous disposons de passages --
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16�� 17�� 18�� 19�� 20�� 21�� 22�� 23�� 24�� 25�� 26�� 27�� 28�� Page 17993 � 1�� M. TRALDI : [interpr�tation] Non.
� 2�� M. LE JUGE ORIE : [aucune interpr�tation]
� 3�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Dans la d�position du T�moin Butler, la � 4�� page du compte rendu d'audience T16415, un passage a �t� visionn� et � 5�� d'apr�s mon souvenir, il n'y a pas eu d'interpr�tation de la vid�o. Nous � 6�� avons simplement utilis� la vid�o. Ceci n'a pas �t� montr� � un de mes � 7�� t�moins encore, votre m�moire est peut-�tre plus claire sur ce point, en � 8�� tout cas, c'est � mon sens ainsi que nous avons pr�c�d� par le pass�.
� 9�� M. LE JUGE FLUEGGE : [interpr�tation] Est-ce que cette vid�o a d�j� �t� �10�� vers�e au dossier ?
�11�� M. TRALDI : [interpr�tation] Oui, cela fait partie de la pi�ce P1147 -- �12�� c'est un passage du P1147.
�13�� M. LE JUGE FLUEGGE : [interpr�tation] Merci.
�14�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Alors essayons de voir si nous pouvons �15�� voir avoir une transcription compl�te. Si cela n'est pas possible, est-ce �16�� un passage assez long ?
�17�� M. TRALDI : [interpr�tation] C'est trois minutes environ.
�18�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Je propose donc que nous nous arr�tions �19�� apr�s toutes les 20 ou 25 secondes pour voir si nous arrivons � suivre.
�20�� M. TRALDI : [interpr�tation] Cela marche pour moi en ce qui me concerne.
�21�� L'INTERPR�TE : L'interpr�te de la cabine fran�aise pr�cise que nous avons �22�� jamais travaill� de cette fa�on jusqu'� pr�sent et qu'en g�n�ral nous avons �23�� une transcription de l'anglais qui est lu par la cabine anglaise qui nous �24�� permet, � nous interpr�tes de cabine fran�aise, d'interpr�ter ce qui est �25� �dit.
�27�� M. TRALDI : [aucune interpr�tation]
�28�� M. LE JUGE ORIE : [aucune interpr�tation] Page 17994 � 1�� [Diffusion de la cassette vid�o]
� 2�� L'INTERPR�TE : [voix sur voix] � 3�� " Et pour mettre les cartes sur la table, il y avait les frappes a�riennes, � 4�� et je me suis rendu sur la route goudronn�e de Jadar, Kozlje, Rajine, � 5�� Petrica et j'ai vu un minaret qui atteignait le ciel. Je crois que ceci a � 6�� �t� aplati ce matin, cela aurait d� �tre ce matin. Croyez-moi, je n'ai � 7�� regard� vers les fl�ches de nos �glises et l'espoir m'a fait marcher plus � 8�� loin, m'a fait avancer pour que je parvienne � cet endroit le plus � 9�� rapidement possible. J'ai grandi � cet endroit-l�. Et dans mon document il �10�� est dit P�ques 1995, officiellement cela porte un autre nom, mais je l'ai �11�� consign� dans mes documents et j'ai dit que c'�tait P�ques. Pourquoi �12�� P�ques, parce que cela aurait d� �tre P�ques 1993 parce que P�ques est �13�� �ternel.
�14�� "En me rendant � Srebrenica j'ai vu une mosqu�e tr�s turque plus turque �15�� qu'on puisse imaginer, une mosqu�e tr�s turque, et je suppose que nos �16�� ennemis souhaitaient que la mosqu�e soit plus grande que l'�glise et c'est �17�� la raison pour laquelle ils ont d�truit la moiti� de nos clochers pour que �18�� le minaret soit plus haut. Cependant, on m'a pos� la question ce matin : �19�� 'Cette mosqu�e c�l�bre est-elle termin�e ?' Et j'ai r�pondu en disant : 'Je �20�� crois qu'ils l'ont termin� ce matin.' Moi, je pensais que cela avait �t� �21�� 'termin�' ce matin. Alors, je vais vous dire autre chose, la ville en tant �22�� que telle n'�tait pas encombr�e de r�sidents ou d'habitants comme ils l'ont �23�� dit sur le Motorola de quelqu'un je ne sais pas de qui.
�24�� "Non, non, non, cela ne s'est pas pass� comme cela. Ils disposaient d'armes �25�� extraordinaires ils ont des Motorola et ont fait peur � des Serbes qui �26�� croyaient tout cela trop facilement. Et il est pr�f�rable d'�couter les �27�� Turcs le plus rapidement, il est pr�f�rable d'�couter ce qu'a � dire les �28�� Turcs le moins possible et il ne faut pas �couter ceux qui sont des moins Page 17995 � 1�� bons Serbes non plus. Simplement, il faut prendre l'�p�e dans la main et � 2�� avancer, marcher. Notre arm�e s'est mise en route de fa�on d�termin�e en � 3�� direction de Potocari. Hier les forces ont �t� introduites aux forces de � 4�� l'arm�e � Bratunac en direction de Potocari. Il y a une aile de notre arm�e � 5�� qui s'est dirig�e vers Viogor, Viogor se trouve sur la cr�te de la colline � 6�� en direction de Milici et Srebrenica, et cetera, si Dieu le permet, nous � 7�� parviendrons � Derventa depuis Srebrenica. Telle est notre t�che. Hier � la � 8�� tomb�e de la nuit �
��9�� "Non, de Milici � Derventa. De Srebrenica � Derventa. Oui, de Srebrenica � �10�� Derventa.
�11�� "Je vais vous dire qu'hier au moment de la tomb�e de la nuit il n'y avait �12�� plus d'unit�s musulmanes organis�es � gauche ou sur la rive gauche de la �13�� rivi�re Jadar."
�14�� M. TRALDI : [interpr�tation] �15�� Q.� Je n'ai qu'une seule question � vous poser par rapport � cette vid�o. �16�� Est-ce que les mosqu�es de Srebrenica ont surv�cu aux d�g�ts commis pendant �17�� la guerre ?
�18�� R.� Aucune mosqu�e n'a surv�cu. Je reconnais deux mosqu�es qu'a cit� M. �19�� Mladic sur cette vid�o. L'une est la mosqu�e de Petric Mahala que l'on peut �20�� voir �galement sur la vid�o de Zoran Petrovic et pour laquelle j'ai une �21�� entr�e format�e. L'autre � propos de laquelle il dit que c'est une mosqu�e �22�� qui n'est pas termin�e se trouve sur la place de la mosqu�e Carsika [phon].
�23�� Q.� [aucune interpr�tation] �24�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Monsieur Mladic, je vous demande de bien �25�� vouloir rester assis. Je peux imaginer que votre conseil souhaite poser �26�� d'autres questions au t�moin. Je le suppose. Mais il pourra le faire.
�27�� Poursuivez.
�28�� M. TRALDI : [interpr�tation] Page 17996 � 1�� Q.� Pour pr�ciser, le t�moin s'est peut-�tre mal exprim� lorsqu'il a dit � 2�� que c'�tait M. Mladic qui a pris la parole. C'est en fait M. Zivanovic --
� 3�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Vous ne devez pas d�poser, Monsieur � 4�� Traldi. Si le t�moin dit que c'est M. Mladic, vous devez lui demander s'il � 5�� a identifi� M. Mladic ou pas. Vous ne devez pas lui dire qui a pris la � 6�� parole dans cette vid�o, Monsieur Traldi.
� 7�� M. TRALDI : [interpr�tation] Je n'avais pas l'intention de le faire, mais � 8�� il a �t� identifi� dans une autre transcription qui a �t� vers�e au � 9�� dossier. Donc il y a une transcription qui a identifi� l'auteur. �10�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Mais �a je le sais. Mais si vous voulez �11�� tester la cr�dibilit�, la fiabilit� du t�moin, vous ne devez pas �12�� [inaudible] qu'il a commis une erreur, et ensuite qualifier ses propos et �13�� dire que c'est une erreur. Il se peut qu'il s'agisse d'un jugement erron� �14�� dans ce cas, d'un mauvais jugement. �15�� M. TRALDI : [interpr�tation] Je n'avais pas l'intention de le faire. �16�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Oui, je comprends bien que vous ne �17�� l'avez pas fait expr�s, mais vous n'auriez pas d� le faire. Vous avez donc �18�� identifi� M. Mladic comme �tant l'interlocuteur. �19� �LE T�MOIN : [interpr�tation] Alors la vid�o est tr�s floue, et alors moi, �20�� je n'ai pas proc�d� � une identification, je me suis simplement repos� sur �21�� une hypoth�se. �22�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Oui, vous n'avez pas pr�sent� cela comme �23�� une hypoth�se, vous avez dit que c'�tait M. Mladic qui prenait la parole. �24�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Pardonnez-moi, Monsieur le Pr�sident. �25�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Vous n'avez pas besoin de vous excuser. �26�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Comme je vous l'ai dit, cela lui ressemble un �27�� petit peu. �28�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ce qui signifie que pour �tablir un Page 17997 � 1�� fait, il faut plus qu'un �l�ment de probabilit�. � 2�� LE T�MOIN : [interpr�tation] J'aurais d� dire l'interlocuteur. � 3�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Monsieur Traldi. � 4�� M. TRALDI : [interpr�tation] J'ai encore une s�quence vid�o. Je souhaite � 5�� que nous affichions le 65 ter 22885A. Ceci est extrait de la quatri�me � 6�� s�ance de l'assembl�e de la Republika Srpska -- 34e s�ance, num�ro 65 ter � 7�� 02382 qui est le num�ro 65 ter, la transcription de ladite s�ance. Nous � 8�� avons fourni aux cabines les extraits de cette vid�o. Je m'en remets � � 9�� vous, faut-il visionner ce passage deux fois. �10�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] La transcription a-t-elle �t� v�rifi�e ?
�11�� M. TRALDI : [interpr�tation] Il s'agit d'une transcription du CLSS de cette �12�� s�ance de l'assembl�e, mais ceci, l'Accusation n'a pas v�rifi� pour voir si �13�� cela correspondait � la vid�o. �14�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Est-ce que vous souhaitez, Ma�tre Lukic, �15�� visionnez deux fois ce passage, ou est-ce que vous acceptez cela, et vous �16�� pourriez �galement voir apr�s que nous l'ayons entendu une fois, demandez �17�� aux interpr�tes de lire la transcription, et s'il y a des incoh�rences, �18�� dans ce cas, on peut visionner � nouveau ? �19�� M. LUKIC : [interpr�tation] Je dois admettre que je ne dispose pas la �20�� transcription moi-m�me, donc il m'est difficile de comparer. Je dois suivre �21�� l'un ou l'autre canal. �22�� M. TRALDI : [interpr�tation] Je peux fournir la page de r�f�rence en �23�� anglais au niveau du 65 ter. �24�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ecoutez, nous allons simplement le �25�� visionner deux fois. Alors premi�re fois maintenant. �26�� [Diffusion de la cassette vid�o]
�27�� L'INTERPR�TE : La cabine fran�aise pr�cise que c'est inaudible. Nous sommes �28�� au maximum et nous entendons � peine. Page 17998 � 1�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Il semblerait que le volume a baiss� � � 2�� un point insuffisant que l'on ne puisse pas suivre les propos, ce qui est � 3�� dit. C'est ainsi que j'ai compris votre gestuel, Ma�tre Lukic. � 4 ��M. LUKIC : [interpr�tation] Oui, Monsieur le Pr�sident, on ne peut pas � 5�� suivre en B/C/S. � 6�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Dans ce cas, veuillez monter le volume, � 7�� et veuillez re-visionner le passage, augmentez le volume, s'il vous pla�t. � 8�� [La Chambre de premi�re instance se concerte] � 9�� M. TRALDI : [interpr�tation] Monsieur le Pr�sident, je me suis dit il y a �10�� peut-�tre un probl�me au niveau du volume, ce n'est pas quelque chose que �11�� nous pouvons, pour lequel nous pouvons faire quoi que ce soit, nous, nous �12�� ne pouvons pas augmenter le volume en tout cas, � ce stade. �13�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Alors ceci a d�j� �t� vers� au dossier. �14�� M. TRALDI : [interpr�tation] La vid�o, en tout cas, la transcription va �15�� faire partie de notre accord avec la D�fense sur les s�ances de �16�� l'assembl�e. �17�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Disposez-vous d'un texte qui vous �18�� permettrait de lire les propos tenus par M. Mladic de fa�on � ce que nous �19�� sachions de quoi nous parlons ?
�20�� M. TRALDI : [interpr�tation] Alors page 72 de l'anglais du num�ro 02382, la �21�� portion, le passage le plus important. Et la raison pour laquelle nous �22�� avons fourni un passage plus important c'est en raison du contexte. �23�� Cependant, une phrase qui est pertinente, je pourrais la lire et abandonner �24�� l'id�e de visionner la s�quence vid�o. �25�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Dans ce cas, je vous propose de lire la �26�� phrase telle qu'elle est prononc�e par M. Mladic et pour que ce soit �27�� audible. �28�� M. TRALDI : [interpr�tation] Je crois qu'il serait pr�f�rable d'afficher la Page 17999 � 1�� page 72 du 02382 num�ro 65 ter � l'�cran, s'il vous pla�t. � 2�� M. LE JUGE ORIE : [aucune interpr�tation]
� 3�� M. TRALDI : [interpr�tation] Alors la s�quence vid�o aurait commenc� � 4�� par les mots, "Monsieur le Pr�sident", mais plusieurs phrases plus bas, on � 5�� parle ici, je cite : � 6�� "Nous ne pouvons pas laisser les mosqu�es avec les deux minarets."
� 7�� Q.� C'est avant Tesanj, ce n'est pas un endroit o� un domaine que vous avez � 8�� �tudi�, n'est-ce pas ?
� 9�� R.� Non, effectivement. �10�� Q.� Alors ceci vous permet-il de pr�ciser votre r�ponse par rapport � la �11�� question que vous a pos�e Me Lukic, ce matin, � savoir si le g�n�ral Mladic �12�� vous avait jamais donn�, a jamais donn� des instructions en vue de prendre �13�� pour cible une mosqu�e en particulier ?
�14�� R.� Alors tel que j'ai r�pondu � Me Lukic, je ne vois rien de ce genre, �15�� mais il semblerait que j'ai dit cela. �16�� M. TRALDI : [interpr�tation] Compte tenu des difficult�s avec la vid�o, je �17�� crois qu'il serait pr�f�rable en fait de marquer aux fins d'identification �18�� cette assembl�e, cette s�ance de l'assembl�e, la transcription en attendant �19�� l'accord que nous pourrons conclure avec la D�fense. �20�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ma�tre Lukic, pas d'objection contre �21�� l'attribution d'une cote provisoire pour ce document. Si vous souhaitez �22�� d'abord consulter M. Mladic, vous pouvez le faire, en tout cas si c'est �23�� court, et si ce n'est pas -- �24�� M. LUKIC : [aucune interpr�tation]
�25�� [Le conseil de la D�fense se concerte] �26�� M. LUKIC : [interpr�tation] Nous ne faisons pas objection pour ce qui est �27�� d'une cote MFI � accorder, et on peut travailler dessus par la suite. �28�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Madame la Greffi�re, quelle est la Page 18000 � 1�� r�f�rence que nous allons attribuer � ce document ?
� 2�� Mme LA GREFFI�RE : [interpr�tation] Le document 02382 se voit attribuer la � 3�� cote P2508.
� 4�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ce sera marqu� � des fins � 5�� d'identification. � 6�� Monsieur Traldi, continuez, je vous prie. � 7�� M. TRALDI : [interpr�tation] Ceci termine mes questions compl�mentaires, � 8�� Monsieur le Pr�sident. Et, je voudrais dire que pour le compte rendu � 9�� d'audience que cet enregistrement vid�o fait partie de la partie relative � �10�� Srebrenica de ce proc�s P1147, et la transcription commence en page 60 de �11�� l'anglais, en page 55 du B/C/S. �12�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Merci. �13�� Ma�tre Lukic, les questions suppl�mentaires donnent-elles lieu � des �14�� questions en sus de votre part ?
�15�� M. LUKIC : [interpr�tation] Oui, en effet. �16�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Allez-y. �17�� M. LUKIC : [interpr�tation] Je vais d'abord parcourir le document, les �18�� documents, et j'aimerais que l'on nous affiche le P2506 tel qu'�voqu� par �19�� les soins de l'Accusation, tout � l'heure. �20�� Contre-interrogatoire suppl�mentaire par M. Lukic : �21�� Q.� [interpr�tation] Monsieur Riedlmayer, est-ce que vous avez d�j� vu de �22�� par le pass� ce document-ci ?
�23�� R.� Oui, je l'ai vu aujourd'hui dans la journ�e. �24�� Q.� Non, je ne parle pas du proc�s aujourd'hui, est-ce que vous l'avez vu �25�� lors de r�colement avec le Procureur, est-ce que c'est � l'occasion de ce �26�� proc�s que vous avez vu ce document pour la premi�re fois ?
�27�� R.� Oui. �28�� Q.� Merci. Page 18001 � 1�� M. LUKIC : [interpr�tation] Est-ce que nous pouvons maintenant voir cette � 2�� page 4, nous aussi -- non, excusez-moi, c'est la page 5 en fait. C'est le � 3�� num�ro 4, mais qui est en page 5.
� 4�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Oui, en version anglaise aussi -- � 5�� M. LUKIC : [interpr�tation] Dans les deux versions. � 6�� M. LE JUGE ORIE : [aucune interpr�tation] � 7�� M. LUKIC : [aucune interpr�tation] � 8�� M. TRALDI : [interpr�tation] Il me semble que c'est la page 7 en version � 9�� B/C/S. �10�� M. LUKIC : [interpr�tation] �11�� Q.� Monsieur, ici, au point 4, on voit que le CSB, c'est-�-dire le poste de �12�� police de Sanski Most, nous dit, et l� je vais citer : �13�� "Les moyens explosifs sont venus de sources militaires uniquement�"
�14�� Est-ce que ceci nous indique en fait que quelqu'un d'autre est en train de �15�� procurer ce mat�riel, l'arm�e n'a pas � se procurer cela, c'est quelqu'un �16�� d'autre qui s'est adress� � l'arm�e pour se procurer ces explosifs. Est-ce �17�� que c'est ainsi que vous interpr�tez la chose, ou est-ce que vous n'�tes �18�� pas � m�me d'interpr�ter du tout ?
�19�� R.� Je ne suis pas � m�me de commenter. Je pourrais �mettre des hypoth�ses.
�20�� Q.� Merci. �21�� M. LUKIC : [interpr�tation] J'aimerais maintenant qu'on nous affiche le �22�� P2507, s'il vous pla�t. �23�� Q.� Il s'agit ici d'un document qu'on vient de vous montrer � l'occasion �24�� des questions suppl�mentaires. Est-ce que ce document vous l'avez vu � �25�� quelque moment que ce soit de par le pass�, exception faite d'aujourd'hui ?
�27�� Q.� Seriez-vous d'accord avec moi pour dire que ce document ne nous dit pas �28�� qui est-ce qui a d�truit la mosqu�e ?
Page 18002 � 1�� R.� Le document fait �tat du d�blaiement des ruines. Mais il ne parle pas � 2�� de destruction de la mosqu�e. � 3�� Q.� Est-ce que vous savez nous dire que la mosqu�e lorsqu'elle a �t� � 4�� d�truite est tomb�e sur la route et qu'il a fallu d�blayer la route, ou � 5�� est-ce que vous ne savez pas nous en parler du tout ?
� 6�� R.� Je ne suis pas au courant de ceci; toutefois, comme je suis all� sur � 7�� les lieux je sais que la mosqu�e se trouvait dans un champ quelque peu en � 8�� retrait par rapport � la route. Je sais �galement � partir d'autres proc�s � 9�� qu'il y a des �l�ments de preuve de pr�sent�s au sujet de cette mosqu�e �10�� disant qu'elle a �t� d�truite par quelqu'un qui en a �t� t�moin oculaire. �11�� Q.� Merci.
�12�� M. LUKIC : [interpr�tation] Alors j'aimerais qu'on se penche maintenant sur �13�� la pi�ce P1147. C'est le m�me vid�oclip, 38 minutes, 6 secondes. Il nous �14�� faut la photo de d�part. Nous n'avons pas besoin de voir le clip. Il suffit �15�� juste de nous montrer la photo de d�part pour rafra�chir la m�moire du �16�� t�moin. �17�� Q.� Vous allez vous en souvenir de cet intervenant ?
�18�� R.� Oui, oui. �19�� Q.� On ne va pas maintenant parler de son identit�. Le Procureur ne vous a �20�� pas dit que cette vid�o a �t� tourn�e le 12 juillet, et l'intervenant ici �21�� pr�sent dit que la mosqu�e est d�truite. Alors d'apr�s votre rapport � �22�� vous, la mosqu�e dont il parle a �t� d�truite le 19 juillet 1995 ? �23�� R.� Je crois, si tant est que je m'en souviens bien, qu'il �tait fait �tat �24�� de deux mosqu�es diff�rentes. La mosqu�e Petric, celle qui se trouve non �25�� loin de l'entr�e sud de Srebrenica. Et ce n'est pas la m�me mosqu�e dont il �26�� est question dans mon t�moignage qui se trouve au centre de la ville, � �27�� c�t� du march�. �28�� M. LE JUGE FLUEGGE : [interpr�tation] Ma�tre Lukic, vous avez demand� un Page 18003 � 1�� arr�t sur image de 36 minutes, 6 secondes. Nous sommes en train de voir les � 2�� 38 minutes, 6 secondes. � 3�� M. ELDERKIN : [interpr�tation] Peut-�tre que je me suis mal exprim�, mais � 4�� Mme Stewart nous a mis le bon arr�t sur image sur nos �crans. � 5�� M. LE JUGE FLUEGGE : [interpr�tation] �a ne me surprend pas.
� 6�� M. LUKIC : [interpr�tation] � 7�� Q.� Alors, l� puisqu'on est sur cet arr�t sur image, est-ce que c'est de � 8�� celle-l� que vous avez parl� et qui a �t� d�truite le 19 juillet ?
� 9�� R.� Je ne sais vraiment pas quand est-ce que �a a �t� d�truit. Cette �10�� mosqu�e existait encore dans la vid�o de Petrovic, mais si j'ai bien �11�� compris, ces prises de vue ont �t� faites pendant plus d'une journ�e. �12�� Q.� Oui, mais est-ce que vous avez des informations au sujet de mosqu�es �13�� qui auraient �t� d�truites le 12 juillet 1995 ?
�14�� R.� Je n'ai pas de date exacte pour ce qui est de l'enregistrement ou de la �15�� vid�o de la mosqu�e du march�, je crois qu'il doit y avoir des dates �16�� dessus. Mais sur d'autres prises de vu, il n'y a pas de date. Ce que je �17�� sais partant des photographies prises par le Bataillon n�erlandais c'est �18�� que les mosqu�es de Srebrenica �taient toujours debout avant la chute de la �19�� ville, et dans la vid�o Petrovic on peut voir quatre mosqu�es sur un total �20�� de cinq, et toutes ces mosqu�es avaient leur minaret � ce moment-l�. �21�� Q.� Mais quelle est la date de la vid�o Petrovic, pouvez-vous nous le �22�� redire une fois de plus pour le compte rendu. �23�� R.� Je --� �24�� Q.� Je crois que c'est le 13 et le 14 juillet, vous allez me rectifier si �25�� je me suis tromp� ?
�26�� R.� Je pense que c'est cela. Comme je vous l'ai d�j� dit, l'une des �27�� mosqu�es, celle du march�, s'y trouvait le 14 parce qu'il y avait la date �28�� de la vid�o. Page 18004 � 1�� M. LUKIC : [interpr�tation] Alors on en a termin� avec cette vid�o; � 2�� maintenant on va se pencher sur le compte rendu montr� par les soins de � 3�� l'Accusation. Il s'agit de la pi�ce 65 ter 2382. La page dont nous avons � 4�� besoin est la page 72. Je disais page 72, s'il vous pla�t, version � 5�� anglaise. Merci. Donnez-moi un instant, s'il vous pla�t.
� 7�� M. LUKIC : [interpr�tation] � 8�� Q.� Monsieur Riedlmayer --
� 9�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Monsieur Lukic, avant que de poursuivre, �10�� le 65 ter 2382, c'est la pi�ce P2505 [phon] MFI. Veuillez continuer.
�11�� M. LUKIC : [interpr�tation] Merci.
�12�� Q.� Ici, nous voyons -- et je n'ai pas tr�s bien compris de quoi il s'agit �13�� mais je vois qu'on mentionne Tesanj. C'est de cela que le g�n�ral Mladic �14�� semble parler. En B/C/S, c'est l'avant-derni�re ligne de la page que nous �15�� avons sur l'�cran. Vous nous avez dit que vous n'aviez pas �tudi� le cas de �16�� Tesanj, mais �tes-vous d'accord avec moi pour dire que Tesanj, pendant la �17�� guerre, n'a jamais �t� entre les mains de l'arm�e de la Republika Srpska, �18�� c'est-�-dire sous contr�le de l'arm�e de la Republika Srpska ?
�19�� R.� Pour autant que je m'en souvienne, �a n'a pas �t� le cas.
�20�� Q.� Merci. C'est tout ce que nous avions � poser comme questions. Merci.
�21�� M. LUKIC : [interpr�tation] Oui, au fait, excusez-moi. Avec l'autorisation �22�� des Juges de la Chambre, je tiens � pr�ciser que ceci ne d�coule pas des �23�� questions suppl�mentaires et j'ai fait une omission. Il y a une photo que �24�� je voudrais que nous tirions au clair. Il s'agit de la photo au sujet de �25�� laquelle on a dit que l'on avait pris une photo de la t�te d'un cochon. Je �26�� n'ai pas pu situer les choses parce que �a a �t� fait a posteriori, de �27�� fa�on raccourcie de proc�der. Mais j'aimerais que Mme Stewart nous retrouve �28�� la mosqu�e de Kukavica. Parce que cette t�te, me semble-t-il, avait des Page 18005 �1�� �2�� �3�� �4�� �5�� �6�� �7�� �8�� �9�� 10�� 11�� 12�� 13�� 14�� Page intercal�e pour assurer l��quivalence de pagination des
16�� 17�� 18�� 19�� 20�� 21�� 22�� 23�� 24�� 25�� 26�� 27�� 28�� Page 18006 � 1�� cornes, donc il ne peut pas s'agir d'un cr�ne de porc. Et j'aimerais que � 2 ��l'on agrandisse un peu la photo pour que nous puissions tous voir de quoi � 3�� il s'agit, avec l'autorisation des Juges de la Chambre, bien entendu.
� 4�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Alors, vous sugg�rez de revisionner � 5�� cette photo pour voir si on peut voir v�ritablement des cornes, et si c'est � 6�� le cas, on pourrait poser la question au t�moin, et il faudrait savoir s'il � 7�� y a un effet sur son t�moignage.
� 8�� M. TRALDI : [interpr�tation] Nous n'avons pas d'objection.
� 9�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Eh bien, je crois que peut-�tre nous �10�� pourrions afficher cela sur nos �crans. �11�� M. TRALDI : [interpr�tation] Je crois que Mme Stewart a d�j� veill� � ce �12�� que ce soit fait. �13�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Est-ce qu'on peut zoomer, parce que je �14�� crois qu'il y a eu les difficult�s de zoomage, si je me souviens bien. �15�� Voil�. Oui.
�16�� LE T�MOIN : [interpr�tation] La r�solution n'est pas des meilleures mais je �17�� ne sais pas de quoi il est question au juste.
�18�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ma�tre Lukic, est-ce que vous pouvez �19�� nous aider --
�20�� M. LUKIC : [interpr�tation] Au milieu de cette photo que ce monsieur nous a �21�� d�crite hier, il y a un cr�ne --
�23�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Je le vois, oui. Mais o� avez-vous vu �24�� des cornes ?
�25�� M. LUKIC : [interpr�tation] Sur la partie gauche de ce cr�ne.
�26�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Alors, partie sup�rieure gauche.
�27�� [La Chambre de premi�re instance se concerte] �28�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] D'habitude, le fait de savoir ce qui est Page 18007 � 1�� � gauche et ce qui est � droite, �a d�pend de la perspective que l'on � 2�� utilise. Est-ce que c'est celle de l'animal ou de celui qui regarde ? � 3�� M. LUKIC : [interpr�tation] Est-ce que vous parlez de la partie gauche --
� 4�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Alors, si on utilise le curseur, est-ce � 5�� que vous voulez nous dire que c'est de ceci que vous parlez ?
� 6�� M. LUKIC : [interpr�tation] Oui.
� 7�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Oui, alors cette corne semble partir de � 8�� la joue, plus ou moins.
� 9�� M. LUKIC : [interpr�tation] Non, �a part du bout du cr�ne.
�10�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Bon, vous avez attir� notre attention �11�� sur ce fait. Alors, � y voir de plus pr�s, Ma�tre Lukic, et nous vous �12�� sommes reconnaissants d'avoir attir� notre attention sur ce fait. On a �13�� parl� de cr�ne au singulier et de cr�nes au pluriel. Et je vois quelque �14�� chose de plus � gauche, �a, et nous n'avons peut-�tre pas pr�t� attention, �15�� mais �a semble aussi �tre un cr�ne.
�16�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Oui, un cr�ne qui est � l'envers.
�17�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Oui, c'est � l'envers. C'est peut-�tre �18�� la raison pour laquelle on ne l'a pas identifi�. Et au vu de plus pr�s, on �19�� verra peut-�tre un deuxi�me cr�ne. Nous n'avons pas � y voir plus, mais �20�� j'imagine qu'� droite, si on d�place le curseur vers la droite, on en voit �21�� un troisi�me et un quatri�me. Et �a semble �tre aussi des parties de �22�� cr�nes. Donc, il me semble que nous avons l� deux s�ries de dents qui sont �23�� apparentes.
�24�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Oui, il y a une m�choire qui manque.
�25�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Oui. Alors, si l'on y voit de plus pr�s, �26�� et peut-�tre n'est-on pas � m�me de reconna�tre --
�27�� LE T�MOIN : [interpr�tation] C'est cela.
�28�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Alors, �a peut �tre des cr�nes, ou des Page 18008 � 1�� esp�ces de cr�nes. Et j'aimerais que ce soit consign� pour que les parties � 2�� soient au courant de ce que nous avons comment�.
� 3�� Questions de la Cour :� � 4�� M. LE JUGE FLUEGGE : [interpr�tation] Puis-je poser une question � M � 5�� Riedlmayer.
� 6�� Hier, on a parl� de ceci et j'aimerais savoir partant de quoi vous avez � 7�� d�termin� qu'il s'agissait d'un cr�ne de cochon. Est-ce que vous vous �tes � 8�� entretenu avec des coll�gues ou des experts et est-ce que c'est ce qu'ils � 9�� ont vu ou est-ce ce que M. Lukic est en train de nous montrer ?
�10�� R.� Je suis all� au mus�e de zoologie comparative et j'ai examin� des �11�� cr�nes d'expos�s l�-bas. Et j'ai demand� � l'un des membres du personnel de �12�� me confirmer ce que j'ai pens� identifier. Et il me semble que ce que Me �13�� Lukic est en train de nous montrer, ce n'est pas une corne. Enfin, je ne �14�� suis pas un expert en mati�re de cr�nes. Je ne suis pas un pal�ontologue. �15�� Mais d'apr�s ce que je sais des cornes, �a commence au niveau du front chez �16�� les animaux, �a ne commence pas au niveau des joues.
�17�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Certes. Et j'ai une question �18�� compl�mentaire � ce sujet. Hier, on vous a demand� s'il s'agissait d'un �19�� singulier ou d'un pluriel pour ce qui est des cr�nes ou du cr�ne. Et je �20�� crois qu'il faudrait peut-�tre v�rifier parce qu'il y a eu une erreur de �21�� frappe --
�22�� R.� Oui, je sais de quoi vous parler. La conversation se rapportait � des �23�� cr�nes et on s'est entretenu avec M. Kello, qui a pris cette photo en juin �24�� 1996. Lui, il a parl� d'ossements. Et lorsque j'ai vu cette photo, je n'ai �25�� pas vu de cr�nes suppl�mentaires, pas jusqu'au moment o� vous ne les avez �26�� pas montr�s vous-m�me, Monsieur.
�27�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Oui, mais, moi, je suis en train de lire �28�� le compte rendu d'hier.
Page 18009 � 1�� R.� Hm-hm.
� 2�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Vous �tiez en train de parler de cr�nes � 3�� et j'ai pos� des questions de d�tail. La description de la photographie a � 4�� parl� de cr�nes au pluriel, et vous avez dit cr�ne au singulier. Puis, vous � 5�� avez dit : � 6�� "Oui, bon."
� 7�� Et ensuite, j'ai demand� si nous avions omis de voir quelque chose.
� 8�� Et vous avez dit qu'il s'agissait d'une erreur de frappe et qu'il � 9�� s'agissait d'un cr�ne.
�10�� Par cons�quent, il me semble que vous n'avez pas attentivement regard� �11�� parce que --
�12�� R.� Oui, mais si vous voyez un peu ce qui est �crit sur la photo, on voit �13�� un pluriel.
�14�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Je le vois --
�15�� R.� C'est cela.
�16�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] -- mais vous avez hier parl� d'un cr�ne. �17�� Et ensuite, je vous ai dit : "La photo parle de cr�nes au pluriel. Or, �18�� vous, vous avez parl� d'un cr�ne au singulier." Et vous avez eu une r�ponse �19�� de toute pr�te pour indiquer qu'il s'agissait d'une erreur de frappe. Or, �20�� il s'av�re maintenant que ce n'est pas de cela qu'il s'agit.
�21�� R.� Oui, mais jusqu'� ce que vous ne me montriez les autres cr�nes, moi, je �22�� me suis concentr� sur le cr�ne qui �tait au milieu, et lorsque j'ai vu ces �23�� photos pour la premi�re fois, �a ne co�ncidait pas avec le texte, et �24�� j'imagine que c'est l�, il y a eu une erreur de consignation.
�25�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Oui, mais ensuite, vous �tes venu avec �26�� une autre explication pour dire que c'est la personne qui a �crit en bas �27�� qui s'est tromp�e. Alors, maintenant, je vous pose la question parce que �28�� hier, on en est tr�s vite arriv� � des conclusions qui ne sont pas si Page 18010 � 1�� solides que cela, d'apr�s ce qu'on voit aujourd'hui.
� 2�� Monsieur Traldi, je vois que vous �tes debout depuis un bon moment.
� 3�� M. TRALDI : [interpr�tation] Monsieur le Pr�sident, dans le contexte, je � 4�� voudrais renvoyer les Juges de la Chambre vers le reste des �changes, � 5�� lignes 13 et 14, o� le t�moin a dit qu'il se pourrait qu'il y ait eu � 6�� d'autres cr�nes qui ne soient ext�rieurs � la photo. Et � la ligne 15, vous � 7�� lui avez dit que c'�tait -- si c'�tait une erreur de frappe, et vous dites � 8�� que ce n'�tait pas clair, et le t�moin dit que ce n'�tait pas clair.
� 9�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Alors, � la moiti� de la page, nous �10�� avons deux ou trois explications qui n'ont pas, me semble-t-il, �t� �11�� �voqu�es hier, et �a n'a pas �t� tout � fait confirm�, et �a n'est que �12�� reconfirm� � pr�sent.
�13�� [La Chambre de premi�re instance se concerte] �14�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Le Juge Moloto � une autre question.
�15�� M. LE JUGE MOLOTO : [interpr�tation] Ma question s'adresse � vous, Ma�tre �16�� Lukic. J'aimerais savoir : est-ce que vous �tes en train de dire que �17�� l'objet que nous voyons ici est une corne ?
�18�� M. LUKIC : [interpr�tation] Oui, Monsieur le Pr�sident. C'est ainsi que je �19�� per�ois cela. Je ne suis pas un expert, bien �videmment.
�20�� M. LE JUGE MOLOTO : [interpr�tation] Alors, nous avons la photographie sous �21�� les yeux. Je ne vous demande pas de nous dire ce que vous voyez, mais �22�� j'aimerais vous demander si vous �tes en train de faire cette affirmation, �23�� c'est-�-dire, vous ne posez pas la question au t�moin s'il s'agit d'une �24�� corne. Vous dites simplement que c'est une corne, n'est-ce pas, c'est votre �25�� position ?
�26�� M. LUKIC : [interpr�tation] Non, je voulais savoir s'il �tait d'accord avec �27�� moi. J'ai essay� de lui poser la question --
�28�� M. LE JUGE MOLOTO : [interpr�tation] Non. Vous avez fait une affirmation. Page 18011 � 1�� Vous n'avez pas pos� de question.
� 2�� M. LUKIC : [interpr�tation] Je peux peut-�tre poser la question maintenant, � 3�� si vous le permettez --
� 4�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Mais la question --
� 5�� M. LE JUGE MOLOTO : [interpr�tation] Mais le t�moin nous l'a dit un peu � 6�� plus t�t et il a contredit cette affirmation, n'est-ce pas ?
� 7�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Au moins, les choses ont �t� pr�cis�es � � 8�� savoir si c'�tait en r�ponse � une question ou pas. Je me souviens que � 9�� cette question a �t� abord�e longuement, et je crois qu'il faudrait que le �10�� tout soit consign� au compte rendu d'audience. Je propose donc que peut-
�11�� �tre avec l'aide de ceux qui sont comp�tents pour le faire, de faire une �12�� annotation sous cette photographie telle qu'elle appara�t maintenant, et �13�� j'aimerais donner des instructions tr�s courtes pour indiquer � la personne �14�� de quelle mani�re cela devrait �tre annot�.
�15�� Alors, Madame la Greffi�re, si ce n'est pas le t�moin qui proc�dera aux �16�� annotations, qui pourra le faire -- ou nous pourrions demander au t�moin de �17�� faire les annotations.
�18�� Qu'est-ce que vous en pensez, Monsieur Traldi, est-ce que c'est une �19�� possibilit� ?
�20�� M. TRALDI : [interpr�tation] Je viens d'�tre inform� qu'il s'agira peut-
�21�� �tre d'un probl�me de logiciel, puisque cette photographie se trouve dans �22�� le logiciel Sanction. Je ne sais pas si le stylet pourrait fonctionner.
�23�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Je demande � M. l'Huissier de venir en �24�� aide au t�moin.
�25�� Monsieur le T�moin, pourriez-vous, je vous prie, �couter attentivement mes �26�� instructions quant aux annotations.
�27�� [La Chambre de premi�re instance se concerte] �28�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Il faudra voir si une solution technique Page 18012 � 1�� peut �tre trouv�e. Sinon, nous verrons si les choses pourraient �tre faites � 2�� d'une mani�re diff�rente.
� 3�� Il semblerait que les probl�mes techniques ne peuvent pas �tre r�solus. � 4�� Pourrait-on afficher de nouveau la photographie gr�ce au logiciel Sanction. � 5�� Bien. Pour le compte rendu d'audience, nous nous sommes d'abord pench�s sur � 6�� un objet qui ressemblait au cr�ne d'un animal se trouvant au centre de la � 7�� photographie. Plus tard, nous avons remarqu� un autre objet qui semble � 8�� ressembler � un cr�ne -- une partie de cr�ne, et c'est un objet qui se � 9�� trouve un peu plus bas par rapport au premier cr�ne que j'ai d�crit. Et ce �10�� deuxi�me objet se trouve l�g�rement � la gauche par rapport au premier. Et �11�� ensuite, un troisi�me objet qui pourrait ressembler � un cr�ne a �t� aper�u �12�� dans la partie en bas � droite se trouvant entre une bo�te et un verre �13�� ainsi qu'un parapluie et une toute petite bo�te avec une bande rouge, et il �14�� semblerait que cela fasse partie du cr�ne. La D�fense ensuite a pr�sent� sa �15�� position selon laquelle un objet qui semble sortir de la partie centrale du �16�� cr�ne et qui ressort derri�re et qui, d'apr�s eux, serait une corne, et cet �17�� objet ressort du milieu du cr�ne de cet animal.
�18�� Donc, est-ce que cela vous convient, est-ce que cela d�crit �19�� ad�quatement ce que l'on y voit concernant cette photographie, qui a �t� �20�� prise au mois de juin 1996 par Lucas Kello ? Je ne sais pas si cela �21�� convient aux parties.
�22�� Bien. Me Lukic a demand� de voir la photographie de nouveau. C'est ce que �23�� nous avons fait.
�24�� Je ne sais pas si cela a engendr� des questions suppl�mentaires.
�25�� M. TRALDI : [interpr�tation] Non, Monsieur le Pr�sident. J'ai encore �26�� quelques documents, dont le rapport que je vais demander de faire verser au �27�� dossier, et donc, nous n'avons pas besoin de la pr�sence du t�moin pour �28�� cela.
Page 18013 � 1�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Nous n'avons donc pas besoin de la � 2�� pr�sence du t�moin pour cela. Bien.
� 3�� Monsieur Riedlmayer, je vous remercie d'avoir d�pos� dans cette affaire, de � 4�� vous �tre d�plac� jusqu'� La Haye et d'avoir r�pondu aux questions qui vous � 5�� ont �t� pos�es par les Parties ainsi que par les Juges de la Chambre. Et je � 6�� vous souhaite un bon retour � la maison.
��7�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Je vous remercie, Monsieur le Pr�sident, � 8�� Messieurs les Juges.
� 9�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Vous pouvez maintenant suivre M. �10�� l'Huissier. Il vous escortera � l'ext�rieur de cette salle d'audience.
�11�� [Le t�moin se retire]
�12�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] J'aimerais maintenant que l'on parle des �13�� pi�ces qui restent encore � �tre vers�es au dossier.
�14�� M. TRALDI : [interpr�tation] Oui, Monsieur le Pr�sident, Messieurs les �15�� Juges, le premier, c'est le document MFI 2503. Il s'agit du rapport dont je �16�� demande le versement au dossier.
�17�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ma�tre Lukic.
�18�� M. LUKIC : [interpr�tation] Je m'y oppose et, d'ailleurs, nous l'avons fait �19� �dans nos �critures. Mais si vous le souhaitez, je pourrais le r�p�ter �20�� oralement.
�21�� M. LE JUGE ORIE : [aucune interpr�tation] �22�� M. LUKIC : [aucune interpr�tation] �23�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Aimeriez-vous ajouter quelque chose �24�� d'autre ?
�25�� M. LUKIC : [interpr�tation] Non. Nos �critures datent du 7 juin 2013.
�26�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Tr�s bien.
�27�� [La Chambre de premi�re instance se concerte] �28�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Le document P2503 est vers� au dossier. Page 18014 � 1�� L'objection est rejet�e. � 2�� M. TRALDI : [interpr�tation] Et ensuite, Monsieur le Pr�sident, il y a � 3�� encore six documents reli�s qui portent les documents 65 ter. Il y a une � 4�� description tr�s br�ve qui y est rattach�e �galement. Est-ce que vous � 5�� aimeriez que je les mentionne de cette mani�re-ci, dans leur ordre � 6�� s�quentiel ?
� 7�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Oui, veuillez proc�der.
� 8�� M. TRALDI : [interpr�tation] Le document 65 ter 28814 dans l'annexe 1, il � 9�� s'agit de : El�ments d'une mosqu�e de Bosnie. Je demande le versement au �10�� dossier de ce document.
�11�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ma�tre Lukic.
�12�� M. LUKIC : [interpr�tation] Nous nous sommes oppos�s dans notre rapport � �13�� l'objection de tout ajout au rapport.
�14�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Tr�s bien. Cette nouvelle situation �15�� porte sur le rapport qui est vers� au dossier. Est-ce que votre position � �16�� changer ?
�17�� M. LUKIC : [interpr�tation] Non, notre position demeure inchang�e.
�18�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Tr�s bien.
�19�� M. TRALDI : [interpr�tation] J'aimerais simplement faire une demande que Me �20�� Lukic fasse parvenir une objection s�par�e et qu'il m'en fasse part.
�21�� [La Chambre de premi�re instance se concerte] �22�� M. LE JUGE ORIE : [aucune interpr�tation] �23�� Mme LA GREFFI�RE : [interpr�tation] Une cote sera assign�e � ce document. �24�� Il s'agira de P2509, Monsieur le Pr�sident, Messieurs les Juges.
�25�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ce document est vers� au dossier. �26�� L'objection a �t� rejet�e.
�27�� M. TRALDI : [interpr�tation] Le prochain document est le 65 ter 28816. Il �28�� s'agit de registres format�s portant sur des sites sp�cifiques.
Page 18015 � 1�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] M�me position par la D�fense ?
� 2�� M. LUKIC : [interpr�tation] M�me position.
� 3�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Madame la Greffi�re.
� 4�� Mme LA GREFFI�RE : [interpr�tation] Le document 28816 recevra la cote � 5�� P2510, Monsieur le Pr�sident, Messieurs les Juges.
� 6�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] P2510 est vers� au dossier.
� 7�� M. TRALDI : [interpr�tation] Ensuite, le prochain document est le 65 ter � 8�� 28817. Il s'agit d'une base de donn�es o� l'on peut effectuer des � 9�� recherches, et cette base de donn�es contient des registres pour chacun des �10�� sites des municipalit�s couvertes dans le rapport.
�11�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] M�me position, Ma�tre Lukic ?
�12�� M. LUKIC : [interpr�tation] C'est un document assez volumineux, mais nous �13�� avons la m�me position par rapport � ce document �galement.
�15�� Mme LA GREFFI�RE : [interpr�tation] Le document 28817 recevra la cote �16�� P2511.
�17�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] P2511 est admis.
�18�� M. TRALDI : [interpr�tation] Le prochain document, Monsieur le Pr�sident, �19�� le 65 ter 30417, il s'agit de diapositives qui portent sur les entr�es �20�� format�es.
�21�� M. LUKIC : [interpr�tation] Ce n'est pas sur la liste.
�22�� M. TRALDI : [interpr�tation] Tel que mentionn� hier, il s'agit de �23�� diapositives, et chaque diapositive est compos�e d'images provenant soit de �24�� registres format�s ou de la base de donn�es, et je l'ai mentionn� hier, au �25�� compte rendu d'audience, et je dis quelle partie est couverte par cette �26�� diapositive.
�27�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Vous dites donc il s'agit d'un extrait. �28�� Il n'y a absolument rien de nouveau qui n'a pas �t� couvert par le mat�riel Page 18016 � 1�� qui figure sur la liste ?
� 2�� M. TRALDI : [interpr�tation] Voil�, vous l'avez dit mieux que moi, Monsieur � 3�� le Pr�sident.
� 4�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ma�tre Lukic, � la lumi�re de ceci, est-
� 5�� ce que vous aimeriez faire une objection ?
� 6�� M. LUKIC : [interpr�tation] Nous avons n�anmoins une objection, oui, � 7�� Monsieur le Pr�sident.
� 8�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Tr�s bien. Madame la Greffi�re � ?
� 9�� Mme LA GREFFI�RE : [interpr�tation] Il s'agira du document P2512.
�10�� M. LE JUGE ORIE : [aucune interpr�tation] �11�� M. TRALDI : [interpr�tation] Et ensuite, il y a deux autres documents qui �12�� ont �t� utilis�s par le t�moin dans le cadre de son travail. Le premier est �13�� le 65 ter 30375. C'est la feuille de travail comportant tous les sites �14�� qu'il a �tudi�s pour l'ensemble de la Bosnie.
�15�� M. LUKIC : [interpr�tation] Nous soulevons une objection par rapport � cela �16�� �galement. �17�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Madame la Greffi�re.
�18�� Mme LA GREFFI�RE : [interpr�tation] Ce document recevra la cote P2513.
�19�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Vers� au dossier.
�20�� M. TRALDI : [aucune interpr�tation]
�21�� M. LUKIC : [interpr�tation] Par rapport � ces deux derniers documents, �22�� 30375 et 30376, nous aimerions mentionner que nous devons souligner le �23�� fait, en fait, que nous avons re�u ce document peu de temps avant la �24�� d�position de ce t�moin expert et nous estimons que la communication a �t� �25�� faite de mani�re tardive.
�26�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Monsieur Traldi.
�27�� M. TRALDI : [interpr�tation] Monsieur le Pr�sident, tel que mentionn� sur �28�� la liste de pi�ces que nous avons fait transmettre pour ce t�moin, nous Page 18017 � 1�� l'avons communiqu�e � la D�fense depuis longtemps. Le t�moin a d�pos� sur � 2�� les m�mes points et cette liste a �t� compl�t�e au cours du mois dernier.
� 3�� [La Chambre de premi�re instance se concerte] � 4�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Bien. P2513 a d�j� �t� vers� au dossier. � 5�� Les observations faites par Me Lukic n'ont pas fait en sorte que les Juges � 6�� de la Chambre se repenchent sur cette question. Donc, pour ce qui est de la � 7�� derni�re pi�ce concernant la responsabilit�, le tableau concernant la � 8�� responsabilit�, Ma�tre Lukic, est-ce que vous avez d'autres objections en � 9�� dehors de celle que vous venez de mentionner, � savoir une communication �10�� tardive ?
�11�� M. LUKIC : [interpr�tation] Nous avons formul�es une objection quant au �12�� travail de ce t�moin expert, donc cela est couvert par nos objections �13�� pr�sent�es.
�14�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Bien. Donc, cela est couvert par les �15�� objections que vous avez pr�sent�es de mani�re g�n�rale pour ce t�moin.
�16�� Madame la Greffi�re.
�17�� Mme LA GREFFI�RE : [interpr�tation] Le document 30376 recevra la cote �18�� P2514, Monsieur le Pr�sident, Messieurs les Juges.
�19�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Et cette pi�ce est vers�e au dossier.
�20�� Et avant la pause, pour conclure, j'aimerais dire ceci pour le compte rendu �21�� d'audience : certaines questions ont �t� pos�es par rapport � la pi�ce qui �22�� a �t� vers�e au dossier, P2506, et tout particuli�rement s'agissant du �23�� paragraphe 4 concernant les explosions. Je n'ai pas pos� de questions �24�� suppl�mentaires au t�moin parce qu'il a dit qu'il ne pouvait pas r�pondre � �25�� ce genre de question. Mais apr�s avoir relu ce paragraphe, j'ai pu �26�� remarquer ce qui suit, et simplement pour �tre tout � fait transparent, je �27�� voulais le dire aux fins du compte rendu d'audience, � savoir que le �28�� premier alin�a du paragraphe 4 parle de peu d'explosions, mais pourraient Page 18018 �1�� �2� �
16�� 17�� 18�� 19�� 20�� 21�� 22�� 23�� 24�� 25�� 26�� 27�� 28�� Page 18019 � 1�� faire partie de la vie quotidienne, on jetait dans les cours de maisons � 2�� appartenant � des Musulmans, et trois cas ont �t� plac�s et ceci est � 3�� attribu� aux Serbes. Et le paragraphe suivant parle d'explosifs attribu�s � 4�� aux sources militaires. Et ensuite, plus loin, il y un nouveau sujet et ce � 5�� nouveau sujet est abord�, et on dit qu'au cours des deux derniers mois, � 6�� trois mosqu�es avaient �t� souffl�es et on parle du type d'explosif utilis� � 7�� pour l'explosion. On parle �galement de la mani�re dont ces explosifs ont � 8�� �t� transport�s, et ensuite, il y a eu un �change de tirs qui accompagnait � 9�� cette explosion. Et ensuite, le paragraphe suivant porte sur l'organe de �10�� l'organisation qui a r�dig� ce rapport, et que, d'apr�s cet organe, les �11�� auteurs sont connus. Certains d'entre eux seraient des officiers. Et par la �12�� suite, l'organe de cette organisation estime que le probl�me devrait �tre �13�� r�solu, r�gl�, par un organe comp�tent, de commandements militaires, plus �14�� particuli�rement lorsqu'il s'agit de cas impliquant des explosifs et des �15�� mines qui provenaient des d�p�ts de l'arm�e. Et on fait par la suite un �16�� commentaire sur des unit�s subordonn�es.
�17�� Je le mentionne aux fins du compte rendu d'audience parce que les parties �18�� ont cit� des parties de ce document et j'estimais qu'il �tait important de �19�� mentionner aux parties que la Chambre a pris connaissance de l'ensemble de �20�� ce paragraphe concernant les explosifs.
�21�� Nous allons maintenant faire une pause et nous reprendrons nos travaux � �22�� midi 25.
�23�� --- L'audience est suspendue � 12 heures 03.
�24�� --- L'audience est reprise � 12 heures 31.
�25�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Les Juges de la Chambre invitent �26�� l'Accusation � citer � la barre son prochain t�moin. Je demande � M. Mladic �27�� de bien vouloir parler sans �lever la voix. Avant de demander � �28�� l'Accusation de citer � la barre son t�moin, les Juges de la Chambre Page 18020 � 1�� souhaitent rendre deux d�cisions orales, m�me si une des d�cisions n'est � 2�� pas � proprement parler une d�cision.
� 3�� Nous allons commencer par la d�cision portant sur les demandes de la � 4�� D�fense aux fins de proroger les d�lais pour r�pondre au quaranti�me et � 5�� quaranti�me et uni�me requ�te en vertu de l'article 92 bis. Il y a donc la � 6�� deuxi�me requ�te concernant les �coutes t�l�phoniques vers�es directement � 7�� dans le pr�toire et la requ�te portant sur le si�ge de Sarajevo qui doit � 8�� �tre �galement vers�e directement dans le pr�toire. � 9�� Le 11 octobre, la D�fense a d�pos� une demande d'une prorogation de 30 �10�� jours aux fins de pouvoir r�pondre � la 40e requ�te 92 bis de l'Accusation, �11�� en avan�ant de juste motif indiquant que l'Accusation a d�pos� ses requ�tes �12�� 92 bis selon son bon vouloir, ce qui est contraire aux recommandations de �13�� la Chambre de premi�re instance et ainsi que les d�lais concomitants fix�s �14�� par la Chambre et d'autres obligations de la D�fense. La D�fense demande � �15�� ce que soit pr�cis� les recommandations de la Chambre concernant le moment �16�� o� l'Accusation d�pose ses �critures. �17�� Le 14 octobre, la D�fense a d�pos� trois requ�tes suppl�mentaires de �18�� prorogation pour pouvoir r�pondre : La premi�re demande porte sur 30 jours �19�� suppl�mentaires pour r�pondre � la requ�te 41e en vertu de l'article 92 �20�� bis, 30 jours suppl�mentaires ont �t� demand�s aux fins de r�pondre � la �21�� deuxi�me �coute t�l�phonique, la requ�te -- oui, la requ�te � verser �22�� directement dans le pr�toire concernant les �coutes t�l�phoniques et une �23�� demande de 44 jours suppl�mentaires aux fins de r�pondre � la requ�te �24�� portant sur le si�ge de Sarajevo � verser directement dans le pr�toire. La �25�� D�fense cite comme juste motif de ces prorogations la lourde charge de �26�� travail actuel et le caract�re compliqu� et s�rieux des requ�tes pr�sent�es �27�� par l'Accusation directement dans le pr�toire.
�28�� La Chambre de premi�re instance fait valoir que les arguments incessants de Page 18021 � 1�� l'Accusation pr�cisent qu'elle ne s'opposera pas � cela lorsque les � 2�� demandes seront raisonnables demandes de prorogation de ce genre.
� 3�� A titre pr�liminaire, la Chambre de premi�re instance note que dans ces � 4�� recommandations d'origine pour ce qui est du moment o� les requ�tes en � 5�� vertu de l'article 92 bis et 92 quater sont pr�sent�es, eh bien, il est � 6�� pr�cis� que l'Accusation doit d�poser de telles requ�tes � deux ou trois � 7�� semaines d'intervalle afin de faire en sorte que la D�fense et la Chambre � 8�� de premi�re instance ne soit pas inond�e par ce type de requ�te. Cependant, � 9�� la Chambre de premi�re instance a modifi� ses recommandations il y a �10�� environ un an lorsqu'elle a clairement d�clar� le 12 octobre 2012, que �11�� l'Accusation pouvait d�poser ces requ�tes 92 bis et 92 quater une fois que �12�� ces derni�res �taient pr�tes et que la D�fense pouvait demander davantage �13�� de temps si elle estimait �tre inond�e par de telles requ�tes et n'avait �14�� pas suffisamment de temps pour y r�pondre. Confer pages du compte rendu �15�� d'audience 4 057 � 4 058. Pour ces motifs, la Chambre de premi�re instance �16�� estime que les affirmations de la D�fense, par rapport � cette 40e requ�te �17�� 92 bis, sont sans fondement et que les recommandations de la Chambre de �18�� premi�re instance, qui ne sont pas claires et ont �t� abandonn�es, sont �19�� sans motif aux yeux des Juges de la Chambre.
�20�� Pour ce qui est des arguments de la D�fense indiquant qu'elle �tait �21�� incapable de r�pondre en temps et en heure � la requ�te, � la 40e requ�te �22�� 92 bis parce qu'elle �tait confront�e � d'autres d�lais simultan�s suite �23�� aux ordonnances de la Chambre de premi�re instance, la Chambre de premi�re �24�� instance estime qu'il n'y avait qu'une seule r�ponse dont le d�lai avait �25�� �t� fix� � la date du 11 octobre, la� r�ponse de la deuxi�me requ�te de �26�� l'Accusation � verser directement dans le pr�toire a �t� fix�e apr�s le �27�� d�lai et un d�lai accord� � la D�fense de 30 -- la Chambre a accord� � la �28�� D�fense un d�lai suppl�mentaire de 30 jours pour r�pondre � cette derni�re. Page 18022 � 1�� La Chambre estime �galement que pour ce qui est -- qu'en ce qui concerne � 2�� les requ�tes, la 40e requ�te en vertu de l'article 92 bis et cette derni�re � 3�� n'est pas compliqu�e, et ne concerne qu'un seul t�moin et 27 pages de � 4�� comptes rendus d'audience expurg�s et une seule photographie.
� 5�� Pour ce qui est de la demande de la D�fense aux fins de proroger de � 6�� 30 jours sa r�ponse � la 41e requ�te 92 bis, la Chambre de premi�re � 7�� instance estime que cette requ�te est extr�mement courte et peu compliqu�e, � 8�� puisqu'il s'agit qu'une d�claration comportant quatre paragraphes et un � 9�� seul t�moin.
�10�� Pour ce qui est de la demande de la D�fense aux fins de proroger son �11�� temps de r�ponse concernant la requ�te portant sur la deuxi�me �coute �12�� t�l�phonique � verser directement dans le pr�toire, la Chambre estime que �13�� cette requ�te est relativement courte, ne concerne que 13 �coutes �14�� t�l�phoniques et un petit nombre de pages d'un carnet. La Chambre note �15�� �galement que les arguments de l'Accusation indiquant que la plupart des �16�� �coutes t�l�phoniques vers�es au dossier sont tout � fait similaires � ceux �17�� qui ont d�j� �t� vers�s au dossier et donc propose tout simplement donner �18�� les dates des �coutes t�l�phoniques d�j� vers�es au dossier.
�19�� Pour ce qui est de la demande de la D�fense pour proroger sa r�ponse �20�� � la requ�te portant sur le si�ge de Sarajevo � verser directement dans le �21�� pr�toire, la Chambre estime que la requ�te concerne un nombre important de �22�� documents qui semblent, entre autres, port�e sur les actes et le �23�� comportement de l'accus� tel que vis� par l'acte d'accusation.
�24�� La Chambre de premi�re instance rappelle que dans ces recommandations �25�� pour ce qui est du temps de d�p�t des �critures ou des requ�tes de �26�� l'Accusation en vertu de l'article 92 bis et 92 quater et lorsqu'elle �27�� accorde un temps suppl�mentaire lorsque les demandes sont raisonnables et �28�� il s'agit de r�pondre � ces requ�tes mais qu'elle �tait pr�occup�e par le Page 18023 � 1�� fait que la D�fense ne doit pas �tre inond�e par de telles requ�tes au � 2�� point de ne pas pouvoir avoir le temps n�cessaire pour r�pondre. Pour ce � 3�� qui est des 40e et 41e requ�tes en vertu de l'article 92 bis, la Chambre � 4�� estime, cependant, que la D�fense n'a pas �t� inond�e par de telles � 5�� requ�tes ni en vertu de la longueur ni de la complexit� desdites requ�tes � 6�� et que cela ne justifie pas 30 jours suppl�mentaires pour pouvoir y � 7�� r�pondre.
� 8�� Pour ce qui est des arguments g�n�raux de la D�fense, � savoir � 9�� qu'elle a une charge de travail trop lourde, et qui est due en fait � ces �10�� d�lais de r�ponses trop courtes ordonn�es par la Chambre, la Chambre de �11�� premi�re instance note que les d�lais qui ont �t� fix�s ont �t� fix�s suite �12�� au fait d'accorder, en tout ou partie, les prorogations demand�es par la �13�� D�fense. La Chambre note de surcro�t qu'� cet �gard au cours des deux �14�� derniers mois elle a fait droit, en tout ou partie, aux 16 demandes de la �15�� D�fense de prorogations, lui permettant d'avoir 400 jours suppl�mentaires �16�� pour r�pondre aux dites requ�tes.
�17�� Finalement, la Chambre de premi�re instance note que l'�quipe de la D�fense �18�� comporte un nombre suffisamment de personnes et est suffisamment financ�e �19�� par le Tribunal et n'a pas avanc� de juste motif la D�fense, par �20�� cons�quent, devrait pas s'attendre � ce que ce soit normal et d'obtenir � �21�� la derni�re minute des prorogations et que ce soit un droit puisque la �22�� D�fense n'a pas d�montr� qu'il y avait de juste motif � cet effet.
�23�� Pour les motifs suivants la Chambre d�cide de ce qui suit : �24�� Pour ce qui est de la 40e requ�te en vertu du 92 bis : La Chambre de �25�� premi�re instance fait droit � la requ�te en partie, permettant 14 jours �26�� suppl�mentaires � la D�fense pour r�pondre et fixant un nouveau d�lai � la �27�� date du 25 septembre.
�28�� Alors pour ce qui est de la 41e requ�te en vertu de l'article 92 bis : La Page 18024 � 1�� Chambre de premi�re instance fait droit � la demande en partie, autorisant � 2�� � la D�fense 40 jours suppl�mentaires pour r�pondre et fixant un nouveau � 3�� d�lai � la date du 28 octobre.
� 4�� Pour ce qui est de la deuxi�me requ�te concernant la deuxi�me �coute � 5�� t�l�phonique � verser directement au pr�toire : La Chambre de premi�re � 6�� instance fait droit � la demande, et autorise 30 jours suppl�mentaires pour � 7�� r�pondre, en fixant le nouveau d�lai � la date du 14 novembre.
� 8�� Pour ce qui est de la requ�te portant sur le si�ge de Sarajevo � verser � 9�� directement dans le pr�toire : La Chambre de premi�re instance fait droit � �10�� la requ�te en tout, et accorde � la D�fense 44 jours suppl�mentaires, pour �11�� r�pondre en fixant le nouveau d�lai � la date du 28 novembre.
�12�� Ceci conclut les d�cisions de la Chambre de premi�re instance.
�13�� M. LUKIC : [interpr�tation] Pardonnez-moi si je vous interromps. Je crois �14�� qu'il y a une erreur qui pourrait avoir une incidence ou nous impacter. �15�� Page 54, ligne 18, on peut lire la date du 25 septembre. Et je crois que �16�� cela doit �tre le 25 octobre.
�17�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] J'esp�re avoir dit le 25 octobre.
�18�� M. LE JUGE FLUEGGE : [aucune interpr�tation] �19�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Effectivement, oui, je l'ai dit.
�20�� Donc cela d�montre simplement combien la st�notypiste commet des erreurs � �21�� titre tout � fait exceptionnel.
�22�� Je souhaite maintenant aborder d'autres questions, puisqu'il existe des �23�� requ�tes encore pendantes.
�24�� La semaine derni�re, l'Accusation a fourni une mise � jour officieuse sur �25�� les requ�tes portant sur les �l�ments de preuve qu'elle doit d�poser �26�� pendant la pr�sentation de sa th�se. La Chambre de premi�re instance �27�� comprend que de mani�re g�n�rale aucune requ�te suppl�mentaire en vertu de �28�� l'article 92 bis quater ne peut �tre d�pos�e. Pour ce qui est des requ�tes Page 18025 � 1�� vers�es directement dans le pr�toire, la Chambre comprend qu'une telle � 2�� requ�te doit encore �tre d�pos�e et que cette requ�te-l� contiendra environ � 3�� 10 � 20 documents divers, outre les 15 extraits des s�ances de l'assembl�e � 4�� de la Republika Srpska. Cette requ�te doit �tre d�pos�e avant le 31 octobre � 5�� 2013, dernier d�lai. La Chambre de premi�re instance abordera la question � 6�� de versement suppl�mentaire de 500 documents comme faisant partie de cette � 7�� requ�te dans quelques instants. � 8�� Pour ce qui est de la proposition de versement au dossier d'extraits des � 9�� s�ances de l'assembl�e de la Republika Srpska, la Chambre de premi�re �10�� instance note la position qui est celle de la D�fense, � savoir qu'elle ne �11�� s'opposerait pas � ce que l'ensemble des s�ances soit vers� au dossier. La �12�� Chambre rappelle � la D�fense si elle souhaite que certains passages soient �13�� ajout�s � des extraits pour fournir le contexte, dans ce cas, elle doit le �14�� mentionner dans sa r�ponse. Nous invitons les parties � ne verser au �15�� dossier que les extraits ou � expliquer clairement pourquoi de telles �16�� s�ances sont n�cessaires. �17�� L'Accusation d�clare dans sa correspondance qu'environ 500 documents cit�s �18�� dans les rapports d'expert qui sont en instance, seront vers�s au dossier �19�� lors de la derni�re requ�te �crite vers�e directement � l'audience, parce �20�� que d'apr�s l'Accusation, la Chambre de premi�re instance a clairement �21�� exprim� son inclination, et je cite, "� restreindre la capacit� de �22�� l'Accusation � verser des documents pendant la d�position d'un t�moin �23�� expert." Tout d'abord, la Chambre de premi�re instance comprend que cette �24�� question porte surtout sur les documents sous-jacents au rapport Theunens. �25�� Deuxi�mement, la Chambre n'a pas exprim� une quelconque inclination dans ce �26�� sens aux fins de restreindre ou d'emp�cher ou de limiter le versement au �27�� dossier des diff�rents documents pendant la d�position d'un t�moin par �28�� l'Accusation. Les recommandations de la Chambre ont toujours consist� � Page 18026 � 1�� dire que les documents doivent �tre utilis�s en pr�sence du t�moin dans le � 2�� pr�toire par opposition au versement au dossier desdits documents � 3�� directement � l'audience ou sous la forme de pi�ces connexes. Pour ce qui � 4�� est de la question des t�moins experts, la Chambre a donn� -- fourni des � 5�� recommandations suppl�mentaires en indiquant que les documents sous-jacents � 6�� au rapport expert ne doivent pas �tre vers�s d'embl�e, parce qu'un rapport � 7�� d'expert qui est propos� doit �tre suffisamment clair pour ce qui est des � 8�� conclusions, et de la mani�re dont ces conclusions sont tir�es � partir des � 9�� documents sous-jacents, de fa�on � ce que tout versement suppl�mentaire de �10�� certaines sources ou de mat�riel sous-jacent n'est pas n�cessaire. Si �11�� certains documents ne sont pas couverts par un rapport d'expert, dans ce �12�� cas, �videmment sur un plan, dans ce cas, il ne s'agit pas �videmment de �13�� documents sous-jacents sur un plan purement technique, et ainsi �14�� l'Accusation doit en demander le versement au dossier. L'Accusation doit �15�� dans tous les cas expliquer pourquoi de tels documents sont vers�s. �16�� Comme la Chambre l'a indiqu� plus t�t, elle n'a pas l'intention d'accepter �17�� le versement au dossier de centaines de documents sous-jacents ni que ce �18�� soit pendant l'interrogatoire principal ou directement � l'audience. L �19�� mani�re dont l'Accusation doit proc�der est de limiter son interrogatoire �20�� principal, y compris le versement au dossier de documents et doit s'en �21�� tenir � des questions centrales et essentielles � sa th�se, et qui peuvent �22�� �tre controvers�es et qui auraient besoin �ventuellement d'explication �23�� suppl�mentaire, de pr�cision ou d'illustration suppl�mentaire quant � la �24�� mani�re dont le t�moin expert est parvenu � ses conclusions ou opinions. En �25�� outre, comme cela est indiqu� � la page du compte rendu d'audience 17609, �26�� l'Accusation doit apr�s le contre-interrogatoire de l'expert, examiner si �27�� oui ou non certaines des conclusions ont �t� contest�es par la D�fense qui �28�� exigerait dans ce cas le versement au dossier de quelques documents sous-
Page 18027 � 1�� jacents ou de quelques-uns des documents sous-jacents. � 2�� Dans sa correspondance par rapport au t�moin Tabeau, l'Accusation d�clare, � 3�� je cite : � 4�� "Dans le cas o� la Chambre de premi�re instance constate qu'il s'agit � 5�� effectivement d'un expert, et qu'elle verse son rapport d'expert POD, � 6�� l'Accusation n'a pas l'intention en r�gle g�n�rale de demander le versement � 7�� au dossier de documents qui portent sur des victimes qui ne sont pas � 8�� particuli�rement contest�s par la D�fense de Mladic. En l'absence d'une � 9�� contestation particuli�re d'une contestation particuli�re, l'Accusation �10�� envisage le versement au dossier des documents sous-jacents comme �tant �11�� dans la plupart des cas non n�cessaires."
�12�� En me fondant sur ces derniers �l�ments, la Chambre de premi�re instance �13�� comprend que l'Accusation va proc�der conform�ment aux recommandations de �14�� la Chambre de premi�re instance � l'�gard du t�moin Tabeau. Pour ce qui est �15�� de la r�f�rence de l'Accusation demandant � verser au dossier 2 000 �16�� documents par le truchement du t�moin Tabeau, la Chambre comprend ceci dans �17�� le sens o� la D�fense conteste particuli�rement les conclusions de l'expert �18�� par rapport � chaque victime. �19�� L'Accusation n'a pas donn� d'indication analogue en disant qu'elle allait �20�� proc�der conform�ment aux recommandations de la Chambre de premi�re �21�� instance, s'agissant de t�moin expert; cependant, la Chambre de premi�re �22�� instance s'attend � ce que l'Accusation proc�de ainsi.
�23�� L'Accusation a �galement demand� aux Juges de la Chambre de l'�clairer �24�� concernant quelle approche il fallait adopter en appr�ciant la d�position �25�� et le syst�me de v�rification qui a �t� effectu� par la Chambre de premi�re �26�� instance dans l'affaire Stanisic, Zupljanin. A ce stade, la Chambre de �27�� premi�re instance ne peut fournir aucune pr�cision sur la mani�re dont elle �28�� va appr�cier les �l�ments de preuve une fois qu'elle les aura re�ues, et si Page 18028 � 1�� oui ou non, elle va se livrer � un exerce similaire comme l'a fait la � 2�� Chambre de premi�re instance susmentionn�e. Pour ce qui est d'aider � 3�� l'Accusation dans la d�termination -- pour ce qui est d'aider l'Accusation � 4� �pour savoir quels sont les documents qui doivent �tre vers�s au dossier, la � 5�� Chambre de premi�re instance estime que cette d�claration permet ou fournit � 6�� des recommandations suffisantes. � 7�� Finalement, l'Accusation a demand� � tenir une r�union en vertu de � 8�� l'article 65 ter pour permettre de pr�ciser ces questions-l� pour ce qui � 9�� est du rapport du t�moin Tabeau, si des �l�ments sont contest�s. Alors que �10�� la Chambre de premi�re instance encourage toujours une telle r�union des �11�� parties, s'il y a des questions qui sont contest�es, elle n'a pas �12�� l'intention d'�tre impliqu�e ou d'assister � ces r�unions � ce stade. En �13�� outre, lorsqu'un point est contest�, elle ne le souhaite pas, car ceci peut �14�� peut-�tre faire l'objet d'un point pr�cis pendant le contre-interrogatoire. �15�� Ceci conclut la d�cision de la Chambre. �16�� Si l'Accusation est pr�te, nous pourrons maintenant appeler le t�moin �17�� suivant, M. Bowen. �18�� M. JEREMY : [interpr�tation] Bonjour, Messieurs les Juges, c'est �19�� exact. �20�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Que l'on fasse venir le t�moin dans le �21�� pr�toire. �22�� M. JEREMY : [interpr�tation] Messieurs les Juges, pendant que l'on attend �23�� le t�moin, l'Accusation a �valu� � une heure la dur�e de son interrogatoire �24�� au principal pour ce t�moin. Nous allons nous efforcer de terminer l'espace �25�� d'une heure, mais il se peut que nous ayons besoin de dix minutes de plus. �26�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Bon, si �a se limite jusqu'� dix minutes �27�� de plus, Monsieur Jeremy, ce sera grandement appr�ci�. �28�� M. JEREMY : [interpr�tation] Merci, Messieurs les Juges. Page 18029 � 1�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Toujours est-il que nous pr�f�rerions � 2�� que vous terminiez en l'espace d'une heure. � 3�� [Le t�moin est introduit dans le pr�toire] � 4�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Monsieur Bowen, j'appr�cierais de vous � 5�� voir mettre vos �couteurs sur -- � 6�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Oui, s�rement. � 7�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Monsieur Bowen, avant que de commencer � � 8�� t�moigner, le R�glement de proc�dure et de preuve requiert de votre part � 9�� une d�claration solennelle. Le texte de celle-ci vous sera tendu par �10�� l'huissier. Je vous convie � en donner lecture. �11�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Je d�clare solennellement que je dirai la �12�� v�rit�, toute la v�rit� et rien que la v�rit�.
�13�� LE T�MOIN : JEREMY BOWEN [Asserment�]
�15�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Merci. Veuillez vous asseoir. �16�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Merci. �17�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Monsieur Bowen, vous allez d'abord �tre �18�� interrog� par M. Jeremy. M. Jeremy est le repr�sentant de l'Accusation. Il �19�� se trouve � votre droite. �20�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Fort bien. �21�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Vous pouvez commencer, Monsieur Jeremy. �22�� M. JEREMY : [interpr�tation] Merci, Monsieur le Pr�sident. �23�� Interrogatoire principal par M. Jeremy :
�24�� Q.� [interpr�tation] Bonjour, Monsieur Bowen. J'aimerais que vous nous �25�� indiquiez votre nom pour le compte rendu d'audience. �26�� R.� Jeremy Francis [comme interpr�t�] Bowen. �27�� Q.� Vous souvenez-vous d'avoir fait une d�claration � l'attention du �28�� Procureur, dat�e du 10 ao�t 2009 ?
Page 18030 � 1�� R.� Oui. � 2�� M. JEREMY : [interpr�tation] Messieurs les Juges, je demanderais au Juriste � 3�� de la Chambre de nous faire afficher la pi�ce 65 ter 30389. C'est la � 4�� d�claration de ce t�moin. � 5�� Q.� Monsieur Bowen, je vais vous demander de vous pencher sur la premi�re � 6�� page de la version anglaise du c�t� droit de l'�cran, et je vais vous � 7�� demander si vous reconnaissez la signature qui se trouve en bas de celle-ci � 8�� ? � 9�� R.� Oui. �10�� M. JEREMY : [interpr�tation] Je vais maintenant demander � ce que l'on nous �11�� affiche la derni�re page de ladite d�claration.
�12�� Q.� Et lorsque ce sera affich�, je vous demanderais si vous reconnaissez �13�� votre signature ? �14�� R.� Oui. �15�� Q.� Est-ce que vous avez eu l'occasion de lire et de r�examiner la teneur �16�� de votre d�claration lors de votre r�colement en vue de ce t�moignage �17�� d'aujourd'hui ?
�18� �R.� Oui.
�19�� Q.� J'ai cru comprendre que vous vouliez proc�der � quelques rectifications �20�� au niveau de la d�claration comme suit.
�21�� M. JEREMY : [interpr�tation] Et tout d'abord, j'aimerais qu'on nous affiche �22�� le paragraphe num�ro 11, qui se trouve en page 4 de la version anglaise, et �23�� � la page 6 de la version en B/C/S. �24�� Q.� J'ai cru comprendre qu'au paragraphe 11, vous �tiez en train de parler �25�� de votre visite � Bijeljina qui s'est produite en 1994 et non pas en 1993, �26�� si j'ai bien compris ? �27�� R.� C'est tout � fait exact. �28�� Q.� Donc, par cons�quent, l� o� on dit que "�a s'�tait pass� en 1993", il Page 18031 �1�� �2�� �3�� �4�� �5�� �6�� �7�� �8�� �9�� 10�� 11�� 12�� 13�� 14�� Page intercal�e pour assurer l��quivalence de pagination des
16�� 17�� 18�� 19�� 20�� 21�� 22�� 23�� 24�� 25�� 26�� 27�� 28�� Page 18032 � 1�� faudrait lire "1994". Donc, "c'est plus d'un an apr�s, bon nombre de villes � 2�� en Bosnie", et cetera, alors il fallait entendre "plus de deux ans apr�s, � 3�� bon nombre de villes en Bosnie" ?
� 4�� R.� C'est exact. � 5�� M. JEREMY : [interpr�tation] Maintenant, je voudrais qu'on nous affiche la � 6�� page 13 en anglais et la page 17 en B/C/S. ��7�� Q.� Nous allons nous pencher sur le paragraphe num�ro 44. J'ai cru � 8�� comprendre que dans votre rapport il est question du pilonnage du terrain � 9�� de football � Dobrinja, qui s'est pass� en juin 1993 et non pas en juillet �10�� 1993; est-ce bien exact ?
�11�� R.� Oui. �12�� Q.� Est-ce que, avec ces deux rectifications, vous confirmez la v�racit� et �13�� la pr�cision et l'exactitude de votre d�claration ?
�14�� R.� Oui. �15�� Q.� Si aujourd'hui je vous posais des questions similaires � celles qui �16�� vous ont �t� pos�es lorsque nous avons recueilli cette d�claration, est-ce �17�� que vous fourniriez en substance les m�mes r�ponses ?
�18�� R.� Oui. �19�� M. JEREMY : [interpr�tation] Messieurs les Juges, je demande le versement �20�� au dossier de cette d�claration pour en faire une nouvelle pi�ce publique �21�� de l'Accusation. �22�� M. IVETIC : [interpr�tation] Messieurs les Juges, la D�fense fait �23�� objection, et nous vous dirigeons, les Juges de la Chambre, sur une requ�te �24 ��pr�sent�e de fa�on d�taill�e � la date du 25 septembre 2013, et nous �25�� faisons �tat du d�tail des objections. �26�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Mais vous n'avez pas d'autres �27�� objections, mis � part celles qui figurent dans votre r�ponse par �crit ?
�28�� M. IVETIC : [interpr�tation] Non, il n'y a pas d'autres. Page 18033 � 1�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Oui, merci. � 2�� [La Chambre de premi�re instance se concerte] � 3�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Alors, Madame la Greffi�re, j'aimerais � 4�� que vous attribuiez une cote � des fins d'identification. � 5�� Mme LA GREFFI�RE : [interpr�tation] Le document 30389 deviendra la pi�ce � 6�� P2515. � 7�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Le P2515 est une pi�ce marqu�e � des � 8�� fins d'identification. � 9�� M. IVETIC : [interpr�tation] Oui, j'ai dit 2515. �10�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Oui, 2515 est marqu� � des fins �11�� d'identification. Excusez-moi d'avoir peut-�tre donn� lecture d'un num�ro �12�� erron�.
�13�� M. JEREMY : [interpr�tation] �14�� Q.� Monsieur Bowen, vous avez �galement t�moign� dans l'affaire du �15�� Procureur contre Karadzic le 13 et 14 janvier 2011 ?
�16�� R.� Oui. �17�� Q.� Est-ce que vous avez eu r�cemment l'occasion de vous pencher sur la �18�� teneur du compte rendu d'audience et certains clips vid�o vers�s au dossier �19�� comme pi�ces connexes ?
�20�� R.� Oui, j'ai eu cette opportunit�. �21�� Q.� Y a-t-il un rectificatif que vous auriez voulu faire s'agissant de l'un �22�� de ces rapports, � savoir la pi�ce 65 ter 22879A, qui est un rapport �23�� relatif aux tirs de tireurs embusqu�s en direction d'�l�ves d'une �cole de �24�� Musulmans de Bosnie qui quittaient le territoire contr�l� par les forces du �25�� gouvernement de Sarajevo ?
�26�� R.� Oui, il y a eu une erreur dans ce rapport. L'erreur est celle-ci : j'ai �27�� dit que j'�tais en face du b�timent du journal "Oslobodjenje" � Sarajevo, �28�� et j'ai dit que les tirs venaient de l�, mais, enfin, ce n'est pas tout � Page 18034 � 1�� fait vrai. Je venais d'arriver � Sarajevo, je ne connaissais pas bien la � 2�� ville, et au vu de ce rapport et les prises de vue, notamment celle de cet � 3�� autocar qui passait par le poste de contr�le pour aller vers Ilidza, ne � 4�� fait que les tirs ne pouvaient pas �tre venus de l�. Donc, c'est une � 5�� erreur. � 6�� Q.� Mais l'incident en question, c'est quelque chose que vous �voquez au � 7�� paragraphe 37 de votre d�claration, n'est-ce pas ?
� 8�� R.� Ecoutez, j'aimerais pencher une fois de plus sur la teneur de ce � 9�� paragraphe 37, si vous le permettez. �10�� M. JEREMY : [interpr�tation] C'est en page 11 du pr�toire �lectronique pour �11�� la version anglaise, et page 14 en version B/C/S de la pi�ce 2515, MFI. �12�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Oui, c'est le descriptif de ce que nous avons �13�� �voqu� dans notre rapport. Il y a eu plusieurs reportages au sujet des �14�� tirs, des fun�railles de ces enfants morts. C'�tait � cela que j'ai fait �15�� r�f�rence. �16�� M. JEREMY : [interpr�tation] �17�� Q.� Est-ce que l'erreur qui a �t� faite dans cette �mission diffus�e, et �18�� que vous venez de porter � l'attention des Juges de la Chambre, est-ce que �19�� ceci affecte de quelque fa�on que ce soit la teneur du paragraphe 37 ?
�20� �R.� Non. �21�� Q.� Et � cet �claircissement pr�s, est-ce que vous confirmez la v�racit� et �22�� l'exactitude de votre t�moignage dans l'affaire Karadzic au sujet de ces �23�� rapports ?
�25�� Q.� Et si on vous posait les m�mes questions -- �26�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Je vais vous demander de faire des �27�� pauses entre les questions et les r�ponses. �28�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Excusez-moi. Page 18035 � 1�� M. JEREMY : [interpr�tation] � 2�� Q.� Monsieur Bowen, si aujourd'hui on vous posait les m�mes questions dans � 3�� ce proc�s-ci, est-ce que vous r�pondriez de la m�me fa�on que vous l'avez � 4�� fait dans le proc�s Karadzic ?
� 5�� R.� Oui. � 6�� M. JEREMY : [interpr�tation] Messieurs les Juges, je voudrais demander � ce � 7�� que les extraits du t�moignage de ce t�moin dans l'affaire Karadzic soient � 8�� vers�s au dossier, et ceci notamment partant de ce qui figure � la liste 65 � 9�� ter 3390 [comme interpr�t�]. �10�� M. IVETIC : [interpr�tation] Nous faisons les m�mes objections que celles �11�� qui sont �voqu�es au 25 septembre 2013 par �crit. �12�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Madame la Greffi�re, cette pi�ce 65 ter �13�� 30390 recevra la cote � ? �14�� Mme LA GREFFI�RE : [interpr�tation] P2516, Messieurs les Juges. �15�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Le P2516 est marqu� � des fins �16�� d'identification. �17�� Ma�tre Ivetic, pour �viter toute confusion, je dirais que vous avez �18�� pr�sent� votre requ�te � la date du 25 septembre 2013, et la r�ponse de la �19�� D�fense au sujet de la requ�te pr�sent�e par l'Accusation en application du �20�� 92 bis est dat�e du 27 septembre. �21�� M. IVETIC : [interpr�tation] Excusez-moi, Messieurs les Juges, j'aurais d� �22�� dire le 27 septembre.
�23 ��M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Merci.
�25�� M. JEREMY : [interpr�tation] Messieurs les Juges, s'agissant des pi�ces �26�� connexes du t�moignage de ce t�moin dans l'affaire Karadzic, je voudrais �27�� vous indiquer que j'ai l'intention d'utiliser ces extraits dans mon �28�� interrogatoire principal. J'imagine que la D�fense va en faire de m�me et Page 18036 � 1�� je demanderais � ce que le reste des �l�ments de ce t�moignage soit vers� � 2�� au dossier pendant que le t�moin t�moigne, donc pendant qu'il est ici.
� 3�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] C'est accept�.
� 4�� M. JEREMY : [interpr�tation] Messieurs les Juges, je vais donner lecture � 5�� d'un bref r�sum� du t�moignage de ce t�moin.
� 6�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Allez-y.
� 7�� M. JEREMY : [interpr�tation] M. Jeremy Bowen a travaill� comme � 8�� correspondant de guerre pour la BBC � partir de 1987. Et dans ses � 9�� fonctions, il a fait des reportages sur la guerre en ex-Yougoslavie, � �10�� commencer par la guerre en Croatie, avant que d'�tre envoy� � Sarajevo � �11�� compter de juillet 1992, et ce, jusqu'� la fin du conflit.
�12�� Il a constat� qu'il n'y avait aucun endroit s�r du fait de cette campagne �13�� de pilonnage et de tir de tireurs embusqu�s contre la population civile. M. �14�� Bowen s'est entretenu avec des soldats serbes de Bosnie qui avaient �15�� encercl� Sarajevo, qui ont confirm� qu'ils �taient en train de tirer sur la �16�� ville. M. Bowen a fait des reportages en provenance de secteurs ext�rieurs �17�� � Sarajevo. En ao�t 1992, il a accompagn� un convoi de l'UNHCR � Gorazde, �18�� et il a vu des personnes d�sesp�r�es qui souffraient d'un manque de vivres �19�� et de m�dicaments, et ce, du fait des pilonnages. Il a �galement fait des �20� �reportages au sujet du nettoyage ethnique de civils musulmans de Bosnie � �21�� partir de sites vari�s dans cette Bosnie-Herz�govine et il a dit que �22�� c'�tait l'�l�ment principal et permanent de ce conflit.
�23�� En juillet 1995, M. Bowen a fait des reportages sur les �v�nements � �24�� Srebrenica et il a indiqu� que les images prises, et les prises [inaudible] �25�� diffus�es par la t�l�vision de Pale, nous ont montr� qu'aucun homme n'a pu �26�� quitt� l'enclave.
�27�� Ceci met un terme � la lecture de mon r�sum� au sujet du t�moignage �crit �28�� pr�sent� par ce t�moin.
Page 18037 � 1�� M. LE JUGE ORIE : [aucune interpr�tation] � 2�� Q.� Alors, Monsieur Bowen, vous �tes arriv� � Sarajevo en juillet 1992, et � 3�� dans la premi�re partie de cet interrogatoire principal, je vais vous � 4�� parler de l'exp�rience que vous avez eue de Sarajevo entre 1992 et 1995. � 5�� Dans votre d�claration �crite, P2515 MFI, vous parlez d'une famille de � 6�� r�fugi�s qui a cherch� refuge � l'h�tel Europa de Sarajevo, et, � ce sujet, � 7�� je voudrais que l'on vous montre l'un de vos reportages.
� 8�� M. JEREMY : [interpr�tation] Messieurs les Juges, Mme Stewart va nous � 9�� passer maintenant la pi�ce 65 ter 22510M, et �a a �t� examin� au pr�alable �10�� par le service des traductions.
�11�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Est-ce que le transcript a �t� distribu� �12�� aux cabines ?
�13�� M. JEREMY : [interpr�tation] Oui.
�14�� [Diffusion de la cassette vid�o]
�15�� L'INTERPR�TE : [voix sur voix] �16�� "Les r�fugi�s sont vuln�rables comme tout un chacun. Les tireurs �17�� embusqu�s leur tirent dessus d�s qu'ils sortent. Les passants ont essay� de �18�� faire en sorte que les personnes se mettent � l'abri des lignes de tir. �19�� Certains ont pu se sauver, d'autres ont jug� qu'il n'y avait pas d'endroit �20�� s�r dans cette ville. Et c'est tout ce qui restait ce matin de cet �tage �21�� sup�rieur. Il y avait l� des r�fugi�s. Il y a encore des petits incendies �22�� au niveau du toit. Et apr�s cela, les r�fugi�s vont revenir parce qu'ils �23�� n'ont pas d'autre endroit o� ils pourraient se rendre.
�24�� "Cette femme a dit que sa maison a �t� d�truite, elle ne sait pas o� aller �25�� ni que faire. Cette jeune m�re est venue dans l'h�tel trois jours avant �26� �parce que son fr�re avait �t� tu� par un mortier. Elle n'avait pas d'autre �27�� endroit o� s'abriter, o� aller. Les r�fugi�s ont dit que les Serbes avaient �28�� attaqu� cet h�tel d�lib�r�ment.
Page 18038 � 1�� "L'h�tel 'Europa' se trouve au centre de la vieille ville de Sarajevo, et � 2�� il y a des tirs de la part des Serbes qui proviennent de sites tr�s � 3�� rapproch�s.
� 4�� "Et il faut prendre ceci avec le plus grand des scepticismes. On estime que � 5�� ce -- et ils ont dit que ce n'�taient pas des cibles l�gitimes, mais que � 6�� c'�taient des tirs vers l'ennemi."
� 7�� M. JEREMY : [interpr�tation] Nous avons fait un arr�t � 2 minutes, 28 � 8�� secondes.
� 9�� Q.� Monsieur Bowen, au tout d�but de ce clip vid�o, il y avait un �cran �10�� noir o� on avait vu une date qui est celle du 11 juin 1992. Est-ce que �11�� c'est la date de l'enregistrement ?
�12�� R.� Non. Je l'ignore. Mais nous n'avions pas � l'�poque la technologie, le �13�� software, pour ce qui est de changer les dates quand nous allions sur le �14�� terrain. Maintenant, on peut le faire, mais � l'�poque, �a ne pouvait pas �15�� �tre fait � l'ext�rieur du si�ge principal. Donc, on ne pouvait pas le �16�� faire sur place. Et dans la plupart de ces rapports, il convient de mettre �17�� de c�t� les dates parce que ce n'est pas exact.
�18�� Q.� Mais est-ce que vous vous souvenez � peu pr�s de la date de cet �19�� enregistrement vid�o ?
�20�� R.� Je crois que c'est juillet 1992, et j'en suis plut�t certain.
�21�� Q.� Et s'agissant de cet enregistrement, j'ai vu un certain nombre d'hommes �22�� portant des armes. Est-ce que vous savez nous dire si l'h�tel Europa, � �23�� l'�poque, avait �t� utilis� � des fins militaires ?
�24�� R.� Je n'ai vu aucune preuve � cet effet. Je connaissais assez bien l'h�tel �25�� parce que, comme je vous l'ai dit, j'y ai fait la connaissance d'une �26�� famille de r�fugi�s qui �tait devenue des amis, et ils me disaient ce qui �27�� se passait avec eux, ce qu'on leur donnait � manger. Je leur ai apport� des �28�� vivres, du caf�, et cetera. Donc, je n'ai jamais rien vu qui indiquerait Page 18039 � 1�� que cet h�tel serait utilis� comme �tant un QG militaire pendant toute la � 2�� dur�e de la guerre parce que l�, les gens venaient et sort-- allaient et � 3�� venaient, et �a a �t� un endroit o� les r�fugi�s �taient install�s. Les � 4�� quelques hommes avec des armes, je crois que c'�taient des combattants qui � 5�� venaient pour aider.
� 6�� Q.� Je voudrais que l'on nous passe le reste du clip vid�o.
� 8�� M. JEREMY : [interpr�tation] � 9�� Q.� Monsieur Bowen, dans la deuxi�me partie de cet extrait vid�o, nous �10�� avons entendu votre voix faisant rapport des Serbes de Bosnie devant �11�� quitter Sarajevo. Est-ce qu'ils �taient en train de quitter Sarajevo depuis �12�� le secteur contr�l� par le gouvernement ?
�13�� R.� Oui. C'est ce dont je me souviens.
�14�� Q.� Et est-ce que c'�tait, d'apr�s vous, quelque chose qui �tait �15�� intentionnel ou bien est-ce que c'est tout � fait autre concernant votre �16�� rapport ? C'est ce que vouliez faire de mani�re intentionnelle, c'est-�-
�17�� dire de faire un reportage de la perspective des deux peuples ?
�18�� R.� Oui, nous avons toujours essay� de pr�senter les choses de cette �19� �mani�re-l�. Je voulais faire un rapport du c�t� serbe, mais c'�tait tr�s �20�� difficile d'avoir acc�s aux places, aux endroits, plut�t, qu'ils �21�� contr�laient. Il �tait tr�s difficile d'arriver � Grbavica. C'est la partie �22�� centrale de Sarajevo qui �tait contr�l�e par le c�t� serbe, comme vous le �23�� savez. Et malgr� le fait d'avoir demand� � plusieurs ou � maintes reprises �24�� les autorit�s serbes de Bosnie � Pale, je crois que j'ai r�ussi � m'y �25�� rendre une seule fois. Je n'ai re�u la permission qu'une seule fois d'y �26�� aller, et il me fallait absolument obtenir l'autorisation d'y aller car �27�� c'�tait contr�l� par l'arm�e.
�28�� Q.� Est-ce que vous vous souvenez les circonstances dans lesquelles les Page 18040 � 1�� Serbes de Bosnie sont partis du territoire contr�l� par le gouvernement ?
� 2�� R.� Je crois - en fait, il y a plus de 20 ans de cela, bien s�r - je crois � 3�� qu'il y avait une �vacuation. Il y avait principalement des Serbes � bord � 4�� de l'autocar car l'autocar se dirigeait en direction de Serbie. Et je crois � 5�� qu'� l'�poque, un tr�s grand nombre de personnes sortaient en raison de la � 6�� guerre. Je crois qu'en juillet 1992, alors qu'il y avait d�j� sans doute un � 7�� peu de pressions exerc�es contre les Serbes, ce n'�tait pas comparable � ce � 8�� qui s'est pass� pendant la guerre, parce que les gens � Sarajevo parlaient � 9�� encore de multiculturalisme. Donc, du meilleur de mon souvenir, il �10�� s'agissait de personnes qui sortaient parce que c'�tait dangereux. Et, en �11�� fait, ils �taient malheureux de devoir quitter en raison du danger parce �12�� qu'ils avaient l'impression qu'ils �taient pouss�s � sortir de leurs �13�� demeures en raison de la guerre.
�14�� M. JEREMY : [interpr�tation] Monsieur le Pr�sident, je demanderais le �15�� versement au dossier de cet extrait vid�o.
�16�� M. IVETIC : [interpr�tation] Aucune objection.
�18�� Mme LA GREFFI�RE : [interpr�tation] Le document 22510M recevra la cote �19�� P2517.
�20�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Vers� au dossier.
�21�� M. JEREMY : [interpr�tation] �22�� Q.� Monsieur Bowen, dans la s�quence vid�o que nous avons vue il y a �23�� quelques instants, vous avez mentionn� que les tireurs serbes ne se �24�� comportaient pas envers les civils serbes seulement en tant qu'objectifs �25�� l�gitimes, mais �galement comme leur ennemi principal. En rapport � ceci, �26�� en rapport avec ce commentaire, J'aimerais vous montrer un autre rapport. �27�� Il s'agit du document 65 ter 22510D, et c'est le bombardement d'un �28�� cimeti�re duquel vous avez parl�, et vous l'avez d�j� mentionn� Page 18041 � 1�� aujourd'hui.
� 2�� [Diffusion de la cassette vid�o] an anglais - non interpr�t�
� 3�� M. JEREMY : [interpr�tation] � 4�� Q.� Monsieur Bowen, l'homme v�tu d'un pantalon beige et d'une blouse de � 5�� couleur bleue avec un gilet pare-balles qui �tait pr�sent � Glavas lorsque � 6�� cette femme a fait l'objet d'un tir, est-ce que c'�tait bien vous ?
� 7�� R.� Oui, c'�tait bien moi.
� 8�� M. JEREMY : [interpr�tation] C'est � 1 minute 57, Monsieur le Pr�sident, de � 9�� la s�quence vid�o que nous venons de voir, Monsieur le Pr�sident.
�10�� Q.� Monsieur Bowen, est-ce que vous aimeriez ajouter quelque chose ? Est-ce �11�� que vous aimeriez faire un commentaire concernant cette exp�rience que vous �12�� avez v�cue ?
�13�� R.� Oui. Pour commencer, en tant qu'�tre humain, j'�tais vraiment hors de �14�� moi. Je trouvais que ce qui �tait arriv� ce jour-l� �tait absolument �15�� abominable. Le fait de tuer des enfants �tait vraiment terrible. Et �16�� ensuite, de tirer sur ces personnes alors que l'on essayait d'�vacuer -- �17�� alors que c'�tait une mission d'�vacuation assez mal organis�e, et ensuite �18�� de tirer sur ces personnes qui s'�taient rendues aux fun�railles �tait �19�� vraiment grotesque. Le fait d'avoir bless� la grand-m�re � l'�paule est une �20�� chose absolument abominable. Et j'avais �galement un coll�gue, Kurt Shaw. �21�� Et une autre coll�gue, Jasmina Alabegovic, qui �tait m�decin. Et on a �22�� essay� de mettre un pansement qui est vraiment rentr� dans le trou qui �23�� avait �t� caus� par la balle. Cette blessure �tait tellement grande. Et �24�� donc, vous pouviez voir �galement que sa fille �tait vraiment en �tat de �25�� d�tresse terrible. Cette femme avait besoin d'aide. �26�� Et ensuite, lorsque j'ai parl� aux personnes qui �taient sur place, �27�� aux personnes qui venaient au cimeti�re tous les jours et qui travaillaient �28�� sur le cimeti�re, qui creusaient les tombes, elles me disaient que c'�tait Page 18042 � 1�� quelque chose de tout � fait habituel, c'est-�-dire que l'on bombardait le � 2�� cimeti�re tr�s souvent. Pendant la guerre, il y avait un lion en pierre � 3�� devant le cimeti�re et ce lion avait �t� endommag� en raison des �clats � 4�� d'obus. Maintenant, il a �t� r�par�. Justement, l'une des choses que je � 5�� voulais savoir, si ces bombardements ont eu lieu parce que nous �tions l� � 6�� avec les cam�ras vid�o, si c'�tait en raison de notre pr�sence, donc. Mais � 7�� lorsque je me suis rendu de nouveau sur ce cimeti�re - j'y suis all� assez � 8�� souvent - mais j'ai pu constater que le bombardement de ce cimeti�re, m�me � 9�� hors de la pr�sence des cam�ras de t�l�vision, �tait quelque chose qui �10�� avait lieu tr�s souvent.
�11�� Q.� S'agissant des commentaires que vous avez donn�s, c'est en fait �12�� analogue � ce que vous dites : �13�� "Il n'y a aucun doute que les tireurs ciblaient le cimeti�re pour �14�� tuer les civils."
�15�� R.� Eh bien, il y avait une ligne de mire tr�s claire sur le cimeti�re, �16�� parce qu'il y avait les collines autour, et autour de Sarajevo il y avait �17�� des collines, et les positions militaires des Serbes se trouvaient sur les �18�� hauteurs. Et je suis tout � fait au courant des th�ories de complot, c'est-
�19�� �-dire que le c�t� du gouvernement bosnien tirait sur leurs propres �20�� personnes. Je sais, je suis au courant de ces th�ories de complot, mais je �21�� n'ai jamais vu de preuve que ceci ait �t� le cas. Ce jour-l�, les tirs �22�� semblaient provenir du c�t� serbe. Et pendant mon s�jour dans Sarajevo, �23�� j'aurais trouv� �a int�ressant de pouvoir parler, de pouvoir faire un �24�� reportage sur le fait que les Bosniens tiraient sur leurs propres �25�� personnes, sur leurs propres gens. En tant que journaliste, j'aurais fait �26�� rapport de cette histoire, j'en aurais parl�, parce que je suis un �27�� journaliste impartial. Mais je n'ai pas eu du tout de preuve de cela. En �28�� fait, personne n'est venu me dire : Oui, voil�, c'est ce que j'ai fait. Je Page 18043 � 1�� crois qu'un assez grand nombre d'ann�es se sont �coul�es depuis et personne � 2�� n'est venu dire que, voil�, c'est ce qu'ils ont fait � leur propre peuple. � 3�� Donc je crois qu'il s'agissait r�ellement d'un sch�ma, c'est-�-dire que les � 4�� positions d'artillerie du c�t� serbe ciblaient le cimeti�re tout comme ils � 5�� ont cibl� 'autres parties de la ville, je dois le dire. Le pilonnage, le � 6�� bombardement �tait quelque chose qui se d�roulait de mani�re quotidienne. � 7�� Et tout ceci, le bruit du bombardement �tait comme un bruit de tambour que � 8�� l'on entendait tous les jours en 1992.
� 9�� M. JEREMY : [interpr�tation] Monsieur le Pr�sident, je demande le versement �10�� au dossier de cet extrait vid�o.
�11�� M. IVETIC : [interpr�tation] Aucune objection.
�12�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Madame la Greffi�re.
�13�� Mme LA GREFFI�RE : [interpr�tation] Le document 22510D recevra la cote �14�� P2518.
�15�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Vers� au dossier.
�16�� M. JEREMY : [interpr�tation]
�17�� Q.� Monsieur Bowen, au paragraphe 44 de votre d�claration, vous faites �18�� r�f�rence � un reportage que vous avez fait concernant le bombardement d'un �19�� terrain de football � Dobrinja. Nous avons d�j� regard� le paragraphe �20�� aujourd'hui o� vous avez pr�cis� la date, c'est-�-dire que cela a eu lieu �21�� en juin 1993, plut�t qu'en juillet. C'est un incident qui se trouve dans �22�� l'acte d'accusation, on l'appelle "tir G4". Et j'aimerais vous montrer cet �23�� extrait vid�o qui se trouve dans le document 65 ter 22510A.
�24�� M. JEREMY : [interpr�tation] Et, Monsieur le Pr�sident, ce document est �25�� d�j� vers� au dossier et il a �t� vers� au dossier par le truchement du �26�� T�moin RM123, conform�ment � la d�cision de la Chambre du 24 avril [comme �27�� interpr�t�] concernant la pr�sentation des pi�ces 92 bis le 2 avril. Je ne �28�� crois pas que le num�ro a �t� assign� -- enfin, on n'a pas encore assign� Page 18044 �1�� �2�� �3�� �4�� �5�� �6�� �7�� �8�� �9�� 10�� 11�� 12�� 13�� 14�� Page intercal�e pour assurer l��quivalence de pagination des
16�� 17�� 18�� 19�� 20�� 21�� 22�� 23�� 24�� 25�� 26�� 27�� 28�� Page 18045 � 1�� de cote � cette pi�ce. Et c'est �galement un extrait qui n'a pas �t� fourni � 2�� au CLSS, mais il a �galement �t� vers� au dossier. Et c'est la raison pour � 3�� laquelle nous n'avons pas demand� le versement au dossier, en fait, de ce � 4�� document, parce qu'il n'a pas �t� fourni au CLSS par avance.
� 5�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Madame la Greffi�re, pouvez-vous � 6�� confirmer que la cote n'a pas encore �t� assign�e � cette pi�ce m�me si, � 7�� apparemment, elle a �t� vers�e au dossier.
� 8�� M. JEREMY : [interpr�tation] En fait, ce document a �t� admis conform�ment � 9�� � une d�cision du 3 octobre 2013, transcript pages� �10�� 19 974 � -75.
�11�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] C'�tait une d�cision r�cente, donc, qui �12�� pourrait expliquer la raison pour laquelle une cote n'a pas encore �t� �13�� assign�e � ce document.
�14�� [Le conseil de l'Accusation se concerte]
�15�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Je crois comprendre que Mme la �16�� Greffi�re n'a pas encore re�u le message selon lequel tout ce qui devait �17�� �tre encore t�l�charg� a �t� t�l�charg�.
�18�� M. JEREMY : [interpr�tation] Oui, Monsieur le Pr�sident. Cela sera fait cet �19�� apr�s-midi.
�20�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Tr�s bien.
�21�� Pourriez-vous r�server un num�ro, Madame la Greffi�re, � ce document.
�22�� Mme LA GREFFI�RE : [interpr�tation] Le num�ro est r�serv� pour ce document �23�� qui est 22510A, et la cote sera P2519.
�24�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] En fait, le document a d�j� �t� vers� au �25�� dossier, mais il n'est pas encore dans le syst�me en tant que tel. Donc �26�� c'est la raison pour laquelle j'h�site quelque peu. Je ne sais trop comment �27�� nous allons pouvoir traiter de ce document.
�28�� [La Chambre de premi�re instance et la Greffi�re se concertent]
Page 18046 � 1�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Eh bien, un num�ro est assign� � ce � 2�� document pour l'instant, � cette pi�ce. Et � l'avenir, Mme la Greffi�re � 3�� tiendra compte de cette pi�ce lorsqu'elle assignera de nouvelles cotes aux � 4�� pi�ces qui seront vers�es au dossier � l'avenir.
� 5�� M. JEREMY : [interpr�tation] Je vous remercie. � 6�� Pourriez-vous, je vous prie, nous pr�senter cet extrait vid�o, Madame � 7�� Stewart.
� 8�� [Diffusion de la cassette vid�o] en anglais - non interpr�t�
� 9�� M. JEREMY : [interpr�tation] �10�� Q.� Monsieur Bowen, le reconnaissez-vous comme �tant le reportage que vous �11�� avez fait concernant le bombardement du terrain de foot � Dobrinja en juin �12�� 1993 ?
�14�� M. JEREMY : [interpr�tation] Monsieur le Pr�sident, je pense que l'heure de �15�� la pause est arriv�e.
�16�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Oui, l'heure de la pause est arriv�e, �17�� effectivement.
�18�� Monsieur Jeremy, pourriez-vous nous donner une indication du temps dont �19�� vous avez encore besoin ? Par exemple, si l'on reprenait � 13 heures 50, �20�� est-ce que vous pensez pouvoir terminer en 70 minutes ?
�21�� M. JEREMY : [interpr�tation] Monsieur le Pr�sident, Messieurs les Juges, je �22�� ne crois pas pouvoir conclure avant 14 heures 15. Mais je vais essayer de �23�� faire de mon mieux.
�24�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Tr�s bien. Nous allons maintenant �25�� prendre une pause en attendant que le t�moin soit escort� � l'ext�rieur de �26�� la salle d'audience, et nous reprendrons � 13 heures 50.
�28�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Nous allons maintenant faire une pause.�� Page 18047 � 1�� --- L'audience est suspendue � 13 heures 29.
� 2�� --- L'audience est reprise � 13 heures 52.
� 4�� M. JEREMY : [interpr�tation] En attendant que le t�moin n'entre dans le � 5�� pr�toire, la prochaine s�quence vid�o que je veux vous montrer est le � 6�� 22879G. Ce que je souhaite pr�ciser c'est que la transcription n'a pas �t� � 7�� donn�e dans la cabine de traduction; cependant, la transcription est une � 8�� version plus longue de la m�me s�quence vid�o, 22879E et que les � 9�� corrections y ont �t� apport�es. Par cons�quent, en me fondant l�-dessus, �10�� je propose de ne visionner le 22879G qu'une seule fois.
�11�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Pas d'objection, Ma�tre Ivetic ?
�12�� M. IVETIC : [interpr�tation] Pas d'objection, m�me si je note que deux �13�� num�ros ont �t� identifi�s. Pas d'objection. Tr�s bien.
�14�� M. JEREMY : [interpr�tation] Pour �tre tout � fait clair, Messieurs les �15�� Juges, les cabines de traduction ont re�u les transcriptions des deux �16�� s�quences vid�o. Les corrections ont �t� v�rifi�es d�j� � l'avance. Je veux �17�� parler de la s�quence vid�o plus longue. Et nous allons montrer la plus �18�� courte. Et o� se trouve la s�quence vid�o plus courte dans la s�quence �19�� vid�o plus longue, s'il vous pla�t ?
�21�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Monsieur Jeremy, c'est � vous.
�22�� M. JEREMY : [interpr�tation] Je vous remercie.
�23�� Q.� Monsieur Bowen, dans le premier reportage que nous avons vu �24�� aujourd'hui, vous avez d�clar�, et ce reportage date du mois de juillet �25�� 1992, au moment o� vous �tes arriv� � Sarajevo, et vous avez dit : "Il n'y �26�� avait pas quelque chose qui ressemblait � un endroit s�r dans la ville." �27�� Ceci �tait en 1992. La ville est-elle devenue plus s�re apr�s cela ?
�28�� R.� Non, pas du tout. Alors, ce qui caract�risait la partie de la ville Page 18048 � 1�� tenue par le gouvernement, c'�tait l'essentiel du centre-ville, � l'�poque, � 2�� et il n'y avait aucun autre endroit o� on ne pouvait �tre bombard�. Il y � 3�� avait beaucoup d'endroits o� on pouvait �tre touch� par des tireurs � 4�� embusqu�s. Donc, il n'y avait pas d'endroit s�r dans la ville. Et pendant � 5�� la guerre et jusqu'� l'�t� 1995, lorsque je m'y trouvais encore, la � 6�� situation n'avait pas chang�.
� 7�� Q.� Alors, je souhaite vous montrer un autre de vos reportages, le 22879G.
� 9�� L'INTERPR�TE : [voix sur voix] "Il s'agit d'une situation fort dangereuse, �10�� plus dangereuse qu'elle n'ait jamais �t� depuis le d�but de la guerre. Une �11�� roquette improvis�e. Trois personnes ont �t� tu�es. Les attaques serbes �12�� contre des cibles civiles s'accroissent de jour en jour. Plus de 50 civils �13�� ont �t� bless�s au cours des derniers jours, et il y a eu �norm�ment de �14�� bless�s."
�15�� M. JEREMY : [interpr�tation] �16�� Q.� Monsieur Bowen, vous souvenez-vous de la date approximative de cette �17�� s�quence vid�o ?
�18�� R.� Je crois que cela devait �tre vers le mois de juillet 1995.
�19�� Q.� Et dans cette s�quence vid�o, vous parlez d'une autre roquette serbe �20�� improvis�e. Lorsque vous parlez de roquette serbe improvis�e, qu'est-ce que �21�� vous entendez par l� ?
�22�� R.� Eh bien, tout d'abord, cet incident-l� est celui qui a suivi l'attaque �23�� contre le b�timent de la t�l�vision qui correspondait � peu pr�s aux m�mes �24�� dates. C'est la raison pour laquelle j'ai dit "un autre bombardement". Et �25�� lorsque j'ai dit improvis�, c'est que d'apr�s les informations que nous �26�� recevions, il y avait des roquettes ou des missiles qui �taient destin�s � �27�� d'autres choses, mais c'�tait une fa�on improvis�e de les utiliser, c'est-
�28�� �-dire comme un moyen d'attaque au sol, et ces engins �taient puissants, Page 18049 � 1�� c'est la raison pour laquelle des gens ont �t� tu�s lorsque cet engin a � 2�� touch� le b�timent, et au niveau du b�timent de la t�l�vision, il y a eu � 3�� �norm�ment de d�g�ts aussi, et il y a eu des bless�s aussi.
� 4�� M. JEREMY : [interpr�tation] Pi�ce suivante de l'Accusation dont je demande � 5�� le versement au dossier, s'il vous pla�t.
� 6�� M. IVETIC : [interpr�tation] Pas d'objection.
� 7�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ce document portera donc la cote P2520, � 8�� Messieurs les Juges.
� 9�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Le P2520 est vers� au dossier.
�10�� M. JEREMY : [interpr�tation] �11�� Q.� Au paragraphe 24 de votre d�claration, vous dites, je cite : �12�� "Les morts et les bless�s de Sarajevo n'ont pas �t� pris entre les feux �13�� crois�s des deux arm�es bellig�rantes. En lieu et place de cela, entre 1992 �14�� et 1995, ils ont �t� soumis � une campagne organis�e de bombardement et de �15�� tir embusqu� par les forces serbes de Bosnie qui encerclaient la ville."
�16�� Il s'agit d'une d�claration assez forte. Sur quoi vous fondez-vous pour �17�� d�clarer cela ?
�18�� R.� Bien s�r, je peux vous le dire. Les lignes de confrontation avaient � �19�� peine �t� modifi�es -- les lignes de confrontation -- j'entends le B/C/S.
�20�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Ecoutez, bon, poursuivez 525 [phon].
�21�� LE T�MOIN : [interpr�tation] Les lignes de confrontation ne changeaient pas �22�� beaucoup, � l'exception d'un ou deux endroits, pendant toute la p�riode �23�� allant de 1992 � 1995. Ce que je suis en train de dire, c'est qu'une guerre �24�� faisait rage entre les deux parties, et chacun savait o� se trouvaient les �25�� positions de l'autre. Mais pendant toute la dur�e de la guerre et de fa�on �26�� constante, il y a eu des attaques qui me semblaient parfois �tre al�atoires �27�� et parfois cibl�es sur la ville. Et donc, vous �tiez au volant de votre �28�� voiture, et moi j'ai vu cela de mes propres yeux, des obus qui explosaient, Page 18050 � 1�� qui touchaient des b�timents dans certaines parties du centre-ville. Et � 2�� c'est la raison pour laquelle je pensais que ces personnes n'�taient pas � 3�� prises entre les veux crois�s, puisque ces gens-l� n'habitaient pas pr�s � 4�� des positions militaires, les gens avaient quitt� le centre. Mais ils � 5�� �taient l� pendant toute la dur�e de la guerre, j'ai film� cela, il y a � 6�� d'autres preuves photographiques dont nous disposons, j'ai vu des civils � 7� �allong�s sur le sol dans le centre-ville de Sarajevo et qui portaient les � 8�� traces de balles au niveau de la t�te qui leur avaient �t� inflig�es par � 9�� les tireurs embusqu�s. A c�t� de l'h�tel o� logeaient les journalistes, il �10�� y avait un terrain un petit peu vague -- non, en r�alit�, c'�tait le �11�� terrain de parking, c'est de nouveau le terrain de parking de l'h�tel, mais �12�� � l'�poque, c'�tait un terrain abandonn� parce que il y avait un champ de �13�� vision direct sur les positions serbes de Bosnie.�� Il y avait peut-�tre �14�� 500 � 400 m�tres. Et moi, je me souviens d'avoir regard� par la fen�tre du �15�� restaurant dans lequel j'�tais, et j'ai vu quelqu'un voulant traverser ce �16�� terrain vague, et il a �t� touch� � la jambe. Il est tomb� par terre. Et �17�� moi, je suis descendu dans le garage de l'h�tel et je suis all� chercher ma �18�� Land Rover blind�e pour essayer d'aller chercher cet homme parce que je le �19�� voyais allong� par terre, mais quelques minutes plus tard, il avait r�ussi �20�� � se tra�ner plus loin, et c'�tait assez caract�ristique. J'ai �galement vu �21�� de nombreuses victimes civiles et j'ai parl� � de nombreux civils qui m'ont �22�� dit qu'ils prenaient leur petit-d�jeuner � la maison chez eux et �23�� qu'ensuite, c'�tait pilonn�, bombard�, et que les gens �taient tu�s. Il y a �24�� une de nos traductrices dont un obus a travers� l'appartement de ses �25�� parents. Cela n'a pas explos�, donc heureusement, personne n'a �t� touch�, �26�� mais cela a travers� la fen�tre qui se trouvait -- et c'est all� -- ce �27�� projectile est pass� de la fen�tre qui �tait devant � la fen�tre arri�re et �28�� a travers� compl�tement l'appartement. Et je peux vous raconter d'autres Page 18051 � 1�� choses � cet effet. Je me rendais r�guli�rement � la morgue, la morgue de � 2�� l'h�pital de Kosevo, parce qu'il �tait difficile d'avoir les chiffres � 3�� exacts des victimes, et nous ne pouvions pas compter les corps nous-m�mes, � 4�� et c'�tait difficile de savoir quel �tait le degr� de cette activit�, et � 5�� nous sommes donc all�s � la morgue parce que c'est l� que se trouvaient les � 6�� corps, et ils avaient l'habitude de les d�shabiller et -- ils ne les � 7�� d�shabillaient pas. Ces gens n'�taient pas d�shabill�s. Ces gens vaquaient � 8�� � leurs occupations chez eux. On pouvait voir des hommes en uniforme � 9�� militaire qui se battaient autour de la ville, mais � d'autres moments, il �10�� y avait des femmes �g�es ou des enfants, des victimes de tirs embusqu�s �11�� avec des blessures � la t�te ou � la poitrine. Donc, il s'agissait vraiment �12�� de choses que j'ai vues de mes propres yeux au cours de ces trois ann�es �13�� qui m'ont fait croire qu'il s'agissait d'une campagne organis�e de �14�� bombardement et de tir embusqu�. Et cela est arriv� si souvent que cela ne �15�� pouvait pas �tre une co�ncidence. Il y avait du renseignement derri�re tout �16�� cela, ou c'�tait --
�17�� Q.� Alors, je souhaite maintenant passer sur la partie de votre d�position �18�� qui porte sur le nettoyage ethnique. Au paragraphe 9 de votre d�claration, �19�� vous dites avoir pris connaissance du nettoyage ethnique en Bosnie parce �20�� que vous l'avez vu. Pourriez-vous dire aux Juges de la Chambre quelle est �21�� la d�finition que vous donnez � cette expression, nettoyage ethnique.
�22�� R.� Eh bien, par nettoyage ethnique, j'entends le fait de chasser par le �23�� fait de chasser par la force les gens de leur maison, de leur village, de �24�� leur ville, et donc de les chasser mais pas toujours sous la menace d'un �25�� fusil, cela se passait � l'endroit m�me o� vivait leur groupe ethnique. En �26�� d'autres termes, on les chassait de leur maison par la force parce qu'ils �27�� appartenaient au mauvais groupe ethnique. Ils avaient l'intention d'essayer �28�� de cr�er, enfin ils souhaitaient, ils avaient l'intention de cr�er un Page 18052 � 1�� territoire ethniquement pur. � 2�� Q.� Paragraphe de votre d�claration, pouvez-vous ralentir. En 1992, dans � 3�� votre d�claration �crite, en Bosnie orientale, vous avez fourni des � 4�� reportages dans les m�dias sur le fait que les r�fugi�s musulmans de Bosnie � 5�� en grand nombre, des femmes et des enfants sont arriv�s � Travnik, et � 6�� Karlovac comme vous avez pu l'observer venant de diff�rentes municipalit�s � 7�� en Bosnie occidentale. Vous avez �galement fait un reportage sur le camp de � 8�� Trnopolje, et les termes que vous utilisez dans ce rapport sont inclus dans � 9�� votre d�position dans l'affaire Karadzic, et qui maintenant a �t� vers� au �10�� dossier sous la cote P2512, cote provisoire. A la page du compte rendu �11�� d'audience 10097, vous dites, et je cite : "Pour ce qui est des Serbes purs �12�� et durs, un camp comme celui-ci est un succ�s en ce qui concerne la �13�� politique de nettoyage ethnique."
�14�� Alors est-ce que vous pouvez expliquer sur quoi vous basez le fait de �15�� penser qu'en 1992, il y a eu une politique couronn�e de succ�s en mati�re �16�� de nettoyage ethnique ?
�17�� R.� Eh bien, j'ai dit que �a a �t� un succ�s parce que pour la partie qui a �18�� cr�� cette politique, parce qu'il y a un tr�s grand nombre de personnes qui �19�� ont �t� chass�es par la force de leur maison, et il y a eu un processus de �20�� modification de l'�quilibre ethnique. Donc pour eux, c'�tait un succ�s, �a �21�� signifiait que les gens qui ne voulaient pas le faire ont �t� d�plac�s par �22�� la force. Et ceux qui �taient en �ge de combattre, ont �t� plac�s dans des �23�� camps de d�tention pour des raisons qui sont tout � fait �videntes. Et, on �24�� ne voulait pas qu'ils atteignent l'�ge de combattre pour faire partie des �25�� effectifs du gouvernement de Bosnie et aller dans les secteurs contr�l�s �26�� par celui-ci pour faire partie de l'arm�e, et se servir d'armes contre les �27�� gens qui les avaient expuls�s de chez eux. Et j'ai vu par exemple � �28�� Travnik, un grand nombre, en millier des gens musulmans qui arrivaient l� Page 18053 � 1�� parce qu'ils ont �t� chass�s de chez eux, et il y avait, parmi eux, il n'y � 2�� avait pas de jeunes hommes, c'�tait pour l'essentiel des femmes, des hommes � 3�� �g�s. Et quand il m'agit d'hommes jeunes, d'hommes en �ge d'aller se � 4�� battre, et de jeunes gens qui �taient des teenagers, des adolescents, ils � 5�� ont �t� mis de c�t�. Ce qui fait que donc le nettoyage ethnique �tait en � 6�� train de se faire � une grande �chelle, et il m'apparaissait de fa�on � 7�� claire que cela se faisait suite � des ordres de quelqu'un. �a ne se � 8�� passait pas de fa�on spontan�e. Par cons�quent c'�tait une strat�gie � 9�� politique avec une intention derri�re, et j'ai dit que c'�tait un succ�s �10�� parce que rien n'a �t� fait pour y mettre un terme. �11�� Q.� Penchons-nous maintenant sur la Bosnie centrale et la Bosnie de �12�� l'ouest, voir la Bosnie de l'est. Vous �tes all� � Gorazde avec un convoi �13�� de l'UNHCR en 1992, et dans votre d�claration, vous vous trouviez en Bosnie �14�� de l'est en 1993, vous �tes all� � Cerska en tant que partie int�grante �15�� d'un convoi de l'UNHCR, et vous avez essay� d'entrer dans Cerska. Et au �16�� paragraphe 63 de votre d�claration, vous d�crivez la fa�on dont vous avez �17�� travers� plusieurs postes de contr�le sur la route o� vous avez �t� stopp� �18�� par des soldats des Serbes de Bosnie, � Zvornik notamment. Au paragraphe �19�� 64, vous dites qu'ils ont pass� trois � quatre nuits ici � cet endroit-l� �20�� pendant les Serbes �taient en train de s'emparer de Cerska. Alors � ce �21�� sujet, je voudrais vous montrer un document. �22�� M. TRALDI : [interpr�tation] Et, Messieurs les Juges, je voudrais que l'on �23�� nous affiche le 65 ter 01027. �24�� Q.� Il est question d'une lettre �manant de la Communaut� europ�enne et de �25�� sa Mission de monitoring, sa Mission d'observation, c'est adress� au �26�� g�n�ral Mladic, et dat� du 2 mars 1993. Il y est question du traitement �27�� r�serv� � la Bosnie de l'est. Alors Monsieur Bowen, si vous vous penchez �28�� sur le document que vous avez devant vous, au paragraphe 1, dans la Page 18054 � 1�� deuxi�me phrase on y voit ce qui suit : � 2�� "Bien que l'on ait fait des promesses pour ce qui est d'autoriser � 3�� l'acheminement r�gulier de l'aide humanitaire, dans ces poches, il n'y pas � 4�� eu aucune am�lioration de la situation pour ce qui est des souffrances de � 5�� la population civile."
� 6�� Au paragraphe 7 qui suit on dit : � 7�� "Nous vous demandons instamment d'autoriser le libre passage des � 8�� convois planifi�s vers ces poches, parce que la population a un besoin � 9�� d�sesp�r� de vivre."
�10�� Donc ce que je viens de vous lire �tait une lettre adress�e au g�n�ral �11�� Mladic, est-ce que ceci co�ncide avec l'exp�rience qui est la v�tre pour ce �12�� qui est de ce qui s'est pass� vers Cerska, � l'�poque ?
�13�� R.� Oui, je peux absolument confirmer que personnellement sur le terrain, �14�� c'est ce que j'ai pu voir, et j'y suis all� avec un convoi de l'UNHCR qui �15�� prot�geait la population, et c'�taient des gens de la l�gion �trang�re �16�� fran�aise qui voulaient aller � Cerska, ils ont �t� stopp�s � Zvornik �17�� pendant plusieurs jours, et ils ont d� rebrousser leur chemin au final. �18�� Donc nous �tions all�s l�-bas parce que l'UNHCR, moi, j'avais de tr�s �19�� bonnes relations avec l'homme du UNCHR qui �tait charg� de ce convoi, M. �20�� Larry Hollingworth, et qui a re�u des assurances de la part des Serbes de �21�� Bosnie pour ce qui est d'�tre autoris� � entrer dans Cerska. Et, Larry m'a �22�� dit, viens avec moi, je suis absolument certain qu'on pourrait y acc�der, �23�� nous avions des assurances tr�s fermes de la part des Serbes pour ce qui �24�� �tait de nous laisser entrer dans Cerska, et pourquoi ne pas venir par la �25�� suite vers Gorazde. Et, c'est la raison pour laquelle je suis all� r�aliser �26�� cette mission. �27�� Q.� Au paragraphe 67 de votre d�claration, vous dites que vous avez fini �28�� par y arriver, � Cerska, et vous fournissez des d�tails au sujet de ce que Page 18055 � 1�� vous avez pu y avoir. Ma question est celle-ci, est-ce que vous avez pu � 2�� voir des civils musulmans de Bosnie � Cerska une fois que vous y �tes entr� � 3�� ?
� 4�� R.� Ce qui m'a particuli�rement impressionn� lorsque nous avons fini par � 5�� acc�der � Cerska, lorsque l'arm�e des Serbes de Bosnie nous a autoris�s � � 6�� entrer dans Cerska, c'�tait un certain nombre de choses. Tout d'abord, � 7�� Cerska ce n'est pas un endroit, c'est une r�gion de plusieurs hameaux ou un � 8�� ensemble de plusieurs hameaux, et ce que j'ai remarqu� d'abord, c'est o� � 9�� est-ce que tous ces gens �taient partis, parce que l'endroit �tait �10�� compl�tement vide. C'�tait une ville fant�me, enfin une agglom�ration �11�� fant�me, il n'y avait aucun signe de vie. Les officiers serbes de Bosnie �12�� nous ont emmen�s vers une fosse commune qui a �t� exhum�e et on y avait �13�� trouv� plusieurs cadavres, ils ont dit que c'�taient des gens qui avaient �14�� �t� tu�s par la partie musulmane. Et certaines des personnes de la FORPRONU �15�� et de l'UNHCR qui �taient en ma compagnie ont dit qu'il y avait des �16�� �l�ments de preuve qui disaient que ces personnes ont �t� tu�es au combat. �17�� Et, au vu de ces cadavres, on pouvait voir qu'il y avait des blessures �18�� permettant de l'affirmer. Et, la partie serbe avait affirm� de fa�on �19�� v�h�mente que c'�taient des gens qui avaient �t� tortur�s, qu'ils avaient �20�� subi des atrocit�s et qu'il fallait faire quelque chose pour y mettre un �21�� terme. Mais comme je vous l'ai dit, il n'y avait pas de civils, ils �taient �22�� tous partis, et donc je n'ai pas eu avec qui m'entretenir. �23�� Q.� Est-ce que vous avez eu une id�e � l'�poque de l'endroit vers lequel �24�� ces civils serbes de Bosnie �taient partis de Cerska, est-ce quelqu'un vous �25�� l'a dit en r�ponse � vos questions ?
�26�� R.� Eh bien, on a suppos� qu'ils �taient tous partis vers Srebrenica, vers �27�� cette poche et cette enclave, �tant donn� qu'il y avait de plus en plus de �28�� gens � arriver de localit�s telles que Cerska et autres. En d'autres Page 18056 � 1�� termes, cette ligne de front �tait en train de se rapetisser, et ils � 2�� allaient vers cette r�gion concr�te, et il s'est av�r�, au final, que bon � 3�� nombre de personnes qui s'�taient trouv�es � Srebrenica �taient en fait des � 4�� gens d�plac�s d'autres r�gions de la Bosnie de l'est pendant la guerre � 5�� parce qu'il y avait eu des pressions militaires d'exerc�es parmi les Serbes � 6�� de Bosnie et leurs aides.
� 7�� M. JEREMY : [interpr�tation] Monsieur le Pr�sident, je passerai maintenant � 8�� � un clip vid�o autre.
� 9�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Est-ce que vous pouvez nous dire de �10�� combien de temps vous avez encore besoin ?
�11�� M. JEREMY : [interpr�tation] J'ai utilis� 55 minutes, Monsieur le Juge. Je �12�� pense avoir encore besoin d'une heure, ou des dix minutes de plus que �13�� j'avais demand�es -- donc, de 15 minutes en plus.
�14�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] Bon, 15 minutes. On va lever l'audience �15�� pour aujourd'hui.
�16�� Et � moins qu'il n'y ait des instructions autres, Monsieur Bowen, �17�� vous n'avez pas le droit de vous entretenir avec qui que ce soit au sujet �18�� de votre t�moignage d'aujourd'hui, pas plus que du t�moignage � venir �19�� demain. Je vous demande de revenir ici demain matin � 9 heures 30 dans ce �20�� m�me pr�toire. Vous pouvez maintenant suivre l'huissier.
�22�� M. LE JUGE ORIE : [interpr�tation] L'audience est lev�e pour aujourd'hui. �23�� Nous allons reprendre nos travaux demain, vendredi le 18 octobre � 9 heures �24�� 30, dans cette m�me salle d'audience, la salle d'audience num�ro 1.
�25�� --- L'audience est lev�e � 14 heures 15 et reprendra le vendredi 18 octobre �26�� 2013, � 9 heures 30.

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