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Timestamp: 2016-10-28 18:13:20+00:00

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5A_777/2014 (04.03.2015)
5A_777/2014 � � Arr�t du 4 mars 2015
repr�sent�e par Me Karin Grobet Thorens, avocate,
recours contre l'arr�t de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve du 29 ao�t 2014.
A.A.________ (1968) et B.A.________ (1968), se sont mari�s le 18 d�cembre 1998 � U.________. Par acte notari� du 10 f�vrier 1999, ils ont soumis leur union au r�gime de la s�paration de biens. Deux enfants sont issus de cette union: C.________, n�e le 2 mars 1999, et D.________, n� le 23 mai 2003. Les parties se sont s�par�es une premi�re fois en 2007, puis ont repris la vie commune, avant de se s�parer de nouveau en mai 2010.
B.a.�Par jugement du 23 octobre 2013, le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve a prononc� leur divorce (1), et notamment attribu� la garde sur les deux enfants � la m�re (3), r�servant au p�re un large droit de visite (4). Il a condamn� l'ex-�poux � s'acquitter d'une contribution d'entretien, allocations familiales ou d'�tudes non comprises, de 1'800 fr. par mois et par enfant jusqu'� l'�ge de 14 ans r�volus, puis de 2'000 fr. jusqu'� la majorit�, voire au-del� en cas d'�tudes s�rieuses et r�guli�res, mais au maximum jusqu'� 25 ans (5). La pension due par l'ex-�poux � son ex-�pouse a �t� fix�e � 1'000 fr. par mois jusqu'� l'�ge de la retraite (7).
B.b.�Statuant le 29 ao�t 2014 sur appel de l'ex-�poux et appel joint de l'ex-�pouse, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve a partiellement r�form� ce jugement, en ce sens que la contribution d'entretien en faveur de chaque enfant, allocations familiales ou d'�tudes non comprises, est fix�e � 2'200 fr. par mois jusqu'� l'�ge de 14 ans r�volus, puis � 2'500 fr. jusqu'� la majorit�, voire au-del� en cas d'�tudes s�rieuses et r�guli�res, mais au plus tard jusqu'� 25 ans r�volus, ceci � compter de la date de l'arr�t; la pension en faveur de l'ex-�pouse a �t� port�e � 1'500 fr. par mois, � compter de cette m�me date, mais jusqu'au 31 mai 2019 seulement. L'ex-�poux a aussi �t� condamn� � verser � son ex-�pouse 7'000 fr. � titre de�
Par m�moire du 6 octobre 2014, A.A.________ exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral. Il conclut � l'annulation de l'arr�t entrepris, principalement � sa r�forme, en ce sens que la pension due � chaque enfant est arr�t�e � 1'200 fr. jusqu'� l'�ge de 14 ans r�volus, puis � 1'400 fr. jusqu'� la majorit�, voire au-del� en cas d'�tudes r�guli�res et s�rieuses mais au plus tard jusqu'� 25 ans; que la contribution � l'entretien de l'ex-�pouse, de m�me que la�
provisio ad litem�qui lui a �t� allou�e, sont supprim�es. Subsidiairement, il sollicite le renvoi de la cause � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision.
Invit�s � se d�terminer, l'intim�e a conclu au rejet du recours et la cour cantonale s'est r�f�r�e aux consid�rants de son arr�t.
1.1.�Le recours a �t� d�pos� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et dans la forme l�gale (art. 42 LTF) contre une d�cision finale (art. 90 LTF) rendue sur recours par une autorit� sup�rieure statuant en derni�re instance cantonale (art. 75 al. 1 et 2 LTF) dans une affaire civile (art. 72 al. 1 LTF). Le litige porte sur le montant des contributions d'entretien en faveur du conjoint et des enfants, ainsi que sur la question de la�
provisio ad litem, � savoir une affaire p�cuniaire, dont la valeur litigieuse requise est atteinte (art. 51 al. 1 ch. 4 et 74 al. 1 let. b LTF). Le recourant a en outre pris part � la proc�dure devant l'autorit� pr�c�dente (art. 76 al. 1 let. a LTF) et a un int�r�t digne de protection � l'annulation ou � la modification de la d�cision attaqu�e (art. 76 al. 1 let. b LTF).
1.2.�Il ne sera pas tenu compte des pi�ces produites par l'intim�e, puisqu'elles sont post�rieures � l'arr�t entrepris (ATF 139 III 120 consid. 3.1.2 p. 123; 133 IV 342 consid. 2.1 p. 343 s.).
2.1.�Le recours en mati�re civile peut �tre form� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� par les art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF), sans �tre li� ni par les motifs de l'autorit� pr�c�dente, ni par les moyens des parties; il peut donc admettre le recours en se fondant sur d'autres arguments que ceux invoqu�s par le recourant, comme il peut le rejeter en op�rant une substitution de motifs (ATF 139 II 404 consid. 3 p. 415; 135 III 397 consid. 1.4 p. 400). Cela �tant, eu �gard � l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, il n'examine en principe que les griefs soulev�s; il n'est pas tenu de traiter, � l'instar d'une autorit� de premi�re instance, toutes les questions juridiques pouvant se poser, lorsque celles-ci ne sont plus discut�es devant lui (ATF 135 III 397 consid. 1.4 p. 400; 134 III 102 consid. 1.1 p. 104 s.). Le recourant doit par cons�quent discuter les motifs de la d�cision entreprise et indiquer pr�cis�ment en quoi il estime que l'autorit� pr�c�dente a m�connu le droit (ATF 134 V 53 consid. 3.3 p. 60). Les m�mes exigences de motivation p�sent sur l'intim� (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 89).
2.2.�Le Tribunal f�d�ral conduit son raisonnement sur la base des faits �tablis par la juridiction pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF); il ne peut s'en �carter que si ces faits ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF, et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). La partie recourante qui soutient que les faits ont �t� constat�s d'une mani�re manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-�-dire arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252), doit satisfaire au principe d'all�gation, sous peine d'irrecevabilit�.
De jurisprudence constante, le Tribunal f�d�ral se montre r�serv� en mati�re d'�tablissement des faits et d'appr�ciation des preuves, vu le large pouvoir qu'il reconna�t dans ce domaine aux autorit�s cantonales (parmi plusieurs: ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40). Il n'intervient, du chef de l'art. 9 Cst., que si l'autorit� cantonale n'a manifestement pas saisi le sens et la port�e d'un moyen de preuve, a omis sans raisons objectives de tenir compte de preuves pertinentes ou a op�r�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables (ATF 136 III 552 consid. 4.2 p. 560).
Le recourant expose que la cour cantonale a �tabli sa situation financi�re de mani�re arbitraire, ce qui aurait des cons�quences sur le calcul des pensions alimentaires en faveur de l'intim�e et des enfants.
3.1.�Il ressort de l'arr�t entrepris que durant la vie commune, l'ex-�poux travaillait en qualit� de polisseur aupr�s d'une soci�t� horlog�re et r�alisait en dernier lieu un salaire de 6'715 fr. brut par mois. En 2011, il a quitt� cet emploi pour fonder avec des tiers un commerce de v�tements, dont il a tir� un revenu de 4'712 fr. net par mois. Il a soutenu que cette activit� �tait d�sormais d�ficitaire et ne lui procurerait plus de revenu. Relevant que ce commerce a r�alis� une perte comptable en 2012, la cour cantonale a consid�r� que l'on ne voyait toutefois pas pour quelle raison l'exploitation ne pourrait pas � nouveau �tre profitable � l'avenir. A supposer que tel ne puisse pas �tre le cas, elle a retenu qu'on ne voyait pas pour quelle raison l'ex-�poux ne pourrait pas reprendre une activit� lucrative dans le domaine de l'horlogerie, lui procurant des revenus comparables � ceux r�alis�s pr�c�demment. Ainsi, il fallait admettre qu'il conservait la facult� de r�aliser, par le biais de son travail, un salaire de 5'000 fr. net par mois.
Il fallait ajouter � ce salaire les revenus tir�s de sa fortune, notamment du parc immobilier dont il est propri�taire. Ses revenus mobiliers et immobiliers se sont �lev�s en moyenne � 311'675 fr. par an entre 2010 et 2012, charges et frais d'entretien d�duits. Il fallait encore d�duire de ces revenus la charge d'int�r�ts hypoth�caires, qui s'est �lev�e � 42'629 fr. en moyenne pour cette p�riode. Ses revenus moyens tir�s de la fortune �taient donc de 269'046 fr. par an, soit l'�quivalent de 22'420 fr. par mois.
Aux all�gations de l'ex-�poux selon lesquelles les revenus de sa fortune allaient diminuer de 30% en raison de travaux indispensables (travaux pour 1'680'000 fr. � effectuer entre 2014 et 2026) et de l'augmentation des taux hypoth�caires, la Cour de justice a observ� que le calcul des revenus immobiliers effectu� ci-dessus prenait d�j� en compte des charges et frais d'entretien des immeubles (103'356 fr. en moyenne par an). L'ex-�poux n'avait pas d�montr� en quoi les travaux futurs all�gu�s, qui totalisent en moyenne 140'000 fr. par an (1'680'000 fr. / 12), ne pourraient pas, pour leur majeure partie, �tre compris dans le budget d'entretien susvis�. En outre, une diminution des revenus qui serait imputable � ces travaux entra�nerait une diminution significative de sa charge fiscale, ce dont il n'a pas tenu compte. Certains travaux pourraient en outre �tre r�alis�s uniquement moyennant le d�part des locataires, condition dont la Cour de justice ignorait si elle pourrait �tre r�alis�e. Par cons�quent, il n'y avait pas lieu d'admettre que lesdits travaux, � supposer qu'ils soient effectivement effectu�s, entra�neront une diminution significative des revenus immobiliers au cours des prochaines ann�es. La pr�tendue augmentation des taux hypoth�caires � venir �tait quant � elle hypoth�tique, et n'�tait rendue vraisemblable par aucun �l�ment probant. Elle �tait de surcro�t susceptible d'�tre compens�e par une baisse des dettes hypoth�caires de l'ex-�poux, certaines de ces dettes �tant r�guli�rement amorties, le montant des int�r�ts g�n�r�s par celles-ci ayant par ailleurs diminu� entre 2010 et 2012.
Vu ce qui pr�c�de, la juridiction pr�c�dente a fix� les revenus d�terminants de l'ex-�poux � 27'420 fr. par mois (22'420 fr. de revenus de la fortune + 5'000 fr. de salaire). Ses charges mensuelles �tant de 12'773 fr., il b�n�ficiait d'un disponible de 14'647 fr.
3.2.�Le recourant estime qu'il est arbitraire (art. 97 al. 1 LTF) de fixer le revenu r�gulier qu'il peut tirer de son travail � 5'000 fr. par mois.
3.2.1.�Selon lui, il faudrait " r�duire de 5'000 fr. " ce montant. S'agissant de son activit� dans un commerce de v�tements, il explique qu'on ne peut pas fixer son revenu moyen sur la base des seuls mois de septembre � d�cembre 2011, alors que l'activit� du commerce a toujours �t� d�ficitaire par la suite. Il serait par ailleurs " notoire " que le commerce de d�tail est actuellement une " branche sinistr�e ". Concernant le revenu hypoth�tique qui lui a �t� imput�, il rappelle notamment qu'il a quitt� le monde de l'horlogerie en 2011. La Cour de justice aurait en outre omis de constater qu'il n'a pas quitt� la soci�t� horlog�re dans laquelle il travaillait, mais qu'il a �t� licenci�. L'autorit� cantonale n'aurait pas examin� la question de la possibilit� effective de retourner dans ce domaine, ni �tabli quel revenu il pourrait en tirer et dans quel d�lai. Il serait " notoire " que les manufactures d'horlogerie susceptibles d'engager un polisseur sont peu nombreuses et se trouvent en dehors du canton de Gen�ve. En d�finitive, il affirme qu'il n'a pas la possibilit� effective de retourner dans le domaine de l'horlogerie et d'y trouver un emploi lui procurant un revenu r�gulier de 5'000 fr.
3.2.2.�Pour fixer les contributions d'entretien, le juge doit en principe tenir compte du revenu effectif du d�birentier. Il peut toutefois lui imputer un revenu hypoth�tique sup�rieur. Il s'agit d'inciter la personne � r�aliser le revenu qu'elle est en mesure de se procurer et dont on peut raisonnablement exiger qu'elle l'obtienne afin de remplir ses obligations (ATF 137 III 118 consid. 3.1 p. 121; arr�t 5A_763/2013 du 11 avril 2014 consid. 3.1).
Lorsque le juge entend tenir compte d'un revenu hypoth�tique, il doit examiner successivement deux conditions. Tout d'abord, il doit juger si l'on peut raisonnablement exiger de cette personne qu'elle exerce une activit� lucrative ou augmente celle-ci, eu �gard, notamment, � sa formation, � son �ge et � son �tat de sant�; il s'agit d'une question de droit (arr�ts 5A_891/2013 du 12 mars 2014 consid. 4.1.1; 5A_243/2013 du 24 juillet 2013 consid. 2.). Lorsqu'il tranche celle-ci, le juge ne peut pas se contenter de dire, de mani�re toute g�n�rale, que la personne en cause pourrait obtenir un revenu sup�rieur en travaillant; il doit pr�ciser le type d'activit� professionnelle que cette personne peut raisonnablement devoir accomplir. Ensuite, il doit examiner si la personne a la possibilit� effective d'exercer l'activit� ainsi d�termin�e et quel revenu elle peut en obtenir, compte tenu des circonstances subjectives susmentionn�es, ainsi que du march� du travail; il s'agit-l� d'une question de fait (ATF 137 III 102 consid. 4.2.2.2 p. 108; 128 III 4 consid. 4c/bb p. 7 s.).
3.2.3.�En l'esp�ce, on ne discerne pas pour quels motifs il serait, en soi, insoutenable de retenir que l'ex-�poux a la possibilit� effective de trouver un emploi dans le domaine de l'horlogerie et de percevoir 5'000 fr. net par mois de salaire � ce titre. La juridiction pr�c�dente a fix� ce montant en se r�f�rant express�ment au revenu qu'il percevait en 2011 dans cette branche (6'715 fr. brut), ce qui ne peut �tre consid�r�, en soi, comme insoutenable. En tant qu'il soutient qu'il s'est fait licencier en 2011, le recourant se fonde d'ailleurs sur des faits nouveaux, irrecevables (cf. supra consid. 2.2) qui, au demeurant, ne sont pas de nature � influer sur le sort de la cause. Par ailleurs, contrairement � ce qu'il pr�tend, le nombre de manufactures horlog�res susceptibles d'engager un polisseur ne constitue pas un fait notoire (sur cette notion: cf. ATF 135 III 88 consid. 4.1 p. 89); l'all�gation selon laquelle ces entreprises seraient situ�es hors du canton de Gen�ve est de surcro�t d�nu�e de pertinence. En tant qu'il pr�tend que la cour cantonale n'a pas examin� dans quel d�lai on pouvait attendre de lui qu'il trouve un tel emploi (sans toutefois soulever le grief de violation du droit d'�tre entendu), le recourant ne pr�cise pas quel d�lai il aurait fallu lui laisser; son argumentation, trop impr�cise, ne satisfait pas au principe d'all�gation (cf. supra consid. 2.1), partant, est irrecevable. En d�finitive, la Cour de justice a d�termin� le revenu hypoth�tique de l'ex-�poux en appuyant son appr�ciation sur des consid�rations factuelles suffisantes, et dont le caract�re arbitraire n'est pas d�montr�.
Vu ce qui pr�c�de, il devient superflu de conna�tre des critiques du recourant dirig�es � l'encontre de la seconde motivation de la Cour de justice, fond�e sur le revenu r�el qu'il r�alise actuellement (ATF 133 III 221 consid. 7 p. 228).
3.3.�Le recourant soul�ve le grief de constatation arbitraire des faits (art. 97 al. 1 LTF) en relation avec le montant de ses revenus immobiliers.
3.3.1.�S'il admet que les revenus de sa fortune se sont �lev�s, entre 2010 et 2012, � 22'420 fr. par mois en moyenne, il estime qu'il est insoutenable de consid�rer que de tels revenus pourront �tre r�alis�s � l'avenir. Il soutient que ceux-ci vont diminuer d'au moins 140'000 fr. par an d�s 2014; ils ne s'�l�veront plus qu'� 129'049 fr. par ann�e (269'049 - [1'680'000 / 12) ], correspondant � 10'754 fr. 10 par mois, en raison des travaux de r�novation qui sont n�cessaire et de l'�volution future des taux d'int�r�t hypoth�caires. La cour cantonale aurait omis, de mani�re arbitraire, de mentionner que les travaux qu'il va effectuer d'ici � 2026 sont impos�s par la loi et d�coulent de " d�cisions de l'Etat ", auxquelles il renvoie. Il serait par ailleurs " notoire, �vident et logique " que les taux hypoth�caires, qui sont actuellement historiquement bas, ne pourront " que remonter " d'ici � ce que l'enfant cadet ait 18 ans, � savoir en 2021, voire d'ici qu'il ait 25 ans (en 2028). Quant � la diminution de sa charge fiscale en raison des travaux de r�novation, le recourant fait valoir qu'elle ne compensera pas la diminution de ses revenus, puisque la charge fiscale ne repr�sente qu'un pourcentage de ceux-ci. Il serait par ailleurs arbitraire de consid�rer que les futurs travaux pourront �tre financ�s en majeure partie par le budget " charges et frais d'entretien " pris en compte dans le calcul des revenus des immeubles. En effet, vu leur nature (d�samiantage, travaux de toiture, remplacement chaudi�res, agencement de cuisines et sanitaires, etc.), ces travaux ne font pas partie du budget relatif � l'entretien courant des appartements, mais constituent des frais d'entretien extraordinaires, ce qu'il aurait �tabli par pi�ces.
3.3.2.�En l'occurrence, la cour cantonale a proc�d� � une double motivation pour retenir, finalement, qu'il ne se justifiait pas de tenir compte d'une pr�tendue baisse future des revenus immobiliers de l'�poux. Les critiques du recourant sont en principe recevables, puisqu'il conteste les deux volets de la motivation (ATF 138 III 728 consid. 3.4 p. 736; 133 IV 119 consid. 6.3 p. 120 s.).
3.3.2.1.�Le recourant conteste tout d'abord les constatations selon lesquelles il n'a pas d�montr� que les travaux envisag�s entra�neront une baisse significative de ses revenus immobiliers au cours des prochaines ann�es.
S'agissant de l'�volution future des taux hypoth�caires - qu'il invoque pour tenter de d�montrer une baisse de ses revenus immobiliers futurs -, elle ne constitue � l'�vidence pas un fait notoire, d�s lors qu'elle n'est pas pr�visible avec certitude (sur la notion de fait notoire, cf. ATF 135 III 88 consid. 4.1 p. 89). A juste titre, la cour cantonale a retenu qu'une augmentation de ces taux n'�tait qu'hypoth�tique, ce qui n'est pas critiquable. Au demeurant, le recourant ne conteste pas qu'une augmentation des taux est susceptible d'�tre compens�e par une baisse de ses dettes, puisqu'il proc�de � un amortissement r�gulier de celles-ci.
Contrairement � ce qu'il affirme, la cour cantonale n'a pas pr�tendu que la diminution des revenus immobiliers serait int�gralement compens�e par la diminution de sa charge fiscale. Son argumentation sur ce point est donc sans pertinence. En r�alit�, la juridiction pr�c�dente a examin� l'�volution future des revenus immobiliers en prenant en compte les diff�rents facteurs pertinents, notamment le fait qu'en raison des travaux de r�novation pr�vus, les revenus imposables de l'ex-�poux seront significativement r�duits, de sorte que sa charge fiscale diminuera (arr�t entrepris, p. 15), ce qui n'est pour le moins pas insoutenable. Il est indubitable que le recourant pourra financer lesdits travaux, en partie, au moyen des imp�ts ainsi �conomis�s.
Selon la cour cantonale, l'autre partie des travaux pourra �tre financ�e en " majeure partie " au moyen du budget " charges et frais d'entretien de l'immeuble ". Un tel raisonnement ne r�siste pas � l'examen. Il ressort des faits de la cause que les charges et frais d'entretien courant des immeubles se sont �lev�es � 103'356 fr. par ann�e en moyenne, pour des ann�es lors desquelles il n'est pas �tabli que des travaux de r�novation ont �t� effectu�s. En consid�rant que ce budget pourra d�sormais servir � financer des travaux futurs estim�s � 140'000 fr. par an, la cour cantonale consid�re implicitement que les charges et frais d'entretien courants vont baisser drastiquement, ce qui ne repose sur aucun �l�ment du dossier.
3.3.2.2.�Cela �tant, l'autre argumentation de la cour cantonale, selon laquelle on ignore si les travaux vont v�ritablement �tre r�alis�s, r�siste au grief d'arbitraire. Quand bien m�me, comme le pr�tend l'�poux, les travaux qu'il projette seraient impos�s par la loi, il n'est pas insoutenable de ne pas tenir compte d'une hypoth�tique baisse future des revenus immobiliers, ce d'autant plus que lesdits travaux, pr�vus sur de nombreuses ann�es, ont un impact impr�visible sur plusieurs param�tres, notamment les aspects fiscaux et l'�volution des rentr�es locatives. Si les revenus devaient effectivement diminuer, l'ex-�poux pourra solliciter la modification du jugement de divorce, aux conditions fix�es par l'art. 129 CC.
Soulevant le grief de violation de l'art. 285 CC, le recourant se plaint du montant des contributions dont il doit s'acquitter pour l'entretien de ses enfants.
4.1.�Selon l'art. 285 al. 1 CC, la contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'� la situation et aux ressources des p�re et m�re. Les enfants ont le droit de recevoir une �ducation et de b�n�ficier d'un niveau de vie qui corresponde � la situation des parents; leurs besoins doivent �galement �tre calcul�s de mani�re plus large lorsque les parents b�n�ficient d'un niveau de vie plus �lev� (ATF 120 II 285 consid. 3a/cc p. 289 s.; parmi plusieurs: arr�t 5A_959/2013 du 1er octobre 2014 consid. 9.2.2). Celui des parents dont la capacit� financi�re est sup�rieure peut par ailleurs �tre tenu, suivant les circonstances, de subvenir � l'entier du besoin en argent si l'autre remplit son obligation � l'�gard de l'enfant essentiellement en nature (ATF 120 II 285 consid. 3a/cc p. 289; arr�t 5A_386/2012 du 23 juillet 2012 consid. 4.2.1 et les r�f�rences). La loi ne prescrit toutefois pas de m�thode de calcul particuli�re pour arr�ter la contribution d'entretien (ATF 128 III 411 consid. 3.2.2 p. 414 s.); sa fixation rel�ve de l'appr�ciation du juge, qui jouit d'un large pouvoir d'appr�ciation (ATF 127 III 136 consid. 3a p. 141; 120 II 285 consid. 3b/bb p. 291; arr�t 5A_507/2007 du 23 avril 2008 consid. 5.1) et applique les r�gles du droit et de l'�quit� (art. 4 CC; 127 III 136 consid. 3a p. 141). Il n'y a violation du droit f�d�ral que si le juge a abus� de son pouvoir d'appr�ciation en se r�f�rant � des crit�res d�nu�s de pertinence, ou en ne tenant pas compte d'�l�ments essentiels, ou encore si, d'apr�s l'exp�rience de la vie, le montant fix� appara�t manifestement in�quitable (ATF 132 III 178 consid. 5.1 p. 183; 130 III 571 consid. 4.3 p. 576; 128 III 161 consid. 2c/aa p. 162).
4.2.�Il ressort de l'arr�t attaqu� que les besoins de C.________ s'�l�vent � 1'725 fr. par mois (prime d'assurance-maladie: 115 fr.; inscription, mat�riel et cantine scolaire: 427 fr.; cours d'appui: 84 fr.; �quitation: 72 fr.; camp d'�tudes: 58 fr.; transports publics: 45 fr.; entretien de base: 600 fr.; participation au loyer de sa m�re: 325 fr.). Une fois d�duites les allocations familiales (300 fr. par mois), il reste un solde � couvrir de 1'425 fr. par mois.
Les besoins de D.________ ont �t� �tablis � 1'460 fr. par mois (prime d'assurance-maladie: 115 fr.; cantine et encadrement scolaire 68 fr.; cours de sport: 46 fr.; frais de garde: 261 fr.; transports publics: 45 fr.; entretien de base: 600 fr.; participation au loyer de sa m�re: 325 fr.), dont � d�duire 300 fr. au titre des allocations familiales. Il subsiste donc un solde de 1'160 fr. par mois � couvrir.
Consid�rant qu'en l'esp�ce, le p�re b�n�ficiait d'un solde disponible substantiel, la juridiction pr�c�dente a retenu qu'il pouvait �tre raisonnablement tenu de prendre en charge l'entier des besoins non couverts des enfants et de verser en sus, � chacun, 1'000 fr. par mois � titre de participation � son train de vie, � savoir en chiffres ronds une somme totale de 2'500 fr. par mois pour l'a�n�e (1'425 fr. + 1'000 fr.) et 2'200 fr. par mois pour le cadet (1'160 fr. + 1'000 fr.). Cela laissait au p�re un disponible mensuel d'environ 10'000 fr. par mois (14'647 fr. - 4'700 fr. = 9'947 fr.), suffisant pour qu'il s'acquitte en sus des frais d'�colage priv� de C.________ (13'500 fr., par an), qu'il s'est engag� � prendre en charge. Les tabelles zurichoises, auxquelles s'est r�f�r� le p�re, n'�taient pas directement applicables, puisqu'elles se fondent sur un revenu moyen compris entre 7'000 fr. et 7'500 fr. par mois, alors que les revenus du p�re sont environ quatre fois plus �lev�s.
4.3.�Le recourant reproche � l'autorit� cantonale d'avoir ajout� 1'000 fr. par mois aux charges des enfants, alors que le montant de leurs charges effectives, fix� � 1'425 fr., respectivement 1'135 fr., et comprenait d�j� l'ensemble de leurs besoins, y compris les frais de leurs activit�s extra-scolaires, et qu'il prend d�j� en charge les frais d'�colage priv� de C.________. Il aurait fallu se fonder sur le train de vie effectif (modeste) des enfants durant le mariage, et constater qu'un ajout de 1'000 fr. n'�tait pas n�cessaire. Ce montant a quasiment pour effet d'octroyer aux enfants le double de ce qui est n�cessaire pour couvrir leurs charges. Or, la jurisprudence interdirait d'accorder � l'enfant une augmentation de la contribution d'entretien sup�rieure de 25% aux montants fix�s dans les tabelles zurichoises, les contributions ne pouvant �tre fix�es de fa�on lin�aire en fonction des revenus des parents. Enfin, il pr�tend que son disponible n'est pas de 14'647 fr. par mois, mais de 2'921 fr. seulement, puisque ses revenus s'�l�veraient � 15'694 fr. 50. Partant, il n'aurait pas la possibilit� de verser des contributions d'entretien de 2'500 fr., respectivement 2'200 fr. pour ses enfants.
4.4.�Force est d'admettre qu'en l'esp�ce, la Cour de justice a outrepass� son pouvoir d'appr�ciation.
Apr�s avoir �tabli de mani�re concr�te les besoins des enfants (1'425 fr. pour C.________ et 1'160 fr. pour D.________), tout en rappelant que le p�re devait assumer, en sus, les frais d'�colage priv� de C.________, la cour cantonale a d�cr�t� qu'il fallait ajouter 1'000 fr. par mois et par enfant � titre de participation au train de vie de leur p�re. Certes, la situation �conomique du d�birentier doit �tre prise en consid�ration. L'autorit� cantonale m�conna�t toutefois qu'en cas de situation financi�re particuli�rement bonne, il n'est pas n�cessaire de prendre en consid�ration toute la force contributive des parents pour calculer la contribution � l'entretien des enfants. Il ne faut pas prendre comme point de d�part le niveau de vie le plus �lev� qu'il est possible d'avoir avec un certain revenu, mais celui qui est r�ellement men�. De plus, dans certaines circonstances, il peut se justifier, pour des motifs p�dagogiques, d'accorder un niveau de vie plus modeste � l'enfant qu'aux parents (ATF 116 II 110 consid. 3b p. 113 s.). Le montant de la contribution d'entretien ne doit donc pas �tre calcul� simplement de fa�on lin�aire d'apr�s la capacit� financi�re des parents, sans tenir compte de la situation concr�te de l'enfant (ATF 120 II 285 consid. 3b/bb p. 290 s.; arr�t 5A_507/2007 du 23 avril 2008 consid. 5.1). En l'occurrence, il ne se justifie donc pas d'ajouter 1'000 fr. par mois aux besoins des enfants. La Cour de c�ans n'est toutefois pas en mesure de r�former l'arr�t s'agissant des contributions des enfants; elle conna�t certes le montant de leurs besoins (1'425 fr. pour C.________ et 1'160 fr. pour D.________), mais il ne lui appartient pas d'�valuer si leurs besoins augmenteront avec l'�ge. La cause doit donc �tre renvoy�e � l'autorit� cantonale pour qu'elle r��value, si n�cessaire, ces montants et fixe � nouveau les contributions d'entretien.
Le recourant soutient que la contribution d'entretien qu'il doit verser � son ex-�pouse doit �tre supprim�e. Il invoque � cet �gard les griefs d'�tablissement arbitraire des faits et de violation de l'art. 125 CC.
5.1.1.�Aux termes de l'art. 125 al. 1 CC, si l'on ne peut raisonnablement attendre d'un �poux qu'il pourvoie lui-m�me � son entretien convenable, y compris � la constitution d'une pr�voyance vieillesse appropri�e, son conjoint lui doit une contribution �quitable. Cette disposition concr�tise deux principes: d'une part, celui de l'ind�pendance �conomique des �poux apr�s le divorce, qui postule que, dans toute la mesure du possible, chaque conjoint doit d�sormais subvenir � ses propres besoins; d'autre part, celui de la solidarit�, qui implique que les �poux doivent supporter en commun non seulement les cons�quences de la r�partition des t�ches convenue durant le mariage (art. 163 al. 2 CC), mais �galement les d�savantages qui ont �t� occasionn�s � l'un d'eux par l'union et qui l'emp�chent de pourvoir � son entretien. Dans son principe, comme dans son montant et sa dur�e, l'obligation d'entretien doit �tre fix�e en tenant compte des �l�ments �num�r�s de fa�on non exhaustive � l'art. 125 al. 2 CC (ATF 137 III 102 consid. 4.1 p. 104 s. et les arr�ts cit�s). La d�termination de la contribution d'entretien rel�ve de l'appr�ciation du juge du fait, qui applique les r�gles du droit et de l'�quit� (art. 4 CC; ATF 116 II 103 consid. 2f p. 109; arr�t 5A_442/2014 du 27 ao�t 2014 consid. 3.1). Il n'y a violation du droit f�d�ral que si le juge a abus� de son pouvoir d'appr�ciation, en se r�f�rant � des crit�res d�nu�s de pertinence ou en ne tenant pas compte d'�l�ments essentiels, ou encore si, d'apr�s l'exp�rience de la vie, la contribution allou�e se r�v�le manifestement in�quitable (ATF 127 III 136 consid. 3a p. 141).
5.1.2.�Une contribution est due si le mariage a concr�tement influenc� la situation financi�re de l'�poux cr�direntier ( " lebenspr�gend "). Si le mariage a dur� au moins dix ans - p�riode � calculer jusqu'� la date de la s�paration des parties (ATF 132 III 598 consid. 9.2 p. 600) - il a eu, en r�gle g�n�rale, une influence concr�te. La jurisprudence retient �galement que, ind�pendamment de sa dur�e, un mariage influence concr�tement la situation des conjoints lorsque ceux-ci ont des enfants communs (ATF 135 III 59 consid. 4.1 p. 61). Un tel mariage ne donne toutefois pas automatiquement droit � une contribution d'entretien: selon la jurisprudence, le principe de l'autonomie prime le droit � l'entretien, ce qui se d�duit directement de l'art. 125 CC; un �poux ne peut pr�tendre � une pension que s'il n'est pas en mesure de pourvoir lui-m�me � son entretien convenable et si son conjoint dispose d'une capacit� contributive (ATF 137 III 102 consid. 4.1.2 p. 105).
5.1.3.�Lorsqu'il s'agit de fixer la contribution � l'entretien d'un conjoint dont la situation financi�re a �t� concr�tement et durablement influenc�e par le mariage, l'art. 125 CC prescrit de proc�der en trois �tapes (ATF 137 III 102 consid. 4.2 p. 106 et les r�f�rences cit�es).
La premi�re de ces �tapes consiste � d�terminer l'entretien convenable apr�s avoir constat� le niveau de vie des �poux pendant le mariage. Lorsque l'union conjugale a durablement marqu� de son empreinte la situation de l'�poux b�n�ficiaire, le principe est que le standard de vie choisi d'un commun accord doit �tre maintenu pour les deux parties dans la mesure o� leur situation financi�re le permet (ATF 132 III 593 consid. 3.2 p. 595). Il s'agit de la limite sup�rieure de l'entretien convenable. Quand il n'est pas possible, en raison de l'augmentation des frais qu'entra�ne l'existence de deux m�nages s�par�s, de conserver le niveau de vie ant�rieur, le cr�ancier de l'entretien peut pr�tendre au m�me train de vie que le d�biteur de l'entretien (ATF 129 III 7 consid. 3.1.1 p. 9).
La deuxi�me �tape consiste � examiner dans quelle mesure chacun des �poux peut financer lui-m�me l'entretien arr�t� � l'�tape pr�c�dente du raisonnement. Un conjoint - y compris le cr�ancier de l'entretien (ATF 127 III 136 consid. 2c p. 139 ss) - peut se voir imputer un revenu hypoth�tique (ATF 128 III 4 consid. 4a p. 5). Le revenu de la fortune est pris en consid�ration au m�me titre que le revenu de l'activit� lucrative et, lorsque la fortune ne produit aucun ou qu'un faible rendement, il peut �tre tenu compte d'un revenu hypoth�tique (ATF 117 II 16 consid. 1b p. 17). La capacit� de pourvoir soi-m�me � son entretien est susceptible d'�tre limit�e totalement ou partiellement par la charge que repr�sente la garde des enfants. En principe, on ne peut exiger d'un �poux la prise ou la reprise d'une activit� lucrative � un taux de 50% avant que le plus jeune des enfants n'ait atteint l'�ge de 10 ans r�volus, et de 100% avant qu'il n'ait atteint l'�ge de 16 ans r�volus (ATF 137 III 102 consid. 4.2.2.2 p. 108). Ces lignes directrices sont toujours valables d�s lors que, comme par le pass�, la garde et les soins personnels sont dans l'int�r�t des enfants en bas �ge, ainsi que de ceux en �ge de scolarit�, et que les soins personnels repr�sentent un crit�re essentiel lors de l'attribution de la garde. Elles ne sont toutefois pas des r�gles strictes; leur application d�pend des circonstances du cas concret (ATF 137 III 102 consid. 4.2.2.2 p. 109), notamment de ce qui a �t� convenu durant la vie commune (arr�ts 5A_70/2013 du 11 juin 2013 consid. 5.1) ou des capacit�s financi�res du couple. Le juge du fait tient compte de ces lignes directrices dans l'exercice du large pouvoir d'appr�ciation qui est le sien (art. 4 CC; ATF 137 III 102 consid. 4.2.2.2 p. 109; 134 III 577 consid. 4 p. 580).
S'il n'est enfin pas possible ou que l'on ne peut raisonnablement attendre d'un �poux qu'il pourvoie lui-m�me � son entretien convenable et que son conjoint lui doit donc une contribution �quitable, il faut, dans un troisi�me temps, �valuer la capacit� contributive de celui-ci et arr�ter une contribution �quitable, fond�e sur le principe de la solidarit� (ATF 137 III 102 consid. 4.2.3 p. 111 et la r�f�rence).
5.2.�En l'esp�ce, l'autorit� cantonale a retenu que la m�re assume la garde des enfants et travaille � temps partiel dans le domaine du th��tre et de l'enseignement artistique. Elle per�oit un revenu de 2'866 fr. net par mois (chiffres r�alis�s en 2013) pour son activit� � temps partiel pour E.________. Elle dispense par ailleurs des cours � F.________ - ceci uniquement s'il y a suffisamment d'inscriptions -; cette activit� lui a procur� un revenu de l'ordre de 245 fr. net par mois en 2012, et de 430 fr. net par mois en 2013. La manifestation � laquelle elle a particip� en 2013 lui a rapport� un cachet de 5'200 fr. D�s lors que les revenus tir�s de cette manifestation et des cours donn�s pour F.________ sont variables et al�atoires, les revenus tir�s de ces activit�s ont �t� estim�s � 500 fr. par mois en moyenne. En d�finitive, les revenus de la m�re ont �t� �tablis � 3'365 fr. net par mois (2'866 fr. + 500 fr.), pour un taux d'activit� effectif d'environ 50%.
La cour cantonale a admis le principe d'une contribution d'entretien en faveur de l'ex-�pouse, consid�rant que le mariage a dur� onze ans et quatre mois jusqu'� la s�paration en mai 2010 - sous r�serve d'une br�ve s�paration � l'�t� 2007 -, que les parties ont eu deux enfants, encore mineurs, et que d�s lors, le mariage a concr�tement influenc� la situation de l'ex-�pouse, celle-ci ayant notamment interrompu toute activit� professionnelle pendant six mois � la naissance du premier enfant. Elle a ensuite repris une activit� professionnelle, privil�giant une activit� dans l'enseignement artistique au d�triment de sa pr�c�dente activit� dans la production th��trale, afin notamment d'�tre plus disponible pour ses enfants. Bien que les disponibilit�s ainsi m�nag�es n'aient pas paru suffisantes � l'ex-�poux, qui a �galement d� prendre en charge les enfants certains soirs, il fallait n�anmoins admettre que le mariage a concr�tement influenc� la situation de l'ex-�pouse, qui aurait selon toute vraisemblance pu poursuivre une carri�re artistique plus avanc�e si elle ne s'�tait pas mari�e et n'avait pas eu d'enfant.
La Cour de justice a relev� que durant le mariage, le train de vie des parties �tait initialement modeste, vu leurs revenus. Ils vivaient dans un appartement dont le loyer s'�levait � 1'000 fr. par mois, et n'ont pas effectu� de voyages co�teux. En 2006, � savoir dans la deuxi�me moiti� de la vie commune, l'ex-�poux a cependant b�n�fici� d'une importante avance d'hoirie. Le train de vie des �poux n'a alors pas fondamentalement chang�, � l'exception du fait qu'ils ont pu occuper une villa familiale appartenant � l'ex-�poux, en lieu et place de l'appartement susmentionn�. Si ce train de vie n'a pas significativement �volu�, malgr� la fortune d�volue � l'ex-�poux et les revenus substantiels qui en r�sultaient, c'�tait notamment pour permettre � celui-ci de s'acquitter, entre autre au moyen desdits revenus, de l'importante dette d'imp�ts qu'il a d� supporter en raison de l'avance d'hoirie. En acceptant de conserver un train de vie relativement modeste, l'ex-�pouse a notamment permis � son conjoint de conserver l'entier de la fortune qui lui �tait d�volue, et dont il tire aujourd'hui des revenus confortables. Dans ces conditions, la juridiction cantonale a admis que l'ex-�pouse pouvait pr�tendre dans une certaine mesure au train de vie qui aurait pu �tre le sien dans la deuxi�me moiti� de la vie commune si l'ex-�poux avait accord� � sa famille, en sus de la mise � disposition de la villa, dont il demeure propri�taire, des conditions de vie correspondant davantage � la fortune et aux revenus dont il disposait. Il se justifiait par cons�quent d'ajouter aux charges incompressibles de l'ex-�pouse (1'506 fr. de loyer, 460 fr. de prime d'assurance-maladie, 427 fr. d'imp�ts, 70 fr. de frais de transport public et 1'350 fr. d'entretien de base) un montant de 1'000 fr. par mois, de sorte que ses charges devaient �tre fix�es � 4'850 fr. par mois (montant arrondi).
Relevant que l'ex-�pouse, qui exer�ait une activit� lucrative avant le mariage, a conserv� une telle activit� � temps partiel durant la totalit� de la vie commune - � l'exception d'une interruption de six mois � la naissance du premier enfant -, tenant par ailleurs compte de son �ge (45 ans lors du prononc� du divorce) et de celui des enfants (le plus jeune ayant atteint l'�ge de 10 ans), la Cour de justice a consid�r� que l'on pouvait raisonnablement attendre d'elle qu'elle augmente progressivement son taux d'activit�. Lorsque le plus jeune des enfant aura atteint l'�ge de 16 ans r�volus, elle sera en mesure de travailler � 75% au moins, pour des revenus de l'ordre de 5'000 fr. net par mois ([3'365 / 0.5] x 0.75), suffisants pour couvrir son entretien convenable.
En d�finitive, l'ex-�poux a �t� condamn� � verser � l'ex-�pouse une contribution d'entretien de 1'500 fr. par mois jusqu'� fin mai 2019, date � laquelle le fils cadet atteindra l'�ge de 16 ans.
5.3.�Le recourant fait valoir une violation de l'art. 125 CC, pour le motif que contrairement � ce qui a �t� retenu, le mariage n'aurait pas influenc� la capacit� financi�re et les choix de carri�re de l'intim�e, auxquels il se serait d'ailleurs toujours oppos�. Il soutient aussi, � ce propos, que l'autorit� cantonale aurait �tabli les faits de mani�re arbitraire.
5.3.1.�Le recourant invoque l'arbitraire dans l'�tablissement des faits en relation avec l'interruption de travail de son ex-�pouse apr�s la naissance du premier enfant. Selon lui, s'il est correct qu'elle a cess� de travailler durant six mois apr�s la naissance de C.________, cette constatation devrait �tre nuanc�e par le fait qu'elle a repris une activit� professionnelle imm�diatement � l'issue de cette interruption, " ce qui a �t� correctement constat� par la Cour ", et qu'elle n'a pas cess� de travailler apr�s la naissance du second enfant. D�s lors, la naissance des enfants n'aurait pas eu d'influence d�cisive sur l'activit� professionnelle de la m�re. Il serait par ailleurs insoutenable de retenir que son ex-�pouse aurait chang� d'activit� professionnelle afin d'�tre plus disponible pour ses enfants, puisque son activit� se d�roule pr�cis�ment en dehors des heures scolaires (arr�t entrepris, p. 7), et qu'il aurait d� s'occuper lui-m�me des enfants certains soirs. Se r�f�rant au proc�s-verbal d'audience du 23 mai 2013 et � la pi�ce n� 22 produite par l'intim�e, il explique que celle-ci n'a en r�alit� jamais am�nag� ni limit� sa carri�re d'artiste qu'elle exer�ait d�j� avant le mariage. Elle n'aurait donc subi aucun d�savantage professionnel ou financier imputable au mariage.
5.3.2.�Sous couvert d' "appr�ciation inexacte (art. 97 LTF) et arbitraire des faits ", le recourant remet en r�alit� en cause l'application de l'art. 125 CC. D�s lors que le mariage a dur� plus de dix ans et que, de surcro�t, les parties ont eu deux enfants communs, il est pr�sum� que le mariage a eu une influence concr�te sur la situation financi�re de l'intim�e (cf. supra consid. 4.1.2). Les critiques du recourant ne permettent pas de renverser cette pr�somption. En effet la m�re, apr�s avoir interrompu son activit� professionnelle durant six mois � la naissance du premier enfant, a ensuite r�orient� sa carri�re artistique dans l'enseignement, ce qui n'est pas contest�; consid�rer que le mariage a influenc� concr�tement et durablement sa situation ne constitue d�s lors pas un abus du pouvoir d'appr�ciation, ind�pendamment du point de savoir quels �taient ses horaires de travail. Le fait que le p�re ait aussi d� prendre en charge les enfants certains soirs n'y change rien. C'est ainsi � bon droit que la cour cantonale a retenu que le mariage avait influenc� concr�tement et durablement la situation financi�re de la m�re. Au demeurant, il ressort aussi de l'arr�t attaqu� que celle-ci aurait eu d'autres perspectives de carri�re si elle n'avait pas eu d'enfant. L'�tape suivante consistait � d�terminer l'entretien convenable, apr�s avoir constat� le niveau de vie des �poux pendant le mariage.
5.4.�Sur ce point, le recourant affirme que l'art. 125 CC a �t� viol�, puisque la pension qu'il doit verser � l'intim�e permettrait � celle-ci de mener un train de vie sup�rieur � celui qui �tait le sien durant le mariage. Or, la limite sup�rieure du droit � l'entretien correspondrait au train de vie
effectif�qu'avaient les �poux durant le mariage, � savoir, en l'esp�ce, un train de vie modeste, comme cela ressortirait de l'arr�t entrepris, et comme l'aurait elle-m�me reconnu l'ex-�pouse. Par cons�quent, il faudrait retirer les 1'000 fr. de charges ajout�s par la cour cantonale au titre de la participation au train de vie qui " aurait pu �tre " celui de l'ex-�pouse durant le mariage.
En l'occurrence, il ressort clairement des faits que le train de vie des �poux durant le mariage �tait modeste, et qu'il n'a pas fondamentalement chang� lorsqu'en 2006, l'ex-�poux a per�u un avancement d'hoirie d'une valeur de plus de 7 millions de francs, hors pr�ts hypoth�caires. Conform�ment au principe jurisprudentiel selon lequel le standard de vie choisi d'un commun accord constitue la limite sup�rieure du droit � l'entretien (cf. supra consid. 4.1.3), il n'est pas admissible d'ajouter aux charges n�cessaires au maintien du train de vie ant�rieur de l'intim�e un montant de 1'000 fr. par mois, sous pr�texte qu'il faudrait lui assurer des conditions de vie correspondant davantage � la fortune et aux revenus dont disposait l'ex-�poux d�s 2006. Le grief doit donc �tre admis. La cause sera renvoy�e � l'autorit� cantonale (art. 107 al. 2 LTF) pour qu'elle �tablisse � nouveau le montant n�cessaire pour que l'intim�e puisse conserver le train de vie qui�
�tait�le sien avant la s�paration (non pas qui " aurait pu �tre le sien "), partant, qu'elle fixe � nouveau la contribution d'entretien en sa faveur.
5.5.�L'�tape suivante du raisonnement consistait � d�terminer dans quelle mesure l'intim�e pouvait subvenir elle-m�me � son entretien. Sur ce point, le recourant critique l'arr�t entrepris, en tant qu'il fixe le revenu r�el r�alis� par son ex-�pouse � 3'365 fr., et non � 4'078 fr. 70 net par mois. Il soul�ve � cet �gard le grief d'arbitraire (art. 9 Cst.).
5.5.1.�Le recourant ne conteste pas le revenu de 2'866 fr. que r�alise l'intim�e aupr�s de E.________. En revanche, selon lui, on ne pourrait pas consid�rer que les activit�s d�ploy�es pour F.________ et pour la manifestation de Gen�ve seraient variables et al�atoires, et rapporteraient environ 500 fr. par mois en moyenne. Les revenus provenant de F.________ auraient �t� vers�s mensuellement durant toute l'ann�e 2013 (429 fr. par mois, pi�ce 38 intim�e) de sorte qu'ils seraient r�guliers, et ceux tir�s de la manifestation de Gen�ve (433 fr. 35 de revenu mensuel moyen, pi�ce 42 intim�e) pourraient parfaitement �tre r�alis�s chaque ann�e (voir le CV de l'ex-�pouse, qui mentionnerait les repr�sentations donn�es par le pass�). En outre, la Cour de justice aurait arbitrairement omis de tenir compte du revenu vers� en 2013 par le Service de la culture pour un mandat d'enseignement, � savoir 350 fr. par mois (pi�ce 24 intim�e, p. 12), dont elle n'aurait m�me pas discut�.
5.5.2.�L'argumentation du recourant est pour l'essentiel appellatoire. La cour cantonale a tenu compte, dans son raisonnement, du fait qu'il all�gue, � savoir que l'ex-�pouse a per�u 430 fr. par mois, en 2013, pour son activit� aupr�s de F.________. Elle a �galement pris en consid�ration le fait que ces revenus d�pendaient du nombre d'inscriptions et �taient susceptibles de varier d'ann�e en ann�e et que, notamment, l'intim�e n'avait per�u � ce titre que 245 fr. net par mois en 2012, ce que le recourant se contente d'�luder. Au vu de ces �l�ments, il n'est pour le moins pas insoutenable de consid�rer qu'il s'agit d'une activit� procurant des revenus susceptibles de varier. Il en va de m�me de la manifestation pour laquelle l'ex-�pouse a per�u un unique revenu de 5'200 fr. en 2013, mais � laquelle il n'est pas �tabli qu'elle participera de mani�re r�guli�re � l'avenir. A ce sujet, l'all�gation de l'ex-�poux selon laquelle une telle activit� pourrait �tre exig�e de l'�pouse, � l'avenir, chaque ann�e, sera examin�e dans le cadre de la critique relative � l'imputation d'un revenu hypoth�tique (cf. infra consid. 4.6). L'estimation de la Cour de justice, selon laquelle l'intim�e r�alise en moyenne un revenu de 500 fr. nets par mois pour ses activit�s � la maifestation de Gen�ve et � F.________, en sus des 2'866 fr. per�us pour son activit� aupr�s de E.________, r�siste ainsi au grief d'arbitraire.
Cependant, la Cour de justice a arbitrairement omis de se prononcer sur les all�gations de l'ex-�poux (all�gu� n� 43 de l'appel) selon lesquelles un revenu suppl�mentaire de 4'200 fr. aurait �t� per�u par l'ex-�pouse en 2013 pour un mandat d'enseignement confi� par le Service de la culture, et qui ressortirait selon lui d'une pi�ce du dossier produite par l'intim�e elle-m�me. Celle-ci ne formule aucune observation � ce sujet dans son m�moire de r�ponse. Le compl�tement des faits � ce sujet est susceptible d'influer sur le sort de la cause, en particulier sur le montant de la contribution d'entretien de l'intim�e. Il y a lieu de renvoyer la cause sur ce point (art. 107 al. 2 LTF). Il appartiendra � la juridiction pr�c�dente d'appr�cier les preuves et de d�terminer si, en cons�quence, il y a lieu de fixer � nouveau les revenus de l'ex-�pouse.
5.6.�Le recourant soutient que la cour cantonale aurait d� imputer un revenu hypoth�tique � son ex-�pouse.
5.6.1.�Selon lui, il faudrait exiger d'elle qu'elle augmente imm�diatement son taux d'activit� � 75% et r�alise un revenu mensuel d'au moins 6'118 fr. (4'078 fr. 70 x 1.5), sans attendre les 16 ans de l'enfant cadet. Elle pourrait trouver un emploi dans un autre domaine d'activit� que le th��tre, " notamment � G.________ ou chez son p�re, comme elle l'avait fait avant le mariage ". Il expose que durant la vie commune d�j�, elle aurait pu travailler davantage, puisque D.________ a �t� gard� par une maman de jour, puis scolaris� d�s l'�ge de 4 ans, et d�nait au restaurant scolaire. Or, selon la jurisprudence, au moment de fixer le revenu hypoth�tique, il faudrait tenir compte de l'organisation mise en place avant le divorce. En outre, l'ex-�pouse aurait elle-m�me d�clar� �tre pr�te � augmenter son taux d'activit�. De mani�re inadmissible, la Cour de justice n'aurait pas non plus fait �tat de sa possibilit� d'exercer une activit� dans un autre domaine que le th��tre.
5.6.2.�Le recourant fonde notamment son raisonnement sur des faits irrecevables (cf. supra consid. 2.2), car nouveaux (mode de garde de D.________, employeur de l'intim�e avant le mariage). Pour le surplus, force est de constater que la cour cantonale n'a pas abus� du pouvoir d'appr�ciation qui est le sien, en n'exigeant de l'ex-�pouse qu'elle augmente son taux d'activit� que lorsque le cadet aura atteint l'�ge de 16 ans. D'une part, ce raisonnement correspond aux principes d�velopp�s par la jurisprudence (cf. supra consid. 4.1.3). D'autre part, le juge du fait est appel� � tenir compte des circonstances du cas concret, notamment de ce qui a �t� convenu durant la vie commune.
Sur ce point, l'ex-�poux affirme que la Cour de justice aurait arbitrairement omis de constater qu'il s'est toujours clairement oppos� aux choix professionnels de son ex-�pouse, qu'il estimait incompatibles avec une vie de famille, et qu'il a d� lui-m�me organiser et limiter son temps de travail pour se rendre disponible pour les enfants. Ces constatations seraient indispensables d�s lors que l'art. 125 CC pr�voit que les �poux supportent en commun la r�partition des t�ches�
convenues�durant le mariage. Or, contrairement � ce que pr�tend le recourant, la cour cantonale n'a pas omis de relever que les disponibilit�s m�nag�es par la m�re n'avaient " pas paru suffisantes � l['ex-�poux], qui a �galement d� prendre en charge les enfants certains soirs " (consid. 6.2 p. 19 de l'arr�t entrepris). Il n'en demeure pas moins que la m�re exer�ait un travail � temps partiel durant la vie commune. La capacit� financi�re des parties joue �galement un r�le dans ce contexte; or, il a d�j� �t� relev� que la situation financi�re du p�re est particuli�rement favorable. Au vu de l'ensemble des circonstances de l'esp�ce, c'est sans violer le droit f�d�ral que l'autorit� cantonale exige de l'ex-�pouse une augmentation de son taux d'activit� seulement d�s que le cadet aura atteint l'�ge de 16 ans.
Le recourant s'en prend � sa condamnation � verser une�
provisio ad litem�� son ex-�pouse, affirmant que celle-ci disposerait d'une fortune suffisante pour faire face aux frais de la proc�dure.
6.1.�La juridiction pr�c�dente a relev� que pour l'instant, l'intim�e n'�tait pas en mesure de pourvoir elle-m�me � son entretien convenable. Le montant total des contributions allou�es pour elle et pour les enfants (6'200 fr. par mois) �tait sup�rieur � celui de la contribution octroy�e par le juge des mesures protectrices (5'000 fr. par mois). L'ex-�pouse ne pouvait donc pas mener le proc�s en divorce, tout au moins jusqu'� la prise d'effet des contributions fix�es par l'autorit� cantonale, sans entamer son entretien convenable. En outre, l'ex-�poux disposait d'une fortune et de revenus suffisant pour lui avancer les frais du proc�s en divorce. Partant, il a �t� condamn� � verser � l'intim�e 7'000 fr. � titre de�
provisio ad litem, compte tenu de l'importance et de l'ampleur du proc�s en divorce.
6.2.�La�
provisio ad litem�a pour but de permettre � chaque conjoint de d�fendre correctement ses propres int�r�ts dans une proc�dure judiciaire, m�me de nature matrimoniale. Il s'agit d'une simple avance, qui doit en principe �tre restitu�e (ATF 66 II 70 consid. 3; arr�t 5C.93/1989 du 21 septembre 1989 consid. B.d; B�hler/Sp�hler, Berner Kommentar, 3e �d. 1980, n� 259 et 300 ad art. 145 aCC; Deschenaux/Tercier, Le mariage et le divorce, 3e �d. 1985, n� 799 p. 151). Il appartient au juge, dans le jugement de divorce, de statuer sur la question de l'�ventuelle restitution de cette avance dans le cadre de la r�partition des frais et des d�pens (ATF 66 II 70 consid. 3; parmi plusieurs: arr�t 5A_784/2008 du 20 novembre 2009 consid. 2; Hausheer/Reusser/Geiser, Berner Kommentar, 1999, n� 38a ad art. 159 CC; B�hler/Sp�hler, op. cit., n� 300 ad art. 145 aCC).
6.3.�En l'occurrence, c'est dans son arr�t sur appel contre le jugement de divorce que l'autorit� cantonale a allou� un montant � titre de "�
provisio ad litem "�� l'ex-�pouse. Or, � ce stade de la proc�dure, il ne se justifiait plus de statuer sur l'octroi d'une telle avance, mais uniquement, dans l'hypoth�se - non r�alis�e en l'esp�ce - o� une�
provisio ad litem�aurait �t� octroy�e � l'intim�e au cours de la proc�dure de divorce, de trancher la question de son �ventuelle restitution (cf. supra consid. 6.2). L'arr�t attaqu� doit ainsi �tre annul� sur ce point et la�
provisio ad litem�supprim�e, ind�pendamment du point de savoir � quels montants s'�l�vent les ressources respectives des parties.
En conclusion, le recours est partiellement admis, dans la mesure de sa recevabilit�. L'arr�t entrepris est r�form� en ce sens qu'aucun montant n'est allou� � l'ex-�pouse � titre de�
provisio ad litem�(cf. supra consid. 6.3). Pour le surplus, l'arr�t attaqu� est annul� et la cause renvoy�e � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants. Il lui appartiendra de statuer � nouveau sur le montant des contributions d'entretien en faveur de l'intim�e et celles en faveur des enfants, apr�s avoir �tabli le montant n�cessaire � l'ex-�pouse pour qu'elle puisse conserver le train de vie qui �tait le sien avant la s�paration (cf. supra consid. 5.4) et le montant de ses revenus (cf. supra consid. 5.5.2). Elle devra aussi r��valuer les besoins des enfants (cf. supra consid. 4.4). Vu l'issue du litige, il se justifie de mettre les frais judiciaires pour 1/3 � la charge du recourant, qui obtient gain de cause dans une part importante de ses griefs, et pour 2/3 � la charge de l'intim�e, celle-ci ayant conclu au rejet de l'entier du recours (art. 66 al. 1 LTF). L'intim�e versera en outre une indemnit� de d�pens r�duite au recourant (art. 68 al. 1 et 2 LTF). Pour le surplus, les d�pens sont compens�s (art. 68 al. 1 LTF). Il appartiendra � l'autorit� cantonale de statuer � nouveau sur les frais et d�pens de la proc�dure cantonale (art. 68 al. 5 LTF).
Le recours est partiellement admis, dans la mesure o� il est recevable, l'arr�t attaqu� est annul� et la cause est r�form�e en ce sens que la�
provisio ad litemest supprim�e.
S'agissant des contributions d'entretien en faveur de l'�pouse et des enfants, la cause est renvoy�e � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 3'000 fr., sont mis pour 1'000 fr. � la charge de A.A.________ et pour 2'000 fr. � la charge de B.A.________.
Une indemnit� de 1'500 fr., � verser au recourant � titre de d�pens, est mise � la charge de l'intim�e; pour le surplus, les d�pens sont compens�s.

References: art. 95
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 145
 art. 159
 art. 145