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Timestamp: 2017-04-28 12:18:05+00:00

Document:
France, Conseil d'État, 6 ss, 29 juillet 2002, 240925
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 240925Numéro NOR : CETATEXT000008098007 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2002-07-29;240925 Analyses : ACTES LEGISLATIFS ET ADMINISTRATIFS - VALIDITE DES ACTES ADMINISTRATIFS - MOTIFS - ERREUR MANIFESTE - EXISTENCE.PROFESSIONS - CHARGES ET OFFICES - CONDITIONS D'EXERCICE DES PROFESSIONS - PROFESSIONS NON ORGANISEES EN ORDRES ET NE S'EXERCANT PAS DANS LE CADRE D'UNE CHARGE OU D'UN OFFICE.Texte : Vu la requête, enregistrée le 7 décembre 2001 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Thierry X..., ; M. X... demande au Conseil d'Etat d'annuler pour excès de pouvoir la décision de la Commission nationale de la coiffure en date du 21 août 2001 ayant refusé de valider sa capacité professionnelle ainsi que sa décision confirmative en date du 5 novembre 2001 ;
- les conclusions de M. Lamy, Commissaire du gouvernement ;Considérant qu'aux termes des 1er et 3ème alinéas de l'article 3 de la loi du 23 mai 1946 réglementant les conditions d'accès à la profession de coiffeur, dans leur rédaction issue de l'article 18 de la loi du 5 juillet 1996 : "Toute entreprise de coiffure et chacun de ses établissements sont placés sous le contrôle effectif et permanent d'une personne qualifiée titulaire du brevet professionnel ou du brevet de maîtrise de la coiffure ou d'un titre équivalent homologué par le ministre compétent ( ...). Toutefois, une entreprise de coiffure à établissement unique peut être exploitée par une personne exerçant de façon effective à temps complet une activité professionnelle de coiffeur si sa capacité professionnelle a été validée par une commission nationale dont la composition et le fonctionnement sont fixés par décret au Conseil d'Etat ; qu'aux termes de l'article 1er du décret du 29 mai 1997 relatif aux conditions d'accès à la profession de coiffeur : "La Commission nationale de la coiffure est compétente pour examiner les demandes de validation de capacité professionnelle présentées par toute personne ( ...) qui souhaite exploiter en France un salon de coiffure dans les conditions prévues au troisième alinéa de l'article 3 de la loi du 23 mai 1946 ..." ;
Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X..., qui a réussi aux épreuves pratiques du brevet professionnel de la coiffure en 1997, justifiait à la date des décisions attaquées de plus de 14 ans d'exercice de la profession de coiffeur en qualité de salarié ; que, dans ces conditions, en rejetant sa demande de validation de capacité professionnelle et le recours gracieux qu'il avait formé, au motif d'une durée insuffisante d'expérience professionnelle, la Commission nationale de la coiffure a entaché ses décisions d'une erreur manifeste d'appréciation ; que, dès lors, M. X... est fondé à en demander l'annulation ;
Article 1er : Les décisions de la Commission nationale de la coiffure des 21 août et 5 novembre 2001 relatives à M. X... sont annulées.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Thierry X..., à la Commission nationale de la coiffure et au secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat, aux professions libérales et à la consommation.Références : Loi 2002-73 2002-01-17 art. 197Loi 46-1173 1946-05-23 art. 3Loi 96-603 1996-07-05 art. 18Publications :Proposition de citation: CE, 29 juillet 2002, n° 240925Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : M. ChaubonRapporteur public : M. LamyOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 6 ssDate de la décision : 29/07/2002Fonds documentaire : Legifrance Haut de page

References: l'article 3
 l'article 18
 l'article 1
 l'article 3
 art. 197
 art. 3
 art. 18