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Timestamp: 2017-09-26 18:06:21+00:00

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Der...Dex
dērādo, ĕre, rāsi, rāsum : - tr. -
- Gaffiot P. 502-504 --- Lebaigue P. 353.
1 - ratisser, racler, enlever en raclant.
- Cato, Agr. 121; Gell. 17, 9, 17.
- cunctis (insulis) margo derasus, Plin. Ep. 8, 20, 5 : toutes (les îles) ont le bord complètement dénudé.
2 - raser.
- deradere capillum ex capite omni, Gell. 17, 9, 22 : raser les cheveux sur toute la tête.
3 - effacer.
- deradere nomen urbis ex carmine, Gell. 7, 20 : biffer d un poème le nom d'une ville.
deram... ( c. deeram...) : v. desum.
Derangæ, ārum, m. : les Déranges (peuple de l'Inde en deçà du Gange). --- Plin. 6, 30.
Derasĭdes, um, f. : îles voisines de l'Ionie. --- Plin. 2, 89.
dērāsĭo, ōnis, f. [derado] : action de raser. --- M.-Emp. 1, 27.
dērāsus, a, um : part. passé de derado. - 1 - enlevé en ratissant, rasé. - 2 - froissé, endommagé.
Derbē, ēs, f. : Derbé (ville de Lycaonie). --- Vulg. Act. 14, 6.
- gr. Δέρϐη.
- Derbētes, æ, m. : habitant de Derbé. --- Cic. Fam. 13, 73, 2.
- ou Derbēus, i, m.. --- Vulg. Act. 20, 4.
Derbĭces, um, m. Plin 6, 48 et Derbĭcĭi ou Dercĕbĭi, ōrum, m., Avien. Orb. 911 : peuples d'Asie [sans doute identiques, sur les bords de l'Oxus].
- gr. Δέρϐικες.
*derbĭōsus, a, um : teigneux (en parl. des yeux). --- mauv. leçon : v. serniosus.
dercĕa, æ, f. : apollinaire [plante]. --- Apul. Herb. 22.
- gr. δερκέα.
Dercebius, sing. coll. : c. Dercebii. --- Prisc. Peri. 713, v. Derbices.
Dercĕtis, is (Dercĕtō, ūs), f. : Dercétis ou Dercéto (déesse syrienne, appelée aussi Atargatis).
- gr. Δερκετώ, οῦς.
- Dercĕtis, is, f., Ov. M. 4, 45 et Dercĕtō, ūs, f. Plin. 5, 81.
Dercĭus, a, um : de Dercéto.
Dercyllus, i, m. : gouverneur de l'Attique sous Antipater. --- Nep Phoc. 2, 4.
Dercy̆lus, i, m. : Dercyle (jeune homme à qui Diane apprit l'art, de la chasse). --- Grat. Cyneg. 100.
- (Lebaigue P. 354)
dērectus : c. directus
dērĕlictĭo, ōnis, f. [derelinquo] : abandon. --- Cic. Off. 3, 30.
dērĕlictŏr, ōris, m. : celui qui abandonne. --- Ps.-Hier. Psalm. 88.
derelictus :
1 - dērĕlictus, a, um : part. passé de derelinquo; abandonné.
- pro derelicto habere, Cic. : laisser à l'abandon, négliger.
2 - dērĕlictŭs, ūs, m. : abandon.
- rem derelictui habere, Gell. 4, 12, 1 : laisser une chose à l'abandon.
dērĕlinquo, ĕre, reliqui, relictum : - tr. -
1 - abandonner complètement, délaisser [qqch, qqn]. --- Cic. Verr. 3, 120; Br. 16; Læl. 37 ; Fam. 1, 9, 17.
- derelinquere pactum, Hier. : être infidèle à son engagement.
- fig. homines perditi atque ab omni spe derelicti, Cic. Cat. 1, 25 : hommes perdus et abandonnés de toute espérance.
2 - laisser après soi : [en s'en allant]. --- Curt. 9, 4, 8 ; [après sa mort] Arn. 5, p. 161.
Deremistæ, ārum, m. : Les Dérémistes (un peuple de Dalmatie). --- Plin. 3.
dērĕpentĕ : tout à coup, soudain. --- Enn. Acc.; Plaut. Most. 488; Ter. Hec. 518; Cic. poet. Div. 1, 66.
dērĕpentīnō [cf. repentinus], adv. : soudain, tout à coup.
dērēpo, ĕre, repsi : - 1 - intr. - descendre en rampant, desscendre furtivement. - 2 - tr. - descendre le long de.
- illa docet molli furtim derepere lecto, Tibul. 2, 19 : c'est elle (Vénus) qui apprend à descendre furtivement du lit voluptueux. --- Phæd. 2, 4, 12; Varr. Men. 115.
- arborem derepere, Plin. 8, 131 : descendre de l'arbre.
dereptus, a, um : part. passé de deripio; enlevé, arraché, ôté.
Deretīni, ōrum, m. : peuple de Dalmatie. --- Plin. 3, 22.
dēretrō = retro. --- Pallad., Chir., Vulg.
dērīdĕo, ēre, rīsi, rīsum : - tr. - rire de, se moquer de, bafouer, railler.
- omnes istos deridete, Cic. de Or. 3, 54 : moquez-vous de tous ces gens-là.
- derisum esse credo hominem amentem a suis consiliariis, Cic. Verr. 5, 103 : je crois que ses conseillers se sont moqués de son égarement.
- absol. derides, Plaut. Amph. 963 : tu plaisantes, tu veux rire, tu te moques de moi. --- cf. Cic. Verr. 1, 146.
- derideri, Phædr. : être un objet de moquerie.
dērīdĭcŭlum, i, n. [deridiculus] :
1 - moquerie.
- deridiculi gratiā, Plaut. Amph. 682 : par dérision.
- deridiculo esse, Tac. An. 3, 57 : être un objet de moquerie.
2 - ridicule.
- deridiculum corporis, Tac. An. 12, 49 : difformité grotesque.
dērīdĭcŭlus, a, um : ridicule, qui fait rire, risible. --- Plaut. Mil. 92; Varr. R. 1, 18, 5; Gell. 12, 2, 3.
dērĭgĕo (dīrĭgĕo), ēre : - intr. - être glacé. --- Gloss.
dērĭgesco (dīrĭgesco), ĕre, rĭgŭi : - intr. - [n'est employé qu'au parf.] devenir raide, immobile ; se glacer [en parl. du sang]. --- Virg. En. 3, 260; 7, 447.
- diriguit gelidus formidine sanguis, Virg. : son sang se glaça d'épouvante.
- diriguere comæ, Ov. : ses cheveux se hérissèrent.
- (Niobe) deriguit malis, Ov. M. 6, 303 : (Niobé) perdit toute sensibilité à cause de ses malheurs.
dērĭgo : c. dirigo.
dērĭgŭi : parf. de derigesco.
dērĭpĭo, ĕre, rĭpŭi, reptum [de + rapio] : - tr. - 1 - ôter, enlever, arracher. - 2 - diminuer, amoindrir, retrancher de.
- deripio <> diripio.
- inf. pass. deripier Plaut. Men. 1006 ; dans les mss confusion fréquente avec diripio.
- erum meum hic in pacato oppido luci deripier in via, qui liber ad vos venerit; mittite istunc, Plaut. Men. 1006 : (citoyens d'Epidamne), voilà mon maître enlevé dans la rue, ici, dans une ville en paix, en plein jour, alors qu'il est arrivé en homme libre chez vous; lâchez-le !
- deripere aliquid alicui : arracher qqch à qqn.
- deripere aliquem de ara, Plaut. Rud. 840 : arracher qqn de l'autel.
- deripere velamina ex humeris, Ov. M. 6, 567 : arracher de ses épaules ses voiles.
- deripere vestem a pectore, Ov. M. 9, 637 : arracher un vêtement de dessus la poitrine.
- deripere ensem vaginā, Ov. M. 10, 475 : tirer l'épée du fourreau.
- lunam cælo deripere, Hor. Epod. 44 : arracher la lune du ciel.
- derepta leoni pellis, Ov. M. 3, 52 : peau enlevée à un lion.
- tradant arma jube, aut pugnantum deripe dextris, Sil. 9, 29 : ordonne (aux ennemis) de livrer leurs armes ou plutôt arrache-les des mains des combattants.
- fig. deripere alicui vitæ ornamenta, Cic. Quinct. 64 : enlever à qqn ce qui lui orne la vie.
- deripere aliquid de auctoritate alicujus, Cic. Sull. 2 : enlever qqch au crédit de qqn.
- e cælo deripit ille deos, Tibul. 1, 10, 60 : il arrache du ciel les dieux.
dērīsĭo, ōnis, f. : moquerie, dérision. --- Arn. 7, 33.
dērīsŏr, ōris, m. [derideo] :
1 - moqueur, railleur. --- Plaut. Cap. 71 ; Plin. 11, 114.
2 - bouffon, parasite. --- Hor. Ep. 1, 18, 11.
3 - mime. --- Mart. 1, 5, 5. .
dērīsōrĭus, a, um : dérisoire, illusoire. --- Marc. Dig. 28, 7, 14.
derisus :
1 - dērīsus, a, um : part. passé de derideo; raillé, bafoué.
- adjt, derisissimus. --- Varr. Men. 51.
2 - dērīsŭs, ūs, m. : moquerie, raillerie, risée. --- Sen. Contr. 4 pr. ; Quint. 6, 3, 7.
- derisui esse, Tac. Agr. 39 : être un objet de moquerie.
dērīvābĭlis, e : qu'on peut détourner. --- Chalcid. Tim. 51.
dērīvāmentum, i, n. [derivo] : action de détourner, de faire dériver. --- Ps.-Sen. Ep. Paul. 14.
dērīvātĭo, ōnis, f. [derivo] :
1 - action de détourner (les eaux), dérivation. --- Cic. Off. 2, 14 ; Liv. 5, 15.
2 - action de prendre un mot à qqn, emprunt. --- Macr. Sat. 6, 1.
- au fig. opportuna derivatio, Macr. S. 6, 1 : heureux emprunt (fait à un écrivain).
3 - [gram.] dérivation des mots. --- Plin. d. Serv. En. 9, 706.
4 - rhét. emploi d'une expression moins forte, mais de sens très voisin, à la place d'une autre. --- Quint. 3, 7, 25.
5 - extension d'une idée pour passer à une autre. --- Rufin. Schem. 14.
dērīvātīvus, a, um : qui dérive, dérivé [gram.]. --- Prisc. 2, 58 ; 8, 74.
dērīvātōrĭus, a, um : dérivé. --- Ambr. Fid. 2, 4.
dērīvātus, a, um : part. p. de derivo.
dērīvo, āre, āvi, ātum [de, rivus] : - tr. -
1 - détourner un cours d'eau, faire dériver.
- derivare de fluvio aquam sibi, Plaut. Truc. 563 : détourner l'eau d'un fleuve à son profit.
- aqua ex flumine derivata, Cæs. BG. 7, 72, 3 : eau détournée d'un fleuve.
- humorem extra segetes derivemus, Col. 2, 8, 3 : éloignons l'eau des champs ensemencés.
2 - fig. détourner.
- derivare aliquid in domum suam, Cic. Tusc. 5, 72 : détourner qqch chez soi, à son profit.
- de Chelidone reticuit quoad potuit, alio responsionem suam derivavit, Cic. Verr. 2, 1, 53 : il évita tant qu'il put de me parler de Chélidon, répondant d'une manière évasive.
- derivare culpam in aliquem, Cic. Verr. 2, 49 : faire retomber la faute sur qqn. --- cf. Att. 4, 3, 2 ; Phil. 11, 22.
3 - gram. dériver un mot. --- Quint. 1, 6, 38.
dērōdo, inus. : v. derosus.
dērŏgātĭo, ōnis, f. [derogo] : dérogation [à une loi]. --- Her. 2, 15; plur., Cic. fr. A. 7, 23.
dērŏgātīvus, a, um : négatif, privatif [gram.]. --- Diom. 336, 2.
dērŏgātŏr, ōris, m. [derogo] : détracteur. --- Sid. Ep. 3, 13.
dērŏgātōrĭus, a, um [derogator] : dérogatoire, qui déroge à une loi, à une disposition de la loi. --- Jul. Dig. 25, 4, 2.
dērŏgo, āre, āvi, ātum : - tr. -
1 - abroger une ou plusieurs dispositions d'une loi, déroger à une loi.
- derogari ex hac lege aliquid non licet, Cic. Rep. 3, 33 : on ne peut déroger à une disposition de cette loi.
- de lege aliquid derogare, Cic. Inv. 2, 45, 134 : déroger à une disposition de la loi.
- derogatur legi, cum pars detrahitur, Dig. 16, 102 : on déroge à une loi quand on en retranche une disposition.
2 - fig. ôter, retrancher.
- derogare aliquid de honestate, Cic. Inv. 2, 175 : déroger à ce qu'exige l'honneur.
- derogare aliquid ex æquitate, Cic. Inv. 2, 136 : porter atteinte à l'équité.
- derogare fidem alicui, alicui rei, Cic. Flac. 9; Font. 23 : ôter tout crédit à qqn ou à qqch.
- non tantum mihi derogo, ut... Cic. Amer. 89 : je ne me rabaisse pas au point de...
- derogare affirmationi alicujus, Plin.-jn. : contester une chose affirmée par qqn.
- de testium fide derogatur, Cic. Cæcin. 1 : on affaiblit l'autorité des témoins.
- nihil universorum juri derogandum, Tac. An. 13, 27 : il faut respecter le droit de tous.
dērōsus, a, um [de, rod] : rongé. --- Cic. Div. 1, 99; Plin. 11, 164; 17, 241.
Derrha, æ, f., ville de Macédoine, sur le golfe Thermaïque. --- Plin. 4, 10.
Derrhis ou Derris, is, m. : promontoire de Macédoine. --- Mel. 2, 3.
derro : c. deerro.
Dertōna, æ, f. : ville de Ligurie. --- Brut. Fam. 11, 10, 5.
Dertōsa, æ, f. : Dertosa (= Tortose, ville de la Tarraconaise, non loin de Tarracon). --- CIL
- Dertusani, m. plur. : habitants de Dertosa. --- Plin. 3, 23.
Derŭentĭo, ōnis, f., ville de Bretagne. --- Anton.
dēruncĭnātus, a, um : part. p. de deruncino.
dēruncĭno, āre, ātum : - tr. - 1 - raboter. - 2 - fig. duper, escroquer. --- Plaut. Mil. 1142; Capt. 641.
dērŭo, ĕre, rŭi, rŭtum :
1 - tr. - précipiter, faire tomber, renverser, détruire. --- Sen. Nat. 3, 27.
- fig. de laudibus Dolabellæ cumulum deruere, Cic. Att. 16, 11, 2 : enlever leur surplus aux louanges décernées à Dolabella.
2 - intr. - tomber, s'abattre. --- Apul. M. 2, 30; 7, 18.
dērŭpĭo : c. deripio.
dēruptus, a, um [de, rumpo] :
1 - détaché par rupture, rompu.
- derupta saxa, Lucr. 6, 539 : rochers disjoints.
2 - c. abruptus, escarpé, à pic.
- dextra pars labe terræ derupta erat, Liv. 42, 15, 5 : la partie droite du chemin par suite d'un éboulement du sol était en pente brusque.
- deruptæ angustiæ, Liv. 21, 33, 7 : défilés bordés de ravins à pic.
- deruptior, Liv. 38, 2, 13 : plus à pic.
- derupta (s.-ent. loca), Liv. 38, 2, 14 : précipices. --- Tac. An. 4, 45; 6, 21.
Derxēnē, ēs, f. : Derxène [contrée de l'Arménie]. --- Plin. 5, 24.
1 - des, arch. : c. bes. --- Varr. L. 5, 172.
2 - des = dees ----> desum.
dēsăcrātus, a, um : part. p. de desacro.
dēsăcro (dēsecro), āre, āvi, ātum : - tr. -
1 - consacrer, dédier. --- Stat. Th. 9, 856.
2 - mettre au rang des dieux, déifier. --- Capitol. Anton. philos. 18.
3 - fig. consacrer à, destiner à.
- chamæleon per singula membra desecratus, Plin. 28, 112 : le caméléon dont chaque membre est consacré [à une maladie], dont chaque membre est un spécifique.
dēsævĭo, īre, ii, itum : - intr. -
- sync. desævisset Suet. Ner. 29.
1 - sévir avec violence, exercer sa fureur [pr. et fig.].
- toto Æneas desævit in æquore victor, Virg. En. 10, 569 : Enée vainqueur exerce ses ravages sur toute la plaine.
- an tragica desævit et ampullatur in arte ? Hor. Ep. 1, 3, 14 : ou bien déchaîne-t-il ses fureurs dans les tirades emphatiques de la tragédie ?
2 - cesser de sévir, s'apaiser, se calmer.
- nec dum desæviat ira, exspectat, Luc. 5, 304 : et il n'attend pas que l'emportement (des soldats) s'apaise.--- Sen. Ir. 3, 1, 1.
dēsalto, āre, āvi, ātum : - tr. -
1 - danser.
- desaltato cantico, Suet. Calig. 54 : après avoir dansé l'intermède.
2 - représenter en dansant. --- Ps. Cypr. Spect. 3.
dēsălūto, āre : saluer à différentes reprises. --- Not. Tir. p. 105.
dēsanguĭno, āre : - tr. - saigner, tirer du sang de. --- C.-Fel. 46.
desannātĭo, ōnis, f. [desanno] : moquerie, raillerie. --- Gloss.
dēsanno, āre (sanna] : se moquer de. --- Porph. Hor. S. 1, 6, 5.
descendentes, ĭum, m. : les descendants. --- Paul. Dig. 23, 2, 68.
descendĭdī : v. descendo.
descendo, ĕre, scendi, scensum [de, scando] :
- (Lebaigue P. 354 et P. 355)
- parf. arch. descendidi Valer. Ant. et Laber. d. Gell. 6, 9, 17.
1 - descendre.
- descendere de rostris Cic. Vat. 26 : descendre de la tribune.
- descendere de cælo, Liv. 6, 18, 9 : descendre du ciel.
- descendere ex equo, Cic. CM 34 : descendre de cheval.
- descendere e tribunali, Suet. Claud. 15 : descendre du tribunal.
- descendere e cælo, Juv. 11, 27 : descendre du ciel.
- descendere ab Alpibus, Liv. 21, 32, 2 : descendre des Alpes.
- descendere monte, Sall. J. 50, 2 : descendre d'une montagne.
- descendere cælo, Virg. G. 4, 235 : descendre du ciel.
- descendere ex superioribus locis in planitiem, Cæs. BC. 3, 98, 1 : descendre des hauteurs dans la plaine. --- cf. BG. 7, 53, 2.
- descendere ad naviculas nostras, Cic. Ac. 2, 148 : descendre vers nos barques.
- descendere ad imas umbras, Virg. En. 6, 404 : dans les profondeurs chez les ombres.
- avec dat., poét. descendere nocti, Sil. 13, 708 : descendre dans la nuit.
- descendere Erebo Sil. 13, 759 : descendre dans l'Erèbe.
- en part. descendere in forum : descendre au forum. --- Crass. d. Cic. de Or. 2, 267.
- descendere ad forum : descendre au forum. --- Cic. d. Non. 538, 26.
- ou descendere seul : descendre au forum. --- Cic. Verr. 2, 92; Liv. 2.54; Sen. Ben. 3, 27.
- hodie non descendit Antonius, Cic. Phil. 2, 15 : aujourd'hui Antonius n'a pas paru au forum.
- descendere ad comitia, Suet. Cæs. 13 : descendre aux comices.
- descendere in Piræum, Nep. Alc. 6, 1 : descendre au Pirée.
- vestis descendit infra genua Curt. 6, 5, 27, son vêtement descend au-dessous du genou.
- descendere : descendre, baisser (en parl. de l'eau). --- Plin. 31, 57; cf. Luc. 5, 337; [la voix s'abaisse]. --- Quint. 11, 3, 65.
- descendere : descendre, passer, se digérer bien.
- descendunt celeriter olera, Cels. 1, 6 : les légumes se digèrent promptement.
- fig. descendere in sese, Pers. 4, 23 : descendre en soi-même.
- descendere ad intellectum audientis, Quint. 1, 2, 27 : se mettre à la portée de son auditoire.
2 - t. mil. quitter la position qu'on occupait pour en venir aux mains, en venir à, s'engager dans.
- descendere in certamen, Cic. Tusc. 2, 62 ; descendere in aciem, Liv. 8, 8, 1 ; descendere ad pugnam, V.-Flac. 3, 518 : en venir au combat, engager la lutte.
3 - fig. s'engager dans.
- descendere in causam : s'engager dans un parti. --- Cic. Phil. 8, 4; Att. 8, 1, 3; Liv. 36, 7, 6; Tac. H. 3, 3 (descendere in partes, Tac. An. 15, 50).
4 - se laisser aller à qqch, condescendre à.
- descendere ad ludum, Cic. de Or. 2, 22 : se laisser aller à jouer. --- cf. Rep. 1, 67.
5 - en venir à, se résigner à, se résoudre à.
- descendere ad societates calamitatum, Cic. Læl. 64 : se résoudre à partager l'infortune.
- descendere ad omnia, Cic. Att. 9, 18, 3 : en venir à tous les moyens.
- descendere ad innocentium supplicia, Cæs. BG. 6, 16, 5 : se résoudre à supplicier des innocents. --- cf. Cæs. BG. 5, 29, 5; 7, 78, 1, etc.
6 - [choses] pénétrer.
- ferrum descendit haud alte in corpus, Liv. 1, 41, 5 : le fer n'est pas entré profondément dans le corps.
- toto descendit corpore pestis, Virg. En. 5, 683 : le fléau gagne le corps entier des vaisseaux.
- quod verbum in pectus Jugurthæ altius... descendit, Sall. J. 11, 7 : ce mot pénétra profondément dans le cœur de Jugurtha.
- curam in animos patrum descensuram, Liv. 3, 52, 2 : [ils disent] que l'inquiétude entrera dans l'âme des sénateurs.
- descendere in aures alicujus Hor. P. 387 : être versé dans les oreilles de qqn = être lu à qqn.
7 - [choses] se rapprocher de qqch [par ressemblance], tirer sur qqch.
- descendere ad aliquid, Plin. 37, 123 : tirer sur qqch.
8 - descendre, finir par arriver à.
- a vita pastorali ad agriculturam descendere, Varr. R. 2, 1, 5 : en venir de la vie pastorale à l'agriculture.
- ejus disciplinæ usus in nostram usque ætatem descendit, Quint. 1, 11, 18 : la pratique de cette méthode est venue jusqu'à nous.
9 - descendre de, tirer son origine de. --- Dig.
- fig. descendere a Platone, Plin. 22, 111 : provenir de Platon.
10 - s'écarter de, s'éloigner de, dévier de. --- Quint. 10, 1, 126.
11 - passif anormal, comme si descendo était transitif.
- porticus descenduntur nonagenis gradibus, Plin. 36, 88 : des portiques d'où l'on descend par quatre-vingt-dix degrés.
descensĭo, ōnis, f. [descendo] :
1 - action de descendre, descente.
- descensio Domini, Prosp. : la descente de Jésus-Christ (= l'incarnation de Jésus-Christ).
- descensio balinearum, Plin. 20, 178 : descente dans les bains.
- Tiberina descensio, Cic. Fin. 5, 70 : descente du Tibre en bateau.
2 - descente (coucher) des astres. --- Chalc. Tim. 59.
3 - enfoncement, cavité dans une salle de bains, baignoire [à laquelle on arrive en descendant des marches]. --- Plin. Ep. 5, 6, 26.
descensōrĭus, a, um : qui va en descendant. --- Ambr. Spir. 1, 10, 118.
descensus :
1 - descensus, a, um : part. passé de descendo; qui a été descendu.
2 - descensŭs, ūs, m. : - a - action de descendre, descente. --- Varr. R. 2, 5, 13 ; Sall. C. 57, 3. - b - descente, chemin qui descend.
- præruptus descensus, Hirt. G. 8, 40, 4 : descente en pente raide. --- cf. Liv. 44, 35, 17.
descisco, ĕre, scīvi (scĭi), scītum : - intr. -
1 - se détacher de, se séparer de qqn ou du parti de qqn.
- desciscere a populo Romano, Cic. Phil. 11, 21 : se détacher du peuple romain.
- desciscere ad aliquem, Liv. 31, 7, 12 : passer après défection au parti de qqn.
- Præneste ab Latinis ad Romanos descivit, Liv. 2, 19, 2 : Préneste passa du parti des Latins à celui des Romains.
- a vita desciscere, Cic. Fin. 3, 18, 61 : mettre fin à ses jours.
- cum Fidenæ aperte descissent, Liv. 1, 27, 4 : comme Fidènes avait ouvertement fait défection. ---- cf. Nep. Timot. 3, 1 ; Ham. 2, 2.
2 - au fig. s'écarter de, renoncer à, se départir de.
- desciscere a veritate, Cic. Ac. 2, 46 : s'écarter de la vérité.
- a se desciscere, Cic. Att. 2, 4, 2 : ne pas être fidèle à ses principes, se démentir.
- desciscere ab excitata fortuna ad inclinatam, Cic. Fam. 2, 16, 1 : abandonner une fortune qui s'élève pour une fortune qui décline.
- vitis gracili arvo non desciscit, Col. 3, 2, 13 : la vigne ne dégénère pas dans un sol léger.
- celerius ad sævitiam descivit quam ad cupiditatem, Suet. Dom. 10 : il se laissa entraîner un peu plus vite à la cruauté qu'à la cupidité.
descissus, a, um : part. passé de descindo, inusité : déchiré, écorché. --- Ennod. Carm. 1, 1, 29.
descŏbīno, āre, āvi, ātum : - tr. - 1 - polir, limer. - 2 - au fig. enlever en limant, écorcher.
- descobinata simulacra, Arn. 6, 14 : statues polies.
- descobinare supercilia, Varr. Men. 89 : écorcher les sourcils.
- descobinatis cruribus, Varr. Men. 296 : les jambes étant écorchées (par les ronces).
descrībo, ĕre, scripsi, scriptum : - tr. -
- il y a souvent hésitation entre les formes descr- et discr-; les éditeurs contemporains ont souvent éliminé descr- malgré les mss, pour adopter discr-; v. p. ex. C. F. W. Mueller Cic. Nat. apparat critique, p. 13, 14; voir discribo.
1 - transcrire.
- ab aliquo librum describere, Cic. Att. 13, 21, 4 : copier un livre sur qqn, transcrire l'exemplaire de qqn. --- Ac. 2, 11.
- describere leges Solonis, Liv. 3, 31, 8 : copier les lois de Solon. --- cf. Cic. Fam. 12, 17, 2; Att. 8, 2, 1, etc.
2 - décrire, dessiner, tracer.
- geometricæ formæ in arena descriptæ, Cic. Rep. 1, 29 : figures géométriques tracées sur le sable.
- in pulvere quædam describere, Cic. Fin. 5, 50 : dessiner certaines figures dans la poussière. --- cf. Clu. 87; CM 49.
- describere carmina in foliis, Virg. En. 3, 445 : écrire des vers sur des feuilles d'arbre.
- sphæra ab Eudoxo astris descripta, Cic. Rep. 1, 22 : sphère sur laquelle Eudoxe avait figuré les astres.
3 - fig. décrire, exposer.
- hominum sermones moresque describere, Cic. Or. 138 : exposer des propos, des traits de caractère. --- cf. Rep. 3, 17.
- describere flumen Rhenum, pluvium arcum, Hor. P. 18 : décrire le Rhin, l'arc-en-ciel.
- describere mulierem, Cic. Cæl. 50 : dépeindre une femme.
- me latronem ac sicarium describebant, Cic. Mil. 47 : ils me décrivaient comme un brigand et un assassin. --- cf. Nat. 2, 112.
- describere + prop. inf. : exposer que, raconter que --- Sen. Contr. 1, 2, 17; Ov. Tr. 2, 415; Gell. 9, 1.
- part. descripta plur. n. pris subst. : récit, exposé, journal. --- Tac. An. 6, 24.
4 - désigner qqn, faire allusion à qqn, parler de qqn.
- quam ego sine contumelia describo, Cic. Phil. 2, 113 : (épouse) dont je parle sans l'injurier. --- cf. Cic. Sull. 82; Q. 2, 3, 3.
5 - délimiter, déterminer.
- stellarum descripta distinctio est, Cic. Nat. 2, 104 : on a déterminé d'une façon précise les différentes étoiles. --- cf. Rep. 4, 2; Leg. 1, 17; 2, 11 ; etc. ; Liv. 1, 42, 5.
- quem ad modum esset ei ratio totius belli descripta, edocui, Cic. Cat. 2, 13 : j'ai montré comment son plan de toute la guerre était arrêté. --- cf. Rep. 5, 7.
- describere jura, Cic. Off. 1, 124 : délimiter les droits de chacun.
- civitatibus jura describere, Cic. Rep. 1, 2 : donner aux cités une législation déterminée.
- describere populum in tribus tres, Cic. Rep. 2, 14 : répartir (distribuer) le peuple en trois tribus. --- cf. 2, 16.
- descriptus populus censu, ordinibus, ætatibus, Cic. Leg. 3, 44 : le peuple délimité (distribué) selon le cens, l'ordre, l'âge.
6 - définir, préciser, fixer.
- oratoris facultatem describere, Cic. de Or. 1, 214 : fixer la puissance de l'orateur. --- Ac. 2, 114.
- nulla species divina describitur, Cic. Nat. 1, 34 : on ne définit pas quelle est la figure des dieux.
- voluptatis partes hoc modo describunt, ut... Cic. Tusc. 4, 20 : on précise de la manière suivante les différentes espèces de plaisir...
- duodena discribit in singulos homines jugera, Cic. Agr. 2, 31 : il assigne douze arpents à chaque individu.
- avec inter. ind. --- Cic. Nat. 1, 47 ; avec prop. inf. --- Cic. de Or. 2, 138.
descriptē : d'une manière précise. --- Cic. Inv. 1, 49.
- plusieurs mss. ont discripte, avec ordre.
descriptĭo, ōnis, f. [describo] :
- dans les mss, confusion fréquente avec discriptio.
1 - reproduction, copie. --- Cic. Verr. 2, 190.
2 - dessin, tracé.
- descriptio orbis terrarum, Vitr, 8, 2 : carte du monde, mappemonde.
- descriptio ædificandi, Cic. Off. 1, 138 : tracé de construction, plan d'une construction.
- numeri aut descriptiones, Cic. Tusc. 1, 38 : les nombres ou les figures de géométrie.
- eadem descriptio cæli, Cic. Rep. 6, 24 : la même figure du ciel.
- descriptio locorum : description des lieux. --- Cic. Part, 43; Quint. 9, 2, 44.
- descriptio convivii, Quint. S. 3, 66 : description d'un festin.
- rhét. description d'un caractère, peinture des mœurs. --- Cic. Top. 83.
4 - délimitation, détermination, définition.
- descriptio magistratuum, Cic. Leg. 3,5 ; 3,12 : la fixation des fonctions des magistrats. --- cf. Div. 1, 31.
- descriptio centuriarum, Liv. 4, 4, 2 : la fixation des centuries.
- quæ erit totius rei ratio atque descriptio ? Cic. Agr. 1, 16 : quel sera le plan, le dessin de toute l'affaire ?
- philosophi est quædam descriptio, Cic. de Or. 1, 212 : il y a une définition du philosophe.
- descriptio officii, Cic. Off. 1, 101 : détermination, définition du devoir.
descriptĭōnālis, e : descriptif. --- Cassiod. Ps. 79, 13.
descriptĭuncŭla, æ, f. : petite définition. --- Sen. Suas. 2, 10.
descriptīvus, a, um : descriptif, qui sert à la description. --- Fortun. Rhet. 3, 20.
descriptŏr, ōris, m. [describo] : celui qui décrit, qui dépeint.
- descriptor gentium, Amm. 23, 6, 1 : ethnographe.
descriptus, a, um : part. passé de describo.
- qqf. adj. fixé, réglé.
- natura nihil descriptius, Cic. Fin. 3, 74 : rien de mieux réglé que la nature.
- subst. descripta, ōrum, n. : récit, exposé, journal.
- recitari factorum dictorumque ejus descripta per dies jussit, Tac. An. 6, 24 : il fit lire le journal qu'on avait tenu de ses actions, de ses moindres paroles.
descrŏbo, āre [de, scrobis] : - tr. - enchâsser, sertir. --- Tert. Resur. 7.
desculpo, ĕre : - tr. - sculpter. --- Tert. Nat. 1, 12.
dēsĕcātĭo, ōnis, f.[deseco] : action de couper, amputation, coupe. --- Ps.-Soran. Med. 246.
dēsĕco, āre, sĕcŭi, sectum : - tr. - séparer en coupant, couper, retrancher, tailler (la vigne).
- (Lebaigue P. 355 et P. 356)
- prata desecare, Col. : faucher les prés.
- desecare partes ex toto, Cic. Tim. 23 : séparer des parties d'un tout.
- desecare uvas a vite, Col. 12, 43 : couper des raisins à la vigne.
- desecare spicas fascibus, Liv. 42, 64, 2 : enlever les épis des gerbes.
- desecare hordeum, Cæs. BC. 3, 58, 5 : couper l'orge.
- desecare aures, Cæs. BG. 7, 4, 10 : couper les oreilles de qqn.
- fig. retrancher : desecare proœmium, Cic. Att. 16, 6, 4 : retrancher un préambule.
dēsĕcro : c. desacro.
dēsectĭo, ōnis, f. [deseco] : taille, coupe. --- Col. 6, 3, 1.
dēsectus, a, um : part. passé de deseco; coupé.
- saxa desecta metallis, Stat. : pierres tirées des carrières.
dēsĕcui : parf. de deseco.
dēsēdi : parf. de desideo.
dēsĕnŭi, parf. de l'inus. desenesco : - intr. - se calmer avec le temps. --- Sall. H. 1, 93.
desero :
1 - dēsĕro, ĕre, sĕrŭi, sertum : - tr. - a - abandonner, laisser à l'abandon, délaisser, se séparer de, déserter. - b - négliger, faire peu de cas de.
- mensa deserit toros, Ov. H. 12, 52 : la table est éloignée des lits.
- deserere aliquem : abandonner qqn.
- Tiberium jam vires, nondum dissimulatio deserebat, Tac. An. 6, 1 : déjà les forces abandonnaient Tibère, mais pas encore la dissimulation.
- poét. avec abl. deseror conjuge, Ov. H. 12, 161; Prop. 2, 7, 17 : ma femme m'a abandonné. --- Phædr. 1, 21, 3; Stat. Th. 4, 707; Tac. An. 3, 20; Suet. Cal. 12.
- deserere exercitum : déserter.
- absol. deserere : déserter. --- Cic. Verr. 5, 110 [douteux] ; Nep. Eum. 5, 1; Sen. Ir. 2, 10, 1; Tac. An. 13, 35; Quint. 9, 4, 85.
- deserere officium : négliger son devoir, manquer à son devoir.
- non se deseruit, Cæs. : il ne perdit pas courage.
- a mente non deseror, Cic. : je ne perds pas courage.
- vadimonium deserere : ne pas comparaître, faire défaut [littt, abandonner la caution laissée entre les mains du magistrat pour garantir la promesse de se présenter en justice à une date fixée].
- absol. deserere : ne pas comparaître. --- Quint. 3, 6, 78.
- deseri a mente, Cic. : perdre la tête.
2 - dēsĕro, ĕre, sĭtum : semer. --- Varr. R. 1, 23, 6.
dēserpo, ĕre : - intr. - descendre en rampant. --- Stat. Th. 6, 586.
dēsertĭo, ōnis, f. : - 1 - désertion. --- Modest. Dig. 49, 16, 3, 5. - 2 - abandon, manquement. --- Dig.
dēsertĭtūdo, ĭnis, f. : solitude. --- Pacuv. frg. 63, p. 136 R2.
dēsertŏr, ōris, m. [desero] :
1 - celui qui abandonne, qui délaisse. --- Cic. Att. 8, 9, 3.
2 - déserteur. --- Cæs. BG. 6, 23, 8: Liv. 3, 69, 7; 23, 18, 16; Tac. An. 1, 21.
- fig. desertor communis utilitatis, Cic. Fin. 3, 64 : qui trahit l'intérêt commun.
- fig. desertor amoris, Ov. : qui trahit un amour.
dēsertrix, īcis, f. : celle qui abandonne. --- Tert. Cult. fem. 2, 1.
dēsertum, i, n. et ordint dēserta, ōrum, n. plur. [desertus] : désert, solitude. --- Virg. B. 6, 81; G. 3, 342; Plin. 5, 4, 4, § 26.
- avec gén. Libyæ deserta, Virg. En. 1, 384 : désert de Libye. --- Virg. G. 3, 291; Front. Strat. 1, 7, 7; Vulg. Isa. 52, 9.
- au sing. in deserto : dans le désert. --- Prud. Apoth. 774; Hier. Ep. 125, 2; Vulg. Num. 1, 1; Luc. 3, 2 ; Eccl.
dēsertus, a, um : part. passé de desero. - 1 - abandonné, délaissé. - 2 - adj. désert, inculte, sauvage (en parl. d'un lieu). --- Cic. Cæl. 42; Cæs. BG. 5, 53, 4.
- loca deserta : déserts.
- desertus suis, Tac. : abandonné des siens.
- desertior. --- Cic. Pis. 55; desertissimus. --- Cic. Sest. 50.
- voir desertum.
dēservĭo, īre, ĭi, itum : - intr. avec dat. - servir avec zèle, être dévoué à, se dévouer à; se consacrer à, être destiné à, être fait pour.
- deservire alicui, Cic. Fam. 16, 18, 1 : servir qqn avec dévouement.
- vigiliæ deserviunt amicis, Cic. Sull. 26 : mes veilles sont entièrement consacrées au service de mes amis.
- deservire corpori, Cic. Leg. 1, 39 : être l'esclave de son corps.
- nec unius oculis flumina, fontes, maria deserviunt, Plin. Pan. 50, 1 : les fleuves, les fontaines, les mers ne sont pas faits pour les yeux d'un seul.
- grammatico soli deservire, Quint. 1, 12, 6 : ne s'occuper que de la grammaire.
- uvæ quæ vino deserviunt, Isid. : le raisin qui sert à faire du vin.
- quoddam deserviens his (s.-ent. oculis) ministerium, Quint. 11, 3, 77 : quelque chose qui seconde l'expression (des yeux).
dēservītĭo, ōnis, f. : service de Dieu, culte. --- Iren. 4,16, 1; Eccl.
dēsĕs, ĭdis (abl. -ĭdi, -ĭde) [desideo] : oisif, inoccupé, nonchalant, indolent, qui néglige.
- deses ab opere suo, Col. 7, 12, 2 : qui néglige son travail.
- sedemus desides domi, Liv. 3, 68, 8 : nous demeurons inactifs dans nos foyers [à Rome]. --- cf. Liv. 1, 32, 3; Tac. H. 1, 88; Liv. 21, 16, 3; Stat. S. 3, 5, 85.
dēsessĭlis, e [desideo] : où l'on peut s'arrêter. --- J.-Val. 1, 24.
dēsī, dēsīt : v. desino.
dēsiccātĭo, ōnis, f. : action de sécher. --- C.-Fel. 33.
dēsiccātīvus, a, um : dessiccatif [t. de méd.]. --- Orib. Syn. 4, 30, etc.
dēsiccātōrĭus, a, um : propre à sécher. --- C.-Fel. 8.
dēsicco, āre, āvi, ātum : - tr. - sécher, dessécher. --- Plaut. Truc. 585.
dēsĭdĕo, ēre, sēdi, sessum : - intr. -
1 - rester assis ou séjourner de manière inactive. --- Plaut. Bac. 238; Ter. Hec. 800.
- desidere amœnioribus locis, Quint. 5, 8, 1 : séjourner dans de plus agréables lieux.
- desidere in aliqua spectaculo, Sen. Ep. 7, 2 : s'arrêter dans des spectacles.
- desidere in discrimine sociorum, Suet. Cæs. 4, 4 : assister, les bras croisés, au danger que courent les alliés (= rester indifférent).
2 - être oisif, rester oisif, rester sans rien faire. --- Suet. Cæs. 3.
3 - aller à la selle. --- Cels. 2, 7 ; etc.
dēsīdĕrābĭlis, e [desidero] : - 1 - désirable, souhaitable. --- Cic. Fin. 1, 53. - 2 - dont on regrette la privation. --- Cic. Top. 69.
- ut tali successore desiderabilior ipse quandoque fieret, Suet. Tib. 21 : afin qu'un jour un tel successeur le fît d'autant plus regretter.
dēsīdĕrābĭlĭtĕr, adv. : c. desideranter. --- Aug. Ep. 143, 2.
dēsīdĕrans, antis : part. présent de desidero.
- adjt [décad.]
1 - qui désire. --- Ps.-Hil. Ep. ad fil. 1.
2 - désiré, regretté [seult au superl.].
- dēsīdĕrantissimus. --- Front, ad M. Cæs. 1, 6; 2, 5; Aug. Ep. 67, etc.
dēsīdĕrantĕr, adv. : ardemment, passionnément. --- Cassiod. Var. 1, 4.
- dēsīdĕrantius. --- Front. Ep. ad Ver. imp. 1, 4; dēsīdĕrantissime. --- Fort. Ep. 4.
dēsīdĕrātĭo, ōnis, f. [desidero] : - 1 - désir. --- Cic. CM 47. - 2 - recherche, examen d'une question. --- Vitr. 2, 6, 4.
dēsīdĕrātīva verba, n. : verbes qui expriment une envie. --- Aug. Gram. 5, 516, 16.
dēsīdĕrātŏr, ōris, m. : demandeur [en justice]. --- Itala Num. 11, 34.
dēsīdĕrātus, a, um : part. de desidero
- qqf adj. : dēsīdĕrātissimus, Plin. 30, 2 : très désiré, très attendu.
dēsīdĕrĭum, ĭi, n. [desidero] :
1 - désir [de qqch qu'on a eu, connu et qui fait défaut]. --- cf. Cic. Tusc. 4, 21.
- me desiderium tenet urbis, meorum, Cic. Fam. 2, 11, 1 : je suis impatient de revoir la ville, les miens.
- esse in desiderio alicujus rei, Cic. Fam. 2, 12, 3 : désirer qqch [dont on est éloigné].
- desiderio nostri te æstuare putabam, Cic. Fam. 7, 18, 1 : je te croyais tout bouillant de l'impatience de me revoir.
2 - regret.
- desiderio confici, Cic. Or. 33 : être tourmenté par le regret.
- erat in desiderio civitatis, Cic. Phil. 10, 14 : il était l'objet des regrets de la cité.
- te desiderium Athenarum arbitror cepisse sæpe, Ter. Hec. 88 : tu as dû, je pense, regretter Athènes plus d'une fois.
- prudentiæ suæ nobis desiderium reliquerat, Cic. Br. 2 : il nous avait laissé le regret de sa clairvoyance.
- desiderium tam cari capitis, Hor. : le regret d'une tête si chère.
- alicujus desiderium ferre, Cic. Læl. 104 : supporter le regret de la perte de qqn. --- cf. Fam. 6, 22, 2.
- personne qui est l'objet des regrets mea lux, meum desiderium, Cic. Fam. 14, 2, 2 : ô ma lumière, ô cher objet de mes regrets !
- valete, mea desiderio, Cic. Fam. 14, 2, 4 : adieu, chers objets de mes regrets !
3 - désir, besoin.
- desiderio naturæ satiare, Cic. Fin. 2, 25 : satisfaire à ce que réclame la nature. --- cf. Tusc. 5, 97; 5, 99.
- cibi potionisque desiderium naturale, Liv. 21, 4 : le besoin tout naturel de manger et de boire.
- desideria scabendi, Plin. 30, 127 : besoin de se gratter, démangeaisons.
4 - prière, demande, requête. --- Tac. An. 1, 19; 1, 26; Suet. Aug. 17 ; Plin. Pan. 79, 6.
dēsīdĕro, āre, āvi, ātum : - tr. -
1 - désirer.
- desiderare gloriam, Cic. Q. 3, 5, 3 : aspirer après la gloire.
- nullam virtus aliam mercedem laborum desiderat præter... Cic. Arch. 28 : la vertu ne réclame aucune autre récompense de ses peines que...
- Capitolium sic ornare, ut templi dignitas desiderat, Cic. Verr. 4, 68 : orner le Capitole comme la majesté du temple le réclame.
- ab aliquo aliquid desiderare, Cic. Rep. 3, 12 : attendre de qqn qqch., réclamer de qqn qqch. --- cf. Att. 8, 14, 2; Fam. 8, 5, 1 ; Læl. 82; Cæs. BG. 7, 52, 4.
- sextilem totum desideror, Hor. Ep. 1, 7, 2 : je me fais attendre tout le mois d'août.
- desiderare + prop. inf. : désirer que.
- rem ad se importari desiderant, Cæs. BG. 4, 2, 1 : ils désirent qu'on fasse chez eux des importations.
- ego bonum, malum quo adcedit, mihi dari haud desidero, Plaut. Haut. 148 : quand le bien arrive en compagnie du mal, je ne m'en soucie guère.
2 - regretter l'absence de, éprouver le manque de, regretter.
- amorem erga me, humanitatem suavitatemque desidero, Cic. Att. 15, 1, 1 : c'est son affection pour moi, son amabilité, sa douceur que je regrette.
- cf. Verr. 5, 163; etc.
- patriam desiderare, Cic. Fam. 4, 9, 4 : regretter sa patrie.
- audies quid in oratione tua desiderem, Cic. Rep. 2, 64 : tu vas savoir ce qui, selon moi, manque dans ton exposé.
- seu quid a peritioribus rei militaris desiderari videbatur, Cæs. BC. 3, 61, 3 : soit qu'il se révélât des défectuosités aux yeux des critiques militaires compétents.
- præter quercum Dodoneam nihil desideramus, quominus Epirum ipsam possidere videamur, Cic. Att. 2, 4, 5 : à part le chêne de Dodone, il ne nous manque rien pour croire que nous possédons l'Epire elle-même.
3 - en part. regretter (déplorer) la perte de.
- quarta victrix desiderat neminem, Cic. Phil. 14, 31, la quatrième [légion] victorieuse n'a perdu personne.
- cf. Verr. 4, 131; Cæs. BC. 3, 71, 1 ; 3, 99, 1 ; BG. 5, 23, 3 ; 7, 11,8 ; etc.
- neque quicquam ex fano Chrysæ præter... desideratum est, Cic. Verr. 4, 96 : il n'y eut aucune perte à déplorer parmi les objets du temple de Chrysas, à part...
- perpaucis ex hostium numero desideratis, quin cuncti caperentur, Cæs. BG. 7, 11, 8 : (un petit nombre manquant pour empêcher que tous fussent faits prisonniers) à un tout petit nombre d'ennemis près, tous étant faits prisonniers.
4 - rechercher, étudier [une question]. --- Col. 9, 8, 1 ; Vitr. 2, 6, 4.
dēsīdĕrōsus, a, um : désireux. --- Schhol. Virg. B. 2, 43.
dēsĭdes, um : plur. de deses.
dēsidia :
1 - dēsĭdĭa, æ, f. [desideo] :
a - longue position assise [devant un miroir]. --- Prop. 1, 15, 6.
b - oisiveté, inaction, paresse, indolence, apathie. --- Cic. Br. 8.
- au plur. desidiæ cordi, juvat indulgere choreis, Virg. En. 9, 615 : l'inaction vous enchante, vous vous complaisez dans les danses.
c - repos (de la terre, laissée en friche). --- Col. 2, 17, 3.
2 - dēsīdĭa, æ, f. [desido] : action de se retirer, reflux. --- [en parl. de la mer] Apul. Mund. 34 ; [en parl. du sang] Apul. Plat. 2, 9.
dēsĭdĭābŭlum, i, n. [desideo] : emplacement pour les fainéants. --- Plaut. Bacch. 376.
dēsĭdĭēs, ēi, f. (c. desidia 1) : oisiveté. --- Lact. 5, 49.
dēsĭdĭōsē : oisivement, sans rien faire. --- Lucr. 4, 1128.
dēsĭdĭōsus, a, um [desidia 1] : oisif, inoccupé, paresseux. --- Col. 12, 1, 1; [en parl. de choses]. --- Cic. de Or. 3, 88.
- dēsĭdĭōsior. --- Varr. R. 2, præf ; dēsĭdĭōsissimus. --- Cic. Agr. 2, 91.
dēsīdo, ĕre, sēdi : - intr. - 1 - s’affaisser, s’abaisser, s’enfoncer. - 2 - en t. de méd. déposer; se résoudre. - 3 - au fig. s'affaiblir, s'altérer.
- parf. desidi. --- Cic. Div. 1, 78 (ms A).
- terra desedit, Cic. Div. 1, 97 : le sol s'est affaissé. --- Liv. 32, 9; [en parl. de flots qui s'affaissent] Att. 2, 12, 3.
- desidit ex toto tumor, Cels. 7, 18 : la tumeur se résorbe complètement.
- desidunt vada, Stat. : les eaux baissent.
- mores desidentes, Liv. 1, pr. 9 : mœurs en décadence.
- desidere : s'enfoncer, aller au fond. --- Varr. R. 3, 9, 11 ; Just. 4, 1, 10.
dēsĭdŭō : longtemps. --- Varr. d. Fulg. p. 565, 2.
dēsĭdŭus, a, um : c. deses. --- Gloss.
dēsignatē, adv. : d'une manière expressive.
- (Lebaigue P. 357)
dēsignātĭo, ōnis, f. :
- dissignatio préférable pour Cic. Nat. 1, 20.
1 - forme, figure. --- Vitr. 5, 5.
2 - indication, désignation. --- Cic. de Or. 1, 138.
3 - disposition, arrangement. --- Cic. Att. 4,4 a, 1 ; Nat. 1, 20.
4 - désignation [au consulat]. --- Tac. An. 2, 36.
dēsīgnātīvus, a, um : qui sert à désigner, à préciser. --- Boet. Porph. dial. 1, p. 14.
dēsīgnātŏr (dissignātor), ōris, m. :
- pour Hor. Ep. 1, 7, 5, dissignator est meilleur.
1 - ordonnateur des pompes funèbres. --- Hor. Ep. 1, 7, 5; Sen. Ben. 6, 38; Tert. Spectac. 10; Inscr. Orell. 934; cf. Don. Ter. Ad. 1, 2, 7.
2 - inspecteur dans les jeux publics. --- Cic. Att. 4, 3, 2; Dig. 3, 2, 4, § 1. --- cf gr. βραϐευτής.
3 - employé qui assignait les places au théâtre. --- Plaut. Pœn. 19.
dēsignātus, a, um : part. passé de designo. - 1 - marqué. - 2 - désigné (pour remplir une charge l'année suivante). - 3 - Cic. destiné.
dēsigno, āre, āvi, ātum : - tr. -
- confusion fréquente dans les mss entre designo et dissigno. --- cf. Ter. Ad. 87; Hor. Ep. 1, 5, 16 ; Cic. Nat. 3, 85, etc.
1 - marquer (d'une manière distinctive), représenter, dessiner.
- designare urbem aratro, Virg. En. 5, 755 : tracer avec la charrue l'enceinte d'une ville.
- Europen designare, Ov. M. 6, 103 : représenter Europe [en broderie].
- vulnere frontem designare, Stat. Th. 6, 782 : *marquer le front d'une blessure* = faire une blessure au front.
2 - indiquer, désigner.
- designare aliquem oculis ad cædem, Cic. Cat. 1, 2 : désigner des yeux qqn pour le massacre.
- designare turpitudinem aliquam non turpiter, Cic. de Or. 2, 236 : exprimer qqch de laid d'une façon qui ne soit pas laide.
- multa, quæ nimiam luxuriam et victoriæ fiduciam designarent, Cæs. BC. 3, 96, 1 : beaucoup de choses propres à révéler un excès de luxe et de confiance dans la victoire.
- velut primis lineis designare, Quint. 4, 2, 120 : esquisser, indiquer légèrement.
- hæc verbis designata, Cic. de Or. 1, 23, 109 : ces idées exprimées par le langage.
- aliquem nota ignaviæ designare, Liv. 24, 16 : noter qqn pour un acte de lâcheté.
- Cæsar hac oratione Dumnorigem designari sentiebat, Cæs. BG. 1, 18, 1 : César sentit bien que ce discours désignait Dumnorix.
- mundum deum designare, Cic. Nat. 1, 33 : indiquer le monde comme dieu.
3 - désigner [pour une charge, pour une magistrature].
- ut ii decemviratum habeant, quos plebs designaverit. Oblitus est nullos a plebe designari, Cic. Agr. 2, 26 : que ceux-là aient le décemvirat, que le peuple aura désignés. Il a oublié que le peuple n'en désigne aucun.
- consul designatus, Cic. Fam. 11, 6, 2 : consul désigné [pour entrer en charge l'année suivante].
- fig. heredem familiæ, designatum rei publicæ civem tollere, Cic. Clu. 32 : supprimer [par des manœuvres abortives] l'héritier d'une famille, un citoyen désigné (à venir, futur) de l'Etat.
4 - ordonner, arranger, disposer. --- Cic. Div. 1, 82 ; 2,102 ; *Nat. 3, 85.
5 - marquer d'un signe distinctif = signaler à l'attention.
- modo quid designavit ? Ter. Ad. 87 = quid fecit designatum ? par quoi ne s'est-il pas signalé ? [texte de Donat et de A], v. dissigno.
dēsĭī : parf. de desino.
Dĕsĭlāus, i, m., peintre grec. --- *Plin. 34, 75.
dēsĭlĭo, īre, sĭlŭi, sultum [de + salio] : - intr. - sauter à bas de, descendre en sautant.
- parf. desilivi Col. 6, 24, 3 ; desilii Curt. 4, 12,3, etc.; [sync.] desilisset Suet. Cæs. 64; arch. desului Plaut. Rud. 75.
- desilire de navibus, Cæs. : débarquer.
- desilire ex equo, Cæs. (desilire ab equo, Virg. En. 11, 500) : sauter de cheval.
- fig. desilire in artum, Hor. P. 134 : s'engager dans une voie trop étroite.
- desilire de ræda, Cic. Mil. 29 : sauter de sa voiture.
- desilire ex essedis, Cæs. BG. 5, 17, 4: sauter des chars.
- desilire altis turribus, Hor. Epo. 17, 70 : se précipiter du haut des tours.
- desilire in medias undas, Ov. F. 2, 111 : se jeter au milieu des flots.
- ad pedes desiluerunt, Cæs. BG. 4, 12, 2 : ils mirent pied à terre.
- desilite, milites, Cæs. BG. 4, 25, 3 : pied à terre, soldats !
dēsĭno, ĕre, dēsĭi (qqf. sīvi), sĭtum : - tr. et intr. -
formes sync. desi Carm. Ep. 1091; 1092; desit Mart. 6, 26, 3 ; desisse Cic. Fam. 9, 24, 2 ; desissem Catul. 36, 5 ; desivi Sol. 35, 4; [vulg.] desinui Commod. Apol. 201.
1 - cesser, laisser, mettre un terme à.
- desinere artem, Cic. Fam. 7, 1, 4 : renoncer à son art. --- cf. Ter. Haut. 305 ; Sall. H. 1, 28 ; Suet. Tib. 36 ; Gell. 2, 12, 3.
- desine plura, Virg. B. 5, 19 : n'en dis pas davantage.
- mirari desino, Cic. de Or. 2, 59 : je cesse d'admirer.
- numquam ne moveri quidem desinit, Cic. Rep. 6, 27 : il ne cesse pas non plus de se mouvoir.
- conventus fieri desierunt, Cic. Att. 1, 19, 9 : les réunions ont cessé.
- respondeam Himilconi non desisse pænitere me belli, Liv. 23 : je répondrai à Himilcon que je n'ai pas cessé de déplorer cette guerre.
- discede ... ut tandem timere desinam, Cic. Cat. 1 : pars ... pour qu'enfin je cesse de craindre.
- simul ac timere desisses, similem te futurum tui, Cic. Phil. 2 : (je leur disais) qu'aussitôt que tu aurais cessé de craindre, tu redeviendrais semblable à toi-même.
- lamentabile Athenæ pendere desierant tributum, Ov. M. 8 : Athènes avait cessé de payer le lamentable tribut.
- avec inf. déponent desinite ergo de compositione loqui, Cæs. BG. 3, 19 : cessez donc de parler de pacte.
- illud mirari desino, Cic. de Or. 2, 14, 59 : je cesse d’admirer cela.
- desinant insidiari domi suæ consuli, Cic. Cat. 1 : qu'ils cessent de tendre un guet-apens au consul dans sa propre maison!
- de qua vereri non ante desinam quam illam excisam esse cognovero, Cic. Sen. : je ne cesserai de la (= Carthage) craindre que lorsque j'aurai appris sa destruction radicale.
- au passif veteres orationes a plerisque legi sunt desitæ, Cic. Brut. 32, 123 : les discours anciens cessèrent d'être lus par le plus grand nombre.
- censores creari desitos longo intervallo creavit, Suet. Aug. 37 : ll créa des censeurs que, pendant un long espace de temps, on avait cessé de nommer.
- sermone abhinc multis annis jam desito uteris, Gell. 1, 10, 2 : tu emploies des expressions abandonnées depuis plusieurs siècles. --- cf. Off. 2, 8, 27; Liv. 42, 49.
- passif impers. contra eos desitum est disputari, Cic. Fin. 2, 43 : on a cessé de discuter contre eux. --- cf. Rep. 2, 59.
2 - cesser, en finir.
- desine communibus locis, Cic. Ac. 2, 80 : finis-en avec les lieux communs.
- poét. avec gén. c. παύειν - desine querelarum, Hor. Od. 2, 9, 17 : cesse de te plaindre.
- non desinit iræ, Sil. 10, 84 : il ne met pas fin à sa colère.
- desine (dans la conversation) : arrête (tais-toi, reste tranquille, assez !). --- cf. gr. παῦε.
- ah ! pergisne ? — jam jam desino, Ter. Ad. 853 : ah ! tu continues ? — je vais avoir fini, je vais me taire.
- desino in exemplis, Sen. Marc. 2, 1 : je finis sur (par) des exemples. --- cf. Suet. Ner. 46.
3 - cesser, se terminer.
- bellum ægerrume desinit, Sall. J. 83, 1 : une guerre se termine très difficilement.
- desinere in piscem, Hor. P. 4 : se terminer en poisson. --- cf. Virg. En. 10, 211 ; Sen. Ep. 92, 10; 66, 43.
4 - rhét. finir, se terminer.
- quæ similiter desinunt, Cic. de Or. 3, 206 : mots dont la désinence est la même. --- cf. Quint. 9, 3, 79.
dēsĭŏcŭlus, i, m. : borgne [al. defioculus]. --- *Mart. 12, 59, 9.
dēsĭpĭens, entis : p.-adj. de desipio.
- desipiens arrogantia, Cic. Nat. 2, 16 : orgueil insensé.
dēsĭpĭentĭa, æ, f. [desipio] : égarement d'esprit, folie. --- Lucr. 3, 499.
dēsĭpĭo, ĕre [de, sapio] :
- parf. desipui Lact. 2, 4, 4.
1 - tr. - ôter le goût, rendre insipide. --- Tert. Pudic. 13.
2 - intr. - être dépourvu de sens, avoir perdu l'esprit, extravaguer. --- Cic. Div. 2, 51; Ac. 2, 123; Nat. 1, 94.
- desipere senectute, Cic. Fam. 1, 9, 18 : extravaguer sous l'effet de la vieillesse.
- senex dicitur judicibus quæsisse (quæsivisse) num illud carmen desipientis videretur, Cic. CM. 7, 22 : on dit que le vieillard demanda aux juges si ce poème leur semblait celui d'un fou.
- desipiebam mentis, Plaut. Epid. 138 : j'avais perdu l'esprit.
- jungere... desiperest, Lucr. 3, 802 : joindre... c'est folie.
- desipere intra verba, Cels. 3, 18 : délirer.
- fig. dulce est desipere in loco, Hor. O. 4, 13, 28 : il est doux en son temps d'oublier la sagesse.
dēsipisco, ĕre : - intr. - c. desipio. --- Not. Tir. p. 86.
dēsisse, desissem... : c. desiisse, desiisem... ---> desino.
dēsisto, ĕre, stĭtī, stĭtum : - intr. - s'arrêter, s'éloigner, cesser, discontinuer, renoncer.
- desistere sententiā, Cic. Off. 3, 15 : changer d'avis.
- desistere de sententia Cic. Tusc. 2, 28, changer d'avis.
- desistere causā, Cic. Off. 3, 112 : renoncer à un procès.
- desistere de mente, Cic. Fam. 52, 8 : changer de sentiments. --- cf. Nep. Timot. 2, 2; Liv. 37, 58, 1.
- desistere ab defensione, Cæs. BC. 2, 12, 3 : renoncer à se défendre. --- cf. BG. 7, 12, 1.
- desistere + inf. : cesser de. --- Cic. Fin. 1, 6; Br. 314, etc.
- desistere mortem timere, Cic. Tusc. 1, 49, 117 : cesser de craindre la mort.
- incepto desistere : abandonner une entreprise.
- non desistere quin, Vatin. Fam. 5, 10, 1 : ne pas avoir de repos que... ne; ne pas s'arrêter avant que.
- neque, quin inveniam, desistam, Plaut. Rud. 228 : et je n'aurai pas de repos que je n'aie trouvé...
- desistente autumno, Varr. R. 2, 3, 8 : à la fin de l'automne.
- poét. avec dat. desistere pugnæ, Virg. En. 10, 441 : cesser le combat.
- desistere labori, Stat. Th. 5, 273 : se refuser à un travail.
- absol. desiste, Plaut. Pseud. 496 : arrête-toi.
Dēsitiās, ātis, m. f. : v. Dæsitiates. --- Inscr.
dēsĭtĭo, ōnis, f. [desino] : conclusion [rhét.]. --- Carm. de Fig. 37.
desitus :
1 - dēsĭtus, a, um [de + satus] : semé.
2 - dēsĭtus, a, um : part. passé de desino; qu'on a cessé (de).
- desitus celebrari, Liv. : qu'on a cessé de célébrer.
3 - dēsĭtŭs, ūs, m. (seul. à l'abl. desitū) : manque, défaut. --- J.-Val. 3, 54; 87.
dēsīvi : parf. de desino.
dēsīvo, āre : c. desino. --- P. Fest. 72, 13.
dēsōlānus, a, um (c. subsōlānus) : tourné vers l'orient. --- Gloss. Isid.
dēsōlātĭo, ōnis, f. [desolo] : désolation, destruction, ravage. --- Salv. Gubern. 6, p. 214.
dēsōlātŏr, ōris, m. : ravageur, qui sème la désolation. --- Hier. Amos. 3, 7, 4.
dēsōlātōrĭus, a, um : qui désole, qui ravage. --- Hier. Ep. 18, 14.
dēsōlātus, a, um : part. passé de desolo.
dēsōlo, āre, āvi, ātum : - tr. - dépeupler, ravager, désoler. --- Virg. En. 11, 367.
- dēsōlātus : déserté, abandonné. --- Virg. En. 11, 870; Plin. Ep. 4, 21, 3; Tac. An. 1, 30, 12, 26, etc.
dēsŏlūtus, a, um [de et solvo] : payé. --- Scæv. Dig. 40, 5, 41.
dēsomnis, e [de, somnus] : privé de sommeil, sans sommeil. --- Petr. 47, 5.
dēsorbĕo, ēre : - tr. - engloutir. --- Tert. Idol. 24.
despectātĭo, ōnis, f. : vue d'en haut. --- Vitr. 2, 8.
despectātŏr, ōris, m. : qui méprise, contempteur. --- Tert. Uxor. 8.
despectĭo, ōnis, f. [despicio] : - 1 - action de regarder d'en haut. --- C.-Aur. Chron. 1, 4, 114. - 2 - fig. mépris. --- Cic. frg. F. 5, 69.
despecto, āre, āvi, ātum [despicio] : - tr. -
1 - regarder d'en haut. --- Ov. M. 4, 624.
2 - dominer [en parl. d'un lieu élevé]. --- Virg. En. 7, 740.
3 - regarder avec mépris, mépriser. --- Tac. An. 2, 43.
despectŏr, ōris, m. : contempteur, celui qui méprise. --- Tert. Marc. 2, 23.
despectrix, īcis, f. : celle qui méprise. --- Tert. Anim. 23.
despectus :
1 - despectus, a, um : part. passé de despicio; qui n'a pas été remarqué, inaperçu.
- adjt méprisable. --- Tac. An. 13, 47.
- despectior Boet. Cons. 3, pros. 4 ; despectissimus Tac. H. 5, 8.
2 - despectŭs, ūs, m. :
a - vue d'en haut, vue plongeante.
- erat ex oppido despectus in campum Cæs. BG. 7, 79, 3 : de la ville on dominait la plaine.
- plur. despectus : points de vue.
- habere despectus, Cæs. BG. 2, 29, 3 : avoir la vue (des vues) de tous côtés.
- omnes colles ac loca superiora, unde erat propinquus despectus in mare, ab exercitu tenebantur, Cæs. BG. 3, 14 : l'armée occupait toutes les collines et toutes les hauteurs d'où la vue s'étendait sur la mer.
- erat ex oppido Alesia despectus in campum, Cæs. BG. 7, 79, 3 : de la ville d'Alésia on avait une vue sur la plaine.
- despectus (plur.) : points de vue.
- habere despectus Cæs. BG. 2, 29, 3 : avoir la vue (des vues) de tous côtés.
b - mépris.
- despectui me habet, Vulg. Gen. 16, 5 : il me méprise.
- despectui alicui esse : être méprisé de qqn. --- Her. 4, 51; Tac. H. 4, 57.
despērābĭlis, e [despero] : dont on doit désespérer, incurable. --- Hier. Jer. 3, 17, 9.
despērantĕr, adv. : avec désespoir, en désespéré. --- Cic. Att. 14, 18, 3.
despērātē, adv. : c. desperanter. --- Aug. Ep. 56, 2.
- desperatius. --- Aug. Conf. 6,15; Cassian. Coll. 4, 20.
despērātĭo, ōnis, f. [despero] :
- (Lebaigue P. 357 et P. 358)
1 - désespoir, état désespéré, démoralisation.
- avec gén. tanta est desperatio recuperandi, Cic. Fam. 4, 3, 2 : on désespère tellement de recouvrer.
- desperationem alicui alicujus rei adferre, Cæs. BC. 1, 11, 3, ou facere, Sen. Ep. 64, 5 : ôter à qqn l'espoir de qqch.
- magna desperatione affectus, Cic. Att. 14, 19, 1 : atteint d'un profond désespoir.
- ad summam desperationem pervenire, Cæs. BC. 2, 42, 2 : en venir au suprême désespoir.
- ad desperationem adductus, Nep. Eum. 12, ou redactus, Suet. Aug. 81 : réduit au désespoir.
- desperationes eorum qui, Cic. Fam. 3. 16, 6 : le désespoir de ceux qui.
2 - audace qui naît du désespoir. --- Apul. M. 10, 26.
despērātus :
1 - despērātus, a, um : part. passé de despero.
- adjt, dont on désespère, désespéré.
- desperati morbi, Cic. Sull. 76 : maladies désespérées. --- cf. Att. 16, 15, 5.
- desperatæ pecuniæ, Cic. Mur. 42 : sommes d'argent considérées comme perdues.
- desperati senes, Cic. Cat. 2, 5 : vieillards perdus d'honneur. --- cf. Cæs. BG. 7, 3, 1.
- desperatum, n. pris advt. : désespérément = extrêmement. --- Petr. 68, 7.
- desperatior, Cic. Fam. 7, 22, 1; desperatissimus, Cic. Verr. 2, 101
2 - desperātus, i, m. : un malade condamné. --- Aug. Serm. 344, 5.
- desperati, Cic. Att. 16, 15, 5 : malades dans un état désespéré.
desperno, ĕre : - tr. - rejeter avec mépris. --- Enn. An. 213; Col. 10, 298.
despēro, āre, āvi, ātum : - tr. et intr. -
1 - tr. - désespérer de, ne pas compter ou ne plus compter sur.
- desperare honorem, Cic. Mur. 43 : perdre l'espérance d'arriver à une dignité. --- cf. Mil. 56, etc.
- nos et rem publicam desperare, Lentul. Fam. 12, 14, 3 : désespérer de nous et de l'Etat. --- cf. Sen. Ep. 24, 3.
- sive restituimur, sive desperamur, Cic. Q. 1, 3, 7 : soit que ma fortune se relève, ou qu'il faille en désespérer.
- hujus salus desperanda est, Cic. Læl. 90 : il faut désespérer de son salut.
- nil desperandum Teucro duce et auspice Teucro, Hor. O. 1, 7, 27 : il ne faut désespérer de rien sous le commandement et sous les auspices de Teucer.
- non despero fore aliquem aliquando, qui... Cic. de Or. 1, 9 : je ne désespère pas qu'il se trouvera un jour qqn qui.... --- cf. Div. 2, 48 ; Att. 8, 9, 3.
2 - intr. - désespérer, perdre toute espérance.
- desperare sibi, Cic Mur. 45 : désespérer de soi.
- desperare saluti, Cic. Clu. 68 : désespérer de son salut. --- cf. Cæs. BG. 7, 50, etc.
- de pugna desperare, Cæs. BG. 1, 40, 8 : désespérer du combat.
- desperare de se, Planc. ap. Cic. Fam. 10, 21, 3 : ne plus compter sur soi.
- desperare de toto ordine, Cic. Verr. 1, 22 : désespérer de l'ordre tout entier [du sénat]. --- cf. Cæs. BG. 1, 18, 9; 1, 40, 4; 7, 36, 1, etc.; Liv. 22, 61, 10; 25, 6, 7, etc.
- desperare a senatu, Cic. Pis. 12 : être sans espoir du côté du sénat.
- abst. desperare : perdre l'espérance, renoncer à espérance, désespérer. --- Cic. Off. 1, 73; Tusc. 3, 83.
despexi : parf. de despicio.
despĭca, æ, f. : celle qui méprise. --- Næv. Com. 25.
despĭcābĭlis, e [despicor] : méprisable. --- Amm. 26, 8, 5.
- despĭcābĭlior. --- Sid. Ep. 2, 10.
despĭcātĭo, ōnis, f. [despicor] : mépris, dédain. --- Cic. [au pl.] Fin. 1, 67.
despicatus :
1 - despĭcātus, a, um : part. passé de despicor. - a - qui a méprisé. - b - sens passif méprisé. --- Plaut. Cas. 189.
- nobilissimos senum in curulibus primo ut deos venerati, deinde ut homines despicati interfecere, Aur-Vict. : ils massacrèrent les plus illustres et les plus âgés d'entre les sénateurs assis sur leurs chaises curules, après les avoir d'abord vénérés comme des dieux, puis méprisés comme des hommes.
- despicatissimus. --- Cic. Sest. 36.
2 - despĭcātŭs, ūs, m. (usité seulement au datif) : mépris, dédain.
- alicui despicatui esse : *être pour qqn à mépris* = être un objet de mépris pour qqn.
- habere aliquem despicatui Plaut. Men. 693, mépriser qqn.
- aliquem despicatui ducere : tenir qqn pour méprisable.
- despicatui duci, Cic. Flacc. 65 : être méprisé.
3 - despīcātus, a, um [de + spica] : c. spicatus percé d'un pieu. --- Rufin. Eccl. 11, 24.
despĭcĭendus, a, um : adj. verbal de despicio; adj. méprisable. --- Tac. An. 12, 49.
despĭcĭens, entis : part. prés. de despicio; qui méprise.
- despiciens sui, Cic. de Or. 2, 89 : ayant du mépris de soi., qui a mauvaise opinion de soi.
despicientĭa, æ, f. (c. despicatio) : mépris, dédain. --- Cic. Tusc. 1, 72; Part. 81.
despĭcĭo, ĕre, spexi, spectum [de, specio] : - tr. et intr. -
- inf. parf. arch. despexe Plaut. Mil. 553.
1 - regarder d'en haut, regarder d'un lieu élevé, regarder en bas.
- si quis Pacuviano invehens curru gentes et urbes despicere possit, Cic. Rep. 3, 14 : si, emporté sur le char dont parle Pacuvius, l'on pouvait voir au-dessous de soi nations et villes.
- (cubiculum) aliis fenestris xystum, aliis despicit pratum, Plin. Ep. 5 : par certaines fenêtres, la chambre donne sur la terrasse, par d'autres sur la prairie.
- Juppiter æthere summo despiciens mare, Virg. En. 1, 224 : Jupiter du haut du ciel regardant la mer. --- cf. Ov. M. 2.178; F. 4, 569; Sil. 12, 488; Luc. 5, 251; 1, 458.
- absol. vultus respicientes suspicientesve vel despicientes, Plin. 35, 56 : visages qui regardent en arrière, en haut ou en bas.
- passif impers. colles, qua despici poterat, Cæs. BG. 7, 36, 2 : collines d'où la vue pouvait s'étendre. --- Liv. 44, 6; Amm. 19, 5.
2 - regarder de haut, mépriser, dédaigner [les personnes et les choses]. --- Cic. Amer. 135 ; Hep. 1, 28; Læl. 86, etc.; Cæs. BG. 1, 13, 5 ; BC. 3, 59, 3.
- Cæsaris copias despicere, Cæs. BC. 3, 87, 1 : manifester son mépris pour les troupes de César.
- avec gén. despectus tædæ, Sil. 8, 54 : dédaigné pour époux.
3 - regarder d'en haut, regarder en bas, plonger ses regards.
- me despexe (= despexisse) ad te per impluvium tuom fateor, Plaut. Mil. 553 : j'avoue que j'ai regardé chez toi par la gouttière. --- cf. Mil. 287.
- a summo cælo despicere in æquora, Ov. A. A. 2, 87 : regarder la mer du haut du ciel. --- cf. Virg. En. 1, 224 ; Ov. M. 2, 178 ; Sil. 12, 448.
- de vertice montis despicere in valles, Ov. M. 11, 504 : du haut de la montagne abaisser ses regards sur les vallées. --- cf. M. 1, 601.
4 - détourner les yeux, regarder ailleurs.
- simul atque ille despexerit, Cic. Amer. 22 : dès qu'il aura tourné les yeux.
despīco, āre [de, spica] : - tr. - plumer [de jeunes oiseaux]. --- Pelag. Vet. 6, p. 34.
despĭcor, āri, ātus sum : - tr. - mépriser. --- Q.-Pomp. d. Prisc. 8, 19 ; Aur. Vict. Vir. 23.
- voir despicatus.
desplendesco, ĕre : - intr. - perdre non éclat. --- P.-Nol. Ep. 39, 8.
despŏlĭātĭo, ōnis, f. [despolio] : - 1 - spoliation [fig.]. --- Tert. Res. carn. 7. - 2 - amende. --- Cod. Th. 9, 17, 6.
despŏlĭātŏr, ōris, m. [despolio] : fripon. --- Plaut. Trin. 240.
despŏlĭātus, a, um : part. passé de despolio; dépouillé, ruiné
despŏlĭo, āre, āvi, ātum : - tr. - dépouiller, spolier, piller.
- despoliare aliquem, Cic. Fam. 14, 2, 3 : spolier qqn.
- despoliare templum, Cic. Verr. 3, 54 : piller un temple.
- despoliare Atuatucos armis, Cæs. BG. 2, 31, 4 : dépouiller les Atuatuques de leurs armes.
- despoliari triumpho, Liv. 45, 36 : être frustré du triomphe.
despŏlĭor, āri, arch. : c. despolio. --- Afran. d. Non. 480, 13.
despondĕo, ēre, spondi, sponsum : - tr. -
- parf. despopondi Tert. Fug. 5.
1 - promettre, accorder, garantir.
- despondere aliquid alicui, Cic. Att. 13, 12, 3 : réserver qqch à qqn.
- aliquid sibi despondere, Cic. : se réserver qqch.
- Hortensii domum sibi desponderat, Cic. Att. 11, 6, 6 : il s'était adjugé la maison d'Hortensius.
- exigua spes est ret publicæ, sed, quæcumque est, ea despondetur anno consulatus tui, Cic. Fam. 12, 9, 2 : il y a bien peu d'espoir à fonder sur l'état, mais cet espoir, quel qu'il soit, repose sur l'année de ton consulat.
- despondere perjuria meritis pœnis, Val. Fl. 7, 509 : menacer le parjure d'un châtiment.
2 - promettre en mariage, fiancer.
- Tulliolam C. Pisoni despondimus, Cic. Att. 1, 3, 3 : j'ai fiancé ma petite Tullia à Pison. --- cf. de Or. 1, 239.
- despondere sororem suam in tam fortem familiam, Plaut. Trin. 1133 : fiancer sa sœur dans une famille si importante.
- Cornificius adolescens Orestillæ filiam sibi despondit, Cæl. Fam. 8, 7, 2 : le jeune Cornificius s'est fiancé à la fille d'Orestilla.
- passif impers. intus despondebitur, Ter. Andr. 980 : c'est dans la maison que se feront les fiançailles.
3 - abandonner, renoncer à.
- animum despondere, Plaut. Mil. 6 : perdre courage. --- cf. Liv. 3, 38; 26, 7; 31, 22; et despondere seul Col. 8, 10, 1.
- sapientiam despondere, Col. 11, 1, 11 : renoncer à atteindre la sagesse.
4 - abst. languir, dépérir.
- turdi, caveis clausi, despondent Col. 11, 1, 11 : les grives, mises en cage, languissent.
desponsātĭo, ōnis, f. [desponso] : fiançailles. --- Tert. Virg. vel. 11.
desponsātus, a, um : part. passé de desponso.
- desponsata, æ, f. : fiancée.
desponsĭo, ōnis, f. [despondeo] : - 1 - fiançailles. --- Hier. Jovin. 1, 3. - 2 - désespoir. --- C.-Aur. 3, 18, 176.
- desponsio animi, C.-Aur. 2, 32, 167 : désespoir.
desponso, āre : - tr. - fiancer. --- Suet. Cæs. 1.
- part. desponsatus. --- Plaut. Trin. 1156.
desponsŏr, ōris, m. : celui qui fiance, celui qui promet en mariage, celui qui accorde en mariage. --- Varr. L. 6, 69.
desponsus, a, um : part. passé de despondeo; promis, fiancé.
despŏpondi : v. despondeo.
desprētus, a, um [desperno] : très méprisé. --- Fest.
despŭens, entis : part. prés. de despuo; qui méprise. --- Mamert. Amm. 2, 9, 3.
despūmātĭo, ōnis, f. : refroidissement. --- Tert. Carn. Chr. 19.
despūmātus, a, um : part. passé de despumo; dont on a enlevé l'écume.
- au fig. post despumatas voluptates, Hier. : après le débordement des plaisirs.
despūmo, āre, ātum : - tr. -
1 - écumer, enlever l'écume de qqch.
- foliis undam despumare, Virg. G. 1, 296 : écumer le liquide avec des feuilles.
2 - fig. cuver [son vin].
- stertimus, indomitum quod despumare Falernum sufficiat Pers. 3, 3, nous ronflons suffisamment pour jeter au dehors l'écume du Falerne indompté.
3 - saigner.
- despumare animal : saigner un animal. --- Veg. Mul. 3, 34, 2.
4 - polir.
- despumare pavimentum cote : polir un carrelage à la pierre. --- Plin. 36, 187.
5 - répandre comme une écume.
- cum aliquid lacrimarum adfectus diffuderit et, ut ita dicam, despumaverit, Sen. Ep. 99, 27 : lorsque la douleur a répandu quelques larmes et les a jetées au dehors comme l'écume d'un bouillonnement
- fig. despumatus, Hier. Jovin. 33 : dont l'effervescence est passée.
despŭo, ĕre, spŭi, spūtum :
1 - intr. - cracher à terre. --- Varr. L. 5, 157 ; Liv. 5, 40, 8.
- despuere in aliquo : cracher sur qqn (pour détourner un mal).
- despuere in mores, Pers. 4, 35 : répandre sa bile sur les moeurs (de qqn).
a - détourner (un mal), le conjurer (en crachant dans le pli de sa robe).
- morbos despuere, Plin. 28, 35 : détourner des maladies en crachant (rejeter avec imprécation les maladies sur les malades eux-mêmes pour détourner l'effet de la contagion).
b - rejeter avec mépris, mépriser. --- Plaut. Asin. 38; Catul. 50, 19.
despūtāmentum, i, n. : goutte (d'huile) tombée. --- Fulg. Myth. 3, 6.
despūtum, i, n. : crachat. --- Cæl. Aur. Acut. 3, 20, 195.
desquāmātus, a, um : part. passé de desquamo; écorcé.
- desquamata, ōrum, n. Plin. 22, 139 : excoriations, écorchures.
desquāmo, āre : - tr. -
1 - écailler, ôter les écailles. --- Plaut. Aul. 398; Apul. Apol. 42.
- fig. desquamor, Lucil, d. Non. 95, 15 : on me frotte, on m'étrille.
2 - écorcer. --- Plin. 23, 134.
3 - enlever ce qui est autour. --- Plin. 25, 97.
desse, dessem ... (c. deesse, deessem...) : v. desum.
Dessius Mundus, m. : écrivain consulté par Pline. --- Plin. 1, 17.
dest (c. deest) : v. desum.
desterno, ĕre, strāvi, strātum : - tr. - desseller, décharger [une bête de somme]. --- Veg. Mil. 3, 10; Vulg. Gen. 24, 32.
desterto, ĕre, stertŭi : - intr. - cesser de rêver en ronflant. --- Pers. 6, 10.
destĭco, āre : - intr. - chicoter (cri de la musaraigne). --- Suet. frg. 161; Anth. 762, 62; Auct. Carm. Philom. 62.
Desticŏs, i, f. : île de la mer Egée. --- Plin. 4, 74.
destillātĭo, ōnis, f. [destillo] : écoulement, catarrhe, rhume. --- Cels. 1, 2; 4, 2; Plin. 22, 139 etc.; Amm. 14, 11, 24.
- destillatio narium, Plin. 20, 183 : rhume de cerveau.
destillo (distillo), āre, āvi, ātum : - intr. -
1 - dégoutter, tomber goutte à goutte.
- destillat ab inguine virus, Virg. G. 3, 281 : l'humeur dégoutte de leur aine.
- destillare de capite in nares, Cels. 4, 2 : découler du cerveau dans le nez. --- cf. Luc. 8, 777.
- destillare ex æthere, Sen. Nat. 2. 12, 3 : émaner de l'éther.
- fig. odore destillante arboribus, Plin. 6, 198 : une odeur s'exhalant des arbres.
2 - dégoutter de.
- destillent tempora nardo, Tib. 2, 5, 7 : que ses tempes dégouttent de nard, que le nard découle de ses tempes.
destĭmŭlo, āre : - tr. - stimuler fortement, exciter fortement. --- P.- Nol. Carm. 27, 23.
destĭna, æ, f. [destino] : appui, support, soutien. --- Vitr. 5, 12, 3 ; Arn. 2, 69.
destĭnātē [destino] : obstinément. --- Amm. 18, 2, 7.
- destinatius. --- Amm. 20, 4, 14.
destĭnātĭo, ōnis, f. [destino] :
- (Lebaigue P. 358 et P. 359)
1 - action de fixer, fixation, détermination.
- destinatio partium, Liv. 32, 35 : assignation des parts, partage.
- destinatio consulum : désignation des consuls. --- Plin. Pan. 77, 1 ; Tac. H. 2, 79.
2 - résolution, projet arrêté, parti pris.
- ex destinatione Agrippæ, Plin. 3, 17 : d'après l'intention d'Agrippa.
- destinatio æternitatis, Plin. 36, 114 : intention de faire durer éternellement.
- destinatio mortis, Plin. 36, 96 : résolution de mourir. --- cf. Tac. An. 12, 32; 15, 51 ; H. 2, 47, etc.
3 - opiniâtreté. --- Amm. 15, 10, 10.
destĭnātō : v. destinatus.
destĭnātŏr, ōris, m. : celui qui adresse, qui envoie. --- Ennod. Ep. 2, 6.
destĭnātus, a, um : part.-adj. de destino. - 1 - enchaîné, lié. - 2 - fixé, assujetti. - 3 - arrêté, fixé, résolu, déterminé, ferme, opiniâtre. - 4 - constant, persévérant. - 5 - désigné, destiné, réservé, affecté à (un but ou à un usage). - 6 - disposé à, prêt à. - 7 - visé (comme but). - 8 - Plaut. acheté. - 9 - Dig. envoyé, dépêché.
- loco ad certamen destinato, Liv. 33, 37, 7 : dans un lieu fixé pour le combat.
- destinatus obdura, Catul. 8, 19 : tiens bon fermement.
- destinata sententia : *opinion fixée* = dogme, précepte.
- destinata, æ, f. (= sponsa) : fiancée. --- Suet. Cæs. 27.
- destinatum, i, m. : projet, but fixé.
- destinata ferire, Curt. (destinata petere, Liv.) : atteindre le but.
- destinatis alicujus adversari, Tac. An. 4, 40 : fin, combattre les projets de qqn.
- antequam destinata componam, Tac. H. 1, 4 : avant de traiter mon sujet.
- destinatum est mihi animo (in animo) : je suis déterminé à, je suis résolu à. --- Liv. 6, 6, 7; Suet. Tib. 13; Plin. Ep. 9, 13, 5.
- (ex) destinato : à dessein, de propos délibéré. --- Sen. Clem. 1, 6; Suet. Cal. 43, ou destinato Suet. Cæs. 60.
destĭno, āre, āvi, ātum [d'un verbe *stano dérivé de sto, cf. ἰστάνω] : - tr. -
1 - fixer, assujettir.
- destinare antemnas ad malos, Cæs. BG. 3, 14, 6 : assujettir les vergues aux mâts. --- cf. BG. 7, 22, 2; BC. 1, 25.
- fig. operi destinatus, Cæs. BG. 7, 72, 2 : occupé à travailler.
2 - affecter à, destiner à.
- avec dat. destinare aliquem aræ, Virg. En. 2, 129 : destiner qqn à l'autel.
- Lepida destinata uxor L. Cæsari, Tac. An. 3, 23 : Lépida destinée comme épouse à L. César.
- cum morti olim destinatus sit a justissimo et patientissimo rege, Curt. 7, 8 : encore qu'il soit depuis longtemps destiné à la mort par le plus juste et le plus clément des rois.
- Thiasus […] quinquennali magistratui fuerat destinatus, Apul. M. 10, 18, 1 : Thiasus venait d’être promu à la magistrature quinquennale. --- cf. Cæs. BG. 7, 72, 2; Quint. 2, 8, 8; Cic. Off. 3, 10, 45; Vell. 2, 81 fin.; Quint. 11, 2, 29; Hor. S. 2, 3, 83.
- destinare aliquem ad mortem, Liv. 2, 54, 4 : destiner qqn à la mort. --- cf. Liv. 33, 37; id. 42, 48; Quint. 5, 10, 9; Curt. 5, 28, 5.
- destinare in aliud, Tac. H. 4, 53 : destiner à un autre usage. --- cf. Dig. 5, 1, 2; Amm. 29, 6.
3 - fixer, désigner.
- avec 2 acc. destinare Africam alicui provinciam, Liv. 28, 38, 10 : destiner l'Afrique comme province à qqn.
- eum parem destinant animis Magno Alexandro ducem, Liv. 9, 16, 19 : en eux-mêmes, ils en font un chef égal à Alexandre le Grand. --- cf. 33, 28, 5.
- nemini dubium erat, quin Q. Fabius omnium, consensu (consul) destinaretur, Liv. 10, 22, 1 : personne ne doutait qu'à l'unanimité on choisirait Q. Fabius comme consul (que le consulat ne fût réservé ...) --- cf. 39, 32, 9 ; Tac. An. 1, 3.
4 - arrêter, décider.
- alicui diem necis destinare, Cic. Off. 3, 45 : fixer le jour du supplice de qqn.
- certæ destinatæque sententiæ, Cic. Tusc. 2, 5 : opinions bien déterminées et bien arrêtées.
- avec inf. quæ agere destinaverat, Cæs. BC. 1, 33, 4 : ce qu'il avait décidé de faire. --- cf. Liv. 43, 7, 3.
- avec prop. inf. Liv. 24, 2, 1 ; v. destinatus.
5 - fixer qqch comme but, viser.
- vulnerabant... quem locum destinassent oris, Liv. 38, 29, 7 : ils frappaient la partie du visage qu'ils avaient visée.
- subst. n. - destinatum : but marqué. --- Liv. 38, 26, 7.
- destinata feriebat, Curt. 7, 5, 41 : il touchait le but.
6 - arrêter, fixer son dévolu sur, acheter, acquérir.
- aliquid sibi destinare, Cic. Fam. 7, 23 : se réserver qqch [la possession, l'acquisition].
- minis triginta sibi puellam destinat, Plaut. Rud. 45 : pour trente mines il achète [s'assure la possession de] la jeune fille.
- quanti destinat ædes ? Plaut. Most. 646 : combien achète-t-il la maison ? --- cf. Pers 542.
7 - envoyer, adresser [aliquid ad aliquem, cf. fr. destinataire]. --- Capit. Gord. 1.
destĭtī : parf. de desisto.
destĭtŏr, ōris, m. [desisto] : qui abandonne, cédant. --- Julian. Ep. nov. 51, 192.
destĭtŭo, ĕre, tŭi, tūtum [de, statuo] : - tr. -
1 - placer debout à part, dresser isolément.
- destituere palum in foro, Gracc. d. Gell. 10, 3, 3 : dresser un poteau sur la place publique.
- destituere cohortes extra vallum, Liv. 10, 4 : poster des cohortes hors du retranchement.
- destituere servos ad mensam ante se, Cæcil. d. Non. 280, 3 : faire tenir les esclaves debout devant soi près de la table. --- cf. Cic. Verr. 2, 3, 66.
- destituere milites : faire tenir debout à l’écart les soldats punis. --- Liv. 7, 13, 3 ; 10, 4, 4 ; 27, 13, 9 (punition infligée aux soldats qui avaient manqué à leur devoir).
2 - placer loin de soi, abandonner, laisser (planter) là qqn.
- eumdem in septemviratu nonne destituisti ? Cic. Phil. 2, 99 : ne l’as-tu pas encore planté là lors de la désignation du septemvirat ?
- inceptam fugam destituere, Ov. Am. 3, 13, 20 : cesser de fuir.
- defensores in ipso discrimine periculi destituere, Liv. 6, 17 : abandonner les défenseurs au plus fort du danger.
- nudus pæne est destitutus, Cic. Verr. 2, 5, 110 : il fut presque laissé nu sur la place. --- cf. Cæs. BG. 1, 16, 6.
- nom de chose sujet. - ventus eum destituit, Liv. 30, 24, 7 : le vent l’abandonne, cesse de souffler.
- ut quemque destituit vadum, Liv. 21, 28, 5 : à mesure que le sol guéable manque sous les pieds de chacun d’eux.
3 - abandonner = manquer, faire défaut. --- Liv. 37, 7, 9 ; 1, 41, 1.
- passif. - destitutus a spe : ayant perdu tout espoir. --- Curt. 4, 3, 20 ; Liv. 22, 15, 2, etc.
- ou destitutus spe : ayant perdu tout espoir. --- Curt. 8, 6, 20 ; Liv. 29, 24, 2.
- a re familiari destitutus, Suet. Nero 10 : sans fortune.
- barbari ducibus destituti, Curt. 5, 13, 18 : les barbares privés de leurs chefs.
- abst. et pris substt. - destituto similis Suet. Galb. 11, 1 : semblable à un homme perdu, à un homme sans ressources.
- destitutoque similis, non multum abfuit quin vitæ renunciaret, Suet. Galb. 11, 1 : et semblable à un homme sans ressources, il fut sur le point de renoncer à la vie.
4 - mettre à part, supprimer.
- destituere honorem, Suet. Claud. 45 : supprimer un honneur.
- destituere partem verborum, Quint. 11, 3, 33 : [dans la prononciation] laisser tomber une partie des mots.
5 - décevoir, tromper.
- quorum ego consiliis destitutus in hanc calamitatem incidi, Cic. Q. 1, 3, 8 : trompé par leurs conseils, je suis tombé dans ces malheurs.
- spem alicujus destituere, Liv. 1, 51, 5 : tromper l’espoir de qqn.
- destituere conata alicujus, Vell. 2, 42 : trahir les efforts de qqn .
- destituere deos mercede pacta, Hor. O. 3, 3, 21 : frustrer les dieux du salaire convenu.
- spem vindemiæ destituere, Col. 4, 24, 12 : tromper l'espérance du vendangeur.
- lætum eum atque fidentem et subole et disciplina domus Fortuna destituit, Suet. Aug. 65, 1 : la fortune vint troubler la confiance et la joie que lui inspiraient ses enfants et la bonne tenue de sa maison.
- cum primas spes fortuna destituit, futura præsentibus videntur esse potiora, Curt. 4, 1, 5, § 29 : lorsque la fortune a trahi nos premières espérances, l'avenir semble toujours meilleur que le présent.
destĭtūtĭo, ōnis, f. :
1 - action d'abandonner, abandon. --- Suet. Dom. 14.
2 - manque de parole, infidélité (d'un débiteur), trahison (d’un débiteur), tromperie. --- Cic. Clu. 71.
3 - suppression, abolition, destitution.
- ad destitutionem peccati, Vulg. Hebr. 9, 26 : pour abolir le péché.
destĭtūtŏr, ōris, m. [destituo] : celui qui abandonne, qui trahit. --- Tert. ad Nat. 2, 18; Auct. Priap. 83, 14.
destĭtūtus, a, um : part. passé de destituo. - 1 - établi, placé. - 2 - délaissé, abandonné, privé, dépouillé, dépourvu de. - 3 - enlevé, ôté. - 4 - trompé, trahi.
- a re familiari destitutus, Suet. Ner. 10 : sans fortune.
- (a) spe destitutus : trompé dans son espérance, déçu. --- Liv. 31, 24; 36, 33, 3; Curt. 4, 3; Curt. 8, 6.
- destitutus scientiā juris, Quint. 12, 3, 10 : dépourvu de connaisances juridiques.
- sagittarii funditoresque destituti inermes sine præsidio, Cæs. BC. 3, 93, 7 : les frondeurs et les archers, sans défense et sans appui.
destŏmăchor, āri : - intr. - se consumer de dépit. --- Don. Andr. 886 ; Ad. 796.
destrangŭlo, āre : - tr. - étrangler, étouffer (au fig.) (= détruire). --- Pore. Latro decl. in Cat. 24.
destrāvi : parf. de desterno.
destrictārĭum, ĭi, n. [destringo] : endroit du bain où l'on frotte avec la strigile. --- Corp. Inscr. Lat. 1251.
destrictē, adv. [destrictus] : d’une façon décidée, tranchante, menaçante. --- Tert. Marc. 1, 3.
destrictīvus, a, um : relâchant, purgatif. --- Cæl. Aur. Acut. 2, 29.
destrictus, a, um : part.-adj. de destringo. - 1 - arraché, détaché, cueilli. - 2 - tiré du fourreau (en parl. d'une épée). - 3 - tiré, relevé (en parl. d'une tunique). - 4 - effleuré, blessé légèrement; léger (en parl. d'une blessure). - 5 - censuré, blâmé; sévère, rigide, rigoureux.
- destricta vestis, Phædr. : habit retroussé.
- gladiis destrictis : les épées une fois tirées, dégainées.
- destrictum vulnus, Ov. : blessure légère.
- ut quis destrictior accusator, velut sacrosanctus erat, Tac. An. 4, 36 : tout accusateur un peu sévère devenait en quelque sorte une personne sacrée.
destringo, ĕre, strinxi, strictum : - tr. -
1 - enlever en serrant, couper, cueillir.
- destringere avenam, Cato Agr. 37, 5 : arracher les chaumes.
- destringere frondem, Quint. 12, 6, 2 : élaguer le feuillage.
- fig. non laturi homines destringi aliquid et abradi bonis, quæ sanguine, gentilitate ... meruissent, Plin. Pan. 37, 2 : (on a pensé que) les hommes ne pourraient souffrir qu'on entamât et qu'on réduisît des biens que leur garantissent le sang, la naissance.
2 - dégainer l’épée. --- Cic. Off. 3, 112 ; Cæs. BG. 1, 25, 2.
- securis destricta, Liv. 8, 7, 20 : hache dégagée du faisceau.
3 - nettoyer en frottant, frotter avec la strigile. --- Plin. Ep. 3, 5, 14.
4 - nettoyer, purger. --- Plin. 32, 96.
5 - effleurer, raser.
- destringere æquora alis, Ov. M. 4, 562 : raser les flots de ses ailes. --- cf. M. 10, 562.
- poét. destringere vulnus, Gratt. Cyn. 364 : faire une blessure légère.
6 - atteindre, déchirer, critiquer.
- destringere aliquem mordaci carmine, Ov. Tr. 2, 1, 563 : déchirer qqn d’un vers mordant. --- Phædr. 1, 29, 2.
7 - se déchaîner.
- destringere in aliquem, Sen. Ira, 2, 10, 4 : se déchaîner contre qqn.
- voir destrictus.
destructĭlis, e : destructible. --- Lact. Ir. 23, 28.
destructĭo, ōnis, f. : destruction, ruine. --- Suet. Galb. 12; Vulg. 2 Cor. 10, 4.
- fig. sententiarum destructio, Quint. 10, 5, 12 : réfutation.
- destructio appetentiæ, Cæl. Aur. Acut. 3, 21, 203 : perte de l'appétit.
destructīvus, a, um : propre à détruire, destructif. --- Cæl. Aur. Tard. 1, 4, 84.
destructŏr, ōris, m. : destructeur. --- Tert. Apol. 46; Cass. Var. 14, 15; Hier. Ep. 112, 10 fin.
destrūctūra, æ, f. : destruction. --- Ps. Lact.; Plac. Fab. 229.
destructus, a, um : part. passé de destruo. - 1 - détruit. - 2 - ruiné (dans l'opinion).
destrŭo, ĕre, struxi, structum : - tr. -
1 - démolir, renverser, détruire, abattre.
- destruere ædificium, Cic. CM 72 : démolir un bâtiment. --- Suet. Vesp. 9; Virg. En. 4, 326; Vulg. Exod. 34, 13 et souvent.
2 - au fig. renverser, détruire, ruiner, affaiblir.
- crinemque manumque destruere, Stat. Th. 12, 93 : dépouiller de la couronne et du sceptre.
- effice, nec vultu destrue dicta tuo, Ov. A. A. 2, 312 : prends garde, ne va pas par ton air démentir tes paroles.
- destruere jus, Liv. 34, 3 : détruire le droit.
- destruere hostem, Tac. An. 2, 63 : abattre un ennemi.
dēsuādĕo, ēre : - tr. - dissuader; déconseiller. --- Aug. Serm. 171, 2 [éd. Mai].
dēsuāvĭor : v. dissavio.
dēsŭb (dē sŭb) + abl. : dessous, de dessous.
- desub Alpibus, Flor. 2, 3, 2 : au pied des Alpes.
- desub oculo sanguinem detrahere, Veg. Vet. 2, 19 : saigner au-dessous de l'œil. --- cf. Fulg. Mythol. 3, 6; : Jul. Bass. d. Sen. Rhet. Contr. 1, 3, 11.
- avec acc. Col. 12, 34; décadent.
desubito :
1 - dēsŭbĭtō (dē sŭbĭtō), adv. : tout à coup, soudain. --- Plaut. Bac. 1, 1, 46; id. Capt. prol. 62; id. Most. 2, 1, 63; id. Stich. 5, 4, 39; Lucil., Enn., Næv., al. ap. Non. 517, 13-518, 1; Lucr. 2, 265; 3, 643; Cic. Rep. 6, 2, 2.
2 - dēsŭbĭto, āre : - tr. - renverser soudainement. --- Firm. Math. 3, 3, 14.
dēsubtus, adv. et prép. : de dessous, dessous.
- desubtus aliqua re : dessous qqch. --- Hil. Psalm. 1, p. 6, 12.
- avec acc. Chir. 455.
dēsūbŭlo, āre : - tr. - ouvrir, percer (un chemin). --- Non. 99, 30; Varr. Men. 483.
dēsuctus, a, um : , part. passé de desugo.
Desudaba, æ, f. : Désudaba (ville de Thrace). --- Liv. 44, 26.
dēsūdasco, ĕre : (Lebaigue P. 360). - intr. - 1 - suer beaucoup. - 2 - cesser de suer.
- damnis desudascitur, Plaut. Bac. 1.1.33 : on se donne bien de la peine.
dēsūdātĭo, ōnis, f. : - 1 - sueur. - 2 - fatigue, peine, travail, labeur.
dēsūdātus, a, um : part. passé de desudo. - 1 - distillé. - 2 - qui a coûté beaucoup de fatigue, fatigant, laborieux, pénible.
dēsūdo, āre, ātum : - intr. - 1 - suer beaucoup, suer. - 2 - se donner de la peine, se fatiguer. - 3 - tr. - distiller, faire couler.
dēsuēfăcĭo, ĕre, fēci, factum : - tr. - 1 - désaccoutumer, déshabituer. - 2 - déposer, ne plus porter (des insignes).
dēsuēfactus, a, um : part. passé de desuefacio; déshabitué, désaccoutumé.
dēsuēfīo, fĭĕri, factus sum (passif de desuefacio) : se déshabituer, perdre l'habitude.
dēsuesco, ĕre, suēvi, suētum : - 1 - tr. - déshabituer, désaccoutumer, faire perdre l'habitude. - 2 - intr. - se déshabituer de, désaccoutumer.
dēsuētūdo, ĭnis, f. : désaccoutumance, perte d'une habitude, désuétude.
- in desuetudinem venire, Dig. : tomber en désuétude.
dēsuētus, a, um : part. passé de desuesco. - 1 - déshabitué (de qqch, aliqua re). - 2 - dont on a perdu l'habitude.
dēsuēvi : parf. de desuesco.
dēsūgo, suxi, suctum, ĕre : - tr. - Pall. sucer.
dēsulco, āre : - tr. - sillonner.
dēsulto, āre : - intr. - sauter, bondir.
dēsultŏr, ōris, m. : - 1 - cavalier qui saute d'un cheval sur un autre, qui va d'un objet à un autre. - 2 - celui qui passe d'un objet à l'autre.
- desultor amoris, Ov. Am. 1, 3, 15 : volage en amour.
desultorius :
1 - dēsultōrĭus, a, um : qui sert à la voltige.
- desultoria scientia, Apul. : magie (l'art de se transformer).
2 - dēsultōrĭus, ĭi, m. : écuyer de cirque.
dēsultrix, īcis, f. : Tert. celle qui est légère, inconstante, changeante.
dēsultūra, æ, f. : Plaut. action de sauter d'un cheval sur un autre.
dēsum, dĕes, dĕesse, dēfŭi : - intr. avec dat. -
- surtout chez les poètes : ee ---> e : dest (deest), desse (deesse), desset (deesset), derat (deerat), derant (deerant)--- cf. Lucr. 1, 44; Catul. 64, 151; Virg. G. 2, 233; id. En. 7, 262; 10, 378; Hor. Ep. 1, 12, 24; Ov. M. 15, 354, etc.; subj. prés. desiet, Cato R. R. 8; parf., defuerunt, trisyl., Ov. M. 6, 585; inf. futur defuturum esse. --- Cic. Div. in Cæcil. 1, 2, etc.; aussi defore, id. Fam. 13, 63; Cæs. BG. 5, 56; Sil. 9, 248; subj. imparf. deforent, Ambros. Hexæm. 3, 13.
1 - manquer.
- neque in Antonio deerat hic ornatus orationis neque in Crasso redundabat, Cic. de Or. 3, 16 : ces ornements oratoires ne manquaient pas chez Antoine pas plus qu'ils n'étaient trop abondants chez Crassus.
- quis divitiorem quemquam putet quam eum, cui nihil desit ? Cic. Rep. 1, 28 : pourrait-on imaginer homme plus riche qu'un homme à qui rien ne manque ?
- duos sibi res, quo minus in vulgus diceret, defuisse, Cic. Rep. 3, 42 : que deux choses lui avaient manqué pour parler en public.
- nihil contumeliarum defuit quin subiret, Suet. Ner. 45 : on ne lui épargna aucune sorte d'outrages.
- non arbitrer hoc tuæ deesse impudentiæ, ut... audeas, Cic. Verr. 5, 5 : je ne crois pas qu'il manque ceci à ton impudence, d'oser... [il est bien dans ton impudence d'oser].
2 - manquer à, faire défaut, ne pas participer à, ne pas donner son concours ou son assistance à qqn ou à qqch.
- avec dat. amico deesse, Cic. Mur. 10 : laisser sans assistance un ami.
- vide, ne tibi desis, Cic. Amer. 104 : fais attention à ne pas t'abandonner toi-même.
- non deero officio, Cic. Att. 7, 17, 4 : je ne manquerai pas à mon devoir.
- causæ communi non deesse, Cic. Verr. 4, 140 : ne pas déserter la cause commune.
- ad opprimendos adversarios ne occasioni temporis deesset, Cæs. BC. 3, 79, 1 : pour ne pas laisser échapper l'occasion d'écraser son ennemi.
- communi saluti nulla in re deesse, Cæs. BG. 5, 33, 2 : ne se désintéresser en rien du salut public. --- Cic. de Or. 3, 4; id. Rep. 2, 33; id. Fam. 13, 63.
- aliis consilium, aliis animus, aliis occasio defuit, voluntas nemini, Cic. Phil. 2, 29 : les uns manquent de prudence, les autres de courage, les autres d'une occasion, personne ne manque de volonté.
- neque desse neque superesse rei publicæ volo, Cic. Fam. 10, 33 : je ne veux ni manquer à la république ni lui survivre.
- his litteris profecto intellegis rem mihi desse de qua scribam, non voluntatem, Cic. Att. 11, 5 : il est facile de voir, par ce mot même, que ce sont les nouvelles qui me manquent pour t'écrire, et non la volonté.
- non deesse + inf. : ne pas manquer de, ne pas se priver de. --- Prop. 1, 16, 7; Sil. 6, 10.
- nec deerat egentissimus quisque prodere ultro ditis dominos, Tac. H. 4, 1 : et tous les plus nécessiteux ne se privaient pas de désigner spontanément leurs maîtres opulents.
- non desunt qui... : il ne manque pas de gens qui...
- quamquam non desunt qui Syriacas terebinthos nigriores adfirment, Plin. 16, 204 : cependant des auteurs assurent que le terébinthinier de Syrie est plus noir.
- abst cum remiserant dolores pedum, non deerat in causis, Cic. Br. 130 : quand la goutte lui laissait quelque répit, il ne refusait pas son concours dans les procès.
- stramenta desunt, Phæd. 2, 8 : il n'y a pas de litière.
- ad summam felicitatem deesse, Cæs. BG. 6, 43, 5 : manquer pour le bonheur parfait, manquer pour être parfaitement heureux.
dēsūmo, ĕre, sumpsi, sumptum : - tr. - prendre (pour soi), choisir, se charger de.
- senatus patris sibi partes desumpsit, Val.-Max. 4, 10 : le sénat se chargea du rôle de père de famille.
- locum ob hoc devitandum quia illum sibi celebrandum luxuria desumpsit, Sen. Ep. 5, 51 : c'est un lieu qu'il faut éviter parce que la débauche s'est chargée de le fréquenter.
- desumere sibi hostes, Liv. 38, 45 : se choisir comme ennemis.
- quos tibi hostes desumpseras, Liv. 38, 45, 8 : ceux que tu avais choisis comme ennemis.
- sibi consules adservandos desumere, Liv. 4, 55, 3 : se charger de surveiller les consuls. --- cf. Suet. Aug. 30.
- inter se quasi cursum certamenque desumunt, Plin. Ep. 8, 20, 7 : elles entreprennent entre elles, pour ainsi dire, une lutte à la course.
dēsŭo, ĕre : - tr. - fixer, assujettir. --- Cato Agr. 21, 3.
dēsŭper, adv. : - 1 - d'en haut, de dessus, de haut en bas. --- Cæs. BG. 1, 52, 5; Suet. Tib. 72; Virg. En. 1, 165; 2, 47; 4, 122. - 2 - dessus, au-dessus, par-dessus. --- Ov. F, 3, 529.
- dēsŭper prép. avec abl. ou acc., décad.
dēsŭperne : c. desuper. --- *Vitr. 10, 16, 10.
dēsurgo, ĕre : - intr. - 1 - se lever. --- Lucr. 5, 701; Hor. S. 2, 2, 77. - 2 - aller à la selle. --- Scrib. Comp. 140, 142.
desurrectĭo, ōnis, f. : évacuation.
desursum, adv. ( = desuper) : d'en haut.
detectĭo, ōnis, f. : manifestation, révélation.
detectŏr, ōris, m. : qui découvre.
detectus, a, um : part. passé de detego.
dētĕgo, ĕre, texi, tectum : - tr. - 1 - découvrir, mettre à découvert, rendre visible. - 2 - découvrir, dévoiler, révéler.
- detegere ossa, Ov. M. 9, 169 : déterrer un corps.
- potest fieri, ut patefacta et detecta mutentur, Cic. Ac. 2, 122 : il peut arriver que les parties du corps changent une fois découvertes et mises à nu.
- detexit ventus villam, Plaut. Rud. 85 : le vent a enlevé le toit de la villa.
- detecta corpora, Tac. An. 13, 38 : corps sans défense
- detegere consilium, Liv. 27, 45, 1 : dévoiler ses projets.
- capite detecto, Suet. Cæs. 57 : la tête découverte.
- avec acc. gr. de relation - Dardanius caput ecce puer detectus, Virg. En. 10, 133 : voici l'enfant dardanien, la tête découverte.
- detegere intimos affectus alicui, Sen. Ep. 16, 96 : faire connaître à qqn le fond de son cœur.
- detegi (se detegere) : se faire connaître, se découvrir, se déceler.
- mores se inter ludendum simplicius detegunt, Quint. 1, 13 : c'est parmi les jeux que les inclinations se décèlent avec le plus de naïveté.
- formidine detegi, Tac. H. 1, 81 : se découvrir (se trahir) sous l’effet de la crainte.
- in furto detectus, Lampr. : surpris en train de voler.
dētempŏro, āre : - tr., - saigner [un animal] aux tempes (cf. depectoro). --- Pelag. Vet. 1.
detendo, ĕre, tensum : - tr. - détendre.
- tabernacula detendere, Liv. 41, 3, 1 : plier les tentes. --- Cæs. BC. 3, 85, 3.
detensus, a, um : part. passé de detendo.
detentatio : c. detentio.
detentātŏr, ōris, m. : détenteur.
detentātus, a, um : part. passé de detendo; détenu.
detentĭo, ōnis, f. : détention, action de détenir.
detento, āre : - 1 - retenir. - 2 - détenir (un objet).
detentŏr, ōris, m. : détenteur.
detentus :
1 - detentus, a, um : part. passé de detineo; retenu, arrêté.
2 - detentŭs, ūs, m. : action de détenir, action de retenir.
detepesco, pŭi, ĕre : - intr. - se refroidir.
detergĕo, ēre, tersi, tersum : - tr. - 1 - enlever en essuyant, essuyer. - 2 - dissiper, faire disparaître, balayer, dépenser. - 3 - purger, nettoyer, purifier.
- detergere mensam, Plaut. : faire table nette.
- detergere lacrymas, Ov. : essuyer ses larmes.
- primo anno octoginta detersimus, Cic. : la première année nous avons dépensé quatre-vingt mille sesterces.
dētĕrĭæ porcæ, f. plur. : truies maigres. --- P. Fest. 73, 4.
- dētĕrĭæ porcæ id est macilentæ, Paul. ex Fest. p. 73, 5 Müll.
dētĕrĭor, ius, compar. de l'inusité deter : - 1 - moins bon, pire, plus mauvais. - 2 - inférieur. - 3 - lâche.
- (Lebaigue P. 360 et P. 361)
- argentum deterius est auro : l'argent vaut moins que l'or.
- vidi te neminem deteriorem, Plaut. Bac. 5, 2, 61 : je n'ai vu personne qui valût moins que toi.
- video meliora proboque, deteriora sequor, Ov. M. 7, 21 : je vois le parti le plus sage, je l'approuve, et je suis le plus mauvais.
- cuncta aucta in deterius, Tac. An. 2, 82 : toutes choses exagérées en mal.
- deteriores opponantur bonis, Plaut. Pœn. 39 : qu’on oppose les fripons aux honnêtes gens.
- deteriores, Cic. Phil. 13, 40 : les moins bons.
- strenuiori deterior si prædicat pugnas suas, Plaut. Epid. 446 : si le lâche vante ses combats devant le brave.
- vectigalia deteriora, Cæs. BG. 1, 36, 4, revenus moindres.
- deterior peditatu, Nep. Eum. 3, 6 : moins fort en infanterie.
- voir deterrimus.
dētĕrĭoro, āre : - tr. - détériorer, gâter.
dētĕrĭus, adv. : moins bien, pis, plus mal.
- deterius spe nostra, Hor. S. 1, 10, 90 : moins que je n'espère.
- deterius olere, Hor. Ep. 1, 10, 19 : sentir moins bon.
determinābĭlis, e : Tert. dont on peut assigner les bornes, limité, fini.
determinātĭo, ōnis, f. : borne, limite, fin, extrémité; conclusion.
determinātŏr, ōris, m. : celui qui règle, régulateur.
determino, āre : - tr. - 1 - limiter, borner, dessiner, tracer. - 2 - au fig. déterminer, régler, fixer.
- imago templi determinata in solo, Plin. 28, 2, 4, § 15 : plan d'un temple tracé sur le sol.
dētĕro, ĕre, trīvi, trītum : - tr. - 1 - user par le frottement, user. - 2 - broyer, écraser. - 3 - diminuer, affaiblir, user, détruire.
- calces deteris, Plaut. : tu me marches sur les talons.
- deteret via pedes, Tibul. : le chemin blessera tes pieds.
- deterere vestem usu, Plin. : user un vêtement.
- dum procedunt, aspicit lupus a catena collum detritum cani, Phædr. 3 : chemin faisant, le loup aperçoit, à la place de la chaîne, le cou du chien pelé.
- laudes egregii Cæsaris et tuas culpa deterere ingeni, Hor. : diminuer la gloire du grand César et la tienne par mon peu de génie.
- necesse est deteratur fulgor, Quint. : l'éclat nécessairement diminue.
dēterrĕo, ēre, terrŭi, territum : - tr. - détourner en effrayant, éloigner, dissuader, empêcher de (ab ou de + abl. ; ne, quin ou quominus + subj. ; + inf.).
- aliquem deterrere ne : empêcher qqn de.
- aliquem ab aliquo deterrere : détourner qqn de qqch.
- non te deterreo quominus (quin) : je ne te détourne pas de.
- aliquid commemorare pudore deterreri : être détourné par pudeur de raconter qqch.
- me homo nemo deterrebit, quin ea sit in his ædibus, Plaut. Mil. 2.3.61 : personne ne me détournera (de l'idée) qu'elle n'est pas dans cette maison.
- multitudinem deterrere, ne frumentum conferant quod debeant, Cæs. BG. 1, 17 : détourner la multitude d'apporter le blé qu'elle doit (fournir).
dēterrimē, adv. : abominablement.
dēterrimus, a, um : le plus mauvais, très mauvais.
dēterritus, a, um : part. passé de deterreo; détourné, éloigné.
dētersĭo, ōnis, f. : nettoyage.
dētersus, a, um : part. passé de detergeo. - 1 - essuyé. - 2 - nettoyé, lavé.
dētestābĭlis, e : détestable, abominable, funeste, de mauvais augure.
dētestābĭlĭtĕr, adv. : d'une manière détestable.
dētestatio :
1 - dētestātĭo, ōnis, f. [detestor] :
a - imprécation, malédiction.
- Liv. 10, 38; Hor. Epod. 5, 89.
b - exécration, détestation, répulsion, horreur.
- dicunt neque id satis esse ad faciendam scelerati hominis detestationem, Gell. 2, 6 : et ils disent que ce (mot) est loin de rendre l'horreur pour un criminel.
- pro detestatione tot scelerum unam aram consecrare, Cic. Dom. 140 : pour l'horreur provenant de tant de crimes consacrer un seul autel.
- detestatione exsecrationeque totius generis humani dignus, Gell. 2, 6 : digne de l'exécration de tout le genre humain.
c - renonciation solennelle sous serment.
- detestatio sacrorum : renonciation solennelle aux rites sacrés de la gens; et, par la suite à la gens elle-même (en cas d'adoption).
2 - dētestātĭo, ōnis, f. [de + testis] : castration. --- Apul. M. 7, 23.
dētestātŏr, ōris, m. : celui qui maudit. --- Tert. Marc. 4, 27.
dētestātum, i, n. [detestatus] : renonciation faite avec témoins. --- Dig. 50, 16, 238.
dētestātus, a, um : part. passé de detestor. - 1 - qui a détesté, qui a maudit. - 2 - sens passif détesté, exécré, maudit.
dētesto, āre : v. detestor.
dētestor, āri, ātus sum :
1 - détourner en prenant les dieux à témoin, écarter avec des imprécations.
- a se querimoniam detestari ac deprecari, Cic. Cat. 1, 11 : écarter de soi un reproche par des imprécations et des prières.
- in caput alicujus detestari minas periculaque, Liv. 39, 10, 2 : par des imprécations détourner sur la tête de qqn toutes menaces et tous dangers.
- deorum iram in caput infelicis pueri detestari, Plin. Ep. 2, 20, 6 : appeler la colère des dieux sur la tête de son malheureux enfant.
- tam iniquam et tam indignam sortem populi Romani detestata est, Suet. Cl. 3 : elle pria les dieux d'épargner au peuple romain un sort si injuste et si indigne.
2 - écarter avec horreur, écarter, détourner.
- omnes memoriam consulatus tui a republica detestantur, Cic. Pis. 40, 96 : tous repoussent avec horreur loin de la république le souvenir de ton consulat.
- invidiam detestari, Cic. Nat. 1, 44, 123 : détourner la haine.
- o di immortales, avertite ac detestamini hoc omen, Cic. Phil. 4, 4, 10 : dieux immortels, détournez, éloignez ce présage!
3 - prononcer des imprécations contre, maudire.
- te tamquam auspicium malum detestantur, Cic. Vat. 16, 39 : ils te maudissent comme un présage funeste.
- omnibus precibus detestatus Ambiorigem, Cæs. BG. 6, 31 : ayant maudit Ambiorix avec toutes sortes d'imprécations.
4 - détester, exécrer, avoir en horreur.
- auctorem cladis detestari, Tac. H. 2, 35 : maudire l'auteur du désastre.
- civilia arma adeo detestari, Suet. Oth. 10.
5 - sens passif être détesté, être maudit.
- Apul. Mag. p. 307, 24; August. Ep. ad Macr. 255.
- detestata omnia ejusmodi repudianda sunt, Cic. Leg. 2, 11, 28.
- bella matribus detestata, Hor. Od. 1, 1, 25.
dētexi : parf. de detego.
dētexo, ĕre, texŭi, textum : - tr. - 1 - tisser complètement, tisser, ourdir; tresser (une corbeille). - 2 - parcourir (une carrière), achever, accomplir. - 3 - exposer (en entier), décrire, traiter (un sujet), dépeindre.
dētextus, a, um : part. passé de detexo. - 1 - tissé. - 2 - achevé, traité.
detĭnĕo, ēre, tĭnŭi , tentum : - tr. - 1 - tenir éloigné, retenir, arrêter; empêcher. - 2 - tenir sans interruption, occuper complètement, faire durer. - 3 - charmer, intéresser.
- Cæsarem ad Massiliam detineri cognovit, Cæs. BC. 2, 17, 4 : il apprit que César était arrêté devant Marseille.
- detinere aliquem de negotio, Plaut. Pœn. 1.2.190: empêcher qqn d'aller à une affaire.
- detinere aliquem ab aliquo incepto studio, Sall. C. 4, 2: empêcher qqn de continuer une étude.
detondĕo, ēre, tondi, tonsum : - tr. - 1 - tondre ras, couper ras, couper, tailler. - 2 - brouter. - 3 - ravager.
detono, āre, tonui : - intr. - 1 - tonner fort. - 2 - tonner, éclater comme la foudre. - 3 - passer (comme ferait un orage), s'apaiser, se calmer. - 4 - tr. - dire ou chanter d'une voix éclatante.
detonsĭo, ōnis, f. : action de tondre, tonte.
detonso, āre : - tr. - tondre, couper (les cheveux).
detonsus, a, um : part. passé de detondeo; tondu, coupé.
detorno, āre, ātum : - tr. - travailler au tour, tourner.
detorquĕo, ēre, torsi, tortum : - tr. - 1 - tourner d'un autre côté, détourner. - 2 - contourner, contrefaire, corrompre, dénaturer, défigurer. - 3 - intr. - se détourner.
- detorquere de virtute, Cic. Off. 2, 10, 37 : détourner de la vertu.
- detorquere aliquem ad luxum, Plin. Pan. 82, 6: porter qqn au luxe.
detorrĕo, ēre : - tr. - brûler entièrement, consumer (au fig.).
detorsi : parf. de detorqueo.
detorsus (detortus), a, um : part. passé de detorqueo. - 1 - détourné. - 2 - contrefait, tortu. - 3 - erroné, faux. - 4 - dérivé (en parl. d'un mot).
detotondi : parf. de detondeo.
dētractātĭo, detractātor : v. detrect-
detractatus : (Lebaigue P. 361 et P. 362)
1 - dētractātus, a, um : part. passé de detracto.
2 - dētractātŭs, ūs, m. : traité (livre) --- Tert. Spect. 3.
dētractĭo, ōnis, f. [detraho] :
1 - action de retrancher, retranchement, suppression.
- detractio doloris, Cic. Off. 3, 33, 118 : suppression de la douleur.
- detractio sanguinis, Cels. 4, 4 : saignée.
- cujus loci detractionem fieri velit, Cic. Att. 12, 34 : quelle portion (du jardin) il voudrait se réserver.
2 - enlèvement, vol.
- detractio alieni, Cic. Off. 3, 6, 30: vol du bien d'autrui.
3 - déjection, évacuation; purgatif (t. de méd.).
- detractio (cibi) : déjection, selle.
- sucus ad detractiones in comitiali morbo utilissimus habetur, Plin. 16 : comme purgatif, le suc est très utile pour l'épilepsie.
4 - médisance, diffamation, critique.
- Vulg. Sap. 1, 11; plur. Vulg. 2 Cor. 12, 20.
5 - ellision (t. de gram.).
- Quint. 1, 5, 38; 9, 2, 37.
6 - suppression (d'une lettre), syncope.
- Quint. 1, 5 14.
dētracto : c. detrecto.
dētractŏr, ōris, m. [detraho] : celui qui déprécie, qui rabaisse, détracteur.
- Tac. A. 11, 11; Vulg. Prov. 24, 9.
dētractōrĭus, a, um [detractor] : propre à détracter
- plur. detractoria, Aug. ad Frat. Erem. 3 : les médisances.
detractus :
1 - dētractus, a, um : part. passé de detraho.
2 - dētractŭs, ūs, m. : retranchement, suppression. --- Sen. Suas. 7, 11.
dētrăho, ĕre, traxi, tractum : - tr. -
- infin. parf. sync. detraxe Plaut. Trin. 743.
1 - tirer à bas, abattre, tirer de, ôter de, enlever de.
- detrahere crumenam sibi de collo, Plaut. Truc. 3, 1, 7 : ôter la bourse de son cou.
- alicui detrahere anulum de digito, Cic. Verr. 4 : enlever un anneau du doigt de qqn.
- detrahere aliquem de curru, Cic. Cæl. 14 : tirer qqn à bas du char.
- detrahere aliquem ex cruce, Cic. Q. Fr. 1, 2, 2, § 6 : détacher qqn de la croix.
- detrahere stramenta e mulis, Cæs. B. G. 7, 45, 2 : débarrasser les mulets de leurs bâts.
- tauros ad terram cornibus detrahere, Suet. Claud. 21 : terrasser les taureaux en les saisissant par les cornes.
2 - enlever, arracher (qqch à qqn).
- detrahere aliquid alicui, (aliquid de aliquo, aliquid ex aliquo) : enlever qqch à qqn.
- anulum alicui de digito detrahere : enlever un anneau du doigt de qqn.
- detrahere tegumenta scutis, Cæs. BG. 2, 21, 5 : enlever les housses des boucliers.
- cf. Liv. 4, 33; Liv. 22, 47.
- detrahere homines ex provinciis, Cic. Prov. Cons. 1 : enlever des hommes des provinces.
- cf. Cic. Prov. 8, 19; Liv. 29, 20; Suet. Rhet. 6.
- ab aliquo aliquid detrahere, Cic. Off. 3, 30 : enlever qqch à qqn.
3 - tirer après soi, traîner, entraîner.
- aliquem in judicium detrahere : traîner qqn en justice.
- aliquem ad accusationem detrahere, Cic. Clu. 68, 179 : traîner qqn en justice.
- detrahere aliquem ad æquum certamen, Liv. 22, 13 : attirer qqn pour un combat en plaine.
4 - abaisser, nuire à la réputation, déprécier, ravaler; être détracteur, faire du tort.
- de aliquo detrahere : nuire à la réputation de qqn, rabaisser qqn.
- de aliqua re detrahere : rabaisser qqch.
- multum ei detraxit quod alienæ erat civitatis, Nep. : le fait qu'il était d'un pays étranger lui fit beaucoup de tort.
- detrahendi causā : par esprit de dénigrement.
5 - évacuer, purger (t. de méd.)
- Cels. 2, 10; Plin. 27, 7, 28, § 48.
dētraxĕ : v. detraho.
dētraxi : parf. de detraho.
dētrectātĭo, ōnis, f. [detrecto] :
1 - refus.
- detractatio militiæ, Liv. 3, 69 : refus de s'enrôler.
- detractatio heredis, Plin. 18, 37 : renonciation à une succession.
2 - dénigrement.
- Cassian. Coll. 9, 3, 1.
dētrectātŏr, ōris, m. [detrecto] :
1 - celui qui refuse. --- Petr. 117, 11.
2 - détracteur. --- Liv. 34, 15, 9.
dētrecto, āvi, ātum, āre [de + tracto] : - tr. -
- forme detracto souvent d. les mss.
1 - écarter, rejeter, repousser, refuser.
- detractare militiam, Cæs. BG. 7, 14, 9 : se dérober au service militaire.
- detractare pugnam, detractare certamen, Liv. 3, 60 ; 37, 39 : refuser le combat.
- instruitur acies, nec Veiens hostis Etruscæque legiones detractant, Liv. 2, 46, 1 : l'armée est rangée en bataille, et les Véiens et les légions Etrusques ne refusent pas [le combat].
- tutelam administrare detrectans, Paul. Dig. 37, 14, 19 : refusant d'exercer la tutelle.
2 - abaisser qqn ou qqch, ravaler, déprécier.
- advorsæ res etiam bonos detrectant, Sall. J. 53, 8 : l'insuccès déprécie même les braves.
- alicujus gloriam detrectare, Tac. D. 12 : rabaisser la gloire de qqn.
- abst detrectare, Ov. Tr. 2, 337 : médire.
dētrĭbŭo, ĕre : c. attribuo. --- Gloss.
dētrīmentālis, e : c. detrimentosus. --- Gloss.
dētrīmentōsus, a, um [detrimentum] : désavantageux, préjudiciable. --- Cæs. BG. 7, 33.
dētrīmentum, i, n. [detero] :
1 - action d'enlever en frottant (comme fait la lime).
- Apul. M. 6, 6.
2 - détriment, dommage, préjudice, perte.
- nostrum detrimentum, Cic. Br. 4 : la perte que nous avons faite.
- detrimentum afferre, Cæs. BC. 1, 82, 2; inferre, Cæs. BC. 2, 2, 10; importare, Cic. de Or. 1, 38 : causer du préjudice.
- detrimentum accipere, Cic. Pomp. 15; capere, Cic. Mil. 70; facere, Cic. Verr. 4, 20; Nep. Cat. 2 : essuyer une perte, subir un dommage.
- alicui detrimento esse : faire du tort à qqn.
- amicitiam populi Romani sibi ornamento et præsidio, non detrimento esse oportere, Cæs. BG. 1, 44 : l'amitié du peuple romain devait lui apporter honneur et profit et non lui causer du tort.
3 - échec (à la guerre), défaite, désastre.
- Cæs. BG. 5, 25, 6; 6, 34, 7; 7, 19, 4.
4 - formule du senatus consultum ultimum :
- videant consules (provideant, etc.), ne quid respublica detrimenti capiat (accipiat), Cæs. BC. 1, 5, 3; Cic. Mil. 70 : que les consuls prennent toutes mesures pour empêcher que l'État subisse un dommage.
1 - dētrītus, a, um : part. passé de detero.
2 - dētrītŭs, ūs, m. : action d'user, de détériorer. --- Varr. L. 5, 176.
dētrĭumpho, āvi, ātum, āre : - tr. - vaincre. --- Tert. Apol. 27.
dētrīvi : parf. de detero.
dētrūdo, ĕre, trūsi, trūsum : - tr. -
1 - pousser de haut en bas, précipiter, enfoncer.
- in pistrinum detrudi, Cic. de Or. 1, 46 : être précipité dans la cave où se broie le grain.
- Phœbigenam Stygias detrusit ad undas, Virg. En. 7, 773 : il précipita Esculape sur les bords du Styx.
- detrudere pedum digitos in terram, Ov. M. 11, 72 : enfoncer les doigts de pieds dans la terre.
- in hujus mundi ima detrudere, qui eis velut carcer est, Aug. Civ. 11 : précipiter (les anges qui ont péché) dans les bas lieux de ce monde, qui est pour eux comme une prison.
- de regno detrudere, Nep. : détrôner.
- fig. in luctum detrudi, Cic. Q. 1, 4, 4 : être plongé dans le deuil.
2 - chasser d'une position, déloger.
- ex ea arce me nives detruserunt, Vatin. Fam. 5. 10 b : les neiges m'ont délogé de la citadelle.
3 - chasser violemment qqn de sa propriété, expulser de force.
- Cic. Cæc. 49 ; [avec de] Quinct. 26.
4 - réduire de force, contraindre.
- detrudere aliquem ad necessitatem belli civilis, Tac. An. 13 : réduire qqn à faire la guerre civile.
- aliquem de sententia detrudere, Cic. Fam. 14, 16 : forcer qqn à changer d'avis.
5 - repousser, renvoyer.
- detrudere naves scopulo, Virg. En. 1, 145 : repousser les vaisseaux loin de l'écueil.
- fig. speculorum levitas dextera detrudit in lævam partem, Cic. Tim. 49 : le poli des miroirs reflète à gauche la partie droite des objets.
- fig. detrudere aliquem ad id quod facere potest, Cic. de Or. 1, 130 : renvoyer qqn au métier dont il est capable.
- detrudere comitia in adventum Cæsaris, Cic. Att. 4, 17, 2 : renvoyer les comices à l'arrivée de César.
- detrudere comitia in mensem Martium, Cic. Q. Fr. 2, 13, 3 : renvoyer les comices au mois de mars.
dētruncātio, ōnis, f. [detrunco] :
1 - taille, élagage. --- Plin. 24, 57.
2 - amputation. --- Tert. Res. 57.
dētruncātus, a, um : part. passé de detrunco.
dētrunco, āvi, ātum, āre : - tr. -
1 - retrancher du tronc, tailler.
- arboribus dejectis detruncatisque, Liv. 21, 37, 2 : les arbres ayant été jetés à bas et ébranchés.
- superiorem partem detruncare, Col. 5, 6, 13 : couper la cime.
2 - fig. couper, mutiler, décapiter.
- detruncare alam regis apium, Plin. 11, 54 : couper une aile à la reine des abeilles.
- detruncata corpora, Liv. 31, 34, 4 : corps mutilés.
- hos Marcius quasi detruncaverat, Flor. 4, 12, 11 : Marcius les avait pour ainsi dire décapités.
dētrūsĭo, ōnis, f. : action de précipiter dans. --- Hier. Isai. 8, 24, 22.
dētrūsus, a, um : part. passé de detrudo; poussé, chassé, précipité de.
- vi tempestatum Cythnum insulam detrusus, Tac. H. 2, 8 : jeté par la violence de la tempête dans l'île de Cythmos.
dētŭdis, e : diminué, réduit. --- P. Fest. 73, 11.
dētŭĭtĭo, ōnis, f. [detueor] : vue de l'image renvoyée par un miroir [symétrique]. --- Chalcid. Tim. 239.
dētŭli : parf. de defero.
dētŭmesco, mŭi, ĕre : - int. -
1 - cesser de s'enfler, s'abaisser. --- Stat. Th. 3, 259.
2 - fig. se calmer, s'apaiser. --- Petr. 17, 3.
3 - cesser d'être fier. --- Amm. 15, 8, 7.
dētundo, ĕre, tunsum : - tr. - briser, écraser, meurtrir. --- *Lucil. d. Non. 490, 32.
- digiti detunsi, Apul. M. 2, 32 : doigts écrasés, meurtris.
dēturbātus, a, um : part. passé de deturbo.
dēturbo, āre, āvi, ātum : - tr. -
1 - jeter à bas de, abattre, renverser.
- Tyndaritani statuam istius deturbarunt, Cic. Verr. 4, 90 : les habitants de Tyndaris jetèrent à bas sa statue.
- in mare præcipitem puppi deturbat ab alta, Virg. En. 5, 175 : il le précipite du haut de la poupe dans la mer.
- deturbare aliquem de tribunali, Cæs. BC. 3, 21 2 : jeter qqn à bas du tribunal.
- deturbare hostes de (ex) vallo : chasser l'ennemi de ses retranchements.
- deturbare ex vallo Cæs. BC. 3, 67, 4 : précipiter [l'ennemi] à bas du retranchement.
2 - déloger, débusquer, mettre en fuite.
- deturbare Macedonas præsidiis, Liv. 31, 39, 15 : débusquer les Macédoniens de leurs positions.
- deturbare hostes telis, Tac. 4, 51 : déloger l'ennemi à coups de traits.
3 - évincer, déposséder.
- de fortunis omnibus Quinctius deturbandus est, Cic. Quinct. 47 : il faut dépouiller Quinctius de tous ses biens.
- possessione deturbatus est, Cic. Fam. 12, 25, 2 : il fut évincé de la possession.
- au fig. deturbare de sanitate ac mente, Cic. Pis. 46 : faire perdre le sens et la raison.
- ex spe deturbari, Cic. Fam. 5, 7, 1 : déchoir de ses espérances.
- deturbare alicui verecundiam, Plaut. Most. 140 : ôter toute vergogne à qqn.
dēturgens, entis : part. prés. de deturgeo; qui décroît (en parl. d'un fleuve).
dēturpo, āre : - tr. -
1 - défigurer (pour enlaidir), enlaidir. --- Suet. Calig. 35.
2 - flétrir, souiller. --- Plin. 55, 59.
Deucălĭōn, ōnis, m. (acc. -onem, -ona) : Deucalion (fils de Prométhée, roi de Thessalie). --- Virg. G. 1, 62.
- gr. Δευκαλίων, ωνος.
- Deucălĭōnĕus, a, um : de Deucalion.
- voir hors site Deucalion.
Deultum, i, n. : ville de Thrace. --- Plin. 4, 45.
dēungo, ĕre : - tr. - frotter, oindre. --- Plaut. *Pseud. 222.
dĕunx, cis, m. [de + uncia] :
1 - les 11/12 èmes de la livre romaine ou d'un tout qcq divisible.
- heres ex deunce et semuncia, Cic. Cæc. 17 : héritier pour onze douzièmes et demi (= 23/24èmes).
- petis ut nummi, quos hic quincunce modesto Nutrieras, peragant avidos sudore deunces? Pers. 5, 150 : tu demandes que l'argent que tu avais fait fructifier ici à un modeste cinq pour cent, arrive à te produire en suant un onze pour cent vorace?
2 - mesure contenant onze fois le cyathus, 11/12èmes de setier.
- Mart. 12, 28.
3 - mesure contenant les 11/12èmes d'un arpent, 26,400 pieds carrés.
- Col. 5, 1, 12.
Deurĭŏpŏs, i, f. : la Deuriope [partie de la Péonie]. --- Liv. 39 53.
dĕūro, ĕre, ussi, ustum [de + uro] : (Lebaigue P. 362 et P. 363) - tr. -
1 - brûler entièrement.
- Cæs. BG. 7, 25, 1; Liv. 10, 4.
2 - brûler (en parl. du froid), faire périr.
- Liv. 40, 45; cf. Curt. 8, 9, 12.
3 - dessécher (en parl. de l'haleine du serpent).
- Sen. Clem. 1, 25, 4.
dĕus, i, m. (arch. deivos) :
- voc. sing. inus., mais à la décad. deus Vulg. Psa. 22, 3 ou dee Tert. Marc. 1, 29 II au plur. nom. di, dii, dei; gén. deorum et deum; dat. dis, diis, deis II deus monos. Plaut. Amp. 53.
- cf. gr. ὁ Ζεῦς : Zeus --- gén. Διός (et Ζηνός); acc. Δία (et Ζῆν / Ζῆνα); dat. Διί (et Ζηνί).
1 - dieu, divinité.
- Deus æterne! Hier. : ô Dieu éternel !
- Cic. Rep. 6, 17; Tim. 26; etc.
- di boni, Cic. Mil. 59 : grands dieux ! dieux bons !
- di immortales! Cic. Nat. 1, 72 : dieux immortels !
- pro di immortales ! Cic. Par. 42 : dieux immortels !
- avec ellipse de fidem pro deum immortalium, Cic. fr. F. 1, 8 : au nom des dieux immortels !
- per deos ou per deos immortales, Cic. Off. 2, 5; Balb. 23 : au nom des dieux, par les dieux immortels.
- di melius duint (dent), di meliora ferant, velint, Ter. Ph. 1005; Tib. 3, 4, 1; Ov. M. 7, 37 ou simplt di meliora, Cic. Phil. 8, 9 : que les dieux nous assistent ! aux dieux ne plaise ! les dieux nous en préservent !
- di vortant bene! Ter. Eun. 390 : que les dieux nous protègent! --- cf. Ad. 728; Hec. 196, etc.
- quod di omen avertant ! Cic. Phil. 3, 35 : que les dieux détournent ce présage !
- si dis placet, Cic. Pis. 38 : [ironique] dieu me pardonne !
2 - en parl. de qqn un dieu.
- Cic. de Or. 1, 106; Nat. 2, 32; Att. 4, 16, 3; Sest. 144; Quir. 11.
dĕussi : parf. de deuro.
dĕustĭo, ōnis, f. [deuro] : action de brûler entièrement, combustion complète. --- Hier. in Os. 7, 4.
deustus, a, um : part. passé de deuro; entièrement brûlé.
deutĕr, ĕra, ĕrum : le second. --- Not.Tir.
- gr. δευτέρος.
deutĕrĭus, a, um : secondaire, de seconde qualité.
- gr. δευτέριος.
- (vina) deuteria, Plin. 14, 86 : vin de seconde qualité, piquette.
Deutĕrŏnŏmĭum, ĭi, n. : le Deutéronome [dernier livre écrit par Moïse]. --- Lact. 4, 17.
- gr. Δευτερονόμιον.
- voir hors site deutéronome.
dĕūtor, ūti, ūsus sum [de + utor] : - intr. avec abl. - en user mal avec qqn. --- Nep. Eum. 11, 3.
Devadē, ēs, f. : île voisine de l'Eolie. --- Plin. 6, 150.
dēvăgor, āri : s'écarter [au fig.]. --- Cod. Theod. 1, 10, 5.
dēvastātĭo, ōnis, f. [devasto] : dévastation, ravage. --- Eccl.
dēvastātŏr, ōris, m. [devasto] : celui qui ravage, dévastateur. --- Cassiod. Hist. eccl. 6, 45.
dēvasto, āre, ātum : - tr. -
1 - ravager, piller.
- ad devastandos fines, Liv. 4, 59, 2 : pour ravager le territoire.
2 - détruire, faire périr.
- Sarpedonis agmina ferro devastata meo, Ov. M. 13, 255 : les bataillons de Sarpédon détruits par mon glaive.
dēvectĭo, ōnis, f. [deveho] : transport, charriage. --- Firm. Math. 4, I.
dēvecto, āre [deveho] : - tr. - transporter fréquemment. --- Sedul. 5, 345.
dēvectus, a, um : part. passé de deveho.
dēvĕho, ĕre, vexi, vectum : - tr. -
1 - emmener, transporter, charrier.
- devehere legionem equis, Cæs. BG. 1, 43, 2 : emmener une légion à cheval. --- cf. BC. 1, 54, 3.
- eo frumentum devexerat, Cæs. BG. 5, 47, 2 : il avait transporté là le blé.
- devehere aliquem in oppidum, Liv. 40, 33 : transporter qqn dans la ville.
2 - [passif à sens réfléchi] se transporter.
- Veliam devectus, Cic. Phil. 1, 9 : s'étant transporté à Vélie.
- en part. devehi (s.-ent. navi) : descendre en bateau.
- Arare flumine devehi, Tac. H. 2, 59 : descendre en bateau le cours de la Saône.
- Tac. An. 3, 9; cf. Rheno, 4, 73; Suet. Tib. 72.
- fig. nunc ad tua devehor astra, Prop. 4, 1, 119 : maintenant j'en arrive à tes astres.
dēvello, ĕre, velli, vulsum : - tr. -
- parf. devolsi Catul. 63, 5.
1 - arracher (brin par brin). --- Plaut. Pœn. 872.
2 - mettre en pièces. --- Tac. An. 3, 14.
3 - épiler. --- Suet. Domit. 22.
dēvēlo, āre : - tr. - dévoiler, mettre à découvert. --- Ov. M. 6, 604.
Develton : c. Deultum. --- Plin. 4, 45.
dēvĕnĕror, āri, ātus sum : - tr. -
1 - honorer, vénérer. --- Ov. H. 2, 18.
2 - détourner [par un acte d'adoration]. --- Tib. 1, 5, 14.
- ipse procuravi ne possent sæva nocere somnia, ter sancta deveneranda mola, Tib. 1, 5, 14 : moi-même j'ai pris soin de conjurer les songes cruels en les détournant par trois fois avec de la farine sacrée.
devĕnĭo, īre, vēni, ventum : - intr. -
1 - venir en descendant, tomber dans, arriver à.
- devenire in victoris manus, Cic. Fam. 7, 3, 3 : tomber entre les mains du vainqueur. --- cf. Cæs. BG. 2, 21.
- id volo vos scire, quomodo ad hunc devenerim in servitutem ab eo quoi servivi prius, Plaut. Mil. 96 : je veux que vous sachiez comment je suis tombé au service de cet homme-ci en sortant de chez le maître que j'ai servi d'abord.
- Cæsar ad legionem decimam devenit, Cæs. BG. 2, 21 : César tomba sur la dixième légion.
- Antonius in Illyrico in adversariorum devenit potestatem, Suet. Cæs. 36 : Antonius tomba, en Illyricum, au pouvoir des ennemis.
- poét. avec acc. devenere locos lætos, Virg. En. 6, 638 : ils arrivèrent dans des lieux agréables. --- cf. 1, 365 ; 4, 125.
2 - fig. en venir à, recourir à.
- ad hanc rationem extremam devenire, Quinct. 54 : avoir recours à ce moyen extrême.
- ad juris studium devenire, Cic. Mur. 29 : se rabattre sur l'étude du droit.
dēvĕnustātus, a, um : part. passé de devenusto; dégradé, flétri.
dēvĕnusto, āre, āvi, ātum : - tr. enlaidir, ôter la grâce, flétrir. --- Gell. 12, 1, 8.
dēverbĕro, āre, āvi, ātum : - tr. - assommer (de coups), rouer de coups, battre à outrance.
- Ter. Phorm. 327.
- deverberatus servus, *Lact. 2, 7, 20 : esclave déchiré de coups.
dēverbĭum, ĭi, n. (c. diverbium) : dialogue (dans les pièces de théâtre).
dēvergentĭa, æ, f. : pente, inclinaison. --- Gell. 14, 1, 8.
dēvergĭum, ĭi, n. (c.divergium) : détours.
dēvergo, ĕre : - intr. - incliner, pencher. --- Apul. Socr. 9.
Dēverra, æ, f. [de + verro] : déesse qui présidait à la propreté des maisons. --- Varr. d. Aug. Civ. 6, 9, 2.
dēverro (arch. dēvorro), ĕre : - tr. -
1 - enlever en balayant. --- Col. 7, 4, 5.
2 - fig. balayer [les mets], faire table nette. --- Lucil. d. Non. 420, 7.
dēversĭo, ōnis, f. [deverto] : descente, arrivée. --- Tert. Marc. 4, 11.
dēversĭto, āre [deverto] : - intr. - prendre gîte qq part.
- fig. deversitare ad verborum venustates : s'arrêter au charme du langage. --- Gell. 17, 20, 6.
dēvérsĭtŏr, ōris, m. : c. deversor, oris. --- Petr. 79, 6.
deversor :
1 - dēversor (dēvorsor), āri, ātus sum : - intr. - loger, prendre gîte, descendre (chez qqn).
- in domo alicujus ou domi alicujus deversari : descendre chez qqn.
- apud aliquem deversari : descendre chez qqn.
- Cic. Verr. 1, 69 ; 4, 70 ; Tusc. 5, 22 ; Att. 6, 1, 25 ; Liv. 23, 8, 9.
2 - dēversŏr, ōris, m. : hôte (celui qui s'arrête dans un hôtel). --- Cic. Inv. 2, 15.
- plus. mss diversor.
dēversōrĭŏlum, i, n. [deversorium] : petite auberge, pied-à-terre. --- Cic. Att. 14, 8.
- Sinuessanum deversoriolum contempsisti, Cic. Fam. 12, 20 : tu as dédaigné mon pied-à-terre de Sinuessa.
dēversōrĭum (dēvorsōrĭum), ĭi, n. :
- les mss ont souvent diversorium.
1 - lieu où l'on s'arrête pour loger ou se reposer, hôtellerie, auberge.
- Cic. Fam. 7, 23, 3 ; Att. 4, 12.
- commorandi natura devorsorium nobis, non habitandi dedit, Cic. CM 84 : la nature nous a donné un gîte, c.-à.-d. un lieu de halte et non un domicile.
2 - fig. asile.
- Cic. Phil. 2, 104.
3 - repaire.
- Cic. Amer. 134.
4 - boutique, magasin.
- Suet. Ner. 38.
dēversōrĭus, a, um (arch. dēvorsōrĭus) : où l'on peut s'arrêter, où l'on peut loger. --- Suet. Ner. 27.
- deversoria taberna, Plaut. Men. 436 : auberge, hôtellerie.
dēvertĭcŭlum (dēvortĭcŭlum), i, n. :
1 - chemin écarté, voie détournée.
- Ter. Eun. 635 ; Cic. Pis 53 ; Suet. Ner. 48.
- deverticulum fluminis, Dig. 41, 3, 45 : bras d'un fleuve.
2 - détour.
- Liv. 9, 17 ; Quint. 10, 1, 29.
- deverticulum significationis, Gell. 4, 9 : sens détourné.
- deverticulum aquarum calidorum, Plin. 29, 23 : moyen détourné de cure par les eaux chaudes.
3 - digression.
- a deverticulo, Juv. 15, 72 : après cette digression.
4 - auberge, hôtellerie.
- Liv. 1, 51, 8 ; Tac. An. 13, 27.
5 - fig. échappatoire, moyen détourné.
- aliud fraudis et insidiarum in eodem vestigio deverticulum reperit, Cic. Com. 51 : il trouve à l'instant un nouveau biais et imagine un nouveau piège à nous tendre. --- Plaut. Capt. 523 ; Cic. Part. 136.
dēverto (dēvorto), ĕre, verti, versum :
1 - tr. - détourner.
- rata suo cursu devertere, Luc. 6, 591 : détourner les destins de leur cours.
- au passif deverti (viā) : se détourner de son chemin, aller chez qqn ou qq part, aller loger, descendre chez qqn.
- Cobiomacho deverti, Cic. Font. 19 : se détourner de sa route à [à partir de] Cobiomachus [ville de la Narbonnaise].
- devorti apud hospitem, Plaut. Mil. 131; 240 : aller loger chez un hôte. --- cf. Liv 42, 1, 10.
- in hortos, in quibus devertebatur Saturninus, pergunt, Tac. H. 3, 11 : on court dans la maison de campagne où se retirait Saturninus.
- devorti ad aliquem in hospitium optumum, Plaut. Pœn. 673 : descendre chez qqn, le meilleur des hôtes (pour la meilleure hospitalité).
- in angiportum devertere, Plaut. Pseud. 961 : aller loger dans une ruelle. --- cf. 658; Stich. 534.
- deverti ad... : se détourner de qqch en vue de... (= avoir recours à).
- quid ad magicas deverteris artes? Ov. A, A. 2, 425 : pourquoi avoir recours à la magie? --- Ov. M. 9, 62.
2 - intr. - se détourner de son chemin.
- viā devertere, Liv 44, 43 : se détourner de son chemin.
- ab Ereto devertisse eo Hannibalem tradit, Liv 26, 11, 10 : il rapporte qu'Hannibal pour aller là se détourna de sa route à [à partir d'] Érétum.
- ad cauponem devertere, Cic. Div. 1, 57 : descendre chez un aubergiste.
- in villam devertere, Cic. Off. 2, 64 : descendre dans une maison de campagne. --- cf. Inv. 2, 14.
- ad villam devertere, Cic. Mil. 51; Fam. 7, 18, 3 : descendre dans une maison de campagne.
- domum regis devertere, Cic. Dej. 17 : descendre chez le roi.
- absol. ut deverterem, Cic. Att. 3, 7 : pour faire un détours.
3 - fig. s'écarter de son sujet, faire une digression.
- sed redeamus illuc, unde devertimus, Cic. Fam. 12, 25, 5 : mais revenons à ce point d'où nous nous sommes écartés.
- Liv. 35, 40; Plin. 2, 7, 5.
dēvescor, esci : - intr. - manger, dévorer, se repaître de. --- Stat. Th. 1, 604.
dēvestĭo, īre : - tr. - déshabiller. --- Apul. M. 4, 1.
dēvestīvus, a, um : dévêtu, nu, sans habit.--- Tert. Valent. 14.
dēvexi : parf. de deveho.
dēvexĭtās, ātis, f. : penchant, pente, inclinaison (au pr.). --- Plin. Ep. 8, 8, 3.
dēvexo : v. divexo.
dēvexus, a, um [deveho] :
1 - qui penche, qui va en pente, incliné, qui descend.
- Cic. Div. 1, 101; Virg. G. 1, 241.
- lucus Vestæ, qui a Palatii radice in novam viam devexus est, Cic. Div. 1, 45 : le bois de Vesta qui descend du pied du mont Palatin vers la rue Neuve.
- devexus in planum, Plin. Pan. 7, 1, 1 : descendu du tribunal.
- coloratis amnis devexus ab Indis, Virg. G. 4 : fleuve qui descend de chez les Indiens basanés.
- plur. n. declivia et devexa, Cæs. BG. 7, 88 : les parties en pente et escarpées d'une colline.
- devexum, i, n. : pente, terrain en pente.
- aqua fluit in devexo, Sen. Nat. 3, 3 : l'eau ne séjourne pas sur un terrain en pente.
- ire per devexum, Sen. Vit. 25, 7 : suivre une pente.
2 - qui est sur son déclin.
- devexus Orion, Hor. O. 1, 28, 21 : Orion à son coucher.
- devexior, Claud. Cons. Theod. 57.
3 - qui incline à, qui aspire à.
- ætas jam a diuturnis laboribus devexa ad otium, Cic. Att. 9, 10, 3 : âge qui aspire au repos après de longues fatigues.
dēvĭātĭo, ōnis, f. [devio] : déviation. --- Cassian. Incarn. 1, 4.
dēvĭātŏr, ōris, m. : celui qui s'écarte de. --- Ps.-Aug. Erem. 29.
dēvīci : parf. de devinco.
dēvictĭo, ōnis, f. : victoire complète, triomphe. --- Ps.-Tert. Marc. 1, 108.
dēvictŏr, ōris, m. : vainqueur. --- Cassiod. Eccl. 7, 33.
dēvictus, a, um : part. passé de devinco.
dēvigesco, ĕre : - intr. - s'affaiblir, perdre de sa vigueur. --- Tert. Anim. 27.
dēvincĭo, īre, vinxi, vinctum : - tr. -
- (Lebaigue P. 363 et P. 364)
- parf. sync. devinxti Plaut. As. 849.
1 - lier, attacher, enchaîner.
- devinctus erat fasciis, Cic. Br. 217 : il était emmaillotté de bandelettes.
- devincire Dircam ad taurum, Plaut. Pseud. 200 : attacher Dircé à un taureau.
- operculis plumbo devinctis, Liv. 40, 29 : les couvercles (des coffres) scellés avec du plomb.
- avec acc. grec ipse triumphali devinctus tempora lauro, ad tua sacra veni, Tib. 2, 5, 5 : toi-même, les tempes ceintes du laurier triomphal, viens aux sacrifices qui te sont offerts.
2 - fig. lier, attacher.
- devincire animos voluptate, Cic. Br. 276 : tenir les esprits sous le charme [s'attacher l'auditoire].
- ab isto beneficiis devinciebatur, Cic. Verr. 5, 82 : cet individu le tenait attaché par ses bienfaits.
- vir tibi tua liberalitate devinctus, Cic. Fam. 1, 7, 3 : homme lié à toi par ta générosité.
- cum summo illo oratore affinitate sese devinxerat, Cic. Br. 98 : il s'était allié à cet éminent orateur.
- devincire homines juris societate, Cic. Nat, 2, 148 : unir les hommes par les liens du droit.
- hunc Cn. Pompeius omni cautione, fœdere, exsecratione devinxerat nihil contra me esse facturum, Cic. Sest. 15 : cet homme, Cn. Pompée par toutes les formes de garantie, de pacte, de serment l'avait enchaîné à la promesse de ne rien faire contre moi.
- devincire aliquem fati necessitate, Cic. Fat. 9, 20 : soumettre qqn au destin (le faire esclave du destin).
- devincire locum religione, Cic. : consacrer un lieu.
- devincire se scelere, Cic. : se souiller d'un crime.
- devincire se vino, Plaut. Ps. 1, 2, 85 : s'enivrer. --- cf. Sen. Ep. 83.
- devincire aliquem præmiis, Cæs. : s'attacher qqn par des récompenses.
- rhét. devincire verba comprensione, Cic. Br. 140 : enchaîner les mots en période.
dēvinco, ĕre, vīci, victum : - tr. - vaincre complètement, soumettre, triompher de, surmonter.
- Cic. CM 44 ; Agr. 2, 90 ; Cæs. BG. 7, 34; BC. 3, 87.
- poét. devicta bella, Virg. En. 10, 370 : guerres victorieuses.
- fig. bonum publicum privata gratia devictum, Sall. J. 25, 3 : l'intérêt général fut battu par le crédit de quelques particuliers.
dēvinctĭo, ōnis, f. : liens (d'amitié), attachement; lien (magique), charmes.
- devinctiones magicæ, Tert. Spect. 2 : sortilèges.
dēvinctus, a, um : part. passé de devincio.
- adj. devinctus alicui, alicui rei : lié, attaché à qqn, à qqch. --- Cic. Fam. 1, 7, 3; 3, 13, 2; 15, 4, 16.
- uxori devinctus, Tac. An. 11, 28 : esclave de sa femme.
- devinctus Domitiæ nuptiis, Suet. Dom. 22 : attaché à Domitia par les liens du mariage.
- devinctior alicui, Hor. S. 1, 5, 42.
dēvinxi : parf. de devincio.
dēvĭo, āre, āvi, ātum : - intr. - dévier, s'écarter du droit chemin. --- Macr. Scip. 1, 22.
- fig.Macr. S. 5, 15 ; Symm. Ep. 9, 121.
dēvirgĭnātĭo, ōnis, f. : défloration (d'une vierge). --- Scrib. 18.
dēvirgĭno, āre : - tr. - déflorer (une vierge). --- Petr. 25, 1.
- passif devirginari, Varr. d. Non. 458, 26.
dēvītātĭo, ōnis, f. [devito] : action d'éviter, d'esquiver. --- Cic. Att. 16, 2, 4.
dēvīto, āre, āvi, ātum : - tr. - éviter, échapper à.
- Cic. Verr. pr. 8 ; Part. 91; Hor. Ep. 1, 1, 44.
dēvĭus, a, um [de + via} :
1 - hors de la route, écarté, détourné.
- oppidum devium, Cic. Pis. 89 : ville écartée.
- iter devium, Cic. Att. 4, 3, 4 : chemin détourné.
- plur. n. devia terrarum, Luc. 4, 161 : des contrées inconnues.
- devia montis, Tibul. 3 : les sentiers écartés de la montagne.
2 - qui se trouve sur des chemins détournés, qui habite à l'écart, qui sort de la route, qui s'égare.
- Anagnini, cum essent devii, descenderunt, Cic. Phil. 2, 106 : les habitants d'Anagni, n'habitant pas sur la route, descendirent.
- mihi devio mirari libet, Hor. O. 3, 25, 12 : j'aime dans ma course vagabonde à admirer...
- devius equus, Stat. Th. 9, 904 : cheval qui se jette de côté.
- devia avis, Ov. H. 2, 118 : oiseau solitaire (= le hibou).
- poét. devia limina, Prop. 4 (5), 9, 27 : seuils inaccessibles.
3 - qui s'écarte du droit chemin, qui s'égare, qui est dans l'erreur.
- homo præceps et devius, Cic. Phil. 5, 37 : homme irréfléchi et qui déraisonne.
- avec gén. devius æqui, Sil. 1, 57 : qui s'écarte du sentier de la justice.
4 - qui s'écarte du sujet.
- nihil devium loqui, Plin. Ep. 5, 6, 44 : parler sans digression.
dēvŏco, āre, āvi, ātum : - tr. -
1 - appeler (pour faire descendre, pour faire sortir), faire descendre.
- de provincia aliquem ad gloriam devocare, Cic. Prov. 29 : faire revenir qqn de sa province pour être glorifié.
- ab tumulo suos devocat, Liv. 4, 39, 8 : il fait descendre ses soldats de la hauteur.
- cælo sidera devocare, Hor. Epo. 17, 5 : faire descendre les astres du ciel.
2 - fig. appeler, rappeler, faire venir.
- non avaritia ab instituto cursu ad prædam aliquam devocavit, Cic. Pomp. 40 : ce n'est pas la cupidité qui l'a détourné de sa route vers quelque butin.
- devocare philosophiam e cælo, Cic. Tusc. 5, 10 : faire descendre la philosophie du ciel sur la terre.
- devocare suas fortunas in dubium, Cæs. BG. 6, 7, 6 : remettre au hasard sa destinée.
- in id devocari, ut... Sen. Ben. 6, 27, 3 : être réduit au point de...
- devocare rem ad populum, Val. Max. 2, 7, 8 : déférer l'affaire au peuple.
- ad perniciem aliquem devocare, Phædr. 1, 20, 2 : conduire qqn à sa perte.
- in certamen devocare, Val. Max. 3, 2, 21 : provoquer au combat.
3 - appeler (en justice).
- aliquem in judicium devocare, Val. Max. 6, 5, 5 : citer qqn en justice.
dēvŏlo, āre, āvi, ātum : - intr. -
1 - descendre en volant, s'abattre, fondre sur.
- Ov. M. 3, 420 ; Liv 7, 12, 13.
2 - descendre en hâte, s'élancer de, voler vers, accourir.
- Liv. 3, 15, 6 ; Cic. Quinct. 93.
- devolare de tribunali ut lictori auxilio essent, Liv. 2, 29 : descendre précipitamment du tribunal pour aller au secours du licteur.
dēvŏlūtĭo, ōnis, f. : abandon, décadence. --- Rufin. Orig. princ 2, 8, 4.
dēvŏlūtus, a, um : part. passé de devolvo; qui a roulé d'en haut, précipité.
dēvolvo, ĕre, volvi, vŏlūtum : - tr. -
1 - faire rouler de haut en bas, entraîner en roulant, précipiter.
- devolvere cupas de muro in musculum, Cæs. BC. 2, 11, 2 : faire rouler des tonneaux du haut du mur sur la galerie.
- devolvere se toris, V.-Flac. 1, 235 : se laisser tomber du lit.
- passif devolvi : rouler, tomber en roulant.
- devolutus ex igne panis, Catul. 59, 4 : pain qui a roulé du feu.
- monte præcipiti devolutus torrens, Liv. 28, 6, 10 : torrent qui roule du haut d'une montagne escarpée.
- jumenta devolvebantur, Liv. 21, 33, 7 : les bêtes de somme roulaient en bas.
2 - dérouler, dévider.
- fusis pensa devolvere, Virg. G. 4, 349 : dérouler la laine des fuseaux.
3 - fig. rouler.
- per audaces nova dithyrambos verba devolvit, Hor. O. 4, 2, 11 : il roule des mots nouveaux dans ses audacieux dithyrambes.
- passif devolvere retro ad stirpem, Liv. 1, 47, 5 : retombe à la souche de ta famille [à l'obscurité].
- moyen-passif devolvi : se laisser entraîner à, s'abaisser à.
- ad spem estis inanem paris devoluti, Cic. Phil. 7, 14 : vous vous êtes laissé entraîner à de vains espoirs de paix.
- eo devolvi rem ut... Liv. : qu'on en était réduit à...
dēvŏmo, ĕre : - tr. - vomir. --- Cæcil. Com. 162.
dēvŏrābĭlis, e : qui peut être dévoré. --- Alcim. Ep. 77.
dēvŏrātĭo, ōnis, f. : action de dévorer, d'engloutir. --- Tert. Res. 54.
dēvŏrātŏr, ōris, m. :
1 - celui qui dévore. --- Tert. Res. 32.
2 - dissipateur (mange-tout). --- Gloss.
dēvŏrātōrĭum, ĭi, n. : gouffre dévorant. --- Ambr. Ep. 4, 5.
dēvŏrātōrĭus, a, um : qui dévore, qui détruit. --- Tert. Idol. 1.
dēvŏrātrix, īcis, f. : celle qui dévore.
- Porphyr. Hor. Ep 1, 13, 10; Vulg. Ezech. 36, 13.
dēvŏrātus, a, um : part. passé de devoro.
devoro :
1 - dēvŏro, āre, āvi, ātum : - tr. -
a - avaler, engloutir [des aliments].
- Cic. Nat. 2, 135 ; Cato. Agr. 71; Plin. 8, 29.
b - dévorer, absorber [au fig.].
- prædam devorare, Cic. Verr. 1, 135 : dévorer une proie.
- pecuniam publicam devorare, Cic. Verr. 3, 177 : dévorer l'argent de l'état.
- devorare aliquid oculis, Just. 21, 5, 6 : dévorer qqch des yeux. --- cf. Mart. 1, 96, 12.
- lacrimas devorare, Ov. M. 13, 540 : dévorer ses larmes.
- verba devorare, Quint. 11, 3, 33 : manger ses mots dans la prononciation.
- libros devorare, Cic. Att. 7, 3, 2 : dévorer (lire avidement) des livres.
c - [fig.] avaler sans goûter, engloutir.
- paucorum dierum molestiam devorare, Cic. Phil. 6, 17 : avaler l'ennui de quelques jours d'attente. --- cf. Br. 236.
- vox devoratur, Plin. 11, 270 : la voix se perd.
- ejus oratio a multitudine devorabatur, Cic. Br. 283 : son éloquence était perdue pour la foule, n'était pas appréciée de la foule.
- devoravi nomen, Plaut. Trin. 908 : j'ai avalé le nom (je l'ai oublié).
- fig. devorari aliqua re, Plin. 34, 40 : être éclipsé par qqch.
2 - devoro : v. devoveo.
devorsor : c. deversor.
devorsorium : c. deversorium.
devorticulum : c. deverticulum.
devorto : c. deverto.
dēvortĭum, ĭi, n. [devorto] : détour.
- devortia itinerum, Tac. Agr. 19, 5, routes détournées.
- v. divortium.
dēvōtāmentum, i, n. : anathème, malédiction. --- Tert. Scorp. 2.
dēvōtātĭo, ōnis, f. [devoto] :
1 - anathème. --- Vulg. Reg. 3, 8, 38.
2 - dévouement. --- Heges. 5, 2, 59.
dēvōtātus, a, um : part. passé de devoto.
dēvōtē, adv. [devotus] :
1 - avec dévouement. --- Cod. Th. 6, 24, 10.
2 - dévotement. --- Aug. Conf. 8, 1.
- devotissime, Lact. 6, 9, 24.
dēvōtīcĭus, a, um : qui est l'objet d'un vœu. --- Not. Tir. 48, 6.
dēvōtĭo, ōnis, f. [devoveo] : dévouement.
1 - action de se dévouer, dévouement, vœu par lequel on s'engage, on se dévoue.
- devotiones Deciorum, Cic. Nat. 3, 15 : le dévouement des Décius [aux dieux infernaux].
- devotio vitæ, Cic. R. Post. 2; Dom. 145 : sacrifice de la vie.
2 - fig. dévouement, attachement sans réserve.
- Nemes. Cyn. 83
3 - dévotion, piété.
- Lact. 2, 11; Lampr. Heliog. 3.
4 - imprécation, malédiction.
- Nep. 4, 5; 6, 5 ; Petr. 103, 6.
5 - enchantements, sortilèges.
- Suet. Calig. 3; Tac. A. 2, 69; 3, 13.
6 - vœu.
- Cic. Quir. 1; Apul. M. 11, 16.
dēvōto, āre, ātum [devoveo] : - tr. -
1 - soumettre à des enchantements, ensorceler. --- Plaut. Cas. 388.
2 - invoquer une divinité. --- Apul. M. 9, 21.
3 - maudire. --- Aug. Quæst. Hept. 4, 40.
dēvōtŏr, ōris, m. et dēvōtrix, īcis, f. : : celui, celle qui fait des imprécations, qui maudit. --- Serv. En. 4, 607.
- (Lebaigue P. 365)
devotus :
1 - dēvōtus, a, um : part. passé de devoveo.
2 - dēvōtus, a, um, adj.
a - dévoué, zélé.
- devotus alicui : dévoué pour qqn. --- Sen. Ben. 3, 5; Juv. 9, 72; Suet. Tib. 67.
- devotior, Claud. Gild. 289.
- devotissimus, Sen. Ben. 5, 17.
- subst. m. devoti Cæs. BG. 3, 22, 1 : des gens dévoués.
b - adonné à.
- Phæd. 4, 5, 6.
c - prêt pour.
- Luc. 3, 331.
d - soumis à Dieu, pieux, dévôt.
- Hier. Ep. 108, 2; Prud. adv. Symm. 2; Aus. Idyll. 1, 2; Cassiod. Varr. 2, 16
dēvŏvĕo, ēre, vōvi, vōtum : - tr. -
- fut. antér. devoro = devovero, Acc. Præt. 15 II forme de la 3e conj. devovunt Ps. Cyp. Aleat. 9.
1 - vouer, dédier, consacrer.
- devovere aliquid Dianæ, Cic. Off. 3, 95 : consacrer qqch à Diane.
- se diis devovere; Cic. Nat. 2, 10 ; se devovere; Cic. Div. 1, 51 : se dévouer, s'offrir en sacrifice [aux dieux infernaux].
- cf. Cic. Dom. 145 ; Liv. 5, 41, 3.
- fig. vobis animam hanc soceroque Latino devovi, Virg. En. 11, 442 : je vous ai consacré ma vie ainsi qu'à Latinus mon beau-père.
- solique suos tibi devovet annos, Ov. M. 14 : et c'est à toi seule qu'il consacrera sa vie.
- se devovere amicitiæ alicujus, Cæs. BG. 3, 22, 3 : vouer son amitié à qqn.
- (gloria) cui me uni devovi, Curt. 9, 6 : (gloire), à laquelle, seule, je me suis consacré.
2 - dévouer aux dieux infernaux, maudire.
- postquam audivit Eumolpidas sacerdotes a populo coactos, ut se devoverent, Nep. Alcib. 4, 5 : quand il apprit que le peuple avait forcé les prêtres eumolpides à le maudire.
- devota arbos, Hor. O. 3, 4, 27 : arbre maudit.
3 - soumettre à des enchantements, à des sortilèges, ensorceler.
- num te carminibus devovit anus, Tib. 1, 8, 18 : une vieille t'a-t-elle ensorcelé par des formules magiques. --- cf. Ov. Am. 3, 7, 80.
dēvulsus, a, um : part. passé de devello.
dēvus, arch. pour divus. --- CIL 1, 814.
Dexămĕnus, i, m. : Déxaménus (un centaure, le même qu'Eurytion). --- Ov. Ib. 406.
Dexendrusi, ōrum, m. : peuple d'Asie. --- Plin. 6, 92.
Dexippus, i, m. : Dexippe (nom d'un Grec). --- Cic. Fam. 14, 3, 3.
Dexĭus, ĭi, m. : Dexius (nom d'homme). --- Cic. Fam. 7, 23, 4.
Dexo (Dexon), ōnis, f. : Dexon (nom d'un Grec). --- Cic. Verr. 5, 108.
- gr. Δέξων
dextans, antis, m. [de + sextans] : l'unité moins 1/6 = les cinq sixièmes de la livre romaine, ou d'un tout qcq divisible.
- Suet. Ner. 32 ; Vitr. 3, 3.
dextella, æ, f. [dim. de dextera] : petite main droite, petit bras droit, bras droit.
- Quintus illius est dextella, Cic. Att. 14, 20, 5 : Quintus est son petit bras droit (le petit bras droit d'Antoine).
dextĕr, dextra (dextĕra), dextrum (dextĕrum) :
- cf. gr. δεξιός (δεξιτερός).
- compar. dexterior; superl. dextimus (arch. dextumus).
- dat. plur. fém.: dextrabus manibus, Liv. Andron. ap. Non. 493, 20.
1 - qui est à droite, droit.
- dextera manu, Cic. Div. 1, 46 : de la main droite.
- alicui dextram porrigere (tendere, dare) : tendre la main à qqn.
- dexteræ ... fidei testes, Cic. Phil. 11, 2, 5 : (serrement de) mains ... gage de la foi jurée.
- dextras miscere : se donner une poignée de mains, se donner la main.
- dextras renovare, Tac. : <renouveler le serrement de mains>= renouveler la paix ou un traité.
- dextris umeris exsertis, Cæs. BG. 7, 50, 2 : ayant l'épaule droite découverte.
- dextima via a primo compito, Varr. : le chemin le plus à droite en venant du premier carrefour.
- dextrum et sinistrum cornu : l'aile droite et l'aile gauche.
- dexter oculus, Nep. : l'œil droit.
- ab dextra parte, Cæs. : du côté droit.
- dextra (s.-ent. loca) fluminis, Plin. : la rive droite du fleuve.
- plur. n. dextera (-tra), ôrum, ce qui est à droite, le côté droit. --- Lucr. 2, 188 ; Vell. 2, 40, 1; Plin. 6, 99.
2 - adroit.
- Virg. En. 4, 294 ; Liv. 8, 36.
3 - propice, favorable.
- Quint. 4 pr. 5 ; P. Fest. 74, 4.
- dextro tempore, Hor. : au bon moment, au moment favorable.
- dextro sidere, Stat. : sous une bonne étoile.
- dexter adi, Virg. En. 8, 302 : assiste favorablement [invocation].
4 - remarque (v. dextera)
- dextra (s.-ent. manus) : - a - la main droite, la droite. - b - main (emblème de l'amitié et de la fidélité). - c - main secourable (emblème de la force, du courage, de la protection); bras du soldat.
- v. dextera.
dextĕra ou dextra, æ, f. (s.-ent. manus) :
1 - main droite.
- dextrā tenet calamum, strictum tenet alterā ferrum, Ov. H. 11 : de la main droite il tient une plume, de l'autre il tient un fer nu.
- dextram dare : tendre la main.
- per dexteram istam te oro, quam regi Dejotaro hospes hospiti porrexisti, Cic. Dej. 8 : je t'en prie par cette main droite que tu as tendue au roi Déjotarus, comme un hôte à son hôte.
- jungere dextras, Virg. En. 3, 83 : joindre les mains [signe d'amitié].
- fallere dextras, Virg. En. 6, 613 : tromper les serrements de mains [les engagements loyaux]. --- cf. Liv. 29, 24.
- dextris inter se datis, Liv. 26, 14 : s'étant donné une poignée de mains.
- dextræ, Tac. H. 1, 54 ; 2, 8 : deux mains jointes d'argent ou de bronze, signe d'hospitalité ou d'amitié.
- dexteræ, quæ fidei testes esse solebant, Cic. Phil. 11, 2, 5 : les serrements de mains, symbole ordinaire de bonne foi.
- renovare dextras, Tac. An. 2, 58 : renouveler amitié.
2 - main secourable, aide, secours, main armée, bras.
- dextram tendere, Cic. Phil. 10, 9 (dextram porrigere, Cic. Sen. 24) : tendre une main secourable.
- dextrā Drancis dicta refellere, Virg. En. 12 : démentir par mon bras les paroles de Drancès.
- dextræ [poét.] = des bras, des troupes.
- Sil. 12, 351; 15, 498; 16,17.
- dextras emere (mercari), Sall. : acheter des bras mercenaires, des troupes auxiliaires.
- meā (suā) dextrā, Hor. Ov. : par mon (son) bras, par ma (sa) vaillance.
3 - locutions remarquables.
- a dextra, Cic. Div. 1, 85 ; : à droite, du côté droit.
- dextrā, Cic. Ac. 2, 125 : : à droite, du côté droit.
- ad dextram, Cic. Tim. 48 ; Cæs. BC. 1, 69, 3 : à droite, du côté droit.
dextĕrē (dextrē), adv. : adroitement.
- dextĕrē, Sen. Polyb. 6, 1.
- dextrē, Liv. 1, 34, 12.
- dextĕrĭus Hor. S. 1, 9, 45.
dextĕrĭor, ĭus, compar. de dexter : qui est à droite [en parl. de deux]. --- Ov. M. 7, 241.
- dexterius cornu, Galb. Fam. 10, 3, 3 : l'aile droite.
dextĕrĭtās, ātis, f. [dexter] :
1 - dextérité, adresse, habileté. --- Liv. 28, 18, 6.
2 - qualité d'être favorable, présage heureux. --- Arn. 7, 19.
dextĭmus, a, um : superl. de dexter; qui est plus à droite. --- Sall. J. 100, 2.
dextra :
1 - dextra : v. dexter et dextera.
2 - dextrā [employé comme prép. avec acc.] : à droite de.
- Liv. 8, 15, 8 ; Gell. 16, 5, 3 ; Vitr. 1, 6, 10 ; P. Fest. 206, 18.
dextrale, is, n. [dexter] : bracelet. --- Vulg. Exod. 35, 22.
dextrālĭŏlum, i, n., dim. de dextrale : petit bracelet. --- Vulg. Judith 10, 3.
dextrālis, is, f. [dextra] : hachette. --- Isid. 19, 19, 11.
dextrātĭo, ōnis, f. [dexter] : mouvement de gauche à droite. --- Solin. 45, 15.
dextrātor, ōris [dextra] : qui se tourne à droite [cheval ou cavalier ?]. --- CIL 8, 18042.
dextrātus, a, um [dexter] : tourné à droite. --- Grom. 24, 7.
- subst. n., côté droit. --- Grom. 291, 18.
dextrē, adv. : v. dextere.
dextrŏchĕrĭum, ĭi, n. : bracelet. --- Capitol. Maxim. 6, 8.
- [dexter + χείρ : la main].
dextrorsum (dextrorsus), adv. : à droite (avec mouvement), du côté droit, vers la droite.
- Hor. S. 2, 3, 50 ; Liv. 6, 31, 5.
dextrōvorsum (dextrōversum) : c. dextrorsum. --- Plaut. Curc. 70.; Rud. 176.
dextŭmus, arch. : c. dextimus, superl. de dexter.
Dexujates, ĭum, m. : les Dexujates (peuple de la Gaule Narbonnaise). --- Plin. 3, 34.

References: § 26
 § 1
 § 29
 § 15
 § 6
 § 48