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Loi fédérale sur l harmonisation des impôts directs des cantons et des communes
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1 Loi fédérale sur l harmonisation des impôts directs des cantons et des communes (LHID) du 14 décembre 1990 (Etat le 1 er janvier 2013) L Assemblée fédérale de la Confédération suisse, vu les art. 127, al. 3, et 129, al. 1 et 2, de la Constitution 1, 2 vu le message du Conseil fédéral du 25 mai , arrête: Titre 1 Introduction Art. 1 But et champ d application 1 La présente loi désigne les impôts directs que les cantons doivent prélever et fixe les principes selon lesquels la législation cantonale les établit. 2 Pour les impôts que les cantons doivent prélever en vertu de l art. 2, al. 1, la présente loi s applique également aux communes dans la mesure où le droit cantonal leur accorde la compétence fiscale. 3 Lorsqu aucune réglementation particulière n est prévue, les impôts cantonaux et communaux sont établis en vertu du droit cantonal. Restent en particulier de la compétence des cantons la fixation des barèmes, celle des taux et celle des montants exonérés d impôt. Art. 2 Impôts directs à prélever 1 Les cantons prélèvent les impôts suivants: a. un impôt sur le revenu et un impôt sur la fortune des personnes physiques; b. un impôt sur le bénéfice et un impôt sur le capital des personnes morales; c. un impôt à la source auprès de certaines personnes physiques et morales; d. un impôt sur les gains immobiliers. 2 Les cantons peuvent déterminer si l impôt sur les gains immobiliers est prélevé par le canton ou par les communes. RO RS Nouvelle teneur selon le ch. I 2 de la LF du 15 déc sur la coordination et la simplification des procédures de taxation des impôts directs dans les rapports intercantonaux, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 3 FF 1983 III 1 1
2 Impôts Titre 2 Chapitre 1 Imposition des personnes physiques Assujettissement à l impôt Art. 3 Assujettissement à raison du rattachement personnel 1 Les personnes physiques sont assujetties à l impôt à raison du rattachement personnel, lorsque, au regard du droit fiscal, elles sont domiciliées dans le canton ou lorsque, sans interruption notable, elles y séjournent pendant 30 jours au moins en exerçant une activité lucrative, ou pendant 90 jours au moins sans exercer d activité lucrative. 2 Une personne a son domicile dans le canton, au regard du droit fiscal, lorsqu elle y réside avec l intention de s y établir durablement ou lorsqu elle y a un domicile légal spécial en vertu du droit fédéral. 3 Le revenu et la fortune des époux qui vivent en ménage commun s additionnent, quel que soit le régime matrimonial. Le revenu et la fortune des enfants sous autorité parentale sont ajoutés à ceux du détenteur de cette autorité. Le produit de l activité lucrative des enfants ainsi que les gains immobiliers sont imposés séparément. 4 L al. 3 s applique par analogie aux partenaires enregistrés. Les partenaires enregistrés ont le même statut que des époux. Ce principe vaut également pour les contributions d entretien durant le partenariat enregistré ainsi que pour les contributions d entretien et la liquidation des biens découlant de la suspension de la vie commune ou de la dissolution du partenariat. 4 Art. 4 Assujettissement à raison du rattachement économique 1 Les personnes physiques qui, au regard du droit fiscal, ne sont ni domiciliées ni en séjour dans le canton sont assujetties à l impôt à raison du rattachement économique lorsqu elles exploitent une entreprise ou un établissement stable dans le canton, qu elles y possèdent des immeubles, en ont la jouissance, servent d intermédiaires dans des opérations immobilières ou font du commerce immobilier. 2 Les personnes physiques qui, au regard du droit fiscal, ne sont ni domiciliées ni en séjour en Suisse sont assujetties à l impôt à raison du rattachement économique lorsque: a. elles exercent une activité lucrative dans le canton; b. 5 en leur qualité de membres de l administration ou de la direction d une personne morale qui a son siège ou un établissement stable dans le canton, elles reçoivent des tantièmes, jetons de présence, indemnités fixes, participations de collaborateur ou autres rémunérations; 4 Introduit par le ch. 25 de l annexe à la LF du 18 juin 2004 sur le partenariat, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 5 Nouvelle teneur selon le ch. I 2 de la LF du 17 déc sur l imposition des participations de collaborateurs, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 2
3 Harmonisation des impôts directs c. elles sont titulaires ou usufruitières de créances garanties par un gage immobilier ou un nantissement sur des immeubles sis dans le canton; d. ensuite d une activité pour le compte d autrui régie par le droit public, elles reçoivent des pensions, des retraites ou d autres prestations d un employeur ou d une caisse de prévoyance qui a son siège dans le canton; e. elles perçoivent des revenus provenant d institutions suisses de droit privé ayant trait à la prévoyance professionnelle ou d autres formes reconnues de prévoyance individuelle liée; f. en raison de leur activité dans le trafic international à bord d un bateau, d un aéronef ou d un véhicule de transports routiers, elles reçoivent un salaire ou d autres rémunérations d un employeur ayant son siège ou un établissement stable dans le canton. Art. 4a 6 Exonérations Les privilèges fiscaux accordés en vertu de l art. 2, al. 2, de la loi du 22 juin 2007 sur l Etat hôte 7 sont réservés. Art. 5 Allégements fiscaux Les cantons peuvent prévoir, par voie législative, des allégements fiscaux en faveur des entreprises nouvellement créées qui servent les intérêts économiques du canton, pour l année de fondation de l entreprise et pour les neuf années suivantes. La modification importante de l activité de l entreprise peut être assimilée à une fondation nouvelle. Art. 6 Imposition d après la dépense 1 Les personnes physiques qui, pour la première fois ou après une absence d au moins dix ans, prennent domicile ou séjournent en Suisse, au regard du droit fiscal, sans y exercer d activité lucrative, ont le droit, jusqu à la fin de la période fiscale en cours, de payer un impôt calculé sur la dépense au lieu des impôts sur le revenu et sur la fortune. 2 Lorsque ces personnes ne sont pas des ressortissants suisses, le droit de payer l impôt sur la dépense peut être accordé au-delà de cette limite. 3 L impôt est calculé sur la base de la dépense du contribuable et de sa famille et il est perçu d après le barème ordinaire (art. 11, al. 1). Il ne doit toutefois pas être inférieur aux impôts calculés d après le barème ordinaire sur l ensemble des éléments bruts suivants: a. la fortune immobilière sise en Suisse et les revenus qui en proviennent; b. les objets mobiliers se trouvant en Suisse et les revenus qui en proviennent; 6 Introduit par le ch. II 8 de l annexe à la LF du 22 juin 2007 sur l Etat hôte, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 7 RS
4 Impôts c. les capitaux mobiliers placés en Suisse, y compris les créances garanties par gage immobilier, et les revenus qui en proviennent; d. les droits d auteur, brevets et autres droits analogues exploités en Suisse et les revenus qui en proviennent; e. les retraites, rentes et pensions de source suisse; f. les revenus pour lesquels le contribuable requiert un dégrèvement partiel ou total d impôts étrangers en application d une convention conclue par la Suisse en vue d éviter les doubles impositions. Chapitre 2 Section 1 Impôt sur le revenu Revenus Art. 7 Principe 1 L impôt sur le revenu a pour objet tous les revenus du contribuable, qu ils soient uniques ou périodiques, en particulier le produit d une activité lucrative dépendante ou indépendante, le rendement de la fortune y compris la valeur locative de l habitation du contribuable dans son propre immeuble, les prestations d institutions de prévoyance professionnelle ainsi que les rentes viagères. En cas de dividendes, de parts aux bénéfices, d excédent de liquidation et d avantages appréciables en argent provenant de participations de tout genre qui équivalent à 10 % au moins du capitalactions ou du capital social d une société de capitaux ou d une société coopérative (participations qualifiées), les cantons peuvent atténuer la double imposition économique des sociétés et des détenteurs de participations. 8 1bis En cas de vente de droits de participation, au sens de l art. 4a de la loi fédérale du 13 octobre 1965 sur l impôt anticipé 9, à la société de capitaux ou à la société coopérative qui les a émis, le revenu de la fortune est considéré comme étant réalisé dans l année pendant laquelle la créance d impôt prend naissance (art. 12, al. 1 et 1 bis, de la LF du 13 oct sur l impôt anticipé). 10 1ter Les rendements versés, en cas de vie ou de rachat, d assurances de capitaux susceptibles de rachat et acquittées au moyen d une prime unique sont imposables, sauf si ces assurances servent à la prévoyance. La prestation d assurance est réputée servir à la prévoyance lorsqu elle est versée à un assuré de 60 ans révolus, en vertu d un contrat qui a duré au moins cinq ans et qui a été conclu avant le 66 e anniversaire de ce dernier. Dans ce cas, la prestation est exonérée Phrase introduite par le ch. II 3 de la LF du 23 mars 2007 sur la réforme de l imposition des entreprises II, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 9 RS Introduit par le ch. I 2 de la LF du 10 oct sur la réforme 1997 de l imposition des sociétés, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF 1997 II 1058). 11 Introduit par le ch. I 6 de la LF du 19 mars 1999 sur le programme de stabilisation 1998, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 4
5 Harmonisation des impôts directs Les rentes viagères et les revenus provenant de contrats d entretien viager sont imposables à raison de 40 % Chacun des investisseurs ajoute à ses propres éléments imposables sa part du revenu de placements collectifs au sens de la loi du 23 juin 2006 sur les placements collectifs (LPCC) 13 ; le revenu des parts de placements collectifs qui possèdent des immeubles en propriété directe est uniquement imposable lorsque l ensemble des revenus du placement excède le rendement de ces immeubles Sont seuls exonérés de l impôt: a. le produit de l aliénation des droits de souscription, lorsque les droits patrimoniaux font partie de la fortune privée du contribuable; b. les gains en capital réalisés sur des éléments de la fortune privée du contribuable. L art. 12, al. 2, let. a et d, est réservé; c. les dévolutions de fortune ensuite d une succession, d un legs, d une donation ou de la liquidation du régime matrimonial; d. 15 les versements provenant d assurances de capitaux privées susceptibles de rachat, à l exception des polices de libre-passage. L al. 1 ter est réservé; e. les prestations en capital versées par l employeur ou par une institution de prévoyance professionnelle lors d un changement d emploi, lorsque le bénéficiaire les réinvesti dans le délai d un an dans une institution de prévoyance professionnelle ou les utilise pour acquérir une police de libre-passage; f. les subsides provenant de fonds publics ou privés; g. les prestations versées en exécution d une obligation fondée sur le droit de la famille, à l exception de la pension alimentaire que le conjoint divorcé, séparé judiciairement ou de fait obtient pour lui-même et des contributions d entretien que l un des parents reçoit pour les enfants sur lesquels il a l autorité parentale; h. 16 la solde du service militaire et l indemnité de fonction pour service de protection civile, ainsi que l argent de poche des personnes astreintes au service civil; h bis. 17 la solde des sapeurs-pompiers de milice, jusqu à concurrence d un montant annuel déterminé par le droit cantonal, pour les activités liées à l accomplissement de leurs tâches essentielles (exercices, services de piquet, cours, inspections et interventions, notamment pour le sauvetage, la lutte contre le feu, 12 Nouvelle teneur selon le ch. I 6 de la LF du 19 mars 1999 sur le programme de stabilisation 1998, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 13 RS Nouvelle teneur selon le ch. II 7 de l annexe à la LF du 23 juin 2006 sur les placements collectifs, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 15 Nouvelle teneur selon le ch. I 6 de la LF du 19 mars 1999 sur le programme de stabilisation 1998, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 16 Nouvelle teneur selon le ch. 8 de l annexe à la LF du 6 oct sur le service civil, en vigueur depuis le 1 er oct (RO ; FF 1994 III 1597). 17 Introduite par le ch. I 2 de la LF du 17 juin 2011 sur l exonération de la solde allouée pour le service du feu, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 5
6 Impôts la lutte contre les sinistres en général et la lutte contre les sinistres causés par les éléments naturels); les indemnités supplémentaires forfaitaires pour les cadres, les indemnités supplémentaires de fonction, les indemnités pour les travaux administratifs et les indemnités pour les prestations fournies volontairement ne sont pas exonérées; i. les versements à titre de réparation du tort moral; k. les revenus perçus en vertu de la législation fédérale sur les prestations complémentaires à l assurance-vieillesse, survivants et invalidité; l. 18 les gains provenant des jeux de hasard exploités dans les maisons de jeu au sens de la loi du 18 décembre 1998 sur les maisons de jeu 19. Art. 7a 20 Cas particuliers 1 Sont également considérés comme rendement de la fortune au sens de l art. 7, al. 1: a. Le produit de la vente d une participation d au moins 20 % au capitalactions ou au capital social d une société de capitaux ou d une société coopérative représentant un transfert de la fortune privée à la fortune commerciale d une autre personne physique ou d une personne morale, pour autant que de la substance non nécessaire à l exploitation, existante et susceptible d être distribuée au sens du droit commercial au moment de la vente, soit distribuée dans les cinq ans avec la participation du vendeur; il en va de même lorsque plusieurs participants procèdent en commun à la vente d une telle participation ou que plusieurs participations représentant ensemble au moins 20 % sont vendues dans les cinq ans; si de la substance est distribuée, le vendeur est, le cas échéant, imposé ultérieurement en procédure de rappel d impôt au sens de l art. 53; b. Le produit du transfert d une participation d au moins 5 % au capital-actions ou au capital social d une société de capitaux ou d une société coopérative représentant un transfert de la fortune privée à la fortune commerciale d une entreprise de personnes ou d une personne morale dans laquelle le vendeur ou la personne qui effectue l apport détient une participation d au moins 50 % au capital après le transfert, dans la mesure où le total de la contreprestation reçue est supérieur à la valeur nominale de la participation transférée; il en va de même lorsque plusieurs participants effectuent le transfert en commun. 2 Il y a participation au sens de l al. 1, let. a, lorsque le vendeur sait ou devait savoir que des fonds seraient prélevés de la société pour en financer le prix d achat et qu ils ne lui seraient pas rendus. 18 Introduite par le ch. 3 de l annexe à la LF du 18 déc sur les maisons de jeu, en vigueur depuis le 1 er avril 2000 (RO ; FF 1997 III 137). 19 RS Introduit par le ch. I 2 de la LF du 23 juin 2006 sur des mod. urgentes de l imposition des entreprises, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ) 6
7 Harmonisation des impôts directs Art. 7b 21 Principe de l apport de capital Le remboursement d apports, d agios et de versements supplémentaires effectués par les détenteurs des droits de participation après le 31 décembre 1996 est traité de la même manière que le remboursement du capital-actions ou du capital social. Art. 7c 22 Participations de collaborateur 1 Sont considérées comme participations de collaborateur proprement dites: a. les actions, les bons de jouissance, les bons de participation, les parts sociales et toute autre participation que l employeur, la société mère ou une autre société du groupe offre au collaborateur; b. les options donnant droit à l acquisition de participations citées à la let. a. 2 Sont considérées comme des participations de collaborateur improprement dites les expectatives sur de simples indemnités en espèces. Art. 7d 23 Revenus provenant de participations de collaborateur proprement dites 1 Les avantages appréciables en argent dérivant de participations de collaborateur proprement dites, excepté les options non négociables ou non cotées en bourse, sont imposables à titre de revenu d une activité lucrative salariée au moment de leur acquisition. La prestation imposable correspond à la valeur vénale de la participation diminuée, le cas échéant, de son prix d acquisition. 2 Lors du calcul de la prestation imposable des actions de collaborateur, il est tenu compte des délais de blocage par un escompte de 6 % sur la valeur vénale des actions par année de blocage. L escompte est limité à dix ans. 3 Les avantages appréciables en argent provenant d options de collaborateur non négociables ou non cotées en bourse sont imposés au moment de l exercice des options. La prestation imposable est égale à la valeur vénale de l action moins le prix d exercice. Art. 7e 24 Revenus provenant de participations de collaborateur improprement dites Les avantages appréciables en argent dérivant de participations de collaborateur improprement dites sont imposables au moment de l encaissement de l indemnité. 21 Introduit par le ch. II 3 de la LF du 23 mars 2007 sur la réforme de l imposition des entreprises II, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 22 Introduit par le ch. I 2 de la LF du 17 déc sur l imposition des participations de collaborateurs, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 23 Introduit par le ch. I 2 de la LF du 17 déc sur l imposition des participations de collaborateurs, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 24 Introduit par le ch. I 2 de la LF du 17 déc sur l imposition des participations de collaborateurs, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 7
8 Impôts Art. 7f 25 Imposition proportionnelle Si le contribuable n était ni domicilié ni en séjour en Suisse au regard du droit fiscal pendant tout l intervalle entre l acquisition et la naissance du droit d exercice de l option de collaborateur non négociable (art. 7d, al. 3), les avantages appréciables en argent dérivant de cette option sont imposés proportionnellement au rapport entre la totalité de cet intervalle et la période passée en Suisse. Art. 8 Activité lucrative indépendante 1 Le produit de l activité lucrative indépendante comprend également tous les bénéfices en capital provenant de l aliénation, de la réalisation, de la réévaluation comptable, du transfert dans la fortune privée ou dans une entreprise ou un établissement stable sis à l étranger d éléments de la fortune commerciale; en sont exclus les bénéfices provenant de l aliénation d immeubles agricoles ou sylvicoles, dans la mesure où le produit de l aliénation est supérieur aux dépenses d investissement. L art. 12, al. 4, est réservé. 2 La fortune commerciale comprend tous les éléments de la fortune qui servent, entièrement ou de manière prépondérante, à l exercice de l activité lucrative indépendante; il en va de même pour les participations d au moins 20 % au capitalactions ou au capital social d une société de capitaux ou d une société coopérative, dans la mesure où le détenteur les déclare comme fortune commerciale, au moment de leur acquisition. 26 2bis Lorsqu un immeuble de l actif immobilisé est transféré de la fortune commerciale à la fortune privée, le contribuable peut demander que seule la différence entre les dépenses d investissement et la valeur déterminante pour l impôt sur le revenu soit imposée au moment du transfert. Dans ce cas, les dépenses d investissement tiennent lieu de nouvelle valeur déterminante pour l impôt sur le revenu et l imposition du reste des réserves latentes à titre de revenu de l activité lucrative indépendante est différée jusqu à l aliénation de l immeuble. 27 2ter L affermage d une exploitation commerciale n est considéré comme un transfert dans la fortune privée qu à la demande du contribuable. 28 2quater Lorsque, en cas de partage successoral, seule une partie des héritiers poursuit l exploitation commerciale, ceux-ci peuvent demander que l imposition des réserves latentes soit différée jusqu à la réalisation ultérieure, pour autant que les valeurs déterminantes pour l impôt sur le revenu soient reprises Introduit par le ch. I 2 de la LF du 17 déc sur l imposition des participations de collaborateurs, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 26 Nouvelle teneur selon le ch. I 6 de la LF du 19 mars 1999 sur le programme de stabilisation 1998, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 27 Introduit par le ch. II 3 de la LF du 23 mars 2007 sur la réforme de l imposition des entreprises II, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 28 Introduit par le ch. II 3 de la LF du 23 mars 2007 sur la réforme de l imposition des entreprises II, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 29 Introduit par le ch. II 3 de la LF du 23 mars 2007 sur la réforme de l imposition des entreprises II, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 8
9 Harmonisation des impôts directs Les réserves latentes d une entreprise de personnes (entreprise individuelle, société de personnes) ne sont pas imposées lors de restructurations, notamment lors d une fusion, d une scission ou d une transformation, pour autant que cette entreprise reste assujettie à l impôt en Suisse et que les éléments commerciaux soient repris à leur dernière valeur déterminante pour l impôt sur le revenu: 30 a. en cas de transfert d éléments patrimoniaux à une autre entreprise de personnes; b. en cas de transfert d une exploitation ou d une partie distincte d exploitation à une personne morale; c. en cas d échange de droits de participation ou de droits de sociétariat suite à des restructurations au sens de l art. 24, al. 3, ainsi que suite à des concentrations équivalant économiquement à des fusions. 31 3bis Lors d une restructuration au sens de l al. 3, let. b, les réserves latentes transférées font l objet d un rappel d impôt selon la procédure prévue à l art. 53, dans la mesure où, dans les cinq ans suivant la restructuration, des droits de participation ou des droits de sociétariat sont aliénés à un prix supérieur à la valeur fiscalement déterminante du capital propre transféré; la personne morale peut en ce cas faire valoir les réserves latentes correspondantes imposées comme bénéfice Lorsque des biens immobilisés nécessaires à l exploitation sont remplacés, les réserves latentes de ces biens peuvent être reportées sur les biens immobilisés acquis en remploi, si ces biens sont également nécessaires à l exploitation et se trouvent en Suisse. L imposition en cas de remplacement d immeubles par des biens mobiliers est réservée. 33 Section 2 Déductions Art. 9 En général 1 Les dépenses nécessaires à l acquisition du revenu et les déductions générales sont défalquées de l ensemble des revenus imposables. Les frais de perfectionnement et de reconversion professionnels en rapport avec l activité exercée font également partie des dépenses nécessaires à l acquisition du revenu. 2 Les déductions générales sont: 30 Nouvelle teneur selon le ch. 8 de l annexe à la LF du 16 déc (Droit de la société à responsabilité limitée; adaptation des droits de la société anonyme, de la société coopérative, du registre du commerce et des raisons de commerce), en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF , ). 31 Nouvelle teneur selon le ch. 8 de l annexe à la LF du 3 oct sur la fusion, en vigueur depuis le 1 er juil (RO ; FF ). 32 Introduit par le ch. 8 de l annexe à la LF du 3 oct sur la fusion, en vigueur depuis le 1 er juil (RO ; FF ). 33 Nouvelle teneur selon le ch. II 3 de la LF du 23 mars 2007 sur la réforme de l imposition des entreprises II, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 9
10 Impôts a. 34 les intérêts passifs privés à concurrence du rendement imposable de la fortune au sens des art. 7 et 7a, augmenté d un montant de francs; b. 35 les charges durables et 40 % des rentes viagères versées par le débirentier; c. la pension alimentaire versée au conjoint divorcé, séparé judiciairement ou de fait, ainsi que les contributions d entretien versées à l un des parents pour les enfants sur lesquels il a l autorité parentale, à l exclusion toutefois des prestations versées en exécution d une obligation d entretien ou d assistance fondée sur le droit de la famille; d. 36 les primes, cotisations et montants légaux, statutaires ou réglementaires versés à l assurance-vieillesse et survivants, à l assurance-invalidité et à des institutions de la prévoyance professionnelle; e. les primes, cotisations et montants versés en vue de l acquisition de droits contractuels dans des formes reconnues de la prévoyance individuelle liée, jusqu à concurrence d un montant déterminé; f. les primes et cotisations versées en vertu de la réglementation sur les allocations pour perte de gain et des dispositions sur l assurance-chômage et l assurance-accidents obligatoire; g. les versements, cotisations et primes d assurances-vie, d assurances-maladie et ceux d assurances-accidents qui ne tombent pas sous le coup de la let. f ainsi que les intérêts des capitaux d épargne du contribuable et des personnes à l entretien desquelles il pourvoit, jusqu à concurrence d un montant déterminé par le droit cantonal; ce montant peut revêtir la forme d un forfait; h. 37 les frais provoqués par la maladie et les accidents du contribuable ou d une personne à l entretien de laquelle il subvient, lorsque le contribuable supporte lui-même ces frais et que ceux-ci excèdent une franchise déterminée par le droit cantonal; h bis. 38 les frais liés au handicap du contribuable ou d une personne à l entretien de laquelle il subvient, lorsque le contribuable ou cette personne est handicapé au sens de la loi du 13 décembre 2002 sur l égalité pour les handicapés 39 et que le contribuable supporte lui-même les frais; 34 Nouvelle teneur selon le ch. II 3 de la LF du 23 mars 2007 sur la réforme de l imposition des entreprises II, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 35 Nouvelle teneur selon le ch. I 6 de la LF du 19 mars 1999 sur le programme de stabilisation 1998, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 36 Nouvelle teneur selon le ch. 4 de l annexe à la LF du 18 juin 2004, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 37 Nouvelle teneur selon le ch. 3 de l annexe à la LF du 13 déc sur l égalité pour les handicapés, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 38 Introduite par le ch. 3 de l annexe à la LF du 13 déc sur l égalité pour les handicapés, en vigueur depuis le 1 er janv (FF ). 39 RS
11 Harmonisation des impôts directs i. 40 les dons en espèces et sous forme d autres valeurs patrimoniales, jusqu à concurrence du montant prévu par le droit cantonal, en faveur de personnes morales qui ont leur siège en Suisse et sont exonérées de l impôt en raison de leurs buts de service public ou d utilité publique (art. 23, al. 1, let. f) ou en faveur de la Confédération, des cantons, des communes et de leurs établissements (art. 23, al. 1, let. a à c); k. une déduction sur le produit du travail qu obtient l un des conjoints lorsque son activité est indépendante de la profession, du commerce ou de l entreprise de l autre, jusqu à concurrence d un montant déterminé par le droit cantonal; une déduction analogue est accordée lorsque l un des conjoints seconde l autre de manière importante dans sa profession, son commerce ou son entreprise; l. 41 les cotisations et les versements à concurrence d un montant déterminé par le droit cantonal en faveur d un parti politique, à l une des conditions suivantes: 1. être inscrit au registre des partis conformément à l art. 76a de la loi fédérale du 17 décembre 1976 sur les droits politiques 42, 2. être représenté dans un parlement cantonal, 3. avoir obtenu au moins 3 % des voix lors des dernières élections au parlement d un canton; m. 43 un montant déterminé par le droit cantonal pour chaque enfant dont la garde est assurée par un tiers, si l enfant a moins de 14 ans et vit dans le même ménage que le contribuable assurant son entretien et si les frais de garde, documentés, ont un lien de causalité direct avec l activité lucrative, la formation ou l incapacité de gain du contribuable. 3 Le contribuable qui possède des immeubles privés peut déduire les frais nécessaires à leur entretien, les frais de remise en état d immeubles acquis récemment, les primes d assurances relatives à ces immeubles et les frais d administration par des tiers. En outre, les cantons peuvent prévoir des déductions pour la protection de l environnement, les mesures d économie d énergie et la restauration des monuments historiques. Ces trois dernières déductions sont soumises à la réglementation suivante: Nouvelle teneur selon le ch. 4 de l annexe à la LF du 8 oct (Droit des fondations), en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 41 Introduite par le ch. I 2 de la LF du 12 juin 2009 sur la déductibilité des versements en faveur de partis politiques, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 42 RS Introduite par le ch. I 2 de la LF du 25 sept sur les allégements fiscaux en faveur des familles avec enfants, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). Rectifiée par la Commission de rédaction de l Ass. féd. (art. 58, al. 1, LParl; RS ). 44 Nouvelle teneur selon le ch. I 2 de la LF du 3 oct sur le traitement fiscal des frais de remise en état des immeubles, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 11
12 Impôts a. le Département fédéral des finances détermine en collaboration avec les cantons dans quelle mesure les investissements destinés à économiser l énergie et à ménager l environnement peuvent être assimilés à des frais d entretien; b. pour autant qu ils ne soient pas subventionnés, les frais occasionnés par des travaux de restauration de monuments historiques sont déductibles dans la mesure où le contribuable les a entrepris en vertu de dispositions légales, en accord avec les autorités ou sur ordre d une autorité administrative. 4 On n admettra pas d autres déductions. Les déductions pour enfants et autres déductions sociales de droit cantonal sont réservées. Art. 10 Activité lucrative indépendante 1 Les frais justifiés par l usage commercial ou professionnel qui peuvent être déduits comprennent notamment: a. les amortissements justifiés d éléments de la fortune commerciale; b. les provisions constituées pour couvrir des engagements dont le montant est encore indéterminé ou d autres risques de pertes imminentes; c. les pertes effectives sur des éléments de la fortune commerciale, qui ont été comptabilisées; d. les versements à des institutions de prévoyance en faveur du personnel de l entreprise, à condition que toute utilisation contraire à leur but soit exclue; e. 45 les intérêts des dettes commerciales ainsi que les intérêts versés sur les participations visées à l art. 8, al. 2. 1bis Les commissions occultes, au sens du droit pénal suisse, versées à des agents publics suisses ou étrangers, ne sont pas déductibles Lorsqu elles n ont pas pu être prises en considération lors du calcul du revenu imposable des années précédentes, les pertes des trois périodes de calcul précédentes sont déduites du revenu moyen de la période de calcul (art. 15, al. 2) Les pertes des exercices antérieurs qui n ont pas encore pu être déduites du revenu peuvent être soustraites des prestations de tiers destinées à équilibrer un bilan déficitaire dans le cadre d un assainissement. 4 Les al. 2 et 3 sont aussi applicables en cas de transfert du domicile au regard du droit fiscal ou du lieu d exploitation de l entreprise à l intérieur de la Suisse Introduite par le ch. I 6 de la LF du 19 mars 1999 sur le programme de stabilisation 1998, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 46 Introduit par le ch. II de la LF du 22 déc sur l interdiction de déduire fiscalement les commissions occultes, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF 1997 II 929, IV 1195). 47 Nouvelle teneur selon le ch. I 2 de la LF du 15 déc sur la coordination et la simplification des procédures de taxation des impôts directs dans les rapports intercantonaux, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 48 Introduit par le ch. I 2 de la LF du 15 déc sur la coordination et la simplification des procédures de taxation des impôts directs dans les rapports intercantonaux, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 12
13 Harmonisation des impôts directs Section 3 Calcul de l impôt Art L impôt des personnes mariées vivant en ménage commun doit être réduit de manière appropriée par rapport à celui des personnes vivant seules Lorsque le revenu comprend des versements de capitaux remplaçant des prestations périodiques, le calcul de l impôt est effectué compte tenu des autres revenus, au taux qui serait applicable si une prestation annuelle correspondante était versée en lieu et place de la prestation unique. 3 Les prestations en capital provenant des institutions de prévoyance, ainsi que les sommes versées ensuite de décès, de dommages corporels permanents ou d atteinte durable à la santé sont imposées séparément. Elles sont dans tous les cas soumises à un impôt annuel entier. 4 Pour les petites rémunérations provenant d une activité salariée, l impôt est prélevé sans tenir compte des autres revenus, ni d éventuels frais professionnels ou déductions sociales, à la condition que l employeur paie l impôt dans le cadre de la procédure simplifiée prévue aux art. 2 et 3 de la loi du 17 juin 2005 sur le travail au noir 50. Les impôts cantonaux et communaux sur le revenu sont ainsi acquittés. L art. 37, al. 1, let. a, est applicable par analogie. Les impôts doivent être versés périodiquement à la caisse de compensation AVS compétente. Celle-ci remet au contribuable un relevé ou une attestation indiquant le montant de l impôt retenu. Elle verse à l autorité fiscale compétente les impôts encaissés. Le droit à une commission de perception selon l art. 37, al. 3, est transféré à la caisse de compensation AVS compétente Le total des réserves latentes réalisées au cours des deux derniers exercices commerciaux est imposable séparément des autres revenus si le contribuable âgé de 55 ans révolus cesse définitivement d exercer son activité lucrative indépendante ou s il est incapable de poursuivre cette activité pour cause d invalidité. 52 Les rachats au sens de l art. 9, al. 2, let. d, sont déductibles. Si un tel rachat n est pas effectué, l impôt est perçu, de la même manière que pour les prestations en capital issues de la prévoyance selon l al. 3, sur la part des réserves latentes réalisées correspondant au montant dont le contribuable prouve l admissibilité comme rachat au sens de l art. 9, al. 2, let. d. Sur le solde des réserves latentes réalisées, le droit cantonal fixe le taux applicable. La même réduction s applique également au conjoint survivant, aux autres héritiers et aux légataires, pour autant qu ils ne poursuivent pas l exploitation de l entreprise qu ils ont reprise; le décompte fiscal a lieu au plus tard cinq années civiles après la fin de l année civile dans laquelle le contribuable est décédé Nouvelle teneur selon le ch. I 2 de la LF du 25 sept sur les allégements fiscaux en faveur des familles avec enfants, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 50 RS Introduit par le ch. 5 de l annexe à la LF du 17 juin 2005 sur le travail au noir, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 52 Rectifié par la Commission de rédaction de l Ass. féd. (art. 58, al. 1, LParl; RS ). 53 Introduit par le ch. II 3 de la LF du 23 mars 2007 sur la réforme de l imposition des entreprises II, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 13
14 Impôts Chapitre 3 Impôt sur les gains immobiliers Art L impôt sur les gains immobiliers a pour objet les gains réalisés lors de l aliénation de tout ou partie d un immeuble faisant partie de la fortune privée du contribuable ou d un immeuble agricole ou sylvicole, à condition que le produit de l aliénation soit supérieur aux dépenses d investissement (prix d acquisition ou autre valeur s y substituant, impenses). 2 Toute aliénation d immeubles est imposable. Sont assimilés à une aliénation: a. les actes juridiques qui ont les mêmes effets économiques qu une aliénation sur le pouvoir de disposer d un immeuble; b. le transfert de tout ou partie d un immeuble de la fortune privée à la fortune commerciale du contribuable; c. la constitution de servitudes de droit privé sur un immeuble ou les restrictions de droit public à la propriété foncière, lorsque celles-ci limitent l exploitation ou diminuent la valeur vénale de l immeuble de manière durable et essentielle et qu elles donnent lieu à une indemnité; d. le transfert de participations à des sociétés immobilières qui font partie de la fortune privée du contribuable, dans la mesure où le droit cantonal en prévoit l imposition; e. les plus-values résultant de mesures d aménagement au sens de la loi fédérale du 22 juin 1979 sur l aménagement du territoire 54, obtenues indépendamment d une aliénation dans la mesure où le droit cantonal les soumet à l impôt sur les gains immobiliers. 3 L imposition est différée: a. en cas de transfert de propriété par succession (dévolution d hérédité, partage successoral, legs), avancement d hoirie ou donation; b. 55 en cas de transfert de propriété entre époux en rapport avec le régime matrimonial ou en cas de dédommagement de contributions extraordinaires d un époux à l entretien de la famille (art. 165 CC 56 ) ou de prétentions découlant du droit du divorce, pour autant que les deux époux soient d accord; c. en cas de remembrement opéré soit en vue d un remaniement parcellaire, de l établissement d un plan de quartier, de rectification de limites ou d arrondissement d une aire agricole, soit dans le cadre d une procédure d expropriation ou en raison d une expropriation imminente; 54 RS Nouvelle teneur selon le ch. 4 de l annexe à la LF du 26 juin 1998, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF 1996 I 1). 56 RS
15 Harmonisation des impôts directs d. en cas d aliénation totale ou partielle d un immeuble agricole ou sylvicole, à condition que le produit de l aliénation soit utilisé dans un délai raisonnable pour l acquisition d un immeuble de remplacement exploité par le contribuable lui-même ou pour l amélioration d immeubles agricoles ou sylvicoles appartenant au contribuable et exploités par lui-même; e. en cas d aliénation de l habitation (maison ou appartement) ayant durablement et exclusivement servi au propre usage de l aliénateur, dans la mesure où le produit ainsi obtenu est affecté, dans un délai approprié, à l acquisition ou à la construction en Suisse d une habitation servant au même usage. 4 Les cantons peuvent percevoir l impôt sur les gains immobiliers également sur les gains réalisés lors de l aliénation d immeubles faisant partie de la fortune commerciale du contribuable, à condition que ces gains ne soient pas soumis à l impôt sur le revenu ou sur le bénéfice ou que l impôt sur les gains immobiliers soit déduit de l impôt sur le revenu ou sur le bénéfice. Dans l un et l autre cas: a. 57 les faits mentionnés aux art. 8, al. 3 et 4, et 24, al. 3 et 3 quater, sont assimilés à des aliénations dont l imposition est différée pour l impôt sur les gains immobiliers; b. le transfert de tout ou partie d un immeuble de la fortune privée du contribuable dans sa fortune commerciale ne peut être assimilé à une aliénation. 5 Les cantons veillent à ce que les bénéfices réalisés à court terme soient imposés plus lourdement. Chapitre 4 Impôt sur la fortune Art. 13 Objet de l impôt 1 L impôt sur la fortune a pour objet l ensemble de la fortune nette. 2 La fortune grevée d usufruit est imposable auprès de l usufruitier. 3 Les parts de placements collectifs qui possèdent des immeubles en propriété directe sont imposables pour la différence entre la valeur de l ensemble des actifs du placement et celle de ses immeubles en propriété directe Le mobilier de ménage et les objets personnels d usage courant ne sont pas imposés. Art. 14 Règles d évaluation 1 La fortune est estimée à la valeur vénale. Toutefois, la valeur de rendement peut être prise en considération de façon appropriée. 57 Nouvelle teneur selon le ch. 8 de l annexe à la LF du 3 oct sur la fusion, en vigueur depuis le 1 er juil (RO ; FF ). 58 Nouvelle teneur selon le ch. II 7 de l annexe à la LF du 23 juin 2006 sur les placements collectifs, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 15
16 Impôts 2 Les immeubles affectés à l agriculture ou à la sylviculture sont estimés à leur valeur de rendement. Le droit cantonal peut prévoir que la valeur vénale doit être prise en compte lors de l estimation ou que la différence entre la valeur vénale et la valeur de rendement fait l objet d une imposition complémentaire si l immeuble est aliéné ou n est plus affecté à l agriculture ou à la sylviculture. L imposition complémentaire ne peut excéder une durée de 20 ans. 3 Les biens immatériels et la fortune mobilière qui font partie de la fortune commerciale du contribuable sont estimés à la valeur déterminante pour l impôt sur le revenu. 59 Art. 14a 60 Evaluation des participations de collaborateur 1 Les participations de collaborateur au sens de l art. 7d, al. 1, sont évaluées à leur valeur vénale. Les délais de blocage sont pris en compte de manière appropriée. 2 Les participations de collaborateur au sens des art. 7d, al. 3, et 7e sont déclarées sans valeur fiscale au moment de l attribution. Chapitre 5 Imposition dans le temps Art. 15 Période fiscale et période de calcul 1 Les impôts sur le revenu et sur la fortune sont fixés pour une période fiscale de deux ans (deux années civiles) et prélevés chaque année fiscale (une année civile). 2 L impôt sur le revenu est calculé sur la base du revenu moyen des deux années civiles précédant la période fiscale ou du résultat moyen, calculé sur douze mois, des exercices commerciaux clos pendant ces deux ans. 3 Au début de l assujettissement, le revenu est calculé sur la base du revenu acquis depuis lors, calculé sur douze mois L impôt sur la fortune est calculé d après l état et la valeur de la fortune au début de la période fiscale ou de l assujettissement. Les papiers-valeurs cotés qui font l objet de transactions en Suisse sont estimés au cours moyen du mois qui précède le début de la période fiscale ou de l assujettissement. 5 Si le contribuable est assujetti à l impôt durant une partie seulement de la période fiscale, l impôt est perçu proportionnellement à la durée de l assujettissement. Le taux de l impôt sur le revenu est alors fixé sur la base d un revenu calculé sur douze mois. 59 Nouvelle teneur selon le ch. II 3 de la LF du 23 mars 2007 sur la réforme de l imposition des entreprises II, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 60 Introduit par le ch. I 2 de la LF du 17 déc sur l imposition des participations de collaborateurs, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 61 Nouvelle teneur selon le ch. I 2 de la LF du 15 déc sur la coordination et la simplification des procédures de taxation des impôts directs dans les rapports intercantonaux, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 16
17 Harmonisation des impôts directs Art. 16 Période fiscale annuelle facultative Les cantons sont libres, en dérogation à l art. 15, de fixer et de prélever les impôts sur le revenu et sur la fortune pour une période fiscale d une année correspondant à l année civile. Sont valables dans ce cas les dispositions du titre septième (art. 62 à 70). Art. 17 Taxation intermédiaire Le revenu et la fortune font l objet d une taxation intermédiaire en cas: a. de divorce ou de séparation durable de droit ou de fait des époux; b. de modification durable et essentielle des bases de l activité lucrative ensuite du début ou de la cessation de l activité lucrative ou d un changement de profession; c. de dévolution pour cause de mort; d. de modification des bases de répartition intercantonale ou internationale. Art. 18 Taxation spéciale 1 A la fin de l assujettissement ou lors d une taxation intermédiaire, les bénéfices en capital définis à l art. 8, al. 1, les versements de capitaux remplaçant des prestations périodiques, les gains de loterie et d autres institutions analogues, les indemnités obtenues pour la cessation d une activité ou la renonciation à celle-ci ou pour la renonciation à l exercice d un droit qui n ont pas été imposés comme revenu ou qui ne l ont pas encore été pendant une période fiscale entière sont soumis ensemble, pendant la période fiscale au cours de laquelle ils ont été acquis, à un impôt annuel entier perçu au taux applicable à ces seuls revenus. Les revenus imposés conformément au présent alinéa ne sont pas pris en considération lors de la taxation ordinaire. Les taxations ordinaires déjà effectuées doivent être révisées. 2 L impôt annuel prévu à l al. 1 et l impôt sur les prestations mentionnées à l art. 11, al. 3, sont fixés pour la période fiscale au cours de laquelle les revenus ont été acquis. Lorsque plusieurs gains en capital sont réalisés la même année fiscale, l impôt est calculé au taux applicable à l ensemble de ces gains. Art. 19 Gains immobiliers L impôt sur les gains immobiliers est fixé pour la période fiscale au cours de laquelle le gain a été réalisé. 17
18 Impôts Titre 3 Chapitre 1 Imposition des personnes morales Assujettissement à l impôt Art. 20 Assujettissement à raison du rattachement personnel 1 Les sociétés de capitaux, les sociétés coopératives, les associations, les fondations et les autres personnes morales sont assujetties à l impôt lorsqu elles ont leur siège ou leur administration effective dans le canton. Les placements collectifs qui possèdent des immeubles en propriété directe au sens de l art. 58 LPCC 62 sont assimilés aux autres personnes morales. Les sociétés d investissement à capital fixe au sens de l art. 110 LPCC sont imposées comme des sociétés de capitaux Les personnes morales, les sociétés commerciales et les communautés de personnes étrangères sont assimilées aux personnes morales suisses dont elles se rapprochent le plus par leur forme juridique ou leurs structures effectives. Art. 21 Assujettissement à raison du rattachement économique 1 Les personnes morales dont le siège ou l administration effective se trouve hors du canton sont assujetties à l impôt, lorsque: a. elles sont associées à une entreprise établie dans le canton; b. elles exploitent un établissement stable dans le canton; c. elles sont propriétaires d un immeuble sis dans le canton ou qu elles ont sur un tel immeuble des droits de jouissance réels ou des droits personnels assimilables économiquement à des droits de jouissance réels. 2 Les personnes morales qui ont leur siège ou leur administration effective à l étranger sont en outre assujetties à l impôt, lorsque: a. elles sont titulaires ou usufruitières de créances garanties par un gage immobilier ou un nantissement sur des immeubles sis dans le canton; b. elles font le commerce d immeubles sis dans le canton ou servent d intermédiaires dans de telles opérations. Art Modification de l assujettissement 1 En cas de transfert du siège ou de l administration effective d un canton à un autre au cours d une période fiscale, la personne morale est assujettie à l impôt dans ces cantons pour la période fiscale entière. L autorité de taxation au sens de l art. 39, al. 2, est celle du canton du siège ou de l administration effective à la fin de la période fiscale. 62 RS Nouvelle teneur selon le ch. II 7 de l annexe à la LF du 23 juin 2006 sur les placements collectifs, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 64 Nouvelle teneur selon le ch. I 2 de la LF du 15 déc sur la coordination et la simplification des procédures de taxation des impôts directs dans les rapports intercantonaux, en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 18
19 Harmonisation des impôts directs L assujettissement à raison du rattachement économique, fondé sur l art. 21, al. 1, dans un autre canton que celui du siège ou de l administration effective, s étend à la période fiscale entière, même s il est créé, modifié ou supprimé au cours de celle-ci. 3 Le bénéfice et le capital sont répartis entre les cantons concernés conformément aux règles du droit fédéral relatives à l interdiction de la double imposition intercantonale, applicables par analogie. Art. 23 Exonérations 1 Seuls sont exonérés de l impôt: a. la Confédération et ses établissements, dans les limites fixées par la législation fédérale; b. le canton et ses établissements dans les limites fixées par le droit cantonal; c. les communes, les paroisses, ainsi que les autres collectivités territoriales du canton, et leurs établissements, dans les limites fixées par le droit cantonal; d. les institutions de prévoyance professionnelle d entreprises qui ont leur domicile, leur siège ou un établissement stable en Suisse et d entreprises qui les touchent de près, à condition que les ressources de ces institutions soient affectées durablement et exclusivement à la prévoyance en faveur du personnel; e. les caisses indigènes d assurances sociales et de compensation, notamment les caisses d assurance chômage, d assurance maladie, d assurance vieillesse et d assurance invalidité et survivants, à l exception des sociétés d assurances concessionnaires; f. les personnes morales qui poursuivent des buts de service public ou d utilité publique, sur le bénéfice et le capital exclusivement et irrévocablement affectés à ces buts. 65 Des buts économiques ne peuvent être considérés en principe comme étant d intérêt public. L acquisition et l administration de participations en capital importantes à des entreprises ont un caractère d utilité publique lorsque l intérêt au maintien de l entreprise occupe une position subalterne par rapport au but d utilité publique et que des activités dirigeantes ne sont pas exercées; g. les personnes morales qui visent des buts cultuels dans le canton ou sur le plan suisse, sur le bénéfice et le capital exclusivement et irrévocablement affectés à ces buts; 65 Nouvelle teneur selon le ch. 4 de l annexe à la LF du 8 oct (Droit des fondations), en vigueur depuis le 1 er janv (RO ; FF ). 19
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Adopté le 04.07.2000, entrée en vigueur le 01.01.2001 - Etat au 01.01.2015 (en vigueur) LOI 642.11 sur les impôts directs cantonaux (LI) du 4 juillet 2000 LE GRAND CONSEIL DU CANTON DE VAUD vu le projet
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References: art. 127
 Art. 1
 art. 2
 Art. 2
 Art. 3
 Art. 4
 Art. 4
 art. 2
 Art. 5
 Art. 6
 Art. 7
 art. 4
 art. 12
 Art. 7
 art. 7
 art. 53
 Art. 7
 Art. 7
 Art. 7
 Art. 7
 Art. 7
 Art. 8
 art. 12
 art. 24
 art. 53
 Art. 9
 art. 7
 art. 76
 Art. 10
 art. 8
 art. 2
 art. 37
 art. 37
 art. 9
 art. 9
 art. 8
 Art. 13
 Art. 14
 Art. 14
 art. 7
 art. 7
 Art. 15
 Art. 16
 art. 15
 Art. 17
 Art. 18
 art. 8
 art. 11
 Art. 19
 Art. 20
 art. 58
 art. 110
 Art. 21
 art. 39
 art. 21
 Art. 23