Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-19950130-151691
Timestamp: 2016-12-05 02:35:57+00:00

Document:
France, Conseil d'État, 6 ss, 30 janvier 1995, 151691
Page d'accueil > Résultats de la recherche France, Conseil d'État, 6 ss, 30 janvier 1995, 151691
Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 151691Numéro NOR : CETATEXT000007864677 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1995-01-30;151691 Analyses : PROFESSIONS - CHARGES ET OFFICES - CONDITIONS D'EXERCICE DES PROFESSIONS - EXPERTS-COMPTABLES ET COMPTABLES AGREES.Texte : Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 6 septembre 1993 et 5 janvier 1994 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour M. Michel X..., demeurant ... ; M. X... demande au Conseil d'Etat d'annuler pour excès de pouvoir la décision en date du 1er juillet 1993 par laquelle la commission nationale instituée pour l'application de l'article 24 de la loi n° 90-1259 du 31 décembre 1990 lui a refusé l'autorisation de demander son inscription au tableau de l'Ordre des experts-comptables et des comptables agréés, en application de l'article 50-X de la loi du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques ;
- les observations de la SCP Waquet, Farge, Hazan, avocat de M. Michel X..., - les conclusions de M. du Marais, Commissaire du gouvernement ;Considérant qu'aux termes de l'article 50-X de la loi susvisée du 31 décembre 1971 dans sa rédaction issue de la loi n° 90-1259 du 31 décembre 1990 : "Les anciens conseils juridiques justifiant d'une pratique professionnelle d'au moins dix ans qui avaient été autorisés à faire usage d'une mention de spécialisation en matière fiscale et qui souhaiteraient renoncer à entrer dans la nouvelle profession d'avocat sont, sur leur demande ( ...), inscrits au tableau de l'ordre des experts-comptables et des comptables agréés aux fins d'exercer les prérogatives reconnues aux comptables agréés par l'article 8 de l'ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945 portant institution de l'ordre des experts-comptables et des comptables agréés" ; qu'il résulte de ces dispositions que la commission nationale instituée en application de l'article 24 de la loi susvisée du 31 décembre 1990 ne pouvait, sans commettre d'erreur de droit, écarter la candidature de M. X... au motif que celui-ci n'avait été inscrit sur la liste des conseils juridiques que pour une durée inférieure à dix années, et qu'il lui appartenait de rechercher si le requérant justifiait de dix années de pratique professionnelle soit antérieurement soit postérieurement à l'entrée en vigueur de la loi susvisée du 31 décembre 1971 réglementant l'usage du titre de conseil juridique ; que, par suite, M. X... est fondé à soutenir que la décision qu'il attaque est entachée d'excès de pouvoir et à en demander, pour ce motif, l'annulation ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Michel X..., au commissaire du Gouvernement près le Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables et des comptables agréés et au ministre du budget.Références : Loi 71-1130 1971-12-31 art. 50Loi 90-1259 1990-12-31 art. 24Publications :Proposition de citation: CE, 30 janvier 1995, n° 151691Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : M. SebanRapporteur public : M. du MaraisOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 6 ssDate de la décision : 30/01/1995Fonds documentaire : Legifrance Haut de page

References: l'article 24
 l'article 50
 l'article 50
 l'article 8
 l'article 24
 art. 50
 art. 24