Source: http://pascalide.fr/jean-paul-ii-le-pere-riche-en-misericorde-introduction-a-la-lecture-de-lencyclique-25/
Timestamp: 2020-02-24 23:02:57+00:00

Document:
Jean-Paul II, Le Père riche en miséricorde. Introduction à la lecture de l’encyclique 2/5 – Pascal Ide
Home > Articles > Jean-Paul II, Le Père riche en miséricorde. Introduction à la lecture de l’encyclique 2/5
Les deux courts numéros de ce chapitre introduisent à toute l’encyclique en indiquant déjà les thèmes principaux. Car les encycliques de Jean-Paul II sont comme des symphonies qui donneraient tous leurs thèmes en commençant pour ensuite les développer en détail à tour de rôle mais sans jamais oublier leur connexion, un thème n’affleurant sans les autres. C’est là ce qui rend la lecture si mal aisée et le plan que nous proposons discutable sinon aléatoire. Et les difficultés commencent dès l’introduction, car nous proposons un découpage en trois parties, ce qui n’est pas de prime abord évident, puisque le texte comporte deux parties.
1) L’objet de l’encyclique (n. 1)
a) Principe (§ 1)
Jean-Paul II réussit le tour de force de nous donner dès la première phrase du § 1 le thème central de l’encyclique et sa raison (autrement dit, la problématique et le moyen terme).
Ce thème est que le Père, Dieu le Père est riche en miséricorde. Et la raison, ce qui nous permet de le dire est la révélation de son Fils incarné, le Christ.
Détaillons. En effet, voir le Christ est voir le Père, selon la parole de Jésus à Philippe : et cette parole est centrale puisqu’elle fut prononcée au moment central du Jeudi Saint, à la fin du repas pascal. C’est toute la fonction de révélation du Christ : il est « plénitude de la Révélation », comme a osé le dire Vatican II (Dei Verbum, n. 2). Or, le Christ est riche en miséricorde. Voilà pourquoi nous pouvons affirmer que le Père l’est aussi. Mais Jean-Paul II n’a même pas énoncé la seconde proposition (à savoir que le Christ est révélateur de miséricorde) : ce sera justement tout l’objet de l’encyclique que de le manifester par toute la vie et l’enseignement de Jésus.
En fait ce raisonnement en sera plus jamais explicité avec une telle clarté : il faudra constamment se le rappeler pour bien saisir tous les développements ultérieurs.
b) Application (§ 2 à 4)
Quelle est l’intention de l’encyclique ?
1’) Ce qu’il veut faire dans cette encyclique (§ 2)
Pour éclairer son intention, le pape va la mettre en perspective avec sa première encyclique et va articuler les deux encyclique de manière décisive. Ce que l’on peut manifester dans un raisonnement (un syllogisme que l’on trouve explicitement dans le texte du pape) :
– Dans sa première encyclique sur le Christ, Rédempteur de l’homme, Jean-Paul II a montré que le Christ révélait pleinement le mystère, la vérité de l’homme.
– Or, le Christ est venu révéler le visage du Père des miséricordes, selon le mot de S. Paul. A quoi Jean-Paul II ajoute celui de Vatican II dans le document qu’il va presque exculsivement citer, Gaudium et spes, sur l’Église dans le monde de ce temps : le Christ est « le révélation même du mystère du Père et de son amour ».
Notez donc en passant combien se confirme ce que nous disions dans l’introduction, à savoir que Jean-Paul II puise ses intuitions de fond principalement dans ces deux sources que sont l’Écriture et le concile.
– En conclusion, pour la pleine manifestation de la dignité de l’homme ne peut se faire que par la révélation du mystère de la miséricorde du Père. Tel sera l’objet de cette seconde encyclique.
Cela nous invite donc à préciser le § 1 : ce qui est révélé n’est pas tant le Père en soi, dans « la perfection de son inscrutable essence », comme il sera dit plus loin (n. 13, § 1), que le Père « pour nous », dans sa relation unique avec l’homme. Or, c’est tout ce que nous révèle le terme de miséricorde : ce qu’est le Père dans son rapport à l’homme.
2’) Ce que doit faire l’Église, son intention (§ 3 et 4)
a’) Exposé (§ 3)
L’Église actuelle (et une application privilégiée en est cette encyclique) doit se tourner vers le Père riche en miséricorde.
En effet, l’Église a sollicitude de l’homme d’aujourd’hui : l’homme est la route de l’Église, selon le mot affectionné de la première encyclique et qui en constitue le second grand thème (le premier, nous venons de le voir, est le Christ révélateur de l’homme). Or, cet homme souffre ; et nous dirons plus loin que le propre de la miséricorde est de se pencher sur le mal dont l’homme souffre.
b’) Conséquence (§ 4)
« Plus la mission de l’Église est centrée sur l’homme, plus elle doit être centrée sur Dieu le Père ». Jean-Paul II va jusqu’à dire que c’est « peut-être le principe le plus important du dernier Concile ». Or, le pape s’est fixé comme objectif prioritaire de « mettre en œuvre l’enseignement de ce grand Concile ».
2) Méthode : comment montrer cette miséricorde ? (n. 2, § 1 et 2)
C’est le Christ seul qui révèle la miséricorde du Père. Jean-Paul II va le montrer par comparaison avec les deux autres révélations de Dieu qui existent. En effet, on pourrait se demander si la révélation du Christ est nécessaire pour savoir que Dieu est miséricordieux.
a) La révélation naturelle (§ 1)
Cette révélation naturelle nous parle de Dieu dans sa création selon le passage célèbre des Romains. Mais cette connaissance de Dieu est à la fois indirecte (par les créatures) et imparfaite, car il n’est pas connu en lui-même. Or, la révélation du mystère du Père dans et par le Christ est à la fois directe et beaucoup plus parfaite : Dieu est connu en ses perfections invisibles puisque le Christ les rend visibles. Attention, Dieu n’est pas saisi dans son essence même (il faudra attendre la vision béatifique), comme on le verra plus loin (n. 13, § 1), mais dans son amour des hommes ; reste que cet amour est connu en lui-même et directement par ce que le Christ nous en dit et nous en montre. C’est donc que la révélation naturelle est insuffisante pour nous dire la miséricorde du Père.
b) La révélation de l’Ancien Testament (§ 2)
L’Ancien Testament parle de la miséricorde, en montre des exemples. Le Christ, lui, la rend visible ; il en donne des exemples et plus, il « l’incarne et la personnifie » : la miséricorde n’est pas qu’un acte, elle devient une Personne, le Christ. Mais ce que l’Ancien Testament ébauche et dit en image, la Nouvelle Alliance le dit de manière définitive. Il n’a donc pas une relation d’opposition amis d’inachevé à achevé.
3) Importance de cette encyclique (n. 2, § 3 à 8)
Pour cela, Jean-Paul II va partir de l’état du monde et montrer son besoin de recevoir la miséricorde du Père.
a) Diagnostic : état actuel du monde (§ 3 et 4)
Le diagnostic tient en deux constatations :
En effet, notre monde actuel a éliminé la miséricorde de la vie et du cœur de l’homme (§ 3). Nous le montrerons en détail au chapitre 6. Jean-Paul II n’en donne qu’un signe ici : la mentalité contemporaine est caractérisée par un primat de la science et de la technique qui lui donnent de maîtriser la terre. Or, cette relation unilatérale de domination est contraire à l’attitude fondamentale de la miséricorde (dont nous verrons qu’elle est toujours bilatérale et n’implique jamais une supériorité de l’un sur l’autre). Cette image du monde contemporain est confirmée par le grand document conciliaire cité plus haut Gaudium et spes.
Or, la situation actuelle montre que l’homme est soumis à des menaces, donc à des maux (§ 4). Jean-Paul II le manifestera aussi au chapitre 6. Il se contente de dire que ce phénomène peut s’analyser à deux niveaux : humain et révélé, dans la lumière reçue de Dieu. Ce qui interdit donc au chrétien de se contenter des approches seulement scientifiques ou techniques. Il bénéficie d’un autre éclairage. Ce point est capital quand on connaît toutes les tentations actuelles de sécularisme (c’est à dire de séparation absolue entre les domaines religieux et profane, comme si Dieu ne s’intéressait pas au monde, lui qui « a tellement aimé le monde », comme dit Jean 3, v. 16).
b) Remède : nécessité de la miséricorde (§ 5 à 8)
1’) Le monde a besoin du Père (§ 5)
Comme la miséricorde est l’amour qui se penche sur nos misères, nos souffrances, on comprend donc que le monde actuel a besoin de miséricorde, et de la recevoir, puisqu’il l’a bannie de son sein. Mais nous avons vu plus haut que le Père est riche en miséricorde. Voilà pourquoi notre époque a un tel besoin du Père, à la mesure même de sa souffrance.
Jean-Paul II y voit un signe dans l’attitude spontanée de croyants s’adressant « spontanément à la miséricorde de Dieu ». Or, cela ne peut être que le fruit de l’Esprit-Saint car c’est lui qui révèle le visage du Père à nos cœurs.
C’est là une des très rares allusions de l’encyclique à l’Esprit-Saint. A celui qui s’en étonnerait, on pourrait dire qu’il y est partout implicitement présent, selon le mot profond de S. Augustin : comme l’Esprit-Saint est le nœud (le lien d’amour) du Père et du Fils, dès que le Père et le Fils sont présents, le Saint Esprit est là aussi. Par ailleurs Jean-Paul II se réservait sans doute d’en parler en détail dans une encyclique sur l’Esprit à laquelle il était bien possible qu’il pense puisqu’elle achevait ainsi la série des encyclique traitant de l’œuvre rédemptrice de la Trinité.
2’) Application : la nécessité de l’encyclique (§ 6 à 8)
a’) Énoncé (§ 6)
Or, nous avons dit dans le n. 1 que cette encyclique a la miséricorde du Père pour objet. On en saisit maintenant mieux l’urgence, l’importance. Mais les raisons de cette urgence conditionnent aussi la méthode, le « genre littéraire » de cette encyclique : Jean-Paul II veut emprunter le style simple et profond de la révélation pour en parler.
b’) Exposé (§ 7)
En effet, la révélation (notamment l’Écriture) et l’expérience de foi nous apprennent qu’en matière de miséricorde, il vaut mieux recourir que discourir. C’est en effet ce que nous enseigne l’Écriture. Bref ce n’est pas le terme ni l’idée qui ont un effet bénéfique, mais la réalité. Or, le monde actuel a un grand besoin de miséricorde comme nous l’avons vu.
c’) Conclusion (§ 8)
Donc, cette encyclique sera non pas un exposé doctrinal mais plutôt un « vibrant appel de l’Église à la miséricorde ». C’est ce que développeront en détail les chapitres 6 et 8.
4) Remarque terminale sur le plan
La structure de l’introduction livre implicitement le plan à suivre. De même que l’introduction a d’abord traité de la révélation de la miséricorde du Père par le Christ (n. 1 et 2, § 1 et 2), puis de la nécessité de sa mise en œuvre par l’Église (n. 2, § 3 à 8), de même l’encyclique en ses deux parties : manifestation de la miséricorde de Dieu : chapitres 2 à 5 ; profession par l’Église : chapitres 6 à 8.
Ce chapitre court comporte un unique numéro (n. 3). Par ailleurs sa lecture est agréable et presque linéaire. Il ne sera donc pas utile de s’attarder.
La thèse est la thèse générale de l’Encyclique. Le Christ révèle la miséricorde du Père. Mais la preuve est ici tirée de la vie publique de Jésus, à la fois à son début et pendant son déroulement.
1) Preuve générale
Elle est tirée de l’origine de la vie publique du Christ ; or, ce début correspond dans l’évangile selon S. Luc à l’épisode de la synagogue de Nazareth. Jésus y lit un passage tiré du prophète Isaïe qui est comme programmatique de toute sa mission messianique.
a) Exposé (§ 1)
A la suite de la lecture du prophète, Jean-Paul II commente :
Cette déclaration de Jésus est décisive à l’égard de son rôle messianique. Or, que nous dit ce passage du prophète ? Jésus, le Christ, est venu en premier pour soulager la misère des pauvres, libérer, guérir, etc… Mais, toutes ces œuvres sont les fruits autant que les signes de l’amour (ou mieux de la miséricorde, comme nous le dirons plus loin avec précision). Par ailleurs le Christ est envoyé par Dieu, c’est-à-dire le Père ; et on a vu aussi dans le chapitre 1, que l’une des missions du Christ est d’être révélateur du Père, de la rendre présent, visible. Donc, on peut dire que la mission du Christ est de révéler visiblement que le Père est amour.
On le voit, Jean-Paul II ne fait encore que suggérer, annoncer ses thèmes ; il ne démontre pas encore dans le détail.
b) Confirmation (§ 2)
Cela est confirmé par l’épisode avec Jean-Baptiste s’enquérant du Christ. En effet, le prophète demande si Jésus est le Messie. Or, la réponse de Jésus, très significative, lui livre les œuvres d’amour qu’il réalise, en guise d’affirmation. C’est donc que la mission de Jésus est de révéler l’amour.
2) Preuve détaillée
Le Saint-Père va alors faire appel à toute la vie publique pour montrer combien toute la vie de Jésus manifeste la miséricorde du Père.
Or à la suite du Concile Vatican II (Constitution sur la Révélation divine Dei Verbum, n. 2), il est classique de distinguer les faits et les paroles de Jésus, chacun révélant à sa manière la personne et la mission de Jésus. De même d’ailleurs que dans la vie courante on ne « juge » pas les êtres seulement sur ce qu’ils disent mais aussi sur ce qu’ils font : les deux traduisent ou trahissent la personne.
a) La vie de Jésus (§ 3 et 4)
1’) Preuve (§ 3)
Par sa vie et ses actions, Jésus a manifesté un amour particulier qui se caractérise par deux notes de grande importance : d’une part, il s’adresse à l’homme en son entier, en toute son humanité ; d’autre part, il est au contact des souffrances de l’homme tant physiques que morales (injustice, pauvreté, etc…).
Or, note la dernière phrase du § 3, cette forme d’amour a pour nom, dans le langage biblique : miséricorde. Nous le verrons mieux plus loin et dans la note technique.
2’) Conclusion (§ 4)
Donc, plus encore par sa présence que par un enseignement, le Christ révèle la miséricorde, et en l’occurrence la miséricorde du Père, puisqu’il révèle le Père. C’est ce que confirme les deux passages capitaux des deux grands apôtres théologiens du Nouveau Testament que sont S. Jean et S. Paul.
b) La prédication de Jésus (§ 5 à 7)
Celle-ci nous parle de la miséricorde du Père pour deux raisons bien différentes, directe et indirecte.
1’) Raison directe (§ 5)
En effet, « Jésus fait de la miséricorde est un des principaux thèmes de sa prédication ». Et Jean-Paul II de le montrer par induction, en citant de nombreux exemples suggestifs. A noter sa prédilection pour S. Luc dont il est en effet classique de dire qu’il est l’évangéliste de la miséricorde. Pour s’en convaincre il suffit par exemple de comparer son récit de la Passion à celui, beaucoup plus tragique, de S. Marc.
Notez l’intéressante remarque que Jean-Paul II jette négligemment en passant : les paraboles « expriment mieux l’essence des choses ». Cela peut sembler paradoxal, puisque la vocation d’une parabole est d’être similitude pédagogique ; le discours conceptuel n’est-il pas plus rigoureux, ne colle-t-il pas davantage à la réalité ?
Distinguons : pour traiter de la nature, de l’univers, le discours usant d’idées a toutes les chances d’être plus rigoureux (le Timée de Platon est une bonne illustration d’un exposé comme parabolique, et plus, mythique de la nature ; or, chacun s’accorde pour dire qu’il est fantaisiste). Mais qu’en est-il lorsqu’il s’agit de parler de Dieu et de ses œuvres, en particulier de sa miséricorde ou de son Incarnation ? Une remarque de S. Thomas est intéressante à cet égard :
« Denys nous explique encore, pourquoi il est préférable que, dans les Écritures, les choses divines nous soient livrées sous la figure des corps les plus vils, plutôt que sous celle des plus nobles. Il en donne trois raisons. Tout d’abord on écarte ainsi de l’esprit humain un risque d’erreur, en rendant évident qu’on ne parle pas en propriété de termes des choses divines, ce qui pourrait être l’objet d’un doute, si ces choses étaient présentées sous la figure des corps les plus nobles, surtout pour les hommes qui n’imaginent rien de plus noble que le monde corporel. En deuxième lieu, cette manière d’agir est plus en rapport avec la connaissance que nous avons de Dieu en cette vie; car nous savons plutôt de Dieu ce qu’il n’est pas que ce qu’il est; les similitudes les plus lointaines sont donc à cet égard les plus proches de la vérité: elles nous donnent à comprendre que Dieu est au-dessus de tout ce que nous pouvons dire ou penser de lui. Enfin, par là, les choses divines se trouvent voilées plus efficacement au regard des indignes [1] ».
2’) Remarque faisant transition avec le chapitre 3 (§ 6, début)
Jean-Paul II remarque qu’il n’a pas encore défini le concept de miséricorde, notamment en relation avec celui d’amour et que cela pourrait poser difficulté car c’est la clef de compréhension. En fait c’est ce qui va motiver le chapitre suivant et l’analyse de la miséricorde dans l’Ancien Testament, ainsi qu’une étude plus philologique des termes hébraïques désignant la miséricorde.
3’) Raison indirecte (§ 6, à partir de « Toutefois… »)
– Exposé : En effet, le Christ exige des hommes qu’ils vivent de la miséricorde (§ 6, fin). En effet, l’amour est l’essence même de l’Évangile et de la morale évangélique. Jean-Paul II aime parler d’ethos (qui en grec signifie mœurs, ce qui converge avec l’étymologie de morale) car c’est là l’un des mots du vocabulaire du philosophe phénoménologue M. Scheler qu’il a beaucoup étudié puisqu’il a fait sa thèse de philosophie sur lui. Or, vivre de la miséricorde permet à Dieu de se révéler dans sa miséricorde envers l’homme. En effet, c’est tout le sens de la béatitude : « Les miséricordieux… obtiendrons miséricorde ». De sorte que vivre de la parole du Christ est permettre à Dieu de manifester sa miséricorde.
4’) Conséquence et conclusion (§ 7)
Ces deux raisons constituent et manifestent comme deux dimensions de la miséricorde :
– l’une, divine (correspondant à la première raison) qui est de rendre présente le Père en sa riche miséricorde.
– l’autre, humaine (répondant à la seconde raison) qui est un appel à vivre la miséricorde et qui constitue l’essence de la morale évangélique, comme il a été déjà dit avant.
Admirable intuition qui rehausse considérablement l’éthique et cesse de la réduire à n’être que l’accomplissement d’un commandement (faisant du péché « une infraction à un code de la route divin », comme disait J. Maritain, avec humour). La morale dans cette perspective très haute est d’abord le lieu de la manifestation de al miséricorde de Dieu, creuse dans le cœur de l’homme la place pour que le Père répande son amour.
[1] Somme de théologie, Ia, q. 1, a. 9 ; nous ne donnerons que l’ad 3um. Nous empruntons ici la traduction de l’édition du Cerf, 1984.

References: § 1
 § 1
 § 1
 § 1
 § 1
 § 3
 § 1
 § 3
 § 3