Source: https://books.google.co.nz/books?id=rYetkx9xulsC&pg=PA360&vq=pignoris&dq=related:UOM39015066464473&lr=&output=html_text&source=gbs_toc_r&hl=en
Timestamp: 2020-04-07 14:31:12+00:00

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termes à employer et de les lire ensuite tout haut. Enfin cette rédaction écrite de la stipulation paraît avoir pris, en dernier lieu, presque entièrement la place de la solennité orale.
La preuve même de la présence personnelle des contractants fut beaucoup facilitée par Justinien, dans le cas où il existait un acte écrit. Çar, si, dans cet acte, les contractants sont expressément mentionnés comme présents, leur présence effective sera tenue pour vraie jusqu'à ce que la partie qui la conteste ait prouvé, de la manière la plus précise, un alibi se rapportant au jour marqué dans l'acte comme celui où s'est passée la stipulation.
Dans le nouveau droit romain, plus de liberté s'introduisit dons la forme de la stipulation : elle put être faite dans une langue quelconque et en des termes quelconques, pourvu, d'ailleurs, qu'ils exprimassent convenablement la pensée des contractants.
Sous les conditions que nous venons de décrire, la stipulation était donc une forme très-générale, susceptible d'être appliquée non-seulement à revêtir et à élever ainsi au rang de contrats, des obligations qui, par elles-mêmes, ne donnaient pas lieu à une action, mais encore à transformer après coup, pour quelque but spécial, des obligations qui produisaient déjà une action. Certaines obligations avaient même cela de particulier qu'elles ne pouvaient être contractées que dans la forme de la stipulation.
Quant à son contenu, la stipulation ne pouvait originairement avoir pour objet qu'un certum; cependant, par la suite et d'assez bonne heure, on admit aussi un incertum.
Une autre restriction originaire, portant sur le contenu de la stipulation, ne permettait pas qu'elle se référât à la mort, soit du stipulant, soit du promettant. Elle n'a été supprimée que par Justinien; auparavant on l'éludait par des détours et des expédients artificiels, notamment par l'adjonction d'un
adstipulator.
A la différence du contenu se réfère encore la. division des stipulationes en cotwentionales, prœforisç, judiciales et communes.
Enfin, quant à ce qui concerne son effet, la stipulation ne fondait, dans tous les cas, qu'un contrat unilatéral, qui n'obligeait qu'un contractant, le promettant, et jamais un contrat synallagmatique, ultro citroque obligatio. Aussi le stipulant seul, naturellement, avait une action pour obtenir l'exécution, action appelée condictio certi ex sùpulatu, ou, quand l'objet était un incertum, actio ex stipulatu. Elle était slrictijuris à cause de ce caractère de stricte unilatéralité. Cependant il arriva peu à peu que, par le moyen de diverses expressions, de diverses clauses employées par les contractants, la stipulation se rapprocha, pour certains effets, d'un bon& Jidei contractas.
'Sunt et aliae obligatîones, quae nulla praecedente interrogatione contrahi possunt, id est, ut si mulier, sive sponso uxor futura, sive jam marito dotem dicat. Quod tam de mobilibus rebus, quam de lundis fieri potest. Et non solum in hac obligatione ipsa mulier obligabitur, sed et pater ejus, et debitor mulieris , si pecuniam , quam ille debebat, sponso creditrices ipse, debitor in dotem dixerit. Hae tantum tres personae, nulla interrogatione praecedente, possunt dictione dotis legitime obligari. Aliae vero personae, si pro muliere dotem marito promiserint, çommuni jure obligari debent, id est, ut et interrogatae respondeant, et stipulates (?) proiuittant.
Item et alio casu, uno loquente, et sine interrogatione alip promittente , contrabitur obligatio , id est, si libertus patrono
aut donum, aut munus , aut operas se daturum esse juraverit
In qua re supra dicti liberti non tam verborum solennitate, quam jurisjurandi religione tenentur. Sed nulta altera persona hoc ordine Qbligari potest. Gaius, Epit. Inst., lib. u, tit. 9, § 3 et 4.
Dotem dicere potest mulier, quae nuptura est, et debitor mulieris, si jussu ejus dicat, institus, parens mulieris, virilis sexus, per viril em sexum cognatione junctus , velut pater aut avus paternus. Uuunus, Fragm., tit. vi, § 2.
Dicta stipulatio astipula. Veteres enim, quandosibialiquid promittebant, stipulais tenentes frangebant, quam iterum jungentes, sponsiones suas agnoscebant. Isidoe., Origin., Ub. iv, cap. 24.
Stipem esse nummum signatura , testimonio est et id , quod datur stipendium militi, et quum spondetur pecunia, quod *tipulari dicitur. Festus, Voc. stipem,
Verbis obligatio contrabitur, ex interrogatione et responsione, quum quid dari fierive stipulamur-. Ex qua dua e proiiciscuntur actiones, tam condictfo, si certa sit stipulatio, quam ex stipulatu, si incerta. Quae hoc nomine inde utitur, quia stipulum apud veteres Crmum appellabatur, forte a stipite descendons.
In bac re olim talia verba tradita fuerunt : Spondes? Spondeç. — Promittis? Promitto. — Fidepromittis? Fidepromitto. Fi* dejubes? Fidejubeo. — Dabis? Dabo._— Facies? Faciam. Utrum autem latina, an graeca, vel qua alia lingua stipulatio concipiatur, nihil interest, scilicet si uterque stipulantium intellectunj hujus linguae habeat; nec necesse est, eadem lingua utrumqus uti, sed sufficit, congruenter ad interrogatum rcspondere; quin etiam duo Graeci latina lingua obligatiopem contrahere possunt. Sed haec solemnia verba olim quidem in usu fuerunt) poste» autem Leonina constitutio lata est, quae , solemnitate verborum sublata, sensum et consonantem intellectum ab utraque parte solum desiderat, licet quibuscunque verbis expressus sit. Pr. «t §1,1., m, 15, De verborum obligatione.
Item verborum obligatio inter absentes concepta inutilis est. Sed quum hoc materiam litis contentiosis hominibus praestabat,, forte post tempus taies allegationes opponentibus et non praesentes esse vel se, vel adversarios suos contendentibus : ideo nostra constitutio propter celeritatem dirimendarum litium introducta est, quam ad Caesarienses advocatos scripsimus , per quam disposuimus, taies scripturas , quae praesto esse partes indicant, omnimodo esse ci edendas, nisi ipse, qui talibus utitur improbis allegationibus, manifestissiuiis pi obationibus , vel per scripturam, vel per testes idoneos approbaverit, in ipso toto die, qut> conficiebatur instrumentum, sese vel adversarium suum in aliis locis fuisse.
Post mortem suam dari sibi nemo stipulari poterat, non magis, quam post mortem ejus, a quo stipulabatur— Sed , quiuu (ut jam dictum est), ex consensu contrahentium stipulationes valent, placuit nobis, etiam in hune juris articulum necessariam inducere emendationem, ut, sive post mortem, sive pridie, quam morietur stipulator, sive promissor, stipulatio concepta est, valeat stipulatio. § 12 et 13, I., m, 19rZ)e inutilibus stipulationibus.
Possumus tamen ad id, quod stipulamur, alium adhibere, qui
idem stipuletur, quem vulgo adstipulatorem vocamus Adsti
pulatorem vero tune adhibemus, quum ita stipulamur, ut aliquid post mortem nostram detur; quod stipulando nihil agimus. Adhibetur autem adstipulator, ut is post mortem nostram agat; qui, si quid fuerit consecutus , de restituendo eo mandati judicio heredi tenetur. Gai., Comm., m., § 10 et 17.
Stipulationum aliae judiciales sunt, aliae praetoriae, aliae conventionales, aliae communes, tam praetoriae, quam judiciales. Judiciales sunt, quae a mero judicis officio proficiscuntur, veluti de dolo cautio, vel de persequendo servo, qui in fuga est, restituendove pretio. Prœtoriœ, quae a mero prêtons officio proficiscuntur, veluti damni infecti, vel legatorum. Omventionales sunt, quae ex conventione utriusque partis concipiuntur, hoc est, neque jussu judicis, neque jussu praetoris , sed ex conventione contrahentium; quarum totidem genera sunt, quot, paene dixerim , rerum contrahendarum. Communes sunt stipulationes veluti, rem salvam fore pupillo; nam et praetor jubet, rem salvam fore pupillo caveri, et interdum judex, si aliter expediri haec res non potest, vel de rato stipulatio. Pr., § 1-4, I., m, 18, D* divisione stiputationum.
Cautionnement et intercessiones en général.
Gai., Comm., lib. m, § 115, seq.'
tnst., lib. m, tit. 20, De fidejussoribus.
Dig.t lib. Xlvi, tit. 1, De fidejussoribus et mandatoribus.
Cod., lib. vin, tit. 41, De fidejussoribus et mandatoribus.
Dig., lib. xvi, tit. 1, Ad scnat usconsultum VeUeianum.
Cod., lib. iv, tit. 29, AdSC. Vellet.
Parmi les conventions qui, pour produire une action, doivent nécessairement être revêtues de la forme de la stipulation, quelques-unes des plus importantes se présenteront plus tard, dans la doctrine de l'extinction des obligations, notamment la novatio et Yacceptilatio 1. Au . contraire, la fidejussio, cautionnement , mérite d'être traité,e ici spécialement. , -.
Vintercessio en général, dont la fidejussio n'est qu'une espèce particulière, est la convention par laquelle on se charge volontairement de l'obligation d';i ni mi, soit civilis, soit natumlis obligatio. Elle peut, suivant son but, avoir lieu de deux manières tantôt le précédent débiteur, au moyen d'une novation , se libère entièrement de son obligation , et celui qui intercedit devient ainsi le seul obligé (expro- . missio), tantôt' le précédent débiteur reste obligé en même temps que l'intercedais. K;
Une espèce importante de ce dernier genre d'intercession s'offre à nous dans la fidejussio, par laquelle une personne, pour la plus grande sûreté du créancier, s'oblige, dans la forme de la stipulation, à répondre pour le débiteur en qualité de caution.
Cette fidejussio est restée, dans le dernier état du droit romain, l'unique manière de donner caution par stipulation, tandis qu'auparavant il y avait pour cela trois formes, la sponsio, la fidepromissio et la fidejussio.
Dans la rigueur originaire, l'engagement de la caution étaii de la même étendue que celui du débiteur principal; mais, d'après les adoucissements apportés par le nouveau droit, la caution n'est tenue que sub
1 Ceci "manque d'exactitude. Vacceptilatio, qui se fait, il est vrai, dans la forme de la stipulation, n'a pas pour effet de produire, mais de détruire une obligation et une action' x ( Note du traducteur*)

References: § 3
 § 2
 §1
 § 12
 § 10
 § 1
 § 115