Source: https://akepatrice.wordpress.com/2008/04/
Timestamp: 2017-04-30 14:47:46+00:00

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avril | 2008 | l'athenien
SEMINAIRE SUR JACQUES MARITAIN3
PHILOSOPHIE CHRETIENNE DE L’HISTOIRE
Les considérations sur le déterminisme et la liberté en histoire permettent en outre certaines prévisions chronologiques relatives à la réalisation de l’idéal historique d’une chrétienté nouvelle. L’effort de ceux qui travaillent à une nouvelle chrétienté ou bien permettra à la liquidation d’un monde trop chargé d’antinomies pour durer, de s’accomplir comme une crise de croissance sans faire passer les hommes par des expériences trop cruelles; ou bien fera, si la catastrophe doit venir, que la nuit sera du moins traversée de quelques rayons de la future aurore.
3. DES INFLUENCES SURNATURELLES A l’OEUVRE DANS L’HISTOIRE DE LA CULTURE
Au-dessus des forces naturelles et culturelles, il y a des forces surnaturelles et transculturelles de la grâce qui les guident, les illuminent et les soutiennent. Dans le christianisme, elles atteignent leur maximum d’intensité et par conséquent leur plus haute possibilité de rayonnement sur l’histoire culturelle.
1. Le christianisme ou l’Eglise
Le christianisme ou l’Eglise, Royaume qui n’est pas de ce monde, tend par surcroît à illuminer les formations culturelles et politiques et à Susciter ainsi des chrétientés. "Ce mot chrétienté, tel que Jacques Maritain l’entend ici, désigne un certain régime commun temporel dont les structures portent, à des degrés et selon des modes fort variables du reste, l’empreinte de la conception chrétienne de la vie. Il n’y a qu’une vérité religieuse intégrale; il n’y a qu’une Eglise catholique; il peut y avoir des civilisations chrétiennes, des chrétientés diverses."(1)
Le plus formidable bouleversement culturel qui se soit jamais produit, il n’est pas dû à un événement culturel, mais à un événement transculturel, à savoir le lever du christianisme au-dessus de l’horizon de l’histoire…Le problème de la place de l’homme dans l’univers, le problème des rapports de la grâce divine et de la liberté humaine, le problème enfin de l’attitude pratique de la créature devant sa destinée, comment le chrisianisme, en faisant passer de la pénombre dans la lumière ces trois problèmes qui caractérisent les civilisations, et en obligeant les hommes à se prononcer à leur propos, n’aurait-il pas influencé le cours de l’histoire humaine plus puissamment que n’importe quelle découverte géographique ou technique?
Les principes du christianisme, appliqués sous un ciel historique donné, ont suscité la chrétienté médiévale; comme ensemble, elle est périmée et Olivier Lacombe refuse de "solidariser le christianisme avec une formation culturelle aujourd’hui finie"(2) De la même façon, il refuse "d’autre part toute formation culturelle hostile au christianisme."(3) Car il sait que "les mêmes principes du christianisme, dont la richesse est infinie, sont capables, sous un ciel historique nouveau, par une application transposée et analogique, de susciter une chrétienté nouvelle, elle aussi transposée et analogique"(4)
Dans Humanisme Intégral, Jacques Maritain renchérit sur la chrétienté, en ces termes: "Aujourd’hui, dans l’ordre de la philosophie de la culture ou de la civilisation, nous avons affaire, d’une part à des conceptions d’inertie univociste qui s’attachent à ce qu’il y a précisément de mort dans l’idéal temporel de la chrétienté médiévale, d’autre part à toute une idéologie de décomposition révolutionnaire qui s’élève contre l’idée même de chrétienté. Nous pensons qu’ici encore la vérité doit être cherchée comme un sommet entre deux erreurs opposées. C’est vers l’instauration d’une véritable et authentique chrétienté, fidèle aux principes immuables de tout ordre temporel vitalement chrétien, et pure de toute erreur provenant de l’idéologie antichrétienne et de ce que nous appelions à l’instant de dissolution dépensive, que nous devons nous orienter; mais vers une chrétienté, réalisant selon un type spécifiuement différent de celui du moyen âge les exigences immuables d’une vie temporelle chrétienne, qui sont des exigences analogiques et non pas uniqvoques. Pris dans son essence, l’idéal médiéval d’une société sacrale chrétienne n’est pas mauvais, puisqu’il a été bon. Mais existentiellement il correspond à quelque chose de fini. S’il nous est permis d’employer d’une façon paradoxale le langage de la métaphysique dans le registre de la philosophie de l’histoire, disons que cet idéal ou cette image prospective a été vraiment une essence, c’est-à-dire un complexe intelligible capable d’existence et appelant l’existence, mais qu’à présent et par rapport à l’existence concrète et datée de l’âge historique où nous entrons, ce n’est plus qu’un être de raison conçu ad instar entis, et capable d’exister." (5)
Cela est clair. Trop clair même pour n’être pas incommode et ne pas se changer aux yeux de certains – partout la même sorte de gens – en idoisi veri. Voilà pourquoi il ajoute encore:
"Loin de nier ou de négliger aucun des principes éternels invoqués par l’Eglise, je me suis appliqué dans mes livres à la fois à justifier les modes de réalisation qu’une époque sacrale comme le moyen-âge a donnés à ces principes (là-dessus certains m’ont accusé de vouloir retourner au temps de Grégoire VII), et à montrer que notre époque demande d’autres modes de réalisation des mêmes principes; je ne dis pas (absit) l’abandon de ces mêmes principes, abandon qui est à la racine des erreurs du libéralisme! Je dis tout le contraire, car appliquer un principe est le contraire de l’abandonner! Là est toute la confusion que la calomnie met à l’oeuvre contre moi."(6)
2. Impulsion sécrète du christianisme dans la culture
Ce n’est pas seulement son idéal historique concret qu’une culture reçoit du christianisme, c’est encore une impulsion secrète qui la jette hardiment en avant dans l’aventure de l’histoire. Oh, sans doute le chrétien ne sera jamais à la hauteur du christianisme. Selon, Jacques Maritain,
"Le chrétien aura toujours tendance à se reposer trop tôt, -comme s’il pouvait, le malheureux, se reposer ailleurs que là où son Dieu est cloué. La faiblesse humaine cherche à dormir; quand ce n’est pas le doute du vieux stoïque humaniste, ce sont les vérités éternelles qu’elle prend pour oreiller. S’il n’est pas tenu en éveil par une communion douloureuse avec tous les souffrants et les maudits de la vie terrestre, le chrétien risque de dormir sur l’amour même qu’il a reçu.
Mais enfin le christianisme est tout le contraire d’un tel sommeil. Le christianisme authentique a en horreur le pessimisme d’inertie; il est pessimiste et profondément pessimiste en ce sens qu’il sait que la créature est tirée du néant; mais son optimisme est incomparablement plus profond que son pessimisme parce qu’il sait que la créature vient de Dieu et que tout ce qui vient de Dieu tend à Dieu. Un humanisme réellement chrétien n’immobilise pas l’homme, pour le bien comme pour le mal, à aucun moment de son évolution; il sait que non seulement dans son être social, mais dans son être intérieur et spirituel, l’homme n’est encore qu’une ébauche nocturne de lui-même, et qu’avant d’atteindre à sa figure définitive – après le temps – il devra passer par bien des mues et des renouvellements. Car il y a une nature humaine immuable comme telle, mais c’est précisément une nature en mouvement, la nature d’un être de chair fait à l’image de Dieu, c’est-à-dire étonnamment progressif dans le bien et dans le mal. Et il y a des vérités éternelles immuables comme telles, mais qui précisément contraignent lhistoire à faire surgir sans cesse des climats nouveaux, pour qu’elles puissent réaliser sous des formes diverses leurs virtualités dans le temps et dans les choses du temps.
S’il est vrai que le mal et le malheur seront toujours aux prises avec l’homme, c’est sous des formes nouvelles et en révélant de nouvelles profondeurs; car la mort elle-même change de visage avec le temps. Et le bien et la joie révéleront aussi jusqu’à la fin ds profondeurs nouvelles. S’il est vrai que la loi du conflit créateur s’imposera toujours à l’homme, c’est pour passer à des formes supérieures de paix active et d’intégration transfiguratrice. S’il est vrai que le coeur de l’homme souffrira toujours de l’angoisse de la béatitude, ce n’est pas parce que l’homme serait condamné à stagner toujours ici-bas dans une vie étroite et misérable, c’est parce que la vie la plus large et la plus abondante sera toujours quelque chose de petit, comparée aux dimensions de son coeur."(7) 3. L’action exercée par le christianisme à partir du haut Pour avoir une idée complète du rôle du christianisme à l’égard du progrès social et du mouvement contrasté de l’histoire, il faut considérer à la fois l’action exercée par lui à partir du haut, c’est-à-dire à partir des initiatives de l’Eglise enseignante; et l’action exercée par lui, à partir du bas, c’est-à-dire, à partir des initiatives chrétiennes au sein de la conscience profane; les croyants agissent alors non en tant que croyants et au nom de l’Eglise, mais en tant que membres de la cité terrestre, en tant que citoyens qui ont à lutter pour un idéal temporel et à s’engager, à leurs risques et périls individuels, dans le combat pour la justice sociale et le progrès de la civilisation. A propos de ces progrès sociaux, Maritain pense qu"
"(ils) s’accomplissent ainsi (et) supposent à la fois certaines possibilités techniques et une plus ou moins longue maturation morale. Il en a été ainsi pour l’abolition de l’esclavage antique. Cette abolition était conditionnée d’une part par certains progrès techniques…D’autre part, ce n’est pa en vertu d’une loi que l’Eglise aurait promulguée en matière sociale temporelle, c’est en vertu d’un lent développement vital que le christianisme a peu à peu évacué de la conscience morale, la nécessité de l’esclavage, et l’a finalement évacuée de l’existence."(8)
En matière sociale, l’Eglise a produit des Encycliques mais celles-ci ne sont pas toujours bien acceptées. Pourtant malgré ces résistances, ce enseignement "apparaît de fait comme la plus puissante dont soit capable au monde un enseignement désarmé, – désarmé et d’autant plus prestigieux"(9)
L’historien est ainsi appelé à distinguer les trois zones de réalisation de cet enseignement.
La première : les tentatives opérées par certains chefs d’Etat catholiques pour faire des maximes des encycliques le programme immédiat d’une reconstruction politique ou nationale à effectuer par voie d’autorité. C’est celle qui comporte le plus grand risque de déception: Exemple l’Autriche devant l’Ansschluss.
La deuxième: l’influence exercée sur la législation des divers Etats, soit par des hommes qui s’inspirent directement des encycliques, soit par un effet indirect de celles-ci: Exemple M. Léon Blum utilisant les projets de lois des députés catholiques.
La troisième: l’action que les enseignements de l’Eglise exercent sur la masse des catholiques du monde entier. Zone de réalisation la plus vaste, la plus indéterminée, la plus féconde.
Les actions du haut et du bas doivent se rejoindre, et agir en constant accord. Malheureument très souent il y a distance et dyschronie ou parfois opposition entre elles Et Olivier Colombe de dire son dépit:
"C’est là une inévitable rançon de la condition d’un monde dont la tension et le conflit sont une des lois, et où par surcroît règne la division religieuse, et où le mal a sa part. D’une façon générale, la fidélité rigoureuse à la plus pure vérité et l’efficience passionnée dans les combats du monde et les plus grandes conquêtes temporelles se rencontrent rarement dans les mêmes hommes et dans les mêmes régions de l’effort humain."(10)
1) Humanisme Intégral, p. 144
2) LACOMBE(Olivier).- "Philosophie chrétienne de l’histoire" dans Jacques Maritain. Son Oeuvre Philosophique. Revue Thomiste, LVI è Année, Tome XLVIII, n° I-II (Paris, Desclée de Brouwer 1948), p. 43
3) LACOMBE(Olivier).- "Philosophie chrétienne de l’histoire" dans Jacques Maritain. Son Oeuvre Philosophique. Revue Thomiste, LVI è Année, Tome XLVIII, n° I-II (Paris, Desclée de Brouwer 1948), p. 43
4) LACOMBE(Olivier).- "Philosophie chrétienne de l’histoire" dans Jacques Maritain. Son Oeuvre Philosophique. Revue Thomiste, LVI è Année, Tome XLVIII, n° I-II (Paris, Desclée de Brouwer 1948), p. 43
5) Humanisme Intégral, , p. 223.
6) El Diaro Illustrado, Santiago, 6 Mai 1944, dans Raison et raisons, p. 260
7) Humanisme Intégral, pp. 65-66
8) L’Eglise et le progrès social dans Raisons et raisons, pp. 300-312.
9) LACOMBE(Olivier).- "Philosophie chrétienne de l’histoire" dans Jacques Maritain. Son Oeuvre Philosophique. Revue Thomiste, LVI è Année, Tome XLVIII, n° I-II (Paris, Desclée de Brouwer 1948), p. 45.
10) LACOMBE(Olivier).- "Philosophie chrétienne de l’histoire" dans Jacques Maritain. Son Oeuvre Philosophique. Revue Thomiste, LVI è Année, Tome XLVIII, n° I-II (Paris, Desclée de Brouwer 1948), p. 46.
Citer LES CINQ PREUVES THOMISTES DE L’EXISTENCE DE DIEU1
Discussion sur STATUTS DE L’UNIVERSITE CATHOLIQUE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST(UCAO)/UNITE UNIVERSITAIRE D’ABIDJAN(UUA)
Citer STATUTS DE L’UNIVERSITE CATHOLIQUE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST(UCAO)/UNITE UNIVERSITAIRE D’ABIDJAN(UUA)
L’Unité Universitaire d’Abidjan-Cocody (UUA, ex ICAO) dont l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest(UCAO) est "extension et un approfondissement de l’expérience issue de sa création"(Préambule des Statuts de l’UCAO), conforméments aux Articles 42 et 43 de l’UCAO se donne les statuts suivants: 1. NAISSANCE DE L’I.S.C.R.
L’Institut Catholique de l’Afrique de l’Ouest(ICAO) était, au départ dénommé Institut Supérieur de Culture Religieuse (I.S.C.R.). Il avait été créé pour répondre à un besoin de formation ressenti à la suite de plusieurs sessions organisées en divers pays de l’Afrique de l’Ouest. L’heure des indépendances avait sonné: un tournant décisif de l’histoire du Continent Africain était en train de s’opérer. L’Eglise africaine se devait d’être présente à ce rendez-vous. Conçu en 1965, le projet fut adopté en 1967. L’Assemblée plénière de la Conférence Episcopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest(CERAO) en traça le canevas avec le concours de l’Abbé J. Orchampt, alors Directeur Adjoint de l’Institut Supérieur de Pastorale et de Catéchèse(ISPC) de Paris. Dès septembre 1968, l’ISCR ayant à sa tête le même Abbé Orchampt, accueillait ses premiers étudiants, au nombre de 24 (9 prêtres, 11 religieuses, 1 grand-séminariste, 1 frère, 2 enseignants laïcs). L’Institut, avec la présence des missionnaires, prenait dès les premiers instants de son existence son caractère d’internationalité qu’il maintiendra dans sa suite. Inauguré officiellement le 7 Mars 1969, en présence de son Excellence Mgr Benelli, Substitut à la Secrétairie d’Etat et envoyé spécial de Sa Sainteté le Pape Paul VI, de plusieurs Cardinaux, Archevêques, Evêques et Prêtres de divers pays, ainsi que des personnalités gouvernementales du pays, l’ISCR avait alors pour objectif la formation spécifiquement catéchétique des étudiants. En 1971, l’Abbé de Souza du Diocèse de Cotonou (Bénin) succède comme Directeur à l’Abbé J. Orchampt, nommé Evêque Auxiliaire de Montpellier en France. 2. LE POIDS DES EVENEMENTS SUR L’EVOLUTION DE L’I.S.C.R
Mais, à l’image même de l’évolution accélérée du Continent, l’Institut sembla rapidement ne plus répondre entièrement aux besoins des Eglises confrontées au phénomène du réveil des cultures africianes. Ce sursaut de l’homme noir, remarqué surtout parmi l’élite, constituera une des motivations les plus profondes qui, à partir de 1970, amèneront la CERAO à la décision de transformer l’I.S.C.R de manière à en faire un organe ployvalent capable d’assurer aux étudiants une formation diversifiée de qualité. Cinq années d’études, laborieuses mais soutenues, furent nécessaires pour permettre au nouveau projet d’entrer dans sa phase de réalisation. 3. NAISSANCE DE L’I.C.A.O.
Ainsi, à partir d’Octobre 1975, l’I.S.C.R. devint-il un complexe de trois U.E.R. (Unité d’Etude et de Recherche): une Faculté de Théologie, un Institut de Pastorale et de Catéchèse et une Ecole Normale de Catéchistes. Ce Complexe fut inauguré les 14 et 15 Février 1976, en présence de Mgr Benelli, Substitut à la Secrétairie d’Etat, de Mgr Lourdusamy, Secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des peuples, de plusieurs Cardinaux, Archevêques, Evêques et Prêtres, de Représentations des organismes d’aide, ainsi que des personnalitésgouvernementales du pays. 4. LA CREATION DE L’U.C.A.O.
La création de l’U.C.A.O. est une initiative des Evêques de la CERAO répondant aux attentes des populations. Elle correspond aux nouvelles dimensions de la mission éducative de l’Eglise en Afrique au niveau universitaire. Elle constitue: Une base d’évangélisation des intelligences en Afrique,
Par sa nature de réseau d’unités universitaires installées dans différents pays, selon des options spécifiques, l’UCAO a pour vocation de couvrir le champ le plus large possible des sciences et de la technologie avec le plus grand souci d’efficience et de fidélité au dialogue entre la raison et la foi. L’UCAO délivre tous ses diplômes, sous son propre sceau, aussi bien pour les unités universitaires constituantes que pour les structures de niveau universitaire qui lui sont affiliées. La perspective de création d’une Université Catholique, à l’échelle des territoires de la CERAO, a été exprimée au cours de la réunion du Conseil Permanent de la CERAO de février 1995. Une étude du projet a été décidée par le Conseil et confiée notamment à une Commission Consultative, en étroite collaboration avec es experts de la Conférence Episcopale Italienne (C.E.I) Le principe de création de l’UCAO a alors été adopté par la CERAO au cours de l’Assemblée Plénière de la Confrénce tenue à Dakar, du 4 au 9 février 1997. En son Assemblée Plénière de Conakry, tenue entre le 1er et 6 février 2000, la Conférence Episcopale crée l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) comme Unité de Droit Pontifical sans limitation de durée, à l’échelle des pays de la CERAO. Compte tenu des exigences de l’esprit collégial de la conduite pastorale de l’UCAO, la CERAO invite les Présidents et Membres des Conférences Episcopales, ainsi que tous ceux qui se réclament de l’Université Catholique, à orienter leurs initiatives dans le sens de la mise en commun des ressources de tous genres. A suivre…………. Publié dans Organisations | 1 Comment »
LA PROTECTION DES DROITS DE LA FEMME NON COMBATTANTE EN PERIODE DE CONFLITS ARMES
Il s’agit d’un Mémoire de Maîtrise en Droit Public(Option carrière administrative) soutenu par Mlle OSNOU-YOBOUET Youw Cynthia-Michèle L.), sous la direction du Dr DASSE Francine. Le Jury était présidé par le Rév. Père AKE Patrice et avait pour examinateur Dr SORO. Par cette étude, l’impétrante part du constat que dans les conflits armés africains, les femmes sont plus exposées que les hommes, aux tortures, aux viols, du fait de leur fragilité naturelle. or cette partie de la population a des droits qui relèvent du droit humanitaire qu’il lui faut connaître (cela suppose une bonne information, et une bonne sensibilisation). Ces droits exercent ainsi une protection de la couche sensible de la poulation, mais dans la pratique, la femme est toujours lésée. Tel est le bilan que ce travail observe en définitive. La Côte d’Ivoire est partie aux Conventions de Génève de 1949 ainsi quà leurs protocoles additionnels de 1977, à la Convention de 1993 sur les armes chimiques et au traité d’Ottawa de 1977, ratifié en Juin 2000. Ce pays n’a pas encore ratifié le protocole à la charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux Droits de la Femme. de Juillet 2003.
Le droit International Humanitaire vise la protection des droits de l’homme, spécifiquement, les droits de conflit armé. En cas de circonstances exceptionnelles telles que les dangers publics exceptionnels menaçant l’existence de la nation (Pactes internationaux de l’ONU de 1966 art. 4) ou encore (Convention européenne des droits de l’homme de 1950 art. 15), ce droit est applicable. Les règles de son application sont aussi simples, détaillées et spécifiques: il n’y a pas de distinction entre les différents types de protections. En ce qui concerne la femme, la protection est essentiellement l’ oeuvre des convention de Genève (Convention IV relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre du 12 Août 1949) et de ses deux protocoles additionnels du 8 Juin 1977. Au niveau général, cette protection repose sur des principes comme la non-discrimination(1), le droit à la vie(2), le traitement humain(3), le droit de n’être tenu ni en esclavage, ni en servitude(4) et le droit à la légalité des délits et des peines et des garanties judiciaires(5)
En plus de la protection générale, la femme bénéficie d’une protection spécifique. Ainsi, "la femme est spécialement protégée contre toute atteinte à son honneur, et notamment contre le viol, la contrainte à la prostitution, et tout attentat à la pudeur"(6). En temps de guerre, le régime de faveur accordé aux femmes enceintes et aux mères d’enfants de moins de 7 ans doit être respecté. Elles "doivent bénéficier de tout traitement préférentiel qui est accordé aux catégories correspondantes"(7). En plus "les femmes internées ne doivent être fouillées que par des femmes"(8).
Cette charte a été adoptée à la XVIIIè Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement en Juin 1981 à Nairobi au Kenya. Elle contient les principes de base de la protection(9). Elle énonce en outre que "toute personne a droit à la vie et à l’intégrité physique et morale de sa personne"(10). L’interdiction de la torture, des peines et des traitelments cruels, inhumains ou dégradants figure dans cette charte.(11)
Au niveau de la protection spécifique accordée aux femmes en Afrique nous avons le Protocole de la Charte des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux Droits de la Femme en Afrique de Juillet 2003. Ici aussi, "toute femme a droit au respect de la dignité inhérente à l’être humain, à la reconnaissance et à la protection de ses droits humains et légaux"(12). En outre, "les femmes ont droit à une existence paisible et le droit de participer à la promotion et au maintien de la paix"(13).
Le Préambule de la Constitutution Ivoirienne du 1er Août 2000 dit son adhésion à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. Le corps de la Constitution fait mention des droits inaliénables et intagibles comme le droit à la vie(14), au libre et égal accès à la justice(15). D’autres textes de lois et de décrets sont utiles pour notre thème. La première loi est le N° 98757 su 23 Décembre 1998 portant répression de certaines formes de violence à l’égard des femmes. Elle vise aussi à protéger les femmes contre les mutilations génitales. La Loi N° 2004-403 du 3 Mai 2004 portant création de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire.
Le Décret N° 91-887 du 27 Décembre 1991 portant adhésion de la Côte d’Ivoire à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.
Le Décret N° 91-888 du 27 Décembre 1991 portant publication de la Charte Africaine des Droits de l’Homme
Le Décret N° 2003-199 du 3 Juillet 2003 portant sur l’organisation du Ministère des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire.
Mlle OSNOU constate avec beaucoup de regret que malgré les textes, la protection aurait dû être plus efficace, mais elle est en pratique insuffisante car ces textes ne sont pas appliqués pendant les conflits. Elle révèle "qu’un contingent marocain de casques Bleus de l’ONCI a été suspendu le Vendredi 20 Juillet 2007 pour présomption d’abus sexuel et d’exploitation sexuel à l’encontre des femmes y compris de mineurs à Bouaké"(16) Cette décision est conforme à la politique de tolérance zéro des Nations Unies en matière d’exploitation et d’abus sexuels. Toutefois, comme le souligne le rapport de la Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme (LIDHO), "ces actes, récurrents, dans le Système des Nations Unies sont associables à la liberté et à l’aisance illimitées dont jouissent les composantes civiles et militaires des Nations Unies en zones de conflit" (17).
Lieux de délits
Au cours d’un déplacement
Vols/Pillages
Devant le caractère limité de la répression tant au niveau des mécanismes au niveau international, qu ‘au niveau national, notre impétrante propose des solutions suivantes:
La prévention de la dégradation du conflit La valorisation de l’apport des organisations non gouvernementales
KAUDJHIS (Offoumou Françoise).- Droits de la Femme en Côte d’Ivoire (Abidjan, S.D. ) 291p.
LYNDSAY (Charlotte).- Les femmes face à la guerre: étude du CICR sur l’impact des conflits armés sur les femmes (Genève CICR 2002), 304p.
SCIOTTI( Lam Claudia).- Droit de l’application des traités internationaux relatifs aux droits de l’Homme (Bruxelles, Institut René Cassin 2004), 704 p.
ASSI (Rose de Lima).- "L’adoption du protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes: un pas important dans la lutte contre la discrimination à l’égard des femmes en Afrique dans La lettre de l’IDDH de (janvier 2005), pp. 6-7.
BOUET-DEVRIERE(Sabine).- "La protection des droits de la femme: vers une efficacité accrue du droit positif international dans Revue trimestrielle des droits de l’homme n° 43 (juillet 2000,) pp. 453-477
CHABAUD(Corinne).- " Droits de l’homme: les femmes et les enfants d’abord, dans Croissance n° 362 (Août 1993), pp. 16-17
KAMARA(Moctar).- "La protection des droits fondamentaux dans le cadre de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples et au protocole additionnel de juin 1998 dans Revue Trimestrielle des droits de l’homme n° 63( juillet 2005), pp. 709-727
LAMBERT(Pierre).- "La protection des droits intangibles dans les situations de conflits armés dans Revue trimestrielle des droits de l’homme n° 42 (avril 2000)
NGUEMA(Isaac).- "La naissance de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, dans Développement et corporation n°1 (Janvier 1999)
REHN (Elisabeth) et SIRLEAF(Hélène Johnson).- "Les femmes, la guerre et la paix: une évaluation iindépendante" pp. 14-34
SOLY(Bald).- " Côte d’Ivoire: situation institutionnelle" CEAN Université Montesquieu Bordeaux IV
2) Premier droit de l’homme, ce droit est consacré par les art. 3 des conventions de Génève, aux art. 75 et 12 des protocoles 1 et 2. Les protocoles interdisent d’utiliser contre les civils la famine en tant que méthode de guerre.
3) Les belligérants doivent traiter les personnes avec humanité. Art. 3 commun aux 4 conventions et protocole 2. La convention contre la torture du 10 décembre 1984 condamne: "tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonné d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle (…) ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit (…)." Le recours à la torture constitue un crime de guerre selon le statut de Rome, de la Cour Pénale Internationale, du 17 juillet 1998.
4) Art. 4 de la Déclaration Universelle des droits de l’homme; art. 8 du Pacte de l’ONU.
9) Art. 3. Toutes les personnes ont droit à une égale protection. Le principe de non discrimination est énoncé à l’Art. 2.
Discussion sur LES TROIS PORTES DE LA SAGESSE
Citer LES TROIS PORTES DE LA SAGESSE
pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement."
C’est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde." Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita. "Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence". Et le Vieil Homme disparut.
L’HOMME DANS LE ZARATHOUSTRA DE NIETZSCHE1
Dans ce Mémoire de Maîtrise en Philosophie( travail effectué sous la direction du Dr AKE Patrice Jean, Maître-assistant en Philosophie), Mr. SANOGO Assane pense que la question de l’homme est un thème majeur dans Ainsi Parlait Zarathoustra, puisque l’auteur emploie 413 fois le mot homme dans cet ouvrage de 308 pages dans la traduction de Marthe Robert et une dizaine de fois il écrit le bout de phrase "l’homme est quelque chose qui doit être surmonté". Pour notre impétrant, l’humanisme nietzschéen peut être considéré comme un anthropocentrisme réfléchi, qui, partant de la connaissance de l’homme, a pour objet la mise en valeur de l’homme, exclusion faite de tout ce qui l’aliène de lui-même, soit en l’assujetissant à des puissances supra-humaines, soit en le défigurant, en le dévaluant par quelque utilisation infra-humaine.
Selon Mr SANOGO, pour Nietzsche, l’homme doit être fondamentalement et véritablement libre, ce qui doit être la condition nécessaire à son épanouissement. C’est donc l’injonction faite à l’homme de redescendre du ciel sur la terre, comme au centre, d’où procède toute vérité morale, et de rechercher ses certitudes pratiques dans la connaissance de soi. La réflexion sur lui-même lui découvre sa véritable nature et l’invite à l’accomplir. mais pour que lui doit possible le plein accomplissement de son humanité, il faut que d’abord, il parvienne à se libérer de toute oppression politique, spirituelle ou religieuse. Ce que Nietzsche refuse et interdit, c’est la violence faite aux corps ou aux esprits, le fait que l’homme s’assujetisse à des institutions, en abdiquant l’indépendance de sa raison et l’autonomie de sa volonté.
Pour notre impétrant, la mission propre de l’humanisme nitezschéen, ainsi conçu est de recenser et de rassembler les valeurs morales, par lesquelles peut être tenue, maintenue et promue, une civilisation vraiment humaine. Par ailleurs, la philosophie nietzschéenne n’est pas monologique, mais se veut plutôt dialogique et pluraliste d’où le terme de "perspectivisme" qu’il exalte vivement.
LA CRITIQUE NIETZSCHENNE DE L’HOMME
Pour Mr SANOGO, Nietzsche s’est inspiré de Darwin et de sa théorie de l’évolutionnisme pour expliquer sa critique de l’homme. C’est ce qui explique ce détour par Darwin dans son travail. La partie des trois métamorphes de l’esprit n’est pas bien articulé avec le reste du texte.
La protection du transporteur de marchandises par route dans l’espace OHADA
Ce mémoire de Maîtrise en droit des affaires de Monsieur BALIMA Romuald (rombal1@yahoo.fr) a porté sur le thème "La protection du transporteur de marchandises par route dans l’espace OHADA(1)". Ce mémoire a été dirigé par Maître COULIBALY Climanlo Jérôme, Maître de Conférences, le Président de Jury était le Prof. Roch David GNAHOUI, Maître de Conférences et l’examinatuer Le Dr Serge Roland BONI, Maître-assistant. Cette protection a été envisagée sur deux grands axes: le premier est celui de l’insolvabilité du débiteur du prix du transport et le second est celui de la responsabilité du transporteur. Pour éviter que le transporteur ne soit confronté à une situation dans laquelle le débiteur du prix du transport devienne insolvable, le législateur africain prévient l’insolvabilité en proposant l’utilisation des garanties: celles connues du droit commun et celle liées à la spécificité même du contrat de transport de marchandises. Pour ce qui est de la responsabilité du transporteur, le législateur tente de le moduler en édictant des mesures dont les unes ont pour effet de limiter et les autres d’effacer la responsabilité du transporteur.
1)OHADA est un acronyme qui signifie "Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires". Elle a été créée par un Traité signé à Port Louis, le 17 octobre 1993. C’est une organisation d’intégration régionale qui regroupe ajourd’hui 17 Etats francophones de l’Afrique de l’Ouest et du Centre et qui a pour but de créer un cadre juridique propice au développement des affaires en élaborant et en adoptant des règles communes simples, modernes et adaptées à la situation des économies des Etats membres et de promouvoir l’arbitrage comme mode de règlement des différends contracuels, d’améliorer le climat d’investissement, de soutenir l’intégration économique africaine, de favoriser l’institution d’une communauté économique africaine, en vue d’accomplir de nouveaux progrès sur la voie de l’unité africaine. La notion d’espace OHADA représente, sur le plan spatial, l’ensemble des territoires des Etats membres, mais aussi, sur le plan matériel, l’ensemble des règles émises par l’organisation OHADA. De ce fait, la protection du transporteur de marchandises routier est ici étudiée au egard seuleent du droit OHADA.
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References: art. 4
 art. 15
 art. 3
 art. 75
 Art. 3
 Art. 4
 art. 8
 Art. 3