Source: https://www.ibm.com/ibm/history/ibm100/fr/fr/icons/corporateservicecorps/
Timestamp: 2019-05-25 13:12:52+00:00

Document:
IBM100 - Corporate Service Corps
L’experte IBM
Gina L. Tesla,
Gina est en charge du programme IBM Corporate Service Corps. Titulaire d’une maîtrise de l’université Cornell et ex-bénévole du Peace Corps à Panama (2000-2002), elle possède une expérience dans la publicité, le conseil en stratégie et en gestion du changement, le marketing et le développement économique des communautés.
Le programme IBM Corporate Service Corps (CSC) lancé en 2008, a pour objectif de développer les compétences d’une nouvelle génération de dirigeants internationaux. Ainsi, leurs expériences pourront profiter aux communautés et organisations dans les marchés émergents. À ce jour, dans plus de 20 pays, 1000 IBMers, dont 28 français ont participé à des projets CSC dans des domaines aussi variés que le développement économique local, l’entreprenariat, les transports, l’éducation, l’administration, la santé et la reprise d’activité.
LE CORPORATE SERVICE CORPS À HÔ-CHI-MINH-VILLE, AU VIETNAM
Six responsables IBM se sont rendus à Hô-Chi-Minh-Ville début 2009 pour aider des urbanistes, des entrepreneurs et des ONG à mettre au point un projet de ville plus intelligente.
Les IBMers se sont répartis dans des groupes de travail centrés sur quatre grandes problématiques : la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau, les transports et le développement d’un écosystème high-tech.
À l’issue du projet, l’équipe IBM a présenté à la Ville des recommandations pour collecter, intégrer et analyser les informations relatives aux différents systèmes urbains – et pour appréhender le tout dans son ensemble.
Il pleuvait depuis trois semaines, ce 20 mai 2010, quand Piotr Uszok, le maire de la ville industrielle de Katowice, en Pologne, entama une réunion de cinq heures avec des IBMers. Le maire était debout depuis 3 heures du matin, et des quartiers entiers de sa ville étaient inondées, mais la situation, assurait-il, était sous contrôle. Pas question de manquer cette réunion. L’équipe IBM – issue des quatre coins du globe, devait présenter des recommandations pour accroître la compétitivité de Katowice dans l’économie mondiale. Le lendemain, le maire expliqua qu’auparavant, il de connaissait d’IBM que son leadership dans le secteur de l’informatique. « Aujourd’hui, ajouta-t-il, nous avons découvert l’autre face d’IBM, l’IBM qui s’efforce de résoudre les problèmes du monde contemporain. »
Les IBMers qui se sont rendus à Katowice participaient au programme IBM Corporate Service Corps (CSC), à travers lequel la compagnie dépêche pendant plusieurs semaines des équipes restreintes d’IBMers qualifiés pour aider des communautés du monde entier à résoudre des problèmes économiques et sociaux. Ces missions, qui associent responsabilité sociale de l’entreprise, formation des dirigeants et développement commercial, réalisent une synthèse des objectifs économiques et sociétaux de la communauté.
IBM a lancé ce programme en 2008 dans le cadre de Global Citizen –un ensemble d’initiatives et de programmes innovants qui aident les IBMers à devenir de bons professionnels et citoyens du monde du 21e siècle. À cet égard, l’objectif initial du CSC était de développer les compétences et l’expérience d’une nouvelle génération des dirigeants internationaux. Début 2011, 1000 IBMers avaient pris part à une centaine de missions dans une vingtaine de pays, dont le Vietnam, l’Inde, le Kenya, le Nigeria, l’Égypte, le Brésil et la Roumanie, couvrant des domaines aussi divers que le développement économique local, l’entreprenariat, les transports, l’éducation, l’administration, la santé et la reprise d’activité.
Cette liste montre bien que le Corporate Service Corps constitue un plan de formation efficace, et qu’il marque également un progrès majeur dans les pratiques de la responsabilité sociale des entreprises. La RSE a connu une longue évolution au cours des 100 dernières années. Il y a un siècle, les entreprises ne répondaient « présent » que devant leurs actionnaires : la philanthropie était l’affaire personnelle (et avant tout financière) des industriels fortunés et de leurs entreprises. Mais au cours du 20e siècle, certaines entreprises ont commencé à considérer le développement de relations responsables avec la société comme une dimension importante de leur identité. Aujourd’hui, la responsabilité sociale fait de plus en plus partie de la conduite des affaires et s’inscrit dans toutes les décisions qui se rattachent aux modes d’action de l’entreprise.
IBM a toujours été à la pointe de cette évolution, et a inventé ces dix dernières années de nouvelles formes d’engagement social– en particulier à travers la mobilisation directe de sa technologie et de l’expertise de ses collaborateurs au service de la société. Ce n’est donc pas par hasard si le Corporate Service Corps (CSC) a été créé sur le modèle du Peace Corps. « Ce n’est pas seulement de la philanthropie, explique Stanley Litow, Vice President of Corporate Citizenship and Corporate Affairs chez IBM. Ce programme nous aide à former nos responsables et à ouvrir des opportunités commerciales, et il contribue au développement économique dans les pays émergents. »
Le CSC crée de la valeur à trois niveaux. Il apporte aux communautés des progrès tangibles sur le double plan informatique et opérationnel, ainsi que des pistes de développement. Pour les IBMers, les interactions avec des collègues, des citoyens locaux et des officiels du monde entier sont l’occasion d’étoffer leur bagage culturel et d’élargir leur connaissance du marché. Pour nombre d’entre eux, c’est aussi une expérience mémorable qui les incite à approfondir leur implication dans la société et qui peut même influer sur leurs orientations professionnelles. Quant à IBM, elle y gagne des responsables expérimentés et motivés, et une meilleure connaissance des marchés émergents.
L’idée du programme trouve son origine dans la stratégie de transformation d’IBM en une entreprise intégrée à l’échelle mondiale. Comme la plupart des multinationales, IBM avait l’habitude d’envoyer à l’étranger un nombre restreint de responsables, généralement pour des missions de un à deux ans. Une telle approche était cependant coûteuse, sa portée était limitée et elle se bornait au développement de compétences classiques. Le CSC a pour vocation d’insuffler à un grand nombre de participants une vision et des compétences en leadership vraiment mondiales dans des environnements professionnels et culturels diversifiés et moins structurés. Et selon Christopher Marquis, un professeur de la Harvard Business School qui a évalué le programme, celui-ci fonctionne : « Ce genre de compétences revêt une importance croissante. Dans un monde où les distances sont abolies, les dirigeants vont devoir apprendre à manager en dépassant les disparités culturelles. »
Le CSC s’est enrichi au fil des ans. IBM a par exemple créé en 2010 une variante baptisée Corporate Service Corps Executive (CSCE) qui vise le déploiement d’un plus grand nombre de dirigeants IBM sur des missions plus sophistiquées , comme dans le cas de Katowice. Ces équipes collaborent avec des responsables municipaux de haut niveau sur de grands projets de développement économique avec l’objectif de transformer des agglomérations urbaines en villes plus intelligentes. Les premiers projets concernent Hô-Chi-Minh-Ville, Rio de Janeiro et Chengdu, en Chine. En 2010, IBM a également lancé le Smarter Cities Challenge, qui prévoit l’envoi d’équipes CSCE dans 100 villes (dont la moitié dans des pays émergents et la moitié dans des pays développés) au cours des trois années qui viennent.
Le concept du CSC est en train de gagner d’autres entreprises. Des géants comme Dow Corning, Novartis et FedEx lancent des programmes similaires, tandis que l’USAID (U.S. Agency for International Development) a engagé en 2010 une collaboration avec IBM pour aider les petites entreprises à s’impliquer. De même que le Peace Corps a inspiré des générations d’Américains depuis sa création, en 1960, IBM croit que le Corporate Service Corps peut susciter un vaste mouvement au sein des multinationales, au profit des populations, des économies locales et de la planète.

References: CSC 
 CSC 
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