Source: http://docplayer.fr/16689467-Monsieur-l-es-qualites-de-liquidateur-du-comite-d-entreprise-b-l-1le-de-l-v-demeurant-rue-d-9-s.html
Timestamp: 2018-10-19 18:15:54+00:00

Document:
Monsieur L ès qualités de liquidateur du comité d'entreprise B" l'1le de l'~ V~ demeurant RUE D~ 9~ -S. - PDF
Download "Monsieur L ès qualités de liquidateur du comité d'entreprise B" l'1le de l'~ V~ demeurant RUE D~ 9~ -S."
1 ( APPELANT Monsieur L G' ès qualités de liquidateur du comité d'entreprise B" l'1le de l'~ V~ demeurant RUE D~ 9~ -S. représenté par la SCP F ANET -SERRA, avoué assistée de Maître WEIZMANN, Toque 186, Avocat au Barreau de BOBIGNY, (SCP FEYLER THOMAS) C' p..n INTIMEE: S.A. N F= se trouvant aux droits de la société G~ prise en la personne de ses représentants légaux ayant son siège C~.B,.94 C.' ~ L~~_._~
2 COMPOSITION DE LA COUR Lors des débats et du délibéré Président: Monsieur MAIN Conseillers: Monsieur FAUCHER~ et Madame BRIOTTET (loi du ) DEBATS à l'audience publique du 16 FEVRJ[ER 2001 GREFFIER Lors des débats et du prononcé de l'arrêt Madame LAISSAC ARRET: ; contradictoire 1 prononcé publiquement par Monsieur MAIN, minute avec Madame LAISSAC, gjreffier Président, lequel a signé la La Cour statue sur l'appel interjeté par Monsieur G.L agissant en qualité de liquidateur du Comité d'entreprise de la société B P N contre le jugement rendu le 19 novembre 1998 par le Tribunal de grande instance de Bobigny, qui l'a condamné ès qualités à payer à la société G aux droits de laquf~lle se trouve aujourd'hui la société N~ F --la somme de francs, augmentée des intérêts légaux à compter du 13 septembre 1996, à titre d'indemnité de résiliation d'un contrat de location de matériel de reprographie, précisant toutefois que l'échéance d'octobre 1996 serait déduite si le défendeur justifiait l'avoir payée. Le comité d'établissement de la société B P N, qui avait conclu avec la société G~ le 28 s;eptembre 1993, pour une durée irrévocable de 54 mois, un contrat de location portant sur un photocopieur avec trieuse, ayant résilié ce contrat par courrie]~ du 18 septembre 1995, à compter du 30 octobre 1995, motif pris de la "fei.meture définitive de l'établissement et de l'éclatement de l'effectif', la société G~ l répondu que, si le Comité maintenait sa décision, il devait payer l'indemnité forfaitaire prévue au contrat en cas de résiliation anticipée. Aucun accord n'ayant pu se faire et le Comité d'établissement n'ayant plus payé au,cun loyer ni aucune autre somme, la société G a, après mise en df~meure infructueuse, résilié elle même le contrat le 13 septembre 1996 et, par acte du 19 juin 1997, réclamé en justice les loyers impayés à la date de la résilialtion, l'indemnité contractuelle de résiliation ainsi que la restitution du matériel. 1 Appelant de la décision qui a accueilli ses demandes, Monsieur L r
3 en sa qualité de " liquidateur du comité d'entreprise B P Nt prie la Cour aux termes de ses derlllières écritures signifiées le 14 novembre 2000, de rejeter les prétentions de l,l société N~ r ")u, subsidiairement, de modérer très largement les effets de la clause pénale. Il invoque pour l'essentiel la forc:e: majeure, résultant de la décision de fermeture, prise par les dirigeants de l'entreprise, et l'article du Code de la consommation, dont l'application devrait conduire, selon lui, à réputer non écrite comme abusive la clause prévoyant une indemnité de résiliation égale au montant des loyers restant dus jusqu'au terme du contrat. La société N F venant aux droits de la société G, intimée, qui conteste tant l'existence d'un ca~: de force majeure que l'applicabilité du texte invoqué du Code de la consoinmation, dès lors que le contrat avait un rapport direct avec l' activité profes~;ionnelle du comité, et en toute hypothèse le caractère prétendument abusif dle: la clause critiquée, et fait valoir que l'appelant ne justifie pas que le I~omité d' établissement s'est acquitté de l'échéance d'octobre 1996, demande à la Cour, aux termes de ses dernières conclusions du 8 janvier 2001, dc~ confirmer le jugement attaqué mais de condamner le comité à lui payer, avec les intérêts au taux légal à compter du 30 juillet 1996, la somme de ,7:5 francs, correspondant à ladite échéance, encore que le dispositif des conclusions mentionne, selon le paragraphe, "l'échéance du mois d'octobre 1996" et "l'échéance du mois d'avril 1996". L'intimée réclame encore :rancs au titre de l'article 700 du Nouveau Code de procédure civile. Sur la force majeure.c.e1!létant exposé. Considérant que, selon l'article 1:l48 du Code civil, il n'y a lieu à aucun dommages et intérêts lorsque, par suite d'une force majeure ou d'un cas fortuit, le débiteur a été empêché de faire ce à quoi il s'était obligé; Que, pour être constitutif de la forlce majeure, l'événement invoqué doit être extérieur, imprévisible et irrésistible et empêcher l'exécution de l'obligation; Considérant que, selon l'appelant, constituerait en l'espèce un cas de force majeure la décision, prise par la direction de l'entreprise, de fermer définitivement l'établissement, entrélînant la disparition du comité d'entreprise ayant conclu le contrat de location e:t, par là, l'objet même de la prestation sur laquelle il portait; Mais considérant que la preuve n'est pas rapportée de ce que l'événement ainsi invoqué, courant dans la vie des entreprises, à tout le moins dépourvu de caractère exceptionnel, était impossible à prévoir lors de la conclusion du contrat; Cour d'appel de Paris ARRET 001 5è chambre, section B RG N : 1999 age cr
4 Qu'il n'a pas en outre revêtu le cajractère d' irrésistibilité constitutif de la force majeure, n'ayant nullement empêché le comité d'établissement, alors que la société G" ne s'opposait pas à la résiliation mais exigeait seulement le paiement de l'indemnité contracolelle dûe en cas de résiliation anticipée, de payer ladite indemnité; qu' en effi~t, ce paiement pouvait intervenir dans le cadre de la liquidation du comité ;, qu'il résulte du rapport sur les comptes du comité arrêtés au 30 septembre 19'95 que c'est volontairement que n'a pas été compris dans les charges à payer le montant de l'indemnité forfaitaire de résiliation dûe à la société G. évalué à francs, au motif que cette indemnité pourrait "faire l'objet d'une négociation avec la société G:.1U que le contrat po'llrrait être "cédé à un autre comité" ; que le bilan de liquidation faisait apparaîtt'e: un solde à répartir de ,13 francs, largement supérieur donc à la créance invoquée par la société G:, Sur la clause ~révoyant une iru:lj~mnité forfaitaire antici~ée en cas de résiliation Considérant que, selon l'article 10 du contrat de location conclu entre la société G. et le comité d'établissement B, "suite à la résiliation du présent contrat quelle qu'en soit la cause, le client deviendra redevable envers le prestataire, sans autre formalité ni mise en demeure, du total des redevances restant dûes jusqu'à l'expiration de: la durée irrévocable précisée au recto des présentes, majorée de tous frais et honoraires, y compris tous frais et honoraires d'avocats et officiers de justice non Dépétibles, et toutes taxes exposées ou dues par le prestataire en rapport avec lal résiliation et la reprise du matériel" ; Considérant que contrairement à, ce que soutient l'intimée, le comité d'établissement est recevable à se prévaloir de l'article du code de la consommation, selon lequel sont abus:ives et réputées non écrites les clauses des contrats conclus entre professionnels et non professionnels ayant pour effet de créer, au détriment du non professioimel ou du consommateur un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties au contrat; qu'en effet l'objet du contrat souscrit par le con1ïté d'établissement, à savoir l'utilisation d'un photocopieur, n'a pas de rapport direct avec l'activité professionnelle exercée par celui-ci; Mais considérant que la clause litigi,~use,qui ne fait que tirer les conséquences du caractère irrévocable de la durée du contrat fixée par les parties, en considération notamment de l'amortissement du matériel et de la rémunération de l'investissement, en mettant à la charge du locataire à qui incombe la responsabilité ~ "me résiliation anticipée le paiement des redevances exigibles jusqu'au terme du contrat, n'a pa:) pour effet, en elle-même, de créer au détriment du locataire un déséquilibrle significatif entre les droits et obligations des parties, quand bien même la so(:j,été bailleresse se trouvait déchargée, du fait de la résiliation, des opérations d'entretien et de la fourniture de consommables auxquelles elle s'était obligée, alors qu'il n'est pas contesté que le prix de revente du matériel devait être déduit du montant de l'indemnité / v
5 forfaitaire prévu ; Considérant en revanche que, les redevances prévues au contrat comprenant, outre le prix de la location, celui de l'entretien du matériel et de la mise à disposition du toner noir, prestation que la société G _l'avait plus à fournir après la résiliation du con1:rat, il apparaît que l'indemnité litigieuse, de caractère forfaitaire, constitue en l'espèce une peine excédant manifestement le préjudice subi du fait de la résiliation par la société G qui, si elle était appliquée, percevrait immédiatement la totalité des redevances qu'elle n'aurait perçues qu 1 à mesure de leur échéance si le contrat avait été exécuté jusqu'à son terme et en contrepartie desquelles elle aurait dû exposer des frais d'entretien et de fourniture de produi.t.s consommables; qu'il convient donc de modérer cette peine en application d!e l'article 1152 du Code civil; Considérant que diminuée du prix de: revente des appareils donnés en location, soit 1750 francs, l'indemnité de résiliation telle que calculée selon les modalités contractuelles, représentant huit éché:ances trimestrielles, s'élèverait à francs; qu'il convient de la ramener à, francs, avec les intérêts au taux légal à compter du 20 septembre 1996, date de réception de la lettre de mise en demeure adressée le 13 septembre 1996 par la société G: ; que le comité d'établissement, ne justifiant pas avoir payé l'échéance d'avril 1996, sera condamné à en payer le montant soit ,75 francs avec les intérêts à compter de la même date; qu'en revanche, l'échéance d'octobre 1996 se trouve comprise dans l'indemnité de résiliation, la société G.ayant notifié la résiliation le 13 septembre 1996 ; que le comité d'établissement ne justifiant pas voir réglé la somme correspondant à cette échéance, il n'y a pas lieu toutefois de la déduire du montant de l'indemnité de résiliation; Considérant que le comité d'établisse:ment, qui succombe pour l'essentiel en son appel, devra supporter les dépens d'appel comme ceux de première instance; qu'il est équitable de le condamner à payer à l'intimée francs au titre des frais irrépétibles d'appel; PAR CES MOTIFS Donne acte à la société N G- F de ce qu 1 elle vient aux droits de la société Réfonne le jugement attaqué et, statuant à nouveau et y ajoutant, Condamne le comité d'établissement B..P N -, représenté par son liquidateur G- l --, à payer à la société N: F les sommes de ,75 francs et francs, avec les intérêts au taux légal à compter du 20 septembre 1996, ainsi que celle de francs en application de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, Le déboute de ses demandes contra.ires au présent dispositif, y
6 Le condamne aux dépens de pfl~mière instance et d'appel et, pour le recouvrement de ceux-ci, admet la :SCP MIRA BETT AN, avoué, au bénéfice de l'article 699 du nouveau Code dc~ procédure civile. Le Greffier [,e Président. --- Ci
u -, prise en la personne de son en exercice, domicilié ès qualité au siège
APPELANTE: 3916 COUR D'APPEL DE MONTPELLIER 0 Chambre Section B ARRET DU 14 OCTOBRE 2008 Décision déférée à la Cour: Jugement du 07 MARS 2007 TRIB VNAL DE GRANDE INSTANCE DE MONTPELLIER N RG 04/5915 Association
COUR ]JI'APPEL D'ORLÉANS
APPELANTS: EXTRAIT DES MINUTES DU GREFFE DE LA COUR D'APPEL D'ORLÉANS COUR ]JI'APPEL D'ORLÉANS GROSSES + EXPÉDITIONS Me Elisabeth BORDŒR IaSCPLAVAL-LUEGER 13/12/2004 ARRÊT du : 13 DECEMBRE 2004 N RG :

References: l'article 700
 l'article 1
 l'article 10
 l'article 1152
 l'article 700
 l'article 699