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Timestamp: 2017-07-24 04:35:26+00:00

Document:
Manuel de gymnastique et de d'exercices militaires de 1880-1881 (Seconde partie) - capeps.com
Auteurs1880
n1c0 Ministère de l'Instruction Publique
Titre II. Exercices militaires.
Division de l'enseignement.
L’instruction militaire à donner aux élèves des écoles primaires comprend deux parties.Chaque partie est divisée en deux chapitres.Chaque chapitre est subdivisé en articles, au nombre de six dans la première partie et quatre dans la deuxième.
École du soldat sans arme.
Instructions des élèves en ordre en serré.
Règles générales (n°1 à 9).
ART. 1er — Formation de la section (n° 10 à 12).Position du soldat sans arme (n° 13 à 17).Art. 2. — A droite, à gauche (n°18 et 19).Demi-à-droite, demi-à-gauche (n° 20 et 21)Demi-tour à droite (n° 22 et 23).Art. 3. — Principes des différents pas (n° 24 à 55)Art. 4. — Mouvement de tête à droite et à gauche (n°56 à 58).Alignements (n° 59 à 70).Art. 5. — Marche de front directe (n° 71 à 73). Marche oblique (n° 74 à 91 ).Passer d’un rang sur deux et réciproquement (n° 92 à 100).Faire rompre les rangs et rassembler l’escouade (n°‘ 101 à 104).Changements de direction (n° 105 à 117).Art. 6. — Marche par le flanc (n° 118 à 123).Dédoubler et doubler les files en marchant (n° 124 à 127).Arrêter le rang et lui faire faire front (n° 128 à 132).Changements de direction par file (n° 133 à 140) à 140).
MÉCANISME DES MOUVEMENTS EN ORDRE DISPERSE.
ART.1er . — Principes généraux (n° 141 à 148).ART. 2. — Déploiement (n° 149 à 160). Art. 3. — Ouvrir et resserrer les intervalles (n° 161 à 163). Art. 4. — Marches (n° 164 à 173). Art. 5. — Ralliement (n° 174 à 176). Art 6. — Rassemblement (n° 177)
ART. 1er. — Revues (n° 178 à 187). Défilés (n° 188 à 205). Art. 2. — Marches militaires (n° 206 à 208). ART. 3. — Notions générales sur la connaissance du terrain. Définitions (n° 209 à 211). ART. 4. — Orientation. Manière de se diriger à l’aide d’une carte à grande échelle (n° 212 à 217).
ART. 1er. — Observations générales (n° 218 et 219.) ART. 2. — Notions élémentaires sur les différentes lignes de tir (n° 220 et 221). ART. 3. — Exercices préparatoires de tir (n° 222 à 236) ART. 4. — Tir avec la carabine à courte portée (n° 237 à 244).
INSTRUCTION DES ÉLÈVES EN ORDRE SERRÉ.
Cette école a pour objet l’instruction individuelle dont dépend l'instruction collective de la section, puis de la compagnie, du bataillon et du régiment qui sera donné plus tard sous les drapeaux; elle est une des bases fondamentales de l'éducation militaire; elle devra donc être enseignée avec le plus grand soin.Son importance est d’autant plus grande qu'aujourd’hui surtout il est indispensable de développer chez L’homme dès son enfance les facultés qui lui permettront plus tard de déployer dans le combat toute son initiative.
L’instructeur donne l’explication de chaque mouvement en peu de paroles claires et précises, et l’exécute toujours lui-même, afin de joindre l’exemple au principe. Il habitue les élèves à prendre d’eux-mêmes la position démontrée, sans jamais les toucher. Il soutient leur attention par un ton animé, ne les arrête pas trop longtemps sur les mêmes mouvements et n’exige que progressivement la précision et l’ensemble. Il garde de sa personne une attitude toujours régulière.
Il y a deux sortes de commandements : les commandements préparatoires et les commandements d'exécution.
Les commandements préparatoires (indiqués dans le texte par les lettres italiques) sont prononcés distinctement et dans le haut de la voix, en allongeant un peu la dernière syllabe.
La partie du commandement qui décide de l’exécution (distinguée dans le texte par des majuscules) est seule articulée. Elle est prononcée d’un ton ferme et bref.L’instructeur laisse toujours un intervalle suffisant entre le commandement préparatoire et celui d’exécution.
Le texte de l’école du soldat en gros caractères devra être appris littéralement par l’instructeur, qui devra en outre connaître à fond les prescriptions contenues dans le texte en petits caractères, se conformer exactement à leur esprit et s’attacher à en bien faire comprendre la portée aux élèves.
Certains articles seront suivis d’observations qui auront pour objet de démontrer l’utilité des principes qu’on y aura prescrits. ) Les instructeurs ne sauraient trop s’attacher à les étudier et à en faire l’application lorsqu’ils instruiront leurs élèves,
les trois premiers articles sont enseignés autant que possible à 4 ou 6 élèves placés sur un rang de façon que chacun touche avec son bras droit le coude gauche de son voisin de droite, lorsque ce dernier porte le poing gauche à la ceinture au-dessus de la hanche, la paume de la main et les ongles en l’air. Ils se trouvent ainsi à environ 12 centimètres l’un de l’autre.
Pour les trois derniers articles, on forme des groupes d’environ 12 à 20 élèves, représentant une escouade. Ils sont placés.
D'abord sur un rang avec l’intervalle indiqué plus haut. Ces articles sont ensuite exécutés sur deux rangs.
Les élèves sont toujours dans chaque rang numérotés de la droite à la gauche.
ART. 1er. — Formation de la section.
La section est formée sur deux rangs, les files à 10 ou 12 centimètres l’une de l’autre; elle se compose de 15 à 20 files.
La distance d’un rang à l’autre est de 40 centimètres mesurée de la poitrine des élèves du second rang au dos de l’élève qui les précède dans leur file.
Le rang de taille est établi de manière que les élèves les plus grands forment successivement chaque file à partir de la droite.
2 Position du soldat sans arme. (Station régulière du corps.)
L’instructeur commande :
A ce commandement, l'élève fixe son attention et prend la position suivante :
Les talons sur la même ligne et rapprochés autant que la conformation de l’homme le permet, les pieds un peu moins ouverts que l’équerre et également tournés en dehors, les genoux tendus sans les raidir, le corps d’aplomb sur les hanches et légèrement penché en avant, les épaulés effacés et également tombants, les bras pendant naturellement, les coudes près du corps, la paume de la main un peu tournée en dehors, le petit doigt en arrière de la couture du pantalon, la tête droite sans être gêné, les yeux dirigés droit devant soi.
Pour faire reposer l’élève, l’instructeur commande :
Au commandement de Repos, l'élève reste en place sans être tenu de garder l’immobilité ni la position.
ART. 2. — 1 A droite, A gauche.
L'instructeur commande :
1.* Par le flanc droit (gauche)*. 2. (A) DROITE (GAUCHE).
Au commandement de Droite (gauche), tourner sur le talon gauche d’un quart de cercle à droite (gauche), en élevant un peut la pointe du pied gauche et le pied droit; rapporter ensuite le talon droit à côté de la gauche et sur la même ligne.
2 Demi-à-droite. Demi-à-gauche.
L’instructeur commande.
Demi à droite (gauche).
Le mouvement s'exécute comme celui de à droite (gauche), mais l’élève ne tourne que d’un demi-quart de cercle.
3 Demi-tour à doite.
Au commandement de Droite, faire un demi-à-droite sur le talon gauche, placer le pied droit en équerre, le milieu du pied vis-à-vis et à environ 10 centimètres du talon gauche, tourner sur les deux talons en élevant un peu la pointe des pieds.
Rapporter ensuite vivement le talon droit à côté du gauche.
ART. 3. — Principes des différents pas accélérés.
La longueur du pas accéléré est de 40 à 6o centimètres(1), à compter d’un talon à l'autre, et sa vitesse de 11 par minute.
L’instructeur, se plaçant à dix ou douze pas des élèves et leur faisant face, leur explique le mécanisme du pas, en le décomposant comme il va être indiqué; il l’exécute lui-même, afin de joindre l’exemple au principe, et il commande :
Au commandement d’En avant, l’élève porte le poids du corps sur la jambe droite.
Au commandement de Marche, il porte le pied gauche en avant, la pointe légèrement tournée en dehors, le pose sans frapper à 40 ou 60 centimètres du droit, le talon droit levé, tout le poids du corps portant sur le pied qui pose à terre.
Au commandement de Deux, l’élève porte la jambe droite en avant, le pied passant près de terre, pose ce pied à la même distance et de la même manière qu’il vient d’être expliqué pour le pied gauche, et continue de marcher ainsi aux commandements d’un, deux, sans que les jambes se croisent, sans que les épaules tournent, en laissant aux bras un mouvement d’oscillation naturelle, et la tête restant toujours dans la position directe.
Pour arrêter, l’instructeur commande :
Au commandement de Halte, qui est fait indistinctement sur l’un ou l’autre pied, l’élève rapporte le pied qui est en arrière à côté de l’autre sans frapper.
L’instructeur s'attache d’abord à habituer les élèves à faire des pas de la longueur voulue; quand ils sont bien rompus avec cette habitude, on accélère peu à peu l'allure, de façon à arriver progressivement à la cadence) de 115 pas à la minute.
Afin de donner au mécanisme du pas toute la régularité et toute la précision désirables, l’instructeur veille à ce que le corps porte bien sur le pied qui est en avant, à ce que le talon de l’autre pied se lève à temps pour faciliter ce mouvement, et à ce que la tête reste haute, le corps ne penchant ni à droite ni à gauche.
Quand les élèves sont familiarisés avec la longueur et la vitesse réglementaire du pas, l’instructeur les exerce à la marche en avant sans décomposer, en indiquant de temps en temps seulement la cadence au moyen de commandements : Un, quand le pied gauche pose à terre, et Deux, quand c'est le droit.
L'instructeur arrête l'escouade par les commandements et les moyens prescrits (n° 27 et 34). Il fait le commandement de Halte sur l'un ou l'autre pied, mais un moment avant qu'il soit près de poser terre.
L'élève étant de pied ferme, l'instructeur commande :
Au commandement de Marche l'élève retire vivement le pied gauche en arrière et le porte à la distance de 20 ou centimètre, à compter d’un talon à l'autre fait de même du pied droit, et continue jusqu’au commandement de Halte, qui est toujours précédé de celui de Escouade. L’élève s’arrête à ce commandement en rapportant le pied qui est en avant à côté de l’autre, sans frapper.
L’instructeur veille à ce que l’élève se porte droit en arrière et à ce que l’aplomb ainsi que la position du corps soient toujours conservés. La cadence de ce pas est la même que celle du pas accéléré.
Dans les premiers exercices, on n’exige point que les élèves s’occupent de l’alignement; d’ailleurs, lorsqu’ils ont contracté l’habitude de faire des pas égaux en longueur et en vitesse, ils ont acquis le vrai moyen de conserver l’alignement.
Le pas accéléré étant le pas habituel de la troupe, il n’est énoncé dans le commandement préparatoire que lorsque la troupe, étant en marche à une autre allure, doit prendre ce pas.
La longueur du pas gymnastique est de 55 à 65 centimètres1, et sa vitesse habituelle de 170 par minute.
Au commandement de En avant, L'élève porte le poids du corps sur la jambe droite.
A celui de Pas gymnastique, il place les mains à hauteur des hanches, les doigts fermés, les ongles en dedans, les coudes en arrière.
Au commandement de Marche, il porte le pied gauche en avant, la jambe légèrement ployée, le genou peu élevé, pose le pied gauche, la pointe la première, entre 55 et 65 centimètres du droit, et il exécute avec le pied droit ce qui vient d’être prescrit pour la gauche. Ce mouvement se continue ainsi en portant le poids du corps sur la jambe qui pose à terre, et en laissant aux bras un mouvement d’oscillation naturelle.
Au commandement de Halte, l’élève rapporte le pied qui est en arrière à côté de l’autre et laisse tomber les mains dans le rang à la position du soldat sans arme.
L’instructeur indique la cadence du pas en faisant le commandement de Un quand le pied gauche pose à terre, et celui de Deux quand c’est le pied droit.
Le pas gymnastique peut s’exécuter à différents degrés de vitesse. Dans les circonstances pressantes, la cadence de ce pas peut être portée à 180 par minute.
On recommande à l’élève de ne respirer, autant que possible, que par le nez, en conservant la bouche fermée. L’expérience a prouvé qu’en se conformant à ce principe, on pouvait fournir une course plus longue et avec moins de fatigue.
L’élève étant en marche, l'instructeur commande :
Au commandement de Marche est fait un moment avant que le pied soit près de poser à terre, l’élève marque simplement la cadence du pas en soulevant et en replaçant à terre alternativement l’un et l’autre pied.
Pour faire reprendre la marche, l'instructeur commande :
Au commandement de Marche, qui est fait comme il est prescrit ci-dessus, l'élève reprend le pas accéléré. Changer le pas,
L’élève étant en marche, l’instructeur commande :
Au commandement de Marche, qui est fait un moment avant que le pied soit près de poser à terre, l’élève rapporte le pied qui est en arrière à côté de celui qui vient de poser à terre, et repart de ce dernier pied.
ART.4 — 1 Mouvements de tête à droite et à gauche.
Au commandement de Droite (gauche), les élèves tournent légèrement la tête à droite (gauche) sans brusquer le mouvement, sans déranger la position des épaules, les yeux fixés sur la ligne des yeux des élèves du même rang.
Au commandement de Fixe, ils replacent la tête dans la position directe, qui doit être la position habituelle de l'élève.
2 Alignements.
L’instructeur exerce d’abord les élèves à s’aligner un par un, afin de leur faire mieux comprendre les principes de l’alignement; à cet effet, il fait porter les deux élèves de droite (gauche) trois pas en avant, au moyen du commandement de :
Deux élèves de droite (gauche), trois pas en avant.
Et les ayant alignés, en se plaçant à leur droite (gauche) et sur leur prolongement, il avertit successivement chaque élève, en le désignant par son numéro seulement, de se porter sur l’alignement des deux premiers; ceux-ci, en arrivant sur la ligne, ont dû placer le poing gauche sur le ceinturon au-dessus de la hanche, la paume de la main et les ongles en l’air.
Chaque élève, à l’appel de son numéro, tourne la tête et les yeux à droite (gauche) comme il est prescrit (n°57), marche trois pas en avant en raccourcissant le dernier, de manière à se trouver à environ 15 centimètres en arrière du nouvel alignement, qu’il ne doit jamais dépasser ; à ce moment, il s’arrête franchement, place le poing gauche comme il a été dit ; il se porte ensuite par petits pas, les jarrets tendus, tranquillement et sans saccade, à côté de l’élève auquel il doit appuyer, de manière que, sans déranger la position de sa tête, la ligne de ses yeux ainsi que celle de son voisin, et qu'il sente très légèrement le coude de ce dernier
L'instructeur, voyant les élèves alignés, commande :
Au commandement de Fixe les élèves laissent tomber la main gauche dans le rang et replacent la tête dans la position directe.
Lorsque les élèves ont ainsi appris à s’aligner un par un correctement et sans tâtonner, l’instructeur fait aligner le rang entier à la fois par le commandement suivant :
A droite (gauche).
A ce commandement, le rang, à l'exception des deux élèves placés d'avance pour servir de base d'alignement, se porte sur la nouvelle ligne et s'y place d'après les principes prescrits (n° 59).
L’instructeur, placé à dix ou douze pas en avant et faisant face au rang, veille à l’observation des principes, et se porte ensuite à l’aile qui a servi de base à l’alignement pour le vérifier
L’instructeur, voyant le plus grand nombre des élèves alignés, commande : nombre des élèves alignés, commande. FIXE.
Il commande ensuite à celui ou ceux qui ne sont pas alignes : Rentrez ou sortez, en les désignant par leurs numéros. L’élève ou les élèves désignés tournent légèrement la tête du côté de l’alignement pour juger de combien ils doivent avancer ou reculer, se portent tranquillement sur la ligne, et replacent ensuite la tête dans la position directe.
Les alignements en arrière se prennent d’après les mêmes principes. Les élèves se portent un peu en arrière de la ligne et s’y placent ensuite par de petits mouvements en avant conformément à ce qui est prescrit (n°59 et suivants).
L’instructeur, après avoir fait porter à son commandement les deux élèves de droite (gauche) quatre pas en arrière pour servir de base d’alignement, commande :
En arrière à droite (gauche).
L’instructeur doit s’attacher à ce que l'élève arrive tranquillement sur la ligne;Qu'il ne penche pas le corps en arrière ni la tête en avant;Qu'il ne tourne la tête que le moins possible,
Seulement de manière à voir la ligne des yeux et à apercevoir légèrement la poitrine du deuxième élève du côté de l'alignement ;Qu'il ne dépasse jamais l’alignement;Qu’au commandement de Fixe, il cesse tout mouvement, quand même il ne serait pas aligné;Qu’au commandement de Tel ou tel numéro rentrez ou sortez, ceux qui n’ont pas été désignés ne bougent;Que dans les alignements en arrière, l’élève dépasse un peu la ligne en reculant.L’instructeur fera aussi placer les élèves sur deux rangs et les fera aligner en prenant les deux files de droite (gauche) pour base d’alignement.
ART. 5. — 1 Marche de front.
Le rang étant correctement aligné, l’instructeur place un élève instruit à la droite (gauche), selon le côté où il veut que soit le guide, et commande :
Guide à droite (gauche).
Au commandement de Marche, le rang part vivement du pied gauche; le guide a soin de marcher droit devant lui et de maintenir toujours ses épaules carrément.
L'instructeur vielle à ce que chaque élève conserve toujours l'intervalle qui doit le séparer de son voisin du côté du guide ;Qu'il cède à la pression qui pourrait venir de ce côté et résiste à celle qui viendrait du côté opposé ;Qu'il ne reprenne qu'insensiblement son intervalle, au cas où il l'aurait perdu ;Qu'il conserve la tête droite, de quelque côté que le guide soit indiqué ;Qu'il ne se remette que peu à peu sur l'alignement, en allongeant ou en raccourcissant le pas d'une manière presque insensible, s'il s'aperçoit qu'il est trop en avant ou trop en arrière.
2° MARCHE OBLIQUE.
Les élèves étant affermis dans les principes de la marche directe, l'instructeur les exerce à marcher obliquement. À cet effet, le rang étant en marche, il commande :
Oblique à droite (gauche).
Au commandement de Marche, qui est fait un moment avant que le pied gauche (droit) soit près de poser à terre, chaque élève fait un demi-à-droite (gauche) et marche ensuite droit devant lui dans la nouvelle direction, en donnant de temps en temps un coup d'œil sur la ligne des épaules de ses voisins de droite (gauche) et en réglant son pas de manière que ses épaules soient placées parallèlement aux épaules de son voisin de ce côté, et que la tête de ce dernier lui cache celles des autres élèves du rang. Tous le élèves doivent conserver l'égalité du pas et le même degré d'obliquité.
Pour faire reprendre la marche directe, l'instructeur commande :
Au commandement de Marche, qui est fait un moment avant que le pied droit (gauche) soit près de poser à terre, chaque élève fait un demi-à-gauche (droite) et tous marchent ensuite droit devant eux en se conformant aux principes de la marche directe.
Lorsque les élèves sont familiarisés avec ces divers principes, et qu'ils sont bien affermis dans la position du corps, le mécanisme, la longueur et la vitesse du pas, l'instructeur les fait passer du pas accéléré au pas gymnastique, et réciproquement.
À cet effet, il commande :
Au commandement de Marche, qui est fait sur l'un ou l'autre pied indistinctement, le rang prend le pas gymnastique. Les élèves s'attachent à observer les principes du pas gymnastique et à conserver l'alignement.
à. Pour faire reprendre le pas accéléré, il commande :
Au commandement de Marche, qui est fait indistinctement sur l'un ou l'autre pied, le rang reprend le pas accéléré.
Le rang étant en marche, l'instructeur l'arrête par les commandements et les moyens prescrits. Les élèves s'alignent d'eux-mêmes du côté du guide, d'après les principes prescrits. L'instructeur se conforme aux prescriptions des nos 60 et 61.
Le rang étant en marche au pas accéléré, l'instructeur lui fait quelquefois marquer et changer le pas par les commandements et les moyens prescrits.
Le rang étant en marche au pas accéléré, ou au pas gymnastique, l'instructeur lui fait faire demi-tour pour marcher en arrière sans arrêter, par le commandement de :
Guide à gauche (droite).
Au commandement de Marche, qui est fait à l'instant où le pied gauche est en l'air, les élèves posent ce pied à terre, font face en arrière en tournant sur la pointe des pieds, et repartent du pied gauche dans la nouvelle direction.
Le rang étant en marche, l'instructeur l'arrête en lui faisant faire demi-tour, par le commandement de :
Au commandement de Halte, qui est fait à l'instant où le pied gauche est près de poser à terre, les élèves font demi-tour en tournant sur ce pied, et rapportent le pied droit sur l'alignement du gauche.
Le rang étant de pied ferme, l'instructeur lui fait marcher le pas en arrière pare le commandement de :
Au commandement de Marche, les élèves se portent en arrière en se conformant aux principes prescrits (n° 36).
Lorsque les élèves exécutent suffisamment bien les différentes marches sur Un rang, l'instructeur les place sur deux rangs et les exerce à marcher dans cet ordre, au moyen des mêmes commandements et d'après les mêmes principes. Ceux du second rang doivent avoir soin de marcher exactement derrière leurs chefs de file et de conserver toujours la distance qui les en sépare.
3 Passer d'un rang sur deux, et réciproquement.
Les élèves étant sur un rang, l'instructeur commande :
À droite sur deux rangs.
Au commandement de Droite, tout le rang, à l'exception du guide, qui ne bouge pas, fait à droite ; chaque numéro pair se porte à la droite du numéro impair qui se trouve devant lui, et forme avec lui une file de deux élèves.
Au commandement de Marche, la première file fait front, les autres files se mettent en marche, serrent à leurs intervalles, font front et s'alignent.
Les élèves étant sur deux rangs, l'instructeur commande :
À droite sur un rang.
Au commandement de À droite sur un* rang*, le guide de droite fait à droite.
Au commandement de Marche, ce guide se met en marche et se dirige sur le prolongement du premier rang.
La première file se met en marche en même temps que le guide ; l'élève du premier rang tourne à droite dès le premier pas, suit le guide, et est suivi lui-même par l'élève du second rang de sa file qui vient tourner à la même place que lui. La deuxième file et successivement toutes les autres se mettent en marche comme il est prescrit pour la première, de manière que l'élève du premier rang suive immédiatement celui du second rang de la file qui se trouve à sa droite. Lorsque le dernier élève se met en marche, l'instructeur commande :
Escouade - HALTE.
À gauche - FRONT.
Au commandement de Front, les élèves font à gauche, et s'alignent d'eux-mêmes à droite. L'instructeur se conforme ensuite aux nos 61 et 62.
Les formations ci-dessus décrites s'exécutent habituellement par la droite ; mais lorsque l'instructeur veut les faire exécuter par la gauche, il fait faire demi-tour ; le guide se porte à la gauche devenue droite et au second rang devenu premier, s'il y a deux rangs.
La formation s'exécute ensuite par les mêmes commandements et d'après les mêmes principes que par le premier rang ; le mouvement commence par la file de gauche devenue file de droite, et dans chaque file par l'élève du deuxième rang qui est en avant. La formation étant achevée, l'instructeur fait faire demi-tour.
4° Faire rompre les rangs et rassembler l'escouade.
L'escouade étant de front sur un ou deux rangs, l'instructeur commande :
Les élèves se dispersent.
Pour reformer l'escouade, l'instructeur lève le bras et commande :
À ce commandement, les élèves se forment sur un ou deux rangs dans l'ordre de leurs numéros, à quatre pas de l'instructeur et lui faisant face.
5° Changement de direction.
Les changements de direction s'exécutent de pied ferme et en marchant.
Changement de direction de pied ferme.
Le rang étant de pied ferme, l'instructeur commande :
Escouade à droite (gauche).
Au commandement de Marche, l'élève de droite (gauche), fait à-droite (gauche) sur place ; les autres font un demi-à-droite (gauche), se portent vivement en ligne par le chemin le plus court, en observant de n'y arriver que successivement, et s'y placent à l'hauteur de leurs voisins de droite (gauche), en s'alignant d'eux-mêmes de ce côté d'après les principes prescrits.
L'instructeur dirige l'alignement, et, une fois le dernier élève établi sur la ligne, il commande Fixe.
Au commandement de Fixe, les élèves laissent tomber la main gauche dans le rang et replacent la tête dans la position directe.
Changement de direction en marchant.
Le rang étant en marche, l'instructeur fait placer le guide à gauche (droite) et commande :
Changement de direction à droite (gauche).
Le commandement préparatoire est prononcé lorsque le rang est à quatre pas du point où il doit changer de direction.
Au commandement de Marche, qui est fait au moment où la guide arrive à ce point, l'élève qui est au pivot fait le pas de 10 à 15 centimètres et gagne ainsi du terrain en avant en se conformant au mouvement de l'aile marchante, et en décrivant une petite courbe de manière à dégager le point de conversion. Aussitôt que le mouvement commence, le guide mesure des yeux le terrain qu'il doit parcourir, maintient le pas de 40 à 60 centimètres, avance un peu l'épaule extérieure dès le premier pas, et jette de temps en temps les yeux sur le rang, en réglant sa marche de manière que les élèves de ce rang puissent conserver leurs intervalles.Les élèves tournent la tête du côté de l'aile marchante, conservent leurs intervalles de ce côté et se conforment au mouvement du guide, en faisant le pas d'autant plus petit qu'ils sont plus rapprochés du pivot.Le milieu du rang cintre un peu en arrière.
Le changement de direction étant achevé, l'instructeur commande :
Le commandement préparatoire est prononcé lorsqu'il reste quatre pas à faire pour que le changement de direction soit achevé.
Au commandement de Marche, qui est fait à l'instant où le changement de direction est achevé, le guide se dirige droit en avant ; l'élève qui est au pivot et tout le rang reprennent le pas de 40 à 60 centimètres et replacent la tête directe.
Les changements de direction s'exécutent au pas gymnastique d'après les principes énoncés ci-dessus.
On fait exécuter les changements de direction aux élèves placés sur deux rangs par les commandements et les moyens qui viennent d'être indiqués.
ART. 6. — 1° Marche sur le flanc.
Le rang étant de pied ferme et correctement aligné, l'instructeur commande :
Par le flanc droit (gauche).
(À) DROITE (GAUCHE).
Au commandement de Droite (gauche), les élèves font à-droite (gauche), et doublent ; le doublement se fait toujours en dedans de l'alignement, et les files doublées se composent toujours des deux mêmes élèves sans intervalle, dont l'un a un numéro impair et l'autre le numéro pair immédiatement au-dessus. Ainsi les numéros 1 et 2, 3 et 4, 5 et 6 doublent toujours entre eux. Lorsque le rang fait par le flanc, c'est celui des deux élèves qui se trouve en arrière qui double sur celui qui est en avant.
Au commandement de Marche, les élèves partent vivement du pied gauche ; les files restent alignées et conservent leurs distances ; les élèves marchent dans chaque rang les uns derrière les autres, de manière que la tête de celui qui précède immédiatement chacun d'eux lui cache celles de ceux qui sont devant lui.
L'instructeur place un élève instruit à droite de celui qui est en tête du rang doublé, pour régler son pas et le conduire ; il est recommandé à ce dernier de ne pas quitter le coude de l'élève qui est chargé de le diriger.
L'instructeur se place habituellement à cinq ou six pas sur le flanc des élèves, afin de voir si les files marchent à leurs distances ; il se porte aussi quelquefois derrière le rang doublé, s'arrête et lui laisse parcourir quinze ou vingt pas, afin d'observer si les élèves marchent bien les uns derrière les autres.
@ Si les élèves son sur deux rangs, le premier rang double comme il vient d'être dit ; le deuxième déboite d'un pas à droite et double de la même manière, de telle sorte que, le mouvement exécuté, les files se trouvent formées de quatre élèves sans intervalles, alignés du côté du premier rang. Lorsque les élèves sont bien affermis dans les principes du doublement et de la marche par le flanc, l'instructeur les exerce à se mettre en marche immédiatement après avoir doublé, au commandement de :
Au commandement de Marche, les élèves font par le flanc droit (gauche) et partent ensuite du pied gauche, conformément aux principes prescrits.
2° — Dédoubler et doubler les files en marchant.
Doublez les files.
Au commandement de Marche, les files qui ont doublé raccourcissent le pas ; les élèves reprennent leurs places dans le rang, entre leurs voisins habituels ; ceux du second rang appuient pour se replacer à côté de leurs chefs de file.
Pour faire doubler les files, l'instructeur commande :
Au commandement de Marche, les files doublent comme il est prescrit au n° 119.
3° — Arrêter le rang et lui faire front.
À gauche (droite).
Au commandement de Halte, le rang s'arrête et aucun élève ne bouge plus, quand même il aurait perdu sa distance.
Au commandement de Front, chaque élève fait front du côté indiqué ; ceux qui se trouvent derrière dédoublent en même temps pour se porte vivement à leur place dans le rang. Les élèves et l'instructeur se conforment aux principes de l'alignement.
Lorsque les élèves sont bien affermis dans l'exécution de ces mouvements, l'instructeur les exerce à faire front immédiatement après s'être arrêtés, au commandement de :
Par le flanc gauche (droit).
Au commandement de Halte, le rang s'arrête et fait immédiatement front du côté indiqué, les élèves et l'instructeur se conforment aux principes de l'alignement.
Si, avant de faire par le flanc, les élèves étaient sur deux rangs, le deuxième rang fait front en dédoublant comme le premier, puis il serre à sa distance.
4° $mdash; Changement de direction par file..
Lorsque les élèves ont acquis l'habitude de la marche par le flanc, l'instructeur les exerce à changer de direction par file ; à cet effet, il commande :
Par file à gauche (droite).
Au commandement de Marche, la file de tête change de direction à gauche (droite), en décrivant un petit arc de cercle. Les deux (ou les quatre) élèves de cette file conservent l'alignement du côté du premier rang. L'élève qui est à l'aile marchante fait toujours le pas de la même longueur et de la même vitesse ; celui qui est au pivot raccourcit les trois ou quatre (cinq ou six) premiers pas. Chaque file vient converser à la même place que celle qui la précède, de manière que la distance entre les files soit toujours conservée et qu'il n'y ait ni temps d'arrêt ni à-coup dans la marche.
L'instructeur fait aussi exécuter les à-droite et les à-gauche en marchant ; à cet effet, il commande :
Au commandement de Marche, qui est fait un moment avant que le pied gauche (droit) soit près de poser à terre, les élèves tournent le corps, portent le pied qui est levé dans la nouvelle direction et continuent la marche sans altérer la cadence ; les files doublent ou dédoublent rapidement.
L'instructeur doit s'abstenir de faire exécuter de suite un trop grand nombre de fois les à-droite (gauche) en marchant, pour ne point faire naître la confusion dans l'esprit de l'élève.
Les principes de la marche par le flanc au pas gymnastique sont les mêmes qu'au pas accéléré. L'instructeur fait précéder le commandement de Marche de celui de Pas gymnastique.
L'instructeur exerce quelquefois les élèves placés sur un ou sur deux rangs à marcher par le flanc sans doubler les files. Il fait les commandements prescrits n° 118, mais il a soin de prévenir de ne pas doubler. Il veille à ce que la cadence et les distances ne se perdent pas.
Les principes de cette marche sont les mêmes ; mais dans les changements de direction, au cas où les élèves sont sur un rang, le premier du rang change de direction sans altérer la longueur ni la cadence du pas.
MÉCANISME DES MOUVEMENTS EN ORDRE DISPERSÉ.
ART. 1er. — PRINCIPES GÉNÉRAUX.
L'école du soldat en tirailleur a pour objet d'enseigner à l'élève isolé à l'escouade dont il fait partie à marcher et à manœuvrer en ordre dispersé.
Les élèves ne sont plus astreints à la cadence du pas, ni à la régularité dans les alignements.
Les mouvements de la chaîne des tirailleurs ne peuvent pas s'exécuter avec le même ensemble que ceux d'une troupe à rangs serrés. Ils dépendent essentiellement de la nature du terrain. On ne fait usage du pas gymnastique que par exception.
Les commandements se font d'ordinaire à la voix ; quand ils sont bien compris et exécutés ainsi, l'instructeur les fait exécuter par signes, après avoir au préalable appelé l'attention des élèves à l'aide du sifflet.
Dans cette instruction, on doit s'attacher à développer le plus possible l'initiative individuelle, mais en même temps à conserver la cohésion, à maintenir l'ordre et la calme, en exigeant l'exécution aussi complète que possible des prescriptions du Manuel.
L'instructeur profite de toutes les occasions et emploie tous les moyens pour faire comprendre aux élèves que, tout en agissant isolément, ils ne doivent jamais échapper à sa direction.
Cette instruction est donnée par groupe de 15 élèves au plus, qui représentent chacun une escouade formée sur deux rangs.
L'intervalle entre les files est de six pas, comptés de l'élève du premier rang de chaque file à l'élève du premier rang de la file voisine. L'instructeur désigne toujours une file, sur laquelle on prend les intervalles dans les déploiements et la direction dans les marches.
ART. 2. – DÉPLOIEMENT.
L'escouade étant de front, de pied ferme ou en marche, l'instructeur commande :
La file du centre marche dans la direction que lui désigne l'instructeur ; les autres files gagnent à droite et à gauche en marchant à un intervalle de six pas ; dès que chaque file a son intervalle, l'élève du second rang se place à la gauche de son chef de file.
L'escouade étant arrivée sur la linge qu'elle doit occuper, l'instructeur l'arrête par le commandement de : HALTE.
Les tirailleurs s'arrêtent.
L'escouade se déploie habituellement sur la fie du centre ; mais s'il est avantageux qu'elle se déploie sur la file de droite (gauche), l'instructeur en prévient l'escouade.
L'escouade étant de front, de pied ferme ou en marche, pour la déployer par le flanc, l'instructeur commande : Par le flanc droit et le flanc gauche, en tirailleurs.
La file du centre ne bouge pas pu s'arrête ; les autres files font par le flanc droit ou le flanc gauche sans doubler, et gagnent en marchant un intervalle de six pas ; la file de droite et celle de gauche se dirigent sur le point que leur désigne l'instructeur. Chaque file s'arrête à mesure qu'elle a son intervalle et fait face en avant ; l'élève du second rang se porte à la gauche de l'élève du premier.
On déploie par le flanc sur la file de droite, ou sur celle de gauche, d'après les mêmes principes et au moyen du commandement de : Par le flanc droit (gauche), en tirailleurs.
L'escouade étant par le flanc est déployée sur la file de tête et à sa hauteur par les moyens prescrits ci-dessus et par le commandement de : À droite (gauche), en tirailleurs.
Pour faire prendre entre les files un intervalle autre que l'intervalle habituel, l'instructeur commande :
À tant de pas en tirailleurs.
Par le flanc droit et le flanc gauche à tant de pas en tirailleurs.*
Le déploiement se fait comme il a été prescrit, en prenant l'intervalle indiqué.
Les moyens prescrits permettent de déployer une escouade, quelle que soit sa formation, aussi bien face à droite (gauche) qu'en avant ; l'instructeur lui fait faire préalablement par le flanc droit (gauche).
ART. 3. — Ouvrir et resserrer les intervalles.
L'escouade étant déployée et de pied ferme ou en marche, lorsque l'instructeur veut lui faire ouvrir ou resserrer les intervalles, il commande : À tant de pas, ouvrez (serrez) les intervalles.
L'instructeur se porte rapidement s'il n'y est déjà, devant la file sur laquelle il veut faire prendre les intervalles.
Les files ouvrent (serrent) leurs intervalles à la distance indiquée, en marchant par le flanc ou obliquement.
ART. 4. — Marches.
L'escouade étant déployée, l'instructeur commande :
L'instructeur se porte près de l'élève qu'il choisit pour donner la direction, et la lui indique.
Les tirailleurs se mettent en marche en conservant leurs intervalles et en prenant la direction du côté de la file près de laquelle s'est placé l'instructeur.
Pour faire marcher en retraite, l'instructeur commande :
Les élèves font face en arrière et marchent en retraite en se conformant aux prescriptions données pour la marche.
Pour faire marcher par le flanc droit (gauche), l'instructeur commande :
L'instructeur se porte rapidement du côté de l'élève de droite (gauche) et lui indique la direction. Chaque élève fait à droite (gauche) et marche dans les traces de celui qui le précède, en conservant son intervalle.
L'escouade étant en marche en avant, en retraite ou par le flanc, pour l'arrêter, l'instructeur commande :
Les élèves s'arrêtent et font face en avant.
Une escouade déployée en tirailleurs étant de pied ferme ou en marche, si l'instructeur veut lui faire changer de direction à droite (gauche), il commande :
La file de droite (gauche) est placée dans la nouvelle direction par l'instructeur ; les autres files prennent une allure accélérée et se conforment au mouvement de la file de base d'après les principes prescrits à l'école du soldat. Si l'ouverture de l'angle l'exige, l'instructeur fait arrêter la file de droite (gauche), dès qu'elle est établie dans la nouvelle direction ; les autres files s'arrêtent à sa hauteur, et l'instructeur fait ensuite reprendre la marche.
ART. 5. Ralliement.
Pour rallier l'escouade, l'instructeur lève le bras et commande :
Tous les élèves viennent se grouper rapidement auprès de lui, soit en ligne, soit en cercle, dans la formation qu'il indique, sans que l'ordre nuise à la rapidité du mouvement.
Le ralliement s'exécute, la chaîne étant arrêtée, pour rester de pied ferme ou pour se mettre en marche ; il s'exécute aussi, la chaîne étant en marche, pour s'arrêter ou pour continuer à marcher.
ART. 6. — Rassemblement.
Si la chaîne est déployée en tirailleurs, ou si elle s'est ralliée sans prendre une formation normale, pour rassembler l'escouade, l'instructeur se conforme aux prescriptions données dans le chapitre Ier (nos 103 et 104).
ART. 1er — 1° Revues.
Les sections sur deux rangs sont placées sur une même ligne, à deux pas d'intervalle l'une de l'autre ; chacune d'elles a à sa droite, au premier rang, un élève moniteur.
Pour passer la revue, l'instructeur fait d'abord ouvrir les rangs par les commandements de :
Ouvrez vos rangs.
Au commandement de Ouvrez vos rangs, le moniteur se porte à quatre pas (3 mètres) en arrière du premier rang ; il juge cette distance à l'œil, sans compter le pas.
S'il y a plusieurs sections, l'instructeur s'assure, en se portant sur le flanc, que les moniteurs, après s'être portés en arrière, sont alignés entre eux. Il en dirige l'alignement sur le dernier.
Au commandement de Marche, le deuxième rang marche en arrière, et s'aligne sur le moniteur d'après les principes prescrits, pour les alignements en arrière, à l'article 4 (nos 65 et 66.)
Le moniteur dirige l'alignement du deuxième rang sur le moniteur suivant, ou, s'il est seul ou le dernier, il le dirige sur un point éloigné que lui a indiqué l'instructeur.
Dès que ce rang est aligné, l'instructeur commande Fixe ; le moniteur reprend sa place au premier rang.
Les rangs étant ouverts, l'instructeur en passe l'inspection en longeant chaque rang d'abord par devant, ensuite par derrière ; il s'assure que chaque élève a bien la position prescrite à l'article 1er.
L'inspection terminée, l'instructeur fait serrer les rangs par les commandements :
Au commandement de Marche, le deuxième rang serre à sa distance, chaque élève se dirigeant sur son chef de file au premier rang.
2° Défilés.
Les sections étant dans la formation de revue, lorsque l'instructeur veut les faire défiler, il commande :
Sections à droite.
Au commandement de Marche, les sections se forment à droite, comme il a été prescrit au chapitre 1er (art. 5, nos 106 et suiv.). Chaque moniteur se place à deux pas devant le centre de sa section. La formation ainsi obtenue s'appelle colonne.
Lorsque l'étendue du terrain dont on dispose le rend nécessaire, ou que l'instructeur juge à propos, à titre d'exercice, de faire exécuter ce mouvement, il fait serrer la colonne, sur la tête ou sur la queue.
dispose le seul rend nécessaire, ou que l'instructeur juge à propos, à titre d'exercice, de faire exécuter ce mouvement, il fait serrer la colonne, sur la tête ou sur la queue.
Pour serrer sur la tête, il commande :
Serrez la colonne.
Au commandement de Marche, la section de tête de la colonne ne bouge pas. Chacune des autres serres à six pas sur celle qui la précède. Chaque moniteur restant à deux pas devant le centre de la section, l'arrête par le commandement de :
Pour serrer sur la queue, l'instructeur commande d'abord :
Au commandement de Droite, la section de queue de la colonne ne bouge pas et reste face en avant; toutes les autres font demi-tour.
Le mouvement s'exécute ensuite, comme il vient d'être dit, pour serrer sur la tête. Chaque moniteur restant à deux pas derrière le centre de la section, l'arrête à six pas de celle qui la précède par les commandements de :
Au commandement de Halte, la section fait demi-tour en s'arrêtant, comme il est prescrit au n° 88.
L'instructeur commande ensuite :
Pour défiler en avant guide à droite (ou à gauche).
Au commandement de Guide à droite (ou à gauche), les moniteurs se placent à la droite (ou gauche), de leurs sections respectives, au premier rang.
Au commandement de Marche, qui est répété seulement par le moniteur de la section de tête, si la colonne a serré, cette section se met vivement en marche comme il est prescrit à l'article 5 (n° 72 et suiv.).
Chacune des autres se met en marche au commandement de son moniteur : En avant — MARCHE, lorsqu'elle est séparée de celle qui la précède par un espace égal à son front.
Le moniteur de tête marche dans la direction déterminée par deux points bien visibles, en ligne droite, que lui a indiquée l'instructeur ; les autres marchent sur ses traces, en ayant soin que la tête de celui qui les précède immédiatement leur cache de tous les autres en avant.
Si la colonne n'a pas serré, le commandement de Marche est répété par tous les moniteurs, et toutes les sections partent à la fois.
Lorsque le terrain oblige à changer de direction, l'instructeur place d'avance un élève en jalonneur au point où il veut faire exécuter le changement de direction. Chaque moniteur se dirige sur cet élève, de manière que son bras vienne raser la poitrine de jalonneur ; quatre pas avant d'arriver à sa hauteur, il commande :
Changement de direction (à droite ou à gauche), et
MARCHE, à l'instant même où il rase le jalonneur.
Si on défile devant l'instructeur, il se place à quinze ou vingt pas sur le flanc de la colonne, du côté ou il a indiqué le guide.Si l'instructeur fait défiler devant un inspecteur ou toute autre personne, il fait prendre le guide de côté de cette personne ; il défile lui-même en tête de ses élèves, à dix pas en avant de la section de tête. Après avoir salué la personne devant laquelle on défile, il va se placer en face d'elle, à quinze ou vingt pas du flanc opposé de la colonne.
Au fur et à mesure que chaque section arrive à dix pas de la personne devant laquelle elle défile, les élèves, sans déranger la position de leurs épaules, tournent légèrement la tête du côté de cette personne, fixent les yeux sur elle, en arrivant à sa hauteur, et replacent la tête dans la position directe lorsqu'ils l'ont dépassée de six pas.Le défilé terminé, l'instructeur s'approche de la personne devant laquelle il a fait défiler, le salue de nouveau et prend ses ordres.
ART.2. — Marches militaires.
Les promenades militaires ont pour objet de faire contracter de bonne heure aux enfants à l'habitude de la marche, de les accoutumer à se rendre compte des différentes formes et accidents de terrain, de leur en faire connaître les noms, et enfin de leur apprendre à s'orienter et à se diriger à l'aide d'une carte à grande échelle.
Le manuel de gymnastique (art.78 et 79) a réglé l'ordre et la longueur progressive de ces marches, la vitesse, les haltes horaires, l'attention dont la chaussure et la tenue doivent être l'objet de la part des maîtres ou de l'instructeur.
Il reste à fixer les procédés d'instruction pour que les élèves arrivent à distinguer les divers accidents de terrain, à pouvoir s'orienter et se diriger avec une carte. Ce sera l'objet des articles 3 et 4.
ART.3. — Notions générales sur la connaissance du terrain. Définition.
Le maître conduit ses élèves sur un terrain quelconque, autant que possible sur un point assez élevé pour dominer les environs, et signale à leur attention les objets qui se trouvent à la surface du sol, ainsi que les divers accidents du terrain.
Il leur fait connaître la dénomination qu'on leur donne habituellement dans le langage militaire et appelle leur attention sur les points suivants :
Terrain.- Pays couvert, découvert, uni, accidenté, plaine, hauteurs, vallées, ravins, bas-fonts, culture, etc.
Eaux.- Fleuves, rivières, rive droite, rive gauche, canaux, fossés d'irrigations, courants, mares, étangs, sources, fontaines, ponts, gués, etc.
Routes.- Chemins, sentiers, nature des routes (ferrées, en délai, en remblai, de niveau), voies ferrées, tunnels, viaducs, largeur, pente, fils télégraphiques, stations, gares, etc.
Bois.- Forêts, bois, bosquet, taillis, broussailles, vergers, etc.
Lieux habités. - Villes, villages, hameaux, fermes, châteaux, murs haies, etc.
Objet saillants. - Clochers, tours, châteaux, moulins à vent, arbres isolés, etc.
Il apprend aux élèves à se porter d'un point à un autre, en se manquant à la vue de leurs camarades à l'aide des divers accidents du terrain ; il leur montre comment la plus légère ondulation du sol peut les défiler. Il leur enseigne ensuite la manière de se porter sûrement et rapidement dans une direction donnée, sur un point indiqué par un objet saillant, soit en suivant le chemin le plus court, ou des chemins de traverse désignés, soit en passant par des points de repère marqués dans la campagne. Il cherche toujours à intéresser et à distraire ses élèves en les instruisant.
ART.4. — Orientation. Manière de se diriger à l'aide d'une carte à grande échelle.
L'instructeur donne aux élèves quelques notions sur la manière de s'orienter de jour et de nuits. (détermination des points cardinaux au moyen du lever et du coucher du soleil, de la position du soleil aux différentes de la journée ; recherche du nord au moyen de l'étoile polaire ; observations sur l'écorce des arbres, sur les surfaces battues le plus ordinairement par la pluie et le vent, sur la mousse, sur le côté ou les fourmilières s'abritent du mauvais temps, etc.)
Le maître doit être porteur d'une boussole de petite dimension qui lui permettra de diriger les élèves avec certitude et de rectifier les appréciations inexactes.
Les exercices relatifs à la connaissance du terrain et à l'orientation ont lieu d'abord sur un terrain et à l'orientation on lieu d'abord sur un terrain uni, peu accidenté, puis on augmente peu à peu les difficultés, en passant à des terrains de plus en plus mouvementés.
Quand les élèves sont familiarisés avec les noms des différents accidents de terrain, et l'orientation, l'instructeur leur apprend à se diriger à l'aide d'une carte à grande échelle.
Avant la promenade, il leur montre d'abord le chemin qu'ils vont suivre, leur indique les signes conventionnels les plus usuels. Pendant la marche, il leur fait remarquer, à mesure qu'ils les rencontrent, les divers chemins ou sentiers, les rivières ou ruisseaux qui coupent la route suivie par eux, et les leur indique sur la carte. Il leur apprend, au moyen de l'échelle et d'un compas, ou même d'un morceau de papier ou d'un crayon, à me mesurer les distances sur la carte et leur enseigne pratiquement comment, à un carrefour ou à un croisement de route, ils trouvent sûrement, en orientant la carte, la direction à suivre.
Ces exercices élémentaires et d'une application facile ne manqueront point, s'ils sont bien présentés, d'intéresser les élèves et de les familiariser avec la lecture d'une carte.
ART.1er. — Observations générales
L'instruction de tir à donner aux élèves des écoles primaires doit être essentiellement élémentaire et pratique.
Elle consiste à leur enseigner, sur l'arme, les différentes lignes de tir, à leur apprendre à pointer, à prendre une position correcte à mettre en joue, à agir sur la détente pour faire feu. Elle se termine par l'exécution du tir avec une arme courte portée, ou carabine de chambre.
ART.2. — Notions élémentaires sur les différentes lignes de tir.
l'instructeur réunit autour de lui huit ou dix élèves, et leur montre sur l'arme les différentes lignes qu'il définit ainsi :
Ligne de tir..- C'est l'axe du canon indéfiniment prolongé ; c'est la direction première que suit le projectile.
Ligne de mire.- Elle est déterminée par le fond du cran de mire et le sommet du guidon ; c'est elle qui sert à viser.
Trajectoire.- C'est la ligne parcourue dans l'espace par le projectile. L'instructeur fait remarquer aux élèves que cette ligne n'est pas bien droite, mais courbe, et qu'elle a sensiblement la forme décrite par une pierre lancée à la main.
Quand les élèves connaissent les trois lignes de tir, l'instructeur leur fait exécuter les exercices préparatoires de tir.
ART.3. — Exercices préparatoires de tir.
Les élèves étant formés en demi-cercle autour de l'instructeur, celui-ci place la carabine sur un chevalet (ou un sac rempli de terre, qu'il pose sur une chaise placée sur une table).Il montre aux élèves des deux points qui déterminent la ligne de mire et le sommet du guidon ; il leur explique que, pour pointer, il suffit de mettre ces deux points et celui qu'on doit viser sur le même alignement, l'arme ne penchant ni à droite ni à gauche ; il pointe ensuite l'arme sur un point marqué d'une manière apparente, puis il prescrit aux élèves d'examiner l'un après l'autre comment l'arme est pointée, en leur faisant prendre la position suivante :
Fermer l'œil gauche, la joue touchant à peine la monture, l'oeil droit au-dessus de la crosse ; prendre la ligne de mire en faisant passer un rayon visuel par le fond du cran de mire et le sommet du guidon ; prolonger cette ligne jusqu'au point visé.
Pour que les élèves fassent des observations profitables, l'instructeur leur explique préalablement comment ils doivent voir le guidon et le point à viser par rapport au cran de la hausse. Le sommet du guidon doit apparaître, en même temps, dans le milieu du cran de mire et sous le petit cercle, comme l'indique la figure ci-contre. L'instructeur explique ensuite que, pour trouver cette apparence, il faut procéder par ordre, et qu'il faut tout d'abord placer son œil sur le prolongement de la ligne de mire, en arrière de la hausse ; c'est ce qu'on appelle * prendre la ligne de mire.*
Pour faciliter cette première opération, l'instructeur place une lame de couteau ou de canif sur l'encoche de la hausse, et prescrit au n°1 de regarder le guidon par le trou triangulaire ainsi déterminé ; il lui explique que l'œil est bien placé pour le pointage lorsque les sommets du guidon apparaît au milieu du trou. L'œil du pointeur étant ainsi correctement placé et restant lié à la ligne de mire, l'instructeur soulève la lame du canif et fait remarquer l'apparence qu'offre le guidon lorsque le cran de mire n'est plus recouvert, et ajoute que, pour pointer, il faut tout d'abord chercher à placer son œil de manière à retrouver cette même apparence du guidon dans le cran de mire.
L'instructeur, ayant arrêté l'attention de l'élève sur la hausse et sur le guidon, lui enseigne à prolonger la ligne de mire, c'est à dire à préciser le point de la cible ou l'on aperçoit le sommet du guidon ; il faut que, l'arme étant bien pointée, le guidon affleure le bas du petit cercle.
Quelques élèves arrivent difficilement à fermer l'œil gauche. On doit les y exercer jusqu'à ce qu'ils y parviennent sans trop d'efforts.
Dès que les élèves ont bien vu et bien compris ce que c'est qu'une arme régulièrement pointée, l'instructeur dérange l'arme et prescrit à chacun d'eux de viser lui-même le point désigné ; il vérifie le pointage et indique, s'il y a lieu, les erreurs commises, après avoir fait rectifier le pointage par l'élève lui-même, jusqu'à ce qu'il l'ai bien exécuté ; l'instructeur a soin de déranger l'arme avant de la passer à un autre.
L'instructeur fait ensuite pointer l'arme par un élève ; il fait vérifier successivement le pointage par tous les autres, demande à chacun si l'arme ne penche ni d'un côté ni de l'autre, et si la ligne de mire passe à droite ou à gauche, au-dessous du point désigné. Lorsque tous lui ont donné leur opinion à voix basse, il vérifie à son tour le pointage et indique les erreurs commises.
Il n'est pas rare de rencontrer, même parmi les hommes qui ont l'habitude des armes à feu, des tireurs qui ne savent pas prendre la ligne de mire. L'instructeur insiste d'autant plus que cette difficulté, que tous les tireurs croient pointer régulièrement. Quelques-uns, cependant, sont dupes d'une apparence : ils ne servent en réalité que du guidon pour diriger l'arme, et se figurent qu'ils visent par le cran de mire, parce qu'ils voient en même temps la hausse et le guidon.On dirige la ligne de mire de manière que le sommet du guidon affleure le bas du cercle, afin que dans le tir à bras franc, le bout du canon ne vienne masquer le but, par suite des mouvements inévitables de l'arme pendant le pointage.
Position du tireur.
l'instructeur prescrit à l'élève de faire un demi-droite sur le talon gauche ; il lui fait porter le pied droit à 15 ou 20 centimètres en arrière, et à 10 ou 15 centimètres sur la droite, la pointe du pied un peu rentrée.
Ces distances n'ont rien d'absolu ; elles ont pour but d'assurer l'aplomb du corps, et doivent être modifiées suivant la taille des élèves.
Placement de l'épaule.
L'élève étant dans la position prescrite ci-dessus, l'instructeur se place à sa droite, lui prescrit de laisser tomber les bras naturellement, d'élever l'épaule droite et de la porter en avant, l'épaule gauche ne bougeant pas ; puis l'instructeur applique fortement la plaque de couche contre l'épaule de l'élève qu'il soutient de la main gauche, le talon de la crosse affleurant à peu près la partie supérieure de l'épaule, le tranchant extérieur de la plaque de couche en dedans de la couture de la manche, l'arme horizontale, ne penchant ni à droite ni à gauche ; l'instructeur fait alors saisir l'arme à l'élève, d'abord avec la main droite à la poignée, ensuite avec la main gauche au centre de gravité, c'est à dire au point où il faut prendre l'arme pour qu'elle reste en équilibre sur la main. Il cesse de soutenir l'arme, et l'élève la maintient dans cette position, en continuant à l'appuyer fortement contre l'épaule. L'instructeur passe d'un élève à l'autre pour enseigner cette position, et prescrit à celui qu'il vient de quitter se s'exercer à la prendre de lui-même.
Action du doigt sur la détente.
Lorsque les élèves savent mettre en joue et maintenir la ligne de mire sur le point visé, l'instructeur les prépare à l'action du doigt sur la détente pour faire feu. Les élèves sont placés dans la position prescrit n° 231 et 232, et ils s'exercent à agir sur la détente de la manière suivante : la main droite serrant l'arme à la poignée, engager la deuxième phalange du premier doigt sur la détente, fixer les yeux sur le chien, retenir la respiration et faire partir le coup en fermant graduellement le doigt. Ensuite l'élève met en joue de lui-même s'appliquant à maintenir au-dessous du centre noir les lacets de la ligne de mire provenant de l'oscillation de l'arme ; puis il commence à fermer le doigt, saisit l'instant ou la ligne de mire est bien dirigée pour faire partir le coup en achevant de fermer graduellement le doigt ; il reste en joue après que le coup est parti et s'assure que la ligne de mire passe encore le point visé. Pendant cet exercice, l'instructeur se fait souvent viser dans l'œil pour s'assurer que l'élève vise bien, et maintient son arme sur le point au moment où il agit sur la détente. Les élèves étant bien préparés par cet exercice à mettre en joue et à faire feu, l'instructeur leur fait exécuter ces mouvements de la manière suivante :
Mouvement de joue et de feu.
Les élèves étant dans la position indiquée, l'instructeur leur remet la carabine, qu'ils saisissent de la main droite à la poignée, de la main gauche au centre de la gravité, puis il commande :
Enlever l'arme avec les deux mains, sans brusquer le mouvement, le corps restant d'aplomb, le coude gauche abattu, le doigt à hauteur de l' épaule ; fermer l'œil gauche, prendre la ligne de mire et la rediriger sur le but en penchant le moins possible la tête à droite et en avant, la deuxième phalange du premier doigt de la main droite en avant et contre la détente.
Feu. (un temps et un mouvement.)
Faire partir le coup en achevant de fermer le doigt sans brusquerie, la tête et le corps restant immobiles.
ART.4. — Tir avec la carabine à courte portée. ( Arme de chambre.)
De l’installation et du matériel de tir
Un tir à courte portée peut être installé dans une cour ou dans une salle ; il n’exige qu’un espace de 10 à 15 mètres de longueur sur 2 à 3 mètres de large.Le rectangle, ainsi déterminé et adossé à un mur, doit être clos sur ses deux grands côtés, et fermé, sur le petit côté opposé au mur, par une barre de bois contre laquelle vient se porter le tireur.
Le matériel comprends : une ou plusieurs carabines et les ustensiles nécessaires à leur entretien ; une ou plusieurs cibles en fonte, de forme carrée et de 15 centimètres environ de côté ; deux pots contenant l’un du noir de fumée, l’autre du blanc.
Les élèves sont conduits au tir par groupes de huit à douze élèves, suivant l’espace disponible. Ils sont arrêtés à deux ou trois pas de l’emplacement du tireur et formés sur deux rangs.
A l’appel de son nom ou de son numéro, l’élève désigné s’avance contre la barre, fait son demi-à-droite, se fend de la partie droite comme il a été prescrit n° 231. L’instructeur, qui doit s’appliquer à éviter toute chance d’accident, lui remet l’arme chargée et veille à ce qu’il ne se retourne pas. L’élève tore successivement six balles, rejoint la gauche du groupe, et est remplacé par le suivant.
Après chaque coup, l’instructeur lui fait remarqué ou sa balle est porté, lui signale les fautes commises dans le pointage, la position, l’action du doigt, mais il ne doit jamais lui parler pendant qu’il met en joue.
L’instructeur renvoie à l’instruction ceux qui ne seraient pas suffisamment instruits, et prend le nom des élèves les plus adroits pour les signaler à l’époque de l’inspection.
Répartition des munitions, constatation du tir.
Les élèves qui auront parcouru la série des exercices préparatoires exécuteront au moins chaque année cinq tirs de six balles.
A Il sera tenu note sur un registre spécial de la date des séances, du nombre des élèves qui auront tiré dans chaque séance, du nombre des cartouches brûlées et de celui des ratés.
Dans l'armée, la longueur du pas gymnastique est de 80 centimètres.↩
Manuel de gymnastique et de d'exercices militaires de 1880-1881 (Première partie)
[Fiche] Manuel d'exercices physiques et de jeux scolaires de 1891
Manuel d'exercices physiques et de jeux scolaires de 1891
Le surmenage intellectuel à l'école

References: ART. 1

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 Art. 3
 Art. 4
 Art. 5

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 Art. 2
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 l'article 4
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