Source: https://www.wakatsera.com/burkina-les-telenovelas-dans-le-viseur-du-conseil-superieur-de-la-communication/
Timestamp: 2020-04-02 16:45:06+00:00

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Burkina: les télénovelas dans le viseur du Conseil supérieur de la Communication - Wakat Séra
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Burkina: les télénovelas dans le viseur du Conseil supérieur de la Communication
Le président du CSC en compagnie des responsables des télévisions et de ceux de Canal + Burkina (Ph. CSC)
Le Conseil supérieur de la Communication (CSC), au cours d’une rencontre avec des responsables des télévisions publiques, privées et Canal+Burkina, relativement au contenu de leurs programmes servis au public, leur a demandé de réfléchir sur des mesures à prendre pour atténuer les effets néfastes des «Télénovelas» sur le public jeune.
Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a, le vendredi 27 septembre 2019, eu une rencontre d’échanges avec les responsables des télévisions publiques, privées et Canal+Burkina sur le contenu de leurs programmes servis au public. Il s’agissait pour l’instance de régulation d’interpeller les chaînes de télévision sur la problématique des séries brésiliennes dites «Télénovelas» et les inviter à réfléchir sur les mesures à prendre pour atténuer leurs effets néfastes sur le public jeune.
Comment les chaînes de télévisions peuvent contribuer à réduire les effets pervers desdites séries sur la jeunesse burkinabè? Comment préserver la liberté des adultes à suivre les programmes de leur choix tout en protégeant les mineurs? C’est autour de cette problématique que le CSC a invité le Directeur général de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB), des responsables des télévisions privées représentant l’Union burkinabè des éditeurs de services de télévision (UBES-TV) et un représentant de Canal+ à réfléchir en cette matinée du vendredi 27 septembre 2019.
Depuis quelques temps, le CSC est interpellé par des parents et des organisations de la société civile sur les conséquences des «Télénovelas» diffusées par les chaînes de télévision sur la jeunesse burkinabè. En effet, ces séries, qui comportent souvent des scènes «peu pudiques» et qui véhiculent des mœurs légères, sont diffusées à des heures de forte audience et accessibles au public jeune.
Le président du CSC, Maître Mathias TANKOANO, et ses collaborateurs, dont les Conseillers Victor SANOU, et Eugénie YAMEOGO/OUATTARA, ont aussi rappelé aux médias la nécessité de mettre en place un comité de visionnage des films en vue de leur classification pour la programmation et, s’il le faut, de procéder à la suppression des séquences choquantes. Ils les ont invités au respect de la décision sur la signalétique prise par le CSC en 2014. Il s’agit pour les télévisions d’afficher à l’écran les pictogrammes qui indiquent la tranche d’âge en fonction des programmes diffusés (-10, -12, -16, -18, etc.).
Le CSC a interpellé Canal+ sur le respect de la législation burkinabè. Il l’a invité à bannir les publicités interdites au Burkina Faso, notamment celles sur les produits dépigmentant et sur les boissons dont le taux d’alcool dépasse 10%. Il devra également crypter les chaînes «Novelas» et «Nollywood» en attendant la fixation des créneaux horaires des «Télénovélas» et rendre la Télévision nationale disponible même sans abonnement.
En vue de promouvoir les productions de séries burkinabè, toute chose qui conduira peu à peu à délaisser les «Télénovelas» et les séries indiennes, le CSC a invité les télévisions (publique et privées) à penser à faire de la coproduction. Par ailleurs, il entend, sur recommandation des responsables des télévisions, mener avec le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme une réflexion sur la possibilité de mettre en place un fonds de soutien aux productions nationales. Au terme des échanges, les responsables de médias se sont engagés à prendre les mesures nécessaires (revue des horaires de diffusion des «Télévovelas», affichage des pictogrammes sur l’écran) pour préserver le public jeune. Il appartient, interpelle le CSC, aux parents aussi d’assumer leur responsabilité d’éducateurs pour ne pas laisser les enfants suivre n’importe quel programme.
Source Conseil supérieur de la communication (CSC)
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BABA MOUSSA 3 octobre 2019 at 20 h 02 min
Très belle initiative de la part du CSC. L’idéal même serait d’interdire ces telenovelas en Afrique et singulièrement au Burkina qui est la capitale du cinéma africain. L’africain doit apprendre à consommer africain. Comment peut on se développer si on consomme que ceux qui vient de l’occident. Au Mexique, au Brésil, en Chine, ils ne consomment que leurs productions locales, correspondant à leurs mœurs et à leur culture.
Nous devrons apprendre à vivre Africain, à réfléchir africain, à consommer africain, à prier africain…
Sako 3 octobre 2019 at 20 h 43 min
Interdisez leur diffusion au Burkina. Et c’est tout. Rien d’educatif et rien que de la dépravation.

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