Source: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2002/5/2/INDI0220066D/jo/texte
Timestamp: 2019-07-17 09:43:54+00:00

Document:
Décret n° 2002-716 du 2 mai 2002 portant organisation comptable et financière de l'office des postes et télécommunications de la Nouvelle-Calédonie | Legifrance
Vous êtes dans : Accueil> Les autres textes législatifs et réglementaires> Décret n° 2002-716 du 2 mai 2002 portant organisation comptable et financière de l'office des postes et télécommunications de la Nouvelle-Calédonie
Décret n° 2002-716 du 2 mai 2002 portant organisation comptable et financière de l'office des postes et télécommunications de la Nouvelle-Calédonie
Application des articles 21 à 23 et 123 de la loi organique 99-209 ; de l'article 60 de la loi de finances pour 1963 (63-156), ensemble l'article 66 de la loi de finances rectificative pour 1990 (90-1160) ; de l'article 33 de loi 90-1247, ensemble le décret 92-163 du 20 février 1992 pris pour son application, notamment son article 11 ; de l'article 12 de la loi 99-210.
Lors de la rédaction du décret portant transfert de l'Office des postes et télécommunications à la Nouvelle-Calédonie, il a été décidé de doter l'office d'une réglementation comptable et financière. En effet, à ce jour, l'Office des postes et télécommunications ne dispose pas d'un véritable statut comptable et financier. Les règles de fonctionnement résultent de l'empilement de textes partiellement abrogés et de la pratique. Ceci induit un manque certain de lisibilité.
Le décret du 29 décembre 1962 portant règlement général de la comptabilité publique a été publié au Journal Officiel de la Nouvelle-Calédonie, mais il n'est applicable que dans ses articles 2 à 62. Les autres articles de ce décret regroupent les dispositions applicables aux établissements publics nationaux.
Le décret portant organisation comptable et financière est la simple adaptation de ces dispositions à l'Office des postes et télécommunications, établissement public. Il ne présente aucune innovation juridique mais donne un statut comptable et financier à un établissement public qui en est actuellement dépourvu, statut aligné sur celui des établissements publics nationaux.Il convient de préciser notamment que la comptabilité analytique a été abandonnée.La réglementation comptable et financière est restée une compétence d’État. En effet, cela a été clairement affirmé par la loi 99-209 du 19 mars 1999 organique relative à la Nouvelle-Calédonie dans son article 21-1 (100). Par ailleurs, la loi 90-1247 du 29 décembre 1990 prévoit que ce type de décret doit être pris en Conseil d’État.
INDUSTRIE , OUTRE-MER , NOUVELLE-CALEDONIE , OFFICE DES POSTES ET TELECOMMUNICATIONS , EPIC , OPT , ORGANISATION COMPTABLE , ORGANISATION FINANCIERE , REGLEMENTATION COMPTABLE , REGLEMENTATION FINANCIERE , DESIGNATION , ORDONNATEUR , COMPTABLE , OPERATION DE RECETTE , OPERATION DE DEPENSE , OPERATION DE TRESORERIE , JUSTIFICATION , COMPTABILITE , CONTROLE , SUPPRESSION , COMPTABILITE ANALYTIQUE
JORF n°104 du 4 mai 2002 page 8325
NOR: INDI0220066D
ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2002/5/2/INDI0220066D/jo/texte
Alias: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2002/5/2/2002-716/jo/texte
Sur le rapport du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie et du ministre délégué à l'industrie, aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et à la consommation,
Vu la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie, notamment ses articles 21 à 23 et 133 ;
Vu le code des juridictions financières, notamment le titre VI du livre II ;
Vu l'article 60 de la loi de finances pour 1963 (n° 63-156 du 23 février 1963), ensemble l'article 66 de la loi de finances rectificative pour 1990 (n° 90-1160 du 29 décembre 1990) ;
Vu la loi n° 90-1247 du 29 décembre 1990 portant suppression de la tutelle administrative et financière sur les communes de Nouvelle-Calédonie et dispositions diverses relatives à ce territoire, notamment son article 33, ensemble le décret n° 92-163 du 20 février 1992 pris pour son application, notamment son article 11 ;
Vu la loi n° 99-210 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie, notamment son article 12 ;
Vu le décret n° 2002-717 du 2 mai 2002 portant transfert de l'office des postes et télécommunications à la NouvelleCalédonie ;
Vu l'avis du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en date du 31 mai 2001 ;
TITRE Ier : ORDONNATEUR ET COMPTABLES
Le directeur général de l'office des postes et télécommunications de la Nouvelle-Calédonie, établissement public à caractère industriel et commercial, est l'ordonnateur de l'établissement.
L'agent comptable principal est nommé par le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, sur proposition du conseil d'administration, après avis du trésorier-payeur général.
L'agent comptable principal assiste aux réunions du conseil d'administration avec voix consultative.
Le chef du centre financier, les receveurs et les chefs d'agences sont les comptables secondaires de l'agent comptable principal de l'office. Ils sont nommés par le directeur général après avis de l'agent comptable principal.
Le directeur général peut nommer, le cas échéant, d'autres comptables secondaires, après avis de l'agent comptable principal.
L'agent comptable principal et les comptables secondaires sont des comptables publics qui, avant d'être installés dans leur poste comptable, prêtent serment et constituent des garanties.
Le comptable principal prête serment devant la chambre territoriale des comptes de la Nouvelle-Calédonie. Les comptables secondaires prêtent serment devant le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie.
Ils constituent un cautionnement selon un barème fixé par arrêté du ministre chargé du budget.
Les mandataires de l'agent comptable principal doivent être agréés par l'ordonnateur.
Les comptables exercent leur mission conformément aux règles fixées aux articles 12 et 13 du décret du 29 décembre 1962 susvisé.
Lorsque l'agent comptable a, en application de l'article 37 du décret du 29 décembre 1962 susvisé, suspendu le paiement des dépenses, l'ordonnateur peut, par écrit et sous sa responsabilité, requérir l'agent comptable de payer.
L'ordre de réquisition est transmis par le comptable au haut-commissaire de la République qui en informe la chambre territoriale des comptes.
L'agent comptable défère sans délai à la réquisition. Il doit refuser de déférer à l'ordre de réquisition lorsque la suspension du paiement est motivée par :
- l'indisponibilité des crédits lorsqu'il s'agit de chapitres dont les crédits ont un caractère limitatif ;
- l'absence de justification du service fait ;
- le caractère non libératoire du règlement ;
- l'insuffisance de fonds disponibles.
En cas de refus de la réquisition, l'agent comptable rend immédiatement compte au haut-commissaire de la République.
Chapitre 1er : Opérations de recettes
- les recettes issues des ventes des produits et services liés à son activité ;
- le produit des revenus financiers ;
- les produits des emprunts qu'il est autorisé à contracter ;
- le produit de la gestion des biens de son patrimoine ;
- le produit de la revente des biens meubles et immeubles ;
- la rémunération pour prestation de service résultant de la passation de contrats ou conventions avec des organismes tiers ;
- les dons et legs qui lui sont faits.
Les recettes sont recouvrées par l'agent comptable soit spontanément, soit en exécution des instructions et ordres de recettes de l'ordonnateur.
Lorsque les créances de l'office n'ont pu être recouvrées à l'amiable, les poursuites sont conduites :
- pour les produits correspondant à des prestations, conformément aux usages du commerce ou sur le fondement d'états rendus exécutoires par l'ordonnateur ;
- pour les autres créances, conformément aux modalités de recouvrement prévues pour les taxes par le code des impôts de Nouvelle-Calédonie.
Les états exécutoires sont notifiés aux débiteurs et peuvent l'être par lettre recommandée avec accusé de réception. Leur recouvrement est poursuivi jusqu'à opposition devant la juridiction compétente.
L'agent comptable procède aux poursuites. Celles-ci peuvent être suspendues sur ordre écrit de l'ordonnateur si la créance est l'objet d'un litige.
L'ordonnateur suspend également les poursuites si, en accord avec l'agent comptable, il estime que la créance est irrécouvrable ou que l'octroi d'un délai est conforme à l'intérêt de l'établissement.
Les créances de l'office peuvent faire l'objet :
Sauf lorsque la remise concerne une dette de l'agent comptable ou des comptables secondaires, la décision de remise est prise par le conseil d'administration, après avis de l'agent comptable.
Toutefois, le conseil d'administration peut déléguer à l'ordonnateur son pouvoir de décision, dans des limites qu'il détermine.
Chapitre 2 : Opérations de dépenses
Sous réserve des pouvoirs dévolus au conseil d'administration de l'établissement, l'ordonnateur et ses délégués ont seuls qualité pour procéder aux engagements de dépenses. Ils tiennent une comptabilité de ces engagements.
Les dépenses de l'office sont réglées par l'agent comptable sur ordre donné par l'ordonnateur. Les ordres de dépenses sont accompagnés des pièces justificatives mentionnées sur la liste fixée par le décret du 2 septembre 1996 portant établissement de la liste des pièces justificatives des paiements des communes, des provinces, du territoire et des établissements publics locaux de Nouvelle-Calédonie.
Sous réserve que les crédits soient disponibles, s'il s'agit de chapitres de caractère limitatif, l'agent comptable peut payer sans ordonnancement préalable certaines catégories de dépenses déterminées par arrêté du ministre chargé du budget.
Chapitre 3 : Opérations de trésorerie
L'office dispose librement de ses fonds, à l'exclusion des dépôts des comptables publics et des régisseurs publics qui leur sont rattachés auxquels s'applique l'article 43 du décret du 29 décembre 1962 susvisé.
Chapitre 4 : Autres opérations
Les comptes de l'office retracent les opérations relatives à l'ensemble du patrimoine mobilier et immobilier, aux biens affectés et aux valeurs d'exploitation.
Lors de leur prise en charge dans la comptabilité, les éléments du patrimoine mobilier et immobilier et les biens affectés à retenir sont évalués selon le cas soit au prix d'achat, soit au prix de revient, soit exceptionnellement à la valeur vénale.
Les taux d'amortissement et de dépréciation sont fixés par le conseil d'administration qui détermine également, dans le cadre du plan comptable, les modalités de tenue des inventaires.
Chapitre 5 : Justification des opérations
En cas de perte, destruction ou vol des justifications remises à l'agent comptable, le haut-commissaire peut autoriser ce dernier à pourvoir à leur remplacement, après avis conforme du trésorier-payeur général.
TITRE III : COMPTABILITÉ
L'agent comptable tient la comptabilité générale dans les conditions définies par le plan comptable de l'office approuvé par le ministre chargé du budget.
La comptabilité analytique d'exploitation est tenue par les services techniques de l'établissement, sous le contrôle de l'agent comptable, selon les modalités fixées par l'ordonnateur de l'établissement.
L'ordonnateur peut, avec l'avis de l'agent comptable, apporter à la liste des comptes les modifications exigées par les besoins de l'exploitation, sous réserve de respecter la structure du plan comptable général, ainsi que les principes directeurs du plan comptable mentionné à l'article 19, et de prendre, le cas échéant, les dispositions nécessaires en vue de permettre toutes comparaisons utiles entre exercices successifs, et notamment celles des prix de revient.
L'ordonnateur fait connaître au haut-commissaire de la République les modifications ainsi apportées. Celui-ci dispose d'un délai d'un mois pour s'y opposer.
Le compte financier de l'établissement est préparé par l'agent comptable, suivant les dispositions du plan comptable de l'office et conformément aux directives de l'ordonnateur.
Le compte financier comporte notamment la balance générale des comptes à la clôture de l'exercice, le compte d'exploitation générale, le compte des pertes et profits et le bilan relatif à l'exercice considéré.
Le compte financier est présenté par le directeur au conseil d'administration qui entend l'agent comptable.
Si les observations de l'agent comptable n'ont pas été retenues par le conseil d'administration, l'agent comptable peut demander que soit annexé au compte financier un état explicitant ses observations.
L'agent comptable rend ses comptes dans les conditions fixées par l'article 6 du décret du 20 février 1992 susvisé.
L'agent comptable principal et les agents comptables secondaires sont soumis aux contrôles de l'inspection générale des finances et du trésorier-payeur général.
Le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, le ministre de l'intérieur, le ministre délégué à l'industrie, aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et à la consommation, le secrétaire d'Etat à l'outre-mer et la secrétaire d'Etat au budget sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

References: l'article 60
 l'article 66
 l'article 33
 l'article 12
 l'article 60
 l'article 66
 l'article 37
 l'article 43
 l'article 19
 l'article 6