Source: http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/1396-PGP.html?identifiant=BOI-CF-PGR-10-20
Timestamp: 2016-06-01 05:31:15+00:00

Document:
1396-PGPCF - Prescription du droit de reprise de l'administration - Délais de reprise en matière d'impôt sur le revenu, d'impôt sur les sociétés et de taxes assimilées65
Version en vigueur du 03/02/16 à aujourd'hui. Version en vigueur du 07/10/15 au 03/02/16
Conformément au premier alinéa de
l'article L. 169 du livre des procédures fiscales (LPF) et à
l'article L. 169 A du LPF, le droit de reprise de l'administration au regard de l'impôt sur le revenu, de l'impôt sur
les sociétés et des taxes assimilées peut s'exercer jusqu'à l'expiration de la troisième année suivant celle au titre de laquelle l'imposition est due.
Les impôts en cause sont ceux dont les cotisations primitives ou supplémentaires, établies au
titre d'une année déterminée, sont assises ou susceptibles de l'être, soit par voie de rôle soit par voie d'avis de mise en recouvrement, à savoir :
- l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et sur les
produits de placements (CSG, CRDS, prélèvement social de 2 % et contributions additionnelles au prélèvement social) ;
(code général des impôts [CGI], art. 205 et suiv.) et la contribution sociale sur l'impôt sur les sociétés
(CGI, art. 235 ter ZC) ;
- l'imposition forfaitaire annuelle due par les personnes morales passibles de l'impôt sur les
sociétés (CGI, art. 223 septies et suivants, version abrogée au 01 janvier 2014) ;
(CGI, art. 231 et suiv.) ;
- la cotisation de 2 % perçue dans le cadre de la participation des employeurs à l'effort de
construction (CGI, art. 235 bis) ;
- la contribution annuelle sur les revenus locatifs
(CGI, art. 234 nonies).
Lorsque aucun bilan n'est dressé au cours d'une année, une imposition est cependant établie au
titre de l'année considérée en application du deuxième alinéa de l'article 37 du CGI. Elle porte sur les bénéfices de la période
écoulée depuis la fin de la dernière période imposée -ou, dans le cas d'entreprise nouvelle, depuis le commencement des opérations- jusqu'au 31 décembre de l'année considérée.
Ces mêmes bénéfices viennent ensuite en déduction des résultats du bilan dans lequel ils sont
L'application de cette règle conduit à examiner et à définir les conditions dans lesquelles en
pareille hypothèse le droit de reprise peut s'exercer.
Les dispositions du premier alinéa de
l'article L. 169 du LPF prévoient que l'administration peut réparer les erreurs, omissions ou insuffisances d'imposition
« jusqu'à la fin de la troisième année qui suit celle au titre de laquelle l'imposition est due ».
Dès lors que l'exercice comptable comprend deux périodes d'imposition distinctes correspondant
à des années différentes, le délai de trois ans doit s'apprécier séparément pour chacune de ces périodes. Ainsi, dans le cas d'une entreprise nouvelle, créée le 1er octobre N, qui décide
d'arrêter son premier exercice le 31 décembre N+1, les résultats et le chiffre d'affaires de la période 1er octobre - 31 décembre N ne pourront plus être redressés après le 31 décembre N+3.
De même, dans le cas d'une entreprise dont l'exercice coïncidait avec l'année civile et qui a reporté la date de clôture de son exercice ouvert le 1er janvier N à l'année suivante, les
résultats et le chiffre d'affaires de l'année N ne seront pas susceptibles d'être corrigés après le 31 décembre N+3.
Cette règle -qui ne fait cependant pas obstacle à ce que les investigations dans la
comptabilité des entreprises portent sur l'ensemble des écritures de l'exercice, y compris la partie de celui-ci qui serait couverte par la prescription à la date de la vérification- conduit
corrélativement à imputer les rectifications à opérer à chacune des périodes de l'exercice à laquelle ils se rattachent effectivement.
L'application de cette règle ne présente pas de difficultés lorsque les rectifications
concernent des opérations dont la date peut être déterminée avec précision.
Lorsque, en revanche, les rectifications envisagées se rapportent à des opérations dont la
date exacte n'est pas connue (relèvement d'une marge bénéficiaire, réduction d'un taux d'amortissement, etc.), il y a lieu, à défaut de tout élément justifiant une affectation plus précise, de
procéder à une répartition entre les deux périodes de l'exercice en proportion de la durée de chacune d'elles.
l'article L. 169 du LPF, le droit de reprise de l'administration, pour les revenus imposables selon un régime réel dans
les catégories des bénéfices industriels et commerciaux, des bénéfices non commerciaux et des bénéfices agricoles ainsi que pour les revenus imposables à l'impôt sur les sociétés des entrepreneurs
individuels à responsabilité limitée, et des sociétés à responsabilité limitée, des exploitations agricoles à responsabilité limitée et des sociétés d'exercice libéral à responsabilité limitée, dont
l'associé unique est une personne physique, s'exerce jusqu'à la fin de la deuxième année qui suit celle au titre de laquelle l'imposition est due, lorsque le contribuable est adhérent d'un centre de
gestion agréé ou d'une association agréée, pour les périodes au titre desquelles le service des impôts des entreprises a reçu une copie du compte rendu de mission prévu à
l'article 1649 quater E du CGI et
l'article 1649 quater H du CGI. Cette réduction de délai ne s'applique pas aux contribuables pour lesquels des
pénalités autres que les intérêts de retard auront été appliquées sur les périodes d'imposition non prescrites visées au deuxième alinéa de
l'article L. 169 du LPF, dans sa rédaction applicable avant le 1er janvier 2015.
L'article 80 de la loi n° 2014-1654 du
29 décembre 2014 de finances pour 2015 a supprimé ces dispositions et rétabli le délai de reprise de droit commun pour les adhérents d'un centre de gestion agréé ou d'une association agréée.
demeure acquise au titre d'un exercice clos au cours de l'année 2012 lorsque les conditions prévues dans l'ancien dispositif sont réunies.
droit commun est applicable dès 2015 aux exercices clos à compter du 1er janvier 2013.
- d'agissements frauduleux (LPF, art. L. 187 ;
BOI-CF-PGR-10-50 au I § 1 et suiv.) ;
(LPF, art. L. 188 A ; BOI-CF-PGR-10-60) ;
(LPF, art. L. 188 B ; BOI-CF-PGR-10-50 au III § 260) ;
- de lutte contre la fraude fiscale par le biais de paradis fiscaux
(LPF, art. L. 169, al. 4 ; BOI-CF-PGR-10-50 au II § 100 et
- de flagrance fiscale (LPF, art. L. 169, al. 5 ;
BOI-CF-PGR-10-70 au II § 250) ;
- d'activités occultes (LPF, art. L. 169, al. 2 et 3 ;
BOI-CF-PGR-10-70 au I § 1 et suiv.).
- d'erreur commise sur la nature de l'impôt ou sur le lieu d'imposition
(LPF, art. L. 171) ;
- d'omission ou d'insuffisance révélée par une instance devant les tribunaux ou par une
réclamation contentieuse (LPF, art. L. 188 C) ;
- d'omission ou d'insuffisance en matière d'impôt sur le revenu constatée à la suite de
l'ouverture de la succession du contribuable ou de celle de son conjoint (LPF, art. L. 172) ;
- du crédit d'impôt recherche défini à
l'article 244 quater B du CGI, du crédit d'impôt en faveur des métiers d'art prévu à
l'article 244 quater O du CGI et du crédit d’impôt pour la compétitivité et l'emploi codifié à
l’article 244 quater C du CGI
(LPF, art. L. 172 G).
Ces délais sont fixés sans préjudice du délai général de reprise visé au premier alinéa de
l'article L. 169 du LPF. Ils ne s'appliquent donc, en fait, que s'ils viennent à expiration postérieurement au délai
Toute erreur commise sur la nature de l'impôt ou sur le lieu d'imposition peut être réparée
jusqu'à l'expiration de l'année suivant celle de la décision qui a prononcé la décharge de l'imposition initiale (LPF,
art. L. 171).
Par « décision », il faut entendre celle rendue par l'une des autorités compétentes pour
statuer au cours de la procédure contentieuse de réclamation (directeur, tribunal administratif, cour administrative d'appel, Conseil d'État), à l'exclusion de toute décision de dégrèvement prise
Cependant, en ce qui concerne l'impôt sur les sociétés, l'impôt sur le revenu et les taxes
assimilées, les contestations relatives au lieu d'imposition ne peuvent en aucun cas entraîner l'annulation de l'imposition
(LPF, art. L. 206). Cette disposition, qui permet d'éviter qu'une imposition, dont le bien-fondé et le montant ne sont
pas discutables, soit annulée dans un lieu pour être ensuite, sans modification, rétablie dans un autre, n'est cependant pas applicable lorsque le litige portant sur la détermination matérielle du
lieu d'imposition met également en cause le principe de l'imposition ou sa quotité.
Exemple : Imposition établie en métropole alors qu'elle est due dans un
département d'outre-mer.
Dans ce cas, la décision qui prononcerait la décharge de l'imposition établie par erreur dans
un lieu autre que celui fixé par la loi, aurait pour effet d'autoriser l'administration à procéder, éventuellement, à une nouvelle imposition dans le délai spécial de reprise prévu par l'article L.
171 du LPF.
l'article L. 169 du LPF dispose que le droit de reprise de l'administration au regard de l'impôt sur le revenu, de
l'impôt sur les sociétés et des taxes assimilées peut s'exercer jusqu'à l'expiration de la troisième année suivant celle au titre de laquelle l'imposition est due. Aucune disposition ne prévoit que ce
délai n'est pas applicable en cas de décès.
l'article L. 172 du LPF, le délai de reprise est prorogé dans certains cas lorsque des omissions ou insuffisances sont
constatées à la suite de l'ouverture de la succession.
Il est à remarquer que ce délai spécial n'est susceptible de trouver son application que
lorsque les insuffisances ou les omissions reposent sur des faits dont l'administration n'avait pas déjà connaissance avant l'ouverture de la succession
(CE, arrêt du 24 octobre 1973, n° 79260 et n°
79468).
- les déclarations d'impôt sur le revenu d'un contribuable décédé jusqu'au 31 décembre de la
troisième année suivant celle au titre de laquelle l'imposition est due (LPF, art. L. 169, al. 1) ;
- les déclarations d'impôt sur le revenu de l'année du décès et des quatre années antérieures
jusqu'au 31 décembre de la deuxième année suivant celle de la déclaration de succession ou, si aucune déclaration de succession n'a été faite, celle du paiement par les héritiers des droits de
mutation par décès (LPF, art. L. 172).
Le délai spécial de prescription prévu par l'article L. 172 du LPF ne s'applique qu'à la
réparation des omissions ou insuffisances qui sont venues à la connaissance de l'administration par l'effet de l'ouverture de la succession.
Il a toutefois été jugé par le Conseil d'État que toute omission ou insuffisance constatée
à la suite de l'ouverture d'une succession peut être réparée dans le délai spécial, quelles que soient les modalités selon lesquelles cette constatation a été effectuée et alors même que celle-ci
aurait été provoquée par les héritiers postérieurement à la déclaration de succession (CE, arrêt du 7 novembre 1938, n° 59748, RO, p. 483).
Lorsqu'une déclaration de succession a été souscrite, la date à prendre en considération
pour déterminer le point de départ du délai spécial de reprise est celle de l'enregistrement de la déclaration de succession et non celle de sa rédaction (CE, arrêt du 10 juillet 1939, n° 66290, RO p.
Lorsqu'une succession a donné lieu au dépôt de plusieurs déclarations successives, on
retient, comme point de départ du délai, la date du dépôt de la déclaration régulière portant sur l'ensemble de l'actif successoral et non celle du dépôt de la déclaration provisoire (CE, arrêt du 5
juin 1930, n° 98838, RO, p. 777).
Si cette déclaration générale est elle-même suivie de déclarations complémentaires, souscrites
en vue de réparer l'omission de biens successoraux, chacune de ces déclarations ouvre un nouveau délai pour l'imposition des revenus afférents aux biens qui y sont spécialement énoncés.
À défaut de déclaration, enfin, c'est la date du paiement des droits de mutation par décès
qui détermine le point de départ de la prescription spéciale. Toutefois, le versement d'un simple acompte à valoir sur les droits ne fait pas courir ladite prescription (CE, arrêt du 19 février 1932,
n° 2865, RO, p. 645).
l'article L. 172 G du LPF, pour le crédit d'impôt recherche prévu à
l'article 244 quater B du CGI, le crédit d'impôt en faveur des métiers d'art défini à
l'article 244 quater O du CGI et le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi codifié à
l'article 244 quater C du CGI, le délai de reprise s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année suivant celle du
dépôt de la déclaration spéciale prévue pour le calcul de ce crédit d'impôt.
Les règles de prescription applicables au crédit d'impôt recherche sont détaillées au
II-B § 170 à 180 du BOI-BIC-RICI-10-10-60 et celles relative au crédit d'impôt en faveur des métiers d'art figurent au
IV-B § 290 à 300 du BOI-BIC-RICI-10-100.
Concernant le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, les règles de prescription
sont exposées au II-B § 170 à 180 du BOI-BIC-RICI-10-150-40.
L'expiration des délais de reprise ne met pas obstacle à l'exercice du droit de vérification
de l'administration à l'égard de périodes prescrites mais dont les opérations ont une incidence sur les résultats d'une période ultérieure, non couverte par la prescription.
- déficit d'ensemble ou moins-value nette à long terme d'ensemble subis par un groupe
mentionné à l'article 223 A du CGI.
Préalablement à l'examen de chacun de ces cas, il est fait observer que, dans aucun d'eux,
il n'est pas porté atteinte au principe de la prescription, les reprises d'imposition n'étant effectuées, le cas échéant, qu'au titre d'années non prescrites.
L'administration est fondée non seulement à remettre en cause le déficit d'un exercice
atteint par la prescription lorsque ce déficit, reporté sur les années suivantes, a influencé les résultats d'exercices non prescrits mais elle peut, en outre, vérifier les résultats des exercices
suivants, même bénéficiaires, et encore qu'ils seraient eux-mêmes couverts par la prescription, dès lors que, les bénéfices n'ayant pas totalement absorbé le déficit initial, ces exercices ont
présenté sur le plan fiscal un solde déficitaire.
Mais, bien entendu, aucune imposition ne saurait, sans porter atteinte au principe de la
prescription, être établie au titre desdits exercices (CE, arrêt du 25 novembre 1966, n° 63522, RO, p. 280 ;
CE, arrêt du 20 décembre 1967 n° 70225 et
CE, arrêt du 6 février 1985, n° 43638).
Les principes ainsi posés concernent aussi bien l'impôt sur les sociétés que l'impôt sur le
C'est ainsi qu'il a été jugé que, lorsqu'en application du I de l'article 156 du CGI, un
contribuable entend imputer sur ses revenus d'une année déterminée un solde déficitaire déclaré par lui au titre d'une année antérieure pour l'établissement de l'impôt sur le revenu, l'administration
est en droit de contrôler l'existence et le montant du déficit reportable alors même que les années au cours desquelles se serait produit ledit déficit seraient couvertes par la prescription
(CE, arrêt du 27 février 1970, n°
76494).
l'article 220 quinquies du CGI, l'administration est fondée à vérifier l'existence et la quotité de la créance et à
en rectifier le montant, même si l'option pour le report en arrière du déficit correspondant a été exercée au titre d'un exercice prescrit
(LPF, art. L. 171 A).
Ainsi, nonobstant l'expiration du délai de reprise, l'administration dispose du droit de
- les éléments constitutifs de la créance et, notamment, les résultats des exercices dont le
déficit est reporté en arrière, ainsi que les éléments du calcul de l'impôt sur les sociétés des exercices sur lesquels le déficit est reporté.
Lorsque les éléments de calcul de la créance doivent être recherchés dans les résultats des
exercices prescrits, le contrôle ne peut, bien entendu, se traduire que par une réduction du montant de la créance et non pas par une rectification des bases du calcul de l'impôt sur les sociétés dû
au titre de ces exercices. La réduction du montant de la créance entraîne :
- l'établissement de droits supplémentaires dans la mesure où la créance a été utilisée pour
le paiement de l'impôt sur les sociétés ;
- le reversement des sommes au comptable de la direction générale des finances publiques
(DGFiP) dans la mesure où la créance a été remboursée à tort. Ce reversement procède de l'émission d'un avis de mise en recouvrement. Pour effectuer les contrôles l'administration doit observer la
Si le déficit d'ensemble ou la moins-value nette à long terme d'ensemble subis par un groupe
mentionné à l'article 223 A du CGI sont imputés dans les conditions prévues à
l'article 223 C du CGI et l'article 223 D du CGI
sur le résultat d'ensemble ou la plus-value nette à long terme d'ensemble réalisés au titre de l'un des exercices clos au cours de la période non prescrite mentionnée au premier alinéa de
l'article L. 169 du LPF, les résultats et les plus-values ou moins-values nettes à long terme réalisés par les sociétés
de ce groupe et qui ont concouru à la détermination de ce déficit ou de cette moins-value peuvent être remis en cause à hauteur du montant du déficit ou de la moins-value ainsi imputés (LPF, art. L.
169, al. 6 et 7).
Si le groupe a cessé d'exister, les règles définies ci-dessus demeurent applicables au
déficit ou à la moins-value nette à long terme définis au cinquième alinéa de l'article 223 S du CGI.
Le droit de reprise de l'administration au regard de l'impôt sur les sociétés et des taxes
assimilées peut s'exercer jusqu'à l'expiration de la troisième année suivant celle au titre de laquelle l'imposition est due
(LPF, art. L. 169, al. 1)
Par ailleurs, les dispositions du I de
l'article 209 du CGI assimilent le déficit antérieur reporté sur un exercice ultérieur, à une charge de l'exercice d'imputation
(BOI-IS-DEF-10-20 au II-B § 260 à 310).
L'administration est donc fondée à remettre en cause le déficit d'un exercice atteint par la
prescription lorsque ce déficit, reporté sur les années suivantes, a influencé les résultats d'exercices non prescrits. Elle peut en outre vérifier les résultats des exercices suivants, même
bénéficiaires et eux-mêmes couverts par la prescription, dès lors que les bénéfices n'ayant pas totalement absorbé le déficit initial, ces exercices ont présenté sur le plan fiscal un solde
déficitaire (cf. I-D-2 § 200). Bien entendu, aucune imposition ne peut être établie au titre des exercices prescrits.
Les sixième et septième alinéas de l'article L. 169 du LPF précisent les conditions
d'application de ces principes pour les groupes relevant du régime mentionné aux articles 223 A et suivants du CGI.
Dans le régime de groupe, l'administration ne peut effectuer un rappel en matière d'impôt
sur les sociétés qu'à l'encontre de la société-mère en sa qualité de redevable de cet impôt pour le groupe.
Ce droit s'exerce dans le cadre du délai prévu au premier alinéa de
l'article L. 169 du LPF, qui s'apprécie en fonction de l'année au titre de laquelle l'impôt sur les sociétés est dû par
Les déficits d'ensemble ou les moins-values nettes à long terme d'ensemble subis par le
groupe sont imputables :
- sur les résultats d'ensemble bénéficiaires ou les plus-values nettes à long terme
d'ensemble des exercices ultérieurs, dans les conditions prévues à l'article 223 C du CGI et
l'article 223 D du CGI ;
- sur les résultats bénéficiaires ou sur les plus-values nettes à long terme de l'ancienne
société-mère, lorsque le groupe a cessé d'exister, dans les conditions prévues au cinquième alinéa de l'article 223 S du
L'administration est en droit d'examiner les écritures se rapportant à un déficit d'ensemble
ou à une moins-value nette à long terme d'ensemble réalisés en période prescrite, dès lors que ce déficit ou cette moins-value sont reportés ou imputés par le groupe (ou par l'ancienne société-mère si
le groupe a cessé d'exister) sur le résultat d'ensemble de l'un des exercices non prescrit.
b° Contrôle des résultats des sociétés membres concourant à la détermination du déficit ou de la moins-value nette à long
terme d'ensemble reportés par le groupe sur la période non prescrite
L'administration peut, sur le fondement du sixième alinéa de
l'article L. 169 du LPF, contrôler les résultats bénéficiaires ou déficitaires ainsi que les plus-values ou moins-values
nettes à long terme, réalisés au cours de la période prescrite par les sociétés membres d'un groupe, dès lors qu'ils ont concouru à la détermination d'un déficit d'ensemble ou d'une moins-value nette
à long terme d'ensemble, reportés ou imputés par le groupe (ou par l'ancienne société-mère si le groupe a cessé d'exister) sur la période non prescrite.
Ce contrôle s'effectue dans le cadre de procédures engagées à l'égard de ces sociétés et
suivies avec chacune d'entre-elles (BOI-CF-IOR-60-30).
Les rehaussements notifiés au groupe ou aux sociétés membres au titre d'exercices prescrits
ne peuvent avoir pour effet de majorer le résultat d'ensemble du groupe d'un montant supérieur au déficit d'ensemble de l'exercice prescrit reporté ou imputé sur les exercices non prescrits.
l'article L. 169 A du LPF, les erreurs commises dans le calcul des acomptes, du solde de liquidation, des majorations,
les omissions totales ou partielles constatées dans l'assiette de la retenue à la source afférente aux revenus des valeurs mobilières peuvent être réparées jusqu'à l'expiration de la troisième année
suivant celle au cours de laquelle les versements étaient exigibles.
Le point de départ de ce délai est déterminé par la date légale d'exigibilité des versements
à effectuer au service des impôts. Cette date ne doit être confondue ni avec celle du fait générateur de l'impôt, ni avec celle jusqu'à laquelle les droits peuvent être acquittés sans pénalité.
Le délai de reprise durant lequel l'administration peut émettre un avis de mise en
recouvrement s'applique aux diverses retenues à la source sur :
- les bénéfices réalisés par les sociétés étrangères exerçant une activité en France, et
distribués ou réputés distribués à des personnes n'ayant ni leur domicile fiscal, ni leur siège social en France (CGI,
art. 115 quinquies) ;
- les produits des obligations, effets publics et emprunts négociables émis avant le
1er janvier 1987 (CGI, art. 119 bis, 1) ;
- les produits des actions ou parts sociales et revenus assimilés distribués à des personnes
n'ayant ni leur domicile ni leur siège social en France ou lorsqu'ils sont payés hors de France (CGI, art. 119 bis, 2) ;
- les intérêts et produits des bons de caisse
(CGI, art. 1678 bis).
Les traitements, salaires, pensions et rentes viagères, de source française, servis à des
personnes qui ne sont pas fiscalement domiciliées en France donnent lieu à l'application d'une retenue à la source (CGI, art. 182
l'article 182 B du CGI, donnent lieu à l'application d'une retenue à la source lorsqu'ils sont payés par un débiteur établi
en France à des personnes ou des sociétés, relevant de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés, qui n'ont pas dans ce pays d'installation professionnelle permanente :
- les sommes versées en rémunération d'une activité déployée en France dans l'exercice de
l'une des professions mentionnées à l'article 92 du CGI ;
- les produits définis à l'article 92 du CGI et perçus par les inventeurs ou au titre de
droits d'auteur, ceux perçus par les obtenteurs de nouvelles variétés végétales au sens des dispositions codifiées de
l'article L. 623-1 du code de la propriété intellectuelle à l'article L. 623-35 du
code de la propriété intellectuelle, ainsi que tous produits tirés de la propriété industrielle ou commerciale et de droits assimilés ;
- les sommes payées en rémunération des prestations de toute nature fournies ou utilisées en
- les sommes, y compris les salaires correspondant à des prestations sportives fournies ou
utilisées en France, nonobstant les dispositions de l'article 182 A du CGI.
À défaut d'autres précisions, le délai de reprise prévu au premier alinéa de
l'article L. 169 du LPF est applicable à ces retenues, c'est-à-dire que les omissions ou erreurs les affectant peuvent
être réparées jusqu'à l'expiration de la troisième année suivant celle au cours de laquelle elles doivent être versées au comptable de la DGFiP.
Les salaires, droits d'auteur et rémunérations versés aux sportifs, artistes du spectacle,
auteurs des œuvres de l'esprit ainsi qu'aux interprètes de ces œuvres qui ont leur domicile fiscal en France par les personnes passibles de l'impôt sur les sociétés ou de l'impôt sur le revenu dans la
catégorie des bénéfices industriels et commerciaux ainsi que les personnes morales de droit public et les sociétés civiles de perception et de répartition des droits d'auteur et des droits des
artistes interprètes font l'objet, sur demande du bénéficiaire, d'une retenue égale à 15 % de leur montant brut (CGI, art. 182
Cette retenue s'impute sur l'impôt sur le revenu dû au titre de l'année au cours de laquelle
l'article L. 169 du LPF est également applicable à cette retenue.
Le délai de reprise triennal prévu au premier alinéa de
l'article L. 169 du LPF vise également les impôts directs recouvrés par les comptables de la DGFiP qui sont :
- soit mentionnés à
l'article L. 169 A du LPF ;
- soit établis et recouvrés selon les modalités, garanties et sanctions prévues pour la
retenue à la source du 1 de l'article 119 bis du CGI.
- de la taxe sur les salaires
(CGI, art. 231) ;
- du prélèvement sur les produits de placement à revenu fixe prévu par
l'article 125 A du CGI et des prélèvements sociaux sur les revenus de placement (CSG, CRDS, prélèvement social de 2 % et contribution additionnelle au prélèvement
- du prélèvement sur les revenus distribués par les sociétés passibles de l'IS
(CGI, art. 117 quater) ;
- du prélèvement d'office sur les bons anonymes prévu à
l'article 990 A du CGI.
Le délai de reprise de trois ans prévu au premier alinéa de
l'article L. 169 du LPF s'applique également au prélèvement sur les plus-values réalisées par les contribuables qui ont
leur domicile fiscal hors de France, à l'occasion de la cession d'immeubles ou de biens assimilés sis en France (CGI, art.
244 bis A ; BOI-RFPI-PVINR).
D. Autres impôts directs recouvrés par les comptables de la DGFIP selon les mêmes modalités que les taxes sur le chiffre
l'article L. 176 du LPF s'applique :
- à la taxe d'apprentissage
(CGI, art. 1599 ter A et suiv.) ;
violence (CGI, art. 1605 sexies) ;
- au prélèvement spécial sur les représentations théâtrales à caractère pornographique
(CGI, art. 235 ter M).
Pour la contribution à l'audiovisuel public,
l'article L. 172 F du LPF dispose que le droit de reprise de l'administration s'exerce jusqu'à la fin de la troisième
année suivant celle au cours de laquelle la contribution à l'audiovisuel public est due. Toutefois le 7° de l'article 1605 bis
du CGI précise que la contribution à l'audiovisuel public est contrôlée comme en matière de taxe d'habitation.
Par conséquent, selon l'origine du rehaussement, la contribution à l'audiovisuel public peut
faire l'objet de trois délais de reprise différents.
Deux délais peuvent s'appliquer lorsque le rehaussement de la contribution à l'audiovisuel
public est la conséquence d'un rehaussement de taxe d'habitation :
- le délai de droit commun de la taxe d'habitation prévu au premier alinéa de
l'article L. 173 du LPF (soit jusqu'au 31 décembre N+1), qui vise le plus souvent le cas du redevable non imposé dans le
- le délai spécifique en cas de rappel suite à rehaussement du revenu fiscal de référence
prévu au deuxième alinéa de l'article L. 173 du LPF (soit jusqu'au 31 décembre N+2), qui vise la remise en cause du dégrèvement de la contribution à l'audiovisuel public suite à rehaussement du
Le délai de trois ans prévu à
l'article L. 172 F du LPF (soit jusqu'au 31 décembre N+3) s'applique aux contrôles de la DGFiP concernant la détention
d'un téléviseur.
Les différentes situations d'application du délai de reprise sont présentes dans le tableau
1) 31/12/N+1 (LPF, art. L. 173,
31/12/N+3 (LPF, art. L. 172
/bofip/1396-PGP.html?identifiant=BOI-CF-PGR-10-20

References: art. 205
 art. 235
 art. 223
 art. 231
 art. 235
 art. 234
 l'article 37

l'article 1649

l'article 1649

L'article 80
 § 1
 § 260
 § 100
 § 250
 § 1

l'article 244

l'article 244

l'article 244

l'article 244

l'article 244
 § 170
 § 290
 § 170
 l'article 223
 l'article 156

l'article 220
 l'article 223

l'article 223
 l'article 223
 l'article 223

l'article 209
 § 260
 § 200
 l'article 223

l'article 223
 l'article 223

art. 115
 art. 119
 art. 119
 art. 1678
 art. 182

l'article 182
 l'article 92
 l'article 92
 l'article 182
 art. 182
 l'article 119
 art. 231

l'article 125
 art. 117

l'article 990
 art.
244
 art. 1599
 art. 1605
 art. 235
 l'article 1605