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Timestamp: 2016-10-28 12:23:27+00:00

Document:
1. Y.________, repr�sent� par Me Philippe Nordmann, avocat,
2. Caisse d'assurance-ch�mage Z.________, repr�sent�e par Me Olivier Carr�, avocat,
contrat de travail; licenciement avec effet imm�diat,
Tribunal cantonal vaudois du 22 avril 2009 et l'arr�t
A la suite de n�gociations, X.________ SA (ci-apr�s: l'employeuse) a engag� Y.________ (ci-apr�s: l'employ�) en qualit� de courtier d�s le 23 novembre 2004. Le contrat, qui ne pr�voyait pas de temps d'essai, devait initialement rester en vigueur pendant deux ans et pouvait ensuite �tre renouvel�, contenait notamment les clauses suivantes:
En compensation de son travail, l'Employ� recevra les paiements suivants:
b) Une avance de CHF 39'600.- payable en deux fois la premi�re ann�e et d'un montant identique la deuxi�me ann�e. Ce montant sera ajout� au salaire brut annuel du paragraphe a) pour les calculs de participation (les paiements seront faits tous les 6 mois).
c) Une contribution de 42% calcul�e sur les b�n�fices g�n�r�s par l'Employ� avec ses clients.
Cette contribution sera calcul�e tous les deux mois (ci-apr�s: � p�riode de calcul �). Si le montant de la contribution est sup�rieure au salaire fixe tel que d�crit sous a) et b) (CHF 18'000 fr.+ CHF 3'300.- = CHF 21'300.-), l'Employ� recevra la diff�rence (montant fixe minimum de contribution) dans le mois suivant la p�riode de calcul.
Si, apr�s une p�riode de douze mois, les b�n�fices g�n�r�s par l'Employ� ne couvrent pas le salaire fixe annuel brut mentionn� ci-dessus ainsi que les contributions annuelles, la Soci�t� aura le droit de r�duire le salaire fixe annuel brut jusqu'� un maximum de 20%".
Lors d'une s�ance du 25 mai 2005, les parties ont parl� des performances de l'employ�, que l'employeuse consid�rait insuffisantes; la discussion a eu pour objet la r�duction du salaire minimum garanti de 18'000 fr. � 12'000 fr. bruts par mois. D�s lors que l'employ� s'appr�tait � partir pour un cong� de cinq jours, les parties ont d�cid� de se revoir le 31 mai 2005. A cette derni�re date, l'employeuse a fait part � l'employ� de son intention de mettre fin � leurs rapports contractuels; elle lui a imm�diatement remis une confirmation �crite dont la teneur �tait la suivante:
Faisant suite � la discussion que vous avez eue avec Monsieur A.________, nous vous confirmons notre d�cision de cesser notre collaboration. Cependant, suite � certaines dispositions de votre contrat de travail et � votre refus d'accepter de nouvelles conditions de r�mun�ration, nous allons prendre contact avec notre avocat afin de r�gler cette affaire de la fa�on la plus satisfaisante pour les deux parties.
D�s lors, jusqu'� la r�solution de ce litige, vous �tre toujours employ� de X.________ S.A. et par cons�quent r�mun�r� par la soci�t�, jusqu'au terme d�finitif de votre contrat de travail. Cependant, nous vous lib�rons de votre obligation de venir travailler d�s ce jour, ce qui implique �galement que vos vacances seront comprises dans cette p�riode.
Par lettre signature du 6 juin 2005 valablement distribu�e le 8 juin 2005, l'employeuse a fait savoir ce qui suit � l'employ�:
Nous r�f�rant � nos r�cents entretiens, nous vous informons que nous r�silions le contrat de travail qui nous lie avec effet imm�diat, et ce en invoquant les justes motifs suivants:
1/ Lors des pourparlers qui ont pr�c�d� la signature de votre contrat de travail, vous nous avez donn� toute une s�rie d'indications relatives � votre exp�rience et � vos performances, ainsi qu'� la client�le et aux relations auxquelles vous aviez acc�s. Vous nous avez assur� que, de cette mani�re, vous produisiez un chiffre d'affaires qui couvrirait largement la r�mun�ration convenue. C'est ainsi sur la base de ces indications et des qualit�s de broker dont vous vous �tes vant� que nous avons d�cid� de vous engager.
2/ C'est �galement sur la base de ces informations que le syst�me de votre r�mun�ration a �t� convenu.
3/ Depuis votre entr�e au service de X.________ SA, vous avez g�n�r� par votre propre production un chiffre d'affaires total de Fr. 110'000.- en chiffres ronds en sept mois d'activit�, ce qui repr�sente une moyenne mensuelle de Fr. 15'800.-. Une telle performance est totalement incompatible avec les assurances que vous nous avez donn�es avant votre engagement et nous ne pouvons d�s lors qu'en conclure que soit nous avons �t� induits en erreur au moment de contracter, soit vous ne remplissez pas les obligations qui sont les v�tres � l'�gard de notre soci�t�. Dans le premier cas, nous nous pr�valons de l'erreur essentielle dans laquelle nous nous sommes trouv�s pour invalider le contrat de travail. Dans le second cas, nous invoquons votre inactivit� comme juste motif de r�siliation imm�diate.
4/ Le constat de votre inactivit� r�sulte de la confrontation de votre performance telle que mentionn�e ci-dessus � celle r�alis�e par vos coll�gues, dont la moyenne est de Fr. 303'000.- de production pour la p�riode de janvier � mai 2005, alors que la v�tre totalise Fr. 95'000.- pour la m�me p�riode.
5/ Vous n'avez pas �t� capable de nous donner la moindre explication raisonnable sur une telle situation et il ne peut d�s lors �tre question dans ces conditions de maintenir des rapports de travail qui s'inscrivent dans une telle disproportion entre les prestations de l'employeur que nous sommes et celles de l'employ� que vous �tes.
6/ En cons�quence de ce qui pr�c�de, vous n'�tes d�s ce jour plus employ� de X.________ SA et nous vous ferons parvenir dans les jours qui viennent un d�compte final d'une part et un certificat de travail d'autre part.
Le dernier d�compte de salaire de l'employ� remonte au 10 juin 2005, pour la p�riode du 1er au 30 juin 2005, et seul le premier des quatre montants de 19'800 fr. pr�vus dans le contrat a �t� vers�. Il a �t� admis que l'employ� a retrouv� un travail d�s le 2 mai 2006.
Par demande du 28 juillet 2005, l'employ� a ouvert action contre l'employeuse, concluant en dernier lieu au paiement de la somme de 507'927 fr., � savoir 306'000 fr. � titre de solde de salaire de base, 59'400 fr. � titre de solde de compl�ment de salaire, 127'800 fr., � titre d'indemnit� pour r�siliation injustifi�e et 14'727 fr. � titre d'indemnit� pour le solde de jours de vacances qu'il n'avait pas pris en 2005. Intervenue entre-temps � la proc�dure, la Caisse d'assurance-ch�mage Z.________ (ci-apr�s: la caisse de ch�mage) a pour sa part sollicit� sa subrogation dans les droits de l'employ� � concurrence d'un montant qui s'est finalement �lev� � 63'173 fr. 70. L'employeuse a conclu au rejet des pr�tentions de l'employ�, � ce que celui-ci soit tenu de la relever de toute condamnation dont elle pourrait faire l'objet � l'�gard de la caisse de ch�mage et � ce que le sort des conclusions de celle-ci soit fix� � dire de justice.
Par jugement du 22 avril 2009, la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois a prononc� que l'employeuse devait payer � l'employ� les sommes de 365'400 fr. bruts et 18'000 fr. nets avec int�r�t � 5 % l'an d�s le 9 juin 2005, sous d�duction d'un montant de 63'173 fr. 70 avec int�r�t � 5 % l'an d�s le 15 f�vrier 2006 � payer directement � la caisse de ch�mage. En substance, elle a consid�r� que, faute de preuve des �l�ments d�terminants - qui reposaient uniquement sur le t�moignage de B.________, directeur adjoint de l'employeuse -, celle-ci ne pouvait pas invoquer une erreur essentielle ou un dol, ni de justes motifs li�s aux pourparlers pr�contractuels, en rapport avec la performance effective de l'employ�; par ailleurs, le rendement insuffisant de l'employ� ne constituait pas un motif de licenciement imm�diat sans avertissement pr�alable, la r�siliation du 6 juin 2005 �tant au demeurant tardive; l'employ� avait droit, � titre de dommages-int�r�ts, � un solde de dix-sept mois de salaire de base, � savoir (17 x 18'000 fr. =) 306'000 fr. bruts, ainsi qu'� un solde de compl�ment de salaire de (3 x 19'800 fr. =) 59'400 fr. bruts; en revanche, le solde de vacances pour 2005 avait �t� d�ment compens�; il convenait encore d'allouer � l'employ� une indemnit� pour licenciement imm�diat injustifi� de 18'000 fr.; enfin, la caisse de ch�mage �tant subrog�e dans les droits de l'employ� � concurrence de la somme qu'elle lui avait vers�e, elle avait droit au paiement de 63'173 fr. 70.
L'employeuse (la recourante) a successivement d�pos� d'une part un recours en nullit� aupr�s de la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois, d'autre part un recours en mati�re civile et recours constitutionnel subsidiaire au Tribunal f�d�ral. Dans ce dernier cadre, elle a invoqu� une violation du droit f�d�ral ainsi qu'une violation de l'interdiction de l'arbitraire et de son droit d'�tre entendue; elle a conclu principalement � la r�forme du jugement du 22 avril 2009 en ce sens que les conclusions de l'employ� et de la caisse de ch�mage sont rejet�es, subsidiairement � l'annulation de ladite d�cision et au renvoi de la cause pour nouvelle instruction et nouveau jugement dans le sens des consid�rants. Par ordonnance du 18 novembre 2009, la Pr�sidente de la Cour de c�ans a suspendu la proc�dure de recours f�d�ral jusqu'� droit connu sur le recours en nullit� cantonal.
Par arr�t du 8 janvier 2010, la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois a rejet� le recours en nullit� cantonal. En bref, elle a consid�r� que dans la mesure o� les t�moignages de B.________ et C.________ avaient �t� d�ment protocol�s, le droit d'�tre entendue de la recourante n'avait pas �t� viol�; par ailleurs, en ne retenant les d�clarations de B.________ que dans la mesure o� elles �taient corrobor�es par d'autres �l�ments du dossier, compte tenu de la fonction du t�moin au sein de l'employeuse, les premiers juges n'avaient pas commis arbitraire dans l'appr�ciation des preuves; au demeurant, se posait la question de l'incidence de la pr�tendue informalit� sur le jugement.
Contre cette derni�re d�cision, l'employeuse a interjet� un second recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral; se plaignant d'une violation de l'interdiction de l'arbitraire et de son droit d'�tre entendue, elle a conclu � l'annulation de l'arr�t du 8 janvier 2010 et au renvoi de la cause pour nouvelle instruction et nouveau jugement dans le sens des consid�rants.
L'employ� (l'intim�) a propos� le rejet des recours dans la mesure de leur recevabilit�. Dans un m�moire unique, la caisse de ch�mage (l'intim�e) a �galement conclu au rejet des recours, dans la mesure de sa recevabilit� pour ce qui est du premier.
En l'occurrence, la recourante interjette d'une part un "recours en mati�re civile et recours constitutionnel subsidiaire" contre le jugement de la Cour civile du 22 avril 2009, d'autre part un "recours en mati�re civile" contre l'arr�t de la Chambre des recours du 8 janvier 2010. Dans le premier, elle d�veloppe sous le titre "recours en mati�re civile" une argumentation li�e au principe et aux cons�quences du licenciement imm�diat, et dit qu'elle "exerce le recours constitutionnel subsidiaire en faisant valoir la violation de son droit d'�tre entendue et le caract�re arbitraire du jugement en tant qu'il n'a pas admis l'invalidation du contrat de travail pour erreur essentielle".
Le jugement de la Cour civile du 22 avril 2009 �tant une d�cision rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) et la valeur litigieuse d�passant largement le seuil de 15'000 fr. applicable en mati�re de droit du travail (art. 74 al. 1 let. a LTF), le recours en mati�re civile est ouvert. Par cons�quent, le recours constitutionnel subsidiaire - voie de droit que la recourante, dans la mesure o� elle indique l'exercer pour violation de son droit d'�tre entendue et arbitraire, semble confondre avec l'ancien recours de droit public - est irrecevable (art. 113 LTF), �tant rappel� que le recours en mati�re civile peut �tre form� pour violation du droit f�d�ral (art. 95 let. a LTF), y compris les droits constitutionnels (ATF 134 III 379 consid. 1.2 p. 382).
Cela �tant, il n'est pas n�cessaire d'examiner si une conversion est possible, car les griefs susmentionn�s sont de toute fa�on irrecevables en tant qu'ils sont dirig�s contre la d�cision du 22 avril 2009, faute d'�puisement des voies de recours cantonales (cf. art. 75 al. 1 LTF). En effet, en proc�dure civile vaudoise, le jugement rendu par la Cour civile peut faire l'objet d'un recours en nullit� cantonal � la Chambre des recours pour violation des r�gles essentielles de la proc�dure, notamment pour arbitraire dans l'�tablissement des faits (art. 444 al. 3 du code de proc�dure civile [du canton de Vaud] du 14 d�cembre 1966 [CPC/VD; RSV 270.11]). Les griefs d'arbitraire et de violation du droit d'�tre entendu ne seront ainsi examin�s que dans la mesure o� ils sont formul�s dans le deuxi�me recours et dirig�s contre l'arr�t de la Chambre des recours du 8 janvier 2010, dont les motifs doivent �tre sp�cifiquement discut�s dans une motivation topique, sous peine d'irrecevabilit� (cf. art. 42 al. 2 LTF; ATF 134 II 244 consid. 2.1).
Pour des motifs d'�conomie de proc�dure, les deux recours seront trait�s dans un seul et m�me arr�t. Il y a lieu d'examiner les diff�rents griefs dans un ordre logique, � savoir de commencer par traiter les critiques li�es � la probl�matique de l'invalidation du contrat, car si elles devaient aboutir, il ne serait plus n�cessaire de se pencher sur les questions relatives au licenciement imm�diat.
Saisi d'un recours en mati�re civile, le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF), dont il ne peut s'�carter que s'ils l'ont �t� de fa�on manifestement inexacte - notion qui correspond � celle d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 135 III 397 consid. 1.5) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF).
La pr�sente affaire rev�t un aspect international du fait que l'intim� est domicili� en Italie. Il s'impose d�s lors de contr�ler d'office la question du droit applicable au litige, en fonction de la loi du for, singuli�rement de la loi f�d�rale du 18 d�cembre 1987 sur le droit international priv� (LDIP; RS 291; cf. ATF 133 III 323 consid. 2.1). Il n'est pas contest� que les plaideurs ont conclu un contrat de travail. Si comme en l'esp�ce les parties ne sont pas convenues du droit applicable (cf. art. 116 et 121 al. 3 LDIP), le contrat de travail est r�gi par le droit de l'Etat dans lequel le travailleur accomplit habituellement son travail (art. 121 al. 1 LDIP). En l'occurrence, l'intim� exer�ait son activit� � Lausanne, de sorte que c'est assur�ment le droit suisse qui gouverne les relations juridiques nou�es par les parties.
La recourante tient pour arbitraire la d�cision de la Cour civile, confirm�e par la Chambre des recours, "d'�carter le t�moignage B.________".
4.1 Selon la jurisprudence, une d�cision est arbitraire, au sens de l'art. 9 Cst., lorsqu'elle est manifestement insoutenable, m�conna�t gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscut�, ou heurte de mani�re choquante le sentiment de la justice et de l'�quit�; il ne suffit pas qu'une autre solution paraisse concevable, voire pr�f�rable; pour que cette d�cision soit annul�e, encore faut-il qu'elle se r�v�le arbitraire, non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son r�sultat (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4 s.; 134 I 263 consid. 3.1 p. 265 s.). En mati�re d'appr�ciation des preuves et d'�tablissement des faits, il n'y a arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, si, sur la base des �l�ments recueillis, il a fait des d�ductions insoutenables, ou encore s'il a omis, sans raison s�rieuse, de tenir compte d'un moyen important propre � modifier la d�cision attaqu�e (ATF 134 V 53 consid. 4.3; 129 I 8 consid. 2.1).
4.2 A cet �gard, la Chambre des recours a relev� que, dans le pr�ambule de son jugement, la Cour civile avait indiqu� que, compte tenu de leurs fonctions au sein de la recourante et de leur int�r�t dans cette proc�dure, les t�moignages de B.________ et C.________ ne seraient retenus que dans la mesure o� d'autres �l�ments du dossier confirmaient leurs dires; le t�moignage de B.________ n'avait ainsi pas �t� purement et simplement �cart�, mais uniquement dans la mesure o� il n'�tait pas corrobor� pas d'autres �l�ments, et compte tenu de la fonction de l'int�ress�, il n'y avait aucun arbitraire dans cette appr�ciation; il importait peu que celui-ci ait �t� - avec A.________ - le seul t�moin des pourparlers contractuels, cette circonstance ne pouvant justifier une appr�ciation plus favorable des dires de ce t�moin; si la Cour civile avait pris en compte le t�moignage de B.________ sur certains all�gu�s, elle n'avait en revanche pas retenu l'all�gation relative au "large r�seau" que l'intim� aurait indiqu� avoir en Italie, pas plus que celle sur la client�le importante de ce pays qu'il aurait "assur�" d'apporter � sa future employeuse; sur ce dernier point, le t�moin s'�tait d'ailleurs montr� moins affirmatif, se contentant d'indiquer que l'intim� lui avait laiss� entendre qu'il connaissait bien le march� italien et qu'il avait des opportunit�s; les premiers juges n'avaient pas non plus retenu l'affirmation de la recourante selon laquelle les "assurances" donn�es par l'intim� avaient �t� "d�terminantes" pour elle, tant en ce qui concernait le principe de l'engagement que les conditions et modalit�s de celui-ci, nonobstant les r�ponses "c'est exact" des t�moins B.________ et C.________ sur ces �l�ments; ils n'avaient pas davantage pris en compte l'all�gation selon laquelle l'intim� avait confirm� au directeur de la recourante toutes les "indications et assurances" qu'il avait donn�es � B.________ relativement aux performances qu'il �tait en mesure de garantir � cette soci�t�, ce t�moin ayant d�clar� l'ignorer; ce faisant, les premiers juges avaient appr�ci� librement les preuves selon leur intime conviction et il n'y avait rien d'arbitraire dans une telle approche; au surplus, la recourante n'indiquait pas quels autres �l�ments du dossier - qui corroboreraient le t�moignage de B.________ et feraient appara�tre globalement arbitraire l'appr�ciation des preuves par les premiers juges - n'auraient arbitrairement pas �t� pris en compte; la d�duction que la Cour civile avait tir�e de l'absence de preuve sur les �l�ments fondant le pr�tendu vice de consentement dont la recourante entendait se pr�valoir �tait quant � elle la cons�quence directe de l'appr�ciation des preuves � laquelle il avait �t� proc�d�, celle-ci �tant - comme pr�c�demment indiqu� - exempte d'arbitraire; au demeurant, se posait la question de l'incidence de la pr�tendue informalit� sur le jugement, dans la mesure o� aux termes de la premi�re phrase de sa lettre du 6 juin 2005, la recourante s'�tait elle-m�me plac�e sur le terrain de la r�siliation imm�diate pour justes motifs du contrat la liant � l'intim� et non sur celui de son invalidation pour cause d'erreur essentielle ou de dol.
4.3 D'embl�e, il y a lieu de se demander si, par cette derni�re remarque, la Chambre des recours n'a fait que soulever la question tout en la laissant ind�cise, ou a au contraire �cart� le grief d'arbitraire sur la base d'une double motivation. Dans cette hypoth�se, l'argumentation de la recourante, qui n'indique pas en quoi le deuxi�me pan de la motivation alternative violerait le droit f�d�ral, serait irrecevable (cf. ATF 133 IV 119 consid. 6.3 p. 120 s.). La cour cantonale n'ayant pas apport� de r�ponse claire � la seconde question, il y a n�anmoins lieu d'entrer en mati�re sur le grief d'arbitraire.
4.4 Cela �tant, force est de constater que la recourante ne fait pour l'essentiel que pr�senter ses propres vision de la situation et appr�ciation du t�moignage litigieux, dans des d�veloppements de nature g�n�rale qui ne sont pas sp�cifiquement dirig�s contre la motivation de la Chambre des recours. En particulier, elle persiste en vain � partir de la pr�misse que le t�moignage de B.________ aurait �t� purement et simplement �cart�, alors qu'il a en r�alit� �t� appr�ci� avec retenue et pris en compte uniquement dans la mesure o� il �tait corrobor� par d'autres �l�ments du dossier. Pour le surplus, la recourante ne d�montre nullement en quoi les premiers juges auraient, dans le cas particulier, commis arbitraire dans l'appr�ciation des d�clarations de B.________, son directeur adjoint, �tant rappel� que l'existence de liens professionnels entre un t�moin et une partie est un �l�ment � consid�rer dans l'appr�ciation des d�clarations faites par ce t�moin, et en outre que le fait que le t�moin ait �t� exhort� � dire la v�rit� et risque des poursuites p�nales en cas de faux t�moignage ne garantit pas encore qu'il dise effectivement la v�rit� (cf. arr�t 4P.39/2007 du 10 juillet 2007 consid. 4.3). Au demeurant, le t�moin n'a pas �t� aussi affirmatif que la recourante voudrait le faire croire, mais au contraire plus nuanc� sur certains points, ce que la Chambre des recours a d'ailleurs relev� en relation avec un certain nombre d'all�gu�s, sans que la recourante n'y revienne dans son �criture au Tribunal f�d�ral, pas plus qu'elle ne conteste l'argumentation selon laquelle il lui incombait le cas �ch�ant d'indiquer quels autres �l�ments du dossier corroborant les d�clarations de B.________ n'auraient arbitrairement pas �t� pris en compte; � cet �gard, elle se limite en effet � faire �tat d'"indices" consistant dans les "conditions pharaoniques" consenties � l'intim� par le contrat, les d�clarations de l'ancien employeur de l'int�ress� selon lesquelles les performances de ce dernier �taient insuffisantes, ainsi que la "distorsion" entre les explications donn�es par l'intim� en cours d'instance et ses performances r�elles; un tel expos� n'est derechef que l'expression du propre point de vue de la recourante. Pour le surplus, celle-ci joue vainement sur les mots lorsqu'elle soutient que B.________ n'aurait pas d'int�r�t dans la proc�dure, cette notion se confondant en l'occurrence avec l'existence de liens avec l'employeuse. L'on ne voit d�s lors pas que les pr�c�dents juges aient commis arbitraire dans l'appr�ciation du t�moignage en cause et dans ces circonstances, l'argumentation de la recourante relative � l'influence de l'arbitraire sur la d�cision entreprise est sans objet.
La recourante plaide en outre que "la d�cision d'�carter le t�moignage de B.________" constituerait une violation de son droit d'�tre entendue. Elle ne se d�termine toutefois pas sur les motifs de l'arr�t de la Chambre des recours qui a consid�r� - � juste titre - que dans la mesure o� le t�moin avait �t� auditionn� et ses d�clarations d�ment protocol�es, l'on ne voyait pas en quoi il y aurait une violation du droit d'�tre entendu. Pour le surplus, l'argumentation de la recourante se confond en r�alit� avec son grief d'arbitraire, qui ne r�siste comme pr�c�demment expos� pas � l'examen; il n'y a pas lieu de s'y pencher plus avant.
La recourante soutient que la Cour civile aurait viol� le droit f�d�ral en niant l'existence d'un juste motif de licenciement imm�diat.
6.1 Aux termes de l'art. 337 CO, l'employeur et le travailleur peuvent r�silier imm�diatement le contrat en tout temps pour de justes motifs (al. 1 1e phrase); doivent notamment �tre consid�r�es comme tels toutes les circonstances qui, selon les r�gles de la bonne foi, ne permettent pas d'exiger de celui qui a donn� le cong� la continuation des rapports de travail (al. 2).
Mesure exceptionnelle, la r�siliation imm�diate pour justes motifs doit �tre admise de mani�re restrictive. D'apr�s la jurisprudence, les faits invoqu�s � l'appui d'un renvoi imm�diat doivent avoir entra�n� la perte du rapport de confiance qui constitue le fondement du contrat de travail. Seul un manquement particuli�rement grave du travailleur justifie son licenciement imm�diat; si le manquement est moins grave, il ne peut entra�ner une r�siliation imm�diate que s'il a �t� r�p�t� malgr� un avertissement (ATF 130 III 28 consid. 4.1 p. 31, 213 consid. 3.1 p. 220 s.).
En principe, des prestations de travail mauvaises ne constituent pas un juste motif de r�siliation imm�diate du contrat de travail. Dans ce domaine, il convient de tenir compte de toutes les circonstances du cas concret, en particulier de la nature de l'activit� promise. Selon une jurisprudence d�j� ancienne, l'incapacit� professionnelle n'est un motif de renvoi abrupt que si le travailleur ne satisfait pas les exigences minimales que l'employeur est en droit d'attendre de tout collaborateur pour un poste du m�me genre et qu'une am�lioration est improbable, les exigences �tant d'autant plus grandes que le poste est �lev� et le d�lai ordinaire de r�siliation long (cf. ATF 127 III 351 consid. 4b/bb; 97 II 142 consid. 2a p. 145 s.; plus r�cemment arr�t 4C.180/2004 du 16 ao�t 2004 consid. 2.1, reproduit in JAR 2004 p. 252). La mauvaise ex�cution ou l'insuffisance du travail pourra �galement justifier un licenciement imm�diat si elle r�sulte d'un manquement grave et d�lib�r� du travailleur (cf. ATF 108 II 444 consid. 2; plus r�cemment arr�t 4C.180/2004 du 16 ao�t 2004 consid. 2.1, reproduit in JAR 2004 p. 252).
Le juge appr�cie librement s'il existe de justes motifs (art. 337 al. 3 CO). Il applique les r�gles du droit et de l'�quit� (art. 4 CC). A cet effet, il prendra en consid�ration tous les �l�ments du cas particulier, notamment la position et la responsabilit� du travailleur, le type et la dur�e des rapports contractuels, ainsi que la nature et l'importance des manquements (ATF 130 III 28 consid. 4.1 p. 32; 127 III 351 consid. 4a p. 354). Le Tribunal f�d�ral revoit avec r�serve la d�cision d'�quit� prise en derni�re instance cantonale. Il intervient lorsque celle-ci s'�carte sans raison des r�gles �tablies par la doctrine et la jurisprudence en mati�re de libre appr�ciation, ou lorsqu'elle s'appuie sur des faits qui, dans le cas particulier, ne devaient jouer aucun r�le, ou � l'inverse, lorsqu'elle n'a pas tenu compte d'�l�ments qui auraient absolument d� �tre pris en consid�ration; il sanctionnera en outre les d�cisions rendues en vertu d'un pouvoir d'appr�ciation lorsqu'elles aboutissent � un r�sultat manifestement injuste ou � une iniquit� choquante (ATF 130 III 28 consid. 4.1 p. 32, 213 consid. 3.1 p. 220).
6.2 En l'occurrence, la Cour civile a consid�r� que le rendement insuffisant de l'employ� ne constituait pas un motif de licenciement imm�diat sans avertissement pr�alable; il r�sultait de l'expertise que les performances de celui-ci �taient faibles par rapport � celles des autres courtiers et en outre qu'un courtier exp�riment� et comp�tent �tait imm�diatement rentable � moins qu'il ne rejoigne une start-up; cependant, il �tait exclu de voir dans cette situation un motif de licenciement avec effet imm�diat sans avertissement pr�alable; on pouvait certes concevoir que l'employeur qui r�mun�rait un courtier de mani�re cons�quente puisse exiger de lui un certain rendement et qu'� certaines conditions, une absence de performances, malgr� un ou des avertissements, puisse conduire � un licenciement imm�diat qui soit justifi�; en l'esp�ce toutefois, l'employeuse avait convoqu� son collaborateur � une s�ance le 25 mai 2005, puis le 31 mai 2005 et le licenciement �tait intervenu en l'absence de tout avertissement; l'employ� ne s'�tait ainsi pas vu offrir la possibilit� d'am�liorer ses prestations; l'employeuse avait seulement estim� que les performances chiffr�es r�alis�es par celui-ci en six mois �taient insatisfaisantes, ce qui ne justifiait en rien le licenciement imm�diat litigieux.
Au demeurant, l'employeuse n'avait pas �tabli qu'elle avait d� effectuer diverses investigations ou op�rations de v�rifications entre la s�ance du 25 mai 2005 et celle du 31 mai 2005, ni entre cette date et l'envoi de la lettre du 6 juin 2005; la r�siliation des rapports de travail pour justes motifs avec effet imm�diat �tait donc tardive, outre qu'elle �tait infond�e.
6.3 La recourante soutient pour l'essentiel que ce serait moins une insuffisance de r�sultats qu'une prestation inexistante, respectivement une inactivit� devant �tre interpr�t�e comme un manquement particuli�rement grave � ses obligations et revenant � une inex�cution, qui l'avait conduite � licencier son collaborateur avec effet imm�diat; cet �l�ment, qu'elle avait elle-m�me invoqu� dans sa lettre de licenciement imm�diat, n'a toutefois pas �t� confirm� dans le cadre de la proc�dure; si l'expertise a certes r�v�l� que les performances de l'intim� �taient faibles, il n'a pas �t� constat� que l'intim� n'aurait d�lib�r�ment pas travaill�, ou que son rendement insuffisant r�sulterait d'une autre mani�re d'un comportement critiquable, par exemple d'absent�isme ou de d�sinvolture.
Cela �tant, l'on ne voit pas que les premiers juges aient viol� l'art. 337 CO en consid�rant que, dans les circonstances de l'esp�ce, la recourante ne disposait pas d'un juste motif de r�siliation imm�diate, en l'absence d'avertissement pr�alable. Au demeurant, le fait que la recourante, qui avait d�j� reproch� � l'intim� ses performances insuffisantes lors de la s�ance du 25 mai 2005, ait dans un premier temps, soit le 31 mai 2005, d�cid� de licencier son collaborateur pour le terme de son contrat, d�montre bien que la continuation des rapports de travail ne lui paraissait pas insupportable. Dans ce contexte, il y a encore lieu de relever que lorsque la recourante expose que le motif de licenciement imm�diat r�sidait dans le refus d'accepter des conditions salariales r�duites, elle confond les deux r�siliations successives, la premi�re signifi�e le 31 mai 2005 pour l'�ch�ance et la seconde notifi�e le 8 juin 2005 avec effet imm�diat; or, c'est uniquement sur cette derni�re, qui a entra�n� la cessation des rapports de travail, qu'il y a lieu de se pencher (cf. ATF 121 III 64 consid. 2b).
L'argumentation des premiers juges quant � l'inexistence d'un juste motif de licenciement imm�diat ne pr�tant pas le flanc � la critique, il devient superflu d'examiner le grief de la recourante dirig� contre l'argumentation subsidiaire de la cour cantonale, fond�e sur la tardivet� de l'invocation du juste motif.
La recourante �l�ve diff�rentes critiques en rapport avec le montant allou� par la Cour civile en application de l'art. 337c CO.
7.1 Aux termes de l'art. 337c al. 1 CO, lorsque l'employeur r�silie imm�diatement le contrat sans justes motifs, le travailleur a droit � ce qu'il aurait gagn�, si les rapports de travail avaient pris fin � l'�ch�ance du d�lai de cong� ou � la cessation du contrat conclu pour une dur�e d�termin�e; l'art. 337c al. 2 CO commande d'imputer sur ce montant ce que le travailleur a �pargn� par suite de la cessation du contrat de travail ainsi que le revenu qu'il a tir� d'un autre travail ou le revenu auquel il a intentionnellement renonc�; l'imputation pr�vue � l'art. 337c al. 2 CO est une expression du principe g�n�ral selon lequel celui qui subit un dommage doit faire tout ce que l'on peut raisonnablement exiger de lui pour le r�duire (art. 44 al. 1 CO).
7.2 En l'esp�ce, la Cour civile a consid�r� que l'intim� avait droit � son salaire jusqu'au moment o� le contrat devait durer, soit jusqu'� fin novembre 2006; le salaire de juin 2005 ayant �t� vers�, il restait dix-sept mois � 18'000 fr., soit 306'000 fr.; l'employeuse n'ayant pas all�gu� ni �tabli que l'employ� aurait per�u un salaire durant tout ou partie de cette p�riode aupr�s d'un autre employeur, ni le montant de cet �ventuel salaire, aucune somme n'�tait � imputer sur ce montant; s'y ajoutait un solde de compl�ment de salaire pour la m�me p�riode de 59'400 fr., correspondant au reste des avances devant selon le contrat �tre ajout�es au salaire annuel brut pour les calculs de participation.
7.3 Invoquant l'art. 8 CC, la recourante reproche d'abord � la Cour civile de n'avoir tir� aucune cons�quence de la constatation selon laquelle l'intim� avait repris un emploi le 2 mai 2006, au motif qu'elle n'avait ni all�gu�, ni �tabli qu'il aurait re�u un salaire durant tout ou partie de cette p�riode, ni le montant de celui-ci; elle estime qu'"en lui imposant l'all�gation et la preuve de faits dont elle n'avait pas la ma�trise, alors que l'intim� (...) les contr�lait totalement", les premiers juges auraient invers� le fardeau de la preuve.
Cette critique ne r�siste pas � l'examen. En effet, conform�ment � l'art. 8 CC, c'est bien � la recourante qu'il incombait de prouver, sous r�serve du devoir de collaboration de l'intim�, que celui-ci avait r�alis� un revenu aupr�s d'un nouvel employeur et, le cas �ch�ant, � combien il s'�levait. En r�alit�, la question litigieuse n'est pas tant celle du fardeau de la preuve que de l'absence d'instruction sur les points susmentionn�s. A cet �gard, il appartenait � la recourante de se plaindre soit du fait que les premiers juges n'auraient pas instruit � ce sujet alors qu'ils en auraient eu l'obligation, soit qu'ils n'auraient pas donn� suite � des r�quisitions de preuve qu'elle aurait valablement pr�sent�es. Or, ces points rel�vent du droit cantonal de proc�dure, et la recourante n'�l�ve aucun grief sous cet angle, de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'y pencher (cf. art. 106 al. 2 LTF); au demeurant, semblable grief aurait de toute fa�on �t� irrecevable faute d'�puisement des voies de droit cantonales (cf. consid. 1).
7.4 La recourante estime que compte tenu de l'art. 4 du contrat de travail, elle aurait eu droit de r�duire le salaire de l'intim� de 20 % d�s le mois de d�cembre 2005, ce qui entra�nerait une diminution de 51'120 fr. par rapport au montant allou� par les juges cantonaux.; elle soutient en outre que la cour cantonale n'aurait pas d� octroyer � l'intim� le montant correspondant aux avances pr�vues par l'art. 3 let. b du contrat, d�s lors qu'� teneur de celui-ci, la r�mun�ration en question n'aurait �t� acquise qu'� la condition que, additionn�e au salaire annuel de 216'000 fr., elle ait �t� couverte par le 42 % du courtage r�alis�, et que l'intim� �tait loin d'avoir atteint le seuil requis.
Ces arguments apparaissent d'embl�e d�nu�s de fondement. En effet, en r�siliant pr�matur�ment le contrat de travail, la recourante a purement et simplement priv� l'intim� de la possibilit� de travailler et, partant, de progresser jusqu'� r�aliser peut-�tre les objectifs qui lui avaient �t� assign�s; en d'autres termes, l'employ� ne saurait ainsi �tre tenu pour responsable de ne pas avoir �t� en mesure d'atteindre les chiffres pr�vus dans le contrat (en ce sens, cf. ATF 125 III 14 consid. 2c). Dans ces circonstances, l'on ne voit pas que la cour cantonale ait viol� le droit f�d�ral en d�terminant comme elle l'a fait le montant de la cr�ance en dommages-int�r�ts due � l'intim� sur la base de l'art. 337c al. 1 CO, sans en r�duire le montant compte tenu des �l�ments soulev�s par la recourante. Pour le surplus, dans la mesure o� celle-ci ne fait qu'exposer son point de vue sans d�velopper d'argumentation en rapport avec l'interpr�tation du contrat, il n'y a pas lieu d'examiner la question sous cet angle.
La recourante expose enfin que si elle ne conteste pas le principe de la subrogation de la caisse de ch�mage dans les droits de l'intim�, elle "s'�tonne en revanche de ce que la Caisse d'assurance-ch�mage a vers� des prestations � l'intim� (...) au-del� de sa prise d'emploi du 2 mai 2006". A supposer qu'elle ait ainsi entendu �lever un grief, celui-ci serait irrecevable, faute de motivation suffisante (cf. art. 42 al. 2 LTF; ATF 134 II 244 consid. 2.1 p. 245 s.; 134 V 53 consid. 3.3).
Il r�sulte des consid�rations qui pr�c�dent que les recours en mati�re civile doivent �tre rejet�s dans la mesure de leur recevabilit�.
Comme la valeur litigieuse, calcul�e selon les pr�tentions � l'ouverture de l'action (ATF 115 II 30 consid. 5b p. 41), d�passe le seuil de 30'000 fr., le montant de l'�molument judiciaire est fix� selon le tarif ordinaire (art. 65 al. 3 let. b LTF) et non r�duit (art. 65 al. 4 let. c LTF). Compte tenu de l'issue du litige, les frais judiciaires et d�pens des parties intim�es - r�duits en ce qui concerne la caisse de ch�mage qui n'a d�pos� qu'une unique et courte r�ponse - sont mis � la charge du recourant, qui succombe (art. 66 al. 1 ainsi qu'art. 68 al. 1 et 2 LTF; art. 8 al. 2 du r�glement du 31 mars 2006 sur les d�pens allou�s � la partie adverse et sur l'indemnit� pour la repr�sentation d'office dans les causes port�es devant le Tribunal f�d�ral [RS 173.110.210.3]).
Les recours en mati�re civile sont rejet�s dans la mesure o� ils sont recevables.
Des indemnit�s de 8'000 fr. � payer � l'intim� Y.________ et de 4'000 fr. � verser � l'intim�e Caisse d'assurance-ch�mage Z.________, � titre de d�pens, sont mises � la charge de la recourante.
Le pr�sent arr�t est communiqu� aux mandataires des parties, � la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois et � la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois.

References: art. 75
 art. 42
 ATF 
 ATF 
 art. 116
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 106
 ATF 
 art. 42
 ATF 
 art. 8