Source: http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=de&zoom=&type=show_document&highlight_docid=aza%3A%2F%2F17-10-2012-2C_317-2012
Timestamp: 2016-10-22 07:15:29+00:00

Document:
2C_317/2012 (17.10.2012)
recours contre l'arr�t du Tribunal cantonal du canton du Valais, Cour de droit public, du 1er mars 2012.
A.a X.________, ressortissant portugais n� en 1983, est entr� en Suisse en 1991, dans le cadre d'un regroupement familial avec ses parents, et y a accompli sa scolarit� obligatoire. En 1999, il est retourn� vivre au Portugal avec ses parents.
En 2002, X.________ est revenu en Suisse, au b�n�fice d'une autorisation de s�jour de courte dur�e (permis L), et y a occup� divers emplois dans les secteurs de la restauration, respectivement du b�timent.
La derni�re autorisation de s�jour de X.________ est arriv�e � terme le 22 d�cembre 2006.
A.b Durant son s�jour en Suisse, X.________ a �t� condamn�, le 5 novembre 2007, � une peine privative de libert� de 42 mois, notamment pour brigandage et infraction grave � la loi f�d�rale du 3 octobre 1951 sur les stup�fiants et les substances psychotropes (LStup; RS 812.121). Il s'est vu reprocher de s'�tre, entre avril 2005 et jusqu'� la fin de l'ann�e 2006, livr� � une consommation r�guli�re d'h�ro�ne, rendu � de nombreuses reprises � Berne et Gen�ve, seul ou accompagn� d'un revendeur, pour s'approvisionner en drogue, presque exclusivement destin�e � son usage personnel, et d'avoir commis plusieurs braquages de petits commerces et stations-service en Valais, sous la menace d'une arme blanche, aux fins de financer sa consommation d'h�ro�ne. X.________ a b�n�fici� d'une lib�ration conditionnelle � compter du 19 juin 2009.
B.a Le 12 avril 2007, X.________ a d�pos� aupr�s du Service de la population et des migrations du canton du Valais (ci-apr�s: le SPM) une demande de prolongation de son autorisation de s�jour. Par courrier du 12 juin 2007, le SPM a inform� X.________ de son intention de refuser la prolongation de l'autorisation de s�jour, en raison de l'enqu�te p�nale dont il faisait l'objet. Apr�s que l'int�ress� se fut d�termin�, le SPM a rendu la d�cision correspondante, le 10 juin 2008, motif pris que la condamnation de X.________ d�montrait que celui-ci repr�sentait une menace r�elle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, propre � justifier une mesure de limitation de son droit de s�jour en Suisse. Par le m�me prononc�, le SPM a ordonn� le renvoi de Suisse de X.________, mesure qui devait intervenir � sa sortie de prison.
Le 9 mars 2009, le recours d�pos� contre cette d�cision a �t� rejet� par le Conseil d'Etat du canton du Valais (ci-apr�s: le Conseil d'Etat). Saisi d'un recours contre cette d�cision, le Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-apr�s: le Tribunal cantonal) l'a d�clar� irrecevable, par arr�t du 8 juin 2009. Ce jugement est entr� en force.
Invoquant, le 6 juillet 2009, une modification de sa situation personnelle, dict�e tant par sa lib�ration conditionnelle que par son �volution favorable sur les plans m�dical et professionnel, X.________ a sollicit� la reconsid�ration de la d�cision du 10 juin 2008, demande jug�e irrecevable par le SPM, le 6 ao�t 2009. X.________ a alors d�pos�, le 26 ao�t 2009, un recours contre cette d�cision par devant le Conseil d'Etat (cause CHE 241/09).
B.b Le 11 d�cembre 2009, X.________ a �pous� au Portugal Y.________, ressortissante portugaise au b�n�fice d'une autorisation de s�jour en Suisse de type B CE/AELE valable jusqu'au 8 mars 2014, et domicili�e � Z.________, dans le canton du Valais.
Quelques jours plus tard, le 28 d�cembre 2009, X.________ a fait l'objet d'un contr�le positif aux opiac�s, lors d'un contr�le routier effectu� par la police bernoise.
B.c Le 21 janvier 2010, Y.________ a d�pos� aupr�s du SPM une demande de regroupement familial en faveur de X.________, avec lequel elle faisait m�nage commun. Par d�cision du 22 juin 2010, le SPM a rejet� cette demande, au motif que l'int�r�t public � l'�loignement de X.________ l'emportait sur l'int�r�t priv� du couple � r�sider en Suisse. Par le m�me prononc�, le SPM a rejet� une nouvelle demande de reconsid�ration de la d�cision du 10 juin 2008 form�e par X.________ en raison de la modification de sa situation familiale.
Le 15 juillet 2010, X.________ a recouru aupr�s du Conseil d'Etat contre cette d�cision (cause CHE 220/10), et produit un rapport m�dical du 5 juillet 2010, par lequel il d�montrait s'�tre soumis � des examens de sang et d'urine inopin�s, pratiqu�s � raison de deux fois par mois environ entre le 19 juin 2009 et le 19 juin 2010, dont aucun n'avait mis en exergue une �ventuelle consommation de drogues illicites ou d'alcool. Le 23 novembre 2011, le Conseil d'Etat a joint les deux causes, class� la cause CHE 241/09 comme �tant devenue sans objet et rejet� le recours dirig� contre la d�cision du 22 juin 2010 (cause CHE 220/10).
Par ordonnance p�nale du 7 juillet 2011, le Minist�re public du Bas-Valais a reconnu X.________ coupable de transport et de consommation de stup�fiants, et l'a condamn� � une peine p�cuniaire de dix jours-amende � CHF 50.- et � une amende de CHF 200.-, pour avoir, � r�it�r�es reprises entre le 1er d�cembre 2010 et le 31 janvier 2011, v�hicul� des personnes entre le Valais et Gen�ve, aux fins de s'approvisionner en h�ro�ne. Pour ses services, X.________ �tait r�mun�r�, � chaque op�ration, par un gramme d'h�ro�ne.
B.d Le 4 janvier 2012, l'Office f�d�ral des migrations (ci-apr�s: l'ODM) a prononc� � l'encontre de X.________ une interdiction d'entr�e en Suisse valable jusqu'au 3 janvier 2032.
C. Saisi d'un recours de X.________ contre la d�cision du Conseil d'Etat du 23 novembre 2011, en tant qu'elle concernait la cause CHE 220/10, le Tribunal cantonal l'a rejet� par arr�t du 1er mars 2012. Tout en reconnaissant au mariage de ce dernier, de m�me qu'� son emploi fixe, un caract�re stabilisateur, il n'en a pas moins relev� que le contr�le positif aux opiac�s de X.________ du 28 d�cembre 2009, ainsi que sa condamnation p�nale du 7 juillet 2011, t�moignaient d'un risque �lev� de r�cidive chez ce dernier, de sorte que celui-ci devait �tre consid�r� comme une menace r�elle et actuelle pour la s�curit� et l'ordre public suisse.
Agissant par la voie du recours en mati�re de droit public, X.________ conclut, sous suite de frais et d�pens, � l'annulation de l'arr�t du 1er mars 2012, � l'admission de la demande de regroupement familial pr�sent�e par Y.________, ainsi qu'� la "reconsid�ration favorable du renouvellement de son autorisation de s�jour", et requiert, � titre pr�alable, que son recours soit dot� de l'effet suspensif. Il se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.) et d'une violation de l'art. 5 par. 1 de l'annexe I � l'Accord du 21 juin 1999 entre la Conf�d�ration suisse, d'une part, et la Communaut� europ�enne et ses Etats membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes (ALCP; RS 0.142.112.681). En substance, X.________ fait valoir que le risque de r�cidive doit �tre relativis�, et qu'il ne repr�sente pas une menace actuelle et suffisamment grave pour qu'il se justifie de lui refuser l'autorisation sollicit�e.
Le Conseil d'Etat ainsi que l'ODM concluent au rejet du recours. Le Tribunal cantonal renonce � se d�terminer sur ce dernier. Le SPM ne s'est pas manifest�.
Par ordonnance pr�sidentielle du 10 avril 2012, la requ�te d'effet suspensif a �t� admise.
Par ordonnance de proc�dure du 31 ao�t 2012, X.________ a eu la possibilit� de d�poser d'�ventuelles observations sur les prises de position relatives � son recours pr�sent�es par l'ODM, le Conseil d'Etat et le Tribunal cantonal. D�f�rant � cette ordonnance par courrier du 11 septembre 2012, il a r�it�r� n'avoir plus commis d'acte illicite "depuis plus de deux ans et demi, d�montrant ainsi que cette page de sa vie �tait d�finitivement tourn�e".
1.1 Selon l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en mati�re de droit public est irrecevable contre les d�cisions relatives � une autorisation de droit des �trangers � laquelle ni le droit f�d�ral, ni le droit international ne donnent droit. D'apr�s la jurisprudence, il suffit qu'il existe un droit potentiel � l'autorisation, �tay� par une motivation soutenable, pour que cette clause d'exclusion ne s'applique pas et, partant, que la voie du recours en mati�re de droit public soit ouverte (cf. ATF 136 II 177 consid. 1.1).
En principe, le conjoint d'un ressortissant de la Communaut� europ�enne ayant un droit de s�jour en Suisse dispose, en vertu des art. 7 let. d ALCP et 3 par. 1 et 2 annexe I ALCP, d'un droit (d�riv�) � une autorisation de s�jour en Suisse pendant toute la dur�e formelle de son mariage.
En l'esp�ce, le recourant est mari� depuis d�cembre 2009 avec Y.________, laquelle est titulaire d'une autorisation de s�jour B CE/AELE valable jusqu'au 8 mars 2014. Au surplus, en sa qualit� de ressortissant portugais, le recourant peut �galement pr�tendre � l'octroi d'une autorisation de s�jour en Suisse, en vertu du droit � la libre circulation des personnes (cf. ATF 136 II 177 consid. 1.1; 129 II 249 consid. 4; arr�ts 2C_238/2012 du 30 juillet 2012 consid. 1.1; 2C_492/2011 consid. 1.2). En pareilles circonstances, il convient donc d'admettre un droit potentiel, sous l'angle de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, permettant au recourant de former un recours en mati�re de droit public.
Le point de savoir si c'est ou non � juste titre que le Tribunal cantonal a confirm� le refus de prolonger l'autorisation de s�jour du recourant au titre du regroupement familial ressortit au fond, et non � la recevabilit� (cf. ATF 136 II 177 consid. 1.1).
1.2 Pour le surplus, le recours est dirig� contre un jugement final (cf. art. 90 LTF), rendu dans une cause de droit public (cf. art. 82 let. a LTF) par un tribunal cantonal sup�rieur (cf. art. 86 al. 1 let. d et al. 2 LTF). D�pos� en temps utile (cf. art. 100 al. 1 LTF), et dans les formes prescrites (cf. art. 42 LTF) par le destinataire de l'arr�t entrepris qui a qualit� pour recourir au sens de l'art. 89 al. 1 LTF, le recours en mati�re de droit public est par cons�quent recevable.
1.3 Le Tribunal f�d�ral se fonde sur les faits constat�s par l'autorit� pr�c�dente (cf. art. 105 al. 1 LTF), � moins que ceux-ci n'aient �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte - notion qui correspond � celle d'arbitraire (cf. ATF 138 I 49 consid. 7.1; 136 III 552 consid. 4.2) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (cf. art. 105 al. 2 LTF). Si le recourant entend s'�carter des constatations de fait de l'autorit� pr�c�dente (cf. art. 97 al. 1 LTF), il doit expliquer de mani�re circonstanci�e en quoi les conditions d'une exception pr�vue par l'art. 105 al. 2 LTF seraient r�alis�es. A d�faut, il n'est pas possible de tenir compte d'un �tat de fait divergeant de celui qui est contenu dans l'acte attaqu�.
Dans la mesure o� les pi�ces qui accompagnent le m�moire de recours ne ressortent pas d�j� de la proc�dure cantonale, il s'agit de moyens nouveaux irrecevables (cf. art. 99 LTF, qui proscrit les novas). Il ne sera partant pas tenu compte de l'attestation m�dicale produite par le recourant par courrier recommand� du 13 juin 2012.
Saisi d'un recours en mati�re de droit public, le Tribunal f�d�ral examine librement la violation du droit f�d�ral (cf. art. 95 let. a et 106 al. 1 LTF), sous r�serve des exigences de motivation figurant � l'art. 106 al. 2 LTF, qui reprend le principe de l'all�gation (cf. ATF 133 II 249 consid. 1.4.2). Aux termes de cette disposition, le Tribunal f�d�ral n'examine la violation de droits fondamentaux que si ce grief a �t� invoqu� et motiv� par le recourant.
2.1 Dans un premier grief, le recourant invoque la protection contre l'arbitraire (art. 9 Cst.), sans toutefois motiver ce grief de fa�on d�taill�e (cf. art. 106 al. 2 LTF).
Or, dans un recours pour arbitraire fond� sur l'art. 9 Cst., la partie recourante ne peut se contenter de critiquer l'arr�t comme elle le ferait dans une proc�dure d'appel o� l'autorit� de recours peut revoir librement l'application du droit. Elle doit au contraire pr�ciser en quoi cet arr�t serait arbitraire, ne reposerait sur aucun motif s�rieux et objectif, appara�trait insoutenable ou heurterait gravement le sens de la justice (cf. ATF 133 II 396 consid. 3.1 et les arr�ts cit�s).
De plus, il ne suffit pas que les motifs de l'arr�t attaqu� soient insoutenables, encore faut-il que ce dernier soit arbitraire dans son r�sultat. Il n'y a en outre pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution que celle de l'autorit� intim�e para�t concevable, voire pr�f�rable (cf. ATF 137 I 1 consid. 2.4; 136 III 552 consid. 4; 134 I 263 consid. 1; 134 II 124 consid. 4.1).
2.2 En l'esp�ce, le recourant ne d�montre pas en quoi l'arr�t querell� serait arbitraire � la lumi�re de ces exigences, de sorte que le grief d'arbitraire qu'il soul�ve, de surcro�t de mani�re purement appellatoire, est frapp� d'irrecevabilit� (cf. ATF 136 I 229 consid. 4.1; 135 III 670 consid. 1.5; �g. ATF 136 II 101 consid. 3).
Le litige porte sur le point de savoir si c'est � juste titre, sous l'angle des conditions dont l'ALCP fait d�pendre la limitation aux droits qu'il conf�re, que le Tribunal cantonal a confirm� le rejet de la demande de regroupement familial en faveur du recourant, ainsi que celui de la requ�te tendant � la prolongation - par la voie de la reconsid�ration au vu de son mariage - de son autorisation de s�jour.
3.1 Aux termes de son art. 2 al. 2, la loi f�d�rale du 16 d�cembre 2005 sur les �trangers (LEtr; RS 142.20) n'est applicable aux ressortissants des Etats membres de la Communaut� europ�enne, aux membres de leur famille et aux travailleurs d�tach�s par un employeur ayant son si�ge ou son domicile dans un de ces Etats que dans la mesure o� l'ALCP n'en dispose pas autrement, ou lorsque ladite loi contient des dispositions plus favorables.
Conform�ment � l'art. 3 al. 1 annexe I ALCP, les membres de la famille d'une personne ressortissante d'une partie contractante ayant un droit de s�jour ont le droit de s'installer avec elle. Cela vaut notamment pour son conjoint, quelle que soit sa nationalit� (cf. art. 3 par. 2 let. a annexe I ALCP).
3.2 L'ALCP ne r�glemente pas en tant que tel le retrait de l'autorisation de s�jour UE/AELE, de sorte que l'art. 62 LEtr trouve application (cf. art. 23 al. 1 de l'ordonnance f�d�rale du 22 mai 2002 sur l'introduction progressive de la libre circulation des personnes entre, d'une part, la Conf�d�ration suisse et, d'autre part, l'Union europ�enne et ses Etats membres, ainsi qu'entre les Etats membres de l'Association europ�enne de libre-�change [OLCP; RS 142.203]; �g. Laurent MERZ, Le droit de s�jour selon l'ALCP et la jurisprudence du Tribunal f�d�ral, in RDAF 2009 I 248, 300 s.). Cette disposition pr�voit que l'autorit� comp�tente peut r�voquer une autorisation, � l'exception d'une autorisation d'�tablissement, ou une autre d�cision fond�e sur la pr�sente loi, lorsque l'�tranger a �t� condamn� � une peine privative de libert� de longue dur�e [...], ou lorsqu'il intente de mani�re grave et r�p�t�e � la s�curit� et l'ordre publics en Suisse ou � l'�tranger, les met en danger ou repr�sente une menace pour la s�curit� int�rieure ou ext�rieure de la Suisse.
3.3 A l'instar de l'ensemble des droits octroy�s par l'ALCP, le droit de demeurer en Suisse pour y exercer une activit� lucrative ne peut �tre limit� que par des mesures d'ordre ou de s�curit� publics, au sens de l'art. 5 par. 1 annexe I ALCP (celle-ci constituant une partie int�grante de ce dernier, en vertu de l'art. 15 ALCP; cf. arr�t 2C_664/2009 du 25 f�vrier 2010 consid. 4), dont le cadre et les modalit�s sont d�finis par les directives 64/221/CEE, 72/194/CEE et 75/35/CEE - la premi�re s'av�rant la plus importante (cf. arr�t 2C_238/2012 du 30 juillet 2012 consid. 2.3) -, ainsi que par la jurisprudence y relative de la Cour de justice des Communaut�s europ�ennes (devenue la Cour de justice de l'Union europ�enne; ci-apr�s: la Cour de Justice), rendue avant la signature de l'accord le 21 juin 1999 (cf. art. 5 par. 2 annexe I ALCP en relation avec l'art. 16 al. 2 ALCP; au sujet de la prise en consid�ration des arr�ts de la Cour de Justice post�rieurs � cette date, cf. ATF 136 II 5 consid. 3.4; ATF 136 II 65 consid. 3.1; 130 II 1 consid. 3.6; 130 II 113 consid. 5.2).
Conform�ment � la jurisprudence de la Cour de Justice, les limites pos�es au principe de la libre circulation des personnes doivent s'interpr�ter de mani�re restrictive. Aussi, le recours par une autorit� nationale � la notion d'"ordre public" pour restreindre cette libert� suppose, en dehors du trouble de l'ordre social que constitue toute infraction � la loi, l'existence d'une menace r�elle et d'une certaine gravit� affectant un int�r�t fondamental de la soci�t�. La seule existence de condamnations p�nales (ant�rieures) ne peut automatiquement motiver de telles mesures. Les autorit�s nationales sont tenues de proc�der � une appr�ciation sp�cifique, port�e sous l'angle des int�r�ts inh�rents � la sauvegarde de l'ordre public, qui ne co�ncide pas n�cessairement avec les appr�ciations � l'origine des condamnations p�nales. Autrement dit, ces derni�res ne peuvent �tre prises en consid�ration que si les circonstances les entourant laissent appara�tre l'existence d'une menace actuelle pour l'ordre public (cf. ATF 136 II 5 consid. 4.2; 134 II 10 consid. 4.3). Selon les circonstances, la jurisprudence admet n�anmoins que le seul fait du comportement pass� de la personne concern�e puisse r�unir les conditions de pareille menace actuelle (cf. ATF 130 II 176 consid. 3.4.1). Dans ce cas, il ne doit pas �tre �tabli avec certitude que l'�tranger commettra d'autres infractions � l'avenir; inversement, ce serait aller trop loin que d'exiger que le risque de r�cidive soit nul pour que l'on renonce � une telle mesure. Compte tenu de la port�e que rev�t le principe de la libre circulation des personnes, ce risque, qui est essentiel, ne doit, en r�alit�, pas �tre admis trop facilement. Il faut bien plut�t l'appr�cier en fonction de l'ensemble des circonstances du cas et, en particulier, de la nature et de l'importance du bien juridique menac�, ainsi que de la gravit� de l'atteinte qui pourrait y �tre port�e. L'�valuation de ce risque sera d'autant plus rigoureuse que le bien juridique menac� est important (cf. ATF 136 II 5 consid. 4.2; 130 II 493 consid. 3.3 et les r�f�rences).
Les mesures d'�loignement sont soumises � des conditions d'autant plus strictes que l'int�ress� a s�journ� longtemps en Suisse. Le renvoi d'�trangers ayant s�journ� tr�s longtemps en Suisse, voire de ceux qui y sont n�s et y ont pass� toute leur existence (�trangers de la "seconde g�n�ration"), n'est cependant exclu ni par l'ALCP, ni par la CEDH (cf. ATF 130 II 176 consid. 4.4 et les r�f�rences).
Pour �valuer la menace que repr�sente un �tranger condamn� p�nalement, le Tribunal f�d�ral se montre particuli�rement rigoureux - suivant en cela la pratique de la Cour europ�enne des droits de l'homme - en pr�sence d'infractions � la l�gislation f�d�rale sur les stup�fiants, d'actes de violence criminelle et d'infractions contre l'int�grit� sexuelle (cf. arr�ts 2C_492/2011 du 6 d�cembre 2011 consid. 4.1; 2C_473/2011 du 17 octobre 2011 consid. 2.2; 2A.308/2004 du 4 octobre 2004 consid. 3.3). En tant qu'elles l�sent ou compromettent l'int�grit� corporelle des personnes, qui est un bien juridique particuli�rement important, les infractions � la LStup, en particulier le trafic de stup�fiants, constituent en effet en r�gle g�n�rale une atteinte "tr�s grave" � la s�curit� et � l'ordre publics.
3.4 La Cour de c�ans a confirm� r�cemment la r�vocation de l'autorisation d'�tablissement d'un ressortissant italien n� en Suisse, et qui avait en particulier �t� condamn� � deux reprises pour violation de la LStup, dont une grave, � une peine avec sursis de trois ans (cf. arr�t 2C_38/2012 du 1er juin 2012 consid. 4 et 5). Le Tribunal f�d�ral a fait de m�me s'agissant d'un ressortissant autrichien n� en Suisse et souffrant d'alcoolisme, qui avait �t�, en l'espace de seize ans, condamn� � six peines privatives de libert� oscillant entre 21 jours et 21 mois, pour avoir commis de nombreux vols et dommages � la propri�t�; si le recourant n'avait pas perp�tr� d'actes violents, d'ordre sexuel ou en mati�re de stup�fiants, les r�cidives justifiaient la r�vocation de son permis, �tant pr�cis� qu'un risque de r�it�ration subsistait en d�pit de sa lib�ration conditionnelle (cf. arr�t du 28 f�vrier 2012 2C_839/2011 consid. 3.1 et 3.2). En outre, une menace suffisamment grave � l'ordre public, justifiant la r�vocation d'une autorisation d'�tablissement, a �t� retenue en rapport avec un ressortissant portugais vivant en Suisse depuis quinze ans qui, ayant occup� les forces de l'ordre pour vols, voies de fait et infractions � la LStup depuis l'�ge de douze ans, a �t� condamn� � l'�ge adulte � 18 mois d'emprisonnement avec sursis pour infraction grave � la LStup, puis � une peine privative de libert� de 32 mois pour infraction grave � la LStup et blanchiment d'argent (cf. arr�t 2C_242/2012 du 23 septembre 2011 consid. 3 et 4). Le Tribunal f�d�ral a en revanche annul� la r�vocation de l'autorisation de s�jour d'un ressortissant tunisien mari� � une Fran�aise, dans la mesure o� ce petit trafiquant et consommateur de haschich, condamn� � des peines privatives de 5 mois environ, ne repr�sentait pas en l'�tat une menace suffisamment grave au regard de l'art. 5 annexe I ALCP, mais tout en pr�cisant que l'int�ress� s'exposerait � des mesures d'�loignement en cas de r�cidive (cf. arr�t 2C_547/2010 du 10 d�cembre 2010 consid. 3 et 4).
3.5.1 D'apr�s le Tribunal cantonal, la menace actuelle pour l'ordre et la s�curit� publics qui caract�rise le recourant ne doit pas �tre minimis�e. Au terme d'une pes�e des int�r�ts d�taill�e, les juges cantonaux ont estim� que, compte tenu de l'ensemble des circonstances, - en particulier de la lourde condamnation de X.________ le 5 novembre 2007 � 42 mois de peine privative de libert�, du contr�le positif aux opiac�s dont ce dernier a fait l'objet, le 28 d�cembre 2009, ainsi que de l'ordonnance p�nale du 7 juillet 2011, lesquels d�montrent que le recourant "n'est pas parvenu � vaincre ses d�mons" ni � "couper ses liens avec le monde de la drogue" (cf. arr�t du Tribunal cantonal, p. 9), et en d�pit de son mariage et de son emploi stable depuis 3 ans -, cette menace n'en devait pas moins �tre consid�r�e comme propre � justifier le rejet tant de la demande de regroupement familial pr�sent�e par Y.________ que de la requ�te tendant � la prolongation - par voie de reconsid�ration - de l'autorisation de s�jour de X.________.
3.5.2 Selon les faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente, qui lient le Tribunal de c�ans (cf. art. 105 al. 1 LTF), le recourant a v�cu en Suisse jusqu'en 1999, avant de retourner au Portugal, puis de revenir en Suisse en 2002, et d'�tre condamn�, le 5 novembre 2007, � une peine privative de libert� de 42 mois, pour infraction grave � la LStup et brigandage. Or, et conform�ment � la jurisprudence constante d�velopp�e en relation avec l'art. 62 let. b LEtr, cette condamnation � une peine privative de libert� sup�rieure � un an (cf. ATF 137 II 297 consid. 2.1 et 135 II 377 consid. 4.2; arr�ts 2C_117/2012 du 11 juin 2012 consid. 4.4.2; 2C_768/2011 du 4 mai 2012 consid. 3), ind�pendamment du fait que celle-ci ait �t� prononc�e avec un sursis complet ou partiel, respectivement sans sursis (cf. arr�ts 2C_117/2012 du 11 juin 2012 consid. 4.4.2; 2C_897/2011 du 13 mai 2012 consid. 3.1; 2C_972/2010 du 24 mai 2011 consid. 4.1), pour infraction grave � la LStup, constitue une "peine privative de longue dur�e" au sens de l'art. 62 let. b LEtr. De m�me, les infractions pour lesquelles le recourant a �t� condamn� sont constitutives d'une atteinte tr�s grave � la s�curit� et l'ordre publics en Suisse (cf. arr�ts 2C_238/2012 du 30 juillet 2012 consid. 3.3.1; 2C_117/2012 du 11 juin 2012 consid. 4.4.2; ATF 137 II 297 consid. 3.3). Il ne faut en effet pas perdre de vue que le recourant ne se livrait pas seulement � des activit�s li�es au transport et � la consommation d'h�ro�ne, mais qu'il s'est parall�lement rendu responsable de plusieurs brigandages dans le but de financer sa consommation de stup�fiants.
Si le recourant rel�ve certes que le temps �coul� depuis sa lourde condamnation de 2007, de m�me que les effets stabilisateurs g�n�r�s tant par son mariage le 11 d�cembre 2009 que par son activit� professionnelle depuis trois ans, joueraient en sa faveur, force est toutefois de constater que ces �l�ments n'estompent pas le risque pour la s�curit� et l'ordre public suisses �manant du recourant. En effet, il sied d'une part de relever que le contr�le positif aux opiac�s, ainsi que les transports entre le Valais et Gen�ve accomplis par le recourant aux fins d'approvisionnement en stup�fiants sont r�cents, s'�tant produits moins d'un an et demi apr�s le prononc� de l'arr�t entrepris, en mars 2012 (cf. ATF 136 II 497). L'argument tir� de cet �coulement temporel relatif est par cons�quent mal fond�. D'autre part, ces deux �carts de conduite d�notent clairement une d�pendance persistante du recourant � l'�gard de la drogue, qu'avait, au demeurant, d�j� mis en exergue l'expertise psychiatrique ordonn�e � l'�poque de l'enqu�te p�nale, ainsi que le rel�ve � juste titre le Tribunal cantonal. Enfin, si l'appui et l'entourage du recourant par ses proches peuvent en g�n�ral �tre consid�r�s comme des facteurs de stabilit� diminuant le risque de r�cidive p�nale, cet encadrement n'a cependant pas d�tourn� le recourant de ses agissements criminels. L'activit� professionnelle de ce dernier s'av�re �galement insuffisante pour admettre une diminution notable du risque �manant de l'int�ress�. Les faits �tablis par le Tribunal cantonal d�montrent ainsi que le recourant repr�sente toujours une menace actuelle pour la s�curit� et l'ordre public suisses, ainsi que le rel�ve � bon droit l'arr�t attaqu� (cf. arr�t du Tribunal cantonal, pp. 9 s.). Le recourant ne parvient du reste pas � �tablir le contraire.
3.6 Par cons�quent, l'arr�t entrepris consacre une appr�ciation conforme � la pratique relative � l'art. 5 par. 1 annexe I ALCP du risque actuel que repr�sente pour l'ordre public suisse le recourant. Compte tenu de la gravit� des infractions commises et de la r�alisation du risque de r�cidive pendant une p�riode pr�sent�e par le recourant comme stable, ainsi que des circonstances pr�cit�es, un risque de r�cidive doit en effet �tre consid�r� comme demeurant tr�s important et d'actualit�.
3.7.1 Cela �tant, le refus de l'autorisation ne se justifie que si la pes�e des int�r�ts � effectuer dans le cas d'esp�ce fait appara�tre la mesure comme proportionn�e aux circonstances. Il convient donc de prendre en consid�ration, dans la pes�e des int�r�ts publics et priv�s en pr�sence, la gravit� de la faute commise par l'�tranger, son degr� d'int�gration, respectivement la dur�e de son s�jour en Suisse et le pr�judice que l'int�ress� et sa famille auraient � subir en raison de la mesure (cf. art. 96 al. 1 LEtr; ATF 135 II 377 consid. 4.3; arr�ts 2C_117/2012 du 11 juin 2012 consid. 4.5.1; 2C_360/2011 du 18 novembre 2011 consid. 3; 2C_651/2009 du 1er mars 2010, consid. 4.2). Quand le refus d'octroyer une autorisation de s�jour se fonde sur la commission d'une infraction, la peine inflig�e par le juge p�nal est le premier crit�re servant � �valuer la gravit� de la faute et � proc�der � la pes�e des int�r�ts en pr�sence (cf. arr�ts 2C_117/2012 du 11 juin 2012 consid. 4.5.1; 2C_972/2011 du 8 mai 2012 consid. 2.3; 2C_968/2011 du 20 f�vrier 2012 consid. 3.2). De plus, le comportement correct de l'�tranger durant l'ex�cution de sa peine ne permet pas sans autre de conclure � sa reconversion durable; plus la violation des biens juridiques a �t� grave, plus il sera facile de retenir un risque de r�cidive. Il n'est pas non plus inutile de rappeler que les ann�es pass�es en Suisse dans l'ill�galit�, en prison, ou au b�n�fice d'une simple tol�rance ne sont pas d�terminantes dans la pes�e des int�r�ts (cf. ATF 134 II 10 consid. 4.3). Enfin, il sied de relever que, lorsque l'autorit� cantonale effectue une pes�e soigneuse des int�r�ts, le Tribunal f�d�ral ne revoit celle-ci qu'avec retenue (cf. arr�t 2C_758/2010 du 22 d�cembre 2010 consid. 6.2). La pes�e des int�r�ts effectu�e au titre de la LEtr se confond largement avec celle que le juge doit accomplir lors de la mise en oeuvre de l'art. 8 par. 2 CEDH (cf. ATF 135 II 377 consid. 4.3; 133 II 6 consid. 5.5; arr�ts 2C_117/2012 du 11 juin 2012 consid. 4.5.1; 2C_360/2011 du 18 novembre 2011 consid. 3; ACEDH Boultif c. Suisse, du 2 ao�t 2001, req. 54273/00, Rec. 2001-IX, par. 47 ss), dont le recourant ne d�nonce toutefois pas la violation.
3.7.2 En l'esp�ce, les juges cantonaux ont soulign� que "l'int�r�t priv� du recourant ne saurait [...] pr�valoir sur l'int�r�t public commandant son �loignement", le mariage du recourant avec Y.________ n'�tant pas de nature � influencer la balance �tablie (cf. arr�t du Tribunal cantonal, pp. 10 s.). Ce raisonnement ne pr�te pas le flanc � la critique.
S'il convient certes de retenir, en faveur du recourant, ses attaches personnelles avec son �pouse, une certaine int�gration professionnelle en Suisse par un emploi stable depuis trois ans, ainsi qu'un s�jour en Valais pendant plusieurs ann�es, il sied toutefois de tenir compte des faits suivants, lesquels s'opposent au renouvellement de l'autorisation de s�jour du recourant. A juste titre, le Tribunal cantonal s'est attard� sur la condamnation du recourant pour infraction grave � la LStup. En d�pit de cette premi�re condamnation, le recourant n'en est pas moins rest� li� au monde de la drogue, ainsi qu'en t�moignent les deux �carts de conduite dont il s'est rendu coupable apr�s sa lourde condamnation, et en d�pit des �l�ments stabilisateurs qu'il �voque, tels son mariage et son activit� professionnelle (cf. supra consid. 3.5.2). Par ailleurs, outre que la dur�e du s�jour du recourant en Suisse doit �tre relativis�e, d�s lors qu'il n'a b�n�fici�, apr�s l'�ch�ance de son autorisation de s�jour, fin 2006, que d'une simple tol�rance (cf. ATF 134 II 10 consid. 4.3; 130 II 281 consid. 3.3), il ressort des faits retenus par le Tribunal cantonal que l'int�gration en Suisse du recourant ne pr�sente aucune intensit� particuli�re. Les juges cantonaux ont en particulier constat� que ce dernier pr�sente suffisamment de liens avec le Portugal, o� il a v�cu pendant des ann�es et dont il ma�trise la langue, de sorte qu'un retour au Portugal ne constituera pas pour lui un s�rieux obstacle. Le refus d'autoriser le recourant � s�journer en Suisse ne signifie pas pour autant la rupture compl�te des contacts avec son �pouse, pas plus que des liens dont celui-ci se pr�vaut, � l'�gard de son patron, ses coll�gues de travail, ou, plus largement, s'agissant de ses "nombreux liens d'amiti� avec des personnes n'appartenant pas � son milieu professionnel" (cf. recours, p. 13). Si son �pouse, de nationalit� portugaise comme lui, ne d�sirait pas l'accompagner, il demeurerait possible pour le recourant de conserver avec elle, de m�me qu'avec ses patron, coll�gues de travail et divers amis, les liens que permet la distance g�ographique (t�l�phones, visites, etc.; cf. arr�ts 2C_117/2012 du 11 juin 2012 consid. 4.5.3; 2C_758/2010 du 22 d�cembre 2010 consid. 6.3.2). Enfin, l'�pouse du recourant savait, ou, � tout le moins, n'�tait pas cens�e ignorer, au moment du mariage, que le recourant avait fait l'objet d'une condamnation. Partant, elle �tait consciente du risque de renvoi auquel ce dernier �tait expos�, de m�me que de l'�ventualit�, pour le couple, de devoir vivre le mariage � l'�tranger.
Au vu de ce qui pr�c�de, le raisonnement du recourant, aux dires duquel le refus de prolongation de son autorisation de s�jour rel�verait du "d�racinement" (cf. recours, p. 13), ne saurait donc �tre suivi.
3.8 Compte tenu de l'ensemble des circonstances, il appara�t que l'int�r�t public � �loigner le recourant l'emporte sur l'int�r�t priv� de celui-ci et de son �pouse � pouvoir vivre ensemble en Suisse. En rendant l'arr�t attaqu�, le Tribunal cantonal n'a viol� ni l'art. 5 par. 1 annexe I ALCP, ni la l�gislation f�d�rale sur les �trangers, et a en particulier proc�d� � une pes�e des int�r�ts en pr�sence correcte, qui s'inscrit dans les limites pr�vues par le droit conventionnel et f�d�ral. Par cons�quent, l'autorit� pr�c�dente a � juste titre confirm� le rejet de la demande de regroupement familial en faveur du recourant aussi bien que de la requ�te tendant � la prolongation - par voie de reconsid�ration - de son autorisation de s�jour.
Les consid�rations qui pr�c�dent conduisent au rejet du recours dans la mesure de sa recevabilit�.
Succombant, le recourant supporte les frais judiciaires (art. 66 al. 1 LTF). Il ne sera pas allou� de d�pens (art. 68 al. 1 et 3 LTF).
Le pr�sent arr�t est communiqu� au mandataire du recourant, au Service de la population et des migrations, au Conseil d'Etat, et au Tribunal cantonal du canton du Valais, Cour de droit public, ainsi qu'� l'Office f�d�ral des migrations.

References: ATF 
 art. 7
 ATF 
 ATF 
 art. 90
 art. 82
 art. 86
 art. 100
 art. 42
 art. 105
 ATF 
 art. 105
 art. 97
 art. 99
 art. 95
 ATF 
 art. 106
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 2
 art. 3
 art. 23
 art. 5
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 105
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 96
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF