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Timestamp: 2016-10-26 05:56:27+00:00

Document:
6B_310/2014, 6B_311/2014 � � Arr�t du 23 novembre 2015
X.________, repr�sent� par Me Nicolas Rouiller, avocat,
Y.________, repr�sent� par Me Julien Ribordy,
repr�sent�e par Me Philippe Loretan, avocat,
3. Masse en faillite X.________, repr�sent�e par Me Christian Favre, avocat, intim�s.
6B_310/2014�
Gestion d�loyale aggrav�e, prescription, banqueroute frauduleuse, arbitraire,
6B_311/2014�
Confiscation, arbitraire,
recours contre le jugement du Tribunal cantonal du canton du Valais, Cour p�nale II, du 24 f�vrier 2014.
A.a.�OEnologue de formation travaillant dans le domaine vinicole d�s 1969, X.________ a repris le domaine familial et a exploit� un commerce de vins en raison individuelle. Parall�lement � cette exploitation, il a fond� la soci�t� B.________ SA, devenue en 1993 A.________ SA, laquelle avait notamment pour but de commercialiser et d'�couler les vins qu'il produisait en raison individuelle. Le capital social �tait de 600'000 fr., divis� en 1'000 actions de 500 fr. et 2'000 actions � droit de vote privil�gi� de 50 francs. Il y �tait salari� � plein temps.
En 1994, il a vendu � C.________ 20% des actions de la soci�t� A.________ SA (soit 250 actions). Entre 1993 et 1994, il a conclu diff�rentes conventions avec son �pouse D.________ (dont il s'est s�par� le 27 septembre 2001) ainsi que leurs quatre enfants mineurs, afin de leur c�der 80% du capital-actions de la soci�t� (cf. jugement entrepris, consid. 4.2, p. 21 ss).
Le *** 1995, la faillite personnelle de X.________ a �t� prononc�e (cf. jugement entrepris, consid. 5, p. 23 s.).
A.b.�La masse en faillite de X.________ a introduit, le 16 mars 1998, une action en revendication, subsidiairement en r�vocation, contre D.________ et leurs enfants, b�n�ficiaires des actes de cession conclus en 1993 et 1994. Le m�me jour, elle a d�pos� une requ�te de mesures provisionnelles tendant � ce qu'interdiction soit faite � D.________ et aux enfants de disposer des actions, sous la menace des peines de l'art. 292 CP, et qu'ordre leur soit donn� de d�poser au greffe du tribunal toutes les actions. Par d�cision sur mesures provisionnelles du 22 avril 1998, le juge a fait droit � cette requ�te.
Le Tribunal cantonal valaisan a, par jugement du 12 avril 2002, prononc� la r�vocation des actes de cession convenus en 1993 et 1994 et a ordonn� la remise � la masse en faillite des certificats d'actions de la soci�t� A.________ SA consign�s en mains de justice, pour ex�cution forc�e et r�alisation. Cette d�cision a �t� confirm�e par la II�me Cour civile du Tribunal f�d�ral le 16 ao�t 2002, sur la base de l'art. 288 LP (cf. arr�t 5C.113/2002). En substance, elle a consid�r� que les transferts d'actions en question constituaient des lib�ralit�s et causaient un pr�judice aux cr�anciers.
Le 18 f�vrier 2004, � la suite de l'admission de l'action r�vocatoire, la masse en faillite a adjug� 80% du capital-actions de A.________ SA (soit 750 actions � 500 fr. et 2'000 actions � 50 fr.) � E.________, dans le cadre d'ench�res internes (jugement entrepris, consid. 6.6, p. 26).
A.c.�Salari� de la soci�t� A.________ SA en qualit� d'oenologue, X.________ a �galement assum�, jusqu'en juin 2003, la fonction de pr�sident du conseil d'administration avec droit de signature individuelle, aux c�t�s de deux autres administrateurs (F.________ et C.________), avec signature collective � deux. Le 8 novembre 2002, il a �tabli un contrat de travail �crit, portant sur une dur�e de 5 ans � compter du 1er janvier 2003 et lui assurant, en sa qualit� de directeur, oenologue et responsable de la conduite de l'ensemble des affaires de la soci�t�, un salaire mensuel net de 20'000 fr., 13 fois l'an, pour un taux d'activit� � 90%. Les autres membres du conseil d'administration n'ont pas cherch� � n�gocier les conditions du contrat de travail, qu'ils jugeaient acceptables. D�s le mois de juin 2003, X.________ est devenu membre du conseil d'administration avec pouvoir de signature collective � deux avec G.________ et C.________. X.________ prenait toutes les d�cisions touchant la soci�t�, le conseil d'administration ne se r�unissant qu'une fois par ann�e pour accepter les comptes. F.________ n'y participait pas toujours (jugement entrepris, consid. 4.2, p. 21).
Le lendemain du changement d'actionnariat intervenu le 18 f�vrier 2004 par l'acquisition de 80% du capital-actions, une assembl�e g�n�rale extraordinaire de A.________ SA s'est tenue. Il a notamment �t� d�cid� d'�tablir un inventaire d�taill� des actifs de la soci�t� et de modifier les serrures des locaux. Par lettre du 27 f�vrier 2004, A.________ SA a r�sili� le contrat de travail de X.________ avec effet imm�diat (cf. jugement entrepris, consid. 6.7, p. 28).
B.a.�La situation financi�re de A.________ SA �tait la suivante.
En 1998, la soci�t� a r�alis� un b�n�fice de 6'865 fr. 65 pour un chiffre d'affaires de 2'469'954 fr. 70; en 1999 un b�n�fice de 5'183 fr. 89 pour un chiffre d'affaires de 2'462'104 fr. 20; en 2000 un b�n�fice de 12'904 fr. 59 pour un chiffre d'affaires de 2'555'739 fr. 95. En 2001, A.________ SA a r�alis� un b�n�fice de 41'548 fr. apr�s amortissement, pour un chiffre d'affaires de 2'063'909 fr. et en 2002 de 9'144 fr. pour un chiffre d'affaires de 2'366'986 francs. Le r�sultat de l'exercice 2002 a cependant �t� favoris� par la dissolution de r�serves sur le stock de marchandises � concurrence de 147'110 francs. Lors d'une assembl�e g�n�rale extraordinaire tenue le 2 mai 2003, les actionnaires de la soci�t�, compos�s depuis avril 2002 majoritairement par la masse en faillite X.________, ont estim� ne pas �tre en mesure de se prononcer d�finitivement sur les comptes annuels arr�t�s au 31 d�cembre 2002. En 2003, les comptes provisoires de A.________ SA ont �t� cl�tur�s sur une perte de 1'473 fr. pour un chiffre d'affaires de 1'993'360 francs. De nouveaux comptes, r�vis�s par l'organe de r�vision, ont �t� �tablis pour les exercices 2002 et 2003. Ils faisaient �tat de pertes de respectivement 13'356 fr. en 2002 et 103'754 fr. 95 en 2003 (jugement entrepris, consid. 4.2.2, p. 21).
B.b.�X.________ percevait, entre 1995 et 2000, des salaires annuels nets de A.________ SA, variant entre 158'310 fr. et 190'996 fr., hors frais, en sa qualit� d'oenologue.
En 2001, son salaire annuel net est pass� � 266'897 fr., hors frais de 24'000 francs. En 2002, il a per�u un salaire net de 318'808 fr., plus 30'000 fr. de frais. Au d�but de l'ann�e 2002, la soci�t� lui a en outre vers� un bonus net de 45'000 fr. relatif � l'ann�e 2001.
Conform�ment au contrat du 8 novembre 2002, X.________ a per�u en 2003 un revenu net de 260'000 fr., allocations familiales non comprises, plus 30'000 fr. de frais de repr�sentation. Un bonus de 62'500 fr. relatif � l'ann�e 2002 lui a �galement �t� vers�. Le conseil d'administration n'a pas �t� inform� du versement des bonus 2001-2002. Pour les deux premiers mois de l'ann�e 2004 (jusqu'� son licenciement), X.________ a touch� 47'597 fr. 25, plus 4'000 francs.
Par ailleurs, il percevait 2'000 fr. par an � titre d'honoraires pour sa fonction d'administrateur (cf. jugement entrepris, consid. 12.1 - 12.3 p. 43 s.).
Le 31 juillet 2012, le Tribunal du II�me arrondissement pour le district de Sion a notamment reconnu X.________ coupable de gestion d�loyale aggrav�e (art. 158 ch. 1 al. 1 et 3 CP) au pr�judice de A.________ SA, de banqueroute frauduleuse (art. 163 CP) et de faux dans les titres (art. 251 ch. 1 CP) et l'a condamn� � une peine privative de libert� d'ensemble de 36 mois, incluant la peine de 7 mois d'emprisonnement avec sursis prononc�e le 10 d�cembre 2003 par le Juge du district de Sion, sous d�duction de la d�tention pr�ventive subie. Il l'a mis au b�n�fice du sursis partiel, la partie ferme repr�sentant 18 mois et a fix� le d�lai d'�preuve � 5 ans (ch. 1 et 2).
Le Tribunal d'arrondissement a astreint X.________ au paiement d'une cr�ance compensatrice de 35'000 fr., dont il pouvait r�clamer le remboursement dans la mesure o� il �tablissait avoir indemnis� A.________ SA ou ses cessionnaires (ch. 4).
En garantie de cette cr�ance compensatrice, le Tribunal d'arrondissement a ordonn� le s�questre conservatoire (art. 71 al. 3 CP) de valeurs d�pos�es sur quatre comptes diff�rents au nom de X.________ (ch. 5). Les s�questres frappant les valeurs d�pos�es sur d'autres comptes et sur le capital de police aupr�s de I.________ ont �t� lev�s (ch. 6).
Le Tribunal d'arrondissement a condamn� X.________ au paiement d'un montant de 789'529 fr. 45 � A.________ SA relatif � huit postes r�sultant des actes de gestion d�loyale reproch�s, montant portant int�r�t � 5% � partir de dates diff�rentes en fonction de chaque poste (ch. 7). Il a renvoy� A.________ SA � agir au for civil s'agissant des pr�tentions civiles relatives aux salaires vers�s aux femmes de m�nage et � l'encavage de vendanges par H.________ S�rl (ch. 8). Pour le surplus, il a rejet� les pr�tentions civiles de A.________ SA (ch. 9).
La prestation r�sultant d'un contrat d'assurance I.________ a �t� restitu�e � A.________ SA et port�e en d�duction de sa cr�ance en dommages-int�r�ts contre X.________ (ch. 10).
Le Tribunal d'arrondissement a constat� que l'immeuble d�nomm� J.________, sis dans la province de Sassari en Sardaigne, propri�t� de Y.________, ainsi que son mobilier entraient dans la masse en faillite X.________ (ch. 11) et que l'immeuble ainsi que son mobilier �taient d�volus � la masse en faillite X.________, tous les droits sur cet immeuble et le mobilier �tant exerc�s par la masse en faillite X.________ en vue de l'ex�cution forc�e (ch. 12). Toute autre ou plus ample conclusion de la masse en faillite a �t� rejet�e dans la mesure de sa recevabilit� (ch. 13).
Les frais d'instruction et de jugement, arr�t�s � 17'691 fr. 75 ont �t� mis � la charge de X.________ (ch. 15), ce dernier �tant condamn� � verser des indemnit�s � titre de d�pens, notamment � la masse en faillite X.________ et � A.________ SA (ch. 16). L'Etat du Valais a �t� condamn� � verser une indemnit� � l'avocat nomm� d'office du pr�venu (ch. 17).
X.________, A.________ SA et Y.________ ont appel� de ce jugement.
Le Pr�sident de la Cour p�nale II du Tribunal cantonal du canton du Valais a, par d�cision du 2 d�cembre 2013, rejet� les r�quisitions de preuves formul�es par X.________.
Par jugement du 24 f�vrier 2014, la cour cantonale a tr�s partiellement admis les appels de X.________ et de A.________ SA et rejet� celui de Y.________. La d�cision de premi�re instance a �t� confirm�e s'agissant de la culpabilit� et de la peine (ch. 1 et 2). Toutefois, il a �t� renonc� au paiement d'une cr�ance compensatrice par X.________ (ch. 4) et les s�questres conservatoires sur les valeurs d�pos�es sur les comptes ouverts au nom de X.________ ont �t� lev�s (ch. 5).
X.________ a �t� condamn� au paiement � A.________ SA de 798'929 fr. 45, montant portant int�r�t � 5% � partir de dates diff�rentes en fonction de huit postes (ch. 7; cf.�
infra�consid. D.a). Les autres pr�tentions civiles de A.________ SA ont �t� rejet�es (ch. 9).
Pour le surplus, la d�cision de premi�re instance a �t� confirm�e, notamment s'agissant de la d�volution � la masse en faillite X.________ de l'immeuble d�nomm� J.________ et du mobilier qu'elle contient et de l'exercice par la masse en faillite de tous les droits sur cet immeuble et son mobilier en vue de l'ex�cution forc�e (ch. 11 et 12). Les frais d'instruction et de premi�re instance ont �t� mis � la charge de X.________ alors que les frais d'appel ont �t� mis, � la charge de X.________ � hauteur de 4'000 fr. et � celle de A.________ SA et Y.________ � hauteur de 500 fr. chacun (ch. 15). X.________ a �t� condamn� � verser une indemnit� � titre de d�pens de 7'000 fr. � son ex-�pouse, K.________ et de 27'375 fr. � A.________ SA (ch. 16). X.________ et Y.________ ont �t� condamn�s solidairement au versement � la masse en faillite X.________ d'une indemnit� de 16'500 fr. � titre de d�pens (ch. 17).
D.a.�En lien avec l'infraction de gestion d�loyale aggrav�e (art. 158 ch. 1 al. 1 et 3 CP) commise au pr�judice de A.________ SA, X.________ a �t� condamn� au paiement de diff�rents montants correspondant aux huit postes suivants.
D.a.a.�Il lui �tait notamment reproch� d'avoir conserv� un avion Beechcraft � des fins priv�es de 1997 au 28 mars 2002, en faisant supporter � A.________ SA, les frais d'exploitation li�s � cet engin (jugement entrepris, consid. 23.2, p. 62). X.________ a �t� condamn� au paiement � la soci�t�, d'un montant de 122'911 fr. 45 portant int�r�t � 5% d�s le 28 mars 2002, correspondant aux frais d'entretien de l'avion et aux primes d'assurance.
D.a.b.�Il s'�tait octroy� des augmentations massives de salaire, de 2001 � f�vrier 2004 (date de son licenciement), sans contre-prestation, au d�triment de la soci�t� A.________ SA (jugement entrepris, consid. 23.3, p. 64). La part de salaire jug�e excessive a �t� arr�t�e � 161'261 fr. (44'214 + 70'003 [recte: 77'003] + 40'044), montant portant int�r�t � 5% d�s le 1er juillet 2002.
D.a.c.�X.________ avait ill�gitimement factur� � A.________ SA, 130'000 fr. pour la recherche et la cr�ation des vins�
L.________,�
M.________et�
N.________, ainsi que la recherche des noms et le d�p�t des marques au registre de la propri�t� intellectuelle, contrat pass� � l'insu du conseil d'administration (jugement entrepris, consid. 23.4, p. 69). Il �tait ainsi condamn� au remboursement de ce montant portant int�r�t � 5% d�s le 28 janvier 2002.
D.a.d.�Il avait d�tourn� et s'�tait appropri� le produit de vente de vins au d�triment de A.________ SA (jugement entrepris, consid. 23.6, p. 72) et �tait ainsi condamn� au paiement � cette derni�re de 3'855 fr. portant int�r�t � 5% d�s le 31 d�cembre 2003. Cette condamnation n'a pas �t� remise en cause en appel et n'est pas contest�e par le recourant.
D.a.e.�Il avait conclu un contrat de bail � l'insu des membres du conseil d'administration de A.________ SA, portant sur un appartement qu'il avait occup� � des fins priv�es, du 1er ao�t 1999 au mois de f�vrier 2004, aux frais de la soci�t� (jugement entrepris, consid. 23.5, p. 70). Il devait restituer le montant des charges relatives � la location, arr�t� � 103'510 fr., portant int�r�t � 5% d�s le 1er novembre 2001.
D.a.f.�Il avait utilis�, � des fins personnelles, les services d'employ�es de A.________ SA, r�mun�r�es par la soci�t� � l'insu du conseil d'administration, de 1995 � 2004 (jugement entrepris, consid. 23.7, p. 72). La soci�t� a �t� renvoy�e au for civil pour faire valoir ses pr�tentions civiles � cet �gard (ch. 8).
D.a.g.�X.________ s'�tait octroy� des bonus de respectivement 45'000 fr. nets pour l'ann�e 2001 et 62'500 fr. nets pour l'ann�e 2002, qu'il avait investis dans le rachat d'ann�es de cotisation LPP � hauteur de 100'000 fr., alors que la situation financi�re de A.________ SA ne le permettait pas (jugement entrepris, consid. 23.8, p. 74). Les pr�tentions civiles de A.________ SA de 100'000 fr. relatives � ce poste ont �t� admises, avec int�r�t � 5% d�s le 1er janvier 2003.
D.a.h.�Il avait contract�, � l'insu du conseil d'administration, en mars 2002, au nom de la soci�t� A.________ SA, un contrat d'assurance-vie (pilier 3B) en sa faveur (jugement entrepris, consid. 23.9, p. 75), en mettant les primes annuelles de 56'696 fr. � la charge de la soci�t� � deux reprises. X.________ �tait ainsi condamn� au remboursement � la soci�t� de deux primes annuelles, soit un montant de 113'392 fr., portant int�r�t � 5% d�s le 1er juillet 2003. Dans la mesure o� la prestation de ce contrat d'assurance �tait restitu�e � la soci�t�, elle �tait d�duite de la cr�ance en dommages-int�r�ts de A.________ SA contre X.________ (dispositif du jugement entrepris, ch. 10).
D.a.i.�Enfin, X.________ avait, � la suite de la s�paration du couple qu'il formait avec D.________, en �t� 2001, vers� � cette derni�re, par l'interm�diaire de A.________ SA, une part de salaire correspondant � la contribution d'entretien qu'il lui devait, selon une convention de mesures protectrices de l'union conjugale du 27 septembre 2001, puis en vertu du jugement de divorce du 24 octobre 2002. Le montant du salaire vers� ind�ment s'�levait � 54'600 fr. (2'100 fr. x 26), charges sociales et une partie des frais de repr�sentation en sus (jugement entrepris, consid. 23.10, p. 76). Le pr�venu �tait ainsi condamn� au paiement � la soci�t� du montant de 64'000 fr., portant int�r�t � 5% d�s le 1er f�vrier 2003, s'agissant de ce poste.
Par ces actes, X.________ avait port� atteinte aux int�r�ts financiers de la soci�t� et avait agi dans le dessein de s'enrichir ill�gitimement.
D.b.�S'agissant du chef d'accusation de faux dans les titres (art. 251 CP), il �tait reproch� � X.________ d'avoir fait �tablir un nouveau carnet de quittances qui n'indiquaient pas certaines ventes de vin, destin�es � valoir pi�ce justificative pour la comptabilit�. Le recourant n'ayant pas remis en cause sa condamnation de ce chef d'infraction en appel, celle-ci est devenue ex�cutoire (jugement entrepris, consid. 24, p. 78).
D.c.�Quant � l'infraction de banqueroute frauduleuse dans le cadre de la faillite personnelle de X.________ (art. 163 CP), il lui �tait reproch� d'avoir, d�s la fin de l'ann�e 2002, pris les mesures n�cessaires � la constitution de la Fondation O.________, � laquelle il avait c�d� les droits de fondateur sur l'Anstalt Y.________, au d�triment de la masse en faillite X.________ (jugement entrepris, consid. 25.2, p. 79).
X.________ avait acquis en 1976, au prix de 500'000 ou 600'000 dollars am�ricains, le titre repr�sentant les droits de fondateur, valant titre de propri�t� sur Y.________, �tablissement r�gi par le droit liechtensteinois, dont l'essentiel des actifs �tait constitu� d'une maison de ma�tre, nomm�e " J.________ " en Sardaigne. Son but �tait l'acquisition et la gestion de patrimoine, notamment de biens immobiliers, de valeurs, de participations et autres droits.
Par convention du 15 janvier 1989, X.________ avait d�clar� c�der � D.________, " le titre de propri�t� " de Y.________, tout en se r�servant l'usufruit, sa vie durant, sur la villa en Sardaigne. La convention pr�voyait que D.________ devait restituer les droits en cas de s�paration.
Le 13 d�cembre 2002, la masse en faillite de X.________ avait requis la d�signation d'un tribunal arbitral en vue d'introduire une action r�vocatoire pour faire constater que le titre de propri�t� sur Y.________ faisait partie de la masse en faillite. L'action r�vocatoire a �t� ouverte le 15 janvier 2003.
Apr�s avoir discut� des conditions de constitution d'une nouvelle fondation avec un avocat liechtensteinois, X.________ et D.________ avaient confi�, par contrat du 17 mars 2003, le mandat de cr�er la Fondation O.________ � P.________, elle-m�me repr�sent�e par l'avocat pr�cit�. Ni X.________ ni D.________ n'avaient inform� leurs interlocuteurs de la faillite et des revendications des cr�anciers sur les droits de fondateur. Le 28 mars 2003, P.________ avait constitu� cette fondation, avec si�ge social � Vaduz, soumise au droit liechtensteinois et dot�e d'un capital de 100'000 francs. X.________ et D.________ avaient confi� � P.________, d�sign� comme fondateur fiduciaire, les droits de fondateur sur Y.________ afin de les c�der � la Fondation O.________, le 10 avril 2003 (cf. jugement entrepris, consid. 7 et 8 p. 28 ss).
E.a.�X.________ forme un recours en mati�re p�nale aupr�s du Tribunal f�d�ral et conclut, avec suite de frais et d�pens, � la r�forme du jugement cantonal du 24 f�vrier 2014, en ce sens qu'il est acquitt�, subsidiairement que sa peine est r�duite � dire de justice, �tant pr�cis� que dans l'hypoth�se d'une condamnation, il y a lieu de le mettre au b�n�fice du sursis avec un d�lai d'�preuve de deux ans. Il conclut �galement au rejet des pr�tentions civiles de A.________ SA.
Subsidiairement, il conclut � ce que A.________ SA est renvoy�e � faire valoir ses pr�tentions par la voie civile, qu'il est lib�r� d'une indemnit� � titre de d�pens en faveur de K.________, de A.________ SA et de la masse en faillite X.________ et lib�r� de la charge des frais de la proc�dure de premi�re et deuxi�me instance.
Plus subsidiairement, il conclut � l'annulation du jugement cantonal du 24 f�vrier 2014 et au renvoi de la cause � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants.
E.b.�Y.________ forme �galement un recours en mati�re p�nale aupr�s du Tribunal f�d�ral contre le jugement cantonal du 24 f�vrier 2014 et conclut, avec suite de frais et d�pens, � son annulation, en particulier s'agissant des chiffres 11, 12, 15 et 17 du dispositif et au renvoi de la cause au Tribunal cantonal pour d�terminer le droit applicable et pour nouvelle d�cision. En outre, elle conclut � la lev�e des s�questres frappant l'immeuble d�nomm� J.________ et le mobilier que celle-ci contient.
Par ordonnance incidente du 20 mai 2014, sa demande d'effet suspensif a �t� admise.
Invit�s � se d�terminer sur l'infraction de banqueroute frauduleuse, la masse en faillite X.________ a conclu au rejet du recours cependant que Y.________ a conclu � son admission. Le Minist�re public et le Tribunal cantonal ont indiqu� ne pas avoir d'observations � formuler, se rapportant au jugement cantonal.
Invit�s � se d�terminer sur le recours de Y.________, X.________ a conclu � son admission, cependant que la masse en faillite a conclu au rejet. La cour cantonale s'est rapport�e � son jugement.
Les deux recours sont dirig�s contre la m�me d�cision, concernent le m�me complexe de faits et portent sur certaines questions de droit qui se chevauchent. Il y a lieu de joindre les causes et de les traiter dans un seul arr�t (art. 24 al. 2 PCF et 71 LTF).
Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Le recourant ne peut critiquer ceux-ci que s'ils ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte - notion qui correspond � celle d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 97 al. 1 LTF), ce qu'il lui appartient d'exposer et de d�montrer de mani�re claire et circonstanci�e. La correction du vice soulev� doit en outre �tre susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF; ATF 139 II 404 consid. 10.1 p. 445; 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62). En particulier, le Tribunal f�d�ral n'entre pas en mati�re sur des critiques de type appellatoire portant sur l'�tat de fait ou sur l'appr�ciation des preuves (ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266). En mati�re d'appr�ciation des preuves et d'�tablissement des faits, il y a arbitraire lorsque l'autorit� ne prend pas en compte, sans aucune raison s�rieuse, un �l�ment de preuve propre � modifier la d�cision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa port�e, ou encore lorsque, en se fondant sur les �l�ments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266).
Le recourant conteste s'�tre rendu coupable de gestion d�loyale aggrav�e et critique l'appr�ciation de certains �l�ments de preuve en lien avec les diff�rents comportements incrimin�s.
3.1.�L'art. 158 CP punit celui qui, en vertu de la loi, d'un mandat officiel ou d'un acte juridique, est tenu de g�rer les int�r�ts p�cuniaires d'autrui ou de veiller sur leur gestion et qui, en violation de ses devoirs, aura port� atteinte � ces int�r�ts ou aura permis qu'ils soient l�s�s (ch. 1 al. 1). Le cas de la gestion d�loyale aggrav�e est r�alis� lorsque l'auteur a agi dans le dessein de se procurer ou de procurer � un tiers un enrichissement ill�gitime (ch. 1 al. 3).
Cette infraction suppose quatre conditions: il faut que l'auteur ait eu une position de g�rant, qu'il ait viol� une obligation lui incombant en cette qualit�, qu'il en soit r�sult� un pr�judice et qu'il ait agi intentionnellement (ATF 120 IV 190 consid. 2b p. 192).
3.1.1.�Selon la jurisprudence, rev�t la qualit� de g�rant, celui � qui il incombe, de fait ou formellement la responsabilit� d'administrer un complexe patrimonial non n�gligeable dans l'int�r�t d'autrui (ATF 129 IV 124 consid. 3.1 p. 126). Un tel devoir incombe notamment aux organes des soci�t�s commerciales, � savoir aux membres du conseil d'administration et � la direction, ainsi qu'aux organes de fait (arr�t 6B_728/2012 du 18 f�vrier 2013 consid. 2.1 et les r�f�rences cit�es).
Pour qu'il y ait gestion d�loyale, il ne suffit pas que l'auteur ait �t� g�rant, ni qu'il ait viol� une quelconque obligation de nature p�cuniaire � l'endroit de la personne dont il g�re tout ou partie du patrimoine; le terme de gestion d�loyale et la d�finition l�gale de l'infraction exigent que l'obligation qu'il a viol�e soit li�e � la gestion confi�e (ATF 123 IV 17 consid. 3c p. 22; 120 IV 190 consid. 2b p. 193; 118 IV 244 consid. 2b p. 247).
3.1.2.�Les administrateurs de la soci�t� anonyme doivent exercer leurs attributions avec toute la diligence n�cessaire et veiller fid�lement aux int�r�ts de la soci�t� (art. 717 al. 1 CO). Ce devoir de fid�lit� exige que les membres d'un conseil d'administration orientent leur comportement dans l'int�r�t de la soci�t� et rel�guent, le cas �ch�ant, � l'arri�re-plan leurs propres int�r�ts. En cas de risque de conflit d'int�r�ts, l'administrateur concern� doit prendre les mesures ad�quates pour s'assurer de la sauvegarde des int�r�ts de la soci�t� (ATF 130 III 213 consid. 2.2.2 p. 219). Le devoir de fid�lit� impose notamment au conseil d'administration de veiller au respect du crit�re d'�quivalence entre prestation et contre-prestation ( LUCA URBEN, La r�mun�ration des dirigeants en droit suisse de la soci�t� anonyme, th�se, 2015, p. 505 s.)
L'administrateur d'une soci�t� qui est �galement li� � celle-ci par un contrat de travail, n'est pas autoris� � faire valoir ses int�r�ts de travailleur � l'�gard de la soci�t�, comme le ferait n'importe quel autre employ� (ATF 128 III 129 consid. 1.a.aa p. 132 s.).
3.1.3.�L'infraction n'est consomm�e que s'il y a eu pr�judice (ATF 120 IV 190 consid. 2b p. 193). Tel est le cas lorsqu'on se trouve en pr�sence d'une v�ritable l�sion du patrimoine, c'est-�-dire d'une diminution de l'actif, d'une augmentation du passif, d'une non-diminution du passif ou d'une non-augmentation de l'actif, ou d'une mise en danger de celui-ci telle qu'elle a pour effet d'en diminuer la valeur du point de vue �conomique (ATF 129 IV 124 consid. 3.1 p. 125 s.). Un pr�judice temporaire suffit (ATF 121 IV 104 consid. 2c p. 108).
3.1.4.�Il faut enfin que l'auteur ait agi intentionnellement (ATF 120 IV 190 consid. 2b p. 193). La conscience et la volont� de l'auteur doivent englober la qualit� de g�rant, la violation du devoir de gestion et le dommage. Le dol �ventuel suffit; vu l'impr�cision des �l�ments constitutifs objectifs de l'infraction, la jurisprudence se montre toutefois restrictive, soulignant que le dol �ventuel doit �tre strictement caract�ris� (ATF 123 IV 17 consid. 3e p. 23).
3.1.5.�Ont �t� qualifi�s de violation du devoir de gestion au sens de l'art. 158 CP, notamment: le transfert � un tiers, sans contrepartie, d'actifs d'une soci�t� anonyme (ATF 97 IV 10); l'emploi d'une partie du personnel de l'entreprise par le g�rant pour son propre compte (ATF 81 IV 276); l'engagement par un fond� de procuration d'une soci�t� anonyme au b�n�fice d'une signature individuelle de sa propre �pouse pour un emploi fictif (arr�t 6B_478/2009 du 8 septembre 2009); le fait, pour un g�rant, de m�langer volontairement les avoirs d'une S�rl avec ceux de sa propre entreprise individuelle, permettant � ce dernier de b�n�ficier des montants de la vente de marchandises et de les affecter � des d�penses personnelles (arr�t 6B_986/2008 du 20 avril 2009 consid. 4); la conclusion de contrats de leasing portant sur des v�hicules de luxe par le g�rant d'une SA se trouvant dans une situation financi�re tr�s difficile (arr�t 6S.327/2000 du 22 janvier 2001 consid. 3); le versement de salaires manifestement disproportionn�s aux membres du conseil d'administration d'une soci�t� anonyme en difficult� financi�re par rapport aux moyens de cette derni�re (arr�t 6S.348/2006 du 29 d�cembre 2006 consid. 10).
3.2.�Le recourant, pr�sident du conseil d'administration avec signature individuelle, puis directeur avec signature collective de A.________ SA au moment des faits reproch�s, ne conteste pas qu'il occupait une position de g�rant au sein de cette soci�t� et avait par cons�quent un devoir de g�rer et de sauvegarder les int�r�ts de cette derni�re (cf. notamment art. 717 al. 1 CO), �tant pr�cis� que le directeur d'une soci�t� anonyme a le devoir de sauvegarder les int�r�ts patrimoniaux de la soci�t� (ATF 105 IV 307 consid. 3a p. 313). Aussi, ind�pendamment de la r�mun�ration, des traitements et autres avantages dont le recourant b�n�ficiait, il lui incombait, en tant qu'administrateur de la soci�t�, d'adapter ces charges aux moyens dont disposait cette derni�re, en veillant, au besoin, � faire passer les int�r�ts de la soci�t� avant ses int�r�ts personnels (cf. arr�t 6S.348/2006 du 29 d�cembre 2006 consid. 10).
3.3.�Le recourant fait grief � la cour cantonale d'avoir retenu un acte de gestion d�loyale en lien avec�
l'avion Beechcraft�(m�moire de recours, ch. III.6 p. 55 s.).
3.3.1.�La cour cantonale a retenu qu'apr�s avoir acquis, en 1993, pour le compte de A.________ SA un avion Beechcraft au prix de 115'000 fr., pour son usage personnel, le recourant a mis les frais d'entretien et d'assurances (� l'exclusion des taxes administratives) � la charge de la soci�t� pr�cit�e pour un montant s'�levant � 122'911 fr. pour la p�riode allant du 20 f�vrier 1997 au 28 mars 2002. L'engin �tait utilis� par le recourant afin de se rendre dans sa villa en Sardaigne et �tait exclusivement pilot� par lui, sans qu'il ne soit d'aucune utilit� pour la soci�t�. Dans la mesure o� cette derni�re ne r�alisait que peu de b�n�fice de 1998 � 2002, puis accusait ensuite des pertes, au point que le fisc et la fiduciaire avaient fr�quemment r�p�t� que la soci�t� ne pouvait continuer � payer des charges tr�s importantes pour la maintenance de cet avion, la cour cantonale a consid�r� que A.________ SA avait subi un dommage qui �tait directement li� aux frais qu'elle avait d� assumer pour un avion dont elle n'�tait m�me pas propri�taire et qu'elle n'avait jamais utilis� pour ses propres besoins. Il �tait par ailleurs manifeste que le recourant avait agi dans l'intention d'�viter de devoir prendre � sa charge les frais d'entretien, d'autant plus qu'en raison de sa faillite, il n'aurait pas pu poss�der un tel engin, puisque ce dernier serait tomb� dans la masse en faillite. Il avait ainsi agi dans le dessein de s'enrichir ill�gitimement.
3.3.2.�En tant que le recourant discute la question de la propri�t� sur l'avion en affirmant que A.________ SA avait le droit de proc�der � des amortissements et que les charges lui incombaient en principe, il ne d�veloppe aucun grief recevable sous l'angle de l'art. 42 al. 2 LTF, respectivement de l'art. 106 al. 2 LTF, faute d'�tre dirig� contre la motivation cantonale. Il se m�prend par ailleurs lorsqu'il d�duit du jugement cantonal que l'acquisition de l'avion comptait parmi les actes reproch�s. En effet, seule la mise � la charge de la soci�t� des frais d'entretien et d'assurances ont �t� retenus par l'autorit� pr�c�dente comme constitutifs de gestion d�loyale.
Le recourant proc�de par pure affirmation et de mani�re appellatoire lorsqu'il affirme que�
"les voyages en Sardaigne auraient d� �tre consid�r�s comme du salaire compte tenu de l'immense valeur de sa prestation", de sorte que son grief est irrecevable (106 al. 2 LTF). Il s'�carte de mani�re inadmissible des faits retenus en instance cantonale sans �tablir l'arbitraire lorsqu'il all�gue qu'il utilisait �galement l'avion pour se rendre professionnellement � Zurich ou qu'un tel engin�
"peut �tre"�un instrument de promotion.
Il ne ressort pas du jugement cantonal que, tant le conseil d'administration, l'organe de r�vision ou le fisc auraient donn� leur approbation � ces d�marches (art. 105 al. 1 LTF). Quand bien m�me f�t-ce le cas, cette approbation n'exclurait pas l'existence d'une l�sion aux int�r�ts de la soci�t�, d�s lors que le bien juridique prot�g� en l'esp�ce est le patrimoine de cette derni�re.
Lorsqu'il d�duit d'une telle approbation qu'il ne pensait pas l�ser l'entreprise de sorte que l'�l�ment subjectif de l'infraction ne serait pas r�alis�, il ne fait qu'opposer sa propre appr�ciation � celle de l'autorit� cantonale. Or, d�terminer ce qu'une personne a su, envisag�, voulu ou accept� rel�ve du contenu de la pens�e et d�coule de l'�tablissement des faits (ATF 138 V 74 consid. 8.4.1 p. 84), lesquels lient le Tribunal f�d�ral, � moins que leur arbitraire n'ait �t� �tabli (art. 105 al. 1 LTF; ATF 128 IV 53 consid. 3 p. 63). En l'absence de grief en ce sens, les critiques du recourant � cet �gard sont irrecevables (art. 106 al. 2 LTF).
Compte tenu de l'�tat de fait retenu par l'autorit� pr�c�dente, celle-ci n'a pas viol� le droit f�d�ral en retenant que les conditions objectives et subjectives de la gestion d�loyale aggrav�e �taient r�alis�es. En mettant � la charge de la soci�t�, les frais d'exploitation d'un engin dont il disposait exclusivement � des fins priv�es, alors m�me que la situation de la soci�t� ne le permettait pas, au point que le fisc et la fiduciaire ont d� intervenir, le recourant a viol� son devoir de diligence et de fid�lit� d�duit de l'art. 717 CO. Le dommage r�sulte directement des frais assum�s par la soci�t�, d�penses que le recourant s'est �pargn�, s'enrichissant ainsi de mani�re ill�gitime.
Le grief tir� d'une erreur sur l'illic�it� est irrecevable, faute de toute motivation (art. 42 al. 2 LTF).
Au vu de ce qui pr�c�de, les contestations li�es aux conclusions civiles accord�es � A.________ SA tombent � faux, sous r�serve de la question de la prescription trait�e au consid. 4.
3.4.�Le recourant conteste � plusieurs �gards s'�tre rendu coupable de gestion d�loyale aggrav�e pour avoir, le 28 janvier 2002, factur� 130'000 fr. � A.________ SA et encaiss� ce montant � titre personnel, pour la�
cr�ation des vins�
N.________�ainsi que la recherche de noms et le d�p�t de ces marques (cf. m�moire de recours, ch. III.4, p. 48 ss). Il pr�tend en substance avoir droit � cette somme en raison de son activit� cr�atrice qu'il a apport�e � la soci�t� en plus de ses prestations d'employ�.
3.4.1.�A teneur de l'art. 321a al. 1 CO, le travailleur ex�cute avec soin le travail qui lui est confi� et sauvegarde fid�lement les int�r�ts l�gitimes de l'employeur. Il remet imm�diatement � l'employeur tout ce qu'il produit par son activit� contractuelle (art. 321b al. 2 CO).
Les inventions que le travailleur a faites et les designs qu'il a cr��s, ou � l'�laboration desquels il a pris part, dans l'exercice de son activit� au service de l'employeur et conform�ment � ses obligations contractuelles, appartiennent � l'employeur, qu'ils puissent �tre prot�g�s ou non (art. 332 al. 1 CO). Par accord �crit, l'employeur peut se r�server un droit sur les inventions que le travailleur a faites et les designs qu'il a cr��s dans l'exercice de son activit� au service de l'employeur, mais en dehors de l'accomplissement de ses obligations contractuelles (al. 2).
L'art. 332 al. 1 CO traite des inventions dites " de service " (Aufgabenerfindungen). Selon la jurisprudence, il doit exister un rapport de connexit� �troit entre l'activit� exerc�e par l'employ� et l'invention. En revanche, il importe peu qu'il l'ait r�alis�e pendant ses heures de travail ou son temps libre (ATF 72 II 270 consid. 4 p. 273, � propos de l'ancien art. 343 CO; cf. arr�t 4A_691/2011 du 6 novembre 2012 consid. 3.1). Il faut par ailleurs rechercher si le travailleur a l'obligation contractuelle de d�ployer une activit� inventive. La convention � ce sujet peut �tre expresse ou se d�duire des circonstances (ATF 100 IV 167 consid. 1 p. 169; 57 II 304 consid. 2 p. 310). Entrent en consid�ration les circonstances de l'engagement, les directives donn�es � l'employ�, la position de celui-ci, l'importance de son salaire, sa formation et ses connaissances particuli�res, le degr� d'ind�pendance dans l'ex�cution de son travail, les ressources logistiques et financi�res � disposition, le but social de l'entreprise qui l'emploie (arr�t 4A_691/2011 du 6 novembre 2012 consid. 3.1 et les r�f�rences cit�es).
3.4.2.�Faisant sien le raisonnement du tribunal de premi�re instance, la cour cantonale a retenu qu'au moment de l'enregistrement des marques de vins pr�cit�es, le recourant avait un statut d'employ� aupr�s de A.________ SA et l'�laboration de vins entrait manifestement dans son cahier des charges. Compte tenu de son statut de directeur et oenologue, et vu sa formation professionnelle, son employeur pouvait attendre de lui qu'il �labore de nouveaux vins ou assemblages. Il avait une obligation contractuelle de d�ployer une activit� inventive en lien avec les qualit�s pour lesquelles il avait �t� engag�, de sorte que l'�laboration des vins litigieux, t�che qui ressort directement du cadre professionnel d'un oenologue, devait �tre qualifi�e d'invention de service au sens de l'art. 332 al. 1 CO. La cr�ation de ces assemblages appartenait ainsi � son employeur qui n'avait aucune obligation de le r�tribuer au-del� du versement de son salaire, ce d'autant plus que le recourant ne pr�tendait pas avoir fourni, pour cette activit�, des efforts exc�dant ce qu'on pouvait raisonnablement attendre de lui. En outre, la d�nomination�
L.________�appartenait au domaine public et ne b�n�ficiait d'aucune protection. Quant aux marques�
N.________, elles avaient �t� enregistr�es en faveur de A.________ SA de sorte que le recourant n'avait aucun droit sur ces appellations. Eu �gard � la situation financi�re de la soci�t�, ces cr�ations n'avaient pas acquis une valeur �conomique particuli�rement �lev�e. En cons�quence, ind�pendamment de la valeur que pouvaient repr�senter ces inventions, le recourant n'avait pas le droit de s'octroyer une indemnit� de 130'000 francs.
Retenant que l'int�ress� s'�tait octroy� la somme de 130'000 fr. pour la cession des droits � A.________ SA, sans en informer les autres membres du conseil d'administration, nonobstant un conflit d'int�r�t �vident, la cour cantonale a consid�r� qu'il avait gravement l�s� les int�r�ts de la soci�t� et s'�tait, en cons�quence, rendu coupable de gestion d�loyale aggrav�e.
3.4.3.�C'est en vain que le recourant pr�tend que le travail de cr�ation ne figure pas dans le cahier des charges d'un directeur de cave, puisqu'il �tait �galement employ� de la soci�t� en qualit� d'oenologue dipl�m� et exp�riment�. Or, l'oenologie se d�finit comme l'�tude des techniques d'�laboration et de conservation des vins, de la culture de la vigne et des aspects �conomiques et techniques de ces activit�s. L'oenologue est ainsi un sp�cialiste capable d'appliquer les connaissances oenologiques, de collaborer � la conception du mat�riel utilis� dans l'�laboration et l'�levage des vins, � la culture des vignobles, de proc�der � des analyses (cf. Le Grand Robert de la langue fran�aise, �dition 2005). Sur la base de la d�finition de la profession du recourant, l'�laboration des vins�
L.________, M.________et�
N.________�ainsi que le suivi des aspects �conomiques y relatifs (recherche de noms et d�p�t des marques) appara�t comme le produit de son activit� contractuelle au sens de l'art. 321 al. 2 CO.
Dans l'hypoth�se o�, � suivre la cour cantonale, il s'agirait d'une invention, celle-ci doit en tout �tat �tre qualifi�e d'invention de service au sens de l'art. 332 al. 1 CO. En effet, le recourant �tait engag� par une soci�t� dont le but social �tait la commercialisation de vins. Il percevait un salaire annuel net variant entre 158'310 fr. et 190'996 fr. (entre 1995 et 2000) et s'�levant � 260'000 fr. � tout le moins de 2001 � 2003. Il se d�crivait comme directeur, chef de culture, oenologue, caviste et repr�sentant (cf. jugement entrepris, consid. 12.1 p. 43) et admettait qu'il cr�ait ces vins dans le cadre de son activit� au sein de la soci�t� (cf. jugement entrepris, consid. 23.4.2 p. 70). Il b�n�ficiait d'une formation d'oenologue compl�te et d'une longue exp�rience dans le domaine vinicole d�s lors qu'il y avait travaill� depuis 1969 (cf. jugement entrepris, consid. 23.3.2 p. 66
in fine�). Au vu de ces circonstances qui lient le Tribunal f�d�ral faute de grief d'arbitraire soulev� par le recourant (cf. art. 105 al. 1 et 106 al. 2 LTF), force est de constater que, tant l'�laboration de vins que la recherche de noms et l'enregistrement de marques de vins relevaient de l'activit� contractuelle du recourant, en sa qualit� d'oenologue, ind�pendamment de tout autre statut dans la soci�t�. Le rapport de connexit� �troit entre son activit� et les " inventions " en question, soit l'�laboration de vins et de marques correspondantes, est �vident. En cons�quence, pour autant qu'on puisse qualifier l'�laboration des vins�
N.________�ainsi que le d�p�t de ces marques, d'inventions, celles-ci rel�vent de l'invention de service au sens de l'art. 332 al. 1 CO, lesquelles appartiennent � l'employeur et ne supposent pas de r�mun�ration additionnelle au salaire.
Ind�pendamment de leur recevabilit�, les d�veloppements du recourant relatifs aux diverses sources d'inspiration � l'origine de l'expression�
N.________, ne permettent pas de d�montrer que l'�laboration de ce vin ou son appellation constituerait une prestation "extraordinaire" allant au-del� du cahier des charges d'un oenologue sp�cialis� et salari� aux conditions expos�es�
supra. De m�me, ses d�veloppements sur la "valeur exceptionnelle" de ses cr�ations "extraordinaires et r�volutionnaires" qui justifieraient une gratification substantielle ou un bonus venant s'ajouter au salaire, sont purement appellatoires et partant, irrecevables (art. 106 al. 2 LTF).
Pour autant qu'il soit recevable au regard des exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF, son grief tir� d'une violation de l'art. 332 al. 4 CO est infond�. En effet, le recourant fait valoir qu'il aurait eu droit � une r�tribution sp�ciale �quitable au sens de cette disposition alors m�me qu'une telle r�tribution suppose que le travailleur ait fait une invention en dehors de l'accomplissement de ses obligations contractuelles d'une part (art. 332 al. 2 CO; invention dite " occasionnelle li�e ") et qu'il en ait inform� son employeur d'autre part (art. 332 al. 3 CO). Au vu de ce qui pr�c�de et compte tenu de l'�tat de fait cantonal, ces �l�ments ne sont pas r�alis�s, de sorte que les critiques du recourant tombent � faux sur ce point �galement (sur la distinction entre les inventions de service, fortuites et libres, cf. Philippe Carruzzo, Le contrat individuel de travail, Commentaire des articles 319 � 341 CO, 2009, p. 419 ss, ad art. 332 CO).
3.4.4.�Le recourant tente de justifier l'indemnit� de 130'000 fr. per�ue, en pr�tendant que les cr�ations vendues constituent des oeuvres et rel�vent du droit d'auteur. Il invoque implicitement une violation de la loi sur le droit d'auteur et les droits voisins (LDA; RS 231.1). A titre liminaire, il sied de relever qu'il ne ressort pas du jugement attaqu� que le recourant aurait saisi la cour cantonale de ce grief. Il ne fait d'ailleurs pas valoir de d�ni de justice � cet �gard. Aussi, invoqu� pour la premi�re fois devant le Tribunal f�d�ral, ce grief est irrecevable faute d'�puisement des voies de droit cantonales (cf. art. 80 al. 1 LTF; ATF 135 I 91 consid. 2.1 p. 93). En tout �tat, faute de toute motivation, son grief s'av�re irrecevable sous l'angle de l'art. 42 LTF.
3.4.5.�Au vu de ce qui pr�c�de, c'est en vain que le recourant soutient qu'il appartenait au Minist�re public de d�montrer le caract�re excessif de l'indemnit� re�ue, si n�cessaire par expertise.
3.5.�Les d�veloppements du recourant en lien avec l'occupation, � des fins priv�es, du 1er ao�t 1999 au mois de f�vrier 2004, d'un�
appartement�financ� par la soci�t� A.________ SA, en vertu d'un contrat de bail conclu � l'insu du conseil d'administration, sont pour l'essentiel appellatoires, partant irrecevables. Le recourant s'�carte de mani�re inadmissible de l'�tat de fait cantonal sans d�montrer qu'il aurait �t� �tabli de mani�re arbitraire, en particulier s'agissant de la constatation selon laquelle ces locaux n'avaient jamais eu une quelconque utilit� pour la soci�t� (jugement entrepris, consid. 23.5.3, p. 71). Il n'est ainsi pas recevable � affirmer qu'il travaillait effectivement � domicile pour l'entreprise. Il s'ensuit que la d�duction selon laquelle la soci�t� n'aurait pas �t� l�s�e par cette situation tombe � faux puisqu'il ressort express�ment de l'�tat de fait cantonal, qui lie le Tribunal f�d�ral (art. 105 al. 1 LTF), que la soci�t� a vers� pendant 55 mois un loyer et des charges repr�sentant un montant total de 103'510 fr., pour des locaux occup�s par la famille du recourant, � l'insu des membres du conseil d'administration. Il en r�sulte une l�sion �vidente du patrimoine de la soci�t� sous la forme d'une diminution de l'actif (cf. supra, consid. 3.1.3).
Le dessein d'enrichissement ill�gitime, soit en l'occurrence, celui de b�n�ficier d'un appartement pour sa famille sans bourse d�lier, a �t� �tabli par la cour cantonale (cf. jugement entrepris, consid. 23.5.3, p. 71). Se contenter d'affirmer que ces locaux n'ont plus �t� employ�s depuis 2001 n'est pas recevable au sens de l'art. 106 al. 2 LTF et ne permet pas,�
a fortiori, de remettre en cause la r�alisation de l'infraction de gestion d�loyale aggrav�e au sens de l'art. 158 ch. 1 al. 3 CP.
Au vu de ce qui pr�c�de, il n'y a pas lieu d'entrer en mati�re sur les contestations du recourant relatives aux pr�tentions civiles de A.________ SA d�coulant de ce poste (cf. m�moire de recours, ch. III.5.4, p. 54), �tant pr�cis� que la question de la prescription sera trait�e au consid. 4.
3.6.�S'agissant de sa condamnation du chef de gestion d�loyale pour avoir utilis� les�
services d'employ�es�r�mun�r�es par A.________ SA � des fins personnelles, � l'insu des membres du conseil d'administration, le recourant ne formule aucune critique contre la motivation cantonale de sorte que son grief appara�t irrecevable (art. 42 al. 2 LTF). En tout �tat, ses propos sont appellatoires, en tant qu'il affirme que les salaires vers�s aux employ�es auraient d� �tre ajout�s fiscalement � son revenu, prestation qui n'aurait pas �t� disproportionn�e vu " l'immense valeur " qu'il apportait � l'entreprise (cf. m�moire de recours, ch. III.8, p. 57).
Au surplus, il est renvoy� � l'ATF 81 IV 276 quant � la r�alisation des �l�ments constitutifs de la gestion d�loyale aggrav�e lorsque le g�rant utilise � son propre profit le personnel r�mun�r� par sa soci�t�. S'agissant de la prescription, il est renvoy� au consid. 4,�
3.7.�Le recourant conteste s'�tre rendu coupable de gestion d�loyale aggrav�e en contractant, au nom de la soci�t� A.________ SA, une�
assurance-vieen sa faveur, en garantie d'une indemnit� de d�part en raison des longs rapports de travail (m�moire de recours, ch. III.2.1-2.2, p. 28 ss).
3.7.1.�Selon l'art. 339b al. 1 CO, l'employeur verse au travailleur une indemnit� � raison de ces longs rapports de travail, si les rapports de travail d'un travailleur �g� d'au moins 50 ans prennent fin apr�s vingt ans ou plus. L'indemnit� vise � combler des lacunes en mati�re de pr�voyance professionnelle, survivants et invalidit�, lorsque le travailleur re�oit une prestation insuffisante d'une institution de pr�voyance (cf. ATF 123 V 241 consid. 2c p. 244 et r�f�rences cit�es). L'employeur est dispens� de verser l'indemnit� de d�part " en tant qu'une institution de pr�voyance doit verser des prestations qui n'ont pas �t� financ�es au moyen des contributions du travailleur "; dans cette mesure, " l'obligation qu'a l'employeur de verser l'indemnit� de d�part est r�duite d'autant ou supprim�e " (ATF 101 II 270 consid. 3b p. 274). Il s'agit d'une disposition semi-imp�rative.
3.7.2.�La cour cantonale a relev� que les employ�s de A.________ SA, ainsi que le recourant, �taient assur�s aupr�s de l'institution de pr�voyance professionnelle � laquelle la soci�t� �tait affili�e, conform�ment � ses obligations l�gales. Un avenant du 7 mars 2002 au contrat de travail du recourant, agissant tant pour lui-m�me que pour la soci�t�, visait � r�gler l'indemnit� � raison des longs rapports de travail fond�e sur les art. 339bet 339d CO. A teneur de ce document, A.________ SA s'engageait � verser une indemnit� � la double condition que le pr�venu soit �g� au moins de 45 ans et que les rapports aient dur� au moins 10 ans, conditions qu'il r�alisait d�j� au moment de la conclusion de l'avenant. Cette indemnit� devait correspondre � la valeur de rachat de la police d'assurance conclue, mais au moins � 2 salaires et au plus � 36 salaires. En garantie de ses obligations, l'employeur s'engageait � conclure une assurance sur la t�te du recourant aupr�s de I.________. En ex�cution de l'avenant du 7 mars 2002, A.________ SA a contract� une assurance-vie (pilier 3B) au b�n�fice du recourant. L'assurance d�butait le 1er mars 2002 et portait sur une dur�e de six ans. Elle conf�rait au recourant, en cas de vie au 1er mars 2008, un capital de 325'000 francs. La prime annuelle, pay�e par la soci�t� � tout le moins en 2002 et 2003, se chiffrait � 56'696 francs. Le conseil d'administration n'avait pas �t� inform� de la conclusion du contrat d'assurance. Le fisc n'avait, d'une part, pas accept� l'enregistrement de la prime d'assurance comme charge et avait, d'autre part, exig� que la clause b�n�ficiaire en faveur de A.________ SA soit irr�vocable. Nonobstant la d�cision de maintien du s�questre des cr�ances du recourant en relation avec cette police d'assurance, rendue le 4 novembre 2005, I.________ a vers� � A.________ SA, � la fin des rapports de travail, la prestation d'assurance de 114'291 francs. Le montant se trouvait, au moment du prononc� du jugement, sur le compte du greffe du Tribunal, conform�ment � l'invitation en ce sens du juge d'instruction.
Faisant sien le raisonnement des juges de premi�re instance, la cour cantonale a consid�r� que A.________ SA n'avait aucune obligation d'allouer au recourant une indemnit� pour longs rapports de travail �tant donn� qu'il �tait d�j� assur� aupr�s d'une institution de pr�voyance et que les conditions pr�vues dans l'avenant du 7 mars 2002 ne correspondaient pas � celles de l'art. 339b CO. Ainsi, en contractant au nom de la soci�t� cette obligation, il avait nui aux int�r�ts de A.________ SA. Il en �tait conscient puisqu'il avait agi � l'insu du conseil d'administration et avait eu l'intention de se procurer un enrichissement ill�gitime. Enfin, m�me si le recourant n'avait pas per�u l'indemnit� litigieuse, laquelle avait �t� s�questr�e � la suite de la d�nonciation p�nale, A.________ SA avait n�anmoins �t� l�s�e temporairement. En effet, depuis l'exigibilit� de la cr�ance (d�s la fin du contrat de travail) et durant deux ans au moins, la soci�t� avait d� comptabiliser dans les charges les primes d'assurances pay�es, sans pouvoir inscrire dans les actifs la valeur de rachat, ce qui avait impliqu� une diminution de sa fortune nette.
3.7.3.�Il ressort de ce qui pr�c�de que le recourant �tait assur� par son employeur pour la pr�voyance professionnelle de sorte que, b�n�ficiant du fond de pension n�cessaire, une indemnit� fond�e sur l'art. 339b CO ne se justifiait pas. Le recourant s'est ainsi octroy� une indemnit� de d�part � des conditions plus favorables que ne le pr�voit l'art. 339b CO - ce qui est au demeurant admissible au vu du caract�re semi-imp�ratif de la norme - en d�tournant cependant l'institution de son but. La configuration d'esp�ce permet de retenir que la soci�t� n'aurait pas pris � sa charge des primes d'assurance-vie en garantie d'une telle indemnit� en faveur d'un tiers. En mettant � la charge de son employeur, les primes annuelles d'assurance-vie de 56'696 fr., � l'insu des autres membres du conseil d'administration, � un moment o� la soci�t� se trouvait dans une situation financi�re d�licate, le recourant a privil�gi� ses int�r�ts � ceux de la soci�t�, laquelle a �t� l�s�e.
Le recourant �choue � d�montrer que la cour cantonale a viol� le droit f�d�ral en retenant que l'indemnit� litigieuse n'�tait pas justifi�e au regard de l'art. 339b CO. C'est en vain qu'il oppose que cette prestation �tait proportionn�e � son apport dans l'entreprise. A cet �gard, sa pr�sentation personnelle de faits post�rieurs � son d�part de la soci�t� est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF).
Il y a lieu d'admettre l'existence d'un dommage patrimonial, �tant rappel� que la mise en danger du patrimoine telle qu'elle a pour effet d'en diminuer la valeur du point de vue �conomique, suffit (cf. ATF 129 IV 124 consid. 3.1 p. 125; 121 IV 104 consid. 2c p. 107 s.). Par ailleurs, il est sans pertinence que la police d'assurance ait une valeur de rachat, dont la soci�t� a pu requ�rir la restitution, d�s lors qu'un dommage temporaire est suffisant pour r�aliser l'�l�ment objectif de l'art. 158 CP (ATF 121 IV 104 consid. 2c p. 107 s.).
Au plan de l'intention, compte tenu du contexte, soit notamment de son statut dans la soci�t�, du contenu de l'avenant du 7 mars 2002 et de l'absence de fondement de la prestation qu'il s'est octroy�e, le recourant ne saurait de bonne foi pr�tendre qu'il ignorait que la mise � la charge de la soci�t� de primes d'assurance d�coulant du contrat conclu en sa faveur, portait atteinte aux int�r�ts de A.________ SA. A cet �gard, il se m�prend lorsqu'il sugg�re que la cour cantonale a �tabli son intention sur la seule absence d'avis au conseil d'administration, cet �l�ment ne constituant qu'un indice en ce sens. En effet, la conclusion de la police d'assurance est intervenue en mars 2002, moment o� l'action r�vocatoire de la masse en faillite relative aux actions de la soci�t� arrivait � son terme, faisant appara�tre qu'en cas de changement d'actionnariat, le poste du recourant �tait en danger. Par ailleurs, les comptes r�vis�s de l'ann�e 2002 faisaient �tat de pertes.
S'agissant du dessein d'enrichissement ill�gitime au sens de l'art. 158 ch. 1 al. 3 CP, il n'y a pas lieu d'entrer en mati�re sur les affirmations factuelles relatives aux plans d'avenir professionnel du recourant, dans la mesure o� le jugement entrepris ne contient aucune indication � cet �gard, ce que le recourant ne remet pas en cause sous l'angle de l'arbitraire (art. 106 al. 2 LTF). Faute de toute contre-prestation de nature � justifier l'octroi de l'avantage patrimonial suppl�mentaire que constitue la prestation d'assurance, le recourant �choue � d�montrer que l'autorit� pr�c�dente aurait viol� le droit f�d�ral en retenant que la condition de l'enrichissement ill�gitime �tait r�alis�e.
En d�finitive, il ressort de l'�tat de fait cantonal qui lie le Tribunal f�d�ral (art. 105 al. 1 LTF), que le recourant a agi dans son propre int�r�t au m�pris de ceux de la soci�t�, privil�giant ses pr�tentions de travailleur, lesquelles ne trouvent aucun fondement l�gal, en violation de ses devoirs de g�rant ainsi que dans le dessein de s'enrichir (cf. ATF 128 III 129 consid. 1.a.aa p. 132 s.). Aussi, les �l�ments constitutifs de l'infraction de gestion d�loyale aggrav�e sont r�alis�s s'agissant de ce poste �galement.
3.8.�On peine � comprendre dans quelle mesure le recourant s'en prend � sa condamnation pour avoir pay� � son ex-�pouse, D.________, par l'interm�diaire de A.________ SA, une part de�
salaire correspondant � la contribution d'entretien�qu'il lui devait en vertu d'une convention homologu�e judiciairement puis par jugement de divorce (m�moire de recours, ch.III.7, p. 56 s.).
Il est �tabli (cf. art. 105 al. 1 LTF) qu'apr�s la s�paration du couple en �t� 2001, D.________ a r�duit de mani�re drastique son taux d'activit� pour le compte de A.________ SA, pour ne l'exercer que de mani�re tr�s ponctuelle. Le recourant a n�anmoins continu� le paiement du salaire mensuel brut de 2'500 fr., 13 fois l'an, augment� � 2'600 fr. en 2003 (cf. jugement entrepris, consid. 17 p. 49 ss). Le recourant ne le conteste pas, se bornant � opposer de mani�re irrecevable que, vu la valeur objective de sa prestation, le salaire n'�tait pas excessif.
Il ressort du jugement cantonal qu'une partie du salaire a �t� consid�r�e comme justifi�e en raison de l'activit� exerc�e en faveur de A.________ SA, les 2'100 fr. restant ne correspondant pas � une prestation fournie pour la soci�t�, mais au montant d� par le recourant � titre de contribution d'entretien. Compte tenu des faits �tablis, c'est sans violer le droit f�d�ral que la cour cantonale a condamn� le recourant du chef de gestion d�loyale aggrav�e sur ce point (cf. arr�t 6B_478/2009 du 8 septembre 2009 consid. 3.3.5, s'agissant d'une condamnation pour gestion d�loyale dans une configuration similaire).
A titre subsidiaire, il all�gue que la ratification, par le conseil d'administration, de ce salaire emp�che de retenir une condamnation pour gestion d�loyale aggrav�e. Ce faisant, il se contente de reproduire ses contestations formul�es en appel, lesquelles ont �t� examin�es par la cour cantonale. Cette derni�re a en effet rappel� qu'il disposait d'une grande autonomie dans la gestion de la soci�t� et les autres administrateurs ne contestaient jamais ses d�cisions (cf. jugement entrepris, consid. 23.10, p. 77). Faute pour le recourant de s'en prendre � la motivation cantonale topique, son grief est irrecevable (art. 42 al. 2 LTF). En tant que le recourant se pr�vaut de la jurisprudence tir�e de l'ATF 117 IV 259, il est renvoy� au consid. 3.9.8�
3.9.�Le recourant conteste �galement s'�tre rendu coupable de gestion d�loyale aggrav�e en lien avec les�
augmentations de salaire�qu'il s'est attribu�es d�s 2001.
3.9.1.�La r�vocation et la nomination - ce qui inclut n�cessairement la fixation de la r�mun�ration - des personnes charg�es de la direction de l'entreprise constituent des pr�rogatives inali�nables du conseil d'administration (art. 716a al. 1 ch. 4 CO; arr�t 6S.348/2006 du 29 d�cembre 2006 consid. 10.3.1; ROLAND M�LLER, Der Verwaltungsrat als Arbeitnehmer, 2005, p. 268). La r�mun�ration des administrateurs doit �tre fix�e non seulement en fonction du travail fourni par ces derniers et des services rendus, mais �galement en fonction de la situation �conomique de l'entreprise (ATF 86 II 159 consid. 1 p. 163). Par ailleurs, au titre de la responsabilit� qui lui incombe en mati�re de finances (art. 716a al. 1 ch. 3 CO), le conseil d'administration doit, lorsqu'apparaissent des pertes ou des probl�mes de liquidit�s, se pr�occuper de l'�quilibre financier de la soci�t� ( PETER B�CKLI, Schweizer Aktienrecht, 4�me �d. 2009, n� 341, p. 1683), ce qui implique le devoir de prendre les mesures n�cessaires en vue d'�quilibrer les comptes, au besoin en r�duisant les charges de l'entreprise, la masse salariale en particulier (cf. arr�t 6S.348/2006 du 29 d�cembre 2006 consid. 10.3.1).
Le devoir de fid�lit� incombant au conseil d'administration en mati�re d'�tablissement de sa propre r�mun�ration l'oblige � se r�mun�rer de telle mani�re � respecter le crit�re d'�quivalence des prestations ( LUCA URBEN,�
op. cit., p. 511; RITA TRIGO TRINDADE, De devoir de fid�lit� des dirigeants de la soci�t� anonyme lors de conflits d'int�r�ts, in: SJ 1999 II 385, p. 403).
3.9.2.�Employ� par la soci�t� A.________ SA en qualit� d'oenologue notamment, le recourant percevait entre 1995 et 2000 un salaire annuel net variant entre 158'310 fr. et 190'996 fr., hors frais. En 2001, il s'est octroy� un salaire net de 266'897 fr. et, en 2002, de 318'808 fr. hors frais et bonus. Conform�ment au contrat de travail �tabli par le recourant avec A.________ SA, le 8 novembre 2002, il a per�u, en 2003, un revenu net de 260'000 fr. pour un taux d'activit� � 90%, hors frais et bonus, puis 47'597 fr. 25 pour les deux premiers mois de l'ann�e 2004.
Selon la cour cantonale, rien ne justifiait une augmentation de salaire de pr�s de 40% en 2001 et de 20% suppl�mentaires en 2002, alors que le cahier des charges du recourant demeurait identique et que la situation financi�re de la soci�t� se d�t�riorait. En effet, le b�n�fice d�gag� par A.________ SA �tait, selon les premiers comptes �tablis, de 41'548 fr. en 2001 et de 9'144 fr. en 2002. En 2003, la soci�t� avait accus� une perte de 1'473 francs. Les comptes r�vis�s de 2002 et 2003 faisaient en outre appara�tre un d�ficit de 13'356 fr. en 2002 et 103'754 fr. 95 en 2003.
Ainsi, l'augmentation de salaire d�s 2001 avait �t� accord�e sans contre-prestation �quivalente et constituait une distribution dissimul�e de b�n�fices. Elle avait eu pour effet de diminuer la marge b�n�ficiaire de la soci�t� au d�triment des actionnaires et des cr�anciers.
En application d'une m�thode utilis�e par les autorit�s fiscales, la cour cantonale a estim� que la part de salaire excessif vers�e au recourant s'�levait au total � 349'296 fr. pour les ann�es 2001 � 2003 (97'925 + 144'177 + 107'194; cf. jugement entrepris, consid. 23.3.2, p. 67). Cependant, en vertu de l'interdiction de la�
reformatio in pejus,�la cour cantonale a, � l'instar de l'autorit� de premi�re instance, qualifi� d'excessive, la part de salaire exc�dant 15'000 fr. nets par mois, salaire que le recourant percevait en 2000 en tant qu'oenologue � un taux d'activit� de 100%. Ce seuil avait d'ailleurs �t� confirm� par un professionnel de la branche (cf. jugement entrepris, consid. 23.3.3, p. 68 et jugement de premi�re instance, consid. 29, p. 58).
Elle a conclu que la r�mun�ration per�ue par le recourant n'�tait pas adapt�e � la situation de A.________ SA et n'aurait manifestement pas �t� vers�e � un tiers qui ne d�tenait pas les pouvoirs qu'il exer�ait au sein de la soci�t�, ce que les autres membres du conseil d'administration auraient d� reconna�tre. Alors qu'il connaissait la situation financi�re de l'entreprise, le recourant avait viol� son devoir de diligence et ainsi l�s� les int�r�ts financiers de A.________ SA en s'octroyant un tel salaire de 2001 � f�vrier 2004. Il �tait par ailleurs manifeste qu'il avait agi dans l'intention de s'enrichir au d�triment de l'entreprise puisque, � la suite de l'action r�vocatoire relative aux actions de A.________ SA, il savait qu'il pouvait �tre confront� au risque de se voir �vincer de la soci�t� par les nouveaux actionnaires. D'ailleurs, le fait que le contrat de travail avait �t� �tabli peu de temps apr�s que les actions �taient tomb�es en mains de la masse en faillite n'�tait pas anodin et d�montrait clairement son intention de s'enrichir avant la fin de son activit� au sein de l'entreprise (jugement entrepris, consid. 23.3.3, p. 68).
3.9.3.�Les critiques du recourant portent essentiellement sur le caract�re " excessif " de son salaire, quand bien m�me sa formation, son exp�rience et son statut justifieraient, selon lui, un salaire �lev�. Ce faisant, il perd de vue que ce n'est pas le montant absolu des salaires vers�s qui fonde sa condamnation pour gestion d�loyale, mais bien plut�t l'augmentation massive, soudaine et d�pourvue de justification, du salaire � un moment critique financi�rement pour la soci�t�, d'une part, et alors que son poste paraissait en danger en vue d'un changement d'actionnariat, d'autre part. Dans cette perspective, seul le montant de l'augmentation et la justification de cette derni�re sur le plan des prestations offertes par le recourant sont pertinents au regard de l'infraction de gestion d�loyale li�e � ce poste.
Sous cet angle, le recourant �choue � d�montrer que la cour cantonale aurait arbitrairement consid�r� que les augmentations accord�es �taient manifestement excessives par rapport aux moyens de la soci�t�, question de fait qui lie le Tribunal f�d�ral (cf. art. 105 al. 1 LTF; arr�t 6S.348/2006 du 29 d�cembre 2006 consid. 10.3.2). En effet, lorsque les augmentations de 40% puis de 20% suppl�mentaires ont �t� vers�es, la situation financi�re de la soci�t� n'�tait alors pas particuli�rement favorable par rapport aux ann�es pr�c�dentes; elle s'est au contraire d�grad�e d�s l'ann�e suivante. Par ailleurs, alors que le recourant a b�n�fici� d'une augmentation progressive d'environ 30'000 fr. au total entre 1995 et 2000, celle-ci s'�l�ve � pr�s de 76'000 fr. en 2001, puis � plus de 50'000 fr. suppl�mentaires en 2002, hors frais divers et honoraires. Il ne ressort pas du jugement entrepris, dont l'�tat de fait lie le Tribunal f�d�ral (art. 105 al. 1 LTF), que le recourant aurait fourni une quelconque contre-prestation suppl�mentaire justifiant les augmentations en question. Le recourant ne le pr�tend d'ailleurs pas. Dans ces conditions, l'on ne saurait reprocher � l'autorit� pr�c�dente, d'avoir arbitrairement retenu l'existence d'une disproportion �vidente entre la prestation salariale et la contre-prestation du recourant. Cela � plus forte raison, dans la mesure o� les augmentations salariales litigieuses sont intervenues � la suite du d�p�t de l'action r�vocatoire portant sur 80% des actions de A.________ SA, soit � un moment o� la position du recourant au sein de la soci�t� risquait d'�tre �branl�e par le changement d'actionnariat.
Ses longs d�veloppements sur les enjeux g�n�raux de la fiscalit� sous pr�texte qu'il serait inappropri� d'adopter une m�thode fiscale pour juger un comportement de gestion d�loyale au sens de l'art. 158 CP sont vains (cf. m�moire de recours, ch. III.1.1, p. 7-11 et III.1.4, p. 16), puisque ce n'est pas le salaire fond� sur cette m�thode qui a permis de qualifier les augmentations d'excessives, mais celui de 15'000 fr. nets par mois (correspondant au salaire per�u en 2000), en vertu de l'interdiction de la�
reformatio in pejus.�
C'est en vain que le recourant s'oppose au statut de " simple cadre sup�rieur " que lui a pr�t� la cour cantonale, en pr�tendant, sur la base de divers t�moignages, qu'il s'occupait de tout et remplissait � lui seul les fonctions que normalement, plusieurs personnes accomplissent (m�moire de recours, ch. III.1.2, p. 11 s.), car cela ne permet pas de justifier la soudaine augmentation de salaire intervenue � partir 2001. En particulier, il ne pr�tend � aucun moment avoir fourni, d�s cette date, davantage de prestations que durant les ann�es pr�c�dentes, �tant pr�cis� que le contrat de travail qu'il a �tabli en novembre 2002 fait �tat d'un taux d'activit� de 90%. En d�finitive, parmi les nombreuses pages de d�veloppement concernant son salaire, le recourant ne conteste � aucun �gard l'�l�ment central, soit l'augmentation de ce dernier d�s 2001.
La situation financi�re de la soci�t� ult�rieure � son licenciement n'est pas pertinente au regard de l'acte de gestion d�loyale reproch�. Aussi, il n'y a pas lieu d'entrer en mati�re sur l'argumentation y relative, au demeurant irrecevable car fond�e sur une pr�sentation personnelle de la situation de la soci�t�
a posteriori�(cf. art. 105 al. 1 et 106 al. 2 LTF).
3.9.4.�Le recourant estime que A.________ SA n'a pas subi de dommage, faute pour cette derni�re d'avoir un droit prot�g� civilement. Ce faisant, il sugg�re que la notion juridique de dommage aurait �t� m�connue, de sorte qu'il s'agit d'une question de droit (cf. ATF 132 III 564 consid. 6.2 p. 576).
3.9.4.1.�Le dommage patrimonial n'existe que lorsque la personne l�s�e a un droit prot�g� par le droit civil � la r�paration du dommage subi (cf. ATF 126 IV 165 consid. 3b p. 174; arr�t 6B_986/2008 du 20 avril 2009 consid. 4.1).
A teneur de l'art. 678 CO, les actionnaires et les membres du conseil d'administration, ainsi que les personnes qui leur sont proches, qui ont per�u ind�ment et de mauvaise foi des dividendes, des tanti�mes, d'autres parts de b�n�fice ou des int�r�ts intercalaires sont tenus � restitution (al. 1). Ils sont �galement tenus de restituer les autres prestations de la soci�t� qui sont en disproportion �vidente avec leur contre-prestation et la situation �conomique de la soci�t� (al. 2). L'action en restitution appartient � la soci�t� et � l'actionnaire; celui-ci agit en paiement � la soci�t� (al. 3).
La seconde variante couvre toutes les formes d'attributions notamment � l'administrateur, d'avantages financiers commercialement injustifi�s et qui ne rev�tent pas la forme apparente de la distribution de b�n�fice ( JEAN-LUC CHENAUX, in Commentaire romand, Code des obligations II, n� 28 ad art. 678 CO). Selon la jurisprudence, il y a distribution dissimul�e de b�n�fice lorsque la soci�t� attribue notamment � ses actionnaires ou � ses administrateurs, une prestation appr�ciable en argent sans contre-prestation �quivalente et qu'elle n'aurait pas �t� effectu�e dans les m�mes conditions � un tiers (arr�t 2P.195/2005 du 16 f�vrier 2006 consid. 3.2). L'art. 678 al. 2 CO concr�tise en quelque sorte le devoir de fid�lit� qui incombe au conseil d'administration lors de la fixation de sa propre r�mun�ration, laquelle doit respecter le crit�re d'�quivalence des prestations ( LUCA URBEN,�
op. cit.,�p. 505 s., 511 et 565; RITA TRIGO TRINDADE,�
op. cit., p. 403).
Doivent faire l'objet d'une restitution en vertu de l'art. 678 CO, les prestations faites par la soci�t�, soit tout acte par lequel le b�n�ficiaire per�oit un avantage appr�ciable en argent au d�triment de la soci�t�, qui se trouve ainsi appauvrie ( JEAN-LUC CHENAUX, op. cit., n� 14 ad art. 678 CO). Les hypoth�ses de distributions occultes de b�n�fices peuvent prendre la forme de sous-facturations ou de surfacturations de biens ou de services. On pense par exemple aux salaires excessifs ou autres formes de r�mun�rations conc�d�s � l'administrateur dans le cadre de rapports de travail. Il convient alors d'appr�cier le salaire � la lumi�re de l'ensemble des circonstances relatives � la politique salariale de l'entreprise dans le temps, � la situation financi�re de la soci�t�, � la position et aux comp�tences du b�n�ficiaire ainsi qu'aux r�mun�rations vers�es aux salari�s de rang �quivalent ( JEAN-LUC CHENAUX, op. cit., n� 46 ad art. 678 CO, en lien avec la jurisprudence rendue en mati�re fiscale; MUSTAKI/URBEN, Pr�vention et gestion des conflits d'int�r�ts des administrateurs, in: SJ 2014 II p. 109, p. 161).�
Parmi d'autres dispositions, l'art. 678 CO vise � prot�ger non seulement les cr�anciers, mais aussi la soci�t� elle-m�me. Le versement de dividendes cach�s peut constituer un manquement de l'administrateur � ses devoirs, pouvant donner lieu � une action en responsabilit� au sens de l'art. 754 CO (arr�t 4A_174/2007 du 13 septembre 2007 consid. 4.3.1 et les r�f�rences cit�es).
3.9.4.2.�La cour cantonale a constat� de mani�re � lier le Tribunal f�d�ral que les augmentations salariales que le recourant s'est accord�es �taient manifestement disproportionn�es par rapport aux moyens de la soci�t� (cf. supra consid. 3.9.3). Il n'appara�t d'aucune mani�re que le recourant aurait fourni de nouvelles prestations d�s 2001, lesquelles justifieraient les augmentations soudaines de 40% puis de 20% suppl�mentaires. Les circonstances du cas d'esp�ce permettent de retenir que cette r�mun�ration suppl�mentaire n'aurait pas �t� vers�e � un tiers dans les m�mes conditions. La diff�rence dans les charges d'exploitation, qui influence n�cessairement le bilan de la soci�t� (diminution de b�n�fice d'exploitation ou augmentation des pertes de l'exercice) constitue un dommage. La mauvaise foi du recourant se caract�rise notamment par la disproportion flagrante des prestations qu'il s'est octroy�es, ce � un moment o� sa position au sein de la soci�t� �tait menac�e.
Dans la mesure o� la soci�t� l�s�e dispose d'un droit civilement prot�g� � la restitution des montants vers�s en disproportion �vidente avec la contre-prestation fournie en vertu de l'art. 678 al. 2 et 3 CO, la cour cantonale n'a pas m�connu la notion juridique de pr�judice patrimonial.
3.9.4.3.�D�terminer l'existence et la quotit� du dommage est une question de fait (ATF 132 III 564 consid. 6.2 p. 576), de sorte que le Tribunal f�d�ral est li� par le constat de l'existence d'un dommage par la cour cantonale sous r�serve d'�tablissement arbitraire des faits (art. 105 al. 1 LTF; cf. arr�t 6B_211/2012 du 7 septembre 2012 consid. 3.4). Au vu du contexte, de la situation et de la structure de la soci�t� ainsi que du montant des augmentations per�ues, le recourant �choue � d�montrer l'arbitraire du raisonnement cantonal en tant que la cour cantonale arr�te le dommage � la part de salaire mensuel exc�dant 15'000 fr. nets (13 fois l'an), correspondant approximativement au revenu qu'il percevait pour la m�me activit�, au taux de 100% en 2000 (190'996 fr. soit environ 14'696 fr. par mois).
En d�finitive, il y a lieu d'admettre l'existence d'un pr�judice patrimonial au sens de l'art. 158 CP, subi par la soci�t� A.________ SA, � hauteur de 161'261 francs.
3.9.5.�Le recourant estime que l'approbation du conseil d'administration pour les exercices 2001 et 2002, d'une part, et pour la conclusion du contrat de travail du 8 novembre 2002, d'autre part, ne permet pas de retenir une l�sion patrimoniale. Il oppose �galement les effets de la d�charge donn�e par l'assembl�e g�n�rale pour l'ann�e 2001 et l'absence d'avis donn� par l'organe de r�vision sur ce point (cf. m�moire de recours, ch. III.1.3, p. 13 ss). En r�alit�, la critique revient � contester l'acte de gestion d�loyale sous la forme des augmentations de salaire qu'il s'est attribu�es, respectivement par contrat.
L'approbation des autres membres du conseil d'administration est sans pertinence quant � l'acte de gestion d�loyale commis au pr�judice de la soci�t�, ce d'autant que l'approbation de tous les int�ress�s ne peut pas gu�rir le caract�re indu des prestations (Jean-Luc Chenaux,�
op. cit., n� 54 ad art. 678 CO; Kurer/Kurer, in Basler Kommentar, Obligationenrecht II, 4� �d. 2012, n� 26 ad art. 678 CO).
En tout �tat, il est �tabli et non contest� que, dans les faits, le recourant prenait toutes les d�cisions relatives � la soci�t�. Le conseil d'administration, dont il faisait partie, constitu� en outre de deux de ses connaissances, ne se r�unissait qu'une fois par ann�e. Les autres membres ne suivaient gu�re les affaires de la soci�t� et ne contestaient jamais son opinion (jugement entrepris, consid. 23.2.1 p. 62), consid�rant � tort qu'il �tait l'actionnaire majoritaire de la soci�t�, de sorte qu'ils n'avaient pas � s'immiscer dans sa mani�re de mener les affaires (jugement entrepris, consid. 23.3.3 p. 68). Dans cette configuration, l'approbation du conseil d'administration dont se pr�vaut le recourant ne lui est d'aucun secours. Par ailleurs, dans la mesure o� il est �tabli que les augmentations que le recourant s'�tait accord�es ne correspondaient � aucune contre-prestation, les autres administrateurs auraient d� intervenir. Aussi, le recourant ne saurait se disculper en soutenant qu'il a agi en commun accord avec les administrateurs, lesquels lui accordaient une quasi-autonomie dans la gestion de l'entreprise (cf. arr�t 6S.187/2004 du 18 f�vrier 2005 consid. 3.2.2, sur l'absence d'impact de l'approbation de membres du conseil d'administration sur la r�alisation de l'infraction de gestion d�loyale).
Le m�me raisonnement doit �tre suivi s'agissant de la pr�tendue absence de signalement de l'organe de r�vision, �l�ment qui ne ressort au demeurant pas de l'�tat de fait cantonal (art. 105 al. 1 LTF). Au surplus, il est rappel� qu'il n'existe pas de compensation des fautes en droit p�nal (ATF 122 IV 17 consid. 2c/bb p. 24).
Quant � la d�charge donn�e par l'assembl�e g�n�rale pour l'ann�e 2001, elle n'appara�t pas dans la d�cision entreprise, ni dans son principe ni dans ses modalit�s. Le recourant ne fait pas valoir l'arbitraire de l'omission d'une telle constatation (art. 106 al. 2 LTF), de sorte qu'il ne saurait en tirer argument. A supposer qu'une telle d�charge avait eu lieu, il est rappel� que les actions c�d�es par le recourant aux membres de sa famille entre 1993 et 1994, repr�sentant 80% du capital-action de la soci�t�, ont �t� d�pos�es au greffe du Tribunal cantonal valaisan par d�cision du 22 avril 1998, puis remises � la masse en faillite par jugement du Tribunal cantonal du 22 avril 2002, confirm� par le Tribunal f�d�ral le 16 ao�t 2002 (cf. jugement entrepris, consid. 6.1 p. 25). Ainsi, la validit� d'une d�charge accord�e avant cette date serait douteuse, ce d'autant que rien ne permet d'affirmer que les montants des augmentations litigieuses �taient connus de l'assembl�e g�n�rale (cf. art. 758 CO sur les effets de la d�charge; Roland M�ller,�
op. cit., p. 268).
3.9.6.�Sur le plan subjectif, le recourant conteste d'une part, avoir eu conscience de l�ser ou de porter atteinte aux int�r�ts de A.________ SA, et d'autre part, d'avoir eu le dessein de s'enrichir ill�gitimement.
La conscience et la volont� du recourant relatives � sa qualit� de g�rant et � la violation du devoir de gestion, notamment sur le plan patrimonial, ne sont pas remises en cause.
3.9.6.1.�La cour cantonale a consid�r� que le recourant connaissait la situation financi�re de l'entreprise et avait ainsi viol� son devoir de diligence et l�s� les int�r�ts financiers de A.________ SA en s'octroyant de 2001 � 2004 un salaire mensuel net de plus de 20'000 francs. Il avait par ailleurs eu l'intention de s'enrichir au d�triment de cette derni�re d�s lors qu'� la suite de l'action r�vocatoire relative aux actions de la soci�t� (introduite en 1998), le recourant savait qu'il pouvait �tre confront� au risque de se voir �vincer de la soci�t� par des nouveaux actionnaires. Par le contrat de travail, il s'�tait assur� des conditions extr�mement favorables, s'accordant ainsi une " derni�re fleur " au d�triment de A.________ SA. Le fait que le contrat de travail du 8 novembre 2002 ait �t� �tabli peu de temps apr�s que les actions �taient tomb�es en mains de la masse en faillite n'�tait pas anodin et d�montrait clairement son intention de s'enrichir avant la fin de son activit� dans l'entreprise (jugement entrepris, consid. 23.3.3, p. 68).
3.9.6.2.�Ainsi que l'a constat� l'autorit� cantonale de mani�re � lier le Tribunal f�d�ral (art. 105 al. 1 LTF), le recourant connaissait la situation financi�re de la soci�t�. Il savait d�s lors qu'aucune augmentation massive du chiffre d'affaires de A.________ SA, respectivement de son b�n�fice n'�tait intervenue en 2001, en 2002 ou en 2003. Il a toutefois d�cid� unilat�ralement de s'octroyer une augmentation de salaire de 40% en 2001 puis de 20% suppl�mentaires en 2002, pour revenir � une r�mun�ration comparable � 2001 en 2003. Il n'a � aucun moment justifi� une telle majoration, que ce soit par une croissance particuli�re de la soci�t� ou par une prestation suppl�mentaire offerte depuis 2001. Il savait ainsi qu'il s'octroyait soudainement une r�mun�ration singuli�rement plus �lev�e d�s 2001, sans fournir de contre-prestation correspondante. Dans ces circonstances, c'est sans arbitraire que la cour cantonale a retenu qu'il avait conscience de l�ser les int�r�ts financiers de A.________ SA.
Le recourant ne saurait rien d�duire en sa faveur des t�moignages �logieux de ses confr�res oenologues dans la mesure o� ils n'apportent aucun �l�ment sur les prestations fournies � partir de 2001 mais portent sur ses comp�tences g�n�rales. Que A.________ SA n'ait pas d� emprunter de l'argent pour financer son salaire est sans pertinence puisque le dommage patrimonial r�side dans la diminution d'actifs. Or, au vu de ce qui pr�c�de, le recourant �tait conscient de cette disproportion. Quant � la volont� de l�ser les int�r�ts de la soci�t�, le recourant ne conteste pas qu'il avait l'intention de s'enrichir avant la fin de son activit� au sein de l'entreprise, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'examiner ce point plus en avant.
3.9.7.�Le recourant pr�tend � titre subsidiaire avoir agi sous l'emprise d'une erreur de droit (cf. m�moire de recours, ch. III.1.5.3, p. 18 s.). Ce faisant, il invoque l'erreur sur l'illic�it� au sens de l'art. 21 CP, � teneur duquel, quiconque ne sait ni ne peut savoir au moment d'agir que son comportement est illicite, n'agit pas de mani�re coupable, le juge att�nuant la peine si l'erreur �tait �vitable. Celle-ci est � distinguer de l'erreur sur les faits au sens de l'art. 13 al. 1 CP, applicable � celui qui n'a pas connaissance ou qui se base sur une appr�ciation erron�e d'un �l�ment constitutif d'une infraction p�nale. L'intention de r�aliser la disposition p�nale en question fait alors d�faut. Dans une telle configuration, l'auteur doit �tre jug� selon son appr�ciation erron�e, si celle-ci lui est favorable. Les erreurs sur les �l�ments constitutifs d'une infraction qui impliquent des conceptions juridiques entrent dans le champ de l'art. 13 CP et non de l'art. 21 CP (ATF 129 IV 238 consid. 3.1 et 3.2 p. 240 s. en lien avec les art. 19 et 20 aCP).
L'approbation des administrateurs, respectivement l'absence d'avis du r�viseur dont se pr�vaut le recourant ne permettent pas de consid�rer qu'il n'�tait pas conscient de s'accorder des augmentations sans contre-prestation et sans �quivalence avec la situation financi�re de la soci�t�. Non seulement pouvait-il savoir qu'il violait ainsi son devoir de gestion et l�sait les int�r�ts de la soci�t�, mais il devait le savoir compte tenu de son statut, ce d'autant qu'il jouissait d'une large autonomie et prenait toutes les d�cisions relatives � la soci�t� ainsi que l'a relev� l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF).
Par ailleurs, on ne voit pas dans quelle mesure le recourant pourrait �tre mis au b�n�fice d'une erreur sur l'illic�it� sous pr�texte que, dans le cadre d'une proc�dure p�nale distincte, cl�tur�e le 4 novembre 2002 et ayant abouti � un jugement de condamnation pour diminution effective de l'actif au pr�judice des cr�anciers et faux dans les titres, les agents de l'Etat ne lui auraient pas fait de remarque relative � son salaire, ce d'autant que le contrat de travail pr�voyant l'augmentation de salaire a �t� �tabli post�rieurement (le 8 novembre 2002).
C'est �galement en vain que le recourant affirme que la complexit� de la m�thode suivie pour d�terminer le caract�re excessif d'un salaire, conduirait � admettre l'erreur sur l'illic�it�. En effet, si cette m�thode a permis � la cour cantonale d'illustrer d'un point de vue global le caract�re excessif de l'augmentation du revenu, elle n'a en fin de compte pas �t� retenue pour la qualifier. A cet �gard, il est rappel� que l'acte reproch� r�side dans l'augmentation importante, soudaine et sans contre-prestation du salaire en rapport avec les ann�es pr�c�dentes. L'opinion d'un t�moin entendu dans le cadre de la proc�dure d'instruction sur la question du montant g�n�ral du salaire n'est d'aucun secours au recourant, pour les m�mes raisons.
Son grief doit �tre rejet� dans la mesure de sa recevabilit�.
3.9.8.�Se rapportant � la jurisprudence selon laquelle le g�rant qui, en qualit� d'actionnaire et d'administrateur unique, dispose � son profit de biens sociaux ne tombe pas sous le coup de l'art. 158 CP lorsque le capital social reste couvert (cf. ATF 117 IV 259), le recourant reproche � la cour cantonale de ne pas avoir retenu que A.________ SA �tait une entreprise de nature familiale, ce qui exclurait la condamnation pour gestion d�loyale (cf. m�moire de recours, ch. III.1.6 p. 19 ss).
L'autorit� pr�c�dente a rejet� la qualification de A.________ SA de soci�t� anonyme familiale notamment en raison du fait que C.________ avait acquis, en 1994, 20% des actions de la soci�t� pour un prix de 125'000 fr. et entendait obtenir un retour sur investissement. En outre, il ressortait d'une condamnation p�nale et d'une d�cision en mati�re de poursuites et faillite (admission de l'action r�vocatoire), que c'�tait par des actes illicites que le recourant �tait parvenu � maintenir en mains de sa famille le 80% du capital social de A.________ SA, de sorte qu'au jour du prononc� de sa faillite personnelle, soit le 23 mai 1995, ces actions auraient d� tomber dans la masse en faillite, ce que savait le recourant. A partir de ce moment-l�, il ne pouvait ignorer qu'il avait l'obligation de g�rer la soci�t� en pr�servant les int�r�ts des cr�anciers.
Tant les critiques relatives au r�le et � la volont� de C.________, que celles en lien avec les actions d�tenues par son ex-�pouse et leurs enfants jusqu'en 2002 tombent � faux, d�s lors que le recourant m�conna�t les principes pos�s par l'ATF 117 IV 259. En r�alit�, il cherche � �tendre la port�e de cet arr�t aux proches de la famille, en sugg�rant faussement que ces derniers n'auraient pas de pr�tention � l'�gard de la soci�t�. Cette jurisprudence s'applique � l'actionnaire et administrateur unique d'une soci�t� form�e par une seule personne d�s lors que, dans une telle configuration, � d�faut de prendre en consid�ration la protection de l'actionnaire, il reste celle de ses employ�s et de ses cr�anciers actuels ou futurs (cf. consid. 5a). Or en l'occurrence, le recourant n'�tait pas administrateur unique, pas plus qu'il n'�tait le seul actionnaire, de sorte qu'il ne saurait rien d�duire en sa faveur des principes d�gag�s par cette jurisprudence, ind�pendamment de la qualit� des autres administrateurs et actionnaires.
Au vu de ce qui pr�c�de, le recourant ne saurait invoquer le r�gime de l'erreur (sur les faits ou sur l'illic�it�) en pr�tendant qu'il consid�rait que A.________ SA constituait une soci�t� de famille (m�moire de recours, ch. III.1.7, p. 22).
3.9.9.�Toujours en lien avec sa condamnation pour s'�tre octroy� des augmentations de salaire injustifi�es d�s 2001, le recourant s'en prend � l'�tablissement des faits et l'appr�ciation des preuves. Il taxe le raisonnement de la cour cantonale d'arbitraire en tant qu'elle s'est abstenue de requ�rir une premi�re expertise en vue de d�terminer s'il existait une l�sion des int�r�ts de la soci�t� anonyme et d'autre part pour qualifier son salaire (cf. m�moire de recours, ch. III.1.8, p. 23 ss).
Selon la cour cantonale, rien ne permettait de douter des comptes �tablis par le nouveau conseil d'administration d�s lors que la comptabilit� avait �t� r�vis�e et l'organe de r�vision avait propos� � l'assembl�e g�n�rale de les approuver et qu'au demeurant, le recourant avait reconnu implicitement avoir proc�d� � des dissolutions de r�serves pour s'octroyer des gratifications suppl�mentaires. En tout �tat, dans la mesure o� la jurisprudence applicable � la soci�t� form�e d'un administrateur et actionnaire unique (ATF 117 IV 259) n'intervenait pas dans le cas d'esp�ce, il n'�tait pas n�cessaire de d�terminer si le capital social demeurait couvert.
Dans la mesure o� l'existence d'un pr�judice est �tablie en l'esp�ce (cf. supra consid. 3.9.3 et 3.9.4), il n'y a pas lieu d'entrer en mati�re sur les d�veloppements visant � souligner la n�cessit� d'une expertise pour �tudier minutieusement la situation financi�re de la soci�t�, en particulier s'agissant de la dissolution des r�serves. En effet, un tel acte d'instruction serait sans pertinence pour mettre en doute l'existence d'une diminution des actifs, respectivement d'une augmentation des passifs.
En tant que le recourant pr�tend que le salaire qu'il s'est vers� depuis 2001 ne saurait �tre qualifi� d'excessif sans expertise � l'appui, il omet � nouveau que ce n'est pas le montant global de sa r�mun�ration en tant que valeur absolue qui est mis en cause mais l'augmentation soudaine de celle-ci, sans contre-prestation �quivalente. En ce sens, il ne tente pas de d�montrer la n�cessit� d'une expertise. Son grief doit �tre rejet� dans la mesure o� il est recevable.
3.10.�Le recourant s'en prend � sa condamnation pour gestion d�loyale aggrav�e en lien avec le financement de rachat d'ann�es de cotisation LPP, en date du 23 d�cembre 2002, pour une valeur de 100'000 fr., par le biais de�
bonus octroy�s en 2001 et 2002par A.________ SA (m�moire de recours, ch. III.2.3 p. 31 ss).
3.10.1.�La cour cantonale a retenu que le montant des bonus provenait de la dissolution des r�serves de stock marchandise. Le recourant avait per�u un bonus de 45'000 fr. nets pour l'ann�e 2001 puis un autre d'une valeur de 62'500 fr. pour 2002. Sur sa feuille de paie 2002, figurait la somme brute de 47'897 fr. 85 au titre de participation sur le chiffre d'affaires, soit 45'000 fr. nets. Sur le certificat de salaire 2001-2002 que le recourant a sign�, un revenu brut de 380'905 fr. comprenant la somme de 47'897 fr. 85, �tait mentionn� pour l'ann�e 2002. Par ailleurs, selon l'extrait de compte de A.________ SA 2003, le 15 janvier 2003, la soci�t� avait comptabilis� un bonus de 62'500 fr. pour 2002 en faveur du recourant. Une fiche de caisse mentionnait que cette somme avait �t� cr�dit�e en sa faveur le 15 janvier 2003 � titre de " Part. chiffre aff. ", le solde de caisse passant de 70'990 fr. � 8'490 francs.
Sur un brouillon de la d�claration d'imp�ts 2002, figurait une note manuscrite du recourant sous la rubrique " revenus et charges extraordinaires; autres prestations ", le montant de 107'500 fr., un chiffre de 45'000 fr. ayant �t� pr�alablement biff�. Ce montant total correspondait exactement � la somme des montants de 45'000 fr. et 62'500 fr. que A.________ SA affirmait avoir vers� pour ces deux ann�es. Le proc�s-verbal de taxation ordinaire 2002 pour les revenus extraordinaires mentionnait une participation sur chiffre d'affaires de 102'500 fr. sous la forme de "bonus 2001 + 2002 ". Enfin, le recourant avait reconnu � demi-mot avoir touch� un bonus de 100'000 fr. pour l'ann�e 2002 (jugement entrepris, consid. 16.1.4, p. 48).
En finan�ant le rachat d'ann�es de cotisation � l'aide des bonus qu'il s'�tait personnellement vers�s, alors que la situation financi�re de la soci�t� ne permettait pas l'octroi de tels versements, le recourant avait viol� tant son devoir de diligence d'administrateur et de directeur que son devoir de fid�lit� d'employ� de la soci�t� et avait port� atteinte aux int�r�ts financiers de cette derni�re en s'enrichissant de mani�re ill�gitime.
3.10.2.�En se contentant d'all�guer qu'une lecture des relev�s de compte aurait suffi de constater qu'il n'y a pas eu de versement d'un montant de 100'000 fr., ce qu'une expertise aurait prouv�, le recourant �choue � d�montrer l'arbitraire des constatations cantonales. En effet, il ne s'en prend d'aucune mani�re � l'appr�ciation des documents examin�s par l'autorit� pr�c�dente et des d�clarations du recourant, lesquels permettent, sans arbitraire, de retenir qu'� tout le moins un montant de 100'000 fr. lui avait �t� vers� � titre de bonus.
Ses d�veloppements tendant � justifier son impossibilit� de contester la d�cision de taxation d'office sont irrecevables car ils se fondent sur l'all�gation de faits qui ne ressortent pas du jugement entrepris et dont le recourant n'�tablit pas l'arbitraire de leur omission. Ils sont au demeurant d�nu�s de pertinence car impropres � remettre en cause le versement de ce montant.
Le recourant n'est pas recevable � contester sa condamnation par la simple affirmation qu'un bonus de 100'000 fr. (respectivement de 107'500 fr.) n'avait rien de disproportionn� (cf. m�moire de recours, ch. III.2.3.2, p. 33). Faute de toute motivation, il n'y a pas lieu d'entrer en mati�re sur ce point (art. 42 al. 2 LTF). Pour le surplus, dans la mesure o� les bonus octroy�s s'ajoutent � des augmentations de salaire jug�es injustifi�es, � une p�riode d�licate tant au regard de la situation financi�re de la soci�t� que de la stabilit� du poste du recourant, il est renvoy� au consid. 3.9 relatif aux prestations indues.
3.10.3.�Le recourant conteste l'octroi de l'entier des conclusions civiles � A.________ SA en lien avec ce poste (soit 100'000 fr.), pr�tendant que le montant de 47'897 fr. 85 correspondant au bonus brut vers� en 2002 se recouperait avec le salaire brut retenu pour cette m�me ann�e par la cour cantonale, soit 380'905 francs. Le montant de 47'897 fr. 85 serait ainsi restitu� doublement � la soci�t�, une premi�re fois au titre de salaire excessif et une seconde au titre de bonus (cf. m�moire de recours, ch. III.2.3.3, p. 33).
Or, si la cour cantonale a effectivement retenu un salaire brut de 380'905 fr. pour l'ann�e 2002 dans le cadre de la d�monstration du caract�re excessif de la r�mun�ration du recourant � l'aide de la m�thode fiscale (cf. jugement entrepris, consid. 23.3.2 p. 67), ce n'est toutefois pas sur ce montant qu'elle a allou� les pr�tentions civiles � A.________ SA relatives au poste " salaires ". En effet, elle a finalement consid�r�, en application de l'interdiction de la�
reformatio in pejus, que la part de salaire excessif pour l'ann�e 2002 �tait de 70'003 [recte: 77'003] fr. sur un salaire de 318'808 fr., hors bonus, arr�t� par les juges de premi�re instance (cf. jugement entrepris, consid. 23.3.3 p. 68 et jugement de premi�re instance, consid. 29 p. 57 s.). Dans la mesure o� l'exc�dant de salaire retenu pour 2002 ne comprenait pas le montant du bonus, le recourant se m�prend lorsqu'il pr�tend avoir �t� condamn� au remboursement de 47'897 fr. 85 � deux titres. Infond�, son grief doit �tre rejet�.
3.11.�A juste titre, le recourant renonce express�ment � contester sa condamnation en lien avec�
l'appropriation du produit de vente�de certaines bouteilles (cf. m�moire de recours, ch. III.9, p. 57). Un tel grief serait en tout �tat irrecevable, faute d'avoir �t� soulev� en instance cantonale (cf. art. 80 al. 1 LTF).
Le recourant fait valoir, subsidiairement, que certains faits reproch�s au titre de gestion d�loyale aggrav�e sont prescrits.
4.1.1.�Selon l'art. 2 al. 1 CP, la loi p�nale ne s'applique qu'aux faits commis apr�s son entr�e en vigueur (principe de la non-r�troactivit� de la loi p�nale). Cependant, en vertu de l'art. 2 al. 2 CP, une loi nouvelle s'applique aux faits qui lui sont ant�rieurs si, d'une part, l'auteur est mis en jugement apr�s son entr�e en vigueur et si, d'autre part, elle est plus favorable � l'auteur que l'ancienne (exception de la�
lex mitior�). Il en d�coule que l'on applique en principe la loi en vigueur au moment o� l'acte a �t� commis, � moins que la nouvelle loi ne soit plus favorable � l'auteur. La r�gle de la�
lex mitior�constitue une exception au principe de non-r�troactivit�. Elle se justifie par le fait qu'en raison d'une conception juridique modifi�e le comportement consid�r� n'appara�t plus ou appara�t moins punissable p�nalement (ATF 134 IV 82 consid. 6.1 p. 86 s.).
L'art. 389 CP est une concr�tisation du principe de la�
lex mitior�(cf. art. 2 al. 2 CP) s'agissant de la prescription. Selon cet article, les dispositions du nouveau droit concernant la prescription de l'action p�nale sont applicables aux infractions commises avant l'entr�e en vigueur du nouveau droit si elles sont plus favorables � l'auteur que celles de la loi ancienne. Si, au contraire, la loi nouvelle fixe un d�lai de prescription plus long, on appliquera la loi ancienne � une infraction commise sous son empire (principe de la non-r�troactivit�; cf. ATF 129 IV 49 consid. 5.1 p. 51).
La d�termination du droit le plus favorable s'effectue par une comparaison concr�te de la situation de l'auteur, suivant qu'il est jug� � l'aune de l'ancien ou du nouveau droit. Doivent en principe �tre examin�es au premier chef les conditions l�gales de l'infraction litigieuse. Lorsque le comportement est punissable tant en vertu de l'ancien que du nouveau droit, il y a lieu de proc�der � une comparaison d'ensemble des sanctions encourues. L'importance de la peine maximale joue un r�le d�cisif. Toutes les r�gles applicables doivent cependant �tre prises en compte, notamment celles relatives � la prescription et, le cas �ch�ant, au droit de porter plainte (ATF 135 IV 113 consid. 2.2 p. 114; 134 IV 82 consid. 6.2.1 p. 87 s. et les r�f�rences cit�es). Par ailleurs, l'ancien et le nouveau droit ne peuvent �tre combin�s. Ainsi, on ne saurait, � raison d'un seul et m�me �tat de fait, appliquer l'ancien droit pour d�terminer quelle infraction a �t� commise et le nouveau droit pour d�cider si et comment l'auteur doit �tre puni. En revanche, si l'auteur a commis plusieurs infractions ind�pendantes qui sont punissables p�nalement, il convient d'examiner s�par�ment, en relation avec chacune des infractions, lequel de l'ancien ou du nouveau droit est le plus favorable (ATF 134 IV 82 consid. 6.2.3 p. 88 s. et l'arr�t cit�).
Les dispositions en mati�re de prescription ont �t� modifi�es par la loi du 5 octobre 2001, entr�e en vigueur le 1er octobre 2002 (RO 2002 2993 2996). Avec la r�vision de la partie g�n�rale du code p�nal, en vigueur depuis le 1er janvier 2007 (RO 2006 3459), les dispositions sur la prescription figurent d�sormais, sans nouvelle modification, aux art. 97 ss CP.
4.1.2.�Sous l'ancien droit, l'action p�nale se prescrivait par dix ans si l'infraction �tait passible - comme en l'esp�ce la gestion d�loyale aggrav�e - de l'emprisonnement pour plus de trois ans ou de la r�clusion (prescription relative; ancien art. 70 CP). Ce d�lai �tait toutefois interrompu par tout acte d'instruction d'une autorit� charg�e de la poursuite ou par toute d�cision du juge dirig�e contre l'auteur (ancien art. 72 ch. 2 al. 1 CP). A chaque interruption, un nouveau d�lai commen�ait � courir. N�anmoins, l'action p�nale �tait en tout cas prescrite lorsque le d�lai ordinaire �tait d�pass� de moiti�, soit au bout de quinze ans (prescription absolue; ancien art. 72 ch. 2 al. 2 CP). Selon la jurisprudence, la prescription de l'action p�nale cessait de courir apr�s le prononc� d'un jugement de condamnation si celui-ci �tait ex�cutoire et ne pouvait plus faire l'objet que d'une voie de recours extraordinaire analogue au pourvoi en nullit� f�d�ral (ATF 127 IV 220 consid. 2 p. 224; 121 IV 64 consid. 2 p. 65 et les r�f�rences cit�es).
Les nouvelles dispositions sur la prescription, entr�es en vigueur le 1er octobre 2002, ont supprim� la suspension et l'interruption de la prescription et, en contrepartie, allong� les d�lais de prescription. Pour les infractions punissables d'une peine privative de libert� de plus de trois ans - telles que la gestion d�loyale aggrav�e - le d�lai de prescription est de quinze ans (art. 97 al. 1 let. b CP). En outre, la prescription ne court plus si, avant son �ch�ance, un jugement de premi�re instance a �t� rendu (art. 97 al. 3 CP).
4.1.3.�Les infractions dont la prescription est discut�e ont �t� commises du 20 f�vrier 1997 au 28 mars 2002 s'agissant de l'avion Beechcraft, du 1er ao�t 1999 au mois de f�vrier 2004 s'agissant de l'occupation de l'appartement aux frais de la soci�t� et de 1995 au mois de f�vrier 2004 pour l'utilisation des services d'employ�es de la soci�t�. Elles portent sur une p�riode couverte tant par l'ancien que le nouveau droit et ont �t� jug�es en premi�re instance sous l'empire du nouveau droit.
Or, en l'esp�ce, l'application de l'ancien ou du nouveau droit ne conduit pas � une solution diff�rente s'agissant de la dur�e du d�lai de prescription. Celle-ci est de 15 ans sous les deux r�gimes, d�s lors qu'il n'est pas contest� que le d�lai de prescription relatif a �t� r�guli�rement interrompu (cf. ancien art. 70 et 72 ch. 2 CP).
Comme il sera vu ci-apr�s, les actes de gestion d�loyale doivent �tre consid�r�s comme des unit�s pour chaque type de comportement incrimin�, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'examiner � quel moment la prescription aurait d�finitivement cess� de courir pour chaque acte, sous l'ancien et sous le nouveau droit. Dans ce sens, l'affirmation du recourant selon laquelle, la prescription ne cessait de courir qu'au moment du jugement de deuxi�me instance, tombe � faux.
4.2.�Aux termes de l'art. 98 let. b CP (ancien art. 71 al. 2, puis 71 let. b CP), la prescription court d�s le jour du dernier acte si l'activit� coupable de l'auteur s'est exerc�e � plusieurs reprises. La jurisprudence au sujet de cette disposition a �volu� au fil du temps, le Tribunal f�d�ral abandonnant la notion de d�lit successif au profit de celle d'unit� du point de vue de la prescription. Cette derni�re notion a ensuite �t� remplac�e par la figure de l'unit� juridique ou naturelle d'actions (cf. ATF 131 IV 83 consid. 2.4.3 � 2.4.5 p. 92 ss).
L'unit� juridique d'actions existe lorsque le comportement d�fini par la norme pr�suppose, par d�finition, la commission d'actes s�par�s, tel le brigandage (art. 140 CP), mais aussi lorsque la norme d�finit un comportement durable se composant de plusieurs actes, par exemple les d�lits de gestion fautive (art. 165 CP), ou de services de renseignements politiques ou �conomiques (art. 272 et 273 CP; ATF 132 IV 49 consid. 3.1.1.3 p. 54; 131 IV 83 consid. 2.4.5 p. 93 s.).
L'unit� naturelle d'actions existe lorsque des actes s�par�s proc�dent d'une d�cision unique et apparaissent objectivement comme des �v�nements formant un ensemble en raison de leur relation �troite dans le temps et dans l'espace. Elle vise ainsi la commission r�p�t�e d'infractions - par exemple, une vol�e de coups - ou la commission d'une infraction par �tapes successives - par exemple, le sprayage d'un mur avec des graffitis pendant plusieurs nuits successives - une unit� naturelle �tant cependant exclue si un laps de temps assez long s'est �coul� entre les diff�rents actes, quand bien m�me ceux-ci seraient li�s entre eux (ATF 132 IV 49 consid. 3.1.1.3 p. 54 s.; 131 IV 83 consid. 2.4.5 p. 94). La notion d'unit� naturelle d'action n'emporte pas conviction aupr�s de la doctrine, qui estime que ses contours demeurent vagues (Matthias Zurbr�gg, in: Basler Kommentar, Strafrecht I, 3�me �d. 2013, ad art. 98 n� 24). Cette notion doit �tre interpr�t�e restrictivement, pour �viter de r�introduire sous une autre forme la figure du d�lit successif ou celle d'unit� du point de vue de la prescription. Elle ne sera donc admise qu'� la double condition que les faits punissables proc�dent d'une d�cision unique et se traduisent, dans le temps et dans l'espace, par des actes suffisamment rapproch�s pour former un tout (cf. arr�t 6S.397/2005 du 15 novembre 2005 consid. 2.3.2; et les r�f�rences aux ATF 118 IV 91 consid. 4a p. 93; 111 IV 144 consid. 3b p. 149).
4.2.1.�La jurisprudence qui pr�voyait la figure de l'unit� sous l'angle de la prescription, visait � d�terminer dans quels cas plusieurs actes punissables apparaissaient suffisamment li�s entre eux pour justifier que la prescription ne commence � courir qu'avec le dernier acte d�lictueux (cf. ATF 117 IV 408 consid. 2.f.aa p. 413). Le Tribunal f�d�ral avait alors consid�r� que le d�lai de prescription ne devait commencer � courir qu'� partir du moment o� le dernier acte d�lictueux �tait commis en cas d'unit�, soit lorsque les infractions �taient de m�me nature, qu'elles �taient commises au pr�judice du m�me bien juridique et qu'elles constituaient un comportement illicite durable (cf. ATF 117 IV 408 consid. 2.f.bb p. 413 s.). Dans le cas concret, il avait admis l'unit� du point de vue de la prescription pour plusieurs actes de gestion d�loyale aggrav�e puisque ceux-ci �taient dirig�s contre le m�me bien juridique, le l�s� �tait le m�me et le pr�venu avait par ailleurs adopt� un comportement illicite durable (cf. ATF 117 IV 408 consid. 2.g p. 414). Malgr� l'abandon de la figure de l'unit� du point de vue de la prescription (ATF 131 IV 83), la doctrine s'exprimant sur la question de la prescription en mati�re de gestion d�loyale estime que le point de d�part doit correspondre au moment o� l'auteur cesse son comportement durablement illicite, quand bien m�me il ne s'agirait pas d'un d�lit continu (Trechsel/ Crameri in: Trechsel/Vest, Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 2e �d. 2013, n� 15 ad art. 158 CP).
4.2.2.�A teneur de l'art. 98 let. c CP (cf. ancien art. 71 al. 3 CP), la prescription court d�s le jour o� les agissements coupables ont cess� s'ils ont eu une certaine dur�e. On parle alors d'infraction continue, en ce sens que les actes qui cr�ent la situation ill�gale forment une unit� avec les actes qui la perp�tuent ou avec l'omission de la faire cesser, pour autant que le comportement visant au maintien de l'�tat de fait d�lictueux soit express�ment ou implicitement contenu dans les �l�ments constitutifs de l'infraction ( GILBERT KOLLY, in Commentaire romand, Code p�nal I, 2009, ad art. 98 CP n� 28).
4.3.�Se fondant sur l'art. 98 let. b CP, la cour cantonale a retenu que les actes reproch�s en lien avec l'avion Beechcraft, l'occupation de l'appartement, ainsi que l'utilisation des services d'employ�es de la soci�t� constituaient des infractions continues, de sorte que le d�lai de prescription commen�ait � courir � partir du dernier acte (cf. jugement entrepris, consid. 22.2 in fine p. 58; 23.2.1 in fine p. 63; 23.5.3 p. 71; 23.7.3 p. 74). Ce faisant, elle a confondu les notions d'infractions commises � plusieurs reprises (art. 98 let. b CP; ancien art. 71 al. 2 CP) et le d�lit continu (art. 98 let. c CP; ancien art. 71 al. 3 CP). Cela n'a toutefois pas d'influence sur le�
dies a quo�du d�lai de prescription pour les motifs suivants, �tant rappel� que l'autorit� amen�e � faire application de l'ancien droit doit appliquer la jurisprudence actuelle, une nouvelle jurisprudence �tant en r�gle g�n�rale applicable imm�diatement � toutes les proc�dures pendantes ou futures (ATF 135 II 78 consid. 3.2 p. 85; cf. ATF 133 I 270 consid. 1.2.2 p. 274).
4.4.�S'agissant des actes reproch�s en lien avec�
l'avion Beechcraft, il y a lieu d'admettre, selon l'interpr�tation jurisprudentielle la plus r�cente de l'art. 98 let. b CP, l'existence d'une unit� naturelle d'actions. En effet, le recourant a l�s� le m�me bien juridiquement prot�g� (les int�r�ts financiers de A.________ SA), en lui faisant supporter des d�penses de m�me nature (frais d'entretien et primes d'assurance), se rapportant au m�me objet, � des intervalles r�guliers, �tant pr�cis� que les primes pay�es d�coulaient du m�me contrat d'assurance qui a perdur� de 1997 � 2002 (cf. art. 105 al. 1 LTF). Les actes appr�hend�s proc�dent d'une d�cision unique consistant pour le recourant � mettre � la charge de la soci�t� tous les frais d'entretien et d'assurance d'un avion dont il disposait � sa guise � des fins priv�es. Ces actes apparaissent objectivement comme des �v�nements appartenant � un ensemble en raison de leur �troite relation dans le temps et dans l'espace, dans la mesure o� ces d�penses r�guli�res et de m�me nature, �taient syst�matiquement mises � la charge de la soci�t� (cf. ATF 131 IV 83 consid. 2.4.5 p. 94).
La configuration d'esp�ce se distingue de celle examin�e dans l'arr�t 6S.187/2004, o� l'unit� n'a pas �t� retenue, car chaque acte de gestion d�loyale (remise d'int�r�ts) constituait un acte s�par�, qui s'adressait � des d�biteurs distincts et � des moments diff�rents (arr�t 6S.187/2004 du 18 f�vrier 2005 consid. 4.3). Elle diff�re �galement de l'�tat de fait retenu dans l'arr�t 6S.480/2004, impliquant une trentaine d'importations frauduleuses commises � r�it�r�es reprises en l'espace de moins de deux mois, chaque importation constituant un acte s�par� ponctuel (arr�t 6S.480/2004 du 9 mars 2005 consid. 8.3.3).
Partant, c'est � juste titre que l'autorit� pr�c�dente a fix� le point de d�part du d�lai de prescription en mars 2002, date du dernier acte en lien avec le paiement par la soci�t� des frais d'entretien et d'assurance de l'avion Beechcraft. Le d�lai de prescription de l'action p�nale en mati�re de gestion d�loyale qualifi�e �tant de 15 ans sous l'ancien comme sous le nouveau droit (cf. supra, consid. 4.1.3), l'infraction reproch�e n'�tait pas prescrite lors du prononc� du jugement cantonal sur appel le 24 f�vrier 2014, date d�terminante au regard de l'ancien droit, nonobstant recours en mati�re p�nale (cf. arr�ts 6B_440/2008 du 11 novembre 2008 consid. 3.3; 6B_406/2008 du 12 d�cembre 2008 consid. 2; 6B_811/2010 du 23 ao�t 2012 consid. 1).
4.5.�Quant au versement du salaire aux
employ�es�de la soci�t� A.________ SA pour des t�ches m�nag�res effectu�es au domicile du recourant plusieurs fois par semaine (cf. jugement entrepris, consid. 15.1, p. 46), jusqu'� f�vrier 2004 (� partir de 1995 pour une employ�e et d�s 1999 pour l'autre), il y a �galement lieu d'admettre l'unit� naturelle d'actions pour chacune des employ�es. En effet, les prestations salariales proc�dent d'une d�cision unique relative � chaque employ�e et apparaissent objectivement comme des �v�nements appartenant � un ensemble en raison de leur �troite relation dans le temps et dans l'espace. Pour ce poste, le patrimoine l�s� chaque mois �tait celui de la soci�t� A.________ SA, pour des d�penses de m�me nature, lesquelles se rapportaient � des m�mes prestations, fournies par les m�mes personnes. Les d�penses d�coulaient de la m�me relation contractuelle, pour chacune des employ�es.
Le d�lai de prescription de 15 ans ayant commenc� � courir en f�vrier 2004, l'infraction en cause n'�tait pas prescrite lors du jugement de deuxi�me instance (cf.�
supra�consid. 4.4�
4.6.�Le raisonnement peut �tre nuanc� s'agissant de l'occupation � des fins priv�es de�
locaux�financ�s par la soci�t�. En sa qualit� de g�rant, le recourant a viol� son devoir de diligence et de fid�lit� en mettant � la charge de la soci�t�, un appartement occup� � des fins priv�es, par la conclusion d'un contrat de bail � l'insu du conseil d'administration. La situation ill�gale ainsi cr��e �tait maintenue par l'omission de la faire cesser. En effet, en demeurant avec sa famille dans l'appartement financ� par la soci�t�, le recourant a maintenu l'�tat de fait d�lictueux implicitement contenu dans les �l�ments constitutifs de la gestion d�loyale aggrav�e en augmentant le dommage, respectivement son enrichissement, par la mise � la charge de la soci�t� du paiement mensuel du loyer. Aussi, dans la configuration d'esp�ce, l'infraction en cause r�sulte d'une activit� coupable d'une certaine dur�e au sens de l'art. 98 let. c CP, le d�lai de prescription commen�ant � courir au moment o� celle-ci a cess� (cf. ATF 134 IV 307 consid. 2.4 p. 311 ss, s'agissant de la violation de l'obligation de diligence dans les op�rations financi�res se caract�risant comme un d�lit continu).
En tout �tat, l'infraction en cause proc�de d'une seule d�cision prise au moment de la conclusion du contrat de bail en 1999, voire au moment de la prise de possession des locaux � des fins priv�es. Le patrimoine l�s� chaque mois �tait celui de la soci�t� A.________ SA, pour des d�penses de m�me nature, soit le loyer et les frais accessoires, lesquelles se rapportaient � un m�me objet. Les dettes �taient exigibles r�guli�rement et d�coulaient du m�me contrat de bail sign� en mai 1999 (cf. jugement entrepris, consid. 14, p. 45). Aussi, que ce soit sous l'angle de l'art. 98 let. b CP, interpr�t� � la lumi�re de la jurisprudence actuelle, ou de l'art. 98 let. c CP (cf. ancien art. 71 al. 2 ou 3 CP), le d�lai de prescription de 15 ans a commenc� � courir en f�vrier 2004, de sorte qu'il n'�tait pas �chu au moment du prononc� du jugement entrepris (cf.�
Le recourant s'en prend � plusieurs �gards � sa condamnation du chef de banqueroute frauduleuse (art. 163 ch. 1 CP) pour avoir constitu� la Fondation O.________ et avoir transf�r� � cette fondation les droits de fondateur sur l'Anstalt Y.________ (cf.�
supra�consid. D.c). Il fait valoir que les droits de fondateur sur Y.________ sont, par nature, insaisissables, conform�ment au droit du Liechtenstein, et ne peuvent donc tomber dans la masse, de sorte que toute infraction de banqueroute frauduleuse est exclue; de toute fa�on, il aurait c�d� ces droits de fondateur � D.________, par convention en 1989.
5.1.�Se rend coupable de banqueroute frauduleuse au sens de l'art. 163 ch. 1 CP le d�biteur qui, de mani�re � causer un dommage � ses cr�anciers, aura diminu� fictivement son actif, notamment en distrayant ou en dissimulant des valeurs patrimoniales, s'il a �t� d�clar� en faillite.
5.1.1.�Par le terme actif, on vise l'ensemble du patrimoine du d�biteur, soumis � la proc�dure d'ex�cution forc�e, en vue de d�sint�resser les cr�anciers; en sont exclus les biens qui sont insaisissables en raison de leur nature ou d'une disposition sp�ciale (ATF 103 IV 227 consid. p. 233).
5.1.2.�Il y a diminution fictive de l'actif lorsque le d�biteur met en danger les int�r�ts de ses cr�anciers non pas en ali�nant les biens sur lesquels ils ne pourront plus exercer directement leur mainmise, mais en les trompant sur la substance ou la valeur de son patrimoine, c'est-�-dire en cr�ant l'apparence que ses biens sont moindres, ou ses dettes plus importantes, qu'ils ne sont en r�alit� (arr�t 6S.438/2005 du 28 f�vrier 2006 consid. 3 et les r�f�rences cit�es). L'art. 163 CP mentionne diff�rentes formes de diminution fictive du patrimoine: la distraction ou la dissimulation de valeurs patrimoniales, le fait d'invoquer des dettes suppos�es, ainsi que la reconnaissance de cr�ances fictives.
La distraction - qui a �t� retenue en l'esp�ce - vise le cas o� le d�biteur met hors d'atteinte des biens qui servent � d�sint�resser les cr�anciers. Par exemple, l'auteur transf�re ou attribue faussement ses propres valeurs patrimoniales � un tiers. Un cas particulier de distraction consiste dans le transfert des actifs de la soci�t� faillie � une " soci�t�-�cran " ( DUPUIS ET AL., Petit commentaire du Code p�nal, 2012, n� 9 ad art. 163 CP; ATF 93 IV 16 consid. 1b p. 18; 85 IV 217).
5.1.3.�Le comportement vis� par l'art. 163 CP n'est punissable que lorsqu'il est commis intentionnellement. L'intention doit porter tant sur l'acte que sur le r�sultat, � savoir le pr�judice subi par le cr�ancier quant au recouvrement de sa cr�ance. Le dol �ventuel est suffisant ( DUPUIS ET AL.,�
op. cit., n� 14 ad art. 163 CP).
5.1.4.�La d�claration de faillite est une condition objective de punissabilit�. L'intention de l'auteur ne doit donc pas n�cessairement porter sur cet �l�ment. Il n'est pas non plus exig� de rapport de causalit� entre le comportement fautif et la survenance de la faillite (arr�t 6B_575/2009 du 14 janvier 2010 consid. 1.2.3).
5.2.�En l'esp�ce, pour d�terminer s'il y a eu banqueroute frauduleuse, il convient de d�terminer, au pr�alable, si le recourant �tait titulaire des droits de fondateur sur Y.________ ou s'il les avait c�d�s � sa compagne, D.________, par convention du 15 janvier 1989. En cas de cession valable, il y aura lieu d'examiner si ces droits de fondateur ont �t� restitu�s au recourant, en application de cette convention, lors de son divorce d'avec D.________, prononc� le 24 octobre 2002.
5.2.1.�En raison du si�ge � l'�tranger de Y.________, l'affaire rev�t un caract�re international (ATF 137 III 481 consid. 2.1 p. 483). Il convient d�s lors d'examiner la question du droit applicable au litige, en fonction de la loi du for, � savoir de la loi f�d�rale sur le droit international priv� (LDIP, RS 291; ATF 137 III 481 consid. 2.1 p. 483). Dans le jugement attaqu�, la cour cantonale a consid�r� que l'application du droit �tranger pouvait �tre �cart�e en vertu de l'ordre public n�gatif (jugement entrepris, consid. 25.1, p. 79). Se fondant sur la th�orie de la transparence (en droit suisse), elle a ni� toute port�e juridique � la cession de 1989, affirmant que le recourant avait continu� � agir comme s'il �tait le fondateur de Y.________ et le propri�taire �conomique de la maison; elle a ajout� que, dans tous les cas, d�s la s�paration du couple, les droits de fondateur �taient revenus en pleine propri�t� au recourant. Pour celui-ci, il convient, en revanche, d'examiner le contenu du droit liechtensteinois, notamment en relation avec la nature des droits de fondateur sur Y.________ et la th�orie de la transparence.
5.2.2.�L'examen du droit applicable au litige se fera au regard des r�gles de conflits de la LDIP, en particulier � la lumi�re des art. 150 ss LDIP. En effet, l'art. 150 al. 1 LDIP englobe dans la notion de soci�t�, outre la � soci�t� de personne organis�e �, � tout patrimoine organis� �, dont font partie notamment les fondations et les " Anstalten " (von Planta/Eberhard, in: Basler Kommentar, Internationales Privatrecht, 3e �d., 2013, n� 10 ad art. 150 LDIP; Bernard Dutoit, Droit international priv� suisse, Commentaire de la loi f�d�rale du 18 d�cembre 1987, 4e �d, 2005, n� 5 ad art. 150 LDIP; Florence Guillaume, in: Commentaire romand, Loi sur le droit international priv� suisse, 2011, n� 7 ad art. 150 LDIP).
Selon l'art. 154 al. 1 LDIP, les soci�t�s sont r�gies par le droit de l'Etat en vertu duquel elles sont organis�es si elles r�pondent aux conditions de publicit� ou d'enregistrement prescrites par ce droit. Le domaine du droit applicable au statut de la soci�t� est d�crit largement par la loi (art. 155 let. a-i LDIP). Le but de la r�glementation l�gale est de donner au statut de la soci�t� un domaine d'application aussi large que possible (Message du Conseil f�d�ral du 10 novembre 1982, FF 1983 I 255 ss, 429). Sous r�serve des rattachements sp�ciaux, le statut de la soci�t� r�git toutes les questions juridiques li�es au rapports internes et externes (ATF 128 III 346 consid. 3.1.3 p. 349). On pense notamment � l'acquisition, � la modification ou � la perte de la qualit� de membre, ainsi qu'aux modes de transfert de la qualit� de membre (Bernard Dutoit,�
op. cit., n� 8 ad art. 155 LDIP).
5.2.3.�En l'esp�ce, Y.________, qui a son si�ge au Liechtenstein, est organis�e selon le droit liechtensteinois. Il n'est pas contest� qu'elle a �t� valablement constitu�e selon ce droit et qu'elle r�pond aux conditions de publicit� ou d'enregistrement prescrites par ce droit. En application de la norme de conflit ancr�e � l'art. 154 al. 1 LDIP, elle est donc gouvern�e par le droit du Liechtenstein. Les droits de fondateur ne sont pas des droits de cr�ance classique, mais peuvent �tre assimil�s � des droits de membre (Mitgliedschaftsrechte; Graziella Marok, Die privatrechtliche liechtensteinische Anstalt unter besonderer Ber�cksichtigung der Gr�nderrechte, th�se 1994, p. 76 s., 81, 121). La validit� de la convention de cession de 1989 et l'existence d'un �ventuel acte simul� doivent donc �tre examin�es au regard du droit liechtensteinois. En appliquant le droit suisse, la cour cantonale a transgress� les art. 150 ss LDIP, qui lui imposaient d'appliquer le droit liechtensteinois.
D�s l'instant o� la cour cantonale n'a pas appliqu� du tout le droit �tranger d�sign� par le droit international priv� suisse, le Tribunal f�d�ral ne peut qu'annuler le jugement attaqu� et renvoyer l'affaire � la cour cantonale pour nouvelle d�cision. Il n'appartient pas � la juridiction f�d�rale d'appliquer le droit �tranger en premi�re et derni�re instance (cf. ATF 127 III 123 consid. 2f p. 126; 121 III 246 consid. 3d p. 248, 436 consid. 6 p. 440). Il incombera � la cour cantonale d'examiner, sous l'angle du droit liechtensteinois, la nature des droits de fondateur, cas �ch�ant, la validit� de la cession par convention de 1989. Ensuite seulement il s'agira d'examiner la n�cessit� d'appliquer l'art. 17 LDIP en vertu de l'ordre public suisse (sur cette question, cf.�
infra�consid. 10.2.2 en lien avec la d�volution de l'immeuble J.________ � la masse en faillite).
Le recours doit �tre admis sur ce point.
En tant que le recourant affirme que l'art. 52 CP aurait induit que l'on renonce totalement � une poursuite p�nale, il ne motive d'aucune mani�re son grief, de sorte qu'il est irrecevable au regard de l'art. 42 al. 2 LTF.
Faute de grief, il n'y a pas lieu d'entrer en mati�re sur la conclusion du recourant en lib�ration d'une indemnit� � titre de d�pens en faveur de K.________ et de A.________ SA et sur celle relative aux d�pens de premi�re et deuxi�me instances.
En d�finitive, le recours de X.________ doit �tre partiellement admis en ce qui concerne l'infraction de banqueroute frauduleuse. Le jugement attaqu� doit �tre annul� sur ce point et la cause doit �tre renvoy�e � la cour cantonale pour qu'elle d�termine la titularit� des droits de fondateur sur Y.________, notamment au regard de la convention de 1989. Pour le surplus, le recours doit �tre rejet� dans la mesure o� il est recevable.
Dans la mesure o� le recourant obtient partiellement gain de cause, sa demande d'assistance judiciaire est sans objet. Pour le surplus, le recours n'�tait pas d�nu� de chances de succ�s relativement � la question de la prescription, si bien que l'assistance judiciaire doit �tre accord�e, Me Nicolas Rouiller �tant d�sign� comme avocat d'office (art. 64 al. 2 LTF). Il est statu� sans frais (art. 66 al. 1, 2�me phrase LTF). Le recourant obtiendra des d�pens r�duits de la part du canton du Valais (art. 68 al. 1 LTF). La cause �tant jug�e, la requ�te d'effet suspensif devient sans objet.
Invit�e � se d�terminer sur la question de l'infraction de banqueroute frauduleuse, la masse en faillite X.________ a conclu au rejet du recours. Au vu de l'admission partielle de celui-ci, il n'y a pas lieu de lui accorder de d�pens. Il ne se justifie pas d'accorder de d�pens � Y.________, laquelle peut y pr�tendre dans le cadre de son propre recours.
Le jugement attaqu� a prononc� la d�volution de l'immeuble J.________, ainsi que son mobilier, � la masse en faillite X.________ (jugement entrepris, p. 110, chiffre 12 du dispositif).
Le Tribunal f�d�ral examine d'office et librement la recevabilit� des recours qui lui sont soumis (ATF 138 III 46 consid. 1 p. 46; 139 III 252 consid. 1.1 p. 252).
9.1.�Selon l'art. 78 LTF, le Tribunal f�d�ral conna�t des recours contre les d�cisions rendues en mati�re p�nale. La notion de � d�cisions en mati�re p�nale � comprend toutes les d�cisions qui se fondent sur le droit p�nal mat�riel ou le droit de proc�dure p�nale. Tel est le cas en l'esp�ce o� la recourante s'en prend � la d�cision de d�volution � la masse en faillite de X.________ de l'immeuble J.________, sis en Sardaigne, en application de l'art. 70 al. 1
in fine�CP.
9.2.�En ordonnant la restitution de l'immeuble J.________ et du mobilier � la masse en faillite de X.________, le jugement attaqu� r�gle d�finitivement leur sort. Il s'agit donc d'une d�cision finale, qui met d�finitivement fin � la proc�dure (art. 90 LTF; sur la notion de d�cision finale, cf. ATF 129 III 107 consid. 1.2.1 p. 110).
9.3.�Selon la jurisprudence, le tiers qui a acquis les valeurs patrimoniales avant leur confiscation et qui poss�dait sur ces valeurs un droit de propri�t� ou un droit r�el restreint a un int�r�t juridique � l'annulation de la d�cision de confiscation, car il perd les valeurs ensuite de la confiscation (cf. arr�t 6B_1035/2008 du 11 mai 2009 consid. 1.4; sous le r�gime de l'ancien art. 268 PPF, cf. ATF 128 IV 145 consid. 1a p. 148; 122 IV 365 consid. III.1a/bb p. 368; 108 IV 154 consid. 1a p. 155 s.). Il en va de m�me en cas de restitution des valeurs au l�s� (cf. arr�t 6B_1035/2008 du 11 mai 2009 consid. 1.4).
9.4.�En l'esp�ce, le jugement attaqu� retient que l'immeuble J.________ figure au cadastre italien des b�timents comme �tant la propri�t� de Y.________ (jugement entrepris, p. 110, chiffre 12 du dispositif) et qu'elle est donc formellement sa propri�t� (jugement entrepris, consid. 25.2.3 p. 81). Constitu�e conform�ment au droit du Liechtenstein et munie par ce droit de tous les attributs de la personnalit� juridique, la recourante a l'exercice des droits civils en Suisse et, partant, la capacit� d'ester en justice (cf. ATF 135 III 614 consid. 4.2 p. 617). Dans ces conditions, elle a la qualit� pour recourir.
La recourante conteste la d�volution de l'immeuble J.________ en Sardaigne � la masse en faillite X.________. En premier lieu, elle reproche � la cour cantonale de ne pas avoir d�termin� la " question du droit applicable � la titularit� des droits de fondateur en lien avec Y.________ "; selon elle, la cour cantonale aurait d� mettre en oeuvre une expertise pour r�pondre � cette question. En outre, elle conteste que Y.________ se confonde avec X.________.
10.1.�L'art. 70 al. 1er CP autorise le juge � confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le r�sultat d'une infraction, si elles ne doivent pas �tre restitu�es au l�s� en r�tablissement de ses droits. La restitution au l�s� selon l'art. 70 al. 1 in fine CP a la priorit� sur une �ventuelle confiscation et l'attribution au l�s� en r�paration du dommage subi (ATF 128 I 129 consid. 3.1.2 p. 133; 122 IV 365 consid. 1a/aa p. 368).
Dans la r�gle, la confiscation prononc�e en Suisse ne peut avoir pour objet que des valeurs patrimoniales sises en Suisse (ATF 137 IV 33 consid. 9.4.4 p. 51). Lorsque les valeurs litigieuses se trouvent � l'�tranger, il faut recourir � la voie de l'entraide judiciaire en mati�re p�nale. Selon l'art. 13 ch. 1 let. a de la Convention relative au blanchiment, au d�pistage, � la saisie et � la confiscation des produits du crime, ratifi�e par la Suisse et l'Italie (RS 0.311.53), un tribunal suisse peut ordonner la confiscation de valeurs patrimoniales sises � l'�tranger, d�cision que les autres Etats parties � la convention doivent ex�cuter dans le cadre de l'entraide internationale.
10.2.1.�Comme vu sous consid. 5, la condamnation pour banqueroute frauduleuse a �t� annul�e et la cause renvoy�e � la cour cantonale pour d�terminer qui �tait le titulaire des droits de fondateur sur Y.________. Vu l'admission de ce grief, la d�volution de l'immeuble J.________ � la masse en faillite doit �galement �tre annul�e et la cause renvoy�e � la cour cantonale pour nouveau jugement.
10.2.2.�Si, � la suite de l'arr�t de renvoi, la cour cantonale arrive � la conclusion que les droits de fondateur �taient tomb�s dans la masse en faillite de X.________ et confirme la condamnation de X.________ pour banqueroute frauduleuse, elle devra encore - avant d'ordonner la d�volution de la maison � la masse en faillite - examiner � qui appartient l'immeuble J.________ entre Y.________ et X.________.
La cour cantonale a admis que, formellement, la maison appartenait � Y.________, mais appliquant la th�orie de la transparence en droit suisse, elle a consid�r� que X.________, en tant que d�tenteur des droits de fondateur, �tait le propri�taire �conomique de la maison et qu'il �tait abusif d'invoquer la dualit� des sujets de droit.
En ce qui concerne les soci�t�s offshores, l'application de la�
th�orie de la transparence�("Durchgriff ") est toutefois r�gie par le droit qui r�git le statut de la soci�t� domin�e (ATF 128 III 346 consid. 3.1 p. 348 ss; arr�t 4A_337/2009 du 16 octobre 2009 consid. 1.1; FRANK VISCHER, Z�rcher Kommentar zum IPRG, 2e �d., 2004, n� 28 s. ad rem. pr�l. aux art. 150-165 LDIP; BERNARD DUTOIT, op. cit., n� 8 ad art. 154 et n� 10 ad art. 155 LDIP). Comme l'�tablissement Y.________ est r�gi par le droit liechtensteinois (cf.�
supra�consid. 5.2.3), la cour cantonale devra appliquer ce droit pour d�terminer si elle peut faire fi de la dualit� de personnes � la forme et ordonner la d�volution de l'immeuble J.________ et de son mobilier � la masse en faillite X.________. Ce n'est que si l'ordre juridique �tranger d�sign� ne conna�t pas le principe de la transparence et que cela doit conduire � un r�sultat qui n'est pas compatible avec l'ordre public suisse, que l'application du droit �tranger peut �tre �cart�e en vertu de l'ordre public n�gatif (art. 17 LDIP; ATF 128 III 346 consid. 3.1.4�
in fine�p. 350).
En conclusion, le recours de Y.________ doit �tre admis, le jugement attaqu� doit �tre annul� sur la question de la d�volution de l'immeuble J.________ et renvoy� � la cour cantonale pour nouvelle d�cision. Les autres griefs, en particulier ceux tir�s de la prescription de l'infraction de banqueroute frauduleuse et de la violation du principe�
ne bis in idem, deviennent sans objet. Faute de grief, il ne sera pas entr� en mati�re sur la lev�e des s�questres ordonn�s le 4 novembre 2004 en lien avec l'immeuble J.________ et son mobilier.
Dans les circonstances d'esp�ce, il peut �tre statu� sans frais (art. 66 al. 1, 2�me phrase LTF). La recourante, qui obtient gain de cause, peut pr�tendre � des d�pens, � charge du canton du Valais et de la masse en faillite X.________ (art. 68 al. 1 et 2 LTF). Dans la mesure o� X.________ obtient des d�pens r�duits dans le cadre de son propre recours, il n'y a pas lieu de lui en allouer pour cette cause. Sa demande d'assistance judiciaire devient sans objet. Il ne sera pas accord� de d�pens � la masse en faillite X.________, qui succombe.
Les causes 6B_310/2014 et 6B_311/2014 sont jointes.
Le recours de X.________ (6B_310/2014) est partiellement admis, le jugement attaqu� annul� et la cause est renvoy�e � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision en ce qui concerne l'infraction de banqueroute frauduleuse. Pour le surplus, le recours est rejet�, dans la mesure o� il est recevable.
Il n'est pas per�u de frais judiciaires pour la cause 6B_310/2014.
La demande d'assistance judiciaire est admise dans la mesure o� elle n'est pas sans objet.
Me Nicolas Rouiller est d�sign� comme avocat d'office du recourant et une indemnit� de 1'000 fr., support�e par la caisse du Tribunal f�d�ral, lui est allou�e � titre d'honoraires.
Une indemnit� de 1'500 fr., � verser au conseil du recourant � titre de d�pens r�duits, est mise � la charge du canton du Valais.
Le recours de Y.________ (6B_311/2014) est admis, le jugement attaqu� annul� s'agissant du sort de l'immeuble d�nomm� J.________ et la cause renvoy�e � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision sur ce point.
Il n'est pas per�u de frais pour la cause 6B_311/2014.
Une indemnit� de 3'000 fr., � verser � Y.________ � titre de d�pens, est mise pour moiti� � la charge du canton du Valais et pour moiti� � la charge de la masse en faillite X.________, solidairement entre eux.

References: ATF 
 art. 717
 ATF 
 art. 343
in fine
 art. 105
 art. 332
 art. 80
 ATF 
 ATF 
 art. 339
 ATF 
 ATF 
 art. 105
 art. 105
 art. 105
 ATF 
 ATF 
 art. 678
 art. 678
 art. 678
 art. 678
 art. 678
 art. 758
 art. 19
 ATF 
 art. 80
 art. 2
 ATF 
 art. 97
 art. 70
 art. 72
 art. 72
 art. 70
 art. 71
 ATF 
 ATF 
 art. 98
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 158
 art. 71
 art. 98
in fine
in fine
 art. 71
 art. 71
 ATF 
 art. 105
 ATF 
 ATF 
 art. 71
 art. 163
 ATF 
 art. 163
 ATF 
 art. 150
 art. 150
 art. 150
 art. 150
 art. 155
 art. 150
 ATF 
in fine
 ATF 
 art. 268
 ATF 
 ATF 
in fine
 art. 150
 art. 154
 art. 155
 ATF 
in fine