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Timestamp: 2018-06-24 07:01:20+00:00

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Tome 5 Fasc. 4 /1 - CLHAM asbl
Tome 5 Fasc. 4 /1
Les abris de la position fortifiée de Liège en mai 1940
Chapitre 7 - La P.F.L. pendant la campagne des 18 jours
Après avoir décrit la position fortifiée de Liège, et avant de faire l'historique des combats qui s'y sont déroulés, quelques remarques s'imposent.
Tout était prévu contre un assaillant venant de l'est et attaquant selon les mêmes axes qu'en août 1914. Cependant les forts Brialmont de 1888 furent modifiés et réarmés avec des canons de récupération, démodés, datant de la Première Guerre mondiale. Conçus comme soutien d'infanterie, ils combattront vite isolés de celle-ci et deviendront des forts d'arrêt, rôle pour lequel ils n'avaient pas été conçus au départ.
De manière générale, les observatoires bétonnés avaient peu de vues sur l'ennemi. Ils auraient dû être construits en avant des forts et non sur la ligne d'abris reliant tous les forts.
Très tôt, alors que la construction de la PFL 1 n'était pas encore terminée, la Défense nationale se rendit compte que le IIIe corps d'armée, occupant la PFL, ne disposait ni d'effectifs suffisamment nombreux, ni d'assez de mitrailleuses pour garnir cette ligne de front de 179 abris se développant sur 60 km. C'est pourquoi il fut décidé de ne pas l'occuper. Elle constituera un leurre pour l'ennemi, qui, on l'espérait, ne saurait pas où la ligne de défense principale serait établie. Dès le début, les forts de PFL 1 étaient donc condamnés à se battre seuls.
En cas de non-invasion des Pays-Bas par l'Allemagne, les troupes portées sur le canal Albert, où le gros de l'armée belge attendait l'ennemi, iraient alors occuper la PFL 1.
Les 179 abris de la PFL 1 resteront inoccupés à l'exception des observatoires des forts et des 3 forts : Aubin-Neufchâteau, Battice et Tancrémont.
Ils combattront isolés, en tant que forts d'arrêt, afin de retarder le plus longtemps possible l'attaque ennemie sur la ligne principale constituée par la PFL 2.
Entre les deux autres positions fortifiées d'Anvers et de Namur, la position fortifiée de Liège était la charnière du système défensif belge dans lequel le canal Albert devait jouer le rôle principal, où l'armée belge devait retenir le plus longtemps possible l'assaillant en attendant les renforts français et anglais sur le canal Albert. Or les stratèges français doutèrent de la possibilité de rejoindre, à temps, l'armée belge sur ce canal. Suite à des accords secrets noués entre Belges et Français, la ligne KW (1) fut choisie comme ligne de bataille, et les secteurs furent répartis comme suit :
- les Belges tiendraient le secteur Anvers-Louvain ;
- les Anglais tiendraient le secteur Louvain-Wavre ;
- les Français tiendraient le secteur Wavre-Namur ;
- la PFN serait défendue par le VIIe CA belge ;
- les Français garderaient la Meuse en amont de Namur.
(1) Ligne KW : ligne défensive constituée d'abris, débutant à Koningshooyckt, près d'Anvers, jusqu'à Wavre, en passant par Louvain.
L'armée belge modifia donc ses plans de défense. Le canal Albert et la position fortifiée de Liège avaient perdu de leur importance. Ces deux positions défensives ne devaient plus que contenir l'ennemi en attendant la mise en état de défense de la ligne KW et de son prolongement vers Namur.
Toutes les troupes garnissant la PFL dépendront du IIIe corps d'armée dont le PC était situé à la Citadelle de Liège.
Le IIIe CA, commandé par le général de Krahe, se composait de :
2e division d'infanterie à trois régiments d'infanterie
- 5e régiment de Ligne
- 6e régiment de Ligne
- 28e régiment de Ligne
Au sud de la Vesdre derrière la PFL 2
3e division d'infanterie à trois régiments d'infanterie
- 1er régiment de Ligne
- 12e régiment de Ligne
- 25e régiment de Ligne
Au nord de la Vesdre derrière la PFL 2
Régiment de forteresse de Liège à 14 batteries constituées par la garnison des forts
Dans les 12 forts
1er régiment Cyclistes-Frontière
Secteur nord de la position avancée
2e régiment Cyclistes-Frontière
Derrière la Meuse de Cheratte à Lixhe
Secteur sud de la position avancée
4e régiment Carabiniers-Cyclistes
Sur l'Ourthe
VIIe bataillon USF (Unités spéciales de Forteresse)
Région de Haccourt
Les Cyclistes-Frontière, corps créé en mars 1934, était composé de volontaires dont la mission consistait à occuper en permanence les postes d'alerte et de destructions ainsi que les abris contre irruption de la PFL 3, de pouvoir occuper dans un bref délai les abris des centres de résistance de la position avancée et les têtes de ponts de PFL 3. Le 1er R Cy F assurera la couverture de la position avancée. Le 2e R Cy F est disposé le long de la Meuse à partir de Cheratte jusque Lixhe. Au nord, la défense est assurée par le Ier corps d'armée.
Le 4e régiment de Carabiniers Cyclistes assurait la jonction entre la PFL 2 et le Groupement K. Ce dernier, commandé par le général Keyaerts, avait ses unités stationnées dans les Ardennes. Il se composait de la 1ère division de Chasseurs ardennais, de trois régiments de cavalerie motorisée (1er Guides, 2e Lanciers, 2e Chasseurs à Cheval), le 3e Cyclistes et quelques autres unités.
Les Unités spéciales de Forteresse, constituées principalement de soldats de vieilles classes de milice, ont été créées pour occuper des abris et redoutes. Elles se composent :
- du 1er régiment de Forteresse à 5 bataillons et 27 compagnies chargés d'occuper les forts et les redoutes d'Anvers ;
- du VIe bataillon d'USF à 4 compagnies qui occupent des abris dans la position fortifiée de Namur ;
- du VIIe bataillon d'USF à 4 compagnies qui occupe une position défensive le long du canal Albert dans la région de Haccourt.
Composition du régiment de forteresse de Liège le 10 mai 1940
Un état-major commandé par le colonel Modard et cinq états-majors de groupe, 14 batteries constituées par la garnison des forts de Liège
Ier groupe (deux batteries) commandé par le major Jottrand :
IIe groupe (trois batteries) commandé par le major Simon :
Cpt Pire
Cpt-Cdt Pourbaix
Cpt-Cdt D'Ardenne
IIIe groupe (deux batteries) commandé par le major Herbillon :
Cpt-Cdt Vanderhaegen
Cpt Glinne
IVe groupe (cinq batteries) commandé par le major Parmentier :
Cpt-Cdt Clobert
Cpt-Cdt Jaco
Cpt-Cdt Charlier
Cpt Devos
Cpt-Cdt Barbieux
Ve groupe (deux batteries) commandé par le major Bovy (2) :
(2) Suite au décès du major Bovy le 10 mai à 5 h 30, le Cpt Cdt Guéry a assuré le commandement jusqu'à la reddition du fort le 22 mai 1940.
De 1936 au 10 mai 1940
Depuis le réarmement allemand et la réoccupation de la Rhénanie, le 7 mars 1936, par l'armée allemande, nos hautes sphères militaires étaient particulièrement préoccupées par le danger que pouvait constituer l'irruption soudaine de troupes motorisées ennemies en territoire national. Dans le but de tester la sûreté des organisations défensives de Liège face à une telle éventualité, il fut décidé que les grandes manoeuvres du IIIe corps d'armée se feraient dans la PFL.
Dans la nuit du 4 au 5 octobre 1936, les troupes du IIIe CA furent transportées par chemin de fer dans la région liégeoise où elles occupèrent des cantonnements d'attente, sur la rive gauche de la Meuse. La nuit suivante, elles gagnèrent à pied leurs positions de combat qui étaient situées sur la PFL 2.
Les 6 et 7 octobre, se déroulèrent les manoeuvres qui virent les tentatives des colonnes motorisées d'éléments du 1er Lanciers et du 2e Cyclistes pour percer les intervalles des forts. Ces manoeuvres furent assez décevantes.
Un an plus tard, eurent lieu les secondes manoeuvres qui opposèrent, le 8 octobre 1937, le IIIe corps d'armée aux troupes ennemies figurées par des éléments des Chasseurs ardennais, du 1er Guides et du 2e Lanciers.
Un des enseignements de ces manoeuvres fut la nécessité de loger les soldats près de la position défensive. C'est pourquoi la construction de trois nouvelles casernes fut envisagée, à Boncelles, Saive et Romsée.
Suite à l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne et à la politique très belliqueuse de cette dernière envers la Tchécoslovaquie, l'armée belge est mise sur le "pied de paix renforcé" (PPR). Le PPR fut communiqué au cadre et à la troupe du 12e de Ligne le 28 septembre 1938 à 14.15 h. Le 28 septembre au soir, le 12e de Ligne occupa ses cantonnements de mobilisation. Le 29 septembre, le régiment fit mouvement à pied pour gagner sur PFL 2 les positions qui lui étaient assignées par les plans établis.
La Conférence de Munich (28-30 septembre 1938), premier dépeçage de la Tchécoslovaquie, éloigna le spectre de la guerre à nos frontières et notre armée fut remise sur pied de paix, le 1er octobre 1938.
Du point de vue de l'organisation et de la discipline, ce PPR fut loin d'être un succès.
Le 25 août 1939, la mobilisation fut décrétée. Une fois sur pied de guerre, les régiments allèrent occuper les positions prescrites par les plans d'opération. Dans ce cadre, le 12e de Ligne occupait le sous-secteur Fléron-Évegnée qui était un des principaux de la PFL car il barrait l'importante voie de pénétration Aix-la-Chapelle - Liège. La position tenue était encore traversée par l'itinéraire Sur-Fossé, Liéry, Queue-du-Bois, Bellâtre, qui était la voie de pénétration par laquelle la 14e brigade allemande s'était infiltrée en août 1914.
La position du 12e de Ligne était un secteur de la PFL 2 et comprenait trois lignes d'abris :
- la position avancée de Micheroux à l'est avec trois abris ;
- entre les forts de Fléron et d'Évegnée, cinq abris, FE 1, FE 3, FE 4, FE 5, FE 6 ;
- en retrait, plus à l'ouest, trois abris :
- à la lisière est de Queue-du-Bois, FE 2 ter, FE 3 ter ;
- l'abri de la bure de La Lonnette, FE 2 (poste d'observation du fort de Fléron) ;
et l'obstacle antichar constitué par un champ de rails joignant les deux forts.
Différents dispositifs furent adoptés par le 12e de Ligne pour aboutir, le 27 avril 1940, à celui-ci qui ne sera plus modifié :
le 4e bataillon à Évegnée,
le 2e bataillon à Retinne avec, aux avancées de Micheroux et Le Hasard,
la 8e compagnie avec un peloton de la 6e compagnie.
- en deuxième ligne :
le 1er bataillon avec la 3e compagnie à Queue-duBois, la 1ère compagnie à Moulin-sous-Fléron et la 2e compagnie à La Neuville. La 4e compagnie était répartie entre ces trois compagnies. Le PC du 1er bataillon était à Moulin-sous-Fléron.
- la réserve divisionnaire : le 3e bataillon :
Les 9e et 10e compagnies se trouvaient à la Fabrique nationale d'Armes de Guerre à Herstal, la 11e compagnie à l'usine désaffectée Sépulchre, la 12e compagnie en mission de défense antiaérienne au quartier général du IIIe corps à la Citadelle. En cas d'alerte, la 9e compagnie devait s'occuper de la défense du canal Albert, entre les ponts de Coronmeuse et de Wandre, la 10e et la 11e compagnies devaient s'occuper de la défense des abris à l'Ile Monsin.
Les troupes garnissant la PFL se répartissent comme suit :
- au nord de Lixhe, la 7e DI (faisant partie du Ier CA) occupe les abris de la Basse-Meuse : PL 10, PL 10 bis, PL 10 ter, L 1, L 2, E 1 et F.
- entre Lixhe et Engis, le IIIe corps a organisé ses troupes avec, entre Lixhe et Chertal, le 2e R Cy F derrière la Meuse.
De Chertal jusqu'à Chaudfontaine, la 3e DI occupe la PFL 2 :
le secteur Évegnée-Meuse par le 1er de Ligne,
le secteur Évegnée-Fléron par le 12e de Ligne,
le secteur Fléron-Chaudfontaine par le 25e de Ligne.
De Chaudfontaine jusqu'à Engis, la 2e DI occupe ce secteur de la PFL 2 en disposant :
le 28e de Ligne entre Boncelles et Chaudfontaine,
le 6e de Ligne entre Seraing et Boncelles,
le 5e de Ligne derrière la Meuse entre Flémalle et Engis.
Le plan d'attaque allemand était totalement différent de celui de 1914 ou plan Schlieffen. Dans ce dernier, les troupes ennemies devaient s'emparer directement de la place de Liège pour se déployer ensuite en Hesbaye. La prise de Liège était capitale.
Choisissant encore une fois la traversée de notre pays pour attaquer la France, en contournant la ligne Maginot, Hitler reprit à son compte le plan audacieux imaginé par von Manstein.
Dans un premier temps, il faudra attirer le gros des armées françaises et anglaises en Belgique. Il attaquera donc au nord de la PFL, en traversant le Limbourg hollandais pour franchir le canal Albert près de Vroenhoven.
Cette attaque de diversion doit faire croire aux Alliés que l'attaque principale se fera en ce point. Pendant ce temps, les divisions blindées de Guderian, Rommel, etc. fonceront à travers les Ardennes, terrain jugé peu favorable par les Alliés à une attaque, pour franchir la Meuse entre Dinant et Sedan. Ces forces blindées fonceront ensuite par la Thiérache et la vallée de la Somme afin d'enfermer le gros des forces adverses montées vers le nord et de les détruire.
Dans un deuxième temps, il faudra attaquer les armées qui se trouvent au sud de la Somme.
Le 10 mai 1940, les troupes belges sont, une nouvelle fois, en état d'alerte. Celle-ci sera la bonne. Très tôt, dès 04.10 h, des chasseurs parachutistes (3) survolent le pays à bord de planeurs, tandis que des soldats de la Wehrmacht déguisés (4) tentent de s'emparer des ponts de Maastricht.
(3) Relevés, le 11 mai, par des pionniers.
(4) Ils ont revêtu des uniformes de la gendarmerie hollandaise.
Les planeurs atterrissent près des ponts de Veldwezelt, Vroenhoven, Canne et sur le fort d'Eben-Emael, pour empêcher d'une part la destruction des ponts et neutraliser d'autre part le fort lui-même. Très vite, les ponts de Veldwezelt et de Vroenhoven tombent aux mains des aéroportés, tandis que le major Jottrand, commandant le fort d'Eben-Emael, donne l'ordre de faire sauter le pont de Canne.
La situation sur le fort est cependant désastreuse. À l'aide de charges creuses, les troupes d'élite allemandes neutralisent successivement la majorité des armes qui auraient pu entraver le passage des troupes allemandes à Maastricht.
Quelques contre-attaques menées par des soldats belges, les Grenadiers par exemple, pour déloger les Allemands des superstructures du fort échouèrent pour diverses raisons. L'attaque par Stukas et l'envoi de renforts parachutés près des trois ponts annihilèrent complètement les défenses belges.
Dans la PFL, le code d'alerte générale arriva à 00.40 h. À 02.15 h, toutes les obstructions en dehors des axes de repli furent fermées, toutes les destructions furent amorcées.
À 04.35 h, entrée brusque des Allemands en Belgique. Les postes d'examen, les postes d'alerte, les postes fixes remplissent leur mission et communiquent rapidement à leurs supérieurs la nouvelle de la violation du territoire national. Ils se replient ensuite tandis que les premières destructions sont réalisées et que l'on ferme barrières et chicanes. La position de couverture (position d'alerte) est évacuée et une partie des troupes du 1er R Cy F et du 1er Lanciers se replie sur la position d'accueil, à hauteur de la PFL 1.
Cette position ne devait être tenue que quelques heures pour permettre le repli des troupes belges situées à la frontière et pour permettre à l'infanterie de la 2e et de la 3e DI d'occuper leurs emplacements de combat sur PFL 2. Dès l'occupation de la position d'accueil, les troupes avancées reçurent, dans le milieu de la journée du 10 mai, l'ordre d'évacuer cette position. Elles devaient se replier de l'autre côté de la Meuse pour être incluses dans la réserve du IIIe corps. Les 2e et 3e DI étaient prêtes à subir le choc de l'ennemi, du moins le croyait-on. En effet, on pouvait supposer que tout se déroulerait comme en août 1914.
Les Allemands ne feront pas deux fois la même erreur : ils contourneront la PFL par le nord et par le sud sans tenter d'y pénétrer directement.
Deux divisions d'infanterie allemandes vont contourner la PFL. Il s'agit de la 251 ID (Infanterie Division) par le sud et de la 253 ID par le nord.
Elles n'enverront du côté de leur limite latérale commune que de faibles détachements pour protéger leurs flancs.
La prise des ponts de Vetdwezelt et de Vroenhoven permit à l'ennemi, en traversant le Limbourg hollandais, de se déployer dans la plaine de Tongres pour foncer vers l'ouest.
Suite aux événements au nord d'Eben-Emael, l'état-major du IIIe corps donna ordre à toutes ses troupes de se replier sur la rive gauche du fleuve durant la nuit du 10 au 11 mai. La situation se détériorant très rapidement, craignant l'encerclement, la tête de pont allemande n'ayant pu être réduite, dans l'après-midi du 11 mai, l'état-major du IIIe corps donna l'ordre d'évacuer la PFL et d'éviter ainsi d'être pris à revers. La PFL fut évacuée dans la nuit du 11 mai et dans la matinée du 12, la ligne KW devenant la ligne d'arrêt.
La position fortifiée de Liège fut donc abandonnée très tôt, sans combattre. Seules les troupes de la position avancée et de la région de Visé entrèrent en contact avec l'ennemi. Malheureusement, il y eut beaucoup de victimes lors de son évacuation. L'aviation ennemie, maîtresse totale de l'air, pouvait mitrailler librement les colonnes de militaires et de réfugiés évacuant Liège. Le bombardement par Stukas de la gare de Liers provoqua de nombreuses victimes militaires.
Il faut remarquer que malgré la reddition du fort d'Eben-Emael, le 11 mai, les autres forts combattirent vaillamment. Le fort de Tancrémont ne se rendit qu'un jour et demi après la capitulation de l'armée belge, soit le 29 mai 1940.
Annexe A - Circuit touristique dans la PFL
Trajet : Battice - Henri-Chapelle - Visé - Saive - Retinne - Battice. ± 75 km ; 2 heures 30.
Mettez votre compteur journalier à 0 km.
Départ du mémorial du fort de Battice au bloc 1, près de l'ancienne voie de chemin de fer qui traversait la route. Descendez la route en direction d'Aubel.
Sur votre gauche, un fortin, MM 14. Dans une prairie, sur la droite, l'abri MM 13 (à peine visible).
À gauche, juste avant la ruelle, l'abri MM 17. N'allez pas vers La Minerie, continuez la route jusqu'à un carrefour en croix où est indiquée la direction Charneux.
Prenez à gauche vers Charneux. Suivez cette route.
À la deuxième priorité de droite, prenez à droite. Vous voyez à gauche un abri à deux embrasures ; il s'agit du premier fortin du secteur Margarin-Neufchâteau, MN 1. Continuez la route.
À un carrefour, un calvaire sur votre gauche. Arrêtez-vous pour l'admirer. En face de celui-ci, on peut encore voir un abri, MN 2. Tournez à gauche après la chapelle.
Montez cette route ; à droite, juste à côté d'une ferme, en bordure de route, un abri, MN 4.
Un peu plus loin, à gauche, recouvert de végétation, l'abri MN 27. Après 300 m, au carrefour suivant, prenez à droite.
Sur le côté gauche de la route, l'abri MN 28 devait protéger l'abri MN 29, observatoire du fort de Battice, qui se trouve un peu plus haut dans la prairie, au pied de la croix du Bois Del Fiesse. Une visite en est possible et conseillée. Lisez tout d'abord le panneau explicatif ou le chapitre qui lui est consacré dans le livre de l'Amicale du Fort de Battice (en vente au prix de 400 francs à la poterne du fort, les jours de visite). Continuez tout droit.
Prenez la petite route qui continue tout droit, la route principale tournant vers la gauche.
Presqu'au bas de la côte, on peut voir l'abri MN 7. Après 100 m, au carrefour, prenez à gauche. Après 700 m, prenez la première route à droite qui monte en direction d'Aubel.
Arrêtez-vous à la première route à droite et suivez cette ruelle à pied jusqu'à une chapelle. À côté de celle-ci, l'abri MN 12. Dans la prairie en face, vous pouvez voir un abri avec une cloche FM ; il s'agit de MN 11, observatoire du fort d'Aubin-Neufchâteau.
Continuez la route et prenez la deuxième route à gauche vers Saint-Jean-Sart.
Arrivé à un carrefour, vous pouvez aller voir l'abbaye de Val Dieu, à droite, pour y déguster une assiette de fromages locaux avec une bière d'abbaye ou avec un cidre fermier.
Notre circuit continue en traversant le carrefour pour entrer dans la commune de Saint-Jean-Sart. En passant au-dessus de la rivière, on peut voir sur le bord de la route, à droite, l'entrée de l'abri MN 17, qui pouvait prendre en enfilade la route principale.
En montant dans le village, on peut voir à droite l'abri MN 16.
Au centre du village, tournez à droite pour passer devant l'église et continuer la route.
Sur le côté droit de la route, deux abris ont été construits en bordure de celle-ci ; il s'agit de MN 19 et MN 20. Après 300 m, au premier carrefour, tournez à gauche et roulez pendant 400 m.
Arrêtez-vous dès que vous voyez sur votre gauche le début d'un chemin ainsi qu'une croix et un banc. Observez bien le paysage : dans une prairie, vous pourrez voir émerger sur votre gauche une cloche FM (à un peu plus de 300 m) ; il s'agit de MN 18, abri poste d'observation du fort d'Aubin-Neufchâteau. S'avancer dans le chemin puis revenir sur ses pas.
On continue la route. En face d'une grosse ferme carrée, on peut encore voir un abri sur le côté droit de la route ; il s'agit de MN 22 comportant deux embrasures.
Continuez la route ; à l'orée du bois, sur votre gauche, vous pouvez apercevoir l'abri MN 23.
Arrivé à un carrefour en T, prendre la route à droite en direction de Henri-Chapelle. Nous allons maintenant faire une boucle pour aller voir des abris de la position avancée et le cimetière US.
Si vous ne disposez pas d'assez de temps, il est possible de ne pas faire cette boucle : vous tournez à gauche. Reportez-vous aux indications à partir du km 36,2. Roulez pendant 7 km en direction du cimetière américain de Henri-Chapelle.
Arrêtez-vous au cimetière pour rendre un hommage à ces 7989 soldats américains qui donnèrent leur vie lors de la contre-offensive allemande ou au cours de l'avance des forces US à travers l'Allemagne pendant l'automne et l'hiver 1944, puis au printemps 1945.
Continuez en direction de Henri-Chapelle. À gauche de la route, une maison de repos a été construite à côté d'une chapelle. Ce bâtiment était un "but auxiliaire" du fort de Battice, objectif visé permettant de vérifier les données de tir et de les corriger.
À 1 km de ce bâtiment, l'abri K est construit à côté d'un abri pour bétail, sur le côté gauche de la route ; une barrière rouge constitue un bon repère.
Continuez la route et tournez à gauche au premier carrefour, en direction de Hombourg. Après 200 m, dans le jardin de la maison n° 12, sur le côté droit, on peut encore apercevoir, derrière une haie d'aubépine, l'abri I. Descendez la route menant à Hombourg ; c'est la route de la Gulpen.
Apres 4 km, sur le côté gauche, l'abri A du centre fortifié de Hombourg est construit dans un petit jardin reconnaissable grâce au petit moulin à vent blanc décoratif. Après 300 m, après avoir descendu la Gulpen, au carrefour, prenez à gauche.
Dans la côte, on aperçoit l'abri M (à gauche) qui devait protéger le chemin de repli des cyclistes-frontière occupant Hombourg.
On continue la route jusqu'à un carrefour à 4 branches, où l'on tourne à droite et on reprend le même chemin en sens inverse. On continue pendant 6 km en repassant devant le carrefour d'où on venait après avoir vu les abris de Saint-Jean-Sart.
C'est ici que les personnes qui n'ont pas fait la boucle de la position avancée peuvent reprendre le circuit en tournant à gauche.
Continuons la route de Warsage en longeant des vergers. Dans un de ceux-ci, à gauche, on peut encore distinguer l'abri MN 24 et, un peu plus loin, le long de la route, l'abri MN 25 qui a souffert des bombardements allemands.
Au premier carrefour, on tourne à gauche en direction d'Aubin-Neufchâteau. L'abri MN 26 se trouve à gauche dans le fond du val.
Cette route longe le fort. Un arrêt au monument du fort vous permet de voir un élément de l'obstacle antichar qui entourait le fort. C'est un tétraèdre. On peut y voir aussi les restes d'un canon antichar de 47 mm de coffre.
Après cette halte, continuez la route principale traversant le village de Neufchâteau et dirigez-vous vers Mortroux.
À Mortroux, arrivé à un carrefour en croix avec la route de Battice-Maastricht, tournez à droite en direction de Bombaye.
Au sommet de la côte, à droite, dans un champ, on peut découvrir l'abri NV 19 à deux embrasures.
Après avoir traversé la commune de Bombaye, on peut apercevoir dans une prairie un abri, NV 7, et, à gauche, le long d'un chemin de ferme, l'abri NV 8. Continuez la route jusqu'à Berneau.
À Berneau, au carrefour, tournez à gauche en direction de Visé. On passe ensuite en-dessous du pont de chemin de fer et on remonte vers la ville de Visé. Il y a un abri sur la droite dans le talus.
Km 46,4
En entrant dans Visé, on peut encore voir des bornes militaires pour attacher les câbles en travers de la route devant l'abri contre irruption Vi 7 (dont la façade a été peinte), construit dans l'ancienne caserne de Visé. Suivez la route principale dans Visé pour vous diriger vers Liège par l'ancienne route.
À 200 m en avant du pont d'Argenteau, prenez à gauche une petite route en épingle qui monte en direction de Richelle. Suivez cette route ; après environ 500 m, prenez la première route à droite. Continuez toujours la route principale pour arriver sur le plateau.
Arrivé sur les hauteurs, vous apercevez l'abri contre irruption Ag 1 avec, en avant de celui-ci, des bornes à câbles. En continuant tout droit vers Barchon vous traversez le village de Housse.
En vous dirigeant vers Barchon, vous longez le fort de Barchon, qui est construit à une centaine de mètres du côté droit de la route.
Vous arrivez à un carrefour en croix ; continuez toujours tout droit. Sur la droite, à côté du café "le Fortin", se trouve l'abri EB 6, le premier abri type PFL 2 que l'on peut voir, 300 m plus loin, vous traversez le pont enjambant l'autoroute et vous vous dirigez tout droit vers Saive que vous traversez ; continuez vers Queue-du-Bois.
Juste après deux routes menant à une cité sociale, vous apercevez à gauche de la route, dans un champ en contre-bas, l'abri BM 3 ter.
Continuez et prenez la première petite route à gauche au niveau d'un panneau signalant la fin de l'agglomération de Saive. Après 50 m, vous apercevez dans une prairie à droite l'abri FE 2 ter.
Arrêtez-vous devant l'abri, traversez la route et prenez le petit sentier entre les deux clôtures. Après une cinquantaine de mètres, vous apercevez le sommet de FE 3 ter. Continuez sur la petite route.
Après 1 km, vous arrivez à un carrefour en T. Tournez à gauche.
Vous passez devant une route à votre gauche, menant à Évegnée ; continuez toujours tout droit.
Après 200 m, vous apercevez sur le côté droit, le début d'un chemin de terre marqué par une croix et par un panneau routier "Micheroux-Soumagne". Parcourez 50 m à pied pour apercevoir l'abri FE 4.
Au pied du terril du Hasard, on a construit l'abri FE 3. C'est dans ces environs que, dans la nuit du 5 au 6 août 1914, la 14e brigade allemande parvint, après avoir détruit les diverses redoutes et batteries belges, à s'infiltrer entre les forts d'Évegnée et de Fléron, pour atteindre les faubourgs de Liège à l'aube.
Km 62,8
Reprenez la route pendant 100 m ; à gauche, dans le talus, on peut voir l'abri observatoire FE 5, dépendant du fort d'Évegnée. Après 400 m, au premier carrefour, tournez à droite et passez devant le terril du Hasard ; tournez ensuite à gauche.
Km 64,5
Arrêtez-vous à l'ancien passage à niveau où une stèle commémorant les combats d'août 1914 avait été élevée (lieu de passage du général Ludendorff, quartier-maître de la IIe armée allemande, qui y prit spontanément le commandement de la 14e brigade, dont le chef venait d'être tué). Continuez tout droit pour retrouver la grand-route Fléron-Battice.
Km 65,2
Tournez à gauche et dirigez-vous vers Herve ; vous verrez directement à votre gauche une station d'essence. À gauche de celle-ci, on peut encore apercevoir l'abri Pa Mi 1 recouvert de vigne vierge. Continuez la route principale pendant 8 km.
Vous terminez ainsi votre circuit au fort de Battice.
Annexe B - Cahier des charges
Nous avons tenu à reproduire ci-dessous les grandes lignes d'un rapport daté de 1934 au sujet de la construction des abris (5).
(5) CDH à Evere, dossier OGT n° 257.
Direction Générale des Travaux de Fortification
N° 1-Z/16069.
NOTICE SECRÈTE relative à l'exécution des travaux de construction d'abris bétonnés
Article premier - Détails d'exécution
A. Établissement des chantiers par l'entrepeneur
L'entrepreneur soumettra au D.T.F. (Direction des Travaux de Fortification) son plan d'organisation des travaux en indiquant l'ordre suivant lequel il compte les exécuter.
Après réalisation des travaux, les terrains utilisés pour les chantiers, dépôts de matériaux, ainsi que pour la circulation, seront labourés, roulés et ensemencés.
L'entrepreneur est tenu d'assurer la garde de ses chantiers et d'en interdire l'accès aux personnes non munies de l'autorisation nécessaire.
Il est tenu également, pendant toute la durée des travaux, de réaliser les dispositifs nécessaires, au gré du Directeur des T. F., pour dissimuler à un observateur situé en dehors du terrain d'assiette, les particularités de l'ouvrage à construire. Ces dispositifs consisteront en palissades en planches, panneaux, etc.
Il est tenu aussi de clôturer ses chantiers de façon à ne pas nuire à la libre jouissance des propriétés voisines.
Il est responsable de tout dégât à ce sujet.
Elles sont à effectuer dans des terrains de toute nature. L'entrepreneur doit se rendre compte par lui-même des conditions du travail.
b) Enlèvement et mise en dépôt de terre arable
La terre arable sera enlevée sur une profondeur de trente centimètres et déposée à proximité des fouilles suivant les indications du personnel surveillant. Le gazon à l'endroit de l'assiette des bâtiments, des déblais et des remblais sera découpé et mis en dépôt.
c) Mise en place des terres en remblais
Ce travail sera précédé de la préparation du terrain d'assiette (enlèvement et mise en dépôt de la terre arable et piochage du terrain mis à nu).
Les terres seront damées par couches de 25 cm.
Après exécution des remblais, la terre arable entreposée sera remise à l'emplacement indiqué par le personnel surveillant, répartie sur les surfaces des talus, plates-formes, etc? puis damée et recouverte des gazons mis en dépôt; les endroits non gazonnés seront ensemencés.
Les ensemencements prévus comprennent l'emploi de 54 g de semences par m², se décomposant comme suit :
- 24 g de fléole des prés,
- 18 g de trèfle blanc,
- 6 g de trèfle hybride et
- 6 g de minette.
d) Mise en dépôt des terres
Ces dépôts seront faits en des endroits divers à désigner par le personnel surveillant; les déblais seront mis en tas de hauteur, "lonqueur et larqeur à fixer par ce personnel.
Les terres en excès seront évacuées en dehors des terrains de l'État.
Le D.T.F, se réserve le droit de faire effectuer, sans augmentation du prix de l'entreprise, des remblais au moyen des terres en excès qui devaient être évacuées en dehors des terrains de l'État, pour autant que ces remblais ne soient pas distants de plus de 100 m de la fouille.
e) Arbres, haies, buissons, souches
Les souches, arbres, haies et buissons, ainsi que leurs racines, existant à l'emplacement des ouvrages ou rencontrés dans les fouilles, seront enlevés et évacués en dehors des terrains de l'État.
f) Détermination des volumes des fouilles
Les fouilles pour l'exécution des bâtiments ou ouvrages quelconques sont calculées et portées en compte avec parois verticales correspondant au tracé des fondations.
g) Tracé
L'entrepreneur devra effectuer lui-même le tracé des bâtiments. Ce tracé sera ensuite vérifié par le personnel de la D.T.F.
En règle générale, des repères cotés existent sur le terrain d'assiette de l'ouvrage. Lorsqu'ils ne sont pas donnés ou qu'ils sont imprécis, ils seront indiqués sur place par le personnel de la D.T.F, sans que l'entrepreneur puisse réclamer de ce chef.
Les nivellements nécessaires aux travaux de l'entreprise incombent également à l'entrepreneur, le personnel de la D.T.F n'ayant dans ses attributions que la vérification de ces opérations.
C. Maçonnerie
1) Composition des bétons
Le béton armé n° 2 aura la composition suivante
450 kg de ciment,
500 lt de macadam 20/40,
525 lt de plaquette 5/20,
325 lt de qros sable naturel.
Le béton de chape aura la composition suivante :
150 lt de chaux grasse éteinte,
800 lt de plaquettes 5/20
300 lt de gros sable naturel.
Le béton ordinaire aura la composition suivante :
250 kg de ciment,
800 lt de plaquettes 5/20,
400 lt de sable de la localité.
Pour chaque espèce de béton, il sera utilisé 15 à 20 lt d'eau par sac de ciment, suivant le degré d'humidité de la pierraille et du sable de façon à obtenir un béton de consistance plastique. La quantité d'eau de gâchage, maximum 20 lt, correspond aux matériaux inertes entièrement secs. Dans chaque cas, il devra être fait sur place un test au cône d'Abrams avec la quantité d'eau correspondant aux matériaux entièrement secs. La quantité d'eau réelle à employer sera fixée, dans la suite, suivant le degré d'humidité des matériaux en admettant le même affaissement au cône d'Abrams que celui obtenu dans le test. Pour le mode opératoire, on s'inspirera de la brochure n° 9 de l'A.B.S. 3 "Instructions relatives aux ouvrages en béton armé", 2e édition, d'octobre 1929.
Toutefois, contrairement aux indications de cette brochure, l'essai se fera le plus près possible des endroits de mise en place définitive du béton et sur du béton sortant fraîchement de la bétonnière.
De plus, dans les cas exceptionnels, et quand les circonstances de la mise en oeuvre l'exigeront, l'officier dirigeant les travaux pourra prescrire des quantités d'eau inférieures ou légèrement supérieures aux quantités déterminées par les essais.
2) Armatures du béton
L'entrepreneur armera le béton suivant les indications des plans et d'après les directives complémentaires ci-après.
En partant de la paroi extérieure, le 1er plan de quadrillage sera distant de 5 cm de la paroi extérieure, la distance entre le 1er et le 2ème plan, de même qu'entre le 2e et le 3e plan sera de 15 cm. En partant de la paroi intérieure, le premier plan de quadrillage sera distant de 5 cm de la paroi ou du métal déployé limitant le béton ; la distance entre le 1er et le 2e plan sera de 15 cm. Les distances ainsi données doivent être comprises comme indiquant l'espace libre, épaisseur des quadrillages non comprises.
Dans le raccordement de la dalle de ciel et du radier avec les murs, on opère comme suit :
Pour les murs extérieurs, dans chacun des deux plans du quadrillage situés le long de la paroi intérieure des locaux, toutes les barres verticales seront accrochées à un des quadrillages supérieurs de la dalle de ciel, une barre sur trois étant accrochée à chacun de ces trois quadrillages.
II en sera de même des deux plans de quadrillages des murs de refend.
Pour les deux plans de quadrillages inférieurs de la dalle de ciel et pour les deux plans de quadrillage du radier, toutes les barres seront accrochées aux quadrillages extérieurs des murs, une barre sur trois étant accrochée à chacun de ces trois quadrillages.
Les quadrillages indiqués C aux plans seront placés à 2 cm de la paroi en contact avec l'argile remblayée.
Une ligature formée de deux tours de fil d'acier recuit de 2 mm de diamètre solidarisera les barres de chaque quadrillage tous les deux croisements.
3) Coffrages
Si la nature du terrain le permet, ce dont le D.T.F, reste seul juge, l'entrepreneur pourra être autorisé à construire les fondations sans coffrage en bois.
La rigidité des coffrages sera absolue de façon qu'ils ne subissent pas de déformation lors de la mise en charge; dans cet ordre d'idées, les tôles du plafond seront étançonnées.
Les planches constituant les coffrages seront jointives. La paroi en contact avec le béton sera parfaitement plane.
Les coffrages des baies seront traités comme pièces de menuiserie; les faces utiles des planches seront rabotées; l'axe des baies B devra rester libre de coffrages de façon à permettre la vérification de l'orientation des bétonnages.
Tous les coffrages seront soumis pour vérification au personnel surveillant. L'entrepreneur conservera néanmoins, après cette réception, la complète responsabilité des dimensions et des orientations.
Les coffrages tant intérieurs qu'extérieurs seront montés par phases successives préalablement aux phases correspondantes des bétonnages, sans désemparer. Le montage complet des coffrages des parements extérieurs est donc à proscrire rigoureusement.
4) Bétonnières
La capacité de la ou des bétonnières sera telle qu'il ne puisse s'écouler plus de quatre heures entre l'épandage de deux couches successives. Si, pour obtenir ce résultat, l'entrepreneur doit employer plusieurs bétonnières, celles-ci devront être placées de telle manière qu'un seul surveillant puisse en assurer le contrôle. La disposition des bétonnières devra dans ce cas être soumise à l'approbation du D.T.F..
L'attention de l'entrepreneur est spécialement attirée sur le dosage de l'eau à introduire dans les mélanges.
L'entrepreneur devra se pourvoir d'eau à ses frais.
L'entrepreneur devra avoir une bétonnière sur chaque chantier de bétonnage et une bétonnière de réserve. Il ne pourra bétonner à plus de trois chantiers à la fois. La bétonnière de réserve devra, pendant le bétonnage, être montée sur roues pour permettre de l'amener rapidement en place.
5) Exécution des bétonnages
L'entrepreneur sera tenu de soumettre en temps utile au D.T.F, ses projets quant à la manière d'exécuter les bétonnages.
Cette étude comprendra notamment : outillage de fabrication, de transport
et de mise en oeuvre, coffrage et ferraillage (en particulier, emplacement des reprises dans les ferraillages).
Les méthodes suivantes sont imposées :
Chaque phase de bétonnage sera, en vue de l'exécution, subdivisée en parties pour lesquelles les coffrages et ferraillages seront montés avant que le béton ne soit mis en oeuvre et de telle façon que les armatures verticales dépassent d'au moins un mètre la surface supérieure de la partie à bétonner.
Chaque partie devra normalement correspondre à une hauteur d'environ trois mètres (une hauteur d'étage plus l'épaisseur d'un radier). Lorsque l'abri prévu ne comporte pas d'étage (cas fréquent), le bétonnage de tout l'abri (radier, murs, toit) ne peut comporter qu'une phase.
Les parties successives d'une phase seront bétonnées sans désemparer.
Bétonner sans désemparer signifie que le travail doit se faire de jour et de nuit, et quel que soit le temps, de telle façon que la durée de l'épandage et du damage d'une couche de béton sur toute la superficie du bétonnage entrepris (10 cm d'épaisseur de béton damé) n'excède jamais quatre heures, en sorte que les couches successives se succèdent, en un même endroit, à un intervalle maximum de même durée.
Les exigences formulées ci-dessus imposent :
1°) que l'entrepreneur dispose du personnel d'exécution et de surveillance nécessaire pour assurer la continuité du travail tout en garantissant une parfaite exécution;
2°) que toutes les dispositions soient prises par l'entrepreneur, et à ses frais, pour assurer :
a) l'éclairage convenable des chantiers pendant le travail de nuit;
b) la protection contre les intempéries de l'ouvrage à bétonner, ce qui impose le placement préalable de charpentes de bois ou de fer avec couvertures imperméables.
Le D.T.F, sera juge de l'efficacité des mesures prises par l'entrepreneur pour satisfaire aux obligations reprises au 1° et 2° ci-dessus.
L'entrepreneur sera tenu d'apporter à ses procédés de travail ou à son outillage les modifications qui lui seront indiquées par le D.T.F.
6) Prescriptions diverses
Les types de dames à employer seront soumis à l'agréation du D.T.F.
Par dérogation à l'article 300 des conditions générales, le damage du béton armé se fera par couches de 10 cm et le décoffrage du béton armé pourra se faire après 15 jours.
Par application du dernier alinéa de l'article 166 des conditions générales, l'entrepreneur remplacera dans la composition du béton armé les éléments 20/40 par des éléments 5/20 aux endroits qui lui seront indiqués et notamment dans la couche de béton constituant les parties inférieures et les parties verticales des parois des baies.
L'entrepreneur fera dans le béton, sans modification du prix de l'entreprise, toutes les rainures, rigoles, entailles, battées, embrasures, gaines, trous pour scellement et ouvertures de toute nature qui lui seront prescrits par le personnel surveillant.
La façon des parements du béton et des parois des gaines qui ne doivent pas recevoir d'enduit comprendra l'enlèvement des bavures et les défectuosités du bouchage des trous au mortier de ciment n° 4 et le badigeonnage au lait de ciment de façon à obtenir exactement les dimensions indiquées aux plans.
L'exécution des bétonnages, enduits, maçonneries de briques est autorisée entre le 15 novembre et le 15 mars moyennant les restrictions des deux derniers alinéas de l'article 271 des conditions générales ; les travaux seront interrompus quand la température est inférieure à 0° au moment de l'ouverture des chantiers (7 heures du matin) ou est descendue à -4° au cours de la nuit précédant cette ouverture.
7) Maçonnerie de briques
Elle sera exécutée au mortier de ciment n° 2.
D. Enduits
Les enduits seront faits au mortier de ciment n° 4 ; ils auront 15 mm d'épaisseur totale et seront exécutés en deux couches.
Le lissage des parements verticaux intérieurs sera exécuté comme suit : il sera introduit dans le béton un revêtement en métal déployé à lanières de 3 mm sur 3 mm, longue diagonale 20 mm, de manière que le métal affleure la paroi du béton. Après le décoffrage, les vides éventuels seront bouchés au mortier de ciment n° 4 de façon à obtenir une paroi lisse sur laquelle on appliquera un badigeonnage au lait de ciment. Les plaques en métal déployé seront rattachées aux armatures les plus proches au moyen de 4 ligatures au minimum par m². Ces ligatures seront effectuées en fil de fer de 2 mm. Deux panneaux adjacents de métal déployé se recouvriront sur une largeur de deux mailles. Les deux panneaux seront ligaturés de même à chaque maille. Le métal déployé sera fourni et mis en oeuvre parfaitement nu sans couche d'huile de lin, ni enduit protecteur antirouille.
E. Menuiserie
Les bois des étagères, des tablettes, des semelles et des blochets de calage seront d'une seule pièce. Ces pièces seront imprégnées par immersion d'un produit protecteur du bois.
Les planches des étagères seront fixées à chaque console par 2 boulons de 8 mm de diamètre.
F. Métaux
Les tôles et profilés seront en acier doux, ainsi que la grille.
Les pentures, gonds et accessoires (support d'étagères, boulons, etc.), moyens de suspension, seront en fer forgé ou en acier moulé au choix de l'entrepreneur.
Les tôles ondulées, les cornières et le fil de fer barbelé seront galvanisés. Tous les autres aciers et fers seront peints.
Pourront ne pas être galvanisées et ne seront pas peintes les parties des pièces métalliques encastrées dans le béton.
Les tôles ondulées, planes galvanisées auront une épaisseur de 3 mm, 55 cm de larqeur minimum et 25 mm de rayon d'onde. Elle se recouvriront sur une demi ondulation au minimum. Elles pénétreront de 10 cm dans le béton, sauf dans les murs de 50 cm d'épaisseur où elles ne pénétreront que de 5 cm.
Les doubles L cornières servant d'appui à ces tôles seront assemblées, avant galvanisation, au moyen de rivets de 12 mm de diamètre espacés de 30 cm au maximum.
Le fil de fer ronce type A sera composé d'un fil carré de 4,1 mm de côté tordu, préalablement galvanisé et de groupes de 4 picots très pointus distants de 20 mm d'axe en axe. Chaque groupe de picots sera constitué par deux bouts de fer galvanisés de 2,5 mm de diamètre, fixés chacun sur le fil axial par deux tours. Le poids du fil de fer sera d'environ 340 g au mètre courant.
Le fil devra pouvoir passer dans un trou de 40 mm de diamètre, il ne pourra passer dans un trou de 35 mm de diamètre.
Le fil de fer ronce type B sera constitué d'un toron de deux fils de 2,5 mm de diamètre chacun, préalablement galvanisé, et de groupes de 4 picots très pointus distants d'axe en axe de 70 mm. Chaque groupe de picots sera constitué par deux bouts de fil de fer galvanisés de 2,5 mm de diamètre, chaque bout de fil de fer fera un tour complet autour d'un des deux fils du toron et de l'autre bout de fil de fer.
Il y aura au maximum 8,70 m de ronces par kg. Le fil devra pouvoir passer dans un trou de 30 cm de diamètre ; il ne pourra passer dans un trou de 25 mm de diamètre.
Le tracé exact des clôtures ainsi que les emplacements exacts des piquets et des dés en béton seront indiqués sur place.
Les dés en béton devant servir à l'abornement du terrain, l'entrepreneur devra se conformer aux indications qui lui seront données par le géomètre chargé de l'abornement en accord avec les propriétaires riverains. Notamment en ce qui concerne les lettres et chiffres à ménager dans les dés.
Les diagonales de la clôture seront ligaturées à chaque croisement avec un fil horizontal, par deux tours de fil de fer galvanisé lisse de 2 mm de diamètre.
Par intervalle entre deux piquets des types trois à six, sauf lorsque deux de ces piquets sont immédiatement voisins, il sera placé un tendeur par fil horizontal : les ligatures bout à bout des fils ne seront permises qu'avec l'autorisation du personnel surveillant.
Les fils sont fixés aux tendeurs et crochets d'attache à l'aide d'une ganse de 20 cm de longueur. Autour de la ganse, il sera exécuté un enroulement de 20 tours minimum de fil de fer galvanisé lisse de 2 mm de diamètre. Dans le cas de fils type B, l'enroulement devra comprendre un picot de chaque brin.
G. Portes P2 métalliques à persiennes avec volets métalliques et accessoires
Toutes les pièces faisant partie des dispositifs de suspension et de fermeture seront usinées. Les dispositifs de suspension seront munis d'un dispositif de graissage à soumettre à l'approbation du D.T.F. Les fourrures en bois recevront deux couches d'enduit protecteur.
Toutes les pièces métalliques des portes recevront avant leur mise en oeuvre une couche d'huile de lin. Après réception provisoire, elles recevront avant leur mise en oeuvre une couche d'enduit protecteur antirouille : les pièces inaccessibles après leur montage en recevront deux. Après leur montage, les portes recevront une deuxième couche d'enduit protecteur antirouille.
H. Grilles
Les grilles seront fermées par chaîne et cadenas à soumettre à l'approbation du D.T.F.
Le cadenas et ses deux clés seront en bronze et auront une valeur marchande de 60 francs.
I. Peinturage
À part ce qui est dit pour les portes à persiennes, toutes les pièces métalliques qui ne sont pas galvanisées seront peintes.
J. Canalisations et divers
Les canalisations seront en grès cérame vernissé à emboîtement. Elles seront lutées au mortier de ciment n° 3.
Les puits perdus consisteront en une fouille de la section donnée aux plans et d'un mètre de profondeur. Ils seront remplis de briquaillons ou de gros galets.
K. Plantations
Le D.T.F. fera connaître à l'entrepreneur les époques auxquelles elles devront être effectuées, soit pendant le délai d'exécution, soit pendant la période d'entretien.
Avant la plantation, le terrain sera amendé au moyen de chaux éteinte et de fumier d'étable suivant ce qui sera décidé dans chaque cas particulier par le D.T.F. ; le fumier sera fourni en quantité suffisante et déposé dans les tranchées ou trous, suivant les indications du personnel surveillant.
Jusqu'à expiration du terme d'entretien, l'entrepreneur pourra être tenu de remplacer les plants qui ne reprendraient pas ou qui viendraient à être détruits ou détériorés (sauf si cela résulte d'un cas de force majeure ou est imputable à l'Administration) et cela autant de fois que ce sera nécessaire sous réserve que la ou les époques envisagées pour les replantations soient propices aux reprises.
L. Camouflage
Les parements ou ciels de bâtiment non recouverts de terre recevront un peinturage qui sera éventuellement bariolé. Les teintes seront choisies dans les tons du paysage environnant, de façon à réaliser le camouflage de l'abri au mieux et à la satisfaction du D.T.F..
La peinture devra résister aux intempéries et la composition sera telle qu'elle ne puisse nuire à la croissance de la végétation.
Article deux - Matériaux fournis par l'entrepeneur
1° Le ciment
Nature. Le ciment à mettre en oeuvre sera du ciment Portland ou du ciment métallurgique.
Approvisionnement. Le ciment sera approvisionné sur place (chantiers) suivant ce qui est prescrit par la D.M. du 11 octobre 1933, S.T. Gn.
Il pourra également, suivant demande écrite de l'entrepreneur, être approvisionné en silo, au siège de l'usine productrice.
2° Pierrailles
Le macadam 20/40 et les plaquettes 5/20 proviendront de pierrailles neuves de porphyre, de quartzite ou de grès.
Pour les bétons dans la composition desquels il entre à la fois du macadam et des plaquettes, il ne pourra être fait usage que de pierrailles provenant d'une même carrière.
Pour chaque catégorie de pierrailles (plaquettes ou macadam), les fournitures d'une même carrière seront entreposées en tas comportant en principe les matériaux nécessaires à la construction d'un abri.
L'entrepreneur peut, sur autorisation du D.T.F., constituer des tas de moindre importance.
La réception se fera pour chaque tas pris séparément et entraînera l'agréation ou le refus de la totalité du tas.
Résistance. Par échantillon, il sera éprouvé en laboratoire six cubes (de 20 cm de côté) de béton de même composition que celui à la confection duquel les matériaux sont destinés. Le ciment à utiliser à la confection des cubes sera prélevé sur les approvisionnements constitués pour l'entreprise, que ces approvisionnements aient été reçus ou non.
Trois de ces cubes seront éprouvés à la compression à 7 jours et les trois autres à 28 jours.
Les charges de rupture obtenues ne pourront être inférieures aux chiffres ci-dessous :
Béton n° 2 après 7 jours : 310 kg/cm²
Béton n° 2 après 28 jours : 470 kg/cm²
Toutefois, seul le premier essai relatif à des produits d une même carrière sera un essai à 7 jours et à 28 jours ; les essais subséquents, sur échantillons à prélever sur les autres tas constitués avec les matériaux de cette même carrière, seront des essais à 7 jours.
3° Sable
Le sable dénommé "gros sable naturel" à mettre en oeuvre dans le béton armé n° 2 et dans le béton de chape proviendra de la Meuse ou du Rhin ou d'une carrière donnant des produits analogues.
Un échantillon d'environ 20 lt de sable à réceptionner sera constitué par prélèvement dans la masse de l'approvisionnement et en plusieurs endroits de cette masse.
Trois tamisages successifs d'un kg chacun de sable bien sec, prélevé dans l'échantillon, seront effectués au moyen de la série de tamis normalisés.
La composition granulométrique définitivement admise sera la moyenne des résultats des trois essais.
Pour le béton ordinaire, pour la maçonnerie de briques et pour les enduits, il sera fait usage de sable de la localité répondant aux conditions prescrites par l'article 164 des conditions générales.
4° Bois
Il sera fait usage de chêne du pays pour les étagères, tablettes, semelles et blochets de calage et les cadres des portes et persiennes.
Il ne sera pas toléré de chanfrein pour les pièces de chêne.
5° Briques
Il sera fait usage de briques de la localité. Il pourra être fait usage de briques de 2e choix dans les murets d'obturation des baies pour autant que les briques ne soient pas vitrifiées.
6° Couleurs
Elles seront à base de céruse, l'attention de l'entrepreneur étant attirée sur les prescriptions de l'article 65 bis du cahier général des charges.
7° Enduit protecteur des bois et produits anti-rouille
Ils proviendront d'une usine dont les produits sont agréés par le Département de la Défense nationale.
8° Acier
Les barres des armatures seront en acier doux et répondront aux conditions de l'article 113, tome II, 2ème partie A du cahier général des charges.
Article trois - Matériaux fournis par l'État
L'État fournira ce matériel sur wagon à la gare que lui désignera l'entrepreneur et ce, dans les 15 jours de la demande écrite que lui fera l'entrepreneur.
L'entrepreneur transportera ce matériel à pied d'oeuvre par ses propres moyens et à ses frais. Le chômage éventuel du matériel de la SNCB sera à la charge de l'entrepreneur.
Article quatre - Stipulations diverses
1°) En dehors des terrains d'assiette appartenant à l'État et indiqués au plan pour tous les bâtiments dont l'emprise n'est pas contiguë à un chemin, l'entrepreneur disposera d'un chemin d'accès de 5 m de largeur pour charroi et d'un chemin d'accès de 2 m de largeur pour le passage de piétons, ces deux chemins pouvant coïncider. L'entrepreneur a à sa charge la remise en état de ces chemins d'accès au gré des propriétaires.
L'adjudicataire aura à prévoir à sa charge tout autre terrain nécessaire à l'établissement de ses chantiers, de ses approvisionnements, etc.
Il construira à ses frais un ou des baraquements à ciment capables de contenir l'approvisionnement de ciment nécessaire à ses travaux.
2°) L'entrepreneur devra mettre à la disposition du personnel surveillant de le D.T.F, sur les terrains d'assiette des bâtiments, et pendant toute la durée de construction de chacun d'eux, un baraquement bureau à double paroi de 9 m² minimum et pourvu de fenêtres, porte, plancher, etc., à agréer par le D.T.F, et jusqu'à concurrence d'un maximum de trois baraquements pour l'ensemble de l'entreprise.
L'entrepreneur peut se libérer de la construction de ces baraquements en mettant à la disposition du personnel surveillant une seule roulotte dont il assurerait le déplacement, à concurrence d'un maximum de deux déplacements par semaine.
Chaque baraquement ou la roulotte devra être pourvu d'une table, de deux chaises, d'une armoire, d'un lave-mains avec cruche et seau et d'un portemanteau.
L'entrepreneur assurera s'il y a lieu, à ses frais, le chauffage, l'éclairage et l'entretien journalier de ces baraquements ou roulotte.
3°) Les vérifications de l'implantation des abris et du placement des coffrages d'embrasures devront être provoquées en temps voulu : la première vérification pendant l'exécution des fouilles, la seconde pendant la phase de ferraillage des piédroits.
4°) L'entrepreneur tiendra en permanence à la disposition du personnel surveillant tout matériel nécessaire aux réceptions et vérifications à faire sur le chantier (tamis, balance, bascule, poids, ...).
5°) Sauf autorisation spéciale à demander par l'entrepreneur, celui-ci ne pourra travailler qu'avec une seule équipe, les heures de travail étant choisies entre six et dix-sept heures.
En cas de modification consentie à ce régime, les frais de surveillance supplémentaires seront à charge de l'entrepreneur.
Cette prescription ne s'applique toutefois pas aux travaux de bétonnage, lesquels doivent être exécutés le plus rapidement possible comme prévu au 5) du C. de l'article premier.
6°) Les frais de voyage et de séjour éventuels à l'étranger du personnel chargé de la réception de matériel ou de matériaux seront entièrement à charge de l'adjudicataire.
7°) L'entrepreneur s'engage, dans la mesure qu'il jugera compatible avec les nécessités techniques de son entreprise, à donner la préférence dans le recrutement de la main d'oeuvre et du personnel aux anciens combattants et invalides de guerre.
Article cinq - Circulation
Par application des dispositions de l'article 19 du cahier général des charges du Service Technique du génie, les règles suivantes sont d'application pour la circulation dans les forts et sur les chantiers des travaux fortificatifs.
1°) Toutes les personnes, sans exception aucune, appelées à circuler dans les forts ou sur les chantiers d'ouvrages défensifs en construction doivent être munies d'une carte de circulation ou figurer sur une liste d'ouvriers, dûment approuvée par le Directeur des T.F. ou par son délégué.
En principe, les permis individuels ne seront remis qu'aux entrepreneurs et à ceux de leurs préposés qui, par la nature de leur service, sont appelés à entrer et à sortir du fort ou de l'enclos des chantiers à des heures ne correspondant pas avec le commencement et la fin de la journée de travail. Les ouvriers et autres membres du personnel occupés sur chantiers de façon ininterrompue pendant la durée du travail sont inscrits sur des listes collectives dont des formulaires imprimés sont remis à l'adjudicataire sur demande.
2°) Dans les forts ou sur les chantiers clôturés, les entrées et sorties ne peuvent se faire que par les portes ou passages autorisés. Quiconque enfreint cette règle (notamment par escalade ou violation des clôtures) est passible des sanctions prévues au § 9 ci-après.
3°) Toute demande de carte individuelle de circulation doit être faite au Directeur des Travaux de Fortification par écrit et par l'entrepreneur intéressé lui-même. Elle doit être appuyée :
- d'un bulletin de renseignements,
- d'un certificat de bonne conduite, vie et moeurs avec attestation de nationalité.
4°) Les listes d'ouvriers doivent être établies par l'entrepreneur en trois ou quatre exemplaires, suivant les besoins (qui lui sont indiqués par le D.T.F. ou son délégué) et être appuyées des mêmes documents que ceux prescrits pour les demandes de cartes de circulation.
5°) Sauf le cas d'urgence, ce dont le Directeur des Travaux Fortificatifs sera seul juge, les cartes de circulation et les listes d'ouvriers ne sont valables qu'à partir du 3e jour de leur signature ou approbation.
6°) Aucun ajout, surcharge, suppression, substitution, ne peut être apporté par quiconque à une liste d'ouvriers approuvée ou à une carte de circulation en usage.
7°) L'entrepreneur est tenu de renvoyer immédiatement au D.T.F. toute carte périmée, annulée ou devenue sans emploi.
8°) Enfin toute personne autorisée à circuler à l'intérieur ou sur les ouvrages de fortifications et leurs dépendances doit être constamment en possession de sa carte d'identité qu'elle devra exhiber chaque fois que l'invitation lui en sera faite par un officier, un militaire ou un agent civil, chargé de la surveillance et du contrôle de la circulation sur le domaine militaire.
9°) Sanctions. Le contrevenant aux prescriptions réglementaires sur la circulation dans les forts et autres ouvrages fortifiés et sur les terrains qui en dépendent (domaine militaire) s'expose à des sanctions administratives (retrait du permis ou interdiction d'accès aux chantiers, temporairement ou définitivement), et, dans certains cas, à des poursuites judiciaires.
En outre, l'entrepreneur dont la responsabilité dans la faute de ses préposés, sous-traitants, fournisseurs, etc., sera démontrée, se verra dresser procès-verbal par application des dispositions de l'article 32 du cahier général des charges, clauses et conditions imposées aux entreprises de travaux de l'État et sera passible des pénalités prévues au littera a de l'article 33 du même recueil.
Article six - Salaires minima et salaires normaux
Les salaires minima à payer aux ouvriers travaillant à pied d'?uvre sont fonctions de l'index, suivant les conditions et taux prévus par la dépêche ministérielle S.T. Gn, 1ère Section, 2e Bureau, n° 19833.
Pour chaque entreprise, le cahier spécial des charges détermine les taux à appliquer.
Cette dépêche et ces travaux peuvent être consultés dans les bureaux des Directeurs de Travaux Fortificatifs et des Directeurs des Bâtiments Militaires
Le carnet des salaires sera communiqué au D.T.F. ou à son délégué sur chantier, lorsque la demande en sera faite.
Article sept - Tarif général des prix courants
Il est rappelé aux entrepreneurs que, pour le calcul de la valeur des travaux supplémentaires éventuels, à défaut de prix unitaires du métré, il sera fait application du tarif général des prix courants de la Direction des Travaux Fortificatifs de Liège, approuvé au nom du Ministre de la Défense nationale, par le Directeur général des Travaux de Fortification, le 5 avril 1933 sous le n° 1. Z/6747.
N° 1-Z/16069
Bruxelles, le 3 mars 1934
Au nom du Ministre de la Défense nationale,
Le général-major Carbonelle,
Directeur général des Travaux de Fortification,
(sé) Carbonelle
Annexe C - Document décrivant l'état de la PFL en 1952
État-major général / Force terrestre
Direction générale du Génie et des Transmissions
GDG n° S. 1033
Annexes : 2 (non reproduites)
Note pour Monsieur le Ministre de la Défense nationale
Objet : Commission des Casernements et des Fortifications - Rapport relatif à la position fortifiée de Liège
Réf. : DM. Cabinet - CD.470 MDN 33.C.23 du 12/5/1951
1. Description de la PFL
La position fortifiée de Liège comprend (voir annexe P non reproduite) :
a) une position avancée, de Beusdael à Malmédy et Poteaux, constituée de fortins ;
b) une ligne de résistance principale (PFL 1) située à 16 km environ des limites de l'agglomération et à 18 km des ponts de Meuse à couvrir.
Elle possède 40 km de développement ; elle est appuyée à gauche sur Eben-Emael et à droite sur l'Ourthe à Comblain-au-Pont.
Elle comprend quatre forts ou ouvrages de sûreté : Eben-Emael, Neufchâteau, Battice et Pepinster avec des abris dans les intervalles.
Ces forts sont entourés de fossés ou d'obstacles équivalents, ils occupent des sites dominants et commandent les voies de communication.
(I) Le fort d'Eben-Emael (à l'épreuve du 280) avait pour mission principale l'interdiction des ponts de Visé et Maastricht. Il flanquait la tranchée du canal Albert entre Lixhe et Canne et tenait sous ses feux l'écluse de Lanaye (manoeuvre d'eau du canal Albert).
Son armement comportait :
- un armement d'action lointaine et de flanquement d'intervalles :
une coupole de 2 canons de 120
deux coupoles de 2 canons de 75
quatre casemates de 3 canons de 75 G.P. (6 pièces sur Visé et 6 pièces sur Maastricht) ;
- un armement d'action rapprochée : deux casemates de 3 Mi agissant sur la superstructure ;
- un armement de flanquement : Mi et canons de 60 avec éclairage par projecteurs.
(II) Le fort de Neufchâteau (à l'épreuve du 420) interdisait la route d'Aix à Visé.
3 mortiers de 81
2 coupoles de 2 canons de 75.
(III) Le fort de Battice (à l'épreuve du 520) interdisait la route d'Aix à Liège.
2 coupoles de 1 canon de 120
3 coupoles de 2 canons de 75.
(IV) Le fort de Pepinster (à l'épreuve du 420) interdisait la vallée de la Vesdre.
Les intervalles entre les forts (de l'ordre de 10 km) étaient occupés par des abris pour Mi. Ils étaient groupés en points d'appui (un abri tous les 250 m) et constituaient une ossature de position défensive.
c) La ligne des forts modernisés de la rive droite (PFL 2) située à 6 km en moyenne des limites de l'agglomération et distante de 5 à 9 km de l'ensemble des ponts. Elle empêchait ainsi, en 1914, toute action de l'artillerie lourde de campagne sur les points de passage de la Meuse.
Elle possède 26 km de développement ; elle comprend 6 forts de la rive droite : Barchon, Évegnée, Fléron, Chaudfontaine. Embourg. Boncelles et 2 forts de la rive gauche : Pontisse et Flémalle.
Elle peut appuyer par ses feux d'artillerie la position principale.
Les grands forts : Barchon, Fléron, Boncelles, Pontisse et Flémalle ont une superficie de 12 Ha environ.
Les petits forts : Évegnée, Chaudfontaine et Embourg ont une superficie de 6 Ha environ.
Ces forts ont été réarmés au moyen de canons allemands de récupération, de Mi et de mortiers d'infanterie.
L'artillerie comportait des canons de 150 tirant à 18 km, des canons de 105 tirant à 12 km et des obusiers de 75 tirant à 5 km.
Les intervalles entre les forts (en moyenne de 3,5 km pour les forts du NE, de 2 km pour l'intervalle Embourg-Chaudfontaine et de 6 km pour l'intervalle Boncelles-Embourg étaient occupés par des abris pour Mi et canons de petit calibre.
d) La ligne de défense des accès immédiats de la ville (PFL 3) située à 5 km en arrière de l'ancienne ligne des forts. Elle comporte principalement huit abris sur les itinéraires importants dénommés "abris contre l'irruption".
e) La défense de la Meuse, de Flémalle à Visé.
Elle comporte des casemates avec Mi flanquant le plan d'eau.
On peut y distinguer quatre groupes particuliers :
- la tête de pont de Visé
- la tête de pont d'Argenteau
- le complexe de défense de l'île Monsin
- la position Pontisse-Lixhe
f) La tête de pont réduite de la rive gauche
Elle comprend les anciens forts non modernisés :
- un grand fort : Loncin
- trois petits forts : Hollogne, Lantin et Liers
Ces forts pourraient servir de points d'appui d'infanterie
g) Un réseau téléphonique enterré (voir annexe Q non reproduite)
Ce réseau est établi sur toute la position et comportait 285 Km de câble enterré. Il est basé à Liège sur les deux centraux importants de la Citadelle et de la Chartreuse reliés entre eux par un câble militaire existant. L'annexe Q (non reproduite) donne le tracé général du réseau.
Comme cette annexe l'indique, tous les forts étaient reliés aux centraux de Liège mais aucune liaison directe n'existait entre eux.
2. Situation opérationnelle
a) La place forte de Liège (P.F.L. 2) a été créée de 1887 à 1892 dans le but :
- d'interdire les voies de communications principales sur les deux rives de la Meuse (place d'arrêt);
- de permettre à l'armée ou à des détachements de déboucher sur la rive droite ou de manoeuvrer sur les deux rives, sans risquer d'être acculés au fleuve par l'ennemi (tête de pont permanente double).
b) En 1926, la Commission d'étude de la meilleure utilisation des forts conclut qu'il est intéressant de prévoir l'utilisation des forts de Liège à condition d'améliorer les conditions de vie et de renforcer les ouvrages en armant les forts avec des pièces modernes de récupération (canons allemands de la guerre 14-18).
c) La Commission d'étude du système fortificatif de 1927 adopte le principe des régions fortifiées et propose, en première urgence, la mise en état complet de défense de la région de Liège - enclave de Maastricht. Elle n'envisage aucun champ de bataille frontière, n'ayant pas assez de monde pour l'occuper (Anvers-Arlon = 300 km).
Suite à un mouvement d'opinion, naît la théorie de la défense intégrale de la frontière ; il est décidé de créer une position couvrant Liège sur le plateau de Herve (P.F.L. 1).
d) La Commission des Fortifications de 1936 décide de compléter le système défensif de Liège de manière à en faire un système fermé et propose :
- la défense par abris de tous les ponts de Meuse (P.F.L. 3);
- le perfectionnement des installations de Liège par la construction dans les culées des ponts d'abris battant le plan d'eau.
e) Actuellement, la défense du territoire belge ne peut se concevoir qu'à l'échelle continentale et suivant un dispositif échelonné en profondeur.
D'autre part, la nécessité de se défendre dans toutes les directions imposera l'existence de points d'appui.
À ce titre, la position de Liège semble encore pouvoir jouer un rôle opérationnel.
a) Position avancée
Elle a fait l'objet d'un rapport adressé à Monsieur le Ministre de la Défense Nationale le 28 avril 1952 (GDG n° S.603). Les abris de cette position ont été déclassés et remis aux Domaines.
b) Ligne de résistance principale (P.F.L. 1)
(I) Fort d'Eben-Emael
Infrastructure en bon état.
Toutes les coupoles sont en bon état sauf les tubes.
Toutes les cloches sont en bon état.
Les canons de 60, les canons de 75 et les canons de 120 subsistent mais sont en mauvais état.
Les Mi et les projecteurs sont enlevés et détruits. Les installations intérieures ont été enlevées en grande partie.
Le fort est actuellement utilisé comme dépôt de matériaux de défense accessoire.
Note du webmaster : à l'heure actuelle est visitable.
(II) Fort de Neufchâteau
Infrastructure en très mauvais état mais l'évacuation des débris de la caserne souterrraine est possible (c'est fait).
Tous les cuvelages sont en bon état.
Une coupole, les Mi, les canons de 47 et les FM ont été enlevés.
Une coupole et les mortiers sont en mauvais état.
Les installations intérieures ont été enlevées.
Le fort n'est pas utilisé actuellement (mais visitable).
(III) Fort de Battice
Tous les cuvelages subsistent et sont en bon état.
Toutes les cloches subsistent mais certaines sont perforées.
Toutes les coupoles sont en mauvais état sauf les machineries, une coupole a son avant-cuirasse coupée au chalumeau, deux coupoles ont leurs calottes perforées.
Tous les canons, Mi et projecteurs sont enlevés sauf les tubes des coupoles et l'armement d'un bloc.
Les installations intérieures ont été enlevées presque en totalité.
(IV) Fort de Pepinster (Tancrémont)
Tous les cuvelages et les coupoles sont en bon état.
Les canons, Mi et projecteurs sous cuvelage sont enlevés.
Les installations intérieures subsistent en partie.
(V) Abris dans les intervalles.
Les abris sont en bon état.
Toutes les cloches des abris ont été enlevées ou sont endommagées.
Tous ces abris ont été jusqu'à présent maintenus avec les servitudes militaires y afférant.
c) Ligne des forts modernisés de la rive droite (P.F.L. 2) et tête de pont réduite de la rive gauche.
Les ouvrages de cette ligne sont plus ou moins détruits.
Ils ont été déclassés par Arrêté du Régent n° 2974 en date du 8 octobre 1946 publié au Moniteur du 12.10.46.
d) Ligne de défense des accès immédiats de la ville (P.F.L. 3)
Les abris sont en bon état et ont un secteur de tir axé sur les voies de communications.
Tous les abris ont été maintenus avec les servitudes militaires y afférant.
e) Défense de la Meuse
(I) Abris flanquant le plan d'eau.
Abris en bon état situés à l'intérieur des culées des ouvrages d'art ou dans les talus des voies d'eau.
(II) Têtes de pont de Visé et d'Argenteau
Abris démolis ou en mauvais état en grande partie.
(III) Complexe de défense de l'île Monsin
Tous les abris de ce complexe ont fait l'objet d'un rapport à Monsieur le Ministre de la Défense Nationale en date du 25 juin 1952 (GDG n° S.891). La Commission a proposé la suppression des servitudes militaires y afférant.
(IV) Position Pontisse-Lixhe
Abris en bon état.
Tous les abris assurant la défense de la Meuse avaient été maintenus avec les servitudes militaires y afférant.
f) Réseau téléphonique enterré
Les Allemands ont enlevé une grande quantité de câble, notamment dans les parties sud et sud-est de la position. Toutefois certains axes subsistent et pourraient être remis en parfait état moyennant peu de travaux.
Il s'agit notamment des axes suivants :
(I) rive droite de la Meuse :
- la Chartreuse - fort de Neufchâteau - caserne de Visé ;
- la Chartreuse - fort de Battice avec dérivation fort de Fléron ;
- la Chartreuse - fort d'Embourg - Dolembreux - Notchamps -fort de Pepinster avec dérivation fort de Chaudfontaine.
(II) rive gauche de la Meuse :
- Citadelle - fort d'Eben-Emael ;
- Citadelle - fort de Hollogne avec dérivation fort de Flémalle.
Les TTr continuent à tester les lignes de l'ensemble du réseau téléphonique.
La carte est mise à jour continuellement.
Le planning de remise en état est la responsabilité du Bureau Interforces Planning des Transmissions.
a) Position avancée.
Maintien du déclassement et de la remise aux Domaines.
Maintien des forts Eben-Emael, Battice et Pepinster en bon état d'entretien ; laisser Neufchâteau dans son état actuel.
Afin de réserver l'avenir, la Commission vous propose de maintenir provisoirement les servitudes militaires relatives à ces ouvrages fortifiés et aux abris des intervalles pour le cas de leur utilisation éventuelle par le Groupe d'Armées Nord (cette question est à l'étude au Groupe d'Armées Nord).
En ce qui concerne l'utilisation immédiate des 3 grands forts, il est proposé ce qui suit :
1) utiliser Battice et éventuellement Neufchâteau comme dépôt à munitions.
2) installer à Eben-Emael le Q.G. du Groupe de Forces Nord.
3) réserver Pepinster au Q.G. Belge.
c) Ligne des forts modernisés de la rive droite. (P.F.L. 2) et tête de pont réduite sur la rive gauche
Maintien du déclassement et utilisation de ces ouvrages pour les besoins de la Défense nationale (dépôt de munitions).
Maintien du déclassement des abris des intervalles.
La Commission vous propose le maintien de ces abris grevés de servitudes uniquement dans le secteur de tir.
(I) Abris flanquant le plan d'eau
La Commission vous propose de maintenir ces abris pour les besoins de la Défense Nationale parce qu'ils sont englobés dans la défense de la Meuse. Toutefois comme leur champ de tir utile coïncide avec les différents plans d'eau, elle vous propose de ne maintenir les servitudes que dans le secteur de tir.
Ces abris sont pour la plupart en mauvais état. La Commission vous propose leur déclassement, à l'exception toutefois des abris V 10 à V 15, destinés à appuyer à la Meuse la ligne P.F.L. 1 et pouvant, eux, présenter encore un certain intérêt.
p.m ; Voir paragr. 3-e-(iii).
Cette position constitue une deuxième ligne de défense (après la Meuse) contre un ennemi ayant pénétré sur le territoire national et venant du Limbourg hollandais. La Commission vous propose de maintenir, pour les besoins de la Défense nationale, ces abris et toutes les servitudes militaires qui y sont attachées.
Le réseau téléphonique enterré de la P.F.L. est indispensable à la F.T..
Il viendra à point pour l'installation d'un AAOD à Liège, pour son reliement aux batteries de GTA et pour les liaisons de Q.G. opérationnels qui s'installeraient éventuellement dans la P.F.L. (Eben-Emael, Pepinster par exemple).
Avis du Q.M.G.
Avis du chef d'EMG.

References: l'article 300
 l'article 166
 l'article 271
 l'article 164
 l'article 65
 l'article 113
 l'article 19
 § 9
 l'article 32
 l'article 33