Source: https://www.parl.ca/DocumentViewer/fr/35-2/projet-loi/C-20/sanction-royal/page-125
Timestamp: 2019-10-14 02:02:30+00:00

Document:
RELATIONS DE TRAVAIL ET RESSOURCES HUMAINES
Employés désignés
58. Les employés désignés qui acceptent, avant la date de cession, l'offre d'emploi de la société cessent d'être employés dans la fonction publique immédiatement avant cette date.
Employés désignés qui acceptent l'offre
59. (1) Sous réserve de l'article 60, l'employé désigné qui était engagé, immédiatement avant la date de cession, pour une période indéterminée et qui, immédiatement avant cette date, n'a pas accepté l'offre d'emploi de la société cesse d'être employé dans la fonction publique six mois après sa désignation ou plus tôt s'il en fait la demande.
Employés qui n'acceptent pas l'offre de la société
(2) Il a, durant l'année qui suit la date à laquelle il cesse d'être employé dans la fonction publique, le droit d'être nommé sans concours à un autre poste de la fonction publique pour lequel la Commission de la fonction publique le juge qualifié et il jouit pour exercer ce droit du même ordre de priorité que le fonctionnaire mis en disponibilité aux termes de l'article 29 de la Loi sur l'emploi dans la fonction publique.
(3) Il a en outre, durant l'année qui suit la date à laquelle il cesse d'être employé dans la fonction publique, le droit de se présenter à tout concours auquel il aurait été admissible s'il n'avait pas cessé d'être employé dans la fonction publique.
(4) L'employé désigné qui n'était pas, immédiatement avant la date de cession, engagé pour une période indéterminée et qui n'a pas, immédiatement avant cette date, accepté l'offre d'emploi de la société cesse dès lors d'être employé dans la fonction publique.
Employés désignés à durée déterminée
60. L'employé désigné qui peut démontrer à la satisfaction du ministre qu'il n'a pu, avant la date de cession, accepter l'offre de la société parce qu'il n'en était pas au courant ou qu'il se trouvait dans l'impossibilité de manifester son acceptation est réputé avoir accepté l'offre avant cette date et être un employé désigné visé à l'article 58.
Impossibilité matérielle d'accepter l'offre
61. La Directive sur le réaménagement des effectifs, le Décret sur le programme de primes de départ anticipé, le Règlement no 2 sur le régime compensatoire et la Politique de transition dans la carrière pour les cadres de direction ne s'appliquent pas aux employés désignés.
Inapplica-
bilité de certaines mesures
Conventions collectives et décisions arbitrales
62. (1) La convention collective ou la décision arbitrale applicables à l'employé désigné visé à l'article 58 et en vigueur immédiatement avant la date de cession continuent d'être en vigueur jusqu'à la date prévue pour leur expiration.
Continuation des conventions collectives et des décisions arbitrales
(2) Par ailleurs, la convention collective visée au paragraphe (1) qui contient une clause de prolongation continue d'être en vigueur jusqu'à l'expiration de cette prolongation.
Convention collective prolongée
(3) La convention collective ou la décision arbitrale continuées en vertu du présent article lient la société - comme si elle y était mentionnée à titre d'employeur -, l'agent négociateur et les employés de la société qui font partie de l'unité de négociation pour laquelle cet agent négociateur a été accrédité.
(4) La Loi sur les relations de travail dans la fonction publique et la Loi sur l'emploi dans la fonction publique continuent de s'appliquer aux faits survenus avant la date de cession concernant l'interprétation et l'application de la convention collective ou de la décision arbitrale continuées en vertu du présent article, qu'elles soient expirées ou non.
(5) Les procédures engagées, avant la date de cession, en application de la partie IV de la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique et concernant la convention collective ou la décision arbitrale continuées en vertu du présent article se poursuivent comme si la société était l'employeur visé dans ces documents.
(6) Le droit d'engager ces procédures, après la date de cession, à l'égard de faits survenus avant cette date concernant la convention collective ou la décision arbitrale continuée en vertu du présent article, peut être exercé en conformité avec ces documents comme si la société y était l'employeur.
Faits antérieurs
(7) Pour l'application des paragraphes (5) et (6), les faits - actes ou omissions - de Sa Majesté du chef du Canada représentée par le Conseil du Trésor sont réputés être ceux de la société.
(8) Dès la date de cession, les paragraphes 57(2) à (6), les articles 58 à 66 et le paragraphe 67(5) du Code canadien du travail s'appliquent aux désaccords concernant l'interprétation, l'application ou la prétendue violation de la convention collective ou de la décision arbitrale continuées en vertu du présent article entre la société et l'agent négociateur partie à la convention collective ou à la décision arbitrale, ou la société et ses employés liés par un tel document.
Règlement des désaccords
(9) La convention collective et la décision arbitrale visées aux paragraphes (1) et (2) sont réputées être une convention collective au sens de l'article 49 du Code canadien du travail, et la partie I de cette loi, à l'exception de l'article 80, s'applique à son renouvellement et à sa révision ainsi qu'à la conclusion d'une nouvelle convention collective.
63. (1) En cas d'expiration, avant la date de la cession, sans renouvellement, ni révision, ni remplacement de la convention collective ou de la décision arbitrale applicables à l'employé désigné visé à l'article 58 :
Expiration de conventions collectives ou de décisions arbitrales
a) la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique et la Loi sur l'emploi dans la fonction publique continuent de s'appliquer aux faits survenus avant cette date concernant l'interprétation et l'application de la convention collective ou de la décision arbitrale ou de toute condition d'emploi applicable, en vertu de l'article 52 de la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique, aux employés de la société que représente l'agent négociateur lié par la convention ou la décision;
b) les paragraphes 57(2) à (6), les articles 58 à 66 et le paragraphe 67(5) du Code canadien du travail s'appliquent aux faits survenus à la date de cession ou subséquemment concernant l'interprétation, l'application ou la prétendue violation des conditions, droits et avantages maintenus en vertu de l'alinéa 50b) de cette loi;
c) sous réserve des autres dispositions du présent article, la partie I du Code canadien du travail, à l'exception de l'article 80, s'applique au renouvellement et à la révision de la convention collective ainsi qu'à la conclusion d'une nouvelle convention collective.
(2) Les procédures engagées, avant la date de cession, en application de la partie IV de la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique et concernant la convention collective, décision arbitrale ou condition d'emploi visées au paragraphe (1) se poursuivent comme si la société était l'employeur visé dans ces documents ou lié par cette condition d'emploi.
(3) Le droit d'engager ces procédures après la date de cession à l'égard de faits survenus avant cette date et concernant la convention collective, décision arbitrale ou condition d'emploi visées au paragraphe (1) peut être exercé comme si la société était l'employeur visé dans ces documents ou lié par cette condition d'emploi.
(4) Pour l'application des paragraphes (2) et (3), les faits - actes ou omissions - de Sa Majesté du chef du Canada représentée par le Conseil du Trésor sont réputés être ceux de la société.
(5) La société est réputée être l'employeur mentionné dans la convention collective ou la décision arbitrale visées au paragraphe (1) pour la conduite des procédures engagées en application de la partie I du Code canadien du travail à l'égard des faits visés à l'alinéa (1)b).
Société réputée employeur
(6) Sous réserve du paragraphe (7), pour l'application de l'alinéa (1)c), un avis de négociation collective est réputé avoir été donné conformément à la partie I du Code canadien du travail à la date de la cession.
Avis de négociation collective
(7) Pour l'application de l'alinéa (1)c), un avis de négocier collectivement donné conformément à l'article 50 de la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique relativement à la convention collective ou à la décision arbitrale est réputé donné conformément à la partie I du Code canadien du travail à la date où il a été donné.
(8) Lorsque, avant la date de cession, une demande d'arbitrage a été présentée en application de l'article 64 de la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique au sujet d'un différend portant sur la conclusion, le renouvellement ou la révision de la convention collective applicable à l'employé désigné visé à l'article 58 et qu'elle n'a fait l'objet d'aucune décision arbitrale, l'arbitrage se continue conformément à cette loi.
Arbitrage en cours
(9) La convention collective et la décision arbitrale visées au paragraphe 66(2) de la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique et conclue ou rendue à la suite de la continuation de l'arbitrage aux termes du paragraphe (8) lient la société - comme si elle y était mentionnée à titre d'employeur -, l'agent négociateur et les employés de la société qui font partie de l'unité de négociation pour laquelle cet agent négociateur a été accrédité; de plus, les paragraphes 62(8) et (9) s'appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires, à la convention ou décision comme si elle y était visée.
Conventions collectives ou décisions arbitrales découlant de l'arbitrage
(10) Lorsque, avant la date de cession, un bureau de conciliation a été établi conformément à l'article 77 de la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique au sujet d'un différend portant sur la conclusion, le renouvellement ou la révision de la convention collective applicable à l'employé désigné visé à l'article 58 et qu'il n'a pas fait rapport au président de la Commission des relations de travail dans la fonction publique, la conciliation se continue conformément à cette loi et, le huitième jour suivant la réception du rapport du bureau par le président, les conditions prévues au paragraphe 89(1) du Code canadien du travail sont réputées avoir été remplies relativement aux employés de la société composant l'unité de négociation représentée par l'agent négociateur qui est partie au différend.
Conciliation en cours
(11) Lorsque, avant la date de cession, un bureau de conciliation a été établi conformément à l'article 77 de la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique au sujet d'un différend portant sur la conclusion, le renouvellement ou la révision de la convention collective applicable à l'employé désigné visé à l'article 58, que le bureau a fait rapport au président de la Commission des relations de travail dans la fonction publique et que moins de sept jours se sont écoulés depuis la réception du rapport par le président, les conditions prévues au paragraphe 89(1) du Code canadien du travail sont, le huitième jour suivant la réception, réputées avoir été remplies relativement aux employés de la société composant l'unité de négociation représentée par l'agent négociateur qui est partie au différend.
Lorsque la conciliation est terminée
(12) Tout avis donné aux parties en vertu de l'article 77 de la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique, avant la date de cession, par le président de la Commission des relations de travail dans la fonction publique et indiquant son intention de ne pas établir un bureau de conciliation relativement à un différend portant sur la conclusion, le renouvellement ou la révision de la convention collective applicable à l'employé désigné visé à l'article 58 est, si la convention n'a pas, à cette date, été renouvelée, révisée ou remplacée, réputé avoir été donné en vertu de l'alinéa 72(1)d) du Code canadien du travail à la date où il a été donné.
Refus d'établir un bureau de conciliation
(13) Les conditions prévues au paragraphe 89(1) du Code canadien du travail sont réputées avoir été remplies relativement à une unité de négociation composée d'employés désignés visés à l'article 58 lorsque l'agent négociateur qui la représente avait acquis, avant la date de cession, le droit de déclarer ou d'autoriser une grève.
Préservation du droit de grève
64. La date d'expiration de la convention collective ou de la décision arbitrale continuée en vertu de l'article 62 est celle prévue par la Loi sur la rémunération du secteur public pour cette convention ou cette décision abstraction faite de la présente loi.
65. Malgré toute disposition à l'effet contraire prévue dans la convention collective ou dans la décision arbitrale continuée en vertu de l'article 62 ou visée à l'article 63, la Directive sur le réaménagement des effectifs ne s'applique pas aux employés de la société.
bilité de la Directive sur le réaménage-
ment des effectifs
66. (1) Les accords conclus par le Conseil national mixte de la fonction publique et incorporés par renvoi dans la convention collective ou la décision arbitrale continuées en vertu de l'article 62 ou visées à l'article 63 sont incorporés dans leur version antérieure à la date de cession.
Accords conclus par le Conseil national mixte de la fonction publique
(2) Malgré toute disposition à l'effet contraire prévue dans la convention collective ou dans la décision arbitrale continuées en vertu de l'article 62 ou visées à l'article 63, la date d'expiration des accords conclus par le Conseil national mixte de la fonction publique et incorporés par renvoi est réputée être la date d'expiration de cette convention ou décision.
67. (1) L'employé désigné visé à l'article 58 est, pour l'application du Code canadien du travail et de la convention collective ou de la décision arbitrale continuées en vertu de l'article 62 ou visées à l'article 63, réputé n'avoir pas cessé de travailler pour un seul employeur malgré la cession.
Même emploi
(2) Il demeure entendu que, sans préjudice à la portée générale du paragraphe (1), il n'a pas droit, malgré toute disposition de la convention collective, de la décision arbitrale ou des conditions d'emploi qui le régissent immédiatement avant la date de cession, de réclamer à Sa Majesté du chef du Canada, représentée par le Conseil du Trésor, le paiement des crédits de congé annuel acquis mais non utilisés à la date où il cesse d'être employé dans la fonction publique.
68. Sous réserve des dispositions d'un accord conclu avant la date de cession entre la société et Sa Majesté du chef du Canada, celle-ci ne peut être tenue responsable, à compter de la date de cession, des obligations contractées en son nom par le Conseil du Trésor et découlant de la convention collective ou de la décision arbitrale continuées en vertu de l'article 62 ou visées à l'article 63, ou des conditions d'emploi qui régissent un employé désigné immédiatement avant la date de cession.
Sa Majesté ne peut être tenue responsable

References: l'article 60
 l'article 29
 l'article 58
 l'article 58
 l'article 49
 l'article 80
 l'article 58
 l'article 52
 l'article 80
 l'article 50
 l'article 64
 l'article 58
 l'article 77
 l'article 58
 l'article 77
 l'article 58
 l'article 77
 l'article 58
 l'article 58
 l'article 62
 l'article 62
 l'article 63
 l'article 62
 l'article 63
 l'article 62
 l'article 63
 l'article 58
 l'article 62
 l'article 63
 l'article 62
 l'article 63