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Timestamp: 2016-10-23 22:10:08+00:00

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4C.414/2005 (29.03.2006)
X.________ S.A., d�fenderesse et recourante, repr�sent�e par Me Daniel Perren, avocat.
contrat de travail; licenciement abusif; heures suppl�mentaires; int�r�t moratoire
(recours en r�forme contre l'arr�t de la Cour d'appel
Le 24 mars 2000, A.________ a �t� engag�e par X.________ S.A. (ci-apr�s : X.________), dont le si�ge se trouve � Gen�ve, en qualit� de vendeuse pour une dur�e d�termin�e.
Du 21 juin au 23 ao�t 2000, A.________ a suivi un cours d'allemand compos� de 30 le�ons priv�es, int�gralement financ� par son employeur.
Le 25 ao�t 2000, A.________ et X.________ ont conclu un nouveau contrat de travail de dur�e ind�termin�e, selon lequel l'employ�e �tait engag�e en qualit� de premi�re vendeuse, affect�e � la boutique de Zurich d�s son ouverture. Le salaire mensuel brut de base pr�vu s'�levait � 4'900 fr. par mois, vers� treize fois l'an, auquel s'ajoutait, � titre de salaire variable, 0,25 % brut du chiffre d'affaires hors taxe mensuel de la boutique de Zurich.
Le 16 septembre 2000, au terme du premier contrat, A.________ a per�u une prime exceptionnelle de 2'000 fr. et la directrice de la boutique genevoise lui a d�livr� un certificat de travail �logieux.
La boutique de Zurich a ouvert ses portes le 2 novembre 2000. Le 6 d�cembre 2000, la directrice a �t� licenci�e et lib�r�e imm�diatement de son obligation de travailler. Elle a �t� remplac�e par B.________, qui n'avait jamais travaill� pour X.________ auparavant.
L'inexp�rience et le d�sordre de B.________ ont �t� vivement ressentis par la plupart de ses collaboratrices et l'ambiance de travail s'est trouv�e profond�ment alt�r�e par des tensions et rivalit�s au sein du personnel.
En mai 2001, l'assistante administrative de la boutique, exc�d�e, a mis fin � son contrat de travail. De mai � ao�t 2001, B.________ et A.________ ont d� se charger des t�ches administratives d�volues � cette employ�e, en sus de leurs activit�s respectives. Puis, une stagiaire a �t� engag�e pour effectuer ces t�ches jusqu'en d�cembre 2001.
Au printemps 2001, le mari de A.________ a connu de graves probl�mes de sant�. Celle-ci, qui subvenait seule aux besoins du m�nage, a fait �tat du surcro�t d'activit� de la boutique pour solliciter � plusieurs reprises une augmentation de salaire, ce qui lui a �t� refus�.
Le 6 juillet 2001, A.________ a demand� une avance sur salaire, qui a �t� valid�e par B.________. Elle a obtenu de X.________ un pr�t de 15'000 fr., qu'elle a rembours� conform�ment au calendrier convenu.
A.________ se pr�sentait � l'heure � son travail, sauf lorsqu'elle se rendait aux cours d'allemand offerts par son employeur. Il lui arrivait parfois de quitter la boutique sans en informer la directrice. Quant � sa tenue, il a �t� retenu qu'elle �tait adapt�e � ce qui pouvait �tre attendu d'une premi�re vendeuse.
Le travail des vendeuses, et celui de A.________ en particulier, exc�dait fr�quemment l'horaire de travail normal. Les collaboratrices devaient rester avec les clients de la boutique, m�me lorsque ceux-ci proc�daient � leurs achats apr�s l'heure de fermeture qui �tait fix�e � 18h.30 en semaine. A.________ �tait souvent � la boutique apr�s 18h.45. Elle se tenait �galement � disposition de son employeur pendant la pause de midi, de sorte qu'il arrivait que l'on fasse appel � ses services lorsque d'importants clients russes se pr�sentaient � la boutique � l'heure du d�jeuner.
A la fin de l'�t� 2001, B.________ a reproch� � A.________ de n�gliger sa tenue, la priant avec insistance de modifier sa coiffure et de se maquiller davantage. La directrice lui a aussi demand� des explications au sujet de ses absences non justifi�es.
Les relations entre les deux femmes n'ont cess� de se d�grader. Il a �t� retenu que cette d�t�rioration �tait en grande partie li�e � la violente d�ception ressentie par A.________ lors de la nomination de B.________ au poste de directrice de la boutique de Zurich. A.________, qui avait plac� tous ses espoirs dans une rapide promotion � laquelle X.________ ne s'�tait pourtant pas fermement engag�e, a alors adopt� un comportement vindicatif � l'�gard de la direction, qui ne pouvait nullement favoriser l'am�lioration du climat de travail.
Pour sa part, B.________, qui n'appr�ciait pas de voir les comp�tences de ses collaboratrices surpasser les siennes, pouvait avoir � leur �gard des expressions et des attitudes tout � fait inadmissibles. C'est pour cette raison principalement que l'ensemble des collaboratrices pr�sentes � l'ouverture de la boutique de Zurich ne font plus partie du personnel sous les ordres de B.________.
En novembre 2001, une violente dispute, audible depuis la boutique, a �clat�, alors que B.________ et A.________ �taient occup�es � r�ceptionner des marchandises dans la r�serve et qu'elles avaient des cutters en mains.
A mi-d�cembre 2001, A.________ n'a pas rang� une livraison de marchandises, qui est rest�e une nuit dans l'all�e de l'immeuble, alors qu'elle en avait la responsabilit�.
B.________ a demand� � A.________ d'effectuer des t�ches administratives pendant son absence durant les vacances de No�l 2001. Cette derni�re a refus�, en d�clarant qu'il faudrait lui verser deux salaires.
A la fin du mois de d�cembre 2001, la directrice pour l'Europe au si�ge parisien de la soci�t� a organis� une conf�rence t�l�phonique avec A.________ et la directrice de la boutique de Zurich, afin d'apaiser les tensions.
Le 30 janvier 2002, A.________ a consult� son m�decin, qui lui a confirm� qu'elle �tait enceinte de six semaines. En fin de journ�e, l'employ�e s'est rendue � la boutique, accompagn�e de son mari, en vue de remettre � B.________ des documents concernant le harc�lement psychologique et de rendre la directrice attentive au fait que son comportement �tait contraire � la loi. Celle-ci a pris les documents, puis elle a demand� � l'employ�e de lui remettre les clefs des coffres-forts et de s'en aller. A.________ est ressortie. Elle a tent� de revenir avec son mari, afin d'exiger un re�u pour les clefs remises, mais la directrice ne les a pas laiss�s entrer. A.________, puis B.________ ont fait appel � la police. Alors que les forces de l'ordre �taient pr�sentes, la directrice a remis � A.________ un avis de r�siliation de son contrat de travail, avec effet au 31 mars 2002, assorti de l'interdiction d'acc�der au magasin. Le lendemain, le licenciement a �t� confirm� par �crit.
Par courrier du 2 f�vrier 2002, A.________ a fait �tat de la nullit� du cong� en raison de sa grossesse et a contest� les motifs de son licenciement, se d�clarant pr�te � reprendre son activit� d�s que son �tat de sant� le lui permettrait.
Le 15 septembre 2002, alors qu'elle se trouvait en fin de grossesse, A.________ a inform� le si�ge parisien de la soci�t� qu'elle entendait reprendre son activit� professionnelle et se rendre � la boutique de Zurich pour y r�cup�rer ses v�tements de travail. Son interlocuteur a tent� de la dissuader, en invoquant l'interdiction qui lui avait �t� faite en janvier 2002 d'acc�der au magasin. Agit�e, A.________ s'est cependant pr�sent�e � la boutique et B.________ a fait appeler la police, qui a d� intervenir une nouvelle fois pour calmer les esprits et �loigner A.________ du magasin.
Par lettre recommand�e du 10 janvier 2002 (recte : 2003), X.________ a r�sili� le contrat de travail de A.________ avec effet au 31 mars 2003.
Depuis le 4 f�vrier 2002, A.________ suit un traitement psychiatrique ambulatoire. Elle se trouve en incapacit� totale de travailler et, depuis le mois d'ao�t 2003, elle est partiellement � la charge des services sociaux.
Par demande du 16 janvier 2003 d�pos�e aupr�s de la juridiction des prud'hommes du canton de Gen�ve, A.________ a assign� X.________ en paiement de 9'527'609 fr. � titre de salaires, heures suppl�mentaires, treizi�me salaire, frais professionnels, indemnit�s pour vacances non prises et atteintes � la personnalit�. Le 31 octobre 2003, elle a r�duit ses pr�tentions � 487'581,30 fr.
Par jugement du 25 mars 2004, le Tribunal des prud'hommes a rejet� int�gralement les pr�tentions en paiement de A.________, donnant acte � l'employeur qu'il s'engageait � remettre � la demanderesse un certificat de travail interm�diaire. Il a �galement condamn� A.________ � une amende de 100 fr. en tant que plaideur t�m�raire.
A.________ a form� un appel � l'encontre de ce jugement, concluant � ce que la soci�t� X.________ soit condamn�e � lui payer :
- 17'582,80 fr. brut � titre de r�mun�ration de 389 heures suppl�- mentaires;
- 35'352 fr. net � titre d'indemnit� pour licenciement abusif;
- 35'000 fr. net � titre d'indemnit� pour tort moral;
- 379'035 fr. net � titre d'indemnit� pour atteinte � l'avenir �cono- mique.
Elle a �galement requis la rectification du certificat de travail du 24 ao�t 2004.
Par arr�t du 27 septembre 2005, la Cour d'appel de la Juridiction des prud'hommes a annul� le jugement du 25 mars 2004 et, statuant � nouveau, elle a condamn� X.________ � payer � A.________ le montant brut de 8'807,20 fr. en compensation des heures de travail suppl�mentaires et le montant net de 29'400 fr. � titre d'indemnit� pour licenciement abusif, en invitant la partie qui en a la charge � op�rer les d�ductions sociales et l�gales usuelles. En revanche, les juges ont consid�r� que l'existence d'actes de harc�lement psychologique au pr�judice de A.________ ne pouvait �tre retenue et ont rejet� ses pr�tentions pour atteinte � l'avenir �conomique, ainsi qu'en r�paration du tort moral. Ils n'ont enfin pas donn� suite � la demande tendant � la rectification du certificat de travail.
Contre l'arr�t du 27 septembre 2005, A.________ (la demanderesse) interjette un recours en r�forme au Tribunal f�d�ral. Elle conclut � la r�forme de l'arr�t attaqu� et � ce que le Tribunal f�d�ral, statuant � nouveau, condamne X.________ � lui payer le montant brut de 8'807,20 fr. � titre d'heures de travail suppl�mentaire, 35'352 fr. net correspondant � 6 mois de salaire pour r�siliation abusive, 379'035 fr. net � titre d'atteinte � l'avenir �conomique et 35'000 fr. pour tort moral, tous ces montants portant int�r�t � 5 % l'an � partir du 16 janvier 2003. Subsidiairement, elle requiert le renvoi de la cause � la Chambre d'appel pour qu'elle fixe l'indemnit� due au titre d'atteinte � l'avenir �conomique et pour le tort moral subis en raison du harc�lement psychologique de la part de son employeur.
Parall�lement � un recours de droit public, X.________ (la d�fenderesse) interjette elle aussi un recours en r�forme � l'encontre de l'arr�t du 27 septembre 2005, en concluant � son annulation et � la confirmation du jugement rendu par le tribunal des prud'hommes, qui d�boutait A.________ de l'int�gralit� de ses conclusions en paiement.
Dans sa r�ponse, A.________ propose que X.________ soit d�bout�e de toutes ses conclusions et demande que le certificat de travail qui lui a �t� remis soit rectifi�. X.________ conclut, pour sa part, au d�boutement de A.________ de ses conclusions sur recours en r�forme, dans la mesure o� celui-ci est recevable.
Par d�cision incidente du 18 janvier 2006, la requ�te d'assistance judiciaire form�e par A.________ � l'appui de son recours en r�forme a �t� admise. Il a �t� pr�cis� que A.________ b�n�ficierait �galement de l'assistance judiciaire pour r�pondre aux recours d�pos�s par X.________.
Comme il a �t� indiqu� dans la cause concernant le recours de droit public interjet� par la d�fenderesse (cf. arr�t 4P.316/2005 du 29 mars 2006 consid. 1), les griefs soulev�s dans les deux proc�dures commandent de d�roger en l'esp�ce � la r�gle g�n�rale de l'art. 57 al. 5 OJ et de ne pas surseoir � l'arr�t sur les recours en r�forme jusqu'� droit connu sur le recours de droit public, mais de traiter ces recours en parall�le.
2.1 Interjet�s respectivement par la partie demanderesse, qui a �t� partiellement d�bout�e de ses conclusions en paiement, et par la partie d�fenderesse, qui a succomb� dans ses conclusions lib�ratoires, les recours sont dirig�s contre un jugement final rendu en derni�re instance cantonale par un tribunal sup�rieur (art. 48 al. 1 OJ). Ils portent sur une contestation civile (cf. ATF 129 III 415 consid. 2.1) dont la valeur litigieuse d�passe le seuil de 8'000 fr. (art. 46 OJ). Enfin, ils ont �t� d�pos�s en temps utile (art. 32 et 54 al. 1 OJ) et dans les formes requises (art. 55 OJ). Les deux recours paraissent donc en principe recevables.
Toutefois, la conclusion formul�e dans la r�ponse de la demanderesse qui tend � obtenir la rectification de son certificat de travail constitue une conclusion nouvelle, qui ne ressort pas de son recours en r�forme. Elle est, de ce fait, irrecevable (Poudret, COJ II, Berne 1990, N 3.3 p. 491 ad art. 59 et 61 OJ).
2.2 Saisi d'un recours en r�forme, le Tribunal f�d�ral doit conduire son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la d�cision attaqu�e, � moins que des dispositions f�d�rales en mati�re de preuve n'aient �t� viol�es, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compl�ter les constatations de l'autorit� cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, r�guli�rement all�gu�s et clairement �tablis (art. 64 OJ; ATF 130 III 102 consid. 2.2; 127 III 248 consid. 2c et les arr�ts cit�s). Hormis ces exceptions que le recourant doit invoquer express�ment, il ne peut �tre pr�sent� de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ).
Dans la mesure o� les deux parties s'�cartent des faits constat�s par la cour cantonale et les discutent comme si elles agissaient devant une autorit� d'appel, leur argumentation n'est pas admissible. Il n'en sera donc pas tenu compte.
La cour cantonale a rejet� la demande de dommages-int�r�ts pour atteinte � l'avenir �conomique et l'indemnit� pour tort moral, estimant que la demanderesse n'avait pas fait l'objet de mobbing. Selon toute logique, seule l'ancienne employ�e critique cet aspect de l'arr�t attaqu�.
3.1 Invoquant une violation de l'art. 328 CO, elle reproche en premier lieu � la cour cantonale de n'avoir pas admis qu'elle avait �t� victime d'actes de mobbing.
Le grief est irrecevable. Pour tenter de d�montrer que les conditions jurisprudentielles du harc�lement psychologique (cf. arr�t du Tribunal f�d�ral 4C.343/2003 du 13 octobre 2004, consid. 3.1 et les arr�ts cit�s) �taient bien r�alis�es en l'esp�ce, la demanderesse remet en cause l'appr�ciation des preuves et l'�tablissement des faits de la cour cantonale, tout en formulant une argumentation appellatoire, ce qui n'est pas recevable dans le cadre d'un recours en r�forme (cf. supra consid. 2.2; ATF 130 III 136 consid. 1.4).
Au demeurant, si l'on s'en tient aux faits retenus, il appara�t que l'on se trouve de mani�re caract�ristique en pr�sence d'un conflit dans les relations professionnelles dont tant la directrice de la boutique de Zurich, par ses propos inadmissibles envers ses subordonn�es, que la demanderesse, par son comportement vindicatif � l'�gard de la direction, partagent la responsabilit�. En revanche, l'arr�t attaqu� ne met pas en �vidence un faisceau d'indices convergents d�montrant que la demanderesse aurait subi un ensemble d'agissements tendant � d�stabiliser sa personnalit� et pouvant aller jusqu'� son �limination professionnelle, ce qui serait de nature � �tablir l'existence d'actes de harc�lement psychologique.
3.2 Comme les �l�ments constat�s dans l'arr�t entrepris ne permettent pas de retenir qu'elle aurait �t� victime d'actes de mobbing, la demanderesse ne peut reprocher � la cour cantonale d'avoir rejet� ses pr�tentions tendant � obtenir, sur cette base, une indemnit� pour tort moral. Le grief portant sur une violation de l'art. 49 CO est donc infond�.
3.3 Pour cette m�me raison, la demanderesse ne peut se plaindre d'une mauvaise application du droit f�d�ral en relation avec le rejet de ses pr�tentions pour atteinte � l'avenir �conomique. Celles-ci supposent en effet un comportement illicite de la part de l'employeur qui, en l'absence d'actes de mobbing, fait pr�cis�ment d�faut.
Sur la base des faits ressortant de l'arr�t entrepris, force est donc de constater qu'en refusant d'allouer � la demanderesse une indemnit� pour atteinte � l'avenir �conomique et pour tort moral, la cour cantonale n'a pas viol� le droit f�d�ral.
Les juges, consid�rant que la demanderesse avait �t� victime d'un licenciement abusif, lui ont allou� une indemnit� de 29'400 fr. �quivalant � six mois de salaire. Les deux parties formulent des griefs � ce propos. La d�fenderesse s'en prend au caract�re abusif du licenciement et, subsidiairement, au montant de l'indemnit� allou�e, alors que la demanderesse conteste seulement la fa�on dont cette indemnit� a �t� calcul�e. Il convient donc de commencer par examiner les critiques de l'employeur.
4.1 La d�fenderesse invoque une inadvertance manifeste (art. 55 al. 1 let. d OJ) et la violation de l'art. 336 CO, au motif que la cour cantonale a examin� le caract�re abusif du licenciement prononc� le 30 janvier 2002, qui n'a d�ploy� aucun effet, alors qu'elle ne s'est pas prononc�e sur le cong� valablement donn� le 10 janvier 2003, qui, pour sa part, ne saurait �tre qualifi� d'abusif.
4.1.1 Pour admettre le caract�re abusif du cong� signifi� � la demanderesse, les juges ont pris en consid�ration les circonstances ayant entour� le licenciement prononc� le 30 janvier 2002. Ils ont relev� � ce propos que la directrice avait pris une d�cision brutale, en remettant � la demanderesse sa lettre de licenciement sous les yeux de son �poux, de certaines de ses coll�gues et des forces de l'ordre dont elle avait requis l'intervention. La police a ensuite d� signifier � l'employ�e cong�di�e une d�fense de p�n�trer dans le magasin. Les personnes pr�sentes ont ainsi compris qu'il s'agissait d'un licenciement imm�diat. Ce cong� n'avait que peu de rapport avec le manque de z�le et la tenue n�glig�e que la directrice reprochait � la demanderesse, mais �tait le r�sultat d'une gestion autoritaire, ainsi que du climat d'inqui�tude et de suspicion que faisait r�gner la directrice au sein de la boutique. Les juges en ont d�duit que la directrice avait d�cid� de licencier cette collaboratrice sans consid�ration des int�r�ts de la soci�t�, par convenance personnelle. En justifiant le licenciement de la demanderesse par le fait que la qualit� de son travail avait diminu�, la directrice s'�tait pr�value de son propre comportement illicite, ce qui constituait un abus.
4.1.2 Comme le rel�ve la d�fenderesse, il ressort de cette argumentation que les juges cantonaux se sont focalis�s sur le licenciement prononc� le 30 janvier 2002. Or, il a �t� constat� que la demanderesse �tait enceinte � ce moment-l�, de sorte que ce cong� �tait nul (art. 336c al. 1 let. c et al. 2 CO), ce qu'a admis l'employeur. Finalement, la d�fenderesse a r�sili� le contrat de travail de la demanderesse le 10 janvier 2003, au terme de la p�riode de protection li�e � la grossesse, avec effet au 31 mars 2003. Seul ce second licenciement est donc d�terminant sous l'angle de l'art. 336 CO.
En qualifiant d'abusif un cong� par ailleurs nul, la cour cantonale n'a pas simplement omis de prendre en consid�ration une pi�ce d�termin�e, vers�e au dossier, ou l'a mal lue, ce qui est le propre d'une inadvertance manifeste (cf. ATF 115 II 399 consid. 2a; 109 II 159 consid. 2b p. 162), que le Tribunal f�d�ral pourrait rectifier de lui-m�me en application de l'art. 63 al. 2 OJ (cf. supra consid. 2.2). Elle a proc�d� � une fausse appr�ciation de la situation juridique. Comme la Cour de c�ans, saisie d'un recours en r�forme, n'est pas li�e par l'argumentation en droit retenue par la cour cantonale (art. 63 al. 3 OJ; ATF 130 III 362 consid. 5), il convient de se demander si les �l�ments sur la base desquels le cong� nul du 30 janvier 2002 a �t� consid�r� comme abusif permettent de parvenir � la m�me conclusion s'agissant du licenciement valablement notifi� par le conseil de la d�fenderesse le 10 janvier 2003, ce qu'affirme la demanderesse.
4.1.3 Les faits pris en compte par la cour cantonale pour qualifier d'abusif le licenciement de la demanderesse, dans la mesure o� ils concernent les circonstances ayant entour� le licenciement signifi� le 30 janvier 2002, en particulier l'attitude de la directrice de la boutique de Zurich lorsqu'elle a remis la lettre de cong� � la demanderesse en public, sont sans pertinence. De plus, le licenciement ayant �t� communiqu� le 10 janvier 2003 par l'interm�diaire du conseil de la d�fenderesse, l'affirmation de la cour cantonale selon laquelle la directrice aurait d�cid� de licencier cette collaboratrice sans consid�ration des int�r�ts de la soci�t�, par convenance personnelle, tombe � faux. Enfin, il est difficile de saisir comment la cour cantonale, apr�s avoir constat� que la demanderesse n'avait pas fait l'objet d'actes de mobbing, peut justifier le caract�re abusif du licenciement de cette employ�e en se fondant sur le comportement illicite de la directrice de Zurich. Comme il l'a d�j� �t� relev�, les faits constat�s r�v�lent plut�t une situation conflictuelle sur le lieu de travail dont la responsabilit� est partag�e tant par la directrice que la demanderesse (cf. supra consid. 3.1).
En pareilles circonstances, les �l�ments retenus dans l'arr�t attaqu� ne permettent pas de d�terminer si le licenciement de la demanderesse signifi� le 10 janvier 2003, avec effet au 31 mars 2003, est ou non abusif au sens de l'art. 336 CO. Il convient donc d'admettre le recours de la d�fenderesse sur ce point et d'annuler l'arr�t attaqu� en tant qu'il alloue � la demanderesse une indemnit� de six mois de salaire. La cause sera renvoy�e � la cour cantonale, en application de l'art. 64 al. 1 OJ, afin qu'elle compl�te au besoin le dossier et qu'elle statue � nouveau sur le caract�re abusif du licenciement.
4.2 La violation de l'art. 336a CO invoqu�e par la d�fenderesse perd donc son objet. Cependant, � supposer que la cour cantonale parvienne � la conclusion que le cong� du 10 janvier 2003 est abusif, il lui appartiendra d'�tablir � nouveau l'indemnit� due en application de l'art. 336a CO en fonction d'autres circonstances. Il n'est donc pas inutile de rappeler que cette indemnit� se fixe en �quit� (ATF 131 III 243 consid. 5.2) et que, parmi les circonstances � prendre en consid�ration, le juge doit tenir compte non seulement de la gravit� de la faute de l'employeur, mais aussi d'une �ventuelle faute concomitante du travailleur, de la mani�re dont s'est d�roul�e la r�siliation, de la gravit� de l'atteinte � la personnalit� du travailleur licenci�, de la dur�e des rapports de travail, de leur �troitesse, des effets �conomiques du licenciement, de l'�ge du travailleur, d'�ventuelles difficult�s de r�insertion dans la vie �conomique et de la situation �conomique des parties (ATF 123 III 246 consid. 6a, 391 consid. 3c p. 394).
4.3 La demanderesse se plaint elle aussi d'une mauvaise application de l'art. 336a CO, reprochant � la cour cantonale d'avoir calcul� son indemnit� en prenant comme r�f�rence son salaire mensuel brut, sans y inclure la part proportionnelle de son 13�me salaire, ni le montant de son salaire variable correspondant au 0,25 % du chiffre d'affaires de la boutique.
Comme on vient de le voir, la question du caract�re abusif du cong� et, par voie de cons�quence, le versement d'une indemnit� au sens de l'art. 336a CO demeurent incertains. Pour des motifs d'�conomie de proc�dure, il se justifie de relever que, selon la doctrine, le calcul de l'indemnit� pour licenciement abusif suppose de tenir compte de toutes les composantes du salaire, y compris de la part proportionnelle du 13�me salaire (cf. Brunner/B�hler/Waeber/Bruchez, Commentaire du contrat de travail, 3�me �d. Lausanne 2004, N 3 ad art. 336a CO; Staehelin, Commentaire zurichois, N 6 ad art. 336a CO; Favre/Munoz/ Tobler, Le contrat de travail, Lausanne 2001, N 2.3 ad art. 336a CO). Par cons�quent, d�s le moment o� le contrat de travail de la demanderesse du 25 ao�t 2000 pr�voyait que sa r�mun�ration comprenait �galement le versement d'un 13�me salaire, ainsi qu'un montant � titre de salaire variable s'�levant � 0,25 % brut du chiffre d'affaires hors taxe mensuel de la boutique, ces deux composantes devront �tre prises en compte lors du calcul d'une �ventuelle indemnit� en application de l'art. 336a CO.
La cour cantonale a �galement allou� � la demanderesse une indemnit� de 8'807,20 fr. � titre d'heures suppl�mentaires qu'elle a estim�e � trois heures hebdomadaires durant 15 mois. Seule la d�fenderesse critique ce poste.
5.1 Elle reproche premi�rement � la cour cantonale d'avoir viol� l'art. 42 al. 2 CO, en �valuant � trois heures par semaine durant 15 mois le travail suppl�mentaire effectu� par l'employ�e licenci�e.
Lorsqu'il est �tabli que le salari� a effectu� des heures suppl�mentaires dont il ne parvient pas � prouver le nombre avec exactitude, le juge peut en faire l'estimation en appliquant par analogie l'art. 42 al. 2 CO (Aubert, Commentaire romand, N 16 ad art. 321c CO; consid. 4a non publi� de l'ATF 123 III 84). Dans ce cas, il faut aussi tenir compte de la distinction entre le fait et le droit pos�e par la jurisprudence en relation avec cette disposition. Il en d�coule que l'estimation des heures suppl�mentaires d'apr�s l'art. 42 al. 2 CO repose sur le pouvoir d'appr�cier les faits; elle rel�ve donc de la constatation des faits, laquelle ne peut �tre revue en instance de r�forme. Seules constituent des questions de droit le point de savoir quel degr� de vraisemblance l'existence d'heures suppl�mentaires doit atteindre pour justifier l'application de l'art. 42 al. 2 CO et si les faits all�gu�s, en la forme prescrite et en temps utile, permettent de statuer sur la r�mun�ration r�clam�e en justice (cf. par analogie ATF 131 III 360 consid. 5.1 p. 364 et les arr�ts cit�s).
Dans son m�moire, la d�fenderesse ne soul�ve pas des questions qui rel�veraient du droit au sens d�velopp� ci-dessus. Elle critique de mani�re caract�ristique l'�tablissement des faits et l'appr�ciation des preuves � laquelle s'est livr�e la cour cantonale, lorsqu'elle a admis l'existence d'heures suppl�mentaires et qu'elle les a estim�es � trois heures par semaine. De telles critiques sont irrecevables dans la pr�sente proc�dure. La d�fenderesse a du reste pr�sent� des griefs similaires dans le recours de droit public d�pos� parall�lement, qui ont �t� examin�s sous l'angle de l'art 9 Cst. (arr�t 4P.316/2005 du 29 mars 2006, consid. 4.4).
5.2 En second lieu, la d�fenderesse soutient qu'en incluant dans le salaire d�terminant pour la r�tribution des heures suppl�mentaires un montant correspondant au 0,25 % du chiffre d'affaires de la boutique, les juges ont viol� l'art. 321c al. 3 CO.
Selon l'art. 321c al. 3 CO, l'employeur est tenu de r�tribuer les heures de travail suppl�mentaires qui ne sont pas compens�es par un cong� en versant le salaire normal major� d'un quart au moins, sauf clause contraire d'un accord �crit, d'un contrat-type de travail ou d'une convention collective. Le salaire normal doit comprendre tous les �l�ments composant la r�mun�ration obligatoirement due par l'employeur, y compris le 13�me salaire (Brunner/B�hler/Waeber/Bruchez, op. cit., N 10 ad art. 321c CO) et les diverses indemnit�s pr�vues contractuellement en relation avec le travail (Streiff/von Kaenel, Arbeitsvertrag, 6�me �d., Berne 2006, N 12 ad art. 321c CO).
Dans le contrat du 25 ao�t 2000 liant les parties, il �tait pr�vu que le salaire de la demanderesse comprenait un montant fixe vers� 13 fois l'an, plus une indemnit� de 0,25 % brut du chiffre d'affaires hors taxe mensuel de la boutique au titre de salaire variable. En incluant cette indemnit� dans le salaire normal pour calculer la r�mun�ration des heures suppl�mentaires dues � la demanderesse, les juges n'ont donc manifestement pas viol� l'art. 321c al. 3 CO.
Quant aux critiques de la d�fenderesse concernant le montant de 952 fr. retenu au titre du salaire variable, elles portent sur un fait, de sorte qu'elles ne sont pas recevables dans la pr�sente proc�dure. Au demeurant, la Cour de c�ans a consid�r� que ce montant n'avait pas �t� �tabli de mani�re arbitraire, dans le cadre du recours de droit public d�pos� parall�lement par l'employeur (arr�t 4P. 316/2005 du 29 mars 2006 consid. 4.5).
L'indemnit� fix�e � 8'807,20 fr. en compensation des heures suppl�mentaires n'est donc pas contraire au droit f�d�ral.
La cour cantonale n'a pas assorti d'int�r�ts moratoires les montants allou�s � l'employ�e licenci�e. Dans un dernier grief, la demanderesse se plaint d'une violation de l'art. 104 al. 1 CO, estimant avoir droit � l'int�r�t moratoire � 5 % � partir du 16 janvier 2003.
Le d�biteur en demeure pour le paiement d'une somme d'argent doit, en vertu de l'art. 104 al. 1 CO, l'int�r�t moratoire � 5 % l'an (cf. art. 104 al. 1 CO). Selon l'art. 339 al. 1 CO, � la fin du contrat, toutes les cr�ances qui en d�coulent deviennent exigibles. Parmi celle-ci figurent en tout cas les cr�ances en paiement d'heures suppl�mentaires (cf. Brunner/B�hler/Waeber/Bruchez, op. cit., N 1 ad art. 339 CO; Staehelin, op. cit. N. 3 ad art. 339 CO). La doctrine consid�re que l'indemnit� pour licenciement imm�diat injustifi� de l'art. 337c al. 3 CO constitue �galement une cr�ance tombant sous le coup de l'art. 339 al. 1 CO (Brunner/B�hler/Waeber/Bruchez, op. cit., N 1 ad art. 339 CO; Wyler, Droit du travail, Berne 2002, p. 437; Streiff/von Kaenel, op. cit., N 4 ad art. 339 CO). Par analogie, on peut en d�duire qu'il en va de m�me s'agissant de l'indemnit� pour licenciement abusif de l'art. 336a CO, d�s lors qu'elle a une nature identique � l'indemnit� de l'art. 337c al. 3 CO (ATF 123 III 391 consid. 3). Dans ces cas, il convient d'admettre, avec la doctrine majoritaire, que ces cr�ances portent int�r�t d�s la fin des rapports de travail, sans qu'il soit n�cessaire d'interpeller le d�biteur (en ce sens : Aubert, Commentaire romand, N 4 ad art. 339 CO; Brunner/B�hler/Waeber/Bruchez, op. cit., N 1 ad art. 339 CO; Rehbinder, Commentaire bernois, N 1 ad art. 339 CO; question �voqu�e in ATF 129 III 664 consid. 7.4; contra : Favre/Munoz/Tobler, op. cit., N 1.2 ad art. 339 CO).
Conform�ment � ces principes, le montant allou� � la demanderesse par la cour cantonale � titre d'heures suppl�mentaires aurait d� �tre assorti d'un int�r�t moratoire � 5 % l'an � partir de la fin du contrat. Celui-ci �tant arriv� � expiration, selon les constatations cantonales, le 31 mars 2003, l'int�r�t doit courir d�s le 1er avril 2003 et non d�s le 16 janvier 2003 comme le requiert la demanderesse. En ne pr�voyant aucun int�r�t moratoire, la cour cantonale a viol� le droit f�d�ral. En outre, si, � la suite du renvoi, les juges estiment que la demanderesse a droit � une indemnit� pour r�siliation abusive (cf. supra consid. 4.1), il conviendra �galement d'assortir le montant d� � ce titre d'un int�r�t � 5 % l'an � partir du 1er avril 2003.
Dans ces circonstances, il convient d'admettre partiellement les deux recours, dans la mesure de leur recevabilit�.
L'arr�t attaqu� sera partiellement annul� en ce qu'il condamne la d�fenderesse � payer � la demanderesse le montant net de 29'400 fr. � titre d'indemnit� pour licenciement abusif et la cause sera renvoy�e sur ce point � la cour cantonale en application de l'art. 64 al. 1 OJ pour qu'elle statue dans le sens des consid�rants (cf. supra consid. 4.1).
L'arr�t attaqu� sera r�form� dans le sens o� le montant brut de 8'807,20 fr. allou� � la demanderesse au titre de la r�mun�ration de ses heures suppl�mentaires sera assorti d'un int�r�t � 5 % l'an d�s le 1er avril 2003. Il sera confirm� pour le surplus.
D�s lors que les deux parties obtiennent partiellement gain de cause, il y a lieu de faire supporter � chacune d'elle la moiti� de ses propres frais judiciaires et la moiti� des frais de l'autre partie (art. 156 al. 1 et 3 OJ). La valeur litigieuse sera d�termin�e en fonction des conclusions prises dans chacun des recours devant le Tribunal f�d�ral (cf. art. 153a OJ et art. 4 al. 2 du Tarif du 9 novembre 1978 pour les d�pens allou�s � la partie adverse dans les causes port�es devant le Tribunal f�d�ral, RS 173.119.1). Comme la demanderesse a obtenu le b�n�fice de l'assistance judiciaire, la part des frais mis � sa charge sera support�e par la Caisse du Tribunal f�d�ral (art. 152 al. 1 OJ), sous r�serve de remboursement ult�rieur (art. 152 al. 3 OJ).
Chaque partie supportera ses propres d�pens (art. 159 al. 1 et 3 OJ), attendu que les d�pens de la demanderesse seront pris en charge par la Caisse du Tribunal f�d�ral (art. 152 al. 2 OJ), �galement sous la r�serve de l'art. 152 al. 3 OJ.
Le recours de la demanderesse est partiellement admis dans la mesure o� il est recevable.
Le recours de la d�fenderesse est partiellement admis dans la mesure o� il est recevable.
L'arr�t attaqu� est partiellement annul� en tant qu'il condamne la d�fenderesse � payer � la demanderesse le montant net de 29'400 fr. � titre d'indemnit� pour licenciement abusif. Sur ce point la cause est renvoy�e � la cour cantonale pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants.
L'arr�t attaqu� est partiellement r�form� en ce sens que la d�fenderesse est condamn�e � payer � la demanderesse le montant brut de 8'807,20 fr. � titre de r�mun�ration des heures de travail suppl�mentaires, avec int�r�t � 5 % l'an d�s le 1er avril 2003.
Il est confirm� pour le surplus.
Un �molument judiciaire global de 9'000 fr. pour les deux recours est mis � raison de 4'500 fr. � la charge de la d�fenderesse et � raison de 4'500 fr. � la charge de la demanderesse, la part de cette derni�re �tant support�e par la Caisse du Tribunal f�d�ral.
La Caisse du Tribunal f�d�ral versera � Me Fr�d�ric G. Olofsson une indemnit� de 10'500 fr. � titre d'honoraires d'avocat d'office.

References: ATF 
 art. 59
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 336
 art. 336
 art. 336
 art. 321
 ATF 
 art. 321
 art. 321
 art. 104
 art. 339
 art. 339
 art. 339
 art. 339
 art. 339
 art. 339
 art. 339
 ATF 
 art. 339
 art. 153
 art. 4