Source: https://fr.scribd.com/document/136748759/Introduction-a-la-science-politique-pdf
Timestamp: 2016-10-27 02:56:13+00:00

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BrowseBrowseInterestsBiography & MemoirBusiness & LeadershipFiction & LiteraturePolitics & EconomyHealth & WellnessSociety & CultureHappiness & Self-HelpMystery, Thriller & CrimeHistoryYoung AdultBrowse byBooksAudiobooksComicsSheet MusicBrowse allUploadSign inJoinBooksAudiobooksComicsSheet MusicIntroduction à la science politiqueIntroduction générale : De toutes les sciences sociales, l'étude des phénomènes politiques est la plus ancienne. Bien avant les Grecs, les Chinois se sont interrogés sur la meilleure manière d'organiser leur société. On s'aperçoit à l'étude de l'histoire des idées politiques qu’au moment des crises il y a une multiplication des réflexions, des écrits pour cerner le meilleur mode de gouvernement. C'est au moment de changements sociaux brutaux, soudains et inhabituels que se multiplient les réflexions sur le politique en général. Pour les Chinois par exemple, ce fut entre le Ve et le IIIe siècle avant l'ère chrétienne que se sont multipliées les réflexions au moment du passage des royaumes combattants vers la constitution d'un grand Empire. La pensée politique grecque apparaît pour sa part au moment où cette civilisation amorce son déclin. Sensible à cette situation, Platon a été l'un des premiers en occident à essayer de proposer une forme « idéale » d'organisation politique. Aristote va continuer cette quête du meilleur gouvernement possible en s'interrogeant sur la nature des régimes politiques et sur leurs meilleurs exercices. De fait, on se rend compte que la première question d'ordre social à se poser a été politique. Il était donc normal et logique que l'organisation des rapports gouvernants/gouvernés soit posée comme le premier problème à résoudre. C'est cette préoccupation qu'on retrouve selon un système de réflexion particulier dans la philosophie politique des Anciens (de l'antiquité à Machiavel). Vue sous cet angle, la réflexion sur la politique serait ancienne. Cependant, l'histoire de la réflexion sur la chose politique est à différencier de la science politique qui est une activité scientifique plus récente, moderne, et dont l'apparition est concomitante, parallèle, contemporaine de la construction des sciences sociales modernes. Ces sciences sociales sont apparues dans la mouvance de la réflexion générale sur la science. Ces sciences vont revendiquer et acquérir un statut de science distincte de la philosophie politique (ex : Économie, sociologie, anthropologie apparition récente). • L'économie : Développement au moment où le capitalisme commençait à prendre forme alors qu'on se demandait comment construire, constituer les sociétés pour mener à un enrichissement collectif. C'est ainsi que s'est imposée l'école de la pensée mercantiliste, physiocratique et que se produit la fondation du libéralisme (Smith /Ricardo) La sociologie : Apparition avec l'émergence du peuple comme acteur et comme partie prenante de l'Histoire et de l'organisation du politique. C'est très certainement vers la fin du XVIIIe siècle que l'on commence à mesurer le poids politique et social des nouvelles classes et des nouvelles catégories sociales dans la société Depuis Montesquieu et son ouvrage De l'esprit des lois (1748), mais aussi plus tard Auguste Comte, Karl Marx, Émile Durkheim, Max Weber, on retrouve des réflexions scientifiques de ces sociologues sur la politique et la société. L'anthropologie : Apparition dans le sillage des grandes conquêtes territoriales françaises et britanniques. Étudier les sociétés, étudier leur rapport au politique : Claude Levi Strauss/Qu'est ce que l'autre ? /Controverse de Valladolid /…
Boutmy crée l'école libre de science politique (1871) nationalisée en 1946 pour donner naissance à l'IEP de Paris. On trouve les prémices de réflexion sur la chose politique à partir de l'apparition de l'ouvrage de Machiavel. De la démocratie en Amérique. La naissance de ces thèmes n'a été possible que lorsque la science politique a pu définir des méthodes. communautés de scientifiques. leur classement en « sciences politiques » ne signifie pas qu'il y avait une réflexion sur la chose politique. On ne réfléchit pas sur le 'bon' pouvoir ou la 'bonne' politique. particulière . L'apparition de ce domaine académique n'a été possible que lorsqu'on a su surmonter trois obstacles majeurs : • Un obstacle d'ordre interne : temps relativement long avant que ne se définissent les problématiques centrales de la science politique. Favre: « Histoire de la science politique » in Grawitz et Leca Traité de science politique Tome 1. de nouvelles disciplines est en soi un problème politique (Prélèvement de moyens aux dépens d'autres sciences). l'apparition est plus tardive. Troisième obstacle : Il est d'ordre culturel. Pierre Favre pense que la science politique en France apparaît sous l'influence de trois facteurs: • La visibilité: On va parler d'une science politique à travers des ouvrages. de système de recherche prédéterminé. on peut dater l'apparition de la science politique de la seconde moitié du 19e siècle aux États-Unis. Cependant. P. encadré par des règlements. L'État comme pouvoir politique et comme société juridique. son exercice et ses formes . que sa construction en terme de sens n'est pas achevée. Véritablement. 1985.
. on remarque en effet que la réflexion sur la politique précède l'apparition et le développement d'institutions d'enseignements et de recherche de la science politique. Pour ce qui est de la France. le prince. Chapitre 1: Les obstacles qui ont retardé la naissance de la science politique. des normes. Globalement. • La laïcisation: La science politique entame un processus qui l'amène à se séparer d'une réflexion fondée sur des présupposés moraux et politiques. il a fallu un temps d'adaptation relativement long pour que naisse une communauté de scientifique propre à la science politique ( en France 1re thèse de science po. car. Favre pense que la science politique apparaît au moment où E. une langue qui lui était spécifique. en G-B et en Allemagne. • Deuxième obstacle d'ordre institutionnel : Dans l'ensemble des pays. Or ces institutions constituent la condition première pour perpétuer l'effort de recherche. On peut considérer en revanche que de façon très disparate.politique moderne apparaît vers la fin du 19e siècle et le début du 20e siècle (1850-1920). Mais si on retient cette périodisation. 3 grands obstacles: • Prééminence de la philosophie politique • L'indifférence de la sociologie naissante (spécifique à la France) • L'emprise du droit public Section 1: La prééminence de la philosophie politique La chose politique a constitué de tout temps un objet de la philosophie. Si on retient ces 3 modalités. • La rationalisation: L'enseignement et la recherche se font désormais dans le cadre de cursus. la naissance de l'esprit de la science politique date de la parution de l'ouvrage d'Alexis de Tocqueville. elle se situe dans les deux premières décennies du 20e siècle.
=> Article de P. il ne faut pas oublier que la parution de certains ouvrages. la réflexion sur la politique dans le cadre des systèmes philosophiques est différente de la réflexion sur le politique dans le cadre d'un système de réflexion propre à la science politique. PUF. on peut dire que la naissance de la science politique fût longue et difficile en raison d'un certain nombre d'obstacles . Or la naissance d'enseignement. 1969). À savoir. Donner sens à une science à part. Pierre Favre la naissance de la science politique en France. En Italie et en Espagne. le pouvoir : son essence.
On ne cherche pas obligatoirement une relation au politique. Jusqu'à l'enracinement de la sociologie politique. priver la science politique d'une partie de la dynamique de réflexion que va connaître la science politique entre 1920 et 1930. • E. La thèse d'E. c'est strictement l'inverse. Durkheim avait une double préoccupation. cette préoccupation expérimentale et interprétative de la science politique a été jugée secondaire dans les réflexions sur la politique. vont avoir sur la science politique française un double impact. Durkheim va connaître une très grande diffusion et une prééminence au cours des 20 dernières années du 19e siècle. Il n'y a pas de croisement de perspectives.La philosophie politique est spéculative et elle s'interroge essentiellement sur la construction des systèmes de réflexions applicables au politique. Section 3 : L'emprise du droit public. mais envisager à travers les méthodes de la sociologie). la sociologie d'Auguste Comte comme celle d'E. • A. La science politique sera paradoxalement envisagée comme un complément de l'enseignement de deux des branches majeures du droit public Droit constitutionnel et droit administratifs. Ses objets englobent le politique. la science politique est expérimentale. C'est dans les facultés de droit qu'on verra apparaître les premiers enseignements et les premières réflexions sur le politique. même si elle tient compte des préoccupations de la philosophie politique. division sociale du travail) et beaucoup moins à la chose politique. Section 2: L'indifférence de la sociologie naissante. où Max Weber va s'intéresser à l'ordre politique en y investissant les méthodes de la sociologie (le rapport au politique n'est plus secondaire à la sociologie. Comte Préoccupation de faire de la sociologie. de variables) qui président aux dynamiques sociales. de ces objectifs de raisonnements. ses préoccupations appartiennent plus à la société civile (intégration. De fait. Pour la science politique. dans la formation des métiers du droit et dans la
. Elle est fondée. en latin. la sociologie étudie l'ensemble des faits sociaux. elle cherche à étudier et à expliquer ce qui est. Durkheim 2e préoccupation plus scientifique. elle ne répond pas à la question de ce qui « doit être ». Il reste en quelque sorte la figure de proue de l'ensemble de la sociologie de la fin du 19e siècle. La science politique va connaître une double emprise: • Emprise institutionnelle: Les enseignements du droit sont envisagés. les finalités de la sociologie naissante différaient par essence des objectifs de la science politique. En faite. une science équivalente aux sciences dures et dont l'objectif est de construire une « physique sociale » qui peut être une « science de gouvernement ». 2e impact : la sociologie française de cette fin du 19e va intégrer l'ordre politique dans une réflexion d'ensemble contrairement à ce qu'il se passe ailleurs. au regard de leurs rapports avec des variables sociologiques sans pour autant que ces faits ou variables soient politiques. L'objectif n'est pas de réfléchir sur un objet bien déterminé. dont les faits politiques. Elle est aussi prescriptive dans la mesure où dès l'origine elle cherche à la réponse de la question de savoir « quel serait le meilleur système de réflexion d'approcher de saisir le savoir sur le politique pour mettre en lumière le meilleur gouvernement possible ? » Or la science politique. En effet. • Ainsi. Elle est aussi interprétative. Querelle très particulière entre sociologie et science politique entre contenant et contenu. • La sociologie considère que les faits sociaux doivent être étudiés. Durkheim fait 2500 pages. mais de réfléchir sur la société en général pour mettre en évidence des lois (ordre de répétition d'un fait. notamment en Allemagne. En effet.
Les finalités ainsi que la démarche sociologique. dans le cadre de cette période du début du 20e siècle. La sociologie en tant que discipline académique apparaît à la seconde moitié du 19e siècle. Or pendant longtemps. Cependant. la réflexion sur le politique aurait emprunté essentiellement les voies et les moyens d'une réflexion philosophique. Il fonde une école à lui tout seul Il embrasse toute la dynamique sociale. construite autour de la règle de l'interrogation des hypothèses par le biais des expériences. mais ne s'y intéressent pas spécifiquement. anomie. elle est différente de la philosophie politique. Ce rapport va d'une certaine façon. On sait en effet que la sociologie d'E.
1) On aura une vision essentiellement normative de l'État. deux domaines initiaux que sont d'abord: la réflexion sur la nature. économie. À partir de ce noyau central. les frontières entre ces cinq branches majeurs ne sont pas étanches. • Emprise intellectuelle: À partir du moment où on envisage la science politique comme complément de la réflexion sur le droit. les partis politiques. psychologie. etc.formation dans les métiers de la fonction publique. à définir.). Cette institutionnalisation de la formation du droit laisse peu de place aux autres matières vues comme un complément. à circonscrire un territoire intellectuel propre en définissant ces objets et ces méthodes. très peu connue en France)
Cependant. Échappe ainsi tout acteur de la politique qui n'est pas encadrée. Or dans la science politique. Conclusion: La science politique a eu a déterminer. Disparaît tout ce qui est dans l'angle mort de la vie constitutionnelle et institutionnelle. la structure institutionnelle. sa reconnaissance en tant que discipline et domaine de recherche. Il est en perpétuel évolution mais il s'est constitué à partir d'un noyau central de questions. différentes ramifications illustrant de nouvelles préoccupations vont venir se rajouter. D'abord une émancipation intellectuelle c'est-à-dire la définition d'un territoire. consacré par des normes. ne s'est imposé que très lentement et tardivement. Cela passe par un double mouvement. et une émancipation institutionnelle c'est-à-dire la possibilité de disposer de lieu de recherche propre. On identifie deux grandes périodes : §1 La période des pionniers de l'enseignement de la science politique:
. On peut les classer en 5 actes majeurs par ordre d'apparition: • • • • • • Sociologie des groupes dirigeants et des élites Analyse de discours des idiologies et de la communication politique Sociologie des organisations politiques Sociologie des organisations internationales (années 60) Analyse des politiques publics (85-86) (psychologie politique 90. Ainsi pendant longtemps. se greffer. la question du vote avec la naissance de la sociologie électorale (dernier tiers du 19ème siècle) au moment de la généralisation du suffrage et de l'ouverture du statut de l'électeur et de l'élu. Ces 5 branches délimitent un territoire intellectuel de la science politique. de préoccupations qui sont de deux ordres. Système universitaire Faculté de droit/de médecine jusqu'en 68 où elle hérite d'un rôle nouveau (ajout de la sociologie. l'État est étudié sous d'autres angles. la connaissance de la chose politique relève uniquement de la culture générale. Section 1: l'émancipation intellectuelle D'abord. le champ de la science politique n'a pas été délimité selon une stratégie volontaire et de façon définitive. ne sont pas étudiés. Il est certain cependant. Ces territoires et cette émancipation ne sont pas donnés une fois pour toutes Émancipation largement inachevé. la naissance et la transformation des régimes politique. Ainsi. que l'enseignement de la science politique. Section 2: L'émancipation institutionnelle On désigne l'apparition d'un cadre d'enseignement et de recherche propre et spécifique à la science politique. cela va avoir une double conséquence. n'a pas permis pendant une longue période. Chapitre 2: Une émancipation progressive et largement inachevée. d'éclairer l'ensemble des mécanismes qui prennent place en amont ou en aval de la création des normes et de leurs applications. privilégier la dimension normative. les groupes de pression. 2) C'est aussi le renforcement d'une vision institutionnalisme de la politique. accélérant l'apparition d'institutions d'enseignements et de recherches. Quand on parle d'un émancipation on parle essentiellement de la revendication du statut de science et de discipline universitaire. Or pour ces métiers. un ensemble de notions et de domaines. ce qui prime ce sont les mécanismes juridiques.
En 1954. étape pensée sociologique). §2 l'apparition d'un cadre d'enseignement et de recherche en science politique. Section 3: Une émancipation inachevée Comme toute science. ou de rapport au politique Ce n'est pas quelque chose d'universel. Une première série de question qui concerne le niveau épistémologiques S'agit-il d'une science unifiée ou d'une assemblage de branches de recherches ? « Balkanisation des savoirs » ? Mais plus profondément. différent d'une vision institutionnaliste du politique. Il fera partie de l'académie française laissera son siège a Georges Bernados. Ex: À quoi sert une élection dans un régime avec un seul parti ? Au lendemain des grandes vagues de décolonisation on s'est demandé comment étudier la notion de développement politique à travers la décolonisation ? On a pensé qu'il y aurait une relation avec un développement économique et développement politique. c'est la nationalisation de cette ELSP qui devient l'IEP de Paris. La visibilité de la discipline en science politique est particulière. Cette corrélation. Elle est concentrée
. en ce qui concerne les résultats. La même année la création de la fondation nationale de science politique et la revue française de science politique. relation internationale. ▪ D'abord. les recherches et les notions se pose la question d'universalité des résultats. le médiatique cherche à répondre à la question posée dans l'immédiat. Dès 1945. B. qu'il a été le précurseur de la sociologie électorale et de la sociologie politique. 1969: Doctorat en science politique. tableau politique de la France de l'Ouest sous la troisième république . Les constituants d'une science sont momentanément et géographiquement valide. les partis politiques sous un angle sociologique. méthodes des sciences sociales. Et la promotion réelle de la science politique comme champ de recherche et d'enseignement est due à un certain nombre de personnalités. 2ème défis: L'image sociale de la discipline. Se pose à elle deux séries de questions. il a été le premier juriste publiciste à considérer les régimes politiques. Par essence. Jusqu'en 1945. – Raymond Aron a la particularité d'avoir eu une oeuvre qui a essayé d'embrasser l'ensemble du champ de la science politique (nature régime politique. Bordeaux. Strasbourg. D'abord en raison de leurs productions scientifiques et ensuite grâce a la faveur de l'intégration de la science politique dans les facultés de droit : -Maurice Duverger Apport considérable sur trois plans. A. Duverger et de Goerges de Vedel. ce n'est pas le même rôle. science du cognitif. Sigfried va prendre part à la création de la sociologie électorale au sein de l'école libre de la science politique qu'il va continuer jusqu'en 1946. une réforme de la licence en droit introduit trois enseignements que sont la sociologie politique. est fausse. Création des IEP de provinces (1946): Lyon. ▪ Producteur d'une théorie et d'une typologie des partis politiques fondé sur une corrélation entre leurs structures internes et leurs modes de fonctionnement Partis de masse / Partis de cadre. Badie l'Etat importé. les grands problèmes contemporains. Nous ne sommes pas obligatoirement dans un domaine ou les conclusions sont transposables dans un autre territoire. Enfin c'est le dédoublement de l'image entre acteurs politiques et politologues. Lire ouvrage sur la sociologie politique. On peut dire ainsi. où l'auteur à parti d'une enquête de terrain sur une partie de la Bretagne essaie de démontrer qu'il y avait une corrélation entre le milieu physique ou géographique qui commande les données du peuplement.Historiquement. Aix. alors que la science politique répond à des questions posées dans l'histoire. Notion de pouvoir. 1971: Agrégation 1972: Création de la section 38 du CNRS. seuil 1990. le seul lieu a été l'ELSP. sous l'influence de M. on remonte la paternité de la première oeuvre appartenant au champ de la science politique en France à André Sigfried qui publie une oeuvre majeur dans l'histoire. Il a fallu tout réécrire en tenant compte des conditions de bases. La science politique n'est pas celle que reflète son image médiatique. avec la direction du vote et la prégnance des idiologies politiques. Grenoble. ▪ Il a été le premier à considérer la science politique comme un regard particulier. On oppose l'image du journaliste et celle du politologue. la science politique n'a pas et ne peut pas définir une fois pour toute son territoire intellectuel.
statutairement à l'intérieur des IEP et rarement dans les facultés.
. Le niveau de l'image sociale de la science politique. il faut souligner l'extrême jeunesse de la discipline. notamment avec la sociologie avec laquelle elle partage certains objets et problématiques. les difficultés de son assise scientifique à côté d'autres sciences sociales. En revanche la science politique a pour but de construire des grilles de lectures. Au terme de cette première partie. notamment les journalistes. La science politique jette un regard scientifique sur les faits politiques. L'unification des problématiques: il est légitime de se poser la question de ce qui relève des problématiques centrales de la science politique et ce qui n'en relève pas. les journalistes sur la politique n'est pas essentiellement de la science politique. il y avait une aspiration à l'unification des problématiques notamment avec la tentative de construction d'une méthode générale. Certains domaine sont en dehors de la science politique: elle n'a pas prétention à construire des modèles abstrait par modélisation. l'étude des faits sociaux. Les objets de la science politique. La science politique n'est pas émancipé et unifiée. les questions électorales constituent un champ d'activité pour des acteurs non académique. La sociologie a à connaître certains faits politiques. Il existe un autre problème d'ordre épistémologique A sa construction. Mais ce que font les médias. de recherche. mais le politologue donne une vision originale sur la politique.
Cette volonté de chercher l'objet et de le cerner. Section 1: la science politique comme science de l'Etat C'est la perspective la plus ancienne. Cependant. celles qu'on estimait principal dans le jeu de la politique. etc. On cherchait alors a cerner le rapport au politique à travers les types d'institution. Initialement. La méthode de l'observation amène le déploiement de techniques comme par exemple: une observation d'un groupe par participation. On va essayer d'étudier son
. mais en ce qui concerne les méthodes on peut appliquer la méthode dite de l'idéal-type. Cette période est marquée par la « prolifération » de la forme étatique. Ils pensent qu'on peut transférer une vitrine institutionnelle sur une toute autre réalité sociale. Par conséquent. a permis à la science politique de circonscrire. à se donner des origines propres spécifiques. Chapitre 1: L'objet de la science politique La science politique a essayé dès les origines à se forger. fin du 19ème siècle. Parmi les techniques on peut citer les techniques de l'interview. certains (au cours des années 50-60) ont estimés que le fait de s'intéresser uniquement aux institutions faisait perdre de vue une grande partie des lieux du politique car on estimait que le pouvoir ne s'incarnait pas obligatoirement dans les institutions – ailleurs certainement aussi. On va alors essayer d'en cerner les variantes possibles. Ouvrage: l'Etat importé. C'est-à-dire la construction d'un modèle a porté générale qui reproduit les traits saillants du réel. de délimiter ses objets. Science de l'Etat = Statologie. fait de la science politique une science problématique comme le démontre Hana Arendt. cette universalité pose problème dans la mesure où: est-il envisageable d'étudier les formes étatiques selon les mêmes méthodes ? Peut on les étudier sous le même angle du rapport au pouvoir. D'autres pensent le contraire.2ème partie: Méthodes et techniques Poser la question de la méthode et de la technique suppose qu'on ait répondu a deux questions fondamentales: • Quel est l'objet de la science politique ? Est-elle une science de l'Etat ou une science du pouvoir? • Quel est la fin de l'étude du politique ? S'agit-il de comprendre ou de prédire? S'agit-il d'avoir des méthodes et des grilles d'analyse ou de produire un savoir pratique (somme nous les conseillers du prince)? Différence entre méthode et technique: • Une méthode est une démarche logique que suit l'esprit afin d'étudier et de dominer la réalité sociale. Statologie qui s'explique par le contexte politique qui va de la première moitié du 19ème siècle jusqu'aux année 50-60. la forme étatique devient l'institution centrale à étudier. Badie B. on envisageait la science politique comme une science de l'Etat puisqu'on s'intéressait aux structures institutionnelles centrales. des sondages. seuil 1990. La quête de l'autonomie vis a vis de la philosophie politique et du droit public. Mais d'un autre côté. et la stabilisation progessive de leurs structures. C'est un contexte très riche à cause de la démultiplication des expérience constitutionnelles française. russes et ensuite à cause de l'extension de nouvelles formes étatiques suite aux différentes vagues de décolonisation. L'étude de l'Etat était central pour cerner le politique. Ce foisonnement d'expérience étatique vont donner à la forme étatique. dans le cadre de cette perspective. de l'enquête. En revanche • Une technique est ce qui permet à une méthode de se déployer. allemandes. les caractéristiques d'un fait universel. Autrement dit: Peut on étudier les expériences étatiques occidentales et les expériences étatiques extra-occidentales pour arriver aux même conclusions? Grande controverse: Certains disent qu'il n'est pas possible de comparer les formes étatiques occidentales et extra-occidentales sous le même angle. la multiplication des types d'Etat.
ces deux perspectives sont limitées: • Le pouvoir s'incarne de façon limité dans les institutions • D'autres lieux concentrent de la contrainte sans pour autant pouvoir jouer un rôle politique.on s'aperçoit que celle-ci n'est pas une structure étanche. statistique. Déjà Max Weber. en plus. On en parlera plus de pouvoir ou d'Etat mais on parlera de système politique. Cependant. D'abord. la science politique essaie par un croisement de perspective de rendre
. le rapport à l'Etat n'est plus envisagé obligatoirement à travers ses institutions. mais à travers le rapport entre la contrainte et la domination. avait entrepris de définir l'Etat dans Economie et société. Section 2: La science politique comme science du pouvoir Objectif: chercher les lieux et les structures qui concentrent du pouvoir dans une société donnée. L'objectif est de voir comment se distribue le pouvoir dans un groupe donnée. toute forme de pouvoir. Ex: Lorsque Tocqueville compare sociétés aristocratiques et sociétés démocratiques. Mais. En second lieu. Cet interdisciplinarité. on va essayer de définir ce qu'est une autorité politique.« exportation ». Mais ensuite. Vu sous cet angle. C'est en cela qu'on pourra dire que la science politique est une science du pouvoir. la science politique serait une science du pouvoir dans la mesure où celui-ci s'incarne dans des structures qui peuvent l'exercer car elles sont les seules capables de contraindre les individus. l'autorité politique dispose du monopole de l'exercice de la violence légitime sur un territoire donné. • En second lieu. • D'autre part. d'autorité de domination serait en quelque sorte un objet privilégie de la science politique. démographie). Pour dépasser ces deux limites. • En effet. la complexité du pouvoir ? Comment éviter l'enfermement de l'analyse sur l'étude des structures et des institutions de l'Etat ? Démonstration en trois temps: • En premier lieu. « la vocation de toute autorité politique est d'agréger pacifiquement l'ensemble des intérêts (dit la « constellation des intérêts) s'affrontant sur ce même territoire ». On peut ainsi étudier les rapports économiques comme étant des rapports politiques (c'est ce qu'a fait Karl Marx et l'ensemble de ces héritiers). Elle cherche à approcher le pouvoir par le biais des résultats et des techniques des autres sciences (histoire. Elle est un système traversé par des rapports sociaux des clivages donc on peut l'étudier sous un angle social. ces mêmes institutions sont reconnus comme légitime pour exercer le pouvoir. Définition de Robert Dahl: « un système politique est une trame persistante de rapport humain qui implique une mesure significative de pouvoir. Il essaie de démontrer qu'il y a une influence mutuelle entre le social et le politique mais chacun agissant partiellement. on ne peut pas étudier tout les rapports sociaux sous prétexte qu'il s'agit de rapport politique ou pouvant avoir une incidence sur les pouvoirs politiques. le mode d'organisation des sociétés. tout les rapports sociaux dans une société donnée. Cependant. non pas en fonction de ces structures institutionnelles mais en fonction de son rapport à la contrainte. Dans une société donnée des structures non politiques imposent aux individus des règles de conduites. Autrement dit. même si on s'intéresse à l'institution centrale-l'Etat. anthropologie. Les institutions sont secondaire par rapport à la trame générale de distribution du pouvoir dans une société donnée. Comment dépasser la surdétermination. permet de cerner les rapports entre structure sociale et pouvoir politique. il faut partir de l'hypothèse selon laquelle le pouvoir politique construit le social mais ne le construit que partiellement. la réalité sociale se construit à travers et en parallèle des structures du pouvoir. malgré ces précisions. Il en donne la définition suivante: « communauté humaine disposant sur un territoire donné du monopole de la coercition légitime ». de domination et d'autorité ». la science politique n'a pas obligatoirement pour objet unique. sociologie. d'institution ou d'ordre politique peuvent mobiliser des analyses sociologiques sur l'ensemble de la société. n'ont pas de finalité politique. il établit des liens entre modes d'organisations sociales et mode d'exercice du pouvoir. Mais progressivement. Max Weber d'abord. • En troisième lieu. son expansion entre système sociaux particuliers. la science politique est une science problématique dans la mesure où les notions de pouvoir. Qu'il s'agisse d'une analyse fondée sur l'étude institutionnelle ou qu'il s'agisse d'une analyse fondée sur la définition de Weber. là aussi nous sommes face à des limites.
Il s'agit d'une étape intermédiaire qui ce situe entre l'énoncé d'hypothèse et le déploiement de techniques de traitement du réel afin de vérifier si l'action d'une loi (c'est-à-dire. Comte et d'H. de les mesurer et de les rendre observables. Durkheim. Son objectif était aussi de s'éloigner de la philosophie. c'est Herbert Spencer qui va réaliser ce projet de promotion de la sociologie au rang de discipline scientifique. Pour lui. il va essayer de débarrasser la sociologie de toute référence métaphysique ou philosophique. s'oppose à toute théorie basé sur un a priori ou un ensemble d' a priori. Le traitement des faits par des techniques permet de déployer une méthode. Il ne s'agit pas a ce stade d'une méthode. • La singularité de la sociologie: -Précision. C'est-à-dire que l'objectif n'est pas de décrire ce qui est de l'ordre de l'appréhension primaire mais d'essayer de révéler les lois latentes qui se trouvent à la base des rapports sociaux. La technique permet donc un recueil. partiellement ou si elle est non agissante dans un espace donné. Elle est spécifique dans sa démarche générale. Durkheim qui va prolonger et enrichir les travaux et les intuitions d'A. Ainsi la technique n'est qu'on moyen permettant le déploiement d'une méthode. la sociologie à d'abord eu pour objectif de cerner avec précision ses méthodes et ses techniques. Chapitre 2: Question de méthode Rappel: Une méthode est un ensemble de démarche que suit l'esprit pour découvrir et dominer la vérité. Dans la même lignée. une récolte des faits. C'est autour de la construction rigoureuse de la méthode et de l'objet que s'est construit le positivisme autour duquel s'est constitué la sociologie à partir de la seconde moitié du 19ème siècle. le positivisme en tant que mouvement philosophique. selon les objectifs des sciences dures. Il va le faire sur trois plans: ▪ D'abord les faits sociaux peuvent être approchés scientifiquement. Toute les sciences sociales utilisent des outils et des techniques leur permettant de travailler la matière première que constitue les faits. la ou les techniques permet d'identifier les faits. Pour atteindre cet objectif. C'est-à-dire qu'ils n'approchent les faits sociaux que sous l'angle de la raison et non des sentiments. Il pensait possible l'étude des rapports sociaux et donc des rapports politiques. le terme sociologie a été inventé par Auguste Comte qui va fixer ne partie les règles de la méthode sociologique. l'objectif du positivisme en tant que mouvement a été la volonté de transposer les méthodes des sciences dures vers la connaissance des sociétés. Ex: les enquêtes ou les sondages permettent par l'usage de la statistique de quantifier. Il voulait donner à la sociologie une portée pratique et compréhensive. une trame de comportement) agit totalement. D'abord. Au cour de la seconde moitié du 19ème siècle. collectés et prêtés par l'outils statistique. Mais c'est E. En revanche. ▪ Il va contribuer à faire reconnaître la sociologie comme discipline universitaire à part
. Il pensait par ailleurs que les sociologues devaient avoir un rôle politique. des lois pouvant renseigner sur la nature et l'essence du pouvoir. ▪ Grâce à cette démarche. C'est ce qui constitue l'objectif central de la sociologie d'Emile Durkheim. Son objectif est de mettre en évidence des lois d'évolution générale. C'est-à-dire que l'on peut étudier un comportement dans n'importe qu'elle société de la même façon qu'un biologiste. Ce qui suppose d'abord que la méthode est une construction préalable et nécessaire pour appréhender un objet et l'étudier. Section 1: le positivisme et la construction rigoureuse de l'objet. de mesurer le poids d'une opinion dans un groupe. la sociologie est singulière. Ce qui justifie selon lui qu'on exige l'utilisation des méthodes des sciences dures afin d'expliquer les faits sociaux. Il s'agit en réalité d'un ensemble de grille appliquée à des fais réels. la science politique se donne des méthodes et des techniques. des lois explicatives des rapports au pouvoir. §1) l'apport de Durkheim ou l'ambition scientifique du positivisme Pour E. la sociologie se doit de déterminer de façon précise ces méthodes comme les sciences dures. L'objectif d'Auguste Comte était de s'affranchir de toute forme de spéculation quant à la nature des faits sociaux. Une méthode permet une approche d'un objet. La prétention de cette grille est de montrer la permanence d'une trame de pouvoir ou d'un mécanisme social. Il s'agit d'une photographie du réel et ne constitue pas une fin.apparent certains modes d'organisation des sociétés dans la mesure ou ces modes d'organisation peuvent expliquer leur succession dans le temps et dans l'espace. C'est ainsi que dès sa naissance. Spencer.
ni une démarche descriptive. Ils vont donner un tableau de la situation sociale et sanitaire d'une classe sociale. se nourrir de la vision de la biologie. Toute société. E. Spencer. Pour parvenir à ce but. vont nécessité la construction de techniques permettant d'analyser les groupes sociaux. En France. La sociologie va par analogie. Mais la démarche est narrative et descriptive. Durkheim publie son ouvrage Les règles de la méthode sociologique. Frédéric Le Play et un médecin. Ces règles sont au nombres de trois: ▪ La règle de la singularité des faits sociaux. c'est une volonté de produire une nouvelle société. On entre dans la science expérimentale. le docteur Villermé qui vont utilisé les statistiques pour travailler. ces préjugés. ▪ En second lieu. sur un plan scientifique. E. C'est dans cet ouvrage qu'il expose les règles qui selon lui pouvaient hisser la sociologie au rang d'une science qui aurait les mêmes attributs que les sciences exactes. l'acte de voter peut être mesuré quantitativement. Les individus les observent mécaniquement. En réalité. Mais la sociologie se voulait singulière dans sont étude de ces contextes. de démonter des mécanismes. L'origine des faits sociaux réside dans la structure matérielle et symbolique de la société. l'étude des bouleversements sociaux de la fin du 19ème siècle. bien plus que le projet d'A. En 1895. La sociologie va disputer à la littérature la connaissance. L'objectif est de découvrir les lois d'évolution des sociétés humaines. L'objectif est de dominé la nature et de reproduire ses mécanismes. les habitudes des individus. leurs manières d'agir et de penser. il faut traduire les comportements en données observables. L'essor de la sociologie et plus largement des demandes de connaissances des groupes sociaux coïncide en France avec un changement de régime qui marque une césure profonde avec les régimes politiques précédents. Rappelons que l'objectif de Durkheim était d'établir une loi de régularité des comportements sociaux en fonction de la position sociale. la seconde moitié du 19ème siècle représente un point tournant dans l'histoire des sciences et des techniques car l'objectif n'est plus de décrire un « ordre des choses ». c'est plutôt de reconstituer. Ces pré-notions. de les comprendre. elliptique. Durkheim tire deux conclusions. E. ne sont pas uniquement le fait du grand public.entière et lui revendiquer le statut de science. le fait social traduit en donnée statistique. la classe ouvrière. • La scientificité de la sociologie. elles dirigent leurs comportements de façon significative. sur le plan des faits politiques. De ce constat E. aux bouleversements que connaissaient les sociétés de l'époque et notamment l'apparition et la massification que connaissait la classe ouvrière Zola. Ce sont des lois latentes. Comte ou d'H. Durkheim va bénéficier de l'apport de travaux des précurseurs des études sociales. ▪ En troisième lieu. Durkheim part du postulat selon lequel il existe un rapport direct entre les usages. Les différentes politiques mise en oeuvres comme la politique de l'école ou la politique hygiéniste. agrégé dans des groupes ou des sous-groupes. c'est-àdire détachées des individus qui en sont les auteurs. tout groupe social est régi par des lois propres. Ceux qui observent les faits sociaux sont aussi soumis à la construction de préjugés ou de lieus communs
. La III ème République se voulait bien plus qu'un régime politique. Ceci se fait grâce à la méthode expérimentale et grâce a la récurrence des expériences et des résultats. ▪ « Considérer les faits sociaux comme des choses ». Durkheim va bénéficier d'un contexte propre à la fin du 19ème siècle et qu'on peut résumer en trois points: ▪ D'abord. Elle n'avait ni une démarche historique. ces lois s'imposent aux individus et aux groupes. abstraction faite de l'identité ou de la situation personnelle de celui qui en est l'auteur. Il s'agit de loi ou de règle qui sont acceptées en tant que telle. les pré-notions sont les lieux communs et les préjugés qui rendent difficile la compréhension des faits sociaux. C'est à partir de cette règle que Durkheim voulait affirmer l'appartenance de la sociologie à l'univers des sciences exactes. E. et un ensemble de déterminants (un ensemble de loi) qui conditionnent l'existence des individus. ▪ Ecarter les pré-notions: Pour E. Ainsi. se débarrasse des jugements de valeur qui peuvent nuire à son explication. Ex: Ainsi. le genre littéraire va s'intéresser de très prêt aux mécanismes sociaux. et en fonction des règles de comportement que les individus acceptent de façon tacite (sans les discuter). Durkheim.
de femmes divorcées élevant des enfants Isolement social. le suicide. Son objet était de cerner les taux de suicide rapportés à une population en fonction d'un certains nombres de variables. Section 2: La mise en pratique du positivisme dans l'étude du suicide. les contacts avec le groupe sont plus occasionnels. Ainsi les individus qui passent à
.Par comparaison. Son explication est moins liée aux motivations individuelles. moins forts. Durkheim démontre que le profil social des individus est lui aussi particulier. E.. donc les individus ont moins la possibilité de bénéficier d'une aide ou d'être pris en charge (exemple de la fin du 19ème siècle). Ce type de suicide est le propre d'individus qui vont dans des groupes trop intégrateurs. Afin de se débarrasser des pré-notions et de toutes références métaphysiques ou religieuses. • Les variables de contexte: profession/chômage … Il tire alors trois catégories: • Le suicide égoïste: Il est mis en évidence à partir de l'étude d'une relation sociale. le sociologue doit taire ses préférences afin de parvenir à un minimum d'objectivité. la religion étant moins normative et moins ritualisée. le taux de suicide a connu une évolution quasi-constante.. de femmes mariées sans enfant. Il démontre ainsi que lorsque la relation au groupe évolue. ce qu'il vit personnellement peut nuire à son jugement et à son objectivité. d'une variable Force ou faiblesse du lien que peut avoir un individu avec un groupe de référence. en moyenne. Acte positif: cela signifie que la personne prépare un système et d'un moyen dont l'objectif est de se supprimer. de mettre en pratique ces trois règles fondamentales. • Le suicide altruiste: Contrairement au premier groupe. elle est plutôt dans la recherche de ce qui pourrait expliquer depuis le contexte social le fait que les individus se suicident. Pour Durkheim. on observe qu'il y avait un plus fort taux de suicide dans les sociétés protestantes plutôt que dans les sociétés catholiques. E. C'est le désir d'intégration et de reconnaissance qui se trouve à la source de la diminution du type de suicide. qu'il y a une plus grande protection ou intégration au groupe. Il remarque ainsi que durant l'année 1877. l'acte est considéré comme négatif lorsque l'individu détourne et profite d'un autre moyen pour se supprimer. comme un fait en rapport avec les variables sociales auxquelles sont soumis les individus. L'objectif de Durkheim était de démontré qu'un acte aussi individuel et intimiste que le suicide. il va mettre en évidence l'existence de trois groupes possibles. Il s'agit essentiellement de personnes isolées. En revanche. on remarque qu'il y a un très fort ou un fort taux de suicide. il remarque une chute brutale. Durkheim commence à donner la définition la plus neutre possible du suicide : « Le suicide est tout cas de mort qui résulte directement d'un acte positif ou négatif accomplit par la victime elle-même et qu'elle savait devoir produire ce résultat ». Le suicide. A partir de là. E. c'est à dire autant de liens ou de corrélations entre: • Les variables sociales: le profil social de l'individu. le taux de suicide diminue. Même si E.car le sociologue n'est pas à l'écart de la société. Durkheim ne conteste pas le caractère individuel de l'acte. Ainsi. Autrement dit. Ce qu'il observe. ouvrage écrit en 1897. isolé ou vivant dans un groupe • Les variables culturelles: religion/association . il y a plus de célibataires. E. Durkheim va opérer une étude statistique au niveau européen. Mais ce premier rapport (l'explication par le lien social) est explicatif jusqu'à un certain point de ce type de suicide. C'est dans l'étude d'un cas particulier d'un fait sociale. Durkheim applique sa méthode basée sur une observation de la réalité et surtout basée sur une quantification des faits sociaux afin de parvenir à la construction d'une typologie des faits en rapport avec les variables latentes. Il démontre que dans la société protestante. Il ne s'intéressait pas donc aux histoires individuelles. il s'est posé la question de savoir si une structure donnée des rapports sociaux pouvait expliquer un geste que la société considère comme relevant de la sphère individuelle. mais après la crise du 16 mais 1877 (effet de foule plus forte intégration). A partir de cette définition. aux récits. son objectif était de chercher les causes lointaines. peut-être considéré et étudié comme un fait social. Il note ainsi que dans les sociétés ou dans les groupes où il n'y a pas une forte intégration des individus.
la complexité du monde réel. l'esprit de sacrifice et d'abnégation est fortement cultivée. même le plus précis ne peut résumer complètement et de façon exhaustive. ce type de suicide est très fréquent dans les armées. Autrement dit. Actions orientées significativement par
. Ainsi. c'est-à)dire pendant des moments propices à la pertes des repère et aux relâchement des liens traditionnelles qui lui permettent une socialisation. contrairement à ce que démontre Durkheim. Weber. Exemple: Le vote Durkheim Weber La variable forte serait la catégories socio. mais en réalité un fait social est déterminé plutôt par des relations partielles et surtout par des relations probables entre plusieurs facteurs permettant de mettre à jour des régularités. Durkheim appartenait à la démarche positiviste. Durkheim. à l'intérieur du groupe des engagés il trouve un taux plus fort de suicide chez les officiers. Cette loi n'apparaît pas au simple exposé des faits. Max Weber étant un sociologue allemand dans la tradition de la sociologie allemande qui nait fin 19ème et dans la droiture de la sociologie compréhensive dont l'objectif est de construire un cadre méthodologique général. Il faut alors centrer le regard non pas sur la somme des actes et leurs rapports avec le contexte mais sur le rapport entre les faits et les représentations dans une situation ou dans une société donnée. • Il cherche à construire et forger des méthodes à portée générale. Le suicide anomique: « Anomie » selon E. Les deux pensent que la société . Section 3: La méthode de l'idéal-type et l'apport de Max Weber. Ex: Le fait de mettre les votes dans la même catégorie ne veut pas dire que les individus de cette catégorie assignent les même représentations. Mais. expliquant de façon complète le fait social. De même. mais elle apparaît par le biais d'une vérification chiffrée et quantifiée des hypothèses de départ. se sépare de la tradition sociologique de Durkheim sur deux points : • Weber pense qu'un concept. un fait social n'est pas déterminé par une cause unique. Cependant. Historiquement Max Weber est le contemporain d'E. professionnelle. il y a le poids des représentations et des Recherche de la variable forte agissant et valeurs qui expliquerait ce vote. l'existence de lois. il en va de même de M.Il ne ni pas l'existence de ces variables. Ils pensent que le poids de représentations ne permet pas une étude fine sur la base d'une quantification et de la construction d'un modèle général. Ce type de suicide survient durant les période de crise sociale ou en situation d'expansion économique. ou bien dans les structures ou dans les groupes où l'individu n'a d'existence qu'en tant que membre d'une collectivité. Il explique ceci par le fait que dans les armées. d'un comportement régulier de variables. Durkheim signifie l'absence ou la perte de repères suite à une crise ou un dérèglement permanent d'un contexte économique ou social (ce n'est pas forcément une crise. • Il faut chercher à établir pour chaque série de fait. Pour autant il n'y a jamais eu de contacts entre deux sociologies qui naissent de part et d'autre du Rhin. Leur étude doit se faire par le biais d'une quantification et par la recherche des corrélations entres des variables sociologiques apparemment indépendantes. pour être l'objet d'un modèle unique et faire l'objet d'une généralisation. Weber. §1) le postulat à analyser complétement le réel Max Weber se réclame de la philosophie de Rickert et de Simmel. Max Weber.•
l'acte seraient des individus qui ont été exclues ou isolées du groupe de référence. Il pense que le sociologue ne pourra jamais saisir qu'une partie de la réalité. il découvre que le taux de suicide est plus élevé chez les volontaires et plus faibles chez les appelés du contingent. les faits sociaux sont trop nombreux et trop complexe.
Quel est l'intérêt de l'étude du suicide sur le plan de la science politique ? Deux grands intérêts : • Intérêt sur un plan méthodologique: L'étude des faits sociaux et politiques ne peut pas se faire uniquement sur la base d'une spéculation quant à leurs origines. E. va reprendre cette idée. cette relation particulière est à nuancer en fonction des des situation spécifique que Durkheim découvre: Réfléchissant sur le taux de suicide des militaires. cela peut être une amélioration des conditions économiques et sociales).
Se pose cependant une question fondamentale : comment appliquer cette méthode à l'étude du politique ? 1)La méthode Max weber va structurer sa méthode en trois étapes: • L'observation afin de créer. d'un système ou d'une organisation sociale. Le concept ne veut pas dire ici la forme de représentation idéale ou de référence. • Le sociologue. une rationalisation des éléments singulier d'une réalité.
l'appartenance à un cadre de valeur. Il s'intéresse au pourquoi de l'obéissance à l'ordre politique. de mettre en valeur et de rendre compte de l'évolution de l'Etat moderne. le pouvoir d'un groupe restreint on parlera alors de type oligarchique. Idéal-type au sens littérale du terme signifie une représentation. Max Weber est plus dans une sociologie du politique. Qu'il s'agisse d'un fait politiques. une analyse sociologique plus générale nous permettra d'expliquer le pourquoi de l'apparition d'un pouvoir du groupe et ses conséquences.début 20ème). L'idéal type que l'on tire du type oligarchie serait le pouvoir d'un groupe restreint. on pourra parler d'une oligarchie théocratique. • À partir des traits saillants. • En revanche. Si la caractéristique principale de ce groupe restreint est d'appartenir à un clergé. A chaque fois où on trouvera ailleurs. le sociologue va construire un tableau intermédiaire qui sera comparé à des situations censées être similaires. (qualitatif)
Pour Max Weber. il pense que la somme des actions individuelles forment une trame social (individualisme). §2) La méthode de Max Weber et son application A cette méthode Max Weber donne le titre de méthode de « l'idéal-type » (le mot idéal ici vient du mot « idée »). Il va d'abord distinguer la notion de domination et la notion de puissance: • La domination renvoie au mécanisme d'acceptation par un groupe donné d'une idée ou d'un ordre. la puissance est selon Max Weber la chance de faire triompher au sein d'une relation sociale sa propre volonté. il peut s'agir d'un type de rapport au politique. Max Weber ne contredit pas ce postulat. Ainsi dans l'exemple de l'oligarchie. En quoi ceci permet d'étudier les formes et l'évolution de l'Etat moderne. Enfin. L'idéal type est un modèle explicatif a portée générale dont l'objectif est de mettre en exergue les traits saillants d'une réalité sociale. est-ce que les individus obéissent parce qu'ils adhèrent et acceptent une forme de domination. Contrairement à Durkheim qui pense que le rapport au politique en général ne peut être étudié et saisi qu'à travers l'étude de la relation entre l'individu et le groupe. Max Weber va essayer de voir si l'obéissance à un ordre politique vient du fait que cet ordre politique dispose des moyens de la puissance. L'idéal-type « pouvoir du groupe » nous livre une première analyse mais la comparaison des différentes expériences va nous livrer les variantes possibles. va essayer d'expliquer par comparaisons les différences entre les modèles étudiés. Exemples: • Si derrière l'organisation politique d'un pays. Tandis qu'Emile Durkheim est dans une logique beaucoup plus large (macro-sociologique). En premier lieu. on décèle l'action d'un groupe. l'objectif donc et de se recentrer non pas sur le groupe mais sur l'individu. Mais cette notion de puissance.Ordre de ce qui est quantifiable. on dira alors qu'il s'agit d'un pouvoir d'une oligarchie. n'éclaire pas le pourquoi
. On fondera ainsi un type idéal qu'on va essayer de retrouver à chaque fois. de construire un cadre de pensé qui permet de mettre en relief les traits principaux d'un modèle. Par ailleurs en quoi le rapport à la domination politique et à l'obéissance à la domination politique permet-il d'expliquer. Ou alors. 2)L'application Max Weber va choisir d'appliquer sa méthode à ce qu'il estimait être une dynamique fondamentale du politique (fin 19ème.
Dans cette forme de domination. La légitimité du pouvoir dans le cadre de cette forme de domination. Weber démontre que ce système n'est pas figé et évolue dans le temps. logiquement agencées auquel obéit le détenteur légal du pouvoir lorsqu'il ordonne et le membre du groupe auquel s'applique l'ordre légal. Elles sont spécialisées. On entre dans le système charismatique. C'est la tradition qui borne l'action du souverain et l'action de toutes les autorités. est la référence à une norme rationnelle. abstraite et impersonnelle. les liens entre le prince et ses sujets ne sont pas codifiés par des lois ou par des règlements. la structure de commandement centrale (le prince) et sa proche garde. Leurs titulaires sont désignés en fonction de la détention d'un savoir et non pas sur la base d'une proximité avec le prince. Mais M. l'apparition d'un appareil administratif achève l'évolution de la forme de domination et l'amène vers un dualisme entre une forme traditionnelle (le prince) et une forme plus rationalisée (Etat major administratif particulier). La légitimité est aussi fondée sur le consentement des gouvernés. des individus à un ordre légal. d'un texte qui va progressivement dénaturé le système du pouvoir. Ces « spécialistes » sont choisis en dehors du cercle royal. Progressivement. investit d'un charisme. il y a eu une succession de trois modèles. Par exemple: Dans certains pays on dévie d'une base légale. Le prince distribue les postes à ses proches. C'est-à-dire qu'il est perçu par les individus comme doué d'un force ou d'un caractère surnaturel. • « Un groupement de domination politique est celui dont l'existence ainsi que la validité des règlements sont garantis de façon continue à l'intérieur d'un territoire géographique déterminable par l'application et la menace d'une contrainte physique de la part de la direction administrative ». Ainsi. La domination charismatique: Ce type de domination correspond au groupement fondé sur la soumission personnelle et direct de ses membres à un chef. Exemple: Arabie saoudite. Max Weber pense aussi que les formes de dominations se sont transformés en fonction de l'évolution des groupes de domination politique. La seule possibilité de survie d'un tel régime réside dans sa capacité à créer des règles ou a intégrer des éléments traditionnels. La norme légale-rationnelle est donc le critère fondamental de cette forme de domination. Pour Weber l'exercice de la domination et de la puissance ne se fait qu'à travers des groupements de domination politique. Il montre que historiquement. un personnage. Ces trois formes de domination se succèdent dans le temps mais peuvent se superposer: • La domination traditionnelle: Elle est liée au respect de la coutume lorsque celui-ci s'enracine et se perpétue dans le temps. impersonnelles. on voit apparaître de nouvelles fonctions. va se constituer une communauté émotionnelle. Le cadre légal selon Max Weber est : « un droit établi rationnellement et composé de règles abstraites. basés sur l'autorité du chef de clan. celle de l'état contemporain. Donc il préfère utiliser une autre notion. trois formes de dominations. Dans le système traditionnel. la structure de l'Etat est particulière. Il n'y a pas de coutumes ni des règles auxquelles peut s'adosser le système. La domination légale-rationnelle: Il s'agit de la forme moderne et actuelle de la domination. Weber se pose la question de savoir si la domination et l'exercice de la puissance serait le propre des Etats modernes ? Il va partir d'une hypothèse selon laquelle l'Etat n'est qu'une forme possible de domination du politique. » Ce cadre normatif s'applique non seulement aux gouvernés mais constitue un cadre particulier dans
. Il y'a deux évolutions possibles: ◦ Soit le système s'effondre quand le chef décède ◦ Soit on installe une base légale pour perpétrer le régime par une succession héréditaire par exemple. Cette forme de domination est plus fragiles puisque basée uniquement sur la prééminence d'une seule personne. les charges sont assumées à vie et peuvent être héréditaires. Elle est marquée par une confusion entre la personne. Dans une troisième étape. dans les systèmes primaires.de la soumission des individus à un ordre politique. Autour de cet homme. le pouvoir du détenteur de l'autorité ne peut pas s'exercer en dehors d'une acceptation de celle-ci dans le cadre d'une coutume.
sa discipline. Par ailleurs. l'objectif de Max Weber a été de construire un cadre méthodologique général suffisamment large pour permettre d'étudier les formes que prend le rapport au pouvoir mais aussi de rendre apparentes certaines structures qui concourent à l'exercice du pouvoir.
. à mettre en valeur la succession des ordres politiques futurs. Une science n'a pas de parti pris.. Ce modèle s'impose selon Weber par « sa précision. Max Weber démontre que contrairement au système traditionnel. Les modèles peuvent cohabiter. l'application stricite de la violence légitime sur un territoire donné. ont été pré-détermine. Chapitre 3: Prédire ou comprendre ? La finalité de la science politique.. Pour Weber. Introduction: Dans le chapitre précédent. et que préalablement à leurs mises en oeuvre. il s'agit d'un regard scientifique avec des méthodes neutres et permanentes. peuvent avoir pour référence l'appartenance à une culture. est-ce que la science politique est prédictive ou est-ce qu'elle est compréhensive uniquement ? Le système de réflexion que construit Karl Marx à essayé de répondre à cette question. (séparation des pouvoirs). En s'attachant à ce projet. muté. le groupe a été consulté pour obtenir son consentement. Weber démontre qu'il y a une division et une spécialisation des fonctions et il y a aussi une séparation entre ce qu'il appel les « fonctions de commandements » et les « fonctions de coercitions ». Les deux précédents modèles s'imposent en réalité soit par l'obéissance à un homme. Elles ont une « activité continue » et elles sont saisissable à travers une production. Ainsi le métier du politologue peut être considéré par certains comme un prolongement du « conseil du prince » répondant à la question: ce que doit être le politique. Donc. dit que la structure des rapports aux pouvoirs est déterminé peut être par notre rapport à la société mais aussi par les valeurs que nous portons. .). ainsi que celui qui s'applique aux gouvernants. outre l'absence de neutralité. dans ce système. Karl Marx pensait qu'une science de l'histoire permettrait d'explorer les modes d'organisations du politique révolu afin de mettre en exergue les lois d'organisation du politique dans les sociétés actuelles. À l'intérieur des ces bureaucraties. Ce problème se pose aussi lorsqu'on considère la science politique en générale. voire à un groupe social. c'est-à-dire la prédiction d'une organisation politique ? Autrement dit. Durkheim va s'attacher à une étude par le biais d'une technique précise. c'est-à-dire ses finalités. Les valeurs que le sociologue porte peuvent provenir du contexte dans lequel il vit. le titulaire de la charge ne peut s'approprier ses fonctions. Cette posture pose problème. son rigorisme et la confiance qu'il inspire ». Ce qui signifie que le cadre légal qui s'applique aux individus.lequel s'intègre et obéit le pouvoir des gouvernants. Toujours selon Weber. notre rapport à la société nous est dicté par la société elle-même. L'existence d'une organisation administratives et l'existence d'un cadre légal rationnellement et strictement agencé constituent le critère central de ce type de domination. peuvent ne pas refléter des aspects du réel qu'il observe. dans le modèle de la domination légale-rationnelle. la question qui se pose alors: est-ce que la science politique sert à découvrir. santé. les actes pris conformément à un droit. les bureaucraties (termes utilisé dans le sens de l'organisation particulière) modernes constituent une parfaite illustration de ce type de domination. inédite pour l'époque où il produit son système de réflexion. ou peuvent ne pas être permanente. La question des valeurs est donc importante car en l'absence d'une neutralité proclamée et pratiquée. ce qui distingue aussi ce modèle par rapport aux autres est sa prévisibilité. car il doit porter un regard clinique sur la réalité sociale. Max Weber. Karl Marx donne à la science politique une finalité nouvelle. Alors les lois qu'il va mettre en évidence. celles que portent les individus dans leurs rapports sociaux et qui peuvent s'exprimer à travers leurs actes. c'est-à-dire. même si par nécessité il doit se détacher de ses propres valeurs. du cadre dans lequel il vit. la structure bureaucratique n'est pas une fin en soit. le travail du sociologue peut-être influencé par le contexte du moment. contemporaines et celles à venir. sa permanence. s'est posé la question du rapport aux valeurs. sont subordonnés à la réalisation d'un objectif qui lui est extérieur (enseignement. sa permanence. soit par l'obéissance tacite à une coutume. son existence. La question des valeurs intéresse aussi le métier du sociologue car ce dernier ne vit pas en marge de la société. Sur un autre plan. un espace politique. Pour Weber. Il est titulaire de la charge mais peut être révoqué.
Objectif de cette méthode: • Jeter les bases d'une science de l'histoire non pas dans le sens d'un succession des sociétés humaines mais dans le sens d'une succession des modes de production révolus et ceux à paraître. Ainsi il pense que la classe ouvrière en émergence. À partir de la philosophie politique allemande et l'économie politique anglaise (Ricardo). Pour Marx. Tocqueville l'a démontré dans La démocratie en amérique. le type des modes de productions qui précèdent le mode capitaliste (hypothèses). C'est l'économie qui commande tout le reste.Section 1: L'apport de Karl Marx L'influence de la philosophie politique et de la sociologie de Karl Marx a été déterminante sur les sciences sociales. Il pense ceci sur trois plans: • Il y a de l'observation • Il y a la volonté de l'établissement de lois explicatives de l'évolution du social • Il se donne pour objectif d'établir une théorie générale Observer comprendre et établir des lois. la nature. Toute l'oeuvre de Marx se veut une révélation et une vérification des lois de l'évolution historique. Marx essaie de déduire à partir de ce mode de production. Il faut lire cette oeuvre en rapport avec le contexte intellectuel de la seconde moitié du 19ème siècle et notamment à travers le double apport que va constituer pour l'oeuvre de Karl Marx. Selon lui. c'est parce qu'on ne peut pas. Raymond Aron pense que Karl Marx n'a pas été un sociologue mais il pense qu'il y a de la sociologie dans l'oeuvre de Karl Marx. Sous section 1: La double influence de la philosophie politique allemande et de l'économie politique anglaise Une double influence intellectuelle se trouve à la base de toute la réflexion de Karl Marx. A cette question. mais d'étudier pour agir. les modes de production seraient particuliers et
. Dans un premier temps. Marx a voulu construire: • Une méthode d'analyse • Une critique du modèle économique du moment • Un projet de transformation sociale L'objectif n'est pas uniquement d'étudier. Mais. Autrement dit. le modèle d'analyse de Marx est particulier. le mode de production donne la forme sociale. 1) La méthode: le matérialisme dialectique. En parallèle il essaie de démontré que les systèmes politiques ne sont que la conséquence du rapport à l'économie. Mais. Si on regarde de près. Il est permis de se poser la question de savoir si l'oeuvre de Karl Marx relève de la sociologie politique ou de la philosophie politique. Cependant. c'est-à-dire la seconde moitié du 19ème siècle. Il inverse la logique. Karl Marx estime que c'est le statut social qui commande le reste. par une sorte de régression logique. ce n'est pas parce qu'on ne veut pas. il faut lire cette oeuvre en fonction de l'objectif politique et de l'acteur politique qu'a été Karl Marx. c-à-d le mode de production capitaliste. au centre de tout processus historique il y a une combinaison spécifique des rapports de productions. Autrement dit. Avant lui. les conditions politiques dans lesquelles elle baigne. Son objectif aussi était d'essayer d'anticiper les modes de productions à venir. il va établir un rapport entre mode de production et organisation sociale. Il faut lire cette oeuvre en rapport avec le contexte du moment. en disant que si l'on ne participe pas au politique. Karl Marx exprime cette corrélation ainsi: « c'est le mode de production de la vie matérielle qui conditionne le processus de vie social. politique et intellectuel. ne sont en réalité que la conséquence du mode de production capitaliste. il va s'intéresser à la mise en valeur des lois de fonctionnement du mode de production dont il était le contemporain. La méthode de Karl Marx se veut une méthode scientifique à laquelle il donne le nom de « matérialisme historique » cette méthode est décrite dans le Tome 1 du Capital. la philosophie politique allemande et l'économie politique anglaise. chaque modèle de domination politique n'est que la conséquence d'une structure sociale qui elle même ne serait que la résultante d'un mode de production particulier. il est vrai que les structures politiques. À partir de cette observation.
mais ne ne pouvait accorder ou octroyer un droit de propriété. Pour lui. soit un incitatif à l'action politique. C'est en cela que la situation sociale et économique des individus peut-être soit un handicap. C'est-à-dire. classe la plus nombreuse en France. À partir de ce stade. 2)L'apport des travaux des économistes anglais à l'analyse de Karl Marx Le contexte de la seconde moitié du 19 ème siècle. Le progrès technique nécessaire à l'augmentation des profits des détenteurs des moyens de production à pour principale conséquence de rendre caduc les organisations institutionnelles et politiques.spécifiques à chaque période. D'où cette contradiction fondamentale et permanente. c'est l'économie qui commande le politique Le primat du tout social sur les pensées et les actions individuelles Avec Karl Marx. notamment les travaux du courant classique. ont eu un impact considérable sur la théorie de Marx. une doctrine qui essaie d'expliquer l'évolution des sociétés humaines à partir de lois qu'on estime permanentes et qui commandent au réel. La classe. celle d'une opposition qu'on trouve à toute les époques entre les détenteurs des moyens de production et ceux qui sont voués aux tâches d'exécutions. les paysans. Mais paradoxalement. L'apparition de la propriété mobilière et immobilière va entrainer la différenciation entre l'Etat et la société civile. Il y avait à cette époque. les conditions économiques. il y avait une forme de « communisme primitif ». À ce stade. C'est-àdire que la propriété des choses revenait au groupe. Il lui faut donc une conscience de classe. notamment la montée en puissance de la bourgeoisie. Ainsi. Karl Marx constate par ailleurs qu'il y a un accroissement continu des forces productives. ni l'individu comme composant élémentaire d'une société. on va voir apparaître à côté de l'ordre politique. Il est plutôt une sorte d'instrument entre les mains de la classe dominante. La seconde moitié du 19ème siècle est un moment particulier dans l'aire industrielle ou cohabitent trois tendances: ➔ Passage d'un capitalisme familiale à un passage à un capitalisme de grandes firmes. l'histoire ne serait qu'une succession de ces formes de domination et une succession des antagonismes de classe. • Ce n'est pas la structure institutionnelle qui commande l'économie mais c'est l'inverser. alors qu'en réalité. cette classe ne peut pas être un acteur agissant si elle ne dispose pas d'une conscience de sa propre force. C'est-à-dire. celle qui possède les richesses et concentre la propriété du capital. les paysans ont apporté leur soutient à Napoléon. antagonisme de classe et structure politique qu'elle que soit la période historique. Une explication scientifique de l'évolution de l'histoire La théorie de Marx est un « historicisme ». qui fort habilement. les philosophies ont présentées l'Etat comme le reflet et le garant de l'intérêt général. A partir de ces constats multiples Karl Marx tire deux lois fondamentales : • Il existe une relation entre structure de la propriété. l'acteur social n'est pas l'individu détaché de la société. est un acteur doué de volontés et de raisons rassemblées et soudées par les conditions de vies et de travail. c'est parce que l'évolution économique. Mais selon Marx. on entre dans l'ère des masses. auraient pu s'opposer à ce coup d'Etat qui réinstaure l'Empire. Selon Marx. l'absence de cette conscience collective explique par exemple l'absence de réaction pendant le coup d'Etat de 1851 qui rétablit l'empire. dans une première phase de l'histoire humaine. mais aussi le cadre général de réflexion sur l'économie. si l'ancien régime en France en tant que structure politique et sociale s'effondre à la fin du 18ème siècle. ➔ Accélération du progrès technique et notamment ce qu'on pourrait appeler le génie
. a rétabli le suffrage universel. Ainsi. il n'est que l'instrument d'une minorité. un ordre économique. Ainsi. une différenciation entre la politique et l'économie. la société civile et l'Etat étaient confondu. Ainsi. dans les écrits de Marx. la situation sociale et politique auraient du pousser les paysans à se révolter. • Le contexte économique et social de l'époque. sociale et industrielle. Or selon Marx. Selon lui. l'Etat n'a plus de fonctions économiques. • Selon lui. L'acteur principal selon lui est la classe sociale. ne s'était pas accompagné d'une modernisation politique qui prenne en compte l'aspiration de la classe montante à une participation au pouvoir. Mais l'ensemble de l'histoire humaine est traversée par une loi unique. de ses moyens. un droit d'usage et non pas de propriété. Le chef de la tribu pouvait accorder l'usage de la chose aux individus.
il n'y a pas une sociologie politique et encore moins une sociologie de l'Etat. Il va tirer une conclusion majeure lui permettant de fonder une « science de l'histoire ». Marx a été l'observateur et l'analyste de cette époque. un auteur français dit la même chose (Etienne Leroy Beaulieu. ➔ Dégradation de la condition ouvrière avec une journée de travail qui durait parfois 14 ou 15h. Absence d'une sociologie de l'Etat chez Karl Marx. cet écart de plus en plus grand mènerait l'humanité à la famine. Il a voulu en être l'acteur. qu'il y a une décalage de plus en plus grand entre le rythme de progression de la population et le rythme de la production des denrées agricoles (effet de ciseaux). un Etat. Il proposera d'ailleurs une théorie de l'action révolutionnaire (Manifeste du parti communiste). une étude. David Ricardo a été un fin observateur de son époque. une prédiction de ce que devait être un gouvernement. si la classe ouvrière est de plus en plus importante. face aux crises économiques a répétition. la traduction de la production et du profit en unité de travail. Essai sur le principe de population. L'Etat moderne et ses fonctions). Sous section 2: Une science de l'histoire Remarques: • Chez Karl Marx. Selon lui. Karl Marx. si sa situation se dégrade ceci va la pousser à une révolte généralisée qu'il convient d'encadrer (et non pas de susciter).industriel: les moyens de production se mécanisent et augmentent la productivité horaire. Deux auteurs ont fournis à Karl Marx la base théorique de sa théorie économique: Robert Malthus 1766-1836 David Ricardo 1772-1823 Dans un ouvrage. Ce qui a pour effet immédiat la paupérisation croissante de la classe ouvrière. tire de tout ça. va donner à Karl Marx un argument central: celui du caractère foncièrement injuste de l'ordre économique en cours. de sa période.] Ce pessimisme et aussi l'usage de cette analyse pour justifier l'ordre libéral et l'ordre économique. face à la détresse ouvrière. Il montre. La concentration capitalistique de la production s'accentue. ce qui amène les propriétaires terriens à diminuer la part laisser à ceux qui travail la terre et à augmenter leurs propres rentes. Prémisse d'une substitution de la machine au travail. une analyse. David Ricardo va permettre à Karl Marx de construire une nouvelle théorie économique: La notion de valeur travail. Car. Il devient acteur de son époque. Mais on trouve chez Marx. c'est-à-dire. Dans un système où la progression du profit tend à culminer voire à baisser. que plus la population augmente dans un pays donné. Ce qui signifie que les coûts de mise en production augmentent mais corrélativement les profits baissent. Il propose une limitation des naissances et une suppression des aides aux pauvres. Il a fondé son analyse politique sur deux hypothèses de base: ◦ Absence de toute autonomie du politique par rapport à l'économique ◦ L'étude du politique ne doit pas être centré sur l'Etat mais un système plus large
. inéquitable du système. plus on mettait en production des parcelles et des surfaces peut fertiles. deux conclusions majeures: • Le système capitaliste qu'il observe est fondé autour de la répartition du profit entre la rente et le travail. en se basant sur le cas de l'agriculture. Il vante d'ailleurs les effets régulateurs des guerres et des épidémies. Malthus s'est donné pour objectif de justifier le credo libéral et l'ordre économique dont il était le contemporain qui selon lui était fondé sur la propriété et sur l'inégalité sociale. • L'apport des travaux des économistes anglais à Karl Marx. [En 1897. R. Il note d'après ses observations. la part du travail tend à baisser au minimum vital voire en dessous. un peu sous le même angle que Malthus. il propose la création d'une organisation du monde ouvrier. ce qui accentue le caractère injuste. C'est ainsi qu'il sera le rédacteur des statuts de la première internationale. • A partir de cette analyse économique Karl Marx va tirer une conclusion politique: En effet.
Le capital. Max Weber n'a pas cherché à prendre en défaut ou en contre pied les analyses marxistes. Toujours pour Hegel. Il pensait que le sociologue. L'Etat ne serait en quelque sorte qu'une institution secondaire même si vers la fin de sa vie Marx a essayé de construire une théorie de l'Etat qui est restée inachevée. par comparaison. Ce schéma d'analyse constitue une des faiblesses de l'analyse marxiste car on ne sait pas si Karl Marx pose des jalons d'une histoire à venir ou si il pose les bases d'une idéologie. interprète. postule à l'idée qu'il y a une sorte de confusion. par des structures latentes. Il pense que l'Etat à une position secondaire par rapport aux structures économiques dans la distribution du pouvoir dans une société donnée. la classe dominante assure la perpétuation d'un système économique. Il pense que cet Etat n'est qu'un instrument qui traduit les intérêts de la classe dominante dans le cadre d'un rapport de production donné. la nature du pouvoir et sa distribution.Hypothèse 1: L'absence de l'autonomie du politique par rapport à l'économie C'est la structure économique dans un pays donnée. par l'observation. la société civile et la famille. Cette théorie devait être une critique de la théorie hégélienne de l'Etat. Hypothèse 2: Une analyse plus large du politique Marx. Elle ne sert pas à construire des projets politiques. Ainsi. doit avoir pour souci principal de taire ses inclinations personnelles. doit étudier. • La rationalité de l'action. il s'éteint ». n'a pas à être conservatrice ou réformatrice. éthiques. constituent objectivement des lieux d'exercice du pouvoir. moraux ou normatifs. Pour lui. Ce dernier décrit. Ainsi. Donc s'intéresser uniquement à l'Etat renseigne peu sur la distribution et l'exercice d'un pouvoir dans une société donnée. Ainsi. Il suppose simplement que la sociologie. d'osmose entre d'une part. L'Etat n'est pas aboli. Cependant. dans les écrits de Karl Marx. il ne dicte pas et il ne prescrit pas. car selon lui l'Etat ne saurait protéger sans priver l'individu d'une partie de sa liberté. le sociologue. Cette contradiction fondamentale à l'intérieur de l'Etat fait que celui-ci s'achemine vers sa fin car dans une société où sera aboli le rapport de domination d'ordre économique alors « le gouvernement des personnes fait place à l'administration des choses et à la direction des opérations de production. n'investit pas que les structures ou les rouages de l'Etat. à un moment donné particulier qui détermine la forme des institutions. Mais ce même Etat n'est en réalité que le reflet d'un rapport de domination. l'objectif premier d'un sociologue est d'expliquer en excluant tout jugement de valeur. Il doit étudier les faits sociaux sans porter des jugements de valeur. Le savant et le politique. La domination s'exerce par d'autres institutions. Le jugement de valeur est une opinion émise sur une attitude ou une situation en le « jugeant » en fonction de critères. mais l'ensemble des structures dans une société donnée. la classe dominante. seul l'Etat est capable de réaliser une coexistence pacifique de ces trois niveaux. Section 2: Comprendre: l'autre apport de Max Weber. l'Etat est ce qui permet la symbiose entre l'individu. Karl Marx postule à l'inverse. ses valeurs. la famille et la société civile. Ainsi dans son ouvrage. l'ensemble de la société. le rapport aux valeurs par différence. En revanche. la classe dominante (entendue sous l'angle économique) et les structures politiques et institutionnelles et ce quelque soit la période. peu visibles dans lesquelles. Max Weber identifie deux obstacles devant ce qu'il appel un projet d'une sociologie compréhensive du politique: • Le rapport aux valeurs: non pas le rapport aux valeurs dont serait porteur le sociologue mais les valeurs dont serait porteur ceux qui agissent. doit s'intéresser. ce qui éloigne sa production. celui qui observe. Donc il ne saurait satisfaire aux exigences de cette coexistence pacifique entre l'individu. son raisonnement du postulat de construction d'une science car celle-ci ne peut faire l'économie d'une vérification des hypothèses de départ par l'expérience. des structures et des institutions sociales. Sous section 1: Le problème du rapport aux valeurs Max Weber reste fidèle à la tradition positiviste. Cette osmose ne concerne pas uniquement que l'Etat ou les structures institutionnelles. l'Etat est peu étudié. C'est la somme des actions individuelles qui forment le tout.
. Pour Hegel. les acteurs sociaux. Max Weber encadre strictement ce qui relève du métier du savant. celui qui observe.
un ordre dans l’enchevêtrement des actions individuelles. Max Weber va utiliser la méthode de l’idéal type. le sociologue se doit d’adopter une attitude compréhensive des valeurs dont seraient porteurs les individus. Weber va mettre en évidence 4 types d’actions qui selon lui résument en partie les partis politiques. leur apparition ou leur disparition. Il démontre que les évènements qui ont conduit à cette révolte ont été déclenché par deux coups de feu tirés accidentellement.: • La reconstitution de la situation objective dans laquelle s'est inscrite l'action. • Ainsi Max Weber donne un exemple: La révolte de Berlin de 1848. il y avait des éléments fortuits ou intentionnels. d'une tout autre catégorie. Mais la situation politique. le vote ou l’abstention en tant qu’action doit être relié a un rapport a l’action politique. L’action traditionnelle. Ceci ne veut pas dire
. comprendre une action sociale c’est s’engager à introduire une rationalité. En revanche. 2) Comparer le sens donné par un individu à une action par un entretient par Ex et le sens latent que peut reconstituer le sociologue Le sociologue est un observateur qui doit. 1) La reconstitution de la séquence dans laquelle s'est inscrite l'action Cette première phase consiste en une reconstitution de la généalogie de l'évènement afin de voir si dans l'enchevêtrement des faits. Il signifie. l'étude des motivations et des significations que les individus assignent à leurs actes. • Attitude compréhensive = le sociologue doit essayer de trouver la relation possible entre les valeurs de l’individu et les actions de celui-ci.En revanche. Il faudra alors par une technique d’enquête essayer de cerner les motivations des individus et essayer de déduire de ces motivations leurs valeurs c'est à dire ce que les individus avancent comme cause explicative de leur comportement. on désigne un type d’action où il est possible d’identifier les objectifs. A partir de là. Il faut introduire une rationalité relative dans l’ordre chaotique des actions sociales tout en respectant le détachement vis-à-vis de l’objet c'est à dire faire de telle sorte que les analyses du sociologue ne soient pas entachées de jugements de valeur. Les sciences sociales et de ce fait la science politique n’ont pas pour objectif de trancher la question des objectifs et des fins du politique ( à quoi ça sert ?) . il pense que c’est la confrontation entre les valeurs qui explique l’avènement des structures politiques. Sous-section 2: Le problème de la rationalité de l’action Quand on parle d’une rationalité de l’action en science politique. A l’inverse de Marx. une fin et des moyens. le rapport aux valeurs relève. selon Weber. Comme dans le cas des formes de domination. faits et structures. Ainsi. L'intérêt de cet exemple est de faire une distinction entre ce qui est redevable aux valeurs et ce qui relève d'une origine accidentelle. dans la phraséologie et dans le projet scientifique de Weber. Weber n’établit pas une hiérarchie entre les valeurs. rationnelle en valeur et l’action rationnelle en finalité: • L’action traditionnelle désigne un type de conduite machinale à travers laquelle l’individu se plie inconsciemment à des valeurs jugées évidentes. affective. Ce type d’action n’est pas sans rappeler les rites et les actions coutumières qui prennent lace à l’intérieur de société ou de groupe ou il y a une forte référence à des conduites acceptées en tant que telle. opérer ce qu’il appelle un détachement axiologique c'est à dire de taire ses préférences propres et ne pas laisser imprégner son travail par des considérations personnelles. Weber va établir deux règles pour cerner et analyser le rapport aux valeurs sous-jacentes aux actions des individus. Comme dans le cadre de son projet construisant la méthode de l'idéal-type. leur objectif est de rendre apparent par des méthodes et des techniques les enchaînements et relations entre valeurs. La sociologie de Weber se veut une sociologie avec une compréhension de l’action sociale. Weber affirme qu’il n’existe pas de théorie générale. C'est à dire que l'on va décrire. la situation de crise était telle que n'importe quel événement aurait eu pour effet de déclencher une révolte. déclencheurs. Ainsi par exemple. reconstituer un tableau. Selon lui. Contrairement à la sociologie de Marx. • Comparer le sens donné par un individu à une action et le sens latent que peut déceler le sociologue. En revanche. le rapport entre la signification donnée par l'acteur à son acte et l'action elle-même constitue l'objet de la sociologie compréhensive.
Toutes les actions individuelles se réfèrent à un code de conduite accepté de façon inconditionnelle. Les deux dernières actions (en valeur et en finalité) peuvent être envisagées sous l’angle d’un rapport aux valeurs. l’action affective peut expliquer assez facilement les attitudes politiques ou l’évolution d’un vote quand surviennent des évènements qui bien que n’ayant pas une valeur politique en soi peuvent changer la perception d’un électorat. • En revanche. La deuxième étape est celle de la définition des moyens pour parvenir a la réalisation de l’objectif. Il en va ainsi par exemple de la permanence de la référence à la religion dans un certains nombre de pays qui par ailleurs ont imposé un principe de séparation entre les Etats et l’Eglise. l’acteur agit en fonction « d’une éthique » de conviction. Certaines institutions qui relèvent de la tradition. Il en va ainsi par exemple de l’allégeance à un ordre traditionnel ou l’acceptation d’une structure traditionnelle du pouvoir. Ce type d’action imprègne surtout les sociétés ou malgré l’existence d’un système légal rationnel le pouvoir des chefferies rationnelles reste reconnu et important. Contrairement à l’action affective. L’action rationnelle en finalité elle est le fait d’individus qui sont capables de définir des objectifs et d’évaluer les moyens les plus adéquates et nécessaires a la réalisation de ces objectifs. • Pour Weber. en cela il reste fidèle aux enseignements de l’un de ses maîtres : Simmel.•
qu’il n’existe pas de règle mais que celles-ci ne découlent pas d’un système de référence normé et rationnel. c’est « l’éthique de la responsabilité » qui fonde l’action rationnelle en finalité. d’abord.
. la définition des objectifs a atteindre (ex: s’emparer du pouvoir)
Ici entre en jeu des considérations idéologiques propres au groupement en question. le second reste fidèle à ses convictions et à son objectif : celui de construire un cadre théorique. les individus se donnent un plan en deux temps. L’action affective est marquée par la prédominance de l’instinct et de l’émotion . le partisan de l’éthique de responsabilité tient compte du possible. de la coutume . En revanche. L’acteur s’intéresse au déroulement de son action et néglige les conséquences directes de son acte. évalue les moyens les plus appropriés pour atteindre la fin. le sociologue se donne comme objectif de construire des méthodes c'est à dire des grilles d’analyse permanentes censées mettre en exergue les lois latentes qui gouvernent le social et le politique. l’action rationnelle en valeur serait le fait d’individus isolés ou de groupes restreints. L’action traditionnelle peut être motivée par un ensemble d’interdit plus ou moins larges selon les sociétés. Ce type d’action se retrouve dans les sociétés traditionnelles mais on les retrouve aussi dans certaines sociétés ou le mode de domination est un mode légal rationnel. autant chez Weber que chez Marx. Il s’agit donc d’une morale inconditionnelle du tout ou rien ». Dans ce type d’action. un acteur animé par une éthique de conviction serait vraisemblablement « un homme de principe animé par le sentiment d’obligation envers ce qu’il considère comme son devoir sans considération des conséquences que pourraient entraîner la réalisation de son idéal c’est le cas du pacifiste purement doctrinal qui réclame à tout prix la paix sans tenir compte des conséquences ni du rapport de force. Dans l’action rationnelle en valeur. elle se situe à la frontière du comportement psychotique et du comportement rationnel. Cependant une différence fondamentale est à souligner entre Marx et Weber. Pour conclure sur ce chapitre. guident les actions individuelles et expliquent jusqu'à un certain point le rapport au politique. Ici prévaut un calcul entre fin et moyen. l’action rationnelle en finalité est le propre de toute organisation politique dont l’objectif est de concourir pour le pouvoir ou de participer à un projet politique. Elles peuvent avoir pour origine des croyances mystiques ou religieuse. A titre d’exemple. L’action rationnelle en valeur elle est le fait d’individus s’inspirant de leur seule conviction personnelle et qui n’envisage pas les conséquences prévisibles de leurs actes. Les individus obéissent à un ordre politique mais motivent cette acceptation par un rapport à la religion. L’éthique de conviction s’attache uniquement aux fins tandis que l’éthique de la responsabilité analyse le rapport entre les fins et les moyens. Il est conscient de l’impact du but qu’il poursuit et de sa responsabilité a l’égard d’autrui. Si le premier s’attache a construire une méthode générale. un tableau d’analyse pour réduire la complexité du réel même s’il pense qu’il n’existe pas et qu’il ne peut exister une théorie générale.
On sépare aussi de l’exercice réel du pouvoir.3e PARTIE : ANALYSE DES MODES D’INSTITUTION DU SOCIAL Introduction: Deux paradigmes ( ensemble de méthode et de technique propres à un champ scientifique structurant la réflexion dans le cadre de ce champ scientifique et qui sont envisagées comme vraies jusqu'à ce que l’on démontre qu’ils sont partiels ou faux :Kuhn) Ils s’affrontent dans la recherche d’une réponse satisfaisante à la question de l’origine du pouvoir. En quoi consiste le cadre conceptuel que construit Lénine. » mais quand ? Marx et Engels ont situé la contrainte qui pèse sur les classes laborieuses dans l’ordre économique. l’analyse marxiste ne permettait plus d’expliquer le pourquoi de la pérennité des systèmes économiques et des systèmes de pouvoir « capitaliste ». adhésion a l’ordre politique. Ceci explique aussi pourquoi Marx n’a pas mis en évidence une théorie de l’Etat. Max Weber centre quant à lui son analyse sur le rôle de l’Etat dans la diffusion d’un sentiment de confiance dans une population qui va ainsi accepter plus facilement un ordre politique et une domination. • Le deuxième courant du aux travaux de Weber s’inscrit dans la tradition de la sociologie compréhensive pour ses tenants. ce n’est que vers la fin de sa vie qu’il va poser les prémisses d’une théorie de l’Etat. n’est pas une idée uniquement marxiste car on la retrouve chez Hobes. un pouvoir ne peut se perpétuer que dans la mesure ou ils seraient capables d’insérer son action dans une relation ambivalente de domination et acceptation. Dès lors. Il ne situe pas les outils de la contrainte dans une institution particulière qui constitue l’instrument de la domination. Jusqu'à Marx. Ce projet théorique sera achevé par Engels. Machiavel ou Platon qui à divers époque nous ont montré l’adéquation entre domination politique et économique c'est à dire le pouvoir des plus riches ( plutocratie).
. Le point de départ de l’analyse de Marx est l’hypothèse selon laquelle l’Etat n’est pas l’acteur d’une domination. Il faut remettre en perspective que leur objectif était une recherche du meilleur gouvernement possible mais ce n’était pas celui de Marx. L’exercice de Marx et Engels était une césure de ces formes d’analyses car leur objectif était de jeter de passerelles entre ces trois éléments que sont la structure. il est surtout une sorte d’interface qui s’interpose entre une classe minoritaire qui mobilise l’ensemble des piliers du pouvoir et une classe dominée exclue de l’exercice du pouvoir. Ce dernier en donnant à la domination politique sa consistance économique et philosophique n’a pas approfondi la notion. il va être repris par Lénine qui va fixer le cadre général. la notion de contrainte devait être réécrite. les institutions et les moyens d’action. reconstruite. Section1 : la notion de domination dans les courants marxistes. Pour lui. ceux qui sont les tenant de l’idée de contrainte et qui pensent que tout pouvoir ne peut se perpétuer qu’a condition d’exercer de façon continue et multiforme une contrainte sur les individus (on règne plus par la peur que par l’adhésion). §1 : La contrainte manifeste « Le système de domination actuel va s’effondrer car la domination exercée par les individus va atteindre un niveau insupportable économiquement. 1) le cadre conceptuel Lénine va essayer de continuer le projet de Marx en essayant de construire une théorie de l’état autour de trois axes : l’origine. Il faut rappeler l’idée que « toute domination politique n’est qu’une domination économique ». les analyses du rôle de l’Etat séparait la description de sa structure institutionnelle des moyens d’actions institutionnels. Cette théorie s’articule autour de la notion de violence institutionnelle exercée par la classe dominante. • Il y a d’un coté. Ce projet n’a pas été achevé. Chapitre 1: la domination le pourquoi de la contrainte Qu’est-ce qui fait que les individus obéissent à un pouvoir politique ? Les analyses de Marx ont été centré essentiellement sur la notion de domination. la nature et les moyens. En effet. au cours du premiers tiers du XXe siècle. Ces deux explications soulèvent néanmoins des critiques car elles ne fournissent pas une explication satisfaisante et définitive quand a la pérennité des régimes politiques. l’Etat n’est qu’un instrument entre les mains de la classe dominante.
l’instauration d’une dictature du prolétariat et enfin le dépérissement de l’Etat et l’instauration de la société communiste. il s’agit à la fois d’un processus et d’un moyen. Ainsi. Selon lui. ◦ L’idéologie = pour Lénine l’idéologie est sans conteste le moyen le plus achevé des instruments d’actions de l’Etat capitaliste. ◦ Les moyens de pression physique s’agit surtout de l’armée et la police. il s’agit de segment pouvant avoir des intérêts différents. ». son apparition est liée a la division progressive du travail et à l’appropriation privative des moyens de production. Ainsi. Qu’il s’agisse de Marx. Marx et plus tard Lénine vont mettre sur pied une théorie de la guerre révolutionnaire sur trois étages. l’Etat est dès sa naissance un outils garantissant la continuité de l’hégémonie de la classe dominante. nous avons un apport substantiel de Lénine car pour lui l’Etat a une double nature. celui de la construction d’une conscience de classe chez les ouvriers non pas car c’était la classe la plus nombreuse mais car cette classe a en commun une identité faite de déracinement et de mauvaises conditions de vie. la théorie ne sert pas seulement à comprendre un ordre social. Le processus consiste a ce que la bureaucratie illustre le long processus d’évolution capitaliste. Le décalage croissant entre la prédiction de la fin du capitalisme et sa réalité telle qu'elle émerge au début du XX ème siècle. Par ailleurs. L’objectif premier était de produire un modèle révolutionnaire universel. La nature de l’Etat . l’Etat n’a pas toujours existé. Chaque classe dominante à chaque période de l’histoire humaine a contribué directement à la production des idéologies ou « a la production des illusions qui structurent les consciences collectives» selon Marx. Ceci se remarque à l’occasion de la mobilisation de la force publique dont l’objectif est d’arbitrer les conflits d’intérêt entre les masses laborieuses et les classes dominantes.
2) L’application pratique Chez Marx et plus encore chez Lénine. la naissance de l’Etat à engendrer la naissance de la propriété privée.•
L’origine est une question récurrente de la philosophie politique et la philosophie du droit. Tirant des enseignements de cette expérience. Les moyens de l’Etat sont de trois ordres : les moyens de pression physique. L’absence de ce projet a lourdement handicapé cette expérience. pour lui la séparation du pouvoir ou les élections ne sont que des illusions. Marx remarque que les insurgés n’avaient pas de plan de prise du pouvoir. En même temps. La bureaucratie apparaît alors comme une structure centralisée. en observant cette expérience. ◦ La nature coercitive = Lénine définit l’Etat comme un détachement d’hommes armés chargés de contenir la classe laborieuse. ◦ Instrumentale = Pour l’ensemble du courant Marxiste. la prise violente du pouvoir. c’est ce qui explique pourquoi Marx et Engels n’accordaient qu’un intérêt marginal à la paysannerie. on trouve un préalable. Ces illusions permettent de perpétuer l’ordre politique. la bureaucratie et l’idéologie. Est-ce que notre explication n'est-elle pas fausse et
. La théorie sert à transformer les consciences. ◦ La bureaucratie. Ces institutions ont pour objectif de maintenir les choses en état. D’abord. Une nature instrumentale et coercitive. explique les tentatives de certains penseurs pour ajuster la théorie aux nouvelles donnes du capitalisme moderne. « la religion est l’opium du peuple et l’expression de la misère. ils avaient une tactique de terrain mais n’avaient pas assez clarifié leur projet révolutionnaire. il s’agit aussi d’un ressort de l’action « les idées deviennent des forces matérielles ». Au centre de ce modèle. Marx a été ‘observateur de l’échec de la Commune de Paris et en a tiré un ensemble d’enseignement et construit donc un modèle révolutionnaire. ils se sont donné pour objectif de construire un modèle de transformation des sociétés. Marx a cru voir dans le caractère hétérogène des rangs des insurgés la source de l’échec. Selon Engels. de la famille et de la propriété ». Engels s’est efforcé d’apporter une contribution dans son ouvrage « l’origine de l’Etat. l’Etat a eu pour fonction essentielle la pacification des rapports entre groupes dominants. ensuite. Engels ou Lénine. Ce dernier a exigé la création de structures de plus en plus nombreuses dont l’objectif est de mieux contrôler la société et de perpétuer une domination. l’Etat n’a aucune autonomie par rapport aux classes dominantes. hiérarchisée et ritualisée. Lénine va aller plus loin car il pense que la classe dominante n’est pas unifiée. A ce titre.
Ces deux ordres ne peuvent exister en l'absence d'une idéologie. bureaucratie. • C'est le premier qui exprime la nécessité de construire un Etat interventionniste. Gramsci démontre que l'Etat au delà de sa structure est un outils de domination: C'est-à-dire un moyen mis en place. Deux penseurs vont renouveler le legs marxiste: • Antonio Gramsci (1891/1937) • Louis Althusser (1918 – 1990) Ils se rencontrent sur deux points: nécessité d'expliquer le capitalisme par la notion de contrainte et l'hégémonie. construit pour amener les individus à respecter des règles de comportement. Observant le cas des Etats dont il était le contemporain. Cependant. S'il est fondé à la fois sur la peur et sur la conviction. selon Gramsci. le politique peut avoir une certaines autonomie par rapport à l'ordre économique. L'Etat est aussi selon lui un outils d'hégémonie. • La réhabilitation de l'idéologie. Il démontre que la force de l'Etat capitaliste se situe selon lui dans sa capacité de conviction et de mobilisation des masses. c'est-à-dire. Il démontre qu'il y a possibilité que les structures politiques évoluent vers plus de justice et plus de démocratie sans pour autant qu'il y ait une transformation économique. Gramsci remarque qu'à un très haut niveau du développement du capitalisme. ◦ On aura ainsi. Celle-ci exalte un certain ordre et promet en même temps un type de société. la notion centrale permettant de renouveler. Si l'Etat est à la fois moyen d'exercice de la coercition et moyen de la cohésion sociale. d'un côté les moyens de la domination ce que Gramsci appel « la société politique » Armée.comment rectifier le tir ? Dès lors. un ensemble de structures dont l'objectif est la réalisation d'une société ainsi que le maintient de sa cohésion. ces deux échecs vont convaincre qu'il faut reconstruire la théorie marxiste autour de 3 points: • Il propose la réhabilitation du politique. correspond une société civile très dense où l'Etat crée et organise un ensemble de structures chargées de régler les conflits qui surgissent entre les groupes. ce que Gramsci appel « la société civile » Parlements. des individus. partis politiques et l'ensemble du tissus associatif. cette ambivalence se reflète dans les moyens et dans les institutions. de réécrire non seulement l'histoire du capitalisme mais fournir une explication de la perpétuation du système. notamment dans le cadre d'une participation au débat politique. C'est ce cadre qui oriente significativement le comportement politique des personnes. autour d'images et construit une mémoire collective. ni l'entité instrumentalisée par l'ordre économique tel que le marxisme orthodoxe essaie de le démontrer. Donc. Gramsci pense que cette hégémonie ne s'exerce pas obligatoirement par la force. syndicats. Mais ils se séparent sur un point. Un régime économique. Gramsci. A) Le concept d'Hégémonie A. mobilise les individus autour d'un idéal. cette ambivalence n'est pas sans influence sur son organisation. • Il a été un des premiers à affirmer que le modèle soviétique n'était pas exportable et que la théorie marxiste ne permettait pas la construction d'un cadre d'action politique sans recours à la violence. analysant l'échec de la révolution en Allemagne après la 1ère guerre mondiale ainsi que l'échec en Hongrie. d'une critique de la théorie marxiste: il pense que celle-ci confond évolution économique et évolution sociale. police. les individus et les intérêts. C'est l'apport le plus substantiel. Pour lui l'Etat n'est ni l'abstraction libérale. ◦ D'autre part les moyens de la persuasion. Gramsci part d'un constat. un système économique peut commander.
. • La réhabilitation de l'Etat. Gramsci est parti d'une analyse. la notion de contrainte va devenir le paradigme. • C'est aussi un des premiers à vouloir rompre avec la conception violente du changement. puisque Althusser pense que l'Etat capitaliste se distingue par la construction d'un appareil idéologique. le plus fort d'A. Pour Gramsci. d'un bilan. Il pense qu'il n'y a pas obligatoirement de correspondance entre évolution économique et évolution sociale. influencer les structures politiques mais ce n'est pas obligatoirement de façon direct et totale.
les lieux d'enseignements. très rarement physiques. où les individus voient leurs niveaux de vie augmenter. Il peut s'agir de symboles. infiltrer les lieux ou se produit l'idéologie. ce changement ne peut-être que violent. Or. de titres universitaires ou culturels. c'est à dire la presse. Il concède que cet Etat dispose d'une relative autonomie par rapport au système économique. religion. il fonctionne plus à l'adhésion qu'à la coercition. culture. • Structuration de l'espace social propice à la contrainte intériorisée P. L'ensemble du champ social: éducation. • Les mécanismes de la violence symbolique La recherche sur les mécanismes de la violence symbolique est sans doute la principale innovation de la sociologie de P. Il démontre par ailleurs.est marqué par ce clivage dominants/dominés. Gramsci remarque que ces transformations tardent à venir dans des pays qui auraient du basculer. il va essayer de relire l'oeuvre de Marx. Cette tactique est a l'opposée de ce que prônait le marxisme orthodoxe C'est-à-dire le coup de force et la prise de pouvoir par une minorité. Il réfléchit sur le cas des partis communistes en Europe occidentale en se posant la question de leur devenir et surtout. Il s'agit d'une violence symbolique qu'on peut saisir. Comme Gramsci. la radio. s'est posé la question de la rénovation du socialisme dans l'après 2 ème guerre mondiale. B) le concept d'appareil idéologique d'Etat Si Gramsci s'est donné pour objectif l'explication des difficultés de l'avènement de la révolution (sens marxiste). Il démontre que l'Etat moderne fonctionne plus à l'idéologie qu'à la violence. à mesure que le développement économique s'accélère.Cette triple réhabilitation. il va réfléchir sur l'Etat. L'accès à un certain nombre de domaine est structuré selon une logique de dominés dominants. C) La contrainte intériorisée: l'apport de Pierre Bourdieu. Althusser penser que l'Etat moderne exerce son hégémonie dans des lieux où se construit la conscience politique. Le point de départ est le même que celui de Gramsci. Gramsci démontre que l'Etat capitaliste moderne fonctionne à l'adhésion mais aussi à la coercition. de titres politiques. Il en tire la conclusion selon laquelle. Il pense cependant que les ces fonctions ne sont pas figées. que cette autonomie est de plus en plus grande. si dans la société civile se situe les leviers de persuasions nécessaires aux changements de mentalité. Dans les deux camps il y a des clivages et une hiérarchie. Il va prendre appuie sur les concepts de domination et d'hégémonie développés par Gramsci. Bourdieu pense que l'espace social est traversé par un clivage fondamental. de plus en plus large. développer avec précision par Pierre Bourdieu à travers une notion qu'il appel la contrainte intériorisée. il a essayé de réfléchir sur leur difficulté et sur la perte de sens de leur idéologie. Chaque champ particulier est investit par une classe dominante spécifique qui s'approprie le champ en question et produit des valeurs et qui va adapter ce champ à sa stratégie propre. Bourdieu appel des « capitaux ». Bourdieu. essayer de remédier à ses faiblesses pour fournir une réponse à la perte de sens idéologique. Il pense que la structure sociale pousse les individus à intérioriser la contrainte. Ces deux catégories ne sont pas homogènes. elle évoluent. visualiser à travers un certain nombre de
. Il pense que les fonctions de domination. c'est-à-dire l'école et tous les autres lieux de reproduction du système. Dans le marxisme orthodoxe. quant à lui. de contrainte. de leurs difficulté. Il pense que cette domination n'est pas uniquement physique ou économique. Althusser modère cette ambivalence. L'espace social est marqué par une circulation de flux que P. Althusser est dans un contexte d'une société apaisée. Il y'a les dominés d'un côté et les dominants de l'autre. Cette idée de localiser dans l'école les mécanismes de reproduction de la société va être développée analyser. plus indirectes. Il se pose la question de l'idéologie des partis communistes. Pierre Bourdieu reconnaît à Gramsci et Althusser la primauté dans la découvert de la fonction de coercition et la fonction d'hégémonie. Mais contrairement à Gramsci. elle s'exerce de façon complexe. amène Gramsci a poser la question de la stratégie de conquête du pouvoir et du changement du système. Contrairement à Gramsci. L'accès à ces symboles est foncièrement inégalitaire et il reproduit le schéma binaire dominant/dominés. L'objectif d'Althusser est bien particulier. Althusser. face à une perte de sens. il faut alors investir. dans les systèmes politiques dont il était le contemporain sont plus diffuses. Althusser ne rompt pas avec l'idée selon laquelle l'Etat serait l'instrument entre les mains de la classe dominante.
Il s'agit là d'une « position d'aliénation absolue » qui ne se retrouve pas dans les franges intermédiaires de la société mais dans les classes populaires. Cette prétention à la légitimité des croyances et des pratiques s'exerce dans tous les champs de la vie sociale. Bourdieu. il s'agit d'une violence socialement acceptée car le fait d'adhérer à des pratiques prédéfinies par d'autres ne laisse pas l'impression de subir une contrainte. Ces pratiques restent en dehors de la sphère d'intervention des institutions. L'ensemble de ces pratiques ressortent directement de ce P. Il s'agit ensuite d'une violence intériorisée dans la mesure où chaque agent social en raison de sa position participe à son insu à des pratiques qui ressortent en faite de la contrainte. C'est ainsi que le système se reproduit. ◦ Ex: Dans le monde la culture. une matrice structurée de perception et d'attitude que tout individu possède et qui se modèle en fonction de l'appartenance à un espace social particulier. Stratégies de résignation: les classes populaires seraient plus prompts à se résigner à leurs statuts à leur sorts. C'est ainsi que P. Leurs habitus particuliers les amènent à développer des stratégies inconscientes soit de retrait. Bourdieu explique l'abstention politique qui est selon lui symptomatique d'une intériorisation des compétences. règles ses choix. Si la démocratie à cette substance la politique qui est un domaine très riche de controverse lui fournit alors une illustration et un cadre d’exercice. ses attitudes jusqu'à ses opinions politiques ». ces pratiques individuelles sont réglées selon des principes qui pour l'essentiel échappent à l'entendement particulier des individus. Ex: La notion de vacance et la concomitance des périodes et des lieux. D'autre part. Bourdieu démontre que les fractions dominantes s'efforcent d'imposer soit au niveau de la société globale. P. . Non seulement dans le cadre de l'activité politique mais aussi des comportements plus communs comme les modes vestimentaires. Cette violence est « naturalisée » car es croyances et les conduites sont perçues comme légitime. les gouts culinaires ou les loisirs. L'habitus oriente l'individu dans l'espace social. les classes sociales se rangeraient dans des catégories particulières. Selon P.La seconde renvoie à la nature. Pour répondre à la première question. Bourdieu. la qualité des régimes politiques c’est de savoir qu’est ce qu’un gouvernement démocratique ? Elle renvoie aux pratiques et pour cela il faut étudier historiquement les différentes formes de gouvernement. Bourdieu appelait les « habitus ». soit de mimétisme soit de résignation.comportements.La première est d’ordre normatif c'est à dire quels sont les critères par lesquels on peut constater le caractère démocratique c'est à dire les procédures de gouvernement. il faut commencer par définir ce qu’est la démocratie. Pour les classes dominées cela deviendrait des standards. « un ensemble de dispositions intériorisées. Stratégies de mimétisme: les classes populaires se contentent souvent d'imiter les habitus des classes supérieures ou de se donner des habitus comparables. La course derrière ce type de symbole est la trame d'une forme de domination et d'acceptation des normes des dominants. soit au niveau de chaque champ particulier les normes et les conduites qui seront tenues pour légitime par les autres agents sociaux et qui façonnent significativement le vie et la conduite des autres agents sociaux. ses goûts. • Stratégies de retrait: les classes dominées éprouvent généralement un sentiment d'indignité à l'égard des produits définis comme légitimes. c'est à dire. Chapitre 2: La démocratie La question de la démocratie a été et reste largement la question centrale de l’étude du politique elle pose a la science politique deux questions fondamentales : . Il nous faudra aussi s’attacher à montrer combien cette notion constitue à la fois un idéal insaisissable et mouvant mais aussi un mode de gouvernement qu’on peut saisir à travers un certain nombre de critère comme la participation du citoyen à la décisions et aux modes de dévolution du pouvoir mais aussi à travers les modes de résolutions et d’exposé des grandes controverses qui animent la scène politique. les classes dominantes iront particulièrement à l'opéra. Pour P.
La démocratie a d’abord été considérée comme un moyen de liberté et c’est ainsi qu’elle sera introduite dans les institutions sous sa force exclusivement politique. La définition de la démocratie comme un gouvernement du peuple par le peuple est simpliste mais qui permet de caractériser ce qui n’est pas démocratique. la démocratie est tout régime dans lequel le peuple peut s’administrer et se gouverner. Si la liberté des individus est en principe illimitée et absolue. si le critère ultime d’un pouvoir démocratique est d’être représentatif on dira alors que l’acceptation de la coercition et de la domination ne serait possible que dans un système ou les individus ont délégué à un pouvoir politique la possibilité de gérer la violence et de leur garantir leur sécurité et leur liberté. le peuple dans l’exercice du pouvoir. Par ailleurs. Ceci est partiellement vrai car en effet. la délégation tend à la limiter. la liberté se traduit par l'absence de contrainte et par le sentiment d'une
. des situations et des époques. ces cités-Etats étaient fondées sur la participation des citoyens au pouvoir mais cette participation était restreinte à une certaine partie de la population c'est à dire ceux qui étaient libres. Cette dernière respecte et garantit la liberté des individus. aux hommes. et vrais citoyens de la cité. De fait. une relation entre liberté d’un coté et démocratie de l’autre. Montesquieu envisage la séparation des pouvoirs afin de limiter le nombre de participants. une forme rêvée. Celle de la liberté de tout être humain grâce à laquelle il peut assumer son destin. le principe de représentation. L’autre critère décisif est celui de la délégation par les individus d’une possibilité d’exercice de la violence légitime par la biais d’un mandat ou d’une représentation. (jusqu’en 58) . la démocratie est tout d’abord un système de gouvernement qui doit inclure la multitude. . Se pose alors une questions fondamentale : comment garantir la participation de tous à l’exercice du pouvoir ? Très tôt on se rend compte que la participation du plus grand nombre n’était pas possible voire pas souhaitable. Donc. La connotation actuelle donne au mot un double sens il s’agit d’abord d’un idéal. Dans cette perspective.Définition provisoire de la démocratie : Si on prend le sens commun. soumet l’autorité au droit et n’accorde ce mandat que de façon momentanée et précaire. La démocratie n’est donc saisissable qu’a travers l’écart qui sépare une situation actuelle et immédiate et un idéal. a) La démocratie comme instrument de liberté. . cheminer les régimes. Tout pouvoir qui ne procède pas du peuple n’est pas démocratique ! Dès lors. Cette prolifération des sens provient essentiellement du fait que la démocratie a été considérée à la fois comme la manière d’être des institutions et comme une exigence morale. Il en résulte donc une évolution parallèle de la démocratie comme mode de gouvernement. une situation vers laquelle doivent évoluer.Elle a ensuite été considérée comme un instrument de justice entraînant de profondes réformes notamment à travers la mise en place d’outils d’institutions pour enraciner de nouveau droits qui relèvent de ce qu’on a appelé la dynamique économique et sociale. Cette exigence n’est définissable que par rapport à un idéal. les structures institutionnelles et la situation des individus. Sous-section 1 : La démocratie comme exigence Dans l’évolution de l’idée démocratique on peut repérer trois époques. l’idée de liberté qui a inspiré la démocratie est en principe illimitée. Le passage de la démocratie instrument de liberté ( 1eépoque) à la démocratie comme outils de socialisation de la prospérité n’a été possible que dans un certains nombre de pays et dans des zones bien délimitées. si on dresse l’historique du terme dans ses usages a varié en fonction des lieux. Il en est de même pour la mise en œuvre et l’exercice de droit de 3e génération actuelle.L’étape actuelle concerne les sociétés hautement développées ou les institutions crées et mises en places sont censées permettre un plus grand contrôle de la collectivité non seulement sur le pouvoir politique mais aussi sur l’économie. Il s’agit aussi d’un mode de gouvernement qui supporte différentes variantes. Section 1 : L’idée et l’idéal Le terme démocratie souffre d’un excès de signification. Divers écrits présentes les cités grecques antiques comme le lieu ou serait apparut les prémisses de la démocratie. C’est ainsi que la philosophie politique du XVIIIe et du XIXe siècle a établit un lien. Il s’agit donc d’un contrat au sens de Rousseau mais qu’on retrouve aussi chez Hobbes.
l'Art. on s'aperçoit qu'il y a une inégalité de fortune. Il lui appartient de les réaliser. La société doit subsistance aux citoyens malheureux soit en leur procurant du travail. Selon cette conception. C'est sous cet angle qu'on peut lire à la fois Voltaire et Rousseau. • Le droit politique prend ainsi appui sur la liberté individuelle. une liberté ne peut être équitablement exercée par tous. les droits ne sont plus seulement des prérogatives reconnus aux individus mais deviennent des créances de l'individu sur la société. l'idée de liberté a été lente à s'imposer. C'est celle ci qui se trouve à la base de la première conception de la démocratie politique.indépendance tant physique que spirituelle. La liberté-participation n'est pas une fin en soi. L'exemple type est l'inscription dans le préambule de la constitution de 1946 du droit au travail et à l'assistance. On glisse du principe à la modalité. De fait. la déclaration met en lien liberté et égalité. tous le système politique doit être aménagé de tel sorte que l'individu se voit reconnaître des droits et dispose de garanties d'exercice de ses libertés. C'est en ce sens qu'il faut comprendre « les hommes naissent et demeure libres et égaux en droit ». Entendu comme instrument de liberté. C'est cet ensemble de droit qui forme le socle de se que l'on a appelé l'Etat providence. que l'individu dispose de droits naturels. de les protéger et des les exercer. fit apparaître presque aussitôt. 21 de la déclaration des droits de 1793. il faut construire un cadre qui permet à la fois de limiter le pouvoir des gouvernants et qui garantit aussi. sous l'impulsion de Martin Luther jusqu'au XVIII ème siècle. elle n'est qu'une modalité particulière qui rend opérationnel un statut particulier. présuppose. Ce double caractère du droit donne à la démocratie une dynamique à laquelle elle ne pouvait prétendre lorsque son objectif était exclusivement politique. postule. la deuxième se construit autour de la notion de justice. Cette liberté autonomie aura donc besoin de moyens qui permettent à chacun le libre exercice des droits politiques: on passe donc à une liberté participation. l'évolution sociale. • La liberté politique est subordonné à la liberté individuelle et civile. Il faut donc limiter le pouvoir. Autrement dit la notion première liberté-autonomie est une garantie absolue. devient un objectif politique. elle vise la libération de l'homme de toutes les contraintes qui pèsent sur son épanouissement. proclamait ceci: « Les secours publics sont une dette sacrée. Dès lors. Ainsi. Tout au long du 19 ème siècle. fondatrice des libertés fondamentales. l'instauration d'une justice sociale. des inégalités économiques qui rendent impossible l'exercice des libertés politiques. soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de
. la notion d'égalité. elle est fondatrice de la démocratie politique. Ce mouvement philosophique trouve illustration et aboutissement dans la déclaration des droits de l'homme de 1789. il ne se justifie que par elle et n'a d'autre objet que de la garantir. Cette transformation. La démocratie ne vise plus alors la limitation du pouvoir et la participation des individus. la démocratie apparaît alors comme inséparable de la philosophie libérale. qui part de l'idée selon laquelle: toute dépendance économique constitue un obstacle devant l'exercice des libertés politiques. Pour souligner que la meilleur protection de la liberté est l'égalité devant l'exercice de l'autorité. B) La démocratie comme instrument de justice La conception de la liberté dans la philosophie politique de la révolution française est libérale dans la mesure où elle considère que les libertés individuelles sont inscrites dans les facultés naturelles de chacun. On passe alors d'une démocratie-participation à une démocratie économique et sociale. C'est cette liberté-participation qui rend possible la protection de la première (la liberté-autonomie). Il s'agit donc d'une liberté-autonomie qui est menacée à tout instant par l'arbitraire du pouvoir politique. C'est ce constat qui va fonder une nouvelle conception de la liberté de la démocratie. la deuxième. Ce texte. dès la fin du XVIII ème siècle. d'une égalité sociale. On s'aperçoit que la conception libérale de la liberté ne garantissait pas obligatoirement l'égalité de tous. se trouve inscrite dans les constitutions un certain nombre d'obligation de protection des droits mais aussi un certain nombres d'objectif d'équité et de justice sociale. Cette dernière. que même proclamée solennellement. la liberté-participation n'était pas présente dans toute les constitutions. Dès lors. pour la protéger. même consacrée constitutionnellement. A partir de là. Pour l'exercer. La démocratie comme instrument de justice sociale visait à affranchir l'individu de l'ensemble des contraintes économiques qui l'opprime. enracine les droits qu'il proclame dans la liberté inhérente à la nature humaine. était déjà dans les idées. en même temps à chacun la protection et la ou les libertés fondamentales. De la Réforme (fin du XV ème et seconde moitié du XVI ème siècle). il faut que le pouvoir politique s'abstienne de dresser des obstacles devant les libertés individuelles et surtout devant les libertés économiques considérées comme la première des libertés. Or. Si la première est fondée sur l'idée.
cette séparation est minimale et ne signifie en aucun cas. une portée générale. Pour garantir cette « sécurité juridique ». les textes révolutionnaires français. « spécialisation des structures »: l'essentielle de la réflexion est étayée par une démonstration construite autour d'exemples et notamment l'exemple du régime politique britannique auquel Montesquieu reconnaît des avantages mais. Montesquieu n'est pas le précurseur de l'idée de séparation des pouvoirs. L'apport initial de Montesquieu a été de réfléchir sur la nature des régimes. 1) La sécurité collective La notion de séparation des pouvoirs est très connue. ces lois renferment un principe d'organisation des sociétés. la déclaration d'indépendance américaine. Etudiant de près la nature des lois. Montesquieu préconise une stricte séparation des pouvoirs. L'apport de Montesquieu a été de donné à la notion de séparation des pouvoirs. C'est en cela que Montesquieu a pu inspiré les constitutions américaines et plus tard les constituant français. Contrairement à une idée répandue. Dans L'esprit des lois. La traduction institutionnelle de cette vision a été de constater l'existence de trois pôles: exécutif. ni diverses. Montesquieu distingue la liberté de l'indépendance. peu connue. l'esprit des lois (1748). ni la séparation des pouvoirs déterminés n'a point de constitution ». Selon lui. l'indépendance se caractérise selon lui par le fait de pouvoir faire tout ce que l'on veut. La séparation des pouvoirs Toute la démarche de Montesquieu en matière d'organisation politique visait a critiquer le système monarchique absolutiste. Alors que les américains l'on envisagé comme garantie ultime protégeant la collectivité contre tout pouvoir envahissant. et à n'être point contraint de faire ce que l'on ne doit pas vouloir. qui à ses yeux ne constituait pas un gouvernement viable. le concept fondamental n'est pas l'indépendance mais la liberté car celle-ci et inséparable de ce qu'il appel « la sécurité juridique ». il en conclut que celles-ci n'étaient ni naturelles. Il réfute l'indépendance absolue au profit de la liberté. Ce qui est totalement différent de dire que la liberté est absolue. Les relations entre ces trois pôles doivent être limitée et codifiées afin que chaque pouvoir ne peut investir le domaine de l'autre. Celui de pouvoir faire tout ce que les lois permettent: « la liberté politique ne consiste point à faire ce que l'on veut dans un Etat. c'est-à-dire dans une société où il y a des lois. Ainsi dans son ouvrage. » Sous-section 2: La démocratie comme mode de gouvernement La déclaration des droits en Angleterre. c'est-à-dire la séparation des pouvoir à apporté une sécurité juridique collective. La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent ». La différence fondamentale entre la variante française et la variante américaine s'explique par
. Art 16 déclaration des droits: « toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée. La liberté civile ou politique est selon lui un droit. les débats en science politique autour de la séparation entre la fonction et la personne du titulaire de la charge est peu analysée. Il s'agit essentiellement d'une mise en application de solutions institutionnelle autour d'une double séparation. Il s'agit de suppléer par l'opposition et la rivalité des intérêts à l'absence des sentiments meilleurs. la liberté ne peut consister qu'à pouvoir faire ce que l'on doit vouloir. Montesquieu considérait que les lois étaient changeantes et arbitraires. Ce soucis de l'équilibre et de la représentation traduit dans la constitution américaine fait dire à Madison ceci: L'objectif était d'opposer l'ambition à « l'ambition et attacher l'intérêt de l'homme aux attributions constitutionnelles de la place. » Les constituant français ont repris à leur compte l'idée de séparation des pouvoirs. Son objectif était de construire un état de droit doté d'une séparation des pouvoirs. Il en fournit d'ailleurs une typologie. Un principe nécessaire pour éviter tout absolutisme. Le premier versant. Le deuxième à permis au politique de construire une sécurité en soumettant les pouvoirs au contrôle du droit. les constituants français ont vu dans la séparation des pouvoirs une règles qui doit régir le système constitutionnel. Montesquieu considère les lois comme « des principes qui permettent cette tranquillité d'esprit qui provient de l'opinion que chacun a de sa sureté ». • Une séparation des pouvoirs • Une séparation entre la fonction du prince et la personne Ces textes et ces pratiques ont permis la construction d'Etat constitutionnel. ont eu un impact institutionnel profond. En revanche. législatif et judiciaire. En revanche. Contrairement aux constituants américain.travailler. Chez Montesquieu. On la retrouve chez John Locke chez lequel Montesquieu va chercher une grande partie de son raisonnement.
qu'est ce que le Tiers-Etats ? PUF. la césure révolutionnaire a été l'occasion d'une dépersonnalisation du pouvoir. quand on parle de séparation entre la personne et la charge. • Enfin. Cette séparation marque le passage vers une forme démocratique du pouvoir basée sur la distance entre le titulaire de la charge et la fonction qu'il exerce. Dès lors. C'est une idée ambiguë car en effet: Libre détermination de chacun ceci reviendrait a dire qu'il y a une pluralité de conception et une multiplicité des voix. Plus tard. le plus long que la France a connu jusqu’alors a été une longue période de dépersonnalisation du pouvoir. il n'était entendu qu'une seule conception de la démocratie. 1983 La séparation entre la fonction et la personne du titulaire de la charge Là aussi se mêle des considérations d'ordre juridique et des considérations d'ordre politique. en énonçant que les principe de séparation reste la garantie contre tout abus. L'abbé Seyes. c'est-à-dire. libérale. Grévy aura une influence considérable quant à la dépersonnalisation du pouvoir: « un président doit se soumettre et se démettre ». Ainsi dans son histoire des idées politiques. par lequel les fonctions politiques sont rationalisées. Cf. désincarnées et soumises à un ensemble de règle stable qui fixe les prérogatives. On peut dire que certains constituants n'envisageaient la séparation des pouvoirs que comme un moyen de contrôle de la participation du peuple aux affaires. la démocratie ne signifie pas uniquement une libre détermination. Dès la première constitution. c'est un type de société dans lequel les individus s'expriment et se déterminent le plus librement possible. Ce dernier. une ritualisation un style individuel mais borné et limité par le droit.l'absence de précision dans le texte de Montesquieu. ce que l'on pourrait appeler le style de gouvernement mais pas un pouvoir personnel. L'imprécision de la notion explique ces contradictions. dans les grands Etats il est difficile de faire participer le peuple. • Dans une conception plus restreinte la démocratie signifie la liberté laissée à un groupe de choisir le mode de gouvernement et le type d'institution par lequel il souhaite être administré et gouverné. Sous-section 1: la démocratie libérale L'expression « démocratie libérale » vise deux périodes différentes séparées par un long laps de temps. Il affirme que la fonction législative devait être en principe exercée par le peuple mais il nuance sa recommandation en introduisant un doite sur la possibilité d'une traduction institutionnelle de ce principe. celle de la démocratie libérale. D'ailleurs. on vise essentiellement le pouvoir personnel à nuancer avec la notion de pouvoir personnalisé. • Il y a d'une part la période de la démocratie classique: celle qui correspond le mieux aux
. dans une conception plus récente. Prelot a écrit que « la troisième république fut une époque de dépersonnalisation du pouvoir. » Crise du 16 mai 1877 où le Maréchal de Mac Mahon pensait pouvoir contourner les lois constitutionnelle en essayant de dissoudre une assemblée qui ne lui était pas favorable. Et c'est justement celles-ci qui ont permis la mise en place des différentes variantes. Ce régime. il fallait limiter l'accès à ce pouvoir. la représentation constitue alors la seule modalité pratique réellement visible. Cela signifie d'abord la création d'un système plus juste. Il en sera de même pour la IV ème république. Cependant. délibérément recherchée et pratiquement obtenue. les sanctions en cas de manquement aux charges ou devoir de la charge. que le mouvement va s'accentuer. Section 2 : Les variantes possibles On peut dire jusqu'au début du XX ème siècle et plus spécifiquement jusqu'au début des années 50. s'accélérer. Il ne s'agissait pas d'élargir le cadre d'exercice du pouvoir au peuple. Elle présente des aspects contradictoires. Cette dernière conception se veut l'antithèse de la conception plus ancienne. Cette conception part d'un postulat selon lequel la démocratie est bien plus qu'un mode de gouvernement. La séparation des pouvoirs et le principe de représentation ont constitué et constitue toujours les deux modalités de traduction institutionnelle de la démocratie comme mode de gouvernement. Mais c'est pendant la troisième république. Mais dans l'esprit de Montesquieu cette séparation n'avait comme objectif que la possibilité de pérenniser l'ordre en place. plus équitable. les modalités de cessation des fonctions et éventuellement. La démocratie. M. Ce qu'on désigne par séparation entre fonction et personne titulaire de la charge est un long processus fondamental dans la démocratie politique. est une idée et un idéal. l'apparition d'un statut du gouvernant constitue aussi un des critères décisif de la démocratie comme mode de gouvernement.
l'individu est le seul sujet de connaissance. au fil des luttes contre la résurgence de l'absolutisme. Dès lors cette philosophie libérale. l'individu garde une partie de son libre arbitre. le groupe n'est pas déterminant. égalité. J-J Rousseau croit en cette bonté originelle de l'homme et en sa liberté fondamentale et naturelle. C'est à partir de cette conception que sera forgée la notion d'Etat de droit. Dès lors. D'une manière générale. l'exercice du pouvoir et garantit les libertés individuelles. ce qui le distingue.•
principes tels qu'ils ont été défini. il existe un corps de normes. Dans la doctrine libérale qui s'élabore à la fin du XVIII ème siècle. 1) La démocratie politique: XVIII ème siècle. par la protection des libertés. A)Les traits fondamentaux Deux traits: • La croyance en la liberté fondamentale et naturelle de l'homme. elle s'est traduite par un ensemble de textes qui ont amené la dissolution des groupements des corporations et de toutes les structures qui ne permettaient pas la naturelle expression de la liberté individuelle. exprime une méfiance vis à vis du groupe car ce dernier contraint l'individu. la philosophie politique libérale refuse la notion de valeur collective: pour elle. C'est par exemple. de bénéficier d'une protection de l'Etat. Il s'agit là d'une conception et d'une stricte application des idées de Rousseau et de nombre de philosophes du XVIII ème siècle : Idée d'un homme qui serait « bon par nature et que c'est la société qui le corrompt ». à savoir sa liberté naturelle. Dès lors pour préserver la liberté des individus. Ainsi. dans la constitution de l'An I (1793) que s'exprime cette conception rousseauiste du droit et de la démocratie. l'individu est le centre de toute réflexion. on trouve à chaque fois deux postulats de base : ◦ Mettre en valeur l'individu et le considérer comme valeur première et suprême. le droit va définir un nouveau lien politique (citoyenneté. C'est cette même conception qu'on retrouve tout au long du XIX ème siècle. cependant les traits et les procédés de la démocratie classique/politique sont plutôt la résultante d'un mouvement intellectuel qui démarre au XVIII ème siècle. C'est une des conceptions qui sera avancée au lendemain de la révolution française. du droit. L'amène à abandonner ce qui le singularise.
. Il propose. tout se ramène vers lui. Pour lui. ◦ La condamnation de tout ce qui peut paraître. C'est au nom de ce même principe que la philosophie libérale a condamné le tournant « plus collectif » qu'a pris la révolution. actuelle où la notion de démocratie est traduite institutionnellement et où les objectifs sont plus liés à la réalisation d'une justice économique et sociale. Dès lors. Si le rattachement philosophique fait remonter la démocratie politique au philosophes grecs. Le soucis de Rousseau était de préservé la liberté des individus tout en évitant l'anarchie. il faut contractualiser la relation entre l'Etat et l'individu. La deuxième correspond à une démocratie économique et sociale qui émerge au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Ce droit encadre en même temps. Lorsque cette conception a prévalu pendant la période révolutionnaire en France. • Le centre de toute réflexion politique: l'individu. la croyance en la liberté fondamentale de l'homme va se traduire par une limitation des pouvoirs. la solution d'un contrat social apparaît comme une formule permettant à chacun de se dessaisir d'une partie de sa liberté mais en contre-partie. Pour la philosophie politique libérale. notamment à parti de 1792. Cette idée constitue le fil conducteur de l'oeuvre de Rousseau dont la traduction pratique a été sont ouvrage du contrat social. Au coeur de la doctrine libérale. par la consultation et le suffrage universel. Tout est pensé en fonction de l'individu.
La première période correspond à la démocratie politique. les deux constituent un joug et une forme d'oppression. un droit qui puisse à la fois préserver les droits fondamentaux des individus et aussi la liberté naturelle des individus. par la séparation des pouvoirs. d'aménager la société de telle sorte que cette liberté puisse être préservée et mise en valeur. ce qui peut s'apparenter à une atteinte de la liberté de l'individu. Il faut qu'en même temps. participation). La deuxième conception correspond à une époque plus récente. Rousseau a été fidèle aux conceptions philosophiques du 17 ème siècle et notamment il était méfiant vis à vis de l'Etat et du droit.
En effet. Au cours du XIX ème siècle la création de différentes chambres résultait d'une volonté d'introduction d'une forme de limitation des pouvoir à l'intérieur du législatif. il n'a jamais existé de véritables démocraties et n'en existera jamais. En fait. 2) La démocratie économique et sociale Deux remarques préalables: • la démocratie économique et sociale a été souvent confondue avec la notion de démocratie au sens de la philosophie politique marxiste. il se gouverneraient démocratiquement. mais corrélativement la minorité doit être respectée. Si il y avait un peuple de dieux. l'exercice du pouvoir ne peut se suffire de l'existence de ces modalités. les chambres basses plus larges étaient censées représenter un courant plus libéral et représenter donc les couches plus populaires. la démocratie économique et sociale n'est en réalité qu'une transformation. Qui le dirait ! La vertu même a besoin de limites. On peut donc penser que les partis politiques contribuent à l'accentuation des différences plutôt qu'à l'établissement d'une volonté générale. une majorité. Les trois autres modalités sont techniques. Cela suppose donc que si l'on veut se prémunir contre les abus possibles. Or. une unanimité. mais un gouvernement si parfait ne convient pas aux hommes. la démocratie cela signifie : le respect des voix d'une majorité. La recherche de l'unanimité a suscité la méfiance des philosophes. En revanche. Ainsi. Il constitue le moyen pour l'individu de participer à l'exercice du pouvoir. le séparer entre différentes institutions et organes. • La séparation des pouvoirs. Il peut s'agir d'une participation directe à travers les référendums ou indirecte par le biais de représentations. des penseurs. le contrat social. va secréter de nouvelles exigences. Cette logique de représentation est certes aujourd'hui dépassé comme l'atteste les débats autour des statuts des chambres hautes dans les pays les plus avancés. (Qu'est ce qu'un Sénat dans un Etat unitaire ? Modes de scrutin posent problème) • La reconnaissance des partis politiques et de leurs rôles. » . Mais là aussi il y a une contradiction fondamentale entre l'idée de démocratie et la notion même de parti politique. Ainsi Rousseau dans le contrat social exprimait ainsi cette méfiance « A prendre le terme unanimité dans la rigueur de l'acception. à une philosophie. une nouvelle
. Dans la conception libérale. il est impossible de construire pour chaque question. • Le pluricamérisme. Ces quatre modalités constituent ce qu'on pourrait appeler un idéal démocratique. à une association de son choix. Leur existence et le degré de liberté constituent une modalité de la démocratie politique. Il s'agit là d'une mise en application d'un principe mis en évidence par Montesquieu qui dit ceci : « […] c'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. Cette loi de la majorité a aussi pour conséquence : la minorité doit accepter les choix décidés par la majorité.B/ les procédés de la démocratie politique La démocratie libérale s'exprime par un ensemble de procédés qu'on peut considérer comme une application des principes de la philosophie libérale: • Le droit au suffrage. Dès lors. le bicamérisme correspondait à une conception propre. non pas comme un corps unique mais pas un assemblage de segments et de groupes. il faut non pas concentrer le pouvoir mais le diviser. dans la philosophie politique libérale. Les partis politiques sont des institutions politiques. la démocratie en tant que forme de pouvoir. Il faut par la disposition des choses que le pouvoir arrête le pouvoir. or les partis politiques apparaissent comme des « diviseurs » puisqu'ils regroupent des personnes partageant les mêmes idées. constitue la preuve d'une réalisation de ce qui est centre de la vie d'un individu : sa propre liberté. Néanmoins. mais il s'agit là d'une assimilation inexacte. C'est aussi une conception selon laquelle la chambre haute représentait des intérêts et des segments de la société qui appartenait aux anciennes classes du pouvoir. ». la liberté d'appartenance à un groupe. Il faut non seulement que ce pouvoir soit réparti mais il faut qu'il y ait un équilibre entre les différentes institutions. Dans les faits. il va jusqu'à ce qu'il trouve des limites. une règle de la majorité simple ou qualifiée devient le meilleur moyen pour traduire en décision les voeux de la collectivité. Car en effet. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre l'avènement de la démocratie économique et sociale. se suffrage doit être universel : il implique un certain nombre de conséquences et notamment la règle de la majorité.
La révolution de 1789 avait essentiellement un fondement individualiste. Parrallèlement. chartes d'Amiens). une atomisation de la société. de savoir et de charges politiques. non seulement les structures administratives.
A/ les raisons de l'avènement de la démocratie économique et sociale On peut se poser la question de savoir : pourquoi est-on passé d'une conception à une autre ? Une réponse s'impose. On s'aperçoit en réalité que les inégalités d'origine ont été remplacé par des inégalités de richesses. ceux par exemple des générations futures. Dans un rapport de 1840. vont essayer de défendre leurs intérêts. Celle qui peut être fournie par l'étude de l'histoire des régimes politiques occidentaux. que le libéralisme typique de la période post-révolutionnaire a aboutit à la création d'une société très inégalitaire. Celle ci se distingue par la mise en oeuvre de nouveaux droits et un nouveau rapport à l'Etat. toutes les appartenances à quelques groupes que ce soit. le docteur Villermet dénonce l'exploitation des catégories les plus défavorisées Par exemple. La démocratie économique et sociale ainsi que la démocratie libérale. elle a cru libérer l'individu en supprimant tous les liens.•
étape de la démocratie libérale. C'est la naissance difficile et en marge de la légalité des syndicats (texte fondateur. de sociétés de masses. On constate ainsi. entre les deux guerres mondiales. Cours autour de 4-5 auteurs. On passe donc d'une démocratie au sens politique du terme à une démocratie économique et sociale. En parallèle. qui constituent un réinvestissement des acquis des droits de l'homme mais dans le champ social et économique. Ce cadre de responsabilité va concerner progressivement. la concentration urbaine donne naissance à une nouvelle société que les sociologues qualifieront plus tard. l'urbanisation on remis en question profondément. les régimes démocratiques occidentaux sont apparus à la fois inadaptés pour faire face à de nouvelles exigences et relativement inefficaces. les individus. font parti d'une même univers intellectuel. en plus des droits fondamentaux. on va reconnaître des nouveaux droits. Dans une phase plus récente. Ainsi. le développement de l'industrie. les clivages se construisent en fonction de critère économiques. l'isolement des individus. les enfants travaillaient dans les mines dès l'age de 5 ans. la reconnaissance des droits sociaux et économiques des individus. Mais ceci va avoir pour conséquences. de terrains sur la base de fait
. un appel est lancé à l'Etat pour encadrer et ordonner la vie économique : l'Etat devient correcteur des mécanismes économiques et de leurs impacts sur la sécurité économique des individus. une remise en question d'un mode d'organisation de la société et le constat d'une collectivisation progressive des rapports sociaux. Partiel Examen qui va durer une heure 4 questions. comme le droit au travail. Au total. les début de l'interventionnisme économique et social constitue le socle de la démocratie économique et sociale. Dans cette société. Privilégie la possibilité d'aller plus loin que le cours. On les appellera les droits sociaux et économiques de deuxième génération. presque simultanément. Copies bien présentées. A une réponse qui va plus loin que le cours : note maximale. mais va contribuer à la construction d'un cadre de responsabilité de l'élu et de l'acteur politique. On va mettre en place de nouveaux droits qui sont. Ne pas se restreindre. Les conditions sociales vont se durcir à mesure que la société industrielle se met en place. On s'aperçoit en réalité. Ces derniers ont connu des crises qui ont amené une modification profonde de la base sur laquelle a été fondée la démocratie libérale. Correction du « galop d'essai » Première question: Comparer les méthodes et les techniques. Les procédés de la démocratie politique se sont révélés inadaptés car l'évolution de la société. En d'autre termes. le droit à la santé. Parallèlement à ce développement industriel. Les groupes. B/ Un nouveau rapport à l'Etat Dans le cadre de ce que l'on a appelé la démocratie économique et sociale. la disparition des corps intermédiaires de l'ancien régime était la condition sine qua none pour l'édification d'un nouveau système politique. Il s'agit là d'une extension des procédés de la démocratie libérale à des domaines jusqu'alors n'étaient pas envisagés dans les faisceaux des droits fondamentaux. d'un nouveau régime. les rapports entre l'Etat et les individus sont plus encadrés par un cadre particulier: La mise en place d'un système de responsabilité de l'Etat en tant qu'acteur politique mais aussi en tant qu'acteur économique. Durkheim a une technique particulière qui est une technique d'enquête. un droit à l'environnement. l'individualisme et les mécanismes politiques qu'il exprimait.
Raisonnements pluridisciplinaires. Il a une praxis d'un socialisme romantique qui n'était pas suffisamment outillée pour changer l'ordre des choses. un ordonnancement Est-ce que cette logique n'est pas l'oeuvre d'une loi. Revenir vers l'histoire et l'historique du terme. Toute la partie pratique sort du cadre de la réponse. Discipline très jeune dont les périmètres posent problèmes. Durkheim dit que le fait d'établir des lois passe par des étapes intermédiaires. on revient au particulier pour en expliciter les évolutions). À partir de quand ? La réflexion sur la chose politique démarre depuis l'antiquité. dans la conception. Mais parler d'une science est quelque chose de très tardif. Madeleine Gravitz. on reste dans la logique de la méthode. ce que Max Weber ne fait pas. Deuxième question: Les fondements de la sociologie marxiste. Il faut se donner des limites face à une question de ce type La genèse. Max Weber se donne un modèle général et se pose entre la distance du modèle générale par rapport à la situation observée. L'une et l'autre voie préfigure nos raisonnements en sciences politiques (général au particulier. L'examen portera sur : concept. Ce qui la distingue de la philosophie politique qui est spéculative. dans l'espace. définition. Il fait un comptage. un ou deux auteurs et autour d'un fait particulier.sociale. C'est un concept qu'il va falloir situer dans le temps. Trois auteurs (Hegel. Troisième question: La science politique. Malthus et Ricardo) et deux fondements. Il aurait fallu élargir au delà du corps. Selon Raymond Aron. Il manque à l'oeuvre de Karl Marx une autre influence qui n'est pas d'ordre épistémologique mais plutôt de pratique. Se pose la question de ses méthodes et ce qui la distingue des autres sciences: Expérimentales et interprétatives. … Il faut partir d'une définition. le cadre général. Quatrième question: Le positivisme. On compare deux auteurs qui n'avaient aucun contact l'un et l'autre.
. Marx était sociologue.
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