Source: http://05.snuipp.fr/spip.php?article546
Timestamp: 2018-01-18 10:00:39+00:00

Document:
Compte-rendu de la réunion du 15/03/2010 | Cahier des charges de la formation des maîtres | SNUipp-FSU 05
Compte-rendu de la réunion du 15/03/2010 | Cahier des charges de la formation des maîtres
Compte-rendu de la réunion du 15/03/2010
(Éducation nationale, Enseignement supérieur et Recherche ; Enseignement supérieur et Recherche)
Vu Code de l’éducation, ; D. no 70-738 du 12-8-1970 mod. ; D. no 72-580 du 4-7-1972 mod. ; D. no 72-581 du 4-7-1972 mod. ; D. no 80-627 du 4-8-1980 mod. ; D. no 90-680 du 1-8-1990 mod. ; D. no 92-1189 du 6-11-1992 mod. ; D. no 94-874 du 7-10-1994 mod. ; avis CSE du ; avis CNESER du Portant cahier des charges de la formation des maîtres.
Art. 1. - La formation des professeurs et des CPE se fonde sur trois temps articulés et complémentaires : la période de préparation au concours, l’année de stage, la formation continue. La référence commune à ces trois temps est le référentiel de compétences des professeurs annexé au présent arrêté.
Art. 2. - Les établissements d’enseignement supérieur assurent, notamment, la formation des étudiants se destinant aux métiers de l’enseignement (professeurs des premier et second degrés, conseiller principal d’éducation) inscrits dans des cursus menant à l’obtention d’un diplôme national de master qui intègrent une préparation aux concours de l’enseignement. La formation dispensée, tout en préparant les étudiants à leur future profession, leur offre une initiation à la recherche, caractéristique de tout master, qui fait partie du bagage du futur professionnel afin de lui donner les moyens d’analyser et de faire évoluer ses pratiques tout au long de sa carrière par la prise en compte des évolutions scientifiques.
Les établissements d’enseignement supérieur peuvent être chargés de mettre en place des actions de formation permettant de compléter la formation professionnelle des professeurs et des CPE durant l’année de stage.
Ils interviennent également dans la formation tout au long de la vie des enseignants par une offre de formation adaptée et, le cas échéant, certifiante. Cette formation participe ainsi de l’acquisition de la compétence 10 du référentiel de compétence.
Art. 3 - Les cursus de master intégrant une préparation aux concours de l’enseignement proposeront, dans ce cadre, aux étudiants outre un enseignement tel qu’il est défini à l’article 2 ci-dessus et portant plus particulièrement sur l’acquisition des compétences 1, 2, 3, 4 et 8 du référentiel de compétences précisé dans l’annexe du présent arrêté :
un stage en responsabilité n’excédant pas 108 heures et rémunéré.
Art. 4. – Pendant les trois années que dure l’apprentissage du métier de professeur et de CPE, la formation professionnelle organisée d’une part, par les établissements d’enseignement supérieur et d’autre part, par les recteurs doit permettre d’assurer une maîtrise suffisante de chacune des dix compétences suivantes, dont le contenu est précisé dans l’annexe du présent arrêté :
Art. 5. – Au cours de la première année d’exercice, les professeurs et CPE stagiaires bénéficient d’actions de formation comprenant un tutorat et d’autres formes d’accompagnement, ainsi qu’un approfondissement ou des compléments de formation portant prioritairement sur l’acquisition des compétences 5, 6, 7, 8 et 9 du référentiel de compétences annexé. Des formations seront obligatoirement proposées dans les domaines suivants :
connaissances relatives aux compétences inscrites dans le référentiel du C2I de niveau 2 " enseignant "
Ces actions de formation seront organisées sous l’autorité du recteur. Elles s’inscrivent dans les principes énoncés par le cahier des charges figurant en annexe.
Art. 6. – Sauf aménagement particulier pouvant être mis en place pendant les premières semaines de l’année scolaire, le tutorat et les autres formes d’accompagnement s’exercent tout au long de l’année de stage. Il donne lieu, en priorité hors temps de service, à des rencontres régulières avec le tuteur permettant des retours sur les pratiques professionnelles.
Art 7. – La formation prévue à l’article 5 ci-dessus comprend des actions groupées ou filées ou des conférences pouvant être organisées pendant le temps de service des enseignants et des formations plus individualisées et optionnelles, adaptées au parcours professionnel du stagiaire et se déroulant, sauf exception, hors temps de service. Des modules de formation à distance peuvent être également mis à la disposition des stagiaires.
Art. 8. - Les dispositions du présent arrêté s’appliquent à compter de la rentrée scolaire de 2010-2011 quelle que soit l’année au titre de laquelle le concours a été passé sous réserve des dispositions transitoires prévues par les décrets du 28 juillet 2009.
Art. 9. - Le cahier des charges de la formation des maîtres est précisé dans l’annexe du présent arrêté.
Art 10. – L’arrêté du 19 décembre 2006 portant cahier des charges de la formation des maîtres en institut universitaire de formation des maîtres est abrogé
Tous les regards se tournent aujourd’hui vers l’école tant le partage de la connaissance est essentiel dans la construction d’une société fondée sur le principe de l’égalité républicaine, notamment l’égalité des chances, sur la reconnaissance des mérites individuels et sur la volonté de faire réussir tous les élèves. L’école est aussi le lieu de la formation du citoyen où se construit une culture commune pour vivre ensemble.
Un enseignant doit bien maîtriser des connaissances correspondant aux disciplines qu’il aura à enseigner. Cela suppose une formation disciplinaire solide qu’il reçoit pour l’essentiel à l’université. Il doit aussi se familiariser progressivement avec la façon dont ces connaissances peuvent être transmises aux élèves dans le cadre du socle commun de connaissances et de compétences et des programmes d’enseignement : quels en sont les points essentiels ? Comment les articuler entre eux ?
Il doit s’initier à la pratique de son futur métier : comment organiser sa classe ? Comment adapter sa pédagogie à la diversité des élèves ? Comment évaluer le travail de chacun des élèves ? Il doit découvrir le cadre de l’école ou de l’établissement : comment travailler en équipe ? Comment inscrire son action dans un projet collectif ? Il doit enfin connaître le monde qui l’entoure, le monde du travail et la société : comment appréhender la diversité des contextes sociaux et économiques et des réalités scolaires qui en découlent ? Comment ouvrir son enseignement et son action pédagogique sur l’extérieur ? Comment répondre aux attentes des parents qui confient leurs enfants au service public d’éducation nationale ?
L’ensemble de ces nécessités ne peut prendre corps que dans un système de formation des maîtres en alternance, permettant une interaction entre approches théoriques et pratiques, qui associe l’université, désormais chargée de la formation des maîtres, et les établissements d’enseignement. C’est tout le sens de la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005 : le législateur a voulu que les compétences professionnelles des professeurs se construisent dans la durée - de la formation disciplinaire de base à l’adaptation au premier emploi - et que la formation professionnelle soit conçue sur le principe de l’alternance.
1. FORMER DES MAÎTRES POUR LE SERVICE PUBLIC D’ÉDUCATION NATIONALE
La formation des maîtres est une éminente responsabilité que l’État républicain vient de confier aux universités. Il lui appartient d’en garantir la qualité sur l’ensemble du territoire national. Il revient à chaque université d’élaborer des parcours de formation en conformité avec le référentiel de compétences, c’est-à-dire qui permette de construire les compétences professionnelles exigées aujourd’hui de tout enseignant.
Enseigner est un métier qui s’apprend. Faire cours et faire apprendre, conduire une classe et individualiser son enseignement, exiger des efforts et donner confiance, susciter l’intérêt, évaluer les aptitudes et percevoir les talents, aider à l’orientation. Tout cela nécessite une formation initiale et continue approfondie : rien ne doit être laissé aux aléas de la vocation pédagogique ou du hasard professionnel.
Tout dans le métier de professeur, le savoir dispensé, la méthode choisie comme l’attention aux élèves, résulte d’un apprentissage rigoureux et progressif. Quel que soit son parcours antérieur, et quel que soit son lieu d’exercice, un professeur doit avoir acquis la pleine conscience que ce sont les progrès et les résultats des élèves qui donnent sens à son action et à sa fonction.
Enseigner dans le cadre du service public d’éducation nationale est une mission : mission d’instruction des jeunes qui sont confiés à l’école, ce qui implique une bonne maîtrise de toutes les compétences nécessaires au niveau requis ; mission d’éducation selon les valeurs républicaines, ce qui implique une connaissance précise des principes, des lois qui les traduisent, mais aussi un comportement exemplaire dans l’exercice des fonctions ; mission de contribuer à l’insertion sociale et professionnelle des élèves, ce qui implique la capacité à favoriser l’ouverture culturelle des élèves et une bonne connaissance de l’environnement économique et social de l’école.
À l’issue de sa formation professionnelle initiale, un professeur stagiaire doit comprendre que la titularisation, expression de la confiance que l’institution scolaire place en lui, constitue un engagement et une responsabilité qui donnent sens à la liberté pédagogique que lui reconnaît la loi.
Des références claires pour les étudiants et les partenaires de la formation des maîtres
Il précise les compétences à construire pour développer les savoirs nécessaires, les mettre en œuvre, développer sa force de conviction, porter sur les élèves un regard positif, leur donner le désir d’apprendre et la possibilité d’assimiler les valeurs communes.
les établissements d’enseignement supérieur qui pourront proposer des parcours de formation adaptés aux étudiants dont ils auront la charge ;
les écoles, les collèges et les lycées qui accueilleront les professeurs stagiaires ;
les représentants de l’institution scolaire qui certifieront l’acquisition des compétences indispensables ;
La mise en œuvre du cahier des charges de la formation des maîtres s’appuie sur le décret du 11 juillet 2006 définissant le socle commun de connaissances et de compétences, les arrêtés définissant les programmes d’enseignement ainsi que les circulaires, les notes de service et les autres textes officiels précisant les engagements éducatifs de l’institution scolaire, notamment l’éducation à la santé et l’éducation à l’environnement pour un développement durable avec les obligations résultant de la mise en œuvre de l’article 8 de la Charte de l’environnement.
Le débat national sur l’avenir de l’école mené à l’occasion de l’élaboration de la loi d’orientation et de programmation pour l’avenir de l’école a fait émerger l’idée d’un allongement de la période de formation professionnelle initiale ainsi que l’idée d’une formation fondée sur une véritable alternance conçue dans l’articulation entre l’acquisition, dans les cursus de masters, d’une culture scientifique, disciplinaire ou pluridisciplinaire et des stages dans les écoles, les collèges et les lycées.
Des savoirs théoriques déconnectés de la pratique sont inefficaces dans une formation professionnelle et, symétriquement, les situations rencontrées sur le terrain par les futurs professeurs ne sont pleinement formatrices que si elles sont analysées à l’aide d’outils conceptuels et des apports de la recherche universitaire.
Les stages se placent au cœur du dispositif de formation : ils doivent être préparés, accompagnés, exploités par des formateurs exerçant dans les écoles, les collèges ou les lycées associés à des formateurs des établissements d’enseignement supérieur.
La formation doit permettre aux futurs professeurs de se préparer à l’enseignement dont ils seront chargés : comment construire une situation propice à l’apprentissage du langage dans une classe d’enfants de trois ans ? Comment apprendre à lire à un élève de cours préparatoire ? Comment enseigner les quatre opérations ? Comment aborder telle ou telle notion en sciences expérimentales ? Comment prendre en compte les questions de mémoire dans l’enseignement de l’histoire, etc. ?
La formation proposée pendant la première année d’exercice doit être en prise sur la réalité scolaire et dispensée en fonction des situations professionnelles rencontrées par les professeurs : la difficulté d’aborder telle ou telle notion, la personne de l’élève, le groupe-classe, l’apprentissage (processus, motivation, difficultés...), l’évaluation, la gestion des conflits, la lutte contre la violence, les relations avec les parents, l’orientation et la diversité des voies de formation offertes aux élèves, la diversité culturelle des élèves et notre culture commune, etc. Elle doit permettre aux professeurs stagiaires de prendre conscience de la spécificité des différents cycles, à l’école, au collège et au lycée.
La formation professionnelle doit permettre aux jeunes professeurs de comprendre la géographie de l’école, de connaître ses territoires ainsi que les principes d’organisation de l’éducation prioritaire.
2.2. Un continuum de formation : licence, master, concours, formation à l’exercice du métier
La préparation au métier de professeur s’inscrit désormais dans un cursus universitaire : elle peut commencer dès la licence qui pourra comporter, notamment au cours de la troisième année, une part d’information sur les métiers de l’enseignement et une part d’initiation à leurs pratiques sous forme de stages de découvertes ; elle se poursuit pendant les quatre semestres du cursus du master puis avec la première année d’exercice. Ainsi, la formation des maîtres, comme d’autres pays en ont fait le choix, prend place dans le schéma licence-master-doctorat (LMD).
Pendant sa formation en licence et en master, le futur professeur acquiert une culture disciplinaire élargie.
Tous les professeurs doivent connaître le socle commun des connaissances et des compétences. C’est donc avant le concours de recrutement que les futurs professeurs des écoles commencent à acquérir les savoirs nécessaires à la polyvalence. C’est également avant le concours que les futurs professeurs du second degré doivent être en mesure d’établir les liens de leurs disciplines avec les disciplines connexes. Ils doivent également pouvoir acquérir d’autres savoirs utiles pour enseigner (notions de base en psychologie, sociologie, histoire, philosophie, économie, droit, etc.).
Le schéma LMD, en regroupant les formations en grands domaines de disciplines, facilite l’orientation progressive de l’étudiant. Les universités cherchent également à donner aux étudiants de licence des compétences transversales, langue vivante étrangère, informatique, méthodologie, et, selon des modalités variées, des capacités d’expression et une culture générale. Dans cette logique, la possibilité est offerte aux futurs enseignants de suivre un parcours linguistique en langue vivante tout au long de leur formation universitaire débouchant sur le certificat de compétences en langues niveau 2. Il en va de même du certificat informatique et internet (C2i) de niveau 2 qui doit trouver sa place dans le cursus master.
Au cours de son cursus de licence et de master, l’étudiant qui envisage de devenir enseignant doit également effectuer un ou des stages de découvertes, un stage d’observation et de pratique accompagnée et un stage en responsabilité pour découvrir l’école, dans sa diversité et dans sa réalité d’aujourd’hui afin de confirmer son choix professionnel. La préparation, l’accompagnement, l’exploitation pédagogique et l’évaluation des ces stages sont assurées par l’équipe pédagogique du master en collaboration avec les professionnels concernés.
Il est nécessaire que les étudiants qui se destinent au professorat de langues vivantes étrangères effectuent, pendant leur cursus de licence ou de master, un séjour d’au moins quatre semaines dans un des pays où la langue correspondant à leur projet est en usage courant. Enfin, l’étudiant qui se destine au métier de professeur a besoin de comprendre le monde du travail, et notamment l’entreprise vers laquelle s’orientera la majorité des élèves. Il est donc nécessaire qu’à ce stade de sa formation il effectue un stage en entreprise.
Les concours de recrutement, organisés sur la base de programmes nationaux, ont pour finalité essentielle de garantir un bon niveau dans les disciplines que le candidat se destine à enseigner, ainsi que des dispositions indispensables à l’exercice du métier de professeur dans les écoles, les collèges et les lycées.
Au cours des épreuves d’admissibilité et d’admission, une attention particulière sera portée à la maîtrise de la langue française (précision du vocabulaire et de l’orthographe, correction grammaticale) ainsi qu’à la qualité de l’expression orale et écrite des candidats.
Une formation professionnelle fondée sur le principe de l’entrée progressive dans le métier et de l’accompagnement dans le premier emploi
La formation du professeur doit lui permettre d’acquérir une maîtrise suffisante des dix compétences définies ci-après. Elle doit comporter une formation à la communication et à la capacité à s’exprimer en public.
La formation complémentaire dispensée dans le cadre de l’année de stage a une finalité directement professionnelle. C’est pendant le temps de la formation continuée que les gestes professionnels commencent à s’établir et à trouver assurance : faire un cours, conduire une classe, être à l’écoute des besoins de l’élève, s’adapter à la diversité des élèves, susciter leur intérêt, les aider à s’orienter, les évaluer, les aider à s’auto-évaluer, les mettre sur la voie de l’autonomie. C’est grâce à elle que l’enseignant apprend à maîtriser son propre langage pour mieux développer celui de ses élèves, qu’il apprend à utiliser les outils de base de la profession.
Elle prend particulièrement en compte :
la personnalisation de l’enseignement et l’aide à l’élève,
les nouvelles pratiques d’évaluation,
le rôle des techniques d’information et de communication pour l’enseignement, l’organisation du travail et la communication interne et externe,
l’accès de chacun à la culture commune et à l’égalité des chances, notamment par l’histoire des arts
Les formations doivent aussi permettre au stagiaire de réfléchir à ses propres pratiques, de l’inciter à enrichir ses compétences professionnelles et disciplinaires, l’engageant ainsi dans une formation tout au long de la vie.
2.3. Une formation ouverte sur l’environnement économique et sur la société française
L’ouverture vers le monde professionnel est une exigence : tout enseignant, quelle que soit sa spécialité, est concerné par l’avenir professionnel de ses élèves. Afin d’assurer sa mission d’orientation, il doit avoir une connaissance de la réalité économique, du marché de l’emploi et de la diversité des métiers.
Coopérer avec les parents et découvrir les partenaires de l’école pour travailler ensemble Les nouveaux enseignants doivent apprendre à coopérer avec les parents.
Ils doivent connaître le monde associatif : les associations représentatives de parents d’élèves, les associations périscolaires (soutien scolaire, associations culturelles et sportives...) et les associations agréées complémentaires de l’enseignement public.
Les professeurs stagiaires d’éducation physique et sportive bénéficient d’une formation au fonctionnement des associations sportives, aux responsabilités liées aux activités du sport scolaire et à l’organisation des sorties et compétitions sportives.
Tous les professeurs stagiaires susceptibles d’enseigner des disciplines artistiques pourront bénéficier d’une formation au partenariat avec les professionnels et les établissements relevant du ministère chargé de la culture et les collectivités territoriales.
Les professeurs stagiaires apprennent aussi à travailler avec les services sociaux, médicaux (orthophonistes, psychologues...), les collectivités territoriales et les services de l’État partenaires.
Outre un bon niveau de connaissances théoriques, les professeurs chargés des disciplines technologiques et professionnelles doivent parfaitement connaître les métiers auxquels ils forment les élèves. Bien que la diversité des filières ne permette pas d’en faire une règle, il est souhaitable qu’une telle expérience professionnelle initiale ait été acquise avant le concours (stage long de trois mois minimum).
Comprendre la diversité culturelle de la France d’aujourd’hui pour contribuer à la construction d’une culture commune à tous les élèves
L’école est le lieu de la formation du citoyen et donc de la construction d’une culture commune pour vivre ensemble. Cette culture repose sur le partage des valeurs républicaines communes. Elle suppose des savoirs scientifiquement établis, elle repose aussi sur la prise en compte des diversités culturelles et religieuses de la France d’aujourd’hui. Les savoirs concernant le fait religieux - histoire, œuvres, patrimoine, compréhension du monde actuel... - sont enseignés dans le cadre des différentes disciplines, mais il est indispensable que tous les professeurs bénéficient d’une formation solidement ancrée dans un apprentissage de la pratique de la laïcité.
La transmission des pratiques qui réussissent par des collègues plus expérimentés constitue une dimension fondamentale de la formation professionnelle. En formation professionnelle initiale, les futurs maîtres doivent être initiés à la recherche scientifique, à ses résultats et à ses applications dans l’enseignement. Les pratiques didactiques et pédagogiques doivent se nourrir de l’évolution des connaissances.
La formation des maîtres s’organise autour d’une fonction dans l’institution : on sera professeur des écoles, professeur de lycée ou de collège, professeur de lycée professionnel. Elle s’organise aussi autour de la polyvalence pour les professeurs des écoles ou d’un champ disciplinaire pour les autres professeurs : cela vaut pour les professeurs bivalents comme pour les professeurs spécialistes d’une seule discipline. Dix compétences professionnelles doivent être prises en compte dans la formation de tous les maîtres. Chacune met en jeu des connaissances, des capacités à les mettre en œuvre et des attitudes professionnelles fondamentales. Elles sont toutes également indispensables.
Il exerce sa liberté et sa responsabilité pédagogique dans le cadre des obligations réglementaires et des textes officiels ; il connaît les droits des fonctionnaires et en respecte les devoirs. L’éthique et la responsabilité du professeur fondent son exemplarité et son autorité dans la classe et dans l’établissement.
à respecter et faire respecter le règlement intérieur, les chartes d’usage des ressources et des espaces communs ; à respecter et faire respecter les droits et devoirs en les usages du numérique dans la société de l’information
Dans son usage de la langue française, tant à l’écrit qu’à l’oral, le professeur doit être exemplaire quelle que soit sa discipline. Il est attentif à la qualité de la langue chez ses élèves. Qu’il présente des connaissances, fournisse des explications ou donne du travail, il s’exprime avec clarté et précision, en tenant compte du niveau de ses élèves. Il sait décrire et expliquer simplement son enseignement à la diversité de ses interlocuteurs, en particulier les parents.
Tout professeur possède les connaissances attendues d’un diplômé de l’enseignement supérieur, dans la maîtrise de la langue écrite et orale (vocabulaire, grammaire, conjugaison, ponctuation, orthographe). Le professeur des écoles connaît en outre :
les concepts et notions, les démarches et les méthodes dans chacun des champs disciplinaires enseignés à l’école primaire. Le professeur des lycées et collèges :
d’insérer dans les apprentissages les exercices spécifiques et systématiques pour développer les automatismes (lecture, écriture, calcul, grammaire, orthographe, éducation physique, etc.). Le professeur du second degré est capable d’organiser l’enseignement de sa discipline en cohérence avec les autres enseignements.
les programmes d’enseignement et les principales ressources, notamment numériques qui le concernent à tous les niveaux d’enseignement des premier et second degrés ;
d’intégrer dans son enseignement l’usage des technologies numériques éducatives
il construit des activités permettant d’acquérir la même compétence par le biais de plusieurs disciplines ;
il met sa discipline au service de projets ou dispositifs pluridisciplinaires ;
à apprécier la qualité des documents pédagogiques (manuels scolaires numériques ou non et livres du professeur associés, ressources documentaires numériques ou non, logiciels d’enseignement ...).
d’adapter son enseignement à la diversité des élèves (pédagogie différenciée, aide personnalisée, programme personnalisé de réussite éducative) en s’appuyant notamment sur les technologies numériques éducatives ;
dans le premier degré de participer à la conception des aides spécialisées ;
au lycée mettre en œuvre l’accompagnement personnalisé ;
de participer à la conception d’un projet personnalisé de scolarisation, d’un projet d’accueil individualisé pour les élèves à besoins particuliers et les élèves handicapés ou malades en s’appuyant notamment sur les technologies numériques éducatives.
7- Évaluer les élèves
les différentes évaluations qu’il peut être amené à pratiquer ainsi que les usages qui peuvent en être fait ;
utiliser différentes méthodes d’évaluation (tests, feuilles de positions, grilles d’observation …)
8- Maîtriser les techniques de l’information et de la communication
Tout professeur est concerné par l’usage des outils propres à ces technologies et leur intégration dans les pratiques pédagogiques. Au sortir de sa formation universitaire il doit avoir les compétences d’usage et de maîtrise raisonnée des techniques de l’information et de la communication dans sa pratique professionnelle.
Les connaissances et les capacités attendues sont celles relatives aux compétences du certificat informatique et internet de niveau 2 " enseignant ", attesté dans le cadre du master.
les connaissances relatives aux compétences inscrites dans le référentiel du C2I de niveau 2 " enseignant " ;
concevoir, préparer et mettre en œuvre des contenus d’enseignement et des situations d’apprentissage ;
participer à l’éducation aux droits et devoirs liés aux usages des techniques de l’information et de la communication ;
9- Travailler en équipe et coopérer avec les parents et les partenaires de l’école
dans le domaine de l’évaluation (supports et échelles d’évaluation harmonisés, livrets scolaires, bulletins trimestriels ...) ;
dans le domaine de l’aide et de l’insertion des élèves, en collaboration avec les autres personnels (professeurs principaux, conseillers principaux d’éducation, enseignants du réseau d’aide spécialisée aux élèves en difficulté (RASED), personnels d’orientation et du secteur médico-social...) ;
de travailler via les réseaux numériques professionnels
Le professeur met à jour ses connaissances disciplinaires, didactiques et pédagogiques, il sait faire appel à ceux qui sont susceptibles de lui apporter aide ou conseil dans l’exercice de son métier. Il est capable de faire une analyse critique de son travail et de modifier, le cas échéant, ses pratiques d’enseignement.
dans le domaine de la didactique, de la pédagogie et de la transmission de savoirs (processus d’apprentissage, didactique des disciplines, utilisation des techniques de l’information et de la communication...).

References: Art. 1

Art. 2

Art. 3

Art. 4

Art. 5

Art. 6

Art. 8

Art. 9