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Timestamp: 2016-10-28 21:57:16+00:00

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5A_154/2016 (19.05.2016)
5A_154/2016 � � Arr�t du 19 mai 2016
A.a.�B.________, n�e en 1982, de nationalit� fran�aise, et A.________, n� en 1975, ressortissant canadien, se sont mari�s le 20 septembre 2008 � Paris (France). Un enfant est issu de cette union: C.________, n� en 2013. Les �poux se sont install�s en Suisse en 2011.
Par avis d'expulsion du 7 mars 2015, le mari a �t� astreint par les agents de la force publique � quitter le domicile commun avec effet imm�diat, interdiction lui �tant faite d'y retourner pour une dur�e de quatorze jours au minimum. Le rapport d'intervention de la police indiquait que ce m�me jour, ses services avaient �t� sollicit�s par l'�pouse, qui avait �t� retrouv�e au bord d'une route: les conjoints s'�tant disput�s alors qu'ils roulaient sur l'autoroute, le mari avait fait descendre l'�pouse de voiture � la sortie de celle-ci et avait poursuivi sa route avec l'enfant. L'�pouse a d�clar� avoir �t� frapp�e par son mari, subissant par ailleurs des violences depuis plusieurs ann�es. Celui-ci a contest� avoir violent� son �pouse, l'avoir menac�e de mort ainsi que de prendre l'enfant � l'�tranger sans son consentement.
Par ordonnance d'expulsion du 17 mars 2015, la Pr�sidente du Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois (ci-apr�s: Pr�sidente du Tribunal) a confirm� l'expulsion imm�diate du mari du logement commun jusqu'� l'audience de validation, fait interdiction � celui-ci de p�n�trer dans ledit logement sous la menace de la peine d'amende pr�vue � l'art. 292 CP, dit que cette mesure d'expulsion resterait valable jusqu'� l'audience de validation du 1er avril 2015, inform� l'�pouse que la mesure d'expulsion prendrait fin � la date de l'audience de validation si elle n'en requ�rait pas la prolongation d'ici l�, enfin, d�clar� la d�cision imm�diatement ex�cutoire, celle-ci restant en vigueur jusqu'� l'audience de validation.
A.b.�L'�pouse a d�pos� une requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale et de prolongation de la mesure d'expulsion pr�cit�e.
A l'audience du 1er avril 2015, les parties ont conclu une convention, ratifi�e s�ance tenante par la Pr�sidente du Tribunal pour valoir prononc� de mesures protectrices de l'union conjugale. Cet accord pr�voyait notamment l'attribution provisoire de la garde de l'enfant � la m�re, le p�re �tant cependant charg� de garder l'enfant au domicile conjugal du lundi au vendredi de 08h00 � 14h00 ainsi qu'un week-end sur deux le dimanche de 14h00 � 18h00, � charge pour lui de venir chercher l'enfant l� o� il se trouverait et de l'y ramener. Les conjoints �taient en outre convenus que l'�pouse contribuerait provisoirement � l'entretien du mari par le versement, pour avril et mai 2015, d'une somme de 2'500 fr. vers�e selon certaines modalit�s, les allocations familiales �tant par ailleurs conserv�es par la m�re.
A.c.�Le 27 avril 2015, la police est intervenue au domicile conjugal � la suite d'une altercation survenue entre le mari, alors qu'il gardait l'enfant, et sa belle-m�re.
Par ordonnance de mesures superprovisionnelles rendue le m�me jour, la Pr�sidente du Tribunal a suspendu avec effet imm�diat le droit de visite du p�re, interdit � celui-ci de s'approcher � moins de 200m�tres du domicile conjugal ou de tout autre lieu de r�sidence de l'�pouse ainsi que de prendre contact avec elle de quelque mani�re que ce soit, notamment par t�l�phone, par �crit et par voie �lectronique, et de lui causer tout autre d�rangement, sous la menace de l'art. 292 CP, d�clar� l'ordonnance imm�diatement ex�cutoire et dit qu'elle resterait en vigueur jusqu'� d�cision sur la requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale.
Le 27 avril 2015 �galement, le mari a demand� que cette ordonnance soit rapport�e et qu'il soit interdit � sa belle-m�re d'�tre pr�sente lors de l'exercice de son droit de visite. Le m�me jour, la Pr�sidente du Tribunal a rejet� cette requ�te d'extr�me urgence.
A.d.�Par ordonnance de mesures superprovisionnelles du 30 avril 2015, la Pr�sidente du Tribunal a r�voqu� les mesures superprovisionnelles du 27 avril 2015, r�tabli le droit de visite du p�re tel qu'il avait �t� convenu entre les parties le 1er avril 2015, ordonn� � celui-ci de tenir l'enfant � l'�cart de tout conflit qu'il pourrait avoir son �pouse ou avec sa belle-m�re, celle-ci �tant autoris�e � rester au domicile conjugal pendant l'exercice du droit de visite � condition d'�viter tout heurt avec lui, d�clar� l'ordonnance imm�diatement ex�cutoire et dit qu'elle resterait en vigueur jusqu'� d�cision sur la requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale.
A.e.�Le 10 juin 2015, le mari a d�pos� une requ�te de mesures d'extr�me urgence tendant � ce que l'�pouse soit condamn�e � contribuer � son entretien par le versement unique d'une somme de 1'770 fr. en compl�ment de la pension de 2'500 fr. due par celle-ci pour le mois de juin, dans un d�lai de trois jours d�s la d�cision superprovisionnelle � intervenir, puis de 4'370 fr., allocations familiales non comprises, la premi�re fois le 1er juillet 2015 au plus tard, puis le premier jour de chaque mois jusqu'� ce qu'une d�cision d�finitive et ex�cutoire soit rendue dans le cadre des mesures protectrices de l'union conjugale.
Par ordonnance de mesures superprovisionnelles du m�me jour, la Pr�sidente du Tribunal a fait droit � cette requ�te, cette d�cision devant rester en vigueur jusqu'� d�cision sur la requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale � intervenir.
B.a.�Par prononc� de mesures protectrices de l'union conjugale du 29 juin 2015, la Pr�sidente du Tribunal a, notamment, prononc� la caducit� de l'ordonnance de mesures superprovisionnelles rendue le 10 juin 2015, autoris� les �poux � vivre s�par�s pour une dur�e ind�termin�e, �tant pr�cis� que la s�paration effective �tait intervenue le 1er avril 2015, instaur� une garde altern�e de l'enfant et fix� les modalit�s de celle-ci. Chacun des parents a �t� condamn� � prendre en charge les frais courants de l'enfant, y compris les frais de garde, lorsque celui-ci serait aupr�s de lui, les autres frais �tant support�s par la m�re. La Pr�sidente du Tribunal a en outre attribu� les allocations familiales � celle-ci et fix� le domicile de l'enfant chez elle. L'�pouse a par ailleurs �t� condamn�e � payer pour l'entretien du mari, d�s le 1er juin 2015, une contribution d'un montant de 900 fr. par mois aussi longtemps qu'elle aurait la charge de l'ancien domicile conjugal, puis de 3'400 fr. par mois d�s que ledit logement aurait trouv� preneur, sous d�duction des montants d�j� vers�s pour le mois de juin 2015.
B.b.�Par arr�t du 30 novembre 2015, notifi� en exp�dition compl�te le 21 janvier 2016, le Juge d�l�gu� de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal (ci-apr�s: Juge d�l�gu�), statuant sur l'appel de chacune des parties, a confi� la garde exclusive de l'enfant � la m�re, celle-ci �tant condamn�e � verser au mari une contribution d'entretien d'un montant de 1'000 fr. par mois d�s le 1er d�cembre 2015.
Par acte post� le 24 f�vrier 2016, le mari exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral contre l'arr�t pr�cit�. Il conclut principalement � ce que la garde de l'enfant lui soit attribu�e, un droit de visite usuel �tant r�serv� � la m�re, et � ce que celle-ci soit astreinte � payer, pour l'entretien des siens, une somme mensuelle de 4'927 fr. 70 d�s le 1er juin 2015. Subsidiairement, il r�clame le versement d'une contribution d'entretien en sa faveur d'un montant de 3'232 fr. par mois � partir de cette m�me date.
Par ordonnance du 10 mars 2016, le Pr�sident de la cour de c�ans a rejet� la requ�te d'effet suspensif.
1.1.�Le pr�sent recours a �t� d�pos� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) ainsi que dans la forme l�gale (art. 42 LTF), contre une d�cision finale (art. 90 LTF; ATF 134 III 426 consid. 2.2; 133 III 393 consid. 4) rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF; ATF 133 III 393 consid. 2) par une autorit� cantonale sup�rieure statuant en derni�re instance et sur recours (art. 75 al. 1 et 2 LTF). Le litige porte sur le versement d'une contribution � l'entretien de la famille, respectivement de l'�poux, ainsi que sur la garde et les modalit�s d'exercice du droit de visite sur l'enfant, de sorte que la cause est de nature non p�cuniaire dans son ensemble (arr�t 5A_246/2015 du 28 ao�t 2015 consid. 1.1 et les arr�ts cit�s). Le recourant a en outre pris part � la proc�dure devant l'autorit� pr�c�dente (art. 76 al. 1 let. a LTF) et, ayant succomb� dans ses conclusions, a un int�r�t � l'annulation ou � la modification de la d�cision attaqu�e (art. 76 al. 1 let. b LTF). Le recours en mati�re civile est donc recevable au regard des dispositions qui pr�c�dent.
1.2.�Comme la d�cision attaqu�e porte sur des mesures protectrices de l'union conjugale (art. 172 � 179 CC), lesquelles sont consid�r�es comme des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5.1, 585 consid. 3.3), seule peut �tre d�nonc�e la violation de droits constitutionnels. Le Tribunal f�d�ral n'examine de tels griefs que s'ils ont �t� invoqu�s et motiv�s ("principe d'all�gation", art. 106 al. 2 LTF), � savoir express�ment soulev�s et expos�s de mani�re claire et d�taill�e (ATF 139 I 22 consid. 2.2; 137 III 580 consid. 1.3; 135 III 232 consid. 1.2; 134 I 83 consid. 3.2 et les arr�ts cit�s). Le recourant qui se plaint de la violation d'un droit fondamental ne peut donc se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en instance d'appel, o� l'autorit� de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer sa th�se � celle de l'autorit� cantonale, mais doit d�montrer ses all�gations par une argumentation pr�cise (ATF 134 II 349 consid. 3; 133 II 396 consid. 3.2). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 140 II 264 consid. 2.3; 139 II 404 consid. 10.1 et les arr�ts cit�s).
1.3.�Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Dans l'hypoth�se d'un recours soumis � l'art. 98 LTF, le recourant ne peut obtenir la rectification ou le compl�tement des constatations de fait de l'arr�t attaqu� que s'il d�montre la violation de droits constitutionnels par l'autorit� cantonale, conform�ment au principe d'all�gation susmentionn� (ATF 133 III 585 consid. 4.1). Il ne peut donc pas se borner � contredire les constatations litigieuses par ses propres all�gations ou par l'expos� de sa propre appr�ciation des preuves; il doit indiquer de fa�on pr�cise en quoi ces constatations sont contraires au droit ou entach�es d'une erreur indiscutable, c'est-�-dire arbitraires au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2; 133 II 249 consid. 1.2.2). Une critique des faits qui ne satisfait pas � cette exigence est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; ATF 133 II 249 consid. 1.4.3).
En ce qui concerne l'attribution de la garde de l'enfant, le recourant se plaint d'abord d'arbitraire dans l'appr�ciation des faits. Il reproche � l'autorit� cantonale d'avoir retenu qu'il faisait preuve d'impulsivit� et d'instabilit� d'humeur pr�judiciables au bien de l'enfant, aucun �l�ment, autre que les affirmations infond�es de l'intim�e, n'accr�ditant les diverses accusations de celle-ci tendant � le faire passer pour un homme violent et un p�re indigne. De plus, le juge pr�c�dent aurait omis de tenir compte du fait que, depuis la naissance de l'enfant, il s'en est toujours occup� � plein temps, ce dont l'intim�e s'est accommod�e durant plusieurs ann�es. Il serait ainsi choquant de pr�tendre qu'il n'est pas � apte � prendre soin de son fils en raison de ses probl�mes de sant�; il serait au demeurant contradictoire d'estimer que ceux-ci l'emp�chent de s'occuper convenablement de l'enfant, mais pas d'exercer une activit� lucrative � 100%.
2.1.�En mati�re d'appr�ciation des preuves et de constatation des faits, le Tribunal f�d�ral n'intervient, du chef de l'art. 9 Cst., que si le juge pr�c�dent n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, a omis sans motifs objectifs de tenir compte de preuves pertinentes ou a op�r�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables (ATF 140 III 264 consid. 2.3; 137 I 58 consid. 4.1.2; 137 III 226 consid. 4.2); encore faut-il que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause. Le recourant qui se plaint d'arbitraire dans l'�tablissement des faits et l'appr�ciation des preuves doit motiver son grief d'une mani�re correspondant � l'exigence de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 1.2; ATF 137 I 58 consid. 4.1.2).
2.2.�En l'esp�ce, force est de constater que la motivation pr�sent�e par le recourant ne respecte pas les exigences d�coulant du principe d'all�gation susmentionn� (cf. supra consid. 1.2 et 1.3). Sa critique, essentiellement appellatoire, ne consiste en effet qu'� opposer sa propre appr�ciation de la cause - appr�ciation au demeurant en partie fond�e sur des faits ne ressortant pas de l'arr�t entrepris - � celle de l'autorit� cantonale, sans d�montrer en quoi la motivation du juge pr�c�dent consacrerait une violation de ses droits fondamentaux. En particulier, le recourant ne parvient pas � �tablir l'arbitraire de la d�duction op�r�e par ledit magistrat sur la base du rapport d'intervention de la police du 7 mars 2015 ayant conduit � son expulsion du domicile des �poux. A cet �gard, il ne suffit pas d'affirmer p�remptoirement que le d�roulement de la dispute qui y est relat�e est contest� et que celle-ci ne repr�sente qu'un "�v�nement relativement anodin dans une vie de couple". Il n'est quoi qu'il en soit pas insoutenable de consid�rer qu'un tel �pisode peut d�noter chez lui une tendance � l'impulsivit� et � une instabilit� d'humeur susceptible d'�tre pr�judiciable au d�veloppement harmonieux de l'enfant. Le recourant conteste en outre vainement les all�gations formul�es par l'�pouse dans ses �critures cantonales en lien, notamment, avec des violences qu'il lui aurait inflig�es ou avec le fait qu'il consommerait du cannabis, d�s lors qu'il ne r�sulte nullement de l'arr�t attaqu� que ces all�gations auraient �t� tenues pour exactes ou qu'elles auraient �t� prises en compte d'une quelconque mani�re dans l'appr�ciation des preuves � laquelle s'est livr�e l'autorit� pr�c�dente. Enfin, s'agissant de ses probl�mes de sant�, le recourant ne conteste pas que, selon ses propres dires, le pied bot lat�ral dont il souffre engendre des douleurs chroniques s�v�res et des difficult�s de d�placement, qui rendent notamment la mise en route de la journ�e tr�s longue. Le constat du juge pr�c�dent selon lequel une telle affection ne s'av�re gu�re compatible avec la garde � plein temps d'un enfant en bas �ge ne saurait d�s lors �tre consid�r� comme insoutenable. On ne voit pas non plus en quoi il serait arbitraire de consid�rer qu'une personne souffrant d'une telle affection est capable de travailler en tant qu'informaticien mais non de s'occuper � temps complet d'un jeune enfant. Quoi qu'il en soit, le recourant ne motive pas plus avant sa critique sur ce point, se bornant � relever la pr�tendue contradiction d'un tel constat.
Il suit de l� que le moyen est irrecevable.
Dans le cadre de la motivation de son grief d'appr�ciation arbitraire des faits relatifs � l'attribution de la garde de l'enfant, le recourant se plaint en outre d'une violation des art. 8 CC ainsi que 272 et 296 CPC. De mani�re quelque peu confuse, il semble soutenir que l'autorit� cantonale aurait d�, en vertu des principes r�gissant le fardeau de la preuve (art. 8 CC) et en application de la maxime inquisitoire (art. 272 et 296 CPC), �tablir "de concert avec l'intim�e" sa pr�tendue absence de capacit�s parentales.
Une telle motivation ne respecte � l'�vidence pas non plus les exigences d�coulant du principe d'all�gation et n'est d�s lors pas de nature � d�montrer l'arbitraire dans l'application des dispositions pr�cit�es. En particulier, le recourant ne mentionne aucune mesure d'instruction que l'autorit� cantonale aurait d� ordonner d'office, telle que l'�tablissement d'un rapport d'�valuation sociale, pour �tablir ses capacit�s parentales. Il ne pr�tend pas non plus que le dossier comporterait un �l�ment exceptionnel justifiant d'administrer des preuves plus avant, au d�triment de la c�l�rit� caract�risant la proc�dure de mesures protectrices de l'union conjugale. Il sera � cet �gard rappel�, d'une part, que les mesures protectrices de l'union conjugale sont ordonn�es � la suite d'une proc�dure sommaire avec administration restreinte des moyens de preuve et limitation du degr� de la preuve � la simple vraisemblance (arr�ts 5A_883/2015 du 29 f�vrier 2016 consid. 2.2; 5A_1003/2014 du 26 mai 2015 consid. 3; 5A_863/2014 du 16 mars 2015 consid. 1.4; cf. aussi ATF 127 III 474 consid. 2b/bb, rendu avant l'entr�e en vigueur du CPC, mais qui demeure applicable) et que, d'autre part, il n'y a pas de violation du droit � la preuve lorsque, comme ici, le juge parvient � se forger une conviction de la vraisemblance des faits en se fondant sur les preuves administr�es (ATF 138 III 193 consid. 6.1; 137 III 226 consid. 4.3, 268 consid. 3; 130 III 591 consid. 5.4 et les r�f�rences; cf. aussi arr�ts 5A_883/2015 du 27 novembre 2015 consid. 6.1; 5A_265/2015 du 22 septembre 2015 consid. 2.2.2).
Par cons�quent, le moyen se r�v�le �galement irrecevable.
Toujours en ce qui concerne la garde de l'enfant, le recourant fait aussi grief � l'autorit� cantonale d'avoir arbitrairement viol� les art. 176 al. 3 et 273 ss CC. La d�cision querell�e aboutit selon lui � un r�sultat choquant et est contraire aux int�r�ts de l'enfant en ce sens que celui-ci se trouve priv� du lien privil�gi� qu'il entretenait avec le parent qui s'en est occup� de mani�re pr�pond�rante depuis sa naissance ainsi que, � l'avenir, de l'accompagnement du parent personnellement disponible pour s'en occuper. En outre, l'intim�e ne serait pas le conjoint le plus � m�me de favoriser les relations de l'enfant avec l'autre parent, puisqu'elle n'a cess� de critiquer ses capacit�s �ducatives durant la proc�dure.
4.1.�Si ce n'est la comp�tence de d�terminer le lieu de r�sidence de l'enfant, les nouvelles dispositions du Code civil relatives � l'autorit� parentale du 21 juin 2013, entr�es en vigueur le 1er juillet 2014 (RO 2014 357), ne modifient ni le contenu, ni les r�gles d'attribution de la garde, de sorte que les crit�res d�gag�s par la jurisprudence restent applicables si les parents ne s'entendent pas sur ce point (arr�t 5A_714/2015 du 28 avril 2016 consid. 4.2.1.3 et les r�f�rences). En pr�sence d'un litige relatif � la garde, la r�gle fondamentale est l'int�r�t de l'enfant, les int�r�ts des parents devant �tre rel�gu�s au second plan. Au nombre des crit�res essentiels, outre l'int�r�t de l'enfant, entrent en ligne de compte les relations personnelles entre parents et enfant, les capacit�s �ducatives respectives des parents, leur aptitude � prendre soin de l'enfant personnellement et � s'en occuper, ainsi qu'� favoriser les contacts avec l'autre parent; il faut choisir la solution qui, au regard des donn�es de l'esp�ce, est la mieux � m�me d'assurer � l'enfant la stabilit� des relations n�cessaires � un d�veloppement harmonieux des points de vue affectif, psychique, moral et intellectuel. Si le juge ne peut se contenter d'attribuer l'enfant au parent qui en a eu la garde pendant la proc�dure, ce crit�re jouit d'un poids particulier, lorsque les capacit�s d'�ducation et de soin des parents sont pour le reste similaires (ATF 136 I 178 consid. 5.3; arr�ts 5A_714/2015 pr�cit� consid. 4.2.1.3; 5A_105/2014 du 6 juin 2014 consid. 4.2.1 et les r�f�rences). L'attribution de la garde doit uniquement viser � servir le bien de l'enfant, et non � sanctionner un des parents pour son attitude. Plus particuli�rement, en relation avec le crit�re de la stabilit�, il est important de pr�server le cadre de vie de l'enfant, peu importent les circonstances qui y ont conduit, tant que celles-ci ne r�v�lent pas une capacit� �ducative lacunaire du parent gardien et ne portent pas, par la suite, pr�judice aux int�r�ts de cet enfant (arr�t 5A_146/2011 du 7 juin 2011 consid. 4.3). Pour appr�cier ces crit�res, le juge du fait dispose d'un large pouvoir d'appr�ciation (art. 4 CC; ATF 115 II 317; arr�ts 5A_714/2015 pr�cit� consid. 4.2.1.3; 5A_847/2015 pr�cit� consid. 5.2.3 et les r�f�rences; 5A_105/2014 pr�cit� consid. 4.2.1). Le Tribunal f�d�ral n'intervient que s'il s'est �cart� sans motif des principes �tablis par la doctrine et la jurisprudence, lorsqu'il s'est fond� sur des faits qui ne devaient jouer aucun r�le pour la solution du cas d'esp�ce, ou lorsque, au contraire, il n'a pas tenu compte de circonstances qui auraient imp�rativement d� �tre prises en consid�ration (ATF 132 III 97 consid.1 et les r�f�rences).
4.2.�L'arr�t querell� retient que les capacit�s �ducatives de la m�re ne sont pas contest�es. Celle-ci, qui travaille � plein temps, dispose depuis la s�paration du couple d'une organisation pour la prise en charge de l'enfant durant ses heures de travail, la proximit� de son lieu de travail avec son domicile lui permettant en outre de rentrer tous les midis. A ses dires, elle aurait par ailleurs la facult� de r�duire son temps de travail de 20%. En ce qui concerne le mari, l'autorit� cantonale a constat� que celui-ci souffrait d'un pied bot lat�ral. Cette affection cong�nitale engendrait selon lui des douleurs chroniques s�v�res et des difficult�s de d�placement qui rendaient notamment la mise en route de la journ�e tr�s longue. Dans tous les cas, elle ne se r�v�lait gu�re compatible avec la garde � plein temps d'un enfant en bas �ge. Le Juge d�l�gu� a encore retenu que le mari pouvait faire preuve d'une impulsivit� et d'une instabilit� d'humeur peu propice � assurer � l'enfant un cadre de vie serein et favorable � son d�veloppement harmonieux.
Vu ces constatations, dont le recourant n'a pas �tabli qu'elles seraient insoutenables (cf. supra consid. 2.2), l'autorit� cantonale ne saurait se voir reprocher d'avoir abus� de son pouvoir d'appr�ciation ni arbitrairement appliqu� le droit f�d�ral en attribuant la garde de l'enfant � la m�re (sur la notion d'arbitraire: ATF 140 III 16 consid. 2.1; 138 III 378 consid. 6.1). Ce d'autant plus que les all�gations du recourant selon lesquelles il aurait un lien privil�gi� avec son fils, puisqu'il s'en serait toujours occup� personnellement et convenablement, ne sont pas d�montr�es. Le recourant ne saurait en outre tirer argument du fait qu'il se trouve actuellement sans emploi et, partant, serait plus disponible que l'intim�e. Par ailleurs, m�me si celle-ci �tait moins apte � favoriser les contacts entre l'enfant et l'autre parent - ce qui ne r�sulte pas de l'arr�t attaqu� -, cette circonstance ne saurait en l'occurrence faire appara�tre � elle seule la d�cision d'attribuer la garde � la m�re comme arbitraire dans son r�sultat.
Se plaignant derechef d'arbitraire dans l'appr�ciation des preuves et l'application du droit, le recourant reproche par ailleurs � l'autorit� pr�c�dente d'avoir retenu qu'il y avait lieu de lui imputer un revenu hypoth�tique.
5.1.�Lorsque le juge entend tenir compte d'un revenu hypoth�tique, il doit examiner successivement deux conditions. Tout d'abord, il doit examiner s'il peut �tre raisonnablement exig� de la personne concern�e qu'elle exerce une activit� lucrative ou augmente celle-ci, eu �gard, notamment, � sa formation, � son �ge et � son �tat de sant�; il s'agit d'une question de droit. Lorsqu'il tranche celle-ci, le juge ne peut pas se contenter de dire, de mani�re toute g�n�rale, que la personne en cause pourrait obtenir un revenu sup�rieur en travaillant; il doit pr�ciser le type d'activit� professionnelle que cette personne peut raisonnablement devoir accomplir. Ensuite, il doit examiner si la personne a la possibilit� effective d'exercer l'activit� ainsi d�termin�e et quel revenu elle peut en obtenir, compte tenu des circonstances subjectives susmentionn�es, ainsi que du march� du travail; il s'agit l� d'une question de fait (ATF 137 III 118 consid. 2.3, 102 consid. 4.2.2.2 et la jurisprudence mentionn�e; arr�ts 5A_836/2015 du 8 avril 2016 consid. 4.1; 5A_144/2015 du 13 ao�t 2015 consid. 3.3.3; 5A_939/2014 du 12 ao�t 2015 consid. 4.1). Pour arr�ter le montant du salaire, le juge peut �ventuellement se baser sur l'enqu�te suisse sur la structure des salaires, r�alis�e par l'Office f�d�ral de la statistique, ou sur d'autres sources, pour autant qu'elles soient pertinentes par rapport aux circonstances de l'esp�ce. Il peut certes aussi se fonder sur l'exp�rience g�n�rale de la vie; toutefois, m�me dans ce dernier cas, les faits qui permettent d'appliquer les r�gles d'exp�rience doivent �tre �tablis (ATF 137 III 118 consid. 3.2; arr�ts 5A_836/2015 pr�cit�; 5A_933/2015 du 23 f�vrier 2016 consid. 6.1; 5A_541/2015 du 14 janvier 2016 consid. 6.3 et la jurisprudence cit�e). Si le juge entend exiger d'un conjoint la prise ou la reprise d'une activit� lucrative, il doit g�n�ralement lui accorder un d�lai appropri� pour s'adapter � sa nouvelle situation (ATF 129 III 417 consid. 2.2).
5.2.�En l'esp�ce, l'autorit� cantonale a retenu que le mari �tait au b�n�fice d'une formation d'informaticien sp�cialis� en architecture de r�seau. Il avait travaill� en cette qualit� lorsque les conjoints �taient �tablis � Londres, puis lorsqu'ils avaient d�m�nag� � Boston, r�alisant alors selon les dires non contest�s de l'�pouse un revenu annuel de l'ordre de 100'000 USD. Depuis l'arriv�e du couple en Suisse en 2011, le mari n'avait pas repris d'activit� professionnelle. Il ne travaillait pas � la naissance de son fils en janvier 2013 et avait assum� la garde de l'enfant lorsque l'�pouse avait repris son travail. Ces circonstances ne suffisaient toutefois pas � retenir que cette situation correspondait � la r�partition des t�ches convenue au sein du couple. Les parties avaient au contraire toujours exerc� une activit� professionnelle et on ne voyait pas pourquoi il en aurait �t� diff�remment apr�s leur installation en Suisse, le mari b�n�ficiant d'une formation accomplie susceptible - apr�s une p�riode d'adaptation - de lui procurer rapidement un emploi. Il s'�tait d'ailleurs inscrit � l'Office r�gional de placement de U.________ avant de solliciter, le 27 ao�t 2014, l'annulation de son inscription au motif qu'il renon�ait au placement. Ses all�gations selon lesquelles ses dipl�mes ne seraient pas reconnus en Suisse n'�taient pas convaincantes. Elles n'�taient en tout cas �tay�es par la production d'aucun moyen de preuve, l'int�ress� ne soutenant au demeurant pas avoir effectu� des recherches d'emploi qui se seraient heurt�es � la non-reconnaissance de ses dipl�mes, laquelle ne devrait au surplus pas constituer un obstacle irr�versible � l'exercice de la profession d'informaticien en Suisse. Enfin, l'affection cong�nitale dont le mari �tait atteint et qui, d'apr�s lui, le ferait particuli�rement souffrir depuis dix ans ne l'avait pas emp�ch� d'�tre professionnellement actif jusqu'� son arriv�e en Suisse. Le Juge d�l�gu� en a d�duit qu'en l'�tat, le mari �tait en mesure de travailler en qualit� d'informaticien et qu'il disposait d'une capacit� contributive correspondant, selon l'Enqu�te suisse sur la structure des salaires, � un revenu mensuel net de 6'200 fr. La reprise d'une activit� lucrative pouvait en outre �tre exig�e de lui avec effet imm�diat, car il avait dispos� de suffisamment de temps pour s'adapter � son nouvel environnement depuis son arriv�e en Suisse, en 2011.
5.3.�Le recourant soutient d'abord que l'autorit� cantonale a arbitrairement appr�ci� les preuves s'agissant de la r�partition des t�ches entre les conjoints. Il reproche au Juge d�l�gu� d'avoir refus� d'admettre que les parties �taient convenues qu'il resterait p�re au foyer. Il expose, en bref, que rien ne permettait de retenir que cette situation, "si elle n'�tait pas forc�ment voulue dans l'id�al", n'avait pas �t� "accept�e en tant qu'�ventualit�" entre les �poux. En effet, ceux-ci savaient qu'apr�s avoir toujours travaill� dans des pays anglo-saxons, les perspectives d'emploi du mari, ressortissant canadien anglophone ne parlant aucune autre langue �trang�re, seraient rendues plus compliqu�es par un d�m�nagement en Suisse. De plus, la naissance de leur fils avait immanquablement boulevers� leurs plans initiaux. Ces all�gations, de nature toute g�n�rale, sont essentiellement appellatoires, en sorte qu'elle ne peuvent �tre prises en consid�ration (art. 106 al. 2 LTF). De toute mani�re, lorsqu'il fixe le principe et le montant de la contribution d'entretien due selon l'art. 176 al. 1 ch. 1 CC, le juge peut devoir modifier l'accord conclu par les conjoints pour l'adapter aux nouvelles circonstances de vie, la reprise de la vie commune, et donc le maintien de la r�partition ant�rieure des t�ches, n'�tant ni recherch�s, ni vraisemblables (ATF 138 III 97 consid. 2.2; 137 III 385 consid. 3.1, pr�cisant l'arr�t paru aux ATF 128 III 65).
L'autorit� cantonale aurait en outre totalement ignor� que le recourant ne ma�trise ni l'allemand, ni le fran�ais, et qu'il n'a jamais travaill� dans un environnement francophone, ce qui repr�senterait un �norme handicap � son int�gration sur le march� du travail romand. Il n'aurait pas non plus �t� tenu compte du fait qu'il n'a exerc� aucune activit� dans son domaine depuis l'arriv�e des parties en Suisse en 2011; or dans le domaine de l'informatique, les innovations constantes et les nouvelles technologies requi�rent notoirement une activit� et une formation continues. Par ailleurs, on ne saurait lui reprocher de ne pas avoir cherch� du travail alors qu'il devait s'occuper de son enfant � plein temps, puis � raison de la moiti� de la semaine, d'autant que dans cette seconde p�riode, il devait �galement chercher un nouveau logement, tout en �tant astreint � de nombreux rendez-vous aupr�s des services sociaux puisque son minimum vital n'�tait pas couvert. Sans compter qu'il pouvait, de bonne foi, se fier au principe selon lequel il convient d'attribuer la garde de l'enfant au parent dont les capacit�s parentales ne sont pas remises en cause, qui s'en est toujours occup� et qui est le plus disponible pour le prendre en charge personnellement. En omettant de s'assurer pr�alablement qu'il �tait effectivement en mesure de r�aliser un revenu et en exigeant de lui la reprise imm�diate d'une activit� lucrative, sans m�me lui laisser un temps d'adaptation pour prendre des cours de fran�ais et remettre ses connaissances � niveau, l'autorit� cantonale l'aurait ainsi condamn� � la pr�carit� et � l'assistanat social. Ces critiques, en grande partie appellatoires �galement, ne permettent pas non plus de retenir que l'autorit� cantonale serait tomb�e dans l'arbitraire en estimant que les conditions permettant d'imputer un revenu hypoth�tique au recourant �taient remplies. S'agissant en particulier du temps d'adaptation qui lui serait n�cessaire pour retrouver un emploi, le recourant se contente d'opposer sa propre appr�ciation de la situation, sans d�montrer qu'il �tait insoutenable de consid�rer qu'�tant arriv� en Suisse en 2011, il avait dispos� de suffisamment de temps pour s'adapter. Quant � l'all�gation selon laquelle il ne pouvait lui �tre reproch� d'avoir omis de chercher du travail d�s lors qu'en plus d'assurer la garde de son fils � mi-temps, il devait retrouver un appartement et effectuer des d�marches aupr�s des services sociaux, elle n'est pas d�cisive. Il r�sulte en effet de l'arr�t attaqu� qu'il occupe un nouveau logement depuis le 1er juin 2015 et qu'il a annul� son inscription � l'Office r�gional de placement le 27 ao�t 2014. Dans ces conditions, l'argument n'appara�t pas convaincant.
Autant qu'il est suffisamment motiv� (art. 106 al. 2 LTF), le moyen se r�v�le ainsi infond�.
En conclusion, le recours doit �tre rejet� dans la mesure de sa recevabilit�. La requ�te d'assistance judiciaire du recourant, dont les conclusions �taient d'embl�e d�nu�es de chances de succ�s, ne saurait �tre agr��e (art. 64 al. 1 LTF). Celui-ci supportera d�s lors les frais de la pr�sente proc�dure (art. 66 al. 1 LTF). L'intim�e, qui s'est prononc�e sur la requ�te d'effet suspensif, concluant � son rejet, a droit � d�pens pour cette �criture (art. 68 al. 1 et 2 LTF). Sa demande d'assistance judiciaire devient ainsi sans objet.

References: ATF 
 ATF 
 art. 106
 ATF 
 ATF 
 art. 8
 ATF 
 art. 176
 ATF 
 ATF 
 ATF