Source: http://denismerlin.blogspot.fr/2008/09/
Timestamp: 2018-04-21 13:48:01+00:00

Document:
juridique et culturel: 09/08
Le contrat politique serait l'appellation plus exacte du contrat ayant fondé la société politique, c'est-à-dire au départ celui qui fonde les lois de la cité, puis de la nation.
Il restera toujours quelque chose du contrat de mariage qui a fondé la famille d'Adam et Eve dans le contrat politique qui est fondé sur l'union des familles.
L'Etat en lui-même est nécessaire pour régler les questions de justice entre famille, il lui faut pour cela des juges honnête et équitable et la force de police. Comme l'union des familles permet de fournir par la spécialisation de poursuivre le développement du bien commun. Il faut faire régner sur les familles, dans les familles au besoin et entre les individus la justice par la vérité.
L'Etat est une nécessité, car l'homme est social (cela se prouve par le langage que la mère enseigne à son petit, et par les besoins satisfaits par la vie en société et qui ne peuvent l'être autrement cf Diuturnum illud de Léon XIII). Cette nécessité est aussi celle de l'obéissance en vue du bien commun. Sans obéissance, il n'y a pas de bien commun, ni d'Etat. Mais comme, en raison de l'égalité fondamentale de tous les êtres humains, aucun être humain ne peut lier unilatéralement la volonté d'un autre, cette obéissance n'est due qu'à Dieu, on n'obéira aux autorités que parce que l'on voit en elle la volonté divine. "Le souverain est le ministre de Dieu" (saint Paul Rom. 1, 4)
Cependant ce qui continue à être un contrat, c'est la désignation des gouvernants. C'est par l'obéissance au chef que les humains le désignent comme chef. Autrefois en vertu des droits acquis et de l'attachement à une famille régnante, aujourd'hui par la désignation par le peuple des gouvernants par le vote.
C'est le seul contrat politique, non fondateur de la société politique laquelle est de nécessité, mais permettant la désignation des gouvernants qui ne sont pas les délégués du peuple, mais institués par Dieu pour la justice.
Nouveau scandale : assassinat dans une prison à Grenoble
Les gens qui sont dans les prisons y sont contre leurs volonté, ils ont droit à être en sécurité, plus qu'à l'extérieur où ils vont où ils veulent et fréquentent qui ils veulent.
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080929/tts-france-prison-assassinat-ca02f96.html
Un nouvelle fois un détenu a été blessé par balle et un autre tué par le même fusil alors qu'ils étaient retenus contre leurs grés dans une prison.
Ici la cour de promenade de la prison est en contre bas d'un chemin d'où des voyoux canardent habituellement les prisoniers de détritus divers. L'affaire n'est donc pas d'hier. Hier ce ne sont pas des détritus, mais des balles de fusil qui ont pénétré l'enceinte de la prison.
Je comprends la colère des familles des détenus et des détenus. Les détenus aussi ont droit aux droits de l'homme et d'autant plus qu'ils n'ont pas choisi leur condition.
Quand les magistrats comprendront-ils qu'ils ne peuvent envoyer en prison des gens tant que ces prisons ne seront pas aussi des lieux où règnera la sécurité ? (article 2 de la convention européenne des droits de l'homme : droit à la vie, article 5 : droit à la sécurité)
J'ai parfaitement conscience qu'il faut des sanctions ou des mesures de sécurité et donc des prisons, mais l'obligation de l'Etat qui ouvre des prisons est d'y assurer, avant tout, les droits de l'homme, sinon il vaut mieux qu'il les ferme. Il ne peut détenir légitimement personne en dehors de ce cas.
Publié par Denis Merlin à 16:00 2 commentaires: Liens vers cet article
Le "Contrat social", c'est le titre du livre de Jean-Jacques Rousseau qui prétend décrire la naissance de l'Etat.
Un contrat étant une union de deux (ou plusieurs) volontés qui crée des obligations réciproques entre au moins deux êtres humains en vue d'un but qui ne peut être atteint par un seul individu. L'expression "contrat social" est donc pléonastique et vicieuse. Un contrat étant nécessairement social.
Rousseau imagine l'homme vivant sans contrat et se reproduisant au hasard.
Mais pour se reproduire, s'il s'agit de deux être humains, il faut nécessairement un contrat. Ce contrat, c'est le mariage. C'est l'union de deux êtres humains de sexes différents en vue d'avoir et d'élever des enfants. S'il n'y a pas de mariage, il n'y a pas possibilité d'union de ces deux êtres.
S'il n'y a pas union des parents, il n'y a pas non plus possibilité d'enfants car l'être humain est un être culturel qui se construit par l'éducation que lui donnent ses deux parents.
Il y a donc bien un contrat à l'origine de la propagation de l'espèce, mais ce contrat n'est pas le contrat fondant l'Etat, mais le contrat fondant la famille, soit le mariage.
Le premier "contrat social" (pardon pour le pléonasme) est donc le mariage.
Publié par Denis Merlin à 09:39 Aucun commentaire: Liens vers cet article
Monsieur Daoudal a supprimé un de mes commentaires. Je contestait le texte antisémite d'un commentateur anonyme.
C'est dommage : il me répond sur le Salon beige à propos de l'antijudaisme chrétien dont je conteste l'existence :
"Bien sûr qu'il y a un anti-judaïsme catholique, et cela n'a rien à voir avec le fait que saint Jérôme ait travaillé avec des rabbins, ou que la première édition du Talmud ait été faite à Venise par un catholique.
Il y a un anti-judaïsme catholique comme il y a un anti-communisme catholique, un anti-maçonnisme catholique, un anti-libéralisme catholique, un anti-modernisme catholique, un anti-rationalisme catholique, un anti-darwinisme catholique, un anti-calvinisme catholique, un anti-luthéranisme catholique, un anti-islamisme catholique, comme il y a eu un anti-nestorianisme catholique, un anti-nestorianisme catholique, un anti-arianisme catholique, un anti-pélagianisme catholique, etc. etc." (Extrait)
Si la première édition du Talmud a été réalisée par un catholique et si saint Jérôme s'est instruit auprès des rabbins, si Pascal et Bossuet (entre autres) citent avec honneur le Talmud, si le catéchisme du concile de Trente (1564) condamne l'antisémitisme (au sujet de la cause de la mort de Jésus-Christ) ce n'est pas à comparer avec les autres courants de pensée. Aucun auteur catholique digne de ce nom ne s'est instruit des billevesées des marxistes, des francs maçons, des calvinistes etc.
D'ailleurs le judaïsme n'est pas un courant de pensée, mais il est le conservateur des textes bibliques (le Pentateuqe notamment) et des traditions du peuple juif.
J'insiste donc pour dire que le judaisme est une source historique et doctrinale pour les catholiques. Non bien sûr, centrale, mais intéressante pour les érudits. Voir mes précédents posts avec les preuves que j'ai apportées qu'il en a toujours été ainsi. Bossuet, le gand penseur chrétien, a d'ailleurs fréquenté les Rabbins de Metz en vue de s'instuire.
Il est donc faux de dire, comme le fait monsieur Daoudal et à la suite de Bernard Lazare qu'il existe un antijudaïsme chrétien. Depuis toujours les Juifs ne sont pas considérés par les chrétiens comme des vecteurs d'erreurs, mais comme des conservateurs de sources doctrinales et historiques intéressantes, voire très éclairantes. Ils ont donc une place particulière et ne peuvent être comparés aux gens assis sur la chaire de pestilence.
Publié par Denis Merlin à 19:43 Aucun commentaire: Liens vers cet article
La polémique fait rage entre le père Martin, membre de la LICRA et instigateur d'une exposition dans une église où il conclut en commentaire au Salon beige voulant répondre au contestataire :
"Vous passez à côté du geste magnifique qu’offre l’Eglise de Lyon – et le Cardinal Barbarin à sa tête – à nos frères Juifs, que nous avons si souvent et odieusement persécutés à travers les siècles. Et que nous avons conduits peu à peu, par participation en chaîne, active ou passive, vers l’extermination."
Le cardinal Barbarin n'est pas une référence en matière d'histoire. Je le respecte comme chef de l'église de Lyon et comme évêque et cardinal, mais ce n'est pas un historien.
Certains des textes du judaïsme sont intéressants. Ils sont même intéressants pour les chrétiens tant historiquement que même doctrinalement.
Pascal et Bossuet reprennent avec respect certains textes du Talmud. On peut relire mes posts sur la question ici et ici
Saint Jérôme n'a pas dédaigné de s'instruire auprès des rabbins sur les textes de la bible pour l'écriture de sa Vulgate. On peut lire un post de ce blog sur la question.
Ainsi n'y a-t-il pas à proprement parler d'anti judaïsme chrétien (j'entends de la part de chrétiens orthodoxes et cultivés). C'est cet aspect qui me révolte le plus : les chrétiens qui ont lutté au péril de leurs vies contre la shoah (dont des membres de ma belle famille Laguérie), et parfois ont été déportés pour cela, sont diffamés gravement par l'exposition, si j'en crois le père Martin, c'est le ça le pire, c'est ça la honte.
Car il n'y a pas eu d'antijudaïsme chrétien, contrairement à ce que dit Daoudal, il y a eu des discussions doctrinales..
Publié par Denis Merlin à 16:36 Aucun commentaire: Liens vers cet article
Publié par Denis Merlin à 08:04 2 commentaires: Liens vers cet article
Sur ce blog, je suis souvent critique à l'égard des magistrats.
Pourtant dans l'affaire Couraud, un journaliste mystérieusement disparu alors qu'il détenait des documents sur un prétendu compte de Chirac (Jacques) est remarquable.
Le juge Jean-François Redonnet a fait procéder à une perquisition au domicile d'un ami de Chirac le nommé Flosse (Gaston), sénateur de Polynésie.
Flosse (Gaston) vient d'être opportunément réélu au Sénat. Il bénéficie d'une immunité. Il est Franc Maçon.
Le parti de Flosse, Tahoeraa Huiraatira (le parti au service du pays) affirme que la perquisition n'a rien donné. Le juge a, semble-t-il, gardé le silence.
Critiquer les magistrats, c'est (en moins grave) comme critiquer les prêtres ou les évêques, on voudrait qu'ils soient parfaits. Pourtant ils représentent le père, puisque toute autorité est paternelle.
N'hésitons pas à rendre hommage à ceux qui se dévouent pour le bien commun, jusqu'au risque de leurs vies.
Honneur à Jean-François Redonnet qui risque sa vie pour la justice. Il rachète ses collègues.
Publié par Denis Merlin à 15:33 2 commentaires: Liens vers cet article
Le pape Léon XIII dans son encyclique Humanum genus, actuellement consultable sur le site du Vatican décrit la façon dont les "chefs" francs maçons obtiennent l'obéissance :
"En effet, ceux qui sont affiliés doivent promettre d'obéir aveuglément et sans discussion aux injonctions des chefs, de se tenir toujours prêts sur la moindre notification, sur le plus léger signe, à exécuter les ordres donnés, se vouant d'avance, en cas contraire, aux traitements les plus rigoureux et même à la mort. De fait, il n'est pas rare que la peine du dernier supplice soit infligée à ceux d'entre eux qui sont convaincus, soit d'avoir livré la discipline secrète, soit d'avoir résisté aux ordres des chefs; et cela se pratique avec une telle dextérité que, la plupart du temps, l'exécuteur de ces sentences de mort échappe à la justice établie pour veiller sur les crimes et en tirer vengeance."
C'est ce que dit Léon XIII dans son encyclique Humanum genus (http://www.vatican.va/holy_father/leo_xiii/encyclicals/documents/hf_l-xiii_enc_18840420_humanum-genus_fr.html)
C'est pourquoi l'adhésion à la franc maçonnerie n'est pas une affaire privée, en raison des serments d'obéissance et des menaces qui pèsent sur l'adepte, l'adhésion devraient être publique et publiée. D'ailleurs toute adhésion à une société secrète n'est plus une affaire privée, du moment que toute société secrète est contraire aux droits de l'homme : droit à l'égalité de tous les êtres humains notamment.
Un cimetière chrétien vandalisé : la liberté religieuse violée en France
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/09/26/01011-20080926FILWWW00356-meurthe-et-moselle-cimetiere-vandalise.php
Ce lien du fil du Figaro rapporte la vandalisation, le 26 septembre, d'un cimetière à Saint Nicolas de Port (Meurte et Moselle). Les vandales n'ont visé que les croix.
Cette vandalisation ne donne lieu à aucune indignation.
Est-ce parce que ce sont les seules croix surmontant les tombes chrétiennes qui ont été visées ?
Dans ce cas la classe médiatique et politique se rend coupable de discrimination illégitime. Elle ne traitent pas les religions sur un pied d'égalité. Elle foule aux pieds la liberté religieuse par un traitement inégal des êtres humains selon leurs convictions religieuses.
Publié par Denis Merlin à 10:54 1 commentaire: Liens vers cet article
Réforme de l'ENM : les magistrats vont devenir humains
Selon le Jurisclasseur, on envisage une réforme de l'Ecole nationale de la magistrature, nous en sommes à l'avis du Conseil d'administration de l'école, pendant que le Conseil d'Etat examine aussi les mesures envisagées :
"Cette réforme vise à adapter le recrutement et la formation aux compétences fondamentales du métier de magistrat (V. JCP G 2008, act. 127 ; JCP A 2008, act. 216. - V. aussi JCP G 2008, act. 350 ; JCP G 2008, act. 356). Les épreuves du concours permettront de mieux identifier les qualités nécessaires à l'exercice de la magistrature. La formation permettra de développer les qualités humaines du magistrat, en étant axée autour de l'éthique, de la capacité des magistrats à écouter, décider, communiquer, gérer les conflits."
Il est bien certain que les magistrats devaient être formés à l'humanité. C'est un urgent besoin après le scandale d'Outreau.
Peut-être cette réforme est-elle la suite de ce scandale.
Les magistrats actuels n'auront pas suivi cette formation à l'écoute et à l'humanité, hélas.
D'une façon générale, ce qui manque aussi aux magistrats, c'est d'être formés à l'impartialité, à la justice et aux droits de l'homme. Et apparemment cette réforme n'a rien prévu sur ces matières.
Sur un le libre forum catholique, on ressasse les arguments de mgr Marcel Lefebvre. Ci-dessous une citation du discours de Lille. L'orateur parle du règne social de Jésus-Christ que l'encyclique de Pie XI a mis en valeur :
« Qu'est-ce que c'est que ce règne? Tout à l'heure vous avez chanté dans le « Gloria » : « Tu solus Dominus, tu solus Altissimus, Jesu Christe - Vous êtes le seul Seigneur, Vous êtes le seul Très-Haut, Jésus-Christ ». Nous le chanterions, et dès que nous serions sortis nous dirions: « Non, il ne faut plus que Notre-Seigneur Jésus-Christ règne sur nous? » Alors, vivons-nous dans l'illogisme, sommes-nous catholiques ou non, sommes-nous chrétiens ou non? »
Citation du discours de Lille en 1976
Mgr Lefebvre ne comprennait pas que le Christ-Roi n'est pas roi à la façon de la charia, il est un roi qui fait régner la liberté religieuse et les droits de l'homme.
Le Christ-Roi, c'est le règne de l'Eglise, son l'Eglise son Epouse, qui n'a besoin de personne pour savoir ce qu'Elle doit faire.
Pour répondre aux sympathisants de Mgr Lefebvre prenons ce passage de Quas Primas, l'encyclique de Pie XI sur le Christ-Roi.
Le Règne du Christ, c'est donc le règne de l'Eglise qui est "Jésus-Christ répandu et communiqué" selon le mot de Bossuet et le règne de de l'Eglise, c'est le règne du Christ, son époux.
La liberté religieuse, c'est une liberté opposable aux Etats et non à l'Eglise ("Dignitatis Humanae"). L'Eglise reste libre de sa politique et de ses décisions et ce n'est ni aux individus ni à une quelconque groupe social de se substituer à Elle, car elle est le règne du Christ.
Enfin pour répondre à Mgr Lefebvre : Quant aux accords qu’elle prend avec les Etats, cela dépasse la compétence de tout un chacun. L’Eglise s’adapte aux mentalités locales et aux situations locales.
L'Eglise dit aux Etats (entre autres) : la liberté religieuse, c'est mon domaine, vous n'avez aucune initiative à prendre dans ce domaine. Je dis initiative, car vous devriez obéir à l'Eglise lorsqu'elle le commande.
Mais il se peut que les, disons, "sympathisant de Mgr Lefebvre" et les "progressistes" autoproclamés soient dans une erreur commune sur ce sujet.
Par un paradoxe curieux les partisans de Mgr Lefebvre sont probablement les plus acharnés opposants au Christ-Roi.
Selon mon dernier post Larcher a dit pour démentir être franc-maçon :
"J'ajoute que je ne considère nullement comme vexatoire de me voir donner ce titre erroné." (le titre de franc-maçon)
Etre franc-maçon n'est pas un "titre" cela ne donne aucun droit particulier. C'est une adhésion à une société secrète. Un droit étant un titre public, il doit obligatoirement être reconnu et sanctionné par la communauté humaine dont s'abstraient les franc-maçons par le secret.
Moralité : les franc maçons sont dangereux puisqu'ils s'imaginent avoir des droits particuliers, mais droits secrets, ce qui est tyrannie. Que penserait-on d'un délinquant venant dire au tribunal chargé de la juger "J'avais un titre secret à agir ainsi. Chut ! je n'en dirai pas plus." C'est pourtant ce que font les franc-maçon ils s'auto-jugent avoir plus de droits, par un titre particulier, sur les autres humains.
Publié par Denis Merlin à 19:59 2 commentaires: Liens vers cet article
Le futur nouveau président du Sénat, (désigné par l'UMP il sera probablement, voire certainement élu, sauf extraordinaire), le nommé Gérard Larcher s'est étendu longuement sur la franc-maçonnerie. Naturellement il nie être franc-maçon mais se prosterne devant l'idole.
Il aurait dit, selon le Salon Beige : "Mais j'ai déjà été invité à des réunions maçonnes ouvertes pour présenter la manière dont je concevais des dossiers comme l'aménagement du territoire ou, plus récemment, l'hôpital. J'ajoute que je ne considère nullement comme vexatoire de me voir donner ce titre erroné."
On ne voit pas à quel titre un homme politique présente des projets publics à une société secrète. Que dirait-on si Larcher venait présenter ses projets devant l'assemblée des évêques de France ? Ou à une assemblée d'imams ou de rabbins ou de pasteurs ?
Que n'entendrait-on alors les franc maçons masqués venir brandir la "laïcité", pour une fois à raison.
Publié par Denis Merlin à 19:47 Aucun commentaire: Liens vers cet article
La Cour européenne des droits de l'homme dit la vérité sur une décision des juges français
La Cour d'Appel de Lyon a condamné un journaliste pour diffamation en arguant notamment que ce journaliste ne rapportait pas la preuve des faits allégués.
La Cour européenne des droits de l'homme dans un arrêt Chalabi du 18 septembre 2008 consultable ici relève que les magistrats français pour condamner pénalement un être humain ont nié les faits qui leur étaient soumis :
". Reste donc à savoir s’il existait une base factuelle suffisante. A cet égard, la Cour note que la Cour d’appel de Lyon, sur la pertinence de l’offre de preuve qui avait été faite par les coprévenus du requérant – le directeur de publication du journal et la société Lyon Mag’ – a considéré « que les pièces signifiées n’établissent pas la vérité des faits retenus comme diffamatoires, aucun élément ne permettant de retenir que la gestion de M. Kamel Kabtane ait donné lieu à une quelconque suspicion de malversation ».
Or, la Cour relève sur ce point, d’une part, que les juges d’appel, après avoir initialement évoqué à la fois les malversations et les fautes de gestion, limitèrent leur appréciation uniquement à la question des « malversations » – terme à connotation pénale – sans l’étendre à celle relative à une gestion qui ne serait « pas claire ». La Cour est d’avis, d’autre part, que les nombreux documents contenus dans l’offre de preuve et produits devant la Cour (voir supra § 11) témoignent de ce qu’à l’époque de l’article incriminé, les propos litigieux n’étaient pas dépourvus de toute base factuelle. De plus, il apparaît que la partie civile était mise en examen pour abus de confiance et escroquerie, et que la procédure judiciaire était toujours en cours à l’époque des faits incriminés. Dès lors, même si compte tenu de la présomption d’innocence garantie par l’article 6 § 2 de la Convention, une personne mise en examen ne saurait être réputée coupable, la base factuelle sur laquelle reposait lesdits propos n’était pas inexistante (voir Brasilier c. France, no 71343/01, § 38, 11 avril 2006)."
["la Cour" lire "La Cour européenne des droits de l'homme" note de Denis Merlin]
Ce § 44 relève un procédé habituel des magistrats français. Lorsque leur volontarisme les pousse à condamner une personne, ils ignorent les faits et les documents et brodent de l'injure. Comme ils n'ont pas hésité à salir la réputation de monsieur Chalabi, je laisse à penser combien ils ignorent les intérêts matériels et combien ils n'hésitent pas devant les spoliations...
Ici la Cour européenne note que le dossier fourni, naturellement avec beaucoup de peine (il faut rassembler des documents dans un temps très bref, subir le stress etc.) par monsieur Chalabi avait été ignoré par les juges lyonnais. Ils avaient dénaturé l'affaire qui leur était soumise. C'est habituel devant les tribunaux français.
Assez de tyrannie !
Le nommé Pierre Mutz, commandeur de la Légion d'honneur et commandeur dans l'ordre du mérite, préfet de Paris, vient d'interdire qu'une stelle soit érigée en l'honneur de Tran Van Ba dans un square du XIIIème arrondissement de Paris, nous apprend Présent.
Selon Rémi Fontaine Tran Van Ba est un martyr du communisme assassiné après un procès inique en 1980 à Hanoï. Le seul crime de Tran Van Ba : avoir milité contre le gouvernement qui devait l'assassiner.
Mutz prétend que cette stèle pouvait troubler l'ordre public. On ne voit pas le raisonnement qui puisse conduire Mutz à prétendre qu'ériger une stèle en l'honneur d'un martyr pourrait troubler l'ordre public.
Ne cherchez pas, les "hauts" fonctionnaires français ont un raisonnement inaccessible au reste des humains.
Voilà pourquoi Mutz, qui a déjà interdit la soupe au cochon, interdit l'érection d'une stèle en souvenir de ce martyr de la liberté d'expression.
La France n'est pas dans un état de droit.
Publié par Denis Merlin à 14:14 Aucun commentaire: Liens vers cet article
Le mass murderer de Finlande qui a fait dix morts (sans compter lui) permet encore de mettre en cause la police.
Le jour avant les assassinats en masse, le mass murderer avait posté une vidéo sur Internet. Il était clairement menaçant pour la race humaine.
Il disait "vous serez la prochaine à mourir". Moi qui ai été jugé dangereux pour mon dernier fils parce que je l'aimais trop, je sais que le psychiatre, le psychologue, le policier peuvent très bien conclure contre la parole (si j'avais déclaré que je le haïssais, elle m'aurait cru ?) quand ils sont eux-mêmes menteurs. Mais quand ils croient ce qu'on leur dit et n'ont rien d'autre pour juger ?
On met en cause la police qui n'aurait pas détecté sa dangerosité. Mais en France le détenu qui a tué son codétenu avait été jugé sans danger par un psychiatre !
Comment voulez-vous qu'un simple flic puisse détecter un individu dangereux ? D'autant que la police est toujours menacée de dénonciation. Elle est raciste, elle est anti-jeunes. Un policier a vu l'individu vingt-quatre heures avant ses crimes, mais l'individu a sans doute dissimulé, il a dû dire que cela n'était qu'un jeu qu'il n'avait aucune intention, qu'il avait bien le droit de faire de l'humour noir...
Les psychiatres, les policiers, comme tout être humain d'ailleurs, n'ont pour connaître l'âme d'un "autre" que ses déclarations ou ses actions passées. C'est le mystère de l'incommunicabilité des consciences. De ce fait nous n'avons que l'introspection pour juger les autes. C'est-à-dire que nous jugeons des autres d'après nous-mêmes et comme nous ne nous connaissons pas bien nous-mêmes...
Publié par Denis Merlin à 12:00 2 commentaires: Liens vers cet article
Une dame se plaignant à juste titre de la maltraitance sexuelle de son père (viols sur enfant de six ans) veut que "l'inceste" soit inscrit dans la loi.
La Convention internationale des droits de l'enfant signé sous l'égide de l'ONU par la France le 20 décembre 1989 ne prévoit pas l'inceste.
L'inceste étant constitué par les relations sexuelles entre proches parents n'est pas de soi un viol. Il peut être consenti entre adultes (plus de dix-huit ans). C'est un tabou institué pour éviter l'enfermement familial, mais on ne peut le réprimer en tant que tel dans la loi répressive, à moins d'en faire une infraction sans victime.
C'est pourquoi il n'y a pas lieu de s'étonner que l'inceste ne soit pas mentionné en tant que tel dan s la loi.
L'inceste ne peut être réprimé parce qu'il est un viol ou une agression sexuelle sur mineur, le fait qu'il soit perpétré par le père ou la mère étant une circonstance aggravante puisque ils sont des autorités instituées par la nature pour protéger.
Mais le viol ou l'agression sexuelle par ascendant n'est qu'une variété de la maltraitance ainsi que l'établit la Convention des droits de l'enfant.
L'abandon, le sadisme, les discours odieux sont aussi de la maltraitance.
Puisque la mode est aux confidences : j'ai été un enfant maltraité, je suis encore calomnié par ma mère qui a fourni une attestation horrible contre moi à la mère de mes enfants. Une amyotrophie du bras gauche est là pour me rappeler jusqu'à ma mort que j'ai été laissé sans soin après un déplâtrage, alors que j'avais eu le bras cassé par deux de mes frères. Une balafre de quinze ou vingt centimètre et une hernie musculaire est là pour me rappeler que j'ai fait l'objet d'une opération inutile suivie d'une absence de soin qui a entraîné cette hernie. J'ai fait l'objet d'un délaissement prouvé par cette hernie. Et cela alors que je suis fils de médecin.
Eh bien que croyez-vous qu'il arrive ? Aujourd'hui juges français, par incompétence ou mauvaise foi (ou les deux) m'ont condamné à ne plus m'occuper de mon dernier fils. Ils me privent de mes biens. Ils rajoutent donc un louche de maltraitance, car bien sûr l'enfant maltraité ne sait pas se défendre dans la vie et les lâches en profitent.
Je ne sais ce qu'est l'inceste, mais je peux vous dire ce qu'est la maltraitance dissimulée et rusée (certaines ruses de Fourniret m'ont fait penser à celles de mon père), je peux vous dire que la lâcheté et le sadisme des autorités françaises ne sont pas au-dessous du sadisme des parents.
Publié par Denis Merlin à 10:06 1 commentaire: Liens vers cet article
Les problèmes du fichier Edvige ne sont toujours pas résolus
Le fichage de la population par EDVIGE pose des problèmes aux avocats.
En effet le Conseil national des barreaux qui représente la totalité de la profession d'avocats souligne dans un recours au Conseil d'Etat que le fichier EDVIGE (il récemment changé de titre, mais c'est le même fichier, sauf que les mineurs feront l'objet d'un fichier qui leur sera particulier) mentionnera "l'environnement de l'individu et notamment aux personnes physiques entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec l'individu concerné."
Dans ce nouveau fichier qui, prétendument, recensera les personnes "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" la fiche pourra ainsi contenir un paragraphe sur les noms des parents, des avocats, des conjoints, des ami(e)s, des ministres du culte (etc.) que fréquente l'individu. Et j'ajoute : avec un lien hypertexte vers les fiches de ces personnes qui fréquentent cet individu "susceptible de porter atteinte à l'ordre public" sont elles-mêmes susceptibles etc à l'infini.
Le critère "susceptibles de porter atteinte", n'en est pas un. Cela serait, selon le recours des avocats, un critère "imprécis" ; mais, selon moi, c'est un critère qui n'interdit pas l'arbitraire autrement dit qui est inexistant. Contrôlé par personne, ce critère fondé sur une éventualité englobe tous les adultes et les jeunes enfants à partir de treize ans.
Le recours des avocats remarque également que ce fichier devrait faire l'objet d'une disposition législative et non réglementaire. J'ajoute que cela est prévu par la Convention européenne des droits de l'homme : il faut une "loi" (article 8 § 2
"Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce
droit [droit à la vie privée et familiale prévu par le § 1) que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi. (...)"
D'une façon générale il est dommage que ce recours des avocats n'insiste pas assez (à vrai dire il ne la mentionne qu'une fois à l'occasion de l'exercice de la profession d'avocat) voire passe sous silence la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme pour l'essentiel des arguments soumis au Conseil d'Etat.
C'est très dommage, car ce faisant il se prive d'un argument devant la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg si d'aventure le recours était rejeté par le Conseil d'Etat ; mais surtout il manque une occasion de faire avancer la cause des droits de l'homme dans la France administrative où le haut fonctionnaire et le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaires s'affranchissent volontiers de tout respect de la justice.
Noter une dernière ruse des fonctionnaires et élus français : le fichier concernant les mineurs (DESTOP) a été disjoint du fichier concernant les majeurs devenu EDVIRSP, augmentant ainsi les difficultés des recours contre EDVIGE qui n'existe plus (désolé, il faut suivre, mais c'est fait exprès).
Pour mieux comprendre l'embuscade : une carte en trois dimensions
Le journal "Globe and mail" publie une carte en "trois dimensions" (virtuelles) copiée par le site yahoo.fr sur l'embuscade, visible ici.
On comprend comment les soldats ont été privés de munitions, tant les véhicule blindés qui n'avaient pas de quoi alimenter leurs mitrailleuses que les soldats à pied qui n'avaient pas de quoi fournir leurs armes.
Mais le plus intéressant, c'est l'emplacement du village. Les Français venaient juste de sortir du village. Y rentrer aurait pu leur fournir des abris. Mais la population est hostile. Il n'ont pas pu se protéger dans les maisons, on comprend mieux ainsi le témoignage que j'ai relaté hier sur mon blog.
Les soldats de Karzaï, en revanche, ont pu fuir à travers le village et abandonner leurs équipements aux ennemis des Français.
Selon France24
Le porte-parole de l'armée (c'est-à-dire de la haute hiérarchie), le commandant Prazuck avait été envoyé en mission pour démentir l'existence du rapport de l'OTAN sur le scandale de l'embuscade du 18 août 2008.
"Le journal [Globe and mail] ajoute par ailleurs que les talibans se sont vantés auprès de l'un de ses journalistes avoir fait des prisonniers parmi les soldats français durant cette embuscade.
Faux, affirme le commandant Prazuck: "Quatre corps de soldats ont été regroupés (par les talibans), mais il n'y a pas eu de prisonniers", a-t-il dit à l'AFP."
Est-ce parce que les prisonniers ont été assassinés ?
Un soldat ariégeois du hutième régiment de parachutiste témoigne :
Sur le soldat tué à l'arme blanche -dont l'histoire a fait débat la semaine dernière- il explique qu'il était avec lui, tenant "son fusil qu'il avait dû poser pour s'occuper d'un blessé". Quand 8 talibans sont arrivés droit sur eux... Vincent s'est tapi dans l'ombre. "J'ai entendu un cri. Je n'ai rien vu mais j'ai compris qu'ils venaient d'égorger l'un des nôtres. Avant, ils avaient fait une prière", se souvient-il.
Citation de le Post
D'autre part, Kevin Gil un parachutiste blessé affirme :
"la population locale "était au courant" de l'embuscade, car "toutes les portes" des maisons du village où il a cherché à se protéger étaient fermées."
Ces nouvelles ne sont pas mises en avant par la télévision et la radio d'Etat qui regardent ailleurs. Cela confirme que nous ne sommes pas dans un état de droit, ni dans un Etat de droit, ni dans une démocratie. Le peuple est désinformé.
Selon Sarkozy les soldats français luttent contre la barbarie en Afghanistan.
Pourtant l'existence du rapport de l'OTAN relatif aux très graves problèmes posés à nos troupes par cette guerre absurde (le gouvernement Karzaï étant aussi barbare que les Talibans) a été contestée officiellement par les autorités françaises.
Vous pouvez lire que la France a d'abord nié l'existence de ce rapport :
http://www.france24.com/fr/20080921-paris-otan-preparation-militaires-francais-embuscade-afghanistan-rapport-journal-canada-globe-and-mail
Aujourd'hui 22 septembre, la France admet piteusement que ce rapport existe et donc implicitement que le scandale qu'il révèle est réel.
Les soldats de l'Armée nationale afghane ont fait défection, ils ont abandonné les Français qui se consacrent par ailleurs à leur formation militaire.
Après l'indignation, il faut nous interroger sur les autorités officielles qui mentent effrontément au peuple pour le motiver ! Ce qui est un crime.
La barbarie c'est vous Sarkozy, Fillion et Morin. Nous n'avons rien à faire en Afghanistan puisque la barbarie est installée au sommet de l'Etat avec vos hauts fonctionnaires et vous.
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080921/tts-france-afghanistan-embuscade-ca02f96.html
"Le document confidentiel pointe par ailleurs le rôle des forces afghanes dans la tournure des événements, qui se sont enfuies à pied, peu après le début des combats, "laissant sur place leur équipement militaire, en proie à l'ennemi".
Un journal canadien revient sur l'embuscade où dix soldats français ont été tués par les talibans.
Ainsi les gens pour qui l'on se bat et qui ne respectent en rien les droits de l'homme, se sont en plus enfuis laissant les soldats français seuls et laissant leurs équipements militaires pour servir les talibans.
La Cour de cassation 1ère chambre par un arrêt du 9 janvier 2008 (signalé par En 3 mots) vient confirmer une jurisprudence selon laquelle c'est au débiteur d'une pension alimentaire en faveur d'un enfant majeur à la charge principale de l'autre parent à prouver que l'enfant n'a plus besoin de la pension alimentaire.
Or l'article 373-2-5 du Code civil (loi du 4 mars 2002) dispose :
et l'article 1315 du même code :
C'est donc au visa implicite du deuxième paragraphe que la Cour de cassation décide que c'est au parent débiteur de prouver qu'il est libéré. "Implicite" car l'arrêt est tellement court que l'on ne peut que donner des motifs "implicites".
Mais en l'occurrence s'agissant d'une obligation successive qui nait avec le temps, on ne peut de bonne foi appliquer que le premier paragraphe de l'article 1315.
Voilà où conduit le positivisme juridique, faisant abstraction de l'équité (article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme), faisant même abstraction de la bonne foi, faisant même abstraction de la loi, la Cour décide...
Condamnation à mort par l'administration Karzaï pour contestation de la polygamie
http://www.mediapart.fr/journal/international/diplomatico/150908/vingt-ans-de-prison-pour-une-traduction-du-coran
Selon ce blog (via le Salon Beige) des tribunaux islamiques de Karzaï, celui pour lequel les Français se font tuer sur ordre de Sarkozy et Morin, un journaliste Afghan, Sayed Perwiz Kambakhsh, a été condamné à mort. Non encore exécutés, il a été torturé en prison et l'est sans doute encore à l'heure ou j'écris. Il attend aujourd'hui sont "procès" en appel.
Son crime ? Avoir mis en doute dans un de ses articles le droit à la polygamie.
De même un journaliste Ahmed Ghous Zalmai et le mollah Qari Mushtaq ont été condamnés à vingt ans de prison. Leur crime ? avoir publié une traduction du Coran en Persan (alors que la chariah interdit de publier la traduction sans l'original arabe).
Quand Sarkozy et Morin nous disent qu'ils envoient nos soldats se faire tuer pour les droits de l'homme ils se moquent de leurs auditeurs.
Publié par Denis Merlin à 07:44 2 commentaires: Liens vers cet article
Violation par la France du principe de procès équitable
Kandler et autres c. France (no 18659/05)
"L’affaire concerne des perquisitions et saisies de documents effectuées par l’administration fiscale à la suite de soupçons de fraude fiscale pesant sur les requérants. Invoquant les articles 6 § 1 (droit à un procès équitable), 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) et 13 (droit à un recours effectif), les intéressés se plaignaient de n’avoir pas eu accès à un recours effectif pour contester la régularité des visites et saisies domiciliaires dont ils ont fait l’objet.
La Cour rappelle avoir déjà examiné dans une précédente affaire (Ravon c. France, requête no 18497/03) les différents recours juridictionnels prévus en la matière en droit interne et avoir conclu qu’ils ne répondaient pas aux exigences de la Convention. Par conséquent, elle conclut à l’unanimité à la violation de l’article 6 § 1 (droit d’accès à un tribunal) en raison de l’absence de contrôle juridictionnel effectif et dit qu’il n’y a pas lieu de rechercher s’il y a violation de l’article 13 combiné avec l’article 8."
C'est un communiqué de la Cour Européenne des droits de l'homme du 18 septembre 2008.
Notons que ce problème s'est déjà posé mais que la France, le législateur français a laissé intactes les dispositions contraires aux droits de l'homme.
L'administration française viole le droit à l'intimité familiale sans que cette violation puisse même être examinée par un tribunal impartial. En l'occurrence, il n'y a pas de recours véritable. En France l'administration viole le droit à la vie privée et familiale sans qu'aucun recours ne soit possible, alors que la difficulté est signalé depuis un ancien arrêt.
Il me semble urgent que le Parlement se saisisse de cette question et que des sanctions soient prises contre les violeurs des droits de l'homme.
Publié par Denis Merlin à 14:32 Aucun commentaire: Liens vers cet article
"Enfin, cette thèse [séparation de la religion et de l'Etat] inflige de graves dommages à la société civile elle-même, car elle ne peut pas prospérer ni durer longtemps lorsqu'on n'y fait point sa place à la religion, règle suprême et souveraine maîtresse quand il s'agit des droits de l'homme et de ses devoirs."
Dit l'encyclique Vehementer nos.
Les droits de l'homme en définitive ne sont fondés que dans la religion. La religion nous renvoie à l'usage de notre raison qui nous fait demander d'observer les droits et les devoirs de l'homme, droits et devoirs réciproques. C'est le droit naturel.
Il est piquant de voir que certains catholiques fanatiques viennent à nier les droits de l'homme sous prétexte de Christ-Roi, alors que le règne du Christ, c'est le règne des droits de l'homme. Ils font donc un contresens sur le règne du Christ.
"Selon lui, le pape "a rappelé des préceptes qui sont aujourd'hui contestés au sein même de l'église, notamment en matière de libération de la femme, de mariage, de reconnaissance des évolutions de la société". "Dès qu'il y a tentation d'émettre des préceptes dans la vie publique alors il y a danger", a-t-il dit jugeant que "le président de la République, dans cette visite, n'a pas assez marqué la distance nécessaire entre l'exercice religieux, la liberté des cultes et l'espace public".
http://afp.google.com/article/ALeqM5ji9H6ZXNIGWEmzebmxFltAxKqt6w
C'est ce que monsieur Dray, qui est athée, a déclaré sur la visite du pape.
Ainsi ce monsieur veut donner des leçons de morale catholique au pape (alors qu'il n'est pas catholique ce monsieur), mais en plus il conteste l'intervention des religions dans la morale publique. Il ne le précise pas, mais faisons-le : l'Église ne réclame évidemment aucune prérogative dans le choix de la politique à mener, elle revendique le droit de donner son avis sur les questions politiques relatives à la morale.
Il ne veut pas (mais à quel titre ?, pourquoi ?) que l'Église donne son avis moral sur les questions politiques ou législatives.
Or ce qu'il reproche à Sarkozy, c'est lui qui le pratique, il ne respecte pas la liberté de l'Église et donc du pape qui est son chef visible, il s'immisce dans sa doctrine, et au final il veut lui interdire de parler.
Nous somme ici dans un évident effet miroir : monsieur Dray dit sa morale dans le domaine politique et veut l'imposer à tous et interdire aux autres de parler.
Publié par Denis Merlin à 15:18 7 commentaires: Liens vers cet article
Un arrêt de la Cour de cassation chambre commerciale au visa de l’article 6 § 1 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, « que l’enregistrement d’une communication téléphonique réalisé par une parti à l’insu de l’auteur des propos tenus constitue un procédé déloyal rendant irrecevable sa production à titre de preuve ».
Cet arrêt est signalé par "en 3 mots".
C'est toujours bon à savoir. Selon la chambre commerciale, la captation de conversations téléphoniques est un procédé déloyal interdisant la production en justice à titre de preuve.
Cependant, restez sur vos gardes car ce que la Cour de cassation a décidé un jour, elle peut en décider autrement, d'autant plus que la chambre commerciale, n'est pas toutes le chambres qui peuvent avoir une jurisprudence différente.
A noter en effet, que le testing, moyen déloyal et qui d'ailleurs ne prouve rien s'agissant de mobiles est admis par la chambre criminelle (qui devrait être, en théorie, beaucoup plus regardante pour condamner un citoyen).
Cet attendu n'est donc pas "de principe" contrairement à ce que prétend "en 3 mots".
Parution du rapport de la Cour des comptes sur la Sécurité sociale
Selon le jurisclasseur la cour des comptes a fait paraître son rapport sur la Sécurité sociale le 10 septembre 2008.
Il fait remarquer que les ressources de la Sécurité sociale sont de plus en plus tirées des impôts. Les cotisations professionnelles représentant 97 % des produits en 1980, il ne représente plus que 59 % en 2008.
Cette statistique montre un changement radical de la nature de la Sécurité sociale par le changement du poste "recettes".
La Sécurité sociale n'est plus vraiment une "assurance" qui couvre un risque maladie-maternité-vieillesse au moyen de cotisations, mais devient un service de prise en charge de la politique relative au moeurs par l'idéologie d'Etat. Ce qui est contraire à la laïcité, l'Etat recevant sa morale de la nature humaine et ne la créant pas.
D'abord pour l'aspect "recettes" le droit naturel qui s'impose en tant que morale sociale à toute société et donc à la société politique, interdit que l'Etat prenne en charge une activité d'essence privée comme l'assurance. Il ne pourrait le faire qu'en cas de carence de l'initiative privée, ce qui n'est pas.
De plus le droit naturel implique que la contraception ne guérissant pas d'une maladie ne soit pas prise en charge au titre d'un risque "assurance maladie". Ici les deux mots de l'expression sont doublement mensongers, il ne s'agit ni de risque, ni de maladie.
Le droit naturel implique que l'homicide soit non seulement découragé, mais encore réprimé. Or ici l'homicide est remboursé au titre de "l'assurance maladie". Ici encore double mensonge, il ne s'agit pas d'un risque car la grossesse n'est pas un mal et il ne s'agit pas d'une maladie.
La fécondation in vitro qui suppose des actes contre nature, la congélation des embryons et la tuerie de plusieurs, est également remboursée (congélation, destruction etc.) par la Sécurité sociale. Or ici également il ne s'agit pas de maladie. La stérilité n'est pas une maladie et si la survenance d'enfant n'est pas un mal et ne peut l'être, la stérilité n'est pas une maladie et on ne peut tenter de l'écarter que par des moyens licites.
Bref, toutes ces dépenses sont contraires au droit naturel et au droit de l'homme à la vie et à la vérité. Cette idéologie s'impose toutefois à tous, même à ceux qui veulent vivre selon le droit naturel, par le biais des cotisations obligatoires.
Bien sûr la "Cour des comptes" n'en parle pas, elle veut encore augmenter les prélèvements, c'est tout ce qui l'intéresse.
L'assurance maladie du fait de ces prises en charge n'est pas une assurance maladie, elle est un acteur d'une mise en place d'une politique de biologie humaine par l'Etat. Ce totalitarisme est issu de l'idéologie de la satisfaction (la vie sociale étant envisagée comme devant procurer le maximum de satisfactions (satisfaction = seul bien) à l'individu adulte, quels que soient les moyens employés pour y parvenir). Que ce totalitarisme, contraire aux droits de l'homme, soit accepté avec enthousiasme par l'immense majorité de la population, n'en change pas la nature.
Cette majorité ne se forme d'ailleurs que parce qu'il existe une complicité d'une partie du clergé catholique, de la classe médiatique et de la classe enseignante pour dissimuler les vrais problèmes que posent ces pratiques.

References: § 11
 § 2
 § 38
 § 44
 § 2
 § 1
 l'article 373
 l'article 1315
 l'article 1315
 § 1
 § 1
 § 1