Source: http://unionducongo.blogspot.com/2010/03/
Timestamp: 2017-05-30 11:02:26+00:00

Document:
Union du Congo (UDC): mars 2010
COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20100331/007 relatif à la révision constitutionnelle en République Démocratique du Congo
Dans un communiqué de presse daté du 18 mars 2010, Union du Congo a constaté le caractère anticonstitutionnel de la révision constitutionnelle en cours, car elle a violé l'article 220 qui stipule : « la forme républicaine de l'État, le principe du suffrage universel, [...] l'indépendance du pouvoir judiciaire ne peuvent faire l'objet d'aucune révision constitutionnelle ». Le même article insiste sur le fait qu'« est formellement interdite toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet [...] de réduire les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées ».
En conséquence, Union du Congo a rappelé aux parlementaires et partis politiques leur rôle s'agissant de la promotion de la bonne gouvernance. Par la même occasion, Union du Congo a demandé aux Congolaises et aux Congolais d'assumer concrètement, d'une manière ou d'une autre, leur souveraineté au cas où les parlementaires bafoueraient les lois fondamentales de la République.
Le Bureau d'Union du Congo prend donc acte de la demande de l'opposition politique (MLC, CD, ODR, CDA et RDC) au Président de la République, Chef de l’État, garant du respect de la Constitution, de mettre fin à ces violations répétées de la Constitution.
Fait à Paris, le 18 mars 2010
Cinq questions à Gaspard-Hubert Lonsi Koko, Président d’Union du Congo
1. Pourquoi les efforts fournis en matière de réforme du secteur de la sécurité n’aboutissent pas à la paix en RD Congo ?
Si la paix tarde à se matérialiser, c’est parce que la sécurité de la RD Congo est conditionnée non seulement par celle de ses voisins, mais aussi par celle des pays de l’Afrique centrale, australe et orientale. Par sa situation géographique, notre pays est de facto le cœur de la géopolitique du continent. Nous devons donc garantir la stabilité de notre territoire national et développer une diplomatie efficace, car la paix et la sécurité régionales ne pourraient être sauvegardées que grâce à l’implication de différents acteurs régionaux, voire continentaux. Sachons que l’existence des bases communes aux populations africaines est l’un des éléments fondamental pour la mise en place d’un système confédéral de protection.
2. Pourriez-vous préciser votre pensée, s’agissant de ce système confédéral de protection ?
Aujourd’hui, aucun pays africain ne peut relever, à lui tout seul, les défis de sécurité et de stabilité au regard des contextes géopolitique et géostratégique. Il est donc primordial pour l’Afrique, en particulier pour les pays de la CEEAC et des Grands Lacs, de mettre sur pied une organisation régionale pour la consolidation et la préservation de la paix. Union du Congo a toujours préconisé la création de cette instance régionale qui devra regrouper une grande partie des États concernés en vue de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité au sein des espaces régionaux des Grands Lacs, de l’Afrique centrale, australe et orientale, tout en prenant en compte les facteurs socio-culturel, politique, économique et environnemental. Il faut raisonner en terme de sécurité globale. En effet, le fait de conclure un pacte axé sur la mise en place d’une politique commune de défense et de sécurité permettra l’indépendance dans l’interdépendance.
3. Comment comptez-vous agir concrètement, face aux pesanteurs ethniques et aux ambitions démesurées de quelques voisins de la RD Congo ?
Si jamais nous arrivons au pouvoir, nous inciterons nos partenaires régionaux à s’associer au projet concernant le pacte de stabilité des systèmes régionaux communs de défense et de sécurité ainsi qu’à un projet de paix spécifique aux pays des Grands Lacs et de l’Afrique orientale. Nous initierons la conférence intergouvernementale sur la sécurité, la défense, la paix et la coopération régionale, qui réunira les Chefs d’État et de gouvernement concernés afin d’examiner et de mettre en commun les moyens d’affirmer une véritable identité et une réelle appartenance régionales. Cette organisation devra tenir compte, dans son fonctionnement, des spécificités de chaque pays.
4. Quels seront les élé ments constitutifs de ce pacte de stabilité des systèmes régionaux communs de sécurité et de défense ?
L’émergence d’une coopération en matière de sécurité et de défense à l’échelle régionale permettra de prévenir toute menace, de doter les différents partenaires d’outils communs pour mieux coordonner les actions contre les éléments négatifs et de promouvoir des mesures pour le maintien, le rétablissement de la paix ainsi que de la sécurité régionale. Ce pacte devra reposer sur le principe de la solidarité entre les partenaires et contenir une clause de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État signataire. Il s’agira donc d’un mécanisme de légitime défense collective qui devra, en outre, envisager des organes décisionnels habilités à constater les entorses, les manquements ainsi que le non-respect des engagements pris et entérinés par les États signataires. Toutefois, chaque décision devra tenir compte de divers textes internationaux existants.
5. Pourquoi la RD Congo devra-t-elle faire toutes ces concessions, alors que sa position géostratégique et ses atouts économiques ne l’obligent pas à maintenir forcément des relations étroites avec tous ces voisins ?
Notre pays ne doit pas se permettre de rester dans une inertie totale au moment où ses voisins se livrent à des actes de subversions occasionnant des troubles, le pillage de ses ressources, l’infiltration de sa population et de ses institutions par des personnes étrangères, les viols des femmes et des enfants du simple fait d’être nés Congolais, une catastrophe humanitaire qui occasionne le déplacement des milliers de personnes, le génocide des plusieurs millions de citoyens congolais... Les questions, telles qu’elles se posent dans la région, dépassent les frontières des États souverains. Pour arriver à stabiliser toute l’Afrique centrale, notamment la région des Grands Lacs, il faudra obligatoirement envisager l’avenir au-delà des territoires nationaux. Au sein d’Union du Congo, nous estimons que les réponses aux risques d’explosion qui menacent la région résident dans la stratégie de la cogestion de la sécurité et de la défense régionales. Le conseil permanent du pacte devra donc se doter des mécanismes constants pour prévenir les conflits, rétablir la paix et sanctionner en cas de manquement aux accords contractés.
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COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20100329/006 relatif à la détention de Laurent Nkunda au Rwanda
Le Bureau d'Union du Congo s'interroge sur la décision récemment prise par la Cour Suprême de Justice du Rwanda, ayant consisté à renvoyer devant le tribunal militaire l'affaire Laurent Nkunda, cet ex-rebelle du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Effectivement, les faits reprochés à ce criminel ayant été commis dans le territoire congolais, aucune juridiction rwandaise ne pourrait être compétente. Le renvoi de cette affaire devant la juridiction militaire rwandaise démontre les mauvaises intentions et le mépris du Rwanda à l'encontre du peuple congolais.
En conséquence, Union du Congo demande au gouvernement congolais et à la communauté internationale de faire la pression sur les autorités rwandaises en vue de l'extradition, sans aucune autre forme de procès, de Laurent Nkunda en République Démocratique du Congo afin d'y être jugé pour violation de l'article 52 de la Constitution congolaise ainsi que pour crimes de guerre et crimes contre l'Humanité.
Fait à Kinshasa, le 29 mars 2010
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Faya Tess fêtera à Sevran les 25 ans de sa carrière musicale
Placé sous le signe de l’amitié et de retrouvaille, la chanteuse Faya Tess célébrera solennellement la fête du 25ème anniversaire de sa carrière à Sevran, dans la région parisienne.
Le dimanche 4 avril 2010 à partir de 15 heures, Faya Tess va fêter ses vingt-cinq ans de carrière en musique au restaurant « La calebasse », situé au n°1 de l’avenue commandant Charcot à Sevran, près de Paris, chez Yvon Nsalambi et Maman Vichy.
La chanteuse congolaise recevra ses amis artistes, tous ceux qui l’ont côtoyé tout au long de sa carrière. Une carrière en musique faite des hauts et des bas, telle la vie en elle-même. Vingt-cinq ans après, elle écrit et chante ses chansons avec toujours le même enthousiasme. Placé sous le signe de l’amitié et de retrouvaille, Faya Tess a décidé faire de cette rencontre un moment fort de convivialité. « Retrouver tous mes amis artistes dans cette circonstance me fait énormément plaisir », déclare-t-elle. Et d’ajouter : « Je rends hommage à tous ceux qui ont fait ce que je suis aujourd’hui ; à tous ceux qui m’ont aidé à avoir confiance en moi, qui m’ont souvent ouvert les yeux alors que je m’efforçais de les fermer, qui m’ont permis d’oser montrer ces petits bouts de mon âme… »
Faya Tess, « la sirène d’eau douce » comme on l’appelle, débute sa carrière en 1985 dans le groupe musical « ELIGO » formé par les élèves de l’Institut de la Gombe. En 1986, elle entre dans l’Afrisa International de Tabu Ley Rochereau. Interprète et auteur de plusieurs chansons (Camarade O, Moto akokufa, Samsora, Selimo, Ososoli ngai…), « la chanteuse congolaise à l’allure exquise » impose ses marques et participe ainsi au succès de ce grand ensemble musical congolais qui rivalisait avec le T.P. OK Jazz du grand maître Luambo Makiadi dit « Franco ».
Aujourd’hui, Faya Tess qui vit en France mène une carrière solo. Ses deux albums « Keba » et « Tatiana Essenga » sont des chefs d’œuvre. Elle ne compte d’ailleurs pas s’arrêter en si bon chemin.
Amorcé le 13 mars dernier par un concert à la salle des fêtes des Izards à Toulouse, cet anniversaire fera date, et marquera l’avènement d’une nouvelle ère pour cette artiste toujours plus volontaire et ambitieuse que jamais.
Femme artiste, femme de cœur aussi. Il faut souligner que Faya Tess est fortement impliquée dans la promotion du préservatif féminin. Tous les jours, elle va à la rencontre des femmes africaines (dans les salons de coiffure ou de beauté) pour leur parler de la prévention du sida mais aussi des autres maladies sexuellement transmissibles.
Son engagement pour l’amélioration des conditions de vie des enfants en Afrique illustré par la chanson « Bana » réalisée avec le concours de Lokua Kanza et son combat en faveur des enfants de la rue dont elle fait allusion dans la chanson « Nakoma Shégué » contenue dans l’album « Tatiana Essenga » sont notoirement connus. C’est un apostolat, déclare-t-elle. Robert Kongo, journaliste, correspondant du journal « Le Potentiel » en France.
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Frère Wasumuka est peu connu du milieu artistique congolais. Cependant, il a une longue expérience dans le domaine de la musique. D’abord, artiste de la musique profane- comme diraient certains- dans les années 60, puis artiste chrétien à partir de 1976, année à laquelle il décide de mettre au service de Dieu son exceptionnel organe vocal. Résident en France depuis 1992, il continue de travailler à l’œuvre de Dieu, et vient de créer une chanson intitulée « Congo, mboka na ngai », opus dans lequel il dénonce les conditions de vie difficiles du peuple congolais.
D’humeur toujours badine, traînant une barbe à la « Kuyena Munzita », Wasumuka, mieux frère Wasumuka est natif de la ville de Kinshasa (Kintambo ) en République démocratique du Congo. Ce Toulousain aux allures de gentleman a débuté sa carrière musicale en 1963. Guitariste chevronné, il s’est mis au chant en 1971. Très entreprenant en la matière, il se fait remarquer lors de ses multiples passages à l’émission « Kin-Show » diffusée par Télé-Zaïre à l’époque et présentée par le célèbre animateur Kayumbi Beya.
A partir de 1976, inspiré par des enseignements de la Bible, frère Wasumuka choisit de se lancer dans la musique chrétienne qu’il côtoie. Un appel divin, dit-il : « Cela s’est passé au cours d’un concert auquel j’ai participé dans la commune de Kinshasa. Le défunt Wendo y participait également. En pleine scène, je sentis cette envie de louer le Seigneur et de me démarquer de ce que je faisais à l’instant. Je suis formel d’avoir reçu un appel de Dieu. Ce jour-là, tout a changé en moi. J’ai alors décidé de me mettre au service de Dieu et de chanter à sa gloire. Ma vie, aujourd’hui, c’est une vie pour Dieu ».
Membre de la Communauté Baptiste Zaïre Ouest (CBZO), il fut l’une des voix marquantes de la chorale de l’Eglise protestante de Kintambo. « J’ai chanté et je continuerai à chanter pour rendre grâce à Dieu le père », déclare-t-il.
Arrivé en France en 1992, il continue sur la même lancée et ses convictions n’ont souffert d’aucune atteinte. Aujourd’hui, il est membre de l’Eglise évangélique « Assemblée de Dieu » de Toulouse, la ville rose, et est responsable de la partie musicale.
« CONGO, MBOKA NA NGAI » La chanson « Congo, mboka na ngai » , dont il est l’auteur compositeur tourne à merveille sur la toile et suscite des commentaires. Une chanson d’un artiste engagé pour la cause du Congo et du peuple congolais disent les uns, un chef-d’œuvre qui tombe à point nommé, à la veille du Cinquantenaire de l’indépendance du Congo, font remarquer les autres.
Deux sentiments, nostalgie et besoin d’exprimer son désarroi sur la situation en République démocratique du Congo, s’entremêlent dans cette chanson rythmée à la rumba, et qu’il chante avec un brin de mélancolie. « Ce que j’ai vu au Congo, lors de mes vacances en 2007, m’a exaspéré. Tout va mal au Congo. Le peuple congolais souffre et la misère est devenue le lot quotidien. Je suis triste pour mon pays. Trop c’est trop ! », s’indigne-t-il.
La sortie de cette chanson est prévue pour cet été, et frère Wasumuka multiplie déjà des rendez-vous avec les médias pour parler de son oeuvre qui, selon lui, dit toute la vérité sur la situation en République démocratique du Congo : « Pour que cela change, nous avons besoin de dire la vérité. C’est cela que les gens recherchent chez les serviteurs de Dieu. Advienne que pourra ».
Il attribue les insuffisances des régimes successifs en République démocratique du Congo depuis l’indépendance à « l’inertie patente de la classe politique congolaise, majorité et opposition confondue». Puis d’ajouter « l’immaturité politique des dirigeants congolais saute aux yeux. Comment peuvent-ils ne pas saisir certaines réalités qui font que la République démocratique du Congo, classée hier parmi les nations les plus enviées en Afrique, devienne le dernier des pays dont on a même pas envie d’y vivre, même pas en rêve ? ».
Néanmoins, Frère Wasumuka reste optimiste quant à l’avenir de la République démocratique du Congo : « Je crois que le Congo se révélera un jour. Ce que vit notre grand et beau pays n’est pas une fatalité, et avec le concours de tous les congolais, nous pouvons nous en sortir. Il faut y croire ! Pour dresser nos fronts longtemps courbés, nous devons y croire tous ».
Un optimisme que partagerait volontiers le peuple congolais à cet effet. Cependant, « le peuple congolais doit beaucoup prier pour que Dieu le père lui insuffle cette force de vie et une foi qui ferait trembler les montagnes », déclare le chantre chrétien. «Rien n’est impossible à celui qui croit », conclut-il.
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La MONUC reconstruit des routes pour stabiliser l'est du pays
La MONUC réhabilite des infrastructures dans l'est de la République démocratique du Congo.24 mars 2010 – La route qui relie Bukavu à Shabunda à l'est de la République Démocratique du Congo (RDC) est en cours de reconstruction afin de désenclaver et stabiliser la région, et redynamiser le secteur économique, a annoncé la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (monuc). « La route est le symbole d'une nouvelle liberté pour de nombreuses personnes », a déclaré un attaché de presse de la MONUC à Bukavu, Florian Barbey au Centre d'actualités de l'ONU. Bukavu, la capitale de la province du Sud-Kivu, frontalière du Rwanda, est à 340 kilomètres à l'est de Shabunda. Au moins 75 kilomètres ont déjà pu être achevés par les ingénieurs de la MONUC. « Lorsque la route était détruite, cela prenait plus d'un mois pour parcourir les quelques 300 kilomètres entre Bukavu et Shabunda. Maintenant nous faisons les 75 kilomètres de route en quelques heures », se félicite M. Barbey. Isolée et impraticable, la route était encore dangereuse et fréquentée par les groupes rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) il y a peu de temps.
« Joindre les deux villes était possible car il y avait de nombreuses barrières. Les FDLR verrouillaient Shabunda. Il y avait des groupes armés mais aussi les militaires qui vous demandaient de l'argent. Maintenant après l'opération Kimia II, la route peut être reconstruite », a dit M. Barbey faisant allusion à l'opération militaire menée en 2009 par les Casques bleus afin de neutraliser les groupes armés.
Cet axe routier est une des trois routes, avec les tronçons Miti-Hombo et Fizi-Minembwe, considérées par l'ONU et les autorités du Sud-Kivu comme hautement stratégiques pour le retour à la stabilité économique et sécuritaire de la région. Grâce à la reconstruction d'axes routiers, le gouvernement central va pouvoir déployer des unités de police, des magistrats et d'autres représentants de l'Etat dans une zone fragile où l'insécurité et l'anarchie prolongent la guerre, estime la MONUC.
« Cela va aussi nous aider en matière de communication. Les futurs juges et représentants de l'Etat vont être en mesure de se déplacer par cette route et de collecter des informations. Ce type d'information est nécessaire pour restaurer l'autorité de l'Etat qui est notre priorité », estime M. Barbey.
Dans une région où il y a 2,1 millions de déplacés, chaque mètre de route reconstruit constitue une bouffée d'oxygène pour les populations, indique la MONUC. © UN
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La communauté internationale appelée à soutenir la RDC dans la lutte contre la tuberculose
Le ministre de la Santé publique de la République démocratique du Congo (RDC), Victor Makwenge Kaput, a lancé un appel à la communauté internationale pour qu'elle continue de faire preuve de solidarité à l'endroit de la RDC dans la lutte qu'elle mène contre la tuberculose dans le pays, a rapporté jeudi l'Agence congolaise de presse (ACP). Le ministre Victor Makwenge Kaput qui s'exprimait à l'occasion de la commémoration de la journée mondiale de la tuberculose, a relevé que cette maladie endémique en RDC est en pleine résurgence à cause du VIH/Sida.
Pour lui, cette situation préoccupante exige, pour son amélioration, une intensification des interventions tant au niveau des prestataires de soins de santé et de la recherche qu'à celui des prestataires des activités dans la communauté.
Parlant des actions prioritaires du gouvernement congolais, le ministre Makwenge a rappelé qu'en 2006, la tuberculose a été déclarée "urgence nationale" témoignant par là la volonté politique de l'Etat congolais.
Quant au thème de cette année : "En route contre la tuberculose. Innovons pour agir plus vite", le Dr Victor Makwenge Kaput a indiqué que cette année, ce thème fait appel non seulement à de nouveaux acteurs et au renforcement des efforts, mais également à l'innovation des méthodes et moyens de lutte. Il a révélé que la RDC veille à ce que tous les cas détectés soient traités et guéris, afin de prévenir l'émergence des souches pharmaco-résistantes.
"Il est inadmissible que beaucoup de nos compatriotes continuent de mourir de cette maladie curable et dont les soins sont gratuits", a-t-il souligné avant d'inviter la population à se faire diagnostiquer dès qu'elle remarque une toux persistante jusqu'au-delà de 15 jours.
"La honte risque de vous emmener à la mort alors que le pays a besoin de vous pour sa reconstruction ", a-t-il conclu.
La RDC est classée 11ème parmi les 22 pays les plus touchés par la tuberculose dans le monde et occupe le 5ème rang des pays africains les plus touchés, après le Nigeria, l'Ethiopie, l'Afrique du Sud et le Kenya.
RDC : 16 milliards USD circulent en dehors du système bancaire et de l’économie formelle
Le président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), Albert Yuma Molimbi, a dénoncé la thésaurisation de près de 16 milliards USD qui circulent en République démocratique du Congo (RDC) en dehors du système bancaire et de l’économie formelle.
M. Yuma l’a déclaré vendredi à Kinshasa à l’occasion de la matinée de travail animée par le ministre des Finances, Matata Ponyo, avec les opérateurs économiques autour du thème : "Les mécanismes de mobilisation des recettes de l’Etat : Partenariat Public-Privé".
Il a qualifié la situation d’inadmissible, en comparaison au budget de 5 milliards USD de la RDC pour l’exercice 2010 contre 48 milliards USD de l’Angola qui n’a que le diamant et le pétrole comme ressources principales.
"Les responsables de la déperdition des recettes de l’Etat ne sont pas tous dans le secteur privé formel", a affirmé M. Yuma, avant de demander au gouvernement de pratiquer l’équité et une justice fiscale.
M. Yuma s’est plaint de voir la FEC, composée seulement de près de 3.000 membres, paie seule 70% des taxes de la RDC, et a émis le voeu de voir tout le monde payer l’impôt, notamment tous ceux qui sont dans l’ informel, les maffieux, les particuliers, les commerçants, les agents de l’Etat, les hommes politiques, les officiers supérieurs de l’armée et de la police, les hauts magistrats qui affichent des signes extérieurs des richesses tels que les voitures de luxe, immeubles à étages, hôtels.
La FEC propose que seules doivent être maintenues les exonérations, les entreprises liées à un projet d’investissement nouveau ou d’extension avant de développer un plaidoyer visant à accorder des facilités à des industries locales qui veulent se redéployer. (Xinhua)
albert Yuma Molimbi,
Mata Ponyo
Débat sur le cinquantenaire de l'indépendance de la RD Congo
Ce débat a opposé, sur les ondes de la radio Africa N° 1, M. Gaspard-Hubert Lonsi Koko, président d'Union du Congo, à M. Luboya Mukadi Kaba, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de la République Démocratique du Congo [la suite].
COMMUNIQUÉ DE PRESSE n° 20100318/005 relatif à la révision constitutionnelle en République Démocratique du Congo
L'assemblée nationale congolaise a ouvert le lundi 15 mars la session en vue de la révision constitutionnelle. Celle-ci portera, entre autres, sur le processus de décentralisation. En effet, la chambre basse a été saisie par les députés de la majorité parlementaire favorables à la suppression de l'énumération des 26 provinces figurant dans l'article 2 de la Constitution, les 40 % de recettes alloués aux provinces conformément à l'alinéa 2 de l'article 147.
L'article 71 est également concerné par la révision constitutionnelle. Effectivement, le scrutin présidentiel pourrait passer à un seul tour ou être maintenu à deux, mais en allongeant l'intervalle entre les deux tours qui serait fixé à deux mois et non plus deux semaines. Autre proposition, les gouverneurs ne seraient plus élus par les députés provinciaux mais désignés par le parti ou la coalition qui est majoritaire au sein de l'Assemblée provinciale.
Selon Radio France Internationale (RFI), plusieurs autres modifications touchant à divers organes juridiques doivent aussi être présentées notamment celle de la composition du Conseil Supérieur de la Magistrature qui serait ouvert à des non magistrats et présidé par le chef de l'État.
I - Sur la révision du découpage territorial et du pourcentage des recettes allouées aux provinces
Dans un communiqué de presse daté du 5 août 2009, Union du Congo avait demandé à l'autorité « compétente de clarifier dans l'urgence la situation actuelle des parlements provinciaux [...] et du sénat au regard de la Constitution, dès lors que le président de la République [avait] constaté la carence dans la matérialisation du passage des 11 provinces à 26 ». Union du Congo avait de facto dénoncé « le caractère anticonstitutionnel de la chambre haute et des parlements de provinces concernées par le découpage prévu à l'article 2 de la Constitution ».
Union du Congo est favorable à la matérialisation du passage des 11 provinces actuelles à 26 provinces déjà dotées d'une vraie existence juridique car leurs noms sont inscrites dans la Constitutions.
Néanmoins, si l'on reste sur la base des 11 provinces, Union du Congo rappelle que le nombre de sénateurs doit être réduit à 44 en raison de 4 sénateurs par province dans la mesure où l'élection des honorables sénateurs et celle de certains députés provinciaux s'est effectuée sur la base des 26 provinces, inexistantes à l'époque mais qui auraient dû être effectives en 2009. Cela aura au moins le mérite de maîtriser l'aspect budgétivore pour ce qui est du fonctionnement du sénat et d'introduire la notion d'équité entre les provinces.
II - Sur la révision du scrutin pour l'élection du président de la République
La majorité présidentielle a-t-elle peur de ne pas gagner l'élection avec le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours, au point de vouloir modifier la Constitution au profit du mode de scrutin à un tour ? L'éventualité de l'allongement de l'intervalle entre les deux tours à deux mois, et non plus deux semaines, préfigure-t-elle l'intention de l'AMP de bloquer le processus électoral au second tour au cas où les données lui seraient défavorables ?
Union du Congo préconise le maintien du scrutin à deux tours. De plus, ce système permet non seulement aux électeurs de se prononcer en faveur de leur candidat(e) préféré(e) une deuxième fois, ou même de changer d'avis quant à leur préférence entre le premier et le second tour, mais aussi aux partis politiques et à l'électorat de s'ajuster aux éventuels changements de l'environnement politique entre les deux tours de scrutin.
III - Sur la nomination des gouverneurs et la composition du Conseil Supérieur de la Magistrature
Rappelons que, s'agissant de l'organisation et de l'exercice du pouvoir, la volonté de contrer toute tentative de dérive dictatoriale figurait parmi les préoccupations majeures du législateur. Or, en voulant faire présider le Conseil Supérieur de la Magistrature par le chef de l'État, la majorité présidentielle tient à assumer son choix pour les incohérences du passé dignes d'un régime autoritaire.
Rappelons aussi que la présente Constitution réaffirme l'indépendance du pouvoir judiciaire, dont les membres sont gérés par le Conseil Supérieur de la Magistrature désormais composé des seuls magistrats. Faire siéger des non magistrats dans cette institution, c'est renouer avec le système mobustiste qui avait fait main-basse, grâce au clientélisme, sur le pouvoir judiciaire.
Soucieuse du respect de la séparation des pouvoirs, Union du Congo propose, si jamais cette institution est maintenue, que seuls les magistrats siègent au Conseil Supérieur de la Magistrature. Dans ce cas, Union du Congo préconise d'adopter le modèle de la cour suprême des États-Unis d'Amérique.
IV - Sur le caractère anticonstitutionnel de la révision constitutionnelle
Union du Congo constate le caractère anticonstitutionnel de la révision constitutionnelle en cours, car elle viole l'article 220 qui stipule : « la forme républicaine de l'État, le principe du suffrage universel, [...] l'indépendance du pouvoir judiciaire ne peuvent faire l'objet d'aucune révision constitutionnelle ». Le même article insiste sur le fait qu'« est formellement interdite toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet [...] de réduire les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées ».
En conséquence, Union du Congo rappelle aux parlementaires et partis politiques leur rôle s'agissant de la promotion de la bonne gouvernance. Par la même occasion, Union du Congo demande aux Congolaises et aux Congolais d'assumer concrètement, d'une manière ou d'une autre, leur souveraineté au cas où les parlementaires bafoueraient les lois fondamentales de la République.
Adoplhe Muzito,
Evariste Boshab,
La révision constitutionnelle est en marche en République Démocratique du Congo
La révision constitutionnelle est à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale qui a ouvert sa session lundi dernier. Elle portera notamment sur le processus de décentralisation. La révision du texte fondamental peut être initiée de plusieurs façons. La formule qui a été choisie, c'est une «proposition de loi» signée par la moitié des élus c'est à dire 250 députés sur 500 [la suite].
3a télésud,
Jean-Pierre Bemba,
l'entretien du jour,
louis-magloire keumayou,
COMMUNIQUÉ DE PRESSE n° 20100308/004 relatif au maintien de la Monuc en RD Congo jusqu'aux élections de 2011
Selon les déclaration faites le 3 mars à Kinshasa par M. Alain Leroy, l’adjoint du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, chargé des opérations de maintien de la paix, les autorités congolaises ont demandé à la Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo (Monuc) de commencer son « désengagement progressif » à partir de fin juin. En effet, les autorités congolaises ont souhaité que « ce désengagement se matérialise dès le 30 juin ».
Union du Congo s’interroge sur les motifs réels qui ont poussé les autorités congolaises à vouloir le départ précipité des forces onusiennes. Rappelons que ce sont les éléments de la Monuc qui soutiennent les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans les différentes opérations relatives à la sécurisation des territoires sur lesquelles Kinshasa n’exerce aucune autorité. D’aucuns se demandent, compte tenu de l’instabilité en cours dans l’Est du pays, si le retrait de la Monuc du Congo ne laissera pas le champ libre aux violations, par les différents groupes armés, du droit humanitaire international et des droits de l’Homme.
Le départ de la Monuc rendrait davantage perméable la frontière orientale, avec ce que cela comporterait comme conséquences : à savoir l’entrée massive des populations étrangères ainsi que l’attribution des cartes d’identité et d’électeur à ces personnes pour leur permettre de prendre part au scrutin de 2011.
En conséquence, Union du Congo demande au Conseil des Nations Unies non seulement de maintenir en place les éléments de la Monuc, mais surtout de leur confier, outre leurs missions actuelles, le mandat de veiller au bon déroulement des élections locales et régionales, présidentielle ainsi que législatives de 2011.
Fait à Paris, le 8 mars 2010
COMMUNIQUÉ DE PRESSE n° 20100308/003 relatif au séjour de M. Évariste Boshab à Téhéran
Selon l’agence Mehr, « l’Iran pourrait retirer son offre d’échange sur son territoire de son uranium faiblement enrichi contre du combustible à 20 % en cas d’"évolution" négative avec la communauté internationale ». En effet, d’après les déclarations de M. Ali Asghar Soltanieh, le représentant de l’Iran auprès l’AIEA, la déclaration iranienne qui « est encore sur la table [...], ne le restera pas éternellement ».
Est-ce dans l’optique de faire face aux menaces de sanctions agitées de plus en plus par les pays occidentaux et la Russie que les autorités iraniennes ont récemment reçu à Téhéran M. Évariste Boshab, président de l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo ? D’aucuns savent que c’est l’uranium congolais qui avait permis aux États Unis d’Amérique, grâce à la bombe atomique, de venir militairement à bout du Japon pendant la Seconde Guerre mondiale.
En tout cas, ayant toujours préconisé l’intégration de la République Démocratique du Congo dans l’Otan, Union du Congo est opposée à l’éventualité de l’usage par l’Iran de l’uranium congolais pour accroître, dans le domaine des missiles, sa « capacité nucléaire ».
120 propositions pour la République Démocratique du Congo
Le 30 juin 2010, notre cher et beau pays, la République Démocratique du Congo, commémorera le cinquantième anniversaire de son indépendance nationale et de sa souveraineté internationale. Ce sera sans nul doute un moment fort et intense de réflexion, et aussi de méditation pour chacune des Congolaises et chacun des Congolais. Ainsi faudra-t-il déterminer, de la manière la plus efficace qui soit, le chemin à suivre en vue d’assurer notre avenir collectif. Cette voie salutaire, telle que l’ont toujours imaginée et conçue nos aïeux, doit permettre à notre Nation et aux générations futures de vivre, sans contrainte et sans entrave, la liberté et la démocratie, la justice et la sécurité, la paix et la concorde politique, l’unité de notre pays et la réconciliation nationale. Donc, cet anniversaire représente, à vrai dire, pour nous Congolais, un moment grandiose en vue de sérieuses résolutions et de salutaires actions [pour lire suite].
L'opération Turquoise, ou la responsabilité morale de la France en RD Congo
La République Démocratique du Congo continue de payer encore les effets de l’opération Turquoise. La fuite réussie vers le Zaïre d’un grand nombre d’extrémistes Hutu, à laquelle la France a contribué, a sans aucun doute été l’événement le plus marquant après le génocide rwandais en 1994 dans toute la région des Grands Lacs et a lancé une chaîne d’événements qui ont fini par déstabiliser l’Est de la République Démocratique du Congo et engloutir la région des Grands Lacs dans un conflit. [pour en savoir davantage]
opération Turquoise,

References: l'article 220
 l'article 52
 l'article 2
 l'article 147

L'article 71
 l'article 2
 l'article 220