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Timestamp: 2020-07-12 17:29:59+00:00

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Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri
Tema: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri
Catéchisme de Gasparri (extraits) et
DES CONCILES ŒCUMÉNIQUES,
DES PONTIFES ROMAINS, DES PÈRES
ET DES CONGRÉGATIONS ROMAINES
INVOQUÉS DANS LE CATÉCHISME (1).
(1) Les chiffres précédés de l’abréviation D.-B.
renvoient à l'Enchiridion Symbolorum de Denzinger-Bannwart;
R. J. à l'Enchiridion Patristicum, de Rouët de Journel.
pour les adultes qui veulent avoir une connaissance
plus complète de la Doctrine catholique.
Q. 02. Qui peut se dire chrétien, et l'est en effet?
Q. 04. Quelle est le signe extérieur du chrétien?
Q. 05. Comment fait-on le signe de la Croix?
Q. 07. Qu'est-ce qu'un mystère?
La révélation divine.
Q. 12. Pouvons-nous connaître et démontrer Dieu par la lumière de la raison naturelle?
Q. 17. Pourquoi Dieu a-t-il daigné révéler aux hommes des vérités qui ne sont pas de soi inaccessibles à la raison humaine?
Q. 18. Quelles preuves extérieures de sa révélation Dieu a-t-il voulu donner, pour que l'obéissance de notre foi fût conforme à la raison?
Q. 25. Qu’entendez-vous par Tradition?
Ire Section. Le premier article du Symbole: la Première Personne de la Très Sainte Trinité et l'œuvre de la Création.
Art. I. UN SEUL DIEU EN TROIS PERSONNES.
Q. 36. Quelles sont les principales perfections ou attributs de Dieu?
Q. 37. Dieu est-il distinct du monde?
Q. 41. Pourquoi les trois Personnes divines ne sont-elles qu’un seul Dieu?
Art. 2. LA CRÉATION DU MONDE ET LA PROVIDENCE DIVINE.
Q. 46. Pourquoi Dieu a-t-il daigné créer toutes ces choses?
Q. 47. Dieu prend-il soin de toutes les choses créées?
Q. 48. Comment se nomme le soin que Dieu prend des créatures?
Q. 49. Pourquoi donc Dieu n'empêche-t-il pas le péché?
Q. 50. Pourquoi Dieu veut-Il ou permet-Il les maux physiques de toute sorte qui nous affligent en cette vie mortelle?
Art. 4. LA CRÉATION DE L’HOMME ET LE PÉCHÉ ORIGINEL.
Q. 59. Qu'est-ce-que l'homme?
Q. 60. Qu'est-ce qu'une âme raisonnable?
Q. 61. Pour quelle fin l'homme a-t-il été créé par Dieu?
Q. 62. En quoi consiste la vision béatifique de Dieu?
Q. 63. La vision béatifique de Dieu est-elle due à la nature ?
Q. 64. Quels furent les premiers parents du genre humain?
Q. 65. Comment Dieu a-t-il formé les premiers parents du genre humain?
Q. 66. En quel sens l'Ecriture Sainte dit-elle que Dieu fit l'homme à son image et à sa ressemblance?
Q. 67. Quelle différence y a-t-il, dans l'ordre naturel, entre la création des premiers parents et l'origine des autres hommes qui descendent d'eux par génération naturelle?
Q. 68. Quels sont les dons que Dieu accorda à nos premiers parents dans le paradis terrestre?
Q. 69. Dans quelle intention Dieu conféra-t-il à nos premiers parents la justice, la sainteté et les autres dons?
Q. 70. Quelle défense fit Dieu à nos premiers parents déjà constitués dans l'ordre surnaturel?
Q. 71. Nos premiers parents observèrent-ils la défense de Dieu?
Q. 72. Adam, par son péché, n'a-t-il pas nui aussi à ses descendants?
Q. 73. Comment Adam a-t-il transmis son péché à ses descendants?
Q. 74. Comment s'appelle ce péché transmis aux descendants d'Adam?
Q. 75. Quelqu'un a-t-il été préservé de la tache du péché originel?
Q. 76. Que signifie donc l'immaculée conception de la Bienheureuse Vierge Marie?
Q. 77. Quelle est la croyance de l'Église touchant le passage en l’autre vie de la Bienheureuse Vierge Marie?
Q. 78. Est-ce que Dieu abandonna le genre humain dans l'état de péché originel?
IIre Section. 2e à 7e article du Symbole: la Seconde Personne de la Très Sainte Trinité et l'œuvre de la Rédemption.
Art. 1. JÉSUS-CHRIST, SA DIVINITÉ.
Q. 82. Quels sont les principaux arguments qui nous pressent d'admettre la divinité de Jésus-Christ?
Art. 2. INCARNATION ET NAISSANCE DU FILS DE DIEU.
Q. 93. Pourquoi donc une simple créature n'aurait-elle pu offrir une satisfaction parfaite et adéquate pour le péché?
Art. 3. L'OEUVRE DE LA RÉDEMPTION DU GENRE HUMAIN.
Q. 100. Est-ce comme Dieu ou comme homme que Jésus-Christ a souffert et est mort?
Q. 102. Pour qui Jésus-Christ a-t-il souffert et est-il mort?
Q. 103. Tous les hommes sont-ils donc sauvés?
Q. 106. Qu'entendez-vous ici par ces mots : aux enfers?
Q. 107. Pourquoi Jésus-Christ est-II descendu dans les Limbes?
Art. 4. L'ASCENSION DE JÉSUS-CHRIST AU CIEL ET SON RETOUR À LA FIN DU MONDE POUR LE JUGEMENT GÉNÉRAL.
Q. 112. Que croyons-nous par le septième article du Symbole : D’où II viendra juger les vivants et les morts ?
Q. 113. Dans ce jugement général, quelle sera la sentence?
Q. 114. En dehors du jugement général qui aura lieu à la fin du monde, existe-t-il un autre jugement?
Q. 115. Pourquoi Dieu a-t-il voulu qu'il y eût un jugement général après le jugement particulier?
Q. 116. Pourquoi le pouvoir de juger le genre humain est-il attribué au Christ?
IIIe Section. Les cinq derniers articles du Symboles: la Troisième Personne de la Très Sainte Trinité et l'œuvre de notre sanctification, commencée sur cette terre par la grâce et achevée au ciel dans la gloire.
Art. 2. LA VRAIE ÉGLISE DE JÉSUS-CHRIST.
A. Institution et constitution de l'Église.
Q. 128. Qui est la véritable tête de l'Église?
Q. 134. Qu’entend-on par le corps de l’Église?
Q. 135. Qu’entend-on par l'âme de l’Église?
Q. 136. Pourquoi l'Église de Jésus-Christ est-elle appelée et est-elle la voie ou le moyen nécessaire du salut?
Q. 137. Comment l'Église instituée par Jésus-Christ se distingue-t-elle des autres Églises qui se disent chrétiennes?
C. Les Membres de l'Église.
Q. 162. Un adulte, qui meurt sans avoir reçu le Sacrement de Baptême, peut-il être sauvé?
Q. 163. Un adulte, qui a été validement baptisé et qui, sans faute de sa part, a été incorporé à une secte hérétique ou schismatique, peut-il être sauvé?
Q. 164. Que faut-il penser de ceux qui, sachant quelle est la véritable Église de Jésus-Christ demeurent volontairement en dehors d’elle?
Q. 165. À quoi sont tenus ceux qui sont en dehors de l’Église de Jésus-Christ, mais qui ont quelque doute à ce sujet?
Art 4. LA RÉMISSION DES PÉCHÉS.
Q. 178. Par quels moyens pouvons-nous obtenir dans l'Église la rémission de nos péchés?
Art. 5. LA RÉSURRECTION DES MORTS ET LA VIE ÉTERNELLE.
Q. 184. Que croyons-nous par le dernier article du Symbole: La vie éternelle ?
Q. 185. Que signifient ces mots : Ainsi soit-il, qui se trouvent à la fin du Symbole?
Q. 186. Suffit-il, pour parvenir à la vie éternelle, de croire les vérités imposées à notre foi?
Q. 278. Qu'est-ce que la grâce?
Q. 279. Combien y a-t-il de sortes de grâce?
Q. 280. Qu'est-ce que la grâce habituelle?
Q. 281. La grâce habituelle est-elle nécessaire pour obtenir la vie éternelle?
Q. 282. Que méritons-nous par les bonnes œuvres que nous faisons, quand nous sommes justifiés par la grâce de Dieu et les mérites de Jésus-Christ?
Q. 283. Comment perd-on la grâce habituelle?
Q. 284. Comment recouvre-t-on la grâce habituelle?
Q. 285. Dans l'état de péché mortel peut-on faire quelques bonnes œuvres?
Q. 286. Qu'est-ce que la grâce actuelle?
Q. 287. La grâce actuelle nous est-elle nécessaire?
Q. 288. Dieu donne-t-il à tous les grâces dont ils ont besoin pour la vie éternelle?
Q. 289. Quels sont les principaux moyens d’obtenir la grâce de Dieu?
Section I. — Notions générales.
Section II. — L'Oraison Dominicale et la Salutation Angélique.
ARTICLE I. L’ORAISON DOMINICALE.
Q. 302. Qui invoquons-nous par les mots : Notre Père?
Q. 303. Pourquoi appelons-nous Dieu Notre Père?
Q. 304. Pourquoi disons-nous Notre Père plutôt que Mon Père?
Q. 305. Que voulons-nous dire par ces mots : Qui êtes aux Cieux?
Q. 306. Que demandons-nous dans la première demande : Que votre nom soit sanctifié?
Q. 307. Que demandons-nous dans la deuxième demande : Que votre règne arrive?
Q. 308. Comment pouvons-nous coopérer à l'avènement du règne de Dieu sur terre?
Q. 309. Que demandons-nous dans la troisième demande : Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel?
Q. 310. Que demandons-nous dans la quatrième demande : Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien ?
Q. 311. Que demandons-nous dans la cinquième demande : Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés?
Q. 312. Que demandons-nous dans la sixième demande : Et ne nous laissez pas succomber à la tentation?
Q. 313. Pourquoi Dieu permet-il que nous soyons tentés?
Q. 314. Quels sont les remèdes les plus efficaces contre les tentations?
Q. 315. Que demandons-nous dans la septième demande : Mais délivrez-nous du mal ?
Q. 316. Que signifie l'expression : Ainsi soit-il, qui se trouve après la dernière demande?
ARTICLE II. LA SALUTATION ANGÉLIQUE.
Q. 317. Pourquoi a-t-on coutume d'ajouter à l'Oraison Dominicale la Salutation Angélique?
Q. 318. De qui sont ces paroles : Je vous salue, [Marie], pleine de grâce, vous êtes bénie entre toutes les femmes ?
Q. 319. Que faisons-nous, lorsque nous récitons la Salutation Angélique?
Q. 320. De qui sont ces paroles : Le fruit de votre sein est béni, et que signifient-elles?
Q. 321. De qui sont ces paroles : Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort, et que nous font-elles demander?
Q. 322. La Sainte Vierge Marie, qui est Mère de Dieu, est-elle aussi notre Mère?
Q. 323. De quels avantages jouissent ceux qui honorent la Sainte Vierge Marie d'une tendre piété?
Q. 324. Quelle œuvre de piété l'Eglise recommandent-elle spécialement à l'égard de la Sainte Vierge ?
Q. 335. Pourquoi appelle-t-on le Baptême et la Pénitence les sacrements des morts et tous les autres les sacrements des vivants?
Q. 337. Ne peut-on acquérir la grâce sanctifiante, c'est-à-dire la réconciliation avec Dieu, avant de recevoir un sacrement des morts?
Q. 338. Quel est ce vœu du sacrement?
De chaque sacrement en particulier.
ARTICLE I. — LE SACREMENT DE BAPTÊME.
Q. 348. Qu'est-ce que le sacrement de Baptême?
Q. 349. Quelle est la matière et quelle est la forme du sacrement de Baptême?
Q. 355. Dans quelles dispositions un adulte doit-il s'approcher du Baptême?
Q. 506. Qu'est-ce qu'une vertu?
Q. 507. Combien y a-t-il de sortes de vertus?
Les vertus théologales.
ARTICLE I. — LES VERTUS THÉOLOGALES EN GÉNÉRAL.
Q. 508. Qu'est-ce qu'une vertu théologale?
Q. 509. Combien y a-t-il de vertus théologales?
Q. 510. Les vertus théologales peuvent-elles être acquises par des actes naturels?
Q. 511. Quand les vertus théologales sont-elles infusées en l'homme?
Q. 512. Les vertus théologales sont-elles nécessaires au salut?
Q. 513. Quelle est la vertu la plus haute parmi les vertus théologales?
Q. 514. Quand sommes-nous tenus de produire des actes de foi, d'espérance et de charité?
ART 2. — LES VERTUS THÉOLOGALES EN PARTICULIER.
A. La Foi.
Q. 515. Qu'est-ce que la foi?
Q. 516. Devons-nous croire à toutes les vérités révélées?
Q. 517. La foi peut-elle être contraire à la raison?
Q. 518. Pourquoi ne peut-il jamais y avoir de véritable désaccord entre la foi et la raison?
Q. 519. La foi et la raison peuvent-elles se prêter un appui mutuel?
Q. 520. Quand devons-nous professer extérieurement notre foi?
Q. 521. Comment manifestons-nous notre foi?
Q. 522. Comment perd-on la foi?
Q. 523. En dehors des apostats et des hérétiques, qui sont ceux qui pèchent contre la foi?
B. L'Espérance.
Q. 524. Qu'est-ce que l'espérance?
Q. 525. Comment manifestons-nous notre espérance?
Q. 526. Comment perd-on l'espérance?
Q. 527. Qu'est-ce que le désespoir?
Q. 528. Qu'est-ce que la présomption?
C. La Charité.
Q. 529. Qu'est-ce que la charité?
Q. 530. Comment devons-nous d'abord prouver à Dieu notre amour?
Q. 531. Comment en outre pouvons-nous prouver à Dieu notre amour?
Q. 532. Comment perd-on la charité envers Dieu?
Q. 533. Comment devons-nous nous aimer nous-même?
Q. 534. Comment devons-nous aimer le prochain?
Q. 535. Quelles sont les œuvres de miséricorde spirituelle?
Q. 536. Quelles sont les œuvres de miséricorde corporelle?
Q. 537. La charité dont nous devons aimer le prochain s'étend-elle même aux ennemis?
Les vertus morales.
Q. 538. Qu est-ce qu'une vertu morale?
Q. 539. Combien peut-il y avoir de sortes d'actes d'une vertu morale, selon la fin qui les régit?
Q. 540. Combien y a-t-il de vertus morales principales et quelles sont-elles?
Q. 541. Pourquoi ces vertus sont-elles dites cardinales?
Q. 542. Quel est l'effet des vertus cardinales?
Q. 543. Dans la justification, en même temps que la rémission des péchés et les vertus théologales, que reçoit l'homme?
Q. 544. Combien y a-t-il de dons du Saint-Esprit?
Q. 545. Pourquoi ces dons sont-ils infusés?
Q. 546. Quel secours nous procurent les dons du Saint-Esprit?
Les Béatitudes évangéliques et les fruits du Saint-Esprit.
Q. 547. Quels sont les effets des vertus théologales et des dons du Saint-Esprit?
Q. 548. Qu'est-ce que les béatitudes évangéliques?
Q. 549. Pourquoi Jésus-Christ appelle-t-il heureux ceux qui ont ces dispositions d'esprit?
Q. 550. Qui sont les pauvres en esprit qui sont dits heureux?
Q. 551. Qui sont les doux?
Q. 552. Qui sont ceux qui pleurent et sont cependant heureux?
Q. 553. Qui sont ceux qui ont faim et soif de justice ?
Q. 554. Qui sont les miséricordieux ?
Q. 555. Qui sont ceux qui ont le cœur pur?
Q. 556. Qui sont les pacifiques?
Q. 557. Qui sont ceux qui souffrent persécution pour la justice ?
Q. 558. Combien y a-t-il de fruits du Saint-Esprit et quels sont-ils?
Les péchés actuels ou personnels.
Q. 559. Que fait celui qui viole la loi de Dieu malgré la grâce qu'il accorde toujours pour le salut?
Q. 560. Qu'est-ce donc que le péché actuel?
Q. 561. De combien de façons le péché actuel peut-il être commis?
Q. 562. Que naît-il de la répétition du même péché actuel?
Q. 563. Comment se divise le péché actuel?
Q. 564. Qu'est-ce qu’un péché mortel?
Q. 565. Pourquoi ce péché est-il dit mortel?
Q. 566. Qu'est-ce que le péché véniel?
Q. 567. Pourquoi ce péché est-il dit véniel?
Q. 568. Quels sont les principaux effets du péché véniel?
Q. 569. Les péchés, soit véniels, soit mortels, sont-ils tous égaux entre eux?
Q. 570. Quels péchés mortels sont les plus graves de leur nature?
Q. 571. Quels sont les péchés contre le Saint-Esprit?
Q. 572. Pourquoi les appelle-t-on péchés contre le Saint-Esprit?
Q. 573. Quels sont les péchés contre le prochain, qui crient vers Dieu?
Q. 574. Pourquoi dit-on que ces péchés crient vers Dieu?
Q. 575. Quels sont les péchés capitaux?
Q. 576. Pourquoi ces péchés sont-ils appelés capitaux?
Q. 577. Quelles sont les vertus opposées aux péchés capitaux?
Q. 578. En plus du péché, devons-nous fuir les occasions du péché?
Q. 579. Peut-il arriver que nous ayons à rendre compte à Dieu des péchés d'autrui?
Les Fins Dernières.
Q. 580. Que Dieu nous propose-t-il dans la Sainte Écriture comme moyen très efficace d’éviter le péché?
Q. 581. Qu’entend-on par ces mots : fins dernières?
Q. 582. Quelles réflexions devons-nous surtout faire à propos de la mort?
Q. 583. Qu'arrive-t-il d’abord à l’âme après la mort?
Q. 584. Sur quoi l’âme est-elle jugée dans le jugement particulier?
Q. 585. Après le jugement particulier, qu’adviendra-t-il de l’âme?
Q. 586. Quel sera l'état des damnés dans l'Enfer?
Q. 587. Quelles sont les peines dont les damnés sont affligés en Enfer?
Q. 588. Les peines des damnés sont-elles les mêmes pour tous?
Q. 589. Quel sera l'état de l'âme au Purgatoire?
Q. 590. De quelles peines l'âme est-elle punie au Purgatoire?
Q. 591. Les peines des âmes au Purgatoire sont-elles les mêmes pour toutes?
Q. 592. Le Purgatoire cessera-t-il après le jugement général?
Q. 593. Quel sera l'état des âmes des justes en Paradis?
Q. 594. Tous les bienheureux du Paradis jouissent-ils également de la béatitude éternelle?
Q. 595. Quelle est la raison de cette différence?
22/12/2017 #2
Re: Catéchisme catholique de Cardinal Gasparri
Q. 2. Qui peut se dire chrétien, et l'est en effet?
R. Celui-là peut se dire chrétien et l’est en effet, qui a reçu le sacrement de Baptême, car ce sacrement est la porte de l’Église du Christ. (1)
(1) Conc. de Florence, Décr. aux Arméniens;
— Concile de Trente, sess. VI, can. 28;
— Benoît XV, Encycl. Ad beatissimi, 1er nov. 1914 :
« Tel est le principe et la nature de la foi catholique, qu’on ne peut rien lui ajouter, rien en retrancher; on la tient tout entière, ou on la rejette tout entière. Telle est la foi catholique : qui ne s'y attache fidèlement et fermement ne pourra être sauvé (Symbole de saint Athanasse). Il n’est donc pas besoin de multiplier les épithètes pour signifier que l'on fait profession de foi catholique. Il suffit que chacun puisse déclarer : « Chrétien est mon prénom, catholique, mon nom »; (Saint Pacien, Epist. prima; P. L. (Patrologie latine), 13, 1055). Il faut d’ailleurs qu’on s’efforce de mériter le nom qu’on s’est attribué.
(Acta Apostolicae Sedis, VI, 577).
— Code Droit can. can. 87.
Q. 4. Quelle est le signe extérieur du chrétien?
R. Le signe extérieur du chrétien est le signe de la Croix.
Saint Augustin, In Joannis Evangelium tractatus, CXVIII, 5 :
« Quel est le signe en lequel tous reconnaissent le signe du Christ, si ce n’est la croix du Christ ? Si l'on ne fait ce signe sur le front des croyants, ou sur l’eau d’où ils sortent régénérés, ou sur l’huile qui servira à leur onction par le chrême, ou sur le sacrifice qui les nourrit, rien de tout cela n’est vraiment accompli ». (P. L., 35, 1950. — R. J., 1844).
22/12/2017 #4
Q. 5. Comment fait-on le signe de la Croix?
R. On fait le signe de la Croix en portant la main droite au front en disant : Au nom du Père; puis à la poitrine, en ajoutant : et du Fils;enfin de l'épaule gauche à l’épaule droite, en disant : et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il (2).
(2) Là où l'on a l’habitude de faire autrement le signe de la Croix, on peut conserver la coutume approuvée.
Innocent III, De sacro Altaris mysterio, II, 45 :
« On doit faire le signe de la Croix avec trois doigts, parce qu’on le fait en invoquant la Trinité... en allant de haut en bas et de droite à gauche... Cependant certains font le signe de la Croix de gauche à droite... surtout afin de le faire sur eux et sur les autres d’un seul et même mouvement ». (P. L., 217, 825).
Q. 7. Qu'est-ce qu'un mystère?
R. Un mystère est une vérité qui, par sa nature, dépasse à tel point l’intelligence créée qu’on ne peut la connaître sans révélation divine (3).
(3) Saint Paul, 1re Ep. aux Cor., II, 6-13; Concile du Vatican, Const. Dei Filius, chap. 4; Pie IX, Lettre Tuas libenter, à l'Archev. de Munich et Freising, 21 déc. 1863. — Les incrédules et les adversaires du catholicisme, qui rejettent tous les mystères de l’ordre surnaturel, se font illusion, car, dans l’ordre naturel lui-même, ils sont forcés d’admettre bien des choses que l’esprit humain, en sa faiblesse, ne peut aucunement expliquer ou qu’il ne peut qu’imparfaitement expliquer.
Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. 4 :
a) A côté de ce que la raison naturelle peut atteindre, on propose à notre foi des mystères cachés en Dieu, qui ne peuvent être connus que car une révélation divine... Par leur nature, les divins mystères dépassent tellement l'intelligence créée que, même livrés par la révélation et reçus par la foi, ils demeurent couverts du voile de cette foi même et enveloppés comme d'une sorte de brouillard, tant que nous voyageons loin du Seigneur en cette vie mortelle ». (D.-B., 1795,1796).
Pie IX, Lettre Tuas libenter, du 21 décembre 1863, à l'archevêque de Munich et Freising.
b) « Nous ne voulons pas douter que les hommes de cette assemblée, reconnaissant et professant la vérité qu'on a rappelée, ne veuillent aussitôt rejeter et réprouver entièrement cette manière toute récente de philosopher qui, si elle admet la révélation divine comme un fait historique, soumet cependant aux recherches de la raison humaine les ineffables vérités proposées par cette même révélation divine; comme si ces vérités étaient soumises à la raison ou que la raison pût, par ses propres forces et en vertu de ses principes, acquérir l'intelligence et la science de toutes les vérités et de tous les mystères surnaturels de notre très sainte foi; car ceux-ci dépassent tellement la raison humaine qu'elle ne deviendra jamais capable de les comprendre ou de les démontrer par ses propres forces et en partant de ses principes naturels ».
(Acta Pii IX, p. I, III, 641. — D. B., 1682).
R. Oui, par la lumière de la raison naturelle, nous pouvons connaître avec certitude et démontrer, en partant des choses créées, le Dieu unique et véritable, principe et fin de toutes choses, notre créateur et seigneur; nous le pouvons en remontant des créatures au créateur, de l’effet à sa cause (2).
(2) Sag., XIII, 1-5; saint Paul, Ep. aux Rom., I, 20; Conc. du Vat. , l. c, ch. 2 et canon I, de Revelatione; Pie X, Motu proprioSacrorum Antistitum, 1 sept.1910; saint Irénée, Adv. hæreses, II, 9, I; saint Augustin, Sermon 141, 2.
Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, chap. 2 :
a) « La sainte Église, notre mère, tient et enseigne que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être connu avec certitude par la lumière naturelle de la raison humaine au moyen des choses créées; en effet ses perfections invisibles sont, depuis la création du monde, rendues visibles à l'intelligence par le moyen de ses œuvres (Epître aux Romains, I, 20); que néanmoins il a plu à la sagesse et à la bonté [de Dieu] de se révéler lui-même au genre humain et de lui révéler aussi les éternels décrets de sa volonté, par une autre voie, surnaturelle celle-là. C'est ce que dit l'Apôtre : Après avoir parlé autrefois à nos pères par les Prophètes, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, pour la dernière fois Dieu nous a parlé de nos jours par son Fils ». (Epître aux Hébreux, I, et suiv.). (D.-B., 1785).
Le même Concile, dans la même constitution, can. I, De revelatione :
b) « Si quelqu'un dit que Dieu un et véritable, créateur et notre Seigneur, ne peut être connu avec certitude par la lumière naturelle de la raison humaine, au moyen de ses effets : qu'il soit anathème ». (D.-B., 1806).
Pie X, Dans le motu proprio Sacrorum Antistitum, du Ier septembre 1910, Serment anti-moderniste :
c) « Moi... j'embrasse fermement et j'admets toutes et chacune des choses qui ont été définies, affirmées et déclarées par le magistère infaillible de l'Église, surtout les chefs de doctrine qui s'opposent directement aux erreurs de ce temps. Et tout d'abord : je professe que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être connu avec certitude et même démontré, à la lumière de la raison naturelle, par les choses qui ont été faites (Epître aux Romains, 1, 20), c'est-à-dire par les œuvres visibles de la création, comme une cause [peut être connue avec certitude et démontrée] par ses effets ». (Acta Apostolicae Sedis, II, 669; D.-B., 2145).
Saint Irénée, Adv. hæreses II, 9, I :
d) « L'état même [du monde] découvre celui qui l'a établi; et sa façon même révèle celui qui l'a fait; et le monde manifeste celui qui l'a organisé. L'Église tout entière, dans tout l'univers, a reçu des Apôtres cet enseignement ». (P. G. (Patrologie Grecque), 7, 734; R- L, 198).
Saint Augutin, Sermon 141, 2 :
e) « D'où ces impies (Epître aux Romains, I, 18) tiennent-ils la vérité ? Dieu aurait-il parlé à l'un d'eux ? Auraient-ils reçu la loi, comme le peuple israélite l'a reçue par Moïse? D'où tiennent-ils donc cette vérité, qu'ils possèdent au milieu de leur iniquité? — Ecoutez la suite, elle vous l'apprendra. Tout ce que l'on peut connaître de Dieu, dit saint Paul, leur est clairement montré, car Dieu le leur a montré (ibid., 19). Il l'a montré à ceux à qui il n'a pas donné de loi ? Écoutez comment : car ses perfections cachées se découvrent à l'intelligence par ses œuvres (ibid., 20). Interrogez le monde, la parure du ciel, l'éclat et l'ordre des astres... interrogez toutes les créatures et voyez si elles ne vous répondront pas, chacune à sa manière : c'est Dieu qui nous a faites. Voilà ce que les grands philosophes ont cherché, et à l'œuvre ils ont connu l'ouvrier ». (P. L., 38, 776 — R. J., 1508).
22/12/2017 #7
R. Dieu a daigné révéler aux hommes des vérités qui ne sont pas de soi inaccessibles à la raison humaine, pour que, même dans la condition actuelle du genre humain, ces vérités puissent être connues de tous facilement, en pleine certitude et sans mélange d’erreur.(1)
(1) Concile du Vatican, l. c.
Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. 2 :
« C'est à cette révélation divine que tous les hommes doivent de pouvoir, même dans l’état présent du genre humain, connaître promptement, d’une absolue certitude et sans aucun mélange d'erreur, celles des choses divines qui ne sont pas de soi inaccessibles à la raison humaine ». (D.-B., 1786).
22/12/2017 #8
R. Pour que l’obéissance de notre foi fût conforme à la raison, Dieu a voulu joindre aux secours intérieurs de sa grâce des preuves extérieures de sa révélation : ce sont des faits divins, en particulier les miracles et les prophéties, qui, en montrant clairement la toute puissance et la science infinie de Dieu, constituent des signes très sûrs de la révélation divine, à la portée de toutes les intelligences (2).
(2) Isaïe, XLI, 23; saint Jean, X, 25, 37, 38; XV, 24; 2e Ep. de saint Pierre, I, 19; Concile du Vatican, l. c.chap. 3; Origène, Contre Celse, VI, 10.
Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. 3 :
a) « Néanmoins, afin que l’hommage de notre foi fût d’accord avec la raison, Dieu a voulu joindre aux secours intérieurs du Saint-Esprit les preuves extérieures de sa Révélation, à savoir les faits divins, et surtout les miracles et les prophéties, qui, en montrant abondamment la toute-puissance et la science infinie de Dieu, sont de la Révélation divine des signes très certains et appropriés à l’intelligence de tous ». (D.-B., 1790).
Origène, Contra Celsum, VI, 10 :
b) « C’est la marque propre de la divinité de révéler l’avenir d’une façon qui dépasse les forces humaines et qui, à l’événement, fasse reconnaître l’Esprit divin pour l’auteur de la prédiction ». (P. G., II, 1305. — R.-J., 530)
22/12/2017 #9
R. Par Tradition, j’entends l’ensemble des vérités révélées que les Apôtres ont reçues de la bouche du Christ lui-même ou de la dictée du Saint-Esprit, vérités qui, transmises pour ainsi dire de la main à la main et conservées dans l’Église catholique par une succession continue, sont ainsi parvenues jusqu’à nous (2).
(2) Saint Matthieu, XXVIII, 19, 20; saint Jean, XIV, 26; XVI, 13; XX, 30; XXI, 25; Actes, I, 3; saint Paul, 2e Ép. aux Thess., II, 15; Concile de Trente, l. c. ; Concile du Vatican, l. c.
Concile de Trente, session IV, Décret de canonicis Scripturis :
a) « Le saint Concile de Trente, œcuménique et général..., ayant toujours devant les yeux le propos de conserver dans l'Église, en supprimant les erreurs, la pureté même de l’Évangile, qui, après avoir été promis d’abord par les prophètes dans les saintes Écritures, a été ensuite publié, premièrement par la propre bouche de Notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, puis par ses Apôtres auxquels II a ordonné de le prêcher à toute créature (saint Matthieu, XXVIII, 19 et suiv.; saint Marc, XVI, 15) comme la source de toute vérité touchant au salut et de toute discipline morale; et considérant que cette vérité et cette discipline sont contenues dans les livres écrits et les traditions non écrites qui, reçues par les Apôtres de la bouche du Christ lui-même, ou livrées par les Apôtres eux-mêmes sous la dictée du Saint-Esprit, comme de main en main, sont parvenues jusqu’à nous; docile aux exemples des Pères orthodoxes, [le Concile] reçoit et vénère, avec une pareille piété et un égal respect, tous les livres tant de l’Ancien que du Nouveau Testament, puisque le même Dieu est auteur de l’un et l’autre, ainsi que ces traditions touchant soit à la foi soit aux mœurs, comme venant de la bouche du Christ, ou dictées par l’Esprit-Saint, et conservées dans l’Eglise catholique par une succession ininterrompue.
« Et afin qu’il ne puisse s’élever aucun doute pour personne, sur la question de savoir quels sont les livres saints que le Concile lui-même reçoit, il a voulu que le catalogue en fût joint à ce décret.
« Le voici :
« Ancien Testament : les cinq livres de Moïse, c’est-à-dire la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome; Josué, les Juges, Ruth, les quatre livres des Rois, les deux livres des Paralipomènes, le premier livre d’Esdras, et le second dit de Néhémie, Tobie, Judith, Esther, Job, le Psautier de David [composé] de cent cinquante psaumes, les Proverbes, l’Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques, la Sagesse, l’Ecclésiastique, Isaïe, Jérémie et Baruch, Ezéchiel, Daniel, les douze petits Prophètes, c’est-à-dire Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie; deux livres des Machabées, le premier et le second.
« Nouveau Testament : les quatre Évangiles, selon Matthieu, Marc, Luc et Jean; les Actes des Apôtres écrits par Luc l'Évangéliste; quatorze Épîtres de l'Apôtre Paul, une aux Romains, deux aux Corinthiens, une aux Galates, aux Ephésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, deux aux Thessaloniciens, deux à Timothée, une à Tite, à Philémon, aux Hébreux; deux épîtres de l’Apôtre Pierre, trois de l’Apôtre Jean, une de l’Apôtre Jacques, une de l’Apôtre Jude, et l’Apocalypse de l'Apôtre Jean.
« Si quelqu'un ne reçoit pas pour sacrés et canoniques ces livres entiers avec toutes leurs parties, tels qu’on a coutume de les lire dans l’Eglise catholique, et tels qu’ils sont dans l’ancienne édition de la Vulgate latine, et méprise sciemment et délibérément les traditions susdites : qu’il soit anathème». (D.-B.,783, 784).
b) « Or cette révélation surnaturelle selon la foi de l'Église universelle qui a été proclamée par le saint Concile de Trente, est contenue « dans les livres écrits et dans les traditions non écrites, qui, reçues par les Apôtres de la bouche du Christ lui-même, ou livrées par les Apôtres eux-mêmes, sous la dictée du Saint-Esprit, comme de main en main, sont parvenues jusqu’à nous ». Ces livres de l’Ancien et du Nouveau Testament doivent être reçus comme sacrés et canoniques, en entier, avec toutes leurs parties, tels qu’ils sont énumérés dans le décret du même Concile et contenus dans l’ancienne édition de la Vulgate latine. L’Église les tient pour sacrés et canoniques, non point parce qu’après avoir été composés par la seule industrie humaine, ils ont été ensuite approuvés par son autorité; ni pour ce seul motif qu’ils renferment la révélation sans erreur; mais parce qu’écrits sous l’inspiration du Saint-Esprit, ils ont Dieu pour auteur et ont été confiés comme tels à l’Église elle-même ». (D.-B., 1787).
22/12/2017 #10
R. Voici les principales perfections ou attributs de Dieu :
1° Dieu est étemel, car II n’a et ne peut avoir ni commencement, ni fin, ni succession.
2° Dieu sait tout, car II voit tout, même l’avenir qui dépend de l’action libre des créatures, même les sentiments du cœur et les secrètes pensées de l’esprit.
3° Dieu est immense, car II est au ciel, sur la terre et en tous lieux qui existent ou peuvent exister.
4° Dieu est juste, car II rend à chacun selon ses mérites, soit en cette vie, soit, de façon certaine, en l’autre.
5° Dieu est bon, car II a créé, conserve et dispose toutes choses par sa bonté, sa puissance et sa sagesse infinies; les biens dont nous jouissons viennent de Lui et II écoute avec faveur les prières de ceux qui Le supplient.
6° Dieu est miséricordieux, car II veut que tous les hommes soient sauvés; c’est pourquoi II les a rachetés de l’esclavage du démon, Il accorde à chacun les moyens nécessaires au salut, et II ne veut pas « la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive » (1).
(1) Psaume VII, 10; XXXVII, 10; XLIII, 22; CXXXVIII, 1-12; saint Jean, IV, 24; Actes, XVIII, 25; saint Paul, Ire Ep. à Tim., I,17; Apoc, I, 8; IV, 8, 11; 4e Concile de Latran, chap. I; Concile du Vatican, Const. Dei Filius, chap. I; saint Cyrille de Jérusalem, Catéchèse IV, 5.
IVe Concile de Latran (1215), ch. 1 :
a) « Nous croyons fermement et nous confessons, sans nulle réserve, qu’il y a un seul vrai Dieu, éternel, immense et immuable, incompréhensible, tout-puissant et ineffable, Père et Fils et Esprit-Saint : trois Personnes, mais une seule essence, substance ou nature absolument simple : le Père [ne dépendant] de personne, le Fils du Père seul, et le Saint-Esprit également de l’un et de l’autre; sans commencement, toujours et sans fin; le Père engendrant, le Fils naissant et le Saint-Esprit procédant; consubstantiels, égaux, également tout-puissants, coéternels; seul principe universel; créateur de toutes les choses visibles et invisibles, spirituelles et corporelles : qui, par sa toute puissance, au commencement du temps, fit les deux créations, spirituelle et corporelle, celle des anges et celle du monde; puis celle de l’homme, comme constitué à la fois d’esprit et de corps. Car le diable et les autres démons ont été créés bons par Dieu dans leur nature, mais sont devenus mauvais par leur propre faute. Quant à l’homme, c’est sur la suggestion du diable qu’il a péché.
« Cette Sainte Trinité, indivise selon sa commune essence, et différenciée selon les propriétés des personnes, d’abord par Moïse et les saints Prophètes, et par ses autres serviteurs, selon une très harmonieuse distribution des temps, livra au genre humain l'enseignement nécessaire à son salut ».(Mansi, XXII, 982 et suiv. — D.-B., 428).
Concile du Vatican, Constitution Dei Filius, ch. I :
b) « La sainte Église catholique, apostolique, Romaine croit et confesse qu'il y a un seul Dieu vrai et vivant, créateur et Seigneur du ciel et de la terre, tout-puissant, éternel, immense, incompréhensible, infini en intelligence, en volonté, et en toute perfection; qui, étant une substance spirituelle unique par nature, absolument simple et immuable, doit être prêché comme distinct du monde réellement et par essence bienheureux en soi et de soi, et indiciblement élevé au-dessus de tout ce qui est et peut se concevoir en dehors de lui.
« Ce seul vrai Dieu, par sa bonté et sa force toute puissante, non pour augmenter sa béatitude, non pour acquérir sa perfection, mais pour la manifester par les biens qu'il accorde aux créatures, et par un dessein absolument libre, a formé de rien, dès le commencement du temps, l'une et l'autre créature, la spirituelle et la corporelle, c’est-à-dire les anges et le monde, et ensuite la créature humaine, comme réunissant l’esprit et le corps dans sa constitution.
« Dieu, par sa Providence, conserve et gouverne tout ce qu’il a créé, atteignant avec force d’une extrémité jusqu’à l'autre et disposant tout avec douceur (Sagesse, VIII, I). Tout, en effet, est nu et à découvert devant ses yeux (Epître aux Hébreux, V, 3), même ce qui doit se produire par la libre action des créatures ». (D.-B., 1782-1784).
Saint Cyrille de Jérusalem, Catéchèses, IV, 5 :
c) « Le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ n’est circonscrit dans aucun lieu, et il n’est pas plus petit que le ciel : au contraire, les cieux sont l’œuvre de ses doigts et toute la terre tient dans sa main fermée ; il est en tout et hors de tout... Il connaît l’avenir, il est plus puissant que tout, il sait tout et agit comme il veut, n’étant pas soumis aux enchaînements de circonstances, ni à la naissance, ni au hasard, ni à une destinée nécessaire. Il est parfait en tout et possédant également l’exemplaire de toute vertu. Il ne diminue ni n’augmente, mais il est toujours le même de la même façon; il prépare le châtiment pour les pécheurs et la couronne pour les justes ». (P. G., 33, 460. — R. J., 815).
22/12/2017 #11
R. Oui, Dieu est réellement et essentiellement distinct du monde, et II est infiniment au-dessus de tout ce qui existe ou peut être conçu en dehors de Lui (2).
(2) Act., XVII, 24, 25; saint Paul, Ép. aux Hébreux, I, 10-12; Concile du Vatican, l. c.
« La sainte Église catholique, apostolique, Romaine croit et confesse qu'il y a un seul Dieu vrai et vivant, créateur et Seigneur du ciel et de la terre, tout-puissant, éternel, immense, incompréhensible, infini en intelligence, en volonté, et en toute perfection; qui, étant une substance spirituelle unique par nature, absolument simple et immuable, doit être prêché comme distinct du monde réellement et par essence bienheureux en soi et de soi, et indiciblement élevé au-dessus de tout ce qui est et peut se concevoir en dehors de lui.
22/12/2017 #12
R. Les trois Personnes divines ne sont qu’un seul Dieu parce qu’elles sont consubstantielles, c’est-à-dire qu’elles n’ont qu’une seule et même nature divine, et par suite les mêmes perfections ou attributs et les mêmes œuvres ad extra (1).
(1) Concile de Latran, tenu sous saint Martin Ier canon I; saint Fulgence, De fide, 4; saint Ephrem, Hymnus de defunctis et Trinitate, 11-12; saint Grégoire de Nazianze, Oratio XXXIII, 16; Catéchisme du Conc. de Trente, p. I, ch. IV, n. 3. Les œuvres de Dieu ad extra sont ce que Dieu produit hors de soi dans l'ordre naturel ou surnaturel; on les nomme ainsi pour les distinguer des actes immanents à Dieu qui constituent sa vie intime.
Concile de Latran (649), sous saint Martin Ier; Contre les Monothélites, can, I ;
a) « Si quelqu’un selon la doctrine des saints Pères ne confesse pas proprement et véritablement que le Père et le Fils et l’Esprit-Saint est Trinité dans l’unité et unité dans la Trinité, c’est-à-dire est un seul Dieu en trois subsistances (*) consubstantielles et de gloire égale; pour les trois, une seule et même déité, nature, substance, vertu, puissance, règne, empire, volonté, opération incréée, sans commencement, incompréhensible, immuable, créatrice et protectrice de toutes choses, qu’il soit condamné ». (Mansi, X, 1151. — D.-B., 254),
Saint Fulgence, De fide, 4:
b) « Parce que, en ce vrai Dieu unique et Trinité, il est vrai de par sa nature non seulement qu’il est un seul Dieu, mais encore qu’il est Trinité, ce vrai Dieu est Trinité dans ses personnes et un dans sa nature une. Par cette unité de nature, le Père tout entier est dans le Fils et dans l’Esprit-Saint, et le Fils tout entier est dans le Père et dans l’Esprit-Saint, et l’Esprit-Saint tout entier est dans le Père et dans le Fils. Aucun d’eux n’est hors d’aucun d’eux, parce qu’aucun n’en précède un autre par l’éternité, n’en dépasse un autre en grandeur ou n’en domine un autre en puissance » . (P.L., 65, 673-74. — R. J.,2261).
Saint Ephrem, Hymnus de defunctis et Trinitate, 11-12.
c) « Le Père engendrant, le Fils engendré de son sein, le Saint-Esprit procédant du Père et du Fils; le Père auteur qui a fait le monde de rien; le Fils créateur qui a tout créé de concert avec celui qui l’a engendré.
« L’Esprit-Saint consolateur et miséricordieux, par qui est achevé tout ce qui fut et sera et est; le Père esprit, le Fils verbe, l’Esprit voix, trois noms, une seule volonté, une seule puissance ».
(Lamy, S. Ephr. hymni et serm., III, 242 et suiv. — R. J., 714).
Saint Grégoire de Nazianze, Oratio XXXIII, 16 :
d) « Eux [les fidèles] adorent le Père et le Fils et le Saint-Esprit, déité unique : Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu... l’Esprit-Saint, une seule nature en trois [personnes caractérisées par leurs] propriétés, intelligentes, parfaites, subsistantes par soi, distinctes en nombre, mais non distinctes en divinité ». (P. G., 36, 236. — R. J., 999).
R. Dieu, dans sa bonté et sa toute-puissance, a daigné créer toutes ces choses, non pas pour accroître sa béatitude, ni pour l’acquérir, mais pour manifester sa perfection par les biens qu’il donne aux créatures (1).
(1) Genèse, I, I; Psaume CXXXIV, 6; saint Paul, Ep. aux Hébreux, 1,10; 4e Concile de Latran, chap. I; Concile du Vatican, Const. Dei Filius, chap. I; Catéchisme du Conc. de Trente, p. I, chap. II, n. 20.
« Cette Sainte Trinité, indivise selon sa commune essence, et différenciée selon les propriétés des personnes, d’abord par Moïse et les saints Prophètes, et par ses autres serviteurs, selon une très harmonieuse distribution des temps, livra au genre humain l'enseignement nécessaire à son salut». (Mansi, XXII, 982 et suiv. — D.-B., 428).
R. Oui, Dieu prend soin de toutes les choses créées, car II les conserve positivement, les garde, — sans quoi elles retomberaient aussitôt dans le néant, — et II les gouverne de telle sorte que rien n’arrive et ne peut arriver sans la volonté ou la permission de Dieu (2).
(2) Sagesse, XI, 26; saint Matthieu, VI, 30; saint Luc, XII, 6, 7; Actes, XVII, 25; saint Paul, Ep. aux Romains, VIII, 30; Ep. aux Hébreux, I, 3; Concile du Vatican, l. c;Catéch. du Conc. de Trente, l. c, n. 21, 22.
R. Le soin que Dieu prend des créatures se nomme la Providence divine (3).
(3) Saint Jean Chrysostome, Contra Anomoeos, XII, 4.
Saint Jean Chrysostome, Contra Anomoeos, XII, 4 :
« Non seulement [Dieu] a produit la créature, mais, une fois produite, il la garde et la protège; qu’il s’agisse des anges ou des archanges ou des puissances supérieures ou de n’importe quelle créature sans exception, visible ou invisible : toutes jouissent de sa Providence. Et, si elles viennent à être séparées de sa vertu efficace, elles tombent, elles se défont, elles périssent ». (P. G., 48, 810. — R.J., 1134).
22/12/2017 #16
R. Dieu n’empêche pas le péché, parce qu’Il a donné à l’homme la liberté avec le secours de la grâce, afin qu’il fût lui-même l’auteur ou de son bonheur ou de sa perte, selon qu’il coopérerait ou résisterait à la grâce; mais Dieu sait à merveille tirer le bien de l’abus même de cette liberté, en sorte que sa justice et sa miséricorde éclatent partout et toujours (1).
(1) Saint Augustin, De spiritu et littera, 58.
Saint Augustin, De spiritu et littera, 58.
« Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (Ire Epître à Timothée, II, 4); non pas cependant qu’il leur enlève leur libre arbitre, car, selon qu’ils en auront bien ou mal usé, ils seront jugés avec une parfaite justice. Cela étant, les infidèles agissent contre la volonté de Dieu, lorsqu’ils ne croient pas à son évangile; mais ils n’en sont pas vainqueurs pour cela : c’est eux-mêmes qu’ils frustrent d’un grand et suprême bien et qu’ils condamnent à de rudes châtiments, car ils éprouveront dans les supplices la puissance de celui dont ils ont méprisé la miséricorde en refusant ses dons ». (P.L., 44, 238. — R-J. 1735).
22/12/2017 #17
R. Dieu veut ou permet les maux physiques de toute sorte qui nous affligent en cette vie mortelle, pour punir le péché, ou pour convertir les pécheurs, ou bien pour éprouver les justes et leur faire mériter des récompenses éternelles, ou enfin en vue d’un plus grand bien (2).
(2) Genèse, III, 16-19; Tobie, II, 12; Job, II, 6, 7; saint Jean, IX, 3; saint Ephrem, Carmina Nisibena, III, 8,10; saint Thomas, p. Ia, q. 19, a. 9; q. 49, a. 2.
Saint Ephrem, Carmina Nisibena, III, 8 et 10 :
« Il est évident que le bon Dieu n’a pas voulu les calamités qui de tout temps affligent les hommes, bien que ce soit lui qui les ait envoyées, mais que ce sont nos péchés qui sont cause de nos épreuves. Personne ne peut se plaindre de notre Créateur, mais lui peut se plaindre de nous, qui, en péchant, l’avons obligé à s’irriter contre nous, contrairement à sa volonté, et à nous frapper, contrairement à sa bienveillance... L’homme châtie pour en tirer profit. Car chacun châtie ses serviteurs pour les dominer. Mais le bon Dieu, lui, châtie ses serviteurs pour qu’ils se dominent eux-mêmes. Tes épreuves doivent être des livres qui te conseillent ». (Ed. G. Bickell, p. 80).
22/12/2017 #18
R. Les premiers parents du genre humain furent Adam et Eve, que Dieu forma et plaça dans le paradis terrestre, en les élevant à l'ordre surnaturel et les comblant de tous les dons de la grâce et de la nature (1).
(1) Genèse, II, 7 et suivants. — Ayant fait l'homme à son image et ressemblance, Dieu lui soumit les animaux de la terre, dont il userait pour son bien, comme aussi des plantes et des fruits. Chrétien, n’abuse donc point des animaux, mais fais-en bon usage; si tu les tourmentais et les maltraitais sans raison, tu agirais contre cette douceur d'âme qui convient à tout homme, mais surtout au chrétien.
22/12/2017 #19
R. La seule différence de l’ordre naturel est dans la formation du corps qui a lieu par génération, tandis que l’âme de tout descendant d’Adam est immédiatement créée par Dieu et unie substantiellement au corps.
22/12/2017 #20
R. Oui, par son péché, Adam a nui aussi à ses descendants, car il leur a transmis non seulement la concupiscence, la mort et les autres peines du péché, mais encore le péché même, c’est-à-dire la privation de la justice et de la sainteté.
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L'automne catholique est en marche!
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Un coin de France - Tradition Catholique
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Art. 3

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