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Timestamp: 2020-07-04 09:49:18+00:00

Document:
Histoire de FRANCE - (page 8) - Le fil des jours
Par Dona Rodrigue le 22 Juin 2011 à 10:20
Par Dona Rodrigue le 20 Juin 2011 à 00:13
Par Dona Rodrigue le 20 Juin 2011 à 00:05
Charles-Geneviève-Louis-Auguste-André-Timothée d'Éon de Beaumont, dit le Chevalier d'Éon (5 octobre 1728 à Tonnerre, France - 21 mai 1810 à Londres) est un auteur, diplomate et espion français.
Il est le fils de Louis d'Éon de Beaumont, directeur des domaines du roi, et de Françoise de Charanton, fille d'un Commissaire Général des Guerres aux armées d'Espagne et d'Italie. D'Éon raconte dans son autobiographie Les Loisirs du chevalier d'Éon de Beaumont qu'il est né « coiffé », c'est-à-dire couvert de membranes fœtales, tête et sexe cachés et que le médecin de la ville a été incapable de déterminer son sexe[1].
Il naît et commence ses études à Tonnerre puis, en 1743, il les poursuit à Paris chez son oncle, au Collège Mazarin et obtient un diplôme en droit civil et en droit canon en 1749 à 21 ans. Il s'inscrit comme avocat au Parlement de Paris le 22 août 1748. Il montre également des talents en équitation et en escrime. Il se met à écrire, publie en 1753 plusieurs Considérations Historiques et Politiques. L’ouvrage étant remarqué, le jeune homme se crée un réseau de relations, dont le prince de Conti, cousin du roi Louis XV qui le nomme censeur royal pour l'Histoire et les Belles-Lettres[2].
Sollicité, il s'affilie au « Secret du Roi », une politique que mène Louis XV en parallèle des conseils officiels (le prince de Conti, le maréchal de Noailles, Beaumarchais, M. de Tercier en font également partie). Il est aussitôt dépêché à la Cour de Russie en juin 1756, alors que débute la guerre de Sept Ans, pour obtenir de la tsarine Élisabeth une alliance avec la France. Il y est dépêché comme secrétaire d'ambassade. Il racontera plus tard y avoir été « lectrice » de la tsarine sous le nom de Lia de Beaumont. Celle-ci aurait percé à jour le déguisement et aurait tenté de consommer, mais il serait resté mou et aurait été traité de fou. En fait, le poste n'existait pas à la cour de Russie, et l'histoire n'apparaît qu'à l'époque où il est en Angleterre. À la cour russe, la tsarine donnant des bals costumés où l'on inversait les rôles (les hommes devaient être vêtus en femme et les femmes en homme), il prend sans doute plaisir à se travestir, sa faible corpulence lui permettant de mystifier tout le monde[3].
Il est de nouveau à Saint-Pétersbourg comme secrétaire d'ambassade de 1758 à 1760. Il porte le texte du traité d'alliance au roi à Versailles où il arrive deux jours avant le courrier dépêché par la tsarine. Le roi le récompense en lui donnant un brevet de Capitaine de dragons en 1760. Il participe aux dernières campagnes de la guerre de Sept Ans où il est blessé et quitte l'armée en 1762 pour redevenir agent secret. Il est envoyé à Londres en 1762, où il collabore à la rédaction du traité de paix qui sera signé à Paris le 10 février 1763. Sa grande habileté diplomatique, alors que la France est vaincue par l'Angleterre qui veut s'emparer de tout l'empire colonial français, lui vaut de recevoir une des plus rares distinctions du temps : l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis.
Parallèlement, il est chargé par le Secret du Roi de la composition d’un plan d’invasion sur la Grande-Bretagne, plus précisément d'un projet de descente sur l'Angleterre et le Pays de Galles dont il a reconnu les côtes avec le marquis Carlet de la Rozière. Il est nommé par la suite ministre plénipotentiaire de l’ambassade du duc de Nivernois. À l’arrivée du nouvel ambassadeur, Claude Louis François Régnier, comte de Guerchy, il en devient le secrétaire.
Les deux hommes n’arrivent pas à s’entendre, le chevalier, imbu de l’estime du Roi et redescendu secrétaire après avoir été ministre plénipotentiaire, accepte difficilement les remarques de son supérieur qu'il juge incompétent. Une guerre ouverte s’installe alors à l’ambassade de France, deux camps se forment et une guerre de libelle voit le jour. Le 4 novembre 1763, Louis XV demande l’extradition du chevalier mais la législation anglaise l’interdit. Redevenu simple particulier, il continue par provocation d’aller à l’ambassade de France et divulgue en 1764 des secrets d’État et une partie de sa correspondance personnelle, étant prêt à saborder sa carrière afin de discréditer Guerchy. Le conflit est marqué par plusieurs procès devant la Cour de sa Majesté Britannique. Lors d'un procès, un témoin surprise accuse l’ambassadeur de France d'avoir tenté d’empoisonner son ex-secrétaire lors d'un repas[4]. Le dernier procès, en septembre 1767, donne raison au chevalier d’Éon qui poursuit alors son métier d'espion.
Sa prétendue folie devait alimenter les arguments de Treyssac de Vergy et d’Ange Goudar, deux hommes de plume aux ordres de l’ambassadeur. La rumeur se fit persistante, alimentée par l’attitude équivoque, non-conformiste du chevalier. Son changement de sexe n’y est pas non plus étranger. De fou, on le prétend hermaphrodite, puis femme. Les Britanniques réalisent de nombreuses caricatures du chevalier qu'ils baptisent Épicène[5] d'Éon. Ils vont même jusqu'à ouvrir des paris sur son sexe : un parieur traînant en justice un autre parieur, le tribunal, avec de faux-témoins et en l'absence d'Éon, le reconnaît comme femme[6]. Ce changement de sexe et ce travestissement supportent plusieurs interprétations, interprétations freudiennes (névrose, délire narcissique, schizophrénie, etc.) comme des lectures purement politiques ou stratégiques.
À cette même époque, d'Éon est en liaison avec le libelliste français Charles Théveneau de Morande. En 1775, Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais est envoyé à Londres par le roi de France Louis XVI pour récupérer auprès du Chevalier d'Éon la correspondance échangée avec le feu roi Louis XV (notamment ses projets de débarquement). Après maintes péripéties, une transaction de plus de vingt pages est conclue entre eux deux qui stipule notamment la remise intégrale des documents et que la chevalière ne quittera plus jamais ses vêtements féminins. En échange de quoi la rente viagère lui était accordée. Les négociations ont duré quatorze mois.
D'Éon quitta Londres le 13 août 1777 et se présenta à la cour en capitaine de dragons. Une ordonnance fut prise le 27 août 1777 par le roi Louis XVI, lui donnant ordre « de quitter l'uniforme de dragons qu'elle continue à porter et de reprendre les habits de son sexe avec défense de paraître dans le royaume sous d'autres habillements que ceux convenables aux femmes ». Il est exilé à Tonnerre, où il resta six ans.
En novembre 1785, il regagne la Grande-Bretagne et perd sa rente. Il se retrouve dans une demi-misère, doit vendre sa bibliothèque et est recueilli par une dame britannique de son âge, la veuve Mrs Cole. Il continue de se battre en escrime, toujours en habits de femmes (gardant une agilité malgré une forte corpulence), jusqu'à l'âge de 68 ans. Il est gravement blessé lors de ce dernier duel.
Il accueille favorablement la Révolution française, propose à l'Assemblée nationale de conduire une unité d'Amazones, se voit accorder un passeport, mais la déclaration de guerre du 1er février 1793 et de lourdes dettes le contraignent à demeurer sur le sol britannique.
En effectuant la dernière toilette de la défunte, on découvrit avec stupéfaction que cette vieille dame... était un homme. Un chirurgien accompagné de plusieurs membres de la Faculté médicale de la Grande-Bretagne déclara dans un rapport médico-légal, le 23 mai 1810 : « Par la présente, je certifie que j'ai examiné et disséqué le corps du chevalier d'Éon et que j'ai trouvé sur ce corps les organes mâles de la génération parfaitement formés sous tous les rapports ».
Le chevalier d'Éon, 49 ans habillé en homme et 33 ans en femme, est enterré dans le Middlesex.
Dans la chanson Sans contrefaçon qui évoque l'univers homosexuel et des travestis, la chanteuse Mylène Farmer se dit être le Chevalier d'Éon en faisant allusion à son déguisement.
L'éonisme désigne le besoin qu'éprouvent certains hommes d'adopter des comportements vestimentaires ou sociaux socialement considérés comme féminins, alors qu'ils ne sont pas spécifiquement homosexuels. Deux approches de l'éonisme prévalent : le psychologue Havelock Ellis considère que l'éonisme serait la première étape de l'inversion sexuelle, celle-ci s'exprimant symboliquement sur un plan vestimentaire. Le psychiatre Angelo Hesnard pense que l'éonisme est un moyen d'appropriation de l'image de la femme par le travestisme et peut conduire à une forme de perversion sexuelle. Dans certaines pratiques sexuelles, notamment le fétichisme, l'éonisme est un stimulant puissant.
Le Chevalier d'Éon est un espion jouable avec la France dans le jeux vidéo Empire: Total War
Les Loisirs du chevalier d'Éon de Beaumont, ancien ministre plénipotentiaire de France, ses divers sujets importants d'administration, etc. pendant son séjour en Angleterre, 13 volumes , Amsterdam, 1774.
↑ le chevalier d'Éon Emission Deux mille ans d'Histoire du 25 février 2009
Evelyne et Maurice Lever, Le Chevalier d'Éon : « Une vie sans queue ni tête », Fayard, 2009 (ISBN 978-2213616308) [Le sous-titre fait référence à la préface de l'autobiographie d'Éon]
Philippe Luyt, D'Éon de Tonnerre. Iconographie et histoire, 2007
Musée municipal de Tonnerre, Catalogue bilingue de l'exposition - Le Chevalier d'Éon : secrets et lumières, 2007 www.tonnerre.fr
Fernande Gontier, Homme ou femme ? La confusion des sexes, Perrin, 2006. 6e chapitre.
Simon Burrows, Blackmail, scandal and revolution London's French libellistes, 1758–92, Manchester University Press, octobre 2006.
Paul Mourousy, Le Chevalier d'Éon : Un travesti malgré lui, Le Rocher, 1998 (ISBN 978-2268029177)
Gary Kates, Monsieur d’Eon is a woman : A tale of polittical intrigue and sexual mascarade, BasicBooks, 1995.
Jean-Michel Royer, Le Double Je, ou les Mémoires du chevalier d'Éon, Grasset, Paris, 1986, ouvrage couronné par la Société des gens de lettres
M. De Decker, Madame le Chevalier d'Eon, Paris, 1987.
D'Éon chevalier et chevalière, sa confession inédite par André Frank en collaboration avec Jean Chaumely, Paris 1953 Éditions Amiot-Dumont.
O. Homberg et F. Jousselin, Un Aventurier au XVIIIe siècle. Le Chevalier D'Éon (1728-1810) ; Paris, Plon-Nourrit et Cie, 1904, 312 p.
F. Gaillardet (éditeur), Mémoires du chevalier d’Éon (collection de documents commentés), Paris, 1836. 2 vol.
Pikul'Valentin Savvich. Par la plume et l'épée (L'original Пикуль Валентин Саввич, Пером и шпагой. Pikul'est l'écrivain russe). Le roman. Russie, Moscow.
M. de La Fortelle, La Vie militaire, politique et privée de Demoiselle Charles-Geneviève-Auguste-Andrée-Thimothée Éon ou d'Èon de Beaumont, [... etc.], Paris, Chez Lambert, 1779.
Qui était le Chevalier d'Éon ?, Secrets d'histoire, TV5, 2009.
2010, Eonnagata, pièce mêlant théâtre et danse, de Robert Lepage. Avec Sylvie Guillem, Robert Lepage et Russell Maliphant.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Beaumont,_chevalier_d'%C3%89on
l'HISTOIRE de la RESISTANCE en FRANCE
Par Dona Rodrigue le 18 Juin 2011 à 19:32
MUSEE de la RESISTANCE ; SITE ANIME...
http://www.musee-resistance.com/
Qui et combien étaient les résistants ?
Quand et pourquoi se sont-ils engagés ?
Comment la résistance intérieure s'est-elle organisée ?
Quels étaient ses rapports avec la résistance extérieure et le général de Gaulle, avec les Alliés ?
Quelle stratégie a-t-elle adoptée ?
Comment et quand s'est-elle unifiée ?
Quel a été son rôle dans la libération et la reconstruction de la France, ainsi que dans la victoire alliée de 1945 ?
Les résistants étaient des hommes et des femmes de tous âges mais souvent jeunes voire très jeunes.
Toutes les sensibilités politiques de gauche comme de droite, toutes les sensibilités philosophiques et religieuses étaient représentées au sein de la résistance.
Des étrangers ont combattu aux côtés des résistants français : antifascistes italiens, antinazis allemands et républicains espagnols réfugiés en France ; immigrés polonais et arméniens ; juifs apatrides.
Volontaires engagés dans l'action clandestine, les résistants risquaient à tout moment d'être dénoncés, arrêtés, torturés, emprisonnés, exécutés ou déportés.
Ils constituaient une toute petite minorité courageuse, qui a suscité à la fin de l'Occupation un mouvement social beaucoup plus vaste, entraînant l'adhésion de la majorité des Français.
Les motivation des résistants étaient diverses : refus de la défaite et de l'occupation allemande, refus du régime de Vichy et de la collaboration, refus de la répression et des mesures antisémites, volonté de combattre pour libérer la France.
La résistance a revêtu des formes multiples qui allaient de l'attentisme prudent ou l'écoute de la BBC, jusqu'à la l'action directe ( attentats, sabotages ) ou la lutte armée dans les maquis, en passant par les manifestations patriotiques, le renseignement, la diffusion de la presse clandestine, la participation à des réseaux d'évasion, le refus du Service du travail obligatoire ( STO ) mis en place à la fin de 1942 et au début de 1943.
Ils ne pouvaient guère compter sur la population accablée par la défaite, soucieuse d'assurer d'abord sa survie et terrorisée par les menaces de représailles, ni sur l'aide des Alliés qui a tardé à venir et est restée limitée.
- cohabitation conflictuelle entre communistes, non communistes et anticommunistes, entre partisans du général de Gaulle et antigaullistes de différentes sensibilités, en particulier ceux qui n'avaient pas rompu avec le régime de Vichy ;
- désaccord sur le plan stratégique entre ceux qui préconisaient le sabotage et la lutte armée immédiate, en particulier les communistes avec l'Organisation spéciale ( OS ), puis les Francs tireurs et partisans français ( FTPF ) et leurs groupes de la Main- d'oeuvre immigrée ( MOI ), et ceux qui privilégiaient le renseignement, la propagande, l'aide aux pilotes alliés abattus au-dessus du territoire français et aux prisonniers évadés, dans l'attente des troupes alliées ;
1. Des débuts difficiles, un développement séparé dans les deux zones
Les rares Français qui se sont engagés dans la résistance dès 1940 l'ont fait à titre individuel ou au sein de petits groupes isolés, agissant de façon spontanée, sans mots d'ordre, sans liens entre eux.
D'autres se sont mis au service des réseaux britanniques du Special Operation Executive ( SOE ) du major Buckmaster et des réseaux de la France libre, mis en place par le Bureau central de recherche et d'action ( BCRA )
D' Estienne d'Orves
2. Les facteurs de son développement
Quatre facteurs extérieurs à la résistance ont favorisé son développement :
En juin 1941, l'attaque allemande contre l'Union soviétique a levé les équivoques qui pouvaient subsister chez certains militants communistes depuis le pacte germano-soviétique d'août 1939, et a renforcé la détermination des résistants communistes qui constituaient, depuis 1940, la cible privilégiée de la répression nazie et vichyste.
En septembre 1942, l'établissement du Service du travail obligatoire ( STO ) a poussé les réfractaires à rejoindre les maquis.
En novembre 1942,l'invasion de la zone Sud par la Wehrmacht a discrédité le régime de Vichy incapable de s'y opposer, anéanti le mythe d'un « Vichy-bouclier », État indépendant et souverain jouant le double-jeu pour le plus grand intérêt de tous les Français, et elle a uniformisé les conditions de la résistance dans les deux zones.
En février 1943, la capitulation de la VIe Armée allemande à Stalingrad a fait s'effondrer le mythe de l'invincibilité de la Wehrmacht et de la victoire définitive du Reich hitlérien auquel le régime de Vichy avait adhéré.
3. Les étapes de l'unification de la résistance
La France libre avait besoin de se faire reconnaître par la résistance intérieure et la résistance intérieure avait besoin de l'aide de la France libre.
En janvier 1942, de Gaulle a envoyé Jean Moulin en France avec pour mission d'unifier la résistance intérieure.
Au printemps 1943, les mouvements de la zone Sud ont fusionné dans les Mouvements unis de résistance ( MUR ), et ceux de la zone Nord ont commencé à coordonner leur action.
Un Conseil national de la résistance ( CNR ) a été créé où siégaient les représentants des mouvements des deux zones, des partis politiques et des syndicats.
Présidé par Jean Moulin puis après son arrestation en juin 1943, par Georges Bidault, le CNR a élaboré un programme qui a été adopté en mars 1944.
Ce programme fixait les conditions de la lutte immédiate pour la libération du territoire français et les mesures à appliquer après la Libération pour rétablir la légalité républicaine et promouvoir de profondes réformes sur le plan économique et social.
Au début de 1944, a été créé le Mouvement de libération nationale ( MLN ) qui regroupait les MUR et plusieurs mouvements de la zone Nord.
III. Le rôle de la résistance dans la libération de la France
1. L'action des maquis et les combats de la Libération
Dès septembre 1943, les résistants corses ont déclenché une insurrection qui a libéré leur île avec l'aide de commandos venus d'Afrique du Nord.
Au début de 1944, les groupements armés issus des différents mouvements de résistance ont été unifiés au sein des Forces françaises de l'intérieur ( FFI ) placées sous le commandement du général Kœnig.
À partir de juin 1944, FFI et FTP ont participé activement à la libération des autres départements français.
Pour retarder l'arrivée des renforts allemands au lendemain du débarquement de Normandie, les forces armées de la résistance ont mis en oeuvre les plans de sabotage des moyens de communication : Plan vert pour les voies ferrées, Plan violet pour les lignes téléphoniques et Plan bleu pour les installations électriques.
Dans le même temps, elles ont été mobilisés dans l'application du Plan Paul, qui visait à détruire les dépôts allemands de munitions et de carburants, à harceler les renforts allemands et à préparer l'arrivée des troupes alliées.
Elles ont subi l'assaut de la Wehrmacht appuyée par la Milice française au cours de batailles meurtrières livrées dans les Alpes sur le Vercors et le plateau des Glières, dans le Massif-Central au Mont Mouchet, et en Bretagne à Saint-Marcel.
Elles ont déclenché l'insurrection parisienne qui a libéré Paris le 25 août 1944 avec l'appui de la 2ème Division blindée du général Leclerc
Elles ont libéré la plus grande partie du sud-ouest et du centre de la France, et facilité dans le sud-est la progression de la 1ère Armée française du général de Lattre de Tassigny débarquée en Provence en août 1944.
2. Le rétablissement de la légalité républicaine
Dans la France libérée ont été mis en place partout des Comités départementaux et locaux de libération ( CDL et CLL ) constitués par des résistants, comités qui se sont substitués à l'administration de Vichy et ont rétabli la légalité républicaine.
Des cours de justice et des chambres civiques ont été créées avec la participation des résistants, pour mettre fin ou éviter les exécutions sommaires et les règlements de compte qui ont accompagné les journées libératrices, et installer les instruments de l'épuration légale des collaborateurs.
CDL, CLL et milices patriotiques ont constitué parfois, en particulier dans les départements où la résistance communiste était en position de force, une menace de contre-pouvoir face aux commissaires de la République et aux préfets nommés par le gouvernement provisoire de la République française restaurée, qui se sont rapidement imposés partout.
3. Le bilan de l'action de la résistance
Lorsque s'achève la libération de la France au printemps 1945, avec la réduction des dernières poches tenues par les Allemands, le bilan est lourd : 20 000 FFI ou FTP tués au combat, 30 000 fusillés, plus de 60 000 déportés, dont près de la moitié sont morts dans les camps.
Mais le sacrifice des résistants n'a pas été inutile et l'action de la résistance, même si elle n'a été qu'une force d'appoint, a bien servi la France.
Au lendemain de la guerre, beaucoup de résistants ont été déçus parce que le rétablissement par la IVe République, en 1946, du régime d'assemblée ne correspondait pas à l'idéal de changement profond qui avait motivé leur engagement dans la Résistance.
Confrontés à la reconstitution des partis traditionnels, les résistants ne sont pas parvenus à créer un grand parti de la résistance, mais ils ont cependant joué un rôle important dans la reconstruction administrative, politique, économique et sociale de la France.
La vie politique française allaient être durablement marquée par l'héritage de la résistance, et dans l'immédiat, le programme du CNR s'est en partie concrétisé avec l'instauration du vote des femmes, la nationalisation des secteurs clés de l'économie et la création de la Sécurité sociale.
18 JUIN 1940 ... APPEL du GENERAL de GAULLE
Par Dona Rodrigue le 18 Juin 2011 à 14:27
Mais jour après jour, à la radio de Londres, de Gaulle va bâtir sa légitimité contre les «traîtres de Vichy». Par son verbe, il lavera la honte de la défaite
La FRANCE OCCUPEE... 22 juin 1940
Par Dona Rodrigue le 18 Juin 2011 à 13:51
La France est coupée en deux: une zone occupée et une zone "libre".
Vichy devient la capitale d'un État-croupion, même si une bonne partie de l'administration demeure à Paris.
Séance des députés du 10 juillet 1940: ils votent en majorité pour la fin du régime.La IIIe République (1875-1940) est morte.
Quarante millions de pétainistes.
Quelques résistants, pour la plupart catholiques; la plupart des Collabos purs et durs seront issus de partis de gauche et de la franc-maçonnerie, comme Laval.
Le Chagrin et la Pitie- ma note pour ce film :
Réalisé par Marcel Ophuls
Le Réseau Corneille (des résistantes - seconde guerre mondiale )
Par Dona Rodrigue le 17 Juin 2011 à 11:35
Ce roman d'espionnage se déroule dans la France de 1944, à quelques jours du Débarquement en Normandie. Il décrit les difficultés rencontrées par Betty, officier de l'armée britannique experte en sabotage, pour réunir une équipe exclusivement féminine qui aura pour but de déstabiliser le réseau de communications allemand en France.
Félicity Clairet - Flick pour les intimes - est envoyée auprès de la résistance française pour tenter de détruire le poste de télécommunications des nazis dans le château de Sainte-Cécile, près de Reims. Nous sommes à 8 jours du débarquement et la destruction de ce système sera de grande utilité le Jour J. Malheureusement l’attentat échoue et Flick se retrouve à Londres, alors que son marie Michel est blessé et le groupe de résistants fait prisonnier par Dieter Franck, un nazi proche de Rommel et dont les méthodes de torture sont particulièrement efficaces.
Flick a un "Plan B", qui n’est d’ailleurs nullement approuvé par les bureaucrates du MI6, mais son chemin croise celui de Paul Chancellor, un Américain proche du général Montgoméry. Le plan de Flick est très simple : détruire le réseau des télécommunications nazies de l’intérieur plutôt que des attaques faites par la résistance.
Pour cela, il suffit de réunir un groupe de femmes aussi déterminées et bien entraînées par le SOE. Déguisées en femmes de ménage ou téléphonistes, elles pourraient infiltrer le château de Sainte-Cécile et détruire le QG allemand.
Finalement, Flick, Diane, Maude, Ruby, Denise et Greta seront envoyées en France occupée pour réaliser ce plan audacieux de la dernière chance. Leur nom de code : le réseau Corneille (Jackdaws en anglais). La course contre le temps devient également pour le nazi Dieter Franck une affaire personnelle ; Flick est devenue sa bête noire obsessionnelle.
Le rythme de ce roman est tellement soutenu qu’à aucun moment on a envie de le lâcher ; on a à peine le temps de récupérer d’un rebondissement qu’un autre surgit aussitôt.
L’ambiance du roman a été comparée par certains critiques aux Canons de Navaronne ou même une version féminine des Douze Salopards. Croyez-moi sur parole, on ne s’ennuie pas une seconde.
Ken Follet né le 5 juin 1949 à Cardiff (Royaume-Uni)
Paru le 5 avril 2004
Livre passionnant mélangeant habilement faits réels et ceux inventés de toutes pièces. C'est un grand moment de la résistance française, avec des personnages attachants. Le départ est peut être un peu long, mais ensuite lorsque l'histoire s'installe, impossible d'arrêter, on est comme envouté par l'action et l'on veut savoir comment se terminera cet espionnage... à lire absolument
Résumé : Fin mai 1944, les armées alliées préparent le débarquement sur les côtes normandes. A Sainte-Cécile, près de Reims, les Allemands ont installé un central téléphonique à l'intérieur d'un château historique. L'aviation britannique a essayé de détruire cette place stratégique mais c'est un échec. Un raid de résistants locaux organisé par Betty Clairet, major de vingt-neuf ans dans l'armée anglaise, a également échoué car ils avaient sous-estimé les effectifs. Revenue à Londres, Betty réussit à convaincre ses supérieurs d'organiser une nouvelle tentative de sabotage et recrute elle-même quelques femmes qui vont former un commando unique en son genre. Elles ont une semaine pour réussir Mais un agent de renseignement nazi a obtenu des informations en torturant un rescapé
LOUIS XVI, un ROI proche de son PEUPLE.
Par Dona Rodrigue le 13 Juin 2011 à 12:50
Les FEMMES FRANCAISES LIBRES.....
Par Dona Rodrigue le 12 Juin 2011 à 16:54
I. le corps des volontaires françaises :
Entre le 7 novembre 1940 , date de création du "corps des volontaires française libre, et le 31 juillet 1943 (date à laquelle se réalise l'amalgamme des FFL et de l'armée
d'Afrique),elles sont 430, mues par un même sentiment patriotique ,à signer un
engagement dans les forces française libres .
Elles sont françaises (de métropole ou de l'Empire) immigrées ou étrangéres,de 17 à 50 ans ,issues de toutes les catégories sociales et professionelles et de toutes les familles de pensées politique ou religieuses . Elles constituent le Corps des Volontairesféminine ; Entre 1943 et 1945 la france est la seul à employer des femmesfrançaises mêlées aux forces combattantes.
Le train est le premier corps à créer des section de conductrices automobiles (le 5 décembre 1942) et les 150 premières recrues du general Martin porteront le surnom de " Merlinettes".Puis un service intervient à cause du grand nombre de blessés c'est le service feminin de santé militaire.
L'épouse du générale Catroux, a été pendant la Grande Guerre infirmière, et maintenant elle à été nommée inspectrice du personnel féminin (I.G.P.F) en août 1943, plus de 3000 femmes constituent les effectifs de tous les services auxiliares , en 1944 , ce qui nécessite un commandement féminin aux côtés de l'autorité militaire: le commandement Hélène Terré, les capitaines du pont sont affectés au commandement des volontaires féminines de terre, de mer et de l'air.
Le général Jurion au commandement de la DPSF, tient à rappeler l'importance des ces auxiliaires féminines et le
respect qu'il leur est dû: " le personnel féminin en raison de sa situation particulière et de la participation très appréciée et sans cesse accrue qu'il apporte à l'effort de guerre, a le droit le plus légitime à la considération et au respect de tous: civils et militaires. (...) Le corps des AFAT (Auxiliares Féminines de l' Armée de Terre) en uniforme officiellement crée en 1944 pour le temps de la guerre sera remplacé en 1946."
Le corps des volontaires féminines et les unités féminines qui ont combattu depuis 1940 obligent les hommes à reconnaître la place nouvelle ces femmes dans l'armée. Pour la première fois dans l'histoire du pays, des femmes de toute condition sociale, de tout âges, ont été partie prenante dans une guerre .
II.Biographie de jeanne Bohec (1919-...
Jeanne Bohec naît dan une famille de marin. Elle poursuit des études scientifiques et devient aide-chimiste.Le 18 juin ,jour de l'arivéedes troupes allemandes à Brest , sanssavoir entendu l'appel du général de Gaulle , elle part pour la Grande-Bretagne.
Le 6 janvier 1941 elle signe son engagement dans les Forçes Françaises Libres .
Elle est affectée comme secretaire au service technique et de l'armement.
Au printemps 1942 , faisant valoir ses compétences de chimiste , elle intègre le
laboratoire où sont conduites des recherches sur les techniques de sabotage. Impatiente d'agir à son tour, grâce à l'appui d' Henry Frenay en visite au labo, elle entre au BCRA et suit les formations d'instructeurs sabotage ( sabotage, tir, combat, parachutage, sécurité ).
Elle est désignée comme instructeur sabotage pour la région M3 ( Bretagne), sous le nom de code de "râteau". Elle est parachutée avec dix autres femmes la plupart d'entre elles comme opératrices radio, sur la France, dans la région d'Alençon, dans la nuit du 20 février 1944.
Devenue la "plastiqueuse à bicyclette", elle parcoure tous les départements bretons pour instruire à domicile une armée de saboteurs dans la perspéctive des combats de la libération.
Elle participe aux combats du maquis de Saint-Marcel ainsi qu'à ceux de la libération de Quimper, début août 1944.
Les DROITS des FEMMES....dès la révolution ?... pas si sur...!!!!!
Par Dona Rodrigue le 12 Juin 2011 à 16:34
La France étant le pays des droits de l'homme, les Français se sentent le devoir de ré-écrire l'histoire. L'égalité des sexes ?
L'évolution laborieuse des droits des femmes en France
1795 Un décret interdit aux femmes toute réunion politique et les rassemblements à plus de cinq dans la rue.1804 :
Art. 213 - Le mari doit protection à sa femme, la femme doit obéissance à son mari.
Art. 214 - La femme est obligée d'habiter avec le mari, et de le suivre partout où il juge à propos de résider...
Art. 215 - La femme ne peut ester en jugement sans l'autorisation de son mari...
Art. 217 - La femme...ne peut donner, aliéner, hypothéquer, acquérir, à titre gratuit ou onéreux, sans le concours du mari dans l'acte, ou son consentement par écrit.
Art. 229 - Le mari pourra demander le divorce pour cause d'adultère de sa femme.
Art. 230 - La femme pourra demander le divorce pour cause d'adultère de son mari, lorsqu'il aura tenu sa concubine dans la maison commune.
L'adultère est considéré comme un délit puni de prison pour les femmes et .......
.....d'une simple amende pour un homme.
Le " devoir conjugal " est une obligation !
La deuxième République n' accorde pas aux femmes de droits politiques et leur interdit même d'assister aux réunions.
Loi instituant un congé de maternité de huit semaines, sans traitement mais sans rupture du contrat de travail.
Le port du pantalon n'est plus un délit si la femme tient a la main un guidon de bicyclette ou les rênes d'un cheval.
Les femmes sont enfin autorisées à adhérer a un syndicat sans l'autorisation de leur mari.
Le Sénat refuse d'examiner la proposition de loi sur le vote des femmes par 156 voix contre 134.
Les programmes scolairedeviennent enfin les mêmes pour les garçons et les filles, ce qui conduit à l'équivalence des baccalauréats masculin et féminin.
La réforme du code civil de 1804 abolit enfin l'incapacité civile de la femme mariée. Mais le mari peut encore fixer la résidence du couple et s'opposer à une activit professionnelle de sa femme. Il exerce seul l'autorité paternelle.
Une ordonnance reconnaît le droit de vote et l'éligibilité des femmes.
Elections municipales : premier vote des Françaises.
Le principe d'égalité entre hommes et femmes est inscrit dans la Constitution de la IVe République.
Le mari ne peut plus s'opposer à l'exercice d'une profession par sa femme. !!!
La femme peut gerer son propre compte bancaire, sans l'aurorisation de son mari !!!
Il est désormais interdit de licencier une femme lorsqu'elle est enceinte, de même que dans les douze semaines qui suivent l'accouchement.
L'autorité "paternelle " devient " parentale ".
Droit à la contraception et à l'avortement.
Une loi sur l'égalité professionnelle entre hommes et femmes est votée.
Promulgation d'une loi qui assure l'égalité entre époux dans les régimes matrimoniaux.
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References: Art. 213

Art. 214

Art. 215

Art. 217

Art. 229

Art. 230