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Timestamp: 2018-06-21 18:09:56+00:00

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2014-53. « Notre humanité dont Jésus-Christ a daigné Se revêtir fait aujourd’hui son entrée triomphante dans le ciel ». · Le blogue du Maître-Chat Lully
> 2014-53. « Notre humanité dont Jésus-Christ a daigné Se revêtir fait aujourd’hui son entrée triomphante dans le ciel ».
« 2014-51. « C’est seulement quand tous les recours aux moyens humains seront épuisés et que tout semblera perdu que le Sacré-Coeur interviendra. »
2014-53. « Notre humanité dont Jésus-Christ a daigné Se revêtir fait aujourd’hui son entrée triomphante dans le ciel ».
Venise, basilique Saint-Marc, mosaïque de l’Ascension (coupole)
§1 – Introduction du discours : Saint Augustin établit une comparaison entre les fêtes de Noël et de l’Ascension.
Je me demande avec anxiété, mes frères, pourquoi cette grande solennité que nous célébrons n’attire pas un plus grand concours de fidèles ; pourquoi ce jour de joie n’a pas le privilège de soulever des élans de joie parmi les chrétiens ; pourquoi ce jour n’est-il pas un jour de fête et de réunion comme le jour de Noël ?
Noël a donné à la terre Jésus-Christ notre Sauveur ; l’Ascension Le rend au ciel. A Noël le Seigneur a daigné Se faire homme ; le jour de l’Ascension Il a manifesté Sa divinité. Noël nous prêche la grâce dont l’humilité du Sauveur est la source intarissable, l’Ascension confirme la foi dans la divinité de Sa personne adorable. Noël nous Le présente sortant d’un sein virginal ; l’Ascension nous Le montre allant s’asseoir sur le trône même de la divinité. Le jour de Noël, Il descend pour nous racheter ; le jour de l’Ascension, Il monte afin d’intercéder pour nous. Le jour de Noël, Il est envoyé par Son Père ; le jour de l’Ascension, Il est reçu par Son Père.
Nous savons cependant que jamais Il n’a été séparé de Son Père, alors même qu’Il était au milieu de nous ; en visitant la terre Il n’a pas quitté le ciel.
§ 2 – Cette solennité achève merveilleusement le cycle de la vie terrestre de notre Sauveur et nous porte à confesser Sa divinité.
Quelle grande solennité n’est donc pas pour nous, mes frères, ce jour où Jésus notre Rédempteur proclame si hautement Sa divinité et ne remonte visiblement au ciel que pour mieux nous montrer qu’Il est descendu sur la terre : « personne n’est monté au ciel, que Celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme » (Jean, III, 13), dont le Prophète avait dit longtemps auparavant : «Il est sorti du plus haut des cieux, et Il retourne au plus haut des cieux » (Ps. XVIII, 7).
Parce que, en descendant sur la terre, Il S’était caché aux yeux de tous, Il veut que Son Ascension n’en soit que plus manifeste. Dans Son Incarnation, rien n’avait frappé les regards des hommes, mais dans Son Ascension tout doit être visible et manifeste, afin d’affermir notre foi.
Le Seigneur est rempli de pitié et de miséricorde quand Il ne Se propose que notre rédemption et notre salut ; en venant nous sauver, Son humanité seule nous apparaît ; Il embrasse les opprobres, les supplices, la croix, la sépulture et tous les symptômes extérieurs de l’infirmité humaine ; aussi devient-Il un objet de scandale pour l’orgueilleuse incrédulité. Mais si, le jour de Noël, Il n’a voulu pour notre salut que les abaissements et les humiliations, le jour de l’Ascension, Il veut faire éclater toutes les splendeurs de Sa divinité, afin qu’après L’avoir cru un homme au milieu des hommes, nous Le proclamions véritablement Dieu.
§3 – Le mystère de l’Ascension confirme donc notre foi.
L’Ecriture nous dit que notre Dieu et Sauveur « Se montra vivant après Sa passion, donna des preuves nombreuses de Sa résurrection, et apparut pendant quarante jours à Ses Apôtres, les entretenant du royaume de Dieu » (Act. I, 3). Après avoir subi la croix et la mort, et avant de monter au ciel, Jésus-Christ apparut aux hommes sur la terre pendant ces quarante jours que, depuis Pâques jusqu’aujourd’hui, nous passons dans une sainte liberté, parce que c’est un temps de joie et non pas de tristesse, selon ces paroles du Sauveur : « Est-ce que les fils de l’époux peuvent jeûner, tant que l’époux est avec eux ? » (Matth. IX, 15). Lorsque ces jours se furent écoulés, alors « à la vue de tous Ses disciples Il S’éleva vers le ciel, une nuée Le reçut et Le déroba à leurs yeux » (Act. I, 9).
Que le Juif écoute cette parole, que le Gentil l’écoute et reste confondu. Ils ont pu Le railler quand Il était élevé sur la croix, qu’ils écoutent le récit de Son ascension au ciel. Ils ont pu nous objecter les humiliations du Calvaire, qu’ils se rendent témoins des splendeurs de ce jour.
§4 – En même temps qu’il renforce notre foi, ce mystère nous fait entrevoir la gloire à laquelle nous sommes appelés.
Nous lisons ensuite : « Voici que deux hommes vêtus de blanc se tinrent debout et dirent : Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi regardant le ciel ? Ce Jésus qui nous a quittés pour monter au ciel, descendra de nouveau de la même manière que vous L’avez vu S’élever vers le ciel » (Act. I, 11).
Ainsi donc, après avoir accompli Sa mission sur la terre, Jésus-Christ venait de remonter au ciel lorsque des envoyés célestes viennent confirmer aux disciples ce qu’ils ont vu et leur prouver qu’ils ne sont les jouets d’aucune illusion, afin de les rendre capables d’attester par eux-mêmes non seulement le fait de l’ascension du Sauveur, mais encore la promesse de Son retour à la fin du monde. L’Evangile renferme les mêmes enseignements que le livre des Actes : « Et après les avoir bénis, Jésus les quitta, et Il S’éleva vers le ciel ; de leur côté, en adorant, ils rentrèrent à Jérusalem avec une grande joie » (Luc, XXIV, 51-52).
Parce que le Sauveur S’était humilié pour nous, pour nous aussi Il déploie dans Sa personne une splendeur toute divine. Notre humanité dont Jésus-Christ a daigné Se revêtir fait aujourd’hui son entrée triomphante dans le ciel ; Jésus-Christ ne Se contente pas d’avoir sauvé l’homme, Il veut encore le glorifier. Il nous montre enfin que désormais le ciel nous est ouvert, puisque Lui-même y occupe le trône qui Lui appartient ; quel honneur reçoit ainsi le limon dont nous sommes formés, puisque Il règne aujourd’hui dans le ciel !
§ 5 – Le Christ en montant au Ciel ne cesse toutefois pas de demeurer au milieu de Ses fidèles.
Nous avons d’abord jeûné pendant quarante jours, mais pendant les quarante jours suivants notre corps a été dispensé de cette privation. Les quarante jours de jeûne se sont terminés par la fête de Pâques ; les quarante jours depuis Pâques se ferment par la grande solennité de ce jour, dans lequel notre Sauveur nous ravit Sa présence visible, mais toutefois sans cesser d’habiter avec nous.
Pendant qu’Il demeurait corporellement au milieu de nous, Il n’était point séparé de Son Père ; de même, aujourd’hui qu’Il est retourné à Son Père, Il n’est point séparé de nous. Au lieu de nous quitter comme des étrangers, Il reste et demeure avec nous ; car Il a dit Lui-même : « Que votre coeur ne se trouble point et ne tremble pas » (Jean XIV, 1). Et un peu plus loin : « Je m’en vais et Je viens à vous » (Jean XIV, 28).
Jésus-Christ habite donc au milieu de nous : Il console ceux qui souffrent, Il soulage ceux qui sont dans la souffrance, Il apporte secours à ceux qui sont en danger, Il est l’appui des malheureux, Il est le soutien des affligés.
Redisons-le encore : Jésus-Christ est avec nous ; Il est présent non-seulement à nos travaux, mais encore à nos paroles et à nos pensées ; Il scrute et sonde notre coeur ; Il voit ce qu’enfantent nos sens, notre main, notre langue.
Combien notre vie doit être réglée, pieuse et chaste, puisque nous sommes toujours sous les yeux de Dieu !
§ 6 – Conclusion : toujours sous le regard de Dieu, nous devons vivre saintement.
Cette doctrine, mes frères, vous est parfaitement connue. Quand des serviteurs négligents se trouvent en présence de leurs maîtres charnels, ils craignent, ils tremblent, ils frémissent ; ils ne se laissent aller à aucune faute tant qu’ils ne sont pas assurés d’échapper à la surveillance.
Pour vous, chrétiens, vous ne pouvez vous soustraire aux regards du Seigneur : quelque part que vous alliez, vous y portez votre conscience.
Le serviteur dont je viens de parler, s’il était jour et nuit en présence de son maître temporel, se laisserait-il aller à la désobéissance ?
Votre Dieu est toujours avec vous, puisqu’Il est partout ; quelle docilité ne devraient donc pas vous inspirer la crainte et le respect de sa présence ?
Dieu sera toujours là pour vous protéger dans Sa miséricorde ; Il sera là aussi comme témoin et vengeur de chacune de nos fautes.
A ce Dieu donc aussi bon que juste et aussi terrible que miséricordieux soient honneur et gloire dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Dans le temps qui sépare le jour de l’Ascension de celui de la Pentecôte,
la Sainte Eglise invite ses enfants à prier, en union avec Notre-Dame et les Apôtres,
la grande neuvaine du Saint-Esprit.
Dans les pages de ce blogue vous trouverez plusieurs formulaires pour vous y aider
- une prière de Saint Augustin au Saint-Esprit > www
- une prière à Notre-Dame du Cénacle > www
- une prière pour demander les 12 fruits du Saint-Esprit > www
- une prière de neuvaine en union avec la Vierge au Cénacle > www
- une prière pour demander les 7 dons du Saint-Esprit > www
- les litanies du Saint-Esprit > www
Publié dans : De liturgia, Lectures & relectures, Textes spirituels |le 28 mai, 2014 |Pas de Commentaires »

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