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Timestamp: 2016-10-23 16:14:40+00:00

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5A_860/2013 (29.01.2014)
5A_860/2013 � � Arr�t du 29 janvier 2014
repr�sent� par Me Ludivine D�tienne, avocate,
repr�sent�e par Me Jean-Yves Zufferey, avocat,
recours contre la d�cision du Juge de la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais du 3 octobre 2013.
M. A.X.________ (1961) et Mme B.X.________ (1969), se sont mari�s le 13 avril 1995. Deux enfants sont issus de leur union: C.________, n� le 28 septembre 1996, et D.________, n� le 6 mars 1999. Les �poux vivent s�par�s depuis le mois de juillet 2008.
Statuant le 22 juillet 2009, le Juge de district de Sierre (ci-apr�s: le Juge de district) a notamment confi� la garde des enfants au p�re et condamn� ce dernier � contribuer � l'entretien de son �pouse par le versement d'une pension mensuelle de 1'200 fr.
Le 4 novembre 2011, l'�poux a introduit une demande unilat�rale en divorce.
Par requ�te de modification des mesures provisionnelles du 30 octobre 2012, l'�poux a conclu � ce que la contribution d'entretien en faveur de son �pouse soit supprim�e. Il a all�gu�, en particulier: que son �pouse a dispos� du temps n�cessaire pour �tre autonome financi�rement, de sorte qu'un revenu hypoth�tique plus �lev� que celui figurant dans la d�cision initiale devrait lui �tre imput�; que son propre revenu mensuel net a diminu�; qu'il doit faire face � des charges suppl�mentaires, � savoir les frais d'�colage de l'institution o� est plac� l'a�n�, ainsi que les frais de l'�cole pr�professionnelle que suit l'enfant cadet.
Statuant le 21 mai 2013, le juge de district a rejet� la requ�te. Le 3 octobre 2013, le Juge de la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais a rejet� l'appel form� par l'�poux.
Par acte du 14 novembre 2013, l'�poux d�pose un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral. Il conclut � l'annulation de cette d�cision et � la modification des mesures provisionnelles prononc�es le 22 juillet 2009, avec effet � la date du d�p�t de la requ�te de modification, en ce sens que la contribution d'entretien de l'�pouse est supprim�e.
Le pr�sent recours a �t� d�pos� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) ainsi que dans la forme l�gale (art. 42 LTF), contre une d�cision finale (art. 90 LTF; ATF 134 III 426 consid. 2.2 p. 431; 133 III 393 consid. 4 p. 396) rendue sur recours par une autorit� sup�rieure statuant en derni�re instance cantonale (art. 75 al. 1 et 2 LTF), dans une affaire matrimoniale (art. 72 al. 1 LTF). Le litige porte sur la contribution pour l'entretien de l'�pouse, � titre provisionnel pour la dur�e du divorce des parties, � savoir une cause de nature p�cuniaire dont la valeur litigieuse est sup�rieure � 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4, art. 74 al. 1 let. b LTF), de sorte qu'il n'y a pas lieu de rechercher si - comme le pr�tend le recourant - elle soul�ve une question juridique de principe (art. 74 al. 2 let. a LTF). Le recourant a en outre pris part � la proc�dure devant l'autorit� pr�c�dente (art. 76 al. 1 let. a LTF) et, ayant succomb� dans ses conclusions, a un int�r�t � l'annulation ou � la modification de la d�cision attaqu�e (art. 76 al. 1 let. b LTF). Le recours en mati�re civile est en principe recevable au regard des dispositions qui pr�c�dent.
2.1.�La d�cision attaqu�e porte sur des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5 p. 396), de sorte que seule peut �tre invoqu�e � leur encontre la violation de droits constitutionnels. Le Tribunal f�d�ral n'examine de tels griefs que s'ils ont �t� invoqu�s et motiv�s (" principe d'all�gation ", art. 106 al. 2 LTF), � savoir express�ment soulev�s et expos�s de mani�re claire et d�taill�e (ATF 133 III 393 consid. 5 p. 396; 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). Le recourant qui se plaint de la violation d'un droit fondamental ne peut donc se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en instance d'appel, o� l'autorit� de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer sa th�se � celle de l'autorit� cantonale, mais doit d�montrer ses all�gations par une argumentation pr�cise (ATF 138 V 67 consid. 2.2 p. 69; 134 II 349 consid. 3 p. 351 s.; 133 II 396 consid. 3.2 p. 400).
2.2.�Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Dans l'hypoth�se d'un recours soumis � l'art. 98 LTF, le recourant qui entend invoquer que les faits ont �t� �tablis de mani�re manifestement inexacte ne peut obtenir la rectification ou le compl�tement des constatations de fait de l'arr�t cantonal que s'il d�montre la violation de droits constitutionnels, conform�ment au principe d'all�gation susmentionn� (cf. supra consid. 2.1); les art. 95, 97 et 105 al. 2 LTF ne s'appliquent pas directement (ATF 133 III 393 consid. 7.1 p. 398; 133 III 585 consid. 4.1 p. 588 s.). Toutefois, l'application de l'art. 9 Cst. aboutit pratiquement au m�me r�sultat: le Tribunal f�d�ral ne corrige les constatations de fait que si elles sont arbitraires et ont une influence sur le r�sultat de la d�cision (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252; arr�ts 5A_845/2012 du 2 octobre 2013 consid. 1.2.1; 5A_95/2013 du 18 avril 2013 consid. 4.1). Le recourant ne peut donc pas se borner � contredire les constatations litigieuses par ses propres all�gations ou par l'expos� de sa propre appr�ciation des preuves; il doit indiquer de fa�on pr�cise en quoi ces constatations sont contraires au droit ou entach�es d'une erreur indiscutable, c'est-�-dire arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252). Une critique des faits qui ne satisfait pas � cette exigence est irrecevable (cf. supra consid. 2.1; art. 106 al. 2 Cst.; ATF 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 254 s.).
2.3.�Selon la jurisprudence, l'arbitraire ne r�sulte pas du seul fait qu'une autre solution serait envisageable ou m�me pr�f�rable. Le Tribunal f�d�ral n'annule la d�cision attaqu�e que lorsque celle-ci est manifestement insoutenable, qu'elle se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique indiscut�, ou encore lorsqu'elle heurte de mani�re choquante le sentiment de la justice et de l'�quit�. Pour qu'une d�cision soit annul�e au titre de l'arbitraire, il ne suffit pas qu'elle se fonde sur une motivation insoutenable; encore faut-il qu'elle apparaisse arbitraire dans son r�sultat (ATF 139 III 334 consid. 3.2.5 p. 339; 138 I 305 consid. 4.3 p. 319; 137 I 1 consid. 2.4 p. 5).
Le recours a pour objet la contribution mise � la charge de l'�poux pour l'entretien de son �pouse, � titre de mesures provisionnelles, dans le contexte d'une action en divorce d�pos�e alors que la vie s�par�e des �poux �tait r�gie jusque-l� par des mesures protectrices de l'union conjugale, dont la modification est ainsi sollicit�e.
3.1.�Le Juge de la Cour civile II a rappel� que lorsque les mesures protectrices de l'union conjugale ont �t� prononc�es, l'�pouse travaillait � mi-temps en qualit� de serveuse aupr�s du restaurant " E._______ " � F.________. �tant d�charg�e de la garde des enfants, elle s'�tait vu imputer un revenu hypoth�tique de 2'900 fr. net par mois, treizi�me salaire compris, pour un taux d'activit� fix� � 80% afin qu'elle puisse exercer son droit de visite, puisque son activit� professionnelle se concentrait sur la fin de la semaine. La capacit� contributive de l'�poux avait �t� �valu�e � 7'300 fr., allocations familiales comprises (273 fr. par enfant), correspondant � un taux d'activit� de 80%. Le Juge de district avait arr�t� les charges incompressibles de l'�poux � 4'200 fr. et celles de l'�pouse � 3'000 fr., montant auquel s'ajoutait, pour chaque �poux, 500 fr. � titre d'imp�ts. Il avait ensuite appliqu� la m�thode du minimum vital avec r�partition de l'exc�dent. Apr�s paiement de la contribution d'entretien � l'�pouse par 1'200 fr. par mois, il restait un solde disponible de 1'400 fr. pour l'�poux et de 600 fr. pour l'�pouse.
3.2.�La cour cantonale a constat� que les charges incompressibles de l'�poux s'�l�vent d�sormais � un montant arrondi � 4'517 fr., � savoir une augmentation de 317 fr. par rapport � la situation qui pr�valait en 2009, tenant notamment compte du fait que les minima vitaux de base ont augment�, ainsi que des frais suppl�mentaires de formation de C.________ et d'internat de D.________. L'�poux a per�u, pour une activit� � 80%, un salaire mensuel net de 7'045 fr. en 2012, allocations familiales non comprises, � savoir une augmentation de 291 fr., par rapport � ses revenus arr�t�s en 2009 � 6'754 fr. (7'300 fr. - [2 x 273 fr. d'allocations familiales]). Une fois les allocations familiales ajout�es au salaire, les revenus de l'�poux s'�l�vent � 7'745 fr. (7'045 fr. + 425 fr. + 275 fr.). Apr�s d�duction des charges incompressibles (4'517 fr.), de la charge fiscale (500 fr.) et de la contribution d'entretien (1'200 fr.), l'�poux b�n�ficie d'un solde de 1'528 fr., soit 128 fr. de plus que lors du prononc� de la d�cision dont il sollicite la modification.
Concernant l'�pouse, le Juge de la Cour civile II a retenu qu'elle a r�alis� un revenu net moyen, pour une activit� � 80%, de 3'172 fr. en 2012. Ses charges incompressibles s'�l�vent � 3'100 fr., montant auquel s'ajoutent 500 fr. d'imp�ts, de sorte que son d�ficit s'�l�ve � 428 fr. (3600 fr. - 3'172 fr.). La contribution d'entretien de 1'200 fr. permet ainsi � l'�pouse de b�n�ficier, apr�s couverture de son minimum vital, d'un montant de 772 fr. (1'200 fr. - 428 fr.) D�s lors, selon l'autorit� pr�c�dente, la proportion de r�partition du solde disponible, telle que retenue dans la d�cision du 22 juillet 2009, � savoir un tiers pour l'�pouse et deux tiers pour l'�poux gardien, est pour l'essentiel respect�e.
La cour cantonale a par ailleurs consid�r� qu'il n'y avait pas lieu d'exiger de l'�pouse qu'elle travaille � temps complet, puisque les motifs ayant conduit le juge, en 2009, � exiger d'elle un taux d'activit� de 80% - � savoir le fait que son activit� professionnelle est concentr�e sur les fins de semaines et ne lui laisse qu'un samedi de cong� par mois - n'ont pas chang�. Elle n'a pas non plus exig� de l'�pouse, qui travaille depuis 2007 aupr�s du m�me employeur, qu'elle cherche un emploi plus r�mun�rateur dans un autre �tablissement public, puisqu'en 2009, le juge de district ne lui a pas fix� de d�lai pour reprendre une activit� � plein temps et subvenir seule � son entretien, mais uniquement indiqu� que lorsque l'enfant cadet aurait atteint l'�ge de 16 ans r�volus, un taux d'activit� de 100% pourrait �tre exig� d'elle. L'autorit� pr�c�dente a constat� que l'�pouse s'�tait conform�e � la d�cision initiale puisqu'elle travaillait d�sormais � 80%. Elle a encore pr�cis� que si l'�poux entendait contester le revenu hypoth�tique imput� � son �pouse, voire le taux d'activit� qui �tait exig� d'elle, il appartenait � l'�poux de recourir contre la d�cision du 22 juillet 2009.
En d�finitive, apr�s avoir admis implicitement la survenance de faits nouveaux, le juge pr�c�dent a consid�r� qu'il n'y avait pas lieu de modifier la contribution d'entretien d�s lors que la situation p�cuniaire des parties est demeur�e pour l'essentiel identique.
4.1.�D'apr�s l'art. 176 al. 1 ch. 1 CC, applicable par analogie aux mesures provisionnelles (art. 276 al. 1 2�me phrase CPC), le juge fixe la contribution p�cuniaire � verser par l'une des parties � l'autre. Tant que dure le mariage, les conjoints doivent donc contribuer, chacun selon ses facult�s (art. 163 al. 1 CC), aux frais suppl�mentaires engendr�s par l'existence parall�le de deux m�nages. Chaque �poux peut pr�tendre � participer d'une mani�re identique au train de vie ant�rieur (ATF 119 II 314 consid. 4b/aa; arr�ts 5A_304/2013 du 1er novembre 2013 consid. 4.1; 5A_710/2009 consid. 4.1, non publi� aux ATF 136 III 257). Le montant de la contribution d'entretien se d�termine en fonction des facult�s �conomiques et des besoins respectifs des �poux. Le l�gislateur n'a pas arr�t� de mode de calcul � cette fin. L'une des m�thodes pr�conis�es par la doctrine et consid�r�e comme conforme au droit f�d�ral en cas de situations financi�res modestes ou moyennes et tant que dure le mariage (art. 176 al. 1 ch. 1 CC en relation avec l'art. 163 al. 1 CC), est celle dite du minimum vital, avec r�partition de l'exc�dent (arr�t 5A_547/2012 du 14 mars 2013 consid. 4.1).
4.2.�Les mesures protectrices de l'union conjugale demeurent en vigueur m�me au del� de l'ouverture de la proc�dure de divorce. Une fois ordonn�es, elles ne peuvent �tre modifi�es par le juge des mesures provisionnelles qu'aux conditions de l'art. 179 CC (arr�ts 5A_562/2013 du 24 octobre 2013 consid. 3.1; 5A_535/2013 du 22 octobre 2013 consid. 3.1). Le juge prononce les modifications command�es par les faits nouveaux et rapporte les mesures prises lorsque les causes qui les ont d�termin�es n'existent plus. La modification des mesures provisoires ne peut �tre obtenue que si, depuis leur prononc�, les circonstances de fait ont chang� d'une mani�re essentielle et durable, notamment en mati�re de revenus, � savoir si un changement significatif et non temporaire est survenu post�rieurement � la date � laquelle la d�cision a �t� rendue, si les faits qui ont fond� le choix des mesures provisoires dont la modification est sollicit�e se sont r�v�l�s faux ou ne se sont par la suite pas r�alis�s comme pr�vus (arr�ts 5A_245/2013 du 24 septembre 2013 consid. 4.1; 5A_400/2012 du 25 f�vrier 2013 consid. 4.1). En revanche, les parties ne peuvent pas invoquer, pour fonder leur requ�te en modification, une mauvaise appr�ciation des circonstances initiales, que le motif rel�ve du droit ou de l'�tablissement des faits all�gu�s sur la base des preuves d�j� offertes (arr�t 5A_511/2010 du 4 f�vrier 2011 consid. 2.1); pour faire valoir de tels motifs, seules les voies de recours sont ouvertes (arr�ts 5A_153/2013 du 24 juillet 2013 consid. 2.1; 5A_147/2012 du 26 avril 2012 consid. 4.2.1), car la proc�dure de modification n'a pas pour but de corriger le premier jugement, mais de l'adapter aux circonstances nouvelles (ATF 131 III 189 consid. 2.7.4 p. 199; 120 II 177 consid. 3a p. 178, 285 consid. 4b p. 292 s.).
4.3.�Lorsqu'il admet que les circonstances ayant pr�valu lors du prononc� de mesures provisoires se sont modifi�es durablement et de mani�re significative, le juge doit fixer � nouveau la contribution d'entretien, apr�s avoir actualis� tous les �l�ments pris en compte pour le calcul dans le jugement pr�c�dent et litigieux devant lui (ATF 138 III 289 consid. 11.1.1 p. 292; 137 III 604 consid. 4.1.2 p. 606, arr�ts 5A_562/2013 du 24 octobre 2013 consid. 3.1; 5A_140/2013 du 28 mai 2013 consid. 4.1). La survenance de faits nouveaux importants et durables n'entra�ne toutefois pas automatiquement une modification du montant de la contribution d'entretien; celle-ci ne se justifie que lorsque la diff�rence entre le montant de la contribution d'entretien nouvellement calcul�e sur la base de tels faits et celle initialement fix�e est d'une ampleur suffisante (arr�t 5A_562/2013 du 24 octobre 2013 consid. 3.1).
Le recourant expose que l'autorit� cantonale n'a pas expliqu� la raison pour laquelle, dans le cadre du calcul de la contribution d'entretien, elle a r�parti le montant disponible � raison d'un tiers pour son �pouse, et deux tiers pour lui-m�me et les enfants. Ce faisant, autant qu'on le comprenne, il soul�ve le grief de violation de son droit d'�tre entendu en raison d'un manque de motivation de l'arr�t attaqu� (art. 29 al. 2 Cst.).
5.1.�La jurisprudence a notamment d�duit du droit d'�tre entendu, consacr� par l'art. 29 al. 2 Cst., le devoir pour le juge de motiver sa d�cision. Il suffit qu'il mentionne, au moins bri�vement, les motifs qui l'ont guid� et sur lesquels il a fond� sa d�cision, de mani�re � ce que l'int�ress� puisse se rendre compte de la port�e de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause (ATF 133 III 439 consid. 3.3 p. 445 et les arr�ts cit�s). L'autorit� n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqu�s par les parties; elle peut se limiter � ceux qui lui paraissent pertinents (ATF 136 I 229 consid. 5.2 p. 236; ATF 133 I 270 consid. 3.1 p. 277; 130 II 530 consid. 4.3 p. 540). Une motivation implicite, r�sultant des diff�rents consid�rants de la d�cision, suffit � respecter le droit d'�tre entendu (arr�ts 5A_278/2012 du 14 juin 2012 consid. 4.1; 6B_726/2010 du 17 mai 2011 consid. 1.3 in fine).
5.2.�En l'occurrence, il ressort clairement des consid�rants que la clef de r�partition du disponible qui a �t� appliqu�e correspond � celle de la d�cision du 22 juillet 2009 dont la modification est requise, l'autorit� cantonale ayant par ailleurs rappel�, au pr�alable, que la requ�te de modification des mesures provisionnelles " ne peut avoir pour objet qu'une adaptation aux circonstances nouvelles, mais non une nouvelle fixation ". Le recourant pouvait ainsi parfaitement comprendre le raisonnement de la d�cision attaqu�e et le grief de violation de son droit d'�tre entendu (art. 29 al. 2 Cst.), sous l'angle d'une motivation lacunaire, doit donc �tre rejet�.
Le recourant reproche � l'autorit� cantonale d'avoir appliqu� la m�thode dite " du minimum vital avec r�partition de l'exc�dent " pour calculer la contribution d'entretien, estimant qu'elle aurait d� tenir compte du principe du clean break. Il s'en prend �galement � la m�thode utilis�e pour calculer la pension alimentaire ainsi que, en particulier, � la r�partition du disponible � raison de 1/3 pour l'�pouse et 2/3 pour lui-m�me et les enfants.
Ce faisant, le recourant critique la m�thode de calcul de la contribution d'entretien retenue en 2009 par le Juge de district, qui a �t� reprise trait pour trait par le juge d'appel; partant, il s'�carte manifestement des principes jurisprudentiels selon lesquels la proc�dure de modification n'a pas pour but de corriger le premier jugement, mais uniquement de l'adapter aux circonstances nouvelles (cf. supra consid. 4.1), de sorte que son argumentation doit �tre rejet�e. Au demeurant, contrairement � ce qu'il pr�tend, le principe du clean break ne joue aucun r�le dans le cadre des mesures provisionnelles (arr�t 5A_228/2012 du 11 juin 2012 consid. 4.3).
Invoquant une appr�ciation arbitraire des faits et des preuves (art. 9 Cst.), le recourant critique le montant de ses charges et de ses revenus tel que retenu par l'autorit� pr�c�dente. Il expose que son revenu s'�l�ve en r�alit� � 7'045 fr., non pas � 7'745 fr., soutenant que les allocations familiales n'auraient pas d� �tre ajout�es � son salaire, un tel proc�d� �tant " contraire aux principes jurisprudentiels applicables en la mati�re ". S'agissant des charges, en se r�f�rant aux recommandations pour la fixation des contributions d'entretien des enfants �dit�es par l'Office de la jeunesse du canton de Zurich (tabelles zurichoises), il soutient que les besoins des enfants se sont accrus et s'�l�vent d�sormais � 2'123 fr. apr�s d�duction des allocations familiales.
7.1.�Par sa critique, le recourant ne conteste en d�finitive pas le montant qu'il per�oit � titre de revenu, ni celui des allocations familiales ou de formation. En tant qu'il soutient que les allocations n'auraient pas d� �tre ajout�es au montant de son salaire dans le cadre du calcul de la contribution, le recourant perd de vue que si elles n'avaient pas �t� int�gr�es � ses revenus, les allocations auraient d� �tre port�es en d�duction des charges des enfants, ce qui aurait abouti au m�me r�sultat. D�s lors, la d�cision entreprise ne saurait �tre qualifi�e d'arbitraire dans son r�sultat, � tout le moins le recourant ne le d�montre-t-il pas de mani�re claire et d�taill�e (cf. supra consid. 2.1).
7.2.�En tant qu'il s'en prend au montant retenu de ses charges et indique la somme qu'il eut fallu retenir � ce titre sur la base des " tabelles zurichoises ", le recourant se contente de substituer sa propre version � celle de l'autorit� cantonale, sans d�montrer qu'elle se serait m�prise sur le sens ou la port�e d'un moyen de preuve ou aurait op�r�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables. Le grief est ainsi insuffisamment motiv� eu �gard au principe d'all�gation; partant, il est d'embl�e irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1).
Le recourant expose ensuite que le Juge de la Cour civile II s'est rendu coupable d'arbitraire en retenant que son �pouse a r�alis� un revenu mensuel net moyen de 3'172 fr. en 2012, et en refusant de lui imputer un revenu hypoth�tique plus �lev�. Selon lui, elle devrait aujourd'hui travailler � 100%, ayant par ailleurs eu suffisamment de temps pour devenir autonome financi�rement. Elle pourrait en outre pr�tendre au salaire pr�vu par la CCNT pour les employ�s de la cat�gorie IIb, voire de la cat�gorie IV, de sorte qu'un revenu hypoth�tique de 4'500 fr. pourrait �tre exig� d'elle. Aux dires du recourant, d�s lors que les enfants sont d�sormais plus �g�s, le droit de visite pourrait �tre exerc� de mani�re plus souple qu'en 2009, ce qui permettrait � l'�pouse de travailler � plein temps et d'exercer son droit de visite les dimanches et lundis, � savoir ses jours de cong�. Enfin, en n'exigeant pas de l'�pouse qu'elle augmente son taux de travail, alors qu'elle a pu " profiter d'une pension " durant plus de quatre ans sans chercher un autre emploi, l'autorit� pr�c�dente aurait arbitrairement viol� l'art. 163 CC.
8.1.�En tant qu'il soutient que son �pouse pourrait et devrait travailler " dans un �tablissement ordinaire de l'h�tellerie et de la restauration " et pr�tendre � un salaire pr�vu par la convention collective de travail de sa branche " pour la cat�gorie IIb, voire (...) la cat�gorie IV ", sans toutefois indiquer � quoi correspondent ces cat�gories, ni pour quelles raisons l'�pouse pourrait y pr�tendre, le recourant n'expose pas son argument de mani�re claire et d�taill�e comme l'exige pourtant le principe d'all�gation (cf. supra consid. 2.1). D�s lors, cette critique n'est pas de nature � d�montrer l'arbitraire de l'appr�ciation de l'autorit� cantonale, qui a estim� qu'il n'y avait pas lieu d'exiger de l'�pouse qu'elle cherche un emploi plus r�mun�rateur aupr�s d'un nouvel employeur. Par ailleurs, le recourant ne s'en prend pas � la motivation principale du juge d'appel selon laquelle les faits ayant conduit le Juge de district, en 2009, � exiger de l'�pouse qu'elle travaille � 80% (� savoir permettre l'exercice du droit de visite) n'ont pas chang�, l'�pouse travaillant toujours en fin de semaine. Il n'a du reste jamais pr�tendu que le droit de visite, respectivement ses modalit�s, auraient �t� modifi�s depuis lors, pas plus qu'il n'en a requis la modification dans le cadre de la pr�sente proc�dure. Il ne conteste pas non plus le fait, constat� par l'autorit� d'appel, selon lequel son �pouse a augment� sa capacit� contributive dans la mesure exig�e d'elle par le Juge de district jusqu'� ce que le plus jeune des enfants ait atteint l'�ge de 16 ans. Si le recourant entendait contester les motifs pour lesquels le juge a exig� de l'�pouse qu'elle n'exerce une activit� qu'� un taux de 80%, il lui appartenait d'utiliser les voies de droit qui �taient ouvertes � l'encontre de la d�cision du 22 juillet 2009 (cf. supra consid. 4.2).
8.2.�En tant qu'il invoque une application arbitraire de l'art. 163 CC, le recourant invoque une fois de plus un grief qui ne peut �tre soulev� dans le cadre de la pr�sente proc�dure, le juge des mesures provisionnelles n'�tant pas fond� � v�rifier l'application qui a �t� faite de cette disposition dans le cadre de la d�cision initiale (cf. supra consid. 4.2).
Le recourant fait ensuite grief � l'autorit� pr�c�dente d'avoir fait preuve d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'application de l'art. 179 CC en omettant les modifications de fait survenues entre le prononc� de mesures protectrices de 2009 et le d�p�t de la requ�te en modification; ce faisant, il aurait mis en p�ril les int�r�ts financiers des enfants et du parent gardien. En outre, le fait de permettre � l'�pouse de b�n�ficier d'un montant sup�rieur � son minimum vital rel�verait de l'abus de droit, au motif que celle-ci lui ferait alors supporter " une charge additionnelle correspondant au 20% du taux d'activit� compl�mentaire qu'elle refuse volontairement d'effectuer, et ce malgr� le fait qu'elle en ait les capacit�s, les qualifications et qu'elle n'ait aucune charge de garde des enfants ".
Tout d'abord, on ne discerne pas en quoi l'invocation de l'interdiction de l'abus de droit - qui ne pourrait d'ailleurs �tre examin�e que sous l'angle restreint de l'arbitraire (cf. supra consid. 2.1) - serait ici pertinente, les �l�ments avanc�s par le recourant sur ce point se rattachant en r�alit� au grief de l'arbitraire dans l'application de l'art. 179 CC. En tant qu'il se plaint des faits dont a tenu compte le juge d'appel pour v�rifier s'il y avait lieu de modifier la contribution d'entretien, il a d�j� �t� pr�cis� que ses critiques �taient infond�es (cf. supra consid. 7 et 8). Pour le reste, le recourant n'�tablit pas en quoi la d�cision entreprise contreviendrait de mani�re choquante � l'art 179 CC, se contentant d'exposer, dans une critique essentiellement appellatoire, que son �pouse ne devrait pas b�n�ficier d'un montant sup�rieur � son minimum vital et que ses propres int�r�ts financiers seraient atteints. Il n'explicite pas plus avant sa critique, de sorte que le grief est irrecevable, faute de motivation suffisante (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1).

References: ATF 
 art. 74
 art. 106
 art. 95
 art. 106
 ATF 
 ATF 
 ATF 
in fine