Source: http://www.axl.cefan.ulaval.ca/asie/Koweit.htm
Timestamp: 2016-07-24 01:02:41+00:00

Document:
�tat du Kowe�t
Capitale: Kowe�t
Population: 2,3 millions (1999)
Groupe majoritaire: arabe du Golfe
(85 %) Groupes minoritaires: arabe �gyptien,
arabe nadji, arabe levantin du Sud, farsi, hindi, kurde, bengali, baloutchi, filipino, ourdou, anglais, fran�ais, mahri Syst�me politique: �mirat parlementaire Articles constitutionnels (langue): art. 3, 29 et 82 e
la Constitution de 1962 Lois linguistiques: aucune 1 Situation g�n�rale
Le Kowe�t est un petit �tat de 17 818 de km� (�quivalant presque � deux fois moins que la Belgique) situ� dans la p�ninsule Arabique, pr�s du golfe Persique. Les pays voisins sont, au nord et � l�ouest, l�Irak (438 317 km� ) et, au sud, l�Arabie Saoudite (entre 1,7
million km� et 2,2 millions km�). Le pays comprend aussi un territoire neutre de 5500 km�, administr� conjointement par l��mirat et l'Arabie Saoudite, ainsi que les �les de Bubiyan, Warba et de Faylaka. La capitale du pays est la ville de Kowe�t.
Le pays est d�coup� en cinq districts administratifs: les gouvernorats de Al Kowayt, Al Jahrah, Hwalli, Al Ahmadi et Al Farwaniya (voir la carte). 2 Donn�es d�molinguistiques
Au d�but de 1999, le Kowe�t comptait environ 2,3 millions d'habitants. On compte approximativement
700 000 Kowe�tiens et 1,3 millions d'�trangers. Ainsi, les citoyens kowe�tiens sont
une minorit� dans leur propre pays, puisqu'ils ne repr�sentent qu'environ 45 % de la
population, ce qui inclut 120 000 bidounes (travailleurs sans papiers ou �r�sidants
non autoris�s�). Le Kowe�t est un
petit pays dont la prosp�rit� attire les ressortissants de divers pays.
Le boom p�trolier et le
d�veloppement rapide du pays ont entra�n� une
forte demande de la main-d'oeuvre
�trang�re. Outre les Kowe�tiens, les autres ethnies arabes (35 %) sont les �gyptiens, les Libanais et les Syriens. Les autres groupes ethniques les plus fortement repr�sent�s sont les Iraniens (4 %), les Indiens, les Pakistanais, les Bangladeshi, les Philippins et les Srilankais. Les Europ�ens et les Am�ricains r�sidant au Kowe�t sont au nombre de 10 000 � 15 000. Ils travaillent g�n�ralement dans la construction et le g�nie civil, comme enseignants au service d'�coles priv�es, dans le secteur p�trolier ainsi que dans les services et le commerce.
La langue maternelle la plus r�pandue est l'arabe du Golfe, parl� par quelque 85 % de la population.
C'est une vari�t� d'arabe appel�e aussi arabe kowe�tien
dans lequel on trouve des caract�ristiques emprunt�es � l'arabe irakien et
l'arabe saoudien, les puissants voisins du Kowe�t. Il existe une langue autochtone appartenant � la
famille chamito-s�mitique et parl�e par moins de 4000 locuteurs: le mahri. Cette langue est �galement parl�e en Arabie Saoudite et au Y�men. Les autres locuteurs parlent des langues immigrantes telles que certaines vari�t�s d'arabe (p. ex., l'arabe �gyptien, l'arabe nadji, l'arabe levantin du Sud, etc.), le farsi, l'hindi, le kurde, le bengali, le baloutchi, le filipino, l'ourdou, l'anglais, le fran�ais, etc. La population est majoritairement de religion musulmane de rite sunnite, mais un tiers des Kowe�tiens sont d�ob�dience chiite. Les Europ�ens sont g�n�ralement chr�tiens. Une loi de 1981 a limit� la citoyennet� aux seuls musulmans. L�arabe est la langue officielle du Kowe�t, mais l�anglais est fr�quemment parl�.
AVIS: Certaines parties historiques de cette section sont tir�es presque int�gralement de l'Encyclop�die Microsoft Encarta 2004, art. �Koweit�. Les fouilles arch�ologiques ont r�v�l� que les
premiers humains ont habit� la r�gion il y a environ 10 000 ans. L'�le de Faylaka
aurait �t� occup�e par la communaut� Dilmun qui, entre 2200 et 1800 avant
notre �re, contr�lait les routes marchandes du Golfe, entre la M�sopotamie et la vall�e de l'Indus (aujourd'hui le Pakistan). Alexandre Le Grand parcourut la r�gion en 326 avant notre �re. Les Grecs s'implant�rent � l'�le de Faylaka o� l'on a d�couvert plusieurs monuments de valeur dont la pierre dite �Ekarousse� sur laquelle sont enregistr�s quelques �crits grecs. La premi�re confrontation arm�e entre les musulmans et les Perses eut
lieu � Kazima sur les rives du Golfe en 633 de notre �re sous le califat de Ab� Bakr As-Sidd�q. Ce lieu, �galement baptis� �Dh�t As-Sal�sil� est le Kowe�t actuel. Il fut maintes fois mentionn� dans les r�cits des anciens po�tes arabes.
Toute la r�gion s'islamisa et s'arabisa. Vers la fin du IXe
si�cle, une grande partie de l'Arabie Saoudite, dont la r�gion du Kowe�t,
tomba sous le pourvoir des Qarmates, une influente dynastie qui mena�ait le r�gne des Abbassides � Bagdad. Mais le Kowe�t moderne n'est apparu que dans la seconde moiti� du XVIIe si�cle. La
tribu des Bani Khaled, qui passait pour les plus puissants parmi les tribus
arabes, r�gnait alors en ma�tre absolu dans l'est de l'Arabie et leur domaine
s'�tendait du Kowe�t jusqu'au Qatar. L'�mirat du Kowe�t fut fond� en 1613 sur le nord-ouest du
golfe Persique. Vers 1672, Ghurair , l'�mir de la tribu des Bani Khaled
construisit son kut (�citadelle� ou �fortin�) pr�s d'un point d'eau
� Grane, une bourgade de p�cheurs connue aujourd'hui sous le nom de Wattiya.
Le nom du pays, le Kowe�t, proviendrait de kut dont il est le diminutif. En
1710, des travailleurs immigr�s, membres de la tribu des Anizah, venus du
centre de la p�ninsule Arabique, construisirent la ville de Kowe�t. Puis la famille
Al-Sabah, qui deviendra la dynastie r�gnante (encore aujourd'hui), s��tablit � Kowe�t en 1756
pour constituer un �mirat sur ce territoire faisant alors partie de l'Irak et plac� sous l�autorit� de l�Empire ottoman (voir la
carte de l'Empire ottoman). Le Kowe�t devint un important centre
commercial entre la Perse et La Mecque; repaire de contrebandiers, l'�mirat �tait
aussi un relais sur la route des Indes.
3.1 Le protectorat britannique
Vers la fin du XVIIIe si�cle, la Compagnie des Indes britanniques installa un comptoir commercial dans l��mirat. C'est alors que
l'�mir du Kowe�t se pla�a en 1899 sous la protection des Britanniques afin de s�affranchir
de la puissance ottomane; il signa, sans en r�f�rer � l'Empire ottoman dont il d�pendait, un trait� de protectorat avec la Grande-Bretagne. Pour sa part, celle-ci consolidait ainsi son influence dans la r�gion au d�triment des Allemands. Une convention anglo-turque sign�e en 1913, mais jamais ratifi�e, reconnut la tutelle britannique sur la �province� du Kowe�t. Peu de temps apr�s, les Britanniques obtinrent l'exclusivit� des concessions p�troli�res. C'est � partir de cette �poque que s'introduisit l'anglais dans les affaires, la langue du colonisateur. Lors de la Premi�re Guerre mondiale, les Britanniques
promirent l'ind�pendance aux Arabes du Golfe s'ils se soulevaient contre les
Turcs (alli�s � l'Allemagne). Cependant, le 16 mai 1916, la Grande-Bretagne et
la France conclurent des accords secrets, les accords Sykes-Picot, par lesquels
elles se partageaient les terres arabes sous domination ottomane. Cet accord r�sulte
d'un long �change de lettres entre Paul Cambon, ambassadeur de France �
Londres, et sir Edward Grey, secr�taire d'�tat au Foreign Office; par la
suite, un accord ultra-secret fut conclu � Downing Street entre sir Mark Sykes
pour la Grande-Bretagne et Fran�ois Georges-Picot pour la France. Il �quivaut
� un v�ritable d�pe�age de l'espace compris entre la mer Noire, la M�diterran�e,
la mer Rouge, l'oc�an Indien et la mer Caspienne. La r�gion fut d�coup�e
1) Une zone
bleue fran�aise, d'administration directe (Liban et Cicilie);
2) Une zone arabe A, d'influence fran�aise
(Syrie du Nord et province de Mossoul);
3) Une zone
rouge anglaise, d'administration directe (Kowe�t et M�sopotamie);
4) Une zone arabe B, d'influence
anglaise, (Syrie du Sud, Jordanie et Palestine);
5) Une zone
brune, d'administration internationale comprenant
Saint-Jean-d'Acre, Haiffa et J�rusalem.
La Syrie et le Liban actuels revirent � la France,
l�Irak, le Kowe�t et la Palestine furent attribu�es au Royaume-Uni. Les wahhabites d�Arabie Saoudite, conduits par Ibn S�oud, sultan de Nedjd, tent�rent de prendre possession du Kowe�t dont les fronti�res n�avaient jamais �t� formellement d�finies. En 1922, une zone neutre fut cr��e, toujours sous la protection britannique, entre le Kowe�t et l�Arabie Saoudite, tandis que l�ann�e suivante la fronti�re nord avec l'Irak �tait fix�e. En
r�alit�, la fronti�re entre l'Irak et le Kowe�t demeura arbitraire. La paix ne fut restaur�e, en 1921, qu�apr�s une intervention militaire britannique. En 1990, le pr�sident irakien, Saddam
Hussein, affirmera non sans quelque raison que �le Kowe�t est une cr�ation des
services secrets britanniques dont l'objet est de priver l'Irak d'un acc�s �
la mer�. En fait, le British War Office avait d�lib�r�ment
choisi de refuser � l'Irak un acc�s � la mer afin de limiter son influence
dans le Golfe et de le maintenir sous la d�pendance de la Grande-Bretagne.
Toutefois, pour l'Irak qui revendiquait l�h�ritage de l�Empire ottoman, le Kowe�t devait faire partie int�grante de son territoire. L'Irak afficha clairement ses pr�tentions lorsque,
en 1938, les premiers gisements de p�trole furent d�couverts dans le sous-sol de l��mirat. La Kuwait Oil Company,
une soci�t� p�troli�re anglo-am�ricaine, commen�a l�exploitation � grande �chelle du p�trole en 1946. Une partie des profits de la compagnie revint � l��mir; ces revenus permirent de d�velopper l�infrastructure et les services sociaux du pays. ��ponge imbib�e de p�trole�, l'�mirat d�tient pr�s de 10 %
des r�serves mondiales. Cette situation n'est certes pas �trang�re au fait
que la Grande-Bretagne, en 1958, fut tent�e de rendre le Kowe�t � l'Irak
monarchique, mais se ressaisit et d�cida d'en faire un �tat � part enti�re
apr�s la chute, cette m�me ann�e, de la monarchie irakienne. On comprendra aussi que la langue anglaise impr�gna plus profond�ment l'�mirat kowe�tien.
3.2 Le Kowe�t ind�pendant En 1961, la Grande-Bretagne accorda son ind�pendance au Kowe�t. En r�action, le r�gime irakien, alors dirig� par le g�n�ral Kassem, massa des troupes � la fronti�re et en d�clarant le Kowe�t �la 19e province irakienne�. Des mouvements de troupes appartenant � l�arm�e britannique et aux pays de la Ligue arabe � laquelle l��mirat avait adh�r� emp�ch�rent l�annexion, mais l�Irak ne reconnut pas davantage sa fronti�re avec le nouvel �tat. Les fronti�res modernes de l'Irak, de
l'Arabie Saoudite et du Kowe�t furent �tablies par d�cret imp�rial
britannique. Bref, sans l'intervention britannique de 1961, le Kowe�t n'existerait plus
aujourd'hui. Le but de l'intervention britannique avait �t� tr�s clair: s'assurer
le contr�le du p�trole. En 1963, le Kowe�t devint membre des Nations unies. Trois ans plus tard, le litige frontalier avec l�Arabie Saoudite fut r�gl� par un accord pr�voyant le partage des ressources p�troli�res de la zone neutre s�parant les deux pays.
Le Kowe�t mena ensuite une politique active au Proche-Orient. Ayant consid�rablement
accru ses revenus par la hausse du prix du p�trole en 1973 et la nationalisation de la Kuwait Oil Company en 1975, le Kowe�t soutint financi�rement les pays arabes en lutte contre Isra�l. Durant la guerre
ente l'Irak et l'Iran, le r�gime kowe�tien choisit d�apporter son aide �
l'Irak, consid�rant que le principal danger venait d�sormais de l�Iran r�volutionnaire chiite. L��mirat subit les repr�sailles de l�Iran contre ses installations p�troli�res en 1981. En 1980, 1983 et 1985, des attentats revendiqu�s par des chiites pro-iraniens provoqu�rent l�expulsion de milliers de leurs coreligionnaires. Le cheikh Jaber al-Ahmad al-Sabbah, au pouvoir depuis 1977, suspendit l�Assembl�e nationale en juillet 1986 et gouverna par d�cret. Devant la recrudescence des attaques irakiennes contre les p�troliers kowe�tiens, l'�mirat obtint la protection de la marine am�ricaine en 1987. La tension s'apaisa apr�s l'accord de cessez-le-feu entre l'Irak et l'Iran en 1988. Toutefois, la fin de la guerre irano-irakienne raviva les tensions avec l�Irak
qui, affaibli par le conflit, se vit refuser par le Kowe�t l�annulation des dettes accumul�es durant huit ans, tant qu�il n�aurait pas reconnu la fronti�re avec l��mirat. Le d�passement, par le Kowe�t, des quotas p�troliers fix�s par l�Organisation des pays exportateurs de p�trole (OPEP), provoquant un effondrement des prix et augmentant les difficult�s �conomiques de l�Irak, fut interpr�t� par le r�gime irakien comme un camouflet suppl�mentaire. La mont�e des revendications d�mocratiques au Kowe�t, en 1989 et 1990, conduisit l'�mir � accepter la restauration d�une assembl�e l�gislative aux pouvoirs restreints. C'est pourquoi, le 2 ao�t 1990, les troupes irakiennes
envahirent le territoire kowe�tien. La r�sistance de l�arm�e de l��mirat, forte de
16 000 hommes, fut faible. Le cheik Al-Jabber du Kowe�t quitta son pays et se r�fugia en Arabie
Saoudite o� il �tablit un gouvernement en exil. Vers la fin de l�apr�s-midi du 2 ao�t 1990, Kowe�t City tombait
aux mains des Irakiens; toute r�sistance organis�e cessa dans le pays. L�Irak annexa officiellement le Kowe�t le 8 ao�t, malgr� la condamnation de l�invasion par le Conseil de s�curit� des Nations unies et par la Ligue arabe. Le 17 janvier 1991, l�intervention d�une coalition internationale marquait le d�but de la guerre du Golfe. Le Kowe�t fut lib�r� � la fin du mois de f�vrier 1991. Des centaines de puits de p�trole avaient �t� d�truits par les Irakiens battant en retraite. La reconstruction s�accompagna de nombreux proc�s intent�s par les autorit�s pour �collaboration� avec l�occupant irakien et de l�expulsion de plusieurs centaines de milliers de travailleurs �trangers, principalement des Palestiniens et des Jordaniens. Les conditions dans lesquelles se d�roul�rent proc�s et expulsions firent l�objet de nombreuses critiques de la part des gouvernements occidentaux et d�organisations se consacrant � la d�fense des droits de l�homme. En avril 1992, la fronti�re avec l�Irak
fut redessin�e par une commission sp�ciale de l�ONU au profit du Kowe�t qui a obtenu une partie du champ p�trolif�re de Roume�la. Afin d'assurer sa protection, le Kowe�t obtint par une s�rie d�accords l�assistance militaire des �tats-Unis et de plusieurs pays europ�ens.
Sur le plan de la politique int�rieure, le r�gime dut faire face � une importante
contestation �manant � la fois des organisations favorables � une certaine la�cisation de l��tat, des mouvements musulmans sunnites rigoristes et de la minorit� chiite. En 1996, les islamistes demand�rent le vote de nouvelles lois fondamentales et l��tablissement de la Sharia comme source unique du droit, ce qui fut refus�
par l��mir Jaber. En f�vrier 1997, devant cette opposition, l��mir mena�a de dissoudre la nouvelle Assembl�e. Au plan �conomique, le Kowe�t a renou� avec la croissance et b�n�ficie d'un exc�dent budg�taire consid�rable mais a d� r�gler la facture du d�ploiement militaire alli�. Le Kowe�t a aussi am�lior� ses relations avec la Jordanie, le Soudan et le Y�men. Afin de faire face aux pr�tentions territoriales de l'Irak, le gouvernement a sign� des accords d'assistance militaire avec les principales puissances occidentales. 4 La politique linguistique
Les autorit�s du Kowe�t pratiquent une politique
d'arabisation relativement simple. Tout est d�fini dans la Constitution du 16 novembre 1962.
L'article 1 proclame que �le Kowe�t est un �tat arabe ind�pendant et pleinement souverain� et que �le
peuple du Kowe�t fait partie de la nation arabe�. � l'article 2, il est
d�clar� que �la religion de l'�tat est l'islam et la Sharia islamique constitue une des principales sources de la l�gislation�. En ce qui a trait sp�cifiquement �
la langue, c'est l'article 3 qui demeure fondamental: �La langue officielle de
l'�tat est l'arabe.� Enfin, l'article 29 affirme l'�galit� sans distinction de race, d'origine,de langue ou de
Tous les hommes sont �gaux en dignit� ainsi que dans leurs droits et obligations au regard de la loi, sans distinction de race, d'origine, de langue ou de religion.
4.1 Le Parlement et la justice
Les langues employ�es par les parlementaires
sont l�arabe kowe�tien ou arabe du
Golfe et l�arabe classique dans les d�bats oraux, mais les lois ne sont r�dig�es
qu�en arabe classique. L'article 82 de la Constitution contient une
disposition � cet effet:
Tout membre de l'Assembl�e nationale:
a) sera koweitien d'origine
selon la loi;
b) sera qualifi� comme �lecteur selon la loi �lectorale;
c) n'aura pas moins de trente ans le jour de l'�lection;
d) sera capable de lire et d'�crire l'arabe convenablement.
Le syst�me juridique, codifi� en 1960, s�appuie sur le droit islamique (Sharia).
La Sharia n'est cependant pas appliqu�e de fa�on int�grale, comme c'est, par
exemple, le cas de l'Arabie Saoudite. Depuis 1962, une s�rie de lois ont �t�
promulgu�es (principalement dans le domaine du droit du travail, de la
circulation, du code de proc�dure, etc.) en tenant compte de la l�gislation
europ�enne. Les deux vari�t�s d'arabe sont utilis�es dans les tribunaux de premi�re
instance, comme dans les tribunaux religieux. Ces derniers, qui ont juridiction
sur le statut personnel des Kowe�tiens peuvent utiliser une autre langue, par
exemple l'anglais. Chacune des juridictions communautaires disposent de ses
propres r�gles, de ses textes juridiques, de sa terminologie particuli�re, de
sa jurisprudence, etc. Dans les cours de justice impliquant des �trangers, le
recours � un interpr�te est permis.
4.2 L'Administration publique et les �coles
Dans l�Administration publique, la langue utilis�e � l'oral est g�n�ralement
l�arabe kowe�tien, mais cet emploi n�interdit pas l�arabe classique,
voire l'anglais dans certains cas. Tous les documents administratifs sont en
Le gouvernement de l'�mirat a mis sur pied un syst�me scolaire tr�s au
point o� l'arabe classique est la seule langue d'enseignement � tous les
niveaux. L'anglais est enseign� � tous les enfants en tant que langue seconde. Rappelons que pour tous les enfants, la langue arabe classique, celle qui est dispens�e dans les �coles, constitue �galement une langue seconde. Les enfants �trangers parlant l'arabe ne peuvent �tre admis dans les �coles du pays qu'apr�s cinq ans de s�jour. Pour les arabophones, la situation para�t acceptable, mais pour les enfants parlant le farsi, l'hindi, le kurde, le bengali, le baloutchi, le filipino, l'ourdou, etc., leur int�gration dans le syst�me scolaire est pour ainsi dire nulle. Pour les Europ�ens, il existe un lyc�e fran�ais et de nombreuses �coles priv�es anglophones. Ces �tablissements, tr�s co�teux pour les parents, offrent une assez bonne instruction et comptent une communaut� d'�l�ves tr�s m�lang�e. L'universit� est destin�e uniquement aux �tudiants kowe�tiens. La English School, la New English School et l'American School offrent la possibilit� de suivre tous les degr�s, du jardin d'enfants � la fin du secondaire (18 ans). Le Lyc�e fran�ais instruit les enfants jusqu'au baccalaur�at (via l'Acad�mie de Grenoble). 4.3 Les m�dias
Dans les m�dias �crits, l'arabe classique demeure la
r�gle, car pratiquement tous les quotidiens et journaux ne paraissent que dans cette
langue (Akhbar al-Kuwait, Al-Anba', Al-'Arabi, Al-Nahda,
Al-Qabas, Al-Watan, Al-Ra'i al-Aam,
Al-Siyasa, Al-Hadath, Al-Rai-Alaam, Mishkat Al-Ray). N�anmoins, le Kuwait
Times et l'Arab Times paraissent en anglais. Pour les m�dias
�lectroniques, Radio Kowe�t diffuse en arabe dialectal et en arabe classique. Deux cha�nes de t�l�vision �mettent leurs
�missions en arabe et en anglais. Un des trois �metteurs radio diffuse de la musique occidentale avec trois bulletins d'information par jour en langue anglaise. Avec des antennes-satellite appropri�es et, si cela s'av�re
n�cessaire, des cartes d'acc�s (SRG-SSR id�e suisse), n'importe quel programme
de t�l�vision �tranger peut �tre capt�. La politique linguistique de l'�mirat du Kowe�t en est une d�unilinguisme
arabe, bien que la diglossie arabe dialectal et arabe classique fasse bon
m�nage. Comme les minorit�s nationales sont, dans les faits, presque
inexistantes, on ne peut parler ni d'assimilation ni de protection
linguistiques. Quant aux langues immigrantes, elles demeurent pr�sentes, mais
ignor�es, comme dans la plupart des pays du monde. Il faut aussi faire
remarquer que le Kowe�t est le seul pays de la r�gion du Golfe � �lire un
parlement, que sa constitution de 1962 reste l�une des plus progressistes de
la r�gion et que le Kowe�t a ratifi� la Convention internationale sur l��limination
de toutes les formes de discrimination raciale. On doit aussi rapporter que le
Kowe�t devrait offrir aux travailleurs �trangers (62 % de la population), en
collaboration avec les pays d�origine de cette main-d��uvre, des cours de
conversation en arabe, afin de faciliter la communication sociale et d��viter
les conflits dus aux difficult�s linguistiques et culturelles et � l�incompr�hension.
Soulignons �galement l'�tat du Kowe�t a adh�r� � la plupart des trait�s internationaux relatifs aux droits de l'homme. Certains
trait�s demeurent encore � l'�tude, par exemple la Convention internationale sur la protection des droits de
tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles. Cela �tant dit, les droits qui sont consacr�s dans la Convention sont d�j�
prot�g�s par la l�gislation et les tribunaux kowe�tiens. Derni�re mise � jour:
CHALIAND, G�rard. Le malheur kurde, Paris, Seuil, 1992, 212 p. COMMISSION DES DROITS DE L'HOMME. Rapport du Rapporteur sp�cial (RS) sur le racisme et la discrimination raciale, Gen�ve, Onu, E/CN.4/1997/71/Add.2 ENCYCLOP�DIE MICROSOFT ENCARTA, 2004, art. �Koweit�, pour la partie historique.
YACOUB, Joseph. �Asie du Sud et du Sud-Est� dans Les minorit�s dans le monde, Paris, Descl�e de Brouwer, 1998, p. 593-637.

References: art. 3

L'article 1
 l'article 2
 l'article 3
 l'article 29
 L'article 82