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Timestamp: 2016-10-21 00:40:34+00:00

Document:
5A_339/2015 (18.11.2015)
5A_339/2015 � � Arr�t du 18 novembre 2015
repr�sent�e par Me Virginie Jordan, avocate,
repr�sent� par Me Marc Hassberger, avocat,
recours contre l'arr�t de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve du 6 mars 2015.
A.a.�A.A.________, n�e en 1951 � Prague (ex-Tch�coslovaquie), et B.A.________, n� en 1958 � Sarajevo (ex-Yougoslavie), tous deux originaires de Gen�ve, se sont mari�s le 31 janvier 1997 � Carouge (Gen�ve). Les �poux n'ont pas conclu de contrat de mariage et sont donc soumis au r�gime ordinaire de la participation aux acqu�ts.
Les �poux ont adopt� C.________, n�e le 4 avril 1994 � Domnesti (Roumanie) et D.________, n� le 4 ao�t 2000 � Bucarest (Roumanie).
Les �poux vivent s�par�s depuis le 1er f�vrier 2008.
A.b.�Par requ�te d�pos�e le 6 juillet 2010 par-devant le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve (ci-apr�s: Tribunal), A.A.________ a form� une demande unilat�rale en divorce, concluant notamment � l'attribution des droits parentaux sur les enfants, � la r�serve de la contribution due par B.A.________ � leur entretien, � ce qu'il soit donn� acte aux parties de ce qu'elles renon�aient au partage de leur pr�voyance professionnelle, et � ce qu'il soit constat� que leur r�gime matrimonial �tait liquid� et que les parties n'avaient plus aucune pr�tention � faire valoir l'une contre l'autre � ce titre. Dans son m�moire de r�ponse du 11 janvier 2011, B.A.________ a accept� le principe du divorce, s'en est rapport� � justice quant aux droits parentaux tout en sollicitant un droit de visite sur les enfants, a conclu � la liquidation du r�gime matrimonial, au partage des avoirs de pr�voyance professionnelle ainsi qu'� l'octroi d'une contribution � son entretien de 6'000 fr. par mois, avec clause d'indexation usuelle.
Statuant par jugement du 16 janvier 2012 sur mesures provisionnelles suite � la requ�te en ce sens d�pos�e le 25 novembre 2011 par B.A.________, le Tribunal a attribu� � A.A.________ la garde sur les enfants, a r�serv� � B.A.________ un droit de visite s'exer�ant conform�ment aux recommandations du Service de protection des mineurs (SPMi) et a condamn� A.A.________ � verser � B.A.________ la somme de 2'500 fr. par mois � titre de contribution � son entretien d�s le 25 novembre 2011, ainsi qu'une somme de 5'000 fr. � titre de�
provisio ad litem.
Par arr�t du 28 septembre 2012, la Cour de justice du canton de Gen�ve (ci-apr�s: Cour de justice) a, sur appel de B.A.________, partiellement annul� ce jugement et l'a r�form� en ce sens qu'elle a condamn� A.A.________ � verser � titre de contribution � l'entretien de son �poux, un montant total de 17'400 fr. pour la p�riode du 25 novembre 2010 au 25 novembre 2011, puis de 3'550 fr. par mois jusqu'au 30 septembre 2012, sous d�duction de l'�ventuelle aide sociale per�ue chacun de ces mois, et enfin de 2'500 fr. par mois d�s le mois d'octobre 2012. Le recours interjet� par A.A.________ contre cette d�cision a �t� rejet� par arr�t du Tribunal f�d�ral du 6 f�vrier 2013 (5A_807/2012).
B.a.�Par jugement du 30 avril 2014, statuant sur le fond, le Tribunal a prononc� le divorce des �poux (ch. 1 du dispositif), attribu� � A.A.________ la jouissance exclusive du domicile conjugal et les droits parentaux sur l'enfant D.________ (ch. 2 et 3), r�serv� � B.A.________ un droit de visite usuel (ch. 4), constat� qu'il n'y avait pas lieu de mettre � charge de B.A.________ une contribution d'entretien en faveur de son fils mineur et de sa fille, devenue majeure en cours de proc�dure (ch. 5), constat� qu'aucune contribution d'entretien n'�tait due par A.A.________ � B.A.________ d�s le 19 d�cembre 2011, les contributions d'entretien fix�es sur mesures provisionnelles pour la p�riode ant�rieure lui restant acquises (ch. 6 et 7), condamn� A.A.________ � verser � B.A.________ la somme de 250'000 fr. � titre de liquidation du r�gime matrimonial, moyennant quoi ledit r�gime serait liquid� (ch. 8), ordonn� � la caisse de pr�voyance professionnelle de A.A.________ de pr�lever la somme de 143'429 fr. sur le compte de celle-ci et de la transf�rer sur le compte de libre passage de B.A.________ (ch. 9), compens� les d�pens (ch. 10) et d�bout� les parties de toutes autres conclusions (ch. 11). Le Tribunal a simultan�ment rejet� une requ�te de mesures provisionnelles form�e le 28 mars 2013 par A.A.________.
B.b.�Par acte du 16 juin 2014, A.A.________ a fait appel de ce jugement par-devant la Cour de justice, sollicitant l'annulation des chiffres 5, 8, 9 et 11 de son dispositif. Principalement, elle a conclu � la condamnation de B.A.________ � contribuer � l'entretien de leurs deux enfants par le versement, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, de 2'125 fr. d�s le 19 d�cembre 2011 et de 1'750 fr. d�s le 1er ao�t 2012, jusqu'� leur majorit� et au-del� en cas d'�tudes ou de formation r�guli�re. Elle a �galement conclu � ce qu'il lui soit donn� acte de ce qu'elle doit verser 106'000 fr. � B.A.________ � titre de liquidation du r�gime matrimonial, � ce que B.A.________ soit condamn� � lui verser la somme de 199'000 fr. en application de l'art. 165 al. 2 CC, � ce qu'il soit dit que le r�gime matrimonial des parties est liquid� apr�s compensation des sommes susvis�es, � ce qu'il soit dit qu'il n'y a pas lieu de partager les avoirs de pr�voyance professionnelle des parties, � ce que le jugement entrepris soit confirm� pour le surplus et � ce que B.A.________ soit d�bout� de toutes autres conclusions, avec suite de frais judiciaires et de d�pens.
A l'appui de ses conclusions, elle a produit un bordereau de pi�ces non soumises au Tribunal comprenant notamment des �l�ments de sa taxation fiscale en 1995 et 1996 (pi�ces nos 172 et 173) ainsi qu'une expertise immobili�re dat�e du 10 juin 2014 (pi�ce n� 177).
B.c.�Dans son m�moire de r�ponse du 15 septembre 2014, B.A.________ a conclu au rejet de l'appel et au d�boutement de A.A.________ de toutes ses conclusions, avec suite de frais judiciaires et de d�pens. Il a simultan�ment form� un appel joint dans lequel il a conclu � l'annulation des chiffres 6 et 8 du dispositif du jugement entrepris. Principalement, il a conclu � la condamnation de A.A.________ � lui verser, par mois et d'avance, la somme de 5'000 fr. � titre de contribution post-divorce � son entretien, � l'indexation de cette contribution d�s le 1er janvier 2015 selon la clause usuelle, � la condamnation de A.A.________ � lui verser la somme de 708'814 fr. 15 � titre de liquidation du r�gime matrimonial, � la confirmation du jugement entrepris pour le surplus et au d�boutement de A.A.________ de toutes autres conclusions, avec suite de frais judiciaires et de d�pens.
Pr�alablement, il a conclu � l'irrecevabilit� des pi�ces nos 145 � 179 produites par A.A.________ � l'appui de son appel, ainsi que des all�gu�s y relatifs. Il a lui-m�me produit diverses pi�ces en lien avec la situation personnelle et financi�re des parties (pi�ces nos 76 � 79).
B.d.�Dans son m�moire de r�ponse � l'appel joint du 7 novembre 2014, A.A.________ a conclu principalement � l'irrecevabilit� des conclusions de B.A.________ concernant l'indexation de la contribution d'entretien et la liquidation du r�gime matrimonial, et au rejet de l'appel joint pour le surplus.
B.e.�Par arr�t du 6 mars 2015, la Cour de justice a annul� les chiffres 5, 6 et 8 du dispositif du jugement entrepris et l'a r�form� en ce sens qu'elle a condamn� B.A.________ � verser en mains de A.A.________ la somme de 3'675 fr., allocations familiales non comprises, � titre de contribution � l'entretien de leur fille pour la p�riode du 19 d�cembre 2011 au 4 avril 2012, ainsi que la somme de 9'500 fr., allocations familiales non comprises, � titre de contribution � l'entretien de leur fils pour la p�riode du 19 d�cembre 2011 au 31 juillet 2012, puis � compter du 1er ao�t 2012 jusqu'� la majorit� de l'enfant voire au-del� en cas d'�tudes s�rieuses et r�guli�res ou de formation professionnelle suivie, la somme de 775 fr. par mois et d'avance � titre de contribution � l'entretien de leur fils, allocations familiales ou d'�tudes non comprises. Elle a �galement condamn� A.A.________ � payer � B.A.________ la somme de 269'318 fr. au titre de la liquidation du r�gime matrimonial des parties et dit que, moyennant paiement de cette somme, le r�gime matrimonial des parties �tait liquid�. Elle a confirm� le jugement entrepris pour le surplus.
Par acte du 27 avril 2015, A.A.________ interjette un recours en mati�re civile au Tri bunal f�d�ral contre cet arr�t. Elle conclut principalement � sa r�forme en ce sens que B.A.________ est condamn� � contribuer � l'entretien de ses enfants par le versement, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, de 2'125 fr. d�s le 19 d�cembre 2011 et de 1'750 fr. � compter du 1er ao�t 2012 et ce jusqu'� l'�ge de 18 ans ou au-del� en cas d'�tudes ou d'une formation r�guli�res et � ce qu'il lui soit donn� acte de ce qu'elle doit verser la somme de 106'000 fr. � B.A._______ au titre de la liquidation du r�gime matrimonial. Subsidiairement, elle conclut � l'annulation de l'arr�t entrepris, en tant qu'il porte sur les montants arr�t�s au titre de contributions dues par l'intim� � l'entretien des enfants et � la somme qu'elle doit au titre de la liquidation du r�gime matrimonial, et au renvoi de la cause � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision au sens des consid�rants. Elle demande pr�alablement � ce que les pi�ces nos 172, 173 et 177 qu'elle avait produites en deuxi�me instance soient d�clar�es recevables et admises � la proc�dure et � ce que son recours soit muni de l'effet suspensif.
Invit�s � se d�terminer sur le recours, la Cour de justice s'est r�f�r�e aux consid�rants de son arr�t et l'intim� a conclu � son rejet. Ce dernier a �galement demand� � �tre mis au b�n�fice de l'assistance judiciaire pour la proc�dure f�d�rale et � ce que les pi�ces dont la recourante a requis l'admission � la proc�dure soient d�clar�es irrecevables. La recourante a adress� une r�plique spontan�e le 18 septembre 2015 persistant dans les conclusions prises dans son m�moire de recours. Dans sa duplique du 30 septembre 2015, l'intim� s'est r�f�r� � ses pr�c�dentes �critures.
La requ�te d'effet suspensif a �t� rejet�e par ordonnance pr�sidentielle du 18 mai 2015.
L'arr�t entrepris est une d�cision finale (art. 90 LTF) rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) par une autorit� cantonale sup�rieure statuant sur recours (art. 75 LTF), dans une contestation de nature p�cuniaire dont la valeur litigieuse atteint 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4 LTF, art. 74 al. 1 let. b LTF). La recourante, qui a qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF), a agi dans le d�lai pr�vu par la loi (art. 100 al. 1 LTF), de sorte que son recours est en principe recevable au regard des dispositions qui pr�c�dent.
2.1.�Le recours en mati�re civile peut �tre form� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� par les art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Cela �tant, eu �gard � l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, il n'examine en principe que les griefs soulev�s; il n'est pas tenu de traiter, � l'instar d'une autorit� de premi�re instance, toutes les questions juridiques pouvant se poser, lorsque celles-ci ne sont plus discut�es devant lui (ATF 140 III 86 consid. 2; 137 III 580 consid. 1.3; 135 III 397 consid. 1.4). L'art. 42 al. 2 LTF exige par ailleurs que le recourant discute les motifs de la d�cision entreprise et indique pr�cis�ment en quoi il estime que l'autorit� pr�c�dente a m�connu le droit (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 89). En outre, le Tribunal f�d�ral ne conna�t de la violation de droits fondamentaux que si un tel grief a �t� invoqu� et motiv� par le recourant (�principe d'all�gation�, art. 106 al. 2 LTF; ATF 139 I 229 consid. 2.2; 137 II 305 consid. 3.3; 135 III 232 consid. 1.2, 397 consid. 1.4�
in fine), c'est-�-dire s'il a �t� express�ment soulev� et expos� de fa�on claire et d�taill�e (ATF 135 III 232 consid. 1.2; 133 II 249 consid. 1.4.2). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 140 III 264 consid. 2.3; 139 II 404 consid. 10.1 et les arr�ts cit�s).
Lorsque la d�cision attaqu�e comporte plusieurs motivations ind�pendantes, alternatives ou subsidiaires, toutes suffisantes pour sceller le sort de la cause, la partie recourante doit, sous peine d'irrecevabilit�, d�montrer que chacune d'elles est contraire au droit (ATF 138 I 97 consid. 4.1.4 et les arr�ts cit�s).
2.2.�Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF); il ne peut s'en �carter que si ces faits ont �t� constat�s de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et si la correction du vice est susceptible d'influencer le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). La partie recourante qui soutient que les faits ont �t� �tablis d'une mani�re manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), � savoir arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 137 III 268 consid. 1.2), doit d�montrer, par une argumentation pr�cise, en quoi consiste la violation (art. 106 al. 2 LTF; ATF 134 II 244 consid. 2.2).
2.3.�Les faits et moyens de preuve nouveaux sont prohib�s, � moins de r�sulter de la d�cision de l'autorit� pr�c�dente (art. 99 al. 1 LTF; ATF 135 I 221 consid. 5.2.4; 133 IV 342 consid. 2.1). Le recourant doit exposer dans quelle mesure les conditions n�cessaires � une pr�sentation ult�rieure des moyens de preuve sont remplies (ATF 133 III 393 consid. 3). Les faits et pi�ces post�rieurs � la d�cision entreprise sont d'embl�e irrecevables (ATF 139 III 120 consid. 3.1.2; 133 IV 342 consid. 2.1).
Selon la jurisprudence, l'exclusion des faits et moyens de preuve nouveaux est la r�gle; en tant que cour supr�me, le Tribunal f�d�ral est juge du droit, et non juge du fait. La r�gle conna�t une exception lorsque, selon les textes allemand et italien plus pr�cis que la formulation fran�aise sur ce point, la d�cision de l'autorit� pr�c�dente est le motif pour pr�senter de nouveaux faits ou moyens de preuve ou, en d'autres termes, lorsque c'est la d�cision de l'autorit� pr�c�dente qui, pour la premi�re fois, a rendu pertinents ces faits ou moyens de preuve. Le recourant ne peut pas all�guer des faits ou produire des moyens de preuve nouveaux qu'il a omis d'all�guer ou de produire devant l'autorit� pr�c�dente; pour contester l'�tat de fait retenu par l'autorit� pr�c�dente, il ne saurait donc se fonder sur des faits ou moyens de preuve nouveaux qu'il �tait en mesure de pr�senter � cette autorit� et dont il devait discerner la pertinence �ventuelle (arr�t 4A_36/2008 du 18 f�vrier 2008 consid. 4.1). La possibilit� de pr�senter des faits ou des moyens de preuve nouveaux en instance de recours f�d�rale est exceptionnelle et ne sert pas � corriger des omissions ant�rieures (arr�t 4A_18/2010 du 15 mars 2010 consid. 2.1).
Il suit de l� que la recourante aurait d�j� d� produire devant l'autorit� pr�c�dente toutes les pi�ces qu'elle jugeait utiles pour fonder sa conclusion tendant � la fixation d'une contribution � l'entretien de sa fille majeure, pour prouver la n�cessit� pour leur fils de fr�quenter une �cole priv�e ainsi que pour d�montrer sa propre capacit� de travail. Il n'y avait en effet rien d'impr�visible � ce que la cour cantonale tranche ces questions et il appartenait � la recourante de discerner la pertinence des moyens de preuve � produire en lien avec celles-ci. Les trois pi�ces nouvelles produites � l'appui du pr�sent recours sont par cons�quent irrecevables.
La recourante reproche en premier lieu � l'autorit� cantonale d'avoir viol� son droit d'�tre entendue et son droit � la preuve en refusant d'admettre � la proc�dure et de tenir compte des pi�ces nos 172, 173 et 177 qu'elle a produites en deuxi�me instance.
3.1.�L'autorit� cantonale a consid�r� que les all�gations de la recourante selon lesquelles des d�marches intent�es en temps utile ne lui auraient permis d'obtenir que r�cemment des �l�ments en lien avec ses taxations pass�es, � savoir les pi�ces nos 172 et 173, n'�taient pas document�es. Elle a au surplus estim� que l'on ne voyait pas pour quelle raison la recourante aurait �t� dans l'incapacit� de produire l'expertise du bien immobilier dont elle est propri�taire (pi�ce n� 177) d�j� en premi�re instance.
3.2.�La recourante soutient avoir fait preuve de toute la diligence requise pour produire les pi�ces litigieuses le plus rapidement possible. Elle affirme avoir entrepris toutes les d�marches utiles pour obtenir les �l�ments relatifs � ses taxations pass�es aupr�s de sa fiduciaire o� elles �taient archiv�es. Elle estime qu'il �tait arbitraire de retenir qu'elle n'avait pas document� ses all�gations dans la mesure o� elle aurait requis l'audition de sa fiduciaire pr�cis�ment pour d�montrer que ces pi�ces ne pouvaient �tre produites plus t�t, audition qui lui avait �t� refus�e. S'agissant de la pi�ce n� 177, elle soutient qu'elle ne pouvait pas s'attendre � l'argumentation du premier juge sur ce point, de sorte que la cour cantonale ne pouvait lui reprocher de ne pas s'en �tre pr�value en premi�re instance d�j�.
3.3.�La recourante n'invoque aucune violation de l'art. 317 al. 1 CPC en lien avec les trois pi�ces litigieuses bien que l'autorit� cantonale se soit express�ment fond�e sur cette disposition pour consid�rer qu'elle n'avait pas fait preuve de toute la diligence requise pour les produire en premi�re instance d�j�. Si l'on peut � la rigueur admettre qu'elle soul�ve implicitement une violation de cette disposition, puisqu'elle soutient avoir �t� diligente, elle d�clare toutefois avoir requis l'audition de sa fiduciaire pr�cis�ment pour d�montrer qu'elle �tait dans l'impossibilit� de produire les pi�ces nos 172 et 173 plus t�t. Or, le grief de violation du droit d'�tre entendu qu'elle soul�ve porte uniquement sur les trois pi�ces litigieuses qui n'ont pas �t� admises � la proc�dure et non sur le refus d'entendre un t�moin. En outre, rien ne figure dans l'�tat de fait cantonal s'agissant de cette r�quisition de preuve qui aurait �t� �cart�e et la recourante ne fait valoir aucune constatation arbitraire des faits sur ce point. S'agissant de l'expertise immobili�re qu'elle a produite uniquement en deuxi�me instance, elle affirme qu'elle ne pouvait pas s'attendre � l'argumentation du premier juge sans exposer pour autant avec pr�cision en quoi cette argumentation �tait impr�visible.
Compte tenu de ce qui pr�c�de, il appara�t que les griefs soulev�s en lien avec la production des trois pi�ces litigieuses sont irrecevables.
4.1.�Dans un grief difficilement compr�hensible, la recourante invoque ensuite une application arbitraire de l'art. 317 al. 2 CPC dans la mesure o� la cour cantonale aurait admis � tort les conclusions modifi�es de l'intim�, appelant joint en deuxi�me instance. Elle soutient que l'intim� pouvait pr�tendre au maximum � ce qu'un montant de 250'000 fr. lui soit allou� dans le cadre de la liquidation du r�gime matrimonial puisqu'il s'agissait du montant arr�t� � ce titre par l'autorit� de premi�re instance.
4.2.�Dans la mesure o� l'autorit� cantonale a pr�cis�ment admis les conclusions de l'intim� uniquement � hauteur de la somme de 705'063 fr. d�j� requise en premi�re instance et les a d�clar�es irrecevables pour le surplus, on peine � discerner en quoi elle aurait appliqu� arbitrairement l'art. 317 al. 2 CPC. Pour peu qu'il soit compr�hensible, le grief doit donc �tre rejet�.
La recourante soutient que la cour cantonale aurait viol� son droit d'�tre entendue dans la mesure o� elle n'aurait pas ou aurait insuffisamment motiv� sa d�cision sur plusieurs points.
5.1.�Elle reproche notamment � l'autorit� cantonale d'avoir �cart� ses r�quisitions de production de pi�ces sans en expliquer les raisons. Elle lui fait le m�me reproche s'agissant des charges relatives aux activit�s extra-scolaires de son fils et au montant de 300 fr. dont elle avait requis la prise en compte pour assumer l'int�gralit� de l'entretien en nature des enfants puisque leur p�re n'avait jamais exerc� son droit de visite depuis leur s�paration. Elle aurait �galement retenu uniquement un montant de 1'000 fr. pour les charges aff�rentes a sa petite-fille, dont elle s'occupe et qui vit chez elle, sans distinguer parmi les charges all�gu�es celles qui avaient �t� retenues ni exposer les raisons pour lesquelles elle en avait �cart�es certaines.
5.2.�La recourante ne peut faire grief � l'autorit� cantonale d'avoir �cart� sans motivation les pi�ces dont elle avait requis la production en mains de l'intim�. La Cour de justice a en effet fait �tat de cette r�quisition dans l'�tat de fait de sa d�cision. Elle a toutefois constat� que les parties avaient �t� inform�es de ce que la cause �tait gard�e � juger par courrier du greffe du 4 d�cembre 2014. Or, en vertu du principe de la bonne foi applicable en proc�dure (art. 52 CPC), l'instance d'appel peut refuser d'administrer un moyen de preuve r�guli�rement offert lorsque la partie a renonc� � son administration, notamment en ne s'opposant pas � la cl�ture de la proc�dure probatoire (arr�t 5A_597/2007 du 17 avril 2008 consid. 2.3; cf. ATF 132 I 249 consid. 5; 126 I 165 consid. 3b). En l'esp�ce, il ne ressort nullement de l'�tat de fait, qu'apr�s avoir re�u le courrier du greffe du 4 d�cembre 2014, la recourante se serait oppos�e � la cl�ture de la proc�dure en r�it�rant sa r�quisition de production de pi�ces.
S'agissant des charges relatives aux activit�s parascolaires de l'enfant cadet, la critique de la recourante est totalement infond�e. L'autorit� cantonale a en effet retenu un montant de 228 fr. � ce titre dans les charges de l'enfant, de sorte qu'on ne saurait la suivre en tant qu'elle soutient que la cour cantonale aurait �cart� sans explication toutes les charges all�gu�es en lien avec ce poste.
En tant que la recourante all�gue un d�faut de motivation en lien avec les charges retenues pour sa petite-fille, sa critique est �galement infond�e. Le montant de 1'000 fr. retenu � ce titre par la Cour de justice correspond en effet au montant qu'elle avait elle-m�me all�gu� dans le cadre de la proc�dure de mesures provisionnelles. Ne pouvant ignorer ce qui est inclus dans les charges aff�rentes � sa petite-fille qu'elle a elle-m�me fait valoir, la recourante �tait parfaitement en mesure d'identifier les postes dont l'autorit� cantonale n'aurait pas tenu compte et de s'en prendre � la d�cision entreprise sur ce point, ce qu'elle a d'ailleurs fait.
Il en va de m�me du montant de 300 fr. qu'elle aurait souhait� voir inclus dans ses charges pour compenser le fait que l'intim� ne la d�chargeait aucunement s'agissant de l'entretien en nature des enfants. L'autorit� cantonale a d�taill� les diff�rents postes des charges de la recourante qu'elle a finalement arr�t�es � 4'200 fr. La recourante �tait ainsi parfaitement en mesure de s'en prendre � la motivation cantonale sur ce point et de contester le fait que certaines des charges all�gu�es n'avaient pas �t� retenues, ce qu'elle a d'ailleurs fait. Aucun d�faut de motivation ne saurait en d�finitive �tre admis sur ces diff�rents points.
La recourante soul�ve ensuite un grief d'arbitraire dans l'�tablissement des faits en lien avec plusieurs �l�ments retenus par la cour cantonale.
6.1.�Elle se plaint ainsi de l'�tablissement arbitraire du revenu per�u par l'intim� entre d�cembre 2011 et juillet 2012 d�s lors que l'autorit� cantonale aurait omis de tenir compte du 13
�me�salaire, des heures suppl�mentaires, des vacances pay�es, de l'indemnit� de repas et de la participation de l'employeur � l'assurance-maladie. Elle estime �galement que le revenu hypoth�tique qui a �t� arr�t� pour l'intim� pour la p�riode post�rieure au mois de juillet 2012 l'a �t� de mani�re arbitraire dans la mesure o� l'autorit� cantonale s'est fond�e sur les salaires per�us dans le domaine de la restauration et non dans le secteur bancaire. Elle fait valoir que certains postes de charges de l'intim� auraient �t� sur�valu�s, � savoir les montants retenus pour son loyer et son assurance-maladie, desquels les subsides per�us par l'intim� n'auraient � tort pas �t� d�duits. Elle se plaint du fait que le co�t de 938 fr. par mois aff�rent aux activit�s extra-scolaires de l'enfant cadet n'aurait pas �t� pris en compte dans ses charges. Elle estime ensuite avoir d�ment document� les charges aff�rentes � sa petite-fille, dont elle assume l'entretien, et reproche � la cour cantonale de les avoir exclues arbitrairement de ses propres charges. L'autorit� cantonale aurait par ailleurs retenu de mani�re arbitraire qu'il n'�tait pas �tabli que l'�colage de l'enfant cadet avait �t� reconduit � compter de l'ann�e scolaire 2014-2015. Elle aurait en outre consid�r� arbitrairement qu'elle �tait en mesure de continuer � travailler � un taux de 75% bien que plusieurs certificats m�dicaux produits attesteraient d'une capacit� de travail maximale de 50% et aurait encore omis de prendre en compte la baisse de revenus qu'elle subira d�s qu'elle sera � la retraite, � savoir au 1
er�septembre 2015. La cour cantonale aurait enfin arbitrairement refus� d'int�grer un montant de 300 fr. dans ses charges pour compenser le fait qu'elle assumait la charge pleine des enfants et que le p�re s'�tait totalement d�sinvesti de son r�le depuis la s�paration et ne voyait plus les enfants.
6.2.�En tant que la recourante soutient que le revenu per�u par l'intim� entre d�cembre 2011 et juillet 2012 aurait �t� fix� de mani�re arbitraire, son grief doit �tre �cart�. L'autorit� cantonale a en effet consid�r� que, durant cette p�riode, la recourante avait assum� l'int�gralit� des soins et de l'encadrement quotidien des enfants, de sorte que l'intim� devait assumer l'essentiel des besoins financiers de ses enfants. De ce fait, elle lui a imput� l'entier de la charge financi�re des enfants ind�pendamment du montant pr�cis de son revenu m�me si elle a constat� en fait que l'intim� avait per�u un salaire mensuel moyen de 7'025 fr. net durant cette p�riode. En cons�quence et contrairement � ce que soutient la recourante, quand bien m�me la diff�rence mensuelle de revenu de 911 fr. all�gu�e devait �tre constat�e, elle serait sans incidence sur le r�sultat de la cause puisque l'autorit� cantonale n'en a pas directement tenu compte pour le calcul du montant des contributions d'entretien dues aux enfants, lesquelles ont �t� arr�t�es sur la base de leurs charges. Le grief de la recourante concernant le calcul du revenu hypoth�tique doit �galement �tre �cart� d�s lors qu'elle ne parvient � d�montrer aucun arbitraire dans l'�tablissement des faits sur ce point. L'essentiel de son argumentation se fonde en effet sur sa propre appr�ciation des faits, notamment en tant qu'elle soutient que l'intim� n'aurait fait aucune recherche d'emploi s�rieuse et qu'il aurait d�montr� pouvoir trouver un emploi vu qu'il avait �t� engag� dans le milieu bancaire. Sur ce dernier point, la recourante fait �galement abstraction du fait que l'autorit� cantonale n'a pas seulement tenu compte de la conjoncture pour juger des chances pour l'intim� de retrouver un emploi mais �galement de son �ge.
S'agissant des charges de l'intim�, contrairement � ce qu'affirme la recourante, il ressort des pi�ces de la proc�dure que celui-ci versait selon toute vraisemblance un montant de 700 fr. � son colocataire avant de prendre un appartement � bail le 1
er�juillet 2012. L'assertion de la recourante selon laquelle il n'aurait eu aucune charge de loyer durant cette p�riode est par cons�quent erron�e. En outre, comme cela a d�j� �t� pr�cis� ci-avant, l'entier de la charge financi�re des enfants a �t� imput� � l'intim� durant cette p�riode. Le revenu et les charges de l'intim� n'ont �t� �tablis que pour s'assurer que celui-ci �tait en mesure de couvrir l'ensemble des charges des enfants, de sorte que la diff�rence de loyer all�gu�e par la recourante est sans incidence sur le r�sultat de la cause s'agissant de la p�riode ant�rieure � juillet 2012. A compter du 1er ao�t 2012, la contribution due � l'entretien de l'enfant encore mineur a �t� calcul� de mani�re diff�rente par l'autorit� cantonale d�s lors que l'intim� avait perdu son emploi et n'�tait plus en mesure d'assumer l'entier de la charge financi�re relative � l'enfant cadet. Un montant correspondant � l'entier du disponible de l'intim� a ainsi �t� mis � la charge de ce dernier pour l'entretien de cet enfant, de sorte que, contrairement � ce qui a �t� constat� pour la p�riode ant�rieure au 1er ao�t 2012, le calcul de ses revenus et charges est d�terminant pour �tablir le montant de la pension alimentaire. L'autorit� cantonale a arr�t� les charges mensuelles de l'intim� comme suit: 1'400 fr. de frais de logement, 490 fr. de primes d'assurance-maladie, 70 fr. de frais de transport, 350 fr. de charge fiscale estim�e et 1'200 fr. d'entretien de base, soit 3'510 fr. au total, dont elle a d�duit le montant de son disponible arr�t� � 775 fr. Comme le rel�ve � juste titre la recourante, l'int�gralit� des primes d'assurance-maladie de l'intim� sont couvertes par un subside et il per�oit une allocation de logement de 166 fr. 65 par mois depuis le 1er mai 2013. Lorsqu'elle soutient que le montant correspondant � ces subsides devrait par cons�quent �tre d�duit des charges de l'intim� d�s lors qu'ils ne les assume pas, la recourante fait toutefois abstraction du fait que l'intim� b�n�ficie de ces subsides uniquement parce qu'il n'a actuellement aucun emploi et ne per�oit donc pas de revenu � l'exception de ce que lui verse l'Hospice g�n�ral. Or, l'autorit� cantonale a calcul� le montant de la contribution due par l'intim� � l'entretien de son fils en lui imputant un revenu hypoth�tique de 4'275 fr. par mois qui, s'il �tait r�ellement r�alis�, le priverait des subsides qu'il per�oit actuellement. Le raisonnement est ici le m�me que celui valant pour �tablir la charge fiscale d'une partie � laquelle un revenu hypoth�tique a �t� imput�. Bien qu'il ne s'agisse pas d'une charge effectivement assum�e, le montant des imp�ts est en effet calcul� sur la base du revenu hypoth�tique (arr�ts 5A_778/2012 du 24 janvier 2013 consid. 5.4; 5A_679/2011 du 10 avril 2012 consid. 10). L'autorit� cantonale a par cons�quent retenu � juste titre l'entier du montant qui serait assum� par l'intim� pour son assurance-maladie et son loyer dans ses charges sans en d�duire les subsides qu'il per�oit. Le grief de la recourante est partant infond�.
S'agissant des activit�s parascolaires retenues dans les charges de l'enfant cadet, la recourante fait valoir que leur co�t s'�l�verait en r�alit� � 938 fr. et non � 228 fr. par mois comme arr�t� par la cour cantonale. Ce faisant, elle ne pr�cise toutefois pas quels postes en particulier auraient � tort �t� exclus. Quoi qu'il en soit, la diff�rence all�gu�e par la recourante est une fois encore sans incidence sur le r�sultat de la cause puisqu'un montant correspondant � l'entier du disponible de l'intim� a �t� mis � sa charge pour l'entretien de l'enfant cadet. D�s lors, un montant sup�rieur ne pourrait de toute �vidence lui �tre imput�, compte tenu du fait que les critiques de la recourante relatives � ses revenus et charges ont �t� �cart�es. Le m�me raisonnement vaut s'agissant des charges de la petite-fille de la recourante, de ses propres charges ainsi que de ses revenus actuels et futurs. Ces montants n'ont en effet pas eu d'incidence directe sur le calcul de la contribution due par l'intim� � l'entretien de son fils puisque l'entier de son disponible a �t� affect� � cette contribution ind�pendamment des revenus et charges de la recourante. Le calcul du disponible de la recourante, arr�t� � 2'300 fr. par mois, a uniquement permis � l'autorit� cantonale de constater qu'elle devrait �tre en mesure d'assumer les �ventuels frais d'�colage priv� de l'enfant cadet qui s'�levaient jusqu'alors � 1'716 fr. par mois. Or, sur ce point pr�cis, l'autorit� cantonale a en d�finitive retenu qu'il n'�tait pas �tabli que l'�colage ait �t� reconduit pour l'ann�e 2014-2015, sans que la recourante ne s'en prenne valablement � ce constat puisqu'elle se contente d'argumenter sur la n�cessit� pour l'enfant de poursuivre sa scolarit� en �cole priv�e sans pour autant d�montrer que les frais y aff�rents aient effectivement �t� assum�s. La pi�ce nouvelle produite a cet �gard est de surcro�t irrecevable (cf.�
supra�consid. 2.3) et n'a de toute fa�on pas de valeur probante s'agissant des frais d'�colage.
La recourante conteste ensuite le montant de la contribution d'entretien qui a �t� allou�e � son fils et le fait que sa fille se soit vue priver d'une telle pension. Elle invoque � cet �gard une violation de l'art. 285 CC.
7.1.�Elle reproche � la cour cantonale d'avoir arr�t� les besoins mensuels de l'enfant cadet � 2'997 fr. par mois depuis la rentr�e scolaire 2013 mais d'avoir uniquement mis une contribution � l'entretien de celui-ci de 775 fr. � charge de l'intim� � compter d'ao�t 2012. Elle soutient que la totalit� des besoins concrets de l'enfant aurait d� �tre imput�e � l'intim�, qu'il ne lui appartenait pas de supporter les frais de scolarit� de son fils et que le psychiatre de celui-ci a confirm� qu'il devait continuer sa scolarit� en �tablissement priv� jusqu'� la fin de sa scolarit� obligatoire.
S'agissant de la fille du couple, devenue majeure en cours de proc�dure, la recourante soutient avoir all�gu�, sans �tre contredite, que celle-ci �tait d'accord que sa m�re r�clame pour elle une contribution d'entretien apr�s sa majorit�, ce qu'elle avait d'ailleurs confirm� par �crit.
7.2.�Comme cela a d�j� �t� indiqu� plus haut (cf.�
supra�consid. 6.2 2e par.), l'autorit� cantonale a consid�r� que, d�s lors que l'intim� n'avait plus exerc� d'activit� lucrative � compter du 1er ao�t 2012, il n'�tait plus � m�me d'assumer la pleine charge financi�re aff�rente � son enfant encore mineur � compter de cette date. Dans la mesure o� la recourante avait assum� l'entier des soins en nature fournis aux enfants, du moins pour la p�riode post�rieure � d�cembre 2011, il convenait toutefois de mettre � la charge de l'intim� un montant correspondant � l'entier de son disponible pour l'entretien de l'enfant.
S'agissant de la fille a�n�e des parties, l'autorit� cantonale a consid�r� que celle-ci n'avait, d'une part, pas ratifi� les conclusions prises pour son compte par sa m�re et qu'elle avait, d'autre part, cess� de suivre toute formation peu avant sa majorit� en raison de sa maternit� pr�coce. Sur ce dernier point, rien n'indiquait qu'elle envisage ou qu'elle puisse envisager de suivre une formation � l'avenir puisqu'elle �tait actuellement prise en charge par l'Office cantonal de l'assurance-invalidit� et par le D�partement de sant� mentale et de psychiatrie des H�pitaux Universitaires de Gen�ve. Elle a en cons�quence d�ni� � la recourante le droit de r�clamer des contributions pour l'entretien de sa fille majeure.
7.3.�La recourante ne s'en prend pas valablement � la motivation de l'autorit� cantonale sur ces deux points. S'agissant de la contribution d'entretien allou�e � l'enfant cadet, son grief est irrecevable puisqu'elle se contente de soutenir que l'autorit� cantonale aurait viol� la loi et d'exposer la mani�re dont celle-ci aurait d� proc�der selon elle, sans s'en prendre plus avant � la motivation cantonale. Pour ce qui a trait � la contribution d'entretien qu'elle fait valoir pour sa fille a�n�e majeure, son argumentation - fond�e sur une pi�ce nouvelle irrecevable (cf.�
supra�consid. 2.3) - ne s'en prend qu'� une partie de la motivation de la d�cision entreprise. La cour cantonale a en effet constat� que, ind�pendamment de l'absence d'accord de la fille des parties pour que sa m�re agisse pour son compte, celle-ci ne pouvait quoi qu'il en soit pas pr�tendre � une contribution d'entretien puisque rien n'indiquait qu'elle suive actuellement une formation, ni m�me qu'elle soit en mesure d'en suivre une � l'avenir. La recourante ne s'en prend aucunement � cette motivation, de sorte que son grief est �galement irrecevable sur ce point (cf.�
supra�consid. 2.1�
La recourante invoque ensuite une violation de l'art. 208 CC au motif que l'autorit� cantonale n'aurait � tort pas r�uni aux acqu�ts le montant de 43'033 fr. 64 qui figurait sur le compte bancaire de l'intim� au 8 septembre 2008.
8.1.�Elle reproche � la cour cantonale d'avoir retenu qu'elle n'avait pas rendu vraisemblable que l'intim� aurait intentionnellement soustrait ou dissimul� ce montant, mais aurait au contraire admis qu'il avait vraisemblablement utilis� ces fonds pour subvenir � ses besoins durant la p�riode o� il avait �t� au ch�mage puis soutenu par l'Hospice g�n�ral. Elle estime que ce raisonnement est arbitraire et viole le droit d�s lors que l'intim� a fait diminuer ses avoirs sur ledit compte de 43'033 fr. 64 � 44 fr. du 8 septembre 2008 au 30 novembre 2010. Elle estime en cons�quence que les revenus de l'intim� �taient suffisants pour couvrir ses charges, de sorte qu'il n'avait pas � puiser dans sa fortune pour subvenir � ses besoins et que l'autorit� cantonale aurait d� r�unir le montant de 43'033 fr. 64 aux acqu�ts � partager.
8.2.�La cour cantonale a retenu qu'au jour de la dissolution du r�gime matrimonial, les acqu�ts de l'�poux �taient limit�s � un compte bancaire dont le solde s'�levait � 44 fr. Elle a consid�r� que les all�gations de la recourante selon lesquelles l'intim� aurait intentionnellement soustrait ou dissimul� le montant de 43'033 fr. 64 qui figurait sur ce compte au mois de septembre 2008, ainsi que d'autres revenus et avoirs, n'�taient pas d�montr�es par pi�ces ni rendues vraisemblables. Compte tenu des difficult�s financi�res qu'il avait travers�es, il �tait au demeurant vraisemblable qu'il ait utilis� ces sommes pour subvenir � ses besoins.
8.3.�Les acqu�ts - comme les biens propres - de chaque �poux sont disjoints dans leur composition au jour de la dissolution du r�gime (art. 207 al. 1 CC). Toutefois, dans deux cas, des biens d'acqu�ts qui n'existent plus � ce moment-l� doivent �tre r�unis, en valeur, aux acqu�ts. Il s'agit, d'une part, des biens qui en faisaient partie et dont l'�poux a dispos� par lib�ralit�s entre vifs sans le consentement de son conjoint dans les cinq ann�es ant�rieures � la dissolution du r�gime, � l'exception des pr�sents d'usage (art. 208 al. 1 ch. 1 CC) et, d'autre part, des ali�nations de biens d'acqu�ts qu'un �poux a faites pendant le r�gime dans l'intention de compromettre la participation de son conjoint (art. 208 al. 1 ch. 2 CC).
Le but de cette disposition est de prot�ger l'expectative de chacun des �poux en ce qui concerne sa participation au b�n�fice de l'autre (ATF 138 III 689 consid. 3.2 p. 691; arr�ts 5A_61/2013 du 4 juillet 2013 consid. 6.2; 5A_662/2008 du 6 f�vrier 2009 consid. 2.1). Par lib�ralit� au sens du chiffre 1 de l'art. 208 al. 1 CC, il faut comprendre une attribution volontaire partiellement ou enti�rement gratuite � un tiers qui a provoqu� une diminution des acqu�ts ou a emp�ch� leur accroissement (ATF 138 pr�cit� consid. 3.3; arr�t 5A_61/2013 et 5A_85/2013 du 4 juillet 2013 consid. 6.2). Le chiffre 2 vise, quant � lui, tous les actes juridiques par lesquels, durant le r�gime, un �poux dispose d'un acqu�t et diminue ainsi la valeur de cette masse (arr�t 5A_662 /2008 du 6 f�vrier 2009 consid. 2.2.1 publi�
in:�FamPra.ch 2009 p. 437). Il peut s'agir de lib�ralit�s au sens du chiffre 1 mais �galement d'actes � titre on�reux d�savantageux de nature � compromettre la participation du conjoint, d'actes de d�r�liction ou, simplement, d'actes mat�riels entra�nant une diminution de valeur du bien, � l'exception de l'usage personnel (ATF 118 II 27 consid. 4; STEINAUER,�
in:�Commentaire romand, Code civil I, 2010, n� 18 ad art. 208 CC; HAUSHEER/AEBI-M�LLER,�
in:�Basler Kommentar, Zivilgesetzbuch I, 5e �d., 2014, n� 20 ad art. 208 CC).
8.4.�En l'esp�ce, la recourante fait valoir qu'elle avait rendu vraisemblable que l'intim� avait intentionnellement soustrait ou dissimul� le montant de pr�s de 43'000 fr. (43'033 fr. 64 - 44 fr. = 42'989 fr. 64) dont son compte bancaire s'�tait vu amputer entre septembre 2008 et novembre 2010. Or, son seul argument consiste � soutenir que les allocations per�ues par l'intim� de l'assurance-ch�mage, puis le salaire touch� dans le cadre d'une formation, exc�daient le montant qu'il avait all�gu� pour ses charges, de sorte qu'il apparaissait qu'il n'avait pas utilis� le montant figurant sur son compte en banque pour couvrir ses besoins personnels. Ce faisant, la recourante n'all�gue toutefois pas, ni ne d�montre, que le recourant aurait fait une lib�ralit� en faveur d'un tiers ou aurait dispos� de ces fonds dans le seul but de compromettre la participation de son �pouse � ses acqu�ts, bien que cette preuve lui incombe (ATF 118 II 27 consid. 2-4 p. 28 ss; arr�t 5A_714/2009 du 16 d�cembre 2009 consid. 4.2). En outre, le seul fait que cette somme ait �t� suffisante pour couvrir ses besoins de base ne signifie pas encore que l'intim� ait utilis� le montant d'environ 43'000 fr. dont son compte s'est vu amoindri pour d'autres fins que son propre entretien. Les charges de 2'359 fr. 95 all�gu�es par l'intim� dans son m�moire de r�ponse du 7 janvier 2011 et sur lesquelles se fonde l'argumentation de la recourante englobaient en effet uniquement son loyer (700 fr.), son assurance-maladie (459 fr. 95) et son minimum vital (1'200 fr.), de sorte qu'il n'appara�t en aucun cas disproportionn� de consid�rer qu'il ait pu utiliser un montant de pr�s de 43'000 fr. sur une p�riode de deux ans pour maintenir un train de vie raisonnable. Il s'ensuit que le grief doit �tre rejet�.
La recourante invoque la violation de l'art. 209 CC en lien avec le sort de la plus-value conjoncturelle engendr�e par l'immeuble lui appartenant.
9.1.�L'autorit� cantonale a rappel� que la recourante avait fait l'acquisition au mois d'ao�t 1993, � savoir avant le mariage, d'un appartement � U.________ pour le prix de 800'000 fr. Elle a consid�r� que sa valeur v�nale au jour de la liquidation, soit le 6 juillet 2010, pouvait �tre estim�e � 1'800'000 fr. correspondant � la valeur m�diane indiqu�e par l'attestation produite � ce propos par l'intim� et a consid�r� que la recourante n'�tait pas parvenue � d�montrer la valeur de 1'500'000 fr. qu'elle all�guait, �tant pr�cis� qu'elle s'�tait oppos�e � ce que ce bien soit expertis� et que l'expertise priv�e qu'elle produisait � pr�sent �tait irrecevable. Le bien immobilier avait par cons�quent enregistr� une plus-value de 1'000'000 fr. entre ao�t 1993 et juillet 2010. Elle a consid�r� qu'il fallait admettre que cette augmentation de valeur �tait lin�aire puisque la recourante avait indiqu� ne pas avoir effectu� de travaux dans son appartement au cours de cette p�riode. Calcul�e au�
pro rata, la plus-value s'�levait � 58'825 fr. par an (1'000'000 fr. / 17 ans), de sorte que la valeur v�nale du bien au jour du mariage, soit en juillet 1997, s'�levait � 1'035'300 fr. [800'000 fr. + (58'825 fr. x 4 ans)] et la plus-value r�alis�e jusqu'� la dissolution � 764'700 fr. (1'800'000 fr. - 1'035'300 fr.). Pour tenir compte de l'�chelonnement dans le temps des amortissements effectu�s par la recourante � hauteur de 120'000 fr., elle n'a retenu que la moiti� de la plus-value ainsi d�termin�e, � savoir 382'350 fr. Elle a ainsi �tabli la r�compense en faveur des acqu�ts de la recourante � 164'318 fr. [ (1'035'300 fr. + 382'350 fr.) / 1'035'300 fr. x 120'000 fr. = 164'318 fr.].
9.2.�La recourante conteste en premier lieu l'estimation qui a �t� faite du bien immobilier. Elle soutient que la cour cantonale ne pouvait pas retenir la valeur v�nale de 1'800'000 fr. d�s lors que cette estimation avait �t� �tablie sans qu'il soit proc�d� � une visite de l'immeuble et qu'il n'avait donc pas �t� tenu compte de sa v�tust�, ni des travaux ex�cut�s en face qui avaient eu une influence consid�rable et notoire sur sa valeur. Le montant retenu ne correspondait pas non plus � des ventes effectives dans le quartier. L'autorit� cantonale ne pouvait, selon elle, se fonder sur l'estimation du bien faite par E.________ SA � la demande de l'intim� mais devait proc�der � une expertise judiciaire. Elle reproche ensuite � la cour cantonale de ne pas avoir d�duit la charge hypoth�caire qui gr�ve toujours l'appartement de la valeur estim�e du bien. Elle soutient �galement que la cour cantonale aurait calcul� de fa�on arbitraire la plus-value sur 17 ans, � savoir entre la date d'acquisition du bien (1993) et le d�p�t de la requ�te unilat�rale en divorce (2010) alors qu'elle aurait d� se fonder sur une p�riode de 21 ans, puisque l'estimation de E.________ SA avait �t� �tablie en 2014. Elle fait enfin valoir que la cour cantonale se serait m�prise dans son calcul, d�s lors que la part � la plus-value aurait d� �tre d�termin�e sur la base de la proportion de la moiti� des amortissements sur le prix d'achat, � savoir 60'000 fr., et non sur le total de 120'000 fr., report�e sur la valeur de la moiti� de la plus-value, pour tenir compte de l'�chelonnement dans le temps des amortissements effectu�s.
9.3.�En vertu de l'art. 204 al. 2 CC, la dissolution du r�gime matrimonial des parties prend effet au jour de l'introduction de la demande en divorce. Les acqu�ts existant � la dissolution sont estim�s � leur valeur � l'�poque de la liquidation (art. 214 al. 1 CC). Le moment de la liquidation, lorsqu'elle intervient dans le cadre d'une proc�dure judiciaire, est la date du jugement (ATF 121 III 152 consid. 3; STEINAUER, op. cit., n� 6 ad art. 214 CC; HAUSHEER/AEBI-M�LLER, op. cit., n� 9 ad. art. 214 CC; STECK,�
in:�FamKom Scheidung, 2005, n� 6 ad art. 214 CC). Lors de la liquidation du r�gime matrimonial de la participation aux acqu�ts, les biens des �poux sont estim�s � leur valeur v�nale (art. 211 CC; ATF 136 III 209 consid. 6.2.1 p. 215). La d�termination de la valeur v�nale est une question de fait (arr�t 5A_714/2009 du 16 d�cembre 2009 consid. 3.4) que le Tribunal f�d�ral ne corrige que si elle r�sulte d'une appr�ciation arbitraire (art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF; arr�t 5A_650/2010 du 19 janvier 2011 consid. 3.1). En revanche, la d�finition des crit�res servant � fixer la valeur v�nale de l'objet est une question de droit que le Tribunal f�d�ral peut revoir librement (art. 106 al. 1 LTF; ATF 132 III 489 consid. 2.3 p. 491; 125 III 1 consid. 5a p. 6).
Selon l'art. 209 al. 3 CC, il y a lieu � r�compense lorsqu'une masse a contribu� � l'am�lioration ou � la conservation de biens appartenant � l'autre masse. La r�compense, en cas de plus-value ou de moins-value, est proportionnelle � la contribution fournie et elle se calcule sur la valeur de ces biens � la liquidation ou � l'�poque de leur ali�nation. Lorsque plusieurs masses ont contribu� � l'am�lioration ou � la conservation d'un bien au sens de l'art. 209 al. 3 CC et qu'une partie du financement a �t� assur�e par une hypoth�que, se pose la question de savoir comment r�partir la plus-value aff�rente au financement par ces fonds �trangers. En tant que dette, l'hypoth�que gr�ve la masse � laquelle est attribu� l'immeuble, conform�ment � l'art. 209 al. 2 CC, et la plus-value doit �tre r�partie proportionnellement entre les diverses masses qui ont financ� l'am�lioration ou la conservation de l'immeuble (ATF 141 III 53 consid. 5.4.4 et 5.4.5; 141 III 145 consid. 4.1; 132 III 145 consid. 2.3.2 p. 150; 123 III 152 consid. 6b/bb p. 158 ss; arr�t 5A_696/2011 du 28 juin 2012 consid. 5.4.2, publi�
in:�FamPra.ch 2012 p. 1128).
Si seuls les amortissements ont �t� r�gl�s au moyen de la masse qui n'est pas grev�e de la dette, l'art. 209 al. 3 CC s'applique et le calcul de la part � la plus-value ou � la moins-value s'effectue selon la m�me m�thode que lorsque les amortissements ont �t� pay�s par le conjoint, de sorte que, si les amortissements ont �t� pay�s sous forme d'annuit�s ou de versements semestriels ou trimestriels, il ne faut prendre en compte que la moiti� de la plus-value ou de la moins-value de l'immeuble (DESCHENAUX/STEINAUER/BADDELEY, Les effets du mariage, 2e �d., 2009, n� 1219 p. 565; STEINAUER, op. cit., n� 29 ad art. 209 CC).
9.4.�S'agissant de l'estimation du bien immobilier que la recourante conteste, il ressort de l'�tat de fait cantonal que celle-ci s'est oppos�e � ce qu'une expertise judiciaire soit ordonn�e, de sorte que la cour cantonale s'est finalement fond�e sur l'estimation du bien produite par l'intim� et �tablie par la soci�t� E.________ SA. Il appara�t par cons�quent contraire au principe de la bonne foi dont chaque partie doit faire preuve (art. 2 CC) de reprocher � ce stade � l'autorit� cantonale de ne pas avoir ordonn� d'expertise judiciaire pour estimer la valeur du bien et entendre en tirer des cons�quences. La recourante se contente de surcro�t de soulever une violation de l'art. 209 CC au motif que la cour cantonale " aurait d� proc�der � une expertise judiciaire ". A cet �gard, elle ne fait cependant valoir ni un grief d'�tablissement arbitraire des faits en lien avec la fixation de la valeur v�nale du bien ni un grief de violation de son droit d'�tre entendue au motif qu'elle aurait requis qu'une expertise judiciaire soit ordonn�e et que sa requ�te aurait �t� �cart�e � tort.
La recourante se m�prend �galement lorsqu'elle soutient que la cour cantonale aurait d� d�duire la dette hypoth�caire encore existante de la valeur estim�e du bien pour calculer la plus-value. La dette hypoth�caire grevant le bien n'a en effet pas d'incidence sur la valeur v�nale de celui-ci, faute de quoi, contrairement � ce qu'affirme la recourante, la dette hypoth�caire plus �lev�e qui grevait le bien au jour du mariage aurait �galement due �tre d�duite de sa valeur estim�e � cette date.
En tant qu'elle fait grief � l'autorit� cantonale d'avoir calcul� de mani�re arbitraire la plus-value sur une p�riode de 17 ans et non de 21 ans, son grief est en revanche fond�. Il ressort en effet du texte m�me de l'art. 209 al. 3 CC, ainsi que de l'art. 211 CC, que la r�compense se calcule sur la valeur v�nale du bien au jour de la liquidation (cf.�
supra�consid. 9.3), de sorte que c'est � juste titre que l'autorit� cantonale s'est fond�e sur la valeur estim�e du bien en 2014. Etant donn� que 21 ans se sont �coul�s entre l'acquisition du bien et la date de l'estimation de sa valeur au jour de la liquidation du r�gime matrimonial, il appara�t donc arbitraire que la plus-value annuelle calcul�e au�
pro rata�ait �t� arr�t�e en se fondant sur une p�riode de 17 ans, correspondant � la p�riode qui s'est �coul�e entre l'acquisition du bien et la dissolution du r�gime, et non sur 21 ans. La plus-value s'�l�ve par cons�quent � 47'619 fr. par an (1'000'000 fr. / 21 ans), de sorte que la valeur v�nale du bien au jour du mariage, soit en juillet 1997, s'�levait � 990'476 fr. [800'000 fr. + (47'619 fr. x 4 ans)] et la plus-value r�alis�e durant celui-ci � 809'524 fr. (1'800'000 fr. - 990'476 fr.). En ne retenant que la moiti� de la plus-value ainsi d�termin�e, � savoir 404'762 fr., la r�compense en faveur des acqu�ts de la recourante s'�l�ve par cons�quent � 180'000 fr. [ (809'524 fr. + 404'762 fr.) / 809'524 fr. x 120'000 fr. = 180'000 fr.].
Enfin, en tant que la recourante soutient que l'autorit� cantonale aurait d� inclure dans son calcul de la r�compense en faveur des acqu�ts, uniquement la moiti� des amortissements effectu�s, ce pour tenir compte de l'�coulement du temps, sa critique est infond�e. Contrairement � ce que semble penser la recourante, le crit�re de l'�coulement du temps a d�j� �t� pris en consid�ration par l'autorit� cantonale puisqu'elle a pr�cis�ment tenu compte dans son calcul uniquement de la moiti� de la plus-value acquise par l'immeuble durant le mariage. Si l'on ne prenait en compte que la moiti� des amortissements effectu�s comme le souhaite la recourante, il faudrait alors inclure la totalit� de la plus-value acquise par le bien, � d�faut de quoi l'�coulement du temps serait doublement pris en compte, ce qui conduirait � un r�sultat arbitraire.
La recourante fait valoir que le calcul auquel a proc�d� la cour cantonale pour d�terminer la r�compense due en faveur de ses acqu�ts au motif qu'elle s'�tait acquitt�e, au moyen de ceux-ci, durant le mariage, des primes relatives � ses polices d'assurance-vie et de pr�voyance li�e 3a contract�es avant d'�tre mari�e, serait arbitraire.
10.1.�L'autorit� cantonale a retenu que la police de pr�voyance li�e 3a que la recourante d�tenait aupr�s de Swiss Life SA avait �t� conclue au mois de d�cembre 1990 et que sa valeur de rachat s'�tablissait � 351'049 fr. au 1er d�cembre 2011, soit 21 ans plus tard. En admettant une augmentation lin�aire de cette valeur de 16'717 fr. par an (351'049 fr. / 21), celle-ci s'�tablissait � 328'656 fr. (16'717 fr. x 19,66 ans) au jour de la dissolution du r�gime (soit au mois de juillet 2010, 19 ans et 8 mois apr�s sa conclusion). Etant donn� qu'au jour de la dissolution, l'acquisition de cette valeur avait �t� financ�e durant 13,5 ans (de f�vrier 1997 � juillet 2010) au moyen des acqu�ts de l'appelante, la cr�ance correspondante des acqu�ts s'�levait � 225'679 fr. [ (13,5 / 19,66) x 328'656 fr. = 225'679 fr.]. Elle a consid�r� que, s'il �tait bien �tabli que la recourante avait �t� impos�e lors de la perception des prestations de cette police � son �ch�ance en 2013, elle n'avait toutefois pas d�montr� que les primes pay�es au titre de cette police d'assurance li�e n'avaient pas donn� lieu, durant le mariage, � une d�duction de ses revenus imposables. Par cons�quent, il n'y avait pas lieu de d�duire une quelconque charge fiscale latente de la somme de 225'679 fr. susvis�e; celle-ci devait donc �tre int�gralement comprise dans les acqu�ts de l'appelante lors du partage.
La police d'assurance-vie aupr�s de Zurich Assurances avait, quant � elle, �t� conclue en 1981 et sa valeur de rachat s'�levait � 116'647 fr. au 31 d�cembre 2010, soit 29 ans plus tard. Il n'�tait pas contest� que cette valeur correspondait � la valeur de la police au jour de la dissolution du r�gime. L'acquisition de cette valeur avait �t� financ�e durant 13,5 ans (de f�vrier 1997 � juillet 2010) au moyen des acqu�ts de la recourante. La cr�ance correspondante des acqu�ts s'�levait donc � 54'301 fr. [ (13,5 / 29) x 116'647 fr. = 54'301 fr.]. La recourante n'avait par ailleurs pas �tabli s'�tre acquitt�e d'imp�ts particuliers lors de la perception du capital assur� en 2012. Il n'y avait d�s lors pas lieu de d�duire une charge fiscale latente de la somme de 54'301 fr. susvis�e, qui devait �tre comprise � titre de r�compense dans ses acqu�ts.
10.2.�En ce qui concerne la police de pr�voyance li�e 3a qu'elle d�tenait aupr�s de Swiss Life SA, la recourante reproche � la cour cantonale d'avoir fond� son calcul de la r�compense en faveur de ses acqu�ts sur la base d'une dur�e du mariage de 13 ans et 6 mois alors que celui-ci avait en r�alit� dur� 13 ans et 4 mois, de sorte que la cr�ance correspondante des acqu�ts s'�levait � 224'000 fr. en lieu et place des 225'679 fr. arr�t�s par l'autorit� cantonale. Elle soutient ensuite que le calcul lin�aire auquel a proc�d� la cour d'appel ne tient pas compte de l'�chelonnement dans le temps des int�r�ts et du fait que les primes pay�es avant le mariage ont rapport� davantage que les primes pay�es durant le mariage puisque l'int�r�t a port� sur un plus grand nombre d'ann�es. Elle estime que, tout comme cela se fait s'agissant d'amortissements semestriels ou trimestriels, les int�r�ts auraient d� �tre consid�r�s dans leur ensemble et l'autorit� cantonale aurait d� calculer une valeur moyenne de la cr�ance variable pour tenir compte des versements partiels qui se sont �tal�s dans le temps et des int�r�ts plus importants qu'ont rapport� les versements effectu�s avant le mariage. Dans la mesure o� la dur�e de 21 ans prise en compte entre la conclusion de l'assurance en 1990 et la dissolution du r�gime en 2010 �tait compos�e de sept ann�es avant le mariage (de 1990 � 1997) et treize durant le mariage (1997 � 2010), il convient selon elle d'appliquer la m�me proportion (soit 33,33% [7/21 x 100] hors mariage et 61,90% [13/21 x 100] durant le mariage) � la cr�ance pr�c�demment calcul�e, pour tenir compte de l'�chelonnement dans le temps, ce qui donne en d�finitive une cr�ance en faveur des acqu�ts de 138'656 fr. (61,90% de 224'000 fr.). Elle se plaint ensuite du fait que la cour cantonale a refus� de d�duire sa charge fiscale de la r�compense due en faveur de ses acqu�ts au motif qu'elle n'avait pas d�montr� ne pas avoir pu d�duire les primes pay�es au titre de cette police d'assurance li�e de ses revenus imposables. Elle soutient que, selon la doctrine, la charge fiscale doit �tre d�duite, ind�pendamment de la question d'une �ventuelle d�duction fiscale. Elle fait �galement valoir que, durant l'union, elle �tait affili�e � une institution de pr�voyance professionnelle, de sorte qu'elle ne pouvait d�duire que la somme de 6'566 fr. par an et non le montant maximal de 31'306 fr. 75. L'autorit� cantonale aurait ainsi retenu � tort que sa charge fiscale de 31'306 fr. 75 �tait compens�e par les d�ductions fiscales correspondantes. Cette charge devait �tre d�duite de sorte que la r�compense en faveur de ses acqu�ts s'�l�verait en d�finitive � 107'349 fr. 25 (138'656 fr. - 31'306 fr. 75).
La recourante applique ensuite le m�me raisonnement s'agissant de sa police d'assurance-vie aupr�s de Zurich Assurances. Elle calcule donc dans un premier temps la cr�ance due sur la base d'une dur�e du mariage de 13 ans et 4 mois, de sorte que celle-ci s'�l�verait � 53'898 fr. 95 [ (13,4/29) x 116'647 fr.] et non � 54'301 fr. comme calcul� par l'autorit� cantonale. Dans la mesure o� la valeur de rachat de 116'647 fr. a �t� arr�t�e au 31 d�cembre 2010, elle estime qu'il faut en retrancher la moiti� de l'augmentation lin�aire th�orique annuelle fix�e par la cour, � savoir 8'359 fr. (16'717 fr. / 2) d�s lors que le r�gime matrimonial a �t� dissous d�but juillet 2010, ce qui donne un montant de 108'288 fr. (116'647 fr. - 8'359 fr.) et donc une cr�ance de 50'036 fr. 50 [ (13,4/29) x 108'288 fr.]. Enfin, �tant donn� que la dur�e de 29 ans prise en compte entre la conclusion de l'assurance en 1981 et la dissolution du r�gime en 2010 �tait compos�e de seize ann�es avant le mariage (de 1981 � 1997) et treize durant le mariage (1997 � 2010), il convient selon elle d'appliquer la m�me proportion (soit 55% [16/29 x 100] hors mariage et 45% [13/29 x 100] durant le mariage) � la cr�ance pr�c�demment calcul�e, pour tenir compte de l'�chelonnement dans le temps, ce qui donne en d�finitive une cr�ance en faveur des acqu�ts de 22'516 fr. (45% de 50'036 fr. 50).
10.3.�La pr�voyance individuelle li�e - qu'il s'agisse d'un contrat d'assurance sp�cial de capital et de rente sur la vie ou en cas d'invalidit� ou de d�c�s, ou encore d'un contrat sp�cial d'�pargne aupr�s d'une fondation bancaire (art. 1 al. 2 et 3 OPP 3) - doit �tre partag�e selon les r�gles du r�gime matrimonial auquel sont soumis les �poux (ATF 137 III 337 consid. 2.1.1; 129 III 257 consid. 3.2 et les r�f�rences cit�es).
Dans le r�gime ordinaire de la participation aux acqu�ts, la pr�voyance li�e constitue un �l�ment du patrimoine de l'�poux et, � ce titre, elle doit �tre attribu�e � l'une ou � l'autre des masses. Les acqu�ts et les biens propres de chaque �poux sont disjoints dans leur composition au jour de la dissolution du r�gime (art. 207 al. 1 CC), � savoir, en cas de changement de r�gime matrimonial, au jour du contrat adoptant l'autre r�gime (cf. art. 204 al. 1 CC). Lorsque l'�poux contractant n'a pas encore re�u de prestations � la dissolution du r�gime, la pr�voyance li�e, qu'il s'agisse d'un capital d'�pargne bancaire ou de l'�pargne sous forme d'assurance, doit �tre comptabilis�e dans les propres et/ou les acqu�ts selon les r�gles sur le remploi (art. 197 al. 2 ch. 5 CC; ATF 137 III 337 consid. 2.1.1 et les r�f�rences cit�es).
Dans la phase suivante de liquidation, il faut estimer le compte d'acqu�ts de chaque �poux afin de d�terminer s'il se solde par un b�n�fice ou un d�ficit. Si la date de la dissolution du r�gime est d�terminante pour l'attribution des avoirs de pr�voyance � l'une ou l'autre masse, l'estimation des actifs du compte d'acqu�ts aura lieu, en r�gle g�n�rale, � l'�poque de la liquidation (art. 214 al. 1 CC). En cas de proc�dure judiciaire, il s'agit du jour o� le jugement est rendu (ATF 121 III 152 consid. 3a).
Il convient de distinguer clairement le moment d�terminant pour la composition des masses et le moment d�terminant pour l'estimation de la valeur de ces masses. En effet, il faudra tenir compte de l'augmentation ou de la diminution de la valeur des biens qui composent le compte d'acqu�ts entre la dissolution et la liquidation. En revanche, sont exclues les modifications dans la composition du compte d'acqu�ts. Apr�s la dissolution, il ne peut plus y avoir de formation de nouveaux acqu�ts ou accroissement de ceux-ci, ni de modification du passif du compte d'acqu�ts (ATF 136 III 209 consid. 5.2).
Appliqu�s aux avoirs de pr�voyance li�e, ces principes signifient que les revenus d'avoirs qui sont post�rieurs � la dissolution du r�gime matrimonial ne modifient pas la valeur des actifs ou des passifs du compte d'acqu�ts. En d'autres termes, les int�r�ts d'un compte bancaire ou d'une assurance-vie post�rieurs � la dissolution n'augmentent pas la valeur d'estimation de ces biens; ils ne peuvent �tre pris en consid�ration en raison de l'interdiction de modifier la composition des acqu�ts. En outre, si des primes sont vers�es pour l'assurance-vie - au moyen d'acqu�ts - entre la dissolution et la liquidation, la valeur de rachat va augmenter. Il ne sera donc pas tenu compte de ces primes et de la nouvelle valeur de rachat dans l'estimation des masses d�terminantes. En revanche, les fluctuations de valeur des avoirs de pr�voyance li�e intervenues entre la dissolution et la liquidation doivent �tre prises en consid�ration pour l'estimation du compte d'acqu�ts (ATF 137 III 337 consid. 2.1.2 et les r�f�rences; 136 III 209 consid. 5.2).
S'agissant de la charge fiscale latente aff�rente aux avoirs de la pr�voyance li�e, celle-ci ne peut �tre prise en consid�ration dans l'estimation de ces avoirs que pour autant que les �poux n'aient pas b�n�fici� d'une d�duction de leurs revenus imposables lors des versements effectu�s sur le compte de pr�voyance (ATF 137 III 337 consid. 2.2.2; arr�t 5A_673/2007 du 24 avril 2008 consid. 3.6.3 publi�
in:�FamPra.ch 2008 p. 918).
10.4.�La recourante s'en prend au calcul effectu� par l'autorit� cantonale afin d'�tablir la r�compense due en faveur de ses acqu�ts pour tenir compte des primes relatives � ses polices d'assurance-vie et de pr�voyance li�e 3a pay�es au moyen de ceux-ci durant le mariage. Or, force est de constater sur ce point qu'elle se contente de proposer une autre m�thode de calcul qu'elle juge plus �quitable et d'opposer cette m�thode alternative � celle choisie par la cour cantonale. Ce faisant, elle ne d�montre toutefois pas, avec pr�cision et � satisfaction de l'art. 42 al. 2 LTF, en quoi la m�thode appliqu�e par l'autorit� cantonale serait manifestement erron�e, contraire au droit et � la jurisprudence susmentionn�e (cf.�
supra�consid. 10.3). On ne discerne pas davantage de violation du droit dans le fait d'arrondir la dur�e du mariage des parties, ce d'autant que la diff�rence de calcul all�gu�e par la recourante de ce fait est minime. La recourante reproche �galement � la cour cantonale de s'�tre fond�e sur la valeur de rachat de l'assurance-vie au 31 d�cembre 2010 et non au moment de la dissolution du r�gime matrimonial en juillet 2010. Ce faisant, elle ne s'en prend toutefois pas � la motivation de l'autorit� cantonale qui a retenu qu'il n'�tait pas contest� que la valeur de rachat s'�levant � 116'647 fr. au 31 d�cembre 2010 correspondait � la valeur de la police au jour de la dissolution du r�gime. S'agissant enfin de sa charge fiscale, la recourante se contente d'opposer sa th�se � celle soutenue par l'autorit� cantonale et d'affirmer - sans apporter de preuves de ce qu'elle all�gue - n'avoir aucunement pu d�duire les primes pay�es au titre de la police d'assurance li�e de ses revenus imposables au motif qu'elle �tait affili�e � une institution de pr�voyance professionnelle au sens de l'art. 80 LPP. Il s'ensuit que son grief doit �tre �cart�.
En d�finitive, les acqu�ts de la recourante au moment du partage comprennent une cr�ance � l'encontre de ses biens propres de 180'000 fr. au titre des amortissements de l'emprunt hypoth�caire du bien immobilier, deux cr�ances de 225'679 fr. et 54'301 fr. au titre du financement des polices d'assurance-vie et de pr�voyance li�e, ainsi que 94'382 fr. d'avoirs et titres bancaires, ce dernier montant n'�tant pas contest � en instance f�d�rale, de sorte que la cr�ance totale s'�l�ve � 554'362 fr. Les acqu�ts de l'intim� s'�levant � 44 fr., celui-ci b�n�ficie en d�finitive d'une cr�ance � charge de la recourante de 277'154 fr. [ (554'362 fr. / 2) - (44 fr. / 2)]. Cela �tant, compte tenu du fait que la�
reformatio in pejus�devant le Tribunal f�d�ral est exclue par l'art. 107 al. 1 LTF (arr�ts 2C_585/2014 du 13 f�vrier 2015 consid. 5.2.3; 2C_123/2012 du 8 ao�t 2012 consid. 7.3; 4A_238/2009 du 3 septembre 2009 consid. 7), la Cour de c�ans ne peut revoir ce montant en d�faveur de la recourante, de sorte qu'il y a lieu de confirmer le montant de la cr�ance arr�t� � 269'318 fr. par l'autorit� cantonale.
Sur le vu de ce qui pr�c�de, le recours doit �tre rejet�, dans la mesure de sa recevabilit�, aux frais de la recourante (art. 66 al. 1 LTF). Compte tenu du travail que l'important m�moire de recours a occasionn� au Tribunal f�d�ral (cf. art. 65 al. 2 LTF), il se justifie d'augmenter le montant des frais judiciaires, lesquels seront arr�t�s � 5'000 fr. La recourante sera en outre condamn�e � verser � l'intim� une indemnit� de d�pens de 3'500 fr. (art. 68 al. 1 LTF), dont la demande d'assistance judiciaire devient ainsi sans objet.

References: art. 74
 art. 95
 art. 106
 ATF 
in fine
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 208
 art. 208
 art. 214
 art. 214
 art. 214
 ATF 
 ATF 
 art. 209
 art. 204
 ATF 
 art. 65