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Timestamp: 2017-08-21 11:57:40+00:00

Document:
Franc-maçonnerie égyptienne (7)
AU 21e SIECLE
Jusqu’au décès du Grand Conservateur et Président des Rites Confédérés Robert Ambelain, les Rites égyptiens étaient dirigé par un Grand Hiérophante, fonction qui avait un caractère spécifiquement égyptien, et que l’on ne rencontre dans aucune autre Grande-Maîtrise maçonnique. Il en était ainsi généralement, pour le Rite de Misraïm et pour le Rite de Memphis, où la continuité initiatique était également assurée pour l’Ancien et Primitif Rite Oriental de Misraïm en la personne du Souverain Grand Hiérophante Général, Suprême Conservateur de l’Ordre et du Rite, qui était nommé à vie et qui, avant de passer à la Grande Pyramide Eternelle, s’occupait de la passation des fonctions avec volonté testamentaire en faveur d’un Grand Conservateur. Ainsi le Souverain Grand Hiérophante Général assurait la continuité, même si le Rite dans ses corps inférieurs, et parfois dans ses corps supérieurs, était mis en sommeil. Ce n’était que lorsque le Rite était en sommeil dans toutes ses Chambres et que le Suprême Grand Conservateur mourait sans testament qu’un Grand Conservateur pouvait s’activer pour rouvrir le Rite.
C’est ainsi qu’en qualité de Souverain Grand Hiérophante général, Suprême Conservateur de l’ordre et du Rite de Misraïm, en sommeil depuis 1939, Robert Ambelain put réactiver ce Rite en le confiant à des Frères désireux de le faire vivre à nouveau. Au décès de celui-ci, le pouvoir de transmission était donc assuré par le Souverain Grand Conservateur nommé par son Grand Hiérophante. Cependant, le Rite de Misraïm ayant perdu sa notion d'Ordre maçonnique, il convenait éventuellement de recréer un suprême Conseil, et de l’instituer dans un Souverain Sanctuaire de Rites égyptiens.
S’il est incontestable (sous réserve que celui-ci ait retrouvé ses prérogatives) qu’au décès du très Illustre Frère Gérard Kloppel, la présidence des Rites Confédérés soit légitimement revenue au Très Illustre Frère Joseph Castelli, et qu’en conséquence il lui appartient d’activer et d’administrer si bon lui semble le Rite de Misraïm au sein de sa propre administration, il ne peut pour autant se réclamer seul dépositaire de ce Rite, puisque celui-ci avait déjà été réactivé, notamment au sein de la Grande Loge Française de Misraïm, qui en son temps avait reçu en dépôt une Patente délivré par deux de ses Grands Conservateurs, à savoir Robert Mingam, détenteur de la Patente initiale, et André Jacques, premier Grand Maître de cette nouvelle obédience.
Les crises qui ont secoué les Rites égyptiens dans la décennie des années 1990 ont montré que la franc-maçonnerie, en continuant à se morceler en petites obédiences, entretenait la confusion entre Rite et Obédiences, mettant en exergue les ambitions de pouvoir attachées à leurs fonctions administratives. A croire que ces rites importés par la juiverie provençale sont amalgamés au destin de ce peuple qui, tout au long de son histoire fut continuellement persécuté.
La rareté des renseignements sur les rites égyptiens laisse aujourd’hui les mains libres aux profiteurs et aux faux prophètes et, de ce fait, les filiations des nombreux groupes qui se réclament de Misraïm, voir de Memphis Misraïm, où se déclarent possesseurs plus ou moins légitimes d’un droit de réveil, oublient certaines statuts et certains rituels, soit parce qu’ils ne possèdent pas l’ensemble des statuts et des rituels originels, soit pour d’autres motifs ; quand ils ne se substituent pas délibérément aux rituels authentiques les rituels d’un autre rite plus commun ou plus connu (qui selon eux respectent la tradition) ou n’inventent pas de pseudo rituel « égyptien » ou « orientaux » des trois premiers degrés - ceci contre toute règle maçonnique, car les rituels des trois premiers degrés de tous les rites sont les mêmes, sauf quelques petites et insignifiantes variantes, pour tous les maçons du monde.
Il n’y a pas de filiation unique en maçonnerie. C’est ce qui fait sa richesse et son attractivité. Ses diverses filiations se réfèrent à des traditions plus ou moins lointaines ancrées dans la conscience collective des peuples, que certains tendent à nommer « la tradition Primordiale ». Cette Tradition sur laquelle se souchent les francs-maçons pourrait être symbolisée par un arbre gigantesque dont les racines se perdent dans la nuit des temps, et dont le tronc s’orne de multiples branches dont chacune d’elles y puise sa sève, rameau vivant possédant sa force et sa vigueur.
L’octroi d’une Patente historique certifiée par son dernier détenteur à un Frère (ou une Sœur) en capacité de la faire prospérer est un acte grave de transmission initiatique. La responsabilité de celui (ou de celle) qui la reçoit est engagée pour les siècles à venir. Aussi doit-il (doit-elle) en préserver l’esprit et la lettre, en diffuser les arcanes avec circonspection et préparer son devenir en prévoyant par avance sa propre succession. Il ne suffit pas de la posséder, rangée dans un tiroir poussiéreux avec d’autres Patentes de Rites oubliés, mais de se la réapproprier, de la faire vivre à nouveau, comme au temps de son ancienne grandeur. C’est le but que s’était fixé le regretté Grand Maître des Rites Confédérés Robert Ambelain en délivrant, peu avant son passage à l’Orient Eternel, la Patente du Rite Oriental de Misraïm à qui s’en montrait digne et responsable.
Aujourd’hui, nombre d’obédiences sont à la recherche de légitimité, faute de pouvoir attester des pouvoirs qu’ils se sont octroyés. La régularité en maçonnerie n’est pas nécessairement de se conformer aux règlements administratifs d’une obédience, fut-elle auto-proclamée internationale, mais de respecter les valeurs édictées par ses règles morales. Aussi se suffit-il de consulter les grandes Constitutions et les Règlements Généraux de ces Grandes Institutions pour y déplorer parfois l’absence des fondamentaux historiques au profit de prébendes et d’honneurs hiérarchiques propres à flatter les égos.
En 1996, faisant suite à l’installation de trois Loges symboliques (Le Scarabée d’or, le Sphinx et Imhotep) ayant reçu patente dûment certifiée du Souverain Grand Conservateur du Rite, s’organisèrent en Obédience, conformément aux traditions des Ordre maçonniques, sous le titre distinctif de « Grande Loge Française de Misraïm ». Cependant, les Grands appareils que sont les Obédiences Françaises et Européennes, se refusant d'accorder leur reconnaissance à quiconque n'a pas acquis une certaine notoriété, des Sœurs et des Frères régulièrement initiés dans ses Loges, ayant constaté de grandes difficultés à se faire reconnaître, furent contraints de se faire affilier dans l’une de ces Grandes Loges. C'est pourquoi aujourd’hui, des Loges Misraïmites travaillent sous les Auspices de la GLISRU (Grande Loge Indépendante et Souveraine des Rites Unis).
D’autres encore se sont réclamés de filiations antérieures à celle de Robert Ambelain pour tenter l’aventure. Grand bien leur fasse, car des racines et du tronc commun issus de l’ancienne Egypte, peuvent naître des rameaux porteurs de beaux fruits.
Qu’importe aujourd’hui que de nouvelles obédiences voient le jour, se réclamant de cette Patente qu’ils ne possèdent vraisemblablement pas, si elles travaillent en stricte observance des règles fondatrices. En 1978, ses Rituels ont été publiés aux éditions Laffont sous le titre « Cérémonie et rituels de la Maçonnerie Symbolique » et réédité en 1988 sous le titre « Franc-maçonnerie d’autrefois, cérémonies et rituels des rites de Misraïm et de Memphis ». Cette diffusion n’est pas spécifique aux rites égyptiens car on peut également trouver sur tous les rayons les librairies ésotériques, les rituels correspondants aux autres rites tels que « le Rite Ecossais Ancien Accepté REAA » etc…
Dans les dernières années de sa vie, Robert Ambelain s’était exprimé contre la hiérophanie et pour la gestion administrative et démocratique des rites égyptiens, réintroduisant la liberté de la Loge et des Frères, évitant le parasitage d’une hiérarchie de « droit divin » qui confondrait le spirituel et le temporel.
Le rite pratiqué sincèrement, dans un cadre permettant d'aborder en toute quiétude la formation maçonnique, philosophique et morale, ne nécessite pas de hiérarchie ésotérique qui vient décider ce qui est bien ou mal pour les Frères. Quant à l'approche du sacré, au développement de cette sensibilité et à l'ouverture à ces champs de conscience, la pratique du rite, sa force évocatoire, poétique et son symbolisme y pourvoient. La philosophie du rite égyptien et l'expression de ses spécificités ne peut certainement se manifester qu'en le détachant d'une identification sclérosée à une obédience mono-rituelle qui l'étoufferait et l'empêcherait de révéler sa richesse. Un peu à l'image d'une statue tombée au fond de la mer et recouverte peu à peu de concrétions, il fallait que le rite soit dégagé, mis en lumière comme une riche et ancienne composante de la franc-maçonnerie de tradition. Son réveil au sein de la Grande Loge Française de Misraïm et notamment de la Grande Loge Indépendante des Rites Unis offre une nouvelle possibilité à ceux qui veulent pratiquer une véritable maçonnerie adogmatique, impliquée dans ce monde et prenant en compte l'être humain dans toute sa complexité et ses Mystères…
3° La déclaration de principes professés dans le Rite Misraïmite, qui est soumise à l'appréciation des profanes qui sollicitent leur admission dans l'Ordre;
Cette doctrine est celle de l'antique initiation; elle a été enseignée par les grands esprits qui ont honoré l'humanité autant par leur science que par leurs vertus, et a exercé une influence salutaire sur les destinées du monde.
7)- L'Ordre de Misraïm impose à chacun de ses membres l'obligation de glorifier le travail et de proscrire l'oisiveté volontaire; l'un des premiers devoirs du vrai franc-maçon est de travailler constamment, dans la mesure de ses forces, de son intelligence et de ses moyens d'action, en faveur de tous les membres de l'espèce humaine, qu'il doit considérer comme ses frères. L'Ordre prescrit à tous les maçons de son Obédience d'aider, d'éclairer et protéger leurs frères dans toutes les circonstances, même au péril de leur vie et de les défendre constamment contre l'injustice.
8)- Dans les travaux maçonniques, tous les maçons sont égaux en droits et soumis aux mêmes devoirs; il n'existe entre eux que les distinctions résultant de la hiérarchie des offices électifs au sein de l'atelier, ou des dignités régulièrement conférées par la Puissance Suprême.
Ces quatre Obédiences sont indépendantes l'une de l'autre; elles ont chacune leur constitution et leur administration particulières: mais elles sont unies par les liens fraternels qui en font une seule et même famille, travaillant sur tous les points du triangle à la recherche de la vérité pour la prospérité de l'Ordre universel de l'initiation et le bien général de l'Humanité. C'est à ces fins que la Maçonnerie n'admet dans son sein que des hommes libres, probes et de bonnes Mœurs, quelles que soient d’ailleurs leur culte et leurs conditions
Si, par suite de décès, de démission ou d’un cas de force majeure quelconque, le Souverain Grand Conseil venait à ne plus être à la têtde l'Ordre, la nomination de son successeur appartiendrait de droit au Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré.
ART. 13. — Il ne peut exister dans chaque État qu'un Souverain Grand Conseil Général des Souverains Grands Maîtres Adv. de l'Ordre maçonnique de Misraïm et de ses quatre séries 90e et dernier degré, Puissance Suprême de l'Ordre. Il n'en est pas ainsi des conseils subordonnés des première, deuxième et troisième séries ; il peut en exister un dans chaque ville, et, en général, dans chaque chef-lieu de province.
ART . 14. — Lorsqu'un Souverain Grand Maître Adv. de l'Ordre maçonnique de Misraïm et de ses quatre séries, possédant la Souveraine dignité de Grand Conservateur du Rite, se trouve dans un État où il n'existe aucun Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré du Rite, il a de l'Ordre le pouvoir suprême d'en établir un. A cet effet, il doit réunir à lui deux Souverains Grands Maîtres Adv., et dans le cas où il ne s'en trouverait point, il en initiera deux des plus éclairés, et dès cet instant, il devient Souverain Grand Conservateur pour l'État, érige le Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré, Puissance Suprême de l'Ordre; et la juridiction de tout autre conseil du Rite cesse de plein droit.
ART. 22. — Le Grand Président est le premier Officier de l'Ordre; il préside le Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré en l'absence du Souverain Grand Conservateur ou de son représentant Il peut également convoquer extraordinairement, soit le Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré, Puissance Suprême de l'Ordre, soit les quatre Chambres réunies.
Le premier pour les travaux émanés du Souverain Grand Conservateur;
Le troisième pour transcrire les délibérations prises par le Souverain Grand Conseil Général;
ART. 33. — Il pourra avoir encore d'autres livres pour les travaux administratifs; mais ceux ci-dessus seront seuls authentiques et paraphés par le Souverain grand Conservateur ou son représentant, ou, à défaut, par le Grand Président du Souverain Grand Conseil Général.
1) Les Livres d'or du Souverain Grand Conseil Général ainsi que ceux des Chambres des trois premières séries, au fur et à mesure qu'ils seront remplis;
ART. 51. — Le Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré doit exiger, chaque année, de tous les degrés sous sa
prépondérance, un plan Parfait portant les noms de tous les Frères qui composent leur conseil ainsi qu'un don gratuit de 3 fr. par Frère destiné à être versé dans les mains du Grand Trésorier, pour l'entretien de la caisse générale.
ART. 53. — Toutes dépenses, tant ordinaires qu'extraordinaires, qui excéderaient 300 fr. seront ordonnées par le Souverain Grand Conseil Général assemblé; celles qui seront au-dessus de 50 fr., pourront être acquittées par le Grand Trésorier, sur le visa du Grand Président, et le contre-seing du Grand Chancelier et du Grand Garde des sceaux. Celles qui sont au-dessous, seront payées par lui, sans autre formalité.
suit : Patentes constitutionnelles des différentes classes de la 2e, de la
3e et de la 4e série. — Rétribution pour les cahiers des divers degrés. — Certificats, brefs. etc. — Dons gratuits, cotisations et œuvres de bienfaisance. Chaque article contiendra la vallée, le titre et le degré du frère qui aura fait le versement d'une somme, et le motif du versement. Les articles de certificats et brefs contiendront également les noms et degrés des Frères qui les auront obtenus.
ART. 65. — Tout Souverain Grand Maître membre du. Souverain Grand Conseil Général du 90e et du dernier degré, doit s'occuper aux œuvres de bienfaisance: il doit donc indispensablement à cet effet, faire distribuer, chaque trimestre, une somme fixée par lui. Cette distribution doit avoir lieu sous le voile du plus grand mystère, par un Grand Maître adv. Choisi pour accomplir cette mission sacrée; elle doit être faite aux familles les plus indigentes appartenant à l'Ordre.
ART. 83. — Les Délégués devront visiter exactement, chaque année, toutes les Chambres qui se trouvent sous leur prépondérance ; ils s'y
annonceront comme Grands Maîtres adv. Délégués de la Puissance
2) Sa nomination aura l'approbation de la majorité du Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré, présidé par le Souverain Grand Conseil ou par son représentant;
ART. 430. — Les promotions dans le Grand Conseil Général du 89e degré sont soumises aux mêmes conditions; elles ne pourront jamais avoir lieu que parmi les Frères les plus éclairés du 88e degré.
ART. 131. — Les promotions dans le Grand Conseil Général du 88e degré sont soumises aux mêmes conditions; elles ne pourront jamais avoir lieu que parmi les Frères les plus éclairés du 87e degré.
ART. 132. — Les promotions dans le Grand Conseil Général du 87e degré, sont soumises aux mêmes conditions que les précédentes; elles ne pourront jamais avoir lieu que parmi les Frères décorés des plus hauts degrés de la quatrième série. Le Souverain Grand Conservateur du Rite aura seul le privilège de les choisir dans un degré inférieur, d'accord en cela avec le Souverain Grand Conseil Général.
ART. 137. — Il sera accordé un jeton de présence aux Assemblées extraordinaires; mais de telle sorte que le montant n'excède jamais, à la fin de l'année, le montant de la cotisation.
ART. 156. — Chacune des trois Chambres pourra être convoquée extraordinairement, sur l'ordre, soit du Souverain Grand Conservateur ou de son représentant, soit du Souverain Grand Conseil Général, soit du Président de la Chambre. Ces Assemblées extraordinaires ne changeront jamais l'époque des tenues ordinaires; il en est de même des Assemblées générales, soit ordinaires, soit extraordinaires.
ART.160. — La place des Membres des quatre Chambres de la Puissance Suprême est marquée dans chacun de ces différents Conseils ainsi qu'il suit:
A sa droite, et sur le Trône même, un fauteuil pour la Souverain Grand Conservateur;
A sa gauche, un autre fauteuil destiné à tout Grand Dignitaire qui se présenterait.
A l’Orient, les Souverains Grands Maîtres adv. qui, sans être attachés à la Chambre assisteraient à ses travaux, et les Officiers Dignitaires à leurs postes ordinaires.
Les Membres du Conseil non Dignitaires et les délégués présents sur les lignes du Midi et du Septentrion.
ART. 167. — A chaque Fête de l'Ordre, le Souverain Grand Conservateur ou son représentant, ou, à leur défaut, le Grand Président du Souverain Grand Conseil Général donnera un mot d'ordre qui circulera à l'oreille de tous les Grands Présidents de l'Orient à l'Occident, par les lignes du Midi et du Septentrion. Ce mot sera transmis par le Grand Chancelier à tous les Conseils des première, deuxième, troisième et quatrième séries, par l'entremise des représentants.
ART. 168. — Tous les ans, â l'Équinoxe du Printemps, le Grand Président fera de même circuler un mot d'ordre, qui ne sera transmis qu'aux Conseils des deuxième, troisième et quatrième séries du Rite.
ART. 169. — Tous les trois ans, à la même époque de la Fête du. Printemps, le Grand Président fera de même circuler un mot d'ordre, qui sera transmis à tous les Conseils des troisième et quatrième séries.
ART. 171. — Chacun de ces mots sera sacré; il ne pourra être communiqué à un Frère, lors même qu'il serait de la série, autrement que dans le Conseil. La demande n'en sera pas de rigueur dans les Conseils des première et deuxième séries; mais elle le sera dans les troisième et quatrième séries. Les Souverains Grands Maîtres adv. n'auront même pas le droit de le communiquer aux Frères qu'ils auraient élevés à un degré quelconque, qu'autant qu'ils les auront attachés, et faits porter sur le tableau du Conseil de ce degré.
ART. 174. — En quelque Conseil du Rite que se présente Je Souverain Grand Conservateur, en justifiant de sa dignité, les plus grands honneurs lui seront rendus : tous les Frères sortiront du Temple, et le Président, en tête, lui présentera sur un plateau les trois Maillets de l’Atelier, les clés du Temple, celles du trésor et celles des Archives. Il passera, en rentrant, sous la voûte d'Acier, précédé jusqu'à l'Orient de 17 Lumières; là il pourra présider ou remettre le Maillet au Président du Conseil Les mêmes honneurs sont dus aux Grands Conservateurs qui visiteraient un Conseil où ne se trouveraient pas le Souverain Grand Conseil.
ART. 177. — Les Grands Maîtres des 87e, 88e et 89e degrés recevront aussi les Grands honneurs dans les Conseils inférieurs; le Président ne les recevra et ne leur présentera le Maillet qu'au bas des marches de l'autel.
ART. 183. — Tout Souverain Président de la troisième série non 77e, qui se présenterait dans un Conseil des première et deuxième séries, sera placé à l'Orient, sans la présentation du Maillet.
ART. 190. — Lorsque le Président d'un Conseil viendra à décéder dans l'exercice de ses fonctions, il eu sera .donné avis aux Conseils correspondants seulement; lesquels lui rendront les honneurs funèbres prescrits dans l'article précédent.
ART. 192. — Les Fêtes solennelles du Rite de Misraùn sont fixées aux jours mêmes des Equinoxes : la première, c'est-à-dire celle du Printemps, sous le nom de Réveil de la Nature; la seconde, ou celle d'Automne, sous celui de Repos de la Nature. Chacune de ces Fêtes sera célébrée par un Banquet obligatoire à tous les Frères du Rite. La première est spécialement consacrée à l'installation des Officiers dignitaires de tous les degrés, susceptibles de renouvellement annuel.
ART. 194. — Les divers Conseils pourront, toutes les fois qu'ils le jugeront convenable, se réunir en Banquet; mais ces Banquets ne seront point obligatoires, et aucun Frère ne sera tenu d'y assister.
ART. 195. — Avant de commencer le Banquet, le Président après avoir pris sa coupe et avoir bu, la fera passer en signe d'union aux Frères qui dirigent les travaux, et, s'il est possible, à tous les Frères (Voyez, pour le cérémonial, les travaux de table des différents degrés dans les cahiers.)
La première, sera celle de la France et de la République française: elle sera accompagnée de vœux pour le bonheur et la prospérité de la Patrie.
ART. 230. — Un Souverain Président du 77e degré, muni de pouvoirs, ne pourra les mettre à exécution dans aucun Conseil où se trouvera un Souverain président d'un degré supérieur, ayant lui-même des pouvoirs, à moins que ses pouvoirs ne lui en donnent la licence spéciale. Cette licence ne pourra jamais s'étendre au cas où le Frère d'un degré supérieur, et muni de pouvoirs, serait membre de la Puissance Suprême; à cet effet, il doit prendre l'avis du Grand maître.
87e degré Souverain Grand Prince, Grand Ministre, Représentant de l'Ordre pour la Première Série
88e degré Souverain Grand Prince, Grand Ministre, Représentant de l'Ordre pour la Deuxième Série
89e degré Souverain Grand Prince, Grand Ministre, Représentant de l'Ordre pour la Troisième Série
90e degré Souverain Grand Maître absolu, Puissance Suprême de l'Ordre.
Les 66ème et 90ème Degrés sont conférés à des Maçons en récompense de leur valeur, de leurs connaissances, et de leur fidélité; le 90ème Degré leur confère le droit de siéger au "Conseil des Sages" en qualité de Grand Conservateur du Rite.
Théurgie qui se présente selon les documents sous une double forme, chaldéo-égyptienne ou Kabbale angélique: avec notamment les invocations des 4, des 7, et la grande opération des 72.

References: ART. 13

ART. 22

ART. 33

ART. 51

ART. 53

ART. 65

ART. 83

ART. 430

ART. 131

ART. 132

ART. 137

ART. 156

ART.160

ART. 167

ART. 168

ART. 169

ART. 171

ART. 174

ART. 177

ART. 183

ART. 190

ART. 192

ART. 194

ART. 195

ART. 230