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DEPARTEMENT DE LA REUNION. Commune de La Possession PLAN DE PREVENTION DES RISQUES NATURELS PREVISIBLES - PDF
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1 DEPARTEMENT DE LA REUNION Commune de La Possession (hors secteur Mafate) PLAN DE PREVENTION DES RISQUES NATURELS PREVISIBLES «INONDATIONS, MOUVEMENTS DE TERRAIN et ALEAS COTIERS» REGLEMENT Septembre 2012 Approbation
3 Table des matières TITRE I : DISPOSITIONS GENERALES... 5 CHAPITRE 1. CHAMP D APPLICATION... 5 CHAPITRE 2. EFFETS DU P.P.R Article 2.1. Exécution des mesures de prévention... 6 Article 2.2. Effets sur l'assurance des biens et activités... 7 Article 2.3. Infractions... 8 Article 2.4. Cohérence entre P.P.R. et P.L.U CHAPITRE 3. DEFINITIONS TITRE II : AVERTISSEMENTS ET RECOMMANDATIONS CHAPITRE 1. AVERTISSEMENTS CHAPITRE 2. RECOMMANDATIONS GENERALES TITRE III : DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES CHAPITRE 1. IDENTIFICATION DU REGLEMENT APPLICABLE CHAPITRE 2. NATURE DES MESURES REGLEMENTAIRES Article 2.1. Textes réglementaires en vigueur Article 2.2. Mesures individuelles Article 2.3. Mesures d ensemble Article 2.4. Considérations sur la réglementation CHAPITRE 3. RISQUE SISMIQUE Article 3.1. Réglementation applicable Article 3.2. Règles pour les constructions à risque normal situées en zone d aléa sismique faible Article 3.3. Constructions «à risque spécial» CHAPITRE 4. DISPOSITIONS APPLICABLES EN ZONE R1 ET RR Article 4.1. Sont interdits Article 4.2. Sont autorisés Article 4.3. Prescriptions relatives aux règles d'urbanisme Article 4.4. Prescriptions relatives aux règles de construction CHAPITRE 5. DISPOSITIONS APPLICABLES EN ZONE ROUGE R2 ET RR Article 5.1. Sont interdits Article 5.2. Sont autorisés Article 5.3. Prescriptions relatives aux règles d'urbanisme Article 5.4. Prescriptions relatives aux règles de construction CHAPITRE 5BIS. DISPOSITIONS APPLICABLES EN ZONE BLEUE B2U Article 5b-1 Sont interdits Article 5b-2 Sont autorisés Article 5b-3. Prescriptions relatives aux règles de construction CHAPITRE 6. DISPOSITIONS APPLICABLES EN ZONE BLEUE B2 ET RB Article 6.1. Sont interdits Article 6.2. Sont autorisés Article 6.3. Prescriptions relatives aux règles d urbanisme Article 6.4. Prescriptions relatives aux règles de construction CHAPITRE 7. DISPOSITIONS APPLICABLES EN ZONE BLEUE B Article 7.1. Sont interdits
4 Article 7.2. Sont autorisés Article 7.3. Prescriptions relatives aux règles d urbanisme Article 7.4. Prescriptions relatives aux règles de construction TITRE IV : MESURES DE PREVENTION, DE PROTECTION ET DE SAUVEGARDE CHAPITRE 1. MESURES DE PREVENTION CHAPITRE 2. MESURES DE PROTECTION CHAPITRE 3. MESURES DE SAUVEGARDE TITRE V : TEXTES REGLEMENTAIRES ET DOCUMENTS DE REFERENCE ANNEXE ANNEXE ANNEXE 3 - LES ETUDES TECHNIQUES PREALABLES ANNEXE 4 - CRITERES DE DETERMINATION DES SECTEURS URBAINS A ENJEUX... 69
5 TITRE I : DISPOSITIONS GENERALES Chapitre 1. Champ d application Le présent règlement s applique à l ensemble du périmètre d'application du Plan de Prévention des Risques naturels prévisibles de la commune de La Possession. Conformément au décret n du 5 octobre 1995 relatif aux Plans de Prévention des Risques naturels prévisibles, modifié par le décret n du 04 janvier 2005, et pris en application de la loi n du 22 juillet 1987 modifiée par la loi n du 2 février 1995 (elle-même modifiée par la loi n du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages): l'etat élabore et met en application des plans de prévention des risques naturels prévisibles tels que les inondations, les mouvements de terrain, les avalanches, les incendies de forêt, les séismes, les éruptions volcaniques, les tempêtes ou les cyclones (extraits de l article L562-1 du Code de l Environnement). I. - Ces plans ont pour objet, en tant que de besoin : 1 De délimiter les zones exposées aux risques, dites "zones de danger", en tenant compte de la nature et de l'intensité du risque encouru, d'y interdire tout type de construction, d'ouvrage, d'aménagement ou d'exploitation agricole, forestière, artisanale, commerciale ou industrielle ou, dans le cas où des constructions, ouvrages, aménagements ou exploitations agricoles, forestières, artisanales, commerciales ou industrielles pourraient y être autorisés, prescrire les conditions dans lesquelles ils doivent être réalisés, utilisés ou exploités ; 2 De délimiter les zones, dites "zones de précaution", qui ne sont pas directement exposées aux risques mais où des constructions, des ouvrages, des aménagements ou des exploitations agricoles, forestières, artisanales, commerciales ou industrielles pourraient aggraver des risques ou en provoquer de nouveaux et y prévoir des mesures d'interdiction ou des prescriptions telles que prévues au 1 ; 3 De définir les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde qui doivent être prises, dans les zones mentionnées au 1 et au 2, par les collectivités publiques dans le cadre de leurs compétences, ainsi que celles qui peuvent incomber aux particuliers ; 4 De définir, dans les zones mentionnées au 1 et au 2, les mesures relatives à l'aménagement, l'utilisation ou l'exploitation des constructions, des ouvrages, des espaces mis en culture ou plantés existants à la date de l'approbation du plan qui doivent être prises par les propriétaires, exploitants ou utilisateurs. II. - La réalisation des mesures prévues aux 3 et 4 du I peut être rendue obligatoire en fonction de la nature et de l'intensité du risque dans un délai de cinq ans, pouvant être réduit en cas d'urgence. A défaut de mise en conformité dans le délai prescrit, le préfet peut, après mise en demeure non suivie d'effet, ordonner la réalisation de ces mesures aux frais du propriétaire, de l'exploitant ou de l'utilisateur. III. - Les mesures de prévention prévues aux 3 et 4 du I, concernant les terrains boisés, lorsqu'elles imposent des règles de gestion et d'exploitation forestière ou la réalisation de 5
6 travaux de prévention concernant les espaces boisés mis à la charge des propriétaires et exploitants forestiers, publics ou privés, sont prises conformément aux dispositions du titre I du livre III et du livre IV du code forestier. IV. - Les travaux de prévention imposés en application du 4 du I à des biens construits ou aménagés conformément aux dispositions du code de l'urbanisme avant l'approbation du plan et mis à la charge des propriétaires, exploitants ou utilisateurs ne peuvent porter que sur des aménagements limités. Le présent règlement s applique sous réserve des dispositions réglementaires édictées par ailleurs. Chapitre 2. Effets du P.P.R. En application de la loi n du 22 juillet 1987 modifiée, et notamment ses articles 40-1 à 40-7 (remplacés par les articles L562-1 à du Code de l Environnement), le présent règlement fixe les dispositions applicables aux biens et activités existants ainsi qu'à l'implantation de toutes constructions ou installations nouvelles, à l'exécution de tous travaux et à l'exercice de toutes activités, sans préjudice de l'application des autres législations ou réglementations en vigueur (règlement d'urbanisme et règlement de constructions) Les services chargés de l'urbanisme et de l'application du droit des sols gèrent les mesures qui entrent dans le champ du code de l'urbanisme. Les maîtres d'ouvrage, en s'engageant à respecter les règles de construction lors du dépôt d'un permis de construire, et les professionnels chargés de réaliser les projets, sont responsables des études ou dispositions qui relèvent du code de la Construction, en application de son article R Article 2.1. Exécution des mesures de prévention La loi permet d'imposer tous types de prescriptions s'appliquant aux constructions, aux ouvrages, aux aménagements ainsi qu'aux exploitations agricoles, forestières, artisanales, commerciales ou industrielles. La nature et les conditions d'exécution des mesures de prévention prises pour l'application du présent règlement sont définies et mises en œuvre sous la responsabilité du maître d'ouvrage ou du propriétaire du bien et du maître d'œuvre concerné par les constructions, travaux et installations visés. Ceux-ci sont également tenus d'assurer les opérations de gestion et d'entretien nécessaires pour maintenir la pleine efficacité de ces mesures. Pour les biens et activités implantés antérieurement à la publication de l'acte approuvant ce plan, le propriétaire ou l'exploitant dispose d'un délai de cinq ans pour réaliser les mesures de prévention prévues par le présent règlement. A défaut de mise en conformité dans le délai prescrit, le Préfet peut, après mise en demeure non suivie d'effet, ordonner la réalisation de ces mesures aux frais du propriétaire, de l'exploitant ou de l'utilisateur. Toutefois, en application du 4 de la loi n du 22 juillet 1987 issu de l'article 16 de la loi modificative n du 2 février 1995, titre II, ch. II : 6
7 les travaux de prévention imposés sur de l'existant, constructions ou aménagements régulièrement construits conformément aux dispositions du code de l'urbanisme, ne peuvent excéder 10 % de la valeur du bien à la date d'approbation du plan ; les travaux d'entretien et de gestion courante des bâtiments implantés antérieurement à l'approbation du plan, ou le cas échéant à la publication de l'arrêté mentionné à l'article 6 du décret n du 5 octobre 1995, demeurent autorisés sous réserve de ne pas modifier le volume du bâtiment, ni sa destination (le principe étant de ne pas augmenter la vulnérabilité1). Article 2.2. Effets sur l'assurance des biens et activités Par les articles 17, 18 et 19, titre II, ch. II, de la loi n du 2 février 1995 modificative de la loi du 22 juillet 1987, est conservée pour les entreprises d'assurances l'obligation d'étendre leurs garanties aux biens et activités, aux effets des catastrophes naturelles (créée par la loi n du 13 juillet 1982 relative à l'indemnisation des victimes de catastrophes naturelles). En cas de non-respect de certaines dispositions du P.P.R., la possibilité pour les entreprises d'assurances de déroger à certaines règles d'indemnisation des catastrophes naturelles est ouverte par la loi. Constructions nouvelles : L assureur n a pas l obligation d assurer les nouvelles constructions bâties sur une zone déclarée inconstructible par le PPR. Si le propriétaire fait construire sa maison dans une zone réglementée, il doit tenir compte des mesures prévues par le PPR pour bénéficier de l obligation d assurance. Constructions existantes : L obligation d assurance s applique aux constructions existantes quelle que soit la zone réglementée mais le propriétaire doit se mettre en conformité avec la réglementation dans un délai de 5 ans. Ce délai peut être plus court en cas d urgence. Mesures de prévention Obligations de garantie Réalisées dans les 5 ans Non réalisées dans les 5 ans OUI NON 1 La vulnérabilité exprime, au sens le plus large, le niveau de conséquences prévisibles d un phénomène naturel sur les enjeux. On peut distinguer la vulnérabilité économique (qui traduit le degré de perte ou d endommagement des biens et des activités exposés) et la vulnérabilité humaine (évaluant principalement les préjudices potentiels aux personnes, dans leur intégrité physique et morale). 7
8 A défaut il n y a plus d obligation d assurance. L assureur ne peut opposer son refus que lors du renouvellement du contrat ou lors de la souscription d un nouveau contrat. Cinq ans après l approbation du PPR, si le propriétaire n a pas respecté les prescriptions de ce dernier, l assureur peut demander au Bureau Central de la Tarification (BCT) de fixer les conditions d assurance. Le montant de la franchise de base peut être majoré jusqu à 25 fois (articles A250-1 et R250-3 du Code des assurances). Selon le risque assuré, un bien mentionné au contrat peut éventuellement être exclu. Le préfet et le président de la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) peuvent également saisir le BCT s ils estiment que les conditions dans lesquelles le propriétaire est assuré sont injustifiées eu égard à son comportement ou à l absence de toute mesure de précaution. Si le propriétaire ne trouve pas d assureur, il peut également saisir le BCT. Article 2.3. Infractions Le fait de construire ou d'aménager un terrain dans une zone interdite par un Plan de Prévention de Risques ou de ne pas respecter les conditions de réalisation, d'utilisation ou d'exploitation prescrites par ce plan est puni des peines prévues à l'article L480-4 du Code de l'urbanisme. En application de l article L562-5 du code de l Environnement, les infractions aux dispositions du PPR sont constatées par des fonctionnaires ou agents assermentés, de l Etat ou des collectivités publiques habilitées. Article 2.4. Cohérence entre P.P.R. et P.L.U. Le PPR approuvé par arrêté préfectoral, après enquête publique, constitue une servitude d utilité publique (article L du Code de l Environnement). Les collectivités publiques ont l obligation, dès lors que le PPR vaut servitude d utilité publique, de l annexer au PLU. Lorsque le PPR est institué après approbation du PLU, il est versé dans les annexes par un arrêté de mise à jour (R du Code de l Urbanisme) pris par le maire dans un délai de trois mois suivant la date de son institution. A défaut, le préfet se substitue au maire. Les servitudes qui ne sont pas annexées dans le délai d un an suivant l approbation du PLU ou suivant la date de leur institution deviennent inopposables aux demandes d autorisation d occupation du sol (L du Code de l Urbanisme). Mais elles redeviennent opposables dès leur annexion et, même non annexées, continuent d exister et de produire leurs effets juridiques sur les habitations qui les subissent. Une servitude non annexée dans le délai réglementaire doit donc être ignorée par l autorité compétente en matière d autorisation d urbanisme. Toutefois, le bénéficiaire d une autorisation d urbanisme doit respecter les dispositions constructives prescrites dans le PPR conformément aux dispositions de l article L111.1 du Code de la construction et de l habitation. La mise en conformité des documents d urbanisme avec les dispositions du PPR approuvé n est, réglementairement, pas obligatoire, mais elle apparaît souhaitable pour rendre les règles de gestion du sol cohérentes, lorsque celles-ci sont divergentes dans les deux documents. En cas de dispositions contradictoires entre ces deux documents ou de difficultés d interprétation, la servitude PPR s impose au PLU. 8
9 Chapitre 3. Définitions. Centre Urbain : c est un ensemble qui se caractérise notamment par son histoire, une occupation du sol importante, une continuité du bâti et par la mixité des usages entre logements, commerces et services. Ouverture : par ouverture on entend porte, fenêtre, porte-fenêtre. 9
11 TITRE II : AVERTISSEMENTS et RECOMMANDATIONS Chapitre 1. Avertissements En vertu de l article L du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques, pour tout projet en bordure de cours d eau faisant partie du Domaine Public Fluvial dont la liste est donnée par l arrêté préfectoral /SG/DRCTCV du 26/12/2006, il est rappelé qu il s applique une servitude de marchepied d une largeur de 3.25m. En outre pour tout projet en bordure de ravine (y compris les cours d eau et falaise) s applique à tous les versants des ravines dont la pente fait plus de 30 grades (27 ) et sur une largeur de 10 mètres de chaque côté des plans d eau et des cours d eau, mesurée à partir du bord des cours d eau et des plans d eau, une interdiction générale de défricher et d exploiter (conformément à l article L et R363-7 du code forestier. Compte tenu des différentes échelles adoptées pour l'établissement des documents graphiques du P.P.R., la cartographie détaillée à l échelle 1/5000 prévaudra pour la définition de la servitude réglementaire en cas de légères disparités sur un même secteur avec la cartographie générale. En outre, il relèvera de la responsabilité des instructeurs du Droit des Sols pour apprécier la marge d erreur que peut engendrer une cartographie réalisée au 1/5000 au regard de l échelle de certains documents d urbanisme (ex.: P.L.U. à l'échelle 1/2000) Aussi, les précisions apportées par des études d incidence à des échelles plus fines émanant d organismes compétents, et pour des projets bordant les limites de constructibilité définies au 1/5000, seront prises en compte lors de l instruction des actes d urbanisme dans les limites de cette marge d erreur. Les règles édictées n'ont pas valeur "d'assurance tous risques", mais ont simplement pour but de prévenir un accroissement du risque. Les prescriptions réglementaires sont applicables et opposables à toute personne publique ou privée dès l'approbation du P.P.R. ou le cas échéant, dès la publication de l'arrêté préfectoral correspondant. Lors du dépôt des demandes d autorisation de construire, rappelons en effet que les maîtres d ouvrage s engagent à respecter les règles générales de construction. Comme les professionnels chargés de réaliser les projets, ils sont donc responsables de la mise en œuvre de ces prescriptions. En cas de non-respect ou d'infractions constatées par rapport aux dispositions du plan, des sanctions sont prévues sur le plan pénal mais aussi dans le cadre des contrats d'assurance (cf. titre 1 article 2.3 du règlement Assurances et infractions au P.P.R.). 11
12 Certaines prescriptions peuvent relever de règles particulières de construction (ex. : fondations, structure, matériaux, etc.) définies à l article R du code de la construction et de l habitation. La responsabilité de leur application revient aux constructeurs. Si et seulement si le règlement du P.P.R. le prévoit, une attestation certifiant la prise en compte des risques naturels dans le projet sera exigée lors du dépôt du dossier de demande de permis ; cette attestation est établie par l architecte ou maître d œuvre du projet certifiant la réalisation de l étude préalable exigée, permettant de déterminer les conditions de réalisation, d utilisation ou d exploitation, et que le projet prend en compte ces conditions au stade de la conception (article R du code de d urbanisme) ; Dans les zones rouges en particulier, tout projet susceptible d être autorisé sera subordonné à la réalisation d une étude d incidence géotechnique (intégrant notamment la stabilité des versants et l identification des phénomènes dangereux) et/ou hydraulique sur le secteur concerné ; l objectif étant de déterminer les conditions de réalisation, d utilisation ou d exploitation du projet. Pour les secteurs susceptibles d être exposés à des risques naturels non identifiés au niveau du présent P.P.R., les recommandations générales de prévention devront être appliquées. Celles-ci constituent des mesures minimales qui devront être suivies sur l ensemble du territoire communal. A cet égard, rappelons qu il conviendra dans ce cas d user de l article R du code de l urbanisme notamment pour contrôler tout projet de construction concerné par des risques non identifiés par le présent P.P.R. approuvé. A titre de précaution, le PPR classe en zone d aléa inondation fort des espaces cultivés situés dans ou à proximité des entonnements ou des lits des ravines secondaires à faible dénivellation. Ce classement n interdit pas la poursuite des cultures (à l exclusion de tous ouvrages, murs, installations telles que serres, matériels fixes d irrigation et tous terrassements susceptibles d entraver ou de modifier l écoulement des eaux) et en particulier des cultures des sols qui participent au maintien des terres sans constituer un obstacle significatif à l écoulement des eaux. 12
13 Chapitre 2. Recommandations générales Les recommandations générales qui suivent, sont applicables sur l ensemble du territoire communal, quel que soit le classement réglementaire des terrains dans le P.P.R.. L absence de risque naturel localisé méritera d être vérifiée. D une manière générale, les aménagements ne doivent pas aggraver les risques naturels existants et leurs effets (y compris durant la phase «chantier») ; Les fonds de ravines, les berges et les flancs de ravines sur quelques dizaines de mètres méritent notamment au droit et aux abords des ouvrages hydrauliques d être dégagés de tous obstacles susceptibles de favoriser les embâcles ; Les eaux pluviales doivent être collectées par des réseaux d assainissement appropriés (fossés, drainage, ) et évacuées vers des exutoires capables de les recevoir. On veillera à la surveillance et à l entretien des ouvrages ; Les rejets et les infiltrations d eau de toute origine dans les sols, doivent être organisés et maîtrisés afin de ne pas aggraver les risques d instabilité des terrains soumis à des glissements ; Les sols particulièrement soumis aux risques d érosion doivent être plantés d espèces végétales stabilisatrices et anti-érosives ; Le libre écoulement des eaux et les champs d'inondation ne doivent pas être restreints (clôtures totalement en dur et remblais significatifs à proscrire,...) ; Tout projet de construction devra être évité, voire proscrit, dans les talwegs ou à proximité immédiate (car lors de fortes précipitations, les zones en creux d'un terrain peuvent se transformer subitement en ravine) ; Toute disposition devra être prise pour que les structures susceptibles d'être exposées aux flots puissent résister à l érosion et aux pressions pouvant survenir. Les prescriptions suivantes (non exhaustives) sont fortement recommandées pour les constructions existantes en zone inondable, et pour tout type de zone réglementaire. 13
14 TYPE PRESCRIPTIONS Espace aisément accessible pour les personnes depuis l intérieur du bâtiment : escalier intérieur voire échelle. ZONE REFUGE Identification et aménagement d un espace refuge au-dessus de la cote de référence Espace offrant des conditions de sécurité satisfaisantes en terme de solidité, de superficie à adapter pour l ensemble des personnes résidentes, de facilité d appels et de signes vers l extérieur. Espace aisément accessible depuis l extérieur, pour l intervention des secours (absence de grilles aux fenêtres, ouvertures suffisantes en nombre et en taille, etc.) et l évacuation des personnes Verrouillage des tampons d assainissement ou dispositifs de protection (grille) en zone inondable. Mise en œuvre de réseaux étanches. RESEAUX FLUIDES, ELECTRIQUES ET TELECOMMUNICATION Installation de clapets anti-retour au raccordement sur le réseau collectif d eaux usées. Mise hors d eau des coffrets d alimentation et des tableaux de commande électriques Installation de coupe-circuits automatiques isolant uniquement les parties inondables. Installation de groupes de secours pour les équipements sensibles (hôpitaux, stations de pompage, centres d intervention, etc.) Mise hors d eau des chaudières et climatiseurs. MATERIAUX PISCINES INSTALLATIONS A RISQUE DE FLOTTAISON DEPOTS OU STOCKS PERISSABLES, OU POLLUANTS DIVERS Eviter les matériaux de construction et les revêtements sensibles à l eau (plâtre, etc.). Matérialiser les emprises des bassins et piscines, au moyen d un dispositif de balisage adapté et visible en cas de crue de référence. Implantation au-dessus de la cote de référence des installations à risque de flottaison (cuves, citernes, etc.) ou lestage et ancrage adapté. En particulier les orifices de remplissage et le débouché des tuyaux évents devront également être placés au-dessus de la cote de référence. Implantation au-dessus de la cote de référence ou installation en fosse étanche et arrimée. Mesures d évacuation ou de surveillance en cas de crue référence. Aménager des possibilités d obturation par batardeau sur les ouvertures situées sous le niveau de la crue de référence. 14
15 TITRE III : DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES Le zonage réglementaire transcrit les études techniques (qui ont notamment conduit à l élaboration de la carte des aléas) en termes d interdictions, de prescriptions et de recommandations. Il définit deux types de zones : Les zones exposées aux risques : Selon le code de l environnement ces zones ont pour but : 1 De délimiter les zones exposées aux risques, en tenant compte de la nature et de l'intensité du risque encouru, d'y interdire tout type de construction, d'ouvrage, d'aménagement ou d'exploitation agricole, forestière, artisanale, commerciale ou industrielle, notamment afin de ne pas aggraver le risque pour les vies humaines ou, dans le cas où des constructions, ouvrages, aménagements ou exploitations agricoles, forestières, artisanales, commerciales ou industrielles pourraient y être autorisés, prescrire les conditions dans lesquelles ils doivent être réalisés, utilisés ou exploités ; Le règlement comportera ainsi des zones de danger divisées en: des sous-zones figurées en rouge clair et rouge foncé (aléa fort inondation, élevé, très élevé ou parfois moyen mouvement de terrain) où les constructions nouvelles à usage d habitation sont interdites et où toute nouvelle occupation des sols est strictement réglementée ; des sous-zones figurées en bleu clair et bleu foncé (aléa faible à modéré mouvement de terrain ou moyen inondation), où des aménagements ou des constructions sont possibles sous réserve de prescriptions particulières ou de prescriptions qui s appliquent à une zone bien identifiée sur la cartographie réglementaire Les zones d aggravation de risques : Selon le code de l environnement ces zones ont pour but : 2 De délimiter les zones, dites "zones de précaution", qui ne sont pas directement exposées aux risques mais où des constructions, des ouvrages, des aménagements ou des exploitations agricoles, forestières, artisanales, commerciales ou industrielles pourraient aggraver des risques ou en provoquer de nouveaux et y prévoir des mesures d'interdiction ou des prescriptions telles que prévues au 1 ; Concernant la commune de la Possession, le PPR ne prévoit pas de zone d'aggravation du risque. Le PPR n a pas pour vocation de cartographier les zones réputées sans risque naturel prévisible significatif. La construction dans ces secteurs n y est pas réglementée par le PPR. Toutefois, les autres règles (d urbanisme, de construction, de sécurité ) demeurent applicables. Notamment, le respect des règles usuelles de construction (règle «neige et vent» ou règles parasismiques par exemple) doit, de toutes façons, se traduire par des constructions 15
16 «solides» (façades et toitures résistant aux vents, fondations et chaînages de la structure adaptés...). Le présent règlement fixe les dispositions applicables aux biens et activités existants, ainsi qu à l implantation de toutes constructions et installations nouvelles, à l exécution de tous travaux et à l exercice de toutes activités, sans préjudice de l application des autres législations ou réglementations en vigueur. Il définit les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde qui doivent être prises par les collectivités publiques dans le cadre de leurs compétences, ainsi que celles qui peuvent incomber aux particuliers. Le règlement comporte l ensemble des prescriptions applicables pour chacune des zones à risques. Les prescriptions sont opposables à toute autorisation d utilisation du sol et les dispositions d urbanisme doivent figurer dans le corps de l autorisation administrative d occuper le sol. Chapitre 1. Identification du règlement applicable Les différentes zones réglementées sont identifiées par un code composé : - le cas échéant d un indice «r» qui traduit le fait que la zone a fait l objet par le passé de travaux de sécurisation ; cet indice permet de «garder la mémoire du risque» originel ; - d une lettre correspondant au type de zone concernée (R en zone rouge, B en zone bleue) ; - d un chiffre (1, 2 ou 3) correspondant au type de règlement rattaché à la zone considérée ; Les zones de danger : Le tableau ci-dessous synthétise les règlements attachés aux différentes sous-zones de danger : Désignation Type de sous-zone R1 ou rr1 Zone rouge caractérisée par : - par un aléa élevé ou très élevé mouvement de terrain et un aléa nul ou moyen ou fort inondation ; - par un aléa fort inondation et un aléa nul ou faible ou moyen mouvement de terrain. L indice «r» marque le fait que des travaux de réduction de l aléa ont été réalisés par le passé sur ces zones. R2 ou rr2 Zone rouge caractérisée par : - un aléa moyen mouvement de terrain (avec ou sans aléa faible inondation) sauf quand le secteur concerné est situé en secteur urbain ou ayant vocation de l être et qu il a fait l objet de mesures de protections contre cet aléa et que les ouvrages font l objet d un entretien assuré par une maîtrise d ouvrage collective ; - un aléa moyen mouvement de terrain et un aléa moyen d inondation. L indice «r» marque le fait que des travaux de réduction de l aléa ont été réalisés par le passé sur ces zones. 16
17 B2 ou rb2 Zone bleue caractérisée par : - un aléa moyen inondation et d aléa nul ou faible à modéré mouvement de terrain ; - un aléa moyen mouvement de terrain (avec ou sans aléa faible inondation) quand le secteur concerné est situé en zone urbaine ou ayant vocation à l être et qu il a fait l objet de mesures de protections contre cet aléa et que les ouvrages font l objet d un suivi. B3 L indice «r» marque le fait que des travaux de réduction de l aléa ont été réalisés par le passé sur ces zones. Zone d aléa faible à modéré de mouvement de terrain (sans inondation) Il convient de consulter la carte d aléas pour identifier la nature du ou des phénomène(s) en présence, et ainsi les dispositions réglementaires s appliquant. Tableau synthétique de croisement réglementaire : Mouvement Terrain Très élevé Elevé Moyen Modéré Faible Nul Inondation Fort R1, rr1 R1, rr1 R1, rr1 R1, rr1 R1, rr1 R1, rr1 Moyen R1, rr1 R1, rr1 R2, rr2 B2, rb2 B2, rb2 B2, rb2 Nul R1, rr1 R1, rr1 R2, rr2 B3 B3 17
18 Chapitre 2. Nature des mesures réglementaires Article 2.1. Textes réglementaires en vigueur La nature des mesures réglementaires applicables est, rappelons-le, définie par le décret n du 5 octobre 1995 relatif aux plans de prévention des risques naturels prévisibles modifié par le décret n du 4 janvier 2005, et notamment ses articles 3, 4 et 5. Art. 3 - Le projet de plan comprend notamment un règlement précisant en tant que de besoin : les mesures d'interdiction et les prescriptions applicables dans chacune de ces zones en vertu du 1 et du 2 de l'article L562-1 du code de l environnement ; les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde mentionnées au 3 de l'article L562-1 du code de l environnement et les mesures relatives à l'aménagement, l'utilisation ou l'exploitation des constructions, des ouvrages, des espaces mis en cultures ou plantés existants à la date de l'approbation du plan, mentionnées au 4 du même article. Le règlement mentionne, le cas échéant, celles des mesures dont la mise en œuvre est obligatoire et le délai fixé pour leur mise en œuvre. Art. 4 - En application du 3 de l'article L562-1 du code de l environnement, le plan peut notamment : définir des règles relatives aux réseaux et infrastructures publics desservant son secteur d'application et visant à faciliter les éventuelles mesures d'évacuation ou l'intervention des secours ; prescrire aux particuliers ou à leurs groupements la réalisation de travaux contribuant à la prévention, des risques et leur confier la gestion de dispositifs de prévention des risques ou d'intervention en cas de survenance des phénomènes considérés ; subordonner la réalisation de constructions ou d'aménagements nouveaux à la constitution d'associations syndicales chargées de certains travaux nécessaires à la prévention des risques, notamment l'entretien des espaces et, le cas échéant, la réalisation ou l'acquisition, la gestion et le maintien en condition d'ouvrages ou de matériels. Le plan indique si la réalisation de ces mesures est rendue obligatoire et, si oui, dans quel délai. Art. 5 - En application du 4 de l'article L562-1 du code de l environnement, pour les constructions, ouvrages, espaces mis en culture ou plantés, existant à la date d'approbation du plan, le plan peut définir des mesures de prévention, de protection et de sauvegarde. Ces mesures peuvent 18
19 être rendues obligatoires dans un délai de cinq ans, pouvant être réduit en cas d'urgence. Toutefois, le plan ne peut pas interdire les travaux d'entretien et de gestion courants des bâtiments implantés antérieurement à l'approbation du plan ou, le cas échéant, à la publication de l'arrêté mentionné à l'article 6 ci-dessous, notamment les aménagements internes, les traitements de façade et la réfection des toitures, sauf s'ils augmentent les risques ou en créent de nouveaux ou conduisent à une augmentation de la population exposée. En outre, les travaux de prévention imposés à des biens construits ou aménagés conformément aux dispositions du code de l'urbanisme avant l'approbation du4 plan et mis à la charge des propriétaires, exploitants ou utilisateurs ne peuvent porter que sur des aménagements limités dont le coût est inférieur à 10 p. 100 de la valeur vénale ou estimée du bien à la date d'approbation du plan. Article 2.2. Mesures individuelles Ces mesures sont, pour l'essentiel, des dispositions constructives applicables aux constructions futures dont la mise en œuvre relève de la seule responsabilité des maîtres d'ouvrages. Des études complémentaires préalables leur sont donc proposées ou imposées afin d'adapter au mieux les dispositifs préconisés au site et au projet. Certaines de ces mesures peuvent être applicables aux bâtiments ou ouvrages existants (renforcement, drainage par exemple). Ces mesures peuvent être rendues obligatoires dans un délai maximum de 5 ans à compter de la date d approbation du PPR. Dans le cas de constructions existantes, les mesures préconisées ne peuvent porter que sur des aménagements limités dont le coût est inférieur à 10 % de la valeur vénale du bien. Article 2.3. Mesures d ensemble Des mesures individuelles peuvent être prescrites ou imposées. Lorsque des ouvrages importants sont indispensables ou lorsque les mesures individuelles sont inadéquates ou trop onéreuses, des dispositifs de protection collectifs peuvent être préconisés. De nature très variée (correction torrentielle, drainage, auscultation de glissement de terrain, etc.), leur réalisation et leur entretien peuvent être à la charge de la commune ou de groupements de propriétaires, d'usagers ou d'exploitants. Ces mesures peuvent être rendues obligatoires dans un délai de 5 ans à compter de l approbation du PPR (délai pouvant être réduit en cas d urgence) De plus, en matière d inondation, les principes édictés par la circulaire du 24 avril 1996 relative aux dispositions applicables au bâti et ouvrages existants en zone inondable doivent être respectés concernant : les zones d expansion des crues à préserver ; les zones exposées aux aléas les plus forts, où l urbanisation de ces zones doit être interdite ou strictement contrôlée. La préservation du champ d expansion des crues peut ainsi conduire au classement en zone dite rouge (zone d interdiction) de secteurs exposés à des aléas faibles d inondation. Les 19
20 dispositifs de protection (endiguement, remblais par exemple) ne peuvent être mis en œuvre que dans le but d assurer la protection de lieux fortement urbanisés. Leur réalisation reste alors conditionnée par l application de la réglementation en vigueur et notamment des dispositions de la loi 92-3 du 3 janvier 1992 sur l eau et aux décrets n et du 29 mars Ces ouvrages doivent être conçus dans le cadre d une politique de protection globale à l échelle du bassin versant et leur influence sur les écoulements devra être étudiée tant à l amont qu à l aval. Ils doivent faire l objet d une étude de dangers conformément au décret relatif à la constructibilité derrière les digues. Article 2.4. Considérations sur la réglementation Ces règles sont définies en application de l article L562-1 du code de l environnement. Hauteur par rapport au terrain naturel : Le règlement utilise aussi la notion de «hauteur par rapport au terrain naturel» et cette notion mérite d être explicitée pour les cas complexes. Elle est notamment utilisée pour les écoulements de fluides (débordements torrentiels, inondations, ruissellement). Les irrégularités locales de la topographie ne sont pas forcément prises en compte si elles sont de surface faible par rapport à la surface totale de la zone considérée (bleue ou rouge). Aussi, dans le cas de petits talwegs ou de petites cuvettes, il faut considérer que la côte du terrain naturel est la côte des terrains environnants (les creux étant vite remplis par les écoulements), conformément au schéma ci-dessous : Limitesupérieuredes renforcements Terainnaturel H H En cas de terrassements en déblais, la hauteur doit être mesurée par rapport au terrain naturel initial. En cas de terrassements en remblais, ceux-ci ne peuvent remplacer le renforcement des façades exposées que s'ils sont attenants à la construction et s'ils ont été spécifiquement conçus pour cela (parement exposé aux écoulements sauf pour les inondations en plaine, dimensionnement pour résister aux efforts prévisibles,...). Dans le cas général, la hauteur à renforcer sera mesurée depuis le sommet des remblais. 20

References: l'article 16
 l'article 6
 Art. 3
 Art. 4
 Art. 5
 l'article 6