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Timestamp: 2020-05-29 14:55:15+00:00

Document:
Art. 2 Anwesenheit von Behörden der ersuchenden Vertragspart...
Art. 3 Zeitweilige Überstellung in Haft gehaltener Personen ...
Art. 9 Einvernahme per Videokonferenz
Art. 13 Zeitweilige Überstellung in Haft gehaltener Personen...
Art. 14 Persönliches Erscheinen überstellter verurteilter Pe...
Art. 15 Sprache der zuzustellenden Verfahrensurkunden und Ge...
Geltungsbereich am 7. August 2019
1. Befindet sich eine Person im Hoheitsgebiet einer Vertragspartei und soll diese Person als Zeuge oder Sachverständiger von den Justizbehörden einer anderen Vertragspartei einvernommen werden, so kann Letztere, sofern ein persönliches Erscheinen der einzuvernehmenden Person in ihrem Hoheitsgebiet nicht zweckmässig oder möglich ist, darum ersuchen, dass die Einvernahme per Videokonferenz nach Massgabe der Absätze 27 erfolgt.
3. Ungeachtet des Artikels 16 des Übereinkommens und wenn der Behörde, die das Schriftstück ausgestellt hat, bekannt ist oder sie Gründe für die Annahme hat, dass der Zustellungsempfänger nur einer anderen Sprache kundig ist, sind die Schriftstücke oder zumindest die wesentlichen Passagen zusammen mit einer Übersetzung in diese andere Sprache zu übermitteln.
Approuvé par l’Assemblée fédérale le 19 mars 20041
étant donné leurs engagements en vertu du Statut du Conseil de l’Europe2;
désireux de contribuer davantage à protéger les droits de l’homme, à défendre l’État de droit et à soutenir le tissu démocratique de la société;
considérant qu’il est souhaitable à cet effet de renforcer leur capacité individuelle et collective à réagir à la criminalité;
décidés à améliorer et à compléter à certains égards la Convention européenne d’entraide judiciaire en matière pénale3, faite à Strasbourg le 20 avril 1959 (ci-après désignée «la Convention»), ainsi que son Protocole additionnel4, fait à Strasbourg le 17 mars 1978;
tenant compte de la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales5, faite à Rome le 4 novembre 1950, ainsi que de la Convention pour la protection des personnes à l’égard du traitement automatisé des données à caractère personnel6, faite à Strasbourg le 28 janvier 1981,
L’art. 1 de la Convention est remplacé par les dispositions suivantes:
«1. Les Parties s’engagent à s’accorder mutuellement, selon les dispositions de la présente Convention et dans les meilleurs délais, l’entraide judiciaire la plus large possible dans toute procédure visant des infractions dont la répression est, au moment où l’entraide est demandée, de la compétence des autorités judiciaires de la Partie requérante.
3. L’entraide judiciaire pourra également être accordée dans des procédures pour des faits qui sont punissables selon le droit national de la Partie requérante ou de la Partie requise au titre d’infractions aux règlements poursuivies par des autorités administratives dont la décision peut donner lieu à un recours devant une juridiction compétente, notamment en matière pénale.
4. L’entraide judiciaire ne sera pas refusée au seul motif que les faits dont il s’agit peuvent engager la responsabilité d’une personne morale dans la Partie requérante.»
Art. 2 Présence d’autorités de la Partie requérante
L’art. 4 de la Convention est complété par le texte suivant, l’art. 4 original de la Convention constituant le par. 1 et les dispositions ci-après le par. 2:
«2. Les demandes visant la présence de ces autorités ou personnes en cause ne devraient pas être refusées lorsqu’une telle présence tend à ce que l’exécution de la demande d’entraide réponde mieux aux besoins de la Partie requérante et, de ce fait, permet d’éviter des demandes d’entraide supplémentaires.»
L’art. 11 de la Convention est remplacé par les dispositions suivantes:
«1. Toute personne détenue dont la comparution personnelle aux fins d’instruction, à l’exclusion de sa comparution aux fins de jugement, est demandée par la Partie requérante sera transférée temporairement sur son territoire, sous condition de son renvoi dans le délai indiqué par la Partie requise et sous réserve des dispositions de l’art. 12 de la présente Convention, dans la mesure où celles-ci peuvent s’appliquer.
2. Sous réserve des dispositions de l’art. 2 de la présente Convention, dans un cas prévu au par. 1, le transit de la personne détenue par un territoire d’un État tiers sera accordé sur demande, accompagnée de tous les documents utiles, adressée par le Ministère de la Justice de la Partie requérante au Ministère de la Justice de la Partie requise du transit. Toute Partie pourra refuser d’accorder le transit de ses ressortissants.
L’art. 15 de la Convention est remplacé par les dispositions suivantes:
«1. Les demandes d’entraide judiciaire, ainsi que toute information spontanée, seront adressées, sous forme écrite, par le Ministère de la Justice de la Partie requérante au Ministère de la Justice de la Partie requise et renvoyées par la même voie. Toutefois, elles peuvent être adressées directement par l’autorité judiciaire de la Partie requérante à l’autorité judiciaire de la Partie requise et renvoyées par la même voie.
2. Les demandes prévues à l’art. 11 de la présente Convention ainsi que celles prévues à l’art. 13 du Deuxième Protocole additionnel à la présente Convention, seront adressées dans tous les cas par le Ministère de la Justice de la Partie requérante au Ministère de la Justice de la Partie requise et renvoyées par la même voie.
3. Les demandes d’entraide judiciaire relatives aux procédures visées au par. 3 de l’art. 1 de la présente Convention peuvent également être adressées directement par l’autorité administrative ou judiciaire de la Partie requérante à l’autorité administrative ou judiciaire de la Partie requise, selon le cas, et renvoyées par la même voie.
4. Les demandes d’entraide judiciaire faites en vertu des art. 18 ou 19 du Deuxième Protocole additionnel à la présente Convention peuvent également être adressées directement par l’autorité compétente de la Partie requérante à l’autorité compétente de la Partie requise.
5. Les demandes prévues au par. 1 de l’art. 13 de la présente Convention pourront être adressées directement par les autorités judiciaires concernées au service compétent de la Partie requise, et les réponses pourront être renvoyées directement par ce service. Les demandes prévues au par. 2 de l’art. 13 de la présente Convention seront adressées par le Ministère de la Justice de la Partie requérante au Ministère de la Justice de la Partie requise.
6. Les demandes de copie des sentences et mesures visées à l’art. 4 du Protocole additionnel à la Convention peuvent être adressées directement aux autorités compétentes. Tout État contractant pourra, à tout moment, par déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, indiquer les autorités qu’il considérera compétentes aux fins du présent paragraphe.
7. En cas d’urgence et lorsque la transmission directe est admise par la présente Convention, elle pourra s’effectuer par l’intermédiaire de l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol).
8. Toute Partie pourra, à tout moment, par déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, se réserver le droit de soumettre l’exécution des demandes d’entraide judiciaire, ou de certaines d’entre elles, à une ou plusieurs des conditions suivantes:
une copie de la demande doit être adressée à l’autorité centrale y désignée;
la demande, sauf lorsqu’elle est urgente, doit être adressée à l’autorité centrale y désignée;
dans le cas d’une transmission directe pour motif d’urgence, une copie soit communiquée en même temps à son Ministère de la Justice;
certaines ou toutes les demandes d’entraide judiciaire doivent lui être adressées par une voie autre que celle prévue au présent article.
9. Les demandes d’entraide judiciaire ou toute autre communication en vertu de la présente Convention ou de ses Protocoles, peuvent être faites par voie de moyens électroniques de communication, ou par tout autre moyen de télécommunication, à condition que la Partie requérante soit prête à produire à tout moment, sur demande, une trace écrite de l’expédition ainsi que l’original. Cependant, tout État contractant peut, à tout moment, par déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, indiquer les conditions dans lesquelles il est prêt à accepter et à mettre en exécution des demandes reçues par voie électronique ou tout autre moyen de télécommunication.
10. Le présent article ne portera pas atteinte aux dispositions des accords ou arrangements bilatéraux en vigueur entre les Parties, selon lesquelles la transmission directe des demandes d’entraide judiciaire entre les autorités des Parties est prévue.»
L’art. 20 de la Convention est remplacé par les dispositions suivantes:
«1. Les Parties ne se réclament pas mutuellement le remboursement des frais découlant de l’application de la Convention ou de ses Protocoles, à l’exception:
des frais occasionnés par l’intervention d’experts sur le territoire de la Partie requise;
des frais occasionnés par le transfèrement de personnes détenues effectué en application des art. 13 ou 14 du Deuxième Protocole additionnel à la présente Convention, ou de l’art. 11 de la présente Convention;
2. Toutefois, le coût de l’établissement de la liaison vidéo ou téléphonique, les coûts liés à la mise à disposition de la liaison vidéo ou téléphonique dans la Partie requise, la rémunération des interprètes qu’elle fournit et les indemnités versées aux témoins ainsi que leurs frais de déplacement dans la Partie requise sont remboursés par la Partie requérante à la Partie requise, à moins que les Parties n’en conviennent autrement.
3. Les Parties se consultent en vue de déterminer les conditions de paiement des frais susceptibles d’être réclamés en vertu des dispositions du par. 1, let. c, du présent article.
4. Les dispositions du présent article s’appliquent sans préjudice de l’application des dispositions de l’art. 10, par. 3, de la présente Convention.»
L’art. 24 de la Convention est remplacé par les dispositions suivantes:
«Tout État, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, par déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, indiquera quelles autorités il considérera comme des autorités judiciaires aux fins de la présente Convention. Par la suite il pourra, à tout moment et de la même manière, changer les termes de sa déclaration.»
1. La Partie requise peut surseoir à la satisfaction d’une demande si le fait de donner suite à celle-ci risque d’avoir une incidence négative sur une enquête, des poursuites ou toute autre procédure connexe menée par ses autorités.
2. Avant de refuser son entraide ou d’y surseoir, la Partie requise examine, le cas échéant après avoir consulté la Partie requérante, s’il peut y être fait droit partiellement ou sous réserve des conditions qu’elle juge nécessaires.
3. Toute décision de surseoir à l’entraide est motivée. La Partie requise informe également la Partie requérante des raisons qui rendent impossible l’entraide ou qui sont susceptibles de la retarder de façon significative.
Nonobstant les dispositions de l’art. 3 de la Convention, lorsqu’une demande prescrit une formalité ou une procédure donnée qu’impose la législation de la Partie requérante, même si la formalité ou la procédure demandée n’est pas familière à la Partie requise, cette Partie donne satisfaction à la demande dans la mesure où cela n’est pas contraire aux principes fondamentaux de son droit, sauf dispositions contraires du présent Protocole.
1. Si une personne qui se trouve sur le territoire d’une Partie doit être entendue comme témoin ou expert par les autorités judiciaires d’une autre Partie, cette dernière peut demander, s’il est inopportun ou impossible pour la personne à entendre de comparaître en personne sur son territoire, que l’audition ait lieu par vidéoconférence, conformément aux par. 2 à 7.
2. La Partie requise consent à l’audition par vidéoconférence pour autant que le recours à cette méthode ne soit pas contraire aux principes fondamentaux de son droit et à condition qu’elle dispose des moyens techniques permettant d’effectuer l’audition. Si la Partie requise ne dispose pas des moyens techniques permettant une vidéoconférence, la Partie requérante peut les mettre à la disposition de la Partie requise avec l’accord de cette dernière.
3. Les demandes d’audition par vidéoconférence contiennent, outre les informations indiquées à l’art. 14 de la Convention, la raison pour laquelle il n’est pas souhaitable ou pas possible que le témoin ou l’expert soit présent en personne à l’audition, le nom de l’autorité judiciaire et des personnes qui procéderont à l’audition.
4. L’autorité judiciaire de la Partie requise cite à comparaître la personne concernée selon les formes prévues par sa législation.
5. Les règles suivantes s’appliquent à l’audition par vidéoconférence:
l’audition a lieu en présence d’une autorité judiciaire de la Partie requise, assistée au besoin d’un interprète; cette autorité est aussi responsable de l’identification de la personne entendue et du respect des principes fondamentaux du droit de la Partie requise. Si l’autorité judiciaire de la Partie requise estime que les principes fondamentaux du droit de la Partie requise ne sont pas respectés pendant l’audition, elle prend immédiatement les mesures nécessaires pour veiller à ce que l’audition se poursuive conformément auxdits principes;
l’audition est effectuée directement par l’autorité judiciaire de la Partie requérante, ou sous sa direction, conformément à son droit interne;
à la demande de la Partie requérante ou de la personne à entendre, la Partie requise veille à ce que cette personne soit, au besoin, assistée d’un interprète;
6. Sans préjudice de toutes les mesures convenues en ce qui concerne la protection des personnes, l’autorité judiciaire de la Partie requise établit, à l’issue de l’audition, un procès-verbal indiquant la date et le lieu de l’audition, l’identité de la personne entendue, les identités et les qualités de toutes les autres personnes de la Partie requise ayant participé à l’audition, toutes les éventuelles prestations de serment et les conditions techniques dans lesquelles l’audition s’est déroulée. Ce document est transmis par l’autorité compétente de la Partie requise à l’autorité compétente de la Partie requérante.
7. Chaque Partie prend les mesures nécessaires pour que, lorsque des témoins ou des experts sont entendus sur son territoire, conformément au présent article, et refusent de témoigner alors qu’ils sont tenus de le faire, ou font de fausses dépositions, son droit national s’applique comme il s’appliquerait si l’audition avait lieu dans le cadre d’une procédure nationale.
8. Les Parties peuvent, si elles le souhaitent, appliquer également les dispositions du présent article, lorsqu’il y a lieu et avec l’accord de leurs autorités judiciaires compétentes, aux auditions par vidéoconférence auxquelles participe la personne poursuivie pénalement ou le suspect. Dans ce cas, la décision de tenir la vidéoconférence et la manière dont elle se déroule doivent faire l’objet d’un accord entre les Parties concernées et être conformes à leur droit national et aux instruments internationaux en la matière. Les auditions auxquelles participe la personne poursuivie pénalement ou le suspect ne peuvent avoir lieu que s’ils y consentent.
9. Tout État contractant peut, à tout moment, par une déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, déclarer qu’il n’entend pas se prévaloir de la faculté, prévue au par. 8 du présent article, d’appliquer également les dispositions du présent article aux auditions par vidéoconférence auxquelles participe la personne poursuivie pénalement ou le suspect.
1. Si une personne qui se trouve sur le territoire d’une Partie doit être entendue comme témoin ou expert par les autorités judiciaires d’une autre Partie, cette dernière peut demander, lorsque son droit national le prévoit, l’aide de la première Partie afin que l’audition puisse avoir lieu par conférence téléphonique, conformément aux dispositions des par. 2 à 6.
2. Une audition ne peut avoir lieu par conférence téléphonique que si le témoin ou l’expert accepte que l’audition se fasse par ce moyen.
3. La Partie requise consent à l’audition par conférence téléphonique pour autant que le recours à cette méthode n’est pas contraire aux principes fondamentaux de son droit.
4. Les demandes d’audition par conférence téléphonique contiennent, outre les informations visées à l’art. 14 de la Convention, le nom de l’autorité judiciaire et des personnes qui procéderont à l’audition ainsi qu’une indication selon laquelle le témoin ou l’expert est disposé à prendre part à une audition par conférence téléphonique.
5. Les modalités pratiques de l’audition sont arrêtées d’un commun accord par les Parties concernées. Lorsqu’elle accepte ces modalités, la Partie requise s’engage:
à notifier au témoin ou à l’expert concerné l’heure et le lieu de l’audition;
à veiller à l’identification du témoin ou de l’expert;
à vérifier que le témoin ou l’expert accepte l’audition par conférence téléphonique.
6. L’État requis peut donner son consentement sous réserve de l’application, en tout ou en partie, des dispositions pertinentes de l’art. 9, par. 5 et 7.
Art. 11 Transmission spontanée d’informations
1. Sans préjudice de leurs propres investigations ou procédures, les autorités compétentes d’une Partie peuvent, sans demande préalable, transmettre aux autorités compétentes d’une autre Partie des informations recueillies dans le cadre de leur propre enquête lorsqu’elles estiment que la communication de ces informations pourrait aider la Partie destinataire à engager ou à mener à bien des investigations ou des procédures, ou lorsque ces informations pourraient aboutir à une demande formulée par cette Partie en vertu de la Convention ou de ses Protocoles.
2. La Partie qui fournit l’information peut, conformément à son droit national, soumettre à certaines conditions son utilisation par la Partie destinataire.
4. Toutefois, tout État contractant peut, à tout moment, par une déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, déclarer qu’il se réserve le droit de ne pas se soumettre aux conditions imposées en vertu des dispositions du par. 2 du présent article par la Partie qui fournit l’information, à moins qu’il ne soit avisé au préalable de la nature de l’information à fournir et qu’il accepte que cette dernière lui soit transmise.
2. Dans le cadre de l’application des art. 3 et 6 de la Convention, la Partie requise peut renoncer, soit avant, soit après leur remise à la Partie requérante, au renvoi des objets qui ont été remis à la Partie requérante si cela peut favoriser la restitution de ces objets à leur propriétaire légitime. Les droits des tiers de bonne foi ne sont pas affectés.
4. Une renonciation conformément au par. 2 n’affecte pas le droit de la Partie requise de percevoir auprès du propriétaire légitime des taxes ou droits de douane.
1. En cas d’accord entre les autorités compétentes des Parties concernées, une Partie qui a demandé une mesure d’instruction nécessitant la présence d’une personne détenue sur son territoire peut transférer temporairement cette personne sur le territoire de la Partie où l’instruction doit avoir lieu.
2. L’accord prévoit les modalités du transfèrement temporaire de la personne et le délai dans lequel elle doit être renvoyée sur le territoire de la Partie requérante.
3. S’il est exigé que la personne concernée consente à son transfèrement, une déclaration de consentement ou une copie de celle-ci est fournie sans tarder à la Partie requise.
6. L’art. 11, par. 2, et l’art. 12 de la Convention s’appliquent par analogie.
7. Tout État contractant peut, à tout moment, par une déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, déclarer que, pour la réalisation de l’accord visé au par. 1 du présent article, le consentement visé au par. 3 du présent article sera exigé, ou qu’il le sera dans certaines conditions précisées dans la déclaration.
Les dispositions des art. 11 et 12 de la Convention s’appliquent par analogie également aux personnes en détention sur le territoire de la Partie requise, à la suite de leur transfèrement en vue de purger une peine prononcée sur le territoire de la Partie requérante, lorsque leur comparution personnelle à des fins de révision du jugement est demandée par la Partie requérante.
1. Les dispositions du présent article s’appliquent à toute demande de remise faite en vertu de l’art. 7 de la Convention ou de l’art. 3 de son Protocole additionnel.
3. Nonobstant les dispositions de l’art. 16 de la Convention, si l’autorité qui est à l’origine des documents sait, ou a des raisons de considérer, que le destinataire ne connaît qu’une autre langue, les documents, ou au moins les passages les plus importants de ceux-ci, doivent être accompagnés d’une traduction dans cette autre langue.
4. Nonobstant les dispositions de l’art. 16 de la Convention, les actes de procédure et les décisions judiciaires doivent être accompagnés, à l’intention des autorités de la Partie requise, d’un court sommaire de leur contenu traduit dans la langue, ou l’une des langues, de cette Partie.
2. Les actes de procédure et les décisions judiciaires sont accompagnés d’une note indiquant que le destinataire peut obtenir de l’autorité identifiée dans la note des informations sur ses droits et obligations concernant la remise des pièces. Les dispositions du par. 3 de l’art. 15 du présent Protocole s’appliquent à cette note.
3. Les dispositions des art. 8, 9 et 12 de la Convention s’appliquent par analogie à la remise par voie postale.
4. Les dispositions des par. 1, 2 et 3 de l’art. 15 du présent Protocole s’appliquent également à la remise par voie postale.
1. Les agents d’une des Parties qui, dans le cadre d’une enquête judiciaire, observent dans leur pays une personne présumée avoir participé à un fait punissable pouvant donner lieu à extradition, ou une personne à l’égard de laquelle il y a de sérieuses raisons de penser qu’elle peut conduire à l’identification ou à la localisation de la personne ci-dessus mentionnée sont autorisés à continuer cette observation sur le territoire d’une autre Partie, lorsque celle-ci a autorisé l’observation transfrontalière sur la base d’une demande d’entraide judiciaire présentée au préalable. L’autorisation peut être assortie de conditions.
Sur demande, l’observation sera confiée aux agents de la Partie sur le territoire de laquelle elle est effectuée.
La demande d’entraide judiciaire mentionnée au par. 1 doit être adressée à une autorité désignée par chacune des Parties et compétente pour accorder ou transmettre l’autorisation demandée.
2. Lorsque, pour des raisons particulièrement urgentes, l’autorisation préalable de l’autre Partie ne peut être demandée, les agents observateurs agissant dans le cadre d’une enquête judiciaire sont autorisés à continuer au-delà de la frontière l’observation d’une personne présumée avoir commis des faits punissables et énumérés au par. 6, dans les conditions ci-après:
le franchissement de la frontière sera communiqué immédiatement durant l’observation à l’autorité de la Partie désignée au par. 4, sur le territoire de laquelle l’observation continue;
une demande d’entraide judiciaire présentée conformément au par. 1 et exposant les motifs justifiant le franchissement de la frontière, sans autorisation préalable, sera transmise sans délai.
L’observation sera arrêtée dès que la Partie sur le territoire de laquelle elle a lieu le demande, suite à la communication visée au point (a), ou à la demande visée au point (b), ou si l’autorisation n’est pas obtenue cinq heures après le franchissement de la frontière.
3. L’observation visée aux par. 1 et 2 ne peut être exercée qu’aux conditions générales suivantes:
Sous réserve des situations prévues au par. 2, les agents se munissent durant l’observation d’un document attestant que l’autorisation a été accordée.
Les agents observateurs peuvent emporter leur arme de service pendant l’observation, sauf décision contraire expresse de la Partie requise; son utilisation est interdite sauf en cas de légitime défense.
L’entrée dans les domiciles et les lieux non accessibles au public est interdite.
Toute opération fera l’objet d’un rapport aux autorités de la Partie sur le territoire de laquelle elle est intervenue; la comparution personnelle des agents observateurs peut être requise.
Les autorités de la Partie dont les agents observateurs sont originaires apportent, lorsqu’il est demandé par les autorités de la Partie sur le territoire de laquelle l’observation a eu lieu, leur concours à l’enquête consécutive à l’opération à laquelle ils ont participé, y compris aux procédures judiciaires.
4. Toute Partie, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, par déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, indiquera, d’une part, quels agents et, d’autre part, quelles autorités elle désigne aux fins des par. 1 et 2 du présent article. Par la suite, toute Partie peut, à tout moment et de la même manière, changer les termes de sa déclaration.
5. Les Parties peuvent, sur le plan bilatéral, étendre le champ d’application du présent article et adopter des dispositions supplémentaires en exécution de cet article.
6. L’observation telle que visée au par. 2 ne peut avoir lieu que pour l’un des faits punissables suivants:
enlèvement et prise d’otage;
trafic d’êtres humains;
infractions aux dispositions légales en matière d’armes et explosifs;
trafic d’étrangers;
abus sexuel d’enfant.
1. Chaque Partie s’engage à ce que, à la demande d’une autre Partie, des livraisons surveillées puissent être autorisées sur son territoire dans le cadre d’enquêtes pénales relatives à des infractions susceptibles de donner lieu à extradition.
2. La décision de recourir à des livraisons surveillées est prise dans chaque cas d’espèce par les autorités compétentes de la Partie requise, dans le respect du droit national de cette Partie.
3. Les livraisons surveillées se déroulent conformément aux procédures prévues par la Partie requise. Le pouvoir d’agir, la direction et le contrôle de l’opération appartiennent aux autorités compétentes de la Partie requise.
4. Toute Partie, lors de la signature ou du dépôt de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, par déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, indiquera les autorités qu’elle désigne comme compétentes aux fins du présent article. Par la suite, toute Partie peut, à tout moment et de la même manière, changer les termes de sa déclaration.
1. La Partie requérante et la Partie requise peuvent convenir de s’entraider pour la réalisation d’enquêtes pénales menées par des agents intervenant en secret ou sous une identité fictive (enquêtes discrètes).
2. Les autorités compétentes de la Partie requise décident, dans chaque cas d’espèce de la réponse à donner à la demande, en tenant dûment compte de la loi et des procédures nationales. Les deux Parties conviennent, dans le respect de leur loi et de leurs procédures nationales, de la durée de l’enquête discrète, de ses modalités précises et du statut juridique des agents concernés.
4. Toute Partie, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, par déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, indiquera les autorités qu’elle désigne comme compétentes aux fins du par. 2 du présent article. Par la suite, toute Partie peut, à tout moment et de la même manière, changer les termes de sa déclaration.
Art. 20 Équipes communes d’enquête
1. Les autorités compétentes de deux Parties au moins peuvent, d’un commun accord, créer une équipe commune d’enquête, avec un objectif précis et pour une durée limitée pouvant être prolongée avec l’accord de toutes les Parties, pour effectuer des enquêtes pénales dans une ou plusieurs des Parties qui créent l’équipe. La composition de l’équipe est arrêtée dans l’accord.
Une équipe commune d’enquête peut notamment être créée lorsque:
dans le cadre d’une procédure d’enquête menée par une Partie pour détecter des infractions, il y a lieu d’effectuer des enquêtes difficiles et impliquant la mobilisation d’importants moyens, qui concernent aussi d’autres Parties;
plusieurs Parties effectuent des enquêtes concernant des infractions qui, en raison des faits qui sont à l’origine de celles-ci, exigent une action coordonnée et concertée dans les Parties en question.
La demande de création d’une équipe commune d’enquête peut émaner de toute Partie concernée. L’équipe est créée dans l’une des Parties dans lesquelles l’enquête doit être effectuée.
2. Outre les indications visées dans les dispositions pertinentes de l’art. 14 de la Convention, les demandes de création d’une équipe commune d’enquête comportent des propositions relatives à la composition de l’équipe.
3. L’équipe commune d’enquête intervient sur le territoire des Parties qui la créent dans les conditions générales suivantes:
le responsable de l’équipe est un représentant de l’autorité compétente – participant aux enquêtes pénales – de la Partie sur le territoire de laquelle l’équipe intervient. Le responsable de l’équipe agit dans les limites des compétences qui sont les siennes au regard du droit national;
l’équipe mène ses opérations conformément au droit de la Partie sur le territoire de laquelle elle intervient. Les membres de l’équipe et les membres détachés de l’équipe exécutent leurs tâches sous la responsabilité de la personne visée au point (a), en tenant compte des conditions fixées par leurs propres autorités dans l’accord relatif à la création de l’équipe;
la Partie sur le territoire de laquelle l’équipe intervient crée les conditions organisationnelles nécessaires pour lui permettre de le faire.
4. Au présent article, les membres de l’équipe commune d’enquête provenant de la Partie sur le territoire de laquelle l’équipe intervient sont désignés comme «membres», tandis que les membres provenant de Parties autres que celle sur le territoire de laquelle l’équipe intervient sont désignés comme «membres détachés».
5. Les membres détachés auprès de l’équipe commune d’enquête sont habilités à être présents lorsque des mesures d’enquête sont prises dans la Partie d’intervention. Toutefois, le responsable de l’équipe peut, pour des raisons particulières, en décider autrement, dans le respect du droit de la Partie sur le territoire de laquelle l’équipe intervient.
6. Les membres détachés de l’équipe commune d’enquête peuvent, conformément au droit de la Partie d’intervention, se voir confier, par le responsable de l’équipe, la tâche de prendre certaines mesures d’enquête, moyennant le consentement des autorités compétentes de la Partie d’intervention et de la Partie qui a procédé au détachement.
7. Lorsque l’équipe commune d’enquête a besoin que des mesures d’enquête soient prises dans une des Parties qui l’ont créée, les membres détachés auprès de l’équipe par ladite Partie peuvent demander à leurs autorités compétentes de prendre ces mesures. Ces mesures sont considérées dans la Partie en question selon les conditions qui s’appliqueraient si elles étaient demandées dans le cadre d’une enquête nationale.
8. Lorsque l’équipe commune d’enquête a besoin de l’aide d’une Partie autre que celles qui l’ont créée, ou d’un État tiers, la demande d’entraide peut être adressée par les autorités compétentes de l’État d’intervention à leurs homologues de l’autre État concerné, conformément aux instruments ou arrangements pertinents.
9. Un membre détaché auprès de l’équipe commune d’enquête peut, conformément à son droit national et dans les limites de ses compétences, fournir à l’équipe des informations qui sont disponibles dans la Partie qui l’a détaché aux fins des enquêtes pénales menées par l’équipe.
10. Les informations obtenues de manière régulière par un membre ou un membre détaché dans le cadre de sa participation à une équipe commune d’enquête, et qui ne peuvent pas être obtenues d’une autre manière par les autorités compétentes des Parties concernées, peuvent être utilisées aux fins suivantes:
aux fins pour lesquelles l’équipe a été créée;
pour détecter, enquêter sur et poursuivre d’autres infractions pénales sous réserve du consentement préalable de la Partie où l’information a été obtenue. Le consentement ne peut être refusé que dans les cas où une telle utilisation représenterait un danger pour les enquêtes pénales menées dans la Partie concernée, ou pour lesquels cette Partie pourrait refuser l’entraide;
à d’autres fins, pour autant que cela ait été convenu par les Parties qui ont créé l’équipe.
11. Les dispositions du présent article ne portent pas atteinte à d’autres dispositions ou arrangements existants relatifs à la création ou à l’intervention d’équipes communes d’enquête.
12. Dans la mesure où le droit des Parties concernées ou les dispositions de tout instrument juridique applicable entre elles le permettent, des arrangements peuvent être conclus pour que des personnes autres que des représentants des autorités compétentes des Parties qui créent l’équipe commune d’enquête prennent part aux activités de l’équipe. Les droits conférés aux membres et aux membres détachés auprès de l’équipe en vertu du présent article ne s’appliquent pas à ces personnes, sauf disposition contraire figurant explicitement dans l’accord.
Au cours des opérations visées aux art. 17 à 20, les fonctionnaires d’une Partie autre que la Partie d’intervention sont assimilés aux agents de celle-ci en ce qui concerne les infractions dont ils seraient victimes ou qu’ils commettraient, à moins qu’il n’en soit convenu autrement entre les Parties concernées.
1. Lorsque, conformément aux art. 17 à 20, les fonctionnaires d’une Partie se trouvent en mission sur le territoire d’une autre Partie, la première Partie est responsable des dommages qu’ils causent pendant le déroulement de la mission, conformément au droit de la Partie sur le territoire de laquelle ils opèrent.
3. La Partie dont les fonctionnaires ont causé des dommages à quiconque sur le territoire d’une autre Partie rembourse intégralement à cette dernière les sommes qu’elle a versées aux victimes ou à leurs ayants droit.
4. Sans préjudice de l’exercice de ses droits à l’égard des tiers et à l’exception de la disposition du par. 3, chaque Partie renoncera, dans le cas prévu au par. 1, à demander à une autre Partie le remboursement du montant des dommages qu’elle a subis.
Lorsqu’une Partie fait une demande d’entraide en vertu de la Convention ou de l’un de ses Protocoles concernant un témoin qui risque d’être exposé à une intimidation ou qui a besoin de protection, les autorités compétentes de la Partie requérante et celles de la Partie requise font de leur mieux pour convenir des mesures visant la protection de la personne concernée, en conformité avec leur droit national.
1. À la demande de la Partie requérante, la Partie requise, en conformité avec sa loi nationale, peut ordonner des mesures provisoires en vue de préserver des moyens de preuve, de maintenir une situation existante, ou de protéger des intérêts juridiques menacés.
La Partie requérante peut demander à la Partie requise de veiller à ce que la requête et son contenu restent confidentiels, sauf dans la mesure où cela n’est pas compatible avec l’exécution de la requête. Si la Partie requise ne peut pas se conformer aux impératifs de la confidentialité, elle en informe sans tarder la Partie requérante.
1. Les données à caractère personnel transmises d’une Partie à une autre en conséquence de l’exécution d’une demande faite au titre de la Convention ou de l’un de ses Protocoles ne peuvent être utilisées par la Partie à laquelle elles ont été transmises:
qu’aux fins des procédures auxquelles s’applique la Convention ou l’un de ses Protocoles,
qu’aux fins d’autres procédures judiciaires ou administratives directement liées aux procédures visées au point (a),
qu’aux fins de prévenir un danger immédiat et sérieux pour la sécurité publique.
3. Toute Partie peut refuser de transmettre des données obtenues en conséquence de l’exécution d’une demande faite au titre de la Convention ou l’un de ses Protocoles, lorsque
que la Partie à laquelle les données devraient être transmises n’est pas liée par la Convention pour la protection des personnes à l’égard du traitement automatisé des données à caractère personnel, faite à Strasbourg, le 28 janvier 1981, sauf si cette dernière Partie s’engage à accorder aux données la même protection qui leur est accordée par la première Partie.
4. Toute Partie qui transmet des données obtenues en conséquence de l’exécution d’une demande faite au titre de la Convention ou l’un de ses Protocoles peut exiger de la Partie à laquelle les données sont transmises de l’informer de l’utilisation qui en a été faite.
5. Toute Partie peut, par une déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, exiger que, dans le cadre de procédures pour lesquelles elle aurait pu refuser ou limiter la transmission ou l’utilisation de données à caractère personnel conformément aux dispositions de la Convention ou d’un de ses Protocoles, les données à caractère personnel qu’elle transmet à une autre Partie ne soient utilisées par cette dernière aux fins visées au par. 1 qu’avec son accord préalable.
Toute Partie pourra, à tout moment, par déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, indiquer quelles autorités elle considérera comme des autorités administratives au sens de l’art. 1, par. 3, de la Convention.
Art. 28 Rapports avec d’autres traités
Les dispositions du présent Protocole ne font pas obstacle aux règles plus détaillées contenues dans les accords bilatéraux ou multilatéraux conclus entre des Parties en application de l’art. 26, par. 3, de la Convention.
Le Comité européen pour les problèmes criminels suivra l’interprétation et l’application de la Convention et de ses Protocoles, et facilitera au besoin le règlement amiable de toute difficulté d’application.
1. Le présent Protocole est ouvert à la signature des États membres du Conseil de l’Europe qui sont Parties à la Convention ou qui l’ont signée. Il est soumis à ratification, acceptation ou approbation. Un signataire ne peut ratifier, accepter ou approuver le présent Protocole sans avoir antérieurement ou simultanément ratifié, accepté ou approuvé la Convention. Les instruments de ratification, d’acceptation ou d’approbation sont à déposer près le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe.
2. Le présent Protocole entrera en vigueur le premier jour du mois suivant l’expiration d’une période de trois mois après le dépôt du troisième instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation.
3. Pour tout État signataire qui déposera ultérieurement son instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation, le Protocole entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date de dépôt.
1. Tout État non membre ayant adhéré à la Convention pourra adhérer au présent Protocole après l’entrée en vigueur de celui-ci.
2. Une telle adhésion se fera par le dépôt de l’instrument d’adhésion près le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe.
3. Pour tout État adhérent, le Protocole entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date de dépôt de l’instrument d’adhésion.
1. Tout État pourra, lorsqu’il signera le présent Protocole ou déposera son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, spécifier le ou les territoires au(x)quel(s) s’appliquera ledit Protocole.
2. Tout État pourra, à n’importe quelle date ultérieure, par déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, étendre l’application du présent Protocole à tout autre territoire spécifié dans cette déclaration. À l’égard dudit territoire, le Protocole entrera en vigueur le premier jour du mois suivant l’expiration d’une période de trois mois après la date de réception de la déclaration par le Secrétaire Général.
3. Toute déclaration faite en vertu des deux paragraphes précédents pourra être retirée, en ce qui concerne tout territoire désigné dans cette déclaration, par notification adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe. Ledit retrait prendra effet le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date de réception de la notification par le Secrétaire Général.
1. Toute réserve formulée par une Partie à l’égard d’une disposition de la Convention ou de son Protocole s’applique également au présent Protocole, à moins que cette Partie n’exprime l’intention contraire au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion. Il en est de même pour toute déclaration faite à l’égard ou en vertu d’une disposition de la Convention ou de son Protocole.
2. Tout État peut, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, déclarer se prévaloir du droit de ne pas accepter, en tout ou en partie, un ou plusieurs des art. 16 à 20. Aucune autre réserve n’est admise.
3. Tout État peut retirer tout ou partie des réserves qu’il a faites conformément aux paragraphes précédents, en adressant à cet effet au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe une déclaration prenant effet à la date de sa réception.
4. La Partie qui a formulé une réserve au sujet d’un des articles mentionnés au par. 2 du présent article ne peut prétendre à l’application de cet article par une autre Partie. Cependant, elle peut, si la réserve est partielle ou conditionnelle, prétendre à l’application de cet article dans la mesure où elle l’a accepté.
1. Toute Partie peut, dans la mesure où elle est concernée, dénoncer le présent Protocole par notification adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe.
2. Cette dénonciation prendra effet le premier jour du mois suivant l’expiration d’une période de trois mois après la date à laquelle le Secrétaire Général en aura reçu notification.
Le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe notifie aux États membres du Conseil de l’Europe et à tout État ayant adhéré au présent Protocole:
toute date d’entrée en vigueur du présent Protocole, conformément aux art. 30 et 31;
Fait à Strasbourg, le 8 novembre 2001, en français et en anglais, les deux textes faisant également foi, en un seul exemplaire qui sera déposé dans les archives du Conseil de l’Europe. Le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe en communiquera copie certifiée conforme à chacun des États membres du Conseil de l’Europe ainsi qu’à tout État non membre ayant adhéré à la Convention.
Champ d’application le 7 août 20197
Les réserves et déclarations ne sont pas publiées au RO, à l’exception de celles de la Suisse. Les textes en français et en anglais peuvent être consultés à l’adresse du site Internet du Conseil de l’Europe: www.coe.int > Explorer > Bureau des Traités > Liste complète, ou obtenus auprès de la Direction du droit international public (DDIP), Section des traités internationaux, 3003 Berne.
La Suisse déclare que l’Office fédéral de la justice du Département fédéral de justice et police, à Berne, est l’autorité centrale compétente, au sens de l’art. 4 (et 15 de la Convention), pour adresser et recevoir:
les demandes d’entraide judiciaire, sauf si la demande est présentée directement à l’autorité compétente de l’État requis selon l’art. 4, par. 1, 3 et 4;
les demandes de transfèrement temporaire de personnes détenues selon l’art. 4, par. 2;
les demandes d’extraits du casier judiciaire, selon l’art. 4, par. 5.
Lorsqu’en cas d’urgence, une demande d’entraide judiciaire est présentée directement à l’autorité compétente de l’État requis, une copie de la demande et de la réponse doit être communiquée à l’Office fédéral de la justice.
Pour obtenir les coordonnées de l’Office fédéral de la justice et pour déterminer l’autorité judiciaire suisse compétente à raison du lieu à laquelle les demandes d’entraide judiciaire peuvent être adressées directement, la banque de données des localités et tribunaux suisses peut être consultée en ligne à l’adresse suivante: http://www.elorge.admin.ch
les juges d’instructions fédéraux;
l’Office fédéral de la justice;
La liste détaillée des autorités judiciaires suisses peut être consultée en ligne à l’adresse suivante: http://www.rhf.admin.ch/etc/medialib/data/rhf.Par.0003.File.tmp/direktverkehr-f.pdf
La Suisse déclare que les autorités suivantes sont compétentes pour exécuter les demandes au titre de l’art. 17:
l’Office fédéral de la police, à Berne;
Les demandes présentées à la Suisse au titre de l’art. 17, par. 1 et 2, doivent être adressées:
aux autorités de poursuite pénale de la Confédération, ou
En cas de doute, les demandes présentées au titre de l’art. 17, par. 1, peuvent être adressées à l’Office fédéral de la justice, à Berne, et celles présentées au titre de l’art. 17, par. 2, à l’Office fédéral de la police, à Berne.
La Suisse déclare que les autorités suivantes sont compétentes pour exécuter les demandes au titre de l’art. 18:
La Suisse déclare que les autorités suivantes sont compétentes pour exécuter les demandes au titre de l’art. 19:
le Ministère public (Procureur général) de la Confédération et les juges d’instruction fédéraux;
les autorités de poursuite pénale du canton sur le territoire duquel l’enquête transfrontalière commence.
La Suisse exige que les données à caractère personnel qu’elle transmet à une autre Partie aux fins citées à l’art. 26, par. 1, let. a et b, ne puissent être utilisées sans le consentement de la personne concernée qu’avec l’accord de l’Office fédéral de la justice aux fins d’une procédure pour laquelle la Suisse aurait pu, selon les termes de la Convention ou du Protocole, refuser ou limiter la transmission ou l’utilisation de données à caractère personnel.
La Suisse déclare que sont considérées comme autorités administratives suisses au sens de l’art. 1, par. 3, de la Convention les services administratifs de la Confédération et des cantons qui, en vertu du droit fédéral ou cantonal, peuvent poursuivre des infractions et qui sont habilités, lorsque l’enquête est terminée, à demander l’ouverture d’une procédure judiciaire pouvant déboucher sur une condamnation pénale.
7RO 2005 333 1821, 2007 1377, 2010 3119, 2013 1319, 2016 2855, 2019 2579. Une version du champ d’application mise à jour est publiée sur le site web du DFAE (www.dfae.admin.ch/traites).

References: Art. 3

Art. 9

Art. 13

Art. 14

Art. 15

Art. 2
 art. 18
 art. 13

Art. 11
 art. 3
 art. 11
 art. 8

Art. 20
 art. 17
 art. 17

Art. 28
 art. 16
 art. 30