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Timestamp: 2020-01-26 06:14:40+00:00

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ARTIE : CADRE D'ETUDE ET METHODOLOGIE
CADRE D'ETUDE ET METHODOLOGIE
CHAPITRE 5 : PRESENTATION DE L'ENVIRONNEMENT DE RECHERCHE
5.1. Présentation de la région de Dakar.
5.1.1. Situation géographique de Dakar
Carte 1 : Localisation de région de Dakar
La région de Dakar est située dans la presqu'île du Cap Vert et s'étend sur une superficie de 550 km², soit 0,3 % du territoire national. Elle est comprise entre les 17° 10 et 17° 32 de longitude Ouest et les 14° 53 et 14° 35 de latitude Nord. Elle est limitée à l'Est par la région de Thiès et par l'Océan Atlantique dans ses parties Nord, Ouest et Sud.56(*)
5.1.2. Les département de la région de Dakar
Carte 2 : Localisation des 4 départements de Dakar.
La région de Dakar compte 4 départements, à savoir :
§ Le département de Dakar ;
§ Le département de Guédiawaye ;
§ Le département de Pikine ;
§ Le département de Rufisque
5.1.3. La population Dakaroise
Dakar, faisant partie des plus grandes villes d'Afrique connait une croissance démographique importante. Dans les années 1970, sa population était estimée à 400 000 habitants.57(*)Lors du recensement de 2002, la population des 19 communes d'arrondissement s'élevait à environ 955 897 personnes, pour 143 165 ménages et 77 960 concessions.
Cependant, étant une métropole macrocéphale, elle accueille la moitié de la population urbaine du pays. Aussi, avec l'exode rural, et du fait de sa situation géographique (une région de transit pour l'émigration internationale), la population était estimée en 2005 à 2,6 millions d'habitants.58(*)En 2008, la population de la région de Dakar est estimée à 2 482 294 habitants dont 50,1% de sexe masculin contre 49,9% de sexe féminin59(*). Ce qui fait d'elle, la région la plus peuplée du pays.
Au dernier recensement général de la population, de l'habitat, de l'agriculture et de l'élevage (RGPHAE) publié en septembre 2014 par l'ANSD60(*), Dakar comptait 3 139 325 habitants en 2013, soit près du quart de la population totale du Sénégal (23,2% - 13 508 715 habitants).
5.1.4. Mobilité urbaine et moyen de transport
La mobilité quotidienne/urbaine concerne les individus et désigne l'ensemble des déplacements visant à réaliser les actions de la vie courante (travail, loisir, achat, visite, etc) située à une distance limitée du domicile. En effet, le terme mobilité renvoie généralement à un moyen de transport. A Dakar, on note comme moyen de déplacement la Marche à pied, les transports en commun (bus Dakar Dem Dikk, minis bus TATA/AFTU, les Ndiaga Ndiaye, les Cars rapides, petit train de banlieue), les véhicules particuliers (VP), les deux-roues, les Taxis, les clandos, etc.
Ainsi, à Dakar, selon l'enquête Origine-Destination réalisée en janvier 1998 par le CETUD, révèle que le nombre journalier de déplacements de personnes à Dakar s'élève à 4,3 millions de déplacements et laisse apparaître une forte présence de la marche à pieds (44,1 %), des Cars Rapides et des Ndiaga Ndiaye (36,2 %).
Cependant, selon l'enquête-ménage faite en 2000/2001 par EMTSU, les déplacements dans l'agglomération de Dakar étaient estimés à 9 millions de déplacements par jour. Ce qui faisait un taux de mobilité en moyenne de 3,2 déplacements par personne par jour61(*). `'Parmi ces 9 millions de déplacements, 80% concernent les déplacements à pied et 20% pour les déplacements de véhicules motorisés. Sur les 20%, 80% des déplacements se font par les transports en commun''.62(*)
5.1.5. Réseau de transport existant
Le transport routier joue un rôle important dans la mobilité des personnes et des biens. En effet, il assure plus de 90% des déplacements des personnes et des biens ; et occupe une place incontournable dans l`accès des populations aux services sociaux63(*)
D'après l'arrêté n° 15 097 du 14 décembre 1985 portant sur la classification et les emprises des voies, le réseau routier national est susmentionné comme suit :
§ Les Routes Nationales (RN) : 40 mètres. Elles assurent les liaisons à grandes distance entre plusieurs régions administratives ou avec les Etats limitrophes.
§ Les Routes Régionales (RR) : 30 mètres ; qui assurent la liaison entre différents chefs-lieux de Département d'une même région.
§ Les Routes Départementales (RD) : 20 mètres ; qui assurent la desserte des chefs-lieux de communauté rurale à l'intérieur d'un même département.
§ Les voiries Urbaines (VU) qui assurent les liaisons à l'intérieur des centres urbains.64(*) Par ailleurs, Le réseau routier de Dakar est le plus dense du pays, avec 55,45 km de routes classées pour 100 Km², comparé à une densité moyenne à l'échelle du pays de 7,41. Ce réseau se divise en une partie dite classée (305 Km dont 291 Km, soit 95,4%, sont bitumés) gérée par l'agence autonome des travaux routiers connu aujourd'hui sous le nom d'AGEROUTE65(*), et une portion non classée ou petite voirie, gérée par les collectivités locales (710 Km).66(*)
Cependant, avec l'augmentation de la population, du parc automobile et de l'occupation irrégulière de la voie publique d'une part, mais également de l'insuffisance de la voirie de l'autre part, on assiste à une saturation du réseau routier qui entraine par conséquent une diminution progressive des vitesses commerciales (congestion, accidents, pollutions ...).
5.1.6. Budget temps de Transport
Photo 1 : Réduction de la vitesse commerciale due à la congestion.
Source : APIX, 2003.
En 2003, il fallait environ 60 minutes pour se rendre de Patte d'oie à Diamniadio en utilisant le réseau routier existant (pas l'autoroute).
Compte tenu de la croissance de la population, de la croissance de la circulation et de l'insuffisance du réseau routier, selon les estimations de l'APIX67(*), le temps de parcours augmentera de 50% d'ici une quinzaine année pour atteindre plus de 90 minutes en 2018. 68(*)
De plus, les temps de déplacements en transport collectif sont relativement longs à Dakar (44minutes en moyenne). Deux tiers des déplacements en transport collectif en semaine ont une durée supérieure ou égale à 30minutes dans cette agglomération. 30% des déplacements à Dakar nécessitent une durée d'au moins une heure. En fonction des axes de desserte du centre, les temps de déplacements varient. Par exemple, l'axe Pikine-Rufisque enregistre une durée moyenne de déplacement dépassant l'heure, un quart des déplacements atteignant ou dépassant 90 minutes. 69(*)
5.1.7. Sécurité routière
Le Sénégal, à l'instar de la communauté internationale, a procédé au lancement du
Programme national de la décennie d'actions pour la sécurité routière 2011-2020 et entend réduire les accidents de 35% d'ici 10ans. En baisse depuis plusieurs années, le nombre d'accidents a enregistré une progression de 1,2% en 2011. En effet, de 2 402 en 2010, les accidents sont passés à 2 431 en 2011. Il apparait une nette réduction globale du nombre d'accidents sur les 6 dernières années.
Graphique 1 : Evolution du nombre d'accidents de 2005 à 2011
Malgré les mesures de sécurités routières instaurées, on note toujours des dysfonctionnements. A Dakar, selon les statistiques 2014 de la Brigade Nationale des Sapeurs-pompiers, les accidents de la route s'élèvent à 8225 victimes dont 126 décédées.
5.2. Présentation de la zone d'étude : Commune d'arrondissement de Dakar plateau
5.2.1. Situation géographique
Carte 3 : Localisation de la commune d'arrondissement de Dakar Plateau
Dakar-Plateau est l'une des 19 communes d'arrondissement de la ville de Dakar. Elle fait partie de l'arrondissement de Dakar plateau. Elle se situe dans le sud-ouest de la région de Dakar, face à l'île de Gorée. Elle est située entre le 14e et 16e degré de latitude Nord et le 16ème et 18ème degré de longitude Ouest, occupant une position privilégiée tant sur le plan national qu'international.Dakar Plateau s'étend du Cap manuel à l'Avenue El Hadji Malick Sy et de la Corniche Ouest à l'Avenue de l'Arsenal sur une superficie de700 ha.
Cependant, de par sa situation, la zone du plateau est enclavée car elle est délimitée à l'est, ouest et au sud par la mer. Donc, en termes d'accessibilité, on note des problèmes de congestions.
Photo 2 : Panorama de Dakar Plateau
5.2.2. Caractéristiques de la commune d'arrondissement de Dakar plateau70(*)
Dakar Plateau concentre pratiquement différentes activités de l'Administration au commerce en passant par d'autres services du privé et de l'informel. Elle s'est développée autour du port et sur les plateaux sud-est qui surplombent brutalement la mer de 30 à 40 mètres, ainsi que sur la partie méridionale qui portela Médina.
La Commune d'Arrondissement de Dakar Plateau (CADP)apparaît en dehors de ses fonctionspolitiques et administratives nationales, comme le centre de l'activité économique del'ensemble de la presqu'île voire du Sénégal. Avec la caractéristique exceptionnelled'avoir quelques îlots de baraques, la quasi-totalité de son patrimoine est en béton.
La CADP n'est pas un ensemble homogène. Son plan présente des éléments divers faisantressortir quatre (04) secteurs distincts :
§ Secteur EST :
Situé à l'Est de la rue Vincens, il est constitué de lots assez réduits, au dessinvarié, qui se particularise par de nombreuses rues courbes dont le tracé n'a pasde toute évidence, été guidé par le souci de répondre aux besoins d'unecirculation rapide.En particulier, le tracé des petites rues qui débouchent sur le Boulevard dela Libération, en bordure du Port Autonome de Dakar, sont assez caractéristiques à cet égard. C'est en effet, le secteurle plus ancien de Dakar, celui dela Villede Pinet LAPRADE dont le Plan a été établi en Juillet 1862.
§ Secteur SUD OUEST :
Il est limité au Nord et à l'Est par une ligne suivant l'Avenue André Peytavindepuis le rond-point de la Madeleinejusqu'à l'Avenue Lamine Gueye, et de cette dernière jusqu'au Boulevard dela Républiqueet enfin de celui-ci jusqu'à l'Avenue Léopold Sédar SENGHOR.Ce secteur est caractérisé par un plan radio concentrique avec des centresmultiples constitués par une série de ronds-points.Le plus important de cesgiratoires est celui dela Place NelsonMandela plus familièrement appelée Place de l'Étoile par le fait que 06 grandes avenues y débouchent.Les lots y sont également irréguliers comme dans le secteur Est, maisgénéralement de tailles plus étendues. On n'y rencontre pas de rue au tracésinueux, en dehors de l'Avenue Franklin Roosevelt, une sorte de cornichesuivant la topographie, et la rue du 18 Juin située entre le Lycée Lamine Gueyeet l'ancienne École de Médecine (devenue l'Institut de DéveloppementÉconomique et dela Planification) qui a un caractère introverti.
§ Secteur CENTRE :
Ce secteur présente un plan en damier presque régulier avec des rues étroitesdatant d'avant la seconde guerre mondiale, période de faible circulationautomobile. Ces rues sont aujourd'hui à sens unique comme celles du secteurEst, ancien noyau du Plan Directeur d'Urbanisme de Dakar. Il est situé dans lapartie centrale du Plateau à l'Ouest de la rue Vincens jusqu'à la rue Petersen etl'avenue Jean Jaurès, au Nord entre l'avenue Faidherbe et le boulevard dela Républiqueau Sud.
§ Secteur NORD :
Le dernier secteur dans la partie Nord dela Commune, au Sud de l'avenue El Hadj Malick SY est le moins avancé en termes d'urbanisation. Il y subsiste encoredes rues non bitumées, parfois à peine esquissées entre des îlots de baraques, comme à Reubeuss. A l'Estse trouvent de grands blocs de terrain partiellement construits avec quelques grands immeubles souventà usage professionnel.L'hétérogénéité du plan de Dakar Plateau est renforcée par l'interférence defacteurs divers tels que :
F La forme du site
F La microtopologie
F La croissance urbaine exponentielle
F Les occupations anarchiques et illégales
F La constante pression démographique.
L'analyse de la matrice de fonction des Communes a classé Dakar plateau au
palier 9 par rapport aux indices de centralité, loin devant Rufisque (palier 6).
Cet outil permet de catégoriser et d'identifier les zones urbaines par rapport auxfonctions qu'elles occupent effectivement sur les aires géographiques
spécifiques. (PDU Dakar 2025).
Le Plateau concentre en son sein des fonctions spécialisées telles que les servicescentraux de l'État en regroupant la quasi-totalité de la fonction publique de lacapitale et 04 des 15 plus grands établissements secondaires.
Le pôle d'activitéset de services centré surla Commune
d'Arrondissement de Dakar Plateau est l'expression de la macrocéphalie de la région de Dakar.
En termes de patrimoine de l'État il est identifié au sein dela Communede Dakar Plateau, les symboles les plus prestigieux dela République:
Ø Présidence dela République1907 ;
Ø Place de l'Indépendance 1857
Ø Marché Sandaga 193435
Ø Ministère des Affaires Etrangères 1905 06
Ø Siège des organismes internationaux ;
Ø L'hôpital Principal, l'hôpital A. Le Dantec et cliniques privées,
Ø L'Etat-major Général des Armées
5.2.3. Problématique de mobilité quotidienne au Plateau
Avec les différentes fonctions que regorge la commune Dakar plateau, on assiste à une attractivité car c'est une zone mixte résidentielle, administrative et commerce. De ce fait, il y a des mouvements pendulaires massifs de population car toutes ces personnes travaillant au plateau n'y résident pas. Par ailleurs, étant une zone enclavée, on rencontre des congestions à cause de l'importance du trafic. En effet, on note 5 portes d'entrée et de sortie sur l'Avenue El Hadj Malick SY long de 1,85km caractérisé par un flux de véhicule allant de 150 à 160 000 par jour ; une trame viaire dense, une succession de carrefour très rapprochées71(*). (Voir la carte ci-après)
Carte 4 : Dakar plateau : zone enclavée.
A travers cette carte, on voit que la zone du plateau est une zone enclavée car elle est délimitée à l'est, l'ouest et au sud par la mer. Les seules voies d'accessibilité dans le plateau sont au nord. D'om, une pression sur le réseau routier et des problèmes de congestions.
Source : CETUD-2012/La réforme des transports urbains à Dakar : bilan et perspectives, après quinze ans d'activités ; page 5/24.
Cependant, l'augmentation du parc de véhicule n'a pas été accompagnée par une amélioration du niveau d'offre de transport en termes d'infrastructures. Du coup, il y a un déséquilibre entre l'offre et la demande de transport.
De ce fait, ces congestions réduisent très sensiblement la vitesse des véhicules ; ce qui fait que l'on peut parcourir une dizaine de kilomètre en plus d'une heure de temps. En outre, on note aussi des problèmes de stationnement des véhicules qui se posent avec acuité. D'où l'instauration du stationnement payant avec comme objectif de restaurer la discipline sur les voies de circulation au centre-ville en contribuant à rendre plus fluide la circulation à Dakar par l'élimination du stationnement en double et triple file sur les artères ciblées. Etant donné que le stationnement payant concerne les véhicules car ils occupent beaucoup d'espace, les gens ont recours aux 2RM. En effet, selon les espaces de stationnement des modes de déplacements individuels à un moment donné, il apparait que, par personne, une automobile utilise 5 à 8 fois plus d'espace de stationnement qu'un deux-roues motorisées et 10 à 30 fois plus qu'une bicyclette.
5.2.4. Usage des deux-roues motorisées dans la zone du plateau.
Photo 3 : Congestion à l'entrée du plateau : avenue Blaise DIAGNE.
Le plateau, étant la zone qui concentre la majeure partie des équipements, de l'activité économique et des différentes, on assiste à sa saturation, car c'est la zone convergente. Par ailleurs, on rencontre une occupation anarchique de l'espace urbain avec les marchés ambulants ; une augmentation du parc automobile ; déficit de l'offre de transport ; une perte de temps dues aux embouteillages ; un déficit de confort dans les transports en commun ; et des nombreux arrêts. De ce fait, on note une réduction excessive de la vitesse de véhicule. Par ailleurs, le choix de l'usage des 2RM offre plus de mobilité et de rapidité ; d'accessibilité dans la zone du plateau confrontée à une saturation. Cependant, ces usagers de 2RM sont confrontés aux accidents de la route.
Tableau 2 : Statistiques d'accidents de 2 roues à Dakar en 2013 et 2014
Nombred'accidents
Sources : BNSP, 2014.
Bien que l'usage des deux-roues offre une meilleure rapidité et accessibilité, il n'en demeure pas moins que ces usagers sont vulnérables aux accidents de la route. En 2013 ; la BNSP a enregistré 1 333 sorties, occasionnant 1 735 victimes dont 22 morts. En 2014, elle a enregistré 1827 sorties occasionnant 2 292 victimes dont 2 262 blessés et 30 morts. En effet, c'est un problème qui doit mobiliser tous les décideurs du secteur des transports car chaque année le nombre ne cesse de croître.
Photo 4 : Intervention de la BNSP lors de l'accident de la route d'un jeune.
Source : BNSP, 2014.
5.2.5. Présentation des structures impliquées dans la mobilité urbaine et la sécurité routière
§ NPRS (Nouvelle Prévention Routière du Sénégal): Structure d'accueil.
La NPRS est une association d'intérêt général mise en place pour étudier, apprécier la situation d'accidentologie. Elle a été créée en 2001. Elle est composée d'un président, d'un Directeur Exécutif, d'un conseil d'administration.
F Ses missions sont d'intérêt général :
Ø Réduire la fréquence des accidents de la circulation ;
Ø Education routière ;
Ø Sensibilisation grand-public et sensibilisation dans les entreprises et également sensibilisation des usagers pour qu'ils aient un bon comportement sur la route, et prendre conscience de la notion du risque.
F Comme actions menées par la NPRS, on note :
Ø la prévention routière (réduire les accidents) ;
Ø la campagne de la sensibilisation hors médias (campagne de proximité pour faire prendre conscience) et dans les médias (campagnes à partir de poste, pour faire comprendre les risques).
Ø la sensibilisation post-permis, orientation et formation.
F Organisation :
§ MINISTERE DES INFRASTRUCTURES, DE L'EQUIPEMENT, DES TRANSPORTS TERRESTRES ET DES TRANSPORTS
ARRETE n° 2167 MIETTTMI en date du 2 avril 2007
ARRETE n° 2167 MIETTTMI en date du 2 avril 2007 portant organisation et attributions de la Direction des Transports terrestres.
Article premier.- La Direction des Transports terrestres est chargée :
F d'élaborer et mettre en oeuvre la politique définie dans le domaine des Transports terrestres enassurant le suivi de son application ;
F d'élaborer la politique de sécurité des Transports terrestres et assurer la coordination de sa miseen oeuvre.
A ce titre, elle exerce les attributions suivantes :
F étudier, planifier, promouvoir, réglementer, contrôler et coordonner les activités pouvant concouriraudéveloppement des Transports terrestres tant routier que ferroviaire ;
F élaborer des programmes d'actions pour l'amélioration de la capacité et de l'efficacité du systèmede transport ;
F assurer la coordination des études et des programmes relatifs à l'amélioration de la sécurité desTransports terrestres ;
F élaborer la politique de circulation et d'informations routières sur l'ensemble du réseau routiernational et en assurer son exécution;Initier toute action de nature à permettre l'optimisation des Transports terrestres ;
F étudier les phénomènes et les causes del'évolution de l'offre et de la demande en matière de transports, prévoit les situations qui endécoulent et coordonner les actions nécessaires y afférentes à mettre en oeuvre ;
F mettre en place un système efficace de délivrance et de suivi de titres de transport routier ;
F assister le Ministre chargé des transports terrestres à exercer la tutelle technique des sociétésnationales, des sociétés d'économie mixte et des organismes publics intervenant dans le secteur destransports terrestres au Sénégal.
Art. 2.- La Direction des Transports terrestres comprend :
F la Division des politiques et de la planification ;
F la Division de la circulation, de la sécurité et de la réglementation des Transports terrestres ;
F la Division des Transports urbains, inter urbains et internationaux;
F la Division de la formation et des examens du permis de conduire;
F la Division administrative et financière ;et onze (11) divisions régionales des transports terrestres.
Art. 3.- La Division des Politiques et de la Planification est chargée :
F de l'élaboration, de la mise en oeuvre des politiques et de la planification applicables àl'organisation des transports terrestres;
F de la gestion de la banque de données des transports terrestres ;
F de l'évaluation du marché des transportsterrestres ;
F de la coordination des transports terrestres ;
F du suivi de la régulation du marché de transport terrestre ;
F de la réalisation et/ou de la coordination des études générales nécessaires à l'exécution desmissions de la direction des Transports terrestres ;
F des propositions d'amélioration du système de délivrance, de la gestion et du suivi des titres detransport routier ;
F de la participation à l'élaboration des plans de circulation et de transport.
Elle comprend 2 (deux) bureaux :
F le Bureau des études ;
F le Bureau de gestion de la banque de données.
Art. 4.- La Division de la Circulation routière, de la Sécurité et de la Réglementation des transportsterrestres est chargée :
F de l'élaboration et de la mise en oeuvre de la politique de la circulation et de la sécurité destransports terrestres ;
F de l'élaboration de la réglementation relative à la circulation routière et aux transports terrestreset du suivi de son application.
Elle comprend deux (2) bureaux :
F le Bureau de la Circulation routière et de la sécurité des transports terrestres ;
F le Bureau de la législation et de la réglementation des transports terrestres.
Art. 5. -La Division des Transports urbains, interurbains et internationaux est chargée :
F de l'organisation, de l'administration et ducontrôle des transports terrestres publics et privés de marchandises et de personnes ;
F de la participation à l'élaboration des projets d'Accords bilatéraux et internationaux relatifs auxtransports terrestres et du suivi de leur application ;
F de l'organisation et du suivi de la mise en oeuvre de la politique nationale des transports urbains.
F le Bureau des Transports urbains et interurbains
F le Bureau des Transports internationaux.
Art. 6.- La Division de la formation et des examens de permis de conduire est chargée :
F de la gestion des dossiers de permis de conduire :
F de l'organisation des examens de permis de conduire sur le territoire national ;
F de l'établissement et la délivrance des permis de conduire ;
F de l'application des mesures de suspension et d'annulation des permis de conduire ;
F de l'élaboration et du suivi de l'application des programmes de formation des candidats àl'examen de permis de conduire et des moniteurs d'autoécole;
F de l'organisation de l'examen pour l'agrément de moniteurs d'autoécole;
F du contrôle des autoécoleset du suivi de leur fonctionnement.
F le Bureau du permis de conduire ;
F le Bureau de la formation et de suivi des autoécoles.
Art. 7.- La Division administrative et financière est chargée :
F de la gestion de l'ensemble des moyens humains, matériels, logistiques et financiers affectés aufonctionnement de la Direction des Transports terrestres ;
F de la gestion du courrier de la Direction des Transports terrestres;
F le Bureau administratif ;
F le Bureau financier.
Art. 8.- Les Divisions régionales des transports terrestres
Elles sont chargées, au niveau régional, des missions de la Direction des transports terrestres. Elles sont notamment chargées en relation avec les structures centrales de la Direction desTransports terrestres, les services et les autorités compétents de l'Etat et des collectivités locales :
F de l'administration et de l'organisation de la circulation routière au plan régional ;
F de l'organisation et du contrôle des transports terrestres à l'échelon régional ;
F de l'établissement des certificats d'immatriculation et d'aptitude technique et de leur délivrance ;
F de l'organisation des commissions techniques de retrait et de restitution des permis de conduire ;
F de la réception, de la vérification de conformité des dossiers de candidature à l'examen pourl'obtention du permis de conduire et de la préparation des examens à l'exclusion de ceux de la régionde Dakar ;
F de la réception à titre isolé de véhicules routiers ;
F du contrôle technique des véhicules routiers ;
F de la coordination des transports terrestres au niveau régional ;
F de l'application de la réglementation relative aux transports routiers et à la circulation routière auniveau régional ;
F des études de transport et de circulationterrestres au niveau régional ;
F de l'application et du suivi de la politique de sécurité routière au niveau régional ;
F de l'agrément de transporteur routier ;
F de l'établissement et de la délivrance desautorisations de transport routier.
§ CETUD
Le CETUD est une des premières autorités organisatrices des transports urbains du continent africain créé en 1997.
F MISSIONS ET ATTRIBUTIONS DU CETUD :
Ø Missions (loi 97-01 du 10 mars 1997). mise en oeuvre et suivi de l'application de la politique définie par l'Etat pour la région de Dakar;
Ø organisation et régulation de l'offre et de la demande de TC :créer un environnement économique sécurisant pour les promoteurs,favoriser l'émergence d'une concurrence saine et durable.
F Attributions (décret n° 97-356 du 08 avril 1997) :
Ø détermination des lignes à desservir et de leurs modalités techniques d'exploitation ;
Ø passation des conventions avec les transporteurs agréés et contrôle de l'exécution des contrats ;
Ø proposition en matière de tarification des transports aux autorités compétentes ;
Ø Identification des contraintes de service public et détermination des compensations financières éventuelles y afférentes ;
Ø études, actions de formation, d'information ou de promotion des transports urbains de la région de Dakar.
F ORGANISATION ET MOYENS DU CETUD.
Le CETUD, établissement public à caractère professionnel, comprend deux organes :
Ø l'Assemblée plénière, organe de délibération et de décisions sur toutes les questions concernant la gestion du CETUD, comprend :
- les représentants de l'Etat ;
-les représentants des Collectivités locales de la région de Dakar ;
-les représentants des opérateurs et associations professionnelles des transports publics.
Ø le Secrétariat permanent, organe d'exécution chargé de préparer et de mettre en application les décisions de l'Assemblée plénière, intégrant :
- Une Direction de la planification et de l'aménagement ;
-Une Direction de l'organisation des transports publics ;
- Une Direction administrative et financière.
En 2012, le CETUD comprend une trentaine de salariés, dont 15 cadres.
§ RESOUDR (Réseau Sénégalais des Organisations des Usagers de Deux-Roues)
Le RESOUDR est une association des usagers de deux-roues qui se réunit pour dénoncer certaines mauvaises pratiques faites par l'usager de 2R et le sensibilise. Son président est Monsieur Mamadou NDIAYE.
Comme actions menées, on peut noter la sensibilisation et également le fait qu'ils poussent les usagers à avoir des couvertures médicales pour faciliter les soins lors d'un accident.
§ BNSP (Brigade Nationale des Sapeurs-Pompiers)
La BNSP est placée sous les ordres d'unofficier supérieur ou d'un officier général nommé par décret. Le commandant de la brigade est chargé del'exécution des instructions du Ministre chargé de l'Intérieur pour tout ce qui concerne l'organisation etle fonctionnement des services d'incendie et de secours.
Le Commandant de la brigade a, dans le cadre de son commandement, les prérogatives et avantages duChef d'Etat-Majorde l'Armée de Terre.
Charges de la BNSP :
Elle est chargée sur toute l'étendue du territoire national dessecours et de la protection tant contre les incendies que les périls ou accidents de toutenature menaçant la sécurité publique, la sauvegarde des biens publics et privés et la protection de l'environnement ; de l'exécution des mesures susceptibles d'assurer la protection des personnes, des installations, des ressources et des biens publics et privés, en temps de paix comme en temps de guerre ; de la coordination des opérations en cas de grand sinistre nécessitant soit l'engagement de moyens autres que ceux des sapeurs-pompiers, soit le déclanchement du plan ORSEC ; du suivi de la construction et l'équipement des casernes et d'infrastructures en rapport avec la Direction des constructions.
La Brigade (ex-Groupement)nationale des Sapeurs-pompierscomprend :
F Un État-Majorde brigade ;
Ø les Moyens généraux ;
- la Division des Personnels ;
- la Division technique des Matériels ;
- la Division financière.
- le Bureau de Documentation et de Reproduction.
Ø la Division Prévention ;
Ø la Division Instruction, Opérations ;
Ø la Division Santé ;
Ø le Service social ;
Ø le Service général
F Des sous-groupementsrégionaux ;
Ø un état-majorde sous-groupements ;
Ø des compagnies d'incendie ;
Ø des centres de secours ;
Ø des centres d'instruction et de perfectionnement.
F Des unités isolées
§ Police Nationale
La Direction générale de la Police nationale (DGPN) a compétence pour tout ce qui concerne la sécurité des personnes et des biensainsi que la sûreté de l'Etat.
F Elle est chargée de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour assurer :
- la garantie et la protection des personnes et des biens ;
- libertés et la défense des institutions de la République ;
- la protection des institutions et des hautes personnalités ;
- le maintien et le rétablissement de l'ordre public et l'exécution des règlements de police générale, spéciale, municipale et rurale
- la recherche et la constatation des infractions aux lois pénales et la mise en oeuvre des moyens propres à leur répression, conformément au Code de Procédure pénale et aux lois spéciales ;
- la lutte contre le terrorisme, le grand banditisme et la criminalité transnationale organisée ;
- la surveillance du territoire ; la recherche des renseignements pour l'information du Gouvernement et des autorités publiques ;
- le contrôle de la circulation des personnes aux frontières, de la sécurité et de la sûreté des ports et aéroports ;
- la gestion du séjour et de l'établissement des étrangers ainsi que de la confection et de la délivrance des titres de voyage aux nationaux ;
- l'assistance aux autorités administratives, locales et judiciaires ;
- le concours à l'exécution de missions diplomatiques et consulaires à l'étranger ainsi que de missions au sein d'organismes internationaux, avec l'accord et l'autorisation du Gouvernement ;la participation à la mise en oeuvre du concept de sécurité humaine ;
F Organisation de la Police Nationale :
Ø Le Cabinet du Directeur général ;
- LeBureau du Courrier ;
- LeBureau Analyse, Synthèse et Suivi ;
- LeBureau Liaison et Coopération.
Ø Les Services rattachés à la Direction généralede la Police
nationale sont :
- LaBrigade d'Intervention polyvalente ;
- LeGroupement mobile d'Intervention ;
- LeBureau des Relations publiques ;
- LeBureau des Etudes et Méthodes ;
- LeService Médicosocial;
- LaBrigade spécialisée pour la Recherche de l'Enrichissement illicite ;
- LaBrigade prévôtale.
Ø Les Directions de la Police nationale sont :
- LaDirection de la Sécurité Publique ;
- LaDirection de la Police judiciaire ;
- LaDirection de la Surveillance du Territoire ;
- LaDirection du Budget et des Matériels ;
- LaDirection de la Police des Etrangers et des Titres de Voyage ;
- LaDirection de la Police de l'Air et des Frontières ;
- LaDirection de l'Ecole nationale de Police et de la Formation permanente ;
- La Direction des Personnels ;
- LaDirection de l'Office central de Répression du Trafic illicite des Stupéfiants.
Ø La Direction de la Sécurité publique est chargée, seule ou concurremment avec d'autres services :
- de la protection des personnes et des biens ;
- de la sécurité, de la tranquillité et de la salubrité publique ;
- du maintien et du rétablissement de l'ordre public ;
- de la gestion de la mobilité urbaine ;
- de la recherche et de la constatation des infractions aux lois pénales, conformément au Code de Procédure pénale et aux loisspéciales ;
- de l'exécution des lois et règlements de police générale, spéciale et municipale ;
- de la lutte contre la piraterie et la contrefaçon ;
- de la police touristique ;
- de l'assistance aux autorités administratives déconcentrées, locales et judiciaires.
* 56Source : www.au-senegal.com/presentation des régions
* 57 Wikipédia
* 58 Wikipédia
* 59 Www.au-sénégal.com/démographie
* 60 Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie
* 61Le taux de mobilité est le rapport entre les déplacements effectués sur le nombre d'individus.
* 62 www.pressafrik.com, posté le jeudi 21 mai 2015 à 10h34 dans la rubrique société.
* 63 Rapport de l'ANSD sur situation économique et sociale du Sénégal en 2011/TRANSPORT, page 215.
* 64 Rapport du secteur des transports au Sénégal, novembre 2009 ; page 22.
* 65 Agence des Travaux et de Gestion des Routes- Sénégal. (voir www.ageroute.sn)
* 66 Memento des transports terrestres du SENEGAL, 2004
* 67APIX : AGENCE CHARGEE DE LA PROMOTION DE L'INVESTISSEMENT ET DES GRANDS TRAVAUX
* 68Photo capturée dans la vidéo du projet d'autoroute à péage Dakar-Diamniadio, 2003.
* 69 `'Des déplacements en transport collectif plus longs, plus pénibles et plus chers que la moyenne'' (http://theses.univlyon2. fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2006.sahabana_m&part=121516)
* 70 http://dakarplateau.canalblog.com/archives/2006/07/14/2293856.html
* 71 CETUD-2012/La réforme des transports urbains à Dakar : bilan et perspectives après quinze ans d'activités ; page 5/24.

References: Art. 2

Art. 3

Art. 4

Art. 5

Art. 6

Art. 7

Art. 8