Source: https://formule7.autoecoles.site/lpreuve-pratique-de-lexamen-du-permis-de-conduire-des-catgories-b
Timestamp: 2020-01-18 22:23:35+00:00

Document:
L'épreuve pratique de l'examen du permis de conduire des catégories B et B1 - Formule 7
L'épreuve pratique de l'examen du permis de conduire des catégories B et B1
Enjeux : Du relevé d'erreurs au bilan de compétences.
La modification de la méthode d'évaluation des candidats à l'épreuve pratique de l'examen du permis de conduire de la catégorie B et de la sous catégorie B1constitue un des aboutissements de la réforme du permis de conduire engagée parle CISR du 13 janvier 2009.
L'objectif principal de cette nouvelle méthode d'évaluation est de recenser, au cours de l'épreuve, les acquis comportementaux à la conduite du candidat afin d'aboutir à un bilan de compétences.
La nouvelle grille d'évaluation constitue la traduction formelle du bilan de compétences.
Les enjeux de la démarche sont essentiels. L'appréciation de l'expert ne reposera plus sur un nombre d'erreurs commises mais bien sur un bilan des compétences nécessaires pour une conduite en sécurité (inventaire des points positifs et des points négatifs par rapport à une compétence).
Parce que la conduite est un acte difficile et à responsabilité forte, elle repose sur la mise en œuvre de compétences fondamentales à acquérir pendant la formation.
C'est pourquoi, la nouvelle démarche s'attache à valoriser les acquis du candidat plutôt que ses faiblesses. C'est sur ces acquis comportementaux qu'il fondera et fera évoluer sa conduite.
L'examen constitue pour lui le seul moment encadré concentrant la plupart des difficultés des situations de conduite. Il doit montrer sa capacité à les affronter sereinement et avec des réflexes rassurants, même si ceux-ci restent à conforter.
Dès lors, le rôle de l'expert se trouve renforcé durant l'épreuve.
Il doit se forger une appréciation globale de la capacité à conduire du candidat sur la base de l'observation de ses comportements (mis en regard des comportements adaptés) dans les situations de circulation.
Sa posture prévenante, attentive à repérer aussi bien les qualités que les défaillances du candidat favorisera une lecture apaisée des restitutions de ce dernier.
Le présent guide, qui ne saurait être exhaustif, est une aide pour l'expert dans sa démarche d'évaluation au cours de l'examen.
Cette épreuve est définie par l'arrêté modifié du 19 février 2010 relatif aux modalités de l'épreuve pratique de l'examen du permis de conduire des catégories B et B1.
Les modalités d'examen spécifiques à la catégorie B1 seront précisées par circulaire.
Elle a pour objet de contrôler les connaissances, les aptitudes et le comportement des candidats nécessaires pour circuler en toute sécurité.
Cette épreuve s'inscrit en cohérence avec les évolutions du programme de formation des conducteurs.
Article 4 . - de l’arrêté modifié du 19 février 2010
«Le temps consacré au candidat, qui est de 32 minutes, comprend :
La présentation de l'épreuve par l'expert et la réalisation d'un test de la vue ; »
Article 16. -de l’arrêté modifié du 19 février 2010
«L’expert présente l’épreuve individuellement à chaque candidat, en lui précisant qu’il devra :
Procéder à la vérification d'un élément technique à l'intérieur ou à l'extérieur du véhicule, répondre à une question en lien avec la sécurité routière et à une question
portant sur les notions élémentaires de premiers secours ;
Faire preuve de courtoisie envers les autres usagers, et notamment les plus vulnérables.»
Article 18. -de l’arrêté modifié du 19 février 2010
«Un test de la vue est réalisé à chaque examen, avant le départ en circulation ou à l’occasion d’un arrêt. En sont dispensés les candidats qui ont satisfait à une visite
médicale préalable en vue de l’obtention du permis de conduire.
Si le test n’est pas concluant, l’expert signale le résultat de ce test au préfet aux fins de convocation du candidat pour un contrôle médical.».
« une phase de conduite effective d’une durée minimale de 25 minutes;
La réalisation de deux manœuvres particulières à tester en relation avec la sécurité routière: un freinage pour s'arrêter avec précision et une manœuvre en marche arrière;
La vérification d'un élément technique à l'intérieur ou à l'extérieur du véhicule, complétée par une question en lien avec la sécurité routière et par une question portant sur les notions élémentaires de premiers secours;
L'établissement du certificat d'examen du permis de conduire et, le cas échéant, sa mise sous pli.»
Remarque : la mise sous pli fait partie du temps consacré au candidat.
L’épreuve doit être menée à son terme, quel que soit le résultat des phases qui la constituent.
Le fait pour le candidat de commettre une erreur éliminatoire, y compris si elle a nécessité l’intervention de l’expert, ne constitue pas une incapacité manifeste et
durable à assurer la sécurité. L’arrêt immédiat de l’examen ne se justifie donc pas dans ce cas.
En revanche, si la conduite du candidat présente un danger manifeste et durable, il est mis un terme à l’épreuve, notamment lorsque l’accumulation d’erreurs éliminatoires contraint l’expert à intervenir régulièrement sur les double-commandes.
Dans ce cas, l’expert dirige le candidat vers le centre d’examen par le chemin le plus court.
S’il l’estime nécessaire, l’expert peut demander à l’accompagnateur de suppléer le candidat pour ramener le véhicule au centre d’examen.
Lorsque l’examen a été arrêté dans ces conditions, l’expert le précise en cochant la case dédiée du CEPC : « examen non mené à son terme ».
Conditions psychologiques de l’examen
1) Attitude générale de l'expert.
s'est préparé pour être au niveau de l'épreuve ;
appréhende plus ou moins sereinement l'épreuve de conduite. Selon les individus, l'émotion peut se traduire différemment et être plus ou moins perceptible ;
peut se trouver, au départ de l'épreuve, en-dessous de ses possibilités habituelles.
Si chaque candidat admet en général la nécessité de démontrer ses connaissances et aptitudes en matière de conduite automobile, il entend légitimement avoir la
possibilité d'effectuer son épreuve dans les meilleures conditions possibles.
de faire preuve d'une politesse et d'une courtoisie constantes ;
de veiller à la plus grande neutralité dans l'expression orale et l'observation du candidat ;
de s'assurer que tout ce qui est demandé est bien compris ;
d'éviter toute attitude dépréciative envers le candidat, qu'elle soit formulée ou non ;
de s'interdire toute interprétation immédiate, tout jugement de valeur "a priori", qu'il soit favorable ou pas ;
de lever toute ambiguïté, notamment dans les directives.
L'attitude générale de l'expert doit se fonder sur l'objectivité de son évaluation et le respect du principe d'égalité de traitement des candidats.
2) Pendant le premier contact
3) Pendant l'examen
Le ton et les termes employés durant l'épreuve doivent être empreints de courtoisie et de neutralité.
L'expert s'assure que le candidat a bien compris ce qui lui est demandé, notamment les indications de direction.
L'expert pourra instaurer un dialogue avec le candidat, tant dans le cadre de l'évaluation de l'analyse et de l'adaptation aux situations, que pour lui signaler des actions défaillantes.
Le rôle de l'expert consiste à évaluer la prestation du candidat.
4) A l'issue de l'examen
L'expert effectue le bilan de compétences en procédant à la balance des points positifs et négatifs relevés pendant l'épreuve .
Le CEPC constitue la transcription de ce bilan.
IDEFINITION DES COMPETENCES
A) Connaître et maîtriser son véhicule
1) Savoir s'installer et assurer la sécurité à bord.
2) Effectuer des vérifications du véhicule en lien avec la sécurité routière.
Le candidat devra montrer qu'il possède une bonne connaissance technique de son véhicule ainsi que des notions élémentaires de 1ers secours.
Le candidat procède soit à une vérification intérieure portant sur un accessoire, une commande, un témoin, un document de bord ou un élément de sécurité, soit à une
vérification d'un élément à l'extérieur du véhicule (la vérification extérieure ne peut être réalisée que si la configuration du lieu s’y prête).
Le candidat répond également à une question en lien avec la sécurité routière.
Ensuite, le candidat répond à une question portant sur les notions élémentaires de premiers secours.
3) Connaître et utiliser les commandes.
Le candidat est capable d'utiliser les commandes de son véhicule dans toutes les
situations le volant ;
Il connaît la signification des témoins d'alerte du tableau de bord. En circulation, il en tient compte et sait prendre les décisions qui s'imposent (avarie justifiant l'arrêt du véhicule, par exemple).
B) Appréhender la route
1) Prendre l'information
Le candidat recherche les indices proches et lointains situés dans le sens de la marche ou susceptibles de rencontrer sa trajectoire. Il prend en compte les éléments mobiles (autres usagers), fixes (signalisation, configuration des lieux, etc.) et aléatoires (état du sol, conditions atmosphériques, etc.).
Vers l'arrière (rétroviseurs)
Avant d'entreprendre une action et lorsque la situation l'exige, il prend ses informations à l'aide des rétroviseurs afin de s'assurer qu'il ne gênera pas ou ne surprendra pas un autre usager situé derrière lui.
En vision directe
2) Adapter son allure aux circonstances
3) Appliquer la réglementation
C) Partager la route avec les autres usagers
1) Communiquer avec les autres usagers
il attire l'attention des usagers qui le suivent (notamment s'ils sont trop près), lors de son ralentissement ou de son arrêt en utilisant par intermittence les feux «stop» ;
le candidat avertit les autres usagers d'un risque d'obstacle en utilisant les feux de détresse (s'il est le dernier d'une file ralentie ou arrêtée, s'il circule à une allure anormalement lente ou s'il est immobilisé sur la chaussée) ; dans certaines conditions de circulation (au crépuscule par exemple), il peut être amené à utiliser l'avertissement lumineux(franchissement d'intersection, avant d'effectuer un dépassement, avant de franchir un sommet de côte ou avant d'aborder un virage) ; lorsqu'une situation particulière de danger le nécessite, le candidat utilise l'avertisseur sonore.
2) Partager la chaussée
Le candidat positionne son véhicule sur la chaussée en tenant compte de la réglementation, de l'infrastructure, de la configuration des lieux et des conditions de
3) Maintenir les espaces de sécurité
D) Autonomie - conscience du risque
Le cas échéant, il sait expliquer les raisons de ses choix. Il pourra être questionné en cours d'épreuve par l'expert sur les conditions de réalisation d'une action de conduite rencontrée.
E) Courtoisie au volant
F) Conduite économique et respectueuse de l'environnement
Art. 5. -de l’arrêté modifié du 19 février 2010
«L’épreuve pratique a lieu sur un secteur permettant de placer le candidat dans un maximum de situations qu’un conducteur est susceptible de rencontrer en et hors agglomération.»
Article 20-de l’arrêté modifié du 19 février 2010
«La tâche d’évaluation passe en premier lieu par l’élaboration du parcours d’examen. L’expert s’attache, en fonction des possibilités du secteur d’examen, à placer le candidat dans le maximum de situations de conduite qu’un conducteur est susceptible de rencontrer en et hors agglomération. Il privilégie le passage successif d’une zone à l’autre et veille autant que possible à ménager une progressivité du niveau de difficulté.
Pendant le parcours, l’expert dirige le candidat en utilisant notamment les panneaux de signalisation. Ses indications sont formulées avec précision et suffisamment tôt, pour laisser le temps au candidat de mettre en œuvre les savoir-faire requis.
Pendant la phase de conduite effective, le candidat est placé en situation d’autonomie pendant environ 5 minutes. Cet exercice, qui peut être fractionné, consiste pour le candidat à suivre un itinéraire ou à se rendre vers un endroit préalablement défini par l’expert.»
A) Principes d'élaboration du parcours
Le parcours constitue l'outil principal de l'évaluation des compétences du candidat.
La phase de conduite effective du candidat doit avoir une durée minimale de 25 minutes.
Dans la mesure du possible, le parcours devra comporter une proportion globale d'un tiers en agglomération et deux tiers hors-agglomération.
Cette phase est mise en œuvre à l'initiative de l'expert et consiste à demander au candidat de suivre un itinéraire, et/ou de se diriger vers un lieu précis. L'expert annonce le début et la fin de cette phase au candidat.
Pendant l'exercice, l'expert n'indique plus les directions et laisse le candidat en situation d'autonomie pendant environ 5 minutes.
L'expert s'assurera que l'itinéraire demandé est balisé par des panneaux visibles.
Toutefois, en fonction des difficultés éventuelles (embouteillage, erreur de parcours, absence ponctuelle de signalisation), l'expert pourra en ajuster le déroulement. En cas de besoin, il peut alors reprendre provisoirement un guidage plus directif du candidat, ou fractionner la phase de conduite autonome.
C) Manœuvres
le freinage pour s'arrêter avec précision;
une des six manœuvres suivantes comportant obligatoirement une marche arrière :
1. Marche arrière en ligne droite (le long d’un trottoir, d’une ligne peinte au sol, d’un accotement, …);
2. Marche arrière en arrondi ou en angle (le long d’un trottoir, d’une ligne peinte au sol, d’un accotement, ….);
3. Rangement en créneau(entre deux voitures, dans un cadre tracé au sol…);
4. Rangement en épi(entre deux voitures, dans un cadre tracé au sol…);
5. Rangement en bataille(entre deux voitures, dans un cadre tracé au sol…);
6. Demi-tour (entre deux trottoirs, entre deux lignes tracées au sol, entre deux accotements, ….).
D) Aides à la conduite
III -Article 2. -de l’arrêté du20 avril 2012 fixant les conditions d'établissement, de délivrance et de validité du permis de conduire
«Les dispositifs d’aide à la conduite équipant les véhicules d'examen peuvent être mis en action à l’initiative du candidat.
L’expert peut néanmoins en demander la désactivation, si l'équipement le permet, pour les besoins de l’évaluation.»
Le présent guide poursuit un double objectif
Préciser la mission des experts, garants du bon déroulement de l'examen.
Permettre aux experts de renforcer leurs capacités d'évaluation afin de garantir
l'égalité de traitement des candidats, quel que soit le centre d'examen.
A cet effet, la présentation de l'épreuve est accompagnée d'un rappel des textes
réglementaires. Par ailleurs, pour chaque compétence sont proposés des éclairages
utiles, et, pour certaines, une liste non exhaustive de questions qui se veulent autant
de pistes d'observation pour les évaluateurs.
A l'exception des compétences transversales, chacune est évaluée indépendamment des autres. Ainsi, une insuffisance révélée ne saurait être sanctionnée dans deux compétences distinctes (double peine).
A) Principes généraux de l'évaluation
Sur le certificat d'examen, les compétences sont organisées suivant le schéma analytique défini ci-après.
1-Un ensemble comprenant trois blocs, et pour chacun, trois compétences à évaluer.
Pour chacune de ces compétences, l'expert attribue une notation comprise entre 0 et3, sauf pour la compétence «savoir s'installer et assurer la sécurité à bord» pour laquelle l'expert attribue une notation comprise entre 0 et 2.
b)	Appréhender la route
c)	Partager la route avec les autres usagers
2-Un ensemble, Autonomie –conscience du risque, dans lequel trois compétences transversales sont à évaluer.
Pour chacune de ces compétences, l'expert attribue une notation comprise entre 0 et 1.
3- Un ensemble comprenant deux compétences.
L'expert attribue pour chacune d'entre elles, soit la notation +1, soit pas de notation.
B) Évaluation des compétences statiques
Rappel : L'installation doit s'apprécier tout au long de l'examen et non pas au seul moment du départ.
Art. 19.-de l’arrêté modifié du 19 février 2010
«Le candidat doit démontrer sa capacité à s'installer et à se préparer à conduire. Il s'assure de la sécurité à bord du véhicule, et veille à créer des conditions de visibilité suffisantes en procédant aux réglages nécessaires. En cas d'erreur ou d'oubli, l'expert invite le candidat à rectifier la ou les anomalies».
Si le candidat s'installe correctement au poste de conduite et s'assure valablement de la sécurité à bord, la notation 2 est attribuée ;
Si le candidat ne réalise que partiellement ces opérations, la notation 1 est attribuée ;
Si le candidat oublie plusieurs éléments démontrant son incapacité à s'installer et à se préparer à conduire, la notation 0 est attribuée.
Le candidat s'assure de la sécurité à bord en vérifiant notamment que tous les ouvrants sont bien fermés et que tous les passagers sont correctement ceinturés.
Cette vérification s'effectue visuellement ou à l'aide de l'électronique embarquée, ou, si nécessaire, par le questionnement des passagers. L'expert, à défaut de pouvoir constater que cette vérification a bien eu lieu, fera bénéficier le candidat du doute.
Si en début ou en cours d'épreuve, notamment après la vérification extérieure, le candidat s’aperçoit, après avoir démarré, que son installation n'est pas bien effectuée, ou qu'un accessoire de sécurité n'est pas activé, il peut rectifier de lui-même ou en avertir l'expert. Dans ce cas, il ne sera pas pénalisé.
2) Vérifications en lien avec la sécurité routière
Art. 24.- de l’arrêté modifié du 19 février 2010
«A l'occasion d'un arrêt et à la demande de l'expert, le candidat procède à une vérification portant sur un élément technique à l'intérieur ou à l'extérieur du véhicule, et répond à une question en lien avec la sécurité routière et à une question portant sur les notions élémentaires de premiers secours.
L’expert choisit le moment et le lieu les mieux adaptés pour questionner le candidat.
Lorsque la vérification le nécessite, la participation de l’accompagnateur doit être sollicitée par le candidat auprès de l’expert.
S’agissant des candidats à mobilité réduite, les vérifications portant sur un élément technique à l’extérieur du véhicule peuvent être réalisées en début d’examen si nécessaire.
Une assistance peut leur être apportée par l’expert ou par l’accompagnateur».
Article 28.-de l’arrêté modifié du 19 février 2010
«Evaluation de la vérification, de la question en lien avec la sécurité routière et de la question portant sur les notions élémentaires de premiers secours.
La notation de la vérification, de la question en lien avec la sécurité routière et de la question portant sur les notions élémentaires de premiers secours est globalisée et permet au candidat de se voir attribuer de1 à 3 points, dans les conditions suivantes :
-1 point est attribué si la vérification est correcte ;
-1 point est attribué si la réponse à la question en lien avec la sécurité routière est correcte ;
-1 point est attribué si la réponse à la question portant sur les notions élémentaires de premiers secours est correcte.
Si le candidat ne réalise pas correctement la vérification et s'il ne répond pas correctement à la question en lien avec la sécurité routière et à la question portant sur les notions élémentaires de premiers secours, il se voit attribuer la note 0 à l'ensemble de cette compétence.»
Si les trois éléments sont correctement restitués, la compétence est jugée satisfaisante et la notation 3 est attribuée ;
Si deux des trois éléments sont correctement restitués, la notation 2 est attribuée ;
Si un élément est correctement restitué, la notation 1 est attribuée ;
Si aucun des trois éléments n'est correctement restitué, la compétence est jugée insuffisante, la notation 0 est attribuée.
Le choix de la vérification et des questions s’effectue en relevant le nombre indiqué par les deux derniers chiffres du totaliseur du compteur kilométrique du véhicule d’examen. Dans l’éventualité où la question tirée au sort porterait sur un élément qui n’existerait pas sur le véhicule d’examen, l’expert passe à la question suivante (et ainsi de suite).
En cas de panne du compteur kilométrique du véhicule d’examen, l’expert choisit le numéro.
Pour le premier candidat de chaque école de conduite, lorsque la vérification intervient en début d’examen sur le point de départ, l’expert choisit le numéro de la question.
La vérification et les deux questions correspondent impérativement au même numéro: un seul tirage est effectué par candidat.
L’évaluation de cette compétence peut être séquencée au cours de deux arrêts.
Dans ce cas l’expert:
Fait procéder à la vérification intérieure ou extérieure impérativement suivie de la question en lien avec la sécurité routière lors d’un arrêt;
L'expert énoncera la vérification et la question en lien avec la sécurité routière en deux temps, laissant le candidat effectuer la vérification avant de lui poser la question en lien avec la sécurité routière.
Dans tous les cas, l'expert doit lire en premier lieu le texte original de la question.
L’expert doit prendre toutes les mesures pour s'assurer que le candidat a bien compris la question posée. Il doit au besoin la reformuler.
-«Citez un cas d'utilisation d'un appel lumineux.»Le candidat ne cite qu’un des cas prévus dans les éléments de réponse.
-«Quels sont les risques pour une personne victime d’une hémorragie?» Le candidat doit donner l’intégralité de la réponse: «Entraîner pour la victime une détresse circulatoire ou un arrêt cardiaque.»
C) Évaluation des compétences en circulation
Rappel : Ces compétences doivent s'apprécier tout au long de l'examen.
Article 21.-de l’arrêté modifié du 19 février 2010
«L’expert évalue les compétences du candidat dans les domaines suivants :
Prendre l’information ;
Lors du parcours hors agglomération, si cela n'a pas déjà eu lieu à l'initiative du candidat, l’expert peut demander à celui-ci la mise en action d’un accessoire dans le but d’évaluer sa maîtrise de la trajectoire du véhicule.»
Article 27.-de l’arrêté modifié du 19 février 2010
«Évaluation de la conduite effective.
Pour chacune des compétences décrites à l’article 21 du présent arrêté, l’expert attribue la note 0, 1, 2 ou 3, en s’appuyant sur les définitions suivantes :
Niveau 0: au moins une composante de la compétence n'est pas acquise et le candidat est incapable de la restituer. Pour autant, la sécurité n'a pas dépendu des tiers.
Niveau 2: la compétence est acquise. Elle a été mise en œuvre pendant l'examen a des niveaux de qualité variable.
Niveau 3: la compétence est correctement et régulièrement restituée. Le candidata su la mettre en œuvre à chaque fois que cela était utile.
Erreur éliminatoire: Toute action, non-action ou tout comportement dangereux du candidat plaçant les autres usagers et/ou le véhicule dans une situation où la sécurité dépendrait essentiellement des réactions des tiers constitue une erreur éliminatoire.
En cas d’incapacité manifeste et durable du candidat à assurer la sécurité, l’expert peut décider de ne pas mener l’examen à son terme. Cette incapacité entraîne l’échec à l’examen.»
1) Connaître et utiliser les commandes composantes:
1. Boite de vitesses
Le candidat sait manipuler le volant de façon à maîtriser la trajectoire de son véhicule. L’expert vérifie si la façon de tenir le volant n’a pas d’incidence sur la trajectoire.
3. Commandes de freinage, d’embrayage et d’accélération
En cas de calages, l’expert s’attache à distinguer les erreurs liées à l'émotivité du candidat de celles dues à un manque de maîtrise.
Pour l’évaluation de ces trois composantes, l’expert veillera à bien identifier les erreurs d'utilisation de commandes pouvant avoir une incidence sur la sécurité.
Cette identification s’effectue dans le cadre du bilan de compétence et les erreurs commises sont à mettre en regard des actions correctement réalisées.
Pour cette composante l’expert s'attache à vérifier si :le candidat met correctement en service dès que nécessaire les accessoires indispensables au maintien de la sécurité (Frein à main inclus) ; le candidat connaît les informations du tableau de bord et prend les décisions qui s’imposent.
En début d'épreuve, si les circonstances le nécessitent l'expert pourra inviter le candidat à utiliser les accessoires sans pour autant le pénaliser immédiatement. ( l'évaluation doit être faite tout au long de l'examen).
L'expert peut vérifier que le candidat est capable de manipuler ou mettre en œuvre un accessoire (ou commande) lors de l'évaluation de la conduite. Cette mise en œuvre doit être demandée lorsque le véhicule circule en ligne droite.
Toutefois, cette mise en œuvre ne sera pas exigée d'un candidat qui a déjà utilisé un accessoire (ou commande) en circulation.
2) Prendre l'information
3) Adapter son allure aux circonstances
le candidat sait adapter son allure à la largeur de la voie, lors des franchissements d'intersection, lors des changements de direction... ;
le candidat sait ralentir progressivement avant l'arrêt ;
le candidat est capable de mettre en œuvre les capacités d'accélération du véhicule quand la situation l'exige (dépassements, voies d'insertion, changements de file …) ;
le candidat est capable de participer à la fluidité du trafic sans commettre de ralentissements excessifs ou d'arrêts injustifiés (l'expert s'attachera à déceler si une allure trop basse est le reflet d'une attitude préventive ou d'une insuffisance de préparation).
Remarque: Les éventuels écarts liés à une vitesse excessive au regard des situations rencontrées sont à prendre en compte dans l'évaluation de cette compétence.
4) Appliquer la réglementation
Remarque: Le non-respect des limitations de vitesse est à prendre en compte dans l'évaluation de cette composante.
5) Communiquer avec les autres usagers
2. Utilisation des autres moyens: feux de détresse, avertisseurs sonore et lumineux, la gestuelle
6) Partager la chaussée
Le candidat sait sélectionner la voie de circulation en fonction de la direction à suivre et de la réglementation- en marche normale- en virage
- en franchissant les intersections- en changeant de direction- en démarrant, s’arrêtant, manœuvrant ou stationnant- en dépassant
Le candidat sait positionner son véhicule dans la voie empruntée en tenant compte de la réglementation et du contexte de circulation- en marche normale- en virage
7) Maintenir des espaces de sécurité
maintenir des espaces latéraux suffisants avec le maintien de la sécurité ;
maintenir des espaces de sécurité adaptés lors des dépassements, notamment au moment de se rabattre ;
prendre en compte le gabarit du véhicule dans les passages étroits, sur les croisements, lors des manœuvres ;
prendre en compte dans le maintien des espaces de sécurité les écarts éventuels des autres usagers, en particulier les plus vulnérables.
Le candidat est capable de moduler la distance de sécurité, devant et derrière son véhicule, en fonction de sa vitesse et des conditions de circulation.
D) Évaluation des compétences transversales
1) Autonomie et conscience du risque
Cette compétence est évaluée transversalement, tout au long de l'examen.
Art. 22.- de l’arrêté modifié du 19 février 2010
«L’expert évalue l’autonomie et la conscience du risque du candidat au travers des
conduite autonome.»
a) Analyse des situations
b) Adaptation aux situations
c) Conduite autonome
Art. 20.- de l’arrêté modifié du 19 février 2010 alinéa 4
«Pendant la phase de conduite effective, le candidat est placé en situation d’autonomie pendant environ 5 minutes. Cet exercice, qui peut être fractionné, consiste pour le candidat à suivre un itinéraire ou à se rendre vers un endroit préalablement défini par l’expert(e) ».
-la capacité du candidat à suivre seul un itinéraire, à se diriger vers un lieu précis en utilisant la signalisation.
Une compétence correctement restituée entraîne la notation 1 ;
Une compétence restituée partiellement et/ou de façon irrégulière entraîne la notation 0,5 ;
Une compétence non restituée ou restituée de façon insuffisante entraîne la notation 0.
2) Courtoisie au volant
Art. 23.- de l’arrêté modifié du 19 février 2010
«Il adopte une attitude courtoise au volant envers les autres usagers de la route et prend en compte plus particulièrement les usagers vulnérables».
Article 30.- de l’arrêté modifié du 19 février 2010
«Le candidat se voit attribuer un point s’il a fait preuve pendant l’examen d’une attitude préventive et courtoise envers les autres usagers, et plus particulièrement les plus vulnérables.»
Il a démontré une attitude préventive à l'égard des usagers les plus vulnérables (piétons, deux roues, enfants, personnes âgées, etc.);
Il a démontré sa capacité à interagir avec les autres usagers dans le but de résoudre favorablement des situations particulières.
Le questionnement du candidat peut être utilisé pour étayer cette évaluation.
3) Conduite économique et respectueuse de l'environnement
«Dans la mise en œuvre de chacune de ces compétences, le candidat démontre sa capacité à limiter la consommation de carburant».
Article 29.- de l’arrêté modifié du 19 février 2010
«Le candidat se voit attribuer un point s’il a démontré pendant l’examen sa capacité à adapter sa conduite de manière à économiser la consommation de carburant et à limiter les rejets de gaz à effet de serre tout en maintenant de bonnes conditions de sécurité.»
L'évaluation de cette compétence s'effectue tout au long de l'examen.
de démarrer progressivement et sans à coups ;
de faire preuve d'anticipation ;
d'éviter les accélérations et les freinages brusques ;
d'éviter les hauts-régimes et les bas-régimes du moteur ;
E) Évaluation des manœuvres
Article 25. - de l’arrêté modifié du 19 février 2010
«Au cours de l'épreuve pratique, le candidat devra réaliser deux manœuvres particulières à tester en relation avec la sécurité routière : un freinage pour s'arrêter avec précision et une des six manœuvres en marche arrière suivantes :
Cette manœuvre ne doit pas être réalisée sur le centre d'examen.
Dans le cas où une manœuvre supplémentaire s'impose lors du retour sur le centre d'examen, elle ne peut être évaluée.
1) Le freinage pour s'arrêter avec précision
1-L’évaluation du freinage pour s'arrêter avec précision est effectuée à l'occasion d’un arrêt imposé par la signalisation
L’annonce est effectuée soit lors de la présentation de l’épreuve en précisant qu’il sera procédé à l’évaluation de cette manœuvre lors du parcours effectué, soit en cours de parcours en précisant que l’évaluation interviendra lors d’un prochain arrêt imposé par la signalisation.
2-L’évaluation du freinage pour s'arrêter avec précision est effectuée en utilisant un repère vertical
annoncer un repère vertical, précis, bien visible et suffisamment tôt (en fonction du lieu et de l’allure) ;
éviter toute ambiguïté, tout effet de surprise ;
ne pas utiliser la signalisation au sol (peu visible de loin).
Lorsque le freinage pour s'arrêter avec précision est effectué en agglomération :
le résultat est jugé satisfaisant dès lors que le candidat a su ralentir progressivement avant l'arrêt et immobiliser le véhicule d’examen à hauteur du repère vertical (fenêtre latérale avant).
Lorsque le freinage pour s'arrêter avec précision est effectué hors agglomération :
le résultat est jugé satisfaisant dès lors que le candidat a su ralentir progressivement avant l'arrêt et immobiliser le véhicule d’examen à hauteur du repère vertical
2) Manœuvres numérotées de 1 à 6
La marche arrière doit s'effectuer en ligne droite ou à un angle de rue.
Les rangements (créneau, épi ou bataille) s’effectuent derrière un véhicule, entre 2 véhicules ou dans un emplacement tracé au sol.
Les rangements épi ou bataille peuvent s’effectuer en marche avant dès lors qu’une marche arrière est nécessaire pour quitter l’emplacement.
Le rangement en créneau s’effectue obligatoirement en marche arrière.
Après un créneau, l'expert ne doit pas exiger le prolongement en ligne droite.
Par exemple, la précision ou l'imprécision de l'arrêt peut constituer un indice pour l'évaluation de la compétence dynamique : «adapter son allure aux circonstances».
RENSEIGNEMENT DU CEPC
Article 26 . - de l’arrêté modifié du 19 février 2010
«Le résultat de l’épreuve pratique découle du bilan chiffré de l’évaluation du niveau d’acquisition des compétences. Pour être reçu, le candidat doit obtenir un minimum de vingt points et ne pas commettre d’erreur éliminatoire.
Pour noter chaque compétence, l’expert oppose les actions bien réalisées à celles qui ne l’ont pas été. Il tient compte également du contexte de réalisation.»
Article 31 . - de l’arrêté du modifié 19 février 2010
«A l'issue de chaque examen, sauf pour les candidats des lycées professionnels et les candidats ayant fait l'objet d'un avis défavorable à la régularisation de leur permis de conduire, l'expert établit un certificat d'examen du permis de conduire sur lequel il dresse le bilan des compétences restituées par le candidat.
Toutefois, si les constatations faites par l'expert à l'occasion de l'examen entraînent des réserves d'ordre médical ou administratif, le certificat d'examen du permis de conduire n'est remis au candidat qu'après la levée de ces réserves. »
Article 32 . - de l’arrêté modifié du 19 février 2010
«L’expert renseigne le niveau d’appréciation de chaque compétence à l’endroit prévu sur le certificat d’examen.
Les sous-totaux par compétence et le total chiffré du bilan des compétences sont renseignés sur le certificat d’examen, sauf si une erreur éliminatoire a été commise.
Par ailleurs, le bilan des compétences n’est établi que si l’examen a été mené à son terme.»
A) Transcription de l'évaluation
1) Niveaux d'appréciation 0 à 3
Pour chacune des neuf compétences, porter une croix dans la case correspondant au niveau d'appréciation.
Reporter le sous-total des niveaux de 1 à 3 dans la case dédiée au bas de chaque colonne dédiée.
2) Autonomie et conscience du risque
Pour chacune des trois compétences :
Entourer la notation retenue (0, 0.5, 1) et rayer les notations non-retenues.
Reporter chaque notation attribuée dans la case dédiée au bas du bloc «autonomie conscience du risque».
3) Erreur(s) éliminatoire(s)
Inscrire la lettre «E» dans la colonne E en face de la compétence en cause et décrire l'erreur dans la case «observations».
Si une autre erreur éliminatoire a été commise mettant en cause une autre compétence, répéter l'opération.
Dans un souci de clarté du document, il conviendra de limiter à trois la transcription des erreurs éliminatoires.
Lorsque l'examen a bien été mené à son terme, renseigner les autres niveaux d'appréciation en cochant les cases dédiées.
En cas d'erreur éliminatoire, ne porter aucune valeur dans les cases dédiées aux sous-totaux et au total général, ainsi que dans l'évaluation des compétences transversales
4) Examen non mené à son terme
L'interruption de l'examen, qu'elle soit due à une incapacité manifeste et durable du candidat à assurer la sécurité, ou à l'abandon de l'épreuve à l'initiative du candidat, rend impossible l'élaboration d'un bilan des compétences.
Dans ce cas, ne pas renseigner la partie évaluation et ne pas dresser de bilan chiffré.
Cocher la case dédiée et renseigner le motif d'interruption de l'examen dans la case «observations».
5) Conduite économique et respectueuse de l'environnement
-Courtoisie au volant
Entourer la mention «+1» dans la case dédiée de la compétence évaluée favorablement.
Rayer cette mention si la compétence évaluée est jugée insuffisamment acquise.
6) Total général
Additionner les sous-totaux et les points obtenus pour l'ensemble des compétences et reporter le total général dans la case dédiée.
Pour rappel, aucun total général ne doit être porté en cas d'erreur éliminatoire et/ou en cas d'examen non mené à son terme.
1) Renseignements systématiques
Les informations suivantes sont portées systématiquement :
Centres et département d'examen (version papier seule) ;
Nom de l'expert ;
Nom de naissance et prénom du candidat ;
Catégorie(s) sollicitée(s) ;
Signature de l'expert (version papier seule).
2) En cas de réussite
En cas de réussite à l'examen, en plus des renseignements systématiques, il convient de compléter le CEPC par les éléments suivants :
Entourer la mention «favorable» et rayer la mention «défavorable».
Selon la situation du candidat, les mentions complémentaires suivantes sont portées:
Date, lieu et département ou pays de naissance (version papier seule) ;
Catégories déjà détenues (version papier seule) ;
Mentions restrictives ;
Date de fin de la période probatoire (version papier seule) ;
Date de fin de validité de la visite médicale (version papier seule);
3) En cas d'échec
En cas d'échec à l'examen en circulation, en plus des renseignements systématiques, entourer la mention «défavorable», rayer la mention «favorable»,ainsi que le cadre contenant les renseignements sur la date de naissance et le numéro NEPH.
Rayer le cadre réservé aux codes spécifiques.
Dans le cadre d'une régularisation de permis de conduire, ou d'une dispense d'épreuve pratique prévue à l'article R224-20 deuxième alinéa du code de la route, le CEPC n'est délivré qu'en cas de réussite.
Pour ces deux cas :
Renseigner la partie administrative comme en cas de réussite ;
Rayer la partie relative au bilan des compétences.

References: Art. 5

Art. 19

Art. 24

Art. 22

Art. 20

Art. 23