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Timestamp: 2017-08-18 03:07:14+00:00

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l'EVEIL journal hebdo de Mayotte - Blog de maanfou72
II- Témoignage d'une expédition militaire aux allures de règlement de compte (suite)
Sambi, pour régler son compte au Président Bacar, n'a pas hésité à trahir les comoriens en général, les Anjouanais en particulier et à sacrifier leur avenir institutionnel, économique et social. Au passage, il a tout sacrifié y compris, les membres du gouvernement Bacar dont je fais partie d'où ce témoignage.
I - Chronologie des faits
Les dessous de l'affaire dite « Anjouanaises »
III Election du 10 juin 2007 à Anjouan
Depuis son installation au pouvoir, le Président SAMBI n'a eu de cesse de transgresser les institutions et à organiser par ses pratiques malhonnêtes des mascarades d'élections parmi lesquelles celles de juin 2008, du 17 mai 2009 et de décembre 2009. Tel est le vrai personnage d'un acteur politique qui a posé sa main droite sur le saint coran et qui a juré de dévoiler la Vérité, toute la Vérité et rien que la Vérité aux comoriennes et comoriens.
A vrai dire, le contentieux électoral à Anjouan du 10 juin 2007 englobe en lui-même différents volets qui, mis bout à bout, démontrent aisément la volonté organisée des Autorités de l'Union, le Président en tête, d'arriver coûte que coûte à leur but : contourner les acquis institutionnels propres au Nouvel Ensemble Comorien (N.E.C) afin de les éradiquer et d'imposer un président béni-oui-oui à la tête de l'exécutif d'Anjouan, des pratiques, somme toute, révolues, nostalgie oblige. Pourtant, de report en report et d'annulation en annulation, la Côte-d'Ivoire de Laurent Gbagbo a gravement pêché en usant gravement de la patience des Ivoiriens et de la Communauté internationale et en aucun cas, l'Union Africaine n'a cherché à plier Laurent Gbagbo en lui imposant l'épreuve de force, deux poids, deux mesures. Il faut dire que l'armée de la Côte-D'ivoire n'est pas proprement dite celle des Comores, ni celle de la Guinée Conakry encore moins celle de Madagascar, Voici ici donc disséqués, certes sommairement, les différents stades du plan de Sambi et de ses complices pour en découdre avec le Président Bacar.
1.	De la convocation du scrutin à Anjouan
Le décret de convocation de l'élection présidentielle d'Anjouan, pris par le président de l'Union des Comores, est en violation flagrante de l'article 20 de la Constitution de l'Ile Autonome d'Anjouan, laquelle prévoit en la circonstance que, je cite : « l'Election Présidentielle doit être convoquée de manière à ce que le Président élu entre en fonction le lendemain de l'expiration du mandat du prédécesseur... » Fin de citation.
Il convient de rappeler au passage que, sur le Code Electoral comorien de 2005, celui-là même qui a conduit à la brillante élection de monsieur Sambi, le pouvoir de convocation du scrutin présidentiel
d'Anjouan était du ressort du Président de l'Île Autonome d'Anjouan, conformément à l'article 114 dudit code. Monsieur Sambi s'en est attribué la responsabilité sans partage.
2.	De l'intérim de la Présidence de l'île Autonome d'Anjouan
Alors que la fin du mandat du président de l'île d'Anjouan est bel et bien prévu à l'article 21 de la Constitution d'Anjouan, je cite : « ... le président de la Cour d'appel d'Anjouan assure l'intérim du Président sortant... » Fin de citation.
Une deuxième lecture de la Constitution d'Anjouan en son article 22 dit ceci, je cite : « ... si la fin du mandat du Président de l'Île Autonome d'Anjouan s'inscrit dans une vacance temporaire du pouvoir, l'intérim est assuré par un ministre parmi les membres du gouvernement en exercice, choisi par le président sortant... » Fin de citation.
Monsieur Sambi a fait en sorte, que fort de son plan machiavélique de créer une confusion assortie à un vide juridique pour faire constater la fin du mandat du Président Bacar pour pouvoir procéder arbitrairement à la mise en place d'un président et d'un gouvernement par décret présidentiel du même Sambi, et ce, en violation des dispositions de la Constitution d'Anjouan en la matière.
Plutôt que l'application stricto-sensu des textes, coup de théâtre le 2 mai 2008 l'A.N.D déclenche les hostilités en faisant sienne les locaux administratifs de l'exécutif de l'Ile d'Anjouan.
A ce stade précis des évènements, la Force de gendarmerie d'Anjouan (F.G.A), après qu'aucune médiation n'a abouti à faire cesser l'occupation militaire par les éléments de l'A.N.D des bureaux administratifs de l'Autorité d'Anjouan, a fini par répondre à la provocation en faisant déloger manu-militari des locaux administratifs que l'A.N.D avait pris d'assaut.
Le président Sambi, méprisant dans ses agissements et dans son discours sur le règlement de la crise à Anjouan, n'avait de cesse de chercher à bafouer les lois et règlements, de mettre à mal les institutions dans l'autoritarisme qu'on lui connaît, après avoir pris la peine de mener, comme tout activiste de sa trempe, une opération de victimisation auprès de la Communauté Internationale facilement malléable.
La Communauté internationale, naïve à souhait, s'est facilement laissé prendre dans les pièges tendus par Sambi, à moins qu'elle ait, de plein gré, adhéré, en catimini, à la démarche du président Sambi.
Aujourd'hui, la vérité s'est fait jour sur le caractère controversé du personnage et de son plan machiavélique pour s'approprier les pouvoirs et à s'y maintenir coûte que coûte au-delà même du terme de son mandat. Ce qui est le propre d'une monarchie camouflée.
De la période transitoire antérieure à l'élection du 10/06/07
La transition politique à Anjouan a été précédée par la signature de ce qu'on a appelé « Accord de Dar-Nadja du 11 mai 2007, du nom du palais présidentiel de Patsy à Anjouan. Ce texte est la résultante d'un large compromis et de sacrifices consenties par l'Autorité d'Anjouan en vue de préserver la paix et la stabilité devant permettre
Enfin de compte la tenue régulière de l'élection présidentielle à Anjouan. Quoi que solennellement, ce texte a bénéficié de la caution morale de la Ligue des Etats Arabes, de celle de l'union Africaine et des parties comoriennes en l'occurrence les exécutifs de l'Union et de l'Île Autonome d'Anjouan,
Monsieur Sambi, encore lui, a sciemment transgressé l'article 10 dudit Accord en son alinéa 04 en faisant tenir un Conseil de ministre décentralisé à Anjouan et en improvisant une journée
Internationale des communications un mois de juin. Ce qui ne correspondait en rien en termes d'agenda au niveau international.
Ces deux évènements, au c½ur de l'organisation du scrutin à Anjouan, n'a pas néanmoins nui au processus électoral dans l'île. Mais comme il s'est senti trahi et abusé par ses propres collaborateurs,
Il a organisé, avec le concours du Bureau de Liaison de l'Union Africaine en poste à Moroni, un accueil triomphal à l'occasion de son arrivée à Anjouan. Tout ce folklore est mis sur pied à seulement 3 jours de la clôture de la campagne électorale qui s'est déroulé malgré tout sans accrocs.
Les choses ont pris une telle tournure que tout un chacun a fini par se rendre compte d'une incontestable préméditation orchestrée par l'Union des Comores au mépris de l'Accord précité qui dit en son article 10, alinéa 04, je cite : « ... afin de préserver le climat de paix et de sécurité indispensable à la préparation des élections libres te démocratiques des 10 et 24 juin 2007, les chancelleries en poste à Moroni appelle l'ensemble des parties comoriennes et en particulier celles signataires du présent Accord à s'interdire tout action de quelque nature qu'elle soit pouvant porter préjudice aux dispositions ci-dessus fixées et au processus électoral en évitant toute provocation... » fin de citation.
L'Union des Comores, par le truchement d'un des ces deux vice-présidents, en l'occurrence monsieur Ikililou, a paraphé ce document solennel mais monsieur Sambi, en agissant contrairement à l'esprit et à la lettre de l'Accord, a fait voler en éclats les derniers espoirs pour asseoir un environnement apaisé à l'organisation de l'élection à Anjouan. En fin de compte, il apparait ici clairement que Sambi a délibérément crée un climat propice à l'anarchie, au désordre afin d'arriver à ses fins : éliminer toute chance de réélection du président sortant Mohamed Bacar, lequel avait effectivement le vent en poupe dans les sondages d'opinion pour accéder à un deuxième mandat. Voila l'une des origines réelles de la discorde.
1.	Du report de l'élection du 10/06/07, uniquement à Anjouan
Après avoir été un témoin privilégié de ce feuilleton de mauvais aloi, l'Envoyé Spécial du Président de la Commission de l'Union Africaine, bien qu'aligné sans conditions aux caprices sonnantes et trébuchantes du grand manitou de l'union des Comores à savoir Sambi, s'est tout de même rendu à Anjouan le 07 juin 2007 accompagné d'une délégation des chancelleries en poste à Moroni pour évaluer la situation sur place.
Au terme de sa mission de travail dans l'île, Madéira a tenu à faire le point de la situation au Gouvernement Intérimaire, ce dernier a avoué en présence des chancelleries en poste à Moroni, reconnaître que les conditions étaient réunies et a formellement soutenu le calendrier électoral préalablement établi. L'élection des présidentiels est donc maintenue pour le premier tour le 10 juin 2007 et le deuxième tour le 24 juin 2007dans l'ensemble du territoire national en application de
L'article 80 du Code Electoral et du décret portant convocation du collège électoral signé du Président de l'Union des Comores, Sambi lui-même.
Pour ce qui relève du report d'un scrutin, les organes de gestion des élections, à savoir la Commission Electorale Nationale Indépendante (C.E.N.I) et ses structures représentatives dans les îles, ne détiennent aucun pouvoir exclusif pour sanctionner ainsi le déroulement d'un processus électoral. Ces structures ont comme mode opératoire la stricte application de leurs délibérations découlant de leur assemblée générale, conformément aux textes en vigueur.
Il faut par ailleurs noter que tout avis sur une quelconque appréciation du déroulement des opérations liées aux élections n'est valable que s'il est donné en observant scrupuleusement les dispositions 06 et 15 du règlement intérieur de la C.E.N.I. lorsqu'on sait l'impact et la portée aussi graves que risqués d'un report d'un scrutin.
En effet, la demande de report du scrutin aurait pu être envisageable de par la seule association des deux facteurs suivants :
-	La violation des articles 06 et 15 du règlement intérieur de la Commission Electorale Nationale Indépendante et de la Commission Insulaire aux Elections (C.I.E)
-	L'impossibilité de tenir l'élection en application des dispositions de l'article 80 du Code électoral qui dit ceci, je cite : « ... le scrutin des présidentielles des Îles se déroule en un seul jour sur l'ensemble du territoire de l'Union... »
Outre cela, il convient de souligner que le décret de report de Monsieur Sambi, dans le fond et dans la forme, soulève deux préoccupations majeures :
L'avis du président de la commission Electorale nationale Indépendante n'est pas conforme au règlement intérieur de la structure suscitée, notamment en ses articles 06 et 15 qui exigent une délibération en assemblée générale de la C.I.E
Enfin, le champ d'application imposé par le décret du report N° 07/099/P.R du 07 juin 2007 est en violation flagrante des dispositions de l'article 80 du Code électoral dès lors que ledit décret reste limité sur l'Ile d'Anjouan exclusivement.
Le scrutin du 10 juin 2007 à Anjouan, tout comme dans les autres îles s½urs, s'est juridiquement articulé autour des supports documentaires de base tels que les Constitution de l'Union et celles des îles Autonomes ainsi que les autres textes règlementaires et consensuels en vigueur depuis l'Accord de Fomboni (Mohéli)
L'organisation de l'élection présidentielle d'Anjouan et son déroulement jusqu'à la proclamation des résultats ont obéi à l'ensemble des textes s'y afférent, la supervision et le contrôle du scrutin ayant été assuré par les instances électorales habilitées à savoir la C.I.E Anjouan et les délégués de la C.E.N.I en mission à Anjouan pour la circonstance.
Les résultats électoraux ont été transmis conjointement par le secrétaire administratif permanant et la Commission Insulaire aux Elections.
1.	De la crédibilité et de la sincérité du scrutin du 10/06/07
L'organisation de l'élection présidentielle du 10 juin 2007 à Anjouan a puisé son fondement juridique des textes constitutionnels, législatifs, règlementaires et consensuels en vigueur pendant la période intérimaire à savoir :
Le décret portant convocation du collège électoral du 10 juin 2007 pris par le président de l'Union des Comores en violation de l'article 20 de la Constitution de l'Île Autonome d'Anjouan.
L'Accord dit de Dar-Nadjah, texte consensuel en date du 11 mai 2007
Compte rendu du rapport d'évaluation sur le déroulement de la campagne électorale à Anjouan de l'Envoyé spécial du président de la Commission de l'Union Africaine
Le règlement intérieur de la C.E.N.I et de la C.I.E, en référence aux articles 06 et 15
La publication des résultats électoraux à Anjouan s'est fait sur la base des textes règlementaires en cours
Auparavant, la supervision et le contrôle du déroulement du scrutin ont été assuré par les instances habilitées en l'occurrence la C.I.E et le représentant de la C.E.N.I à Anjouan de même qu'il a été procédé à la collecte et à la centralisation des données par ces mêmes structures.
Enfin, comme le prévoit le Code électoral comorien, les résultats de l'élection ont été transmis d'office au ministre en charge des élections pour information et proclamation provisoires.
En fin de compte, ce qui a fait la particularité de ce scrutin réside en la sur médiatisation perverse orchestrée par Monsieur Sambi. Sa démarche dans le négationnisme de cette élection visait personnellement le Président Bacar. Sa volonté avouée de le faire passer pour un usurpateur, un séparatiste voire même un rebelle relève de sa propension à faire passer Bacar pour un danger capable de nuire sérieusement au processus de la Réconciliation Nationale aux Comores.
Le Président Sambi avait tout mis en ½uvre pour donner à l'opinion publique une image négative d'Anjouan et de ses autorités. Aussi, le scrutin du 10 juin 2007 a servi de prétexte à cela. Le talent de simulateur, de show-biz et de propagandiste propres aux intégristes de formation comme l'est monsieur Sambi de par son parcours ne sont plus à démontrer. A ce sujet, une question m'a toujours hanté : comment se fait-il que les chancelleries en poste à Moroni, pourtant habituée à ces types de personnage foncièrement hypocrite, pourri jusqu'à la moelle épinière, a pu, envers et contre tout se laisser piéger de la sorte ? Les chancelleries en poste à Moroni, dans ce cas précis, était-elle trop laxiste, ou trop aveugle ? Il faut se dire que hormis, l'Afrique du Sud, les autres n'ont pas vu venir Sambi avec ses grands sabots.
Si l'élection du 10 juin 2007 à Anjouan a été entachée de faux et d'illégalité, il ne revenait pas à Sambi le droit de le reporter. Souvenez-vous, tout est parti du fameux décret de report signé par Monsieur Sambi ? En vérité, ce décret là fut le décret de la discorde, le décret de trop.
Sur le front de l'enjeu électoral lui-même, les organes de gestion des élections n'auront relevé aucun foyer de tension durant la journée de l'élection qui s'est déroulée dans la sérénité, la transparence et le calme.
Il faut rappeler si besoin, est que l'absence de contrôle des opérations de vote de certains candidats incombe sur leur propre responsabilité. Il convient de signaler qu'en matière de retrait de candidature, il existe des procédures et des délais de retrait à respecter.
En fin de compte, le président Sambi, dans sa course effrénée à vouloir à tout prix imposer l'épreuve de force aux Autorités anjouanaises a fini par commettre l'irréparable en faisant virer le président de la Cour Constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays. Est-ce parce que ce dernier a été désigné par le président Bacar pour représenter l'île Autonome d'Anjouan au sein de l'Institution ? Ou est-ce parce que le président de la Cour Constitutionnelle résistait aux injonctions de Sambi ?
Cette nouvelle escalade, une de plus, a suscité émotion et sentiments d'injustice et de discrimination à l'endroit de la partie anjouanaise. Le ton était donné et tous les coups, mêmes les plus infâmes étaient permis. Cette décision de révocation du juge des juges, a été irrémédiablement un des tournants fatidiques de la discorde.
Il faut reconnaître que le président Sambi était près à tout pourvu qu'il déboulonne le Président Bacar, car ce dernier était sauf une marionnette, ce qui en soi, avait le don d'exaspérer au plus haut degré le non moins totalitaire Sambi. Aujourd'hui, avec le recul, l'on ne peut que se rendre compte du but recherché : à la tête de l'île d'Anjouan, Sambi a fait « élire » un président dont tout le monde s'accorde à dire qu'il est le plus béni-oui-oui que les Comores ont eu à supporter.
C'est tout juste si l'on se rend compte de son existence ; en fait, le vrai président d'Anjouan est Sambi lui-même. Je veux pour preuve qu'à la dernière célébration de l'Ide-El-Fitre de l'année en cours, les présidents des îles Autonomes de la Grande-Comores et de Mohéli ont non seulement organisé à l'occasion une réception officielle dans leur palais respectif mais ont aussi pris les antennes pour s'adresser comme de coutume à leur population.
A Anjouan, le soi-disant président de l'île n'a ni organisé une réception ni même osé prendre les antennes pour souhaiter bonne fête aux Anjouanais. De mémoire de Comorien, cela ne s'est jamais produit. Comme il fallait s'y attendre, c'est Sambi qui, en digne potentat qu'il est, a organisé dans son palais d'Anjouan une réception boudée par les Anjouanais dans laquelle il s'est adressé aussi à la population anjouanaise. Pendant ce temps où était donc parti le fantomatique président d'Anjouan ? Il était tout simplement assis docilement près de son maître et le regardait affablement agir en lieu et place du président d'Anjouan qu'il est censé être.
La crise de confiance entre les deux exécutifs, Union, Anjouan, le flottement et le jeu d'approximations des chancelleries en poste à Moroni à l'exception de l'Afrique du Sud ont permis
D'asseoir les prémices d'un conflit d'approche, l'affaiblissement des institutions comoriennes et les rivalités interpersonnels.
La suite du témoignage au prochain numéro de l'Eveil du mois de janvier 2010
iii –SAMBI et la saga des élections à c controverse
Le Pouvoir du Président Azali a beau être ce qu'il a été avec ses hauts et ses bas mais la fin a été d'une élégance qui aurait dû être l'exemple à suivre.
En effet, le Président Azali a su prendre de la hauteur en n'excédant pas d'une seule seconde les quatre années de mandat que son peuple lui avait donné. Il avait pourtant été confronté à des problèmes difficiles à résoudre mais n'a pas pris le prétexte malhonnête de vouloir résoudre plus de problèmes que ce qui lui a été possible de faire dans la limite de son mandat.
Il n'avait jamais transgressé les jeunes institutions qu'il avait su, avec l'apport des parties comoriennes et de la Communauté Internationale, mettre en place de la façon la plus conforme à la Constitution.
Le Président Azali avait compris qu'un seul homme ne pouvait jamais résoudre tous les problèmes d'un pays même s'il passait sa vie au pouvoir à l'exemple des dirigeants dictateurs qui on fait des décennies au pouvoir jusqu'à leur mort sans avoir résolu tous les problèmes de leur pays mais bien au contraire qui les ont aggravés par de telles pratiques malhonnêtes.
Dans son élégance de fin de pouvoir, le Président Azali a su organiser les élections les plus transparentes qui ont conduit son successeur au pouvoir malgré sa prise de partie en ayant soutenu becs et ongles le candidat malheureux Ibrahim Halidi. C'était dans l'histoire des Comores, la première fois qu'un Président au pouvoir perdait des élections.
En ayant ainsi agi, le Président Azali avait laissé ouverte au pays une grande porte par laquelle le sérieux et les bonnes pratiques rares en Afrique pouvaient s'engouffrer.
Eddine Siradji
iv- INFOS BREVES
Comores : Moroni veut assainir sa baie
La mairie de Moroni a lancé depuis quelque jour une opération de nettoyage dans le petit port de Kalaweni situé dans la baie de Bandjanani. La commune souhaite embellir et moderniser à terme ce site afin de lui redonner son image d'antan.
Une nouvelle compagnie aérienne
La compagnie aérienne African express va désormais desservir l'Archipel des Comores en partenariat avec Com'Air et Égypt. Air. Deux vols hebdomadaires entre Moroni et Nairobi sont prévus, avec une escale à Mombasa. La liaison se fera avec un DC-9 de 110 places. Egypt. Air prévoit quant à elle d'assurer une liaison Paris-Moroni.
Le haut débit en 2011
Dans un entretien accordé à Malango, le directeur de France Télécom à Mayotte, Alain Smerrecki, indique que le haut débit arrivera à Mayotte << en 2011>> avec l'installation du câble Lion. France Télécom prévoit d'investir 70 millions d'euros dans ce projet. Actuellement, le débit est de 56 kb/s mais aux heures de pointes il est difficile de se connecter.
Comores : l'inhumation des victimes du crash fixée au 29 Novembre
Près de cinq mois après le crash aérien de l'Airbus de la Yemenia, les autorités comoriennes ont fixé la date d'inhumation des corps des victimes. L'enterrement a eu lieu le dimanche 29 Novembre lors d'une cérémonie nationale. Les familles qui souhaitaient récupérer les corps de leurs proches pour une cérémonie d'intimité n'ont pas obtenue gain de cause.
Mayotte : l'observatoire des prix réactivé
Suite au conseil interministériel de l'outre-mer, l'observatoire des prix a été réactivé à Mayotte. Une réunion se tenait hier entre les représentants de la préfecture et les membres du conseil général, ainsi que des entrepreneurs locaux. Un point a été fait sur l'évolution de l'indice des prix dans l'île aux parfums. Le projet d'un Groupement d'intervention régionale dans le domaine de la concurrence a également été abordé.
Mayotte : réduction de personnels en vue
Le président du conseil général de Mayotte, Ahamed Attoumani Douchina, vient de déclarer que le fonctionnement du Service des transports maritimes (STM), qui assure notamment la liaison entre Petite-Terre et Grande-Terre, peut se faire avec <<une cinquantaine d'agents>>. Actuellement, plus de 300 agents travaillent pour le STM. Cette mesure permettrait de réaliser des économies alors que la collectivité territoriale est dans le rouge à hauteur de 72 millions d'euros, selon un rapport récent de la chambre territoriale des comptes.
Manifestation contre la vie chère : un gendarme grièvement blessé le mercredi 2 décembre
La journée de mercredi a été marquée par des affrontements entre forces de l'ordre et manifestants, qui protestaient contre l'augmentation des tarifs de la barge. Un gendarme mobile a été très grièvement blessé. Des renforts ont été envoyés de la Réunion. Le ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, de passage à Mayotte pour s'enquérir de la situation, a déposé une enveloppe de 76 millions à Mayotte. Et n'a pas reçu le <<collectif des citoyens perdus>>.
Anjouan, entre cirque électoral et embrasement
On ne le dira jamais assez, maintenant que la montagne a accouché d'un embrasement sanglant à Sima à la place d'une élection libre, sincère et transparente, l'opinion comorienne voit un peu plus clair sur le personnage énigmatique et controversé de Sambi.
De tous les scrutins qu'il a tenus sous son règne en dehors du sien pour accéder à la magistrature suprême, tout a été rythmé entre propagande, mensonge, fraude, corruption, intimidation et blanchiment. Résultat, la ville de Sima vient de le vivre à ses dépens et à quel prix ? Le candidat Djafari de Sima, après une énième participation à un mandat électif, s'est vu débouté par la Commission Electorale insulaire. Ce qui est à l'image de l'ensemble de ces élections au niveau d'Anjouan. Autant pour nous, ce qui devait arriver arriva. Maintenant que Sambi soit placé dans le même cas que Amadou Tandja du Niger du sort réservé a ce dernier sur le partenariat économique américain. (L'A.G.O.A).
On dénombre, selon nos sources, plusieurs arrestations arbitraires, vieilles personnes, jeunes et même enfants sont concernés par les interpellations musclées et d'une grande violence, des maisons pillées et cassées, et l'horreur continue encore.

References: l'article 20
 l'article 114
 l'article 21
 l'article 10

L'article 80
 l'article 80
 l'article 80
 l'article 20