Source: http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/Aristote/phys55.htm
Timestamp: 2017-01-18 01:38:59+00:00

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TOME DEUX : LIVRE V : DU MOUVEMENT. CHAPITRE V
DU MOUVEMENT. CHAPITRE V.
1 Μετὰ δὲ ταῦτα λέγωμεν τί ἐστιν τὸ ἅμα καὶ χωρίς, καὶ τί τὸ ἅπτεσθαι, καὶ τί τὸ μεταξὺ καὶ τί τὸ ἐφεξῆς καὶ τί τὸ ἐχόμενον καὶ συνεχές, καὶ τοῖς ποίοις ἕκαστον τούτων ὑπάρχειν πέφυκεν. 2 Ἅμα μὲν οὖν λέγω ταῦτ' εἶναι κατὰ τόπον, ὅσα ἐν ἑνὶ τόπῳ ἐστὶ πρώτῳ, 3
χωρὶς δὲ ὅσα ἐν ἑτέρῳ, 4 ἅπτεσθαι δὲ ὧν τὰ ἄκρα ἅμα. 5 [226b]
Μεταξὺ δὲ εἰς ὃ πέφυκε πρότερον ἀφικνεῖσθαι τὸ μεταβάλλον ἢ εἰς ὃ ἔσχατον μεταβάλλει κατὰ φύσιν συνεχῶς μεταβάλλον. Ἐν ἐλαχίστοις δ' ἐστὶ τὸ μεταξὺ τρισίν· ἔσχατον μὲν γάρ ἐστι τῆς μεταβολῆς τὸ ἐναντίον,› [Ἐν ... εναντιον.] 6 [227a] ‹Ἐπεὶ δὲ πᾶσα μεταβολὴ ἐν τοῖς ἀντικειμένοις, τὰ δ' ἀντικείμενα τά τε ἐναντία καὶ τὰ κατὰ ἀντίφασιν, ἀντιφάσεως δ' οὐδὲν ἀνὰ μέσον, φανερὸν ὅτι ἐν τοῖς ἐναντίοις ἔσται τὸ μεταξύ. Συνεχῶς δὲ κινεῖται τὸ μηθὲν ἢ ὅτι ὀλίγιστον διαλεῖπον τοῦ πράγματος ‑ μὴ τοῦ χρόνου (οὐδὲν γὰρ κωλύει διαλείποντα, καὶ εὐθὺς δὲ μετὰ τὴν ὑπάτην φθέγξασθαι τὴν νεάτην) ἀλλὰ τοῦ πράγματος ἐν ᾧ κινεῖται. Τοῦτο δὲ ἔν τε ταῖς κατὰ τόπον καὶ ἐν ταῖς ἄλλαις μεταβολαῖς φανερόν.
7 Ἐναντίον δὲ κατὰ τόπον τὸ κατ' εὐθεῖαν ἀπέχον πλεῖστον· ἡ γὰρ ἐλαχίστη πεπέρανται, μέτρον δὲ τὸ πεπερασμένον. 8
Ἐφεξῆς δὲ οὗ μετὰ τὴν ἀρχὴν ὄντος ἢ θέσει ἢ εἴδει ἢ ἄλλῳ τινὶ οὕτως ἀφορισθέντος [227a] μηδὲν μεταξύ ἐστι τῶν ἐν ταὐτῷ γένει καὶ οὗ ἐφεξῆς ἐστιν (λέγω δ' οἷον γραμμὴ γραμμῆς ἢ γραμμαί, ἢ μονάδος μονὰς ἢ μονάδες, ἢ οἰκίας οἰκία· ἄλλο δ' οὐδὲν κωλύει μεταξὺ εἶναι). Τὸ γὰρ ἐφεξῆς τινὶ ἐφεξῆς καὶ ὕστερόν τι· οὐ γὰρ τὸ ἓν ἐφεξῆς τοῖν δυοῖν, οὐδ' ἡ νουμηνία τῇ δευτέρᾳ ἐφεξῆς, ἀλλὰ ταῦτ' ἐκείνοις. 9
Ἐχόμενον δὲ ὃ ἂν ἐφεξῆς ὂν ἅπτηται. [Ἐπεὶ ... μεταξύ.] 11
Τὸ δὲ συνεχὲς ἔστι μὲν ὅπερ ἐχόμενόν τι, λέγω δ' εἶναι συνεχὲς ὅταν ταὐτὸ γένηται καὶ ἓν τὸ ἑκατέρου πέρας οἷς ἅπτονται, καὶ ὥσπερ σημαίνει τοὔνομα, συνέχηται. Τοῦτο δ' οὐχ οἷόν τε δυοῖν ὄντοιν εἶναι τοῖν ἐσχάτοιν. Τούτου δὲ διωρισμένου φανερὸν ὅτι ἐν τούτοις ἐστὶ τὸ συνεχές, ἐξ ὧν ἕν τι πέφυκε γίγνεσθαι κατὰ τὴν σύναψιν. Καὶ ὥς ποτε γίγνεται τὸ συνέχον ἕν, οὕτω καὶ τὸ ὅλον ἔσται ἕν, οἷον ἢ γόμφῳ ἢ κόλλῃ ἢ ἁφῇ ἢ προσφύσει. 12
Φανερὸν δὲ καὶ ὅτι πρῶτον τὸ ἐφεξῆς ἐστι· τὸ μὲν γὰρ ἁπτόμενον ἐφεξῆς ἀνάγκη εἶναι, τὸ δ' ἐφεξῆς οὐ πᾶν ἅπτεσθαι (διὸ καὶ ἐν προτέροις τῷ λόγῳ τὸ ἐφεξῆς ἔστιν, οἷον ἐν ἀριθμοῖς, ἁφὴ δ' οὐκ ἔστιν), 14 καὶ εἰ μὲν συνεχές, ἀνάγκη ἅπτεσθαι, εἰ δ' ἅπτεται, οὔπω συνεχές· οὐ γὰρ ἀνάγκη ἓν εἶναι αὐτῶν τὰ ἄκρα, εἰ ἅμα εἶεν· ἀλλ' εἰ ἕν, ἀνάγκη καὶ ἅμα. Ὥστε ἡ σύμφυσις ὑστάτη κατὰ τὴν γένεσιν· ἀνάγκη γὰρ ἅψασθαι εἰ συμφύσεται τὰ ἄκρα, τὰ δὲ ἁπτόμενα οὐ πάντα συμπέφυκεν· ἐν οἷς δὲ μὴ ἔστιν ἁφή, δῆλον ὅτι οὐκ ἔστιν οὐδὲ σύμφυσις ἐν τούτοις. 15
Ὥστ' εἰ ἔστι στιγμὴ καὶ μονὰς οἵας λέγουσι κεχωρισμένας, οὐχ οἷόν τε εἶναι μονάδα καὶ στιγμὴν τὸ αὐτό· ταῖς μὲν γὰρ ὑπάρχει τὸ ἅπτεσθαι, ταῖς δὲ μονάσιν τὸ ἐφεξῆς, καὶ τῶν μὲν ἐνδέχεται εἶναί τι μεταξύ (πᾶσα γὰρ γραμμὴ μεταξὺ στιγμῶν), τῶν δ' οὐκ ἀνάγκη· οὐδὲ γὰρ μεταξὺ δυάδος καὶ μονάδος. 16
Τί μὲν οὖν ἐστι τὸ ἅμα καὶ χωρίς, καὶ τί τὸ ἅπτεσθαι, καὶ τί τὸ μεταξὺ [227b] καὶ τὸ ἐφεξῆς, καὶ τί τὸ ἐχόμενον καὶ τὸ συνεχές, καὶ τοῖς ποίοις ἕκαστον τούτων ὑπάρχει, εἴρηται.
§ 2. Être ensemble dans l'espace s'entend des choses qui sont dans un seul et même lieu primitif. § 3. Séparé s'entend des choses qui sont dans un lieu primitif différent. § 4. Se toucher se dit des choses dont les extrémités sont ensemble. § 5. [226b]
L'intermédiaire est ce par quoi la chose qui change doit naturellement passer avant de parvenir à l'extrême dans lequel elle change, quand elle change selon sa nature d'une manière continue. L'intermédiaire suppose au moins trois termes; car le contraire est l'extrémité du mouvement. § 6. [227a]
Et l'on dit que le mouvement est continu, quand il n'y a aucune interruption, ou du moins quand il n'y a qu'une très petite interruption de la chose et non pas du temps; car rien n'empêche qu'il n'y ait une interruption de la chose ; et, par exemple, après la note la plus haute on peut faire entendre aussitôt la note la plus basse. Mais je dis que cette interruption ne peut être que dans la chose pour laquelle le mouvement a lieu ; et c'est là ce qu'on peut voir, soit pour les changements qui ont lieu dans l'espace, soit pour tous les autres changements. § 7. Le mot de Contraire, en ce qui regarde le lieu, s'applique à ce qui est en ligne droite le plus éloigné possible; car la ligne la plus courte est déterminée et finie ; et ce qui est déterminé et fini peut servir de mesure.
§ 9. Une chose est Cohérente à une autre, quand, venant à la suite de cette chose, elle la touche. § 10. Mais comme tout changement a lieu entre des opposés, et qu'on entend par opposés et les contraires et les contradictoires, il est évident que l'intermédiaire fait partie des contraires, attendu qu'il n'y a pas de milieu possible dans la contradiction. § 11. Enfin, on entend par Continu une sorte de cohérence. Ainsi je dis d'une chose qu'elle est continue quand les limites, par lesquelles les deux parties se touchent, se sont confondues et réunies, et qu'alors, comme le mot même l'exprime, elles se continuent et se tiennent. Mais c'est ce qui ne peut avoir lieu tant que les extrémités restent deux. § 12. Évidemment, il suit de cette définition qu'il n'y a de continuité que dans les choses qui, en se touchant, peuvent arriver naturellement à ne plus former qu'une seule chose; et autant le contenant peut devenir un, autant le tout deviendra un et continu : par exemple, quand un continu se forme soit à l'aide d'un clou, soit à l'aide d'un collage, d'un contact ou d'un soudage naturel. § 13. D'ailleurs, il n'est pas moins clair que l'idée de Suivre est antérieure à celle de Toucher; car ce qui touche une chose la suit nécessairement; mais ce qui suit une chose ne la touche pas toujours. Aussi c'est là ce qui fait que, dans les termes qui rationnellement peuvent être antérieurs, il y a consécution, tandis qu'il n'y a pas contact. § 14. Du moment qu'une chose est continue, il y a nécessité qu'elle touche; mais elle peut toucher sans être pour cela continue; car les extrémités des deux choses peuvent être ensemble dans l'espace, sans se confondre en une; mais si elles se confondent, il faut nécessairement qu'elles soient ensemble. Par suite, la combinaison des natures est la dernière à se produire; car, pour que les extrêmes se confondent et se soudent, il faut absolument qu'ils se soient touchés. Mais tout ce qui se touche ne se confond pas ; et, par conséquent, là où il n'y a pas de contact, il est évident qu'il n'y a pas non plus de mélange ni de fusion. § 15. Il s'ensuit que, bien que le point et l'unité soient séparés de la matière, ainsi qu'on le dit, il n'est pas possible que jamais le point et l'unité soient la même chose; car les points se touchent, tandis que les unités se suivent ; et, pour les points, il peut y avoir entr'eux un intervalle; car toute ligne est un intervalle entre deux points ; tandis que pour les unités, l'intervalle est nécessairement impossible ; car il n'y a rien absolument entre cieux et un.
§ 16. Voilà donc ce qu'il faut entendre par les termes que nous avons énumérés : Ensemble, séparé, contact, intermédiaire, [227b] suite, cohérence, continuité ; et tels sont les objets auxquels ces termes peuvent s'appliquer.
§ 1. Après ce qui précède, en voit que les définitions verbales qui vont suivre, tiennent de très près à la théorie du mouvement, telle qu'elle vient d'être exposée. - Être ensemble, être séparé, j'ai pris uniformément des infinitifs, bien que le texte grec ait tantôt des infinitifs et tantôt des adverbes.
- Être continu, ces sept termes sont successivement expliqués et définis jusqu'au § 11 inclusivement. - Les objets aux quels ces termes s'appliquent, du § 12 à la fin du chapitre.
§ 5. L'intermédiaire est ce par quoi, j'aurais pu traduire aussi : L'intermédiaire est l'intervalle; mais j'ai voulu éviter cette espèce de tautologie qui n'est pas dans le texte grec. - Avant de parvenir à l'extrême, qui est le contraire de l'état d'où elle est partie. Ainsi une chose qui change du blanc au noir pari du blanc, et passe par les nuances intermédiaires avant d'arriver nu noir, qui est le contraire extrême du blanc.
- Au moins trois termes, les deux contraires entre lesquels le mouvement se passe, et l'intervalle qui les sépare. - Le contraire est l'extrémité du mouvement, dans un sens ou dans l'autre, le contraire signifiant à la fois et le contraire d'où part le mouvement et celui où il arrive.
§ 6. Le mouvement est continu, cette idée vient d'être indiquée dans le § précédent; et elle est définie dans celui-ci. - De la chose, ces mots, qui me semblent indispensables, sont supprimés dans quelques manuscrits. - Une interruption de la chose, le texte dit simplement : « Une interruption, » L'interprétation que je donne me parait justifiée par ce qui suit. Entre une note très haute et la note très basse qui la suit, il y a une certaine interruption pour que le musicien puisse tout au moins toucher la corde nouvelle; il y a cependant continuité musicale, parce que la chose dont il s'agit, c'est-à-dire la résonnance des cordes, n'a présenté aucune interruption, et que l'une commençait à résonner avant que l'autre n'eût cessé de se faire entendre. - Mais je dis que cette interruption, le texte n'est pas aussi formel. - Pour les changements, ou les mouvements.
- Les autres changements, ou en d'autres termes, les mouvements de qualité et de substance. Voir plus haut, ch. 3.
§ 7. En ce qui regarde le lieu, cette restriction détermine le sens dans lequel est pris ici le mot de Contraire.
- Déterminée et finie, il n'y a qu'un seul mot dans le texte.
- Détermine et fini, même remarque. - Peut servir de mesure, cette observation très simple était neuve au temps d'Aristote; et il est évident qu'on ne peut mesurer les distances qu'au moyen de la ligne droite, parce que toutes les courbes sont nécessairement indéterminées, et qu'on peut en supposer autant que l'on veut entre deux points, tandis que la ligne la plus courte est toujours déterminée. Or cette ligne la plus courte est la ligne droite. § 8. Suivre, il y a dans le texte un simple adverbe. - Après le commencement, ou le principe; j'ai préféré le premier de ces deux mots, parce qu'il est ici plus clair et plus précis. - Et étant ainsi déterminée, comme venant à la suite d'une autre. - Soit par position, si les choses, par exemple, dont l'une vient à la suite de l'autre sont dans l'espace toutes les deux. - Soit par nature, ainsi les choses sensibles sont, par nature, après les choses de raison; mais pour nous, elles leur sont antérieures. - Qu'elles suivent une autre ligue, le texte est moins formel. Il s'agit ici d'une série de ligues ordonnées selon un certain ordre; et de l'une d'entr'elles ou de plusieurs d'entr'elles, on dit qu'elles suivent telle autre ligne, perce qu'il n'y a dans l'intervalle aucune ligne de même genre. - Une maison vient à la suite d'une autre maison, lorsqu'entre cette seconde maison et l'autre il n'y a pas de maison, quel que soit d'ailleurs ce qui les sépare l'une de l'autre.
- Entre les deux choses, ainsi deux maisons, en tant que maisons, ne s'en suivent pas moins, bien qu'il y ait entr'elles un arbre qui les sépare; mais, comme l'arbre est une chose différente, les maisons n'en sont pas moins consécutives. - Est consécutif à quelque chose, et se rapporte par conséquent à une autre chose.
- Et est quelque chose de postérieur, il semble qu'il y ait ici quelque tautologie; car l'idée même de consécutif suppose nécessairement celle de postériorité. - C'est deux qui suit un, soit dans les nombres, soit pour le quantième du mois.
§ 10. Mais confine tout changement, évidemment ce § est ici déplacé. Pacius le remarque; mais il n'indique pas précisément la place nouvelle qu'il lui assignerait. M. Pacius, dans sa traduction allemande et dans le texte qui y est joint, a transposé ce § après le 6 quant à moi, il me semble qu'il serait placé le plus convenablement après le 5e. Mais pour ma part, je n'oserais me permettre de modification; et il me suffit d'avoir signalé cette interversion, dont Simplicius ne paraît pas avoir été choqué. - Tout changement, ou tout mouvement. - Entre des opposés, le point de départ et le point d'arrivée. - Et qu'on entend par opposés, voir les Catégories, ch. 10, p. 109 de ma traduction, pour la théorie générale des opposés.
- L'intermédiaire, voir plus haut, § 6. Le milieu peut être regardé comme un contraire par rapport l'un ou l'autre des extrêmes. - Pas de milieu, ou d'intermédiaire. - Dans la contradiction, c'est-à-dire qu'entre deux propositions contradictoires, il faut nécessairement que l'une soit vraie et que l'autre soit fausse.
§ 11. Enfin, j'ai ajouté ce mot parce que le terme de Continu est le dernier de ceux qui ont été énumérés plus haut § 1, et dont Aristote a promis de donner l'explication.
- Une sorte de cohérence, c'est bien là en effet le caractère de la continuité. - Les deux parties, le texte dit simplement : « De l'un et de l'autre. » - Elles se continuent et se tiennent, il n'y a qu'un seul mot dans le texte.
- Restent deux, au lieu de se confondre en une seule et même chose.
§ 12. Naturellement, ceci ne veut pas dire que ce soit par leur nature propre que les choses deviennent spontanément continues; mais quelles n'ont rien dans leur nature qui s'oppose à leur continuité. Ainsi deux choses qui sont solides, sont aptes à devenir continues par le lien qui les unit ; mais une chose solide, et une chose liquide, ne sont pas précisément continues; elles sont simplement cohérentes. - Le contenant, il faut entendre par Contenant le lieu, quel qu'il soit, qui forme la continuité. J'ai conservé ce mot parce qu'il a, comme le mot grec, la même étymologie que le mot de Continuité.
- Peut devenir un, ou plutôt ; « Est un, a - Le tout, formé des deux parties qui deviennent continues. - Un et continu, il n'y a que le premier mot dans le texte. - A l'aide d'un clou, qui unit deux planches, par exemple.
- D'un collage, où la continuité est aussi étroite que possible. - D'un contact, qui forme d'abord une cohérence et ensuite une continuité.
- D'un soudage naturel, lorsqu'on rapproche deux plantes, par exemple, ou qu'elles se rapprochent naturellement assez pour qu'elles puissent se réunir et se confondre. On pourrait traduire aussi « D'un mélange et d'une excroissance naturelle. »
§ 13. Est antérieure à celle de Toucher, le texte n'est pas aussi précis; et il dit simplement : « Est la première. » La suite justifie le sens que j'ai adopté. - La suit nécessairement, tout au moins par position. - Ce qui suit une chose ne la touche pas toujours, voir plus haut, § 8. - Rationnellement, et non dans le temps ou dans l'espace; et tels sont les nombres, par exemple, où l'antériorité est toute rationnelle, deux venant avant trois, trois avant quatre, etc. - Peuvent être antérieurs, le texte dit simplement : « Sont antérieurs. »
- Il y a consécution et non contact, observation très fine et très exacte.
§ 14. Sans être pour cela continue, car elle peut toucher et être simplement contiguë et cohérente, sans former une véritable continuité. - Dans l'espace, j'ai ajouté ces mots qui sont justifiés par la définition donnée plus haut au § 2.
- Sans se confondre en une condition essentielle de la continuité ; voir plus haut § 11. - La combinaison des natures, ou La simultanéité de développement.
- La dernière à se produire, cette expression, assez obscure dans me traduction connue elle l'est dans le texte, veut dire sans doute que la combinaison des natures est le dernier degré de la continuité. - Se confondent et se soudent, il n'y a qu'un seul mot dans le texte. - De mélange ni de fusion, même remarque.
§ 15. Soient séparés de la matière, le texte n'est pas tout à fait aussi formel. - Ainsi qu'on le dit, c'est ainsi que l'on considère le point et l'unité dans les mathématiques, c'est-à-dire d'une manière tout abstraite. - Soient la même chose, c'est-à- dire puissent être pris indifféremment l'un pour l'autre. - Les points se touchent, voir plus haut § 13.
- Les unités se suivent, il y a consécution, mais il n'y a pas contact. - Entre deux points, qui sont séparés, et ne se touchent pas. - Entre deux points, le texte n'est pas aussi formel. - Pour les unités, considérées indépendamment des fractions qu'on peut intercaler en-elles. - Deux et un, considérés comme des unités successives.
§ 16. Les termes que nous avons énumérés, voir plus haut § 1. - Ces termes peuvent s'appliquer, ou plutôt : « Quelques-uns de ces termes. » suite

References: § 2
 § 3
 § 4
 § 5
 § 6
 § 7

§ 9
 § 10
 § 11
 § 12
 § 13
 § 14
 § 15

§ 16

§ 1
 § 11
 § 12

§ 5

§ 6

§ 7
 § 8

§ 10
 § 6

§ 11
 § 1

§ 12

§ 13
 § 8

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 § 2
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