Source: https://manualzz.com/doc/5063313/tp-d-initiation-%C3%A0-latex%E2%88%97
Timestamp: 2019-10-23 17:40:45+00:00

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Polycopié initialement rédigé lorsque les trois auteurs ont effectué cet enseignement au département mathématique de l’ENS Cachan Bretagne. Contacts : goudenege@AT@math.cnrs.fr, mathieu.
leroy-leretre@AT@ens-cachan.org, gregory.vial@AT@ec-lyon.fr
3.1 Démarrage avec TEXstudio . . . . . . . . . . . . . . . .
LATEX, logiciel libre et gratuit, disponible sous Linux, Mac OS X et Windows, est un
un texte contenant des équations, des symboles, etc. Toute publication de recherche
en mathématique est faite avec LATEX et son utilisation s’étend à d’autres disciplines :
1. Saisie du code source : on tape son code dans un éditeur de texte et on l’enregistre
dans un fichier avec l’extension .tex (que nous appelons ici TP_init.tex).
programme autonome ; cela crée plusieurs fichiers, dont TP_init.pdf.
3. Visualisation du fichier pdf : on observe à l’écran TP_init.pdf pour voir s’il affiche
bien ce qu’on voulait ; sinon, on corrige le fichier source.
4. Impression ou diffusion : une fois le fichier au format pdf, il est aisé de l’imprimer
ou de le transmettre à quelqu’un.
porter des noms différents selon que l’on est sous un environnement Linux, Mac OS X
l’annexe B.1.2 page 35.
nombre et quelques-uns sont cités en annexe (cf. § B.3.3 page 40) ;
LATEX que nous ne ferons qu’effleurer en séance (cf. § B.4 page 41).
Bienvenue en séance de TP!
Il faut remplacer 2 <option à choisir> par le code approprié, qui est utf8 si les
réglages par défaut de TEXstudio n’ont pas été modifiés.
serait une mauvaise idée). Ils sont brièvement expliqués en annexe (cf. § B.3.1 page 38).
2. Cela occulte un détail technique : la notion d’encodage (cf. § B.3.2 page 39). Retenir que si
plusieurs personnes travaillent sur un même fichier .tex, il faut qu’elles règlent leur éditeur sur le même
Démarrage avec TEXstudio
L’éditeur de texte que nous utilisons est TEXstudio, disponible gratuitement et librement sous Linux, Mac OS X et Windows. Il s’agit d’un éditeur « orienté LATEX » 3 .
1. Recopier l’exemple de fichier source proposé à la figure 1 page précédente ; TEXstudio peut simplifier cette tâche : dans Fichier Nouveau à partir d’un modèle , choisir Article (French), puis compléter ce qui manque. Ces packages sont à utiliser systématiquement, sauf contre-ordre explicite.
ou LaTeX Compilation ). La première fois, il faut
2. Compiler (raccourci F6 , icône
préalablement enregistrer le fichier (icône ) : lui donner le nom TP_init.tex.
ou LaTeX Affichage ) : cela ouvre une fenêtre
3. Visualiser (raccourci F7 , icône
affichant le pdf, contenant uniquement ce qui est écrit dans le corps de document.
d’encodage : <option à choisir> a été remplacé par la mauvaise option (se reporter
à la note no 2 page précédente).
Malin ! À l’item no 3, c’est le visualisateur pdf interne à TEXstudio qui s’ouvre ; il est
soit imbriqué dans la fenêtre de TEXstudio soit dans sa propre fenêtre (icône ) :
– le laisser ouvert, car il se mettra à jour automatiquement lors de la prochaine
compilation (i.e. il sera inutile de recliquer sur F7 ) ;
– il gère la « recherche aller-retour », i.e. la correspondance entre le fichier .tex et
le pdf : un clic droit Atteindre le PDF dans le .tex amène à l’endroit correspondant
du pdf et réciproquement un clic droit Aller au fichier source dans le pdf amène le
curseur à l’endroit correspondant du fichier .tex (raccourci Ctrl +clic gauche).
encodage lorsqu’elles modifient ce fichier (cf. § B.1.1 page 35 pour TEXstudio). Retenir aussi que l’option
du package inputenc et l’encodage sur lequel est réglé l’éditeur doivent coïncider (cf. table 1 page 40) !
3. C’est-à-dire spécialement conçu pour faire du LATEX, ce qui va nous en simplifier l’utilisation.
– les caractères \ et {} ne s’affichent pas à l’écran mais sont interprétés par LATEX 4 ;
systématiquement la touche Enter du clavier deux fois 5 ;
4. Il existe dix de ces caractères, dits spéciaux ou réservés ; cf. [mpg, § 2.1.1] pour en voir la liste et
5. L’utilisation de la commande \\ pour cet usage est à proscrire, sauf dans l’énoncé d’un titre.
+ M ).
moyen de la syntaxe \[ · · · \] 6 (raccourci Alt +
6. La commande $$· · · $$ est à proscrire en LATEX, même si beaucoup de gens l’utilisent.
À l’aide des exemples ci-dessus, des commandes proposées par TEXstudio et éventuellement d’une liste de symboles 7 , reproduire sur les résultats suivants.
Exercice 3. La fonction Γ : R∗+ → R, définie par
adapte la taille de certains caractères selon le mode mathématique choisi. Il est aussi
capable de modifier leur apparence : italique mathématique pour les variables, romain
pour les opérateurs, etc. Il connait déjà certains opérateurs (\cos, \ker, \sup, \exp, etc.)
mais pas tous ; pour le « e » de la fonction exponentielle, on code \mathrm{e}.
Conseil. Pour écrire un opérateur, toujours utiliser la commande prédéfinie ( Maths
Fonctions mathématiques ) ; si elle n’existe pas, la créer de manière adéquate 8 .
7. LATEX possède un très grand nombre de symboles (cf. § 3.6.3 page 20) ; pour le TP-cours, la liste
distribuée en séance (issue de [5]) suffira largement.
8. Avec \DeclareMathOperator{}{} (cf. § B.4 page 41).
part du mode texte. Ainsi :
1. Les mises en forme habituelles (gras, italique, etc.) se font au moyen d’autres
commandes ( Maths Styles des caractères mathématiques ) : \mathrm{} pour passer en
romain, \mathbf{} pour mettre en gras 9 , etc. De plus, les lettres calligraphiques,
gothiques et ajourées sont disponibles :
Pour $M\in\mathcal{M}_n(\mathbb{Z})$, Pour M ∈ Mn (Z),
\[ M\in\mathrm{GL}_n(\mathbb{Z})
\iff \det M=\pm 1. \]
2. Les blancs sont entièrement gérés par LATEX ; néanmoins, il a parfois du mal et
il faut alors forcer les espaces : \, (espace fine), \␣ (espace inter-mot classique),
\quad (1 cadratin), \! (espace fine négative), etc. ( Maths Espaces mathématiques ).
3. Les accents sont obtenus autrement ( Maths Accents mathématiques ) ; par exemple
x̂, ẍ, ~n, ḿ, Å, f¯, f˜, etc.
$\hat{x}$, $\ddot{x}$, $\vec{n}$,
Par contre, les accents ci-dessus n’adaptent par leur taille à la largeur des caractères
accentués ; on dispose néanmoins de \widehat{}, \widetilde{} et de diverses
flèches extensibles :
ˆ est moins joli que ABC.
Vecteur AB ou AB
L’angle $\hat{ABC}$ est moins joli
que $\widehat{ABC}$.
Vecteur $\overrightarrow{AB}$ ou
$\vec{AB}$?
Considérons $\phi$, $\Sigma$, $\hbar$, Considérons φ, Σ, ~, ε et ℓ des réels et
$\varepsilon$ et $\ell$ des réels et (O,~ı, ~) un r.o.n.
$(O,\vec\imath,\vec\jmath)$ un r.o.n.
9. Cette commande ne peut pas mettre en gras tout type de symbole (cf. [6, § 8.5] pour y remédier).
Cependant, il est toujours possible d’écrire du texte à l’intérieur du mode mathématique : il faut alors utiliser \text{} qui permet de faire comme si on était en mode
texte 10 .
\text{ est bien définie.} \]
Si f ∈ L1 (R) alors sa transformée de Fourier, notée fˆ, est continue et vérifie
(pour une définition bien choisie) :
fˆ(x) −−−−→ 0
Si $f\in\mathrm{L}^1(\mathbb R)$ alors sa transformée de Fourier, notée
$\hat f$, est continue et vérifie (pour une définition bien choisie):
\[ \hat{f}(x)\xrightarrow[x\to\pm\infty]{} 0\quad\text{et}\quad
\left\|\frac{\hat f}{2\pi}\right\|_{\infty}\le\left\|f\right\|_1. \]
Exercice 4 (avec \overset{}{}). L’exercice 3 peut aider au calcul de l’intégrale
en montrant, pour α dans ]0, 1[, que J(α) = Γ(α)eiα 2 où
tα−1 eit dt.
Supposons les ai premiers entre eux dans leur ensemble et notons, pour n > 1,
un le nombre de k-uplets (x1 , . . . , xk ) ∈ Nk tels que
ai xi = n. Alors
Supposons les $a_i$ premiers entre eux dans leur ensemble et notons,
pour $n\geqslant 1$, $u_n$ le nombre de $k$-uplets $(x_1,\ldots,x_k)
\in\mathbb{N}^k$ tels que $\displaystyle\sum_{i=1}^{k}{a_ix_i}=n$.
Alors \[ u_n\underset{+\infty}{\sim}\frac{1}{a_1a_2\cdots a_k}
\frac{n^{k-1}}{(k-1)!}\cdotp \]
10. Certains ouvrages proposent l’utilisation de \mbox{} ou de \mathrm{} pour cet usage : cela ne
aborderons plus loin (cf. § 3.6 page 14) ceux spécifiques au mode mathématique.
i.e. mise en gras, en sans sérif, etc. (cf. § 3.2 page 6) ;
– small, Large, etc. qui permettent de modifier la taille des fontes (cf. § 3.2 page 6) ;
Illustrons à l’aide d’exemples le fonctionnement de quelques environnements :
\item Premièrement.
– Premièrement.
Exercice 5 (on ne demande pas de reproduire l’espacement plus aéré des itemize
Exercice 6. À savoir sur les méthodes de quadrature :
Exercice 7 (sans package additionnel mais en utilisant \multicolumn{}{}{}).
packages étendent encore ces possibilités. . . nous renvoyons à [mpg, § 7] et à [B&C, § 5].
LATEX est capable de gérer tout seul la mise en forme des titres de section et leur numérotation ; on utilise pour cela les commandes de sectionnement. Il est alors possible de faire
des renvois à ces sections : on parle de références croisées.
elle supprime la numérotation ( LaTeX Structuration ). L’exemple suivant illustre leur fonctionnement (sous la classe article, \chapter{} n’est pas disponible).
Exercice 8. Recopier l’exemple de code source ci-dessus puis compiler. Ajouter ensuite une section avant la première section et compiler de nouveau.
Qu’observe-t-on au niveau de la numérotation ?
d’un tiret 11 ) : \label{<mot-clé> -truc} en remplaçant, par exemple, <mot-clé> par
sec pour un sectionnement, fig pour une figure, eq pour une équation numérotée, ftn
pour une note de page 12 , etc.
11. Éviter l’usage du deux-points (en particulier si babel/frenchb est chargé), même si certains ouvrages
12. Comme nous le verrons par la suite, plein d’objets (numérotés) peuvent être référencés : notes de
Exercice 9. Reprendre l’exercice 8 et ajouter une étiquette à la première section,
en y faisant référence dans la deuxième ; ensuite, compiler une (seule) fois :
\pageref{} se mettent à jour toutes seules 13 .
13. Après compilation(s) tout de même.
un beau tat 3 x ℜe(x + iy)
Soit t x ℜe(x + iy) un autre tableau.
– align pour empiler des équations en les alignant verticalement 14 (elles seront
placées avant le symbole de relation ; cf. § B.5 page 42) ;
14. Proscrire l’usage de eqnarray.
Pleins d’autres outils existent, par exemple (cf. § B.5 page 42) :
– l’environnement cases permet des « constructions par cas » ;
de align sans briser l’alignement vertical ;
– la commande \notag permet de supprimer la numérotation sur une ligne particulière.
Exercice 10 (avec \eqref{}). On a l’identité remarquable, numérotée (11) :
Exercice 11 (avec \vdots). Pour tout (a1 , . . . , an ) ∈ Kn , le déterminant de
an · · ·
. an n−1 Y
Soit (un )n∈N définie par u0 ∈ 0, π2 et ∀n ∈ N, un+1 = sin(un ). Alors on a :
Soit ${(u_n)}_{n\in\mathbb{N}}$ définie par $u_0\in\left]0,\frac{\pi}{2}
\right]$ et $\forall n\in\mathbb{N}$, $u_{n+1}=\sin(u_n)$. Alors on a:
\lim_{n\to +\infty}{u_n}=0,\\
u_n\underset{+\infty}{=}\sqrt{\frac3n}-\underbrace{\frac{3\sqrt 3}
{10}\frac{\ln n}{n\sqrt n}+ o\left(\frac{\ln n}{n\sqrt n}\right)}_
{=\mathcal{O}\left(\frac{\ln n}{n\sqrt n}\right)}.
Avant toute chose, chargeons le package amsthm 15 ; ensuite, cela se fait en deux
15. Les capacités de LATEX sont très limitées sans ce package ; à l’inverse, pour davantage de possibilités,
utiliser en plus le package thmtools (cf. § 3.6.3 page 20).
Exercice 12. Retirer le [prop] dans la définition de cor et observer que la
de ne pas numéroter un type d’énoncé. Voir l’exercice 13 page suivante pour la syntaxe.
Exercice 13. Charger amsthm (au moyen de \usepackage{amsthm} placée avant
emprunté de [2]. Que se passe-t-il si la 2e ligne de code ci-dessus est remplacée
Figure 2 – Texte à reproduire (sans l’encadrement) dans l’exercice 13
\ref{} ; ne jamais faire une numérotation « en dure » 16 .
16. Autrement dit (cf. figure 2), ne jamais écrire « Le théorème~3 » dans son fichier source mais « Le
– Consulter [3], qui est une tentative de rassembler toutes les possibilités (commandes, options, packages, etc.) pertinentes pour faire des mathématiques.
– Consulter [4] (documentation de amsmath) pour exploiter à fond ses possibilités. En particulier : § 3 (dont la table 3.1) pour d’autres environnements sur
pour des diagrammes commutatifs simples (i.e. sans diagonale 17 ).
en fait, il le charge 18 , corrige certains de ses bugs et le complète (en −−−⇀ 0).
– Se servir de thmtools. Il s’utilise conjointement avec amsthm 19 , en proposant
– Avoir la liste distribuée en cours (issue de [5]) ; elle regroupe les plus courants.
– Avoir [6], qui est une liste exhaustive (§ 3 pour les mathématiques).
– Utiliser le site Internet Detexify [7] qui permet, en dessinant un symbole à la
17. Pour des diagrammes plus compliqués, mais au détriment d’une manipulation moins facile, voir
les outils graphiques de LATEX (cf. § 4.4 page 26).
18. Toutes les fonctionnalités d’amsmath sont donc disponibles.
19. Ou avec ntheorem. Ce dernier package peut s’utiliser à la place de amsthm : il propose plus de
fonctionnalités (ntheorem est à charger après babel).
\date{10 décembre 2012}
la commande \maketitle produit un titre proche de celui de ce polycopié. En
remplaçant la dernière ligne ci-dessus par \date{}, la date n’est pas affichée ; en
la supprimant, c’est la date du jour (de compilation) qui s’affiche.
Exercice 14. En reprenant l’exercice 8, insérer une table des matières au
juste après \section*{Conclusion}. 20
Notes de bas de page : elles s’utilisent avec \footnote{} comme ceci 21 . Observer
que dans un tableau cette commande ne fonctionne pas et trouver comment faire 22 .
20. Explication : cette nouvelle commande permet d’insérer une ligne dans la toc (table of contents),
21. Je suis une note de bas de page ; je commence par une majuscule et me termine par un point.
22. Solution : chercher du coté de \footnotemark et \footnotetext{}.
intensive de LATEX, il convient de faire appel à des outils plus puissants 23 ). Il s’agit
rendre plus lisible le fichier source). Par exemple :
23. Tels que le programme bibtex conjointement au package biblatex. Plein d’autres packages ont
l’heure actuelle (décembre 2012), autant se lancer dans l’apprentissage de biber, le « successeur désigné »
est une unité relative (1 em ≃ largeur de la lettre M majuscule dans la police
aussi de la commande 24 \! qui permet de réaliser une espace fine négative.
tous les flottants 25 en attente, s’il y en a).
d’images existantes, et non de leur production 26 .
Le package utilisé pour insérer des images est graphicx 27 : il fournit la commande
qui permet d’insérer une image existante ( LaTeX includegraphics ) et d’ajuster l’échelle,
l’orientation, etc. Les exemples suivant présentent quelques-unes des options ; on renvoie
à [mpg, § 6.1.3] pour une description plus détaillée. Remarquons que dans ces exemples,
l’extension du fichier img n’est pas précisée : c’est tout à fait licite, et même préférable
(cf. conseil ci-dessous).
24. En fait, grâce au package amsmath, cette commande fonctionne en mode texte.
25. Voir la section 4.3 page suivante.
26. Si les graphiques ou autres courbes proviennent naturellement de logiciels scientifiques (scilab,
matlab, maple, etc.), la création de dessins figuratifs est plus délicate et fera l’objet de la section 4.4.
27. Ne pas charger graphics, sur lequel il repose mais à la syntaxe moins agréable.
compilation utilisé (cf. § B.1.3 page 36) :
→ pdf (celle utilisée pendant le TP-cours) : seuls les fichiers
.jpg, .png ou .pdf sont autorisés.
compilation PDFLATEX ne fonctionnera plus 28 .
Les images insérées peuvent être numérotées et légendées : voir la section 4.3.
ici ce que sont les flottants et à quel moment des difficultés peuvent intervenir ; ensuite,
donnons la syntaxe pour les créer et abordons la résolution des problèmes qui s’y rapportent.
28. Ce n’est plus tout à fait vrai grâce au package epstopdf (cf. § B.3.3 page 40).
29. Des outils gratuits (disponibles sous Linux, Mac OS X et Windows) font ces conversions : Inkscape,
sans la gestion des formats vectoriels, que sont l’eps et le pdf) ; ImageMagick, en ligne de commande.
mais à la faire flotter (c’est \includegraphics[]{} qui l’insère, cf. § 4.2 page 23).
nombreux et techniques. Cela est donc à double tranchant : le résultat est satisfaisant dans de nombreux
dessin classique où on le sauvegarde dans un fichier image pour ensuite l’insérer avec un
vers LATEX (cf. § 4.4.2) ; soit directement dans le .tex, à l’aide de commandes (cf. § 4.4.1).
Pour une introduction à PGF/TikZ, voir par exemple [pg] ou [8, § 1 et 2].
\begin{pspicture}(-0.5,0)(7.4,4.9)
Citons Ipe, éditeur d’image vectorielle créant des graphiques (scientifiques) aux formats eps et pdf. Les zones de texte sont compilées dans 41 Ipe ( File Run LaTeX ).
39. Faire Fichier Enregistrer sous en .pdf (respectivement .eps) puis cocher la case PDF+LaTeX. Cela
crée deux fichiers ; le .pdf_tex (ouvrable dans TEXstudio) contient des instructions d’utilisation.
Pour plus de détails, on consultera l’excellente page [9] ou le livre [B&C, § 10] ;
degré (Celsius)
– le point-virgule sépare différentes propositions de même nature ;
et se termine par un point (voir un exemple à la section A.2.5).
Ces quelques lignes sont issues de [10], court document qui résume cette réforme, l’explique, en décrit les avantages et donne des remarques ainsi que des exemples.
Sous Windows Nous recommandons ProTEXt (http://www.tug.org/protext), qui
contient différents outils : ProTEXt ≃ MiKTEX + TEXstudio + (Ghostscript + GSview). La
procédure d’installation est détaillée avec précision dans un document à part (cf. [1]).
Sous Mac OS X Nous recommandons MacTEX (http://www.tug.org/mactex) avec
TEXstudio 43 ; MacTEX ≃ TEX Live + TeXShop (TeXShop est une alternative à TEXstudio).
La procédure d’installation est expliquée dans un document à part (cf. [1]).
Sous Linux Nous recommandons la TEX Live (http://www.tug.org/texlive), ainsi
que TEXstudio 43 (l’éditeur Kile est une alternative à TEXstudio). Il est préférable de
ne pas utiliser la version de TEX Live proposée sous forme de paquets par le système
d’exploitation lorsqu’elle n’est pas à jour. La procédure d’installation est expliquée dans
un document à part (cf. [1]).
Paramétrage de TEXstudio Mode opératoire sur la version 2.5.1 (décembre 2012).
– Pour changer l’encodage 44 : aller dans Options Configurer TeXstudio Éditeur et modifier le champ Codage d’entrée par défaut ; s’assurer que la case Auto-détection du
codage d’entrée des fichiers chargés est bien cochée 45 . Pour un changement occasionnel, aller dans Édition Codage des caractères . Le nom de l’encodage est visible en
bas à droite de l’écran.
– Pour paramétrer la compilation tex −
→ pdf : aller dans Options
Configurer TeXstudio Production , sélectionner Chaîne DVI → PS → PDF en face de
Production & visualisation. Elle s’obtiendra alors par : raccourci F1 , icône
LaTeX Production & visualisation .
L’étape 1 pourrait se faire via un éditeur « quelconque », comme Nedit (sous Linux), TextEdit (sous Mac OS X) ou WordPad (sous Windows) ; mentionnons aussi Emacs,
43. Pour télécharger TEXstudio, aller sur http://texstudio.sourceforge.net/.
44. Par défaut, il est réglé sur UTF-8 (ce qui est un excellent choix !).
45. Lors de l’ouverture d’un fichier codé avec un encodage autre que celui sur lequel il est réglé,
TEXstudio est alors autorisé à changer automatiquement son encodage pour s’adapter à ce fichier.
l’extension AucTEX). Les autres étapes se feraient alors via une fenêtre de commande
(où l’on taperait « à la main » latex TP_init.tex pour compiler). Néanmoins, il existe
des éditeurs de texte orientés LATEX qui permettent de faire ces étapes beaucoup plus
agréablement, en quelques clics : c’est ce que nous avons utilisé en séance et nous conservons ce point de vue dans la suite, où nous donnons quelques remarques propres à chaque
– sous Linux : Kile, Texmaker, TEXstudio, TEXworks ;
– sous Mac OS X : TeXShop, Texmaker, TEXstudio, TEXworks ;
– sous Windows : TEXnicCenter, Texmaker, TEXstudio, TEXworks, WinEdt 46 .
Ces éditeurs de texte (ou interfaces graphiques) sont l’endroit où l’on tape son fichier
source. Ils sont à distinguer de « ce qui fait fonctionner LATEX » à proprement parler, c’està-dire de ce qui fait fonctionner la compilation (étape 2) : on parle alors de distributions
LATEX. Ces dernières ne sont pas non plus les mêmes selon les systèmes d’exploitation.
Citons sous Linux et Mac OS X : TEX Live ; sous Windows : MiKTEX ou TEX Live.
Après la compilation, LATEX a produit le fichier TP_init.pdf ; il en a aussi créé
l’on demande de visualiser (étape 3). Une fois obtenu ce pdf, il n’y a plus qu’à l’imprimer
ou le diffuser (étape 4).
Les éditeurs de texte cités ci-dessus permettent de faire ces étapes 2 et 3 en quelques
clics : on obtient alors un fichier lisible et imprimable par tous !
Nous avons vu à la section 3.1 page 5 comment produire un pdf. En fait, il existe
(au-moins) deux choix distincts pour y parvenir, et ce choix est parfois capital. Le mode
de compilation que nous avons utilisé, dit « pdf direct » (ou PDFLATEX) compile, comme
son nom l’indique, directement TP_init.tex en TP_init.pdf :
L’autre mode de compilation, dit « par PostScript » (ou LATEX), consiste à prendre un
chemin différent ; le schéma suivant résume ses étapes de réalisation 47 :
Attention : le premier mode de compilation n’est pas un simple raccourci du second.
Certains fichiers sources ne se compileront pas correctement avec PDFLATEX (notamment
si l’on utilise PSTricks 48 , qui a besoin — en général — d’un passage par le format ps) 49 ,
alors que pour d’autres ce sera l’inverse.
46. Ce dernier est payant.
47. Voir section B.1.1 page précédente pour paramétrer ce mode de compilation sur TEXstudio.
48. Voir section 4.4 page 26.
49. Signalons que des packages existent pour contourner certains de ces obstacles : voir hyperref,
section 4.5 pour slides et beamer) :
– report utilisé pour un document de taille moyenne, tel qu’un rapport de stage, etc. ;
l’ajout du titre par \maketitle 50 ;
est paire ou impaire (pour permettre une reliure centrale après impression) 51 ; cette
50. Voir section 4.1 page 21.
51. Ce n’est pas la seule différence.
book admettent le sectionnement \chapter, contrairement à article 52 . Ensuite, LATEX
– fontenc, avec l’option T1, permet une bonne césure 53 des mots de langues latines
l’option 54 actuellement à utiliser pour un document en français (cf. § A.1). On
document (essayer [a4paper, body={16cm,24cm}]).
– amsmath et amssymb apportent des fonctionnalités supplémentaires en mode mathématique. Remarquer la syntaxe (nous aurions pu aussi les charger au moyen
d’une rédaction sous article ce besoin s’en fait sentir, c’est qu’il faut changer de classe.
le fichier source 55 .
Cette section est l’occasion de parler brièvement d’encodage. C’est une notion technique, déjà abordée en note no 2 (page 4) et en section B.3.1 (avec inputenc) ; on a besoin
de s’en soucier dans deux cas au moins :
À l’heure actuelle (décembre 2012) le choix de l’encodage UTF-8 est à privilégier dès
que possible 56 , même si dans de (très) rares occasions il pose problème ; en effet, ses
– Pourquoi choisir l’UTF-8 ? C’est un encodage commun aux trois plateformes habituelles (Linux, Mac OS X, Windows) et universel 57 , qui a vocation à s’imposer.
saisir de caractères accentués dans un code mis en forme par le package listings 61 .
Mac OS X, windows-1252 propre à Windows (mais très proche du latin1).
55. Ce qui ne change rien pour LATEX lors de la compilation, mais facilite la lecture du fichier .tex.
56. Il n’est pas possible de l’utiliser avec les versions ≤ 1 de l’éditeur de texte TEXnicCenter (Windows)
57. Il est commun à tous les systèmes d’exploitation et vise à regrouper l’ensemble des caractères
Table 1 – Correspondance entre le nom de l’encodage dans TEXstudio et le nom de
l’option correspondante pour le package inputenc
1. Savoir sur quel encodage est réglé 58 votre éditeur (en choisissant l’UTF-8 dès que
2. Choisir l’option d’inputenc (cf. table 1) qui coïncide avec ce réglage de l’éditeur.
se révéler utiles. Pour toute information, se reporter à la documentation du package 59 .
epstopdf pour autoriser, lors d’une compilation PDFLATEX avec des images en eps, la
création automatique de version pdf de ces images (afin de compiler sans râler).
58. Dans un menu du genre Options ou Préférences ; pour TEXstudio, cf. § B.1.1 page 35.
59. Trouvable sur Internet en cherchant « CTAN <nom du package> ».
informatiques 60 . Attention, utiliser des caractères propres à l’UTF-8 à l’intérieur
d’un environnement lstlisting peut être source d’incompatibilités 61 .
mathtools pour faire mieux que amsmath (cf. § 3.6.3 page 20).
suivent sont à taper dans le préambule, après le chargement des différents packages).
60. Cela signifie qu’il est capable de reconnaitre les mots-clés, les commentaires, etc. d’un langage et
61. Une solution est de définir des caractères d’échappement (champ escapeinside) afin de pouvoir
~ dS =
Enfin, terminons en donnant un gros exemple regroupant plein de choses (utiles, à
faire ou à éviter). La présentation du code source est obtenue au moyen du package
listings ; regarder le résultat de la compilation (situé page 44) et revenir ensuite consulter
le source ci-dessous pour savoir ce qui s’y cache 62 .
\ D e c l a r e M a t h O p e r a t o r {\ sinc }{ sin_c } % fonction sinus cardinal
Ne pas confondre \ verb_ | _ , \ verb |\ lvert | , \ verb |\ rvert | et \ verb |\ mid |; ni \ verb_
\| _ , \ verb |\ lVert | et \ verb |\ rVert |; ni \ verb |\ backslash | et \ verb |\ setminus |:
62. Pour toute explication, consulter [mpg], [4], [B&C], etc. ou votre moteur de recherche favori.
Soit $f \ colon
\ begin { array }[ t ]{ @ {} ccc }
\ mathbb { R }\ setminus \{0\} & \ l o n g r i g h t a r r o w & \ mathbb { R }\\
x & \ longmapsto & \ frac {\ sin x }{ x }
\ end { array } $ .
On peut prolonger $f$ par continuit \ ’ e en $ \ sinc$ d \ ’ efinie par \[ \ sinc ( x ) =
\ begin { cases }
f ( x ) & \ text { si } x \ in \ left ] -\ infty ,0\ right [\ cup \ left ]0 ,+\ infty \ right [ \\
1 & \ text { sinon }
\ end { cases }.\]
x∈A et adoptez l’utilisation des commandes personnelles !
Soit f : R \ {0}
. On peut prolonger f par continuité en la fonction sinc définie par
sinc (x) =
si x ∈ ]−∞, 0[ ∪ ]0, +∞[
les beamer auxquels est rattaché ce polycopié), [pg] et plus particulièrement les
y a aussi [5] (dont la version pdf est régulièrement actualisée sur Internet).
(dont des annexes sont accessibles librement en ligne).
– Pour les mathématiques, quelques pistes figurent en section 3.6.3.
[1] Mathieu Leroy-Lerêtre. Installation de LATEX, décembre 2012 (pdf sur http:
//perso.math.univ-toulouse.fr/mleroy/enseignement/latex/).
[2] Vincent Beck, Jérome Malick, Gabriel Peyré. Objectif Agrégation, 2e édition.
[3] Herbert Voß. Math mode, décembre 2010 (document Mathmode.pdf sur Internet).
[4] American Mathematical Society. User’s Guide for the amsmath Package, février
[5] Tobias Oetiker (pour la version anglaise), traduit en français. Une courte ( ?)
[6] Scott Pakin. The Comprehensive LATEX Symbol List, novembre 2009 (document
[7] Site web Detexify (http://detexify.kirelabs.org/).
[8] Gérard Tisseau, Jacques Duma. TikZ pour l’impatient, aout 2011 (document pdf
[9] Mc Collilieux. Découverte de Beamer 3, novembre 2007 (document pdf sur http:
[10] La nouvelle orthographe, parlons-en !, septembre 2007 (document pdf sur http:
[11] Jacques André. Petites leçons de typographie, novembre 2008 (document pdf
B – Calculer des grandeurs : La suppression d`une grandeur
Petit livre d`apprentissage de LATEX
ELSOC`s Guide to LaTeX

References: § 2
 § 3
 § 8
 § 3
 § 3
 § 3
 § 7
 § 5
 § 3
 § 3
 § 4
 § 6
 § 4
 § 4
 § 4
 § 1
 § 10
 § 3