Source: http://www.corpusetampois.com/cee-moulindenbas.html
Timestamp: 2019-03-20 01:33:12+00:00

Document:
Corpus Etampois: Le moulin d'En-Bas (compilation, depuis 2011)
Corpus Étampois Le moulin d’En-Bas
La roue factice du moulin d’En-Bas en 2004 (cliché de Bernard Gineste)
On se propose dans cette page de réunir tout ce qu’on aura pu savoir du moulin d’En-Bas, dit aussi Branleux du Bas, ou Chédeville, à savoir tous les renseignements, les documents et les références bibliographiques ou archivistiques qu’on voudra bien nous adresser. On mentionnera le nom de tous les contributeurs qui n’auront pas demandé à rester anonymes.
Les moulins d’En-Haut et d’En-Bas sur le plan du cadastre de 1827 (cliché AD91)
Les moulins d’En-Haut et d’En-Bas sur le plan de 1840 conservé aux Archives municipales d’Étampes
— Les cotes des documents utilisés par les différents auteurs cités comme sources sur certains faits.
— Tout autre renseignement ou document sur le moulin d’En-Bas et notamment sur son histoire récente.
Pont des Deux-Arches et moulin Branleux,
dessin de René Ravault d’après un dessin de Th. Robert
Ce dessin est reproduit par Maxime Legrand et René Ravault dans la deuxième édition de leur Étampes pittoresque de 1902, p. 57; il est donné comme reproduisant un dessin de Th. Robert appartenant à la collection de M. Corsin.
Abeille d'Etampes du 10 mars 1894
Signatures des meuniers Edmond Bouché et Paul Bouvard en 1899 (beau-père et gendre)
Part bénéficiaire de la société Le Tenax, vers 1921
Les deux moulins Branleux en 1959 (cliché aérien Lapie)
Le moulin d’En-Bas en 1959
Le moulin d’En-Bas en 1984 (pour un plus grand format, cliquez ici)
La roue du moulin d’En-Bas en 1984
Le moulin d’En-Bas en 2003 (cliché de Frédéric Gatineau)
La roue factice du moulin d’En-Bas en 2004 (clichés de Bernard Gineste)
Le lavoir du moulin d’En-Bas en 2004
Le moulin d’En-Bas en 2004
Le moulin d’En-Bas côté cour en 2010
Le moulin d’En-Bas
Remarques: 1) Certaines données (surtout généalogiques) devront peut-être transférées ultérieurement dans la notice d’autres moulin, quand on aura établi la série des meuniers de chacun de ces moulins pour l’instant difficiles dans certains cas à distinguer dans les sources. — 2) On s’est attaché dans le cas de ce moulin à retranscrire l’intégralité du dossier conservé aux Archives municipales, pour donner une idée de ce qu’on y peut trouver pour les autres moulins (Bernard Gineste).
Le roi Louis VI le Gros donne aux chanoines de saint-Victor un moulin non identifié à Étampes, qui doit être l’un des deux moulins Branleux, soit celui d’En-Haut, ou d’En-Bas.
Fleureau 118 alléguant la charte de fondation du chapitre Saint-Victor de Paris éditée par Dubeuil dans ses Antiquités de Paris, p. 404; cf Billot 32; FG-ELP 113. Texte latin: unum ex molendinis regiis, quæ sunt apud veteres Stampas, “un des moulins royaux qui sont aux Vieilles Étampes.” De toute façon, la donation de ce moulin non identifié a été remplacée par celle de la rente.
Cette donation est remplacée par une rente assise sur les deux moulins, qui appartiennent donc dès lors à nouveau tous deux à Louis VII le Jeune. “C’est le Roy Loüis VII. qui donna aux Chanoines Reguliers de saint Augustin de l’Abbaye de saint Victor de Paris, par titre de l’an 1147. les trente muids de bled, mesure d’Estampes qu’ils reçoivent tous les ans du domaine, pour faire cesser les plaintes que ces Chanoines luy faisoient souvent, que le moulin, que le Roy son Pere leur avoit donné à Estampes en fondant leur Abbaye, comme il est dit dans la Charte de cette fondation de l’an 1113. que le Lecteur curieux pourra voir dans le livre des Antiquités de Paris, par du Breuil , ne leur rendoit pas tant de bled qu’ils devoient en retirer. Et afin qu’ils pussent étre plus facilement paiez de ces trente muids de bled, Sa Majesté leur accorda qu’ils missent un Garde dans les deux moulins qui luy appartenoient, assis, l’un au dessus, & l’autre au dessous du Pont de Louëtte, proche la porte de saint Jean, qui commençast dés le jour de saint Remy à reserver pour eux la moulte de ces moulins, jusques à ce qu’ils eussent receu leurs trente muids de bled.”
Fleureau 108-109 (avec le texte latin); Marquis 108; FG-ELP 23; SV&SH 65. On leur donne à un moment de l’année “les clés de chacun de ces deux moulins” (utriusque molendini), ce qui signifie, bien que personne ne paraisse l’avoir remarqué jusqu’à présent, qu’il n’y a pas à cette date d’autres moulins royaux dans la paroisse de saint-Martin. Cela implique donc que le moulin de Chauffour à cette date ou bien n’existait pas encore, ou bien qu’il n’appartenait pas encore au au domaine.
“Saint Loüis arriere fils de Loüis VII. ajoûta par titre donné à Estampes l’an 1256. Le Samedy aprés la feste de saint Nicolas en Decembre, que si la quantité de bled qu’on retireroit chaque année de ces deux moulins, ne montoit pas à ces trente muids, ce qui y manqueroit seroit suppléé de son bled provenant d’ailleurs.”
Fleureau 118-120 (avec le texte latin: ad molendinos nostros Stampenses, “à nos moulins d’Étampes”). Les textes ne précisent pas qu’il s’agit des deux moulins Branleux, mais l’usage qui s’est continué jusqu’à l’époque de Fleureau, vers 1668, suffit à l’établir.
“C’est en vertu de ces titres que les Comtes, & les Ducs d’Estampes ont été dans la suite des temps condamnez à continuer sur leur domaine à cette Abbaye cette rente de 30. muids de bled;...”
Fleureau 108.
“... donc pour faciliter le payement le Bailly d’Estampes ordonna l’an 1580. qu’elle seroit dorenavant payée par égale portion, aux termes du Roy, qui sont Nôtre Dame de la Chandeleur, l’Ascension & la Tous-saints.”
Fleureau 108. Le bailli d’Étampes en 1580 était Nicolas Peteau (Dupieux, Institutions royales au pays d’Étampes, 1931, p. 236).
Des traces écrites sur les moulins Branleux.
SV&SH 65, sans plus de précisions ni références.
A l’époque où Fleureau écrit, les chanoines de Saint-Victor de Paris reçoivent toujours chaque année la rente qui leur a été allouée en 1147 par Louis VII, assise sur les deux moulins Branleux.
Jean Conty marchand meunier aux moulins du roi, époux de Marie Petit (Il tenait en 1650 et 1655 le moulin de l’Hospice, tenu avant lui, en 1637, par Cancien Conty, et après lui, à partir du 13 novembre 1659 par Philibert Cholet, puis à partir du 23 avril 1661 par Cancien Yau)
Forteau 20-21, sur la base apparemment des registres paroissiaux de Saint-Martin. Jean Conty tient-il les deux moulins?
? 1678
Jean Conty épouse la fille d’un laboureur qui lui apporte une dot de 1200 livres, capital important pour l’époque.
Martin 17, alléguant AD91 2E 66/107 [et apparemment 66/87] (où le patronyme a été lu vraisemblablement par erreur Jean Coutis, le N et le U s’écrivant pratiquement de la même manière dans les actes du temps).
Germain Riou cité comme meunier du Domaine ce que Forteau entend de l’un des moulins Branleux.
Forteau 21, sur la base apparemment des registres paroissiaux de Saint-Martin.
? 1710
Le moulin Branleux (lequel?) est prisé 990 livres.
Martin 17, alléguant AD91 B 1655.
François Tournemire époux de Michelle Conti, meunier du moulin des Ponts, paroisse Saint-Martin
Forteau 21, sur la base d’un acte des registres paroissiaux de Notre-Dame (sans plus de précision).
Lors du terrible hiver de 1739-1740, le registre paroissial de Saint-Martin signale le mercredi 23 décembre 1739 la mort de trois enfants “François Tournemire meusnier à St Martin”.
Le registre mis en ligne par mes AD91 est ici presque illisble, il faut consulter celui des archives municipales.
Le moulin d’En-Bas est exploité par la veuve de Pierre Conti.
Marquis 108, alléguant le “Manuscrit des Moulins” aux Archives départementales (alors de Seine-et-Oise); FG-ELP 23.
Mention d’un Étienne Conty meunier d’on ne sait quel moulin de la paroisse Saint-Martin: “Ce jourd’huy a esté baptisé par moy pretre vicaire soussigné Marie née d’hier du legitime mariage[(ajouté par un appel de croix:) Catherine, approuvé le renvoi (paraphe de Boullemier)] Rousseau — [signé:] Marie Rousseau — Jacques Conty — Boullemier. prestre.” Registre paroissial de Saint-Martin d’Étampes (saisie B. G. 2011).
Le 19 juillet, mariage à Saint-Martin, avec le fils d’un marchand bonnetier de Saint-Gilles, de Geneviève Conty fille de feu Pierre Conty, en présence de ses frères Barthélémy, Étienne et Jacques Conty.
Registre paroissial de Saint-Martin d’Étampes (B.G.).
Les fermiers généraux du duc d’Orléans, propriétaire du moulin en temps que duc d’Étampes, le louent à Nicolas Bonté.
FG-ELP 23, sans référence.
Barthélémy Conti meunier au moulin Branleux d’En-Haut.
Jeudi 13 janvier, délibération qui ordonne le rétablissement du pont des moulins Branleux d’En-Haut et d’En-Bas, près de l’Ecce homo, “entièrement endommagés et écroulés par la quantité de voitures qui traversent le pont”.
Sinadot, paveur, fait poser cinq bornes sur les ponts des moulins Branleux, les anciennes ayant été brisées et renversées par les voitures.
Le moulin Branleux d’En-Haut, comme celui d’En-Bas appartient aux princes de la famille d’Orléans comme ducs d’Étampes.
Marquis 108.
Le 15 septembre 1795 (29 fructidor an III), mariage à Morigny d’une fille de Jacques Huet, marie Catherine, avec Baron, futur meunier du moulin d’En-Bas: “Aujourd’hui vingt neuf fructidor l’an trois de la republique française une et indivisible (15 septembre 1795) par devant moi Claude Antoine Deliancourt officier municipal faisant les fonctions pour et à l’absence de l’officier public de cette commune de Morigny, departement de Seine et Oise pour rediger les actes destinés à constater la les mariage [sic] et le décès des citoyens, sont comparus dans la maison commune pour y contracter mariage d’une part Philippe Louis Narcisse Baron, âgé de vingt-un ans et six mois, domicilié en la commune de Paris, section du Panthéon français, douzieme arrondissement de Paris, fils majeur de Jean Cantien Baron, marchand épicier mercier et de Marie Françoise Happey ses pere et mere, domiciliés en la commune d’Etampes ruë et faubourg Saint Martin, section du midy d’autre part, et Marie Catherine Huet agée de vingt ans et six mois, domiciliée en cette commune de Morigny, fille mineure de Jacques Huet meunier et de Marie Rousseau ses pere et mere domiciliés au susdit Morigny, canton d’Etampes extra muros, lesquels futurs conjoints étaient accompagnés de Pierre Théodore Rousseau meunier, âgé de quarante ans, d’Etienne Gerosme meunier âgé de trente sept ans, de Nicolas Gerosme bourgeois et de Pierre Innocent Gerosme meunier âgé de trente huit ans, tous quatre témoins oncles de la future, et domiciliés en la commune d’Etampes. Moi Claude Antoine Deliancourt, faisant les fonctions d’officier public de cette commune, après avoir fait lecture en présence des parties et des dits témoins de l’acte de naissance de Philippe Louis Narcisse Baron, en date du seize mars mil sept cent soixante quatorze, qui constate qu’il est né du treize du même mois, du mariage legitime entre Jean Cantien Baron et marie Françoise Happey ci dessus dénommés, de l’acte de naissance de Marie Catherine Huet en date du onze novembre mil sept cent cent [sic] soixante quatorze, qui constate qu’elle est née le onze novembre du mariage legitime entre Jacques Huet et de Marie Rousseau ci dessus dénommés, du consentement écrit du dit Jacques Huet, de l’acte de publication de promesse de mariage entre les futurs conjoints, dressé par moi Claude Antoine Deliancourt en date du dix sept fructidor l’an trois de la republique pour l’épouse, et pour l’époux en la commune de Paris, section du Panthéon français, en date du vingt-quatre fructidor, comme il appert du certificat qui nous a été présenté, signé Br[illisible], secrétaire greffier du douzième arrondissement de Paris et de Binet commissaire civil de la section du Panthéon français [(ajout par appel de croix:) le tout sans opposition quelconque, pour l’époux et l’épouse], après aussi que Philippe Louis Narcisse Baron [raturé: ont eü declaré ] et Marie Catherine Huet ont eü declaré à haute voix se prendre mutuellement pour époux, j’ai prononcé au nom de la loi que Philippe Louis Narcisse Baron et Marie Catherine Huet sont unis en mariage, et rédigé le présent acte que les parties et les témoins ont signé avec moi les deux doubles et autres parents et amis. Fait en la maison commune de Morigny, les jour, mois et an ci dessus. Approuvés le renvoy et les trois mots rayés. — [Signé:] Marie Catherine Huet — Narcisse Baron — Baron Happey — Devaux Happey [paraphe] — Gerosme — Theodore Rousseau — J. J. S. Huet — ? Huet — ? Gerosme — Gerosme — ??? — ?? Rousseau — Deliancourt municip.”
Registre d’État civil de Morigny (saisie B. G. 2011).
Sur les antécédents de Jacques Huet, nouveau propriétaire du moulin, voir notre page sur le moulin d’En-Haut.
Jacques Huet achète les deux moulins Branleux, d’En-Haut et d’En-Bas, le 16 prairial an IV (4 juin 1796) moyennant 164.658 francs.
Marquis 108 alléguant sans plus de précision les Archives départementales (alors de Seine-et-Oise, le document en question pouvant être donc aujourd’hui soit aux AD78, ou aux AD91).
Le 29 juillet (10 thermidor an VIII), mariage de la fille de Jacques Huet, Anne Marie Théodore, avec François Joseph Mainfroy futur propriétaire (ou simple meunier?) du moulin d’En-Bas: “Dix thermidor [Cette date d’abord oubliée a été ajoutée ensuite], l’an huit de la republique française une et indivisible, [la date du 10 thermidor a été oubliée (B.G.)] onze heures du matin, par devant moi Valentin Metivet maire de la commune de Morigny, departement de Seine et Oise, cinquieme arrondissement, nommé à l’effet de rediger les actes de naissance, mariage et décès des citoyens, sont comparus dans le temple décadaire de cette commune pour contracter mariage, d’une part le citoyen François Joseph Mainfroy, marchand, né en legitime mariage le trente janvier mil sept cens soixante dix neuf dans la commune d’Etampes, domicilié en la dire commune, section du midi, fils majeur de Pierre Joseph Mainfroy, marchand, et d’Angelique Carré ses pere et mere domiciliés au dit Etampes, même section; et la citoyenne Anne Marie Theodore Huet, née en legitime mariage à Morigny le vingt et un fevrier mil sept cens soixante dix huit, fille majeure de Jacques Huet, marchand meunier, et de Marie Rousseau ses pere et mere domiciliés en cette commmune de Morigny; lesquels futurs conjoints étaient accompagnés de Jacques Huet susdit pere de la future épouse, âgé de soixante dix ans, de Pierre Joseph Mainfroy susdit pere du futur époux, âgé de soixante trois ans, de Jean Jacques Sébastien Huet frere de l’épouse, marchand meunier âge de vingt cinq ans domicilié à Étampes section du midi, de Claude François Carré, marchand, oncle du futur époux âgé de cinquante ans domicilié à Etampes, même section. Moi Valentin Metivet, après avoir fait lecture en presence des parties et des dits témoins des actes de naissance des futurs conjoints, des actes de publication faits tant en cette commune dressé par moi Valentin Metivet le cinq thermidor present mois et affiché l’espace de tems requis par la loi sans opposition quelconque pour la future, qu’en celle d’Etampes dressé par le citoyen Petit maire provisoir du dit Etampes le six du present mois, comme il appert par l’extrait et le certificat en bonne forme qui nous ont été délivrés en datte du neuf du courant et affiché pendant le tems prescrit par la loi, le tout sans empechement ni opposition au present mariage pour l’époux, signé Petit secretaire, après aussi que François Joseph Mainfroid et Anne Marie Theodore Huet ont eu declaré à haute voix se prendre mutuellement pour époux, j’ai prononcé au nom de la loi que François Joseph Mainfroid et Anne Marie Theodore Huet sont unis en mariage, et j’ai rédigé le present acte, que Jacques Huet, Pierre Joseph Mainfroi, Jean Jacques Sebastien Huet, Claude François Carré, François Joseph Mainfroi, le futur, et Anne Marie Théodore Huet, la future, susnommés, ont signé avec nous les deux doubles. Fait à Morigny le même jour et an que dessus. — [Signé:] Anne Marie Theodore Huet — Mainfroy fils — Huet Mainfroy [paraphe] — Huet fils — Carré le je(une) — Carré perre [sic] — Metivet.”
Le moulin a pour propriétaire et/ou meunier Baron Huet (c’est-à-dire Philippe Louis Narcisse Baron gendre de Jacques Huet). Le moulin n’a qu’une roue. Il peut moudre par jour, pour les marchands et les négociants, 32,50 quintaux de farine par jour (contre 39 pour le moulin d’En-Haut).
État des moulins de 1801, édition Gineste (ici); cf acte de mariage de 1795 ci-dessus.
Le 20 septembre (3e jour complémentaire an 11), décès de Jacques Huet: “Du mardi troisième jour complémentaire l’an onzieme de la republique française, acte de décès de Jacques Huet marchand meunier demeurant à Morigny, décédé de ce jour à neuf heures du matin, âgé de soixante douze ans ou environ, époux de Marie Rousseau. — Sur la requisition à nous faite par le citoyen Philippe Louis Narcisse Baron marchand meunier demeurant à Etampes âgé de vingt neuf ans, gendre de Jacques Huet décédé, de François Joseph Mainfroy marchand meunier demeurant à Morigny, âgé de vingt neuf ans, gendre du susdit Jacques Huet; et de Jean Jacques Sébastien Huet, marchand meunier demeurant à Etampes, âgé de vingt huit ans, fils du dit Jacques Huet, lesquels témoins ont signé avec nous le present acte. — Constaté suivant la loi par moi soussigné adjoint du maire de Morigny, faisant les fonctions d’officier public de l’état civil, duquel acte il a été donné lecture aux parties. [Signé:] Huet fils — Mainfroy-Huet Fs — Baron-Huet — Deliancourt adjoint.”
D’après l’enquête menée par le maire d’Étampes en vue de la constitution du tribunal de commerce de Dourdan, Baron-Huet emploie deux ouvriers. La valeur de sa production annuelle s’élève à 15.000 francs, son capital à 20.000 francs, son revenu annuel à 3.000 francs. L’origine de sa fortune est ancienne. Il a trente-quatre ans et quatre enfants. Il est bien “actif et laborieux”. Il peut faciement se déplacer à Dourdan. A la question: “Ses lumières s’étendent-elles au delà de sa profession? A-t-il reçu une éducation qui lui permette de bien énoncer et de bien rédiger ses idées?” le maire répond: “Oui” (comme pour 8 meuniers sur 22). État des moulins de 1810, édition Gineste (ici).
Le moulin a pour propriétaire la veuve Huet de Morigny (c’est-à-dire Marie Rousseau) et pour locataire Baron-Huet (c’est-à-dire son gendre). Il casse 550 sacs de grains par mois (contre 600 pour le moulin d’En-Haut). État des moulins de 1816, édition Gineste (ici); cf acte de mariage de 1800 ci-dessus.
Le recensement de 1817 trouve au n°2 de la rue de Saclas on trouve: “Louis Jacques Boivin, meunier, 37 ans — Marie Cécile Bonté, son épouse, 38 ans — Victor Clément Boivin, leur fils, 8 ans — Désiré Boivin, leur fils, 10 ans — Margueritte Tousseunne, domestique, 22 ans”.
Le 9 août, décès de la veuve Huet, propriétaire: “Du lundi neuf août mil huit cent dix neuf sept heures du soir. Acte de Décès de madame Marie Rousseau agée de ??? neuf ans, née à Etampes, décédée d’hier à sept heures du soir en sa demeure à Morigny, épouse en son vivant de monsieur Jacques Huet décédé à Morigny le troisieme jour complementaire an onze, sur la déclaration à nous faite par monsieur Theodore Huet fils fils de la décédée qui a signé. — Le premier témoins a été monsieur Theodore Huet [(renvoi en marge:) âgé de ?? ans], propriétaire à Morigny, fils de la décédée qui a signé et monsieur Joseph Mainfroy son gendre propriétaire à Etampes agé de quarante deux ans, lesquels ont signé avec nous maire après lecture faite et le décès constaté. Approuvé les renvois et les deux mots rayés nuls. — [Signé:] Mainfroy — Th. Huet — Baron-Huet — Reboursin — ?? Aubin — ?? Aubin — ??? — C(har)les de Viart maire.”
Registre d’État civil de Morigny (saisie B. G. 2011; certains passages sont illisibles sur le site des AD91).
A la mort de la veuve Huet la propriété du moulin passe semble-t-il à son gendre François-Joseph Mainfroy
Procès verbal de Mr Bellanger qui règle la hauteur des déversoirs et des vannes des moulin d’En-Haut et d’En-Bas.
État des moulins de 1838, édition Gineste (ici).
Le moulin est tenu par François-Joseph Mainfroy
État des moulins de 1822, édition Gineste (ici).
Le moulin, tenu par (?) Théodore Mainfroy, est l’un des deux premiers d’Étampes à être équipé à l’anglaise (en même temps que celui de l’Hospice, tenu par M. Thirouin), technique qui correspond “à une mécanisation du déplacement des produits par une chaîne à godets et vis d’Archimède” impliquant “une différenciation des opérations de mouture par niveau et donc une augmentation du nombre des planchers”, c’est-à-dire un moulin de quatre à cinq étages.
Marquis 95 (il doit y avoir une erreur sur le prénom); FG-ELP 23; cf. Hervier 225 (nos extraits).
Le déversoir et les vannes sont réglés par arrêté prefectoral du 29 novembre 1827.
Le moulin produit 250 sacs de farine par mois pour Paris (même quantité que celui du Haut).
État des moulins de 1830, édition Gineste (ici).
Le moulin, qui occupe deux ouvriers, a toujours pour propriétaire Mainfroy-Huet.
État des moulins de 1831, édition Gineste (ici).
Le recensement de 1836 trouve au n°7 de la rue Saint-Martin: “Etienne Alexandre Dargent, menunier, 32 ans — Adélaïde Doublet, sa femme, 23 ans — Héloïse Dargent, leur fille, 3 ans — Cécile Dargent, leur fille, 2 ans — Julie Bigot, domestique, 28 ans — Célestine Pelletier, domestique, 17 ans”.
Le moulin dont le propriétaire est toujours François-Joseph Mainfroy, mu par une seule roue, fait de blé farine et occupe deux hommes. Le réglement des eaux de 1827 est toujours en vigueur.
Le 28 novembre, décès de Mainfroy: “Du lundi vingt neuf septembre mil huit cent cinquante un, heure de midi. — Acte de décès de monsieur François Joseph Mainfroy, propriétaire agé de soixante douze ans natif d’Étampes, décédé d’hier à cinq heures de relevée en son domicile en cette ville rue Saint Jacques numéro trois, époux de dame Anne Marie Théodore Huet, fils en légitime mariage de feu Pierre Joseph Mainfroy en son vivant propriétaire et de feu Angélique Carré son épouse, tous deux décédés à Etampes. — Les témoins ont été messieurs Charles Huet, propriétaire âge de quarante trois ans neveu du décédé et Xavier Alexandre René Gibaudan employé de cette ville qui ont signé avec nous Auguste Edouard Gresland premier adjoint spécialement délégué par le maire d’Etampes après lecture faire du present et le décès constaté par nous soussigné. — [Signé:] C. Huet [paraphe] — Gibaudan — Gresland.”
Le moulin a pour propriétaire et/ou pour meunier la veuve Mainfroy (c’est-à-dire Anne Marie Théodore Huet) qui habite rue Saint-Jacques.
État des moulins de 1852, édition Gineste (ici).
Le moulin a pour propriétaire et/ou pour meunier Mainfroy fils.
Addition au crayon, non datée, à l’État des moulins de 1852, édition Gineste (ici).
Le 14 février, décès de Théodore Huet père: “Du lundi quatorze fevrier mil huit cent cinquante trois, quatre heures de relevée. — Acte de décès de Théodore Huet, propriétaire âgé de soixante huit ans natif de Morigny décédé ce jour à neuf heures du matin en son domicile en cette ville rue Saint Jacques numero vingt un, époux de Louis Justine Rousseau âgée de soixante neuf ans, fils en legitime mariage de feu Jacques Huet en son vivant meunier et de feu Marie Rousseau son épouse tous deux décédés en la dite commune de Morigny. — Les temoins ont été les sieurs Henry Duverger propriétaire agé de cinquante six ans, neveu du décédé à cause de Julie Hautefeuille son épouse, et Charles Huet propriétaire agé de quarante quatre ans aussi neveu du décédé, domiciliés en cette ville, qui ont signé avec Charles Ambroise Buchère second adjoint spécialement délégué par le maire d’Etampes, après lecture faite du present et le décès constaté par nous soussigné. — [Signé:] Duverger — C. Huet — Amb. Buchere adj.”
Le 15 septembre: “Préfecture de Seine-et-Oise / 1er bureau. Travaux publics / Rivière de Louette / Commune d’Étampes / Règlement du moulin d’en bas appartenant au sieur Mainfroy — Règlement d’Eau. — Enquête N°1 — Nous, Préfet du département de Seine-et-Oise, commandeur de la légion d’honneur, — Sur la pétition présentée le 17 août dernier par le fondé de pouvoir du sieur Mainfroy, à l’effet d’obtenir l’autorisation de réparer le déversoir du moulin dit d’en bas que ce propriétaire possède sur la rivière de Louette, dans la commune d’Étampes, — Vu les lois des 20 août 1790 et 6 octobre 1791, et l’arrêté du gouvernement du 19 ventôse an VI; — Vu l’instruction ministérielle du 19 thermidor an VI et les circulaires des 16 novembre 1834 et 23 octobre 1851, — Arrêtons ce qui suit: Article 1er. Pendant vingt jours, du [espace blanc] les pièces ci-dessus visées resteront déposées au secrétariat de la mairie de la commune d’Étampes ainsi qu’un registre destiné à recevoir les observations des parties intéressées. — Article 2. Pendant la même durée, le présent arrêté restera affiché dans la commune d’Étampes tant à la principale porte de l’église qu’à celle de la mairie. — Il en sera en outre publié à son de caisse ou de trompe. — Article 3. A l’expiration du délai ci-dessus fixé, le maire nous renverra le présent arrêté, après avoir rempli le certificat d’autre part. — Le maire d’Étampes y joindra toutes les pièces de l’enquête. — Fait en l’hôtel de la préfecture, à Versailles, le 15 septembre 1853. — Le Préfet. Signé: de Saint Marsault. Pour expédition conforme: Le secrétaire général [Signé: A. de (illisible)]. Certificat. — [Tampon figurant une couronne de laurier avec la légende:] Dep. de Seine et Oise. Versailles.”
[Au verso, modèle manuscrit de certificat:] Certificat du maire — Le maire soussigné certifie que l’arrêté d’autre part a été publié et affiché dans les formes prescrites, du [blanc] au [blanc] — Étampes, le [blanc] — Le maire, [blanc].
Archives municipales 3O D18 (saisie Bernard Gineste 2011).
“Monsieur le Maire d’Étammpes — 13639. / N°132 — Sous-Préfecture d’Étampes / Bureau [blanc] / N° [blanc] / Objet . Rivière de Louette / Commune d’Étampes / Règlement du moulin d’En bas, appartenant au sieur Mainfroy / Enquête N°1er. — Étampes, le 3 octobre 1853. — Monsieur le maire, — J’ai l’honneur de vous renvoyer, pour être soumise à l’enquête, la pétition ci-jointe présentée au nom du sieur Mainfroy, à l’effet d’obtenir l’autorisation d’exécuter des travaux au déversoir du moulin d’en bas, sur la rivière de Louette, dans la commune d’’Etampes. J’y joins trois exemplaires de l’arrêté préfectoral du 15 septembre, prescrivant la dite enquête, avec une formule de procès-verbal. — Je vous prie de prendre les dispositions nécessaires pour assurer l’exécution de cet arrêté. — A l’expiration du délai de vingt jours, je vous serais obligé de me renvoyer la demande dont il s’agit, avec le registre d’enquête et le certificat de publication, dûment régularisés. — Agréez, monsieur le Maire, l’assurance de ma considération très-distinguée. — Le sous-préfet — [Signé:] Ch de la ????.”
[Annotation:] “Adressé les pièces à Mr le sous-préfet le 28 janvier 1854.”
Le 9 janvier: “1212 et 1367. Sous-préfecture d’Étampes / Bureau [blanc] / N° [blanc] / Objet. Règlement du moulin d’en bas appartenant au sieur Mainfroy / Rappel. — Étampes, le 9 janvier 1854. — Très-urgent. — Monsieur le maire, — Le 3 octobre dernier j’ai eu l’honneur de vous renvoyer pour être soumise à l’enquête, une demande du sieur Mainfroy à l’effet d’obtenir l’autorisation de changer le déversoir du moulin d’en bas, qu’il possède sur la rivière de Louette, à Étampes. — Cette enquête, devant être, depuis longtemps terminée, je vous serai obligé de m’en adresser les pièces sans retard. — Agréez, monsieur le maire, l’assurance de ma considération très distinguée. — le sous-préfet. — [Signé:] Ch de la ??? ”.
Le 20 janvier: “M. le maire d’Étampes. — Sous-préfecture d’Étampes / N° 1367 / 2e rappel — Étampes, le 20 janvier 1854. — Monsieur le maire, — J’ai l’honneur de vous rappeler que vous n’avez pas encore satisfait à ma demande du 3 octobre 1853 concernant la demande du sieur Mainfroy tendant à obtenir l’autorisation de changer le déversoir de son moulin d’en bas. — Son objet est devenu très urgent, je vous prie de vouloir bien ne pas différer davantage à y répondre. — Agréez, monsieur le maire, l’assurance de ma considération distinguée. — Le sous-préfet — [Signé:] Ch. de la ???.”
Le 27 janvier: “M. le maire d’Étampes. — Sous-préfecture d’Étampes / N° 1,367 / 3e rappel — Étampes, le 27 janvier 1854. — Monsieur le maire, — J’ai l’honneur de vous rappeler que vous n’avez pas encore satisfait à ma demande du 3 octobre 1853 concernant le moulin dit d’en bas à M. Mainfroy. — Son objet est devenu très urgent, je vous prie de vouloir bien ne pas différer davantage à y répondre. — Agréez, monsieur le maire, l’assurance de ma considération distinguée. — Le sous-préfet — [Signé:] Ch. de la ???.”
Le 8 février: “Ministère des Travaux publics/ Département de Seine-et-Oise / Commune d’Étampes / Rivière de Louette / Moulin Branleux d’en bas. Règlement d’eau. — Etampes, le 8 février 1854. — Monsieur le Maire, — Chargé de procéder à l’instruction du règlement du moulin Branleux d’en bas, situé sur le rivière de Louette, dans la commune d’Étampes, et appartenant au sieur Mainfroy, — J’ai l’honneur de vous informer que je me rendrai au dit moulin le 14 février 1854 à midi, pour procéder à la visite des lieux. — Je vous prie de donner immédiatement à cet avis toute publicité, de faire connaître directement le jour, l’heure et l’objet de cette visite à toutes les personnes que cette affaire peut intéresser, soit comme riverains, soit comme arrosants, soit comme propriétaires d’usines. — Je vous prie également de vouloir bien vous trouver ou vous faire représenter sur les lieux au jour et à l’heure dite, pour m’assister dans cette opération. — Recevez, monsieur le maire, l’assurance de ma considération distinguée. — L’ingénieur des ponts et chaussées, [Signé:] E. ?Routas?”
[Annotation:] “Le 11 février 1854, publié un avis pour annoncer l’opération.”
Le 1er mai: “Préfecture de Seine-et-Oise / 1er bureau. Travaux publics / Rivière de Louette / Commune d’Étampes / Règlement du moulin Branleux d’en bas appartenant au sieur Mainfroy — Règlement d’Eau. — Enquête N°2 — Nous, Préfet du département de Seine-et-Oise, commandeur de la légion d’honneur, — Sur les propositions des ingénieurs, des 28 février et 27 avril 1854, pour le réglement de l’usine dite moulin Branleux d’en bas, que le sieur Mainfroy possède sur la rivière de Louette, dans la commune d’Étampes; ensemble les pièces à l’appui, — Vu les lois des 20 août 1790 et 6 octobre 1791, et l’arrêté du gouvernement du 19 ventôse an VI; — Vu l’instruction ministérielle du 19 thermidor an VI et les circulaires des 16 novembre 1834 et 23 octobre 1851, — Arrêtons ce qui suit: Article 1er. Pendant quinze jours, du 22 juin 1854, les pièces ci-dessus visées resteront déposées au secrétariat de la mairie de la commune d’Étampes ainsi qu’un registre destiné à recevoir les observations des parties intéressées. — Article 2. Pendant la même durée, le présent arrêté restera affiché dans la commune d’Étampes tant à la principale porte de chacune des églises qu’à celle de la mairie. — Il en sera en outre publié à son de caisse ou de trompe. — Article 3. A l’expiration du délai ci-dessus fixé, le maire nous renverra le présent arrêté, après avoir rempli le certificat d’autre part. — Le maire d’Étampes y joindra toutes les pièces de l’enquête. — Versailles, le 1er mai 1854. — Le Préfet en tournée de révision: Le conseiller de Préféecture délégué, signé: Besnard. P(our) le secrétaire général, le conseiller de préfecture délégué [Signé:] [Illisible] [Tampon figurant une couronne de laurier avec la légende:] Dep. de Seine et Oise. Versailles.”
Le 10 mai: “Sous-préfecture d’Étampes / N°1367 (Rappeler en marge de la réponse le n° ci-dessus.) / Objet. Rivière de Louette / Commune d’Étampes / Règlement du moulin Branleux d’En bas appartenant au sieur Mainfroy / Enquête N°2 — Étampes, le 10 mai 1854. — Monsieur le maire, — J’ai l’honneur de vous communiquer, avec pièce à l’appui, pour être soumise à l’enquête N°2, les propositions de MM. les ingénieurs pour le règlement du moulin Branleux d’en-bas”, que le sieur Mainfroy possède sur la rivière de Louette, dans la commune d’Étampes, — J’y joins 6 exemplaires de l’arrêté préfectoral du 1er mai prescrivant la dite enquête avec une formule de registre. — Je vous prie de faire les dispositions nécessaires pour assurer l’exécution de cet arrêté, et de me renvoyer le dossier de l’affaire à l’expiration du délai de quinzaine, en y joignant le registre d’enquête et le certificat de publication dûment régularisé. — Agréez, monsieur le maire, l’assurance de ma considération très distinguée. — Le sous-préfet — [Signé:] Ch. de la ????.”
[Annotation:] “Adressé les pièces à la sous-préfecture le 8 juillet 1854.”
Le 7 juillet: “Certificat du maire. — Le maire de la commune d’Étampes certifie que l’arrêté d’autre part a été publié et affiché dans les formes prescrites du 22 juin au 6 juillet 1854. — Étampes le 7 juillet 1854. — [Signé:] Collin. — [Tampon figurant une couronne de lauriers avec la légende:] Seine-et-Oise –Mairie – Etampes.”
Le 21 juillet: “A M. le maire d’Étampes. — Département de Seine-et-Oise / 1er bureau. Travaux publics / Rivière de Louette / Commune d’Étampes / Règlement du moulin Branleux d’en bas appartenant au sieur Mainfroy. — Arrêté: — Nous, Préfet du département de Seine-et-Oise, commandeur de la légion d’honneur, — Sur le rapport de l’ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées, — Vu la pétition présentée le 27 août 1853 par le fondé de pouvoirs du sieur Mainfroy, à l’effet d’obtenir l’autorisation d’établir un déversoir au moulin dit Branleux d’en Ba, que le dit sieur Mainfroy possède sur la rivière de Louette, dans la commune d’Étampes. — Vu les pièces de l’instruction régulière à laquelle l’affaire a été soumise conformément aux circulaires des 19 thermidor an VI, 16 novembre 1834 et 23 octobre 1851, et notamment: — Les procès-verbaux des enquêtes ouvertes à la mairir d’Étampes les 12 octobre 1853 et 22 juin 1854 constatant l’absence d’opposition. — Le procès-verbal de visite des lieux et les rapports dressés par les ingénieurs des Ponts-et-Chaussées les 14 et 28 février et 27 avril 1854. — Le plan des lieux et les profils y annexés. — Vu les lois des 20 août 1790, 6 octobre 1791 et l’arrêté du gouvernement du 19 ventôse an VI. — Vu le décret du 5 septembre 1851 portant règlement général pour la police des eaux des rivières d’Essonnes et de Juine et de leurs affluents et dérivés. — Vu le décret du 25 mars 1852. — Arrêtons ce qui suit: — Article 1er: Le sieur Mainfroy est autorisé, sous les conditions ci-après exprimées à maintenir en activité le moulin à blé dit moulin Branleux d’en bas, qu’il possède sur la rivière de Louette, dans la commune d’Étampes. — Article 2. Le niveau légal de la retenue est fixé à huit cent quatre-vingt-cinq millimètres (0m885) en contrebas du trait horizontal d’une croix gravée sur le cinquième voussoir de la tête aval de l’arche gauche du Pont de l’Ecce-Homo, point pris pour repère provisoire et décrit au procès-verbal de visite du 14 février 1854, ci-dessus visé. — Article 3. La longueur du déversoir existant sur le côté gauche de la rivière en amont de l’usine, sera portée à trois mètres cinquante centimètres (3m50) entre dosserets. — La crête du dit déversoir sera dérasée horizontalement à huit cent quatre-vingt-quatre millimètres (0m884) en contrebas du repère provisoire à dessus désigné. [p.2] — Article 4. Le vannage de décharge présentera une surface libre d’un mètre quarré cinquante centièmes (1mq50) au dessous du niveau de la retenue. — Pourront être conservées la vanne de décharge la plus rapprochée de la roue, et la vanne du portereau la plus éloignée, qui présentent ensemble une surface libre égale à celle qui est exigée, savoir: — la première ayant six cent quarante-cinq millimètres (0m645) de largeur, et cinq cent cinquante-neuf millimètres (0m559) de hauteur; — et la seconde, d’une largeur d’un mètre cent quatre-vingt-quinze millimètres (1m195) et d’une hauteur de quatre-vingt-quinze centimètres (0m95). — Si l’usinier veut modifier tout ou partie des vannes actuelles sus mentionnées, il devra leur substituer un vannage de même surface et dont le seuil sera placé à un mètre huit cent trente-quatre millimètres (1m834) en contrebas du repère provisoire. — Le sommet de toutes les vannes sans exception sera dérasé dans le plan de pente de l’eau retenue au niveau légal. — Elles seront disposées de manière à pouvoir être facilement manœuvrées et à se lever au-dessus du niveau des plus hautes eaux. — Article 5. Les canaux de décharge seront disposés de manière à embrasser à leur origine les ouvrages auxquels ils sont suite et à écouler facilement toutes les eaux que ces ouvrages peuvent débiter. — Article 6. Il sera posé près de l’usine, en un point qui sera désigné par l’ingénieur, un repère définitif et invariable, du modèle adopté dans le département . Ce repère dont le zéro seul indiquera le niveau légal de la retenue, devra toujours rester accessible soit aux fonctionnaires publics, soit aux particuliers qui ont intérêt à vérifier la hauteur des eaux. — Le permissionnaire ou son fermier seront responsable de la conservation du repère définitif, ainsi que des repères provisoires jusqu’à la pose du repère définitif. — Article 7. Dès que les eaux dépasseront le niveau légal de la retenue, le permissionnaire ou son fermier seront tenus de lever les vannes de décharge, pour maintenir les eux à ce niveau et de les ouvrir, au besoin, en totalité. Il seront responsables de [p.3] la surélévation des eaux, tant que leurs vannes ne seront pas levées à toute hauteur. — En cas de refus ou de négligence de leur part d’exécuter cette manœuvre en temps utile, il y sera procédé d’office et à leurs frais, à la diligence du maire de la commune, et ce, sans préjudice de l’application des dispositions pénales dont ils seraient passibles, ou de toute action civile qui pourrait leur être intentée , à raison des pertes et dommages résultant de ce refus ou de cette négligence. — Article 8. Le permissionnaire ou son fermier sont tenus d’effectuer le curage à vif fond du bief de l’usine dans toute l’étendu du remous, toutes les fois que la nécessité s’en fera sentir ou qu’ils en seront requis par l’autorité administrative, si mieux n’aiment les riverains opérer ce curage eux-mêmes et à leurs frais, sauf l’application des règlemens locaux actuellement existants ou à intervenir. — Article 9. Le permissionnaire ou son fermier sera tenu de se conformer à tous les règlemens intervenus ou à intervenir sur la police, le mode de distribution et le partage des eaux. — Article 10. Les droits des tiers sont et demeurent expressément réservés. — Article 11. Les travaux ci-dessus prescrits seront exécutés sous la surveillance des ingénieurs; ils devront être terminés dans le délai d’un an à dater de la notification du présent arrêté. — A l’expiration du délai ci-dessus fixé, l’ingénieur rédigera un procès-verbal de récolement, aux frais du permissionnaire, en présence de l’autorité locale et des parties intéressées dûment convoquées. — Si les travaux sont exécutés conformément à l’arrêté d’autorisation, ce procès-verbal sera dressé en deux expéditions. L’une de ces expéditions sera déposée aux archives de la Préfecture et la seconde à la mairie du lieu. — Article 12. Faute par le permissionnaire de se conformer, dans le délai fixé, aux dispositions prescrites, l’administration se réserve, suivant les circonstances, de prononcer la déchéance du permissionnaire ou de mettre son usine en chômage, et, dans tous les cas, elle prendra les mesures nécessaires pour faire disparaître, aux frais du permissionnaire, toute cause de dommage provenant de son fait, sans préjudice de l’application des dispositions pénales relatives aux contraventions en matière de cours d’eau. [p.4] — Il en sera de même dans le cas où, après s’être conformé aux dispositions prescrites, le permissionnaire formerait quelque entreprise nouvelle ou changerait l’état des lieux, sans y être préalablement autorisé. — Article 13. Le permissionnaire ne pourra prétendre aucune indemnité ni dédommagement quelconque, si, à quelque époque que ce soit, pour l’exécution des travaux dont l’autorité publique aura été légalement constatée, l’administration reconnaît nécessaire de prendre des dispositions qui le privent, d’une manière temporaire ou définitive, de toute ou partie des avantages résultant de la présente permission, tous droits antérieurs réservés. — Article 14. Le sous-préfet d’Étampes, et l’ingénieur en chef du département sont chargés d’assurer l’exécution du présent arrêté, chacun en ce qui le concerne. — Fait en l’hôtel de la préfecture, à Versailles, le 21 juillet 1854. — Le préfet. Signé: de St Marsault. Pour expédition: Le conseiller de préfecture délégué. Signé: Besnard. Pour copie conforme, le sous préfet. [Signé: Ch. de la ???] — [Tampon figurant une couronne de lauriers et portant la légende:] SEINE-ET-OISE - SOUS-PRÉFET – ETAMPES.”
Le 21 août: “Sous-Préfecture d’Étampes / N°1367 / rappeler dans la marge de la réponse le N° ci-dessus. / Objet. Rivière de Louette / Commune d’Étampes / Moulin Branleux d’en bas appartenant au sieur Mainfroy/ Notification de l’arrêté réglementaire / 2 p(ièces) — Etampes, le 21 août 1854, — Monsieur le Maire, — J’ai l’honneur de vous adresser une expédition de l’arrêté du 21 juillet, portant règlement du moulin Branleux d’en-bas, situé sur la rivière de Louette, dans la commune d’Étampes, et appartenant au sieur Mainfroy. — Je vous prie de faire notifier cet arrêté au propriétaire de l’usine, au moyen d’une ampliation que vous en lui délivererez sur timbre de 1F 25 et à ses frais et de me transmettre un certificat constatant cette notification. — Agréez, Monsieur le maire, l’assurance de ma considération distinguée. — Le sous-préfet — [Signé:] ?Claude? La???? — P(ièce) 1 ci-jointe une feuille de papier timbré, fournie par le sieur Mainfroy à l’appui de sa demande et qui pourra servir à la délivrance de l’ampliation.”
[Annotation:] “Notifié le 16 novembre 1854 / Transmis procès-verbal à Mr le préfet.”
Pièces relatives au moulin Branleux d’en-bas sur la Louette.
Archives municipales d’Étampes, 3O D18 (Inventaire de Clément Wingler).
? 1855-1856
Louis Chedeville, signalé meunier du moulin des Clercs à Boissy-la-Rivière, le 26 octobre 1855, y est remplacé le 19 janvier 1856. Il est peut-être dès lors meunier du moulin d’En-Bas où nous le retrouvons en 1875.
Voir la notice de Daniète et Georges Sens-Olive sur le moulin des Clercs.
Le 9 mai: “Département de Seine-et-Oise / Commune d’Étampes / Rivière de Louette / Moulin Branleux d’en bas appartenant au sieur Mainfroy — Expédition sur timbre à M. Mainfroy le 24 mai 1862. — Modèle N°7, annexé à la Circulaire du 23 octobre 1851. — Règlement d’eau. — Procès-Verbal de Récolement. — Le vingt-neuf avril mil huit cent soixante deux, nous, soussigné, ingénieur des Ponts-et-Chaussées, vu l’arrêté préfectoral en date du 21 juillet 1854, par lequel le sieur Mainfroy est autorisé à maintenir en activité le moulin à blé dit moulin Branleux d’en bas, qu’il possède sur la rivière de Louette, dans la commune d’Étampes, vu notamment l’article 11 portant que les travaux prescrits devront être terminés dans le délai d’un an à dater de la notification qui a eu lieu le 16 novembre 1854, nous nous sommes rendus au moulin Branleux d’en bas pour procéder au procès-verbal de récolement desdits travaux. — Par lettre du 23 avril nous avions fait connaître à M. le maire de la commune d’Étampes l’époque et l’objet de cette visite, en le priant de donner à cet avis toute publicité, et de prévenir spécialement le propriétaire de l’usine et celui de l’usine supérieure. — Étaient présents Mr Charpentier maire de la ville d’Étampes, Mr Théodore Huet propriétaire du moulin supérieur, Mr Mainfroy propriétaire de l’usine. — [p.2] Et, en présence des personnes sus-dénommées, nous avons constaté ce qui suit: — Art. 1er. Dispositions prescrites: Le sieur Mainfroy est autorisé, sous les conditions ci-après exprimées, à maintenir en activité le moulin à blé, dit moulin Branleux d’en bas qu’il possède sur la rivière de Louette dans la commune d’Étampes— Dispositions exécutées: Le moulin Branleux d’en bas est maintenu en activité. — Art. 2. Dispositions prescrites: Le niveau légal de la retenue est fixé à huit cent quatre-vingt-cinq millimètres (0m885) en contrebas du trait horizontal d’une croix gravée sur le cinquième voussoir de la tête aval de l’arche gauche du Pont de l’Ecce-Homo, point pris pour repère provisoire et décrit au procès-verbal de visite du 14 février 1854. — Dispositions exécutées: Le repère provisoire décrit au procès-verbal de visite des lieux du 14 février 1854, à été retrouvé intact, et reconnu sans incertitude. — Art. 3. Dispositions prescrites: La longueur du déversoir existant sur le côté gauche de la rivière en amont de l’usine, sera portée à trois mètres cinquante centimètres (3m50) entre dosserets. — La crète du dit déversoir sera dérasée horizontalement à huit cent quatre vingt quatre millimètres (0m884) en contrebas du repère provisoire à dessus désigné. — Dispositions exécutées: Le déversoir existant sur le côté gauche de la rivière à une longueur de trois mètres quarante centimètres (3m40), son couronnement en gresserie piquée, est dérasé à huit cent quatre-vingt-quatre millimètres (0m888) en contrebas du repère provisoire gravé sur le cinquième voussoir de la tête aval de l’arche gauche du pont de l’Ecce-Homo. [pp.3-4] — Art. 4. Dispositions prescrites: Le vannage de décharge présentera une surface libre d’un mètre quarré cinquante centièmes (1mq50) au dessous du niveau de la retenue. — Pourront être conservées la vanne de décharge la plus rapprochée de la roue, et la vanne du portereau la plus éloignée, qui présentent ensemble une surface libre égale à celle qui est exigée, savoir: — la première ayant six cent quarante-cinq millimètres (0m645) de largeur, et cinq cent cinquante neuf millimètres (0m559) de hauteur. — Et la seconde, d’une largeur d’un mètre cent quatre-vingt-quinze millimètres (1m195) et d’une hauteur de quatre-vingt-quinze centimètres (0m95). — Si l’usinier veut modifier tout ou partie des vannes actuelles sus mentionnées, il devra leur substituer un vannage de même surface et dont le seuil sera placé à un mètre huit cent trente-quatre millimètres (1m834) en contrebas du repère provisoire. — Le sommet de toutes les vannes sans exception sera dérasé dans le plan de pente de l’eau retenue au niveau légal. — Elles seront disposées de manière à pouvoir être facilement manœuvrées et à se lever au-dessus du niveau des plus hautes eaux. — Dispositions exécutées: Il existe sur la même rive gauche deux vannes de décharge: — la première en amont du déversoir, a un mètre dix-neuf centimètres de largeur (1m19) et un mètre de hauteur (1m00); — la deuxième en aval du déversoir a un mètre dix centimètres (1m10) de largeur et cinquante-huit centimètres (0m58) de hauteur. — Ces deux vannes présentent ensemble un surface libre de un mètre quarré quatre-vingt-trois centièmes (1mq83) au-dessous du niveau de la retenue. — Le sommet des deux vannes est dérasé dans le plan de pente de l’eau arasant le niveau légal. — Elles sont disposées de manière à pouvoir être facilement manœuvrées et à se lever de toute leur hauteur au dessus du niveau des plus hautes eaux. — Art. 5. Dispositions prescrites: Les canaux de décharge seront disposés de manière à embrasser à leur origine les ouvrages auxquels ils sont suite et à écouler facilement toutes les eaux que ces ouvrages peuvent débiter. —Dispositions exécutées: Les canaux de décharge embrassent à leur origine les ouvrages auxquels ils sont suite et peuvent écouler facilement toutes les eaux qu’ils peuvent débiter. — Art. 6. Dispositions prescrites: Il sera posé près de l’usine, en un point qui sera désigné par l’ingénieur, un repère définitif et invariable, du modèle adopté dans le département: ce repère dont le zéro seul indiquera le niveau légal de la retenue, devra toujours rester accessible soit aux fonctionnaires publics, soit aux particuliers qui ont intérêt à vérifier la hauteur des eaux. — Dispositions exécutées: Il a été posé dans le mur du bâtiment du moulin, en aval du pont de l’Ecce-homo, un repère en fer gradué de la forme ordinaire, le zéro a été établi à huit cent quatre-vingt-cinq millimètres (0m885) en contrebas du repère provisoire. Il est accessible à tous les intéressés. [p.5] — Les autres articles étant purement réglementaires, on ne les insère pas. — Et, après avoir donné lecture du présent procès-verbal aux personnes présentes, nous les avons invité à le signer avec nous. — Signé: Théodore Huet, Mainfroy. — Et nous avons clos le présent procès-verbal. Signé: Charpentier — L’ingénieur ordinaire. Signé: Du Moulin — Pour copie conforme. L’ingénieur ordinaire. [Signé:] [Illisible] [p.6] — Observations et avis. — Et ayant reconnu que les travaux exécutés sont sensiblement conformes aux dispositions prescrites, nous en proposons la réception définitive. — Étampes le 9 mai 1862. — L’ingénieur ordinaire. [Signé:] [Illisible]. — Vu et proposé par l’ingénieur en chef. — Versailles le 12 mai 1862 [Signé:] [Illisible]. — Vu et homologué par nous, préfet du département de Seine et Oise. Versailles le 16 mai 1862. P(our) le préfet en tournée: le secrétaire général, délégué, signé: Duvergier. — Pour copie conforme: le conseiller de préfecture, délégué, [Signé:] [Illisible] — [Tampon figurant l’aigle impérial avec la légende:] Préfecture de Seine-et-Oise.”
Le 17 mai: “A monsieur le maire d’Étampes. — Sous préfecture d’Étampes. — Étampes, ce 17 mai 1862. — Monsieur le maire, j’ai l’honneur de vous adresser, revêtue de l’homologation de Mr le préfet, une expédition du procès-verbal de récolement des travaux exécutés en vertu de l’autorité de l’arrêté réglementaire du 21 juillet 1854, au moulin Branleux d’en bas que M. Mainfroy possède sur la rivière de Louette, dans votre commune. — Cette pièce étant destinée aux archives de la mairie, je vous prie d’en délivrer ampliation à Mr Mainfroy sur timbre de 1F 25 c aux frais de ce propriétaire. — Agréez, monsieur le maire, l’assurance de ma considération très distinguée. — Le sous-préfet.— [Signé:] A. le Ch??.”
1872 env.
Le moulin est représenté sur un plan.
Apparemment aux Archives départementales de l’Essonne 3O 165 (à retrouver, à vérifier et à photographier).
Mariage de la fille du meunier avec le commis meunier du moulin de la Trinité, futur meunier du moulin d’En-Bas: “Du lundi seize aout mil huit cent soixante quinze, dix heures du matin, sont comparus devant nous Alphonse Philippe Auguste Brunard, maire de la ville d’Etampes, chevalier de la légion d’honneur, officier de l’état civil de la dite ville. — Le sieur Edmond Paulin Bouché, commis meunier, âgé de vingt-cinq ans, demeurant chez son père, né à Étampes le dix-neuf novembre mil huit cent quarante-neuf, fils majeur de Jean Louis Bouché, propriétaire, âgé de cinquante-neuf ans, domicilié de cette ville rue du Haut-Pavé numéro trente-sept et de feu Victoire Amélie Dauvilliers, son épouse, décédée à Étampes, le vingt-huit avril mil huit cent cinquante. — Et la demoiselle Louise Félicie Céline Chédevile, sans profession, agée de dix-neuf ans, demeurant chez ses père et mère, née en la commune de Boissy la Rivière (Seine et Oise) le vingt six octobre mil huit cent cinquante cinq, fille mineure de Louis Chedeville meunier agé de cinquante-quatre ans et de Félicité Vrament son épouse, agée de quarante-huit ans, domiciliés de cette ville rue Saint-Martin numéro sept. — Lesquels nous ont présenté leurs actes de naissance, l’acte de décès de la mère du futur, un certificat délivré à la date d’hier par le maître Hautefeuille notaire d’Etampes constatant que les futurs époux ont fait un contrat de mariage et les actes de publication du présent mariage faits en cette ville les dimanches vingt-cinq juillet dernier et premier aout courant sans opposition. — Et après avoir visé pour être annexés, l’acte de naissance de la future, le certificat délivré par le notaire et les actes de publication, nous en avons donné lecture aux parties comparantes assistées de quatre témoins ci-après nommés et qualifiés, ainsi que du chapitre six du titre du mariage sur les droits et devoirs respectifs des époux. — Ensuite nous avons reçu la déclaration du sieur Edmond Paulin Bouché qu’il prend pour sa légitime épouse la demoiselle Louise Félicie Celine Chedeville et celle de la demoiselle Louise Félicie Céline Chedeville qu’elle prend pour son légitime époux le sieur Edmond Paulin Bouché. — En conséquence, nous avons déclaré au nom de la loi que le sieur Edmond Paulin Bouché et la demoiselle Louise Félicie Celine Chedeville sont unis par le mariage. — Tout ce que dessus fait à Etampes, en l’hôtel de la mairie, les portes ouvertes, les dits jour, moi et an, en presence et du consentement du père de l’époux, des père et mère de l’épouse, et aussi en présence des sieurs Edme Sébastien Ravier, propriétaire, agé de soixante deux ans, oncle de l’époux à cause de Louise Zelina Bouché son épouse, domicilié de cette ville, Auguste Emile Malizard bijoutier, agé de trente-sept ans, beau frère de l’époux à cause de Théodule Marie Bouché son épouse, demeurant à Paris rue de Ruel numéro vingt-sept, Ernest Vrament, ancien notaire, agé de cinquante-cinq ans, demeurant à Baron (Oise) oncle de l’épouse, et Marie Edouard Fauriez, marchand boucher, agé de vingt-cinq ans, demeurant à Paris rue du Dragon, numéro vingt-deux, cousin de l’épouse, qui ont signé avec les époux, le père de l’époux, les père et mère de l’époux et nous maire susnommé après lecture faite. — [Signé:] L. F. C. Chedeville — E. P. Bouché — Bouché — Chedeville — F. Vrament — E. Vrament — E. Malizar — E. Ravier — Fauriez — Al. Brunard.”
Le moulin, situé rue Saint-Martin, s’appelle selon Léon Marquis Branleux-d’en-Bas ou simplement d’En-Bas ou Chedeville. Il a de fait alors pour meunier Chedeville (qui tient aussi le moulin Bonté). C’est un simple moulin à eau qui n’utilise pas la vapeur en appoint, à la différence du moulin d’En-Haut, et bien qu’il ait comme ce dernier trois paires de meules, il ne produit que huit sacs de farine par jour, contre vingt pour l’autre.
Le 21 mars, naissance au moulin de la fille du nouveau meunier, gendre du précédent: “L’an mil huit cent quatre vingt deux, le vingt cinq mars à deux heures de relevée. Par devant nous Léonard Breuil, adjoint spécialement délégué par le maire de la ville d’Etampes, officier de l’état civil de la dite ville, arrondissement d’Etampes, département de Seine et Oise. A comparu Edmond Paulin Bouché, meunier, âgé de trente deux ans, domicilié en cette ville rue Saint Martin numéro sept, lequel nous a présenté une enfant de sexe féminin qu’il nous a dit être née hier à onze heures et demie du matin en son domicile de lui et de Louise Félicie Céline Chedeville son épouse, âgée de vingt six ans avec laquelle il demeure et à laquelle il a donné les prénoms de Marguerite Jeanne Faustine. Les dites déclaration et présentation faites en présence des sieurs Jean Louis Bouché, âgé de soixante six ans, et Louis Chedeville, âgé de cinquante un an, tous deux propriétaires et aïeuls de l’enfant, domiciliés en cette ville. Et ont le déclarant et les témoins signé le présent acte avec nous adjoint susnommé, après lecture faite. — [Signé:] Bouché — Chedeville — P. Bouché — L. Breuil.”
Le 11 décembre, décès de l’ancien meunier déclaré par son gendre le nouveau meunier: “l’an mil huit cent quatre vingt huit, le douze décembre à dix heures du matin, par devant nous Louis Laurent Chenu, maire de la ville d’Etampes, officier de l’état civil de la dite ville, département de Seine et Oise, sont comparus Jean Louis Bouché, propriétaire âge de soixante-treize ans et Edmond Paulin Bouché meunier âgé de trente-neuf ans, membre du conseil municipal de cette ville et gendre du décédé ci-après nommé et qualifié, domiciliés tous deux à Etampes, lesquels nous ont déclaré que Louis Chedeville ancien meunier, âgé de cinquante-sept ans, né à Etampes et y demeurant rue Saint-Jean numéro premier [raturé: époux de] veuf de Félicité Vramant décédée à Etampes, fils de Jean Pierre Chedeville et de Françoise Elisabeth Lejars son épouse, aussi décédés à Etampes, est décédé en sa demeure hier à neuf heures du soir. Et après nous être assurés du décès nous avons dressé le présent acte que les comparants ont signé avec nous maire susnommé, après lecture faire. — Approuvé la rature de deux mots nuls. — [Signé: ] J. L. Bouché — P. Bouché — Chenu.”
Abeille d'Etampes du 10 mars 1894, p. 3.
Abeille d'Etampes du 12 mai 1894, p. 2.
Le moulin est tenu par Bouché (comme aussi le moulin Bonté et celui de la Trinité).
Le 14 novembre, naissance au moulin de Saclas d’un fils du futur meunier: “L’an mil huit cent quatre-vingt-dix-neuf, le vingt-trois novembre à deux heures du soir, par devant nous Édouard Joseph Béliard, maire de la ville d’Étampes, officier de l’état civil de la dite ville, département de Seine-et-Oise, officier d’académie, a comparu Paul Gabriel Bouvard, meunier, âgé de vingt-cinq ans, demeurant à Étampes rue de Saclas numéro trois, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin qu’il nous a dit être né aujourd’hui à huit heures et demie du matin, en son domicile, de lui et de Aline Félicité Louise Bouché, son épouse, sans profession, âgée de vingt-trois ans, avec laquelle il demeure, et à la quelle enfant il a donné les prénoms de Jacques Constantin Paulin. Les dites déclaration et présentation faites en présence de Edmond Paulin Bouché rentier âgé de cinquante ans, aïeul de l’enfant, et de Frédéric Alexandre Vrament, négociant en laine, âgé de cinquante-deux ans, cousin de l’enfant, demeurant tous deux à Étampes. Et ont le comparant et les témoins signé le présent acte avec nous maire susnommé, après lecture faite. — [Signé:] P. Bouché — Bouvard — E. Beliard — F. Vrament.”
Registre d’État civil d’Étampes (saisie B. G. 2013).
Le 14 novembre, naissance au moulin d’une fille du meunier: “L’an mil neuf cent un, le quinze novembre à onze heures du matin, par devant nous Charles Auguste Dujoncquoy, second adjoint spécialement délégué par monsieur le maire de la ville d’Étampes, officier de l’état civil de la dite ville, département de Seine-et-Oise, a comparu Paul Gabriel Bouvard, meunier, âgé de vingt-sept ans, demeurant à Étampes rue Saint-Martin numéro sept, lequel nous a présenté une enfant du sexe féminin qu’il nous a dit être née hier, quatorze novembre à onze heures du matin, en son domicile, de lui et de Aline Félicité Louise Bouché, son épouse, sans profession, âgée de vingt-cinq ans, avec laquelle il demeure, et à la quelle enfant il a donné les prénoms de Odette Marguerite Fernande. Les dites déclaration et présentation faites en présence de Edmond Paulin Bouché rentier âgé de cinquante un ans, demeurant à Étampes rue du Haut-Pavé numéro vingt-neuf, et de Georges Alcide Gagneux, agent d’assurances, âgé de trente-deux ans, demeurant aussi à Étampes rue Saint-Antoine numéro huit. Et ont le comparant et les témoins signé le présent acte avec nous adjoint susnommé, après lecture faite. — [Signé:] Bouvard — P. Bouché — G. Gagneux — C. Aug. Dujoncquoy.”
Dessin du moulin par Ravault d’après un original de Th. Robert appartenant à un certain monsieur Corsin.
Étampes pittoresque, la Ville, deuxième édition (dont une photographie donnée par SV&SH 65).
Le recensement de 1906 trouve au n°7 de la rue Saint-Martin: “Paul Bouvard, meunier, patron, chef [de famille], né à Étampes en 1874; Aline Boucher, son épouse, sans profession, née à Étampes en 1876 — Jacques Bouvard, leur fils, né à Etampes en 1899 — Odette Bouvard, leur fille, née à Etampes en 1901 — Renée Veret, domestique, cuisinière employée par Bouvard, née à Epernon en 1887 — Andrée David, femme de chambre employée par Bouvard, née à Paris en 1891”.
Le recensement de 1911 trouve au n°7 de la rue Saint-Martin: Paul Bouvard, meunier, patron, chef [de famille], né à Étampes en 1874; Aline Bouché, son épouse, sans profession, née à Étampes en 1876 — Jacques Bouvard, leur fils, né à Etampes en 1899 — Odette Bouvard, leur fille, née à Etampes en 1901 — Julie Anne Defroyenne, non parente, femme de chambre employée par Bouvard, née à Saclas en 1895”.
Recensement de 1906, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard Gineste 2013).
Assemblée générale au Moulin — “Société Anonyme des Ateliers et Boulonnerie d’Étampes — 7, rue Saint-Martin — Messieurs les Actionnaires de la Société anonyme des Ateliers et Boulonnerie d’Étampes sont convoqués en Assemblée générale ordinaire pour le dimanche 15 février 1920, à dix heures, au siège social, 7, rue Saint-Martin, à Étampes. — Objet: Examen du bilan et approbation des comptes de l’exercice 1919. — L’assemblée générale ordinaire sera suivie immédiatement d’une assemblée générale extraordinaire. — Objet: Projet d’extension de la Société.”
Abeille d'Étampes du 31 janvier 1920, p. 3 dont un scan ci-dessus; saisie de Bernard Gineste, 2016)
1921 “STB — Société Française de Boulonnerie et de Visserie «Le Tenax» — Forges et boulonneries d’Étampes réunies — Société Anonyme Française au Capital Social de 1.810.000 francs — Divisé en 18.100 actions de 100 F chacune — [Tampon : Titres français 10c pour 100F - Abonnement – 75] — Suivant statuts déposés chez Me Bossy, notaire à Paris, le 18 juillet 1913 — Modifiés par diverses assemblées générales extraordinaires — Siège social à Paris — Part bénéficiaire au porteur — Faisant partie des 6.000 parts créées en vertu de l’article 20 des statuts et de la délibération de l’assemblée générale extraordinaire du 15 juin 1920 et …. aux statuts de la société civile des porteurs de parts bénéficiaires. — Cette part donne droit à …… ………. des bénéfices nets de la société. — N° 00,330 — Un administrateur [Signé:] illisible. — Un administrateur [Signé:] illisible. — Société Française de Boulonnerie et de Visserie «Le Tenax» — Forges et boulonneries d‘Étampes réunies — Part n° 00,330— Vingtième coupon.”
Part bénéficiaire de la Société Le Tenax (dont un scan ci-dessus; exemplaire en vente sur Internet en octobre 2016; quelques lignes mal lisibles; saisie de B.G, octobre 2016)
Le moulin est occupé par la société française de boulonnerie et de visserie “le Tenax”.
Recensement de 1921. 1) Au n°2 de la rue de Saclas résident: Edmond Meurisse, directeur de la société Le Tenax, né en 1880 à Roubaix (41 ans); son épouse Marie, née aussi à Roubaix en 1880; et leurs filles tous deux nés à Watrelas, Simone en 1909 et Denise en 1909. — 2) Au n°1 de la rue Saint-Martin résident quatre ménages: Gaston Robillard, menuisier et marchand de vin né à Étampes en 1876; son épouse Léonie née au Lilas en 1872; leurs filles jumelles Madeleine et Suzanne nées à Étampes en 1912; — Louis Boudier, maçon né à Étampes en 1857 et sa fille Germaine veuve Hilaire née à Étampes en 1892; — Émile Séjourné, cisailleur employé par la société Le Tenax, né à Pussay en 1869 (52 ans); — Marie François, veuve Quinton, ménagère aux employés divers, et sa fille Yvonne, née en 1909 à Chalo-Saint-Mars. — 3) Au n°3 résident aussi quatre ménages: Marie veuve Renard, journalière sans employeur fixe née en 1875 à Étampes et son fils René Renard, journalier pour la société Le Tenax, né à Étampes en 1906 (15 ans); — Hermance veuve Renard, aussi journalière sans employeur fixe née à Étampes en 1856; — Sarah veuve Mary, également journalière sans employeur fixe née à Étampes en 1880; son fils André Mary, journalier employé par la société Le Tenax, né en 1907 (14 ans); sa fille Fernande, née en 1909. — Léon Boudier, né à Étampes en 1852.
Archives municipales d’Étampes, Dénombrement de la population de 1921, rue Saint-Martin et rue de Saclas (relevé de Bernard Gineste, 2011).
Les Archives commerciales semblent signaler le changement de propriétaire à la fin du mois d’août: “Maisons qui se créent ou qui changent de propriétaires: [...] Adresse: Étampes — Nom: Josse et Reboutier — Profession: Décolletage, emboutissage — Prédécesseur: Roux (Vve).”
Archives commerciales de la France 54/59 (26 juillet 927), p. 2135 (ici).
Le 22 février, faillite: “Déclarations de faillites — [...] Corbeil. — Josse et Reboutier, mécanique, à Étampes, au Moulin Bralean [sic]. — 22 février 1930.”
Archives commerciales de la France 57/31 (13 mars 1930), p. 1565 (ici).
(?) Vers 1956
Les moulins Branleux transformés en maison d’habitation.
SV&SH 65, sans référence (cette date ne paraît exacte qu’en ce qui concerne le moulin d’En-Bas).
En 1958, outre une blanchisserie tenue par Germain Rambaud et une sellerie tenue par Mr Monard, le n°7 de la rue Saint-Martin abrite un militaire de carrière (Jean Lalile), un employé de banque (Gaston Gille), trois employés de la S.N.C.F. (Roland Grésillaud, René Lutto et Roger Savigny), un ingénieur (Gabriel Thiérion), un mécanicien (Jean Coureau) et un tourneur (Raymond Pointeau).
En mai, cliché du moulinn côté rivière qui permet de constater notamment l’état de destruction presque totale de la roue à cette date.
Source: Jean-Marc Warembourg (2012). Pour charger un scan de plus grande taille, cliquez ici.
Le 28 avril 1988 la S.C.I. Elphy achète le moulin à mesdames Odette et Yvonne Sergent, sœurs, puis le revend par lot aux copropropriétaires actuels. Le moulin est divisé en treize appartements, dont un seul, l’appartement A, a son entrée particulière, avec deux fenêtres sur rue et une autre au-dessus la rivière. Les copropriétaires sont au nombre de six, dont l’un possède huit appartements, les autres se répartissant les six restants.
MHP 2001.
Le 24 juin, l’appartement E est entièrement détruit par un incendie.
MHP 2011.
En avril, un incendie ravage l’appartement A.
En novembre un troisième incendie frappe cette fois l’appartement F.
Première édition, B.G., 13 mars 2011
Courriel du 11 mars 2011.
Courriel du 14 mars 2012 communiquant le cliché de mai 1984.
1920 et 1920
COLLECTIF, «Le moulin d’En-Haut (compilation)», in Corpus Étampois, www.corpusetampois.com/cee-moulindenhaut.html, depuis 2010.
Dom Basile FLEUREAU, Les Antiquitez de la ville, et du Duché d’Estampes avec l’histoire de l’abbaye de Morigny et plusieurs remarques considerables, qui regardent l’Histoire generale de France, Paris, J.-B. Coignard, 1683, pp. 118-120.
Léon MARQUIS, Les rues d’Étampes et ses monuments, Étampes, Brière, pp. 95, 96 et 108.
Charles FORTEAU, «La paroisse de Saint-Martin d’Étampes (suite). XI. Hôtelleries et moulins», in Bulletin de la Société historique et archéologique de Corbeil, d’Étampes et du Hurepoix 19 (1913), pp. 17-25, spécialement p. 21.
Claudine BILLOT, «L’essor économique: les moulins» [Moyen Âge et Ancien Régime], in Julia FRITSCH & Dominique HERVIER [dir.], Étampes, un canton entre Beauce et Hurepoix [316 p], Paris, Éditions du Patrimoine, 1999, pp. 32-34 et notes 16-22 p. 276, spécialement p. 32.
Dominique HERVIER, «Du moulin artisanal au moulin industriel» [XIXe siècle], in Julia FRITSCH & Dominique HERVIER [dir.], Étampes, un canton entre Beauce et Hurepoix [316 p], Paris, Éditions du Patrimoine, 1999, pp. 224-225 et notes 757-763 p. 289.
Frédéric GATINEAU, Étampes en lieux et places, Étampes, A travers champs, 2003, pp. 23 (Branleux) et 32 (Chedeville).
COLLECTIF (Saint-Vrain et son histoire, ASME91, etc.), La Juine et ses moulins. La rivière et l’homme, sans lieu d’édition, La Juine et ses moulins, 2009, pp. 58-73, spécialement p. 65.
Archives nationales: à rechercher.
Archives départementales de Seine-et-Oise (aujourd’hui soit des Yvelines ou de l’Essone), Manuscrit des Moulins (?) (référence donnée par MARQUIS 1881, pour la vente de 1796).
Archives départementales de l’Essonne B 1655 (cote donnée par MARTIN 2009, p. 17, pour un dossier de 1710).
Archives départementales de l’Essonne 2E 66/107 [et apparemment 66/87] (cote donnée par MARTIN 2009, p. 17, pour un dossier de 1678).
Archives départementales de l’Essonne 3O 165 (cote donnée par GATINEAU 2003, p. 81, pour un plan de 1822, ou peut-être plutôt de 1872, date à vérifier).
Archives municipales d’Étampes, 3O D20: Pièces relatives au moulin Branleux d’en-haut sur la Louette, 1806-1862 (Inventaire de Clément Wingler).

References: Art. 1
 Art. 2
 Art. 3
 Art. 4
 Art. 5
 Art. 6