Source: http://penitentsbleus31.free.fr/reglement.htm
Timestamp: 2019-06-18 19:18:14+00:00

Document:
Règlement intérieur de la Confrérie
Règlement intérieur de la Confrérie des Pénitents bleus de Toulouse
De l'esprit de la Confrérie
De l'enquête préalable à l'admission
De l'absence de relations privilégiées entre Confrères
Des activités publiques
Des activités privées de la Confrérie et du non-secret
De l'amende en cas d'absence aux assemblées générales ou extraordinaires
Du droit d'entrée et annuel
Du remboursement des frais
De la suppression du commerce des "Honneurs"
Du calendrier annuel des exercices spirituels
De la dévotion du Confrère
De la prière quotidienne
De l'importance de la sainte Messe et de la communion fréquentes
Des processions, cérémonies et prières communes spécifiques
De l'interdiction du port de la cagoule
Du calendrier des processions
Du devoir de paroisse
Des visites et de l'assistance aux Confrères malades
De la cérémonie funèbre et de l'inhumation d'un Confrère
Des visites et de l'assistance aux pauvres, malades et prisonniers
De la relation hiérarchique au sein de la Confrérie
De la relation avec l'Evêque du lieu
De la relation avec les Curés des paroisses
De la relation avec la Maintenance des Confréries de Pénitents en France
De la relation avec les autres Confréries
De la relation avec les Autorités
De la relation avec les organes de communication
De la formation doctrinale religieuse des Confrères
De la connaissance de la liturgie
De l'apprentissage des chants
De la participation des enfants aux activités publiques
De la non-mixité de la Confrérie
De l'assistance à la création d'une Confrérie
Du devoir de semer
Du devoir d'essaimer
Du devoir de s'aimer
L'esprit de la Confrérie est de prier.
La Confrérie a été réactivée parce que l'on ne prie plus ou pas assez. Notre patrie se déchristianise de plus en plus, malgré le vent de grâce que nous avait apporté depuis 1980 le Saint-Père Jean-Paul II de sainte mémoire, et malgré la sainteté évidente de notre très saint Père actuel Benoit XVI. Aujourd'hui, grâce à ceux-ci, à nos évêques et à nos prêtres, nos églises sont pleines tous les dimanches.
La prière pour le Roi était l'un des objectifs principaux de la Confrérie. Le vénérable Jean-Paul II a rappelé à la France son Baptême et sa mission terrestre de Fille aînée de l'Eglise. Le Pénitent a pour mission de prier pour nos gouvernants et ramener notre Patrie à sa mission.
L'esprit de la Confrérie est donc de prier, de prier et de prier. De faire prier, aussi. De prier Dieu pour que cela change. On vient et on reste à la Confrérie pour PRIER. "Clama, ne cesses" disait le prophète Isaïe (Is 58, 1).
"Le moment présent est un temps d'épreuves et, par une clameur continue (Cf. Is 58, 1), nous devons demander au Seigneur de l'écourter, de regarder son Église avec miséricorde et d'accorder de nouveau la lumière surnaturelle à l'âme de tous les Fidèles." (St Josemaria Escriva, Aimer l'Eglise, 1, 12. Les éditions du Laurier, Paris, 1993.)
Le postulant, par sa demande, donne de facto l'autorisation à l'un des Censeurs de s'informer de sa réputation et de sa situation vis à vis de l'Eglise catholique.
Le texte de l'article 1 des statuts de 1603 dit : "Tous ceux qui voudront être de la présente Compagnie des Pénitents bleus, après avoir invoqué Dieu par plusieurs jours à cet effet, s'adresseront à l'un des Supérieurs afin d'être par luy informés de tout ce qu'il convient faire pour y entrer, donnant cependant charge aux quatre censeurs de s'enquérir de la vie, état et suffisance du requérant et ce par l'espace de quinze jours, si d'aventure il n'estoit assez connu et après s'être diligemment et dûment informé, il sera délibéré à jour nommé en pleine Assemblée de sa réception ou renvoi, comme la pluralité des voix portera."
Le texte de l'article 1 des statuts actuels dit : "Tous ceux qui voudront rejoindre la présente Confrérie des Pénitents bleus, hommes chrétiens catholiques majeurs, après avoir prié Dieu Notre Seigneur de les éclairer, s'adresseront au Prieur ou au vice-Régent afin d'être informés des conditions d'admission et des engagements que prend le Pénitent. Le postulant, par sa demande, donne de facto l'autorisation à l'un des Censeurs de s'informer de sa réputation et de sa situation vis à vis de l'Eglise catholique. La décision d'admission est prise dans les quinze jours par vote de l'assemblée dûment convoquée spécialement à cet effet, à la majorité des voix des présents."
Cet article et ses dispositions ont été conservés par mesure de prudence. Si cette enquête peut contrarier le Postulant, celui-ci est libre de ne pas donner suite à sa demande d'admission dans la Confrérie.
Le Confrère obéit au Prieur en tout et pour tout ce qui concerne sa vie spirituelle et son apostolat.
La Confrérie n'est pas un Ordre religieux, ni un Tiers-Ordre, ni un Institut séculier, ni une prélature personnelle, ni une communauté de laïcs consacrés. Les Confréries de Pénitents, depuis le XIIIe siècle, sont des associations publiques de Fidèles courants, qui vivent dans le monde, qui dépendent de leur Evêque, qui ne font pas de voeux, qui ne se prennent pas pour des Religieux, malgré les apparences. Les Pénitents ne vivent pas en communauté. Ils ne s'associent que pour prier, faire des démonstrations de piété publique et chercher des âmes.
Et ce, librement.
Cependant, le Seigneur Jésus a dit "Celui qui retient mes commandements et les met en pratique, voilà celui qui m’aime." (Jean, 14, 21), "Celui qui m’aime mettra en pratique ce que je dis." (Jean, 14, 23) et "Celui qui ne m’aime pas ne met pas en pratique ce que je dis" (Jean, 14, 24). Jésus répète en un même instant trois fois la même chose. Ce n'est pas fréquent dans les Evangiles. Disons que, pour graver cette idée dans l'esprit de ses Apôtres, ce furent peut-être les Trois Personnes de la Très Sainte Trinité qui ont parlé. L'obéissance est donc importante en matière de spiritualité. C'est bien pour cela que les Religieux font, parmi leurs trois voeux publics, voeu d'obéissance. Dans la Confrérie, chemin de sainteté, il n'y a pas de voeux, on l'a dit, mais il y a un Prieur (et un vice-Régent qui l'assiste) chargé de la diriger. Le Pénitent doit être convaincu qu'obéir au Prieur, en tout et pour tout ce qui concerne sa vie spirituelle et son apostolat, est source de grâce.
Il n'y a aucune relation privilégiée d'aucune sorte entre Confrères.
On ne vient pas à la Confrérie pour rechercher des avantages. On ne vient pas non plus à la Confrérie pour se créer un réseau, établir des relations privilégiées et faire des affaires.
En revanche, prier pour les autres est souhaitable et souhaité.
"Alter alterius onera portate, et sic adimplebitis legem Christi" (St Paul, épitre aux Galates, 6, 2).
(statuts 1901 art. 12)
- liturgiques
- non liturgiques
[ce texte sera publié lorsque les statuts auront été approuvés]
Le Confrère s'engage sous serment à rester humble et discret sur les activités de la Confrérie, dont il n'y a pas lieu de se vanter.
L'article 3 des statuts de 1603 dit : "(...) après avoir ouÏ une briève remontrance ou exhortation qui lui sera faite par le Prieur ou son vice-Régent assisté du Maître de Chapelle, prêtera le serment solennel sur le Te Igitur et statuts, à genoux devant l'autel de la Confrérie, promettant de les garder fidèlement et tenir secret tout ce qui se fera en icelle."
L'article 3 des statuts actuels dit : "(...) Après avoir entendu une brève exhortation de celui-ci, entouré du vice-Régent et du Maître de Chapelle, le Novice (...) prêtera le serment solennel sur la sainte Bible et les présents statuts, à genoux devant l'autel de la chapelle de la Confrérie, promettant de les garder fidèlement et de rester humble et discret sur les activités de celle-ci dont il n'y a pas lieu de se vanter."
Le lecteur du présent règlement aura probablement remarqué que les mots "tenir secret" ont été remplacés par les mots "rester humble et discret sur les activités de celle-ci dont il n'y a pas lieu de se vanter". A l'époque de la création de la Confrérie des Pénitents bleus de Toulouse, les sociétés secrètes catholiques étaient nombreuses, telles la Compagnie secrète du Saint Sacrement à Montauban, ou la Compagnie du Très Saint Sacrement de l'Autel à Toulouse. Mais le qualificatif "secret" aujourd'hui fait peur. Il fait penser à des sectes ou à des loges maçonniques. Les qualificatifs "humble et discret", qui ont été inclus dans les statuts actuels, signifient non pas que le Confrère aurait quelque chose à cacher, mais que toute publicité tapageuse ou vantardise doivent être bannies de l'esprit du Pénitent.
"Deo omnis gloria".
L'amende en cas d'absence à une assemblée générale ou extraordinaire, non causée par un cas de force majeure, est établie à la somme de cent (100) euros.
Le droit d'entrée dans la Confrérie est établi à la somme de dix (10) euros.
Le droit à payer chaque année, le jour du Jeudi-Saint, est établi statutairement à la même somme.
Aucuns frais ne peuvent être engagés au nom de la Confrérie sans l'autorisation écrite du Prieur ou du vice-Régent en son absence.
Chaque dépense autorisée, réglée par un Confrère sur ses deniers propres, devra faire l'objet d'une facture de la part du fournisseur. Le Syndic est chargé du remboursement de ces dépenses, avec l'accord écrit du Prieur ou du vice-Régent en son absence.
Le commerce des Honneurs est supprimé dans les présents statuts de la Confrérie réactivée.
Au XVIe siècle, les Confréries avaient imaginé de vendre des privilèges pour augmenter leurs ressources financières. Ces privilèges étaient souvent d'avoir l'autorisation de porter la croix ou un bâton pendant les processions, et autres faits du même genre. On les appelait des "Honneurs" car la Confrérie faisait ainsi honneur au donateur en lui laissant la possibilité de participer de cette façon aux processions. Les donateurs croyaient peut-être obtenir ainsi des faveurs divines. La Réforme ayant été motivée par des abus plus ou moins analogues, le commerce des "Honneurs" n'a pas été conservé dans les statuts de la Confrérie réactivée ce jour.
"Périsse ton argent avec toi, puisque tu as pensé pouvoir acquérir le don de Dieu à prix d'argent." (St Paul, Actes des Apôtres, 8, 20).
(status 2010 art. 15, 17 et 18)
Le Confrère aura une dévotion intense et discrète.
Si le Pénitent a bien compris qu'il est venu à la Confrérie pour prier, cela doit se voir naturellement, mais c'est à l'Esprit-Saint de le montrer, pas au Pénitent. En effet, une intense vie intérieure finit par dégager naturellement la "Bonus odor Christi" (St Paul, 2e épitre aux Corinthiens, 2, 15). Le Pénitent veillera donc à soigner très particulièrement tous ses gestes liturgiques, mais sans ostentation (cf. article 2 des statuts). Par exemple, une génuflexion devant le Tabernacle se fera avec le genou au sol, mais le Pénitent ne s'y attardera pas.
"Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, au dehors vous passez pour des gens justes, mais au dedans vous êtes remplis d'hypocrisie." (St Matthieu 23, 28).
Le Confrère s'engage à prier tous les jours selon les règles de la Confrérie.
La prière est la clé de voûte de la Confrérie, de la vie intérieure du Confrère. Ce n'est évidemment pas nouveau. Ce qui va être nouveau, pour le Novice, c'est de s'habituer à prier tous les jours s'il ne le faisait pas déjà, afin d'avoir une plus grande conscience de la présence de Dieu à son côté. Celui qui rejoint la Confrérie s'engage à prier selon les règles de la Confrérie, exposées dans le Processionnaire, qui est en réalité un Guide liturgique, puisqu'il ne s'agit pas seulement de processions. Une page A4 dans laquelle sont publiées toutes les prières habituelles du Pénitent est disponible pour téléchargement ici (clic droit, enregister la cible du lien sous).
"Prier, c'est parler avec Dieu. Mais de quoi ? De Lui, de toi : joies, tristesses, succès et défaites, nobles ambitions, soucis quotidiens..., faiblesses ! actions de grâces et demandes, Amour et réparation. En deux mots, Le connaître et te connaître : se fréquenter !" (St Josemaria Escriva, Chemin, 91. Les éditions du Laurier, Paris, 1993.)
Il est recommandé au Confrère d'assister au Saint Sacrifice de la Messe tous les jours et d'y communier si possible.
Le chrétien doit assister, si possible, à tous les Offices liturgiques de l'année. Par Amour, par besoin pour son âme. Certaines célébrations sont obligatoires, comme la sainte Messe le dimanche et jours de fêtes, d'autres sont facultatives, au gré de la disponibilité du Fidèle. La Messe est acte d'offrande, acte d'écoute de la Parole, acte nourricier de notre âme. Pourquoi s'en priver pendant la semaine ?
Si le Confrère le peut, il est vivement encouragé par la Confrérie à assister à la Messe tous les jours et à y communier. Le matin tôt, avant de partir au travail, est a priori le meilleur moment, autant que faire se peut. Comment mieux commencer sa journée ?
"S'il m'est possible, je veux pouvoir communier chaque jour à ce pain des Anges, en tirer ma force et ma joie, et même plusieurs fois par jour si l'Eglise le permettait." (Joseph Fadelle, Le prix à payer, Editions de L'Oeuvre, Paris, 2010, p. 166.)
Le Confrère aura un comportement exemplaire.
On a vu précédemment que le Confrère doit développer une dévotion forte et discrète. Mais il est important de souligner aussi que le Pénitent bleu doit devenir, comme tout chrétien, un exemple sans rien faire de spécial. C'est cet exemple, plein de naturel, qui rapprochera les âmes de Dieu.
"L'exemple est le meilleur des enseignements", disait Saint Jean Chrysostome.
(voir le Processionnaire de 1722 pour le détail des célébrations. Table des matières p. 245)
Les processions, cérémonies et prières communes spécifiques de la Confrérie sont les suivantes :
Processions et cérémonies
Dimanche de la Quinquagésime (dernier dimanche avant le Carême, 50 jours avant Pâques)
Office du Jeudi-Saint
Dimanche de l'Octave du Saint Sacrement (dimanche précédant la Fête-Dieu)
Le jour de l'Octave du Saint Sacrement
Office de la Fête-Dieu
Office de la Sainte Croix le 1er vendredi du mois
Office de Sainte Marie-Madeleine le 22 juillet
Office de Saint Louis le 25 août
Office de St Jérôme le 30 septembre
Translation des reliques de St Jérôme
Admission d'un Confrère
Sept Psaumes pénitentiaux
Processions et cérémonies exceptionnelles
Pour implorer le secours du Ciel par l'intercession de la Vierge Marie et des Saints
Lors de la sépulture d'un Confrère
L'assistance aux processions, cérémonies et prières communes n'est pas obligatoire mais est vivement recommandée.
St Augustin disait : "Qui bien chante, deux fois prie."
Le port de la cagoule est interdit en toutes circonstances.
Même si la législation française actuelle n'interdit - sur la voie publique - le port de la cagoule que dans le but de "dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifié dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l'ordre public" (article R645-14 du Code pénal), ce qui n'est bien évidemment pas la motivation des Pénitents lorsqu'ils défilent en procession, le port de la cagoule est interdit dans la Confrérie des Pénitents bleus de Toulouse, en extérieur comme en intérieur. Celle-ci doit être repliée en arrière, flottant sur le dos, sans armature d'aucune sorte.
Tout contrevenant, quelles que soient les circonstances, devra régler au Trésorier une amende de cent (100) euros.
En cas de récidive, le Pénitent s'expose à être expulsé de la Confrérie.
(status 2010 art. 15)
La place principale du Confrère est dans sa paroisse.
Les activités liturgiques de la Confrérie sont absolument facultatives, bien que vivement recommandées. Elles ne doivent pas interférer avec les obligations du Fidèle. En conséquence, si la Confrérie planifie une Messe un samedi, par exemple, celle-ci ne peut en aucun cas être considérée comme la Messe anticipée du dimanche.
La place de tous les Fidèles laïcs non consacrés, donc y compris les Pénitents bleus, est principalement dans leur paroisse.
Le Pénitent visitera ses Confrères malades.
L'article 15 de nos statuts est ainsi rédigé : "(Les postulants admis dans la Confrérie contractent une obligation particulière) de visiter leurs Confrères malades et les servir avec une charité fraternelle, les aider à accomplir leurs dévotions et les exhorter à se confesser et recevoir l'Extrême Onction."
Les Fondateurs de la Confrérie, au XVIe siècle, ont voulu donner à celle-ci un esprit de famille. Une famille spirituelle, celle des Enfants de Dieu. Dans une famille, quand l'un des membres est malade, les autres membres de la famille vont le voir. C'est normal. Si on n'en a pas envie, on le fait par charité. Il n'est pas concevable qu'un Confrère malade reste seul s'il n'est pas marié.
De plus, prier avec un de ses Frères est source de grâces certaines car, comme un Saint contemporain disait, "Après celle du prêtre (religieux ou non) et des vierges consacrées, la prière la plus agréable à Dieu est celle des enfants et des malades."
L'article 15 de nos statuts est ainsi rédigé : "(Les postulants admis dans la Confrérie contractent une obligation particulière,) lorsque Dieu permet que quelqu'un meure de maladie ou pour toute autre raison, d'assister à la célébration qui se fera dans la chapelle de la Confrérie pour le repos de l'âme du défunt, accompagner sa dépouille mortelle au cimetière ou au funérarium, et donner au Trésorier une offrande de messes afin de faire chanter pour le défunt une Messe dans la chapelle de la Confrérie le lundi suivant son décès, et de faire célébrer aussi plusieurs messes basses pour le repos de cette âme et de celles de tous les Confrères décédés dans l'année."
Depuis la fondation de la Confrérie, la coutume est de mettre dans son cercueil le corps du Confrère décédé revêtu de son sac. Il sera bien évidemment tenu compte, avec délicatesse, de l'avis de la famille et des proches.
Le Pénitent visitera les pauvres et les malades dans les hôpitaux, dans les prisons ou à domicile.
L'article 15 de nos statuts est ainsi rédigé : "(Les postulants admis dans la Confrérie contractent une obligation particulière) de visiter, instruire de la foi catholique, conforter et assister matériellement les pauvres et les malades dans les hôpitaux, dans les prisons ou à domicile."
Cependant, il n'est plus simple, de nos jours, d'entrer dans une prison, même muni d'une convocation pour une visite. Il est par conséquent probablement encore plus difficile de se présenter au nom de la charité chrétienne pour rendre visite à quelqu'un que l'on ne connaît pas et donc qui ne nous attend pas.
Cela dit, cette disposition figure dans nos statuts fondateurs, nous ne nous sommes pas sentis autorisés de l'enlever.
"Tout ce que vous avez fait pour le plus petit de mes Frères que voici, c'est à Moi que vous l'avez fait." (Matt. 25, 40).
Le Confrère fera des dons réguliers à des oeuvres sociales.
Le texte de l'article 11 des statuts de 1603 dit : "(Le gérant des aumônes) sera soigneux avec l'accord des Supérieurs d'employer les aumônes à marier des pauvres filles et mettre des enfants orphelins en métier."
Afin d'adapter nos statuts à ce siècle, le texte a été modifié de la façon suivante, au mieux de la ressemblance avec l'original : "(Le gérant des aumônes) a également la responsabilité de recueillir des fonds pour aider régulièrement des fondations d'orphelins-apprentis et des associations de protection de mères célibataires ou de futures mères en détresse."
Le Pénitent aura donc à coeur de faire quelques dons réguliers, même de faible importance.
On rappelle que dans une Confrérie de Pénitents, l'Aumônier est un laïc, chargé de la gestion des dons (aumônes). Le prêtre de la Confrérie est appelé Maître des cérémonies.
L'autorité hiérarchique spirituelle de tout Confrère est l'Evêque du lieu, via son Prieur.
Comme il est clairement indiqué dans le graphe ci-dessus, le lien spirituel qui relie la Confrérie avec Dieu Notre Seigneur passe et passera toujours par notre Evêque, l'Archevêque de Toulouse.
Certes, depuis le saint Concile Vatican II et la réforme du Code de droit canonique qui s'en est suivie en 1983, "les fidèles ont la liberté de fonder et de diriger librement des associations ayant pour but la charité ou la piété, ou encore destinées à promouvoir la vocation chrétienne dans le monde, ainsi que de se réunir afin de poursuivre ensemble ces mêmes fins" (can. 215), "Dans l'Église, il existe des associations distinctes des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique, dans lesquelles des fidèles, clercs ou laïcs, ou encore clercs et laïcs ensemble, tendent par un agir commun à favoriser une vie plus parfaite, à promouvoir le culte public ou la doctrine chrétienne, ou à exercer d'autres activités d'apostolat, à savoir des activités d'évangélisation, des oeuvres de piété ou de charité, et l'animation de l'ordre temporel par l'esprit chrétien" (can. 298 §1), "Les fidèles ont la liberté de constituer des associations par convention privée conclue entre eux, pour poursuivre les fins dont il s'agit au can. 298, § 1, restant sauves les dispositions du can. 301, § 1." (can. 299 §1), "De telles associations, même si elles sont louées ou recommandées par l'autorité ecclésiastique, sont appelées associations privées" (can. 299 §2), "Il appartient à la seule autorité ecclésiastique compétente d'ériger les associations de fidèles qui se proposent d'enseigner la doctrine chrétienne au nom de l'Église ou de promouvoir le culte public, ou encore qui tendent à d'autres fins dont la poursuite est réservée de soi à l'autorité ecclésiastique." (can. 301 §1) et "Les associations de fidèles érigées par l'autorité ecclésiastique compétente sont appelées associations publiques." (can. 301 §3).
Si l'on essaie de résumer ce qui a été écrit précédemment, on comprend que la réactivation de la Confrérie était canoniquement possible sans l'approbation de nos statuts, mais alors la Confrérie ne pourrait pas promouvoir le culte public, intention première de nos processions. L'approbation de notre Achevêque est donc nécessaire. De plus, il serait difficile de comprendre comment une initiative apostolique pourrait souhaiter se développer sans l'aval de son Pasteur.
Saint Cyprien nous le rappelle : "Nihil sine Episcopo".
Le calendrier liturgique de la Confrérie ne sera pas en conflit avec celui des paroisses.
Il a été vu précédemment que la place de tous les Fidèles laïcs, donc y compris les Pénitents bleus, est principalement dans leur paroisse.
Cependant, le Confrère s'engage à assister autant que faire se peut aux activités liturgiques de la Confrérie qu'il a rejointe.
Pour éviter d'empêcher le Pénitent d'assister aux célébrations dans sa paroisse, la Confrérie fera toujours en sorte de composer un calendrier qui ne se chevauchera jamais avec les célébrations paroissiales.
Mais ce n'est pas tout. Il peut arriver que des processions ou célébrations de la Confrérie doivent se terminer ou passer par telle ou telle église, chapelle ou autre lieu de culte public ou privé. L'autorisation sera bien évidemment toujours demandée avant toute rédaction dudit calendrier.
Le Confrère s'efforcera d'acquérir une doctrine de théologien.
Le Novice qui entre dans la Confrérie sera immédiatement informé de l'obligation grave qu'il a désormais de connaître la doctrine catholique. Celle-ci a été admirablement exposée dans le Catéchisme de l'Eglise catholique (CEC) publié en 1992. La détention de cet ouvrage est incontournable pour tout Confrère. Sa lecture quotidienne est recommandée. Elle peut faire l'objet de la lecture spirituelle que chaque Confrère s'engage à faire chaque jour.
Une autre source de formation doctrinale est - quoique plus difficile à aborder -, contenue dans la sainte Bible, tous livres confondus, puisque la Bible est la parole de Dieu. Le Pénitent lira donc avec profit, en même temps si possible, un ou deux paragraphes de l'Ancien Testament, puis du Nouveau Testament. Lorsque ces deux ouvrages sont terminés, il est fortement conseillé au Confrère de recommencer sa lecture une deuxième fois, puis une troisième.
Le Confrère utilisera un Missel vespéral grégorien.
La liturgie est l'ensemble des prières, des textes sacrés et du rituel établis par l’Église pour la célébration publique de Dieu, de la Vierge Marie, des Anges et des Saints. La liturgie concerne le culte public (CDC can. 834, 837). Les homélies en font partie (can. 767). Les Fidèles aussi ont leur part (can. 835 §4). Les livres liturgiques doivent être approuvés par l'Autorité compétente (can. 846). La liturgie est réponse de foi et d'amour aux bénédictions spirituelles dont le Père nous gratifie (CEC 1083).
De tout ce qui précède, le chant grégorien étant le choix privilégié et unique de la Confrérie depuis sa fondation, le Novice aura hâte de se procurer le Missel vespéral grégorien 804, utilisé par tous les Confrères pour participer activement et magnifiquement à la liturgie. Pour la connaître, une lecture privée quotidienne du Missel vespéral grégorien est fortement encouragée.
Ce Missel suit la liturgie extraordinaire (appelée souvent à tort "ancienne liturgie"). Le choix de ce Missel n'a pas été dicté par le souhait de promouvoir la liturgie extraordinaire, ce qui n'est pas le cas, mais par le fait que c'est le seul ouvrage qui contient les partitions de tous les chants grégoriens. La Confrérie des Pénitents bleus de Toulouse n'a pas de préférence en matière de liturgie de la Messe. Lorsque la Confrérie pourra disposer d'une chapelle, à Dieu plaise, le rite utilisé pour les messes sera celui utilisé habituellement par le Maître des cérémonies de la Confrérie, quel qu'il soit, sauf instruction contraire de l’Evêque du lieu.
Le latin est le choix privilégié de la Confrérie pour sa liturgie. Le français est le choix privilégié pour la dévotion privée du Confrère.
La langue latine est la langue liturgique de l'Eglise catholique romaine (Sacrosanctum Concilium, 36 §1). La récitation de l'Office divin est recommandée aux clercs "non astreints au choeur" (Sacrosanctum Concilium, 99) et aux laïcs (Sacrosanctum Concilium, 100). Selon la tradition séculaire du rite latin (rite de l'Eglise catholique romaine) dans l’Office divin, les clercs doivent garder la langue latine (Sacrosanctum Concilium, 101 §1). En conséquence, le latin est et reste le choix privilégié de la Confrérie pour sa liturgie depuis sa fondation. Certes, la Confrérie ne demande pas au Novice d'apprendre le latin, mais de savoir le prononcer correctement (prononciation de l'Eglise et non scolaire), et de lire systématiquement la traduction française des textes qu'elle utilise.
Pour sa dévotion privée, le Confrère utilisera de préférence les textes en français. Il n'utilisera les textes en latin que s'il en comprend le sens.
Le chant grégorien est le choix privilégié et unique de la Confrérie.
Le chant grégorien est difficile à apprendre et à bien chanter. Le Confrère aura donc à coeur de suivre avec assiduité les cours de chant grégorien organisés par le Maître de chapelle.
Le Confrère sera apôtre.
Le texte de l'article 15 des statuts de 1603 dit : "Les obligations des Confrères seront de garder étroitement les commandements de Dieu et de son Eglise, et les enseigner à leurs domestiques, amis et parents" et le Processionnaire de 1722 renchérit : (Les personnes que les Supérieurs et les Confrères reçoivent à cette Confrérie contractent une obligation particulière) d'instruire leurs domestiques, parents et amis des points du Christianisme que la plupart des Chrétiens, même souvent les plus habiles dans les professions du monde, ignorent par une négligence coupable" (p. 8).
L'article 15 §2 des statuts actuels dit : "(Les postulants admis dans la Confrérie contractent une obligation particulière) d'instruire leurs parents, amis et employés s'ils en ont, des points du Christianisme exposés dans le Catéchisme de l'Eglise catholique que la plupart des Chrétiens de France ignorent encore par une négligence coupable."
Cette obligation apostolique nous vient du Seigneur Jésus Lui-même (cf. Mt 28, 19, Mc 16, 15, Lc 24, 47). Or le Pénitent a choisi librement de suivre le Christ, comme Celui-ci l'a demandé : "Toi, suis-Moi." (Jn 21, 22).
La soif apostolique sera donc une caractéristique essentielle du Confrère, mais devra s'exprimer avec délicatesse, psychologie et un respect absolu de la liberté de chacun.
"Dieu nous a créés sans nous, (mais) Il n'a pas voulu nous sauver sans nous." (St Augustin, Sermon 169, 11, 13).
Le Confrère aura la conviction de remplir un commandement impératif de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui donnera Lui-même les fruits : "Ego elegi vos et posui vos, ut eatis et fructum afferatis, et fructus vester maneat." (Jn, 15, 16).
La Confrérie des Pénitents bleus de Toulouse est réservée aux hommes.
La plupart des Confréries existant encore de nos jours admettent des femmes parmi leurs membres. "Mais au commencement, il n'en était pas ainsi." (Mt, 19, 8). La Confrérie réactivée ce jour ne souhaite pas modifier cette disposition fondatrice. Cependant, rien n'empêche quiconque de créer une Confrérie des Pénitentes bleues de Toulouse, conformément aux canons 215, 299 et 301 du Code de droit canonique.
Les Confréries de Pénitents sont une chose bonne car elles poussent leurs membres à la prière, au don de soi et à l'apostolat sous toutes ses formes. L'apostolat collectif et organisé a été encouragé par le Concile Vatican II (Apostolicam Actuositatem 18, 19)
Pour créer ou réactiver une Confrérie, comme l'indique en détails le Kit du Fondateur disponible sur ce site, la première démarche, après avoir réuni trois personnes (voir la page Kit du Fondateur), est de consulter l'Evêque du lieu pour approbation des statuts. Si Dieu Notre Seigneur y est favorable, les statuts et le règlement intérieur de la Confrérie seront approuvés, avec toutes les modification souhaitables et souhaitées qui devront être acceptées avec humilité, y voyant le souffle de l'Esprit.
Pour créer ou réactiver une Confrérie d'hommes, les Statuts, le Règlement intérieur (le présent document) et le Processionnaire de la Confrérie des Pénitents bleus de Toulouse sont des éléments de base qui peuvent être consultés avec profit. Nous pensons qu'ils ont aidé à défricher le chemin déjà parcouru par d'autres Confréries réactivées.
Pour créer ou réactiver une Confrérie de femmes, les mêmes documents sont des éléments de base qui peuvent être utiles, mais l'avis de la Maintenance des Confréries de Pénitents et de Confréries ayant des femmes parmi leurs membres semble judicieux.
Pour créer depuis la France une Confrérie de Pénitents à l'étranger, il semble avisé d'écrire au Saint-Siège avant de prendre contact avec l'évêque du diocèse où la Confrérie souhaite commencer ses activités.
Semer, c'est semer la Parole : "Exiit qui seminat seminare semen suum." (Lc, 8, 5).
On l'a vu précédemment dans le point qui traite de l'apostolat, propager la doctrine catholique - mais aussi faire grandir la famille des Enfants de Dieu par le Baptême -, est un devoir du Chrétien, un des deux commandements nouveaux que le Seigneur Jésus a donné à ses apôtres avant de les quitter physiquement le jour de l'Ascension.
C'est aussi un engagement très sérieux que le Novice prend lors de son admission.
Le Confrère fera donc porter souvent sa prière sur les fruits de son apostolat, en se souvenant que c'est Jésus qui nous le demande et qu'Il s'est engagé à nous aider toujours : "Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde." (Mt 28, 19).
Essaimer, c'est susciter des Confréries autour de soi. Il y a cent cinq diocèses en France. Il peut donc y avoir cent cinq Confréries de Pénitents bleus.
Si l'Esprit-Saint le veut, cela se fera. Cela se fera avec notre aide, car Dieu souhaite notre aide, comme cela a déjà été rappelé : "Dieu nous a créés sans nous, (mais) Il n'a pas voulu nous sauver sans nous." (St Augustin, Sermon 169, 11, 13).
La tâche du Pénitent bleu est donc simple. Nous sommes des ambassadeurs de Dieu Notre Seigneur. Le Confrère devra donc chercher des âmes qui pourraient nous comprendre, parler de la Confrérie, de sa création, de sa réactivation, de ses moyens, de ses buts : restaurer le règne du Christ sur la Terre, et prier. Le reste viendra, si Dieu le veut.
"Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et Sa justice, et tout le reste vous sera donné par surcroît." (Mt 6, 33).
Aimer, c'est se donner : "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis." (Jn 15,13).
Aimer, c'est aussi de soucier de ses Frères.
L'amour de son prochain est le second des deux nouveaux commandements : "Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés." (Jn 13, 34).
Si un Confrère voit que l'un de ses Frères ne vit pas son engagement conformément à l'esprit de la Confrérie ou a commis une faute quelque en soit la gravité, il a le devoir de l'en avertir. Par charité. "Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère." (Mt 18,15). C'est ce que l'Eglise appelle la correction fraternelle. Elle est destinée à aider le Pénitent à parcourir le chemin de sa sainteté, et ainsi produire des fruits abondants.
"Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; mais c'est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure, et que le Père vous accorde ce que vous Lui demanderez en mon nom. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres." (Jn 15, 16).
page mise à jour le lundi 06 mars 2017 à 11 h 48 mn.

References: l'article 1
 l'article 1
 art. 12

L'article 3

L'article 3
 art. 15
 art. 15

L'article 15

L'article 15

L'article 15
 l'article 11
 §1
 § 1
 § 1
 §1
 §2
 §1
 §3
 §4
 §1
 §1
 l'article 15

L'article 15
 §2