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Timestamp: 2019-01-18 03:49:57+00:00

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Can...Car
- Gaffiot P. 251-254 --- Lebaigue P. 163.
1 - Cana, æ, f. : Cana (nom de plusieurs villes).
2 - Cana, æ, f. : Cana (nom de femme). --- Cic. Att. 13, 41, 1.
3 - cana, ōrum, n. (= canistra) : corbeilles de jonc, paniers. --- P. Fest. 45.
cānăba (cannăba), æ, f. :
- voir hors site canaba.
1 - baraque. --- CIL 3, 1100.
2 - cellier, entrepôt. --- Aug. Serm. 121, 2.
canabensis, is, m. : tenancier de boutique, qui vit dans les tavernes. --- CIL 3, 1008, et 1093.
cānăbētum : c. cannabetum.
cānăbis : c. cannăbis.
cānăbŭlæ, ārum, f. : canal de drainage. --- Grom. 227, 14.
Cănăcē, ēs, f. : Canacé.
- gr. Κανάκη, ης.
1 - fille d'Eole, qui aima son frère, et se donna la mort). --- Ov. H. 11.
2 - nom d'un chien. --- Ov. M. 3, 217; Hyg. Fab. 181.
- voir hors site Canace.
cănăchēnus, i, m. : voleur, filou. --- *Arn. 6, 23.
Canachus, i, m. : Canachus (nom de deux artistes de Sicyone).
- gr. Κάναχος.
- Cic. Br. 70; Plin. 34, 50.
Canæ, ārum, f. : ville d'Eolide.
- Liv. 36, 45, 8.
Canaitis, m. : fleuve d'Eolide. --- Plin. 5, 121.
cănālĭcĭus, a, um [canalis] : en forme de canal.
- aurum canalicium, Plin. 33, 68 : filon d'une mine d'or.
cănālĭclārĭus, a, um [canaliculus] : qui fait des tuyaux ou des conduits. --- CIL 6, 23.
cănālĭcŏlæ, ārum, m. : hommes pauvres ou paresseux qui flânaient sur le Forum près du Canalis. --- P. Fest. 45.
cănālĭcŭla, æ, f. [canalis] : petit conduit. --- Varr. R. 3, 5, 14.
cănālĭcŭlātim, adv. : avec des cannelures. --- *Plin. 9, 103.
cănālĭcŭlātus, a, um : cannelé, à cannelures. --- Plin. 19, 119.
cănālĭcŭlus, i, m. :
1 - petit canal ou conduit. --- Varr. R. 3, 5, 14.
2 - cannelure (d'une colonne). --- Vitr. 4, 3.
3 - canon (de la catapulte appelé par les Grecs σῦριγξ). --- Vitr. 10, 10.
4 - éclisse, attelle. --- Cels. 8, 8.
- voir hors site canaliculus.
cănālĭensis, e (c. canalicius) : en forme de canal. --- Plin. 33, 80.
canalis :
1 - cănālis, e [canis] : de chien.
- Petr. 56, 9.
2 - cănālis, is, m. :
- voir hors site canalis.
a - fossé d'écoulement, rigole, tube, tuyau; canal, aqueduc.
- propter canalem, Plaut. Curc. : le long du caniveau (fossé qui, près du Forum, déchargeait ses eaux dans la Cloaca Maxima).
- canalis animæ, Plin. 8, 10, 10, § 29 : le canal de la respiration, la trachée-artère.
- canalis arundineus, Virg. : tuyau de canne, sarbacane.
- canalis columnarum, Vitr. : cannelure.
- Cato. Agr. 18, 2; Cæs. BC. 2, 10, 6; Virg. G. 3, 330; Liv. 23, 31, 9; Plin. 6, 82.
b - filon d'une mine.
- Plin. 33, 69.
c - canon de la catapulte.
- Vitr. 10, 13, 7.
d - éclisses, gouttières (pour contenir les os fracturés).
- Cels. 8, 10, 65.
e - chalumeau (instrument de musique).
- Calp. Ecl. 4, 76.
g - un ustensile de cuisine inconnu.
- Dig. 33, 7, 12, § 21.
h - filet creusé dans la volute ionienne.
- Vitr. 3, 5, 7.
k - quelques tournures remarquables.
- pleno canali, Quint. 11, 3, 167, à pleins bords.
- canale directo, Apul. M. 6, 18 : en droite ligne, droit devant soi.
Canama, æ, f. : ville de Bétique. --- Plin. 3, 11.
- Canamensis, e : de Canama. --- CIL.
Cananæus, i, m. : Cananéen, de Cana. --- Bibl.
canaria [canis] :
1 - cănārĭa herba : chiendent. --- Plin. 24, 176.
2 - Cănārĭa insula : une des îles Fortunées. --- Plin. 6, 205.
- Cănārĭæ insulæ, Arn. 6, 5 : les îles Canaries (îles situées près de la côte d'Afrique et appelées ainsi à cause de ses grands chiens). --- Arn. 6, 5.
Cănārĭi, ōrum, m. : les Canariens (peuple vorace de Mauritanie).
canārĭus, a, um : de chien, de chienne.
- canarium (sacrificium) : sacrifice d'une chienne rousse (au temps de la canicule, pour les biens de la terre).
- canarium augurium, Plin. 18, 14 : augure tiré du sacrifice d'une chienne rousse.
- canaria herba : chiendent. --- Plin. 24, 176.
Canās, æ, m. : ville de Lycie. --- Plin. 5, 101.
cānaster [canus] = μιξοπόλιος : gris blanc, gris clair. --- Gloss.
Canastræum, i, n. : Canastréum (promontoire de la Macédoine).
- Liv. 31, 45, 16; Plin. 4, 36.
cănātim, adv. : à la manière des chiens. --- Nig. d. Non. p. 40, 26.
Cănauna regio, f. : contrée de l'Arabie. --- Plin. 6, 150.
cānăvārĭa, æ, f. : sommelière de couvent. --- Cæs.-Arel. Virg. 28.
cancămum, i, n. : gomme d'Arabie utilisée dans la fabrication de l'encens. --- Plin. 12, 98.
- gr. κάγκαμον.
cancellarius [cancelli] :
1 - cancellārĭus, ĭi, m. :
a - huissier (gardien de la porte, littt préposé à la grille). --- Vop. Carin. 16, 3
b - sorte de scribe, de greffier; chancelier (autrefois séparé de la foule par une barrière). --- Cod. Th. 6, 27; Cassiod. Var. 11, 6.
2 - cancellārĭus, a, um : engraissé derrière un grillage. -- Schol. Pers. 6, 24.
cancellātē, adv. : c. le suiv. --- Schol. Bern. Virg. G. 1, 98.
cancellātim, adv. : en forme de treillis, en forme de grille.
- Plin. 7, 81; 9, 103 ; 11, 201.
cancellātĭo, ōnis, f. [cancello] : la pose des bornes d'un champ, mesurage (des champs), nom donné à la délimitation d'un champ. --- Grom. 154, 17.
cancellātus, a, um [cancello] : qui a l'aspect d'un treillis.
- cancellata cutis, Plin. 8, 30 : peau (de l'éléphant) treillissée de rides.
cancelli, ōrum, m. (qqf. au sing.) : v. cancellus.
cancello, āvi, ātum, āre [cancellus] : - tr. -
1 - disposer en treillis. --- Col. 4, 2, 2.
2 - biffer. --- Ulp. Dig. 28, 4, 2.
3 - délimiter. --- Grom.
cancellōsus, a, um : muni de barreaux. --- Cass. Var. 5, 42.
cancellus, i, m. (surtout au plur. cancelli, ōrum) [cancer] :
- au sing. Dig. 43, 24, 9, § 1; cancellus, d'où chancelier (autrefois séparé de la foule par une barrière).
1 - barreaux, treillis, balustrade.
- fori cancelli, Cic. Sest. 58, 124 : balustrade du forum (placée devant la tribune des juges). --- Varr. R. 3, 5, 4; Col. 8, 17, 6; Cic. Verr 2, 3, 59, § 135; Ov. Am. 3, 2, 64; Dig. 30, 41, § 10; 33, 7, 12, § 26; Aug. Trin. 11, 2; Amm. 30, 4, 19.
2 - rides (de la peau de l'éléphant).
- Plin. 8, 30.
3 - bornes, limites.
- extra hos cancellos egredi, Cic. Quint. 10, 36 : sortir des limites.
- forensibus cancellis circumscripta scientia, Cic. de Or. 1, 12, 52 : science circonscrite dans les limites du barreau. --- cf. C.-Th. 1, 12, 8.
- intra cancellos conjecti, Auct. B. Afr. 15 : renfermés dans un espace restreint.
1 - cancer, cancri (qqf. canceris), m. qqf. n. :
- gr. καρκίνος.
- qqf. gén. canceris et plur. canceres au sens de maladie. --- Cat. Agr. 157, 3; Arn. 1, 50.
a - cancre, crabe, écrevisse. --- Plin. 9, 97.
b - le Cancer, signe du zodiaque. --- Cic. Arat. 263; Lucr. 5, 617.
c - poét. le sud. --- Ov. M. 4, 625.
c - chaleur violente. --- Ov. M. 10, 127.
d - cancer, chancre. --- Cels. 5, 26, 31 ; [dans ce sens qqfois neutre. --- Prisc. 6, 43].
- fig. Orci cancri, Apul. M. 6, 8 : les griffes de Pluton.
2 - cancer, cancri, m. : treillis. --- P. Fest. 46.
cancĕrasco, ĕre, āvi [cancer] : - intr. - s'ulcérer. --- Plin.-Val. 1, 10.
cancĕrātĭcus, a, um [cancero] : de chancre, de cancer. --- Veg. Mul. 3, 43, 1.
cancĕrātĭo, ōnis, f. : formation de cancer. --- Soran. p. 101, 9.
cancĕrātus, a, um [cancer] : cancéreux. --- Plin.-Val. 4, 32.
cancĕro, āre, āvi [cancer] : - intr. - se gangrener, s'ulcérer. --- M. Emp. 9.
cancĕrōma, tis, n. (καρκίνωμα), ulcère. --- Apul. Herb. 19.
cancĕrōsus, a, um (cancer), cancéreux. --- Cass. Fel. 32.
Canchlēi, ōrum, m. : peuple d'Arabie. --- Plin. 5, 65.
canchrēma, ătis, n., [corruption de canceroma]. --- Veg. Mul. 3, 22, 15.
cancrōma : c. canceroma. --- Veg. Mul. 6, 19, 2.
cancrōsus : c. cancerosus.
Candacē, ēs f. : reine d'Ethiopie [temps d'Auguste]. --- Plin. 6, 186.
Candaulēs, is, m. : roi de Lydie. --- Plin. 35, 55.
Candāvĭa, æ, f. : la Candavie (région voisine de la Macédoine). --- Cic. Att. 3, 7, 3.
- gr. Κανδαουία.
candefăcĭo, ĕre, fēci, factum : - tr. - blanchir, rendre blanc, chauffer à blanc.
candefactus, a, um : part. passé de candefacio. - 1 - blanchi. - 2 - chauffé à blanc.
candefīo, fĭĕri, factus sum : - 1 - être chauffé à blanc. - 2 - devenir blanc.
candela, æ, f. : - 1 - chandelle, cierge (faite de cire, de poix ou de suif). - 2 - torche (faite de papyrus ou de corde, employée dans les enterrements) - 3 - corde enduite de cire.
candelabrārĭus, ii, m. : fabricant de candélabres.
candelabrum (candelaber, arch.), i, n. : candélabre, chandelier.
Candelifera, æ, f. : celle qui porte un cierge (surnom de Diane Lucine).
candens, entis : part. prés. de candeo. - 1 - qui est d'une blancheur éclatante, d'un blanc brillant. - 2 - ardent, brûlant, chauffé à blanc.
candĕo, ēre, dui : - intr. - 1 - être d'une blancheur éclatante, briller. - 2 - être embrasé, être brûlant.
candentĭa, æ, f. : la blancheur éclatante, le clair de lune.
candesco, ĕre, candui : - intr. - 1 - devenir d'une blancheur éclatante, resplendir. - 2 - devenir blanc au feu, blanchir, s'embraser.
candĭco, āre : - intr. - tirer sur le blanc, blanchir, être blanchâtre. --- Plin. 11, 51 ; 37, 200; Apul. M. 5, 22.
candĭda, æ, f. [candidus] :
1 - robe blanche du candidat. --- Spart. Sev. 3, 3.
2 - spectacle [combat de gladiateurs] donné par un candidat.
- candidam edere, PS. Ambr. Serm. 81 : donner des jeux.
3 - attente, espérance. --- Tert. Anim. 68 ; Marc. 4, 34.
4 - autorité, prestige. --- Tert. Ux. 1, 7; Scorp. 12.
candĭdārĭus pistor, m. : boulanger qui fait du pain blanc. --- CIL 14, 2202.
- (Lebaigue P. 164).
candĭdāta, æ, f. : femme qui brigue (une fonction), candidate. --- Quint. Decl. 252.
candĭdātĭo, ōnis, f. [candido] : couleur blanche, blancheur. --- Aug. Psalm. 71, 18.
candĭdātōrĭus, a, um : relatif à la candidature.
- candidatorium munus, Cic. Att. 1, 1, 2 : obligation qu'impose le titre de candidat.
candidatus :
1 - candĭdātus, a, um : vêtu d’une toge blanche (blanchie à la craie, pour solliciter une charge publique). --- Plaut. Cas. 446 ; Rud. 270; Suet. Aug. 98.
- candidata, æ, f. : femme qui brigue (une fonction), candidate. --- Quint. Decl. 252.
2 - candĭdātus, i, m. [candidus] : - a - candidat, qui brigue une charge. --- Cic. Verr. 4, 37 ; Mur. 43, etc. - b - prétendant, aspirant à.
- candidatus prætorius, Cic. Mur. 57 : candidat à la préture.
- candidatus consularis Cic. Mur. 62 : candidat au consulat.
- candidatus tribunicius Cic. Att. 4, 15, 7 : candidat au tribunat.
- candidatus quæsturæ, Suet. Tib. 42 : candidat à la questure.
- candidatus Cæsaris : candidat de César [recommandé par César]. --- Vell, 2, 124, 4 (Quint. 6, 3, 62, candidat de César = sûr du succès).
- candidatus non consulatus tantum, sed immortalitatis et gloriæ, Plin. Pan. 63 : candidat (aspirant) non seulement au consulat, mais à l'immortalité et à la gloire.
- candidatus eloquentiæ, Quint. 6, præf. 13 : aspirant à l'éloquence, candidat orateur.
- candidatus socer, Apul. Apol. 99 : aspirant au titre de beau-père.
- candidatus crucis, Apul. M. 1, p. 108 : réservé au supplice de la croix.
- candidati principis : questeurs impériaux (chargés de lire au sénat les discours et les rescrits du prince). --- Dig. 1, 13; Sid. Ep. 2, 80; cf. Tac. A. 16, 27; Suet. Aug. 65; id. Tit. 6.
3 - candĭdātŭs, ūs, m. : candidature. --- Cod. Th. 6, 4, 21, 1.
candĭdē, adv. : - 1 - en blanc. - 2 - franchement, sincèrement, avec candeur, de bonne foi. --- Cæl. Fam. 8, 6, 1; Quint. 12, 11, 8.
- candide vestitus, Plaut. Cas. 767 : de blanc vêtu.
candĭdo, āre, āvi, ātum [candidus] : - tr. - blanchir, rendre blanc, revêtir de blanc. --- Itala Apoc. 7, 14.
- candidans : d'un blanc éclatant. --- Isid. 14, 8, 21.
candĭdŭlē, adv. [candidulus] : tout simplement. --- Arn. 2, 11.
candĭdŭlus, a, um (diminutif de candidus) : joli et blanc.
- candiduli dentes, Cic. Tusc. 5 : de jolies dents blanches.
candĭdum, i, n. : - 1 - couleur blanche. --- Plin. 30, 121 ; Juv. 3, 30; Ov. M. 11, 314. - 2 - le blanc de l'œuf. --- Plin. 29, 39.
candĭdus, a, um [ candeo] :
- v. candida et candidum.
1 - blanc éclatant, blanc éblouissant.
- candida de nigris et de candentibus atra facere, Ov. M. 11, 315 : rendre blanc le noir et noir le blanc.
- [en parl. de la neige].
- candidum Soracte, Hor. O. 1, 9, 1 : le Soracte éblouissant [de la neige qui le recouvre].
- [des lis] Virg. En. 6, 708;
- [du peuplier] Virg. B. 9, 41;
- [de pierres] Cat. Agr. 38, 2;
- [de la cigogne] Virg. G. 2, 320;
- [d'un agneau] Tib. 2, 5, 38;
- [de la barbe] Virg. B. 1, 28;
- [des cheveux] Plin. 7, 28;
- [du corps] Liv. 38, 21, 9;
- [du cou] Virg. G. 4, 337 ;
- [du vêtement].
- toga candida, Liv. 27, 34, 12; 39, 39, 2 (Isid. 19, 24, 6) : toge blanche du candidat.
- candida turba, Tib. 2, 1, 16 : foule vêtue de blanc (Ov. F. 2, 654 ; 4, 906).
- [du sel] Cat. Agr. 88, 1;
- [du pain] Varr. R. 3, 7, 9 ; Plin. 22, 139.
2 - d'une lumière claire (éclatante, éblouissante).
- [en parl. des astes] Enn. An. 90 ; Plaut. Amp. 547; Rud. 3; Lucr 5, 1210 ; Virg. En. 7, 8 ; Sen. Nat. 1, 17, 2 ;
- [du jour] Ov. F. 5, 548; Tr. 2, 142; candidus Zephyrus Col.18, 78, le clair Zéphyre [= qui rend le ciel clair].
3 - d'une blancheur éclatante, d'une beauté radieuse, [épithète de dieux, de héros, d'héroïnes, etc.].
- candida Dido, Virg. En. 5, 571 : la radieuse Didon.
- (Galatea) candidior cycnis, Virg. B. 7, 38 : (Galatée) plus blanche que les cygnes.
- candide Bacche, Ov. F. 3, 772 : ô radieux Bacchus.
4 - radieux, heureux, favorable.
- [en parl. d'un jour anniversaire] Tib. 1, 7, 64 ;
- [de la paix] Tib. 1, 10, 45 ;
- candida omina, Prop. 4, 1, 67 : présages heureux.
- candida sententia, Ov. M. 15, 47 : sentence favorable.
- candidus lapis, Catul. : pierre blanche (marquant un jour heureux).
5 - clair, franc, loyal.
- Plotius, Varius, Vergilius, animæ quales neque candidiores terra tulit, Hor. S. 1, 5, 41 : Plotius, Varius, Virgile, chères âmes, comme la terre n'en a jamais porté de plus limpides.
- Albi, nostrum sermonum candide judex, Ep. 1, 4, 1 : Albius, juge sincère de mes satires.
6 - clair, net, sans détours, sans apprêt.
- elaborant alii in puro quasi quodam et candido genere dicendi, Cic. Or. 53 : d'autres s'attachent à une sorte de style, pour ainsi dire limpide et transparent.
- dulcis et candidus Herodotus, Quint. 10, 1, 73 : le doux (l'agréable) et limpide Hérodote.
- candidissimus Quint. 2, 5, 19.
7 - (voix) claire (opp. à fusca, sourde). --- Plin. 28, 58; Quint. 11, 3, 15.
candĭfĭco, āre [candeo, facio] : - tr. - blanchir, rendre blanc. --- Aug. Civ. 21, 7.
candĭfĭcus, a, um [candeo, facio] : qui blanchit. --- Apul. Apol. 6.
candŏr, ōris, m. :
1 - blancheur éclatante.
- solis candor, Cic. Nat. 2, 40 : la blancheur éclatante du soleil.
2 - [en parl. des personnes] éclat, beauté. --- Cic. Cæl. 36.
- au plur - satin' ut occæcatu'st præ hujus corporis candoribus ? Plaut. Men. 181 : comme il est éclipsé par ce teint éblouissant ! --- cf. Arn. 4, 22; cf. id. 7, 20.
3 - chaleur brûlante.
- candor æstivus, Claud. Cons. Prob. 219 : la chaleur brûlante de l'été.
4 - clarté, limpidité.
- Livius clarissimi candoris, Quint. 10, 1, 101 : Tite Live, écrivain de la plus limpide clarté.
5 - bonne foi, franchise, innocence, candeur.
- illa tua veritas, tuus candor ! Plin. Pan. 84 : votre franchise si connue, votre candeur ! --- cf. Ep. 3, 21, 1.
candosoccus, i, m. [mot gaulois] : marcotte de vigne. --- Col. 5, 5, 16.
Candragori, m. : ville d'Ethiopie. --- Plin. 6, 193.
Candyba, ōrum, n. : ville de Lycie. --- Plin. 5, 101.
Canē, ēs, f. : ville d'Arabie. --- Plin. 6, 104.
1 - cānens, entis : part. prés. de caneo; grisonnant, qui tire sur le blanc.
- canens senecta, Virg. En. 10, 192 : la vieillesse grisonnante.
2 - cānens, entis : part. prés. de cano.
3 - Cānens, entis, f. [cano] : Canens (qui chante, nymphe, fille de Janus). --- Ov. M. 14, 333.
canentæ, ārum, f. : ornements de tête. --- P. Fest. 46.
cānĕo, ēre, cānŭi [canus] : - intr. - être blanc. --- Virg. En. 5, 416; G. 3, 325, Ov. M. 1, 110.
Cănēphŏrŏs, i, f. : Canéphore (jeune Athénienne portant sur la tête une corbeille sacrée).
- acc. canephoram, Plin. 34, 70 --- Canifera, P.-Fest. 65, 6.
- gr. κανηϕόρος.
- nom. plur. Canephoroe = κανηϕόροι (cf. Adelphoe, arctoe, etc.), Cic. Verr. 2, 4, 3, § 5
- tibi habe Canephoros, Cic. Verr. 4, 18 : garde pour toi les Canéphores [statue].
- voir hors site Canéphoros.
cănerit, arch. (= cecinerit) : v. cano.
cănēs, is, arch. = canis. --- Plaut. Men. 718 ; Most. 41.
cānesco, ĕre, cānŭi [caneo] : - intr. - 1 - devenir blanc (de vieillesse), blanchir, grisonner. --- Ov. M. 9, 422; Plin. 30, 134. - 2 - blanchir (par la chaleur, l'écume...), se dégrader. --- Ov. F. 3, 880; H. 3, 65; Ov. M. 2, 212..
- ante... quam sine me Pthiis canescant æquora remis, Ov. H. 3, 65 : avant que, sans moi, les mers blanchissent sous les rames de Phthie.
- canescunt turpi tecta relicta situ, Ov. Am. 1, 8, 52 : un palais abandonné se dégrade, parce qu'il est mal situé.
- (quercus) canescet, Cic. Leg. 1, 2 : le chêne vieillira.
- cumque oratio jam nostra canesceret, Cic. Br. 8 : et mon éloquence étant déjà grisonnante (prenant déjà de l'âge).
Cangi, ōrum, m. : les Canges (peuple de Bretagne, dans le pays de Galles). --- Tac. An. 12, 32.
cāni, ōrum, m. plur. (s.-ent capilli) [canus] : cheveux blancs, vieillesse. --- Cic. CM 62; Tib. 1, 10, 43; Sen. Nat. 3, 29, 3.
cănĭcæ, ārum, f. : son de froment. --- Lucil. d. Non. p. 88, 16 ; P. Fest. 46.
cănīcŭla, æ, f. [canis] :
1 - petite chienne. --- Plin. 32, 79.
2 - chien de mer (roussette). --- Plin. 9, 151.
3 - femme hargneuse. --- Plaut. Curc. 598; Gell. 4, 20, 3.
4 - coup de chien (aux dés, c'est un mauvais coup : le joueur a obtenu les quatre as). --- Pers. 3, 49.
5 - la Canicule [constellation]. --- Hor. O. 3, 13, 9.
cănīcŭlāris, e [canicula] : de la canicule, caniculaire.
- inclementia canicularis, Sid. Ep. 2, 2 : la chaleur excessive de la canicule.
cănīcŭlāta uva, f. : espèce de raisin inconnue. --- M.-Emp. 14, 64.
Cānĭdĭa, æ, f. : Canidie [nom d'une sorcière]. --- Hor. Epo. 3, 8.
Cānĭdĭus, ĭi, m. : Canidius (nom romain). --- Cic. Fam. 10, 21, 4.
cănĭfĕra, æ, f. : v. Canephoros.
cānĭfĭco, āre [canus, facio] : - tr. - rendre blanc, blanchir. --- Poēt. d. Atil. Gram. 6, 285, 11.
caniformis, e [canis, forma] : qui a la forme d'un chien. --- Prud. Apoth. 263.
1 - cănīna, æ, f. (s.-ent. caro) : viande de chien.
- canis caninam non est (= edit), Varr. L. 7, 31 : le chien ne mange pas de viande de chien (= les loups ne se mangent entre eux).
2 - cănīna urtica, f. : une ortie sauvage. --- Plin. 21, 92.
3 - Cănīna, æ, m. : Canina (surnom). --- Vell. 1, 14, 7.
Caninifati : c. Canninefates. --- Vell. 2, 105.
Cănīnĭānus, a, um [Caninius] : de Caninius.
- Caninium tempus, Cic. Fam. 1, 7, 3 : le temps où Caninius Gallus proposa le rétablissement de Ptolémée.
Cănīnĭus, ĭi, m. : Caninius (nom de famille romaine).
- Caninius Rébilus [lieutenant de César dans les Gaules et, un jour, consul pour quelques heures]. --- Cic. Att. 12, 37, 4.
- Caninio consule scito neminem prandisse, Cic. Fam. 7, 30, 1 : sache que sous le consul Caninius personne n'a dîné.
- Caninius Gallus [accusateur d'Antoine, plus tard son beau-fils]. --- Cic. Fam. 1, 2, 1 ; V.-Max. 4, 2, 6.
cănīnus, a, um [canis] : - 1 - de chien, canin. - 2 - mordant, cynique.
- canini dentes, Varr. R. 2, 7, 3 : dents canines, œillères.
- scæva canina, Plaut. Cas. 973 : augure favorable tiré de la rencontre d'un chien.
- pellem rodere qui velint caninam, Mart. 5, 60 : (personnes) qui voudraient mordre la peau d'un chien qui a mordu (= rendre coup pour coup).
- caninum prandium, Varr. ap. Gell. 13, 30, 12 : repas de chien (où l'on ne boit que de l'eau).
- canina littera, Pers. 1, 109 : la lettre R (qu'on entend dans l'aboiement du chien).
- canina facundia, Sall. H Fragm. 2, 37 : éloquence agressive.
- canina verba, Ov. Ib. 230 : paroles mordantes.
- caninæ nuptiæ, Hier. Ep. 69 : unions impudiques.
- canini philosophi (= Cynici), Aug. Civ. Dei, 14, 20 : les philosophes cyniques. --- cf. Tert. Pat. 2.
1 - cănis, is, m. f. :
a - chien, chienne.
- stultitia est, pater, venatum ducere invitas canes, Plaut. St. 139 : c'est folie, père, d'emmener à la chasse les chiens malgré eux.
- pulicosæ cani remedia sunt... Col. 7, 13 : le chien couvert de puces a pour remèdes ...
- cane pejus vitare, Hor. Ep. 1, 17, 30 : fuir comme la peste.
- cave canem, Inscr. : prenez garde au chien.
- tergeminus canis, Ov. Am. 3, 322 : le chien aux trois têtes [Cerbère].
- infernæ canes, Hor. S. 1, 8, 35 : les chiennes de l'enfer [qui accompagnent les Furies]. --- cf. les chiens qui selon la fable entourent Scylla. --- Lucr. 5, 892; Cic. Verr. 5, 146; 6, 77.
b - chien (t. d'injure).
- contre un poète médisant - quid inmerentes hospites vexas, canis ignavos adversum lupos ? Hor. Epod. 6, 1 : pourquoi tourmentes-tu les étrangers inoffensifs, chien, lâche contre les loups ?
- satis habuit canem appellare, Suet. Vesp. 13 : (l'empereur) se contenta de l'appeler "chien". --- cf. Plaut. Most. 1, 1, 40; Ter. Eun. 4, 7, 33; Hor. S. 2, 2, 56; Petr. 74, 9.
c - limier, agent, créature.
- multa sibi opus esse, multa canibus suis quos circa se haberet, Cic. Verr. 2, 1, 48, § 126 : (il dit) qu'il a besoin de beaucoup de chose pour lui-même et pour la meute qu'il entretient autour de lui.
- Clodii canis, Cic. Att. 6, 3, 6 : l'aboyeur d'Atticus. --- cf. Cic. Verr. 2, 3, 11, § 28; 2, 4, 19, § 40; 2, 5, 56, § 146; id. Pis. 10, 23.
d - chien de mer. --- Plin. 9, 110.
e - le coup du chien, l'ambesas (aux dés, c'est un mauvais coup). --- Ov. Tr. 2, 474.
- tam facile quam canis excidit, Sen. Apocol. 10, 2 : aussi facilement qu'on amène l'ambesas.
- damnosi facito stent tibi sæpe canes, Ov. A. A. 2, 206 : fais en sorte d'avoir souvent le coup de chien.
g - collier, carcan. --- Plaut. Cas. 389; P. Fest. 45.
h - philosophe cynique. --- Lact. Epit. 39, 4.
ii - Canicule (constellation).
- Canis (Major) : Canicule --- Hyg. Astr. 3, 34; Vitr. 9, 5, 2; Virg. G. 1, 218; 2, 353; Hor. S. 1, 7, 25; id. Ep. 1, 10, 16; Tib. 3, 5, 2; Ov. F. 4, 904; Plin. 18, 26, 64, § 234 sqq.
- Canis Minor : le Petit Chien (Procion, chez les Grecs) appelé aussi Antecanis. --- Προκύων. --- cf. Vitr. 9, 52; Plin. 18, 28, 68, § 268; Ov. F. 4, 904.
2 - Cănis, is, m. : fleuve d'Arabie. --- Plin. 6, 148.
cānisco, ĕre : v. canesco.
cănistella, ōrum, n. : dimin. de canistra. --- Sym. Ep. 2, 81.
- cănistellus, i, m. --- Not. Tir. 108, 96.
cănistra, ōrum, n. : corbeilles d'osier plates (pour pains, fruits et fleurs).
- gr. κάναστρον.
- pabulaque in foribus plenis adpone canistris, Virg. G. 4, 280 : et place aux portes (de la ruche) des corbeilles pleines de cette pâture
- hanc pura cum veste sequar myrtoque canistra vincta geram, Tibul. 1, 10, 27 : je suivrai cette victime avec un vêtement pur, et je porterai une corbeille couronnée de myrte. --- Cic. Att. 6, 1, 13; Prop. 3 (4), 13, 28; 4 (5), 8, 12; Virg. En. 8, 180; Hor. S. 2, 6, 105; Ov. M. 2, 713; 8, 675; id. F. 2, 650; 4, 451; Col. 10, 277; Juv. 5, 74.
- cănistri, ōrum, m., Pall. Nov. 17, 1.
- au sing. canistrum. --- Hier. Ep. 31, 3.
- canistra siccaria, Serv. ad Virg. En. 1, 706 : corbeilles (d'argent) pour les vases à boire.
- voir l'article canistrum.
cănistrĭfĕr, ĕra, ĕrum [canistrum + fero] : qui porte des corbeilles. --- Inscr.
cănistrum, i, n. : v. canistra.
cānĭtĭa, æ, f. : c. canities.
- Plin. 31, 7, 42, § 91; 11, 37, 64, § 169.
- Lebaigue P. 164 et P. 165.
cānĭtĭēs, ĭēi, f. [canus] :
1 - blancheur.
- Ov. F. 6, 134 ; Plin. 6, 54.
2 - blancheur des cheveux, de la barbe = vieillesse.
- Tac. G. 38; An. 14, 54 ; Virg. En. 10, 549.
cānĭtūdo, ĭnis, f. : c. canities.
- stultus est adversum ætatem et capitis canitudinem : il est sot malgré son âge et ses cheveux blancs. --- voir P. Fest.
cănĭtūrus, a, um : v. cano.
Cānĭus, ĭi, m. : nom d'homme. --- Cic. Off. 3, 58.
1 - canna, æ, f. :
- gr. κάννα.
a - canne, jonc mince plus petit que le roseau.
- Ov. M. 8, 337; Col. 4, 32, 3; Ov. F. 2, 465, etc.
b - roseau, flûte pastorale.
- Ov. M. 2, 682 ; 11, 171.
c - barque (en roseau). --- Juv. 5, 89.
c - canna gutturis : Cæl. Aur. Acut. 2, 16, 97 : trachée-artère.
2 - Canna, æ, f. : Canna (fleuve d'Apulie, près de Cannes). --- Liv. 25, 12, 4.
cannaba, æ, f. : c. canaba.
cannăbētum, i, n. [cannabis] : chènevière. --- CIL 5, 3072.
cannăbĭnus, a, um : de chanvre. --- Varr. R. 3, 5, 11.
- gr. καννάϐινος.
cannăbis, is, f. (acc. -im, abl. -i; qqf. -e) : chanvre.
- gr. κάνναϐις ou κάνναϐος.
- nom. cannabis, Col. 2, 10, 21; Plin. 19, 4, 22, § 63; 19, 9, 56, § 173; acc. cannabim, Varr. R. 1, 23, 6; abl. cannabi, Plin. 19, 2, 8, § 29; cannabe, Pers. 5, 146; nom. cannabum, Isid. Orig. 19, 27, 3; gen. cannabi, Isid. l. l. 2; acc. cannabum, Pall. Febr. 5; Mart. 5; Isid. l. l. 3; abl. cannabo, Varr. d. Gell. 17, 3, 4.
cannăbĭus, a, um : c. cannabinus. --- Grat. Cyn. 47.
cannăbum, i, n. : c. cannabis. --- Isid. 19, 27.
- gr. κάνναϐος.
cannăbus : c. cannabis. --- Diosc. 3, 158.
Cannæ, ārum, f. : Cannes (ville d'Apulie, où Annibal remporta une victoire écrasante sur les armées romaines en 216 avant J.-C.). --- Liv. 22, 44, 1; Cic. Tusc. 1, 89.
- Cannarum pugna, Liv. 23, 43, 4 : la bataille de Cannes.
- post Cannensem pugnam, Liv. 23 : après la bataille de Cannes.
- Cannenses, ĭum, m. : les habitants de Cannes.
- Cannensis, e : de Cannes. --- Cic. Br. 12; Liv. 23, 18, 13.
- te pugna Cannensis accusatorem sat bonum fecit, Cic. Am. 89 : vous, grâce à une nouvelle bataille de Cannes, vous occupez un des premiers rangs parmi les accusateurs.
cannālis, e [canna] : de canne. --- Schol. Pers. 3, 14.
Cannĕnĕfātes : v. Canninefates.
Cannensis, e : voir Cannæ.
cannētum, i, n. [canna] : lieu couvert de roseaux. --- Pall. 3, 22, 2.
cannĕus (cannĭcĭus), a, um : de canne, de roseau. --- Amm. 23, 4,14 ; Pall. 1, 13.
- canneæ tegetes, Col. 12, 50, 8 : nattes de roseaux.
cannĭcĭa (cannŭcĭa) æ, f. : c. cannetum. --- Aug. Psalm. 63,14 ; Grom. 315, 16.
cannĭcĭus, a, um [canna] : de canne, de roseau.
Canninefātes, tum (tium), m. : peuple de la presqu'île Batave. --- Tac. H. 4, 15.
- ou Cannenefātes. --- Plin. 4, 101.
- sing. Canninefas, ātis : Canninéfate. --- Tac. An. 11, 18; adj. Tac. H. 4, 16.
cannŏphŏrŏs, i, m. : qui porte des roseaux. --- CIL 10, 24.
- gr. κάννη, ϕέρω.
cannucĭæ, arum, f. (c. cannetum) [canna] : lieu planté de roseaux.
cannŭla, æ, f. [canna] : petit roseau, roseau.
- parva casula cannulis contecta, Apul. M. 4, 6 : petite cabane couverte de roseaux.
- cannula pulmonis, C.-Aur. Tard. 2, 13, 152 : la trachée-artère.
Cannutius (Canutius), ii, m. : Canutius (nom d'homme).
căno, ĕre, cĕcĭni, cantum :
- parf. arch. canui Serv. G. 2, 384 ; canerit = cecinerit Fest. 270, 32 II impér. cante p. canite Saliar. d. Varr. L. 6, 75; forme caniturus décad. : Vulg. Apoc. 8, 13.
1 - en parl. d'hommes chanter.
- canere ad tibicinem, Tusc. 1, 3 : chanter avec accompagnement de la flûte.
- mihi cane et Musis, Cic. Br. 187 : chante pour moi et aussi pour les muses.
- absurde canere, Cic. Tusc. 2, 12 : chanter faux.
- [diction chantante des orateurs asiatiques] Or. 27.
- ranæ canunt, Plin. 8, 227 : les grenouilles coassent.
- [chant de la corneille, du corbeau] Cic. Div. 1, 12; [du coq] Cic. Ac. 1, 74.
- excitare gallos ad canendum : faire chanter les coqs.
2 - résonner, retentir.
- modulate canentes tibia, Cic. Nat. 2, 22 : flûtes rendant un son mélodieux.
- cum symphonia caneret, Cic. Verr. 3, 105 : alors que résonnaient les concerts.
- tuba cornuaque ab Romanis cecinerunt, Liv. 30, 33, 12 : les trompettes et les clairons sonnèrent dans le camp romain.
- ut attendant, semel bisne signum canat in castris, Liv. 27, 47, 3 : qu'ils observent si le signal de la trompette retentit une fois ou deux fois dans le camp. --- cf 1, 1, 7; 24, 15, 1; 28, 27, 15.
- fig. neque ea signa audiamus, quæ receptui canunt, Cic. Rep. 1, 3 : et n'écoutons pas le signal de la retraite.
3 - jouer de.
- avec abl. - fidibus canere, Cic. Tusc. 1, 4 : jouer de la lyre.
- ab ejus litui, quo canitur, similitudine nomen invenit (bacillum), Cic. Div, 1, 30 : (le bâton augural) a tiré son nom, lituus, de sa ressemblance avec le lituus dont on joue, le clairon.
- citharā canere, Tac. An. 14, 14 : jouer de la cithare.
- tibicen sine tibiis canere non potest, Cic. de Or. 2, 83 : le joueur de flûte ne peut jouer sans flûte.
1 - chanter.
- carmen canere, Cic. de Or. 2, 352 : chanter une poésie.
- versus canere, Enn. An. 214 : chanter des vers.
- nec tam flebiliter illa canerentur... Cic. Tusc. 1, 85 : et l'on n'entendrait pas les chants si plaintifs que voici...
- cantilenam eandem canis, Ter. Phorm. 495 : tu chantes toujours la même chanson.
2 - chanter, commémorer, célébrer.
- ad tibiam clarorum virorum laudes canere, Cic. Tusc. 4, 3 : chanter au son de la flûte la gloire des hommes illustres.
- quæ (præcepta) vereor ne vana surdis auribus cecinerim, Liv. 40, 8, 10 : (mes préceptes) que j'ai bien peur d'avoir donnés vainement, comme si je les avais chantés à des sourds.
3 - chanter = écrire en vers, exposer en vers.
- ut veteres Graium cecinere poētæ, Lucr. 5, 405 : comme l'ont chanté les vieux poètes grecs.
- Ascræum cano Romana per oppida carmen, Virg, G. 2, 176 : chantant à la manière du poète d'Ascra, je fais retentir mes vers à travers les bourgades romaines.
- arma virumque cano, Virg. En. 1, 1 : je chante les combats et le héros...
- motibus astrorum quæ sit causa canamus, Lucr. 5, 509 : chantons la cause des mouvements des astres.
- canebat uti magnum per inane coacta semina... fuissent, Virg. B. 6, 31 : il chantait comment dans le vide immense s'étaient trouvés rassemblés les principes (de la terre, de l'air, etc.)
4 - prédire, prophétiser.
- ut hæc, quæ nunc fiant, canere di immortales viderentur, Cic. Cat. 3, 18 : en sorte que les événements actuels semblaient prophétisés par les dieux immortels. --- cf. Sest. 47 ; Div. 2, 98; Virg. En. 3, 444; 8, 499; Hor. O. 1, 15; 4; S. 1, 9, 30; Tib. 2, 5, 16.
- avec prop. inf. - fore te incolumem canebat, Virg. En. 6, 345 : il prédisait que tu serais sain et sauf. --- cf. 7, 79; 8, 340; Liv. 1, 7, 10; 26, 5, 14, etc.
- nec ei cornix canere potuit recte eum facere, quod populi Romani libertatem defendere pararet, Cic. Div. 2, 78 : une corneille ne pouvait lui annoncer qu'il faisait bien de se préparer à défendre la liberté du peuple romain.
- hoc Latio restare canunt, Virg. En. 7, 271 : les devins annoncent que cette destinée est réservée au Latium.
5 - jouer d'un instrument, faire résonner (retentir).
- omnia intus canere, Cic. Verr. 1, 53 : jouer tout à la sourdine [en parl. d'un joueur de luth qui se contente de toucher les cordes de la main gauche, c.-à-d. en dedans, de son côté; tandis que les faire vibrer de la main droite avec le plectrum, c'est foris canere. --- Ps. Ascon. Verr. p. 173].
- classicum apud eum cani jubet, Cæs. BC. 3, 82, 1 : il donne l'ordre que les sonneries de la trompette soient faites près de lui [marque du commandt].
- tubicines simul omnes signa canere jubet, Sall. J. 99, 1 : il donne l'ordre que les trompettes exécutent tous ensemble leurs sonneries. --- [signa canere jubet, Sall. C. 59, 1, signa peut être ou sujet ou compl. direct].
- bellicum me cecinisse dicunt, Cic. Phil. 7, 3 : ils disent que j'ai donné le signal de la guerre.
- Hasdrubal receptui propere cecinit (= cani jussit), Liv. 27, 47, 2 : Hasdrubal fit vite sonner la retraite.
- impers. - nisi receptui cecinisset, Liv. 26, 44, 4 : si l'on n'avait donné le signal de la retraite.
- ubi primum bellicum cani audisset, Liv. 35, 18, 6 : aussitôt qu'il aurait entendu retentir le signal de la guerre.
- mais (Thucydides) de bellicis rebus canit etiam quodam modo bellicum Cic. Or. 39 : (Thucydide) dans les récits de guerre semble même faire entendre des sonneries guerrières. --- bellicum, acc. n. de qualif.].
- tuba commissos canit ludos, Virg. En. 5, 113 : la trompette annonce l'ouverture des jeux.
- ut (butina) cecinit jussos inflata receptus, Ov. M. 1, 340 : quand (la trompe) dans laquelle il a soufflé a sonné l'ordre de la retraite.
Cănōbus, i, m. (c. Canopus) : Canope (ville d'Egypte, à l'embouchure du Nil).
cănōn, ŏnis, m. :
- gr. κανών, όνος.
- voir l'article canon.
1 - loi, règle, mesure. --- Plin. 34, 55.
2 - tuyau de bois (dans les machines hydrauliques). --- Vitr. 10, 13.
3 - contribution, redevance annuelle (sur l'or, l'argent, le grain). --- Spart. Sev. 8; Lampr. Elag. 27.
4 - catalogue sacré, canon des Ecritures (catalogue des livres admis comme divinement inspirés). --- Eccl.
cănŏnĭcārĭa, æ, f. [canonicus] : charge du collecteur des taxes. --- Cass. Var. 3, 8.
cănŏnĭcārĭi, ōrum, m. [canonicus] : collecteurs des taxes. --- Cass. Var. 6, 8.
cănŏnĭcē [canonicus] : - 1 - régulièrement. --- Charis. 237, 7. - 2 - canoniquement, selon les lois de l'Eglise. --- Cassian. Coll. 21, 5.
canonicus :
- gr. κανονικός.
1 - cănŏnĭcus, a, um :
a - qui concerne une règle, une mesure, régulier.
- canonica ratio, Vitr. 5, 3, la théorie de l'harmonie [en musique].
- canonicæ defectiones solis, Aug. Civ. 3, 15 : les éclipses (dans l'ordre) régulières du soleil.
- canonica, ōrum, n. : théorie. --- Plin. Ep. 1, 2, 12.
b - relatif à une redevance, à une contribution.
- canonici equi, Cod. Th. 11, 17, 3 : chevaux donnés pour se conformer à une contribution.
c - conforme aux canons de l'Eglise, canonique. --- Aug. Civ. 18, 36.
2 - cănŏnĭcus, i, m. : - a - théoricien. --- Plin. 2, 73. - b - clerc, [plus tard] chanoine. --- Eccl.
cănŏnizo, āre : - tr. - 1 - mettre au nombre des livres canoniques. --- Orig. Matth. 18, 28, 3. - 2 - plus tard canoniser.
cănōpĭca, ōrum, n. : sorte de gâteaux. --- Anth. 199, 48.
Cănōpicum (Cănōbĭcum), i, n. : ville de la province d'Afrique. --- Plin. 5, 29.
1 - Cănōpus, i, m. : Canopus (étoile qui fait partie de la constellation Argo). --- Manil. 1, 215; Plin. 1, 178.
- gr. Κάνοπος.
2 - Cănōpus (Cănōpos), i, m. : - a - Canope (ville d'Egypte, à l'embouchure du Nil). --- Tac. An. 2, 60. - b - poét. Basse-Egypte, Egypte. --- Prop. 3, 11, 39.
- gr. Κάνοπος, plus tard Κάνοϐος.
- Cănōpĕus, Cănōpĭus, Cănōpĭcus, a, um : de Canope, canopique. --- Ambr. Ep. 18, 35 ; Isid. 14, 3, 28; Plin. 5, 62.
- Cănōpītæ, ārum, m. : habitants de Canope. --- Cic. d. Quint. 1, 5, 13.
- sing. Cănōpītēs, æ, Cels. 6, 6.
- Cănōpītānus, a, um : de Canope. --- Sol. 32, 42.
3 - Cănōpus, i, m. : Canopus (amiral de la flotte d'Osiris, divinisé après sa mort). --- Rufin. Hist. 11, 26.
cānōr, ōris, m. [cano] : son, son mélodieux, ensemble de sons harmonieux.
- canor cycni, Lucr. 4, 181 : chant du cygne.
- Martius æris rauci canor, Virg. G. 4, 71 : les accents guerriers du rauque clairon.
cănōrē, adv. [canorus] : mélodieusement, harmonieusement. --- Apul. Plat. 1, 9.
cănōrus, a, um [canor] :
1 - sonore, mélodieux, harmonieux.
- vox canora, Cic. Br. 234 : voix harmonieuse.
- profluens quiddam habuit Carbo et canorum, Cic. de Or. 3, 28 : Carbon avait qqch de coulant et d'harmonieux.
- canorum illud in voce, Cic. CM 28 : cette sonorité dans la voix.
- canoræ nugæ, Hor. A. P. 322 : phrases vides et sonores.
- en mauv. part - sine contentione vox nec languens nec canora, Cic. Off. 1, 133 : ton de voix naturel ni languissant ni chantant.
2 - qui fait entendre des sons harmonieux.
- canorus orator, Cic. Br. 105 : orateur à la voix harmonieuse (bien timbrée).
- animal (gallus) canorum sua sponte, Cic. Div. 2, 57 : animal (coq) qui chante spontanément.
- aves canoræ, Virg. G. 2, 328 : ramage des oiseaux.
- fides canoræ, Virg. En. 6, 120 : lyre mélodieuse.
- æs canorum, Virg. En. 9, 503 : airain sonore [trompette].
cānōsus, a, um [canus] : qui a les cheveux blancs. --- Vop. Prob. 5, 6.
Cantabās, æ, m. : fleuve del'Inde. --- Plin. 6, 71.
cantābĭlis, e [canto] : digne d'être chanté. --- Vulg. Ps. 118, 54; Cassiod. Var. 2, 40; id. 8, 9.
cantăbrārĭus, ĭi, m. : qui porte l'étendard appelé cantabrum. --- Theod. 14, 7, 2.
Cantăbri, ōrum, m. : les Cantabres [peuple de la Tarraconnaise, près des Pyrénées et sur l'océan]. --- Cæs. BG. 3, 26, 6 ; Plin. 4, 110; sing. Cantaber Hor. O. 2, 6, 2.
- Cantăbĕr, bra, brum : des Cantabres. --- Claud. Laud. Ser. 74.
Cantăbrĭa, æ, f. : le pays des Cantabres. --- Plin. 34, 148.
- Cantăbrĭcus, a, um : du pays des Cantabres. --- Hor. Ep. 1, 18, 55.
cantăbrĭca, æ, f. : herbe inconnue. --- Plin. 25, 85.
cantabrum, i, n. : - 1 - son [de céréale]. --- C. Aur. Chron. 3, 4, 63. - 2 - étendard, bannière. --- Tert. Apol. 16.
cantābundus, a, um [canto] : qui chante, chantant. --- Petr. 62, 4.
cantāmĕn, ĭnis, n. [canto] : charme, enchantement. --- Prop. 4, 4, 51; Prud. Sym. 2, 176.
cantātĭo, ōnis, f. [canto] : - 1 - chant, chanson. --- Varr. L. 6, 75. - 2 - enchantement, charme. --- Firm. Math. 3, 6.
cantātŏr, ōris, m. [canto] : musicien, chanteur.
- cantator fidibus, Gell. 16, 19, 2 : joueur de lyre [ = fidicen, v. canere fidibus].
- cantator cycnus funeris sui, Mart. 13, 77 : le cygne qui chante sa propre mort.
cantātrix, īcis, f. :
1 - musicienne, chanteuse, cantatrice. --- Vulg. 2, Reg. 19, 35.
- adj. - cantatrices choreæ, Claud. B. Gild. 448 : danses mêlées de chants.
2 - enchanteresse, magicienne, sorcière. --- Apul. M. 2, 20.
cantatus :
1 - cantātus, a, um : part. passé de canto.
2 - cantātŭs, ūs, m. : chant. --- Prisc. 3, 467.
cantĕ, arch.( = canite) : v. cano.
Canteci (Cantici), ōrum, m. : peuple d'Asie, au-delà du Palus-Méotide. --- Plin. 6, 22.
cantērĭătus (canthērĭătus), a, um : soutenu par des échalas. --- Col. 5, 4, 1.
cantērīnus (canthērīnus), a, um : de cheval hongre.
- hordeum canterinum, Col. 2, 9, 14 : une sorte d'orge qu'on donne aux chevaux.
- canterinum lapathum, Plin. 20, 21, 85, § 231 : vinette, oseille sauvage (plante).
- canterino ritu somniare, Plaut. Men. 395 : rêver à la manière des chevaux [qui dorment debout].
- canterinum lapathum, Plin. 20, 231 : vinette, oseille sauvage.
cantērĭŏlus, i, m. : petit échalas. --- Col. 11, 3, 58.
canterius :
- (Lebaigue P. 166)
- voir hors site canterius.
1 - cantērĭus (canthērĭus), ĭi, m. :
a - cheval hongre, cheval de peu de prix, bidet. --- Varr. R. 2, 7, 15; P. Fest, 46.
- minime, sis, cantherium in fossam, Liv. 23, 47 : de grâce, ne lance pas ton cheval hongre dans un fossé (= ne t'engage pas à la légère).
b - cheval de main ou cheval monté. --- Plaut. Cap. 814; Cic. Nat. 3, 11; Sen. Ep. 87, 9.
c - chevron. --- Vitr. 4, 2, 1.
d - étai en forme de joug où l'on fixe la vigne (perche horizontale soutenu par deux autres).
- submittere canterium viti, Col. 4, 12, 1 : placer un étai sous la vigne.
e - appui pour soutenir le pied malade d'un cheval. --- Veg. Mul. 2, 47.
2 - Cantērĭus, ĭi, m. : Cantérius (nom d'homme). --- Varr. B. 2, 1, 8.
Canthăra, æ, f. : Canthara (nom de femme). --- Ter. And. 766.
canthărĭās, æ, m. : pierre qui représente un escarbot. --- Plin. 37, 187.
- gr. κάνθαρος.
canthărĭda, æ, f. : mouche cantharide. --- Isid. 12, 5, 5.
- gr. κανθαρίς.
Canthăridæ, ārum, m. : nom d'homme. --- Plin. 7, 174.
canthăris, ĭdis, f. : - 1 - cantharide (insecte venimeux). --- Cic. Tusc. 5, 117. - 2 - charançon. --- Plin. 18, 152. - 3 - insecte qui nuit à la vigne. --- Pall. 1, 35, 6.
canthărītēs, æ, m. : vin précieux qui vient d'outre-mer. --- Plin. 14, 75.
- gr. κανθαρίτης οἶνος.
Canthărŏlĕthrus, i, m. : endroit de la Thrace. --- Plin. 11, 99.
canthărŭlus, i, m. [cantharus] : petite coupe. --- Arn. 6, 26.
canthărum, i, n. : c. cantharus 1. --- CIL 8, 6982.
cantharus :
1 - canthărus, i, m. :
a - coupe à anses. --- Plaut. Bac. 69 ; Men.177 ; Ps. 1280; Virg. B. 6, 17.
b - bassin en forme de coupe. --- Dig. 30, 41, 11.
c - bénitier. --- P.- Nol. Ep. 32, 15.
d - espèce de poisson de mer. --- Plin. 32, 146.
e - nœud sous la langue du bœuf Apis. --- Plin. 8,184.
2 - Canthărus, i, m. : nom d'un statuaire. --- Plin. 34, 85.
canther- : v. canter-
canthus :
1 - canthus, i, m. : - a - cercle de fer, bande qui entoure la roue, jante. --- Quint. 1, 5, 8. - b - roue. --- Pers. 5, 71.
- gr. κανθός.
2 - Canthus, i, m. : Canthus (un des Argonautes). --- Hyg. Fab. 14.
Cantĭa, æ, f. : v. Cantium. --- Greg. Franc. 4, 26.
cantĭca, æ, f. : c. canticum. --- Fort. Radeg. 36.
cantĭcŭlum, i, n. [canticum] : - 1 - petite chanson, chansonnette. --- Septim. d. T.-Maur. 1981. - 2 - petit enchantement. --- Pomp. ap. Non. p. 482, 9.
cantĭcum, i, n. [cano] :
1 - chant, chanson, air. --- Sen. Ep. 114, 1 ; Phædr. 5, 7, 25; id. 5, 7, 31; Quint. 1, 2, 8; 1, 10, 23.
2 - au théâtre morceau chanté (avec accompagnement de flûte par un chanteur debout à côté du musicien, tandis que l'acteur en scène exécute la mimique). --- Liv. 7, 2 ; Cic. Fam. 2, 22, 1.
- canticum agere, Liv. 7, 2, 9; canticum desaltare, Suet. Calig. 54 : danser, mimer la monodie.
3 - ton chantant de l'orateur.
- rhetorum epilogus pæne canticum, Cic. Or. 18 : la péroraison de ces orateurs est presque un chant. --- Plin. Ep. 2, 14, 13; cf. Quint. 1, 8, 2; 11, 3, 13.
4 - chant religieux, cantique. --- Eccl.
5 - chanson, vers satiriques. --- Paul. Sent. 5, 4, 15.
6 - chant magique, enchantement. --- Apul. M. 42.
cantĭcus, a, um [cano] : de chant, musical. --- Macr. Somn. 2, 3, 7.
cantĭlātrix, īcis, f. [cantilo] : c. cantatrix. --- Soran. 48, 14.
cantĭlēna, æ, f. [cantilo] :
1 - chant, chanson. --- Gell. 9, 4, 14; 10, 19, 2 ; 19, 9, 8.
2 - air rebattu, refrain, rabâchage. --- Cic. Att. 1,19, 8.
- neque ex scholis cantilenam requirunt, Cic. de Or. 1, 105 : ils ne recherchent pas les refrains de l'école.
- cantilenam eamdem canis, Ter. Phorm. 495 : tu chantes toujours la même chanson (tu rabâches).
- totam istam cantilenam ex eo pendere, ut... Brut. Fam. 11, 20, 2 : que tout ce bavardage dérive de l'intention de...
3 - vers satiriques, pamphlet. --- Vop. Aur. 7, 2.
4 - musique [d'instruments]. --- Chalc. Tim. 44.
5 - accord. --- Chalc. Tim. 45 ; 46..
cantĭlēnōsus, a, um [cantilena] : qui renferme des chants, lyrique. --- Sid. Ep. 3, 14.
Cantilĭus, ĭi, m. : Cantilius (secrétaire d'un pontife, battu de verges jusqu'à la mort). --- Liv. 22, 57, 3.
cantĭlo, āre, āvi, ātum [cano] : - intr. - chanter, fredonner. --- Apul. M. 4, 8; Flor. 3; 15; 17.
cantĭo, ōnis, f. [cano] : - 1 - chant, chanson. --- Plaut. Bac. 38; Stich. 707. - 2 - incantation, enchantement, charme. --- Cato, Agr. 160 ; Cic. Br. 217.
Cantiocaptæ, ārum, m. : peuple d'Asie, au-delà du Palus-Méotide. --- Plin. 6, 21.
cantĭto, āre, āvi, ātum [cano] : - tr. - chanter souvent. --- Cic. Br. 75.
Cantĭum, ĭi, n. : Cantium (le pays de Kent, en Angleterre). --- Cæs. BG. 5, 13, 1.
cantĭuncŭla, æ, f. [cantio] : petite chanson. --- Cic. Fin. 5, 49.
canto, āre, āvi, ātum {cano] :
- saltare et cantare didicerunt, Cic. Cat. 2, 23 : ils ont appris à danser et à chanter. --- cf. de Or. 3, 86 ; Off. 1,145, etc.
- cantare ad chordarum sonum, Nep. Epam. 2, 1 : chanter en s'accompagnant sur la lyre.
- cantare et psallere jucunde scienterque, Suet. Tit. 3 : savoir chanter et jouer d'un instrument à cordes avec de l'agrément et du talent.
- inde ad manum cantari histrionibus cœptum, Liv. 7, 2, 11 : dès lors le chant commença à soutenir l'acteur en se réglant sur ses gestes.
- prius quam galli cantent, Plaut. Mil. 690 : avant le chant du coq. --- Cic. Div. 2, 56.
- [chant du cygne] Virg. B. 2, 29.
- [chant des oiseaux] Prop. 4, 1, 68; 4, 9, 30.
- surdo cantare, Prop. 4 (5), 8, 47 ou ad surdas aures cantare, Ov. Am. 3, 7, 61 : parler à un sourd (parler en vain).
- bucina cantat, Prop. 4, 10, 30 : la trompe retentit.
- cantabat tibia ludis, Ov. F. 6, 659 : la flûte résonnait pour les jeux.
- avec abl. - fidibus cantare seni, Plaut. Ep. 500 : jouer de la lyre pour le vieillard
- scienter tibiis cantare, Nep. præf. 1 : jouer de la flûte avec art
- citharā cantare, Varr. R. 3, 13, 3 : jouer de la cithare.
- calamo cantare, Sen. Ben. 4, 6, 5 : jouer du chalumeau.
- lituo cantare, Gell. 20, 2, 2 : jouer du clairon.
4 - chanter, jouer (un rôle).
- incondita cantare, Varr. Men. 363 : chanter des choses informes.
- hymenæum cantare, Plaut. Cas. 809 : chanter le chant de l'hyménée.
- cantavit Oresten matricidam, Suet. Ner. 21 : il joua le rôle d'Oreste, meurtrier de sa mère.
5 - chanter, célébrer.
- cantabimus Neptunum et virides Nereidum comas, Hor. O. 3, 28, 9 : nous chanterons Neptune et la verte chevelure des Néréides.
- cantant laudes tuas, Ov. F. 2, 658 : ils chantent tes louanges.
6 - déclamer.
- nil præter Calvum et doctus cantare Catullum, Hor. S. 1, 10, 19 : habitué à ne déclamer que du Calvus et du Catulle. --- cf. Mart. 5, 16, 3 ; 11, 3, 5; Plin. Ep. 4, 19, 4, etc.
7 - chanter, raconter, prêcher, avoir sans cesse à la bouche.
- jam pridem istum canto Cæsarem, Cic. Q. 2, 11, 1, depuis longtemps je chante ton César [j'ai toujours son éloge à la bouche].
- insignis tota cantabitur urbe, Hor. S. 2, 1, 46 : désigné par moi à l'attention, il sera glosé dans toute la ville.
- vera cantas ? Plaut. Most. 980 : dis-tu la vérité ?
- hæc dies noctesque tibi canto ut caveas, Plaut. Trin. 288 : ce que je te répète jour et nuit, c'est de prendre garde.
8 - chanter, exposer en vers.
- carmina non prius audita canto, Hor. O. 3, 1, 4 : ce sont des vers, comme on n'en a pas encore entendu, que je chante.
- nova cantemus Augusti tropæa Cæsaris, Hor. O. 2, 9, 19 : chantons les nouveaux trophées de César Auguste. --- cf. 1, 6,19 ; 2, 19, 11 ; P. 137 ; Prop. 2, 12, 21, etc.
9 - prononcer des paroles magiques, frapper d'incantation.
- cantando rumpitur anguis, Virg. B. 8, 72 : par les chants magiques on fait périr les serpents.
- cantato densetur carmine cælum, Ov. M. 14, 369 : par l'effet du chant magique le ciel s'épaissit.
- cantatæ leges imponere lunæ, Prop. 4, 5, 13 : imposer ses lois à la lune ensorcelée.
- cantatæ herbæ, Ov. M. 7, 98 : herbes enchantées. --- cf. F. 2, 575, etc.
cantŏr, ōris, m. [cano] :
1 - chanteur, musicien. --- Hor. S. 1, 3, 1.
2 - qui répète, qui rabâche.
- cantor formularum, Cic. de Or. 1, 236 : qui rabâche des formules.
3 - panégyriste.
- cantores Euphorionis, Cic. Tusc. 3, 45 : les panégyristes d'Euphorion.
4 - le chanteur (dans une pièce de théâtre). --- v. canticum.
5 - l'acteur qui harangue le public et à la fin de la pièce crie plaudite. --- Hor. P. 155 ; Cic. Sest. 118.
cantrix, īcis, f. : chanteuse. --- Plaut. Trin. 253.
- adj. aves cantrices, Varr. R. 3, 5, 14 : oiseaux chanteurs.
cantŭla, æ, f. : nom d'un oiseau inconnu. --- Plin.-Val. 5, 25.
cantŭlus, i, m. : petite chanson. --- Firm. Math. 3, 12.
canturĭo, īre [cano] : - intr. - chantonner, fredonner. --- Petr. 64, 2.
1 - cantŭs, ūs, m. [cano] :
a - chant (de l'homme, des oiseaux). --- Cic. Cæl. 35 ; Div. 1, 94.
b - son (accents) d'un instrument. --- Cic. Mur. 22; Verr. 5, 31, Tusc. 1, 4.
c - enchantement, charme, cérémonie magique. --- Tib. 1, 8, 19; Ov. M. 7, 195.
2 - cantus, i, m. : v. canthus.
cănŭa, æ, f. (c. qualum) : corbeille. --- P. Fest. 65, 6.
- gr. κανοῦν.
canui :
1 - cănŭi, arch. (= cecini) : v. cano.
2 - cānŭi : parf. de caneo.
Canŭlēius, i, m. : Canuléius (tribun du peuple). --- Liv. 4, 1, 1.
- Canŭlēius, a, um : de Canuléius.
- Canuleium plebiscitum, Cic. Rep. 2, 63 : plébiscite de Canuléius.
1 - cānus, a, um : - a - blanc, qui a des cheveux blancs, chenu. - b - vieux, antique. - c - auguste, respectable, vénérable.
- cani fluctus, Cic. Arat. 34, 71 : flots argentés.
- cana pruina, Hor. Od. 1, 4, 4 : gelée blanche.
- canus amator, Tibul. 1, 8, 29 : amant aux cheveux blancs.
- canæ aristæ, Ov. M. 6, 456 : épis jaunissants.
- cani (capilli) : cheveux blancs.
- non cani nec rugæ repente auctoritatem arripere possunt, Cic. Sen. 18 : ni les cheveux blancs ni les rides ne donnent tout à coup de la considération à un homme. --- Hor. O. 2, 11, 15; Virg. B. 2, 51.
- cano capite atque alba barba, Plaut. Bac. 1102 : (être ainsi joué) avec une tête chenue et une barbe blanche.
- canus lupus, Ov. M. 6, 527 : loup au poil cendré.
- cana Fides, Virg. En. 1, 292 : l'antique loyauté.
- cana veritas, Varr. Men. 141 : l'auguste vérité.
- cana Vesta, Virg. En. 5, 744 : l'auguste Vesta.
2 - Cānus (Kānus), i, m. : Canus (surnom). --- Cic. Att. 13, 31, 4.
cănŭsīn- : v. Canusium.
Cănŭsĭum, ĭi, n. : Canusium (= Canosa di Puglia, ville d'Apulie). --- Cic. Att. 8, 11, D, § 1; Liv. 22, 50, 4; 22, 52, 4; Mel. 2, 4, 7; Plin. 3, 11, 16, § 104; 8, 48, 73, § 190 sq.; Hor. S. 1, 5, 91; 2, 3, 168.
- ou Cănŭsĭa, æ, f. --- Inscr. Murat. 1037, 3.
- Canusinus, a, um : de Canusium. --- Cic. Att. 1, 13, 1.
- Cănŭsīni, ōrum, m. : habitants de Canusium. --- Hor. S. 1,10, 30.
- cănŭsīna, æ, f. : vêtement en laine de Canusium. --- Mart. 14, 127.
- cănŭsīnātus, a, um : habillé en laine de Canusium. --- Mart. 9, 22, 9; Suet. Ner. 30.
cānūtus, a, um : c. canus. --- Plaut. frag. inc. 16; Gloss.
căpābĭlis, e [capio] : - 1 - saisissable. --- Aug. Maxim. 2, 9. - 2 - capable de, susceptible de. --- Cass. Hist. 1, 14.
căpācĭtās, ātis, f. :
1 - capacité, faculté de contenir. --- Col. 12, 45, 2.
2 - réceptacle.
- capacitatem aliquam in animo esse...? Cic. Tusc. 1, 61 : [croyons-nous] que l'âme ait quelque réceptacle...?
3 - capacité, aptitude à. --- Aug. Nat. bon. 18.
4 - habilité à hériter. --- Gai. 31, 65, 1; Cod. Th. 9, 42, 1.
căpācĭtĕr, adv. [capax] : avec capacité, aptitude. --- Aug. Trin. 11, 2, 5.
- căpācius Aug. Ep. 130, 17.
Căpăneūs, ĕi ou ĕos m., Capanée [un des sept chefs devant Thèbes]. --- Ov. M. 9, 404.
- gr. Καπανεύς
- Căpănēius (Căpănēus), a, um : de Capanée. --- Stat. Th. 12, 545; 10, 811.
- gr. Καπανήιος.
căpanna, æ, f. : cabane. --- Isid. 15, 12, 2.
căpax, ācis [capio]
- (Lebaigue P. 166 et P. 167)
1 - capable, qui peut contenir, qui contient, spacieux, ample, étendu.
- capaciores scyphi, Hor. Epo. 9, 33 : des coupes plus profondes.
- flumen onerariarum navium capax, Plin. 6, 23, 99 : fleuve navigable pour les vaisseaux de transport.
- vini capacissimus, Liv. 9, 16, 13 : qui absorbe plus de vin que personne.
- villa usibus capax, Plin. Ep. 2, 17, 4 : villa qui se prête largement à tous les besoins.
- sanctius his animal mentisque capacius altæ deerat adhuc et quod dominari in cetera posset, Ov. M. 1, 76 : un être plus noble et plus intelligent, fait pour dominer sur tous les autres, manquait encore à ce grand ouvrage.
- animus ad præcepta capax, Ov. M. 8, 243 : esprit docile aux préceptes (esprit qui s'en pénètre et les retient).
- fig. aures capaces, Cic. Or. 104 : oreilles insatiables.
- capax secreti, Plin. Ep. 1, 12, 7 : capable de garder un secret.
- capax imperii, Tac. H. 1, 49 : digne de l'empire.
- capax doli, Dig. 43, 4, 1 : capable de dol, de fraude.
2 - habile à succéder, qui peut hériter. --- Paul. Dig. 34, 3, 29.
1 - căpēdo (căpūdo), ĭnis, f. [capis] : cruche à anse (jadis en usage dans les sacrifices).
- Cic. Par. 1, 2, 11; Cic. Rep. 6, 2, 2.
- voir hors site capedo.
2 - căpēdo : Gloss. espace entre des murs.
căpĕdum, arch. [cape + dum] : prends donc. --- Plaut. Rud. 1177.
căpēduncŭla, æ, f. [capedo] : petit vase à anse. --- Cic. Nat. 3, 43.
1 - căpella, æ, f. [capra] : - a - petite chèvre; [ordint] chèvre. --- Lucr. 6, 970; Virg. B. 7, 3. - b - la Chèvre [étoile de la constellation du Cocher]. --- Plin. 18, 248; [annonce la saison pluvieuse] --- Ov. F. 5, 113.
- capella : terme injurieux. --- Amm. 17, 12.
2 - Căpella, æ, m. : Capella (nom d'un poète du siècle d'Auguste). --- Ov. P. 4, 16, 36.
- surnom d'un Statilius. --- Suet. Vesp. 3.
- Martianus Capella : savant grammairien de Madaure, en Afrique, au Ve siècle
- căpellĭānus, a, um : relatif à un Capella. --- Mart. 11, 31, 17.
căpello, āre : - tr. - enlever, ôter. --- Anthim. 43.
căpellus, i, m. [caper] : petit bouc, chevreau. --- Prisc. 3, 40.
Căpēna, æ, f. : Capène [ville d'Etrurie sur le Tibre]. --- Liv. 22, 1, 10.
- Căpēnas, ātis, adj. : de Capène. --- Cic. Verr. 2, 2, 12, § 31; id. Fam. 9, 17, 2; Liv. 5, 24, 3.
- forme ancienne - Căpēnātis lūcus : le bois de Capène. --- Cato ap. Prisc. p. 629 P.
- Capenati bello, Liv. 5, 16, 2 : dans la guerre contre Capène.
- in Capenati, Cic. Flac. 71 : dans le territoire de Capène.
- in (agro) Capenate : dans le territoire de Capène. --- Liv. 27, 4, 14; 33, 26, 8.
- Capenates : les habitants de Capène. --- Liv. 5, 8, 4; 26, 11, 9; Plin. 3, 5, 8, § 52.
- Capenās, ātis, m. : le Capénas (fleuve voisin de Capène). --- Sil. 13, 84.
- Căpēnus, a, um, de Capène. --- Virg. En. 7, 697.
- porta Capena, Cic. Tusc. 1, 13 : la porte de Capène.
1 - căpĕr, pri, m. : - a - bouc. --- Virg. B. 7, 7. - b - odeur de bouc, odeur forte des aisselles. --- Catul. 69, 6. - c - le Capricorne [constellation]. --- Manil. 2, 178. - d - espèce de poisson. --- *Plin. 11, 267.
- gr. κάπρος.
2 - Căpĕr, pri, m. : Flavius Caper, grammairien latin. --- Prisc.
Căpĕrenses, ium, m. : peuple de la Lusitanie. --- Plin. 4, 118.
Căpēreūs : v. Caphareus.
căpĕro (căperro), āre, āvi, ātum :
1 - tr. - rider, froncer [le sourcil].
- caperrata frons, Næv. d. Varr. L. 7, 107 : front ridé.
- caperatum supercilium Apul. M. 9, 16, sourcil froncé.
2 - intr. - se rider, se renfrogner. --- Plaut. Ep. 609.
căpĕsis = cape si vis, Plaut. : prends, de grâce.
căpesso, ĕre, īvī, ītūrus [capio] : - tr. -
- arch. capissam = capessam Pacuv. Tr. 52; parf. capessi donné par Diom. 370, 12, et Prisc. 10, 46; formes sync. capessisse Liv. 10, 5, 4; capessisset Tac. An. 13, 25.
1 - prendre [avec de l'empressement], saisir.
- capessere cibum dentibus, Cic. Nat. 2, 122 : saisir la nourriture avec les dents.
- sociis, arma capessant, edico, Virg. En. 3, 234 (Ov. M. 11, 378; Liv. 4, 53, 1) : j'ordonne à mes compagnons de saisir leurs arme.
2 - tendre vers un lieu, chercher à atteindre.
- Melitam capessere, Cic. Att. 10, 9, 1 : gagner Malte. --- cf. Virg. En. 4, 346; 5, 703; 11, 324, etc.
- omnes partes mundi medium locum capessentes nituntur æqualiter, Cic. Nat. 2, 115 : toutes les parties du monde tendent vers le centre avec une force égale.
- is animus superiora capessat necesse est, Cic. Tusc. 1, 42 : cette âme [formée d'un air enflammé] doit forcément gagner les régions supérieures.
- arch. - se capessere : se porter, se rendre vivement qq part.
- capessere domum, Plaut. Amp. 262 : se rendre vite à la maison. --- cf. Asin. 158; Bac. 113; Rud. 172; Titin. Com. 180.
- abst saxum, quo capessit, Plaut. Rud. 178 : le rocher où elle cherche à parvenir.
3 - se saisir de, embrasser, entreprendre.
- capessere rem publicam, Cic. Off. 1, 71 : embrasser la carrière politique, entrer dans la vie politique.
- primus gradus capessendæ rei publicæ, Nep. : *son premier pas pour administrer les affaires publiques* = ses débuts dans la carrière politique.
- capessere libertatem, Cic. Phil. 10, 19 : se saisir de la liberté.
- juvenum munia capessere, Liv. 44, 41, 1 : assumer le rôle des jeunes gens.
- nam, qui ero ex sententia servire servus postulat, in erum matura, in se sera condecet capessere, Plaut. Aul. 589 : et de fait, si un esclave veut servir son maître selon ses souhaits, il convient qu’il s’occupe des affaires de son maître comme prioritaires et des siennes comme pouvant attendre.
- capessere obsidia urbium, Tac. An. 12, 15 : se charger du siège des villes.
- capessere pericula, Liv. 21, 4, 5 : affronter les dangers.
- capessere fugam, Liv. 1, 25, 7 : prendre la fuite.
- ut segregaret pugnam eorum capessit fugam, Liv. 1, 27, 7 : (*pour séparer leur combat, il prit la fuite*) = pour les semer et les combattre un à un, il prit la fuite.
- capessere pugnam, Liv. 2, 6, 8 : engager la lutte.
- capessere bellum, Liv. 26, 25, 5 : entreprendre la guerre.
- capessere partem belli, Liv. 31, 28, 4 : prendre part à la bataille. --- cf. id. 26, 5, 15.
- capessere viam, Liv. 44, 2, 8 : adopter (prendre) une route, un itinéraire.
4 - embrasser par la pensée, comprendre. --- Gell. 12, 1, 11.
căpētum : v. capitum.
Căpĕtus, i, m. : Capétus Silvius, roi d'Albe. --- Liv. 1, 3, 8.
Capĕus sinus, m. : golfe de l'Arabie Heureuse. --- Plin. 6, 147.
Caphāreūs (Caphēreūs), ĕi, ou ĕos, m. : Capharée (promontoire de l'Eubée, où se brisa la flotte des Grecs, en revenant de Troie). --- Ov. M. 14, 472; Virg. En. 11, 260.
- gr. Καϕηρεύς.
- Caphārēus, a, um : de Capharée. --- Ov. Tr. 5, 7, 36 ; Caphārĕus Prop. 3, 7, 39.
- gr. Καϕήρειος.
- Caphāris, ĭdis, adj. f. : de Capharée. --- Sen. Herc. Œt. 805.
Căpharnaum, i, n. Capharnaüm [ville de Galilée]. --- Bibl.
- Căpharnæus, a, um : de Capharnaüm.
Capheris, is, f. : île de la mer Egée. --- Plin. 4, 74.
Caphrena, æ, f. : ville de Mésopotamie. --- Plin. 6, 119.
Caphya, æ, f. : forêt d'Arcadie. --- Plin. 16, 238.
Capĭdăva, æ, f. : ville de la Mésie inférieure. --- Anton.
căpĭdŭla, æ, f. [capis] : petite coupe. --- Prisc. 6, 67.
căpĭdŭlum, i, n. : capuchon, cape. --- P. Fest 48.
capiens, entis : part. prés. de capio.
- adj. - animal rationis capiens, Gell. 4, 1, 12 : animal capable de raison.
căpillācĕus, a, um [capillus] : - 1 - comme un cheveu. --- Plin. 12, 114. - 2 - fait avec des cheveux. --- Aug. Civ. 22, 8.
căpillāgo, ĭnis, f. [capillus] : chevelure. --- Tert. Anim. 51.
căpillāmentum, i, n. [capillus] :
1 - chevelure. --- Plin. 16, 38.
2 - faux cheveux, perruque. --- Suet. Cal. 11; Petr. 110, 5, Tert. Cult. Fem. 7.
3 - tigelle de plantes, filaments. --- Col. 4, 11, 1; Plin. 19, 6, 31, § 99; 27, 12, 80, § 105; Sen. Ep. 86, 20.
4 - rayures imitant les cheveux sur des pierres précieuses. --- Plin. 37, 2, 10, § 28; 37, 5, 18, § 68.
căpillāre, is, n. (s.-ent. unguentum) : pommade pour les cheveux. --- Mart. 3, 82, 28.
căpillāris, e [capillus] : relatif aux cheveux.
- herba capillaris, Apul. Herb. 47 : capillaire.
- capillaris arbor, P.-Fest. 57 : arbre auquel était attachée la chevelure des Vestales après leur consécration.
căpillasco, ĕre [capillus] : - intr. - se couvrir de cheveux. --- Gloss. 4, 27, 27.
căpillātĭo, ōnis, f. [capillatus] : - 1 - chevelure. --- P.-Nol. Ep. 23, 23. - 2 - filaments dans l'urine, trichiasis (maladie de la vessie). --- C. Aur. Chron. 5, 4, 60; cf. τριχίασις.
căpillātūra, æ, f. [capillatus] : - 1 - manière d'arranger la coiffure. --- Tert. Cult. fem. 2, 7. - 2 - rayures sur les pierres précieuses (imitant une chevelure). --- Plin. 37, 190.
căpillātus, a, um [capillus] :
1 - qui a des cheveux.
- adulescens bene capillatus, Cic. Agr. 2, 59 : jeune homme à la belle chevelure.
- capillatior quam ante barbaque majore, Cic. Agr. 2, 13 : les cheveux plus en désordre qu'auparavant et la barbe plus longue.
- vinum capillato diffusum consule, Juv. 5, 30 : vin du temps des consuls à longue chevelure [vin très vieux].
- capillata arbor : c. capillaris.
- capillata vel capillaris arbor, Paul. ex Fest. p. 57 Müll.; cf. Plin. 16, 235.
- subst. - capillatus : prêtre de Cybèle. --- CIL 6, 2262.
- capillati : jeunes nobles. --- Cassiod. Var. 4, 49.
- Capillāti, ōrum, m. : les Chevelus (Ligures des Alpes-Maritimes). --- Plin. 3, 135.
2 - fin, délié comme un cheveu. --- Plin. 19, 98; id. 16, 90.
căpillĭtĭum, ĭi, n. : chevelure. --- Apul. M. 2, 2; Capel. 2, 181.
căpillor, ōris, m. : sorte d'augure tiré d'un arbre consacré à Jupiter tonnant. --- Serv. En. 10, 443.
căpillōsus, a, um [capillus] :
1 - garni de cheveux.
- Cass. Fel. 5, 61.
2 - rempli de filaments, filamenteux.
- C.-Aur. Chron. 5, 4, 67.
căpillŭlus, i, m. : petit cheveu. --- Corn. Gall. 6.
căpillus, i, m. : - 1 - cheveu, chevelure. - 2 - poil de la barbe. - 3 - poil des animaux. - 4 - filaments des plantes.
- capillus promissus, Cæs. BG. 5, 14 : cheveux longs.
- capillum promittere, Liv. : laisser pousser ses cheveux.
- capillos a fronte retroagere, Quint. : rejeter sess cheveux en arrière.
- compti capilli, Cic. Pis. 25 : cheveux bien peignés.
- capillus Veneris : cheveu de Vénus, capillaire.
- capillorum animalia, Plin. : poux ou lentes.
- mollior cuniculi capillo, Catul. : plus mou qu'un poil de lapin. --- cf. Col. 9, 10, 1; Pall. Jun. 7, 7; Gell. 12, 1, 15; Pers. 3, 10; Macr. S. 5, 11.
- Lebaigue P. 167 et P. 168
1 - căpĭo, ĕre, cēpi, captum : - tr. -
- arch. capso = cepero Plaut. Bac. 712 ; capsit = ceperit Plaut. Ps. 1022; Acc. Tr. 454 (v. P. Fest. 57, 15); capsimus = ceperimus Plaut. Rud. 304; capsis est expliqué par cape si vis Cic. Or. 154 (v. Quint. 1, 5, 66); cepet = cepit CIL 3, 14203.
a - prendre, saisir.
- cape saxa manu, Virg. G. 3, 420 : prends des pierres dans ta main.
- clipeum capere, Virg. En. 10, 242 : prendre son bouclier.
- cibum potionemque capere, Liv. 24, 16, 13 : prendre la nourriture et la boisson (= manger et boire).
- ab igne ignem capere, Cic. Off. 1, 52 : prendre du feu au feu.
- collem capere, Cæs. BG. 7, 62, 8 : prendre, occuper une colline.
- ad pignera capienda, Liv. 3, 38, 12 : pour prendre des gages.
- si id capso (= cepero), geritote amicis vostris aurum corbibus, Plaut. Bacch. 712 : quand je 1'aurai prise (cette forteresse), portez l'or à pleines corbeilles à vos amis.
- nisi quid conclarum capsimus (= ceperimus), incenati sumus, Plaut. Rud. : si nous ne prenons pas de coquillages, nous ne dînons pas.
- formido ne mi obvertat cornua, si occasionem capsit (= ceperit), Plaut. Ps. : je redoute qu'il retourne ses cornes contre moi, si l'occasion se présente.
- satietas, metus capit eum : le dégoût, la crainte le prend.
- capsis = cape, si vis. Cic. : prends, si tu veux; prends donc.
b - atteindre.
- capere insulam, Cæs. BG. 4, 26, 5; portus, Cæs. 4, 36, 4 : atteindre l'île; les ports.
- locum capere, Cæs. BG. 5, 23, 4 : prendre terre.
- terras capere videntur (cycni), Virg. En. 1, 395 : (ces cygnes) vous les voyez gagner la terre.
- fig. eum sonitum aures hominum capere non possunt, Cic. Rep. 6, 1 : ce bruit, les oreilles humaines ne peuvent le percevoir.
- misericordiam capere, Cic. Quinct. 97 : prendre pitié [se laisser attendrir].
- patrium animum virtutemque capiamus, Cic. Phil. 3, 29 : prenons (ressaisissons) le courage et la vertu de nos pères.
- deorum cognitionem capere, Cic. Nat. 2, 140 : prendre une connaissance de la divinité.
- fugam capere, Cæs. BG. 7, 26, 3 : prendre la fuite.
- tempus ad te adeundi capere, Cic. Fam. 11, 16, 1 : saisir l'occasion de t'aborder. --- cf. Liv. 3, 9, 7; 26, 12, 15; Tac. H. 4, 34.
- capere augurium ex arce, Liv. 10, 7, 10 : prendre les augures du haut de la citadelle.
- consilium capere, Cic. Verr. pr. 32 : adopter un conseil [mais aussi prendre une résolution, v. consilium].
- cape (lorum), oro te, et de perfida muliere vindictam, Apul. M. 3, 13, 4 : prends cette lanière, je te prie, et tire vengeance d'une femme perfide.
- ex aliqua re documentum capere, Cic. Phil. 11, 5 : tirer d'une chose un enseignement.
- capere specimen naturæ ex optima quaque natura, Cic. Tusc. 1, 32 : prendre (tirer) le type d'un être dans (de) ce qu'il y a de plus parfait parmi ces êtres.
- capere conjecturam ex facto ipso, Cic. Inv. 2, 16 : tirer la conjecture du fait lui-même.
- a Bruto exordium capere, Cic. Phil. S, 35 : commencer par Brutus.
- consulatum capere, Cic. Pis. 3 : gagner, obtenir le consulat.
- cepi et gessi maxima imperia, Cic. Fam. 3, 7, 5 : j'ai obtenu et exercé les plus hautes fonctions.
- honores capere, Nep. Att. 6, 2 (Sall. J. 85, 18) : obtenir les magistratures.
- mais lubido rei publicæ capiundæ, Sall. C. 5, 6 : désir de s'emparer du gouvernement.
- rursus militiam capere, Tac. H. 2, 97 : reprendre du service.
c - prendre, choisir.
- locum castris idoneum capere, Cæs. BG. 5, 9, 1 : choisir un emplacement favorable pour camper.
- anfractum longiorem capere, Nep. Eum. 9, 6 : choisir (prendre) le détour plus long.
- tabernaculum vitio captum, Cic. Nat. 2, 11 : emplacement de la tente augurale mal choisi.
- Veios sedem belli capere, Liv. 4, 31, 8 : choisir Véies comme siège des opérations.
- sedem ipsi sibi circa Halyn flumen capere, Liv. 38, 16, 13 : ils choisirent eux-mêmes pour s'installer les bords du fleuve Halys.
d - prendre, s'emparer de, s'approprier.
- avec abl., question unde - signum Carthagine captum, Cic. Verr. 4, 82 : statue prise à Carthage (sur les Carthaginois).
- ex Macedonia capere, Cic. Verr. 4, 129 : prendre en Macédoine.
- de præda hostium capere, Cic. Verr. 4 88 : prendre sur le butin des ennemis.
- capere aliquid ex hostibus, Cic. Inv. 1, 85; 5, 20, 5; de hostibus, Cato, Orat. fr. 47, 6; Liv. 26, 34, 12 : prendre qqch aux ennemis (sur les ennemis).
- capere agros ex hostibus, Cæs. BC. 3, 59, 2; capere Cænonem ab Antiatibus, Liv. 2, 63, 6 : prendre des champs aux ennemis, Cénon aux Antiates.
- (tabula picta) ab hostibus victis capta atque deportata, Cic. Verr. 5, 127 : (tableau) pris et enlevé aux ennemis vaincus.
- mais classis a prædonibus capta et incensa est, Cic. Verr. 5, 137 : la flotte fut prise et incendiée par les pirates.
- urbem vi copiisque capere, Cic. Verr. 4, 120 : prendre une ville de vive force, avec des troupes.
- capere copiis, consilio, virtute, Cic. Verr. 1, 56 : prendre par la force, avec une armée, en même temps que par l'habileté tactique et la valeur personnelle.
- cotidie capitur urbs nostra, Liv. 29, 17, 16 : c'est chaque jour comme une prise de notre ville (= on la traite en ville prise).
- sexennio post Veios captos, Cic. Div. 1, 100 : six ans après la prise de Véies.
e - prendre, capturer, faire prisonnier qqn.
- a prædonibus capti, Cic. Verr. 5, 72 : pris par les pirates.
- avec abl. question unde - Corfinio captus, Cæs. B C. 1, 34, 1; captus Tarento, Cic. Br. 72 : fait prisonnier à Corfinium, à Tarente.
- in acie capere aliquem, Cic. Off. 3, 114 : faire prisonnier qqn dans la bataille.
- fig. oppressa captaque re publica, Cic. Dom. 26 : en opprimant et asservissant la république. --- cf. Sest. 52 ; 112.
- d'où le part. pris substt captus = captivus : prisonnier. --- cf. Cic. Off. 2, 63; Cæs. BC. 2, 32, 9; Nep. Att. 5, 6; Liv. 9, 7, 10, etc.
- [prendre des oiseaux] Cic. Nat. 2, 129 ; [des poissons] Cic. Off. 3, 58; [les urus au moyen de fosses, de trappes] Cæs. BG. 6, 28, 3.
f - prendre, dérober qqch.
- fures earum rerum quas ceperunt signa commutant, Cic. Fin. 5, 74 : les voleurs changent les marques des objets qu'ils ont dérobés.
g - fig. prendre qqn, le surprendre, avoir raison de lui, le battre.
- cum obsignes tabulas clientis tui, quibus in tabellis id sit scriptum quo ille capiatur, Cic. de Or. 1, 174 : du moment que tu signes des actes pour ton client, des actes où figure une clause bonne pour le faire battre.
- in capiendo adversario versutus, Cic. Br. 178 : habile à envelopper l'adversaire.
h - fig. prendre, captiver, gagner.
- magis specie capiebat homines quam dicendi copia, Cic. Br. 224 : par l'allure extérieure il avait prise sur la foule plutôt que par la richesse de son éloquence.
- nomine nos capis summi viri, Cic. Br. 295 : c'est par le nom d'un homme éminent que tu forces notre assentiment.
- aures capere, Cic. Or. 170 : captiver les oreilles.
- sensus capere, Cic. Nat. 2, 146 : captiver les sens.
- capere voluptate, forma : séduire par le plaisir, par la beauté.
ii - fig. s'emparer de qqn. (en parl. de qqch)
- [affection] qui (eo animo ) esse poteris nisi te amor ipse ceperit ? Cic. Fin. 2, 78 : comment pourras-tu avoir ces sentiments, si l'affection elle-même ne s'est pas d'abord emparée de toi.
- [crainte] Sall. J. 85, 47; Liv. 10, 35, 3; [colère, pitié] Liv. 21, 16, 2; [honte] Liv. 24, 42, 9; [crainte religieuse] Liv. 28, 15, 11; [l'oubli] Cic. Mil. 99; [le sommeil] Sall. J. 71, 2.
k - au passif être pris (saisi) par qqch.
- misericordiā captus, Cic. de Or. 2, 195 : saisi de pitié.
- captus pravis cupidinibus, Sall. J. 1, 4 : possédé par des passions mauvaises.
- formidine captus, Virg. En. 2, 384 : en proie à l'effroi.
- vanā religione captus, Curt. 4, 10, 7 : en proie à de vaines craintes religieuses.
- somno captus, Sall. J. 99, 2 : saisi par le sommeil.
l - au passif être séduit, charmé.
- facetiis captus, Cic. Fam. 9, 15, 2 : charmé par les plaisanteries..
- cum id, quod mihi horribile videtur, tu omnino malum negas esse, capior, Cic. Tusc. 2, 29 : lorsque toi, tu affirmes que cette douleur, qui me paraît horrible, n'est absolument pas un mal, je suis séduit.
- Aeneas capitur locis, Virg. : Enée est séduit par l'aspect des lieux.
- oculis captus, Cic. Verr. 4, 101 : séduit par le moyen des yeux, par la vue.
- mais v. plus loin oculis captus : privé de la vue.
- voluptate captus, Cic. Leg. 1, 31 : séduit par le plaisir.
- dignitate hujus sententiæ capitur, Cic. Tusc. 5, 31 : la beauté de cette pensée le séduit.
m - au passif être gagné, entraîné, abusé.
- eodem errore captus, Cic. Phil. 12, 6 : abusé par la même erreur.
- hac ratione capi, Cæs. BG. 1, 40, 9 : être abusé par ce calcul.
- dolis capiebantur, Sall. C. 14, 5 : ils étaient gagnés par ses artifices.
- abst - cavere, ne capiatur, Cic. Ac. 2, 66 : [la supériorité du sage est] de prendre garde de se laisser surprendre.
- uti ne propter te fidemve tuam captus fraudatusve sim, Cic. Off. 3, 70 : pour que ni par toi ni par ta garantie je ne sois abusé ni fraudé.
- mente captus : pris du côté de l'intelligence, aliéné, en délire. --- Cic. Cat. 3, 31; Pis. 47; Off 1, 94.
- captus animi, Tac. H. 3, 73 : hébété.
- velut mente captā vaticinari, Liv. 39, 13, 12 : rendre des oracles comme en proie au délire prophétique.
- membris omnibus captus, Cic. Rab. p. 21 : pris de tous ses membres (paralysé).
- oculis et auribus captus, Cic. Tusc. 5, 117 : privé de la vue et de l'ouïe.
n - obtenir, recueillir, recevoir.
- Olympionicarum præmia capere, Cic. Inv. 2, 144 : recevoir la récompense des vainqueurs aux jeux olympiques.
- donum capere, Cic. Leg. 3, 11 : recevoir un présent.
- hereditatem capere, Cic. Cæc. 102 : recevoir un héritage.
- capit ex suis prædiis sescena sestertia, Cic. Par. 49 : il retire 600.000 sesterces de ses domaines.
- capere stipendium jure belli, Cæs. BG. 1, 44, 2 : percevoir un tribut par le droit de la guerre.
- benevolentia capitur beneficiis, Cic. Off. 2, 32 : la bienveillance se gagne par les bienfaits.
- gloriam capere, Cic. Læl. 25 : recueillir de la gloire.
- capere lætitiam memoriā rei, Cic. Fin. 2, 96 : trouver de la joie dans le souvenir d'une chose.
- capere utilitatem ex belua, Cic. Nat. 1, 101 : tirer parti d'une bête.
o - éprouver, ressentir.
- dolorem capere, Cic. Att. 11, 21, 1 : éprouver de la douleur.
- infamiam capere, Cic. Verr. S, 40 : encourir le discrédit.
- capere molestiam ex aliqua re, Cic. Sull. 1 : éprouver de la peine de qqch.
- calamitatem capere, Cic. Div. 1, 29 : éprouver un malheur [un désastre].
- capere desiderium e filio, Cic. CM 54 : ressentir du regret de l'absence de son fils.
p - jurisc. recevoir qqch légalement, avoir la capacité juridique pour recevoir.
- Pætus mihi libros donavit; cum mihi per legem Cinciam licere capere Cincius diceret, libenter dixi me accepturum, Cic. Att. 1, 20, 7 : Pétus m'a offert en cadeau des livres ; Cincius me déclarant que la loi Cincia me permettait de les prendre, j'ai répondu que je les recevrais avec plaisir; [en part. pour les héritages]. --- Leg. 2, 48 : 2, 49 ; 2, 51; 2, 52.
- abst - capere non potes, Quint. 5, 14, 16 : tu n'as pas capacité d'hériter.
- usu capere : prendre par usucapion (par prescription).
- usu capere Italiam, Liv. 22 : s'approprier l'Italie par prescription.
q - contenir, renfermer.
- tabulæ nomina illorum capere non potuerunt, Cic. Phil. 2, 16 : les registres ne purent contenir leurs noms. --- cf. Agr. 2, 59; Verr. 4, 7; Off. 1, 54.
- capere ejus amentiam provinciæ, regna non poterant, Cic. Mil. 87 : les provinces, les royaumes étrangers ne pouvaient contenir sa démence (fournir à sa démence un théâtre suffisant).
- gloriam, quæ vix cælo capi posse videatur, Cic. Phil. 2, 114 : une gloire telle que le ciel semble à peine pouvoir la contenir.
- est ille plus quam capit, Sen. Ep. 47, 2 : celui-là mange au-delà de sa capacité.
- itaque orientem (fortunam) tam moderate tulit, ad ultimum magnitudinem ejus non cepit, Curt. 3, 12, 20 : aussi, après avoir supporté avec tant de modération sa fortune naissante, à la fin il n'en put contenir la grandeur [il en fut grisé].
- nec te Troja capit, Virg. En. 9, 644 : Troie ne peut plus te contenir [= ne te suffit plus].
- orbis te non caperet, Curt. 7, 8 : le monde ne te contiendrait pas (= ne te suffirait pas).
- vires populi Romani, quas vix, terrarum capit orbis, Liv. 7, 25, 9 : la puissance romaine, que l'univers suffit à peine à contenir.
r - renfermer dans sa capacité, comporter, admettre, être susceptible de.
- capit hoc natura, quod nondum ulla ætas tulit, Sen. Ben. 3, 32, 6 : la nature renferme dans ses possibilités ce fait, qu'aucun âge encore n'a produit.
- metire ætatem tuam; tam multa non capit, Sen. Ep. 88, 41 : mesure la durée de ton existence; elle n'est pas faite pour tenir tant de choses.
- dum, quicquid mortalitas capiebat, impleret, Curt. 8, 3, 7 : jusqu'à ce qu'il eût accompli tout ce dont un mortel était capable.
- temet ipsum ad ea serva, quæ magnitudinem tuam capiunt, Curt. 9, 6, 14 : conserve-toi toi-même en vue des actions qui sont à la mesure de ta grandeur.
- (promissa) quanta ipsius fortuna capiebat, Curt. 5, 4, 12 : (des promesses) aussi grandes que la position de cet homme les comportait.
- ætates nondum rhetorem capientes, Quint. 1, 9, 2 : les âges qui ne sont pas encore faits pour l'enseignement du rhéteur.
- contio capit omnem vim orationis, Cic. de Or. 2, 334 : l'assemblée du peuple comporte (admet) tout le déploiement de l'éloquence.
- quantam vix poterat ætas ejus capere, sollertia, Curt. 10, 5 : une activité, à laquelle son âge pouvait à peine suffire.
- non capiunt angustiæ pectoris tui... tantam personam, Cic. Pis. 11 : ton âme est trop étroite pour comprendre un si grand rôle.
- magna accepimus, majora non cepimus, Sen. Ben. 2, 29 : nous avons reçu de grands bienfaits (des dieux), notre nature n'en admettait pas davantage.
- capere ejus amentiam civitas, Italia, provinciæ, regna non poterant, Cic. Mil. 87 : Rome, l'Italie, les provinces, les royaumes n'étaient plus un théâtre assez vaste pour son égarement.
- non capit æstimari Deus, Tert. Apol. 17, 3 : Dieu n'est pas susceptible d'être compris.
- impers. - non capit prophetam perire extra Jerusalem, Vulg. Luc. 13, 33 : il n'est pas admissible qu'un prophète périsse hors de Jérusalem. --- cf. Prud. Apoth. 154; Tert. Pud. 1; adv. Hær. 44; Paul. Nol. Carm. 9, 22. --- cf. gr. οὐκ ἐνδέχεται.
- concupiscis quæ non capis, Curt. 7, 8 : tu désires ce que tu ne peux pas embrasser.
- præmia quæ capit illa ætas, Quint. 1, 1, 20 : les récompenses qui sont à la portée de cet âge.
- capit id rerum natura ut... Quint. 12, 11, 25 : il est dans la nature que...
- quidquid mortalitas capere poterat, implevimus, Curt. 9, 3, 7 : tout ce que pouvait faire un mortel, nous l'avons accompli.
- capere fissuram, Plin. 16, 212 : être susceptible de se fendre.
- capere moram, Ov. : admettre un retard.
- dummodo ejus ætatis sit ut dolum capiat, Dig. 40, 12, 15 : pourvu que la personne soit d'un âge où l'on soit capable d'être de mauvaise foi.
s - embrasser, concevoir.
- (ista) non capiunt angustiæ pectoris tui, Cic. Pis. 24 : ton âme étroite n'est pas à la mesure de ces sentiments.
- tam magna, ut ea vix cujusquam mens capere possit, Cic. Marc. 6 : de si grandes choses que l'intelligence d'un homme peut à peine les concevoir.
- (docet) nostram intellegentiam capere, quæ sit et beata natura et æterna, Cic. Nat. 1, 49 : (il montre) que notre intelligence conçoit l'idée d'un être à la fois heureux et éternel.
- majus lætiusque quam quod mente capere possent, Liv. 27, 50, 7 : [succès] trop important et trop réjouissant pour que l'on pût s'en faire l'idée.
- qui ex regibus (senatum) constare dixit, unus veram speciem Romani senatus cepit, Liv. 9, 17, 14 : celui qui a dit du sénat romain que c'était une assemblée de rois en a par excellence embrassé la véritable image.
2 - căpĭo, ōnis, f. [capere] : action de prendre possession. --- Gell. 5, 10, 3; Dig.
- usus capio, v. usucapio.
căpis, ĭdis, f. (c. capedo) : vase à anse --- Varr. L. 5, 121; Liv. 10, 7, 10.
- voir hors site capis.
Capisa, æ, f. : ville d'Asie, près de l'Indus. --- Plin. 6, 92.
Capisēnē, ēs, f. : pays voisin de Capisa. --- Plin. 6, 92.
căpisso, arch. : v. capesso.
căpistellum, i, n. [capistrum] : licou. --- Diocl. 10, 6.
căpistērĭum, ĭi, n. : crible (van) pour nettoyer les grains. --- Col. 2, 9, 11.
- gr. σκαπιστήριον.
capistrārĭus, ii, m. [capistrum] : fabricant de muselières. --- CIL 12, 4466.
capistrātus, a, um : part. passé de capistro.
căpistro, ātum, āre [capistrum] : - tr. -
1 - mettre une muselière, un licou, museler.
- Col. 6, 19, 2; Plin. 18, 19, 49, 177; Ov. H. 2, 80; Sid, Carm. 22, 23.
- canem fiscellā capistrare : museler un chien, mettre une muselière à un chien.
2 - lier la vigne, attacher des arbres.
- Col. 11, 2, 95.
căpistrum, i, n. [capio] :
1 - muselière, licol, bâillon.
- Varr. R. 2, 6, 4; Virg. G. 3, 188; Ov. M. 10, 125.
- fig. maritale capistrum, Juv. 6, 43 : la muselière conjugale.
2 - lien à attacher la vigne.
- Col. 4, 20, 3.
3 - courroie adaptée au pressoir.
- Cato. Agr. 12.
- voir hors site capistrum.
căpĭtăl, ālis, n. [capitalis] :
1 - crime capital.
- capital facere, Plaut. Merc. 611 : commettre un crime capital.
- capitalia vindicare, Cic. Leg. 3, 6 : punir les crimes capitaux.
- capital est avec inf. : c'est un crime capital de... --- Liv. 24, 37, 9; Sen. Ben 4, 38, 2; Curt. 8, 9, 34; Plin. 12, 63; 18, 12.
- formules de lois - si servus... fecerit, ei capital (esto), Dig. 47, 21, 3, 1 : si un esclave a fait..., que ce soit pour lui un crime capital (Cic. Inv. 2, 96).
- qui non paruerit, capital esto, Cic. Leg. 2, 21 : pour qui n'aura pas obéi, crime capital.
- capitale, Tac. Agr. 2; Quint. 9, 2, 67 au lieu de capital.
2 - bandeau des prêtresses dans les sacrifices.
- Varr. L. 5, 130 ; P. Fest. 57, 6.
căpĭtāle, is, n. :
- capitale est objicere anteacta, Quint. 9, 2, 67 : c'est un crime capital de revenir sur le passé. --- Tac. Agr. 2.
2 - oreiller. --- Gloss.
Căpitālĭa : nom donné à une montagne de l'Inde. --- Plin. 6, 74.
căpĭtālis, e [caput] :
1 - qui concerne la tête, capital, [c.-à-d., suivant les cas] qui entraîne la mort (peine de mort), ou seulement la mort civile.
- poena capitalis, Liv. 6, 4, 5, etc. : peine capitale.
- accusare aliquem rei capitalis, Cic. Verr. 2, 2, 28, § 68 : accuser qqn d'un crime capital.
- fraus capitalis, Cic. de Or. 1, 232 : crime capital.
- crimen capitale, Cic. Verr. 5, 23 : accusation capitale.
- triumviri capitales, Cic. Or. 156 : les triumvirs (commissaires) aux affaires capitales. --- cf. Liv. 25, 1, 10; 39, 14, 10.
2 - fig. mortel, fatal, funeste.
- capitalis hostis, Cic. Cat. 2, 3 : ennemi mortel.
- nulla capitalior pestis quam, Cic. CM 39 : pas de fléau plus funeste que.
- capitale odium, Cic. Læl. 2 : haine mortelle.
- capitalis oratio, Cic. Off. 2, 73 : discours fatal.
- capitalis ira, Hor. S. 1, 7, 13 : colère mortelle.
3 - capital, éminent, supérieur.
- Siculus ille capitalis, Cic. Q. Fr. 2, 11 : ce Sicilien, écrivain de premier ordre.
- capitale ingenium, Ov. : talent supérieur.
- capitalis jocus, Treb. : plaisanterie exquise.
căpĭtālĭtĕr, adv. [capitalis] :
1 - en menaçant la vie.
- reminiscebatur quam capitaliter ipsum me apud centumviros lacessisset, Plin. Ep. 1, 5, 4 : il se ressouvenait quel procès capital il m'intentait devant les centumvirs.
2 - en frappant de mort.
- capitaliter animadvertere in militem, Veg. Mil. 2, 22 : punir de mort un soldat.
3 - avec acharnement.
- capitaliter odisse, Amm. 21, 16, 11 : haïr mortellement.
căpĭtānĕus, a, um [caput] : - 1 - qui se distingue par sa grandeur. - 2 - d'une importance capitale.
- capitaneæ litteræ, Grom. 362, 30 : lettres capitales.
- capitanei versus, Cass. Ps. 135 pr : les premières lignes.
căpĭtārĭum æs : capital (d'une dette...).
- căpĭtārĭum æs quod capi potest, Paul. ex Fest. p. 65.
căpĭtātim : c. capitulatim. --- Serv. G. 2, 177.
căpĭtātĭo, ōnis, f. [caput] : - 1 - capitation, taxe par tête.. --- Dig. 60, 15, 3. - 2 - droit par tête de bétail.. --- Cod. Th. 7, 4, 8.
căpĭtātus, a, um :
1 - pourvu d'une tête.
- herba impia vocatur incana, roris marini aspectu, thyrsi modo vestita atque capitata, Plin. 24, 173 : l'herbe appelée impie est blanchâtre, ressemble au romarin, est garnie de feuilles en manière de thyrse et se termine par une tête.
2 - qui a une grosse tête. --- Lucil. 72; Varr. R. 2, 9, 15; Plin. 19, 105; 20, 48.
- capitata vinea, Col. 5, 5, 9 : vigne qui n'a plus que des ceps (après élagage).
- capitati caules, Plin. : choux pommés.
căpĭtellum, i, n. [caput] : - 1 - tête, extrémité. --- Veg. Mul. 3, 17, 2; Cass. - Fel. 44. - 2 - chapiteau (de colonne). --- Coripp. 4, 59; cf. Isid. Orig. 15, 8, 15; 19, 10, 24; Vulg. 3 Reg. 7, 16.
căpĭtĭlăvĭum, ĭi, n. [caput, lavo] : lotion de la tête à l'enfant nouveau-né. --- Isid. 6, 18, 14.
capitium :
1 - căpĭtĭum, ĭi, n. [caput] : - a - vêtement de femme qui couvre la poitrine. --- Varr. L. 5, 131. - b - cape qui couvre la tête. --- Non. 542, 25. - c - ouverture supérieure de la tunique. --- Laber. 62; Gloss. 5, 617.
2 - Căpĭtĭum, ĭi, n. : Capitium (ville de Sicile). --- Cic. Verr. 3, 103.
- Căpĭtīnus, a, um : de Capitium. --- Cic. Verr. 3, 103.
1 - căpĭto, ōnis, m. [caput] :
a - qui a une grosse tête. --- Cic. Nat. 1, 80.
- eis cognomentum erat duris Capitonibus, Plaut. Pers. 60 : (les parasites) avaient comme surnom Grosses Têtes Dures.
b - muge ou chabot [poisson de mer]. --- Cat. Agr. 158, 1.
b - un poisson blanc d'eau douce. --- Aus. Mos. 85.
2 - Căpĭto, ōnis, m. : Capiton (surnom des Atteius, des Fonteius).
Căpĭtōlĭăs, ădis, f. : ville de Cœlé-Syrie. --- Anton.
- adj. f. - Căpĭtōlĭăs : de Capitolias. --- CIL 6, 210.
Capitolinus [Capitolium] :
1 - Căpĭtōlīnus, a, um : du Capitole, Capitolin.
- Juppiter Capitolinus, Cic. Verr. 4, 66 : Jupiter Capitolin.
- ludi Capitolini, Liv. 5, 50, 4 : jeux Capitolins [célébrés en l'honneur de Jupiter].
- dapes Capitolinæ, Mart. 12, 48 : festin servi à Jupiter dans la cérémonie du lectisternium.
- Capitolina quercus, Juv. 6, 387 : couronne de chêne (prix du vainqueur dans les jeux Capitolins, institués par Domitien).
- Capitolini, ōrum, m. : les Capitolins (collège d'hommes choisis pour présider les jeux en l'honneur de Jupiter Capitolin). --- Cic. Q. 2, 5, 2.
- Capitolinus (Jupiter) : Jupiter Capitolin.
2 - Căpĭtōlīnus, i, m. : Capitolinus (surnom de Manlius qui sauva le Capitole). --- Aur. Vict. Vir. Ill. 24.
Căpĭtōlĭum, ĭi, n. [caput] (= Καπιτώλιον) :
1 - le Capitole [une des sept collines de Rome sur laquelle était bâti le temple de Jupiter Capitolin]. --- Varr. L. 5, 41; Liv. 5, 54, 6; Cic. Verr. 4, 129.
- Căpĭtōlĭum Vĕtus : le vieux Capitole (sur le mont Quirinal, à Rome). --- Varr. L. L. 5, § 158.
2 - le Capitole (nom donné par d'autres villes à leurs citadelles ou à leurs temples les plus magnifiques). --- Suet. Tib. 40 ; Cal. 57.
3 - le Capitole (temple dans le Ciel). --- Prud. contr. Symm. 1, 632.
- fig. tamquam totius corporis capitolium, Chalcid. Tim. 233 : (la tête) est comme le capitole de tout le corps.
- voir hors site : Capitole.
căpĭtŭlāni, ōrum, m. : c. capitularii. --- Symm. Ep. 9, 10, 2.
căpĭtŭlāre, is, n. [capitulum] : coiffure, capuchon. --- Isid. 19, 31, 3.
căpĭtŭlārĭus, a, um [capitulum] : qui concerne les collecteurs d'impôts. --- Cod. Th. 11, 16, 14.
- căpĭtŭlārĭi,ōrum, m. : - 1 - collecteurs d'impôts. --- Cass. Var. 10, 28. - 2 - officiers recruteurs. --- Cod. Th. 6, 35, 3.
- căpĭtŭlārĭum, ĭi, n. : capitation, taxe par tête. --- Inscr. Orell. 3345.
căpĭtŭlātim, adv. [capitulum] : sommairement. --- Nep. Cat. 3, 4 ; Plin. 2, 55.
căpĭtŭlātus, a, um [capitulum] : qui a une petite tête.
- capitulatus surculus, Plin. 17, 21, 156 : crossette, branche qui garde quelque peu de bois de l'année précédente.
- capitulatæ costæ, Cels. 8, 1 : côtes qui ont une tête [arrondies à l'une des extrémités].
Căpĭtŭlenses, ĭum, m. : les habitants de Capitulum. --- Ulp.
- (Lebaigue P. 169)
1 - căpĭtŭlum, i, n. [caput] :
- capitulus, m. Ps.-Cypr. Pasch. 15.
a - petite tête, tête.
- operto capitulo bibere, Plaut. Curc. 293 : boire la tête couverte.
- fig. capitulum cepæ Col. 11, 3, 15, tête d'oignon.
b - homme, individu [langue de la comédie].
- capitulum lepidissimum, Ter. Eun. 531 : la plus délicieuse des créatures. --- cf. Plaut. As. 496.
c - coiffure, capuchon. --- Isid. 19, 31, 3; [ou] cape. --- Non. 542, 30.
d - chapiteau (t. d'archit.). --- Vitr. 3, 3.
e - poutre transversale de la baliste ou de la catapulte. --- Vitr. 10, 10, 1.
f - partie saillante arrondie. --- Varr. R. 3, 5, 10.
g - chapitre, division d'un ouvrage. --- Tert. Jud. 9.
h - article, titre d'une loi. --- Cod. Just. 5, 37, 28.
ii - recrutement. --- Cod. Th. 11, 16, 16.
2 - Căpĭtŭlum, i, n. : Capitulum (ville de Campanie). --- Plin. 3, 63.
- Căpĭtŭlenses, ĭum, m. : habitants de Capitulum. --- Dig. 50, 15, 7.
căpītum (căpētum), i, n. : fourrage, nourriture des animaux. --- Amm. 22, 4, 9; Cod. Th. 7, 4, 7.
- gr. καπητόν.
caplātŏr : sync. pour capulator. --- CIL 10, 5917.
caplum, i, n. (sync. pour capulum) : corde. --- Gloss. 5, 614.
capnĭās, æ, m. : - 1 - sorte de jaspe brun. --- Plin. 37, 118. - 2 - espèce de chrysolithe enfumée. --- Plin. 37, 128.
- gr. καπνίας.
capnĭos, ĭi, f. : vigne aux raisins noirs (comme la fumée). --- Plin. 14, 39.
- gr. κάπνιος : de la couleur de la fumée.
capnītis, ĭdis, f. : - 1 - sorte de jaspe brun (c. capnias). --- Plin. 37, 151. - 2 - tutie ou oxyde de zinc. --- Plin. 34, 101.
- gr. καπνῖτις.
capnos, i, f. (capnĭon, ii, n. ) : fumeterre. --- Plin. 25, 155.
- gr. καπνός : vapeur, fumée.
cāpo, ōnis, m. : chapon. --- Mart. 3, 58, 38; cf. Charis. 103, 26.
Capori : v. Copori. --- Plin. 4, 111.
Capotēs, æ, m. : montagne de la Grande Arménie. --- Plin. 5, 83.
1 - cappa, n. indécl. : lettre de l'alphabet grec. --- Aus. Id. 12, 27.
- gr. κάππα.
2 - cappa, æ, f. : sorte de coiffure. --- Isid. 19, 31, 3.
3 - Cappa, æ, f. : ville de la Bétique. --- Raven. 317, 5
Cappădŏca (lactuca), æ, f. : laitue de Cappadoce. --- Mart. 5, 78.
Cappădŏcarchĭa, æ, f. : fonction religieuse en Cappadoce. --- Dig. 27, 1, 6.
- gr. Καππαδοκαρχια.
Cappădŏcĭa, æ, f. :la Cappadoce [province centrale de l'Asie-Mineure]. --- Cic. Agr. 2, 55; Plin. 6, 3, 3, § 8 sq.; Cic. Att. 5, 18, 1; id. Fam. 15, 2, 1 sq.; Curt. 3, 1, 24; Nep. Eum. 2, 2.
- gr. Καππαδοκία.
- Cappădŏcĭus, a, um : de Cappadoce. --- Col. 11, 3, 26; Plin. 21, 9, 27, § 51.
- Cappădŏcus, a, um : de Cappadoce. --- Plin. 6, 2, 2, § 6; Mart. 10, 76; cf. Pers. 6, 77; Col. 6, 17, 7; cf. Plin. 31, 7, 39, § 73; Col. 10, 191; cf. id. 10, 184.
1 - Cappădox, ŏcis, m. : le Cappadox (fleuve de Cappadoce). --- Plin. 6, 9.
- gr. Καππάδοξ.
2 - Cappădox, ŏcis, adj. : de Cappadoce, cappadocien. --- Cic. Sen. 14; Hor. Ep. 1, 6, 39.
- Cappădŏces, um, m. (acc. -as, -es) : les Cappadociens.
cappæ : v. campæ. --- Fest. 44 (plus. mss.).
cappara :
1 - cappăra, æ, f. : pourpier [plante]. --- Apul. Herb. 103.
2 - Cappara, æ, f. : c. Capara. --- Anton.
cappari, indécl. n. : câpre.
capparis :
1 - cappăris, n. indécl. : câpre, fruit du câprier. --- Cels. 4, 16 ; Plin 13, 127.
- gr. κάππαρις.
2 - cappăris, is, f. : - a - câprier [arbrisseau]. --- Plin. 15, 117. - b - fruit du câprier, câpre. --- Plaut. Curc. 90; Cels. 2, 18; Mart. 37, 7.
1 - capra, æ, f. [caper] : - a - chèvre. --- Cato ap. Charis. p. 79 P.; Varr. R.. 2, 3, 1 sq.; Col. 7, 6 sq.; Plin. 8, 200; Cic. Læl. 62. - b - la Chèvre (étoile de la constellation du Cocher). --- Hor. O. 3, 7, 6; Cic. poët. Nat. 2, 43, 110.
- olidæ capræ, Hor. Ep.1, 5, 29 : l'odeur forte des aisselles [m. à m. les chèvres puantes].
- Capræ Palus, Liv. 1, 16, 1 : le marais de la Chèvre [endroit où Romulus disparut et où s'éleva plus tard le Cirque Flaminius].
2 - Capra, æ, m. : Capra. - a - surnom d'un homme aux cheveux hérissés. --- Suet. Calig. 50. - b - surnom des Annius. --- Varr. R. 2, 1, 10.
caprāgĭnus (caprūgĭnus) : de chevreuil. --- Macr. S. 3, 13, 12.
caprāgo, ĭnis, f. : laitue sauvage. --- Apul. Herb. 108.
Caprarĭa, æ, f. : - a - Caprarie (= Cabrera, île voisine des Baléares). --- Plin. 3, 78. - b - Caprarie (une des îles Fortunées). --- Capel. 6, 702. - c - (= Caprasia), æ, f. : Caprarie (île voisine de la Corse). --- Plin. 3, 81.
- Caprarĭensis, e : de Caprarie (île près des Baléares). --- Plin. 34, 164.
caprarius [caper] :
1 - caprārĭus, a, um : relatif aux chèvres. --- Sol. 1, 97.
2 - caprārĭus, ii, m. : chevrier. --- Varr. R. 2, 3, 10.
Caprasĭa, æ, f. : - 1 - Caprasie (= Capraria, île voisine de la Corse). --- Varr. R. 2, 3, 3. - 2 - une des embouchures du Pô. --- Plin. 3, 120.
- mais Caprāsĭa, ōrum, n. : Caprasie (ville du Bruttium). --- Peut.
Capratīnæ : v. Caprotinæ. --- CIL 4, 1555.
caprĕa, æ, f. [capra] : chèvre sauvage, chevreuil. --- Hor. O. 3, 15, 12.
- jungere capreas lupis, Hor. O. 1, 33, 8 : croiser les chèvres avec les loups [pour marquer une chose impossible]
- Capreæ palus, Ov. F. 2, 491 : c. Capræ palus, v. capra.
Caprĕæ, ārum, f. : Caprée [île de la mer Tyrrhénienne, auj. Capri]. --- Tac. An. 4, 67.
caprĕāgĭnus, a, um : de la race des chèvres. --- Plaut. Ep. 18.
Caprĕensis (Caprensis), e [Capreæ] : de Caprée. --- Suet. Tib. 43.
caprĕĭda, æ, f. : chèvrefeuille. --- Cato, Agr. 122.
caprĕŏla, æ, f. [caprea] : petite gazelle. --- Ambr. Psalm. 118, 6, 12.
caprĕŏlātim [capreolus] : à la manière des tendrons de la vigne. --- Apul. M. 11, 22.
caprĕŏlus (caprĭŏlus Gloss.), i, m. :
1 - jeune chevreuil. --- Virg. B. 2, 41.
2 - binette [instrument de labour]. --- Col. 11, 3, 46.
3 - vrille de la vigne. --- Varr. R. 1, 31, 4.
4 - chevron, support. --- Cæs. BC. 2, 10, 3; Vitr. 4, 2.
caprĕus, a, um : de chèvre. --- Prisc. 3, 40.
Caprĭcornus, i, m. [(caper, cornu] : le Capricorne [signe du zodiaque]. --- Cic. Arat. 91, etc.: Hor. O. 2, 17, 20.
caprĭfīcātĭo, ōnis, f. [caprifico] : caprification [procédé pour hâter la maturité des figues en les faisant piquer par une espèce de moucherons]. --- Plin. 1, 25, 21; 15, 81 ; 17, 254.
caprĭfīco, āre [caprificus] : - tr. - hâter la maturation des figues sauvages (par caprification). --- Plin. 16, 114.
caprĭfīcus, i, f. [caper, ficus] :
1 - figuier sauvage. --- Hor. Epo. 5, 17.
2 - les dons naturels qui demandent à se produire au dehors avec la même force que le figuier sauvage qui pousse n'importe où irrésistiblement. --- Pers. 1, 25.
3 - figue sauvage. --- Col. 11, 2, 56.
caprĭgĕnus, a, um, [capra, gigno] : de chèvre. --- Pacuv. d. Macr. S. 5, 6, 5.
- caprigenum pecus nullo custode per herbas, Virg. En. 3, 221 : des bandes de chèvres sans berger dans les herbages.
- subst. m. plur. caprĭgĕni : les satyres ; gén. plur. caprigenum Acc. Tr. 544.
caprīlis, e [caper] : de chèvre. --- Varr. R. 2, 3, 3.
- caprīle, is, n. : étable à chèvres. --- Varr. R. 2, 3, 8.
caprĭmulgus, i, m. [capra, mulgeo] : - 1 - qui trait les chèvres, chevrier. --- Catul. 22, 10. - 2 - engoulevent (oiseau nocturne qui passait pour téter les chèvres). --- Plin. 10, 115.
Caprīnĕus, i, m. : Caprinéus, le Bouc (surnom donné à Tibère, qui adorait l'île de Caprée).
- palamque jam et vulgato nomine insulæ abutentes, "Caprineum" dictitabant, Suet. Tib. 43 : aussi, en jouant sur le nom de l'île, appelait-on communément Tibère, "Caprinéus".
caprīnus, a, um [caper] : de chèvre. --- Cat. Ag. 36; Varr. R. 2, 3,1 ; Cic. Nat. 1, 82.
- rixari de lana caprina Hor. Ep. 1, 18, 15, se quereller pour des riens
- caprīna, æ, f. (s. - ent. caro) : chair de chèvre. --- Vop. Prob. 4, 6.
caprio, āre : - tr. - faire macérer. --- Anthim. 23.
capriol- : v. capreol-
caprĭpēs, ĕdis [capra, pes] : qui a des pieds de chèvre. --- Lucr. 4, 578; Hor. Od. 2, 19, 4.
caprius :
1 - caprĭus, a, um : de chèvre.
- caprius ficus, Grom. 352, 3 : c. caprificus.
2 - Caprĭus, ĭi, m. : nom d'homme. --- Hor. S. 1, 4, 66.
caprōnæ, et caprŏneæ, ārum, f. : cheveux qui tombent sur le front. --- P. Fest. 48 ; Apul. Flor. 3, p. 14.
Caprōtīna, æ, f. : Caprotine (surnom de Junon à Rome). --- Macr. S. 1, 11.
Caprŏtīnæ Nōnæ, f. : nones de juillet, pendant lesquelles se célébrait la fête de Junon Caprotine. --- Varr. L. 6, 18.
caprŭlīnus, a, um (c. capreolinus) : de chevreuil. --- Plin.-Val. 5, 30.
capruncŭlum, i, n. : sorte de vase de terre. --- P. Fest. 48.
caprūnus : c. caprigenus. --- M.-Emp. 8, 198.
1 - capsa, æ, f. : - a - boîte, coffre (boîte en bois dans lequel les écoliers portent leurs livres). --- Cic. Cæcil. 51; Hor. S. 1, 4, 22. - b - boîte, coffre (pour conserver les fruits). --- Mart 11, 8.
- gr. κάψα.
- voir hors site capsa.
2 - Capsa, æ, f. : Capsa (ville de Numidie). --- Sall. J. 89, 4.
- Capsenses, ium (Capsitani, ōrum), m. : les habitants de Capsa. --- Sall. J. 89, 6; Plin. 5, 30.
capsăcēs, æ, m. : cruche (fiole) à huile. --- Hier. Ep. 22, 32.
- gr. καψάκης.
capsārāra, æ, f. : femme qui garde les vêtements aux bains. --- CIL 6, 9233.
capsārĭcĭus, a, um [capsarius] : gardé par l'esclave préposé au vestiaire. --- Schol. Juv. 8, 168.
capsārĭum, ĭi, n. [capsarius] : armoire à vêtements. --- Gloss. 3, 306; Schol. Hor. S. 2, 7, 110.
capsārĭus, ĭi, m. [capsa] :
1 - esclave (chargé de porter la boîte de livres des enfants ou de garder les habits dans les bains publics). --- Suet. Ner. 36; Paul. Dig. 1, 15, 5..

References: § 29
 § 21
 § 1
 § 135
 § 10
 § 26
 § 5
 § 126
 § 28
 § 40
 § 146
 § 234
 § 268
 § 91
 § 169
 § 63
 § 173
 § 29
 § 231
 § 1
 § 104
 § 190
 § 31
 § 52
 § 99
 § 105
 § 28
 § 68
 § 68
 § 158
 § 8
 § 51
 § 6
 § 73