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Timestamp: 2016-12-07 09:03:00+00:00

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France, Conseil d'État, 6 ss, 29 avril 1998, 144544
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 144544Numéro NOR : CETATEXT000007982559 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1998-04-29;144544 Analyses : FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - REMUNERATION.Texte : Vu le recours du MINISTRE DU BUDGET, enregistré le 21 janvier 1993 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat ; le ministre demande que le Conseil d'Etat :
1°) annule le jugement du 1er décembre 1992 par lequel le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a annulé la décision du directeur des services fiscaux de la Haute-Loire en date du 27 décembre 1991 refusant à Mme Michèle X... le versement du supplément familial de traitement pour la période antérieure à l'intervention de l'article 4 de la loi n° 91-715 du 26 juillet 1991 ;
Vu la loi n° 83-715 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires, notamment son article 20 ;
- les conclusions de M. Girardot, Commissaire du gouvernement ;Sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité du recours du MINISTRE DU BUDGET :
Considérant qu'aux termes de l'article 7, alinéa 1er, de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 : "L'administration doit, pour pouvoir se prévaloir, à propos d'une créance litigieuse, de la prescription ... l'invoquer avant que la juridiction saisie du litige au premier degré se soit prononcée sur le fond" ; que le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a annulé la décision du directeur des services fiscaux de la Haute-Loire refusant à Mme X... le bénéfice du supplément familial de traitement pour la période antérieure au 29 juillet 1991 et, par suite, s'est prononcé sur le fond ; que, contrairement à ce que le ministre soutient, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'administration ait régulièrement opposé la prescription devant ce tribunal ; que le MINISTRE DU BUDGET ne saurait, dès lors, utilement s'en prévaloir devant le Conseil d'Etat ;
Considérant qu'aux termes de l'article 20 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée : "Les fonctionnaires ont droit, après service fait, à une rémunération comprenant le traitement, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement ainsi que les indemnités instituées par un texte législatif ou réglementaire. S'y ajoutent les prestations familiales obligatoires" ; qu'aux termes de l'article 10 du décret du 19 juillet 1974, en vigueur à l'époque des faits litigieux : "Le supplément familial de traitement alloué, en sus des prestations familiales de droit commun, aux magistrats, aux fonctionnaires et aux agents de l'Etat ... comprend, d'une part, un élément fixe, d'autre part, un élément proportionnel basé sur le traitement soumis à retenue pour pension" ; qu'aux termes de l'article 12 du même décret : "La notion d'enfant à charge à retenir pour déterminer l'ouverture du droit au supplément familial est celle fixée en matière deprestations familiales par le titre II du livre V du code de la sécurité sociale" ;Considérant que Mme Michèle X..., fonctionnaire à la direction des services fiscaux de la Haute-Loire, entre dans le champ d'application de ces dispositions ; qu'il n'est pas contesté qu'entre le 9 juin 1976 et le 19 novembre 1991, date de sa demande au directeur des services fiscaux de la Haute-Loire, elle avait des enfants à charge au sens des dispositions du titre II du livre V du code de la sécurité sociale ; qu'elle avait par suite droit, pour la période considérée, au supplément familial de traitement au titre de ses enfants ; que la circonstance que son époux, agent d'EDF-GDF, a reçu, de son côté, un supplément familial de traitement en application des dispositions statutaires dont il relevait ne saurait faire obstacle, en l'absence de toute disposition législative interdisant un tel cumul, au versement de ce supplément ; que ce cumul n'est en tout cas pas interdit par l'article R. 513-1 du code de la sécurité sociale, qui ne figure pas au titre II du livre V de ce code et ne saurait s'appliquer à un avantage salarial n'ayant pas le caractère de prestation familiale ; que, dès lors, le MINISTRE DU BUDGET n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a annulé la décision en date du 27 décembre 1991 par laquelle le directeur des services fiscaux de la Haute-Loire a refusé à Mme X... le bénéfice du supplément familial de traitement pour la période antérieure au 29 juillet 1991 ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme Michèle X... et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.Références : Code de la sécurité sociale R513-1Décret 74-652 1974-07-19 art. 10, art. 12Loi 68-1250 1968-12-31 art. 7Loi 83-715 1983-07-13 art. 20Publications :Proposition de citation: CE, 29 avril 1998, n° 144544Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : Mme MitjavileRapporteur public : M. GirardotOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 6 ssDate de la décision : 29/04/1998Fonds documentaire : Legifrance Haut de page

References: l'article 4
 l'article 7
 l'article 20
 l'article 10
 l'article 12
 art. 10
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 art. 7
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