Source: http://www.urantia.nyc/fre01/041.html
Timestamp: 2018-11-19 20:42:04+00:00

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Livre d'Urantia, Fascicule 41. Aspects physiques de l’univers local
Fascicule 41. Aspects physiques de l’univers local
§ 1. Les centres de pouvoir de Nébadon
§ 2. Les contrôleurs physiques de Satania
§ 3. Nos associés stellaires
§ 4. La densité du soleil
§ 5. La radiation solaire
§ 6. Le calcium — vagabond de l’espace
§ 7. Les sources de l’énergie solaire
§ 8. Réactions de l’énergie solaire
§ 9. Stabilité des soleils
§ 10. Origine des mondes habités
41:0.1 (455.1) LE phénomène spatial caractéristique distinguant chaque création locale des autres est la présence de l’Esprit Créatif. Tout Nébadon est certainement imprégné par la présence d’espace de la Divine Ministre de Salvington, et cette présence prend tout aussi certainement fin aux frontières extérieures de notre univers local. Ce qui est imprégné par l’Esprit-Mère de notre univers local est Nébadon ; ce qui s’étend au-delà de sa présence d’espace est extérieur à Nébadon, ce sont les régions d’espace extranébadoniennes du superunivers d’Orvonton – d’autres univers locaux.
41:0.2 (455.2) L’organisation administrative du grand univers montre une division bien tranchée entre les gouvernements de l’univers central, des superunivers et des univers locaux. Ces divisions ont leurs parallèles astronomiques dans la séparation spatiale de Havona et des sept superunivers, mais il n’y a pas de lignes de démarcation physiques aussi claires pour faire ressortir les créations locales. Même les secteurs majeurs et mineurs d’Orvonton sont aisément reconnaissables (pour nous), mais il n’est pas si facile d’identifier les frontières physiques des univers locaux. Cela tient à ce que ces créations locales sont organisées administrativement selon certains principes créatifs gouvernant la segmentation de la charge énergétique totale d’un superunivers, tandis que leurs composantes physiques, les sphères de l’espace – soleils, iles obscures, planètes, etc. – prennent leur origine primitive dans des nébuleuses. Or les nébuleuses font leur apparition astronomique selon certains plans précréatifs (transcendantaux) des Architectes du Maitre Univers.
41:0.3 (455.3) Le domaine d’un univers local peut comprendre une ou plusieurs – et même beaucoup – de nébuleuses, et c’est ainsi que l’assemblage physique de Nébadon vient de la progéniture stellaire et planétaire de la nébuleuse d’Andronover et d’autres nébuleuses. Les sphères de Nébadon ont pour ancêtres diverses nébuleuses, mais elles avaient en commun un certain minimum de mouvement d’espace qui fut ajusté par les efforts intelligents des directeurs de pouvoir, de manière à produire notre présent agrégat de corps spatiaux. Cet ensemble voyage d’un seul tenant sur les orbites du superunivers.
41:1.3 (456.2) Les cent centres de pouvoir de l’univers local sont stationnés sur Salvington, où ils fonctionnent au centre exact d’énergie de cette sphère. Les sphères architecturales telles que Salvington, Édentia et Jérusem sont éclairées, chauffées et alimentées en énergie par des méthodes qui les rendent tout à fait indépendantes des soleils de l’espace. Ces sphères furent construites – faites sur mesure – par les centres de pouvoir et les contrôleurs physiques, et conçues pour exercer une puissante influence sur la distribution de l’énergie. Basant leurs activités sur ces points focaux de contrôle d’énergie, les centres de pouvoir, par leur présence vivante, orientent et canalisent les énergies physiques de l’espace. Et ces circuits d’énergie sont fondamentaux pour tous les phénomènes physicomatériels et morontiels-spirituels.
41:3.4 (458.4) Quand les sphères ignées ont moins du dixième de la taille de votre soleil, elles se contractent, se condensent et se refroidissent rapidement. Quand les soleils ont plus de trente fois sa taille – ou plutôt trente fois son contenu global de matériaux effectifs – ces soleils se scindent promptement en deux corps séparés qui peuvent soit devenir les centres de nouveaux systèmes, soit rester dans l’emprise de leur champ de gravité réciproque et tourner autour d’un centre commun, conformément à un type d’étoiles doubles.
41:4.1 (459.5) La masse de votre soleil est un peu plus grande que ne l’estiment vos physiciens, qui l’évaluent à environ mille-huit-cents quadrillions de tonnes (1,8 X 1 027). Sa densité actuelle est à peu près une fois et demie celle de l’eau et se situe à mi-chemin entre celles des étoiles les plus denses et des étoiles les plus ténues. Mais votre soleil n’est ni liquide ni solide. Il est gazeux, et ceci est vrai malgré la difficulté d’expliquer comment la matière gazeuse peut atteindre cette densité, et même des densités beaucoup plus élevées.
41:4.3 (459.7) Les étoiles qui se refroidissent peuvent être physiquement gazeuses et prodigieusement denses en même temps. Vous ne connaissez pas bien les supergaz solaires, mais ceux-ci, et d’autres formes inhabituelles de matière, expliquent comment des soleils, même non solides, peuvent atteindre des densités égales à celle du fer – à peu près la densité d’Urantia – et cependant se trouver dans un état gazeux surchauffé et continuer à fonctionner comme soleils. Dans ces supergaz denses, les atomes sont extrêmement petits et contiennent peu d’électrons. Ces soleils ont aussi perdu, dans une grande mesure, leurs réserves d’énergie ultimatonique libres.
41:5.7 (461.3) L’énergie solaire peut paraitre se propager en ondes, mais cela est dû à l’action coexistante d’influences diverses. Toute forme donnée d’énergie organisée se déplace en ligne droite et non en vagues. La présence d’une seconde ou d’une troisième forme d’énergie-force peut faire que le courant observé paraisse voyager en formations ondulatoires, de même que, dans un orage aveuglant accompagné de vents violents, la pluie parait quelquefois tomber en nappes ou descendre en vagues. Les gouttes tombent cependant en procession ininterrompue de lignes droites, mais l’action du vent donne l’apparence visible de rideaux de pluie et de vagues de gouttes.
41:5.8 (461.4) L’action de certaines énergies secondaires et d’autres énergies non découvertes, présentes dans les régions spatiales de votre univers local, est telle que les émanations de lumière solaire paraissent produire des phénomènes ondulatoires, aussi bien qu’être découpées en portions infinitésimales d’une longueur et d’un poids déterminés. Et, d’un point de vue pratique, c’est bien ce qui se passe. Vous ne pouvez guère espérer parvenir à mieux comprendre le comportement de la lumière avant l’époque où vous aurez acquis un concept clair de l’interaction et des relations des diverses forces spatiales et des énergies solaires opérant dans les régions de l’espace de Nébadon. Votre confusion présente est également due à ce que vous ne saisissez qu’incomplètement ce problème qui implique les activités interassociées du contrôle personnel et impersonnel du maitre univers – les présences, les performances et la coordination de l’Acteur Conjoint et de l’Absolu Non Qualifié.
41:6.2 (461.6) Le calcium est en fait le principal élément de l’imprégnation par la matière de tout l’espace d’Orvonton. Notre superunivers tout entier est parsemé de pierre finement pulvérisée. La pierre est littéralement le matériau de construction fondamental pour les planètes et les sphères de l’espace. Le nuage cosmique, le grand manteau de l’espace, est composé en majeure partie d’atomes de calcium modifiés. L’atome de pierre est l’un des éléments les plus répandus et les plus tenaces. Non seulement il supporte l’ionisation solaire – la scission – mais il persiste comme identité associable même après avoir été bombardé par les rayons X destructeurs et fracassé par les hautes températures solaires. Le calcium possède une individualité et une longévité supérieures à celles de toutes les formes les plus ordinaires de la matière.
41:7.14 (464.1) Seuls peuvent briller éternellement les soleils qui fonctionnent dans les canaux directs des principaux courants d’énergie de l’univers. Ces fournaises solaires flamboient indéfiniment, car elles peuvent récupérer leurs pertes matérielles en absorbant de la force d’espace et des énergies circulantes analogues. Mais les étoiles très éloignées de ces principaux canaux de rechargement sont destinées à subir l’épuisement de leur énergie – à se refroidir progressivement et finalement à se consumer.
41:8.3 (464.5) Dans les grands soleils – petites nébuleuses sphériques – lorsque l’hydrogène est épuisé et que la contraction gravitationnelle s’ensuit, si un tel corps n’est pas assez opaque pour retenir la pression intérieure qui soutient les régions gazeuses extérieures, alors un effondrement subit se produit. Les changements électrogravitationnels donnent naissance à d’immenses quantités de minuscules particules dépourvues de potentiel électrique, et celles-ci s’échappent promptement de l’intérieur du soleil, ce qui amène en quelques jours l’effondrement d’un soleil gigantesque. Ce fut une telle émigration de ces « particules fuyardes » qui provoqua l’effondrement de la nova géante de la nébuleuse d’Andromède il y a environ 50 ans. Cet immense corps stellaire s’effondra en quarante minutes du temps d’Urantia.
41:9.1 (465.1) Les plus grands soleils conservent sur leurs électrons un contrôle gravitationnel tel que la lumière ne s’échappe qu’à l’aide des puissants rayons X. Ces rayons auxiliaires pénètrent tout l’espace et servent à maintenir les associations ultimatoniques fondamentales de l’énergie. Au temps de la jeunesse d’un soleil, les grandes pertes d’énergie survenant après qu’il a atteint sa température maximum – plus de 19 500 000 degrés – ne sont pas tant dues à l’échappement de la lumière qu’à des fuites d’ultimatons. Ces énergies ultimatoniques s’échappent dans l’espace à l’époque de l’adolescence solaire, comme une véritable explosion d’énergie, pour se lancer dans l’aventure de l’association électronique et de la matérialisation de l’énergie.
41:9.4 (465.4) La stabilité des soleils dépend entièrement de l’équilibre dans la rivalité de la gravité et de la chaleur – des pressions formidables contrebalancées par des températures inimaginables. L’élasticité des gaz solaires intérieurs soutient les couches externes de matériaux variés et quand la gravité et la chaleur s’équilibrent, le poids des matériaux extérieurs égale exactement la pression de température des gaz intérieurs sous-jacents. Dans beaucoup d’étoiles jeunes, la condensation continue due à la gravité produit des températures internes toujours croissantes et, à mesure que la chaleur interne augmente, la pression intérieure des rayons X provenant des vents de supergaz devient si forte qu’en liaison avec le mouvement centrifuge, un soleil commence à rejeter ses couches extérieures dans l’espace, ce qui redresse le déséquilibre entre la gravité et la chaleur.
41:10.1 (465.6) Quelques-unes des étoiles variables qui se trouvent dans l’état de pulsation maximum, ou s’en approchent, sont en train de donner naissance à des systèmes subsidiaires dont beaucoup finiront par ressembler de près à votre soleil et à ses planètes en rotation. C’est précisément dans cet état de puissante pulsation que se trouvait votre soleil lorsque le système massif d’Angona s’en approcha considérablement. La surface extérieure de votre soleil commença à émettre par éruption de véritables courants – des nappes continues – de matière. Cela continua avec une violence toujours accrue jusqu’au maximum de rapprochement au cours duquel les limites de la cohésion solaire furent atteintes et une vaste masse de matière, ancêtre des planètes de votre système solaire, fut dégorgée. Dans des circonstances similaires, la proximité maximum du corps attirant extrait parfois d’un soleil des planètes entières, et même un quart ou un tiers de soleil. Ces extrusions majeures forment certains types spéciaux de mondes entourés de nuages, des sphères ressemblant beaucoup à Jupiter ou à Saturne.

References: § 1

§ 2

§ 3

§ 4

§ 5

§ 6

§ 7

§ 8

§ 9

§ 10