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Timestamp: 2017-10-17 07:43:40+00:00

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Comment bien placer son argent avec 50000€ : les différentes solutions | Netinvestissement
Comment bien placer son argent avec 50000€ : les différentes solutions
L’article « Comment bien placer son argent avec 50000€ : les différentes solutions » a été rédigé par un professionnel expérimenté en gestion de patrimoine.
Par Stéphane van Huffel - Vu 5834 fois
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Dans le contexte actuel de volatilité forte et d’incertitudes macro-économiques, il se peut que vous soyez désorienté dans vos choix de stratégie patrimoniale.
Afin de vous aider à prendre les bonnes décisions, nous allons imaginer un scenario d’investissement et voir les différentes options qui s’offriraient. Bien entendu, cette approche ne peut se concevoir que sur la base du postulat que nous n’avons pas toutes les données et informations précises sur la situation du client étudié et qu’il ne peut s’agir que de « pistes » à suivre.
Monsieur X a donc 50 000 € à placer, disponibles sur son compte courant. Selon 5 Scenarii, que peut-il faire de ce capital ?
1.	Investir à court terme : de la liquidité à défaut de rendement
Première option très souvent privilégiée par les épargnants, l’investissement à court terme. Que ce soit pour de l’épargne de précaution à débloquer en cas de coup dur ou en attendant le bouclage d’un projet nécessitant l’injection de capital (par exemple une acquisition d’un bien immobilier suite à la vente d’un autre), il existe une palette de produits bancaires offrant à court terme une totale liquidité.
Sur la base de 50 000 €, monsieur X peut envisager :
► Le livret A :
Jusqu’à 22 950€ de versement, M. X bénéficiera d’un livret simple d’utilisation, accessible sur internet et permettant rapidement de débloquer tout ou partie du capital (72 heures maximum). Si M. X est marié, son épouse pourra également bénéficier de son propre Livret A et cumuler ainsi les plafonds. Il n’y a pas de fiscalité sur le revenu sur les intérêts générés par le Livret A ni de prélèvements sociaux. Mais son rendement, indexé principalement sur l’inflation constatée est aujourd’hui de 0,75% seulement.
Avantages : liquidité et sécurité garanties par l’établissement bancaire
Inconvénients : rendement quasi nul
► Le Livret de Développement Durable :
Jusqu’à 12 000€ de versements. Ce livret a les mêmes caractéristiques que le Livret A et se cumule avec celui-ci. SI M.X est célibataire, il pourra donc investir 22 950 + 12 000 = 34 950€ dans ces livrets. Si il est marié, il pourra investir la totalité de ses 50K€.
► Les Comptes sur Livrets (CSL) :
Aucune limite de versements. Les CSL regroupent l’ensemble des livrets proposés par les banques qui sortent du cadre réglementé du Livret A ou du LDD. Leur rémunération dépend entièrement de l’offre et les gains sont fiscalisé sur le revenu et soumis aux prélèvements sociaux. Ces livrets offrent souvent des rendements attractifs, malheureusement sur une durée limitée. L’astuce est de profiter de ces offres à court terme et de récupérer son capital pour profiter d’une offre concurrente. En effet, comme pour le Livret A ou le LDD, liquidité, capital et rendement sont garantis.
Avantages : liquidité totale, capital et rendement garantis.
Inconvénients : les rendements attractifs sont limités dans le temps et ça devient vite compliqué si vous souhaitez profiter de toutes les offres successivement.
► Les Comptes à Terme (CAT) :
Autres solutions bancaires à court terme les CAT permettent d’envisager, selon les conditions de marché et les offres du moment, de bénéficier d’une épargne rémunérée et liquide. Mais cette liquidité garantie peut faire perdre à M.X les intérêts du CAT si il débloque les sommes avant l’échéance prévue. Ce sont donc des outils à utiliser si vous avez une visibilité annuelle ou pluri-annuelle sur vos besoins. Exemple : M.X envisage de rembourser un prêt dans deux ans car il partira alors en retraite. Il ne peut s’engager au-delà mais souhaite obtenir un rendement supérieur aux livrets.
Avantages : rendements plus attractifs que les livrets et liquidité possible. Le rendement annoncé ainsi que le capital sont garantis par l’établissement émetteur.
Inconvénients : la fiscalité et les prélèvements sociaux sur les gains
2.	Investir en assurance-vie
Dans une dynamique de gestion patrimoniale, il est très courant que l’épargnant se tourne vers l’assurance-vie lorsqu’il a un capital disponible à placer et qu’il a « fait le tour » des livrets et autres comptes à terme.
L’assurance-vie prend tout son sens si Monsieur X envisage son investissement de 50 K€ à long terme voire à très long terme. En effet, l’assurance-vie est une enveloppe fiscale offrant de nombreux avantages, en particulier dans la durée. Mais le capital reste pour autant liquide et l’allocation des actifs au sein du contrat peut être constamment évolutive.
25% du capital dans un fonds en euro classique : garantie du capital et aucune implication personnelle, avec objectif de rendement annuel moyen de 2%
25% du capital dans un fonds en euro nouvelle génération : garantie du capital et aucune implication personnelle, avec objectif de rendement annuel moyen de 3,5%
20% du capital en parts de SCPI de rendement : aucune implication personnelle, pas de garantie de capital mais un sous-jacent immobilier avec un objectif de rendement annuel moyen de 4, 25%
10% du capital dans un FCP obligataire international (H2o Multibonds par exemple) : pas de garantie de capital, aucune implication personnelle et une exposition aux fluctuations du marché obligataire avec un objectif de rendement annuel moyen de 5%
10% du capital dans un fonds flexible diversifié prudent (Carmignac Patrimoine par exemple) : pas de garantie de capital, aucune implication personnelle et une gestion très diversifiée des marchés avec un objectif de rendement annuel moyen de 4%
10% du capital dans un FCP actions européennes avec gestion contrariante ( Varenne Capital par exemple) : pas de garantie de capital, aucune implication personnelle et une recherche de leviers contrariants dans la gestion afin d’isoler les meilleurs moteurs de performances avec un objectif de rendement annuel moyen de 6%
Dans cette hypothèse, Monsieur X peut donc espérer un rendement annuel pondéré dès l’année suivant son investissement de 3,725% et un capital acquis brut d’imposition après 8 ans de 66 994 €.
Et bien que détenir un contrat s’assurance-vie au minimum 8 années offre un réel avantage en matière de fiscalité, Monsieur X maintient la liquidité de son capital à n’importe quel moment sans frais. Seule la fiscalité a un impact sur les gains générés par le contrat selon la date à laquelle intervient un rachat.
Avant 4 ans de détention, Monsieur X subira une fiscalité de 30% (Prélèvement Forfaitaire Libératoire) et 15,5% de prélèvements sociaux sur ses gains.
Entre 4 ans et 8 ans, il subira une fiscalité de 15% (PFL) et 15,5% de prélèvements sociaux sur ses gains.
Après 8 ans, il ne subira qu’une fiscalité de 7,5% (PFL) après un abattement annuel de 4 600€ si il est célibataire ou 9 200€ si il est marié, et 15,5% de prélèvements sociaux sur ses gains.
De plus, le contrat d’assurance-vie offre la possibilité de bénéficier de nombreux outils de gestion et d’autres avantages en matière de protection de sa famille et de transmission du patrimoine :
Options de gestion mécaniques du contrat (versements programmés, rachats programmés, arbitrages, écrêtement des performances etc.).
Option décès permettant le déclenchement du versement d’un capital supplémentaire en cas d’accident.
Options de clauses bénéficiaires permettant de désigner le ou les bénéficiaires du capital.
Exonération de droit de succession jusqu’à 152 500€ par contrat et par bénéficiaire.
3.	Le choix de l’immobilier
Comme de nombreux investisseurs français, Monsieur X a sans doute une appétence pour l’investissement immobilier, considéré comme tangible et palpable et donc, à tort ou à raison, comme plus sécurisé. Cet actif reste une valeur sûre à privilégier dans le temps et correspond donc à un épargnant qui envisage un retour sur investissement à moyen-long terme.
Avec un capital de 50K€, il n’est cependant pas simple de trouver un bien immobilier dans lequel investir et qui corresponde à nos attentes. Monsieur devra se contenter d’une toute petite surface en Ile de France ou dans les grandes villes de provinces (Bordeaux, Nantes ou Toulouse par exemple), ou choisir des communautés urbaines de plus petites tailles pour que son budget lui permette de viser de plus grandes surfaces.
Mais dans un contexte de taux bancaires très bas, Monsieur X doit se poser la question de contracter un emprunt, et ce pour plusieurs raisons :
Cela lui permet de choisir une surface plus grande, de profiter d’un choix plus étendu en matière de localisation ou des prestations plus abouties.
Les intérêts d’emprunt sont déductibles des revenus locatifs et permettent donc d’éviter une imposition sur les futurs loyers.
En cas d’emprunt, Monsieur X doit être assuré sur le décès ou l’invalidité et peut donc protéger les siens s'il lui arrivait quelque chose.
Si Monsieur X prend le temps de faire le bon choix immobilier, il peut espérer un rendement locatif annuel moyen entre 3,5% et 5% (avant fiscalité) et une revalorisation de son actif dans le temps. En revanche, l’immobilier par essence n’offre pas vraiment de liquidité même en période de profondeur de marché forte puisqu’une transaction s’effectue en moyenne entre 4 et 6 mois.
Le montage bancaire en la matière a également beaucoup d’importance car vous avez plusieurs options tant au niveau durée qu’aménagement du prêt :
Apport ou pas d’apport ? Dans le cas de Monsieur X, s’il est prêt à immobiliser son capital à moyen-long terme, il peut apporter ses 50K€ afin de lui permettre de moins emprunter ou d’acheter un bien plus cher. Mais il perdra la possibilité d’avoir accès à ses liquidités.
Prêt amortissable, à paliers ou In Fine ? Monsieur X peut également envisager différents mécanismes de prêt. Soit un prêt amortissable classique dont les mensualités sont constituées d’une part de capital et d’une part d’intérêts. Soit un prêt à paliers, dont la mensualité est inférieure à celle d’un prêt amortissable dans un premier puis augmente dans le temps (en se calant en général sur la fin d’autres prêts). Soit un prêt In Fine, durant lequel Monsieur X ne remboursera à la banque que des intérêts, le capital étant nanti en garantie sur un contrat d’assurance-vie (dont ses 50K€). Cette dernière solution semble la plus adaptée pour Monsieur X : en effet, il peut ainsi utiliser ses 50K€ sans les immobiliser totalement dans l’acquisition du bien immobilier (et les faire « travailler » sur un contrat d’assurance-vie), profiter d’une mensualité plus faible (du fait qu’elle n’est constituée que d’intérêts) et profiter de la déduction linéaire des intérêts d’emprunt afin de limiter la fiscalité sur les revenus locatifs de son investissement.
4.	Choisir le levier de la fiscalité
Monsieur X peut également optimiser son projet d’investissement en utilisant son capital pour faire levier sur d’autres problématiques transversales.
Il peut ainsi envisager l’investissement immobilier tel que vu précédemment, avec un montage bancaire de type In Fine, en sélectionnant un bien immobilier neuf éligible au dispositif PINEL. Pour cela, il faut bien entendu que Monsieur X soit imposé, voire même plutôt lourdement (au minimum 3 500 € par an). Le principe de la Loi PINEL est l’acquisition d’un bien immobilier neuf, Bâtiment Basse Consommation (BBC) qui sera mis en location en tant que résidence principale non meublée d’un locataire. Monsieur X doit s’engager à louer son bien 6, 9 ou 12 ans avec des conditions de loyers plafonnés et de ressources plafonnées du locataire. En échange, il peut bénéficier d’une réduction d’impôt de 12, 18 ou 21% du montant du bien acquis, frais de notaire inclus.
Monsieur X peut donc apporter ses 50K€ en nantissement d’un prêt In Fine ce qui lui permet d’acquérir un bien immobilier neuf aux dernières normes environnementales. Bien qu’il va mettre en location afin de bénéficier d’un avantage fiscal. Au final, la mensualité plus faible due au prêt In Fine ainsi que les charges de gestion de l’actif seront amorties par un loyer mensuel et une économie d’impôt sans que Monsieur X n’ait à trop intervenir en termes d’épargne. Et ce, en gardant l’accès à ses 50K€ en cas de coup dur.
5.	Préparer sa retraite
Autre transversalité, Monsieur X peut envisager que ses 50K€ soient immobilisés pour préparer au mieux sa retraite. Car ce sujet devient de plus en plus central dans les réflexions patrimoniales des français.
Il aura donc deux possibilités :
► Le PERP
Monsieur X peut déduire de ses revenus imposables chaque année l’intégralité des versements qu’il a fait sur un PERP (si il est marié, son épouse aussi) jusqu’à 10% de son salaire net imposable avec un plafond cette année de 3 038 euros. De plus, la part des versements non utilisée (en résumé si il verse moins que le montant auquel il a droit) est intégralement reportée l’année suivante (et ce jusqu’à 5 ans). Si Monsieur X n’a pas de PERP, il doit commencer par vérifier en page 3 de son avis d’imposition son droit à versement initial afin d’optimiser le PERP dès sa souscription puis faire des versements ensuite selon sa capacité.
► Le LMNP
Investir en Loueur Meublé Non Professionnel peut offrir de nombreux avantages à Monsieur X. Tout d’abord, il s’agit là encore d’un investissement immobilier, mais cette fois en immobilier « professionnel ». C’est-à-dire dans un bien situé dans une résidence de services, telle qu’une résidence étudiante ou un EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes). Monsieur X peut donc en premier lieu avoir une approche bancaire du montage en choisissant là encore apport ou pas apport, prêt amortissable ou In Fine. Une fois définie l’option du financement, il va découvrir l’avantage fiscal de cette solution en matière de rentes de retraite. En effet, le statut de LMNP permet à l’investisseur d’amortir comptablement dans la durée son bien (de façon linéaire). Cette charge comptable supplémentaire, ajoutée aux intérêts d’emprunt et aux frais de gestion, va créer un fort déficit foncier qui ne sera pas immédiatement reportable sur les revenus imposables de Monsieur X comme pour de l’immobilier locatif classique (non meublé). Ce déficit sera reportable (réputé différé) et viendra en déduction des loyers du bien lorsque les autres charges auront disparu (en particulier les intérêts d’emprunt). Monsieur X pourra donc capitaliser durant ses dernières années d’activité et profiter lors de son passage en retraite de revenus locatifs (rentes) totalement défiscalisées.
Il n’est plus aussi aisé aujourd’hui de trouver les bons leviers d’investissement car le contexte d’incertitudes et de volatilité rend toute prise de décision lourde de conséquences, tant au niveau fiscal, au niveau du rendement espérer qu’au niveau du risque encouru.
Pour autant, Monsieur X doit avant tout bien définir ses besoins et ses objectifs et envisager son projet sous différents angles (placement pur, fiscalité, retraite etc.) avant de choisir tel ou tel schéma d’investissement. En effet, avoir une somme importante à placer implique d’étudier l’ensemble des possibilités qui s’offrent à vous mais également les impacts de vos choix sur votre patrimoine.
N’hésitez pas à vous rapprocher d’un professionnel de la gestion patrimoniale pour vous faire accompagner dans la définition de vos besoins et la mise en place d’une solution.
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