Source: http://www.chretiensmagazine.fr/2010/11/
Timestamp: 2017-05-26 16:37:54+00:00

Document:
Chrétiens Magazine: novembre 2010
« L'heure la mieux employée de notre vie est celle où nous aimons le plus Jésus.» - Père Charles de Foucauld
Charles Eugène de Foucauld de Pontbriand (15 septembre 1858 - 1er décembre 1916) est un militaire français devenu explorateur et géographe, puis religieux catholique et linguiste. Orphelin à l'âge de six ans, Charles de Foucauld fait carrière dans l'armée, intégrant Saint-Cyr et menant une vie dissolue. À vingt-trois ans, il décide de démissionner de l'armée afin d'explorer le Maroc en se faisant passer pour un Juif. La qualité de ses travaux lui vaut la médaille d'or de la Société de géographie, et une grande renommée suite à la publication de son livre Reconnaissance au Maroc (1888). De retour en France et après diverses rencontres, il se « convertit » et devient religieux chez les Trappistes le 16 janvier 1890, en France puis en Syrie. Sa quête d'un idéal encore plus radical de pauvreté, d'abnégation et de pénitence le pousse à quitter la trappe afin de devenir ermite en 1901. Il vit alors en Palestine, écrivant ses méditations qui seront le cœur de sa spiritualité, comprenant la Prière d'abandon. Ordonné prêtre à Viviers[1], il décide de s'installer dans le Sahara, à Béni-Abbés. Il ambitionne de fonder une nouvelle congrégation, mais personne ne le rejoint. Il vit avec les Berbères et développe un nouveau style d'apostolat, voulant prêcher non pas par les discours, mais par son exemple. Afin de mieux connaître les Touaregs, il étudie pendant plus de douze ans leur culture, publiant sous un pseudonyme le premier dictionnaire touareg-français. Les travaux de Charles de Foucauld sont une référence pour la connaissance de la culture touarègue. Le 1er décembre 1916, Charles de Foucauld est assassiné à la porte de son ermitage. Il est très vite considéré comme un saint et une véritable dévotion s'instaure, appuyée par le succès de la biographie de René Bazin (1921) qui devient un best-seller. De nouvelles congrégations religieuses, familles spirituelles et un renouveau de l'érémitisme s'inspirent des écrits et de la vie de Charles de Foucauld. Son procès en béatification commence dès 1927. Interrompu durant la guerre d'Algérie, il reprend ultérieurement et Foucauld est déclaré vénérable le 24 avril 2001 par Jean-Paul II, puis bienheureux le 13 novembre 2005 par Benoît XVI.
Souviens-toi de ton Créateur aux jours de ton adolescence, (...) avant que la poussière ne retourne à la terre, selon qu’elle était, et que le souffle ne retourne à Dieu qui l’avait donné (Qo 12, 1. 7).1008 La mort est conséquence du péché. Interprète authentique des affirmations de la Sainte Écriture (cf. Gn 2, 17 ; 3, 3 ; 3, 19 ; Sg 1, 13 ; Rm 5, 12 ; 6, 23) et de la Tradition, le Magistère de l’Église enseigne que la mort est entrée dans le monde à cause du péché de l’homme (cf. DS 1511). Bien que l’homme possédât une nature mortelle, Dieu le destinait à ne pas mourir. La mort fut donc contraire aux desseins de Dieu Créateur, et elle entra dans le monde comme conséquence du péché (cf. Sg 2, 23-24). " La mort corporelle, à laquelle l’homme aurait été soustrait s’il n’avait pas péché " (GS 18), est ainsi " le dernier ennemi " de l’homme à devoir être vaincu (cf. 1 Co 15, 26).
Il est bon pour moi de mourir dans (eis) le Christ Jésus, plus que de régner sur les extrémités de la terre. C’est lui que je cherche, qui est mort pour nous ; lui que je veux, qui est ressuscité pour nous. Mon enfantement approche (...). Laissez-moi recevoir la pure lumière ; quand je serai arrivé là, je serai un homme (S. Ignace d’Antioche, Rom. 6, 1-2).1011 Dans la mort, Dieu appelle l’homme vers Lui. C’est pourquoi le chrétien peut éprouver envers la mort un désir semblable à celui de S. Paul : " J’ai le désir de m’en aller et d’être avec le Christ " (Ph 1, 23) ; et il peut transformer sa propre mort en un acte d’obéissance et d’amour envers le Père, à l’exemple du Christ (cf. Lc 23, 46) :
Mon désir terrestre a été crucifié ; (...) il y a en moi une eau vive qui murmure et qui dit au dedans de moi " Viens vers le Père " (S. Ignace d’Antioche, Rom. 7, 2).Je veux voir Dieu, et pour le voir il faut mourir (Ste. Thérèse de Jésus, vida 1).Je ne meurs pas, j’entre dans la vie (Ste. Thérèse de l’Enfant-Jésus, verba).1012 La vision chrétienne de la mort (cf. 1 Th 4, 13-14) est exprimée de façon privilégiée dans la liturgie de l’Église :
Pour tous ceux qui croient en toi, Seigneur, la vie n’est pas détruite, elle est transformée ; et lorsque prend fin leur séjour sur la terre, ils ont déjà une demeure éternelle dans les cieux (MR, Préface des défunts).1013 La mort est la fin du pèlerinage terrestre de l’homme, du temps de grâce et de miséricorde que Dieu lui offre pour réaliser sa vie terrestre selon le dessein divin et pour décider son destin ultime. Quand a pris fin " l’unique cours de notre vie terrestre " (LG 48), nous ne reviendrons plus à d’autres vies terrestres. " Les hommes ne meurent qu’une fois " (He 9, 27). Il n’y a pas de " réincarnation " après la mort.
Dans toutes tes actions, dans toutes tes pensées tu devrais te comporter comme si tu devais mourir aujourd’hui. Si ta conscience était en bon état, tu ne craindrais pas beaucoup la mort. Il vaudrait mieux se garder de pécher que de fuir la mort. Si aujourd’hui tu n’es pas prêt, comment le seras-tu demain ? (Imitation du Christ 1, 23, 1).Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper. Malheur à ceux qui mourront dans les péchés mortels, heureux ceux qu’elle trouvera dans ses très saintes volontés, car la seconde mort ne leur fera pas mal (S. François d’Assise, cant.)._____________________________________
Visite extérieure et des environs du monastère de la Grande Chartreuse en France.
Pour voir l'intérieur de ce monastère regardez le film Le grand silence.
Horaire d'une journée en semaine pour un moine du cloître.
La Grande Chartreuse filmée en 1964:
Vidéo : Le chant Cartusien
Pour en savoir plus sur Medjugorje voici notre sélection.
Daniel Brottier est né en 1873 à la Ferté Saint Cyr, dans le Loire-et-Cher. Sa vocation se déclare très tôt, dès l’âge de sept ans, où il manifeste un très grand amour de Dieu et le désir du sacerdoce. Guidé par ses parents et son père spirituel, il entre au séminaire et devient prêtre en 1899. Il exerce pendant trois ans les fonctions de professeurs au collège privé de Pontlevoy et entre ensuite dans la congrégation missionnaire des Pères du Saint-Esprit.
Il est envoyé au Sénégal où il se dépense sans compter pendant huit ans au mépris de sa santé. Puis, à sa grande peine, il est rappelé en France et y travaille à récolter des fonds pour sa mission et pour la construction d la cathédrale de Dakar.
En 1914, le Père Brottier s’engage dans les corps des aumôniers militaires. Pendant la Grande Guerre, il reste 52 mois en première ligne et en revient indemne. Le vicaire apostolique du Sénégal, Monseigneur Salabert, avait confié à son insu à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus celui dont il dit qu’il "l’aime comme son meilleur ami et le meilleur de ses prêtres".
En 1923, l’archevêque de Paris désire restaurer l’œuvre des Orphelins-apprentis d’Auteuil (http://www.fondation-auteuil.org/) et demande au supérieur général des Pères du Saint Esprit de lui donner le Père Brottier. Pendant treize ans il se consacre à l’œuvre en s’appuyant sur l’aide de sainte Thérèse de Lisieux qu’il donne comme mère protectrice aux orphelins qui lui sont confiés.
Il meurt à Paris le 28 février 1936.
Jean-Paul II le béatifie le 25 janvier 1984.
Le livre des Bannières - Association pour le Xve centenaire de la France Tome I p. 464
La vidéo ci-dessous est en anglais:
Sacrifice qui nous as sauvés
Et nous ouvres l'entrée du ciel:
Contre l'ennemi qui nous presse,
Éternelle gloire au Seigneur,
L'unique Dieu en trois personnes;
Qu'il nous donne, dans la patrie,
La vie qui jamais ne s'achève.
Composée par Saint Thomas d'Aquin.
Jésus déclara : « Ma royauté ne vient pas de ce monde ; si ma royauté venait de ce monde, j'aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Non, ma royauté ne vient pas d'ici. »Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C'est toi qui dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix. » (Jn 18, 35-37)
Un des grands défenseurs de l'évolutionnisme athée aujourd'hui est l'Anglais Richard Dawkins, auteur du libre "God Delusion" (L'illusion de Dieu). Il fait la promotion d'une campagne publicitaire qui se propose de mettre sur les bus des villes l'inscription suivante : «Dieu n'existe probablement pas : cesse de t'en faire et profite de la vie !» (There's probably no God. Now stop worrying and enjoy life). "Probablement". Il n'est donc pas complètement exclu qu'il puisse exister ! Si Dieu n'existe pas, le croyant n'a pratiquement rien perdu. En revanche, s'il existe, le non croyant a tout perdu.
Je me mets à la place d'un parent qui a un enfant porteur de handicap, autiste ou gravement malade, d'un immigré qui a fui la faim ou les horreurs de la guerre, d'un ouvrier qui a perdu son travail, d'un agriculteur expulsé de ses terres... Je me demande comment il réagirait devant cette annonce : «Dieu n'existe probablement pas : cesse de t'en faire et profite de la vie !».
L'existence du mal et de l'injustice dans le monde est certes un mystère et un scandale mais sans la foi et sans un jugement dernier, le mal et l'injustice apparaissent infiniment plus absurdes et plus tragiques encore. La fête du Christ Roi, avec l'évangile du jugement dernier, répond à l'espérance humaine la plus universelle. Elle nous assure que l'injustice et le mal n'auront pas le dernier mot et en même temps elle nous exhorte à vivre de telle manière que le jugement ne soit pas pour nous un jugement de condamnation mais de salut et que nous puissions être de ceux à qui le Christ dira : «Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde».
Prédication du Père Cantalamessa (prédicateur de la maison Pontficale)
«Le règne de Dieu ne vient pas d'une manière visible.On ne dira pas : 'Le voilà, il est ici !' ou bien : 'Il est là!' En effet, voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous.»«Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l'homme, et vous ne le verrez pas.On vous dira : 'Le voilà, il est ici ! il est là !' N'y allez pas, n'y courez pas.En effet, comme l'éclair qui jaillit illumine l'horizon d'un bout à l'autre, ainsi le Fils de l'homme, quand son Jour sera là.Mais auparavant, il faut qu'il souffre beaucoup et qu'il soit rejeté par cette génération.»
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,20-25.
Que vous êtes bon, mon Dieu ! - Charles de Foucauld
« Que vous êtes bon, mon Dieu, et comme vous vous appliquez à relever les pécheurs, à crier "Espérance" aux coupables. Comme vous vous montrez, dès les premières lignes de l'Evangile, le Bon Pasteur, le Père de l'enfant prodigue, le divin médecin venu pour les malades.
Il semble que vous preniez à tâche dès les premières lignes de l'Evangile de nous répéter : "Je ne veux pas la mort du pécheur mais qu'il se repente et qu'il vive" (Ez 18,23). O Dieu, Père des miséricordes, vous voulez nous dire qu'il y a espérance et grâce même pour les coupables, même pour les plus déchus, les plus souillés. Ceux qui aux yeux des hommes sont irrémédiablement avilis et tombés sont encore nobles et beaux à vos yeux. Qu'ils se repentent, qu'ils disent comme David : "J'ai péché" (2S 12,13). Vous ouvrez si largement pour ces âmes, que le monde croyait si perdues et que vous avez si pleinement retrouvées, relevées, purifiées, embellies, vous leur ouvrez si largement le trésor de vos faveurs qu'aucune grâce ne leur est refusée, qu'aucune grandeur ne leur est inaccessible.
Quelque bas que nous tombions, ne désespérons jamais. La bonté de Dieu est au-dessus de tout mal possible. "Quand vos péchés seraient comme l'écarlate, je vous rendrais plus blanc que la neige" (Is 1,18). Il n'est pas un moment dans notre vie où nous ne puissions pas commencer une existence nouvelle,... séparée comme par un mur de nos infidélités passées. »
La persécution des chrétiens dans le monde - vidéos
Francis Chan - la persécution des chrétiens en Inde.
Algerie : Les chrétiens persécutés
La persécution des chrétiens aujourdhui dans le monde
Les Chrétiens Persécutés - René Guitton
Convertis en 1977, je prêche pour la première fois dans la rue deux ans plus tard et travaille plusieurs années à plein temps pour Dieu en vivant par la foi en tant qu’Evangéliste de rue ainsi que dans un centre de réhabilitation chrétien pour personnes en difficultés spirituelles et sociales.Jai régulièrement donné mon témoignage dans des lycées, universités et salle publiques pour la prévention contre la drogue et la délinquance et ai également travaillé au sein de la mission Tzigane de “vie et lumière”Une période de transition et d’éloignement de la volonté de Dieu s’est opéré avant de revenir ensuite en obéissance à la direction du Saint Esprit.Depuis plusieurs années j’évangélise sur internet, dans la rue et en donnant mon témoignage lors de conférences et de campagnes d’évangélisations dans le monde entier.
Nom du site d'Allan en français: www.centre-partage.com
Pour d’autres renseignements vous pouvez me contacter par email à contactallanrich@yahoo.com
Un motu proprio (du latin, «de son propre chef») est une lettre émise par le pape de sa propre initiative. Cette lettre peut s'adresser à toute l'Église, à une Église locale ou à un groupe particulier dans l'Église.Le 7 Juillet 2007 le Saint Père Benoit XVI publiait une lettre apostolique en forme de "Motu Proprio" sur l'usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970. On appelle cette liturgie la liturgie de Saint Pie V ou la liturgie tridentine en référénce au concile de Trente. Elle avait été régulièrement modifiée jusqu'au missel de Jean XXIII. Dans cette lettre il autorise de "célébrer le sacrifice de la messe suivant l’édition type du missel romain promulguée par le Bienheureux Jean XXIII en 1962 et jamais abrogée, en tant que forme extraordinaire de la liturgie de l’Église". Depuis 1970 c'était le texte du concile Vatican II appelé "Constitution sur la Sainte Liturgie - Sacrosanctum Concilium" signé par le pape Paul VI qui fixait les règles du déroulement de la messe.
LETTRE APOSTOLIQUE EN FORME DE MOTU PROPRIO DU SOUVERAIN PONTIFE BENOÎT XVI Sur l’usage de la Liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 LES SOUVERAINS PONTIFES ont toujours veillé jusqu’à nos jours à ce que l’Église du Christ offre à la divine Majesté un culte digne, « à la louange et à la gloire de son nom » et « pour le bien de toute sa sainte Église ». Depuis des temps immémoriaux et aussi à l’avenir, le principe à observer est que «chaque Église particulière doit être en accord avec l’Église universelle, non seulement quant à la doctrine de la foi et aux signes sacramentels, mais aussi quant aux usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue, qui sont à observer non seulement pour éviter des erreurs, mais pour transmettre l’intégrité de la foi, parce que la lex orandi de l’Église correspond à sa lex credendi » (1). Parmi les Pontifes qui ont eu ce soin se distingue le nom de saint Grégoire le Grand qui fut attentif à transmettre aux nouveaux peuples de l’Europe tant la foi catholique que les trésors du culte et de la culture accumulés par les Romains au cours des siècles précédents. Il ordonna de déterminer et de conserver la forme de la liturgie sacrée, aussi bien du Sacrifice de la Messe que de l’Office divin, telle qu’elle était célébrée à Rome. Il encouragea vivement les moines et les moniales qui, vivant sous la Règle de saint Benoît, firent partout resplendir par leur vie, en même temps que l’annonce de l’Évangile, cette très salutaire manière de vivre de la Règle, « à ne rien mettre au-dessus de l’œuvre de Dieu» (chap. 43). Ainsi, la liturgie selon les coutumes de Rome féconda non seulement la foi et la piété mais aussi la culture de nombreux peuples. C’est un fait en tout cas que la liturgie latine de l’Église sous ses diverses formes, au cours des siècles de l’ère chrétienne, a été un stimulant pour la vie spirituelle d’innombrables saints et qu’elle a affermi beaucoup de peuples par la religion et fécondé leur piété. Au cours des siècles, beaucoup d’autres Pontifes romains se sont particulièrement employés à ce que la liturgie accomplisse plus efficacement cette tâche ; parmi eux se distingue saint Pie V, qui, avec un grand zèle pastoral, suivant l’exhortation du Concile de Trente, renouvela tout le culte de l’Église, fit éditer des livres liturgiques corrigés et «réformés selon la volonté des Pères », et les donna à l’Église latine pour son usage. Parmi les livres liturgiques du Rite romain, la première place revient évidemment au Missel romain, qui se répandit dans la ville de Rome puis, les siècles suivants, prit peu à peu des formes qui ont des similitudes avec la forme en vigueur dans les générations récentes. C’est le même objectif qu’ont poursuivi les Pontifes romains au cours des siècles suivants en assurant la mise à jour des rites et des livres liturgiques ou en les précisant, et ensuite, depuis le début de ce siècle, en entreprenant une réforme plus générale » (2). Ainsi firent mes prédécesseurs Clément VIII, Urbain VIII, saint Pie X (3), Benoît XV et le bienheureux Jean XXIII. Plus récemment, le Concile Vatican II exprima le désir que l’observance et le respect dus au culte divin soient de nouveau réformés et adaptés aux nécessités de notre temps. Poussé par ce désir, mon prédécesseur le Souverain Pontife Paul VI approuva en 1970 des livres liturgiques restaurés et partiellement rénovés de l’Église latine ; ceux-ci, traduits partout dans le monde en de nombreuses langues modernes, ont été accueillis avec plaisir par les Évêques comme par les prêtres et les fidèles. Jean-Paul II reconnut la troisième édition type du Missel romain. Ainsi, les Pontifes romains se sont employés à ce que « cet édifice liturgique, pour ainsi dire, […] apparaisse de nouveau dans la splendeur de sa dignité et de son harmonie » (4) . Dans certaines régions, toutefois, de nombreux fidèles se sont attachés et continuent à être attachés avec un tel amour et une telle passion aux formes liturgiques précédentes, qui avaient profondément imprégné leur culture et leur esprit, que le Souverain Pontife Jean-Paul II, poussé par la sollicitude pastorale pour ces fidèles, accorda en 1984, par un indult spécial Quattuor abhinc annos de la Congrégation pour le Culte divin, la faculté d’utiliser le Missel romain publié en 1962 par Jean XXIII ; puis de nouveau en 1988, par la lettre apostolique Ecclesia Dei en forme de motu proprio, Jean-Paul II exhorta les Évêques à utiliser largement et généreusement cette faculté en faveur de tous les fidèles qui en feraient la demande. Les prières instantes de ces fidèles ayant déjà été longuement pesées par mon prédécesseur Jean-Paul II, ayant moi-même entendu les Pères Cardinaux au consistoire qui s’est tenu le 23 mars 2006, tout bien considéré, après avoir invoqué l’Esprit Saint et l’aide de Dieu, par la présente Lettre apostolique je DECIDE ce qui suit : Art. 1. Le Missel romain promulgué par Paul VI est l’expression ordinaire de la « lex orandi» de l’Église catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par S. Pie V et réédité par le B. Jean XXIII doit être considéré comme l’expression extraordinaire de la même « lex orandi » de l’Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. Ces deux expressions de la « lex orandi » de l’Église n’induisent aucune division de la « lex credendi » de l’Église ; ce sont en effet deux mises en œuvre de l’unique rite romain. Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l’édition type du Missel romain promulgué par le B. Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l’Église. Mais les conditions établies par les documents précédents Quattuor abhinc annos et Ecclesia Dei pour l’usage de ce Missel sont remplacées par ce qui suit : Art. 2. Aux Messes célébrées sans peuple, tout prêtre catholique de rite latin, qu’il soit séculier ou religieux, peut utiliser le Missel romain publié en 1962 par le bienheureux Pape Jean XXIII ou le Missel romain promulgué en 1970 par le Souverain Pontife Paul VI, et cela quel que soit le jour, sauf le Triduum sacré. Pour célébrer ainsi selon l’un ou l’autre Missel, le prêtre n’a besoin d’aucune autorisation, ni du Siège apostolique ni de son Ordinaire. Art. 3. Si des communautés d’Instituts de vie consacrée et de Sociétés de vie apostolique de droit pontifical ou de droit diocésain désirent, pour la célébration conventuelle ou «communautaire », célébrer dans leurs oratoires propres la Messe selon l’édition du Missel romain promulgué en 1962, cela leur est permis. Si une communauté particulière ou tout l’Institut ou Société veut avoir de telles célébrations souvent ou habituellement ou de façon permanente, cette façon de faire doit être déterminée par les Supérieurs majeurs selon les règles du droit et les lois et statuts particuliers. Art. 4. Aux célébrations de la Messe dont il est question ci-dessus à l’art. 2 peuvent être admis, en observant les règles du droit, des fidèles qui le demandent spontanément. Art. 5, § 1. Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande de célébrer la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962. Il appréciera lui-même ce qui convient pour le bien de ces fidèles en harmonie avec la sollicitude pastorale de la paroisse, sous le gouvernement de l’Évêque selon les normes du canon 392, en évitant la discorde et en favorisant l’unité de toute l’Église. § 2. La célébration selon le Missel du bienheureux Jean XXIII peut avoir lieu les jours ordinaires ; mais les dimanches et les jours de fêtes, une Messe sous cette forme peut aussi être célébrée. § 3. Le curé peut aussi autoriser aux fidèles ou au prêtre qui le demandent, la célébration sous cette forme extraordinaire dans des cas particuliers comme des mariages, des obsèques ou des célébrations occasionnelles, par exemple des pèlerinages. § 4. Les prêtres utilisant le Missel du bienheureux Jean XXIII doivent être idoines et non empêchés par le droit. § 5. Dans les églises qui ne sont ni paroissiales ni conventuelles, il appartient au Recteur de l’église d’autoriser ce qui est indiqué ci-dessus. Art. 6. Dans les Messes selon le Missel du B. Jean XXIII célébrées avec le peuple, les lectures peuvent aussi être proclamées en langue vernaculaire, utilisant des éditions reconnues par le Siège apostolique. Art. 7. Si un groupe de fidèles laïcs dont il est question à l’article 5 § 1 n’obtient pas du curé ce qu’ils lui ont demandé, ils en informeront l’Évêque diocésain. L’Évêque est instamment prié d’exaucer leur désir. S’il ne peut pas pourvoir à cette forme de célébration, il en sera référé à la Commission pontificale Ecclesia Dei. Art. 8. L’Évêque qui souhaite pourvoir à une telle demande de fidèles laïcs, mais qui, pour différentes raisons, en est empêché, peut en référer à la Commission pontificale Ecclesia Dei, qui lui fournira conseil et aide. Art. 9, § 1. De même, le curé, tout bien considéré, peut concéder l’utilisation du rituel ancien pour l’administration des sacrements du Baptême, du Mariage, de la Pénitence et de l’Onction des Malades, s’il juge que le bien des âmes le réclame. § 2. Aux Ordinaires est accordée la faculté de célébrer le sacrement de la Confirmation en utilisant le Pontifical romain ancien, s’il juge que le bien des âmes le réclame. § 3. Tout clerc dans les ordres sacrés a le droit d’utiliser aussi le Bréviaire romain promulgué par le bienheureux Pape Jean XXIII en 1962. Art. 10. S’il le juge opportun, l’Ordinaire du lieu a le droit d’ériger une paroisse personnelle au titre du canon 518, pour les célébrations selon la forme ancienne du rite romain, ou de nommer soit un recteur soit un chapelain, en observant les règles du droit. Art. 11. La Commission pontificale Ecclesia Dei, érigée par le Pape Jean-Paul II en 1988 (5), continue à exercer sa mission. Cette commission aura la forme, la charge et les normes que le Pontife romain lui-même voudra lui attribuer. Art. 12. Cette commission, outre les facultés dont elle jouit déjà, exercera l’autorité du Saint-Siège, veillant à l’observance et à l’application de ces dispositions. Tout ce que j’ai établi par la présente Lettre apostolique en forme de Motu proprio, j’ordonne que cela ait une valeur pleine et stable, et soit observé à compter du 14 septembre de cette année, nonobstant toutes choses contraires. Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 7 juillet de l’an du Seigneur 2007, en la troisième année de mon pontificat. BENEDICTUS Pp. XVI Benoît XVI Notes: [1] PRESENTATION GENERALE DU MISSEL ROMAIN, troisième édition, 2002, n. 397. [2] JEAN-PAUL II, Lettre ap. Vicesimus quintus annus (4 décembre 1988), n. 3 : AAS 81 (1989), p. 899 ; La Documentation catholique 86 (1989), pp. 518-519. [3] Ibidem. [4] Motu proprio Abhinc duos annos (23 octobre 1913) : AAS 5 (1913), pp. 449-450 ; cf. JEAN-PAUL II, Lettre ap. Vicesimus quintus annus, n. 3 : AAS 81 (1989), p. 899; La Documentation 86 (1989), p. 519. [5] Cf. JEAN-PAUL II, Motu proprio Ecclesia Dei adflicta (2 juillet 1988), n. 6 : AAS 80 (1988), p. 1498: La Documentation catholique 85 (1988), pp. 788-789.

References: Art. 1
 Art. 2
 Art. 3
 Art. 4
 Art. 5
 § 1
 § 2
 § 3
 § 4
 § 5
 Art. 6
 Art. 7
 § 1
 Art. 8
 Art. 9
 § 1
 § 2
 § 3
 Art. 10
 Art. 11
 Art. 12