Source: http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/3487-PGP
Timestamp: 2017-10-21 13:51:57+00:00

Document:
ENR - Droits dus sur les actes relatifs à la vie des sociétés et assimilés - Régimes spéciaux - Groupements européens d'intérêt économique
3487-PGPENR - Droits dus sur les actes relatifs à la vie des sociétés et assimilés - Régimes spéciaux - Groupements européens d'intérêt économique1
BOI-ENR-AVS-40-60-20-20120912
Les groupements européens d'intérêt économique (GEIE) sont constitués et fonctionnent dans les conditions prévues par le règlement CEE n° 2137-85 du 25 juillet 1985 et les articles L252-1 et suivants du code de commerce.
Le GEIE doit avoir pour but non de réaliser des bénéfices, mais de faciliter ou de développer l'activité économique de ses membres au sein de la Communauté Européenne. Cependant, il ne lui est pas interdit de réaliser des bénéfices, mais le profit qui résulte de l'action commune doit revenir non pas au groupement, mais à ses membres. Son activité doit se rattacher à celle de ses membres et ne peut avoir qu'un caractère auxiliaire par rapport à celle-ci (règlement CEE n° 2137-85 du 25 juillet 1985, art. 3).
Le GEIE ne peut pas exercer, directement ou indirectement, le pouvoir de direction ou de contrôle des activités propres de ses membres ou des activités d'une autre entreprise, notamment dans les domaines relatifs au personnel, aux finances et aux investissements. Il ne peut pas non plus exercer de profession libérale.
Le GEIE peut être constitué avec ou sans capital. Il ne peut faire publiquement appel à l'épargne.
Au regard des droits d'enregistrement, les GEIE sont soumis aux mêmes règles que les GIE régis par les articles L251-1 et suivants du code de commerce (cf. BOI-ENR-AVS-40-60-30).
Les actes constatant la formation d'un GEIE situé en France doivent être présentés à la formalité de l'enregistrement au service des impôts des entreprises dans le délai d'un mois à compter de leur date (CGI, art. 635-1-6°).
- si l'acte est rédigé en France ;
- en l'absence d'un écrit en France :
si le siège du GEIE est en France, quels que soient la situation des biens apportés ou le lieu de rédaction de l'acte d'apport ;
si le siège du GEIE est à l'étranger, à raison des biens apportés qui ont leur situation matérielle ou juridique en France.
Le transfert du siège d'un GEIE de la France vers l'étranger ou de l'étranger vers la France entraîne un changement de la loi applicable et donc la création d'un être moral nouveau.
Le transfert d'un GEIE qui a son siège en France dans un autre État de la Communauté européenne emporte dissolution du GEIE et constitution d'un nouveau groupement.
Toute société ou association dotée de la personnalité morale, tout GIE peut se transformer en GEIE sans donner lieu à dissolution ni à création d'un être moral nouveau (Code commerce, alinéa 1er de l'article 252-8e). La transformation donne donc ouverture au seul droit fixe des actes innomés (CGI, art. 680).
2. Transformation d'un GEIE
Un GEIE peut être transformé en GIE de droit français ou en une société en nom collectif sans donner lieu à dissolution ni à création d'un être moral nouveau (Code de commerce, 2ème alinéa de l'article 252-8).
En revanche, la transformation d'un GEIE en société de capitaux aurait pour conséquence la création d'un être moral nouveau.
Sur les conséquences de la création d'un être moral nouveau, il y a lieu de se reporter au BOI-ENR-AVS-20-30-30.
En l'absence de création d'un être moral nouveau, la transformation donne ouverture, en principe, au droit fixe des actes innomés.
Si la transformation a pour effet de rendre la personne morale passible de l'impôt sur les sociétés, les droits d'enregistrement prévus à l'article 809-II du CGI deviennent exigibles.
/bofip/3487-PGP

References: art. 3
 art. 635
 l'article 252
 art. 680
 l'article 252
 l'article 809