Source: https://manualzz.com/doc/18147776/supreme-court--of-cour-supr%C3%AAme-du-canada
Timestamp: 2020-02-21 13:54:32+00:00

Document:
781 - 830
784 - 794
Avis d'appel déposés depuis la dernière
805 - 808
809 - 810
Rumi Vesuna
v. (35323)
c. (35334)
Alec Drysdale et al. (B.C.)
Sa Majesté la Reine (Qc)
Directeur des poursuites criminelles et
pénales du Québec
FILING DATE: 13.03.2013
DATE DE PRODUCTION : 03.04.2013
Immeubles Jacques Robitaille Inc.
Hickson Noonan
James Peter Sipos
c. (35295)
v. (35310)
Giasson et Associés
Roger A. Pinnock
DATE DE PRODUCTION : 05.04.2013
FILING DATE: 09.04.2013
Alexandre Bourbonnais
Norton Rose Canada, s.e.n.c.r.l., s.r.l.
Patrick G. Nugent
Nugent Law Offices
c. (35318)
v. (35317)
Nadeau Ferme Avicole Limitée / Nadeau
Poultry Farm Limited (C.F.)
Fogler, Rubinoff
Lethbridge Regional Police Services et al.
William Armstrong, Q.C.
DATE DE PRODUCTION : 15.04.2013
FILING DATE: 15.04.2013
Lance Hogarth et al.
Peter T. Linder, Q.C.
Kathy Lévesque
v. (35321)
c. (35324)
Roger Simonson (Alta.)
Jensen Shawa Solomon Duguid Hawkes
Société immobilière du Québec (Qc)
Fasken Martineau DuMoulin, s.e.n.c.r.l.,
FILING DATE: 16.04.2013
DATE DE PRODUCTION : 18.04.2013
Mitra Javanmardi
Grey Casgrain
Yvan Cloutier et autres
Chantale Bouchard Avocats
v. (35325)
c. (35328)
Collège des médecins du Québec (Que.)
Alex Rahmi et autres (Qc)
Marc Raymond Labrosse
Bernier Beaudry, Avocats
FILING DATE: 18.04.2013
DATE DE PRODUCTION : 19.04.2013
APRIL 29, 2013 / LE 29 AVRIL 2013
Sa Majesté la Reine c. Patrice Laflamme (Qc) (Crim.) (Autorisation) (35268)
Harry Samuel Dunsford v. Her Majesty the Queen (Sask.) (Crim.) (By Leave) (35263)
Freda Schnabel v. Tiffany Towers Condominium Association (Que.) (Civil) (By Leave) (35224)
Brian Yaworski v. Gowling Lafleur Henderson LLP (Alta.) (Civil) (By Leave) (35265)
Gregory Ernest Last v. Her Majesty the Queen (Ont.) (Crim.) (By Leave) (35182)
Imperial Oil c. Simon Jacques et autres (Qc) (Civile) (Autorisation) (35226)
Couche-Tard inc., Alimentation Couche-Tard inc., Dépan-Escompte Couche-Tard inc. et autres c. Simon
Jacques et autres (Qc) (Civile) (Autorisation) (35231)
Royal & Sun Alliance du Canada, Société d'assurances c. C.D. et autre (Qc) (Civile) (Autorisation) (35275)
James Douglas Robertson v. Her Majesty the Queen (Ont.) (Crim.) (By Leave) (35212)
James Douglas Robertson v. Her Majesty the Queen (Ont.) (Crim.) (By Leave) (35220)
Children's Lawyer on behalf of the minors, Rachel Browne, Hailey Browne, Michelle Wiley, Jessica Ashmore,
Julia Mickus, Robert Mickus, Olivia Mickus, John Mickus, Marissa Lee, Erica Lee et al. v. Canada Trust
Company, Trustee of the Primo Poloniato Granchildren's Trust et al. (Ont.) (Civil) (By Leave) (35214)
MAY 2, 2013 / LE 2 MAI 2013
W.E.B. v. Her Majesty the Queen (Ont.) (Criminal) (By Leave)
Fish, Rothstein and Moldaver JJ.
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number C53146,
2012 ONCA 776, dated November 14, 2012, is granted without costs.
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro C53146, 2012 ONCA
776, daté du 14 novembre 2012, est accueillie sans dépens.
(PUBLICAT ION BAN IN CASE) (PUBLICAT ION BAN ON PART Y)
Criminal law – Trial – Ineffective assistance of counsel – Trial counsel refusing to allow accused to testify – Whether
trial counsel is bound to follow his or her client’s instructions – Whether trial counsel must have basic understanding
of the general principles and case law for the area of law involved – Whether miscarriage of justice occurred.
The applicant was convicted of three counts of sexual assault, two counts of sexual touching and one count of
invitation to sexual touching. The complainants were the applicant’s step -granddaughter and step-daughter as well as
the daughter of one of his former girlfriends. The first allegations were made by his step-granddaughter, who was 7
years old that the time of the alleged incidents and 9 years old at the time of trial. These allegations were followed by
those of the other two complainants, now adults, which allegedly took place when one was 14 years old and the other,
A single trial was held in respect of the allegations by all three complainants, in front of a judge alone. The applicant
retained and was represented by trial counsel. No witnesses were called by the defence at trial and the applicant did
not testify.
The applicant appealed from his conviction on the ground of ineffective assistance of counsel. He argued that his trial
counsel misrepresented her experience with sexual assault trials; that she did not have an adequate understanding of
criminal law to enable her to properly handle his defence; that she failed to subpoena witnesses, contrary to his
instructions; that she failed to enter a promissory note, which formed an essential part of his defence, into evidence;
that she refused to ask questions of Crown witnesses that he instructed her to ask; and that she refused to permit him to
testify in his own defence. The applicant submitted that his trial counsel’s incompeten ce led to a miscarriage of
justice. The Court of Appeal dismissed his appeal.
Conviction: three counts of sexual assault, two counts
of sexual touching and one count of invitation to
(O’Connor A.C.J. and MacPherson and Cronk JJ.A.)
2012 ONCA 776
Appeal from conviction dismissed
(ORDONNANCE DE NON -PUBLICAT ION DANS LE DOSSIER) (ORDONNANCE DE NON-PUBLICAT ION VISANT UNE PART IE )
Droit criminel – Procès – Assistance inefficace de l’avocat – L’avocate qui a occupé au procès a refusé de permettre à
l’accusé de témoigner – L’avocat qui occupe au procès est-il tenu de suivre les directives de son client? – L’avocat qui
occupe au procès doit-il avoir une compréhension de base des principes généraux et de la jurisprudence dans le
domaine du droit en cause? – Y a-t-il eu erreur judiciaire en l’espèce?
Le demandeur a été déclaré coupable sous trois chefs d’agression sexuelle, deux chefs de contacts sexuels et un chef
d’incitation à des contacts sexuels. Les plaignantes étaient la petite-fille et la fille de la conjointe du demandeur et la
fille d’une de ses anciennes petites amies. Les premières allégations ont été faites par la petite -fille de sa conjointe,
qui était âgée de sept ans à l’époque des incidents allégués et âgée de neuf ans à l’époque du procès. Ces allégations
ont été suivies par celles des deux autres plaignantes, maintenant adultes, au sujets d’événements qui se seraient
produits alors qu’une d’entre elles était âgée de quatorze ans et l’autre, de neuf ou dix ans.
Les allégations des trois plaignantes ont été l’objet d’un seul procès, instruit devant juge seul. Le demandeur a retenu
les services d’une avocate qui l’a représenté à son procès. La défense n’a fait entendre aucun témoin et le demandeur
n’a pas témoigné.
Le demandeur a interjeté appel de sa déclaration de culpabilité, plaidant l’inefficacité de son avocate. Il a plaidé que
son avocate lui avait fait des assertions inexactes au sujet de son expérience relativement aux procès pour agression
sexuelle, qu’elle ne comprenait pas suffisamment le droit criminel pour lui permett re d’assurer adéquatement sa
défense, qu’elle avait omis d’assigner des témoins à comparaître, contrairement à ses directives, qu’elle avait omis de
mettre en preuve un billet à ordre, qui constituait une partie essentielle de sa défense, qu’elle avait refusé de poser à
des témoins du ministère public des questions qu’il lui avait demandé de poser et qu’elle avait refusé qu’il témoigne
pour sa propre défense. Le demandeur a fait valoir que l’incompétence de son avocate au procès avait donné lieu à
une erreur judiciaire. La Cour d’appel a rejeté son appel.
(Juge Scott)
Déclaration de culpabilité : trois chefs d’agression
sexuelle, deux chefs de contacts sexuels et un chef
d’incitation à des contacts s exuels
(Juge en chef adjoint O’Connor, juges MacPherson et
Cronk)
Appel de la déclaration de culpabilité, rejeté
Demande d’autorisation d’appel, déposée
Michel Thibodeau et Lynda Thibodeau c. Air Canada ET ENTRE Commissaire aux langues
officielles du Canada c. Air Canada (C.F.) (Civile) (Autorisation)
La requête du Commissaire aux langues officielles du Canada pour se faire reconnaître le statut de partie et
pour qu’il soit autorisé à demander la permission d’appel est accueillie. La demande d’autorisation d’appel de Michel
et Lynda Thibodeau de l’arrêt de la Cour d’appel fédérale, numéro A -358-11, 2012 CAF 246, daté du 25 septembre
2012, est accueillie avec dépens selon l’issue de la cause et la demande d’autorisation d’appel du Commissaire aux
langues officielles du Canada est accueillie sans dépens.
The Commissioner of Official Languages of Canada’s motion to be granted party status and for permission
to apply for leave to appeal is granted. The application for leave to appeal of Michel and Lynda Thibodeau from the
judgment of the Federal Court of Appeal, Number A -358-11, 2012 FCA 246, dated September 25, 2012, is granted
with costs in the cause and the application for leave to appeal of the Commissioner of Official Languages of Canada
is granted without costs.
Official languages – Consistency between fundamental rights and legislation arising from treaty – Conflicting
legislation and precedence – Carrier violating travellers’ language rights – Whether language rights remedies available
from court limited by treaty signed by Canada concerning carriage by air – Whether Montreal Convention applicable
to public law remedies – Whether applicable statutes consistent – Statute that must prevail where statutes inconsistent
– Whether court can grant structural injunctions where systematic breach of language duties proved – Official
Languages Act, R.S. 1985, c. 31, ss. 77(4) and 82(1)(d) – Carriage by Air Act, R.S.C. 1985, c. C-26,
Schedule VI (Montreal Convention), Art. 29.
The applicants each filed eight complaints with the Commissioner of Official Languages because of services received
solely in English from Air Canada during trips taken between January and May 2009: at the Atlanta, Ottawa and
Toronto airports and on flights between Canada and the United States, they had not received the required services in
French. The Federal Court found offences, declared that the OLA and the Montreal Convention were inconsistent and
that the OLA took precedence, made one specific order and two general orders against Air Canada and awarded
damages. The Federal Court of Appeal set aside that judgment, excluded the award of damages for the incidents that
had occurred on international flights and rejected the possibility of a general order.
(Bédard J.)
2011 FC 876
Applicants’ action allowed; various orders made
against respondent Air Canada; $6,000 in damages
awarded to each applicant
(Pelletier, Gauthier and Trudel JJ.A.)
2012 FCA 246
Appeal allowed in part; single order (apology to
complainants) made against respondent Air Canada;
$1,500 in damages awarded to each applicant
Motion filed by Commissioner of Official Languages
seeking status as applicant; two applications for leave
to appeal filed
Langues officielles – Compatibilité de droits fondamentaux et d’une loi issue de traité - Conflit de lois et préséance –
Contravention par un transporteur aux droits linguistiques de voyageurs – Les remèdes que peut octroyer le tribunal en
matière de droits linguistiques sont-ils limités par un traité dont le Canada est signataire en matière d e transport
aérien? – La Convention de Montréal s’applique-t-elle aux recours de droit public? – Les lois applicables sont-elles
compatibles? – En cas d’incompatibilité, laquelle doit prévaloir? – Le tribunal peut-il accorder des injonctions
structurelles en cas de preuve de manquement systémique aux obligations linguistiques? – Loi sur les langues
officielles, L.R. 1985, ch. 31, par. 77 (4) et al. 82 (1) d) – Loi sur le transport aérien, L.R.C. 1985, ch. C-26, annexe
VI (Convention de Montréal), art. 29.
Les demandeurs déposent chacun huit plaintes auprès du Commissaire aux langues officielles pour des services
unilingues anglais reçus d’Air Canada lors de voyages faits entre janvier et mai 2009 : dans les aéroports d’Atlanta,
d’Ottawa et de Toronto, ainsi qu’à bord de vols entre le Canada et les États -Unis, ils n’ont pas reçu les services en
français requis. La Cour fédérale constate des infractions, déclare l’incompatibilité de la LLO et de la Convention de
Montréal, puis la préséance de la LLO, prononce une ordonnance spécifique et deux ordonnances générales contre Air
Canada, et octroie des dommages -intérêts. La Cour d’appel fédérale casse ce jugement, exclut l’octroi de
dommages-intérêts pour les incidents survenus lors de vols internationaux et réfute la possibilité d’ordonnance
(La juge Bédard)
2011 CF 876
Action des demandeurs accueillie; ordonnances
diverses prononcées contre l’intimée Air Canada;
dommages-intérêts de 6000$ accordés à chacun des
(Les juges Pelletier, Gauthier et Trudel)
2012 CAF 246
Appel accueilli en partie; ordonnance unique (des
excuses aux plaignants) prononcée contre l’intimée Air
Canada; dommages-intérêts de 1500$ accordés à
chacun des demandeurs.
Dépôt de la requête du Commissaire aux langues
officielles pour être reconnu comme partie
demanderesse; dépôt des deux demandes d’autorisation
Procureur général du Canada c. Confédération des syndicats nationaux et Fédération des
travailleurs et travailleuses du Québec (Qc) (Civile) (Autorisation)
La requête des intimées pour déposer une réponse à la réplique du demandeur est accueillie. La demande
d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel du Québec (Montréal), numéro 500-09-022440-127, 2012 QCCA
1822, daté du 10 octobre 2012, est accueillie avec dépens selon l’issue de la cause.
The respondents’ motion to file a response to the applicant’s reply is granted. The application for leave to
appeal from the judgment of the Court of Appeal of Quebec (Montréal), Number 500-09-022440-127, 2012 QCCA
1822, dated October 10, 2012, is granted with costs in the cause.
Courts – Res judicata – Final judgment in 2008 concerning employment insurance premiums and surpluses – 2010
legislative amendment having effect of erasing balance in account – Constitutionality of that approach challenged –
Whether unions’ action had to be dismissed on ground of res judicata – Jobs and Economic Growth Act, S.C. 2010,
c. 12, ss. 2195, 2196.
In 2010, Parliament passed legislation that had the effect, among other things, of closing the Employment Insurance
Account on January 1, 2009 and establishing the Employment Insurance Operating Account, without any reference to
the balance of more than $57 billion. The labour confederations sought to have that initiative declared
unconstitutional. The Attorney General of Canada filed an exception to dismiss, arguing tha t the question had been
decided by the Court in CSN v. A.G. Canada, [2008] 3 S.C.R. 511.
(Perrault J.)
2012 QCCS 128
Applicant’s motion to dismiss respondents’ declaratory
(Morissette, Fournier and St-Pierre JJ.A.)
2012 QCCA 1822
Appeal allowed; motion dismissed.
Tribunaux – Chose jugée – Jugement final de 2008 sur les cotisations et surplus de l’assurance-emploi – Modification
législative de 2010 à l’effet d’effacer le solde créditeur du compte – Contestation de la constitutionnalité de ce procédé
- L’action des syndicats est-elle irrecevable au motif de chose jugée? – Loi sur l’emploi et la croissance économique,
L.C. 2010, ch. 12, art. 2195, 2196.
En 2010, le parlement fédéral adopte une loi qui a notamment pour effet de fermer le Compte d'assurance -emploi au
1er janvier 2009 et d’ouvrir le Compte des opérations de l'assurance-emploi, sans mention du solde créditeur de plus de
57 milliards. Les centrales syndicales tentent de faire déclarer cette initiative inconstitutionnelle. Le procureur
général du Canada présente un moyen d'irrecevabilité : il soutient que la question a été tranchée par la Cour dans CSN
c. P.G. Canada, [2008] 3 R.C.S. 511.
Requête du demandeur en irrecevabilité de la l’action
déclaratoire des intimés accueillie.
(La juge Perrault)
(Les juges Morissette, Fournier et St-Pierre)
Appel accueilli; requête rejetée.
Stéphane Marleau c. Sa Majesté la Reine (Qc) (Criminelle) (Autorisation)
accueillie. La requête en nomination d’un avocat est rejetée. La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour
d’appel du Québec (Montréal), numéro 500-10-005216-120, 2012 QCCA 1960, daté du 2 novembre 2012, est rejetée
sans dépens.
motion to appoint counsel is dismissed. The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal
of Quebec (Montréal), Number 500-10-005216-120, 2012 QCCA 1960, dated November 2, 2012, is dismissed
Criminal law – Evidence – Disclosure – Prosecution failing to disclose evidence before accused pleaded guilty –
Accused seeking to appeal robbery conviction – Defences – Alibi – Burden of proof – Whether trial judge imposed
burden on accused to establish alibi beyond reasonable doubt – Representation by counsel – Accused incarcerated in
institution far from urban centres and therefore having difficulty retaining counsel – Whether Court of Appeal erred in
dismissing accused’s motions.
Mr. Marleau was convicted of robbery in 2005 in the Court of Québec. The robbery had been caught on videotape and
the videotape had been entered into evidence at trial. Mr. Marleau, who was represented by counsel, pleaded guilty
even though he allegedly did not remember committing the robbery. According to him, he had no memory of the
relevant period because he had often been highly intoxicated during that time. Although he admitted committing
many other thefts, he alleged that he had no memory of this one in particular.
It was not until after his guilty plea that Mr. Marleau learned there was a photograph of the robber that had been taken
from the video given to the defence. Mr. Marleau alleged that, when he received the photograph, he realized that he
was not the man in the photograph and that he could not have committed the robbery.
In 2012, Mr. Marleau filed numerous motions in the Quebec Court of Appeal.
(Judge Landry)
Accused convicted of robbery and sentenced to
(Gascon J.A.)
2012 QCCA 1646
Motion to extend time to appeal conviction postponed;
motions to appoint counsel and for court costs and fees
(Rochon, Dalphond and Gagnon JJ.A.)
2012 QCCA 1960
Motions to extend time to appeal conviction, to set
aside discontinuance of appeal and for leave to adduce
fresh evidence dismissed
Motion to extend time, motion to appoint counsel and
Droit criminel – Preuve – Communication de preuve – Poursuite ayant négligé de dévoiler élément de preuve avant
qu’accusé n’enregistre son plaidoyer de culpabilité – Accusé cherchant à en appeler de condamnation pour vol qualifié
– Moyens de défense – Alibi – Fardeau de preuve – Est-ce que le juge du procès a imposé fardeau à accusé d’établir
alibi hors de tout doute raisonnable? – Représentation par avocat – Accusé incarcéré dans établissement éloigné de
centres urbains et, pour cette raison, éprouvant difficulté à retenir services d’avocat – Cour d’appel a-t-elle erré en
rejetant requêtes de l’accusé?
En 2005 et devant la Cour du Québec, M. Marleau a été reconnu coupable de vol qualifié. Le vol avait été capté sur
un enregistrement sur bande vidéo qui fut versé en preuve au procès. M. Marleau, qui était représenté par avocat,
enregistra un plaidoyer de culpabilité malgré le fait qu’il préten dait ne pas se souvenir d’avoir commis le vol. Selon
lui, il n’avait aucun souvenir de la période pertinente en raison du fait qu’il était souvent fortement intoxiqué à
l’époque. Bien que M. Marleau ait reconnu avoir commis de nombreux autres vols, il prétendait avoir aucun souvenir
de ce vol en particulier.
Ce n’est qu’après son plaidoyer de culpabilité que M. Marleau a appris l’existence d’une photo de l’auteur du vol,
photo qui avait été tirée de l’enregistrement vidéo qui avait été remis à la défense . À la réception de cette photo,
M. Marleau prétend avoir réalisé qu’il n’était pas l’homme capté sur la photo et qu’il ne pouvait être l’auteur de ce vol.
En 2012, M. Marleau déposa de nombreuses requêtes auprès de la Cour d’appel du Québec.
(Le juge Landry)
Accusé reconnu coupable de vol qualifié et condamné
à deux ans d’emprisonnement;
(Le juge Gascon)
Requête en prorogation du délai d’appel de
condamnation, reportée; Requêtes en nomination d’un
avocat et pour frais judicaires et honoraires. rejetées;
(Les juges Rochon, Dalphond et Gagnon)
Requêtes en prorogation du délai d’appel de
condamnation, en annulation d’un désistement d’appel
et pour permission de produire de la nouvelle preuve,
rejetées;
Requête en prorogation de délai, requête en
nomination d’un avocat et demande d'autorisation
d'appel, déposées.
James Sean Wotherspoon v. Her Majesty the Queen (F.C.) (Civil) (By Leave)
LeBel, Karakatsanis and Wagner JJ.
application for leave to appeal from the judgment of the Federal Court of Appeal, Number A -220-11, 2012 FCA 271,
dated October 30, 2012, is dismissed with costs.
La requête en prorogation du délai de signification et de dépôt de la demand e d’autorisation d’appel est
accueillie. La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel fédérale, numéro A -220-11, 2012 CAF
271, daté du 30 octobre 2012, est rejetée avec dépens.
Taxation – Goods and services tax – Application for a rebate of all GST paid in respect of the purchase of a
condominium unit, on the basis that GST paid in error – Application dismissed – Whether property was a “residential
complex” exempt from GST? – Excise Tax Act, R.S.C. 1985, c. E-15, ss. 123(1), 261, Schedule V.
The applicant, James Wotherspoon, purchased a condominium unit in Big White, British Columbia, to use as his
personal residence. He paid 6% GST ($8,340.00) on the purchase price ($139,000.00). Mr. Wotherspoon applied for
the New Housing Rebate, which he received ($3,002.40) because the property had been converted from commercial
use to residential use. Subsequently, Mr. Wotherspoon applied for a rebate of all GST paid in respect of the pu rchase,
on the basis that he had paid GST in error.
The Minister of National Revenue refused the GST rebate. Mr. Wotherspoon appealed to the Tax Court of Canada.
Campbell J. decided that GST was not paid in error, because, in light of the evidence, the condominium was not a
“residential complex” as defined in s. 123(1) of the Excise Tax Act. The Federal Court of Appeal upheld the decision.
(Campbell J.)
2011 TCC 343
Appeal from the Minister’s decision dismissed
(Blais, Sharlow and Mainville JJ.A.)
2012 FCA 271; A-221-11
Motion for an extension of time to file and serve an
Droit fiscal – Taxe sur les produits et services – Demande de remboursement de toute la TPS versée à l’occasion de
l’achat d’un condominium au motif que la TPS avait été payée à tort – Demande rejetée – La propriété constituait-elle
un « immeuble d’habitation » exempt de la TPS? – Loi sur la taxe d’accise, L.R.C. 1985, ch. E-15, art. 123(1), 261,
Le demandeur, James Wotherspoon, a acheté un condominium à Big White, en Colombie-Britannique, à titre de
résidence personnelle. Il a payé une TPS de 6 % (8 340 $) sur le prix d’achat (139 000 $). M. Wotherspoon a
demandé le remboursement de la TPS pour habitations neuves, et il l’a o btenu (3 002,40 $) parce que la propriété en
question, qui en était une à usage commercial, a été transformée en propriété à usage personnel. M. Wotherspoon a
demandé par la suite le remboursement de toute la TPS acquittée relativement à l’achat au motif qu’il l’avait payée à
Le ministre du Revenu national a refusé le remboursement de la TPS. M. Wotherspoon a interjeté appel à la Cour
canadienne de l’impôt. La juge Campbell a décidé que la TPS n’avait pas été payée à tort parce qu’au vu de la preu ve,
le condominium n’était pas un « immeuble d’habitation » au sens du par. 123(1) de la Loi sur la taxe d’accise. Cette
décision a été confirmée par la Cour d’appel fédérale.
(Juge Campbell)
2011 CCI 343
Appel de la décision du ministre rejeté
(Juges Blais, Sharlow et Mainville)
2012 CAF 271; A-221-11
Requête en prorogation du délai pour signifier et
déposer une demande d’autorisation d’appel déposée
Warner Bruce Elmore v. Her Majesty the Queen (Ont.) (Criminal) (By Leave)
The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number C52381,
dated November 20, 2012, is dismissed without costs.
La demande d’autorisation d’appel de l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro C52381, daté du 20
novembre 2012, est rejetée sans dépens.
Criminal law – Bankruptcy and Insolvency – Applicant convicted of fraud, theft as well as for contraventions to
Bankruptcy and Insolvency Act – Whether the Court of Appeal erred in dismissing applicant’s appeal from conviction
and sentence?
Mr. Elmore ran Elmore Financial Services (EFS), a financial investment business in Eastern Ontario. In September
2003, Mr. Elmore approached a Trustee in Bankruptcy to discuss his financial affairs as well as those of his
companies, including EFS. After the Trustee commenced bankruptcy procedures and garnered information about
Mr. Elmore’s and EFS’ business affairs, it began to suspect that Mr. Elmore had defrauded his investors. The Trustee
informed the Superintendent of Bankruptcy of its suspicions and estimated that the individuals who had invested funds
with EFS had suffered a combined financial loss of over $3,000,000.
Following an RCMP investigation, Mr. Elmore was charged under the Criminal Code and the Bankruptcy and
Insolvency Act, R.S.C. 1985, c. B-3. Among other things, it was alleged that Mr. Elmore had defrauded his investors
by misleading them as to the investment type and style that their monies were being directed to, resulting in significant
financial losses. It was also alleged that he had provided misleading information to the Trustee, had failed to keep
proper records and had failed to provide EFS’s complete records and books at the request of Trustee.
(Linhares De Sousa J.)
Applicant convicted by a jury of three counts of fraud
over $5000, three counts of theft over $5000 as well as
of filing a false prospectus and failing to answer
questions put to a bankrupt;
Applicant sentenced to six years in jail and fined
$2,763,041.63;
(Juriansz, Watt and Epstein JJ.A.)
Appeals against conviction and sentence, dismissed;
Droit criminel – Faillite et insolvabilité – Demandeur reconnu coupable de fraude, de vol et de contraventions à la Loi
sur la faillite et l’insolvabilité – La Cour d’appel a-t-elle rejeté à tort les appels interjetés par le demandeur à
l’encontre de sa déclaration de culpabilité et de sa peine?
M. Elmore a dirigé Elmore Financial Services (EFS), une entreprise de placements financiers établie dans l’Est
ontarien. M. Elmore est entré en contact avec un syndic de faillite en septembre 2003 pour discuter de sa situation
financière et de celle de ses sociétés, dont EFS. Après avoir engagé une procédure de faillite et s’être renseigné sur les
affaires financières de M. Elmore et d’EFS, le syndic a commencé à le soupçonner d’avoir fraudé ses investisseurs.
Le syndic a fait part de ses soupçons au surintendant des faillites et estimé à plus de 3 000 000 $ l’ensemble des pertes
financières subies par les personnes ayant placé des fonds chez EFS.
M. Elmore a été accusé en vertu du Code criminel et de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité, L.R.C. 1985, ch. B-3, à
la suite d’une enquête de la GRC. On lui reprochait entre autres d’avoir fraudé ses investisseurs en les induisant en
erreur quant au type et à la forme de leurs placements, ce qui leur a fait su bir des pertes financières considérables. Il
aurait également fourni de l’information trompeuse au syndic, et omis de tenir les registres voulus et de produire tous
les registres et livres d’EFS à la demande du syndic.
(Juge Linhares De Sousa)
Demandeur reconnu coupable, par un jury, de trois
chefs d’accusation de fraude de plus de 5 000 $, de
trois chefs d’accusation de vol de plus de 5 000 $,
d’avoir déposé un faux prospectus et de ne pas avoir
répondu à des questions posées à un failli;
Demandeur condamné à un emprisonnement de six ans
et à une amende de 2 763 041,63 $;
(Juges Juriansz, Watt et Epstein)
Appel de la déclaration de culpabilité et appel de la
peine rejetés;
Demande d’autorisation d’appel déposée.
Before / Devant : THE DEPUTY REGISTRA R / LA REGISTRAIRE ADJOINTE
Motion to extend the time to serve and file the
appellant’s record, factum and book of
Requête en prorogation du délai de signification
et de dépôt des dossier, mémoire et recueil de
sources de l’appelant
c. (34871)
Sa Majesté la Reine (Crim.) (Qc)
UPON APPLICATION by the appellant for an order extending the time to file and serve his record, factum and book
of authorities to April 25, 2013;
À LA SUITE DE LA DEMANDE présentée par l’appelant pour obtenir la prorogation du délai pour déposer et
signifier ses dossier, mémoire et recueil de sources au 25 avril 2013;
Before / Devant : KARAKATSANIS J. / LA JUGE KARAKATSANIS
Ordonnance visant la nomination d’un amicus
curiae et la désignation d’un avocat
Order appointing an amicus curiae and counsel
v. (35049)
Nelson Lloyd Hart (Crim.) (N.L.)
UPON APPLICATION by the appellant for an order appointing an amicus curiae pursuant to s. 92 of the Rules of the
Supreme Court of Canada;
AND UPON the request of the respondent, Mr. Nelson Lloyd Hart, for an order appointing Mr. Robby D. Ash to act as
his counsel in this appeal pursuant to s. 694.1 of the Criminal Code;
1) Ms. Marie Henein be appointed as amicus curiae to assist the Court by serving and filing a factum and book
of authorities on or before August 30, 2013, and by making oral submissions at the hearing of the appeal. Ms.
Henein is permitted to be assisted by a junior counsel;
2) Mr. Robby D. Ash be appointed counsel for the respondent pursuant to s. 694.1 of the Criminal Code and is
permitted to be assisted by a junior counsel. Mr. Ash’s factum, record and book of aut horities shall be served
and filed on or before August 30, 2013;
3) The reasonable fees and disbursements of Ms. Henein and Mr. Ash, and any junior counsel, shall be paid by
the Attorney General of Newfoundland and Labrador.
À LA SUITE DE LA REQUÊTE de l’appelant visant la nomination d’un amicus curiae en application de l’art. 92 des
Règles de la Cour suprême du Canada;
ET À LA SUITE de la demande de l’intimé, M. Nelson Lloyd Hart, en vue de la nomination, en application de
l’art. 694.1 du Code criminel, de M e Robby D. Ash pour qu’il le représente dans le cadre du présent appel;
ET À LA SUITE de l’expression par l’appelante de son accord pour assumer les frais de la nomination d’un amicus
curiae;
1) M e Marie Henein est nommé amicus curiæ pour assister la Cour en signifiant et déposant un mémoire et un
recueil de sources au plus tard le 30 août 2013 et en présentant des observations orales à l’audition de l’appel.
M e Marie Henein peut être assistée d’un avocat en second;
2) M e Robby D. Ash est nommé avocat de l’intimé en application de l’art. 694.1 du Code criminel et peut être
assisté d’un avocat en second. Le mémoire, le dossier et le recueil de sources préparés par M e Ash devront
être signifiés et déposés au plus tard le 30 août 2013;
3) Les honoraires et débours raisonnables de M es Henein et Ash, ainsi que ceux d’avocats en second, seront
payés par le procureur général de Terre-Neuve-et-Labrador.
Before / Devant : ROTHSTEIN J. / LE JUGE ROTHSTEIN
Ordonnance reportant l’audition de l’appel et
concernant le dépôt des documents concernant
Order re-scheduling the hearing of the appeal
and regarding the filing of appeal documents
Attorney General of Canada et al.
v. (34788)
Terri Jean Bedford et al. (Crim.) (Ont.)
Any attorneys general intervening on constitutional questions shall serve and file their factum and book of
authorities no later than May 30, 2013.
IT IS HEREB Y FURTHER ORDERED THAT:
The date of the hearing for this appeal has been re-scheduled to June 13, 2013.
Tous les procureurs généraux qui interviennent quant aux questions constitutionnelles signifieront et
déposeront leur mémoire et leur recueil de sources au plus tard le 30 mai 2013.
IL EST EN OUTRE ORDONNÉ QUE :
L’audition du présent appel est reportée au 13 juin 2013.
v. (34819)
Attorney General of Canada et al. (F.C.)
authorities no later than May 21, 2013.
The date of the hearing for this appeal has been re-scheduled to June 12, 2013.
Tous les procureurs généraux qui interviennent quant aux questions constitutionnelles signif ieront et
déposeront leur mémoire et leur recueil de sources au plus tard le 21 mai 2013.
L’audition du présent appel est reportée au 12 juin 2013.
Erin Lee MacDonald et al.
v. (34914)
Her Majesty the Queen et al.
UPON APPLICATION by the Director of Public Prosecutions for leave to intervene in the above appeal;
The motion for leave to intervene of the Director of Public Prosecutions is granted and the said intervener shall be
entitled to serve and file a factum not to exceed 10 pages in length on or before May 9, 2013.
The request to present oral argument is deferred to a date following receipt and consideration o f the written arguments
Pursuant to Rule 59(1)(a) of the Rules of the Supreme Court of Canada, the intervener shall pay to the appellants and
respondents any additional disbursements occasioned to the appellants and respondents by its intervention.
À LA SUITE DE LA REQUÊTE présentée par le Directeur des poursuites pénales pour obtenir l’autorisation
d’intervenir dans le présent appel;
La requête en autorisation d’intervenir du Directeur des poursuites pénales est acceuillie et cet intervenant est autorisé à
signifier et déposer un mémoire d’au plus 10 pages au plus tard le 9 mai 2013.
arguments écrits des parties et de l’intervenant.
L’intervenant n'a pas le droit de soulever de nouvelles questions, de produire d'autres éléments de preuve ni de
Conformément à l’al. 59(1)a) des Règles de la Cour suprême du Canada, l’intervenant paiera aux appelantes et aux
l’intimées tous les débours supplémentaires résultant de son intervention.
Order regarding the filing of appeal documents
Ordonnance relative au dépôt des documents
concernant l'appel
Information and Privacy Commissioner et al.
v. (34890)
United Food and Commercial Workers, Local 401
et al. (Alta.)
UPON THE MATERIAL FILED having been read;
AND HAVING HEARD the parties by telephone conference on April 23, 2013;
IT IS HEREB Y ORDERED THAT the deadlines for serving and filing the following materials be set as follows:
Any replies to motions for leave to intervene that were already brought under Rule 55 shall be served and filed
no later than April 29, 2013;
Any persons interested in applying for leave to intervene who have not yet served and filed their motion under
Rule 55, shall serve and file their motion no later than April 30, 2013;
The response to any motion for leave to intervene that is referred to in paragraph 2 shall be served and filed no
later than May 7, 2013;
Any replies to the responses referred to in paragraph 3 shall be served and filed no later than May 9, 2013;
Attorneys general intervening on constitutional questions shall serve and file their factum and book of
authorities no later than May 21, 2013;
All other interveners shall serve and file their factum and book of authorities no later than May 21, 2013;
The respondent shall serve and file its records, factums and books of authorities no later than May 28, 2013.
APRÈS EXAMEN des documents déposés;
ET APRÈS AVOIR ENTENDU les parties en conférence téléphonique le 23 avril 2013;
IL EST ORDONNÉ QUE les échéances pour signifier et déposer les documents suivants sont fixées aux dates
précisées ci-après :
Les réponses aux requêtes en intervention déjà présentées en vertu de la règle 55 seront signifiées et déposées
au plus tard le 29 avril 2013;
Les personnes intéressées à intervenir et qui n’ont pas encore signifié et déposé de requête en vertu de la règle
55 devront le faire au plus tard le 30 avril 2013;
Toute réponse à une requête visée par le par. 2 sera signifiée et déposée au plus tard le 7 mai 2013;
Toute réplique à une réponse visée par le par. 3 sera signifiée et déposée au plus tard le 9 mai 2013;
Les procureurs généraux qui interviennent quant aux questions constitutionnelles signifieront et déposeront
leur mémoire et leur recueil de sources au plus tard le 21 mai 2013;
Tout autre intervenant signifiera et déposera son mémoire et son recueil de s ources au plus tard le
21 mai 2013;
L’intimé signifiera et déposera ses dossiers, mémoires et recueils de sources au plus tard le 28 mai 2013.
Motion to file additional documents pursuant to
Rule 32(2) of the Rules of the Supreme Court of
Requête en vue de déposer des documents
supplémentaires en vertu du paragraphe 32(2)
des Règles de la Cour suprême du Canada
c. (35205)
Tribunal administratif du Québec (Qc.)
DISMISSED / REJETÉE
Percy Walter Davis
v. (35327)
(As of Right)
Coram: McLachlin C.J. and Fish, Abella, Moldaver and Karakatsanis JJ.
Frances J. Knickle for the appellant.
v. (34952)
Peter E. Ralph, Q.C. and Michael A. Crystal for the
G.M. (N.L.) (Criminal) (As of Right)
2013 SCC 24 / 2013 CSC 24
ALLOWED / ACCUEILLI
(PUBLICAT ION BAN IN CASE) (PUBLICAT ION BAN ON
(ORDONNANCE DE NON -PUBLICAT ION DANS LE
DOSSIER) (ORDONNANCE DE NON -PUBLICAT ION
VISANT UNE PART IE )
Criminal law - Trial - Ineffective representation by
counsel - Fresh evidence - Whether the Court of
Appeal erred in its interpretation and application of R.
v. G.D.B., [2000] 1 S.C.R. 520, by allowing the fresh
evidence application in the circumstances of this case.
Droit criminel - Procès - Représentation inefficace par
un avocat - Nouvel élément de preuve - La Cour
d’appel s’est-elle trompée dans son interprétation et
son application de l’arrêt R. c. G.D.B., [2000] 1 R.C.S.
520 en accueillant la demande en vue de produire de
nouveaux éléments de preuve en l’espèce?
Coram: McLachlin C.J. and Fish, Abella, Rothstein, Cromwell, Moldaver and Wagner JJ.
Bill James Pappas
Michael Bates, Jennifer Ruttan and Geoff Ellwand for
v. (34951)
Jolaine Antonio for the respondent.
Her Majesty the Queen (Alta.) (Criminal)
Criminal law - Charge to jury - Defence of
provocation - Post-offence conduct - Whether the trial
judge failed to adequately instruct the jury that the
appellant’s post-offence conduct had no bearing on its
deliberations on the defence of provocation - Whether
Droit criminel - Exposé au jury - Défense de
provocation - Comportement postérieur à l’infraction Le juge du procès a-t-il omis de donner des directives
adéquates au jury comme quoi le comportement
postérieur à l’infraction de l’appelant n’avait aucune
the charge to the jury undermined the defence of
provocation by misstating the appellant’s position on
motive - Whether the charge to the jury improperly
instructed that both the acts of extortion and the
igniting remarks by the victim had to be sudden.
incidence sur ses délibérations sur la défense de
provocation? - L’exposé au jury a-t-il affaibli la
défense de provocation en dénaturant la position de
l’appelant quant au mobile? - L’exposé au jury
renfermait-il une directive erronée portant que les
actes d’extorsion et les remarques provocantes de la
victime devaient être soudains?
Michael John Cairney
Dino Bottos and Dane Bullerwell for the appellant.
v. (34848)
Susan D. Hughson, Q.C. and Keith Joyce for the
By Leave)
Criminal law - Defences - Provocation - Whether
there was an air of reality to the defence of
Droit criminel - Moyens de défense - Provocation - La
défense de provocation était-elle vraisemblable?
MAY 3, 2013 / LE 3 MAI 2013
Ivana Levkovic v. Her Majesty The Queen – and – Attorney General of Canada and Criminal
Lawyers’ Association of Ontario (Ont.)
2013 SCC 25 / 2013 CSC 25
The appeal from the judgment of the Court of Appeal for Ontario, Number C49523, 2010 ONCA 830, dated
December 7, 2010, heard on October 10, 2012, is dismissed. The order for a new trial is affirmed.
L’appel interjeté contre l’arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro C49523, 2010 ONCA 830, en date du
7 décembre 2010, entendu le 10 octobre 2012, est rejeté. L’ordonnance visant la tenue d’un nouveau procès est
Ivana Levkovic v. Her Majesty the Queen (Ont.) (34229)
Indexed as: R. v. Levkovic / Répertorié : R. c. Levkovic
Neutral citation: 2013 SCC 25 / Référence neutre : 2013 CSC 25
Hearing: October 10, 2012 / Judgment: May 3, 2013
Audition : Le 10 octobre 2012 / Jugement : Le 3 mai 2013
Constitutional law — Charter of Rights — Right to liberty — Right to security of person — Fundamental
justice — Vagueness — Criminal Code provision prohibiting disposing of dead body of child with intent to conceal its
delivery whether child died before, during or after birth — Whether provision is impermissibly vague in its application
to child that died before birth — Whether provision infringes rights to liberty and security of person — Canadian
Charter of Rights and Freedoms, s. 7 — Criminal Code, R.S.C. 1985, c. C-46, s. 243.
Criminal Law — Offences — Concealing body of child — Whether phrase “child [that] died . . . before birth”
satisfies requirement of certainty —Criminal Code, R.S.C. 1985, c. C-46, s. 243.
While cleaning a recently vacated apartment, a building superintendent discovered on the balcony a bag
containing the remains of a human baby. According to the Crown, the remains were of a female delivered “at or near
full term”. The cause of death could not be determined and it was unknown whether there had been a live birth. The
accused was charged under s. 243 of the Criminal Code with concealing the dead body of a child. Before any evidence
was called, she challenged the constitutionality of s. 243 on the grounds that the section infringes her right to liberty
and security under s. 7 of the Charter. The trial judge concluded that the concept of a child that died before birth is
unconstitutionally vague because he could not identify the moment on the gestational spectrum when a fetus becomes
the body of a child for the purpose of s. 243. He severed the word “before” from s. 243. The Crown did not call
evidence and the accused was acquitted. The Court of Appeal allowed an appeal and ordered a new trial on the grounds
that the trial judge applied an overly demanding standard of vagueness. The Court of Appeal relie d on the “chance of
life” standard from R. v. Berriman (1854), 6 Cox C.C. 388, to conclude that a fetus becomes a child for the purpose of
s. 243 when the fetus has reached a stage when, but for some external event or circumstance, it would likely have bee n
Impermissibly vague laws mock the rule of law and scorn an ancient and well-established principle of
fundamental justice: No one may be convicted or punished for an act or omission that is not clearly prohibited by a
valid law. The issue on this appeal is whether s. 243 of the Criminal Code satisfies these constitutional requirements.
The risk of incarceration upon conviction clearly engaged the accused’s liberty interest under s. 7 of the
Charter. It is thus unnecessary to dispose of her submission th at s. 243 infringes s. 7 because it interferes with a
decision of fundamental personal importance: whether and how to disclose the natural end of a failed pregnancy.
Furthermore, the accused’s argument that s. 7 of the Charter must hold s. 243 to a heightened standard of precision
because it interferes with every woman’s right not to disclose a naturally failed pregnancy raises a challenge for
vagueness in form but overbreadth in substance. Given that the accused’s overbreadth arguments were rejected by both
courts below and not raised on this appeal, there is no proper basis to revisit the issue here.
In accordance with s. 7 of the Charter, in a criminal context, a statutory provision must afford citizens fair
notice of the consequences of their conduct and it must limit the discretion of those charged with its enforcement. A
provision that fails to satisfy these essential requirements is void for vagueness. This is judicially determined by
examination of both the provision’s text and context. Sectio n 243 meets the minimum standard of precision required by
the Charter. In its application to a child that died before birth, it only captures the disposal of the remains of children
that were likely to be born alive. A conviction will only lie where the Crown proves that the child, to the knowledge of
the accused, was likely to have been born alive. Section 243 gives fair notice of the risk of prosecution and conviction
and limits with sufficient clarity the discretion of those charged with its enforceme nt. There is thus no need to conduct
a s. 1 analysis.
A court can conclude that a law is unconstitutionally vague only after exhausting its interpretive function.
This requires considering prior judicial interpretations of the provision, the legislat ive purpose of the provision, its
subject matter and nature, societal values and related legislative provisions. A plain reading of s. 243 makes clear that
it is focused on the event of birth. The interpretation of s. 243 is informed by R. v. Berriman, which sets out that an
accused can only be convicted of child concealment if he or she, with intent to conceal its birth, disposed of the body of
a child that had reached a point of development where, but for some accidental circumstances it might have been born
alive. However, where Berriman required that the fetus “might have been born alive”, a likelihood requirement is to be
preferred. A likelihood standard best comports with the late term focus of s. 243 and affords greater certainty in its
application. Moreover, a likelihood standard is consistent with the primary purpose of s. 243 in facilitating the
investigation of other Criminal Code provisions: the homicide provisions that apply only when the victim is a human
being which, in the case of a child, requires that the child has completely proceeded, in a living state, from the body of
its mother; ss. 238 and 242, both of which focus on the event of birth; and, s. 662(4) which, on a charge of murder or
infanticide, permits a conviction under s. 243 where neither murder nor infanticide is made out. Limiting the pre-birth
application of s. 243 to fetuses that were likely to have been born alive is consistent with the clear late term focus of
these offences.
Section 243 is not vague because an accused is dependent on expert medical evidence to know whether a fetus
would likely have been born alive. Medical evidence would be required even if s. 243 provided a detailed description
of the precise moment on the gestational spectrum where a miscarriage b ecomes a still birth.
APPEAL from a judgment of the Ontario Court of Appeal (Doherty, Armstrong and Watt JJ.A.), 2010 ONCA
830, 103 O.R. (3d) 1, 223 C.R.R. (2d) 261, 271 O.A.C. 177, 264 C.C.C. (3d) 423, 81 C.R. (6th) 376, [2010] O.J.
No. 5252 (QL), 2010 CarswellOnt 9252, setting aside the acquittal entered by Hill J. (2008), 235 C.C.C. (3d) 417, 178
C.R.R. (2d) 285, 2008 CanLII 48647, [2008] O.J. No. 3746 (QL), 2008 CarswellOnt 5744, and ordering a new trial.
Présents : La juge en chef McLachlin et les juges LeBel, Fish, Abella, Rothstein, Cromwell et Moldaver.
Droit constitutionnel — Charte des droits — Droit à la liberté — Droit à la sécurité de la personne — Justice
fondamentale — Imprécision — Disposition du Code criminel interdisant de faire disparaître le cadavre d’un enfant
dans l’intention de cacher sa naissance que l’enfant soit mort avant, pendant ou après la naissance — La disposition
est-elle d’une imprécision inacceptable dans son application à un enfant qui est mort avant la naissance? — La
disposition viole-t-elle les droits à la liberté et à la sécurité de la personne? — Charte canadienne des droits et libertés,
art. 7 — Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 243.
Droit criminel — Infractions — Suppression de part — La proposition « enfant [qui est] mort [. . .] avant la
naissance » satisfait-elle à l’exigence de certitude? — Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 243.
Alors qu’il nettoyait un appartement récemment devenu vacant, un gérant d’immeubles a découvert sur le
balcon un sac contenant les restes d’un bébé humain. Selon le ministère public, il s’agissait des restes d’un bébé de
sexe féminin né « à terme ou presque ». La cause du décès n’a pas pu être déterminée et on ignore s’il y a eu naissance
vivante. L’accusée a été inculpée de l’infraction de suppression de part décrite à l’art. 243 du Code criminel. Avant la
présentation de la preuve, elle a contesté la constitutionnalité de l’art. 243 faisant valoir que cette disposition viole ses
droits à la liberté et à la sécurité protégés par l’art. 7 de la Charte. Le juge du procès a conclu que la notion d’un enfant
qui est mort avant la naissance était inconstitutionnelle pour cause d’imprécision, parce qu’il ne pouvait pas identifier le
moment, pendant la grossesse, où un fœtus devient le corps d’un enfant au sens où il faut l’entendre pour l’application
de l’art. 243. Il a retranché le mot « avant » de l’art. 243. Le ministère public n’a pas présenté de preuve et l’accusée a
été acquittée. La Cour d’appel a accueilli l’appel et ordonné la tenue d’un nouveau procès au motif que le juge du
procès avait appliqué une norme d’imprécision trop rigoureuse. La Cour d’appel s’est appuyée sur la norme de la
« chance de vivre » tirée de R. c. Berriman (1854), 6 Cox C.C. 388, pour conclure que, pour l’application de l’art. 243,
un fœtus devient un enfant lorsqu’il a atteint un stade de son développement où, n’eût été un év énement ou une
circonstance extérieure, l’enfant serait probablement né vivant.
Les lois d’une imprécision inacceptable bafouent la primauté du droit et violent un principe ancien et bien
établi de justice fondamentale : nul ne peut être condamné ou puni pour un acte ou une omission qui n’est pas
clairement interdit par une loi valide. La question à trancher dans le présent appel est celle de savoir si l’art. 243 du
Code criminel satisfait à ces exigences constitutionnelles.
Puisqu’elle risque l’incarcération advenant une déclaration de culpabilité, le droit à la liberté de l’accusée
protégé par l’art. 7 de la Charte est clairement en cause. Il est donc inutile de statuer sur son argument selon lequel
l’art. 243 porte atteinte à l’art. 7 parce qu’il entrave une décision qui revêt une importance personnelle fondamentale :
l’opportunité et la façon de révéler la fin naturelle d’une grossesse qui a échoué. En outre, l’argument de l’appelante
selon lequel l’art. 7 de la Charte doit astreindre l’art. 243 à une norme de précision plus exigeante parce qu’il porte
atteinte au droit de la femme de ne pas avoir à révéler une grossesse qui a échoué naturellement équivaut à une
contestation fondée sur l’imprécision, sur le plan de la forme, mais fondée sur la portée excessive quant au fond. Vu
que les arguments de l’appelante fondés sur la portée excessive ont été rejetés par les deux juridictions inférieures et
qu’ils n’ont pas été soulevés dans le présent pourvoi, il n’y a pas lieu de revenir ici sur cette question.
Pour être conforme à l’art. 7 de la Charte, en matière criminelle, la disposition contestée doit prévenir
raisonnablement les citoyens des conséquences de leur conduite et limiter le pouvoir discrétionnaire de ceux qui sont
chargés de son application. Une disposition qui ne satisfait pas à ces exigences essentielles est nulle pour imprécision.
C’est au tribunal qu’il revient de déterminer si elle y satisfait en examinant son libellé et son contexte. L’art. 243
satisfait à la norme minimale de précision prescrite par la Charte. Dans son application à un enfant qui est mort avant
la naissance, il ne vise que le fait de faire disparaître les restes d’enfants qui seraient probablement nés vivants. Une
déclaration de culpabilité ne pourrait être prononcée que si le ministère public établissait que l’enfant, à la connaissance
de l’accusé, serait probablement né vivant. L’article 243 prévient raisonnablement que ceux qui posent les gestes qui y
sont décrits risquent d’être poursuivis et déclarés coupables et il circonscrit avec suffisamment de clarté le pouvoir
discrétionnaire de ceux qui sont chargés de son application. Il n’est donc pas nécessaire de procéder à une analyse
fondée sur l’article premier.
Un tribunal ne peut conclure qu’une loi est d’une imprécision inconstitutionnelle qu’après avoir épuisé les
possibilités rattachées à sa fonction d’interprétation. Pour ce faire, il doit considérer les interprétations judiciaires
antérieures, l’objectif législatif, le contenu et la nature de la disposition attaquée, les valeurs sociales en jeu et les
dispositions législatives connexes. Selon le sens ordinaire de ce texte, il est clair que l’art. 243 est axé sur l’événement
de la naissance. L’interprétation de l’art. 243 est fondé sur R. c. Berriman qui énonce qu’un accusé ne pourrait être
déclaré coupable de suppression de part, dans l’intention de cacher la naissance d’un enfant, que s’il a fait disparaître le
cadavre d’un enfant qui avait atteint un stade de dévelop pement où, n’eût été de circonstances accidentelles, il aurait pu
naître vivant. Toutefois, là où Berriman exigeait que le fœtus « ait pu naître vivant », il convient de préconiser plutôt
une exigence de probabilité. Le critère de la probabilité convient le mieux, compte tenu de l’accent que met l’art. 243
sur la fin de la grossesse, et procure donc une plus grande certitude quant à son application. En outre, le critère de la
probabilité est compatible avec l’objectif principal de l’art. 243, soit de faciliter les enquêtes sur d’autres dispositions
du Code criminel : celles relatives aux infractions d’homicide qui ne s’appliquent que lorsque la victime est un être
humain, ce qui signifie, dans le cas d’un enfant, lorsqu’il est complètement sorti, vivant, du sein de sa mère; les art. 238
et 242, qui visent tous deux l’évènement de la naissance; et le par. 662(4) qui, lorsqu’une accusation de meurtre ou
d’infanticide est portée, permet une déclaration de culpabilité en vertu de l’art. 243 lorsque la preuve ne permet
d’établir ni le meurtre ni l’infanticide. Limiter l’application de l’art. 243 en cas de mort avant la naissance aux fœtus
qui seraient probablement nés vivants est compatible avec le fait que ces dispositions mettent clairement l’accent sur la
fin de la grossesse.
L’art. 243 n’est pas imprécis parce qu’un accusé doit faire appel à une expertise médicale pour savoir si le
fœtus serait probablement né vivant. Une preuve médicale serait nécessaire même si l’art. 243 prévoyait une
description détaillée du moment précis , pendant la grossesse, où une fausse couche devient une mortinaissance.
POURVOI contre un arrêt de la Cour d’appel de l’Ontario (les juges Doherty, Armstrong et Watt), 2010
ONCA 830, 103 O.R. (3d) 1, 223 C.R.R. (2d) 261, 271 O.A.C. 177, 264 C.C.C. (3d) 423, 81 C.R. (6th) 376, [2010]
O.J. No. 5252 (QL), 2010 CarswellOnt 9252, qui a annulé l’acquittement prononcé par le juge Hill (2008), 235 C.C.C.
(3d) 417, 178 C.R.R. (2d) 285, 2008 CanLII 48647, [2008] O.J. No. 3746 (QL), 2008 CarswellOnt 5744, et qui a
ordonné la tenue d’un nouveau procès. Pourvoi rejeté.
Jill Copeland, Delmar Doucette, Jessica Orkin et Nicole Rozier, pour l’appelante.
Jamie Klukach et Gillian Roberts, pour l’intimée.
Robert J. Frater et Richard Kramer, pour l’intervenant le procureur général du Canada.
Marie Henein et Danielle Robitaille, pour l’intervenante Criminal Lawyers’ Association of Ontario.
Procureurs de l’appelante : Sack Goldblatt Mitchell, Toronto; Doucette Boni Santoro, Toronto.
Procureur de l’intimée : Procureur général de l’Ontario, Toronto.
Procureur de l’intervenant le procureur général du Canada : Procureur général du Canada, Ottawa.
Procureurs de l’intervenante Criminal Lawyers’ Association of Ontario : Henein & Associates, Toronto.
AGENDA FOR MAY 2013
CALENDRIER DE MAI 2013
AGENDA for the weeks of May 13 and 20, 2013.
CALENDRIER de la semaine du 13 mai et celle du 20 mai 2013.
The Court will not be sitting during the weeks of May 6 and 27, 2013.
La Cour ne siègera pas pendant les semaines du 6 et du 27 mai 2013.
Attorney General of Canada on behalf of the Czech Republic and Minister of Justice of
Canada v. Bretislav Zajicek (Ont.) (Criminal) (By Leave) (34767)
(Oral hearing on motion to hear a moot appeal / Audition de la requête visant l’audition
d’un appel devenu théorique)
Mohammad Hassan Mian v. Her Majesty the Queen (Alta.) (Criminal) (By Leave)
Katz Group Canada Inc. et al. v. Minister of Heath and Long-Term Care et al. (Ont.)
(Civil) (By Leave) (34647)
Shoppers Drug Mart Inc. et al. v. Minister of Heath and Long -Term Care et al. (Ont.)
(Civil) (By Leave) (34649)
Telecommunication Employees Association of Manitoba Inc. – International Federation
of Professional and Technical Engineers Local 161 et al. v. Manitoba Telecom Services
Inc. et al. (Man.) (Civil) (By Leave) (34763)
Castonguay Blasting Ltd. v. Her Majesty the Queen in Right of the Province of Ontario,
as represented by the Minister of the Environment (Ont.) (Criminal) (By Leave)
A.I. Enterprises Ltd. et al. v. Bram Enterprises Ltd. et al. (N.B.) (Civil) (By Leave)
Erin Lee MacDonald et al. v. Her Majesty the Queen et al. (N.S.) (Criminal) (As of
Right / By Leave) (34914)
Eli Lilly Canada Inc., Eli Lilly and Company, Eli Lilly and Company Limited and Eli Lilly SA v.
Novopharm Limited (F.C.) (Civil) (By Leave)
Intellectual property - Patents - Medicines - Infringement - Whether the creation by the Federal Court of Appeal of a
new non-statutory test for “utility”, the so-called “Promise Doctrine”, is a matter of public importance.
Eli Lilly Canada Inc., Eli Lilly and Company, Eli Lilly and Company Limited et Eli Lilly SA c. Novopharm
Limited (C.F.) (Civile) (Sur autorisation)
Propriété intellectuelle - Brevets - Médicaments - Contrefaçon - La formulation par la Cour d’appel fédérale d’un
nouveau critère d’« utilité » non prévu par la loi, que l’on appelle la « doctrine de la promesse », est-elle une question
d’importance pour le public?
Attorney General of Canada on behalf of the Czech Republic and the Minister of Justice of Canada v.
Bretislav Zajicek (Ont.) (Criminal) (By Leave)
Criminal Law - Extradition - Jurisdiction - Whether an extradition judge’s jurisdiction extends to considering
allegations of misconduct by authorities in the requesting state that do not impact on the fairness of the extradition
hearing - Scope of a reviewing court’s remedial jurisdiction in applying curative proviso in section 53(b)(ii) of the
Extradition Act, S.C. 1999, c. 18 - Extradition Act, ss. 25, 29, 44(1)(a), 53(b)(ii), 54.
Procureur général du Canada au nom de la République tchèque et le ministre de l a Justice du Canada c.
Bretislav Zajicek (Ont.) (Criminelle) (Sur autorisation)
Droit criminel - Extradition - Compétence - La compétence du juge d’extradition va-t-elle jusqu’à lui permettre de
considérer des allégations d’inconduite, de la part des autorités de l’État requérant, qui n’ont aucune incidence sur
l’équité de l’audience en matière d’extradition? - Portée de la compétence en matière de réparation dans l’application
de la disposition réparatrice prévue au sous -alinéa 53b)(ii) de la Loi sur l’extradition, L.C. 1999, ch. 18 - Loi sur
l’extradition, art. 25, 29, 44(1)a), 53b)(ii), 54.
Charter of Rights and Freedoms - Right to be informed of reasons for arrest - Right to counsel - Applicant’s ss. 10(a)
and 10(b) Charter rights breached - At trial evidence excluded pursuant to s. 24(2) of the Charter - Appeal allowed and
new trial ordered - Application of the rule against cross -examining a witness on the veracity of another witness’s
testimony - Whether an appellate court has the discretion to raise an issue not raised by the parties, and if so, when and
how should that discretion be exercised - Does permitting a Crown witness to comment on the veracity of another
witness’s testimony constitute an error of law, and if so, when does this error justify a new trial - Whether there are
issues of public importance raised.
Mohammad Hassan Mian c. Sa Majesté la Reine (Alb.) (Criminelle) (Sur autorisation)
Charte des droits et libertés - Droit d’être informé des motifs de son arrestation - Droit à l’assistance d’un avocat Contravention aux droits garantis au demandeur par les alinéas 10a) et 10b) de la Charte - Preuve écartée au procès en
vertu du par. 24(2) de la Charte - Appel accueilli et tenue d’un nouveau procès ordonnée - Application de la règle
interdisant le contre-interrogatoire d’un témoin sur la véracité de la déposition d’un autre témoin - La cour d’appel
a-t-elle le pouvoir discrétionnaire de soulever une question qui ne l’a pas été par les parties? Dans l’affirma tive, dans
quelles circonstances et de quelle manière ce pouvoir doit-il être exercé? - Le fait de permettre à un témoin à charge de
commenter la véracité de la déposition d’un autre témoin constitue-t-il une erreur de droit? Dans l’affirmative, à quel
point une telle erreur justifie-t-elle la tenue d’un nouveau procès? – Des questions d’importance pour le public sontelles soulevées?
Katz Group Canada Inc., Pharma Plus Drug Marts Ltd. and Pharmx Rexall Drug Stores Ltd. v. Minister of
Health and Long-Term Care, Lieutenant Governor-In-Council of Ontario and Attorney General of Ontario
Health law - Public health - Regulations - Whether this Court should show deference or genuine restraint in reviewing
the legality or vires of regulations - Whether the private label ban is consistent with the purpose of the parent statutes Whether the private label ban is a condition of listing or a prohibition - Whether the parent statutes authorize
regulations that interfere with otherwise lawful commercial activity, namely, the decision of a pharmacy chain to invest
in its own drug manufacturer - Whether the parent statutes authorize regulations that discriminate amongst drug
manufacturers by banning some of them from the Ontario marketplace.
The Shoppers Drug Mart (“Shoppers”) and the Katz Group companies own, franchise and operate pharmacies across
Ontario. They applied for an order quashing Ontario regulations that effectively prohibited private label generic drugs
from being sold in Ontario. Sanis Health Inc. (“Sanis”) is a subsidiary of Shoppers and is a generic drug manufacturer
that outsources the actual fabrication of the generic dru gs that it sells primarily to Shoppers. The price of generic drugs
is regulated by provincial legislation. The Drug Interchangeability and Dispensing Fee Act, R.S.O. 1990, c. P.23
(“DIDFA”) permits and requires pharmacists to dispense generic drugs that have been designated as interchangeable
with a brand drug. The Ontario Drug Benefits Act, R.S.O. 1990, c. O.10 (“ODBA”) sets out, inter alia, the rules
governing the listing of drugs as benefits to eligible persons such as seniors and the amounts the prov ince will pay to
pharmacies for dispensing drugs. Between 2006 and 2010, changes to regulation of prescription drug sales in Ontario
had reduced the profits of pharmacies, first through the elimination of rebates that pharmacies received from generic
pharmaceutical manufacturers, and later by the phasing out of “professional allowances” they received from the
manufacturers. The goal of the legislative changes was to reduce drug costs to the consumer in Ontario. Private label
generic drug companies are non-arms length from the pharmacies that sell their products. Shoppers and the Katz Group
sought to use their own private label generic drugs rather than purchasing those generic drugs from an arms -length third
party. The 2010 amendments to the regulations effectively prohibited them from doing so.
Terrence J. O’Sullivan and M. Paul Michell for the appellants
Katz Group Canada Inc., Pharma Plus Drug Marts Ltd. et Pharmx Rexall Drug Stores Ltd. c. Ministre de
la Santé et des Soins de longue durée, lieutenant-gouverneur en conseil de Ontario et procureur général de
Droit de la santé - Santé publique - Règlements - Cette Cour devrait-elle faire preuve de déférence ou de véritable
retenue en examinant la légalité ou la validité de règlements? - L’interdiction des médicaments de marque privée
est-elle conforme à l’objet des lois habilitantes? - L’interdiction des médicaments de marque privée est-elle une
condition d’inscription sur la liste ou une interdiction? - Les lois habilitantes autorisent-elles des règlements qui font
obstacle à une activité commerciale licite par ailleurs, à savoir la décision d’une chaîne de pharmacies d’investir dans le
fabricant de ses propres médicaments? - Les lois habilitantes autorisent-elles des règlements qui font des distinctions
entre des fabricants de médicaments en interdisant l’accès de certains d’entre eux au marché ontarien?
Shoppers Drug Mart (« Shoppers ») et les compagnies du groupe Katz sont propriétaires, franchiseurs et exploitants de
pharmacies à l’échelle de l’Ontario. Elles ont demandé une ordonnance annulant les règlements de l’Ontario qui
interdisait effectivement la vente de médicaments génériques de marque privée en Ontario. Sanis Health Inc.
(« Sanis ») est une filiale de Shoppers et un fabricant de médicaments génériques qui externalise la fabrication des
médicaments génériques qu’elle vend principalement à Shoppers. Le prix des médicament s génériques est réglementé
par la loi provinciale. La Loi sur l’interchangeabilité des médicaments et les honoraires de préparation , L.R.O. 1990,
ch. P.23 (la « LIMHP ») autorise et oblige les pharmacies à délivrer des médicaments génériques qui ont été désignés
comme étant interchangeables avec un médicament breveté. La Loi sur le régime de médicaments gratuits de
l’Ontario, L.R.O. 1990, ch. O.10 (« LRMGO ») énonce notamment les règles qui régissent la liste des médicaments qui
peuvent être délivrés aux personnes admissibles — par exemple les personnes âgées — et les montants que la province
versera aux pharmacies qui délivrent les médicaments. Entre 2006 et 2010, des modifications apportées à la
réglementation des ventes de médicaments sur ordonnance en Ontario avaient eu pour effet de réduire les profits des
pharmacies, d’abord par l’élimination des ristournes que les pharmacies recevaient des fabricants de médicaments
génériques, puis par l’élimination progressive des « remises aux professionnels » qu’elles recevaient des fabricants.
Les modifications législatives et règlementaires avaient pour but de réduire le coût des médicaments pour les
consommateurs en Ontario. Les compagnies de médicaments génériques de marque privée sont liées aux pharmacies
qui vendent leurs produits. Shoppers et le groupe Katz ont tenté d’utiliser leurs propres médicaments génériques de
marque privée plutôt que d’acheter ces médicaments génériques d’un tiers non lié. Les modifications apportées aux
règlements en 2010 leur ont effectivement interdit de le faire.
Terrence J. O’Sullivan et M. Paul Michell pour les appelantes
Shoppers Drug Mart Inc., Shoppers Drug Mart (London) Limited and Sanis Health Inc. v. Minister of
that outsources the actual fabrication of the generic drugs that it sells primarily to Shoppers. The price of generic drugs
governing the listing of drugs as benefits to eligible persons such as seniors and the amounts the province will pay to
sought to use their own private label generic drugs rather than purchasing those gen eric drugs from an arms-length third
Mahmud Jamal, Craig T. Lockwood, Eric Morgan and W. David Rankin for the
Shoppers Drug Mart Inc., Shoppers Drug Mart (London) Limited et Sanis Health Inc. c. Ministre de la
Santé et des Soins de longue durée, lieutenant-gouverneur en conseil de Ontario et procureur général de
interdisaient effectivement la vente de médicaments génériques de marque privée en Ontario. Sanis Health Inc.
médicaments génériques qu’elle vend principalement à Shoppers. Le prix des médicaments génériques est réglementé
réglementation des ventes de médicaments sur ordonnance en Ontario avaient eu pour effet de rédu ire les profits des
Les modifications législatives avaient pour but de réduire le coût des médicaments pour les consommateurs en Ontario.
Les compagnies de médicaments génériques de marque privée sont liées aux pharmacies qui vendent leurs produits.
Shoppers et le groupe Katz ont tenté d’utiliser leurs propres médicaments génériques de marque privée plutôt que
d’acheter ces médicaments génériques d’un tiers non lié. Les modifications apportées aux règlements en 2010 leur ont
effectivement interdit de le faire.
Mahmud Jamal, Craig T. Lockwood, Eric Morgan et W. David Rankin pour les
Mihai Ibanescu v. Her Majesty the Queen
Criminal law - Offences - Driving with more than 80 mg of alcohol in 100 ml of blood - Impaired driving - Evidence Presumptions - Breathalyzer tests - Straddle evidence - Whether Court of Appeal erred in law in its analysis of R. v.
Gibson, [2008] 1 S.C.R. 397 - Whether Court of Appeal erred in law in not complying with stare decisis rule - Whether
Court of Appeal overstepped its role by substituting its own assessment of facts for that of trial judge.
On January 15, 2006, following car accidents and a loss of control, Mihai Ibanescu’s vehicle came to a stop around
2:15 a.m. A Transports Québec patrol officer and some witnesses prevented Mr. Ibanescu from leaving. The police
arrived around 2:37 a.m. After some checks were done and Mr. Ibanescu was read his rights, he was arrested and taken
to the police station. The breathalyzer test administered at 3:59 a.m. measured a blood alcohol concentration of 104 mg
/ 100 ml. Two charges were laid against Mr. Ibanescu: driving with a blood alcohol level over the legal limit and
Rose-Mélanie Drivod for the appellant
Mihai Ibanescu c. Sa Majesté la Reine
Droit criminel - Infractions - Conduite avec plus de 80 mg d’alcool / 100 ml dans le sang - Conduite avec les capacités
affaiblies - Preuve - Présomptions - Alcootests - Preuve de chevauchement - La Cour d’appel a-t-elle erré en droit dans
son analyse de l’arrêt R. c. Gibson, [2008] 1 R.C.S. 397? - La Cour d’appel a-t-elle erré en droit en ne respectant pas la
règle du stare decisis? - La Cour d’appel a-t-elle outrepassé son rôle en substituant sa propre appréciation des faits à
celle du juge du procès?
Le 15 janvier 2006, à la suite d’accidents de la route puis d’une perte de contrôle, le véhic ule de M. Mihai Ibanescu
s’immobilise vers 2h15. Un patrouilleur de Transports Québec et des témoins l’empêchent de repartir. Les policiers
arrivent vers 2h37. Après certaines vérifications et la lecture de ses droits, il est arrêté et amené au poste de police. Le
test de l’éthylomètre, subi à 3h59, mesure une concentration de 104 mg / 100 ml d’alcool dans son sang. Deux chefs
d’accusation sont portés contre M. Ibanescu : en premier lieu, celui de conduite avec un taux d’alcool supérieur à celui
autorisé et, en second lieu, celui de conduite avec faculté affaiblies.
Rose-Mélanie Drivod pour l’appelant
Telecommunication Employees Association of Manitoba Inc. - International Federation of Professional
and Technical Engineers Local 161, Communications, Energy and Paperworkers Union of Canada Local
7, International Brotherhood of Electric Workers, Local Union 435, Harry Restall, on his own behalf and
on behalf of certain retired employees or the Widows/Widowers thereof of Manitoba Telecom Services Inc.,
MTS Communications Inc., MTS Mobility Inc., MTS Advanced Inc., and Larry Trach, on his own behalf
and on behalf of all unionized employees of Manitoba Telecom Services Inc., MTS Communications Inc.,
MTS Mobility Inc., MTS Advanced Inc., and all unionized employees of MTS Media Inc. who were
transferred to Yellow Pages Group Co. pursuant to a sale on October 2, 2006 v. Manitoba Telecom Services
Inc., MTS Allstream Inc. (as successor to MTS Communications Inc., MTS Mobility Inc., and MTS
Advanced Inc.)
Pensions - Legislation - Interpretation - Whether the Court of Appeal erred in reviewing this case on a correctness
standard - Whether the Court of Appeal erred in determining that the initial surplus was the same as an actuarial surplus
in an ongoing defined pension plan - Whether the Court of Appeal erred in overturning the trial judge’s conclusion that
the benefits of the two plans were not equivalent in value on the implementation date - Whether the Court of Appeal
erred in concluding that the undertaking was unenforceable and that the responde nts had not breached the MOA Whether an apprehension of bias exists where a recently retired appellate court judge argues a case before a panel of the
When the Manitoba Telephone System ceased to exist as a Crown Corporation, those employee s and retirees who had
been members of the statutory pension plan became members of the new pension plan created for the new publicly
traded entity (“MTS”). The pension assets attributable to those members under the old plan were transferred to the new
plan, as were the corresponding liabilities. The difference in the value of the assets and one -half of the liabilities (to be
assumed by MTS) was determined at trial to be $43,343,000 (the “Initial Surplus”). Representatives of the members
demanded that the Initial Surplus be recognized and used solely for their benefit, since it had arisen solely from the
contributions of the members, plus interest. Representatives of MTS undertook not to use the Initial Surplus to reduce
MTS’s costs or share of contributions to the New Plan. The statute setting up the new plan stipulated that the new plan
would “provide for benefits which on the implementation date are equivalent in value to the pension benefits” to which
employees had been entitled under the old plan. The appellant employees and pensioners commenced an action for
payment of the Initial Surplus from MTS, claiming that MTS had used it contrary to the terms agreed upon. They also
sought declarations relating to the governance of the new plan and the invalidity of an actuarial opinion about the
equivalency of the benefits under the old and new plans. The Court of Queen’s Bench of Manitoba allowed the action
in part, declaring the opinion on equivalency invalid and ordering MTS to pay the appellants $43,343,000 to enhance
pension benefits. The Manitoba Court of Appeal allowed the appeal and dismissed a cross -appeal.
Brian J. Meronek, Q.C., Kris M. Saxberg and D. Thomas Masi for the appellants
and Technical Engineers Local 161, Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier,
section locale 7, Fraternité internationale des ouvriers en électricité, syndicat local 435, Harry Restall, en
son propre nom et au nom de certains retraités ou des veuves ou veufs de retraités de Manitoba Telecom
Services Inc., MTS Communications Inc., MTS Mobility Inc., MTS Advanced Inc. et Larry Trach, en son
propre nom et au nom de tous les employés syndiqués de Manitoba Telecom Services Inc., MTS
Communications Inc., MTS Mobility Inc., MTS Advanced Inc., et tous les employés syndiqués de MTS
Media Inc. qui sont devenus des employés de Yellow Pages Group Co. au terme d’une vente réalisée le 2
octobre 2006 c. Manitoba Telecom Services Inc., MTS Allstream Inc. (à titre de succe sseur de MTS
Communications Inc., MTS Mobility Inc. et MTS Advanced Inc.)
Pensions - Législation - Interprétation - La Cour d’appel a-t-elle eu tort de contrôler la décision en l’espèce en
appliquant la norme de la décision correcte? - La Cour d’appel a-t-elle eu tort de conclure que le surplus initial était le
même qu’un surplus actuariel dans un régime de retraite à prestations déterminées existant? - La Cour d’appel a-t-elle
eu tort d’infirmer la conclusion du juge de première instance selon laquelle les prestations des deux régimes n’étaient
pas équivalentes en valeur à la date de mise en œuvre? - La Cour d’appel a-t-elle eu tort de conclure que l’engagement
était inexécutable et que les intimées n’avaient pas violé le protocole d’accord? - Le fait que le juge d’un tribunal
d’appel, qui vient de prendre sa retraite, plaide une cause devant une formation du même tribunal suscite -t-il une crainte
de partialité?
Lorsque la société d’État responsable du système téléphonique du Manitoba a cessé d’exister, s es employés et retraités
qui avaient participé au régime de retraite prévu par la loi sont devenus des participants au nouveau régime de retraite
créé pour la nouvelle société ouverte (« MTS »). Les avoirs de retraite destinés aux participants selon l’ancien régime
ont été transférés au nouveau régime, tout comme les éléments de passif correspondants. On a été établi au procès que
la différence entre la valeur des avoirs et la moitié des éléments de passif (imputables à MTS) était de 43 343 000 $ (le
« surplus initial »). Les représentants des participants ont exigé que le surplus initial soit reconnu et utilisé uniquement
à leur avantage, car il découle seulement des cotisations des participants, plus les intérêts. Les représentants de MTS se
sont engagés à ne pas se servir du surplus initial pour réduire les frais de MTS ou sa part des cotisations au nouveau
régime. Selon la loi instaurant le nouveau régime, celui-ci « offre des prestations dont la valeur est, à la date de mise en
œuvre, équivalente à celle des prestations de retraite » auxquelles les employés avaient droit aux termes de l’ancien
régime. Les employés et pensionnés demandeurs ont intenté une action pour que MTS leur verse le surplus initial,
prétendant que MTS l’avait utilisé en violation des modalités convenues. Ils ont aussi sollicité des jugements
déclaratoires quant à l’administration du nouveau régime et à l’invalidité d’un avis actuariel sur l’équivalence entre les
prestations prévues par l’ancien régime et celles prévues par le n ouveau régime. La Cour du Banc de la Reine du
Manitoba a accueilli l’action en partie, déclarant invalide l’avis sur l’équivalence et ordonnant à MTS de verser
43 343 000 $ aux demandeurs pour majorer leurs prestations de retraite. La Cour d’appel du Man itoba a accueilli
l’appel et rejeté l’appel incident.
Brian J. Meronek, c.r., Kris M. Saxberg et D. Thomas Masi pour les appelants
Fabian Vuradin v. Her Majesty the Queen
Criminal law - Evidence - Similar fact evidence - Application of R. v. W.(D.), [1991] 1 S.C.R. 742 - Whether the
majority of the Court of Appeal erred in concluding that the trial judge’s improper use of similar fact evidence did not
affect the findings of guilt on counts 1 and 2 - Whether the majority of the Court of Appeal erred in concluding that the
reasons for judgment were sufficient to allow meaningful appellate review.
The appellant, Mr. Vuradin, was found guilty on four counts of sexual assault and one count of unlawful touching for a
sexual purpose. The complainants included three children, two sisters and one of t he sisters’ friends, and one adult, the
mother of the sister complainants. The testimony of all four complainants was similar in that each testified to
inappropriate touching and groping in Mr. Vuradin’s car while he drove them to their various activities , and the Crown
successfully applied to have the similar fact evidence admitted with respect to each of the charges. On appeal,
Mr. Vuradin argued that the trial judge erred in allowing the similar fact evidence application and in his application of
the test set out in R. v. W.(D.), [1991] 1 S.C.R. 742. The majority of the Court of Appeal allowed the appeal and
ordered a new trial on three of the counts. Côté J.A., dissenting, would have allowed the appeal and ordered a new trial
on all counts. He agreed with the majority’s view on the issue of similar fact evidence, although he would not have
limited it to three of the five counts. However, unlike the majority, Côté J.A. also found that the trial judge’s reasons
for judgment were inadequate and that he did not properly consider the doctrine of reasonable doubt.
Peter J. Royal, Q.C. for the appellant
Fabian Vuradin c. Sa Majesté la Reine
Droit criminel - Preuve - Preuve de faits similaires - Application de l’arrêt R. c. W.(D.), [1991] 1 R.C.S. 742 - Les juges
majoritaires de la Cour d’appel ont-ils eu tort de conclure que la mauvaise utilisation de la preuve de faits similaires par
le juge du procès n’avait pas eu d’incidence sur les verdicts de culpabilité sous les chefs 1 et 2? - Les juges majoritaires
de la Cour d’appel ont-ils eu tort de conclure que les motifs du jugement étaient suffisants pour permettre un examen
valable en appel?
L’appelant, M. Vuradin, a été déclaré coupable sous quatre chefs d’accusation d’agression sexuelle et un chef
d’accusation de contacts sexuels illégaux. Les plaignantes comprenaient trois enfants — deux sœurs et une de leurs
amies — et une adulte, savoir la mère des sœurs plaignantes. Les témoignages des quatre plaignantes étaient similaires
en ce sens que chacune d’elles a affirmé avoir été l’objet d’attouchements répréhensibles dans la voiture de M. Vuradin
alors qu’il les conduisait à leurs diverses activités, et le ministère public a demandé et obtenu que la preuve de faits
similaires soit admise à l’égard de chacune des accusations. En appel, M. Vuradin a plaidé que le juge du procès avait
eu tort d’accueillir la demande relative à la preuve de faits similaires et qu’il s’était trompé dans son application du
critère énoncé dans l’arrêt R. c. W.(D.), [1991] 1 R.C.S. 742. Les juges majoritaires de la Cour d’appel ont accueilli
l’appel et ordonné un nouveau procès sous trois des chefs. Le juge Côté, dissident, aurait accueilli l’appel et ordonné
un nouveau procès sous tous les chefs. Il a souscrit à l’opinion des juges majoritaires sur la question de la preuve de
faits similaires, même s’il ne l’aurait pas limitée à trois des cinq chefs. Toutefois, contrairement aux juges majoritaires,
le juge Côté a également conclu que les motifs du jugement du juge du procès étaient inadéquats et que c e dernier
n’avait pas correctement considéré la doctrine du doute raisonnable.
Peter J. Royal, c.r. pour l’appelant
Castonguay Blasting v. Her Majesty the Queen in Right of the Province of Ontario as Represented by the
Environmental law - Offences - Discharge of a contaminant causing adverse effect to natural env ironment - Duty to
notify Minister of the Environment - In order for s. 15(1) of the Environmental Protection Act, R.S.O. 1990, c. E-19, to
be engaged, is it necessary that the adverse effect include significant or non -trivial harm (or its likelihood) to the natural
environment, in addition to non-trivial harm (or its likelihood) to an actual or likely use of the natural environment?
The appellant, Castonguay Blasting Ltd., was working as a subcontractor for a construction project commissioned by
the Ministry of Transportation of Ontario for the widening of a provincial highway, when one of its blasting operations
went awry and rock fragments known as “fly-rock” were released into the air by an explosion. The fly-rock landed on
and damaged a vehicle and a house on nearby private property, but no one was injured. The incident was reported to
the Ministry of Labour and to the Ministry of Transportation, but not to the Ministry of the Environment, which only
learned of it several months later. Castonguay Blasting was thus charged with failing to report the discharge of a
contaminant into the natural environment contrary to s. 15(1) of the Environmental Protection Act. The trial judge
dismissed the charges on the basis that there was no justification for concluding that ss. 14 and 15 of the Environmental
Protection Act should apply in the circumstances and that the equities of the case lent no support to the justification for
the prosecution. The Superior Court allowed the appeal and entered a conviction. Th e majority of the Court of Appeal
J. Bruce McMeekin for the appellant
Castonguay Blasting Ltd. c. Sa Majesté la Reine du chef de la province de l’Ontario, représentée par le
Droit de l’environnement - Infractions - Rejet d’un contaminant entraînant des conséquences préjudiciables à
l’environnement naturel - Obligation d’aviser le ministre de l’Environnement - Pour qu’entre en jeu le par. 15(1) de la
Loi sur la protection de l’environnement, L.R.O. 1990, ch. E-19, faut-il que les conséquences préjudiciables
comprennent une atteinte importante ou non négligeable (ou la probabilité d’une telle atteinte) à l’environnement
naturel, en plus d’une atteinte non négligeable (ou la probabilité d’une telle atteinte) à un usage réel ou vraisemblable
de l’environnement naturel?
L’appelante, Castonguay Blasting Ltd., travaillait comme sous -traitant dans le cadre de travaux de construction
commandés par le ministère des Transports de l’Ontario en vue de l’élargissement d’une route provinciale. Une de ses
opérations de dynamitage a mal tourné lorsque des éclats de roc ont été projetés dans les airs à la suite d’une explosion.
Les éclats de roc sont retombés sur un véhicule et sur une maison situés sur une propriété privée avoisinan te et les ont
endommagés mais personne n’a été blessé. L’incident a été signalé au ministère du Travail et au ministère des
Transports mais pas au ministère de l’Environnement, qui n’a été mis au courant de la situation que plusieurs mois plus
tard. Castonguay Blasting a par conséquent été accusée d’avoir négligé de signaler qu’un contaminant avait été rejeté
dans l’environnement naturel, contrairement au par. 15(1) de la Loi sur la protection de l’environnement. Le juge de
première instance a rejeté les accusations au motif que rien ne justifiait de conclure que les art. 14 et 15 de la Loi sur la
protection de l’environnement devaient s’appliquer dans les circonstances, ajoutant que l’application des principes
d’equity eu égard aux circonstances particulières de l’espèce ne justifiait pas une poursuite. La Cour supérieure a fait
droit à l’appel et a inscrit une déclaration de culpabilité. La Cour d’appel a rejeté l’appel à la majorité.
J. Bruce McMeekin pour l’appelante
Her Majesty the Queen v. Stéphane McRae
Criminal law - Criminal Code offences - Offences against person and reputation - Harassment and threats - Threats to
cause death or bodily harm - Whether Court of Appeal erred in introducing new legal standard or at least field of
exclusion from scheme of s. 264.1 of Criminal Code and in holding that threatening remarks made in circumstances
where it is assumed that expectation of confidentiality may exist cannot satisfy actus reus and mens rea requirements
for offence created in that section - Whether Court of Appeal erred in law by making it defence that threats uttered
because of frustration, anger or desire for revenge.
While in prison awaiting trial for trafficking in narcotics, the respondent, Mr. McRae, and another person conspired
with each other to attack the Crown prosecutor, a police investigator and four witnesses. After finding out about this
plan, the investigators decided to place a listening device on Mr. Cloutier, another inmate. The respondent was charged
with seven counts of conveying a threat to cause death or bodily harm (s. 264.1(1)(a) of the Criminal Code). At trial,
the Crown entered the respondent’s remarks into evidence.
Sébastien Bergeron-Guyard and Thomas Jacques for the appellant
Sa Majesté la Reine c. Stéphane McRae
Droit criminel - Infractions en vertu du Code criminel - Infractions contre la personne et la réputation - Harcèlement et
menaces - Menaces de causer la mort ou des lésions corporelles - La Cour d’appel a-t-elle erré en introduisant une
nouvelle norme juridique, ou à tout le moins un champ d’exclusion du régime de l’art. 264.1 du Code criminel, et en
statuant que les paroles menaçantes prononcées dans des circonstances où l’on suppose qu’il pourrait exister une
expectative de confidentialité ne peuvent satisfaire à l’actus reus et à la mens rea de l’infraction créée à cet article? - La
Cour d’appel a-t-elle erré en droit en érigeant au titre de moyen de défense le fait que des menaces soient proférées en
raison de la frustration, de la colère ou du désir de vengeance?
Alors qu’ils étaient incarcérés et en attente de procès ayant trait au trafic de stupéfiants, l’intimé M. McRae et une autre
personne ont comploté ensemble un projet visant à attaquer le procureur de la Couronne, un policier enquêteur et quatre
témoins. Ayant eu vent de ce projet, les enquêteurs on t décidé de poser un dispositif d'écoute sur M. Cloutier,
également détenu. L’intimé est accusé de sept chefs d'avoir transmis une menace de causer la mort ou des lésions
corporelles (art. 264.1(1)a) du Code criminel. Au procès, la Couronne a mis en preuve les paroles de l’intimé.
Sébastien Bergeron-Guyard et Thomas Jacques pour l’appelante
A.I. Enterprises Ltd. and Alan Schelew v. Bram Enterprises Ltd. and Jamb Enterprises Ltd.
Torts - Intentional torts - Economic tort of interfering with contractual relations by unlawful means - Whether the Court
of Appeal erred in law in failing to adopt and apply a definition of unlawful means that would require that any acts
committed by the appellants against Greenarm Management Ltd. count as unlawful means only if they were actionable
by that third party, subject to the single qualification that they would also be unlawful means if the only reason for
which they were not actionable was because the third party had suffered no loss - Whether the Court of Appeal erred in
law in failing to exclude from the scope of unlawful means acts that were otherwise d irectly actionable by the
respondents against the appellants - Whether the Court of Appeal erred in law in failing to apply the proper test to
determine whether the appellants had actual knowledge or a suspicion of sufficient strength that an agreement existed
coupled with a deliberate choice not to make inquiries.
Five members of a family were involved in the ownership, directorship and management of an apartment building in
Moncton, N.B. One member of the family managed the building for a fee (the appellants Alan Schelew and A.I.
enterprises Ltd.). In 2000, four members representing the majority decided to sell the building. The relationship
between the parties was regulated by a “syndication agreement”. The syndication agreement provided that if the
majority decided to sell, the minority would have the right to purchase the building at its appraised value, failing which
the property could be marketed to the public. The managing member disagreed with the sale. From spring 2000 to fall
2002, the majority tried to sell the building to interested third parties without success. The managing family member
eventually purchased the property but the majority argued that the sale was two years later than expected and it was
sold for an amount smaller that the majority could have gotten from a third party purchaser. They argued at trial that
the managing member and his company breached their obligations and acted unlawfully towards them and committed
an economic interference resulting in losses and they sought damages. The trial judge agreed, found the economic tort
of interfering with contractual relations by unlawful means had been established and awarded damages to the
respondents. The Court of Appeal dismissed the appeal.
Richard J. Scott, Q.C. for the appellants
A.I. Enterprises Ltd. et Alan Schelew c. Bram Enterprises Ltd. et Jamb Enterprises Ltd.
Responsabilité délictuelle - Délits intentionnels - Délit économique d’atteinte aux rapports contractuels par un moyen
illicite - La Cour d’appel a-t-elle commis une erreur de droit en n’adoptant pas et en n’appliquant pas une définition de
l’expression « moyen illicite » en vertu de laquelle les actes commis par les appelants à l’égard de Greenarm
Management Ltd. ne sont illicites que s’ils sont susceptibles d’action de la part de ce tiers, à une seule réserve pr ès, à
savoir que ces actes constituent également un moyen illicite si la seule raison pour laquelle ils ne sont pas susceptibles
d’action est que le tiers n’a subi aucune perte? - La Cour d’appel a-t-elle commis une erreur de droit en omettant
d’exclure de la portée de l’expression « moyen illicite » des actes qui étaient par ailleurs directement susceptibles
d’action de la part des intimées contre les appelants? - La Cour d’appel a-t-elle commis une erreur de droit en
n’appliquant pas le bon critère pour déterminer si les appelants savaient réellement ou soupçonnaient assez fortement
qu’une entente existait, tout en choisissant délibérément de ne pas faire d’enquête?
Cinq membres d’une famille participaient à la propriété, à l’administration et à la gestio n d’un immeuble d’habitation à
Moncton (N.-B.). Un membre de la famille gérait l’immeuble à titre onéreux (les appelants Alan Schelew et A.I.
Enterprises Ltd.). En 2000, quatre membres représentant la majorité ont décidé de vendre l’immeuble. Les rapports
entre les parties ont été régis par une « entente de syndication ». L’entente de syndication disposait que si la majorité
décidait de vendre, la minorité aurait le droit d’acheter le bâtiment à sa valeur d’expertise, à défaut de quoi le bien
pourrait être mis en vente. Le membre chargé de la gestion de l’immeuble s’est opposé à la vente. Du printemps 2000
à l’automne 2002, la majorité a tenté sans succès de vendre l’immeuble à des tiers intéressés. Le membre de la famille
chargé de la gestion a fini par acheter celui-ci, mais la majorité a plaidé que la vente avait eu lieu deux ans plus tard que
prévu et que l’immeuble avait été vendu pour un montant inférieur à ce que la majorité aurait obtenu d’un tiers
acheteur. Au procès, ils ont plaidé que le membre chargé de la gestion et sa société avaient manqué à leurs obligations,
agi illicitement à leur égard et commis une atteinte économique leur causant un préjudice pour lequel ils ont demandé
des dommages-intérêts. Le juge de première instance était d’accord; il a conclu que le délit économique d’atteinte aux
rapports contractuels par un moyen illicite avait été établi et il a accordé des dommages -intérêts aux intimées. La Cour
d’appel a rejeté l’appel.
Richard J. Scott, c.r. pour les appelants
Erin Lee MacDonald v. Her Majesty the Queen - and between - Her Majesty the Queen v. Erin Lee
Canadian Charter of Rights and Freedoms - Criminal law - Weapons offences - Search and seizure - Sentencing Minimum sentences - Whether Mr. MacDonald’s s. 8 Charter rights were breached - Whether knowledge of illegality
is an essential element of the offence of unauthorized possession of a loaded restricted firearm contrary to s. 95(1) of
the Criminal Code - Whether Mr. MacDonald’s purported mistaken belief that his authorization to transp ort his firearm
extended to his Halifax home constituted a mistake of fact as opposed to a mistake of law, therefore providing a
defence to the charge - Whether the Court of Appeal should have ordered a new trial on the s. 95(1) conviction, instead
of entering an acquittal, because the defence of mistake of fact was not squarely before the trial judge - Whether the
Court of Appeal erred by reducing the sentences imposed for the s. 86 and s. 88 convictions - Whether the mandatory
minimum sentence prescribed by s. 95(2) of the Criminal Code constitutes cruel and unusual punishment in violation of
s. 12 of the Charter, and if so, whether that infringement is a reasonable limit which can be demonstrably justified in a
free and democratic society under s. 1 of the Charter.
Mr. MacDonald, was convicted of careless handling of a firearm, possession of a weapon for a purpose dangerous to
the public peace and possession without authorization of a loaded restricted firearm, contrary to ss. 86, 88 and 95 of the
Criminal Code respectively. At trial, the judge essentially accepted the scenario presented by the Crown according to
which a rude and intoxicated Mr. MacDonald, while entertaining some friends at his condo in downtown Halifax, was
politely and repeatedly asked to turn down the volume of his music, only to finally respond to police at the door by
opening it while carrying a loaded restricted firearm. A police struggle over the weapon ensued. On appeal,
Mr. MacDonald argued that the police conduct that evening constituted an unlawful search contrary to s. 8 of the
Canadian Charter of Rights and Freedoms, and that the trial judge erred in concluding that the police action was
justified in the interests of officer safety. He also challenged his conviction under s . 95 on the basis that his firearm was
registered in Alberta and that that authorization extended to his Halifax home and thus, his possession was authorized.
Alternatively, he submitted that even if he had not been authorized to possess it in Halifax, he mistakenly and therefore
innocently thought he was. The majority of Court of Appeal set aside the s. 95 conviction and entered an acquittal, and
allowed Mr. MacDonald’s appeals against sentence. However, it found no s. 8 Charter breach and dismissed that part
of the appeal. Beveridge J.A., dissenting, would have allowed the appeal, quashed the convictions and directed
acquittals on all charges. In his view, the police conduct constituted a very serious breach of Mr. MacDonald’s rights
and, despite the reliability of the evidence obtained and the state’s interest in a trial on the merits, the admission of the
evidence would bring the administration of justice into disrepute.
Hersh Wolch, Q.C. for the appellant/respondent Erin Lee MacDonald
William D. Delaney, Q.C. and Jennifer A. MacLellan for the respondent/appellant
Erin Lee MacDonald c. Sa Majesté la Reine - et entre - Sa Majesté la Reine c. Erin Lee MacDonald
Charte canadienne des droits et libertés - Droit criminel - Infractions relatives aux armes - Fouilles, perquisitions et
saisies - Détermination de la peine - Peines minimales - Les droits de M. MacDonald garantis par l’art. 8 de la Charte
ont-ils été violés? - La connaissance de l’illégalité est-elle un élément essentiel de l’infraction de possession non
autorisée d’une arme à feu à autorisation restreinte chargée, contraire au par. 95(1) du Code criminel? - La prétendue
croyance erronée de M. MacDonald selon laquelle son autorisation de transporter son arme à feu s’étendait à son
domicile à Halifax constituait-elle une erreur de fait, par opposition à une erreur de droit, fournissant ainsi un moyen de
défense à l’accusation? - La Cour d’appel aurait-elle dû ordonner un nouveau procès relativement à la déclaration de
culpabilité en vertu du par. 95(1), plutôt que d’inscrire un acquittement, puisque le moyen de d éfense d’erreur de fait
n’avait pas été clairement soumis au juge du procès? - La Cour d’appel a-t-elle eu tort de réduire les peines imposées
relativement aux déclarations de culpabilité en vertu des art. 86 et 88? - La peine minimale obligatoire prescrite au
par. 95(2) du Code criminel constitue-t-elle une peine cruelle et inusitée qui viole l’art. 12 de la Charte et, dans
l’affirmative, l’atteinte constitue-t-elle une limite raisonnable dont la justification peut se démontrer dans le cadre d’une
société libre et démocratique, au sens de l’article premier de la Charte?
Monsieur MacDonald a été déclaré coupable de manipulation négligente d’une arme à feu, de possession d’une arme à
feu dans un dessein dangereux pour la paix publique et de possession sans autorisation d’une arme à feu à autorisation
restreinte chargée, des infractions prévues aux art. 86, 88 et 95 du Code criminel, respectivement. Au procès, le juge a
essentiellement accepté le scénario présenté par le ministère public selon lequel M. MacDonald, grossier et en état
d’ébriété alors qu’il recevait quelques amis à son condo au centre-ville d’Halifax, s’était fait demander poliment et à
plusieurs reprises de baisser le volume de sa musique, et a fini par ouvrir la porte aux policiers en portant une arme à
feu à autorisation restreinte chargée. Une bagarre pour le fusil avec les policiers s’en est ensuivie. En appel,
M. MacDonald a plaidé que la conduite des policiers ce soir-là constituait une perquisition illégale contraire à l’art. 8 de
la Charte canadienne des droits et libertés et que le juge du procès avait eu tort de conclure que l’action policière était
justifiée dans l’intérêt de la sécurité des agents. Il a également contesté sa déclaration de culpabilité en vertu de
l’art. 95, plaidant que son arme à feu avait été enregistrée en Alberta et que cette autorisation s’étendait jusqu’à son
domicile à Halifax, si bien qu’il était autorisé à posséder cette arme. Subsidiairement, il a plaidé que même s’il n’avait
pas été autorisé à posséder l’arme à Halifax, il avait cru à tort — et donc innocemment — qu’il l’était. Les juges
majoritaires de la Cour d’appel ont annulé la déclaration de culpabilité en vertu de l’art. 95 et inscrit un acquittement, et
ils ont accueilli les appels de la peine interjetés par M. MacDonald. Toutefois, la Cour a conclu qu’il n’y pas eu
d’atteinte à l’art. 8 de la Charte et elle a rejeté cette partie de l’appel. Le juge Beveridge, dissident, aurait accueilli
l’appel, annulé les déclarations de culpabilité et ordonn ée des acquittements relativement à toutes les accusations. À
son avis, la conduite des policiers constituait une atteinte très grave aux droits de M. MacDonald et, malgré la fiabilité
de la preuve obtenue et l’intérêt de l’État à ce qu’il y ait un procès sur le fond, l’admission de la preuve aurait pour effet
de déconsidérer l’administration de la justice.
Hersh Wolch, c.r. pour l’appelant/intimé Erin Lee MacDonald
William D. Delaney, c.r. et Jennifer A. MacLellan pour l’intimée/appelante Sa
Majesté la Reine

References: Art. 29
 art. 29
 art. 2195
 art. 123
 CSC 
 CSC 
 CSC 

art. 7
 art. 243
 art. 243
 art. 238
 art. 25
 art. 14
 art. 86
 art. 86