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Guide normes de base. Edition Rf-Technologies. t. +32 (0) f. +32 (0)
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1 Guide normes de base Edition 2013 Rf-Technologies Lange Ambachtstraat Oosterzele Belgium t. +32 (0) f. +32 (0)
2 AVANT-PROPOS Chères lectrices, chers lecteurs, Le Moniteur Belge a publié le 21 septembre 2012 l «Arrêté Royal du 12 juillet 2012 modifiant l arrêté royal du 7 juillet 1994 fixant les normes de base en matière de prévention contre l incendie et l explosion, auxquelles les bâtiments nouveaux* doivent satisfaire». Cette publication nous a incités à développer cette nouvelle édition du «Guide des normes de base pour la prévention incendie». En notre rôle de fabricant d une large gamme de produits destinés au compartimentage et au désenfumage, nous souhaitons sensibiliser tous les acteurs concernés à une politique de prévention incendie proactive et qualitative. Nous espérons contribuer à cet objectif par la publication de ce recueil. Ce manuel contient l'arrêté Royal (AR) de 7 juillet 1994, consignant la législation sur la prévention incendie ; les AR du 4 avril 1996, 18 décembre 1996, 19 décembre 1997, 4 avril 2003, 13 juin 2007, 1er mars 2009 et 12 juillet 2012 sont complètement ou partiellement inclus. Dans cette publication vous trouverez également les nouvelles annexes 2/1, 3/1, 4/1, 5/1 et 7 de l AR du 12 juillet La version précédente du guide avec les annexes 2, 3, 4 et 5 reste disponible sur notre site Par rapport à la version précédente de l AR, les points suivants ont été amendés : - Modification des dispositions concernant la réaction au feu des matériaux de construction - Adaptation aux normes européennes des dispositions concernant la résistance au feu - Nouvelles exigences pour les façades, les chaufferies, et la ventilation dans les bâtiments bas - Modification des dispositions concernant la ventilation des cages d ascenseur dans les bâtiments à basse consommation énergétique - Dispositions supplémentaires concernant les toitures vertes - Conversion de la circulaire ministérielle concernant les traversées en annexe 7 La législation fédérale, son interprétation, ainsi qu un tableau comparatif en fonction de la hauteur des bâtiments, sont consultables sur le site du SPF Intérieur : Les dispositions de prévention incendie spécifiques liées aux personnes ou à un endroit relèvent respectivement des Communautés et des Régions. Les arrêtés et décrets adoptés par ces organes peuvent être consultés sur le site du Fireforum : Ce guide des normes de base pour la prévention incendie se veut un outil pratique pour les architectes, bureaux d'études, dessinateurs, conseillers en prévention incendie, services d'entretien et de sécurité, services incendie, propriétaires, gérants, exploitants, assureurs et organismes de contrôle. Nous espérons que cet outil vous permettra de participer à la construction d un avenir sécurisé pour tous. L équipe Rf-t Rf-Technologies Open to innovation, closed to fire * également applicables aux extensions de bâtiments existants. 1
4 Arrêté Royal 7 juillet 1994 Arrêté Royal 4 avril 1996 Arrêté Royal 18 décembre 1996 Arrêté Royal 19 décembre 1997 Arrêté Royal 4 avril 2003 Arrêté Royal de 13 juin 2007 Arrêté Royal de 1 mars 2009 Arrêté Royal du 12 juillet 2012 ANNEXE 1: TERMINOLOGIE 1. Définitions générales Incendie 1.2 Définitions relatives à l ensemble du bâtiment 1.3 Produits de construction 1.4 Elément de construction 1.5 Paroi 1.6 Compartiment 1.7 Plancher brut 1.8 Plafond 1.9 Plancher fini 1.10 Faux plafond 1.11 Niveau 1.12 Bâtiment 1.13 Parking ouvert 1.14 Bâtiment industriel 1.15 Eléments structurels 1.16 Locaux à occupation nocturne 1.17 Locaux à occupation diurne 1.18 Duplex 1.19 Ligne de foulée 1.20 Autonome 1.21 Non autonome 1.22 Vigilant 1.23 Dormant 1.24 Toiture verte 1.25 Végétation environnante 1.26 Limite de la végétation environnante 2. Résistance au feu Evaluation générale des éléments de construction 2.2 Evaluation spécifique pour les portes résistant au feu 3. Réaction au feu Le système de classification des caractéristiques 3.2 La performance en matière de réaction au feu d'un produit de construction 3.3 Produits appartenant aux classes A1 et A1 FL sans essai préalable 3.4 Exigences relatives aux conditions d'utilisation 3bis Performance vis-à-vis d'un feu extérieur des revêtements de toiture Terminologie relative aux équipements thermiques et aérauliques Appareil local à combustion 4.2 Compteur de gaz renforcé 4.3 Brasage fort 4.4 Conduit 4.5 Tuyau 4.6 Canalisation 4.7 Gaine 4.8 Résistance à la propagation du feu d un canal d air (Ro) 4.9 Clapet résistant au feu 4.10 Niveau sinistré 5 Divers Porte 5.2 Local ou espace technique 5.3 Source autonome de courant 5.4 Eclairage de remplacement 5.5 Eclairage de sécurité 5.6 Evacuation 5.7 Découverte, détection, annonce, alerte, alarme 5.8 Lieu sûr 3
5 5.9 Approvisionnement en eau d extinction 5.10 Façades 5.11 Sécurité positive 5.12 Traversées 6 Terminologie relative aux bâtiments industriels Charge calorifique q fi,k [MJ/m 2 ] 6.2 Charge calorifique caractéristique q fi,d [MJ/m 2 ] ANNEXE 2/1: BATIMENTS BAS H < 10M 0 Généralités Objet 0.2 Domaine d application 0.3 Planches 1. Implantation et chemins d accès Compartimentage et évacuation Division en compartiments 2.2 Evacuation des compartiments 3. Prescriptions relatives à certains éléments de construction Traversées des parois 3.2 Eléments structuraux 3.3 Parois verticales et portes intérieures 3.4 Plafonds et faux plafonds 3.5 Façades 4. Prescriptions relatives à la construction des bâtiments et des espaces d évacuation Compartiments 4.2 Cages d escalier intérieures 4.3 Escaliers extérieurs 4.4 Chemins d évacuation et coursives 4.5 Signalisation 5. Prescriptions relatives à la construction de certains locaux et espaces techniques Locaux et espaces techniques 5.2 Parkings 5.3 Salles 5.4 Ensemble commercial 5.5 Cuisines collectives 6. Equipement des immeubles Ascenseurs et monte-charges 6.2 Paternosters, transporteurs à conteneurs et monte-charges à chargement et déchargement automatiques 6.3 Escaliers mécaniques 6.4 Ascenseurs pour personnes à mobilité réduite 6.5 Installations électriques de basse tension, de force motrice, d éclairage et de signalisation 6.6 Installations alimentées en gaz combustible et distribué par canalisations 6.7 Installations aérauliques 6.8 Annonce, alerte, alarme et moyens d extinction des incendies ANNEXE 3/1 : BATIMENTS MOYENS 10 H 25M 0. Généralités Objet 0.2 Domaine d application 0.3 Planches 1. Implantation et chemins d accès Compartimentage et évacuation Divisions en compartiments 2.2 Evacuation des compartiments Dispositions relatives à certains éléments de construction Traversées des parois 3.2 Eléments structuraux
6 3.3 Parois verticales et portes intérieures 3.4 Plafonds et faux plafonds 3.5 Façades 3.6 Toitures 4. Prescriptions relatives à la construction des bâtiments et des espaces d évacuation Compartiments 4.2 Cages d escalier intérieures 4.3 Cages d escalier extérieures 4.4 Chemins d évacuation et coursives 4.5 Signalisation 5. Prescriptions relatives à la construction de certains locaux et espaces techniques Locaux et espaces techniques 5.2 Parkings 5.3 Salles 5.4 Ensemble commercial 5.5 Cuisines collectives 6. Equipement des immeubles Ascenseurs et monte-charges 6.2 Paternosters, transporteurs à conteneurs et monte-charges à chargement et déchargement automatiques 6.3 Escaliers mécaniques 6.4 Ascenseurs pour personnes à mobilité réduite 6.5 Installations électriques à basse tension, de force motrice, d éclairage et de signalisation 6.6 Installations alimentées en gaz combustible et distribué par canalisations 6.7 Installations aérauliques 6.8 Dispositifs d annonce, alerte, alarme et moyens d extinction des incendies ANNEXE 4/1: BATIMENTS ELEVES H > 25M 0. Généralités Objet 0.2 Domaine d application 0.3 Planches 1. Implantation et chemins d accès Compartimentage et évacuation Divisions en compartiments 2.2 Evacuation des compartiments 3 Prescriptions relatives à certains éléments de construction Traversées des parois 3.2 Eléments structuraux 3.3 Parois verticales et portes intérieures 3.4 Plafonds et faux plafonds 3.5 Façades 3.6 Toitures 4. Prescriptions relatives à la construction des bâtiments et des espaces d évacuation Compartiments 4.2 Cages d escalier intérieures 4.3 Cages d escalier extérieures 4.4 Chemins d évacuation et coursives 4.5 Signalisation 5. Prescriptions relatives à la construction de certains locaux et espaces techniques Locaux et espaces techniques 5.2 Parkings 5.3 Salles 5.4 Ensemble commercial 5.5 Cuisines collectives 6. Equipement des immeubles Ascenseurs et monte-charges 6.2 Paternosters, transporteurs à conteneurs et monte-charges à chargement et déchargement automatiques 6.3 Escaliers mécaniques 6.4 Ascenseurs pour personnes à mobilité réduite 6.5 Installations électriques de basse tension, de force motrice, d éclairage et de signalisation 5
7 6.6 Installations alimentées en gaz combustible et distribué par canalisations 6.7 Installations aérauliques 6.8 Dispositifs d annonce, alerte, alarme et extinction des incendies 6.9 Installations aérauliques d évacuation de fumée ANNEXE 5/1: REACTION AU FEU PERFORMANCE VIS-À-VIS D'UN FEU EXTÉRIEUR Planches 1. Objet 2. Classement des bâtiments en fonction du risque lié à l occupation 3. Locaux 4. Chemins d évacuation et cages d escalier 5. Exigences relatives aux petites surfaces 6. Façades 7. Planchers surélevés 8. Toitures Classes selon l'annexe 5 ANNEXE 6: BATIMENTS INDUSTRIELS 1. Généralités Objet 1.2 Domaine d application 2. Classement des bâtiments industriels Eléments structurels et taille du compartiment Stabilité en cas d incendie des éléments structurels 3.2 Dimension des compartiments 3.3 Solutions-type 3.4 Paroi de compartiment 3.5 Stabilité au feu des parois extérieures et parois de compartiment 4. Bâtiment industriels comportant plusieurs parties Compartiments 4.2 Les parois verticales de compartimentage 5. Protection active contre l'icendie Généralités 5.2 Détection incendie, annonce, alerte 5.3 Installation d évacuation de fumées et de chaleur 5.4 Installation d extinction automatique 5.5 Annonce de l incendie 5.6 Poste central de contrôle et de commande 6. Distance entre les bâtiments Généralités 6.2 Symétrie en miroir par rapport à la limite de la parcelle 6.3 Accumulation de biens combustibles 6.4 Bâtiments équipés d une installation d extinction automatique 6.5 Parois communes 6.6 Comportement au feu des toitures 7. Evacuation Nombre de sorties 7.2 Chemin à parcourir jusqu à une sortie 7.3 Largeur des sorties et des voies d évacuation 7.4 Signalisation et éclairage de sécurité 7.5 Alarme et annonce 8. Sécurité des équipes de secours Accessibilité 8.2 Moyens d extinction et approvisionnement en eau d extinction 8.3 Plans monodisciplinaires d intervention 6
8 ANNEXE 7: DISPOSITIONS COMMUNES 0. Généralités Domaine d application 1.2 Planches 1. Les traversées d'éléments de construction Domaine d application 1.2 Terminologie 1.3 Critères requis 1.4 Durée requise 1.5 Détermination des caractéristiques des produits 1.6 Solution type A - Obturation d'une traversée simple au moyen de mortier ou de laine de roche 1.7 Solution type B - Traversée simple au moyen d'un fourreau 1.8 Solution type C - Raccordement direct à une cuvette de WC suspendue 7
9 8 7 JUILLET 1994 ARRÊTÉ ROYALFIXANT LES NORMES DE BASE EN MATIÈRE DE PRÉVENTION CONTRE L INCENDIE ET L EXPLOSION, AUXQUELLES LES BÂTIMENTS NOUVEAUX DOIVENT SATISFAIRE. ALBERT II, Roi des Belges, A tous, présents et à venir, Salut, Vu la loi du 30 juillet 1979 relative à la prévention des incendies et des explosions ainsi qu à l assurance obligatoire de la responsabilité civile dans ces mêmes circonstances, notamment l article 2, modifié par la loi du 22 mai 1990;Vu l avis du Conseil supérieur de la Sécurité contre l incendie et l explosion; Vu l avis de la Commission des Communautés Européennes; Vu l avis du Conseil d Etat; Sur la proposition de Notre Ministre de l Intérieur et de l avis de Nos Ministres que en ont délibéré en Conseil. Nous avons arrêté et arrêtons: Article 1 er. Les bâtiments nouveaux doivent satisfaire aux spécifications techniques existantes reprises dans les annexes du présent arrêté. Pour l application du présent arrêté 1 'bâtiments nouveaux': les bâtiments à construire ainsi que les extensions et rénovations aux bâtiments existants pour ce qui concerne la partie extension ou rénovation. 2 'rénovation': les travaux modifiant les éléments structuraux d un bâtiment tels que définis au point 3.2 des annexes 2, 3 et 4 au présent arrêté. 3 'extension': les travaux d agrandissement de la construction existante. Art. 2. Ces spécifications techniques s appliquent à tous les bâtiments nouveaux tels que définis dans les annexes du présent arrêté indépendamment de leur destination. Art. 3. Les méthodes d essai et de classification telles que visées dans les annexes du présent arrêté sont d application aussi longtemps quelles n ont pas été remplacées par des spécifications techniques concrétisées en exécution de la Directive du Conseil des Communautés Européennes (89/106/EGG) du 21 décembre 1988, relative au rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des Etats Membres, concernant les produits de construction. Durant la même période, s il est établi au moyen des documents nécessaires qu un produit satisfait aux exigences du présent arrêté selon les méthodes d essai et de classification équivalentes dans un autre Etat Membre de la C.E.E., ce produit est considéré comme satisfait aux spécifications techniques fixées par le présent arrêté. Art. 4. Sans préjudice des dispositions visées à l article 3, le Ministre de l Intérieur peut accorder des dérogations lorsqu il est impossible de satisfaire à une ou plusieurs spécifications contenues dans les annexes du présent arrêté. Les solutions alternatives doivent présenter un niveau de sécurité au moins équivalent au niveau requis par les dispositions pour lesquelles une dérogation est demandé. Pour les immeubles dans lesquels des travailleurs sont mis au travail, l avis favorable du Ministère de l Emploi et du Travail est préalablement requis. Art. 5. L Arrêté Royaldu 4 avril 1972 fixant les conditions générales reprises dans la norme NBN relative à la protection contre l incendie dans les bâtiments élevés, modifié par l Arrêté Royaldu 10 novembre 1974, est abrogé. Art. 6. Le présent arrêté ainsi que les annexes 1, 3, 4 et 5 entrent en vigueur un mois après sa publication au Moniteur belge. L annexe 2 entre en vigueur un an après la publication du présent arrêté au Moniteur belge. DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES Art. 6/1. Les éléments de construction dont la résistance au feu a été évaluée selon la norme NBN , et la norme DIN pour les canaux d air, et qui ne sont pas soumis à l obligation du marquage CE, sont autorisés pendant un délai de quatre ans après l entrée en vigueur du présent arrêté. A cette fin, la durée de résistance au feu exigée dans les annexes du présent arrêté est convertie en heures, précédée de «Rf» ou respectivement de «Ro» pour les canaux d air. Ces éléments de construction peuvent être maintenus dans le bâtiment après la période transitoire indiquée. Art. 6/2. Les dispositions des points 9 et 10 de l annexe 5/1 sont d application aux produits de construction qui ne sont pas soumis à l obligation du marquage CE et ce, pendant un délai de quatre ans après l entrée en vigueur du présent arrêté. Ces produits de construction peuvent être maintenus dans le bâtiment après la période transitoire indiquée. Art. 6/3. Les matériaux superficiels de la couverture des toitures qui sont classés A1 selon le système de classification décrit à l annexe 5 peuvent être utilisés dans les emplois prévus au point 8 de l annexe 5/1 pendant un délai de quatre ans après l entrée en vigueur du présent arrêté lorsqu ils ne sont pas soumis à l obligation du marquage CE. Ces produits de construction peuvent être maintenus dans le bâtiment après la période transitoire indiquée. Art. 7. Notre Ministre de l Interieur, Notre Ministre de la Politique Scientifique et de l Infrastructure, Notre Ministre de l Emploi et du Travail sont, chacun en ce qui le concerne, chargés de l exécution du pèsent arrêté. Donné à Bruxelles, le 7 juillet ALBERT Par le roi: Le Ministre de l Intérieur, L. TOBBACK Le Ministre de la Politique Scientifique et de l Infrastructure, J.-M. DEHOUSSE La Ministre de l Emploi et du Travail, Mme M. SMET Les annexes 1, 2, 3, 4 et 5 paraissent en supplément au Moniteur belge ce jour, sous les folios 1 à AVRIL 1996 ARRÊTÉ ROYALMODIFIANT L ARRÊTÉ ROYALDU 7 JUILLET 1994 FIXANT LES NORMES DE BASE EN MATIÈRE DE PRÉVENTION CONTRE L INCENDIE ET L EXPLOSION, AUXQUELLES LES BÂTIMENTS NOUVEAUX DOIVENT SATISFAIRE. ALBERT II, Roi des Belges, A tous, présents et à venir, Salut. Vu la loi du 30 juillet 1979 relative à la prévention des incendies et des explosions ainsi qu a l assurance obligatoire de la responsabilité civile dans ces mêmes circonstances, notamment l article 2, modifié par la loi du 22 mai 1990; Vu l Arrêté Royaldu 7 juillet 1994 fixant les normes de base en matière de prévention contre l incendie et
10 l explosion auxquelles les bâtiments nouveaux doivent satisfaire, notamment l article 6; Vu l avis du 25 janvier 1996 du Conseil supérieur de la sécurité contre l incendie et l explosion; Vu l avis de l Inspection des Finances donné le 11 mars 1989; Vu l urgence; Considérant que l annexe 2 de l Arrêté Royalprécité relative aux bâtiments bas entre en vigueur le 26 avril 1996; Considérant que les prescriptions techniques contenues dans cette annexe sont actuellement soumises à révision; Considérant qu il est dès lors indispensable de reporter la date d entrée en vigueur de l annexe susvisée et que cette mesure doit intervenir avant le 26 avril 1996; Sur la proposition de Notre Ministre de l Intérieur, de Notre Ministre de l Emploi et du Travail et de Notre Secrétaire d Etat à la Sécurité et de l avis de Nos Ministres qui en ont délibéré en Conseil, Nous avons arrêté et arrêtons: Article 1 er. A l alinéa 2 de l article 6 de l Arrêté Royaldu 7 juillet 1994 fixant les normes de base en matière de prévention contre l incendie et l explosion auxquelles les bâtiments nouveaux doivent satisfaire, les mots un an après la publication du présent arrêté au Moniteur belge sont remplacés par les mots au 1 er janvier Art. 2. Le présent arrêté entre en vigueur le jour de sa publication au Moniteur belge. Art. 3. Notre Ministre de l Intérieur, Notre Ministre de l Emploi et du Travail et Notre Secrétaire d Etat à la Sécurité sont, chacun en ce qui le concerne, chargés de l exécution du présent arrêté. Donné à Ciergnon, le 4 avril ALBERT Par le Roi: Le Ministre de l Intérieur, J. VANDE LANOTTE La Ministre de l Emploi et du Travail, Mme M. SMET Le Secrétaire d Etat à la Sécurité, J. PEETERS 18 DÉCEMBRE 1996 ARRÊTÉ ROYALMODIFIANT L ARRÊTÉ ROYALDU 7 JUILLET 1994 FIXANT LES NORMES DE BASE EN MATIÈRE DE PRÉVENTION CONTRE L INCENDIE ET L EXPLOSION, AUXQUELLES LES BÂTIMENTS NOUVEAUX DOIVENT SATISFAIRE. ALBERT II, Roi des Belges, A tous, présents et à venir, Salut. Vu la loi du 30 juillet 1979 relative à la prévention des incendies et des explosions ainsi qu à l assurance obligatoire de la responsabilité civile dans ces mêmes circonstances, notamment l article 2, modifié par la loi du 22 mai 1990; Vu l Arrêté Royaldu 7 juillet 1994 fixant les normes de base en matière de prévention contre l incendie et l explosion auxquelles les bâtiments nouveaux doivent satisfaire, modifié par l Arrêté Royaldu 4 avril 1996, notamment les articles 5 et 6; Vu l avis du Conseil supérieur de la sécurité contre l incendie et l explosion rendu lors des ses séances du 24 octobre 1996 et du 28 novembre 1996; Vu l avis d l Inspection des Finances donné le 2 décembre 1996; Vu les lois sur le Conseil d Etat, coordonnées le 12 janvier 1973, notamment l article 3, 1 er, remplacé par la loi du 9 août 1980 et modifié par les lois des 16 juin 1989, 4 juillet 1989, 6 avril 1995 et 4 août 1996; Vu l urgence; Considérant que l article 5 de l Arrêté Royaldu 7 juillet 1994 a abrogé l Arrêté Royaldu 4 avril 1972 fixant les conditions générales reprises dans la norme NBN relative à la protection contre l incendie dans les bâtiments élevés, modifié par l Arrêté Royaldu 10 novembre 1974; Considérant qu il convient de prendre rapidement les mesures permettant, les cas échéant, d octroyer des dérogations pour les ouvrages pour lesquels il existe un permis de bâtir valable délivré sous le régime de l Arrêté Royaldu 4 avril 1972 précité; Considérant par ailleurs que l annexe 2 de l Arrêté Royalprécité relative aux bâtiments bas entre en vigueur le 1er janvier 1997; Considérant que les prescriptions techniques contenues dans cette annexe sont actuellement soumises à révision; Considérant qu il est impossible de terminer cette révision et de procéder aux consultations requises avant le 1er janvier 1997; Considérant que les prescriptions relatives aux bâtiments industriels sont elles aussi soumises à révision; Considérant enfin qu il importe dès lors de suspendre le plus tôt possible l application des normes de base en ce qui concerne les bâtiments industriels; Sur la proposition de Notre Ministre de l Intérieur, de Notre Ministre de l Emploi et du Travail, de Notre Ministre des Transports et de Notre Secrétaire d Etat à la Sécurité et de l avis de Nos Ministres qui en ont délibéré en Conseil, Nous avons arrêté et arrêtons: Article 1 er. L article 5 de l Arrêté Royaldu 7 juillet 1994 fixant les normes de base en matière de prévention contre l incendie et l explosion, auxquelles les bâtiments nouveaux doivent satisfaire est complété par les alinéas suivants: Pour les ouvrages pour lesquels il existe un permis de bâtir délivré sous le régime de l Arrêté Royaldu 4 avril 1972 précité, le Ministre de l Intérieur peut accorder des dérogations aux normes prescrites par l Arrêté Royaldu 4 avril Toutefois, la demande de dérogation n est recevable que si le permis de bâtir est valable le jour de l envoi recommandé de la demande au président de la Commission d équivalence et de dérogation créée par arrêté ministériel du 5 mai Le Ministre recueille l avis de ladite Commission qui rend son avis conformément au prescrit de l article 1 er, alinéa 3, de l Arrêté Royaldu 4 avril 1972 précité. Art. 2. A l alinéa 2 de l article 6 du même arrêté, les mots un an après la publication du présent arrêté au Moniteur belge sont remplacés par les mots au 31 décembre Art. 3 à Art. 6 concernent des modifications des annexes de l Arrêté Royaldu 7 juillet Art. 7. Le présent arrêté entre en vigueur le jour de sa publication au Moniteur belge. Art. 8. Notre Ministre de l Intérieur, Notre Ministre de l Emploi et du Travail, Notre Ministre des Transports et Notre Secrétaire d Etat à la Sécurité sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l exécution du présent arrêté. Donné à Bruxelles, le 18 décembre ALBERT Par le Roi: Le Ministre de l Intérieur, 9
11 10 J. VANDE LANOTTE La Ministre de l Emploi etdu Travail, Mme. M. SMET Le Ministre des Transports, M. DAERDEN Le Secrétaire d Etat à la Sécurité, J. PEETERS 19 DECEMBRE ARRÊTÉ ROYALMODIFIANT L ARRÊTÉ ROYALDU 7 JUILLET 1994 FIXANT LES NORMES DE BASE EN MATIÈRE DE PRÉVENTION CONTRE L INCENDIE ET L EXPLOSION, AUXQUELLES LES BÂTIMENTS NOUVEAUX DOIVENT SATISFAIRE ALBERT II, Roi des Belges, A tous, présents et à venir, Salut. Vu la loi du 30 juillet 1979 relative à la prévention des incendies et des explosions ainsi qu à l assurance obligatoire de la responsabilité civile dans ces mêmes circonstances, notamment l article 2, modifié par la loi du 22 mai 1990; Vu l Arrêté Royaldu 7 juillet 1994 fixant les normes de base en matière de prévention contre l incendie et l explosion, auxquelles les bâtiments nouveaux doivent satisfaire, modifié par l Arrêté Royaldu 18 décembre 1996; Vu l avis des 22 mai et 11 septembre 1997 du Conseil supérieur de la Sécurité contre l incendie et l explosion; Vu l avis de la Commission des Communautés Européennes donné en vertu de la directive 83/189/ CEE du Conseil des Communautés européennes du 28 mars 1983 prévoyant une procédure d information dans le domaine des normes et réglementations techniques, modifiée par les directives 88/182/CEE du 22 mars 1988, 94/10/CEE du 23 mars 1994, et par la décision 96/139/CE du 24 janvier 1996; Vu l avis de l Inspection des Finances, donné le 19 novembre 1997; Vu l urgence motivée par la nécessité d arrêter et de publier au Moniteur belge, de nouvelles prescriptions techniques relatives aux bâtiments bas avant le 31 décembre 1997 sous peine de voir entrer en vigueur un texte obsolète; Vu l avis du Conseil d Etat donné le 5 décembre 1997, en application de l article 84, alinéa 1 er, 2, des lois sur le Conseil d Etat, coordonnées le 12 janvier 1973, remplacé par la loi du 4 août 1996; Sur la proposition de Notre Vice-Premier Ministre et Ministre de l Intérieur, de Notre Ministre de l Emploi et du Travail et du Secrétaire d Etat à la Sécurité, adjoint au Ministre de l Intérieur, et de l avis de Nos Ministres qui en ont délibéré en Conseil, Nous avons arrêté et arrêtons : Article 1 er. Les annexes 1 à 5 de l Arrêté Royal du 7 juillet 1994 fixant les normes de base en matière de prévention contre l incendie et l explosion, auxquelles les bâtiments nouveaux doivent satisfaire, sont remplacées par les annexes 1 à 5 du présent arrêté. Art. 2. L article 6 de l Arrêté Royal du 7 juillet 1994 fixant les normes de base en matière de prévention contre l incendie et l explosion, auxquelles les bâtiments nouveaux doivent satisfaire, modifié par l article 2 de l Arrêté Royaldu 18 décembre 1996, est abrogé. Art. 3. Le présent arrêté entre en vigueur le 31 décembre Art. 4. Notre Vice-Premier Ministre et Ministre de l Intérieur, Notre Ministre de l Emploi et du Travail et le Secrétaire d Etat à la Sécurité, adjoint au Ministre de l Intérieur sont chargés chacun en ce qui le concerne, de l exécution du présent arrêté. Donné à Bruxelles le, 19 décembre ALBERT Par le Roi : Le Vice-Premier Ministre et Ministre de l Intérieur, J. VANDE LANOTTE La Ministre de l Emploi et du Travail, Mme M. SMET Le Secrétaire d Etat à la Sécurité, J. PEETERS 4 AVRIL ARRÊTÉ ROYALMODIFIANT L ARRÊTÉ ROYALDU 7 JUILLET 1994 FIXANT LES NORMES DE BASE EN MATIÈRE DE PRÉVENTION CONTRE L INCENDIE ET L EXPLOSION, AUXQUELLES LES BÂTIMENTS NOUVEAUX DOIVENT SATISFAIRE ALBERT II, Roi des Belges, A tous, présents et à venir, Salut. Vu la loi du 30 juillet 1979 relative à la prévention des incendies et des explosions ainsi qu à l assurance obligatoire de la responsabilité civile dans ces mêmes circonstances, notamment l article 2, modifié par la loi du 22 mai 1990; Vu l Arrêté Royal du 7 juillet 1994 fixant les normes de base en matière de prévention contre l incendie et l explosion, auxquelles les bâtiments nouveaux doivent satisfaire, modifié par les arrêtés royaux du 18 décembre 1996 et 19 décembre 1997; Vu l avis du Conseil supérieur de la sécurité contre l incendie et l explosion du 18 mars 1999; Vu l accomplissement des formalités prescrites par la directive 98/34/CE du Parlement européen et du Conseil prévoyant une procédure d information dans le domaine des normes et réglementations techniques; Vu l avis de l Inspecteur des Finances, donné le 11 mars 2003; Vu les lois sur le Conseil d Etat, coordonnées le 12 janvier 1973, notamment l article 3, 1 er, remplacé par la loi du 4 juillet 1989 et modifié par la loi du 4 août 1996; Vu l urgence; Considérant que l Arrêté Royaldu 7 juillet 1994 précité fixe les normes de base en matière de prévention contre l incendie et l explosion; Considérant que l arrêté susmentionné n autorise pas l installation d ascenseurs ne disposant pas de salle de machines; Considérant cependant qu à l heure actuelle, le secteur de la construction préconise l installation de ce type d ascenseurs, dans la plupart des nouveaux bâtiments, compte tenu de son degré de fiabilité; Considérant qu actuellement, l installation de ces ascenseurs n est possible qu en recourant à la procédure de dérogation, qui impose aux entreprises un délai de trois à six mois; Considérant que pour des raisons de sécurité, il s impose de rendre réglementaire, dans les plus brefs délais, l installation de ce type d ascenseurs; Considérant qu il est tout aussi urgent d imposer le respect de mesures de sécurité adéquates lors de l installation de ces engins; Sur la proposition de Notre Ministre de l Intérieur et de Notre Ministre de l Emploi et du Travail, et de l avis de Nos Ministres qui en ont délibéré en Conseil, Nous avons arrêté et arrêtons: Article 1 er. L article 1 er de l Arrêté Royaldu 7 juillet 1994 fixant les normes de base en matière de prévention contre l incendie et l explosion, auxquelles les bâtiments nouveaux doivent satisfaire, est remplacé par la disposition suivante : «Article 1er. Les spécifications techniques contenues
12 dans les annexes du présent arrêté sont d application: - aux bâtiments à construire; - aux extensions aux bâtiments existants, en ce qui concerne la seule extension. Les normes de base ne sont pas d application aux bâtiments existants. On entend par «bâtiments existants»: - les bâtiments élevés et moyens, pour lesquels la demande de permis de bâtir a été introduite avant le 26 mai 1995; - les bâtiments bas pour lesquels la demande de permis de bâtir a été introduite avant le 1 er janvier 1998.» Art. 2 à Art 19 concernent des modifications des annexes de l arrêté du 19 décembre Art. 20. Le présent arrêté entre en vigueur le 4 avril Art. 21. Notre Ministre de l Intérieur et Notre Ministre de l Emploi et du Travail sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l exécution du présent arrêté. Donné à Bruxelles, le 4 avril ALBERT Par le Roi: Le Ministre de l Intérieur, A. DUQUENSE La Ministre de l Emploi et du Travail, Mme L. ONKELINX 13 JUIN ARRÊTÉ ROYAL MODIFIANT L ARRÊTÉ ROYAL DU 7 JUILLET 1994 FIXANT LES NORMES DE BASE EN MATIÈRE DE PRÉVENTION CONTRE L INCENDIE ET L EXPLOSION, AUXQUELLES LES BÂTIMENTS NOUVEAUX DOIVENT SATISFAIRE ALBERT II, Roi des Belges, A tous, présents et à venir, Salut. Vu la loi du 30 juillet 1979 relative à la prévention des incendies et des explosions ainsi qu à l assurance obligatoire de la responsabilité civile dans ces mêmes circonstances, notamment l article 2, modifié par la loi du 22 décembre 2003; Vu l arrêté royal du 7 juillet 1994 fixant les normes de base en matière de prévention contre l incendie et l explosion, auxquelles les bâtiments nouveaux doivent satisfaire, modifié par les Arrêtés Royaux des 18 décembre 1996, 19 décembre 1997 et 4 avril 2003; Vu l avis du Conseil supérieur de la Sécurité contre l l incendie et l explosion du 24 novembre 2005; Vu l accomplissement des formalités prescrites par la Directive 98/34/CE du Parlement européen et du Conseil prévoyant une procédure d information dans le domaine des normes et réglementations techniques; Vu l avis de l Inspecteur des Finances, donné le 10 novembre 2006; Vu l avis /4 du Conseil d Etat, donné le 7 mars 2007; Sur la proposition de Notre Ministre de l Intérieur et de l avis de Nos Ministres qui en ont délibéré en Conseil, Nous avons arrêté et arrêtons : Article 1 er. Le point 2 de l annexe 1 de l arrêté royal du 7 juillet 1994 fixant les normes de base en matière de prévention contre l incendie et l explosion, auxquelles les bâtiments nouveaux doivent satisfaire, modifié par l arrêté royal du 19 décembre 1997, est remplacé par la disposition suivante : 2. RÉSISTANCE AU FEU La résistance au feu est l aptitude d un élément d un ouvrage à conserver, pendant une durée déterminée, la capacité portante, l étanchéité et/ou l isolation thermique requises, spécifiées dans un essai normalisé de résistance au feu. Le système de classification pour la performance en matière de résistance au feu des produits de construction ainsi que des ouvrages et des parties d ouvrage de construction est décrit dans l annexe de la décision de la Commission 2000/367/CE du 3 mai 2000, mettant en oeuvre la directive 89/106/ CEE du Conseil, en ce qui concerne la classification des caractéristiques de résistance au feu des produits de construction, des ouvrages de construction ou de parties de ceux-ci, modifiée par la décision 2003/629/ CE du 27 août Evaluation générale des éléments de construction La performance en matière de résistance au feu d un élément de construction est attestée 1 par les informations accompagnant le marquage CE; 2 à défaut de marquage CE a) par un rapport de classement pour l application en cause établi par un laboratoire ou un organisme de certification d un Etat membre de l Union européenne ou d un autre pays, partie contractante de l accord relatif à l Espace économique européen, présentant les garanties d indépendance et de compétence telles qu elles sont fixées dans les normes de la série EN ou NBN EN ISO/IEC 17025; Ce rapport de classement est basé sur l une des procédures d évaluation suivantes : 1. un ou des essais effectués selon la norme européenne pertinente; 2. un ou des essais effectués selon la norme NBN ; 3. un ou des essais effectués selon une norme ou spécification technique d un autre Etat membre de l Union européenne ou d un autre pays, partie contractante de l accord relatif à l Espace économique européen permettant d assurer un niveau de protection équivalent; 4. une analyse de résultats d essais conduisant à un domaine d application déterminé; b) par une note de calcul élaborée selon une méthode agréée par le Ministre de l Intérieur selon la procédure et les conditions qu il détermine; c) par les informations accompagnant un agrément BENOR et/ou ATG, ou une appréciation équivalente acceptée dans un autre Etat membre de l Union européenne ou d un autre pays, partie contractante de l accord relatif à l Espace économique européen. 2.2 Evaluation spécifique pour les portes résistant au feu 1 er. Des exigences relatives aux portes résistant au feu 1 La résistance au feu des portes est testée selon les normes NBN EN et NBN EN De plus, les portes résistant au feu sont testées : a) selon les normes d essai NBN EN 951 et NBN EN 1294 pour ce qui concerne les dimensions; b) selon les normes d essai NBN EN 952 et NBN EN 1294 pour ce qui concerne la planéité; c) selon les normes d essai NBN EN 947, NBN EN 948, 11
13 NBN EN 949 et NBN EN 950 pour ce qui concerne les performances mécaniques; d) selon les normes d essai NBN EN 1191 et NBN EN pour ce qui concerne la durabilité mécanique. 3 Les performances minimales exigées pour les caractéristiques testées au point 2 sont, respectivement, les suivantes a) classe (D)2 selon la norme de classement NBN EN 1529; b) classe (V) 2 selon la norme NBN EN 1530, et classe (V)1 en fonction du niveau de sollicitation climatologique selon la norme de classement NBN EN 12219; c) classe (M)2 selon la norme de classement NBN EN 1192; d) classe (f)4 selon la norme de classement NBN EN Les exigences relatives à la durabilité mécanique sont renforcées en fonction de l usage de la porte conformément aux recommandations de la norme NBN EN Les portes résistant au feu font l objet, en ce qui concerne les exigences en matière de résistance au feu et les exigences minimales fixées au point 3, d une attestation de conformité selon le système décrit au point 2, i) de l annexe II de l Arrêté Royal du 19 août 1998 concernant les produits de construction, sans essais par sondage d échantillons prélevés dans l usine, sur le marché ou sur le chantier. 2. Des exigences relatives au placement des portes résistant au feu Les portes résistant au feu doivent être placées conformément aux conditions de placement sur la base desquelles elles ont obtenu leur classement en matière de résistance au feu. Art. 2. Le présent arrêté entre en vigueur le premier jour du sixième mois qui suit celui au cours duquel il aura été publié au Moniteur belge. Art. 3. Notre Ministre de l Intérieur est chargé de l exécution du présent arrêté. Donné à Bruxelles, le 13 juin ALBERT Par le Roi : Le Ministre de l Intérieur, P. DEWAEL 1 ER MARS ARRÊTÉ ROYAL MODIFIANT L ARRÊTÉ ROYAL DU 7 JUILLET 1994 FIXANT LES NORMES DE BASE EN MATIÈRE DE PRÉVENTION CONTRE L INCENDIE ET L EXPLOSION, AUXQUELLES LES BÂTIMENTS NOUVEAUX DOIVENT SATISFAIRE Sire, RAPPORT AU ROI Le présent projet modifie l arrêté royal du 7 juillet 1994 fixant les normes de base en matière de prévention contre l incendie et l explosion auxquelles les bâtiments nouveaux doivent satisfaire. Cette modification consiste, d une part, à ajouter une nouvelle annexe 6 contenant les spécifications techniques auxquelles la conception, la construction et l aménagement de nouveaux bâtiments industriels doivent satisfaire et, d autre part, à adapter les définitions contenues dans l annexe 1 re, en accord avec les nouvelles prescriptions de l annexe 6. L ajout d une annexe spécifiquement destinée aux bâtiments industriels se justifie par l exclusion de cette catégorie de bâtiments des annexes 2, 3 et 4 de l arrêté royal du 7 juillet 1994 précité. En effet, le concept de sécurité développé dans les annexes 2, 3 et 4 ne peut pas être appliqué aux bâtiments industriels. Ce projet d arrêté royal a fait l objet de l avis /4 du 19 mars 2008 du Conseil d Etat. Le texte a été adapté aux remarques du Conseil d Etat. Cependant, le projet rend obligatoire diverses normes et le Conseil d Etat fait observer qu il convient d en assurer la publication intégrale au Moniteur belge. Le projet ne suit pas l avis du Conseil d Etat sur ce point. Une norme reflète les règles de bonne pratique qui sont d application pour un produit donné, un procédé donné ou un service donné au moment de son adoption. Le respect d une norme n est pas obligatoire en soi. Il le devient néanmoins lorsque la réglementation applicable le prescrit. L article 2 de l arrêté royal du 25 octobre 2004 relatif aux modalités d exécution des programmes de normalisation ainsi qu à l homologation ou l enregistrement des normes, adopté en exécution de la loi du 3 avril 2003 relative à la normalisation, indique à ce sujet que l Etat et toutes les personnes de droit public peuvent renvoyer aux normes publiées par le Bureau de Normalisation, dans les arrêtés, les ordonnances, les actes administratifs et les cahiers des charges, par simple référence à l indicatif de ces normes. Une publication intégrale au Moniteur Belge n est pas possible. En vertu de l article 5 de l arrêté royal du 25 octobre 2004, le Bureau possède le droit d exploitation des bases de données et des documents de travail. Conformément à l article 2 de l arrêté royal du 25 octobre 2004 précité, l Etat peut, dans les arrêtés, renvoyer aux normes publiées par le Bureau par simple référence à l indicatif de ces normes. Le Conseil d Etat fait remarquer également que plusieurs dispositions manquent du minimum de précision que requiert un texte dont la violation est constitutive d une infraction pénale; ainsi en va-t-il des dispositions du point 5.1, alinéa 1 er et alinéa 3 et de la première phrase de l alinéa 1 er du point Les explications sont données infra, en regard des articles concernés. Le Conseil d Etat a aussi fait remarquer que le système de dérogations, prévu dans l article 2 de la loi du 30 juillet 1979, était insuffisamment organisé. Depuis, les arrêtés suivants ont été publiés : - l arrêté royal du 18 septembre 2008 déterminant la procédure et les conditions suivant lesquelles les dérogations aux normes de prévention de base sont accordées; - l arrêté royal du 18 juillet 2008 fixant la composition et le fonctionnement de la commission de dérogation. DEFINITION D UN BATIMENT INDUSTRIEL L article 1.14 de l annexe 1 re de l arrêté royal du 19 décembre 1997, modifiant l arrêté royal du 7 juillet 1994, contient la définition d un bâtiment industriel. Les bâtiments industriels, répondant à cette définition, sont d une grande diversité selon la nature des activités industrielles : 12
14 - manipulation et traitement de matières premières et de produits (semi-) finis (par ex. hall de production pour des profils PVC, four de combustion pour le traitement des déchets, hall d assemblage d électroménager domestique, brasserie, menuiserie, atelier de réparations, atelier de couture, imprimerie,...); - stockage, transbordement et distribution de matières premières et de produits (semi-) finis (par ex. entrepôts portuaires, stockage de bois, espaces réfrigérés pour produits surgelés, stockage de papier usagé et de déchets, garage à bus,...) - culture et stockage de plantes (par ex. serres horticoles, stockage en vrac de céréales,...) - élevage des animaux (par ex. élevage de volailles, haras,...) Les bâtiments dans lesquels ont lieu des activités commerciales comme la vente de biens (par ex. grandes surfaces, jardinerie et horticulture, commerce de détail,...) ou prestation de services (par ex. bureau de banque, administration d une entreprise,...) ne sont pas, selon cette définition, considérés comme des bâtiments industriels. COMMENTAIRES PAR ARTICLE 1.1 Objet Les prescriptions de cette nouvelle annexe visent à ce que les bâtiments industriels répondent aux objectifs de la loi du 30 juillet 1979 relative à la prévention des incendies et des explosions ainsi qu à l assurance obligatoire de la responsabilité civile dans ces mêmes circonstances. Ces prescriptions ne couvrent pas tous les risques (par ex. entreposage de produits inflammables). Pour répondre à d autres objectifs comme par ex. la protection de l environnement, des mesures supplémentaires seront peut-être nécessaires (par exemple, collecte de l eau d extinction, utilisation et entreposage des produits dangereux). Lorsqu un risque n est pas couvert par cette réglementation de base, des autorités compétentes (par ex. la région ou la commune) peuvent rendre ces exigences plus sévères. Par exemple : - si l activité industrielle relève de la loi du 21 janvier 1987 relative aux risques d accidents majeurs; - si l objectif de ces prescriptions complémentaires diffère de celui qui est mentionné sous le point 1.1 (par ex. protection de l environnement,...); - si les risques présents sont plus élevés que ceux qui sont à la base de ces prescriptions (par ex. stockage de produits inflammables, d aérosols, matériaux difficiles à éteindre à l eau, danger d explosion,...); - si la conception du bâtiment s écarte fortement de la construction moyenne d un bâtiment industriel (par ex. stockage high bay); - si ces prescriptions complémentaires ne figurent pas dans cette annexe ou si elles sont insuffisantes. Par exemple, l autorité compétente locale ne peut pas réduire la surface maximale autorisée pour les matériaux à combustion normale, mais peut le faire par exemple pour le stockage de liquides facilement inflammables. Les prescriptions de cette annexe sont un point de départ pour des mesures spécifiques liées à la prévention des accidents majeurs. Les compagnies d assurances peuvent, pour protéger le contenu (les biens, les machines...), imposer contractuellement des conditions supplémentaires visant à limiter les dommages économiques et financiers prévisibles. En pratique, cela peut se traduire par : - une surface de compartiment réduite pour des risques particuliers (entreposage de produits inflammables, aérosols, produits dangereux...); - l utilisation de moyens de protection activeune plus grande distance entre bâtiments voisins. 1.2 Domaine d application La présente annexe est applicable aux nouveaux bâtiments industriels. Lorsqu une demande de permis de bâtir est introduite avant la date d entrée en vigueur de la présente annexe, celle-ci n est pas d application. Elle s applique : - aux bâtiments industriels à construire; - aux extensions des bâtiments industriels existants. Ces prescriptions peuvent être utilisées comme fil conducteur lors de la modification de bâtiments industriels existants (transformations ou modifications de destination). Les constructions qui ne sont pas classées comme étant des bâtiments ne relèvent pas du domaine d application de la présente annexe. La présente annexe n est donc pas d application : - pour les installations chimiques - pour les parcs de citernes à l air libre - pour les constructions couvertes et à l air libre - par exemple celles où la moitié de la superficie de la façade est ouverte et dont la distance maximale entre chaque point et la façade ouverte ne mesure que 30 m. En cas d incendie dans de telles constructions, la fumée et la chaleur sont aisément évacuées ce qui implique que ces mesures ne sont pas nécessaires. Cet arrêté n est pas d application aux bâtiments industriels ayant des dimensions réduites (un niveau, superficie totale inférieure ou égale à 100 m 2 ) et aux constructions ouvertes. Un bureau, un réfectoire, une classe de cours, une salle d exposition et tout autre local qui n est pas directement nécessaire à l activité industrielle peut relever du domaine d application des annexes 2, 3 et 4 de l arrêté royal du 7 juillet 1994, notamment lorsque la surface totale dépasse 100 m 2. Un petit bureau pour le magasinier, des salles de contrôle, des laboratoires et des locaux techniques nécessaires à l activité industrielle r e l è v e n t d e l annexe «Bâtiments industriels» 2. CLASSEMENT DES BATIMENTS INDUSTRIELS Etant donné que les bâtiments industriels sont répartis en classe et que les prescriptions sont déterminées en fonction de ces classes, les modifications apportées au bâtiment ou à l activité ne sont importantes que dans la mesure où elles modifient la classe du bâtiment. La densité de charge calorifique déterminante est le critère qui a servi de base à la détermination des exigences pour la répartition des bâtiments industriels. Densité de charge calorifique déterminante La densité de charge calorifique caractéristique est une mesure de l énergie maximale libérée par unité de surface au sol. 13
15 Lors du calcul de la densité de charge calorifique caractéristique, il ne faut pas tenir compte des éléments de construction combustibles, tant que leur quantité est négligeable par rapport à la charge calorifique des biens et des installations (par ex. < 100 MJ/m 2 ). Le contenu d un bâtiment varie constamment, il est ainsi difficile de déterminer avec précision la quantité totale des matériaux présents. Une estimation de la quantité totale qui n est pas dépassée pendant 80 % du temps suffit; cela signifie que des pics provisoires sont tolérés. Les matériaux qui sont stockés dans des espaces, des containers, des armoires,... résistants au feu, ne doivent pas être pris en compte (ψ i =0). En cas de matériaux combustibles stockés dans des caisses incombustibles, des fûts métalliques et autres, il ne faut tenir compte que d une partie des matériaux combustibles. Pour déterminer la surface au sol A, on ne tient pas compte de la superficie des planchers ouverts situés au dessus qui laisse la voie libre aux flammes et à la fumée (minimum 25 % des ouvertures régulièrement réparties), mais bien de la charge calorifique qui se trouve sur ces planchers. Cette charge calorifique est par conséquent comptée pour le plancher inférieur (q fi,k surélevé). Les planchers intermédiaires qui, par définition, ne sont pas des planchers ouverts, sont comptés pour déterminer la surface totale au sol A. Des informations complémentaires sur les planchers intermédiaires sont données au point 3.1 du présent rapport. Le calcul de la densité de charge calorifique déterminante q f,cl = q f,k. m se fait, sans tenir compte des facteurs de correction δ q1, δ q2 en δ n, comme précisé dans la NBN EN : 2003 Les différences entre les prescriptions (p.ex. sans extinction automatique) reflètent en effet, dans une mesure plus ou moins grande, les facteurs qui ont une influence sur les facteurs de correction δ q1, δ q2 en δ n. Dans le cas d une combustion impliquant essentiellement des matériaux de cellulose, m peut être estimé à 0,8. La détermination de la charge calorifique selon NBN EN ISO 1716 : 2002 a lieu dans des circonstances qui ne sont pas comparables à un incendie réel. C est pourquoi, une correction est parfois nécessaire pour des matériaux qui brûlent difficilement lors de la détermination de la densité de charge calorifique déterminante. Si une charge calorifique élevée est présente localement, des prescriptions plus sévères peuvent être appliquées au compartiment correspondant à cette charge plus élevée, sans être appliquées à tout le bâtiment. Classement Le classement des bâtiments industriels en différentes catégories permet de ne pas figer un bâtiment en fonction d une activité spécifique mais pour un groupe d activités. Cette classification reste valable tant que la charge calorifique de l activité ne dépasse pas les valeurs prévues pour cette classe. Une modification des activités dans un bâtiment industriel ou dans un compartiment de celui-ci, conduisant à une charge calorifique supérieure, n est autorisée que si le bâtiment industriel ou le compartiment répond - après la réalisation ou non de travaux d adaptation - aux prescriptions de la classe correspondante. Les activités dans le bâtiment industriel donnent lieu à une densité de charge calorifique déterminante. Il est possible de concevoir un bâtiment sur mesure pour cette densité de charge calorifique déterminante. Le résultat de cette conception sera différent du résultat obtenu sur base de la répartition en classe. Dans certains cas, cela permettra, pour des charges calorifiques basses, de plus grandes surfaces de compartiment. L inconvénient est, qu en cas de modification des activités, la nouvelle activité doit avoir une densité de charge calorifique déterminante égale ou inférieure à la densité de charge calorifique déterminante dont on a tenu compte lors de la conception. Un bâtiment industriel peut se composer d une ou de plusieurs parties. Chaque partie/compartiment ne peut être classé séparément que dans le cas où ces parties forment des compartiments distincts. Lorsque les prescriptions de plusieurs annexes de l arrêté s appliquent simultanément, les prescriptions les plus sévères s appliquent pour les parties communes. Il existe deux manières de déterminer la densité de charge calorifique déterminante : - soit on consulte les listes de valeurs indicatives dans lesquelles une densité de charge calorifique déterminante est donnée par destination. Ces listes seront publiées par le ministre de l Intérieur. - soit, la destination spécifique ne figurant pas dans ces listes, on effectue une étude détaillée et un calcul. Il est possible que la charge calorifique ne soit pas répartie de manière égale sur l ensemble de la superficie du sol, et que la densité de charge calorifique déterminante pour une quelconque superficie partielle rectangulaire de 1000 m 2 soit supérieure à 50 % de la charge calorifique de la superficie totale. Dans ce cas, la densité de charge calorifique déterminante est assimilée à la charge calorifique la plus élevée pour une quelconque superficie partielle rectangulaire de 1000 m 2 dont le rapport largeurlongueur dépasse 70 % (B/L > 0.7) - donc pas de longs rectangles étroits. 14
16 Les plus sévères doit ici être interprété comme les prescriptions qui exigent une résistance au feu la plus élevée pour la paroi du compartiment. Pour les jonctions, les portes et les passages, les prescriptions de l annexe correspondante doivent être appliquées. Un mélange de prescriptions n est pas autorisé (comme par ex. des sas avec des parois et portes coupe-feu selon l annexe 3 en combinaison avec une paroi coupe-feu EI 120 selon l annexe 6). Etant donné que la présente annexe est valable pour de nouveaux bâtiments industriels, la construction fera l objet d une demande de permis d urbanisme introduite par le maître de l ouvrage. Au moment de l introduction de la demande, le dit maître de l ouvrage n est pas nécessairement au courant de l activité qui s effectuera dans le bâtiment (par ex. dans le cas de la location ou de la vente ultérieure dudit bâtiment). Lors de l introduction de la demande relative à un bâtiment industriel, le maître de l ouvrage devra préciser la classe ou éventuellement la charge calorifique caractéristique pour laquelle il souhaite utiliser le bâtiment industriel. 3. ELEMENTS STRUCTURELS ET TAILLE DU COMPARTIMENT 3.1 Stabilité en cas d incendie des éléments structurels Les éléments structurels d un bâtiment industriel doivent être conçus et exécutés de manière à réaliser les objectifs suivants : - les utilisateurs et les membres des services de secours ne peuvent pas être ensevelis en cas d effondrement du bâtiment. Ceci n est nécessaire que pendant un certain laps de temps : en effet, passé ce délai et suite à l extension de l incendie, il est probable qu il n y aura plus aucun utilisateur ou membre des services de secours présent dans le bâtiment ou, en l occurrence, dans le compartiment. - les éléments de construction et les installations importantes pour la sécurité incendie (par exemple, parois des compartiments, conduites d eau d extinction,...) ne peuvent pas être endommagés lors de l effondrement d une partie du bâtiment. L effondrement des éléments structurels ne peut pas nuire à la stabilité des parois du compartiment; - lors de l effondrement du bâtiment ou de parties de celui-ci, la sécurité des membres des services de secours et des utilisateurs présents aux alentours du bâtiment ne peut pas être compromise. Ils ne peuvent pas être ensevelis par la chute d éléments de construction. Stabilité générale Lors de la détermination de la stabilité en cas d incendie des éléments structurels, il ne suffit pas d effectuer l analyse pour chaque élément séparément, il faut en premier lieu vérifier la stabilité générale du bâtiment en cas d incendie. La dilatation de poutres ou de solives peut en effet entraîner l effondrement de colonnes ou de parois, même quand celles-ci présentent une stabilité suffisante lorsqu elles sont examinées séparément. Ceci ne s applique pas seulement lorsqu on utilise une méthode de calcul pour la détermination de la stabilité en cas d incendie, mais aussi lorsque la résistance au feu des éléments est démontrée grâce à un ou plusieurs essais. Distinction entre éléments de type I et II Une distinction est faite entre trois sortes d éléments de construction porteurs : - les éléments de construction porteurs qui ne sont pas des éléments structurels parce qu ils ne provoquent pas d effondrement progressif (ex. des éléments de façade ou des éléments portants du toit qui, en cas d affaissement, ne provoquent pas l effondrement du reste du toit); - les éléments structurels de type II qui, en cas d affaissement, provoquent un affaissement progressif limité au compartiment (ex. éléments portants du toit qui, en cas d affaissement, ne provoquent pas de dommages aux parois du compartiment); - les éléments structurels de type I qui, en cas d affaissement, provoquent un affaissement progressif qui s étend au-delà des limites du compartiment ou qui donnent lieu à l endommagement des parois du compartiment (par ex. les parois et planchers portants des compartiments et les éléments porteurs qui supportent ces parois de compartiment). Les prescriptions pour chacun de ces types correspondent à une probabilité acceptable d effondrement de l élément de construction. Cette probabilité est plus grande pour un élément structurel de type II que pour un élément structurel de type I parce que l effondrement de ce dernier a des conséquences sur le compartimentage pour lequel des prescriptions plus sévères seront adjointes afin d éviter l effondrement. En ce qui concerne les éléments structurels de type II, dans les bâtiments industriels, la probabilité qu un élément de construction s affaisse est de l ordre de 10-3 par an. Sauf dans certains cas particuliers (par ex. un bâtiment industriel réalisé comme un seul compartiment), il n est possible de définir le type d un élément structurel déterminé que par analyse. Ce n est pas, d ailleurs, une caractéristique propre à l élément structurel, mais cela dépend de la charge, des dimensions, des jonctions,... Une paroi indépendante de compartiment est conservée même si le compartiment voisin s effondre de sorte qu a fortiori, les éléments structurels du compartiment - à l exception de ceux qui appartiennent au type I selon la solution-type - appartiennent au type II. Le Ministre de l Intérieur publiera un aperçu de ces solutions-type, y compris une explication relative à la définition d un élément structurel et la définition des types I et II. S il n utilise pas ces solutions-type, le maître de l ouvrage fournit une étude détaillée dans laquelle le type exact est défini pour chaque élément structurel. A défaut de cette étude, tous les éléments structurels sont classés en type I. Stabilité au feu des éléments de type I La stabilité en cas d incendie, des éléments structurels de type I doit au moins être égale à la résistance au feu requise des parois du compartiment, étant donné qu en cas d affaissement, ils peuvent réduire le compartimentage à néant. Stabilité au feu des éléments de type II Les prescriptions pour la stabilité minimale en cas d incendie, des éléments structurels de type II varient en fonction de l intensité du feu. Pour estimer l intensité d un feu, on utilise le concept de temps équivalent, ce qui permet d estimer différents développements de feux, en fonction d une courbe standardisée temps-température. Pendant une durée qui équivaut au temps équivalent d exposition au feu, les éléments structurels de type II, exposés à la courbe standard température-durée, ne peuvent pas s affaisser. 15
17 Lors d incendies violents, au cours desquels la température dans le bâtiment sera élevée, le temps équivalent d exposition au feu sera également élevé. Lors d incendies dans des bâtiments ventilés, la température dans le bâtiment sera plus basse, ce qui se traduira par un temps équivalent d exposition au feu plus court. A l aide du calcul du temps équivalent d exposition au feu t e,d, on peut faire, selon la norme EN : 2002, une distinction en fonction de l intensité de l incendie. Cette intensité sera en effet dépendante d un certain nombre de facteurs (charge calorifique, mesures actives, superficie, ventilation,...). Le mode de calcul pour le δ q1 adapté est spécifié dans l ANB (annexe nationale) de la NBN EN : Stabilité au feu des planchers intermédiaires Les planchers intermédiaires sont des planchers fermés qui ne servent pas uniquement à la circulation mais sur lesquels peuvent également être entreposés des machines ou des biens. Contrairement aux éléments structurels de type II qui, dans certains cas, ne portent que le toit, il est plus que probable que ces planchers intermédiaires ainsi que leur structure portante soient soumis à une certaine charge. En outre, en cas d incendie, l exposition au feu de ces planchers, poutres et colonnes peut être sensiblement différente de celle d un élément structurel de type II moyen. Un rapide affaissement des planchers intermédiaires et de leur structure portante ne peut en aucun cas nuire à l évacuation des utilisateurs ni aux secous fournis par les services d incendie. C est pourquoi, une stabilité minimale est toujours requise. 3.2 Dimension des compartiments La rapidité de développement d un incendie et la propagation d un incendie et de la fumée doivent être limitées, de sorte que les personnes présentes dans le compartiment atteint par le feu et dans les compartiments voisins disposent de suffisamment de temps pour s enfuir et que les services d incendie puissent contrôler l incendie avant que celui-ci ne devienne trop important. A cet effet, il faut notamment : - prévenir la naissance d un incendie; - limiter le développement et la propagation de l incendie et de la fumée dans le compartiment atteint par le feu; - limiter la propagation de l incendie et de la fumée en dehors du compartiment atteint par le feu. Pour permettre aux services d incendie de maîtriser le feu, la superficie des bâtiments doit être limitée ou divisée en compartiments de surface limitée. A cet effet, la charge calorifique totale au sein du compartiment est limitée à 5700 GJ pour les compartiments sans sprinklers ou GJ pour les compartiments avec sprinklers. La superficie maximale autorisée s élève à : Si la résistance au feu des éléments structurels de type II est inférieure à R 30, cette superficie autorisée est en outre réduite en conséquence des exigences relatives à la stabilité au feu des éléments structurels comme vu au point 3.1. Si des planchers intermédiaires sont présents dans un compartiment et que ceux-ci sont pris en compte pour la détermination de la surface totale du plancher d un compartiment (voir point de l annexe 1 re ), c est-à-dire des planchers fermés qui ne servent pas exclusivement à la circulation, et que ces planchers intermédiaires ne concernent qu une partie du local de sorte que les gaz engendrés par la combustion et les fumées arrivent aisément jusqu au toit, la surface totale du plancher du compartiment est réduite. Si par contre, les gaz engendrés par les fumées et la combustion ne parviennent pas facilement au toit, une restriction s impose, comme pour les compartiments situés l un au-dessus de l autre. Le nombre de planchers intermédiaires représente le nombre maximal de planchers intermédiaires traversés par une ligne verticale quelconque. Si le bâtiment se compose de plusieurs compartiments situés l un au-dessus de l autre, la superficie maximale du compartiment est réduite (par exemple à un quart de la superficie maximale du compartiment d un bâtiment industriel bas ou moyen). Si un bâtiment industriel comporte aussi bien des compartiments que des planchers intermédiaires, la superficie maximale autorisée est réduite par multiplication des deux facteurs. Exemple: 2 compartiments superposés dans un bâtiment industrielbas ou moyen. La superficie maximale autorisée est réduite comme suit : - compartiment supérieur : 0.25 (tableau 1b) x 0.75 (tableau 1a B 1 plancher intermédiaire); - compartiment inférieur : 0.25 (tableau 1b) x 0.5 (tableau 1a B 2 planchers intermédiaires) 3.3 Solutions-type La densité de charge calorifique déterminante n est pas toujours connue (par ex. quand l activité n est pas encore connue au moment des plans de construction), le calcul de la durée de temps équivalente n est pas aisé et en plus les solutions sur mesure permettent peu de flexibilité. Des solutions-types sont donc développées. Elles répondent aux prescriptions générales relatives à la stabilité au feu des éléments de construction et à la dimension des compartiments. Ces solutions-types peuvent ainsi être appliquées sans effectuer de calculs. En fonction de la classe (et donc de la densité de charge calorifique déterminante), de la résistance au feu des éléments structurels (la plus basse) et de la présence ou non d une installation de sprinklage, on calcule la 16
18 superficie maximale autorisée d un bâtiment industriel type répondant encore aux prescriptions susdites. En principe, plusieurs autres variables jouent encore un rôle, mais pour cela, on suppose une certaine valeur pour un bâtiment industriel type. Si la superficie d un bâtiment industriel ou d un de ses compartiments est inférieure à la superficie maximale autorisée du tableau 2, on peut supposer qu on satisfait aux prescriptions des points 3.1 et 3.2, même si, par exemple, il s avère a posteriori que la superficie maximale autorisée par calcul est plus basse en fonction de la densité de charge calorifique déterminante. Le tableau 2 est basé sur des calculs de t e,d valables pour un bâtiment industriel type, étant entendu qu en l occurrence q f,cl est une variable et que k b et w f sont déterminés pour un bâtiment industriel type. feu est conseillé, par ex. pour des chambres froides - il y a moins d ouvertures de ventilation et elles sont plus petites (w f ) et les parois sont bien isolées (k b ) - ou pour des serres - les ouvertures de ventilation sont plus grandes (w f ). La définition des entrepôts figure dans l Annexe 1. Ainsi, un entrepôt est une construction couverte qui est presque exclusivement utilisée à l entreposage de biens et ce tant pour une courte période de temps (par ex. transbordement) que pour une période plus longue (par ex. entreposage et distribution). Des activités peuvent avoir lieu dans l entrepôt d une manière très limitée et lorsqu elles n entraînent pas de risque accru d incendie. La distinction entre entrepôts et halls de production tient compte de la plus faible probabilité de départ d incendie dans l entrepôt, en raison de la présence limitée de sources d inflammation. Compte tenu d une densité de charge calorifique déterminante type (respectivement 225, 625 et 1250 MJ/m 2 pour les différentes classes de bâtiment) cela donne dans le cas des solutions-type une superficie maximale telle que spécifiée dans le tableau suivant : Des ouvertures sont prévues sur 5 % de la superficie du toit, consistant en : - ouvertures faisant partie de l installation d évacuation de fumée et de chaleur (environ 1,5 %) et - ouvertures translucides (environ 3,5 %). Dans les parois verticales, des ouvertures sont prévues, à concurrence : - d une porte 5 m x 5 m, d une porte 0,95 m x 2,2 m tous les 20 m et d ouvertures prévues pour l éclairage naturel de 1,2 m de hauteur sur toute la longueur dans une paroi extérieure longitudinale; - d une porte 5 m x 5 m tous les 50 m et d une porte 0,95 x 2,2 m tous les 18 m dans une paroi intérieure longitudinale; - d une porte 5 m x 5 m et d une porte 0,95 m x 2,2 m tous les 18 m dans les parois extérieures transversales. Lors du calcul du tableau, il a été tenu compte, pour chaque classe et surface, des mesures actives qui, en matière de protection contre les incendies, sont imposées conformément à l annexe 6 (ex. détection avec transmission à la permanence, installations d évacuation de fumée et chaleur,...). La résistance au feu des éléments structurels déterminante pour le tableau est celle des éléments structurels qui ont la résistance au feu la plus basse. Dans la plupart des cas, il s agira d un élément de type II, sauf si tous les éléments du bâtiment sont de type I. Si le temps équivalent d exposition au feu calculé est égal ou inférieur à 15 minutes, une stabilité à l incendie de R 15 est suffisante pour les éléments structurels de type II. La grande majorité des éléments structurels satisfont cependant à cette condition de sorte que la résistance au feu ne doit pas être spécifiquement démontrée. Cette situation est spécifiée dans le tableau par la mention pas de R déterminé. Pour des structures très minces, un calcul est cependant conseillé afin de vérifier s il est satisfait à R 15. Dans le cas où le bâtiment industriel ou des parties du bâtiment dérogent fortement au bâtiment industriel type, un calcul du temps équivalent d exposition au Classe du bâtiment Superficie maximale du compartiment (sans sprinklers) Superficie maximale du compartiment (avec sprinklers) A B C Pour certaines classes, la superficie maximale d une solution-type peut être augmentée de 60 % si le service d incendie peut facilement atteindre le bâtiment, et donc combattre le feu plus efficacement. 3.4 Paroi de compartiment Les parois entre compartiments, tant horizontales que verticales, doivent présenter une résistance au feu suffisante pour empêcher le passage d un feu d un compartiment vers un compartiment voisin. La valeur de cette résistance au feu est fonction de la classe du compartiment ayant la charge au feu maximale. Lorsque la résistance au feu d une paroi est testée dans un four, les dimensions de cette paroi sont souvent limitées. Les déformations qui en résultent sont limitées en comparaison de l épaisseur de l élément, mais en réalité, ces déformations peuvent être si grandes pour de grands éléments que la paroi s effondre prématurément. Dans les bâtiments industriels dans lesquels les parois peuvent atteindre une hauteur de plusieurs mètres, il est donc important de tenir aussi compte de la déformation et de la dilatation de la paroi ou de l influence de la dilatation des poutres. Les ouvertures pour les conduites, les conduits d aération,... ne peuvent pas altérer la résistance au feu requise des parois de compartiment. On peut éviter des traversées de paroi à l aide de conduites passant sous les murs. Si ce n est pas possible, il faut utiliser des clapets résistant au feu, des manchons résistant au feu, et autres. Afin que les services d incendie visualisent le compartimentage de l extérieur, il y a lieu d apposer, sur les parois, une ligne (min 0,20 m de largeur) de couleur contrastée sur les contours du compartiment, sauf si le mur dépasse la façade. 17
19 3.5 Stabilité au feu des parois extérieures et parois de compartiment. Pour éviter que, lors d une intervention à l extérieur d un compartiment, un pompier soit enseveli sous les décombres d une paroi extérieure ou d une paroi du compartiment, celles-ci doivent être conçues et réalisées de façon, en cas d incendie. à s effondrer vers le foyer. 4. BATIMENT INDUSTRIEL COMPORTANT PLUSIEURS PARTIES Plusieurs activités industrielles sont parfois exercées sous le même toit, par ex. deux entreprises ou plus qui sont situées dans le même bâtiment (parfois aussi en combinaison avec des activités commerciales). Dans les cas où le bâtiment est divisé en plusieurs parties, les entreprises doivent prévoir une paroi de compartimentage entre elles. Quand il n y a pas de séparation physique entre différentes entités présentes sous le même toit parce qu elles travaillent en synergie, ces entités ne sont pas considérées comme des activités industrielles différentes. C est le cas par exemple lorsque les employés qui sont chargés du maniement dans un hall de production appartiennent à une autre entreprise que ceux qui sont chargés de l entretien des machines : ceux-ci travaillent ensemble pour la même activité industrielle. Si un bâtiment est divisé en plusieurs parties séparées par des parois, souvent avec des entrées et sorties séparées, dans lequel les utilisateurs des différentes parties appartiennent à différentes entités et n ont pas de lien entre eux, on parle alors d activités industrielles différentes (par exemple un grand bâtiment industriel divisé en différentes parties qui sont louées séparément avec dans l une une imprimerie, et dans l autre, un entrepôt de produits de soins). Le terme «différent» signifie des activités différentes entre les parties et pas uniquement la présence de plusieurs activités. Cependant, si les différentes entreprises qui sont situées sous un toit ont une superficie très limitée, elles peuvent former un seul compartiment. Une séparation résistante au feu entre les différentes entreprises est alors indiquée, mais il ne doit pas s agir de véritables parois de compartimentage. La division d un bâtiment industriel en entités séparées plus petites a aussi des conséquences pour la conception d installations de sécurité incendie active (détection, EFC, sprinklers,...). Une telle solution peut être combinée avec des compartiments adjacents plus grands, dans lesquels la résistance au feu des parois de compartiment répond aux prescriptions. En outre, si plusieurs entreprises ou institutions travaillent sous un même toit, elles doivent, selon l article 7 de la loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs lors de l exécution de leur travail, collaborer pour l exécution des mesures relatives à la sécurité et à la santé des travailleurs et coordonner 18 leurs actions en la matière. Cette collaboration et coordination peuvent notamment porter sur la résistance au feu des séparations entre les différentes parties, sur des conventions concernant l alerte donnée aux employés,... Pour éviter que les limites entre différentes entreprises soient mal perçues ou interprétées, les parois de compartimentage doivent former un plan vertical sur toute la hauteur de l entreprise. Elles ne peuvent pas être décalées. Elles peuvent par contre se terminer à un niveau donné. 5. PROTECTION ACTIVE CONTRE L INCENDIE 5.1 Généralités Les différentes installations de protection active contre l incendie (installation de détection incendie, installation d alarme, installation d évacuation de fumée et de chaleur, installation de sprinklage, annonce, etc...) doivent être conçues et réalisées selon les normes et les règles de l art en vigueur. Le Conseil d Etat fait remarquer dans le point 5. de son avis /4 du 19 mars 2008 que plusieurs dispositions du point 5.1 manquent de précision. Les expressions règles de l art et personne compétente sont précisées ci-après. Les règles de l art sont le savoir et le soin en fonction des usages de la profession et de l état de la science. En pratique il s agit de l ensemble des spécifications techniques contenues dans les normes établies ou enregistrées par le Bureau de Normalisation belge (NBN) (ainsi que dans les normes européennes ou étrangères applicables), dans les prescriptions des assureurs, dans les cours spécifiques, dans les revues professionnelles, etc... Cela implique qu on examine d abord dans quelle mesure des normes belges sont applicables à l installation en question et, à défaut de normes belges adaptées, qu on examine quelles règles généralement acceptées existent (par ex. normes européennes ou internationales respectées (CEN, ISO,...), les prescriptions des assureurs (CEA, VdS, FM,...)). Ces normes et règles de l art doivent en outre être appliquées dans leur intégralité sans mélanger leurs spécifications entre elles. Plusieurs installations de protection active contre l incendie sont souvent couplées (par ex. une installation d alarme est automatiquement activée par une installation de détection incendie si on n intervient pas manuellement, en cas d incendie des portes sollicitées à la fermeture se fermeront automatiquement après détection par l installation de détection incendie, des exutoires doivent s ouvrir automatiquement après détection par l installation de détection incendie,...). L interaction des différents composants doit être telle que lors d une panne d un composant, les autres composants puissent continuer à fonctionner. De plus, le bon fonctionnement des différentes installations de protection active contre l incendie doit être vérifié à intervalle régulier par une personne compétente en la matière. Des prescriptions pour les tests de routine comme pour les contrôles périodiques sont souvent spécifiées aussi bien dans les prescriptions du fabricant que dans les différentes normes et règles de l art. La date des contrôles, le nom de la personne qui les a effectués ainsi que les constatations faites lors de
20 ces contrôles doivent être enregistrés. Ces tests et contrôles devront être effectués par une personne compétente. Une personne compétente est une personne, désignée par l employeur, le propriétaire, le maître d ouvrage,... afin d effectuer certaines tâches, qui possède la connaissance et l aptitude nécessaire, et qui dispose des moyens nécessaires (c.à.d. outillage et temps) pour effectuer ces tâches. La qualification des personnes ou des organismes compétent(e)s en la matière est fonction de la fréquence et du degré de difficulté des contrôles. Des contrôles simples et fréquents peuvent être exécutés par une personne compétente qui a suivi une formation suffisante. Par contre, des contrôles plus poussés avec une fréquence plus faible exigent plus d expérience et de connaissance. 5.2 Détection incendie, annonce et alerte Pour limiter le développement et la propagation de l incendie et de la fumée dans le compartiment concerné, l incendie doit être détecté le plus vite possible dès le premier signe fiable. De cette façon, différentes actions peuvent être entreprises telles que : - l évacuation du bâtiment industriel; - le signalement de l incendie aux services d incendie; - l avertissement des personnes concernées au niveau organisationnel; - la mise en application automatique des installations de protection active contre l incendie. Dans le cas d un bâtiment de classe A, on tient compte de la superficie totale du bâtiment pour vérifier si une installation automatique de détection incendie de type surveillance totale est indispensable. Les spécifications techniques NBN S sont revues en ce moment en fonction de CEN/TS : 2004 et comportent des règles et des prescriptions auxquelles doivent satisfaire la conception, la réalisation, le fonctionnement et l entretien des installations de détection incendie tant automatiques que manuelles. Comme prescrit en point 5.1, l installation de détection incendie doit satisfaire aux normes et règles de l art en vigueur. Il s agit en premier lieu de la norme belge NBN S Par ailleurs, tant qu aucune mesure adaptée à une installation de détection incendie spécifique ne sera spécifiée dans cette norme, par exemple pour les installations avec détecteurs linéaires ou détection par aspiration (sampling), ces installations peuvent être conçues et réalisées selon d autres règles de l art. Dans CEN/TS : 2004, des directives relatives au choix des détecteurs sont données au point 6.4. La rapidité de la détection est un facteur important, de sorte qu il fautpréférer les détecteurs de fumée à ceux de chaleur. 5.3 Installation d évacuation de fumée et de chaleur. Pour limiter la propagation de fumées dans le compartiment, un bâtiment industriel doit être équipé d une installation d évacuation de fumée et de chaleur (EFC). Dans un certain nombre d exceptions, aucune installation EFC n est requise dans le bâtiment industriel ou dans les compartiments respectifs. C est par exemple le cas pour les bâtiments industriels qui : - ont une charge calorifique limitée (classe A) pour autant que la surface au sol soit inférieure ou égale à m 2 ; - ont une charge calorifique moyenne (classe B) pour autant que la surface soit inférieure ou égale à 500 m 2. Dans le cas d une installation d extinction au gaz dans un local, le local doit être suffisamment hermétique. L exigence d une évacuation de fumée et de chaleur est alors difficile à réaliser. Le fonctionnement des systèmes à vapeur d eau et les sprinklers ESFR peut être influencé négativement par le démarrage de l évacuation de fumée et de chaleur. Les installations d extinction ont alors la préférence, de sorte que ces compartiments ne doivent pas être équipés d une installation EFC. Il doit être possible d aérer l espace après l extinction de l incendie, ce qui peut impliquer une installation de ventilation pour les compartiments souterrains ou fermés Exécution La règle générale suppose que l installation EFC satisfasse à NBN S (ou NBN CR avec document d application national qui est presque semblable). Les points 18 et 19 ne sont cependant pas obligatoires. Le point 18 traite de la réception de l installation, du contrôle de la conception et de la surveillance de la conformité par les personnes certifiées et par des organismes accrédités. Le point 19 traite de la révision périodique de l installation par un organisme accrédité. De plus, une exception est prévue pour les petits compartiments qui ne comportent qu un seul détecteur de fumée (superficie au sol maximale m 2 ). Dans ces cas, pour une aération naturelle, on ne doit pas calculer la superficie aérodynamique des aérateurs EFC et l arrivée d air, pas plus que le nombre d aérateurs EFC. Il suffit que la superficie aérodynamique des aérateurs EFC et de l arrivée d air représente au moins 2 % de la superficie du toit, quelles que soient la hauteur libre et la température. Dans ce cas, la couche de fumée se situera probablement dans les 30 % supérieurs du bâtiment. Cette zone doit être vide de biens combustibles et les arrivées d air doivent se trouver sous cette zone. La superficie des aérateurs EFC, de l arrivée d air et de la hauteur libre de fumée peut évidemment être calculée de manière plus précise en appliquant NBN S (ou NBN CR avec document d application national). Pour ces petits compartiments : - la commande des aérateurs EFC et de l arrivée d air doit satisfaire aux principes de NBN S ; - des écrans de fumée ne sont pas exigés Commande L installation de détection incendie automatique commande l installation EFC, comme décrit dans NBN S Pour assurer le fonctionnement optimal de l installation sprinkler afin de protéger les biens, il est important d activer d abord l installation sprinkler avant d ouvrir les aérateurs EFC. Dans ces circonstances, la commande des aérateurs EFC doit être déclenchée par le fonctionnement de l installation sprinkler. 5.4 Installations d extinction automatique Ces prescriptions ne rendent pas obligatoires les installations d extinction automatique. Si des installations d extinction automatique sont néanmoins placées, elles doivent être conçues et réalisées suivant 19

References: Art. 2
 Art. 3
 Art. 4
 Art. 5
 Art. 6
 Art. 6
 Art. 6
 Art. 6
 Art. 7
 Art. 2
 Art. 3
 Art. 2
 Art. 3
 Art. 6
 Art. 7
 Art. 8
 Art. 2
 Art. 3
 Art. 4
 Art. 2
 Art. 20
 Art. 21
 Art. 2
 Art. 3