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Timestamp: 2019-01-15 23:49:10+00:00

Document:
Fiscalité | Cabinet Prémont – Avocats à la cour de Paris
30 juin 2003 Fiscalité, Impôts, Placementsdéfiscalisation, ImpôtsNicolas Prémont
LOI DE PROGRAMME POUR L’OUTRE MER (Loi Girardin)
La loi GIRARDIN a été votée le 30 juin 2003 par le Parlement. Cette loi vise à promouvoir le développement économique de l’outre-mer, notamment en favorisant la relance de l’investissement privé, grâce à un dispositif de défiscalisation. Le projet de loi vise à apporter notamment aux secteurs de l’hôtellerie et du logement le soutien qui doit leur permettre de participer davantage au développement économique et social de l’outre-mer.
Un décret doit en préciser les conditions d’application.
Les informations ci-après sont donc susceptibles d’être modifiées et/ou précisées.
LES INVESTISSEMENTS IMMOBILIERS OUVRANT DROIT À RÉDUCTION D’IMPÔT
1) Investisseurs concernés
Ce sont les contribuables domiciliés en France au sens de l’article 4 B du CGI.
2) Lieu des investissements
Sont concernés par la disposition, les investissements réalisés en outre-mer, notamment en Polynésie française.
3) Période d’investissement
Sont concernés les investissements réalisés entre la date de promulgation de la loi de programme pour l’outre-mer (loi GIRARDIN) et le 31 décembre 2017.
Une exception est toutefois prévue pour les immeubles ayant fait l’objet, avant la date de promulgation de la loi,d’une déclaration d’ouverture de chantier.
Ainsi, pour les logements acquis clefs en mains auprès d’un professionnel de la construction, l’opération peut porter sur des logements dont la construction a été entreprise avant la date de promulgation de la loi, si l’achat est effectué après cette date.
Pour les logements acquis en l’état futur d’achèvement, la date d’achèvement de ces logements doit intervenir entre la date de promulgation de la loi et le 31 décembre 2017.
La date d’achèvement s’entend lorsque les locaux sont habitables.
B) ACQUISITION OU CONSTRUCTION RÉGULIÈREMENT AUTORISÉE PAR UN PERMIS DE CONSTRUIRE D’UN IMMEUBLE NEUF, L’IMMEUBLE ÉTANT LOUÉ À DES « TIERS » (ARTICLE 199 UNDECIES A DU CODE GÉNÉRAL DES IMPÔTS)
La réduction d’impôt s’applique au prix de revient de l’acquisition ou de la construction régulièrement autorisée par un permis de construire d’un immeuble neuf situé dans les départements, territoires ou collectivités concernés, que le propriétaire prend l’engagement de louer nu dans les six mois de l’achèvement, ou de l’acquisition si elle est postérieure, pendant cinq ans au moins à des personnes, autres que son conjoint ou un membre de son foyer fiscal, qui en font leur habitation principale.
1) Base de calcul de la réduction d’impôt :
Pour le calcul de la réduction d’impôt, les sommes versées sont prises en compte dans la limite de 1.750 euros hors taxes par mètre carré de surface habitable. Cette limite est relevée par arrêté chaque année, au 1er janvier, dans la même proportion que la variation de l’indice de la construction publié par l’institut de la statistique de chaque collectivité lorsqu’il existe.
La surface à prendre en compte s’entend de la surface habitable au sens de l’article R. 111-2 du Code de la construction et de l’habitation (surface de plancher construite, après déduction des surfaces occupées par les murs, cloisons, marches et cages d’escaliers, gaines, ébrasements de portes et de fenêtres. Il n’est pas tenu compte de la superficie des combles non aménagés, caves, sous-sol, remises, garages, terrasses, balcons, séchoirs extérieurs ou logements, locaux communs, autres dépendances, parties de locaux d’une hauteur inférieure à 1,80 mètres. Il devrait être tenu compte de la surface des varangues dans une limite maximale de 14 m²).
Exemple : Un contribuable acquiert pour un prix de 200.000 euros une maison individuelle de 90 m² de surface habitable qu’il s’engage à donner en location, pendant 5 ans, à titre d’habitation principale. La base de réduction d’impôt est plafonnée à 1.750 euros X 90 m² = 157.500 euros.
La réduction d’impôt n’est pas applicable au titre des immeubles dont le droit de propriété est démembré. (Toutefois, lorsque le transfert de la propriété des immeubles et le démembrement du droit de propriété résulte du décès de l’un des époux soumis à imposition commune, le conjoint survivant attributaire de l’immeuble ou titulaire de l’usufruit peut demander la reprise à son profit, dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités, du bénéfice de la réduction prévue au présent article pour la période restant à courir à la date du décès.)
2) Période de la réduction d’impôt :
La réduction d’impôt est effectuée pour le calcul de l’impôt dû au titre de l’année d’achèvement de l’immeuble, ou de son acquisition si elle est postérieure, et des quatre années suivantes.
3) Base de la réduction d’impôt :
La base de la réduction d’impôt est égale, chaque année, à 20% des sommes effectivement payées au 31 décembre de l’année au cours de laquelle le droit à réduction d’impôt est né.
Les versements effectués postérieurement au 31 décembre de l’année au cours de laquelle le droit à déduction est né (exemple : travaux supplémentaires…) sont exclus de la base ouvrant droit à réduction d’impôt.
En cas de versements échelonnés (ex : vente en l’état futur d’achèvement), les versements antérieurs sont additionnés aux sommes versées l’année ouvrant droit à réduction. Le total ainsi obtenu est réparti sur 5 ans.
Exemple : Acquisition en l’état futur d’achèvement le 1er novembre 2003 d’un appartement au prix de 120.000 euros avec versement de 35 % du prix soit 42.000 euros. Le bien est destiné à la location d’habitation principale pendant 5 ans. En cours de travaux, il est versé 30.000 euros puis 42.000 euros. L’immeuble doit être achevé le 15 avril 2004 avec versement du solde de 6.000 euros. En 2004, la base de la réduction d’impôt sera de : (42.000 + 30.000 +42.000+6.000) X 20% = 24.000 euros. En 2005, 2006, 2007 et 2008, la base de réduction d’impôt sera également de 24.000 euros.
4) Taux de la réduction d’impôt :
40 % de la base définie ci-dessus (« locatif libre »).
En outre, lorsque des dépenses d’équipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelablesont réalisées dans le logement, le taux de réduction est majoré de quatre points. Un arrêté du ministre chargé du budget fixe la nature des dépenses d’équipements qui ouvrent droit à cette majoration. La liste des équipements éligibles devrait reprendre la liste des équipements de l’article 200 quater du CGI (dont notamment 🙂 :
– équipements de chauffage et de fourniture d’eau chaude fonctionnant à l’énergie solaire ;
– fourniture d’électricité à partir de l’énergie solaire, éolienne, hydraulique, de biomasse, pompe à chaleur.
La majoration du taux s’applique sur le coût d’acquisition du logement et non sur le coût des travaux de ces équipements.
Mais, le taux est porté à 50 % si :
1° Le contribuable s’engage à louer nu l’immeuble dans les six mois de son achèvement ou de son acquisition si elle est postérieure et pendant six ans au moins à des personnes qui en font leur habitation principale. ;
En outre, lorsque des dépenses d’équipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelable sont réalisées dans le logement, le taux de réduction est majoré de quatre points (cf. supra)
Toutefois, pour les investissements réalisés dans les départements d’outre-mer et la collectivité départementale de Mayotte, le taux est majoré de dix points lorsque le logement est situé dans une zone urbaine sensible définie au 3 de l’article 42 de la loi n° 95-115 du 4 février 1995 d’orientation pour l’aménagement et le développement du territoire.
En outre, lorsque des dépenses d’équipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelablesont réalisées dans le logement, le taux de réduction est majoré de quatre points (cf. supra).
5) Obligation déclarative :
Elles seront fixées par décret mais devraient être de la nature suivante :
Modèle indicatif d’engagement à produire par les propriétaires de logements destinés à la location immobilière en annexe à sa déclaration annuelle de revenus n° 2042 :
Je soussigné…
Demeurant…
– déclare m’engager à faire occuper à usage d’habitation principale du locataire le logement désigné ci-dessous,
– dans les six mois qui suivent la date d’achèvement ou d’acquisition si elle est postérieure ;
– durant cinq ans à compter de la date de prise d’effet du bail.
– Adresse du logement :
– Date d’achèvement ou d’acquisition :
– Prix d’acquisition ou de revient :
– Nom et prénom du locatiare :
– Date de prise d’effet du bail :
A…, le (Date et signature)
Texte intégral de la loi Girardin
J.O n° 167 du 22 juillet 2003 page 12320
Loi de programme pour l’outre-mer (n° 2003-660 du 21 juillet 2003) (1)
Les onze premiers alinéas de l’article L. 752-3-1 du code de la sécurité sociale sont remplacés par douze alinéas ainsi rédigés :
« Dans les départements mentionnés à l’article L. 751-1, les employeurs, y compris les employeurs du secteur artisanal, sont exonérés du paiement des cotisations à leur charge au titre de la législation de sécurité sociale, dans les conditions suivantes :
« 1° Les entreprises, employeurs et organismes mentionnés à l’article L. 131-2 du code du travail, occupant dix salariés au plus, dénombrés selon les dispositions de l’article L. 421-2 du code du travail. Si l’effectif vient à dépasser le seuil de dix salariés, le bénéfice intégral de l’exonération est maintenu dans la limite des dix salariés précédemment occupés ou, en cas de départ, remplacés. Un décret fixe les conditions dans lesquelles le bénéfice de l’exonération est acquis dans le cas où l’effectif d’une entreprise passe au-dessous de onze salariés ;
« 2° Les entreprises du secteur du bâtiment et des travaux publics occupant cinquante salariés au plus. Le taux d’exonération est réduit à 50 % au-delà de ce seuil d’effectif ;
« 3° A l’exclusion des entreprises et établissements publics mentionnés à l’article L. 131-2 du code du travail :
« – les entreprises de transport aérien assurant la liaison entre la métropole et les départements d’outre-mer ou les collectivités de Saint-Pierre-et-Miquelon et de Mayotte, ou assurant la liaison entre ces départements ou ces collectivités, ou assurant la desserte intérieure de chacun de ces départements ou de la collectivité de Saint-Pierre-et-Miquelon ; seuls sont pris en compte les personnels de ces entreprises concourant exclusivement à ces dessertes et affectés dans des établissements situés dans l’un de ces départements ou de la collectivité de Saint-Pierre-et-Miquelon ;
« – les entreprises assurant la desserte maritime ou fluviale de plusieurs points de chacun des départements d’outre-mer ou de la collectivité de Saint-Pierre-et-Miquelon, ou la liaison entre les ports de Guadeloupe, Martinique et Guyane, ou la liaison entre les ports de La Réunion et de Mayotte.
« Pour l’application des dispositions du présent I, l’effectif pris en compte est celui qui est employé par l’entreprise dans chacun des départements ou collectivités concernés, tous établissements confondus dans le cas où l’entreprise compte plusieurs établissements dans le même département. L’effectif est apprécié dans les conditions prévues par les articles L. 421-1 et L. 421-2 du code du travail.
« II. – L’exonération est égale à 100 % du montant des cotisations patronales dans la limite d’un montant de rémunération égal au salaire minimum de croissance majoré de 40 % applicable aux cotisations afférentes aux salaires et rémunérations des salariés employés par les entreprises, quel que soit leur effectif, des secteurs de l’industrie, de la restauration, à l’exception de la restauration de tourisme classée, de la presse, de la production audiovisuelle, des énergies renouvelables, des nouvelles technologies de l’information et de la communication et des centres d’appel, de la pêche, des cultures marines, de l’aquaculture, de l’agriculture, y compris les coopératives agricoles et sociétés d’intérêt collectif agricoles et leurs unions, les coopératives maritimes et leurs unions.
« III. – L’exonération est égale à 100 % du montant des cotisations patronales dans la limite d’un montant de rémunération égal au salaire minimum de croissance majoré de 50 % applicable aux cotisations afférentes aux salaires et rémunérations des salariés employés par les entreprises, quel que soit leur effectif, des secteurs du tourisme, de la restauration de tourisme classée et de l’hôtellerie.
« IV. – Lorsque dans une même entreprise ou un même établissement sont exercées plusieurs activités, l’exonération est applicable au titre des salariés employés dans chacune des activités relevant des secteurs mentionés aux I, II et III au taux et sur l’assiette de rémunération correspondant à cette activité.
« IV bis. – Les exonérations prévues par le présent article ne peuvent être cumulées avec une autre exonération totale ou partielle de cotisations patronales de sécurité sociale. »
« Si, au cours d’une année civile, la surface d’exploitation vient à dépasser le seuil de quarante hectares pondérés, dans le cadre d’une diversification de la production ou de la mise en valeur de terres incultes, de terres laissées à l’abandon ou de terres insuffisamment exploitées, le bénéfice intégral de l’exonération est maintenu dans la limite de quarante hectares pondérés pour une période de cinq ans à compter de l’année civile de réalisation du dépassement de ce seuil dans des conditions fixées par décret. »
Le II de l’article 3 de la loi n° 2000-1207 du 13 décembre 2000 d’orientation pour l’outre-mer est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Les marins devenant propriétaires embarqués d’un navire immatriculé dans un département d’outre-mer et assurant en droit la direction de l’entreprise qu’ils créent ou qu’ils reprennent sont exonérés des cotisations et contributions les concernant pour une période de vingt-quatre mois à compter de la date de cette création ou de cette reprise. »
L’article 85 de la loi de finances pour 1969 (n° 68-1172 du 27 décembre 1968) est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Cet état récapitulatif évalue le coût et les résultats des exonérations de cotisations sociales prévues aux articles L. 752-3-1 du code de la sécurité sociale, L. 762-4 du code rural et 3 de la loi n° 2000-1207 du 13 décembre 2000 d’orientation pour l’outre-mer et des exonérations fiscales. »
Les dispositions des articles L. 752-3-1 du code de la sécurité sociale, L. 762-4 du code rural et 3 de la loi n° 2000-1207 du 13 décembre 2000 précitée font l’objet d’une évaluation tous les trois ans, notamment pour ce qui concerne leurs effets en termes de création d’emplois. Les conclusions de cette évaluation, transmises au Parlement, peuvent amener à revoir les niveaux d’exonération et les secteurs bénéficiaires.
Dans le second alinéa de l’article 29 de l’ordonnance n° 77-1102 du 26 septembre 1977 portant extension et adaptation au département de Saint-Pierre-et-Miquelon de diverses dispositions relatives aux affaires sociales, après les mots : « s’effectue », sont insérés les mots : « au plus trimestriellement ».
1° Les mots : « dans les départements, territoires et collectivités territoriales d’outre-mer » sont remplacés par les mots : « dans les départements d’outre-mer, à Mayotte, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Wallis-et-Futuna, dans les Terres australes et antarctiques françaises, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie » ;
« La formation peut inclure la participation des stagiaires à des chantiers d’application, qui sont mis en oeuvre par les unités du service militaire adapté à la demande de l’Etat, des collectivités publiques d’outre-mer, de leurs établissements publics et des associations à but non lucratif déclarées d’utilité publique. Les travaux ainsi réalisés par ces stagiaires ne donnent pas lieu à rémunération de la prestation effectuée. Par dérogation aux dispositions du troisième alinéa, le volontariat des stagiaires du service militaire adapté peut être renouvelé pour une période de deux à douze mois. »
Dans le cadre des actions de coopération internationale développées par les collectivités territoriales d’outre-mer, les unités du service militaire adapté sont autorisées, à la demande de l’Etat ou de ces collectivités, à mettre en oeuvre des chantiers d’application dans les pays liés aux collectivités territoriales d’outre-mer par un accord de coopération internationale.
« L’activité de ces personnes est réputée être salariée. Si elle excède, pour la même personne, dans la même entreprise, cent jours, consécutifs ou non, par année civile, le contrat de travail est réputé être à durée indéterminée à compter du premier jour de dépassement de cette limite. » ;
4° Le huitième alinéa est complété par les mots : « ou lorsqu’il s’agit d’un contrat à durée indéterminée » ;
« Elles sont calculées sur les rémunérations réellement versées au salarié dans le cas d’un contrat à durée indéterminée. » ;
« Nonobstant les dispositions de l’article L. 242-5 du code de la sécurité sociale, le taux de cotisation due au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles est fixé chaque année par décret uniformément, quelle que soit la catégorie de risques dont relève l’établissement. »
I. – Au premier alinéa, après les mots : « commission technique d’orientation et de reclassement professionnel, », sont insérés les mots : « des bénéficiaires des conventions prévues à l’article L. 322-4-18 arrivant au terme de leur contrat avant le 1er janvier 2008 ».
2° Après les mots : « période de vingt-quatre mois », sont insérés les mots : « , ou de trente mois pour les bénéficiaires du revenu minimum d’insertion, ».
III. – La première phrase du II est complétée par les mots : « , cette limite étant portée à trente mois pour les bénéficiaires du revenu minimum d’insertion ».
V. – Le IV est ainsi rétabli :
« IV. – La protection complémentaire en matière de santé visée à l’article L. 861-1 du code de la sécurité sociale, dont le titulaire du contrat d’accès à l’emploi bénéficiait en tant qu’allocataire du revenu minimum d’insertion, est maintenue jusqu’à l’expiration de la période de droit. A l’expiration de cette période, le droit à la protection complémentaire est renouvelé dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article L. 861-5 du même code si l’intéressé remplit la condition de ressources visée au premier alinéa de l’article L. 861-1 du même code. »
Lorsque les contrats prévus à l’article L. 322-4-20 du code du travail sont conclus par des collectivités territoriales ou des établissements publics des départements d’outre-mer et de Saint-Pierre-et-Miquelon, ils peuvent être prolongés pour trente-six mois au maximum au-delà de la durée fixée au premier alinéa du II dudit article, sous réserve que l’aide spécifique de l’Etat ait été accordée dans le cadre d’un avenant à la convention initiale. Sont réputés de même nature ceux des contrats qui seraient parvenus à leur terme avant la publication de la présente loi et se seraient poursuivis à l’issue de la période initiale, et qui peuvent être prolongés depuis cette date dans la même limite et dans les mêmes conditions.
« Art. L. 832-7-1. – Dans les départements d’outre-mer et à Saint-Pierre-et-Miquelon, le soutien à l’emploi prévu aux articles L. 322-4-6 à L. 322-4-6-5 est également ouvert aux employeurs de moins de vingt salariés, recrutant sous contrat à durée indéterminée, pour un emploi et des fonctions correspondant à leurs diplômes, des jeunes âgés de dix-huit à trente ans révolus, inscrits comme demandeurs d’emploi depuis plus de six mois dans une agence pour l’emploi locale et titulaires d’un diplôme sanctionnant deux ans au moins de formation post-secondaire ou de formation professionnelle qualifiante de niveau comparable.
« Pour l’application de l’alinéa précédent, les bénéficiaires des conventions prévues à l’article L. 322-4-18 arrivant au terme de leur contrat ne sont pas tenus d’être inscrits comme demandeurs d’emploi.
L’article L. 325-2 du code du travail applicable à Mayotte est ainsi rédigé :
« Art. L. 325-2. – Une prime à la création d’emploi en faveur des jeunes, financée par l’Etat, est instituée pour les entreprises dont le siège social et l’établissement principal sont situés à Mayotte qui n’ont procédé à aucun licenciement pour cause économique depuis au moins un an, qui sont à jour du versement de leurs cotisations et contributions sociales, et à condition que le salarié n’ait pas travaillé chez l’employeur dans les douze mois précédant cette embauche, sauf s’il était titulaire d’un contrat à durée déterminée.
« Cette prime est accordée par le représentant de l’Etat à l’occasion du recrutement d’une jeune âgé de seize à vingt-cinq ans révolus, demandeur d’emploi inscrit auprès du service chargé de l’emploi, embauché sous contrat de travail à durée indéterminée à temps complet sur la base de la durée légale du travail et permettant une création nette d’emploi par rapport à l’effectif moyen de l’année civile précédente.
« Un accord collectif interprofessionnel peut prévoir les conditions dans lesquelles les salariés visés au deuxième alinéa bénéficient d’actions de formation.
« – des personnes employées par les entreprises, employeurs et organismes mentionnés à l’article L. 000-1 occupant moins de onze salariés ;
« – des personnes effectuant des travaux et services au domicile des particuliers.
« L’activité de ces personnes est réputée être salariée. Si elle excède, pour la même personne, dans la même entreprise, cent jours, consécutifs ou non, par année civile, le contrat de travail est réputé être à durée indéterminée à compter du premier jour de dépassement de cette limite.
« Le titre de travail simplifié ne peut être utilisé qu’avec l’accord du salarié. Il se substitue à la remise du bulletin de paie prévu par l’article L. 143-3. L’entreprise est tenue de procéder à une déclaration nominative préalable à l’embauche, auprès de la caisse de prévoyance sociale.
« L’employeur et le salarié qui utilisent le titre de travail simplifié sont réputés satisfaire aux obligations mises à la charge de l’un ou de l’autre par l’article L. 122-4, ainsi qu’aux déclarations au titre de la médecine du travail et du régime des prestations mentionnées à l’article L. 327-1.
« Les titres de travail simplifiés sont émis et délivrés par les établissements de crédit ou par les institutions ou services du Trésor public, des services financiers de La Poste, de l’institut d’émission des départements d’outre-mer, de l’institut d’émission d’outre-mer ou de la Caisse des dépôts et consignations, qui ont passé convention avec l’Etat.
« Les cotisations sociales d’origine légale ou conventionnelle imposées par la loi dues au titre des rémunérations versées aux salariés visés au présent article sont calculées sur une base forfaitaire réduite et font l’objet d’un versement unique à la caisse de prévoyance sociale. Nonobstant les dispositions de l’article 12 du décret n° 57-245 du 24 février 1957 sur la réparation et la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles dans les territoires d’outre-mer, le taux de la cotisation due au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles est fixé par arrêté, uniformément, quelle que soit la catégorie de risques dont relève l’établissement.
« Par dérogation, ces cotisations peuvent être calculées, d’un commun accord entre l’employeur et le salarié, sur les rémunérations réellement versées au salarié. Elles sont calculées sur les rémunérations réellement versées au salarié dans le cas d’un contrat à durée indéterminée.
« Les modalités de gestion et de répartition de ce versement unique font l’objet d’un accord entre les organismes concernés avant le 1er juillet 2004. A défaut d’accord à cette date, ces modalités sont fixées par arrêté interministériel.
« Les modalités d’applications du présent article sont déterminées par décret en Conseil d’Etat. »
I. – Avant le chapitre Ier du titre III du livre VIII du code du travail, il est inséré un chapitre préliminaire intitulé « Placement » et comprenant un article L. 830-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 830-1. – L’Agence nationale pour l’emploi prévue à l’article L. 311-7 assure le service public du placement à Mayotte dans les conditions prévues par le code du travail applicable localement. »
II. – Le chapitre VI du code du travail applicable à Mayotte est ainsi modifié :
« Art. L. 326. – Comme il est dit à l’article L. 830-1 du code du travail applicable dans les départements de métropole et d’outre-mer ci-après reproduit :
« Art. L. 830-1. – L’Agence nationale pour l’emploi prévue à l’article L. 311-7 assure le service public du placement à Mayotte dans les conditions prévues par le code du travail applicable localement. » ;
2° Le premier alinéa de l’article L. 326-1 est ainsi rédigé :
« L’Agence nationale pour l’emploi est chargée : » ;
3° Au premier alinéa de l’article L. 326-2, les mots : « les services de l’emploi, pour en vérifier la validité, ont accès » sont remplacés par les mots : « l’Agence nationale pour l’emploi, pour en vérifier la validité, a accès » ;
4° Au deuxième alinéa de l’article L. 326-2, les mots : « les services de l’emploi vérifient » sont remplacés par les mots : « l’Agence nationale pour l’emploi vérifie » ;
6° A l’article L. 327-2, les mots : « à l’article L. 326-1 » sont remplacés par les mots : « à l’article L. 326-7 » ;
7° Il est inséré, après l’article L. 326, six articles L. 326-1 à L. 326-6 ainsi rédigés :
« Art. L. 326-1. – Peuvent également concourir au service public du placement les établissements publics, des organismes gérés paritairement par les organisations syndicales d’employeurs et de salariés et des associations, s’ils ont été agréés à cet effet par l’Etat ou s’ils ont passé convention avec l’Agence nationale pour l’emploi. En cas d’agrément par l’Etat, l’Agence nationale pour l’emploi passe convention avec ces organismes.
« Les employeurs ou groupes d’employeurs qui entreprennent des actions de reclassement en faveur de leur personnel peuvent également effectuer des opérations de placement durant ces actions.
« Art. L. 326-2. – Tout travailleur recherchant un emploi doit requérir son inscription auprès de l’Agence nationale pour l’emploi.
« Art. L. 326-3. – Les communes peuvent recevoir des offres d’emploi et effectuer des opérations de placement en faveur de leurs administrés à la recherche d’un emploi, après avoir passé, à cet effet, convention avec l’Etat et l’Agence nationale pour l’emploi.
« Art. L. 326-4. – Les collectivités territoriales peuvent concourir à l’insertion professionnelle et sociale de certaines catégories de personnes à la recherche d’un emploi dans des conditions définies par une convention passée avec l’Etat et, le cas échéant, l’Agence nationale pour l’emploi.
« Art. L. 326-5. – A leur demande, les maires, pour les besoins du placement ou pour la détermination des avantages sociaux auxquels peuvent prétendre les intéressés, ont communication de la liste des demandeurs d’emploi domiciliés dans leur commune.
« Art. L. 326-6. – Dans les localités où il n’existe pas de bureau de l’Agence nationale pour l’emploi, les maires sont chargés de recevoir et de consigner les déclarations des demandeurs d’emploi et de les transmettre à l’Agence nationale pour l’emploi. »
III. – Les dispositions des I et II entrent en vigueur dès l’installation d’une antenne de l’Agence nationale pour l’emploi à Mayotte et, au plus tard, le 1er janvier 2005.
Le titre VII de la loi n° 52-1322 du 15 décembre 1952 instituant un code du travail dans les territoires et territoires associés relevant du ministère de la France d’outre-mer est complété par un chapitre VI intitulé : « Des aides à l’emploi » et comprenant un article 178 bis ainsi rédigé :
« Art. 178 bis. – Une prime à la création d’emploi en faveur des jeunes, financée par l’Etat, est instituée pour les entreprises de droit privé dont le siège social et l’établissement principal sont situés à Wallis-et-Futuna qui n’ont procédé à aucun licenciement économique depuis au moins un an, qui sont à jour de leurs cotisations et contributions sociales, et à condition que le salarié n’ait pas travaillé chez l’employeur dans les douze mois précédant cette embauche, sauf s’il était titulaire d’un contrat à durée déterminée.
« Cette prime est accordée par le représentant de l’Etat à l’occasion du recrutement d’un jeune sans emploi âgé de seize à vingt-cinq ans révolus, embauché sous contrat de travail à durée indéterminée à temps complet sur la base de la durée légale du travail et permettant une création nette d’emploi par rapport à l’effectif moyen de l’année précédente.
« L’aide est versée pendant trois ans au plus, le cas échéant de façon dégressive. Son mandat est fixé en pourcentage de la rémunération horaire minimale prévue par l’article 95 multiplié par le nombre d’heures correspondant à la durée légale du travail fixée à l’article 112.
« L’aide est retirée si l’effectif de l’entreprise diminue par rapport à celui déclaré lors de l’embauche ou s’il est constaté que l’entreprise n’est pas à jour de ses obligations sociales ou fiscales.
« Un arrêté du représentant de l’Etat à Wallis-et-Futuna, pris après avis de la commission consultative du travail, détermine les modalités d’application du présent article. »
L’article 15 de la loi n° 2000-1207 du 13 décembre 2000 précitée est ainsi modifié :
« 1° Pour chaque salarié adhérant à la convention d’application du congé solidarité, l’employeur est tenu d’embaucher, sous contrat à durée indéterminée conclu dans le délai fixé par ladite convention, qui ne peut excéder trois mois, un jeune travailleur à temps complet ou des jeunes dont les durées de travail cumulées équivalent à un temps complet et âgés de seize ans à vingt-neuf ans révolus. Cette condition d’âge n’est pas opposable aux jeunes mentionnés à l’article L. 322-4-19 du code du travail arrivant au terme de leur contrat de travail ;
« 2° L’effectif atteint à la date de signature de la convention et déterminé selon les modalités prévues à l’article L. 421-2 du même code ne doit pas être réduit pendant la durée fixée par la convention qui ne peut être inférieure à deux ans. » ;
b) Au deuxième alinéa, les mots : « auprès de l’association mentionnée à l’article L. 143-11-4 du code du travail » sont remplacés par les mots : « auprès de l’organisme désigné par les organisations professionnelles d’employeurs les plus représentatives dans la collectivité considérée ».
Dans les départements d’outre-mer, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Mayotte et aux îles Wallis et Futuna, l’Etat favorise et renforce la mise en place des dispositifs destinés aux élèves en grande difficulté qui sont scolarisés dans le premier cycle de l’enseignement secondaire ou aux jeunes de seize à dix-huit ans qui ont quitté le système éducatif avant l’obtention d’une première qualification.
Sur proposition des autorités compétentes de Nouvelle-Calédonie ou de Polynésie française et lorsqu’ils satisfont à des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat, les diplômes ou titres à finalité professionnelle préparés et délivrés en Nouvelle-Calédonie ou en Polynésie française sont reconnus par l’Etat par un arrêté au même titre que ceux qu’il délivre pour son compte.
1° Au 1, les mots : « les départements et territoires d’outre-mer, dans les collectivités territoriales de Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon et en Nouvelle-Calédonie » sont remplacés par les mots : « les départements d’outre-mer, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna et les Terres australes et antarctiques françaises, » et les mots : « entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2006 » sont remplacés par les mots : « entre la date de promulgation de la loi n° 2003-660 du 21 juillet 2003 de programme pour l’outre-mer et le 31 décembre 2017 » ;
a) Le e devient le f et, dans ce f, les mots : « définis au premier alinéa » sont remplacés par les mots : « éligibles pour l’application des dispositions » ;
« e) Au montant des travaux de réhabilitation réalisés par une entreprise et portant sur des logements achevés depuis plus de quarante ans, situés dans les départements, collectivités ou territoires visés au 1, que le propriétaire prend l’engagement, pour une durée de cinq ans, soit d’affecter dès l’achèvement des travaux à son habitation principale, soit de louer nu dans les six mois qui suivent l’achèvement des travaux à des personnes qui en font leur habitation principale et autres que son conjoint ou un membre de son foyer fiscal. Un décret détermine les conditions d’application de ces dispositions, et notamment la nature des travaux de réhabilitation éligibles ;
« g) Aux souscriptions en numéraire, agréées par le ministre chargé du budget, au capital de sociétés qui ont pour objet le financement par souscriptions en numéraire au capital ou par prêts participatifs, selon des modalités et limites fixées par décret, d’entreprises exerçant leur activité exclusivement outre-mer dans un secteur éligible défini au I de l’article 199 undecies B et qui affectent ces prêts et souscriptions à l’acquisition et à l’exploitation d’investissements productifs neufs.
« Ces sociétés spécialisées ne bénéficient pas, pour la détermination de leur propre résultat, des déductions prévues à l’article 217 undecies.
« L’équivalent de 60 % de la réduction d’impôt ainsi obtenue doit bénéficier à l’entreprise qui acquiert et exploite l’investissement ; »
« 5. Pour le calcul de la réduction d’impôt, les sommes versées au cours de la période définie au 1 sont prises en compte, pour les investissements mentionnés aux a, b, c, d, et e du 2, dans la limite de 1 750 EUR hors taxes par mètre carré de surface habitable. Cette limite est relevée par arrêté chaque année, au 1er janvier, dans la même proportion que la variation de l’index de la construction publié par l’institut de la statistique de chaque collectivité, lorsqu’il existe. » ;
« La réduction d’impôt est effectuée, pour les investissements mentionnés au a du 2, pour le calcul de l’impôt dû au titre de l’année d’achèvement de l’immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure, et des neuf années suivantes. Pour les investissements visés aux b, c, d, e, f, g et h du 2, elle est effecutée pour le calcul de l’impôt dû au titre de l’année d’achèvement de l’immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure, ou de la souscription des parts ou actions, et des quatre années suivantes. Chaque année, la base de la réduction est égale, pour les investissements mentionnés au a du 2, à 10 % des sommes effectivement payées au 31 décembre de l’année au cours de laquelle le droit à réduction d’impôt est né et, pour les investissements visés aux b, c, d, e, f, g et h du 2, à 20 % des sommes effectivement payées au 31 décembre de l’année au cours de laquelle le droit à réduction d’impôt est né.
« La réduction d’impôt est égale à 25 % de la base définie au premier alinéa, pour les investissements mentionnés au a et au e du 2, à 40 % de la même base, pour les investissements mentionnés aux b, c et d du 2, et à 50 % de la même base pour les investissements mentionnés aux f, g et h du 2.
« Toutefois, pour les investissements réalisés dans les départements d’outre-mer et la collectivité départementale de Mayotte mentionnés aux a, b, c, d et e du 2, les taux de 25 %, 40 % et 50 % visés aux deuxième et troisième alinéas sont majorés de dix points lorsque le logement est situé dans une zone urbaine sensible définie au 3 de l’article 42 de la loi n° 95-115 du 4 février 1995 d’orientation pour l’aménagement et le développement du territoire.
II. – Les immeubles ayant fait l’objet avant la date de promulgation de la présente loi d’une déclaration d’ouverture de chantier à la mairie de la commune donnent lieu à l’application des dispositions de l’article 199 undecies A du code général des impôts dans sa version antérieure à cette date de promulgation.
a) Les mots : « les départements et territoires d’outre-mer, dans les collectivités territoriales de Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon et en Nouvelle-Calédonie » sont remplacés par les mots : « les départements d’outre-mer, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis-et-Futuna et les Terres australes et antarctiques françaises, » ;
b) Les mots : « dans les secteurs de l’industrie, de la pêche, de l’hôtellerie, du tourisme à l’exclusion de la navigation de croisière, des énergies nouvelles, de l’agriculture, du bâtiment et des travaux publics, des transports, de l’artisanat, de la maintenance au profit d’activités exercées dans l’un des secteurs mentionnés au présent alinéa, de la production et de la diffusion audiovisuelles et cinématographiques, des services informatiques ou réalisant des investissements nécessaires à l’exploitation d’une concession de service public local à caractère industriel et commercial qui constituent des éléments de l’actif immobilisé » sont remplacés par les mots : « agricole ou une activité industrielle, commerciale ou artisanale relevant de l’article 34 » ;
« Toutefois, n’ouvrent pas droit à la réduction d’impôt les investissements réalisés dans les secteurs d’activité suivants :
« b) La restauration, à l’exception des restaurants de tourisme classés, les cafés, débits de tabac et débits de boissons ;
« i) Les services fournis aux entreprises, à l’exception de la maintenance, des activités de nettoyage et de conditionnement à façon et des centres d’appel ;
« j) Les activités de loisirs, sportives et culturelles, à l’exception, d’une part, de celles qui s’intègrent directement et à titre principal à une activité hôtelière ou touristique et ne consistent pas en l’exploitation de jeux de hasard et d’argent et, d’autre part, de la production et de la diffusion audiovisuelles et cinématographiques ;
3° Au deuxième alinéa, les mots : « Les dispositions du premier alinéa s’appliquent » sont remplacés par les mots : « La réduction d’impôt prévue au premier alinéa s’applique » et les mots : « rénovation d’hôtel » sont remplacés par les mots : « rénovation et de réhabilitation d’hôtel, de résidence de tourisme et de village de vacances classés » ;
« La réduction d’impôt prévue au premier alinéa s’applique également aux investissements nécessaires à l’exploitation d’une concession de service public local à caractère industriel et commercial réalisés dans des secteurs éligibles, quelles que soient la nature des biens et leur affectation finale. » ;
a) Après les mots : « en Guyane », sont insérés les mots : « dans les limites définies par les règles communautaires relatives aux aides d’Etat » ;
« Dans les départements d’outre-mer, ce taux est porté à 70 % pour les investissements réalisés dans le secteur de la navigation de plaisance. » ;
« Ces taux sont majorés de dix points pour les investissements réalisés dans le secteur de la production d’énergie renouvelable. Le taux de la réduction d’impôt est porté à 60 % pour les travaux de rénovation et de réhabilitation d’hôtel, de résidence de tourisme et de village de vacances classés réalisés en Polynésie française, dans les îles Wallis-et-Futuna, dans les Terres australes et antarctiques françaises, à Mayotte, à Saint-Pierre-et-Miquelon et en Nouvelle-Calédonie. » ;
7° La première phrase du quatrième alinéa est complétée par les mots : « , dont les parts sont détenues directement, ou par l’intermédiaire d’une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, par des contribuables domiciliés en France au sens de l’article 4 B » ;
« Toutefois, sur demande du contribuable qui, dans le cadre de l’activité ayant ouvert droit à réduction, participe à l’exploitation au sens des dispositions du 1° bis du I de l’article 156, la fraction non utilisée peut être remboursée à compter de la troisième année, dans la limite de 40 % du crédit d’impôt et d’un montant d’investissement de 1 525 000 EUR. » ;
Après le I de l’article 199 undecies B du code général des impôts, il est inséré un I bis ainsi rédigé :
« I bis. – 1. En cas de location, dans les conditions mentionnées au dernier alinéa du I, d’un hôtel, d’une résidence de tourisme ou d’un village de vacances classés ayant fait l’objet de travaux de rénovation ou de réhabilitation ouvrant droit au bénéfice des dispositions du dix-huitième alinéa du I, les dispositions du deuxième alinéa de l’article 39 C et, pour la partie de déficit provenant des travaux bénéficiant des dispositions du dix-huitième alinéa du I, les dispositions du 1° bis du I de l’article 156 ne sont pas applicables.
« 2. Les dispositions du 1 sont applicables sur agrément préalable du ministre chargé du budget dans les conditions prévues aux 1 et 2 du III de l’article 217 undecies et si 60 % de l’avantage en impôt procuré par l’imputation des déficits provenant de la location d’un hôtel, d’une résidence de tourisme ou d’un village de vacances classés et par la réduction d’impôt visée au dix-huitième alinéa du I sont rétrocédés à l’entreprise locataire sous forme de diminution de loyer et du prix de cession du bien à l’exploitant.
« 3. Les dispositions du 1 sont applicables, pour une durée de cinq ans à compter de la date de clôture de l’exercice de livraison ou d’achèvement, aux opérations de rénovation ou de réhabilitation d’un hôtel, d’une résidence de tourisme ou d’un village de vacances classés réalisées entre la date d’entrée en vigueur de la loi n° 2003-660 du 21 juillet 2003 de programme pour l’outre-mer et le 31 décembre 2008. »
« Le seuil de 300 000 EUR s’apprécie au niveau de l’entreprise, société ou groupement qui inscrit l’investissement à l’actif de son bilan ou qui en est locataire lorsqu’il est pris en crédit-bail auprès d’un établissement financier. » ;
« 2. Pour ouvrir droit à réduction et par dérogation aux dispositions du 1, les investissements mentionnés au I doivent avoir reçu l’agrément préalable du ministre chargé du budget dans les conditions prévues au III de l’article 217 undecies lorsqu’ils sont réalisés dans les secteurs des transports, de la navigation de plaisance, de l’agriculture, de la pêche maritime et de l’aquaculture, de l’industrie charbonnière et de la sidérurgie, de la construction navale, des fibres synthétiques, de l’industrie automobile ou concernant la rénovation et la réhabilitation d’hôtel, de résidence de tourisme et de village de vacances classés ou des entreprises en difficultés ou qui sont nécessaires à l’exploitation d’une concession de service public local à caractère industriel et commercial. »
Le III de l’article 199 undecies B du code général des impôts est ainsi rédigé :
« III. – Le régime issu du présent article est applicable aux investissements réalisés entre la date de promulgation de la loi n° 2003-660 du 21 juillet 2003 précitée et le 31 décembre 2017, à l’exception :
« 2° Des investissements pour l’agrément desquels une demande est parvenue à l’administration avant la date de promulgation de la loi n° 2003-660 du 21 juillet 2003 précitée. »
Au IV de l’article 199 undecies B du code général des impôts, après les mots : « des I », sont insérés les mots : « , I bis » et après les mots : « du présent article », sont insérés les mots : « et notamment les obligations déclaratives ».
« Art. 199 undecies C. – Les aides octroyées par la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Wallis-et-Futuna, Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte dans le cadre de leur compétence fiscale propre au titre de projets d’investissements sont sans incidence pour la détermination du montant des dépenses éligibles retenues pour l’application de l’article 199 undecies B. Les dispositions du présent article sont applicables dans les délais définis au III de l’article 199 undecies B. »
« Les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés peuvent déduire de leurs résultats imposables une somme égale au montant des investissements productifs, diminuée de la fraction de leur prix de revient financée par une subvention publique, qu’elles réalisent dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de la Réunion pour l’exercice d’une activité éligible en application du I de l’article 199 undecies B. » ;
2° Le deuxième alinéa est complété par les mots : « et le montant des apports en capital effectués par les sociétés de financement définies par l’article 199 undecies A » ;
3° Au troisième alinéa, les mots : « aux investissements productifs réalisés dans le secteur de la maintenance au profit d’activités exercées dans l’un des secteurs mentionnés au premier et au quatrième alinéa et dans celui de la production et de la diffusion audiovisuelles et cinématographiques ainsi qu’ » sont supprimés et les mots : « rénovation d’hôtel » sont remplacés par les mots : « rénovation et de réhabilitation d’hôtel, de résidence de tourisme et de village de vacances classés » ;
5° Au huitième alinéa, les mots : « l’engagement prévu au sixième alinéa cesse d’être respecté » sont remplacés par les mots : « les conditions prévues aux sixième et septième alinéas cessent d’être respectées » ;
b) Dans la même phrase, les mots : « de l’industrie, de la pêche, de l’hôtellerie, du tourisme, à l’exclusion de la navigation de croisière, des énergies nouvelles, des services informatiques, de l’agriculture, du bâtiment et des travaux publics, des transports et de l’artisanat » sont remplacés par les mots : « éligibles en application du I de l’article 199 undecies B » ;
2° Au deuxième alinéa, les mots : « investissements productifs dans le secteur de la maintenance au profit d’activités exercées dans l’un des secteurs mentionnés au premier et au quatrième alinéa du I et dans celui de la production et de la diffusion audiovisuelles et cinématographiques ainsi qu’aux » sont supprimés, et les mots : « rénovation d’hôtel » sont remplacés par les mots : « rénovation et de réhabilitation d’hôtel, de résidence de tourisme et de village de vacances classés » ;
3° Au troisième alinéa, après les mots : « s’exerce exclusivement » sont insérés les mots : « dans un secteur éligible, quelles que soient la nature des biens qui constituent l’emploi de la souscription et leur affectation définitive, ».
Au premier alinéa du II bis de l’article 217 undecies du code général des impôts, les mots : « l’un des secteurs mentionnés au » sont remplacés par les mots : « un secteur éligible défini par ce ».
Au premier alinéa du II quater de l’article 217 undecies du code général des impôts, la somme : « 760 000 EUR » est remplacée par la somme : « 1 000 000 EUR » et les mots : « deuxième alinéa du » sont supprimés.
« III. – 1. Pour ouvrir droit à déduction, les investissements mentionnés au I réalisés dans les secteurs des transports, de la navigation de plaisance, de l’agriculture, de la pêche maritime et de l’aquaculture, de l’industrie charbonnière et de la sidérurgie, de la construction navale, des fibres synthétiques, de l’industrie automobile, ou concernant la rénovation et la réhabilitation d’hôtel, de résidence de tourisme et de village de vacances classés ou des entreprises en difficultés, ou qui sont nécessaires à l’exploitation d’une concession de service public local à caractère industriel et commercial doivent avoir reçu l’agrément préalable du ministre chargé du budget, après avis du ministre chargé de l’outre-mer. L’organe exécutif des collectivités d’outre-mer compétentes à titre principal en matière de développement économique est tenu informé des opérations dont la réalisation le concerne.
« L’agrément est délivré lorsque l’investissement :
« b) Poursuit comme l’un de ses buts principaux la création ou le maintien d’emplois dans ce département ;
« c) S’intègre dans la politique d’aménagement du territoire, de l’environnement et de développement durable ;
« L’octroi de l’agrément est subordonné au respect par les bénéficiaires directs ou indirects de leurs obligations fiscales et sociales et à l’engagement pris par ces mêmes bénéficiaires que puissent être vérifiées sur place les modalités de réalisation et d’exploitation de l’investissement aidé.
« 2. L’agrément est tacite à défaut de réponse de l’administration dans un délai de trois mois à compter de la réception de la demande d’agrément. Ce délai est ramené à deux mois lorsque la décision est prise et notifiée par l’un des directeurs des services fiscaux des départements d’outre-mer.
« Lorsque l’administration envisage une décision de refus d’agrément, elle doit en informer le contribuable par un courrier qui interrompt le délai mentionné au premier alinéa et offre la possibilité au contribuable, s’il le sollicite, de saisir, dans un délai de quinze jours, une commission consultative dont la composition, les attributions et le fonctionnement sont définis par décret. En cas de saisine, un nouveau délai d’une durée identique à celle mentionnée au premier alinéa court à compter de l’avis de la commission. La commission dispose, pour rendre cet avis, d’un délai ne pouvant excéder deux mois.
« Le délai mentionné au premier alinéa peut être interrompu par une demande de l’administration fiscale de compléments d’informations. Il est suspendu en cas de notification du projet pour examen et avis de la Commission européenne.
« 3. Toutefois, les investissements mentionnés au I, dont le montant total n’excède pas 300 000 EUR par programme et par exercice, sont dispensés de la procédure d’agrément préalable lorsqu’ils sont réalisés par une entreprise qui exerce son activité dans les départements visés au I depuis au moins deux ans, dans l’un des secteurs mentionnés au premier alinéa du 1 du présent III. Il en est de même lorsque ces investissements sont donnés en location à une telle entreprise. L’entreprise propriétaire des biens ou qui les a acquis en crédit-bail joint à sa déclaration de résultat un état récapitulatif des investissements réalisés au cours de l’exercice et au titre desquels la déduction fiscale est pratiquée. »
Le V de l’article 217 undecies du code général des impôts est ainsi rédigé :
« V. – Les dispositions du présent article sont applicables aux investissements réalisés ou aux souscriptions versées à compter de la date de promulgation de la loi n° 2003-660 du 21 juillet 2003 de programme pour l’outre-mer, à l’exception des investissements et des souscriptions pour l’agrément desquels une demande est parvenue à l’administration avant cette date.
« Les dispositions du présent article sont applicables aux seuls investissements neufs et travaux de rénovation et de réhabilitation d’hôtel, de résidence de tourisme et de village de vacances classés réalisés ou aux souscriptions versées jusqu’au 31 décembre 2017.
« Un décret en Conseil d’Etat précise, en tant que de besoin, les modalités de leur application et notamment les obligations déclaratives. »
L’article 217 bis du code général des impôts est ainsi rédigé :
« Art. 217 bis. – Les résultats provenant d’exploitations situées dans les départements d’outre-mer et appartenant aux secteurs éligibles mentionnés au I de l’article 199 undecies B ne sont retenus pour l’assiette de l’impôt sur les sociétés que pour les deux tiers de leur montant.
« Les dispositions du présent article s’appliquent aux résultats des exercices clos jusqu’au 31 décembre 2017. »
1° Les mots : « dans les territoires d’outre-mer, dans la collectivité territoriale de Mayotte et dans celle de Saint-Pierre-et-Miquelon » sont remplacés par les mots : « à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna et les Terres australes et antarctiques françaises » ;
1° Après l’article 1594 I, il est inséré un article 1594 I bis ainsi rédigé :
« Art. 1594 I bis. – Les conseils généraux des départements d’outre-mer peuvent, sur délibération, exonérer de la taxe de publicité foncière ou du droit d’enregistrement les acquisitions d’immeubles que l’acquéreur s’engage à affecter, dans un délai de quatre ans suivant la date de l’acte d’acquisition, à l’exploitation d’un hôtel, d’une résidence de tourisme ou d’un village de vacances classés pour une durée minimale de huit ans.
« La délibération prend effet dans les délais prévus à l’article 1594 E. » ;
2° Après l’article 1840 G undecies, il est inséré un article 1840 G duodecies ainsi rédigé :
L’article 217 duodecies du code général des impôts est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Pour l’application des régimes issus des articles 199 undecies A, 199 undecies B, 199 undecies C, 217 undecies ainsi que du présent article, les mots : “restaurant de tourisme classé et “hôtel classé s’apprécient au regard de la réglementation propre à chaque collectivité d’outre-mer. »
A compter de 2006, le Gouvernement remet tous les trois ans au Parlement, avant le dépôt du projet de loi de finances pour l’année à venir, un rapport évaluant l’impact socio-économique des articles 199 undecies A, 199 undecies B, 199 undecies C, 217 undecies, 217 bis et 217 duodecies du code général des impôts.
Les dispositions des 8° et 9° de l’article 21 sont applicables à compter du 1er janvier 2003.
« Art. 1756 quater. – Lorsqu’il est établi qu’une personne a fourni volontairement de fausses informations ou n’a pas respecté les engagements qu’elle avait pris envers l’administration permettant d’obtenir pour autrui les avantages fiscaux prévus par les articles 199 undecies A, 199 undecies B, 217 undecies et 217 duodecies, elle est redevable d’une amende fiscale égale au montant de l’avantage fiscal indûment obtenu, sans préjudice des sanctions de droit commun. Il en est de même, dans le cas où un agrément n’est pas exigé, pour la personne qui s’est livrée à des agissements, manoeuvres ou dissimulations ayant conduit à la remise en cause de ces aides pour autrui. »
« a) Les travaux de construction de logements évolutifs sociaux, financés dans les conditions prévues par arrêté interministériel en application des articles L. 301-1 et L. 301-2 du code de la construction et de l’habitation et facturés aux personnes physiques accédant directement à la propriété à titre de résidence principale et qui concourent à la production ou à la livraison d’immeubles au sens du 7° de l’article 257 du présent code ;
II. – Les dispositions du I sont applicables aux opérations pour lesquelles la décision d’attribution d’une aide de l’Etat intervient postérieurement à la promulgation de la présente loi.
« Art. 1388 ter. – I. – Dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de la Réunion et sauf délibération contraire des collectivités territoriales ou des groupements dotés d’une fiscalité propre, prise dans les conditions fixées à l’article 1639 A bis, la base d’imposition à la taxe foncière sur les propriétés bâties des logements à usage locatif mentionnés à l’article L. 441-1 du code de la construction et de l’habitation, appartenant à des organismes ou à des sociétés d’économie mixte cités aux articles L. 411-2, L. 472-1-1 et L. 481-1-1 du même code, fait l’objet d’un abattement de 30 % lorsque ces logements font l’objet de travaux d’amélioration, avec le concours financier de l’Etat en application du 3° de l’article L. 301-2 du même code, ayant pour objet de les conforter vis-à-vis des risques naturels prévisibles énumérés au I de l’article L. 562-1 du code de l’environnement.
« II. – Pour bénéficier de l’abattement prévu au I, les organismes ou sociétés concernés doivent adresser au service des impôts du lieu de situation des biens, avant le 1er janvier de l’année suivant celle de l’achèvement des travaux, une déclaration conforme au modèle établi par l’administration comportant tous les éléments d’identification des biens. Cette déclaration doit être accompagnée des documents justifiant de l’octroi et du versement de la subvention par l’Etat ainsi que de la réalisation des travaux. Lorsque la déclaration est souscrite hors délai, l’abattement s’applique pour la période restant à courir après le 31 décembre de l’année de la souscription.
II. – L’Etat compense, chaque année, la perte de recettes résultant, pour les collectivités territoriales ou leurs établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre, des dispositions de l’article 1388 ter du code général des impôts.
Cette compensation est calculée dans les conditions prévues aux deuxième, troisième et quatrième alinéas du IV de l’article 42 de la loi de finances pour 2001 (n° 2000-1352 du 30 décembre 2000).
Le troisième alinéa de l’article L. 340-2 du code de l’urbanisme est ainsi rédigé :
Les dotations de l’Etat aux collectivités territoriales d’outre-mer font l’objet de dispositions particulières qui tiennent compte de leurs caractères spécifiques.
Dans un délai de deux ans à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remettra au Parlement un rapport examinant la situation financière des collectivités territoriales d’outre-mer et les conséquences de leur situation spécifique sur la détermination du montant des dotations de l’Etat.
« Art. L. 2563-2-2. – Dans toutes les communes où une opération de premier numérotage est réalisée, la moitié du coût de l’opération, si celle-ci est terminée avant le 31 décembre 2008, fait l’objet d’une compensation financière sous la forme d’une dotation exceptionnelle versée par l’Etat. »
« Art. L. 4433-24-1-1. – A compter du transfert de la voirie nationale à une région d’outre-mer, le président du conseil régional gère le domaine transféré. A ce titre, il exerce les pouvoirs de police afférents à cette gestion, notamment en ce qui concerne la circulation sur ce domaine sous réserve des attributions dévolues par le présent code au maire et au préfet.
« Art. L. 4433-24-1-2. – Le préfet peut, dans le cas où il n’y aurait pas été pourvu par le président du conseil régional et après une mise en demeure restée sans résultat, exercer les attributions dévolues au président du conseil régional en matière de police en vertu de l’article L. 4433-24-1-1. »
I. – Au premier alinéa de l’article 4 de la loi n° 96-1241 relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur de la zone dite des cinquante pas géométriques dans les départements d’outre-mer, les mots : « dix ans » sont remplacés par les mots : « quinze ans ».
II. – Au premier alinéa de l’article L. 89-4 du code du domaine de l’Etat, après les mots : « 1er janvier 1995 », sont insérés les mots : « , ou à leurs ayants droit, ».
A la Réunion, les ressources du fonds régional pour le développement et l’emploi sont affectées, par délibération du conseil régional :
– à des subventions aux investissements des communes et des établissements publics de coopération intercommunale facilitant l’installation d’entreprises et la création d’emplois ou contribuant à la réalisation d’infrastructures et d’équipements publics nécessaires au développement économique ;
– ou au financement d’infrastructures et d’équipements publics contribuant au développement économique, à l’aménagement du territoire et au désenclavement économique, sous maîtrise d’ouvrage de la région ou des syndicats mixtes.
Ces subventions sont cumulables avec celles dont peuvent bénéficier les communes, les établissements publics de coopération intercommunale, les régions et les syndicats mixtes, de la part de l’Etat ou d’autres collectivités publiques, ou au titre des fonds structurels européens, et ce jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi qui réformera le régime de l’octroi de mer.
I. – Le chapitre III du titre Ier du livre II du code de l’environnement est complété par une section 7 intitulée « Offices de l’eau des départements d’outre-mer » et comprenant les articles L. 213-13 à L. 213-20.
II. – L’article L. 213-13 du même code est ainsi rédigé :
« b) Le conseil et l’assistance technique aux maîtres d’ouvrage, la formation et l’information dans le domaine de la gestion de l’eau et des milieux aquatiques ;
« 2° Des représentatnts des services de l’Etat dans le département ;
« Art. L. 213-14. – I. – Dans le cas où le comité de bassin confie à l’office de l’eau, en application des dispositions du c du I de l’article L. 213-13, la programmation et le financement d’actions et de travaux, l’office de l’eau arrête un programme pluriannuel d’intervention déterminant les domaines et les conditions de son intervention et prévoyant le montant des dépenses et des recettes nécessaires à sa mise en oeuvre.
« IV. – Le taux de la redevance pour prélèvement d’eau est fixé par délibération du conseil d’administration de l’office après avis conforme du comité de bassin dans les limites suivantes :
« – pour les prélèvements d’eau réalisés pour les autres activités économiques : entre 0,25 centime d’euro par mètre cube et 2,5 centimes d’euro par mètre cube ;
« VI. – La redevance n’est pas due lorsque le volume d’eau prélevé est inférieur à 50 000 mètres cubes par an.
« VII. – En l’absence de mesure des volumes prélevés, la redevance est assise sur un volume forfaitaire selon l’activité.
« Art. L. 213-15. – I. – L’office contrôle l’ensemble des éléments permettant de vérifier l’assiette de la redevance. Le contrôle peut être effectué sur pièces et sur place.
« II. – L’office peut demander la production des pièces nécessaires ainsi que toute justification utile au contrôle du volume prélevé.
« IV. – L’office notifie au redevable les résultats du contrôle.
« V. – Un décret en Conseil d’Etat précise les conditions d’application du présent article.
« Art. L. 213-16. – I. – L’office dispose du droit de communication qui lui permet de prendre connaissance et, au besoin, copie des documents détenus par des tiers en vue de leur utilisation à des fins d’assiette ou de contrôle de la redevance.
« II. – Les administrations de l’Etat, les collectivités territoriales, les entreprises contrôlées par l’Etat, ainsi que les établissements ou organismes de toute nature soumis au contrôle de l’autorité administrative, doivent communiquer à l’office, sur sa demande, les documents de service en leur possession nécessaires à l’accomplissement du contrôle de l’assiette sans pouvoir lui opposer le secret professionnel.
« III. – L’obligation de secret professionnel, telle qu’elle est définie à l’article 226-13 du code pénal, s’applique à toutes les personnes appelées à l’occasion de leurs fonctions ou attributions à intervenir dans l’assiette, le contrôle, le recouvrement ou le contentieux des redevances.
« Art. L. 213-17. – I. – Sont établies d’office les redevances dues par les personnes :
« 1° Qui n’ont pas produit la déclaration des éléments nécessaires à leur calcul à la date fixée en application de l’article L. 213-14, après l’expiration d’un délai de trente jours suivant la mise en demeure préalable qui leur est adressée par l’office ;
« 2° Qui se sont abstenues de répondre aux demandes de renseignements, justifications ou éclaircissements présentées sur le fondement de l’article L. 213-15 ;
« II. – En cas de taxation d’office par suite d’opposition à contrôle, les suppléments de droits mis à la charge du redevable sont assortis d’une majoration de 100 %.
« III. – En cas d’imposition d’office, les bases ou éléments servant au calcul des redevances sont portés à la connaissance du redevable au moins trente jours avant la mise en recouvrement des redevances, au moyen d’une notification précisant les modalités de détermination de ces bases ou éléments et le montant retenu de la redevance, ainsi que la faculté pour le redevable de présenter ses observations dans ce même délai.
« Art. L. 213-18. – Les omissions totales ou partielles constatées dans l’assiette des redevances, les insuffisances, les inexactitudes ou les erreurs d’imposition peuvent être réparées par l’office jusqu’à la fin de la troisième année qui suit celle au titre de laquelle la redevance est due.
« Art. L. 213-19. – L’office peut prononcer d’office le dégrèvement ou la restitution de redevances et pénalités qui n’étaient pas dues.
IV. – L’article 14-3 de la loi n° 64-1245 du 16 décembre 1964 relative au régime et à la répartition des eaux et à la lutte contre leur pollution est abrogé.
L’article 15 de la loi n° 71-1028 du 24 décembre 1971 relative à la création et à l’organisation des communes dans le territoire de la Polynésie française est ainsi rétabli :
« Art. 15. – Les fonctionnaires régis par la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’Etat ou par la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale peuvent bénéficier d’un détachement ou d’une mise à disposition auprès du syndicat de promotion des communes de la Polynésie française. »
Dans le premier alinéa de l’article L. 720-4 du code de commerce, les mots : « la part de surface de vente destinée à l’alimentation » sont remplacés par les mots : « la surface de vente totale des commerces de détail à prédominance alimentaire de plus de 300 mètres carrés de surface de vente ».
L’Etat s’engage à mettre en oeuvre les orientations contenues dans le document « Stratégie de développement durable du territoire de Wallis-et-Futuna » signé à Mata-Utu le 20 décembre 2002.
Les biens immobiliers et mobiliers de l’Etat situés sur l’île de Hao, reconnus définitivement inutiles pour l’exercice des compétences conservées par l’Etat mais nécessaires à l’accomplissement des compétences de la Polynésie française ou de la commune de Hao sont, par dérogation aux articles L. 53, L. 54 et L. 67 et suivants du code du domaine de l’Etat, cédés gratuitement à ces collectivités. Une convention conclue entre l’Etat, le territoire de la Polynésie française et la commune de Hao détermine les biens cédés et la collectivité bénéficiaire. Le transfert de propriété prend effet à la signature de la convention.
L’article L. 430-2 du code de commerce est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Dans les départements d’outre-mer, lorsqu’une opération de concentration au sens de l’article L. 430-1 a pour effet de porter soit la surface de vente telle que définie à l’article L. 720-4 au-delà du seuil fixé au même article, soit la part de marché, exprimée en chiffres d’affaires, des entreprises soumises aux dispositions du même article au-delà de 25 %, le ministre peut, dans un délai de trois mois après la réalisation effective de l’opération, la soumettre à la procédure prévue aux articles L. 430-3 et suivants. Toutefois, les dispositions de l’article L. 430-4 ne sont pas applicables à ces opérations. »
L’Etat verse aux régions de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de la Réunion, à la collectivité départementale de Mayotte, à la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon, à la Nouvelle-Calédonie, à la Polynésie française et à Wallis-et-Futuna une dotation de continuité territoriale dont le montant évolue comme la dotation globale de fonctionnement.
Un décret en Conseil d’Etat fixe les modalités de répartition de cette dotation entre les collectivités en tenant compte notamment de l’éloignement de chacune d’entre elles avec la métropole ainsi que les modalités d’établissement par chaque collectivité du bilan annuel et des statistiques liées à cette aide qui seront communiqués au représentant de l’Etat.
DISPOSITIONS RELATIVES À L’ACTUALISATION
DU DROIT DE L’OUTRE-MER
I. – Dans toutes les dispositions législatives et réglementaires antérieures à l’entrée en vigueur de la loi n° 76-664 du 19 juillet 1976 relative à l’organisation de Saint-Pierre-et-Miquelon, la référence aux territoires d’outre-mer est remplacée par la référence à la Polynésie française, à Saint-Pierre-et-Miquelon, aux îles Wallis et Futuna et aux Terres australes et antarctiques françaises.
II. – Dans toutes les dispositions législatives et réglementaires postérieures à l’entrée en vigueur de la loi n° 76-664 du 19 juillet 1976 précitée, la référence aux territoires d’outre-mer est remplacée par la référence à la Polynésie française, aux îles Wallis et Futuna et aux Terres australes et antarctiques françaises.
I. – Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisé à prendre, par ordonnance, les mesures nécessaires, en tant qu’elles concernent les compétences de l’Etat, à l’actualisation et à l’adaptation du droit applicable dans les départements d’outre-mer, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna et les Terres australes et antarctiques françaises dans les domaines suivants :
c) Droit domanial, foncier et de l’urbanisme, notamment en ce qui concerne la protection, l’aménagement et la mise en valeur de la zone dite des cinquante pas géométriques ;
g) Droit de l’eau et droit de l’environnement ;
h) Dispositions relatives aux centres communaux d’action sociale ;
i) Dispositions applicables aux établissements et services de santé, notamment en ce qui concerne le régime d’autorisation des établissements de santé et des laboratoires ;
j) Dispositions relatives à l’épargne-logement ;
k) Procédure civile et voies d’exécution ;
a) Règles relatives aux sociétés d’économie mixte ;
b) Procédure civile et voies d’exécution ;
1° Lorsque leurs dispositions sont relatives à la Polynésie française ou à la Nouvelle-Calédonie, aux institutions compétentes prévues respectivement par la loi organique n° 96-312 du 12 avril 1996 portant statut d’autonomie de la Polynésie française et par la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie ;
4° Lorsque leurs dispositions sont relatives à Mayotte, au conseil général de Mayotte, dans les conditions prévues à l’article L. 3551-12 du même code ;
III. – Les ordonnances prévues au 1° du I seront prises au plus tard le dernier jour du dix-huitième mois suivant la promulgation de la présente loi. Les autres ordonnances prévues au I seront prises au plus tard le dernier jour du vingt-quatrième mois suivant la promulgation de la présente loi.
Toutefois, l’ordonnance prévue au du 7° du I sera prise au plus tard le dernier jour du trentième mois suivant la promulgation de la présente loi.
IV. – Les rapports de présentation des ordonnances mentionnées au présent article sont publiés au Journal officiel de la République française.
I. – Le I de l’article 23 de l’ordonnance n° 96-1122 du 20 décembre 1996 relative à l’amélioration de la santé publique à Mayotte est ainsi rédigé :
« I. – La caisse de prévoyance sociale est administrée par un conseil d’administration de vingt membres comprenant :
« – huit représentants des assurés sociaux, désignés par les organisations syndicales représentatives selon le code du travail applicable à Mayotte ;
« – huit représentants des entreprises, désignés par les organisations professionnelles locales, dont quatre représentants des employeurs, deux représentants des travailleurs indépendants et deux représentants des exploitants agricoles ;
« – quatre personnes qualifiées désignées par le représentant de l’Etat à Mayotte, dont un représentant de l’association des femmes mahoraises et un représentant des retraités.
« Assiste également aux séances du conseil le représentant de l’Etat à Mayotte ou son représentant. »
II. – Les dispositions du I prennent effet le premier jour du deuxième mois commençant après la promulgation de la présente loi. A cette date, le mandat du conseil d’administration de la Caisse de prévoyance sociale de Mayotte en place prend fin.
I. – Après le titre VI de la loi n° 2001-616 du 11 juillet 2001 relative à Mayotte, il est inséré un titre VI bis ainsi rédigé :
« Art. 64-1. – I. – Sont applicables aux agents de la collectivité départementale, des communes et des établissements publics administratifs de Mayotte, selon les modalités définies ci-après, les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ainsi que celles :
« – de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’Etat pour les agents exerçant des fonctions ressortissant à la compétence de l’Etat ;
« – de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale pour les agents exerçant des fonctions ressortissant à la compétence des collectivités et établissements mentionnés à l’article 2 de ladite loi. Pour son application, la collectivité départementale de Mayotte est considérée comme étant mentionnée audit article ;
« – de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière pour les agents exerçant des fonctions ressortissant à la compétence des établissements mentionnés à l’article 2 de ladite loi.
« Pour l’application à Mayotte des lois précitées, des décrets en Conseil d’Etat peuvent déroger à certaines des dispositions du statut général des fonctionnaires pour tenir compte des spécificités locales, notamment en ce qui concerne les organismes consultatifs de la fonction publique et leurs compétences et en matière de recrutement et de nomination ou intégration dans les corps et cadres d’emplois.
« II. – Les agents titulaires, à la date de publication de la loi n° 2003-660 du 21 juillet 2003 de programme pour l’outre-mer, d’un emploi de la collectivité départementale, d’une commune ou d’un établissement public administratif de Mayotte sont intégrés au plus tard le 31 décembre 2010 :
« – soit dans les corps de la fonction publique de l’Etat ;
« – soit dans les cadres d’emplois de la fonction publique territoriale ;
« – soit dans les corps de la fonction publique hospitalière ;
« – soit dans des corps ou cadres d’emplois de la fonction publique de l’Etat, de la fonction publique territoriale ou de la fonction publique hospitalière créés le cas échéant à cet effet, à titre transitoire, pour l’administration de Mayotte. Ces corps et cadres d’emplois sont classés hors catégorie pour la fixation de leurs indices de traitement. Des décrets en Conseil d’Etat fixent les dispositions statutaires qui leur sont applicables.
« III. – Les agents non titulaires occupant, à la date de publication de la loi n° 2003-660 du 21 juillet 2003 précitée, un emploi permanent de la collectivité départementale, d’une commune ou d’un établissement public administratif de Mayotte ont vocation à être titularisés, sur leur demande, au plus tard le 31 décembre 2010 dans un des corps ou cadres d’emplois mentionnés au II, sous réserve :
« 1° D’être en fonction à la date mentionnée ci-dessus ou de bénéficier à cette date d’un congé régulièrement accordé en application de la réglementation en vigueur ;
« 2° D’avoir accompli, à la date du dépôt de leur candidature, des services effectifs d’une durée équivalente à deux ans au moins de services à temps complet dans un ou plusieurs des emplois susmentionnés ;
« 3° De remplir les conditions énumérées à l’article 5 du titre Ier du statut général des fonctionnaires.
« IV. – Des décrets en Conseil d’Etat fixent les conditions d’application des II et III. Ces décrets déterminent notamment :
« 1° Les corps et cadres d’emplois auxquels les agents concernés peuvent accéder, compte tenu, d’une part, des fonctions réellement exercées par ces agents et du niveau et de la nature des emplois qu’ils occupent et, d’autre part, des qualifications qu’ils possèdent, attestées par un titre ou diplôme ou une expérience professionnelle reconnue, au regard des qualifications exigées pour l’accès aux corps et cadres d’emplois concernés ;
« 2° Les modalités d’accès à chaque corps ou cadre d’emplois. Par dérogation aux dispositions des lois n° 84-16 du 11 janvier 1984, n° 84-53 du 26 janvier 1984 et n° 86-33 du 9 janvier 1986 précitées, ces décrets peuvent organiser l’accès aux différents corps et cadres d’emplois par voie de concours réservés aux agents remplissant les conditions posées aux II et III, par voie d’examen professionnel, par voie d’inscription sur une liste d’aptitude établie après avis de la commission administrative paritaire compétente pour le corps ou cadre d’emplois d’accueil, par intégration directe ou par l’application simultanée de plusieurs de ces modalités ;
« 3° Le délai dont disposent les agents pour présenter leur candidature et les conditions de leur classement dans les corps et cadres d’emplois. Ce classement peut s’effectuer sur des grades et échelons provisoires.
« V. – Les agents intégrés dans un corps ou un cadre d’emplois en application des dispositions des II et III reçoivent une rémunération au moins égale à leur rémunération globale antérieure.
« Le cas échéant, les intéressés perçoivent une indemnité compensatrice. En aucun cas, le montant cumulé de l’indemnité compensatrice et de la rémunération ne peut être supérieur à la rémunération afférente au dernier échelon du grade le plus élevé du corps ou du cadre d’emplois auquel l’intéressé accède. L’indemnité compensatrice est résorbée au fur et à mesure des augmentations de rémunération dont l’intéressé bénéficie dans le corps ou cadre d’emplois d’intégration. Un décret en Conseil d’Etat fixe les éléments de rémunération à prendre en considération pour la détermination de l’indemnité compensatrice.
« VI. – Conformément au I, les agents mentionnés au II sont soumis au statut général des fonctionnaires à compter de la date de publication de la loi n° 2003-660 du 21 juillet 2003 précitée. Jusqu’à leur nomination dans un corps ou cadre d’emplois, ils demeurent régis par les dispositions statutaires et de rémunération qui leur sont applicables à cette même date et peuvent être adaptées dans les conditions fixées par décret en Conseil d’Etat.
« Les agents mentionnés au III ne peuvent être licenciés que pour insuffisance professionnelle ou pour motif disciplinaire jusqu’à l’expiration du délai qui leur est ouvert par les décrets prévus au IV. Ceux qui ne demandent pas leur intégration ou dont la titularisation n’a pas été prononcée continuent à être employés dans les conditions prévues par la réglementation qui leur est applicable ou suivant les stipulations du contrat qu’ils ont souscrit.
« Les agents mentionnés aux II et III demeurent assujettis jusqu’à une date fixée par décret en Conseil d’Etat aux régimes de sécurité sociale auxquels ils sont affiliés à la date de publication de la loi n° 2003-660 du 21 juillet 2003 précitée. »
II. – L’ordonnance n° 96-782 du 5 septembre 1996 portant statut général des fonctionnaires de la collectivité départementale, des communes et des établissements publics de Mayotte est abrogée.
III. – L’article 66 de la loi n° 2001-616 du 11 juillet 2001 précitée est abrogé.
I. – Sont ratifiées les ordonnances suivantes, ou celles de leurs dispositions ci-dessous mentionnées, prises en application de la loi n° 99-899 du 25 octobre 1999 portant habilitation du Gouvernement à prendre, par ordonnances, les mesures législatives nécessaires à l’actualisation et à l’adaptation du droit applicable outre-mer :
3° L’article 4 de l’ordonnance n° 2000-189 du 2 mars 2000 portant extension et adaptation du titre Ier du livre IV du code de la santé publique relatif aux professions de médecin, de chirurgien-dentiste et de sage-femme aux départements d’outre-mer, aux collectivités territoriales de Saint-Pierre-et-Miquelon et de Mayotte et aux territoires d’outre-mer des îles Wallis-et-Futuna et des Terres australes et antarctiques françaises ;
5° L’ordonnance n° 2000-218 du 8 mars 2000 fixant les règles de détermination des nom et prénoms des personnes de statut civil de droit local applicable à Mayotte sous réserve des modifications suivantes :
a) A la fin de l’article 3, les mots : « sans que cette dation de nom ait pour effet d’établir un lien de filiation » sont remplacés par les mots : « ; cette substitution emporte reconnaissance et établissement de la filiation paternelle » ;
b) Après l’article 11, il est inséré un article 11-1 ainsi rédigé :
« Art. 11-1. – Les deux derniers alinéas de l’article 11 entreront en vigueur le sixième mois suivant la publication de la loi n° 2003-660 du 21 juillet 2003 de programme pour l’outre-mer. » ;
c) Dans l’article 17, les mots : « vingt-quatre mois » sont remplacés par les mots : « cinq ans » ;
7° L’ordonnance n° 2000-285 du 30 mars 2000 portant actualisation et adaptation du droit du travail de l’outre-mer, sous réserve que le dernier alinéa de l’article 1er de la loi n° 86-845 du 17 juillet 1986 relative aux principes généraux du droit du travail et à l’organisation et au fonctionnement de l’inspection du travail et des tribunaux du travail en Polynésie française soit complété par les mots : « y compris les fonctionnaires et les agents non titulaires relevant du statut de droit public adopté par délibération de l’assemblée de la Polynésie française » ;
9° L’ordonnance n° 2000-350 du 19 avril 2000 portant actualisation et adaptation du droit électoral applicable outre-mer ;
10° L’ordonnance n° 2000-352 du 19 avril 2000 relative à l’indemnisation des victimes de catastrophes naturelles dans les îles Wallis et Futuna ;
11° L’ordonnance n° 2000-370 du 26 avril 2000 relative au droit d’asile en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna, à Mayotte et dans les Terres australes et antarctiques françaises ;
12° L’ordonnance n° 2000-371 du 26 avril 2000 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers dans les îles Wallis et Futuna ;
13° L’ordonnance n° 2000-372 du 26 avril 2000 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers en Polynésie française ;
14° L’ordonnance n° 2000-373 du 26 avril 2000 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers à Mayotte ;
15° L’ordonnance n° 2000-374 du 26 avril 2000 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers dans les Terres australes et antarctiques françaises.
II. – L’article L. 421 du code électoral est ainsi rédigé :
III. – Sont ratifiées les ordonnances suivantes, prises en application de la loi n° 2001-503 du 12 juin 2001 portant habilitation du Gouvernement à prendre, par ordonnances, les mesures législatives nécessaires à l’actualisation et à l’adaptation du droit applicable outre-mer :
1° L’ordonnance n° 2002-242 du 21 février 2002 relative au droit du travail et à l’emploi à Mayotte ;
2° L’ordonnance n° 2002-356 du 14 mars 2002 modifiant les articles L. 213-3 et L. 282-8 du code de l’aviation civile et portant extension et adaptation de ces articles à la Polynésie française aux îles Wallis et Futuna, à la Nouvelle-Calédonie et à Mayotte ;
IV. – A la fin du premier alinéa du I de l’article L. 213-3 du code de l’aviation civile, les mots : « au b de l’article L. 282-8 » sont remplacés par les mots : « au deuxième alinéa du I de l’article L. 282-8 ».
V. – Sont ratifiées les ordonnances suivantes, prises en application de l’article 67 de la loi n° 2001-616 du 11 juillet 2001 relative à Mayotte :
1° L’ordonnance n° 2002-1450 du 12 décembre 2002 relative à la modernisation du régime communal, à la coopération intercommunale, aux conditions d’exercice des mandats locaux à Mayotte et modifiant le code général des collectivités territoriales (partie Législative) ;
2° L’ordonnance n° 2002-1451 du 12 décembre 2002 relative à la modernisation et au développement du service public de l’électricité à Mayotte ;
VI. – Dans le premier alinéa du texte proposé par l’article 1er de l’ordonnance n° 2002-1451 du 12 décembre 2002 précitée pour l’article 46-4 à insérer dans la loi n° 2000-108 du 10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l’électricité, après les mots : « délai qui ne peut excéder cinq ans », sont insérés les mots : « à compter du 14 décembre 2002 ».
VII. – Le V de l’article 4 de la loi n° 99-210 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie est ainsi rédigé :
« V. – Ont force de loi les dispositions du code des communes de la Nouvelle-Calédonie (partie Législative) publiées par le décret n° 2001-579 du 29 juin 2001 portant publication du code des communes de la Nouvelle-Calédonie (partie Législative) et relatif à la partie Réglementaire de ce code. »
VIII. – 1. L’ordonnance n° 2003-166 du 27 février 2003 prise pour l’application outre-mer de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé prise en application de l’article 125 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 précitée est ratifiée.
2. A la fin du IV de l’article 1er de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 précitée, les mots : « Saint-Pierre-et-Miquelon » sont remplacés par les mots : « dans les Terres australes et antarctiques françaises ».
L’article 20-4 de l’ordonnance n° 96-1122 du 20 décembre 1996 précitée est ainsi rédigé :
« Art. 20-4. – Les articles L. 161-31, L. 161-32, L. 161-33, L. 161-34, L. 162-1-6, L. 162-1-7, L. 162-2, L. 162-2-1, L. 162-4 et L. 162-4-1 du code de la sécurité sociale sont applicables à Mayotte, dans les conditions précisées en tant que de besoin par décret. »
L’article 39 de la loi n° 2000-1207 du 13 décembre 2000 d’orientation pour l’outre-mer est ainsi rédigé :
« Art. 39. – Les oeuvres cinématographiques qui présentent un intérêt culturel pour les départements d’outre-mer et Saint-Pierre-et-Miquelon peuvent bénéficier d’une aide sélective spécifique. Les modalités de cette aide, gérée par le Centre national de la cinématographie en concertation avec l’Etat, sont déterminées par voie réglementaire. »
1° Après l’article 52, sont insérés les articles 52-1 à 52-4 ainsi rédigés :
« Art. 52-1. – Le statut civil de droit local régit l’état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et les libéralités.
« L’exercice des droits, individuels ou collectifs, afférents au statut civil de droit local ne peut, en aucun cas, contrarier ou limiter les droits et libertés attachés à la qualité de citoyen français.
« En cas de silence ou d’insuffisance du statut civil de droit local, il est fait application, à titre supplétif, du droit civil commun.
« Art. 52-2. – Nul ne peut contacter un nouveau mariage avant la dissolution du ou des précédents.
« Le présent article n’est applicable qu’aux personnes accédant à l’âge requis pour se marier au 1er janvier 2005.
« Art. 52-3. – Le mariage est dissous par le décès de l’un des conjoints ou le divorce ou la séparation judiciairement prononcée.
« La rupture unilatérale de la vie commune par l’un des époux est une cause de divorce.
« Cette disposition n’est applicable qu’aux personnes accédant à l’âge requis pour se marier au 1er janvier 2005.
« Art. 52-4. – Est interdite toute discrimination pour la dévolution des successions qui serait contraire aux dispositions d’ordre public de la loi.
« Le présent article est applicable aux enfants nés après la promulgation de la loi n° 2003-660 du 21 juillet 2003 de programme pour l’outre-mer. » ;
2° L’article 61 est ainsi rédigé :
« Art. 61. – La juridiction compétente à Mayotte pour connaître des instances auxquelles sont parties des personnes relevant du statut civil de droit local applicable à Mayotte et ayant entre elles des rapports juridiques relatifs à l’état et à la capacité des personnes, aux régimes matrimoniaux, aux successions et aux libéralités est, selon la volonté des parties, soit le tribunal de première instance, soit le cadi. » ;
3° L’article 63 est abrogé.
de l’éducation nationale et de la recherche,
La ministre de l’écologie
à l’enseignement scolaire,
au commerce, à l’artisanat,
Le secrétaire d’Etat aux transports
Le secrétaire d’Etat au tourisme,
(1) Loi de programme pour l’outre-mer n° 2003-660.
– Conseil économique et social :
Discussion les 21 et 22 mai 2003 et adoption, après déclaration d’urgence, le 22 mai 2003.
Projet de loi, modifié par l’Assemblée nationale, n° 341 (2002-2003) ;

References: Art. 178
 Art. 199
 Art. 217
 Art. 1594
 Art. 1756
 Art. 1388
 Art. 15
 Art. 64
 Art. 11
 Art. 20
 Art. 39
 Art. 52
 Art. 52
 Art. 52
 Art. 52
 Art. 61