Source: https://enb.iisd.org/vol12/enb12668f.html
Timestamp: 2020-08-06 13:47:46+00:00

Document:
Rapport du ENB | OS 44 | Mardi, 17 mai 2016 | Bonn, DE | IISD Reporting Services
Volume 12 Number 668 - Mercredi, 18 mai 2016
Faits Marquants de la conférence de Bonn
Mardi, 17 mai 2016 | Bonn, Allemagne
La conférence de Bonn sur les changements climatiques s’est poursuivie mardi matin avec l’ouverture de l’APA et une consultation informelle du SBSTA. Dans l’Après-midi, les groupes de contact et les consultations informelles du SBSTA et du SBI se sont tenus, et les séances plénières du SBI et du SBSTA se sont réunies. Un atelier du SBSTA sur les types d’activités de restauration du couvert végétal potentiellement admissibles en tant qu’activités de projet au titre du MDP a été organisé dans l’après-midi.
QUESTIONS D’ORGANISATION: Laurence Tubiana, Présidence de la CdP 21/CMP 11, a ouvert la session. L’APA a élu Sarah Baashan (Arabie saoudite) et Jo Tyndall (Nouvelle Zélande) en tant que Co-Présidents de l’APA.
La Thaïlande, au nom du G-77/Chine, a exhorté l’APA à accorder une attention égale à toutes les questions, et a appelé à la flexibilité pour les pays en développement dans le cadre de transparence.
Appelant l’attention sur les règles et les orientations, y compris les CDN, le bilan mondial et la transparence, l’Australie, au nom du GROUPE DE COORDINATION, a suggéré la tenue de discussions conceptuelles sur la manière de faire progresser le travail.
La Suisse, au nom de l’EIG, a déclaré que la session devrait améliorer la compréhension par les Parties, des questions confiées à l’APA, et a proposé des soumissions techniques et une note de réflexion des Co-Présidents après cette session. L’EU a salué un bilan en session prévu pour examiner les efforts accomplis sur le travail prescrit.
Les Maldives, au nom de l’AOSIS, ont appelé à la simplification des procédures afin de permettre aux SIDS d’accéder aux ressources nécessaires à la mise en œuvre des mesures de riposte face aux changements climatiques.
L’Arabie saoudite, au nom du GROUPE ARABE, a expliqué ce que ce groupe attend d’un processus impulsé par les Parties et inclusif.
La Colombie, au nom de l’AILAC, a plaidé pour la protection de l’intégrité environnementale et des droits de l’homme, et pour l’appui aux pays en développement en vue de la mise en œuvre de leurs CDN.
Le Venezuela, au nom des Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), a déclaré que les changements climatiques compromettent la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable.
Le Mali, au nom du GROUPE AFRICAIN, a souligné que l’APA doit être inclusif et refléter le «délicat» équilibre réalisé dans l’Accord de Paris. Le représentant a identifié les piliers des modalités de la transparence de l’action et de l’appui, y compris la flexibilité et l’appui.
La République démocratique du Congo, au nom des PMA, a demandé l’assurance que toutes les questions de l’ordre du jour feront l’objet d’un traitement égal et équilibré.
Les ONG des syndicats (TUNGO) ont demandé l’inclusion d’une transition équitable en tant qu’un élément du bilan mondial.
L’ONG FEMMES ET GENRE a demandé aux Parties d’utiliser le Programme de travail de Lima sur le genre pour faire progresser les travaux et assurer une réponse aux changements climatiques dans tous les domaines politiques.
Les ONG des Jeunes ont demandé aux Parties de tenir compte des futures générations lors de la prise des décisions difficiles, et ont souligné que les «jeunes sont là pour aider»
Les BINGO ont demandé d’établir une synergie avec l’Agenda 2030 et d’œuvrer à la réalisation du «message sans précédent» de soutien de la CdP 21 au milieu des affaires.
CAN a mis l’accent sur la nécessité: d’élever le niveau d’ambition; d’une feuille de route pour l’engagement de 100 milliards USD; de renforcer les cibles pré-2020; et d’un accord sur les pertes et préjudices.
CJN! a souligné qu’il faut «respecter l’esprit de Paris» et a qualifié la géo ingénierie de «fausse solution».
Le représentant des PEUPLES AUTOCHTONES a déclaré que les orientations pour les CDN devraient assurer la participation pleine et effective des peuples autochtones et inclure des garanties sociales.
L’APA a ensuite suspendu ses travaux afin de permettre de nouvelles consultations sur l’ordre du jour.
Dans l'après-midi, la plénière s’est réunie pour entendre les déclarations liminaires.
La Thaïlande, au nom du G-77/CHINE, a souligné le travail du SBSTA sur l'agriculture, qu'il a appelé «épine dorsale» du développement socio-économique dans les pays en développement.
Le représentant du Mexique, au nom de l'EIG, a fait savoir qu’il attend avec impatience l'examen de la contribution du GIEC au bilan mondial et l'évaluation du Programme de travail de Nairobi.
Soulignant le rôle du la mise au point et du transfert de technologies, l'UE a déclaré que le cadre technologique de l'Accord de Paris ne devrait pas exiger des arrangements institutionnels supplémentaires.
Le Panama, au nom du CfRN, a souligné la REDD + comme l'un des principaux mécanismes de lutte contre les changements climatiques, et, avec les Maldives, s’exprimant au nom de l'AOSIS, et l'Australie, au nom du GROUPE DE COORDINATION, a appelé à la conception du mécanisme de marché en vertu de l'Accord de Paris, pour assurer l'intégrité de l’environnement.
Le Mali, au nom du GROUPE AFRICAIN, a souligné l'importance de la CCNUCC et du GIEC pour la synchronisation des cycles de rapport d'évaluation avec les bilans mondiaux.
La Bolivie, au nom de l'ALBA, a souligné la nécessité d'un examen de toutes les parties de l'article 6 (approches de coopération), y compris les autres mécanismes.
La Colombie, au nom de l’AILAC, a souligné le maintien de l'équilibre réalisé dans le résultat de Paris, y compris en identifiant comment le GIEC informera le bilan mondial et l'orientation sur la comptabilisation des ressources financières.
Le SYSTÈME MONDIAL D'OBSERVATION DU CLIMAT (SMOC) a invité les Parties à contribuer à ses travaux en examinant le plan d'exécution du SMOC.
Le PROGRAMME MONDIAL DE RECHERCHE SUR LE CLIMAT (WCRP) a mis en exergue le rôle de la science dans la formulation des politiques climatiques efficaces et a pris l’engagement de fournir des analyses et des prévisions solides.
L’ORGANISATION DE L’AVIATION CIVILE INTERNATIONALE (OACI) a exprimé sa préoccupation concernant l'utilisation du secteur de l'aviation pour financer des activités dans d'autres secteurs.
L’ORGANISATION MARITIME INTERNATIONALE (OMI) a présenté les mesures prises pour réduire les émissions, y compris la création d'une base de données de consommation de carburant.
Soulignant que l'atténuation et l'adaptation exigent des compétences différentes, le représentant de RECHERCHE ET DES ONG INDEPENDANTES (RINGO) a souligné que les experts en sciences sociales et les juristes sont aussi nécessaires que les experts en sciences physiques.
CAN a qualifié les CPDN actuelles de «très insuffisantes», et «a appelé le dialogue axé sur la facilitation de 2018, une occasion clé d’examiner, réviser et resoumettre les CDN conformément à la science et à l'équité.
CJN! a condamné la création de nouveaux marchés et a rejeté la compensation visant à permettre aux riches d'utiliser plus que leur juste part de l'espace atmosphérique.
Le représentant des PEUPLES AUTOCHTONES a souligné leur expertise dans tous les aspects de la mise en œuvre de l'Accord de Paris, et a demandé l'examen des bénéfices non-carbones des forêts.
COMBUSTIBLES UTILISÉS DANS LES TRANSPORTS AÉRIENS ET MARITIMES: En séance plénière, l'UE a encouragé les Parties à « introduire l'esprit de Paris à l'OACI et à l'OMI». La plénière du SBSTA se réunira de nouveau pour examiner cette question.
ATELIER SUR LES TYPES D'ACTIVITÉS DE RESTAURATION DU COUVERT VÉGÉTAL POTENTIELLEMENT ADMISSIBLES EN TANT QU’ACTIVITÉS DE PROJET AU TITRE DU MDP: Dans l'atelier, les participants ont discuté: des expériences avec des activités de restauration; des types d'activités de restauration; et des types de plantes et d'activités de gestion potentiellement admissibles en tant qu’activités de projet au titre du MDP. Les participants ont examiné une suggestion que la notion de restauration du couvert végétal fait une distinction entre les domaines relevant de la définition de la forêt, auquel ce cas, les directives existantes sur le boisement et le reboisement pourraient être utilisées, et les domaines qui ne tombent pas sous cette définition et pour lesquels de nouvelles orientations seraient nécessaires. Au cours des discussions, plusieurs pays ont expliqué, entre autres, la manière dont la restauration du couvert végétal peut apporter de nombreux co-bénéfices socio-économiques. Les pays ont également fait des propositions sur la manière de classer la restauration du couvert végétal, selon le type d'activités ou la fonction.
QUESTIONS RELATIVES À L'ARTICLE 6 DE L'ACCORD DE PARIS (APPROCHES DE COOPÉRATION): Lignes directrices sur l'article 6.2 (résultats de l’atténuation transférés au niveau international): Au cours des consultations informelles, les suggestions des Parties comprenaient la nécessité d'un équilibre entre les trois programmes de travail en vertu de l'article 6, et l'élaboration des programmes de travail sur la base des observations provenant des Parties, des travaux techniques, y compris un document technique sur les options, et des ateliers techniques.
Directives sur l'article 6.4 (Mécanisme pour contribuer à l'atténuation et appuyer le développement durable): Les Parties ont souligné la nécessité d'une compréhension commune, entre autres, du champ d’application du mécanisme, du rôle des acteurs non étatiques et des liens avec d'autres Parties à l'Accord.
Directives sur l'article 6.8 (Cadre pour les autres approches): Les Parties ont discuté de la nécessité, entre autres: d’un programme de travail; de la clarté des termes; des groupes de rédaction; et des éléments du texte de la décision. Les consultations reprendront le 18 mai.
Dans l'après-midi, la plénière du SBI s’est réunie de nouveau.
L’Australie, au nom du GROUPE DE COORDINATION, avec beaucoup d'autres délégations, a souligné le travail colossal à effectuer par le SBI pour atteindre les objectifs convenus à Paris. L'UE a souligné l'importance de mettre au point les modalités pour le Comité de Paris sur le renforcement des capacités, et du prochain examen périodique de l'objectif global à long terme (LTGG).
La Thaïlande, au nom du G-77/CHINE, a demandé l'enregistrement des communications sur l'adaptation dans le registre public des CDN tenu par le Secrétariat. La République de Corée, au nom de l'EIG, a appelé à la création d'un registre des CND accessible et simple, et le Mali, au nom du GROUPE AFRICAIN, a souligné la nécessité de préciser son objectif, sa fonction et sa nature.
Le représentant des Maldives, au nom de l'AOSIS, a appelé à des discussions sur les contributions au dialogue axé sur la facilitation de 2018. La République démocratique du Congo, au nom des PMA, a appelé à l'élaboration d'une feuille de route pour l’accomplissement des tâches découlant de Paris.
L’Équateur, au nom de l’ALBA, a exprimé l’espoir que le troisième examen du Fonds pour l'adaptation facilitera la fourniture accrue des ressources. Le Costa Rica, au nom de l’AILAC, a souligné l'importance d'aborder l'adaptation et les pertes et les dommages.
L’ORGANISATION MÉTÉOROLOGIQUE MONDIALE (OMM) a souligné la nécessité d'un appui plus soutenu pour son travail visant à aider les pays en développement.
TUNGO a indiqué la volonté d'apporter des idées pour le programme de travail sur une transition équitable.
Le représentant de FEMMES ET GENRE a souligné qu’il faudrait rendre le transfert de technologies accessible aux femmes. YOUNGO a souligné l'importance de la participation du public pour assurer la réalisation des CND.
CAN a exhorté les pays développés à présenter une feuille de route pour le financement à la CdP 22.
CJN! a exprimé sa préoccupation concernant l'accroissement du contrôle du secteur privé sur «l'élaboration des politiques publiques».
Le représentant des PEUPLES AUTOCHTONES a appelé à la tenue d’un atelier d'experts techniques sur le savoir traditionnel, les systèmes des connaissances locales et les connaissances des peuples autochtones.
RÉUNIONS INTERGOUVERNEMENTALES: Dans le groupe de contact, les participants ont débattu de l’organisation de la CdP 22/CMP 12, et de l'organisation du processus intergouvernemental, y compris le rôle des observateurs. De nombreux participants ont appuyé les discussions sur l'amélioration de la participation des observateurs. Les BINGO ont appelé à des interfaces reconnues et régulières. CAN a suggéré d'accroître les possibilités pour les observations. Le MAROC, en tant que Présidence de la prochaine CdP/CMP, a assuré son engagement continu sur la question. S’agissant de la voie à suivre, l'UE a proposé un atelier en session, des observations ou un examen des meilleures pratiques. Les consultations se poursuivront le 18 mai.
QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET INSTITUTIONNELLES: Questions financières et budgétaires: En plénière, le SBI a convenu que le président Chruszczow préparera un projet de conclusions, en consultation avec les Parties intéressées.
Examen continu des fonctions et des opérations du Secrétariat: Le SBI est convenu d'examiner cette question à la SBI 46.
Privilèges et immunités en vertu du Protocole de Kyoto et de la Convention: Le SBI a décidé que Peter Horne (Australie) facilitera les consultations informelles sur les deux sous-éléments.
MESURES DE RIPOSTE: Dans le groupe de contact, le G-77/CHINE a suggéré des actions pour renforcer la coopération, notamment: la facilitation de la collaboration technique; la coopération en matière de modélisation et d'évaluations prenant en compte les priorités des pays en développement; les partenariats avec des organismes de recherche; et la collaboration pour une transition équitable. L’AOSIS, a appelé à un «focus orienté vers l'action». L'AFRIQUE DU SUD a appelé à l'identification des vulnérabilités. L'UE a appelé, entre autres: à une approche pragmatique et globale pour maximiser la participation et les contributions; et à un processus interactif au sein duquel les discussions sur le fond peuvent générer la nécessité des réunions d’un groupe spécial d'experts techniques.
CHAMP D’APPLICATION DU PROCHAIN EXAMEN PÉRIODIQUE DES LTGG: Au cours du groupe de contact, la plupart des Parties ont convenu que, pour éviter la duplication des travaux, le champ d’application du prochain examen devra être examiné après l’approbation des modalités du bilan mondial. Les Parties ont débattu de l’opportunité de reprendre les discussions aux 46 ou 48 sessions des OS. Le Projet de conclusions sera élaboré avant la réunion du 19 mai.
La deuxième journée des pourparlers de Bonn s’est ouverte avec une salle de plénière comble pour la première réunion du Groupe de travail spécial sur l'Accord de Paris (APA). La plénière a démarré avec une élection rapide des premiers co-présidents de l'organe qui se sont révélés particulièrement sympathiques lorsque les délégués saluaient l'élection de deux femmes. Néanmoins, certains ont déploré le fait que les Parties soient revenues aux vieilles habitudes et qu’elles aient repris les discussions politiques avec un désaccord sur les détails de l'ordre du jour. Un délégué a relevé la parallèle entre le désaccord de la veille sur l'ordre du jour du SBI et l'impasse actuelle sur l'ordre du jour de l’APA, et a déclaré que les deux situations reflètent les préoccupations de certaines Parties concernant le traitement de l'adaptation et de l'atténuation sur un pied d’égalité. Certains délégués ont exprimé l'espoir que les nouveaux co-présidents seront en mesure de relever ce défi et de résoudre les questions de l'ordre du jour, en particulier compte tenu de la solidarité exprimée au cours de la plénière.

References: l'article 6
 L'ARTICLE 6
 l'article 6
 l'article 6
 l'article 6
 l'article 6