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Timestamp: 2016-10-23 12:07:48+00:00

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5A_730/2013 � � Arr�t du 24 avril 2014
A.________, repr�sent� par Me Robert Wuest, avocat,
repr�sent�e par Me Jean-Yves Rebord, avocat,
recours contre le jugement du Tribunal cantonal du canton du Valais, Autorit� de recours en mati�re de poursuite et faillite, du 4 septembre 2013.
A.a.�En mai 2008, la Banque B.________, dont le si�ge est � C.________, a accord� � A.________ un pr�t de ggg euros, garanti par le nantissement d'actions (y compris les dividendes y aff�rents) d'une soci�t� appartenant � celui-ci, ainsi que par un d�p�t de hhh euros. Le contrat a �t� soumis au droit luxembourgeois.
A.b.�Parall�lement, la Banque B.________ a accord� � la dite soci�t� un pr�t de iii euros, � condition que celle-ci d�pose son portefeuille financier et que A.________ se porte garant.
Le portefeuille bancaire de la soci�t� ayant perdu de sa valeur et la Banque B.________ l'ayant invit�e � y rem�dier, la soci�t� se serait vu contrainte de vendre � perte plusieurs de ses actifs, ce qui lui aurait caus� un dommage de jjj euros. La soci�t� a c�d� cette pr�tention contre la banque � A.________.
A.c.�L'�ch�ance du pr�t accord� � A.________ a �t� prorog�e � plusieurs reprises, la derni�re fois au 30 juin 2011.
Dans un ultime courrier du 30 avril 2012, adress� � son d�biteur � son adresse � D.________, la Banque B.________ l'a invit� � s'acquitter du remboursement d�, � d�faut de quoi elle engagerait une poursuite pour le montant de kkk euros.
A.________ �tait en effet domicili� en Suisse depuis f�vrier 2006, ayant d�pos� ses papiers dans la commune de E.________ et s'�tant install� dans un appartement � D.________, acquis au nom de son fils. Sa compagne, dont il a eu deux enfants, n�s en 2008 et 2012, y avait emm�nag� en 2009.
Le 8 mai 2012, la Banque B.________ a adress� � l'Office des poursuites et des faillites de Sierre une r�quisition de poursuite contre A.________ pour le montant de lll fr., correspondant � la conversion en francs du montant pr�cit�. La notification du commandement de payer a �chou�, le d�biteur ayant, selon informations du contr�le de l'habitant, quitt� la Suisse pour F.________ au d�but de l'ann�e.
Parall�lement, le 16 ao�t 2012, la Banque B.________ a ouvert contre A.________ devant le Tribunal d'arrondissement de et � Luxembourg, une action en paiement du montant de mmm euros plus int�r�ts l�gaux, correspondant au montant d� sur ce pr�t.
Le 27 ao�t 2012, la Banque B.________ a form� une requ�te de faillite sans poursuite pr�alable contre A.________ devant le Tribunal du district de Sierre. Apr�s plusieurs reports d'audience, l'int�ress� a finalement pu �tre interrog� par le tribunal le 24 avril 2013.
Retenant les cas de fuite et d'actes frauduleux au sens de l'art. 190 al. 1 ch. 1 LP, le Tribunal de district a prononc� la faillite du d�biteur le 8 mai 2013, avec effet le m�me jour � 8h.30.
Statuant par arr�t du 4 septembre 2013, le Tribunal cantonal valaisan a rejet� le recours form� par le d�biteur et, comme l'effet suspensif avait �t� accord�, a refix� la date de la faillite au 4 septembre 2013 � 10h.
Le d�biteur a interjet� un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral le 30 septembre 2013, concluant � ce que l'arr�t attaqu� soit d�clar� nul, subsidiairement qu'il soit annul�, par quoi l'on comprend qu'il conclut au rejet de la requ�te de faillite d�pos�e contre lui par la banque cr�anci�re. Sous huit titres, formul�s dans un ordre al�atoire, il remet en cause trois choses: la qualit� de cr�anci�re de la banque, l'existence d'un cas de fuite et celle d'un for d'ex�cution forc�e en Suisse.
Par ordonnance pr�sidentielle du 24 octobre 2013, l'effet suspensif a �t� attribu� au recours en ce sens que le prononc� de faillite reste en force mais qu'aucun acte d'ex�cution de la d�cision attaqu�e ne soit entrepris.
Par ordonnance pr�sidentielle du 8 novembre 2013, le recourant a �t� invit� � verser la somme de 3'000 fr. � titre de s�ret�s en garantie des d�pens. Les s�ret�s ont �t� vers�es dans le d�lai imparti.
Interjet� dans le d�lai l�gal (art. 100 al. 1 LTF) contre une d�cision finale (art. 90 LTF; ATF 133 III 687 consid. 1.2) rendue par un tribunal sup�rieur, qui confirme sur recours (art. 75 LTF), l'ouverture de la faillite sans poursuite pr�alable du recourant (art. 72 al. 2 let. a LTF), le recours en mati�re civile est en principe recevable, ind�pendamment de la valeur litigieuse (art. 74 al. 2 let. d LTF); le failli, qui a succomb� devant la juridiction pr�c�dente, a qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF).
En tant qu'il croit pouvoir all�guer des "faits nouveaux, avec les preuves utiles", le recourant se m�prend sur le sens de l'exception vis�e par l'art. 99 al. 1
in fine�LTF.
En effet, selon la jurisprudence, l'exclusion des faits et moyens de preuve nouveaux est la r�gle; en tant que cour supr�me, le Tribunal f�d�ral est juge du droit, et non juge du fait. La r�gle conna�t une exception lorsque, selon les textes allemand et italien plus pr�cis que la formulation fran�aise sur ce point, la d�cision de l'autorit� pr�c�dente est le motif pour pr�senter de nouveaux faits ou moyens de preuve ou, en d'autres termes, lorsque c'est la d�cision de l'autorit� pr�c�dente qui, pour la premi�re fois, a rendu pertinents ces faits ou moyens de preuve. Il peut s'agir de faits et moyens de preuve qui se rapportent � la r�gularit� de la proc�dure devant l'instance pr�c�dente (par exemple une violation du droit d'�tre entendu lors de l'instruction) ou qui sont d�terminants pour la recevabilit� du recours au Tribunal f�d�ral (par exemple la date de notification de la d�cision attaqu�e) ou encore qui sont propres � contrer une argumentation de l'autorit� pr�c�dente objectivement impr�visible pour les parties avant la r�ception de la d�cision (Message du 28 f�vrier 2001 concernant la r�vision totale de l'organisation judiciaire f�d�rale, FF 2001 4137 ch. 4.1.4.3). En revanche, le recourant ne peut pas all�guer des faits ou produire des moyens de preuve nouveaux qu'il a omis d'all�guer ou de produire devant l'autorit� pr�c�dente; pour contester l'�tat de fait retenu par l'autorit� pr�c�dente, il ne saurait se fonder sur des faits ou moyens de preuve nouveaux qu'il �tait en mesure de pr�senter � cette autorit� et dont il devait discerner la pertinence �ventuelle (arr�t 4A_36/2008 du 18 f�vrier 2008 consid. 4.1). La possibilit� de pr�senter des faits ou des moyens de preuve nouveaux en instance de recours f�d�rale est exceptionnelle et ne sert pas � corriger des omissions ant�rie ures (arr�ts 4A_18/2010 du 15 mars 2010 consid. 2.1; 5A_291/2013 du 27 janvier 2014 consid. 2.2).
Les quelques faits nouveaux invoqu�s par le recourant ne satisfont pas aux conditions exceptionnelles de l'art. 99 al. 1
in fine�LTF et sont donc irrecevables. En tant qu'il invoque l'art. 105 al. 3 LTF, il se trompe manifestement, la pr�sente cause n'ayant rien � voir avec les prestations de l'assurance-accidents ou de l'assurance militaire.
3.1.�Saisi d'un recours en mati�re civile, le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si ces faits ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF). Le recourant qui entend invoquer que les faits ont �t� �tablis de mani�re manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-�-dire que les constatations de fait sont arbitraires, au sens de l'art. 9 Cst. (Message concernant la r�vision totale de l'organisation judiciaire f�d�rale du 28 f�vrier 2001, FF 2001 p. 4000 ss, p. 4035 n� 2.3.1.2 et p. 4135 ad art. 92; ci-apr�s: Message), doit d�montrer, par une argumentation pr�cise, en quoi consiste la violation. Le Tribunal f�d�ral n'examine en effet la violation de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.) que si ce grief a �t� invoqu� et motiv� par le recourant (art. 106 al. 2 LTF), c'est-�-dire s'il a �t� express�ment soulev� et expos� de fa�on claire et d�taill�e (principe d'all�gation; Message, p. 4142 ad art. 100; cf., sous l'empire de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, ATF 130 I 26 consid. 2.1; 130 I 258 consid. 1.3; 125 I 71 consid. 1c et les arr�ts cit�s).
3.2.�Le Tribunal f�d�ral applique d'office le droit (art. 106 al. 1 LTF) � l'�tat de fait constat� dans l'arr�t cantonal ou � l'�tat de fait qu'il aura rectifi� et compl�t� conform�ment aux principes sus-expos�s. Toutefois, compte tenu de l'obligation de motiver qui incombe au recourant en vertu de l'art. 42 al. 2 LTF (�
Begr�ndungspflicht, obbligo di motivare�), qui correspond � celle de l'art. 55 al. 1 let. c OJ (Message concernant la r�vision totale de l'organisation judiciaire f�d�rale du 28 f�vrier 2001, FF 2001 p. 4000 ss, p. 4093 ad art. 39; ci-apr�s: Message), il n'examine pas, comme le ferait un juge de premi�re instance, toutes les questions juridiques qui pourraient se poser, mais uniquement celles qui sont soulev�es devant lui (ATF 133 III 545 consid. 2.2; 133 IV 150 consid. 1.2; 133 V 515 consid. 1.3; 134 II 244 consid. 2.1; 134 III 102 consid. 1.1; 137 III 241 consid. 5; 137 III 580 consid. 1.3). Le principe de l'application du droit d'office est en effet limit� dans la proc�dure devant le Tribunal f�d�ral (Fabienne Hohl, Proc�dure civile, T. II, Berne 2010, n� 2894 p. 513; Leuenberger/Uffer-Tobler, Schweizerisches Zivilprozessrecht, Berne 2010, n� 4.53 p. 123/124).
Le premier juge a prononc� la faillite sans poursuite pr�alable pour deux causes, � savoir la fuite et les actes frauduleux au sens de 190 al. 1 ch. 1 LP, s'estimant comp�tent en vertu de l'art. 54 LP et ayant consid�r� que la banque avait rendu vraisemblable sa qualit� de cr�anci�re et la r�alisation de toutes les conditions mat�rielles de ces deux causes.
Traitant les griefs soulev�s par le recourant, la cour cantonale a examin� d'abord la qualit� de cr�anci�re de la banque, qu'elle a retenue; puis elle semble avoir admis l'existence de deux causes de faillite sans poursuite pr�alable, � savoir celle de la fuite du d�biteur (art. 190 al. 1 ch. 1 2e cas LP) et celle des actes frauduleux (art. 190 al. 1 ch. 1 3e cas LP), rejetant les griefs du d�biteur sur ces points; enfin, elle a consid�r� que, d�s lors que les conditions de la cause de la fuite sont remplies, le for du pr�c�dent domicile est donn� en vertu de l'art. 54 LP.
Sous une s�rie de titres num�rot�s de 2 � 9, le recourant formule p�le-m�le les critiques qui lui sont venues au fil de la lecture de l'arr�t cantonal.
Faute de grief concernant le for en relation avec le 3
e�cas de faillite sans poursuite pr�alable vis� par l'art. 190 al. 1 ch. 1 LP, le Tribunal f�d�ral n'examinera pas cette question (cf. consid. 3.2�
La cour cantonale a retenu que la banque �tait en droit d'obtenir la faillite sans poursuite pr�alable de son d�biteur, le cas de la fuite �tant r�alis� et le for donn�. Le recourant le conteste.
Aux termes de l'art. 190 al. 1 ch. 1 2e cas LP, le cr�ancier peut requ�rir la faillite sans poursuite pr�alable si le d�biteur a pris la fuite dans l'intention de se soustraire � ses engagements.
6.1.�Seul celui qui a la qualit� de cr�ancier peut requ�rir la faillite sans poursuite pr�alable de son d�biteur en vertu de l'art. 190 LP. Comme ce type de faillite n'est pas pr�c�d� d'une poursuite pr�alable et qu'il n'y a donc pas de proc�dure de mainlev�e au cours de laquelle la titularit� de la cr�ance du requ�rant aurait pu �tre examin�e, il est justifi� d'exiger que, � l'instar du cr�ancier qui se fonde sur un titre pour requ�rir la mainlev�e provisoire au sens de l'art. 82 LP (ATF 132 III 140 consid. 4.1), le cr�ancier motive sa requ�te en produisant le titre sur lequel il se base, la production de cette pi�ce, consid�r�e en vertu de son contenu, de son origine et de ses caract�ristiques ext�rieures comme un tel titre, �tant suffisante pour que sa qualit� de cr�ancier soit admise si le d�biteur n'oppose pas et ne rend pas imm�diatement vraisemblables des exceptions.
6.2.�Le cas de la fuite du d�biteur dans l'intention de se soustraire � ses engagements (art. 190 al. 1 ch. 1 2e cas LP) est r�alis� s'il y a abandon d'un domicile en Suisse dans le but de l�ser des cr�anciers. Selon la jurisprudence, un simple transfert de domicile � l'�tranger ne suffit pas; il faut encore qu'il y ait des indices que le transfert a eu lieu dans le but de l�ser les cr�anciers. Cette intention se d�duit g�n�ralement des modalit�s du transfert; par exemple, le d�biteur est parti sans laisser d'adresse, il ne s'est pas constitu� de nouveau domicile fixe, il emporte des biens ou il en dispose de mani�re inhabituelle (arr�ts 5A_872/2010 du 1er mars 2011 consid. 2.1; 5A_719/2010 du 6 d�cembre 2010 consid. 4.1; 5P.91/2004 du 24 septembre 2004 consid. 7 et les r�f�rences).
Le cr�ancier doit all�guer et prouver les circonstances constitutives de ce cas de faillite. Comme il doit apporter la preuve d'un fait n�gatif - l'absence de domicile fixe - qui est r�alis� en la personne du pr�tendu d�biteur, il in combe � celui-ci, conform�ment aux r�gles de la bonne foi (art. 2 CC et art. 52 CPC), de coop�rer � la proc�dure probatoire (Leuenberger/Uffer-Tobler, Schweizerisches Zivilprozessrecht, Berne 2010, n. 11 84). Cette obligation ne touche cependant pas au fardeau de la preuve et n'implique nullement un renversement de celui-ci mais le tribunal tient compte du refus de collaborer lors de l'appr�ciation des preuves (art. 164 CPC; Leuenberger/Uffer-Tobler, op. cit., n. 9.64 et 9.21; Bohnet,�
in:�Code de proc�dure civile comment�, 2011, n� 48 ad art. 52). Le d�biteur doit collaborer � la preuve de la constitution d'un nouveau domicile (arr�ts 5A_872/2010 du 1er mars 2011 consid. 2.1; 5A_719/2010 du 6 d�cembre 2010 consid. 4.1).
6.3.�En ce qui concerne la comp�tence locale, le cr�ancier doit d�poser sa requ�te au for du dernier domicile du d�biteur conform�ment � l'art. 54 LP. En effet, dans le syst�me de la LP, la commination (art. 159 ss LP) et la d�claration de faillite (art. 166 ss LP), laquelle entra�ne la liquidation g�n�rale du patrimoine du d�biteur en faisant appel au concours de tous les cr�anciers, ne peuvent en principe avoir lieu qu'au for ordinaire de poursuite du d�biteur selon l'art. 46 LP (ATF 107 III 53 consid. 4e), tous les fors sp�ciaux des art. 48 � 54 LP n'�tant pas n�cessairement valables (� propos de l'art. 50 al. 2 LP: ATF 107 III 53 consid. 4c). Il en va de m�me pour la d�claration de faillite sans poursuite pr�alable, qui est une exception dans le syst�me de l'ex�cution forc�e et qui doit donc en principe �tre requise au for ordinaire du d�biteur selon l'art. 46 LP; toutefois, le for sp�cial du dernier domicile du d�biteur de l'art. 54 LP est applicable � la fuite du d�biteur au sens du 2
e�cas de l'art 190 al. 1 ch. 1 LP, la notion de fuite �tant dans ce cas la m�me dans les deux dispositions (arr�t 5P.91/2004 du 24 septembre 2004 consid. 6.1), tout comme le for sp�cial du lieu de s�jour en Suisse de l'art. 48 LP est applicable au cas de l'absence de r�sidence connue selon le 1
er�cas de l'art. 190 al. 1 ch. 1 LP (ATF 119 III 51 consid. 2).
En ce qui concerne la qualit� de cr�anci�re de la banque, celle-ci a octroy� un pr�t de ggg euros au d�biteur et elle lui a vers� ce montant, ce qui n'est pas contest�. Les moyens lib�ratoires invoqu�s par le d�biteur ont �t� jug�s insuffisants par la cour cantonale. Le recourant reproche � celle-ci d'avoir admis que la banque soit sa cr�anci�re.
7.1.�La cour cantonale a consid�r� que la banque a octroy� un pr�t au d�biteur personnellement et un autre � une soci�t� dont il est actionnaire � 95%. Elle a relev� que le premier juge a estim� que la banque avait rendu vraisemblable l'existence de sa cr�ance contre le d�biteur et que les pr�tentions reconventionnelles du d�biteur en dommages-int�r�ts li�es � la r�siliation du contrat de pr�t et � la vente des titres, propri�t� de sa soci�t�, �taient infond�es, aucune faute de la banque ne les justifiant, celle-ci n'�tant pas responsable de la perte de valeur des garanties fournies par les emprunteurs. Elle a qualifi� la critique du recourant � cet �gard de peu claire et impr�cise, et donc d'irrecevable. Au demeurant, elle a confirm� l'appr�ciation du premier juge, ajoutant que la banque �tait en droit de r�silier le pr�t en cas de r�duction ou de disparition d'une garantie. Elle a au surplus estim� que les pr�tentions du d�biteur de 2 millions et jjj euros n'�taient justifi�es par aucun �l�ment du dossier.
7.2.�Sous les titres d'inexistence d'une cr�ance de la banque, d'�tablissement inexact des faits dans l'admission d'une cr�ance et de nullit� des d�marches et abus de droit de la part de la banque, le recourant se limite � relever que la vente de ses actifs a eu lieu dans l'urgence, ce qui lui a caus� des pertes consid�rables, et que ses pr�tentions sont tout autant justifi�es que celle que la banque fait valoir contre lui. Une telle critique ne satisfait pas aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF et est, partant, irrecevable.
En tant qu'il estime que la requ�te de faillite sans poursuite pr�alable de la banque rel�ve d'une tactique de harc�lement et de pression contre lui, qu'elle n'aurait rien � voir avec la proc�dure d'encaissement et serait donc constitutive d'abus de droit et nulle, qu'elle viserait � l'emp�cher de faire valoir ses pr�tentions reconventionnelles, le recourant ne proc�de que par affirmations, sans aucune tentative de d�monstration de l'arbitraire des faits retenus par la cour cantonale. Sa critique est donc irrecevable.
En ce qui concerne le cas de fuite dans l'intention de se soustraire � ces engagements au sens de l'art. 190 al. 1 ch. 1 2
e�cas LP, la cour cantonale a consid�r� qu'il est r�alis� � deux �gards: tout d'abord parce que le domicile actuel du d�biteur demeure inconnu et ensuite parce que son d�part a �t� accompagn� de manoeuvres destin�es � l�ser ses cr�anciers, en particulier la banque, intention qui d�coule de son comportement proc�dural. Autrement dit, sont ainsi r�alis�s les indices (modalit�s du transfert du domicile � l'�tranger) de la fuite admis par la jurisprudence rappel�e ci-dessus (cf.�
supra�consid. 4.2) : le d�biteur ne s'est pas constitu� de nouveau domicile fixe et il a dispos� de ses biens de mani�re inhabituelle.
8.1.1.�A propos du premier de ces indices, la cour cantonale a relev� qu'il est douteux que le d�biteur ait quitt� son domicile de D.________ � la mi-janvier 2012 comme il le pr�tend et qu'au vu des faits constat�s, il y a tout lieu de penser qu'il y vivait encore au d�but du mois de mai 2012. S'il est �tabli qu'il a quitt� ce domicile � une date ind�termin�e, la cour a estim� qu'elle ne saurait admettre qu'il s'en est constitu� un nouveau � F.________, au vu de sa situation familiale, puisqu'il avait un enfant en bas-�ge et un enfant � na�tre de la compagne avec laquelle il vivait. Il n'a d'ailleurs produit aucune pi�ce officielle attestant de son arriv�e sur sol F.________. La cour cantonale a r�fut� tous les indices invoqu�s par le recourant et conclu que les pi�ces au dossier sont insuffisantes pour admettre que le d�biteur s'est constitu� un nouveau domicile � l'adresse F.________ qu'il a indiqu�e. Son domicile actuel demeure donc inconnu. D'ailleurs, m�me s'il devait avoir r�ellement un nouveau domicile � l'adresse F.________ indiqu�e, il n'a pas fait preuve de transparence � l'�gard de la banque puisqu'il ne lui a pas indiqu� sa nouvelle adresse; autrement dit, il serait parti sans laisser d'adresse, ce qui est �galement une circonstance admise par la jurisprudence.
8.1.2.�Le recourant semble ne pas avoir compris la structure de l'arr�t cantonal: celui-ci reproduit au consid. 6 p. 13 � 15 les motifs du premier juge en ce qui concerne la r�alisation des deux cas de faillite sans poursuite pr�alable que sont la fuite et les actes frauduleux du d�biteur (art. 190 al. 1 ch. 1 2
e�cas LP), puis expose les critiques du recourant sous consid. 7 p. 15-18 et, enfin, proc�de � la subsomption au consid. 8 p. 18-23, �tant pr�cis� que le 3
e�cas n'est plus litigieux devant le Tribunal f�d�ral.
Dans la mesure o�, sans m�me s'en rendre compte, le recourant s'en prend aux motifs du premier juge, sa critique est irrecevable.
8.1.3.�Le recourant reprend ensuite substantiellement les m�mes griefs sous les titres de violation de l'art. 190 al. 1 ch. 1 LP, d'�tablissement inexact des faits, de protection contre l'arbitraire et de mauvaise foi de la banque. Par ces critiques, il s'en prend en r�alit� uniquement � l'appr�ciation des faits par l'autorit� cantonale, ni la notion de fuite en tant que telle, ni la subsomption effectu�e par la cour cantonale n'�tant remises en cause.
D�s lors qu'il se borne � lister les m�mes �l�ments - d�clarations et pi�ces - que ceux pris en consid�ration par la cour cantonale pour en d�duire qu'ils sont manifestement suffisants pour prouver sa domiciliation � F.________ depuis janvier 2012, sa critique est clairement appellatoire et ne satisfait donc pas aux exigences de d�monstration de l'arbitraire en mati�re d'�tablissement des faits. Elle est, partant, irrecevable.
8.2.1.�Quant au fait que le d�part du d�biteur a �t� accompagn� de manoeuvres destin�es � l�ser ses cr�anciers, la cour cantonale a retenu qu'il a effectu� plusieurs op�rations durant le premier semestre 2012, op�rations qui lui ont �t� dict�es par le risque, de plus en plus marqu�, de poursuites prochaines � son �gard. Ainsi, la cour estime qu'il n'y avait pas de motif valable pour qu'il remette en nantissement � sa compagne ses parts dans une soci�t� en avril 2012 et qu'il est douteux qu'il lui doive un montant de nnn fr. pour un pr�t que celle-ci lui aurait consenti pour ses d�penses courantes, alors qu'aucun �l�ment du dossier n'�tablit que son compte bancaire aurait �t� bloqu�. En outre, le d�biteur a fait annuler le permis de sa voiture Porsche Cayenne le 10 juillet 2012, soit peu apr�s qu'une tentative de s�questre de celle-ci a �chou�. Il n'est pas non plus cr�dible que tout le mobilier et les valeurs se trouvant au domicile de D.________ appartiennent � sa compagne, ce d'autant qu'il l'occupait d�j� depuis trois ans lorsque sa compagne s'y est install�e. La d�claration de sa compagne � la police accr�dite manifestement le cas de fuite. Enfin, son manque de collaboration ne plaide pas en sa faveur, notamment son absence � la s�ance de l'office des poursuites sans invocation de motifs importants, alors que la date avait �t� fix�e d'entente avec son avocat, et la fa�on dont il a compliqu� les d�marches de la banque en refusant que les actes de poursuite soient notifi�s � son avocat.
Se m�prenant sur la structure de l'arr�t, le recourant critique � nouveau, sur ce point, les motifs du premier juge. Son grief est, partant, irrecevable.
Lorsqu'il s'en prend aux manoeuvres frauduleuses �tablissant sa fuite en vue de l�ser ses cr�anciers (mobilier de l'appartement, v�hicule, actions remises en nantissement), le recourant se limite � nouveau � proposer sa propre appr�ciation des faits, mais sans d�montrer en quoi leur appr�ciation par l'autorit� cantonale serait arbitraire. Sa critique est donc irrecevable.
Le recourant invoque aussi la violation de l'art. 46 LP. Cette critique est infond�e d�s lors que la cour cantonale s'est bas�e sur le for de son pr�c�dent domicile au sens de l'art. 54 LP en relation avec le 2
e�cas de faillite sans poursuite pr�alable - que constitue la fuite - selon l'art. 190 al. 1 ch. 1 LP.
Lorsqu'il reproche � la banque de n'avoir pas recherch� le lieu de sa r�sidence effective au sens de l'art. 48 LP, le recourant m�conna�t que le cas de faillite sans poursuite pr�alable fond�e sur la r�sidence inconnue (art. 190 al. 1 ch. 1 1
er�cas LP) - et, partant, la poursuite au lieu de s�jour (art. 48 LP) - n'a pas �t� retenu par la cour cantonale. C'est pour fonder le cas de la fuite (art. 191 al. 1 ch. 1 2
e�cas LP) que la cour a examin�, conform�ment � la jurisprudence, les indices que sont le d�part du d�biteur sans laisser d'adresse et l'absence de nouveau domicile fixe. Lorsque ce cas est r�alis�, il ne saurait �tre question pour le d�biteur de reprocher au cr�ancier de n'avoir pas recherch� son nouveau lieu de r�sidence. Le grief de comportement contraire � la bonne foi de la part de la banque est d�s lors sans fondement.
Enfin, en ce qui concerne les griefs d'abus de droit et, partant, de nullit�, la cour cantonale a consid�r� que la banque n'avait pas commis d'abus de droit en d�posant la requ�te de faillite sans poursuite pr�alable puisqu'elle a rendu vraisemblable l'existence de sa cr�ance et �tabli que son d�biteur a pris la fuite pour se soustraire � ses obligations.
Dans la mesure o� le recourant se limite � r�p�ter que la banque ferait pression sur lui, poursuit sa tactique de harc�lement et de pression, pour l'emp�cher de faire valoir sa cr�ance de dommages-int�r�ts et �viter d'avoir � lui payer de tels dommages, le recourant ne s'en prend pas aux motifs retenus par l'arr�t attaqu�. Son grief est irrecevable.
En conclusion, le recours doit �tre rejet�, dans la tr�s faible mesure de sa recevabilit�, aux frais de son auteur (art. 66 al. 1 LTF). La cr�anci�re n'ayant pas �t� invit�e � se d�terminer sur le fond, il ne lui est pas allou� de d�pens (art. 68 al. 1 LTF). Le montant de 3'000 fr. vers� � titre de s�ret�s en garantie des d�pens est restitu� au recourant.
Le pr�sent arr�t est communiqu� aux parties, � l'Office des faillites de Sierre, au Registre foncier de Sierre et au Tribunal cantonal du canton du Valais, Autorit� de recours en mati�re de poursuite et faillite.

References: ATF 
in fine
in fine
 art. 92
 art. 100
 ATF 
 art. 39
 art. 52
 art. 52
 art. 48
 ATF