Source: http://toute-la-droite.forumdediscussions.com/t8411-mayotte-bascule-officiellement-gauche-et-fte-la-dpartementalisation
Timestamp: 2018-12-13 22:04:56+00:00

Document:
Mayotte bascule officiellement à gauche et fête la départementalisation
Toute la Droite :: Archives :: Les élections cantonales
Invité le Lun 4 Avr - 7:07
Mayotte a basculé officiellement à gauche dimanche, avec trois jours de retard par rapport au calendrier normal, avant une après-midi de festivités populaires célébrant la transformation de la collectivité en département.
Mayotte, française depuis 1841, est devenue officiellement jeudi le 101e département français, le cinquième d'outre-mer et la première collectivité unique d'outre-mer.
Daniel Zaïdani, DVG, du Mouvement départementaliste mahorais (MDM), 35 ans, a été élu président du conseil général du "Département de Mayotte" par dix voix sur 19, succédant à l'UMP Ahamed Attoumani Douchina, qui dirigeait une majorité UMP-NC-PS depuis 2008.
M. Zaïdani, "plutôt de gauche", qui avait fait campagne sur le thème "le MDM n'est ni à droite, ni à gauche" a réuni sur son nom les voix des "forces progressistes" (2 PS, 7 DVG et un DVD, dont quatre MDM).
M. Douchina a recueilli 9 voix (dont 6 UMP et 1 PS).
Les cinq vice-présidents de M. Zaïdani ont recueilli entre 11 et 12 voix, preuve que des voix de l'autre camp se sont jointes à celles des "progressistes".
La gauche dirige ainsi depuis dimanche les conseils généraux des cinq départements d'outre-mer.
L'élection de M. Zaïdani n'avait pu avoir lieu jeudi dernier faute de quorum, huit élus (cinq UMP, un PS, un DVD et un élu inclassable) devenus minoritaires, ayant boycotté la séance, créant une grande émotion dans la population.
Mme Penchard, en stand-by à La Réunion depuis jeudi par souci, selon ses termes, de "réserve républicaine", a été accueillie à l'aéroport par M. Zaïdani, les deux sénateurs de Mayotte, dont Adrien Giraud, président du MDM, le député, ainsi que 101 femmes mahoraises habillées en bleu, blanc et rouge.
Les habitantes de la collectivité se sont battues pendant plus d'un demi-siècle pour que Mayotte reste sous tutelle de la France et devienne un DOM.
M. Giraud s'est déclaré "satisfait" de l'élection de M. Zaïdani, à laquelle il a beaucoup contribué, en affirmant: "c'est la majorité plurielle aujourd'hui, nous avons copié le président de la République".
Il a confirmé que M. Zaïdani avait choisi le camp "progressiste" parce qu'il lui proposait le poste de président alors que l'UMP lui offrait seulement une place de deuxième vice-président.
M. Zaïdani, présentant la nouvelle majorité comme étant de "centre-gauche", a tenu un long discours rassembleur, à tonalité sociale, devant 8.000 personnes réunies à Mamoudzou sur le parvis du comité du tourisme.
Il a souligné qu'il serait épaulé par des gens "d'expérience", comme Saïd Omar Oili (DVG) ou Ibrahim Aboubacar (PS) repassé à gauche, dans une collectivité de 200.000 habitants environ, dont la population pourrait atteindre les 300.000 personnes d'ici 15 ans, où le taux d'activité est très faible.
Mme Penchard a lu un message du président Sarkozy jugeant "légitime la volonté des Mahorais de voir Mayotte devenir un département de France" en dépit de "l'immensité de l'effort à accomplir".
Selon ce message, la départementalisation ne connaîtra "ni accélérations, ni retards".
"A titre personnel", M. Zaïdani a estimé que les 20 ou 25 ans prévus pour arriver aux mêmes minima sociaux qu'en métropole et dans les autres DOM, pouvaient "paraître longs".
Mme Penchard a affirmé qu'"il faudra regarder la situation économique" du département et veiller à ne pas le "déséquilibrer".
Une chorale de 101 enfants en bleu, blanc et rouge, a entonné la Marseillaise, avant que des danses traditionnelles clôturent la fête.
http://actu.orange.fr/politique/mayotte-bascule-officiellement-a-gauche-et-fete-la-departementalisation_120337.html
Re: Mayotte bascule officiellement à gauche et fête la départementalisation
Jeanclaude le Lun 4 Avr - 10:31
Mayotte, nouveau département français et de gauche
Mayotte a basculé à gauche hier, en portant le divers gauche Daniel Zaïdani, du Mouvement départementaliste mahorais (MDM), 35 ans, a sa tête par 10 voix sur 19.
L’archipel, français depuis 1841, est devenu jeudi le cent unième département français, le cinquième d’outre-mer et la première collectivité unique d’outre-mer.
Daniel Zaïdani, «plutôt de gauche», qui avait fait campagne sur le thème «ni droite ni gauche», a réuni sur son nom les voix des «forces progressistes» (2 PS, 7 DVG, dont 4 MDM, et un DVD).
La gauche dirige ainsi 61 départements au total, dont les cinq d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte).
http://www.liberation.fr/politiques/01012329600-mayotte-nouveau-departement-francais-et-de-gauche
Et oui ! c'est ainsi et il ne fallait pas s'attendre à d'autre résultat !
livaste le Lun 4 Avr - 11:21
J'ai vu un reportage hier , ils attendent avec impatience , les allocations familiales et autres aides venant de la métropole !
Jeanclaude le Lun 4 Avr - 11:24
livaste a écrit: J'ai vu un reportage hier , ils attendent avec impatience , les allocations familiales et autres aides venant de la métropole !
Etant français l'attente de ces braves gens me semble logique et normale !
Invité le Lun 4 Avr - 11:34
92,67% ont votés oui pour devenir département français et allocataires français aussi.... avec 95% de musulmans, une immigration clandestine excessive, un nombre de femmes plus que tolérable venant accoucher en "France"...à Mayotte... ça promet un trou encore plus béant dans les comptes français!... tout ça pour le géo-stratégique!
ce référendum aurait dû être fait en France pour les français ...!
Jeanclaude le Lun 4 Avr - 11:44
franline2 a écrit: 92,67% ont votés oui pour devenir département français et allocataires français aussi.... avec 95% de musulmans, une immigration clandestine excessive, un nombre de femmes plus que tolérable venant accoucher en "France"...à Mayotte... ça promet un trou encore plus béant dans les comptes français!... tout ça pour le géo-stratégique!
Tu me sembles bien mal connaître l'histoire de Mayotte et j'aimerais que tu nous donnes tes sources quand tu écris que la population de mayotte est à 95% composée de musulmans ! Serait-ce des " bêtes immondes" les musulmans pour toi ?
L’histoire de Mayotte est riche de croisements de civilisations. Une approche archéologique a mis en valeur les premières populations dès le IXème siècle.
Jusqu’au XIIIème siècle, le commerce se développe avec les autres îles du canal du Mozambique, Madagascar et l’Afrique.
La civilisation Swahili, issue de la rencontre du monde bantou de l’est africain, de l’islam venu de Perse (Shiraz) et de la péninsule arabique, va profondément influencer Mayotte. Les premiers européens, à la recherche de nouvelles routes vers l’Inde, découvriront, vers le XVème siècle, l’archipel qui leur servira de point de ravitaillement.
A la fin du XVIIIème siècle, Mayotte connaît des razzias malgaches. Elle sert de plaque tournante dans le commerce de l’esclavage.
L’histoire de Mayotte française débute en 1841 avec le sultan Andriantsouli qui, régnant alors sur Mayotte, cherche l’appui d’une puissance étrangère, lassé des querelles entre les sultans des Comores.
De son côté, la France, ayant perdu l’île de France (Maurice) sous Napoléon au profit de l’Angleterre, en quête d’un abri maritime sûr. Elle procède par l’intermédiaire du capitaine Passot à l’achat de Mayotte.
Sous le Second Empire, Mayotte se transforme en société de plantations et connaît une grande vague d’immigration.
En 1886, le protectorat établi sur les trois îles de l’archipel des Comores est placé sous l’autorité du gouverneur de Mayotte, puis en 1912, l’ensemble comorien, dont Mayotte, devient une province de la colonie de « Madagascar et Dépendances ». Il conserve ce statut jusqu’en 1946 où il obtiendra celui de TOM.
En 1956-1957, des décrets lui donnent plus d’autonomie en vue d’accéder progressivement à l’indépendance.
A la fin de l’année 1974, la consultation des populations des Comores donne lieu à un décompte île par île : Mayotte refuse l’indépendance à 63,8 %.
Au début de l’année 1976, la population de Mayotte, consultée à nouveau, veut rester française à une écrasante majorité. Peu après, le référendum statutaire lui apporte le statut de Collectivité Territoriale à caractère départemental.
La loi du 22 décembre 1979 réaffirme l’ancrage de Mayotte dans la République française en stipulant que « l'île de Mayotte fait partie de la République française et ne peut cesser d'y appartenir sans le consentement de sa population ».
Vingt et un ans plus tard, le 27 janvier 2000, un accord sur l’avenir de Mayotte est signé au nom de l'État par le Secrétaire d'État à l'Outre-mer avec le Président du Conseil Général et les principaux partis politiques de l'île. La population de Mayotte est consultée le 2 juillet 2000 et se prononce à 72,94 % favorable à cet accord, qui fixe les objectifs communs de l'État et de la Collectivité ainsi que les orientations statutaires. Les dispositions de cet accord sont traduites dans la loi du 11 juillet 2001, qui réaffirme l’appartenance de Mayotte à la République, dote l’île du statut de "Collectivité Départementale" et fixe les étapes de la décentralisation. Celle-ci vise essentiellement à transférer le pouvoir exécutif du Préfet au Président du Conseil Général et à mettre en pratique les grands principes régissant l’organisation administrative (principes fixés par la loi de décentralisation du 2 mars 1982).
Plus récemment, la loi constitutionnelle du 28 mars 2003 inscrit Mayotte dans la Constitution de la République française avec la nouvelle rédaction de l'article 72-3 : " La République reconnaît, au sein du peuple français, les populations d'outre-mer, dans un idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité. La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, les îles Wallis et Futuna et la Polynésie française sont régis par l'article 73 pour les départements et les régions d'outre-mer, et pour les collectivités territoriales créées en application du dernier alinéa de l'article 73, et par l'article 74 pour les autres collectivités...". En particulier, l'article 74, dont relève donc Mayotte, ouvre toutes les possibilités en matière de modulation de la spécialité législative, d'organisation institutionnelle et de répartition des compétences. Enfin, la loi de programme pour l'Outre-mer du 21 juillet 2003 concerne Mayotte par des mesures en faveur de l'emploi et du développement économique et social.
Depuis le 1er janvier 2008, hormis quelques matières (fiscalité, urbanisme, droit social...), l'identité législative régit le régime législatif de Mayotte, ce qui signifie que le droit commun est applicable par défaut. À l'issue du renouvellement du conseil général en mars 2008, les conseillers généraux de Mayotte ont adopté le vendredi 18 avril 2008 une résolution (à l'unanimité) invitant le gouvernement français à transformer la collectivité en Dom. Il appartenait alors au gouvernement de consulter dans les douze mois la population de Mayotte sur le processus de départementalisation. Cette consultation a eu lieu le 29 mars 2009, et les électeurs ont approuvé le processus proposé à 95,2 %. Le nouveau statut (département-région d'outremer régit par l'article 73 de la Constitution) entrera en vigueur en 2011.
Invité le Lun 4 Avr - 12:02
Population et culture mahoraise
En 35 ans, la population de Mayotte a été multipliée par 5, pour atteindre 160 265 habitants en 2002. La densité moyenne sur l’archipel s’élève à 428 habitants au km².
Cette population est de plus en plus concentrée autour d’un pôle urbain: Mamoudzou, chef lieu de l’île, absorbe plus de 45 000 habitants, soit 28 % de la population totale.
La natalité élevée et l’immigration en provenance des îles voisines sont à l’origine de cette croissance démographique.
Même si l’on assiste à une baisse de la natalité, celle-ci reste encore forte, avec un indice synthétique de fécondité de 5 enfants par femme (1,7 enfants par femme en Métropole).
Majoritairement musulmans avec la pratique d'un islam sunnite, les Mahorais, issus de différentes migrations, se retrouvent aujourd'hui dans deux grands groupes ethniques. D'origine malgache dans le sud et l'ouest de l'Ile où se pratique la langue Shibushi, et plus africaine au nord, où l'on parle le Shimaoré, un dérivé du Swahili. La société mahoraise reste traditionnellement attachée au village dont le centre est symbolisé par la mosquée.
Société aux différents visages, Mayotte a hérité d'une culture diversifiée, à la fois africaine, perse, orientale, malgache, européenne et arabe. Au fil des siècles, un islam original s'est construit sur la petite île.
Héritage des premières implantations arabes, la religion est omniprésente dans la vie quotidienne. Entre tradition et modernité, la société mahoraise conserve des règles coutumières sous le contrôle des "Cadis", fonctionnaires religieux.
La femme mahoraise joue un rôle important au sein de la société (bien qu'exclue des mosquées et des rituels religieux).
Propriétaire des terrains et des maisons, maîtresse de la gestion domestique, influente en politique locale, elle est l'élément stabilisateur de l'économie de l'île. Sans entrer dans les détails, il est aujourd'hui admis que ce sont les femmes qui ont conduit Mayotte à rester sous le giron de la République Française. Basé sur une tradition orale, le patrimoine mahorais n'est pas visible.
Les histoires, les contes, les croyances, les coutumes et le savoir-faire se transmettent par les "fundis", maîtres qui enseignent et possèdent le savoir. La pêche traditionnelle, l'élevage et la culture utilisent ainsi des techniques et pratiques transmises de génération en génération.
Le Drola ou mariage, est une cérémonie très importante, couteuses et donnent lieu à des festivités pour les familles de mariés. Ces cérémonies s’accompagnent de danses et chants comme les "Mulidis", le "Wadaha" (danse pilon réservé aux femmes ou le shigoma.
http://www.lerochers.com/portail/population_mayotte.htm
il y a un avantage chez ces musulmans c'est que la femme semble avoir une importance de taille dans la société.
Islam modéré – Droit coutumier et droit commun
La religion musulmane, implantée à Mayotte depuis le XVème siècle, occupe une place majeure dans l'organisation de la société. 95 % des Mahorais sont d'obédience musulmane et de rite sunnite, mais c’est un islam modéré et tolérant.
Le droit coutumier inspiré du droit musulman et des coutumes africaines et malgaches s'applique aux seuls Mahorais ayant conservé leur statut personnel, comme le permet l'article 75 de la Constitution. La loi du 11 juillet 2001 relative à Mayotte maintient l'existence de ce statut civil de droit local et précise les possibilités d’y renoncer au profit du statut civil de droit commun.
Les domaines d’application du statut civil de droit local sont précisés par la loi programme pour l’Outre-Mer (LOPOM) du 21 juillet 2003 : l’état et la capacité de personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et les libéralités. La LOPOM interdit la polygamie (pour les jeunes hommes en âge de se marier au 1er janvier 2005) et la répudiation des femmes ; elle établit l’égalité successorale entre hommes et femmes. En outre la loi relative à l’immigration et à l’intégration du 24 juillet 2006 confie au seul officier d’état civil la célébration du mariage civil, alors que précédemment le mariage célébré devant le cadi en droit local pouvait être validé en droit commun par la présence simultanée d’un officier d’état civil.
Les litiges nés de l'application du droit local sont de la compétence soit du tribunal de première instance soit de l’activité des cadis (voir encadré), elle-même placée sous le contrôle du Parquet et susceptible de cassation par le Tribunal de Mamoudzou.
http://www.ilemayotte.com/Guide-touristique/Decouverte-de-Mayotte/Une-population-jeune-metissee-en-pleine-croissance-et-musulmane
CADIS: Magistrat musulman remplissant des fonctions civiles, judiciaires et religieuses, dont celle de juger les différends entre particuliers.
Il faudra qu'ils éjectent les cadis et mettent en place un système JUDICIAIRE français et LAÏC !
Bertolt_Brecht le Lun 4 Avr - 13:14
C'est en cours, sauf qu'au lieu de mettre le feu en éjectant les cadis, ils sont intégrés au système judiciaire en qualité de médiateurs ou d'assesseurs (en cours depuis 2001).
Jeanclaude le Lun 4 Avr - 13:52
[quote="franline2"]
On apprend tous les jours ! Merci et excuse

References: l'article 72
 l'article 73
 l'article 73
 l'article 74
 l'article 74
 l'article 73
 l'article 75