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Timestamp: 2017-12-18 16:22:23+00:00

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UNE HISTOIRE QUI A DU POIL
Forum Patrimoine de la Gendarmerie Nationale :: Histoire vivante/Uniformologie :: XIXe siècle
par GARNISON36 le Mer 27 Jan - 19:35
Vous êtes plutôt MOUSTACHE ou BARBE - Une histoire qui a du poil.
"Pendant très longtemps, le port de la moustache en gendarmerie relevait d'une décision étatique. Attribut ou encore signe distinctif, cette particularité est aujourd'hui encore présente dans l'imagerie populaire, le gendarme étant souvent moustachu.
La moustache devient un attribut des gendarmes au XIXème siècle, au point que la population pour prévenir l'arrivée de la force publique s'exclamait : « attention les moustaches ! ».
Ce signe distinctif, symbolisant la masculinité et l'autorité des gendarmes, fait d'une certaine manière partie de l'uniforme.
Les différentes représentations des soldats de la loi, dans le théâtre de Guignol, la peinture, le vaudeville, la publicité, le cinéma ou encore l'art populaire soulignent cette omniprésence des attributs pileux, qui appartiennent désormais à l'identité de la gendarmerie. (d’après un article du LC Edouard Ebel et paru dans Gendinfo)
BARBE : Définition du dictionnaire des connaissances générales utiles à la gendarmerie 1890 -
Ensemble des poils qui poussent sur le visage de l’homme ; - Les cheveux des officiers, des sous-officiers, des brigadiers et des gendarmes sont coupés court surtout par derrière, ils ne forment jamais de touffes ni de boucles. Tous les militaires peuvent porter à leur gré, les moustaches et la mouche, ou la barbe entière, celle-ci assez courte pour ne pas masquer les grenades du collet. - Le port des favoris seuls est interdit. (Règlement du 10 juillet 1889, art 197).
Partie de la barbe qui pousse au-dessus de la lèvre supérieure. Les gendarmes ont la faculté de porter, à leur gré ; la moustache et la mouche, ou la barbe entière, celle-ci assez courte pour ne pas masquer les grenades du collet. - Le port des favoris seuls est interdit. (Règlement du 10 juillet 1889, art 197).
En 1832, le Ministre secrétaire d’État à la Guerre a décidé que les troupes de toutes armes, sans nulle exception, porteront désormais la moustache.
DM du 20 mars 1832 - Direction de l’Infanterie et de la Cavalerie - (Journal militaire de 1832 - p182).
Quatre ans plus tard, pour lever toute incertitude à l’égard du port de la moustache, le 3 juin 1836, le ministre de la Guerre a décidé que les moustaches doivent être coupées uniformément au niveau de la lèvre supérieure, s’étendre sans discontinuité sur toute la longueur de la lèvre, et s’arrêter toutefois aux coins de la bouche. Les généraux et les chefs de corps tiendront strictement la main à l’exécution de cette décision.
Le 22 août de la même année, le ministre de la Guerre vient de décider qu’à partir du 1er septembre 1836, que les généraux employés, les officiers supérieurs de toutes armes, les officiers, sous-officiers et soldats des compagnies de grenadiers ou de carabiniers et de voltigeurs porteraient, avec la moustache cette partie de la barbe qui croit sous la lèvre supérieure seulement, et appelée mouche ou royale.
Le ministre a aussi décidé que le moustache continuera d’être portée par tous les militaires, à l’exception des officiers, sous-officiers et soldat de le gendarmerie, des officiers, de l’intendance militaire, des officiers de santé, des officiers et employés des diverses administration - (Journal militaire de 1836 - p112)
La circulaire du 28 janvier 1841, autorise les militaires de tout grades du corps de la gendarmerie à porter la moustache. La moustache doit être coupée uniformément au niveau de la lèvre supérieure, s’étendre sans discontinuité sur toute la longueur de la lèvre et s’arrêter toujours aux coins de la bouche.
Le port de la mouche ou royale est interdit.
Art 144, 145, 146 et 147 de l’instruction de 21 août 1846 (Mémorial V3 - p 458)
Les cheveux sont coupés courts, de manière qu’ils aient au plus 25mm sur le derrière de la tête, et 50 sur le dessus et le devant.
Les favoris sont également tenus courts, et ne dépassent pas le bas de l’oreille de plus de 10mm.
La gendarmerie porte la moustache, elle couvre la lèvre supérieure, et est coupée en brosse à la commissure des lèvres.
Il faudra attendre le 27 octobre 1848, pour que la mouche devienne obligatoire. (Mémorial 1848 - V4 - p145).
1858 - Art. 191 du règlement du 9 avril 1858. Les cheveux doivent être coupés court, surtout par derrière ; ils ne forment jamais de touffes ni boucles sur les tempes.
Les moustaches doivent s’étendre sur toute la longueur de la lèvre supérieure.
La largeur de la mouche ne doit pas dépasser 4cm et sa longueur 6.
Les favoris ne dépassent pas le bas de l’oreille de plus de 10 mm et ne se joignent pas aux moustaches qui ne doivent être ni cirées ni graissées.
Une circulaire ministérielle du 9 juillet 1871 (Mémorial - V8 - p208) rappelle les instructions en vigueur concernant le port des moustaches et de la mouche. Les militaires de l'armée d'Afrique sont autorisés à porter la barbe.
1877 - Le port de la moustache et de la mouche peut être interdit en campagne (Mémorial 1877- V9 - p 493)
Circulaire du Ministre de la Guerre en date du 8 juin 1877.
J'ai arrêté les dispositions suivantes, dans le but de fixer une règle uniforme, relativement au port de la moustache, de la mouche et de la barbe dans l'armée.
En temps de paix, on continuera à porter, dans les divers corps de l'armée, la moustache et la mouche ou la barbe, suivant les règlements en vigueur, savoir :
Ordonnance royale du 2 novembre 1833 (art 245, infanterie ; 308, cavalerie) ; décisions ministérielles des 7 février 1834, 22 août 1836, 22 janvier 1844, 23 juillet 1856, 278 janvier 1868 ; règlement des 9 avril 1858 et 26 novembre 1872 (art 191).
Toutefois, le port de la barbe entière reste facultatif pour les militaires des corps employés en Algérie (décision ministérielle du 9 juillet 1871), et dans les conditions établies par la circulaire ministérielle du 5 mars 1852 (cabinet du ministre).
a) En temps de paix, on continuera à porter la moustache et la mouche ou la barbe.
b) En campagne, mêmes dispositions, les généraux restant juges d’apprécier les circonstances dans lesquelles il peut y avoir lieu d’autoriser le port de la barbe toute entière.
Les officiers et les hommes de la réserve appelés à prendre part à des exercices et manœuvres devront, comme tous les autres militaires, avoir la barbe et les cheveux coupés à l'ordonnance (art.245 ; infanterie ; 308, cavalerie. Ordonnance du 2 novembre 1833.
Pour le port de la barbe, nous lisons ceci dans le progrès militaire :
« on a beau faire et beau dire, règlementer et morigéner, la mode reste souveraine d’autant mieux obéie qu’elle est plus capricieuse ».
Rapport fait au ministre de la Guerre, le 18 avril 1877, au sujet du port de la moustache et de la mouche dans l’armée.
« Le port de la barbe, de la moustache et de la mouche, dans l'armée, a été l'objet d'un grand nombre de décisions souvent contradictoires.
Aux termes de celles de ces décisions qui doivent être considérées comme étant actuellement en vigueur,
La barbe longue, avec la moustache, ne peut être portée que par les sapeurs d'infanterie la moustache doit être portée par tout ce qui appartient à ['armée, a l'exception des fusiliers et pionniers de discipline, et des personnels de l'Intendance, du service de santé et des services administratifs ;
Enfin la mouche ne doit être portée que par les officiers généraux employés, les officiers supérieurs et adjudants-majors de toutes armes, les militaires de la gendarmerie et les militaires de tous grades des compagnies de grenadiers, carabiniers et voltigeurs.
Mais il s'en faut de beaucoup que ces règles soient observées exactement Ainsi il existe, relativement au port de la barbe, une très grande tolérance dans certains corps, notamment dans les régiments de zouaves, dans les bataillons de chasseurs à pied et généralement dans les troupes plus particulièrement employées en Algérie.
Les fonctionnaires de l'intendance, les officiers de santé, les agents et employés des services administratifs sinon tous, au moins presque tous, non seulement la tache, mais la mouche.
Enfin la mouche est portée sans distinction de grade ni de classe, dans le corps d'Etat-major; dans tous les corps de la cavalerie, de l'artillerie, du génie et des équipages militaires, même par des infirmiers et des ouvriers d'administration. En définitive la règle n'est plus guère observée aujourd'hui et que dans les régiments d'infanterie de ligne, où la mouche n'est portée que par les officiers supérieurs, les adjudants- majors et les militaires de tous grades des Compagnies d'élite.
L'état de choses sur lequel on a cru devoir appeler l'attention du ministre est certainement regrettable, car il toujours fâcheux et surtout dans les questions militaires, les règlements ne soient pas observés exactement par tous. Mais dans la situation actuelle, on ne doit pas se dissimuler qu'en rappelant à l'observation de la règle tous ceux qui s'en sont écartés, on froisserait bin des susceptibilités, blesserait bien des amours-propres.
Faut-il, pour obtenir un résultat en définitive assez peu important, en admettant même, ce qui est tout au moins assez douteux, qu'il soit complet et surtout durable, s'exposer à faire tant de mécontents ?
La 1re Direction ne le pense pas et elle n'hésite pas à proposer au ministre, comme le seul moyen pratique pour faire disparaître, sans indisposer personne, les choquantes irrégularités qui existent actuellement, de décider
Que tous les militaires, à l'exception des fusiliers et pionniers de discipline, porteront à l'avenir, indistinctement, la moustache et la mouche ».
Cette décision sera insérée au journal militaire pour notification (1).
Le chef de bureau : M. PORCHER.
Vu le général aide de camp de l'Empereur,
Directeur : CASTELNAU
Regardons un autre article paru en 1885 dans un numéro du «Moniteur de la gendarmerie », concernant la fameuse « mouche ».
« J’avais toujours pensé que les emblèmes séditieux étaient des figures symboliques, sinon susceptibles de provoquer à la révolte contre le gouvernement établi, du moins capables de porter quelque ombrage aux pouvoirs publics. La correspondance de la semaine m'en signale un que je ne connaissais pas, qui n'a pas du tout le caractère que je supposais indispensable pour être rangé dans cette catégorie, et que je ne vous indiquerai qu'à titre de plaisante drôlerie.
Certes, il n'y a pas là de quoi mourir de rire, mais on peut en rire plus qu'aux larmes, jusqu'à mouiller quelque peu son linge de dessous.
Ne voilà-t-il pas les paisibles populations d'une contrée d'ordinaire fort calme qui s'obstinent à voir, m'assure-t-on, dans la mouche que portent les gendarmes, un signe d'hostilité contre la République! Serait-ce parce que ce bouquet de poils, dans d'autres temps, a porté les noms d'impériale et de royale? Je ne sais, en tous cas, ce serait bien puéril de la part de campagnards habitués à ne s'attarder qu'à des affaires autrement importantes.
Quoi qu'il en soit, la mouche est un appendice conforme, pour la gendarmerie, au troisième paragraphe de l'article 191 du règlement du 9 avril 1858, obligatoire, pour la cavalerie et l'infanterie, suivant les articles 272 et 280 du décret du 28 décembre 1883, par lequel le port des favoris est interdit.
Il n'y a donc qu'à se soumettre, qui qu'en grogna, jusqu'à ce que l'ordonnance soit modifiée, ce qui, d'ailleurs, arrivera peut-être prochainement. Le bruit court effectivement que le Ministre de la guerre se propose d'autoriser le port de la barbe complète dans l'armée. On affirme que, par une circulaire qu'il vient d'adresser aux commandants de corps d'année, le général Campenon demande à ce sujet, pour le 1er novembre, l'avis de tous les généraux et chefs de service. C'est une mesure que la France Militaire réclame depuis plusieurs années. »
D'après le traité d'hygiène militaire de G. MORACHE en 1886, on apprend ceci :
« A côté des soins généraux de propreté, il ne faut pas non plus que le soldat néglige certains autres soins, d'une importance réelle. C'est avec raison que les règlements prescrivent de porter les chevaux ras, de deux centimètres au plus de longueur; une brosse et un peigne, de l'eau claire, suffisent à maintenir la tête dans un parfait état de propreté. Jadis il n'en était pas ainsi; avant la Révolution, l'usage général de la poudre avait amené les soldats à faire usage d'un affreux cosmétique, composé de suif et de farine; on en conçoit sans peine les inconvénients pour le cuir chevelu aussi bien que pour les vêtements. Sous la Révolution et pendant les premières années de l'empire, la farine disparut, mais les perruques, les queues et les cadenettes, si glorieusement portées par nos belles armées du Rhin et d'Italie, ne laissaient pas que d'être une source de malpropreté, de vermine, d'accidents cutanés de toute nature.
Il ne fallut rien moins que l'autorité, le prestige, et l'exemple personnel de l'empereur pour faire tomber ces appendices, que les vieux grognards n'abandonnèrent qu'à regret. Il y aurait même une histoire curieuse à faire sur cette révolution intérieure, à laquelle beaucoup de corps de troupes firent une résistance acharnée.
Le port de la barbe fut aussi l'objet de nombreuses décisions, aujourd'hui presque oubliées, en ce sens que la moustache et la mouche, ou la moustache et la barbe au menton, connue sous le nom de barbiche, attribuées jadis comme faveur distinctive à certaines armes spéciales, sont entrées dans le domaine public de l'armée. Une seule prescription reste debout: elle interdit le port de la barbe entière à tous les militaires; au point de vue de la propreté, cette mesure semble, au premier abord, excellente; elle est contestable cependant, en raison de l'obligation des rasages fréquents.
Cette opération, pratiquée par le perruquier de compagnie ou de l'escadron, n'est pas sans danger; la promiscuité du rasoir entraîne la contagion des affections dermiques parasitaires, des différentes dartres, pityriasis, eczéma, lichen et autres, qui pullulent dans les casernes et nécessitent en somme de nombreuses journées de traitement.
D'un autre côté, on ne saurait exiger que chaque homme se rase lui-même; en campagne, il est de tradition de laisser les soldats libres de porter toute leur barbe. On pourrait donc, sans nuire à la discipline, autoriser le port de la barbe entière, à condition qu'elle soit très courte et lavée tous les jours; ce serait une économie de temps et même d'argent,
puisque les allocations, minimes, il est vrai, du perruquier, sont prélevées sur l'ordinaire. Une circulaire du ministre de la guerre, en date du 22 septembre 1885, a consulté tous les généraux et chefs de corps sur l'opportunité de cette mesure. Elle fait ressortir les avantages qu'aurait le port de la barbe, en la maintenant dans des proportions raisonnables.
L'économie réalisée représenterait 600,000 fr. par an pour toute l'armée, lesquels iraient augmenter les ressources des ordinaires. Il faut espérer que cette mesure, si opportune et si rationnelle, ne tardera pas à devenir réglementaire et que l'armée française acceptera une mesure que les autres armées européennes ont successivement adoptée » .
Re: UNE HISTOIRE QUI A DU POIL
par le criquet le Mer 27 Jan - 19:50
Grand sujet que les moustaches! j'espère que tu ne pense à personne en particulier?
par GARNISON36 le Mer 27 Jan - 20:24
Je ne vois pas de qui tu veux parler,
Qui est BIG-MOUSTACHE
par GARNISON36 le Mer 27 Jan - 23:35
Le décret du 17 mars 1886 autorise les officiers et les sous-officiers à porter, à leur gré, les moustaches et la mouche, ou la barbe entière, et prescrit que les caporaux (ou brigadiers) et les soldats (ou cavaliers, ou canonniers) portent toute la barbe.
3 avril 1886 – Port de la barbe dans la gendarmerie
"N° 158. Note ministérielle étendant à la gendarmerie les prescriptions du décret du 17 mars 1886, qui laissent aux officiers et sous-officiers des corps de troupe la faculté de porter toute la barbe. (Direction de la Cavalerie, Bureau de la Gendarmerie.)
Paris, le 3 avril 1886.
Par extension des dispositions prévues au décret du 17 mars 1886 en ce qui concerne les officiers et sous-officiers des corps de troupe, les militaires de tous grades de la gendarmerie départementale et algérienne et de la garde républicaine ont la faculté de porter, à leur gré, les moustaches et la mouche ou la barbe entière, celle-ci assez courte pour ne pas masquer les grenades du collet.
Le port des favoris seul, est interdit.
L'article 191 du règlement du 9 avril 1858 sur le service intérieur de la gendarmerie se trouve ainsi rapporté en ce qui concerne le port de la barbe. (Mémorial V11 - p557)
L'insertion au Journal militaire officiel tiendra lieu de notification."
« N° 2. Décret modifiant certains articles des règlements sur le service intérieur des troupes au sujet du port de la barbe. (Journal officiel du 8 juillet 1887.)
Le 24 juin 1886 – Port de la barbe par les caporaux-fourriers et brigadiers-fourriers
« N° 315. Note ministérielle relative au port de la barbe des caporaux-fourriers et des brigadiers-fourriers. (Cabinet du Ministre, Bureau de la Correspondance générale.)
Paris, le 24 juin 1886.
Sur la demande qui lui a en a été adressée, le Ministre a décidé que le port de la barbe était facultatif pour les caporaux-fourriers et brigadiers-fourriers, comme il l'est pour les sous-officiers. »
En conséquence, les caporaux-fourriers et les brigadiers-fourriers peuvent porter, à leur gré, la moustache et la mouche ou la barbe entière, aux conditions prescrites par l'article 1er du décret du 17 mars 1886.
L'insertion au Journal militaire officiel tiendra lieu de notification.
« N° 1. Rapport au président de la République au sujet du port de la barbe dans l'armée. (Journal officiel du 8 juillet 1887.)
Paris, le 30 juin 1887.
Cette mesure a été bien accueillie.
Toutefois, son application, rigoureuse à des jeunes gens dont la barbe est généralement rare ou naissante, a donné lieu à des critiques dont il me semble utile de tenir compte.
J'ai, en conséquence, l'honneur de soumettre à votre approbation, en vous priant de vouloir bien le revêtir de votre signature, le projet de décret ci-joint, par lequel la faculté réservée aux officiers et sous-officiers de porter à leur gré la moustache et la mouche, ou la barbe entière, est étendue aux caporaux et soldats.
Signé : TH. FERRON.
Signé : JULES GRÉVY. »
Paris, le 1er juillet 1887.
Art. 1er. Les articles ci-après des décrets du 28 décembre 1883, sur le service intérieur des troupes d'infanterie, de cavalerie et d'artillerie, modifiés par le décret du 17 mars 1886, sont modifiés ainsi qu'il suit :
« Art. 91 {Infanterie), 90 {Cavalerie), 104 {Artillerie). Le perruquier est chargé de la coupe des cheveux des sous-officiers, caporaux (ou brigadiers) et des soldats (ou cavaliers, ou canonniers) de la compagnie (ou de l'escadron, ou de la batterie); il leur taille la barbe ou les rase sur leur demande.
« Il ne lui est dû aucune indemnité. Les instruments et objets nécessaires à son service lui sont fournis au compte de l'ordinaire.
Il est dépositaire des tondeuses et responsable de leur entretien.
« Il reçoit des médecins du corps une instruction spéciale qui le met à même de donner aux hommes des conseils pour les soins et l'hygiène de la tête et de la barbe.
« Il est exempt du service de garde et des corvées ; il assiste aux pansages (cavalerie et artillerie), aux prises d'armes de la compagnie (ou de l'escadron, ou de la batterie) et aux exercices prescrits pour les employés.
«Art. 280 (Infanterie), 272 {Cavalerie), 297 {Artillerie). Les cheveux des officiers, des sous-officiers, des caporaux (ou brigadiers), et des soldats (ou cavaliers, ou canonniers) sont coupés courts, surtout par derrière.
« Les officiers, les sous-officiers, les caporaux (ou brigadiers) et les soldats (ou cavaliers, ou canonniers), portent, à leur gré, les moustaches et la mouche, ou la barbe entière, celle-ci assez courte pour ne pas masquer les écussons du collet.
« Le port des favoris seuls est interdit. »
Art. 2. Le Ministre de la guerre est chargé de l'exécution du présent décret.
Fait à Paris, le 1er juillet 1887.
Signé : Th. FERRON. »
Le 7 janvier 1888, le Ministre de la Marine et des Colonies autorise le port de la barbe aux troupes de la marine.
Application aux troupes de la marine du décret du 1er juillet 1887 (guerre), modifiant celui du 17 mars 1886, sur le port de la barbe dans l’armée ;
« Messieurs, vous trouverez reproduit, ci-après, un décret du 1er juillet 1887, rendu sur le rapport de M. le ministre de la Guerre, qui modifie le décret du 17 mars 1886 sur le port de la barbe dans l’armée.
J’ai l’honneur de vous faire connaître que les dispositions de ce décret sont rendues applicables aux troupes de la marine.
Il devra être pris note de la présente décision en marge de la circulaire du 1er avril 1886, et de tous les exemplaires en service des décrets du 28 décembre 1883.
L’insertion au Bulletin officiel de la marine tiendra lieu de notification. (Mémorial V12 - Année 1888 p4)
De 1914 à 1932, le texte ne va pas changer de l’infanterie à la gendarmerie en passant par la cavalerie
Art. 331 du Manuel des sous-officiers et caporaux de l’infanterie - 1914
Port des cheveux et de la barbe. — Les militaires portent les cheveux courts, surtout par derrière, la moustache avec ou sans la mouche, ou la barbe entière. Pendant les périodes d’exercices, les réservistes ou territoriaux sont autorisés à conserver leur port de barbe habituel, mais ils sont soumis aux mêmes obligations que les militaires de l’armée d’active en ce qui concerne les cheveux.
La Gendarmerie, elle, en 1932, porte toujours réglementairement moustache, mouche et barbe.
Service intérieur de la Gendarmerie départementale du 8 août 1932 :
«Port des cheveux et de la barbe.
Art. 123. Les militaires portent les cheveux courts, surtout par derrière, la moustache avec ou sans la mouche, ou la barbe entière. Pendant les périodes d'exercices, les réservistes sont autorisés à conserver leur port de barbe habituel, mais ils sont soumis aux mêmes obligations que les militaires de l'armée active en ce qui concerne les cheveux. »
Le 1er avril 1933 - Le port de la moustache et de la barbe est facultatif.
Art. 25 du décret du 1er avril 1933 - Les militaire portent les cheveux courts, surtout par derrière, la moustache avec ou sans la mouche mais couvrant la lèvre supérieure ou la barbe entière ; ils peuvent également être entièrement rasé.
Décret du 1er octobre 1966 du règlement de discipline générale des Armées: le port de la moustache est autorisé sous réserve que la coupe en soit correcte.
En 1975 : La coupe de cheveux et le port de la barbe sont soumis aux exigences de l'hygiène, de la sécurité et du port des effets et équipements spéciaux. Les conditions d'application sont précisées par l'article 21
de l'instruction n° 52000 du 10.12.1979.
Coupe de cheveux. Port de la moustache et/ou de la barbe.
a) Personnel masculin.
S'il n'est guère possible de fixer dans le détail des normes d'application systématiques pour l'ensemble du personnel, les règles qui suivent, applicables au personnel masculin, donnent des critères d'appréciation et des limites.
L'épaisseur ne doit pas être telle que le bandeau de la coiffure réglementaire y laisse une marque ou provoque une saillie
La coupe doit être dégradée et, dans le cou, s'arrêter au plus bas à mi-chemin entre le niveau du bas de l'oreille et le
col de la chemise ou le col amovible.
Les pattes doivent être droites, de faible épaisseur; elles ne doivent pas s'étendre en dessous d'une ligne tracée à mi-hauteur de l'oreille.
La même réserve s'applique au port de la moustache et de la barbe. Toutefois, le port de la barbe, peu compatible avec l'emploi de certains équipements, peut être interdit par le chef de corps.
Un militaire habituellement rasé n'est autorisé à se laisser pousser la barbe ou la moustache qu'à la1938, décret du 7janvier1938, p.73-76. faveur d'une absence de durée suffisante pendant laquelle il n'a pas à revêtir l'uniforme.
b) Personnel féminin.
Le militaire féminin, sans faire abstraction de la mode, doit se garder de toute fantaisie trop voyante et adopter une forme de coiffure compatible avec le port du chapeau réglementaire.
par GARNISON36 le Mer 27 Jan - 23:36
INSTRUCTION N° 201710/DEF/SGA/DFP/FM/1 du 4 novembre 2005 d'application du décret relatif à la discipline générale militaire.
S'il n'est guère possible de fixer dans le détail des normes d'application systématiques pour l'ensemble des militaires, les règles qui suivent, applicables au militaire masculin, donnent des critères d'appréciation et des limites :
- l'épaisseur ne doit pas être telle que le bandeau de la coiffure réglementaire y laisse une marque ou provoque une saillie des cheveux ;
- la coupe doit être dégradée et, dans le cou, s'arrêter au plus bas à mi-chemin entre le niveau du bas de l'oreille et le col de la chemise ou le col amovible ;
- les pattes doivent être droites, de faible épaisseur ; elles ne doivent pas s'étendre en dessous d'une ligne tracée à mi-hauteur de l'oreille.
La même réserve s'applique au port de la moustache et de la barbe. Toutefois, le port de la barbe, peu compatible avec l'emploi de certains équipements, peut être interdit par le commandant de formation administrative.
Le militaire féminin doit adopter une forme de coiffure compatible avec le port des couvre-chefs réglementaires.
INSTRUCTION N° 362/DEF/EMM/RH/CPM modifiant l'instruction n° 1/DEF/EMM/RH/CPM du 15
juin 2004 (BOC, p. 3793 ; BOEM 557-1), relative aux uniformes et tenues dans la marine.
Du 23 juin 2006
Coupe de cheveux, port de la barbe et/ou de la moustache, ornements corporels visibles. »
De l'état de militaire découle l'obligation pour le personnel de faire preuve quotidiennement d'une rigueur formelle adaptée. En outre, les nécessités de l'hygiène, de la sécurité et du port des effets et équipements spéciaux impliquent de fixer des limites à la longueur des cheveux, au port de la barbe et/ou de la moustache, des bijoux et autres ornements corporels.
I. LA COUPE DES CHEVEUX.
L'aspect de la chevelure dépend essentiellement de la morphologie de chaque individu, de la contexture de sa chevelure et du soin qu'il apporte à leur entretien.
Sans toutefois faire abstraction de la mode, le personnel doit se garder de toute extravagance en matière de coiffure. Les colorations/décolorations voyantes de la chevelure ainsi que les mèches de couleur(s) vive(s) et non naturelle(s) de même que les coiffures excentriques sont à proscrire.
Pour le personnel masculin, s'il n'est guère possible de fixer dans le détail des normes d'application systématiques, les règles qui suivent donnent cependant des critères d'appréciation et des limites :
- les pattes doivent être droites, de faible épaisseur et ne doivent pas s'étendre en dessous d'une ligne tracée à mi-hauteur de l'oreille.
Le crâne intégralement rasé n'est pas autorisé, sauf en cas de calvitie importante.
Pour le personnel féminin, les cheveux longs doivent être ramassés de manière à ne pas dépasser le bas du col de la chemise. Pour se faire, les accessoires de coiffure utilisés (barrettes, chouchous, élastiques, épingles à cheveux…) doivent rester discrets et en rapport avec la tenue militaire.
De plus, le personnel féminin affecté à terre est autorisé à porter une queue de cheval à partir du moment où celle-ci ne dépasse pas le bas du col de la chemise et que cela ne va pas à l'encontre des règles d'hygiène, de sécurité et de conditions de travail de la formation.
A tout moment, l'attention sera portée principalement sur l'aspect net et soigné de la coiffure et sur sa compatibilité avec le port des couvre-chefs réglementaires.
II. LE PORT DE LA BARBE ET/OU DE LA MOUSTACHE.
La barbe et/ou la moustache doivent être de coupe correcte, d'aspect net et soigné.
Toutefois, le port de la barbe, peu compatible avec l'emploi de certains équipements, peut être interdit par le commandant de formation administrative.
Le port du bouc, collier qui enveloppe la lèvre supérieure, est autorisé à la condition que l'intéressé y apporte le même soin que pour une barbe ou une moustache. En dehors de ces trois cas (bouc, barbe et/ou moustache), le reste du bas du visage doit être rasé.
Alors moustache ou barbe................
Votre serviteur, non moustachu.
par le criquet le Mer 27 Jan - 23:38
Ho, la barbe!
Pour moi, le choix est fait, c'est la moustache.... pour le moment!

References: Art. 191
 l'article 191

L'article 191
 l'article 1

Art. 1
 Art. 91

Art. 2

Art. 331

Art. 123

Art. 25
 l'article 21