Source: https://paysbasqueavant.blogspot.com/2018/03/un-exercice-special-de-defense-passive.html
Timestamp: 2019-06-20 07:41:34+00:00

Document:
EUSKAL HERRIA LEHEN - PAYS BASQUE D'ANTAN: UN EXERCICE SPECIAL DE DÉFENSE PASSIVE AU PAYS BASQUE LE 11 MARS 1939
UN EXERCICE SPECIAL DE DÉFENSE PASSIVE AU PAYS BASQUE LE 11 MARS 1939
EN MARS 1939, EST ORGANISÉ DANS LES BASSES-PYRÉNÉES, UN EXERCICE SPÉCIAL DE DÉFENSE PASSIVE.
En effet, en mars 1939, les menaces de guerre avec l'Allemagne se précisant, des exercices de défense passive sont organisées sur le territoire national, et en particulier au Pays Basque.
LA DEFENSE PASSIVE DANS LA PETITE ILLUSTRATION
La défense passive consiste en la protection des populations en cas de guerre,
lors de bombardement, en renforçant l'action des pompiers, en mettant en place un réseau de
surveillance et d'alerte, en construisant des abris souterrains et en recensant les lieux pouvant
servir d'abris et en informant et sensibilisant la population sur la conduite à tenir en cas
d'alerte (extinction des feux, abri), conformément à la loi du 9 avril 1935.
La presse joua un grand rôle d'information, notamment la Gazette de Biarritz-Bayonne et
Saint-Jean-de-Luz, dans plusieurs éditions :
le 3 mars 1939 :
"Un exercice de défense passive aura lieu le 11 mars dans les Basses-Pyrénées.
Il comportera un certain nombre d’alertes de jours, entre 8 heures et 16 heures, et d’alertes de nuit avec extinction de l’éclairage public et privé, entre 20 heures et 23 heures.
Arrêté concernant la réglementation de l’éclairage privé et l’extinction des lumières.
Le Préfet des Basses-Pyrénées, chevalier de la Légion d'honneur.
Vu la loi du 11 juillet 1938 sur l’organisation de la nation pour le temps de guerre, notamment en son article 12 portant vérification de l'efficacité des mesures de défense passive;
Vu les prescriptions de l’article 29 du décret du 30 janvier 1939 sur l’organisation générale du service de défense passive;
Vu les instructions de M. le Président du Conseil, ministre de la Guerre et de la Défense nationale;
Considérant que l’obscurité complète constitue la meilleure protection des communes, usines, gares, etc., contre les attaques aériennes de nuit, qu’il ne servirait de rien de supprimer l’éclairage public si l’éclairage privé subsistait :
— Eclairage public. — Dans toutes les communes du département des Basses-Pyrénées, sauf celles de Pau et de Bayonne pourvues des dispositifs spéciaux, l’éclairage public devra être éteint dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 mars, entre 20 heures et 23 heures. Cette extinction sera réalisée par l’enlèvement des lampes toutes les fois qu’un dispositif spécial ne permettra pas d'assurer l’extinction de l’éclairage public tout en maintenant l’éclairage privé.
Eclairage privé. — Sur toute l'étendue du département des Basses-Pyrénées l’éclairage privé devra être occulte d’une manière absolue dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 mars, entre 20 heures et 23 heures.
Les ouvertures des locaux donnant sur le dehors (portes, fenêtres, lucarnes, vitrages) devront être munies de moyens d’obturation mobiles tels que volets, persiennes, rideaux, panneaux d’étoffe, papiers opaques, interceptant toute lumière vers l’extérieur. Ces prescriptions s’appliquent aussi bien aux ouvertures donnant sur les cours intérieures des immeubles qu’à celles qui donnent sur la rue.
RIDEAU STORE DE PROTECTION
Les enseignes lumineuses sont interdites.
Les précautions ci-dessus seront contrôlées par les soins des autorités locales et de la gendarmerie.
Voitures privées ou publiques.
— L’usage des phares est interdit pendant toute la durée de l’alerte, soit le samedi 11 mars 1939, entre 20 heures et 23 heures, lorsque les véhicules se trouvent en stationnement ou en action de marche au voisinage ou à l’intérieur des agglomérations. Dans ce cas l’usage des phares code ou des feux de position sera seul toléré.
La vitesse à l’intérieur des agglomérations est fixée a douze kilomètres à l’heure.
La réduction de L’éclairage des passages à niveau étant prévue, l’attention des conducteurs est attirée sur les dangers d’accident qui en peuvent résulter.
— Le secrétaire général de la préfecture, les sous-préfets, le commandant de gendarmerie, les maires, les commissaires de police, ainsi que les fonctionnaires et agents placés sous leurs ordres, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté.
Toute contravention au présent arrêté sera poursuivie conformément aux lois en vigueur.
Fait à Pau, le 28 février 1939.
Le Préfet : Surchamp.
N. B. — Les maires des communes non encore éclairées à l’électricité devront faire procéder au camouflage des lumières de toute nature utilisées par les particuliers."
LES SOUPIRAUX DES CAVES ABRIS
le 6 mars 1939 :
"L'exercice spécial de défense passive du 11 mars 1939 à Biarritz.
Comportant un certain nombre d'alertes de jour entre 8 heures et 16 heures et d’alertes de nuit avec extinction de l'éclairage public et occultation de l'éclairage privé, entre 20 heures et 23 heures.
En conformité des instructions ministérielles, des exercices de défense passive, qui se poursuivent depuis plusieurs mois dans toute la France, sent fixés dans le département des Basses-Pyrénées au samedi 11 mars.
L’arrêté municipal suivant, pris en application du plan général de défense passive, a pour objet de faire connaître au publie les mesures qui devront être appliquées au cours des exercices d'alerte.
M. le Maire de Biarritz compte sur la bonne volonté de la population pour que soient observées strictement les dispositions prévues dans l'arrêté municipal.
Nous, maire de la ville de Biarritz, chevalier de la Légion d'honneur;
Vu la loi du 11 juillet 1938 sur l’organisation de la nation pour le temps de guerre, notamment en son article 12 portant vérification de l’efficacité des mesures de défensive passive.
Vu les prescriptions de l’article 29 du décret du 30 janvier 1939 sur l’organisation générale du service de défense passive.
Vu les instructions de M. le président du Conseil, ministre de la Guerre et de la Défense nationale.
Vu le plan de défense passive de la ville de Biarritz.
Vu l’arrêté préfectoral du 28 février 1939, prescrivant les mesures à prendre à l’occasion d'un exercice de défense passive,
— Extinction des lumières. — Sur tout le territoire de la commune de Biarritz, toute lumière privée ou publique visible extérieurement sera supprimée samedi 11 mars, de 20 heures à 23 heures.
Les ouvertures des locaux donnant sur le dehors (portes, fenêtre, lucarnes, vitrages), devront être munies de moyens d’obturation mobiles, tels que volets, persiennes, rideaux, panneaux d’étoffe, papier opaque, interceptant d’une manière absolue toute lumière vers l’extérieur.
Ces prescriptions s'appliquent aussi bien aux ouve
— Circulation sur les voies publiques. — L’usage des phares de route est rigoureusement interdit entre 20 heures et 23 heures sur tout le territoire de la commune, à l’intérieur ou en dehors de l’agglomération.
L'usage des phares code et des feux de stationnement est seul autorisé, exception faite pendant la durée de l’alerte, comme indiqué ci-après.
La vitesse des véhicules à l’intérieur de la ville ne devra pas dépasser 12 kilomètres à l’heure.
— Exercice d'alerte. — Dès l’alerte donnée par les sirènes de l’Hôtel des Postes, des établissements Vergès, de la blanchisserie du lac Marion (sons discontinus et modulés pendant quatre minutes), par les trompes des voitures des sapeurs-pompiers, par les sonneries de cloches des églises (tocsin), les prescriptions suivantes doivent être observées :
De jour : Les véhicules devront circuler à une vitesse réduite et tenir rigoureusement leur droite; les piétons se rangeront sur les trottoirs.
De nuit : Les véhicules, tous feux éteints (y compris feux de position) devront s’arrêter immédiatement sur le côté droit de la chaussée; les piétons se rangeront sur les trottoirs.
Les véhicules affectés au service de la défense passive, munis d’un laissez-passer, avec éclairage en bleu, seront, seuls, autorisés à circuler sur la voie publique.
— Cessation de l’alerte. —La cessation de l'alerte sera donnée par les sirènes qui émettront un son uniforme prolongé pendant quatre minutes et par les cloches des églises (carillon pendant plusieurs minutes).
ALERTE DEFENSE PASSIVE
La cessation de l’alerte nocturne n'impliquera pas le rétablissement de l’éclairage, l’extinction ou l’occultation des lumières devant se prolonger jusqu’à 23 heures.
— M. le commissaire de police, M. le chef de la défense passive et le personnel placé sous leurs ordres sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté.
Toute contravention au présent arrêté sera poursuivi conformément aux lois en vigueur.
Fait à Biarritz, le 4 mars 1939.
le 9 mars 1939 :
"La défense passive à Bayonne.
Le maire fait savoir que des exercices de défense passive de nuit seront exécutés dans le département des Basses-Pyrénées le samedi 11 mars entre 20 et 23 heures.
A Bayonne, considérée par le gouvernement et l'autorité militaire comme point sensible du territoire, ces exercices présenteront une importance particulière. Un arrêté municipal a fait connaître à la population les mesures qu'elle devra prendre.
Le maire de Bayonne compte sur le bon esprit et la discipline de la population pour que cet exercice donne tous les enseignements pratiques que l’on est en droit d'en attendre.
Le Maire de la Ville de Bayonne, officier de la Légion d’Honneur;
Vu les prescriptions de l'article 28 du décret du 30 janvier 1939 sur l'organisation générale du service de défense passive;
Article Premier. — L'éclairage public de Bayonne sera éteint dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 mars entre 20 heures et 23 heures.
Art. 2. — L'éclairage privé devra être occulté d'une manière absolue dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 mars de 20 heures à 23 heures : cette prescription s'applique aussi bien aux ouvertures donnant sur les cours intérieures qu'à celles donnant sur la rue ou au-dessus des immeubles.
Art. 3. — L'usage des phares est interdit pour tous les véhicules le 11 mars de 20 heures à 23 heures; l’usage des feux de position sera seul toléré. La vitesse de marche dans l'agglomération ne devra pas dépasser 12 km à l’heure. Les véhicules n’ayant pas une raison pressante de traverser la ville s’arrêteront en dehors de l'agglomération.
Art. 4. — Pour chacun de ces exercices le commencement de l'alerte sera signalé par la Sirène installée sur l'Hôtel de Ville : Sons prolongés de 30 secondes répétés 3 fois à l'intervalle de 30 secondes. Tocsin pendant 3 minutes. Sonneries de "Garde à vou"» par la troupe. Son continu des autos des pompiers pendant le parcours de la ville. La fin de l'alerte est signalée dans les mêmes conditions par sons brefs de la sirène — carillon des cloches — sonnerie de la berloque — (les autos des pompiers ne circulent pas dans la ville pour annoncer la fin de l'alerte).
Art. 5. — Pendant les exercices d’alerte de jour, les habitant cesseront de circuler dans les rues et voies publiques dès qu’auront retenti les signaux d’alerte et pendant toute la durée de l’exercice.
VALEUR DE L'ABRI
Art. 6. — Le Commandant de Gendarmerie, le Commissaire de Police, ainsi que les agents sous leurs ordres sent chargés de l'exécution du présent arrêté.
Fait à l’Hôtel de Ville de Bayonne, le 7 mars 1939.
Le Maire : P. Simonet."
Merci ami lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans ce 971ème article.
Plus de neuf cent soixante dix autres articles vous attendent dans mon blog :
Libellés : 1939, BAYONNE, BIARRITZ, COMMUNES, GUERRE, HISTOIRE, LABOURD

References: l'article 28

Art. 2

Art. 3

Art. 4

Art. 5

Art. 6