Source: http://monblogdereflexions.blog.tdg.ch/archive/2013/03/12/notre-existence-a-t-elle-un-sens-11-partie-1-un-point-sur-le.html
Timestamp: 2017-07-20 14:42:00+00:00

Document:
11-1) Notre existence a t-elle un sens? 11 partie 1) Un point sur les articles déjà parus (la naissance de la physique quantique et la connaissance du réel) : mon blog de réflexions
Carte Rechercher thomassonjeanmichel9@gmail.com « Notre existence a t-elle un sens? 12-2) "Recherchons Einstein de l'évolution (urgent) | Page d'accueil
| 11-2) Notre existence a t-elle un sens? 11 partie 2) » 12/03/2013
lesensdelexistence.fr/livre.html Cette série d'articles dans la catégorie "notre existence a t-elle un sens"? est l'expression de ce que j'ai écrit dans la présentation de mon blog: "Les merveilles de la nature me fascinent. Mes réflexions: le sens de l'Univers et de l'existence. En moi, il y a deux mondes: le monde extérieur du "faire"et le monde de l'intérieur, non conscient, mais tout autant réel. Ma devise: l'essentiel, c'est l'amour, amour du sacré. Mes modèles: Jésus (l'amour),Pythagore (la mathématique), Einstein (la physique)".
Notre existence a t-elle un sens? 8 partie 2) Le murmure du big bang... la genèse du Notre existence a t-elle un sens? 9-1) Dieu revient très fort partie 1
I-1) Dans l'article 1 j'ai présenté la préface du livre de jean staune par Trinh Xuan Thuan. I-2) Dans l'article 2) nous avons abordé "la question la plus importante qui soit": le désenchantement du monde (et de l'homme!)
Le nazisme et le communisme ont été vaincus, mais il semble qu'aujourd'hui nous soyons dans la situation de ces personnages de dessins animés qui courent sur une falaise, puis courent un certain temps au-dessus du vide, s'aperçoivent qu'il n'y a rien et tombent à la verticale. Nous n'avons plus de fondements pour notre humanisme, mais nous ne nous sommes pas encore aperçus. On peut entrevoir, comme le suggère presque Joël de Rosnay, l'hybridation homme-machine et l'émergence d'un nouvel être, avec un saut dans l'évolution, contrairement à ce qu'affirment la plupart des Darwinistes. Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley est à nos portes et face à lui, nous sommes désarmés, car nos "garde-fous éthiques" ont disparu. I-3) Dans l'article 3 nous avons examiné comment on peut réagir face à ce désenchantement du monde.
2) La question fondamentale: la condition humaine. Si les réponses à la question "comment vivre", apportées depuis les millénaires par des conceptions non matérialistes du monde s'avèrent être des illusions, les valeurs minimales à respecter ne vont-elles pas voler en éclat, au profit de conceptions d'apprentis sorciers désireux de modifier l'être humain et d'adeptes de l'intelligence artificielle désireux de nous remplacer par des robots? 3) Sauvegarder les valeurs? Comment? Seule une transcendance peut servir de fondement. Si elle n'existe pas, il nous faut respecter "une morale sans fondement". André Comte-Sponville montré dans "une morale sans fondement" que nous ne pouvions fonder nos valeurs et notre morale:
-Ni sur la nature (comme le pensent les écologistes) car elle est amorale. -Ni sur l'histoire (comme le pensent les marxistes) car elle ne possède pas un sens précis. -Ni sur la science (comme le pensent les scientistes) car, comme la nature, elle ne peut aborder les questions de morale. 4) La question "notre existence a-t-elle un sens?" est donc de la plus grande importance, car elle a un effet sur notre vie de tous les jours et peut-être la survie de notre civilisation dans le long terme en dépend-elle? la condition humaine est certainement la question fondamentale. Si la science est à même d'apporter des réponses à la question Notre existence a-t-elle un sens?, Seule une transcendance peut servir de fondement pour vivre mieux notre condition humaine. I-4) Dans l'article 4, "vers de nouvelles lumières", nous avons commencé à explorer notre connaissance du réel.
2) Résistances aux changements de paradigme? Le passage d'un paradigme à un autre est loin d'être un "fleuve tranquille", processus cumulatif, réalisable à partir de variantes de l'ancien paradigme. C'est plutôt une reconstruction sur de nouveaux fondements, reconstruction qui change des généralisations théoriques les plus élémentaires. Quand la transition est complète, les spécialistes du domaine ont une toute autre façon de considérer leur domaine, ses méthodes et ses buts. Mais les résistances au changement de paradigme sont nombreuses et empêchent souvent les scientifiques de voir les faits. 3) Nouveaux paradigmes au XXè siècle: dans les nouveaux concepts, il est question d'incomplétude, d'imprédictibilité, d'incertitude, d'indécidabilité... On pourrait croire qu'il s'agit d'un recul du savoir, d'une abdication de l'homme devant des mystères qui le dépassent. Au contraire, la méthode scientifique permet de savoir les raisons pour lesquelles nous ne savons pas, et souvent, les raisons pour lesquelles nous ne saurons jamais certaines choses. C'est un renversement de perspective qui est un progrès et non un échec de la science. Malgré leur diversité, leur convergence nous permet de parler d'un nouveau paradigme global. Ce phénomène est semblable à celui du passage de la vision du monde du Moyen-Âge à celle des Temps Modernes
1) Quel est le cadre conceptuel auquel a abouti l'évolution des connaissances Jusqu'aux années 1900 (wikipedia.org -années 1900 en science): a) -Nous vivons dans un univers où le temps, l'espace, l'énergie et la matière forment le cadre de ce qui est.
a) Le problème du rayonnement du corps noir. A la fin du XIXè siècle, le problème du "rayonnement du corps noir" reposait sur les anomalies du spectre d'un corps noir lorsqu'il est chauffé. Le rayonnement qu'il émet se situe d'abord dans le visible, puis dans l'ultraviolet. Il était alors impossible d'établir une loi rendant compte à la fois des observations dans l'ultra-violet et dans l'infrarouge. Pour résoudre ce problème, Planck proposa en 1900 l'hypothèse des quanta: le rayonnement du corps se fait par quanta (entités invisibles) contenant chacune une énergie égale à hv. L'énergie est donc émise de façon discontinue. Ce problème, qui semblait mineur, déclencha le cataclysme conceptuel qui devait conduire à l'élaboration de la mécanique quantique. b) Mais les ravages de h ne faisaient que commencer. En 1905, Einstein découvrait l'effet pho-électrique. Ce résultat était encore plus surprenant que le précédent car, si Newton avait conçu la lumière comme ayant une nature corpusculaire, cette conception avait été abandonnée avec le succès de la théorie ondulatoire de Maxwell. L'expérience des fentes d'Young confirmait largement cette dernière théorie. Einstein, en montrant que la lumière est composée de particules, jeta un grand trouble chez les physiciens.
c) Puis ce fut le tour de la matière d'être prise dans le tourmente, en 1913, lorsque Niels Bohr introduit la discontinuité au coeur de l'atome, encore avec l'aide de h, en montrant que les électrons ne peuvent occuper que des orbites particulières autour du noyau, et qu'ils passent de l'une à l'autre sans passer par des orbites intermédiaires. d) Mais ça n'était pas terminé. Là où la certitude régnait, dans les lois newtoniennes sur le mouvement et les trajectoires, Werner Heisenberg établit son fameux "principe d'incertitude" dans lequel h joue un rôle central. Et un deuxième bouleversement se produisit lorsque, partant de l'idée que la lumière, considérée comme une onde, pouvait être également considérée comme formée de particules, Louis de Broglie montra en 1923 qu'il était possible d'attribuer une fréquence, et donc des ondes, aux particules matérielles.
Tout se passe comme si l'électron était une onde lorsqu'on ne l'observe pas, ce qui lui permet de passer par les deux trous en même temps et d'interférer (se rencontrer) avec lui-même. Mais dès qu'il est observé, ou qu'il interagit avec quelque chose (un photon par exemple), il montre son visage de particule. Une telle transition est possible car il se produit un phénomène étonnant: la "réduction du paquet d'ondes". Ce qui vient d'être dit est vrai pour toutes les particules. Selon le principe de complémentarité de Bohr, il faut imaginer que l'électron est à la fois onde et particule. On ne peut donc même plus se représenter ce que l'électron (ou tout autre particule) est réellement, sa nature est contradictoire avec le sens commun. Les objets que nous connaissons, les êtres vivants, ne sont pas des assemblages de micro-objets mais des combinaisons d'entités élémentaires qui, elles, ne sont pas des objets. Non seulement la notion d'objet est remise en cause, mais c'est la notion de trajectoire qui disparaît. La physique quantique introduit donc un indéterminisme radical dans notre monde. Mais elle pourra prédire avec précision les figures que formeront des milliers de particules arrivant sur un écran.
I-6) Article 5 deuxième partie: Au-delà de cette limite, notre vision du monde n'est plus valable - la non-localité. 1) Le paradoxe EPR et la découverte de la non-localité, porte ouverte vers une autre réalité. a) La controverse Einstein-Bohr: Einstein réfutait les idées de Bohr en mettant au point des "expériences de pensée" dont le simple énoncé devait démontrer que la physique quantique était incomplète et Bohr démontrait illico que la physique quantique répondait à ces objections et donc gardait son statut de théorie achevée. La cible prioritaire d'Einstein était le principe d'incertitude ("Dieu ne joue pas au dés" disait-il). En 1935, il pensa frapper le coup décisif avec le "paradoxe EPR", du nom d'Einstein et de deux de ses collaborateurs, Boris Podolsky et Nathan Rosen. b) Le paradoxe EPR. Leur article, l'un des plus célèbres de l'histoire de la physique, s'intitule: "Peut-on considérer que la mécanique quantique donne de la réalité physique une description complète?". Le but premier était de réfuter l'interprétation de Copenhague de la physique quantique. L'argument EPR, tel que présenté en 1935, est fondé sur le raisonnement suivant. tout d'abord il faut rappeler que le principe d'indétermination interdit de connaître simultanément la valeur précise de deux quantités physiques dites incompatibles (typiquement, la vitesse et la position d'une particule). Plus on mesure avec précision une quantité, plus la mesure de l'autre est indéterminée. En conséquence de ce principe, EPR en déduit deux affirmations mutuellement exclusives : -Soit la description de la réalité donnée par la mécanique quantique n'est pas complète. -Soit les deux quantités physiques incompatibles n'ont pas simultanément une réalité objective.
Il existe des relations entre les résultats des mesures sur certains couples de photons, qui doivent être toujours être respectées si les deux photons possèdent dès le début une polarisation. Ces relations sont exprimées par les "inégalités de Bell". Si ces inégalités sont violées, c'est une démonstration de la fausseté de cette hypothèse (les particules portent en elles des propriétés bien déterminées avant la mesure). voir les détails dans l'article 5 deuxième partie 1 c). d) Les expériences d'Alain Aspect: La réalisation d'expériences EPR a commencé à être techniquement envisageable à partir de 1969, mais en 1980, il manquait encore une expérience décisive vérifiant la réalité de l'état d'intrication quantique, sur la base de la violation des inégalités de Bell. Alain Aspect, philippe Grangier et Gérard Roger ont mis au point une expérience de ce type à l'université Paris XI. En 1982, l'expérience livra un verdict implacable: si l"on choisit d'effectuer ces mesures sur les photons dans certaines directions, les résultats violent les inégalités de Bell. Einstein avait tort, le principe de localité vole en éclats. Ainsi, la prédiction la plus incroyable de la physique quantique était vérifiée. Un des fondements de la science classique et de toute conception "raisonnable" du monde et du réel (selon la conception d'Einstein), venait de disparaître. 2) La non-localité: Dorénavant, toute théorie physique relative à la nature du monde se devra d'intégrer la non-localité. Jonh Bell lui-même l'a proclamé à plusieurs reprises dans "speakable and unspeakable in quantum mechanics": Pour Jean Brickmont, l'un des porte-drapeau des physiciens les plus rationalistes et matérialistes: "La non-localité est une propriété de la nature établie à partir d'expériences et de raisonnements élémentaires, indépendamment de l'interprétation que l'on donne au formalisme quantique. Par conséquent, toute théorie ultérieure qui pourrait remplacer la mécanique quantique devra également être non-locale". Rappelons ce que disent Sven Ortoli et Jean Pierre Pharabod: "La physique quantique porte en elle les germes d'une immense révolution culturelle qui, pour le moment, n'a été réalisée qu'à l'intérieur d'un petit cénacle de scientifiques. "Alors, la non-localité, porte ouverte vers une autre réalité?I-7) Article 6 première partie: Vers un réalisme non physique première partie. 1) Quels sont les faits? (Qu’est-ce que le Réel ?)
2) Et si la science n'avait rien à dire sur la réalité?La majorité des physiciens adoptent l'interprétation la plus classique de la physique quantique dite "interprétation de Copenhague" (à cause de Niels Bohr). Pour Bohr, "La physique quantique porte non pas sur la réalité, mais sur la connaissance que nous en avons"; donc "la physique quantique permet simplement à des observateurs disposant d'appareils de mesure de représenter correctement les observations. Il est vain et sans signification de chercher à expliquer pourquoi elle marche. Il suffit de constater qu'elle marche et d'appliquer son formalisme." Elle prévoit les résultats des expériences, mais il est vain de chercher à se représenter la réalité qui pourrait exister (ou ne pas exister) derrière les phénomènes observés. Mais pour ceux qui voudraient comprendre la nature du monde, c'est selon l'expression d'Etienne Klein, une "machine à fabriquer des frustrés". Certains, tels Pascual Jordan, plongent dans l'idéalisme et vont jusqu'à ôter toute signification à la question de l'existence d'une réalité. La causalité du sens commun semble remise en cause et Bernard d'Espagnat parle de causalité élargie. Il a pu écrire: "[...] les physiciens font usage de la mécanique quantique plus qu'ils ne cherchent à en étudier les fondements. Même les physiciens qui se disent réalistes adoptent volontiers une telle attitude. Savent-ils tous à quel point ils s'écartent de tout réalisme - ou matérialisme! [...]. 3) Le réalisme non physique. La question du réalisme en science physique, c'est-à-dire celle qui postule l'existence d'une réalité indépendante des observateurs a été remise en cause par l'interprétation de Copenhague. Alors, que reste-t-il pour ceux qui veulent aller au-delà de l'idéalisme?
Dans la science classique, on considère des "énoncés à objectivité forte" (les masses et les positions des objets macroscopiques ne varient pas quand on les mesure). Mais les énoncés de la théorie quantique font référence à nos perceptions ou à nos instruments. Ils sont objectifs seulement parce qu'ils sont vrais pour n'importe quel observateur. Donc on ne peut pas dire qu'ils sont vrais dans l'absolu puisque leur vérité nécessite une référence à la communauté des observateurs humains. Ce sont des énoncés à objectivité faible.Le réalisme physique (réalisme classique), même s'il abandonne la prétention matérialiste à décrire le fondement de ce qui est constitué d'objets, ne peut donc être compatible avec la physique quantique. Cette nouvelle forme de réalisme se caractérise par son caractère "conceptuellement lointain" où nos concepts familiers, ceux qui sont proches de nos sens, ne s'appliquent plus. On pourrait parler d'un "réalisme étrange" comme on peut le voir dans le paradoxe de de BroglieLe réalisme tel que celui décrit par Messiah postule l'existence d'une réalité indépendante de nos perceptions et de nos moyens d'observation. S'il existe une telle réalité, il ne s'agit donc pas de la réalité physique que nous pouvons voir, toucher, mesurer! Car justement, cette réalité-là, n'est pas indépendante de nos moyens d'observation. Mais les expériences que nous avons évoquées montrent dans les phénomènes, quelque chose, dont la physique montre l"existence (sans pouvoir le décrire), et qui échappe au temps, à l'espace et même à la matière et à l'énergie. Est-ce cette réalité indépendante évoquée par Messiah? C'est un bon candidat, cependant, elle doit être non physique, lointaine. Elle ne peut être décrite par la science, mais elle peut, au mieux, être approchée par une science à objectivité faible (non descriptive d'objets) et non à objectivité forte. Cette conception d'un réalisme non physique, qui souligne le caractère non ontologique du monde dans lequel nous vivons, est bien exprimé dans un passage de Bernard d'Espagnat (voir l'Article 6 première partie 3) Le réalisme non physique. .
e) Que pouvons nous en conclure? -"Nulle nécessité de faire appel à la parapsychologie". -"Nulle nécessité de d'adopter une position dualiste dans laquelle matière et conscience seraient deux réalités en soi existant indépendamment l'une de l'autre et où la conscience individuelle [...] serait susceptible d'agir à distance, par télépathie sur la matière."
-"Un pont existe entre le monde classique et le monde quantique". -"Il est parfaitement possible d'adopter une vision réaliste selon laquelle il existerait une réalité indépendante de nous (les observateurs humains ... ou tous les autres)."
2) Au coeur de l'inconnaissable. Voir l'Article 6 deuxième partie chapitre 3: La modernité avait déconstruit toutes les approches pré-scientifiques et avait refermé notre monde sur lui-même, mais nous assistons à nouveau à une "réouverture" du monde sur un ou plusieurs autres niveaux de réalité, non par la mystique ou la philosophie, mais par la science elle-même. Il paraît y avoir un niveau de réalité situé hors de notre monde qui, dans certains cas, peut exercer une sorte d'influence causale sur lui. On ne peut se représenter les particules comme des objets, quels qu'ils soient (notion de complémentarité de Niels Bohr), ni se les représenter comme évoluant dans le temps et l'espace et avec des positions et des trajectoires bien définies hors de l'observation. C'est un peu vertigineux quand on pense qu'il s'agit de ce qui nous constitue. "L'objectivité faible" est une dernière couleuvre de taille respectable à avaler. La décohérence permet de réduire le rôle de la conscience individuelle, mais pas la nécessité de faire référence à la conscience collective pour mesurer les caractéristiques de la réalité empirique. Nous ne pouvons prétendre connaître les caractéristiques "en soi" des particules (dans une réalité indépendante de nous), mais uniquement celles des particules que nous mesurons. Avec, Bernard d'Espagnat, il faut admettre que la réalité est et restera voilée. Elle n'est cependant pas totalement inconnaissable, car nous pouvons avoir des lueurs sur elle, entre autres par le biais de la connaissance scientifique. 3) La physique quantique et la vision des philosophes matérialistes. Beaucoup de personnes semblent ne pas avoir encore intégré ces progrès. C'est le cas de Yvon Quiniou qui affirme "la vérité du matérialisme". Pour lui, le matérialisme, refusant toute métaphysique, doit s'interdire toute affirmation transcendant les limites de ce qui est démontrable scientifiquement. Dans l'Article 6 deuxième partie chapitre 4 cette question est examinée plus en détail.
Nous vivons un changement complet de notre vision du monde, mais un siècle après son origine, elle a aussi peu pénétré les consciences que le firent les idées de Copernic et Galilée, un siècle après qu'elles furent émises. Nous vivons aujourd'hui une situation identique à celle qui existait lorsque les idée de la modernité émergèrent, quand l'inquisition tenta de s'opposer à leur diffusion. Aujourd'hui, ceux qui se trouvent en position dominante sont les matérialistes et les scientistes.I-9) article 7 première partie: vous qui entrez ici perdez toute espérance...de revenir au monde classique (partie 1)
4) Le temps n'existe pas. Il s'agit d'une autre expérience de Nicolas Gisin d'après une idée de Antoine Suarez. c'est une expérience de non-localité avec des appareils en mouvement. Jusqu'à maintenant, les expériences prouvaient que l'interaction EPR se jouait de l'espace. Dans celle-ci, elle se joue également du temps. Ce n'est pas surprenant, puisque espace et temps sont liés.Mais ce qui est une surprise, c'est que cette expérience rend impossible toute interprétation en termes de causalité temporelle quel est l'évènement cause? l'évènement effet?) "Il faut plutôt penser aux corrélations comme un effet dont la cause est un principe ou agent non matériel au-delà de l'espace-temps. Pour ce agent, les particules, bien que localisées à l'intérieur des détecteurs, forment un seul objet au-delà de l'espace. La "non-séparabilité" paraît l'emporter sur le "non-localité". Comme le dit Antoine Suarez, "dans le monde quantique, il y a des choses qui passent, mais le temps, lui, ne passe pas". 5) La téléportation... ça marche! Dès 1997, Anton Zeillinger, à Innsbruck et Francesco De Martini à Rome, effectuèrent les premières téléportations quantiques, et en 2004, la téléportation est elle aussi sortie du laboratoire: Anton Zeillinger a réalisé une téléportation de 600 m. de distance entre des appareils situés sur les deux rives du Danube. Maintenant, (mai 2012), "l’équipe d’Anton Zeilinger vient de présenter une étude affirmant qu’ils ont démontré une "téléportation quantique" sur une distance de 143 km dans les îles Canaries. Si elle est confirmée, cette téléportation ouvre également la voie pour un futur réseau quantique globale destinée aux communications sécurisées par satellite".
6) Un virus peut-il être quantique? La décohérence donne une limite supérieure à la taille des objets pouvant se comporter comme le chat de Schrödinger (un électron, un atome, sous leur forme ondulatoire, le peuvent comme le montre l'expérience des fentes de Young). En 2001, Anton Zeilinger venait de réussir l'expérience des fentes de Young avec des molécules de fullerène C60. Puis en 2004, il a réussi avec une molécule de 256 atomes. Plus la taille des objets qu'il s'agit de faire passer par les deux fentes à la fois augmente, plus les difficultés paraissent insurmontables à cause de la décohrérence. Le rêve de Zeilinger serait de réussir l'expérience avec... un virus (affaire à suivre: futura-sciences.com -Après le chat, voici le virus de Schrödinger !) I-9) article 7 deuxième partie: vous qui entrez ici perdez toute espérance...de revenir au monde classique (partie 2).
On sait depuis Einstein que rien ne va plus vite que la lumière (si on excepte le cas douteux de ces neutrinos). Raymond Chiao, professeur à l'université de Berkeley, a réussi cet exploit, démonstration de l'étrangeté radicale de du monde quantique. Dans cette expérience, qui est liée à l'effet tunnel, des électrons ou des photons sont lancés contre un mur (miroir constitué de silice et de titane). La grande majorité rebondit sur le mur et repart en arrière. Mais comme il y a une incertitude sur la position de la particule quand elle aborde le mur, il est possible qu'elle soit en fait située de l'autre côté du mur. C'est comme si un tunnel s'était ouvert devant elle à travers le mur. En pratique c'est bien ce qui se passe puisque l'on récupère quelques particules dur l'écran de l'autre côté du mur! Ce phénomène échappe complètement au sens commun et à la façon dont nous pouvons le représenter. Si on veut en donner une image, on pourrait dire que le photon disparaît quand il touche le mur et réapparaît immédiatement de l'autre côté. On peut ainsi parler des "propriétés magiques" de la mécanique quantique, même si les physiciens disent que cela est très rationnel puisqu'on peut parfaitement décrire le phénomène avec les équations du formalisme quantique. Mais peut-on dire que le photon va plus vite que la lumière (comme dans le cas de la téléportation ou des expériences EPR)? Dans tous ces cas, on ne peut pas s'en servir pour transporter de l'énergie, donc la relativité d'Einstein n'est pas violée. 3) La métamorphose de l'électron: l'expérience du choix retardé.Dans une variante de L'expérience des fentes de Young, plutôt que de passer par les deux fentes, les électrons peuvent suivre deux chemins, allant d'une même source à un point de croisement, sauf que cette fois-ci, il n'y a qu'un électron dans le dispositif et non deux. Sur l'un des deux chemins, on place, non pas un mur, mais un détecteur capable d'enregistrer le passage de l'électron. Mais, il est possible d'activer ou de ne pas activer le détecteur alors que l'électron a déjà quitté la source et franchi le séparateur (il est alors à l'intérieur du dispositif). Comme on peut montrer que lorsque le détecteur n'est pas activé, l'électron (unique), emprunte les deux chemins à la fois, cela signifie que lorsqu'on active le détecteur sur le chemin B et que l'électron s'y matérialise, "quelque chose" était sur le chemin A et en a disparu instantanément lors de la détection (réduction du paquet d'ondes). Cela confirme bien le fait que l'électron est indivisible (il est "partout" lorsqu'il n'est pas observé). On assiste donc ici aux "métamorphoses de l'électron"! C'est sur ce choix retardé qu'est basé la principe de la gomme quantique.
Toutes les expériences que que la physique quantique vient de nous décrire montrent qu'il est vain d'espérer un retour sous quelque forme que ce soit à un monde classique que le sens commun pourrait décrire si on cherche à comprendre le monde qui nous environne. La question "qu'est-ce que le réel"? c'est de savoir si elle peut avoir une existence objective (au sens fort), c'est à dire ontologiquement suffisante, avoir des caractéristiques dont l'existence ne dépend de rien d'autre qu'elle même. Que la réponse (a priori définitive...) soit négative et que la réalité échappe en partie à l'espace et au temps, et se situe hors du niveau dans lequel nous évoluons, porte un coup mortel à toute une série de conceptions classiques, parmi lesquelles le matérialisme classique (sauf à imaginer un "matérialisme platonicien" .
-La chute du matérialisme n'entraîne pas celle de l'athéisme (rien dans dans la physique quantique ne soutient une conception déiste ou théiste). -Si la matière n'a pas d'existence propre, cela n'implique pas que le monde soit une illusion, au contraire. -Le monde n'est pas une création de notre esprit il y a bien une réalité extérieure qui nous résiste, même si elle n'est pas d'ordre physique. C'est ce que montre le fait que tous les physiciens peuvent être d'accord pour affirmer la validité d'une théorie et que celle-ci puisse être réfutée. I-10) "qu'est-ce que le réel"?
-L'expérience des fentes de Young nous montre que les fondements de la matière ne sont pas des objets matériels. -L'existence d'une dimension non locale ou holistique dans l'Univers a été démontrée expérimentalement. Toute future théorie relative à la réalité devra tenir compte du fait que, dans certaines situations, deux particules doivent être considérées comme un unique objet quelle que soit la distance qui les sépare. -Nos concepts traditionnels concernant le temps, l'espace, les objets, les trajectoires, la causalité ne s'appliquent plus au niveau microphysique.
-A moins d'adopter des modèles cohérents en terme de formalisme mais ayant des conséquences absurdes (univers parallèles...), ou des modèles dont le formalisme pose des problèmes (potentiel quantique), il semble bien que cette réalité indépendante ne puisse être conçue comme immergée dans l'espace-temps. Et qu'il en est de même pour les particules élémentaires qui constituent le fondement de tout ce que nous pouvons observer. -Toutes les recherches actuelles semblent montrer que loin de revenir aux conceptions classiques, la physique se dirige vers des visions encore plus éloignées de nos concepts familiers.
10:42 Écrit par pascal dans notre existence a t elle un sens | Lien permanent | Commentaires (2) | | del.icio.us | | Digg | Facebook Commentaires
Très gros article, j'admire votre façon décrire et d'expliquer simplement les chose plus complexes !
Écrit par : vpn | 28/05/2013
Merci. J'aime faire des recherches sur les sujets qui me passionnent et les partager. Le livre de Jean Staune m'a un peu interpellé, j'ai voulu en donner ma lecture, ce qui me permet d'approfondir mes connaissances.
Écrit par : thomasson | 28/05/2013

References: l'article 1
 l'article 2
 l'article 3
 l'article 4
 l'article 5
 l'Article 6
 l'Article 6
 l'Article 6