Source: https://lebloglaquestion.wordpress.com/page/2/
Timestamp: 2019-03-24 22:38:55+00:00

Document:
La Question : Actualité Religieuse | + Misericordia et Justicia + | Page 2
tags: Antéchrist, antichrist, apocalypse, Apostasie, ésotérisme, Catholicisme, Christianisme, Culture, curie, Eglise, Eglise catholique, foi, hérésiarques, hérésie, Histoire, La Question, liturgie, occultisme, politique, profanations, Révolution française, Religion, rome, satanisme, société, théologie, tradition, Vatican II
Grégoire XVI, dans l’encyclique « Mirari vos » (1832),
condamna fermement le libéralisme théologique et politique.
Le libéralisme, dont souffre et meurt notre société occidentale, qui a frappé l’Eglise lors du concile Vatican II et qui reste un germe de corruption chez les modernistes, manifeste un optimisme humaniste fallacieux puisque la société n’évolue pas vers la réalisation du « Royaume céleste » – qui serait une éthique de la perfection humaine -, mais est en prise avec des forces négatives extrêmement puissantes qui tendent à un asservissement toujours plus important de l’esprit de l’homme. Comme le dira fort justement le cardinal Billot, « le principe du libéralisme est absurde, contre nature et chimérique » .
Sur le plan purement théorique, le présupposé du libéralisme est d’une plate indigence erronée. Pourquoi ?
Tout simplement, comme l’expliqua Joseph de Maistre, par ce qu’en raison de sa croyance en la prétendue « bonté » de la «Loi naturelle» qui serait « inscrite au cœur de l’homme » et des choses, il évacue le fait que l’homme n’est pas libre, mais au contraire prisonnier d’un déterminisme ontologique qui trouve sa source dans le « péché des origines » qui place chaque créature sous la dépendance directe de l’esclavage de passions incontrôlées, esclavage que nous recevons tous en naissant en tant qu’enfants d’Adam.
L’homme n’est pas libre, mais au contraire prisonnier
et asservi depuis le péché originel !
De la sorte le libéralisme souffre d’un vice rédhibitoire : l’optimisme idéaliste. Dès lors, sous prétexte d’une croyance absurde dans les possibilités de l’auto-équilibre des forces contradictoire, et en proclamant l’autonomie absolue de l’homme sur le plan moral, social, économique et spirituel, le libéralisme est, positivement, une idéologie mortifère, impie, négatrice des conséquences de la Chute, et donc oublieux du caractère abîmé du monde dans lequel nous nous trouvons, et donc du caractère foncièrement surnaturel de la Révélation qui excède toutes les données mondaines.
Pie IX dans la sedia gestatoria lors de l’ouverture de Vatican I.
Ainsi à terme, et logiquement, le libéralisme conduit à une double négation, l’une pratique, par un excès d’optimisme, des nécessaires lois régulatrices qui doivent régler, arbitrer et maintenir les activités humaines qui sans cela deviennent rapidement folles ; l’autre, théorique, car en mettant l’humanité divinisée au niveau providentiel de Dieu, elle installe la dialectique du devenir en tant qu’idole effective remplaçant le Créateur.
Ceci explique qu’en tant que doctrine constituée, le libéralisme ait été radicalement censuré et condamné par l’Eglise traditionnelle, qui l’a qualifié sous les termes de « rationalisme » et de « naturalisme » – la condamnation la plus explicite de cette hérésie, figurant dans la Constitution « De Fide » du Concile de Vatican I, en 1870.
HÉRÉSIE SPIRITUELLE ET ERREUR TRAGIQUE !
from → Antichristianisme, Catholicisme, Christianisme, doctrine, franc-maçonnerie, L'Eglise en marche, Polémique, politique, Réflexion, Religion, Théologie
« O grand Prince du Ciel, gardien très fidèle de l’Eglise, saint Michel archange, moi, N…. ..quoique très indigne de paraître devant vous, confiant néanmoins dans votre spéciale bonté, touché de l’excellence de vos admirables prières et de la multitude de vos bienfaits, je me présente à vous, accompagné de mon Ange gardien ; et en présence de tous les Anges du ciel que je prends à témoins de ma dévotion envers vous, je vous choisis aujourd’hui pour mon protecteur et mon avocat particulier, et je me propose fermement de vous honorer toujours et de vous faire honorer de tout mon pouvoir. Assistez-moi pendant toute ma vie, afin que jamais je n’offense les yeux très purs de Dieu, ni en œuvres, ni en paroles, ni en pensées. Défendez-moi contre toutes les tentations du démon, spécialement pour la foi et la pureté, et, à l’heure de la mort, donnez la paix à mon âme et introduisez-la dans l’éternelle patrie. Ainsi soit-il +. »
Saint Michel Archange priez pour nous et pour l’Église ! Saint Michel, premier défenseur de la Royauté du Christ, priez pour nous !
tags: Benoît XVI, Catholicisme, Christianisme, Conclave, conclavisme, Culture, curie, curie romaine, droit Canon, droit canonique, droit divin, Eglise, Eglise catholique, foi, hérésiarques, hérésie, Histoire, La Question, littérature, liturgie, luthéranisme, Luther, Messe, papauté, Pape, politique, pontife, pontife romain, Religion, rome, Saint siège, saint thomas d'aquin, sédévacantisme, schismatique, schisme, société, tradition, Vatican, Vatican II
– Grégoire VII –
Il était grand temps que soit enfin établie une lumière complète au sujet de l’essence de la Papauté, de sorte que puissent enfin être connus les principes qui président réellement à l’institution pontificale et d’en finir avec de nombreuses divagations à son sujet. Nous avons essayé d’éclairer dans notre texte : Le Conclave est infaillible, constatant la profonde ignorance qui régnait sur cette question, les éléments dogmatiques fondamentaux de cette doctrine centrale de l’Eglise sur laquelle repose la Sainte Institution fondée par Jésus-Christ : le droit divin du Pape.
Mais il fallait que soit enfin mis à disposition un texte développé, offrant une connaissance large et la plus complète possible de la doctrine du droit divin du Pape, de manière à fournir à tous ceux qui s’interrogent légitimement sur la nature de l’Eglise, son ordre hiérarchique et son autorité, une compréhension capable de résoudre et balayer bien des difficultés qui surgissent depuis ces dernières années, notamment après le concile Vatican II. Voilà qui est chose faite, par la publication d’une analyse extrêmement importante de La Question, portant précisément sur les bases de la monarchie pontificale.
« L’origine du pouvoir pontifical vient directement de Dieu »
L’origine du pouvoir pontifical, beaucoup l’oublient, vient directement de Dieu qui a donné au Pape la souveraineté universelle, la suprême puissance non seulement dans l’ordre spirituel, mais encore dans l’ordre temporel, soumettant les princes de ce monde à l’autorité de celui qui est le Vicaire de Jésus-Christ, Roi spirituel et successeur de saint Pierre, faisant de l’Eglise une vraie et pure monarchie d’origine divine. Si l’on ne se contente pas d’une ecclésiologie étroitement limitée au droit canonique disciplinaire, mais que l’on examine véritablement, et avec une attention exigeante, la nature du principe de la souveraineté pontificale, on est alors capable de percevoir en quoi l’Eglise tout entière est fondée, constituée, édifiée sur le « droit divin » du Pape, droit devant lequel tous les autres droits, sans exception aucune, et notamment le droit disciplinaire, s’effacent absolument.
Pour accéder à la suite du texte :
from → Catholicisme, Culture, doctrine, Eglise catholique, littérature, papauté, Polémique, politique, Réflexion, Religion, sédévacantisme, Théologie
tags: Benoît XVI, Catholicisme, Christianisme, Conclave, conclavisme, Culture, curie, curie romaine, droit Canon, droit canonique, droit divin, Eglise, Eglise catholique, foi, hérésiarques, hérésie, Histoire, La Question, liturgie, luthéranisme, Luther, Messe, papauté, Pape, Pie XII, pontife, pontife romain, Religion, rome, Saint siège, saint thomas d'aquin, schismatique, schisme, société, tradition, Vatican, Vatican II
C’est par le « droit divin »,
que Jésus a confié à Pierre la garde de son Eglise (Matthieu XVI, 16).
L’une des plus graves erreurs contemporaines, erreur si caractéristique de notre siècle dans lequel triomphent l’individualisme et le subjectivisme d’essence luthérienne, est, sans conteste aucun, l’hérésie schismatique connue sous le nom de « sédévacantisme », qui substitue aux critères catholiques du « droit divin » les fausses lumières impies du raisonnement privé, conférant qui plus est à ces lumières erronées surgies de l’intelligence personnelle incompétente en des matières touchant à l’infaillibilité, un pouvoir juridictionnel, une autorité délibérative et une puissance exécutoire aboutissant à ne plus reconnaître le pape et en faire profession publique en qualifiant les pontifes romains « d’antipapes » ou « d’usurpateurs », ceci au mépris de toutes les lois disciplinaires canoniques traditionnelles de l’Eglise catholique.
Pourtant, c’est oublier que l’Eglise a été fondée sur un « droit » surnaturel : le « droit divin » – qui n’est pas « une entité purement juridique dénuée de fondement, située au-delà de la foi et de la vérité » (sic), comme on peut le lire sous la plume de certains hérésiarques schismatiques sectaires singulièrement égarés, car c’est par ce « droit divin », et par nul autre pouvoir, que Jésus a confié à Pierre la garde de son Eglise (Matthieu XVI, 16).
I. Le « droit divin » est institué par le Christ
Et si c’est en vertu d’un « droit divin » que le Christ a confié à Pierre et ses successeurs les clés de son Eglise, c’est donc par ce « droit divin » que se conserve la vie de l’Eglise, en la personne physique, matérielle, et de façon « perpétuelle » – et non sur un principe abstrait qui pourrait ne plus avoir de visibilité concrète au motif, aussi absurde que blasphématoire, d’une prétendue « éclipse de l’Eglise » (sic) -, des pontifes romains, comme le déclare explicitement la Constitution dogmatique du concile Vatican I :
« Si donc quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ ou de droit divin (iure divino), que le bienheureux Pierre a des successeurs perpétuels (perpetuos successores) dans sa primauté sur l’Église universelle, ou que le Pontife romain n’est pas le successeur du bienheureux Pierre en cette primauté, qu’il soit anathème. » (Constitutio dogmatica Pastor Aeternus § 2. De perpetuitate primatus beati Petri in Romanis Pontificibus, Vatican I, 1870).
Ceci explique pourquoi, par « l’institution du Christ » – et non sous l’effet d’une dialectique « volontariste » (sic !) -, tout est soumis au « droit divin » dans l’Eglise, les hommes, les sacrements, les institutions, la hiérarchie, l’élection pontificale elle-même, et, en premier lieu bien évidemment, la personne du pape, ceci signifiant que toute expression de la Foi de l’Eglise dépend, est codifiée, régie, gouvernée, encadrée et soutenue par le « droit divin », dans la mesure où ce « droit divin » est, en effet, la source ontologique, spirituelle, transcendante et révélée de la légitimité de la sainte société instituée par Jésus-Christ, et que nul ne peut, sous peine de péché grave et attitude schismatique profondément hérétique tombant sous les coups de l’anathème de la Constitution dogmatique de Vatican I Pastor Aeternus, du haut d’un imaginaire tribunal individuel en s’appuyant sur une logique sophistique empoisonnée, s’y soustraire ou ne pas en respecter les saintes règles, sauf à contredire volontairement et coupablement le principe sacré d’autorité institué par Jésus-Christ :
« Le Pontife romain légitimement élu, obtient de droit divin, immédiatement après son élection, le plein pouvoir de souveraine juridiction. » (Can. 219).
« Le droit divin de la primauté apostolique place le Pontife romain au-dessus de toute l’Église (…) Le jugement du Siège apostolique, auquel aucune autorité n’est supérieure, ne doit être remis en question par personne, et personne n’a le droit de juger ses décisions. » (Pastor Aeternus, Vatican I, 4e session, 18 juillet 1870).
II. Le pontife romain est au-dessus de tout tribunal humain
Ainsi, ce qu’il est interdit de juger pour un fidèle, c’est la réalité, ou non, de la validité de la charge pontificale. Il est impossible pour un simple membre de l’Eglise, comme pour un membre éminent, de décider de qui est pape ou ne l’est pas du moment qu’un élu a été désigné pour régner sur l’Eglise par le Conclave. S’il y a eu désignation dans les règles d’un pontife, suivie de l’acte de «reconnaissance universelle » (cf. Cardinal L. Billot, De Ecclesio, t. XXIX, § 3, p. 621), ce dernier est pape infailliblement, nul ne peut plus lui contester l’effective réalité de sa charge en raison du droit divin attaché à l’élection lors du Conclave.
Entrer ensuite dans des interrogations portant sur la nature d’un « enseignement » dispensé par le Magistère – on retiendra d’ailleurs que la note de l’infaillibilité à propos des actes du Magistère Authentique, n’est pas mécanique, mais « conditionnelle », c’est-à-dire qu’elle est « conditionnée » en fonction de « la fidélité de l’enseignement proposé au dépôt de la foi » [1] -, qui comporte, depuis Vatican II, d’évidentes erreurs sur la discipline, la liturgie, les moeurs, la doctrine, etc., pour en conclure que l’Eglise n’est plus l’Eglise et que les papes ne sont plus papes, c’est outrepasser très largement ce qu’il est admis dans les capacités dont dispose un simple fidèle catholique.
Dans un tel cas, si l’erreur est enseignée par un pontife, et les encycliques pontificales depuis Vatican II en contiennent de nombreuses, il convient d’attendre que Jésus-Christ, qui est le Seul à avoir autorité sur le pape, décide de lui retirer sa charge. S’il ne le fait pas, si le pape demeure dans la chaire de Saint-Pierre, alors il faut le reconnaître comme pontife de l’Eglise.
III. Il n’y a pas de coïncidence définitive entre « Magistère ordinaire » et « Magistère infaillible »
Il importe ainsi d’insister sur le fait qu’un enseignement du Pape, ou d’un Concile, n’entraîne pas ipso facto une obéissance inconditionnelle : « celle-ci dépend et est proportionnée à l’intention avec laquelle le Magistère entend engager son autorité. » (I. Salaverri, Sacrae Theologiae Summa, cit., t.I, tr. III, I.II, § 637, p. 578). C’est ce que confirme le cardinal Journet : « Le degré avec lequel le Magistère s’exprime dépend donc encore une fois de la volonté, de l’intention du Pape et des Évêques unis à lui. Il n’y a pas de coïncidence définitive entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible. » (Cf. C. Journet, L’Église du Verbe Incarné, p. 531).
Si donc il n’y a pas coïncidence constante et définitive – ceci signifiant qu’il n’y a pas de caractère d’automaticité à l’infaillibilité, qui ne s’exerce pas « univoquement » (sic), par l’effet d’un mode passif d’infusion du « droit divin », mais qui exige, pour son exercice, le préalable de la « volonté » comme il en va de tout acte en ce monde créé soumis aux lois des causes secondes, sachant que le Magistère ne dispose pas d’un pouvoir surnaturel agissant en vertu d’un « d’un Droit Divin identique à celui du Christ » (sic), ce qui sous-entendrait une « communication immédiate des substances » avec Dieu (proposition qui relève de l’hérésie immanentiste condamnée par saint Pie X dans l’encyclique Pascendi Dominici Gregis, § 21, § 22, § 23, 1907) -, cela veut ainsi dire qu’il peut y avoir des cas, certes exceptionnels, et Vatican II en est un, où un acte du Magistère ordinaire authentique ne possède pas la note de l’infaillibilité.
A cet égard, puisque telle fut la volonté de ses promoteurs (Jean XXIII et Paul VI), Vatican II fut un acte du Magistère authentique non infaillible, guidé, de surcroît, par des évêques non éminents « amore et studio doctrinae ab Apostolis traditae ac pari detestatione mnis novitatis » (Franzlin, De Divina Traditione, thèse IX), car « si viennent à manquer l’amour et la fidélité envers l’ancien, l’Esprit de Vérité empêche, par une assistance purement négative, qu’une définition erronée ne soit proclamée par le Magistère infaillible ». (Cf. D.T.C., t. VI, col. 162).
De ce fait, nul n’est contraint d’accepter l’erreur ; et discuter d’un enseignement est parfaitement conforme à la doctrine catholique, saint Thomas d’Aquin nous indiquant que, dans des situations extrêmes, il est même licite de s’opposer publiquement à une décision de l’autorité (Somme théologique, IIa IIae, Qu. 33, article 4, ad2).
Saint Robert Bellarmin (1542-1621), de son côté, va jusqu’à affirmer qu’il convient de résister au pontife qui attaque les âmes, détruit l’ordre et tente de « détruire l’Eglise » (sic !) :
« Tout comme il est licite de résister à un Pontife qui attaque le corps, il est tout aussi licite de résister au Pontife qui attaque les âmes ou détruit l’ordre civil ou, à plus forte raison, essaie de détruire l’Église. Je dis qu’il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il ordonne de faire et en empêchant l’exécution de sa volonté. » La suite du texte est essentielle : Il n’est pas licite, cependant, de le juger, de le punir, ou de le déposer, parce que ce sont là des actes relevant d’un supérieur. » (De Romano Pontifice, Lib. II, c.29).
Le jugement de Dom Guéranger (1805-1875) est, de même, sans appel concernant le devoir de résistance à l’erreur :
« Quand le pasteur se change en loup, c’est au troupeau de se défendre tout d’abord (…) Les trahisons pareilles à celle de Nestorius sont rares dans l’Église; mais il peut arriver que des pasteurs restent silencieux, pour une cause ou pour l’autre, en certaines circonstances ou la religion même serait engagée. Les vrais fidèles sont les hommes qui puisent dans leur seul baptême, en de telles conjonctures, l’inspiration d’une ligne de conduite; non les pusillanimes qui, sous le prétexte spécieux de la soumission aux pouvoirs établis, attendent pour courir à l’ennemi, ou s’opposer a ses entreprises, un programme qui n’est pas nécessaire et qu’on ne doit point leur donner. » (L’Année Liturgique, Le Temps de la Septuagésime, Vol. 4, fête de St. Cyrille d’Alexandrie).
IV. Il est totalement impossible que l’Eglise demeure sans pape
Telle est la doctrine catholique depuis toujours et pour toujours ; tout le reste, même paré, en un triste théâtre liturgique parodique, de dentelles, latin, encens et chasubles, c’est du vulgaire, odieux et très grossier Protestantisme !
Il est impossible pour un simple membre de l’Eglise,
de décider de qui est pape ou ne l’est pas,
du moment qu’un élu a été désigné pour régner sur l’Eglise par le Conclave.
V. Le Saint-Siège n’est jugé par personne, car la papauté, telle que Jésus-Christ la conserve, n’est pas une institution humaine
Le point que nous venons d’aborder est très important, personne, absolument personne en ce monde ne peut réaliser un jugement du Siège suprême, ni encore moins affirmer la déposition de celui qui l’occupe :
« le Siège suprême n’est jugé par personne » (can. 1556).
Ceci étant confirmé par le dictionnaire de droit canonique :
« Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. » (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159). »
Cette conception s’appuie sur l’ensemble des docteurs et théologiens qui étudièrent ce sujet et les déclarations pontificales qui arrêtèrent l’enseignement du Magistère à son égard (Grégoire VII, Innocent III, Boniface VIII, Pie VI, Léon XIII, Pie XI, Pie XII, pour n’évoquer que les principaux pontifes qui écrivirent sur le droit divin), déclarations ne pouvant faire l’objet d’aucune contestation, sauf évidemment pour un esprit troublé par le venin de l’idéologie sédévacantiste dont les vues sectaires éloignent tragiquement de l’authentique vérité catholique. [2]
Mgr Sauvé, dans Le Pape, Son Autorité suprême – Son Magistère infaillible, explique ce qui gêne tant et contredit radicalement les thèses sédévacantistes :
« La papauté, telle que Dieu a voulu qu’elle soit, et telle qu’il la conserve en fait, n’est pas une institution humaine, abandonnée à ses propres caprices et pouvant faire tout ce qui lui plaît, sans règle aucune, sans limites de quelque nature qu’elles soient. (…) Le droit divin, naturel ou positif, dont la papauté est la gardienne et l’interprète légitime [la dirige] (…) le collège des cardinaux qui, suivant la belle et juste pensée de Sixte V, représentent les personnes des apôtres, « quand ils prêtaient leur ministère au Christ Sauveur prêchant le royaume de Dieu et opérant le mystère du salut de l’homme » (In Uonsf. Poslquam verum) et qui, après l’Ascension de Jésus-Christ, assistaient Pierre dans son office de Pasteur universel de l’Eglise. » (Mgr Sauvé, Le Pape et le concile du Vatican, 1890, pp. 426-430).
D’ailleurs saint Thomas d’Aquin, depuis longtemps, a répondu aux thèses véhiculées à la suite de tous les hérésiarques qui forment l’immense cohorte des sources infectées du poison schismatique. Qu’est-ce que le « droit divin » exactement ? Saint Thomas nous répond : « On parle de droit divin à propos de ce qui est promulgué par Dieu, et ce peut être soit ce qui est naturellement juste, mais dont la justice échappe à l’homme, soit ce qui devient juste par décret divin.» (Somme théologique, II, II, q. 57, a. 2, ad 3). Le droit divin se confondant intrinsèquement, ontologiquement avec la Loi éternelle, puisque le divin Rédempteur avec son Corps social [l’Eglise] constitue une seule personne mystique (….) sublime unité qui fait que le Fils est dans le Père et le Père dans le Fils », ceci nous permet donc de comprendre ce que dit solennellement saint Augustin : « La loi éternelle est la raison divine ou la volonté de Dieu.» (St. Augustin, Contra Faustum, Liv. XXII, ch. XXVII)
La conception thomiste insiste ainsi sur la primauté fondatrice du droit divin dans l’Eglise, établissant son lien avec la Loi éternelle. La valeur ontologique qui fonde l’Eglise, ne dépend pas de ce fait de ce que les fidèles croient ou ne croient pas, elle est d’essence surnaturelle puisque provenant directement de Jésus-Christ. Et cette valeur est une essence donnée, conférée éternellement.
VI. Les sédévacantistes sont les héritiers de tous les hérésiarques schismatiques qui sont sortis de l’Eglise depuis vingt siècles !
Chacun peut faire fonctionner ses petits jugements personnels en for interne, pour regarder le Vatican comme étranger à la Foi catholique depuis le dernier concile, il n’en reste pas moins que Rome reste le Siège de l’Eglise du Christ !
Les actuels schismatiques sédévacantistes,
héritiers des hérésiarques schismatiques
viennent grossir la longue liste des âmes perdues
et retranchées du Corps mystique du Christ.
Encore une fois, redisons-le, il est impossible d’utiliser des analyses « privées » pour leur conférer une valeur décisionnelle ayant force d’autorité pour tout ce qui concerne le pape et l’Eglise. Agir comme le fait le courant sédévacantiste n’est, ni plus ni moins, que l’emploi du raisonnement individuel pour juger d’un fait surnaturel. C’est typiquement l’attitude de Martin Luther et de tous les hérésiarques schismatiques qui sont sortis de l’Eglise depuis vingt siècles, dont les actuels schismatiques viennent grossir la longue liste des âmes perdues et retranchées du Corps mystique du Christ.
Pie XII lors d’une allocution le 2 octobre 1945 déclarait, de sorte de prévenir d’ailleurs les erreurs subjectives surgissant des ténébreuses illusions de l’esprit moderne enivré de ses lumières individuelles :
«La fondation de l’Église comme société s’est effectuée, contrairement à la formation de l’État, non de bas en haut, mais de haut en bas », déclaration à laquelle se rattache comme ontologiquement et substantiellement la révélation du Christ à ses disciples : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis.» (Jean XV, 16). Que, parmi vous, il n’y ait pas de place pour l’orgueil du “libre examen” qui relève de la mentalité hétérodoxe plus que de l’esprit catholique et selon lequel les individus n’hésitent pas à peser au poids de leur jugement propre même ce qui vient du Siège Apostolique.» (Pie XII, Vosomnes, 10. IX. 1957).
Que ceux qui veulent rester catholiques conservent ceci en mémoire, s’ils aspirent, du moins, au salut de leur âme :
« C’est pourquoi nul ne sera sauvé si, sachant que l’Eglise a été divinement instituée par le Christ, il n’accepte pas cependant de se soumettre à l’Eglise ou refuse l’obéissance au Pontife romain, Vicaire du Christ sur terre. » (Pie XII, Lettre du Saint-Office à l’Evêque de Boston, DS 3867).
VII. Le « droit divin » se confond avec la « Loi éternelle »
Le « droit divin » n’est donc pas la création de notre part d’une « idée irrationnelle » plaquant sur une institution étrangère, une conception idéalisée, comme si l’Eglise, par l’effet du dernier concile, avait cessé d’être la divine institution fondée par Jésus-Christ. Pour que la divine institution fondée par Jésus-Christ devinsse une institution «anticatholique», il aurait fallu que les puissances démoniaques triomphassent de l’Epouse du Christ, ce qui ne se peut !
Et cela ne se peut en raison d’une loi divine formelle :
« Ego dico tibi quia tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo ecclesiam meam, et portae inferi non praevalebunt adversum eam. » (Matthieu XVI, 18-19).
Est-ce à dire que Notre Seigneur serait un menteur ?!
C’est pourtant bien ce qu’implique, implicitement et explicitement, la position sédévacantiste impie !
Le Christ ne pouvant s’être trompé, ni nous tromper, le « droit divin » régissant l’institution qu’il a fondée, conserve donc entièrement son autorité sur l’Eglise qui ne peut cesser d’être ce que le Christ voulut qu’elle soit.
Dès lors le droit, qui est en effet un « droit divin », s’impose et tous doivent s’y soumettre car ce « droit divin », est un droit explicite et impératif, qui s’applique à la vie de toute l’Eglise, impliquant des lois contraignantes auxquelles on ne peut refuser d’obéir, ceci expliquant pourquoi tombent, uns à uns et sont dispersés comme la vulgaire poussière par le vent, tous les arguments schismatiques fallacieux et mensongers.
Qu’un puissant courant moderniste se soit infiltré lors du concile de Vatican II, ce que nul ne conteste, introduisant des thèses étrangères à la doctrine éternelle de l’Eglise, ne signifie en rien que la dogmatique fondamentale ait été changée et encore moins que l’institution pontificale soit abolie, ni abandonnée par Jésus-Christ. De ce fait le rôle de tous les membres de l’Eglise est d’œuvrer à la défense de la papauté et de la Tradition séculaire dans l’Eglise, qui reste une institution divine de par la foi du « Credo ».
Fuir l’Eglise, en la désignant comme la « prostituée de l’Apocalypse », assimile donc les discours des micro-chapelles sédévacantistes aux pires groupuscules réformés du type Témoins de Jéhovah, dont ils partagent les mêmes vues apocalyptiques !
Pour demeurer catholiques, soyons donc attentifs à ce qu’écrit Léon XIII :
« l’Eglise est telle par la volonté et par l’ordre de Dieu, elle doit rester telle sans aucune interruption jusqu’à la fin des temps, sans quoi elle n’aurait évidemment pas été fondée pour toujours, et la fin même à laquelle elle tend serait limitée à un certain terme dans le temps et dans l’espace. » (Léon XIII, Satis Cognitum).
Effectivement, non fondée pour un temps limité l’Eglise est préparée pour l’éternité, elle est amenée à traverser des périodes difficiles, ce qui est déjà advenu de nombreuses fois dans l’Histoire, car elle est à la fois humaine et divine, mais Jésus-Christ ne permettra jamais qu’elle soit abattue et vaincue, car il en a fait la promesse formelle à Saint Pierre. [3]
Si on ne croit pas fermement à cette vérité on n’est plus catholique. Telle est la vérité !
1. « L’Eglise en effet, alors qu’elle exige pour le Magistère infaillible un assentiment ferme, irrévocable, inconditionnel : « demande pour le Magistère authentique un assentiment relatif et conditionné : conditionné, surtout, par la fidélité de l’enseignement proposé au dépôt de la foi » (Salaverri, s.j., De Ecclesia Christi in Sacrae Theologiae Summa, liv. II, p. 658).
2. « Le Pasteur éternel et l’évêque de nos âmes (I Pierre II, 25), afin de rendre perpétuelle l’œuvre salutaire de sa rédemption, résolut d’édifier la Sainte Église en laquelle, comme dans la maison du Dieu vivant, tous les fidèles seraient unis par le lien d’une même foi et d’une même charité… De même donc qu’il a envoyé les Apôtres qu’il s’était choisi dans le monde (Jn XV, 19), comme Lui-même avait été envoyé par le Père (Jn XX, 21), de même il a voulu des pasteurs et des docteurs dans son Église « jusqu’à la consommation des siècles » (Matth. XXVIII, 20). »(Pie IX, Pastor Aeternus, 1870).
3. C’est ce que rappelle Romano Amerio : « L’Eglise possédera toujours les moyens de grâce, les clefs du royaume des cieux et avec cela, elle restera l’unique dépositaire du salut ; mais le pouvoir des clefs ne dépendra pas de la fidélité personnelle de celui qui sera amené à l’exercer. Ce qui veut dire que les hommes d’Eglise, même le premier d’entre eux, lorsqu’ils auront à exercer leur autorité, pourront ne pas toujours être à la hauteur de la foi et de la grâce qu’il doivent transmettre. Mais pour autant l’Eglise ne sera menacée ni dans son existence, ni dans sa sainteté.» (Romano Amerio, Iota unum, chapitre VI, § 58).
from → Blasphème, Catholicisme, Christianisme, Eglise catholique, papauté, Religion, Rome, sédévacantisme, Talmudisme

References: § 2
 § 3
 § 637
 § 21
 § 22
 § 23
 § 58