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Timestamp: 2017-01-24 15:24:11+00:00

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France, Conseil d'État, 9 / 8 ssr, 06 février 1981, 16925
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Sens de l'arrêt : RejetType d'affaire : AdministrativeType de recours : Plein contentieux fiscalNumérotation : Numéro d'arrêt : 16925Numéro NOR : CETATEXT000007617658 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1981-02-06;16925 Analyses : RJ1 CONTRIBUTIONS ET TAXES - TAXES SUR LE CHIFFRE D'AFFAIRES ET ASSIMILES - T - V - A - LIQUIDATION DE LA TAXE - DEDUCTIONS - BIENS OU SERVICES OUVRANT DROIT A DEDUCTION - Logement ou hébergement des dirigeants du personnel de l'entreprise - Location non soumise à la T - Absence de droit à déduction.19-06-02-02-03-01 Travaux de réhabilitation d'immeubles d'habitation inscrits à l'actif de la société et donnés en location nue à des membres du personnel. Absence de droit à déduction de la T.V.A. ayant grevé ces travaux, dès lors que l'article 236 de l'annexe II au code exclut une telle déduction et que l'exception prévue à l'article 242 est sans application au cas particulier, le loyer payé par le personnel n'étant pas soumis à la T.V.A. [RJ1].Références :1. RAPPR. 7/8/9, 8070, S.A. Socofrein, 1979-02-21Texte : VU LA REQUETE, ENREGISTREE AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LE 21 MARS 1979 PRESENTEE PAR LA SOCIETE DES "FONDERIES DE BROUSSEVAL ET MONTREUIL, SOCIETE ANONYME DONT LE SIEGE EST A BROUSSEVAL, WASSY HAUTE-MARNE , REPRESENTEE PAR SON PRESIDENT-DIRECTEUR GENERAL ET TENDANT A CE QUE LE CONSEIL D'ETAT : 1° - ANNULE LE JUGEMENT DU 16 JANVIER 1979 PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE CHALONS-SUR-MARNE A REJETE SA DEMANDE TENDANT A LA RESTITUTION DE LA SOMME DE 17.288,48 F QU'ELLE A ACQUITTEE A RAISON DES AFFAIRES DE LA PERIODE DU 1ER JANVIER 1970 AU 31 JUILLET 1974 AU TITRE DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE, 2° - LUI ACCORDE LA RESTITUTION DE L'IMPOSITION CONTESTEE,
CONSIDERANT QUE LA SOCIETE ANONYME "FONDERIES DE BROUSSEVAL ET MONTREUIL" A EFFECTUE EN 1972 DES TRAVAUX EN VUE D'AMELIORER LE CONFORT D'IMMEUBLES D'HABITATION INSCRITS A SON ACTIF ET DONNES EN LOCATION NUE A DES MEMBRES DE SON PERSONNEL ; QU'ELLE A SUPPORTE DE CE CHEF 17.288,48 F DE TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE ; QU'ELLE A FAIT L'OBJET EN 1974 DE REDRESSEMENTS EN MATIERE DE TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE AU TITRE DE LA PERIODE DU 1ER JANVIER 1970 AU 31 JUILLET 1974 QU'ELLE A ACCEPTES ; QUE, TOUTEFOIS, USANT DU NOUVEAU DELAI DE RECLAMATION QU'ELLE TENAIT DE L'ARTICLE 1932-5 DU CODE GENERAL DES IMPOTS DU FAIT DE CES REDRESSEMENTS, ELLE A DEMANDE LA RESTITUTION DE LA SOMME SUSMENTIONNEE DE 17.288,48 F QUI CORRESPONDAIT, SELON ELLE, A UN MONTANT DE TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE DEDUCTIBLE ; QU'A LA SUITE DU REFUS QUI LUI A ETE OPPOSE PAR LE MOTIF QUE LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 236 DE L'ANNEXE II AU CODE GENERAL DES IMPOTS S'OPPOSAIENT A CETTE PRETENTION, ELLE REPREND CELLE-CI DEVANT LE JUGE DE L'IMPOT ;
CONSIDERANT D'UNE PART, QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 236 DE L'ANNEXE II AU CODE GENERAL DES IMPOTS PRIS SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE 273 DU MEME CODE, "LA TAXE AFFERENTE AUX DEPENSES EXPOSEES POUR ASSURER LE LOGEMENT OU L'HEBERGEMENT DES DIRIGEANTS OU DU PERSONNEL DES ENTREPRISES N'EST PAS DEDUCTIBLE" ; QUE SI L'ARTICLE 242 DE LA MEME ANNEXE PRECISE QUE : "LES EXCLUSIONS PREVUES AUX ARTICLES 236 ET 237 NE SONT PAS APPLICABLES AUX BIENS DONNES EN LOCATION SOUS RESERVE QUE LA LOCATION SOIT SOUMISE A LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE", CET ARTICLE EST SANS APPLICATION EN L'ESPECE, ALORS MEME QUE LE PERSONNEL DE L'ENTREPRISE PAYAIT UN LOYER, CELUI-CI N'ETANT PAS SOUMIS A LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE ; QUE, PAR SUITE, LA SOCIETE REQUERANTE NE PEUT ARGUER UTILEMENT DE CE QUE LES IMMEUBLES LESQUELS ONT ETE EFFECTUES LES TRAVAUX SUSMENTIONNES N'ETAIENT PAS MIS GRATUITEMENT A LA DISPOSITION DES MEMBRES DE SON PERSONNEL POUR SOUTENIR QUE L'ARTICLE 236 NE FAISAIT PAS OBSTACLE A LA DEDUCTIBILITE DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE AYANT GREVE CES TRAVAUX ;
CONSIDERANT, D'AUTRE PART, QUE LA REPONSE MINISTERIELLE DONT LA SOCIETE REQUERANTE SE PREVAUT SUR LE FONDEMENT DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 1649 QUINQUIES E DU CODE GENERAL DES IMPOTS NE CONCERNE PAS LES TRAVAUX EFFECTUES POUR ASSURER LE LOGEMENT DU PERSONNEL D'UNE ENTREPRISE ; QU'ELLE NE PEUT DONC PAS ETRE UTILEMENT INVOQUEE EN L'ESPECE ;
CONSIDERANT QU'IL RESULTE DE CE QUI PRECEDE QUE LA SOCIETE ANONYME "FONDERIES DE BROUSSEVAL ET MONTREUIL" N'EST PAS FONDEE A SOUTENIR QUE C'EST A TORT QUE, PAR LE JUGEMENT ATTAQUE, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE CHALONS-SUR-MARNE A REJETE SA DEMANDE EN RESTITUTION ;
DECIDE : ARTICLE 1ER - LA REQUETE DE LA SOCIETE ANONYME "FONDERIES DE BROUSSEVAL ET MONTREUIL" EST REJETEE. ARTICLE 2 - LA PRESENTE DECISION SERA NOTIFIEE A LA SOCIETE ANONYME "FONDERIES DE BROUSSEVAL ET MONTREUIL" ET AU MINISTRE DU BUDGET.Références : CGI 1649 quinquies ECGI 1932 5CGI 273CGIAN2 236CGIAN2 242Publications :Proposition de citation: CE, 06 février 1981, n° 16925Mentionné aux tables du recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Président : M. LasryRapporteur : M. BérardRapporteur public : M. LobryOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 9 / 8 ssrDate de la décision : 06/02/1981Fonds documentaire : Legifrance Haut de page

References: l'article 236
 l'article 242
 L'ARTICLE 1932
 L'ARTICLE 236
 L'ARTICLE 236
 L'ARTICLE 273
 L'ARTICLE 242
 L'ARTICLE 236
 L'ARTICLE 1649