Source: http://docplayer.fr/14298988-Loi-loi-n-71-1130-du-31-decembre-1971-portant-reforme-de-certaines-professions-judiciaires-et-juridiques-version-consolidee-au-6-fevrier-2013.html
Timestamp: 2018-12-17 10:43:44+00:00

Document:
LOI Loi n du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques. Version consolidée au 6 février PDF
LOI Loi n du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques. Version consolidée au 6 février 2013
Download "LOI Loi n 71-1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques. Version consolidée au 6 février 2013"
1 Le 6 février 2013 LOI Loi n du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques Version consolidée au 6 février 2013 Titre Ier : Création et organisation de la nouvelle profession d avocat Chapitre Ier : Dispositions générales. Article 1 Modifié par LOI n du 25 janvier art. 1 Modifié par LOI n du 28 mars art. 1 I.-Une nouvelle profession dont les membres portent le titre d avocat est substituée aux professions d avocat, d avoué près les cours d appel et de conseil juridique. Les membres de ces professions font d office partie, s ils n y renoncent, de la nouvelle profession. Les conseils juridiques, inscrits sur la liste dressée par le procureur de la République à la date d entrée en vigueur du titre Ier de la loi n du 31 décembre 1990 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, sont inscrits au tableau du barreau établi près le tribunal de grande instance auprès duquel ils sont inscrits comme conseil juridique avec effet à la date de leur entrée dans la profession, s ils l exerçaient avant le 16 septembre 1972, ou de leur inscription sur la liste. Sous réserve des dispositions prévues à l article 26 de la loi n du 25 janvier 2011 portant réforme de la représentation devant les cours d appel, les avoués près les cours d appel sont inscrits, à la date de leur première prestation de serment dans l une ou l autre des professions d avoué et d avocat, au tableau du barreau établi près le tribunal de grande instance dans le ressort duquel est situé leur office et les sociétés d avoués sont inscrites au barreau établi près le tribunal de grande instance dans le ressort duquel est fixé leur siège. Les membres de la nouvelle profession exercent l ensemble des fonctions antérieurement dévolues aux professions d avocat, d avoué près les cours d appel et de conseil juridique, dans les conditions prévues par le titre Ier de la présente loi. La profession d avocat est une profession libérale et indépendante. Le titre d avocat peut être suivi, le cas échéant, de la mention des titres universitaires, des distinctions professionnelles, de la profession juridique réglementée précédemment exercée, d un titre dont le port est réglementé à l étranger et permet l exercice en France des fonctions d avocat ainsi que de celle d une ou deux spécialisations obtenues dans les conditions fixées par l article 21-1, dont une spécialisation en procédure d appel, dont les anciens avoués devenus avocats bénéficient de plein droit. Les personnes ayant travaillé en qualité de collaborateur d avoué postérieurement au 31 décembre 2008 et justifiant, au plus tard le 1er janvier 2012, de la réussite à l examen d aptitude à la profession d avoué, bénéficient dans les mêmes conditions de la spécialisation en procédure d appel. Les avocats inscrits à un barreau et les conseils juridiques, en exercice depuis plus de
2 quinze ans à la date d entrée en vigueur du titre Ier de la loi n du 31 décembre 1990 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques et qui renoncent à faire partie de la nouvelle profession sont autorisés à solliciter l honorariat de leur activité professionnelle. Il en va de même pour ceux qui entrent dans la nouvelle profession, lors de la cessation de leur activité si elle intervient après vingt ans au moins d exercice de leur profession antérieure et de la nouvelle profession. Les avoués en exercice depuis plus de quinze ans à la date d entrée en vigueur du chapitre Ier de la loi n du 25 janvier 2011 précitée bénéficient des dispositions prévues à l alinéa précédent. II.-(Paragraphe supprimé). III.-Par dérogation au deuxième alinéa de l article 5, les avocats inscrits au barreau de l un des tribunaux de grande instance de Paris, Bobigny, Créteil et Nanterre peuvent exercer les attributions antérieurement dévolues au ministère d avoué près les tribunaux de grande instance auprès de chacune de ces juridictions. Ils peuvent exercer les attributions antérieurement dévolues au ministère d avoué près les cours d appel auprès de la cour d appel de Paris quand ils ont postulé devant l un des tribunaux de grande instance de Paris, Bobigny et Créteil, et auprès de la cour d appel de Versailles quand ils ont postulé devant le tribunal de grande instance de Nanterre. Les dispositions du deuxième alinéa de l article 5 demeurent cependant applicables aux procédures de saisie immobilière, de partage et de licitation. En outre, un avocat ne peut exercer les attributions antérieurement dévolues au ministère d avoué devant un autre tribunal que celui auprès duquel est établi son barreau ni au titre de l aide judiciaire, ni dans des instances dans lesquelles il ne serait pas maître de l affaire chargé également d assurer la plaidoirie. Les avocats inscrits au 16 septembre 1972 à l un des barreaux mentionnés au premier alinéa du présent paragraphe III peuvent, à titre personnel, conserver leur domicile professionnel dans l un quelconque des ressorts des tribunaux de grande instance de Paris, Bobigny, Créteil et Nanterre dès lors que ce domicile avait été établi antérieurement à cette date. IV.-Les avocats inscrits au barreau de l un des tribunaux de grande instance de Bordeaux et Libourne peuvent postuler devant chacune de ces juridictions. V.-Les avocats inscrits au barreau de l un des tribunaux de grande instance de Nîmes et Alès peuvent postuler devant chacune de ces juridictions. VI.-Les deuxième et troisième alinéas du III sont applicables aux avocats visés aux IV et V. Article 2 Modifié par LOI n du 25 janvier art. 2 Les offices d avoué près les tribunaux de grande instance et les offices d avoués près les cours d appel sont supprimés. Les avoués sont indemnisés, dans les conditions fixées au chapitre II de la loi n du 25 janvier 2011 précitée, de la perte du droit qui leur est reconnu par l article 91 de la loi du 2 avril 1816 de présenter un successeur à l agrément du garde des sceaux, ministre de la justice. Article 3 Modifié par Loi n du 31 décembre art. 2 JORF 5 janvier 1991 en Modifié par Loi n du 31 décembre art. 67 (V) JORF 5 janvier 1991 en
3 Les avocats sont des auxiliaires de justice. Ils prêtent serment en ces termes : Je jure, comme avocat, d exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité. Ils revêtent dans l exercice de leurs fonctions judiciaires, le costume de leur profession. Article 3 bis Créé par Loi n du 31 décembre art. 3 JORF 5 janvier 1991 en vigueur le 1er janvier 1992 Créé par Loi n du 31 décembre art. 67 (V) JORF 5 janvier 1991 en L avocat peut librement se déplacer pour exercer ses fonctions. Article 4 Modifié par LOI n du 25 janvier art. 12 Nul ne peut, s il n est avocat, assister ou représenter les parties, postuler et plaider devant les juridictions et les organismes juridictionnels ou disciplinaires de quelque nature que ce soit, sous réserve des dispositions régissant les avocats au Conseil d Etat et à la Cour de cassation. Les dispositions qui précèdent ne font pas obstacle à l application des dispositions législatives ou réglementaires spéciales en vigueur à la date de publication de la présente loi et, notamment, au libre exercice des activités des organisations syndicales régies par le code du travail ou de leurs représentants, en matière de représentation et d assistance devant les juridictions sociales et paritaires et les organismes juridictionnels ou disciplinaires auxquels ils ont accès. Nul ne peut, s il n est avocat, assister une partie dans une procédure participative prévue par le code civil. Article 5 Modifié par LOI n du 25 janvier art. 3 Les avocats exercent leur ministère et peuvent plaider sans limitation territoriale devant toutes les juridictions et organismes juridictionnels ou disciplinaires, sous les réserves prévues à l article précédent. Ils exercent exclusivement devant le tribunal de grande instance dans le ressort duquel ils ont établi leur résidence professionnelle et devant la cour d appel dont ce tribunal dépend les activités antérieurement dévolues au ministère obligatoire des avoués près les tribunaux de grande instance et les cours d appel. Toutefois, les avocats exercent ces activités devant tous les tribunaux de grande instance près desquels leur barreau est
4 constitué. Par dérogation aux dispositions contenues dans les alinéas précédents, lorsque le nombre des avocats inscrits au tableau et résidant dans le ressort du tribunal de grande instance sera jugé insuffisant pour l expédition des affaires, les avocats établis auprès d un autre tribunal de grande instance du ressort de la même cour d appel pourront être autorisés à diligenter les actes de procédure. Cette autorisation sera donnée par la cour d appel. Article 6 Modifié par Loi n du 31 décembre art. 4 JORF 5 janvier 1991 en Modifié par Loi n du 31 décembre art. 67 (V) JORF 5 janvier 1991 en Les avocats peuvent assister et représenter autrui devant les administrations publiques, sous réserve des dispositions législatives et réglementaires. Ils peuvent, s ils justifient de sept années d exercice d une profession juridique réglementée, remplir les fonctions de membre du conseil de surveillance d une société commerciale ou d administrateur de société. Le conseil de l ordre peut accorder une dispense d une partie de cette durée. Article 6 bis Créé par Loi n du 31 décembre art. 5 JORF 5 janvier 1991 en vigueur le 1er janvier 1992 Créé par Loi n du 31 décembre art. 67 (V) JORF 5 janvier 1991 en Les avocats peuvent recevoir des missions confiées par justice. Article 6 ter Créé par LOI n du 28 mars art. 4 Les avocats peuvent, dans le cadre de la réglementation qui leur est propre, représenter, en qualité de mandataire, l une des parties intéressées à la conclusion de l un des contrats mentionnés au premier alinéa de l article L du code du sport. La méconnaissance par un avocat exerçant l activité mentionnée au premier alinéa des obligations résultant pour lui du dernier alinéa des articles 10 et 66-5 de la présente loi ainsi que du deuxième alinéa de l article L du code du sport est passible des peines prévues au premier alinéa de l article L du même code. Le montant de l amende peut être porté au-delà de jusqu au double des sommes indûment perçues en violation du dernier alinéa de l article 10 de la présente loi. Les infractions aux règles de rémunération mentionnées au premier alinéa de l article L.
5 222-5 du code du sport sont punies d une amende de Article 7 Modifié par LOI n du 28 mars art. 5 L avocat peut exercer sa profession soit à titre individuel, soit au sein d une association dont la responsabilité des membres peut être, dans les conditions définies par décret, limitée aux seuls membres de l association ayant accompli l acte professionnel en cause, d une société civile professionnelle, d une société d exercice libéral ou d une société en participation prévues par la loi n du 31 décembre 1990 relative à l exercice sous forme de sociétés des professions libérales soumises à un statut législatif ou réglementaire ou dont le titre est protégé, soit en qualité de salarié ou de collaborateur libéral d un avocat ou d une association ou société d avocats. Il peut également être membre d un groupement d intérêt économique ou d un groupement européen d intérêt économique. Sans préjudice des dispositions du présent article, l avocat peut exercer sa profession en qualité de collaborateur libéral d un avocat selon les modalités prévues par l article 18 de la loi n du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises. Le contrat de travail doit être établi par écrit. Il doit préciser les modalités de la rémunération. L avocat salarié ne peut avoir de clientèle personnelle. Dans l exercice des missions qui lui sont confiées, il bénéficie de l indépendance que comporte son serment et n est soumis à un lien de subordination à l égard de son employeur que pour la détermination de ses conditions de travail. Le contrat de collaboration ou le contrat de travail ne doit pas comporter de stipulation limitant la liberté d établissement ultérieure du collaborateur ou du salarié. En aucun cas, les contrats ou l appartenance à une société, une association ou un groupement ne peuvent porter atteinte aux règles déontologiques de la profession d avocat, et notamment au respect des obligations en matière d aide judiciaire et de commission d office, et à la faculté pour l avocat collaborateur ou salarié de demander à être déchargé d une mission qu il estime contraire à sa conscience ou susceptible de porter atteinte à son indépendance. Les litiges nés à l occasion d un contrat de travail ou de la convention de rupture, de l homologation ou du refus d homologation de cette convention ainsi que ceux nés à l occasion d un contrat de collaboration libérale sont, en l absence de conciliation, soumis à l arbitrage du bâtonnier, à charge d appel devant la cour d appel. En ces matières, le bâtonnier peut, dans des conditions fixées par décret en Conseil d Etat, déléguer ses pouvoirs aux anciens bâtonniers ainsi qu à tout membre ou ancien membre du conseil de l ordre. Article 8 Modifié par LOI n du 25 janvier art. 4 Modifié par LOI n du 28 mars art. 8 Tout groupement, société ou association prévu à l article 7 peut être constitué entre avocats, personnes physiques, groupements, sociétés ou associations d avocats appartenant ou non à des barreaux différents, exerçant en France, dans un autre Etat membre de l Union européenne ou partie à l accord sur l Espace économique européen ou dans la Confédération suisse. L association ou la société peut postuler auprès de chaque tribunal et de la cour d appel dont chacun d eux dépend, par le ministère d un avocat inscrit au barreau établi près ce
6 tribunal. Article 8-1 Créé par Loi n du 19 décembre art. 1 JORF 20 décembre 1989 Sans préjudice des dispositions de l article 5, l avocat peut établir un ou plusieurs bureaux secondaires, après déclaration au conseil de l ordre du barreau auquel il appartient. Lorsque le bureau secondaire est situé dans le ressort d un barreau différent de celui où est établie sa résidence professionnelle, l avocat doit en outre demander l autorisation du conseil de l ordre du barreau dans le ressort duquel il envisage d établir un bureau secondaire. Le conseil de l ordre statue dans les trois mois à compter de la réception de la demande. A défaut, l autorisation est réputée accordée. L autorisation ne peut être refusée que pour des motifs tirés des conditions d exercice de la profession dans le bureau secondaire. Sans préjudice des sanctions disciplinaires pouvant être prononcées par le conseil de l ordre du barreau auquel appartient l avocat, elle ne peut être retirée que pour les mêmes motifs. Dans tous les cas, l avocat disposant d un bureau secondaire doit y exercer une activité professionnelle effective sous peine de fermeture sur décision du conseil de l ordre du barreau dans lequel il est situé. Article 8-2 Créé par Loi n du 19 décembre art. 1 JORF 20 décembre 1989 Par dérogation aux dispositions de l article 8-1, les avocats inscrits au barreau de l un des tribunaux de grande instance de Paris, Bobigny, Créteil et Nanterre ne peuvent ouvrir un bureau secondaire dans le ressort de l un de ces tribunaux de grande instance autre que celui du barreau auquel ils appartiennent. Article 9 L avocat régulièrement commis d office par le bâtonnier ou par le président de la cour d assises ne peut refuser son ministère sans faire approuver ses motifs d excuse ou d empêchement par le bâtonnier ou par le président. Article 10 Modifié par LOI n du 13 décembre art. 14 La tarification de la postulation devant le tribunal de grande instance et des actes de
7 procédure est régie par les dispositions sur la procédure civile. Les honoraires de consultation, d assistance, de conseil, de rédaction d actes juridiques sous seing privé et de plaidoirie sont fixés en accord avec le client. A défaut de convention entre l avocat et son client, l honoraire est fixé selon les usages, en fonction de la situation de fortune du client, de la difficulté de l affaire, des frais exposés par l avocat, de sa notoriété et des diligences de celui-ci. Toute fixation d honoraires, qui ne le serait qu en fonction du résultat judiciaire, est interdite. Est licite la convention qui, outre la rémunération des prestations effectuées, prévoit la fixation d un honoraire complémentaire en fonction du résultat obtenu ou du service rendu. L avocat est tenu de conclure avec son client une convention d honoraires pour les procédures de divorce. Des barèmes indicatifs des honoraires pratiqués par les avocats pour ces procédures, établis à partir des usages observés dans la profession, sont publiés par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, pris après avis du Conseil national des barreaux. Ces barèmes sont révisés au moins tous les deux ans. Dans le mandat donné à un avocat pour la conclusion de l un des contrats mentionnés au premier alinéa de l article L du code du sport, il est précisé le montant de ses honoraires, qui ne peuvent excéder 10 % du montant de ce contrat. Lorsque, pour la conclusion d un tel contrat, plusieurs avocats interviennent ou un avocat intervient avec le concours d un agent sportif, le montant total de leur rémunération ne peut excéder 10 % du montant de ce contrat. L avocat agissant en qualité de mandataire de l une des parties intéressées à la conclusion d un tel contrat ne peut être rémunéré que par son client. Par dérogation aux dispositions de l avant-dernier alinéa, les fédérations sportives délégataires peuvent fixer, pour la rémunération du ou des avocats, un montant inférieur à 10 % du contrat conclu par les parties mises en rapport. Chapitre II : De l organisation et de l administration de la profession. Article 11 Modifié par Ordonnance n du 30 mai art. 19 Nul ne peut accéder à la profession d avocat s il ne remplit les conditions suivantes : 1 Etre français, ressortissant d un Etat membre des Communautés européennes ou partie à l accord sur l Espace économique européen, ou ressortissant d un Etat ou d une unité territoriale n appartenant pas à ces Communautés ou à cet Espace économique qui accorde aux Français la faculté d exercer sous les mêmes conditions l activité professionnelle que l intéressé se propose lui-même d exercer en France, sous réserve des décisions du conseil des Communautés européennes relatives à l association des pays et territoires d outre-mer à la Communauté économique européenne ou avoir la qualité de réfugié ou d apatride reconnue par l Office français de protection des réfugiés et apatrides ; 2 Etre titulaire, sous réserve des dispositions réglementaires prises pour l application de la directive 2005 / 36 / CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005, et de celles concernant les personnes ayant exercé certaines fonctions ou activités en France, d au moins une maîtrise en droit ou de titres ou diplômes reconnus comme équivalents pour l exercice de la profession par arrêté conjoint du garde des sceaux, ministre de la justice, et du ministre chargé des universités ; 3 Etre titulaire du certificat d aptitude à la profession d avocat, sous réserve des dispositions réglementaires mentionnées au 2, ou, dans le cadre de la réciprocité, de l examen prévu au dernier alinéa du présent article ; 4 N avoir pas été l auteur de faits ayant donné lieu à condamnation pénale pour
8 agissements contraires à l honneur, à la probité ou aux bonnes moeurs ; 5 N avoir pas été l auteur de faits de même nature ayant donné lieu à une sanction disciplinaire ou administrative de destitution, radiation, révocation, de retrait d agrément ou d autorisation ; 6 N avoir pas été frappé de faillite personnelle ou d autre sanction en application du titre VI de la loi n du 25 janvier 1985 relative au redressement et à la liquidation judiciaires des entreprises ou, dans le régime antérieur à cette loi, en application du titre II de la loi n du 13 juillet 1967 sur le règlement judiciaire, la liquidation des biens, la faillite personnelle et les banqueroutes. Les titulaires de la licence en droit qui ont obtenu ce diplôme sous le régime antérieur à celui fixé par le décret n du 27 mars 1954 relatif au nouveau régime des études et des examens en vue de la licence en droit sont considérés, pour l application de la présente loi, comme titulaires d une maîtrise en droit. Il en est de même pour les licenciés en droit ayant obtenu ce titre lorsque la licence a été organisée sur quatre années. L avocat ressortissant d un Etat ou d une unité territoriale n appartenant pas aux Communautés européennes ou à l Espace économique européen, s il n est pas titulaire du certificat d aptitude à la profession d avocat, doit subir, pour pouvoir s inscrire à un barreau français, les épreuves d un examen de contrôle des connaissances en droit français selon des modalités fixées par décret en Conseil d Etat. Il en est de même d un ressortissant d un Etat membre des Communautés européennes ou partie à l accord sur l Espace économique européen qui aurait acquis la qualité d avocat dans un Etat ou une unité territoriale n appartenant pas à ces Communautés ou à cet Espace économique et qui ne pourrait invoquer le bénéfice des dispositions réglementaires prises pour l application de la directive 2005 / 36 / CE du 7 septembre Article 12 Modifié par Ordonnance n du 30 mai art. 19 Sous réserve du dernier alinéa de l article 11, des dispositions réglementaires prises pour l application de la directive 2005 / 36 / CE du 7 septembre 2005 précitée et de celles concernant les personnes justifiant de certains titres ou ayant exercé certaines activités, la formation professionnelle exigée pour l exercice de la profession d avocat est subordonnée à la réussite à un examen d accès à un centre régional de formation professionnelle et comprend une formation théorique et pratique d une durée d au moins dix-huit mois, sanctionnée par le certificat d aptitude à la profession d avocat. Cette formation peut être délivrée dans le cadre du contrat d apprentissage prévu par le titre Ier du livre Ier du code du travail. Article 12-1 Modifié par LOI n du 28 mars art. 2 Sous réserve des dérogations prévues par voie réglementaire pour l application de la directive 2005/36/ CE du 7 septembre 2005 précitée, la spécialisation est acquise par une pratique professionnelle continue d une durée, fixée par décret en Conseil d Etat, qui ne peut être inférieure à deux ans, validée par un jury qui vérifie les compétences professionnelles dans la spécialité, et attestée par un certificat délivré par le Conseil national des barreaux. Sur la base d un dossier constitué par l intéressé, le jury se prononce à l issue d un entretien qui comprend une mise en situation professionnelle. Les docteurs en droit ont accès directement à la formation théorique et pratique prévue à l article 12, sans avoir à subir l examen d accès au centre régional de formation professionnelle des avocats.
9 Article 12-2 Créé par Loi n du 11 février art. 17 JORF 12 février 2004 La personne admise à la formation est astreinte au secret professionnel pour tous les faits et actes qu elle a à connaître au cours de sa formation et des stages qu elle accomplit auprès des professionnels, des juridictions et des organismes divers. Lorsque au cours de sa formation dans le centre, elle accomplit un stage en juridiction, elle peut assister aux délibérés. Dès son admission à la formation, elle doit, sur présentation du président du conseil d administration du centre régional de formation professionnelle, prêter serment devant la cour d appel dans le ressort de laquelle le centre a son siège, en ces termes : Je jure de conserver le secret de tous les faits et actes dont j aurai eu connaissance en cours de formation ou de stage. Article 13 Modifié par LOI n du 28 mars art. 2 La formation est assurée par des centres régionaux de formation professionnelle. Le centre régional de formation professionnelle est un établissement d utilité publique doté de la personnalité morale. Son fonctionnement est assuré par la profession d avocat, avec le concours de magistrats et des universités et, le cas échéant, de toute autre personne ou organisme qualifiés. Le conseil d administration du centre régional de formation professionnelle est chargé de l administration et de la gestion du centre. Il adopte le budget ainsi que le bilan et le compte de résultat des opérations de l année précédente. Le centre régional de formation professionnelle est chargé, dans le respect des missions et prérogatives du Conseil national des barreaux : 1 D organiser la préparation au certificat d aptitude à la profession d avocat ; 2 De statuer sur les demandes de dispense d une partie de la formation professionnelle en fonction des diplômes universitaires obtenus par les intéressés, sous réserve des dispositions réglementaires prises pour l application de la directive 2005 / 36 / CE du 7 septembre 2005 précitée ; 3 D assurer la formation générale de base des avocats et, le cas échéant, en liaison avec les universités, les organismes d enseignement ou de formation professionnelle publics ou privés ou les juridictions, leur formation complémentaire ; 4 De passer les conventions mentionnées à l article L du code du travail ; 5 De contrôler les conditions de déroulement des stages effectués par les personnes admises à la formation ; 6 D assurer la formation continue des avocats ; 7 D organiser l entretien de validation de la compétence professionnelle prévu au deuxième alinéa de l article 12-1 pour l obtention d un certificat de spécialisation. Article 13-1 Créé par Loi n du 11 février art. 19 JORF 12 février 2004
10 Le garde des sceaux, ministre de la justice, arrête, sur proposition du Conseil national des barreaux, le siège et le ressort de chaque centre régional de formation professionnelle. Il peut être procédé à des regroupements dans les mêmes formes, après consultation des centres concernés par le Conseil national des barreaux. Les biens mobiliers et immobiliers des centres régionaux de formation professionnelle appelés à se regrouper sont transférés au centre issu du regroupement. Dans ce cas, les dispositions de l article 1039 du code général des impôts s appliquent, sous réserve de la publication d un décret en Conseil d Etat autorisant le transfert de ces biens. Le centre régional peut, après avis conforme du Conseil national des barreaux, créer une section locale dans les villes pourvues d unités de formation et de recherche juridique. Article 14 Modifié par Loi n du 11 février art. 20 JORF 12 février 2004 Les recours à l encontre des décisions concernant la formation professionnelle sont soumis à la cour d appel compétente. Article 14-1 Créé par Loi - art. 153 (V) JORF 29 décembre 2001 Le financement des centres régionaux de formation professionnelle est notamment assuré par : 1 Une contribution de la profession d avocat. Le Conseil national des barreaux fixe annuellement cette contribution pour l exercice à venir, en fonction des besoins de financement des centres pour l exercice en cours et de l évolution prévisible du nombre des bénéficiaires de la formation. Cette contribution, qui ne peut excéder 11 millions d euros pour 2002, ne peut chaque année augmenter de plus de 10 % par rapport à l année précédente. La participation de chaque ordre, financée en tout ou partie par des produits financiers des fonds, effets ou valeurs mentionnés au 9 de l article 53, est déterminée par le Conseil national des barreaux, en proportion du nombre d avocats inscrits au tableau. Les dépenses supportées par l ordre au profit du centre régional de formation viennent en déduction de cette participation. A défaut de paiement de cette participation dans un délai d un mois à compter d une mise
11 en demeure de payer, le Conseil national des barreaux délivre, à l encontre de l ordre redevable, un titre exécutoire constituant une décision à laquelle sont attachés les effets d un jugement au sens du 6 de l article 3 de la loi n du 9 juillet 1991 portant réforme des procédures civiles d exécution ; 2 Une contribution de l Etat, conformément aux dispositions de la loi n du 16 juillet 1971 précitée ; 3 Le cas échéant, des droits d inscription. Le Conseil national de barreaux perçoit ces contributions et les répartit entre les centres régionaux de formation professionnelle. Les conditions d application du présent article, et notamment celles relatives aux droits d inscription et à la déductibilité des dépenses mentionnées au quatrième alinéa, sont déterminées par décret. Article 14-2 Créé par Loi n du 11 février art. 21 JORF 12 février 2004 La formation continue est obligatoire pour les avocats inscrits au tableau de l ordre. Un décret en Conseil d Etat détermine la nature et la durée des activités susceptibles d être validées au titre de l obligation de formation continue. Le Conseil national des barreaux détermine les modalités selon lesquelles elle s accomplit. Article 15 Modifié par LOI n du 28 mars art. 7 Les avocats font partie de barreaux qui sont établis auprès des tribunaux de grande instance, suivant les règles fixées par les décrets prévus à l article 53. Ces décrets donnent aux barreaux la faculté de se regrouper. Chaque barreau est administré par un conseil de l ordre élu pour trois ans, au scrutin secret, par tous les avocats inscrits au tableau de ce barreau et par les avocats honoraires dudit barreau. Le conseil de l ordre est renouvelable par tiers chaque année. Il est présidé par un bâtonnier élu pour deux ans dans les mêmes conditions. Le bâtonnier peut être assisté par un vice-bâtonnier élu avec lui dans les mêmes conditions et pour la même durée. En cas de décès ou d empêchement définitif du bâtonnier, les fonctions de ce dernier sont assurées, jusqu à la tenue de nouvelles élections, par le vice-bâtonnier, s il en existe ou, à défaut, par le membre le plus ancien du conseil de l ordre. Les élections peuvent être déférées à la cour d appel par tous les membres du barreau disposant du droit de vote et par le procureur général.
12 Article 16 Dans les barreaux où le nombre des avocats inscrits au tableau est inférieur à huit et qui n auraient pas usé de la faculté de se regrouper prévue à l article 15, les fonctions du conseil de l ordre sont remplies par le tribunal de grande instance. Article 17 Modifié par Ordonnance n du 30 janvier art. 13 Le conseil de l ordre a pour attribution de traiter toutes questions intéressant l exercice de la profession et de veiller à l observation des devoirs des avocats ainsi qu à la protection de leurs droits. Sans préjudice des dispositions de l article 21-1, il a pour tâches, notamment : 1 D arrêter et, s il y a lieu, de modifier les dispositions du règlement intérieur, de statuer sur l inscription au tableau des avocats, sur l omission de ce tableau décidée d office ou à la demande du procureur général, sur l inscription et sur le rang des avocats qui, ayant déjà été inscrits au tableau et ayant abandonné l exercice de la profession, se présentent de nouveau pour la reprendre ainsi que sur l autorisation d ouverture de bureaux secondaires ou le retrait de cette autorisation. Lorsqu un barreau comprend au moins cinq cents avocats disposant du droit de vote mentionné au deuxième alinéa de l article 15, le conseil de l ordre peut siéger, en vue de statuer, soit sur l inscription au tableau du barreau ou sur l omission du tableau, soit sur l autorisation d ouverture de bureaux secondaires ou le retrait de cette autorisation, en une ou plusieurs formations de cinq membres, présidées par le bâtonnier ou un ancien bâtonnier. Les membres qui composent ces formations peuvent être des membres du conseil de l ordre ou des anciens membres du conseil de l ordre ayant quitté leurs fonctions depuis moins de huit ans. Ces membres sont choisis sur une liste arrêtée chaque année par le conseil de l ordre. La formation restreinte peut renvoyer l examen de l affaire à la formation plénière ; 2 De concourir à la discipline dans les conditions prévues par les articles 22 à 25 de la présente loi et par les décrets visés à l article 53 ; 3 De maintenir les principes de probité, de désintéressement, de modération et de confraternité sur lesquels repose la profession et d exercer la surveillance que l honneur et l intérêt de ses membres rendent nécessaire ; 4 De veiller à ce que les avocats soient exacts aux audiences et se comportent en loyaux auxiliaires de la justice ; 5 De traiter toute question intéressant l exercice de la profession, la défense des droits des avocats et la stricte observation de leurs devoirs ; 6 De gérer les biens de l ordre, de préparer le budget, de fixer le montant des cotisations des avocats relevant de ce conseil de l ordre ainsi que de celles des avocats qui, appartenant à un autre barreau, ont été autorisés à ouvrir un ou plusieurs bureaux secondaires dans son ressort, d administrer et d utiliser ses ressources pour assurer les secours, allocations ou avantages quelconques attribués à ses membres ou anciens membres, à leurs conjoints survivants ou à leurs enfants dans le cadre de la législation existante, de répartir les charges entre ses membres et d en poursuivre le recouvrement ; 7 D autoriser le bâtonnier à ester en justice, à accepter tous dons et legs faits à l ordre, à transiger ou à compromettre, à consentir toutes aliénations ou hypothèques et à contracter tous emprunts ;
13 8 D organiser les services généraux de recherche et de documentation nécessaires à l exercice de la profession ; 9 De vérifier la tenue de la comptabilité des avocats, personnes physiques ou morales, et la constitution des garanties imposées par l article 27 et par les décrets visés à l article 53 ; 10 D assurer dans son ressort l exécution des décisions prises par le Conseil national des barreaux ; 11 De veiller à ce que les avocats aient satisfait à l obligation de formation continue prévue par l article 14-2 ; 12 De collaborer avec les autorités compétentes des Etats membres de la Communauté européenne ou des autres Etats parties à l accord sur l Espace économique européen pour faciliter l application de la directive 2005 / 36 / CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles ; 13 De vérifier le respect par les avocats de leurs obligations prévues par le chapitre Ier du titre VI du livre V du code monétaire et financier en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et de se faire communiquer, dans des conditions fixées par décret en Conseil d Etat, les documents relatifs au respect de ces obligations. Les contrats de collaboration ou de travail conclus par les avocats sont communiqués au conseil de l ordre qui peut, dans des conditions fixées par décret en Conseil d Etat, mettre en demeure les avocats de modifier les contrats dont les stipulations seraient contraires aux dispositions de l article 7. Article 18 Modifié par LOI n du 25 janvier art. 6 Les ordres des avocats mettent en oeuvre, par délibération conjointe et dans le cadre des dispositions législatives et réglementaires, les moyens appropriés pour régler les problèmes d intérêt commun, tels : l informatique, la communication électronique, la formation professionnelle, la représentation de la profession, le régime de la garantie. Les bâtonniers des barreaux d une même cour d appel soumettent à la délibération du conseil de l ordre qu ils président les questions mentionnées au dernier alinéa de l article 21. Article 19 Toute délibération ou décision du conseil de l ordre étrangère aux attributions de ce conseil ou contraire aux dispositions législatives ou réglementaires est annulée par la cour d appel, sur les réquisitions du procureur général. Peuvent également être déférées à la cour d appel, à la requête de l intéressé, les délibérations ou décisions du conseil de l ordre de nature à léser les intérêts professionnels d un avocat. Article 20 Modifié par Loi n du 11 février art. 24 JORF 12 février 2004
14 Les décisions du conseil de l ordre relatives à l inscription au tableau, à l omission ou au refus d omission du tableau, et à l autorisation d ouverture de bureaux secondaires ou à la fermeture de tels bureaux, peuvent être déférées à la cour d appel par le procureur général ou par l intéressé. Article 21 Modifié par LOI n du 25 janvier art. 7 Chaque barreau est doté de la personnalité civile. Le bâtonnier représente le barreau dans tous les actes de la vie civile. Il prévient ou concilie les différends d ordre professionnel entre les membres du barreau et instruit toute réclamation formulée par les tiers. Tout différend entre avocats à l occasion de leur exercice professionnel est, en l absence de conciliation, soumis à l arbitrage du bâtonnier qui, le cas échéant, procède à la désignation d un expert pour l évaluation des parts sociales ou actions de sociétés d avocats. En cette matière, le bâtonnier peut déléguer ses pouvoirs aux anciens bâtonniers ainsi qu à tout membre ou ancien membre du conseil de l ordre. La décision du bâtonnier peut être déférée à la cour d appel par l une des parties. Les conditions dans lesquelles le bâtonnier peut déléguer ses pouvoirs et les modalités de la procédure d arbitrage sont déterminées par décret en Conseil d Etat pris après avis du Conseil national des barreaux. L ensemble des bâtonniers des barreaux du ressort de chaque cour d appel désigne tous les deux ans celui d entre eux chargé, ès qualité de bâtonnier en exercice, de les représenter pour traiter de toute question d intérêt commun relative à la procédure d appel. Article 21-1 Modifié par LOI n du 29 juillet art. 54 (V) Le Conseil national des barreaux, établissement d utilité publique doté de la personnalité morale, est chargé de représenter la profession d avocat notamment auprès des pouvoirs publics. Dans le respect des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, le Conseil national des barreaux unifie par voie de dispositions générales les règles et usages de la profession d avocat. Le Conseil national des barreaux perçoit le produit de la contribution pour l aide juridique instaurée par l article 1635 bis Q du code général des impôts. Pour répartir ce produit entre les barreaux, selon les critères définis au troisième alinéa de l article 27 de la loi n du 10 juillet 1991 relative à l aide juridique, le Conseil national des barreaux conclut une convention de gestion avec l Union nationale des caisses des règlements pécuniaires des avocats, association régie par la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d association et fédérant l ensemble des caisses des règlements pécuniaires des avocats auxquelles sont versés les fonds ainsi alloués aux barreaux. Cette convention est agréée par le garde des sceaux, ministre de la justice. Le produit de la contribution est intégralement affecté au paiement des avocats effectuant des missions d aide juridictionnelle, par l intermédiaire des caisses des règlements pécuniaires des avocats. Le Conseil national des barreaux s assure, sous le contrôle du garde des sceaux, ministre de la justice, et avec le concours de l Union nationale des caisses des règlements pécuniaires des avocats, que les barreaux et leurs caisses des règlements pécuniaires des avocats, dans le respect des dispositions législatives et réglementaires qui leur sont
15 applicables, utilisent à juste titre les fonds qui leur sont ainsi alloués. Le conseil national peut, devant toutes les juridictions, exercer tous les droits réservés à la partie civile relativement aux faits portant un préjudice direct ou indirect à l intérêt collectif de la profession d avocat. Le Conseil national des barreaux est, en outre, chargé de définir les principes d organisation de la formation et d en harmoniser les programmes. Il coordonne et contrôle les actions de formation des centres régionaux de formation professionnelle et exerce en matière de financement de la formation professionnelle les attributions qui lui sont dévolues à l article Il détermine les conditions générales d obtention des mentions de spécialisation, dresse la liste nationale des membres du jury prévu au premier alinéa de l article 12-1 ainsi que la liste nationale des avocats titulaires de mentions de spécialisation. Il est en outre chargé d arrêter la liste des personnes susceptibles de bénéficier de la directive 2005/36/ CE du 7 septembre 2005 précitée et celle des candidats admis à subir les épreuves de l examen de contrôle des connaissances prévu au dernier alinéa de l article 11. Lorsque le Conseil national des barreaux siège en matière de formation professionnelle, des magistrats et des membres de l enseignement supérieur lui sont adjoints. Le Conseil national des barreaux peut, dans les conditions prévues par décret en Conseil d Etat, assister le conseil de l ordre dans l exercice de sa mission définie au 13 de l article 17. Article 21-2 Modifié par LOI n du 12 mai art. 73 Le Conseil national des barreaux est composé d avocats élus au suffrage direct par deux collèges : - le collège ordinal, composé des bâtonniers et des membres des conseils de l ordre ; - le collège général, composé de l ensemble des avocats disposant du droit de vote mentionné au deuxième alinéa de l article 15. Chaque collège élit la moitié des membres du Conseil national des barreaux. L élection dans chaque collège a lieu sur la base d une ou plusieurs circonscriptions. En cas de pluralité de circonscriptions, la répartition des sièges à pourvoir entre les circonscriptions est proportionnelle au nombre des avocats inscrits dans chacune d elles. Le président de la conférence des bâtonniers et le bâtonnier de l ordre des avocats au barreau de Paris en exercice sont membres de droit du Conseil national des barreaux. Chapitre III : De la discipline. Article 22 Modifié par Loi n du 11 février art. 28 JORF 12 février 2004 Un conseil de discipline institué dans le ressort de chaque cour d appel connaît des infractions et fautes commises par les avocats relevant des barreaux qui s y trouvent
16 établis. Toutefois, le Conseil de l ordre du barreau de Paris siégeant comme conseil de discipline connaît des infractions et fautes commises par les avocats qui y sont inscrits. L instance disciplinaire compétente en application des alinéas qui précèdent connaît également des infractions et fautes commises par un ancien avocat, dès lors qu à l époque des faits il était inscrit au tableau ou sur la liste des avocats honoraires de l un des barreaux établis dans le ressort de l instance disciplinaire. Article 22-1 Créé par Loi n du 11 février art. 29 JORF 12 février 2004 Le conseil de discipline mentionné au premier alinéa de l article 22 est composé de représentants des conseils de l ordre du ressort de la cour d appel. Aucun conseil de l ordre ne peut désigner plus de la moitié des membres du conseil de discipline et chaque conseil de l ordre désigne au moins un représentant. Des membres suppléants sont nommés dans les mêmes conditions. Peuvent être désignés les anciens bâtonniers, les membres des conseils de l ordre autres que le bâtonnier en exercice et les anciens membres des conseils de l ordre ayant quitté leur fonction depuis moins de huit ans. Le conseil de discipline élit son président. Les délibérations des conseils de l ordre prises en application du premier alinéa et l élection du président du conseil de discipline peuvent être déférées à la cour d appel. Le conseil de discipline siège en formation d au moins cinq membres délibérant en nombre impair. Il peut constituer plusieurs formations, lorsque le nombre des avocats dans le ressort de la cour d appel excède cinq cents. La formation restreinte peut renvoyer l examen de l affaire à la formation plénière. Un décret en Conseil d Etat fixe les conditions d application du présent article. Article 22-2 Créé par Loi n du 11 février art. 30 JORF 12 février 2004 Le Conseil de l ordre du barreau de Paris siégeant comme conseil de discipline peut
17 constituer plusieurs formations d au moins cinq membres, délibérant en nombre impair et présidées par un ancien bâtonnier ou à défaut par le membre le plus ancien dans l ordre du tableau. Les membres qui composent ces formations disciplinaires peuvent être des membres du conseil de l ordre autres que le bâtonnier en exercice ou des anciens membres du conseil de l ordre ayant quitté leur fonction depuis moins de huit ans. Le président et les membres de chaque formation, ainsi que leurs suppléants, sont désignés par délibération du conseil de l ordre. La formation restreinte peut renvoyer l examen de l affaire à la formation plénière. Article 23 Modifié par Loi n du 11 février art. 31 JORF 12 février 2004 L instance disciplinaire compétente en application de l article 22 est saisie par le procureur général près la cour d appel dans le ressort de laquelle elle est instituée ou le bâtonnier dont relève l avocat mis en cause. Ne peut siéger au sein de la formation de jugement l ancien bâtonnier qui, au titre de ses fonctions antérieures, a engagé la poursuite disciplinaire. L instance disciplinaire statue par décision motivée, après instruction contradictoire. Le conseil de l ordre dont relève l avocat poursuivi désigne l un de ses membres pour procéder à l instruction contradictoire de l affaire. Ce dernier, s il est membre titulaire ou suppléant de l instance disciplinaire, ne peut siéger au sein de la formation de jugement réunie pour la même affaire. Sa décision peut être déférée à la cour d appel par l avocat intéressé, le bâtonnier dont il relève ou le procureur général. Article 24 Modifié par Loi n du 11 février art. 32 JORF 12 février 2004 Lorsque l urgence ou la protection du public l exigent, le conseil de l ordre peut, à la demande du procureur général ou du bâtonnier, suspendre provisoirement de ses fonctions l avocat qui en relève lorsque ce dernier fait l objet d une poursuite pénale ou disciplinaire. Cette mesure ne peut excéder une durée de quatre mois, renouvelable. Les membres du conseil de l ordre, membres titulaires ou suppléants du conseil de discipline ou de la formation disciplinaire visée à l article 22-2, ne peuvent siéger au sein du conseil de l ordre ou de la formation disciplinaire susvisée lorsqu ils se prononcent en application du présent article.
18 Le conseil de l ordre peut, dans les mêmes conditions, ou à la requête de l intéressé, mettre fin à cette suspension, hors le cas où la mesure a été ordonnée par la cour d appel qui demeure compétente. La suspension provisoire cesse de plein droit dès que les actions pénale et disciplinaire sont éteintes. Les décisions prises en application du présent article peuvent être déférées à la cour d appel par l avocat intéressé, le bâtonnier dont il relève ou le procureur général. Article 25 Modifié par Loi n du 11 février art. 33 JORF 12 février 2004 Toute juridiction qui estime qu un avocat a commis à l audience un manquement aux obligations que lui impose son serment, peut saisir le procureur général en vue de poursuivre cet avocat devant l instance disciplinaire dont il relève. Le procureur général peut saisir l instance disciplinaire qui doit statuer dans le délai de quinze jours à compter de la saisine. Faute d avoir statué dans ce délai, l instance disciplinaire est réputée avoir rejeté la demande et le procureur général peut interjeter appel. La cour d appel ne peut prononcer de sanction disciplinaire qu après avoir invité le bâtonnier ou son représentant à formuler ses observations. Lorsque le manquement a été commis devant une juridiction de France métropolitaine et qu il y a lieu de saisir une instance disciplinaire située dans un département ou un territoire d outre-mer ou à Mayotte, le délai prévu à l alinéa précédent est augmenté d un mois. Il en est de même lorsque le manquement a été commis devant une juridiction située dans un département ou un territoire d outre-mer, ou à Mayotte, et qu il y a lieu de saisir une instance disciplinaire située en France métropolitaine. Article 25-1 Créé par Loi art. 3 JORF 16 juin 1982 En cas de manquement aux obligations ou de contravention aux règles découlant des dispositions sur la procédure, les avocats encourent les sanctions édictées par lesdites dispositions. Chapitre IV : De la responsabilité et de la garantie professionnelles. Article 26 Les instances en responsabilité civile contre les avocats suivent les règles ordinaires de
19 procédure. Article 27 Modifié par LOI n du 22 octobre art. 70 Il doit être justifié, soit par le barreau, soit collectivement ou personnellement par les avocats, soit à la fois par le barreau et par les avocats, d une assurance garantissant la responsabilité civile professionnelle de chaque avocat membre du barreau, en raison des négligences et fautes commises dans l exercice de leurs fonctions. Il doit également être justifié d une assurance au profit de qui il appartiendra, contractée par le barreau ou d une garantie affectée au remboursement des fonds, effets ou valeurs reçus. Le bâtonnier informe le procureur général des garanties constituées. Les responsabilités inhérentes à l activité de fiduciaire et aux activités visées au deuxième alinéa de l article 6 et à l article 6 bis sont supportées exclusivement par les avocats qui les exercent ; elles doivent faire l objet d assurances spéciales qui sont contractées à titre individuel ou collectif, dans les conditions fixées par la loi du 13 juillet 1930 relative au contrat d assurance ou, pour l activité de fiduciaire, de garanties financières. Chapitre V : Indemnisation. (abrogé) Article 28 (abrogé) Modifié par Loi n du 30 décembre art. 13 JORF 31 décembre 1977 en vigueur le 1er janvier 1978 Abrogé par Loi n du 11 février art. 27 JORF 12 février 2004 Article 29 (abrogé) Abrogé par Loi n du 11 février art. 27 JORF 12 février 2004 Article 30 (abrogé) Abrogé par Loi n du 11 février art. 27 JORF 12 février 2004 Article 31 (abrogé) Abrogé par Loi n du 11 février art. 27 JORF 12 février 2004 Article 32 (abrogé) Abrogé par Loi n du 11 février art. 27 JORF 12 février 2004 Article 33 (abrogé) Abrogé par Loi n du 11 février art. 27 JORF 12 février 2004 Article 34 (abrogé)
20 Abrogé par Loi n du 11 février art. 27 JORF 12 février 2004 Article 35 (abrogé) Abrogé par Loi n du 11 février art. 27 JORF 12 février 2004 Article 36 (abrogé) Abrogé par Loi n du 11 février art. 27 JORF 12 février 2004 Article 37 (abrogé) Abrogé par Loi n du 11 février art. 27 JORF 12 février 2004 Article 38 (abrogé) Abrogé par Loi n du 11 février art. 27 JORF 12 février 2004 Article 39 (abrogé) Modifié par Loi art. 48 JORF 8 juin 1977 Abrogé par Loi n du 11 février art. 27 JORF 12 février 2004 Article 40 (abrogé) Abrogé par Loi n du 11 février art. 27 JORF 12 février 2004 Article 41 (abrogé) Abrogé par Loi n du 11 février art. 27 JORF 12 février 2004 Article 41 bis (abrogé) Créé par Loi art. 4 JORF 30 décembre 1984 Abrogé par Loi n du 11 février art. 27 JORF 12 février 2004 Chapitre VI : Dispositions transitoires et diverses. Article 42 Modifié par Loi n du 31 décembre art. 19 JORF 5 janvier 1991 en Modifié par Loi n du 31 décembre art. 67 (V) JORF 5 janvier 1991 en Les membres de la nouvelle profession d avocat, à l exception des avocats salariés qui, avant la date d entrée en vigueur du titre Ier de la loi n du 31 décembre 1990 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, exerçaient en tant que salariés la profession de conseil juridique, et des mandataires sociaux qui relevaient du régime des salariés, sont affiliés d office à la Caisse nationale des barreaux français prévue à l article L du code de la sécurité sociale.

References: art. 1
 art. 1
 art. 2
 art. 2
 art. 67
 art. 3
 art. 67
 art. 12
 art. 3
 art. 4
 art. 67
 art. 5
 art. 67
 art. 4
 art. 5
 art. 4
 art. 8
 art. 1
 art. 1
 art. 14
 art. 19
 art. 19
 art. 2
 art. 17
 art. 2
 art. 19
 art. 20
 art. 153
 art. 21
 art. 7
 art. 13
 art. 6
 art. 24
 art. 7
 art. 54
 art. 73
 art. 28
 art. 29
 art. 30
 art. 31
 art. 32
 art. 33
 art. 3
 art. 70
 art. 13
 art. 27
 art. 27
 art. 27
 art. 27
 art. 27
 art. 27
 art. 27
 art. 27
 art. 27
 art. 27
 art. 27
 art. 48
 art. 27
 art. 27
 art. 27
 art. 4
 art. 27
 art. 19
 art. 67