Source: http://www.museedestempsbarbares.fr/le-jardin-archeologique/
Timestamp: 2017-03-28 04:14:06+00:00

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Le Jardin archéologique - Musée des Temps Barbares
Musée des Temps Barbares Parc archéologique de Marle Actualités
Le village franc
Le verdict du Comité
La ferme mérovingienne
L’habitat mérovingien
Étude archéozoologique
Un denier inédit
Tissage et archéologie
Arch. Expérimentale
Un village franc
Le four domestique
L’âtre
La soupe aux fèves
Le lancer de haches
L’Album Caranda
La nécropole de Vorges
Livre d’Or 2008
Livre d’Or 2009
Livre d’Or 2010
Livre d’Or 2011
Le jardin archéologique est actuellement en cours d’aménagement. A terme, il se subdivisera en trois ou quatre parties pour présenter les plantes, les légumes, les céréales et les arbres fruitiers connus au Haut Moyen-Âge. Les différentes plantes que vous pourrez y voir servaient à la consommation quotidienne mais aussi pour la médecine et l’habillement.
L’organisation spatiale est des plus simple. Nous n’avons pas souhaité ici reproduire l’aspect bien connu des jardins monastiques de l’abbaye de St Gall datant du IXe siècle, il s’agit ici d’un jardin clôturé tel qu’il pouvait être dans un village de la Gaule mérovingienne.
Ce jardin regroupe plusieurs espèces ou variétés de plantes, par exemple : des plantes tinctoriales (la tanaisie), des plantes textiles (lin et chanvre) mais aussi des plantes médicinales. A terme, des céréales comme l’épeautre, l’orge seront cultivées.
Pour l’époque mérovingienne (fin Vème à début VIIIème siècles), les informations sont rares mais on dispose tout de même de deux sources directes :
l’archéologie grâce aux analyses des macro-restes : grains, noyaux et pollens (palynologie)
Pour l’époque carolingienne, les principales sources restent le Capitulaire De Villis, daté de 795 et attribué à Charlemagne, qui cite 88 noms de plantes cultivées. Ce capitulaire, vers 795, cite 88 noms de plantes cultivées. L’identification des espèces cultivées n’est pas toujours facile et fait encore l’objet de recherches.
Auparavant, dès le VIIème s., Théodose de Tarse avait élaboré le plan des monastères dans lesquels les Bénédictins procédèrent à des introductions et réintroductions de plantes. Ainsi nous est parvenu le plan du monastère de Saint Gall (qui ne fut jamais bâti), sur lequel sont mentionnées les plantes cultivées à cette époque.
Élément fondamental de l’alimentation des Germains (comme des Gaulois). Consommées sous forme de pain, de galettes, de bouillies de farine (cf loi salique titre 48 p 167). L’existence de moulins est attestée par la loi salique (titre 24 1-2-3 p 81).
L’analyse des macro-restes et des pollens et la découverte de silos et de greniers sur de nombreux sites confirme la culture de blé, seigle, froment, avoine, orge, épeautre, millet.
Autres plantes cultivées
Les légumineuses : pois, fèves, lentilles (titre 35, titre 29 art. 13).
Les navets, panais, cités dans le Capitulaire de Villis et la loi salique (titre 9 art. 13)
La vigne, attestée en Ile de France (Ecuelle et Villiers-le-Sec) et par la loi salique (titre 8 art. 3, titre 10 art. 11, titre 29 art. 23). Le vin est une production de luxe destinée à une élite sociale.
Les fruits : pommes, poires (titre 29 art. 8.10 loi salique), pêches, prunes, noix, noisettes. Les Francs savaient greffer les arbres fruitiers (titre 29 art. 16).
Les plantes cultivées au jardin archéologique
Voici une liste non exhaustive des plantes à vocation alimentaire, condimentaire, médicinale, ou tinctoriale présentées dans le jardin : aneth (anethum graveolens), fenouil (foeniculum vulgare), sauge officinale (salvia officinalis), aigremoine eupatoire (agrimonia eupatoria), sarriette (satureja), ciboule (allium fistulosum), moutarde blanche (sinapis alba), coriandre (coriandrum sativum), rue (ruta graveolens), livêche (levisticum officinale), céleri ou ache (apium graveolens), menthe pouliot (mentha pulegium), menthe coq (balsamita major), grande bardane (arctium lappa), saponaire (saponaria sp.), garance (rubia tinctorum), tanaisie (tanacetum balsamita), guède ou pastel (isatis tinctoria), camomille (tanacetum parthenium), camomille des teinturiers (anthemis tinctoria)…Voilà pour les vivaces.
Il faudra ajouter les panais (panistica sativa), les fèves (vicia faba), les lentilles (lens culinaris), les céréales que nous semons tous les ans, et nous pourrons peu à peu introduire d’autres espèces.
Nous ne désespérons pas d’obtenir enfin la capricieuse guède (reseda luteola) qui donne un jaune si lumineux en teinture, mais elle ne veut jamais pousser où nous le désirons.
©Copyright 2017 Musée des Temps Barbares

References: art. 13
 art. 13
 art. 3
 art. 11
 art. 23
 art. 8
 art. 16