Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-19830504-990082
Timestamp: 2017-07-24 23:17:03+00:00

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SYNDICAT X. c. FRANCE
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Type d'affaire : DecisionType de recours : Violation de l'Art. 6-1 ; Violation de l'Art. 8 ; Violation de l'Art. 13 ; Satisfaction équitable réservéeNumérotation : Numéro d'arrêt : 9900/82Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1983-05-04;9900.82 Analyses : (Art. 6-1) EGALITE DES ARMES, (Art. 6-1) PROCES EQUITABLE, (Art. 6-1) PROCES ORAL, (Art. 6-3-c) ASSISTANCE D'UN DEFENSEUR DE SON CHOIX, (Art. 6-3-c) ASSISTANCE GRATUITE D'UN AVOCAT D'OFFICEParties : Demandeurs : SYNDICAT X.Défendeurs : FRANCETexte : APPLICATION/REQUETE NÂ° 9900/82 X . Union v/FRANC E Syndicat X . c/FRANC E DECISION of 4 May 1983 on the admissibility of the application DÃCISION du 4 mai 1983 sur la recevabilitÃ© de la requÃªte
Article 25 of the Convention : A professional union, a non governmental orgarrisation, incapab/e to claim to be a"victim" itself. camrot brbtg mr application against a measure which affects its members. The Convention does not allow for an actio popula ri s.
Artlcle 25 de la Convenllon : Un syndicat, organisation non gouvernementale, n'a pas qualitÃ©. faute de pouvoir se prÃ©tendre lui-mÃªme . victime ., pour introduire une requÃªte dirigÃ©e contre une mesure qui frappe ses membres.
La Convention ne prÃ©voit pas d'actio popularis .
(English : see p . 263)
RÃ©sumÃ© dee faits
L'auteur de la requÃ©te est un syndicat professionnel d'enseignants. Il est reprÃ©sentÃ© par son prÃ©sident. En droit fran Ã§ ais, ce syndicat jouit de la personnalitÃ© civile et peut notamment ester en justice pour dÃ©fendre les intÃ©r@ts collectifs de la profession . Le syndicat requÃ©rant conteste l'obligation faite aux membres des facultÃ©s et Ã©coles assimilÃ©es et au .c fonctionnaires de l'enseignement secondaire de rÃ©sider dans la ville oÃ¹ siÃ¨ge la facultÃ© ou l'Ã©cole dont ils sont membres, comme le prÃ©voit l'article 1Â°' du dÃ©cret du 12 juillet /901, complÃ©tÃ© par l'article /Â°' du dÃ©cret du 26 novembre 1906.
EN DROIT Le syndicat requÃ©rant se plaint de ce qu'aux termes d'un dÃ©cret du 26 novembre 1906, les fonctionnaires de l'enseignement secondaire sont tenus de rÃ©sider dans la localitÃ© mÃªme oÃ¹ ils enseignent, ce qui constitue, Ã ses yeux, une atteinte au droit au libre choix de la rÃ©sidence tel qu'il est garanti par l'article 2 du Protocole nÂ° 4 de la Convention . L'article 25 de la Convention stipule notamment que La Commission peut Ãªtre saisie d'une requÃªte adressÃ©e au SecrÃ©taire GÃ©nÃ©ral du Conseil de l'Europe par toute personne physique, toute organisation non gouvernementale ou tout groupe de particuliers qui se prÃ©tend victime d'une violation par l'une des Hautes Parties Contractantes des droits reconnus dans la prÃ©sente Convention. . . . . Pour se prÃ©valoir de cette disposition, le requÃ©rant doit entrer dans l'une des catÃ©gories mentionnÃ©es Ã l'article 25 et il doit se prÃ©tendre victime d'une violation de la Convention . La Commission est d'avis que le syndicat requÃ©rant remplit la premiÃ¨re de ces deux conditions : la C .N .G .A . est une association de personnes ayant des intÃ©rÃªts communs au regard du droit interne franÃ§ais en vertu duquel elle s'est constituÃ©e sous la forme juridique d'un syndicat professionnel conformÃ©ment aux dispositions du titre premier du Livre 111 du Code du Travail . En tant que tel ce syndicat entre dans l'une des catÃ©gories de requÃ©rant visÃ©es Ã l'article 25 de la Convention, en tant qu'organisation non gouvernementale . En l'espÃ¨ce, le syndicat requÃ©rant en tant que personne morale ne se prÃ©tend pas lui-mÃªme victime d'une atteinte au droit au libre choix de la rÃ©sidence garanti par l'article 2 du quatriÃ¨me Protocole puisque les restrictions lÃ©gislatives dont 'd s'agit ne sont applicables qu'aux personnes physiques, parmi lesquelles les membres du syndicat, mais non au syndicat . Dans la mesure oÃ¹ le syndicat requÃ©rant en tant que tel se prÃ©tend victime d'une violation de la Convention, la requÃªte doit, par consÃ©quent, Ãªtre rejetÃ©e en vertu de l'article 27, paragraphe 2, comme Ã©tant incompatible ralione personae avec les dispositions de la Convention . On peut alors considÃ©rer que la requÃªte Ã©mane en rÃ©alitÃ© des membres du syndicat, lequel est habilitÃ© par le droit interne Ã ester en justice, au nom de ses adhÃ©rents, pour la dÃ©fense des intÃ©rÃªts collectifs de la profession . Mais on relÃ¨ve, Ã ce propos que la requÃªte ne fait Ã©tat d'aucun cas concret d'un ou plusieurs enseignants dÃ©terminÃ©s Ã l'Ã©gard desquels une mesure aurait Ã©tÃ© prise en violation de l'article 2 du quatriÃ¨me Protocole . - 262 -
Or, la Commission rappelle que seul peut introduire une requÃªte en vertu de l'article 25 de la Convention, celui qui se prÃ©tend victime d'une violation de la Convention . Selon une jurisprudence constante de la Commission, confirmÃ©e par la Cour europÃ©enne des Droits de l'Homme (ArrÃªt Klass, du 6 septembre 1978, par . 33), l'article 25 n'institue pas au profit des particuliers une actio popularis les autorisant Ã se plaindre in abstracto d'une loi par cela seul qu'elle leur semble enfreindre la Convention . C'est pourquoi la requÃªte devrait, ici encore, Ãªtre dÃ©clarÃ©e irrecevable comme incompatible ratione personae avec les dispositions de la Convention .
Summary of the fact s The applicant is a professional union of teachers . represented by its President . In French law, this union possesses legal personality and is, in particular. entitled to take legal proceedings to defend the collective interests of the profession . The union, in its application, challenges the obligation imposed upon those teaching at universities and other institutes of higher education, and upon teachers in seconda ry schools, to live in the town in which the university or school on whose staff they serve, is situated in accordance with the provisions of Article I of the Decree of 12 July 1901, completed kv Article I of the Decree of 26 November 1906 .
(TRANSLATION ) THE LA W The applicant Union complains that, under a Decree of 26 November 1906, secondary school teachers are required to reside in the town in which they teach, which in its opinion constitutes an infringement of the right to free choice of residence, guaranteed by Article 2 of Protocol No . 4 of the Convention . Article 25 of the Convention provides (inter alia) that :"The Commission may receive petitions addressed to the Secretary General of the Council of Europe from any person, non-governmental organisation or group of individuals claiming to be the victim of a violation by one of the High Contracting Parties of the rights set forth in this Convention . . . To rely on this provision, the applicant must fall into one of the categories mentioned in Article 25 and must claim to be a victim of an infringement of the Convention . The Commission considers that the applicant union meets the first of these conditions in that in French domestic law the CNGA is an association of penons with common interests constituting a professional union by virtue of the provisions of Part I of Book 111 of the Employment Code . As such, this union falls into one of the categories of applicants mentioned in Article 25 of the Convention, namely that of a non-governmental organisation . In the present case, the applicant union as a legal penon does not itself claim to be the victim of an infringement of the right to free choice of residence guaranteed by Ar[icle 2 of Protocol No . 4, since the legislative restrictions in question are only applicable to natural persons, including the members of the union, but not the union . Insofar as the applicant union claims as such to be the victim of a violation of the Convention, the petition should consequently be rejected in application of Article 27, paragraph 2, as being incompatible ratione personae with the provisions of the Convention . It might, however, be considered that the application really emanates from the members of the union, which is empowered by domestic law to initiate proceedings on behalf of its members, for the defence of the coBective interests of the profession . However, it is noted in this context that the petition does not mentio n any specific case of one or more teachers alleged to be subjected to a measure constituting an infringement of Article 2 of Protocol No . 4 .
On this point the Commission recalls that Article 25 of the Convention specifies that an application can only be brought by a person who claims to be the victim of an infringement of the Convention . It has consistently been held by the Commission and confirmed by the European Court of Human Rights (Klass judgment of 6 September 1978, paragraph 33), that Article 25 does not institute for individuals a mind of actio popularis permitting them to complain in abstracto against a law simply because they feel that it contravenes the Convention . The application must, accordingly also in this respect, be declared inadmissible as being incompatible ratione personae with the provisions of the Convention . For these reasons, the Commission
- 265 -Origine de la décision Pays : Conseil de l'EuropeJuridiction : Cour européenne des droits de l'hommeFormation : Cour (chambre)Date de la décision : 04/05/1983Fonds documentaire : HUDOC Haut de page

References: l'article 1
 l'article 2
 L'article 25
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 l'article 27
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