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Timestamp: 2020-04-07 23:11:26+00:00

Document:
resume02 algebre lineaireii
Telechargé par Aymen Abidi
Classe MP du Lycée Berthollet, 2015/2016
http://mpberthollet.wordpress.com
Dans tout ce chapitre, K sera le corps R ou C.
1 L ES BASES
§ 1. L’opérateur LA .— Toute application linéaire de Rp dans Rn est l’application linéaire canoniquement
associée à une matrice. Plus clairement,
Soient n, p ∈ N∗ . L’application Ψ
Mn,p (K) −→
L (Kp , Kn ) est un isomorphisme de K−ev.
On en déduit au passage que dim L (Kp , Kn ) = n × p.
On peut caractériser ainsi les matrices triangulaires :
Soit A ∈ Mn (K).
A est triangulaire supérieure
∀i ∈ [[1, n]],
Vect (e1 , . . . , ei ) est stable par LA
Aei ∈ Vect (e1 , . . . , ei ).
D’ailleurs, on peut enlever le cas i = n qui n’amène rien à l’affaire.
§ 2. Produit.— On définit une loi sur Mn qui traduit matriciellement la loi de composition sur les endomorphismes.
Définition 1.3 (Produit de Matrices)
Soient n, p, m ∈ N∗ , A ∈ Mn,p (K), B ∈ Mp,m (K). La matrice C ∈ Mn,m (K) définie par la formule
∀i, j ∈ [[1, n]] × [[1, m]],
ai,k bk,j ,
est appelée produit de A et B et notée A × B, ou AB.
On définit ainsi une loi interne que Mn (K).
On peut tout de suite énoncer, car c’est pour obtenir cette relation que nous avons construit ce produit :
Soient n, p, m ∈ N∗ , A ∈ Mn,p (K), B ∈ Mp,m (K). Alors LA×B = LA ◦ LB .
In A = AIp = A.
AB a sa j−ème colonne nulle si la j−ième colonne de B l’est, et sa j−ème ligne nulle si la j−ième ligne de A l’est.
A × B = (AC1 , . . . , ACn ) où (C1 , . . . , Cn ) sont les colonnes de B.
Si C et L sont un vecteur colonne et un vecteur ligne, CL ∈ Mn est de rang 1 et LC n’est rien d’autre qu’un réel.
AB 6= BA, avec E12 et E11 .
L’anneau n’est pas intègre, avec le même exemple. D’ailleurs E12 est nilpotente.
Eij × Ekl = δjk Eil .
Soit A une matrice
carrée. LA est un projecteur ⇐⇒ A = A
Soit A = aij et D = Diag (d1 , . . . , dn ). ALors
DA = di aij et AD = dj aij .
I Vu en TD : le commutant d’une matrice M est un sous-espace vectoriel de Mn . Il est égal à Mn si et seulement si M est une
homothétie, i.e ssi M ∈ Vect In .
Proposition 1.5 (Produit de matrices triangulaires)
Soient A, B ∈ Mn (K). Si A, B sont deux matrices triangulaires supérieures, alors leur produit A × B est aussi
triangulaire supérieur et sa diagonale est égale à (a11 b11 , . . . , ann bnn ).
Calcul de certaines suites récurrentes :
B Soient (xn )n∈N et (yn )n∈N deux suites réelles, vérifiant la relation de récurrence linéaire suivante :
−9xn
−18yn
+12yn
avec x0 = −137 et y0 = 18. Il s’agit de déterminer les termes généraux de ces deux suites en fonction de
n, et nonplus
pour tout n ∈ N, on voit que la formule de récurrence croisée qui régit nos deux suites devient une formule de
récurrence simple portant sur un vecteur de R2 : Un+1 = AUn , pour tout n ∈ N. On déduit aisément de ceci l’expression
en fonction des termes qui les précèdent. Traduisons ce problème en termes matriciels : en posant A =
de Un en fonction de A, de U0 et de n : Un = An U0 . Ainsi le calcul de Un se ramène à celui des puissances de A. Nous
verrons plus loin des méthodes pour calculer ces puissances.
B Soit
(xn) une suite vérifiant
∀n∈ N, un+2 = aun + bvn , où a, b ∈ C et b 6= 0. Cett relation est équivalente à Xn+1 =
Xn , où Xn =
§ 3. Trace.— La trace d’une matrice carrée est la somme de ses coefficients diagonaux. L’application Trace :
Mn (K) −→ K est une forme linéaire. Elle vérifie la propriété essentielle suivante :
Propriétés 1.6
Pour tous A ∈ Mn,p (K), B ∈ Mp,n (K), Trace (AB) = Trace (BA).
§ 4. Inversibilité.— Les matrices inversibles seront les matrices d’isomorphismes.
Définition 1.7
A ∈ Mn (K) est dite inversible s’il existe B ∈ Mn (K) telle que AB = BA = In . B est alors unique, et notée
A−1 . On note GLn (K) l’ ensemble des matrices inversibles.
Soit A ∈ Mn (K). on a l’équivalence entre toutes les propriétés suivantes :
A est inversible ⇔ LA est bijective ⇔ ker A = {0} ⇔ Rang A = n ⇐⇒ det A 6= 0.
B Une matrice
∈ M2 (K) est inversible ⇐⇒ son déterminant est non nul. Alors,
B Soient A, B ∈ Mn (K) deux matrices inversibles. Alors leur produit A × B est ausi inversible et
(A × B)−1 = B −1 × A−1 .
Propriétés 1.9 (Le groupe linéaire)
Muni de la loi ×, GLn (K) est un groupe, appelé groupe linéaire. Il n’est pas commutatif sauf si n = 1.
Proposition 1.10 (Inversion de matrices triangulaires)
Soit T = ti,j 16i,j6n ∈ Tn+ (K). Alors
B T est inversible ⇐⇒ ∀i ∈ [[1, n]], tii 6= 0.
B Si T ∈ GLn (K), alors T −1 ∈ Tn+ (K) et les coefficients diagonaux de T −1 sont les inverses des coefficients diagonaux de T .
Définition 1.11 (Système de Cramer)
Un système linéaire AX = B à n inconnues et à n équations est dit de Cramer lorsqu’il possède une et une
Ainsi, le système AX = B est de Cramer si et seulement si A est inversible. L’unique solution est X = A−1 B.
§ 5. Lignes et colonnes.— On sera souvent conduit à mutiplier une matrice A par une matrice inversible dès
que l’on s’intéressera aux endomorphismes. Le point essentiel de cette opération est qu’elle préserve le rang. Plus
Proposition 1.12 (Conservation du rang)
Soit A ∈ Mn,p . Alors :
1. ∀P ∈ GLn , ker P × A = ker A.
2. ∀Q ∈ GLp , Im A × Q = Im A.
3. ∀P ∈ GLn , ∀Q ∈ GLp , Rang P AQ = Rang A .
Rappelons quelques faits énoncés lors de la définition du produit matriciel. Soit A ∈ Mn,p . Notons Cj ses colonnes et Li ses
lignes. Les Ei,j sont les matrices élémentaires, de taille convenable pour que les produtis que nous effectuons soient licites.
I Multiplication à gauche : Eij A =  j , la ligne Lj apparaissant à la i−ème place.
I Multiplication à droite : AEij = 0, . . . , Ci , . . . 0 , la colonne Ci apparaissant à la j−ème place.
Rappelons que nous avons défini trois opérations élémentaires sur A lors de l’algorithme de Gauss.
Définissons trois types de matrices simples :
Définition 1.13 (de Pij , Ei (α), Eij (α))
B Soit i ∈ [[1, n]] et α ∈ K∗ . Ei (α) = Diag (1, . . . , 1, α, 1 . . . , 1) est la matrice identité où l’on a remplacé le
i−ème coefficient par c sur la diagonale.
B Soient i 6= j ∈ [[1, n]]. Pij est la matrice identité où l’on a permuté les colonnes (ou les lignes) i et j
B Soient i 6= j ∈ [[1, n]], α ∈ K. Eij (α) = In + αEij .
Ces trois types de matrices sont inversibles et stables par passage à l’inverse :
Ei (α) = Ei (α−1 ), Pij−1 = Pij , Eij (α)−1 = Eij (−α) .
Faire des opérations élémentaires sur les colonnes de A revient à multiplier A à droite par une suite de
matrices inversibles :
Proposition 1.14 (Manipulation élémentaire et produit matriciel)
Soit A ∈ Mn,p (K).
Ci ←Ci +αCj
1. Si A −−−−−−−−→ B, alors B = A × Eji (α).
C ←αC
2. Si A −−i−−−→
B, alors B = A × Ei (α).
Ci ↔Cj
3. Si A −−−−−→ B, alors B = A × Pij .
On obtient un résultat strictement indentique en remplaçant “colonne” par “ligne” et en multipliant A à
gauche par les trois types de matrices définis ci- dessus.
Corollaire 1.15 (Invariance par manipulation élémentaire)
Les manipulations élémentaires sur les lignes et les colonnes d’une matrice en conservent le rang.
Celles sur les lignes conservent de plus le noyau, et celles sur les colonnes conservent l’image.
On en déduit de plus une nouvelle méthode de calcul de l’inverse d’une matrice.
Propriétés 1.16 (Transposée)
1. t (t A) = A.
2. La transposée est linéaire.
3. Pour tout A ∈ Mn,p (K), B ∈ Mp,q (K), t (AB) = t B t A.
4. Si A est inversible, alors t (A−1 ) = (t A)−1 .
Corollaire 1.17
Soit A une matrice n × p. Alors
1. A et t A ont même rang.
2. le rang de la famille des p colonnes de A est égal à celui des n lignes de A.
§ 6. Matrices équivalentes et rang sur Mn,p (K).— Nous allons définir une relation d’équivalence sur l’espace
des matrices Mn,p (K), que nous appellerons malheureusement “est équivalente à”.
Définition 1.18
Deux matrices A, B ∈ Mn,p (K) sont dites équivalentes lorsque il existe P ∈ GLp et Q ∈ GLn telles que
B = Q−1 AP .
Deux matrices équivalentes n’ont pas forcément même trace, ni même déterminant. En revanche, elles ont
même rang, et cette condition est nécessaire et suffisante. La relation “est équivalente a” est donc TRES souple,
puisqu’il y a peu de classes d’équivalences : n + 1 exactement. On verra que ce n’est pas du tout le cas pour la
relation bien plus riche “est semblable à”. C’est d’ailleurs tout l’objet du cours de deuxième année. Le théorème
qui suit est une conséquence (plutôt technique) de l’algorithme de Gauss.
Théorème 1.19
Deux matrices sont équivalentes ⇐⇒ elles ont même rang. En particulier, si on note r le rang de M , M est
semblable à Diag(1, . . . , 1, 0, . . . , 0), matrice qui contient exactement r coefficients égaux à 1.
Proposition 1.20 (Rang et matrices extraites)
Toute matrice extraite de M a un rang 6 celui de M .De plus, le rang de M est le maximum des rangs des
matrices carrées extraites de M .
§ 7. Matrices semblables et invariants de similitude.— Cette relation est plus fine que la précédente, et
propose beaucoup plus de connexions entre deux matrices de la même classe d’équivalence.
Définition 1.21
Deux matrices A, B ∈ Mn (K) sont dites semblables lorsque il existe P ∈ GLn telle que B = P −1 AP .
L’ensemble des matrices semblables à A est appelée classe de similitude de A.
Les trois affirmations qui suivent sont fausses si A et B ne sont qu’équivalentes :
Soient A, B ∈ Mn (K). S’il existe P ∈ GLn (K) telle que B = P −1 AP , alors
I Pour tout k ∈ N, B k = P −1 Ak P .
I Trace A = Trace B.
I det A = det B.
On dit que la trace et le déterminant sont des invariants de similitude.
2 M ATRICES D ’ APPLICATIONS LINÉAIRES
Tous les espaces vectoriels seront de dimension finie sur K. Nous étendons les possibilités du calcul matriciel
à l’ensemble des applications linéaires de dimension finie. Ces matrices dépendront fortement d’une base choisie
pour le calcul des coordonnées de vecteurs, et nous nous attacherons à expliquer comment elle en dépend.
Gardons à l’esprit qu’une bonne définition de ces matrices doit respecter le morphisme déjà maintes fois utilisé :
Mat (f ◦ g) = Mat (f ) × Mat (g).
§ 1. Des vecteurs aux vecteurs colonnes.— C’est un petit rappel.
Soit B = (e1 , . . . , en ) une base de E. Pour tout X ∈ E, on appelle matrice-colonne des composantes de X
dans B le vecteur
Mat B (X) =  .  ∈ Mn,1 (K) = Kn ,
xk .ek .
 n(n−1) 
Dans Rn [X], B est la base canonique et P (X) = (X + 1)n . Alors Mat B (P ) = 
Il est clair que Mat B
est un isomorphisme de K− espaces vectoriels de dimension
Mat B (X)
§ 2. Matrices d’applications linéaires.— De manière plus générale, on peut aussi définir :
Soit B = (e1 , . . . , en ) une base de E. Pour toute famille F 
= (X1 , ...Xp ) de 
vecteurs de E, on appelle matrice
x1,1 . . . x1,p
..  ∈ M (K),
des composantes de F dans B le vecteur Mat B (X) =  ...
où pour tout j ∈ [[1, p]], Xj =
xk,j .ek .
Définition 2.3 (Matrice d’une application linéaire)
Soit E = (e1 , . . . , ep ) une base de E, et F = (f1 , . . . , fn ) une base de F , et ϕ ∈ L (E, F ). On appelle matrice
de ϕ dans les bases E et F la matrice suivante :
a1,1 . . . a1,p
..  ∈ M ( K),
Mat E ,F (ϕ) =  ...
où pour tout j ∈ [[1, p]], ϕ(ej ) =
ak,j .fk .
B L’application linéaire associée à l’évaluation lagrangienne, i.e
Rn [X]
 P (a ) 
 P (a1 ) 
admet pour matrice dans les bases canoniques de Rn [X] et de Rn+1 une matrice de Van Der Monde.
Propriétés 2.4
Soit E = (e1 , . . . , ep ) une base de E, et F = (f1 , . . . , fn ) une base de F . L’application
L (E, F ) −→
Mn,p (K
Mat E ,F (f )
est un isomorphisme de K−algèbres.
Soient E , F , G des bases des espaces vectoriels E, F, G.
I Si f ∈ L (E, F ) et g ∈ L (F, G), alors MatE ,G (g ◦ f ) = MatF ,G (g) × MatE ,F (f ).
I Si f ∈ L (E), alors pour tout k ∈ N, MatE (f k ) = (MatE (f )) .
Si A est la matrice de f dans une base (ou un couple de bases), alors Rang A = Rang f .
Il faut savoir interpréter les blocs de zéros dans la matrice de f comme la stabilité de sous-espaces vectoriels stables. Par
I La matrice d’un endomorphisme f de E est triangulaire
pour tout k ∈ [[1, n]], Vect (e1 , ...ek ) est stable par f .
I Soit E = (e1 , . . . , en ). MatE (f ) est de la forme
, où A est carrée de taille k ⇔ Vect (e1 , ..., ek ) est stable par f .
I Si E = ⊕i=1 Fi , si tous les Fi sont stables par f et si B est une base adaptée à cette décomposition de E, alors la matrice
de f dans la base B est diagonale par blocs.
§ 3. Matrices d’endomorphismes.— Dans le cas où E = F et E = F , nous obtenons :
Définition 2.7 (Matrice d’endomorphisme)
Soit B = (e1 , . . . , en ) une base de E, et f ∈ L (E). On appelle matrice de f dans la base B la matrice carrée
Mat B (f ) =  ...
où pour tout j ∈ [[1, n]], f (ej ) =
ak,j .ek .
La construction de cette matrice s’effectue selon les colonnes. La colonne 1 nous est donnée par l’image du
premier vecteur de B par f .
I Ecrire la matrice de f : P ∈ R3 [X] 7→ P (X + 1) ∈ R3 [X] dans la base canonique B0 , puis la base B1 = X(X − 1), X(X −
2), (X − 1)(X − 2) .
I Même question
! avec g : P ∈ Rn [X]
! 7→ P ∈ Rn [X] dans la base canonique.
I Soit f : y ∈ R2 7→
∈ R3 . Ecrire la matrice de f dans la base canonique de R3 .
2y − 3z
MORALITE : Dans le cours sur les applications linéaires, nous avions construit une application
L (Rn ) .
Nous venons maintenant de définir une nouvelle application
Mat B0
L (Rn
Mat B0 (f )
Ce ne sont pas de trop mauvaises définitions puisqu’elles sont réciproques l’une de l’autre si B0 est la base canonique de Rn .
Ce qui signifie que la matrice de LA dans la base canonique est A et que l’endomorphisme canoniquement associé à Mat B0 (f )
est f :
∀f ∈ L (Rn ),
∀A ∈ Mn (R),
Mat B0 (LA ) = A.
B0 (f )
Soit E un espace vectoriel de dimension n et f ∈ L (E). Alors,
1. f est un projecteur de E ⇐⇒ il existe une base B de E dans laquelle
Mat B (f ) = Diag (1, . . . , 1, 0, . . . , 0) ∈ Mn (K).
2. f est une symétrie de E ⇐⇒ il existe une base B de E dans laquelle
Mat B (f ) = Diag (1, . . . , 1, −1, . . . , −1) ∈ Mn (K).
D’après le théorème d’interpolation linéaire, nous obtenons
Propriétés 2.9
Soit E = (e1 , . . . , ep ) une base de E. Alors, l’application
Ψ L (E) −→
Mat E (f )
§ 4. Changements de base et matrices de passage.— Nous allons traduire sur les applications linéaires les
relations d’équivalence vues sur les matrices.
Définition 2.10
Soit E un ev de dimension n et B, B 0 deux
On appelle matrice de passage de B à B 0 et on note
Pn bases de E.
PB = (ai,j ) ∈ Mn , où ∀j ∈ [[1, n]], ej = i=1 aij ei . PB = Mat B0 ,B (Id).
Soient B1 , B2 , B3 trois bases de E.
B1 −1
∈ GLn (K) et PB
= (PB
Réciproquement, si on se fixe B, l’application qui à B 0 associe P est bijective dans GLn , i.e toute matrice
inversible peut être vue comme une matrice de passage.
Théorème 2.12 (de changement de base)
I Pour les vecteurs : Soit x ∈ E, X, X 0 ses matrices coordonnées dans les bases B et B 0 de E. Alors
X 0 = PB
I Pour les endomorphismes : Soient B et B 0 deux bases de E, f ∈ L (E), M = MatB (f ) et M 0 =
MatB0 (f ). Alors, si on note P = PBB , on a M 0 = P −1 M P .
I Pour les applications linéaires : Soient B et B 0 deux bases de E, F et F 0 deux bases de F ,f ∈
L (E, F ), M = MatB,calf (f ) et M 0 = MatB0 ,F 0 (f ). Alors, si on note P = PBB , P = PFF on a
M 0 = Q−1 M P .
§ 5. la Trace d’un endomorphisme.— On appelle trace d’un endomorphisme f de E la trace de sa matrice
dans n’importe quelle base. Cette définition tient la route car deux matrices semblables ont même trace.
Propriétés 2.13
Soient f, g ∈ L (E).
I Trace : L (E) → K est une forme linéaire.
I Trace (f ◦ g) = Trace (g ◦ f ).
I Si f est un projecteur, sa trace est égale à son rang.
3 D ÉTERMINANTS
Tout le programme de MPSI.
A L ES PREUVES À CONNAITRE ...
B L ES FIGURES IMPOSÉES
1./ CCP algèbre 59 : Soit E l’espace vectoriel des polynômes à coefficients dans K (K = R ou K = C) de degré inférieur ou
égal à n. Soit f l’endomorphisme de E défini par : ∀ P ∈ E, f (P ) = P − P 0 .
(a) Démontrer que f est bijectif de deux manières :
i. sans utiliser de matrice de f ,
ii. en utilisant une matrice de f .
(b) Soit Q ∈ E. Trouver P tel que f (P ) = Q .
Indication : si P ∈ E, quel est le polynôme P (n+1) ?
2./ CCP algèbre 71 : Soit p, la projection vectorielle de R3 , sur le plan P d’équation x + y + z = 0, parallèlement à la droite
D d’équation x = = .
(a) Vérifier que R3 = P ⊕ D.
(b) Soit u = (x, y, z) ∈ R3 .
Déterminer p(u) et donner la matrice de p dans la base canonique de R3 .
(c) Déterminer une base de R3 dans laquelle la matrice de p est diagonale.
3./ CCP algèbre 87 : Soient a0 , a1 , · · · , an n + 1 réels deux à deux distincts.
(a) Montrer que si b0 , b1 , · · · , bn sont n + 1 réels quelconques, alors il existe un unique polynôme P vérifiant
deg P 6 n et ∀i ∈ {0, · · · , n} P (ai ) = bi .
(b) Soit k ∈ [[0, . . . , n]].
Expliciter ce polynôme P , que l’on notera Lk , lorsque :
∀i ∈ [[0, . . . , n]] bi =
(c) Prouver que ∀p ∈ [[0, . . . , n]] ,
0 si i 6= k
1 si i = k
apk Lk = X p .
4./ CCP algèbre 90 : K désigne le corps des réels ou celui des complexes.
Soient a1 , a2 , a3 trois scalaires distincts donnés de K.
(a) Montrer que Φ : K2 [X]
P (a1 ), P (a2 ), P (a3 )
(b) On note (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de K3 et on pose ∀k ∈ {1, 2, 3}, Lk = Φ−1 (ek ).
i. Justifier que (L1 , L2 , L3 ) est une base de K2 [X].
ii. Exprimer les polynà´mes L1 , L2 et L3 en fonction de a1 , a2 et a3 .
(c) Soit P ∈ K2 [X]. Déterminer les coordonnées de P dans la base (L1 , L2 , L3 ).
(d) Application : On se place dans R2 muni d’un repère orthonormé et on considère les trois points
A(0, 1), B(1, 3), C(2, 1).
Déterminer une fonction polynomiale de degré 2 dont la courbe passe par les points A, B et C.
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Université F. Rabelais 2012-2013 L3S2 Algèbre Feuille d
Rapport - Concours Centrale
A.u.4. , ~H.jl~~t ~~ ~~~ t$;~)l~

References: § 1

§ 2

§ 3

§ 4

§ 5

§ 6

§ 7

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