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Timestamp: 2016-10-24 05:26:06+00:00

Document:
5A_198/2014 � � Arr�t du 19 novembre 2014
La communaut� des propri�taires d'�tages de la parcelle N� 3358,
tous les quatre repr�sent�s par Me Aba Neeman, avocat,
tous les deux repr�sent�s par Me Damien Bender, avocat,
suppression du trouble, exclusion de la communaut� PPE, dommages et int�r�ts,
A.a.�En 2006, A.________ et F.________ sont devenus copropri�taires par moiti� de la parcelle no 3358, sise au lieu-dit " xxxx ", sur le territoire de la commune de X.________. Un b�timent y avait �t� �rig� en 1986, donnant lieu � de nombreuses discussions entre les autorit�s et les anciens propri�taires du fait que des appartements non autoris�s y avaient �t� am�nag�s alors que l'immeuble �tait situ� en zone industrielle.
�Par acte authentique instrument� le 15 juillet 2007, A.________ et F.________ ont constitu� une propri�t� par �tages sur le bien-fonds no 3358. Les parties exclusives �taient r�parties sur les cinq unit�s d'�tages suivantes:
- PPE no 6115, repr�sentant 336/1000�mes de l'immeuble de base, conf�rant droit exclusif sur l'appartement no 4 de quatre pi�ces et demie au rez-de-chauss�e, tonnelle no 9, garage no 11 et d�p�t no 14;
- PPE no 6116, repr�sentant 267/1000�mes de l'immeuble de base, conf�rant droit exclusif sur les locaux commerciaux et artisanaux no 5 au rez-de-chauss�e et garage-tonnelle no 10;
- PPE no 6117, repr�sentant 2/1000�mes de l'immeuble de base, conf�rant droit exclusif sur le galetas no 6 � l'�tage;
- PPE no 6118, repr�sentant 195/1000�mes de l'immeuble de base, conf�rant droit exclusif sur les bureaux no 7 � l'�tage;
- PPE no 6119, repr�sentant 200/1000�mes de l'immeuble de base, conf�rant droit exclusif sur les bureaux no 8 � l'�tage.
�L'acte indiquait notamment que le toit du b�timent ainsi que le terrain entourant celui-ci constituaient une partie commune. Il pr�cisait �galement qu'un r�glement d'utilisation et d'administration, tenant en cinq articles, avait �t� �labor� pour �tre mentionn� au registre foncier.
�Agent immobilier depuis pr�s de 40 ans et rompu en cons�quence � ce domaine particulier (achat, vente, r�novation, transformation, PPE, etc.), A.________ a �t� d�sign� en qualit� d'administrateur de la propri�t� par �tages.
A.b.�Par acte authentique instrument� le 23 septembre 2008, D.________ et E.D.________ ont acquis, comme copropri�taires par moiti� chacun, les parts de PPE nos 6116 et 6119 pour 260'000 fr.
�Le ch. IV de cet acte, intitul� " Autorisation ", est libell� ainsi:
�" Les vendeurs donnent d'ores et d�j� leur approbation aux travaux de transformation des locaux envisag�s et ils s'engagent � ne pas y faire opposition ou les contester de quelque mani�re que ce soit, pour autant qu'ils soient conformes au r�glement communal sur les constructions (RCC). De leur c�t�, les acqu�reurs ne s'opposeront pas aux travaux de transformation des vendeurs, pour autant qu'ils soient eux aussi conformes au RCC. ".
�Sous ch. V, les vendeurs ont conf�r� aux acqu�reurs sur l'unit� d'�tage no 6117 un droit d'emption, cessible et transmissible par succession, pour une dur�e �ch�ant le 31 d�cembre 2009 et pour le prix de 10'000 fr. Ce montant �tait payable " par compensation avec la cr�ance r�sultant des travaux d'extension de la toiture et de fermeture du b�timent jusqu'� la lucarne existant sur l'unit� de PPE no 6118, lesquels profiteront �galement aux vendeurs ".
�Par acte authentique du m�me jour, F.________ a vendu � A.________ ses quotes-parts sur les unit�s d'�tages nos 6115, 6117 et 6118.
�A.________ est ainsi devenu propri�taire exclusif de ces unit�s d'�tages repr�sentant au total 533/1000�mes, les �poux D.________ �tant copropri�taires par moiti� chacun des unit�s nos 6116 et 6119, repr�sentant 467/1000�mes de l'immeuble de base.
A.c.�Les �poux D.________ ont indiqu� avoir voulu acqu�rir la moiti� du b�timent pour y am�nager les bureaux de l'entreprise G.________ S�rl, dont ils sont associ�s, et mettre � bail � des tiers les autres locaux. La partie situ�e au premier �tage �tait destin�e aux bureaux, celle au rez-de-chauss�e � l'atelier.
�Le 20 octobre 2008, les �poux D.________, en qualit� de bailleurs, ont conclu avec G.________ S�rl un contrat de bail � loyer portant sur la mise � disposition d'un bureau d'une surface de 200 m2 au��������� rez-de-chauss�e et au premier �tage, d'un atelier d'une surface de 80 m2 au rez-de-chauss�e, et de places de stationnement pour 100 m2 au total. Le loyer mensuel se chiffrait � 3'500 fr., charges en sus.
A.d.�De novembre 2008 � janvier 2009, les �poux D.________ ont vid� l'int�rieur de leurs locaux, supprimant des parois de s�paration, des sanitaires et des cuisines, � savoir des travaux non soumis � autorisation de construire.
�R�pondant � leur demande de renseignements, la commune de X.________ a confirm� que la cr�ation de lucarnes sur les pans est et ouest de la toiture �tait possible et que l'am�nagement du��������� rez-de-chauss�e en locaux d'accueil et ateliers et celui de l'�tage en bureaux constituaient des affectations permises en zone industrielle. Il appartenait au couple de constituer un dossier de modification du b�timent, � soumettre � l'approbation de l'autorit� comp�tente.
�Les int�ress�s ont finalement abandonn� le projet de mise en place de lucarnes importantes en raison du co�t trop �lev� au regard de la surface gagn�e. Ils ont alors envisag� la possibilit� de sur�lever le toit sur leur partie privative, situ�e au premier �tage: ce projet comportait une d�coupe irr�guli�re du toit, en raison de l'unit� d'�tage no 6117.
�Afin d'augmenter �galement la taille de ses locaux, A.________ �tait int�ress� par la solution de lever le toit sur l'int�gralit� de sa surface. Un calcul de faisabilit� a d�s lors �t� r�alis� par G.________ S�rl le 10 mars 2009 et contr�l� par H.________, ing�nieur EPFL/SIA aupr�s du bureau d'ing�nieurs civils I.________ SA � Y.________. Il en ressort en substance que l'op�ration de sur�l�vation devait �tre r�alis�e en deux �tapes en raison du poids particuli�rement important du toit: dans un premier temps, la toiture devait ainsi �tre lev�e sur la partie privative D.________ et communs; dans un second temps sur la partie privative A.________. La toiture serait ensuite de nouveau fix�e ensemble de mani�re rigide.
A.e.�Les �poux D.________ et A.________ se sont r�unis le 14 janvier 2009. Ils ont sign� en cinq exemplaires les plans portant sur la transformation et la sur�l�vation du toit du b�timent �rig� sur la parcelle no 3358. Le dossier a ensuite �t� d�pos� par D.D.________ � l'administration communale, accompagn� d'un courrier dat� du 12 janvier 2009 indiquant les �tapes des diff�rents travaux � r�aliser, d�butant par l'�l�vation compl�te de deux m�tres du toit, �galement sur l'unit� d'�tage appartenant � A.________.
�Le projet a �t� mis � l'enqu�te publique par publication au Bulletin officiel du 23 janvier 2009 et n'a suscit� aucune opposition, que ce soit de la part de A.________ ou de la communaut� des propri�taires d'�tages.
A.f.�Le 2 f�vrier 2009, les �poux D.________ ont sign� un contrat de bail pour locaux commerciaux avec la soci�t� J.________ S�rl portant sur la mise � disposition d'une surface de 110 m2 au total au premier �tage ainsi que de quatre places de stationnement. Le bail, consenti pour cinq ans, courait d�s le 1er septembre 2009 pour un loyer mensuel de 2'000 fr.
A.g.�Le 3 f�vrier 2009, la commune a d�livr� l'autorisation de construire concernant le projet de " transformation, sur�l�vation et changement d'affectation d'un b�timent artisanal avec restructuration du parking comportant le d�placement du portail, une entr�e et une sortie et la possibilit� de parquer plus de 15 v�hicules ". Au niveau des affectations, le rez-de -chauss�e de l'immeuble �tait destin� � servir d'atelier et r�ception/salle de r�union, tandis que le premier �tage devait accueillir des bureaux.
�Le m�me jour, la commune a adress� un courrier � A.________, l'informant de la d�livrance de l'autorisation de construire aux �poux D.________, sur la base des plans qu'il avait contresign�s. Elle a demand� � l'int�ress� de confirmer l'affectation des locaux avant le d�but des travaux, par le retour d'un double du courrier contresign�.
�Le 10 f�vrier 2009, A.________ a r�agi en adressant � la commune une missive intitul�e " accus� de r�ception SCC du 3.2.09 ", dont la teneur �tait la suivante:
�" Bri�vement, j'ai l'avantage de porter � votre connaissance que le statu quo de ce jour me convient parfaitement et n'ai nullement l'envie d'apporter un changement d'affectation.
�En vertu des dispositions l�gales touchant l'immeuble constitu� en PPE, j'ai appos� ma signature bienveillante, � la requ�te de mes copropri�taires de ladite b�tisse, afin qu'ils puissent r�aliser � leur convenance: la transformation des cinq (5) appartements, tous lou�s ant�rieurement � des CONTRIBUABLES domicili�s (...), en ateliers et bureaux selon affectation originale de la zone...
�Par pur esprit de bon voisinage et d'esth�tique immobili�re, j'ai consenti,�
avec r�ticence,�� l'�l�vation du toit sur toute la surface plancher des PPE, afin qu'une d�coupe irr�guli�re, inesth�tique et surtout on�reuse de la toiture tombe � charge de ses [sic] jeunes et entreprenants innovateurs/propri�taires.
�Si vous estimez, que ces jeunes cr�ateurs d'emplois, domicili�s dans votre commune, ne sont pas autoris�s � entreprendre ces travaux tels que plans d�pos�s, je vous prie de leur communiquer les motifs de votre refus, tout en n'oubliant pas, au passage, de les f�liciter pour avoir r�gularis� la situation de jadis.
�Ma contribution notoire � ce projet ne m'apporte pas une plus-value �conomique, a contrario, il ne se situe qu'au niveau de ma parole donn�e � ne pas poser des entraves chicani�res et consentir � une extension de leurs PPE sur communs et cession personnelle d'une PPE. "
�L'administration communale a d�finitivement confirm� l'entr�e en force de l'autorisation de construire le 2 avril 2009.
A.h.�Les copropri�taires se sont r�unis le 14 avril 2009. D'apr�s l'ordre du jour de cette assembl�e informelle, les points � discuter portaient, notamment, sur la d�cision � rendre " pour les gros travaux de levage du toit " (valeur des lots et achat �ventuel), la structure de la propri�t� par �tages (r�partition des co�ts et des milli�mes, �tablissement d'un nouveau r�glement) et enfin sur la date des futures assembl�es g�n�rales.
�E.D.________ a tenu un proc�s-verbal manuscrit de cette assembl�e informelle, faisant notamment �tat de la vente projet�e de l'unit� d'�tage no 6117 pour le montant de 5'000 fr. - mais au final de l'absence d'entente � ce sujet -, de la pr�paration d'un r�glement de la propri�t� par �tages par A.________ et de l'�tablissement des milli�mes d�s que les travaux seraient finalis�s.
�Il ne ressort ni de l'ordre du jour, ni du proc�s-verbal que le consentement de A.________ � la sur�l�vation du toit sur l'ensemble de l'immeuble �tait conditionn� � l'achat, par les �poux D.________, de l'unit� d'�tage no 6118.
A.i.�Par acte authentique instrument� le 30 avril 2009, A.________ a finalement vendu aux �poux D.________ l'unit� d'�tage no 6117 conf�rant un droit exclusif sur le galetas no 6 au premier �tage. Le prix d'acquisition �tait de 5'000 fr.
A.j.�Une s�ance concernant les travaux d'exhaussement du toit a eu lieu le 9 juin 2009. D.D.________, les repr�sentants des diff�rents corps de m�tiers amen�s � intervenir ainsi que A.________ �taient pr�sents. Celui-ci a �t� inform� � cette occasion de l'�tendue des travaux � ex�cuter, en particulier des travaux d'exhaussement du toit dans son int�gralit�, ainsi que de la date du d�but des travaux, � savoir le 16 juin 2009.
A.k.�Par acte authentique instrument� le 10 juin 2009, A.________ a vendu � B.________ 1/10�me de la quote-part de l'unit� d'�tage no 6118 pour la somme de 10'000 fr. et c�d� 2/10�mes de la quote-part de ce m�me immeuble � C.________, en contrepartie de l'immeuble no 3487 sis sur la commune de Z.________ (valeur: 20'000 fr.) et d'une soulte de 15'000 fr. Le changement partiel de propri�taires d'�tages a �t� inscrit au registre foncier le 18 juin 2009.
�En d�finitive, les parts des �poux D.________ repr�sentaient 469/1000�mes de l'immeuble; celles de A.________, B.________ et C.________ repr�sentaient quant � elles 531/1000�mes.
�Il ressort des circonstances et des d�clarations de B.________ et C.________ que la vente pr�cit�e est intervenue dans l'optique d'augmenter le nombre des copropri�taires et de permettre ainsi � A.________ d'obtenir la double majorit� des parts et voix lors des assembl�es g�n�rales - celles de B.________ et C.________ lui �tant acquises - ce qui lui �tait impossible par le pass�, lorsque la communaut� ne comprenait que lui-m�me (1 voix) et les �poux D.________ (1 voix en application de l'art. 712o al. 1 CC, vu leur statut de copropri�taires par moiti� des unit�s nos 6116 et 6119).
A.l.�Le 13 juin 2009, se pr�valant de sa qualit� d'administrateur de la propri�t� par �tages, A.________ a envoy� aux �poux D.________ un courriel intitul� " Opposition aux modification de tous les communs et mise en demeure de r�tablir l'ancienne situation ". A.________ y rappelait en substance sa totale opposition ainsi que celle de B.________ et C.________ aux travaux de rehaussement du toit et r�clamait le r�tablissement des modifications apport�es aux communs.
�Aucune assembl�e des propri�taires d'�tages n'avait pr�alablement �t� organis�e et aucune convocation n'avait �t� adress�e aux �poux D.________.
A.m.�Les travaux de rehaussement du toit ont d�but� par la d�coupe du toit existant et se sont poursuivis par l'intervention de la grue. Le montage de la charpente - au centre du b�timent -, la pose du toit sur celle-ci, de m�me que celle des �tais m�talliques, ont �t� effectu�s en attendant la construction des murs.
Le 19 juin 2009, A.________, B.________ et C.________, agissant tant en leur nom personnel qu'en celui de la communaut� des propri�taires d'�tages, ont d�pos� aupr�s du Tribunal du district de Monthey une requ�te de mesures pr�-provisionnelles et provisionnelles tendant au blocage des travaux. Le juge de district a accueilli la conclusion prise � titre pr�-provisionnel le m�me jour et ordonn� ainsi aux �poux D.________ de cesser les travaux jusqu'� droit connu sur le sort de la requ�te de mesures provisionnelles.
�Par d�cision du 22 juillet 2009, le Juge de district a admis la requ�te de mesures provisionnelles et donn� l'ordre aux �poux D.________ de cesser imm�diatement les travaux entrepris, tout en fixant aux requ�rants un d�lai de dix jours pour, d'une part, introduire action sur le fond, � peine de caducit� des mesures provisionnelles ordonn�es, et, d'autre part, fournir des s�ret�s � concurrence de 30'000 fr.
�Le 5 ao�t 2009, A.________, B.________ et C.________ ont tenu une assembl�e g�n�rale extraordinaire � laquelle les �poux D.________ n'ont intentionnellement pas �t� convoqu�s. Les trois premiers nomm�s �taient pr�sents et se sont prononc�s � l'unanimit� sur les objets suivants, port�s � l'ordre du jour: r�tablissement dans son int�gralit� de l'�tat ant�rieur de la b�tisse, application stricte de l'article 712l CC, confirmation en vue de l'ouverture d'une action afin de valider les mesures provisionnelles demand�es pour obtenir l'exclusion des �poux D.________ de la propri�t� par �tages, et r�clamation de s�ret�s en garantie des mesures provisionnelles.
�Ce proc�s-verbal faisait par ailleurs allusion � l'existence d'une premi�re assembl�e g�n�rale tenue le 26 juin 2009, � laquelle les conjoints D.________ n'avaient pas �t� convi�s; ils ne l'ont pas davantage �t� � l'assembl�e g�n�rale extraordinaire tenue le 22 septembre 2009.
C.a.�Les demandeurs ont d�pos� le 21 ao�t 2009 au greffe du Tribunal du district de Monthey une c�dule hypoth�caire au porteur d'une valeur de 150'000 fr.; le 16 septembre 2009, ils ont remis une d�claration de nantissement de ladite c�dule, � concurrence du montant de 30'000 fr.
C.b.�Par demande d�pos�e le 21 ao�t 2009 �galement, A.________, B.________, C.________ ainsi que la communaut� des propri�taires d'�tages ont ouvert action � l'encontre des �poux D.________. Dans leur teneur d�finitive au 29 juin 2012, leurs conclusions visaient, � titre pr�alable, la lib�ration des s�ret�s d�pos�es � la suite de la d�cision de mesures provisionnelles du 22 juillet 2009; � titre principal, l'admission de leur demande et le rejet des conclusions reconventionnelles des d�fendeurs (ch. 1; cf. infra), la remise en l'�tat ant�rieur du toit (ch. 2), l'exclusion des d�fendeurs de la PPE (ch. 3), ordre leur �tant en cons�quence donn� d'ali�ner leurs unit�s de PPE nos 6116, 6117 et 6118 (ch. 4) dans un d�lai � fixer par le juge (ch. 5) et, � d�faut d'ex�cution dans ledit d�lai, la vente aux ench�res des unit�s d'�tages pr�cit�es (ch. 6).
�Les �poux D.________ ont conclu au rejet int�gral des conclusions prises par les demandeurs; � titre reconventionnel et dans leur teneur d�finitive au 29 juin 2012, leurs conclusions tendaient principalement � ce que A.________, B.________ et C.________ soient solidairement condamn�s � leur verser, � titre de dommages-int�r�ts, les sommes de 8'756 fr. 85 avec int�r�t � 5% d�s le 1er septembre 2009 (ch. 1), de 1'366 fr. 65 par mois d�s le 1er septembre 2009 et 916 fr. 65 par mois d�s le 15 septembre 2010, ce avec int�r�t de 5% d�s le premier jour de chaque mois jusqu'� l'ex�cution compl�te des travaux de transformation (ch. 3), � titre de perte locative, la somme de 5'500 fr. par mois d�s le 1er septembre 2009 et de 4'500 fr. par mois d�s le 1er octobre 2010, ce avec int�r�t de 5% d�s le premier jour de chaque mois jusqu'� l'ex�cution compl�te des travaux de transformation (ch. 2). Les �poux D.________ r�clamaient �galement la lev�e d�finitive, � concurrence des montants allou�s, de leurs oppositions � diff�rents commandements de payer notifi�s � l'instance des demandeurs (4). A titre subsidiaire, les �poux D.________ ont pris les m�mes conclusions, � l'exception toutefois de leur ch. 4, en y incluant la communaut� des propri�taires d'�tages.
�Par jugement du 15 novembre 2012, la juge de district a rejet� la demande principale (ch. 1) et partiellement admis la demande reconventionnelle quant aux pertes locatives all�gu�es, condamnant ainsi les demandeurs � verser aux intim�s les montants de 2'000 fr. par mois d�s le 1er septembre 2009, avec int�r�t � 5% d�s le premier jour de chaque mois d�s cette date jusqu'� l'ex�cution compl�te des travaux de transformation et celui de 2'500 fr. par mois d�s le 1er janvier 2011 avec int�r�t � 5% d�s le premier jour de chaque mois d�s cette date jusqu'� l'ex�cution compl�te des travaux de transformation (ch. 2). Les oppositions ont �galement �t� lev�es � concurrence de 2'000 fr. par mois avec effet d�s le 1er septembre 2009 et int�r�ts � 5% d�s le premier jour de chaque mois d�s cette date jusqu'au 15 novembre 2012 et de 2'500 fr. par mois avec effet d�s le 1er janvier 2011 et int�r�t � 5% d�s le premier jour de chaque mois d�s cette date jusqu'au 15 novembre 2012 (ch. 3).
C.c.�A.________, B.________, C.________ et la communaut� des propri�taires d'�tages ont appel� de ce jugement.
�Les �poux D.________ ont form� un appel joint.
�Statuant le 30 janvier 2014, la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais a tr�s partiellement admis l'appel principal et rejet� l'appel joint, dans la mesure o� il �tait recevable. En d�finitive, la demande principale d�pos�e par A.________, B.________, C.________ et la communaut� des propri�taires d'�tages a �t� rejet�e (ch. 1); la demande reconventionnelle form�e par les �poux D.________ a �t� partiellement admise, A.________, B.________, C.________ �tant condamn�s � leur verser, solidairement entre eux, la somme de 2'312 fr. 50 par mois, avec effet au 1er septembre 2009 et int�r�t � 5% d�s le premier jour de chaque mois d�s cette date et jusqu'au 3�me mois inclusivement suivant l'entr�e en force du jugement, toute autre conclusion �tant rejet�e (ch. 2); les oppositions form�es aux diff�rents commandements de payer ont �t� d�finitivement lev�es � concurrence des montants arr�t�s sous chiffre 2 et �chus � la date d'entr�e en force du jugement (ch. 3).
Contre cette derni�re d�cision, A.________, B.________, C.________ et la communaut� des propri�taires d'�tages (ci-apr�s les recourants) d�posent un recours en mati�re civile le 7 mars 2014. Les recourants r�clament la r�forme de l'arr�t attaqu� dans le sens de leurs conclusions formul�es en instance cantonale. Ils se plaignent de l'�tablissement arbitraire des faits ainsi que de la violation du droit, reprochant � cet �gard aux magistrats cantonaux d'avoir d'abord retenu la nullit� des d�cisions prises par l'assembl�e des propri�taires d'�tages en l'absence des �poux D.________ (ci-apr�s les intim�s) ainsi que le caract�re abusif du comportement du recourant A.________ consistant � demander la remise en �tat du b�timent, d'avoir ensuite refus� d'admettre le principe de l'exclusion des intim�s de la communaut� des propri�taires d'�tages, d'avoir partiellement admis les pr�tentions reconventionnelles des intim�s et d'avoir enfin refus� de mettre les frais de premi�re instance � la charge de la communaut�.
�Les intim�s n'ont pas �t� invit�s � r�pondre.
La requ�te d'effet suspensif pr�sent�es par les recourants a �t� rejet�e par ordonnance pr�sidentielle du 31 mars 2014.
Le recours est dirig� contre une d�cision finale (art. 90 LTF), prise par une autorit� cantonale sup�rieure statuant sur recours (art. 75 LTF), dans une contestation civile de nature p�cuniaire, dont la valeur litigieuse est sup�rieure � 30'000 fr. (art. 72 al. 1 et 74 al. 1 let. b LTF); il a par ailleurs �t� d�pos� � temps (art. 100 al. 1 LTF) et les recourants, qui ont succomb� dans leurs conclusions devant l'instance pr�c�dente, ont qualit� pour recourir (art. 76 LTF).
2.1.�Saisi d'un recours en mati�re civile, le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Il n'est donc limit� ni par les arguments soulev�s dans le recours, ni par la motivation retenue par l'autorit� pr�c�dente; il peut admettre un recours pour d'autres motifs que ceux qui ont �t� invoqu�s et le rejeter en adoptant une argumentation diff�rente de celle de l'autorit� pr�c�dente (cf. ATF 134 III 102 consid. 1.1; 130 III 297 consid. 3.1).
2.2.�Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si ces faits ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Le recourant qui entend invoquer que les faits ont �t� �tablis de mani�re manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-�-dire que les constatations de fait sont arbitraires au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2), doit satisfaire au principe d'all�gation (art. 106 al. 2 LTF), c'est-�-dire d�montrer par une argumentation pr�cise en quoi consiste la violation (ATF 133 III 393 consid. 7.1, 638 consid. 2).
�De jurisprudence constante, le Tribunal f�d�ral se montre r�serv� en mati�re de constatation des faits et d'appr�ciation des preuves, vu le large pouvoir qu'il reconna�t dans ce domaine aux autorit�s cantonales (parmi plusieurs: ATF 120 Ia 31 consid. 4b; 104 Ia 381 consid. 9 et les r�f�rences). Il n'intervient, du chef de l'art. 9 Cst., que si le juge du fait n'a manifestement pas compris le sens et la port�e d'un moyen de preuve, a omis sans raisons objectives de tenir compte de preuves pertinentes ou a op�r�, sur la base des �l�ments recueillis, des d�ductions insoutenables (ATF 136 III 552 consid. 4.2; 134 V 53 consid. 4.3).
Les recourants se plaignent avant tout d'arbitraire dans l'�tablissement des faits.
3.1.�Ils contestent d'abord l'int�r�t de A.________ au rehaussement du toit, soutenant que le courriel du 12 janvier 2009 sur lequel se serait fond�e l'autorit� cantonale pour le retenir ne s'y rapportait nullement mais concernait " plus probablement " l'esth�tique des fa�ades.
�Il ressort des faits �tablis par l'autorit� cantonale que les intim�s avaient initialement l'intention de cr�er des lucarnes sur les pans est et ouest de la toiture, mais qu'ils avaient abandonn� ce projet, car trop co�teux au regard de la surface gagn�e. Ils ont alors �tudi� la solution du rehaussement du toit sur leur partie privative: ce projet comportait toutefois une d�coupe irr�guli�re de la toiture, li�e � l'unit� d'�tage no 6117. Le courriel contest� a �t� plac� dans ce contexte, A.________ y indiquant " Si je compare la fa�ade N de la fa�ade S, je me rends compte que la mienne est inesth�tique et totalement peu fonctionnelle en cas de s�parations de cette grande surface nouvelle. Je me dois donc d'y apporter des modifications semblables aux v�tres m�me si une plus-value devait tomber � ma charge ". Certes les remarques de l'int�ress� portent sur des aspects esth�tiques, mais l'on ne saisit pas en quoi ce serait arbitrairement que la cour cantonale y aurait reli� son int�r�t. Il sied d'ailleurs de relever, sans que les recourants ne prennent la peine de le contester, que les juges cantonaux se sont aussi r�f�r�s � l'attitude adopt�e par A.________ pour fonder son int�r�t aux travaux envisag�s: il avait en effet contresign� les plans portant sur le projet de sur�l�vation; il s'�tait �galement vu transmettre, par D.D.________, des offres provenant de plusieurs entreprises pour les prestations � fournir et avait m�me activement demand� � un menuisier de lui proposer une variante pour des stores sp�cifiques.
3.2.�Les recourants reprochent ensuite � la cour cantonale d'avoir retenu que A.________ avait donn� son accord inconditionnel � la mise en oeuvre des travaux de sur�l�vation; ils affirment au contraire que ceux-ci �taient soumis � la condition que les intim�s acqui�rent l'unit� d'�tage no 6118, ce que les magistrats cantonaux auraient pourtant arbitrairement �cart�. Les recourants fondent leur motivation sur un courriel du 12 mars 2009, � mettre en relation avec un second message dat� du 2 mars 2009, ainsi que sur les d�clarations du t�moin F.________.
�Dans le courriel du 2 mars 2009, A.________ indique, s'adressant � D.D.________: " [J]e pense �galement que tu devras acqu�rir la PPE galetas pour l'autorisation de d�marrer... voire, �ventuellement, la totalit� du dessus, ainsi tu ferais comme tu veux sans tracasseries stupides administratives (je t'arrange pour le financement) ", tandis que l'on peut lire, dans le courriel du 12 mars 2009: " A ce jour, qu'est-ce que vous m'avez donn� qui pourrait m'apporter une quelconque compensation � ce que je serais �ventuellement pr�t � vous c�der? ". Or ces deux messages ne permettent absolument pas d'inf�rer, � eux seuls, l'existence de la n�cessit� d'une compensation,�
a fortiori�d'une compensation portant sur la part no 6118. Quant aux d�clarations pr�tendument pertinentes du t�moin F.________, les recourants ne prennent pas la peine de les rapporter et d'expliquer ainsi en quoi elles permettraient d'appuyer leurs assertions. Dans ces conditions, on ne saurait tenir pour arbitraire la conclusion cantonale selon laquelle la th�se des int�ress�s n'est appuy�e par aucun �l�ment du dossier.
3.3.�Les recourants affirment �galement que les juges cantonaux auraient arbitrairement retenu que A.________ �tait pr�sent lors de la r�union de " pr�-chantier " du 9 juin 2009. Cette constatation manifestement inexacte proc�derait �galement d'une violation de son droit d'�tre entendu, de la violation de l'art. 317 CPC et de l'application arbitraire de l'art. 145 CPC/VS d�s lors que l'int�ress� avait d�montr� se trouver � ce moment-l� chez sa physioth�rapeute.
3.3.1.�Pour �tablir la pr�sence de A.________ � la r�union du 9 juin 2009, la cour cantonale s'est fond�e sur le t�moignage de diff�rents corps de m�tier, pr�sents lors de dite r�union. Si seul l'un des int�ress�s - � savoir H.________, ing�nieur civil - avait �t� en mesure de donner la date exacte de cette r�union " pr�-chantier ", tous ont en revanche attest� la pr�sence de A.________ � celle-ci et pr�cis� qu'il avait m�me � cette occasion ouvert ses propres locaux afin de v�rifier la n�cessit� ou non de placer des �tais. Les magistrats ont par ailleurs soulign� que les t�moignages apparaissaient mesur�s et cr�dibles, aucun indice n'accr�ditant l'existence de relations �troites d'affaires ou d'amiti� entre leurs auteurs et les intim�s; la contestation de A.________ n'�tait en revanche gu�re s�rieuse d�s lors qu'il avait attendu le 29 juin 2012, � savoir le d�p�t de son ultime m�moire-conclusions (premi�re instance), pour produire une pi�ce, dat�e du 5 novembre 2011, suppos�e �tablir sa pr�sence chez sa physioth�rapeute � la date contest�e; quant � l'audition de l'int�ress�e, elle aurait pu �tre sollicit�e en premi�re instance d�j�.
3.3.2.�D�s lors que l'�
attestation�a �t� produite en premi�re instance, il n'y a pas lieu d'examiner la violation �ventuelle de l'art. 317 CPC, cette disposition r�gissant la production de moyens de faits nouveaux en proc�dure d'appel. N'entre pas non plus en ligne de compte l'application arbitraire de l'art. 145 CPC/VS, aux termes duquel le juge pouvait d'office, m�me au d�bat final, faire administrer des preuves qui �taient n�cessaires pour �tablir dans leur int�grit� et leur v�rit� les faits all�gu�s sur lesquels reposaient les droits et pr�tentions des parties. La cour cantonale y a certes fait r�f�rence, mais pour souligner que A.________ aurait pu solliciter�
l'audition�de sa physioth�rapeute au stade de la premi�re instance, sans attendre la proc�dure d'appel pour la r�clamer. Les recourants ne pr�tendent d'ailleurs pas qu'en refusant d'entendre ce t�moin, la juridiction cantonale aurait viol� l'art. 317 CPC. Dans la mesure o� ce n'est pas en violation de ces deux dispositions que la cour cantonale a refus� de retenir les moyens de preuves produits ou r�clam�s par le recourant, il s'ensuit qu'il n'y a pas lieu d'examiner la pr�tendue violation de son droit d'�tre entendu.
�La conclusion cantonale se fonde sur une appr�ciation des diff�rentes preuves: d'une part, les t�moignages de diff�rents intervenants � la r�union et, d'autre part, la note indiquant le rendez-vous aupr�s d'une psychoth�rapeute, que la juridiction n'a pas jug�e suffisamment s�rieuse en comparaison des indications fournies par les t�moins pr�sents lors de la r�union du 9 juin 2009. Or en se limitant � affirmer le manque de cr�dibilit� et d'impartialit� des t�moignages, pourtant d�ment �cart� par les magistrats, le recourant ne fait pas appara�tre le caract�re pr�tendument arbitraire de l'appr�ciation cantonale.
3.4.�Les recourants reprochent encore � l'autorit� intim�e d'avoir retenu que la vente du 10 juin 2009 serait intervenue uniquement dans le but d'augmenter le nombre de copropri�taires et de permettre � A.________ d'obtenir la double majorit� des parts et des voix lors des assembl�es g�n�rales, ce qui lui �tait impossible par le pass�. Apr�s avoir d'embl�e relev� que la double majorit� ne leur �tait d'aucune utilit� concr�te, les recourants pr�cisent que tant B.________ que C.________ disposaient d'un int�r�t financier � l'acquisition de leurs quotes-parts.
�Cette question, qui fait �galement r�f�rence � des �l�ments d'ordre juridique, sera examin�e plus avant (infra consid. 6).
Les recourants invoquent la violation de l'art. 316 CPC, reprochant � la cour cantonale de ne pas avoir am�nag� des d�bats d'appel dans le cadre d'une cause aussi complexe. Ils affirment en substance que ces d�bats s'imposaient d�s lors qu'ils avaient requis l'audition de K.________, physioth�rapeute de A.________ (cf. supra 3.3); les d�bats �taient de surcro�t n�cessaires en tant que le jugement se fondait sur l'abus de droit et l'attitude des parties, avec lesquelles l'instance d'appel n'avait pourtant jamais eu de contacts directs.
�Ce grief est infond�. L'instance d'appel dispose en effet d'une grande libert� de manoeuvre pour fixer la conduite des op�rations ( JEANDIN, in BOHNET ET AL., Code de proc�dure civile comment�, 2011, n. 1 ad art. 316 CPC et les r�f�rences; Volkart, in Brunner et al., Schweizerische Zivilprozessordnung, 2011, n. 1 ad art. 316 CPC; Reetz/Hilber, in Sutter-Somm (�d.), Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung, 2e �d. 2013, n. 17 ad art. 316 CPC) : il lui est ainsi loisible de statuer sans proc�der � davantage d'investigations lorsque l'affaire est en �tat d'�tre jug�e et ce, sans avoir � interpeller pr�alablement les plaideurs sur ce point (J EANDIN, op. cit., n. 8 ad art. 316 CPC). Telle a manifestement �t� son appr�ciation en l'esp�ce, �tant pr�cis� que plusieurs �changes d'�critures avaient d�j� eu lieu en premi�re instance et que la juridiction a estim� que la requ�te d'audition de K.________ ne satisfaisait pas aux conditions de l'art. 317 CPC. Les recourants n'ont d'ailleurs pas directement attaqu� ce dernier point (cf. supra consid. 3.3.2).
Les recourants se plaignent ensuite que les juges cantonaux ont jug� nulles les d�cisions prises par l'assembl�e g�n�rale sans convocation pr�alable et pr�sence des intim�s.
5.1.�La juridiction cantonale a consid�r� que, m�me si les intim�s n'�taient pas habilit�s � voter sur certains des objets port�s � l'ordre du jour, ils disposaient du droit de participer aux assembl�es, ne serait-ce que pour faire valoir leur droit d'�tre entendus. Les d�cisions prises lors des assembl�es g�n�rales tenues par les recourants d�s le 13 juin 2009, intentionnellement sans convocation pr�alable des int�ress�s, violaient leurs droits les plus �l�mentaires et �taient en cons�quence fondamentalement nulles. Les magistrats cantonaux ont de surcro�t relev� que, le 13 juin 2009, les recourants C.________ et B.________, acqu�reurs de quotes-parts de propri�t� sur l'unit� d'�tage no 6118, n'�taient pas encore inscrits comme propri�taires au registre foncier. Ils n'�taient en cons�quence pas encore membres de la communaut� et ne pouvaient ainsi valablement prendre part au vote.
5.2.�Les recourants reconnaissent l'absence de convocation des intim�s aux assembl�es litigieuses. Ils soulignent n�anmoins qu'en raison du conflit d'int�r�t auquel ceux-ci �taient confront�s, ils auraient de toute mani�re �t� emp�ch�s de voter. Les recourants remarquent �galement que, contrairement au r�gime de l'association, la d�cision de l'assembl�e g�n�rale des propri�taires d'�tages quant � l'exclusion d'un propri�taire n'emporterait pas directement celle-ci: elle cr�erait uniquement le fondement pour autoriser le juge � la prononcer sur la base de l'art. 649b CC, dans le cadre d'une proc�dure judiciaire garantissant aux int�ress�s leur droit d'�tre entendus. Il fallait en cons�quence consid�rer qu'une �ventuelle violation de cette garantie constitutionnelle avait �t� r�par�e par la pr�sente proc�dure d�s lors qu'ils avaient parfaitement pu s'exprimer sur ce point. De l'avis des recourants, qualifier enfin de nulles les d�cisions litigieuses proc�derait d'un formalisme excessif: � supposer en effet qu'elles fussent vici�es, dites d�cisions auraient d�, tout au plus, �tre tenues pour annulables.
5.3.1.�L'appartenance du propri�taire d'�tages � la communaut� des propri�taires d'�tages commence en r�gle g�n�rale avec son inscription au registre foncier; si l'inscription ne produit toutefois qu'un effet d�claratif (art. 656 al. 2 CC), elle d�bute alors avec l'acquisition de la part d'�tage ( WERMELINGER, La propri�t� par �tages, 2e �d. 2008, n. 18 ad art. 712l CC).
5.3.2.�Selon l'art. 712m al. 2 CC, la contestation des d�cisions de l'assembl�e des propri�taires d'�tages est r�gie par les r�gles applicables � l'association, c'est-�-dire par l'art. 75 CC. La contestation des d�cisions se fait g�n�ralement par une action tendant � l'annulation de la d�cision prise, la s�curit� des transactions et l'int�r�t des partenaires contractuels d'une propri�t� par �tages recommandant en effet de n'admettre que restrictivement la nullit� d'une d�cision prise par l'assembl�e des propri�taires d'�tages. Les d�cisions absolument nulles sont ainsi celles qui vont � l'encontre de la structure fondamentale de la propri�t� par �tages, violent les r�gles qui sont destin�es � prot�ger les tiers, notamment les cr�anciers, ont un contenu immoral ou impossible ou encore violent les droits de la personnalit� (cf. parmi d'autres: WERMELINGER, op. cit., n. 205 ss ad art. 712m CC; MEIER-HAYOZ/REY, Berner Kommentar, 1988, n. 146 ad art. 712m CC; STEINAUER, Les droits r�els, tome 1, 5e �d. 2012, n. 1319 s.; HANDSCHIN/WYTTENBACH, Der Beschluss der Stockwerkeigent�merversammlung und seine Anfechtung, in Luzerner Tag des Stockwerkeigentums 2011, p. 45 ss, p. 78). Est par exemple nulle une d�cision excluant de mani�re g�n�rale un propri�taire d'�tages du droit de vote, une d�cision modifiant la quote-part d'un propri�taire d'�tages sans le consentement de celui-ci (arr�t 5A_ 760/2011 du 18 mai 2012 consid. 3.2.3.1 et les r�f�rences) ou encore une d�cision prise par une assembl�e qui n'a pas �t� r�guli�rement convoqu�e ( STEINAUER, op. cit., no. 1320; cf. ATF 80 II 271 consid. 1a; 71 I 383 consid. 2a), en particulier lorsque, volontairement, et de mani�re fautive, la convocation n'a pas �t� envoy�e � son destinataire ( WERMELINGER, op. cit., n. 68 ad art. 712n CC; Die Praxis des Kantonsgerichtes von Graub�nden [PKG] 1992 p. 87 consid. 1e). La nullit� doit �tre constat�e d'office; chaque propri�taire d'�tages peut s'en pr�valoir en tout temps, par voie d'action ou d'exception ( WERMELINGER, op. cit., n. 214 ad art. 712m CC; STEINAUER, op. cit., n. 1320; MEIER-HAYOZ/REY, op. cit., n. 146 ad art. 712m CC).
5.3.3.�La loi ne pr�voit aucune exigence formelle pour la convocation de l'assembl�e des propri�taires d'�tages: elle peut ainsi th�oriquement se faire par oral ( MEIER-HAYOZ/REY, op. cit., n. 22 ad art. 712n CC; WERMELINGER, op. cit., n. 20 ad art. 712n CC; B�SCH, in Basler Kommentar, ZGB II, 4e �d. 2011, n. 4 ad art. 712n CC; WEBER, Die Stockwerkeigent�mergemeinschaft, 1979, p. 367), une convocation �crite �tant cependant privil�gi�e pour des questions de clart� et de preuve ( WERMELINGER, op. cit., n. 20 ad art. 712n CC).
�Afin de garantir que la volont� de la majorit� des propri�taires d'�tages corresponde � celle de la communaut�, il convient de s'assurer que tous les int�ress�s puissent participer � l'assembl�e g�n�rale. Tous les propri�taires d'�tages doivent ainsi y �tre convoqu�s��� (�MEIER-HAYOZ/REY, op. cit., n. 15 ad art. 712n CC;�WERMELINGER, op. cit., n. 48 ad art. 712n CC). Une renonciation ne peut se justifier que lorsqu'un propri�taire d'�tages risque de perturber gravement le d�roulement de l'assembl�e ou lorsqu'en raison de conflits d'int�r�ts, il n'est pas en droit de voter, sa pr�sence n'�tant en outre pas n�cessaire pour garantir ses droits proc�duraux (�WERMELINGER, op. cit., n. 149 ad art. 712m CC et 48 ad art. 712n CC;�WEBER, Minderheitenschutz beim Stockwerkeigentum, in Revue Suisse du Notariat et du Registre foncier [RNRF] 1979 p. 153 s. [cit�:�WEBER, RNRF]). En revanche, une assembl�e tenue sans aucune convocation n'est valable que si tous les propri�taires d'�tages sont pr�sents (application analogique des art. 701 et 884 CO:�STEINAUER, op. cit., n. 1310;�VOUILLOZ, Les attributions respectives des organes de la PPE, in�HOTTELIER/FO�X (�D.), La propri�t� par �tages, Fondements th�oriques et questions pratiques, 2003, p. 53).
5.3.4.�La disposition sur la privation du droit de vote dans les associations (art. 68 CC) s'applique � l'assembl�e des copropri�taires d'�tages (ATF 134 III 481 consid. 3.4 admettant le renvoi de l'art. 712m CC, jusqu'alors discut� en doctrine; arr�t 5A_709/2010 du 1 mars 2011 consid. 4). Le propri�taire d'�tages ne peut ainsi participer ni aux d�lib�rations, ni au vote concernant une d�cision le pla�ant dans un conflit d'int�r�t; il doit n�anmoins avoir la possibilit� de faire valoir son droit d'�tre entendu pr�alablement � la prise de d�cision l'int�ressant ( WEBER, RNRF, p. 153; cf. �galement VOUILLOZ, op. cit., p. 66 in fine et 67; WERMELINGER, op. cit., n. 149 ad art. 712m CC; cf. �galement pour l'art. 68 CC: ATF 128 III 209 consid. 4c; 90 II 346 consid. 2; arr�t 5A.16/2004 du 23 juillet 2004 consid. 2.2.2; RIEMER, Berner Kommentar, 3e �d. 1990, n. 18 ad art. 68 CC).
5.4.�Les recourants ont en l'esp�ce reconnu avoir sciemment omis de convoquer les intim�s aux diff�rentes assembl�es g�n�rales tenues � compter du 13 juin 2009. S'il n'est pas contest� que ceux-ci disposaient en effet d'un int�r�t � certaines des questions soumises au vote et qu'ils n'auraient en cons�quence pas �t� habilit�s � y participer, il n'en demeure pas moins qu'ils devaient avoir l'opportunit� de s'exprimer � cet �gard. Ignorants toutefois la tenue des diff�rentes assembl�es convoqu�es par A.________ et les mesures que celui-ci souhaitait que la communaut� prenne � leur encontre, les int�ress�s n'ont jamais �t� � m�me d'exercer leur droit d'�tre entendus ant�rieurement aux prises de d�cisions les concernant, que ce soit en relation avec la demande d'exclusion ou avec la sommation de cesser les travaux entrepris et les mesures judiciaires qu'impliquait son d�faut d'y donner suite. Le fait que les intim�s aient pu, par la suite, s'exprimer sur la demande d'exclusion devant l'autorit� judiciaire n'est � cet �gard pas d�terminant. L'exclusion de la communaut� des propri�taires d'�tages s'effectue certes par le biais d'une proc�dure judiciaire; son introduction est n�anmoins soumise � l'aval des propri�taires d'�tages (art. 649b CC). L'application analogique de l'art. 68 CC garantit ainsi au propri�taire d'�tages menac� d'exclusion le droit d'�tre entendu par l'assembl�e g�n�rale, � savoir pr�alablement � l'introduction d'une �ventuelle proc�dure judiciaire.
�Le droit le plus �l�mentaire des intim�s � �tre entendus quant � la prise de mesures les concernant directement a en cons�quence �t� manifestement viol� � compter du 13 juin 2009. C'est donc � juste titre, sans que l'on puisse lui reprocher de faire preuve d'un quelconque formalisme excessif, que la cour cantonale a d�clar� nulles, � compter de cette derni�re date, les d�cisions prises par l'assembl�e g�n�rale sans convocation volontaire des int�ress�s.
�Comme l'a � juste titre relev� la juridiction cantonale, il convient par ailleurs de pr�ciser que, ant�rieurement � leur inscription au registre foncier le 18 juin 2009, les recourants C.________ et B.________ ne pouvaient prendre part � aucun vote au sein de l'assembl�e des propri�taires d'�tages d�s lors qu'ils n'�taient pas encore membres de la communaut� (consid. supra 5.3.1). La d�cision vraisemblablement prise entre le 10 et le 13 juin 2009 - opposition aux modifications de tous les communs et mise en demeure des intim�s de r�tablir l'ancienne situation - doit en cons�quence �tre d�clar�e nulle pour cette raison �galement.
Les recourants reprochent � l'autorit� intim�e d'avoir retenu que la vente du 10 juin 2009 serait intervenue uniquement dans le but d'augmenter le nombre de copropri�taires et de permettre � A.________ d'obtenir la double majorit� des parts et des voix lors des assembl�es g�n�rales, ce qui lui �tait impossible par le pass�. Apr�s avoir d'embl�e relev� que la double majorit� ne leur �tait d'aucune utilit� concr�te, ils pr�cisent que tant B.________ que C.________ disposaient d'un int�r�t financier � l'acquisition de leur quotes-parts.
6.1.�Il convient avant tout de d�terminer si, comme le retient l'instance cantonale, la vente �tait utile � A.________, en d'autres termes si, celui-ci avait n�cessairement besoin du concours de B.________ et C.________ pour agir en justice.
6.1.1.�Le recourant A.________ pouvait certes introduire seul l'action en exclusion des intim�s: conform�ment � l'art. 649b al. 2 CC, �galement applicable � la propri�t� par �tages (ATF 137 III 534 consid. 2.1; 113 II 15 consid. 2), si la communaut� ne comprend que deux copropri�taires, chacun d'eux peut intenter action.
6.1.2.�Pour ce qui est de l'action en cessation du trouble, et, ainsi, de l'opposition aux travaux de sur�l�vation du toit entrepris par les intim�s la situation est en revanche diff�rente.
�Le propri�taire d'�tages a certes qualit� pour agir seul contre des tiers et contre d'autres copropri�taires d'�tages qui troublent son droit d'utilisation de ses parties exclusives (ATF 132 III 9 consid. 3.6 [action n�gatoire; 641 al. 2 CC]; STEINAUER, op. cit., n. 1233 s.; WERMELINGER, op. cit., n. 193 ad art. 712a CC; B�SCH, op. cit., n. 19 s. ad art. 712a CC; BOHNET, Actions civiles, 2014, n. 26 ad action en raison du trouble). Pour les parties communes, telles en l'esp�ce le toit, les action tir�es de la propri�t� ainsi que du droit de voisinage appartiennent en revanche � la communaut� des propri�taires d'�tages ( WERMELINGER, op. cit., n. 194 ad art. 712a CC; MEIER-HAYOZ/REY, op. cit., n. 92 ad art. 712l CC; B�SCH, op. cit., n. 14 ad art. 712l CC), le propri�taire d'�tages ne pouvant agir seul que dans la mesure o� les art. 647 ss CC l'y autorisent, � savoir principalement en cas d'urgence ( WERMELINGER, op. cit., n. 194 ad art. 712a CC). Le quorum auquel doit alors satisfaire la d�cision d'intenter une action est controvers� en doctrine (se prononcent pour la majorit� simple: Meier-Hayoz/Rey, op. cit., n. 44 ad art. 712t CC; FRIEDRICH, Das Stockwerkeigentum. Reglement f�r die Gemeinschaft der Stockwerkeigent�mer, 2e �d., 1972, �44, n. 9; VOUILLOZ, op. cit., p. 86; s'expriment pour la double majorit�: WERMELINGER, op. cit., n. 170 ad art. 712l CC; GILLIOZ, L'autorisation d'ester en justice au nom de la communaut� des copropri�taires par �tages, Revue suisse de jurisprudence [RSJ] 1984 p. 284 s.). Cette question peut n�anmoins rester ind�cise en l'esp�ce: avant la vente des quotes-parts aux recourants C.________ et B.________, le recourant A.________ qui souhaitait s'opposer aux travaux effectu�s par les intim�s ne pouvait agir seul - les travaux portant sur une partie commune, le toit, et non sur ses parties exclusives - et n'�tait pas en mesure d'obtenir la majorit� simple, la communaut� ne comprenant alors que deux voix, � savoir la sienne et celle des intim�s (art. 712o CC), qui, de surcro�t, ne pouvaient participer au vote d�s lors qu'ils y avaient un int�r�t (art. 68 CC par analogie; cf. supra consid. 5.3.4). Une fois les deux pr�nomm�s introduits dans la communaut�, A.________ �tait alors � m�me de disposer non seulement de la majorit� simple (une voix pour l'unit� d'�tage no 6115 en propri�t� exclusive et une voix pour l'unit� d'�tage no 6118 en copropri�t� avec C.________ et B.________ et repr�sent�e par l'un de ces derniers), mais �galement de la majorit� qualifi�e d�s lors qu'avec ses deux consorts, il poss�dait aussi la majorit� des parts.
6.2.�Reste dans un second temps � examiner si les recourants B.________ et C.________ disposaient d'un int�r�t � la transaction.
�Appr�ciant leurs d�positions respectives, la cour cantonale en a conclu que tel n'�tait pas le cas. Il ressortaient en effet clairement des d�clarations des int�ress�s que ceux-ci n'avaient aucun int�r�t personnel � l'acquisition de petites quotes-parts (1/10�me pour l'un et 2/10�mes pour l'autre de l'unit� 6118) : ils avaient tous deux d�clar� avoir agi pour rendre service - " renvoyer l'ascenseur " - � A.________, qui s'�tait d'ailleurs am�nag� un droit de r�m�r� dans l'acte authentique; ils avaient de surcro�t pr�cis� ne pas avoir d� payer les frais de l'acte - traditionnellement � la charge des acqu�reurs -. Les magistrats ont ensuite not� que C.________ avait indiqu� n'avoir jamais visit� les locaux, tandis que B.________ l'avait fait pour la premi�re fois en mars 2009 alors que A.________ avait d�j� consenti (cf. supra) � l'ex�cution des travaux. La clause de l'acte notari� en vertu de laquelle les locaux �taient vendus " tels que visit�s par les acqu�reurs au cours de l'ann�e 2008, sans aucune modification des locaux communs [...], y compris la toiture " ne correspondait d�s lors nullement � la r�alit�.
�En tant que les recourants persistent � affirmer l'existence d'un int�r�t financier, cette motivation ne leur permet pas de d�montrer l'arbitraire de la conclusion cantonale, op�r�e sur la base des propres d�clarations des int�ress�s devant le premier juge.
6.3.�Il a d'une part �t� d�montr� que la vente des quotes-parts aux recourants C.________ et B.________ permettait au recourant A.________ d'obtenir la majorit� simple, respectivement la majorit� qualifi�e au sein de la communaut�, situation qui, auparavant, n'�tait pas envisageable (consid. 6.1); il a d'autre part �t� �tabli que tant C.________ que B.________ ne disposaient d'aucun int�r�t � l'acquisition de petites quotes-parts, leur intervention �tant motiv�e par la volont� de " rendre service " � A.________ (consid. 6.2). Dans ces conditions, l'on ne saurait qualifier d'arbitraire l'appr�ciation cantonale consistant � consid�rer que l'entr�e de C.________ et B.________ serait intervenue uniquement dans le but d'augmenter le nombre de copropri�taires et de permettre � A.________ d'obtenir la double majorit� des parts et des voix lors des assembl�es g�n�rales.
Les recourants contestent �galement que les intim�s �taient autoris�s � entreprendre les travaux de sur�l�vation du toit.
7.1.�La cour cantonale a retenu que les travaux entrepris par les intim�s �taient des travaux utiles au sens de l'art. 647d CC. Il devaient ainsi �tre adopt�s � la double majorit� de tous les propri�taires d'�tages repr�sentant en outre, leurs parts r�unies, plus de la moiti� de la chose. Avant l'inscription au registre foncier de B.________ et C.________, la double majorit� n�cessitait obligatoirement l'accord de tous d�s lors que la communaut� n'�tait compos�e que de A.________ - 1 voix et 531/1000�mes - et des intim�s - 1 voix et 469/1000�mes. Vu le nombre restreint de propri�taires d'�tages et l'absence d'organisation d'assembl�e g�n�rale depuis l'arriv�e des intim�s au sein de la communaut�, la juridiction cantonale a consid�r� que les parties pouvaient se dispenser de tenir formellement une assembl�e g�n�rale et de prendre des d�cisions �crites. C'�tait ainsi dans ce contexte que, le 14 janvier 2009, en pleine connaissance de cause, le susnomm� avait cosign� avec les intim�s les plans d�pos�s � l'appui de la demande de permis de construire. Il avait ensuite confirm� cet accord dans le courrier qu'il avait adress� le 10 f�vrier 2009 � la commune et s'�tait tenu r�guli�rement inform� par D.D.________ des offres des divers entrepreneurs. Dans ces conditions, les magistrats cantonaux ont conclu que la communaut� avait bien pris la d�cision d'entreprendre les travaux contest�s, � l'unanimit�.
7.2.�Les recourants affirment que la signature des plans intervenue le 14 janvier 2009 ne permettrait pas d'appr�hender dans sa globalit� le projet de construction des intim�s, de sorte qu'il fallait consid�rer qu'aucune d�cision n'avait �t� prise par l'assembl�e des propri�taires d'�tages de mani�re � l�gitimer les travaux entrepris. A cela s'ajoutait qu'� supposer qu'une d�cision e�t �t� prise, les r�gles de protocole et de conservation n'auraient pas �t� respect�es, circonstance rendant nulle toute d�cision prise � cet �gard sans que l'absence apparente de formalisme ou le nombre restreint de copropri�taires permettent de rem�dier � ce vice.
7.3.�La d�cision de la communaut� des propri�taires d'�tages doit r�pondre � certaines exigences de forme: d'une part, pour des raisons li�es aux int�r�ts fondamentaux de la publicit� et � la s�curit� du droit; d'autre part, pour �viter des difficult�s li�es au calcul du d�lai pour contester les d�cisions (ATF 127 III 506 consid. 3c; cf. �galement B�SCH, op. cit., n. 9 ad art. 712m CC). La d�cision peut d'abord �tre prise par oral, � l'assembl�e des propri�taires d'�tages (ATF 127 III 506 consid. 3a; arr�t 5A_913/2012 du 24 septembre 2013 consid. 5.2.2; WERMELINGER, op. cit., n. 121 ss ad art. 712m CC; MEIER-HAYOZ/REY, op. cit., n. 61 ss ad art. 712m CC; B�SCH, op. cit., n. 9 ad art. 712m CC); elle doit alors �tre l'objet d'un proc�s-verbal, qui doit �tre conserv� (art. 712n al. 2 CC). Il n'existe donc aucune libert� formelle (art. 11 CO) : si la d�cision n'est pas protocol�e, soit parce qu'aucun proc�s-verbal n'est r�dig�, soit parce que la d�cision en question n'a pas �t� mentionn�e au proc�s-verbal, elle n'est alors pas seulement annulable, mais nulle (ATF 127 III 506 consid. 3c et 3d; arr�t 5A_913/2012 pr�cit� ibid.). La communaut� des propri�taires d'�tages peut �galement prendre une d�cision par �crit (art. 66 al. 2 CC en application du renvoi de l'art. 712m al. 2 CC; ATF 127 III 506 consid. 3a), l'approbation �crite et unanime de tous les propri�taires d'�tages �tant alors n�cessaire (arr�t 5A_913/2012 pr�cit� ibid.; WERMELINGER, op. cit., n. 125 ad art. 712m CC; MEIER-HAYOZ/REY, op. cit., n. 118 ad art. 712m CC et les r�f�rences). L'adoption d'une d�cision par correspondance qui ne requiert pas l'unanimit� (Urabstimmung) est admise avec retenue (notamment: MEIER-HAYOZ/REY, op. cit., n. 123 ad art. 712m CC et les r�f�rences), voire exclue ( WERMELINGER, op. cit., n. 134 ss ad art. 712m CC) par la doctrine; la question peut demeurer ouverte (ATF 127 III 506 consid. 3a) d�s lors que les conditions n'en sont ici manifestement pas r�alis�es.
7.4.�L'autorit� cantonale a not� � juste titre que, avant l'inscription des recourants B.________ et C.________, la communaut� des propri�taires d'�tages fonctionnait de mani�re informelle, sans organisation particuli�re. Les recourants le reconnaissent d'ailleurs eux-m�mes. Il n'en demeure pas moins que les exigences de forme quant aux prises de d�cisions sont strictes et ne laissent aucune marge de libert� aux propri�taires d'�tages. Dans ces conditions, en l'absence de tenue de tout proc�s-verbal, on ne saurait admettre que l'autorisation d'entreprendre les travaux contest�s aurait �t� prise par oral, au cours d'une assembl�e informelle. En signant en revanche les plans portant sur la transformation et la sur�l�vation du toit, le recourant A.________ a donn� son accord au projet des intim�s, permettant ainsi implicitement le lancement de la proc�dure d'autorisation de construire, autorisation obtenue le 3 f�vrier 2009 et confirm�e le 2 avril 2009. Il faut en cons�quence consid�rer que la signature du recourant A.________, appos�e sur les plans avec celles des intim�s, constitue une d�cision �crite de la communaut� des propri�taires d'�tages, prise � l'unanimit�, dont la teneur a par ailleurs �t� confirm�e ult�rieurement, notamment par le courrier adress� par l'int�ress� � la commune le 10 f�vrier 2009, puis par la participation � la r�union " pr�-chantier " du 9 juin 2009 (supra consid. 3.3). Ce courrier d�montre par ailleurs que, contrairement � ce qu'il soutient, A.________ avait parfaitement saisi l'ampleur du projet de construction des intim�s ("�l�vation du toit sur toute la surface plancher des PPE " sans changement d'affectation des locaux).
Les recourants reprochent � l'autorit� cantonale d'avoir rejet� l'action en cessation de trouble (art. 679 CC) intent�e en leur nom propre et au nom de la communaut� des propri�taires d'�tages.
�Les recourants affirment d'abord que, contrairement � ce qu'aurait retenu la juridiction cantonale, ni A.________, ni B.________ et C.________ n'auraient commis d'abus de droit en introduisant l'action en cessation de trouble.
�Il n'y a pas lieu d'examiner la conformit� au droit de la motivation cantonale sur ce point. Comme il l'a �t� expliqu� plus haut, les int�ress�s n'�taient de toute mani�re pas habilit�s � d�poser l'action en cessation de trouble fond�e sur l'art. 679 CC d�s lors que l'atteinte invoqu�e portait sur le toit de l'immeuble, � savoir une partie commune, et qu'ils ne d�montrent pas qu'une urgence les obligeait � intervenir (consid. 6.1.2). Seule la communaut� des propri�taires d'�tages �tait en l'esp�ce admise � intervenir en justice sur ce point.
�Les recourants pr�tendent � ce dernier �gard que la communaut� �tait au b�n�fice d'une d�cision l'autorisant � intervenir, leur motivation reprenant celle d�velopp�e quant � la nullit� des d�cisions prises sans convocation et pr�sence des intim�s � l'assembl�e g�n�rale - plus pr�cis�ment � celle du 5 ao�t 2009 (consid. 5.2). En tant qu'il a �t� reconnu, avec la cour cantonale, que la communaut� n'a pris aucune d�cision valable l'autorisant � initier la proc�dure contest�e (supra consid. 5.4), il faut consid�rer que le sort de son action est scell�.
Les recourants estiment encore que la juridiction cantonale aurait viol� l'art. 649b CC en refusant d'entrer en mati�re sur leur demande d'exclusion des intim�s.
�Ce grief ne peut qu'�tre rejet�. Les recourants le fondent en effet sur l'absence d'autorisation des intim�s pour entreprendre les travaux contest�s, motivation �cart�e plus haut par le Tribunal de c�ans (consid. 7.4); ils l'appuient �galement sur la validit� de la d�cision du 5 ao�t 2009 par laquelle la communaut� des propri�taires d'�tages se pronon�ait en faveur de dite exclusion, d�cision dont la nullit� a �t� confirm�e par la Cour de c�ans (consid. 5.4). Les int�ress�s ne sauraient enfin pr�tendre que leur comportement serait d�nu� de tout caract�re abusif (infra consid. 10.4.1.2).
Les recourants invoquent l'application arbitraire de l'art. 296 CPC/VS, soutenant d'une part que les pr�tentions reconventionnelles des intim�s �taient p�rim�es (consid. 10.1), d'autre part que les conditions mat�rielles pos�es par cette disposition n'�taient pas r�alis�es, de sorte que les intim�s ne pouvaient faire valoir aucune pr�tention en dommages-int�r�ts � leur �gard. Sous ce dernier aspect, les recourants se plaignent �galement de la violation de l'art. 41 CO (consid. 10.2).
10.1.�L'art. 296 CPC/VS, applicable lors du d�p�t des mesures provisionnelles et de la demande au fond en 2009, avait la teneur suivante:
1�L'instant r�pond du dommage cons�cutif � une mesure provisionnelle prise en raison d'une pr�tention qui s'av�re infond�e ou non exigible. Le juge peut r�duire les dommages-int�r�ts ou ne pas en allouer si le demandeur prouve n'avoir commis aucune faute. Les articles 42 � 44 CO s'appliquent par analogie.
�2Le droit � des dommages-int�r�ts se prescrit par un an d�s l'entr�e en force du jugement concernant la pr�tention � l'origine de la mesure provisionnelle, respectivement d�s l'expiration du d�lai fix� pour ouvrir action sur le fond lorsque celle-ci n'a pas �t� intent�e.
�3Si une s�ret� a �t� fournie, le juge fixe un d�lai pour ouvrir action en dommages-int�r�ts avec avis comminatoire de la lib�ration de la s�ret� en cas d'inex�cution.
�La cour cantonale a relev� que le juge du district, par d�cision exp�di�e le 24 juillet 2009, avait admis la requ�te de mesures provisionnelles d�pos�e par les recourants et fix� � ceux-ci un d�lai de dix jours, d'une part pour ouvrir action sur le fond, d'autre part pour fournir des s�ret�s. Les int�ress�s s'�taient ex�cut�s en ce sens le 21 ao�t 2009. A r�ception des s�ret�s, le magistrat n'avait cependant pas fix� aux intim�s un d�lai pour ouvrir action au fond. Cette omission �tait n�anmoins compr�hensible d�s lors que la date du 21 ao�t 2009 co�ncidait � celle du d�p�t du m�moire-demande afin de valider les mesures provisionnelles et que les intim�s pouvaient ainsi faire valoir leur pr�tentions en dommages-int�r�ts dans leur m�moire-r�ponse � titre reconventionnel, ce qu'ils avaient pr�cis�ment fait. Aucune des parties - pourtant assist�es par un mandataire professionnel - n'avait de surcro�t r�agi � l'absence de fixation, aux intim�s, dans le cadre de la proc�dure provisionnelle, d'un d�lai judiciaire pour agir au fond, � peine de lib�ration des s�ret�s (art. 296 al. 3 CPC/VS). Dans ce contexte et en tenant compte du fait que l'omission du Tribunal de premi�re instance n'�tait pas reconnaissable pour la partie concern�e, la cour cantonale en a conclu que celle-ci n'avait pas � en souffrir, en application du principe de la bonne foi. La demande reconventionnelle n'�tait ainsi pas p�rim�e.
10.1.1.�Les recourants affirment au contraire que les intim�s ne sauraient s'appuyer sur le principe de la bonne foi dans la mesure o� ils �taient assist�s d'un mandataire professionnel. Il leur incombait ainsi de r�agir face � l'omission du juge du district sans attendre un d�lai de dix mois pour faire valoir leur dommage, dans le cadre de la proc�dure au fond.
10.1.2.�Le recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral ne peut pas �tre interjet� pour violation du droit cantonal en tant que tel, mais il est possible de faire valoir qu'une mauvaise application du droit cantonal constitue une violation du droit f�d�ral, en particulier qu'elle est arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. ou contraire � d'autres droits constitutionnels (ATF 134 II 349 consid. 3; 133 III 462 consid. 2.3). Le Tribunal f�d�ral ne conna�t de la violation des droits constitutionnels que si un tel moyen est invoqu� et motiv� par le recourant conform�ment au principe d'all�gation (art. 106 al. 2 LTF; supra consid. 2.2).
�L'art. 296 CPC/VS se calque sur l'art. 230 ZPO/ZH, de sorte que l'on peut s'inspirer de la seconde disposition pour interpr�ter la premi�re ( DUCROT, Le droit judiciaire priv� valaisan, p. 432). Le d�lai am�nag� par l'al. 3 peut �tre fix� par le juge des mesures provisionnelles ou par le juge du fond. La partie intim�e � la proc�dure de mesures provisionnelles n'a toutefois pas n�cessairement besoin d'attendre la fixation de ce d�lai; elle peut dans tous les cas faire valoir sa demande reconventionnelle dans le cadre du proc�s au fond ( FRANK/STR�ULI/MESSMER, Kommentar zur z�rcherischen Zivilprozessordnung, 3e �d. 1997, n. 7 ad art. 230 ZPO/ZH).
10.1.3.�La motivation cantonale n'appara�t donc pas arbitraire sur ce point: ainsi que l'autorit� cantonale l'a constat�, l'introduction de la demande au fond et le versement des s�ret�s sont intervenues � la m�me date. Dans ces conditions, les intim�s pouvaient effectivement l�gitimement partir du principe que leur pr�tention en dommages-int�r�ts pourrait �tre invoqu�e reconventionnellement dans le d�lai qui leur serait imparti pour r�pondre � la demande au fond que les recourants venaient d'introduire. On ne saurait en cons�quence consid�rer que la cour cantonale aurait arbitrairement m�connu la pr�tendue p�remption des droits appartenant aux intim�s.
10.2.1.�Quant aux conditions mat�rielles permettant de donner suite aux pr�tentions des intim�s, la cour cantonale les a examin� sous l'angle de l'art. 41 CO, disposition dont les recourants invoquaient �galement la violation: la juridiction a en effet relev� que ses conditions d'application se recoupaient avec l'art. 296 CPC/VS, sous r�serve de celle de la faute, cette derni�re disposition instaurant en effet une responsabilit� causale.
�Se r�f�rant ensuite � leur appr�ciation des faits, dont les recourants ne sont pas parvenus � d�montrer l'arbitraire, les juges cantonaux ont jug� que le recourant A.________ - puis ses deux autres consorts - avait, contrairement � la r�alit�, sciemment affirm� dans les diff�rentes proc�dures ne jamais avoir donn� son accord aux travaux de sur�l�vation du toit dans son int�gralit�. Ce comportement �tait abusif au sens de l'art. 2 CC, et en cons�quence illicite. Le recourant A.________, suivi par ses deux autres consorts, avait de surcro�t agi de mani�re dolosive, revenant sur son accord initial d�s lors que les intim�s avaient refus� d'acqu�rir l'unit� d'�tage no 6118. La cour cantonale en a en cons�quence d�duit que la condition de la faute, pos�e par l'art. 41 CO, �tait remplie. En tant que dit comportement avait �t� la cause ad�quate des dommages subs�quents r�sultant directement des mesures provisionnelles fond�es sur un �tat de fait erron�, la juridiction a consid�r� que les conditions d'exercice de l'action en dommages-int�r�ts �taient en cons�quence r�unies, ce tant sous l'angle de l'art. 296 CPC/VS que sous celui de l'art. 41 CO.
10.3.�Les recourants affirment d'abord que les intim�s n'auraient subi qu'un dommage de nature �conomique, � savoir des pertes locatives. Sous l'angle de l'illic�it�, il convenait ainsi qu'ils pussent se pr�valoir d'une norme de droit positif les prot�geant contre de tels dommages, ce qu'ils n'avaient toutefois pas d�montr�. Les recourants rel�vent par ailleurs que l'on ne pouvait consid�rer qu'ils avaient adopt�, de mani�re intentionnelle, une attitude malveillante et contraire � la bonne foi dans le cadre du proc�s, la jurisprudence ne donnant de surcro�t de port�e � une telle conclusion qu'en rapport avec la r�partition des frais et d�pens de la proc�dure. Sous l'angle du lien de causalit�, les recourants remarquent �galement que les baux conclus par les intim�s l'avaient �t� bien avant l'�laboration du projet de transformation et l'obtention d'une quelconque garantie de la part de la communaut� des propri�taires d'�tages, voire m�me le d�p�t du projet aux autorit�s comp�tentes. Il leur appartenait d�s lors de supporter seuls les cons�quences dommageables qu'ils pr�tendaient subir. Les recourants soulignent enfin, en relation avec le dommage all�gu� par les intim�s, que non seulement ceux-ci ne b�n�ficiaient d'aucune autorisation valable leur permettant d'honorer les contrats de bail conclus, mais que le montant des loyers r�clam�s �tait de surcro�t absolument excessif. S'appuyant sur ces diff�rents �l�ments, les recourants en concluent qu'ils ne pouvaient �tre condamn�s � indemniser les intim�s pour les pertes locatives que ceux-ci avaient pr�tendument subis.
10.4.�La responsabilit� d�lictuelle, au sens de l'art. 41 CO, suppose la r�alisation des quatre conditions cumulatives suivantes: un acte illicite, une faute, un dommage et un rapport de causalit� (naturelle et ad�quate) entre l'acte illicite et le dommage (cf. parmi d'autres : ATF 132 III 122 consid. 4.1; arr�t 4C.77/2001 du 12 septembre 2001 consid. 2 non publi� aux ATF 127 III 496; WERRO, Commentaire romand, CO I, 2e �d. 2012, n. 6 ad art. 41 CO).
10.4.1.1.�Selon la jurisprudence du Tribunal f�d�ral, un acte est illicite s'il enfreint un devoir g�n�ral en portant atteinte soit � un droit absolu du l�s� (Erfolgsunrecht), soit � son patrimoine; dans ce dernier cas, la norme viol�e doit avoir pour but de prot�ger le l�s� dans les droits atteints par l'acte incrimin� (Verhaltensunrecht; ATF 124 III 306 consid. 4a et les arr�ts cit�s; arr�t 4C.77/2001 pr�cit� consid. 2a/aa).
�Dans l'ATF 117 II 394, le Tribunal f�d�ral s'est demand� si une action, fond�e sur une pr�tention inexistante, �tait objectivement illicite ou si elle devait, en plus, constituer la violation d'une norme de comportement. Il a laiss� la question ind�cise, consid�rant que, quoi qu'il en soit, la responsabilit� suppose un comportement contraire aux moeurs, intentionnel ou d� � une n�gligence grave au sens de l'art. 41 CO. Celui qui ouvre abusivement un proc�s ou se comporte, au cours du proc�s, d'une mani�re malveillante ou contraire aux r�gles de la bonne foi, engage ainsi sa responsabilit�, peu importe que ce comportement tombe ou non sous le coup de la loi p�nale (ATF 117 II 394 consid. 4 i.f.; arr�ts 4A_218/2012 du 24 juillet 2012 consid. 3.2; 4C.77/2001 pr�cit� consid. 2a/aa). Une faute l�g�re, qui aurait conduit � une appr�ciation erron�e d'une situation juridique ne peut n�anmoins donner lieu � des dommages-int�r�ts; engage par contre sa responsabilit� celui qui, non seulement ouvre une action � la l�g�re, mais sait d'embl�e que sa position �tait d�pourvue de toute chance (arr�ts 4A_218/2012 pr�cit� consid. 3.2; 4C.353/2002 pr�cit� consid. 5.1); il en va de m�me de celui qui a tir� le proc�s en longueur, utilisant � dessein tous les incidents de proc�dure pour le compliquer (arr�t 4A_218/2012 pr�cit� consid. 3.2 et la r�f�rence doctrinale).
10.4.1.2.�Les recourants fondent en l'esp�ce leurs conclusions principales sur la pr�tendue absence d'autorisation des intim�s d'entreprendre les travaux de sur�l�vation du toit. Or il ressort de l'arr�t attaqu� que les recourants connaissaient les travaux envisag�s par les intim�s et qu'ils n'ignoraient pas que le recourant A.________ avait consenti au projet, pour lequel les int�ress�s avaient obtenu une autorisation: A.________ avait en effet sign� les plans d�pos�s � l'appui de la demande d'autorisation, lesquels pr�voyaient explicitement le rehaussement du toit sur toute sa surface; la commune avait ensuite donn� son autorisation de construire sur la base du dossier, et en cons�quence des plans qui lui avaient �t� remis; le recourant A.________ n'avait jamais manifest� son opposition aux travaux projet�s avant la cession des quotes-parts � ses consorts le 10 juin 2009 et ceux-ci avaient tous deux reconnu qu'ils savaient, lorsqu'ils avaient acquis celles-ci, que des travaux d'exhaussement du toit allaient �tre effectu�s, l'un d'eux admettant m�me que A.________ n'�tait toutefois plus d'accord avec ces travaux. Agissant en connaissance de cause et, ainsi, fautivement (sur la notion de faute: cf. Engel, Trait� des obligations en droit suisse, 2�me �d. 1997, p. 461 ss), les recourants engagent leur responsabilit� ainsi que l'a � juste titre retenu la cour cantonale.
10.4.2.�Le dommage doit �tre la cons�quence de l'acte illicite. Il doit ainsi exister une relation de cause � effet, appel�e causalit� naturelle, entre celui-ci et celui-l�. La causalit� naturelle rel�ve des constatations de fait (ATF 133 III 462 consid. 4.4.2; 132 III 715 consid. 2). Celle-ci a �t� implicitement retenue par la cour cantonale.
�Lorsque la relation de causalit� naturelle entre un comportement donn� et un certain r�sultat est retenue, il faut encore se demander si le rapport de causalit� peut �tre qualifi� d'ad�quat, c'est-�-dire si le comportement en question �tait propre, d'apr�s le cours ordinaire des choses et l'exp�rience g�n�rale de la vie, � entra�ner un r�sultat du genre de celui qui s'est produit (ATF 123 III 110 consid. 3a). Dire s'il y a causalit� ad�quate est une question de droit (ATF 132 III 715 consid. 2 et les r�f�rences). Il appara�t notamment dans l'ordre des choses qu'une autorit� judiciaire, induite en erreur par une partie, rende des d�cisions fond�es sur des pr�misses erron�es (arr�t 4C.77/2001 pr�cit� consid. 2d/bb). En l'esp�ce, le magistrat appel� � statuer sur mesures provisionnelles a retenu, sous l'angle de la vraisemblance, les d�clarations des recourants selon lesquelles les intim�s n'�taient au b�n�fice d'aucune autorisation leur permettant d'entreprendre les travaux contest�s et a en cons�quence interdit aux int�ress�s de continuer les travaux entrepris, les emp�chant ainsi d'honorer les contrats de bail conclus avec diff�rentes soci�t�s et leur causant ainsi un dommage. Les d�cisions de mesures pr�-provisionnelles et provisionnelles et les dommages qui s'en sont suivis, sont donc � relier au comportement contraire � la bonne foi des recourants, de sorte qu'il convient de retenir le rapport de causalit� ad�quate.
�Si les contrats de bail sign�s avec la soci�t� G.________ S�rl l'ont certes �t� ant�rieurement au d�p�t du projet de sur�l�vation, dits contrats portaient n�anmoins sur des locaux situ�s � l'�tage et ainsi concern�s par les travaux illicitement interrompus. Les recourants ne critiquent pas la motivation cantonale sur ce point.
10.4.3.�Le montant de la r�paration attribu�e aux intim�s n'est pas remis en cause par ceux-ci. Les recourants, qui pr�tendent que le dommage all�gu� par les int�ress�s serait excessif, ne d�montrent cependant pas en quoi l'indemnisation finalement octroy�e, largement d�taill�e par l'autorit� attaqu�e, serait contraire au droit. Il n'y a donc pas lieu d'examiner cette question.
Dans un dernier grief, les recourants reprochent � la cour cantonale de ne pas avoir �galement mis les frais de premi�re instance � la charge de la communaut� des propri�taires d'�tages.
11.1.�Le Tribunal cantonal a retenu que les intim�s avaient obtenu gain de cause sur le principe de la responsabilit� de leur partie adverse et qu'ils avaient de surcro�t agi de bonne foi. Dans ces conditions, en se fondant sur l'art. 252 al. 2 CPC/VS - applicable en premi�re instance - et sur un avis doctrinal proposant l'application analogique de l'art. 712h al. 3 CC � la r�partition interne des frais li�s � une proc�dure judiciaire impliquant la communaut�, la cour cantonale a mis les frais de premi�re instance solidairement � la charge des recourants, � exclusion de la communaut�, � laquelle appartiennent �galement les intim�s.
11.2.�Les recourants se limitent � indiquer que la contribution doctrinale sur laquelle s'appuyait la cour cantonale se r�f�rait � l'art. 712h al. 3 CC, disposition qui n'�tait pas pertinente en l'esp�ce d�s lors qu'elle concernait la r�partition des frais entre copropri�taires lorsque certains d'entre eux ne se servent que tr�s peu ou pas du tout de certains ouvrages ou installations.
11.3.�L'art. 252 al. 1 CPC/VS pr�voyait la r�gle g�n�rale de la r�partition des frais en fonction du r�sultat. Le juge disposait n�anmoins d'une certaine libert� d'appr�ciation d�s lors que l'alin�a 2 lui permettait de d�roger � la r�partition ordinaire, en particulier lorsque la partie qui succombait pouvait de bonne foi se croire fond�e � proc�der ou lorsque le demandeur ne pouvait pas chiffrer exactement la pr�tention dont le principe avait �t� admis.
�Les frais de proc�dure judiciaire font partie des frais et charges communs; dans la mesure o� la communaut� des propri�taires d'�tages succombe dans la proc�dure, c'est � elle seule qu'il appartient de payer ces frais et charges (ATF 119 II 404 consid.4 et 5). Lorsque la communaut� est en proc�dure contre l'un ou plusieurs de ces membres, la r�partition interne de ces frais fait n�anmoins l'objet de discussions doctrinales. Certains auteurs, en s'appuyant sur des motivations diff�rentes, consid�rent que le propri�taire d'�tages qui obtient gain de cause n'a pas � participer aux frais de proc�dure ( MARCHAND, Chacun chez soi, factures pour tous: la r�partition des frais dans la propri�t� par �tages, in HOTTELIER/FO�X (�D.), La propri�t� par �tages, fondements th�oriques et questions pratiques, 2003, p. 145 ss, 154 [application analogique de l'art. 712h al. 3 CC]; REY/MAETZKE, Schweizerisches Stockwerkeigentum, 3e �d. 2009, n. 578 ss [r�duction normative de l'art. 712h al. 1 CC]), tandis qu'un autre auteur consid�re qu'il doit au contraire y faire face (apr�s une longue analyse: WERMELINGER, Questions actuelles sur la propri�t� par �tages, 2011, n. 57 ss; le m�me, SVIT Kommentar, Das Stockwerkeigentum, 2e �d. 2014, n. 112 ss).
�Il ne s'agit cependant pas ici de r�gler la r�partition interne des frais judiciaires, mais de refuser que la communaut� des propri�taires d'�tages elle-m�me les supporte en raison de la configuration particuli�re du cas d'esp�ce. La communaut� ne compte en effet que cinq membres, � savoir les recourants et les intim�s, et il a �t� �tabli que les recourants, qui ont introduit la proc�dure aux c�t�s de la communaut�, ont agi de mani�re contraire � la bonne foi, engageant ainsi leur responsabilit�. En d�cidant que la communaut� des propri�taires d'�tages n'avait pas � s'acquitter des frais de proc�dure, la cour cantonale a en r�alit� exerc� le pouvoir d'appr�ciation que lui am�nageait l'art. 252 al. 2 CPC/VS, disposition dont les recourants n'invoquent nullement l'application arbitraire.
En d�finitive, le recours est rejet� dans la mesure o� il est recevable. Les frais judiciaires sont exclusivement mis � la charge de A.________, B.________ et C.________ solidairement entre eux (art. 66 al. 1, 3 et 5 LTF). Les intim�s ont droit � une indemnit� de d�pens pour leurs d�terminations sur la requ�te d'effet suspensif (art. 68 al. 1, 2 et 4 LTF).
Les frais judiciaires, arr�t�s � 7'000 fr., sont mis � la charge de A.________, B.________ et C.________ solidairement entre eux.
Une indemnit� de 500 fr., � payer aux intim�s � titre de d�pens, est mise � la charge de A.________, B.________ et C.________ solidairement entre eux.

References: l'article 712
 ATF 
 ATF 
 art. 316
 art. 316
 art. 316
 art. 316
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 ATF 
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 701
in fine
 art. 712
 ATF 
 art. 68
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 647
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 ATF 
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 712
 art. 230
 ATF 
 ATF 
 art. 41
 ATF