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Timestamp: 2014-03-11 06:19:32+00:00

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Fonds de roulement, indicateur d'équilibre financier de l'entreprise
Equilibre financier de la firme et trésorerie – CHAPITRE 1 : Une bonne situation financière se caractérise par l’aptitude à conserver un degré de liquidité suffisant au patrimoine afin d’assurer en permanence la solvabilité de l’entreprise. Celle-ci résulte donc de l’opposition entre la liquidité des actifs et l’exigibilité de l’endettement. C’est pourquoi l’une des préoccupations fondamentales du responsable financier est le contrôle de l’équilibre financier de la firme. Le fonds de roulement et les ratios sont les instruments de mesure de l’équilibre les plus utilisés. Mais le contrôle de l’équilibre financier au travers de ces instruments reste insuffisant pour l’expliquer. Aussi, doit-on compléter cette première analyse par celle des mouvements financiers qui ont conduit à l’équilibre constaté. Cette seconde analyse permet d’apprécier la situation de trésorerie à un moment donné, d’anticiper les mouvements à venir, et partant, de disposer des informations indispensables pour entreprendre le cas échéant, les actions correctives nécessaires.
Le contrôle de l’équilibre financier se limite en général à l’examen du fonds de roulement et au calcul d’un certain nombre de ratios.
§ 1 – Le fonds de roulement, indicateur de l’équilibre financier.
De tous les instruments d’appréciation de la situation financière d’une firme, le fonds de roulement est le plus souvent utilisé tant par les dirigeants de l’entreprise que car ses banquiers. Mais cette notion donne à lieu à une pluralité de définitions dont l’imprécision est une source fréquente d’ambiguïté et de confusion. Le fonds de roulement est la part des capitaux permanents qui finance le cycle d’exploitation. Il exprime la « capacité de trésorerie » de la firme et apparaît comme la source de financement privilégiée des besoins de trésorerie.
I – Le fonds de roulement, moyen de financement des besoins de trésorerie.
Selon le principe fondamental et traditionnel de l’équilibre financier (1), les différentes valeurs d’actifs doivent toujours être financées par des capitaux restant à la disposition de la firme pendant un temps au moins égal leur durée de vie. Ainsi les immobilisations constituant par définition des emplois à long terme ne devraient pas être financées par des crédits à court terme susceptibles de ne pas être reconduits ou de disparaître d’eux-mêmes. Cependant cet équilibre est fragile. Il faut le consolider en constituant une marge de sécurité : le fonds de roulement.
A – La détermination du fonds de roulement.
- actif circulant – dettes à court terme (après affectation des bénéfices).
1 – La référence aux capitaux permanents.
L’existence d’un fonds de roulement positif signifie qu’une partie des actifs circulants est financée par des capitaux à long terme. Les besoins en fonds de roulements sont la part des besoins cycliques dont le financement n’est pas assuré par les ressources cycliques mais par le fonds de roulement, et, si celui-ci est insuffisant par des crédits à court terme. Le tableau des besoins et des ressources peut alors s’écrire de la manière suivante :
Trésorerie = fonds de roulement – besoins en fonds de roulement.
Le fonds de roulement et les besoins en fonds de roulement sont le plus souvent positifs. Il se peut que l’un ou l’autre, ou les deux, soient négatifs. Un fonds de roulement négatif constitue un besoin que l’on doit financer. Des besoins en fonds de roulement négatifs constituent des ressources. Si les besoins de financement de l’exploitation sont supérieurs au fonds de roulement, la trésorerie est négative. Par conséquent, la relation fondamentale permet d’écrire :
Fonds de roulement = besoins en fonds de roulement trésorerie.
2 – La référence aux dettes à court terme.
La justification du fonds de roulement, en tant qu’indicateur de l’écart entre l’actif circulant et les dettes à court terme repose sur la thèse de la liquidation automatique des dettes à court terme (2). Selon cette thèse, les stocks accumulés pour faire face aux demandes saisonnières de pointe sont entièrement financés par des emprunts à court terme. L’utilisation de ces stocks « temporaires» entraîne la formation de flux de liquidités qui deviennent disponibles pour le remboursement de ces concours. L’idée de « liquidation automatique » a été étendue à l’ensemble de l’excédent des valeurs de roulement sur les dettes à terme. Autrement dit, les capitaux circulants « temporaires » seraient financés par les exigibilités immédiates et les capitaux circulants « restants » par des ressources permanentes : le fonds de
Roulement. Le fonds de roulement constitue donc une marge de sécurité : il correspond aux pertes que peut subir une entreprise sans que celle-ci soit obligée de vendre une partie de ses immobilisations ou d’emprunter. En l’absence de cette marge, le dégonflement des crédits à court terme résultant d’une cause quelconque, par exemple d’une baisse momentanée de l’activité, plonge l’entreprise dans une crise de trésorerie en la mettant en état de cessation de paiement.
B – Le fonds de roulement est la mesure du compromis entre rentabilité et solvabilité.
La diminution du fonds de roulement entraîne une augmentation de la rentabilité de l’entreprise mais en même temps une augmentation du risque d’insolvabilité et réciproquement (3).
1 – Une augmentation de la rentabilité.
- d’une part, les intérêts payés sur des prêts à long terme sont généralement supérieurs à ceux payés sur des crédits à court terme ;
- d’autre part, la rigidité des emprunts à long terme rend leur emploi plus onéreux que ceux à court terme (4).
2 – Une augmentation du risque d’insolvabilité.
L’entreprise augmente son risque lorsqu’elle accroît son financement à court terme par rapport à ses engagements à long terme. En cas de non-renouvellement des crédits à court terme, l’importance de ses difficultés de trésorerie sera proportionnelle à la part du court terme dans ses ressources. Le coût du risque d’insolvabilité peut aller du prix élevé d’un concours demandé d’extrême urgence jusqu’à la faillite.
II – Le fonds de roulement n’est pas un bon indicateur de solvabilité.
L’expérience et l’observation prouvent que l’on ne peut porter aucun jugement de valeur sérieux sur la solvabilité d’une entreprise à la seule considération de son fonds de roulement.
A – Les limites à la signification du fonds de roulement tirées de l’expérience.
1 – Volume du fonds de roulement et trésorerie.
Alors qu’une structure financière bien équilibrée, c’est-à-dire présentant un fonds de roulement positif, est généralement un indice de bonne gestion, une présomption de difficultés découle d’un bilan en déséquilibre dont l’actif immobilisé est supérieur aux ressources permanentes. En fait, le niveau du fonds de roulement dépend largement de la manière dont l’actif est géré. Très étoffé, il peut signifier que les immobilisations ne sont pas suffisamment renouvelées et que les actifs de roulement sont excessifs, ce qui traduit un sous-emploi des capitaux permanents. A l’inverse, l’étroitesse du fonds de roulement peut parfois s’expliquer par la nature très particulière de l’activité de certaines entreprises. Le montant du fonds de roulement est ainsi déterminé par les caractéristiques du cycle d’exploitation et de la gestion qui conditionnent fortement le niveau des besoins en fonds de roulement. En règle générale, plus la durée du cycle d’exploitation est longue, plus ces besoins sont élevés et plus le fonds roulement constaté au bilan doit être important.
Une entreprise ayant un fonds de roulement élevé n’a pas nécessairement une trésorerie aisée si ses besoins en fonds de roulement sont plus importants. A l’opposé, une entreprise ayant un fonds de roulement faible, voire négatif, n’a pas nécessairement une trésorerie serrée (5).
2 – Composition du fonds de roulement et trésorerie.
Le banquier se préoccupe de la proportion relative des fonds propres et des dettes à terme. La vulnérabilité d’une société croît, en effet, avec l’importance de son endettement. Plus une firme est endettée plus ses facultés d’endettement supplémentaire sont limitées, toutes choses égales par ailleurs. C’est pourquoi l’on calcule le fonds de roulement propre. Le fonds de roulement propre est égal à la différence entre les capitaux propres et les immobilisations nettes et indique le degré d’indépendance financière de la firme. Mais un fonds de roulement propre positif peut aussi sous-entendre que la firme ne parvient pas à financer son cycle d’exploitation au moyen de ses seules ressources empruntées, et, dispose donc d’une marge de manoeuvre d’autant plus restreinte pour financer son cycle d’investissement.
Pour financer ses investissements une entreprise ne peut et doit pas compter que sur elle-même. Ce serait alors juger favorablement les entreprises qui investissent peu et défavorablement les entreprises dynamiques. Cependant, si les banquiers conseillent le plus souvent le recours au financement à long et à moyen terme, ils recommandent afin de préserver la solvabilité de l’entreprise, un certain équilibre au sein du fonds de roulement. Une règle empirique unanimement admise spécifie que les capitaux étrangers à terme ne devraient pas dépasser au bilan les capitaux propres (6).
3 – Variations du fonds de roulement et trésorerie.
On peut être tenté de juger favorablement une entreprise dont le fonds de roulement augmente et défavorablement celle dont il diminue. Or, le fonds de roulement d’une entreprise peut baisser sans que la situation de celle-ci ne se détériore. Cela peut tout simplement signifier que la société vient d’investir sans concours extérieur grâce à sa trésorerie pléthorique. Inversement, le gonflement du fonds de roulement peut traduire la formation d’une encaisse oisive. Il convient donc d’analyser les facteurs explicatifs de tels mouvements pour les interpréter judicieusement.
B – Les limites à la signification du fonds de roulement tirées de l’observation statistique.
L’observation statistique confirme la portée réduite de la notion de fonds de roulement en tant que critère de solvabilité et plus généralement d’équilibre financier de la firme.
1 – Le lien entre la valeur du fonds de roulement et le secteur d’activité se révèle assez lâche.
Cette observation se retrouve tant dans les travaux de MADER (7) que dans ceux de la Caisse Nationale des Marchés de l’Etat (8). Certes, le fonds de roulement apparaît différent en moyenne d’un secteur à l’autre, mais à l’intérieur d’une même industrie la dispersion des valeurs reste très forte (de 53 % à 187 %). On ne peut donc parler d’un fonds de roulement « normal » pour un secteur déterminé.
2 – Le fonds de roulement varie également avec la taille de l’entreprise, appréciée par le chiffre d’affaires.
Cependant il est impossible de dégager un lien entre la croissance de la firme et le fonds de roulement. Dans aucun secteur on ne remarque quelle que soit la taille de l’entreprise, mesurée par le chiffre d’affaires, une croissance ou une décroissance continue du fonds de roulement.
* Les limites de la notion de fonds de roulement en tant qu’indicateur d’équilibre peuvent se comprendre de la façon suivante :
Le fonds de roulement révèle l’importance et la composition des moyens financiers stables que l’entreprise a affectés au financement de son exploitation. Il est donc évident que le montant du fonds de roulement d’une entreprise varie avec son secteur d’activité et son chiffre d’affaires mais aussi d’une société à une autre. Le financement du fonctionnement et de la croissance est une question de choix propre à chaque entrepreneur. Face à des contraintes comparables (cycle d’exploitation, croissance, marchés, système bancaire, etc.) les décideurs réagissent de façon personnelle et originale. Par conséquent, on ne peut affirmer a priori par un simple calcul si tel fonds de roulement est suffisant ou non car les besoins varient selon le chiffre d’affaires, les circonstances économiques du moment, la nature de l’activité, et dans une même branche d’activité selon la politique commerciale des dirigeants. L’étude de la trésorerie d’une firme implique donc l’étude conjointe du fonds de roulement et des besoins en fonds de roulement.
C’est la notion la plus large puisqu’elle englobe l’ensemble des actifs circulants. Du point de vue de la liquidité de la firme, le fonds de roulement total mesure l’importance des ressources dont doit disposer l’entreprise pour financer la totalité de ses dépenses de fonctionnement lorsqu’elle n’a aucune possibilité de recourir au crédit à court terme. Or pour assurer le financement de son exploitation l’entreprise dispose de capitaux à court terme qui lui sont apportés par sa clientèle (acomptes), ses fournisseurs, divers créanciers (tels que URSSAF, fisc, personnel, etc…) et ses banquiers. Devant l’imprécision et l’insuffisance de cette conception des besoins d’exploitation, on a introduit la notion de « stock-outil ».
Considérant qu’une partie des stocks était pratiquement incompressible et représentait en fait un outil aussi indispensable à l’entreprise que son actif industriel, on en est venu à soutenir que le fonds de roulement devait être suffisant pour financer ce stock minimum appelé depuis « stock-outil ». Cette remarque est fondée quoique partielle. En effet, rien ne permet de limiter l’analyse aux seuls stocks ; on est en droit de définir de la même façon un poste « clients-outil », « débiteurs divers-outil », etc. Autrement dit, le fonds de roulement doit couvrir une fraction, voire la totalité, des actifs circulants incompressibles ou permanents.
- les méthodes mathématiques reposant sur l’optimisation du couple « sécurité-rentabilité » ;
- les méthodes de calcul à partir du compte d’exploitation, ou « méthodes des experts-comptables ».
1 – Calcul mathématique de l’optimum du fonds de roulement (9).
a) Le fonds de roulement optimal théorique sera celui pour lequel la rentabilité marginale et le coût marginal du risque d’insolvabilité correspondant seront égaux. Ainsi, une diminution du fonds de roulement se traduira par :
- et par, une augmentation du coût du risque d’insolvabilité ;
En fait ce calcul n’a qu’une portée opérationnelle très limitée :
- d’abord, il semble fort difficile, voire impossible, d’attribuer en pratique des probabilités subjectives et des coûts précis aux différentes possibilités d’avoir des difficultés de trésorerie ;
- ensuite, cette méthode ne fait qu’une référence indirecte aux besoins d’exploitation (dans l’appréciation du risque encouru), alors que le niveau du fonds de roulement dépend de l’importance et de la nature de ces besoins ;
- enfin, la substitution de concours à long terme par des crédits à court terme n’amène pas obligatoirement une amélioration de la rentabilité : le coût réel des crédits bancaires à court terme dépend étroitement de leur utilisation (là encore il faut connaître la nature des besoins).
Cette approche est originale dans la mesure où elle inverse les termes du problème (10). L’objectif retenu est la maximisation du bénéfice compte tenu d’une contrainte, le fonds de roulement disponible ou « trésorerie ». Dans ces conditions, si par exemple la fonction de production est représentée par :
x = 26 unités (11)
Si l’on suppose que le prix de vente unitaire est de 10, et que la fonction de revenu (ou de chiffre d’affaires) ait la forme :
Soit P = 110 (12)
Comme on peut s’en rendre compte, l’intérêt de ce modèle réside essentiellement dans sa valeur didactique. Il a le mérite de décrire les relations qui existent entre les besoins d’exploitation et le fonds de roulement. Mais il semble dénué d’intérêt pratique de par les hypothèses simplificatrices sur lesquelles il repose, ainsi que d’ailleurs, de par la méthodologie adoptée. On peut reprendre la même démarche dans le cadre de situations «mathématiquement» plus complexes :
lorsque les fonctions ne sont pas linéaires (l’équation des coûts devient C = ax² + bx + c) ;
lorsque la demande et les coûts sont incertains (introduction de distributions de probabilité relatives à la demande et aux coûts) ;
lorsque la firme fabrique deux produits, ou plus…
2 Méthode bancaire de calcul des besoins en fonds de roulement (13).
La difficulté du calcul réside, d’une part, dans la distinction que l’on doit opérer entre les postes du bas du bilan qui sont directement liés au cycle d’exploitation et ceux qui ne le sont pas, et, d’autre part, dans divers redressements à effectuer rendus indispensables par la valeur anormale du poste considéré. Ainsi, un poste du bas du bilan sera inclus dans le calcul des besoins en fonds de roulement s’il présente les caractéristiques suivantes :
il est lié au cycle d’exploitation de l’entreprise ;
il correspond à une activité normale de l’entreprise.
I EMPLOIS CYCLIQUESValeurs d’exploitation : stock normal.
II – RESSOURCES CYCLIQUESAvances et acomptes clients.
Comptes divers et de régularisation : part des dettes liées au cycle achat -fabricationvente (provision pour impôt sur les sociétés, TVA à payer, charges sociales…) dont la durée est normale.
III – EMPLOIS DE TRESORERIEEffets à recevoir : part mobilisable immédiatement.
- Valeurs d’exploitation : part du stock volontairement excédentaire.
Comptes divers et de régularisation : créances non liées au cycle achatfabricationvente (avance à des tiers).
IV RESSOURCES DE TRESORERIEBanques et organismes de financement.
Effets à payer : crédits mobilisés, fournisseurs d’immobilisations (part des dettes dont la durée est anormale).
- Comptes divers et de régularisation : part des dettes liées au cycle achat-fabricationvente et dont la durée est anormale, et dettes non liées à ce cycle (avances de tiers..)
Cette méthode ne permet pas de connaître les variations des besoins en fonds de roulement au cours du cycle d’exploitation. Elle donne la valeur des besoins à la date d’élaboration du bilan (14). En outre, il semble très difficile de faire le partage entre la valeur « normale » et la valeur « anormale » d’un poste de bilan. Enfin, il n’est ni logique ni pertinent d’effectuer des redressements de comptes dans un tel calcul. A vouloir « limer l’anormal » on perd de vue la réalité du cycle d’exploitation.
3 La méthode de calcul des besoins en fonds de roulement, dite « Méthodes des Experts-Comptables » (15).
a) Principes de la méthode (16).
Tous les postes de l’actif et du passif circulant se caractérisent par deux variables :
le temps de rotation du compte (ou « temps d’écoulement », noté TE), d’une part, et, son ratio de structure, c’est-à-dire son rapport au chiffre d’affaires (ou « coefficient de pondération », noté PO), d’autre part.
Par exemple, imaginons que le stock moyen de l’exercice de telle société s’élève à 3000 ; que ses achats journaliers moyens soient de 100, et les ventes journalières moyennes de 125 ; qu’enfin les postes « clients » et « fournisseurs » au bilan se chiffrent respectivement à 6250 et 6000. On obtient :
————————- = ————- = 30 jours
————————— = ————– = 50 jours
———————— = ———– = 60 jours
————— = —— = 0,80
——————— = ——— = 1,20 (1)
——————- = ——- = 0,96 (17)
T E(jours)
P O(Coef.)
Valeurs des besoins en fonds de roulement(J. CAHT)
Cette méthode ne conduit à des résultats significatifs que dans la mesure où l’on utilise des valeurs moyennes pour l’exercice considéré, et non des valeurs tirées du bilan. En effet, ces dernières ne représentent que la situation particulière du jour de l’élaboration du bilan, et en aucun cas une moyenne (18). Autrement dit, il serait hasardeux et dangereux de donner une interprétation à un résultat reposant sur des valeurs « bilancielles ». Mais la principale critique que l’on peut formuler vient de ce que ce calcul suppose une activité parfaitement régulière au cours du temps. Or, même sans évoquer les firmes à l’exploitation saisonnière, toutes les entreprises connaissent une fluctuation plus ou moins prononcée, plus ou moins régulière, de leur cycle.
Si le fonds de roulement réel de l’entreprise est égal à ses besoins moyens, il se produira des excédents de trésorerie à certaines époques, entrecoupés d’insuffisances à d’autres moments de l’exercice. Même dans le cas où ces fluctuations seraient prévues grâce à un budget de trésorerie, il est peu probable que le financement du cycle d’exploitation soit optimum. Sans une connaissance parfaite des variations des besoins au cours du cycle d’exploitation, cet optimum nous le répétons, ne peut être atteint. Un financement ne peut ni être envisagé, ni être trouvé si l’on ignore la nature et l’évolution du besoin particulier auquel il se rapporte ; son coût réel ne peut davantage dans ces conditions, être apprécié.
Gestion Optimale de la Trésorerie des Entreprises
Thèse pour le Doctorat d’Etat en Gestion présentée et soutenue publiquement par
Sommaire : Introduction : Définition et données de la problématique.
Chapitre 1 : Equilibre financier de la firme et trésorerie. Section 1 : Le contrôle de l’équilibre financier.
§ 1) Le fonds de roulement, indicateur de l’équilibre financier.
§ 2) Analyse de la liquidité de la firme par la méthode des ratios.
Section 2 : Les conditions de réalisation de l’équilibre financier.
§ 1) L’analyse rétrospective des variations d’encaisse.
§ 2) L’anticipation des conditions de réalisation de l’équilibrefinancier.
Chapitre 2 : Encaisse monétaire et trésorerie. Section 1 : L’encaisse monétaire de la firme.
§ 1) Préférence pour la liquidité et gestion des stocks.
§ 2) Les limites de la gestion de la trésorerie en termes de stocks.
Section 2 : La minimisation du volume de l’actif monétaire.
§ 1) La maîtrise des flux monétaires et l’économie de coûts.
§ 2) La négociation des conditions de banque.
Section 3 : La prévision des flux de trésorerie.
§ 1) Analyse des mouvements de trésorerie.
§ 2) Le lissage de la courbe de trésorerie.
Chapitre 3 : Trésorerie et politique financière de la firme. Section 1 : Les conditions de la liquidité de l’entreprise.
§ 1) La gestion du flux de liquidité.
§ 2) La gestion du potentiel de reconstitution des liquidités.
Section 2 : Le choix du mode de financement de la trésorerie.
§ 1) Les fonctions du crédit à court terme.
§ 2) La détermination de la combinaison optimale des crédits de dépannage.
§ 3) Le placement des excédents de trésorerie.
Chapitre 4 : La gestion de la trésorerie et la variation du pouvoir d’achat de la monnaie.
Section 1 : Les effets de l’inflation sur la trésorerie des entreprises.
§ 1) Les effets de l’érosion monétaire sur le flux de liquidité de l’entreprise.
§ 2) Les effets de l’érosion monétaire sur le potentiel de reconstitution des liquidités.
Section 2 : La gestion du risque de change.
§ 1) Risque de change et pouvoir d’achat du flux de liquidité.
§ 2) Risque de change et potentiel de reconstitution des liquidités.
__________________________________________________(1) Voir MEUNIER, de BAROLET et BOULMER : « La trésorerie des entreprises », Dunod, tome 1, p. 11.
(3) Voir sur ce point AFTALION, DUBOIS, MALKIN : « Théorie financière de l’entreprise », PUF 1974.
(4) Si ces derniers sont toutefois convenablement utilisés (les emprunts à court terme demandés en urgence, par exemple, ont au contraire un coût très élevé).
(5) C’est le cas de certaines entreprises commerciales (grandes surfaces, en particulier) qui vendent au comptant et achètent à crédit.
(6) En réalité, l’effet de levier montre que ce n’est pas le rapport entre le volume des capitaux propres et le volume des capitaux empruntés qui importe, mais la confrontation de la rentabilité des capitaux investis au coût des capitaux empruntés.
(7) voir F. MADER: « Etude statistique du fonds de roulement », Analyse Financière n° 14, 3ème trimestre I973, p. 7 à 26.
(8) Voir « Quel est le fonds de roulement des entreprises », Bulletin économique de la C.N.M.E. N° 61, 4ème trimestre I973 II B.
(9) Voir par exemple AFTALION, DUBOIS et MALKIN : « Théorie financière de l’entreprise », op. cit. pp. 50 et 51, 57 à 63.
(10) BERANEK W. : « La gestion du fonds de roulement », Dunod, 1972, 147 pages.
(11) A condition que la capacité de production soit suffisante.
(12) A condition que la demande n’exerce pas de contrainte.
(13) Voir MEUNIER, de BAROLET, BOULMER, « La trésorerie des entreprises », Dunod 1970.
(14) Cette valeur n’est même pas une moyenne.
(15) Voir « Le fonds de roulement », plaquette publiée par le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts Comptables, mai 1967, 39 pages ; voir également VERNIMMEN « Finance d’entreprise, analyse et gestion », Dalloz, 1974, pp. 114 à 116.
(16) Cette méthode est inspirée des travaux de J. NATAF sur les ratios cinétiques (Voir « Les mécanismes financiers dans l’entreprise », Dunod, I971, 268 pages), et de ceux de H. ROY sur le fonds de roulement normatif (voir « Analyse financière et méthode normative », Dunod, 1971, 2 tomes, 299 et 392 pages).
(17) On suppose un taux de T.V. égal à 20 %.
(18) Nous retrouvons ici la même critique que l’on peut formuler à l’égard des tentatives de dynamisation du bilan lorsqu’elles se bornent à comparer des bilans annuels successifs (cf. SCHMALENBACH: « Le bilan dynamique », Dunod, I951, 245 pages ; DEPALLENS : « Gestion financière de l’entreprise », Sirey, I967 3ème Edition, pp. 185-197). Il ne s’agit pas d’analyse dynamique (ou plus exactement cinétique) mais bien de statique comparative appliquée à des instants bien particuliers ; le jour de clôture de l’exercice n’est qu’un moment du cycle d’exploitation et ne peut en résumer le déroulement.
Conditions de réalisation de l’équilibre financier – Trésorerie
This was written by EtudeGestion. Posted on Mardi, avril 17, 2012, at 9 h 00 min. Filed under Gestion financière. Tagged Besoins de trésorerie, Besoins en fonds de roulement, Equilibre financier, Fonds de roulement, Fonds de trésorerie, La rentabilité, La solvabilité, La trésorerie, Le financement, L’entreprise, Méthode bancaire, Moyen de financement, Politique de trésorerie, Situation financière, Stock-outil. Bookmark the permalink. Follow comments here with the RSS feed.	Comments are closed, but you can leave a trackback.
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