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Journal de médecine et de chirurgie pratiques : à l'usage des médecins praticiens | Gallica
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Titre : Journal de médecine et de chirurgie pratiques : à l'usage des médecins praticiens
Éditeur : Impr. de Decourchant (Paris)
Éditeur : Impr. de Schneider et Langrand (Paris)
Éditeur : Impr. de Ch. Lahure (Paris)
Éditeur : [s.n.] (Neuilly-sur-Seine)
Éditeur : Expansion scientifique française (Paris)
Éditeur : Association des amis de Just-Lucas Championnière (Paris)
Date d'édition : 1923-08-25
Contributeur : Lucas-Championnière, Just (1803-1858). Directeur de publication
Contributeur : Chaillou, François-Hyppolyte (1809-18..). Directeur de publication
Contributeur : Lucas-Championnière, Just (1848-1913). Directeur de publication
Contributeur : Lucas-Championnière, Paul-Eugène (1845-1918). Directeur de publication
Contributeur : Lucas-Championnière, Paul-Henri. Directeur de publication
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Description : 25 août 1923
Description : 1923/08/25 (A94,T94).
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TOME VIC. — 25 AOUT 1923. - 16« Cahier.
A L'USAGE DES MEDECINS PRATICIENS
FONDÉSEN 1830 Par LUCAS CilAIUPIONNIÈRE
CONTINUÉ (1870-1913)
Par Just LUCAS (IIAMPIONNIÈRE
Membre de l'Institut (Académie des Sciences) --<„
Chirurgien honoraire de l'Hôtel-Dieu ,,. o,>
Membre de l'Académie de Médecine *' •'
(1870-1918) / J -; .
|Par Panl LUCAS-CHAMPIONIVIÈRI^ * ••
ANCIEN INTERNE DES HOPITAUX ï^'4
ET (1906-1922) v'\
[Par Paul-Henri LUC AS CHAMPIOPBNUÈIflE ; Dacteur Jnst LUCAS-CHAMPIONNIÈRE
[Directeur. Docteur Alfred MIRANBE, Rédacteur en chet.
Docteur A. SIREDEY
Médecin honoraire des Hôpitaux. Membre de l'Académie de médec.
Docteur MICHOIV,
(Julrurglen de l'hôpital Beaujon.
Professeur E. SERGENT
Médecin de l'hôpital de la Charité.
Membre de l'Académie de médec.
Docteur DELAGÉNIÈBË
Chirurgien des hôpitaux du Mans.
'Docteur Maurice VIGUERIE, Secrétaire de la rédaction. 94MB ANNÉE
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CONTENUES DANS LA LIVRAISON DU 25 AOUT 1923.
ART. 27493.
Erythèmes et sympithique, par M. LAIGNEL-LAVASTINE.
ART. 27494. La vaccinothérapie, par le Dr A.-F. PLICQUE.
PRESCRIPTIONS et FORMULES. — ART. 27493. Un test pratique delà valeur fonctionnelle des reins. L'épreuve de la phénol-sulfone-phtaléine. — Traitement de la diarrhée commune des enfant s au sein. — Traitetement des piqûres de serpents. —Formule contre le météorisme abdominal.
BIBLIOGRAPHIE. — ART. 27-193. La luxation congénitale de la hanche par le Dr Le DAMANY. — ART. 27497. La médecine comique par TAILLEPER. — ART. 2749S. La thérapeutique du nourrisson en clientèle, par le P'NOBÉCOURT et le Dr MAILLET.
Variétés. — ART. 27499 Nouvelles et cours. - Nécrologie.
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Le prochain- numéro sera consacré aux affections du Système Nerveux
Erythèmes et Sympathique,
Par M. LAIGNEL-LAVASTINE,
Professeur agrégé à la Faculté de médecine.
Médecin de l'hôpital Laennec.
Dans un livre sur la Pathologie du sympathique, qui va paraître dans quelques semaines, j'ai passé en revue tous les syndromes dans le mécanisme desquels j'ai pu dégager un faeteur sympathique. Voici, à titre d'exemple, le chapitre consacré aux erythèmes. -
- A. DONNÉES CLINIQUES. — L'érythème est une rougeur congestive de la peau, circonscrite ou plus ou moins diffuse, ordinairement temporaire, disparaissant momentanément sow la pression du doigt (Darier).
Cette définition me permet d'éliminer, sous le nom à'éryihrodsrmigs, les erythèmes généralisés ou très étendus et très persistants.
B, DÉGAGEMENT D'UN FACTEUR SYMPATHIQUE. — L'éryttréme est évidemment fonction d'un trouble de l'appareil vaso-moteur.
ÏTy a donc toujours dans son déterminisme un facteur sympathique, que j'appellerai constitutionnel, parce qu'il dépend' du terrain du sujet.
OTais, dans la majorité des cas, la cause excitatrice, infection ou intoxication, l'emporte tant en importance sur le facteur réactionnel que celui-ci est en général négligé, dans les" fièvres éruptives par exemple. Sa valeur apparaît mieux daas les intoxications endogènes ou exogènes, dans les éruptions sériques et les irritations cutanées, au point qu'à la
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suite de Besnier, qui montra que « la forme de l'éruption ne semble parfois gouverner ni la forme éruptive, ni l'évolution ». et « que les causes banales ne font que mettre en jeu l'aptitude morbide », Brocq fit des erythèmes un des types principaux de ses « réactions cutanées ». C'est le retour aux idées de Bazin. 11 en est, en effet, toutes choses égales d'ailleurs, du mécanisme des erythèmes ce qu'il en est du mécanisme des délires. Le schéma, que j'ai donné pour les uns (1), peut être appliqué aux autres (F. 1). Pour une même cause
FIG. 1. — Schéma du rectangle.
E diagonale constituant lelieu géométrique des deux facteurs : irritant I, et constitutionnel C, inversement proportionnels, représentés par les deux triangles séparés par E.
de l'érythème progressivement décroissante, il faudra, pour son apparition, une irritabilité vaso-motrice progressivement croissante, l'érythème égal à lui-même étant ainsi comme le lieu géométrique de deux fonctions inversement proportionnelles. Donc parmi toutes les variétés étiologiques d'erythèmes, j'en distingue immédiatement deux grands groupes :
L'un à prédominance du facteur constitutionnel (C).
L'autre à prédominance du facteur irritant (I).
C. DIVISION CLINIQUE. — Dans le premier groupe, je n'étudierai que Yérylhèrne expérimental, qui permet, l'excitant étant connu, de juger, par les caractères même de l'érythème, la valeur du coefficient réactionnel vaso-moteur au moment considéré.
Dans le deuxième groupe, négligeant les erythèmes toxiques et infectieux, qui sont ou des manifestations inflammatoires, ou le résultat de l'action vaso-dilatatrice de poisons exo ou endogènes, je noterai les erythèmes, par irritation des deux pôles extrêmes du système vaso-moteur, la peau et le cortex cérébral, tels que l'érythème par contact de la processionnaire et Vérythème émotif, pour m'arrôter sur les erythèmes par atteinte plus directe du sympathique, tels que
(1) LAIGNEL-LAVASTINE. — Les troubles psychiques par perturbation des glandes à sécrétion interne. Rapport au Congrès des Aliénistes et neurologistes, Dijon, 1908.
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Yèreuihose, le pseudo-érysipèle vaso-moteur, les feux de dents et Vothérythrose.
1. Erythème expérimental
L'érythème expérimental a un double intérêt, diagnostique et thérapeutique, selon que l'excitant choisi est faible, pour distinguer les nuances des réactions individuelles ou qu'au contraire il est massif pour produire une rubéfaction intense, décongestionnante des tissus sous-jacents. Je rapSellerai
rapSellerai premier point de vue : les épreuves du crayon, îr doigt, des éreutomètres. du déshabillage et de la glace ; cirait second, l'épreuve de lachaleur et de l'électricité.
1° Epreuve du crayon. — C'est le procédé le plus simple pour étudier le phénomène de la raie vaso-motrice de Vulpian, désigné selon la prédominance de la réaction vaso-dilatatrice ou de la réaction vaso-constrictive, raie mêningilique dé Trousseau ou raie blanche.
Avec la pointe mousse d'un crayon formant avec la peau un angle de 60° environ, on trace sans pression une raie sur la peau. D'abord blanche, de la largeur de la pointe traçante, elle devient rouge, bordée de deux bandes blanches. Bientôt les bords de la raie rouge se délayent en dents de scie roses dans les deux bandes blanches, dont les limites s'effacent et tout disparaît.
Chez l'individu normal l'intensité et la durée des raies rouges et blanches ne sont pas les mêmes selon les régions. Aussi jaut-il, dans des études comparatives, se mettre toujours rigoureusement dans les mêmes conditions.
Quand la raie rouge est précoce, dure longtemps et persiste seule, après la disparition des bandes blanches, c'est la raie « méningitique » de Trousseau, qui ne s'observe pas seulement dans les méningites, mais toutes les fois où la vasodilatation l'emporte sur la vaso-constriction. Il en est ainsi chez les sujets, chez lesquels Maraîïon (1) a découvert le signe de la tache rouge thyroïdienne. « Quand, dit-il, on frotte doucement avec le bout des doigts ou avec un objet émoussé la peau de la partie antérieure du cou et antéro-postérieure du thorax d'un individu ayant le système vaso-moteur un peu irritable, la peau irritée prend une couleur rouge plus ou moins intense et généralement passagère. Dans certains cas la réaction produite par le frottement se limite et persiste à l'aire de projection cutanée du corps thyroïde, dont elle reproduit le contour quelquefois avec une exactitude remar(1)
remar(1) G. — Sur le signe de la tache rouge thyroïdienne. Soc. Méd. des hôp., 1" déc. 1922, pp. 1635-1641.
—■ Un sintoma muy constante de l'hipertiroïdismo. Revisla espan. med., 3 bis, Barcelone, 1919.
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quàble, coïncidant ainsi avec Vhypemslhésie de Lian (.2) A. Suivant Maranon, chez 85 p. 100 des malades atteints d'hyperthyroïdisme on observe cet érythôme, qui est lié aune hypersympathie vaso-motrice.
2° Epreuve du doigt. — Quand la raie consécutive non au passage du crayon, mais à Pelïleurage du doigt apparaît et persiste blanche, c'est la ligne blanche « surrénale » de Sergent, qui ne s'observe pas seulement dans l'insuffisance surrénale, mais chez beaucoup d'individus normaux dont la contractilité idio-capillaire est vive et apparaît d'autant mieux, que Y excitabilité du grand sympathique est diminuée d'une manière générale, comme dans le syndrome d'Addison par exemple, ou d'une manière locale comme je l'ai observé avec Tinel dans un noevus vasculaire.
3° Epreuve des êreutomètres. — Les épreuves précédeut es gagneraient en précision si la pression exercée sur la peau était mesurée. C'est ce qup l'on obtient avec les ingénieux instruments que L. Schwartz (de Bâle) (1) vient de présenter au Congrès récent de Besançon4°
Besançon4° du déshabillage. —■ Chez beaucoup de personnes, chez les jeunes gens, et surtout chez les jeunes filles, le fait de se montrer la poitrine découverte entraîne l'apparition d'un érythème plus ou moins transitoire que tout le monde connaît et qu'on appelle en général érythème émotif ou roséole pudique. Il ne s'observe pas seulement chez des êtres pudiques ou émus. Son mécanisme est plus complexe et dépend aussi des qualités de la peau, du système vaso-moteur et de la température ambiante. C'est pourquoi sa constatation ou son absence dans l'épreuve du déshabillage permet déjà des présomptions avec l'irritabilité vaso-motrice et le tonus sympathique.
5° Epreuve de la glace. —■ Cette épreuve, réglée par O. Josuô à un autre point de vue, pour se rendre compte de la valeur des réactions hypertensives chez les différents sujets, permet d'apprécier les réactions vaso-motrices cutanées aux écarts de température, mais une cause d'erreur consisterait à croire que les résultats obtenus sont comparables entre eux, parce qu'on se sert du même excitant, la glace fondante, toujours à la même température 0°. En effet, ce qui importe, c'est l'écart thermique entre la glace et le milieu ambiant.
6° Epreuve de la chaleur. ~ Celle-ci est si banale que je
(2) LIAN. — Les petits basedowiens. Presse Méd., 1918, n° 72.
(1) L. SCHWARTZ (de Bille), -Le dermographisme comme méthode d'investig. neurol. Congr. des alién, et neurol., Besançon, août 1923.
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n'insiste pas, quoique l'thyperémie cutanée sous l'influence ■de la chaleur, localisée ou généralisée, soit'loin d'être la même fihez tous les individus. Pour des écarts 'thermiques ipropesBiivement croissanteles seuils individuels d'hyperémie s'échelonnent de telle sorte qu'on peut en tirer des indica1iiaiffi>sur Ja plus ou moins grande irritabilité vaso-dilatatrice en môme temps que la prise du pouls capillaire permet d'en mesurer la plus ou moins grande amplitude. Le mécanisme de icette hyperémie par la chaleur ou le surchauffage lumineux iest difficile à préciser. Est-ce un phénomène réflexe à point de départ cutané et qui provoque l'inhibition du grand sympathique, ou bien l'hyperémie résulte-t-elle d'une action dir.eote,>paralysante, de la chaleur sur les fibres musculaires des vaisseaux ? (1).
Il n'y a pas que cette alternative. Admettre une action directe sur les fibres musculaires des vaisseaux n'est pas forcément iéliminer te rôle du sympathique, qui n'est pas douteux dans beaucoup de cas. Et le sympathique produit la rougeur cutanée non seulement par inhibition des vaso-constricteurs, mais par excitation des vaso-dilatateurs. On voit • donc que, si l'existence d'un facteur sympathique doit être en^général admis, le déterminisme de son action est difficile à préciser.
7° Epreuve de Vélectricité. — Des diverses modes de cette épreuve, celui par les courants de haute fréquence a une trop grande réputation pour que j'insiste.
II est facile de se rendre compte de l'effet de ces courants sur la circulation capillaire de la peau, en prenant avec le pMthysmographe digital d'Hallion et Comte, comme je l'ai fait en 1903 avec Delherm, le pouls capillaire des sujets avant et immédiatement après la séance. Sur les tracés on est immédiatement frappé d'une augmentation telle du pouls capillaire qu'on y voit parfaitement inscrit le dicrotisme normal
2. — Ereuthose.
L'éreuthose est la facilité extrême, innée ou acquise, avec laquelle certains individus rougissent. Leur visage s'empourpre pour le motif le plus futile. ' Dans Y ereuthose simple tout se borne là.
Dans Y ereuthose émotive, il s'agit d'individus, quirougissent très,souvent, et de plus s'en tourmentent. Mais l'ennui que provoque l'éreuthose et le désir qu'ils ont de s'en débarrasser sont en eux des sentiments passagers, qui surviennent après la crise de rougeur et s'évanouissent avec elle.
:(1),MIRAMOND DE LAROQUETTE. — Principes physiques et physiologlques du surchauffage lumineux. Presse méd., 16 déc. 1911, p. 1040.
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Dans l'éreuthose obsédante — éreuthophobie (l) — la préoccupation de Ja rougeur constitue une obsession. Elle s'exacerbe lors des crises de rougeur, persiste après elles, et empoisonne la vie des malades, qui sont disposés à tout essayer pour s'en débarrasser.
Ces trois degrés d'une même affection, classiques depuis Pitres et Régis, montrent comment un trouble sympathique insignifiant peut se compliquer de troubles psychiques graves, qui l'exagèrent en fixant dessus l'attention du malade. C'est là une preuve des réactions réciproques des deux domaines du système nerveux, sympathique et cortical, dont les connexions sont si intimes qu'il est impossible de les négliger, sous peine de ne voir dans beaucoup d'affections qu'un côté de leur symptomatologie.
3. —■ Acrocrythrose.
L'éreuthose désignant la facilité à rougir, l'érythrose ou mieux l'acroérythrose est cette rougeur, qui est paroxystique et siège aux extrémités, doigts, mains, face, oreilles, etc.
L'acroérythrose de Betchtereff n'est pas douloureuse, mais se complique souvent d'éreuthophobie. Selon ses localisations, son intensité et ses conditions d'apparition, j'en distinguerai plusieurs types :
L'acroérythrose des mains avec sa variété palmaire ;
L'acroérythrose de l'extrémité céphalique avec ses diverses variétés : feux de dents des nourrissons ;
Rougeur de la pommette de Grisolle ; pseudo-érysipèle vasomoteur de Jacquet ; otkérythrose enfin.
1° Acrocrythrose des mains. C'est l'érythromélalgie de Weir-Mitchell moins la douleur.
Cette vaso-dilatation active, d'un rouge vif, fait disparaître immédiatement la « tache blanche. » (2)
Fréquente à la ménopause et dans l'insuffisance ovarienne, coïncidant avec des bouffées de chaleur au visage, elle est plus fréquente chez les femmes. On la trouve assez souvent chez les alcooliques.
L'acroérythrose palmaire en est qu'une simple variété. Elle était permanente chez une femme alcoolique, atteinte de polynévrite avec syndrome basedowiforme, observée par Apert et Leblanc (3).
2° Acrocrythrose de l'extrémité céphalique. La forme diffuse la plus connue est la fameuse bouffée de chaleur prédominant, à la face, qu'on voit surtout à la ménopause et dans
(1) CHAUMAT (A). — Contribut. à l'ét. de la phobie obsess. de la rougeur (éreutophobie). Thèse Bordeaux, 1911, 123 p., bonne bibl.
(2) APERT et LEBLANC. — Soc. mèd. des hôp., 23 juin 1911, p. 856. (3) HALLION et LAIGNEL-IAVASTINE. — Soc. méd. des hôp. 1903.
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l'iasaifisance ovarienne. La vaso-dilatation active, avec rougeur écarlate, tache blanche disparaissant immédiatement, chaleur objective, est évidente . A défaut de l'inscription du pouls capillaire par le pléthysmographe digital, les sensations des battements artériels accrus en sont encore une manifesta - ■ tion Des aspects un peu spéciaux résultent du siège, de l'intensité et de la cause. Je signale :
a) La rougeur de la pommette de Grisolle. On en trouvera une excellente description dans son Traité de la pneumonie. « En général, dans la période de réaction, dit Grisolle (1), la face est injectée ; quelquefois un des côtés, une des pommettes'surtout est beaucoup plus colorée que l'autre ; cependant On ne peut établir aucun rapport certain entre le poumon affect 3 et le siège de la coloration dans telle ou telle partie de la face ».
N'empêche que les cas, où on observe la rougeur de la pommette, permettent d'affirmer la participation du sympathique au mécanisme morbide.
jS) Les feux de dents des nourrissons. Après avoir accusé la dentition de trop de troubles morbides chez les nourrissons, on était arrivé dans ces dernières années à lui attribuer un rôle par trop restreint.
Dsaffit d'avoir suivi de près l'évolution de quelques enfants pour pouvoir affirmer que, sans infection d'aucune sorte, et au cours de l'éruption des dents, il se produit assez souvent des réactions vaso-motrices et sécrétoires passagères, souvent localisées au côté de la dent qui perce, Il ni s'agit en général que d'une rougeur unilatérale de la face, prédominant aux joues et sans myosis du coté correspondant.
7) L'érythrose simple de la face. Jacquet (2) a décrit sous le om d'érythrose faciale la rougeur pure et simple, paroxystique ou permanente, confondus d'ordinaire à tort avec l'acné rosée ou couperose qui en est souvent le prolongement et la complieation.
C'est Pexpression d'une insuffisance du tonus vasculaire. Elle coïncide très souvent avez l'érythrose du cuir chevelu (3) « avec des télan^ectasies qui la prolongent, avec la séborrhée, l'acné,la pachydermie qui la compliquent. Et elle coexiste souvent avec la congestion cnoéphalo-méningée, avec diverses psychopathies, l'érythrophobie par exemple et la timidité sa compagne (4) ».
(1) GRISOLLE. — Traité de Pathologie interne, 1865, p. 398.
(2) BOULONGNE. — L'érythrose faciale. Thèse, 1908.
(3) BULLIART. — La dépilat. diffuse et son trait, bio-kinétique Thèse, 1912.
(4) L. JACQUET et DÉBAT. — La gymn clique céphalique dans le trait, de l'érythrose simple de la face. Soc. méd. des hâp\16 mai 1913. — F. DÉBAT. — La température de la fa:e, ses variât, sous l'influence desirrit. inl. et ext. Thèse, 1914, 78 p.
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Il existe une forme héréditaire.
Elle s'améliore par la méthode thérapeutique bio-kinétique.
S) Le pseudo érysipèle vaso-moteur de Jacquet. A. DONNÉES CLINIQUES. — Le pseudo-érysipèle vaso-moteur, décrit par Jacquet (1), est caractérisé par la rougeur extrême du nez et des pommettes, ne différant de l'érysipèle légitime que par l'absence de bourrelet et d'état fébrile.
L'observation princeps de Jacquet concerne un phtisique chez qui au réveil on voyait parfois le nez rouge et chaud, luisant et un peu turgide.Le nez rougissait faiblement quand le malade parlait, fortement lors des efforts de toux et si on le frottait il prenait l'aspect d'un érysipèle.
LTne seconde observation de Jacquet est publiée dans la thèse de Mlle Goldenstein (2). 11 s'agit d'un phtisique avec pleurésie droite, qui avait des alternatives de pâleur et de rougeur de la face et dans ce cas avait l'oreille droite rouge sombre et tiède et le nez rouge sombre un peu tuméfié", luisant, et très chaud. L'état des pupilles n'est pas noté.
Il l'est dans l'observation VI de cette thèse concernant un phtisique cavitaire gauche. On notait une rougeur intense et persistante de la pommette droite avec dilatation de la pupille droite. A l'autopsie, caverne centrale et adhérences faibles du sommet gauche ; à droite, ramollissement étendu et adhérence intime du poumon, de la plèvre et de la cage thoracique. Impossibilité absolue de reconnaître et de disséquer le cordon sympathique droit de la gangue fibreuse qui l'entoure.
Examinant systématiquement au point de vue des trou- ' blés sympathiques de la face tous les tuberculeux du service de Jacquet, Mlle Goldenstein a trouvé le pseudo-érysipèle vaso-moteur chez se[ t malades.
Chez cinq, il était constant avec prédominance d'un côté. Chez deux, il changeait de côté d'un instant à l'autre. Trois fois à une coloration plus intense de l'une des pommettes correspondait un rétrécissement de la pupille correspondante. Quatre fois,la pupille plus petite correspondait au côté le plus atteint par la tuberculose.
J'ai observé des faits analogues parmi les tuberculeux du service du Pr Landouzy à Laennec ; entre autres, un phtisique à prédominance cavitaire gauche qui avait la pupille gauche plus petite que la droite, et la pommette et l'oreille gauches plus rouges et plus chaudes que du côté droit.
Ces faits sont à rapprocher de la rougeur de la pommette du côté de la pneumonie signalée par Grisolle et de tous les
(1) JACQUET. — Pseudo-érysipèle vaso-moteur. Soc. de biol. 1897, p. 135.
(2) Charlotte GOLDENSTEIN. — Le pseudo-érysipèle vaso-moteur chez les tuberculeux. Et. clinique et pathogén. Thèse, 1905.
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déséquilibres vaso-moteurs de la face extrêmement divers, liés, directement ou indirectement; à la paralysie ou l'excitation du sympathique.
B. DÉGAGEMENT D'UN FACTEUR SYMPATHIQUE. — Dans les deux cas de Jacquet, l'autopsie a montré, dans le premier, l'intégrité du sympathique cervical contrastant avec l'adhérence du sympathique thoracique à la coque pleuro-pulmonaire du sommet gauche. Il fut impossible de le détacher . complètement et même en quelques points de le distinguer. Dans le second, le ganglion cervical inférieur droit est volumineux ; le premier ganglion thoracique est également augmenté de volume. A gauche, la chaîne sympathique est normale. Une coupe transversale du ganglion cervical inférieur droit montre le centre légèrement grisâtre. Ce centre répond au tissu ganglionnaire entouré d'une coupe périphérique d'épaisseur presque égale de tissu dense, blanc nacré, brillant, d'aspect fibreux. Au microscope, la coloration rose-vif fortement tranchée des tractus fibreux « permet de suivre leurs plus fines ramifications jusqu'entre les fibrilles et les cellules nerveuses. Dans leur ensemble, ces tractus entourent des îlots de tissu nerveux d'un cercle épais, duquel partent d'autres tractus plus minces, qui forment à l'intérieur du premier des Ilots secondaires. Cette disposition est surtout marquée dans toute la région centrale du ganglion ; mais elle se retrouve dans toute l'étendue de la coupe. Quant aux cellules nerveuses, elles paraissent, autant que nous avons pu en juger, absolument comparables des deux côtés •>. Mais les méthodes de Nissl ni de Cajal n'ont été appliquées.
Evidemment, le pseudo-érysipèle vaso-moteur ne peut s'expliquer que par un trouble d'innervation vaso-motrice, quel que soit le mécanisme intime de la vaso-dilatation qui le détermine. La cause de ce trouble est souvent, sinon toujours, une irritation du ganglion sympathique cervical inférieur.
La preuve en est dans l'anatomie et la physiologie pathologiques.
Ce fait clinique rentre dans le syndrome stellairc aigu d'excitation.
s) Uothérylkrose. A. DONNÉES CLINIQUES. — Rougeur de Poreille (oxo; oreille, IpuSpo;, rouge), cet élément du syndrome paralytique du sympathique cervical ne mérite attention particulière que lorsqu'il est isolé et unilatéral.
J'observe un homme de trente-six ans, qui depuis dix ans, à ma connaissance, a de l'othérylhrose paroxystique unilatérale gauche. C'est, en général, après un travail cérébral actif un peu prolongé, que le phénomène se produit. Le sujet s'en aperçoit à une sensation de chaleur à l'oreille sans autre symptôme. Objectivement l'oreille [est][rouge et
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chaude, non augmentée de volume, la tache blanche s'effaça immédiatf ment. 13 n'y a pas d'inégalité pupillaire ni aucun autre sifne sjmpalhique concomitant. On trouve dans ses aritf'cédents une pleurésie à huit ans.
L'othéiythiofe, qui paraît dans ce cas le premier indice de fatigue céiélrale, disparaît en quelques minutes par le repos.
Ch. Riche! fils et Saint-Girons ont ohservé chez une des leurs microsphygmiques (obs. III) une othérythrose unilatérale. « L'oreille gauche contraste par sa rougeur avec la coloration noimale de l'oreille droite. En même temps on note que le pouls radial droit est imperceptible, et que le pouls radial gauc he n'e si que faible. H y a simultanément une légère ini'f.alilé r upïllaire, la pupille gauche étant plus petite (1) »
B. DÉGAGEMENT D'IN JACTEUK SYMPATHIQUE. — A défaut de critérium siiatomo-pathologique, l'expérimentation pcimet de voir dans l'othérythrose une manifestation dissociée du syndrome paralytique du sympathique cervical.
K) Les erythèmes sériques. A. DONNÉES CLINIQUES. — Etudiés par 1 aurcnl (2) sur 20 sujets nerveux, ces erythèmes comprennent Y érythème local et Y urticaire. Chez un sujet primitivement vagolonique léger (l'état vagotonique étant pour Tir.el (3) caractérisé uniquement par la présence de l'exagérai ion du ralentissement cardiaque au moment de la compression des yeux), on observe en général dès le deuxième jour, en même temps que l'érythème local au niveau de la piqûre, une diminution du R. 0. C. puis vers le 4e ou 5e jour, lorsque J'érythème a disparu, on constate une réapparition momentanée du R. O. C. traduisant une phase d'hypervagotonie qui précède l'urticaire, enfin le réflexe s'inverse à nouveau pendant une période de 2 à 3 jours de sympathicotonie franche, qui persiste pendant toutela durée de l'urticaire. Si le sujet était en sympathicotonie avant l'injection, ce qui est assez rare, l'érythème local, inconstant, retardé ou très atténué, est précédé d'une ascension lente et modérée en vagotonie, puis il y a retour à l'état antérieur et l'urticaire manque le plus souvent. Donc urticaire comme érythème local n'apparaît qu'à la suite d'un état vagotonique.
B. DÉGAGEMENT D'UN FACTEUR PARASYMPATHIQUE. —
(1) Ch. RICHET fils et SAINT-GIRONS. — La microsphygmie. Revue de méd., 10 nov. 1908, p. 993.
(2)LAURENTM. — Variât, del'équilibrevago-sympathique au cours de l'érupt. sérique et de la. rougeole. Société biologique. 24 février 1923. p. 488.
(3) TINEL, SANTENOISE et LAURENT. — Les variât, du tonus vagosymp. au cours de l'érythème sériq. et de quelques mal. infect. Soc. méd. hôp. 1923, mars 1923, pp. 471-181.
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Comme le disent Tinel et ses collaborateurs, l'érythème et l'urticaire sériques suivent la même loi que les chocs anaphylactiques en ce qui concerne la vagotonïe favorisante. « Nous nous trouvons donc en présence, disent-ils, d'une véritable loi biologique générale ; l'hypervagotonie constitue la condition essentiellement favorable aux manifestations rapides, violentes et graves, des actions anaphylactiques ouj anaphylactoïdes comme de toutes les intoxications à électivité nerveuse. L'hypovagotonie ou la sympathicotonie réalisent au contraire les conditions les plus défavorables à ces réactions violentes : elles créent l'insensibilité aux. chocs ».
l) Les erythèmes infectier.x. A. DONNÉES CLINIQUES. — Dip\s26 cas de rougeole,Tinel et ses collaborateurs ont constaté, après la vagotonie de la période d'invasion, une hypovagotonie constituée dès le 1er et le 2e jour de l'érythème a'TOc son maximum à l'acmé de l'éruption. C'est le cycle hftbîtwel des maladies infectieuses : « à la période d'invasion efetfascension thermique rapide se superpose un état d'hypovagotonie très marquée, tandis qu'à la période d'état's'installe une sympathicotonie plus ou moins stable, qui persiste jWKpfà ia défervescence ». La scarlatine fait exception à .Ce&te règle ; l'érythème s'accompagne d'instabilité sympathique .; des chutes brusques de la tension artérielle coïncident généralement avec des poussées yagotoniques. Aussi Tinel se-'demande si l'insuffisance surrénale avec défaillance du toftiis sympathique et libération du parasympathique ne . j«ù«pas un rôle dans la vagotonie paradoxale de la scarlatine.
■-& DÉGAGEMENT D'UN FACTEUR SYMPATHIQUE. — Ainsi l'érythème infectieux en général est l'expression d'une hypefexcitabilité du grand sympathique. Ainsi s'explique que Pulrtïcaire chronique, qui n'est vraisemblablement, comme le .dit Tinel, que de l'urticaire incessamment renouvelée par une série de chocs subintrants, ait été suspendue par une rougeole dans le cas d'Apert et par une éruption sérique dans le .cas dé Tinel, Santenoise et Laurent. Il s'en faut d'ailleurs que .toutes les urticaires chroniques cèdent à l'érythème sérique. J*én ai observé un cas"qui y a résisté, de môme qu'aux traitements récents. Il sera publié ailleurs.
' D'un mot, on pourrait donc conclure que, si les erythèmes spontanés sont l'expression cutanée d'hyperorthosympataie, les erythèmes provoqués par les manoeuvres indiquées pJus haut permettent déjuger de cette hyperexcitabilité du grand sympathique que j'appelle hyperorthosympathie.
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La vaccinothérapie,
Par le Dr A. F. PI.ICQUE.
La vaccinothérapie lorme une question très complexe. Cette complexité tient surtout au nom lui-même qui ne répond i aucune notion précise.
Quand Jenner découvrit l'immunité donnée contre la variole par les pustules du cow pox il traduisit ce nom anglais par varii.loe vaccinée variole de la vache. D'où les mots vaccine et vaccin.
Au sens étymologique strict, la vaccinothérapie ne comprendrait donc que le vaccin de Jenner, certains vaccins d'origine bovine essayés contre la tuberculose et les injections sous-cutanées avec le lait de vache. Ces injections toutefois offrent quelque analogie avec divers sérums, aucune avec les vaccins dans la signification généralement adoptée pour ceux-ci.
La vaccinothérapie consiste en effet dans l'injection du microbe même de la maladie infectieuse, microbe atténué dans sa virulence et sa vitalité, même tué (vaccination antityphoïdique). Elle utilise un virus moins virulent, mais un virus. Les noms de bactériothérapie d'ipsovirus et d'altérovirus (au lieu d'autovaccins et stockvaccins) qui donnaient une idée plus exacte de la méthode, n'ont point prévalu.
Mais le souvenir de la vaccine jennérienne entraîne deux confusions fréquentes. La première, peu grave, consiste a regarder la vaccinothérapie comme uniquement préventive. Dans certains cas, au contraire, son usage est nHtement ccratif, intervient une fois la maladie déclarée.
La deuxième confusion, beaucoup plus sérieuse, regarde la vaccinothérapie comme aussi peu dangereuse que la vaccine ordinaire. Dans la réalité, l'atténuation des bactéries infectieuses comporte toujours une incertitude. « Dans la sérothérapie, au contraire, écrit Apert (1) dans son remar(1)
remar(1) APERT. — Vaccins et sérums. Un volume de la«Bibliothèque des Connaissances médicales », 1922, page 51.
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qÙ&ble livre, on n'injecte plus le microbe lui-même,mais uniqttejaent le sérum du sang d'animaux immunisés contre ce microbe ou contre les toxines de ce microbe. On n'injecte donc plu* aucun élément morbigène : la méthode est, en principe, dépourvue de toute nocivité ; on comprend donc que dans les. applications à la médecine humaine, toutes les fois que la sérothérapie s'est montrée efficace, on l'ait préférée à la vaceinothérapie ».
. Toutefois, par un singulier abus de langage, on désigne assez fréquemment, sous Te nom de sérum, certaines cultures atténuées de bacilles en particulier de bacilles tuberculeux mais sans passage par l'organisme d'aucun animal, soit naturellement réfractaire, soit immunisé et par suite no contenant auStme trace de sérum sanguin. On a même décrit des accidents d'anaphylaxie produits par ces pseudoserums chez des malades injectés a-upàravant avec le sérum de cheval ou ayant consommé la viande crue do cheval. Avant d'invoquer cette anaphylaxie fort impossible, ne pourrait-on point admettre des cultures insuffisamment atténuées ?
Dans les autovaccins (dont l'étymologie du grec aura; ; •même, et du latin vaccina: de vache est singulière), les cultures ' atténuées sont préparées avec des microbes pris sur le malade lui-même. On évite ainsi les causes d'inefficacité tenant à l'extrême variation des races chez certaines bactéripg? chez ! Je» colibacilles par exemple. Cette préparation des^autOr vàoeins exige un certain délai ; elle exige surtout tin haotériologiste habile, patient, consciencieux. •. „;J „
. Les stockvaeeins (de 1'englais stock provision et du latine vaccina) peuvent se préparer t'i l'avance. Ils sont en général polyvalents, c'est-à-dire actifs pour plusieurs raçps ou espèces de microbes. La marque d'origine offre encore une importance capitale. L'atténuation ou la stérilisation so heurtent à de réelles difficultés techniques. Sur cent mille doses de VftOcin par un virus atténué, quatre-vingt-dix-neuf mille donneront efficacité protectrice et tolérance désirable. Un seul lot de mille doses réservera au contraire bien des mécomp* t0g;Les vaccinés présenteront des « grippes » parfois môme des « grippes infectieuses et mortelles ». Dès qu'un lot de vaccin donne des accidents quelconques, il faut en suspendre.l'emploi, de même qu'on interrompt en pareil cas l'emploi de certains médicaments chimiques, eux aussi de propagation fort délicate, comme les arsénobenzols.
Une dernière difficulté consiste dans le nombre vraiment énorme des vaccina proposés. Même en se limitant à ceux qu'entourent de réelles garanties scientifique*, la simple énumêration comprendrait plus do cent produits divers. Au lieu de cette liste fastidieuse on doit forcément se borner à quelques types : I vaccin de Jenner, II vaccins pastoriens
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contre la charbon et contre la rage, III vaccins (préventifs ou curatifs) contre le méningocoque, contre le gonocoque, contre le pneumocoque, IV vaccinothérapie antistaphylococcique, antistreptococcique ou mixte, V vaccinothérapie de la fièvre typhoïde, de la dysenterie, du choléra, de la peste, VI atténuation des virus thérapeutiques en général.
Quant à la tuberculose et au cancer, l'exposé des tentatives vaccinales exigerait de longues pages. Mais, parmi les résultats obtenus,»les plus dignes d'attention demeurent encore provisoires et à l'étude.
I. VACCIN JENNÉRIEN.
L'exemple de Jenner prouve qu'un médecin de campagne peut, par la saoule observation, réaliser une admirable découverte. Jenner était, suivant l'expression du XVIIIe siècle, un physiolâtre, un adorateur de la nature. Il possédait à Berkeley, bourgade de quelques centaines d'habitants, une propriété de famille. Ses études terminées, il refusa de rester a Londres comme assistant de son illustre maître John Hunter qui l'avait pris en affection et le logeait chez lui depuis deux ans. Il déclina plusieurs postes avantageux et partit vivre à sa campagne natale en médecin gentleman farmer.
La variole exerçait alors de terribles ravages. L'inoculation avec la sérosité prise sur l'éruption d'un malade légèrement atteint (procédé identique à la vaccinothérapie actuelle) consistait l'unique ressource préventive. Méthode offrant ses périls, car parfois cette variolisation produisait une forme grave. Insuffisamment généralisée à l'entourage, elle créait autour d'elle un foyer contagieux.
En 1775, Jenner devint variolisateur officiel de sa région. Il fut étonné d'échecs sur des sujets n'ayant jamais eu antérieurement la variole. lies paysans lui dirent que ces sujets, ayant contracté autrefois des pustules aux mains en trayant des vaches atteintes de cow-pox échappaient à la variole. Sans sourire de cette croyance villageoise, Jenner la vérifia patiemment durant vingt-trois années. Puis il publia une brochure de cinquante pages dont les trois quarts en observations. Chaque mot de cette brochure portait. En sa retraite campagnarde, Jenner n'offusquait personne. La découverte fut de suite bien accueillie. Moins de trois ans plus tard, le parlement anglais frappait en l'honneur deja^vaccine^une médaille. , -r,^ m
La fin de cette histoire surprendra les savants français. A Jenner (outre un exemplaire de la médaille), le parlement remit une récompense de vingt mille livres sterling, somme considérable à l'époque et qui, même aujourd'hui, ne serait aucunement à dédaigner.
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' II. VACCINS PASTORIENS.
Gomme celle de Jenner, les découvertes de Pasteur eurent pourjpoint de départ la pathologie comparée. Etudiant les épidémies du ver à soie. Pasteur trouva la cause des deux maladies principales dans des parasites extrêmement petits, l'un, siégeant sur les oeufs mis en incubation, l'autre sur les feuilles servant à la nourriture . En rejetant les oeufs atteints ouïes feuilles suspectes, on supprimait les deux maladies. Fait curieux, l'agent del* première se révéla depuis^non comme un microbe d'origine végétale (algue ou champignon) mais comme un parasite animal : un protozoaire.
À cette époque (vers 1864) les services de chirurgie perdaient par septicémie un opéré sur huit. La Maternité perdait une accouchée sur cinq. Pasteur fit observer que des précautions contre les germes supprimeraient cette terrible mortalité.
Fort mal accueillie en France, l'idée séduisit un chirurgien d'Edimbourg, Lister qui croyait aux: « fermentations morbides ». Les succès confirmèrent la vérité de la théorie. Ils enthousiasmèrent, lors d'un voyage en Ecosse, Just Championnière qui terminait alors son internat. Avec une belle audace, le jeune interne, à son retour, entreprit de propager en France la méthode antiseptique. Il recruta dès le début jusqu'à trois prosélytes : Tarnier, Terrier, Charles Périer. Mais ce ne fut que longtemps après, quand la proportion des décès à la Maternité tomba à un sur quatre cents que les résistances cessèrent vraiment. De l'antisepsie, dérivèrent toutes les méthodes pour l'atténuation ou pour la stérilisation des virus et pour la vaccinothérapie.
Pasteur signalait le staphylocoque dans le pus de l'ostéomyélite et du furoncle, le streptocoque dans le pus des abcès puerpéraux Mais il n'essayait tout d'abord les vaccins que dans les maladies des animaux (choléra des poules avec atténuation par le vieillissement, charbon des moutons et rouget des porcs avec atténuation par la chaleur, péripneumonie des bovidés avec atténuation par l'inoculation vers la base de la queue, où le tissu cellulaire est rare et dense, rage avec atténuation par le vieillissement).
Il essaya enfîu l'inoculation contre la rage humaine de ces moelles vieillies et atténuées du lapin infecté par trépanation Mais son premier travail sur le rôle des germes remontait, à trente-six ans déjà. On ne pouvait donc l'accuser de Procéder à la légère. Durant ces trente-six années d'intervalle asteûr se limita aux essais sur les maladies des animaux. Il croyait, en effet, à l'extrême valeur de la pathologie comparée. Aujourd'hui, sur mille étudiants en médecine de Paris, combien en trouve-t-on qui visitèrent, même une seule fois
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l'école vétérinaire d'Alfort, et ses remarquables collections ?
III. VACCINS MÉNINGOCOCCIQUE, CONOCOCCÎQUË,
PNEUMOCOCCIQUE.
1° Méningite cèrébrospinale' — Le sérum antiméningoooccique occnpe par son efficacité et par sa tolérance la place essentielle dans le traitement'
Comme ce sérum ne possède qu'une incertaine et courte action préventive, le virus chauffé une demi-heure à 65° fut inoculé pour enrayer certaines épidémies extensives. Trois doses croissantes de un à quatre milliards de germes sont utilisées n intervalle d'une semaine. Le nombre des cas nouveaux diminua beaucoup sans disparaître complètement.
Certains cas de méningites cérébrospinales se prolongent ou récidivent malgré l'emploi local, sous-cutané, intraveineux du sérum. Les cultures de méningocoques atténuées par chauffage à 55° ou par addition d'iode peuvent, par l'emploi quotidien en injection sous-cutanée, suppléer à la défaillance du sérum.
Dans un cas de septicémie méningococcique à forme paludéenne se prolongeant malgré les injections sous-cutanées, Sergent, l'ruvost et F Rr-rdet obtinrent la guérison par injections intraveineuses d'un stock-vaccin.
'2" lilcnnorrhagic —• Malgré l'analogie du gonocoque avec le méningocoqiu), les nombreux vaccins essayés réservent des mécomptes. La réaction locale et la douleur autour de la piqûre sont souvent très vives. De temps à autre, surviennent des arc'dents généraux
La septicémie gonocooeique, qui semble moins rare qu'autrefois, constitue l'indication essentielle. Mais cette septioémie est-elle produite par le seul gonocoque ? Assez fréquemment elle succède à des violences sur l'urèthre encore trop enflammé (passage de sondes ou de béniqués avec asepsie fort difficile).
Le sérum parut, dans quelquescas, en particulieroontro l'ophtalmie blennorrhagique, plus efficace que les vaccins. Mais ce sérum devrait être préparé en injectant à l'animal non point une culture pure de gonocoques, mais le pus blennorrhagique lui-même avec ses microbes multiples (Le Fur),
Une méthode d'administration des vaccins (qui tend à se répandre contre la fièvre typhoïde) par ingestion buccale et non par la voie sous-cutanée paraît efficace et surtout bien tolérée Toutefois le vaccin doit être donné, suivant la méthode de Lumière, en pilules kératinisées pour éviter l'action perturbatrice du suc gastrique.
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. 3° Pneumonie — L'obstacle au succès tient surtout à la diversité des races de pneumocoques.
.A titre préventif, quatre injections successives avec un stockvaccin formé par un mélange des trois races I, II, III, les plus fréquemment pathogènes semblèrent donner quelques résultats.
Atitrecuratif, et surtout contre les pneumonies oubroncùo pneumonies secondaires aux infections (grippe, rougeol e, érysipèle), Legroux prépara, à l'Institut Pasteur, un vaccin mixte de pneumocoques divers, de streptocoques, de bacilles de Pfeiffer. Apert employa, sans grand succès, ce vaccin mixte contre les bronchopneumonies persistantes de la rougeole (voie sous-cutanée). « Peut-être, écrit-il, pour porter plus directement le vaccin au siège du mal et provoquer, in loco, la formation des anticorps bactériololytiques, conviendra-til d'employer la voie intraveineuse. »
Dans la pneumonie franche, chez un sujet assez jeune et robuste, mieux vaut laisser évoluer la maladie sans troubler. par un sérum ou par un vaccin, sa tendance naturelle à la guérison.
IV. VACCINS STAPHYLOCOCCIQUES ET STREPTOCOCCIQUES.
1° Staohylococcies. —• Contre la furonculose ou l'acné à répétitions incessantes, contre l'impétigo tenace, les stockvaccins, mais surtout les autovaccins, donnent de très bons ' résultats.
Contre les ostéomyélites chroniques ou subaiguës, sans beaucoup d'accidents généraux, avec foyer local tendant à bien se limiter, le stockvaccin pour débuter, l'autovaccin sitôt qu'on a pu le préparer, peuvent éviter l'incision ou tout au moins donner une guérison plus rapide après cette incision.
Mais une lourde faute, assez fréquemment commise, est de trop compter sur les vaccins, île retarder l'incision et la trépanation large dans les ostéomyélites aiguës donnant au malade « l'aspect d'un typhique égaré en chirurgie ».
Les staphylococcies aiguës sans localisation précise so montrent également fort rebelles à l'action des vaccins. Ceux-ci n'ont d'utilité qu'au déclin des accidents graves, lorsque la fièvre devient intermittente, lorsque des abcès disséminés commencent à se produire.
2Q Streptococcies. —■ Les infections locales à streptocoques sont favorablement modifiées. On doit au contraire procéder avec beaucoup de prudence dans l'emploi des vaccins en cas de streptococcies généralisées.
Cependant Mauté(l) par un vaccin spécial où les strepto(1)
strepto(1) — Vaccin streptosoude. Presse médicale, 2 déc. 1922.
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coqueB sont non seulement tués mais complètement dissous dans une lessive de soude au dixième neutralisée au bout de vingt-quatre heures et additionnée de 0,5 p. 100 d'acide phénique, obtint des résultats contre l'infection puerpérale, contre les septicémies chirurgicales, contre les pleurésies purulentes. Ce vaccin streptosoude est bien toléré en injections intraveineuses.
L'érysipèle si grave des nouveau-nés exige le vaccin antistreptococcique ou mieux le vaccin mixte de Delbet. Mais contre l'érysipèle de la face à un certain âge, simple et sans complications, mieux vaut peut-être attendre la guérison naturelle. La vaccinothérapiere prendrait ses droits en cas d'érysipèle à répétition.
3° Infections mixtes. — Les lymphangites graves, les phlegmons diffus, les érysipèles chirurgicaux, les anthrax avec sphacèle, tiennent à des associations microbiennes. Aussi Pierre Delbet, Girode et Beauvy conseillent-ils l'emploi d'un stockvaccin mixte. Ce vaccin, pour quatre centimètres cubes, dose habituelle d'une injection sous-cutanée, renferme plus de treize milliards de germes :
1.730.000 streptocoques, 3.330.000 staphylocoques, 8.000.000 bacilles pyocyaniques.
Ces germes sont atténués par vieillissement pendant un mois à i'éf uve à 37°, puis par chauffage au bain-marie à 62° • qui complôle la stérilisation.
Néanmoins, très vives se présentent les réactions générales (frisson violent, température de 3!)° à 'îO 0 six heures après l'injection) et locales. On diminue l'inflammation au point injecté en répartissant l'injection de quatre centimètres cubes entre les deux cuisses (deux pour chacune).
Cependant Lebeau (1), au cas d'anthrax grave, ne regarde point l'albuminurie ou le diabète comme des contre-indications à ce vaccin. Seuls, le supporteraient mal les débilités, les cachectiques, les bacjllémiques.
Chez le nouveau-né atteint d'érysipèle, les réactions soit locales, soit générales, sont, par bonheur, beaucoup plus légères. Roidin et Tierny obtinrent sept guérisons sur douze cas traités par le vaccin de Delbet. Les autres traitements ne leur avaient donné, dans une série précédente de douze cas, qu'une seule guérison.
V. VACCINS TYPHOIDIQUE, C.OLIRACILLAIP.EDY, SENTÉRIQUE. 1° Fièvre, typhoïde. — Les résultats préventifs obtenus
(1) Traitement de l'anthrax par le stockvaccin du P' Delbet. Thèse de Paris 1921.
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pendant la guerre avec les vaccins de W'idal ou de Vincent -(feaciïles tués soit par la chaleur soit par l'éther) se montrèrent remarquables. Les vaccins triples renfermant, outre les deux races de bacilles pàratyphiques A et B, le bacille d'Eberth, enrayèrent surtout très vite de redoutables épidémies.
OFaut-il généraliser l'emploi de ce vaccin à la population civile?La conclusicn de 1 Académie de médecine (12 avril 1921) recommande cet emploi « particulièrement dans les villes et localités où la fièvre typhoïde est endémique,ou en cas d'épidémie. Pour ce dernier cas, la vaccination doitêtre généralisée et appliquée même aux enfants et aux vieillards».
Apert conseille, lui aussi, la vaccination avant d'entreprendre un voyage susceptible de faire séjourner ou simplement s'arrêter et boire dans les localités suspectes. A plus forte raison, au cas de départ pour les colories. Il regarde comme plus formelle encore l'indication du vaccin chez les troupes en guerre ou en expédition lointaine. , .^'intensité du choc vaccinal, la survenance exceptionnelle d!âccidents sérieux motivent pour l'emploi généralisé delà méthode une certaine hésitation.
L'intensité du choc sera diminuée en répartissantla dose totale en quatre ou cinq injections et non entre deux, parfois m≠ une seule,comme dans l'armée où il faut procéder vite.
Les accidents-sérieux s'observent surtout chez des surmenés, des cachectiques, des débiles, des fébricitants, des cardiaques, des syphilitiques anciens et surtout récents,, des aj.coôliques, des brightiques, des diabétiques. La tuberculose même ancienne donne une contre-indication encore plus absolue, car le réveil de foyers latents se montre fort à craindre- On peut vacciner les paludéens en dehors des périodes d'accès. Il est utile de faire précéder la vaccination par une assez- forte dose de quinine (1 gr. par jour pendant trois ou quatre jours).
-L/administration du vaccin par les voies digestives (vaccin bilié étudié par Mlle Besredka, entérovaccin en capsules , kêratinisées, des Lumière) assure la tolérance et, semble-t-il, l'iifemunité.
■" À titre curatif, ces vaccins paraissent utiles même datant la période fébrile et aiguë de la fièvre typhoïde. Mais les'complications locales (1) qui surviennent au déclin (myosites, ostéites, cholécystites suppurées et souvent très tenaces^ sont mieux influencées par les injections de vaccin typh4ïdique et surtout de vaccin pur sans addition des paratyp^hoïdes A et B.
\2P Colibacillose. — La multiplicité des races constitue une
$) H. DtrFOUR et J. THIERS. — Fièvres typhoïde et paratyphoïdes. . Un» volume 1923.
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difficulté réelle. Dans les infections chroniques, particulièrement dans les infections urinaires à colibacilles, la préparation des autovaccins devient possible. La réaction générale est toutefois fort vive. Aussi Mauté conseille-t-il de préférence un vaccin colisoude, préparé de même façon que'son vaccin streptosoude.
3° Dysenterie. — L'inoculation de bacilles tués donne des réactions générales et locales très pénibles. Le mélange de sérum antidysentérique au vaccin (partie égale) atténue ces accidents.
Les effets curatifs et prévenl ifs semblent démontrés. Mais la tendance actuelle est plutôt d'utiliser le bactôriophage de d'Hérelle (art. 27300). L'immunisation, la guérison rapide des dysenteries, même intenses, s'obtiennent avec moins de réaction.
On pourrait passer en revue un grand nombre d'autres maladies infectieuses ou parasitaires.
Contre la peste et le choléra, l'effet préventif des vaccins est remarquable. L'effet curatif se montre inférieur à celui du sérum.
De multiples tentatives furent également faites contre la coqueluche, contre la fièvre de Malte, contre le chancre mou, contre l'impaludisme, contre la syphilis, contre les spirochétoses et les mycoses. Elles paraissent, sauf peutêtre dans la coqueluche, peu concluantes.
Les grands espoirs de succès pour la vaccinothérapie demeurent pour la tuberculose et le cancer. Mais on ne peut espérer la réussite que par une extrême pureté des vaccins (1). En outre, les expériences doivent être conduites patiemment et sans publication hâtive. De plus, tuberculose ou cancer se trouvant maladies communes à l'homme et aux animaux, les essais s'imposent tout d'abord sur les animaux. Une fois de plus, se retrouve la valeur de la pathologie comparée.
VI. ATTÉNUATION DES VIRUS VACCINS EN GÉNÉRAL.
L'atténuation exacte des virus vaccins constitue la difficulté de la méthode. Insuffisante, elle expose à des accidents d'infection nouvelle ; trop complète, elle donne un produit inefficace.
Aussi les moyens essayés furent-ils nombreux. On voit employer, tour à tour, le vieillissement des cultures, leur exposition à la lumière, la chaleur réglée et calculée de façon très précise, l'oxygène, l'ozone, l'acide carbonique l'iode, la soude, la bile, l'éther, l'acide phonique, les rayons ultra(1)
ultra(1) — Neurovaccin Levaditi, Académie médecine, 10 juillet 1923.
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violets, etc. L'incertitude de l'effet précis explique souvent Pïriconstance des résultats.
-Malgré des tentatives avec divers ferments, les métaux colloïdaux restèrent délaissés. Ils répondent cependant à deux conditions favorables : 1° tendance des bactéries (ou des protozoaires) à englober dans leur protoplasma les très fines particules qui viennent à leur contact ; 2° action de ces particules, surtout lorsqu'elles proviennent de corps rares, inhabituels dans les milieux d'existence ou de culture, pour modifier la vitalité soit des protozoaires, soit des bactéries. • L'hydrogène, véritable vapeur métallique, qui dans ses réactions se comporte en tout comme un métal, mérite surtout-l'intérêt. Ses molécules représentent en effet le type de là .division infinitésimale. Un millimètre cube d'hydrogène. àô^età la pression normale d'une atmosphère, contient trente cinq millions de milliards de molécules. Un centimètre cube d^or colloïdal à cinquante milligrammes par litre renferme un milliard et demi de particules, chiffre déjà considérable mais beaucoup moindre.
Au (temps où la thérapeutique par les gaz se trouvait lort en faveur, l'hydrogène, fréquemment essayé, donna beaucoup d'espoirs (1). Sa très faible densité lui assurait un grand pouvoir d'absorption et de diffusion. On entrevit même un effet contre la fièvre tuberculeuse, contre le cancer, en entrevit la possibilité inouïe à cette époque d'obtenir des cicatrisations de plaies sans suppuration. Malheureusement, un détail compromit toutes ces tentatives. Les impuretés de l'hydrogène se" trouvaient fort mal connues. L'hydrogène pur se montre absolument inoffensif. Mais préparé avec un métal (zinc, fer, oii avec de l'acide sulfurique renfermant, chose fréquente, de l'arsenic) il contient de l'hydrogène arsénié qui le rend fort.dangereux. Sa purification, alors négligée, est du reste fort simple.
Outre la stérilisation, soit insuffisante, soit trop accentuée, des virus vaccins, leur ancienneté peut fausser les résultats. Elle diminue en général, exceptionnellement elle accroît le reste de virulence. La livraison directe par les laboratoires dé fabrication aux médecins, sans intermédiaires et sans long délai possible avant l'emploi, est donc désirable. Les autovaccins montrent des effets plus réguliers que certains stockvaccins d'utilisation peu usuelle. Cette supériorité tient à la spécificités de races microbiennes. Elle tient aussi A ce que les autovaccins sont toujours de prépaiation très récente.
(1) BEDDOES. — Factitions airs, Bristol 1795. — DEMARQUAY et LECONTE : Pneumatologie médicale, Paris 1866.
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ART. 27495.
PRESCRIPTIONS ET FORMULES
Un lest pratique de la valeur lonelionnelle des reins. L'épreuve de la phénol-suif one-phtaléine. —
La recherche de l'albumine ne donne que des renseignements inexacts sur la valeur réelle du filtre rénal : il y a des cas où l'albuminurie rénale, même accentuée, n'est pas d'un pronostic grave, et où les autres épreuves de laboratoire s'accordent à démontrer un fonctionnement rénal satisfaisant ; et par contre certaines albuminuries légères répondent à des néphrites graves où le parenchyme rénal est presque complètement détruit.
Cette variabilité de la valeur diagnostique de l'albuminurie a fait naître beaucoup d'autres moyens d'exploration : épreuves de la phlorydzine, de la polyurie expérimentale, du bleu de méthylène, constante uréo-sécrôtoire d'Ambard, dosage de la chlorurémie. Mais pour précieuses que peuvent être les données de ces méthodes dans certains cas déterminés encore échappent-elles au praticien par la minutie des analyses qu'elles exigent.
Il en'en est point de même de l'épreuve de la phénol-sulfone-phtaléine (rouge de phénol) étudiée par Widal et ValleryRadot. Sa technique est des plus faciles, d'autant qu'il est maintenant aisé de se procurer un nécessaire comprenant un colorimètre, et des ampoule dosées de phénol-sulfonephtaléine.
Voilà la technique telle que la résume d'après son expérience le Dr Petit dans la Normandie médicale (1er juillet 1923):
Faire uriner le malade. Immédiatement après, pratiquer dans la masse sacro-lombaire une injection de 1 centimètre cube d'une solution à 0,006 par centimètre cube. Cette injection doit être faite en plein muscle dans la masse sacro-lombaire (la fesse par suite de l'abondance de son tissu cellulaire n'est pas le point d'élection). Elle doit de plus être exacleine.nl de 1 centimètre cube, aissi faut-il se servir d'une seringue genre Barthélémy. Au bout d'une heure dix minutes (ce temps à élé fixé expérimentalement et répond normalement a une élimination de 55 %), on fait uriner complètement le malade. Faire un sondage, si cela est nécessaire. On recueille alors la totalité des urines sécrétées pendant ces soixante-dix minutes. Sauf dans le cas d'urines lacalines, elles sont a peine colorées cl pou' taire apparaître la coloration rouge carmin du Bouge de phénol, il faut ajouter 3 centimètres
,: ' ( 603 ) ART. 27495
eùbfe-environ de lessive de soude. On verse ensuite cetteurine colorée dans une éprouvette ou une bouteille jaugée à un litre exactemunt pottrCompléter par addition eau (eau distillée de préférence) et faire uoivolume total de 1 litre. S'il apparaît un léger trouble qui pourrait gêner la lecture, il suffit de filtrer comme dans le cas d'urines purulentes,. L'épreuve est alors terminée, il n'y a plus qu'à lire le résultat On se sert pour cela du colorimètre de Bruneau-Triollet.
Ce colorimètre comprend une série de 12 tubes gradués de 10 à 65% d'élimination du médicament ; on cherche, alors la correspondance de teiiiîe. entre un des tubes étalons et l'urine colorée que l'on a versée dans un petit tube à essai.
Il est remarquable que l'élimination corresponde aux renseignements fournis par la constante d'Ambard.- Il suffit de," lire sur une échelle cette correspondance pour connaître l'urée sanguine et la constante.
Si-l'élimination est inférieure à 50 % le rein est insuffisant, on doit craindre l'azotémie ; si elle est supérieure à 50 %, il est sûr qu'il n'y a point d'azotémie et il n'y a point lieu de recourir a d'autres analyses. On ne peut affirmer, que l'épreuve de la phénol-sulfone-phtaléine soit un test absolument sûr de ïavaleur fonctionnelle du rein ; trop de facteurs peuvent intervenir, le foie en particulier, pour modifier l'élimination rénale^ telle qu'elle est, elle constitue cependant à l'heure actuelle par*iàconstance de ses résultats et sa simplicité, la meilleure épreuve que le praticien ait à sa disposition pour étayer un diagnostic.
Traitement de la diarrhée commune des enfants au sein. —■ La diarrhée verte effraye les mères — et quelquefoisJes médecins —■ le Dr Rlechmann dans IJHôpital montre que la coloration verte due à la biliverdine, ne comporte aucune signification particulière chez les nourrissons au sein et ujffliste sur cette vérité que la diarrhée de l'enfant exclusivement au sein ne présente jamais de gravité et ne nécessite |9mais la cessation de l'allaitement.
Lé traitement doit être réglé de la façon suivante :
1° Régler l'allaitement en donnant les tétées à heure fixe 'et en faisant peser quelques tétées pour éviter des rations trop: copieuses, qui sont souvent la cause déterminant e de la diarrhée.
-Parfois remplacer une ou deux tétées, soit par de l'eau bouillie ou du tilleul très léger à peine sucré, soit, avant cinq à six mois, par un biberon de poudre de lait (Dryco, Nutricia) soit à partir de quatre ou cinq mois,par une bouillie maltée faite à l'eau et à la farine, sans lait.
2° L'eau de chaux agit très bien dans ces diarrhées, on formulera :
Eau de chaux officinale 70 gr.
Sirop diacode 10 gr.
Sirop de coings Q. S. P. 90 ce.
ART. 27495 ( 604 )
Une cuillerée à café avant chaque tétée (potion pour trois jours).
3° Dans certains cas résistants le tanaoétyl dans un julop aux mêmes doses que le sous-nitrate de bismuth,
Tanacétyl 0 50 centigr.
Julep gommeux Q. S. P. 30 ce.
Deux à quatre cuillerées à café par vingt-quatre heures (jusqu'à totalité de la potion, chez des enfants vigoureux).
4° Pas de purgatifs ; seulement un petit lavement à la racine de guimauve ou à l'amidon.
5° Rassurer les mères affolées par leur entourage, et parfois par une analyse de lait aux conclusions plus ou moins malencontreuses. Une analyse utile est à peu près irréalisable dans la pratique et il n'y a pour ainsi dire pas de mauvais lait de femme : ce qui convient le mieux au nourrisson c'est l'allaitement maternel.
Traitement des piqûres de serpents. — La Vie Médicale résume avec opportunité, en ces temps de canicule, la conduite à tenir dans l'envenimation par piqûre de vipères. Aussitôt après la piqûre :
1° Retarder l'absorption du venin par une ligature serrée à la racine du membre blessé (la suspendre quelques minutes tous les 3/4 d'heure pour éviter la gangrène).
2° Faire saigner la plaie par succion (intégrité de la cavité baccale) ; au besoin débrider.
2°Injecter in situ des substance? neutralisantes : permanganate de potasse à 1 %, chlorure d'or et hypochlorite de soude ou de chaux en solution à 1 /12.
4° Injecter sous la peau le plus vite possible 10 à 20 cmc. de sérum antivenimeux de Calmette. Quand on l'injecte dans un laps de temps ne dépassant pas trois heures après la morsure, il arrête l'envenimation et empêche la mort.
5° Soutenir accessoirement, l'état général (boissons alcoolisées, café, strychnine).
La prudence commande aux touristes, qui fréquentent les régions infestées, de se munir d'un lien de garrot, d'une seringue hypodermique et d'une solution de permanganate de Potasse à l %, ou mieux d'un flacon de sérum de Calmette.
Formule contre le météorisme abdominal (G. Lyon) :
G. Lyon. : Méléirisme abdominal :
Teinture d'anis XX gouttes
Ether sulfurique XXX gouttes
Laudanum X gouttes
Sirop simple 50 grammes
Eau de mélisse 125 grammes
Une cuillerée à bouche toutes les deux heures.
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ART. 27496. La luxation congénitale de la hanche, par le Dr L. DAMAN Y professeur à l'Ecole-de-médecine de Rennes (1).
la fréquence de la luxation congénitale delà hanche, — leD'L. Damany estime qu'ellefrappe 120.000 Français, — son caractère souvent héréditaire et familial, la désignaient comme une des questions qui appartenaient aux lecteurs de la « Bibliothèque des connaissances médicales ».
Le Dr L. Damany a traité son sujet avec une particulière ampleur ; réfutant les théories pathogértiques antérieures, il trouve dans l'anatomie comparée, les raisons du défaut d'une articulation par ailleurs si puissante. 11 rapporte à l'élévation anthropologique et cérébrale de l'homme le véritable rôle dans la production du déboitement congénital du fémur humain ; son apparition dans notre espèce est la rançon de notre suprématie. Ces données n'ont point un intérêt simplement théorique, leur connaissance permet d'apporter au traitement d'utiles .améliorations, et de considérer comme acquise la guérison de la luxation congénitale lorsqu'elle est soignée en temps opportun, c'està-dire tant que les processus d'ostéogénèse sont assez actifs pour rëédifler une cavité cotyloïde suffisante.
L'étude du Dr L. Damany ne néglige aucun des détails de clinique ou de thérapeutique qui permettent d'atteindre cerésultat.
ART. 27497. La médecine comique, par TAILLEFER (2).
C'est le comique de la médecine, vu du point de vue du médecin, —.etnonpointdeceluideMolière, — que nous exposent les récits alertes iet vécus du Dr Taillefer. Tous les praticiens y retrouveront les histoires de leur clientèle et quelques sourires après la peine.
ART. 27498. La thérapeutique du nourrisson en clientèle, par le P' NOBÉCOURT, professeur de clinique médicale des enfants à la Faculté de médecine de Paris, et le Dr M. MAILLET, ancien chef , ide clinique médicale à la Faculté de médecine de Paris (3).
ÎLenom seul des deux auteurs dispense de faire longuement l'éloge de4eur- livre; le plan qu'ils adoptent, l'esprit dans lequel leur monographie est écrite, la rendent éminemment pratique. Aucun détail de théorie ne s'y rencontre, mais seulement des faits principaux, solidement étayés et qui seront pour le praticien le plus sûr des guides.
Après quelques pages sur la séméiotique, le diagnostic et le traitement des maladies de la première enfance, MM. Nobécourt et Maillet abordent l'étude de l'hygiène du nourrisson, tant individuelle que collective ; un exposé complet des aliments et des régimes du nourrisson sain et du nourrisson malade vient ensuite ; puis ce sont les médications externes (hydrothérapie, réfrigération, caloriBcation, révulsion, émissions sanguines, ponctions, lavages, aérothérapie, électro et radiothérapie, etc.), les médications internes enfin, » Sont le rôle est souvent prédominant ». Elles sont clairement exposées, un formulaire très précis en rappelant la posologie. Le traite(1)
traite(1) vol. 240 pages, 149 figures. Flammarion, édit. Prix : 10 fr.
■.(2) Un vol. 210 pages. Libr. « Les Gémeaux », 66, boul. SaintGermain, Prix : 6 fr.
(3) Un vol. in. 8, 864 pages, 1923. Prix : 25 fr. — A Maloine et fils éditeurs, Paris.
ART. 27499 ( 606 )
ment symptomatique constitue la seconde partie du livre ; c'est qu'en effet le traitement étiologique n'existe souvent pas ou se montre insuffisant, le diagnostic reste ainsi en suspens. C'est alors que le traitement symptomatique est nécessaire. La conduite à tenir en présence de la lièvre, des vomissements, de la toux, des convulsions, des hémorragies, est développée en ce chapitre, auquel fait suite la troisième et dernière partie. C'est le traitement des affections et des maladies : successivement les divers organes vont passés en revue sans oublier les maladies infectieuses générales (le traitement de la syphilis est exposé selon les données récentes) et. les affections de la peau.
Art. 27499 VARIÉTÉS
— A propos de l'ajournement du Congrès d'ophtalmologie de Londres. — Les Comités de la Société d'ophtalmologie de Paris, de la Société belge d'ophtalmologie et de la Société française d'ophtalmologie, estiment nécessaire de déclarer à nouveau que ces sociétés ont accepté, sans réserve, l'emploi de la langue allemande, langue scientifique ou familière de plusieurs peuples comme langue officielle du Congrès de Londres ;
Qu'elles sont résolues à collaborer avec les nationaux d'AutricheHongrie, de Bulgarie et de Turquie ;
Qu'elles se refuseraient à participer à ce Congrès si les Allemands y étaient invités.
Ces Sociétés ont résumé les motifs de leurs décisions dans les ordres du jour suivants .
1° Société d'ophtalmologie de Paris. Séance du 27 février 1923 .
« La Société d'ophtalmologie de Paris, après avoir pris connais« sance de la note publiée par le Comité du Congrès d'ophtalmologie « de Londres de 1925, décide :
» Que ses membres seraient dans l'obligation de s'abstenir d'assis« ter à ce Congrès si les Allemands y étaient invités, se conformant « ainsi à la décision prise à Londres, en octobre 1918, sur l'initia« tive de la Royal Society, et ratifiée à Bruxelles en 1919 ; décision « non abrogée et motivée par des raisons auxquelles l'attitude de « l'Allemagne et du corps médical allemand a laissé jusqu'ici toute leur * valeur. »
2° La Société belge d'ophtalmologie. — Séance du 29 avril 1923.
A pris la même décision.
3° Enfin, la Société française d'ophtalmologie, réunie le 11 juin 1923 à Strasbourg, a, à l'unanimité des votants, approuvé la réponse suivante
« La Société française d'ophtalmologie, après avoir pris connais« sance de la communication du Comité organisateur du Congres de « Londres pour 1925 et avoir entendu ses délégués,
« Adresse aux ophtalmologistes de Grande-Bretagne et d'Irlande « ses cordiales et amicales sympathies,
« Déclare qu'elle accepte très volontiers de collaborer au Congrès « International de Londres avec les nationaux des Etats ancienne« ment ennemis Autriche, Bulgarie, Hongrie et Turquie,
« Mais que, dans les circonstances actuelles et malgré ses regrets, « elle ne pourrait pas participer à ce Congrès si les Allemands y « étaient invités.
« Elle reste ainsi en accord avec les résolutions adoptées par la
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t Conférence de Londres en octobre 1918 sur l'initiative de la Royal « Society, résolutions confirmées de nouveau à Bruxelles en juillet « 1922 par le Conseil international de Recherches, et dont les motifs « d'exclusion s'appliquent toujours intégralement à l'attitude gardée « pas l'Allemagne et par le corps médical allemand. En refusant réi cemment toute aide médicale aux Français et aux Belges par une « décision collective, sans exemple dans l'Histoire, l'Association des « médecins allemands en est même venue à fouler un des principes « fondamentaux les plus nobles de notre morale professionnelle. »
— Faculté de Médecine. Clinique Propédeutlque. Hôpital de la Charité, 47, rue Jacob. — Cours de révision sur les acquisitions médicales pratiques de l'année, sous la direction du Pr Emile SERGENT et du Dr C. LIAN, professeur agrégé, médecin des hôpitaux, avec la collaboration de MM. ABRAMI, AUBERTIN, CHABROL, DEBRÉ. DUVOIR; FAROY, HARVIER, TINEL, professeurs agrégés, médecins des hôpitaux ; DENIKER, chirurgien des hôpitaux ; LE MÉE, laryngologiste des hôpitaux ; VELTER, professeur agrégé, ophtalmologiste des hôpitaux ; FERNET, médecin de. Saint-Lazare ; GUILLY, dentiste des hôpitauyx ; BLECHMANN, COTTENOT, Gaston DURAND, H. DURAND, MARSAN, PASSOT, P. PRUVOST, SÉGARD, TRÊVES, VAUDESCAL, anciens chefs de clinique, anciens internes des hôpitaux ; DAUSSET, chef de laboratoire ; G. SIGURET, DUCHESNE, H. LECLERC.
Dans ce cours annuel, qui aura lieu en 1923,du 18 au 31 octobre, sont exposées, dans une série de conférences et de démonstrations pratiques, les notions nouvelles, cliniques et thérapeutiques, dans toutes les branches de l'activité médicale.
Programme du cours. — Jeudi 18 octobre, 11 heures : Leçon d'ouverture par le Pr SERGENT, sur la syphilis pulmonaire ; 3 heures : Démonstration pratique, 4 h. 1 /4 : Conférence clinique, AUBERTIN (sang) ; 5 h. 1 /2 : Conférence clinique, CHABROL (foie).
Vendredi 19 octobre, 11 heures : Conférence clinique, PRUVOST (poumon) ; 3 heures : Démonstration pratique, 4 h. 1 /.4 Conférence clinique, DENIKER (chirurgie) ; 5 h. 1 /2 ; Conférence clinique, HARVIER (glandes endocr.).
Samedi 20 octobre, 11 heures : Conférence clinique, CHABROL (foie) ; 3 heures : Démonstration pratique, 4 h. 1 /4 ; Conférence clinique, G. DURAND (intestin) ;5h. 1/2: Conférence clinique, LECLERC (phytothérapie) ; 6 heures : Conférence clinique, DAUSSET (physiothérapie).
Lundi 22 octobre, 11 heures ■ Conférence clinique, TINEL (neurolofe)
(neurolofe) 3 heures : Démonstration pratique, H. DURAND (tuberculose) ; hVl /4 : Conférence clinique, PRUVOST (plèvres) ; 5 h. 1 /2 : Conférence clinique, HARVIER (glandes endocr.) ; 6 heures : Conférence clinique, DENIKER (chirurgie).
Mardi 23 octobre : 11 heures : Conférence clinique, BLECHMANN (maladies infectieuses) ; 3 heures : Démonstration pratique, 4.h. 1 /4 : .Conférence clinique, TINEL (neurologie) ; 5 h. 1 /2 : ABRAMI (pathologie générale).
Mercredi 24 octobre : 11 heures : Conférence clinique, FAROY (estomacT ; 3 heures : Démonstration pratique, 4 h. 1 /4 : Conférence clinique, BLECHMANN (pédiatrie) ; 5 h. 1/2: Conférence clinique, DENIKER (chirurgie).
Jeudi 25 octobre : 11 heures : Conférence clinique, LIAN (coeur. vaisseaux) ; 3 heures : Démonstration pratique, 4 h. 1 /4 : Conférence clinique, MARSAN (urologie, chirurgie) ; 5 h. 1 /2 : Conférence clinique. DEBRÉ (hygiène).
Vendredi 26 octobre : 11 heures : Conférence clinique, TRÊVES (chirurgie infantile) ; 11 h. 1 /2 : Conférence clinique, PASSOT (chirurgie esthétique) ; 3 heures : Démonstration pratique, 4 h. 1 /4 : Conférence clinique , LIAN (coeur, vaisseaux) ; 5 h. 1 /2 : Conférence clinique, VELTER (ophtalmologie).
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Samedi 27 octobre : 11 heures : Conférence clinique, DUVOIR (médecine légale) ; 3 heures : Démonstration pratique, 4 h. 1 /4 : Conférence clinique, TRÊVES (orthopédie) ; 5 h. 1 '2 : Conférence clinique, LE MÉE (oto-rhino-laryngologie).
Lundi 29 octobre : 11 heures : Conférence clinique, COTTENOT (radiumthérapic) ; 11 h. 1 '2 : Conférence clinique, SÉGARD (crénothérapie) : 3 Heures : Démonstration pratique, 4 h. 1 /4 : Conférence clinique, VAUDESCAL (obstétrique) ; 5 h. 1,2: Conférence clinique, DUCHESNE (questions professionnelles) ; 6 heures : Conférience clinique, GUILLY (stomatologie).
Mardi 30 octobre : 11 heures : Coniérence clinique, LIAN (reins) : 3 heures : Démonstration pratique, 1 h. 1,1 : Conférence clinique, FERNET (syphiligraphie, dermatologie) ; 5 h. 1 /2 : Conférence clinique, VELTER (ophtalmologie) ; 6 heures : Conférence clinique , LE MÉE (oto-rhino-laryngologie).
Mercredi 31 octobre : 11 heures : Conférence clinique, FERNET (syphiligraphe) : 3 heures : Démonstration pratique, 4 h. 1 /4 : Conférence clinique, COTTENOT (radiologie) :5h. 1/2: Conférence clinique, VAUDESCAL (obstétrique) ; G heures : Conférence clinique, SIGURET (crénothérapie).
Les conférences cliniques (11 h. à midi, 1 h. 1 /4 a 5 h. 1 /4 et 5 h. 1 /2 à 6 h. 1 i'i) auront lieu dans l'Amphithéâtre des cours de la clinique propédeulique, les démonstrations pratiques (3 à 4ih). seront faites dans le laboratoire ou dans les service du Pr SERGENT.
En outre, chaque matin de 9 h. à 10 h., une démonstration pratique aura lieu à tour de rôle dans le service hospitalier des divers conférenciers.
Seuls sont admis aux démonstrations et exercices pratiques les auditeurs ayant versé un droit d'inscription de 150 francs.
S'inscrire au secrétariat de la Faculté de Médecine (guichet n" 3, jeudi et samedi de midi à 15 heures).
Les conférences cliniques sont ouvertes gratuitement à tous les docteurs et étudiants en médecine.
— Concours annuel en vue du recrutement des élèves de l'Ecole des infirmières de l'Assistance publique. Ce concours aura lieu le 2 octobre 1923, à 13 heures, à l'hospice de la Salpêtrière, 47, boulevard de l'Hôpital, à Paris.
Traitement de début, après deux années d'études, est, pour les agents non logés, de 4.850 francs, auxquels s'ajoutent l'indemnité de vie chère, actuellement de 730 francs, et une indemnité de résidence fixée a 1. 200 francs pour la région parisienne.
Pendant la durée des études, les élèves sont nourries, logées, chauffées, éclairées et blanchies. Elles reçoivent une allocation annuelle de 000 francs.
Les candidates doivent être de nationalité française, célibataires. Agées de dix-neuf ans au moins et de vingt-six au plus au 1e' janvier de l'année de l'examen. Des dispenses d'âge peuvent être accordées exceptionnellement.
Pour tous renseignements complémentaires, s'adresser : soit à la surveillante générale de l'Ecole des infirmières, a la Salpêtrière, 47, boulevard de l'Hôpital, Paris (13e) ; soit au chef du service du personnel, à l'Assistance publique, 3, avenue Victoria, Paris (41-).
— Nécrologie. On nous annonce la mort du Dr Louis MICIIELBÉCHET, père du Dr Henri MICHEL-BÉCHET et de M. Régis MICIIELBÉCIIET, externe des hôpitaux de Paris. Nous adressons à nos deux confrères l'expression de nos condoléances.
L'Administrateur Gérant Alfred MIRANDE
TouoNAun. Rédacteur en chef.
25 août 1923.
RENSEIGNEMENTS M DICAUX. - Supp. dn Joufn. de méd-, 25 août 1823
— Les grippes hémorrhagiques bénignes par le D* Durand-Vangaron. — Dans certaines grippes, une poussée congestive semble se faire en deux temps successifs, dans un lobe pulmonaire d'abord, vers l'estomac ou l'intestin ensuite.
Ces congestions très localisées se traduisent au début par une expectoration hémoptoïque. Plut tard, surviennent des hématéméses en général légères et fugaces, ou des hémorragies intestinales souvent insidieuses, uniquement décelables quelquefois par les procédés de laboratoire.
Les symptômes généraux s'améliorent rapidement à la suite de ces décharges sanguines. Elles semblent donc traduire un mode actif de défense par lequel l'organisme tend à se débarrasser mécaniquement de foyers infectieux très limités.
L'inconvénient de ce mode de défense est qu'il laisse subsister quelque temps dans les tissus des points congestifs en voie de résolution et des nécrobioses superficielles. Jusqu'à leur réparation complète, ces brèches organiques exposent à l'infection secondaire,
La eonvalescence est encore plus traînante, plus tardive et doit être surveillée avec encore plus de soin que dans une grippe ordinaire. Longtemps on constate de l'anémie, de l'hypothermie, de la mollesse du pouls, des réflexes exagérés, une émotivité remarquable.
Comme autres hémorragies de début on a noté quelquefois les épistaxis,les ménorragies, les métrorragies.
Comme autres hémorragies de la période finale, les hématuries, les hémorragies oculaires, les hémorragies méningées, furent signalées. Ce sont des accidents rares appartenant surtout aux grippes à forme hémorragique généralisée.
A côté de la forme hémorragique bénigne, on rencontre parfois une forme grave avec septicémie. Dans cette grippe hémorragique et septicémique, Sergent montra le rôle de l'insuffisance surrénale aiguë.
Le traitement est avant tout hygiénique et symptomatique. Si les hémorragies prennent quelque abondance, on prescrira la potion au chlorure de calcium gélatine.
Chlorure de calcium , 2 grammes j
Sirop thébaïque. >ââ 2Q grammes
oirop d écorce d orange ) °
Eau q. s. pour 150 cent. cubes
A prendre, par cuillerées à soupe dans la journée, trois jours de suite.
Pendant la convalescence, il y a fréquemment avantage à alterner durant un mois les injections quotidiennes tantôt d'adrénaline, tantôt de cacodylàte de oude.
— Influence du thé et du café sur la digestion. — Le Dr Baudoin prouve, par une série d'expériences (Thèse de Lyon 1920, imprim. Chavary à Izieux (Loire) le retard très notable exercé par le café et encore plus par le thé sur les digestions pepsique et pancréatique. La chicorée, le café de gland, exercent la même influence retardatrice. Le café de figue a une influence plus faible. Le malt n'a aucune action retardatrice.
Ce retard ne dépend point de l'huile grasse du café. Il ne dépend pas de la caféine (qui n'agit qu'à très hautes doses) ni de la théine. II est directement proportionnel à la teneur en tanin des divers produits expérimentés.
Cette influence retardatrice est utile à connaître dans les cas de digestion lente et pénible chez les buveurs de thé ou de café.
Le rôle prépondérant du tanin mériterait d'être étudié pour la pharmacologie. Le tanin est fort efficace mais bien difficile à faire tolérer longtemps dans la tuberculose. Le Dr Baudouin conseille d'étudier les diverses variétés de tanin et leur influence sur la digestion. « Pour ne citer qu'un exemple, écrit-il. le sirop iodotanique préparé avec le tanin de la noix de Galle (Codex) est-il plus ou moins indigeste que le sirop iodotanique au ratanhia ? Ne serait-il pas également plus logique de l'administrer entre les repas et non au début comme on en a l'habitude ? »
Chez les tuberculeux, les tanins physiologiques (raisin, vin rouge, bistorte, fraisier, coings, ratanhia, roses rouges) sont certainement mieux tolérés que le tanin pathologique de la noix de galle. La préparation du tanin à l'alcool (et non à l'éther) augmente aussi la tolérance. Dr. A F.PLICQUE.

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 ART. 27
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