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Timestamp: 2017-02-27 15:45:28+00:00

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Article 9 : Traitement portant sur des catégories particulières de données à caractère personnel - GDPR.expert
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(33) Souvent, il n'est pas possible de cerner entièrement la finalité du traitement des données à caractère personnel à des fins de recherche scientifique au moment de la collecte des données. Par conséquent, les personnes concernées devraient pouvoir donner leur consentement en ce qui concerne certains domaines de la recherche scientifique, dans le respect des normes éthiques reconnues en matière de recherche scientifique. Les personnes concernées devraient pouvoir donner leur consentement uniquement pour ce qui est de certains domaines de la recherche ou de certaines parties de projets de recherche, dans la mesure où la finalité visée le permet.
(35) Les données à caractère personnel concernant la santé devraient comprendre l'ensemble des données se rapportant à l'état de santé d'une personne concernée qui révèlent des informations sur l'état de santé physique ou mentale passé, présent ou futur de la personne concernée. Cela comprend des informations sur la personne physique collectées lors de l'inscription de cette personne physique en vue de bénéficier de services de soins de santé ou lors de la prestation de ces services au sens de la directive 2011/24/UE du Parlement européen et du Conseil1 au bénéfice de cette personne physique; un numéro, un symbole ou un élément spécifique attribué à une personne physique pour l'identifier de manière unique à des fins de santé; des informations obtenues lors du test ou de l'examen d'une partie du corps ou d'une substance corporelle, y compris à partir de données génétiques et d'échantillons biologiques; et toute information concernant, par exemple, une maladie, un handicap, un risque de maladie, les antécédents médicaux, un traitement clinique ou l'état physiologique ou biomédical de la personne concernée, indépendamment de sa source, qu'elle provienne par exemple d'un médecin ou d'un autre professionnel de la santé, d'un hôpital, d'un dispositif médical ou d'un test de diagnostic in vitro.
(51) Les données à caractère personnel qui sont, par nature, particulièrement sensibles du point de vue des libertés et des droits fondamentaux méritent une protection spécifique, car le contexte dans lequel elles sont traitées pourrait engendrer des risques importants pour ces libertés et droits. Ces données à caractère personnel devraient comprendre les données à caractère personnel qui révèlent l'origine raciale ou ethnique, étant entendu que l'utilisation de l'expression "origine raciale" dans le présent règlement n'implique pas que l'Union adhère à des théories tendant à établir l'existence de races humaines distinctes. Le traitement des photographies ne devrait pas systématiquement être considéré comme constituant un traitement de catégories particulières de données à caractère personnel, étant donné que celles-ci ne relèvent de la définition de données biométriques que lorsqu'elles sont traitées selon un mode technique spécifique permettant l'identification ou l'authentification unique d'une personne physique. De telles données à caractère personnel ne devraient pas faire l'objet d'un traitement, à moins que celui-ci ne soit autorisé dans des cas spécifiques prévus par le présent règlement, compte tenu du fait que le droit d'un État membre peut prévoir des dispositions spécifiques relatives à la protection des données visant à adapter l'application des règles du présent règlement en vue de respecter une obligation légale ou pour l'exécution d'une mission d'intérêt public ou relevant de l'exercice de l'autorité publique dont est investi le responsable du traitement. Outre les exigences spécifiques applicables à ce traitement, les principes généraux et les autres règles du présent règlement devraient s'appliquer, en particulier en ce qui concerne les conditions de licéité du traitement. Des dérogations à l'interdiction générale de traiter ces catégories particulières de données à caractère personnel devraient être explicitement prévues, entre autres lorsque la personne concernée donne son consentement explicite ou pour répondre à des besoins spécifiques, en particulier lorsque le traitement est effectué dans le cadre d'activités légitimes de certaines associations ou fondations ayant pour objet de permettre l'exercice des libertés fondamentales.
(52) Des dérogations à l'interdiction de traiter des catégories particulières de données à caractère personnel devraient également être autorisées lorsque le droit de l'Union ou le droit d'un État membre le prévoit, et sous réserve de garanties appropriées, de manière à protéger les données à caractère personnel et d'autres droits fondamentaux, lorsque l'intérêt public le commande, notamment le traitement des données à caractère personnel dans le domaine du droit du travail et du droit de la protection sociale, y compris les retraites, et à des fins de sécurité, de surveillance et d'alerte sanitaire, de prévention ou de contrôle de maladies transmissibles et d'autres menaces graves pour la santé. Ces dérogations sont possibles à des fins de santé, en ce compris la santé publique et la gestion des services de soins de santé, en particulier pour assurer la qualité et l'efficience des procédures de règlement des demandes de prestations et et de services dans le régime d'assurance-maladie, ou à des fins archivistiques dans l'intérêt public, à des fins de recherche scientifique ou historique ou à des fins statistiques. Une dérogation devrait, en outre, permettre le traitement de ces données à caractère personnel, si cela est nécessaire aux fins de la constatation, de l'exercice ou de la défense d'un droit en justice, que ce soit dans le cadre d'une procédure judiciaire, administrative ou extrajudiciaire.
(53) Les catégories particulières de données à caractère personnel qui méritent une protection plus élevée ne devraient être traitées qu’à des fins liées à la santé, lorsque cela est nécessaire pour atteindre ces finalités dans l'intérêt des personnes physiques et de la société dans son ensemble, notamment dans le cadre de la gestion des systèmes et des services sanitaires ou sociaux , y compris le traitement, par les autorités de gestion et les autorités centrales de santé nationales, de ces données, en vue du contrôle de la qualité, de l'information des gestionnaires et de la supervision générale, au niveau national et local, du système de soins de santé ou de protection sociale et en vue d'assurer la continuité des soins de santé ou de la protection sociale et des soins de santé transfrontaliers ou à des fins de sécurité, de surveillance et d'alerte sanitaire, ou à des fins archivistiques dans l'intérêt public, à des fins de recherche scientifique ou historique ou à des fins statistiques, sur la base du droit de l'Union ou du droit des États membres qui doit répondre à un objectif d'intérêt public, ainsi que pour des études menées dans l'intérêt public dans le domaine de la santé publique. Le présent règlement devrait dès lors prévoir des conditions harmonisées pour le traitement des catégories particulières de données à caractère personnel relatives à la santé, pour répondre à des besoins spécifiques, en particulier lorsque le traitement de ces données est effectué pour certaines fins liées à la santé par des personnes soumises à une obligation légale de secret professionnel. Le droit de l'Union ou le droit des États membres devrait prévoir des mesures spécifiques et appropriées de façon à protéger les droits fondamentaux et les données à caractère personnel des personnes physiques. Les États membres devraient être autorisés à maintenir ou à introduire des conditions supplémentaires, y compris des limitations, en ce qui concerne le traitement des données génétiques, des données biométriques ou des données concernant la santé. Toutefois, cela ne devrait pas entraver le libre flux des données à caractère personnel au sein de l'Union lorsque ces conditions s'appliquent au traitement transfrontalier de ces données.
(54) Le traitement des catégories particulières de données à caractère personnel peut être nécessaire pour des motifs d'intérêt public dans les domaines de la santé publique, sans le consentement de la personne concernée. Un tel traitement devrait faire l'objet de mesures appropriées et spécifiques de façon à protéger les droits et libertés des personnes physiques. Dans ce contexte, la notion de "santé publique" devrait s'interpréter selon la définition contenue dans le règlement (CE) n° 1338/2008 du Parlement européen et du Conseil1, à savoir tous les éléments relatifs à la santé, à savoir l'état de santé, morbidité et handicap inclus, les déterminants ayant un effet sur cet état de santé, les besoins en matière de soins de santé, les ressources consacrées aux soins de santé, la fourniture de soins de santé, l'accès universel à ces soins, les dépenses de santé et leur financement, ainsi que les causes de mortalité. De tels traitements de données concernant la santé pour des motifs d'intérêt public ne devraient pas aboutir à ce que des données à caractère personnel soient traitées à d'autres fins par des tiers, tels que les employeurs ou les compagnies d'assurance et les banques.
(55) En outre, le traitement de données à caractère personnel par des autorités publiques aux fins de réaliser les objectifs, prévus par le droit constitutionnel ou le droit international public, d'associations à caractère religieux officiellement reconnues est effectué pour des motifs d'intérêt public.
(75) Des risques pour les droits et libertés des personnes physiques, dont le degré de probabilité et de gravité varie, peuvent résulter du traitement de données à caractère personnel qui est susceptible d'entraîner des dommages physiques, matériels ou un préjudice moral, en particulier: lorsque le traitement peut donner lieu à une discrimination, à un vol ou une usurpation d'identité, à une perte financière, à une atteinte à la réputation, à une perte de confidentialité de données protégées par le secret professionnel, à un renversement non autorisé du processus de pseudonymisation ou à tout autre dommage économique ou social important; lorsque les personnes concernées pourraient être privées de leurs droits et libertés ou empêchées d’exercer le contrôle sur leurs données à caractère personnel; lorsque le traitement concerne des données à caractère personnel qui révèlent l'origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, la religion ou les convictions philosophiques, l'appartenance syndicale, ainsi que des données génétiques, des données concernant la santé ou des données concernant la vie sexuelle ou des données relatives à des condamnations pénales et à des infractions, ou encore à des mesures de sûreté connexes; lorsque des aspects personnels sont évalués, notamment dans le cadre de l'analyse ou de la prédiction d'éléments concernant le rendement au travail, la situation économique, la santé, les préférences ou centres d'intérêt personnels, la fiabilité ou le comportement, la localisation ou les déplacements, en vue de créer ou d'utiliser des profils individuels; lorsque le traitement porte sur des données à caractère personnel relatives à des personnes physiques vulnérables, en particulier les enfants; ou lorsque le traitement porte sur un volume important de données à caractère personnel et touche un nombre important de personnes concernées. Afficher les considérants de la Directive 95/46 liés à l'article 9 keyboard_arrow_down
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(35) considérant, en outre, que le traitement de données à caractère personnel par des autorités publiques pour la réalisation de fins prévues par le droit constitutionnel ou le droit international public, au profit d'associations à caractère religieux officiellement reconnues, est mis en oeuvre pour un motif d'intérêt public important;
(36) considérant que, si, dans le cadre d'activités liées à des élections, le fonctionnement du système démocratique suppose, dans certains États membres, que les partis politiques collectent des données relatives aux opinions politiques des personnes, le traitement de telles données peut être autorisé en raison de l'intérêt public important, à condition que des garanties appropriées soient prévues; Guidelines
Le premier paragraphe de l’article 8 de la Directive prévoyait une interdiction générale de traiter les données dites « sensibles », sauf consentement explicite de la personne concernée. On vise ici les données qui révèlent l’origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques, l’appartenance syndicale, ainsi que les données relatives à la santé ou à la vie sexuelle.
Le législateur de l’Union avait considéré que, dans la mesure où ces données sont, par leur nature, susceptibles de porter atteinte aux libertés fondamentales ou à la vie privée, celles-ci ne devraient pas faire l’objet d’un traitement.
Toutefois, il s’agissait d’une interdiction relative. Au terme du second paragraphe de l’article 8 de la Directive, différentes dérogations avaient été prévues à l’interdiction générale de traiter ces données.
La première exception au principe d’interdiction visait les traitements pour lesquels la personne concernée a donné son consentement explicite au traitement (art. 8, § 2, a) (voir à cet égard, G29, Avis 15/2011 relatif à la définition du consentement, WP 187).
En outre, plusieurs exceptions ont été introduites pour répondre à des besoins spécifiques, tels que les traitements nécessaires à la sauvegarde de la vie humaine (art. 8, § 2, c)) ; les traitements portant sur des données rendues publiques par la personne concernée (art. 8, § 2, e)) ; les traitements nécessaires aux fins de la constatation, à l’exercice ou à la défense d’un droit en justice (art. 8, § 2, e) ; les traitements nécessaires aux fins de la médecine préventive, des diagnostics médicaux, de l'administration de soins ou de traitements ou de la gestion de services de santé (art. 8, § 3 )).
Les traitements nécessaires aux fins de respecter les obligations et les droits spécifiques du responsable du traitement en matière de droit du travail (art. 8, § 2, b)).
Il était également fait exception au principe d’interdiction pour les traitements mis en œuvre par une fondation, une association ou tout autre organisme à but non lucratif et à finalité politique, philosophique, religieuse ou syndicale. L’exception ne joue que pour le traitement des données relatives aux seuls membres de cet organisme ou aux personnes entretenant avec lui des contacts réguliers (art. 8, § 2, f)).
La Directive prévoyait, sous certaines conditions, une exception pour le traitement de données relatives aux infractions, aux condamnations pénales ou aux mesures de sûreté (art. 8, § 5). Dans la mesure où le futur Règlement prévoit une disposition spécifique pour ces traitements, nous les examinerons plus en détail dans le cadre du commentaire de l’article 9 bis du Règlement. Outre les dérogations expressément contenues dans la Directive, l’article 8, paragraphe 4 autorisait les États membres à prévoir, sous réserve de garanties appropriées, des dérogations supplémentaires pour un motif d’intérêt public important, soit par leur législation nationale, soit par leur autorité de contrôle. Ces dérogations supplémentaires doivent néanmoins être notifiées à la Commission européenne (art. 8, § 4).
En droit belge, la loi du 8 décembre 1992 prévoyait également une douzaine d’exceptions (article12 §2) à l’interdiction de traitement des données sensibles. On y retrouve notamment le consentement écrit (et non pas explicite), la nécessité de défense des intérêts vitaux de la personne, ou lorsque le traitement porte sur des données manifestement rendues publiques par la personne ou encore lorsque le traitement est nécessaire à des recherches scientifiques dans les conditions fixées par l’arrêté royal du 13 février 2001. Ce dernier prévoyait des garanties particulières qui devaient être impérativement respectées dans la mise en œuvre de chaque exception (art. 25 à 27 de l’arrêté royal du 13 février 2001 portant exécution de la loi du 8 décembre 1992 relative à la protection de la vie privée à l'égard des traitements de données à caractère personnel.). France
La loi Informatique et Libertés contenait 11 exceptions à l’interdiction de traiter des données sensibles : 10 dérogations sont contenues dans l’article 8 de la loi Informatique et Libertés et Libertés, auxquelles s’ajoute l’exception concernant les traitements aux fins de journalisme et d’expression littéraire et artistique prévue à l’article 67. Au rang des dérogations supplémentaires prévues par le législateur français, la loi informatique et liberté autorisait les traitements statistiques réalisés par l'Institut national de la statistique et des études économiques ou l'un des services statistiques ministériels, après avis de la CNIL et dans le respect des conditions prévues à l’article 25 de la loi (cfr. art. 8, II., 7°). Faisaient également l’objet d’une dérogation, les traitements nécessaires à la recherche dans le domaine de la santé (cfr. art. 8, II., 8), ainsi que, sous certaines conditions, les traitements qui portent sur des données appelées à faire l’objet d’une procédure d’anonymisation (cfr. art. 8, III.). Une catégorie résiduelle était également prévue au point IV de l’article 9 de la loi informatique et liberté, dans l’hypothèse où le traitement était justifié par l’intérêt public et autorisé dans les conditions prévues aux articles 25 ou 26 de la loi (cfr. art. 8, IV.). A noter que le législateur français n’avait pas transposé dans la loi Informatique et Libertés d’exception à l’interdiction de traiter des données sensibles pour les traitements nécessaires aux fins de respecter les obligations et les droits spécifiques du responsable du traitement en matière de droit du travail (art. 8, § 2, b de la Directive)), à la différence du législateur belge (cfr. art. 8, § 2, b) de la loi du 8 décembre 1992). arrow_back Article précédent • Article 9 • Article suivant arrow_forward Où va-t-on ?
L’article 9 du Règlement s’inspire de l’article 8 de la Directive, en ce qu’il interdit le traitement des données sensibles, au motif qu’elles méritent une protection spécifique, compte tenu des risques importants pour les droits et libertés fondamentaux inhérents à leur traitement.
Sont visés par l’interdiction de principe :
- le traitement des données à caractère personnel qui révèle l'origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques ou l'appartenance syndicale ;
- le traitement des données génétiques et des données biométriques aux fins d’identifier une personne physique de manière unique ;
- le traitement des données s concernant la santé ou des données concernant la vie sexuelle ou l'orientation sexuelle d'une personne physique.
Le considérant 51 du Règlement précise qu’en cas de dérogation à l’interdiction de traiter des données sensibles, les principes généraux et les autres dispositions du Règlement devraient être applicables, en particulier en ce qui concerne les conditions de licéité du traitement.
La notion de « données sensibles » au sens de l’article 9 du Règlement a fait l’objet de nouveaux développements, compte tenu des importantes évolutions technologiques. Ainsi, sont visées par l’interdiction de traitement, outre les données qui révèlent l'origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, la religion, les convictions philosophiques ou l'appartenance syndicale, la santé ou la vie sexuelle :
- les données génétiques : elle sont définies à l’article 4(13) comme visant toutes les données à caractère personnel liées aux caractéristiques génétiques d'une personne physique qui sont héréditaires ou ont été acquises et qui donnent des informations uniques sur la physiologie ou l'état de santé de cette personne, résultant en particulier d'une analyse d'un échantillon biologique de la personne en question) ;
-les données biométriques : elles sont définies à l’article 4 (14) comme visant les données à caractère personnel résultant d’un traitement technique spécifique relatives à des caractéristiques physiques, physiologiques ou comportementales d’un individu, qui permettent ou confirment une identification unique de l’individu, telles que des images faciales ou des données dactyloscopiques) traitées aux fins d’identification unique de la personne. .
A noter également que les données relatives à la santé reçoivent une définition spécifique à l’article 4 (15) comme visant toute donnée à caractère personnel relative à la santé physique ou mentale d’un individu, incluant des prestations de soins de santé, qui révèlent de l’information sur l’état de santé de l’individu.
Le Règlement reprend les exceptions déjà contenues dans la Directive parfois en étendant ou limitant leur champ d’application (consentement explicite; droit du travail et droit de la sécurité sociale pour autant que le traitement soit fondé sur une loi de l’Union ou de l’État membre ou une convention collective, sauvegarde de la vie humaine, association sans but lucratif, données rendues publiques par la personne concernée, constatation, défense, exercice ou constatation d’un droit en justice, médecine préventive ou pour des motifs importants d’intérêt public).
Le Règlement introduit cependant de nouvelles dérogations :
- pour les traitements nécessaires pour des motifs d'intérêt public dans le domaine de la santé publique (cfr art. 9, §2,i), tels que la protection contre les menaces transfrontières graves pesant sur la santé, ou aux fins de garantir des normes élevées de qualité et de sécurité des soins de santé et des médicaments ou des dispositifs médicaux sur la base d’une loi de l’Union ou de l’État membre prévoyant des mesures de sauvegarde, notamment du secret professionnel ;
- pour les traitements nécessaires à des fins d'archivage dans l'intérêt public ou à des fins historiques, statistiques ou scientifiques dans les conditions fixées à l’article 89 et sur une base légale de l’Union ou de l’État membre (cfr. art. 9, § 2, j)). La version finale du Règlement précise que le traitement doit être proportionné au but poursuivi ; respecter l’essence des droits des personnes concernées ; prévoir des mesures appropriées et spécifiques en vue de sauvegarder les droits fondamentaux et les intérêts légitimes de la personne concernée.
Les données « sensibles » visées au paragraphe 1er peuvent traitées à des fins de médecine préventive ou de la médecine du travail, de l'appréciation de la capacité de travail du travailleur, de diagnostics médicaux, de soins ou de traitements de santé ou sociaux ou de la gestion de systèmes et de services de soins de santé ou sociaux au sens de l’article 9, § 2, h), pour autant qu’elles soient traitées par un ou sous la responsabilité d’un professionnel ou par ou sous la responsabilité d’une autre personne soumise au secret professionnel (cfr. art. 9, § 3).
Enfin, les États membres ont la faculté de maintenir ou d’introduire des dispositions plus précises, incluant des limitations, en ce qui concerne les données génétiques, biométriques ou les données concernant la santé (cfr. art. 9, § 4).
arrow_back Article précédent • Article 9 • Article suivant arrow_forward Difficultés probables
Pour différentes finalités ou types de données, les États membres gardent une marge de manœuvre importante dans la détermination d’exceptions qui doivent se baser sur une législation spécifique prise par cet État. Des différences significatives peuvent dès lors encore apparaître selon les États, ce qui met à mal l’objectif d’harmonisation complète du droit de la protection des données personnelles poursuivi par le Règlement.
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Articles liés à l'article 9
Définitions Mots clés liés à l'article 9
autorité de contrôleconsentementdonnées biométriquesdonnées concernant la santédonnées génétiquesdonnées sensiblesintérêt vitalsecret professionnel
1. Le traitement des données à caractère personnel qui révèle l'origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques ou l'appartenance syndicale, ainsi que le traitement des données génétiques, des données biométriques aux fins d'identifier une personne physique de manière unique, des données concernant la santé ou des données concernant la vie sexuelle ou l'orientation sexuelle d'une personne physique sont interdits.
2. Le paragraphe 1 ne s'applique pas si l'une des conditions suivantes est remplie:
g) le traitement est nécessaire pour des motifs d'intérêt public important, sur la base du droit de l'Union ou du droit d'un 'État membre qui doit être proportionné à l'objectif poursuivi, respecter l'essence du droit à la protection des données et prévoir des mesures appropriées et spécifiques pour la sauvegarde des droits fondamentaux et des intérêts de la personne concernée;
h) le traitement est nécessaire aux fins de la médecine préventive ou de la médecine du travail, de l'appréciation de la capacité de travail du travailleur, de diagnostics médicaux, la prise en charge sanitaire ou sociale, ou la gestion des systèmes et des services sanitaires ou sociaux sur la base du droit de l'Union, du droit d'un' État membre ou en vertu d'un contrat conclu avec un professionnel de la santé et soumis aux conditions et garanties visées au paragraphe 3;
i) le traitement est nécessaire pour des motifs d'intérêt public dans le domaine de la santé publique, tels que la protection contre les menaces transfrontalières graves pesant sur la santé, ou aux fins de garantir des normes élevées de qualité et de sécurité des soins de santé et des médicaments ou des dispositifs médicaux, sur la base du droit de l'Union ou du droit de l'État membre qui prévoit des mesures appropriées et spécifiques pour la sauvegarde des droits et libertés de la personne concernée, notamment le secret professionnel; ou
3. Les données à caractère personnel visées au paragraphe 1 peuvent faire l'objet d'un traitement aux fins prévues au paragraphe 2, point h), si ces données sont traitées par un professionnel de la santé soumis à une obligation de secret professionnel conformément au droit de l'Union, au droit d'un État membre ou aux règles arrêtées par les organismes nationaux compétents, ou sous sa responsabilité, ou par une autre personne également soumise à une obligation de secret conformément au droit de l'Union ou au droit d'un État membre ou aux règles arrêtées par les organismes nationaux compétents.
4. Les États membres peuvent maintenir ou introduire des conditions supplémentaires, y compris des limitations, en ce qui concerne le traitement des données génétiques, des données biométriques ou des données concernant la santé.
1. Le traitement des données à caractère personnel qui révèlent l’origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, la religion ou les croyances, l'appartenance syndicale, ainsi que le traitement des données génétiques ou des données concernant la santé ou relatives à la vie sexuelle ou à des condamnations pénales ou encore à des mesures de sûreté connexes sont interdits.
a) la personne concernée a donné son consentement au traitement de ces données à caractère personnel, dans les conditions fixées à l’article 7 et à l'article 8, sauf lorsque le droit de l’Union ou la législation nationale prévoit que l'interdiction visée au paragraphe 1 ne peut pas être levée par la personne concernée;
ou b) le traitement est nécessaire aux fins de l’exécution des obligations et de l’exercice des droits propres au responsable du traitement en matière de droit du travail, dans la mesure où ce traitement est autorisé par le droit de l’Union ou par une législation nationale prévoyant des garanties appropriées;
ou c) le traitement est nécessaire à la sauvegarde des intérêts vitaux de la personne concernée ou d'une autre personne dans le cas où la personne concernée se trouve dans l'incapacité physique ou juridique de donner son consentement, ou d) le traitement est effectué, dans le cadre de leurs activités légitimes et moyennant les garanties appropriées, par une fondation, une association ou tout autre organisme à but non lucratif et poursuivant une finalité politique, philosophique, religieuse ou syndicale, à condition que ledit traitement se rapporte exclusivement aux membres ou aux anciens membres de cet organisme ou aux personnes entretenant avec lui des contacts réguliers en liaison avec ses objectifs et que les données ne soient pas divulguées à un tiers extérieur à cet organisme sans le consentement des personnes concernées;
ou e) le traitement porte sur des données à caractère personnel manifestement rendues publiques par la personne concernée;
ou f) le traitement est nécessaire à la constatation, à l'exercice ou à la défense d'un droit en justice;
ou g) le traitement est nécessaire à l'exécution d'une mission effectuée dans l'intérêt général sur le fondement du droit de l’Union ou d’un État membre, qui doit prévoir des mesures appropriées à la sauvegarde des intérêts légitimes de la personne concernée;
ou h) le traitement des données relatives à la santé est nécessaire à des fins liées à la santé, sous réserve des conditions et des garanties prévues à l'article 81;
ou i) le traitement est nécessaire à des fins de recherche historique, statistique ou scientifique, sous réserve des conditions et des garanties prévues à l'article 83;
ou j) le traitement des données relatives aux condamnations pénales ou aux mesures de sûreté connexes est effectué soit sous le contrôle de l'autorité publique, ou lorsque le traitement est nécessaire au respect d'une obligation légale ou réglementaire à laquelle le responsable du traitement est soumis, ou à l'exécution d'une mission effectuée pour des motifs importants d'intérêt général, dans la mesure où ce traitement est autorisé par le droit de l’Union ou par la législation d'un État membre prévoyant des garanties adéquates. Un registre complet des condamnations pénales ne peut être tenu que sous le contrôle de l'autorité publique.
3. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués en conformité avec l’article 86, aux fins de préciser davantage les critères, les conditions et les garanties appropriées pour le traitement des catégories particulières de données à caractère personnel mentionnées au paragraphe 1, ainsi que les dérogations prévues au paragraphe 2.
1. Le traitement des données à caractère personnel qui révèlent l'origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, la religion, les convictions philosophiques ou l'appartenance syndicale, ainsi que le traitement des données génétiques ou des données concernant la santé ou la vie sexuelle (…) sont interdits.
2. Le paragraphe 1 ne s'applique pas si l'une des conditions suivantes est remplie (…):
a) la personne concernée a donné son consentement explicite au traitement de ces données à caractère personnel (…), sauf lorsque le droit de l'Union ou la législation nationale prévoit que l'interdiction visée au paragraphe 1 ne peut pas être levée par la personne concernée;
b) le traitement est nécessaire aux fins de l'exécution des obligations et de l'exercice des droits propres au responsable du traitement ou à la personne concernée en matière de droit du travail, de la sécurité et de la protection sociales, dans la mesure où ce traitement est autorisé par le droit de l'Union, par la législation nationale ou par une convention collective relevant de celle-ci prévoyant des garanties appropriées;
c) le traitement est nécessaire à la sauvegarde des intérêts vitaux de la personne concernée ou d'une autre personne, dans le cas où la personne concernée se trouve dans l'incapacité physique ou juridique de donner son consentement;
d) le traitement est effectué, dans le cadre de leurs activités légitimes et moyennant les garanties appropriées, par une fondation, une association ou tout autre organisme à but non lucratif et poursuivant une finalité politique, philosophique, religieuse ou syndicale, à condition que ledit traitement se rapporte exclusivement aux membres ou aux anciens membres de cet organisme ou aux personnes entretenant avec lui des contacts réguliers en liaison avec ses objectifs et que les données ne soient pas divulguées à des tiers sans le consentement des personnes concernées;
e) le traitement porte sur des données à caractère personnel manifestement rendues publiques par la personne concernée (...);
g) le traitement est nécessaire pour des motifs (...) d'intérêt public, sur la base du droit de l'Union ou de la législation nationale, qui doit prévoir des mesures appropriées et spécifiques en vue de sauvegarder les intérêts légitimes de la personne concernée;
h) le traitement est nécessaire aux fins de la médecine préventive ou de la médecine du travail, de l'appréciation de la capacité de travail du travailleur, de diagnostics médicaux, de soins ou de traitements de santé ou sociaux ou de la gestion de systèmes et de services de soins de santé ou sociaux, sur la base du droit de l'Union, de la législation nationale ou d'un contrat conclu avec un professionnel de la santé et dans le respect des conditions et des garanties prévues au paragraphe 4;
h bis)(...);
h ter)le traitement est nécessaire pour des motifs d'intérêt public dans le domaine de la santé publique, tels que la protection contre les menaces transfrontières graves pesant sur la santé, ou aux fins de garantir des normes élevées de qualité et de sécurité des soins de santé et des médicaments ou des dispositifs médicaux, sur la base du droit de l'Union ou la législation nationale prévoyant des mesures appropriées et spécifiques en vue de sauvegarder les droits et libertés de la personne concernée;
i) le traitement est nécessaire à des fins d'archivage dans l'intérêt public ou à des fins historiques, statistiques ou scientifiques (...) et est effectué dans le respect des conditions et des garanties prévues dans le droit de l'Union ou la législation des États membres, y compris celles visées à l'article 83.
4. Les données à caractère personnel visées au paragraphe 1 peuvent faire l'objet, sur la base du droit de l'Union ou de la législation nationale, d'un traitement aux fins prévues au paragraphe 2, point h) (...), si ces données sont traitées par un praticien soumis au secret professionnel conformément au droit de l'Union, à la législation nationale ou aux règles arrêtées par les autorités nationales compétentes, ou sous sa responsabilité, ou par une autre personne également soumise à une obligation de secret conformément à la législation nationale ou de l'Union ou aux règles arrêtées par les autorités nationales compétentes.
4 bis. (...).
5. Les États membres peuvent maintenir ou introduire des dispositions plus précises en ce qui concerne les données génétiques ou liées à la santé. Cela englobe la possibilité pour les États membres de (...) prévoir de nouvelles conditions pour le traitement de telles données.
1. Les États membres interdisent le traitement des données à caractère personnel qui révèlent l'origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques, l'appartenance syndicale, ainsi que le traitement des données relatives à la santé et à la vie sexuelle.
a) la personne concernée a donné son consentement explicite à un tel traitement, sauf dans le cas où la législation de l'État membre prévoit que l'interdiction visée au paragraphe 1 ne peut être levée par le consentement de la personne concernée
c) le traitement est nécessaire à la défense des intérêts vitaux de la personne concernée ou d'une autre personne dans le cas où la personne concernée se trouve dans l'incapacité physique ou juridique de donner son consentement
e) le traitement porte sur des données manifestement rendues publiques par la personne concernée ou est nécessaire à la constatation, à l'exercice ou à la défense d'un droit en justice.
7. Les États membres déterminent les conditions dans lesquelles un numéro national d'identification ou tout autre identifiant de portée générale peut faire l'objet d'un traitement.
Art. 6. § 1. Le traitement de données à caractère personnel qui révèlent l'origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques, l'appartenance syndicale, ainsi que le traitement des données relatives à la vie sexuelle, est interdit.
§ 2. L'interdiction de traiter les données à caractère personnel visées au § 1er du présent article ne s'applique pas dans l'un des cas suivants :
a) lorsque la personne concernée a donné son consentement par écrit à un tel traitement, pour autant que ce consentement puisse à tout moment être retiré par celle-ci; le Roi peut déterminer, par arrêté délibéré en Conseil des ministres après avis de la Commission de la protection de la vie privée, dans quels cas l'interdiction de traiter des données visées à l'article présent, ne peut être levée par le consentement écrit de la personne concernée;
b) lorsque le traitement est nécessaire afin d'exécuter les obligations et les droits spécifiques du responsable du traitement en matière de droit du travail;
c) lorsque le traitement est nécessaire à la défense des intérêts vitaux de la personne concernée ou d'une autre personne dans le cas où la personne concernée se trouve dans l'incapacité physique ou juridique de donner son consentement;
d) lorsque le traitement est effectué dans le cadre des activités légitimes d'une fondation, une association ou tout autre organisme à but non lucratif et à finalité politique, philosophique, religieuse, mutualiste ou syndicale, à condition que le traitement se rapporte aux seuls membres de cet organisme ou aux personnes entretenant avec lui des contacts réguliers liés à sa finalité et que les données ne soient pas communiquées à des tiers sans le consentement des personnes concernées;
f) lorsque le traitement est nécessaire à la constatation, à l'exercice ou à la défense d'un droit en justice;
h) lorsque le traitement est nécessaire à la réalisation d'une finalité fixée par ou en vertu de la loi, en vue de l'application de la sécurité sociale;
j) lorsque le traitement est nécessaire aux fins de médecine préventive, des diagnostics médicaux, de l'administration de soins ou de traitements soit à la personne concernée, soit à un parent, ou de la gestion de services de santé agissant dans l'intérêt de la personne concernée et le traitement est effectué sous la surveillance d'un professionnel des soins de santé;
k) lorsque le traitement est effectué par des associations dotées de la personnalité juridique ou par des établissements d'utilité publique qui ont pour objet social principal la défense et la promotion des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en vue de la réalisation de cet objet, à condition que ce traitement soit autorisé par le Roi, par arrêté délibéré en Conseil des ministres, après avis de la Commission de la protection de la vie privée;
l) lorsque le traitement des données à caractère personnel visées au § 1er est permis par une loi, un décret ou une ordonnance pour un autre motif important d'intérêt public.
Dans le cas vise au j) le professionnel des soins de santé et ses préposés ou mandataires sont soumis au secret.
§ 3. Sans préjudice de l'application des articles 7 et 8 de la présente loi, le traitement de données à caractère personnel concernant la vie sexuelle, est autorisé lorsque le traitement est effectué par une association dotée de la personnalité juridique ou par un établissement d'utilité publique, qui a pour objet statutaire principal l'évaluation, la guidance et le traitement des personnes dont le comportement sexuel peut être qualifié d'infraction, et qui est agréé et subventionné par l'autorité compétente en vue de la réalisation de ce but; ces traitements, qui doivent être destinés à l'évaluation, la guidance et le traitement des personnes visées dans le présent paragraphe et qui ne peuvent porter que sur des données à caractère personnel qui, pour autant qu'elles sont relatives à la vie sexuelle, concernent les personnes visées dans le présent paragraphe, sont soumis à une autorisation spéciale individuelle accordée par le Roi, dans un arrêté royal délibéré en Conseil des ministres, après avis de la Commission de la protection de la vie privée.
L'arrêté visé dans ce paragraphe précise la durée de validité de l'autorisation, les modalités de contrôle de l'association ou de l'établissement par l'autorité compétente et la façon dont cette autorité informera la Commission de la protection de la vie privée sur le traitement de données à caractère personnel effectué dans le cadre de l'autorisation accordée.
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