Source: http://blamont.info/estrepublicain1908.html
Timestamp: 2017-02-20 22:22:28+00:00

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blamont.info - Est Républicain 1908
Un inconnu a dérobé un baquet, d'une valeur de 50 fr., dans une remise appartenant à M. Emile George, marchand de vins,
Actes de courage et ils dévouement
Des distinctions honorifiques sont accordées pour actes de courage et de dévouement, aux personnes dont les noms suivent :
Meurthe-et-Moselle. - [...] M. B. - M. Moitrier Claude-Alfred, capitaine commandant la compagnie de sapeurs-pompiers do Blâmont ; 24 février 1907 : victime d'un accident au cours d'un incendie.
17 janvier 1908
Audience du 15 janvier
[...] Coups [...] - Bastien Victor, 27 ans, cultivateur à Repaix, 16 fr.
Ces jours derniers, MM. Alison, de Blémerey, et Chaton, d'Ogéviller, étaient à la chasse sur les bords de la Vezouse, quand vers 11 heures du matin, ils virent déboucher du côté de Domjevin, venant des bois de Blémerey, un superbe sanglier ; aussitôt, ils se mirent à sa poursuite et le blessèrent à l'épaule ; se voyant poursuivi, l'animal traversa la rivière sur la glace une première fois ; mais, ayant voulu la retraverser une seconde fois, la glace se rompit et il se noya, après avoir nagé sous la glace sur un parcours d'une dizaine de mètres. Les chasseurs le retirèrent après une heure de recherches ; il pesait environ 120 livres.
Vente de la résidence épiscopale
Des affiches annoncent la vente prochaine, à l'amiable, de l'hôtel de la rue de la Source, n° 35, appartenant à la comtesse de Martimprey, de Blâmont, hôtel loué par Mgr Turinaz comme résidence provisoire, à la fin de décembre 1906, lors de son départ de l'immeuble de la place Stanislas.
Cet hôtel comprend un bâtiment principal sur la rue de la Source, avec deux autres bâtiments en retour, à droite et à gauche de la cour intérieure. Enfin, un dernier bâtiment donne sur la cour et sur
la rue Jacquard.
L'annonce de vente dit que cet hôtel est d'un revenu annuel de 4,000 fr.
Il est peu probable que l'évêque de Nancy achète cet hôtel, situé dans une rue reculée de la Ville-Vieille. Une location plus heureuse et qui sourirait - dit-on - à certains familiers épiscopaux, serait
l'ancienne résidence des Jésuites, au cour Léopold, si bien aménagée, avec chapelle et jardins.
Chemin de fer de Lunéville-Blâmont
Nous venons de recevoir le rapport fait par M. Lebrun, député de Briey, au nom de la commission des travaux publics, des chemins de fer et des voies de communication de la Chambre et chargée d'examiner le projet de loi ayant pour objet de déclarer d'utilité publique l'établissement d'un chemin de fer d'intérêt local, à voie d'un mètre, de Lunéville à Blâmont, avec embranchements
sur Badonviller et sur Jolivet.
Voici les points principaux- de ce rapport :
« L'entreprise présente un but manifeste d'utilité publique : elle doit relier les nombreux villages de la Vezouse et de la Blette, si déshérités jusqu'ici au point de vue des communications par voie ferrée, d'une part à Lunéville, chef-lieu d'arrondissement, et à Blâmont et Badonviller, chefs-lieux de canton, tous trois desservis par la Compagnie de l'Est, et d'autre part, au port d'Einville par l'intermédiaire du tramway de Lunéville à Einville.
Il convient, d'ailleurs, de rappeler que la grande ligne de Paris à Strasbourg devait dans un premier tracé remonter au sortir de Lunéville la vallée de la Vezouse ; elle n'a dû qu'à des circonstances particulières d'abandonner cette route relativement riche et peuplée pour suivre son tracé actuel par Avricourt.
Les dépenses de premier établissement de la ligne sont évaluées à 3,984,000 fr., ce qui représente environ 83,000 fr. par kilomètre, pour un développement total de 48 kilomètres.
Pour la construction de ce chemin de fer, une entente est intervenue avec la Compagnie des chemins de fer départementaux de l'Aube.
Le département de Meurthe-et-Moselle construit et arme lui-même la voie ferrée dont il s'agit, et en confie l'exploitation à la compagnie précitée qui supportera toutes les dépenses relatives à cette exploitation.
La convention intervenue est donc un bail d'exploitation, dont la durée est fixée à vingt-cinq années et pourra être prolongée pour une période égale si la convention n'est pas dénoncée un an avant l'expiration de la première période.
Mais elle comporte dans son article 13 une garantie d'exploitation limitée.
La garantie totale du département pendant la durée du contrat ne peut dépasser 4,600 fr. par kilomètre, soit 220,800 francs pour toute la ligne et pour les quinze années d'exploitation.
L'article 14 de la convention prévoit j qu'à partir de la sixième année d'exploitation inclusivement, la compagnie concessionnaire sera tenue de prélever sur les recettes brutes de l'exploitation une somme de 200 francs par kilomètre destinée à former un fonds spécial affecté au renouvellement de la voie et du matériel fixe. Ce fonds sera limité à 2,000 francs par kilomètre.
Enfin, trois trains journaliers sont prévus dans chaque sens, un quatrième pouvant être exigé par le département quand la recette brute moyenne de la ligne atteindra 4,500 francs par kilomètre. »
Dans ses conclusions, le rapporteur demande naturellement la déclaration d'utilité publique pour le nouveau chemin de fer.
Le maximum de la charge annuelle pouvant incomber au Trésor est fixé à 1,660 francs par kilomètre, soit au plus à « 79,680 fr. » pour la ligne entière,
Le concours financier de l'Etat cessera nécessairement cinquante ans après l'ouverture de la ligne à l'exploitation.
[...] Vol. - [...] - Burgy Oswald, 40 ans, journalier à Blâmont, 2 mois par défaut.
Il y a quelques jours, un individu se présentait chez M. Charles Claude, cultivateur auquel il racontait qu'il était de Mont-sur-Moselle (Alsace-Lorraine), où il possédait de vastes propriétés et d'où il avait été expulsé pour avoir favorisé la désertion d'un militaire. Cet homme se fit héberger et ayant capté la confiance de M. Claude, lui emprunta 60 fr., disant qu'il les lui rendrait lorsque ses affaires seraient réglées dans son pays natal.
Cependant, M. Claude ayant conçu quelques soupçons, prévint la gendarmerie, qui arrêta l'individu, lequel déclara se nommer Jules Caye, âgé de 56 ans, et ajouta qu'il avait abusé de la confiance de M. Claude.
Chemins de fer Lunéville-Blâmont. - Le projet relatif à la déclaration d'utilité publique vient d'être déposé par le gouvernement sur le bureau de la Chambre. Il comporte contrairement à l'usage une garantie d'exploitation.
M. Pichon quitte à ce moment la salle des séances, et M. Brisson fait adopter, au milieu d'une certaine effervescence de la droite et de l'extrême-gauche, le premier projet inscrit à l'ordre du jour (M. Lebrun, rapporteur), et qui a pour objet de déclarer d'utilité publique l'établissement, dans le département de Meurthe-et-Moselle, d'un chemin de fer d'intérêt local, à voie de 1 mètre, de Lunéville à Blâmont, avec embranchement sur Badonviller et sur Jolivet.
Par décret : MM. Venner, commissaire spécial de police à Pagny-sur-Moselle ; M. Fischer, commissaire spécial de police à Igney-Avricourt, et Fritsch, commissaire spécial de police adjoint à Pagny-sur-Moselle, ont été promus à une classe supérieure.
CONSEIL DE GUERRE DU 20e CORPS
[...] Désertion. - Gachon Alfred-Antoine, du 153e régiment, d'infanterie, était en garnison au fort de Manonviller, lorsqu'il déserta une première fois le 9 mai 1907.
II se présenta, à la frontière à Avricourt et fut désarmé par les gendarmes, qui, après lui avoir donné des habits civils, le conduisirent à la frontière luxembourgeoise
Gachon rentra en France peu de temps après, il fut arrêté le 17 juillet dernier dans la Loire-Inférieure.
Le 5 août il s'évadait de la prison du fort de Manonviller et désertait de nouveau. Après avoir séjourné en Alsace-Lorraine et au Luxembourg, manquant de travail, poussé par la faim, il faisait sa soumission le 27 décembre à la gendarmerie. Gachon regrette seulement d'avoir livré sa baïonnette et ses vêtements aux gendarmes allemands. Il ne se repent pas d'avoir déserté, car, dit-il, « ça n'a fait de tort à personne. » - Trois ans de travaux publics.
M. Trabac s'entretenait de choses et d'autres avec une jeune et agréable personne, lorsque, poussée par la curiosité, Mlle Rientzler s'approcha un peu trop du couple.
Trabac, mécontent, lança des pelotes de neige à Mlle Rientzler et aux jeunes filles qui se trouvaient avec elle. Cependant, comme celle-ci ne s'éloignaient pas assez vite, au gré de Trabac, il s'élança sur Mlle Rientzler et s'efforça de la renverser à terre. Une courte lutte s'engagea.
Trabac eut-il le dessus ? On n'en sait rien. Toujours est-il qu'il porta plainte à la gendarmerie contre Mlle Rientzler qu'il accusa de l'avoir griffé au visage.
La gendarmerie a arrêté, en vertu d'un mandat d'arrêt délivré par le parquet de Laval, Antoine Diss, âgée de 39 ans, contremaître à la brasserie, inculpé d'abus de confiance.
D. - Pourriez-vous me donner l'adresse de quelques maisons, faisant la broderie pailletée à Avricourt ?
R. - Nous ne pouvons indiquer dans notre petite correspondance l'adresse des maisons de commerce, car cela constituerait une réclame et ne manquerait pas d'exciter la jalousie des maisons qui pourraient être oubliées. Mais dans l'Annuaire de Lorraine vous trouverez ces adresses.
Des voleurs inconnus se sont introduits dans une maisonnette inhabitée, appartenant à M. Isaac Meiss, boucher, et ont enlevé environ 600 kilos de foin valant 25 fr.
M. Eugène Dulché, marchand de bestiaux à Herbéviller, a été rencontré par les gendarmes la nuit, sa voiture non éclairée. Il a été gratifié d'un procès-verbal.
[...] Vol. - [...] Burgy Oswald, 40 ans, journalier à Blâmont, 2 mois par défaut.
Uns enquête est ouverte au sujet de violences exercées sur son père, par le nommé Camille Gondrexon, cultivateur.
Le fils Gondrexon reconnait avoir bousculé son père, mais nie l'avoir frappé.
La séance est présidée par M. Dubost.
On adopte le projet de loi, déjà adopté par la Chambre des députés, ayant pour objet de déclarer d'utilité publique l'établissement, dans le département de Meurthe-et-Moselle, d'un chemin de fer d'intérêt local à voie de un mètre, de Lunéville à Blâmont, avec embranchement sur Badonviller et sur Jolivet.
Le général Langlois. - Au point de vue militaire, je préférerais la voie normale au lieu de la voie étroite ; mais ce chemin de fer est urgent ; il est vivement réclamé par les populations ; j'en demande le vote.
Voici le texte même de ce projet :
« Art. 1er. - Est déclaré d'utilité publique l'établissement, dans le département de Meurthe-et-Moselle, d'un chemin de fer d'intérêt local, à voie de un mètre de largeur entre les bords inférieurs des rails, de Lunéville à Blâmont, avec embranchement sur Badonviller et sur Jolivet.
Art.-2. - La présente déclaration d'utilité publique sera considérée comme nulle et non avenue si les expropriations nécessaires ne sont pas accomplies dans un délai de six ans à partir de la promulgation de la présente loi.
Est approuvée la convention passée, le 12 novembre 1907, entre le préfet de Meurthe-et-Moselle, d'une part, et la compagnie des chemins de fer départementaux de l'Aube, d'autre part.
Une copie certifiée conforme de ladite convention restera annexée à la présente loi.
Art. 4.-Pour l'application des articles 13 et 14 de la loi du 11 juin 1880, le maximum du capital de premier établissement de la ligne et des embranchements désignés à l'article 1er est fixé à la somme de 83,000 francs par kilomètre, soit, pour une longueur maxima de 48 kilomètres, à 3,984,000 francs pour la ligne entière.
Le maximum de la charge annuelle pouvant incomber au Trésor est fixé à 1,660 fr. par kilomètre, soit au plus à 79,680 fr. pour la ligne entière.
Dans tous les cas où, conformément à la convention ci-dessus visée du 12 novembre 1907, le département participerait aux recettes de l'exploitation, l'Etat viendrait, au prorata de sa subvention, en partage des bénéfices réalisés par le département, lors même que la période de remboursement ne serait pas ouverte dans les conditions fixées par l'article 15 de la loi du 11 juin 1880.
Art. 5. - Il est interdit à la compagnie des chemins de fer départementaux de l'Aube, sous peine de déchéance, d'engager son capital directement ou indirectement dans une opération autre que la construction et l'exploitation du chemin de fer de Lunéville à Blâmont ou la construction et l'exploitation du chemin d'intérêt local qui lui a déjà été concédé dans le département de l'Aube, sans y avoir été préalablement autorisée par décret délibéré en conseil d Etat. »
Le chemin de fer Lunéville-Blâmont (suite)
L'intervention au Sénat du générai Langlois
On a vu que le Sénat a examiné le projet de loi ayant pour objet de déclarer d'utilité publique l'établissement d'un chemin de fer d'intérêt local, à voie de un mètre, de Lunéville à Blâmont avec l'embranchement sur Badonviller et Jolivet.
Comme le ministre de la guerre était absent du Sénat, il avait été question de renvoyer l'examen de ce projet et il a fallu toute l'insistance de M. de Trévéneuc, du rapporteur, M. Antoine Poirier, et du général Langlois, sénateur de Meurthe-et-Moselle, pour que le Sénat reconnût l'urgence du projet et l'examinât sans retard.
Nous croyons utile de donner le texte même des paroles du général Langlois, telles qu'elles sont contenues à l' « Officiel » du 29 février :
« M. le président.- La parole est à M. le général Langlois.
M. le général Langlois. - Messieurs, si je monte à la tribune, c'est parce que mon honorable ami M. de Trévéneuc m'a mis en cause.
En examinant le projet au point de vue militaire, moi, qui suis personnellement pour l'offensive et pour la guerre de mouvement....
M. Gaudin de Villaine. - Voilà la question !
M. le général Langlois. - Non, ce n'est pas toute la question. (Sourires.)
... Je n'hésiterais pas à préférer la voie normale à la voie étroite ; mon choix ne serait pas douteux si je prenais la question sous ce seul aspect. Mais on doit l'envisager aussi au point de vue de l'intérêt des populations. Or il est absolument certain, messieurs, que les populations, ont un besoin urgent du chemin de fer projeté.
Je déteste ce mot « urgent », je ne l'emploie presque jamais et je n'hésite pas pourtant à m'en servir en ce moment.
Ce chemin de fer est attendu, comme le disait tout à l'heure M. le rapporteur avec une grande impatience. Il y a là en jeu des intérêts légitimes qui demandent une satisfaction immédiate. Remettre en question la largeur de la voie, c'est reculer l'exécution de plusieurs années peut-être ; nous ne pouvons l'admettre.
C'est pour ce motif, messieurs, que je vous prie avec la plus grande instance de voter ce projet de loi toi qu'il vous est proposé. (Très bien ! très bien ! sur plusieurs bancs.) »
On sait que ce projet a été adopté, et nous en avons publié le texte complet.
LE CHEMIN DE FER LUNÉVILLE-BLAMONY
L' « Officiel » du 5 mars promulgue la déclaration d'utilité publique relative à l'établissement du chemin de fer d'intérêt local Lunéville-Blâmont, récemment voté par les Chambres. - Havas .
Etudes de Me Charles GANCE et Auguste DIOT, notaires à Blâmont.
Adjudication volontaire
1908. à deux heures de l'après-midi, à Blâmont, en l'étude de Me Charles GANGE, notaire, il sera, par son ministère et celui de Me DIOT, son confrère, notaire au dit lieu, procédé à la vente aux enchères publiques
Située à Blâmont
place Carnot, dans laquelle est exploité le Café de la Réunion, avec jardin derrière, cour, écuries, belles caves, aisances et dépendances, entre les familles Vormus au Nord et M. Ignard au Midi.
Belle situation pour tout commerce.
M l'abbé Eugène Blumstein, curé d'Avricourt en rentrant dans sa maison, située à une centaine de mètres d'Amenoncourt, constata que l'on avait démoli la partie supérieure d'une cheminée et enlevé plusieurs pierres recouvrant le mur du jardin. Le préjudice causé par les auteurs de cet acte de vandalisme est évalué à 10 fr.
Saulxures. - Le tisserand Joseph Trouer, né à Baccarat, était en pension à Blâmont, chez une veuve Antoine, et partageait son lit avec le manoeuvre Joseph Pierre, Un de ces derniers matins, à son réveil, Pierre constata la disparition de son compagnon et ... aussi celle de son porte-monnaie qui renfermait 51 fr. Pierre courut à la gendarmerie qui acquit la certitude que le voleur avait pris la direction de Thiéfosse. En bécane, deux gendarmes s'y rendirent et furent assez heureux de pincer Trouer qui venait de monter dans le train en partance pour Remiremont. Trouer avait pris un billet pour le Syndicat. C'est à la prison de Remiremont qu'il a été ramené
La commission spéciale de répartition des fonds du Pari Mutuel affectés aux travaux d'adduction d'eau potable, a accordé à la commune de Nonhigny une subvention de 16.200 fr.
La commission spéciale des adductions d'eau potable a donné son approbation au projet présenté sous réserve de la déclaration d'utilité publique, de la dérivation des eaux, et à la condition que les prescriptions du géologue, relativement aux captages, seront exactement suivies.
La dépense subventionnelle, égale au montant du projet, est de 27,000 fr. La subvention allouée représente 60 p. 100 de cette somme.
CHASSES EN FORÊT
Le DIMANCHE 28 MARS 19088, à deux heures de l'après-midi, en l'une des salles de la mairie de Blâmont, il sera procédé à la location pour une durée de neuf années, du droit de chasse dans la forêt communale, d'une contenance de 373 hectares d'un seul tenant.
Chasse giboyeuse : Cerfs, chevreuils, sangliers, etc.
Le maire : LABOUREL.
Arrêt à Emberménil du train 72
La station d'Emberménil sera désormais desservie par le train direct 72, qui part d'Avricourt pour Nancy à 8 heures 13 du soir.
Cette mesure donne aux habitants de la région d'Emberménil, que leurs affaires appellent à Blâmont, chef-lieu de canton, la possibilité de prendre, à la gare de cette localité, le train de 7 heures 33 du soir, qui n'a actuellement, à Igney-Avricourt, aucune correspondance sur Emberménil.
Or, l'instruction a démontré qu'à ce point de vue le nouvel arrêt rendrait de réels services et la Compagnie de l'Est s'est déclarée prête à le comprendre dans le prochain remaniement des horaires étant entendu que le train 72 desservira Emberménil, seulement pour y laisser des voyageurs.
De leur côté, les fonctionnaires du contrôle ont reconnu que cette restriction est justifiée par le caractère spécial dudit train.
Un inconnu a pénétré dans la cour de la maison des époux Piquard, cultivateurs, et dérobé quatre lapins et un autre à M. Jacques Knoery, sous-brigadier des douanés.
La gendarmerie a ouvert une enquête sur des coups qui ont été portés à M. Camille Colin, vannier, à sa sortie d'un café, à dix heures du soir. Les auteurs de ces violences seraient trois jeunes gens de la commune, qui, interrogés, ont nié les faits.
M. Edouard Arnoux, manoeuvre, a porté plainte contre Eugène Chartin, qui l'aurait insulté et menacé. Les faits ont été niés par Charton.
- Un inconnu a dérobé une caisse de fromages estimée 6 fr., sur la voiture de M. Louis Baumgartner, négociant, à Leintrey, lorsque celle-ci stationnait dans une rue du village
27 mars 1908
Blamont . La gendarmerie a dressé procès-verbal à M. Justin Receveur, pâtissier, qui a porté plusieurs coups de poing au jeune René Berteaux, apprenti, chez un de ses concurrents.
Poteau-frontière brisé
Le poteau frontière situé sur la route de Lagarde, territoire de Vaucourt, a été trouvé brisé et jeté dans un fossé. La gendarmerie a ouvert une enquête.
La gendarmerie étant en tournée de nuit a dressé procès-verbal à Alfred Thiriet, vannier, et à sa femme Marguerite Kisler, brodeuse, qui ont été surpris pêchant à la grenouille.
Des malfaiteurs inconnus sont entrés dans la maison de M. Fogel, épicier, et ont tué une vingtaine de poules. Le préjudice causé est évalué à 60 francs. La gendarmerie a ouvert une enquête.
C'est le 13 septembre, qu'aura lieu à Blâmont la fête annuelle du comice de Lunéville.
A la suite d'une légère discussion, M. Leclerc, tailleur de pierre à Frémonville, a frappé à coups de poing M. Faltot, 39 ans, entrepreneur dans la même commune, puis, saisissant ce dernier par les épaules, il voulut le faire tomber, mais, calculant probablement mal, il tomba avec M. Faltot dans un trou à purin.
Des inconnus ont pénétré dans un hangar appartenant à M. Bernard Emile, 34 ans, négociant à Blâmont, et y ont dérobé un char-à-bancs.
Vols à la gare d» Lunéville
On a volé dans les salles d'attente de la gare de Lunéville, un porte-monnaie à Mme Laurent, brodeuse à Bénaménil.
Ce porte monnaie contenait cinq pièces de 20 francs une pièce de 10 francs, une pièce de 5 francs en or, 3 fr. de menue monnaie et deux médailles.
La volée a porté plainte.
Mme Robecher, d'Avricourt, a été aussi victime d'un vol analogue, toujours dans une salle d'attente de la gare de Lunéville. C'est en voulant prendre le train qu'elle s'aperçut qu'on mi avait volé son porte-monnaie, qui contenait une pièce de 10 mark deux pièces de 1 franc, deux pièces de 0 fr 50, un permis de 3e classe de Saint-Dié à Avricourt à son nom, son bulletin de bagages et les deux clefs de sa malle.
Mme Robecher soupçonne une voyageuse qui s'est trouvée derrière elle au moment où elle donnait à boire à son enfant. Plainte a été portée
Samedi matin est décédé, en son domicile, à Nancy, M. l'abbé Nicolas Eloy, chanoine titulaire de la Cathédrale, ancien curé de la cathédrale de Toul.
M. l'abbé Eloy avait été successivement aumônier militaire à Toul, curé doyen de Blâmont, curé-doyen de Pont-à-Mousson, où il succédait au futur cardinal Mathieu, nommé alors évêque d'Angers, puis curé-archiprêtre de la cathédrale de Toul.
Il succombe à une longue maladie qui l'avait contraint, en pleine maturité, à quitter le ministère actif à Toul et à accepter une stalle de chanoine à Nancy.
L'abbé Eloy était l'oncle de M. l'abbé Stref, curé de Jarville ; il était âgé d'une soixantaine d'années.
La gendarmerie d'Avricourt a amené au commissariat de police de Lunéville le nommé Henri-Victor Touplet, âgé de 23 ans, sujet allemand, actuellement soldat au 136e d'infanterie en garnison à Strasbourg, qui avait quitté son corps depuis plusieurs jours.
Il a demandé à être dirigé sur Paris
14 radicaux sont élus et 2 libéraux. Voici les résultats obtenus par la liste radicale : MM. Labourel, maire sortant,- 294 ; Florentin, adjoint, 295 ; Bentz, conseiller général, 293 ; Campion, négociant, 305 ; Emile Collin, 206 ; Diot, notaire, 255 ; Fensch, négociant, 253 ; Mangenot, vétérinaire, 317 ; Jules Welcker, 257 ; Ignard, 219 ; Auguste Hennequin, 269 ; Victor Léon, manufacturier, 257 ; Paul Schnorr, tailleur, 212; Vourion, 228.
Les deux libéraux élus sont : MM. Gance, notaire, par 214 voix, et Hertz, par 225 voix.
Tribunal correctionnel do Lunéville
Audience du 6 mai 1908
Vol. - [...] - Schaefer Alfred, 28 ans, employé au chemin de fer à Avricourt, 16 fr., sursis.
- Arnoux Juliette, 19 ans, ménagère à Avricourt, 16 fr., sursis.
- Vétié Marie-Louise, 31 ans, ménagère à Avricourt, 16 fr., sursis.
- Mengin Maric-Ernestine, 32 ans, domestique à Leintrey, 16 fr., sursis.
- Simon Marie-Augustine, 41 ans, journalière à Amenoncourt, 16 fr., sursis.
- Arnoux Edouard, 47 ans, journalier à Amenoncourt, 16 fr., sursis.
Les vols dans l'arrondissement de Lunéville
Nous avons déjà signalé les nombreux vols commis dans diverses communes de l'arrondissement. Un nouveau cambriolage vient d'avoir lieu à Buriville, où un inconnu, profitant de ce que M. Joseph Pertusot, vannier, était absent, pénétra dans la maison on passant par la fenêtre de la cuisine, restée ent'ouverte, et déroba un kilogramme de saucisse et une livre de pain.
Le voleur sortit en ouvrant de l'intérieur une porte donnant sur les champs.
Avait lieu à Neuhof-Strasbourg, la fête de la bénédiction du drapeau d'une société catholique de jeunes gens. Parmi les sociétés invitées à la cérémonie en figurait une de Lunéville, qui arriva avec sa bannière cravatée aux couleurs françaises.
Mais à la gare d'Avricourt le commissaire de police refusa de laisser passer l'emblème et il fallut consigner la bannière au bureau du chef de gare.
Audience du 3 juin 1008
Coups. - [...] - Voinot Aimé, 20 ans, cultivateur à Saint-Martin, 50 fr., loi Bérenger.
- Georges Léon, 24 ans. manoeuvre à Saint-Martin, 50 fr., loi Bérenger.
- Georges Emile, 27 ans, manoeuvre à Saint-Martin, 50 fr., loi Bérenger.
On annonce la mort de M. l'abbé Jardel curé d'Amenoncourt, décédé à l'âge de 66 ans.
Les élections municipales contestées devant le conseil de préfecture
Plusieurs protestations ont été émises comme on le sait, contre les résultats des élections municipales dans quelques communes rurales du département.
Les protestations ont été examinées par la conseil de préfecture dans son audience du jeudi 11 juin.
[...] A Verdenal. - Une protestation contre la non-acceptation par le bureau de vote d'un militaire ayant plus de trente jours de permission.
[...] Le conseil de préfecture a mis toutes ces affaires en délibéré.
Audience du 10 juin 1908
[...] Outrages. - Marin Charles, 51 ans, cultivateur à Emberménil : 16 fr. (loi Bérenger) et 50 fr.
Camille-Henri Moitsier, commissaire-priseur, rue Sigisbert-Adam, 9, et Jeanne-Marie Cloud, sans profession à Blâmont (Meurthe-et-Moselle).
Les élections municipales contestées au conseil de préfecture
Le conseil de préfecture a rendu les décisions suivantes dans les diverses protestations faites contre les élections municipales de diverses communes :
[...] Le conseil a rejeté les protestations de Verdenal,[...]
Sur le déféré de M. le préfet relatif à l'élection de Buriville, le conseil a proclamé élu au 1er tour, M. Mellé, et a annulé les opérations du deuxième tour.
Publications de mariages [...] - Camille-Hyacinthe Baptiste, charpentier à Domêvre-sur-Vezouse (Meurthe-et-Vloselle), et Marie-Constance Morellon, lingère, rue du Ruisseau, 48.
Trinubal correctionnel de Lunéville
Audiince du 8 juillet [...]
Coups [...] Adrian Joseph, 41 ans, aubergiste, et Corny Eugène, tous deux à Domjevin, 5 fr. chacun.
(Me Dufournet, défenseur.)
[...] - Mme veuve Usselmann, de Blâmont, a porté plainte contre M. J.-B. Usselmann, retraité à Repaix, qui, sans motif apparent, l'a insultée dans la rue de la Gare.
Prêtre victime d'une insolation
M l'abbé Fiel, curé d'Ogéviller (canton de Blâmont), revenait de Fréménil lorsqu'il tomba comme une masse, victime d'une insolation.
Tous soins étaient inutiles. la mort avait fait son oeuvre. Le défunt était né en 1849.
A la frontière d'Avricourt
Les Allemands de plaignent du zèle de leurs compatriotes, gendarmes et commissaires
Plusieurs journaux de langue allemande se plaignent amèrement de l'excès de zèle que déploient gendarmes et commissaires allemands, à l'égard des voyageurs qui se rendent en France et en reviennent. A Avricourt-allemand, les autorités surveillent rigoureusement les personnes qui quittent le pays et s'enquièrent de la nationalité des jeunes gens en âge de porter les armes. Au retour, l'interrogatoire est plus sévère encore. On pourrait presque conclure de ces mesures que l'obligation des passeports n'a pas encore été abrogée.
Les mêmes journaux font ressortir que l'on ne trouve rien de semblable à la station française d'Igney-Avricourt, où « personne ne songe à molester les voyageurs, même ceux qui portent le petit chapeau vert, le costume de molleton et le fameux « rucksack », auxquels on reconnaît à cent mètres la nationalité de ceux qui les portent ».
Un Allemand ayant séjourné à Paris et revenant dans son pays par Avricourt, se voyant soumis à toutes ces inquisitions, s'écria :
« C'est triste à constater, mais le premier casque à pointe que l'on retrouve ici, au lieu de nous réjouir, ne nous occasionne que des désagréments. »
Que dire des Alsaciens qui se trouvent dans la même situation I
[...] - Jean Volfer, marcaire à la ferme des Salières, commune de Gogney, a constaté la disparition de son porte-monnaie contenant 26 fr.
L'auteur du vol est un domestique qui a pris la fuite.
On annonce le prochain mariage de M. Lucien Labourel, fils du maire de Blamont, avec Mlle Marthe Husson, fille de l'ancien maire d'Haussonville.
Courtes nouvelies
[...] - M. Camille Dedonon, cultivateur à Xousse, avait engagé comme domestique un jeune homme envoyé par une agence de Paris. Après quelques jours de travail, ce jeune domestique a pris la fuite en emportant les effets que son patron lui avait prêtés.
[...] - A Nonhigny, ia gendarmerie a ouvert plusieurs enquêtes pour constater divers dégâts causés dans les propriétés de MM. Arsène Gérard, maire, et Joseph Munier, coquetier, l'eau d'un ruisseau étant détournée dans un but de malveillance par un propriétaire situé en amont
Mme Herbourg, ménagère à Avricourt, a déclaré à la gendarmerie que sa montre en argent, estimée 20 fr., avait disparu de son domicile. Les soupçons qu'elle avait sur une jeune fille d'Amenoncourt n'ont pu être établis.
M. Labru, maire d'Herbéviller, a vu tomber devant la maison Pottier, un pigeon-voyageur. Il l'a ramassé et a constaté qu'il portait, une bague avec cette inscription : 80-4537 (Anvers). M. le maire a fait la déclaration à la gendarmerie.
La gendarmerie de Nomeny a arrêté à Moivron, Marcel Thévenin, âgé de 18 ans, domestique de culture, inculpé de vol d'argent à Gogney.
7 août 1908
M. Charles Receveur, secrétaire de la mairie, en se rendant dans sen jardin clos, constata qu'une partie de la toiture de la loge avait été enlevée et que deux lapins et un tablier lui avaient été dérobés. L'enquête a établi qu'un individu nommé Jean Poisson, demeurant à Lunéville, avait été vu dormant sur le bord du chemin, ayant à côté de lui les lapins et le tablier dérobés.
Ce même Poisson et deux ouvriers sont soupçonnés d'avoir brisé dix-huit tuyaux en ciment, appartenant à M. Gillet, entrepreneur des travaux de la conduite d'eau de Domèvre-sur-Vezouse, Le préjudice causé est de 100 fr.
[...] Inondation de propriété. - M. J.-B. Malnoury, 56 ans, a obtenu l'autorisation de faire une prise d'eau sur le ruisseau de Nonhigny pour arroser ses champs. Mais cette opération a eu le déplorable effet d'inonder les propriétés voisines et appartenant à MM. Gérard, maire, et Joseph Munier, qui portèrent plainte. M. Malnoury est condamné à 50 fr. d'amende, après une discussion assez longue sur les responsabilités respectives du prévenu.
Vol. - Armand Lagorce, 16 ans, employé chez M. Victor, marchand de cartes postales à Avricourt, a dérobé à son patron des cartes postales qu'il distribua à droite et à gauche, notamment à Mlle Herbourg. 16 fr. d'amende à Lagorce pour vol et 5 fr. à Mlle Herbourg pour recel. Me Ribaud défendait cette dernière.
[...] Vol. - [...] - Edouard Georges, 24 ans, journalier, travaillait sur le même chantier que M. Jédor, au moulin de Herbéviller. Avisant une montre dans le paletot suspendu de celui-ci, Georges s'en empara et chargea sa soeur d'aller l'engager sous un faux nom au Mont-de-Piété, où elle fut retrouvée. - Dix jours de prison.
[...] Curé d'Ogéviller, M. l'abbé Duhaut, précédemment curé de Ville-au-Val.
ACTES DE COURAGE ET DE DÉVOUEMENT
L'Officiel du 9 août publie la liste suivante des récompenses honorifiques accordées pour actes de courage et de dévouement signalés en juin 1908 :
Meurthe-et-Moselle. - Médaille de bronze, M. Parmentier Joseph-Alfred, cultivateur à Repaix (29 juillet 1905, a secouru une fillette attaquée par un taureau furieux).
Accident de voiture à Blâmont
Un accident qui aurait pu avoir de plus fâcheuses conséquences, s'est produit en face de la propriété de Turckheim, à 100 mètres de Blâmont.
M. le juge de paix rentrait de promenade accompagné de Mme et Mlle Duron et d'une petite camarade, lorsque le cheval qui conduisait la voiture eut peur d'un tas de résidus de houille, déposé sur l'accotement de la route. La voiture fut projetée à quelques mètres de là, ainsi que les promeneurs. Les personnes présentes relevèrent M. Duron et constatèrent qu'il avait le bras droit cassé. Quant à Mme Duron et aux jeunes demoiselles, elles en ont été quittes pour la peur.
La voiture est détériorée ; le cheval n'a eu aucun mal.
Nécrologie. - La Semaine religieuse de Verdun annonce la mort de l'abbé GilIot, ancien missionnaire, retiré à Bar-le-Duc, né à Commercy le 7-février 1841, et de l'abbé Hamand,curé de Houdelaucourt, né à Chazelles (Meurthe-et-Moselle), le 25 août 1870.
Mutations d'instituteurs
[...] - A Gerbéviiler, M. Borland, d'Ogéviller, en remplacement de M. François, mis à la retraite. - A Ogéviller, M. Burgun, de Montreux. - A Domêvre-sur-Vezouze, M. Verrel, de Gogney, en remplacement de M. Colin, mis à la retraite.
A Gogney, M. Muller, adjoint à Lunéville. [...] A Autrepierre, M. Marchand, de Gondrexon en remplacement de M. Vouaux, retraité
Tamponnoment à Emberménil
(De notre correspondant de Lunéville)
« On procède en ce moment à la la gare d'Emberménil à l'établissement de voies de garage destinées aux wagons de pommes qu'on dirige sur l'Allemagne.
Le train de balbstage était parti de Lunéville mercredi, à quatre heures 50 du matin, mais à Emberménil, par suite à une erreur d'aiguillage, on le dirigea sur la voie principale.
Le train de voyageurs 1010 arrivant à 5 heures 36.se jeta dans le train de ballastage exactement en face du kilomètre 402.
La locomotive et trois wagons du train de voyageurs ont été assez sérieusement détériorés.
Les wagons avaient obstrué les voies montante et descendante, de sorte que le service des trains n'a pu être repris que vers dix heures du matin.
Heureusement aucun accident de personnes. »
Etat civil de Blâmont
Décès.- Marie Simon, veuve de Joseph Masson, 64 ans. - Caroline-Marie Heisler épouse de Charles Foisset, 32 ans.
[...] Curé de Blénod-les-Toul, M. l'abbé Caspar, précédemment curé à Herbéviller ;
Sont nommés institutrices :
[...] - A Reclonville, Mlle Fiatte, de Hablainville, en remplacement de Mlle Dufour, dont la délégation prend fin.
24 août 1908
La mise à sac de la chapelle de Domjevin
Nous avons relaté la mise à sac de la chapelle Bonne-Fontaine, près de Domjevin.
L'abbé Meyer, curé de cette commune, vient de recevoir d'Ogéviller une lettre anonyme l'informant que les coupables sont deux militaires d'infanterie, un caporal et un soldat. M. Meyer a fait sa déclaration à la gendarmerie, ajoutant que si cette lettre dit la vérité, ce sont deux militaires du fort de Manonviller, car ce jour là on a vu deux soldats de cette garnison, circulant autour de la chapelle.
Mlle Marie Mengin, de Leintrey, était fiancée avec Charles Arnoux, cultivateur. Ayant rompu, ce dernier vint chez elle. Effrayée, Marie Mengin, qui se trouvait avec Mme Joséphine Mengin, se sauva dans la rue .en poussant des cris qui troublèrent la tranquillité publique. . Procès-verbal fut dressé à l'auteur du tapage.
- Auguste Mougeot, carrier à Amenoncourt, est un brutal. Voyant que sa femme, accouchée depuis deux jours, ne pouvait se lever pour faire son manger, il la frappa de plusieurs coups de poing au visage. Mougeot a nié les faits à la gendarmerie.
Audience du 26 août
[...] Coups à Amenoncourt. - Pour une futilité, Edouard Arnoux, 47 ans, journalier ; Joseph Charton, 37 ans, maréchal ; Clément Charton, 49 ans, manoeuvre, tous trois à Amenoncourt, en sont venus aux mains. Des coups réciproques ont été portés, des blessures ont été faites, ce qui vaut 50 francs d'amende aux deux premiers et 25 francs au troisième
[...] Vol à Blâmont- Une nuit du mois dernier, la logette du jardin de M. Receveur, secrétaire de mairie à Blâmont, fut visitée par des voleurs, qui s'emparèrent de deux lapins. Le lendemain matin, M. Gillet, entrepreneur à Lunéville, voyait endormi sur la route de Harbouey le nommé Jean Poisson, 25 ans, terrassier à Lunéville. A côté de celui-ci gisaient les corps de deux lapins. L'affaire était donc éclaircie par ce seul fait.
Aujourd'hui, Jean Poisson nie les faits ; les deux lapins lui ont été vendus par un inconnu. Malheureusement pour lui, son dossier porte déjà les traces de quelques « campagnes » du même genre.-Trois mois de prison.
Comice agricole de Lunéville
Les concours et fête annuels auront lieu à Blâmont, les samedi 12 et dimanche 13 septembre 1908.
Ordre des opérations. - Le samedi 12, de 2 heures à 7 heures du soir, réception aux Pâtis, par les commissaires, des instruments.
Le dimanche 13, de 6 à 8 heures du matin, aux Pâtis; réception et classement des ; animaux. Réception et classement des produits agricoles, horticoles, vinicoles et apicoles, place de l'Hôtel-de-Ville.
Egalement de 6 à 8 heures du matin, réception et classement des charrues, pour le concours du labourage, qui aura lieu au haut de Harbouey.
A 7 heures, réunion, à l'Hôtel-de-Vilie, des invités et du jury, déjeuner froid et distribution des insignes.
A 8 heures, ouverture de tous les concours.
A 10 heures, fin des concours, réunion des différentes sections du jury à l'Hôtel de-Ville, pour prendre et déposer leur conclusions.
A 10 heures 3/4, les invités, le bureau et les membres du comice se réuniront à l'Hôtel-de-Ville pour se rendre en cortège à l'église paroissiale et assister à la messe dite à son intention, à 11 heures précises.
A midi, séance publique pour la proclamation des lauréats et la distribution des récompenses.
A 1 heure, salle de l'Hôtel-de-Ville, banquet traditionnel par souscription.
La musique municipale prêtera son gracieux concours à la fête.
L'affaire de moeurs d'Avricourt
Le parquet de Lunéville continue d'instruire l'affaire Cotten.
Cotten François, 47 ans, est le garçon de bureau ambulant des postes, qui fut arrêté, il y a deux mois, sous l'inculpation d'outrage public à la pudeur sur des fillettes d'Avricourt.
Attaché à un wagon-poste qui fait le service de Paris à Avricourt, Cotten séjournait plusieurs fois par semaine dans la commune frontière.
C'est au cours de ces stations qu'il aurait commis les faits déplorables qui lui sont reprochés.
Sur réquisition de M. le juge d'instruction, la gendarmerie d'Avricourt vient de nouveau d'entendre des témoins : Mlle Auguste Marguerite, qui a vu Cotten se promenant dans un champ avec la petite l'Valentine Meyer
La gendarmerie a également entendu cette dernière et sa mère. Toutes trois ont précisé certains points de leurs premières déclarations.
Les gendarmes ont transmis le résultat de leur supplément d'enquête à M. le procureur de la République qui, selon toutes probabilités, va clore avec ces éléments nouveaux l'instruction de. l'affaire.
Cotten est toujours détenu à la prison de Lunéville, attendant qu'il soit décidé sur son sort.
« Dimanche dernier, la presque totalité des habitants de Domêvre étaient réunis devant la mairie pour adresser leurs adieux et leurs remerciements les plus sincères à M. Colin, depuis 31 ans, instituteur et secrétaire de mairie de la commune, et admis à la retraite.
La jeunesse avait organisé à cette occasion une petite fête très touchante. La salle d'école était ornée de fleurs et de drapeaux, sur une estrade reposait un superbe fauteuil offert comme souvenir par les élèves à leur maître dévoué. Un ancien élève de M. Colin, M. H. Poirson, prit la parole, et dans un élégant discours, interrompu souvent par les applaudissements de l'assistance, retraça les services rendus par cet homme de bien, tant comme instituteur que comme secrétaire de mairie, et lui adressa les adieux de toute la population. Les coeurs étaient gonflés d'émotion et on voyait perler bien des larmes dans les yeux.
M. Colin prit ensuite la parole, et en quelques mots très touchants remercia le jeune orateur, les organisateurs de la fête et la population tout entière. Il termina en donnant à tous l'assurance de son meilleur souvenir et en exprimant le plaisir qu'il aura toujours à obliger ceux qui s'adresseront encore à lui. »
Tribunal correctionnel [...] - Coups.- Mougeot Auguste, 21 ans, carrier à Reillon, comparaît pour brutalités sur la personne de sa femme.- Huit jours de prison
Etat civil. - [...] Publications de mariages. - [...] Paul Obellianne, docteur à Blâmont, et Marguerite Barbé.
La fête du 20 septembre, à Blâmont
Nous avons annoncé qu'une grande fête des sociétés de tir et de préparation militaire aurait lieu le 20 septembre, à Blâmont, sous la présidence de M. Adolphe Chéron, président de l'Union des sociétés d'instruction militaire de France.
1 heure 45. - Réception à la gare des autorités civiles et militaires. Présentation du drapeau du tir scolaire. Aubade de bienvenue par la fanfare de la Société de tir. Défilé et descente en ville.- La ville sera pavoisée.
2 heures 15. - Inauguration du terrain de manoeuvre de la préparation au service militaire. Exercices divers de gymnastique.
3 heures. - Visite du stand. Tir d'honneur effectué par les maîtres tireurs.
De 2 heures 30 à 3 heures 30. - Concert au stand.
3 heures 45. - Visite de l'ancien collège, de l'installation et du matériel du comité des Femmes de France et des différents services de la Société.
4 heures 15. - Distribution des prix, sous les halles de l'hôtel de ville.
De 5 heures 30 à 6 heures 30. - Concert sur la place Carnot.
6 heures 30. - Banquet par souscription.
N.-B. - Le train quittant Cirey à midi 10, prendra des voyageurs à destination de Blâmont.
L'express partant d'Avricourt à 8 heures 13 du soir, s'arrêtera à Emberménil.
curé d'Amenoncourt, M. l'abbé Colin, précédemment curé de Saint-Martin ;
La comice agricole de Lunéville
« Blâmont, l'Albus Mons d'autrefois, est une charmante petite ville qui s'épanouit à l'aise sur les bords de la Vezouse, venue de Cirey et des sources profondes du Val et de Châtillon. Cette coquette cité, où siègent aujourd'hui les assises annuelles de l'agriculture de l'arrondissement de Lunéville, s'est gentiment parée pour la circonstance, pour cette fête de la paix, de la charrue et des labours féconds.
Le temps ne sont plus, où les sires de Blâmont, châtelains puissants, avaient sans cesse maille à partir avec les comtes-évêques de Metz ; où les princes de Salm y régnaient en maîtres avec leur écu aux saumons de gueules, à la rose rouge épanouie et sanglante.
Sans doute, voici les vieilles murailles du château-fort qui profilent leurs ruines pittoresques au-dessus de la gare, rappelant les sièges de 1587 et 1635, l'odyssée des Klopstein, pendus par les Allemands, aussi les entrevues royales, la visite de Catherine de Médicis et de son fils Henri III, acceptant là le trône éphémère de Pologne.
Mais en ces jours de septembre 1908, les gens de Blâmont sont tout entiers à la réception si cordiale de leurs hôtes.
Aussi dès samedi, malgré les froides averses qui endeuillent la vallée si pittoresque de la Vezouse, les Blâmontais parent leurs maisons, organisent des décorations ; un arc de triomphe est dressé dans la Grande-Rue et aux fenêtres les drapeaux claquent joyeusement.
Dimanche, dès cinq heures du matin, c'est un branle-bas général à travers les rues de la petite ville. Des voitures et encore des voitures arrivent des 33 villages de l'important canton agricole. Les hôtels et les cafés s'emplissent dès l'aube et sur la promenade du Pâtis, longée par un bras de la Vezouse, les expositions se terminent.
Dès huit heures la foule se presse le long de cette promenade, sur une route boueuse, mais que vient illuminer un soleil un peu chaud qui durera jusqu'à midi.
Un concours de labourage, charrues tirées par des chevaux et des boeufs couplés, a lieu au Haut-de-Harbouey, dans des fins et des saisons de bonnes terres... et les braves bêtes tirent dur, excitées par la voix des garçons de labour.
Au Pâtis, voici les expositions de charrues et de matériel agricole, dont la palme revient assurément aux maisons si avantageusement connues Breton et Joiy, d'Einvaux et Corny, de Blainville-sur-l'Eau.
La maison Breton-Joly se recommande par une très brillante collection de charrues, herses, hauts-vants, écrémeuses, faucheuses américaines, bat-beurre, râteaux l'Indépendant, qui fait plaisir à un de nos confrères lunévillois et surtout le semoir d'engrais très économique et très pratique de la maison Paquotte, de Lunéville.
Plus loin, voici les écrémeuses de la maison Durand, de Lunéville, représentée par M. Bridey de Barbas, et surtout la magnifique exposition de M. Corny, de Blainville-sur-l'Eau, qui attire et retient longuement les agriculteurs de la région.
M. Corny expose des herses, des charrues, des concasseurs à moteur à pétrole lourd, des charrues fixes se transformant, des meules-émeri à eau, des herses en fer, des écrémeuses simplex et tout un ensemble imposant de machines agricoles de construction irlandaise des plus parfaites et des plus remarquables.
On admire comme il convient les faucheuses Victor, les moissonneuses, les hache-paille, les semoirs à billon, les coupe-racines Hector, etc.
La maison Julien Stingre, de Nancy, fabrique d'agglomérés, expose de nombreux produits.
On s'arrête longuement devant le beau matériel agricole de MM. Gérardin frères à Flin et à Ménil-Flin, machines à battre, herses ; les moteurs à pétrole de M. Dupont fils, constructeur à Charmes et les dessins de constructions agricoles de MM. les architectes Fort et- Lévy : types de laiteries, hangars métalliques, fumières, écurie et bergerie.
Le concours des animaux comprend 7 étalons, des juments de trait suitées, des juments de race croisée, des pouliches de trois ans, une trentaine de pouliches et de poulains.
Six taureaux et une vingtaine de vaches s'alignent le long de la promenade ; d'énormes verrats et des truies plus énormes encore font l'éloge de la bonne race porcine lorraine (Lorrains, mangeurs de lard) ; voici six beaux lots de moutons peints de différentes couleurs, qui sont bien vite remmenés par leurs bergers et leurs chiens fidèles.
Sur la place de la Mairie se tenaient les divers concours horticoles : panoplie de fourches et de broyaux de la maison Labourel, pieds de houblon de M. Baumgarten, à Blâmont; exposition agricole de M. Humbert Pierre, jardinier : bégonias, fruits, légumes, melons, glaïeuls, etc.
La maison Jacquel-Cordebar expose ses fromages de Haussonville ; M. Scébalt, d'Ancerviller, ses poires juteuses et fondantes, poires boulonnaises ; M. Portier, jardinier à Blâmont, montre ses produits magnifiques, choux-fleurs, concombres, melons, choux, carottes, salades, etc.
On admire la superbe exposition du château de Cirey, blés de toutes provenances, 23 variétés, 40 espèces de pommes de terre, 12 sortes de betteraves et disettes,
L'exposition se termine par les produits industriels de la maison Nordon, de Blâmont, bâches et sacs par une collection d'oiseaux empaillés de M. Ladret, à Vacqueville, qui a toute la faveur du public, et finalament par les osiers de M. Kientzler, à Blâmont, et un coq blanc, seul représentant des animaux de basse-cour. Les anciens l'eussent sacrifié à quellque divinité
A onze heures, a lieu, dans la basilique ogivale de Blâmont ; dédiée au soldat Mauritius, la messe dite aux intentions du comice.
Les gymnastes du patronage local en béret blanc (qu'ils gardent familièrement dans l'église même), conduisent les personnages officiels à leurs places respectives au son de leurs trompettes aiguës, pendant que s'abstient la musique locale, qui interrompra plus tars les discours et les toasts.
M. le curé-doyen Léon Benoit, de Royaumeix, prononce une allocution de circonstance sur la noblesse et les beautés de l'agriculture lorraine ; puis Mlle Edith Mangenot et Marcelle Hertz font une quête fructueuse à travers les rangs pressés.
Après la messe, le cortège revient à l'hôtel de ville, où, sous le péristyle, a lieu la distribution des primes et des récompenses.
M. Genay, président du Comice, prononce un assez long discours ; il met en relief les intérêts et les desiderata nombreux des agriculteurs lorrains, et fait une étude de l'impôt sur le revenu en ce qui concerne la propriété rurale et les revenus des bénéfices agricoles.
Il parle de la fluctuation des terres dans l'arrondissement de Lunéville et rappelle l'ouvrage de M. Méline sur le retour à la terre. I
Il demande l'égalité de l'impôt pour tous.
M. Vigneron lit ensuite la longue liste des primes, prix et récompenses, liste que nous publierons ultérieurement.
M. le sénateur Langlois remet ensuite quatre médailles accordées par la Société nationale des agriculteurs de France à MM. Suisse, Chôné, Bertrand et Collet, de Mervaville, pour l'élevage du cheval ardennais.
Le banquet a lieu à une heure, dans la grande salle des fêtes de l'hôtel de ville de Blâmont.
Il comprend cent couverts, et il est servi très remarquablement par M. Godard, de l'hôtel des Halles, à Lunéville.
Les convives font honneur au menu, excellent.
A la table d'honneur, on remarque : MM. Genay, président du Comice ; général Langlois, sénateur ; Labourel, maire de Blâmont ; Castara, maire de Lunéville ; Tourtel, conseiller général de Haroué ; de Guichen, conseiller d'arrondissement de Cirey ; Suisse et Vigneron, du comité du Comice ; les principaux lauréats de la journée ; Hertz et Gance, conseillers municipaux de Blâmont ; Marin, . conseiller d'arrondissement de Gerbéviller, etc.
Le maire de Blâmont
A l'heure des toasts, M. Labourel, maire de Blâmont, prend le premier la parole et porte un toast à M. le président de la République ; il souhaite la bienvenue à tous les agriculteurs au nom de la ville de Blâmont, et porte la santé des lauréats du concours. (Applaudissements.)
Le général Langlois
M. le général Langlois dit qu'il veut revenir sur certaines paroles prononcées à Haroué. Il dit très justement que si, dans le cas de danger extérieur, tous les Français se lèveraient pour la défense du pays, dans les périodes de paix intérieure il faut souvent de l'opposition.
Ainsi l'arrondissement de Lunéville s'unit pour l'élevage du cheval ardennais contre la Normandie, qui veut implanter chez nous ses étalons et ses demi-sang.
Il cite l'exemple de la Suisse et il termine en disant que le choc des intérêts est l'état normal dans la nation la plus unie. Il boit au développement de l'élevage du cheval de trait et à l'union fraternelle de tous les Français dans l'égalité des devoirs et des charges. (Vifs applaudissements.)
M. Genay présente un quarteron d'excuses (25 en chiffres exacts). Deux surtout sont diversement discutées : M. Levé, sous-préfet de Lunéville, en congé, et M. Méquillet, député, qui s'est blessé au genou dans une chasse au pays de l'Yonne.
M. Genay dit que l'absence du député de Lunéville est très regrettée.
Il remercie la municipalité de Blâmont, les commissaires, les membres du jury, les lauréats des primes d'honneur, notamment MM. Chôné et Guise, et la presse, présentée par les divers journaux de Lunéville et de Nancy. (Applaudissements.)
M. Suisse
M. Suisse, de Moncel, reporte à M. Genay la prime d'honneur des agriculteurs de France qu'il mérite depuis tant d'années qu'il aurait dû obtenir en 1877 et en 1885.
M. Léon Barat
M. Barat, le doyen des journalistes présents, et l'un des trois rédacteurs en chef de l'Eclaireur, tant anciens que nouveau, assistant à ce banquet du Comice agricole, porte un toast humoristique aux agriculteurs lorrains et remercie au nom de tous ses confrères.
Il est trois heures. Le train express (oh ! combien), de Cirey à Avricourt, va partir et remmener les principaux invités.
Pendant que la musique fait rage sur la place, sans souci des discours et des toasts, les personnalités officielles quittent Blâmont en pleine après-midi ensoleillée.
Nous, plus archéologiquement, nous restons à visiter la bourgade, les portes de 1588, les retables historiés, les souterrains et les tours du château féodal, conduits dans ces repaires d'antan par d'aimables Blâmontois, qui se souviennent des Didier, des Klopstein, et des sonnées héroïques des chevaliers d'autrefois.
Le soir, Blâmont se recueille... les villageois sont partis et une radieuse jeunesse s'en donne à coeur joie en polkas es et en valses furibondes,
Le Comice est fini... dimanche, après la fête des labours, ce sera la fête du tir et du patriotisme. « Ense et aratro ».
E B. »
Echo du comice de Blâmont
Nancy, le 16 septembre 1908.
Je lis dans les colonnes de votre estimable journal, le compte-rendu de la fête du Comice agricole de Blâmont.
M. Suisse, de Moncel, dans son toast, déclare que M. Genay aurait dû avoir la prime d'honneur en 1877 et en 1885.
En 1885, MM. Suisse et Genay étaient candidats à la prime d'honneur ; s'ils ne l'ont pas obtenue, c'est probablement parce qu'un agriculteur du département leur était supérieur, car on n'attaque pas avec une telle désinvolture l'impartialité des membres du jury désignés par le gouvernement pour l'attribution de cette haute distinction.
Cet homme, supérieur en 1885, était M. Charles Louis, le distingué agriculteur de Tomblaine, dont la compétence vient d'être attaquée publiquement pour la première fois par M. Suisse.
Dans son compte-rendu, l'Eclair de l'Est insinue que c'est grâce à la politique que M. Genay n'a pas obtenu la prime d'honneur ; il me semble cependant que la politique de M. Suisse est sensiblement la même que celle de M. Genay, ce qui n'a pas empêché la commission, et je l'en félicite, d'attribuer cette année la prime d'honneur à M. Suisse fils.
M. Suisse, beau-père de M. Thiry, directeur de l'Ecole d'agriculture de Tomblaine, sait du reste bien que les fermes de Tomblaine peuvent encore aujourd'hui lutter avantageusement contre tous leurs concurrents.
Procès-verbal a été dressé pour le même motif [pour vol de fruits] au préjudice de M. Charles Marin,
contre, les jeunes Dime, 17 et 12 ans, demeurant à Emberménil.
Une bizarre histoire
Le New-York Herald publie le récit du colonel Andrew Nutting, de Brooklyn, qui aurait été arrêté ces jours derniers près de Lunéville en automobile par des ouvriers qui ne l'auraient ensuite laissé passer qu'en payant 190 mark, sous prétexte de dégâts qu'il aurait causés. Il aurait reçu de l'un d'eux un reçu signé : Auguste Marchal.
L'histoire est d'autant plus incompréhensible que sur la demande du colonel les agresseurs seraient allés chercher un agent en ville. De plus, ils auraient réclamé un paiement en mark, ce qui n'est pas l'usage à Lunéville. D'autre part, le colonel Nutting n'est pas un aventurier. Que penser de cette affaire dont la gendarmerie et la police n'ont pas eu connaissance ?
Fête à Blâmont
Une fête des sociétés de tir et d'instruction militaire a eu lieu dimanche à Blâmont. Les invités ont été reçus à la gare par la municipalité.
Précédé d'une musique, le cortège s'est rendu au champ de tir, puis est allé visiter le matériel des Femmes de France.
Au banquet traditionnel, des toasts été portés par MM. Adolphe Chéron, président de l'Union des sociétés d'instruction militaire de France, président de la fête ; Bentz conseiller général ; Labourel, maire de Blâmont ; Maringer, président de l'Union des sociétés de tir de l'Est ; Maljean, maire de Neufchâteau ; docteur Thierry de Saint-Mihiel ; Théophile Brichon ; Larcher, Nicolas.
23 septembre 1908
Aux assises- Quatre chefs d'accusation
l'instruction de l'affaire de moeurs d'Avricourt, dans laquelle est impliqué le garçon de bureau ambulant des postes Cotten, est close. Le dossier a été envoyé par M. le procureur de la République de Lunévile, à la chambre des mises en accusation.
Cotten comparaîtra aux assises de Meurthe-et-Moselle, à la session de novembre. Cotten aura à répondre de quatre chefs d'accusation ; trois pour outrages à la pudeur sans violences sur la personne de la petite Valentine Wasser et le quatrième pour attentat à la pudeur; également sans violence, sur la personne, de ia jeune Lucienne Leroy, tontes deux d'Avricourt et âgées de moins de 13 ans.
Publications de mariages. - [...] - Marie-Paul Obellianne, docteur en médecine à Blâmont, et Marie-Marguerite Barbé, sans profession
[...] Est nommée institutrice à Moncel-les- Lunéville, Mlle Gontier, institutrice à Domjevin.
Sont nommées institutrices adjointes :
[...] ; à Domêvre-sur-Vezouze, Mlle Clerc, institutrice stagiaire, déléguée à Lunéville ; à Blâmont, Mlle Livé, élève-maîtresse;
L'Américain exploité
Nous avons conté la mésaventure du colonel américain Nutting, dont la voiture automobile fut arrêtée par plusieurs individus à Domèvre-sur-Vezouse ; les renseignements qu'il avait donnés sont à peu près confirmés ; le principal coupable serait Auguste Marchal, alors occupé à Domèvre, qui se coucha sur la route comme blessé par l'automobile, et a disparu depuis.
Tentative de suicide à la prison de Lunéville
(Par téléphone, de notre correspondant particulier)
Lunéville, jeudi
« On avait annoncé que Cotten, le garçon de bureau de poste ambulant arrété à Avricourt pour attentats aux moeurs commis sur des fillettes, avait été amené à la prison de Nancy, où il devait attendre sa comparution devant les assises. Or, au dernier moment, ce départ avait été ajourné.
Ce matin seulement, les gendarmes se présentèrent à la prison pour conduire Cotten à Nancy par le train de 9 h. 17.
Ils l'invitèrent à quitter ses effets de détenu pour prendre ses vêtements ordinaires avec lesquels il devait comparaître devant le jury.
Cotten obéit ; il était en bras de chemise, lorsque soudain, saisissant un couteau de prisonnier, il s'en porta quatre coups dans le côté.
Il s'est fait des blessures relativement peu sérieuses, le couteau ayant son extrémité arrondie.
Néanmoins, on a dû surseoir à son départ. Le docteur Henri Job a prodigué des soins empressés à Cotten, qui, étant donnée la façon dont il s'est porté les coups avait bien l'Intention de se donne la mort et n'a pu parvenir à ses fins grâce à la faiblesse de son arme. »
M. Auguste Prévost, hôtelier à Avricourt avait amené à la gare un fût contenant 600 kilos de raisin qu'il devait expédier à M. Trapp, à Saint-Louis (Alsace-Lorraine). Quand il voulut procéder aux formalités de l'expédition, M. Prévost s'aperçut que le tonneau avait disparu.
Le préjudice causé est de 140 fr. Plainte a été déposée à la gendarmerie.
[...] Lait falsifié. - Mme Chache, 37 ans, laitière à Gogney, fut trouvée, le 18 août, vendant du lait écrémé et mouillé, à Baccarat. Me Ribaud, défenseur. 16 fr. d'amende.
Le jeune Emile Brégeard, clerc de notaire à Saint-Dié, était venu à la fête de Leintrey, chez son oncle, garde-champêtre. Le soir, ayant fait honneur à la table, il se trouvait surexcité par les vins généreux et s'en alla sur le manège de chevaux de bois, où il occasionna un certain scandale, cherchant continuellement chicane au patron, M. Jules Mathieu. Ce jeune homme brisa même les deux jambes d'un animal de carrousel. A la suite de cela, les gendarmes furent appelés, dressèrent procès-verbal au jeune Brégeard, qui fut ramené chez son oncle par deux jeunes hommes de la commune.
M. Marcel Godchot, de Blâmont, ancien élève de l'Institut chimique de Nancy, docteur ès-sciences, chargé de cours à la Faculté des sciences de. Montpellier, est nommé au grade de maître de conférences à ladite Faculté.
ÉTAT CIVIL DE NANCY
Du 1S octobre
[...] Décès [...] - Maria Claude, 17 ans, sans profession, célibataire, à Frémonville.
Audience du 21 octobre
[...] Coups. - M. Pierre Flaus, 24 ans, berger à Chazelles, a frappé M. Volfait, berger. Me Ribaud, défenseur. - 16 fr. d'amende.
M. Thiébaut, garde particulier, se trouvait à la chasse, quand il découvrit dans le bois des Prêtres un squelette humain au pied d'un arbre. A côté, se trouvaient des effets d'habillement complètement pourris et appartenant à un homme. Au chêne au pied duquel étaient ces ossements, étaient suspendus les restes d'une ceinture qui établissent qu'on est en face d'un pendu.
La gendarmerie a fait une enquête dans les communes voisines, à l'effet de rechercher l'état civil de cet homme, mais ces recherches furent vaines, Car dans ces villages, on ne signale aucune disparition depuis 8 ans.
Il est donc probable que le squelette est celui d'un homme étranger au pays et qui s'est pendu là. Rongée par la pourriture, la ceinture s'était rompue, alors que le corps était déjà à l'état de squelette, car le crâne a été trouvé plus loin, ce qui prouve qu'en tombant il s'est séparé du reste des ossements.
Curé de Herbéviller, M. l'abbé Richard, précédemment curé d'Anderny.
Malade dans la rue
Mercredi, vers dix heures du matin, un nommé Marchal, terrassier, fut pris d'une crise épileptique, rue de la Visitation, Il fut conduit au bureau central de police, où il fut reconnu pour être cet ouvrier terrassier qui s'était couché sur la route près de Domêvre-sur-Vezouze, au passage d'une automobile, et qui se fit donner une indemnité par le propriétaire de l'auto, un richissime Américain. Marchal était vêtu de vêtements neufs qu'il avait achetés avec a l'argent qui lui fut donné à cette occasion.
Tribunal correctionnel de Toul
Audience du mercredi 11 novembre 1908
[...] Mamy Joseph, 35 ans, ouvrier d'usine, né à Emberménil, sans domicile fixe, est inculpé de vagabondage. Il a déjà été condamné plusieurs fois. - 2 mois de prison.
Le déraillement d'Emberménil
On se souvient du déraillement qui survint le 19 août, à Emberménil. Un train de voyageurs tamponna un train de ballast qu'une erreur d'aiguillage avait envoyé sur la voie principale.
Les dégâts ne furent heureusement que matériels. M. Auguste Clément, 53 ans, chef d'équipe est poursuivi comme responsable de cet accident.
Le prévenu déclare qu'il avait été chargé de ce service très chargé et qu'en maniant l'aiguille, il suppléait un agent plus compétent que lui, que le service appelait autre part.
La Compagnie reconnut d'ailleurs son peu de responsabilité en ne lui infligeant qu'une peine disciplinaire tout ce qu'il y a de plus minime, en comparaison du préjudice supporté par elle. M. Clément est un employé modèle, comptant 28 ans de bons services et sur lequel les meilleurs renseignements sont fournis.
Me Ribaud, le défenseur, fail la genèse de l'accident et dit que les vrais responsables sont ceux qui ont chargé cet employé d'un service en dehors de ses attributions et en contravention avec les règlements de l'administration. L'avocat demande une peine très légère, en raison des circonstances très atténuantes qui interviennent dans la cause. Le tribunal est de cet avis et ne condamne M. Clément qu'à la peine de 10 fr. avec sursis.
Echos de la récente tension diplomatique
A quelqu'un qui l'interrogeait sur les mouvements des troupes allemandes de la frontière, le commissaire spécial d'Avricourt aurait répondu qu'il suffisait, pour la savoir, de se rendre au bureau de tabac : « Si les douaniers allemands, qui adorent le « caporal », ont fait ce matin des provisions anormales, c'est la guerre certaine, imminente. Dans le cas contraire, vous pouvez retourner à Paris et rassurer le public. »
Renseignements pris, la buraliste de France-Avricourt n'avait vendu que la provision habituelle de « caporal ». Et la guerre n'éclata pas.
M. Albert Martin, 14 ans, employé chez M. Charton, négociant, était allé chercher de l'eau, lorsqu'un cheval qui s'était cabré lui envoya un coup de pied qui lui brisa la jambe gauche.
Il prétend que ces chevaux sont ceux de M Thoubans. épicier.
La gendarmerie a arrêté en flagrant délit de mendicité Lucien Remy, 49 ans. manoeuvre, qui prétend avoir été chassé de son domicile par sa femme et ses enfants qui habitent Igney.
Audience du 9 décembre
Contrebande. - Félicien Coleur, domestique à Leintrey, trois jours de prison, 500 fr. d'amende.
Les gendarmes, au cours d'une tournée de commune, traversèrent la forêt des Amienbois, aperçurent dans un petit bois, territoire de Leintrey. un lièvre pris dans un collet. Malgré les recherches le propriétaire de cet engin n'a pu être découvert.
Samedi soir, par le train d'Avricourt de 8 heures 1/2, sont arrivés à Nancy 80 romanichels, hommes, femmes et enfants.
Ils ont campé la nuit dans les salles d'attente des 3e classes de la gare.
Ils sont repartis pour l'Espagne dimanche matin, par le train de 8 h. 52.
On a fait désinfecter les salles d'attente aussitôt après le départ de la caravane.
La Semaine religieuse annonce la mort du chanoine Renac, ancien curé de Saint-Remy-aux-Bois. Il avait 66 ans.

References: L'article 14
 Art. 1

Art. 4
 l'article 1
 l'article 15

Art. 5