Source: http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/Aristote/generation32.htm
Timestamp: 2018-01-21 02:28:51+00:00

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LIVRE III. CHAPITRE IΙΙ.
livre III chapitre II - livre III chapitre IV
De l'œuf des poissons, et spécialement de l'œuf des sélaciens; de l'œuf de la grenouille de mer; particularités qu'il présente, à cause de la forme de l'animal, dont la tête est énorme et hérissée de piquants; comparaison des œufs d'oiseaux et des œufs de poissons ; ressemblances et différences dans leur production ; il n'y a qu'une seule couleur dans les œufs de poissons ; ils n'ont ni blanc ni jaune.
1 Ἔτι δ´ ἐστὶν ᾠοτόκον τὸ τῶν ἰχθύων γένος. Τούτων δὲ τὰ μὲν ἔχοντα κάτω τὴν ὑστέραν ἀτελὲς ᾠὸν τίκτει διὰ τὴν προειρημένην αἰτίαν, τὰ δὲ καλούμενα σελάχη τῶν ἰχθύων ἐν αὑτοῖς μὲν ᾠοτοκεῖ τέλειον ᾠὸν ἔξω δὲ ζῳοτοκεῖ, 2 πλὴν ἑνὸς ὃν καλοῦσι βάτραχον· οὗτος δ´ ᾠοτοκεῖ θύραζε τέλειον ᾠὸν μόνος. Αἰτία δ´ ἡ τοῦ σώματος φύσις· τήν τε γὰρ κεφαλὴν πολλαπλασίαν ἔχει τοῦ λοιποῦ σώματος καὶ ταύτην ἀκανθώδη καὶ σφόδρα τραχεῖαν. Διόπερ οὐδ´ ὕστερον εἰσδέχεται τοὺς νεοττοὺς οὐδ´ ἐξ ἀρχῆς ζῳοτοκεῖ· τὸ γὰρ μέγεθος καὶ ἡ τραχύτης τῆς κεφαλῆς ὥσπερ καὶ εἰσελθεῖν κωλύει οὕτω καὶ ἐξελθεῖν. Ἐπεὶ δὲ μαλακόδερμόν ἐστι τὸ ᾠὸν τὸ τῶν σελαχῶν (οὐ γὰρ δύνανται σκληρύνειν καὶ ξηραίνειν τὸ πέριξ· ψυχρότεροι γὰρ τῶν ὀρνίθων εἰσίν), 3 τὸ τῶν βατράχων ᾠὸν μόνον στερεόν ἐστι καὶ στιφρὸν πρὸς τὴν ἔξω σωτηρίαν, τὰ δὲ τῶν ἄλλων ὑγρὰ καὶ μαλακὰ τὴν φύσιν· σκεπάζεται γὰρ ἐντὸς τῷ σώματι τῷ τῆς ἐχούσης. [755] Ἡ δὲ γένεσις ἐκ τοῦ ᾠοῦ τοῖς τε βατράχοις ἔξω τελειουμένοις καὶ τοῖς ἐντὸς ἡ αὐτή, 4 τούτοις δὲ καὶ τοῖς τῶν ὀρνίθων τῇ μὲν ὁμοία τῇ δὲ διάφορός ἐστιν. Πρῶτον μὲν γὰρ οὐκ ἔχουσι τὸν ἕτερον ὀμφαλὸν τὸν εἰς τὸ χόριον τείνοντα ὅ ἐστιν ὑπὸ τὸ περιέχον ὄστρακον, τούτου δ´ αἴτιον ὅτι τὸ πέριξ ὄστρακον οὐκ ἔχουσιν· οὐδὲν γὰρ αὐτοῖς χρήσιμον· σκεπάζει γὰρ ἡ μήτηρ, τὸ δ´ ὄστρακόν ἐστι τοῖς ἐκτικτομένοις ᾠοῖς ἀλεωρὰ πρὸς τὰς θύραθεν βλάβας. Ἔπειθ´ ἡ γένεσις ἐξ ἄκρου μέν ἐστι τοῦ ᾠοῦ καὶ τούτοις ἀλλ´ οὐχ ᾗ προσπέφυκε πρὸς τὴν ὑστέραν· 5 οἱ γὰρ ὄρνιθες ἐκ τοῦ ὀξέος γίγνονται, ταύτῃ δ´ ἦν ἡ τοῦ ᾠοῦ πρόσφυσις. Αἴτιον δ´ ὅτι τὸ μὲν τῶν ὀρνίθων χωρίζεται τῆς ὑστέρας, τῶν δὲ τοιούτων οὐ πάντων ἀλλὰ τῶν πλείστων πρὸς τῇ ὑστέρᾳ προσπέφυκε τὸ ᾠὸν τέλειον. Ἐπ´ ἄκρῳ δὲ γιγνομένου τοῦ ζῴου καταναλίσκεται τὸ ᾠὸν ὥσπερ καὶ ἐπὶ τῶν ὀρνίθων καὶ τῶν ἄλλων τῶν ἀπολελυμένων, καὶ τέλος πρὸς τῇ ὑστέρᾳ ὁ ὀμφαλὸς προσπέφυκε τῶν ἤδη τελείων. Ὁμοίως δ´ ἔχει καὶ ὅσων ἀπολέλυται τὰ ᾠὰ τῆς ὑστέρας· ἐνίοις γὰρ αὐτῶν ὅταν τέλειον γένηται τὸ ᾠὸν ἀπολύεται.
6 Ἀπορήσειαν ἂν οὖν τις διὰ τί διαφέρουσιν αἱ γενέσεις τοῖς ὄρνισι κατὰ τοῦτο καὶ τοῖς ἰχθύσιν. Αἴτιον δ´ ὅτι τὰ μὲν τῶν ὀρνίθων κεχωρισμένον ἔχει τὸ λευκὸν καὶ τὸ ὠχρόν, τὰ δὲ τῶν ἰχθύων μονόχροα, καὶ πάντῃ μεμιγμένον τὸ τοιοῦτον ὥστ´ οὐθὲν κωλύει ἐξ ἐναντίας ἔχειν τὴν ἀρχήν· οὐ γὰρ μόνον κατὰ τὴν πρόσφυσίν ἐστι τοιοῦτον ἀλλὰ καὶ καταντικρύ, τὴν δὲ τροφὴν ῥᾷον ἕλκειν ἐκ τῆς ὑστέρας πόροις τισὶν ἀπὸ ταύτης τῆς ἀρχῆς. 7 Δῆλον δ´ ἐπὶ τῶν μὴ ἀπολυομένων ᾠῶν· ἐν ἐνίοις γὰρ τῶν σελαχῶν οὐκ ἀπολύεται τῆς ὑστέρας τὸ ᾠὸν ἀλλ´ ἐχόμενον μεταχωρεῖ κάτω πρὸς τὴν ζῳοτοκίαν, ἐν οἷς τελεωθὲν τὸ ζῷον ἔχει τὸν ὀμφαλὸν ἐκ τῆς ὑστέρας ἀνηλωμένου τοῦ ᾠοῦ. Φανερὸν οὖν ὅτι καὶ πρότερον ἔτεινον οἱ πόροι τοῦ ᾠοῦ ἔτι ὄντος περὶ ἐκεῖνο πρὸς τὴν ὑστέραν. Τοῦτο δὲ συμβαίνει, καθάπερ εἴπομεν, ἐν τοῖς γαλεοῖς τοῖς λείοις.
8 Διαφέρει μὲν οὖν ἡ γένεσις κατὰ ταῦτα τῶν ἰχθύων τοῖς ὄρνισι καὶ διὰ τὰς εἰρημένας αἰτίας· τὰ δ´ ἄλλα συμβαίνει τὸν [755a] αὐτὸν τρόπον. Τόν τε γὰρ ὀμφαλὸν ἔχουσι τὸν ἕτερον ὡσαύτως, ὥσπερ οἱ ὄρνιθες πρὸς τὸ ὠχρὸν οὕτως οἱ ἰχθύες πρὸς τὸ ὅλον ᾠόν (οὐ γάρ ἐστιν αὐτοῦ τὸ μὲν λευκὸν τὸ δ´ ὠχρὸν ἀλλὰ μονόχρων πᾶν), καὶ τρέφονται ἐκ τούτου, καταναλισκομένου τε ἐπέρχεται καὶ περιφύεται ἡ σὰρξ ὁμοίως.
1 Les poissons font aussi des œufs ; mais ceux d'entre eux dont la matrice est en bas ne font qu'un œuf incomplet, par la raison qu'on en a donnée plus haut ; au contraire, ceux qu'on appelle des sélaciens font d'abord un œuf complet en eux-mêmes, et produisent ensuite un petit vivant. 2 Il faut excepter le sélacien qu'on nomme la grenouille marine ; il est le seul poisson de cette espèce qui ponde extérieurement un œuf complet. La cause de cette différence tient à la constitution de son corps. Sa tête est plusieurs fois plus grosse que tout le reste ; elle est hérissée de piquants et fort dure. Cette conformation s'oppose d'abord à ce que l'animal puisse recevoir en lui des petits ; et c'est ce qui fait aussi qu'il n'est pas vivipare. La grosseur et la dureté de la tête empêchent les petits de sortir, tout aussi bien que d'entrer. L'œuf des autres sélaciens a une coquille molle ; et ils ne peuvent pas la durcir et la sécher dans tout son pourtour; car ils sont plus froids que les oiseaux. 3 L'œuf de la grenouille de mer est le seul qui soit solide et sec, afin qu'il puisse se conserver au dehors. Mais les œufs des autres poissons sont liquides et naturellement mous; au dedans, ils sont protégés par le corps même de la mère qui les renferme. Mais le développement, après la sortie de l'œuf, est le même pour les grenouilles qui se complètent au dehors que pour les œufs qui restent a l'intérieur. 4 Comparativement aux oiseaux, cette génération est en partie semblable et en partie différente. D'abord, les œufs de poissons n'ont pas le second cordon ombilical qui se rend au chorion, lequel est sous la coquille qui l'enveloppe. Cela vient de ce que les œufs des poissons n'ont pas la coquille qui entoure les œufs des oiseaux. Elle ne leur serait pas utile; car c'est la mère qui les couvre et les protège ; mais pour les œufs pondus extérieurement, c'est la coquille seule qui doit être leur rempart, contre tous les accidents nuisibles qui peuvent les assaillir au dehors. En second lieu, la naissance du petit des poissons se fait aussi par un bout de l'œuf, mais non pas par le bout qui se rattache à la matrice. 5 Les oiseaux naissent par le petit bout, au point d'attache de l'œuf. Cette disposition tient à ce que, dans les oiseaux, l'œuf se sépare de la matrice, tandis que, dans ces animaux-là, si ce n'est dans tous, au moins dans la plupart, l'œuf à l'état complet est attaché à la matrice. L'animal venant à se développer dans la pointe, l'œuf s'épuise comme dans les oiseaux et dans les autres animaux où les œufs se détachent, et où, à la fin, le cordon ombilical des œufs déjà tout complets est attaché à la matrice. C'est tout à fait ce qui se passe aussi dans les animaux où l'œuf est déjà tout détaché de la matrice; car, dans quelques-uns de ces animaux, dès que l'œuf est complet, il se détache.
6 On pourrait donc se demander en quoi, sous ce rapport, la génération des oiseaux et celle des poissons différent entre elles. La vraie différence, c'est que chez les oiseaux le blanc et le jaune des œufs sont séparés, et que, les œufs des poissons étant d'une seule couleur, le tout est absolument mélangé, de telle sorte que rien n'empêche que le principe du développement n'y soit placé en sens opposé ; car, non seulement l'œuf est ainsi mélangé dans son point d'attache, mais il ne l'est pas moins au point opposé; et alors, il est plus facile à l'embryon de tirer sa nourriture de la matrice par des vaisseaux qui viennent de ce principe. 7 C'est là ce que l'on peut très bien voir sur les œufs qui ne se détachent pas; car dans certains sélaciens, l'œuf ne se détache pas de la matrice ; mais, sans la quitter, il descend tout au bas, pour que le petit sorte vivant. Cela se voit dans ceux où l'animal complètement achevé a encore le cordon venu de la matrice, bien que l'œuf soit déjà épuisé. Il est donc évident que d'abord les vaisseaux se rendaient aussi à la matrice quand l'œuf y était encore. C'est là ce qu'on peut observer, ainsi que nous l'avons dit, dans les chiens de mer, ou raies plates.
8 Voilà donc les différences qu'on peut à cet égard remarquer entre la génération des poissons et celle des oiseaux; et nous en avons expliqué les causes. A tout autre égard, les choses se passent de même des deux côtés. Les poissons ont également le second cordon, qui chez les oiseaux se rend au jaune, mais qui chez les poissons va à l'œuf entier, qui n'a ni blanc ni jaune, et qui est tout d'une couleur. Les petits se nourrissent également de cet œuf; et quand l'œuf est épuisé, la chair en sort, et elle continue de même à se développer au dehors.
§ 1. Dont la matrice est en bas. Ce sont les poissons ovipares; voir l'Histoire des Animaux, liv. VI, ch. x, § 2. Leur matrice est placée vers la queue et â l'extrémité du corps.
— Un œuf incomplet. Qui a besoin que le mâle le féconde par sa laite.
-- Plus haut, ch. i, § 21.
— Des sélaciens. La formule même que prend Aristote paraît indiquer que le nom de sélaciens était assez récent dans la langue grecque ; il semble assez probable que c'est Aristote qui l'a inventé; voir l'Histoire des Animaux, liv. I, ch. iv, § 1, n ; et aussi liv. III, ch. 1, § 21. Les sélaciens sont en général vivipares. Ce qu'en dit ici Aristote est déjà dans l'Histoire des Animaux.
§ 2. La grenouille marine. J'ai ajouté, l'épithète pour qu'on ne confondît pas cette grenouille avec la grenouille ordinaire ; voir l'Histoire des Animaux, liv. II, ch. Ix, § 5, et liv. VI, ch. x, § 1. La science moderne ne classe pas la grenouille de mer parmi les sélaciens ; il semble que Cuvier la confond avec la baudroie; voir l'Histoire des Animaux, liv. VI, ch. xvi, § 7, la note.
— La cause de cette différence. Cette même explication est donnée dans l'Histoire des Animaux, liv. VI, ch. x, § 15, p. 300, de ma traduction. L'explication du reste est très probable. — Les œufs des autres sélaciens. Ajoutez : " Qui pondent des œufs ».
— Ils sont plus froids que les oiseaux. Voir plus haut, ch. ii § 14, ce qui est dit de la chaleur des oiseaux de proie.
§ 3. L'œuf de la grenouille de mer... Les détails que donne ici Aristote paraissent exacts en général; ils prouvent tout au moins une observation fort attentive; voir l'édition de MM. Aubert et Wimmer, Introduction, p. 30, n° 55. Le poisson qu'Aristote décrit est identifié d'ordinaire avec le Lophius piscatorius de Cuvier et Valenciennes, Histoire naturelle des Poissons, tome VII, pp. 269 et 271. Voir la Zoologie descriptive de M. Claus, p. 857, trad, franç.
— Par le corps même de la mère. Ceci est général, à ce qu'il semble, pour les vivipares aussi bien que pour les ovipares.
— Que pour les œufs. Le texte est moins précis, et son expression est tout à fait indéterminée ; peut-être s'agit-il des sélaciens, en opposition avec l'organisation de la grenouille marine ou baudroie.
§ 4. Comparativement aux oiseaux. On ne voit pas clairement, d'après le texte, si la comparaison s'applique aux oiseaux et aux poissons en général, ou si elle se borne aux grenouilles marines. L'ensemble du contexte parait indiquer qu'il s'agit des poissons et de leur genre entier.
— Les œufs de poissons. Le texte n'a qu'un pronom indéterminé.
— Le second cordon ombilical. Voir plus haut, ch. il, §§ 17 et suiv.
— Les œufs des poissons. Ici, le texte n'a pas même de pronom ; il n'a qu'un verbe.
— N'ont pas la coquille. C'est exact; mais les œufs de poissons ne sont pas pour cela dénués de toute protection; ils sont enveloppés dans une mem-braue qui leur donne une consistance suffisante.
— En second lieu. C'est une seconde différence, qui s'applique sans doute au genre entier des poissons, et non pas seulement à la grenouille de mer.
— Du petit des poissons. Ici encore, ma traduction a dû être beaucoup plus précise que ne l'est l'original.
— Le bout qui se rattache à la matrice, C'est le petit bout, comme la suite le prouve.
§ 5. L'œuf se sépare de la matrice. Pour avoir un développement particulier et produire le jeune au dehors, puisque l'œuf contient à la fois le poussin et la nourriture du poussin.
— Dans ces animaux-là. Le texte n'est pas plus précis: et cette expression peut s'appliquer tout aussi bien aux poissons en général qu'aux grenouilles de mer en particulier. La même confusion règne dans tout ce passage. Cependant, il semble qu'il est plus spécialement relatif aux grenouilles de mer. A cet égard, Aristote aurait fait plus d'observations que n'en a fait la science moderne, qui ne paraît pas s'être occupée beaucoup de ces singuliers poissons.
— Où les œufs se détachent... Tous ces détails anatomiques sont très difficiles à suivre, et je ne suis pas sûr de les avoir bien rendus.
§ 6. Et celle des poissons. Ici, il n'y a plus de doute; et c'est des poissons en général qu'il s'agit. La comparaison entre les oiseaux et les poissons est d'ailleurs fort curieuse, quoiqu'elle soit un peu forcée. Eu réalité, les analogies ne sont pas très frappantes; mais c'est déjà un pressentiment de la théorie de unité de composition, qui a fait tant de bruit au début de ce siècle. D'ailleurs, les oiseaux et les poissons ne sont comparés ici que relativement à leurs œufs. La mémo question est traitée dans l'Histoire des Animaux, liv. VI, ch. x, §§ 4 et suiv.
— D'une seule couleur. Id., ibid., § 3.
— Le tout. Par ces mots, Aristote comprend à la fois le germe d'où le jeune doit venir. et la nourriture qu'il doit trouver dans l'intérieur de l'œuf.
— En sens opposé... dans son point d'attache. Dans l'œuf des oiseaux, le blanc et le jaune étant distincts, il est facile de concevoir que le développement ne se fait que dans le blanc; mais dans l'œuf des poissons, le tout étant mélangé, le développement peut avoir lieu indistinctement par toutes les parties de l'œuf. Quel que soit d'ailleurs le jugement que l'on porte sur ces théories, elles attestent une fois de plus l'attention profonde qu'Aristote apportait à toutes ses observations.
§ 7. Dans certains sélaciens. Aristote revient ici aux sélaciens, et il s'attache seulement à quelques-unes de leurs espèces ; il aurait pu préciser encore davantage et indiquer les espèces qu'il considère.
— Sans la quitter. Il est évident que tous ces détails ne pouvaient être connus qu'à la suite de dissections minutieuses.
— Pour que le petit sorte vivant. Chez les sélaciens qui sont vivipares. Voir, sur la reproduction des sélaciens, la Zoologie descriptive de M. Claus, p. 815, trad. franc. Tantôt les œufs sont pondus immédiatement après la fécondation (raies, chiens de mer, etc.) ; tantôt ils restent dans l'utérus, pour y subir toute leur évolution et s'y nourrir par une organisation toute particulière. Aristote doit paraître en ceci étonnamment avancé.
— Le cordon venu de la matrice... Le travail de Jean Müller sur les théories d'Aristote en fait bien sentir la haute valeur ; voir M. Claus, id., ibid., p. 816, la note.
— Dans les chiens de mer, ou raies plates. Je crois que cette* identification est assez certaine. Aristote a parlé des chiens de mer dans l'Histoire des Animaux, liv. VI, ch. x, §§ 8 et suiv. ; pour l'organisation de leur matrice, voir id., liv. III, ch. i, § 21.
§ 8. La génération des poissons, en général, y compris sans doute les sélaciens.
— Nous en avons expliqué les causes. Dans tout ce qui précède, et aussi dans l'Histoire des Animaux, passim.
— Le second cordon. Plus haut, § 5, il semble qu'-ristote n'admet qu'un seul cordon, et non deux.
— La chair. C'est la traduction exacte du texte ; il ne présente pas de variante dans les manuscrits. La chair ne signifie que le jeune déjà formé, et ayant par conséquent une certaine masse de chair.

References: § 1
 § 2
 § 21
 § 1
 § 21

§ 2
 § 5
 § 1
 § 7
 § 15
 § 14

§ 3

§ 4

§ 5

§ 6
 § 3

§ 7
 § 21

§ 8
 § 5