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Timestamp: 2019-12-06 05:20:21+00:00

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100 ans de footbal au Stade Léon Bollée - Chapitre 7
L’USM et le haut niveau amateur (de 1965 à 1976)
L’ARRIVÉE DE RENÉ DEREUDDRE AU MANS
M. Jean Delaboudinière, devenu président de la section football de l’USM, et Jean Dosso (tous deux entrepreneurs du bâtiment) contactent le “ch'ti” René Dereuddre pendant l’été 1964. Séduit par le projet des deux hommes, René quitte le FC Grenoble et arrive au Mans à 34 ans, nanti de son diplôme d’entraîneur. Sélectionné en 1946-1947 dans l’équipe des cadets du Nord (avec Raymond Kopa et Jean Vincent), il a commencé sa carrière de joueur professionnel à Roubaix-Tourcoing et a joué ensuite à Toulouse (1953-1957). Il est devenu international pour la première fois contre la Belgique le 30 mai 1954 et, dans la foulée, il a participé à la Coupe du Monde en Suisse (6 sélections de 1954 à 1957). Il a permis au "Téfécé" de remporter la Coupe de France 1957 en marquant un but lors de la finale contre Angers. Ensuite, il porte les couleurs du RC Lens (1957-1958), du SCO Angers (1958-1959), puis du FC Nantes (en 2e Division). Bien que l’objectif de René ne soit pas de remonter dès cette saison en CFA, son arrivée apporte du sang neuf et un certain dynamisme au club. Abandonnant le classique WM, le système de jeu mis en place par René Dereuddre est le 4-2-4 des Brésiliens de 1958 avec quatre arrières, deux joueurs au milieu et pour terminer quatre attaquants : deux ailiers, avec l’avant-centre et derrière en soutien, un ancien intérieur (le # 8). En se plaçant à ce poste, en demi ou en soutien de son attaque René Dereuddre optera quand il le souhaitera pour le 4-2-4 ou le 4-3-3. Ces tactiques plutôt offensives se retrouvent toutefois à la peine face à des formations très rigoureuses qui jouent le “béton”. Il me confiera plus tard qu’il voulait s’inspirer du jeu pratiqué alors par l’Ajax où “tout le monde attaque et tout le monde défend”. Il portera naturellement le brassard de capitaine et ses joueurs l’appeleront “René”.
Départs : le gardien Alain Chaudeurge, refusant de jouer en DH, quitte le club. Alain Roux accepte de prendre le poste d’entraîneur-joueur aux JS Coulaines. Philippe Gontier décide aussi de tourner la page et suit son camarade dans son nouveau club. Aujourd’hui, il regrette un peu cette époque : “C’était sympa, mais j’en avais marre des déplacements. C’était trop long... Grillon n’avait pas réussi à faire un groupe, et lors des déplacements, dans le car, personne ne se parlait. Je regrette de ne pas avoir connu Dereuddre. Il devait être plus proche de ses joueurs”. Roger Gabet parle d’arrêter sa carrière. Nous le reverrons pourtant lui aussi aux JS Coulaines. Alain Fouquet rejoint le SO Maine. Comme René Dereuddre ne fera pas appel à lui, Serge Depoorter quittera le club à la fin de la saison et signera lui-aussi au SO Maine. Ceci lui permettra de trouver un travail aux Mutuelles du Mans. Alain Vêtu tourne lui aussi une page de sa vie. Il se marie et quitte l’USM pour signer à l’US Beauregard à Laval. Jean Nicolas, René Bourgneuf (Parigné) et Francis Guiraud disparaîssent de l’effectif.
Arrivées : Comme toujours quand arrive un nouvel entraîneur, si certains joueurs disparaîssent, d’autres arrivent. René renforce le milieu de terrain en appelant le nordiste François Talarczyck. Ce jeune joueur (20 ans) venu de Bruay possède déjà une sérieuse carte de visite (sélectionné en équipe cadet puis en junior du Nord). René lui propose un match d’essai contre Laval. La chaleur accablante qui règne ce jour-là ne le perturbe pas trop car il vient du Sénégal, où il effectuait son service militaire. François trouve un poste de tourneur-fraiseur dans l’entreprise Maury, avenue Rubillard. René renforce l’attaque en faisant venir un très bon avant-centre, le normand Michel Ade (23 ans) qui jouait la saison passée avec les pros du Stade de Reims. Mais, le Stade redescendu en D2, Michel passe une annonce dans France-Football ! Contacté par l’USM, il accepte le poste de maître d’Éducation Physique qu’on lui propose au Lycée Montesquieu et signe au Mans. Un étudiant au Mans, Jesus Montes-Blasco, qui a joué à San Sebastian, fait un essai et René, séduit, lui demande de signer au club. Joël Riou (un militaire de carrière du 2e Rima) complète l’effectif.
Gardiens : Jacques Martini et Bernard Jousseaume.
Défenseurs : Bernard Bonsens, Jean-Yves Anjubault, Yves Flohic, Orlando Rodriguez, Guy Leroyer et Joël Riou.
Milieux : François Talarczyck, René Dereuddre (c), Guy Jarossay, Daniel Fresnais et Gilles Chignard.
Attaquants : Odet Fanals, Jesus Montes-Blasco, Jean-Claude Deslandes, Michel Ade, Dominique Collados et Daniel Frétier.
Après avoir éliminé l’Arago (CFA) à Orléans (0-1, après prolongation), l’USM joue en 1/32e de finale, le 17 janvier 1965 à Lorient contre le Stade Quimpérois, 3e du CFA ouest. Après avoir marqué le 2e but, Michel Ade est chaudement remercié par ses copains : “j’ai cru mourir, étouffé par la montagne de joueurs manceaux...” Ce but, permet à l’USM de remporter la victoire (2-1). En 1/16e de finale, devant 2.000 Manceaux, le 14 février 1965 à Châteauroux, l’USM tombe (2-0) face aux pros de l’OGC Nice (deux buts de l’ailier de l’Équipe de France Charly Loubet).
L’USM effectue un très bon démarrage et remporte ses cinq premiers matchs. Et de quelle manière ! Lors de ces rencontres, elle marque 24 buts pour n’en encaisser que 3. Son avant-centre, Michel Ade, à lui seul, inscrit 10 buts. En fin de saison, l’ex-rémois, aura marqué un total de 18 buts en championnat (et 8 en Coupe de France). Le 6 octobre 1964, Jacques Hayet, journaliste au “Maine-Libre”, titre ainsi : “Devant Saint-Pol-de-Léon, médusé, l’USM éblouissante, a peut-être livré un des ses meilleurs matchs de son histoire”. Le 8 novembre 1964 lors du match contre le Stade Brestois, 10.000 personnes assistent au Stade à la victoire de l’USM, 2-1. Le 13 décembre 1964, Concarneau est à 3 points au classement. L’USM ne connaîtra la défaite que le 7 février 1965 à Brest, contre son second (1-0) et le 14 mars 1965 à Lorient (1-0). Le 9 mai 1965, lors de l’avant-dernier match à Angers, 450 supporters manceaux se déplacent et enfin le 16 mai 1965 pour le dernier match à Saint-Nazaire où Odet Fanals marque le dernier but de la saison. Après un long duel contre le Stade Brestois, l’USM termine en tête de la DH de la ligue de l’Ouest avec 42 points (18 victoires, 6 nuls pour seulement 2 défaites) avec 1 petit point d’avance sur les bretons. Dès sa première année, la bande à Dereuddre remonte en CFA.
Le 30 mai, lors de la finale, nous assistons au stade Léon Bollée à un match très équilibré contre l’AS Brest qui joue en CFA et l’USM. Au cours de la prolongation, l’AS Brest arrache la victoire (2 à 1) en marquant le but vainqueur à la 113e minute.
- 1/32e de finale le 12 janvier 1964 : Red Star OA (2e Division) bat Stade Rennais UC (1e Division) : 4-2.
- 1/16e de finale le 9 février 1964 : SC Toulon (1e Division) bat SO Cholet : 2-1.
06/09/64 au Stade Municipal : USM bat US Concarneau 5-1 Ade (2), Collados, Talarczyck, Fanals
13/09/64 à Lesneven : USM bat Stade Lesnevien 6-0 Fanals (2), Ade (2), Collados (2)
20/09/64 au Stade Municipal : USM bat Olympique de Saumur 4-0 Ade (2), Dereuddre, Collados
04/10/64 à St-Pol de Léon : USM bat Stade Léonard 3-0 Dereuddre (2), Rodriguez
11/10/64 au Stade Municipal : USM bat US Saint-Malo 6-2 Ade (4), Dereuddre, Jarossay
25/10/64 à St-Brieuc : Stade Briochin et USM 0-0
01/11/64 à Vannes : USM bat UCK Vannes 1-0 Dereuddre
08/11/64 au Stade Municipal : USM bat Stade-Brestois 2-1 Collados, Deslandes
22/11/64 au Stade Municipal : FC Lorient et USM 2-2 Ade, Rodriguez
06/12/64 à Cholet : USM bat SO Cholet 1-0 Deslandes
13/12/64 au Stade Municipal : USM bat SCO Angers (B) 2-0 Fanals, Ade
27/12/64 à Rennes : USM bat Cercle Paul Bert de Rennes 2-0 Fanals, Ade Match arrêté (cause : neige)
03/01/65 au Stade Municipal : SC Saint-Nazaire et USM 1-1 Rodriguez
10/01/65 au Stade Municipal : USM bat Stade Lesnevien 4-1 Collados (2), Ade (2)
24/01/65 au Stade Municipal : USM bat UCK Vannes 3-0 Montes (2), Dereuddre
31/01/65 au Stade Municipal : USM bat SO Cholet 3-1 Ade, Collados, Montes
07/02/65 à Brest : Stade Brestois bat USM 1-0
21/02/65 au Stade Municipal : USM bat Stade Léonard 4-0 Fanals, Collados, Talarczyck, Dereuddre 28/02/65 à Saumur : USM bat Olympique de Saumur 2-1 Montes, Chollet
14/03/65 à Lorient : FC Lorient bat USM 1-0
21/03/65 à Rennes : USM bat Cercle Paul Bert de Rennes 3-0 Collados, Dereuddre, Ade
28/03/65 à St-Malo : US Saint-Malo et USM 1-1 Dereuddre
04/04/65 à Concarneau : US Concarneau et USM 0-0
11/04/65 au Stade Municipal : USM bat Cercle Paul Bert de Rennes 2-0 Collados, Ade
25/04/65 au Stade Municipal : USM bat Stade Briochin 1-0 Rodriguez
09/05/65 à Angers : SCO Angers (B) et USM 1-1 Jarossay
16/05/65 à St-Nazaire : USM bat SC Saint-Nazaire 1-0 Fanals
L’USM termine 1e du groupe sur 14 avec 42 points.
Statistiques : 18 victoires, 6 matchs nuls et 2 défaites. buts pour : 58, buts contre : 15, différence : + 45.
Pour la saison 1965-1966, l’USM accède au Championnat de France Amateur.
27/09/64 à Évron : USM bat CA Évron 3-0 Ade (2), Dereuddre
18/10/64 au Stade Municipal : USM bat Francs-Archers Lavallois 5-0 Rodriguez, Ade (3), Montes
08/11/64 au Stade Municipal : USM bat SO Maine 2-0 Ade, Dereuddre
29/11/64 à Orléans : USM bat Arago Orléans (CFA) 1-0 après prolongation. Ade
20/12/64 à Léon Bollée : USM bat Stade Lavallois (CFA) 1-0 Fanals
17/01/65 à Lorient : USM bat Stade Quimpérois (CFA) 2-1 Talarczyck, Ade
14/02/66 à Châteauroux : OGC Nice (D2) bat USM 2-0
07/03/65 au Stade Municipal : USM bat St-Cosme en Vairais 2-1 Talarczyck, Montes
02/05/65 au Stade Municipal : USM bat FC Nantes 4-2 Frétier, Jarossay (2), Fanals
27/05/65 au Stade Municipal : USM bat US Saint-Malo 6-0 Dereuddre (2), Fresnais (2), Frétier, Talarczyck
30/05/65 au Stade Municipal : AS Brestoise (CFA) bat USM 2-1 après prolongation. Dereuddre
UNE NOUVELLE MUNICIPALITÉ AU MANS
Pour sa première saison en Championnat de France Amateur, René Dereuddre doit encore renforcer son effectif. Pour l’aider dans sa tâche, il aura la chance de compter sur la nouvelle équipe de la Mairie menée par Jacques Maury, élu en avril 1965. Jusqu’à présent, il faut reconnaître que la conception de la fonction de maire de Jean-Yves Chapalain (son prédécesseur élu la première fois en octobre 1947) était assez ancienne alors que, par la force des choses, l’équipe Maury et plus particulièrement son adjoint aux Sports, M. Fourchet, s’intégrera davantage à la vie du club. Jacques Maury restera maire du Mans, la durée de deux mandats (soit 12 ans) jusqu’en 1977. “Le Mans et Dereuddre prêts pour le CFA”. Tel est le titre d’un article de France-Football dans le numéro du 6 juillet 1965. En milieu de page, dans un petit encadré on peut lire la composition de l’état-major manceau : MM. Delaboudinière, président ; Bonnet, Dosso et Vicens, vice-présidents ; Juigné, secrétaire ; Foreau, trésorier, Andrieu : secrétaire adjoint ; Guicheux, trésorier adjoint. Club des supporters : MM. Herbet, président ; Robert Hureau, vice-président. Il s’agit peut-être de Robert Hurault ? Peut-être que cela vous “parle” davantage...
Départs : Odet Fanals (il occupera le poste de sous-directeur d’un super-marché à Carpentras), Jean-Yves Anjubault (Avia-Club). Ne jouant guère, Michel Arrault signe à Malicorne alors que Jean-Claude Deslandes “traverse la rue” pour aller au SOM.
Arrivées : repéré par René Dereuddre, Jean-Pierre Hié (un “ch'ti” de 21 ans, défenseur sélectionné dans l’équipe junior de la ligue du Nord) exerce le métier de tourneur-fraiseur et arrive de Bully (DH) pendant l’été. Jacques Gautier (18 ans) arrive de Nantes. Il s’agit d“une bonne patte gauche” d’après Alain Roux. “C’est la grande classe” d’après Michel Ade. Bruno Antczack (un ailier gauche qui vient de l’Est), Jean Troadec (ex-COP, Avia-Club et Laval) et Philippe Lagadec (le gardien de but de Noyen-sur-Sarthe), complètent l’effectif. Un ancien du club, Paul Vincent, secondera René à chaque entraînement de l’équipe.
Gardiens : Jacques Martini, Bernard Jousseaume et Philippe Lagadec.
Défenseurs : Jean-Pierre Hié, Bernard Bonsens, Yves Flohic, Guy Leroyer, Daniel Fresnais et Joël Riou.
Milieux : François Talarczyck, René Dereuddre (c), Guy Jarossay, Yvan Savary, Jacques Gautier et Gilles Chignard.
Attaquants : Jesus Montes-Blasco, Bruno Antczack, Michel Ade, Jean Troadec, Dominique Collados et Daniel Frétier.
LA VRAI PASSION D’ALAIN ROUX
Bien qu’étant parti de l’USM, Alain Roux restera encore longtemps dans le coeur des sportifs manceaux. Ainsi, beaucoup de sportifs manceaux iront se faire masser au cabinet du joyeux kiné. Le 25 octobre 1965, Alain Roux réalise un rève en participant à la course d’inauguration du circuit Bugatti avec sa Matra Djet. Il a le plaisir de finir 3e de sa course de 15 tours, à un peu moins de 2 minutes du vainqueur, René Barone au volant d’une véritable voiture de course, une Abarth 1300.
Le 12 septembre 1965, il n’y a plus de gardien de but valide à l’USM ; Martini, Jousseaume et Lagadec se retrouvent tous à l’infirmerie et pour le match à Rouen (3e journée de championnat) dans la semaine, on envisage de faire jouer René Dereuddre ou Guy Jarossay à ce poste important. Heureusement, à quelques heures du déplacement, Jousseaume réussit à sortir de l’infirmerie ! Le 19 septembre, après la victoire 2-0 recueillie en terre normande, l’USM est pour la première fois de son histoire en tête de son groupe de CFA. La semaine sivante, le 26 septembre, Michel Ade réalise son meilleur match avec “les bleux et blancs”. Il marque deux buts à Évreux et Le Mans l’emporte 5-0. Le 3 octobre, après une sévère leçon reçue à Saint-Germain (4-0), et la blessure de Dominique Collados, l’USM cède sa place de leader au Stade Lavallois qui se battra avec l’US Quevilly jusqu’à la fin de la saison pour la première place au classement. Depuis quelque temps déjà (1960-1961), il n’y avait plus de derbys USM-Stade Lavallois, et, cette saison, la bonne vieille confrontation reprend. Mais cette année, nous (les manceaux) ne sommes pas très contents de la manière dont les lavallois abordent le match du 22 novembre au Stade Municipal car “nos amis” mayennais appliquent la plaie du football moderne, le béton (ou “catennacio” en Italien). L'innovation principale de ce dispositif implique la création du poste de “libéro” qui se place derrière la ligne de défense, constituée de trois ou même quatre joueurs. Il a pour tâche, tout simplement de colmater les brèches. En plus, d’appliquer cette tactique de peureux, les Lavallois trouvent le moyen de nous battre (0-1) ! René Dereuddre accepte difficilement la défaite : “Moi aussi, je vais appliquer la tactique du béton à l’exterieur”. Michel Ade regrette plus simplement le récent départ d’Orlando Rodriguez (comme entraîneur-joueur à Imphy dans la Nièvre) : “Si nous avions un peu plus défendu !”. Libéré de ses obligations militaires en novembre, Roger Garcin (Grenoble), arrive au Mans peu après. Il ne marquera son premier but qu’à Equeurdreville le 2 janvier 1966. Après nous avoir “piqué” Jacques Gautier en décembre, lors du match-retour, le 6 février à Laval, le Stade Lavallois nous bat une seconde fois, 2-1 (but de Guy Jarossay). Après cette défaite en terre mayennaise, l’USM perd toute prétention au championnat et, à la fin de la saison, l’US Quevilly remporte le groupe avec 35 points devant le Stade Lavallois, 28 points. L’USM termine 5e avec 24 points (9 victoires, 6 nuls et 7 défaites) et une différence de buts de 40 pour et 37 contre. Avec 13 buts, Michel Ade termine meilleur buteur du groupe Ouest.
A l’occasion du 4e tour, le 14 novembre 1965 à la Californie, l’USM bat SO Maine, 4-0 (buts de Gautier, Montes Blasco, Ade, et Dereuddre). Anecdote concernant ce but : René Dereuddre tire d’une position désaxée à droite et le ballon entre directement dans les filets sans passer entre les poteaux ! Surprise, l’arbitre valide le but afin de punir l’équipe qui reçoit, donc qui responsable du mauvais entretien des filets. Au tour suivant, le 28 novembre l’USM tombe à Chartres, 3-1.
En 1/4 de finale, le 25 avril 1966 au Stade Municipal, l’USM est battue par le SO Cholet, 1-0.
- 1/32e de finale le 16 janvier 1966 : FC Nantes (2e Division) bat Stade Lavallois (CFA) : 3-1.
- 1/32e de finale le 23 janvier 1966 : Stade Rennais UC (1e Division) bat RC Calais : 5-1.
- 1/16e de finale le 13 février 1966 : SCO Angers (1e Division) bat RC Paris (2e Division) : 2-0.
05/09/65 à Quimper : Stade Quimpérois et USM 2-2 Jarossay, Montes
12/09/65 au Stade Municipal : USM bat UST Equeurdreville 4-1 Dereuddre (2), Jarossay, Ade
19/09/65 à Rouen : USM bat FC Rouen (B) 2-0 Montes, Dereuddre
26/09/65 au Stade Municipal : USM bat Évreux AC 5-0 Ade (2), Troadec, Talarczyck, Montes
03/10/65 à St-Germain : Stade Saingermanois bat USM 4-0
10/10/65 à Quevilly : US Quevilly bat USM 5-2 Troadec, Ade
17/10/65 au Havre : Le Havre AC et USM 1-1 Collados
24/10/65 au Stade Municipal : USM et AS Brestoise 1-1 Ade
31/10/65 à Montreuil : CA Montreuil bat USM 2-0
08/11/65 à Rennes : Stade Rennais UC (B) bat USM 3-2 Montes, Gautier
22/11/65 au Stade Municipal : Stade Lavallois bat USM 1-0
12/12/65 au Stade Municipal : USM bat Stade Saingermanois 1-0 Ade
02/01/66 à Equeurdreville : UST Equeurdreville et USM 2-2 Troadec, Garcin
09//01/66 au Stade Municipal : USM bat CA Montreuil 4-3 Garcin, Talarczyck, Ade
30//01/66 au Stade Municipal : USM bat Stade Rennais UC (B) 3-1 Ade (2), Jarossay
30//01/66 à Brest : USM bat AS Brestoise 3-2 Ade (2), Garcin
06/02/66 à Laval : Stade Lavallois bat USM 2-1 Jarossay
20/02/66 au Stade Municipal : US Quevilly bat USM 4-0
06/03/66 à Évreux : Évreux AC et USM 0-0
27/03/66 au Stade Municipal : USM et Le Havre AC 0-0
17/04/66 au Stade Municipal : USM bat FC Rouen (B) 2-1 Troadec (2)
24/04/66 au Stade Municipal : USM bat Stade Quimpérois 5-2 csc, Ade (2), Montes, Garcin
L’USM termine 5e sur 12 avec 24 points.
Statistiques : 9 victoires, 6 matchs nuls et 7 défaites. Buts pour : 40, buts contre : 37, différence : + 3.
14/11/65 à La Californie : USM bat SO Maine 4-0 Gautier, Montes, Ade, Dereuddre
28/11/65 à Chartres : Vélo Sports Chartrain bat USM 3-1 Gautier
13/03/66 au Stade Municipal : USM bat USE Beauregard 3-1 Ade (2), csc
03/04/66 au Stade Municipal : USM bat US Montreuil-Belfroy 4-1 Frétier (3), Montes
25/04/66 au Stade Municipal : SO Cholet bat USM 1-0
Serge Thibaut (boucher à la Cité de l’Épine, 110 bis rue de Saint-Aubin) se voit confier le poste de président de la section football. Il ne laissera pas un souvenir impérissable dans les foyers des sportifs manceaux.
Départs : Dominique Collados retourne à Saint-Etienne et Michel Ade après “deux années merveilleuses au Mans” veut revenir en Normandie. Il signe au Stade Malherbe de Caen et prend la gérance d’un magasin de sport à Caen. René lui en voudra toujours un peu d’être parti si vite...
Arrivées : Georges Perli (25 ans) arrive au Mans. René Dereuddre le connaît depuis son passage au FC Grenoble avec qui il a remporté le championnat de France 2e Division en 1960. Georges avait alors 18 ans. Parallèlement à sa carrière de footballeur qu’il doit à son papa “footeux”, à son frère (“il était meilleur que moi”) et sur les conseils de son professeur, il suit les cours du soir de peinture et de sculpture pour adultes aux Beaux Arts, depuis l’âge de 11 ans. Au Mans, il tiendra le poste de directeur de la piscine Pierre de Coubertin. On l’appelera Geo (on dit “jo”). L’international amateur Hubert Guénich (Annecy) remplace Michel Ade. Lionel Lamy (23 ans) vient du FC Nantes. Martial Leseignoux arrive à l’USM. Le fils de Francis Leseignoux a été formé au SO Maine et sélectionné dans l’équipe de l’Ouest cadet. A 17 ans, il a fait un stage à l’AS Monaco pour devenir professionnel mais son père estima alors qu’il était trop jeune pour cela. Libéré de ses obligations militaires depuis 1964, il signe cette année à l’USM. Comme il le dit lui-même, humblement, il n’est qu’ “une machine à courir”. A 18 ans, un “pur produit” de l’USM, Gilles Ferrand est intégré au groupe pour commencer en A cette année.
Défenseurs : Jean-Pierre Hié, Georges Perli, Yves Flohic, Martial Leseignoux, Guy Leroyer et Gilles Ferrand.
Milieux : François Talarczyck, René Dereuddre (c), Guy Jarossay, Daniel Fresnais, Bernard Bonsens et Lionel Lamy.
Attaquants : Jesus Montes Blasco, Roger Garcin, Hubert Guénich, Bruno Antczack, Daniel Frétier et Jean Troadec.
Deux recrues importantes arrivent en cours de saison : Francis Smerecki (17 ans, un junior formé au CO Pontlieue par Ernest Moureau et Roger Roullier et qui travaille alors chez Renault) et Roger Marchi (23 ans). Ce dernier, après avoir été stagiaire-pro au FC Nantes, se sentant un peu barré par les jeunes pousses nantaises de l‘époque, telles que Gondet, Simon, Blanchet, Amisse, a joué deux saisons à Cherbourg (2e Division) et il arrive au Mans le 1er janvier 1967. Il possède un brevet de technicien supérieur en électronique et pour lui, jusqu’à la fin de sa carrière sportive, le football n’est et ne sera qu’un loisir. Il joue comme ailier aussi bien à droite qu’à gauche.
L’USM effectue un très bon début de championnat : en six matchs, il remporte trois victoires et ne connaît qu’une seule défaite, 1-2 à Quevilly. A propos de l’arbitrage de cette rencontre, René Dereuddre fait la remarque suivante dans le “Maine-Libre” : “A 11 contre 12, il est difficile de s’en sortir”, car Jean Troadec se voit refuser un but parfaitement valable. Toujours, cette prime au plus fort ! En attaque, le tandem Roger Garcin - Hubert Guénich fonctionne à merveille. Ce dernier marque 14 buts dans sa saison sous les couleurs de l’USM, ce qui lui permet d’occuper le poste d’avant-centre de l’équipe de France amateur et de marquer un but contre l’Italie. La nouvelle recrue, le nantais Roger Marchi, s’intègre bien à la ligne d’attaque mais malheureusement, la défense prend trop de buts et l’équipe de l’USM n’effectue qu’une saison moyenne. Alors que l’US Quevilly remporte le championnat avec 35 pts, l’USM termine à la 8e place de son groupe Ouest du CFA avec 20 points (7 victoires, 6 nuls et 9 défaites).
Après avoir éliminé, le SO Maine au 4e tour (4-2, à la Californie suite à un match très engagé et un “arbitrage approximatif”) puis les équipes de la région parisienne de Clichy-sous-Bois (2-1) et de l’US Champagne (2-1), lors des 1/32e de finale, l’USM est battue le 15 janvier 1966 par l’AS Angoulême, 3-0 à Châtellerault. Lors de ce match, bien qu’il soit grand, on s’aperçoit que le gardien Philippe Lagadec n’y voit pas grand chose. Frappé de myopie, il prend ses trois buts, à chaque fois sur des balles lointaines. Bernard Jousseaume exprime son mécontentement à René Dereuddre et fait un peu de chantage à son coach. Par la suite, nous reverrons Philippe Lagadec en attaque et il finira par quitter le club la saison suivante.
Satisfaction principale de cette saison : le 21 mai 1967, l’USM remporte la Coupe de l’Ouest en battant le Stade Rennais UC “amateur”, 1 à 0 (but de Roger Garcin à la 73e minute.
- 1/32e de finale le 15 janvier 1967 : SEC Bastia (2e Division) bat US Concarneau-Beuzec : 3-0.
- 1/16e de finale le 12 février 1967 : Stade de Paris FC bat US Valenciennes-Anzin (1e Division) : 2-1.
LA LIGUE ATLANTIQUE DE FOOTBALL
Modification importante de la ligue de l’Ouest de Football-Association. L'Assemblée Générale du 28 mai 1967 voit siéger pour la dernière fois les représentants de la Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire qui vont être rassemblés au sein de la ligue Centre-Atlantique. Cela va donner des idées aux dirigeants des clubs sarthois et mayennais.
11/09/66 au Stade Municipal : USM et Stade Rennais UC (B) 2-2 Jarossay, Troadec
18/09/66 à Tours : USM bat FC Tours 3-1 Guénich (2), Garcin
25/09/66 au Stade Municipal : USM bat Stade Lavallois 3-2 Guénich (2), Garcin
02/10/66 à Quevilly : US Quevilly bat USM 2-1 Troadec
09/10/66 au Stade Municipal : USM bat AS Brestoise 3-1 csc, Garcin, Talarczyk
16/10/66 au Stade Municipal : Évreux AC bat USM 3-2 Garcin, Dereuddre
23/10/66 à Malakoff : USM Malakoff bat USM 4-1 Guénich
06/11/66 à Quimper : USM bat Stade Quimpérois 3-1 Montes, Guénich (2)
13/11/66 à Rouen : FC Rouen (B) bat USM 1-0
27/11/66 au Stade Municipal : Stade Malherbe de Caen et USM 1-1 Talarczyk
05/12/66 à Brest : Stade Brestois bat USM 5-1 Guénich
08/01/67 au Stade Municipal : USM et FC Tours 2-2 Guénich, Dereuddre
22/01/67 à Rennes Stade Rennais UC (B) bat USM 4-2 Guénich, Lamy
29/01/67 au Stade Municipal : USM et US Quevilly 0-0
05/02/67 à Laval : Stade Lavallois bat USM 1-0
19/02/67 à Caen : USM bat Stade Malherbe de Caen 2-0 Guénich (2)
26/02/67 à Brest : AS Brestoise bat USM 2-0
05/03/67 au Stade Municipal : USM et USM Malakoff 1-1 Guénich
19/03/67 à Évreux : Évreux AC bat USM 3-1 Marchi
09/04/67 au Stade Municipal : USM bat Stade Quimpérois 1-0 Montes
16/04/67 au Stade Municipal : USM et FC Rouen (B) 1-1 Guénich
01/05/67 au Stade Municipal : USM bat Stade Brestois 3-1 Montes, Garcin, Marchi
L’USM termine 8e sur 12 avec 20 points.
Statistiques : 7 victoires, 6 matchs nuls et 9 défaites. Buts pour : 33, buts contre : 38, différence : - 5.
01/11/66 à la Californie : USM bat SO Maine 4-2 Garcin (2), Lamy, Dereuddre
20/11/66 à Clichy-sous-Bois : USM bat UF Clichy-sous-Bois 2-1 Guénich, Garcin
12/12/66 au Stade Municipal : USM bat US Champagne / Seine 2-1 Guénich, Montes
15/01/67 à Châtellerault : AS Angoulême (D2) bat USM 3-0
12/02/67 au Stade Municipal : USM bat CO Pontlieue 3-0 Jarossay, Marchi
12/03/67 au Stade Municipal : USM bat SCO Angers (B) 1-0 Lamy
23/04/67 au Stade Municipal : USM bat US Saint-Malo 3-0 Marchi (2), Garcin
07/05/67 au Stade Municipal : USM bat SO Cholet 1-0 Marchi
21/05/67 au Stade Municipal : USM bat Stade Rennais UC (B) 1-0 Garcin
Nouveauté importante cette saison : chaque équipe pourra présenter 12 hommes pour un match. Ce 12e homme pourra rentrer quand son “coach” le souhaitera, sur blessure d’un titulaire ou pour tout autre raison. On ne parle encore pas de “coaching”, mais plus simplement de remplacement.
Départs : Hubert Guénich (part pour l’Olympique de Marseille, équipe avec laquelle, il remportera la Coupe de France), Roger Garcin (il a le mal du pays et retourne à Grenoble tout en gardant un bon souvenir de son passage au Mans), Jacques Martini (il deviendra arbitre), Bernard Jousseaume (il prend une année sabbatique avant d’aller jouer à Coulaines), Bernard Bonsens (il arrête le football pendant un an avant de jouer à Moncé et de mettre un terme définitivement à cause de problèmes de santé), Jean Troadec (retour à Laval). Yves Flohic (équipe professionnelle de l’Olympique Lyonnais), Guy Jarossay et Daniel Fresnais (tous les deux partent au SOM). Après 13 ans de bons et loyaux service au club, Guy Leroyer quitte l’USM et prend en mains l’équipe de l’US Arnage. Merci Guy vous êtes un grand bonhomme et votre carrière fut un exemple.
Arrivées : pour remplacer Martini, on embauche deux gardiens de 22 ans : Sylvain Meys (un “ch'ti” de 22 ans) et Jacques Deschamps, un électro-mécanicien qui jouait à Saumur. Deux défenseurs arrivent également : Jean-Claude Martin (un technicien supérieur en laiterie de 20 ans qui jouait à Coutance) et Henri Sibilski (un lensois de 20 ans, recruté par l’agent Jean Cravatte (excusez-moi, je crois que c’est plutôt Kravatjan...). Quand le Lensois arrive au Mans, grâce au club, il trouve rapidement un appartement au Mans et du travail comme chauffeur-livreur dans l’Entreprise Delaboudinière. Après, il rentrera “seul” chez Renault. Dernières recrues : Bernard Thouvenin (au FC Nantes en 1963-1964 et 1964-1965 puis Épinal), le local Jean-Claude Renou (CO Pontlieue) et l’angevin Jacky Parchard complètent l’effectif. Pour la petite histoire, ce dernier (alors stagiaire-pro au SCO Angers) a marqué son entrée dans le monde des “pros” en marquant un but au grand Marcel Aubour à l’occasion d’une rencontre face à Lyon. Il fit sa dernière saison au SCO Angers en 1963-1964 pour passer trois ans à Blois. Enfin, un espoir du club, Philippe Huilery, fera ses débuts en équipe A. Il s’agit d’un joueur au grand gabarit, que le public trouvait un peu lymphatique...
Gardiens : Sylvain Meys et Jacques Deschamps.
Défenseurs : Jean-Pierre Hié, Georges Perli, Gilbert Moevi, Jean-Claude Martin, Martial Leseignoux et Gilles Ferrand.
Milieux : François Talarczyck, René Dereuddre (c), Francis Smerecki, Henri Sibilski et Lionel Lamy.
Attaquants : Jesus Montes Blasco, Roger Marchi, Bernard Thouvenin, Jacky Parchard, Bruno Antczack, Philippe Huilery, Philippe Lagadec et Saez.
Les débuts du championnat sont plutôt ternes. Les attaquants, Hubert Guénich et Roger Garcin n’ont pas été remplacés. A Laval, pour la première jounée (3 septembre 1967), le gardien Meys n’est pas encore qualifié et Mora, un jeune du club, passe a côté de son match. Pour la 2e journée, le 10 septembre à Caen. René Dereuddre utilise Martial Leseignoux comme attaquant. Il marque un but mais cela n’est pas suffisant. Pour remonter en tête du classement, visiblement l’USM a besoin de renforts. La première victoire intervient lors du 6e match, le 8 octobre au Stade Municipal, face à Cherbourg. René Dereuddre donne de sa personne et dynamise l’équipe en marquant deux superbes buts. Lionel Lamy ne réussit pas à s’intégrer au groupe et fait preuve de mauvais esprit en critiquant ouvertement les méthode de travail de René Dereuddre qui décide de s’en séparer immédiatement, le 26 octobre. Quelques jours plus tard, Lionel Lamy répond par voix de presse aux dirigeants de l’USM. Comme le recrutement n’a pas été grandiose, et que les finances vont plutôt mal, chacun doit se retrousser les manches. Derrière, on recrute le Togolais Gilbert Moevi un ancien pro de 33 ans formé aux Girondins de Bordeaux, où en 1964, il a terminé 2e du championnat de France et a joué la finale de la Coupe de France perdue 2-0, face à Lyon. Il arrive au Mans début octobre mais il ne s’imposera jamais. Après un essai lors des deux premiers matchs contre Laval et Caen, René Dereuddre fait appel à Jean-Claude Martin en équipe A, le 24 décembre face à Évreux. Fonctionnant en parfaite osmose avec son n°4, il constitue avec Geo Perli un sacré tandem : “Jean-Claude était peut-être pas terrible en technique pure mais il avait un sens du placement remarquable. Il était toujours au bon endroit au bon moment. Avec lui, un simple coup d’oeil suffisait pour se comprendre. C'était un joueur très intelligent et j’ai eu beaucoup de plaisir à jouer avec lui”. Comme toujours, François Talarkzyk se montre souvent l’homme de confiance de René Dereuddre sur le terrain. Le compartiment offensif étant plutôt déficient, René Dereuddre teste différentes solutions au coup par coup. La solution Jean-Claude Renou (6 buts) s’avère être un bon choix. En gagnant cinq de ses sept derniers match, l’USM sauve sa place en CFA. L’équipe termine à la 12e place du classement de son groupe Ouest du CFA avec 27 pts (11 victoires, 5 nuls et 14 défaites). Le groupe est remporté par le Fontainebleau-Entente Bagneaux-Nemours. A la fin de la saison, L’USM devait être normalement rétrogradée en DH mais comme le nombre d’équipes dans ce groupe est trop élevé (16), en accord avec le règlement de la Fédération, elle est repêchée pour la saison suivante.
Lors des deux premiers tours, les JS Coulaines éliminent le CO Pontlieue, 4-1 (le 29 septembre 1967 à Coulaines) puis le SO Maine, 1-0 (le 15 octobre 1967 à Coulaines) avant d’affronter l’USM au 4e tour (le 4 novembre 1967 au Stade Municipal. Avec des joueurs tels que Roger Gabet qui refusa ce jour-là de porter le brassard de capitaine, Jean Cecchet, Philippe Gontier, Daniel Huillery, Jean-Claude Védis et Yvan Savary (tous des anciens de l’USM). Dereuddre, Montes Blasco, Talarzyck marquent trois buts alors que les JS Coulaines sauvent l’honneur par Jean-Claude Védis. Au 5e tour, le 27 novembre 1967 au Stade Municipal après la prolongation réglementaire, l’USM et l’US Créteil se quittent sur le score de 2-2 (buts de Jesus Montes Blasco et de François Talarzyck). Les tirs au but n’existant pas encore, les deux équipes se retrouvent la semaine suivante, le 4 décembre 1967, à Créteil et nos joueurs cèdent le plus logiquement du monde, 4-3.
Le 10 mars 1968 au Stade Municipal, en 1/8e de finale, l’USM et le SO Maine se quittent dos à dos, 2-2. Comme le veut la coutume (et non le règlement), le SO Maine continue dans cette compétition.
1/16e de finale le 11 février 1968 : AS Nancy-Lorraine (2e Division) bat Stade Brestois : 2-1 après prolongation.
03/09/67 à Laval : Stade Lavallois et USM 2-2 Marchi (2)
10/09/67 à Caen : Stade Malherbe de Caen bat USM 2-1 Leseignoux
17/09/67 à Fontainebleau : Fontainebleau-EBN bat USM 5-1 Marchi
24/09/67 au Stade Municipal : Stade Quimpérois bat USM 1-0
01/10/67 à Angers : SCO Angers (B) bat USM 3-2 Thouvenin, Marchi
08/10/67 au Stade Municipal : USM bat AS Cherbourg 2-1 Dereuddre (2)
23/10/67 à Brest : AS Brestoise bat USM 6-0
30/10/67 au Stade Municipal : Berrichonne de Châteauroux bat USM 1-0
11/11/67 à Challans : USM bat SC Challans 2-0 Marchi (2)
13/11/67 à Blois : USM bat AAJ Blois 1-0 Parchard
20/11/67 au Stade Municipal : USM et Stade Rennais UC 2-2 csc, Moevi
10/12/67 à St-Germain : Stade Saingermanois - USM Match reporté (neige).
17/12/67 au Stade Municipal : FC Bourges bat USM 3-2 Renou, Dereuddre
24/12/67 au Stade Municipal : USM bat Évreux AC 2-1 Renou (2)
31/12/67 au Stade Municipal : USM et Stade Lavallois 1-1 Renou
18/02/68 à Quevilly : US Quevilly bat USM 4-0
07/01/68 au Stade Municipal : Stade Malherbe de Caen bat USM 1-0
14/01/68 au Stade Municipal : USM bat Stade Saingermanois 2-0 Marchi, Saez
28/01/68 à Quimper : Stade Quimpérois et USM 2-2 Marchi, Perli
03/02/68 au Stade Municipal : USM bat SCO Angers (B) 2-0 Renou, Marchi
10/02/68 à Cherbourg : AS Cherbourg bat USM 2-0
25/02/68 au Stade Municipal : AS Brestoise bat USM 2-1 Renou
03/03/68 à Châteauroux : Berrichonne de Châteauroux bat USM 3-1 Marchi
10/03/68 au Stade Municipal : Fontainebleau-EBN bat USM 1-0
17/03/68 au Stade Municipal : USM bat SC Challans 4-1 Talarzyck, Dereuddre, Smerecki, Martin
24/03/68 au Stade Municipal : USM bat AAJ Blois 2-0 Talarzyck (2)
07/04/68 à Rennes : Stade Rennais UC et USM 1-1 Smerecki
15/04/68 à Bourges* : USM bat FC Bourges 1-1 Moevi
28/04/68 à St-Germain : Stade Saingermanois bat USM 2-1 Talarzyck
01/05/68 au Stade Municipal : USM bat US Quevilly 2-1 Marchi, Moevi
05/05/68 à Évreux : USM bat Évreux AC 2-0 Talarzyck (2)
L’USM termine 12e sur 16 avec 27 points.
Statistiques : 11 victoires, 5 matchs nuls et 14 défaites. Buts pour : 39, buts contre : 78, différence : - 39.
Pour la saison 1968-1969, elle est repêchée en championnat de France Amateur.
04/11/67 au Stade Municipal : USM bat JS Coulaines 3-1 Dereuddre, Montes, Talarzyck
27/11/67 au Stade Municipal : USM et US Créteil (PH) 2-2 après prolongation. Montes, Talarzyck
04/12/67 à Créteil : US Créteil (PH) bat USM 4-3 Talarzyck (2), Dereuddre
10/03/68 au Stade Municipal : USM et SO Maine 2-2 ..?..
SO Maine qualifié
Nouveau changement pour le poste de président : Monsieur André Pétillon (gérant du magasin “Le meubles pour tous” place de la République) remplace Serge Thibaut.
Départs : Bernard Thouvenin, Bruno Antczack, Philippe Lagadec et Lionel Lamy (il continue sa vie de “footballeur” à Laval). Jesus Montes Blasco part du côté de Bordeaux pour monter une affaire d’import-export pour les aciers.
Arrivées : Stanislas Sinieski (Intrépide d’Angers), le jeune Alain Pascalou encore cadet (16 ans) arrive de Chenu, un des villages sarthois les plus éloignés du Mans. Déniché par René Dereuddre, celui-ci va le chercher et le reconduit à la fin de chaque entraînement. Il deviendra un excellent joueur international junior, puis amateur (en 1974) et enfin universitaire. Alain Chasseray (22 ans) du SOM et Serge Germain du COP complètent le recrutement.
Défenseurs : Jean-Pierre Hié, Geo Perli, Gilbert Moevi, Jean-Claude Martin, Martial Leseignoux et Gilles Ferrand.
Milieux : François Talarczyck, René Dereuddre (c), Francis Smerecki, Henri Sibilski, Stanislas Sinieski et Serge Germain.
Attaquants : Roger Marchi, Alain Pascalou, Alain Chasseray, Ollo, Jean-Claude Renou, Jacky Parchard et Philippe Huilery.
Après un dernier match amical au Stade Municipal, remporté contre l’équipe pro du FC Limoges (1-0) l’USM semble prêt à affronter les équipes les plus fortes du CFA groupe Ouest qui semblent être cette saison, le Stade Lavallois, la Berrichonne de Châteauroux et le FC Bourges.
Les événements de mai et juin 1968, font que la saison commence tard, le 29 septembre 1969. Les 24 Heures du Mans ont été reportées à cette date inhabituelle. Face au FC Bourges, l’USM prend un dur 3-1 (but de la nouvelle recrue, Jacky Parchard) mais se maintient à une portée de fusil du Stade Lavallois qui marche fort cette saison. Les deux derbys face au Stade Lavallois sont perdus sur le même score : 1-0, le 10 novembre 1968 à Laval et le 9 mars 1969 au Stade Municipal au Mans. C’est lors du déplacement à Laval que Michel Sibilski voit son genou littéralement bloqué. Aidé par René Dereuddre, il sort du terrain, prend sa douche et entre dans le car avant ses camarades. Pour s’installer sur son siège, il effectue un mouvement inhabituel qui débloque son genou ! Huit jours après, il sera opéré du ménisque et ne reprendra l’entraînement qu’un mois plus tard. A part ces deux résultats, l’équipe de l’USM effectue une saison honnête. René Dereuddre marque encore huit buts en championnat ce qui permettra à certains entraîneurs adverses de dire que : “René joue en fumant la pipe...” Le 1er décembre 1969, Gilbert Moevi quitte Le Mans. Il exprime l’idée de terminer sa carrière chez lui, au Togo. Pour lui, il joue trop souvent en équipe B et que trouve que René ne lui fait pas assez confiance. Les entraînements ont lieu tous les soirs après le travail. Pour certains membres de l’équipe A, cela correspond à prolonger une journée qui peut avoir commencer très tôt. Notamment pour Alain Smerecki qui travaille chez Renault et se lève parfois à cinq heures du matin. Nous pouvons comprendre que cela tue un peu l’envie de pratiquer son sport favori. Parfois, à l’entrée au vestiaire, les sacs de sport volent bas... Avec son entrain habituel, Geo Perli sermonne les moins dynamiques de ses coéquipiers et les ramène à la raison en leur remontant le moral. L’accident de Jean-Claude Martin, qui se casse la jambe (double fracture ouverte tibia-péroné) après un choc terrible avec son gardien (Jacques Deschamps) lors du match contre Cholet, alors qu’il allait tacler son avant-centre Jean-Paul Bouffandeau) marque la fin de saison du club. Ce malheur lui permettra de connaître de manière un peu plus intime, l’infirmière (la fille d’un ancien joueur de l’USM, Robert Richard) qui finalement, deviendra son épouse. Encore une mancelle de “casée” ! Le 1er juin 1969, l’USM termine sa saison à la 7e place (sur 14) du championnat de CFA Groupe Ouest avec 26 points (11 victoires, 4 nuls et 11 défaites), 33 buts pour et 33 buts contre.
A Laval, depuis le début de la saison 1968-1969, a été nommé un entraîneur hors-pair : Michel Le Milinaire. Né le 7 février 1931, C’est devenu au fil du temps, l'entraîneur emblématique du Stade Lavallois. Dans sa jeunesse, il s’est d’abord distingué lors de courses cyclistes de sa région. Après des études primaires à l'école communale de son village natal, Michel part pour le lycée de Saint-Brieuc, où il choisit définitivement la pratique du football. Il commence le métier d’instituteur au Maroc en 1952 avant de devenir en 1953, élève à l'École normale de Laval. Il joue alors au Stade Lavallois, puis au début des années soixante, opta pour le Club Athlétique Mayennais pendant 5 ans. Il revient eu Stade en compagnie d'Henri Bisson, élu à la présidence du club. Ensemble, ces deux hommes changeront les structure du Stade Lavallois, et feront de ce club l'un des meilleurs de France pendant de nombreuses années en remportant leurs premiers succès en juin 1969 : Champion du groupe Ouest de la CFA. Une dizaine d’années plus tard, je l’ai rencontré lors d’une course de karting à Beausoleil et, en qualité kartman (pas trop mauvais), je lui ai expliqué les ficelles du “métier”. J’ai le souvenir d’un élève très attentif...
Au 4e tour (2 novembre 1968 au Stade-Piffault) l’USM bat le COP, 4-0 (buts de Marchi, Chasseray, Talarczyk et Germain). Au 5e tour (24 novembre au Stade Municipal) l’USM et l’Arago d’Orléans, après la prolongation, se quittent sur le score de 1 à 1 (but de Jacky Parchard). La semaine suivante, le 1er décembre, au Stade de la Source, à Orléans, l’Arago ne se laisse pas dominer et l’emporte 3-1 (but de Roger Marchi).
La saison ayant commencé en retard (dû au printemps politiquement chaud) pour alléger son programme de la fin de saison, l’USM ne semble pas s’être engagée dans cette compétition.
Cette Coupe de France réservée aux équipes Juniors baptisée en l’honneur du président de la Fédération Française de Football de 1949 à 1953) est organisée depuis 1955. Avant, elle portait le nom de “Coupe nationale des juniors”. Cette année, je vous parle de cette compétition, car avec des joueurs comme Roland Papin, Philippe Ferrand, Jean-Pierre Robin et Marcel Gouin, l’USM n’est éliminée qu’en 1/8e de finale par le RC Lens.
- 1/32e de finale le 12 janvier 1969 : SCO Angers (2e Division) bat SM Caen : 2-1.
29/09/68 à Bourges : FC Bourges bat USM 3-1 Parchard
07/10/68 au Stade Municipal : USM bat Stade Quimpérois 4-1 Dereuddre (3), Marchi
13/10/68 à Angers : USM bat SCO Angers (B) 3-0 Parchard, Marchi (2)
20/10/68 au Stade Municipal : USM bat Stade Poitevin PEP 1-0 csc
27/10/68 à Tours : FC Tours bat USM 3-1 Dereuddre
10/11/68 à Laval : Stade Lavallois bat USM 1-0
17/11/68 au Stade Municipal : Berrichonne de Châteauroux bat USM 3-1 Marchi
08/12/68 au Stade Municipal : Stade Brestois bat USM 1-0
21/12/68 au Stade Municipal : USM bat SO Cholet 1-0 Parchard
28/12/68 au Stade Municipal : USM bat SO Châtellerault 3-1 Dereuddre, Chassseray, Leseignoux
05/01/69 à Niort : Chamois Niortais FC bat USM 3-1 Renou
12/01/69 à Blois : AAJ Blois bat USM 1-0
19/01/69 au Stade Municipal : USM bat Stade Briochin 1-0 Ferrand
26/01/69 à Quimper : Stade Quimpérois et USM 1-1 Marchi
02/02/69 au Stade Municipal : USM bat SCO Angers (B) 2-0 Parchard, Dereuddre
16/02/69 à Poitiers : Stade Poitevin PEP bat USM 1-0
23/02/69 au Stade Municipal : USM bat FC Tours 1-0 Talarczyk
09/03/69 au Stade Municipal : Stade Lavallois bat USM 1-0
16/03/69 à Châteauroux : Berrichonne de Châteauroux bat USM 4-0
24/03/69 au Stade Municipal : USM bat AAJ Blois 2-0 Dereuddre, Renou
13/04/69 à Brest : USM bat Stade Brestois 2-1 Parchard, Leseignoux
20/04/69 à Cholet : USM et SO Cholet 2-2 Marchi (2)
04/05/69 à Châtellerault : SO Châtellerault bat USM 3-1 Leseignoux
11/05/69 au Stade Municipal : USM bat Chamois Niortais FC 2-0 Sinieski, Renou
25/05/69 à St-Brieuc : Stade Briochin et USM 2-2 Dereuddre, Parchard
01/06/69 au Stade Municipal : USM et FC Bourges 1-1 Leseignoux
L’USM termine 7e sur 14 avec 26 points.
Statistiques : 11 victoires, 4 matchs nuls et 11 défaites. Buts pour : 32, buts contre : 32, différence : 0
02/11/68 à Pierre Piffault : USM bat CO Pontlieue 4-0 Marchi, Chasseray, Talarczyk, Germain
24/11/68 au Stade Municipal : USM et Arago Sports Orléans (DH) 1-1 après prolongation.
5e tour (match à réjouer) :
01/12/68 à Orléans : Arago Sports Orléans (DH) bat USM 3-1 Marchi
Suite aux événements du printemps 1968, la saison 1968-1969 a commencé avec un mois de retard.
Pour alléger son programme en fin de saison, l’USM (A) ne semble pas avoir participé à cette compétition.
A partir de cette saison, la tâche sera confiée à l’équipe B.
Après maintes élections qui ne donneront rien tout au long de l’année, le poste de président de la section football de l’USM reste vacquant jusqu’au mois de juin 1970, date de l’assemblée générale. En attendant, est mis en place, en décembre 1969, un Triumvirat composé de MM. Andrieux, Delaboudinière et Menendez-Cantin. Ce dernier décédera malheureusement au début de son mandat, pendant l’hiver 1970.
LES PROJETS DE LA FFF
Le football professionnel va mal. Les finances des clubs français sont alors au plus bas et les recettes enregistrent des records de médiocrité (entre 7.000 et 9.000 spectateurs de moyenne en 1e Division). Les clubs professionnels sortent d'une décennie qui a porté un coup terrible à la crédibilité de l'institution. Par curiosité, reportez-vous aux années du club pendant sa période pro. En 2e Division, les clubs ont continuer les uns après les autres et il ne reste plus qu’une dizaine de clubs pros en France. Quand on perd en moins de dix ans le RC Paris, le Stade Français, le CA Paris, le RC Lens, le Lille OSC, le SO Montpellier (pour ne citer qu'eux...) il y a urgence à trouver une solution. Résultat indirect des événements de mai 1968, Fernand Sastre (Président de la FFFA) et Jean Sadoul (président de la ligue) réconcilient les deux familles. Des concessions mutuelles permettent d’aboutir à l'abolition de la coupure existant depuis 1932 entre le football amateur et football professionnel. La Ligue ne peut plus choisir ses membres comme ce fut le cas par le passé et elle doit s'incliner devant les verdicts du terrain de jeu. Enfin ! A partir de maintenant, la FFFA prend en charge la réorganisation de cette 2e Division. En avril 1969, elle a divulgué son projet pour la saison suivante :
1°) une 1e Division à 18 clubs
2°) le championnat National en 3 groupes de 16 clubs
3°) le championnat de France amateur (CFA) en 6 Groupes de 12 clubs.
Les meilleurs clubs de CFA actuels semblent intéressés par ce championnat National. La Fédération est obligée d’organiser une sélection. Être admis dans ce championnat National devient, dés lors, l’objectif de René Dereuddre.
Départs : Sylvain Meys (Montluçon) et Serge Germain.
Arrivées : Bernard Chollet, défenseur de 26 ans, ancien stagiaire pro au SCO Angers et international amateur. Ce joueur, possesseur de son diplôme de moniteur d’Éducation Physique sera employé à la Mairie comme moniteur de natation. Jean-Louis Papot un gardien de but de 21 ans qui a suivi son père, enseignant à Dakar. Deux jeunes Sarthois, vont commencer en A : Marc Parage (24 ans) a commencé à l’âge de 10 ans à Loué et Jean-Pierre Robin. Celui-ci à été formé à l’USM, où il a pris sa première licence en 1958. Cadet, il a été sélectionné dans l’équipe de la Sarthe, puis dans l’équipe de la ligue de l’Ouest. Les deux dernières recrues du club (Michel Langlois et Tiemoko) sont déjà reparties, bien avant le début de la saison. Jean-Claude Martin revient, petit à petit, de sa grave blessure mais il reste dans l’effectif.
Gardiens : Jacques Deschamps, Jean-Louis Papot et Spilmont (“un petit gardien, un peu rond”).
Défenseurs : Jean-Pierre Hié, Geo Perli, Jean-Claude Martin, Bernard Chollet, Jean-Claude Renou, Martial Leseignoux,
Marc Parage et Gilles Ferrand qui, cette saison, remplira ses obligations militaires.
Milieux : François Talarczyck, René Dereuddre (c), Jean-Pierre Robin, Francis Smerecki, Henri Sibilski
et Stanislas Sinieski.
Attaquants : Alain Pascalou, Alain Chasseray, Jacky Parchard, Roger Marchi et Philippe Huilery.
Compte tenu de l’objectif ambitieux de René Dereuddre, l’USM effectue un démarrage très moyen en championnat. Après deux défaites successives (le 31 août 1969 au Stade face à Blois et le 7 septembre, à Caen) l’USM ne commence à marquer ses premiers points que le 14 septembre suite à sa victoire à domicile face au Stade Poitevin. A la fin décembre, elle ne compte que six points à son actif. Elle a récupéré quatre petits points suite aux matchs nuls obtenus le 28 septembre à Châteauroux, le 5 octobre à Concarneau, le 26 octobre à Lucé et le 8 décembre au Stade Municipal face au Stade Quimpérois. Pour essayer une nouvelle solution, René Dereuddre occupe durant une grande partie de la saison, le poste d’avant-centre. L’USM dépose son dossier d’admission au championnat National le 22 février 1970. Presqu’un an après, Jean-Claude Martin est de retour sur le terrain avec l’équipe 1B, le 7 mai 1970 contre Dinan. Le 17 mai, pour le dernier match contre l’AAJ Blois, René Dereuddre fait un cadeau à Jean-Claude Martin lui donnant l’occasion de charger Bako Touré (le “papa” de José). Blois remporte la 1e place du groupe Ouest du CFA avec 47 points alors que l’USM termine 10e avec 26 points (7 victoires, 12 nuls et 11 défaites). Ce médiocre classement ne permet pas au club d’être retenu dans le futur championnat National. Mais...
Après avoir éliminé, au cours des tours préliminaires, le SOM (3 novembre 1969 au Stade Municipal, 4-2), La Chaume (30 novembre aux Sables d’Olonne, 2-0) puis Chauvigny (14 décembre au Stade Municipal, 5-0), l’’USM se qualifie pour les 1/32e de finale. Elle passe le tour en battant l’US Saintaise CC (8 février 1970 à Challans, 2-1). En 1/16e de finale (1er mars à Châteauroux) l’USM doit affronter le prestigieux Stade de Reims, une des dernières équipes qui jouent en 2e Division et dont les buts sont gardés par Jean-Claude d’Armenia, une vieille connaissance ! Nos joueurs effectuent une très grande prestation ce jour-là. Roger Marchi marque deux buts auxquels s’ajoute une réalisation signée Jacky Parchard. A la fin de la partie, les Manceaux l’emportent, 3-1. Le retour de Châteauroux avec la halte chez Alain Pascalou restera dans la mémoire de Roger Marchi. Au tour suivant (1/8e de finale) les “bleus et blanc” tombent sur un sacré morceau : le FC Nantes ! Le 22 mars au Mans, devant 11.000 spectateurs et sous la neige (pour l’occasion, la piste d’athlétisme a été recouverte de plusieurs rangs de chaises), l’USM est battue 4-0. A Nantes, le 27 mars elle s’incline 2-0, Jean-Pierre Robin débutant en A à cette occasion.
Ne voulant plus courir plusieurs lièvres à la fois, l’USM décide de se faire représenter dans cette compétition par son équipe B. Il faut bien dire qu’avec la création de Ligue de l’Atlantique en 1967, les clubs angevins ne disputent plus cette compétition au bénéfice de la nouvelle Coupe de l’Atlantique et que la ferveur populaire de cette Coupe de l’Ouest a nettement baissé.
31/08/69 au Stade Municipal : AAJ Blois bat USM 3-1 Renou
07/09/69 à Caen : Stade Malherbe de Caen bat USM 2-1 Dereuddre
14/09/69 au Stade Municipal : USM bat Stade Poitevin PEP 1-0 Smerecki
21/09/69 à Challans : SC Challans bat USM 2-0
28/09/69 au Stade Municipal : Berrichonne de Châteauroux et USM 0-0
05/10/69 à Concarneau : US Concarneau et USM 1-1 Marchi
12/10/69 au Stade Municipal : Stade Briochin bat USM 2-1 Langlois
19/10/69 au Stade Municipal : USM bat UES Montmorillon 3-1 Smerecki, Chollet, Dereuddre
26/10/69 à Lucé : Amicale de Lucé et USM 1-1 Chasseray
10/11/69 au Stade Municipal : US Granville bat USM 1-0
16/11/69 à Laval : Stade Lavallois bat USM 2-0
08/12/69 à Quimper : USM et Stade Quimpérois 0-0
21/12/69 au Stade Municipal : USM bat Stade Brestois 2-1 Marchi, Smerecki
28/12/69 à Cholet : SO Cholet bat USM 2-1 Parchard
01/01/70 au Stade Municipal : USM et Stade Malherbe de Caen 1-1 Smerecki
11/01/70 au Stade Municipal : USM et FC Bourges 2-2 Marchi, Pascalou
18/01/70 à Poitiers : Stade Poitevin PEP et USM 2-2 Marchi, Chollet
25/01/70 au Stade Municipal : USM bat SC Challans 4-3 Marchi (2), Talarczyk, Parchard
01/02/70 à Châteauroux : Berrichonne de Châteauroux bat USM 3-0
15/02/70 au Stade Municipal : USM bat US Concarneau 3-2 Lécuyer, Talarczyk, Parchard
22/02/70 à St-Brieuc : Stade Briochin bat USM 2-0
08/03/70 au Stade Municipal : Amicale de Lucé et USM 2-2 csc, Marchi
16/03/70 à Granville : US Granville et USM 1-1 Parchard
05/04/70 à Bourges : FC Bourges et USM 0-0
19/04/70 au Stade Municipal : USM et Stade Quimpérois 2-2 Dereuddre, Pascalou
26/04/70 à Brest : Stade Brestois bat USM 1-0
02/05/70 à Montmorillon : USM et UES Montmorillon 1-1 Talarczyk
07/05/70 au Stade Municipal : USM bat Stade Lavallois 2-0 Smerecki, Marchi
10/05/70 au Stade Municipal : USM bat SO Cholet 2-0 Pascalou, Parchard
17/05/70 à Blois : AAJ Blois bat USM 6-1 Chasseray
L’USM termine 10e sur 16 avec 26 points.
Statistiques : 7 victoires, 12 matchs nuls et 11 défaites. Buts pour : 35, buts contre : 46, différence : - 11.
03/11/69 au Stade Municipal : USM bat SO Maine 4-2 Smerecki, Perli (2), Talarczyk
30/11/69 aux Sables : USM bat La Chaume 2-0 Talarczyk (2)
14/12/69 au Stade Municipal : USM bat US Chauvigny (DH) 5-0 Smerecki (2), csc, Sinieski, Parchard
08/02/70 à Challans : USM bat US Saintais CC (DH) 2-1
01/03/70 à Châteauroux : USM bat Stade de Reims (D2) 3-1 Marchi (2), Parchard
1/8e de finale (aller et retour) :
22/03/70 au Stade Municipal : FC Nantes (D1) bat USM 4-0
27/03/70 à Nantes : FC Nantes (D1) bat USM 2-0
DIVISION NATIONALE, COUPE DE FRANCE (FFFA) & COUPE DE L’OUEST (LOFA)
JEAN BERRIER : UN PRÉSIDENT AMBITIEUX
Élu le 5 juin 1970, le dynamique Jean Berrier occupe le poste de président à l’approche de la nouvelle saison. Comme l’USM est retenue dans le championnat “open” grâce à sa performance en Coupe de France, la ville du Mans décide de mettre la main à la poche. Elle prête 50.000 francs auxquels s’ajoute une subvention de 53.000 francs. L’excédent en fin d’exercice 1969-1970 se monte à 53.867 francs pour 1.202 spectateurs en moyenne. Derrière Jean Berrier, Monsieur Jacques Frénéhard occupe le poste de vice-président et André Fourchet (adjoint au maire), celui de président délégué. La Division “Open” est donc ouverte aux derniers clubs pros de la 2e Division et aux meilleurs clubs amateurs qui jouaient jusqu’à présent en CFA. Ce championnat se divise en 3 poules de 16 et la Fédération affecte les “bleus et blancs” au groupe Centre-Ouest. Pour se maintenir il faudra éviter de terminer dans les trois derniers de ce championnat National, ceux-ci descendront en 3e Division, finalement créee à la place du CFA.
Départs : Henri Sibilski repart dans le Nord. Jean-Yves Papot retourne à Dakar pour des raisons familiales. Marc Parage s’en va au SO Maine (en DH) et Philippe Huilery signe à Coulaines, où il rejoint Bernard Jousseaume.
Arrivées : l’USM recrute en nombre et en qualité. L’entraîneur René Dereudddre obtient les signatures de Hadji Radaoui (né en 1945 à Relizan en Algérie, étudiant en médecine, international universitaire et défenseur au FC Tours, il souhaite être nommé au Mans), Marc Lerebours (un vrai ailier gauche de 21 ans, comptable, joueur du bataillon de Joinville et de l’AS Monaco), Alberto Prandin (italien de 23 ans, bon technicien, joueur offensif qui vient du SCO et de Créteil), Jean-Paul Bouffandeau (21 ans, employé de banque venant de Cholet, qui achève son service militaire avant de rejoindre les rangs de l’USM, sélectionné en Ligue et International amateur et Walter Schmitter, un attaquant suisse de 27 ans, licencié au FC Aaran et comptable de métier. Marcel Gouin, formé au club depuis sa première licence en 1961, va rentrer en A en fin de saison, pendant l’absence prolongée de Geo Perli, blessé.
Gardiens : Jacques Deschamps, Roland Papin et Spilmont.
Défenseurs : Jean-Pierre Hié, Bernard Chollet, Geo Perli, Jean-Claude Martin, Hadj Radaoui, Jean-Claude Renou,
Martial Leseignoux, Gilles Ferrand et Marcel Gouin.
Milieux : François Talarczyck, René Dereuddre (c), Jean-Pierre Robin, Francis Smerecki et Stanislas Sinieski.
Attaquants : Roger Marchi, Alain Pascalou, Alain Chasseray, Jean-Paul Bouffandeau, Jacky Parchard, Alberto Prandin, Walter Schmitter et Marc Lerebours.
LE CHAMPIONNAT DE FRANCE DIVISION NATIONALE (GROUPE CENTRE-OUEST)
Malgré la défaite enregistrée à Bourges, le 30 août 1970, le club engrange quatre victoires en six matchs (trois victoires obtenues à Montluçon (0-1), à Poitiers (1-3), au Havre (0-1) auxquelles celle obtenue au stade Léon Bollée face au Stade Malherbe de Caen (1-0). Avec le point du match nul concédé l’après-midi même face au FC Lorient, 0-0) au soir du 3 octobre 1970, l’USM prend la 1e place du groupe avec 9 points, ex-æquo avec le Paris-Saint-Germain mais avec un meilleur goal-average ! Alberto Prandin s’avère être une excellente recrue. Puis l’USM rentre un peu dans le rang et à la fin janvier, après trois victoires consécutives contre Poitiers (3-0), Le Havre (2-0) et Caen (5-1), l’USM se classe 7e avec 21 points. Walter Schmitter ne finit pas la saison au Mans et part travailler en Australie. Après avoir fait le déplacement de Montluçon, Jean-Claude Martin fait sa rentrée en A, à Châteauroux, le 31 octobre 1970, soit 18 mois après sa blessure ! Après avoir dominé pratiquement toute la saison le groupe Centre et Ouest, le PSG termine 1er avec 45 points (17 victoires,11 nuls et seulement 2 défaites) devant le FC Rouen qui possède 4 points de retard. L’USM se classe finalement 9e sur 16 avec 29 points (9 victoires, 11 nuls et 10 défaites).
Après avoir sorti le CS Alençon et l’AS Bayeux, l’USM atteint les 1/32e de finale de la Coupe de France. Le 7 février 1971, à Vendôme, elle est éliminée 1-0 par l’Entente Racing de Paris-Joinville (1e Division).
ALAIN PASCALOU INTERNATIONNAL
Absent depuis plus d’une semaine, Alain Pascalou retrouve ses parents à la gare du Mans, le 1er janvier à 20 heures 10. Il a disputé un match contre l’Italie devant 40.000 personnes. Pour honorer sa première sélection en équipe de France, il vient de passer le réveillon de fin d’année dans le train. “Je crois que ce match restera gravé dans mes souvenirs pour toujours !... Des arrières de 1,80 m qui ne s’embarrassent d’aucune fioriture...”.
L’INAUGURATION DES INSTALLATIONS EN NOCTURNE
Le stade municipal doit être obligatoirement équipé de projecteurs pour recevoir des matchs en nocturne. L’inauguration de cette installation a lieu le jeudi 11 mars 1971 à l’occasion du match Standard de Liège-Olympique Marseille. 6.000 personnes assistent à cette grande fête du football manceau. A la brune, Alain Pascalou, qui représente le mieux l’avenir du club, donne le coup d’envoi, pour la première fois à Léon Bollée. Malgré des joueurs tels que Magnusson, Skoblar, Bonnel et Gress, le Standard de Liège s’impose 2 buts à 1. Le samedi 13 mars 1971, l’USM et l’US Quevilly s’opposent et les deux équipes de séparent sur le score nul de 2-2 (buts de Prandin et de Marchi). Mais Talarczyck estime que les 900 lux sont notoirement insuffisants et demande à Monsieur le maire “de monter davantage d’ampoules”. La lumière disponible passera alors à 1200 lux ce qui en fera le 3e stade de France le mieux éclairé, 1e et 2e Division confondues. Pour en terminer avec les installations en nocturne et pour être tout à fait exact vis-à-vis de l’histoire du football au Mans, le 1er match en nocturne a eu lieu le 25 avril 1960 au Stade Piffault. L’Armée y avait battu le SCO Angers sur le score de 4-3 devant 3.470 spectateurs.
Comme l’an passé, l’USM confie à l’équipe B le soin de représenter le club dans cette compétition. Il en sera ainsi, jusqu’à la fin de la saison 1981, date de la création de la ligue du Maine. Le 27 mars 1971, Jean-Claude Martin se marie avec son infirmière préférée mais ce mariage n’a pas été la meilleure façon de préparer le match de 1/4 de finale contre le SOM qui a lieu le lendemain après-midi au Stade de la Californie car le SOM l’emporte sur le score de 3-0 !
CHAMPIONNAT DE FRANCE DIVISION NATIONALE (groupe Centre-Ouest) :
22/08/70 à Montluçon : USM bat EDS Montluçonnais 1-0 Prandin
30/08/70 au Stade Municipal : FC Bourges bat USM 2-1 Talarczyck
12/09/70 à Poitiers : USM bat Stade Poitevin 3-1 Lerebours (2), Pascalou
19/09/70 au Havre : USM bat Le Havre AC 1-0 Prandin
26/09/70 au Stade Municipal : USM bat Stade Malherbe de Caen 1-0 Marchi
03/10/70 au Stade Municipal : USM et FC Lorient 0-0
10/10/70 à Brest : Stade Brestois bat USM 4-1 Prandin
17/10/70 au Stade Municipal : USM et Paris-Saint-Germain 0-0
24/10/70 à Quevilly : US Quevilly bat USM 3-1 Prandin
31/10/70 à Châteauroux : Berrichonne de Châteauroux et USM 0-0
08/11/70 au Stade Municipal : Stade Lavallois et USM 1-1 Prandin
28/11/70 à Rouen : FC Rouen bat USM 3-0
05/12/70 à Blois : USM bat AAJ Blois 2-0 Lerebours, Smerecki
26/12/70 au Stade Municipal : FC Limoges et USM 2-2 Chollet (2)
03/01/71 à Quimper : Stade Quimpérois bat USM 3-1 Prandin
17/01/71 au Stade Municipal : USM bat Stade Poitevin 3-0 Talarczyck (2), Lerebours
24/01/71 au Stade Municipal : USM bat Le Havre AC 2-0 Marchi (2)
30/01/71 à Caen : USM bat Stade Malherbe de Caen 5-1 Lerebours(2), Marchi (2), Prandin
13/02/71 à Lorient : FC Lorient bat USM 3-1 Sinieski
20/02/71 au Stade Municipal : USM et Stade Brestois 0-0
27/02/71 à Bourges : FC Bourges et USM 1-1 Dereuddre
06/03/71 à St-Germain : Paris-Saint-Germain et USM 1-1 Marchi
13/03/71 au Stade Municipal : USM et US Quevilly 2-2 Prandin, Marchi
20/03/71 au Stade Municipal : Berrichonne de Châteauroux bat USM 1-0
03/04/71 à Laval : Stade Lavallois et USM 2-2 Perli, Bouffandeau
17/04/71 au Stade Municipal : USM bat FC Rouen 1-0 Dereuddre
08/05/71 au Stade Municipal : USM et Stade Quimpérois 0-0
15/05/71 à Limoges : FC Limoges bat USM 6-2 Prandin, Bouffandeau
22/05/71 au Stade Municipal : AAJ Blois bat USM 1-0
29/05/71 au Stade Municipal : EDS Montluçonnais bat USM 3-1 Marchi
L’USM termine 8e sur 16 avec 29 points.
Statistiques : 9 victoires, 11 matchs nuls et 10 défaites. Buts pour : 36, buts contre : 40, différence : - 4.
21/11/70 à Alençon : USM bat CS Alençon 4-1 Prandin (3), Schmitter
14/12/70 à Bayeux : USM bat AS Bayeux (PH) 2-0 Renou, Dereuddre
07/02/71 à Vendôme : RC Paris-Joinville (D2) bat USM 1-0
DEUXIÈME DIVISION & COUPE DE FRANCE (FFFA)
Suite au “baby-boom” des années 50, de nombreux jeunes (comme moi) ont logiquement vingt ans dans les années 70 et désirent jouer au football. Conséquence : beaucoup de clubs naissent à cette époque, comme l’AS Cures (fondée le 27 septembre 1971 par Julien Mallet (un passioné de football) et par Eugène Leguy (un dynamique conseiller municipal) et l’AS La Chapelle-Saint-Aubin (1973). Personnellement, je prends ma licence de footballeur (entre 1969 et 1973) à Sport-Relaxe et Tourisme (déjà out un programme). Cela me permet de m’apercevoir à la fois que j’ai les pieds aussi carrés que les fameux poteaux de Glasgow et de comprendre un peu mieux les difficultés de bien le jouer. A ce propos, je me souviens de l’avis de Bernard Blier qui disait : “le football ne supporte pas qu’on le pratique mal”.
Départs : comme Henri Garcin, Geo Perli, retourne dans son pays, à Grenoble. Il quitte Le Mans pour rejoindre sa femme et ses trois enfants. Dans les années 80, il deviendra Président du FC Grenoble (après le triste Marc Braillon) et aura une très forte activité en mêlant ses passe-temps favoris : le sport, l’art et la culture. Henri Sibilski (qui jouait à la fin en équipe B) repart à Lens et pratiquera le ballon rond, jusqu’à l’âge de 49 ans. Trente cinq ans plus tard, il est toujours dans le coup, et fait partie du staff du RC Lens. Il a toujours bon pied, bon oeil et garde un excellent souvenir de son passage au Mans et de l’accueil qui lui fut réservé. Alain Chasseray quitte la Sarthe pour préparer son avenir. Il se marie et décide de prendre un hôtel-restaurant. Jacky Parchard (Saint-Avertin) et Gilles Ferrand (SO Maine) quittent le club.
Arrivées : il faut recruter un gardien de but. Cela devient une priorité. Joël Beaujouan (ex-Amiens, Besançon et Valenciennes) employé de planning arrive au Mans en juillet 1971. Claude Dubaële (encore un “ch'ti” !), 23 ans, joueur déjà expérimenté qui est passé par Reims, Angers et Rennes, international juniors, amateur, espoirs, militaires et Olympiques et professeur d’Éducation Physique ferait un excellent adjoint pour Dereuddre, dans l’avenir. La dernière recrue mancelle, Francis Préseau (Valenciennes) arrivera au Mans, un peu plus tard.
Gardiens : Joël Beaujouan et Jacques Deschamps.
Défenseurs : Jean-Pierre Hié, Bernard Chollet, Jean-Claude Martin, Hadj Radaoui, Martial Leseignoux et Jean-Claude Renou.
Milieux : François Talarczyck, René Dereuddre (c), Jean-Pierre Robin, Francis Smerecki, Stanislas Sinieski
et Francis Préseau.
Attaquants : Roger Marchi, Alain Pascalou, Jean-Paul Bouffandeau, Alberto Prandin, Claude Dubaële et Marc Lerebours.
LE CHAMPIONNAT DE FRANCE DEUXIÈME DIVISION (GROUPE B)
Cette saison, l’USM démarre en trombe. Le 27 septembre 1971, après six journées de championnat, elle est toujours invaincue. Ayant remporté quatre victoires face à Limoges (3-1), La Rochelle (0-2), le Stade Quimpérois (6-2) et Montluçon (4-0) et concédé deux matchs nuls (à Joinville et à Bourges), elle compte 10 points sur 12 possibles. Début octobre, Le Mans occupe la tête du classement de 2e Division ! Il règne donc une ambiance de fête au stade Léon Bollée quand, le jeudi 7 octobre 1971 l’USM organise le “Jubilé René Dereuddre”. A l’occasion de ses “30 ans de football”, l’équipe de l’USM affronte son homologue de Rennes qui joue en 1e Division. A la fin d’une partie agréable de football, les “rouges et noirs” battent les “bleus et blancs”, 3-1, malheureusement, le surlendemain, le samedi 9 octobre 1971 à Laval, elle connaît sa première défaite, 3-1. Il faut dire que notre avant-centre, Jean-Paul Bouffandeau, sélectionné en équipe de France amateurs pour participer aux Jeux Méditerranéens en Turquie, rate les deux matchs de championnat à Laval et contre Blois. Après une période nettement moins euphorique, en octobre et novembre, l’USM tombe à la 8e place. Constatation : en attaque, il manque un joueur, c’est sur. Les dirigeants de l’USM établissent des contact avec l’AS Nancy pour le transfert de l’attaquant François Czekaj, mais l’affaire tarde à être conclue. En attendant, on pense à Alain Gougeon, un jeune lavallois apprenti à la SNCF au Mans, qui explose alors avec la 1B. A la tête de l’attaque de la réserve de l’USM, il a marqué 7 buts sur les 24 de son équipe qui se retrouve en tête de la DSR. Appelé par René Dereuddre, il commence en A le 12 décembre 1971, à Nemours. Après les fêtes de fin d’année et sa victoire contre l’US Valenciennes-Anzin, 2-0 (le 9 janvier 1972 au stade Léon Bollée) l’USM réintègre un niveau correct (4e) qu’elle gardera jusqu’à la fin de la saison. François Czekaj refusant d’être transféré, son camarade de club, Gérard Cenzatto accepte l’offre des dirigeants manceaux et débute à l’aile droite, le 30 janvier 1971 contre l’ES La Rochelle (victoire, 4-2). Plus tard, il passera à l’arrière. Le 24 février 1972, la Fédération évoque l’avenir du championnat National qui semble compromis, car elle parle de rétablir, à sa place la 2e Division. Assisterait-on au retour des clubs pros ? L’USM pose ses conditions.
L’USM termine 4e avec 33 pts (13 matchs gagnés, 7 nuls et 10 défaites) derrière l’US Valenciennes-Anzin (43 pts), le FC Limoges (41 pts) et le Stade Brestois (37 pts). Durant cette saison 1972, l’USM obtient le titre de “meilleur club amateur de France” alors que René Dereuddre est sacré “meilleur entraîneur de France en 2e Division”, ce qui lui permettra de voir son contrat renouvelé par les dirigeants.
Pour l’entrée de l’USM dans cette compétition (5e tour), le hasard a choisi comme adversaire le club voisin du SO Maine qui évolue cette année en DH. Le match a lieu le dimanche 27 novembre 1971 à la Californie. Les “assureurs” oppose une belle résistance et, à la fin du temps réglementaire, les deux équipes sont dos à dos, 2-2 (deux buts de Francis Préseau). Pendant la prolongation, l’USM prend nettement l’avantage. Francis Préseau (100e minute), Martial Leseignoux (104e minute) et Roger Marchi (114e minute) rajoutent trois buts au capital des “bleus et blancs”. Après le match, suite à quiproquo avec Michel Bonté du “Maine Libre”, Michel Gendry malheureusement s’en prend au photographe du journal, en lui prenant sa pellicule de photos. Résultat : dans le numéro du lundi, le journal parle davantage de ces incidents que de la performance des joueurs des Mutuelles. Après une démonstration devant l’USM Malakoff au tour suivant, l’USM atteint les 1/32e de finale. Le 23 janvier 1972, à Saint-Brieuc, elle est éliminée 5-1 par le FC de Lorient. Ce jour-là, la défense est méconnaissable et en complète déroute. Le Président Berrier parle de sanctions immédiates qui n’en resteront qu’au stade des intentions.
- 1/32e de finale, le 23 janvier 1972 : devant 6.000 personnes, le Stade Rennais UC (1e Division) et Stade Lavallois (2e Division) font mach nul : 2-2.
- 1/16e de finale, le 20 février 1972 : FC Rouen (Division Nationale, groupe A) battent les “pros” de l’AS Angoulême (1e Division) : 5-0 ! Une paille...
CHAMPIONNAT DE FRANCE DEUXIÈME DIVISION (groupe B) :
22/08/71 à Joinville : RC Paris-Joinville et USM 1-1 Bouffandeau
29/08/71 au Stade Municipal : USM bat FC Limoges 3-1 Smerecki, Lerebours, Prandin
05/09/71 à La Rochelle : USM bat ES La Rochelle 2-0 Lerebours, Prandin
12/09/71 au Stade Municipal : USM bat Stade Quimpérois 6-2 Lerebours (2), Bouffandeau (2),
Marchi, csc
20/09/71 à Bourges : FC Bourges et USM 1-1
27/09/71 au Stade Municipal : USM bat EDS Montluçonnais 4-0 Bouffandeau (2), Prandin, Lerebours
03/10/71 à Laval : Stade Lavallois bat USM 3-1 Smerecki
16/10/71 au Stade Municipal : USM bat AAJ Blois 4-0 Marchi, Pascalou, Lerebours, csc
23/10/71 à Poitiers : Stade Poitevin PEP bat USM 3-1 Bouffandeau
30/10/71 à Mantes-la-Jolie : CA Mantes-la-Ville bat USM 1-0
06/11/71 au Stade Municipal : Berrichonne de Châteauroux bat USM 2-0
13/11/71 à Brest : Stade Brestois bat USM 2-0
20/11/71 au Stade Municipal : USM bat FC Lorient 2-1 Talarczyk, Prandin
11/12/71 à Nemours : Entente BNF (*) et USM 1-1 Bouffandeau
09/01/72 au Stade Municipal : USM bat US Valenciennes-Anzin 2-0 Marchi (2)
16/01/72 à Limoges : FC Limoges bat USM 1-0
30/01/72 au Stade Municipal : USM bat ES La Rochelle 4-2 Lerebours (2), Bouffandeau, Prandin
06/02/72 à Quimper : Stade Quimpérois bat USM 3-2 Smerecki, Bouffandeau
12/02/72 au Stade Municipal : USM et FC Bourges 2-2 Lerebours (2)
05/03/72 au Stade Municipal : USM bat Stade Lavallois 3-0 Bouffandeau (2), Lerebours
18/03/72 à Blois : AAJ Blois et USM 1-1 Prandin
25/03/72 au Stade Municipal : USM et Stade Poitevin PEP 0-0
01/04/72 au Stade Municipal : CA Mantes-la-Ville bat USM 3-1 Talarczyk
08/04/72 à Châteauroux : Berrichonne de Châteauroux et USM 2-2 Lerebours, Chollet
15/04/72 au Stade Municipal : USM bat Stade Brestois 1-0 Bouffandeau
22/04/72 à Lorient : USM bat FC Lorient 1-0 Lerebours
29/04/72 à Montluçon : EDS Montluçonnais bat USM 1-0 Prandin
06/05/72 au Stade Municipal : USM bat Entente BNF (*) 3-0 Lerebours (2), Prandin
13/05/72 à Valenciennes : US Valenciennes-Anzin bat USM 1-0
19/05/72 au Stade Municipal : USM bat RC Paris-Joinville 4-1 Marchi, Bouffandeau, Lerebours (2)
(*) : Entente BNF : Entente Bagneaux-Nemours-Fontainebleau
L’USM termine 4e sur 16 avec 33 points.
Statistiques : 13 victoires, 7 matchs nuls et 10 défaites. Buts pour : 52, buts contre : 35, différence : + 17.
27/11/71 à la Californie : USM bat SO Maine Préseau (2)
2-2 à la fin de la période réglementaire.
5-2 après prolongation.
Préseau, Leseignoux, Marchi
19/12/71 au Stade Municipal : USM bat USM Malakoff (3e Div.) 7-0 Préseau, Lerebours (3),
Bouffandeau (2), Gougeon
23/01/72 à St-Brieuc : FC Lorient (2e Div.) bat USM 5-1 Lerebours
Fort de sa récompense (et de son âge) René Dereuddre ne joue plus sur le terrain. Il limite son activité à la fonction d’entraîneur. Jean-Claude Martin se voit confier le brassard de capitaine. Pour la première année, un sponsor habille l’USM : Tabur-Marine. Le deuxième jeu de maillots sera vert. Le championnat National change de nom et devient championnat de 2e Division. L’USM, malgré sa bonne saison passée ne part qu’outsider. Ce sont les pros, comme le LOSC et le FC Rouen qui partent favoris. Comme le réglement impose d’avoir un -18 ans dans l’effectif, René Dereuddre choisit le prometteur Philippe Haran, au club depuis l’âge de 9 ans.
Départs : Pas de départ importants mais la grande hémorragie est pour bientôt...
Arrivées : Prudent Bacquet (un moniteur d’Éducation Physique, qui est passé par le Stade Français, Angoulême et Saint-Etienne). Marc Parage revient au club après deux saisons passées au SO Maine. Philippe Troadec (le fils de Jean) vient lui aussi du SOM.
Défenseurs : Jean-Pierre Hié, Bernard Chollet, Jean-Claude Martin (c), Hadj Radaoui, Jean-Claude Renou, Bruno Lacour,
Martial Leseignoux, Marcel Gouin, Gérard Cenzatto et Marc Parage.
Milieux : François Talarczyck, Jean-Pierre Robin, Francis Smerecki, Stanislas Sinieski et Francis Préseau.
Attaquants : Philippe Troadec, Roger Marchi, Alain Pascalou, Jean-Paul Bouffandeau, Prudent Bacquet, Alberto Prandin, Claude Dubaële et Marc Lerebours.
LE CHAMPIONNAT DE FRANCE DEUXIÈME DIVISION (GROUPE 1)
Les Manceaux effectuent encore un démarrage en trombe dans ce championnat de 2e Division. Claude Dubaële montre toutes ses qualités de meneur de jeu et de buteur. Après un long duel avec l’US Grand-Boulogne, l’USM connaît son heure de gloire quand à la fin des matchs aller, elle se retrouve en tête après une série historique de treize matchs sans défaite. A domicile, elle en compte six victoires face à Mantes-la-Jolie (2-1), Lens (3-1), Dunkerque (3-1), Blois (1-0) et Cambrai (4-3) avant de se faire accrocher par Angoulême (3-3). Lors de ses déplacements, elle gagné à Brest (0-1), ramene un point d’Amiens (1-1), de Châteauroux (1-1), de Laval (1-1), de Poitiers (1-1), de Lorient (0-0) et de Bourges (2-2). Du jamais vu au Mans ! Cette bonne série s’achève le 19 novembre 1972 à Lille (6-1) dans un stade en folie, devant officiellement 11.000 personnes alors que le Stade Grimond était plein soit environ 20.000 spectateurs. A cette époque l’équipe qui recevait doit reverser 1/3 de la recette au club visiteur, ce qui explqique ces chiffres fantaisistes ! François Talarczyck : “Martial est passé à côté de son match...”. Le samedi suivant (26 novembre) au stade Léon Bollée, l’USM revient dans la course au titre en battant l’US Grand-Boulogne, 1-0 (but de Marc Lerebours) mais la défaite du 10 décembre à domicile face au Stade Malherbe de Caen (1-2) ne permet pas à l’USM de remporter le titre honorifique de champion d’automne. Celui-ci tombe dans l’escarcelle du LOSC. Après une seconde défaite cuisante à Lens (6-0), le 4 février 1973, les joueurs manceaux vont rentrer petit à petit dans le rang mais n’allons pas trop vite et revenons au 3 décembre 1972. Ce jour-là, l’USM s’est déplacé à Rouen quand une grève des joueurs professionnels a éclaté. L’USM n’ayant pas le statut d’équipe “pros” a joué normalement contre les “Diables Rouges” qui eux, ont appliqué le mot d’ordre et sont représentés par l’équipe 3. Les dirigeants rouennais font preuve d’un humour à deux balles quand ils confient à leurs hôtes : “nous avons pensé aligner l’équipe féminine”. L’USM l’emporte 2-0 (deux buts de Roger Marchi). Pour quelles raisons la Fédé décide t-elle dans les jours suivants de faire rejouer ce match ? Cette décision sera appliquée le 30 avril 1973 et au cours de cette rencontre, le FC Rouen renversera la vapeur, 2-1. Le 6 mai 1973 à Bollée, pour la venue de Lille, 4.236 spectateurs assistent à la victoire de l’USM (1-0, grâce à but d’Alain Pascalou). A cette occasion, en matière de chiffres fantaisistes, l’USM rend la monnaie de la pièce du match aller aux Lillois et annonce un nombre ridicule de spectateurs. En fin de la saison, l’USM se classe 8e avec 37 pts (13 victoires, 11 nuls et 10 défaites).
LA GRANDE BRADERIE COMMENCE
L’équipe que René Dereuddre a réussi à rassembler depuis trois saisons, va être dispersée en quelques semaines. D’abord, le 30 décembre, l’USM et le club de La Rochelle tombent d’accord pour le transfert d’Alberto Prandin qui allait collaborer efficacement à la montée en 2e Division des charentais. Jean-Pierre Hié : “Il y a eu des dissensions au sein des dirigeants. Ils n’ont plus trop suivi René Dereuddre et ont laissé partir Hadj Radaoui, Marc Lerebours et Claude Dubaële”. Pris par ses examens, Hadj Radaoui n’effectue son premier match de la saison que le 11 novembre au stade Léon Bollée face à Cambrai. De son côté, René Dereuddre souhaiterait qu’il soit davantage disponible mais en contre-partie, Hadj Radaoui reproche à son entraîneur de ne pas assez faire appel à lui. Bref ! Il y a de l’eau dans le gaz entre les deux hommes. Quelles en sont les vraies raisons ? On entendra bien parler d’Adolf Lambi, un yougoslave qui joue en Allemagne mais cela ne sera que feu de paille et il retournera bien vite outre-Rhin. Lors d’un repas d’après-match, Hadj Radaoui dit à Monsieur Berrier en plaisantant : “vous tirez tellement sur la corde que vous allez finir par descendre à la fin de la saison”. L’international algérien ne croyait pas si bien dire, même si c’est arrivé avec un an de retard ! Le 11 mai, c’est le divorce. Il rentre en Algérie avant de se marier et revenir s’installer comme cardiologue à Saint-Avertin à côté de Tours.
Après avoir éliminé, l’UCK Vannes (6-2) et l’US Quevilly (2-1), l’USM atteint pour la dernière fois les 1/32e de finale de la Coupe de France avant d’être elle éliminée, le 28 janvier 1973 à Saint-Brieuc, par les incroyables amateurs bretons de l’En Avant Guingamp (DSR), 4-2. Avant l'USM, ceux-ci avaient déjà sorti le Stade Lavallois (2-1) et le Stade Brestois (2-1).
- 1/32e de finale le 28 janvier 1973 : Girondins de Bordeaux FC (1e Division) bat SM Caen : 2-0.
CHAMPIONNAT DE FRANCE DEUXIÈME DIVISION (groupe 1) :
20/08/72 à Brest : USM bat Stade Brestois 1-0 Marchi
27/08/72 au Stade Municipal : USM bat CA Mantes-la-Ville 2-1 Préseau, Bouffandeau
03/09/72 à Amiens : Amiens SCF et USM 1-1 Bouffandeau
10/09/72 au Stade Municipal : USM bat RC Lens 3-1 Lerebours, Bouffandeau, Dubaële
17/09/72 à Châteauroux : Berrichonne de Châteauroux et USM 1-1 Bouffandeau
24/09/72 au Stade Municipal : USM bat US Dunkerque 3-1 Bouffandeau, Lerebours, Dubaële
01/10/72 à Laval : Stade Lavallois et USM 1-1 Bouffandeau
08/10/72 à Poitiers : Stade Poitevin PEP et USM 1-1 Talarczyk
15/10/72 au Stade Municipal : USM bat AAJ Blois 1-0 Lerebours
22/10/72 à Lorient : FC Lorient et USM 0-0
29/10/72 au Stade Municipal : USM et AS Angoulême 3-3 Lerebours (2), Bouffandeau
05/11/72 à Bourges : FC Bourges et USM 2-2 Pascalou, Dubaële
12/11/72 au Stade Municipal : USM bat AC Cambrai 4-3 Dubaële (3), Préseau 19/11/72 à Lille : Lille OSC bat USM 6-1 Lerebours
26/11/72 au Stade Municipal : USM bat US Grand-Boulogne 1-0 Lerebours
03/12/72 à Rouen : USM bat FC Rouen 2-0 Marchi (2).
Grève des joueurs “pros” de Rouen : le match sera à rejouer (!)
09/12/72 au Stade Municipal : Stade Malherbe de Caen bat USM 2-1 Marchi
14/01/73 à Mantes-la-Jolie : CA Mantes-la-Ville bat USM 2-1 Lerebours
21/01/73 au Stade Municipal : USM bat Amiens SCF 1-0 Dubaële
04/02/73 à Lens : RC Lens bat USM 6-0
11/02/73 au Stade Municipal : USM bat Berrichonne de Châteauroux 4-0 Dubaële, Smerecki (2), Pascalou
25/02/73 à Dunkerque : US Dunkerque bat USM 4-0
04/03/73 au Stade Municipal : USM et Stade Lavallois 0-0
18/03/73 à Léon Bollée : Stade Poitevin PEP bat USM 3-1 Préseau
25/03/73 au Stade Municipal : AAJ Blois et USM 0-0
01/04/73 au Stade Municipal : USM bat FC Lorient 1-0 Radaoui
08/04/73 à Angoulême : AS Angoulême et USM 2-2 Radaoui, Bouffandeau 22/04/73 au Stade Municipal*: USM bat FC Bourges 1-0 Lerebours
29/04/73 à Cambrai : AC Cambrai bat USM 3-1 Smerecki
30/04/73 à Rouen : FC Rouen bat USM 2-1 Chollet
06/05/73 au Stade Municipal : USM bat Lille OSC 1-0 Pascalou
13/05/73 à Boulogne : US Grand-Boulogne bat USM 2-1 Talarczyk
20/05/73 au Stade Municipal : FC Rouen bat USM 4-3 Bouffandeau, csc, Marchi
27/05/73 à Caen : USM bat Stade Malherbe de Caen 3-1 Smerecki, Lerebours, Marchi
03/06/73 au Stade Municipal : USM et Stade Brestois 2-2 Bouffandeau, Marchi
L’USM termine 8e sur 18 avec 37 points.
Statistiques : 13 victoires, 11 matchs nuls et 10 défaites. Buts pour : 49, buts contre : 54, différence : - 5.
17/12/72 à Vannes : USM bat UCK Vannes 6-2 Marchi (2), Dubaële (3), Lerebours
07/01/73 au Stade Municipal : USM bat US Quevilly (D3) 2-1 Dubaële (2), Lerebours
28/01/73 à St-Brieuc : En Avant Guingamp (PH) bat USM 4-2 Marchi (2)
QUATORZE DÉPARTS !
Les joueurs de l’USM reprennent l’entraînement le 25 juillet 1973, au stade Léon Bollée. Une trentaine de joueurs se présentent devant un René Dereuddre moralement diminué car, pendant les vacances, l’hémorragie a continué et la saison s’annonce mal pour les “bleus et blancs”. Quatorze joueurs sont ainsi partis. Pour la mémoire du club, il est peut-être bon de citer les noms des personnes qui tenaient les fonctions les plus importantes à cette période. Voici donc, la composition du Comité Directeur de la section Football de cette époque : MM. Jean Berrier (président), Jacques Frénéhard (vice-président), Pierre Juigné (secrétaire sénéral mais président de l’ombre) et Jean Foreau (trésorier). Les deux derniers dirigeants, un peu en retrait, Bernard Lamarre (commission médicale) et André Habert (commission des jeunes) n’étant là que pour compléter la liste. Connaissant les résultats de leur gestion qui seront à la fin de la saison, nets et sans bavures, on peut penser que l’équipe dirigeante a peut-être quelque chose à se reprocher. Ne faisant pas partie du monde du football, elle a sûrement pêché par excès de confiance et n’a pas su freiner ses ambitions. Elle a donné la priorité à de grands noms plutôt que d’offrir une chance à ses jeunes joueurs qui sont partis massivement grossir les rangs de l’équipe d’en face, celle du SO Maine. Nouveauté dans le règlement de cette année : l’attribution d’un point supplémentaire quand l’équipe marque trois buts quel que soit le résultat, victoire ou défaite.
Départs : très tôt, dans l’inter-saison, le 19 juin 1973, Marc Lerebours quitte l’USM pour Besançon alors que Jean-Claude Martin repart en Normandie officiellement pour son boulot chez “Elle et Vire”. Francis Préseau en fait de même alors que Roger Marchi désire arrêter la compétition. Du moins, le croît-il, pendant quelques mois... Marcel Gouin quitte l’USM pour le SOMaine. Encore un...
Arrivées : l’arrière Koumba (Valenciennes) est trop cher pour le club et ne peut venir au Mans. Deux joueurs de niveau régional, deux gardiens, Lequellec (Guingamp) et Cavon (Saintes), ainsi que trois joueurs du stage organisé à Pâques, Patrick Lacroix (Le Theil), Aleton (Vibraye) et Alain Cahoreau (CS Alençon) et deux somistes (Jacky Trottin et un junior, Hercé). Un usmiste, le jeune frère de Gilles, Philippe Ferrand (22 ans) passera en A en cours de saison. Un autre jeune (17 ans), venant du CO Pontlieue et formé depuis l’âge de 6 ans par Guy Mahé arrive discrètement au club. Il s’agit de Jean-Pierre Pasquier. Il joue au poste d’avant-centre ou d’ailier droit. René Dereuddre, ne souhaitant pas le “griller”, ne le fera pas jouer tout de suite en équipe A. Tout en continuant le football, Jean-Pierre Robin poursuit ses études à Caen avec succès. Sélectionné en équipe de France universaire, il en devient le capitaine. A la fin de ses études, en juin 1974 il obtiendra le CAPES. Ante Anic arrivera blessé au Mans en cours de saison ainsi que Maurice Hardouin (27 ans) avec, pour ce dernier, en prime, une jambe dans le plâtre. Enfin, l’USM pourra disposer des régionaux Bruno Lacour (au club depuis peu) et Gabriel Réolid (ex-Cheminots puis SOM) qui apporteront leurs gabarits.
Défenseurs : Jean-Pierre Hié, Bernard Chollet, Gabriel Réolid, Philippe Ferrand, Marc Parage, Prudent Bacquet, Bruno Lacour,
Jean-Claude Renou et Martial Leseignoux.
Milieux : François Talarczyck, Jean-Pierre Robin (c), Francis Smerecki, Stanislas Sinieski et Alain Cahoreau.
Attaquants : Gérard Cenzatto, Philippe Troadec, Alain Pascalou, Jean-Paul Bouffandeau et Claude Dubaële.
Le démarrage de la saison s’avère difficile. René Dereuddre se pose des questions dans le “Maine Libre” dès le 19 septembre 1973 : “L’USM joue à l’envers...”. Au début de saison, comme un malheur ne vient jamais seul, l’infirmerie du club se remplit de blessés. Jean-Pierre Hié se souvient de cette passe difficile : “Les résultats furent mauvais et chose habituelle dans ce cas de figure, l’atmosphère devint très vite mauvaise. Nous allions à l’entraînement en reculant..”. René Dereuddre a laissé au Mans, l’image d’un entraîneur respecté, plutôt “famille” qui pensait posséder une autorité naturelle vis-à-vis de ses joueurs et qui ne cherchait pas à faire passer son message autrement. Il ne jugeait pas utile d’utiliser l’autorité pour l’autorité, chose que ne comprenaient pas les dirigeants de l’USM d’alors, d’où des conflits avec eux, car ils lui réclamaient plus de fermeté. De plus, d’un naturel assez souple et humain, René était bien naturellement influençable et ailleurs que sur le terrain, ce n’est pas toujours lui qui commandait. En tant qu’entraîneur, René Dereuddre se méfie de Claude Dubaële. Il faut dire qu’en accord avec Pierre Juigné, ce dernier chercha à prendre, plus ou moins discrètement, la place de René Dereuddre. Malgré sa grande valeur, il joue une fois sur deux en B. Résultat : la B de l’USM joue les premiers rôles en DH mais décroche en 2e Division. Claude Dubaële ne se sera pas assez patient et quitte le club le 30 septembre pour aller entraîner une équipe de 3e Division : Fossemagne en Dordogne. Après ce départ, rien ne va plus en équipe A. Début octobre, le Yougoslave Ante Anic se soumet à un essai. Celui-ci est concluant mais le temps de se faire opérer et nous ne le verrons pas avant le printemps. René Dereuddre ne sait plus par où prendre le problème. Si l’équipe B dégringole au classement de la DH (sans suite au départ de Dubaële) l’équipe A ne va pas mieux et se traîne au classement de la 2e Division, groupe A. Pour essayer de trouver des solutions, les dirigeants du club font venir une pléthore de joueurs, de bons sarthois, les demis Claude Bouvier (La Flèche puis SOM) et Claude Brossier (SOM) puis le yougoslave Alec Hrnic (27 ans, qui a joué au Dinamo Zagreb), Dominique Gaudry (milieu), Yannick Cuissard (défenseur) et Gérard Le Maire. A la fin de la saison, si Lille termine logiquement 1er, l’USM, avec 5 victoires, 8 nuls et 21 défaites (29 buts pour et 63 buts contre), se classe 17e sur 18. Elle descend en 3e Division. L’équipe municipale fait savoir alors, qu’elle ne versera plus de subventions à la section football de l’USM, et ce jusqu’à la fin de son mandat au printemps 1977.
Le parcours de l’USM en Coupe de France est vite effectué puisque dès le 6e tour, le Racing Club de France l’élimine à Colombes, le 16 décembre 1974, 2-1.
- 1/32e de finale le 3 février 1974 : FC Metz (1e Division) bat Amicale de Lucé : 2-0.
Depuis janvier 1973, je travaille et “je gagne ma vie”. Comme je le rêvais étant gamin, je commence une “carrière” de kartman qui durera une dizaine d’années. Pendant ce temps, je mets ma passion pour le football entre parenthèses.
18/08/73 au Stade Municipal : USM et AAJ Blois 0-0
26/08/73 à Brest : Stade Brestois bat USM 4-3 Bouffandeau, Hié, Cuissard
- un point bonus
02/09/73 au Stade Municipal : RCFC Besancon bat USM 2-0
08/09/73 à Boulogne : US Grand-Boulogne bat USM 1-0
15/09/73 au Stade Municipal : USM et AS La Rochelle 1-1 Le Maire
23/09/73 à Valenciennes : US Valenciennes-Anzin bat USM 4-2 Marchi, csc
30/09/73 au Stade Municipal : USM bat EDS Montluçonnais 3-1 Smerecki, Hrnic (2)
07/10/73 à Laval : Stade Lavallois et USM 1-1 Smerecki
14/10/73 au Stade Municipal : FC Bourges bat USM 1-0
21/10/73 à Lille : Lille OSC bat USM 1-0
24/10/73 au Stade Municipal : FC Lorient bat USM 1-0
04/11/73 au Stade Municipal : USM bat Stade Poitevin PEP 1-0 Talarczyk
11/11/73 à Chaumont : Entente Chaumont AC bat USM 3-0
17/11/73 au Stade Municipal : FC Rouen bat USM 4-1 Chollet
25/11/73 à Hazebrouck : ASC Hazebrouck bat USM 7-3 Bouffandeau, Cuissard (2)
02/12/73 au Stade Municipal : USM et AC Cambrai 1-1 Bouffandeau
09/12/73 à Dunkerque : US Dunkerque bat USM 2-0
23/12/73 au Stade Municipal : USM bat Stade Brestois 3-1 Bouffandeau, Smerecki, Bacquet
12/01/74 à Besancon : RCFC Besancon bat USM 5-1 Smerecki
19/01/74 au Stade Municipal : USM et US Grand-Boulogne 1-1 Bouffandeau
26/01/74 à La Rochelle : AS La Rochelle et USM 1-1 Bouffandeau
09/02/74 au Stade Municipal : US Valenciennes-Anzin bat USM 2-1 Pascalou
12/02/74 à Montluçon : EDS Montluçonnais bat USM 2-0
23/02/74 au Stade Municipal : Stade Lavallois bat USM 2-0
13/03/74 à Bourges : USM bat FC Bourges 1-0 Bouffandeau
22/03/74 au Stade Municipal : Lille OSC bat USM 4-0
07/04/74 à Lorient : FC Lorient bat USM 2-0
14/04/74 à Poitiers* : USM bat Stade Poitevin PEP 3-0 Gaudry (2), Hardouin
22/04/74 au Stade Municipal : USM et Entente Chaumont AC 0-0
27/04/74 à Rouen : USM et FC Rouen 1-1 Chollet
04/05/74 au Stade Municipal : ASC Hazebrouck bat USM 2-0
11/05/74 à Cambrai : AC Cambrai bat USM 1-0
18/05/74 au Stade Municipal : US Dunkerque bat USM 3-1 Hardouin
25/05/74 à Blois : AAJ Blois bat USM 2-0
L’USM termine 17e sur 18 avec 23 points (18 points et 5 points de bonus).
Statistiques : 5 victoires, 8 matchs nuls et 21 défaites. Buts pour : 29, buts contre : 63, différence : - 34.
Pour la saison 1974-1975, elle est rétrogradée en 3e Division.
16/12/73 à Colombes : RC France (D3) bat USM 2-1 Talarczyk
UN PASSIF DE 200.000 FRANCS !
Si René Dereuddre demeure l’entraîneur de l’USM, un nouveau président prend la direction de la section football : Monsieur Gilbert Chevalier (directeur des transports Calberson dans le civil). A l’attaque de la saison 1974-1975, le passif financier du club atteint 200.000 francs. On met en place un comité des sages chargé de trouver une solution à cet épineux problème. MM. Portmann, Baudoin, Bordier, Fourchet, Ramade, Béhier, Bourgeais (l’ancien joueur des années trente), le président Gilbert Chevalier et Mme Suzanne Fautrel en font partie. On trouve un nouveau sponsor-mailllot : Saviem-Renault.
Départs : la grande braderie continue... En effet, Joël Beaujouan signe à Amiens, François Talarczyck préfère jouer à l’AS Alençon (il se met d’accord avec ses dirigeants pour s’entraîner avec le COP), Jean-Paul Bouffandeau part au SM Caen et Francis Smerecki quitte la Sarthe pour le Stade Lavallois avec lequel il découvrira le championnat de 1e Division et la Coupe d’Europe. Plus tard, devenu entraîneur, il amènera l’En Avant Guingamp en 1e Division et en finale de la Coupe de France. Martial Leseignoux jouera à La Ferté-Bernard puis à Lombron. Gérard Cenzatto, part au PSG. Philippe Ferrand rejoint son frère Gilles dans les rangs du SO Maine et parle de mariage avec Mademoiselle Guédet. Stanislas Sinieski s’en-va (Saint-Nazaire). Quand je pense à lui, j’ai comme une impression de malaise : il restera pour moi celui qui a cassé la jambe de Daniel Horlaville, le seul joueur amateur français sélectionné avec les pros. Je me souviendrais toujours du bruit sec, comme la branche d’un arbre que l’on casse avec le genou. Prudent Bacquet et Dominique Gaudry font eux-aussi leurs valises alors que Philippe Troadec signe au SOM.
Arrivées : Daniel Guici (ex-PSG et employé chez Calberson) arrive au Mans à 31 ans, par l’intermédiaire de son travail, Gérard Chaffard (qui a joué à l’AS Monaco de 1970 à 1972), Alain Gougeon revient au club (après un passage par Nantes), Abdou Traoré et Gigliotti (attaquant au Stade Malherbe de Caen) posent leurs valises au Mans alors que Roger Marchi sort déjà de sa retraite. Il accepte de jouer comme organisateur (n°10) de la ligne d’attaque. Philippe Haran (19 ans) qui marque but sur but en 1B va réellement commencer en équipe fanion. Un jeune de Coulaines, Alain Fouquet signe au club.
Gardien : Jacques Deschamps.
Défenseurs : Jean-Pierre Hié, Claude Brossier, Gabriel Réolid, Bernard Chollet, Daniel Guici, Marc Parage et Bruno Lacour
Milieux : Gérard Chaffard, Jean-Pierre Robin (c), Claude Bouvier et Alain Cahoreau.
Attaquants : Alain Pascalou, Ante Anic, Philippe Haran, Alain Gougeon, Roger Marchi, Maurice Hardouin, Abdou Traoré
et Alain Fouquet.
Pour sa première saison en championnat de 3e Division (groupe Ouest), l’USM effectue une saison moyenne. Elle va rencontrer les équipes réserves des clubs pro qui jouent en 1e Division. C’est le cas dans le groupe Ouest du Paris-Saint-Germain, du Red Star, du Stade Rennais FC, du Stade Lavallois et du Stade Brestois. Il est normal de placer ces réserves en position de favoris quand débute le championnat, le 1er septembre 1974.
Après deux rencontres, le 1er septembre 1974 (0-1, face au Stade Malherbe de Caen) et le 8 septembre 1974 à Poissy (0-2 face à AMS Poissy), l’USM ne possède toujours pas le moindre point et beaucoup de supporters dépriment... Le premier point est marqué face à la réserve du Stade Brestois, le 15 septembre 1974. La semaine suivante, Alain Gougeon et Alain Pascalou marquent enfin deux buts face à l’AC Évreux et l’USM décolle et rapporte 2 points de son déplacement. On croît même que l’USM va effectuer une grande saison quand, à la fin septembre 1974, elle pointe à la 6e place, avec 5 points.
Finalement, le Stade Mlalherbe de Caen remporte le championnat et accède ainsi à la 2e Division. La réserve du Red Star finit 2e devant celles du Paris-Saint-Germain (3e) et du Stade Rennais FC (4e). L’USM termine 8e avec 32 points à 5 points du premier en présentant un bilan sportif équilibré (10 victoires, 12 nuls et 8 défaites, 32 buts marqués et 30 encaissés).
Au 5e tour (4 novembre 1974, à Fougères), l’USM commence par éliminer le Drapeau, 2-1 (buts d’Alain Gougeon et Roger Marchi). Au tour suivant, le 15 décembre 1974 au Stade Municipal, c’est au tour de l’US Granville de passer à la trappe, 4-2. Les buts sont de Maurice Hardouin, Jean-Pierre Robin (deux réalisations) et Alain Gougeon. Malheureusement, à l’occasion des 1/32e de finale, le 5 janvier 1975 au Stade de la Californie, les usmistes tombent contre le SO Maine. Les “assureurs” menés par Michel Gendry dominent leur sujet et pour la première fois de l’histoire, éliminent les “bleus et blancs” du club doyen. Gigliotti ayant ouvert rapidement le score, Bernard Chalard prend tout son temps et marque deux buts qui éliminent l’USM.
LES PROBLÈMES FINANCIERS DE L’USM
Serge Baudoin a une idée intéressante et en fait part au cours de la saison au journaliste du “Maine-Libre”. Avec son idée, l’USM pourrait quand même devenir un grand club pro. Comment ? Il propose pour faire simple une nouvelle version de “la fuite en avant” où pour faire simple, globalement, le poisson serait noyé dès le commencement de l’histoire, le seul avantage est de repousser l’échéance. Utilisant un remède plus doux, le “Maine-Libre” propose dans ses colonnes, une souscription par voix de presse de 50 francs par personne aidant le club à redresser la barre... Rassurez-vous, la lente agonie financière de l’USM va durer dix ans et ce sera la cause principale de sa disparition.
CHAMPIONNAT DE FRANCE TROISIÈME DIVISION (groupe Ouest) :
01/09/74 au Stade Municipal : Stade Malherbe de Caen bat USM 1-0
08/09/74 à Poissy : AMS Poissy bat USM 2-0
15/09/74 au Stade Municipal : USM et Stade Brestois (B) 0-0
22/09/74 au Stade Municipal : USM bat Évreux AC 2-0 Gougeon, Pascalou
29/09/74 à Lucé : USM bat Amicale de Lucé 1-0 Robin
06/10/74 au Stade Municipal : USM bat Red Star (B) 1-0 Gougeon
13/10/74 à Rennes : Stade Rennais FC (B) et USM 1-1 Anic
20/10/74 au Stade Municipal : USM bat RC Ancenis 2-0 Gougeon, Marchi
27/10/74 à Mondeville : US Normande et USM 1-1 Gougeon
03/11/74 au Stade Municipal : USM et US Concarneau 2-2 Marchi, Robin
11/11/74 à St-Germain : Paris-Saint-Germain (B) bat USM 4-1 Pascalou
17/11/74 au Stade Municipal : USM et US Berné 2-2 Pascalou, Hardouin
01/12/75 à Chartres : Vélo Sportif Chartrain - USM Match reporté (conditions météo).
08/12/74 au Stade Municipal : USM bat Arago Orléans 1-0 Marchi
12/01/75 au Stade Municipal : AMS Poissy bat USM 2-1 Marchi
19/01/75 à Brest : Stade Brestois (B) et USM 2-2 Anic, Hardouin
26/01/75 à Évreux : Évreux AC et USM 2-2 Gougeon (2)
02/02/75 à Chartres : USM bat Vélo Sportif Chartrain 2-0 Gougeon, Marchi
09/02/75 au Stade Municipal : USM bat Amicale de Lucé 1-0 Marchi
16/02/75 à St-Ouen : Red Star (B) bat USM 1-0
23/02/75 au Stade Municipal : USM et Stade Rennais FC (B) 0-0
02/03/75 à St-Brieuc : Stade Briochin et USM 0-0
09/03/75 à Ancenis : RC Ancenis et USM 2-2 Pasquier, Traoré
16/03/75 au Stade Municipal : USM et US Normande 0-0
23/03/75 à Concarneau : US Concarneau bat USM 3-1 Anic
30/03/75 au Stade Municipal*: USM bat Paris-Saint-Germain (B) 2-0 Anic, Traoré
13/04/75 au Stade Municipal : USM bat Vélo Sportif Chartrain 1-0 Pascalou
20/04/75 à Orléans : Arago Sports Orléans bat USM 2-0
27/04/75 au Stade Municipal : USM bat Stade Briochin 2-1 Pascalou, csc
01/05/75 à Berné : US Berné bat USM 0-0
04/05/75 à Caen : Stade Malherbe de Caen et USM 2-2 Pascalou, Hardouin
L’USM termine 8e sur 16 avec 32 points.
Statistiques : 10 victoires, 12 matchs nuls et 8 défaites. Buts pour : 33, buts contre : 30, différence : + 3.
04/11/75 à Fougères : USM bat Drapeau de Fougères 2-1 Gougeon, Marchi
15/12/74 au Stade Municipal : USM bat US Granville 4-2 Hardouin, Robin (2), Gougeon
05/01/75 à la Californie : SO Maine (D3) bat USM 2-1 Gigliotti
UN PRÉSIDENT-DÉLÉGUÉ À L’USM
Pour la dernière année de René Dereuddre, comme entraîneur, un nouveau président-délégué apparaît à l’USM : la fonction est occupée maintenant par Eude Malbois. “Dis, papa... C’est quoi un président-délégué ? C’est une nouvelle race de Président...” Comme dirait Coluche que l’on commence à entendre à la radio...
Départs : Jean-Pierre Hié (entraîneur-joueur à Bouloire), Bernard Chollet (SCO Angers), Alain Fouquet (FC Nantes comme stagiaire-pro), Claude Bouvier (retour à La Flèche) et Bruno Lacour (Alençon).
Arrivées : Jean-Pierre Charrier (ex-Joinville et Angoulême) et deux jeunes sarthois, Alain Maublanc (Yvré-L’Evêque) et Jean-Yves Bombeau (Parigné-l’Evêque) signent au club.
Gardiens : Jacques Deschamps et Alain Maublanc.
Défenseurs : Claude Brossier, Daniel Guici, Gabriel Reolid et Marc Parage.
Milieux : Gérard Chaffard, Jean-Pierre Robin (c), Alain Cahoreau, Jean-Yves Bombeau et Abdou Traoré.
Attaquants : Roger Marchi, Alain Pascalou, Ante Anic, Alain Gougeon, Philippe Haran, Maurice Hardouin
et Jean-Pierre Charrier.
En championnat, les “bleus et blancs” effectuent une saison moyenne. Le 7 décembre 1975, victime d’une agression à Saint-Brieuc, Alain Pascalou perd son beau nez et gagne ce jour-là, celui que nous lui connaissons maintenant plutôt proche de celui d’un boxeur. Le 4 janvier 1976, rien de tel qu’un petit match pour oublier les fêtes de fin d’année ! Au cours de cette rencontre amicale négociée avec le Stade Malherbe de Caen, l’USM bat les normands, 2-0.
Le 21 mars 1976, l’USM de René Dereuddre reçoit au Stade Municipal, l’ASPTT de Caen entraînée par une vieille connaissance des manceaux : Michel Ade. Les postiers prennent un brutal 4-0. Si la réserve des “canaris” termine en tête du classement final, elle ne peut pas accèder à la 2e Division car il faut un minimum de deux niveaux d’écart entre les équipes A et B d’un même club. L’USM, termine 9e du groupe Ouest de 3e Division, avec 29 points (13 victoires, 3 nuls et 14 défaites, 39 buts pour et 31 buts contre). Ante Anic se classe 3e meilleur buteur du Groupe avec 17 buts marqués derrière Ouattara (SCO Angers) et Ramirez (Berné), 19 buts. Alain Pascalou avec 13 buts, ne se classe pas très loin.
Lors du 5e tour, le 30 novembre 1975 à Sablé, l’USM bat l’Étoile Sabolienne, 3-2 (buts de Jean-Pierre Robin, Jean-Pierre Charrier et Roger Marchi). Au 6e tour, le 21 décembre 1975 au Stade Municipal, l’USM affronte l’ES Viry-Châtillon. Après un but d’Alain Gougeon, les banlieusards réalisent une grande partie et reviennent au score avant la fin du match, 1-1. On doit donc jouer les prolongations. Ante Anic libère l’USM à la 114e minute en inscrivant un second but ! Lors des 1/32e de finale, le 11 janvier 1976 à Fontainebleau, l’Entente de Fontainebleau écrase l’USM, 3-0 !
LE STADE LAVALLOIS ACCÉDE À LA PREMIERE DIVISION
Pour des milliers de supporters lavallois, le rêve devient réalité. Après avoir terminé 2e du championnat de 2e Division, et après une double confrontation contre le Red Star (les 3 et 11 juin 1976) qui se solde par deux victoires (respectivement 0-1 et 2-1), le Stade Lavallois écrit l'une des plus belles pages de son histoire en accédant sportivement à la 1e Division. Pendant les jours qui suivent cette accession, le président Chevalier essaie de contacter Francis Smerecki pour tenter de le faire redevenir manceau. Roger Marchi approcher le Lavallois mais Francis Smerecki préfère, bien sûr, rester lavallois surtout que le comité directeur prend ensuite (le 14 juin 1976) la décision administrative d’accepter la montée en 1e division, par 25 oui, 8 non, et 1 abstention. Le Stade Lavallois quitte alors le statut d'amateur pour acquérir celui de club professionnel.
Pendant ce temps, le Stade Malherbe de Caen finit 15e du groupe B de 2e Division et 1er non relégable, Jean-Paul Bouffandeau a marqué le total remarquable de 13 buts et est nommé meilleur joueur amateur fin 1976, confirmant ainsi la qualité de ce joueur qui a été un des tous meilleurs avant-centre de l’histoire du club mais que l’on n’a pas su garder.
07/09/75 à St-Germain : Paris-Saint-Germain (B) bat USM 4-0
14/09/75 au Stade Municipal : USM bat FC Nantes (B) 2-1 Pascalou (2)
21/09/75 à Angers : SCO Angers (B) bat USM 5-1 Robin
28/09/75 au Stade Municipal : USM bat US Concarneau 7-1 Hardouin (2), Anic (4), Troaré
05/10/75 à Penmarch : CS Penmarch bat USM 3-2 Anic (2)
12/10/75 au Stade Municipal : USM bat FC Dieppe 2-1 Pascalou, csc
19/10/75 au Havre : USM bat Le Havre AC 4-1 Pascalou (2), Anic, Hardouin
26/10/75 au Stade Municipal : USM bat CA Mantes-la-Ville 2-0 Réolid, Pascalou
02/11/75 à Caen : ASPTT Caen bat USM 2-1 Anic
11/11/75 au Stade Municipal : USM bat Stade Rennais FC (B) 2-1 Anic, Marchi
15/11/75 à St-Nazaire : USM bat AC Saint-Nazaire 2-1 csc, Anic
23/11/75 au Stade Municipal : USM et Stade Quimpérois 1-1 Anic
07/12/75 à Berné : US Berné bat USM 5-2 Pascalou (2)
28/12/75 à St-Brieuc : Stade Briochin bat USM 1-0
18/01/76 au Stade Municipal : USM bat US Normande 3-2 Anic, Pascalou, Marchi
25/01/76 à Nantes : FC Nantes (B) bat USM 3-1 Marchi
08/02/76 au Stade Municipal : USM bat SCO Angers (B) 3-1 Hardouin, Anic (2)
15/02/76 à Concarneau : US Concarneau bat USM 4-1 Hardouin
22/02/76 au Stade Municipal : USM bat CS Penmarch 1-0 Bombeau
29/02/76 à Dieppe : FC Dieppe bat USM 1-0
08/03/76 au Stade Municipal : USM et Le Havre AC 0-0
14/03/76 à Mantes-la-Jolie : CA Mantes-la-Ville bat USM 3-0
21/03/76 au Stade Municipal : USM bat ASPTT Caen 4-0 Anic (2), Pascalou, Gougeon
28/03/76 à Rennes : Stade Rennais FC (B) bat USM 3-0
04/04/76 au Stade Municipal : USM bat AC Saint-Nazaire 2-1 Pascalou, Robin
11/04/76 à Quimper : Stade Quimpérois bat USM 5-0
25/04/76 au Stade Municipal : US Berné et USM 2-2 Pascalou, Robin
02/05/76 au Stade Municipal : Stade Briochin bat USM 1-0
16/05/76 à Mondeville : USM bat US Normande 3-1 Traoré, Anic, Pascalou
21/05/76 au Stade Municipal : Paris-Saint-Germain (B) bat USM 1-0
L’USM termine 9e sur 16 avec 29 points.
Statistiques : 13 victoires, 3 matchs nuls et 14 défaites. Buts pour : 48, buts contre : 55, différence : - 7.
30/11/75 à Sablé-sur-Sarthe : USM bat Étoile Sabolienne 3-2 Robin, Charrier, Marchi
21/12/75 au Stade Municipal : USM bat ES Viry-Châtillon 2-1 après prolongation.
Gougeon, Anic
11/01/76 à Fontainebleau : Fontainebleau BFC (D2) bat USM 3-0

References: csc

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