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Timestamp: 2018-12-11 14:37:48+00:00

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Cervidés selected
Détention de cervidés par des agriculteurs
Les daims se prêtent bien à un élevage en enclos, puisqu'ils vivent en hardes dans des territoires ressemblant à des parcs et parce qu'ils sont peu exigeants. Le cerf élaphe et le cerf sika sont également détenus comme ongulés sauvages d'élevage.
Les cerfs sont considérés comme des animaux de rente utilisés dans l'agriculture. Il existe des élevages de daims, de cerfs sika et de cerfs élaphes. Ils sont appelés ongulés sauvages d'enclos ou d'élevage et élevés de manière extensive pour la production de viande. Vu qu'il s'agit d'animaux sauvages, leur détention est soumise à autorisation et requiert une formation spécifique.
La surface de prairie doit être suffisamment vaste pour que la quantité d'herbe soit suffisante pour nourrir les animaux toute l'année. L'abri protégeant les animaux contre le mauvais temps doit être suffisamment grand pour que tous les animaux puissent y trouver refuge en même temps. Une barrière solide doit prévenir la fuite des cerfs et l'intrusion d'animaux étrangers à l'enclos.
Les cervidés et l'état de l'enclos doivent être contrôlés au moins une fois par jour. Un enclos d'isolement doit pouvoir être installé pour que le vétérinaire puisse soigner les animaux malades.
Il faut une autorisation cantonale de détention d'animaux sauvages pour pouvoir détenir des cervidés (cf. art. 90, OPAn). L'autorisation est délivrée si les exigences applicables à l'enclos, aux installations et à la formation de la personne commise aux soins des animaux sont satisfaites. Une surveillance vétérinaire régulière doit en outre être assurée (cf. art. 95 OPAn). Les formulaires de demande d'autorisation peuvent être obtenus auprès du service vétérinaire cantonal.
L'enclos doit avoir les dimensions minimales fixées à l'annexe 2, chiffres 124-125, être notamment conforme à l'exigence particulière 31 de l'ordonnance sur la protection des animaux (OPAn) et disposer d'un abri pouvant accueillir tous les animaux en même temps pour qu'ils puissent s'y reposer et s'y protéger de la pluie, du vent, du froid ainsi que d'un rayonnement solaire intense. Les endroits de l'enclos foulés fréquemment par les animaux doivent avoir un sol renforcé avec de la terre glaise, par exemple, pour ne pas devenir boueux et permettre l'abrasion des onglons (cf. art. 3 et 8, al. 2 de l'O. sur la détention des animaux sauvages).
Durant la période de mise bas, l'enclos doit avoir une herbe haute ou des buissons pour que les faons puissent s'y cacher (cf. art. 8 de l'O. sur la détention des animaux sauvages).
Pour le soin des bois et du pelage, les enclos de cervidés doivent comporter des arbres pour que les animaux puissent frotter leurs bois et des souilles pour s'y vautrer, à l'exception des enclos pour daims (cf. art. 3 de l'O. sur les animaux sauvages ainsi que l'annexe 2 de l'OPAn).
Les clôtures doivent êtrebien reconnaissables et avoir une hauteur minimale de 2 m pour prévenir toute fuite des cerfs. Elles doivent avoir été construites de sorte à empêcher que les animaux ne puissent y rester coincés au niveau de leurs bois. Elles doivent prévenir toute intrusion d'animaux étrangers à l'enclos. Dans sa partie basse, la clôture doit avoir un maillage étroit, afin que les animaux ne puissent pas y passer la tête et que les faons ne puissent pas s'y faufiler.
Il faut veiller à ce que tous les animaux aient accès à suffisamment d'aliments, indépendamment de leur rang hiérarchique. La surface de prairie doit être suffisamment vaste pour que la quantité d'herbe soit suffisante pour nourrir les animaux toute l'année. Les aliments pour animaux donnés en complément à l'herbe du pâturage doivent correspondre aux besoins des animaux non seulement en termes de qualité mais aussi d'hygiène (cf. art.2 de l'O. sur les animaux sauvages). L'accès à de l'eau potable doit être assuré.
La personne responsable des soins aux cerfs doit avoir suivi une formation spécifique sur la détention des cerfs indépendante d’une profession (FSIP) ou avoir un diplôme de gardien d'animaux et de l'expérience dans la détention de cervidés (art. 85, al. 1 et 2, OPAn). Cette formation FSIP est dispensée uniquement par des organisations reconnues par l’OSAV (voir sous « Informations complémentaires »).
Le gibier détenu en enclos ne doit pas être transporté vivant à l'abattoir, s'il n'a pas été préalablement habitué au transport (art. 160 OPAn).
Le gibier d'enclos peut être tiré depuis un affût perché, une fenêtre de tir ou un véhicule. Pour étourdir le gibier, il faut utiliser soit un pistolet à tige perforante soit un pistolet à balles. Après l'étourdissement, il faut saigner l'animal inconscient par sectionnement ou incision de vaisseaux sanguins principaux (art. 187, al. 1, OPAn).
Maladies et épizooties des cervidés
Il s'agit, dans ce contexte, des maladies et épizooties à annonce obligatoire. En Suisse, on entend par « épizooties à annonce obligatoire», toutes les maladies animales qui sont listées dans l'ordonnance sur les épizooties. Il s'agit, en règle générale, de maladies que les détenteurs ne peuvent prévenir.
Épizooties des cervidés soumises à l'annonce obligatoire
Autres maladies des cervidés
Fiche thématique Détention agricole de cervidés (PDF, 285 kB, 25.04.2017)
Les cervidés dans le droit sur la protection des animaux (PDF, 106 kB, 08.04.2016)
Adresses des services veterinaires cantonaux (PDF, 310 kB, 03.12.2018)
Ordonnance sur la protection des animaux art. 85, 90, 95, 160, 184 +187
Ordonnance sur la protection des animaux et son annexe 2, chiffres 124 et 125 (exigences minimales relatives à la détention)
Ordonnance de l‘OSAV sur la détention des animaux sauvages (art. 2, 3, 8 et 9)
https://www.blv.admin.ch/content/blv/fr/home/tiere/tierschutz/nutztierhaltung/hirsche.html

References: art. 90
 art. 95
 art. 3
 art. 8
 art. 3
 art.2
 art. 85