Source: http://haut-et-fort.blogspot.com/2012/05/
Timestamp: 2017-07-21 14:38:32+00:00

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Yémen, toi-même ! Nous avions ici-même signalé le danger que fait courir le verbe “limoger” à l’Etat et à la Nation (voir ici notre article :le danger du verbe limoger) et nous avions en désespoir de cause demandé à la francophonie de le supprimer de la langue française pour la paix en Mauritanie et de le remplacer par un verbe quelconque du premier groupe (pour rester entre amis) : “évacuer”, “vider”, “transvaser”, “liquider”, “effacer”, “gommer” etc. Mais rien ! L’Organisation internationale de la Francophonie se doit d’être poursuivie en justice, pour non assistance à peuple en danger. La dernière victime en date de ce verbe est M. Seyid Ould Ghailani, Président de la Cour Suprême. Il n’accepte pas le verbe “limoger” et limogé il s’accroche à son siège au nom de l’inamovibilité des magistrats et de l’indépendance de la magistrature.Il faudrait dire qu’au-delà des principes dont ce magistrat, que je connais bien, est imbu, il ne fait pas bon d’aller au Yémen ces temps-ci… même en ambassadeur. LOL Etre limogé, c’est l’enfer et au Yémen, c’est pas le paradis (mais vu les dangers là-bas on peut très vite sr retrouver au Paradis). Ceci dit ce n’est pas que mon ami Seyid manque de courage,c’est que tout simplement on ne peut être magistrat de carrière ayant atteint de hautes dignités judiciaires et se faire limoger par un mécanicien auto en kaki. Il faudrait dire que le général putschiste légalisé a été lui-même victime du verbe “limoger” et comme il a limogé celui qui voulait le limoger, un certain Sidioca, il a retenu la leçon. Mais avec Seyid Ould Ghailani, il risque de se heurter à une résistance inattendue. Maintenant attendons de voir qui va finir par “limoger” l’autre et quels désastres va encore subir la nation des inconséquences de ce mécano auto qui en démarrant sur les chapeaux de roue, a oublié de réviser ses freins. Pr ELY Mustapha Publié par
Chère madame, Il est temps que les experts du FMI cessent d’infantiliser nos pays en développement, à travers leurs déclarations tonitruantes sur « leur bonne croissance » et leurs « bonnes performances économiques » légitimant ainsi souvent la gouvernance économique de régimes qui appauvrissent et affament nos peuples. La dernière déclaration de la mission du Fond monétaire en Mauritanie, qui n’est en fait qu’une « perle » du chapelet interminable de déclarations que les missions du FMI font chaque année, est non seulement fausse, mais d’un cynisme qui laisse tout observateur, de la dégradante situation économique et sociale du pays, pantois. Chère madame, Lorsque dans mon pays, les mendiants peuplent les rues, lorsque l’infrastructure tant industrielle, économique et sociale est inexistante, lorsque les quatre-cinquièmes de la population vivent dans la misère et le dénuement complets, lorsque le chômage est le lot de toute une jeunesse, lorsqu’une capitale croule sous l’indigence de ses responsables et le poids de ses quartiers malfamés, lorsque le pays profond vit sous le seuil de pauvreté sans les moindres infrastructures de base, lorsque l’enseignement est un faire-valoir de la misère de l’élève, de l’étudiant et de l’enseignant, lorsque la corruption gangrène le pays au vu et au su de tout le monde, lorsque les détournements de biens public sont le commun de la gestion publique, lorsque le taux de mortalité (enfant et adultes) est l’un des plus élevés du monde ….comment les experts du FMI peuvent-ils alors déclarer que la Mauritanie a réalisé une « bonne croissance » et des « bonnes performances économiques »? Une croissance qui selon eux se situe, pour 2012 à plus de 5,5%, portée par la reprise vigoureuse de la production agricole et le dynamisme attendu du secteur des bâtiments et travaux publics » tandis que « l’inflation continuera à être contenue aux environs de 6% » ! D’autre part « La mission a félicité les autorités pour avoir réalisé avec succès les critères de réalisation et les repères structurels du programme à fin 2011 ». (Déclaration de la mission du FMI. Quatrième revue du programme de la Mauritanie appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC), Nouakchott. 2012). Chère madame, La « croissance » que vos experts déclarent n’est pas la croissance réelle de nos pays. Nos populations crient misère et vos experts affirment les performances économiques ! Il est temps qu’ils tiennent un vrai langage, pas celui tenu dans les salons feutrés de nos ministères et imbu d’une vision macro-économique totalement tendue vers un ajustement structurel que ni se justifie plus que par lui-même tant il est déconnecté des réalités économiques. La croissance économique ne résulte pas des critères retenus par vos experts, celle que vos experts clament à nos gouvernements est en fait une croissance du revenu national. Et l’on ne peut déclarer une véritable croissance que lorsque le revenu national est géré avec efficience et efficacité, aboutissant à un investissement économique et social profitant à la nation et visant le développement. Conduisant à une distribution équitable des richesses et générant la production et la productivité de tissus industriels et commerciaux qu’il aura participé à développer. Chère Madame, La vraie croissance est celle qui résulte de la plus-value générée par l’économie nationale tout entière, à travers son industrie, son commerce, sa recherche-développement, son innovation technique et technologique, de l’exportation de son savoir et de son savoir-faire. On ne peut parler de croissance quand il s’agit de comptabiliser le revenu de ressources naturelles (minières et halieutiques) et de le clamer haut et fort pour conforter nos gouvernants et la conscience des experts (soumettre à l’examen du Conseil d’administration la conclusion de la quatrième revue de l’accord triennal au titre de la FEC prévu pour juin 2012), alors qu’il ne s’agit que de revenus de ressources non renouvelables. En fait les chiffres avancés par les experts du FMI sont trompeurs et portent sur la croissance au sens de "l’expansion du revenu national", c’est-à-dire ce "fourre-tout" dans lequel on fait figurer le revenu de la Nation quelle que soit sa provenance! La « croissance » de vos experts est ainsi celle du "revenu national" pas celle de la somme des valeurs ajoutées des unités économiques du pays et qui s'exprimeraient par des variations du Produit Intérieur Brut (PIB) réel (corrigé de l'inflation) ou nominal (exprimant la valeur marchande des biens et des services produits par un pays.). Chère madame, La croissance dont il s'agit est bien celle du Revenu National et non pas de l'économie nationale! En effet, la croissance économique, telle qu’elle est calculée, ne mesure que la variation quantitative d’un agrégat économique, elle n’est donc pas synonyme de développement. Le développement est généralement associé à la croissance, mais il peut y avoir croissance sans développement. C'est le cas de la Mauritanie où les taux de croissance affichés ne sont que ceux du revenu national (rente nationale). Ainsi si la vraie croissance économique traduit la variation quantitative, durable, auto-entretenue et non réversible de la production de biens et services, la fausse croissance en Mauritanie traduit la variation quantitative non durable, auto-entretenue et réversible d'un revenu national (d'une rente pétrolière et autre) au profit d'une minorité qui a depuis longtemps (et depuis toujours) planifié son détournement au détriment du développement. La vraie croissance repose sur la fonction de production et non pas d'accumulation de revenu national (issu de la rente). Cette fonction de production repose sur l'utilisation des facteurs de production, travail et capital. La croissance dépend donc des quantités de facteurs de production disponibles et de la manière dont ils sont utilisés. Chère madame, - Vingt-trois ans d’ajustements structurels et nous sommes toujours pauvres. Membre du FMI depuis le 10 septembre 1963, la coopération financière avec notre pays est ancienne et est même antérieure au programme d’ajustement structurel de 1985. En 1979, la Mauritanie avait déjà bénéficié de l’assistance du FMI à l’ occasion de son programme de redressement économique. Le plan de redressement économique et financier (PREF), le Plan de consolidation et de relance (PCR) asseyaient déjà la philosophie des Plans d’investissements publics (PIP) et la grande saga des cadres de lutte contre la pauvreté (CSLP), des Cadres des dépenses budgétaires à moyen termes (CDMT) et autres Budget consolidés d’investissement (BCI). L’ajustement structurel démarra effectivement en 1985, avec son défilé de missions du FMI et ses financements. Le FMI, devînt une manne pour les autorités mauritaniennes qui, au-delà d’un semblant d’ajustement structurel (dont on mesure aujourd’hui, après plus de 27 ans d’application, les résultats !), affina la stratégie d’autorités publiques corrompues et budgétivores à se spécialiser dans l’utilisation des mécanismes de l’endettement pour « pomper » les moyens du FMI. Ainsi pour mieux bénéficier des avantages d’un tel système la Mauritanie déclara son éligibilité à tous les mécanismes de la pauvreté internationale. Ses dirigeants la déclarèrent parmi les PMA (les pays les moins avancés), puis pour encore mieux bénéficier d’un régime plus favorable, ils déclarèrent la Mauritanie PPTE (Pays Pauvres Très Endettés). Une mendicité internationale qui, contrairement à la mendicité locale, avait son financier international : le FMI Mais qu’a tiré la Mauritanie de cette assistance du FMI ? Toujours aussi pauvre ! Avec le FMI, la Mauritanie a expérimenté, en tant que PVD, PMA et PPTE, tous les circuits de l’assistance financière. Et ses gouvernants s’y complaisent. Cher Madame, Du « point de décision », à celui de l’achèvement en passant par celui de la transition, les autorités mauritaniennes ont engrangé des millions de dollars au titre de leur engagement avec le FMI Le déficit budgétaire s’est-il résorbé ? Nos entreprises sont-elles devenues plus compétitives ? Notre tissu industriel est-il devenu une référence ? Nos infrastructures portuaire et routière sont-elles un exemple du genre? …. Et pourtant à chaque mission du FMI, on annonce une croissance économique (rarement en deçà de 4%), un progrès dans le rétablissement des équilibres macroéconomiques, alors que notre balance des paiements est plus que jamais déficitaire et que l’endettement s’accroit. Le chômage est plus qu’inquiétant et le pouvoir d’achat des citoyens rivalise avec le niveau de la mer. Chère Madame, Vingt-sept ans d’ajustement structurel et nous sommes encore pauvres parmi les pauvres et pourtant les missions du FMI n’hésitent pas à nous affirmer « que les indicateurs de performances sont satisfaisants ». La seule chose que nous ne savons pas encore c’est pour qui profite la performance et la croissance ? Depuis vingt-sept ans que la Mauritanie tire des Droits de tirage spéciaux, ces unités de compte du FMI, elle n’arrive plus à lâcher cette mamelle. Et le FMI n’arrivant pas à la sevrer est pris au piège d’un pays dont les problèmes résident moins dans le besoin d’assistance que dans l’intégrité morale des hommes qui le dirigent. Chère Madame, Ni le développement d’un pays, ni sa croissance ne peuvent être liés à des déclarations d’experts soumis aux canons de l’ajustement structurel. Mais le plus grave, c’est que les déclarations des experts du FMI, à travers leur appréciation de la croissance de nos pays ont une portée qui n’est pas simplement financière (en vue souvent de justifier, ou non, le financement du pays considéré), elles ont un impact important sur l’appréciation de la gouvernance économique et sociale de nos régimes politiques. Souvent ces déclarations, en contradiction avec la réalité socio-économique de nos peuples, induisent en erreur les masses, confortent la mauvaise gouvernance et les régimes dans leur gestion désastreuse de nos pays. Chère Madame, Il serait bien plus préférable que le FMI réduise la portée de ses déclarations au cercle gouvernemental intéressé par ses missions et adopte une politique de confidentialité évitant de les porter dans le public, car il participe à maintenir des peuples entiers dans la misère, la désinformation sur l’état réel de leur pays et conforte les régimes dans leur mauvaise action. Le FMI doit structurellement s’ajuster pour adopter soit une définition de la croissance réelle, soit maintenir la sienne en faisant comprendre qu’elle n’est point expressive d’un quelconque développement économique. Mais il est à craindre que dans le premier cas comme dans le second, il ne témoigne de l’introuvable croissance, de la pauvreté structurelle des nations qu’il « ajuste » et donc de l’inefficacité de son action. Dans tous les cas, il devient urgent que le FMI ne soit plus une institution qui justifie, à travers ses déclarations, les dérives socio-économiques de nos gouvernants Recevez, madame la Directrice générale, l’expression de ma considération distinguée. Pr ELY Mustapha Publié par
Saleh ould Hannene, au galop ! Saleh Ould Hannene, c’est mon Cousin. tout le monde le savait. Sauf moi (voir la raison ici: Le descendant de Antar Ibnou Cheddad ). Enfin, jusqu’au coup d’Etat du 8 juin 2003, qui ébranla Taya et facilita les autres putschs qui suivirent. Depuis cette date mon cousin, qui était devenue une star, a baissé la garde, en acceptant le jeu démocratique. Candidat aux élections présidentielles, député, il a fait tout le tour de la République. Il est même allé au dialogue avec Aziz du temps où il inspirait la bonne foi (et sur ce point nous l’avions critiqué voir ici: A l’étable du maréchal ferrant) puis il s’en est éloigné. L’homme des blindés semblait avoir perdu de sa verve. Aujourd’hui , il semble prendre du poil de la bête. Qu’est-ce qui a réveillé les cavaliers? Les mêmes ingrédients et la même atmosphère qui régnaient en 2003, se retrouvent aujourd’hui, en 2012: Un despote au palais présidentiel, dilapidant les ressources de la nation sur lui-même et sa parentèle, un parti (UPR) sous sa botte, constitué de rampants et de rapaces, une économie exsangue, une injustice criante, un mécontentement qui gronde…et de quoi ressortir les blindés. C’est ainsi que Salah déclara récemment à la presse: "que les forces armées et de sécurité sont avec le peuple pour déboulonner Aziz du pouvoir” Selon Saleh, "c'est loin d'être une farce ni un mensonge, mais une vérité finie, et les jours qui viennent en diront plus” (El Akhbar)… Le pouvoir Azizien a de quoi trembler, parce qu’ une bonne frange des Oulad Ennasser, descendent directement de Antar ibnou Cheddad. Un ancêtre qui posséda un grand sabre et qui était poète en plus. N’est-ce pas lui qui a dit: إذا لم يَثِبْ للأمرِ إلاّ بقائدِ ولَلمَوتُ خيرٌ للفتى من حياتِه هبيتَ الفؤادِ همهُ للوسائدِ فعالجْ جسيماتِ الأمورِ، ولا تكنْ هذا ليلهُ شلَّ القلاصِ الطَّرائدِ إذا الرِّيحُ جاءَت بالجَهامِ تَشُلُّهُ وقطٍ قليلِ الماءِ بالَّليلِ باردِ وأَعقَبَ نَوءَ المِرزَمَينِ بغُبرَة على الحيِّ منَّا كلُّ أروعَ ماجدِ كفى حاجة َ الاضيافِ حتى يريحها لما نالَ منْ معروفها غيرَ زاهدِ تراهُ بتفريجِ الأمورِ ولفِّها ولا عندَ خيرٍ إن رَجاهُ بواحدِ وليسَ أخونا عند شَرٍّ يَخافُهُ عِظامُ اللُّهى منّا طِوالُ السَّواعدِ إذا قيل: منْ للمعضلاتِ؟ أجابهُ Donc , je crains beaucoup pour Aziz, car depuis le temps que les descendant des Beni Abs, les oulad Ennasser gardent le silence, ça va être sa fête. Mais franchement, si on met le tribalisme de côté qu’est qui va rester en Mauritanie? En tout cas pour moi c’est foutu puisque je suis nassri du coté de mon père, jekani du côté de ma mère, sbaï du côté de ma grand paternelle, Dewaalawi du coté de mon arrière grand mère paternelle, et tunisois… du côté de mon boulot. Alors, contre qui je vais me battre? La seule chose que je sais c’est, que face à la médiocrité politique mauritanienne et celle de ses dirigeants, si on me donnait un grand sabre comme celui de mon ancêtre Antar ibnou Cheddad… je serai poète. Don quichotte de la plume. Pr ELY Mustapha Publié par
La déclaration de patrimoine est très importante surtout pour ceux qui accèdent au pouvoir… et qui veulent y rester. La déclaration du patrimoine, est aussi très importante pour ceux qui arrivés au pouvoir pauvres, veulent le quitter riches. Mieux encore la déclaration de patrimoine est très importante pour ceux qui étaient au pouvoir et qui ne veulent plus le quitter, comme c’est le cas de la plupart de nos dirigeants actuels. Ce manuel est donc destiné à tout ce monde car il faut bien le dire la devise du “bon” dirigeant doit être la suivante: “Riche en entrant , riche en restant, riche en passant, riche en sortant”. Voici donc les règles du bon usage de la déclaration de patrimoine: Règle n°1: On est jamais pauvre quand on arrive au pouvoir Ne jamais faire une déclaration d’homme pauvre. Il faut le savoir: personne ne vous croirait. Car pour arriver au pouvoir avec toutes les magouilles (financières et autres) que vous avez faites, personne ne croira en votre pauvreté. Règle n°2: Les pauvres ne votent que pour les riches Plus vous gonflez votre patrimoine, plus vous aurez de la sympathie de vos électeurs, vos courtisans potentiels. Dans nos pays sous-développes et affamés, les pauvres ne prêtent leur voix (et leur oreille) qu’aux riches. Règle n°3: Patrimoine gonflé à l’arrivé, richesse au départ Plus vous gonflez votre patrimoine en arrivant au pouvoir, plus vous aurez de la facilité pour le justifier en le quittant. Aussi n’hésitez pas à vous approprier, durant votre mandat, le maximum de ce que vous avez déclaré et qui ne vous appartenait pas encore. Utilisez toute la mécanique morbide à votre disposition: la commission des marché publics, présidée par votre cousin, l’expropriation pour cause d’utilité publique, votre cause personnelle etc.. Règle n°4: Déclaration partagée, patrimoine bien caché Sachez partager votre déclaration… avec votre femme. Si vous en avez plusieurs, c’est encore mieux (d’où l’intérêt d’appliquer la Chariaa, juste à ce moment là). En effet, vous pouvez camoufler une bonne partie de votre patrimoine mal-acquis en variant les formules : Villas appartenant à ma femme, voitures appartenant à ma femme, terrain appartenant à ma femme, chantier partagé avec ma femme, société mixte avec ma femme, troupeaux de ma femme… Règle n°5: Patrimoine surévalué, gains futurs assurés Prenez l’initiative de surévaluer vous même votre patrimoine, comme ça vous maitriserez votre patrimoine futur. Exemple: des villas de haut standing alors qu’il s’agit d’ un S+1 inachevé à la limite de la ville (car sachez-le, en arrivant au pouvoir vous en ferez un palace, et plein de dépendances tout autour), des tout-terrains luxueux, alors qu’il s’agit de deux modestes tacots résidus de votre dernière malversation (bien entendu, des véhicules flambants neufs prendront leurs immatriculations et leur place, n’êtes vous pas au pouvoir?) Règle n°6: Déclaration par autrui, moins d’ennuis Si vous avez à faire votre déclaration devant une instance de vieux, telle que la Cour Suprême ou le Conseil constitutionnel, faites lire votre déclaration par votre ministre de la Justice, en lui confiant discrètement deux jours avant qu’il se débrouille pour avoir une extinction de voix et que son poste en dépend. Règle n°7: Cousins à bâbord, protection à tribord! Ne faîtes jamais votre déclaration de patrimoine tant que vous n’avez pas procédé préalablement à la nomination de cousins véreux aux postes clefs des impôts, des finances et de la propriété foncière. Vous garantirez ainsi la “véracité” de votre déclaration. Règle n°8: Evitez les peshmergas, dans vos plats Faîtes modifier, s’il y a lieu, le texte imposant la déclaration de patrimoine en spécifiant que “seuls peuvent prendre connaissance de cette déclaration la Cour Suprême ou le Conseil constitutionnel”. En effet, votre pire ennemi est le journaliste qui n’a pas encore goûté à vos largesses. Donc si elle est connue, votre déclaration de patrimoine peut être utilisée par vos ennemis. Si cela arrive, appliquez la règle 9. Règle n°9: Pour se protéger, langue de bois utilisez. Si un jour votre déclaration de patrimoine est découverte avant que vous n’ayez encore totalement accumulé, durant votre mandat, le patrimoine qui y est déclaré, dîtes que c’est “une fausse déclaration” et que la vraie est entre les mains du Conseil constitutionnel (ou la Cour suprême), qu’elle est confidentielle..et que le conseil conseil constitutionnel est seul responsable de sa garde. Ce qui signifie en langage simple: “je tiens les magistrats du conseil constitutionnel responsables de cette divulgation et qu’ils vont subir les foudres de ma colère”. Vous ne tarderez pas à lire un démenti officiel et public du Conseil constitutionnel, ou de la Cour Suprême, sur la fausseté de la déclaration publiée; et celui qui a publié le document poursuivi en justice pour “faux et usage de faux”. Ceci vous laissant le temps d’accumuler le patrimoine que vous n’avez pas encore. Règle n°10: Dauphin noyé, avenir sécurisé. Enfin, si vous allez quitter le pouvoir, assurez-vous que la déclaration de votre dauphin remplacera, matériellement, la vôtre…au Conseil constitutionnel (ou à la Cour Suprême). Désormais, ni vu ni connu. Riche vous étiez, riche vous restez. Pr ELY Mustapha Publié par
Le 66ème Doctorat d’Etat en Droit public de l’Université tunisienne, le voici.Si, si! Vous pouvez vérifier ici et ici. Charité bien ordonnée commençant par soi-même, ceci n’est qu’un prétexte pour vous annoncer le lancement du site de vérification des diplômes des mauritaniens (annoncé dans nos articles : Vérification des diplômes mauritaniens et Etes-vous Docteur, docteur?) Voici le site. Cliquer sur l’image pour y accéder. Nous comptons sur votre collaboration en utilisant le formulaire sur le site. Pr ELY Mustapha Publié par
1 milliard 300 millions de francs CFA à 51 ans….en Afrique ! Voici son parcours: - Diplômé, il adhère à la fin des années 1980 au Parti démocratique sénégalais (PDS) de Wade . - Décembre 2000 à juillet 2001, chef de la division Banque de données puis directeur général de la Société des pétroles du Sénégal (PETROSEN), - D’Avril 2000 à mai 2001 conseiller spécial du président de la République, chargé de l'Énergie et des Mines, . - De Mai 2001 à novembre 2002, ministre des Mines, de l'Énergie et de l'Hydraulique. - De novembre 2002 à août 2003, il est ministre d'État, ministre des Mines, de l'Énergie et de l'Hydraulique dans le gouvernement dirigé par Mame Madior Boye. - D'août 2003 à avril 2004, ministre d'État, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, porte-parole du gouvernement d'Idrissa Seck. - Du 21 avril 2004 au 19 juin 2007, Macky Sall est nommé Premier ministre de Wade. Voici ses biens aujourd’hui: Suite à sa déclaration de patrimoine, les biens de Macky Sall, le nouveau président sénégalais comprennent : - une villa de 699 mètres carrés d’une valeur de 350.000.000 FCFA (533.000 euros) - un terrain de plus de 2.000 mètres carrés (200.000.000 FCFA, 304.000 euros) dans des quartiers chic de Dakar. possède également un - appartement de 300 mètres carrés, à Houston (Etats-Unis) évalué à 220.000 dollars (169.000 euros) - plusieurs villas - plusieurs terrains à Dakar et hors de la capitale de diverses valeurs e- des parts dans deux sociétés immobilières et de consultants - un parc automobile de 35 véhicules « servant essentiellement aux activités politiques » de son parti. La fortune du foyer Macky Sall s’élève à plus de 1.300.000.000 FCFA (près de 2 millions d’euros) suivant l’AFP. Faisons un calcul de quotient simple avec deux hypothèses. Avec comme numérateur la fortune de Macky Sall (1.300.000.000 FCFA) et comme dénominateur son âge (51 ans) Première hypothèse: Il gagne depuis la maternelle: Supposons que Macky Sall ait commencé à gagner un salaire dès sa naissance cela nous fait exactement: 25 490 196,07843137 Francs CFA par an ! Soit plus de deux millions de francs CFA par mois . Pour un modeste citoyen issu d’une famille dont la mère était vendeuse d’arachide et le père un modeste fonctionnaire… Deuxième hypothèse: Il gagne depuis qu’il travaille. Supposons que le quart de sa fortune,il l’ait gagné durant sa carrière professionnelle (notamment chef de la division Banque de données puis directeur général de la Société des pétroles du Sénégal (PETROSEN) etc.) avant d’entrer en politique soit : 325 Millions, pouvait il gagner presque 1 milliard de francs CFA en 6 ans de carrière politique (de mai 2001 à juin 2007)? A moins que le personnage n’ait fructifié des capitaux privés conséquents ou recouru à un endettement bancaire personnel excessif. CQFD Hélas, dans leur intelligence légendaire nos législateurs ont imposé la déclaration de fortune, mais n’ont pas imposé la déclaration de son origine. Une chose est sure durant toute sa carrière politique, Macky n’était pas dans le maquis…économique. Il vient d’en faire la déclaration. Son collègue Mauritanien,Aziz a fait, parait-il sa déclaration, personne ne l’a jamais vue, mais tout le monde sait ce qu’il possède et tout le monde en a plein les yeux. C’est cela ce que les Sénégalais ont démontré: le courage qui manque encore chez nous. Pr ELY Mustapha Publié par
Un contre-exemple peut-il donner l’exemple? لا تنه عن خلقٍ وتأتي مثله ... عارٌ عليك إذا فعلت عظيم ابدأ بنفسك وانهها عن غيها ... فإذا انتهت عنه فأنت حكيم أبي الأسود La frénésie qui touche actuellement le milieu politique mauritanien, amplifiée par un clergé retrouvant son souffle et quelques manifestations populistes peu averties risque de porter préjudice à la Justice, à travers l’appel, à son instrumentalisation par le politique. Politique qui jusque-là n’a pas hésité à faire de l’appareil judiciaire un instrument de sa répression. Cette frénésie c’est celle qui est apparue à la suite de l’acte commis par Birame et ses compagnons: un autodafé de livres malékites. Mais cet acte a réveillé des enjeux qui risquent d’aveugler la justice et de donner au général putschiste qui gouverne l’occasion de redorer son blason face à un islamisme montant qui le menace. Et il est à craindre qu’il ne veuille devenir plus islamiste que les islamistes en cherchant coute-que-coute à réprimer Biram et ses compagnons. Faire d’un acte moralement répréhensible un acte pénal, pour assoir son autorité au mépris des droits humains. Examinons d’abord, le statut pénal de celui qui s’est engagé devant le clergé, venu en grandes pompes lui rendre visite, pour sanctionner Biram: AZIZ, lui-même. Si l’on devait sanctionner Biram, il faut d’abord que Aziz ait eu un moindre respect de la législation nationale. Or en ce domaine il n’est que contre-exemples. 1) Le premier contre-exemple le voilà: Ould Abdel Aziz aurait dû lui-même rendre compte de ses actes devant la justice. Le général Abdelaziz s’étant opposé au décret du Président de la République le limogeant voici ce qu’il devrait encourir pénalement : ART. 182. - Tout fonctionnaire public, agent ou préposé du gouvernement, de quelque état et grade qu'il soit, qui aura requis ou ordonné, fait requérir l'action ou l'emploi de la force publique contre l'exécution d'une loi ou contre la perception d'une contribution légale, ou contre l'exécution soit d'une ordonnance ou d'un mandat de justice, soit de tout autre ordre émané de l'autorité légitime, sera puni de la réclusion. ART. 183. - Si cette réquisition ou cet ordre ont été suivis de leur effet, la peine sera le maximum de la réclusion. ART. 189. - Tout fonctionnaire public révoqué, destitué, suspendu ou interdit légalement qui, après en avoir eu connaissance officielle, aura continué l'exercice de ses fonctions, ou qui, étant électif ou temporaire, les aura exercées après avoir été remplacé, sera puni d'un emprisonnement de six mois au moins et de deux ans au plus, et d'une amende de 5.000 à 40.000 UM. Il sera interdit de l'exercice de toute fonction publique, pour cinq ans au moins et pour dix ans au plus à compter du jour où il aura subi sa peine, le tout sans préjudice de plus fortes peines portées contre les officiers ou les commandants militaires par l'article 87 du présent code. Et voici les articles 87 et suivants: ART. 87. - Ceux qui, sans droit ou motif légitime, auront pris un. commandement militaire quelconque, ceux qui, contre l'avis du gouvernement, auront retenu un tel commandement, les commandants qui auront tenu leur armée ou troupe rassemblée après que le licenciement ou la séparation en auront été ordonnés seront punis des travaux forcés à perpétuité. ART. 88. - Lorsque l'une des infractions prévues aux articles 83, 85, 86 et 87 aura été exécutée ou simplement tentée avec usage d'armes, la peine sera la mort. A ces dispositions s’ajoutent celles prévues par le code militaire pour la trahison, la rébellion et la prise des armes contre les autorités de commandement. Ould Abdel Aziz se devrait de passer en justice et ce n’est pas en quittant son siège usurpé de chef de l’Etat qu’il échappera à la sanction. 2) Le second contre-exemple le voilà: Aziz a couvert (par l’abus d’autorité et le trafic d"’influence) le crime commis par son fils à l’égard d’une jeune fille , aujourd’hui handicapée sur laquelle , ce dernier a tiré à bout portant. Comme le père, le fils est dans l’impunité totale et il prétend même aux académies militaires d’excellence. Qu’encoure le fils et qu’encoure le père pénalement? L’emprisonnement et le dédommagement de la victime puisque le préjudice qu’elle a subi est irréparable. - le fils: ART. 285. - Toute personne majeure qui, volontairement, aura fait des blessures ou porté des coups ou amputé un membre de l'organisme, ou toutes autres violences et voies de fait à un innocent, sera puni de la peine de «Ghissass»(..) Ce qui veut dire “oeil pour oeil dent pour dent”. Mais la victime ayant été handicapée à vie… - le père: Au vu des articles 53 et 54 du Code pénal, Aziz est bien complice des actes criminels de son fils et à ce titre il doit être puni de la même peine. ART. 53. - Les complices d'un crime ou d'un délit seront punis de la même peine que les auteurs mêmes de ce crime ou de ce délit, sauf les cas où la loi en aurait disposé autrement. ART. 54. - Seront punis comme complices d'une action qualifiée crime ou délit, ceux qui, par dons, promesses, menaces, abus d'autorité ou de pouvoir, machinations ou artifices coupables, auront provoqué cette action ou donné des instructions pour la commettre; ceux qui auront procuré des armes, des instruments ou tout autre moyen qui aura servi à l'action, sachant qu'il devrait y servir; ceux qui auront, avec connaissance, aidé ou assisté l'auteur ou les auteurs de l'action, dans les faits qui l'auront préparé ou facilité, ou dans ceux qui l'auront consommé, sans préjudice des peines qui seront spécialement portées par le présent code contre les auteurs de complots ou de provocations attentatoires à la sûreté intérieure ou extérieure de l'Etat, même dans le cas où le crime qui était l'objet des conspirateurs ou des provocateurs n’ aurait pas été commis. A-t-on vu le clergé mauritanien se précipiter chez Aziz pour demander la punition du criminel ? A-t-on vu des manifestions populaires demandant la protection des innocents des armes détenus par Aziz? Non. Si l’on devait mettre en balance l’infraction commise par AZIZ (trahison nationale et sanction pénale) et celle de son fils (acte criminel, dont s’est suivi un handicap à vie) par rapport à l’infraction supposée être commise par BIRAM (autodafé de livres malékites), qui doit-on sanctionner? Aziz a fait pire que BIRAM, il foulé du pied la Constitution de toute une nation, il l’a violée au vu de la planète entière, séquestré un Président élu des semaines et continue à instrumentaliser la justice. Quelle infraction va-t-on trouver dans le code pénal pour sanctionner Biram? Aucune. L’autodafé n’est pas inscrit dans la loi répressive mauritanienne ,même si, comme on le sait, le zèle de juges soumis n’a pas de limites. L’acte de Biram est blâmable moralement. Mais même là, il faut que ceux-là même qui cherchent à le sanctionner soit eux-mêmes moralement irréprochables. Une justice au service d’un putschiste légalisé? Des oulémas d’une société qui entretiennent, par leur passivité, les séquelles de l’esclavage? La cause de BIRAM est juste. Son acte ne l’est pas. Il ne l’est pas moralement à l’égard d’une société musulmane. La cause de ceux qui veulent le sanctionner est juste à l’égard de la morale musulmane , mais n’est pas juste à l’égard de leurs propres actes. Peut-on donner un exemple alors que l’on est soi-même un contre-exemple ? La justice, dit-on, est aveugle. Mais pas ceux qui doivent la rendre. لا تنه عن خلقٍ وتأتي مثله ... عارٌ عليك إذا فعلت عظيم ابدأ بنفسك وانهها عن غيها ... فإذا انتهت عنه فأنت حكيم Pr ELY Mustapha Publié par
La vertu et le compromis La Constitution du 20 juillet 1991, telle que modifiée (Article 2) dispose: “Le peuple est la source de tout pouvoir. La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants élus et par la voie de référendum. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. Aucun abandon partiel ou total de souveraineté ne peut être décidé sans le consentement du peuple. “ Cet article affirmant la souveraineté populaire, qui est sensé fonder la Mauritanie démocratique (La démocratie étant le gouvernement du peuple par le peuple), est en absolue contradiction avec le Coran (1), la sunna (2) et…. le rite malékite (3). 1) La contradiction avec le Coran. Dieu dit, à propos de la gouvernance: {قال الله تعالى: {فاحكم بينهم بما أنزل الله ولا تتبع أهواءهم عمّا جاءك من الحق { وقال: {وأنِ احكمْ بينهم بما أنزل الله ولا تتبع أهواءهم وأحذرهم أن يفتنوك عن بعض ما أنزل الله إليك وقال: {ومن لم يحكم بما أنزل الله فأولئك هم الكافرون وقال: { ومن لم يحكم بما أنزل الله فأولئك هم الظالمون { وقال: { ومن لم يحكم بما أنزل الله فأولئك هم الفاسقون {وقال: {فلا وربك لا يؤمنون حتى يحكِّموك فيما شجر بينهم ثم لا يجدوا في أنفسهم حرجاً مما قضيت ويسلموا تسليماً {وقال: {يا أيها الذين آمنوا أطيعوا الله وأطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم} وقال:{ وإذا حكمتم بين الناس أن تحكموا بالعدل A la lecture des versets précédents du Coran, il s’avère que la constitution est incompatible avec le Coran : La constitution dit: Le peuple est la source de tout pouvoir. Le Coran dit: La source de tout pouvoir est le Coran La constitution dit: La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants élus et par la voie de référendum Le Coran dit: Le pouvoir appartient à Dieu, et à travers lui, à son prophète et celui qui a le pouvoir; donc tout musulman doit obéir à Dieu, au prophète et à celui qui a le pouvoir (sur cette question voir notre article “De l’obéissance au gouvernant en Islam”) La constitution dit : Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice (du pouvoir). Aucun abandon partiel ou total de souveraineté ne peut être décidé sans le consentement du peuple. Le Coran dit: ceux qui ne gouvernent pas par la parole de Dieu sont des mécréants et des injustes . Et tout jugement doit être juste au sens que lui donne la parole de Dieu 2) La contradiction avec la Sunna: Et l’obéissance au gouvernant est affirmée par la sunna Ubâdat ibn El Sâmit a dit : « Le Prophète nous a fait prêter serment d’écouter et d’obéir dans ce que nous aimons et détestons, ce qui nous est facile et difficile, et de ne pas contester le pouvoir à ceux qui le détiennent. » Puis il dit : « Sauf si vous voyez un acte d’incroyance clair et évident dans lequel vous avez une preuve de la part d’Allah. » ( Hadith apporté par El Bukhârî (7056) et Muslim (1709)). Le prophète Mohamed ordonne de ne pas contester le pouvoir à ceux qui le détiennent, et d’obéir même quand on n’accepte pas leur décision. Et lorsqu’il envisage la désobéissance au gouvernant, c’est uniquement lorsqu’il ne respecte pas la parole de Dieu. La parole de Dieu étant la source de tout pouvoir. Aussi , ni le peuple, ni une quelconque assemblée représentative ne détient le pouvoir. L’obéissance est due à celui qui, a un moment donné, détient le pouvoir. 3) La contradiction avec le malékisme: Se basant sur la parole de Dieu, et sur celle de son prophète Mohamed , le Malékisme a institué l’obéissance au gouvernant comme une obligation pour le musulman. Et il ne fait pas de doute, eut égard au principe démocratique (posé par la constitution) cette la soumission sine qua non qu’il impose au gouvernants, est contradictoire avec la démocratie. L’imam Enes Ibnou Malek a écrit : " Il est préférable de supporter un roi injuste pendant soixante-dix ans plutôt que de laisser un peuple sans chef, ne serait-ce que le temps d'une heure. "? L’imam Enes Ibnou Malek fils de son temps et de ses luttes fratricides au sommet du Califat était bien en droit de le dire. Lui-même en avait subit physiquement les conséquences. Mais il ne fit que dire ce que Dieu a dit et que son prophète a confirmé.(Voir notre article “De l’obéissance au gouvernant en Islam”). En conclusion: Peut-on avoir une Constitution qui prône la Démocratie (“le gouvernement du peuple par le peuple”), en contradiction avec la religion? Si la réponse est non, alors il n y a que deux solutions: - La première, c’est de rejeter (“abroger” disent les juristes) la Constitution et d’appliquer le Saint Coran, la Sunna et le Malékisme. - La seconde, c’est rejeter le Saint Coran, la Sunna et le Malékisme et d’appliquer la Constitution. Peut-on en effet, consacrer par constitution, la philosophie d’un Etat laïque au mépris d’un peuple musulman qui tient à sa religion , ou au contraire appliquer le Coran, pour un peuple qui aspire à la Démocratie? La Constitution ayant été définie comme : “l’encadrement juridique des phénomènes politiques dans le cadre étatique”, peut-on donner cette définition de la gouvernance politique dans le Coran? Certainement. Hélas! en politique , le choix se faisant “rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal” (Machiavel), rarement entre le bon et le mauvais mais entre “le compromis et le compromissoire” (J. Pelletier), comment une religion de la Droiture, de la Dignité , de l’Honnêteté peut-elle régir de tels rapport? L’Etat moderne, n’étant pas l’image de la vertu, le Coran pourrait-il en être la Constitution? Il n’existe que des croyants vertueux, il n’existe pas d’Etat vertueux. C’est autant dire que la religion est une affaire humaine et non une affaire d’Etat. L’Etat pouvant protéger la vertu, il ne peut se l’attribuer. Religion d’Etat ou religion de l’Etat, le seul état de la religion, c’est la foi du croyant. Pr ELY Mustapha Publié par
L’esclavage est dans le texte du contexte A l’égard de l’esclavage en Islam, il convient de comprendre le texte et le contexte. Ainsi il y a: - ce que l’on ne veut pas dire à savoir que l’esclavage est mentionné dans le texte du Coran. Et nous allons le montrer dans les lignes qui suivent. L’esclavage est dans le texte du contexte (I) , - ce qu’on oublie de dire c’est que le texte sacré s’inscrit dans le contexte,il ne se comprend pas autrement : l’Islam a décrié l’esclavage, l’a combattu en adoptant une approche progressive pour son élimination. L’esclavage est dans le contexte du texte (II) - et ce que l’on doit dire c’est qu’il y a une mauvaise volonté sinon une mauvaise foi dans le traitement de l’esclavage par ceux-là mêmes qui sont sensé contribuer à l’élimination de l’esclavage parce qu’ils n’ont pas compris l’essence même du message divin, le Coran, ni dans son contexte historique ni dans sa finalité humaine.Ils maintiennent l’esclavage dans le texte et dans le contexte (III). Aussi la démonstration est la suivante: PUISQUE l’esclavage est dans le contexte du texte ( esclavage préexistant et contemporain au texte sacré, le Coran) FORCEMENT l’esclavage est dans le texte du contexte (le coran régit l’esclavage puisqu’il existait dans le contexte de sa révélation.), DONC l’esclavage dans le texte ne se justifie que par son contexte (l’esclavage cité dans le Coran est combattu dans son contexte historique), CONCLUSION: Dans le contexte d’aujourd’hui, l’esclavage est condamnable par le texte et le contexte. I- Ce que l’on ne veut pas dire: l’esclavage est dans le texte du contexte Pourquoi aller chercher chez les jurisconsultes et les Oulémas ce qui dans la source principale est clair comme l’eau de source: l’esclavage est mentionné dans le Coran. Il ne fait pas de doute et nul ne pourra nous contredire là-dessus: l’esclavage est fortement décrié en Islam mais l’esclavagiste peut disposer de son esclave. L’Islam a, cependant, soumis cette disposition à des règles précises. Dans le Coran, l’esclave est une propriété de celui qui le possède. Dieu utilise l’expression “مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُهُمْ “ qui se traduit littéralement par “ ce que vous possédez”, à savoir l’esclave où les esclaves. Le maître peut disposer de cette “propriété”, la vendre, l’épouser et la faire travailler . l’on remarque que dans le Coran , l’esclave est l’antithèse de l’homme ou de la femme libre. Sur ce point voici les passages du Coran sur l’esclavage et les droits du maitre. 1. Dans la Sourate “les Croyants” (الْمُؤْمِنُونَ), il est expressément mentionné que l’esclave-femme est à la disposition sexuelle de son maitre: وَالَّذِينَ هُمْ لِفُرُوجِهِمْ حَافِظُونَ إِلاَّ عَلَى أَزْوَاجِهِمْ أَوْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُهُمْ فَإِنَّهُمْ غَيْرُ مَلُومِينَ 2.Dans la Sourate les “Femmes” (آية النساء٣), l’esclave femme est une alternative conjugale à la femme libre. وَإِنْ خِفْتُمْ أَلَّا تُقْسِطُوا فِي الْيَتَامَىٰ فَانكِحُوا مَا طَابَ لَكُم مِّنَ النِّسَاءِ مَثْنَىٰ وَثُلَاثَ وَرُبَاعَ فَإِنْ خِفْتُمْ أَلَّا تَعْدِلُوا فَوَاحِدَةً أَوْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُكُمْ ذَٰلِكَ أَدْنَىٰ أَلَّا تَعُولُوا Et si vous craignez de n´être pas justes envers les orphelins, ...Il est permis d´épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n´être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d´injustice ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille. 3. Dans la Sourate les “Femmes” (النساء آية ٢٣) le maitre peut disposer sexuellement de son esclave même quand elle est mariée. Il est interdit à l’homme d’épouser une certain nombre de personnes (pour parenté proche ou consanguinité) et il est ajouté que cela vaut aussi pour les femmes mariées sauf celles qui sont esclaves en toute propriété. Ainsi le maitre peut disposer sexuellement de son esclave même quand elle est mariée (Il en est ainsi de la femme mariée devenue esclave suite à un capture en temps de guerre). حُرِّمَتْ عَلَيْكُمْ أُمَّهَاتُكُمْ وَبَنَاتُكُمْ وَأَخَوَاتُكُمْ وَعَمَّاتُكُمْ وَخَالَاتُكُمْ وَبَنَاتُ الْأَخِ وَبَنَاتُ الْأُخْتِ وَأُمَّهَاتُكُمُ اللَّاتِي أَرْضَعْنَكُمْ وَأَخَوَاتُكُم مِّنَ الرَّضَاعَةِ وَأُمَّهَاتُ نِسَائِكُمْ وَرَبَائِبُكُمُ اللَّاتِي فِي حُجُورِكُم مِّن نِّسَائِكُمُ اللَّاتِي دَخَلْتُم بِهِنَّ فَإِن لَّمْ تَكُونُوا دَخَلْتُم بِهِنَّ فَلَا جُنَاحَ عَلَيْكُمْ وَحَلَائِلُ أَبْنَائِكُمُ الَّذِينَ مِنْ أَصْلَابِكُمْ وَأَن تَجْمَعُوا بَيْنَ الْأُخْتَيْنِ إِلَّا مَا قَدْ سَلَفَ إِنَّ اللَّهَ كَانَ غَفُورًا رَّحِيمًا وَالْمُحْصَنَاتُ مِنَ النِّسَاءِ إِلَّا مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُكُمْ كِتَابَ اللَّهِ عَلَيْكُمْ وَأُحِلَّ لَكُم مَّا وَرَاءَ ذَٰلِكُمْ أَن تَبْتَغُوا بِأَمْوَالِكُم مُّحْصِنِينَ غَيْرَ مُسَافِحِينَ فَمَا اسْتَمْتَعْتُم بِهِ مِنْهُنَّ فَآتُوهُنَّ أُجُورَهُنَّ فَرِيضَةً وَلَا جُنَاحَ عَلَيْكُمْ فِيمَا تَرَاضَيْتُم بِهِ مِن بَعْدِ الْفَرِيضَةِ إِنَّ اللَّهَ كَانَ عَلِيمًا حَكِيمًا Vous sont interdites vos mères, filles, sœurs, tantes paternelles et tantes maternelles, filles d´un frère et filles d´une sœur, mères qui vous ont allaités, sœurs de lait, mères de vos femmes, belles-filles sous votre tutelle et issues des femmes avec qui vous avez consommé le mariage; si le mariage n´a pas été consommé, ceci n´est pas un péché de votre part; les femmes de vos fils nés de vos reins; de même que deux sœurs réunies - exception faite pour le passé. Car vraiment Allah est Pardonneur et Miséricordieux; et parmi les femmes, les dames (qui ont un mari), sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété . Prescription d´Allah sur vous ! A part cela, il vous est permis de les rechercher, en vous servant de vos biens et en concluant mariage, non en débauchés. Puis, de même que vous jouissez d´elles, donnez-leur leur mahr, comme une chose due. Il n´y a aucun péché contre vous à ce que vous concluez un accord quelconque entre vous après la fixation du mahr. Car Allah est, certes, Omniscient et Sage. 4. Dans la Sourate “Les femmes” ( آية النساء٢٥), la femme esclave est encore une épouse par défaut et son mariage est soumis à l’autorisation de son maitre. Ensuite si elle commet l’adultère, elle reçoit la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (non esclaves) mariées. A cause de sa condition d’esclave, car son mariage même avec le maitre ne la libère pas de sa condition d’esclave. وَمَن لَّمْ يَسْتَطِعْ مِنكُمْ طَوْلًا أَن يَنكِحَ الْمُحْصَنَاتِ الْمُؤْمِنَاتِ فَمِن مَّا مَلَكَتْ أَيْمَانُكُم مِّن فَتَيَاتِكُمُ الْمُؤْمِنَاتِ وَاللَّهُ أَعْلَمُ بِإِيمَانِكُم بَعْضُكُم مِّن بَعْضٍ فَانكِحُوهُنَّ بِإِذْنِ أَهْلِهِنَّ وَآتُوهُنَّ أُجُورَهُنَّ بِالْمَعْرُوفِ مُحْصَنَاتٍ غَيْرَ مُسَافِحَاتٍ وَلَا مُتَّخِذَاتِ أَخْدَانٍ فَإِذَا أُحْصِنَّ فَإِنْ أَتَيْنَ بِفَاحِشَةٍ فَعَلَيْهِنَّ نِصْفُ مَا عَلَى الْمُحْصَنَاتِ مِنَ الْعَذَابِ ذَٰلِكَ لِمَنْ خَشِيَ الْعَنَتَ مِنكُمْ وَأَن تَصْبِرُوا خَيْرٌ لَّكُمْ وَاللَّهُ غَفُورٌ رَّحِيمٌ Et quiconque parmi vous n´a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Allah connaît mieux votre foi, car vous êtes les uns des autres (de la même religion). Et épousez-les avec l´autorisation de leurs maîtres (Waliy) et donnez-leur un mahr convenable; (épousez-les) étant vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins. Si, une fois engagées dans le mariage, elles commettent l´adultère, elles reçoivent la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (non esclaves) mariées. Ceci est autorisé à celui d´entre vous qui craint la débauche; mais ce serait mieux pour vous d´être endurant. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux . 5. Dans la sourate “les abeilles” (آية النحل٧١ ), Il est bien fait la différence entre les hommes à travers ce que Dieu leur donne comme faveurs dans la répartition des dons qu’il leur fait auxquels ils n’associent pas leurs esclaves.(Cette parabole de Dieu, s’adresse à ceux qui nient ses bienfaits à leur égard) وَاللَّهُ فَضَّلَ بَعْضَكُمْ عَلَىٰ بَعْضٍ فِي الرِّزْقِ فَمَا الَّذِينَ فُضِّلُوا بِرَادِّي رِزْقِهِمْ عَلَىٰ مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُهُمْ فَهُمْ فِيهِ سَوَاءٌ أَفَبِنِعْمَةِ اللَّهِ يَجْحَدُونَ Allah a favorisé les uns d´entre vous par rapport aux autres dans [la répartition] de Ses dons. Ceux qui ont été favorisés ne sont nullement disposés à donner leur portion à ceux qu´ils possèdent de plein droit [esclaves] au point qu’ils y deviennent associés à part égale. Nieront-ils les bienfaits d´Allah ? 6. Dans la sourate “les romains”(الروم آية ٢٨), Dieu cite encore cette parabole de l’esclave dont les nantis par Dieu refusent d’en faire un égal. ضَرَبَ لَكُم مَّثَلًا مِّنْ أَنفُسِكُمْ هَل لَّكُم مِّن مَّا مَلَكَتْ أَيْمَانُكُم مِّن شُرَكَاءَ فِي مَا رَزَقْنَاكُمْ فَأَنتُمْ فِيهِ سَوَاءٌ تَخَافُونَهُمْ كَخِيفَتِكُمْ أَنفُسَكُمْ كَذَٰلِكَ نُفَصِّلُ الْآيَاتِ لِقَوْمٍ يَعْقِلُونَ Il vous a cité une parabole de vous-mêmes : Avez-vous associé vos esclaves à ce que Nous Vous avons attribué en sorte que vous soyez tous égaux [en droit de propriété] et que vous les craignez [autant] que vous vous craignez mutuellement ? C´est ainsi que Nous exposons Nos versets pour des gens qui raisonnent. 7. Dans la sourate “la lumière” (النور آية ٣٣). Il est interdit aux maîtres de pousser leurs femmes-esclaves à la prostitution; Cependant , si cela arrive, Dieu leur accorde (aux femmes esclaves prostituées malgré elles) son pardon et sa miséricorde. Mais les maîtres qui les poussent ne sont pas concernés par un quelconque châtiment explicite. وَلْيَسْتَعْفِفِ الَّذِينَ لَا يَجِدُونَ نِكَاحًا حَتَّىٰ يُغْنِيَهُمُ اللَّهُ مِن فَضْلِهِ وَالَّذِينَ يَبْتَغُونَ الْكِتَابَ مِمَّا مَلَكَتْ أَيْمَانُكُمْ فَكَاتِبُوهُمْ إِنْ عَلِمْتُمْ فِيهِمْ خَيْرًا وَآتُوهُم مِّن مَّالِ اللَّهِ الَّذِي آتَاكُمْ وَلَا تُكْرِهُوا فَتَيَاتِكُمْ عَلَى الْبِغَاءِ إِنْ أَرَدْنَ تَحَصُّنًا لِّتَبْتَغُوا عَرَضَ الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَمَن يُكْرِههُّنَّ فَإِنَّ اللَّهَ مِن بَعْدِ إِكْرَاهِهِنَّ غَفُورٌ رَّحِيمٌ Et que ceux qui n´ont pas de quoi se marier, cherchent à rester chastes jusqu´à ce qu´Allah les enrichisse par Sa grâce. Ceux de vos esclaves qui cherchent un contrat d´affranchissement, concluez ce contrat avec eux si vous reconnaissez du bien en eux; et donnez-leur des biens d´Allah qu´Il vous a accordés. Et dans votre recherche des profits passagers de la vie présente, ne contraignez pas vos femmes esclaves à la prostitution, si elles veulent rester chastes . Si on les y contraint, Allah leur accorde après qu´elles aient été contraintes, Son pardon et Sa miséricorde. Quels constats peut-on faire alors en toute sérénité? D’abord, ces sourates prouvent bien que l’Islam n’a pas supprimé l’esclavage d’un seul tenant. Sinon elles l’auraient déclaré explicitement. Ensuite, elles consacrent l’existence de l’esclavage en aménageant les règles régissant la condition de l’esclave. Enfin, Les droits du maitre sont explicitement posées. Il faut donc rendre justice aux jurisconsultes musulmans qui ont repris ces règles tirées de la source première et principale de l’Islam: le Coran. Leurs écrits qu’elle que soit leur importance ont une valeur bien inférieure au texte sacré lui-même. Peuvent-ils le contredire? Evidemment que non. Tout au contraire, ce sont les jurisconsultes de l’Islam qui ont explicité, à la suite de la Sunna tracée par le prophète Mohamed (PSL), la voie de combat de l’esclavage. Et c’est cela que l’on oublie de dire. Et voici comment. II- Ce qu’on oublie de dire : l’esclavage dans le contexte du texte Le combat contre l’esclavage transparait d’abord dans les enseignements du prophète Mohamed (PSL), à travers ses actes et ses hadiths, qui montrent clairement la volonté de supprimer l’esclavage (a) elle transparait aussi dans l’effort doctrinal et jurisprudentiel des oulémas de l’Islam d’application des sourates sur l’esclavage en les rapportant à leur contexte (b) a) L’abolition explicite de la pratique esclavagiste par le prophète Mohamed (PSL), Toute la stratégie du prophète Mohamed (PSL) a été de supprimer l’un des phénomènes qui ont gangrené la société pré-islamique: l’esclavage. Tout comme pour la consommation d’alcool, la stratégie fut celle des étapes. Il était impossible dans une société bâtie sur l’esclavage et la hiérarchisation des classes de frapper de front le mal à moins de susciter les réactions violentes. La progressivité était la méthode choisie. Le constat de l’esclavage par l’Islam était lié à des considérations économiques et sociales au temps de son apparition. L’Islam l’a progressivement combattu étant dans une société où l’esclavage était le nerf moteur. En lisant le Coran on constate que la parole de Dieu, expliquée et affirmée par Mohamed (Paix soit sur lui ) a posé une stratégie progressive pour éradiquer l’esclavage. Cette stratégie tenant compte de la situation socio-politique et économique de l’époque. Tout comme à travers des versets progressifs s’abrogeant les uns les autres, Dieu a interdit, progressivement, la consommation d’alcool, il a procédé ainsi pour l’esclavage. Et cela en demandant l’affranchissement des esclaves existant dans des circonstances multiples tout en appuyant le caractère humain de leur traitement. Le Prophète Mohamed (Paix soit sur lui) a dit: « Ce sont vos frères, ces serviteurs qu’Allah a placés sous votre autorité. Quiconque est maitre de son frère doit lui donner à manger de ce qu’il mange lui-même et doit l’habiller comme il s’habille lui-même. N’imposez point à vos serviteurs ce qui est au-dessus de leurs forces, et s’il vous arrive de le faire, venez-leur en aide»( Al-Boukharî). De même qu’il a puni ceux qui les empêchent de procréer : « Quiconque castre son esclave, nous le castrons aussi », ou qu’il leur oppose leur triste condition : « Qu’aucun de vous ne dise : mon esclave homme, mon esclave femme. Qu’il dise plutôt : mon serviteur, ma servante ou mon garçon» (Al-Boukhari). Le prophète a même requis l’affranchissement de l’esclave giflé par son maitre ! « Quiconque frappe ou gifle son esclave doit expier cela par son affranchissement»[ Mouslim]. Allah a dit : « Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le compagnon, le voyageur dans le besoin et les esclaves en votre possession, car Allah n’aime pas, en vérité, tout présomptueux, arrogant . » (An-Nisa verset 36) Cela semble banal aujourd’hui de souligner de tels droits à l’égard d’humains ,mais à l’époque c’était révolutionnaire. Le prophète lui-même en a souffert du fait de l’animosité qu’il a soulevée contre lui dans la société d’alors. Progressivement, l’Islam a multiplié les situations d’affranchissement de l’esclave. Ainsi, on était tenu d’affranchir les esclaves pour expier un bon nombre de péchés (l’homicide involontaire est racheté par le prix du sang, que l’on verse à la famille de la victime, et par l’affranchissement d’un esclave croyant, le déjugement après s’être interdit son épouse, le parjure, la relation sexuelle en pleine journée de Ramadan etc.). L’islam est allé plus loin puisque celui qui commet de tels actes et qui n’a pas d’esclave d’en acheter et de l’affranchir. Sans compter l’affranchissement posthume (par testament), l’affranchissement par contrat etc. Cependant, au-delà de cette stratégie d’affranchissement qui a répondu à un temps et à une époque, l’essence même des versets du livre saint et des hadits du prophète Mohamed (Paix soit sur lui) montre que l’esclavage est réprouvé et que la liberté de l’esclave est une obligation pour le musulman. Et de cela témoigne la parole de Dieu : « Ceux de vos esclaves qui cherchent un contrat d’affranchissement, concluez ce contrat avec eux si vous reconnaissez du bien en eux ; et donnez-leur des biens d’Allah qu’Il vous a accordés.” Et le prophète Mohamed (Paix soit sur lui) de dire : « Quiconque affranchit un esclave, Allah épargne de l’Enfer chaque membre équivalent de son corps jusqu’à l’organe génital »( Mouslim) L’esclavage est reprouvé par l’Islam qui la combattu et, dans son essence, appelle à s’en passer. b) L’importance du contexte pour comprendre le texte Au-delà, des enseignements du prophète, un esprit cartésien, connaissant que la source première de l’Islam et le Coran, puis la Sunna pourra dire: alors, si le sourates citées consacrent bien l’esclavage alors il n y a plus rien à dire: l’Islam est esclavagiste puisque le Coran lui-même reconnait l’esclavage,désigne les esclaves et détermine leur conditions. Ce raisonnement est erroné car la présentation des sourates précédentes hors de leur contexte induit forcément en erreur. Et en cela leur compréhension est difficile, sinon impossible. Ceci est corroboré par la méthodologie d’interprétation qu’adoptent les sommités de l’interprétation en Islam. Tous sans exception recourent aux contexte pour interpréter le texte. Ibn Koutheir, Etabbari, El kortoubi, El Baghoui, el Mahali et el souyouti (“el jellaleyn”) et bien d’autres, se réfèrent au contexte pour mieux interpréter les sourates du Coran, ceci ressort de la volonté même de ceux qui ont codifié le Coran en rattachant les sourates au lieu géographique de leur révélation ( celles révélées à la Mecque, Makkiya, celles révélées à Médine, medeniya..). Prenons un exemple qui révèle de façon lumineuse, le verset (Aya) d’une sourate alors qu'on l’aurait compris autrement hors de son contexte historique. Reprenons le verset de la Sourate les “Femmes” (النساء آية ٢٣), précédent, le maitre peut disposer sexuellement de son esclave même quand elle est mariée. Placé dans son contexte, il s’avère que les esclaves dont il s’agit sont celles qui l’ont été à la suite des guerres saintes livrée par le prophète Mohamed PSL. Ainsi l’esclave capturée pendant la guerre pouvait être épousée par le musulman , même si elle fut marié à l’ennemi mécréant. Ainsi s’explique retrouve l’origine de cette pratique rapportée par les interprètes du Coran, tel el Imam El Baghoui (معالم التنزيل ) qui cite Abou Said el khoudri قال أبو سعيد الخدري : نزلت في نساء كن يهاجرن إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم ولهن أزواج فيتزوجهن بعض المسلمين ، ثم قدم أزواجهن مهاجرين فنهى الله المسلمين عن نكاحهن ، ثم استثنى فقال : ( إلا ما ملكت أيمانكم ) يعني : السبايا اللواتي سبين ولهن أزواج في دار الحرب فيحل لمالكهن وطؤهن بعد الاستبراء ، لأن بالسبي يرتفع النكاح بينها وبين زوجها . La même explication est donnée par El Kourtobi ( الجامع لأحكام القرآن، والمبين لما تضمن من السنة وأحكام الفرقان) dans les mêmes termes et contexte historique: وقوله [ تعالى ] ( والمحصنات من النساء إلا ما ملكت أيمانكم ) أي : وحرم عليكم الأجنبيات المحصنات وهن المزوجات ( إلا ما ملكت أيمانكم ) يعني : إلا ما ملكتموهن بالسبي ، فإنه يحل لكم وطؤهن إذا استبرأتموهن ، فإن الآية نزلت في ذلك . Il est donc évident que la simple lecture du texte coranique doit forcément s’accompagner de la lecture de son interprétation par les grands interprètes de l’Islam qui ont produit des références incontournables pour comprendre le texte et le contexte. D’ailleurs , cette absence de référence au contexte et l’attachement uniquement au corps du texte coranique, a produit des clichés de la religion musulmane qui ne correspondent pas à la réalité. Ainsi ce verset est venu régir un contexte de guerre et a fourni des solutions correspondant au milieu socio-culturel d’époque que Dieu à travers sa sainte parole, et celle de son prophète Mohamed (PSL), a ramené progressivement au droit chemin. L’abolition progressive de l’esclavage par l’Islam ne peut se comprendre qu’à travers le contexte. III- Ce que l’on doit dire : l’esclavage dans le texte et dans le contexte La question est: si l’esclavage existe dans le contexte (Mauritanien), il faut bien admettre qu’il y a quelque part une cause à cela. Et cette cause peut se résumer en ceci: il y a des esprits qui veulent que l’esclavage soit justifié par le texte sacré et maintenu dans le contexte mauritanien, en ignorant sciemment le contexte historique du texte sacré, contexte qui n’est pas mauritanien. Ils contribuent alors à vouloir justifier l’esclavage par le texte sacré et le contexte. En effet, l’assimilation du Coran et son exposé sont souvent dissociés de l’interprétation (textuelle et contextuelle) par les références de l’Islam, et c’est en cela que l’incompréhension prend place. Comment peut-on justifier que dans nos pays, qu’il existe encore une forme d’esclavage avec des séquelles ostensibles, sur l’individu et la mentalité de toute une société? De deux choses l’une: soit le Coran admet l’esclavage, ce qui est, comme on l’a montré, faux, soit ceux qui sont censé détenir le savoir religieux ,ne connaissent pas le texte et le contexte, ce qui fort improbable. Il est absolument nécessaire que l’enseignement et la vulgarisation du Coran s’accompagnent de son interprétation par les interprètes d’autorité en Islam, qu’il soit mis dans son contexte. Ainsi l’enseignement du Coran se limitant à sa récitation, ce qui est l’exemple de l’Education religieuse de la majorité du peuple ne s’accompagne pas chez l’apprenant des outils (le sources principales et secondaires de l’Islam) de sa compréhension.Ces outils sont réservés à des érudits alors qu’ils faut vulgariser leur connaissance auprès du peuple. Suffit-il, 0 titre d’exemple, de réciter le texte de sourate “Ennissa”, pour prétendre la comprendre? Certainement que non et nous l’avons montré plus haut, à travers ses versets. C’est la raison pour laquelle le défaut de compréhension du texte et son application littérale ont causé du tort à l’Islam. Et cela a poussé à accréditer l’idée que l’esclavage étant dans le texte il doit l’être dans le contexte. Réformer l’enseignement des mahadras pour qu’il puisse devenir un enseignement universel, imbu de culture et d’histoire aboutissant à la formation de vrais savants en Islam. Tels les anciens savants qui étaient ouverts à toutes les sciences et non des exégètes du Coran, et des glossateurs et post-glossateurs des écrits des érudits. L’ouléma d’aujourd’hui contrairement aux oulémas d’autrefois, n’intègre pas la science à son savoir, il se suffit du dogme religieux et n’élargit pas ses horizons par l’intégration de la connaissance universelle telle qu’elle fut recommandée par les précurseurs de la pensée islamique et ses fondateurs. Ainsi le premier magistrat de l’Islam et le commandeur des croyants, le Calife Omar Ibn El khattab, recommandait d’apprendre la généalogie, la poésie, l’astronomie et la science des étoiles vantant le mérite de ces savoirs dans la connaissance de soi, de son éducation, de son orientation sur terre et sur les mers. Ali Ben Abi Talib a dit: « Si vous interrogez le Coran, il ne vous répondra pas. Mais, je vais vous renseigner sur lui : il contient la science de l'avenir et les chroniques du passé. Il est la thérapeutique de vos maux et l'institution qui vous unit.» Il disait également : « Le savant est mieux que le jeuneur, que l'homme qui prie et que le combattant dans la voie d'Allah. Lorsqu'un savant vient à mourir, une brèche se crée en Islam que ne peut colmater qu'un autre savant qui lui succèdera.» Il faudrait cependant que les savants (“ouléma”), ne se réduisent plus dans leur définition et dans leur conception aux promotions des cursus arides d’institutions religieuses, coupées de la science et du savoir et déversés dans les rangs d’une société mauritanienne malléable et dans les rouages d’un Etat qui cherche ses marques et sur lequel l’influence de la pensée fermée est pire que les tsunamis. Dans un des chapitres de mon roman “Oualata, le Secret d’une Mauritanie heureuse” '(Editions Cultures croisées. Paris), je m’évertuais à imaginer nos oulémas du siècle à venir. Et aujourd’hui je me dis, face au contexte, que mon texte restera un pré-texte pour un contexte qui s’éloigne chaque jour. Voici le texte: En l’an 2254, tous les corps sortant des mahadras et autres institutions d’enseignement religieux reçoivent les mêmes charges horaires dans les matières religieuses et dans les sciences exactes. Ainsi nos imams peuvent aussi bien vous expliquer le saint livre que la théorie de la relativité générale. Cette ouverture rejetant le dogmatisme a fait progresser l’enseignement religieux de façon fulgurante et a constitué un véritable retour aux sources car les savants des temps anciens pouvaient être à la fois théologiens, mathématiciens, philosophes, médecins etc. Leur foi s’affermissait à la découverte des sciences qui les rapprochaient de Dieu. Ainsi on doit la Mosquée centrale de Boutilimit à un Imam mathématicien architecte qui la conçue sur une base quadratique sur laquelle s’élèvent des voûtes de cristal dont la réverbération sur le Mihrab (pôle de prière) reproduit en rayons scintillants la syntaxe des versets coraniques. Il a utilisé son savoir dans la psalmodie du coran pour calculer avec précision le mouvement des spectres lumineux qui s’alternent comme des mots, sans lettres, reproduisant une psalmodie en brins de lumières. Un monument objet d’études dans les écoles d’architecture du monde entier. Extraits de “Oualata, le Secret d’une Mauritanie heureuse” '(Editions Cultures croisées. Paris), Ces oulémas n’existent pas encore. Ceux d’aujourd’hui ont mis le texte hors du contexte. Voici l’ exemple d’une croyante conseillée par des oulémas et qui pense que les maris des musulmanes mariées (et donc libres), doivent acheter des étrangères et les mettre en esclavage pour pour satisfaire aux exigences de leur excès de libido ! A méditer, au regard du texte et du contexte. En conclusion: Chercher à promouvoir ou maintenir l’esclavage (qui est une atteinte à l’homme et à sa dignité), en invoquant le Coran est une entreprise qui ne correspond ni à l’essence du Coran (venu sauver l’humanité), ni au message du dernier des prophètes Mohamed (Paix soit sur lui), elle correspond davantage à des intérêts inavoués de gens qui dénaturent la parole de Dieu. Mais, dans son omniscience, Dieu ne les a point oubliés. N’a-t-il pas dit: اشْتَرَوْا بِآيَاتِ اللَّهِ ثَمَنًا قَلِيلًا فَصَدُّوا عَنْ سَبِيلِهِ ۚ إِنَّهُمْ سَاءَ مَا كَانُوا يَعْمَلُون “Ils troquent à vil prix les versets d'Allah (le Coran) et obstruent Son chemin. Ce qu'ils font est très mauvais!” Verset que Eljellaleyn et Ibn koutheir interprêtent de la façon suivante: فسير الجلالين { اشترَوا بآيات الله } القرآن { ثمنا قليلا } من الدنيا أي تركوا اتباعها للشهوات والهوى { فصدُّوا عن سبيله } دينه { إنهم ساء } بئس { ما كانوا يعملونـ } ـه عملهم هذا . تفسير بن كثير يقول تعالى ذماً للمشركين وحثاً للمؤمنين على قتالهم: { اشتروا بآيات اللّه ثمنا قليلا} يعني أنهم اعتاضوا عن اتباع آيات اللّه بما التهوا به من أمور الدنيا الخسيسة { فصدوا عن سبيله} أي منعوا المؤمنين من اتباع الحق { إنهم ساء ما كانوا يعملون لا يرقبون في مؤمن إلا ولا ذمة} تقدم تفسيرها وكذا الآية التي بعدها. Et Dieu n’oubliera personne. Ne le maitre ni l’esclave. Ni ceux qui ont fait d’hommes libres, des esclaves en cherchant à substituer à une parole d’humanité et de dignité (le Coran), une parole de servilité et d’exploitation (leur propre parole) . Mais que vaut leur parole face au texte et au contexte? Pr ELY Mustapha Publié par

References: ART. 182
 ART. 183
 ART. 189
 l'article 87
 ART. 87
 ART. 88
 ART. 285
 ART. 53
 ART. 54