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Timestamp: 2019-06-18 14:46:53+00:00

Document:
Fin des Temps et Fin du Monde, vraiment le même événement ?
par Manu le Dim 18 Déc 2011 - 23:37
L'expression "Fin des Temps" est similaire à "Fin du Temps des Nations". C'est l'époque dans laquelle nous vivons. Le Christ revient une deuxième fois spirituellement afin d'inaugurer "Des Cieux Nouveaux et une Terre Nouvelle", c'est le "Millénaire de Paix" prophétisé dans l'Apocalypse de St Jean. A la fin de ces mille ans de Paix, il sera donné à Satan une dernière occasion de tourmenter l'humanité, puis ce sera le retour ultime du Christ, la "Fin du Monde".
Cette interprétation n'a rien à voir avec l'hérésie du "Millénarisme" condamnée à juste titre par l’Église :
“Le Millénarisme condamné par l’Église aux temps de St Augustin ne concerne pas les mille ans, mais la présence du Christ sur la terre, un Christ perçu comme roi suprême de toute la Planète, occupé pendant mille ans à faire des festins, avec des banquets et des ballets mondains, comme les païens avaient l’habitude de faire en ce temps-là, y compris les beuveries des ivrognes et les orgies sexuelles. Ces fameux “millénaristes" fondaient leur proposition sur une phrase du texte biblique, celle qui dit: “Le temps des noces de l’agneau est arrivé. La mariée est prête!" “Écris: heureux les invités au banquet des noces de l’agneau!” Père Penasa.
La condamnation du St Office émise en 1944 a été rédigée par l’Église en réponse à la position adoptée par un théologien espagnol qui, quelques années auparavant, avait proposé un Millénarisme un peu moins grossier que celui qui avait déjà été condamné au préalable. (Le théologien espagnol proposait d’éliminer les abus culinaires et sexuels, tout en gardant l’image politique du Christ). Cette condamnation du St Office porte la date du 14 juillet 1944 (décret n. 3839), et le Catéchisme de l’Église catholique en fait mention à l’article n. 676. (Au besoin, voir aussi les notes n. 87 et n. 102).
C'est un sujet difficile, car les Mormon, les Témoins de Jéova, le New Age, la Franc-Maçonnerie, les gens du NWO (New World Order), annoncent eux aussi une aire de paix, mais qui est plus matérialiste que spirituelle.
Que sont donc ces "mille ans de Paix" dont parle St Jean ? S'ils étaient déjà passés, cela se saurait !
Merci d'avance de vos réactions. Il y a encore beaucoup à dire mais j'arrête là pour l'instant.
Re: Fin des Temps et Fin du Monde, vraiment le même événement ?
par sycier le Lun 19 Déc 2011 - 9:49
Sur ce sujet, je viens de trouver sur un site qui s'appelle Bible ouverte ces textes que voici , je ne sais pas si l'on peut se fier à ces interprétations ? :
" Le règne terrestre de Jésus-Christ ou Millenium
et un coup d'oeil vers l'éternité
Dans sa Parole, Dieu nous révèle les points essentiels de l'avenir, mais ne donne pas tous les détails. De ce fait, diverses interprétations ont vu le jour, même chez les chrétiens sincères. Le point de vue exprimé ci-après porte le nom de "prémillénarisme" en ce sens qu'il prévoit le retour de Christ pour inaugurer le Millénium. Cette doctrine tient compte de tous les enseignements de la Bible sur ce sujet, elle est donc la plus solidement fondée.
1. Le déroulement du règne de Christ sur la terre
Le règne de Christ sur la terre est introduit par sa victoire sur l'Antichrist, le faux prophète et Satan ( Ap 19:17-20:3a). L'Antichrist et le faux prophète sont jetés dans l'étang de feu et de soufre; Satan est lié et perd ainsi toute sa puissance d'action.
Le règne terrestre de Christ dure 1000 ans ( Ap 20:4-6), d'où son nom de Millénium.
Avant le début de ce règne, les croyants d'avant Jésus-Christ, les rachetés du temps de l'Eglise ainsi que les saints de la grande tribulation ressuscitent ( Ap 20:4, Ap 20:6; 1 Co 15:22-23).
La fin du règne est marquée par une denière révolte de Satan qui, délié pour un peu de temps, séduit les nations et les entraîne à sa suite à se rebller contre Dieu ( Ap 20:8-9).
Définitivement vaincu, Satan est à son tour jeté dans l'étang de feu et de soufre ( Ap 20:10; 1 Co 15:24).
Tous ceux qui ne sont pas ressuscités avant le Millenium ressuscitent à la fin de celui-ci pour comparaître devant le grand trône blanc du jugement dernier ( Ap 20:11-15).
2. Les caractéristiques du règne de Christ sur la terre
Satan est lié et empêché de séduire les nations ( Ap 20:1-3);
les saints de tous les temps règnent avec Christ ( Da 7:18, Da 7:27; Ap 5:10; 2 Ti 2:12; 1 Th 3:13);
la paix règne sur la terre ( Es 2:2-4; Es 9:5-6; Es 32:17-18);
la justice est établie sur la terre ( Es 11:3-5; Ps 85:14; Ap 19:11, Ap 19:15);
Israël est un témoignage pour les autres nations ( Za 8:13, Za 8:21-23; Ez 37:27-28; cf. Ro 11:12, Ro 11:15);
la nature est affranchie de la malédiction ( Es 11:1-10; Ro 8:19-22);
la terre est remplie de la connaissance de Dieu ( Es 11:9; Ha 2:14). "
par Rémi le Lun 19 Déc 2011 - 14:38
Sycier, cela vient d'un site évangélique et peut différer de l'interprétation catholique de cet évènement. Essayer de vous en tenir à des sites catholiques conforme à notre foi.
Le mille ans est symbolique et non d'une durée de milles années précisément.
Voici un peu d'enseignement sur ce point et sur celui d'un supposé enlèvement.
par sycier le Lun 19 Déc 2011 - 17:27
Ah oui je n'étais pas sûre que c'était un site évangélique mais il est vrai qu'il semblerait qu'il y ait de grandes questions en ce moment sur la fin des temps et beaucoup de gens semblent confondre fin des temps et fin du monde, que dit le catéchisme de l'Eglise catholique exactement , oui je pense que nous devons nous fier à se que disent les Pères de l'Eglise et parmi les grands Saints de l'Eglise catholique, que disent-ils ?
Sur un autre site j'ai trouvé ceci , le site jeanderoquefort, qu'en pensez-vous ?
2.1.4 Distinction entre la « fin des temps » et la « fin du monde »
2.1.4.1 Catéchisme de l’Eglise Catholique
« Le salut [est] prêt à se manifester au dernier moment » (1 P 1,5) nous indique l’Apôtre Saint Pierre.
Ainsi, comme le souligne la note ‘e’ page 2321 de la Bible de Jérusalem, le salut définitif s’opérera au cours de « la dernière période de l’histoire, inaugurée par Jésus, qui s’achèvera par la Révélation ou Parousie (Cf. Jc 5,8 ; Mc 1,15) », correspondant à la « fin des temps » et non à la « fin du monde » comme nous le disions au § 2.1.3.1 en référence aux § 782 et § 2771 du Catéchisme de l’Eglise Catholique.
En ce sens, il est remarquable de noter dans la Table Analytiquedu Catéchisme de l’Eglise Catholique en version française, la nette distinction, entre la « fin des temps » au mot « fin », page 694, et la « fin du monde » au mot « monde », page 713.
En ce qui concerne la « fin des temps » nous pouvons légitimement retenir les § 682, 686, 865, 1042, 1060 où la dénomination est directement employée, en lien logique avec les § 1043 à 1050 puisque l’on y traite du même sujet, comme le titre de la section nous l’indique « l’espérance des cieux nouveaux et de la terre nouvelle » (sachant que le § 48 de constitution dogmatique du Concile Vatican II sur l’Eglise « Lumen Gentium », reproduis partiellement ci-dessous, prévoit également l’établissement « des cieux nouveaux et de la terre nouvelle » pour la période de la « fin des temps »).
En ce qui concerne la « fin du monde » nous retiendrons, de la même façon, les § 681, 1001 où la dénomination est directement employée.
Ainsi, pour le sujet qui nous intéresse, les deux paragraphes suivants du Catéchisme de l’Eglise Catholique apparaissent fondamentaux :
§ 681 : « Au Jour du Jugement, lors de la fin du monde, le Christ viendra dans la gloire pour accomplir le triomphe définitif du bien sur le mal qui, comme le grain et l’ivraie, auront grandi ensemble au cours de l’histoire ».
§ 682 : « En venant à la fin des temps juger les vivants et les morts, le Christ glorieux révélera la disposition secrète des cœurs et rendra à chaque homme selon ses œuvres et selon son accueil ou son refus de la grâce ».
2.1.4.2 Analyse critique
Après avoir identifié les paragraphes du Catéchisme de l’Eglise Catholique relatifs à la « fin des temps » et la « fin du monde », allons plus avant dans notre analyse conceptuelle.
A la lecture des § 681 et 682, cités ci-avant, il apparaît clairement qu’il est question du retour glorieux du Christ et du Jugement, et que, dans ce cas, les dénominations « fin du monde » et « fin des temps » seraient identiques voire équivalentes.
L’objectif de cette section est de bien montrer qu’il n’en est pourtant pas ainsi.
Pour ce faire j’illustrerai mes propos et développerai mon argumentaire à partir du § 48 de la constitution dogmatique du Concile Vatican II sur l’Eglise « Lumen Gentium »intitulé, page 84 de mon édition, « Caractère eschatologique de la vocation chrétienne » :
« Nous voilà donc déjà parvenus à la fin des temps (Cf. Co 10,11), […]. Mais tant qu’il n’y aura pas de nouveaux cieux et de terre nouvelle où habite la justice (Cf. 2 P3,13), l’Eglise voyageuse portera, dans ses sacrements et dans ses institutions, qui appartiennent à l’ère présente, le reflet de ce monde qui passe ; elle-même vit au milieu des créatures, qui jusqu’à présent soupirent et souffrent les douleurs de l’enfantement en attendant la révélation des fils de Dieu (Cf. Rm 8,19.22) […].
Avant de régner avec le Christ glorieux, nous comparaîtrons tous devant le tribunal du Christ pour recevoir le salaire du bien ou du mal que nous aurons accompli durant notre vie corporelle (Cf. 2 Co 5,10) ; et à la fin du monde « ceux qui auront fait le bien en sortiront pour la résurrection de la vie, et ceux qui auront fait le mal, pour la résurrection de la damnation (Cf. Jn 5,29 ; Cf Mt 25,46) ».
Rappelons tout d’abord, que ce texte a une portée dogmatique, c'est-à-dire qu’aucun fidèle y compris le Souverain Pontife lui-même ne peut le remettre en cause : c’est l’obéissance de la foi qui est ici requise pour l’ensemble des fidèles (Cf. § 2.1.1 Le « Magistère » de l’Eglise Catholique).
Son degré d’autorité garantit ainsi le caractère certain de ses affirmations, qui est par nature supérieur à celui du Catéchisme de l’Eglise Catholique et à fortiori tous les autres textes du Magistère « authentique » des papes, comme les discours, les homélies, ainsi que toute lettre apostolique ou encyclique.
La conjonction de coordination « et », placée entre les deux ensembles de propositions, fait apparaître une véritable césure dans le texte.
Ainsi, il est remarquable de vérifier que l’ensemble du texte précédant la conjonction de coordination « et »,concerne la période de la « fin des temps »qui doit s’achever par la seconde venue du Seigneur (Cf. § 782 et 2771 du Catéchisme de l’Eglise Catholique), alors que tout ce qui s’y trouve après (jusqu’au point final de la citation), se rapporte à la « fin du monde ».
Cette observation est d’une importante capitale puisqu’elle confirme de manière claire et irréfutable la différence majeure qu’il existe entre la « fin des temps » et la « fin du monde », nous permettant ainsi d’éviter une confusion quasi-systématique de ces deux dénominations qui ne sont absolument pas équivalentes.
Pour bien montrer qu’en aucun cas, cela ne saurait être une erreur ou un ajout dans la traduction française, il convient de présenter également le texte latin original, dans lequel il est aisé de vérifier que la conjonction de coordination « et » s’y trouve bien initialement.
Le texte présente ci-dessous, est le plus officiel qui soit, puisque qu’il provient des documents originaux du Concile Vatican II, retranscrits et accessibles sur le site du Vatican :
« Iam ergo fines saeculorum ad nos pervenerunt (Cf. 1 Cor 10,11) […].Donec tamen fuerint novi coeli et nova terra, in quibus iustitia habitat (Cf. 2 Pt 3,13), Ecclesia peregrinans, in suis sacramentis et institutionibus, quae ad hoc aevum pertinent, portat figuram huius saeculi quae praeterit et ipsa inter creaturas degit quae ingemiscunt et parturiunt usque adhuc et exspectant revelationem filiorum Dei (Cf. Rom 8,19-22) [...].
Etenim, antequam cum Christo glorioso regnemus, omnes nos manifestabimur "ante tribunal Christi, ut referat unusquisque propria corporis, prout gessit sive bonum sive malum" (2 Cor 5,10) et in fine mundi "procedent qui bona fecerunt in resurrectionem vitae, qui vero mala egerunt, in resurrectionem iudicii" (Io 5,29; Cf. Mt 25,46) ».
Il est vrai que la remarque que nous venons de formuler n’est pas évidente au premier abord, puisqu’elle impose la juxtaposition d’un autre texte du Magistère pour lever l’ambiguïté conceptuelle.
C’est la raison pour laquelle, une grande partie des prêtres, exégètes, et théologiens, peuvent commettre, en toute bonne foi, l’erreur sémantique fondamentale d’identifier « fin des temps » et « fin du monde », bien que ces deux dénominations renvoient à des réalités bien distinctes. C’est avec insistance, que j’attire votre attention sur ce point précis de doctrine, car c’est un élément majeur pour l’ensemble de notre argumentation.
Cette ambigüité est malheureusement omniprésente dans nos textes bibliques et doctrinaux, ce qui a généralement pour effet de cultiver une grande confusion.
Afin de montrer le caractère récurrent de cette erreur, il suffit par exemple de se reporter au passage de Mt 28,19-20 :
« 19 Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, 20 et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde ».
qui trouve d’ailleurs lui-même un écho différent selon les paragraphes du Catéchisme de l’Eglise Catholique auxquels on se réfère :
§ 2 : « Pour que cet appel retentisse par toute la terre, le Christ a envoyé les apôtres qu'il avait choisi en leur donnant mandat d'annoncer l’Evangile : "Allez, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous pour toujours, jusqu'à la fin du monde" (Mt 28,19-20). Forts de cette mission, les apôtres "s'en allèrent prêcher en tout lieu, le Seigneur agissant avec eux et confirmant la Parole par les signes qui l'accompagnaient" (Mc 16,20) ».
§ 788 : « Lorsque sa présence visible leur a été enlevée, Jésus n'a pas laissé orphelins ses disciples (Cf. Jn 14,18). Il leur a promis de rester avec eux jusqu'à la fin des temps (Cf. Mt 28,20), il leur a envoyé son Esprit (Cf. Jn 20,22 ; Ac 2,33). La communion avec Jésus en est devenue, d'une certaine façon, plus intense : "En communiquant son Esprit à ses frères, qu'il rassemble de toutes les nations, Il les a constitués mystiquement comme son corps" (LG 7) ».
ou encore dans le même Catéchisme de l’Eglise Catholique :
§ 988 : « Le Credo chrétien - profession de notre foi en Dieu le Père, le Fils et le Saint Esprit, et dans son action créatrice, salvatrice et sanctificatrice - culmine en la proclamation de la résurrection des morts à la fin des temps, et en la vie éternelle ».
alors qu’au § 1001 il est question de la Parousie et de la résurrection des morts liée à la « fin du monde » :
§ 1001 : « Quand ? Définitivement "au dernier jour" (Jn 6,39-40 ; Jn 6,44 ; Jn 6,54 ; Jn 11,24) ; "à la fin du monde" (LG 48). En effet, la résurrection des morts est intimement associée à la Parousie du Christ : Car lui-même, le Seigneur, au signal donné par la voix de l'archange et la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts qui sont dans le Christ ressusciteront en premier lieu (1 Th 4,16) ».
Ces observations révèlent ainsi que le Catéchisme de l’Eglise Catholique confond effectivement, comme la plupart des textes du Magistère « fin des temps » et « fin du monde ».
Pour autant, ces remarques n’affectent en rien le contenu doctrinal des textes qui nous sont proposés, mais entendent simplement relever certaines ambigüités qui peuvent s’avérer préjudiciables pour de nombreux fidèles.
Afin de conforter notre distinction entre « fin des temps » et « fin du monde », on peut également rapprocher un autre texte, cette fois du Magistère « authentique » du Saint Père Benoît XVI. C’est un extrait de l’audience générale du 12 novembre 2008 :
« […] Enfin, un dernier point qui peut nous paraître un peu difficile. Saint Paul en conclusion de sa première Lettre aux Corinthiens, répète et fait dire aux Corinthiens une prière née dans les premières communautés chrétiennes de la région palestinienne : Maranà, thà! Qui signifie littéralement "Notre Seigneur, viens !" (16, 22). C'était la prière de la première chrétienté et le dernier livre du Nouveau Testament, l'Apocalypse, se termine lui aussi par cette prière : "Seigneur, viens !". Pouvons-nous nous aussi prier ainsi ? Il me semble que pour nous aujourd'hui, dans notre vie, dans notre monde, il est difficile de prier sincèrement pour que périsse ce monde, pour que vienne la nouvelle Jérusalem, pour que vienne le jugement dernier et le juge, le Christ. Je pense que si sincèrement nous n'osons pas prier ainsi pour de nombreux motifs, nous pouvons cependant également dire d'une manière juste et correcte, avec la première chrétienté : "Viens, Seigneur Jésus !". Bien sûr nous ne voulons pas qu'arrive la fin du monde. Mais d'autre part, nous voulons également que se termine ce monde injuste.
Nous voulons également que le monde soit fondamentalement changé, que commence la civilisation de l'amour, qu'arrive un monde de justice, de paix, sans violence, sans faim. Nous voulons tout cela : et comment cela pourrait-il arriver sans la présence du Christ ? Sans la présence du Christ, un monde réellement juste et renouvelé n'arrivera jamais. Et même si d'une autre manière, totalement et en profondeur, nous pouvons et nous devons dire nous aussi, avec une grande urgence dans les circonstances de notre époque : Viens, Seigneur ! Viens à ta manière, selon les manières que tu connais. Viens où règnent l'injustice et la violence. Viens dans les camps de réfugiés, au Darfour, au Nord-Kivu, dans de nombreuses parties du monde. Viens où règne la drogue. Viens également parmi ces riches qui t'ont oublié, qui vivent seulement pour eux-mêmes. Viens là où tu n'es pas connu. Viens à ta manière et renouvelle le monde d'aujourd'hui.
Par ce court extrait, le Saint Père évoque la réalité de nos temps actuels. Temps qui ne sont pas ceux de la « fin du monde » mais bien ceux de la « fin des temps ».
Le Saint Père évoque son désir que « se termine ce monde injuste » pour laisser place à celui de la « civilisation de l’amour ».
De plus il est important de souligner que le Saint Père emploi les termes « nous pouvons cependant (également) dire d'une manière juste et correcte », ce qui a pour effet de lever toute équivoque, en bien montrant le caractère véridique et sûr d’une telle perspective.
Notons enfin, que le Saint Père appelle le Seigneur avec insistance une dizaine de fois dans ce court extrait, ce qui n’est absolument pas anodin ! Par une telle insistance, il entend en substance, nous signifier la proximité des évènements, en prenant le soin de préciser que le Christ reviendra selon « la manière et les manières » qu’Il connaît afin de « renouveler le monde d’aujourd’hui ».
L’annonce qui nous est faite est bien celle de la seconde venue du Seigneur pour cette « fin des temps » que le Saint Père prend le soin distinguer, il est vrai avec beaucoup de finesse de celle de la « fin du monde », en employant les termes : « Il me semble que pour nous aujourd'hui, dans notre vie, dans notre monde, il est difficile de prier sincèrement pour que périsse ce monde, pour que vienne la nouvelle Jérusalem, pour que vienne le jugement dernier et le juge, le Christ ».
Enfin, il convient de préciser quels temps sont à considérer lorsque l’on évoque la « fin des temps ».
Pour cela, je retranscris dans ce qui suit, l’intégralité de la note ‘63’, page 46 de l’ouvrage « Le soleil du divin Vouloir » de Johannes de Parvulis, qui me paraît tout à fait explicite :
« La Fin des Temps, c’est la Fin des Temps que la race juive a dû vivre en exil à partir de l’année 70 après J-C. L’expression Fin des Temps est liée à l’histoire du Peuple juif. En l’année 70 après J-C, les légions romaines ont pris Jérusalem, détruit le temple de Jérusalem et obligé les rescapés juifs à s’exiler. La somme des siècles que les Juifs ont dû passer en exil après ces évènements constitue le « Temps des Païens » ou « Temps des Nations païennes », (Lc 21,24). Puisque ce temps s’achève - car, en 1948, les Juifs ont pu rentrer à Jérusalem et réorganiser leur ancien Etat - cela signifie que les Juifs sont maintenant rendus à la fin des Temps [ce dont ils sont absolument convaincus, depuis leur retour à Jérusalem en 1948] qu’ils ont dû passer en exil, au sein des nations dites païennes. Cette Fin des Temps est une étape très importante pour le Peuple juif, mais aussi pour l’humanité entière ».
NB 1: En lien direct avec la dernière apparition de Fatima du 13 octobre 1917, au cours de laquelle se réalisa le « Miracle » (annoncé par la Très Sainte Vierge Marie le 19 août 1917) par le signe prodigieux de la danse du soleil observé par 70 000 personnes, se produisit simultanément, le mois suivant, un autre signe : la perspective du retour d’Israël en Palestine, par la Déclaration Balfour, publiée le 2 novembre 1917.
NB 2: « La Déclaration Balfour de 1917 est une lettre ouverte adressée à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937), publiée le 2 novembre 1917 par Arthur James Balfour, le ministre britannique des Affaires Étrangères, en accord avec Chaim Weizmann, alors président de la Fédération Sioniste et qui sera élu en 1948 Président de l'Etat d'Israël […].
En publiant cette lettre le Royaume-Uni se déclare favorable à « l'établissement d'un foyer national pour le peuple juif en Palestine » (extraits de l’article « Déclaration Balfour de 1917 », de l’encyclopédie libre Wikipedia).
En complément voici la note ‘d’de la Bible de Jérusalem relative à Lc 21,24 :
« Les 70 ans de Jr 25,11 ; 29,10 ; 2 Ch 36,20-21 ; Dn 9,1-2, repris dans la prophétie des 70 semaines d’années de Dn 9,24-27, [représentent les] chiffres symboliques et mystérieux du temps accordé par Dieu aux nations païennes pour chatier Israël coupable, après quoi celui-ci verra sa délivrance ».
Par prolongement, c’est la fin d’une ère ou Satan a régné, la fin du chaos mondial que nous connaissons actuellement, où l’apostasie est devenue généralisée. Fin de la barbarie de ce monde, fait de guerres fratricides, de bouleversements climatiques, fin de ce monde matérialiste et athée, dans lequel l’argent et le pouvoir règnent en maître, mais aussi fin de la souffrance humaine physique et morale, car Dieu guérira tous les maux aussi longtemps que l’homme lui sera fidèle (car avant la « fin du monde », l’humanité se pervertira de nouveau).
Un autre temps va s’ouvrir celui de la réconciliation de Dieu avec les hommes, une ère de paix de joie et d’amour, un monde nouveau qui ne connaîtra plus la décadence, mais vivra de l’harmonie même et de la présence du Dieu vivant, c’est l’ère de l’amour de l’Esprit Saint qui vient.
par sycier le Lun 19 Déc 2011 - 18:57
Mais je ne sais pas qui est Jean de Roquefort, est-il crédible ? Car il y a vraiment de quoi perdre son latin en ce moment dans l'Eglise...
par Rémi le Lun 19 Déc 2011 - 21:12
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit: Mais je ne sais pas qui est Jean de Roquefort, est-il crédible ? Car il y a vraiment de quoi perdre son latin en ce moment dans l'Eglise...
Ayant explorez un peu son site web je ne le conseille pas aux fidèles qui n'ont pas une bonne connaissance des véritables prophéties des saints sur la fin des temps car tout y est mélangé, les vrais prophètes avec les faux et son résumé de ce qui s'en vient n'est pas toujours conforme au magistère de l'Église catholique.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit: Car il y a vraiment de quoi perdre son latin en ce moment dans l'Eglise...
L'Église a toujours le même message, le problème c'est que beaucoup d'individus se croient investis d'une mission supposément divine et propagent de par le monde de fausses prophéties et de faux messages du ciel qui sèment la confusion dans l'Église. Cela sème l'anarchie sous couvert de supposés messages divin, ces "messagers" ont l'apparence de la piété mais renient ce qui en fait la force, ils parlent de Dieu mais enseignent par leurs comportement à ne pas suivre les directives de leurs évêques respectifs, la piété sans l'obéissance et l'humilité n'est que poudre aux yeux.
par Manu le Lun 19 Déc 2011 - 22:43
Un GRAND MERCI, Sycier pour ce commentaire très érudit et très pertinent !
Oui, Sycier, je suis d'accord qu'il y a de quoi en perdre son latin dans l’Église. Mon avis est que nous avons nos "scribes modernes", certains théologiens, qui se disent détenteurs de la connaissance des Écritures. Or, les passages prophétiques ont cette caractéristique qu'ils ne peuvent pas être décryptés sans l'aide d'une révélation qui seule peut nous en ouvrir le sens caché. C'est la raison pour laquelle Jésus fut adoré en tout premier par des bergers, par des "petits" au cœur pur et non par les scribes. C'est un peu ce qui se passe actuellement, ne trouvez-vous pas ? Prions pour le Pape, qu'il reste humble et continue à s'ouvrir à cette perspective d'une Parousie intermédiaire qui est la seule réponse valable à la fausse paix promise par les faux prophètes qui font la promotion du mondialisme babélien satanique (franc-maçonnerie).
Puissions-nous suivre Marie sur le chemin de l'humilité et entourer le Pape Benoît XVI de nos prières.
Encore merci à vous Sycier et Remi pour vos réactions !
Remi, je viens de voir votre dernier post. Vous avez parfaitement raison de nous rendre attentifs aux faux prophètes, c'est la raison pour laquelle il ne faut jamais lire une prophétie sans d'abord demander à l'Esprit Saint de nous éclairer. Je peux témoigner que l'Esprit nous éclaire vraiment si nous acceptons de nous laisser éclairer par Lui.
» Fin des Temps et Fin du Monde, vraiment le même événement ?
» ...consommation des siècles, fin du monde, fin des temps et Parousie.

References: § 2
 § 782
 § 2771
 § 682
 § 1043
 § 48
 § 681

§ 681

§ 682
 § 681
 § 48
 § 2
 § 782
in fine

§ 2

§ 788

§ 988
 § 1001

§ 1001