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Timestamp: 2016-10-27 15:02:32+00:00

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5A_397/2015 (23.11.2015)
5A_397/2015 � � Arr�t du 23 novembre 2015
repr�sent� par Me Chantal Kuntzer-Krebs,
repr�sent�e par Mes Fran�oise Desaules-Zeltner
et C�line de Weck-Immel�, avocates,
liquidation du r�gime matrimonial (divorce),
recours contre l'arr�t de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Neuch�tel du 2 avril 2015.
A.A.________, n� en 1950, et B.A.________, n�e en 1949, se sont mari�s le 27 ao�t 1983 au Togo. Cinq enfants sont issus de cette union: C.________, n�e le 17 ao�t 1984, D.________, n� le 31 mai 1987, et E.________, F.________ et G.________, tous trois n�s le 11 d�cembre 1989.
Le couple s'est s�par� courant 2001 et une ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 17 novembre 2003, r�glementant leur vie s�par�e, a �t� confirm�e par arr�t de la Cour de cassation civile du Tribunal cantonal du canton de Neuch�tel du 16 avril 2004 (ci-apr�s: Tribunal cantonal). Le dispositif de cette ordonnance condamnait notamment le mari � verser une contribution mensuelle � l'entretien de l'�pouse.
Le 15 juin 2006, le mari a ouvert action en divorce. Plusieurs audiences ont �t� tenues, respectivement les 26 f�vrier 2007, 6 novembre 2008, 4 juin 2009, 17 juin 2010, 30 juin 2011, 8 novembre 2011 et 16 janvier 2013, qui ont permis aux parties de conclure des accords partiels sur les cons�quences de leur s�paration. L'instruction de la cause a par ailleurs port� sur de nombreuses mesures. Ainsi, deux expertises ont successivement �t� mises en oeuvre aux fins d'�valuer la valeur des deux immeubles sis � U.________, rue X.________ d'une part et rue Y.________ d'autre part, appartenant au mari.
Par jugement du 21 f�vrier 2014, le Tribunal civil du Littoral et du Val-de-Travers (ci-apr�s: Tribunal civil) a, notamment, prononc� le divorce des �poux, ratifi� les accords partiels pass�s par les parties aux audiences des 30 juin 2011 et 16 janvier 2013 et condamn� le mari � verser � l'�pouse la somme de 5'798 fr. au titre de la liquidation du r�gime matrimonial.
Statuant le 2 avril 2015 sur appel de l'�pouse et appel joint du mari, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal a, entre autres points, port� � 110'289 fr. le montant d� par ce dernier au titre de la liquidation du r�gime matrimonial.
Par acte post� le 11 mai 2015, le mari exerce un recours en mati�re civile contre l'arr�t du 2 avril 2015. Il conclut principalement � son annulation et � sa r�forme en ce sens que l'�pouse est condamn�e � lui verser la somme de 77'725 fr. au titre de la liquidation du r�gime matrimonial. Subsidiairement, il demande le renvoi de la cause � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision au sens des consid�rants.
1.1.�Le recours est dirig� contre une d�cision finale (art. 90 LTF), prise en derni�re instance cantonale et sur recours par un tribunal sup�rieur (art. 75 LTF), dans une contestation civile (art. 72 al. 1 LTF) de nature p�cuniaire dont la valeur litigieuse atteint 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF); il a par ailleurs �t� d�pos� en temps utile (art. 100 al. 1 et 46 al. 1 let. a LTF), par la partie qui a succomb� dans ses conclusions devant l'instance pr�c�dente (art. 76 LTF), de sorte qu'il est recevable au regard de ces dispositions.
1.2.�Le recours en mati�re civile peut �tre interjet� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� par les art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF), sans �tre li� ni par les moyens des parties ni par les motifs de l'autorit� cantonale (ATF 138 II 331 consid. 1.3; 135 III 397 consid. 1.4). Cependant, vu l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 LTF, il s'en tient en principe aux questions juridiques que la partie recourante soul�ve dans la motivation du recours; il n'est pas tenu de traiter, � l'instar d'une juridiction de premi�re instance, toutes les questions juridiques pouvant se poser, lorsqu'elles ne sont plus discut�es devant lui (ATF 140 III 86 consid. 2; 137 III 580 consid. 1.3; 135 III 397 consid. 1.4). La partie recourante doit par cons�quent critiquer les motifs de la d�cision entreprise et indiquer pr�cis�ment en quoi il estime que l'autorit� pr�c�dente a m�connu le droit (ATF 140 III 86 consid. 2 pr�cit�). Par ailleurs, sauf exceptions non pertinentes en l'esp�ce (cf. art. 95 let. c, d et e LTF), on ne peut invoquer la violation du droit cantonal en tant que tel devant le Tribunal f�d�ral (ATF 138 V 67 consid. 2.2; 136 I 241 consid. 2.4). La partie recourante peut cependant faire valoir que l'application du droit cantonal viole le droit f�d�ral, en particulier qu'il y a eu violation de l'interdiction de l'arbitraire pr�vue par l'art. 9 Cst. (ATF 138 I consid. 2.1; 138 III 471 consid. 5.2; 138 IV 13 consid. 5.1).
Par exception � la r�gle selon laquelle il applique le droit d'office, le Tribunal f�d�ral ne peut entrer en mati�re sur la violation d'un droit constitutionnel ou sur une question relevant du droit cantonal que si le grief a �t� express�ment soulev� et motiv� de fa�on claire et d�taill�e. La partie recourante doit donc indiquer quelle disposition constitutionnelle ou l�gale a �t� viol�e et d�montrer, par une argumentation pr�cise, en quoi consiste la violation ("principe d'all�gation", art. 106 al. 2 LTF; ATF 139 I 229 consid. 2.2; 137 II 305 consid. 3.3; 135 III 232 consid. 1.2, 397 consid. 1.4 in fine). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 140 III 264 consid. 2.3; 139 II 404 consid. 10.1 et les arr�ts cit�s).
1.3.�Le Tribunal f�d�ral conduit son raisonnement sur la base des faits �tablis par la juridiction pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF); il ne peut s'en �carter que si ces faits ont �t� constat�s de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF, et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). La partie recourante qui soutient que les faits ont �t� constat�s d'une mani�re manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-�-dire arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 140 III 264 consid. 2.3; 139 II 249 consid. 1.2.2), doit satisfaire au principe d'all�gation susmentionn� (cf. supra consid. 1.2), sous peine d'irrecevabilit�. En mati�re d'appr�ciation des preuves et d'�tablissement des faits, il y a arbitraire lorsque l'autorit� ne prend pas en compte, sans raison s�rieuse, un �l�ment de preuve propre � modifier la d�cision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa port�e, ou encore lorsque, en se fondant sur les �l�ments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (ATF 140 III 264 consid. 2.3).
Dans une rubrique intitul�e "Remarques pr�liminaires", le recourant s'en prend � la recevabilit� des conclusions de l'intim�e en proc�dure d'appel, tendant au versement d'un montant de 258'170 fr. en chiffres ronds au titre de la liquidation du r�gime matrimonial. Invoquant l'art. 58 CPC, il expose que, dans sa duplique, celle-ci a pris des conclusions distinctes concernant, d'une part, le versement d'une soulte de 196'717 fr. sur les biens immobiliers et, d'autre part, la r�union aux acqu�ts d'une somme de 100'000 fr., pr�tentions qui, selon lui, ne reposent pas sur le m�me fondement juridique. La cour cantonale aurait d�s lors consid�r� de fa�on erron�e qu'une compensation pouvait intervenir entre ces diff�rents postes, en sorte que l'intim�e n'avait pas augment� ses conclusions en appel. Se r�f�rant � l'art. 369 de l'ancien code de proc�dure civile neuch�telois du 30 septembre 1991 (aCPCN), le recourant soutient en outre qu'il importait peu que l'intim�e ait chiffr� ses pr�tentions � 310'174 fr. dans ses "conclusions en cause" (art. 326 aCPCN), celles-ci ne constituant pas un "exploit" (art. 84 aCPCN; sur cette notion, cf. FRAN�OIS BOHNET, Code de proc�dure civile neuch�telois comment� [CPCN], 2e �d., n� s 1 � 4 ad art. 84 al. 1).
2.1.1.�Le code de proc�dure civile unifi� (CPC) est entr� en vigueur le 1er janvier 2011, alors que la cause �tait pendante devant le Tribunal civil. Par l'effet des art. 404 al. 1 et 405 al. 1 CPC, la proc�dure de premi�re instance est demeur�e soumise au droit cantonal ant�rieur tandis que l'appel �tait r�gi par le code unifi�.
2.1.2.�Aux termes de l'art. 58 al. 1 CPC, le tribunal ne peut accorder � une partie ni plus ni autre chose que ce qui est demand�, ni moins que ce qui est reconnu par la partie adverse. Lorsqu'une demande tend � l'allocation de divers postes d'un dommage reposant sur la m�me cause, le tribunal n'est li� que par le montant total r�clam�. Il peut donc - dans des limites � fixer de cas en cas, sur le vu des diff�rentes pr�tentions formul�es par le demandeur - allouer davantage pour un des �l�ments du dommage et moins pour un autre (ATF 119 II 396 consid. 2 et les r�f�rences; arr�t 5A_310/2010 du 19 novembre 2010 consid. 6.4.3, publi� in FamPra.ch 2011 p. 451, concernant l'entretien apr�s divorce). De m�me, seul le r�sultat de la liquidation du r�gime matrimonial est soumis � l'interdiction de la�
reformatio in peius, mais pas la r�compense ou la participation � la plus-value sp�cifique, qui ne constituent qu'une �tape interm�diaire, une position de calcul (arr�t 5A_618/2012 du 27 mai 2013 consid. 6.4.3, publi� in FamPra.ch 2013 p. 722).
2.2.�En l'esp�ce, l'autorit� cantonale a consid�r� qu'au terme de l'�change d'�critures de premi�re instance, les conclusions en liquidation du r�gime matrimonial prises par l'�pouse portaient sur une somme de 196'717 fr. concernant les biens immobiliers, de 103'121 fr. 45 s'agissant des valeurs mobili�res - soit au total 299'838 fr. 45 -, et sur le transfert de la moiti� de la valeur (non chiffr�e) du compte "Fisca Invest" et des assurances-vie du mari (3e pilier), sous r�serve de diff�rents biens �num�r�s dans lesdites �critures. Apr�s la phase d'instruction, l'�pouse avait chiffr� ses pr�tentions � un total de 310'174 fr. En concluant au versement, au titre de la liquidation du r�gime matrimonial, de 258'170 fr. 90 au stade de l'appel, l'int�ress�e n'augmentait d�s lors pas ses conclusions en deuxi�me instance, par rapport � leur �tat au terme de sa duplique, une compensation entre les divers �l�ments d'un dommage reposant sur la m�me cause �tant autoris�e. Pour l'autorit� cantonale, une telle compensation devait pouvoir intervenir dans le cas de la liquidation du r�gime matrimonial (cause juridique du versement r�clam�) conduisant au versement d'une soulte par l'un des conjoints � l'autre, ensuite de l'attribution des biens immobiliers, d'une part, et mobiliers, d'autre part. Les conclusions de l'�pouse n'�taient pas modifi�es (au sens de l'art. 317 al. 2 CPC) et �taient donc recevables.
En tant que le recourant mentionne l'art. 369 aCPCN, il ne pr�tend pas, et a fortiori ne d�montre pas non plus (art. 106 al. 2 LTF), que cette disposition aurait �t� appliqu�e de mani�re arbitraire (art. 9 Cst.) ou en violation d'autres droits constitutionnels. Au demeurant, pour d�terminer si les conclusions prises par l'�pouse en appel avaient �t� ou non augment�es, la cour cantonale s'en est tenue � une comparaison avec celles que l'int�ress�e avait prises, non dans ses "conclusions en cause", mais dans sa duplique. Dans la mesure o� il concerne la disposition de proc�dure cantonale pr�cit�e, le grief n'a donc de toute mani�re pas � �tre examin� plus avant. Quant � la pr�tendue violation de l'art. 58 CPC, elle ne saurait �tre admise, pour autant qu'elle soit suffisamment motiv�e (art. 42 al. 2 LTF). Le recourant n'avance en effet aucun argument de nature � remettre en cause la conclusion de l'autorit� pr�c�dente selon laquelle, conform�ment � la jurisprudence, le juge n'est li� que par le montant total r�clam� au titre de la liquidation du r�gime matrimonial (cf. supra consid. 2.1 in fine). Sous cet angle, l'arr�t entrepris ne souffre donc aucun reproche.
En ce qui concerne l'immeuble sis rue X.________, � U.________, dont il est propri�taire, le recourant soutient en premier lieu que l'arr�t attaqu� indique � tort que la valeur v�nale de 680'000 fr., retenue par la seconde expertise, n'a �t� contest�e s�rieusement ni par l'une ni par l'autre des parties. Il pr�tend qu'il a toujours contest� cette valeur, notamment dans ses "conclusions en cause", admettant qu'il soit tenu compte � ce titre d'un montant de 638'000 fr. seulement, ce qu'il avait en outre rappel� dans sa d�termination sur l'appel principal de l'intim�e. Selon lui, l'autorit� cantonale se devait d'examiner et de motiver la prise en consid�ration de cette valeur v�nale, sous peine d'une appr�ciation arbitraire, erron�e et contraire au droit.
3.1.�L'arr�t attaqu� retient que le premier expert d�sign� par le Tribunal civil a rendu un rapport le 2 novembre 2007 mais n'a pas voulu r�pondre aux questions compl�mentaires, du fait semble-t-il d'un diff�rend avec les parties. Une autre expertise immobili�re avait alors �t� mise en oeuvre, confi�e cette fois � Philippe Vasserot. Celui-ci avait d�pos� son rapport le 6 juin 2008, de m�me qu'un rapport compl�mentaire le 23 octobre 2008, puis le 3 novembre 2008. Dans son jugement du 21 f�vrier 2014, le premier juge avait constat� que pour l'immeuble pr�cit�, l'expertise Vasserot retenait une valeur de 680'000 fr.
3.2.�Pour autant que le recourant ait express�ment critiqu� ce montant en appel, son argumentation ne permet pas de consid�rer que l'autorit� cantonale aurait fait preuve d'arbitraire - ni au demeurant enfreint le droit f�d�ral, dont le recourant n'indique m�me pas quelle disposition aurait �t� viol�e - en s'en tenant au montant de 680'000 fr. retenu par la seconde expertise. L'autorit� cantonale a en effet estim� que cette valeur n'avait pas �t� "s�rieusement" contest�e, autrement dit qu'il n'�tait pas �tabli que cette expertise f�t insoutenable. Or le recourant ne s'en prend pas � cette motivation. Au demeurant, lorsque l'autorit� cantonale juge une expertise concluante et en fait sien le r�sultat, le Tribunal f�d�ral n'admet le grief d'appr�ciation arbitraire des preuves que si l'expert n'a pas r�pondu aux questions pos�es, si ses conclusions sont contradictoires ou si, d'une quelconque autre fa�on, l'expertise est entach�e de d�fauts � ce point �vidents et reconnaissables, m�me sans connaissances sp�cifiques, que le juge ne pouvait tout simplement pas les ignorer. Il n'appartient pas au Tribunal f�d�ral de v�rifier si toutes les affirmations de l'expert sont exemptes d'arbitraire; sa t�che se limite bien plut�t � examiner si l'autorit� intim�e pouvait, sans arbitraire, se rallier au r�sultat de l'expertise (ATF 133 II 384 consid. 4.2.3; 132 II 257 consid. 4.41). En l'occurrence, le recourant ne pr�tend pas, ni a fortiori n'�tablit, que l'autorit� cantonale aurait fait preuve d'arbitraire sur ce point (ATF 140 III 264 consid. 2.3; 137 III 226 consid. 4.2). Autant qu'il est suffisamment motiv� (art. 42 al. 2, 106 al. 2 LTF), le grief est d�s lors infond�.
S'agissant toujours du m�me immeuble, le recourant soutient en outre que le calcul effectu� par la cour cantonale pour d�terminer une �ventuelle r�compense viole l'art. 209 al. 3 CC et s'�carte largement de la jurisprudence en la mati�re. Selon lui, il n'y aurait pas lieu � r�compense de son compte d'acqu�ts contre ses biens propres.
4.1.�Pour d�terminer le b�n�fice de chaque �poux (cf. art. 210 CC), les patrimoines des �poux sont dissoci�s (art. 205 s. CC), et les acqu�ts (art. 197 CC) et les biens propres (art. 198 CC) de chaque �poux disjoints (art. 207 al. 1 CC). Tous les biens qui constituent la fortune des �poux doivent �tre attribu�s � l'une ou � l'autre masse. Chaque bien d'un �poux est rattach� exclusivement � une seule masse (ATF 141 III 53 consid. 5.4; 132 III 145 consid. 2.2.1). Les art. 206 et 209 al. 3 CC instaurent le partage entre les �poux, d'une part, et entre les masses d'un �poux, d'autre part, des plus-values conjoncturelles, soit celles qui r�sultent des forces du march� sans apport du propri�taire du bien (ATF 141 III 53 consid. 5.4 pr�cit�; 132 III 145 consid. 2.3; 131 III 252 consid. 3; arr�ts 5A_279/2013 du 10 juillet 2013 consid. 3.1 et 3.2, r�sum� in FamPra.ch 2013 p. 1022; 5C.81/2001 du 14 janvier 2002 consid. 5b, publi� in Pra 2002 (69) p. 392 et RNRF 2003 (84) p. 250). Seule la plus-value tombant dans les acqu�ts d'un �poux est partag�e avec l'autre (arr�t 5A_278/2014 du 29 janvier 2015 consid. 4.1).
Selon l'art. 209 al. 3 CC, il y a lieu � r�compense lorsqu'une masse a contribu� � l'am�lioration ou � la conservation de biens appartenant � l'autre masse. La r�compense, en cas de plus-value ou de moins-value, est proportionnelle � la contribution fournie et elle se calcule sur la valeur de ces biens � la liquidation ou � l'�poque de leur ali�nation (arr�t 5A_696/2011 du 28 juin 2012 consid. 5.4.2 et l'auteur cit�). Lorsque plusieurs masses ont contribu� � l'acquisition, � l'am�lioration ou � la conservation d'un bien au sens de l'art. 209 al. 3 CC et qu'une partie du financement a �t� assur�e par une hypoth�que, il s'agit de savoir comment r�partir la plus-value ou la moins-value aff�rente au financement par ces fonds �trangers. En tant que dette, l'hypoth�que gr�ve la masse � laquelle est attribu� l'immeuble, conform�ment � l'art. 209 al. 2 CC, et la plus-value ou la moins-value aff�rente au financement par cr�dit hypoth�caire doit �tre r�partie proportionnellement entre les diverses masses qui ont financ� l'am�lioration ou la conservation de l'immeuble (ATF 132 III 145 consid. 2.3.2; 123 III 152 consid. 6b/bb).
4.2.1.�En l'esp�ce, l'autorit� cantonale a constat� que la valeur v�nale retenue par l'expert pour l'immeuble concern�, bien propre du mari, s'�levait � 680'000 fr., sans que le recourant ne d�montre d'arbitraire dans la constatation des faits (cf. supra consid. 3). Ce bien immobilier, acquis avant le mariage, avait �t� financ� par les biens propres de l'�poux � hauteur de 160'000 fr. (130'000 fr. d'hypoth�que + 30'000 fr. de fonds propres). Cette diff�rence de valeur, d'un montant de 520'000 fr. (680'000 fr. - 160'000 fr.), comprenait les investissements effectu�s apr�s l'acquisition, sous forme de travaux, et la plus-value, purement conjoncturelle. Le pr�t initial de 130'000 fr. et le cr�dit de construction n�cessaire � ces travaux et investissements avaient �t� consolid�s dans un nouvel emprunt hypoth�caire de 500'000 fr. Pour les juges pr�c�dents, la diff�rence de valeur de 520'000 fr. incluait ainsi un montant de 370'000 fr. (500'000 fr. - 130'000 fr.), de m�me que 40'000 fr. de fonds propres investis par le mari apr�s l'acquisition. Le solde de 110'000 fr. (520'000 fr. - 370'000 fr. - 40'000 fr.) ne correspondait ni � des biens propres investis, ni � une part de cr�dit, mais � une augmentation de valeur. On arrivait au m�me r�sultat en consid�rant plus simplement que, le cr�dit consolid� de 500'000 fr. ayant repris le cr�dit initial de 130'000 fr., le financement de l'immeuble �tait intervenu � hauteur de 70'000 fr. par des biens propres et � hauteur de 500'000 fr. par des fonds �trangers, soit au total 570'000 fr. Comme sa valeur �tait d�sormais de 680'000 fr., il en r�sultait une plus-value de 110'000 fr. Contrairement � ce que soutenait l'�pouse, ce dernier montant ne devait pas �tre int�gralement consid�r� comme ayant �t� financ� par des acqu�ts du mari, faute de preuve contraire. L'existence des conditions effectives d'une r�compense au sens de l'art. 209 al. 3 CC devait en effet �tre �tablie par celui qui s'en pr�valait. Faute de preuve d'un financement compl�mentaire par rapport � l'hypoth�que consolid�e de 500'000 fr. et aux biens propres investis, il y avait donc lieu de consid�rer qu'aucun autre moyen financier n'avait �t� investi dans l'immeuble en question.
En ce qui concerne l'amortissement de la dette hypoth�caire, la cour cantonale a estim�, � l'instar du premier juge, que seul un montant de 30'285 fr., et non l'amortissement total de 33'535 fr., provenait des �l�ments de revenu du mari, le solde de 3'250 fr. ayant �t� support� par sa fortune. Les acqu�ts du mari repr�sentaient ainsi 29,25% des fonds propres investis dans l'immeuble (30'285 fr. : 103'535 fr. [soit 70'000 fr. + 33'535 fr.] x 100), en sorte que la part des acqu�ts dans la valeur nette de l'immeuble au moment de la liquidation du r�gime matrimonial (valeur v�nale de 680'000 fr. sous d�duction du solde de la dette hypoth�caire par 466'465 fr. [500'000 fr. - 33'535 fr.]) correspondait � 62'459 fr. (29,25% de 213'535 fr.), dont la moiti� devait revenir � l'�pouse.
4.2.2.�Il n'est pas contest� que la propri�t� en cause a �t� achet�e par le recourant avant le mariage, en sorte que ce bien fait partie de ses biens propres selon l'art. 198 al. 2 CC, et que les diverses masses de biens qui ont contribu� � l'acquisition, � l'am�lioration ou au maintien de ce bien propre peuvent faire valoir des r�compenses de ce chef (art. 206 al. 1 et 209 al. 3 CC). Selon les constatations de l'autorit� cantonale, le mari a acquis l'immeuble en cause avant le mariage au moyen d'un pr�t hypoth�caire de 130'000 fr. et de 30'000 fr. de biens propres. La valeur v�nale de l'immeuble � la liquidation ayant �t� estim�e � 680'000 fr., il en r�sultait une plus-value de 520'000 fr. Le mari soutient qu'une �ventuelle plus-value s'appr�cie en comparant la valeur v�nale et le co�t de l'immeuble, qui serait selon lui de 645'745 fr. M�me � supposer que le montant de 680'000 fr. puisse constituer la valeur v�nale, force serait alors de constater que la plus-value repr�sente une somme de 34'255 fr. Il expose que le co�t de l'immeuble inclut, outre son prix d'acquisition, de 166'400 fr., les lods, par 5'400 fr., les montants qu'il a investis dans l'immeuble, soit 70'000 fr., le solde du compte "construction xxxx", par 208'102 fr. 75, et le solde du compte "avances � terme fixe yyyy" apr�s d�duction de l'avance initiale de 130'000 fr., � savoir 195'843 fr. Le montant de 645'745 fr. correspondant au co�t de l'immeuble avait �t� financ� � concurrence de 500'000 fr. par la dette hypoth�caire consolid�e et le solde, de 145'745 fr., par ses biens propres. Bien qu'il ait toujours contest� que l'amortissement de 30'285 fr. retenu par l'autorit� cantonale ait qualit� d'acqu�ts, force serait de constater que ce montant repr�sente le 4,69% du co�t de l'immeuble, par 645'745 fr., en sorte que c'est � concurrence de ce pourcentage que la plus-value �ventuelle constituerait une cr�ance de ses acqu�ts contre ses propres. Appliqu� pour les besoins de l'exercice � la plus-value de 34'255 fr., ladite cr�ance serait de 1'606 fr. 55, et non de 62'459 fr. Il n'y aurait d�s lors pas lieu � r�compense des acqu�ts contre les propres.
4.2.3.�Autant qu'il est suffisamment motiv� (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), le moyen n'appara�t pas fond�. A l'exception du montant de 70'000 fr., les sommes que le recourant fait figurer dans son calcul du co�t de l'immeuble ne ressortent pas de l'arr�t attaqu�. D�s lors qu'il ne se plaint pas d'arbitraire dans la constatation des faits, il s'�carte, de mani�re irrecevable (art. 106 al. 2 LTF), de l'�tat de fait retenu par les juges pr�c�dents. De surcro�t, pour calculer la plus-value au sens de l'art. 206 al. 1 CC, applicable par analogie (DESCHENAUX/STEINAUER/ BADDELEY, Les effets du mariage, 2e �d., 2009, n� 1170 p. 585), il s'agit tout d'abord de d�terminer la valeur du bien au moment de l'investissement; lorsque la contribution a �t� faite lors de l'acquisition, cette valeur correspond au prix d'acquisition, y compris les frais (arr�t 5A_311/2007 du 29 f�vrier 2008 consid. 3.3.1 et les auteurs cit�s). Il convient ensuite de comparer ce prix � la valeur du bien � la liquidation, ou lors de son ali�nation si elle intervient avant la liquidation (ATF 125 III 50 consid. 2a et les r�f�rences). L'autorit� cantonale s'�tant conform�e � ces principes (cf. supra consid. 4.2.1), on ne voit pas en quoi le droit f�d�ral aurait �t� � cet �gard viol�.
Quant au calcul de la r�compense variable selon l'art. 209 al. 3 CC, l'arr�t querell� n'appara�t pas non plus critiquable. Selon les constatations de l'autorit� cantonale, l'immeuble, qui a �t� acquis avant le mariage pour 160'000 fr. (soit 30'000 fr. de fonds propres et 130'000 fr. de pr�t hypoth�caire), constitue un bien propre du mari. Sa valeur v�nale au moment de la liquidation a �t� arr�t�e par l'expert � 680'000 fr., soit une diff�rence de 520'000 fr. Post�rieurement � l'acquisition, des investissements ont �t� effectu�s, sous forme de travaux, qui ont �t� financ�s au moyen de biens propres du mari, � raison de 40'000 fr., et d'un nouvel emprunt de 370'000 fr. Les fonds �trangers et le cr�dit de construction n�cessaires � l'acquisition, respectivement aux investissements ont �t� consolid�s dans un pr�t hypoth�caire de 500'000 fr. Le mari ayant proc�d� � des amortissements d'une valeur totale de 33'535 fr. (soit 30'285 fr. d'acqu�ts et 3'250 fr. de biens propres), le solde de la dette se monte � 466'465 fr.
Compte tenu de ce que l'acquisition et l'am�lioration ou la conservation de l'immeuble ont en d�finitive �t� financ�es � concurrence de 466'465 fr. par des tiers � travers une hypoth�que, les biens propres et les acqu�ts du mari ont financ� ensemble le solde investi dans l'immeuble � concurrence de 103'535 fr. (70'000 fr. + 33'535 fr.). Ce montant se r�partit comme suit entre les deux masses: 73'250 fr. (70'000 fr. + 3'250 fr.), soit 70,75 %, pour les biens propres, et 30'285 fr., soit 29,25 %, pour les acqu�ts. La plus-value prise par l'immeuble doit donc �tre r�partie dans les m�mes proportions entre les biens propres et les acqu�ts du mari. Dans ce contexte, il s'agit de la plus-value qui a un caract�re conjoncturel, par opposition � la plus-value dite "d'impenses", qui a, en principe, son origine dans un comportement particulier de l'un des conjoints; constitue aussi une plus-value d'impenses le fait qu'un tiers finance des travaux d'am�lioration ou de r�paration ou que ceux-ci soient effectu�s gratuitement par un tiers, seul l'�poux propri�taire b�n�ficiant alors d'une telle plus-value (DESCHENAUX/STEINAUER/BADDELEY, op. cit., nos 1170 ss p. 549-550 et les r�f�rences).
Il y a ainsi lieu de calculer la plus-value conjoncturelle et de la r�partir entre les diff�rentes masses qui ont contribu� au financement, la plus-value aff�rente au cr�dit hypoth�caire �tant r�partie, conform�ment aux ATF 132 III 145 consid. 2.3.2 et 123 III 152 consid. 6b/bb, proportionnellement entre les biens propres et les acqu�ts de l'�poux (cf. ATF 140 III 53 consid. 5.4.5). Dans le cas particulier, la plus-value prise par l'immeuble, qui se monte � 110'000 fr. (cf. supra consid. 4.2.1), doit �tre r�partie entre les biens propres et les acqu�ts du mari � hauteur de 77'825 fr., soit 70,75%, pour les premiers et de 32'175 fr., soit 29,25%, pour les seconds. Les acqu�ts du mari ont ainsi contre ses biens propres une r�compense qui s'�l�ve, compte tenu de la participation � la plus-value de l'art. 209 al. 3 CC, � 62'460 fr. - soit 30'285 fr. (financement) + 32'175 fr. (plus-value) -, dont la moiti� revient � l'�pouse. On arrive au m�me r�sultat avec un calcul � partir de la valeur nette - c'est-�-dire apr�s d�duction de la charge hypoth�caire - de l'immeuble (ATF 123 III 152 consid. 6b/bb in fine), comme l'a effectu� l'autorit� cantonale.
Le recourant reproche en outre aux juges pr�c�dents d'avoir reconnu, sans aucune motivation et en violation du droit, notamment de l'art. 198 ch. 4 CC, une cr�ance de ses acqu�ts contre ses biens propres en relation avec l'acquisition de son autre immeuble, sis rue Y.________ � U.________.
5.1.�L'autorit� cantonale a consid�r� que ce bien avait �t� acquis par la vente, en septembre 2001, de trois positions d'un d�p�t bancaire appartenant au mari, qui avaient permis de d�gager les 97'000 fr. investis dans l'immeuble, hors la dette hypoth�caire de 310'000 fr. Avant le mariage des parties, la relation bancaire en cause portait sur un montant de 254'143 fr. en faveur du mari. Quelques mois avant l'acquisition litigieuse, le solde de ce compte s'�levait � 266'138 fr., soit une diff�rence de 11'995 fr., correspondant � un int�r�t moyen de 706 fr. par an sur 17 ans. Contrairement au juge de premi�re instance, pour qui les fonds investis constituaient exclusivement des biens propres du mari, la cour cantonale a estim� que l'augmentation de 11'995 fr. - et elle seule - correspondait � des acqu�ts, dont une part proportionnelle devait se retrouver dans les 97'000 fr. L'�pouse pouvait d�s lors pr�tendre � ce qu'une part de 4,51% (11'995 fr. : 266'138 fr. x 100) des fonds propres (97'000 fr.) investis dans l'immeuble en sus des fonds �trangers soit trait�e comme des acqu�ts, remploy�s dans celui-ci. Au moment de la liquidation du r�gime matrimonial, le bien avait �t� �valu� � 605'000 fr., en sorte que sa valeur nette s'�levait � 295'000 fr. Le 4,51% de ce montant, soit 13'305 fr., repr�sentait d�s lors des acqu�ts du mari, dont la moiti� revenait � l'�pouse.
5.2.�Le recourant pr�tend que ce raisonnement est totalement erron� et arbitraire et qu'il ne s'appuie sur aucun fondement juridique, dans la mesure o� il conduit � consid�rer qu'il y a lieu d'utiliser, avant tout remploi d'apport, les rendements ou b�n�fices de propres. En d'autres termes, suivre ce raisonnement consisterait � dire, en contradiction manifeste avec les r�gles et principes du r�gime matrimonial, et notamment de la notion de remploi d'apports, que ledit remploi n'intervient que pour autant que les rendements et/ou b�n�fices aient �t� pr�alablement utilis�s � cette fin.
Autant qu'on le comprenne (art. 42 al. 2 LTF), ce grief ne convainc pas. Il est constant que l'immeuble du mari acquis pendant le mariage doit �tre int�gr� � la masse de ses biens propres puisqu'il a �t� financ� par la vente, pour 97'000 fr., de titres d'un portefeuille appartenant � ses biens propres, soit par un remploi de ceux-ci (art. 198 ch. 4 CC), et par une hypoth�que de 310'000 fr. qui n'a fait l'objet d'aucun amortissement. Le recourant soutient que les 97'000 fr. en question correspondent enti�rement � des biens propres. Il r�sulte toutefois de l'arr�t attaqu� qu'entre le moment du mariage et celui de la vente des titres en vue d'acqu�rir l'immeuble, le portefeuille du mari a g�n�r� une somme de 11'995 fr., qui correspond � des int�r�ts. Le recourant ne conteste pas cette constatation (art. 106 al. 2 LTF). D�s lors, on ne voit pas en quoi l'autorit� cantonale aurait viol� le droit f�d�ral en consid�rant que ce dernier montant constituait des acqu�ts (art. 197 al. 1 ch. 4 CC) et que ceux-ci avaient aussi contribu� � l'acquisition de l'immeuble, en sorte qu'ils d�tenaient une r�compense variable contre les biens propres, conform�ment � l'art. 209 al. 3 CC.
En ce qui concerne son compte "UBS SA (...) ", le recourant soutient que les pr�tentions de l'�pouse �taient tardives car formul�es dans ses "conclusions en cause" seulement. En effet, les all�gu�s figurant dans la duplique de celle-ci ne portaient, selon lui, que sur la question de la r�union aux acqu�ts, au sens de l'art. 208 al. 1 CC, de valeurs qu'il aurait pr�tendument fait dispara�tre, et non sur le partage de ce compte.
6.1.�Savoir si les faits all�gu�s par une partie conform�ment au droit de proc�dure permettent de statuer sur sa pr�tention juridique fond�e sur le droit civil f�d�ral rel�ve du droit f�d�ral. Pour que cette exigence de motivation suffisante (�
Substanzierungspflicht) soit satisfaite, les faits, all�gu�s en la forme prescrite et en temps utile selon le droit de proc�dure cantonal (en l'occurrence applicable en premi�re instance; cf. supra consid. 2.1.1), doivent �tre suffisamment pr�cis pour, d'une part, que la partie adverse puisse les contester en connaissance de cause et, le cas �ch�ant, administrer la preuve contraire et pour, d'autre part, que le juge puisse statuer sur la pr�tention litigieuse, fond�e sur le droit f�d�ral (ATF 127 III 365 consid. 2b; 123 III 183 consid. 3e et les r�f�rences; cf. aussi arr�ts 4A_33/2015 du 9 juin 2015 consid. 6.2.2; 4A_534/2013 du 1er septembre 2014 consid. 5; 5A_683/2010 du 15 novembre 2011 consid. 3.1; au sujet de cette notion de charge de la motivation en fait, cf. parmi d'autres FABIENNE HOHL, Proc�dure civile, tome I, n� s 795 ss; PASCAL JEANNIN/FRAN�OIS BOHNET, Les pi�ges du fardeau de l'all�gation en proc�dure civile suisse, in Jusletter du 16 novembre 2015 n� 7). Aussi le droit f�d�ral est-il viol� lorsque l'autorit� cantonale admet � tort une demande dont la motivation en fait est insuffisante au regard de la norme de droit mat�riel f�d�ral invoqu�e ou si elle rejette une demande bien qu'elle soit suffisamment motiv�e en fait (arr�ts 4A_122/2007 du 4 juillet 2007 consid. 4.2; 4C.380/2006 du 6 mars 2007 consid. 9.2; 4P.258/2005 du 5 janvier 2006 consid. 3.2; 4C.172/2005 du 14 septembre 2005 consid. 3.1; 4P.263/2003 du 1er avril 2004 consid. 3.2.1; 4C.64/2003 du 18 juillet 2003 consid. 4; 5P.322/1996 du 12 d�cembre 1996 consid. 2b et les arr�ts cit�s).
6.2.�En l'esp�ce, l'autorit� cantonale a consid�r�, contrairement au juge de premi�re instance, que l'�pouse avait suffisamment all�gu� les pr�tentions qu'elle �mettait en relation avec le compte bancaire pr�cit�, sur lequel se trouvait un montant de 111'018 fr. au jour de l'introduction de l'instance. Se r�f�rant � la duplique de celle-ci, les juges pr�c�dents ont relev� que, s'attardant sur les fluctuations de ce compte, elle reprochait au mari d'avoir distrait pour 100'000 fr. d'acqu�ts, montant qu'elle reprenait dans ses conclusions. Quant � l'�poux, il n'all�guait pas que ledit compte f�t un bien propre, mais le mentionnait dans sa fortune. Les juges pr�c�dents en ont d�duit qu'en concluant au montant de 100'000 fr., l'�pouse ne visait pas seulement la r�union aux acqu�ts, mais �galement le partage de ceux-ci. L'admission par le mari de la qualit� d'acqu�t de ce compte - ou m�me la simple pr�somption de l'art. 200 al. 3 CC - entra�nait le partage de celui-ci entre les conjoints. Le premier juge avait d�s lors refus� � tort d'allouer � l'�pouse la moiti� du montant figurant sur le compte litigieux au jour de l'introduction de l'instance, soit 55'509 fr., sous d�duction des dettes admissibles venant grever cette somme.
Contrairement � ce que soutient le recourant, les all�gations de la duplique satisfaisaient � la charge de la motivation en fait pos�es par le droit f�d�ral, en ce sens qu'elles permettaient au juge de statuer sur la pr�tention litigieuse. A la lecture de ces all�gu�s et des conclusions prises par l'�pouse, l'autorit� cantonale pouvait en effet comprendre que celle-ci entendait que le compte litigieux, qui repr�sentait un acqu�t, soit partag�. Sur cette base, le mari disposait quant � lui de tous les �l�ments de fait n�cessaires pour contester ce partage et faire administrer des preuves � cet �gard, ce dont il s'est abstenu, n'ayant en particulier ni all�gu� ni prouv� que ce compte �tait un bien propre. L'on ne saurait par cons�quent reprocher � l'�pouse de ne pas avoir formellement soulev� la question du partage de ce compte entre les conjoints, celle-ci �tant implicitement contenue dans la notion de r�union aux acqu�ts. Dans ces circonstances, l'autorit� cantonale n'a pas m�connu les exigences du droit f�d�ral en mati�re de charge de la motivation en fait et le grief est infond�, �tant au demeurant pr�cis� que le recourant ne pr�tend pas que le droit de proc�dure cantonal, alors applicable concernant les exigences formelles auxquelles l'all�gation des faits devait r�pondre, aurait �t� arbitrairement viol� (cf. ATF 122 III 219 consid. 3c; 112 II 172 consid. I/2c; 109 II 231 consid. 3c/bb; 108 II 337 consid. 2c et d).
A titre subsidiaire, le recourant soutient en outre, � propos du compte "UBS SA (...) ", que les actifs de celui-ci au jour de la dissolution n'�taient pas de 111'018 fr., comme l'a retenu l'autorit� cantonale, mais de 79'238 fr. au plus. En effet, ils comprenaient un h�ritage, que ne contestait pas l'intim�e, de 31'780 fr., montant qui devait �tre repris au titre des biens propres. Il pr�tend aussi que ce compte �tait constitu� de titres dont la valeur avait fluctu� et qu'il a �tabli que la balance des gains et pertes en bourse se soldait n�gativement � moins 8'221 fr. 85, somme qui devait �galement �tre d�duite des actifs. Tel devait aussi �tre le cas du passif du compte UBS xxxx, dette que l'autorit� cantonale avait arbitrairement qualifi�e de bien propre. C'est ainsi un passif total de 45'054 fr. qui aurait d� �tre retenu, au lieu du montant de 12'627 fr. 60 arr�t� par les juges pr�c�dents, dont le calcul serait manifestement erron�. De plus, la somme de 4'815 fr. allou�e � l'intim�e aurait �t� prise en compte deux fois puisqu'elle concerne la balance du compte "UBS SA (...) " et du compte "Z.________".
En tant qu'il se fonde sur des faits qui ne ressortent pas de l'arr�t attaqu�, sans d�montrer d'arbitraire dans l'appr�ciation des preuves (art. 106 al. 2 LTF), le recourant, qui se contente ainsi d'opposer son propre calcul � celui effectu� par l'autorit� pr�c�dente, n'�tablit pas en quoi l'arr�t attaqu� serait insoutenable. Par ailleurs, il ne soul�ve - m�me implicitement - aucun grief de violation du droit f�d�ral � l'encontre du raisonnement de la cour cantonale. La critique ne r�pond donc pas non plus � l'exigence de motivation pos�e par l'art. 42 al. 2 LTF, en sorte qu'elle se r�v�le d'embl�e irrecevable (cf. supra consid. 1.2).
Le recourant reproche par ailleurs � l'autorit� pr�c�dente de n'avoir pas inclus dans les acqu�ts de l'�pouse le montant total de l'arri�r� de prestations de l'assurance-invalidit� per�u par celle-ci, soit 171'887 fr., sous d�duction de la charge fiscale effective li�e au versement de ce r�troactif, par 21'804 fr., et des remboursements au titre de subsides de l'assurance-maladie, par 30'546 fr. Le montant � partager entre les conjoints serait ainsi de 119'537 fr.
8.1.�La cour cantonale a consid�r� que le r�troactif de l'assurance- invalidit� per�u par l'�pouse, tant pour elle-m�me que pour les enfants du couple, rev�tait la qualit� d'acqu�t, sous une r�serve importante. Apr�s la dissolution du r�gime matrimonial, il ne pouvait plus y avoir cr�ation ou augmentation d'acqu�ts. La dissolution du r�gime matrimonial r�troagissant, en cas de divorce, au jour de la demande (art. 204 al. 2 CC), le r�troactif de l'assurance-invalidit� n'entrait dans les acqu�ts qu'� hauteur des rentes dues jusqu'au d�p�t de la demande en divorce, soit jusqu'au 15 juin 2006. Le r�troactif portait sur une p�riode de 49 mois (du 1er juin 2004 au 30 juin 2008) et la demande en divorce avait �t� introduite exactement � la moiti� de celle-ci, si bien que seule la moiti� du capital de 171'887 fr., � savoir 85'943 fr. 50, �tait rattach�e aux acqu�ts de l'�pouse, dont 48'627 fr. correspondant � des rentes pour les enfants et 37'316 fr. � des rentes pour elle-m�me. Vu la diminution de fortune de l'int�ress�e entre 2000 et 2006, due au fait qu'elle devait assumer son entretien, il fallait retenir que les 37'316 fr. avaient �galement servi � celui-ci et qu'ils n'�taient donc plus repr�sent�s au jour de la liquidation du r�gime matrimonial. En revanche, les rentes AI servies pour les enfants de l'assur�e avaient �t� plac�es sur un compte distinct et �taient d�s lors encore repr�sent�es au jour d�terminant. Il convenait d'en d�duire la part des dettes correspondant � la p�riode en cause (du 1er juin 2004 au 16 juin 2006), autrement dit la moiti� des subsides d'assurance- maladie par 15'273 fr., le surcro�t d'imp�ts sur cette m�me p�riode par 15'182 fr. et la moiti� des honoraires d'avocat par 510 fr., ce qui conduisait � un montant net d'acqu�ts de 17'662 fr. 50, dont la moiti� revenait au mari.
8.2.�Il n'y a pas lieu de revenir sur ce raisonnement, qui n'appara�t pas critiquable. Pour autant qu'elles soient suffisamment motiv�es (art. 42 al. 2, 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 1.2), les objections soulev�es par le recourant ne sont d'ailleurs nullement convaincantes. Comme l'a relev� l'autorit� cantonale, il convient de distinguer entre le moment d�terminant pour la composition des masses et celui d�terminant pour l'estimation de la valeur de ces masses. Si la date de la dissolution du r�gime - soit en cas de divorce celle du d�p�t de la demande (art. 204 al. 2 CC) - est d�cisive pour l'attribution des avoirs de pr�voyance � l'une ou l'autre masse, l'estimation des actifs du compte d'acqu�ts aura lieu, en r�gle g�n�rale, � l'�poque de la liquidation (art. 214 al. 1 CC); en cas de proc�dure judiciaire, il s'agit du jour o� le jugement est rendu (ATF 121 III 152 consid. 3a). Il faut ainsi tenir compte de l'augmentation ou de la diminution de la valeur des biens qui composent le compte d'acqu�ts entre la dissolution et la liquidation. En revanche, sont exclues les modifications dans la composition du compte d'acqu�ts. Apr�s la dissolution, il ne peut plus y avoir de formation de nouveaux acqu�ts ou accroissement de ceux-ci, ni de modification du passif du compte d'acqu�ts (ATF 137 III 337 consid. 2.1.1; 136 III 209 consid. 5.2; 123 III 289 consid. 3a et les r�f�rences). En mati�re d'assurances sociales, comme pour la pr�voyance professionnelle, seules entrent dans les acqu�ts les sommes vers�es ou dues pendant le r�gime. Il n'y a donc pas lieu de tenir compte, pour le calcul du b�n�fice � la dissolution du r�gime, des rentes futures auxquelles le conjoint aurait droit (DESCHENAUX/STEINAUER/BADDELEY, op. cit., n� 1029 p. 487 et n� 1030 p. 488). En l'esp�ce, il n'est pas contest� que la demande en divorce a �t� d�pos�e et, partant, que le r�gime matrimonial a �t� dissous le 15 juin 2006, ni que le r�troactif per�u par l'�pouse comprenait les rentes AI qui lui �taient dues entre le 1er juin 2004 et le 30 juin 2008. Vu les principes rappel�s ci-dessus, l'autorit� cantonale ne saurait d�s lors se voir reprocher d'avoir consid�r� que seul le montant correspondant aux prestations auxquelles l'�pouse avait droit du 1er juin 2004 au 15 juin 2006 avait qualit� d'acqu�ts.
Le recourant s'en prend aussi � la constatation de l'autorit� cantonale, selon laquelle le montant de 37'316 fr. correspondant aux rentes AI dues � l'�pouse avait servi � son entretien et n'�tait donc plus repr�sent� au moment de la liquidation du r�gime matrimonial. Il se contente cependant d'affirmer que sa propre fortune a �galement diminu� de plus de moiti� et qu'il a d� assurer son entretien, tout comme l'intim�e. Il pr�tend en outre que le compte "UBS SA (...) " ne pr�sentait plus non plus, au jour du prononc� du divorce, le montant qui y figurait au jour de la demande. Par ces all�gations, de nature essentiellement appellatoire (art. 106 al. 2 LTF), le recourant ne d�montre pas que la constatation incrimin�e serait insoutenable (art. 9 Cst.). Le moment d�terminant pour �valuer la valeur des acqu�ts �tant celui de la liquidation du r�gime matrimonial (art. 214 al. 1 CC), on ne discerne ainsi aucune violation du droit f�d�ral.
Enfin, il serait choquant et contraire au sentiment de la justice de d�duire du r�troactif admis, comprenant seulement les rentes pour les enfants, la totalit� des dettes correspondant � la p�riode allant du 1er juin 2004 au 16 juin 2006, dettes qui incluraient tant les subsides d'assurance-maladie pour l'�pouse que ceux pour les enfants, ainsi que le surcro�t d'imp�t �galement li� au r�troactif d'assurance-invalidit� per�u par l'intim�e. Ces assertions ne r�sultent toutefois pas de l'arr�t entrepris, sans que le recourant n'�tablisse d'arbitraire dans la constatation des faits. Au demeurant, il ne mentionne pas de disposition de droit f�d�ral qui aurait �t� m�connue ou viol�e par la cour cantonale. Or, il n'appartient pas au Tribunal f�d�ral de rechercher lui-m�me des motifs pertinents � l'appui des critiques soulev�es (art. 42 al. 2 LTF). Pour le surplus, le recourant pr�tend, aux chiffres 41 � 43 de son recours, que l'intim�e disposait "au bas mot" de 100'000 fr. d'acqu�ts au jour de la dissolution du r�gime matrimonial. Ses all�gations sont toutefois fond�es sur des faits qui ne r�sultent pas de l'arr�t attaqu�, en sorte qu'elles ne peuvent �tre prise en consid�ration (art. 99 al. 1, 106 al. 2 LTF).
Le moyen est d�s lors infond�, dans la mesure o� il est recevable.
La cour cantonale aurait aussi viol� l'art. 208 CC en consid�rant que les conditions de cette disposition n'�taient pas r�unies s'agissant de la situation financi�re de l'intim�e. Affirmant derechef que celle-ci dispose d'un coffre-fort dans lequel figurait � tout le moins un montant, admis, de 100'000 fr., le recourant reproche aux juges pr�c�dents d'avoir omis de prendre cette somme en consid�ration dans les acqu�ts de l'int�ress�e. Il expose que celle-ci disposait, � la date du mariage, de 208'095 fr. de biens propres et que ses avoirs �quivalaient � 480'062 fr. au 31 d�cembre 2000. Au jour de l'introduction de la demande en divorce, les �l�ments d'actifs repr�sentaient 159'322 fr. Or, l'�pouse n'aurait pas �t� en mesure de justifier de la baisse consid�rable de sa fortune. Selon le recourant, elle lui serait ainsi redevable d'une somme de 77'725 fr., � savoir 59'768 fr. 50 au titre de l'arri�r� AI et de 50'000 fr. au titre des acqu�ts, dont � d�duire les montants de 17'598 fr., 9'630 fr. et 4'815 fr. 50.
9.1.�Les acqu�ts - comme les biens propres - de chaque �poux sont disjoints dans leur composition au jour de la dissolution du r�gime (art. 207 al. 1 CC). Toutefois, dans deux cas, des biens d'acqu�ts qui n'existent plus � ce moment-l� doivent �tre r�unis, en valeur, aux acqu�ts. Il s'agit, d'une part, des biens qui en faisaient partie et dont l'�poux a dispos� par lib�ralit�s entre vifs sans le consentement de son conjoint dans les cinq ann�es ant�rieures � la dissolution du r�gime, � l'exception des pr�sents d'usage (art. 208 al. 1 ch. 1 CC) et, d'autre part, des ali�nations de biens d'acqu�ts qu'un �poux a faites pendant le r�gime dans l'intention de compromettre la participation de son conjoint (art. 208 al. 1 ch. 2 CC). Le but de cette disposition est de prot�ger l'expectative de chacun des �poux en ce qui concerne sa participation au b�n�fice de l'autre (ATF 138 III 689 consid. 3.2; arr�ts 5A_61/2013 du 4 juillet 2013 consid. 6.2; 5A_662/2008 du 6 f�vrier 2009 consid. 2.1). Par lib�ralit� au sens du chiffre 1 de l'art. 208 al. 1 CC, il faut comprendre une attribution volontaire partiellement ou enti�rement gratuite � un tiers qui a provoqu� une diminution des acqu�ts ou a emp�ch� leur accroissement (ATF 138 III 689 pr�cit� consid. 3.3; arr�t 5A_61/2013 et 5A_85/2013 du 4 juillet 2013 consid. 6.2). Le chiffre 2 vise, quant � lui, tous les actes juridiques par lesquels, durant le r�gime, un �poux dispose d'un acqu�t et diminue ainsi la valeur de cette masse (arr�t 5A_662 /2008 du 6 f�vrier 2009 consid. 2.2.1 publi� in FamPra.ch 2009 p. 437). Il peut s'agir de lib�ralit�s au sens du chiffre 1 mais �galement d'actes � titre on�reux d�savantageux de nature � compromettre la participation du conjoint, d'actes de d�r�liction ou, simplement, d'actes mat�riels entra�nant une diminution de valeur du bien, � l'exception de l'usage personnel (ATF 118 II 27 consid. 4; STEINAUER, in Commentaire romand, Code civil I, 2010, n� 18 ad art. 208 CC; HAUSHEER/AEBI-M�LLER, in Basler Kommentar, Zivilgesetzbuch I, 5e �d., 2014, n� 20 ad art. 208 CC).
9.2.�Selon l'autorit� cantonale, le mari soutenait que les trois comptes de l'�pouse, totalisant 159'322 fr., qui selon le premier juge �taient cens�s ne repr�senter que des biens propres, rev�taient en r�alit� la qualit� d'acqu�ts, dans la mesure o� l'int�ress�e n'avait pas �tabli que ses biens propres d'origine seraient toujours - de mani�re individualis�e - repr�sent�s au jour de la dissolution, cas �ch�ant qu'ils auraient �t� remploy�s sans cr�ation d'acqu�ts. Pour les juges pr�c�dents, cette th�se ne pouvait �tre suivie. Le fait que les avoirs figurant sur ces comptes aient drastiquement diminu� (� savoir de 70%) excluait que les actifs concern�s aient pu fructifier. Le grief devait d�s lors �tre rejet�, sauf � retenir - hypoth�se que l'on ne pouvait suivre - que les revenus de ces comptes s'y trouvaient encore totalement alors que les biens propres qui les avaient g�n�r�s avaient, eux, �t� totalement d�pens�s.
Le recourant se contente d'exposer sa propre version des faits, en se r�f�rant � des �l�ments du dossier qui ne sont pas constat�s dans l'arr�t attaqu�. Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint en la mati�re (cf. supra consid. 1.3), il n'appartient cependant pas au Tribunal f�d�ral de proc�der une nouvelle fois � l'appr�ciation des preuves administr�es, mais � la partie recourante d'�tablir en quoi celle op�r�e par l'autorit� cantonale serait manifestement inexacte ou incompl�te, ou en quoi les faits constat�s auraient �t� �tablis au m�pris de r�gles essentielles de proc�dure. Par cons�quent, les all�gations du recourant ne peuvent �tre prises en consid�ration. Il en va ainsi de son affirmation selon laquelle l'intim�e a pu acqu�rir un bien immobilier post�rieurement au prononc� du divorce, alors que le r�gime matrimonial n'avait pas encore �t� liquid� et que le montant auquel elle avait droit au titre du partage de la pr�voyance professionnelle n'avait pas encore �t� vers� (art. 99 al. 1, 106 al. 2 LTF). Autant que le grief de violation de l'art. 208 CC satisfait aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF, on ne voit d�s lors pas en quoi les principes relatifs � cette disposition (cf. supra consid. 9.1) auraient �t� enfreints par l'autorit� cantonale. Suppos� recevable, le moyen est d�s lors infond�.
En conclusion, le recours doit �tre rejet� dans la mesure de sa recevabilit�, aux frais du recourant (art. 66 al. 1 LTF); compte tenu du travail que la cause a occasionn� au Tribunal f�d�ral (cf. art. 65 al. 2 LTF), il se justifie d'augmenter le montant des frais judiciaires. Il n'y a pas lieu d'allouer de d�pens � l'intim�e, qui n'a pas �t� invit�e � r�pondre.

References: art. 95
 art. 95
 art. 106
 ATF 
in fine
 art. 84
 art. 404
in fine
 art. 210
 art. 206
 ATF 
 ATF 
in fine
 ATF 
 art. 208
 art. 208
 art. 65