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Timestamp: 2019-09-17 01:03:30+00:00

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﻿ 21 – LE MASSACRE PHYSIQUE ET MORAL DES ENFANTS À NOTRE ÉPOQUE (spiritualité) – prierenfamille
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Il y a le massacre physique des enfants à grande échelle par l’avortement légalisé.
Le 28 décembre, c’est la fête des Saints Innocents : l’Église s’unit à la douleur des mères dont les enfants furent massacrés par Hérode. Voyant dans l’Enfant de Bethléem un rival dont il était jaloux et voulant le supprimer, il envoya tuer à Bethléem tous les enfants de deux ans et au-dessous… (Mt 2, 16)
Cependant, ces petits innocents ont trouvé ainsi le bonheur éternel avant même d’avoir commencé à vivre…
Ceux-là ont été rachetés d’entre les hommes comme prémices pour Dieu et pour l’Agneau,
et dans leur bouche il ne s’est pas trouvé de mensonge,
Cette fête des Saints Innocents célèbre ce qui s’est passé il y a 2000 ans. Mais ce massacre est loin d’être terminé… : nous le revivons de nos jours d’une double manière.
D’une part, le drame de l’avortement prive notre pays d’une bonne part de ses forces vives pour demain.
D’autre part, un « massacre moral » guette nos enfants si nous n’y prenons pas garde.
Depuis une trentaine d’années, cette fête des Saints Innocents a pris un relief tout particulier avec la loi inique sur l’avortement qui supprime tant de vies innocentes. Cette loi n’est-elle pas la douloureuse actualisation et… amplification de ce massacre ?
Face à une « culture de mort »…
Nous nous trouvons en face d’une énorme menace contre la vie, non seulement d’individus, mais de la civilisation tout entière.
(Jean-Paul II. Evangelium vitae – 1995 – § 59)
« Un peuple qui tue ses enfants n’a pas d’avenir. » (Mère Térésa) : une évidence qu’on finit par oublier…
Une récente étude, réalisée par l’INED, fait état de 200 000 avortements par an (50 000 avant la loi !). Soit un total en France, depuis 1975 (institution de la loi Veil), de 6 millions de vies humaines détruites = 1 toutes les 3 minutes… Cela fait frémir !
« Le monde ne pourra retrouver la paix tant qu’on tuera des bébés dans le sein de leur mère… »
L’avortement a toujours été considéré, dans toutes les civilisations, comme « un crime abominable ».
L’Église sanctionne d’une peine canonique d’excommunication ce délit contre la vie humaine. (CEC 2272 et Evangelium vitae § 62)
Les lois qui autorisent et favorisent l’avortement… s’opposent, non seulement au bien de l’individu, mais au bien commun et, par conséquent, elles sont entièrement dépourvues d’une authentique validité juridique…
Lorsqu’une loi civile légitime l’avortement, du fait même, elle cesse d’être une vraie loi civile qui oblige moralement.
Mais c’est toute notre société qui en souffre.
… réagir : promouvoir une « culture de la vie »
sur le plan spirituel, citons, entre autres, le Rosaire pour la vie, chaque premier samedi du mois, ou le jeûne du vendredi, suscité par l’œuvre Magnificat ;
au niveau temporel, citons l’Alliance VITA qui se bat sur le plan politique.
Il n’y a pas que la mort physique, la mort du corps : la mort de l’âme est encore plus grave.
Le scandale est l’attitude ou le comportement qui portent autrui à faire le mal…Il peut entraîner son frère dans la mort spirituelle.
Force nous est de le constater : nous vivons dans un monde où le massacre moral de nos enfants semble voulu et organisé par l’idéologie régnante, résolument opposée à Dieu et à sa loi.
« Nous ne voulons pas qu’Il règne sur nous. » (Lc 19, 14)
La situation dans laquelle se trouvent les familles dans le monde d’aujourd’hui ne manque pas d’indices d’une dégradation préoccupante de certaines valeurs fondamentales, signes du refus que l’homme oppose à l’amour de Dieu. (…)
A la racine de ces phénomènes négatifs, il y a une corruption du concept et de l’expérience de la liberté, celle-ci étant comprise non comme la capacité de réaliser la vérité du projet de Dieu sur le mariage et la famille, mais comme une force autonome d’affirmation de soi, assez souvent contre les autres, pour son bien-être égoïste.
En vivant dans un tel monde, et sous l’influence des mass media, les fidèles ne savent pas toujours demeurer indemnes de l’obscurcissement des valeurs fondamentales, ni se situer comme…sujets actifs de la construction d’un authentique humanisme familial.
(Jean-Paul II. Familiaris consortio 1981 – FC – § 6-7)
Ce « massacre » est mis en place, imposé par tout un système éducatif qui vise à les détourner dès leur plus jeune âge de leur véritable finalité, qui vise à les pervertir, à les salir.
Le scandale est grave lorsqu’il est porté par ceux qui, par nature ou par fonction, sont tenus d’enseigner et d’éduquer les autres.
Le scandale peut être provoqué par la loi ou par les institutions, par la mode ou par l’opinion :
« Se rendent coupables de scandale ceux qui instituent des lois ou des structures sociales menant à la dégradation des mœurs et à la corruption de la vie religieuse qui, volontairement ou non, rendent ardue et pratiquement impossible une conduite chrétienne conforme aux commandements » (Pie XII). (CEC 2286)
– les programmes scolaires officiels, (français, histoire, biologie… ), et jusqu’à… certains livres pour les tout-petits !
– la T. V., les publicités, les affiches, les illustrés, les revues, les musiques, les spectacles…
– l’esclavage des modes… cela va des « marques » de blousons ou de chaussures (!!)…jusqu’à des tenues inacceptables pour de jeunes chrétiennes.
– Sans parler du matérialisme pratique et de la pression commerciale qui nous submergent, mais dont nous subissons les conséquences, même si nous nous en défendons.
Pour protéger l’Enfant-Dieu, la Sainte Famille a dû, sur l’ordre divin, fuir en Egypte.
Nous devons « nous garder pour Dieu« , nous et nos enfants :
« Les autres peuples« , c’est le paganisme, qui a pris au cours des temps des formes diverses.
A l’heure actuelle, ce néo-paganisme se définit comme l’absence de Dieu : on vit comme si Dieu n’existait pas. Cette négation de Dieu, c’est l’athéisme au quotidien.
« Ne vous conformez pas au monde présent… »
Pour « être à Dieu« , pour Lui rester fidèles, cette séparation du monde païen devient une nécessité.
Cela ne veut pas dire, bien sûr, qu’il faille partir sur une île déserte ou s’isoler dans un ghetto…
Il s’agit de nous tenir à l’écart, autant que nous le pouvons, de ces graves dangers et de faire de notre famille un lieu de fidélité à Dieu, à la foi catholique, à un comportement digne des enfants de Dieu.
N’aimez pas le monde, ni rien de ce qui est dans le monde.
Si quelqu’un aime le monde, l’amour de Dieu n’est pas en lui… (1 Jn 2, 15)
Préserver et maintenir à l’intérieur de nos familles cet espace de vraie liberté indispensable à l’éducation de nos enfants, c’est vraiment pour nous un devoir impérieux.
L’éducation de la conscience morale : une exigence prioritaire
La compréhension du sens ultime de la vie et de ses valeurs fondamentales est le grand défi qui s’impose aujourd’hui en vue du renouvellement de la société…
L’éducation de la conscience morale, qui rend chaque homme capable de juger et de discerner les moyens adéquats pour se réaliser selon sa vérité originelle, devient ainsi une exigence prioritaire à laquelle on ne peut renoncer … (FC § 8)
Ce travail de résistance à une telle ambiance dégradante, c’est la lutte de David contre Goliath !
Mais, comme David aussi, nous savons que nous avons pour nous une force qui nous vient de Dieu : aussi sommes-nous assurés de la victoire. Encore faut-il être conscient de la nécessité de lutter – sans se cacher la tête sous l’aile comme l’autruche ! – accepter de s’y investir autant que nécessaire et de combattre !
Certes, ce n’est pas facile, c’est même, à certains jours, usant !
Comment s’opposer, résister, à cette dégradation ambiante ?
Surtout, ne partons pas « battus » d’avance. Nous avons deux forces pour nous soutenir, utilisons-les :
– la ferme assurance de la force intrinsèque de la famille, pourtant si attaquée, vilipendée ;
– et la force que peuvent nous apporter les associations familiales ou des groupes de foyers.
Face à une société qui risque d’être de plus en plus dépersonnalisante et anonyme, et donc inhumaine et déshumanisante, avec les conséquences négatives de tant de formes « d’évasion » – telles que l’alcoolisme, la drogue ou même le terrorisme -, la famille possède et irradie encore aujourd’hui des énergies extraordinaires capables d’arracher l’homme à l’anonymat, de l’éveiller à la conscience de sa dignité personnelle. (FC § 43)
Dans la mesure où nos enfants vivent à la maison dans une ambiance structurée, basée sur un amour véritable et la confiance, ils seront moins tentés de s’évader ailleurs à la recherche de « paradis » illusoires.
S’associer à d’autres familles pour aider les jeunes à ne pas s’écarter de la foi
Nous savons tous l’avantage que nous trouvons à nous retrouver à plusieurs familles amies partageant les mêmes soucis éducatifs ; cela nous permet de maintenir autour de nos enfants une ambiance saine, une certaine unité d’esprit d’une famille à l’autre. Nous puisons dans ces liens une force et un soutien réels. Le pape Jean-Paul II nous y encourage :
…prendre conscience de la nécessité de développer des liens entre familles en vue d’une aide spirituelle et matérielle réciproque…
Le droit des parents au choix d’une éducation conforme à leur foi doit être absolument assuré. (…) Si dans les écoles on enseigne des idéologies contraires à la foi chrétienne, la famille, conjointement à d’autres familles – si possible par l’intermédiaire d’associations familiales – doit de toutes ses forces et avec sagesse aider les jeunes à ne pas s’écarter de la foi… (FC § 40)
Combien d’écoles entièrement libres ont été créées ces dernières années, par de courageux parents, pour cette seule raison de pouvoir assurer à leurs enfants non seulement une éducation chrétienne, une réelle transmission de la foi, mais même un enseignement scolaire convenable…?
D’autres parents, pour les mêmes raisons, choisissent la formule de l’école à la maison, prenant modèle sur le home schooling américain ?
Tout cela au prix d’efforts héroïques, d’innombrables sacrifices… En échange de quoi les enfants bénéficient de cette harmonie entre famille et école qui garantit l’équilibre dont ils ont besoin pour grandir paisiblement.
Dans d’autres cas, c’est au niveau des catéchismes que nous pouvons être amenés, actuellement, à entreprendre une action de ce genre. Et il y a tout avantage à faire cela à plusieurs familles voisines.
Tout d’abord, le secours spirituel :
Pensons aussi à la prière aux anges gardiens, trop souvent oubliée, méconnue… Elle est pourtant de toute première efficacité, et les mamans qui la pratiquent le savent mieux que quiconque. Confions-leur nos enfants lorsqu’ils nous quittent, ils seront sûrement protégés.
Dans le temporel : une grande vigilance. Tout contrôler, c’est très contraignant, mais indispensable.
– Avant d’acheter un livre pour nos enfants, même pour les plus petits, nous ne pouvons pas nous dispenser de contrôler ce que nous achetons. De même, vérifier les livres qui sont offerts – en toute candeur – par une tante ou une grand’mère pour un anniversaire.
– Certains parents s’astreignent à visionner les vidéocassettes avant de les laisser regarder aux enfants.
– Ne pas laisser traîner n’importe quoi sur la table du salon (revues de mode, magazines…)
– Il est plus difficile d’intervenir au niveau des livres scolaires, sur lesquels nous n’avons pas de décision ; du moins faut-il aussi les « explorer ». Cela permettra quelquefois des mises en garde utiles.
Prendre le temps d’écouter les enfants au retour de l’école, les faire parler (certains ne se livrent pas, mais d’autres ont besoin de pouvoir parler).
pour faire un exposé sur la boussole, un enfant de 9 ans compulse une « encyclopédie » enfantine… Quelques pages plus loin, il peut y trouver tous les renseignements sur la vie et les actes sexuels, avec force détails : on se demande ce que cela vient faire dans un album pour des moins de 10 ans.
La liste n’est pas close… Le plus difficile est de rester conscient de ce travail de sape, de ce risque d’accoutumance au mal, qu’on finit par ne plus voir : on s’y habitue. « Tout le monde le fait »…
Si l’on ne vit pas comme on pense, on finit pas penser comme on vit.
La famille, cellule de base de la société, a – comme telle – son mot à dire dans certains cas, pour faire respecter les règles de la moralité.
Dans le cas d’une affiche scandaleuse, par exemple, il est de notre devoir d’intervenir auprès des pouvoirs publics – à ce niveau, c’est la mairie – pour protester et faire supprimer cette affiche.
Si nous ne le faisons pas, c’est peut-être que nous ne connaissons pas ces textes de lois… mais c’est aussi, souvent, par timidité, lassitude, manque de courage. Alors, ne nous plaignons pas de voir l’ambiance générale de la société se dégrader. Par notre silence, nous en sommes complices.
Mais pour intervenir le plus efficacement possible, il est évident que « l’union fait la force » : c’est tout l’intérêt des associations familiales, en particulier les AFC (Associations Familiales Catholiques), qui se réfèrent explicitement à la doctrine sociale est familiale de l’Eglise.
D’autres formes d’association se sont spécialisées dans un combat juridique pour faire appliquer la loi, si souvent bafouée par les ennemis de Dieu et les affairistes. Citons :
– l’association « Promouvoir » (au sujet de certaines bandes dessinées par exemple),
– et l’AGRIF (entre autres, contre des affiches scandaleuses).
Lorsqu’on a fait tout ce que, concrètement, on peut et doit faire pour maintenir autour de nos enfants une ambiance saine, pour les préserver afin de leur garder une âme pure, alors on peut compter sur la protection et la direction de la Providence qui ne sauraient manquer à ceux qui Lui sont fidèles :
et tout le reste vous sera donné par surcroît… (Lc 12, 31)
12 octobre 2017 at 18 h 50 min Partager par:

References: § 59
 § 62
 § 6
 § 8
 § 43
 § 40