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Timestamp: 2019-08-23 07:24:43+00:00

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COMPTITIVIT CONOMIQUE DU MAROC
Ce document a t prpar par DAI pour valuation par l'Agence des tats-Unis pour le dveloppement international (USAID).
Soumis USAID/Maroc, Bureau de croissance conomique - Objectif d'aide n 3 : Rduction des barrires au commerce et l'investissement
Numro de contrat : EEM-I-00-07-00009-00 : Ordre de mission : EEM-I-07-07-00009
L'opinion de l'auteur de ce document engage uniquement la responsabilit de ce dernier et ne reflte pas ncessairement le point de vue de l'Agence des tats-Unis pour le dveloppement international (USAID) ni celui du Gouvernement des tatsUnis
Programme Comptitivit Economique du Maroc 8, rue du Rif Souissi 10 000 Rabat Maroc
I. APERU DU CONTEXTE INSTITUTIONNEL ET REGLEMENTAIRE RELATIF A LA REUTILISATION DES EAUX USEES: ..................................................................................................................... 1 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. La Stratgie Nationale de lEau ............................................................................................................. 1 Le Conseil Suprieur de lEau et du Climat ....................................................................................... 2 La Loi sur lEau et ses textes dapplication......................................................................................... 3 Le Comit Normes et Standard (CNS) .............................................................................................. 4 Le Plan National de lEau (en cours de finalisation) ......................................................................... 4 Les Plans dAmnagement Intgr des Ressources en Eau (PDAIREs) ....................................... 5 Le Programme National dAssainissement Liquide (PNAL) :......................................................... 5 Le Fonds dAssainissement Liquide et dEpuration des Eaux Uses FALEEU : ...................... 5
II. PRINCIPAUX INTERVENANTS DANS LE SECTEUR DE LEPURATION ET LA REUTILISATION DES EAUX USEES. ...................................................................................................................................................... 5 III. PROGRAMMES NATIONAUX ET REGIONAUX EXISTANTS TRAITANTS DES QUESTIONS LIEES A LA REUTILISATION DES EAUX USEES. ............................................................................................... 6 1. 2. Stratgie Nationale de lEau ( approuve en 2010) : ....................................................................... 6 Programme National dAssainissement Liquide (PNAL) : .............................................................. 6
3. Le programme dassistance technique de la Dlgation de la Commission Europenne destin lappui au PNAL : ............................................................................................................................. 6 4. Etude des possibilits de valorisation des eaux uses pures lchelle nationale................ 6
IV. CONTRAINTES MAJEURS A LA PROMOTION DE LA REUTILISATION DES EAUX USEES ....... 6 V. INITIATIVES NATIONALES EN MATIERE DE PROMOTION DE LA REUE DANS LE CADRE DE PARTENARIAT PUBLIC PRIVE ............................................................................................................................... 8 1. 2. 3. 4. Exprience de valorisation des EUE Marrakech ............................................................................ 8 Exprience de valorisation des eaux uses de Ben Slimane........................................................... 8 Exprience du projet pilote de Ben Sargao Agadir ....................................................................... 8 Exprience pilote de Ouarzazate ......................................................................................................... 8
ARTICLES DE LA LOI 10/95 SUR LEAU RELATIFS A LA REUTILISATION DES EAUX USEES ........ 15 DECRET N 2-97-875 DU 6 CHAOUAL 1418 (4 FEVRIER 1998) RELATIF A L'UTILISATION DES EAUX USEES .............................................................................................................................................................. 16 PROJET D'ARRETE CONJOINT DU MINISTRE DE LEQUIPEMENT ET DU MINISTRE CHARGE DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE, DE L'ENVIRONNEMENT, DE L'URBANISME ET DE LHABITAT PORTANT FIXATION DES NORMES DE QUALITE DES EAUX DESTINEES A LIRRIGATION ........................................................................................................................................................... 19 1. Normes de qualit des eaux destines l'irrigation ...................................................................... 20
PROJET D'ARRETE CONJOINT DU MINISTRE DE LEQUIPEMENT ET DU MINISTRE CHARG DE LAMNAGEMENT DU TRRITOIRE, DE L'ENVIRONNEMENT, DE LURBANISME ET DE LHABITAT PORTANT FIXATION DES VALEURS LIMITES GENERALES DE REJET ........................... 22 2. Valeurs limites gnrales de rejet....................................................................................................... 23
3. Valeurs limites gnrales de rejet applicables partir de la 5 anne aux units industrielles existantes ........................................................................................................................................................... 24 ARRETE CONJOINT DU MINISTRE DE LEQUIPEMENT ET DU MINISTRE CHARG DE LAMNAGEMENT DU TRRITOIRE, DE L'ENVIRONNEMENT, DE LURBANISME ET DE LHABITAT PORTANT FIXATION DES VALEURS LIMITES DE REJET SPECIFIQUES AUX UNITES INDUSTRIELLES SUCRIERES ................................................................................................................................. 25 DECRET N 2.04.553 DU 13 DILHIJA 1425 (24 JANVIER 2005) RELATIF AUX DEVERSEMENTS, ECOULEMENTS, REJETS, DEPOTS DIRECTS OU INDIRECTS DANS LES EAUX SUPERFICIELLES OU SOUTERRAINES ............................................................................................................................................... 26
ANNEX II : DIRECTIVE DE LOMS RELATIVE A LA QUALITE MICROBIOLOGIQUE DES EAUX USEES UTILISEES DANS L'AGRICULTURE .................................................................................. 33 ANNEXE III : NORMES SANITAIRES DE LA REUE DANS QUELQUES PAYS DE LA REGION MEDITERRANEENE & DAUTRES REGIONS POUR UNE IRRIGATION NON RESTRICTIVE ........................................................................................ 35 ANNEXE IV : NORMES DE QUALITE PROPOSEE POUR LA REUTILISATION DES EAUX USEES (PROJET USAID/PREMNORMES INSPIREES DE DIRECTIVE ESPAGNOLE). ..................... 37 ANNEXE V : DIRECTIVE EUROPEENNE (86/278/CEE) RELATIVE A LUTILISATION DES BOUES RESIDUAIRES EN AGRICULTURE ................................................................................................................. 39
ABH : Agence de Bassin Hydraulique ABRI: Advancing the Bleu Revolution Initiative CSEC : Conseil Suprieur de lEau et du Climat CNS : Comit Normes et Standards DRA : Direction Rgionale de lAgriculture DPA : Direction Provinciale de lAgriculture FALEEU : Fonds dAssainissement Liquide et dEpuration des Eaux Uses IAV : Institut Agronomique et Vtrinaire INRA : Institut National de Recherche Agronomique OMS : Organisation Mondiale de la Sant ONEP : Office National de lEau Potable ORMVA : Office Rgional de Mise en Valeur Agricole PDAIRE : Plan dAmnagement Intgr des ressources en Eau PNE : Plan National de lEau PNAL : Plan National dAssainissement Liquide PREM : Prennit des Ressources en Eau au Maroc (Projet USAID) RADEE : Rgie Autonome de distribution de lEau et de lElectricit REUE : Rutilisation des Eaux Uses Epures STEP : Station dEpuration
Le programme Comptitivit Economique du Maroc de lUSAID prvoit dans sa composante (2) Eau & Agriculture la ralisation dune tude diagnostique des aspects institutionnels et rglementaires rgissant la rutilisation des eaux uses en agriculture en vue de formuler un cadre lgal & institutionnel appropri devant promouvoir la rutilisation des eaux uses lchelle nationale. Le prsent rapport se propose de fournir un diagnostic prliminaire rapide en vue de : (i) faire le point sur les tudes et analyses ralises antrieurement dans ce domaine (ii) recueillir et analyser les textes lgislatifs et rglementaires existants dans ce domaine , (iii) dgager les principales contraintes institutionnelles et rglementaires entravant la promotion de la REUE lchelle nationale, et (iv) proposer des recommandations et des pistes de rflexions pour orienter les tudes ultrieures programmes par MEC. Les principaux lments traits dans ce rapport sont :
I. APERU DU CONTEXTE INSTITUTIONNEL ET REGLEMENTAIRE RELATIF A LA REUTILISATION DES EAUX USEES:
1. La Stratgie Nationale de lEau Celle-ci a t approuve par les pouvoirs publics en 2010. Elle considre que la rutilisation des eaux uses constitue une importante ressource en eau non conventionnelle, et sa valorisation doit tre place dans le cadre de la gestion intgre des ressources en eau lchelle nationale. La Stratgie considre que : La REUE a un double objectif : elle permet dune part de mobiliser un important potentiel de ressources en eau supplmentaire et dautre part de protger les milieux rcepteurs. Il est estim que ce potentiel reprsentera lhorizon 2020 un volume global de prs de 900 million m3/an, ce qui constitue une ressource particulirement vitale pour de nombreuses zones arides du pays o les ressources sont limites. Actuellement on estime que prs de 7500 ha sont irrigues par les eaux uses pures et non pures. Les enqutes ralises dans le cadre du Programme dAssainissement Liquide (PNAL) montrent que les eaux uses gnres par plus de 70 centres urbains sont rutilises en agriculture pour irriguer des cultures fourragres, darboriculture et quelquefois des cultures maraichres.
La valorisation de cette ressource permet dallger le recours aux eaux conventionnelles, particulirement aux eaux souterraines trs vulnrables. Actuellement, dans de nombreuses rgions du pays les EU brutes constituent pour les agriculteurs une importante ressource d'eau disponible, mais qui prsente des risques sanitaires potentiels levs. Sur les 62 stations dpuration existantes dans tout le pays seulement 22 sont oprationnelles, les autres tant en gnral hors service. Les EU sont souvent utilises ltat brute pour irriguer des cultures faible rentabilit conomique.
Les principales dispositions de la stratgie relatives la promotion de la REUE sarticulent autour des axes suivants : Intgration des tudes de faisabilit des projets de REUE dans le cadre du Programme National dAssainissement Liquide (PNAL). La dmarche envisage comprendra trois tapes : une tude dopportunit, une tude de faisabilit et une tude de faisabilit dtaille. Cette dmarche en trois tapes est intressante car elle permet de filtrer assez vite les projets les plus ralistes et intressants. Dveloppement du traitement complmentaire tertiaire pour une REUE rutilisation moins restrictive en agriculture ; Renforcement des options de rutilisation telles que larrosage des espaces verts, les usages municipaux et l'arrosage des jardins dhtels, la rutilisation industrielle, la recharge de nappes et le stockage inter saisonnier ; Amlioration de la coordination entre les diffrents acteurs impliqus dans les projets assainissement-rutilisation des eaux uses pures ; Renforcement des capacits de gestion des ressources en eaux et limplication du secteur priv dans les activits de la rutilisation ; Intensification de la sensibilisation pour gagner ladhsion des populations et attnuer la rticence la rutilisation des EUE ; Rduction des impacts ngatifs lis la rutilisation, traitement adquat et fiable en fonction des usages. Instauration dun programme de suivi et de monitoring de la qualit des nappes deau souterraine et le renforcement du contrle sanitaire et des mesures dhygine dans les primtres irrigus par la REUE.
2. Le Conseil Suprieur de lEau et du Climat Celui-ci a mis, lors de sa 8me session de 1994, un ensemble de recommandations visant la promotion de la rutilisation des eaux uses lchelle nationale en adoptant des politiques nationales cohrentes intgrant assainissement, puration et rutilisation des eaux uses pures (REUE), et mise en place de structures institutionnelles et rglementaires appropries. En matire de normes sanitaires et de rglementation de REUE en agriculture, le Conseil a recommand les mesures suivantes : Il est ncessaire de procder, pralablement toute rutilisation contrle, ltablissement de normes marocaines sur la base de donnes accumules partir des exprimentations pilotes et en sinspirant des expriences des autres pays ainsi que des recommandations et directives des organisations internationales...
3. La Loi sur lEau et ses textes dapplication Ils constituent le principal outil lgislatif et rglementaire rgissant la REU au Maroc. De nombreuses dispositions de La loi visent la rglementation et la promotion de la REU uses. Les principaux articles relatifs la REU sont: Article (84) : Interdit la REU en agriculture chaque fois que la qualit de ces eaux uses ne correspond pas aux normes fixes par voie rglementaire. Article (57) : relatif aux conditions dutilisation des eaux uses. Il impose une autorisation toute REU et stipule que tout utilisateur peut bnficier du concours financier de lEtat et dune assistance technique si lutilisation quil en fait est conformes aux conditions fixes par ladministration et a pour effet de raliser des conomies deau et de prserver les ressources en eau contre la pollution. Article (51) : relatif ltablissement des normes de qualit des eaux destines lirrigation et dautres usages. Ces normes sont labores par le Comit Normes et Standards, fixes par arrt et rvises tous les dix ans ou chaque fois que le besoin sen fait sentir. Les ABHs sont tenues par la loi sur leau de prendre les mesures ncessaires pour que la qualit des eaux respecte ces normes. Article (54) : Interdit le rejet deaux uses dans le milieu rcepteur. Article (52) : impose une autorisation pralable aux rejets deaux uses dans le milieu rcepteur, dlivre par lAgence de Bassin aprs enqute.
Les principaux dcrets et arrts dapplication de la Loi sur lEau concernant directement ou indirectement la REUE sont annexs ce rapport. Ils englobent :
Le dcret N 2-97-875 du 4 Fvrier 1998, relatif lutilisation des eaux uses. Ce dcret interdit toute rutilisation des eaux uses non traites, et institue dune part lautorisation dutilisation des eaux uses et dautre part le concours financier des ABHs aux projets de REUE. Projet darrt portant fixation des normes de qualit de leau dirrigation : cet arrt fixe des normes de qualit gnrales mais napparait pas assez bien adapt aux spcificits de lirrigation par la REUE car ne tient pas compte des types de cultures irrigues par les EUE, ni des types dirrigation. Dcret fixant les modalits doctroi des aides financires par les Agences de bassins Hydrauliques pour lpuration et la rutilisation des eaux uses , et lconomie deau : Les ABHs peuvent accorder aux units industrielles, aux Communes et aux autres gestionnaires des services dassainissement, des subventions sous forme daides financires destines lpuration et la rutilisation des eaux uses. Ces aides pourraient consister en une contribution de lABH aux investissements requis cet effet. Le dcret n 2-04-553 du 24 janvier 2005, relatif aux dversements, coulement, rejets, dpts directs ou indirects dans les eaux superficielles et souterraines ; Ce dcret, conformment aux articles 52 et 53 de la loi sur leau, institue : o o lobligation de dclaration et dautorisation des dversements ; lapplication de valeurs limites de rejets ;
la soumission des dversements des redevances.
Larrt conjoint n 1180-06 du 12 juin 2006, portant fixation des taux de redevances applicables aux dversements des eaux uses et dfinissant lunit de pollution ; Larrt conjoint n 1607-06 du 25 juillet 2006 portant fixation des valeurs limites spcifiques aux rejets deaux uses domestiques ; Le projet darrt portant fixation des valeurs limites gnrales de rejets : Cet arrt fixe les valeurs limites gnrales de rejets directs et indirects applicables aux dversements pour lesquels des valeurs limites spcifiques ne sont pas fixes. Ces valeurs auxquelles les dversements dans le domaine public hydraulique doivent tre conformes sont constitues de paramtres physicochimiques ou bactriologiques. Les arrts conjoints 2006 portant fixation des valeurs limites spcifiques certaines branches industrielles (sucreries, papier & pate papier.) ; Le dcret n 2-05-1533 du 13 fvrier 2006 relatif lassainissement autonome. Ce dcret sapplique aux petites agglomrations rurales groupes ou disperses, ne disposant pas de r seau dassainissement collectif. Il impose : o lobligation de dclaration, auprs des services techniques de la commune, de toute ralisation de dispositif dassainissement autonome ; lobligation des communes de procder au contrle de la conformit des dispositifs dassainissement autonome aux prescriptions techniques en vigueur.
Dcret rglementant les procdures dlaboration dtude dimpact sur lenvironnement de projets, y compris les projets dirrigation par la REUE.
4. Le Comit Normes et Standard (CNS) Institu depuis 1994 au sein du Conseil National de lEnvironnement, et compos des reprsentants de tous les dpartements concerns, a labor des normes de qualit de leau destine lirrigation (cf. annexe) en vue de limiter les risques sanitaires des populations. Ces normes sont fortement inspires des directives de lOMS (Cf. annexe), des recommandations de la FAO et de normes en vigueur dans certains pays de la rgion mditerranenne et dautres rgions (Cf. annexe). Toutefois ces normes, qui concernent la qualit requise pour toutes les eaux dirrigation, demeurent trs restrictives vis--vis de la rutilisation des eaux uses pures. Elles doivent tre adaptes aux conditions de rutilisation des eaux uses pures en gardant une certaine souplesse vis--vis de la qualit requise en fonction des cultures pratiques et des mthodes dirrigation par les eaux uses pures comme cest le cas dans de nombreux pays. Mais rien nempche de retenir des normes plus svres quand il sagit dirriguer des cultures consommables crues. 5. Le Plan National de lEau (en cours de finalisation) Intgre les eaux uses dans loffre globale des ressources en eau mobilisables. Il examine globalement les potentialits de rutilisation des eaux uses lchelle nationale.
6. Les Plans dAmnagement Intgr des Ressources en Eau (PDAIREs) Mis jour priodiquement par les ABHs ils intgrent les eaux uses dans le calcul du bilan deau global au niveau du bassin versant et examinent les potentialits de valorisation des eaux uses particulirement en agriculture. En principe les tudes du PDAIRE relatives la valorisation du potentiel eaux uses lchelle du bassin versant doivent intgrer :
Ltude du march des eaux uses. Celle-ci comprend : Inventaire des rutilisations existantes ; inventaire des usages potentiels des eaux uses ; approvisionnement alternatif en eau conventionnelle (cots) ; enqute auprs des utilisateurs potentiels deaux uses et information des utilisateurs potentiels. Llaboration de scnarios de REUE prenant en considration les aspects techniques et socio conomiques.
7. Le Programme National dAssainissement Liquide (PNAL) : Celui-ci est gr par le Ministre de lIntrieur et le SEEE. Le programme intgre lpuration et la rutilisation des eaux uses dans les projets dassainissement. Le PNAL stale sur une priode allant jusqu lhorizon 2020 et dfinit les priorits en matire dassainissement et de traitement des eaux uses et tablit les montages financiers des projets. Le financement du programme est assur par des subventions de lEtat, des contributions financires de bailleurs de fonds ( BM, BEI, kfW, AFD,etc.) ainsi que des contributions des gestionnaires du service dassainissement (Rgies, ONEP, Communes, etc. 8. Le Fonds dAssainissement Liquide et dEpuration des Eaux Uses FALEEU : Ce fonds est gr par le Ministre de lIntrieur.
II. PRINCIPAUX INTERVENANTS DANS LE SECTEUR DE LEPURATION ET LA REUTILISATION DES EAUX USEES.
De nombreux intervenants sont impliqus directement ou indirectement dans le secteur de lpuration et la rutilisation des eaux uses : Il sagit particulirement des organismes suivant :
Le Ministre de lIntrieur est impliqu dans les projets dassainissement et de traitement des eaux uses par le biais de la Direction de lEau et de lAssainissement, la Direction des Collectivits Locales et la Direction des Rgies et Services concds. Il existe actuellement 11 Rgies municipales charges de lassainissement et le traitement des eaux uses oprant dans 11 agglomrations urbaines travers le pays. Le MI est le responsable Le SEEE travers les Agences de Bassins Hydrauliques (ABHs) : Chaque ABH intgre les potentialits de valorisation des eaux uses dans le PDAIRE. La loi sur leau autorise les ABHs accorder des subventions, hauteur de 20% du cout dinvestissement, en faveur des actions visant des conomies deau et de protection des ressources en eau. LOffice National de lEau Potable (ONEP) : Il est charg de lassainissement liquide et du traitement des eaux uses de prs de 50 centres urbains, en vertu de contrats de gestion dlgue avec les Communes. Actuellement lOffice gre 34 STEP oprationnelles et 16 autres en cours de ralisation. Le Ministre de lAgriculture, travers notamment : (i) les DRA/DPA, (ii) certaines ORMVAs, (iii) INRA, (iv) IAV
Implication dautres instituions : Certaines institutions universitaires et de recherche telles : lIAV ; lINRA et dautres dpartement universitaires) : sont impliques dans des projets pilotes de REUE (Ben Serguao ; Ouarzazate, etc.) pour contribuer au suivi valuation des performances des systmes dpuration et de limpact de la REEU sur lenvironnement( cultures, nappes, etc.)
1. Stratgie Nationale de lEau ( approuve en 2010) : Un plan daction est en cours dlaboration en vue de traiter des volets institutionnels, rglementaires et financiers, et dvelopper des partenariats public-priv pour la promotion de la rutilisation des eaux uses lchelle nationale. 2. Programme National dAssainissement Liquide (PNAL) : Gr par le Ministre de lIntrieur et le SEEE en collaboration avec dautres dpartements concerns. Ce programme bnficie de subventions de lEtat et lappui financier de nombreux bailleurs de fonds : AFD ; kfw ; BM ; BEI ; JBIC ; etc. Les tudes lances dans le cadre de ce programme traitent, en plus de linfrastructure dassainissement et dpuration des eaux uses, des aspects lis la REUE. Le PNAL stale sur une priode allant jusqu lhorizon 2020 et concerne prs de 260 agglomrations urbaines pour une population totale de prs de 10 millions habitants, excluant les villes gres par les concessionnaires privs (Casablanca, Rabat, Tanger et Ttouan). Le cout global du programme est estim 43 milliards Dh dont 12 milliard Dh destins la ralisation des stations dpuration des eaux uses (STEP). 3. Le programme dassistance technique de la Dlgation de la Commission Europenne destin lappui au PNAL : Assainissement et appui institutionnel . Programme lanc en 2009. 4. Etude des possibilits de valorisation des eaux uses pures lchelle nationale. Cette tude a t lance par SEEE en 2009 ; elle est en cours dachvement.
Les principales contraintes entravant actuellement la promotion de la rutilisation des eaux uses se rsument comme suit :
Faible cohrence des politiques dintgration des programmes dassainissement, puration et rutilisation des eaux uses ; Imperfection du dispositif institutionnel actuel. En effet il existe une multitude dintervenants dans le secteur de lassainissement et lpuration/rutilisation des eaux uses, sans clarification des relations entre ces diffrents acteurs ( Etat; Agences de bassins ; Rgies municipales ; lONEP ; Communes ; lAgriculture)
Lacunes institutionnelles en matire de prise en charge et gestion de projets de REUE : Financement, gestion, tarification. Actuellement les oprateurs des services dassainissement/traitement des eaux uses (Rgies ; ONEP ;Communes ; Concessionnaires privs) sont seulement chargs de la collecte des eaux uses et leur puration pour que leur qualit soit conforme aux normes de rejets en vigueur. Au del de ce stade ces oprateurs ne sont plus responsables du devenir des EUE ; ils ne sont pas obligs de faire le traitement tertiaire souvent requis pour la REU, si les effluents pures rpondent aux normes de rejet en vigueur. Il existe donc un vide institutionnel quil va falloir rsoudre en vue de clarifier les responsabilits des diffrents intervenants en matire de : o o Ralisation dtudes dopportunits, de faisabilits et dexcution des projets de REUE ; Financement des investissements associs au traitement complmentaire des EU et aux quipements et infrastructure du projet, ainsi que des couts dexploitation; Gestion et exploitation des infrastructures des projets de REUE.
Insuffisance, inadaptation et inefficacit des instances de coordination et de concertation dans ce secteur ; Faible dcentralisation des dcisions, en matire dassainissement et de REU Faible cohrence des politiques dintgration des programmes dassainissement et de REUE lchelle nationale; Retard enregistr dans la promulgation des textes dapplication de la Loi 10-95 sur lEau, notamment les textes relatifs aux rejets et puration/rutilisation des eaux uses ; et difficults rencontres dans lapplication effective sur le terrain du dispositif rglementaire existant, en raison des insuffisances des capacits des ABHs. Absence de normes spcifiques la REUE en agriculture ainsi que labsence de texte rglementaire fixant la liste des cultures et les conditions de leur irrigation par la REUE constituent un handicap la promotion de projets de REUE en agriculture. En fait, comme soulign dans ce rapport, le Comit Normes et Standards a labor des normes gnrales de qualit des eaux destines lirrigation, mais celles-ci napparaissent pas assez bien adaptes aux spcificits des eaux uses; la REUE nest pas obligatoirement intgre dans les tudes de schmas directeurs dassainissement liquide des agglomrations urbaines. Ces tudes sont lances par les oprateurs des services dassainissement (Rgies, ONEP; Communes, etc.) et sarrtent souvent au stade dpuration des EU. Le devenir de ces EUE ne fait pas parti de leurs attributions. Insuffisance des infrastructures existantes dpuration des EU. Le pays compte actuellement prs de 63 STEP parmi lesquelles 22 seulement sont oprationnelles, les autres tant hors service. Insuffisance de limplication des oprateurs privs, dans le cadre de partenariat public-priv, dans les projets de REUE. Labsence de mcanismes de financement assurant une bonne rpartition des couts dinvestissement et dexploitation des projets de REUE en agriculture.
1. Exprience de valorisation des EUE Marrakech Le projet dextension en cours de la STEP de Marrakech pour intgrer un traitement secondaire et un traitement tertiaire par filtration rapide est le fruit dun partenariat entre lEtat la Radeema et des promoteurs touristiques de terrains de golfs Marrakech. Les eaux uses pures (prs de 30 million m3/an) seront achemines par refoulement pour alimenter les terrains de golf et la palmeraie, en plus des espaces verts de la ville. Le projet permettra la ville de tripler terme ses projets de golfs dont larrosage sera dsormais exclusivement par la REUT. Les couts dinvestissement associs au traitement complmentaire de la STEP ont t pris en charge par lEtat et la Radeema (70%) en financement propre et travers un crdit du Fonds dEquipement Communal(FEC), le reste (30%) est pris en charge par les promoteurs privs. Les charges dexploitation associes au traitement tertiaire, pompage et transport des eaux traites vers les golfs feront ultrieurement lobjet de convention entre la Radeema et les promoteurs privs. 2. Exprience de valorisation des eaux uses de Ben Slimane Cette station a t ralise en 1997 dans le cadre dun partenariat public- priv entre la municipalit de BenSlimane, lONEP et un oprateur priv grant un club de golf dans la ville. Le projet a bnfici dun soutien financier du gouvernement canadien. La station traite lquivalent de 58.000 quivalent habitants par des bassins de lagunage anarobie, arobie et facultatifs. Les eaux uses pures rpondent aux normes de lOMS et sont achemines pour larrosage des terrains du golf. Loprateur priv, propritaire du club du golf, paye toutes les charges dexploitation de la station. 3. Exprience du projet pilote de Ben Sargao Agadir Ce projet a t ralis dans la cadre dun partenariat entre les Collectivits locales et lAFD. Les collectivits locales ont apport le financement du projet et lAFD a assur la conception et le suivi technique du projet dont le but est de tester la faisabilit technique et conomique ainsi que les performances puratoires , lchelle de la station pilote, dun procd dpuration des eaux uses par filtration dans des lits de sable trs disponible dans la rgion. La STEP comprend une unit de prtraitement, un traitement primaire par bassin de dcantation anarobie, ensuite un traitement complmentaire par infiltration sur lits de sable. Le volume trait en provenance de lagglomration de Ben Sargao est prs de 750m3/j. la qualit des EUE est conforme aux normes de lOMS. Le cout dinvestissement de prs de 4 MDh a t 3 4 fois moins lev que celui dun traitement par boue actives. Le cout dexploitation et de maintenance est de prs de 0.8 Dh/m3 deau traite. Les leons tires de cette exprience pilote dpuration/rutilisation des eaux uses de Ben Sargao ont permis de raliser un projet de station grande chelle Mzar/Agadir utilisant le mme procd dpuration par infiltration sur lits de sable. Des travaux dextension de cette station sont en cours de ralisation et permettront de porter la capacit de traitement des eaux uses de 10.000 m3 30.000 m3/jour lhorizon 2012. Le projet fait partie du programme dassainissement liquide du Grand Agadir ; il est financ dans le cadre dun partenariat entre lAFD, le PNAL et la Rgie autonome multiservices dAgadir (RAMSA). Des promoteurs privs de clubs de golfs sont intresss pour rutiliser les eaux uses pures dans larrosage des terrains de golf. Dautres usages potentiels en agriculture sont en cours de prospection avec des oprateurs privs. 4. Exprience pilote de Ouarzazate Ce projet gr par lORMVA de Ouarzazate et lONEP a permis de tester les performances dpuration par lagunage (anarobie, facultatif et de maturation) ainsi que limpact et les risques
sanitaires de lirrigation de diffrentes cultures par la REUE. Les normes de qualit des eaux pures sont conformes aux directives de lOMS. Les rsultats de cette exprience mritent dtre analyses et mise en valeur lors de la prochaine tude pour llaboration de projet de normes au Maroc spcifiques la REUE en agriculture.
Ce diagnostic rapide du contexte institutionnel et rglementaire de la rutilisation agricole des eaux uses a permis de mettre en vidence un certain nombre de contraintes la promotion de la REUE en agriculture et identifie quelques pistes de rflexion qui devront tre analyses en profondeur dans les tudes ultrieures envisages dans le cadre du programme MEC. Les principaux constats qui ressortent de ce diagnostic peuvent se rsumer comme suit : 1. La promotion de la rutilisation des eaux uses pures demeure tributaire de : (i) lintroduction de nouvelles rformes institutionnelles permettant de clarifier les responsabilits et le rle des diffrents intervenants dans ce secteur, (ii) la rforme du cadre lgislatif et rglementaire existant ainsi que le renforcement des capacits des ABHs pour sa mise en uvre efficace sur le terrain, et (iii) limplication du secteur priv, dans le cadre de partenariat public-priv, dans les projets de REUE. Une tude comparative de diffrents cadres lgislatifs et institutionnelles, base sur lanalyse des limites poses la rutilisation des eaux uses, devrait permettre de dgager des lments cls des rformes adaptes pour la promotion de la REUE lchelle nationale. 2. Proposition de stratgies destines dvelopper le partenariat public-priv dans des projets pilotes de REUE. On peut sinspirer cet effet de lexprience Tunisienne dans ce domaine o pour larrosage des terrains de golf par exemple, le promoteur prend en charge la mise en place et lexploitation de linfrastructure de mobilisation des EUE (station de pompage, conduite de transfert, bassins de stockage, consommation dnergie). De rcentes initiatives ont t lances dans ce domaine particulirement Ben Slimane et Marrakech, mritent dtre analyses en profondeur lors des tudes ultrieures dans le cadre du programme MEC en vue den tirer les leons utiles, particulirement le montage institutionnel et les mcanismes financiers, en vue de dvelopper un cadre de partenariat public priv plus approprie devant promouvoir la REUE en agriculture lchelle nationale. 3. Besoin de systme de tarification adquat dans les projets de REUE : Quelques expriences internationales dans ce domaine montrent quune tarification souple et progressive est de nature encourager les agriculteurs adhrer facilement aux projets de REUE. On peut sinspirer ce titre de lexprience tunisienne o, dans le secteur agricole, lEtat prend en charge la mobilisation et la distribution des EUE ; lagriculteur achte leau 0,020 Dinars le m3 (prs de 0.14 Dh) sur tout le territoire. Une tude comparative des mcanismes tarifaires en vigueur dans quelques pays suffisamment avancs dans ce domaine permettra dadopter un systme de tarification appropri pour le Maroc. 4. Labsence de normes de rejet spcifiques la REUE en agriculture ainsi que labsence de texte rglementaire fixant la liste des cultures et les conditions de leur irrigation par la REUE constituent un handicap la promotion de projets de REUE. Les rsultats des exprimentations de REUE en agriculture menes Ouarzazate mritent dtre analyses et mises en valeur lors des tudes ultrieures pour llaboration de projet de normes (normes de qualit, liste des cultures et les conditions de leur irrigation par la REUE) adaptes au contexte marocain. 5. La promotion de la REUE se heurte quelquefois la rticence des agriculteurs et des populations dutiliser ces eaux dans lagriculture. Des campagnes de communication et de sensibilisation des agriculteurs concerns lintrt dutilisation de cette ressource et des
conditions sanitaires observer, sont en mesure de les motiver adhrer aux projets de REUE.
-Stratgie Nationale de lEau. Secrtariat dEtat Charg de lEau et lEnvironnement, 2010. -Plan National de lEau (version provisoire). SEEE -Plan daction de rutilisation des eaux uses, SEEE, 2010. -Loi 10/95 sur lEau, 1995. -Programme National dAssainissement Liquide, version rvise par kfw & BM, 2006. -Dcrets & Arrts relatifs la rutilisation des eaux uses- Secrtariat dEtat Charg de lEau. -Conseil Suprieur de lEau et du Climat (Maroc) Rutilisation des eaux uses enagriculture. Huitime session, 1994. -Rutilisation des eaux uses en irrigation. Projet PREM, USAID, 2000. -Projet Pilote de rutilisation des eaux uses traites en agriculture, Mekns, Maroc. USAID- ABRIAdvancing the Blue Revolution Initiative
ARTICLES DE LA LOI 10/95 SUR LEAU RELATIFS A LA REUTILISATION DES EAUX USEES
Article 84. L'utilisation des eaux uses des fins agricoles est interdite lorsque ces eaux ne correspondent pas aux normes fixes par voie rglementaire. Article 57 :Ladministration dfinit les conditions dutilisation des eaux uses. Toute utilisation des eaux uses est soumise autorisation pralable de lAgence de Bassin. Tout utilisateur des eaux uses peut bnficier du concours financier de lEtat et de lassistance technique de lagence de bassin si lutilisation quil fait des eaux uses est conforme aux conditions fixes par ladministration er a pour effet de raliser des conomies deau et de prserver les ressources en eau contre la pollution. Article 51 : Fixe les normes de qualit auxquelles une eau doit satisfaire selon lutilisation qui en sera faite. Article 52 : Impose une autorisation pralable aux dversements des eaux uses dans le milieu rcepteur, autorisation accorde aprs enqute par lagence de bassin. Cette autorisation d finit les conditions de dversement. Cette autorisation donne lieu au paiement de redevances dans les conditions fixes par voie rglementaire. Article 54. Il est interdit: - de rejeter des eaux uses ou des dchets solides dans les oueds sec, dans les puits, abreuvoirs et lavoirs publics, forages, canaux ou galeries de captage des eaux. Seule est admise l'vacuation des eaux rsiduaires ou uses domestiques dans des puits filtrants prcds d'une fosse septique. - D'effectuer tout pandage ou enfouissement d'effluents et tout dpt de dchets susceptibles de polluer par infiltration les eaux souterraines ou par ruissellement les eaux de surface.
DECRET N 2-97-875 DU 6 CHAOUAL 1418 (4 FEVRIER 1998) RELATIF A L'UTILISATION DES EAUX USEES
Le Premier Ministre, Vu la loi n 10-95 sur l'eau promulgue par le dahir n 1-95-154 du 18 rabii I 1416 (16 aot 1995), notamment les articles 57 et 84 de ladite loi ; Aprs examen par le conseil des ministres runi le 18 ramadan 1418 (17 janvier 1998), Dcrte : Chapitre premier : des autorisations d'utilisation des eaux uses Article Premier : Conformment aux dispositions de l'article 57 de la loi n 10-95 susvise, l'autorisation de l'utilisation des eaux uses est dlivre par le directeur de l'agence du bassin hydraulique concerne, l'exception des recyclages internes non interdits par l'article 3 ci-dessous. Article 2 : Aucune eau use ne peut tre utilise si elle n'a pas t pralablement reconnue pure sous rserve des dispositions de l'article 15 ci-dessous. Article 3 : En aucun cas les eaux uses mmes pures ne peuvent tre utilises la boisson, la prparation, au conditionnement ou la conservation de produits ou denres alimentaires. L'utilisation des eaux uses pures ne peut tre autorise pour le lavage et le refroidissement des rcipients et autres objets destins contenir des produits ou denres alimentaires, ou servir leur prparation, leur conditionnement ou leur conservation. Article 4 : La demande d'autorisation prvue l'article premier ci-dessus est adresse au directeur de l'agence du bassin hydraulique. Elle doit comporter notamment : 1 - l'identit du demandeur et, le cas chant, celle de toute personne dment habilite le reprsenter, 2 - l'origine des eaux uses pures dont l'utilisation est envisage ainsi que leur volume annuel et sa modulation, 3 - l'usage prvu des eaux uses pures, 4 - la dure de l'autorisation. La demande d'autorisation doit tre accompagne d'un dossier constitu : a) d'un acte justifiant la libre disposition par l'intress du (ou des) fonds irriguer avec les eaux uses pures ou des installations pour lesquelles ces eaux uses seront utilises ; b) d'une tude technique indiquant la qualit des eaux uses pures utiliser et justifiant le projet ; c) des plans parcellaires du (ou des) fonds irriguer ; d) d'un plan du systme de collecte des eaux uses pures ; e) d'un plan du systme d'puration des eaux uses, lorsque l'utilisateur des eaux uses se charge de leur puration ; f) des plans du systme de drainage en cas d'irrigation ; g) des rseaux de distribution des eaux uses utiliser en cas d'utilisation urbaine ; h) d'un plan du circuit des eaux uses pures en cas d'utilisation industrielle ; i) d'une tude d'impact du projet sur l'hygine et la salubrit publiques et sur la prservation de la qualit des eaux du domaine public hydraulique.
Les demandes d'utilisation des eaux uses doivent tre adresses par lettres recommandes avec accuss de rception ou dposes contre rcpisss auprs de l'agence du bassin hydraulique concerne. Toutefois, elles peuvent tre adresses ou dposes dans les mmes conditions auprs des services de l'eau comptents raison du lieu de situation de l'utilisation, qui se chargent de les transmettre l'agence du bassin hydraulique concerne. Article 5 : La demande d'autorisation et les pices qui l'accompagnent sont soumises l'avis d'une commission compose, sous la prsidence du directeur de l'agence du bassin hydraulique, des reprsentants des services du ministre charg de l'environnement et des services prfectoraux ou provinciaux concerns du ministre charg de l'quipement, du ministre charg de la sant publique et du ministre dont dpend le secteur usager des eaux uses pures. Au vu de l'avis de la commission, le directeur de l'agence du bassin hydraulique dcide de la suite rserver la demande. Tout refus de l'autorisation doit tre motiv. Article 6 : Le directeur de l'agence du bassin hydraulique dlivre, le cas chant, l'autorisation qui doit notamment contenir : - l'identit du permissionnaire ; - la dure de l'autorisation qui ne peut dpasser dix (10) ans, renouvelable ; - l'usage qui sera fait des eaux uses pures ; - le volume des eaux uses pures utiliser ; - les mesures prendre pour protger le milieu naturel ; - les conditions d'utilisation des eaux uses pures ; - les conditions de renouvellement de l'autorisation ; - les conditions de suivi, de contrle et d'assistance technique par l'agence de bassin ; - les catgories de cultures irriguer et les usages autoriss ; - les conditions d'puration des eaux uses. Article 7 : L'autorisation d'utilisation des eaux uses pures est rvoque sans indemnit : - si les conditions qu'elle comporte ne sont pas observes ; - si elle est cde ou transfre sans l'agrment de l'agence de bassin ; - si les eaux reoivent une utilisation autre que celle autorise. Article 8 : Lorsque l'utilisateur des eaux uses pures est le premier usager de l'eau, il n'est dlivr qu'une seule autorisation qui dfinit en mme temps les conditions de prlvement et les conditions d'utilisation des eaux uses pures. Article 9 : Des ampliations des copies des dclarations reues et des autorisations accordes ainsi que de leur modification, de leur rvocation, de leur retrait ou de leur transfert sont adresses par le directeur de l'agence du bassin hydraulique aux services prfectoraux ou provinciaux concerns du ministre charg de l'quipement. Chapitre II : du concours financier Article 10 : Le concours financier prvu au deuxime alina de l'article 57 de la loi n 10-95 prcite est accord par l'agence de bassin dans les conditions ci-aprs et aprs consultation de la commission mentionne l'article 13 ci-dessous : a) l'agence de bassin peut, dans la limite des crdits disponibles cet effet dans son budget et d'un plafond fix par arrt du ministre charg de l'quipement et du ministre charg des finances,
accorder son concours financier pour la ralisation des investissements de l'puration des eaux uses et, le cas chant, de leur pompage et/ou de leur adduction, jusqu'au lieu d'utilisation, condition que ces eaux ne proviennent pas directement du milieu naturel ; b) l'utilisation des eaux uses pures doit permettre : - d'une part, de raliser des conomies d'eau ; - et, d'autre part, d'viter que le dversement, dans le domaine public hydraulique, des eaux uses utiliser ne modifie les caractristiques des eaux de ce domaine. Les conditions d'application du prsent article et les critres de mise en oeuvre de l'alina b cidessus, seront fixs par arrt conjoint des autorits gouvernementales charges des finances, de l'quipement et de l'environnement. Article 11 : Le concours financier peut, le cas chant, tre accord dans les conditions fixes par le prsent dcret, aux utilisations des eaux uses pures par le premier usager de ces eaux. Article 12 : La demande du concours financier peut tre adresse par lettre recommande avec accus de rception ou dpose contre rcpiss auprs de l'agence de bassin. Elle doit indiquer les montants et les types d'investissements raliser et comporter les lments constituant et accompagnant la demande d'autorisation tels que mentionns l'article 4 ci-dessus. Article 13 : La commission vise l'article 10 ci-dessus est compose : - du reprsentant de l'agence de bassin, secrtaire ; - du reprsentant de l'autorit gouvernementale charge des finances ; - du reprsentant de l'autorit gouvernementale charge de l'quipement ; - du reprsentant de l'autorit gouvernementale charge de l'environnement; - du reprsentant de l'autorit gouvernementale dont dpend le secteur usager des eaux uses pures. Chapitre III : Dispositions diverses et transitoires Article 14 : Toute personne commissionne par le ministre charg de l'quipement ou l'agence du bassin hydraulique peut accder aux installations d'puration et/ou de pompage, aux ouvrages d'adduction et aux lieux d'utilisation en vue de procder aux contrles ncessaires la prservation de l'hygine et de la salubrit publique. Article 15 : Les utilisateurs des eaux uses la date de publication du prsent dcret disposent d'un dlai de cinq (5) ans pour se conformer aux dispositions du prsent dcret. Article 16 : En application des dispositions de l'article 99 de la loi prcite n 10-95, et dans l'attente de la cration de chaque agence de bassin hydraulique, les attributions reconnues par le prsent dcret auxdites agences sont exerces par le ministre charg de l'quipement. Article 17 : Le ministre des finances, du commerce, de l'industrie et de l'artisanat et le ministre de l'agriculture, de l'quipement et de l'environnement sont chargs, chacun en ce qui le concerne, de l'excution du prsent dcret qui sera publi au Bulletin officiel. Fait Rabat, le 6 chaoual 1418 (4 fvrier 1998).Abdellatif Filali. Pour contreseing :Le ministre des finances,du commerce, de l'industrieet de l'artisanat,Driss Jettou. Le ministre de l'agriculture, de l'quipement et de l'environnement, Abdelaziz Meziane Belfkih.
PROJET D'ARRETE CONJOINT DU MINISTRE DE LEQUIPEMENT ET DU MINISTRE CHARGE DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE, DE L'ENVIRONNEMENT, DE L'URBANISME ET DE LHABITAT PORTANT FIXATION DES NORMES DE QUALITE DES EAUX DESTINEES A LIRRIGATION
Le Ministre de lEquipement et le Ministre charg de lAmnagement du Territoire, de l'Environnement, de lUrbanisme et de lHabitat, - Vu le dcret relatif la fixation des normes de qualit des eaux et linventaire du degr de pollution n 2-97-787 du 5 fvrier 1998, - Vu le dcret relatif lutilisation des eaux uses n 2-97-875 du 5 fvrier 1998, - Aprs avis du Ministre de la Sant et du Ministre de l'Agriculture, du Dveloppement Rural et des Pches Maritimes. Arrtent ARTICLE 1 - A compter de la date de publication du prsent arrt conjoint, les normes de qualit des eaux destines l'irrigation vises l'article premier du dcret n 2-97-787 susvis sont fixes au tableau joint au prsent arrt. ARTICLE 2 - Toute eau destine l'irrigation doit satisfaire aux normes de qualit fixe au tableau joint au prsent arrt. Toutefois, l'agence de bassin peut, lorsque les ressources en eau disponibles ne sont pas suffisantes, permettre l'utilisation pour l'irrigation des eaux dont les valeurs limites relatives la salinit, aux ions toxiques et aux effets divers ne rpondent pas celles du tableau mentionn l'alina ci-dessus. ARTICLE 4 - Le nombre minimal d'chantillons sur la base duquel une eau destine l'irrigation est dite conforme aux normes fixes dans le tableau mentionn l'article 2 ci-dessus, est de six (6) par an raison d'une (1) tous les deux (2) mois partir de fvrier pour les eaux superficielles, et de deux (2) par an pour les eaux souterraines pendant la priode d'irrigation. Toutefois, pour les eaux uses pures, le nombre minimal d'chantillons sur la base duquel une eau destine l'irrigation est dite conforme aux normes fixes dans le tableau mentionn l'article 2 ci-dessus, est de: - quatre (4) par an raison d'un (1) par trimestre pour analyser les mtaux lourds, - 24 par an raison d'un (1) tous les quinze (15) jour pour analyser les paramtres bactriologiques, parasitologiques et physico-chimiques. Les prlvements d'chantillons susmentionns doivent s'effectuer la sortie des stations d'puration. ARTICLE 5 - Tout chantillon sur la base duquel l'eau destine l'irrigation est dite conforme aux normes fixes dans le tableau mentionn l'article 2 ci-dessus, doit tre un chantillon composite de vingt-quatre (24) heures. Au sens du prsent arrt, on entend par chantillon composite tout mlange de faon intermittente ou continue en proportions adquates d'au moins six chantillons ou parties d'chantillons et dont peut tre obtenue la valeur moyenne du paramtre dsir.
ARTICLE 6 - Les chantillons prlevs lors des inondations, des pollutions accidentelles et des catastrophes naturelles ne sont pas considrs pour juger de la conformit de cette eau aux normes mentionnes l'article 2 ci-dessus. ARTICLE 7 - Les paramtres indicateurs de la qualit de l'eau destine l'irrigation sont mesurs selon les mthodes normalises. ARTICLE 8 - Le prsent arrt conjoint est publi au Bulletin Officiel. Projet d'arrt conjoint du Ministre de lEquipement et du Ministre charg de l'Amnagement du Territoire, de l'Environnement, de l'Urbanisme et de lHabitat Portant fixation des normes de qualit des eaux destines lirrigation 1. Normes de qualit des eaux destines l'irrigation
Paramtres PARAMETRES BACTERIOLOGIQUES (1) 1 Coliformes fcaux 2 Salmonelle 3 Vibrion Cholrique PARAMETRES PARASITOLOGIQUES (1) 4 Parasites pathognes 5 ufs, Kystes de parasites 6 Larves d'Ankylostomides 7 Fluococercaires de Schistosoma hoematobium PARAMETRES TOXIQUES (1) 8 Mercure (Hg) en mg/l 9 Cadmium (Cd) en mg/l 10 Arsenic (As) ) en mg/l 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 Chrome total en mg/l Plomb (Pb) en mg/b Cuivre (Cu) en mg/l Zinc (Zn) en mg/l Slnium (Se) en mg/l Fluor (F) en mg/l Cyanures (Cn) en mg/l Phnoles en mg/l Aluminium (Al) en mg/l Barilyum (Be) en mg/l Cobalt (Co) en mg/l Fer (Fe) en mg/l Lithium en mg/l Manganse (Mn) en mg/l Molybdne (Mo) en mg/l Nickel (Ni) en mg/l Vanadium (V) en mg/l Valeurs limites 1000/100 ml * Absence dans 51 Absence dans 450 ml Absence Absence Absence Absence 0,001 0,01 0,1 0,1 5 0,2 2 0,02 1 1 3 5 0,1 0,05 5 2,5 0,2 0,01 0,2 0,1
* 1.000 CF/100 ml pour les cultures consommes crues. (1) Contrls uniquement lorsque leau concerne est susceptible dtre atteinte par une eau use.
Tableau des normes de qualit des eaux destines l'irrigation (suite)
Paramtres PARAMETRES PHYSICO-CHIMIQUES SALINITE 28 Salinit totale mg/l * 29 Conductivit lectrique mS/cm 25C* 30 Infiltration Si le SAR** du sol = 0 - 3 et CE = 3 - 6 et CE = 6 12 et CE = 12 - 20 et CE = 20 - 40 et CE = IONS TOXIQUES 31 Sodium (Na) . Irrigation de surface (SAR**) . Irrigation par aspersion (mg/l) 32 Chlorure (CI) . Irrigation de surface (mg/l) . Irrigation par aspersion (mg/l) 33 Bore (mg/l) EFFETS DIVERS 34 Temprature 35 PH 36 Matires en suspension (mg/l) Irrigation gravitaire Irrigation par aspersion et localise N-NO3 mg/l Bicarbonate (HCO3) [Irrigation par aspersion (mg/l)] Sulfates (mg/l) Valeurs limites
9 69 350 105 3 35C 6,5-8,5 2.000 100 50 518 250
* A partir d'une conductivit lectrique de 3mS/cm, une eau ncessite des restrictions svres pour l'irrigation, mais des rendements de 50%du rendement potentiel peuvent tre raliss avec des eaux de 8,7 mS/cm (cas du bl). **SAR= sodium absorption ratio ((taux d'absorption du sodium). CE = conductivit lectrique
PROJET D'ARRETE CONJOINT DU MINISTRE DE LEQUIPEMENT ET DU MINISTRE CHARG DE LAMNAGEMENT DU TRRITOIRE, DE L'ENVIRONNEMENT, DE LURBANISME ET DE LHABITAT PORTANT FIXATION DES VALEURS LIMITES GENERALES DE REJET
Le Ministre de lEquipement et le Ministre charg de lAmnagement du Territoire, de l'Environnement, de lUrbanisme et de lHabitat - Vu le dcret relatif au dversement, coulements, rejets, dpts directs ou indirects dans les eaux superficielles ou souterraines Arrtent ARTICLE 1 - A compter de la date de publication du prsent arrt conjoint, les valeurs limites gnrales de rejet vises l'article 10 du dcret relatif aux autorisations de dversements, coulements, rejets, dpts directs ou indirects dans les eaux superficielles ou souterraines ci-dessus mentionn sont fixes au tableau n1 joint au prsent arrt. ARTICLE 2 - Pour les rejets existants la date de publication du prsent arrt conjoint, les valeurs limites de rejet ci-dessus mentionnes ne sont applicables qu partir de la dixime anne de ladite date. Toutefois, partir de la cinquime anne de la date de publication du prsent arrt conjoint, les valeurs limites de rejet indiques au tableau n2 joint au prsent arrt leur sont applicables. ARTICLE 3 - Les valeurs indicateurs de la qualit du rejet vises aux articles 1 et 2 sont dtermins selon les normes dessai et dchantillonnage et sont dfinis conformment au dcret n 2-97-787 du 5 fvrier 1998 relatif la fixation des normes de qualit des eaux et linventaire du degr de pollution des eaux. ARTICLE 4 - Le prsent arrt conjoint est publi au Bulletin Officiel.
Valeurs limites gnrales de rejet
Temprature PH MES mg/l Azote Kjeldahl mgN/l Phosphore total P mgP/l DCO mgO2/l DBO5 mgO2/l Chlore actif CI2mg/l Dioxyde de chlore CIO2 mg/l Aluminium Al mg/l Dtergents mg/l (anioniques, cationiques et ioniques) Conductivit en us/cm Salmonelles / 5000 ml Vibrions cholriques / 5000 ml Cyanures libres (CN) mg/l Sulfures libres (S2) mg/l Fluorures (F) mg/l Indice de phnols mg/l Hydrocarbures par Infra-rouge mg/l Huiles et Graisses mg/l Antimoine (Sb) mg/l Argent (Ag) mg/l Arsenic (As) mg/l Barvum (Ba) mg/l Cadmium (Cd) mg/l Cobalt (Co) mg/l Cuivre total (Cu) mg/l Mercure total (Hg) mg/l Plomb total (Pb) mg/l Chrome total (Cr) mg/l Chrome hexavalent (CrVI) mg/l Etain total (Sn) mg/l Manganse (Mn) mg/l Nickel total (Ni) mg/l Slnium (Se) mg/l Zink total (Zn) mg/l Fer (Fe) mg/l AOX
30C 6,5 - 8,51 50 30 10 500 100 0,2 0,05 10 3 2700 absence absence 0,1 1 15 0,3 10 30 0,3 0,1 0,1 1 0,2 0,5 0,5 0,05 0,5 2 0,2 2 1 0,5 0,1 5 3 5
1= 6,5 9 si la neutralisation est faite par la chaux
3. Valeurs limites gnrales de rejet applicables partir de la 5 anne aux units industrielles existantes
Temprature PH MES mg/l Azote Kjeldahl mgN/l Phosphore total P mgP/l DCO mgO2/l DBO5 mgO2/l Chlore actif CI2mg/l Dioxyde de chlore CIO2 mg/l Aluminium Al mg/l Dtergents mg/l (anioniques, cationiques et ioniques) Conductivit en us/cm Salmonelles / 5000 ml Vibrions cholriques / 5000 ml Cyanures libres (CN) mg/l Sulfures libres (S2) mg/l Fluorures (F) mg/l Indice de phnols mg/l Hydrocarbures par Infra-rouge mg/l Huiles et Graisses mg/l Antimoine (Sb) mg/l Argent (Ag) mg/l Arsenic (As) mg/l Barvum (Ba) mg/l Cadmium (Cd) mg/l Cobalt (Co) mg/l Cuivre total (Cu) mg/l Mercure total (Hg) mg/l Plomb total (Pb) mg/l Chrome total (Cr) mg/l Chrome hexavalent (CrVI) mg/l Etain total (Sn) mg/l Manganse (Mn) mg/l Nickel total (Ni) mg/l Slnium (Se) mg/l Zink total (Zn) mg/l Fer (Fe) mg/l AOX 1= 6,5 9 si la neutralisation est faite par la chaux
30C 6,5 - 8,51 100 60 20 1000 200 0,2 0,05 10 3 2700 absence absence 0,1 1 15 0,3 10 30 0,3 0,1 0,1 1 0,2 0,5 0,5 0,05 0,5 2 0,2 2 1 0,5 0,1 5 3 5
ARRETE CONJOINT DU MINISTRE DE LEQUIPEMENT ET DU MINISTRE CHARG DE LAMNAGEMENT DU TRRITOIRE, DE L'ENVIRONNEMENT, DE LURBANISME ET DE LHABITAT PORTANT FIXATION DES VALEURS LIMITES DE REJET SPECIFIQUES AUX UNITES INDUSTRIELLES SUCRIERES
Note de prsentation Le dcret relatif aux dversements, coulements, rejets, dpts directs ou indirects dans les eaux superficielles ou souterraines, fixe les procdures de dlivrance des autorisations de dversement et dtablissement des valeurs limites gnrales et spcifiques de rejet. A cet effet, son article 10 prvoit que les valeurs limites de rejet sont fixes par arrt conjoint des autorits gouvernementales charges de lEquipement et de lEnvironnement, et ce aprs avis du ministre dont relve le secteur concern par lesdites valeurs.
Cest sur cette base que le prsent projet darrt conjoint portant fixation des valeurs limites de rejet spcifiques aux sucreries a t labor. Les valeurs quil prvoit ont t fixes par la commission normes et standards , institue au sein du Conseil National de lEnvironnement, et compose des reprsentants de tous les dpartements ministriels concerns. Ce projet darrt fixe les valeurs limites de rejet spcifiques aux dversements des units industrielles sucrires qui touchent le domaine public hydraulique de faon direct ou indirect et sans traitement pralable. Ces valeurs sont constitues de paramtres tels que la concentration en DBO5, la concentration des matires en suspension, ...
Tel est lobjet du prsent arrt.
DECRET N 2.04.553 DU 13 DILHIJA 1425 (24 JANVIER 2005) RELATIF AUX DEVERSEMENTS, ECOULEMENTS, REJETS, DEPOTS DIRECTS OU INDIRECTS DANS LES EAUX SUPERFICIELLES OU SOUTERRAINES
Le Premier Ministre, Vu la loi n 10-95 sur leau promulgue par le dahir n 1-95-154 du 18 rabii I 1416 (16 aot 1995), notamment les articles 52 et 53 de ladite loi; Aprs examen par le Conseil des Ministres runi le 24 dilkiaada 1425 ( 6 janvier 2005). DECRETE: Chapitre I - Des autorisations de dversements ARTICLE 1 Au sens du prsent dcret on entend par dversement tout dversement, coulement, rejet, dpt direct ou indirect dans une eau superficielle ou une nappe souterraine susceptible d'en modifier les caractristiques physiques, y compris thermiques et radioactives, chimiques, biologiques ou bactriologiques. ARTICLE 2 La demande de l'autorisation vise l'article 52 de la loi susvise n 10-95 est adresse au directeur de lagence du bassin hydraulique concerne. Elle comporte notamment les lments suivants : 1/ lidentit du demandeur et, le cas chant, celle de toute autre personne dment habilite le reprsenter; 2/ les coordonnes et la description exacte de l'emplacement sur lequel seront effectus les dversements; 3/ la justification par l'intress, de la libre disposition du fonds sur lequel les ouvrages ou installations de dversement doivent tre excuts; 4/ la nature des dversements, leur volume, leur mode d'vacuation et de traitement projet; 5/ la dure de lautorisation demande. Cette demande doit tre accompagne: a) d'un plan des ouvrages de dversement prvus; b) dune note technique indiquant les dispositions prises ou prvues pour respecter les valeurs limites de rejet en vigueur et comportant notamment le type de traitement faire subir au dversement, la description des installations de traitement et les caractristiques du dversement, lorsque un dispositif dpuration des eaux uses est prvu. Les demandes d'autorisations sont tablies sur ou daprs des imprims fournis par lagence du bassin hydraulique et doivent tre adresses par lettre recommande avec accus de rception ou dposes contre rcpiss, lagence. Toutefois, ces imprims peuvent tre fournis par les services prfectoraux ou provinciaux concerns relevant de l'autorit gouvernementale charge de lEau et les demandes susvises peuvent tre dposes ou adresses dans les mmes conditions ci-dessus cites ces derniers, qui se chargent de les transmettre lagence du bassin hydraulique concerne. Lorsquen vertu du 2me alina de larticle 52 de la loi sur leau prcite, lautorisation ou la concession prvues respectivement aux articles 38 et 41 de ladite loi doit fixer les conditions de
dversement et de prlvement, une seule demande est adresse ou dpose auprs de lagence dans les conditions ci-dessus fixes. Cette demande doit comporter tous les lments et tre accompagnes de toutes les pices et documents prvues par la rglementation spcifique chaque demande. Les dispositions de lalina prcdent sappliquent lorsquune autorisation de dversement doit tre dlivre en mme temps quune autorisation deaux uses. ARTICLE 3 Lenqute mentionne larticle 52 de la loi n 10-95 prcite, dont la dure ne peut tre suprieure trente (30) jours, est confie une commission compose: - du reprsentant de l'autorit administrative locale concerne, prsident ; - du reprsentant de lagence du bassin hydraulique, secrtaire ; - du reprsentant de la ou des communes concernes ; - du reprsentant des services prfectoraux ou provinciaux relevant de l'autorit gouvernementale charge de lEau ; - du reprsentant des services prfectoraux ou provinciaux relevant de l'autorit gouvernementale charge de la Sant ; - du reprsentant de l'autorit gouvernementale charge de lEnvironnement ; - du reprsentant de l'autorit gouvernementale charge de lAgriculture ; - du reprsentant des services prfectoraux ou provinciaux du Ministre dont relve le secteur concern. Le prsident de la commission peut inviter titre consultatif, toute personne ou entit susceptible daider la commission denqute dans ses investigations. ARTICLE 4 Louverture de lenqute est ordonne par dcision du directeur de lagence de bassin dans un dlai qui ne doit pas excder 20 jours, compter de la date de rception de la demande dautorisation mentionne larticle 2. Cette dcision doit mentionner notamment: - l'objet de l'enqute; - les dates d'ouverture et de clture des oprations de l'enqute ; - le lieu de l'enqute ; - le lieu de dversement; - les membres de la commission denqute; - le lieu de dpt du dossier d'enqute ainsi que du registre destin recueillir les observations des intresss. Ce registre, dont les pages sont fixes, cotes, cachetes et paraphes par le prsident de la commission, reste mis la disposition du public pendant toute la dure de l'enqute. ARTICLE 5 La dcision douverture denqute mentionne ci-dessus est insre dans au moins deux journaux d'annonces lgales, dont un au moins de langue arabe, et porte la connaissance du public par les soins de lautorit administrative locale par tout moyen quelle juge appropri. Elle est galement affiche dans les locaux de lagence du bassin hydraulique, de lautorit administrative locale et de la commune ou des communes concernes. Cet affichage est constat, au terme de lenqute publique, par des attestations verses au dossier denqute par lautorit administrative locale et le prsident du conseil communal.
Les oprations de publicit et d'affichages ci-dessus mentionnes ont lieu quinze (15) jours au moins avant la date d'ouverture des oprations d'enqute. ARTICLE 6 Pendant la dure de lenqute, lautorit administrative locale met la disposition du public, au sige de la ou des communes concernes, le dossier denqute qui doit comprendre la demande de lintress, les pices qui laccompagnent et le registre dobservations mentionn larticle 4 ci-dessus. ARTICLE 7 Au terme de lenqute publique, la commission, runie par les soins de son prsident, prend connaissance des observations et rclamations consignes au registre dobservations et, si elle le juge utile, se rend sur les lieux, pour examiner les observations produites. Elle peut convoquer le demandeur de lautorisation pour prsenter ses arguments contre les allgations ventuellement contenues dans le registre dobservation. L'avis de la commission d'enqute est pris la majorit des voix des reprsentants prsents. En cas d'galit des voix, celle du prsident est prpondrante. Le procs-verbal doit tre sign par tous les membres prsents de la commission et contenir lavis motiv de cette dernire. Le dossier d'enqute, auquel sont joints les attestations daffichage et le procs-verbal, est transmis, au plus tard quinze (15) jours dater du jour de la runion de la commission, par le prsident de la commission au directeur de lagence de bassin. ARTICLE 8 Au vu du dossier de lenqute publique, du procs-verbal, du registre dobservations et de lavis de la commission, le directeur de lagence de bassin dcide de la suite rserver la demande dautorisation, dans un dlai de quinze (15) jours au plus tard, dater de la rception dudit dossier. ARTICLE 9 La dcision dautorisation fixe notamment: 1. l'identit de l'attributaire de l'autorisation de dversement et, le cas chant, celle du propritaire des installations de dversement ; 2. le lieu de dversement ; 3. la dure de lautorisation qui ne doit pas dpasser vingt (20) ans, renouvelable par tacite reconduction ; 4. les modalits de prlvement des chantillons et le nombre des analyses des dversements que lattributaire doit faire par un laboratoire agr par les autorits gouvernementales charges de lEau et de l'Environnement ; 5. les quantits des grandeurs caractristiques de lactivit dclarer annuellement lagence de bassin par les entits gnratrices des eaux uses industrielles ; 6. les valeurs limites des rejets; 7. les modalits de recouvrement de la redevance, conformment aux articles 14 21 du prsent dcret. 8. les chanciers dans lesquels les dversements doivent se conformer aux valeurs limites vises aux articles 11 et 12 ci-dessous. Elle doit contenir en outre les modalits de renouvellement ou de modification de l'autorisation, les conditions dans lesquelles lattributaire doit se conformer aux valeurs limites de rejets, dans le cas o ces dernires sont publies aprs la date doctroi de lautorisation de dversement. ARTICLE 10 Lautorisation de dversement ne peut tre cde sans lagrment pralable du directeur de lagence de bassin qui doit se prononcer dans un dlai de soixante (60) jours, partir de la date de rception de la demande par lagence.
Chapitre II - Des valeurs limites de rejets ARTICLE 11 On entend, au sens du prsent dcret, par valeur limite de rejet, la valeur limite dun paramtre indicateur de la pollution, qui ne doit pas tre dpasse dans le sens de la dtrioration de la qualit de leau, pour un dversement tel que dfini par larticle premier ci-dessus. ARTICLE 12 Les caractristiques physiques, chimiques, biologiques et bactriologiques de tout dversement doivent tre conformes aux valeurs limites de rejet fixes par arrts conjoints des autorits gouvernementales charges de lIntrieur, de lEau et de l'Environnement, aprs avis des autorits gouvernementales dont relve le secteur concern par ces valeurs limites. Ces arrts fixent galement les chanciers dans lesquels les dversements doivent se conformer aux dites valeurs qui peuvent tre gnrales ou spcifiques pour certaines activits. ARTICLE 13 Les valeurs limites de rejet vises larticle 11 ci-dessus sont rvises dans les formes et conditions de leur fixation, tous les dix (10) ans ou chaque fois que la protection de la qualit de leau ou lvolution des technologies lexigent. Chapitre III Des redevances de dversements ARTICLE 14 Les taux de redevances vises lalina de larticle 52 de la loi n 10-95 prcite applicable aux dversements des eaux uses domestiques et aux dversements des eaux uses industrielles sont fixs par arrt conjoint des autorits gouvernementales charges de Intrieur, des Finances, de lEau, de lIndustrie, de lArtisanat et des Mines. ARTICLE 15 Pour les dversements deaux uses industrielles, la redevance vise l'alina 3 de l'article 52 de la loi n 10-95 prcite est dtermine en multipliant la quantit de pollution dverse exprime en nombre dunits de pollution, par le taux de redevance applicable aux dversements des eaux uses industrielles, aprs avoir pris en considration le rendement des dispositifs dpuration existants en matire de rduction de la pollution. Au sens du prsent dcret, on entend par les eaux uses domestiques : - Les eaux uses des mnages, des tablissements hteliers, des tablissements administratifs, des tablissements - et de laboratoires, dont la consommation en eau est infrieure 10(dix) m3 par jour, sauf si le gestionnaire du service de lassainissement estime que les eaux uses sont trop nuisibles pour le rseau dassainissement ou pour les stations dpuration ou pour le milieu. Le volume deau consomm, est le volume deau potable factur par le gestionnaire du rseau deau potable et, ventuellement, le volume deau prlev directement dans le milieu naturel ou partir dun ouvrage public. ARTICLE 16 Pour les dversements deaux uses industrielles, la redevance vise l'alina 3 de l'article 52 de la loi n 10-95 prcite est dtermine en multipliant la quantit de pollution dverse exprime en nombre dunits de pollution, par le taux de redevance applicable aux dversements des eaux uses industrielles, aprs avoir pris en considration le rendement des dispositifs dpuration existants en matire de rduction de la pollution. Au sens du prsent dcret, on entend par les eaux uses industrielles les eaux uses provenant dunits dextraction ou de traitement de minerais ou de matriaux divers, dusines, dateliers, de dpts, de laboratoires, autres que les eaux uses domestiques telles que dfinies larticle 15 cidessus. L'unit de pollution est dfinie par une formule fixe par arrt conjoint des autorits gouvernementales charges de lIntrieur, de lEau et de l'Environnement, aprs avis des autorits gouvernementales charges de lIndustrie, de lArtisanat et des Mines.
ARTICLE 17 Les dversements domestiques des agglomrations rurales sont soumis une redevance forfaitaire dont le montant est fix par larrt conjoint mentionn larticle 14 ci-dessus. ARTICLE 18 En l'absence de mesures, le nombre dunits de pollution contenues dans les dversements deaux uses industrielles, est dtermin par estimation. Le nombre dunits de pollution dverse est estim en multipliant les grandeurs caractristiques de lactivit de lentit gnratrice de leau use industrielle, par les coefficients spcifiques de pollution de cette activit. Ces grandeurs et ces coefficients sont fixs par arrt conjoint des autorits gouvernementales charges de lIntrieur, de lEau, de l'Environnement, aprs avis des autorits gouvernementales charges de lIndustrie, de lArtisanat et des Mines. ARTICLE 19 Lagence de bassin, ou le gestionnaire du service de lassainissement ou lentit gnratrice de leau use industrielle peut demander dvaluer la pollution dverse par lunit industrielle, par des mesures. Les mesures seront ralises par lagence de bassin ou le gestionnaire des services dassainissement aux frais du demandeur. Pour contester les mesures, la partie concerne a recours une expertise quelle confie, ses frais, un laboratoire agr dans les conditions prvues au paragraphe 4 de larticle 9 ci-dessus. La mesure de pollution relle est applicable partir de la facturation suivante. ARTICLE 20 Les rendements des dispositifs dpuration viss larticle 15 et larticle 16 cidessus, sont dfinis comme tant les pourcentages dabattement de la quantit de pollution vhicule par les eaux uses, aprs traitement par les dits dispositifs. En l'absence de mesures, les rendements des dispositifs dpuration appliquer conformment larticle 15 et larticle 16, sont ceux fixs par arrt conjoint des autorits gouvernementales charges de lIntrieur, de lEau et de l'Environnement aprs avis des autorits gouvernementales charges de lIndustrie, de lArtisanat et des Mines. ARTICLE 21 Les taux de redevance peuvent tre rvalus : - soit sur la base de formules de rvision fixes par arrt conjoint des autorits gouvernementales charges de lIntrieur, des Finances, de lEau et de l'Environnement aprs avis des autorits gouvernementales charges de lIndustrie, de lArtisanat et des Mines, - soit sur proposition dune agence de bassin compte tenu de son plan daction en matire de lutte contre la pollution ; dans ce cas, les nouveaux taux de redevance ne sappliquent que dans la zone daction de lagence qui a propos la rvaluation. ARTICLE 22 La redevance de dversement est recouvre par lagence de bassin auprs : - du gestionnaire du service de lassainissement; - de lentit gnratrice de leau use industrielle, lorsquelle nest pas raccorde au rseau dassainissement public. Lagence de bassin tablira les ordres de recette : - Au gestionnaire du service de lassainissement sur la base des informations fournies par ce dernier ; - Aux entits gnratrices de leau use industrielle non raccordes au rseau dassainissement public, sur la base des informations fournies par ces entits sur leurs activits et permettant de calculer ou destimer la quantit de pollution dverse. Le produit des redevances de dversement est utilis par lagence de bassin pour octroyer des aides financires pour la dpollution et pour lassistance technique toute personne physique ou morale qui entreprend des actions spcifiques de dpollution des eaux.
ARTICLE 23 En application de l'article 53 de la loi prcite n 10-95, le directeur de lagence du bassin hydraulique fixe, en concertation avec les autorits locales, le dlai dans lequel les dversements existants la date de publication du prsent dcret et non autoriss doivent tre dclars. ARTICLE 24 En application des dispositions de larticle 99 de la loi prcite n 10-95, les attributions reconnues par le prsent dcret aux agences de bassins hydrauliques sont exerces, dans les zones non couvertes par lesdites agences, par l'autorit gouvernementale charge de lEau. Dans tous les cas, les produits des redevances de dversement doivent tre affects aux actions spcifiques de dpollution des eaux par une commission regroupant les autorits gouvernementales charges de lIntrieur, de lEau et de lEnvironnement. ARTICLE 25 Le Ministre charg de lAmnagement du Territoire, de lEau et de lEnvironnement, le Ministre Finances et de la Privatisation et le Ministre de lIntrieur sont chargs, chacun en ce qui le concerne, de l'excution de ce dcret qui sera publi au Bulletin Officiel.
ANNEX II : DIRECTIVE DE LOMS RELATIVE A LA QUALITE MICROBIOLOGIQUE DES EAUX USEES UTILISEES DANS L'AGRICULTURE
Catgorie Conditions de rutilisation Groupes exposs Nmatodes intestinaux(a)Nb dufs/l Coliformes intestinaux (b) Nb/100ml Procd traitement requis A Irrigation de cultures destines tre consommes crues, des terrains de sport, des jardins publics Irrigation cultures Cral., industrielles et fourragres, des pturages et plantations d'arbres (e) Irrigation localise des cultures de la catgorie B. si les ouvriers agricoles et le public ne sont pas exposs Ouvriers Agric ; Consommateurs, #1 #1.000 (d) Une srie de bassins de stabilisation conus de manire obtenir la qualit microbiologique voulue ou tout autre procd de traitement Rtention en bassins de stabilisation pendant 8- 10 jours ou autre procd d'limination des helminthes et des coliformes intestinaux Traitement pralable en fonction de la technique d'irrigation, mais au moins sdimentation primaire
Aucune norme nest recommande
a Espces Ascaris et Trichuris et ankylostomes. b Pendant la priode d'irrigation. c Une directive plus stricte (< 200 coliformes intestinaux par 100 ml) est justifie pour les pelouses avec lesquelles le public peut avoir un contact direct, comme les pelouses d'htels.
ANNEXE III : NORMES SANITAIRES DE LA REUE DANS QUELQUES PAYS DE LA REGION MEDITERRANEENE & DAUTRES REGIONS POUR UNE IRRIGATION NON RESTRICTIVE
Pays Chypre (1997) Directives Rglementations Qualit requise pour une bonne Ne pas dpasser 50 CF/100 ml et 100 CF/100 ml dans 80% des chantillons par mois et comme valeur maximale respectivement. Aussi, les nmatodes intestinaux doivent tre <1 oeuf/l. Un traitement tertiaire est requis, suivi dune dsinfection. Ne pas dpasser 2.2 et 12 CT/100 ml dans 50% et 80% des chantillons respectivement. Est requis un traitement secondaire ou quivalent (tel que le stockage) suivi dune dsinfection. Ne pas dpasser 200 CT/100 ml et <1 oeuf de nmatode par litre pour lirrigation daires publics. Pour lirrigation non restrictive, la norme de 1000 CF/100 ml est recommande. Une concentration en DBO de 50 mg/l est recommande pour lirrigation de parcs et le recharge artificielle des nappes souterraines. La qualit deau requise est similaire leau de baignade. Seul les arbres fruitiers et forestiers, et les fourrages peuvent tre irrigus. La prsence de chlore rsisuel est ncessaire. Contrainte relative aux oeufs de nmatodes intestinaux: < 1 oeuf/l. Irrigation de lgumes consomms crus interdite, de mme pour le pturage direct sur parcelles irrigues avec des effluents. Peuvent tre irrigus, les cultures industrielles, les grandes cultures, les fourrages, les arbres fruitiers (sauf irrigation par aspersion), les forts. Introduction de rgles relatives la qualit chimique et la frquence des contrles de la qualit des effluents. Irrigation restrictive : maximum 23CT/100 ml, moyenne de 2.2 CT/100 ml, irrigation despace verts autorise, irrigation des cultures interdites.
Isral (1978)
La concentration doit tre de 0.0 CF/100 ml. Le niveau de traitement requis est primaire, secondaire et tertiaire. En irrigation non restrictive, pour lirrigation de crudits et fruits en contact avec le sol : <1.000CT/100ml.
Utilisation deau use pure Utilisation urbaine: Irrigation de zones entre libre (parc, golf, terrain de sport,) Irrigation de pelouse ufs dHelminthes < 1 uf/ L Coliformes Fcaux/100 ml < 200 Traitement requis Traitement secondaire et dsinfection ou lagunage avec temps de sjour lev Traitement secondaire et dsinfection ou lagunage avec temps de sjour lev Traitement secondaire et dsinfection ou lagunage avec temps de sjour lev Traitement secondaire et dsinfection ou lagunage
< 1 uf/ L
Irrigation de lgumes consomms crus. Irrigation par aspersion darbres fruitiers Irrigation de fourrage pour lalimentation animale (production de lait ou de viande) Irrigation de culture pour a) conserverie; b) vgtaux destins tre consomms cuits ou arbres fruitiers (except irrigation par aspersion) Irrigation de cultures industrielles, fourrages, crales et semences olagineuses Irrigation de zones boises, zones de production de bois industriel, ceintures vertes ou autres zones
Traitement secondaire et dsinfection ou lagunage
Pas de limite tablie
o le public nest pas autoris entrer Refroidissement industriel, sauf lindustrie agroalimentaire. Bassins, pices deau et eau courante pour utilisation rcrative o le public est en contact (sauf baignade) Utilisation deaux uses pures Bassin, pice deau et eau courante ornementale, o le public nest pas en contact Recharge de la nappe: percolation localise travers le sol (percolation minimum du sol de 1,5m).
< 1 ufs/ L
Traitement secondaire et dsinfection ou lagunage avec temps de sjour lev
ufs dHelminthes Pas de limite tablie
Coliformes Fcaux/100 ml Pas de limite tablie
Recharge de la nappe: percolation localise travers le sol (percolation minimum du sol de 1,5m).
ANNEXE V : DIRECTIVE EUROPEENNE (86/278/CEE) RELATIVE A LUTILISATION DES BOUES RESIDUAIRES EN AGRICULTURE
Elment Cadmium (Cd) Cuivre (Cu) Nickel (Ni) Plomb (Pb) Zinc (Zn) Mercure (Hg) Chrome (Cr) I (mg/kg de matire sche) 20 -40 1000 - 1750 300 400 750 - 1200 2500 - 4000 16- 25 -II (mg/kg de matire sche) 3 140 75 300 300 1.5 --III (Kg/ ha/an) 0.15 12 3 15 30 0.1 --
(I) Les valeurs limites de concentration en lments trace dans les boues destines l'pandage en agriculture. Lorsque cette concentration est dpasse, l'utilisation en agriculture des boues est interdite. (II) Les concentrations en lments trace admissibles dans les sols sur lesquels les boues sont pandues. L'utilisation des boues doit tre interdite lorsque les concentrations d'un ou plusieurs mtaux lourds dans le sol dpassent cette limite, et on doit prendre les mesures ncessaires pour s'assurer que cette valeur limite n'est pas dpasse aprs l'utilisation des boues. (III) Les quantits annuelles d'lments trace pouvant tre introduites dans les terres cultives sur base d'une moyenne de 10 ans. Remarque :Les mtaux lourds et les ufs de parasites se concentrent dans les boues par sdimentation dans le bassin anarobie. Par consquent, les boues doivent tre traites avant dtre pandues pour enlever les parasites. Ce traitement peut tre un simple schage des boues sur lits de schage. Des essais ont montr que les oeufs de parasites disparaissaient compltement des boues aprs huit mois de sjour dans les lits de schage. Ce schage na aucun effet sur la prsence de mtaux lourds.
Etude Exploratoire sur lOffre et la Demande de Main-duvre Qualifie - Secteur St-Georges, F. and de lAgroalimentaire, Rgion de lOriental Lakjaa, A. Etude Exploratoire sur lOffre et la Demande de Main-duvre Qualifie - Secteur St-Georges, F. and de la Poterie, Province de Safi, Rgion Doukkala-Abda Lakjaa, A. Analyse des Chaines de Valeur et Gestion des Ressources en Eau Ouattar, S., Messaho, D., and Lahlou, O. Ouazar, D. and Tayaa, M. Ouattar, S. Nussbaum, M.
Analyse et Identification des Besoins pour des Systmes dInformation et de Gestion des Ressources en Eau Pour l'Agence du Bassin Hydraulique et de l'ORMVA Reuse of Treated Wastewater in Agriculture - Meknes Pilot Project Status Market-Driven Export Development to Accelerate Moroccan Economic Competitiveness
Meknes Pilot Project Implementation - Brief Summary of the Visit to Meknes and Abu-Awwad, A. Fes on 18 June 2010 Morocco Agriculture Investment Financing & Water Efficiency - Program Environment & Project Opportunities 2010 Analyse Diagnostique des Aspects Institutionnels et Lgislatifs Relatifs la Rutilisation des Eaux Uses en Agriculture Report on Market-Driven Export Promotion of Produits du Terroir (Phase I) Compte Rendu des Ateliers de Travail de lAxe 3 - Renforcement des Capacits Professionnelles Annual Work Plan 2011 Plan du Travail 2011 Financing Entrepreneurs, Growth and Competitiveness: Program Opportunities for USAID in Venture Financing in Morocco Crop Area Estimates in ORMVA-Doukkala Irrigated Perimeters in May 2010 Fellows, W. El Haiba, M. Thaller, J. St-Georges, F. MEC MEC Fellows, W. Ariza-Nino, E., Boukdair, T., ORMVA-Doukkala senior staff Ariza-Nino, E. MEC
Crop Area Estimates in Irrigated Perimeters of Oriental Region in May 2010 Rapport trimestriel de Juillet Septembre 2010
Optimisation de la Consommation d'Eau dans la Filire Laitire: Cas de la COLAIMO d'Oujda, MONLAIT de Berkane et Halib Oued Za de Taourirt
Evaluation de la Production Laitire des Eleveurs Fournisseurs de Lait aux Units Mounsif, M. Laitire de l'Oriental Program Opportunities for USAID in Venture Financing in Morocco: Recommendations Summary Territorial Marketing: Rgion de l'Oriental (trip report December 2010) MEC Communications Strategy MEC Grant Application Procedures Fellows, W. James, A. Bornon, J. and Wark, S. MEC
Programme de Comptitivit Economique du Maroc: Procdures de Demande de MEC Subvention Climate Change Vulnerability and Adaptation in Oriental and Doukkala-Abda, Morocco Vulnerabilit et adaptation au changement climatique loriental et Doukkala Abda , Maroc Rapport trimestriel dOctobre Dcembre 2010 Performance Management Plan : 2010 Report Quarterly Report: January to March 2011 Rapport trimestriel de Janvier Mars 2011 Domestic marketing of Safi pottery Export opportunities for Moroccan processed foods: trip report Feasibility study for organizing and training Moqaf farm workers in Berkane Etude de faisabilit pour lorganisation et la qualification de la main duvre agricole du Moqaf de Berkane Optimizing water consumption in the caper industry: the case of Caprel, in Safi Quarterly Report: April to June 2011 Rapport trimestriel dAvril Juin 2011 Monograph on the caper sector in the Safi region what is the role of caper cooperatives? Monographie de la filire cprire dans la rgion de Safi quel rle pour les coopratives cprires? Research Triangle innovation study tour: Technical trip report Gender strategy and report: Promoting leadership, opportunities and benefits Rapport de genre 2011 : Promouvoir le leadership, les opportunits et les retombes positives Doyle, P. Doyle, P. MEC MEC MEC MEC Zanifi, A. Nussbaum, M. Lagdas, A. Lagdas, A. Messaho, D. MEC MEC Rahmani, M. Rahmani, M. Fellows, W. Luch-Thayer, J. Luch-Thayer, J.
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References: l'article 57
 l'article 3
 l'article 15
 l'article 57
 l'article 13
 l'article 4
 l'article 10
 l'article 99
 l'article 2
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 l'article 52
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 l'article 53