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Timestamp: 2020-07-05 01:37:19+00:00

Document:
La SFPA – S.F.P.A. Société Française de Psychologie Analytique
La S.F.P.A.-Institut C.G. Jung est la Société de psychanalyse reconnue par l'I.A.A.P. qui réunit et forme en France les psychanalystes se référant à l’œuvre clinique et théorique de C.G. Jung (1875-1961) l’un des plus importants théoriciens de la psychologie des profondeurs.
Fondée en 1969, la S.F.P.A.-Institut C.G. Jung a pour but de transmettre et de promouvoir en France la psychanalyse d’orientation jungienne tout en exigeant un haut niveau de formation et d’éthique de la part de ses membres. Elle est l’une des sociétés constituantes de la Société internationale de psychologie analytique (I.A.A.P.) dont le siège est à Zurich qui regroupe près de 3500 membres ainsi que de nombreux groupes émergents dans les différentes parties monde.
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SFPA-Institut .G.C. Jung
Membre de l’IAAP (International Association of Analytical Psychology)*
ORIGINE ET BUT DE LA SOCIÉTÉ.
La Société Française de Psychologie Analytique a été fondée et reconnue par l'IAAP en 1969. Elle réunit et forme en France des psychanalystes se référant à l’œuvre clinique et théorique de C.G. Jung (1875-1961), le fondateur de la psychologie analytique. À l’origine son but est de diffuser l'œuvre et la pensée de Jung en France, puis en 1975, elle crée son Institut de formation des psychanalystes jungiens en France et prendra le nom de SFPA-Institut CG Jung afin d'assurer un haut niveau de formation et d'éthique de ses membres.
FONCTIONNEMENT DE LA SOCIETE.
1 . Transmettre et Former
La SFPA-Institut C.G. Jung a pour mission de transmettre les fondements et les évolutions de la pensée jungienne ainsi que les conditions de la pratique analytique auprès des personnes qui souhaitent devenir psychanalyste.
L’axe central de la formation est celui de l’analyse personnelle préalable nécessaire à la formation et qui se poursuit tout au long du parcours.
Les enseignements théoriques et cliniques sont donnés à l'Institut par les analystes membres de la SFPA. Ils se déroulent en plusieurs week-ends de formation annuels dont un week-end dédié aux thérapeutes d’enfants et d'adolescents.
Font également partie de la formation, des séminaires centrés sur une thématique et organisés par un membre de la Société. Se déroulant sur plusieurs années le plus souvent, ils permettent une initiation à la recherche en psychologie analytique.
La transmission des conditions de la pratique analytique se fait grâce à des groupes cliniques réunissant des psychanalystes en formation autour d'un psychanalyste expérimenté ainsi que par des supervisions individuelles nécessaires sur l'ensemble du processus de formation.
Lorsque le cheminement des étudiants en analyse didactique est accompli jusqu'à devenir membre associé de la SFPA, la fin du processus de formation se conclue par un mémoire.
La SFPA organise la formation continue des psychanalystes par des séminaires trisannuels à l'attention de ses membres et membres associés. Les séminaires sont constitués d'exposés laissant une grande place à la créativité personnelle des analystes afin de maintenir vivante la pratique de la recherche dans le champ théorique ou clinique jungien.
Des analystes membres de l'IAAP ou des psychanalystes d'autres écoles affiliées à l'IAAP peuvent être invités et présenter leurs travaux et recherches.
Des chercheurs d'autres écoles de pensée peuvent aussi y intervenir afin de favoriser les rencontres entre psychanalystes et disciplines afférentes à la psychologie analytique.
2 . S'ouvrir et Rencontrer.
La SFPA-Institut C.G. Jung se situe au carrefour d'un ensemble d'associations jungiennes ayant pour objet une meilleure connaissance de la complexité de l'œuvre jungienne et de son articulation avec les recherches actuelles en sciences humaines. La présence de psychanalystes d'autres écoles, ouverts à la pensée de Jung, favorise l'esprit de confraternité et de collégialité entre collègues psychanalystes, universitaires et chercheurs.
La SFPA-Institut C.G. Jung assure la diffusion de l’œuvre jungienne par différents moyens de communication : colloques, rencontres croisées entre chercheurs, universitaires et psychanalystes, journée d'études jungiennes à l'attention des psychothérapeutes et paramédicaux.
3 . Une médiathèque ouverte à tous. La Société abrite un fond documentaire très fourni de l'œuvre jungienne en plusieurs langues et supports. Sa médiathèque, riche de 4 000 références, ouvrages, CD et vidéos, est ouverte gratuitement à tout public sur rendez-vous. Médiathèque
* L'IAAP De1910 à 1914, Carl Gustav Jung fut le premier président de l’Association Internationale de Psychanalyse (API), avant de créer son propre groupe à Zurich, de sorte qu’au tout début de la psychanalyse on parlait de l’école de Vienne (Freud) et de l’école de Zurich (Jung). L'IAAP, International Association of Analytical Psychology IAAP, issue du premier Institut C. G. Jung de Zurich, est l’organisme international qui valide et fédère des associations nationales de psychanalystes jungiens dans le monde entier. La validation par l’IAAP garantit la qualité des formations dispensées par les sociétés affiliées à l’ensemble de ses 3350 membres sur tous les continents.
Présidente Mme Elisabeth CONESA-CAILLÉ - contacter
Vice-Présidente Mme Nathalie DOMINGUEZ
Trésorière Mme Elaïné FRANZINI SORIA
Mme Elisabeth CONESA-CAILLÉ
Mme Elaïné FRANZINI SORIA
Mme Samira RICHER-VILLAR
Institut C.G.Jung - Direction des études :
Mme Joselyne-Jeanne GHEDIGHIAN-COURIER
Mme Mariette MIGNET, directrice
M. Norbert CHATILLON
Mme Christiane DRANCOURT-COMBELLES
M. Nicolas ELIAS
Dr Hicham FAKHOURY
Mme Giovanna GALDO
Mme Dominique GOUR
Mme Laurence LACOUR
Mme Catherine de LORGERIL
Mme Patricia MÉTAYER
Mme Michelle PETIT
M. Bruno PIGNIDE
Mme Brigitte SARLANDIE
M. Joseph SHESKO
Mme Laurence DRUET, responsable
M. Olivier CAMETZ
M. Adriano CATTANEO
Mme Eve PILYSER
Mme Delphine RENARD
Mr Joseph SHESKO, responsable
Mr Aimé AGNEL
Mme Françoise CAILLET
Mme Elisabeth CONESA
Dr Christine FOUCHARD
Mr Christian GAILLARD
Mme Dominique GUILBAULT
Mme Reine-Marie HALBOUT
Mme Mariette MIGNET
Mr Bruno PIGNIDE
Mme Claire RAGUET
Mme Brigit SOUBROUILLARD
Mme Stéphanie WITKOWSKI
Les présents Statuts qui remplacent ceux approuvés le 20 mars 1969 par la première Assemblée générale dite de fondation et leurs modifications ultérieures, ont été votés par l’Assemblée générale de la SFPA, réunie le 17 novembre 2018.
La psychologie analytique est le nom donné à la psychologie née de l'œuvre de Carl Gustav Jung. La Société Française de Psychologie Analytique - Institut C. G. Jung (SFPA), fondée en 1969, regroupe et forme les psychanalystes jungiens en France. Elle est une des associations constituantes de l'Association Internationale de Psychologie Analytique (AIPA/IAAP) dont le siège est à Zürich.
La SFPA est régie par la loi du 1er juillet 1901, modifiée par les lois des 27 octobre et 12 avril 1939 concernant les associations à but non lucratif.
Son siège social est fixé au 13 rue Ganneron, à Paris 18e. Il peut être modifié par décision du Comité de direction.
Les buts de la SFPA sont les suivants :
1) assurer la formation initiale de psychanalystes d'adultes, d'enfants et d’adolescents. Ces
psychanalystes sont réunis par leurs références communes à l'œuvre clinique et théorique de C.G. Jung ;
2) qualifier ses membres en tant que psychanalystes jungiens ;
3) assurer la formation continue de ses membres ;
1) promouvoir la recherche en psychologie analytique ;
2) contribuer à faire connaître celle-ci, notamment par des publications, des colloques, etc.
3) organiser des échanges nationaux et internationaux.
La SFPA est composée :
a) de psychanalystes membres, qui ont achevé leur cursus de formation à la pratique de la psychanalyse jungienne, tel que défini par le Règlement Intérieur,
b) de membres associés qui poursuivent leur cursus de formation,
c) de membres ayant cessé toute activité clinique, qui n’exercent plus.
La qualité de membre se perd selon les modalités définies par le Règlement Intérieur.
Article 4 - Instances
Les instances de la SFPA sont les suivantes :
d) le Collège des superviseurs
e) le Collège des chercheurs
f) le Conseil d’admission
g) l’Institut C. G. Jung
h) le Comité d’éthique et de déontologie
Article 5 - L'Assemblée Générale ordinaire.
Elle est constituée par les membres de la SFPA.
Les membres associés et les membres ayant cessé toute activité clinique, peuvent y assister sur convocation, mais n'ont pas le droit de vote et ne sont pas éligibles.
L'Assemblée Générale ordinaire peut se réunir à l’occasion de chacun des séminaires annuels sur convocation individuelle du Président. Cette convocation doit être envoyée au moins 3 semaines à l'avance et comporter l'ordre du jour. Les textes soumis au débat et au vote seront envoyés au moins une semaine avant la date de l’Assemblée Générale.
Elle délibère valablement lorsque le quorum des deux tiers des membres de la SFPA est atteint. Les décisions de l'Assemblée Générale ordinaire sont prises à la majorité simple, exception faite de la décision de dissolution de l'association qui requiert une majorité des deux-tiers.
Tout membre désireux de se faire représenter, doit adresser son pouvoir à un autre membre. Celui-ci ne pourra recevoir que deux pouvoirs. Le mandat écrit doit être déposé sur le bureau du Président au plus tard au début de l'Assemblée.
Ne pourront faire l'objet d'un vote lors de l’Assemblée Générale ordinaire que les questions mises à l’ordre du jour.
Si le quorum n’est pas atteint à une Assemblée Générale ordinaire, une nouvelle Assemblée Générale sera convoquée par le Président dans un délai de deux à quatre semaines. Celle-ci délibérera et votera valablement à la majorité simple des présents et représentés.
Article 6 - Les pouvoirs de l'Assemblée Générale ordinaire
Relèvent de l'Assemblée Générale ordinaire :
a) L'approbation des Statuts et du Règlement Intérieur de la SFPA, et de leur éventuelle modification
b) le vote de la cooptation des membres de la SFPA ;
c) le vote de validation des nouveaux superviseurs ;
d) l'élection des membres du Comité de direction ;
e) l’élection des membres du Conseil d’admission ;
f) l’élection des membres du Comité d’éthique et de déontologie ;
g) la discussion et le vote du rapport moral présenté par le Président ;
h) l'élection d'un contrôleur aux comptes parmi les membres ;
i) la discussion et l'approbation des comptes dont elle donne quitus au trésorier ; la discussion éventuelle du budget prévisionnel et des éventuelles contributions exceptionnelles ;
j) l'approbation du montant des cotisations annuelles des membres et des frais de formation des candidats ;
k) l'élection des représentants à l'Assemblée des délégués de l'AIPA/ IAAP ;
l) la dissolution de la SFPA (majorité des 2/3) ;
m) la radiation d’un membre.
n) l’élection des deux membres dirigeant l’Institut C.G. JUNG.
Les membres qui souhaitent qu'une question soit mise à l'ordre du jour doivent en adresser la demande écrite au Président 30 jours au moins avant la date de l'Assemblée Générale.
Article 7 - L'Assemblée Générale extraordinaire.
Une Assemblée Générale extraordinaire peut statuer sur tous types de sujets, dans l’hypothèse où il n’est pas possible ou opportun d’attendre l’Assemblé Générale ordinaire.
Elle doit être convoquée par le Président :
• Sur décision du Président ou du Comité de Direction ;
• Si le tiers des membres de la SFPA lui en font parvenir la demande écrite.
Les règles de quorum sont les mêmes que celles applicables à l’Assemblée Générale ordinaire, y compris en ce qui concerne les modifications de statuts et du règlement intérieur, la radiation d’un membre, etc.
Les votes se font à la majorité simple des présents et représentés, sauf pour la dissolution qui exige la majorité des 2/3.
Article 8 - Le Comité de direction.
Il est composé de neuf membres, élus par l’Assemblée générale.
. est en charge de la vie institutionnelle de la SFPA, dont il protège les intérêts, sous la responsabilité du Président. Il assure la coordination entre les différentes instances de la Société d’une part, avec l’IAAP d’autre part.
. Il prépare les Assemblées Générales et finalise les séminaires.
. Il prépare le budget.
. Il propose les modifications des Statuts et du Règlement Intérieur.
Son fonctionnement est défini par le Règlement Intérieur.
Composé du président, du vice-président, du secrétaire général et du trésorier, son mode de fonctionnement est défini par le Règlement Intérieur.
Article 10 - Le Collège des superviseurs
Il est constitué de psychanalystes superviseurs selon la procédure définie par le Règlement Intérieur. Le collège en tant que tel n’a aucune fonction exécutive.
Article 11 - Le Collège des chercheurs
Il est constitué selon la procédure définie par le Règlement Intérieur. Le collège en tant que tel n’exerce aucune fonction exécutive.
Article 12 - Le Conseil d’admission
Le Conseil d’admission est chargé de la procédure d’admission à toutes les étapes du cursus de formation. Son fonctionnement est régi par le Règlement Intérieur.
Article 13 - L'Institut C.G. Jung
L'Institut C.G. Jung est l'instance de formation théorique et clinique de la SFPA. Son fonctionnement est défini par le Règlement Intérieur.
Le président en est responsable de droit, avec les deux directeurs élus pour un mandat de 3 ans renouvelable (cf. art.6/n ci-dessus).
Article 14 – Le Comité d’éthique et de déontologie
Composé de 6 à 8 membres élus par l’assemblée générale, son fonctionnement est régi par l’Annexe I du Règlement Intérieur.
Les ressources de la SFPA sont les suivantes :
- les cotisations annuelles ;
- les loyers provenant de locations ;
- le produit de la vente de ses publications et travaux ;
- les prestations de service effectuées par l’association et l’Institut C.G. Jung.
Article 16 - Comptes
Un membre de la SFPA est élu tous les deux ans par l'Assemblée Générale pour assurer le contrôle des comptes. Ils sont présentés chaque année par le trésorier et votés en Assemblée Générale.
L'exercice comptable de la SFPA s'étend du 1er octobre d'une année au 30 septembre de l'année suivante.
Les comptes sont certifiés par un expert-comptable.
En cas de dissolution de la SFPA, il appartient à l'Assemblée Générale de décider de l'utilisation de ses biens après apurement complet des comptes en cours conformément à la loi du 1er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901.
La Présidente, Brigit Soubrouillard
CODE DE DÉONTOLOGIE DE LA SFPA
Annexe II du Règlement Intérieur
Adopté par l’Assemblée Générale du 29 septembre 2018.
Dans sa pratique professionnelle, l’éthique à laquelle se réfère tout psychanalyste s’inscrit dans la continuité des principes généraux des valeurs définis dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de la législation en vigueur.
Sa responsabilité est engagée dès lors qu’il entre en relation avec un analysant à titre occasionnel ou régulier. Elle est engagée également vis-à-vis des partenaires avec lesquels il peut être amené à travailler
Les caractéristiques spécifiques d’une éthique psychanalytique sont liées à la relation transférentielle entre analyste et analysant. Les processus inconscients mis en jeu par la dynamique transférentielle peuvent induire chez l’analysant une relation de dépendance à l’analyste ainsi qu’une perte de ses défenses et de ses repères habituels.
Ceci implique que l’analyste soit le garant de la relation transférentielle qui, de ce fait, va présenter un aspect asymétrique au cours du processus analytique.
Tout en respectant la singularité de l’analysant et en faisant confiance à ses capacités d’autonomie, l’analyste devra se montrer particulièrement vigilant pour repérer les risques liés à cette asymétrie, tels que les abus de pouvoir et les passages à l’acte.
Lors des entretiens préliminaires l’analyste apprécie si ses relations antérieures ou prévisibles avec l’analysant ou son entourage ne font pas obstacle à la mise en place du travail analytique.
Au début de ce travail, l’analyste doit convenir clairement avec l’analysant des conditions du cadre : horaires, nombre de séances hebdomadaires, honoraires, annulations ou déplacements de rendez-vous, de manière à instaurer un engagement réciproque de chacun.
Les changements pouvant intervenir de part et d’autre au cours du travail sont à apprécier avec attention afin d’être considérés relativement au processus analytique en cours.
Pendant la durée du travail, une réserve doit être observée quant aux relations sociales avec l’analysant, sa famille et ses proches. Quand elles se produisent sans être le fait de l’analyste, elles requièrent réserve et simplicité.
L’analyste doit s’abstenir de toute relation sexuelle ou agressive avec l’analysant, sa famille, ses proches.
Il ne doit abuser de l’état de dépendance de l’analysant dans aucun domaine que ce soit. En particulier, il ne doit pas utiliser à son profit les informations recueillies au cours de l’analyse.
Après la fin du traitement, l’analyste devra garder en mémoire la persistance de sentiments transférentiels et contre transférentiels et rester discret dans toute relation ultérieure.
De même l’analyste superviseur ne doit en aucun cas tirer avantage de sa position d’autorité pour engager une relation contraignante de quelque nature qu’elle soit, sexuelle financière, ou d’influence, compte tenu de l’état de dépendance de l’analyste en formation.
L’analyste ne doit pas poursuivre son exercice professionnel si son état physique et/ou psychique est gravement atteint, cela pouvant nuire profondément au travail analytique en cours avec l’analysant.
Toute infraction au code de déontologie peut faire l’objet d’une plainte dont le déroulement de la procédure est inscrit dans l’annexe I du RI.
La préservation de l’anonymat de l’analysant par l’analyste, et la confidentialité permettent l’établissement d’une relation de confiance et la sauvegarde du caractère intime de la relation transférentielle.
Dans ses communications scientifiques à l’extérieur de la société (articles, exposés, conférences), le psychanalyste doit demander l’autorisation à son analysant. Dans tous les cas, y compris à l’intérieur de la société, l’analyste doit respecter impérativement l’anonymat de l’analysant et s’exprimer avec prudence pour éviter tout risque de reconnaissance par autrui.
Si l’analysant fait la demande expresse que son matériel ne soit ni utilisé ni publié, cette demande doit être respectée.
Dans tous les cas, l’analyste doit mesurer les répercussions d’une communication orale ou écrite sur l’analysant et par conséquent sur le processus analytique en cours.
L’analyste doit être attentif à préserver la confidentialité dans les contacts avec les collègues, en particulier avec ceux qui ont en traitement une personne qui a une relation de proximité avec un de ses analysants.
Les contacts avec un interlocuteur tiers à propos de l’analysant ne peuvent être envisagés qu’exceptionnellement dans l’intérêt de l’analysant.
Dans le cas de pratique avec les enfants et les adolescents, l’existence, la nature et les modalités de contacts seront précisées lors des entretiens préliminaires.
La confidentialité est une exigence à maintenir au-delà de la mort, que ce soit celle de l’analysant ou celle de l’analyste. Celui-ci doit prévoir ce qu’il adviendra de ses notes personnelles.
RÈGLEMENT INTÉRIEUR voté par l’AG du 16 mars 2019
Art. 1 – La Charte de confraternité
Chaque membre de la SFPA s’engage à faciliter la bonne entente entre les membres. Il s’engage également à faciliter, soutenir le travail de chacun et à en protéger la confidentialité dans un esprit de confraternité et de loyauté.
Cette charte de confraternité initialement validée par le vote de l’Assemblée Générale, vaut engagement pour l’ensemble de ses membres, à cette date. Puis, elle sera lue, approuvée et signée par chaque nouveau membre à son admission à la SFPA.
Art. 2 - Les étapes de la formation
L’analyse personnelle est un préalable à toute demande de formation. Elle constitue l’axe autour duquel s’organisent les différentes modalités de la formation : l’étape didactique, l’étape de contrôle. La compétence professionnelle s’acquiert dans le travail avec les patients et dans le cadre des supervisions (individuelles et en groupe), des cours, des exposés cliniques, des lectures et de l’élaboration du mémoire.
À titre dérogatoire, le candidat peut demander à exprimer le niveau d’entrée dans le cursus qu’il juge approprié : didactique, contrôle ou présentation du mémoire. Le Conseil d’Admission évalue ce niveau pour chaque candidature.
Art. 3 - L’admission à l’étape didactique
Le candidat qui désire être admis à l’étape didactique doit :
a) en adresser la demande écrite au Président de la SFPA qui la transmet au directeur du Conseil d’Admission. Cette demande sera accompagnée d’un curriculum vitae, d’une photographie d’identité, et d’une attestation du ou des psychanalyste(s) avec le(s)quel(s) il a travaillé. L’attestation indique uniquement le rythme des séances et la durée de son analyse.
b) Avoir un entretien individuel avec cinq membres du Conseil d’Admission de la SFPA. Il remet à chacun son curriculum vitae, une photographie d’identité et la ou les attestations de son ou de ses psychanalystes.
Ces entretiens donnent lieu à des honoraires du même montant que ceux payés par le candidat à son psychanalyste.
c) La candidature d’admission en didactique est examinée par le Conseil d’Admission qui se réunit deux fois par an, au mois de janvier et juin, pour examiner les demandes d’admission en didactique. Le candidat doit être accepté à la majorité simple par le Conseil d’admission. Si le psychanalyste du candidat est membre du Conseil d’Admission, il n’assiste pas au débat et ne prend pas part au vote.
La décision du Conseil d’Admission est notifiée au candidat par le Président de la SFPA. Les éléments de cette décision ne sont pas communiqués au candidat. Après trois refus, le candidat n’est plus autorisé à se représenter.
Art. 4 - L’étape didactique
L’étape didactique consiste en la poursuite de l’analyse personnelle du candidat avec un nouveau psychanalyste, membre de la SFPA et agréé à cet effet selon l’article 10 du RI.
L’analyse à cette étape devra suivre un rythme régulier à raison de préférence, de plus d’une séance par semaine pendant au moins trois ans. Après quoi le candidat pourra passer les cinq entretiens d’admission à l’étape de contrôle, entretiens donnant lieu à des honoraires du même montant que ceux qui sont payés à son psychanalyste.
Au-delà de cinq ans dans l’étape didactique le candidat devra solliciter entretien individuel avec cinq membres de Conseil d’Admission pour faire le point sur son parcours. Ces entretiens donnent lieu à des honoraires du même montant que ceux qui sont payés à son psychanalyste. Le Conseil d’Admission appréciera alors la situation du candidat et la décision du Conseil d’Admission lui sera notifiée par le Président de la SFPA.
Le candidat admis à l’étape didactique doit, pendant toute la durée de celle-ci, participer activement aux enseignements de l’Institut C.G. Jung. Dès que le candidat est suffisamment engagé dans sa propre pratique de clinicien, il doit entreprendre un travail de supervision avec un psychanalyste superviseur avec lequel il n’a pas travaillé jusque-là, et participer à un groupe de travail clinique.
Il est redevable des frais de formation à partir du début de l’année scolaire correspondant à son admission à l’étape didactique, et pendant toute la durée de celle-ci. Le montant de ces frais de formation annuels, payables en une ou deux fois, est fixé par l’Assemblée Générale de la SFPA sur proposition du Comité de Direction. Le non-règlement de ces frais remet en cause la poursuite de la formation. Les honoraires concernant l’analyse personnelle, les supervisions individuelles ou en groupe, sont réglés directement au psychanalyste concerné.
Toute situation particulière intervenant au cours de la formation sera examinée par le Conseil d’Admission qui statuera.
Art. 5 - L’admission à l’étape de contrôle
Pour demander son admission à l’étape de contrôle, le candidat doit :
- a) avoir participé activement aux enseignements de l’Institut C.G. Jung pendant toute la durée de l’étape didactique ; il doit prévenir de ses absences.
- b) avoir le titre de psychologue ou de docteur en médecine, sauf demande de dérogation soumise par l’intéressé au Conseil d’Admission, et acceptée par celui- ci ;
- c) justifier d’une formation en psychopathologie ;
- d) avoir fait preuve d’une connaissance suffisante de l’œuvre de C.G. Jung, de la psychologie analytique et de la psychanalyse ;
- e) avoir eu en charge des analysants pendant au moins deux ans, sous la supervision d’un psychanalyste superviseur de la SFPA ;
- f) avoir participé à un groupe de travail clinique.
La procédure d’admission à l’étape de contrôle est identique à celle décrite ci-dessus pour l’étape didactique. Toutefois, les dernières attestations d’analyse, de supervision et de participation à un groupe clinique doivent dater de moins de six mois. Le candidat fournit une attestation de sa présence à l’Institut.
En cas de refus de sa candidature, le candidat peut demander un entretien avec un membre faisant partie du Conseil d’Admission qui lui sera désigné par le Directeur dudit Conseil. Après trois refus, le candidat n’est plus autorisé à se représenter.
Art. 6 - L’étape de contrôle
Le candidat admis à l’étape de contrôle est, de droit, membre associé de la SFPA. Il figure sur ses listes en cette qualité. Il est redevable d’une cotisation dont le montant est fixé par l’Assemblée Générale. Conformément aux statuts de la SFPA, il participe aux séminaires et aux diverses réunions de travail. Il est invité à participer aux assemblées générales ; toutefois il n’y a pas le droit de vote et n’est pas éligible aux diverses fonctions prévues par les statuts. Il peut participer au Collège des Chercheurs, s’il en fait la demande auprès du coordinateur et sous réserve de son acceptation.
Le candidat à l’étape de contrôle :
a) poursuit son analyse personnelle avec un membre de la SFPA agréé à cet effet selon l’article 10 du RI ;
b) entreprend ou poursuit un travail de contrôle de sa pratique clinique, qui se déroule sur un minimum de cent séances de supervision effectuées avec deux psychanalystes superviseurs de la SFPA qui seront de préférence de sexe différent ;
c) participe à des groupes de travail clinique dirigés par des psychanalystes superviseurs de la SFPA.
La qualité de membre associé se perd :
- Par admission au statut de membre ;
- Par démission, qui doit être adressée au Président par lettre recommandée. Elle peut être présentée à tout moment et devient effective dès réception ;
- Par radiation :
- lorsque le membre associé n’a pas satisfait aux exigences du cursus telles que définies ci-dessus dans cet article, après décision du Comité de Direction sur proposition du Conseil d’Admission. Il est averti par courrier recommandé. La radiation prend effet immédiatement ;
- en cas de refus de répondre d’une plainte ;
- au terme de l’instruction d’une plainte gérée par le CED selon la procédure inscrite dans l’annexe 1 du RI
Art. 7 - Le mémoire
La durée de l’étape de contrôle est limitée à 5 ans pendant lesquels le candidat travaille à l’élaboration d’un mémoire.
Le mémoire doit témoigner de la compétence clinique du candidat en lien à la théorie psychanalytique et particulièrement celle de C.G. Jung. Le candidat veillera à mettre en valeur la compréhension qu’il a du processus transférentiel dans les situations cliniques qu’il présente.
Le mémoire doit se limiter à 50 pages recto, dactylographiées, de 3000 signes chacune, espaces comprises.
Il pourra être déposé à tout moment en 6 exemplaires, accompagné de la lettre de candidature au statut de membre de la SFPA, auprès du directeur du Conseil d'admission au plus tard le 1er novembre pour sa session de janvier ou le 1er avril pour sa session de juin.
Le candidat doit avoir un entretien individuel avec 5 psychanalystes membres du Conseil d’Admission au cours du trimestre précédant l’une ou l’autre des réunions du Conseil d’Admission qui ont lieu respectivement en janvier et juin. Si le mémoire est déposé avant le 1er novembre, les 5 entretiens devront avoir lieu avant le 31 décembre, si le mémoire est déposé avant le 1er avril, les entretiens devront avoir lieu avant le 31 mai.
Le candidat doit leur présenter, comme pour l’admission à l’étape didactique et à l’étape de contrôle, son curriculum vitae avec une photographie d’identité, les attestations de ses analystes précisant le rythme, le nombre des séances, la durée de son analyse de contrôle et sa participation à des groupes cliniques.
Il avise la présidence de la SFPA de cette démarche en lui adressant les mêmes documents. Ces entretiens donnent lieu à des honoraires du même montant que ceux payés par le candidat à son psychanalyste.
Le mémoire est lu par 5 lecteurs et discuté en Conseil d’admission, lors d’une même session, avec les 5 membres du Conseil ayant reçu le candidat en entretien individuel. Le vote d’acceptation ou de refus se fait à la majorité simple. Le candidat est informé de la décision du Conseil d’admission par la présidence de la SFPA. Il est ultérieurement reçu par les 5 lecteurs et le directeur du Conseil d’Admission pour avoir restitution de cette lecture et des appréciations portées sur son travail.
Un des lecteurs pourra accompagner le candidat dans la préparation de l’exposé qu’il doit présenter devant les membres s’il le souhaite.
Cet exposé est suivi d’une discussion. L’assemblée générale est ensuite invitée à voter à bulletin secret et à la majorité simple pour ou contre l’admission du candidat comme membre de la SFPA.
En cas de vote négatif de l’assemblée générale, une commission est constituée ; elle est composée de deux superviseurs élus par le groupe des superviseurs, de deux membres non-superviseurs élus par le Comité de direction parmi ses membres et du président. Cette commission proposera au candidat la démarche qui paraîtra la plus appropriée.
Tout psychanalyste membre de la SFPA peut s’opposer à l’élection d’un candidat, en adressant son opposition écrite et motivée à la Présidence, 5 jours au moins avant la date de l’assemblée générale. La Présidence diffère alors la présentation du mémoire par le candidat et convoque le Conseil d’Admission et le Comité de direction pour instruire l’affaire.
Si le candidat n’a pas passé les 5 entretiens réglementaires et déposé son mémoire au terme de la période des 5 ans, il devra dans un délai de trois mois rencontrer un superviseur membre du Conseil d’admission pour faire le point sur sa situation ; cet entretien donne lieu à des honoraires du même montant que ceux qui sont payés par le candidat à son psychanalyste. Ce superviseur sera désigné par le directeur du Conseil d’admission.
Art. 8 - L’admission au titre de membre de la SFPA
Pour demander son admission au titre de membre de la SFPA, le candidat doit être âgé de 30 ans au moins, et avoir été coopté par l’Assemblée Générale de la SFPA devant laquelle il aura présenté son mémoire après que celui-ci ait été reçu par le Conseil d’Admission (article 6 ci- dessus).
Art. 9 - Candidat Membre d’une association constituante de l’AIPA ou Membre Individuel de l’AIPA
Il fournit une attestation de son appartenance à l’AIPA et il est admis d’office à participer aux travaux théoriques et cliniques de la SFPA au cours desquels il se fait connaître. Au bout d’un an minimum, s’il le souhaite, il lui est possible de demander à être membre de la SFPA. Il en adresse alors la demande au Président par un courrier motivé. Le Président le reçoit et soumet son adhésion à la prochaine Assemblée Générale de la SFPA.
Art. 10 - Membre, droits et devoirs
a - Droits
Chaque membre est :
- Inscrit sur la liste des membres de la SFPA, consultable sur le site www.cgjungfrance.com, et sur demande au secrétariat.
- Autorisé à faire mention de son affiliation à la SFPA sur ses imprimés et ses annonces.
- Membre de droit de l'Association Internationale de Psychologie Analytique (AIPA), et autorisé à en faire mention sur ses imprimés et annonces.
- Il bénéficie d’une formation permanente organisée par la SFPA, à travers les séminaires, groupes cliniques et de recherches ; il a accès aux ressources de la SFPA (médiathèque, locaux).
- Il a le droit de vote et est éligible aux diverses fonctions prévues par les statuts.
- Après cinq ans d’ancienneté au sein de l’AIPA, il est habilité à assurer l’analyse personnelle des candidats en formation et à demander à être superviseur selon les modalités de l’article 11 ci-dessous.
b – Devoirs
1/ Les membres doivent respecter les règles fixées par le Code de Déontologie de la SFPA lequel relève du droit français.
2/ les membres sont tenus de payer chaque année une cotisation dont la globalité doit permettre de couvrir le coût des engagements de la société. Le montant de cette cotisation est fixé par l'Assemblée Générale et est exigible au 1er octobre. Ce montant inclut également la cotisation versée par la SFPA à l'Association Internationale de Psychologie Analytique (AIPA).
3/ Les membres doivent participer aux activités de recherches et aux séminaires de la SFPA, la formation continue et mutuelle des membres étant une des fonctions essentielles de la société. Ils sont invités à contribuer aux travaux de l'Institut.
4/ Chaque membre est également tenu de participer aux Assemblées Générales.
c – Recours
En cas de conflit en mal de résolution entre membres et/ou membres associés, ou entre un membre ou membre associé et une Instance de la SFPA, il peut être demandé au CED d’organiser une médiation, le CED pouvant faire appel à un médiateur parmi l’ensemble des membres de la SFPA, y compris les membres ayant cessé toute activité clinique.
En cas de dépôt de plainte vis-à-vis d'un membre ou vis-à-vis d'une instance de la SFPA, celle-ci doit être envoyée au seul président de la SFPA qui l'adresse au responsable du Comité d'Éthique et de Déontologie et à lui seul. Ce dernier se réfère alors à la procédure élaborée dans l'Annexe I du Règlement Intérieur. Si cette plainte vise le président, elle doit être adressée au vice-président ou, en cas d’absence de vice-président, au membre le plus ancien du CD – et à lui seul –, lequel l’adresse au responsable du CED. Si la plainte vise le responsable du CED, le président l’adresse au membre le plus ancien du CED et à lui seul.
d – La qualité de membre de la SFPA se perd :
- Par démission, qui doit être adressée au Président par lettre recommandée. Elle peut être présentée à tout moment et devient effective dès réception.
- Par admission à la qualité de Membre ayant cessé toute activité clinique.
- Pour non-paiement de la cotisation (voir ci-dessus, art.10 b- 2/).
- en cas de refus de répondre d’une plainte
- au terme de l’instruction d’une plainte gérée par le CED selon la procédure inscrire dans l’annexe I du R.I.
Art. 11 - Le psychanalyste superviseur
Tout membre de la SFPA peut devenir superviseur s’il est membre de l’AIPA depuis plus de cinq ans.
Il faut s’être fait connaître par l’ensemble de la SFPA pour ses qualités professionnelles : participation active à la vie de la SFPA ; interventions orales ou écrites, participation à des groupes cliniques. Il choisit la façon dont il veut se faire connaître : selon ses capacités propres par la parole, les écrits, les interventions, avoir manifesté son intérêt pour les problèmes que posent la clinique et la théorie psychanalytique, avoir participé activement à un ou plusieurs groupes de recherche clinique avec d’autres membres de la SFPA, et s’être impliqué dans les instances et la vie de la SFPA, dans ses travaux ainsi que dans le développement du mouvement jungien.
Le psychanalyste qui désire devenir superviseur avise par courrier postal le Président de la SFPA qui informera les membres de la société de ce désir. Le superviseur doit être élu par un vote à bulletin secret à la majorité simple par l’Assemblée Générale. Le superviseur assume les responsabilités de formation des psychanalystes : supervisions individuelles et groupes cliniques.
Les superviseurs sont réunis en Collège des Superviseurs. En tant que collège il n’exerce aucune fonction administrative, mais organise des groupes de réflexions sur les questions relatives au déroulement de l’analyse, aux dilemmes éthiques et aux enjeux psychothérapie/psychanalyse.
Le Collège des Superviseurs s’organise par groupes de travail régionaux, obligatoirement annoncés et définis. Ces groupes élisent un coordinateur pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois. Il a en charge l’organisation de comptes rendus annuels des travaux à l’ensemble de la Société et fait le lien avec les autres instances de la Société.
Art. 11bis - Le psychanalyste membre du Collège des Chercheurs
Tout membre, membre associé et membre ayant cessé toute activité clinique de la SFPA peut participer à un groupe de recherche déjà constitué, sur simple demande auprès du groupe. La liste et les orientations de recherche des différents groupes étant publiées sur le site de la Société.
Le Collège des Chercheurs organise des groupes de réflexions sur les thèmes de recherche relatifs aux enjeux actuels de la psychanalyse jungienne. Il a en charge l’organisation des travaux scientifiques de la Société et des séminaires en coordination avec le Comité de Direction.
Le Collège des Chercheurs s’organise par groupes de travail régionaux, obligatoirement annoncés et définis. Ces groupes élisent un coordinateur pour un mandat trois ans, renouvelable une fois. Il a en charge l’organisation de comptes rendus annuels des travaux à l’ensemble de la Société et fait le lien avec les autres instances de la Société.
La participation à un groupe de recherche est un engagement, de façon à permettre l’approfondissement d’un thème de recherche et l’élaboration d’un compte rendu à l’ensemble de la Société, ou d’une publication.
Art. 12 – Le Conseil d’Admission
Il est composé de 11 à 15 membres de plus de cinq ans d’ancienneté conformément à l’article 10 du RI, élus par l’Assemblée Générale pour une durée de quatre ans renouvelable une fois. Après ce renouvèlement, ils peuvent se représenter après un délai de carence de deux ans.
Le Directeur du Conseil d’Admission doit être superviseur. Il est élu par les membres du Conseil d’Admission, pour un mandat d’une durée de quatre ans renouvelable une fois. Il ne peut exercer aucune autre fonction exécutive pendant la durée du mandat, sauf dérogation décidée par un vote à l’assemblée générale sur proposition du président.
Pour chaque niveau d’admission ou de passage, seuls les membres présents du Conseil d’Admission participent au vote. Il n’y a pas de vote par procuration. Le vote se fait à la majorité simple. Si le directeur du Conseil ne peut participer au débat et au vote, le Conseil élit en son sein un Président de séance. En cas d’égalité des voix, la voix du directeur du Conseil d’Admission ou du Président de séance compte double.
Deux sessions annuelles sont prévues pour toutes les admissions et passages : une en janvier, une en juin. Les réceptions des candidats pour la restitution des mémoires se font le samedi suivant la session concernée.
Les candidats sont informés des décisions les concernant par le Président de la SFPA ou par le directeur du CA par procuration du président.
Art. 13 - L’Institut C.G. Jung
Le rôle de l’Institut est de contribuer à la formation du candidat en lui apportant les connaissances et les éléments de réflexion propres à soutenir son travail personnel en vue de devenir psychanalyste jungien.
Les activités de l’Institut C.G. Jung ont lieu au siège de la SFPA, 13 rue Ganneron, 75018 à Paris excepté les groupes cliniques. Elles s’échelonnent d’octobre à juin.
Un cycle d’une durée de trois ans comporte l’étude des notions fondamentales de la psychologie analytique. Ce cycle se déroule chaque année sur cinq week-ends pour permettre aux étudiants des différentes régions de bénéficier du même enseignement et de travailler ensemble. Il est demandé à l’étudiant de fréquenter l’Institut jusqu’à son admission comme membre associé. Le cycle de formation comporte également des exposés et séminaires ayant lieu soit en semaine soit pendant le week-end, destinés à associer les étudiants de l’Institut au travail clinique et théorique des psychanalystes de la SFPA.
Un séminaire s’adressant aux membres de la SFPA psychanalystes d’enfants et d’adolescents est ouvert aux étudiants qui ont déjà l’expérience du travail clinique avec les enfants.
Un séminaire spécifique est ouvert à l’intention exclusive des membres associés. Il se déroule sur une journée complète deux fois par an.
La Direction de l’Institut est assurée par trois membres : le Président et deux membres de plus de cinq ans élus par l’assemblée générale pour une période de trois ans renouvelable. Le Président de la SFPA en a la responsabilité légale ; les deux directeurs en ont la direction pédagogique.
Art. 14 - La formation à l’analyse d’enfants
Elle nécessite un engagement effectif dans le travail clinique auprès d’enfants. Cette formation spécifique dispensée à l’Institut comporte : des groupes de travail clinique, des séminaires de thérapeutes d’enfants, des supervisions et des contrôles effectués auprès de superviseurs spécialisés dans l’analyse d’enfants. À la fin de cette formation, les candidats élus par l’Assemblée Générale peuvent figurer sur la liste des membres de la SFPA avec la mention de cette option. Cette liste est établie par le Conseil d’Admission sur proposition des responsables de la formation à la psychanalyse d’enfants et d’adolescents.
Art. 15 – Le Comité de direction
Tel que défini à l’article 8 des Statuts, il est composé de neuf membres, élus par l’Assemblée Générale pour une durée de quatre ans renouvelable une fois.
À l’issue de deux mandats consécutifs ses membres ne pourront être réélus qu’après une période de carence de deux ans.
Un membre du Comité de Direction ne peut pas faire partie du Conseil d'Admission, sauf dérogation décidée par un vote de l'Assemblée Générale sur proposition du président.
Art. 16 – Le Bureau
Le bureau est constitué par le Président, le vice-président, le trésorier et le secrétaire général. Ceux-ci doivent avoir plus de deux ans d’ancienneté.
Art. 17 – Révocation
Cette décision interrompt un mandat au sein d’une des instances de la SFPA quand il est établi que le mandant a failli à sa fonction : manque d’assiduité, transgression de la confidentialité, non-respect des décisions votées dans les instances concernées, non-respect du devoir de réserve. Elle est prononcée par ceux qui ont investi le mandant (membres du bureau par le Comité de Direction ; membre du Comité de Direction par l'Assemblée Générale, etc).
Art. 18 - Membre ayant cessé toute activité clinique
Lorsqu’un membre cesse son activité professionnelle d’analyste, il peut présenter sa candidature comme membre ayant cessé toute activité clinique au Comité de Direction de la SFPA qui la proposera à l’Assemblée Générale. Les membres ayant cessé toute activité clinique figurent en leur qualité propre sur les listes de la SFPA. Ils sont invités à participer aux travaux et aux assemblées générales de la SFPA mais ils n’ont pas le droit de vote et ne sont pas éligibles aux diverses fonctions prévues par les Statuts.
Les membres ayant cessé toute activité clinique peuvent participer au Collège des Chercheurs. Par ailleurs, ils peuvent être invités par les différentes instances en qualité de conseils. Ils payent une cotisation fixée par l’Assemblée Générale. Les membres ayant cessé toute activité clinique peuvent, s’ils désirent en rester membres, continuer à payer la cotisation à l’IAAP/AIPA (Association Internationale de Psychologie Analytique), sauf s’ils ont plus de 75 ans car alors l’appartenance est maintenue de fait.
La qualité de membre ayant cessé toute activité clinique se perd :
- par radiation ;
- par démission sur simple demande adressée par lettre au Président ;
Art. 19 – Personnalités ressource : psychanalystes d’autres écoles
Les psychanalystes confirmés appartenant à d’autres écoles analytiques peuvent être invités à se rapprocher de la SFPA qu’ils enrichissent de leurs connaissances et de leurs travaux afin de contribuer à créer des passerelles avec l’ensemble du monde analytique.
Ils participent aux travaux de la Société, (groupe de recherche, enseignement, exposés...). Ils ne sont pas membres de la SFPA, ne paient pas de cotisation et ne participent pas aux assemblées générales.
Leur candidature, proposée par trois membres de la SFPA, est examinée par le Comité de Direction et soumise au vote de l’Assemblée Générale.
L’appartenance à cette catégorie se perd :
• Par radiation décidée par un vote de l’Assemblée Générale
• Par démission sur simple demande adressée au Président
Art. 20 : Personnalités d’Honneur
Peut être ‘Personnalité d’Honneur’ toute personne notable pour un travail de recherche original, des contributions professionnelles exceptionnelles, une reconnaissance nationale voire internationale, une valeur personnelle, des activités longues et remarquables dans le champ jungien, ainsi que par une intégrité établie.
Chaque candidature est soumise au Comité de Direction par trois membres de la SFPA avec une lettre présentant le/la candidat/e. Le Comité de Direction statue en son sein sur la recevabilité et l’intérêt de la candidature. L’admission dans cette catégorie est ensuite soumise au vote de l’Assemblée Générale.
Les Personnalités d’Honneur participent de droit aux séminaires annuels et aux travaux de la SFPA, à l'exception des travaux cliniques. Ils ne payent pas de cotisation et ne participent pas aux assemblées générales. Ils s’engagent à un devoir de réserve sur la vie de la SFPA à l’extérieur de la SFPA.
ANNEXE 1 AU RÈGLEMENT INTÉRIEUR
Voté à l’AG du 15 juin 2019
I – SUR LES PRINCIPES
Le Comité d’Éthique et de Déontologie est une instance permanente de la SFPA dont la fonction est :
. De réviser régulièrement le Code de Déontologie de la SFPA et de proposer si nécessaire des modifications que le Comité de Direction inscrira à l’ordre du jour de l’AG.
. De rendre compte à la SFPA, et de la questionner, sur tout problème éthique.
. D’être une ressource en matière éthique pour tous les membres de la SFPA.
. D’instruire et de statuer à propos des plaintes relatives aux manquements au Code de Déontologie de la SFPA, aux infractions aux lois et aux règlements.
Il est habilité à recevoir et traiter les plaintes d’un analysant à l’encontre de son psychanalyste, et les plaintes entre membres ou membres associés de la société.
Toute infraction aux lois et règlements ou tout manquement aux règles professionnelles édictées par le Code de Déontologique de la SFPA, expose tout membre, membre associé de la SFPA et tout candidat en formation à l’Institut C.G. JUNG de PARIS, qui en est l’auteur, à en rendre compte devant le Comité d’Éthique et de Déontologie.
II – SUR LE COMITÉ
Le CED se compose de 6 à 8 membres élus ou à défaut tirés au sort parmi les membres de la SFPA pour :
.S’il se compose de 6 membres : un mandat de 6 ans renouvelable par tiers tous les 2 ans
Quand une plainte est adressée au responsable du Comité d’Éthique et de déontologie, il rappelle deux des anciens membres du CED, encore en activité, par tirage au sort parmi les membres ayant terminé leur mandat au CED. Le CED comprend alors 8 membres durant le temps de traitement de la plainte.
. S’il se compose de 8 membres : un mandat de 8 ans renouvelable par quarts tous les 2 ans.
Si, au cours de son mandat, un membre cesse d’être membre de la SFPA, une nouvelle élection anticipée est organisée aux fins de prévoir son remplacement.
Un ou plusieurs membres en activité supplémentaires pourront être tirés au sort par le responsable du CED, pour un litige en particulier dans les hypothèses suivantes :
- si un (ou des) membre siégeant au comité d’Éthique et de Déontologie permanent :
. est le plaignant,
. est la personne visée par la plainte
. a un lien d’ordre transférentiel avec le plaignant ou avec la personne visée par la plainte, dans ce cas, c’est une récusation (cf. plus bas),
- si pour des raisons d’ordre personnel, un membre du comité d’Éthique et de Déontologie estime être dans l’incapacité d’évaluer la situation et ne peut participer, après avis du CED, à la gestion de la plainte
- si un membre du CED est récusé par la personne visée par la plainte ; étant précisé que deux récusations maximum sont autorisées.
III – SUR LA PROCÉDURE
1 – Réception de la plainte et tentative de conciliation
Le président de la SFPA, pour des raisons de confidentialité, reçoit seul la plainte et la transmet uniquement au responsable du CED. [[En cas de conflit d’intérêts, le président est remplacé par un membre du CD tiré au sort, le responsable du CED par un membre du CED tiré au sort.
Dès réception, le responsable du CED réunit le comité et, sans divulguer le nom du plaignant ni celui visé par la plainte (cf. § IV ci-dessous), tire au sort deux conciliateurs parmi ses membres. Les conciliateurs convoquent le plaignant puis la personne visée par la plainte. Ils disposent de trois mois pour entendre les parties, leur seul objectif étant de tenter une conciliation la plus juste possible. Au terme de ces trois mois,
si une conciliation est trouvée, un rapport est rédigé par les deux conciliateurs et le responsable du CED puis gardé dans les archives du CED.
si la conciliation n’a pas abouti, deux instructeurs sont tirés au sort parmi les membres du CED et sont chargés d’instruire le dossier.
2 – Instruction de la plainte
Les instructeurs statuent d’abord sur la recevabilité de la plainte ; puis, le cas échéant, ils l’instruisent jusqu’à son terme, à charge et à décharge.
Le responsable du Comité d’Éthique et de Déontologie et les deux instructeurs doivent travailler à mettre en place toute mesure d’accompagnement de la personne mise en cause, qui s’avérerait utile à son évolution professionnelle, avec ou non, la production d’un document écrit à l’issue de cette mesure d’accompagnement,
A ce stade, le plaignant doit autoriser par écrit la personne mise en cause à fournir au comité les informations nécessaires, notes analytiques, supervisions, documents, etc.
La personne mise en cause peut choisir un ou deux conseils de son choix (parmi les membres de la SFPA, hors CED). Au terme de ces entretiens, elle peut rédiger un rapport qui pourra servir pour une évaluation future de la plainte.
Au cours de l’instruction, les instructeurs peuvent entendre toute personne susceptible d’éclairer le dossier, ainsi que le plaignant (entendu comme témoin) et dressent alors un compte-rendu de cette audition.
Les instructeurs doivent procéder à l’audition de la personne mise en cause qui peut être assistée par toute personne de son choix (membre de la SFPA, hors CED). Deux mois au moins avant la date de l’audition, l’entier dossier est mis à la disposition de la personne mise en cause ou au conseil désigné par celle-ci, afin de respecter le principe du contradictoire. La personne mise en cause aura un temps de parole suffisamment long pour assurer sa défense.
3 – Procédure de jugement
À la fin de l’instruction, le comité d’Éthique et de Déontologie procède au tirage au sort,
parmi ses membres (hors ceux qui ont été conciliateurs et instructeurs)
ou les anciens membres du CED (cf. ci-dessus § II/1),
ou si nécessaire parmi les membres en activité de la SFPA (idem)
de trois membres qui composeront la commission de jugement. Le dépôt du dossier se fera alors auprès de la commission de jugement.
Le responsable du Comité d'Éthique et de Déontologie informe le président de la SFPA de la mise en place de cette commission. Le dossier est transmis au président de la SFPA.
La commission de jugement procède alors à l’examen du litige.
4 – Secret, récusation
Tous les débats sont à huis clos.
Toute personne au fait d’une plainte est tenue au secret professionnel absolu.
Toute personne au fait d’une plainte, ayant des liens transférentiels ou relationnels (d’amitié ou d’inimitié) avec le mis en cause ou le plaignant, est tenu de se récuser.
Dans le cas de non-respect du secret professionnel, la personne lésée peut porter plainte devant le Comité d’Éthique et de Déontologie.
La commission de jugement doit se réunir et rendre une décision le plus rapidement possible dans un délai maximum d’un an après le dépôt de la plainte.
Toutes les procédures (plaintes, requêtes, avis du Comité d’Éthique et de Déontologie) sont faites par écrit.
La personne mise en cause est convoquée à la date d’audience fixée par la commission de jugement, par lettre recommandée avec avis de réception, au moins quinze jours avant la date fixée.
La convocation doit être motivée sur les faits reprochés par le plaignant et la nature des fautes que les faits seraient susceptibles de constituer. Elle doit comporter le nom des personnes composant cette commission.
Le dossier doit au préalable, et dans un délai raisonnable, être mis à la disposition de la personne mise en cause ou à la personne membre de la SFPA la représentant désignée par elle.
Lors de l’audience à laquelle participe, comme témoin, le président (ou à défaut le vice-président) de la SFPA,
La commission de jugement désigne parmi ses membres un président de séance ainsi qu’un secrétaire de séance,
Le président de séance expose le rapport établi et remis par les deux [instructeurs].
Les membres de la commission de jugement peuvent poser toute question utile au Président de la SFPA (ou à défaut au Vice-président) qui représente la société, ou à la personne mise en cause.
Le Président de séance expose les faits reprochés et la nature de la faute ou des fautes que les faits seraient susceptibles de constituer.
La personne mise en cause et/ou son conseil, est ensuite entendue.
Après avoir clôturé les débats, les trois membres de la commission de jugement se retirent et procèdent alors à la délibération. Le vote se fait à bulletin secret.
La commission de jugement peut rendre l’une des décisions suivantes :
recommandation d’excuses,
reprise d’un travail de supervision, cette injonction pouvant être assortie d’une recommandation de travail personnel. Une attestation devra en être adressée au président de la SFPA.
demander au Président (ou au Vice-président) de la SFPA d’adresser un avertissement ou un blâme,
destitution de la ou des fonctions occupées au sein de la SFPA,
inéligibilité, avec ou sans sursis, de trois ans maximum,
exclusion temporaire de la SFPA, avec ou sans sursis, de trois ans maximum,
exclusion définitive de la SFPA.
La décision doit être motivée et proportionnée aux faits reprochés et à la nature des fautes que les faits sont susceptibles de constituer.
à l’unanimité pour le non-lieu, l’exclusion temporaire et l’exclusion définitive, et à la majorité
simple pour les autres.
La décision rendue par la commission de jugement doit être notifiée par le président de la SFPA (ou le Vice-Président) dans les huit jours de son prononcé, à la personne mise en cause, par lettre recommandée avec accusé de réception.
Si la décision est celle de
la destitution des fonctions,
l’inéligibilité, quelles que soient ses modalités (cf. ci-dessus)
l’exclusion temporaire ou définitive
et seulement dans ces cas, les membres de la SFPA, membres associés et ayant cessé leur activité, en sont alors informés. De même, dans ces trois cas, le président (ou vice-président) de la SFPA en informe l’IAAP, ainsi que toute autre Société jungienne à laquelle appartiendraient le ou les mis.e.s en cause, conformément au règlement de l’IAAP.
La décision est ensuite mise à exécution.
Le Président (ou le Vice-président) de la SFPA doit informer le plaignant par écrit, lorsque la décision est devenue définitive, de la décision prise par la commission de jugement sans en exposer les motifs.
A) Confidentialité:
Concernant une plainte, sont tenues au secret des délibérations et au secret professionnel absolu,
- Tous les membres du Comité d’Éthique et de Déontologie, y compris les uns vis-à-vis des autres en ce qui concerne le contenu de la plainte, le contenu de la procédure, le nom des personnes en cause et le nom des personnes tirées au sort, ces dernières étant informées individuellement de leur tâche,
- Le président (ou Vice Président) de la SFPA
- Le conseil de la personne visée par la plainte s’il existe
Le responsable du CED garde donc confidentiel vis-à-vis des membres du CED, le nom des personnes concernées par une plainte.
B) Démission:
Si le ou les mise.e.s en cause posent leur démission avant la fin de l’instruction de la plainte, celle-ci peut néanmoins suivre son cours jusqu’au bout. Selon le RI de la SFPA, la sanction de radiation peut être prononcée.
L’IAAP en sera alors tenue informée par le président (ou le vice-président) de la SFPA, ainsi que toute autre Société jungienne à laquelle appartiendraient le ou les mis.e.s en cause.
C) Droit Commun:
La procédure ainsi décrite est indépendante de toute action pénale ou de toute action civile devant une juridiction de droit commun.
Lien avec IAAP (AIPA)
Association Internationale de Psychologie Analytique L’AIPA regroupe toutes les associations nationales habilitées à former des praticiens de la psychologie analytique. Vous trouverez sur son site la liste complète des associations qui la constituent. Voir le site
Communications de la S.F.P.A
COVID-19 : Plateforme de soutien aux soignants
Des psychanalystes se mettent à votre écoute
Psychanalystes intervenants COVID-19
Florent Serina, lauréat du prix de la faculté des lettres de l'Université de Lausanne
Nous sommes heureux d'annoncer que Florent Serina est lauréat du prix de la faculté des lettres de l'Université de Lausanne pour "l'excellence" de sa thèse de doctorat.
Ce prix lui sera remis le mercredi 19 septembre prochain, lors de la Cérémonie d'ouverture des cours de l'année académique 2018-2019.
La remise de ce prix aura lieu à 17h15, salle Anthropole 1129 du campus de l'Université de Lausanne.
La cérémonie sera ouverte à tous."
Michel Cazenave s'en est allé...
dans la soirée du vingt août. Après deux ans d’une maladie douloureuse très éprouvante. Nous tous ses amis de la SFPA, nous nous joignons par le coeur à sa famille et à ses proches pour l’accompagner dans ce départ vers le grand voyage de l’âme.
Philosophe , écrivain et producteur à France Culture, notamment de la célèbre émission « Les Vivants et les Dieux »(1997-2009), il a encouragé sans relâche le développement de l’Esprit Jungien en France et dans le monde.
Président du Groupe d’étude C.G.Jung dans les années quatre vingts , avec son ami Pierre Solié, il y invitait l’essentiel des analystes jungiens d’alors pour de passionnantes soirées de conférence et de débats publics , c’est ainsi que je l’ai rencontré et me suis plongée dans son oeuvre. Ce normalien surdoué, gaulliste engagé par ailleurs, publiait déjà des essais , des romans , des textes poétiques , tous entés sur la vie symbolique et les racines archétypales qui nourrissent notre mythologie, notre philosophie et notre Histoire occidentale.
La féminité divine ,toutes les facettes du féminin sacré le passionnaient depuis toujours et forment une autre veine centrale de son oeuvre tout entière , une cinquantaine d’ouvrages.
Entré à France Culture en 1977 auprès de son brillant et caustique directeur Yves Jaigu, il a également participé avec lui à des émissions de télévision de grande
qualité , notamment les « Océaniques » sur Arte. Il y apportait une sensibilité et une ferveur poétique rares et même uniques dans ce milieu d’intellectuels médiatisés. Parallèlement , il organisait de nombreux colloques dans lesquels il réunissait des spécialistes en tous genres . Astrophysique, physique quantique, mathématiques, kabbale, musique, philosophie etc. et , bien sûr, analyse jungienne s’y côtoyaient dans des moments d’une grande profondeur et en même temps dans une atmosphère de fête dont je garde des souvenirs précieux.On se souvient du mémorable colloque de Cordoue « Science et Conscience »(1979), puis « Science et Symbole » à Tsukuba au Japon (1984), publiés par les Cahiers de l’Herne. Ils ont été suivis par de multiples autres , souvent sous le patronage de France Culture qui les diffusait et les rediffusait fréquemment par la suite.
En 1998 Michel avait eu la grande douleur de perdre sa femme et inspiratrice Chantal. Ce deuil immense l’amenait encore récemment à confier dans une conférence à l’INREES ses réflexions sur la mort, cette expérience incontournable qu’il entendait traverser les yeux ouverts. La mort, disait-il, "Il faut pourtant essayer de la penser, tout en sachant que nous ne pouvons pas la penser réellement car si nous sommes en vie, nous ne sommes pas morts, donc la mort n’existe pas. Je me demande si l’idée qu’introduit l’Orient en voyant la mort comme le contraire de la naissance - pas du tout le contraire de la vie - n’est pas plus intéressante, beaucoup plus riche et beaucoup plus féconde (…) Ce qui m’a marqué le plus est ce moment où, quelques minutes avant sa mort, ma femme me dit d’un ton très tranquille : « Voilà, c’est la fin, c’est fini ». Ça m’a énormément marqué. Je me suis dis que l’on était capable véritablement d’entrer dans la mort en l’acceptant totalement. C’est autre chose qui souffre. Elle m’avait dit : « Ne t’en fait pas, je m’en vais mais je veillerais toujours sur toi ». Il y avait quand même quelque chose de l’amour. L’amour qui n’est pas appropriation, au-delà du simple plaisir, de la pulsion… dans l’ouverture mystère. Une espèce d’amour — bon j’hésite devant le mot tellement il est galvaudé — de l’ordre de l’Universel. »
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Membre référente : Laurence Lacour
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References: art.6

Art. 1

Art. 2

Art. 3

Art. 4

Art. 5

Art. 6

Art. 7

Art. 8

Art. 9

Art. 10
 art.10

Art. 11

Art. 11

Art. 12

Art. 13

Art. 14

Art. 15

Art. 16

Art. 17

Art. 18

Art. 19

Art. 20