Source: http://www.tc.gc.ca/fra/aviationcivile/publications/tp11524-menu-1841.htm
Timestamp: 2018-01-18 23:54:04+00:00

Document:
﻿ TP 11524 - Manuel d'agrément et d'inspection des exploitants aériens étrangers - Transports Canada
TP 11524 - Manuel d'agrément et d'inspection des exploitants aériens étrangers
TP 11524F
Politique et procédures pour l'agrément et le contrôle de sécurité des exploitants aériens étrangers
1.1 Division de l'inspection des transporteurs aériens étrangers
1.2 Application du Manuel
1.3 Préparation et distribution du Manuel
1.4 Révisions du Manuel
Annexe A - Normes et pratiques recommandées de l'OACI / documents consultatifs
Chapitre 2 - Agrément des exploitants aériens étrangers
2.2 Processus d'agrément
2.3 Exigences relatives aux documents d'agrément
2.4 Aéronefs en location portés sur un CEAE - exigences supplémentaires
2.6 Visite de consultation à une CAA
2.7 Délivrance ou modification d'un CEAE
2.8 Demande inactive de CEAE ou de modification
2.9 Listes de vérifications
2.10 Contrôle de sécurité - Exploitants aériens étrangers certifiés
2.11 Approbation d'une modification à un CEAE
2.12 Gestion des dossiers
2.13 Exemptions de l'application du règlement
Annexe A - Exemple de lettre à un candidat d'un état autre que les États-Unis
Appendice B - Entente relative au recouvrement des coûts de prestation de services de réglementation à l'extérieur du Canada
Appendice C - Exploitation d'aéronefs en location
Annexe B - Exemple de lettre à un candidat des États-Unis
Appendice A - Demande de certificat canadien d'exploitant aérien étranger - Conditions de délivrance (formulaire 26-0225)
Chapitre 3 - Survol et escales techniques
3.1 Processus d'approbation - Aéronefs civils et d'État
3.2 Autorité compétente - aéronefs militaires étrangers
3.3 Coordination avec les autres compétences - Division de l'inspection à l'étranger
3.4 Accès aux aéroports
3.5 Demandes concernant les vols supersoniques du Concorde
Annexe A - Survol et escales techniques d'aéronefs civils et d'état - processus d'approbation
Annexe B - Exemption de l'application de l'article 602.33 du Règlement de l'aviation canadien autorisant les vols supersoniques d'aéronefs Concorde dans l'espace aérien canadien - exemple de lettre d'accompagnement
Chapitre 4 - CEAE à parties multiples
Chapitre 5 - Spécifications d'exploitation
5.1 Spécifications d'exploitation
5.2 Élaboration de nouvelles spécifications d'exploitation
5.3 Procédure d'élaboration de nouvelles spécifications d'exploitation
5.4 Index des spécifications d'exploitation (RAC 701)
Le présent Manuel trace les grandes lignes des politiques et procédures de Transports Canada, Aviation civile (TC) pour l'agrément et le contrôle de sécurité des exploitants aériens étrangers. Il est destiné au personnel de TC dont les fonctions englobent l'agrément, l'inspection et la surveillance régulière des exploitants aériens étrangers. étant donné la vaste portée des opérations et des nombreuses variables en cause, il serait impossible d'anticiper toutes les éventualités. Par conséquent, le personnel de TC doit faire preuve de bon sens et de discernement dans toutes les circonstances.
L'administrateur fonctionnel de l'agrément et du contrôle de sécurité des exploitants aériens étrangers est le Directeur général de l'Aviation civile (AAR). Le spécialiste opérationnel est le Chef de la Division de l'inspection à l'étranger (AARXH), responsable de l'organisation et de l'administration du programme, ainsi que des processus de gestion du risque sur lesquels sont basées les activités d'approbation d'agrément et de contrôle de sécurité.
En vertu de l'article 4.2 de la Loi sur l'aéronautique, le ministre des Transports est chargé du développement et de la réglementation de l'aéronautique au Canada, ainsi que du contrôle de tous les secteurs liés à ce domaine. Conformément à de la partie VII du Règlement de l'aviation canadien (RAC), le ministre a déterminé que tout aéronef étranger utilisé dans le cadre d'un service commercial au Canada doit être exploité en vertu d'un certificat d'exploitation aérienne délivré par le ministre. L'exercice de cette fonction a été délégué au Chef de la Division de l'inspection à l'étranger.
1.1.2 Responsabilités
La Division de l'inspection à l'étranger est responsable :
de la promulgation de l'orientation fonctionnelle de la réglementation des exploitants aériens étrangers en opération au Canada;
de l'agrément et du contrôle de sécurité des exploitants aériens étrangers;
des inspections à la base de l'exploitant et en vol, au besoin, visant à confirmer que les normes d'agrément sont satisfaites;
de l'élaboration de l'orientation fonctionnelle des services aériens dispensés sous l'égide de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALéNA);
de l'approbation du survol et des escales techniques d'aéronefs commerciaux étrangers non visés par un certificat canadien d'exploitant aérien étranger (CEAE) et d'aéronefs d'état étrangers (le MDN est chargé de l'autorisation des aéronefs militaires étrangers);
de la communication avec les autorités de l'aviation civile étrangères et de la coordination et de la liaison connexes avec les ministères et organismes canadiens intéressés;
de la participation aux groupes de travail, aux séminaires, aux conférences ou autres en rapport avec les services aériens internationaux et leur réglementation;
de la prestation, au besoin, d'assistance aux autorités de l'aviation civile (CAA) étrangères.
La politique et les procédures énoncées dans le présent Manuel s'appliquent à tous les exploitants aériens étrangers en opération au Canada et dans l'espace aérien sous contrôle ou sous mandat canadien. Elles s'appliquent conjointement avec la Convention relative à l'aviation civile internationale, l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), ses normes et pratiques recommandées et les autres documents consultatifs de l'OACI (voir l'annexe A du présent chapitre). L'observation des présentes directives permettra au personnel de TC d'exercer de façon uniforme les fonctions d'inspection à l'étranger.
Pour les besoins du présent Manuel :
« TC » représente Transports Canada, Aviation civile;
« inspecteur de TC » représente, selon le cas, un inspecteur des opérations, un inspecteur de sécurité cabine ou un inspecteur de navigabilité.
Les présentes directives s'appliquent à tous les exploitants aériens étrangers aux termes de la sous-partie 701 du RAC.
étant donné la vaste portée des opérations d'exploitants aériens étrangers et des nombreuses variables en cause, il serait impossible d'inclure des procédures détaillées ou des directives pour faire face à toutes les éventualités. Par conséquent, les inspecteurs de TC doivent connaître à fond leurs fonctions d'inspection et faire preuve de discernement dans l'application de la politique, des procédures et des directives énoncées dans le présent Manuel.
Ce Manuel est un document officiel de TC disponible au public sur demande.
Les suggestions et commentaires devraient être envoyés à la Division de l'inspection à l'étranger (AARXH). Les modifications et révisions seront préparées par la Division de l'inspection à l'étranger pour examen par le Directeur de l'Aviation commerciale et d'affaires, puis soumises à l'approbation du Directeur général de l'Aviation civile.
1.5.1 Loi sur l'aéronautique et RAC
En vertu des dispositions de la Loi sur l'aéronautique et des stipulations du paragraphe 701.02(1) du RAC, « il est interdit à toute personne d'utiliser un aéronef au Canada à moins qu'elle ne se conforme aux conditions du certificat canadien d'exploitant aérien étranger qui lui a été délivré par le ministre en application de l'article 701.07 ». En délivrant un CEAE, le ministre, en considération de la certification de sécurité accordée par l'autorité de l'aviation civile (CAA) de l'état d'un exploitant étranger, donne au public canadien l'assurance que l'exploitant aérien étranger possède l'équipement et la capacité nécessaires pour mener des opérations sécuritaires conformément aux exigences de l'OACI et du RAC.
Nota : En vertu de la sous-partie 701 du RAC, la Division de l'inspection à l'étranger doit stipuler dans le CEAE les conditions particulières et les spécifications d'exploitation qu'elle juge nécessaires.
1.5.2 OACI
Avant de recommander la délivrance d'un CEAE, les inspecteurs de TC doivent s'assurer que :
les équipages de conduite et de cabine de l'exploitant aérien étranger ont la compétence requise pour exercer leurs fonctions au Canada conformément aux normes et pratiques recommandées de l'OACI (et aux stipulations pertinentes de la partie VII du RAC);
les aéronefs en cause sont entretenus conformément aux normes de l'OACI.
1.5.3 Conditions de délivrance de licences de l'Office des transports du Canada
Tout exploitant aérien étranger désirant exploiter un service aérien commercial au Canada, totalement ou partiellement, doit obtenir une licence de l'Office des transports du Canada. Cette exigence est entièrement indépendante du processus d'obtention d'un CEAE. Pour des renseignements supplémentaires concernant les conditions de délivrance de licences, veuillez contacter l'Office, à Hull (Québec), Canada, par téléphone au (819) 997-6226; par télécopieur au (819) 953-5562; ou par télex au (819) 953-4254. Le numéro de téléphone en dehors des heures de bureau est le (613) 769-6274.
L'Office délivre des licences applicables aux services internationaux à la demande et réguliers exploités par des transporteurs aériens non canadiens, tel que stipulé aux alinéas 5(2)b) et 5(3)b) du Règlement sur les transports aériens. Les formulaires et instructions pour présenter une demande peuvent être commandés auprès de :
Normes et pratiques recommandées de l'OACI / documents consultatifs
Convention relative à l'aviation civile internationale 7300
Annexe 1 - Licences du personnel AN 1
Annexe 2 - Règles de l'air AN 2
Annexe 5 - Unités de mesure à utiliser dans l'exploitation en vol et au sol AN 5
Annexe 6 - 1re partie - Aviation de transport commercial international - Avions AN 6-1
Annexe 6 - 2e partie - Exploitation technique des aéronefs - Aviation générale internationale - Avions AN 6-2
Annexe 6 - 3e partie - Exploitation technique des aéronefs - Vols internationaux d'hélicoptère AN 6-3
Annexe 7 - Marques de nationalité et d'immatriculation des aéronefs AN 7
Annexe 8 - Certificats de navigabilité d'aéronefs AN 8
Annexe 16 - Vol. 1 - Protection de l'environnement - Bruit des aéronefs AN 16-1
Annexe 16 - Vol. 2 - Protection de l'environnement - émissions des moteurs d'aviation AN 16-2
Annexe 17 - Sûreté AN 17
Annexe 18 - Sécurité du transport aérien des marchandises dangereuses AN 18
Manuel technique de navigabilité 9051
Manuel de procédures des services de navigabilité 9389
Manuel des procédures d'autorisation et d'inspection de l'exploitation 8335
Maintien de la navigabilité des aéronefs en service CIR95
Abréviations et codes de l'OACI 8400
Procédures pour les services de navigation aérienne - Exploitation technique des aéronefs - Volume I : Procédures de vol 8168-1
Manuel des textes réglementaires pour le contrôle national de l'exploitationaérienne et de la navigabilité des aéronefs 9388
Manuel d'exploitation tous temps (TP 1490) 9365
Manuel sur le travail aérien 9408
Rédaction d'un manuel d'exploitation 9376
Politique et directives de réglementation du transport aérien international 9587
Journal de l'OACI (abonnement) 310027A
Manuel de maintien de la navigabilité 9642
Manuel de prévention des accidents 9422
Protocole portant amendement de la Convention relative à l'aviation civile internationale (Article 3 bis) (signé à Montréal, le 6 octobre 1980) DOC 9318
Manuel d'instruction - partie D-3 : Opérations de vol 7192-D-3
Manuel d'instruction - partie D-1 : Technicien d'entretien d'aéronef type II et type I 7192-D-1
Manuel d'instruction - partie E-1 : Instruction en sécurité du personnel de cabine 7192-E-1
Indicatifs de type d'aéronef 8643
Indicatifs d'organismes d'exploitation d'aéronefs 8585
Services d'information aéronautique assurés par les états 7383
Renseignements concernant les organismes nationaux de l'aviation civile 7604
Indicatifs d'emplacement 7910
Facteurs humains - étude N° 7 Circulaire 240
Facteurs humains - étude N° 10 Circulaire 247
Facteurs humains - étude N° 13 Circulaire 266
Répertoire des aéroports TP 4298
Cartes d'installations radioélectriques basse altitude et haute altitude
En vertu de l'article 701.01 du RAC, tout exploitant aérien étranger exploitant un service de transport aérien au Canada doit exploiter ce service conformément aux modalités et conditions d'un CEAE délivré par le ministre. L'exercice de cette fonction a été délégué au Chef de la Division de l'inspection à l'étranger. Le mandat de la Division de l'inspection à l'étranger dans l'exercice de cette fonction, consiste à assurer la sécurité du public canadien et s'applique sans égard à l'immatriculation d'un aéronef.
En vertu de l'article 1 de la Convention relative à l'aviation civile internationale de l'OACI, chaque État membre reconnaît le droit des autres membres de réglementer les aéronefs circulant dans son espace aérien. Par conséquent, l'exploitant aérien étranger doit se conformer, le cas échéant, à la Loi sur l'aéronautique et au RAC au cours d'opérations au Canada ou dans l'espace aérien sous contrôle ou mandat canadien. De plus, les détenteurs de CEAE doivent respecter et observer :
la Convention de l'OACI;
les annexes à la Convention de l'OACI;
les normes et pratiques recommandées de l'OACI;
les exceptions canadiennes déposées à l'OACI.
Nota : Dès réception d'une demande liée à des « intérêts spéciaux », la Division de l'inspection à l'étranger doit établir une liaison avec le ministère des Affaires extérieures et Commerce international Canada et l'Office des transports du Canada.
2.2.1 Demande initiale
Les candidats d'un état membre de l'OACI doivent présenter une demande conformément aux directives énoncées dans la lettre et dans les pièces jointes décrites à l'annexe A.
Les candidats des états-Unis doivent présenter une demande conformément aux directives énoncées dans la lettre et dans les pièces jointes décrites à l'annexe B. Cette lettre identifie les documents requis dans les termes utilisés par la Federal Aviation Administration (FAA).
Nota : Un certificat d'exploitation en vertu de la partie 125 du règlement de la FAA n'est pas acceptable comme document à l'appui d'une demande de CEAE.
Les conditions liées à une demande provenant d'un état non membre de l'OACI doivent être déterminées sur une base individuelle.
Les candidats qui demandent la modification d'un CEAE existant (c.-à-d. un changement ou une addition de service, d'aéronef, etc.) sont requis de fournir les renseignements pertinents à la Division de l'inspection à l'étranger.
2.2.2 Examen des documents
Le personnel de la Division de l'inspection à l'étranger doit accuser réception de tous les documents requis. Normalement, les certificats et licences délivrés ou validés par un état étranger sont reconnus. Cette reconnaissance est fondée sur le principe que les conditions de délivrance ou de validation des certificats et licences sont égales ou supérieures aux normes minimales établies par l'OACI.
Nota : En cas de doute quant à la validité d'un élément quelconque des documents recueillis et d'incapacité de la part de l'exploitant aérien à fournir une explication valable, la question doit être signalée à la CAA de l'état d'immatriculation du candidat.
2.2.3 Inspection obligatoire lors d'une première demande
Les candidats demandant un premier CEAE peuvent être soumis à des inspections à la base de l'exploitant et (ou) en vol si :
l'état du candidat n'est pas signataire de la Convention de l'OACI;
l'examen des documents indique que le candidat ne satisfait pas toutes les normes de l'OACI et du RAC;
il existe une raison de douter de la compétence ou de la conformité au règlement;
le ministre considère ces inspections nécessaires.
Les documents suivants doivent être fournis par le candidat sur demande :
une copie d'un certificat valable d'exploitation aérienne (CEA) ou un document équivalent (certificat de compétence) délivré par l'autorité de l'aviation civile (CAA) du candidat;
une copie de l'autorisation de l'exploitant aérien à exploiter un service de transport aérien avec atterrissage et décollage au Canada délivré par l'état de l'exploitant;
un exemplaire du manuel d'exploitation et du manuel du personnel de cabine, s'il est publié sous forme de document distinct (cf. OACI, annexe 6, paragraphe 11.1). Dans les cas où une inspection à la base de l'exploitant doit être organisée dans le cadre du processus d'agrément, il est permis au candidat de ne fournir que l'index du manuel avec une copie de la page d'approbation de la CAA pour chaque section du manuel. Dans ce cas, les manuels doivent être examinés aux installations du candidat.
une copie de la page d'approbation de la liste minimale d'équipements (LME) pour chaque type d'aéronef destiné à l'exploitation au Canada;
une copie d'un certificat de navigabilité valable pour chaque type d'aéronef destiné à l'exploitation au Canada;
une copie représentative d'un certificat d'immatriculation délivré pour les types d'aéronefs destinés à l'exploitation au Canada;
une copie d'un document décrivant les vérifications d'entretien (avant le vol, en transit, journalière, etc.) qui doivent être effectuées sur les aéronefs pendant leur exploitation au Canada. Dans les cas où cet entretien est effectué à contrat par un organisme de maintenance canadien, une copie de ce contrat;
pour les aéronefs destinés à l'exploitation au Canada qui ne sont pas immatriculés par l'état du candidat, une copie du contrat de location de chaque aéronef ainsi exploité;
une copie d'un programme d'opérations de dégivrage au sol approuvé par l'état du candidat ou une copie d'un programme élaboré conformément au paragraphe 721.25(1) des Normes de service aérien commercial canadiennes;
la vérification auprès de l'état du candidat que le pilote commandant de bord et l'équipage de conduite travaillant au Canada, ainsi que toute personne mentionnée au paragraphe 701.25(6) du Règlement de l'aviation canadien ont subi un entraînement périodique annuel en rapport avec la contamination de surface conformément au paragraphe 721.25(2) des Normes de service aérien commercial canadiennes;
dans les cas où le candidat désire obtenir une spécification de services aériens spécialisés en vertu des sous-alinéas 701.08 (g)(i), (ii), (iii), (iv), (v) et (vi) du Règlement de l'aviation canadien, l'exploitant doit présenter une copie des spécifications d'exploitation équivalentes approuvées par l'état de l'exploitant;
une copie du programme de formation des équipages de conduite de la compagnie (cf. OACI, annexe 6, paragraphe 9.3.1);
une copie du programme de cours de formation initiale du personnel de cabine (cf. OACI, annexe 6, paragraphe 12.4);
un exemplaire des cartons de consignes d'urgence passagers pour chaque type d'aéronef destiné à l'exploitation au Canada (cf. OACI, annexe 6, alinéa 4.2.11.1(e));
une copie des règles de limitation du temps de vol et des périodes de service de vol des membres d'équipage de conduite (cf. OACI, annexe 6, paragraphe 4.2.10.3);
une copie des qualifications de route et d'aéroport du pilote commandant de bord (cf. OACI, annexe 6, paragraphe 9.4.3) et, si une marge est ajoutée aux minimums normaux d'exploitation, une copie de l'approbation par l'état du candidat (cf. OACI, annexe 6, alinéa 9.4.3.3 (a)).
Recouvrement des coûts et redevance d'agrément
Avant de commencer le processus d'agrément, les éléments suivants doivent avoir été reçus :
Une copie signée de l'Entente relative au recouvrement des coûts de prestation de services de réglementation à l'extérieur du Canada;
la redevance de certification établie à l'annexe IV du paragraphe 104.01(1) du RAC.
2.4.1 Location sans équipage
Dans les cas où un aéronef est déplacé, en vertu d'un contrat de location sans équipage, de l'État d'immatriculation à un autre État (l'État de l'exploitant) sans changement d'immatriculation, le candidat doit présenter à TC des documents indiquant :
si certaines responsabilités attribuées à la CAA de l'État d'immatriculation ont été transférées à la CAA de l'État du candidat. Le cas échéant, ces responsabilités doivent être précisées;
la partie responsable de la garde et de la responsabilité légales de l'aéronef — le locateur ou le locataire;
que les membres de l'équipage de conduite détiennent des certificats ou des licences valables et appropriés;
la CAA responsable du contrôle de la certification de navigabilité et des procédures de maintenance et d'inspection applicables à l'aéronef pendant toute la durée du bail.
2.4.2 Location avec équipage
Pour les demandes concernant l'exploitation d'un aéronef loué avec équipage, TC exige :
que l'exploitant dont le candidat loue l'aéronef détienne un CEAE valable (précisant les privilèges requis) avant le traitement par TC de la demande du candidat;
la présentation d'une copie du programme de formation initiale des membres d'équipage approuvé par l'État de l'exploitant d'un aéronef loué avec équipage, dans les cas où les membres d'équipage de conduite et (ou) de cabine ne sont pas intégrés au personnel de l'exploitant de l'aéronef loué avec équipage.
2.5.1 Inspections à la base de l'exploitant et en vol
Les nouveaux candidats peuvent être soumis à des inspections des opérations et de la maintenance. Ces inspections doivent être effectuées après préavis à la CAA compétente et peuvent inclure une visite à cette CAA. Les domaines couverts au cours de l'inspection comprennent normalement les opérations de vol, la sécurité cabine et l'entretien des aéronefs.
Nota : La présence de représentants de la CAA locale lors de l'inspection doit être la bienvenue.
Tel que décrit dans l'Entente relative au recouvrement des coûts de prestation de services de réglementation à l'extérieur du Canada, ces inspections doivent être effectuées selon le principe du recouvrement des coûts auprès du candidat, Le Chef de la Division de l'inspection à l'étranger doit désigner un chef d'équipe pour établir un calendrier d'inspection avec le candidat.
Le but d'une visite de consultation à une CAA consiste à se familiariser avec :
les normes et procédures utilisées pour certifier les exploitants nationaux;
le programme de contrôle de sécurité en vigueur;
les autorisations délivrées aux exploitants nationaux de services internationaux.
En vertu de l'article 701.07 du RAC, le Chef de la Division de l'inspection à l'étranger doit, après avoir déterminé qu'un candidat a satisfait toutes les exigences de sécurité et de conformité au règlement, délivrer ou modifier un CEAE.
Une fois que la Division de l'inspection à l'étranger a répondu à une demande initiale de CEAE ou à une requête visant la modification d'un CEAE existant, les périodes suivantes entrent en vigueur :
si aucune réponse n'est reçue dans les 90 jours, la Division de l'inspection à l'étranger doit envoyer une lettre de rappel au candidat;
si aucune réponse n'est reçue dans les 180 jours (y compris les 90 jours susmentionnés), le dossier de la demande doit être fermé. Si le candidat présente à nouveau sa demande, elle doit être considérée comme une nouvelle demande.
Des listes de vérifications ont été mises au point pour servir de guide aux inspecteurs de TC lors des inspections d'exploitants aériens étrangers. Elles reflètent les normes applicables au secteur examiné. Ces listes de vérifications sont basées sur les normes et pratiques recommandées de l'OACI, sur du matériel d'orientation et sur d'autres documents, dont :
OACI, annexe 1 - Licences du personnel;
OACI, annexe 6 - Exploitation technique des aéronefs;
OACI, annexe 7 - Marques de nationalité et d'immatriculation;
OACI, annexe 8 - Certificats de navigabilité d'aéronefs;
OACI, annexe 16 - Protection de l'environnement;
OACI, document 8335 - Manuel des procédures d'autorisation et d'inspection de l'exploitation;
OACI, document 9389 - Manuel de procédures des services de navigabilité;
OACI, document 9051 - Manuel technique de navigabilité;
OACI, document 9642 - Manuel de maintien de la navigabilité.
TC exécute des mesures de contrôle de sécurité afin de s'assurer que les détenteurs de CEAE continuent de satisfaire les normes imposées. Un processus de gestion du risque est utilisé pour détecter les indicateurs de risque sur lesquels baser les calendriers d'activités de contrôle de sécurité :
dans l'éventualité de la découverte d'indications de pratiques d'exploitation dangereuses ou d'autres lacunes, un exploitant aérien étranger détenteur d'un CEAE valable et en vigueur est sujet à une réponse progressive de la part de TC;
normalement, la réponse progressive commence par une lettre au détenteur de CEAE l'avisant du défaut de sécurité ou de la constatation et exigeant des mesures correctives ou des commentaires, selon le cas. Une copie de cette lettre doit être envoyée à la CAA compétente. Le Chef de la Division de l'inspection à l'étranger doit décider des mesures de suivi à prendre. Ces mesures peuvent inclure des activités de surveillance plus fréquentes, telles que des inspections à l'aire de trafic, à la base de l'exploitant ou en vol, au besoin;
des mesures administratives peuvent être prises à l'encontre de l'exploitant aérien étranger. Il peut s'agir de l'addition de conditions au CEAE, de la suspension totale ou partielle du CEAE ou de l'annulation du CEAE;
en vertu de l'alinéa 8.7(1)d) de la Loi sur l'aéronautique, et de l'article 6.2.1 de l'annexe 8 de l'OACI, un inspecteur de TC doit retenir un aéronef dans tous les cas où il existe une menace pour la sécurité. Cette mesure est prise lorsque l'inspecteur de TC a des motifs raisonnables de croire qu'un aéronef n'est pas sûr ou qu'il pourrait être utilisé de façon dangereuse. Une telle mesure exige une notification immédiate à l'état d'immatriculation et à l'état de l'exploitant.
Les documents suivants doivent être exigés sur réception d'une demande de visant à ajouter un nouveau type d'aéronef sur un CEAE :
une copie de l'autorisation par la CAA compétente à exploiter l'aéronef;
une copie de l'autorisation par la CAA compétente à exploiter l'aéronef au Canada;
un formulaire de demande de certificat canadien d'exploitant aérien étranger - conditions de délivrance (formulaire 26-0477) dûment rempli;
une copie du certificat d'immatriculation applicable;
une copie du certificat de navigabilité applicable;
une copie de la liste minimale d'équipements applicable ou de son approbation;
s'il s'agit d'un appareil est en location, les documents déjà énumérés en section 2.4;
des copies des autorisations délivrées au candidat par son état concernant toutes les spécifications d'exploitation mentionnées.
Une demande peut être présentée en vue de modifier un CEAE pour y inclure une spécification d'exploitation.
Les spécifications d'exploitation sont décrites aux sous-alinéas 701.08(g)(i) à (vi) et aux articles 701.16 à 701.25 du RAC. Toutes les demandes visant à inclure une spécification d'exploitation dans le CEAE doivent être appuyées par des copies de l'autorisation par l'état de l'exploitant désignant l'aéronef en question. Un index des spécifications d'exploitation est fourni au chapitre 5.
Trois fichiers sont utilisés pour la tenue des dossiers liés à la certification des exploitants aériens étrangers :
5258-xxxx (AARXH) (les chiffres du suffixe sont déterminés par le Registre central) : ce dossier est ouvert par le Registre central pour la documentation liée à une demande jusqu'à la délivrance d'un CEAE;
5260-xxxx (AARXH) (les chiffres du suffixe sont déterminés par la Division de l'inspection à l'étranger) : Ce dossier est ouvert le jour même de la délivrance d'un CEAE en vue de conserver tous les documents appuyant ou justifiant la délivrance d'un CEAE. Il contient la plus récente autorisation délivrée à l'exploitant aérien étranger, la justification de l'autorisation et des copies de tous les documents périmés; Nota : Vu que les aéronefs à voilure fixe et à voilure tournante ne peuvent figurer sur le même CEAE, un exploitant utilisant les deux types d'aéronefs nécessite deux dossiers 5260.
5015-13-xxxx- (le code xxxx est le même que pour le dossier 5258 de la Division de l'inspection à l'étranger et les chiffres du suffixe sont déterminés par le Registre central) : ce dossier contient toutes les données relatives à la navigabilité et à la maintenance.
Une exemption de l'application d'un règlement ou d'une norme quelconque doit être accordée conformément aux délégations d'autorité définies dans la Loi sur l'aéronautique. Une telle exemption ne doit être accordée que lorsque, de l'avis du ministre, elle est d'intérêt public et n'est pas susceptible de compromettre la sécurité de l'aviation.
Nota : L'autorisation ministérielle et les exemptions sont étudiées au chapitre 8 du Manuel d'agrément des exploitants aériens (TP 4711).
2.13.1 Exemptions accordées aux détenteurs de CEAE
La Division de l'inspection à l'étranger prépare les documents à l'appui y compris le document de discussion, la lettre d'accompagnement et l'approbation d'exemption à faire signer par le Directeur général de l'aviation civile.
L'exemption la plus souvent demandée par les détenteurs de CEAE concerne l'exemption temporaire de l'application des conditions de leur CEAE. Par exemple, la permission de mener des opérations au Canada pour le compte d'un exploitant canadien.
2.13.2 Exemptions accordées aux exploitants non détenteurs de CEAE
L'exemption la plus souvent demandée par les exploitants non détenteurs de CEAE concerne l'exemption de l'obligation de détenir un CEAE, de façon à pouvoir effectuer un vol non régulier de transport général avec atterrissage et décollage au Canada.
2.13.3 Exemptions accordées aux exploitants aériens privés étrangers
La Division de l'inspection à l'étranger prépare les documents à l'appui y compris le document de discussion, la lettre d'accompagnement et l'approbation d'exemption à faire signer par le Directeur général de l'Aviation civile ou par le Chef de la Division de l'inspection des transporteurs aériens étrangers, selon le cas.
Dans le cas d'un exploitant aérien privé étranger, on doit prendre soin d'accorder des exemptions correspondant aux spécifications d'exploitation offertes aux détenteurs de certificats canadiens d'exploitant aérien privé. Les spécifications d'exploitation sont les suivantes :
401 Visibilité de vol VFR de jour - En espace aérien non contrôlé - Aéroplanes (RAC 604) 20 mars 1997
402 Aucun aérodrome de dégagement - Vol IFR (RAC 604) 20 mars 1997
403 Minimums de décollage, visibilité signalée RVR 600 pieds (RAC 604) 20 mars 1997
404 Minimums de décollage, visibilité signalée RVR 1 200 pieds (¼ mille) (RAC 604) 1er mars 1996
405 Approches aux instruments - Catégorie II (RAC 604) 29 novembre 1996
406 Prolongation du temps de service en vol (RAC 604) 20 mars 1997
407 Opérations dans l'espace aérien de performance (RAC 604) 20 mars 1997
408 Approches aux instruments - Catégorie III 29 novembre 1996
409 Procédure particulière d'approche aux instruments (RAC 604) 28 août 1997
Appendice B à l'annexe A
Entente relative au recouvrement des coûts de prestation de services de réglementation à l'extérieur du Canada
HER MAJESTY IN RIGHT OF CANADA, represented herein by the Minister of Transport, hereinafter called "the Minister,"
________________________________, a body corporate duly incorporated, hereinafter called "the Applicant,"
WHEREAS the Applicant may require from time to time that the Minister perform services outside Canada to process an application for the issuance, renewal, amendment or endorsement of a document, the following expenses that relate to the processing of the application are payable:
(a) transportation, lodging, meal and incidental expenses, as calculated in accordance with the rates set out in the Treasury Board Manual -- Personnel Management Component, Employee Services, Chapter 1.1, unless, in respect of transportation and lodging, there is an agreement between the applicant and the Minister that the applicant provide transportation and lodging in lieu of payment; and
(c) the Minister and the applicant may terminate this Agreement by giving reasonable notice to the other party; and
(d) the Minister shall, on request by an applicant, provide an estimate of the expenses referred to above.
IN WITNESS WHEREOF the Parties hereto have executed this Agreement this __________ day of _______________________, 199_.
Appendice C à l'annexe A
Exploitation d'aéronefs en location
1. Location sans équipage
Dans les cas où un aéronef est déplacé, en vertu d'un contrat de location sans équipage, de l'état d'immatriculation à un autre état (l'état d'exploitation) sans changement d'immatriculation, le candidat doit présenter à Transports Canada des documents indiquant :
si certaines responsabilités attribuées à l'autorité de l'aviation civile de l'état d'immatriculation ont été transférées à l'autorité de l'aviation civile de l'état du candidat. Le cas échéant, ces responsabilités doivent être précisées;
la partie responsable de la garde et de la responsabilité légales de l'aéronef - le locateur ou le locataire;
l'autorité de l'aviation civile responsable du contrôle de la certification de navigabilité et des procédures de maintenance et d'inspection applicables à l'aéronef pendant toute la durée du bail.
2. Location avec équipage
TC exige :
3.1.1 Prescriptions de la loi
L'article 701.03 du RAC exige une autorisation du survol et des escales techniques au Canada dans les circonstances suivantes :
701.03(1) Il est interdit à toute personne, autre que le titulaire d'un certificat canadien d'exploitant aérien étranger, de survoler le Canada ou d'y effectuer une escale technique, à moins que la personne n'y soit autorisée aux termes d'une autorisation de vol délivrée par le ministre en application de l'article 701.10.
701.03(2) Il est interdit à toute personne d'utiliser au Canada un aéronef provenant d'un état étranger, à moins que la personne n'y soit autorisée aux termes d'une autorisation de vol délivrée par le ministre en application de l'article 701.10.
3.1.2 Processus d'autorisation de vol
En vertu des paragraphes 701.03(1) et 703.03(2) du RAC, lorsque l'exploitant ne détient pas de CEAE ou que le vol met en cause un aéronef provenant d'un état étranger, le Canada exige une autorisation préalable des vols au-dessus du territoire canadien et à destination ou en partance d'aéroports canadiens. L'autorité responsable de l'autorisation de vol varie selon la nature du vol. l'Annexe A, au présent chapitre définit les trois catégories de vols, identifie l'autorité responsable de l'autorisation et décrit le processus d'approbation pour chaque catégorie.
Le ministre de la Défense nationale a la responsabilité d'accorder l'autorisation de vol à tous les aéronefs militaires étrangers qui entrent dans l'espace aérien canadien. à l'exception des cas où une autorisation générale a été accordée, tout aéronef militaire étranger survolant le Canada ou y atterrissant doit détenir une autorisation diplomatique officielle. L'état d'origine doit fournir tous les détails concernant le vol, tel que décrit à l'annexe A, dans une note diplomatique de son ambassade à Affaires étrangères et Commerce international Canada (AECIC). AECIC doit consulter le Centre des opérations du ministère de la Défense nationale (MDN) si l'aéronef militaire étranger atterrit à un aéroport civil et la Division de l'inspection à l'étranger doit déterminer si des conditions préalables doivent être imposées. Suite à cette consultation, AECIC doit répondre à l'ambassade requérante, également par note diplomatique. Sur l'avis de AECIC, l'officier du Centre des opérations du MDN délivre ensuite l'autorisation de vol en question et fait parvenir des copies aux parties intéressées. La Division de l'inspection à l'étranger doit aviser les diresteurs d'aéroport, selon le cas.
3.2.2 Utilisation d'un aéroport civil par un aéronef militaire étranger
Les vols militaires sont normalement restreints aux aéroports du MDN ou aux aéroports internationaux. En cas de demande d'autorisation de vol vers un aéroport autre que du MDN ou international, la demande doit être traitée en coordination avec l'exploitant de l'aéroport concerné. Dans les cas où seuls les aéroports du MDN sont en cause, TC n'a pas de droit de regard. Les aéronefs militaires étrangers transportant des soldats armés, des armes et (ou) d'autres marchandises dangereuses ne peuvent être acceptés à un aéroport autre qu'un aéroport du MDN en dehors de la présence de représentants du MDN.
3.2.3 Autorisations générales diplomatiques aux aéronefs militaires étrangers
Par décret en conseil, les aéronefs militaires des états-Unis, du Royaume-Uni et de la Nouvelle-Zélande sont exempts de l'obligation d'obtenir une autorisation diplomatique officielle (voir 3.2.1 ci-dessus) avant de survoler le Canada et (ou) d'y atterrir.
Les aéronefs militaires des pays membres de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord autres que les états-Unis et le Royaume-Uni obtiennent des autorisation sur une base annuelle. Ces autorisations ne s'appliquent pas aux aéronefs transportant des soldats armés, des armes et (ou) d'autres marchandises dangereuses, ni aux aéronefs transportant du personnel gouvernemental.
La France a obtenu une autorisation générale pour ses aéronefs militaires dans le cadre des activités suivantes :
Vols de l'Aviation française
vols de soutien entre la France et Tahiti, Saint-Pierre-et-Miquelon et les états-Unis;
vols de formation à la navigation;
vols d'urgence pour effectuer des réparations sur les navires, aéronefs et sous-marins français;
Vols navals français
vols de formation à la navigation polaire faisant escale à Thulé, au Groenland, avec aérodrome de dégagement à Alert, Territoires du Nord-Ouest;
exercices en mer à partir de la Base des forces canadiennes Greenwood.
3.3.1 Marchandises dangereuses
La Division de l'inspection à l'étranger doit coordonner toutes les demandes d'autorisation à transporter des marchandises dangereuses avec la Division des normes relatives aux marchandises dangereuses de Transports Canada (AARXE), en vue de confirmer que les marchandises dangereuses peuvent être autorisées, autorisées en vert de conditions spéciales ou interdites.
Les demandes d'autorisation à transporter des marchandises dangereuses doivent inclure les éléments suivants :
la catégorie, la quantité (le poids selon chaque catégorie), l'appellation réglementaire et le numéro ONU des marchandises dangereuses, ainsi qu'une déclaration à l'effet que les marchandises dangereuses seront emballées conformément aux règlements de l'Association du transport aérien et de l'OACI et, le cas échéant, au Règlement sur le contrôle de l'énergie atomique;
la confirmation de l'autorisation du vol par les CAA de l'état origine du vol et de l'état d'immatriculation.
3.3.2 Escales techniques au nord du 60e parallèle
Revenu Canada Douanes (téléphone : (613) 954-7543 ou télécopieur : (613) 998-5584) doit être prévenu de l'atterrissage de tout aéronef à un aéroport situé à plus de 60° de latitude Nord, à l'exception des aéroports de Yellowknife (CYZF), d'Iqaluit (CYFB) et d'Inuvik (Mike Zubko) (CYEV).
3.3.3 Vols à cargaison de bétail ou de volaille
Dans les cas d'opérations dont la cargaison est constituée en tout ou en partie de bétail ou de volaille, la Division de l'inspection des transporteurs aériens étrangers doit en aviser Agriculture et Agro-alimentaire Canada (téléphone : (613) 995-5433 ou télécopieur : (613) 903-4336) au moins cinq jours avant le vol.
Les renseignements qui suivent concernant les aéroports canadiens sont fournis à titre de guide pour le personnel responsable d'accorder une autorisation d'escale technique par un exploitant aérien étranger.
3.4.1 Aéroports internationaux
Sauf en cas de besoins opérationnels exceptionnels, les escales techniques sont restreintes aux aéroports internationaux suivants :
Aéroport international de Calgary (CYYC)
Aéroport international de Québec/Jean Lesage (CYQB)
Goose Bay/Goose (CYYR)
Aéroport international d'Edmonton (CYEG)
Aéroport international de Gander (CYQX)
Aéroport international de Toronto-Lester B. Pearson (CYYZ)
Aéroport international d'Halifax (CYHZ)
Aéroport international de Vancouver (CYVR)
Aéroport international de Victoria (CYYJ)
Aéroport international de Montréal (Mirabel) (CYMX) ou (Dorval) (CYUL)
Aéroport international de Winnipeg (CYWG)
Aéroport international d'Ottawa-Macdonald-Cartier (CYOW)
Aux aéroports civils, l'exploitant est responsable d'aviser le directeur d'aéroport et Douanes Canada.
Une autorisation préalable nécessaire (PPR) est normalement de rigueur pour les aéroports militaires (MDN).
Pour obtenir des renseignements à jour sur les aéroports, les équipages de conduite doivent consulter le Supplément de vol du Canada ou un document équivalent.
Les demandes d'autorisation de vols supersoniques du Concorde dans l'espace aérien canadien sont reçues d'Air France et de British Airways sur une base annuelle; cependant, il est possible de recevoir des demandes concernant des vols supersoniques spécifiques.
Les étapes de coordination suivantes doivent être suivies :
les détails d'une demande d'autorisation de vol supersonique doivent être envoyés pour commentaires au Directeur des Services de la navigation aérienne et de l'espace aérien (AARN), au directeur de la Sécurité des aérodromes (AARM) et à Navigation aérienne Canada - Services de la circulation aérienne;
Sur réception de commentaires favorables à l'approbation, le responsable du survol doit préparer une lettre d'accompagnement, à faire signer par le directeur de l'Aviation commerciale et d'affaires, adressée à l'exploitant et jointe à l'autorisation ministérielle d'exemption de l'application de l'article 602.33 du RAC et d'utilisation du Concorde à une vitesse vraie de Mach de 1 ou supérieure dans un corridor désigné au Canada;
toute correspondance doit être conservée dans le dossier 5260 approprié. Des copies de la lettre d'accompagnement doivent être envoyées à AARN, AARM, et Navigation aérienne Canada. Un exemple de lettre d'accompagnement et d'autorisation ministérielle d'exemption sont incluses à l'annexe B.
Annexe A - Processus d'approbation de survol et d'escales techniques d'aéronefs civils et d'état
Processus d'approbation de survol et d'escales techniques d'aéronefs civils et d'état
Mesure d'approbation
I. Aéronef civil - L'état de l'exploitant est signataire de la Convention de l'OACI Transports Canada - Division de l'inspection des transporteurs aériens étrangers Les demandes d'autorisation de vol sont reçues par télex, par le réseau du service fixe des télécommunications aéronautiques ou par télécopieur directement au bureau du survol de la Division de l'inspection des transporteurs aériens étrangers, en provenance de l'exploitant aérien ou de sa CAA. Les demandes doivent contenir les renseignements suivants :
(a) le nom de l'exploitant aérien étranger et l'indicatif des vols;
(b) le type, l'immatriculation et le nombre de sièges des aéronefs;
(c) une liste complète des marchandises dangereuses transportées;
(d) les itinéraires de vol proposés, y compris le dernier point de départ à l'extérieur du Canada, le premier point d'arrivée au Canada et la date et l'heure de l'arrivée et du départ à tout aéroport canadien;
(e) les points d'embarquement et de débarquement à l'étranger des passagers et du fret.
Si la demande est acceptable, le responsable du survol doit délivrer une autorisation de vol à l'exploitant aérien et, au besoin, envoie des copies à :
(b) les directeurs des aéroports concernés;
(c) l'Office des transports du Canada;
(d) le MDN;
(e) les centres de contrôle régionaux concernés.
II. Aéronefs civils - L'état de l'exploitant est signataire de la Convention de l'OACI AECIC en consultation avec la Division de l'inspection des transporteurs aériens étrangers Dans ce cas, l'exploitant aérien étranger doit obtenir la permission par la voie diplomatique. L'état de l'exploitant doit fournir les détails complets du vol, comme ci-dessus, dans une note diplomatique de son ambassade à AECIC. Dès réception de la note diplomatique, AECIC doit consulter le responsable du survol de la Division de l'inspection des transporteurs aériens étrangers avant d'approuver ou de refuser la requête. Sur l'avis de AECIC, le responsable, le responsable du survol doit délivrer l'autorisation de vol et envoyer des copies tel que décrit plus haut.
III. Aéronef d'état AECIC, en consultation avec la Division de l'inspection des transporteurs aériens étrangers Bien qu'elle soit plus prestigieuse, une demande d'autorisation de survol ou d'escale technique pour un aéronef d'état doit être traitée de la même façon que pour un aéronef d'un état non signataire de la Convention de l'OACI. L'état de l'exploitant doit fournir les détails complets du vol, comme ci-dessus, dans une note diplomatique de son ambassade à AECIC. Dès réception de la note diplomatique, AECIC doit consulter le responsable du survol de la Division de l'inspection des transporteurs aériens étrangers avant d'approuver ou de refuser la requête. Sur l'avis de AECIC, le responsable, le responsable du survol doit délivrer l'autorisation de vol et envoyer des copies tel que décrit plus haut.
Nota : Dans l'espace aérien canadien, le vol doit être effectué conformément au RAC, aux règles et procédures de la circulation aérienne et aux procédures et minimums météorologiques publiés dans le Canada Air Pilot.
Exemption de l'application de l'article 602.33 du Règlement de l'aviation canadien autorisant les vols supersoniques d'aéronefs Concorde dans l'espace aérien canadien
Adresse de l'exploitant aérien
Le document ci-joint constitue une autorisation temporaire accordée, en vertu du paragraphe 5.9(2) de la Loi sur l'aéronautique et d'une exemption de l'application de l'article 602.33 du Règlement de l'aviation canadien, à (Air France ou British Airways) pour l'utilisation d'un aéronef Concorde immatriculé (en France ou en Grande-Bretagne) et portant des marques d'immatriculation (françaises ou britanniques) à une vitesse supersonique dans l'espace aérien canadien dans le corridor (Prawn, Chibougamau ou autre) selon l'horaire suivant :
(horaire approuvé)
Ces documents sont en vigueur entre le ........................ 199 et le ................................. 199 .
pièce jointe : Dérogation à l'article 602.33 du Règlement de l'aviation canadien
Initiales : AARN_____ AARM______ AARXH________
c.c. : AARM
directeurs régionaux de l'Aviation commerciale et d'affaires des régions concernées
Exemption de l'application de l'article 602.33 du Règlement de l'aviation canadien
En vertu du paragraphe 5.9(2) de la Loi sur l'aéronautique, la présente constitue une autorisation temporaire d'exemption de l'application de à l'article 602.33 du Règlement de l'aviation canadien. Cette dérogation a pour but de permettre à (Air France ou British Airways), (adresse), d'utiliser un aéronef Concorde immatriculé (en France ou en Grande-Bretagne), portant des marques d'immatriculation (françaises ou britanniques), numéro de série.........., en vol supersonique à une vitesse vraie de Mach 1 ou supérieure.
Cette exemption est accordée sous réserve des conditions suivantes :
l'avion est utilisé à une vitesse supersonique dans l'espace aérien canadien uniquement dans le corridor Chibougamau (50°24'N, 75°24'O) et dans le corridor Prawn (57°12.2'N, 59°10.8'O);
(Air France ou British Airways) s'engage à garantir Sa Majesté contre toute réclamation éventuelle résultant du vol;
les itinéraires, les altitudes, l'accélération et la décélération doivent être approuvés par Transports Canada (AARNA, AARX et AARM).
Cette exemption est en vigueur :
jusqu'à la date de l'annulation écrite par le ministre de ladite exemption si, à son avis, elle devient contraire à l'intérêt public ou affecte la sécurité aérienne ou pour une raison valable;
du ............................. 199 au ............................ 199 .
Fait à Ottawa, Canada, ce............... jour de ............................ 199 , au nom du ministre des Transports.
Initiales : AARN ______ AARM ______ AARXH _______ AARBH_______
Les CEAE à parties multiples actuellement en usage dans le Système national d'information sur les compagnies d'aviation (NACIS), s'appliquent aux services aériens internationaux réguliers et non réguliers.
Un exemplaire de CEAE est joint en annexe A au présent chapitre.
Les spécifications d'un CEAE sont définies aux alinéas 701.08(g)(i) à (vi) et aux articles 701.16 à 701.25 du RAC (joints à l'annexe A).
Les normes connexes sont définies dans les Normes de service aérien commercial du RAC, à la partie 721 - Services aériens étrangers (jointes à l'annexe B).
Les demandes de la part de la Division de l'inspection des transporteurs aériens étrangers en vue de l'élaboration de nouvelles spécifications d'exploitation doivent satisfaire les critères suivants :
elles doivent être dans l'intérêt public;
la sécurité ne doit pas être compromise;
des conditions doivent être établies pour assurer que la sécurité et l'intérêt public sont respectés.
L'index des spécifications d'exploitation au paragraphe 5.4 doit être mis à jour suite à l'addition de nouvelles spécifications.
La procédure qui suit englobe les spécifications d'exploitation « normales » (disponibles dans NACIS) et « uniques » (non disponibles dans le SINCA). Avant de procéder à l'élaboration d'une nouvelle spécification d'exploitation, on doit effectuer une recherche dans la bibliothèque SINCA afin de déterminer s'il existe déjà une spécification d'exploitation identique ou compatible. Les renseignements suivants doivent accompagner la demande initiale :
les raisons particulières de la dérogation, les parties bénéficiaires, etc.;
l'effet de la dérogation sur les responsabilités et les activités ministérielles;
les conditions d'autorisation recommandées.
Nota : Dans les cas où une exemption crée ou risque de créer un risque plus élevé, l'autorisation doit préciser les mesures d'atténuation aptes à compenser entièrement le risque en question et permettant de réduire le contrôle de sécurité.
Une fois que les renseignements mentionnés ci-dessus ont été fournis aux Normes d'exploitation (AARXB), la demande doit être examinée en vue de l'élaboration de normes pour la version préliminaire de la spécification d'exploitation. Après coordination au sein de l'Administration centrale, des versions finales doivent être préparées par les Normes d'agrément (AARXC), en consultation avec la Division de l'inspection à l'étranger (AARXH).
Une fois que les commentaires ont été rapprochés, la spécification d'exploitation doit être introduite dans le SINCA (« norme ») ou
080 - Opérations avec distance de vol prolongée - Avion bimoteur (RAC 701) 25 novembre 1996
081 - Exploitations dans l'espace aérien de performance (RAC 701) 12 mai 1997
082 - Vol IFR ou vol VFR de nuit - Routes dans l'espace aérien non contrôlé (RAC 701) 10 octobre 1996
083 - Aucun aérodrome de dégagement - Vol IFR (RAC 701) 10 octobre 1996
084 - Minimums de décollage RVR signalée de 1 200 pieds (visibilité de 1/4 de mille) (RAC 701) 10 octobre 1996
085 - Minimums de décollage, RVR signalée de 600 pieds - (RAC 701) 10 octobre 1996
086 - Minimums de décollage, RVR signalée de 600 pieds - (RAC 701) 10 octobre 1996
087 - Approches aux instruments - Catégorie II (RAC 701) 10 octobre 1996
088 - Approches aux instruments - Catégorie III (RAC 701) 10 octobre 1996
089 - équipement supplémentaire - Utilisation d'un aéronef par un seul pilote en IMC (RAC 701) 23 janvier 1997
201 - Navigation de surface de longue portée - moyen supplémentaire ou moyen principal de navigation (RAC 701) 23 janvier 1997
202 - équipage minimal (RAC 701) 23 janvier 1997
203 - Procédure particulière d'approche aux instruments (RAC 701) 25 avril 1997
204 - Approches aux instruments en IFR - Système de positionnement mondial (GPS) (RAC 701) 27 août 1997

References: l'article 602
 l'article 4
 l'article 701
 l'article 701
 l'article 1
 l'article 701
 l'article 6

L'article 701
 l'article 701
 l'article 701
 l'article 602
 l'article 602
 l'article 602
 l'article 602
 l'article 602
 l'article 602