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Timestamp: 2018-11-19 09:16:16+00:00

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﻿ IPU PARLINE database: JAPON (Shugiin), Texte intégral
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Shugiin (Chambre des Représentants)
Nom du parlement (générique / traduit) Kokkai / Diète nationale
Nom de la chambre (générique / traduit) Shugiin / Chambre des Représentants
Autre chambre (pour les parlements bicaméraux) Sangiin / Chambre des Conseillers
Date(s) d'affiliation 1908 - 1939
Président(e) Tadamori Oshima (M)
Notes Elu le 21 avril 2015, réélu le 1er nov. 2017
Secrétaire général(e) Shinji Muko-ono (M)
Notes Nommé le 20 juin 2014.
Membres (nombre réglement. / nombre actuel) 465 / 465 POURCENTAGE DE FEMMES
Femmes (nombre actuel) 47 (10.11%)
Mode de désignation élus au scrutin direct 465
Dernier renouvellement (de/à) 22 octobre 2017
Adresse Shugiin (House of Representatives)
100-8960 TOKYO
Téléphone (81 3) 3581 5111
Fax (81 3) 3581 2900
E-mail JpnDiet@shugiinjk.go.jp
Loi électorale 15 avril 1950
Dernier amendement: 27 mai 2016
Circonscriptions - 289 circonscriptions uninominales (scrutin majoritaire)
- 11 circonscriptions plurinominales de 6 à 28 sièges (scrutin proportionnel) pour les 176 sièges restants
- scrutin majoritaire simple dans 289 circonscriptions uninominales
- scrutin proportionnel de liste avec répartition des sièges selon la méthode d'Hondt pour les 176 sièges restants; l'attribution de sièges se fait sur la base du nombre de suffrages recueilli par les partis dans les 11 grandes régions électorales, par rapport au total national
- Les candidats peuvent se présenter à la fois dans une circonscription uninominale et dans une circonscription relevant du scrutin proportionnel; cette double candidature n'est toutefois permise que dans le cas d'une circonscription uninominale située dans la grande région électorale du candidat.
- Chaque liste de parti présentée dans le cadre du scrutin proportionnel doit contenir les noms des seuls candidats aux sièges à pourvoir selon ce mode de votation, et ce jusqu'à concurrence du nombre de sièges fixé pour chaque grande région électorale, plus les doubles candidatures émanant de circonscriptions uninominales.
- Les candidats en lice dans les circonscriptions électorales ne comptant qu'un seul siège doivent recueillir au moins un sixième des suffrages valables pour être élus.
- Le siège vacant d'un parlementaire élu en vertu du système proportionnel est pourvu par le suivant sur la liste dont était issu le titulaire, indépendamment du nombre des suffrages obtenus. Cependant, si le candidat relève du cas de figure de la " double candidature ", il doit avoir obtenu un nombre de suffrages supérieur au nombre requis, à savoir un dixième de l'ensemble des suffrages valables.
- Il peut être procédé à des élections partielles en cas de vacance d'un siège occupé par un membre élu pour une circonscription uninominale. Ces élections sont regroupées à deux moments de l'année, en avril et en octobre.
- citoyen japonais
- résidence pendant au moins 3 mois consécutifs dans la circonscription
Les ressortissants japonais vivant à l'étranger qui remplissent les conditions suivantes peuvent voter aux élections législatives nationales à la proportionnelle :
- l'intéressé doit avoir avisé de son départ la mairie de son dernier domicile au Japon;
- l'intéressé doit être inscrit à l'Ambassade ou au Consulat du Japon en tant que citoyen japonais vivant à l'étranger depuis plus de trois mois, ou doit pouvoir prouver sa résidence à l'étranger durant les derniers trois mois;
- l'intéressé doit être porteur d'un passeport japonais valide et doit avoir soumis un formulaire de demande de carte d'électeur à l'étranger via une Ambassade ou un Consulat du Japon à la commission électorale de son dernier domicile au Japon;
- l'intéressé doit avoir reçu sa carte d'électeur avant les élections nationales.
Sont privées du droit de vote les personnes les suivantes :
- personnes placées sous tutelle judiciaire par un juge aux affaires familiales;
- personnes condamnées à une peine privative de liberté, ou peine plus sévère, et n'ayant pas purgé leur peine;
- personnes condamnées à une peine privative de liberté, ou peine plus sévère, pour infraction électorale, et bénéficiant d'un sursis;
- personnes qui, pendant leur mandat officiel, ont été reconnues coupables de corruption. Cette privation est valable pendant la durée de la peine à laquelle s'ajoute une période de cinq ans.
Les ressortissants japonais vivant à l'étranger, qui remplissent les conditions ci-après et sont inscrits sur les listes électorales de la commission des électeurs de l'étranger de leur dernier lieu de résidence au Japon peuvent voter aux élections législatives :
- les personnes ayant informé la mairie de leur dernier lieu de résidence au Japon de leur changement de lieu de résidence;
- les personnes inscrites auprès de l'Ambassade/du Consulat du Japon comme citoyens japonais vivant à l'étranger depuis au moins trois mois (ou en mesure de prouver leur lieu de résidence au cours des trois derniers mois).
Sont privées du droit de vote les personnes suivantes :
- les personnes placées sous tutelle judiciaire par un juge aux affaires familiales;
- les personnes condamnées à une peine privative de liberté, ou à une peine plus sévère, et n'ayant pas purgé leur peine;
- les personnes condamnées à une peine privative de liberté, ou à une peine plus sévère, pour infraction électorale, et bénéficiant d'un sursis;
- les personnes qui, pendant leur mandat officiel, ont été reconnues coupables de corruption (l'interdiction est valable pendant la durée de la peine à laquelle s'ajoute une période de cinq ans);
- les personnes ayant commis un délit en rapport avec les élections réprimé par la Loi sur les élections aux charges publiques;
- les personnes ayant commis un crime ou délit réprimé par la Loi sur le contrôle des finances publiques.
Incompatibilités - fonctionnaires de l'Etat ou d'un organisme public local
- directeurs ou employés d'entreprises publiques
- un membre de la Diète peut, au cours de son mandat, être nommé membre d'une commission, expert, conseiller ou toute autre fonction analogue dans l'une des branches administratives du Cabinet, par décision conjointe des deux Chambres.
Conditions de présentation - dépôt de 3 000 000 yens dans les circonscriptions électorales uninominales; ce dépôt est perdu si le nombre des voix obtenues est inférieur à 10 pour cent du nombre total des suffrages valables exprimés.
- dépôt de 6 000 000 yens pour chaque candidat de la liste d'un parti politique, ou de 3 000 000 yens si ce candidat pose aussi sa candidature dans une circonscription électorale uninominale; dépôt perdu selon la formule ci-dessous :
Montant perdu = montant déposé - (3 000 000 yens ×A +6 000 000 yens ×B ×2)
a) soit A le nombre de candidats qui se présentent tant dans une circonscription électorale uninominale qu'à la proportionnelle et qui sont élus dans la circonscription électorale uninominale.
b) soit B le nombre de candidats élus à la représentation proportionnelle.
Un parti politique doit répondre à l'une des conditions suivantes : 1) avoir au minimum cinq débutés à la Diète (c'est à dire dans les deux Chambres), 2) avoir obtenu un minimum de 2 % des voix soit dans les circonscriptions à un seul siège, soit à la proportionnelle, lors de la dernière élection.
Note sur la loi sur l'égalité des sexes en politique :
La loi sur la promotion de l'égalité des sexes en politique, entrée en vigueur le 23 mai 2018 suite à sa publication au Journal officiel, vise à assurer, dans la mesure du possible, un nombre égal de candidats et de candidates aux élections à la Chambre des Représentants, à la Chambre des Conseillers et aux assemblées locales. En outre, les partis et organisations politiques sont encouragés à fixer volontairement des objectifs chiffrés pour le nombre de candidats et candidates à des postes publics.
Dernières élections / renouvellement (de/à) 22 octobre 2017
Périodicité et ampleur du renouvellement La coalition au pouvoir (composée du Parti libéral démocrate, LDP, et du Komeito), conduite par le Premier Ministre Shinzo Abe, a conservé sa majorité des deux tiers à l'issue des élections anticipées, en remportant 335 des 465 sièges de la Chambre des représentants (voir la note 1). Le Parti démocrate constitutionnel, conduit par M. Yukio Edano, ancien Secrétaire général du Cabinet, et le Kibo no To (Parti de l'espoir), emmené par Mme Yuriko Koike, Gouverneure de Tokyo, ont remporté respectivement 54 et 50 sièges (voir la note 2). Pour la première fois depuis 2009, la proportion de femmes siégeant à la Chambre des représentants dépasse 10 %. Le 1er novembre, M. Abe a été réélu Premier Ministre.
Les élections de 2017 ont eu lieu dans le contexte des menaces à la sécurité constituées par les lancements de missiles et les essais nucléaires de la République populaire démocratique de Corée. Le Premier Ministre a convoqué des élections surprise fin septembre en arguant du fait que son gouvernement avait besoin d'un nouveau mandat pour gérer les tensions avec la Corée du Nord, ainsi que pour mettre en uvre sa décision de consacrer à des dépenses sociales plutôt qu'au remboursement de la dette publique une plus large part de la hausse prévue de la taxe à la consommation (qui passera de 8 à 10 % en 2019). La majorité des partis d'opposition se sont opposés à la hausse de cette taxe. Le projet du Premier Ministre visant à amender la Constitution figurait parmi les grands axes de la campagne électorale, également dominée par le bilan du second gouvernement Abe (en place depuis 2012). Parmi les grands partis, la coalition au pouvoir et le Kibo no To ont plaidé en faveur des amendements constitutionnels, alors que la Parti démocrate constitutionnel du Japon s'y opposait.
En vertu des amendements à la législation électorale promulgués le 27 mai 2016, le nombre de circonscriptions uninominales est passé de 295 à 289 et le nombre de parlementaires élus à la proportionnelle a fléchi de 180 à 176. Le nombre de parlementaires siégeant à la Chambre des Représentants est donc passé de 475 à 465.
Avant les élections de 2017, le Parti démocrate (principal parti d'opposition, créé en mars 2016 par le Parti démocrate japonais et deux autres partis) s'est scindé en plusieurs partis. La plupart de ses membres ont rejoint le Kibo no To, formé par Mme Koike, Gouverneure de Tokyo, qui ne s'est toutefois pas présentée en personne aux élections de 2017. Quinze autres membres ont rejoint le Parti démocrate constitutionnel japonais, tandis que Seiji Maehara, dirigeant du Parti démocrate, et certains de ses collègues membres de la direction, se sont présentés sans étiquette.
Elections précédentes : 14 décembre 2014
Dissolution de la chambre sortante : 28 septembre 2017
Nombre de sièges à pourvoir : 465 (renouvellement complet)
Nombre de candidats : 1 180 (971 hommes, 209 femmes)
Pourcentage de femmes parmi les candidats : 17,7 %
Nom des partis au gouvernement : Parti libéral démocrate et Komei
Première séance : 1er novembre 2017
Président : M. Tadamori Oshima (Parti libéral démocrate)
Tour no 1 22 octobre 2017
Suffrages valables 106'091'229
Notes Les statistiques ci-dessus se réfèrent aux résultats du scrutin proportionnel de liste.
Kibo no To (Parti de l'espoir)
Parti communiste japonais (JCP)
Nippon Ishin no To (Parti pour la restauration du Japon)
Parti social-démocrate (SDPJ)
Parti libéral démocrate (LDP) 281 215 66
Parti démocrate constitutionnel du Japon 54 17 37
Kibo no To (Parti de l'espoir) 50 18 32
Indépendants 26 26 0
Parti communiste japonais (JCP) 12 1 11
Nippon Ishin no To (Parti pour la restauration du Japon) 11 3 8
Parti social-démocrate (SDPJ) 2 1 1
Pourcentage de femmes 418
- Trois candidats élus sans étiquette ont rejoint les rangs du Parti libéral démocrate (LDP) après les élections, ce qui porte ainsi le nombre total d'élus du LDP à 284.
- Un candidat élu sans étiquette a rejoint les rangs du Parti démocrate constitutionnel du Japon, ce qui porte ainsi le nombre total d'élus de ce parti à 55.
Groupes parlementaires à la Chambre des Représentants (au 30 octobre 2017)
- Parti libéral démocrate (LDP): 284
- Parti démocrate constitutionnel - Club civique: 55
- Kibo no To (Parti de l'espoir) - Club des indépendants: 51
- Association des indépendants: 13
- Parti communiste japonais (JCP): 12
- Nippon Ishin no To (Parti pour la restauration du Japon): 11
- Parti libéral: 2
- Parti social-démocrate (SDPJ) - Coalition des citoyens: 2
- Indépendants: 6
Chambre des Représentants (31.10.2017)
- causes d'interruption du mandat: démission, décès, dissolution de la Chambre
- l'élection a lieu lors de la première séance de la nouvelle législature
- la majorité absolue est requise; si aucun candidat n'obtient cette majorité au premier tour, un second tour a lieu entre les deux candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages; en cas de ballottage on procède à un tirage au sort
Déroulement / résultats - le Vice-Speaker ou, en son absence, le Secrétaire général, préside la Chambre pendant le vote
- le Vice-Speaker ou, en son absence, le Secrétaire général, contrôle le scrutin
- le Vice-Speaker ou, en son absence, le Secrétaire général, proclame les résultats sans délai
Statut - occupe le même rang que le Premier Ministre et le Président de la Cour suprême
- a la préséance sur le Président de la Chambre des Conseillers
- en cas de vacance, la suppléance est assurée par le Vice-Speaker; en cas d'absence de ce dernier, la suppléance revient à un Speaker par intérim élu par la Chambre
+ indemnité spéciale pour dépenses diverses
- ne fait procéder au vote qu'à la demande d'un cinquième au moins des Membres présents, vérifie les opérations de vote et annule le vote en cas d'irrégularités
- interprète le règlement ou d'autres normes régissant la vie de la Chambre en s'appuyant sur des précédents
Attributions spéciales - recueille des prévisions de recettes et de dépenses relatives à la Chambre et les transmet au Ministre des Finances
- donne son accord pour le recrutement ou le renvoi du personnel
- contrôle le Secrétaire général
- contrôle les services de la Chambre
- intervient dans les procédures de contrôle parlementaire lorsque les Membres présentent des questions écrites au Cabinet
- garantit la promulgation des lois selon la procédure appropriée
Début du mandat ·	Le jour même de l'élection, ou, si le mandat des représentants n'est pas encore expiré, le jour suivant la date de son expiration (Art. 102 et 256 de la Loi régissant les postes de la fonction publique pourvus par voie d'élection) : Lorsqu'un candidat est officiellement informé de son élection, il est rémunéré en qualité de parlementaire à dater du jour de cette élection et son mandat est réputé avoir commencé ce jour-là. Cependant, si le mandat des membres de la Chambre des représentants n'est pas encore expiré, le mandat du nouvel élu commence le jour suivant la date de l'expiration dudit mandat.
Après avoir reçu des responsables de district un rapport sur les résultats des élections à la Chambre des représentants, la Commission électorale de chaque préfecture fait connaître le nom complet et l'adresse de tous les candidats élus, ainsi que les noms des partis politiques auxquels ils sont inscrits. Dans le cas d'une élection proportionnelle, la Commission électorale nationale fait connaître le nombre des voix recueillies par les partis politiques ayant présenté des candidats, le nombre des élus, ainsi que leur nom complet et leur adresse. (Art. 101, al. 2 et 101-II de la Loi régissant les postes de la fonction publique pourvus par voie d'élection.)
Fin du mandat ·	Le jour de l'échéance légale - ou le jour de la dissolution anticipée - (Art. 45 de la Constitution du 03.11.1946; en ce qui concerne la dissolution, voir l'Art. 54 de la Constitution)
Possibilité de démission Oui ·	(Art. 107 de la loi sur la Diète). Motifs pouvant être invoqués : le parlementaire est candidat à un poste de gouverneur de préfecture ou de maire, raisons d'ordre personnel (point 58 du Recueil de précédents de la Chambre des représentants)
·	Procédure (Art. 186 à 188 du Règlement de la Chambre des représentants) : Un parlementaire qui souhaite se démettre de son mandat doit adresser une lettre de démission au Président de la Chambre. Celui-ci la fait lire publiquement et décide de l'accepter ou non, à l'issue d'un scrutin sans débat. S'il estime que la lettre de démission contient des propos offensants ou qui attentent à la dignité de la Chambre, le Président en transmet la teneur aux parlementaires, sans la lire à haute voix in extenso. Dans ce cas, il peut la transmettre pour examen à la Commission disciplinaire
·	Autorité compétente pour accepter la démission : la Chambre ou, si la Diète n'est pas en session, le Président de la Chambre
- Différends à propos de la compétence du candidat (Art. 55 de la Constitution; Art. 111 à 113 de la loi sur la Diète; Art. 189 à 199 Règlement de la Chambre des représentants) : Chacune des deux Chambres doit trancher les litiges liés à la compétence de ses membres.
Tout parlementaire qui entend contester la compétence d'un autre élu doit remettre au Président, par écrit, en double exemplaire et dûment signée, une lettre explicitant l'objet de sa plainte, ainsi que ses motifs et les preuves à l'appui de ses allégations. Le Président transmet alors la plainte à la Commission concernée; il en envoie également une copie à l'élu dont la compétence a été contestée, en le priant de répondre dans un délai donné. Si, par suite d'une catastrophe naturelle, d'une maladie ou de toute autre circonstance indépendante de sa volonté, le parlementaire mis en cause se trouve dans l'incapacité de répondre dans le délai prescrit, le Président prolonge ce délai. Ayant reçu la réponse de l'intéressé dans le délai prescrit, le Président la transmet à la Commission.
Celle-ci étudie l'affaire sur la base de la plainte reçue et de la réponse de l'intéressé, toutes deux déposées par écrit. Au cas où le parlementaire concerné n'aurait pu répondre dans les délais prescrits, la Commission peut instruire l'affaire sur la base de la seule plainte. Dès qu'il a reçu copie de la plainte le concernant, le parlementaire mis en cause peut prendre un avocat. S'il le fait, il est tenu d'en informer le Président. Il ne peut cependant en engager plus de deux pour plaider sa cause. La rémunération de l'un des deux avocats sera prise en charge par l'Etat. En même temps qu'il lui transmet les informations susmentionnées, l'intimé doit indiquer au Président lequel de ses deux avocats souhaite être rémunéré par l'Etat. À la requête de la Commission, ou avec son autorisation, l'avocat défend alors son client en séance.
L'auteur de la plainte et le parlementaire mis en cause peuvent, tous deux, assister à cette séance et s'exprimer avec l'assentiment de la Commission. Si elle le juge nécessaire aux fins de l'instruction, celle-ci peut, par l'intermédiaire du Président de la Chambre, faire comparaître l'auteur de la plainte et le parlementaire mis en cause et les interroger. Le défendeur et son avocat peuvent intervenir en séance pour plaider ou défendre leur cause.
Un parlementaire ne peut être démis de son siège ni des prérogatives qui s'y attachent tant qu'il n'a pas été déchu de son mandat. Il ne peut cependant voter lors d'une séance où sa compétence est mise en cause, encore qu'il lui soit permis de s'exprimer pour se défendre.
L'arrêt de la Commission quant à la compétence du parlementaire mis en cause est rendu sous forme d'une résolution de la Chambre des représentants. La déchéance d'un parlementaire exige une majorité des deux tiers des membres présents. La Chambre n'a pas à justifier sa décision. Une fois l'arrêt de la Chambre rendu, le Président en fait tenir copie à l'auteur de la plainte et au parlementaire mis en cause.
- Mesure disciplinaire (Art. 58, al. 2 de la Constitution; Art 122, al. 4 et 123 de la loi sur la Diète; Art. 245 et 246 du Règlement de la Chambre des représentants; voir Discipline)
- Perte de l'éligibilité légale (Art. 109 de la loi sur la Diète); motifs d'inéligibilité : Un membre de la Chambre des représentants dont l'éligibilité est révoquée perd son mandat.
Quiconque relève de l'une des catégories ci-après ne peut se porter candidat à une élection; de ce fait, il perd son mandat le jour suivant l'élection
1) s'il a été condamné à une peine d'emprisonnement ou à une sanction plus lourde et n'a
pas purgé sa peine;
2) s'il a été condamné à une peine d'emprisonnement ou à une sanction plus lourde et se trouve encore sous le coup de cette condamnation, sauf dans les cas où la peine était assortie du sursis;
3) s'il a été condamné pour corruption; s'il a accepté un pot-de-vin en réponse à des sollicitations; s'il a accepté un pot-de-vin à l'avance; s'il a lui-même suborné un tiers; s'il s'est rendu coupable du délit de corruption qualifiée en deux occasions successives; si, alors qu'il exerçait une fonction publique, il a accepté un pot-de-vin pour un intermédiaire; s'il a déjà purgé sa peine ou a été gracié; s'il ne s'est pas écoulé cinq ans depuis qu'il a purgé sa peine ou en a été exempté, ou pendant la période couverte par le sursis.
4) s'il a été condamné à une peine d'emprisonnement ou à une sanction plus lourde pour une infraction électorale sanctionnée par la Loi régissant les postes de la fonction publique pourvus par voie d'élection, et du jour où la sentence finale est prononcée au jour où elle est entièrement purgée, ou, sauf dans les cas de sursis, pendant la période couverte par la grâce ou l'exemption de peine, ainsi que pendant les cinq années suivantes, et/ou du jour où la sentence finale est prononcée au jour où l'intéressé cesse d'être sous le coup de cette sentence (Art. 11, al. 1 et 252, al. 2 de la Loi régissant les postes de la fonction publique pourvus par voie d'élection.)
c) Perte du mandat pour cause d'incompatibilités (Art. 48 de la Constitution; Art. 108 de la loi sur la Diète; Art. 90 de la Loi régissant les postes de la fonction publique pourvus par voie d'élection)
Nul ne peut être simultanément membre des deux Chambres. Quand un membre de la Chambre des représentants devient membre de la Chambre des conseillers, il cesse automatiquement d'appartenir à la première.
Quand un parlementaire se porte candidat à une fonction publique, il est réputé avoir démissionné puisque sa candidature tombe sous le coup des restrictions en matière d'élections auxquelles les membres de la fonction publique sont assujettis.
·	Indemnité de base :	selon la fonction :
Président : 2.265 millions de yen par mois
Vice-Président : 1.349 millions de yen par mois
Parlementaires : 1.349 millions de yen par mois
+ Indemnité complémentaire : selon la fonction :
Le Président, le Vice-Président et les parlementaires qui sont en fonction au 1er mars, au 1er juin et au 1er décembre perçoivent une indemnité de fonction (Art. 11, al. 2 de la Loi sur les traitements, indemnités de transports et autres frais des membres de la Diète.) :
Indemnité versée au 1er mars : rémunération mensuelle x 1,45 x 0,5
Indemnité versée au 30 juin : rémunération mensuelle x 1,45 x 1,6
Indemnité versée au 10 décembre : rémunération mensuelle x 1,45 x 2
+ Indemnité pour frais de séjour pendant les sessions de la Diète (Président, Vice-Président, présidents des commissions permanentes, spéciales et d'enquête) 6.000 yen par jour pendant les sessions
·	Pas d'exonération d'impôts, mais une indemnité pour frais d'affranchissement et de communications téléphoniques
·	Régime de retraite (Art. 36 de la loi sur la Diète; Loi sur la caisse mutuelle des pensions de la Diète)
Les parlementaires touchent une pension de retraite. Ceux dont le mandat a dépassé 10 ans touchent une pension ordinaire. Ceux dont le mandat a été supérieur à 3 ans mais inférieur à 10 ans touchent une somme forfaitaire unique.
a)	Secrétariat (Art. 132-II) de la loi sur la Diète
b)	Assistants (Art. 26, 43, 131 et 132 de la loi sur la Diète) : La Chambre des représentants compte un Secrétaire général, des secrétaires, des consultants et des chercheurs qui assistent les commissions permanentes, et autres personnels nécessaires.
La Chambre dispose d'un Bureau législatif qui a pour fonction d'aider les parlementaires à élaborer les projets de lois.
Pour l'assister dans ses fonctions, chaque parlementaire a droit à deux secrétaires. Il peut en demander un(e) troisième, principalement pour l'aider dans ses fonctions politiques et législatives.
d)	Véhicule de fonction : Le Président, le Vice-Président et les présidents des commissions permanentes et spéciales de la Chambre ont droit à un véhicule de fonction réservé à leur usage exclusif (Art. 544 du Recueil de précédents de la Chambre des représentants.) Chaque groupe parlementaire a droit à un certain nombre de véhicules réservés à l'usage exclusif de leurs membres (Point 545 du Recueil de précédents de la Chambre des représentants.) Un service d'autobus réservé aux parlementaires assure la navette entre leurs bureaux et leur domicile (Point 546 du Recueil de précédents de la Chambre des représentants.)
e)	Services postaux et téléphoniques (Art. 38 de la loi sur la Diète; Art. 9 de la loi sur les traitements, indemnités de transport et autres frais des membres de la Diète) : Le Président, le Vice-Président et les parlementaires	de la Chambre des représentants touchent une indemnité d'un million de yen par mois pour expédier leur courrier et autres documents officiels et défrayer le coût de leurs communications téléphoniques. Cette indemnité ne peut en aucun cas entrer dans le calcul des impôts et autres taxes dont l'intéressé est redevable.
f)	Voyages et transports (Art. 8 et 10 de la loi sur les traitements, indemnités de transport et autres frais des membres de la Diète) : Le Président, le Vice-Président et les parlementaires	de la Chambre des représentants reçoivent un laissez-passer gratuit valable sur les lignes de chemin de fer et les autocars des six principales sociétés de transport de passagers. Des bons valables sur cinq compagnies aériennes peuvent remplacer ces laissez-passer, voire s'y ajouter.
Le Président, le Vice-Président et les parlementaires	de la Chambre des représentants touchent une allocation de subsistance lorsqu'ils sont en voyage officiel.
Les membres de la Diète nationale qui ont servi pendant 25 ans ou plus et dont la Chambre des représentants a loué les services exemplaires rendus au gouvernement constitutionnel reçoivent pour leurs transports une indemnité mensuelle spéciale, réservée aux anciens de la Chambre, d'un montant de 300.000 yen.
g)	Autres : Bibliothèque nationale de la Diète (Art. 130 de la loi sur la Diète)
Immunités parlementaires - irresponsabilité parlementaire ·	La notion existe (Art. 51 de la Constitution).
·	Dérogations : propos injurieux ou allusions à la vie privée d'autrui (Art. 119 et 120 de la loi sur la Diète; Art. 216 du Règlement de la Chambre des représentants); propos offensants (Art. 116 de la loi sur la Diète; Art. 216 et 238 du Règlement de la Chambre des représentants) (dans les deux cas, voir: Discipline)
Immunités parlementaires - inviolabilité parlementaire ·	La notion existe (Art. 50 de la Constitution; Art. 33 de la loi sur la Diète).
·	Elle ne s'applique qu'en matière pénale, couvre toutes les infractions mais ne préserve le parlementaire que de l'arrestation et de la mise en détention préventive. Elle ne le préserve pas de l'ouverture de poursuites juridiques à son encontre et de la perquisition domiciliaire : Les bureaux et les appartements des parlementaires sont considérés comme extérieurs au territoire de la Chambre, donc comme échappant à la juridiction de la police du Parlement. Il est cependant arrivé que l'on y ait perquisitionné et effectué des saisies (Point 50 du Recueil de précédents de la Chambre des représentants.)
·	Dérogations : en cas de flagrant délit, l'autorisation de la Chambre n'est pas nécessaire (Art. 33 de la loi sur la Diète). Exceptions : Quand un individu est surpris en train de commettre un délit dans les locaux du Parlement, les gardes (ou les policiers) l'appréhendent et demandent des instructions au Président; ils ne peuvent cependant l'arrêter à la Chambre sans un ordre exprès du Président (Art. 210 du Règlement de la Chambre des représentants.)
·	L'inviolabilité parlementaire empêche la citation à comparaître en qualité de témoin devant un magistrat ou un tribunal (Art. 191 du Code de procédure civile; Art.144 du Code de procédure pénale) : Les parlementaires ne peuvent être arrêtés quand la Diète est en session, même si l'accusation souhaite les faire arrêter parce qu'ils n'ont pas obéi à une citation à comparaître.
Quand un tribunal veut entendre comme témoin un fonctionnaire - en activité ou à la retraite - tenu par le secret professionnel, il doit obtenir au préalable l'aval de l'organisme ou du service compétent (la Chambre des représentants, dans le cas d'un député en activité ou à la retraite). L'organisme ou service concerné ne peut cependant refuser son autorisation, sauf si le témoignage de l'intéressé risque de porter atteinte à l'intérêt public ou d'entraver la bonne marche de la fonction publique (Art. 191 du Code de procédure civile).
Quand un fonctionnaire - en activité ou à la retraite -, ou le représentant d'un organisme public, arguë du droit de réserve et soutient que tel fait dont il a connaissance relève du secret professionnel, il ne peut être entendu comme témoin sans l'aval de l'organisme ou du service pertinent. Celui-ci ne peut toutefois le refuser, sauf si le témoignage de l'intéressé risque de gravement compromettre l'intérêt national (Art. 144 du Code de procédure pénale).
·	La protection est assurée pendant les sessions uniquement. Puisqu'elle n'inclut pas les procédures judiciaires en général, elle ne couvre pas les procédures engagées à l'encontre d'un parlementaire avant son élection. Cependant, à la requête de la Chambre, tout parlementaire arrêté avant le début d'une session sera libéré pour la durée de la session (Art. 50 de la Constitution.)
·	L'immunité parlementaire (inviolabilité) peut être levée (Art. 33 de la loi sur la Diète) :
- Procédure (Art. 34 de la loi sur la Diète; point 95 du Recueil de précédents de la Chambre des représentants) : S'il souhaite que l'une ou l'autre des chambres du Parlement autorise l'arrestation de l'un de ses membres, le Conseil des ministres doit, avant même qu'un mandat d'amener n'ait été délivré, demander l'autorisation de la Chambre concernée, et ce dès que le tribunal ou le juge compétent lui adresse une requête en ce sens. Il doit fournir une copie de cette requête.
Avant qu'une Chambre ne puisse autoriser l'arrestation de l'un de ses membres, la question doit être d'abord soumise à la Commission permanente du règlement et des questions administratives, qui l'étudie avant qu'on ne puisse traiter l'affaire en plénière.
·	Le Parlement ne peut pas soumettre les poursuites et/ou la détention à certaines conditions. (point 97 du Recueil de précédents de la Chambre des représentants; décision du tribunal d'instance de Tokyo du 6 mars 1954 : Dans une circonstance donnée, la Chambre des représentants consentit à l'arrestation de l'un de ses membres, mais à la condition que celle-ci eût lieu dans un délai donné. L'arrêt rendu par le Tribunal de première instance de Tokyo fut exprimé comme suit :
Le pouvoir dont une Chambre est investie est celui de décider si elle autorise une arrestation effectuée conformément à la procédure prévue par la Constitution et par la législation, mais non celui de consentir à une arrestation, voire de la requérir de quelque façon que ce soit. Dans le cas particulier, la Chambre s'est fait une idée erronée de l'essence même du pouvoir dont elle est investie, puisque, en assortissant son autorisation de l'obligation de respecter un délai, elle demandait que des mesures juridiques fussent prises qui contrevenaient aux dispositions du Code de procédure pénale. Cette autorisation est donc nulle et non avenue.)
Dans ce cas, le parlementaire ne peut pas être entendu. Il ne dispose pas de moyen de recours.
·	Le Parlement peut suspendre la détention d'un de ses membres (Art. 50 de la Constitution; voir aussi: Autorisation d'assister aux séances du Parlement) :
- Autorité compétente : la Chambre
- Procédure (Art. 50 de la Constitution; Art. 34-II et 34-III de la loi sur la Diète) : À la requête de la Chambre, tout parlementaire arrêté avant l'ouverture de la session du Parlement sera libéré pour la durée de la session.
Lorsqu'un parlementaire a été arrêté avant l'ouverture de la session du Parlement, le Conseil des ministres doit communiquer le nom de l'intéressé au Président de la Chambre concernée dès le début de la session. Si, au cours de la session, un juge décide de prolonger la détention d'un parlementaire arrêté avant l'ouverture de la session, le Cabinet doit en informer le Président de la Chambre.
La demande d'élargissement d'un député arrêté avant l'ouverture de la session du Parlement doit être envoyée par écrit par le Président de la chambre concernée, accompagnée d'un exposé des motifs de la requête, et porter la signature de vingt membres au moins de la Chambre.
·	En cas de détention préventive ou d'emprisonnement, les parlementaires concernés peuvent être autorisés à assister aux réunions du Parlement (Art. 50 de la Constitution; voir aussi: Suspension de la détention d'un membre du Parlement)
- Procédure (Art. 50 de la Constitution; Art. 34-II et 34-III de la loi sur la Diète)
Formation ·	Manuels de procédure parlementaire :
- Recueil de précédents de la Chambre des représentants
- Recueil de précédents des commissions de la Chambre des représentants
- Mémento de la Chambre des représentants
Participation aux travaux du parlement ·	Les parlementaires ont une obligation de présence en séance plénière et en commission (Art. 124 de la loi sur la Diète; voir aussi: Art. 181 à 185 du Règlement de la Chambre des représentants)
·	Sanctions prévues en cas de manquement à cette obligation : bref d'assignation; mesures disciplinaires
Discipline ·	Les règles qui régissent la discipline au Parlement sont contenues dans les textes ci-après : Art. 58, al. 2 de la Constitution; Art. 68, 116, 117 et 119 à 124 de la loi sur la Diète; Art. 216, 220 et 233 à 247 du Règlement de la Chambre des représentants)
- Avertissement (Art. 116 de la loi sur la Diète)
- Contrainte (Art. 116 de la loi sur la Diète)
- Ordre de se rétracter (Art. 116 de la loi sur la Diète)
- Déni du droit de parole (Art. 116 de la loi sur la Diète)
- Ordre de se retirer de la séance (Art. 116 de la loi sur la Diète; Art. 233 du Règlement de la Chambre des représentants)
- Suspension ou clôture de la séance (Art. 233 du Règlement de la Chambre des représentants)
- Réprimande en séance plénière publique (Art. 122, al. 1 de la loi sur la Diète)
- Ordre de présenter des excuses en séance plénière publique (Art. 122, al. 2 de la loi sur la Diète)
- Interdiction d'assister aux séances de la Chambre pendant un certain temps (Art. 122, al. 3 de la loi sur la Diète)
- Expulsion (Art. 58, al. 2 de la Constitution; (Art. 122, al. 4 et 123 de la loi sur la Diète; Art. 245 et 246 ) du Règlement de la Chambre des représentants)
- propos injurieux ou allusions à la vie privée d'autrui (Art. 119 et 120 de la loi sur la Diète et Art. 216 du Règlement de la Chambre des représentants); réprimande en séance plénière publique; ordre de présenter des excuses en séance plénière publique; interdiction d'assister aux séances de la Chambre pendant un certain temps; expulsion
- Propos offensants (Art. 116 de la loi sur la Diète; Art. 216 et 238 du Règlement de la Chambre des représentants) : avertissement; contrainte; ordre de se rétracter; déni du droit de parole; ordre de se retirer de la séance/ réprimande en séance plénière publique; ordre de présenter des excuses en séance plénière publique; interdiction d'assister aux séances de la Chambre pendant un certain temps; expulsion
- Perturbation de l'ordre à la Chambre (Art. 117 de la loi sur la Diète) : suspension ou clôture de la séance
- Absentéisme en séance plénière ou aux réunions des commissions (Art. 124 de la loi sur la Diète) : bref d'assignation; réprimande en séance plénière publique; ordre de présenter des excuses en séance plénière publique; interdiction d'assister aux séances de la Chambre pendant un certain temps; expulsion
· Autorité compétente pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions (voir aussi l'Art. 220 du Règlement de la Chambre des représentants) :
- avertissement; contrainte; ordre de se rétracter; déni du droit de parole; ordre de se retirer de la séance/suspension ou clôture de la séance; propos offensants; perturbation de l'ordre à la Chambre : le Président de la Chambre
- réprimande en séance plénière publique; ordre de présenter des excuses en séance plénière publique; interdiction d'assister aux séances de la Chambre pendant un certain temps; expulsion; propos injurieux ou allusions à la vie privée d'autrui; propos offensants : la Chambre, sur proposition de la Commission disciplinaire
- Procédure générale (Art. 58, al. 2 de la Constitution; Art. 68, 121, 121-II et 121-III de la loi sur la Diète; Art. 234 à 240 et 247 du Règlement de la Chambre des représentants) : Chacune des deux Chambres est investie du pouvoir de réprimer les infractions de ses membres lorsqu'ils attentent à l'ordre du parlement.
Quand un problème de discipline se pose à la Chambre, le Président en saisit d'abord la Commission disciplinaire pour examen et, au terme d'un débat en plénière, fait connaître la décision de la Chambre. Si la décision est prise à huis clos, il la fait connaître en séance plénière.
Quand un problème de discipline se pose en commission, son président en informe le Président de la Chambre afin qu'il puisse prendre les mesures disciplinaires qui s'imposent.
Tout parlementaire peut déposer une motion requérant des sanctions disciplinaires, à la condition d'être appuyé par quarante députés au moins, et ce même si le Président ne considère pas que les faits allégués soient passibles de sanction. La motion doit être déposée dans les trois jours suivant la commission des actes incriminés. Si la motion est déposée après la clôture d'une séance, le Président traite la question à la séance suivante. Il met aux voix, sans débat, la motion requérant des sanctions disciplinaires à l'encontre du parlementaire incriminé; selon l'issue du scrutin, il transmet ou non l'affaire à la Commission disciplinaire.
Quand un problème de discipline se pose le jour même de la clôture de la session, ou la veille de la clôture, le Président peut, s'il ne l'a pas déjà fait, transmettre l'affaire à la Commission disciplinaire dans les trois jours suivant le début de la session suivante, ou s'il l'a déjà transmise mais sans que la Chambre ait décidé que l'examen de l'affaire devait se poursuivre pendant les vacances de la Diète, ou encore si la Commission disciplinaire a achevé l'examen de l'affaire, mais sans que la Chambre ait pu adopter de résolution.
Quand un problème de discipline se pose le jour même de la clôture de la session, ou la veille de la clôture, mais qu'il ne reste plus assez de temps pour déposer une motion requérant des sanctions disciplinaires, ou si une telle motion a été déposée mais sans que la Chambre ait pu adopter de résolution, ou si l'affaire a été transmise à la Commission disciplinaire mais sans que la Chambre ait décidé que l'examen de l'affaire devait se poursuivre pendant les vacances de la Diète, ou si la Commission disciplinaire a achevé l'examen de l'affaire mais sans que la Chambre ait pu statuer, tout parlementaire peut, à la condition d'être appuyé par quarante députés au moins, déposer une motion requérant des sanctions disciplinaires dans les trois jours suivant le début de la session suivante.
À la première session de la Chambre des représentants suivant une élection générale, les dispositions des deux paragraphes ci-dessus ne s'appliquent pas à une affaire disciplinaire survenue le jour - ou la veille - de la clôture de la session précédente.
Même si la Diète n'est pas en session, la Commission disciplinaire peut étudier toute question qui lui a été transmise en vertu d'une résolution de la Chambre. L'affaire sera traitée à la session suivante.
Quand un problème de discipline se pose dans une commission ou en tout autre lieu du Parlement alors que la Diète n'est pas en session, le Président peut en saisir la Commission disciplinaire dans les trois jours suivant le début de la session suivante.
Quand un problème de discipline se pose dans une commission ou en tout autre lieu du Parlement alors que la Diète n'est pas en session, tout parlementaire peut, à la condition d'être appuyé par quarante députés au moins, déposer une motion requérant des sanctions disciplinaires dans les trois jours suivant le début de la session suivante.
L'intéressé et les autres députés concernés ne peuvent assister à la séance de la Commission disciplinaire où l'affaire est débattue, à moins que celle-ci n'ait réclamé leur présence par l'intermédiaire du Président de la Chambre. Toutefois, s'il est invité à comparaître, l'intéressé peut s'exprimer pour sa défense, ou prier un autre parlementaire de parler en son nom, avec la permission du président de la Commission ou du Président de la Chambre.
- Avertissement; contrainte; ordre de se rétracter; déni du droit de parole; ordre de se retirer de la séance/suspension ou clôture de la séance; propos offensants (Art. 116 de la loi sur la Diète; Art. 233 et 238 du Règlement de la Chambre des représentants) : Lorsque, en séance plénière, un Parlementaire agit au mépris de la loi sur la Diète ou du Règlement de la Chambre des représentants, ou perturbe l'ordre, ou attente à la dignité de la Chambre, le Président lui adresse un avertissement, le contraint à plus de mesure ou lui ordonne de se rétracter. Si l'intéressé n'obtempère pas, le Président peut lui interdire de s'exprimer jusqu'à la fin de la journée en cours, ou, si la séance du jour est censée se poursuivre le lendemain, jusqu'à la fin de cette séance; ou bien, il peut lui intimer l'ordre de quitter la Chambre. Il peut également transmettre l'affaire à la Commission disciplinaire.
Quand un problème de discipline se pose en séance, le Président peut décréter la suspension ou la clôture de la séance, ou intimer à l'intéressé l'ordre de quitter la Chambre.
- Ordre de présenter des excuses en séance plénière publique (Art. 241 du Règlement de la Chambre des représentants) : Si la Commission disciplinaire est d'avis que le parlementaire incriminé doit présenter des excuses en séance publique, elle rédige le texte des excuses préconisées et le soumet au Président, en même temps que son rapport sur l'incident.
- Interdiction d'assister aux séances de la Chambre pendant un certain temps (Art. 242 à 244 du Règlement de la Chambre des représentants) : La Chambre est investie du pouvoir d'interdire provisoirement l'accès du Parlement à tout parlementaire qui perturbe l'ordre de la Chambre ou attente à sa dignité d'une manière particulièrement répréhensible.
L'interdiction d'assister aux séances de la Chambre ne peut excéder trente jours. Toutefois, cette règle ne s'applique pas quand le même parlementaire s'est rendu coupable de plusieurs infractions, ou quand un élu suspendu commet une nouvelle infraction pendant sa suspension. Un parlementaire suspendu de la Chambre cesse d'être membre des commissions auxquelles il appartenait. Cette règle vaut également pour les membres de la Commission des deux chambres.
Si un parlementaire suspendu pénètre dans l'enceinte de la Chambre alors qu'il est sous le coup d'une suspension, le Président lui intime l'ordre de quitter les lieux. Si l'intéressé refuse d'obtempérer, le Président prend les mesures qui s'imposent; il peut saisir une nouvelle fois la Commission disciplinaire.
- Expulsion (Art. 58, al. 2 de la Constitution; Art. 123 de la loi sur la Diète; Art. 245 et 246 du Règlement de la Chambre des représentants) : La Chambre est investie du pouvoir d'expulser tout parlementaire qui perturbe l'ordre de la Chambre ou attente à sa dignité d'une manière particulièrement répréhensible. Pour pouvoir l'expulser, il faut qu'une résolution en ce sens soit adoptée par une majorité rassemblant les deux tiers aux moins des membres présents. Si la recommandation d'expulsion émanant de la Commission disciplinaire n'est pas adoptée par une majorité rassemblant les deux tiers aux moins des membres présents, la Chambre peut infliger d'autres sanctions au contrevenant.
Aucune des deux Chambres ne peut refuser d'admettre en son sein un parlementaire exclu s'il est réélu.
- Propos injurieux ou allusions à la vie privée d'autrui (Art. 119 et 120 de la loi sur la Diète) : Les propos injurieux sont prohibés à la Chambre, de même que les remarques ou allusions à la vie privée d'autrui. Tout parlementaire qui a été insulté en séance plénière ou en réunion de commission peut demander à la Chambre d'infliger une sanction au contrevenant
- Perturbation de l'ordre à la Chambre (Art. 117 de la loi sur la Diète) : En cas de désordre à la Chambre, le Président peut suspendre temporairement la séance, ou la lever.
- Absentéisme en séance plénière ou aux réunions des commissions (Art. 124 de la loi sur la Diète) : Le Président adresse personnellement un bref d'assignation à tout parlementaire qui, sans motif valable, ne se rend pas à la Diète dans les sept jours suivant la date de la convocation, ou s'absente sans raison valable des séances plénières ou des réunions de commission, ou prolonge indûment ses congés; et si, dans les sept jours suivant la réception du bref d'assignation, l'intéressé ne s'est toujours pas présenté à la Diète et n'a pas fourni d'excuse, le Président transmet l'affaire à la Commission disciplinaire
Code de conduite ·	Cette notion est connue dans le système juridique du pays (Art. 124-II à 124-IV de la loi sur la Diète; principe du respect de l'éthique en politique; Code de conduite; Règlement d'application détaillé du code de conduite; Règlement du Conseil délibératif sur le respect de l'éthique au sein des instances politiques; pour l'obligation de déclarer sa fortune)
·	Sanctions prévues en cas de violation du code de conduite (Art. 3 du Règlement du Conseil délibératif sur le respect de l'éthique au sein des instances politiques) :
- exhortation à respecter le code de conduite
- invitation à s'abstenir de venir à la Chambre pendant un certain temps
- invitation à démissionner de ses fonctions à la Chambre ou dans l'une des commissions
·	Organe compétent pour juger de tels cas/pour appliquer les sanctions : le Conseil délibératif sur le respect de l'éthique au sein des instances politiques
· Procédure (Art. 1 à 5, 15, 17 à 24 du Règlement du Conseil délibératif sur le respect de l'éthique au sein des instances politiques). Aux fins d'assurer le respect de l'éthique en politique et sur la base des allégations faites par l'un de ses membres, ou d'une proposition émanant d'autres parlementaires, le Conseil délibératif sur le respect de l'éthique au sein des instances politiques se penche sur la question de savoir si tel député a effectivement transgressé de façon flagrante les dispositions du Code de conduite, ainsi que les règles édictées par le Président de la Chambre des représentants, ce qui équivaudrait à une double transgression, éthique et politique.
Toute allégation à l'encontre d'un député doit émaner d'un tiers au moins des membres du Conseil délibératif. Présentée par écrit, cette allégation est remise au Président du Conseil, accompagnée d'un document déclarant explicitement que tel élu a transgressé de façon flagrante les dispositions du Code de conduite, etc.
Lorsqu'une proposition d'examen (voir le premier paragraphe ci-dessus) est soumise au Conseil délibératif par un parlementaire qui s'estime injustement soupçonné de manquement à l'éthique, le Conseil est tenu d'instruire l'affaire.
Si le Conseil délibératif estime que le parlementaire qui a fait l'objet de ces allégations ou le député qui a déposé une demande d'examen (c'est-à-dire la personne incriminée) s'est effectivement rendu coupable d'une double transgression - éthique et politique -, il le réprimande et lui enjoint de respecter les règles du Code de conduite, etc., ou lui interdit d'assister aux séances de la Chambre pendant un certain temps, ou lui intime l'ordre de démissionner d'une fonction parlementaire ou d'une commission spéciale dont il est membre.
Il faut, pour réprimander l'intéressé, obtenir l'aval des deux tiers au moins des parlementaires présents. Le Conseil délibératif sur le respect de l'éthique au sein des instances politiques peut adresser deux, voire plusieurs réprimandes en même temps. Une fois prise la décision d'adresser une réprimande au député concerné, le Conseil lui intime l'ordre de comparaître pour le réprimander publiquement. Dans ce cas, si l'intéressé se trouve dans l'incapacité de comparaître pour des raisons indépendantes de sa volonté, le Conseil lui adresse la réprimande par écrit. Mais si le Conseil décide de n'adresser aucune réprimande à l'intéressé et juge nécessaire de réparer l'atteinte faite à son honneur, il prend les mesures appropriées.
Quand le Conseil a achevé son instruction, il rédige un rapport écrit explicitant les grandes lignes de l'affaire et précisant son point de vue; le Président du Conseil délibératif transmet ce rapport au Président de la Chambre.
Cette page a été mise à jour le 6 juillet 2018

References: Art. 111
 Art. 189
 Art. 245
 Art. 108
 Art. 90
 Art. 9
 Art. 216
 Art. 216
 Art. 33
 Art.144
 Art. 34
 Art. 34
 Art. 181
 Art. 58
 Art. 68
 Art. 216
 Art. 233
 Art. 245
 Art. 216
 Art. 216
 Art. 68
 Art. 234
 Art. 233
 Art. 123
 Art. 245