Source: http://sehri.forumactif.com/t776-les-volontaires-du-tarn
Timestamp: 2017-12-12 00:34:04+00:00

Document:
Les volontaires du Tarn
Laurent le Mar 5 Avr - 16:18
http://lesbataillonsdevolontaires.wifeo.com/bataillons-du-tarn.php
La rubrique des volontaires du Tarn bien que modeste a désormais rejointe ses soeurs sur le site SEHRI dédié aux volontaires !
Re: Les volontaires du Tarn
Laurent le Jeu 22 Sep - 13:38
Le bataillon du Tarn, dit le Vengeur
Drouet Cyril le Sam 8 Oct - 6:15
Après la bataillon Le Vengeur de l’Armée des côtes de la Rochelle (http://sehri.forumactif.com/t1187-1er-bataillon-le-vengeur ) et le bataillon des Vengeurs de l’Armée des Pyrénées orientales ( http://sehri.forumactif.com/t1225-1er-bataillon-des-vengeurs-de-l-armee-des-pyrenees-orientales ), en voici un autre : le bataillon des Vengeurs du Tarn :
L’origine de ce bataillon tient à une rumeur. Le 9 octobre 1793, Barère annonçait en effet à la Convention, par la lecture d’une lettre d’Odet, écrite de Marseille, le 27 septembre précédent, que le représentant du peuple Charles-Nicolas Beauvais-Préau avait été pendu par les Anglais à Toulon. En réalité, le député de la Seine n’avait pas été exécuté mais seulement emprisonné (il devait d’ailleurs mourir peu de temps après sa libération, à Montpellier, le 28 mars 1794).
Toujours est-il que l’annonce de l’assassinat de Beauvais arriva dans le Tarn dans la nuit du 15 au 16 octobre. Le jour même, le Conseil général du département, réuni aux côtés des membres du district, des autorités, du comité révolutionnaire et de la société populaire du chef-lieu, prenait en réaction l’arrêté suivant :
« Art. 1er. Il sera levé dans le département huit cents hommes d'élite pour former le bataillon du Tarn le Vengeur, destiné à marcher contre la ville rebelle de Toulon.
Art. 2. La levée sera effectuée par la voie de l'inscription volontaire et subsidiairement par celle de la réquisition.
Art. 3. Les citoyens non mariés ou veufs sans enfants de l'âge de dix-huit à vingt-cinq ans, ne pourront pas s'inscrire ni être requis
Art. 4. Dans les vingt-quatre heures, le directoire du département répartira les huit cents hommes sur les cinq districts proportionnellement à la population des villes situées dans leur territoire.
Art. 5. Les directoires des districts répartiront leur contingent, d'après la même base sur les cantons, dans les vingt-quatre heures de la réception du présent arrêté.
Art. 6. Toutes les municipalités publieront solennellement le présent arrêté immédiatement après qu'il leur sera parvenu. Le registre d'inscription volontaire sera ouvert à la suite de cette publication, il sera clos après le délai de vingt-quatre heures.
Art. 7. Dans les vingt-quatre heures qui suivront la clôture du registre, les officiers municipaux des communes qui ne sont pas chefs-lieux de canton adresseront à la municipalité du chef- lieu de canton l'état des citoyens inscrits, énonçant leurs noms, prénoms, âge, profession et demeure et les officiers municipaux des communes chef-lieu de canton dresseront l'état général tant des citoyens inscrits sur leur propre registre que sur ceux des autres communes du canton.
Art. 8. Si le nombre des citoyens inscrits n'égale pas le contingent assigné au canton, les officiers municipaux de la commune chef-lieu du canton le compléteront dans les vingt-quatre heures par la voie de la réquisition qu'ils sont autorisés à exécuter dans toute l'étendue du canton.
Art. 9. Les citoyens requis seront portés par supplément sur l'état général mentionné en l'article 7 ci-dessus, et dont copie collationnée sera adressée sans délai par le procureur de la commune chef-lieu du canton au procureur syndic du district et au procureur syndic du département.
Art. 10. Les directoires des districts sont chargés et requis d'habiller, équiper et armer le contingent du district Le directoire du département prendra des mesures pour être à portée de suppléer aux fournitures que les directoires de district ne pourront pas faire.
Art. 11. Tous les citoyens inscrits ou requis pour marcher se rassembleront au chef-lieu du district le cinquième jour du second mois de la présente année de la République française (26 octobre 1793, de l'ère vulgaire), ils seront conduits au lieu du rassemblement par un officier municipal du chef-lieu de canton.
Art. 12. Les citoyens rassemblés aux chefs-lieux de district se rendront au chef-lieu du département le huitième jour du second mois de la présente année de la République française (29 octobre 1793 de l'ère vulgaire); ils y seront conduits par les chefs provisoires nommés par les directoires de district.
Art. 13. Le départ des citoyens du chef-lieu de district pour le chef-lieu du département ne sera pas retardé sous prétexte que leur habillement, équipement et armement ne serait pas complet, le directoire du département devant y pourvoir.
Art. 14. Le bataillon sera organisé au chef-lieu du département d'après le mode prescrit par la loi et en présence de deux commissaires du conseil.
Art.15. Il sera remis au bataillon un drapeau national portant cette inscription : « Le département du Tarn contre les assassins de Beauvais ».
En recevant le drapeau, le bataillon jurera d ne poser les armes qu'après la reddition de Toulon.
Art. 16. Pour accélérer l'exécution du présent arrêté, le directoire du département enverra dans chaque district deux commissaires pris parmi les citoyens déjà inscrits, et qui lui seront désignés par le commandant de la compagnie révolutionnaire. Lesdits commissaires sont autorisés à s'adjoindre pour le succès de leur mission des patriotes du district dans lequel ils sont envoyés.
Art. 17. Ces commissaires et leurs adjoints exciteront les républicains à la vengeance de la mort d'un représentant du peuple martyr de la liberté ; ils aideront dans leurs opérations les municipalités chefs-lieux de canton et exerceront, de concert avec elles, le droit de réquisition.
Art. 18. Tous les citoyens et citoyennes sont invités à venir par des offrandes patriotiques au secours des parents indigents des citoyens qui marcheront.
Art. 19. Deux commissaires, Fournès, président du département et Fabre, membre du comité révolutionnaire, sont envoyés vers les représentants du peuple près l'armée des Pyrénées-Orientales pour solliciter d'eux avec instance la confirmation des mesures prises.
Art. 20. Le présent arrêté sera adressé à la Convention nationale et au conseil exécutif. Il sera imprimé, envoyé extraordinairement aux districts et aux municipalités pour être lu, publié et affiché, et en outre, à toutes les autorités constituées et sociétés populaires du département et à tous les départements de la République. »
Le 26 novembre suivant, le bataillon prêtait le serment requis. Le lendemain, il marchait enfin sur Toulon. Au même moment face à la ville assiégée, le plan de Bonaparte venait d’être accepté. Toulon allait tomber le 19 décembre.
J’ignore si Le Vengeur arriva sur les lieux avant la chute de la cité, mais on raconte que Beauvais rencontra à Marseille deux officiers tarnais et les avertit lui-même de la fausseté de la nouvelle annonçant sa mort.
Je ne sais si l’anecdote est vraie, en revanche, Beauvais témoigna bien de sa reconnaissance aux autorités du Tarn par une lettre écrite le 8 janvier 1794.
Toulon repris, les volontaires du bataillon demandèrent alors à quitter les rangs et retourner auprès des leurs. Le représentant du peuple, Etienne Christophe Maignet écrivit en ce sens au Comité de salut public le 25 février.
Ce dernier trancha le 6 mars suivant :
« Le Comité de salut public, prenant en considération la demande faite par une partie des volontaires qui composent le bataillon du Tarn, dit le Vengeur, d’être renvoyés dans leurs foyers ; considérant que ce bataillon a rempli l’engagement qu’il avait contracté à sa formation de venger la représentation nationale des outrages qu’elle avait reçus ; que, dans ce bataillon, il se trouve un nombre considérable de pères de famille ; considérant néanmoins que ce serait un déshonneur et une infraction aux lois, pour ceux des volontaires qui sont compris dans la réquisition, d’abandonner leurs drapeaux au moment où une campagne décisive est près de s’ouvrir, arrête :
1°. Le bataillon du Tarn, dit le Vengeur, est honorablement licencié.
2°. Les pères de famille et tous les autres non compris dans la première réquisition sont maîtres de se retirer dans leurs foyers ; ils remettront leurs armes et équipement, et il leur sera payé à chacun cinq sols par lieue.
3°. Les volontaires de ce corps militaire qui seront compris dans la première réquisition seront incorporés dans d’autres bataillons.
4°. Le représentant Maignet est chargé du présent arrêté ; il est chargé en outre de témoigner de la satisfaction du Comité de salut public aux braves volontaires du bataillon du Tarn, qui ont fidèlement rempli l’engagement qu’ils avaient contracté de venger la représentation nationale, et donné dans ce corps l’exemple d’un dévouement républicain et de discipline militaire, ainsi que de réprimer sévèrement tout acte de licence et de punir ceux qui auront voulu y exciter des mouvements d’insubordination et de discorde. »
Comme dit plus haut, Beauvais décéda fin mars. Le 3 avril, Marseille organisa à cette occasion une cérémonie funèbre. Auprès du char funèbre, flottait le drapeau du bataillon Le Vengeur.
Laurent le Mar 21 Fév - 13:28
http://volontaires.99k.org/tarn/index.html
» Les volontaires du Tarn

References: Art. 1

Art. 2

Art. 3

Art. 4

Art. 5

Art. 6

Art. 7

Art. 8

Art. 9
 l'article 7

Art. 10

Art. 11

Art. 12

Art. 13

Art. 14

Art.15

Art. 16

Art. 17

Art. 18

Art. 19

Art. 20