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Timestamp: 2016-10-23 01:33:28+00:00

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5A_717/2015 (13.10.2015)
5A_717/2015 � � Arr�t du 13 octobre 2015
recours contre l'arr�t de la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 13 juillet 2015.
A.a.�Par d�cision du 21 avril 2006, la Justice de paix du district d'Aubonne a prononc� l'interdiction civile, en application de l'art. 369 aCC, de A.________, n�e le 26 janvier 1947, de nationalit� italienne, domicili�e � X.________, et d�sign� B.________ en qualit� de tuteur. A l'entr�e en vigueur du nouveau droit de la protection de l'adulte et de l'enfant le 1er janvier 2013, la mesure institu�e en faveur de A.________ a �t� remplac�e de plein droit par une curatelle de port�e g�n�rale au sens de l'art. 398 CC et la Justice de paix du district de l'Ouest lausannois (ci-apr�s: justice de paix) a maintenu le mandat confi� � B.________.
A.b.�Le 7 juillet 2014, la justice de paix a ouvert une enqu�te en placement � des fins d'assistance � l'endroit de A.________.
D�s le 10 d�cembre 2014, A.________ a �t� plac�e, sur d�cision de son m�decin traitant, � l'H�pital de Z.________.
Le 20 janvier 2015, statuant par voie de mesures superprovisionnelles en application des art. 426 et 445 al. 2 et 449a CC, le juge de paix a ordonn� provisoirement le placement � des fins d'assistance de A.________, convoqu� cette derni�re et B.________ � l'audience de la justice de paix du 27 janvier 2015, invit� les m�decins de l'H�pital de Z.________ � faire rapport sur l'�volution de la situation de A.________ et � formuler toute proposition utile quant � sa prise en charge, dans un d�lai au 26 janvier 2015, institu� une curatelle ad hoc de repr�sentation au sens de l'art. 449a CC en faveur de A.________, nomm� Me C.________, en qualit� de curateur ad hoc de celle-ci � forme de l'art. 449a CC, avec mission de la repr�senter dans la proc�dure de placement � des fins d'assistance ouverte � son endroit, et dit que les frais suivaient le sort des frais de la proc�dure provisionnelle.
Par ordonnance de mesures provisionnelles du 27 janvier 2015, la justice de paix a confirm� le placement provisoire � des fins d'assistance de A.________ � l'H�pital de Z.________ ou dans tout autre �tablissement appropri� � son �tat de sant�, invit� les m�decins de l'H�pital de Z.________ ou de tout autre �tablissement dans lequel serait plac� la pr�nomm�e � faire rapport sur l'�volution de la situation de cette derni�re et � formuler toute proposition utile quant � sa prise en charge dans un d�lai de cinq mois d�s notification de la pr�sente d�cision, et ouvert une enqu�te en mainlev�e de la mesure de curatelle de port�e g�n�rale institu�e en faveur de A.________.
Par arr�t du 17 f�vrier 2015, la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejet� le recours interjet� par A.________ et confirm� l'ordonnance de mesures provisionnelles du 27 janvier 2015.
Apr�s avoir �t� plac�e � l'H�pital de Z.________, A.________ a int�gr� l'EMS D.________, o� elle r�side � l'heure actuelle.
A.c.�Au terme de leur rapport d'expertise du 24 mars 2015, le Dr E.________ et F.________, respectivement Chef de clinique et Psychologue assistante au sein du Centre d'Expertises - D�partement de psychiatrie du CHUV, ont r�pondu de la mani�re suivante aux questions que la justice de paix leur avait soumises:
" 1. L'expertis�e est-elle atteinte d'une d�ficience mentale ou de troubles psychiques (notion comprenant les d�pendances telles que l'alcoolisme, la toxicomanie ou la pharmacod�pendance) ?
R�ponse: Oui, Madame A.________ pr�sente un syndrome de d�pendance � l'alcool ainsi qu'une d�mence.
2. L'expertis�e a-t-elle besoin de soins permanents ou d'un traitement?
R�ponse: Oui, Madame A.________ n�cessite des soins palliatifs pour son probl�me d'alcool et sa d�mence, ainsi qu'un traitement pour ses maladies somatiques, notamment pour son diab�te (cf. Discussion). Elle a aussi besoin d'assistance pour la majorit� des activit�s de la vie quotidienne.
3. Est-elle capable de coop�rer de son propre chef � un traitement appropri�?
R�ponse: Non, les troubles que pr�sente l'expertis�e compromettent sa capacit� d'accepter les soins et l'aide indiqu�s.
4. L'expertis�e peut-elle recevoir ambulatoirement l'assistance personnelle ou le traitement n�cessaires, notamment sur le plan m�dical? Si oui, quelles mesures ambulatoires faut-il pr�voir?
R�ponse: Non, les soins et l'aide que n�cessite aujourd'hui Madame A.________ d�passent aujourd'hui ce qui peut �tre fourni de mani�re ambulatoire.
5. L'expertis�e est-elle capable d'adh�rer � cette assistance?
R�ponse: Cf. notre r�ponse � la question 3.
6. En quoi les �ventuels troubles pr�sent�s par la personne concern�e risquent-ils de mettre en danger la vie de l'int�ress�e ou son int�grit� personnelle, respectivement celles d'autrui, et est-ce que cela entra�ne chez elle la n�cessit� d'�tre assist�e ou de prendre un traitement?
R�ponse: Les troubles que pr�sente l'expertis�e sont susceptibles de mettre sa sant� et sa s�curit� en danger par le biais des d�ficits cognitifs pr�sents et des effets des �tats d'alcoolisation aigu�.
7. Quels seraient les risques concrets pour la vie ou la sant� de cette personne, respectivement pour les tiers, si la prise en charge pr�conis�e n'�tait pas mise en oeuvre?
R�ponse: Cf. Discussion.
8. La personne concern�e para�t-elle de mani�re cr�dible, prendre conscience de sa maladie et de la n�cessit� d'un traitement?
R�ponse: Non. Ceci est en lien avec les caract�ristiques des troubles pr�sents.
9. Dans l'hypoth�se o� une mesure de placement serait prononc�e, quel est le type d'�tablissement recommand� par l'expert et � quels motifs?
R�ponse: Un �tablissement m�dico-social � sp�cificit� psycho-g�riatrique serait indiqu�.
10. L'expertis�e est-elle encore atteinte d'une d�ficience mentale ou de troubles psychiques (notion comprenant notamment les d�pendances telles que l'alcoolisme, la toxicomanie ou la pharmacod�pendance) ?
R�ponse: Oui, cf. r�ponse � la question 1.
11. L'affection a-t-elle �volu�? Si oui comment?
R�ponse: Depuis la derni�re �valuation expertale en 2006, les consommations excessives d'alcool de l'expertis�e semblent avoir augment�, notamment suite au d�c�s de son ex-�poux en 2013, avec augmentation parall�le des troubles du comportement lorsqu'elle est alcoolis�e et des r�percussions sur l'organisation et la qualit� de sa vie quotidienne.
Aujourd'hui, les troubles cognitifs r�pertori�s � l'�poque atteignent la s�v�rit� d'un syndrome d�mentiel, c'est-�-dire qu'ils interf�rent avec l'accomplissement des activit�s de base de la vie quotidienne (par exemple s'habiller, se laveretc.).
12. Cette affection est-elle encore de nature � emp�cher l'expertis�e d'appr�cier la port�e de ses actes et d'assurer elle-m�me la sauvegarde de ses int�r�ts (patrimoniaux et/ou personnels) ? Si l'expertis�e est incapable de g�rer certaines de ses affaires seulement, pr�ciser lesquelles?
R�ponse: Oui.
13. L'expertis�e a-t-elle acquis une autonomie suffisante lui permettant de se passer d'une assistance ou d'une aide permanente? Si l'expertis�e n'a pas acquis une autonomie suffisante pour certains actes seulement, pr�ciser lesquels?
R�ponse: Non, le niveau d'autonomie de Madame A.________ s'est d�t�rior� de fa�on globale depuis la derni�re �valuation expertale.
14. A titre subsidiaire, en l'absence de d�ficience mentale ou de troubles psychiques, l'expertis�e est-elle atteinte d'un �tat de faiblesse (grave handicap physique, d�ficience li�e � l'�ge, d�ficience caract�rielle,...) qui affecte sa condition personnelle et qui l'emp�che d'assurer la sauvegarde de ses int�r�ts?
R�ponse: La question tombe. "
A.d.�Par d�cision du 26 mai 2015, la justice de paix a relev� Me C.________ de son mandat de curateur ad hoc de A.________ et nomm�, en son lieu et place, Me G.________.
A.e.�Par d�cision du 16 juin 2015, la justice de paix a mis fin � l'enqu�te en placement � des fins d'assistance ouverte le 7 juillet 2014 ainsi qu'� l'enqu�te en mainlev�e de curatelle ouverte le 27 janvier 2015 en faveur de A.________ (I), rejet� la requ�te en mainlev�e de la mesure de protection d�pos�e par la susnomm�e (II), confirm� la mesure de curatelle de port�e g�n�rale au sens de l'art. 398 CC en faveur de A.________ (III), confirm� B.________ en qualit� de curateur de la personne susnomm�e (IV), rappel� que le curateur a pour t�ches d'apporter l'assistance personnelle � A._______, de la repr�senter et de g�rer ses biens avec diligence (V), ordonn�, pour une dur�e ind�termin�e, le placement � des fins d'assistance de A.________ � l'EMS D.________ � Y.________, ou dans tout autre �tablissement appropri� � son �tat de sant� (VI), priv� d'effet suspensif tout recours �ventuel contre cette d�cision, (VII) et laiss� les frais de la cause, comprenant ceux des mesures provisoires, � la charge de l'Etat (VIII).
A.f.�Par acte du 6 juillet 2015 de son curateur ad hoc, A._______ a recouru contre le chiffre VI du dispositif de la d�cision du 16 juin 2015, sollicitant principalement sa r�forme en ce sens que son placement � des fins d'assistance est lev�.
Par arr�t du 13 juillet 2015, exp�di� le 15 suivant, la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejet� le recours et confirm� la d�cision attaqu�e.
Par m�moire exp�di� le 14 septembre 2015, A.________, agissant en personne, exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral contre l'arr�t du 13 juillet 2015. Elle conclut principalement � son annulation et � sa r�forme en ce sens que la mesure de placement � des fins d'assistance est lev�e. Subsidiairement, elle sollicite le renvoi de la cause � l'autorit� pr�c�dente pour nouvelle d�cision au sens des consid�rants. Elle requiert par ailleurs d'�tre mise au b�n�fice de l'assistance judiciaire pour la proc�dure f�d�rale.
Le recours a pour objet une d�cision finale (art. 90 LTF; arr�t 5A_872/2013 du 17 janvier 2014 consid. 1.1 non publi� in ATF 140 III 101), rendue par un tribunal sup�rieur statuant sur recours en derni�re instance cantonale (art. 75 LTF), confirmant un placement � des fins d'assistance, c'est-�-dire une d�cision sujette au recours en mati�re civile (art. 72 al. 2 let. b ch. 6 LTF). Il a �t� d�pos� en temps utile (art. 100 al. 1 et 46 al. 1 let. b LTF) et dans la forme pr�vue par la loi (art. 42 al. 1 LTF). Au surplus, la recourante a pris part � la proc�dure devant l'autorit� pr�c�dente (art. 76 al. 1 let. a LTF) et �t� d�bout�e en derni�re instance cantonale (art. 76 al. 1 et 75 al. 1 LTF). Le recours en mati�re civile est donc en principe recevable au regard des dispositions qui pr�c�dent.
Le recours en mati�re civile peut �tre form� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� par les art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Cela �tant, eu �gard � l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, il n'examine en principe que les griefs soulev�s; il n'est pas tenu de traiter, � l'instar d'une autorit� de premi�re instance, toutes les questions juridiques pouvant se poser, lorsque celles-ci ne sont plus discut�es devant lui (ATF 140 III 86 consid. 2; 135 III 397 consid. 1.4; 134 III 102 consid. 1.1). L'art. 42 al. 2 LTF exige par ailleurs que le recourant discute au moins de mani�re succincte les consid�rants de la d�cision attaqu�e (ATF 140 III 86 consid. 2). De surcro�t, le Tribunal f�d�ral ne conna�t de la violation des droits fondamentaux que si ce grief a �t� soulev� et motiv� par la partie recourante (art. 106 al. 2 LTF). Si celle-ci se plaint de la violation de tels droits, elle doit ainsi satisfaire au principe d'all�gation, en indiquant pr�cis�ment quelle disposition constitutionnelle a �t� viol�e et en d�montrant, par une argumentation pr�cise, en quoi consiste la violation (ATF 138 I 171 consid. 1.4; 133 IV 286 consid. 1.4; 133 II 249 consid. 1.4.2). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 139 II 404 consid. 10.1; 133 II 396 consid. 3.1).
Apr�s avoir constat� que la d�cision de placement avait �t� prise par l'autorit� de protection sur la base d'une expertise r�pondant aux exigences de l'art. 450e al. 3 CC, les juges pr�c�dents ont retenu ce qui suit: la recourante pr�sente un syndrome de d�pendance � l'alcool ainsi qu'une d�mence, qui se sont aggrav�s avec les ann�es et n�cessitent des soins palliatifs; elle souffre �galement de diab�te et un traitement pour ses maladies somatiques est indispensable; elle a besoin d'assistance pour la majorit� des activit�s de la vie quotidienne; ses troubles interf�rent avec l'accomplissement des activit�s de base (par exemple s'habiller, se laver, etc.) et compromettent sa capacit� d'accepter les soins et l'aide indiqu�e, qui d�passent aujourd'hui ce qui peut �tre fourni de mani�re ambulatoire; ils sont par ailleurs susceptibles de mettre sa sant� et sa s�curit� en danger par le biais de ses d�ficits cognitifs et des effets de ses �tats d'alcoolisation aigu�.
Face au souhait - qualifi� de l�gitime - de la recourante de sortir de l'h�pital afin de vivre dans son appartement en toute autonomie, la cour cantonale a object� que les troubles dont elle souffre entra�nent une absence de collaboration aux soins, une mise en danger et un �puisement de son entourage. En l'absence de cadre, la recourante recommen�ait � s'alcooliser et � se mettre en danger par ses comportements. En effet, d�s son retour � domicile, elle s'opposait � l'intervention du Centre m�dico-social (CMS) et refusait toute m�dication, notamment celle prescrite pour son diab�te. Ainsi, les affections pr�cit�es mettaient en danger l'int�grit� corporelle de l'int�ress�e, qui ne paraissait aucunement prendre conscience de sa maladie ni de la n�cessit� d'un traitement. En outre, la salubrit� de son appartement et les conditions d'hygi�ne dans lesquelles la recourante �voluait au quotidien Iorsqu'elle �tait � domicile, �l�ments corrobor�s par l'ensemble du r�seau de m�me que par son voisinage, constituaient des risques sanitaires et d'incendie et ce �galement pour les tiers. Une mesure de placement repr�sentait par cons�quent la seule solution permettant de prot�ger au mieux les int�r�ts et la s�curit� de la recourante. Un retour � domicile n'�tait plus possible, selon les experts, le curateur et les autres intervenants, d�s lors qu'il entra�nerait une reprise de consommation d'alcool, une non-collaboration aux soins, un �puisement de son entourage et une mise en danger pour l'int�ress�e et les tiers. Au regard de ces �l�ments, les juges pr�c�dents ont consid�r� que le placement, dont toutes les conditions �taient r�alis�es, devait �tre confirm�.
La recourante soul�ve tout d'abord le grief de violation de l'art. 426 CC, en tant que la d�cision entreprise n'indique pas, en fait, � quel danger concret elle serait expos�e ou elle exposerait des tiers si la mesure de placement � des fins d'assistance �tait lev�e. Elle rappelle que la jurisprudence (ATF 140 III 101) exige l'existence d'un danger concret et qu'on ne saurait se contenter de " vagues pronostics ou de suppos�s dangers " pour ordonner un placement � des fins d'assistance, de surcro�t lorsqu'il est de dur�e ind�termin�e.
4.1.�Aux termes de l'art. 426 al. 1 CC, une personne peut �tre plac�e dans une institution appropri�e lorsque, en raison de troubles psychiques, d'une d�ficience mentale ou d'un grave �tat d'abandon, l'assistance ou le traitement n�cessaires ne peuvent lui �tre fournis d'une autre mani�re. La notion de " trouble psychique " englobe toutes les pathologies mentales reconnues en psychiatrie, � savoir les psychoses et les psychopathies ayant des causes physique ou non, les d�mences, ainsi que les d�pendances, notamment l'alcoolisme, la toxicomanie ou la pharmacod�pendance (Message du 28 juin 2006 concernant la r�vision du code civil suisse [protection de l'adulte, droit des personnes et de la filiation], FF 2006 6676 ad art. 390 CC; arr�t 5A_497/2014 du 8 juillet 2014 consid. 4.1). En cas de troubles psychiques, la d�cision de placement � des fins d'assistance doit �tre prise sur la base d'un rapport d'expertise (art. 450e al. 3 CC), dans lequel l'expert doit notamment se prononcer sur l'�tat de sant� de l'int�ress� (ATF 140 III 101 consid. 6.2.2 p. 102; 140 III 105 consid. 2.4 p. 106). Dite d�cision doit indiquer sur la base de quels �l�ments de fait le tribunal a retenu l'existence d'un �tat de faiblesse (" Schw�chezustand ") au sens de l'art. 426 al. 1 CC et quel danger concret, d�ment �tabli par expertise, pour la vie ou la sant� de l'int�ress� subsisterait, dans le cas d'esp�ce, si le traitement ou l'assistance n'�tait pas mis en oeuvre. Ensuite, l'autorit� doit d�terminer sur la base de ces faits si, d'un point de vue juridique, une assistance ou un traitement est " n�cessaire " au sens de l'art. 426 al. 1 CC, et pourquoi tel serait le cas (ATF 140 III 101 consid. 6.2.3 p. 103 s.).
4.2.�En l'occurrence, la critique de la recourante est d�pourvue de tout fondement et frise la t�m�rit�.
Il r�sulte en effet clairement de l'arr�t d�f�r� que la cour cantonale a confirm� le placement � des fins d'assistance de la recourante en se fondant sur le rapport d'expertise �tabli le 24 mars 2015 par le Dr E.________ et F._______, dont il convient de consid�rer qu'il fait int�gralement partie de l'�tat de fait cantonal m�me si seules ses conclusions y sont formellement reproduites. Il n'est pas contest� que ces professionnels remplissent les exigences pour assumer la fonction d'experts. Leur expertise respecte par ailleurs les conditions pos�es par la jurisprudence (cf. � cet �gard ATF 140 III 105 consid. 2.4 p. 106 s. et les arr�ts cit�s) : elle se prononce sur l'�tat de sant� de la recourante, sur le risque qu'elle puisse - concr�tement - se mettre en danger et repr�senter un danger pour autrui en raison notamment de sa d�pendance � l'alcool, sur la conscience - ou l'absence de conscience - de l'int�ress�e de ses troubles, de m�me que sur la n�cessit� de lui prescrire un traitement et de la placer dans un �tablissement appropri� � sa situation. S'agissant plus particuli�rement des dangers concrets auxquels est expos�e la recourante ou auxquels cette derni�re exposerait autrui, dite expertise les expose pr�cis�ment. Ainsi, les experts ont indiqu� que les consommations excessives d'alcool de la recourante, associ�es au syndrome d�mentiel �voluant depuis plusieurs ann�es, l'ont rendue incapable de vivre de mani�re autonome � domicile et sont, par ailleurs, susceptibles de mettre sa sant� et sa s�curit� en danger. A cet �gard, ils ont pr�cis� que lorsque la recourante est � domicile, elle pr�sente des alcoolisations massives pouvant alt�rer son �tat de conscience ou provoquer des chutes. A cela s'ajoute qu'elle ne se nourrit pas correctement et refuse de traiter son diab�te, ce qui la rend, par exemple, vuln�rable face � des infections. De plus, un risque existe qu'elle subisse des accidents et se perde � l'ext�rieur de son domicile en raison de sa d�sorientation ou qu'elle se rende, dans cet �tat, victime d'autrui. En ce qui concerne le danger pour les tiers, les experts ont estim� que la recourante paraissait �tre essentiellement � l'origine de risques sanitaires (ordures non sorties). Contrairement � ce que soutient la recourante, il s'agit l� d'une �valuation factuelle et concr�te du danger qui subsisterait si la mesure de placement n'�tait pas ordonn�e ou maintenue, que la cour cantonale a ent�rin�e � la lumi�re de l'ensemble des �l�ments du dossier (cf.�
supra�consid. 3). Ce faisant, force est de constater que les juges pr�c�dents s'en sont tenus aux r�quisits jurisprudentiels, m�me s'ils n'ont pas express�ment cit� l'arr�t paru aux ATF 140 III 101 dont se pr�vaut la recourante. Il s'ensuit que le grief doit �tre rejet�.
Dans un second grief, invoquant une violation des art. 5 et 36 Cst., la recourante reproche aux juges pr�c�dents d'avoir viol� le principe de la proportionnalit�. Selon elle, les faits retenus par la cour cantonale ne sauraient fonder un maintien en institution.
5.1.�Lorsqu'elle arrive � la conclusion que le traitement, respectivement l'assistance, est n�cessaire, l'autorit� doit exposer les faits sur la base desquels elle consid�re que le placement (ou le maintien en institution) est conforme au principe de la proportionnalit�, c'est-�-dire pour quels motifs une assistance ou un traitement ambulatoire n'est pas envisageable, ce qui peut notamment �tre le cas lorsque l'int�ress� n'a pas conscience de sa maladie et de son besoin de traitement (ATF 140 III 101 consid. 6.2.3 p. 104). Il faut en d'autres termes que la protection n�cessaire ne puisse �tre r�alis�e autrement que par une mesure de placement � des fins d'assistance, d'autres mesures, telles que l'aide de l'entourage, l'aide sociale ou un traitement ambulatoire, ayant �t� ou paraissant d'embl�e inefficaces. Une mesure restrictive est ainsi disproportionn�e si une mesure plus douce est � m�me de produire le r�sultat escompt�. L'atteinte, dans ses aspects mat�riel, spatial et temporel, ne doit pas �tre plus rigoureuse que n�cessaire (arr�t 5A_564/2008 du 1er octobre 2008 consid. 3 et l'arr�t cit�). En outre, eu �gard au principe de la proportionnalit�, l'autorit� doit aussi expliquer pour quelles raisons elle consid�re l'institution propos�e comme " appropri�e " (ATF 140 III 101 consid. 6.2.3 p. 104 et les r�f�rences), ce qui est notamment le cas lorsque l'organisation et le personnel dont elle dispose normalement lui permettent de satisfaire les besoins essentiels de la personne plac�e (ATF 114 II 213 consid. 7 p. 218 s.; 112 II 486 consid. 4c p. 490; arr�ts 5A_497/2014 du 8 juillet 2014 consid. 4.1; 5A_614/2013 du 22 novembre 2013 consid. 4.2).
5.2.�En l'esp�ce, les experts ont relev� que les troubles que pr�sente la recourante perturbent aujourd'hui sa capacit� d'appr�cier ses besoins de soins et d'assistance ainsi que sa capacit� d'accepter et de collaborer avec la prise en charge propos�e. Ils ont �galement indiqu� que les soins et l'aide qu'elle n�cessite d�passent ce qui peut �tre fourni de mani�re ambulatoire et qu'un placement dans un �tablissement m�dico-social � sp�cificit� psycho-g�riatrique apparaissait indiqu�. La cour cantonale a enti�rement suivi les experts sur ce point. Or il appara�t qu'en soutenant que le placement est en l'occurrence disproportionn�, la recourante ne fait que substituer sa propre appr�ciation � celle de l'autorit� cantonale. Une telle critique, de nature appellatoire, n'est pas admissible (cf.�
supra�consid. 2). La recourante n'explique en particulier pas pourquoi une prise en charge ambulatoire serait en l'esp�ce suffisante. Elle ne remet pas non plus valablement en cause le constat selon lequel ses troubles compromettent sa capacit� d'accepter les soins et l'emp�chent de coop�rer de son propre chef � un traitement. Elle ne d�montre pas non plus que la nature et le lieu du placement choisi pour l'accueillir ne serait pas en ad�quation avec sa situation et le plus � m�me de lui apporter l'assistance et les soins qui lui sont n�cessaires. Il ne suffit � cet �gard pas d'affirmer que ses probl�mes de sant�, notamment son diab�te, " ne peuvent justifier l�gitimement une obligation de traitement dans une institution telle que l'EMS D.________ " et que sa " soi-disant consommation excessive d'alcool (...) n'a jamais eu de r�percussions sur son quotidien et ne n�cessite nullement une mesure aussi invasive qu'un placement � des fins d'assistance ".
Il suit de l� que le grief est irrecevable.
Au vu de ce qui pr�c�de, le recours est rejet� dans la mesure o� il est recevable. Les conclusions de la recourante �tant d�pourvues de toutes chances de succ�s, sa requ�te d'assistance judiciaire doit �tre rejet�e (art. 64 al. 1 LTF). Compte tenu des circonstances, il se justifie cependant de renoncer � percevoir un �molument judiciaire (art. 66 al. 1, 2e phrase, LTF).
Le pr�sent arr�t est communiqu� � la recourante, � Me G.________ en sa qualit� de curateur ad hoc, � la Justice de paix du district de l'Ouest lausannois et � la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud.

References: art. 426
 ATF 
 art. 95
 art. 390
 ATF 
 ATF 
 art. 5