Source: http://enb.iisd.org/vol12/enb12161f.html
Timestamp: 2017-05-25 01:11:27+00:00

Document:
Les délégués se sont assemblés en session Plénière pour entendre les rapports de 34 Parties, terminant de ce fait le segment de haut niveau qui a débuté mardi. Les hauts représentants de gouvernements se sont également réunis en sessions informelles Plénières de haut niveau et des consultations informelles fermées pour faire avancer les négociations sur les questions en suspens principales. Ces négociations se sont concentrées sur les quatre "groupes" ou " boîtes " de questions clés identifiées par le Président de la CdP-6, Pronk : (a) renforcement des capacités, transfert des technologies, effets adverses et lignes directrices pour le FEM; (b) les mécanismes; (c) l'utilisation des sols, les changements intervenus dans l'utilisation des sols et la foresterie (LULUCF); et (d) les politiques et mesures (P&M), le respect des obligations, et la prise en considération, l'élaboration de rapports et la revue sous les Articles 5, 7 et 8 du Protocole.
DECLARATIONS DES PARTIES: Les délégués ont entendu des rapports formels par les représentants de haut niveau de 34 Parties.
<Note de l'Editeur: Une collection complète des déclarations en Plénière sera bientôt disponible à:http://COP6.unfccc.int >
Beaucoup d'intervenants ont souligné l'importance de préserver l'intégrité environnementale du Protocole. Un certain nombre de déclarations ont également souligné le principe des responsabilités communes mais différenciées dans le cadre du Protocole. En outre, beaucoup d'intervenants ont poussé à la ratification et l'entrée en vigueur du Protocole en 2002.
Engagements de la CCCC et du Protocole: Un certain nombre de pays en développement ont indiqué que des Parties visées à l'Annexe I n'avaient pas pris des mesures adéquates afin d'atteindre leurs engagements, et poussèrent à une action concrète. L'ESPAGNE a souligné l'importance d'identifier les besoins des pays en développement. Les PHILIPPINES ont exprimé leur consternation qu'un nombre restreint de Parties " essentielles " retardaient le processus et essayaient " de biaiser les règles en leur faveur, " ce qui ,dirent-ils, aurait comme conséquence des augmentations plutôt que des coupes dans leurs émissions. Le KOWÉIT s'est opposé à l'imposition de tout engagement supplémentaire de la part des pays en développement.
Mécanismes de Kyoto: Plusieurs pays ont souligné que les actions nationales devraient former les moyens primaires de remplir les engagements du Protocole sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Concernant le MDP, beaucoup de pays ont soutenu un "prompt" démarrage, et un certain nombre de pays en développement ont souligné le besoin d'une distribution équitable des projets. La GAMBIE a soutenu une liste positive de technologies d'énergies admissibles renouvelables non-litigieuses et crédibles, basées sur la demande. Le BHUTAN a souligné le besoin d'une participation active des pays les moins avancés (PMA), suggérant leur exemption d'une surtaxe d'adaptation. L'AFRIQUE DU SUD et la TANZANIE ont indiqué que le prélèvement d'adaptation sur le MDP devrait également s'appliquer aux autres mécanismes. A propos des puits d'absorption dans le cadre du MDP, le GUATEMALA, contré par TUVALU et la GRECE, apportèrent leur soutien à leur inclusion. La TANZANIE s'est opposée à l'inclusion des puits d'absorption à ce stade, invoquant des questions de stabilité, de déperdition et de souveraineté. La THAÏLANDE déclara que l'inclusion des puits d'absorption dans le MDP ne devrait pas être autorisée jusqu'à ce que les incertitudes scientifiques aient été résolues. Le GUATEMALA soutint l'inclusion des puits d'absorption. Concernant l'énergie nucléaire dans le MDP, la GRECE et TUVALU se sont opposés à son inclusion.
Utilisation des sols, changements intervenus dans l'utilisation des sols et foresterie: La MALAISIE et la THAÏLANDE se sont opposées à l'inclusion d'activités additionnelles sous l'Article 3.4 du Protocole durant la première période d'engagement.
Respect des obligations: Concernant le respect des obligations, beaucoup de pays ont fait part de leur soutien pour un système fort. L'AFRIQUE DU SUD a réitéré le soutien du G-77/CHINE aux conséquences obligatoires. La GAMBIE a soutenu l'idée de lier des pénalités financières à un fonds pour le respect des obligations.
Renforcement des capacités et transfert des technologies: Beaucoup de pays en développement ont invité les pays développés à assurer le transfert des technologies environnementalement saines et à un engagement et une action plus grands dans le renforcement des capacités. Reconnaissant que la plupart des technologies existent au sein du domaine du secteur privé, la MALAISIE a invité les Parties visées à l'Annexe I à faciliter le transfert des technologies en fournissant un environnement favorable au secteur privé dans l'exécution de ce rôle.
Effets adverses: Un certain nombre de pays ont souligné le besoin d'accorder une attention adéquate aux préoccupations des PMA concernant les effets adverses du changement climatique. Le BHUTAN, le NEPAL et le PEROU ont attiré l'attention sur les effets significatifs du changement climatique sur l'écosystème fragile des montagnes.
Le BHUTAN a appelé à une aide financière et technique pour les efforts d'adaptation, et déclara que les préoccupations immédiates incluent un manque de données météorologiques et hydrologiques et la nécessité des systèmes de détection précoce pour la gestion des catastrophes naturelles. La TANZANIE a noté la fréquence croissante des événements climatiques extrêmes et les effets adverses significatifs de ces phénomènes, et appela à la mobilisation de ressources financières et à toute autre aide.
Concernant les impacts des mesures de réponse au changement climatique, l'AFRIQUE DU SUD nota sa vulnérabilité, étant donné la taille de son industrie houillère. Notant la dépendance de son pays des exportations de combustibles fossiles, la LIBYE a invité les Parties visées à l'Annexe I à supprimer les subventions et les politiques fiscales qui sont discriminatoires, et à éviter les réponses au changement climatique qui ont des impacts néfastes.
Financement /FEM: CUBA a indiqué que la barrière principale à l'accord a été le manque de consensus sur la disponibilité des ressources financières, et déclara que les pays développés devraient prendre des consequences appropriées pour dépasser cet obstacle. Le GUATEMALA soutint l'idée d'un établissement prompt d'un fonds d'adaptation.
Autres questions: Le NEPAL soutint l' intégration des actions contre le changement climatique dans des stratégies de développement durable. Le KAZAKHSTAN réitéra son souhait de devenir une Partie visée à l'Annexe I. La MOLDAVIE demanda des éclaircissements sur son statut en tant qu'économie en transition et pays Partie non visé à l'Annexe I dans le cadre de la CCCC, afin de participer convenablement aux activités conjointes dans le cadre de la CCCC et du Protocole. Après le parachèvement des rapports formels, la session Plénière fut ajournée à 14h00.
Les délégués se sont assemblés le matin en session Plénière de haut niveau afin de poursuive les discussions et recevoir les rapports intérimaires des médiateurs des groupes de négociation informels constitués autour des " groupes " ou des " boites" de questions clés. Ces discussions se sont poursuivies tout au long de la journée dans des groupes informels restreints de négociation. Les participants se sont ensuite réunis de nouveau en session Plénière de haut niveau, en soirée, pour recevoir les rapports mis à jour, avant de se diviser de nouveau en consultations fermées.
BOITE A - RENFORCEMENT DES CAPACITES, TRANSFERT DES TECHNOLOGIES, EFFETS ADVERSES ET LIGNES DIRECTRICES DU FEM: La Plénière informelle de haut niveau tenue le matin a commencé par un rapport du Co-médiateur, la Ministre Mabudhafasi (Afrique du Sud), sur les progrès faits mardi sur les questions de la "Boite A ". Elle rapporta que les participants avaient reconnu la nécessité d'avancer vers une action concrète, et souligna l'importance de la présence des Ministres pour trouver un accord sur les questions politiques clés. Le co-médiateur, le Ministre Auken (Danemark), déclara que les délégués étaient près d'atteindre un accord sur le renforcement des capacités, excepté la question transversale du financement. Il insista sur le fait qu'il n'y aurait aucun marché global si les Parties ne trouvaient pas de solution à la question du financement. A la suite d'une demande de l'ARABIE SAOUDITE et du G-77/CHINE que la question croisée du financement soit abordée dans un groupe séparé, le Président Pronk déclara que le groupe sur la " Boite A " disposerait de plus de temps pour aborder cette question. Il a également invité les Ministres à participer eux-mêmes aux négociations afin d'éviter une répétition des discussions de la semaine dernière.
Ces sujets ont ensuite été repris dans l'après-midi dans des consultations informelles fermées. Lors de la Plénière informelle de haut niveau tenue en soirée, les co-médiateurs ont rendu compte des progrès réalisés dans les consultations informelles sur le transfert des technologies. La Ministre Mabudhafasi déclara que des différends persistaient concernant: le nom et la composition du groupe consultatif intergouvernemental d'experts; l'élaboration de rapports et les activités de revue, et les besoins dans le cadre de l'Article 4.5 de la CCCC; le développement d'un centre d'information et d'un réseau de centres de technologie. Le Ministre Auken déclara que l'accord sur la question du financement permettrait l'accord sur bon nombre des questions en suspens, et insista sur la flexibilité apparente des points de vue sur le FEM, indiquant que d'autres possibilités pour le nouveau financement additionnel étaient explorées par les Parties. Cependant, il déclara que beaucoup de questions concernant les effets adverses restaient irrésolues, et des groupes de contact informels furent formés pour traiter de questions spécifiques. Le JAPON, soutenu par le CANADA, annonça l'ajournement d'une proposition préliminaire du Groupe Parapluie concernant la création d'une nouvelle " Fenêtre " dans le FEM, afin de canaliser le financement des questions débattues dans la "Boite A"; l'amélioration du FEM; et une considération spéciale pour les PMA et les PEID. L'IRAN prit note de cette proposition et indiqua que, dépendant du sentiment su sein du G-77/CHINE, elle offrait un terrain propice à davantage de mouvement sur cette question. L'ARGENTINE indiqua que les réductions d'émissions devraient être l'objectif prioritaire des négociations et que la proposition préliminaire du Groupe Parapluie entraînait des confusions sur les priorités.
BOITE B - MECANISMES: Pendant la session Plénière informelle à haut niveau du matin, le co-médiateur, la Ministre Kawaguchi (Japon) a rendu compte du progrès accompli dans le groupe de la "Boite B " . Elle souligna les positions divergentes restantes sur les questions du supplémentarité, et déclara que l'UE avait montré un intérêt pour un plafonnement qualitatif possible. Sur la question de la fongibilité et des montants assignés, elle rapporta que l’Inde et les Etats-Unis conduisaient des consultations. Concernant le MDP, elle déclara que la majorité s'est opposée à une liste indicative de projets. Elle ajouta que la France, la Corée, le Brésil et la Norvège travaillaient à la question d'un démarrage rapide et qu'une divergence est demeurée sur un possible MDP unilatéral. Des consultations étaient également en cours entre les Etats-Unis et l'Inde sur la composition du Conseil Exécutif, et entre la Chine, la Norvège et le Canada sur le rôle possible d'institutions multilatérales de financement. En réponse à une question posée par les ETATS-UNIS concernant l'allocation de la question sur les puits d'absorption dans le cadre du MDP, le Président Pronk a déclaré qu'il consulterait les co-médiateurs des deux groupes et qu'il édicterait ensuite une règle. L'UE indiqua que bien qu'il ait une majorité qui s'y oppose, l'option d'avoir une liste positive d'activités dans le cadre du MDP devrait demeurer sur la table.
Les discussions se sont alors poursuivies l'après-midi pendant des consultations informelles fermées. Par la suite, les délégués ont entendu encore un autre rapport sur l'état d'avancement en session de soirée de la session Plénière informelle de haut niveau. Rendant compte des consultations informelles, les Ministres Sardenberg (Brésil) et Kawaguchi ont noté que tandis qu'il y avait eu du progrès sur l'éligibilité et la l’additionalité financière, le progrès sur la responsabilité, la supplémentarité, et la composition du Conseil Exécutif et son rapport avec les CdP/MdP,était insuffisant. Sardenberg nota que des consultations continues ont lieu sur la question des projets unilatéraux, ainsi que sur le rôle des institutions multilatérales. Concernant l'éligibilité des projets, il déclara que la majoritï¿½ des Parties s'est opposï¿½e ï¿½ une liste. Il nota un certain soutien sur l'utilisation du financement de l'APD dans le MDP, si cela est supplï¿½mentaire aux niveaux actuels de l'APD. Il nota l'accord croissant sur le rï¿½le des petits projets qui peuvent tirer bï¿½nï¿½fice d'une piste rapide, bien que des dï¿½tails techniques dussent ï¿½tre rï¿½solus. Il dï¿½clara qu'il y avait des vues diverses sur l'ï¿½ligibilitï¿½ des projets des LULUCF, aussi bien sur la substance que sur la question de savoir si le groupe de mï¿½canismes ï¿½tait le forum le plus appropriï¿½. L'ARABIE SAOUDITE demanda ï¿½ ï¿½tre ï¿½clairï¿½e sur ce qu'on signifie par ce financement "additionnel"ï¿½ l'APD " actuel ". SAMOA appela au prï¿½lï¿½vement d'une surtaxe sur chacun des trois mï¿½canismes. La CHINE souligna qu'il reste un dï¿½saccord sur la question des projets unilatï¿½raux ou bilatï¿½raux, et sur la possible inclusion limitï¿½e des puits d'absorption dans le MDP.
BOITE C - LULUCF: Les nï¿½gociateurs impliquï¿½s dans des discussions sur LULUCF se sont rï¿½unis l'aprï¿½s-midi et encore en soirï¿½e pour des consultations informelles, co-facilitï¿½es par la Ministre Carabias Lillo (Mexique) et le Ministre Miklï¿½s (Slovaquie). En soirï¿½e, les Co-mï¿½diateurs ont fait un rapport ï¿½ la session informelle Plï¿½niï¿½re de haut niveau sur les progrï¿½s rï¿½alisï¿½s. La Ministre Carabias Lillo dï¿½clara que le groupe avait explorï¿½ dans l'aprï¿½s-midi diffï¿½rentes conditions pour inclure des activitï¿½s de l'Article 3.4, peut ï¿½tre mï¿½me dans la premiï¿½re pï¿½riode d'engagement, sous des conditions contrï¿½lï¿½es. Elle expliqua que des rï¿½unions bilatï¿½rales avaient ï¿½tï¿½ tenues dans le but d'explorer une approche ï¿½ ceci, mais le problï¿½me n'avait pas ï¿½tï¿½ encore rï¿½solu. Elle dï¿½clara que la deuxiï¿½me rï¿½union tenue dans la soirï¿½e s'ï¿½tait concentrï¿½e sur l'inclusion des activitï¿½s des LULUCF sous le MDP, et un certain accord aussi bien que des prï¿½occupations avaient ï¿½mergï¿½. Elle nota que le groupe pourrait apporter des propositions vers l'avant sur les questions, mais plus de temps ï¿½tait nï¿½cessaire.
BOITE D- RESPECT DES OBLIGATIONS, POLITIQUES ET MESURES, ET PRISE EN CONSIDERATION, ELABORATION DE RAPPORTS ET REVUE SOUS LES ARTICLES 5, 7 ET 8 DU PROTOCOLE: Durant la session du matin de la Plï¿½niï¿½re informelle de haut niveau, les participants se sont engagï¿½s dans un premier ï¿½change de vues sur ces questions. La POLOGNE, au nom du GROUPE CENTRAL ONZE, indiqua que le traitement du non-respect des obligations ne devrait pas ï¿½tre basï¿½ sur les Parties, mais sur la nature de l'engagement. Avec la FEDERATION DE RUSSIE, elle appela ï¿½ la flexibilitï¿½ pour les pays en transition ï¿½conomique. La CHINE souligna qu'un systï¿½me strict de respect des obligations devrait ï¿½tre basï¿½ sur les Articles 5, 7 et 8 du Protocole, et que les rapports des Parties visï¿½es ï¿½ l'Annexe I devraient inclure l'information sur les Articles 10 (engagements existants) et 11 (mï¿½canisme financier) du Protocole, notamment concernant les ressources financiï¿½res s additionnelles. L'intervenant ajouta que les diffï¿½rentes responsabilitï¿½s des Parties visï¿½es et non visï¿½es dans l'Annexe I devraient ï¿½tre reflï¿½tï¿½es dans les sections sur les principes, le mandat et les consequences. Il conclut en soulevant la question de composition des organes et appela ï¿½ un attachement aux principes d'ï¿½quitï¿½ et de reprï¿½sentation gï¿½ographique ï¿½quitable. Pronk indiqua que les questions de composition ï¿½taient transversales. La SUISSE dï¿½clara que l'intï¿½gritï¿½ du processus de revue exige que la compï¿½tence des experts soit une prioritï¿½, et suggï¿½ra la formation comme moyen d'atteindre cet objectif et d'assurer la reprï¿½sentation gï¿½ographique ï¿½quitable. Suite ï¿½ une question du Prï¿½sident Pronk, l'intervenant dï¿½clara qu'il ï¿½tait raisonnable d'avoir la pleine reprï¿½sentation dans seulement une des deux branches du comitï¿½ de respect des obligations.
L'ARGENTINE exprima des inquiï¿½tudes concernant l'adoption d'un rï¿½gime de respect des obligations et un amendement possible du Protocole avant son entrï¿½e en vigueur. Opposï¿½ par le BRï¿½SIL, l'intervenant a invitï¿½ les Parties ï¿½ ne pas pousser pour le rï¿½gime le plus complet et le plus complexe, mais pour un qui sera " viable. " Concernant les consï¿½quences, il dï¿½clara que la bonne foi devrait constituer la source principale de confiance en cet accord. La porte parole des ETATS-UNIS indiqua que les consï¿½quences juridiquement contraignantes n'ont pas besoin d'ï¿½tre punitives et souligna qu'elle a apportï¿½ son soutien ï¿½ une dï¿½duction de la pï¿½riode d'engagement suivante avec un taux de 1,3% ainsi qu'ï¿½ une restriction du transfert des unitï¿½s ï¿½galement applicables aux Parties de l'Article 4 du Protocole (mise en ï¿½uvre conjointe). L'UE argua du fait que l'Article 4 n'est pas un mï¿½canisme et, prï¿½sentant ses observations sur l'intervention de l'ARGENTINE, dï¿½clara que la bonne foi ne suffit pas en raison de l'inclusion des mï¿½canismes de marchï¿½ dans le Protocole. L'intervenant expliqua que les consï¿½quences juridiquement contraignantes ï¿½taient donc ainsi justifiï¿½es aussi bien par les prï¿½occupations au sujet de l'intï¿½gritï¿½ environnementale du Protocole, que par la nï¿½cessitï¿½ de fournir au secteur privï¿½ la confiance nï¿½cessaire pour l'utilisation des mï¿½canismes. Il ajouta que le taux de la dï¿½duction devrait fluctuer entre 1 et 1,5% et constituerait une incitation pour la Partie concernï¿½e d'employer la ï¿½ pï¿½riode pour faire ses preuves ï¿½ pour tirer profit du marchï¿½. Le CANADA dï¿½clara que des consï¿½quences juridiquement contraignantes ï¿½taient ï¿½galement justifiï¿½es par des raisons de compï¿½titivitï¿½. Pronk conclut que la bonne foi et des considï¿½rations ï¿½conomiques devraient guider ainsi les consï¿½quences ï¿½ adopter.
Le G-77/CHINE mit l'accent sur le fait que le manque de respect des obligations touche chacun, et pas seulement les partenaires commerciaux des Parties visï¿½es ï¿½ l'Annexe I. L'intervenante demanda instamment que ceci soit reflï¿½tï¿½ dans la composition du comitï¿½ de respect des obligations.
L'AUSTRALIE et la FEDERATION DE RUSSIE ont plaidï¿½ pour un rï¿½gime non contraignant et dï¿½clarï¿½rent que leurs pays ï¿½taient davantage prï¿½occupï¿½s par leur propre respect des obligations que celui des autres. En soutien ï¿½ l'AUSTRALIE, le JAPON expliqua que ses partenaires commerciaux principaux n'ï¿½taient pas les autres Parties visï¿½es ï¿½ l'Annexe I mais les pays asiatiques non visï¿½s ï¿½ l'Annexe I. Le CANADA soutint l'idï¿½e de paiements volontaires ï¿½ un fonds de respect des obligations pour traiter des projets de rï¿½duction. L'IRAN dï¿½clara qu'un tel fonds devrait ï¿½galement rï¿½duire au minimum les effets adverses des mesures de rï¿½ponse. L'AOSIS dï¿½clara que des contributions ï¿½ un fonds volontaire fournirait en fait aux Parties un mï¿½canisme flexible supplï¿½mentaire.
Concernant les politiques et mesures (P&M), l'UE indiqua que la participation des Parties non visï¿½es ï¿½ l'Annexe I dans les ateliers fourniraient un ï¿½change d'information valable. Le porte parole dï¿½clara que les inventaires d'ï¿½missions seuls ne sont pas assez complets pour ï¿½valuer le progrï¿½s dï¿½montrable, en 2005, et suggï¿½ra une dï¿½cision CdP-7 sur l'information nï¿½cessaire ï¿½ cet ï¿½gard. Le G-77/CHINE indiqua que la totalitï¿½ de l'Article 2 du Protocole - comprenant la disposition pour rï¿½duire au minimum les effets adverses - devrait ï¿½tre mentionnï¿½e dans la dï¿½cision. Il suggï¿½ra de garder la rï¿½fï¿½rence aux " Parties visï¿½es ï¿½ l'Annexe I, " sinon les Parties non visï¿½es ï¿½ l'Annexe I seraient requises de mettre en application ces engagements.
Les dï¿½lï¿½guï¿½s se sont ï¿½galement rï¿½unis dans des consultations informelles fermï¿½es pour discuter de ces questions, l'aprï¿½s-midi, bien que la rï¿½union ait ï¿½tï¿½ coupï¿½e court quand des manifestants sont entrï¿½s dans la salle et ont perturbï¿½ les nï¿½gociations. Les consultations ont ï¿½tï¿½ reconvoquï¿½es tï¿½t dans la soirï¿½e avant la session informelle Plï¿½niï¿½re de haut niveau, dans laquelle les participants ont entendu un rapport sur les progrï¿½s rï¿½alisï¿½s. En Plï¿½niï¿½re, la Ministre co-mï¿½diatrice Bjerke (Norvï¿½ge) mit l'accent sur un dialogue constructif et le besoin de plus de temps, ï¿½tant donnï¿½ l'interruption de son travail. Concernant le progrï¿½s dï¿½montrable, elle dï¿½clara que les discussions s'ï¿½taient concentrï¿½es sur ce qu'il fallait rapporter, et quand. Elle ajouta qu'un groupe restreint avait identifiï¿½ un compromis possible. Cette option dï¿½cide que la considï¿½ration du progrï¿½s dï¿½montrable ne peut avoir lieu avant que le SBSTA ait considï¿½rï¿½ cette question, conformï¿½ment aux directives qui peuvent ï¿½tre ï¿½laborï¿½es en vertu de l'Article 7, ï¿½tant donnï¿½ que les Articles 2 et 3.2 ne prï¿½voient aucun mandat pour que les P&M soient considï¿½res dans le contexte du progrï¿½s dï¿½montrable. Elle dï¿½clara que les questions d'ï¿½laboration de rapports sur l'Article 3.14 du Protocole (effets adverses) et sur la supplï¿½mentaritï¿½ n'ont pas encore ï¿½tï¿½ rï¿½solues et que les consultations sur l'Article 4 du Protocole (rï¿½alisation commune) se poursuivaient. Concernant le respect des obligations, elle rapporta que les discussions s'ï¿½taient concentrï¿½es sur des consï¿½quences.
Dans la discussion qui a suivi, l'ARABIE SAOUDITE indiqua que la composition des ï¿½quipes d'experts de revue et les questions relatives ï¿½ l'Article 3.14 nï¿½cessitaient encore un examen. L'UE indiqua qu'un rï¿½gime de respect des obligations fort ï¿½tait une condition fondamentale et l' AOSIS souligna l'importance qu'elle attache ï¿½ cette question.
CONCLUSION DE LA Rï¿½UNION: Rï¿½flï¿½chissant sur les rapports des co-mï¿½diateurs et sur les commentaires des nï¿½gociateurs, le Prï¿½sident Pronk nota l'ï¿½lan produit. Il invita les dï¿½lï¿½guï¿½s ï¿½ continuer de nï¿½gocier dans la nuit, dans des consultations informelles, et demanda aux Co-mï¿½diateurs de lui prï¿½senter de nouveau leurs rapports, jeudi ï¿½ 8:30 h. Il dï¿½clara qu'il convoquerait alors une Plï¿½niï¿½re informelle et ferait un rapport sur les progrï¿½s accomplis pendant la nuit. Il a dit qu'il soumettrait sa propre proposition pour un marchï¿½ global si les nï¿½gociations venaient ï¿½ se trouver dans une impasse. Il dï¿½clara alors clï¿½turï¿½e la Plï¿½niï¿½re informelle ï¿½ 23:20 h.
DANS LES COULOIRS: Beaucoup de dï¿½lï¿½guï¿½s ont exprimï¿½ leur consternation concernant les protestations dans le centre de confï¿½rence par un groupe de 30 activistes ou plus, mercredi aprï¿½s-midi . Les protestations ont perturbï¿½ une session fermï¿½e de nï¿½gociations informelles de haut niveau, et ont culminï¿½ en un assaut sur le nï¿½gociateur en chef des Etats-Unis, Frank Loy, pendant une confï¿½rence de presse, le recouvrant de gï¿½teau ï¿½ la crï¿½me. En outre, on enregistra dans le centre des dommages mineurs ï¿½ la propriï¿½tï¿½ et plusieurs petits feux ont ï¿½tï¿½ enregistrï¿½s. Tandis que plusieurs participants pensaient que les protestations pourraient rappeler aux dï¿½lï¿½guï¿½s l'urgence et le sentiment d'impatience sur les questions en jeu, certains ont pensï¿½ que la nature proche de la violence de l'incident et du comportement indisciplinï¿½ des manifestants pourraient miner l'idï¿½e d'une plus large participation des ONG, et ne firent que perturber les nï¿½gociations. En attendant, les discussions substantives ont montrï¿½ des signes de mouvement, car les discussions multilatï¿½rales et bilatï¿½rales ont fait bouger les choses. Plusieurs observateurs ont enregistrï¿½ un ramollissement de la position de l'UE sur plusieurs questions, y compris la supplï¿½mentaritï¿½ et le prï¿½lï¿½vement. En outre, il y eut une dï¿½claration de la part d'un membre du Groupe Parapluie laissant entendre une ligne adoucie sur la supplï¿½mentaritï¿½, en ï¿½change d'une flexibilitï¿½ sur les LULUCF.
PLï¿½NIï¿½RE INFORMELLE DE HAUT NIVEAU: On s'attend ï¿½ ce que des sessions Plï¿½niï¿½res informelles de haut niveau menï¿½es par le Prï¿½sident de la CdP-6, Pronk, se rï¿½unissent dans la salle Van Gogh Hall, jeudi matin, ï¿½ une heure qui sera annoncï¿½e sur les moniteurs de TV. On prï¿½voit que le Prï¿½sident Pronk rendra compte des progrï¿½s accomplis durant les discussions tenues durant la nuit et dï¿½finira ses plans pour d'autres nï¿½gociations.

References: l'Article 3
 l'Article 4
 l'Article 3
 l'Article 4
 l'Article 4
 l'Article 2
 l'Article 7
 l'Article 3
 l'Article 4
 l'Article 3