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Timestamp: 2016-10-23 16:25:14+00:00

Document:
4A_256/2013 � � Arr�t du 17 octobre 2013
X.________ SA, repr�sent�e par Me Michael Rudermann,
Z.________ SA, repr�sent�e par Me Pierre Savoy,
recours contre l'arr�t de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve du 22 mars 2013.
Z.________ SA est une entreprise g�n�rale de construction. Elle �tait charg�e de la construction de quatre villas � .... Par lettre du 4 d�cembre 2006, elle a adjug� l'ex�cution de travaux de terrassement et de g�nie civil sur ce chantier � X.________ SA, entreprise active notamment dans les am�nagements ext�rieurs et les travaux de g�nie civil; elle priait l'entrepreneur de signer et de renvoyer par retour du courrier le contrat qui lui parviendrait prochainement.
Le contrat, dat� du 11 d�cembre 2006, pr�voit un prix de 162'700 fr. TTC; il se r�f�re � la norme SIA 118 et aux conditions g�n�rales de Z.________ SA pour les sous-traitants. X.________ SA a finalement sign� le contrat et les conditions g�n�rales le 31 janvier 2008.
Le 17 avril 2007, Z.________ SA a charg� X.________ SA d'effectuer en plus des travaux d'am�nagements ext�rieurs, consistant notamment dans la pose d'une couche de 30 cm de terre v�g�tale; le prix �tait fix� � 64'523 fr.40. Par pli du 2 octobre 2007, Z.________ SA a fait parvenir � X.________ SA le contrat portant sur les travaux pr�cit�s, en pr�cisant que les conditions g�n�rales �taient les m�mes que celles que l'entrepreneur avait "d�j� sign� (sic) dans la soumission de terrassement".
X.________ SA a �tabli cinq avis de situation. Dans le quatri�me avis, dat� du 31 juillet 2007, elle indique avoir effectu� des "travaux hors soumission" qu'elle a �valu�s � 51'371 fr.45; elle mentionne �galement des "travaux compl�mentaires" ayant fait l'objet de deux devis de 30'292 fr.25, respectivement 22'575 fr.
X.________ SA a termin� les am�nagements ext�rieurs fin d�cembre 2007. Les quatre villas ont �t� r�ceptionn�es par leurs propri�taires entre le 21 janvier et le 13 f�vrier 2008.
Par pli du 11 f�vrier 2008, X.________ SA a fait parvenir � Z.________ SA le contrat (apparemment celui du 11 d�cembre 2006), ainsi qu'un avenant dat� du 31 janvier 2008 et sign� uniquement par le sous-traitant, qui comporte un grand nombre de postes hors soumission.
Quelques jours plus tard, X.________ SA a envoy� � Z.________ SA deux factures finales dat�es du 31 janvier 2008. La premi�re concernait les travaux de terrassement et s'�levait � 403'823 fr.05; elle correspondait � l'avenant pr�cit�, mais tenait compte en sus des acomptes vers�s de sorte que le solde d� par Z.________ SA �tait de 118'636 fr.05. La seconde facture, relative aux am�nagements ext�rieurs, se montait � 94'190 fr.50. X.________ SA r�clamait ainsi un total de 212'826 fr.55 � l'entreprise g�n�rale de construction.
Z.________ SA a contest� les factures du 31 janvier 2008. Afin d'�viter l'inscription d'une hypoth�que l�gale, elle a vers� un montant de 150'000 fr. � X.________ SA en date du 7 mars 2008. A cette occasion, elle a pr�cis� que ce paiement n'emportait pas reconnaissance de dette et qu'elle se r�servait le droit de r�clamer un remboursement de la part de X.________ SA une fois les m�tr�s �tablis.
Les m�tr�s contradictoires ont �t� effectu�s le 6 mars 2008 par un consultant technique. Selon ce dernier, certains travaux ont d�pass� les quantit�s pr�vues par la soumission alors que d'autres travaux ne figuraient ni sur les plans ni dans la soumission. En ce qui concerne les am�nagements ext�rieurs, les m�tr�s accept�s par les deux parties mentionnent un rabais de 8% et un escompte de 3% en faveur de Z.________ SA.
er�avril 2008, Z.________ SA a reproch� � X.________ SA de n'avoir pos� que 5 cm de terre v�g�tale au lieu des 30 cm pr�vus sur les terrains de deux villas et lui a demand� d'y rem�dier, en vain. Une mise en demeure est intervenue le 29 avril 2008.
Le 13 mai 2008, un constat d'huissier a �t� dress� � propos de l'�tat et de l'aspect du sol. Finalement, Z.________ SA a fait appel � des entreprises tierces pour ajouter de la terre v�g�tale sur les parcelles en cause.
Sur la base des m�tr�s, X.________ SA a corrig� ses factures du 31 janvier 2008, r�duites � 349'062 fr.65 pour les travaux de terrassement et � 83'561 fr. pour les travaux d'am�nagements ext�rieurs. Selon le nouveau d�compte prenant en consid�ration les acomptes vers�s et le montant de 150'000 fr., X.________ SA devait rembourser � Z.________ SA un montant de 2'562 fr.40, qu'elle a r�gl� le 2 juillet 2008.
Le 12 ao�t 2008, Z.________ SA a fait parvenir � X.________ SA son propre d�compte final sur la base des m�tr�s, au terme duquel le sous-traitant devait rembourser un montant de 44'852 fr.39. Z.________ SA r�clamait au surplus � X.________ SA la somme de 24'432 fr. correspondant aux travaux effectu�s pour rem�dier � l'�paisseur insuffisante de terre v�g�tale.
Le 17 septembre 2008, X.________ SA a �tabli un troisi�me d�compte, dont il r�sultait qu'elle devait rembourser � Z.________ SA un montant suppl�mentaire de 2'015 fr.66, qui sera pay� deux jours plus tard.
Les 18 mars 2009 et 19 mai 2010, Z.________ SA a engag� des poursuites contre X.________ SA pour un montant de 67'268 fr.93 plus int�r�ts. La poursuivie a form� opposition.
Le 28 mai 2010, Z.________ SA a assign� X.________ SA en paiement de 42'836 fr.73, avec int�r�ts, � titre de remboursement des sommes vers�es en trop par rapport aux m�tr�s; le montant r�clam� correspond au solde n�gatif du d�compte de Z.________ SA du 12 ao�t 2008 (44'852 fr.39), moins la somme vers�e par X.________ SA le 17 septembre 2008 (2'015 fr.66). La demande tendait en outre � ce que X.________ SA soit condamn�e � verser � Z.________ SA les sommes de 5'057 fr.20, 807 fr., 16'044 fr.20, 275 fr. et 1'129 fr.80, plus int�r�ts, � titre de remboursement des factures de travaux effectu�s par des tiers � la suite de la mauvaise ex�cution du contrat, ainsi que le montant de 1'119 fr. plus int�r�ts, � titre de remboursement des honoraires li�s au constat d'huissier, soit un total de 24'432 fr.20.
Par jugement du 16 mai 2012, le Tribunal de premi�re instance du canton de Gen�ve a condamn� X.________ SA � verser � Z.________ SA la somme de 42'836 fr.73 avec int�r�ts � 5% d�s le 8 mars 2008 (chiffre 1 du dispositif), a lev� l'opposition � concurrence de ce montant (chiffre 2), a tranch� la question des frais et d�pens (chiffre 3) et a d�bout� les parties de toutes autres conclusions (chiffre 4). Sur ce dernier point, le juge a ni� toute pr�tention de Z.________ SA fond�e sur la garantie des d�fauts en raison de la tardivet� de l'avis des d�fauts.
Statuant le 22 mars 2013 sur appel de X.________ SA et appel joint de Z.________ SA, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve a confirm� le chiffre 1 du dispositif du jugement attaqu�, annul� les chiffres 2 � 4 "en tant qu'ils d�boutent Z.________ SA de ses conclusions en garantie des d�fauts" et renvoy� la cause au Tribunal de premi�re instance pour instruction dans le sens des consid�rants et nouvelle d�cision. Sur ce point, la cour cantonale a consid�r� en effet que l'avis des d�fauts n'�tait pas tardif.
X.________ SA interjette un recours en mati�re civile. Elle conclut principalement au d�boutement de Z.________ SA des fins de sa demande portant sur le montant de 42'836 fr.73 et au renvoi de la cause � la Cour de justice pour nouvelle d�cision sur la question du d�faut all�gu� par Z.________ SA, sur les frais judiciaires et sur les d�pens d'appel et d'appel joint. A titre subsidiaire, la recourante demande le renvoi de l'ensemble de la cause (remboursement du pr�tendu trop vers� et indemnisation en raison du d�faut all�gu�) � la Cour de justice pour compl�tement des faits, �ventuellement instruction compl�mentaire et nouvelle d�cision au sens des consid�rants.
La recourante a requis que l'effet suspensif soit accord� � son recours. Cette demande a �t� rejet�e par ordonnance pr�sidentielle du 16 juin 2013. La recourante a r�it�r� ensuite sa requ�te, en apportant un �l�ment nouveau, � savoir que Z.________ SA b�n�ficiait d'un sursis concordataire. Par ordonnance du 12 ao�t 2013, la Pr�sidente de la cour de c�ans a admis la demande d'effet suspensif.
Dans sa r�ponse, Z.________ SA conclut � l'irrecevabilit� du recours en tant qu'il porte sur le renvoi de la cause au Tribunal de premi�re instance et, pour le surplus, � son rejet.
Pour sa part, la Cour de justice se r�f�re aux consid�rants de son arr�t.
Le Tribunal f�d�ral examine d'office et librement la recevabilit� des recours qui lui sont soumis (ATF 138 I 475 consid. 1 p. 476; 138 III 46 consid. 1, 471 consid. 1 p. 475).
1.1.�L'arr�t attaqu� a �t� rendu en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) par une autorit� cantonale de derni�re instance statuant sur recours (art. 75 LTF). La valeur litigieuse minimale de 30'000 fr. est atteinte (art. 74 al. 1 let. b LTF). Le recours est interjet� par la partie qui n'a pas obtenu gain de cause en instance cantonale (art. 76 al. 1 LTF). Enfin, il a �t� d�pos� dans le d�lai (art. 46 al. 1 let. a et art. 100 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) pr�vus par la loi. Il reste � examiner si l'arr�t entrepris est une d�cision sujette � recours.
1.2.�En r�gle g�n�rale, le recours en mati�re civile n'est recevable que contre une d�cision finale, soit celle qui met fin � la proc�dure (art. 90 LTF; ATF 135 III 212 consid. 1.2 p. 216). En l'esp�ce, l'arr�t cantonal ne met pas un terme au proc�s. D'une part, la Cour de justice confirme la condamnation de la recourante � rembourser � l'intim�e, sur le prix pay�, le montant de 42'836 fr.73 avec int�r�ts et, d'autre part, elle renvoie la cause au Tribunal de premi�re instance pour instruction et nouvelle d�cision sur la pr�tention de l'intim�e en raison des d�fauts de l'ouvrage.
Ce faisant, la cour cantonale a tranch� d�finitivement le premier point du litige, dont le sort est ind�pendant de l'objet qui reste en cause. Dans cette mesure, la d�cision attaqu�e est partiellement finale; elle doit �tre qualifi�e de d�cision partielle au sens de l'art. 91 let. a LTF (cf. ATF 135 III 212 consid. 1.2 p. 216 ss), contre laquelle le recours en mati�re civile est recevable.
En revanche, le recours n'est pas ouvert contre la d�cision attaqu�e dans la mesure o� elle renvoie la cause � l'autorit� inf�rieure sur la question des d�fauts faisant l'objet de l'appel joint de l'intim�e. En effet, il s'agit l� d'une d�cision incidente ne portant ni sur la comp�tence ni sur une demande de r�cusation (cf. art. 92 al. 1 LTF), qui ne peut �tre attaqu�e par un recours imm�diat que si l'une des deux conditions alternatives pos�es � l'art. 93 al. 1 LTF est remplie. Or, en l'esp�ce, la condition de l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'entre pas en consid�ration et le pr�judice irr�parable dont il est question � l'art. 93 al. 1 let. a LTF n'est en rien d�montr�. C'est le lieu de rappeler que le pr�judice en cause doit �tre de nature juridique et qu'il ne saurait consister en un pr�judice de fait ou purement �conomique, comme l'allongement ou le rench�rissement de la proc�dure; de plus, le pr�judice doit �tre irr�parable, c'est-�-dire qu'il ne doit pas pouvoir �tre supprim� par une d�cision finale ult�rieure qui serait favorable � l'auteur du recours (entre autres ATF 137 V 314 consid. 2.2.1 p. 317). Contrairement � ce que la recourante soutient, le fait que la cour cantonale ait arr�t� les frais judiciaires et les d�pens de l'appel joint, puis d�l�gu� leur r�partition au Tribunal de premi�re instance n'est manifestement pas susceptible de causer un pr�judice irr�parable � la recourante. La cour de c�ans n'entrera d�s lors pas en mati�re sur le recours en tant qu'il s'en prend au renvoi de la cause � l'autorit� inf�rieure.
1.3.�Le recours peut �tre interjet� pour violation du droit, tel qu'il est d�limit� par les art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal f�d�ral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Il n'est donc limit� ni par les arguments soulev�s dans le recours, ni par la motivation retenue par l'autorit� pr�c�dente; il peut admettre un recours pour un autre motif que ceux qui ont �t� invoqu�s et il peut rejeter un recours en adoptant une argumentation diff�rente de celle de l'autorit� pr�c�dente (ATF 138 II 331 consid. 1.3 p. 336; 137 II 313 consid. 4 p. 317 s.; 135 III 397 consid. 1.4 p. 400). Compte tenu de l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, sous peine d'irrecevabilit� (art. 108 al. 1 let. b LTF), le Tribunal f�d�ral n'examine en principe que les griefs invoqu�s; il n'est pas tenu de traiter, comme le ferait une autorit� de premi�re instance, toutes les questions juridiques qui se posent, lorsque celles-ci ne sont plus discut�es devant lui (ATF 137 III 580 consid. 1.3 p. 584; 135 II 384 consid. 2.2.1 p. 389; 135 III 397 consid. 1.4 p. 400). Par exception � la r�gle selon laquelle il applique le droit d'office, le Tribunal f�d�ral ne peut entrer en mati�re sur la violation d'un droit constitutionnel ou sur une question relevant du droit cantonal ou intercantonal que si le grief a �t� invoqu� et motiv� de mani�re pr�cise par la partie recourante (art. 106 al. 2 LTF; ATF 135 III 397 consid. 1.4 in fine).
1.4.�Le Tribunal f�d�ral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si les faits ont �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte - ce qui correspond � la notion d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62; 137 II 353 consid. 5.1 p. 356) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF).
A l'instar du premier juge, la cour cantonale a admis que l'intim�e disposait envers la recourante d'une cr�ance, de nature contractuelle, en restitution d'un trop-per�u de 42'836 fr.73, correspondant au montant r�clam� dans la demande. M�me si l'arr�t attaqu� n'est pas tr�s clair � ce sujet, il ressort apparemment de son consid�rant 5 que la pr�tention en cause recouvrirait une partie du prix factur� par la recourante pour des travaux r�alis�s "hors soumission", ainsi que des d�ductions et des rabais. A cet �gard, les juges genevois ont relev� que l'art. 6.1 des conditions g�n�rales incorpor�es au contrat ne qualifiait de travaux modifi�s ou suppl�mentaires que les travaux ayant fait l'objet d'un avenant sign� par les parties, pr�cisant la nature de la modification et son incidence sur le prix. Puis, la Chambre civile a constat� que les parties n'avaient pass� aucun accord sur le prix des travaux "hors soumission" et en a conclu que ces travaux ne devaient "pas �tre r�mun�r�s au-del� de ce que l'intim�e retient comme admissible". En ce qui concerne les autres d�ductions (participations au compte pro rata, aux panneaux de chantier et � l'assurance de construction), elles n'avaient, selon la cour cantonale, pas �t� contest�es par la recourante devant le premier juge. Enfin, les rabais de 3% et de 8% avaient �t� express�ment accept�s par la recourante lors des m�tr�s.
Au surplus, la Cour de justice a jug� que le Tribunal de premi�re instance n'avait viol� ni le droit � la preuve, ni le droit d'�tre entendu de la recourante en ne lui laissant pas la possibilit� de prouver le prix des travaux "hors soumission" puisque ce prix devait obligatoirement faire l'objet d'un accord. Pour la m�me raison, la cour cantonale a refus� de donner suite � la demande d'expertise de la recourante.
2.1.�La recourante se plaint d'une violation de l'art. 8 CC. Elle reproche aux juges cantonaux d'avoir renvers� le fardeau de la preuve en exigeant qu'elle d�montre que sa facturation �tait correcte, alors qu'il appartenait � l'intim�e d'�tablir que le montant de 42'836 fr.73 lui �tait d�. Elle rel�ve que la commande par l'intim�e des travaux litigieux n'est pas contest�e et qu'en l'absence d'accord sur leur prix, il y avait une lacune que le juge devait combler en recherchant le prix juste, et non en tranchant, de mani�re choquante et injustifi�e, en faveur du prix fix� par le ma�tre de l'ouvrage. Comme, faute d'expertise, ils ne disposaient pas de preuve exploitable du prix des travaux litigieux, les juges cantonaux auraient d� constater que l'intim�e n'avait pas d�montr� que le prix appliqu� dans son d�compte du 12 ao�t 2008 �tait celui qu'il fallait retenir.
Par ailleurs, la cour cantonale aurait vers� dans l'arbitraire en retenant que la seule signature des m�tr�s contradictoires par la recourante emportait l'accord de celle-ci aux rabais de 3% et 8% appliqu�s par l'intim�e.
2.2.�L'intim�e entend obtenir, � concurrence de 42'836 fr.73, le remboursement du montant vers� le 7 mars 2008. Qu'elle consiste en la r�p�tition de l'indu au sens de l'art. 63 al. 1 CO ou soit fond�e sur le contrat, la pr�tention litigieuse tend toujours � la restitution d'un trop-per�u. Si la distinction est importante notamment pour d�terminer le d�lai de prescription (cf. ATF 133 III 356 consid. 3.2 p. 358 s. et les arr�ts cit�s), elle ne change rien � la r�partition du fardeau de la preuve. La demanderesse doit prouver l'inexistence de la dette (cf. ATF 119 II 305 consid. 1b/aa). En effet, chaque plaideur doit, si la loi ne prescrit le contraire, prouver les faits qu'il all�gue pour en d�duire son droit (art. 8 CC). Si des faits juridiquement d�terminants restent douteux ou ne sont pas �tablis, la cons�quence de l'absence de preuve est support�e par la partie demanderesse. En principe, la r�gle de l'art. 8 CC s'applique �galement lorsque, comme en l'esp�ce, la preuve porte sur des faits n�gatifs. Les r�gles de la bonne foi imposent toutefois � l'autre partie de coop�rer � la proc�dure probatoire, notamment en offrant la preuve du contraire (ATF 119 II 305 consid. 1b/aa p. 306; 106 II 29 consid. 2 p. 31). C'est dans le cadre de l'appr�ciation des preuves que le juge se prononcera sur le r�sultat de la collaboration de la partie adverse ou qu'il tirera les cons�quences d'un refus de collaborer � l'administration de la preuve (ATF 119 II 305 consid. 1b/aa).
L'art. 8 CC garantit aussi le droit � la contre-preuve. Lorsqu'une partie est charg�e du fardeau de la preuve, son adversaire peut administrer la preuve de faits qui devraient contrecarrer la preuve principale en d�terminant le juge � douter de sa valeur (ATF 130 III 321 consid. 3.4 p. 326; 115 II 305).
2.3.�La cour cantonale a admis int�gralement la pr�tention en restitution de l'intim�e. Celle-ci la fonde sur son propre d�compte du 12 ao�t 2008 et tient compte des deux montants d�j� rembours�s par la recourante. La Chambre civile ne s'est pas prononc�e directement sur ce d�compte. Elle s'est born�e � sous-entendre, au consid�rant 5 de son arr�t, que le montant r�clam� de 42'836 fr.73 �tait compos� de la partie du prix factur� des travaux "hors soumission" consid�r�e comme surfaite par l'intim�e, ainsi que d'"autres d�ductions" (participations au compte pro rata, aux panneaux de chantier et � l'assurance de construction) et rabais. Mais au consid�rant 3, la cour cantonale fait encore allusion � des d�ductions "pour le vitrage et le curetage des canalisations". Il ne r�sulte en tout cas pas clairement de l'arr�t attaqu� que les juges genevois ont examin� la totalit� de la pr�tention en restitution de l'intim�e par 42'836 fr.73. Comme on le verra par la suite, l'affaire doit �tre renvoy�e � l'autorit� pr�c�dente de sorte qu'il appartiendra � celle-ci d'�claircir ce point.
Cela �tant, la recourante ne critique pas les "autres d�ductions" mentionn�es au consid�rant 5 de l'arr�t cantonal. En revanche, elle s'en prend aux rabais de 3% et 8% admis par la cour cantonale, dans la mesure o� ils s'appliquent aux travaux d'am�nagements ext�rieurs. L'appr�ciation des preuves � laquelle les juges genevois se sont livr�s n'appara�t pas arbitraire � cet �gard. En effet, quand bien m�me ces rabais n'avaient pas �t� pr�vus par �crit pr�c�demment pour la seconde s�rie de travaux, il n'est pas insoutenable de d�duire qu'en signant les m�tr�s contradictoires faisant �tat des rabais pr�cit�s �galement pour les travaux d'am�nagements ext�rieurs, la recourante a exprim� son acceptation.
En ce qui concerne les travaux "hors soumission", la cour cantonale constate qu'aucun accord pr�alable, notamment sur le prix, n'est intervenu entre les parties, alors qu'ils auraient d� faire l'objet d'un avenant selon l'art. 6.1 des conditions g�n�rales. Elle en conclut que "ces travaux ne doivent pas �tre r�mun�r�s au-del� de ce que l'intim�e retient comme admissible." Ce faisant, la Chambre civile tient implicitement pour �tabli qu'il y a bien eu des travaux "hors soumission" accept�s par l'intim�e. L'absence d'un avenant au sens de l'art. 6.1 des conditions g�n�rales ne signifie toutefois pas que ces travaux ne doivent pas �tre r�mun�r�s, ni que leur prix peut �tre fix� unilat�ralement par le ma�tre de l'ouvrage. C'est le lieu de rappeler que si les parties � un contrat d'entreprise on�reux n'ont pas fix� le prix d'avance, il doit �tre d�termin� d'apr�s la valeur du travail et les d�penses de l'entrepreneur (art. 374 CO).
En jugeant, malgr� la contestation de la recourante, que l'intim�e avait apport�, par ses seules all�gations, la preuve du prix des travaux "hors soumission" et, partant, la preuve du trop-per�u, la cour cantonale a viol� l'art. 8 CC.
En conclusion, le recours doit �tre admis partiellement. La cause doit �tre renvoy�e � la cour cantonale pour nouvelle d�cision sur la pr�tention de l'intim�e en restitution d'un trop-per�u. Dans cette perspective, il convient de rappeler les �l�ments suivants. Il appartient � l'intim�e de d�montrer qu'elle ne doit pas le montant de 42'836 fr.73. Pour sa part, la recourante peut apporter la contre-preuve que sa facturation est correcte. A ce sujet, il ne r�sulte pas clairement de l'arr�t attaqu� si la recourante s'est heurt�e en premi�re instance � un refus d'administrer une preuve, en violation de l'art. 8 CC, la cour cantonale se limitant � relever qu'il "import[ait] peu que le premier juge n'ait pas laiss� � [la recourante] la possibilit� de prouver le prix des travaux". Ce point doit donc �tre �clairci. De m�me, la cour cantonale devra examiner s'il doit �tre donn� suite � la demande d'expertise que la recourante a formul�e en appel. Enfin, l'�tat de fait et les consid�rants en droit devront permettre de comprendre ais�ment, notamment par des indications chiffr�es, dans quelle mesure la pr�tention de l'intim�e est accueillie ou rejet�e.
Le recours est irrecevable en ce qui concerne la pr�tention de 24'432 fr.20 se rapportant � la constatation et � la r�paration du d�faut invoqu�. Il est admis en ce qui concerne la pr�tention de 42'836 fr.73 en remboursement d'un trop-per�u. Par cons�quent, il convient de r�partir les frais judiciaires � raison d'environ un tiers � la charge de la recourante et d'environ deux tiers � la charge de l'intim�e (art. 66 al. 1 LTF). L'intim�e versera en outre des d�pens r�duits � la recourante (art. 68 al. 1 LTF).
Le recours est irrecevable dans la mesure o� il tend au renvoi de la cause � la Cour de justice sur la question du d�faut all�gu� par Z.________ SA.
L'arr�t attaqu� est annul� en tant qu'il confirme le chiffre 1 du dispositif du jugement rendu le 16 mai 2012 par le Tribunal de premi�re instance et statue sur les frais et d�pens de l'appel principal.
La cause est renvoy�e � la cour cantonale pour nouvelle d�cision sur la pr�tention de l'intim�e en restitution d'un trop-per�u.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 2'000 fr., sont mis pour 1'300 fr. � la charge de l'intim�e et pour 700 fr. � la charge de la recourante.
L'intim�e versera � la recourante une indemnit� de 900 fr. � titre de d�pens r�duits.

References: art. 100
 ATF 
 ATF 
 art. 92
 ATF 
 art. 95
 ATF 
in fine
 ATF 
 ATF