Source: http://introibo.fr/Sacrosanctum-Concilium-1963
Timestamp: 2019-09-23 01:28:30+00:00

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mercredi 4 décembre 1963.
CONSTITUTION CONCILIAIRE SACROSANCTUM CONCILIUM SUR LA SAINTE LITURGIE
1. Puisque le saint Concile se propose de faire progresser la vie chrétienne de jour en jour chez les fidèles ; de mieux adapter aux nécessités de notre époque celles des institutions qui sont sujettes à des changements ; de favoriser tout ce qui peut contribuer à l’union de tous ceux qui croient au Christ, et de fortifier tout ce qui concourt à appeler tous les hommes dans le sein de l’Eglise, il estime qu’il lui revient à un, titre particulier, de veiller aussi à la restauration et au progrès de la liturgie.
2. En effet, la liturgie, par laquelle, surtout dans le divin sacrifice de l’Eucharistie, "s’exerce l’œuvre de notre rédemption" [1], contribue au plus haut point à ce que les fidèles, par leur vie, expriment et manifestent aux autres le mystère du Christ et la nature authentique de la véritable Eglise. Car il appartient en propre à celle-ci d’être à la fois humaine et divine, visible et riche de réalités invisibles, fervente dans l’action et occupée à la contemplation, présente dans le monde et pourtant étrangère. Mais de telle sorte qu’en elle ce qui est humain est ordonné et soumis au divin ; ce qui est visible, à l’invisible ; ce qui relève de l’action, à la contemplation ; et ce qui est présent, à la cité future que nous recherchons [2]. Aussi, puisque la liturgie édifie chaque jour ceux qui sont au-dedans pour en faire un temple saint dans le Seigneur, une habitation de Dieu dans l’Esprit [3], jusqu’à la taille qui convient à la plénitude du Christ [4], c’est d’une façon étonnante qu’elle fortifie leurs énergies pour leur faire proclamer le Christ, et ainsi elle montre l’Eglise à ceux qui sont dehors comme un signal levé devant les nations [5], sous lequel les enfants de Dieu dispersés se rassemblent dans l’unité [6] jusqu’à ce qu’il y ait une seule bergerie et un seul pasteur [7].
4. Enfin, obéissant fidèlement à la tradition, le saint Concile déclare que la sainte Mère l’Eglise considère comme égaux en droit et en dignité tous les rites légitimement reconnus, et qu’elle veut, à l’avenir, les conserver et les favoriser de toutes manières ; et il souhaite que, là où il en est besoin, on les révise entièrement avec prudence dans l’esprit d’une saine tradition et qu’on leur rende une saine vitalité en accord avec les circonstances et les nécessités d’aujourd’hui.
I - Nature de la liturgie et son importance dans la vie de l’Eglise
5. Dieu, qui "veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité" (1 Tim. 2, 4), "qui jadis, tant de fois et de tant de manières, avait parlé à nos pères par les prophètes" (Hébr. 1, 1), lorsque vint la plénitude des temps, envoya son Fils, le Verbe fait chair, oint par le Saint-Esprit, pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres, pour guérir les cœurs brisés [8], comme un "médecin charnel et spirituel" [9], le Médiateur de Dieu et des hommes [10]. Car c’est son humanité, dans l’unité de la personne du Verbe, qui fut l’instrument de notre salut. C’est pourquoi dans le Christ "est apparue la parfaite rançon de notre réconciliation, et la plénitude du culte divin est entrée chez nous" [11].
Cette œuvre de la rédemption des hommes et de la parfaite glorification de Dieu, à quoi avaient préludé les grandes œuvres divines dans le peuple de l’Ancien Testament, le Christ Seigneur l’a accomplie principalement par le mystère pascal de sa bienheureuse passion, de sa résurrection du séjour des morts et de sa glorieuse ascension ; mystère pascal par lequel "en mourant il a détruit notre mort, et en ressuscitant il a restauré la vie" [12]. Car c’est du côté du Christ endormi sur la croix qu’est né "l’admirable sacrement de l’Eglise tout entière" [13].
C’est pourquoi, de même que le Christ fut envoyé par le Père, ainsi lui-même envoya ses apôtres, remplis de l’Esprit-Saint, non seulement pour que, prêchant l’Evangile à toute créature [14], ils annoncent que le Fils de Dieu, par sa mort et sa résurrection, nous a délivrés du pouvoir de Satan [15] ainsi que de la mort, et nous a transférés dans le royaume de son Père, mais aussi afin qu’ils exercent cette œuvre de salut qu’ils annonçaient, par le sacrifice et les sacrements autour desquels gravite toute la vie liturgique. C’est ainsi que par le baptême les hommes sont greffés sur le mystère pascal du Christ : morts avec lui, ensevelis avec lui, ressuscités avec lui [16], ils reçoivent l’esprit d’adoption des fils "dans lequel nous crions : Abba Père" (Rom. 8, 15), et ils deviennent ainsi ces vrais adorateurs que cherche le Père [17]. Semblablement, chaque fois qu’ils mangent la Cène du Seigneur, ils annoncent sa mort jusqu’à ce qu’il vienne [18]. C’est pourquoi, le jour même de la Pentecôte où l’Eglise apparut au monde, "ceux qui accueillirent la parole" de Pierre "furent baptisés". Et ils étaient "assidus à l’enseignement des apôtres, à la communion fraternelle dans la fraction du pain et aux prières... louant Dieu et ayant la faveur de tout le peuple" (Actes 2, 41-47). Jamais, dans la suite, l’Eglise n’omit de se réunir pour célébrer le mystère pascal : en lisant "dans toutes les Ecritures ce qui le concernait" (Luc 24, 17), en célébrant l’eucharistie dans laquelle sont rendus présents la victoire et le triomphe de sa mort [19] et en rendant en même temps grâces "à Dieu pour son don ineffable" (2 Cor. 9, 15) dans le Christ Jésus, "pour la louange de sa gloire" (Eph. 1, 12) par la vertu de l’Esprit-Saint.
Pour l’accomplissement d’une si grande œuvre, le Christ est toujours là auprès de son Eglise, surtout dans les actions liturgiques. Il est là présent dans le sacrifice de la Messe, et dans la personne du ministre, "le même offrant maintenant par le ministère des prêtres, qui s’offrit alors lui-même sur la croix" [20] et, au plus haut point, sous les espèces eucharistiques. Il est là présent par sa vertu dans les sacrements au point que lorsque quelqu’un baptise, c’est le Christ lui-même qui baptise [21]. Il est là présent dans sa parole, car c’est lui qui parle tandis qu’on lit dans l’Eglise les Saintes Ecritures. Enfin il est là présent lorsque l’Eglise prie et chante les psaumes, lui qui a promis : "Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là, au milieu d’eux" (Matth. 18, 20). Effectivement, pour l’accomplissement de cette grande œuvre par laquelle Dieu est parfaitement glorifié et les hommes sanctifiés, le Christ s’associe toujours l’Eglise, son Epouse bien-aimée, qui l’invoque comme son Seigneur et qui passe par lui pour rendre son culte au Père éternel.
Dans la liturgie terrestre nous participons par un avant-goût à cette liturgie céleste qui se célèbre dans la sainte cité de Jérusalem, à laquelle nous tendons comme des voyageurs, où le Christ siège à la droite de Dieu, comme ministre du sanctuaire et du vrai tabernacle [22] ; avec toute l’armée de la milice céleste, nous chantons au Seigneur l’hymne de gloire ; en vénérant la mémoire des saints, nous espérons partager leur société ; nous attendons comme Sauveur notre Seigneur Jésus-Christ, jusqu’à ce que lui-même se manifeste, lui qui est notre vie, et alors nous serons manifestés avec lui dans la gloire [23].
La liturgie ne remplit pas toute l’activité de l’Église ; car, avant que les hommes puissent accéder à la liturgie, il est nécessaire qu’ils soient appelés à la foi et à la conversion : "Comment l’invoqueront-ils s’ils ne croient pas en lui ? Comment croiront-ils en lui s’ils ne l’entendent pas ? Comment entendront-ils sans prédicateur ? Et comment prêchera-t-on sans être envoyé ?" (Rom. 10, 14-15).
C’est pourquoi l’Eglise annonce aux non-croyants la proclamation du salut, pour que tous les hommes connaissent le seul vrai Dieu et Celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ, et pour qu’ils changent de conduite en faisant pénitence [24]. Quant aux croyants, elle doit toujours leur prêcher la foi et la pénitence ; elle doit en outre les disposer aux sacrements, leur enseigner à observer tout ce que le Christ a prescrit [25], et les engager à toutes les œuvres de charité de, piété et d’apostolat pour manifester par ces œuvres que, si les chrétiens ne sont pas de ce monde, ils sont pourtant la lumière du monde, et ils rendent gloire au Père devant les hommes.
Toutefois, la liturgie est le sommet auquel tend l’action de l’Eglise, et en même temps la source d’où découle toute sa vertu. Car les labeurs apostoliques visent à ce que tous, devenus enfants de Dieu par la foi et le baptême, se rassemblent, louent Dieu au milieu de 1’Église, participent au sacrifice et mangent la Cène du Seigneur. En revanche, la liturgie elle-même pousse les fidèles rassasiés des "mystères de la Pâque" à n’avoir plus "qu’un seul cœur dans la piété" [26] ; elle prie pour "qu’ils gardent dans leur vie ce qu’ils ont saisi par la foi " [27] ; et le renouvellement dans l’Eucharistie de l’alliance du Seigneur avec les hommes attire et enflamme les fidèles à la charité pressante du Christ. C’est donc de la liturgie, et principalement de l’Eucharistie, comme d’une source, que la grâce découle en nous et qu’on obtient avec le maximum d’efficacité cette sanctification des hommes dans le Christ, et cette glorification de Dieu, que recherchent, comme leur fin toutes les autres œuvres de l’Eglise.
Mais, pour obtenir cette pleine efficacité, il est nécessaire que les fidèles accèdent à la liturgie avec les dispositions d’une âme droite, qu’ils harmonisent leur âme avec leur voix, et qu’ils coopèrent à la grâce d’en haut pour ne pas recevoir celle-ci en vain [28]. C’est pourquoi les pasteurs doivent être attentifs à ce que dans l’action liturgique, non seulement on observe les lois d’une célébration valide et licite, mais aussi à ce que les fidèles participent à celle-ci de façon consciente, active et fructueuse.
Cependant, la vie spirituelle n’est pas enfermée dans la participation à la seule liturgie. Car le chrétien est appelé à prier en commun ; néanmoins, il doit aussi entrer dans sa chambre pour prier le Père dans le secret [29], et, même, enseigne l’Apôtre, il doit prier sans relâche [30]. Et l’Apôtre nous enseigne aussi à toujours porter dans notre corps la mortification de Jésus, pour que la vie Jésus se manifeste, elle aussi, dans notre chair mortelle [31]. C’est pourquoi dans le sacrifice de la Messe nous demandons au Seigneur "qu’ayant agréé l’oblation du sacrifice spirituel" il fasse pour lui "de nous-mêmes une éternelle offrande" [32].
Les "pieux exercices" du peuple chrétien, du moment qu’ils sont conformes aux lois et aux normes de l’Église, sont fort recommandés surtout lorsqu’ils se font sur l’ordre du Siège apostolique.
Les "exercices sacrés" des Eglises particulières jouissent aussi d’une dignité spéciale lorsqu’ils sont célébrés sur l’ordre des évêques, selon les coutumes ou les livres légitimement approuvés.
II - Nécessité de promouvoir la formation liturgique et la participation active
14. La Mère Eglise désire beaucoup que tous les fidèles soient amenés à cette participation pleine, consciente et active aux célébrations liturgiques, qui est demandée par la nature de la liturgie elle-même et qui est, en vertu de son baptême, un droit et un devoir pour le peuple chrétien, "race élue, sacerdoce royal, nation sainte, peuple racheté" (I Pierre 2, 9 ; cf. 2, 4-5).
Mais il n’y a aucun espoir d’obtenir ce résultat, si d’abord les pasteurs eux-mêmes ne sont pas profondément imprégnés de l’esprit et de la force de la liturgie, et ne deviennent pas capables de l’enseigner ; il est donc très nécessaire qu’on pourvoie en premier lieu à la formation liturgique du clergé. C’est pourquoi le saint Concile a décrété d’établir les points suivants.
16. L’enseignement de la liturgie dans les séminaires et les maisons d’études des religieux doit être placé parmi les disciplines nécessaires et majeures, et dans les facultés de théologie parmi les disciplines principales ; et il faut le donner dans sa perspective théologique et historique aussi bien que spirituelle, pastorale et juridique. En outre, les maîtres des autres disciplines, surtout de théologie dogmatique, d’Ecriture sainte, de théologie spirituelle et pastorale se préoccuperont, selon les exigences intrinsèques de chaque objet propre, de faire ressortir le mystère du Christ et l’histoire du salut, si bien qu’on voie apparaître clairement le lien de ces disciplines avec la liturgie et l’unité de la formation sacerdotale.
17. Les clercs, dans les séminaires et les maisons religieuses, acquerront une formation liturgique à la vie spirituelle, par une bonne initiation qui leur donne l’intelligence des rites sacrés et y fasse participer de toute leur âme, et aussi par la célébration même des saints mystères et par les autres exercices de piété, imprégnés d’esprit liturgique ; également, ils apprendront à observer lois liturgiques, de telle sorte que la vie des séminaires et des maisons de religieux soit profondément façonnée par l’esprit de la liturgie.
19. Les pasteurs d’âmes poursuivront avec zèle et patience la formation liturgique et aussi la participation active des fidèles, intérieure et extérieure, proportionnée à leur âge, leur condition, leur genre de vie à et leur degré de culture religieuse ; ils acquitteront ainsi une des principales fonctions du fidèle dispensateur des mystères de Dieu ; et en cette matière ils ne conduiront pas leur troupeau par la parole seulement, mais aussi par l’exemple.
III - La réforme de la liturgie
1. Le gouvernement de la liturgie dépend uniquement de l’autorité de l’Eglise : il appartient au Siège apostolique et, dans les règles du droit, à l’évêque. 2. En vertu du pouvoir donné par le droit, le gouvernement, en matière liturgique, appartient aussi, dans des limites fixées, aux diverses assemblées d’évêques légitimement constituées, compétentes sur un territoire donné. 3. C’est pourquoi absolument personne d’autre, même prêtre, ne peut de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie.
24. Dans la célébration de la liturgie, la Sainte Ecriture a une importance extrême. C’est d’elle que sont tirés les textes qu’on lit et que l’homélie explique, ainsi que les psaumes que l’on chante ; c’est sous son inspiration et dans son élan que les prières, les oraisons et les hymnes liturgiques ont jailli, et c’est d’elle que les actions et les symboles reçoivent leur signification. Aussi, pour procurer la restauration, le progrès et l’adaptation de la liturgie, il faut promouvoir ce goût savoureux et vivant de la Sainte Ecriture dont témoigne la vénérable tradition des rites aussi bien orientaux qu’occidentaux.
26. Les actions liturgiques ne sont pas des actions privées, mais des célébrations de l’Eglise, qui est "le sacrement de l’unité", c’est-à-dire le peuple saint réuni et organisé sous l’autorité des évêques [33].
C’est pourquoi elles appartiennent au Corps tout entier de l’Eglise, elles le manifestent et elles l’affectent ; mais elles atteignent chacun de ses membres, de façon diverse, selon la diversité des ordres, des fonctions. et de la participation effective.
33. Bien que la liturgie soit principalement le culte de la divine majesté, elle comporte aussi une grande valeur pédagogique peur le peuple fidèle [34]. Car, dans la liturgie, Dieu parle à son peuple ; le Christ annonce encore l’évangile. Et le peuple répond à Dieu par les chants et la prière.
Bien plus, les prières adressées à Dieu par le prêtre qui préside l’assemblée en la personne du Christ sont prononcées au nom de tout le peuple saint et de tous les assistants. Enfin, le Christ ou l’Eglise ont choisi les signes visibles employés par la liturgie pour signifier les réalités divines invisibles. Aussi, non seulement lorsqu’on lit" ce qui a été écrit pour notre instruction" (Rom. 15, 4), mais encore lorsque l’Eglise prie, chante ou agit, la foi des participants est nourrie, les âmes sont élevées vers Dieu pour lui rendre un hommage spirituel et recevoir sa grâce avec plus d’abondance.
34. Les rites manifesteront une noble simplicité, seront d’une brièveté remarquable et éviteront les répéterions inutiles ; ils seront adaptés à la capacité des fidèles et, en général, il n’y aura pas besoin de nombreuses explications pour les comprendre.
2) Le moment le plus approprié pour le sermon, qui fait partie de l’action liturgique pour autant que le rite le permet, sera marqué même dans les rubriques ; et on accomplira très fidèlement et exactement le ministère de la prédication. Celle-ci puisera en premier lieu à la source de la Sainte Écriture et de la liturgie, puisqu’elle est l’annonce des merveilles de Dieu dans l’histoire du salut qui est le mystère du Christ, lequel est toujours là présent et actif parmi nous, surtout dans les célébrations liturgiques.
3) En outre. la catéchèse plus directement liturgique sera inculquée de toutes les manières ; et, dans les rites eux-mêmes, on prévoira de brèves monitions si elles sont nécessaires ; elles seront dites par le prêtre ou par le ministre compétent, mais seulement aux moments les plus opportuns et dans les termes indiqués ou avec des paroles équivalentes.
4) On favorisera la célébration sacrée de la Parole de Dieu aux veilles des fêtes solennelles, à certaines féries de l’Avent et du Carême, ainsi que les dimanches et jours de fête, surtout dans les localités privées de prêtre : en ce cas, un diacre, ou quelqu’un d’autre délégué par l’évêque, dirigera la célébration.
§ 2. Toutefois, soit dans la Messe, soit dans l’administration des sacrements, soit dans les autres parties de la liturgie, l’emploi de la langue du pays peut être souvent très utile pour le peuple : on pourra donc lui accorder une plus large place, surtout dans les lectures et les monitions, dans un certain nombre de prières et de chants, conformément aux nommes qui sont établies sur cette matière dans les chapitres suivants, pour chaque cas.
d) Normes pour adapter la liturgie au tempérament et aux conditions des différents peuples 37. [Respect de l’Église pour les qualités des divers peuples]
L’Église, dans les domaines qui ne touchent pas la foi ou le bien de toute la communauté, ne désire pas, même dans la liturgie, imposer la forme rigide d’un libellé unique : bien au contraire, elle cultive les qualités et les dons des divers peuples et elle les développe ; tout ce qui, dans leurs mœurs, n’est pas indissolublement solidaire de superstitions et d’erreurs, elle l’apprécie avec bienveillance et, si elle peut, elle en assure la parfaite conservation ; qui plus est, elle l’admet parfois dans la liturgie elle-même, pourvu que cela s’harmonise avec les principes d’un véritable et authentique esprit liturgique.
38. [Des adaptations sont admises ]
Pourvu que soit sauvegardée l’unité substantielle du rite romain, on admettra des différences légitimes et des adaptations à la diversité des assemblées, des régions, des peuples, surtout dans les missions, même lorsqu’on révisera les livres liturgiques ; et il sera bon d’avoir ce principe devant les yeux pour aménager la structure des rites et établir les rubriques.
Mais, comme en différents lieux et en différentes circonstances il est urgent d’adapter plus profondément la liturgie, ce qui augmente la difficulté :
IV - DÉVELOPPEMENT DE LA VIE LITURGIQUE DANS LE DIOCÈSE ET LA PAROISSE
41. [Vie liturgique dit diocèse]
C’est pourquoi tous doivent accorder la plus grande estime à la vie liturgique du diocèse autour de l’évêque, surtout dans l’église cathédrale ; ils doivent être persuadés que la principale manifestation de l’Église consiste dans la participation plénière et active de tout le saint peuple de Dieu. aux mêmes célébrations liturgiques, surtout dans la même Eucharistie, dans une seule prière, auprès de l’autel unique où préside l’évêque entouré de son presbyterium et de ses ministres [35].
42. [Vie liturgique de la paroisse]
Comme l’évêque dans son église ne peut présider en personne à tout son troupeau ni toujours ni partout, il doit nécessairement constituer des assemblées de fidèles parmi lesquelles les plus importantes sont les paroisses, organisées localement sous un pasteur qui tient la place de l’évêque ; car, d’une certaine manière, elles représentent l’Église visible établie dans l’univers.
C’est pourquoi il faut favoriser dans l’esprit et dans la pratique des fidèles et du clergé, la vie liturgique de la paroisse et son rattachement à l’évêque ; et il faut travailler à ce que le sens de la communauté paroissiale s’épanouisse, surtout dans la célébration communautaire de la Messe dominicale.
43. Le zèle pour l’avancement et la restauration de la liturgie est tenu à juste titre pour un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Église ; et il confère à la vie de celle-ci, et même à toute l’attitude religieuse d’aujourd’hui, une empreinte caractéristique.
C’est pourquoi, pour favoriser davantage encore cette pastorale liturgique, le Concile décrète :
44. [Commissions liturgiques nationales
Il est à propos que l’autorité ecclésiastique ayant compétence sur le territoire, mentionnée à l’article 22, § 2, institue une Commission liturgique qui aura le concours d’hommes experts en science liturgique, en musique sacrée, en art sacré et en pastorale. Cette Commission, dans ta mesure du possible, sera aidée par un Institut de pastorale liturgique composé de membres parmi lesquels on admettra, si c’est utile, des laïcs éminents en cette matière. Il reviendra à cette Commission, sous la direction de l’autorité ecclésiastique territoriale mentionnée plus haut, de diriger la pastorale liturgique dans l’étendue de son ressort. de promouvoir les recherches et les expériences nécessaires chaque fois qu’il s’agira de proposer des adaptations au Siège apostolique.
45. [Commissions liturgiques diocésaines]
Dans la même ligue, il y aura une Commission de liturgie dans chaque diocèse pour promouvoir l’action liturgique sous la direction de l’évêque.
46. [Commissions de musique et d’art sacrés
Il est nécessaire que ces trois Commissions travaillent en associant leurs forces ; il sera même indiqué assez souvent de les réunir en une seule Commission.
47. [L’Eucharistie perpétue le sacrifice de la croix]
Notre Sauveur, à la dernière Cène, la nuit où il était livré, institua le sacrifice eucharistique de son Corps et de son Sang pour perpétuer le sacrifice de la croix au long des siècles, jusqu’à ce qu’il vienne, et en outre pour confier à l’Église, son épouse bien-aimée, le mémorial de sa mort et de sa résurrection : sacrement de l’amour, signe de l’unité, lien de la charité [36], banquet pascal dans lequel le Christ est mangé, l’âme est comblée de grâce, et le gage de la gloire future nous est donné [37].
48. [Participation des fidèles à l’action sacrée]
Aussi l’Église se soucie-t-elle d’obtenir que les fidèles n’assistent pas à ce mystère de la foi comme des spectateurs étrangers ou muets, mais que, le comprenant bien dans ses rites et ses prières, ils participent consciemment, pieusement et activement à l’action sacrée, soient formés par la parole de Dieu, se restaurent à la table du Corps du Seigneur, rendent grâce à Dieu ; qu’offrant la victime sans tache, non seulement par les mains du prêtre, mais aussi ensemble avec lui, ils apprennent à s’offrir eux-mêmes et, de jour en jour, soient consommés par la médiation du Christ dans l’unité avec Dieu et entre eux [38] pour que, finalement, Dieu soit tout en tous.
49. C’est pourquoi, afin que le sacrifice de la messe, même par sa forme rituelle, obtienne une pleine efficacité pastorale, le saint Concile, à l’égard des messes qui se célèbrent avec concours de peuple, surtout les dimanches et fêtes de précepte, décrète ce qui suit :
50. [Révision du rituel de la messe]
Aussi, en gardant fidèlement la substance des rites, on les simplifiera ; on omettra ce qui, au cours des âges, a été redoublé ou a été ajouté sans grande utilité ; on rétablira, selon l’ancienne norme des saints Pères, certaines choses qui ont disparu sous les atteintes du temps, dans la mesure où cela apparaîtra opportun ou nécessaire.
51. [Lecture de la Sainte Écriture]
Pour présenter aux fidèles avec plus de richesse la table de la parole de Dieu, on ouvrira plus largement les trésors bibliques pour que, dans un nombre d’années déterminé, on lise au peuple la partie la plus importante des Saintes Écritures.
52. [L’homélie]
L’homélie par laquelle, au cours de l’année liturgique, on explique à partir du texte sacré les mystères de la foi et les normes de la vie chrétienne est fortement recommandée comme faisant partie de la liturgie elle-même ; bien plus, aux messes célébrées avec concours de peuple les dimanches et jours de fête de précepte, on ne l’omettra que pour un motif grave.
53. [La "prière commune"]
La "prière commune", ou "prière des fidèles", sera rétablie après l’évangile et l’homélie, surtout les dimanches et fêtes de précepte, afin qu’avec la participation du peuple, on fasse des supplications pour la sainte Église, pour ceux qui détiennent l’autorité publique, pour ceux qui sont accablés par diverses nécessités, et pour tous les hommes et le salut du monde entier [39].
54. [Usage de la langue du pays]
On pourra donner la place qui convient à la langue du pays dans les messes célébrées avec concours de peuple, surtout pour les lectures et la "prière commune", et, selon les conditions locales, aussi dans les parties qui reviennent au peuple, conformément à l’article 36 de la présente Constitution.
55. [La communion]
56. [Participation à la messe entière]
Les deux parties qui constituent en quelque sorte la messe, c’est-à-dire la liturgie de la parole et la liturgie eucharistique, sont si étroitement unies entre elles qu’elles constituent un seul acte de culte. Aussi, le saint Concile exhorte-t-il vivement les pasteurs à enseigner activement aux fidèles, dans la catéchèse, qu’il faut participer à la messe entière, surtout les dimanches et jours de fête de précepte.
57. [La concélébration]
1. - a) Le Jeudi saint, tant à la messe chrismale qu’à la messe du soir ;
c) A la messe de la bénédiction d’un abbé.
2. - En outre, avec la permission de l’Ordinaire, à qui il appartient d’apprécier l’opportunité de la concélébration :
a) A la messe conventuelle et à la messe principale des églises, lorsque l’utilité des fidèles ne requiert pas que tous les prêtres présents célèbrent individuellement :
§ 2. 1) Il appartient à l’évêque de diriger et de régler la concélébration dans son diocèse.
59. [Fin des sacrements]
Les sacrements ont pour fin de sanctifier les hommes, d’édifier le Corps du Christ, enfin de rendre le culte à Dieu ; mais, à titre de signes, ils ont aussi un rôle d’enseignement. Non seulement ils supposent la foi, mais encore, par les paroles et par les choses, ils la nourrissent, ils la fortifient, ils l’expriment ; c’est pourquoi ils sont dits sacrements de la foi. Certes, ils confèrent la grâce, mais, en outre, leur célébration dispose au mieux les fidèles à recevoir fructueusement cette grâce, à rendre à Dieu le culte voulu, et à exercer la charité.
60. [Les sacramentaux]
En outre, la sainte Mère Église a institué des sacramentaux. Ce sont des signes sacrés par lesquels, selon une certaine imitation des sacrements, des effets surtout spirituels sont signifiés et sont obtenus par la puissance impérative de l’Église. Par eux, les hommes sont disposés à recevoir l’effet principal des sacrements, et les diverses circonstances de la vie sont sanctifiées.
61. [Toute la vie sanctifiée]
C’est pourquoi la liturgie des sacrements et des sacramentaux fait que, chez les fidèles bien disposés, presque tous les événements de la vie sont sanctifiés par la grâce divine qui découle du mystère pascal de la passion, de la mort et de la résurrection du Christ ; car c’est de lui que tous les sacrements et sacramentaux tirent leur vertu ; et il n’est à peu près aucun usage honorable des choses matérielles qui ne puisse être dirigé vers cette fin : la sanctification de l’homme et la louange de Dieu.
62. [Nécessité d’une adaptation]
63. [Langue du pays et rituels particuliers]
Puisque assez souvent dans l’administration des sacrements et des sacramentaux l’emploi de la langue du pays peut être d’une grande utilité chez le peuple, on lui donnera une plus large place selon les règles qui suivent :
b) En suivant la nouvelle édition du rituel romain, des rituels particuliers, adaptés aux nécessités de chaque région, y compris en ce qui concerne la langue, seront préparés au plus tôt par l’autorité ecclésiastique qui a compétence sur le territoire, mentionnée à l’article 22, § 2, de la présente Constitution ; et, une fois les actes révisés par le Siège apostolique, ces rituels seront employés dans leurs régions respectives. Dans la composition de ces rituels ou de ces recueils particuliers de rites, on n’omettra pas les instructions mises en tête de chaque rite dans le rituel romain, qu’elles soient pastorales ou rubricales, ou bien qu’elles aient une importance particulière au point de vue social.
64. [Le catéchuménat des adultes]
On restaurera le catéchuménat des adultes, distribué en plusieurs étapes, dont la pratique sera soumise au jugement de l’Ordinaire du lieu ; on obtiendra ainsi que le temps du catéchuménat, destiné à une formation appropriée, puisse être sanctifié par des rites sacrés dont la célébration s’échelonne dans le temps.
65. [Éléments particuliers admis en pays de mission]
Dans les pays de mission, outre les éléments d’initiation fournis par la tradition chrétienne, il sera permis d’admettre ces autres éléments d’initiation dont on constate la pratique dans chaque peuple, pour autant qu’on peut les adapter au rite chrétien, conformément aux articles 37-40 de la présente Constitution.
66. [Rite du baptême]
On révisera le double rite pour le baptême des adultes, le plus simple et le plus solennel, celui qui tient compte da catéchuménat restauré, et on introduira au missel romain une messe propre "lors de l’administration du baptême".
68. Dans le rite du baptême ne manqueront pas des adaptations, à employer au jugement de l’Ordinaire du lieu, pour le cas d’un grand concours de candidats au baptême. On composera, en outre, un rituel bref dont puissent user principalement les catéchistes en pays de mission, et généralement, devant un péril de mort, les fidèles, lorsqu’il n’y a là ni prêtre ni diacre.
69. Au lieu du rite appelé "rituel pour suppléer sur un enfant baptisé les cérémonies omises", on en composera un nouveau où il soit indiqué de façon plus claire et plus appropriée que cet enfant, baptisé auparavant avec le rite bref, a déjà été reçu dans l’Église.
De même, pour ceux qui, déjà baptisés validement, se convertissent à la religion catholique, on composera un nouveau rite pour signifier qu’on les admet dans la communion de l’Église.
70. On peut bénir l’eau baptismale, en dehors du temps pascal, dans le rite même da baptême, avec une formule plus brève qui sera approuvée.
71. [Rite de la confirmation]
Le rite de la confirmation sera révisé aussi pour manifester plus clairement le lien intime de ce sacrement avec toute l’initiation chrétienne ; aussi est-il convenable que la rénovation des promesses baptismales précède la réception du sacrement.
La confirmation. selon l’opportunité, peut être conférée au cours de la messe ; en vue du rite célébré hors de la messe, on préparera la formule à employer en guise d’introduction.
72. [Rite de la pénitence]
73. [Rite de l’onction des malades]
L’extrême-onction. qu’on peut appeler aussi et mieux l’onction des malades, n’est pas seulement le sacrement de ceux qui se trouvent à toute extrémité. Aussi, le temps opportun pour le recevoir est déjà certainement arrivé lorsque le fidèle commence à être en danger de mort par suite d’affaiblissement physique ou de vieillesse.
76. [Rites des ordinations]
77. [Rite du mariage]
"Si en certaines régions on emploie dans la célébration du mariage certaines autres coutumes et cérémonies dignes d’être approuvées, le saint Concile souhaite beaucoup qu’on les garde complètement" [41] En outre, faculté est laissée à l’autorité ecclésiastique sur le territoire ayant compétence, mentionnée à l’article 22 § 2, de la présente Constitution, d’élaborer, selon l’article 63, un rite propre qui s’accorde avec les usages des lieux et des peuples, mais à la condition expresse que le prêtre qui assiste au mariage demande et reçoive le consentement des contractants.
78. Le mariage sera célébré ordinairement au cours de la messe, après la lecture de l’Évangile et l’homélie, avant la "prière des fidèles". L’oraison sur l’épouse, amendée de façon à souligner que les deux époux ont des devoirs égaux de mutuelle fidélité, peut se dire dans la langue du pays.
Mais, si le sacrement de mariage est célébré sans messe, l’épître et l’évangile de la messe de mariage seront lus an début du rite, et la bénédiction sera toujours conférée aux époux.
79. [ Révision des sacramentaux]
Les sacramentaux seront révisés, en tenant pour règle primordiale la participation des fidèles consciente, active et facile, et en étant attentif aux nécessités de notre époque. Dans la révision des rituels, conformément à l’article 63, on pourra même ajouter de nouveaux sacramentaux, selon que la nécessité le réclame.
On prévoira que certains sacramentaux, au jugement de l’ordinaire et au moins dans des circonstances particulières, puissent être administrés par des laïcs dotés des qualités requises.
80. [Rite de la profession religieuse]
On établira, en outre, un rite de la profession religieuse et de la rénovation des vœux qui puisse contribuer à plus d’unité, de sobriété et de dignité. Devront l’utiliser ceux qui font la profession ou la rénovation des vœux durant la Messe, sauf droit particulier.
81. [Rite des funérailles[
83. [L’office de louange, œuvre du Christ et de l’Église]
Le Souverain Prêtre de la nouvelle et éternelle Alliance, le Christ Jésus, prenant la nature humaine, a introduit dans notre exil terrestre cet hymne qui se chante éternellement dans les demeures célestes. Il s’adjoint toute la communauté des hommes et se l’associe dans ce divin cantique de louange.
84. L’office divin, d’après l’antique tradition chrétienne, est constitué de telle façon que tout le déroulement du jour et de la nuit soit consacré par la louange de Dieu. Lorsque cet admirable cantique de louange est accompli selon la règle par les prêtres ou par d’autres, députés à cela par institution de l’Église, ou par les fidèles priant avec le prêtre selon la forme approuvée, alors c’est vraiment la voix de l’Épouse elle-même qui s’adresse à son Époux ; et même aussi, c’est la prière du Christ avec son Corps au Père.
85. Par conséquent, tous ceux qui assurent cette charge accomplissent l’office de l’Église et, en même temps, participent de l’honneur suprême de l’Épouse du Christ, parce qu’en acquittant les louanges divines, ils se tiennent devant le trône de Dieu au nom de la Mère Église.
86. [Accomplissement fervent de l’office]
Les prêtres adonnés au ministère pastoral acquitteront ces louanges des Heures avec d’autant plus de ferveur qu’ils seront plus vivement conscients d’avoir à mettre en pratique l’exhortation de saint Paul : "Priez sans relâche" (1 Thess. 5, 17) ; car le Seigneur seul peut assurer l’efficacité et le progrès de l’œuvre à laquelle ils travaillent, lui qui a dit : "Hors de moi, vous ne pouvez rien faire" (Jean 15, 5) ; c’est pourquoi les apôtres dirent en instituant les diacres : "Quant à nous, nous resterons assidus à la prière et au service de la parole" (Actes 6.4).
87. Mais. pour que l’office divin soit accompli soit par les prêtres, soit par les autres membres de l’Église de façon meilleure et plus parfaite dans les circonstances actuelles, le saint Concile, poursuivant l’œuvre heureusement inaugurée par le Siège apostolique, a décidé de décréter ce qui suit au sujet de l’office selon le rite romain.
88. [Modifications ait cours traditionnel des Heures]
Puisque la sanctification de la journée est la fin de l’office, le cours traditionnel des Heures sera restauré de telle façon que les Heures retrouveront la vérité du temps, dans la mesure du possible et qu’il soit tenu compte des conditions de la vie présente, surtout pour ceux qui s’appliquent aux œuvres de l’apostolat.
89. Aussi, dans les restaurations de l’office, on observera les normes suivantes :
a) Les laudes, comme prière du matin, et les vêpres, comme prière du soir, qui d’après la vénérable tradition de l’Église universelle, constituent les deux pôles de l’office quotidien, doivent être tenues pour les heures principales et elles doivent être célébrées en conséquence :
90. [Préparation à une récitation féconde de l’office]
Comme en outre l’office divin, en tant que prière publique de l’Église, est la source de la piété et l’aliment de la prière personnelle, les prêtres et tous ceux qui participent à l’office divin sont adjurés dans le Seigneur d’harmoniser lorsqu’ils l’acquittent leur âme avec leur voix ; et pour mieux y parvenir, ils se procureront une connaissance plus abondante de la liturgie et de ta Bible, principalement des psaumes.
91. [Les psaumes]
92. [Les lectures]
a) La lecture de la Sainte Écriture sera organisée de telle sorte qu’il soit facile d’accéder plus largement an trésor de la parole divine ;
b) Les lectures à puiser dans les œuvres des Pères. des docteurs et des écrivains ecclésiastiques seront mieux choisies ;
93. [Les hymnes]
94. [Le temps de la récitation]
95. [Les communautés obligées au chœur]
c) Mais tous les membres de ces communautés qui sont ou bien établis dans les ordres majeurs, ou bien profès solennels, les convers exceptés, doivent réciter individuellement les heures canoniques qu’ils n’acquittent pas au chœur.
96. [Les clercs non obligés au chœur]
Les clercs non obligés au chœur, s’ils sont dans les ordres majeurs, sont tenus par l’obligation d’acquitter tout l’office chaque jour, soit en commun, soit seuls, selon la règle de l’article 89.
97. [Commutations]
Les commutations souhaitables de l’office divin avec une action liturgique seront définies par les rubriques.
Dans des cas particuliers et pour un juste motif, les Ordinaires pourront dispenser leurs sujets de l’office divin, totalement ou partiellement, ou leur en accorder commutation.
98. [Office des religieux]
Les membres de n’importe quel institut d’un état de perfection qui, en vertu des constitutions, acquittent quelque partie de l’office, accomplissent la prière publique de l’Église. De même, ils accomplissent la prière publique de l’Église si, en vertu des constitutions, ils récitent un petit office, pourvu que celui-ci soit composé à 1a manière de l’office divin et dûment approuvé.
99. [Récitation en commun et chant]
Puisque l’office divin est la voix de l’Église, c’est-à-dire de tout le Corps mystique adressant à Dieu une louange publique, il est recommandé que les clercs non obligés au chœur, et surtout les prêtres vivant en commun ou passagèrement réunis, acquittent en commun au moins une partie de l’office divin.
Mais tous ceux qui acquittent l’office, soit choralement, soit en commun, accompliront la fonction qui leur est confiée le plus parfaitement possible, soit quant à la dévotion intérieure, soit quant à la réalisation extérieure.
Il importe en outre que l’office, au chœur ou en commun, soit chanté. selon l’opportunité.
100. [Les fidèles et l’office]
Les pasteurs veilleront il ce que les Heures principales, surtout les vêpres, les dimanches et jours de fêtes solennelles, soient célébrées en commun dans l’église. On recommande aux laïcs eux-mêmes la récitation de l’office divin, soit avec les prêtres, soit lorsqu’ils sont réunis entre eux, voire individuellement.
101. [La langue à employer]
§ I. Selon la tradition séculaire du rite latin dans l’office divin, les clercs doivent garder la langue latine ; toutefois, pouvoir est donné à l’Ordinaire de concéder l’emploi d’une traduction en langue du pays, composée conformément à l’article 36, pour des cas individuels, aux clercs chez qui l’emploi de la langue latine est un empêchement grave à acquitter l’office divin comme il faut.
§ 2. Quant aux moniales et aux membres, hommes non clercs ou femmes, des instituts des états de perfection, le supérieur compétent peut leur accorder d’employer la langue du pays dans l’office divin, même pour la célébration chorale, pourvu que la traduction soit approuvée.
§ 3. Tout clerc astreint à l’office divin, s’il célèbre celui-ci dans la langue du pays, avec un groupe de fidèles ou avec ceux qui sont énumérés au paragraphe 2, satisfait à son obligation du moment que le texte de la traduction est approuvé.
102. [Célébration des mystères du Christ]
Notre Mère la sainte Église estime qu’il lui appartient de célébrer l’œuvre salvifique de son divin Époux par une commémoration sacrée, à jours fixes, tout au long de l’année. Chaque semaine, au jour qu’elle a appelé "jour du Seigneur", elle fait mémoire de la résurrection du Seigneur, qu’elle célèbre encore une fois par an, en même temps que sa bienheureuse passion, par la grande solennité de Pâques.
Tout en célébrant ainsi les mystères de la rédemption, elle ouvre aux fidèles les richesses des vertus et des mérites de son Seigneur ; de la sorte, ces mystères sont en quelque manière rendus présents tout au long du temps, les fidèles sont mis en contact avec eux et remplis par la grâce du saint.
103. [La Vierge Marie]
En célébrant ce cycle annuel des mystères du Christ, la sainte Église vénère avec un particulier amour la bienheureuse Marie, mère de Dieu qui est unie à son Fils dans l’œuvre salutaire par un lien indissoluble ; en Marie, l’Église admire et exalte le fruit 1e plus excellent de la rédemption, et, comme dans une image très pure, elle contemple avec joie ce qu’elle-même désire et espère être tout entière.
En outre, l’Église a introduit dans le cycle annuel les mémoires des martyrs et des autres saints qui, élevés à la perfection par la grâce multiforme de Dieu et ayant déjà obtenu possession du salut éternel, chantent à Dieu dans le ciel une louange parfaite et intercèdent pour nous. Dans les anniversaires des saints, l’Église proclame le mystère pascal en ces saints qui ont souffert avec le Christ et sont glorifiés avec lui, et elle propose aux fidèles leurs exemples qui les attirent tous au Père par le Christ, et par leurs mérites elle obtient les bienfaits de Dieu.
105. [ Autres éléments du cycle liturgique ]
Enfin, aux divers temps de l’année, selon des disciplines traditionnelles, l’Église réalise la formation des fidèles par des activités spirituelles et corporelles, par l’instruction. la prière, les œuvres de pénitence et de miséricorde.
106. [Le jour du Seigneur]
L’Église célèbre le mystère pascal, en vertu d’une tradition apostolique qui remonte au jour même de la résurrection du Christ, chaque huitième jour, qui est nommé à bon droit le jour du Seigneur, ou dimanche. Ce jour-là, en effet, les fidèles doivent se rassembler pour que, entendant la parole de Dieu et participant à l’Eucharistie, ils se souviennent de la passion, de la résurrection et de la gloire du Seigneur Jésus, et rendent grâces à Dieu qui les "a régénérés pour une vivante espérance par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts" (1 Pierre, 1, 3). Aussi, le jour dominical est-il le jour de fête primordial qu’il faut proposer et inculquer à la piété des fidèles, de sorte qu’il devienne aussi jour de joie et de cessation du travail. Les autres célébrations, à moins qu’elles ne soient véritablement de la plus haute importance, ne doivent pas l’emporter sur lui, car il est le fondement et le noyau de toute l’année liturgique.
107. [Révision de l’année liturgique]
L’année liturgique sera révisée de telle sorte que, en gardant ou en restituant les coutumes et les disciplines traditionnelles attachées aux temps sacrés, en se conformant aux conditions de notre époque, on maintienne leur caractère natif pour nourrir comme il faut la piété des fidèles par la célébration des mystères de la rédemption chrétienne, mais surtout du mystère pascal. Les adaptations, selon les conditions locales, si elles étaient nécessaires. se feront conformément aux articles 39 et 40.
108. [Le propre du temps]
On orientera les esprits des fidèles avant tout vers les fêtes du Seigneur, par lesquelles se célèbrent pendant l’année les mystères du salut. Par suite, le propre du temps recevra la place qui lui revient au-dessus des fêtes des saints, pour que le cycle entier des mystères du salut soit célébré comme il se doit.
109. [Le carême]
Par suite : a) Les éléments baptismaux de la liturgie quadragésimale seront employés plus abondamment ; et certains, selon l’opportunité, seront restitués à partir de la tradition antérieure ;
b) On en dira autant des éléments pénitentiels. En ce qui concerne la catéchèse, on inculquera aux esprits des fidèles, en même temps que les conséquences sociales du péché, cette nature propre de la pénitence, qui déteste le péché en tant qu’il est une offense à Dieu ; on ne passera pas sous silence le rôle de l’Église dans l’action pénitentielle, et on insistera sur la prière pour les pécheurs.
110. La pénitence du temps du Carême ne doit pas être seulement intérieure et individuelle, mais aussi extérieure et sociale. La pratique de la pénitence, selon les possibilités de notre époque et des diverses régions, et selon les conditions des fidèles, sera favorisée et, par les autorités mentionnées à l’article 22, recommandée.
111. [Les fêtes des saints]
Selon la tradition, les saints sont l’objet d’un culte dans l’Église, et l’on y vénère leurs reliques authentiques et leurs images. Les fêtes des saints proclament les merveilles du Christ chez ses serviteurs et offrent aux fidèles des exemples opportuns à imiter.
Pour que les fêtes des saints ne l’emportent pas sur les fêtes qui célèbrent les mystères sauveurs en eux-mêmes, le plus grand nombre d’entre elles seront laissées à la célébration de chaque église, nation ou famille religieuse particulière ; on n’étendra à l’Église universelle que les fêtes commémorant des saints qui présentent véritablement une importance universelle.
112. [Musique sacrée et liturgie]
La tradition musicale de l’Église universelle a créé un trésor d’une valeur inestimable qui l’emporte sur les autres arts, du fait surtout que, chant sacré lié aux paroles, il fait partie nécessaire ou intégrante de la liturgie solennelle.
C’est pourquoi la musique sacrée sera d’autant plus sainte qu’elle sera en connexion plus étroite avec l’action liturgique, en donnant à la prière une expression plus suave, en favorisant l’unanimité ou en rendant les rites sacrés plus solennels. Mais l’Église approuve toutes les formes d’art véritables, si elles sont dotées des qualités requises, et elle les admet dans le culte divin.
113. [Le chant dans l’action liturgique]
114. [Les chorales]
Le trésor de la musique sacrée sera conservé et cultivé avec la plus grande sollicitude. Les Scholae cantorum seront assidûment développées, surtout auprès des églises cathédrales ; cependant les évêques et les autres pasteurs veilleront avec zèle à ce que, dans n’importe quelle action sacrée qui doit s’accomplir avec chant, toute l’assemblée des fidèles puisse assurer la participation active qui lui revient en propre, conformément aux articles 28 et 30.
115. [Enseignement de la musique sacrée]
On accordera une grande importance à l’enseignement et à la pratique de la musique dans les séminaires, les noviciats de religieux des deux sexes et leurs maisons d’études, et aussi dans les autres institutions et écoles catholiques ; pour assurer cette éducation, les maîtres chargés d’enseigner la musique sacrée, seront formés avec soin.
116. [Le chant grégorien]
118. [Le chant religieux populaire]
119. [Musique traditionnelle des peuples]
C’est pourquoi, dans la formation musicale des missionnaires, on veillera activement à ce que, dans la mesure du possible, ils soient capables de promouvoir la musique traditionnelle de ces peuples, tant à l’école que dans les actions sacrées.
120. [Orgue et autres instruments]
Quant aux autres instruments, selon le jugement et le consentement de l’autorité territoriale compétente, conformément aux articles 22, § 2, 37 et 40, il est permis de les admettre dans le culte divin selon qu’ils sont ou peuvent devenir adaptés à un usage sacré, qu’ils s’accordent à la dignité du temple et qu’ils favorisent véritablement l’édification des fidèles.
121. [Compositions nouvelles]
Ils composeront des mélodies qui présentent les marques de la véritable musique sacrée et qui puissent être chantées non seulement par les grandes Scholae cantorum, mais qui conviennent aussi aux petites et favorisent la participation active de toute l’assemblée des fidèles.
122. [Estime de l’Église pour l’art, surtout l’art sacré]
Parmi les plus nobles activités de l’esprit humain, on compte à très bon droit les beaux-arts, mais surtout l’art religieux et ce qui en est le sommet, l’art sacré. Par nature, ils visent à exprimer de quelque façon dans les œuvres humaines la beauté infinie de Dieu, et ils se consacrent d’autant plus à accroître sa louange et sa gloire qu’ils n’ont pas d’autres propos que de contribuer le plus possible à tourner les âmes humaines vers Dieu.
Aussi la vénérable Mère Église fut-elle toujours amie des beaux-arts, et elle n’a jamais cessé de requérir leur noble ministère, principalement afin que les objets servant au culte soient vraiment dignes, harmonieux et beaux, pour signifier et symboliser les réalités célestes, et elle n’a jamais cessé de former des artistes. L’Église s’est même toujours comportée en juge des beaux-arts, discernant parmi les œuvres des artistes celles qui s’accordaient avec la foi, la piété et les lois traditionnelles de la religion, et qui seraient susceptibles d’un usage sacré.
123. [Liberté de style]
L’Église n’a jamais considéré aucun style artistique comme lui appartenant en propre, mais selon le caractère et les conditions des peuples, et selon les nécessités des divers rites, elle a admis les genres de chaque époque, produisant au cours des siècles un trésor artistique qu’il faut conserver avec tout le soin possible. Que l’art de notre époque et celui de tous les peuples, et de toutes les régions ait lui aussi, dans l’Église, liberté de s’exercer, pourvu qu’il serve les édifices et les rites sacrés avec le respect et l’honneur qui leur sont dus, si bien qu’il soit à même de joindre sa voix à cet admirable concert de gloire que les plus grands hommes ont chanté en l’honneur de la foi catholique au cours des siècles passés.
124. [Des œuvres belles, appropriées aux lieux saints]
Les Ordinaires veilleront à ce que, en promouvant et favorisant un art véritablement sacré, ils aient en vue une noble beauté plutôt que la seule somptuosité. Ce que l’on doit entendre aussi des vêtements et des ornements sacrés.
Les évêques aussi veilleront à ce que les œuvres artistiques qui sont inconciliables avec la foi et les mœurs ainsi qu’avec la piété chrétienne, qui blessent le sens vraiment religieux, ou par la dépravation des formes, ou par l’insuffisance, la médiocrité ou le mensonge de leur art, soient nettement écartées des maisons de Dieu et des autres lieux sacrés.
125. [Les images sacrées]
On maintiendra fermement la pratique de proposer dans les églises des images sacrées à la vénération des fidèles ; mais elles seront exposées en nombre restreint et dans une juste disposition, pour ne pas éveiller l’étonnement du peuple chrétien et ne pas favoriser une dévotion mal réglée.
126. ]Commission diocésaine d’art sacré]
Pour juger les œuvres d’art, les Ordinaires des lieux entendront la Commission diocésaine d’art sacré et, le cas échéant, d’autres hommes très experts, ainsi que les Commissions mentionnées aux articles 44.45, 46. Les Ordinaires veilleront avec zèle à ce que le mobilier sacré ou les œuvres de prix, en tant qu’ornements de la maison de Dieu, ne soient pas aliénés ou détruits.
127. [Formation des artistes]
Les évêques, par eux-mêmes ou par des prêtres capables, doués de compétence et d’amour de l’art, s’occuperont des artistes pour les imprégner de l’esprit de l’art sacré et de la liturgie.
128. [Révision rie la législation sur l’art sacré]
Les canons et statuts ecclésiastiques qui concernent la confection matérielle de ce qui relève du culte divin, surtout quant à la structure digne et adaptée des édifices, la forme et la construction des autels, la noblesse, la disposition et la sécurité du tabernacle eucharistique, la situation adaptée et la dignité du baptistère, ainsi que la distribution harmonieuse des images sacrées, de la décoration et de l’ornementation, ces canons et statuts seront le plus tôt possible révisés, en même temps que les livres liturgiques, conformément à l’article 25 ; ce qui paraît mal accordé à la restauration de la liturgie sera amendé ou supprimé, et ce qui la favorise sera conservé ou introduit.
En ce domaine, surtout en ce qui concerne les matières et les formes du mobilier sacré, et des vêtements, faculté est attribuée aux conférences territoriales d’évêques d’opérer des adaptations aux nécessités et aux mœurs locales, conformément à l’article 22 de la présente Constitution.
129. [Instruction des clercs sur l’art sacré]
Les clercs, pendant le cours de leurs études philosophiques et théologiques, seront instruits aussi de l’histoire et de l’évolution de l’art sacré, ainsi que des sains principes sur lesquels doivent se fonder tes œuvres d’art sacré, afin qu’ils apprécient et conservent les monuments vénérables de l’Église, et qu’ils soient capables de donner des conseils appropriés aux artistes dans la réalisation de leurs œuvres.
130. [ Les insignes pontificaux]
APPENDICE DÉCLARATION DU IIe CONCILE DU VATICAN SUR LA RÉVISION DU CALENDRIER
Le saint Concile œcuménique, deuxième du Vatican, estimant d’une grande importance les désirs de beaucoup en faveur de la fixation de la fête de Pâques à un dimanche déterminé et de la stabilisation du calendrier, après avoir attentivement pesé les conséquences possibles de l’introduction d’un nouveau calendrier. déclare ce qui suit :
1. - Le saint Concile ne s’oppose pas à ce que la fête de Pâques soit fixée à un dimanche déterminé dans le calendrier grégorien, avec l’assentiment de ceux à qui importe cette question, surtout des frères séparés de la communion avec le Siège apostolique.
2. - En outre, le saint Concile déclare qu’il ne s’oppose pas aux projets qui visent à introduire dans la société civile un calendrier perpétuel.
Mais parmi les divers systèmes qui sont imaginés pour établir un calendrier perpétuel et l’introduire dans la société civile, l’Église ne s’oppose pas à ceux-là seulement qui observent et sauvegardent la semaine de sept jours avec le dimanche, sans intercaler aucun jour hors de la semaine, de telle sorte que la succession des semaines soit laissée intacte, à moins que n’interviennent des motifs très graves dont le Siège apostolique aurait à juger.
Tout l’ensemble et chacun des points qui s ont édictés dans cette Constitution ont plu aux Pères du saint Concile. Et Nous, en vertu du pouvoir apostolique que le Christ Nous a confié, avec les vénérables Pères, Nous les approuvons, décrétons et arrêtons dans le Saint-Esprit, et Nous ordonnons que, pour la gloire de Dieu, ce qui a été ainsi établi en Concile soit promulgué.
[2] Cf. Hébr. 13, 14.
[3] Cf. Éphés. 2. 21-22.
[4] Cf. Éphés. 4, 13.
[5] Cf. ls. 11, 12.
[6] Cf. Jean 11, 52.
[7] Cf. Jean 10, 16.
[8] Cf. Is. 61, 1 : Luc 4, 18.
[9] Saint Ignace d’Antioche, Ad Ephesios 7. 2. Ed. F. X. Funk, Patres Apostolici I, Tübingen, 1901, p. 218.
[10] Cf. 1 Tim. 2, 5.
[11] Sacramentaire de Vérone (Leonianum). Ed. C. Mohlberg, Rome, 1956, n. 1265, p. 162.
[12] Préface de Pâques, dans le missel romain.
[13] Cf. Saint Augustin, Enarr. in Ps. CXXXVIII, 2 : CChr., XL. Turnhout 1956, p. 1991 et oraison suivant la 2e leçon du Samedi saint, dans le missel romain, avant la réforme de la Semaine sainte.
[14] Cf. Marc 16, 15.
[15] Cf. Act. 26, 18.
[16] Cf. Rom. 6, 4 ; Éphés.2, 6 ; Coloss. 3, 1 ; 2 Tim. 2, 11.
[17] Cf. Jean 4,23.
[18] Cf. 1 Cor. 11, 26.
[19] Conc. de Trente, sess. XIII, 11 octobre 1551, Décr. De Ss. Eucharist., c. 5 : Concilium Tridentinum, Diariorum, Actorum, Epistolarum, Tractatuurn nova collectio. Ed. Goeerres Gesellschaft, t. VII Actorum pars IV, Fribourg-en-Brisgau, 1961, p. 202.
[20] Concile de Trente, sess, XXII, 17 septembre 1562, Doctr. De Ss. Missae sacrif., c. 2 : Concilium Tridentinum. Ed. cit., t. VIII. Actorum pars V. Fribourg-en-Brisgau, 1919, p. 960.
[21] Cf. Saint Augustin, In Joannis Erangelium Tractatus, VI, cap. ler, n. 7 ; P. L. XXXV, 1428.
[22] Cf. Apoc. 21, 2 ; Coloss. 3, 1 ; Hébr. 8. 2.
[23] Cf. Phil. 3, 20 ; Coloss. 3, 4.
[24] Cf. Jean 17.3 ; Luc 24. 27 ; Act. 2. 38.
[25] Cf. Matth. 28, 20.
[26] Postcommunion de la vigile pascale et du dimanche de Pâques.
[27] Oraison du mardi de Pâques.
[28] Cf. 2 Cor. 6, 1.
[29] Cf. Matth. 6, 6.
[30] Cf. 1 Thess. 5, 17.
[31] Cf. 2 Cor. 4, 10-11.
[33] Saint Cyprien, De cath. eccl. unitate, 7. Ed. G. Hartel, in C. S. E. L., t. III, 1, Vienne, 1868, p. 215-216 : Cf. Ep. 66, n. 8. 3. Ed. cit., t. III, 2, Vienne, 1871, p. 732-733.
[34] Cf. Concile de Trente, sess. XXII, 17 septembre 1562, Doctr. De Ss. Missae sacrif.. c. 8 : Concilium Tridentinum. Ed. cit., t. VIII. p. 961.
[35] Cf. saint Ignace d’Antioche, Ad Magn. 7 ; Ad Phil. 4 ; Ad. Smyrn. 8. Ed. F. X. Funk. cit.. I, p. 236, 266, 281.
[36] Cf. saint Augustin, In Joannis Evangelium tractatus, XXVI, chap. VI no 13 ; P. L. XXXV, 1613.
[37] Bréviaire romain. Fête-Dieu, antienne pour le Magnificat aux IIes vêpres.
[38] Cf. saint Cyrille d’Alexandrie, Commentarium Joannis Evangelium, livre XI, chap. XI-XII ; P. G. LXXIV. 557-564.
[39] Cf. 1 Tim. 2, 1-2.
[40] Sess. XXI, 16 juillet 1562. Doctrina de Communione sub utraque specie et parvulorum, chap. I-III. Concilium Tridentinum. Ed. cit., t. VIII, p. 698-699.
[41] Concile de Trente, sess. XX1V, 11 novembre 1563, De reformatione, chap. ler : Concilium Tridentinum. Ed. cit., t. IX. Actorum pars VI, Fribourg-en-Brisgau. 1924. p. 969. Cf. rituel romain. tit. VII c. 2, n. 6.
[42] Cf. Éphés. 5, 19 ; Coloss. 3, 16.
Ordonnances de l’Episcopat Français (1964-1967)
Pontificales Ritus (1968)
Tres abhinc annos [fr]
Instruction Inter Oecumenici [fr] (1964)
Sacrosanctum Concilium [latin] (1963)

References: § 2
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 § 2
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§ 2

§ 3
 § 2