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Timestamp: 2018-12-13 22:24:32+00:00

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Comble - J. Justin Storck
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Combustibilité >>
Ensemble des pièces de charpentes en bois ou en fer qui supportent la couverture d'une construction.
Les couvertures des maisons dont l'inclinaison, peu accentuée, permet que l'on y puisse marcher sont, dites terrasses.
Les combles sont formés extérieurement par une ou plusieurs surfaces plus ou moins inclinées, planes ou courbes qui prennent dans les combles à surfaces planes le nom de pans, égoûts versants, ou rampants. Dans les combles à surfaces courbes ces surfaces se nomment égoûts. Les combles qui n'ont qu'un versant se nomment appentis (Vov. ce mot).
Les combles à deux égouts (fig. 902) sont formés par deux rampants inclinés en sens inverse et au sommet formant un angle appelé faîte ; les extrémités du comble sont terminées et supportées par des murs appelés pignons. Lorsque les combles dépassent 4 à 5 mètres, ils s'exécutent par travées, et sont alors composés de fermes (voy. ces mots) qui sont des assemblages de plusieurs pièces servant à renforcer les pans et tenant lieu de pignons. Les chevrons d'un pan doivent correspondre à celui de l'autre ; ils sont à leurs sommets assemblés par deux entailles à mi-bois et l'extrémité inférieure en est assemblée par embrèvement dans des entailles creusées dans les sablières.
La distance à mettre entre les chevrons est d'environ 0m65.
Indépendamment des combles simples ci-dessus, les combles à surfaces planes varient de formes suivant le plan des constructions, ils sont parfois brisés ou à la Mansard, ou bien ont une forme pyramidale.
Si le bâtiment est de forme rectangulaire (Fig. 903), que les murs soient de même hauteur sur les 4 faces et que le comble ait 4 versants, la projection horizontale du comble se compose de 2 trapèzes ou longs pans, A, A. et de deux triangles appelés croupes, B,B. Les arêtiers sont formés par la rencontre de ces surfaces suivant les projections C, D, E, F, dont les projections verticales sont b et b' (Fig. 904).
Dans les bâtiments carrés ou de quatre côtés, le comble est pyramidal et prend le nom de comble en pavillon (Fig. 905 et 906) ; le comble peut également être fait avec deux faîtages horizontaux abcd se croisant au centre c et quatre noues ef eg, eh, ei, aboutissant aux angles (Fig. 907).
Un pavillon peut avoir pour base un polygone régulier ou irrégulier de plus de quatre côtés ; la projection horizontale des arêtes donne une suite de triangles égale au nombre des côtés du polygone.
Fig. 908, projection horizontale d'un pavillon octogonale.
Les combles coniques sont ceux qui terminent en pointe une construction de forme circulaire.
L'intersection des rampants A et B de deux combles de même hauteur à surfaces planes se rencontrant à angle droit ou obliquement, en faisant un angle rentrant, est une noue (Voy. ce mot) (Fig. 908 bis) : dans ce cas l'arêtier est lui-même taillé en angle rentrant (Voy. arêtier).
Si les faîtages sont différents de hauteur la noue prend le nom de noulet.
Fig. 909. Comble à fermes transversales
a. Chevrons ;
B. Sablières ;
c. Tirant ;
d. Arbalétriers ;
e. Faitâge ;
f. Coyaux ;
g. Pannes ;
h. Poinçon ;
i. Liens ;
k. Faux entrait ;
Le poinçon est assemblé au tirant par tenons et mortaise ; il est soulagé de son poids par un étrier en fer. On peut supprimer les liens et les remplacer par le faux entrait k indiqué en lignes ponctuées.
Fig. 910. Ferme sous faite.
Fig. 911. Combles à deux égouts :
B. Pannes ;
C. Arbalétriers ;
D. Liens ;
E. Entrait ;
E. Contrefiches ;
G. Aisseliers ;
I. Tirant ;
J. Faitage ;
K. Coyau ;
L. Sablières.
Fig. 912, 913. Comble à deux égouts avec exhaussement et ferme.
Fig. 914, 915. Comble à deux égouts sans exhaussement et sans ferme.
Fig. 916, 917. Comble à deux égouts avec exhaussement et sans ferme.
Lorsque la largeur du bâtiment le permet et que l'on veut rendre les greniers habitables, on donne aux fermes la forme que représente notre figure 918.
A. Faux arbalétrier ou jambe de force.
B. Aisselliers.
C. Blochet.
La ferme partielle composée d'un entrait, de deux arbalétriers, d'un poinçon, de deux liens et de deux contrefiches est élevée au-dessus du tirant principal par deux pièces presques verticales A. Leur stabilité est assurée par deux aisseliers B qui s'y assemblent ainsi que dans l'entrait. La position des jambes de force permet d'approcher les murailles qui sont élevées au-dessus des tirants jusqu'à hauteur d'appui. Les arbalétriers de la ferme partielle portent chacun trois pannes dont l'effort est soutenu par les liens, les contrefiches et l'entrait. Les chevrons sont prolongés jusqu'aux sablières établies à plomb des parements extérieurs des murs et retenus aux jambes de force par des blochets C qui les croisent à entailles à mi-bois et qui s'assemblent à queue d'aronde avec clef dans les jambes de force. Celles-ci sont parfois consolidées par des jambettes D que nous avons seulement ponctuées, car elles ne sont pas indispensables et gênent plutôt la circulation dans les greniers.
On a parfois fait concourir la maçonnerie à la stabilité de la position des jambes de force en engageant leurs pieds de toute leur épaisseur dans les murs à hauteur d'appui ; mais quoique ce moyen soit en apparence assez efficace pour la stabilité, il est pernicieux pour la conservation de la charpente vu que l'humidité que l'égoût du toit entretient fréquemment dans le haut des murs pourrit rapidement les jambes de force.
Les combles brisés ou à la Mansard sont à deux égoûts à rampants brisés.
Les faces inférieures (1 B, 2 B figure 919) forment le vrai comble et sont très inclinées ; les faces supérieures 1 S 2 ou faux comble sont seulement surbaissées ; l'arête horizontale 1, 2 se nomme arête de brisure ; un plancher divise parfois ces deux parties et forme le plafond des mansardes.
Les combles brisés se tracent de différentes manières, nous n'en indiquerons que les deux plus courantes. La première (Fig. 919) consiste à tracer une demi-circonférence ayant pour diamètre la largeur du comble et à la diviser en quatre parties égales que l'on joint par des cordes ; les cordes B 1 et B 2 donnent les pentes du vrai comble et les cordes 1 S, 2 S celles du faux comble.
Dans la Fig. 920 la hauteur du vrai comble est égale au rayon de la demi-circonférence décrite à la largeur du comble. Cette largeur est divisée en 6 parties égales. Des points 1 et 5 on élève des perpendiculaires jusqu'à la ligne de hauteur ; les points de rencontre B B, les cordes A B forment le trapèze A B, B A qui est la section du vrai comble ; le point S qui détermine la hauteur du faux comble est égal à une des divisions du diamètre ou à un sixième.
Fig. 921. Combles à la Mansard avec ferme et fermette.
Fig. 922. Combles à la Mansard sans ferme ni fermette.
Fig. 923 924. Comble à la Mansard d'un pavillon à l'extrémité d'un corps de logis.
Dans les combles à la Mansard d'exécution moderne, on supprime les fermes et on se sert des murs de refend comme point d'appui. Quand les murs de refend sont trop espacés, ou qu'ils ne se prolongent pas jusqu'à l'étage du comble, on constitue le faux comble par une véritable ferme.
Quand la panne de brisis forme un cordon ou corniche extérieure (fig. 925) ou qu'elle forme cordon saillant (fig. 926), pour rejeter les eaux du faux-comble sur les brisis, on l'enveloppe d'une feuille de métal que l'on fait descendre en bavette, par dessus les tuiles ou ardoises du brisis.
Krafft, dans la quatrième partie de son recueil, donne une ferme couvrant une galerie dont la voûte en bois doit être en plein cintre. Fig. 927.
Fig. 928. Comble en impériale ainsi appelé à cause de sa forme qui rappelle un peu celle de la couronne impériale. Ces combles sont employés pour pavillons. Les fermes sont portées sur quatre sablières moisant les blochets.
Fig. 929. Comble à la Mansard, à forme extérieure cylindrique ; on le nomme aussi comble en dôme ; il diffère peu dans sa disposition des combles à la Mansard, mais a une forme extérieure cylindrique.
Quand les combles sont sphériques extérieurement, ils sont dits combles en dômes ; ils sont dits combles sphériques quand ils sont sphériques intérieurement.
Fig. 930-931. Projection verticale et projection horizontale de la charpente intérieure d'un comble sphérique.
Fig. 932-933. Comble en dôme carré sur son plan et elliptique sur son élévation.
Fig 934-935. Comble en dôme circulaire sur son plan et elliptique sur son élévation.
Fig. 936-937. Comble en dôme avec lanterne circulaire sur son plan et elliptique sur son élévation.
Fig. 938-939. Comble ellipsoïdal.
Fig. 940-941. Comble conique employé généralement pour des bâtiments circulaires tels que tours, pavillons etc.
Fig. 942. Comble conique, sur un seul poinçon, couvrant une partie sphérique.
Fig. 943. Comble conique, couvrant une voûte circulaire en ogive et dont le poinçon forme un pendentif à l'intérieur.
Fig. 944 A. Elévation d'un poinçon central dans lequel les chevrons s'assemblent à tenons et mortaises par abouts d'embrévements.
B. Le même après l'assemblage des chevrons, mais avant la pose du lattis.
C. Le même terminé par une pointe conique saillante de façon à affleurer le lattis.
L'inclinaison ou pente à donner aux egoûts d'un comble dépend de la nature des matériaux employés pour la couverture, de l'emploi qui doit être fait de l'intérieur, ainsi que du climat de la contrée ou se fait la construction.
La hauteur d'un comble augmente dans les régions du nord, où l'égoût fait quelquefois un angle de 60 degrés avec l'horizon, afin de faciliter l'écoulement des eaux et de la neige. Cette inclinaison diminue dans les contrées du sud, où les combles sont parfois remplacés par des terrasses.
Tableau des inclinaisons demandées par quelques-unes des matières employées pour couverture :
Bardeaux, chêne ou sapin ............ 45°
Tuiles plates, grand moule............ 27 à 60°
— — petit moule............ 45 à 60°
— flamandes................... 21 à 27°
Ardoises........................... 33 à 43°
Cuivre.............................. 18 à 25°
Zinc............................... 18 à 25°
Tôle............................... 18 à 21°
Verre.............................. 18 à 21°
Chaque degré correspond à environ 0 m. 01763° de pente par mètre.
Ces diverses inclinaisons données aux toits divisent les combles en combles en pente prononcée et combles à pente douce.
Lég. A Paris, des règlements administratifs fixent les limites dans lesquelles doivent être inscrits les combles des bâtiments construits sur la voie publique.
Décret impérial du 27 juillet 1859 :
Art. 7. — Le faitage du comble ne peut excéder une hauteur égale à la moitié de la profondeur du bâtiment ;
Le profil du comble sur la façade du côté de la voie publique ne peut dépasser une ligne inclinée de 45°, partant de l'extrémité de la corniche et de l'entablement ;
Art. 8. — Sur les quais, boulevards, places publiques et dans les voies publiques de 15 métres au moins de largeur, ainsi que dans les cours et espaces intérieurs ou dehors de la voie publique, la ligne droite inclinée à 45° dans le périmètre indiqué ci-dessus, peut être remplacée par un quart de cercle dont le rayon ne peut excéder la hauteur fixée par l'art. 7. La saillie de l'entablement sera laissée en dehors du quart de cercle ;
Art 9. — Les combles des bâtiments situés à l'angle d'une voie publique de 13 mètres au moins de largeur et d'une voie publique de moins de 15 mètres peuvent, par exception, être établis sur cette dernière voie, suivant le périmètre indiqué par l'art. 8 ; mais seulement jusqu'à concurrence du bâtiment ayant face sur la voie la plus large ;
Art 10 — Les reliefs des chêneaux et membrons ne doivent pas excéder la ligne inclinée à 45° partant de l'extrémité de l'entablement ou le quart de cercle qui, dans le cas prévu par l'article 8, peut remplacer cette ligne ;
Art. 14. — Ces dispositions sont applicables à tous les bâtiments placés ou non sur la voie publique ;
Art. 15. — Les combles dont la forme et l'élévation excèdent actuellement celles ci-dessus prescrites ne peuvent être réconfortés ni reconstruits qu'à la charge de se conformer aux dispositions qui précédent ;
Art. 16. — Les dispositions du présent décret ne sont pas applicables aux édifices publics.
Prix (Voy. Chêne, Dépose, Sapin).
Toute charpente de comble ou de plancher dont l'assemblage est combiné avec la charpente en fer, et dont cela n'est que l'accessoire subit au mètre cube, une plus value de P. 7 fr. 80, S. 7 fr. 92.
Lorsqu'il n'a été fourni dans le bâtiment que le dernier plancher et le comble et que le montage de ces bois a été fait à plus de 15 mètres de hauteur, il y a lieu, par stère, à plus value de P. 4 fr. ; S. 3 fr. 86.
Lorsque, dans les mêmes conditions, il n'a été fourni dans le bâtiment que les bois de chevronnage, il est alloué, si ces bois ne dépassent pas 0m10 d'équarrissage, par stère. En chêne, P. 10 fr. S. 13 fr. En sapin, P. 8 fr. S. 11 fr. 95.

References: Art. 7

Art. 8
 l'article 8

Art. 14

Art. 15

Art. 16