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Timestamp: 2016-10-25 05:12:36+00:00

Document:
5A_132/2013 (24.05.2013)
5A_132/2013, 5A_133/2013 � � Arr�t du 24 mai 2013
5A_132/2013
Mme A.�
repr�sent�e par Me Antoine Zen Ruffinen, avocat,
M. B.�
repr�sent� par Me Thierry Ulmann, avocat,
5A_133/2013
recours contre le jugement de la Cour civile I du Tribunal cantonal du canton du Valais du 16 janvier 2013.
Mme A.X.________ (1951) et M. B.X.________ (1947) se sont mari�s le 23 ao�t 2002, sous le r�gime de la s�paration de biens. Aucun enfant n'est issu de cette union, l'�pouse est cependant la m�re d'un fils, C.Y.________, n� en 1987 d'un premier mariage, et l'�poux est �galement le p�re de trois enfants issus d'une pr�c�dente union.
�Les �poux se sont s�par�s au mois de mai 2012.
Le 31 mai 2012, l'�pouse a d�pos� une "�requ�te urgente de mesures protectrices de l'union conjugale valant requ�te de mesures�superprovisionnelles�" devant le juge IV du district de Sierre. Le magistrat a rejet� cette requ�te urgente le lendemain.
�Le juge de district a cit� les parties � compara�tre et les a invit�es � d�poser toutes pi�ces utiles et � �tablir leur train de vie et leur situation financi�re. L'�pouse a modifi� ses conclusions le 21 juin 2012 en ce sens qu'elle a requis l'attribution du logement conjugal, qu'il soit fait interdiction � son �poux de s'approcher d'un p�rim�tre de 100 m. autour du logement et de s'approcher d'elle hors du logement, qu'elle soit autoris�e � r�cup�rer la voiture immatricul�e xxxx qui lui appartient dans le garage de leur propri�t� en France, que le v�hicule Mercedes immatricul� xxxx soit mis � sa disposition, qu'il soit ordonn� � son �poux de lui verser, � titre de contribution d'entretien, un montant de 150'000 fr. par mois, et que l'�poux soit �galement astreint � verser 15'000 euros par mois pour l'entretien de son fils C.Y.________.
�Dans ses d�terminations des 22 et 29 juin 2012, l'�poux a, au pr�alable, requis la production de pi�ces bancaires par son �pouse et l'�tablissement par celle-ci d'un inventaire de toutes ses oeuvres d'art et de celles d�tenues par D.________ SA � Gen�ve. Au fond, l'�poux a conclu au rejet de la requ�te de mesures protectrices de l'union conjugale et � l'attribution du logement conjugal.
�Lors de l'audience du 29 juin 2012, l'�pouse a confirm� ses conclusions et requis en sus le versement par son �poux d'un montant de 300'000 fr., dans les 10 jours � compter du prononc� de mesures protectrices de l'union conjugale, � titre de compl�ment de contribution d'entretien "�pour r�gler les d�penses courantes en suspens par suite du blocage de ses comptes�".
B.a.�Le juge de district a, par d�cision du 28 ao�t 2012, prononc� la suspension de la vie commune des �poux X.________ pour une dur�e ind�termin�e (1), attribu� le logement conjugal � l'�poux et fix� � l'�pouse un d�lai au 30 novembre 2012 � midi pour quitter le logement, pr�cisant que celle-ci en aura la jouissance exclusive dans l'intervalle alors que l'�poux en supportera les charges (2), attribu� le v�hicule Mini Cooper immatricul� xxxx � l'�pouse (3), astreint l'�poux � contribuer � l'entretien de son �pouse par le versement d'une pension de 30'000 fr. par mois, du 1
er�juin au 30 novembre 2012, puis de 35'000 fr. par mois d�s le 1er�d�cembre 2012 (4), et rejet� toutes autres et plus amples conclusions (5).
�Le 13 septembre 2012, l'�poux a interjet� un appel contre cette d�cision tendant principalement � la suppression de la contribution d'entretien due � son �pouse, subsidiairement � la compensation des montants dus pour l'entretien de son �pouse avec la somme de 19'000'000 fr. qu'il a mise � la disposition de celle-ci.
�Par �critures du 14 septembre 2012, l'�pouse a �galement form� appel contre le prononc� du 28 ao�t 2012, concluant � titre provisionnel � l'octroi de l'effet suspensif concernant le point 2 du jugement attaqu�, puis principalement � l'attribution de la jouissance du logement conjugal, � charge pour son �poux d'en payer les charges, � la mise � sa disposition du v�hicule Mercedes immatricul� xxxx, au versement par son �poux d'une contribution mensuelle de 150'000 fr. pour son entretien et d'un montant de 15'000 euros pour l'entretien de son fils, d�s le 31 mai 2012 avec int�r�t � 5 % l'an d�s l'�ch�ance, ainsi qu'au paiement par son �poux dans un d�lai de 10 jours d'un compl�ment de contribution d'entretien de 300'000 fr. Par requ�te du m�me jour, l'�pouse a requis que son mari soit astreint � lui verser une�provisio ad litem�de 30'000 fr. pour couvrir les frais de la proc�dure d'appel.
�Dans leurs r�ponses respectives du 28 septembre 2012, chacun des �poux a conclu au rejet de l'appel de l'autre et le mari a en outre conclu au rejet de la requ�te de�provisio ad litem.
�Par d�cision du 11 octobre 2012, le juge de la Cour civile I du Tribunal cantonal du canton du Valais a partiellement suspendu l'ex�cution du prononc� du 28 ao�t 2012, autorisant l'�pouse � demeurer provisoirement dans le domicile conjugal, les charges �tant acquitt�es par le mari.
B.b.�Statuant par jugement du 16 janvier 2013, la Cour civile I du Tribunal cantonal du canton du Valais a partiellement admis les appels des �poux X.________ et r�form� la d�cision du juge de district du 28 ao�t 2012 comme suit : la vie commune des �poux X.________ est suspendue pour une dur�e ind�termin�e (1), la jouissance du logement conjugal est provisoirement attribu�e � l'�pouse (2), la jouissance du v�hicule Mini Cooper immatricul� xxxx est attribu�e � l'�pouse (3), l'�poux est astreint � contribuer � l'entretien de son �pouse par le versement d'une pension mensuelle de 35'000 fr., d�s le 1
er�juin 2012 (4). La Cour civile a au surplus rejet� toutes autres et plus amples conclusions (5), ainsi que la requ�te de�provisio ad litem�(6).
Par acte du 15 f�vrier 2013, Mme A.X.________ exerce un recours en mati�re civile au Tribunal f�d�ral. Elle conclut � l'annulation des chiffres 2 et 4 de l'arr�t entrepris, puis principalement � la r�forme de la cause en ce sens que la contribution par son �poux pour son entretien se monte � 85'000 fr. par mois, d�s le 1
er�juin 2012 et � la mise � sa disposition du v�hicule Mercedes immatricul� xxxx, subsidiairement au renvoi de la cause � l'instance inf�rieure.
�Par acte du 15 f�vrier 2013, M. B.X.________ interjette �galement un recours en mati�re civile et un recours constitutionnel subsidiaire au Tribunal f�d�ral, concluant � l'annulation des chiffres 2, 4 et 5 du jugement attaqu� et principalement � leur r�forme en ce sens que la jouissance du logement conjugal lui est attribu�e et que la contribution d'entretien en faveur de l'�pouse est supprim�e, subsidiairement au renvoi de la cause � l'autorit� pr�c�dente. Au pr�alable, l'�poux requiert l'octroi de l'effet suspensif au recours.
�Invit�es � se d�terminer sur la requ�te d'effet suspensif, l'�pouse a conclu � son rejet et l'autorit� pr�c�dente s'est r�f�r�e aux consid�rants de son jugement.
Par ordonnance du 8 mars 2013, le Pr�sident de la Cour de c�ans a rejet� la requ�te d'effet suspensif d�pos�e par l'�poux.
�Des r�ponses au fond sur chacun des recours n'ont pas �t� requises.
Les deux recours sont dirig�s contre la m�me d�cision, reposent sur les m�mes faits et opposent les m�mes parties dont les droits d�rivent de la m�me cause juridique; dans ces conditions, il y a lieu, par �conomie de proc�dure, de les joindre et de statuer � leur sujet par un seul arr�t (art. 24 PCF, applicable par analogie en raison du renvoi de l'art. 71 LTF).
2.1.�La d�cision de mesures protectrices de l'union conjugale (art. 172 ss CC), qui statue sur l'attribution du logement conjugal et la contribution d'entretien due � l'�pouse, rendue sur recours en derni�re instance cantonale par un tribunal sup�rieur du canton du Valais (art. 75 LTF), est une d�cision finale (art. 90 LTF; ATF 133 III 393 consid. 4 et les r�f�rences cit�es) de nature civile (art. 72 al. 1 LTF) p�cuniaire, dont la valeur litigieuse atteint manifestement 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4, 74 al. 1 let. b LTF). Les deux recours ont par ailleurs �t� d�pos�s en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et dans la forme pr�vue par la loi (art. 42 LTF), par des parties qui ont pris part � la proc�dure devant l'autorit� pr�c�dente et ont un int�r�t � l'annulation ou la modification de l'arr�t attaqu� (art. 76 al. 1 LTF). Les recours en mati�re civile sont donc en principe recevables, en sorte que le recours constitutionnel subsidiaire interjet� parall�lement par l'�poux est d'embl�e irrecevable (art. 113 LTF; ATF 134 II 379 consid. 1.2 p. 382).
2.2.�D�s lors que les mesures protectrices de l'union conjugale sont consid�r�es comme des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5 p. 396), seule peut �tre invoqu�e � leur encontre la violation de droits constitutionnels. Le Tribunal f�d�ral n'examine de tels griefs que s'ils ont �t� invoqu�s et motiv�s conform�ment au principe d'all�gation ("R�geprinzip", art. 106 al. 2 LTF), � savoir s'ils ont �t� express�ment soulev�s et expos�s de mani�re claire et d�taill�e (ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). Le recourant qui se plaint de la violation d'un droit fondamental ne peut donc se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en instance d'appel, o� l'autorit� de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer sa th�se � celle de l'autorit� cantonale (ATF 134 II 349 consid. 3 p. 351 s.; 133 II 396 consid. 3.2 p. 400; arr�t 5A_99/2011 du 22 septembre 2011 consid. 2.1).
�Aux termes de l'art. 271 let. a CPC, les mesures protectrices de l'union conjugale (art. 172 � 179 CC) sont ordonn�es � la suite d'une proc�dure sommaire. Bien que les moyens de preuve ne soient pas restreints aux seuls titres, l'administration des moyens de preuve doit pouvoir intervenir imm�diatement (art. 254 al. 2 let. c et 272 CPC). La d�cision de mesures protectrices de l'union conjugale est en principe provisoire et rev�tue d'une autorit� de la chose jug�e limit�e. La jurisprudence rendue avant l'entr�e en vigueur du CPC demeure applicable (en particulier l'ATF 127 III 474 consid. 2b/bb p. 478) : la cognition du juge est limit�e � la simple vraisemblance des faits et � un examen sommaire du droit.
3.1.�Bien que chaque �poux conclue � l'annulation des ch. 2 et 4 du dispositif de l'arr�t entrepris concernant respectivement l'attribution du logement conjugal et la contribution d'entretien due � l'�pouse, le recours de celle-ci a pour objet l'attribution de la jouissance du v�hicule Mercedes immatricul� xxxx, en tant qu'elle consid�re cette automobile comme un meuble du logement conjugal, et le montant de la contribution d'entretien qui lui est allou�e, alors que le recours de l'�poux tend � l'attribution du logement conjugal pour son propre usage et � la suppression de la contribution d'entretien en faveur de son �pouse.
3.2.�Statuant sur l'appel de chacun des �poux, la cour cantonale a constat� que l'�poux s'en prenait � la contribution d'entretien due � son �pouse et que celle-ci attaquait la d�cision de premi�re instance au sujet de l'attribution du domicile conjugal et du montant allou� pour son entretien.
�S'agissant de l'attribution du logement conjugal, la Cour civile a relev� que l'�pouse s'�tait particuli�rement impliqu�e dans les d�marches li�es � l'achat du terrain et � la construction de cet immeuble, ayant des liens directs avec les entrepreneurs et assistant aux r�unions de chantier, dans la mesure o� son �poux ne parle pas le fran�ais. L'autorit� pr�c�dente a ajout� que l'�pouse, dont la m�re r�side � E.________, a davantage de liens avec le Valais que son mari qui n'a aucune famille en Suisse, et que l'�pouse souffre encore des s�quelles li�es au cancer dont elle a �t� atteinte il y a plusieurs ann�es, en sorte que l'on ne peut�- contrairement � l'appr�ciation du premier juge -�raisonnablement exiger d'elle qu'elle emm�nage avec sa m�re de 81 ans, � supposer que le logement soit suffisamment grand pour l'accueillir, m�me � titre provisoire. Dans ces conditions, singuli�rement au vu de l'�tat de sant� fragile de l'�pouse, la cour cantonale a admis qu'il se justifiait de lui �pargner, m�me provisoirement, un d�m�nagement et a donc reconnu un int�r�t pr�pond�rant � l'�pouse � pouvoir disposer du logement conjugal, � tout le moins durant la proc�dure de divorce.
�L'autorit� pr�c�dente a d'embl�e d�clar� irrecevable la conclusion de l'�pouse tendant � l'attribution du v�hicule Mercedes xxxx, faute de motivation de cette conclusion dans son m�moire d'appel.
�Concernant la contribution d'entretien de l'�pouse � charge du mari, les juges cantonaux sont partis de la convention que les parties ont conclue durant la vie commune et ont constat� que le train de vie des �poux durant la vie commune avait enti�rement �t� financ� par l'�poux gr�ce aux revenus de sa fortune, en sorte qu'il n'y avait pas lieu de modifier cet aspect, en particulier d'exiger de l'�pouse qu'elle entame sa pr�tendue fortune, vu les moyens financiers suffisants du couple. Les juges pr�c�dents ont ainsi admis le principe d'une contribution d'entretien en faveur de l'�pouse. La cour cantonale a ensuite relev� que l'�pouse, en d�pit de son devoir de collaboration, n'avait pas fourni d'�l�ments pr�cis relatifs � son train de vie, partant, qu'elle n'avait pas pr�cis� les d�penses n�cessaires � son train de vie et ne les avait�a fortiori�pas rendues vraisemblables, m�me dans son m�moire d'appel, ce nonobstant l'interpellation du juge de premi�re instance. La cour cantonale a ainsi consid�r� que le train de vie de l'�pouse devait �tre estim�. Elle a ainsi constat� que les d�comptes mensuels des cartes de cr�dit de l'�pouse se montaient � 12'000 fr. par mois en moyenne, pour des d�penses dans le domaine de l'h�tellerie de luxe, des transports, des spa, de la beaut� et de la coiffure, ainsi que pour des achats de voyage et des d�penses dans des �piceries. La Cour civile a ajout� � ces d�penses les frais d'assurances, de v�tements, de loisirs et la charge d'imp�ts qu'elle a fix�s � 10'000 fr. par mois, vu notamment la somme de 95'000 fr. pay�e jusque-l� par le couple annuellement � titre d'imposition � la d�pense, ainsi que le co�t d'engagement de l'employ�e de maison � hauteur de 4'108 fr. 25. En d�finitive, les juges cantonaux ont admis qu'une contribution mensuelle de 26'000 fr. permettait � l'�pouse de conserver son train de vie. L'autorit� pr�c�dente a ajout� � ce montant les charges du logement conjugal attribu� provisoirement � l'�pouse, qu'elle a fix�es � 9'000 fr. par mois sur la base du r�capitulatif �tabli par la fiduciaire des �poux au moyen des factures des trois derni�res ann�es qui pr�sentait un total de 390'891 fr. 94 pour 44 mois. En d�finitive, la cour cantonale a allou� � l'�pouse une contribution pour son entretien de 35'000 fr. par mois, � charge du mari, d�s le mois de juin 2012.
Dans leurs recours respectifs, les �poux critiquent chacun l'appr�ciation des faits et des preuves effectu�e par l'autorit� pr�c�dente qu'ils consid�rent comme arbitraire (art. 9 Cst.). Le mari s'en prend � l'appr�ciation des juges cantonaux concernant l'attribution du�logement conjugal � l'�pouse au vu des possibilit�s de relogement de celle-ci, de sa participation � la construction du chalet et de son �tat de sant� (consid. 4.2). A l'appui de sa conclusion en suppression de la contribution d'entretien due � son �pouse, le mari invoque �galement l'appr�ciation arbitraire des faits et des preuves en tant que le train de vie de l'�pouse (�cf. infra�consid. 4.3) et les frais d'entretien du logement conjugal auraient �t� mal �valu�s (ci-apr�s consid. 4.4). L'�pouse, qui soul�ve �galement la critique d'arbitraire dans l'appr�ciation des faits et des preuves, critique aussi la d�termination des charges li�es au logement (consid. 4.3) et l'�valuation de son train de vie (�infra�consid. 4.4); elle revendique en outre l'attribution de la jouissance du v�hicule Mercedes immatricul� xxxx (�cf. ci-dessous consid. 4.5).
4.1.�Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF) et il se montre r�serv� en ce qui concerne l'appr�ciation des preuves et la constatation des faits, vu le large pouvoir qu'il reconna�t en la mati�re � l'autorit� cantonale (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40; 118 Ia 28 consid. 1b p. 30 ss). Cette retenue est d'autant plus grande dans le domaine des mesures protectrices de l'union conjugale, ordonn�es � la suite d'une proc�dure sommaire, avec administration restreinte des moyens de preuve et limitation du degr� de la preuve � la simple vraisemblance (�cf. supra�consid. 2). Dans le cadre d'un recours soumis � l'art. 98 LTF, les art. 95, 97 et 105 al. 2 LTF ne s'appliquent pas directement (ATF 133 III 393 consid. 7.1 p. 398; 133 III 585 consid. 4.1 p. 588 s.), en sorte que le recourant qui entend invoquer que les faits ont �t� �tablis de mani�re manifestement inexacte ne peut obtenir la rectification ou le compl�tement des constatations de fait de l'arr�t cantonal que s'il d�montre que celles-ci sont arbitraires au sens de l'art. 9 Cst., conform�ment au principe d'all�gation (�cf. supra�consid. 2; ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252; arr�t 5A_338/2010 du 4 octobre 2010 consid. 3.2). La partie recourante ne peut donc pas se borner � contredire les constatations litigieuses par ses propres all�gations ou par l'expos� de sa propre appr�ciation des preuves; elle doit indiquer de fa�on pr�cise en quoi ces constatations sont contraires au droit ou entach�es d'une erreur indiscutable, c'est-�-dire arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252). Une critique des faits qui ne satisfait pas � cette exigence est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF).
4.2.�Dans son recours, l'�poux s'en prend � l'attribution de la jouissance du logement de famille � son �pouse. Il consid�re que les solutions de logement alternatives qui s'offrent � celle-ci, � savoir l'appartement parisien o� vit son fils C.________, la villa en Corse o� vit le p�re de son fils et l'appartement de E.________ o� vit sa m�re, biens dont elle est propri�taire directement ou indirectement par des participations dans des soci�t�s immobili�res (SCI), n'ont pas �t� examin�es par les juges pr�c�dents alors qu'il est attendu de lui qu'il demeure dans la maison au Sud-ouest de la France appartenant � ses enfants. Le recourant critique en outre la non-prise en consid�ration de l'offre de relogement � F.________ qu'il a faite � son �pouse. L'�poux s'en prend aussi � l'appr�ciation selon laquelle son �pouse aurait un attachement psychologique au chalet de F.________ pour en avoir dirig� la construction. Le recourant conteste ce lien et affirme qu'il s'exprime et comprend le fran�ais et qu'il exerce le m�tier d'entrepreneur du b�timent. Enfin, le recourant s'en prend � l'affirmation selon laquelle son �pouse souffre de s�quelles d'un cancer en critiquant la valeur probante des certificats m�dicaux produits et estime notoire qu'apr�s plus de cinq ans sans r�cidive, un cancer doit �tre consid�r� comme gu�ri. Il all�gue en outre que l'op�ration subie par son �pouse en septembre 2012 est "�sans aucun rapport avec un cancer�" et que ses m�decins se trouvent � Paris en sorte qu'un d�m�nagement dans le m�me village peut lui �tre impos� si elle peut entreprendre des voyages de plusieurs centaines de kilom�tres. En d�finitive, l'�poux consid�re que la cour cantonale a �tabli les faits et appr�ci� les preuves relatives � l'attribution du logement conjugal de mani�re arbitraire, notamment en ne tenant pas compte d'�l�ments factuels propres � modifier la d�cision et en se fondant sur des �l�ments de fait erron�s et mensongers, proc�dant ainsi � une application arbitraire de l'art. 176 al. 1 ch. 2 CC.
4.2.1.�Si les �poux ne parviennent pas � s'entendre au sujet de la jouissance de l'habitation conjugale, l'art. 176 al. 1 ch. 2 CC pr�voit que le juge attribue provisoirement le logement conjugal � l'une des parties en faisant usage de son pouvoir d'appr�ciation. Il doit proc�der � une pes�e des int�r�ts en pr�sence, de fa�on � prononcer la mesure la plus ad�quate au vu des circonstances concr�tes (arr�ts 5A_575/2011 du 12 octobre 2011 consid. 5.1, 5A_914/2010 du 10 mars 2011 consid. 2.1; Hausheer/Reusser/Geiser, Commentaire bernois, 1999, n� 29 ad art. 176 CC p. 566 et les r�f�rences).
4.2.2.�En l'occurrence, lorsqu'il se r�f�re � une offre de relogement � F.________, aux alternatives de logement de l'�pouse dans les appartements de son fils et du p�re de ce dernier, ainsi qu'� l'absence de s�quelles de l'�pouse � la suite du cancer dont elle a �t� atteinte, le recourant se fonde sur des �l�ments factuels qui ne ressortent pas des constatations de l'arr�t entrepris et qu'il tente d'�tablir en renvoyant � ses pr�c�dentes �critures. Or, de simples all�gations - fussent-elles m�me plausibles - ne suffisent pas � prouver un fait, � moins qu'elles ne soient corrobor�es par des pi�ces qui accr�ditent la th�se soutenue (arr�ts 5A_723/2012 du 21 novembre 2012 consid. 4.2.1; 5A_225/2010 du 2 novembre 2010 consid. 3.2 non publi� � l'ATF 136 III 583), ce qui n'est pas le cas en l'esp�ce. En d�finitive, le recourant substitue sa propre appr�ciation de la cause � celle de l'autorit� cantonale et fait primer son droit de propri�t� pourtant subsidiaire sur le crit�re utilis� par la cour pr�c�dente selon lequel le logement est attribu� � l'�poux auquel on peut le moins imposer de d�m�nager, sans tenir compte du raisonnement d�velopp� par celle-ci mais en le critiquant d�s lors qu'il s'�carte du sien, sans d�montrer en quoi l'autorit� pr�c�dente aurait vers� dans l'arbitraire. Sa critique de l'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'�tablissement des faits et l'appr�ciation des faits et preuves, puis dans l'application de l'art. 176 al. 1 ch. 2 CC est irrecevable, faute de motivation suffisante (art. 106 al. 2 LTF,�cf. supra�consid. 2.2 et 4.1).
4.2.3.�En relation avec l'attribution du logement conjugal � l'�pouse � la lumi�re de son droit de propri�t� sur l'immeuble, le recourant soutient parall�lement que l'attribution litigieuse viole la garantie de la propri�t� (art. 26 Cst.). Ce moyen est d'embl�e mal fond�, la garantie constitutionnelle de la propri�t� ne pouvant �tre invoqu�e directement dans un litige entre particuliers (arr�t 5P.476/2006 du 16 janvier 2007 consid. 4).
4.3.�Invoquant l'appr�ciation arbitraire des faits et preuves (art. 9 Cst.), les deux �poux s'en prennent chacun � la d�termination des charges li�es � l'entretien du logement conjugal.
4.3.1.�Le recourant consid�re que les frais d'entretien du logement ont �t� �tablis de mani�re arbitraire par l'autorit� cantonale en admettant en bloc les d�penses pr�sent�es par l'�pouse sans tenir compte des remarques qu'il a formul�es ayant trait � la nature des d�penses qui ne rel�vent, selon lui, pas de l'entretien courant, mais sont extravagantes ou font suite � un d�g�t des eaux. L'�poux expose que la cour cantonale devait se prononcer sur la vraisemblance des pi�ces produites par l'�pouse au sujet des frais d'entretien du chalet conjugal dont elle a la jouissance.
4.3.2.�L'�pouse reproche � l'autorit� pr�c�dente des erreurs de calcul manifestes constitutives d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. La recourante expose que le juge cantonal a mal appr�ci� les preuves relatives au co�t d'entretien du chalet, soutenant que le total des factures concernant l'entretien du logement conjugal pr�sent�es, qui ascende � 390'891 fr. 94, ne devait pas �tre divis� par 44, � savoir par le nombre de mois qui s�parent la premi�re facture de 2008 et la derni�re facture de 2012, d�s lors que les frais annuels, singuli�rement les abonnements et les assurances n'ont �t� additionn�s qu'une seule fois, mais par 12 mois, le total ayant �t� rapport� pour une ann�e par la fiduciaire qui a r�capitul� ces factures. La recourante admet cependant que les imp�ts et taxes, � hauteur de 9'302 fr. 10, ne doivent pas �tre pris en consid�ration dans l'entretien du logement mais dans ses frais personnels, et conc�de de d�duire �galement des frais d'administration de la fiduciaire qu'elle estime pouvoir �tre ren�goci�s � la baisse. En d�finitive, l'�pouse consid�re qu'un montant de 21'276 fr. 80 doit �tre retenu dans ses charges pour le poste concernant les frais d'entretien du logement conjugal, somme qui est, selon elle, dans un rapport de grandeur raisonnable par rapport � la valeur du logement qu'elle affirme �tre de 30'000'000 fr, contrairement au r�sultat du juge cantonal de 9'000 fr. qu'elle juge choquant.
4.3.3.�En l'esp�ce, l'�poux se limite � opposer son appr�ciation � celle de l'autorit� cantonale qui s'est fond�e sur les pi�ces comptables remises par la recourante mais �tablies par une fiduciaire, sans pr�ciser les preuves qui auraient d� �tre appr�ci�es diff�remment ou qui n'ont pas �t� prises en consid�ration, ni m�me mettre en exergue les factures qui, selon lui, rel�vent des d�penses extraordinaires, faisant suite � des am�nagements ou un sinistre. Largement appellatoire la critique de l'�poux est donc irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; consid.�supra�2.2 et 4.1).
�Il en va de m�me du grief de l'�pouse. Elle pr�sente son propre calcul des charges de logement, sans remettre en cause la p�riode vis�e, mais soutient, sans �num�rer les pi�ces mal appr�ci�es (�cf. consid. 4.1), que plusieurs factures annuelles ont �t� additionn�es une seule fois pour l'ensemble de la p�riode de 44 mois. Au surplus, la recourante, qui entend d�montrer l'arbitraire du montant retenu pour les frais d'entretien par rapport � la valeur v�nale de l'immeuble, ne se fonde, pour �tablir ce dernier montant, sur aucune pi�ce ou autre preuve, en sorte qu'il s'agit d'une simple all�gation non prouv�e. Faute de motivation satisfaisante le reproche de l'�pouse est �galement irrecevable (art. 106 al. 2 LTF;�cf. ci-dessus consid. 2.2 et 4.1).
4.4.�Toujours sous le grief d'appr�ciation arbitraire des preuves (art. 9 Cst.), chacun des recourants reproche aux juges cantonaux d'avoir mal appr�ci� le train de vie de l'�pouse.
4.4.1.�L'�poux reproche aux juges cantonaux de s'�tre bas�s sur un trimestre de relev�s de cartes de cr�dit pour �tablir le train de vie de son �pouse, pr�cisant que ces d�penses ne sont pas repr�sentatives de son entretien mais uniquement de frivolit�s. Il tient pour arbitraire l'�valuation du train de vie sur des pi�ces qu'il conteste, d�s lors que l'�pouse devait rendre vraisemblables ses besoins.
4.4.2.�L'�pouse se plaint pour sa part de la prise en consid�ration de l'all�gation de son mari selon laquelle il aurait consacr� 19 millions � son entretien en dix ans de mariage, de la non-prise en compte dans la d�termination de son train de vie du montant de 911'322 fr. 10 consacr� � des achats d'oeuvres d'art et de la d�duction par le juge cantonal des versements mensuels de 18'000 fr. (15'000 euros) destin�s � l'entretien du fils de l'�pouse.
�S'agissant de la somme de 19 millions, la recourante reconna�t qu'une partie de ce montant, � hauteur de 4'768'622 euros, soit 5'927'346 fr., sont des pr�ts destin�s � l'achat d'immeubles � son nom que son mari entend se faire rembourser selon la r�f�rence � deux litiges pendants en France. Quant � la prise en compte des frais d'expertises dans le domaine de l'art, l'�pouse fait valoir que ces frais ne constituent pas des achats d'oeuvres mais ont �t� utilis�s pour faire r�aliser des expertises stylistiques et scientifiques d'oeuvres d'art afin d'assouvir sa passion, laquelle fait partie des d�penses effectu�es par son mari pour son train de vie. Ainsi, la recourante estime qu'il faut d�duire des 19 millions la somme de 5'927'346 fr. pour l'acquisition d'immeubles dont son �poux pr�tend au remboursement, mais non la somme de 911'322 fr. 10 affect�e � des expertises dans le domaine de l'art, en sorte qu'un montant de 13'072'653 fr. 60 (�sic!�) sur dix ans aurait �t� utilis� pour son train de vie ordinaire, autrement dit approximativement 108'940 fr. par mois. Enfin, concernant les versements mensuels de 15'000 euros, � savoir 18'000 fr., la recourante soutient qu'ils ont servi �galement � d'autres fins que l'entretien de son fils, notamment � financer les SCI G.________ et Y.________, seuls 3'000 fr. par mois �tant r�ellement utilis�s pour l'entretien du fils.
�L'�pouse conforte son appr�ciation de son train de vie par un second calcul. Elle additionne les d�penses mensuelles de sa carte de cr�dit (12'000 fr.), ses acomptes d'imp�ts (10'000 fr.), le salaire de son employ�e de maison (4'108 fr. 25 par mois), et obtient un train de vie de 26'000 fr. par mois, auquel elle ajoute les frais d'entretien du logement conjugal � hauteur de son calcul pr�c�dent (21'272 fr.) et la part non utilis�e pour l'entretien de son fils, soit 15'000 fr. Selon son calcul, l'�pouse parvient � un montant de 62'272 fr., n�cessaire au maintien de son train de vie. Elle pr�tend qu'il faut en outre y ajouter les d�penses "courantes et �videntes", � hauteur de 2'879 fr. 05 comprenant sa cotisation mensuelle AVS, ses frais de t�l�phone, sa prime d'assurance-maladie, son assurance RC v�hicule, que la cour cantonale aurait omis de prendre en consid�ration. En d�finitive, l'�pouse fixe la contribution d'entretien n�cessaire � son train de vie, selon son second calcul, � 65'151 fr. (�sic!�).
4.4.3.�La critique commune des �poux relative � l'�tablissement du co�t de l'entretien de base, � savoir les primes d'assurances, les aliments et les frais fixes, singuli�rement de t�l�phone, est d'embl�e mal fond�e, la cour cantonale ayant manifestement tenu compte de ces co�ts dans un poste �valu� � 10'000 fr. qui comprend�- outre�ces frais�-�la part de charge fiscale support�e par l'�pouse. S'agissant du premier calcul de la recourante, elle se limite � le pr�senter sans se r�f�rer � la m�thode divergente utilis�e par la cour pr�c�dente qui a �tabli le train de vie de la recourante sur la base des d�penses de l'�pouse, en �num�rant les frais n�cessaires au maintien de son train de vie apr�s la s�paration compte tenu de l'ensemble des circonstances et des preuves disponibles. La critique est ainsi d'embl�e irrecevable, d�s lors qu'elle n'a aucun lien avec la motivation de la d�cision querell�e et se fonde sur des �l�ments non constat� dans l'arr�t entrepris (art. 106 al. 2 LTF;�cf. supra�consid. 2.2 et 4.1). Le calcul de confirmation effectu� par la recourante, qui correspond � la m�thode utilis�e par la cour cantonale et aboutit au demeurant � un r�sultat presque inf�rieur de moiti� au premier calcul, refl�te uniquement la propre appr�ciation de la recourante�-�ainsi, lorsqu'elle �value les frais de logement � 21'272 fr. et ajoute des frais de base � hauteur de 2'879 fr. d�j� pris en consid�ration�-,�sans d�noncer l'arbitraire du raisonnement des juges cantonaux. D�s lors qu'il faut tenir compte de frais d'entretien du logement de 9'000 fr. (�cf. supra�consid. 4.3), qu'elle n'�tablit pas que le versement destin� � l'entretien de C.________ lui a concr�tement servi � son propre entretien � raison de 15'000 fr. par mois et que les frais de base ont d�j� �t� pris en compte, le calcul de la recourante aboutit au m�me r�sultat que celui de la Cour civile (12'000 fr. + 10'000 fr. + 4'108 fr. 25 + 9'000 fr. = 35'108 fr. 25). Par ailleurs, la recourante pr�sente ses propres calculs, qui aboutissent � des r�sultats significativement diff�rents, en sorte qu'elle ne d�montre nullement l'arbitraire de la d�termination de son train de vie par la cour cantonale. La preuve stricte d'un fait n'�tant pas n�cessaire dans le cadre d'une telle proc�dure de mesures provisoires (�cf. supra�consid. 2.1 et 2.3), l'autorit� pr�c�dente ne tombe pas dans l'arbitraire lorsqu'elle fonde sa conviction sur des indices et qu'elle retient l'�tat de fait qui lui para�t le plus vraisemblable. Il s'ensuit que le grief de l'�pouse d'appr�ciation arbitraire (art. 9 Cst.) des preuves relatives � la d�termination de son train de vie, autant qu'il est recevable (art. 106 al. 2 LTF, consid.�supra�2.2 et 4.1), est manifestement mal fond�.
4.5.�Enfin, l'�pouse fait grief � la cour cantonale d'avoir mal appr�ci� les faits � la base de l'attribution de la jouissance du v�hicule Mercedes immatricul� xxxx. Elle expose que cette automobile 4x4 faisait partie des meubles du logement conjugal qui est un chalet sis � 1'400 m�tres d'altitude, �tant �quip� pour circuler sur des routes de montagne, et que son mari l'a retir�e du garage du logement uniquement pour des motifs chicaniers.
�Ind�pendamment du fait qu'elle ne s'en prend pas � la motivation de la cour cantonale qui a d�clar� sa conclusion irrecevable, les all�gations de la recourante ne reposent sur aucun �l�ment de preuve tendant � �tablir que le v�hicule dont elle dispose est inapte � circuler sur les routes d'un village de montagne, mais sur sa propre appr�ciation, purement appellatoire. Le grief est donc irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; consid. ci-dessus 2.2 et 4.1).
Sur le vu de ce qui pr�c�de, le recours en mati�re civile de Mme A.X.________, ainsi que celui de M. B.X.________ doivent �tre rejet�s dans la mesure de leur recevabilit�. Les frais judiciaires relatifs � chaque recours doivent �tre mis � la charge de leur auteur (art. 66 al. 1 LTF). Les parties n'ont pas droit � des d�pens d�s lors qu'aucune d'elles n'a �t� invit�e � se d�terminer sur le recours de l'autre (art. 68 al. 1 et 2 LTF), � l'exception toutefois de l'�pouse qui a droit � l'allocation d'une indemnit� de d�pens pour ses d�terminations sur la requ�te d'effet suspensif pr�sent�e par le mari (art. 68 al. 1 et 2 LTF).
Les causes 5A_132/2013 et 5A_133/2013 sont jointes.
Le recours de Mme A.X.________ (5A_132/2013) est rejet� dans la mesure o� il est recevable.
Le recours de M. B.X.________ (5A_133/2013) est rejet� dans la mesure o� il est recevable.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 5'000 fr. pour la cause 5A_132/2013, sont mis � la charge de Mme A.X.________.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 5'000 fr. pour la cause 5A_133/2013, sont mis � la charge de M. B.X.________.
M. B.X.________ versera � Mme A.X.________ une indemnit� de 400 fr. � titre de d�pens pour ses d�terminations sur la requ�te d'effet suspensif; il n'est pas allou� de d�pens au surplus.
Le pr�sent arr�t est communiqu� aux parties et � la Cour civile I du Tribunal cantonal du canton du Valais.
Lausanne, le 24 mai 2013

References: ATF 
 ATF 
 art. 106
 art. 95
 ATF 
 art. 176