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Timestamp: 2017-11-18 08:01:16+00:00

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Hiroshima et Nagasaki / 1 - Le blog de KINIA suis-je un monstre ?
N'oublions JAMAIS que l'homme peut faire des choses merveilleuses mais aussi son opposé qui le perdra.
Ne pas oublier évitera notre propre destruction.
Un trop grand anniversaire a été fêté ce début d'Août : pour ceux et celles qui auront le courage de tout lire.
§ 8 mai : fin de la guerre en Europe
§ 21 juin : l’empire du Japon est défait dans la bataille d'Okinawa
§ 9 juillet : planification de Downfall, opération Olympic, ratio de trois contre un au sud de Kyūshū
§ 26 juillet : ultimatum remis par les trois Grands depuis Potsdam
§ 29 juillet : le conseil impérial refuse sans répondre ; recherche d’une voie diplomatique avec les Soviétiques
§ 2 août : Quittant Potsdam, Harry Truman apprend que l’invasion Olympic est compromise : l’option bombe A est décidée
§ 6 août : Enola Gay largue Little Boy sur Hiroshima - Truman déclare « Si [vos dirigeants] n’acceptent pas maintenant nos conditions, ils doivent s’attendre à un déluge de ruines venu des airs comme il n’en a jamais été vu de semblable sur cette Terre. »
§ 8 août : l’URSS déclare la guerre au Japon et réalise une attaque de grande ampleur, envahissant le Mandchoukouo, la Corée et le nord de la Chine. Un débarquement aux Îles Kouriles a également lieu
§ 9 août : Bockscar largue Fat Man sur Nagasaki
§ 14 août : le conseil impérial accepte la capitulation sans conditions
§ 15 août : jour Victory over Japan ; Hirohito s’adresse à la nation au par le discours connu sous le nom de Gyokuon-hōsō
§ 28 août : la troisième flotte américaine entre dans la baie de Tōkyō, occupation militaire du Japon ; l’Armée rouge occupe les Kouriles
§ 2 septembre : Douglas Mac Arthur préside la signature des actes de capitulation du Japon.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, Hiroshima fut un centre stratégique assurant la défense terrestre de tout le sud du Japon ainsi qu'un centre industriel de première importance. Juste en face du port de la ville, sur l'île d'Okunoshima, était établie une usine de fabrication de gaz toxique affiliée au réseau d'unités de recherche de Shiro Ishii. Avec l'expansion de l'empire, différents types d'armes chimiques y furent produites comme le gaz moutarde, l'ypérite, le lewisite et le cyanure. Ces gaz étaient notamment utilisés contre les soldats et les civils chinois ainsi que dans les expérimentations sur des humains par les unités de Shiro Ishii.
La décision de lancer les bombes sur le Japon fut prise par le président américain Harry S Truman pour plusieurs raisons que les historiens se sont efforcés d'analyser, pondérer ou écarter : satisfaire l'opinion publique en vengeant les soldats tués sur le front du Pacifique, réduire la durée de la guerre et éviter un débarquement sur l'archipel, mettre en place une stratégie pour contrer l'Union Soviétique et avoir une force de frappe dissuasive ou encore justifier un programme dont le coût avait été exorbitant4. Comme il est détaillé dans la discussion à la fin de cet article, le fait que les bombardements atomiques aient été ou non justifiés reste depuis lors un sujet de controverse.
La réunion du « Comité des objectifs » (Target Committee) à Los Alamos les 10 et 11 mai1945, choisit les cibles sur le territoire japonais dans cet ordre :
§ Kyōto ;
§ Hiroshima ;
§ Yokohama ;
§ l'arsenal de Kokura ;
§ Niigata ;
§ le palais impérial à Tōkyō (incertain).
« Sur la courte liste des cibles pour la bombe atomique, en plus de Hiroshima, Kokura et Niigata, il y avait aussi la ville des temples, Kyōto.
Quand l'expert sur le Japon, le professeur Edwin O. Reischauer, entendit cette terrible nouvelle, il se rendit précipitamment dans le bureau de son chef, le major Alfred Mac Cormack, dans un département des services de renseignement de l'armée. Le choc le fit fondre en larmes. Mac Cormack, un avocat cultivé avec le respect de la vie humaine, arriva à persuader le secrétaire de la guerre Henry L. Stimson d'accorder un sursis à Kyōto et de retirer la ville de la liste. »
Oppenheimer suggéra d'attaquer avec plusieurs bombes le même jour pour définitivement arrêter la guerre. Le général Groves s'y opposa car les cibles avaient déjà fait l'objet de bombardements conventionnels et que les effets des bombes ne seraient pas assez significatifs sur ces terrains déjà dévastés. De plus, les estimations à cette date sur la puissance d'une explosion nucléaire (aucun test n'ayant été effectué) ne correspondaient au mieux qu'à la moitié, au pire à un dixième de ce qui allait être réellement le cas. Les effets n'étaient pas encore précisément connus. Ce n'est qu'après le test de Trinity que la nature de la mission put être scellée.
Les acteurs de la conférence de Potsdam : Churchill, Truman, Staline.
La Conférence de Potsdam a été organisée par les puissances alliées (les États-Unis représentés par Harry Truman, l'URSS par Joseph Staline, et le Royaume-Uni par Winston Churchill puis Clément Attlee) pour fixer le sort des nations ennemies. Elle a débuté le 17 juillet et s'est terminée le 2 août 1945 dans la ville de Potsdam, à l'ouest de Berlin. Potsdam est précédée des conférences inter alliées de Téhéran, de Casablanca en janvier 1943 et de Yalta en février 1945.
Elle s'est déroulée avant même la fin de la Seconde Guerre mondiale pour fixer le sort des ennemis des forces alliées. Si l'Allemagne avait capitulé depuis deux mois, la victoire était imminente au Japon qui venait de subir de lourdes pertes territoriales et militaires. Les États-Unis, auteur la veille du premier essai nucléaire au monde, étaient en position de force pour négocier.
Les délibérations entre Hirohito, le cabinet et l'état-major, démontrent que l'Empire du Japon n'était pas sur le point de se rendre sans condition. Les archives japonaises et le journal du garde des sceaux Kôichi Kido indiquent que l'empereur et le cabinet insistèrent pour obtenir une reddition conditionnelle, alors que le gouvernement menait des négociations parallèles avec l'Union soviétique. Parmi ces conditions se trouvaient le désarmement des troupes par les autorités japonaises, le jugement des criminels par les autorités japonaises, l'absence de forces d'occupation en sol japonais et la préservation du régime impérial et de l'Empereur.
En réponse à la déclaration de Potsdam du 26 juillet, le gouvernement japonais organisa le 28 une conférence de presse au cours de laquelle le premier ministre Kantarō Suzuki annonça l'intention du Japon « d'ignorer » (mokusatsu) l'ultimatum. Une ambiguïté subsiste cependant quant à l'attitude de Suzuki : favorable à la capitulation, il devait cependant composer avec la faction belliciste de l'armée, et avait peut-être souhaité, par cette expression, exprimer un simple refus d'aborder la question en public, ou signifier que l'ultimatum n'apportait rien de nouveau. Le terme fut cependant compris par les États-Unis comme un refus catégorique de toute reddition.
Le 2 août, Shigenori Tōgō, le ministre des Affaires étrangères, transmit à l'ambassadeur nippon à Moscou, Naotake Satō, un message lui indiquant que l'empereur, le premier ministre et le Quartier général impérial « plaçaient tous leurs espoirs » dans l'acceptation, par l'Union soviétique, d'une mission de paix menée par le prince Fumimaro Konoe . L'ambassadeur répliqua en recommandant au gouvernement d'accepter les termes de l'ultimatum de Potsdam.
Pressé par l'empereur, désireux de protéger ses prérogatives, Tōgō refusa toute négociation directe avec les autres alliés même lorsque Kaina, le président du bureau d'espionnage lui déclara le 4 août : « Ce n'est pas assez de négocier seulement avec l'Union soviétique. Il n'y a pas d'espoir si nous continuons comme ça. De quelque façon, en coulisse, nous devons négocier avec les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Chine. ».
Située dans la région de Chugoku sur le delta du fleuve Ota, la ville était divisée en sept îles.
La cité fut choisie comme cible, car elle n'avait pas encore subi de raids aériens : elle constituait une zone idéale pour évaluer l'impact de la bombe atomique. Le centre de la ville possédait plusieurs bâtiments en béton armé, de même que des constructions moins solides. En périphérie, les habitations en bois côtoyaient les petits commerces, formant une dense collection de structures légères. Quelques usines s'étaient implantées dans la banlieue. Le risque d'incendie était élevé à Hiroshima : la concentration des bâtiments et les matériaux utilisés étaient propices à une destruction maximale grâce aux effets thermiques de la bombe atomique.
La bombe atomique Little Boy avant son installation
dans la soute du B-29.
Le seul vecteur possible pour la bombe était le Boeing B-29 Superfortress, unique bombardier lourd capable d'atteindre le Japon à l'époque dont une vingtaine d'exemplaires modifiés pour emporter cette nouvelle arme qui fut construite durant l'été 1945 à l'usine Glenn L. Martin d'Omaha et une unité spécialement créée pour le bombardement nucléaire fut mise sur pied, le 509th Composite Group.
§ Enola Gay (bombardement)
§ The Great Artiste (mesures et relevé de données)
§ Necessary Evil (photographies, films).
Le second lieutenant, Morris R. Jeppson, fut le dernier à toucher la bombe lorsqu'il plaça les fusibles d'armement. Peu avant 8h15, Enola Gay arriva au-dessus de la ville. L'ordre de bombarder fut donné par Tibbets, le major Thomas Ferebee s'exécuta en visant le pont Aioi, reconnaissable par sa forme en « T », celui-ci constituant un point de repère idéal au centre de la ville. Peu après 8h15, la bombe Little Boy sortit de la soute à une altitude de 9 450 m. À 8h16m2s, après environ 43 secondes de chute libre, activée par les capteurs d'altitude et ses radars, elle explosa à 580 mètres à la verticale de l'hôpital Shima, en plein cœur de l'agglomération, à 170 m au sud-est du pont visé, libérant une énergie équivalente à environ 15 000 tonnes de TNT.
En 1945, l'armée Américaine avait retenu six objectifs :
Hiroshima, Nagasaki, Kokura, Niigata, Kyōto et Yokohama.
Le 6 août 1945 à 2 h 45 (heure locale), le bombardier B-29 Enola Gay piloté par Paul Tibbets, du nom de sa mère, décolle de la base de Tinian, avec à son bord une bombe atomique à l'uranium 235 d'une puissance de 12 kilotonnes, surnommée Little Boy. L'équipage est composé de douze hommes, dont quatre scientifiques. Deux autres B-29l'escortent, emportant les instruments scientifiques destinés à l'analyse de l'explosion.
Découverte de la destruction par les autorités de Tōkyō
Les retombées de produits de fission entraînés par la pluie ont été relativement limitées, comparées à celles consécutives à une explosion au sol (voir le cas de Castle Bravo). Elles ont porté sur une zone de 30 x 15 km2 au nord-ouest du point d'explosion ; et on estime qu'elles ont entraîné une exposition externe cumulée de 1.8 à 44 rad, c'est-à-dire de 18 à 440 m Gy (au plus de l'ordre de 0,5Sievert). Ces niveaux d'exposition sont insuffisants pour entraîner les effets déterministes du syndrome d'irradiation aiguë, mais pour les personnes les plus fortement exposées (plus de 0,1 Sv), peuvent conduire à long terme à des effets stochastiques faible mais statistiquement détectables. Par exemple 0,5 Sv (maximum) pourrait correspondre en théorie à un risque de survenue de cancer de 2,5%.

References: § 8

§ 21

§ 9

§ 26

§ 29

§ 2

§ 6

§ 8

§ 9

§ 14

§ 15

§ 28

§ 2