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Timestamp: 2017-01-24 17:27:19+00:00

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France, Conseil d'État, 6 ss, 16 juin 2000, 217663
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 217663Numéro NOR : CETATEXT000008053344 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2000-06-16;217663 Analyses : PROFESSIONS - CHARGES ET OFFICES - ORDRES PROFESSIONNELS - ORGANISATION ET ATTRIBUTIONS NON DISCIPLINAIRES - QUESTIONS COMMUNES - POUVOIRS GENERAUX DES ORDRES PROFESSIONNELS.Texte : Vu la requête enregistrée le 21 février 2000 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Abdelmadjid X... demeurant ... ; M. X... demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision en date du 8 février 2000 par laquelle la Commission nationale de la coiffure a rejeté sa demande de validation de sa capacité professionnelle ;
2°) d'enjoindre à la Commission nationale de la coiffure de lui accorder la validation de sa capacité professionnelle, sous peine d'une astreinte de 1 000 F par jour jusqu'à la date où cette validation aura été prononcée ;
3°) de lui accorder la somme de 200 F, sur le fondement des dispositions de l'article 75-I de la loi du 10 juillet 1991 ;
Considérant que, par une décision du 29 décembre 1999, le Conseil d'Etat statuant au contentieux a annulé, à la demande de M. X..., les décisions des 25 juin et 27 juillet 1998 par lesquelles la Commission nationale de la coiffure avait rejeté la demande de validation de capacité professionnelle qu'il avait présentée sur le fondement de l'article 3 de la loi modifiée du 23 mai 1946 portant réglementation des conditions d'accès à la profession de coiffeur, en considérant que ces décisions, fondées sur l'insuffisance de la formation et de l'expérience professionnelles de l'intéressé, étaient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ; que l'exécution de la décision du Conseil d'Etat impliquait nécessairement pour la Commission nationale de la coiffure l'obligation de valider la capacité professionnelle de M. X... ; qu'en rejetant à nouveau, par la décision attaquée du 8 février 2000, la demande de l'intéressé, la Commission nationale de la coiffure a méconnu l'autorité de la chose jugée qui s'attache à la décision du 29 décembre 1999 du Conseil d'Etat et commis un excès de pouvoir ; que, dès lors, cette décision du 8 février 2000 doit être annulée ;
Considérant qu'aux termes de l'article 6-1 de la loi susvisée du 16 juillet 1980 : "Lorsqu'il règle un litige au fond par une décision qui implique nécessairement une mesure d'exécution dans un sens déterminé, le Conseil d'Etat, saisi de conclusions en ce sens, prescrit cette mesure et peut assortir sa décision d'une astreinte à compter une date qu'il détermine ..." ;
Considérant que, d'une part, la présente décision impliquant nécessairement que la capacité professionnelle de M. X... soit validée, il y a lieu pour le Conseil d'Etat d'enjoindre à la Commission nationale de la coiffure de prononcer cette validation ; que, d'autre part, compte-tenu des circonstances de l'affaire, il y a lieu de prononcer contre l'Etat, à défaut pour le secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et à la consommation, de justifier de l'exécution, par la Commission nationale de la coiffure, de la présente décision dans un délai d'un mois à compter de sa notification, une astreinte de 1 000 F par jour jusqu'à la date à laquelle cette décision aura reçu exécution ;
Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositons de l'article 75-I de la loi susvisée du 10 juilelt 1991 et de condamner l'Etat à payer à M. X... la somme de 200 F qu'elle demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens ;
Article 1er : La décision du 8 février 2000 de la Commission nationale de la coiffure statuant sur la demande de M. X... est annulée.
Article 4 : Le secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanant et à la consommation communiquera au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter la présente décision.
Article 5 : L'Etat versera à M. X... une somme de 200 F au titre de l'article 75-I de la loi du 10 juillet 1991.
Article 6 : La présente décision sera notifiée à M. Abdelmadjid X..., à la Commission nationale de la coiffure et au secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et à la consommation.Références : Loi 46-1173 1946-05-23 art. 3Loi 80-539 1980-07-16 art. 6-1Loi 91-647 1991-07-10 art. 75Publications :Proposition de citation: CE, 16 juin 2000, n° 217663Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur : M. ChaubonRapporteur public : M. LamyOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : 6 ssDate de la décision : 16/06/2000Fonds documentaire : Legifrance Haut de page

References: l'article 75
 l'article 3
 l'article 6
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 art. 3
 art. 6
 art. 75