Source: http://securibase.com/securibase/public/fiche/22734/25712
Timestamp: 2018-12-17 15:00:44+00:00

Document:
1. Risques environnementaux 1.2. ICPE et sols pollués 1.2.3. Textes associés aux rubriques 2000 Textes associés aux rubriques 2700
Date de signature : 06/06/2018 Statut du texte : En vigueur
Date de publication : 08/06/2018 Emetteur : Ministère de la Transition écologique
Consolidée le : Source : JO du 8 juin 2018
Arrêté du 6 juin 2018 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations de transit, regroupement, tri ou préparation en vue de la réutilisation de déchets relevant du régime de l’enregistrement au titre de la rubrique n°2711 (déchets d’équipements électriques et électroniques), 2713 (métaux ou déchets de métaux non dangereux, alliage de métaux ou déchets d’alliage de métaux non dangereux), 2714 (déchets non dangereux de papiers, cartons, plastiques, caoutchouc, textiles, bois) ou 2716 (déchets non dangereux non inertes) de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement
NOR : TREP1800801A
Publics concernés : exploitants d’installations classées pour la protection de l’environnement sous les rubriques no 2711, 2713, 2714 ou 2716.
Objet : prescriptions applicables aux installations classées pour la protection de l’environnement sous les rubriques no 2711, 2713, 2714 ou 2716, pour le régime enregistrement.
Entrée en vigueur : le présent arrêté entre en vigueur le 1er juillet 2018.
Notice : le présent arrêté définit l’ensemble des dispositions applicables aux installations classées pour la protection de l’environnement soumises à enregistrement pour l’une des rubriques suivantes : 2711 « installation de transit, regroupement, tri ou préparation en vue de la réutilisation des déchets d’équipements électriques et électroniques, à l’exclusion des installations visées à la rubrique 2719 », 2713 « installation de transit, regroupement, tri ou préparation en vue de la réutilisation de métaux ou de déchets de métaux non dangereux, d’alliage de métaux ou de déchets d’alliage de métaux non dangereux, à l’exclusion des installations visées aux rubriques 2710, 2711, 2712 et 2719 », 2714 « installation de transit, regroupement, tri ou préparation en vue de la réutilisation de déchets non dangereux de papiers, cartons, plastiques, caoutchouc, textiles, bois à l’exclusion des installations visées aux rubriques 2710, 2711 et 2719 » ou 2716 « installation de transit, regroupement, tri ou préparation en vue de la réutilisation de déchets non dangereux non inertes à l’exclusion des installations visées aux rubriques 2710, 2711, 2712, 2713, 2714, 2715 et 2719 ».
Vu le code de l’environnement, notamment ses titres Ier et II du livre II et ses titres Ier, IV et VII du livre V ;
Vu l’arrêté du 8 janvier 1998 fixant les prescriptions techniques applicables aux épandages de boues sur les sols agricoles pris en application du décret no 97-1133 du 8 décembre 1997 relatif à l’épandage des boues issues du traitement des eaux usées ;
Vu l’arrêté du 29 février 2012 modifié fixant le contenu des registres mentionnés aux articles R. 541-43 et R. 541-46 du code de l’environnement ;
Vu les observations formulées lors de la consultation du public réalisée du 10 novembre 2017 au 3 décembre 2017 en application de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement ;
Vu l’avis du Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques en date du 19 décembre 2017 ; Vu l’avis du Conseil national d’évaluation des normes en date du 3 mai 2018,
Art. 1er. – Le présent arrêté fixe les prescriptions applicables aux installations classées soumises à enregistrement sous les rubriques no 2711, 2713, 2714 ou 2716.
Art. 2. – (champ d’application)
Les dispositions du présent arrêté sont applicables aux installations existantes, autorisées avant le 1er juillet 2018 ou dont le dossier de demande d’autorisation a été déposé avant le 1er juillet 2018, dans les conditions précisées en annexe II.
Art. 3. – (définitions)
« Entrée miroir » : ensemble composé de deux rubriques ou plus de la liste des codes déchets de la décision 2000/532/CE modifiée, dont au moins une avec astérisque et une autre sans, dont les libellés désignent un même type de déchet. Elle signifie que la dangerosité du flux de déchet est incertaine et qu’elle doit donc être évaluée au cas par cas.
« Produits dangereux et matières dangereuses » : substances ou mélanges classés suivant les « classes et catégories de danger » définies à l’annexe I, parties 2, 3 et 4 du règlement (CE) no 1272/2008 relatif à la classification, l’étiquetage et l’emballage des substances et des mélanges dit « CLP ». Ce règlement a pour objectif de classer les substances et mélanges dangereux et de communiquer sur ces dangers via l’étiquetage et les fiches de données de sécurité.
l’intérieur des immeubles habités ou occupés par des tiers, existant à la date du dépôt de dossier d’enregistrement, et leurs parties extérieures éventuelles les plus proches (cour, jardin, terrasse) à l’exclusion de celles des immeubles implantés dans les zones destinées à recevoir des activités artisanales ou industrielles ;
les zones constructibles définies par des documents d’urbanisme opposables aux tiers et publiés à la date du dépôt de dossier d’enregistrement ;
l’intérieur des immeubles habités ou occupés par des tiers qui ont été implantés après la date du dépôt de dossier d’enregistrement dans les zones constructibles définies ci-dessus, et leurs parties extérieures éventuelles les plus proches (cour, jardin, terrasse), à l’exclusion de celles des immeubles implantés dans les zones destinées à recevoir des activités artisanales ou industrielles.
Art. 4. – (dossier Installation classée)
une copie de la demande d’enregistrement et du dossier qui l’accompagne ;
le dossier d’enregistrement tenu à jour et daté en fonction des modifications apportées à l’installation ;
l’arrêté d’enregistrement délivré par le préfet ainsi que tout arrêté préfectoral relatif à l’installation ;
les résultats des mesures sur les effluents et le bruit des cinq dernières années ;
le registre rassemblant l’ensemble des déclarations d’accidents ou d’incidents faites à l’inspection des installations classées ;
le plan des bâtiments (cf. article 9) ;
les justificatifs attestant des propriétés de résistance au feu des bâtiments (cf. article 6) ;
les éléments justifiant la conformité, l’entretien et la vérification des installations électriques (cf. article 10) ;
les consignes d’exploitation (cf. article 12) ;
les informations préalables des produits et/ou déchets réceptionnés sur le site de l’installation (cf. article 13) ;
le cas échéant, les documents requis par le règlement (CE) n°1013/2006 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2006 concernant les transferts de déchets (cf. article 13) ;
le registre des déchets (cf. article 13) ;
le plan des réseaux de collecte des effluents (cf. article 14) ;
le registre des résultats des mesures des principaux paramètres permettant de s’assurer la bonne marche de l’installation de traitement des effluents si elle existe au sein de l’installation (cf. article 16) ; – les résultats de l’autosurveillance eau (cf. article 20).
Art. 5. – (implantation)
Pour les rubriques n° 2711, 2714 ou 2716, les parois extérieures des bâtiments fermés où sont entreposés ou manipulés des produits ou déchets combustibles ou inflammables (ou les éléments de structure dans le cas d’un bâtiment ouvert ou les limites des aires d’entreposage dans le cas d’un entreposage à l’extérieur) sont suffisamment éloignées :
des constructions à usage d’habitation, des immeubles habités ou occupés par des tiers et des zones destinées à l’habitation, à l’exclusion des installations connexes aux bâtiments, et des voies de circulation autres que celles nécessaires à la desserte ou à l’exploitation de l’installation, d’une distance correspondant aux effets létaux en cas d’incendie (seuil des effets thermiques de 5 kW/m2) ;
des immeubles de grande hauteur, des établissements recevant du public (ERP) autres que les guichets de réception et d’expédition des déchets et des éventuels magasins ou espaces de présentation d’équipements ou pièces destinés au réemploi ou à la réutilisation, sans préjudice du respect de la réglementation en matière d’ERP, des voies ferrées ouvertes au trafic de voyageurs, des voies d’eau ou bassins exceptés les bassins de rétention ou d’infiltration d’eaux pluviales et de réserve d’eau incendie, et des voies routières à grande circulation autres que celles nécessaires à la desserte ou à l’exploitation de l’installation, d’une distance correspondant aux effets irréversibles en cas d’incendie (seuil des effets thermiques de 3 kW/m2).
Les distances sont au minimum soit celles calculées par la méthode FLUMILOG (référencée dans le document de l’INERIS « Description de la méthode de calcul des effets thermiques produits par un feu d’entrepôt », partie A, réf. DRA-09-90 977-14553A), soit celles calculées par des études spécifiques. Les parois extérieures du bâtiment fermé où sont entreposés ou manipulés des produits ou déchets combustibles ou inflammables, les éléments de structure dans le cas d’un bâtiment ouvert ou les limites des aires d’entreposage dans le cas d’un entreposage à l’extérieur, sont implantés à une distance au moins égale à 20 mètres de l’enceinte de l’établissement, à moins que l’exploitant justifie que les effets létaux (seuil des effets thermiques de 5 kW/m2) restent à l’intérieur du site au moyen, si nécessaire, de la mise en place d’un dispositif séparatif E120.
Les parois externes des bâtiments fermés ou les éléments de structure dans le cas d’un bâtiment ouvert sont éloignés des aires extérieures d’entreposage et de manipulation des déchets et des zones de stationnement susceptibles de favoriser la naissance d’un incendie pouvant se propager aux bâtiments.
Pour toutes les rubriques concernées par l’arrêté, l’installation ne se situe pas au-dessus ou en dessous de locaux habités ou occupés par des tiers.
Art. 6. – (comportement au feu)
l’ensemble de la structure est R15 ;
les matériaux sont de classe A2s1d0 ;
les toitures et couvertures de toiture sont de classe B(t3).
matériaux de classe A2s1d0 ;
murs extérieurs E 30 ;
murs séparatifs E 30 ;
portes et fermetures E 30 ;
toitures et couvertures de toiture B(t3)
S’il existe une chaufferie, elle est située dans un local exclusivement réservé à cet effet.
Art. 7. – (accessibilité)
I. – Accessibilité
L’installation dispose en permanence d’au moins un accès pour permettre à tout moment l’intervention des services d’incendie et de secours.
Au sens du présent arrêté, on entend par « accès à l’installation » une ouverture reliant la voie de desserte ou publique et l’intérieur du site suffisamment dimensionnée pour permettre l’entrée des engins des services d’incendie et de secours et leur mise en œuvre.
Les véhicules dont la présence est liée à l’exploitation de l’installation stationnent sans occasionner de gêne pour l’accessibilité des engins des services d’incendie et de secours depuis les voies de circulation externes au bâtiment, même en dehors des heures d’exploitation et d’ouverture de l’installation.
Une des façades de chaque bâtiment fermé est équipée d’ouvrants présentant une hauteur minimale de 1,8 mètre et une largeur minimale de 0,9 mètre.
la circulation sur la périphérie complète du bâtiment ;
l’accès aux aires de mise en station des moyens élévateurs aériens ;
l’accès aux aires de stationnement des engins pompes.
la largeur utile est au minimum de 3 mètres, la hauteur libre au minimum de 4,5 mètres et la pente inférieure à 15 % ;
dans les virages de rayon intérieur inférieur à 50 mètres, un rayon intérieur R minimal de 13 mètres est maintenu et une sur-largeur de S = 15/R mètres est ajoutée ;
la voie résiste à la force portante calculée pour un véhicule de 320 kN avec un maximum de 130 kN par essieu, ceux-ci étant distants de 3,6 mètres au minimum ;
chaque point du périmètre du bâtiment est à une distance maximale de 60 mètres de cette voie ;
elle est positionnée de façon à ne pouvoir être obstruée par l’effondrement de tout ou partie de ce bâtiment ou occupée par les eaux d’extinction ;
aucun obstacle n’est disposé entre la voie « engins » et les accès au bâtiment, les aires de mise en station des moyens élévateurs aériens et les aires de stationnement des engins pompes.
En cas d’impossibilité de mise en place d’une voie « engins » permettant la circulation sur l’intégralité de la périphérie du bâtiment et si tout ou partie de la voie est en impasse, les 40 derniers mètres de la partie de la voie en impasse sont d’une largeur utile minimale de 7 mètres et une aire de retournement comprise dans un cercle de 20 mètres de diamètre est prévue à son extrémité.
III. – Déplacement des engins de secours à l’intérieur du site (installations de gestion de déchets combustibles ou inflammables)
largeur utile minimale de 3 mètres en plus de la voie engin ;
longueur minimale de 10 mètres ; présentant a minima les mêmes qualités de pente, de force portante et de hauteur libre que la voie « engins ».
IV. – Aires de mise en station des moyens élévateurs aériens (installations de gestion de déchets combustibles ou inflammables)
la largeur utile est au minimum de 7 mètres et la longueur au minimum de 10 mètres, avec un positionnement de l’aire permettant un stationnement parallèle au bâtiment ;
la pente est au maximum de 10 % ;
la distance par rapport à la façade est de 1 mètre minimum et 8 mètres maximum ;
l’aire résiste à la force portante calculée pour un véhicule de 320 kN avec un maximum de 130 kN par essieu, ceux-ci étant distants de 3,6 mètres au minimum et présente une résistance au poinçonnement minimale de 88 N/cm2 ;
aucun obstacle aérien ne gêne la manœuvre de ces moyens élévateurs aériens à la verticale de cette aire ;
elle comporte une matérialisation au sol ;
elle est maintenue en permanence entretenue, dégagée et accessible aux services d’incendie et de secours. Si les conditions d’exploitation ne permettent pas de maintenir ces aires dégagées en permanence (présence de véhicules liés à l’exploitation), l’exploitant fixe les mesures organisationnelles permettant de libérer ces aires en cas de sinistre avant l’arrivée des services d’incendie et de secours ;
elle est positionnée de façon à ne pouvoir être obstruée par l’effondrement de tout ou partie du bâtiment ou occupées par les eaux d’extinction.
2° Par ailleurs, pour toute installation située dans un bâtiment de plusieurs niveaux possédant au moins un plancher situé à une hauteur supérieure à 8 mètres par rapport au niveau d’accès des services d’incendie et de secours, une aire de mise en station des moyens élévateurs aériens permet d’accéder à des ouvertures sur au moins deux façades. Chacune de ces aires respecte les caractéristiques définies au 1°, à l’exception des caractéristiques suivantes :
le positionnement de l’aire permet un stationnement perpendiculaire au bâtiment ; – la distance par rapport à la façade est inférieure à 1 mètre.
Ces ouvertures permettent au moins un accès par étage pour chacune des façades disposant d’aires de mise en station des moyens élévateurs aériens définies au 2°, et présentent une hauteur minimale de 1,8 mètre et une largeur minimale de 0,9 mètre.
Les panneaux d’obturation ou les châssis composant ces accès s’ouvrent et demeurent toujours accessibles de l’extérieur et de l’intérieur. Ils sont aisément repérables de l’extérieur par les services d’incendie et de secours.
V. – Etablissement du dispositif hydraulique depuis les engins (installations de gestion de déchets combustibles ou inflammables)
A partir de chaque voie « engins » ou aire de mise en station des moyens élévateurs aériens est prévu un accès à toutes les issues du bâtiment ou au moins à deux côtés opposés de l’installation par un chemin stabilisé de 1,40 mètre de large au minimum.
Art. 8. – (désenfumage)
Les bâtiments fermés où sont entreposés ou manipulés des produits ou déchets combustibles ou inflammables sont équipés en partie haute de dispositifs d’évacuation naturelle de fumées et de chaleur (DENFC), permettant l’évacuation à l’air libre des fumées, gaz de combustion, chaleur et produits imbrûlés dégagés en cas d’incendie.
Les dispositifs d’évacuation naturelle à l’air libre peuvent être des dispositifs passifs (ouvertures permanentes) ou des dispositifs actifs. Dans ce dernier cas, ils sont composés d’exutoires à commandes automatique et manuelle. Les dispositifs passifs ne sont toutefois pas autorisés dans le cas d’entreposage ou de manipulation de déchets susceptibles d’émettre des émissions odorantes lorsque leur entreposage en intérieur est possible.
La surface utile d’ouverture de l’ensemble des exutoires n’est pas inférieure à 2 % de la surface au sol du bâtiment.
Afin d’équilibrer le système de désenfumage et de le répartir de manière optimale, un DENFC de superficie utile comprise entre 1 et 6 m2 est prévue pour 250 m2 de superficie projetée de toiture.
En exploitation normale, le réarmement (fermeture) est possible depuis le sol du bâtiment ou depuis la zone de désenfumage. Ces commandes d’ouverture manuelle sont placées à proximité des accès.
Art. 9. – (moyens de lutte contre l’incendie)
de plans des bâtiments et aires de gestion des produits ou déchets facilitant l’intervention des services d’incendie et de secours avec une description des dangers pour chaque bâtiment et aire ;
d’extincteurs répartis à l’intérieur des bâtiments et dans les lieux présentant des risques spécifiques, à proximité des dégagements, bien visibles et facilement accessibles. Les agents d’extinction sont appropriés aux risques à combattre et compatibles avec les produits ou déchets gérés dans l’installation.
d’un ou plusieurs points d’eau incendie, tels que :
1. Des bouches d’incendie, poteaux ou prises d’eau, d’un diamètre nominal adapté au débit à fournir, alimentés par un réseau public ou privé, sous des pressions minimale et maximale permettant la mise en œuvre des pompes des engins des services d’incendie et de secours ;
2. Des réserves d’eau, réalimentées ou non, disponibles pour le site et dont les organes de manœuvre sont utilisables en permanence pour les services d’incendie et de secours.
Les prises de raccordement permettent aux services d’incendie et de secours de s’alimenter sur ces points d’eau incendie.
Le ou les points d’eau incendie sont en mesure de fournir un débit global adapté aux risques à défendre, sans être inférieur à 60 m3/h durant deux heures. Le point d’eau incendie le plus proche de l’installation se situe à moins de 100 mètres de cette dernière. Les autres points d’eau incendie, le cas échéant, se situent à moins de 200 mètres de l’installation (les distances sont mesurées par les voies praticables par les moyens des services d’incendie et de secours) ;
d’un système de détection automatique et d’alarme incendie pour les bâtiments fermés où sont entreposés des produits ou déchets combustibles ou inflammables ;
d’une réserve de sable meuble et sec ou matériaux assimilés présentant les mêmes caractéristiques de lutte contre le feu comme la terre en quantité adaptée au risque, ainsi que des pelles.
L’exploitant s’assure de la vérification périodique et de la maintenance des matériels de sécurité et de lutte contre l’incendie conformément aux règles en vigueur. Ces vérifications font l’objet d’un rapport annuel de contrôle.
Dispositif de prévention des accidents
Art. 10. – (installations électriques et mise à la terre)
Dispositif de rétention des pollutions accidentelles
Art. 11. – I. – Tout stockage d’un liquide susceptible de créer une pollution des eaux ou des sols est associé à une capacité de rétention dont le volume est au moins égal à la plus grande des deux valeurs suivantes :
II. – La capacité de rétention est étanche aux liquides qu’elle contient et résiste à l’action physique et chimique des fluides. Il en est de même pour son dispositif d’obturation qui est maintenu fermé en conditions normales.
L’étanchéité du (ou des) réservoir(s) doit pouvoir être contrôlée à tout moment. Les réservoirs ou récipients contenant des liquides incompatibles ne sont pas associés à une même rétention.
III. – Le sol des aires et des locaux d’entreposage ou de manipulation des déchets ou matières dangereuses pour l’homme ou susceptibles de créer une pollution de l’eau ou du sol est étanche et équipé de façon à pouvoir recueillir les eaux de lavage et les matières répandues accidentellement.
IV.– Toutes mesures sont prises pour recueillir l’ensemble des eaux et écoulements susceptibles d’être pollués lors d’un sinistre ou d’un accident de transport, y compris les eaux utilisées lors d’un incendie, afin que celles-ci soient récupérées ou traitées afin de prévenir toute pollution des sols, des égouts, des cours d’eau ou du milieu naturel. Ce confinement peut être réalisé par des dispositifs internes ou externes à l’installation. Les dispositifs internes sont interdits lorsque des matières dangereuses sont stockées.
En cas de confinement interne, les orifices d’écoulement sont en position fermée par défaut. En cas de confinement externe, les orifices d’écoulement issus de ces dispositifs sont munis d’un dispositif automatique d’obturation pour assurer ce confinement lorsque des eaux susceptibles d’être pollués y sont portées. Tout moyen est mis en place pour éviter la propagation de l’incendie par ces écoulements.
du volume d’eau d’extinction nécessaire à la lutte contre l’incendie d’une part ;
du volume de produit libéré par cet incendie d’autre part ;
du volume d’eau lié aux intempéries à raison de 10 litres par mètre carré de surface de drainage vers l’ouvrage de confinement lorsque le confinement est externe.
L’exploitant dispose d’un justificatif de dimensionnement de cette capacité de rétention. Les eaux d’extinction collectées sont éliminées vers les filières de traitement des déchets appropriées.
Dispositions d’exploitation
Art. 12. – (consignes d’exploitation)
Les opérations susceptibles de générer un accident ou une pollution font l’objet de consignes d’exploitation écrites. Elles concernent notamment les opérations d’entreposage, de conditionnement des produits ou déchets et de préparation en vue de la réutilisation, ainsi que les travaux réalisés dans des zones présentant un risque d’incendie ou d’explosion en raison de la nature des produits ou déchets présents.
Art. 13. – (gestion déchets réceptionnés)
I. – Admissibilité des déchets
Seuls les déchets non dangereux sont admis, à l’exception des installations classées sous la rubrique n°2711, qui peuvent accepter des déchets d’équipements électriques et électroniques dangereux.
L’admission de déchets radioactifs sur le site est interdite. Tous les déchets de métaux, terres ou autres déchets susceptibles d’émettre des rayonnements ionisants font l’objet d’un contrôle de leur radioactivité, soit avant leur arrivée sur site, soit à leur admission si le site est équipé d’un dispositif de détection.
II. – Procédure d’information préalable
Avant d’admettre un déchet dans son installation et en vue de vérifier son admissibilité, l’exploitant demande au producteur du déchet, à la (ou aux) collectivité (s) de collecte ou au détenteur une information préalable qui contient les éléments ci-dessous. Elle consiste à caractériser globalement le déchet en rassemblant toutes les informations destinées à montrer qu’il remplit les critères d’acceptation dans une installation de transit, regroupement, tri ou préparation en vue de la réutilisation. Si nécessaire, l’exploitant sollicite des informations complémentaires.
source (producteur) et origine géographique du déchet ;
informations concernant le processus de production du déchet (description et caractéristiques des matières premières et des produits) ;
données concernant la composition du déchet dont notamment les constituants principaux (nature physique et chimique) et son comportement à la lixiviation, le cas échéant ;
apparence du déchet (odeur, couleur, apparence physique) ;
code du déchet conformément à l’annexe II de l’article R. 541-8 du code de l’environnement ;
en cas d’un déchet relevant d’une entrée miroir, éléments justifiant l’absence de caractère dangereux ;
résultats du contrôle de radioactivité pour les déchets susceptibles d’en émettre, si le contrôle est effectué en amont de son admission sur le site de l’installation de transit, regroupement, tri ou préparation en vue de la réutilisation ;
au besoin, précautions supplémentaires à prendre au niveau de l’installation de transit, regroupement ou tri.
b) Conditions d’admission en cas d’épandage de certaines matières ou déchets
L’exploitant doit s’assurer du caractère épandable des matières ou déchets dès l’admission.
Dans ce cas, l’information préalable contient a minima les éléments suivants pour la caractérisation des matières entrantes :
dans le cas de sous-produits animaux au sens du règlement (CE) no 1069/2009, indication de la catégorie correspondante et d’un éventuel traitement préalable d’hygiénisation ; l’établissement devra alors disposer de l’agrément sanitaire prévu par le règlement (CE) no 1069/2009, et les dispositifs de traitement de ces sous- produits seront présentés au dossier ;
les conditions de son transport ;
le cas échéant, les précautions supplémentaires à prendre, notamment celles nécessaires à la prévention de la formation d’hydrogène sulfuré consécutivement au mélange de matières avec des matières déjà présentes sur le site.
L’information préalable mentionnée précédemment est complétée par la description du procédé conduisant à leur production et par leur caractérisation au regard des substances mentionnées à l’annexe 7a de l’arrêté du 2 février 1998 relatif aux prélèvements et à la consommation d’eau ainsi qu’aux émissions de toute nature des installations classées pour la protection de l’environnement soumises à autorisation modifié.
Dans le cas d’une admission de boues d’épuration domestiques ou industrielles, celles-ci doivent être conformes à l’arrêté du 8 janvier 1998 susvisé ou à l’arrêté du 2 février 1998 mentionné à l’alinéa précédent, et l’information préalable précise également :
pour les boues urbaines, le recensement des effluents non domestiques traités par le procédé décrit ;
une liste des contaminants susceptibles d’être présents en quantité significative au regard des installations raccordées au réseau de collecte dont les eaux sont traitées par la station d’épuration ;
une caractérisation de ces boues au regard des substances pour lesquelles des valeurs limites sont fixées par l’arrêté du 8 janvier 1998 susvisé, réalisée selon la fréquence indiquée dans cet arrêté sur une période de temps d’une année.
Tout lot de boues présentant une non-conformité aux valeurs limites fixées à l’annexe 1 de l’arrêté du 8 janvier 1998 susvisé est refusé par l’exploitant.
Les informations relatives aux boues sont conservées pendant dix ans par l’exploitant et mises à la disposition de l’inspection des installations classées.
Les données concernant la composition du déchet et l’ampleur des essais requis en laboratoire dépendent du type de déchets. Notamment, les déchets municipaux classés comme non dangereux, les fractions non dangereuses collectées séparément des déchets ménagers et les déchets non dangereux de même nature provenant d’autres origines (déchets de métaux et d’alliages de métaux, déchets de papiers, cartons, plastiques, caoutchouc, textiles ou bois) ne nécessitent pas d’essais concernant le comportement à la lixiviation.
Pour les autres types de déchets, il convient de réaliser un essai de lixiviation selon les règles en vigueur. L’analyse des concentrations contenues dans le lixiviat porte sur les métaux (As, Cd, Cr total, Cu, Hg, Ni, Pb et Zn), les fluorures, l’indice phénols, les cyanures libres, les hydrocarbures totaux, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les composés organiques halogénés (en AOX ou EOX). La siccité du déchet brut et sa fraction soluble sont également évaluées.
Les tests et analyses relatifs à l’information préalable peuvent être réalisés par le producteur du déchet, l’exploitant de l’installation de transit, regroupement ou tri ou tout laboratoire compétent.
Il est possible de ne pas effectuer les essais après accord de l’inspection des installations classées dans les cas suivants :
toutes les informations nécessaires à l’information préalable sont déjà connues et dûment justifiées ;
le déchet fait partie d’un type de déchet pour lequel la réalisation des essais présente d’importantes difficultés ou entraînerait un risque pour la santé des intervenants ou, le cas échéant, pour lequel on ne dispose pas de procédure d’essai ;
l’exploitant met en place une surveillance de l’ensemble des paramètres mentionnés dans l’article 17.
Dans le cas de déchets régulièrement produits dans un même processus industriel, l’information préalable apporte des indications sur la variabilité des différents paramètres caractéristiques des déchets. Le producteur de ces déchets informe l’exploitant des modifications significatives apportées au procédé industriel à l’origine du déchet.
Si des déchets issus d’un même processus sont produits dans des installations différentes, une seule information préalable peut être réalisée si elle est accompagnée d’une étude de variabilité entre les différents sites montrant leur homogénéité.
Ces dispositions particulières ne s’appliquent pas aux déchets issus d’installations de regroupement ou de mélange de déchets.
L’information préalable est renouvelée tous les ans et conservée au moins cinq ans par l’exploitant. S’il ne s’agit pas d’un déchet généré dans le cadre d’un même processus, chaque lot de déchets fait l’objet d’une d’information préalable.
III. – Procédure d’admission
L’installation comporte une aire d’attente à l’intérieur de l’installation pour la réception des déchets. Les déchets ne sont pas admis en dehors des heures d’ouverture de l’installation.
a) Lors de l’arrivée des déchets sur le site, l’exploitant :
vérifie l’existence d’une information préalable en conformité avec le point II ci-dessus, en cours de validité ;
réalise un contrôle de la radioactivité des déchets susceptibles d’en émettre, s’il dispose d’un dispositif de détection sur site et si le contrôle n’a pas été effectué en amont de l’admission ;
recueille les informations nécessaires au renseignement du registre prévu par l’article R. 541-43 du code de l’environnement et mentionné dans l’arrêté du 29 février 2012 susvisé ;
réalise un contrôle visuel lors de l’admission sur site ou lors du déchargement ;
délivre un accusé de réception écrit pour chaque livraison admise sur le site. Dans le cas de réception de déchets dangereux (rubrique n°2711), le bordereau de suivi de déchets dangereux vaut accusé de réception.
Dans le cas de réception de déchets d’équipements électriques et électroniques, l’exploitant a à sa disposition les documents lui permettant de connaître la nature et les risques que peuvent représenter les équipements électriques et électroniques au rebut, admis dans l’installation. Il s’appuie, pour cela, notamment sur la documentation prévue à l’article R. 543-178 du code de l’environnement.
b) Dans le cas de flux importants et uniformes de déchets en provenance d’un même producteur, la nature et la fréquence des vérifications réalisées sur chaque chargement sont déterminées en fonction des procédures de surveillance appliquées par ailleurs sur l’ensemble de la filière de valorisation ou d’élimination.
c) En cas de doute sur la nature et le caractère dangereux ou non d’un déchet entrant, l’exploitant réalise ou fait réaliser des analyses pour identifier le déchet. Il peut également le refuser.
d) En cas de non-présentation d’un des documents requis ou de non-conformité du déchet reçu avec le déchet annoncé, l’exploitant :
refuse le chargement, en partie ou en totalité, ou
si un document manque, peut entreposer le chargement en attente de la régularisation par le producteur, la ou les collectivités en charge de la collecte ou le détenteur.
L’exploitant de l’installation de transit, regroupement ou tri adresse dans les meilleurs délais, et au plus tard quarante-huit heures après le refus ou la mise en attente du déchet, une copie de la notification motivée du refus du chargement ou des documents manquants, au producteur, à la (ou aux) collectivité (s) en charge de la collecte ou au détenteur du déchet.
Les déchets en attente de régularisation d’un ou plusieurs documents sont entreposés au maximum 2 semaines. Au-delà, le déchet est refusé.
Une zone est prévue pour l’entreposage, avant leur reprise par leur expéditeur, la régularisation des documents nécessaires à leur acceptation ou leur envoi vers une installation autorisée à les recevoir, des déchets qui ne respectent pas les critères mentionnés dans le présent article.
IV. – Entreposage des déchets
Les aires de réception, de transit, regroupement, de tri et de préparation en vue de la réutilisation des déchets doivent être distinctes et clairement repérées. Les zones d’entreposage sont distinguées en fonction du type de déchet, de l’opération réalisée (tri effectué ou non par exemple) et du débouché si pertinent (préparé en vue de la réutilisation, combustible, amendement, recyclage par exemple).
L’exploitant dispose de moyens nécessaires pour évaluer le volume de ses stocks (bornes, piges, etc.).
La hauteur des déchets entreposés n’excède pas 3 mètres si le dépôt est à moins de 100 mètres d’un bâtiment à usage d’habitation. Dans tous les cas, la hauteur n’excède pas six mètres.
Pour la rubrique n°2711, les bouteilles de gaz liquéfié équipant des équipements tels que cuisinières ou radiateurs sont retirées avant qu’ils ne soient introduits dans un endroit non ouvert en permanence sur l’extérieur.
Les zones d’entreposage et de manipulation des produits ou déchets sont couvertes lorsque l’absence de couverture est susceptible de provoquer :
la dégradation des produits ou déchets gérés sur l’installation, rendant plus difficile leur utilisation, valorisation ou élimination appropriée, par exemple via l’infiltration d’eau dans la laine de verre et les mousses des déchets d’équipements électriques et électroniques ;
l’entraînement de substances polluantes telles que des huiles par les eaux de pluie.
V. – Opérations de tri des déchets
Les déchets sont triés en fonction de leur nature et de leur exutoire (mode de valorisation, d’élimination).
Dispositions particulières aux déchets d’équipements électriques et électroniques
Les équipements de froid ayant des mousses isolantes contenant des substances visées à l’article R. 543-75 du code de l’environnement sont éliminés dans un centre de traitement équipé pour le traitement de ces mousses et autorisé à cet effet.
Lorsqu’ils sont identifiés, les condensateurs, les radiateurs à bain d’huile et autres déchets susceptibles de contenir des PCB sont séparés dans un bac étanche spécialement affecté et identifié. Leur élimination est faite dans une installation dûment autorisée.
Les déchets de tubes fluorescents, lampes basse énergie et autres lampes spéciales autres qu’à incandescence sont stockés et manipulés dans des conditions permettant d’en éviter le bris, et leur élimination est faite dans une installation dûment autorisée respectant les conditions de l’arrêté du 23 novembre 2005 relatif aux modalités de traitement des déchets d’équipements électriques et électroniques prévues à l’article 21 du décret n°2005-829 du 20 juillet 2005 relatif à la composition des équipements électriques et électroniques et à l’élimination des déchets issus de ces équipements, ou remis aux personnes tenues de les reprendre, en application des articles R. 543-188 et R. 543-195 du code de l’environnement ou aux organismes auxquels ces personnes ont transféré leurs obligations.
Dans le cas d’un déversement accidentel de mercure, l’ensemble des déchets collectés est rassemblé dans un contenant assurant l’étanchéité et pourvu d’une étiquette adéquate, pour être expédié dans un centre de traitement des déchets mercuriels.
Art. 14. – (collecte des effluents)
Le réseau de collecte est de type séparatif permettant d’isoler les eaux résiduaires des eaux pluviales.
Les effluents susceptibles d’être pollués, c’est-à-dire les eaux résiduaires et les eaux pluviales susceptibles d’être polluées, notamment par ruissellement sur les voies de circulation, aires de stationnement, de chargement et déchargement ou sur les produits et/ou déchets entreposés, sont traités avant rejet dans l’environnement par un dispositif de traitement adéquat.
Il est interdit d’établir des liaisons directes entre les réseaux de collecte des effluents devant subir un traitement et le milieu récepteur, à l’exception des cas accidentels où la sécurité des personnes ou des installations serait compromise.
Le plan des réseaux de collecte des effluents fait apparaître les secteurs collectés, les points de branchement, regards, avaloirs, postes de relevage, postes de mesure, vannes manuelles et automatiques. Il est tenu à la disposition de l’inspection des installations classées ainsi que des services d’incendie et de secours.
Art. 15. – (points de prélèvements pour les contrôles)
Sur chaque canalisation de rejet d’effluents sont prévus un point de prélèvement d’échantillons et des points de mesure (DCO, concentration en polluant, etc.).
Ces points sont implantés dans une section dont les caractéristiques (qualité des parois, régime d’écoulement, etc.) permettent de réaliser des mesures représentatives de manière que la vitesse n’y soit pas sensiblement ralentie par des seuils ou obstacles situés à l’aval et que l’effluent soit suffisamment homogène.
Art. 16. – (rejet des effluents)
Le dispositif de traitement des effluents susceptibles d’être pollués est entretenu par l’exploitant conformément à un protocole d’entretien. Les fiches de suivi du nettoyage des équipements ainsi que les bordereaux de traitement des déchets détruits ou retraités sont mis à la disposition de l’inspection des installations classées.
Valeurs limites d’émission
Art. 17. – (VLE pour rejet dans le milieu naturel)
Les effluents susceptibles d’être pollués rejetés au milieu naturel respectent les valeurs limites de concentration suivantes.
Art. 18. – (raccordement à une station d’épuration)
Le raccordement à une station d’épuration collective, urbaine ou industrielle, n’est autorisé que si l’infrastructure collective d’assainissement (réseau et station d’épuration) est apte à acheminer et traiter l’effluent industriel ainsi que les boues résultant de ce traitement dans de bonnes conditions. Une autorisation de déversement ainsi que, le cas échéant, une convention de déversement, sont établies avec la ou les autorités compétentes en charge du réseau d’assainissement et du réseau de collecte.
DCO : 2 000 mg/l.
Toutefois, les valeurs limites de rejet peuvent être supérieures aux valeurs ci-dessus si les autorisations et éventuelles conventions de déversement l’autorisent et dans la mesure où il a été démontré que le bon fonctionnement des réseaux, des équipements d’épuration, ainsi que du système de traitement des boues n’est pas altéré par ces dépassements.
Cette disposition s’applique également pour une installation raccordée à une station d’épuration industrielle (rubrique n°2750) ou mixte (rubrique n°2752) dans le cas de rejets de micropolluants.
Pour une installation raccordée à une station d’épuration urbaine et pour les polluants autres que ceux réglementés ci-dessus, les valeurs limites sont les mêmes que pour un rejet dans le milieu naturel.
Art. 19. – (dispositions communes au VLE pour rejet dans le milieu naturel et au raccordement à une station d’épuration)
Les valeurs limites ci-dessus s’appliquent à des prélèvements, mesures ou analyses moyens réalisés sur 24 heures. La mesure est réalisée à partir d’un échantillon prélevé sur une durée de 24 heures et représentatif du fonctionnement de l’installation. Dans le cas où il s’avérerait impossible d’effectuer un prélèvement proportionnel au débit de l’effluent, il sera pratiqué un prélèvement asservi au temps ou des prélèvements ponctuels si la nature des rejets le justifie.
Les contrôles se font, sauf stipulation contraire de la norme appliquée (si une norme est appliquée), sur effluent brut non décanté et non filtré, sans dilution préalable ou mélange avec d’autres effluents.
Dans le cas où une autosurveillance est mise en place, 10 % de la série des résultats des mesures peuvent dépasser les valeurs limites prescrites, sans toutefois dépasser le double de ces valeurs. Dans le cas d’une auto- surveillance journalière (ou plus fréquente) des effluents aqueux, ces 10 % sont comptés sur une base mensuelle.
Art. 20. – (mesures périodiques)
Une mesure des concentrations des différents polluants visés aux articles 17 et 18 est effectuée au moins tous les ans par un organisme agréé par le ministre chargé de l’environnement. Les polluants qui ne sont pas susceptibles d’être émis par l’installation ne font pas l’objet des mesures périodiques prévues au présent article.
Art. 21. – (épandage)
Sans préjudice des articles R. 211-29 et D. 543-226-1 du code de l’environnement, ni du code rural et des pêches maritimes, l’application de déchets ou effluents sur ou dans les sols n’est autorisée que pour la rubrique no 2716 et sous réserve que chacune de ces matières remplisse dès son admission sur l’installation avant regroupement, les conditions techniques et réglementaires pour être épandues. L’épandage se fait dans le respect des conditions de l’annexe I du présent arrêté.
Toute application d’un autre déchet et effluent sur ou dans les sols est interdite.
Art. 22. – (risques d’envols et poussières)
L’exploitant adopte les dispositions suivantes, nécessaires pour prévenir les envols de poussières et matières diverses :
les voies de circulation et aires de stationnement des véhicules sont aménagées (formes de pente, revêtement, etc.) et convenablement nettoyées ;
les véhicules sortant de l’installation n’entraînent pas de dépôt de poussière ou de boue sur les voies de circulation. Pour cela des dispositions telles que le lavage des roues des véhicules sont prévues en cas de besoin ;
s’il est fait l’usage de bennes ouvertes, les produits et déchets entrant et sortant du site sont couverts d’une bâche ou d’un filet ;
Art. 23. – (odeurs)
Lorsqu’il y a des sources potentielles d’odeurs de grande surface (bassins d’entreposage, etc.) difficiles à confiner, celles-ci sont implantées de manière à limiter la gêne pour le voisinage (éloignement, etc.).
L’exploitant prend toutes les dispositions nécessaires pour éviter en toute circonstance l’apparition de conditions anaérobies dans les bassins d’entreposage ou dans les canaux à ciel ouvert.
Art. 24. – (Fluides frigorigènes rubrique no 2711)
Toutes dispositions sont prises pour éviter le rejet à l’atmosphère des fluides frigorigènes halogénés contenus dans des déchets d’équipements de production de froid, y compris de façon accidentelle lors de leur manipulation.
Art. 25. – I. – Valeurs limites de bruit
Dans le cas où le bruit particulier de l’établissement est à tonalité marquée au sens du point 1.9 de l’annexe de l’arrêté du 23 janvier 1997 susvisé, de manière établie ou cyclique, sa durée d’apparition n’excède pas 30 pour cent de la durée de fonctionnement de l’établissement dans chacune des périodes diurne ou nocturne définies dans le tableau ci-dessus.
II. – Appareils de communication
DÉCHETS GÉNÉRÉS PAR L’INSTALLATION
Art. 26. – (généralités)
en priorité, prévenir et réduire la production et la nocivité des déchets qu’il génère ;
assurer une bonne gestion des déchets de son entreprise en privilégiant, dans l’ordre :
Art. 27. – Le présent arrêté entre en vigueur le 1er juillet 2018.
Art. 28. – Le directeur général de la prévention des risques est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
DISPOSITIONS TECHNIQUES EN MATIÈRE D’ÉPANDAGE
L’épandage des déchets respecte les dispositions suivantes, sans préjudice des dispositions de la réglementation relative aux nitrates d’origine agricole :
Le déchet épandu a un intérêt pour les sols ou la nutrition des cultures et son application ne porte pas atteinte, directe ou indirecte, à la santé de l’homme et des animaux, à la qualité et à l’état phytosanitaire des cultures ni à la qualité des sols et des milieux aquatiques et est mis en œuvre afin que les nuisances soient réduites au minimum.
En cas de risque de dépassement des capacités de stockage du déchet, l’exploitant évalue les capacités complémentaires de stockage à mettre en place, décrit les modifications à apporter aux installations et en informe préalablement le préfet. A défaut, il identifie les installations de traitement du déchet auxquelles il peut faire appel.
Une étude préalable d’épandage précise l’innocuité (dans les conditions d’emploi) et l’intérêt agronomique des déchets au regard des paramètres définis au point II ci-après, l’aptitude du sol à les recevoir, et le plan d’épandage détaillé ci-après. Cette étude justifie la compatibilité de l’épandage avec les contraintes environnementales recensées et les documents de planification existants, notamment les plans prévus à l’article L. 541-14 du code de l’environnement et les schémas d’aménagement et de gestion des eaux, prévus aux articles L. 212-1 et 3 du code de l’environnement.
2. L’étude préalable et le plan d’épandage :
la caractérisation des déchets à épandre : quantités prévisionnelles, rythme de production, valeur agronomique au regard des paramètres définis au point II ci-après, état physique, traitements préalables (déshydratation, pressage, chaulage…) en distinguant les formes liquides, pâteuses ou solides ;
l’indication des doses de déchets à épandre selon les différents types de culture à fertiliser et les rendements prévisionnels des cultures ;
l’emplacement, le volume, les caractéristiques et les modalités d’emploi des stockages de déchets en attente d’épandage ;
la description des caractéristiques des sols notamment au regard des paramètres définis à la partie 6, au vu d’analyses datant de moins d’un an ;
la localisation, le volume et les caractéristiques des ouvrages d’entreposage ;
la démonstration de l’adéquation entre les surfaces agricoles maîtrisées par les exploitants ou mises à sa disposition par des prêteurs de terre et les flux de déchets à épandre (productions, doses à l’hectare et temps de retour sur une même parcelle) ;
Au vu de cette étude préalable, un plan d’épandage est réalisé, il est constitué :
d’une carte à une échelle minimum de 1/25 000e permettant de localiser les surfaces où l’épandage est possible compte tenu des exclusions mentionnées au point g « Règles d’épandages ». Cette carte fait apparaître les contours et les numéros des unités de surface permettant de les repérer, ainsi que les zones exclues à l’épandage ;
d’un document mentionnant l’identité et l’adresse des prêteurs de terres qui ont souscrit un contrat écrit avec l’exploitant,précisant notamment leurs engagements et responsabilités réciproques ;
d’un tableau référençant les surfaces repérées sur le support cartographique et indiquant, pour chaque unité, les numéros d’îlots de référence PAC ou à défaut les références cadastrales, la superficie totale et la superficie épandable, ainsi que le nom de l’exploitant agricole.
Toute modification du plan d’épandage doit être portée avant sa réalisation à la connaissance du préfet.
3. Les règles d’épandage :
3.1 Les apports
Les apports d’azote, de phosphore et de potasse toutes origines confondues, organique et minérale, sur les terres faisant l’objet d’un épandage, tiennent compte de la rotation des cultures ainsi que de la nature particulière des terrains et de leur teneur en éléments fertilisants. Pour ces éléments, la fertilisation est équilibrée et correspond aux capacités exportatrices de la culture concernée. La fertilisation azotée organique est interdite sur toutes les légumineuses sauf la luzerne et les prairies d’association graminées-légumineuses.
3.2 Caractéristique des matières épandues
Le pH des déchets est compris entre 6,5 et 8,5. Toutefois, des valeurs différentes peuvent être retenues sous réserve de conclusions favorables de l’étude préalable.
si les teneurs en éléments-traces métalliques dans les sols dépassent l’une des valeurs limites figurant au tableau 2 du point I ci-dessous.
dès lors que l’une des teneurs en éléments ou composés indésirables contenus dans le déchet excède les valeurs limites figurant aux tableaux 1 a ou 1 b du point I ci-dessous ;
dès lors que le flux, cumulé sur une durée de dix ans, apporté par les déchets sur l’un de ces éléments ou composés excède les valeurs limites figurant aux tableaux 1 a ou 1 b du point I ci-dessous.
Les déchets ne contiennent pas d’éléments ou substances indésirables autres que ceux listés au point I ci-dessous ni d’agents pathogènes.
le pH du sol est supérieur à 5 ;
la nature des déchets peut contribuer à remonter le pH du sol à une valeur supérieure ou égale à 6 ;
le flux cumulé maximum des éléments apportés aux sols est inférieur aux valeurs du tableau 3 ci-dessous.
3.3. Programme prévisionnel d’épandage
Un programme prévisionnel annuel d’épandage est établi, en accord avec les exploitants agricoles prêteurs de terres, au plus tard un mois avant le début des opérations concernées. Il inclut également les parcelles du producteur de déchets lorsque celui-ci est également exploitant agricole.
la liste des parcelles concernées par la campagne ainsi que la caractérisation des systèmes de culture (cultures implantées avant et après l’épandage, période d’inter culture) sur ces parcelles ;
une caractérisation des différents types de déchets (liquides, pâteux et solides) et des différents lots à épandre (quantités prévisionnelles, rythme de production, ainsi qu’au moins les teneurs en azote global et azote minéral et minéralisable disponible pour la culture à fertiliser, mesurées et déterminées sur la base d’analyses datant de moins d’un an) ;
les préconisations spécifiques d’apport des déchets (calendrier et doses d’épandage…) ;
l’identification des personnes morales ou physiques intervenant dans la réalisation de l’épandage.
3.4 Caractérisation des déchets
La caractérisation des déchets à épandre fournie dans l’étude préalable doit être vérifiée par analyse avant le premier épandage.
3.5 Cas d’une installation nouvelle
Dans le cas d’une installation nouvelle, les données relatives aux caractéristiques des déchets et aux doses d’emploi sont actualisées et sont adressées au préfet à l’issue de la première année de fonctionnement.
3.6 Prévention des nuisances
Les déchets solides ou pâteux, non stabilisés ou fermentiscibles, sont enfouis le plus tôt possible, dans un délai maximum de quarante-huit heures, pour réduire les nuisances olfactives et les pertes par volatilisation. Des dérogations à l’obligation d’enfouissement peuvent toutefois être accordées sur justification dans le dossier d’enregistrement pour des cultures en place à condition que celles-ci ne soient pas destinées à la consommation humaine directe.
Lorsque les effluents sont susceptibles de contenir des micro-organismes pathogènes, l’épandage ne doit pas être réalisé par des dispositifs d’aéro-aspersion qui produisent des brouillards fins.
3.7 Distances et délais d’épandage
Sous réserve des prescriptions fixées en application de l’article L 20 du code de la santé publique, l’épandage de déchets respecte les distances et délais minima suivants :
3.8 Périodes d’épandage
à empêcher la stagnation prolongée sur les sols, le ruissellement en dehors des parcelles d’épandage, une percolation rapide ;
à empêcher l’accumulation dans le sol de substances susceptibles à long terme de dégrader sa structure ou de présenter un risque écotoxicologique ;
à empêcher le colmatage du sol, notamment par les graisses.
pendant les périodes où le sol est pris en masse par le gel ou abondamment enneigé, exception faite des déchets solides ;
pendant les périodes de forte pluviosité et pendant les périodes où il existe un risque d’inondation ;
en dehors des terres régulièrement travaillées et des prairies ou des forêts exploitées ;
sur les terrains à forte pente, dans des conditions qui entraîneraient leur ruissellement hors du champ d’épandage.
3.9. Détection d’anomalies
Toute anomalie constatée sur les sols, les cultures et leur environnement lors ou à la suite de l’épandage de déchets et susceptible d’être relation avec ces épandages doit sans délai être signalée à l’inspection des installations classées.
Les ouvrages permanents d’entreposage de déchets sont dimensionnés pour faire face aux périodes où l’épandage est soit impossible, soit interdit par l’étude préalable. Toutes dispositions sont prises pour que les dispositifs d’entreposage ne soient pas source de gêne ou de nuisances pour le voisinage et n’entraînent pas de pollution des eaux ou des sols par ruissellement ou infiltration. Le déversement dans le milieu naturel des trop- pleins des ouvrages d’entreposage est interdit. Les ouvrages d’entreposage à l’air libre sont interdits d’accès aux tiers non autorisés.
les déchets sont solides et peu fermentescibles, à défaut, la durée du dépôt est inférieur à quarante-huit heures ;
toutes les précautions ont été prises pour éviter le ruissellement sur ou en dehors des parcelles d’épandage ou une percolation rapide vers les nappes superficielles ou souterraines ;
le dépôt respecte les distances minimales d’isolement définies pour l’épandage au point 7 sauf pour la distance vis-à-vis des habitations ou locaux habités par des tiers qui est toujours égale à 100 mètres. En outre, une distance d’au moins 3 mètres vis-à-vis des routes et fossés doit être respectée ;
le volume du dépôt doit être adapté à la fertilisation raisonnée des parcelles réceptrices pour la période d’épandage considérée ;
la durée maximale ne doit pas dépasser un an et le retour sur un même emplacement ne peut intervenir avant un délai de trois ans.
5. Le cahier d’épandage :
les surfaces effectivement épandues ;
les références parcellaires ;
les dates d’épandage ;
les volumes et la nature de toutes les matières épandues ;
les quantités d’azote global épandues toutes origines confondues ;
l’identification des personnes morales ou physiques chargées des opérations d’épandage ainsi que l’ensemble des résultats d’analyses pratiquées sur les sols et les matières épandues avec les dates de prélèvements et de mesures et leur localisation.
Ce cahier d’épandage est renseigné de manière inaltérable une fois par semaine au cours desquelles des épandages ont été effectués.
Lorsque les déchets sont épandus sur des parcelles mises à disposition par un prêteur de terres, un bordereau cosigné par l’exploitant et le prêteur de terre est référencé et joint au cahier d’épandage. Ce bordereau est établi au plus tard à la fin du chantier d’épandage et au moins une fois par semaine. Il comporte l’identification des parcelles réceptrices, les volumes et les quantités d’azote global épandues.
après l’ultime épandage, sur le ou les points de référence, sur chaque parcelle exclue du périmètre d’épandage ;
au minimum tous les dix ans.
Les méthodes d’échantillonnage et d’analyse des sols sont conformes aux dispositions du paragraphe 6.3 ci- après.
Analyses pour la caractérisation de la valeur agronomique des déchets destinés à l’épandage :
matière sèche (%) ; matière organique (%) ;
azote global ;
azote ammoniacal (en NH4) ; – rapport C/N ;
oligo-éléments (B, Co, Cu, Fe, Mn, Mo, Zn). Cu, Zn et B seront mesurés à la fréquence prévue pour les éléments-traces.
mêmes paramètres que pour la valeur agronomique des déchets en remplaçant les éléments concernés par : P2O5 échangeable, K2O échangeable, MgO échangeable et CaO échangeable.
6.3. Méthodes d’échantillonnage et d’analyse
de préférence en fin de culture et avant le labour précédant la mise en place de la suivant ;
avant un nouvel épandage éventuel de déchets ou d’effluents ;
en observant de toute façon un délai suffisant après un apport de matières fertilisantes pour permettre leur intégration correcte au sol ;
à la même époque de l’année que la première analyse et au même point de prélèvement.
La norme NF X 31 100 (1992) est réputée répondre aux obligations d’échantillonnage.
Les méthodes de préparation et d’analyse des sols doivent être fiables et reproductibles.
Les méthodes d’échantillonnage sont adaptées en fonction des caractéristiques du déchet. Elles doivent être fiables et reproductibles. Les normes suivantes sont présumées répondre à ces deux obligations :
NF EN 12579 (2013) : amendements organiques et support de culture – échantillonnage ;
NF U 44-108 (1982) : boues des ouvrages de traitement des eaux usées urbaines, boues liquides, échantillonnage en vue de l’estimation de la teneur moyenne d’un lot ;
NF U 42-051 (1968) : engrais, théorie de l’échantillonnage et de l’estimation d’un lot ;
NF U 42-053 (1979) : matières fertilisantes, engrais, contrôle de réception d’un grand lot, méthode pratique ; NF U 42-080 (1981) : engrais, solutions et suspensions ;
NF U 42-090 (1983) : engrais, amendements calciques et magnésiens, produits solides, préparation de l’échantillon pour essai.
identification et description du produit à échantillonner (aspect, odeur, état physique) ;
objet de l’échantillonnage ;
identification de l’opérateur et des diverses opérations nécessaires ;
date, heure et lieu de réalisation ;
mesures prises pour freiner l’évolution de l’échantillon ;
fréquence des prélèvements dans l’espace et dans le temps ;
plan des localisations des prises d’échantillons élémentaires (surface et profondeur) avec leurs caractéristiques (poids et volume) ;
descriptif de la méthode de constitution de l’échantillon représentatif (au moins 2 kg) à partir des prélèvements élémentaires (division, réduction, mélange, homogénéisation) ;
descriptif des matériels de prélèvement ;
descriptif des conditionnements des échantillons ;
condition d’expédition.
Méthodes de préparation et d’analyse des déchets :
La norme NF U 44-110 (1982) relative aux boues, amendements organiques et supports de culture est réputée répondre aux obligations d’échantillonnage.
La méthode d’extraction qui n’est pas toujours normalisée doit être définie par le laboratoire selon les bonnes pratiques de laboratoire.

References: Art. 1

Art. 2

Art. 3

Art. 4

Art. 5

Art. 6

Art. 7

Art. 8

Art. 9

Art. 10

Art. 11

Art. 12

Art. 13

Art. 14

Art. 15

Art. 16

Art. 17

Art. 18

Art. 19

Art. 20

Art. 21

Art. 22

Art. 23

Art. 24

Art. 25

Art. 26

Art. 27

Art. 28