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Timestamp: 2018-12-12 21:57:00+00:00

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La conception psychanalytique irait à l'encontre des théories psychiatriques de l'époque. Selon le psychanalyste Sigmund Freud, dont les théories datent des années 1900-1930, l'homosexualité est une « variation de la fonction sexuelle » : c'est une perversion (au sens psychologique du terme, et non moral) du modèle de maturation psychique qu'est le complexe d'Œdipe[122]. Pour lui cependant, il n'y a pas à en avoir honte et un homosexuel heureux n'a pas besoin de « traitement ». Selon lui, seul un homosexuel « malheureux » peut avoir besoin de la psychanalyse, pour analyser la souffrance qu'il peut ressentir en général, au même titre qu'un hétérosexuel[123]. Dans une lettre datant de 1919 écrite à la mère d'une jeune patiente, Freud explique : « l'homosexualité n'est pas un avantage mais ce n'est pas non plus quelque chose dont [on] doit avoir honte, ce n'est ni un vice ni une dégradation et on ne peut pas non plus la classer parmi les maladies ». En 1920, Freud a écrit en outre un article Sur la psychogenèse d'un cas d'homosexualité féminine1: d'après Ines Rieder, cette analyse de Sidonie Csillag serait le seul cas étudié par Freud sur le sujet de l'homosexualité féminine [124]. Selon Jean Allouch, Jacques Lacan s'inspirerait de cette analyse de Sidonie Csillag par Freud à propos du passage à l'acte[125].
En 1973, pour des raisons politiques et à la suite d'importantes pressions de groupe homophiles[126],[127], l'Association américaine de psychiatrie (APA) propose de substituer au diagnostic d'homosexualité celui de « perturbation de l'orientation sexuelle » dans le manuel américain de classification des maladies mentales, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM). Dans la prise de position initiale[128] de son Conseil d'administration, l'Association précise :
Un référendum est tenu sur cette question auprès des psychiatres membres qui l'emporte à 58 %. Le même changement survient beaucoup plus tard dans la Classification internationale des maladies, le classement de l'Organisation mondiale de la santé, où l'homosexualité n'est retirée que dans sa version CIM-10 adoptée le 17 mai 1990 [129]. La Chine fait de même le 20 avril 2001 [130].
La situation est aujourd'hui moins polémique qu'à l'époque. Aucune organisation psychiatrique ou psychologique majeure d'Occident ne considère l'homosexualité comme étant une maladie ni un sujet d'intervention en tant que tel. Au contraire, tout essai de changement d'orientation sexuelle est aujourd'hui souvent dénoncé fermement comme étant dangereux, non nécessaire ou inefficace[131],[132],[133]. Le consensus dans la communauté psychiatrique et psychologique est que l'homosexualité est soit innée alors qu'il n'y a aucune preuve de la présence d'un gène déterminant l'orientation sexuelle, soit apparaît très tôt dans la vie (sans pour autant être sûr de l'origine précise de l'orientation sexuelle), et est immuable (bien que la compréhension de son orientation sexuelle puisse évoluer au cours de sa vie)[134][Contradiction].
Un premier document de la Congrégation pour la doctrine de la foi daté de 1975[135] trace une limite claire entre ce qui est appelé « tendances homosexuelle » et « pratique homosexuelle actives ». Les tendances sont reconnues comme étant un élément intrinsèque de la personne et indépendante de sa volonté. À ce titre elles ne peuvent être condamnées. Dans la mesure où le ministère presbytéral ou épiscopal appelle à une continence sexuelle absolue, il n'y a pas d'empêchement à ordonner une personne homosexuelle.
Un deuxième document de 1986, est publié par la Congrégation pour la doctrine de la foi sous forme de lettre aux évêques catholiques et signé par son préfet, alors le cardinal Ratzinger, avec mention de l'approbation explicite du pape Jean-Paul II[136].
Une fois le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) responsable du sida identifié en 1983 et les modes de contamination découverts, des campagnes de sensibilisations et d'informations sont organisées. Mais au début de l'épidémie, le sida est resté associé dans les esprits à l'homosexualité en raison du grand nombre de personnes atteintes dans le milieu libertin gay. Plusieurs célébrités gay sont touchées dans les années 1980 et en mourront rapidement, comme Patrick Cowley (1982), Klaus Nomi (1983), Michel Foucault (1984), Rock Hudson (1985), Keith Haring (1990) ou encore Freddie Mercury (1991). C'est ainsi que la presse a commencé par désigner le syndrome par l'expression « cancer gay »[137], avant de revenir sur cette réduction abusive face aux personnalités séropositives non-gay de plus en plus nombreuses (Miles Davis, Isaac Asimov, Anthony Perkins…).
Après une période de latence et d'incrédulité (notamment en France[137]), à partir de la fin des années 1980 la prise de conscience générale a été beaucoup aidée par la communauté homosexuelle, car de nombreux mouvements, tels que celui d'Act Up-Paris ou David et Jonathan[138] ainsi que des vedettes internationales comme Freddie Mercury en ont forcé la visibilité, incitant les dirigeants politiques à engager des recherches scientifiques massives.
La révolution russe de 1917 dépénalise l'homosexualité, alors que Joseph Staline l'interdit à nouveau pour être officiellement dépénalisée au cours de l'année 1993 en Russie[139]. En 1994, le paragraphe 175 est abrogé en Allemagne (il avait été abrogé en 1968 en RDA). En 2003, la Cour suprême des États-Unis abolit les lois toujours en vigueur contre les pratiques sexuelles homosexuelles.
Dans une résolution votée le 5 juillet 2001[140] (à la suite du rapport Cornillet de 2000), le Parlement européen recommande aux États membres de l'Union européenne « la modification de leur législation dans le sens d'une reconnaissance des relations non maritales entre personnes du même sexe ou de sexes différents et l'attribution de droits égaux à ces personnes » ainsi que « l'inscription à l'ordre du jour de l'Union européenne de la question de la reconnaissance mutuelle des relations non maritales reconnues légalement ».
Dans un rapport adopté fin 2002[141], le Parlement recommande de reconnaître les relations non maritales, tant entre personnes de sexe différent qu'entre personnes du même sexe, et d'associer à ce type de relations des droits égaux à ceux qui découlent du mariage, tout en inscrivant « à l'agenda politique la reconnaissance mutuelle des relations non maritales et du mariage entre personnes du même sexe ».
Enfin, dans une résolution de 2003[142], le Parlement européen réitère sa demande « d'abolir toute forme de discrimination — législatives ou de facto — dont sont encore victimes les homosexuels, notamment en matière de droit au mariage et d'adoption d'enfants ».
En 2007, à la suite d'une loi adoptée le 18 juin 2004 et acceptée par référendum le 5 juin 2005, entre en vigueur en Suisse la Loi fédérale sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe[143] ou LPart.
Le 15 mai 2008, la Cour suprême de Californie a légalisé le mariage homosexuel dans cet État. Elle a mis en valeur « la discrimination entre les couples homosexuels et hétérosexuels » étant anticonstitutionnelle[144]. Un référendum concomitant à l'élection présidentielle a rejeté cette légalisation.
Le 6 novembre 2012, aux États-Unis, l'État de Washington, le Maine et le Maryland ont autorisé le mariage gay lors de référendums organisés parallèlement à l'élection présidentielle américaine ; le mariage homosexuel était déjà reconnu dans six autres États américains (Connecticut, Iowa, Massachusetts, New Hampshire, New York et le district de Columbia de la capitale, Washington)[145].
Depuis 1997, la Communauté européenne a le pouvoir de lutter contre les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle, de par l'article 13 du traité d'Amsterdam[146]. L'interdiction de la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle a été incluse en 2000 dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Par une directive cadre, l'interdiction de la discrimination est active sur l'emploi et la formation depuis 2000 ; l'égalité de traitement est un droit fondamental de l'UE[147]. Une directive du Conseil de 2008 vise à mettre en œuvre une égalité de traitement entre personnes, au-delà du domaine de l'emploi.
Depuis 2003, le Code pénal français aggrave la pénalisation des crimes homophobes. Les menaces ou violences sont punies plus lourdement si elles ont été commises à raison de l'orientation sexuelle vraie ou supposée de la personne[148]. Le Code pénal aggrave également les punitions pour les actes de violences (article 222-8), de torture (article 222-3) ou de viol (article 222-24) s'ils ont été commis à raison de l'orientation sexuelle (vingt ans de réclusion criminelle). Le meurtre homophobe est puni de réclusion criminelle à perpétuité (article 221-4)[149].
L'orientation sexuelle est incluse en France parmi les motifs de discrimination prohibés en droit du travail et toute discrimination caractérisée au niveau économique (fourniture d'un bien ou d'un service, exercice d'une activité) et professionnel est sanctionnable en vertu de l'article 225[150] du Code pénal.
Le 30 décembre 2004 , la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité est créée en France pour lutter contre les discriminations, parmi lesquelles l'orientation sexuelle, en les décelant, en aidant à les combattre et en faisant évoluer le droit[151]. La Halde peut être saisie pour mettre en cause des actes ou des situations relevant de l'homophobie.
En juin 2008 , Xavier Darcos s'est engagé à lutter contre l'homophobie dans les lycées de France grâce à des campagnes de préventions. Les infirmières et infirmiers scolaires du collège seront, quant à eux, formés pour l'écoute des jeunes gays et lesbiennes[152].
Largement tolérée en Chine durant l'époque classique, l'homosexualité a été fortement réprimée et criminalisée à partir de la république populaire de Chine (1949), et fut le motif de persécutions durant la Révolution culturelle. La question de l'homosexualité resurgit dans l'opinion publique et la presse chinoise à partir des années 1980, et la tolérance grandit au fil des années. En 1997, l'homosexualité est dépénalisée et la sodomie décriminalisée. En 2001, l'homosexualité est retirée de la liste des maladies mentales, puis devient un sujet d'étude dans les universités[153].
Avant la Révolution, les gens de la manchette était souvent puni de mort. En 1750, étaient exécutés en place de Grève Jean Diot et Bruno Lenoir[154].
Depuis la Révolution française (par la loi du 25 septembre - 6 octobre 1791 , qui adopta le Code pénal, dont un fait remarquable est l'absence de mention de la sodomie, considérée jusque-là comme un crime, ou tout autre terme désignant les rapports homosexuels[155]), les rapports homosexuels en privé entre adultes consentants ne sont plus poursuivis par la loi, en France.
Malgré cette dépénalisation des rapports homosexuels privés entre adultes consentants, non remise en cause par la loi depuis 1791, une police administrative forte est mise en place dès avant la Révolution et s'intensifie sous la Monarchie de Juillet et le Second Empire autour des groupes d'homosexuels, notamment parisiens[156]. Elle se caractérise par un recensement écrit, sous forme de fiches, des homosexuels identifiés, des prostitués homosexuels et travestis, le tout compilé dans les registres des pédérastes. Le but de ce fichage systématique était essentiellement de prévenir les chantages et les scandales publics tout en contrôlant la prostitution. Le fichage des homosexuels par la police n'est plus pratiqué depuis 1981[157].
En 1974, l'âge de majorité sexuelle pour les rapports homosexuels est abaissé à 18 ans[158]. Avec cette modification, l'alinéa 3[120] de l'article 331 est resté dans le Code pénal jusqu'au 4 août 1982 , date où fut inscrite la loi Raymond Forni, rapportée par Gisèle Halimi et soutenue par Robert Badinter, votée le 27 juillet 1982 [121],[159].
Il n'y a eu que deux lois à faire une mention explicite à l'homosexualité en France depuis la Révolution. Il y a eu donc l'article 331 décrit ci-dessus, mais aussi l'ordonnance du 25 novembre 1960 [160] (créant l'alinéa 2 de l'article 330 du Code pénal), prise à la suite de l'amendement Mirguet, qui a doublé la peine minimum pour outrage public à la pudeur quand il s'agissait de rapports homosexuels (cette disposition a été supprimée en 1980[161] sur proposition du gouvernement Raymond Barre, présentée[162] par Monique Pelletier, secrétaire d'État, reprenant la proposition de loi no 261 du 8 février 1978 d'Henri Caillavet[163]). L'article 331 a été cependant beaucoup plus important que l'article 330, non seulement par sa durée (40 ans pour l'article 331, 20 ans pour l'article 330), mais aussi par sa valeur symbolique (les débats écrits, les discours et les manifestations politiques autour de l'article 331 ont tous été beaucoup plus nombreux que ceux autour de l'article 330).
La loi du 30 décembre 2004 [164] instaure la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE). « Seront pénalisées de façon quasi identiques les provocations à la haine ou à la discrimination, l'injure ou la diffamation, concernant le racisme, l'homophobie, le sexisme, et l'handiphobie… Les associations de plus de 5 ans d'existence déclarée pourront se porter partie civile aux côtés des victimes ». La loi du 30 décembre 2004 concernait les propos publics (dans les médias audiovisuels : presse, livres, télévision) ; mais les autres, l'agression verbale dans la rue ou sur le lieu de travail restaient peu punies. Par le décret du 25 mars 2005 [165], ces types d'agressions non publiques font l'objet d'une contravention nettement plus sévère qu'une simple injure (concerne aussi les propos sexistes et handiphobes).
L'élection de François Hollande à la présidence de la République en 2012 a ouvert la voie au mariage homosexuel comme prévu dans son programme, son gouvernement ayant obtenu la majorité à l'Assemblée nationale[166]. Après un débat animé dans les deux assemblées la loi « ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe » est adoptée le 23 avril 2013[167].
Les scientifiques modernes ont de fait observé des comportements homoérotiques occasionnels chez un certain nombre d'espèces[168] : abeilles, bonobos, castors, chauve-souris, chèvres, chiens, chimpanzés et certains autres singes, hannetons, lions, lucioles, pigeons, poulains, poules, tourterelles et vaches.
En 2005, Bruce Bagemihl répertorie plus de 450 espèces chez lesquelles ont été observées des pratiques homoérotiques[169]. Pour le professeur Thierry Lodé, de l'université de Rennes 1[170], « toutes les conduites sexuelles existent dans la nature » bien que les comportements exclusifs restent plutôt rares, l'évolution privilégiant toujours la reproduction.
Une étude récente[Quand ?], faite à l'université de Lausanne en Suisse sur des mouches génétiquement modifiées « en réduisant le taux de glutamate à l'extérieur des neurones qui déterminent le comportement sexuel », a démontré que cette carence entraînait une désinhibition des orientations sexuelles et que celles-ci étaient réversibles. Toutefois, selon le responsable de cette étude, le Dr Yael Grosjean, « l'homosexualité n'est pas fixée »[171].
Toutefois, de nombreux chercheurs[172],[173],[174] pensent que le qualificatif d'« homosexualité » ne peut pas être appliqué au règne animal car bien que le comportement homoérotique occasionnel soit présent chez certains, l'homosexualité au sens humain contemporain d'« attirance sexuelle exclusivement dirigée vers des partenaires de même sexe au détriment de la reproduction sexuée » n'est presque jamais observée, et ne constitue en aucun cas un acte « conscient ».
Ainsi, pour Thierry Hoquet[175], « Si l'espèce humaine doit être, à de nombreux égards et peut-être même de part en part, considérée comme une espèce biologique, on peut néanmoins s'interroger sur l'unité des catégories humaines de « viol », de « harem », de « monogamie », ou d'« homosexualité » quand elles sont appliquées indifféremment à tous les animaux ». Cette idée rejoint celle de Ruth Bleier selon laquelle un tel abus de langage relève d'un « ethnocentrisme qui engendre des présupposés non examinés, des questions biaisées, un usage sélectif des modèles animaux, un anthropomorphisme des concepts et du langage (machisme des insectes, prostitution chez les grands singes ou les oiseaux, homosexualité des vers de terre), ainsi que des distorsions et des représentations fautives dans l'usage des données »[176].
En étudiant davantage le cerveau humain, des scientifiques ont découvert des différences dans certaines régions cérébrales entre les hommes hétérosexuels et homosexuels. En 1990, le médecin et neurobiologiste hollandais Dick Swaab et le neuroscientifique Michel A. Hofman ont constaté que chez les hommes homosexuels, le volume du noyau suprachiasmatique de l'hypothalamus est presque le double de ce qu'il est chez les hétérosexuels. En 1995, ils ont aussi publié les résultats d'une expérience où l'on injectait une substance capable de bloquer l'action de la testostérone à des rats, avant ou après leur naissance. Une fois devenus adultes, ces rats avaient un noyau suprachiasmatique plus gros et un comportement bisexuel. En 1991, l'étude du neuroscientifique Simon LeVay avait montré que le troisième noyau interstitiel de l'hypothalamus antérieur (NIHA-3) est au moins deux fois plus gros chez les hommes hétérosexuels que chez les femmes et les hommes homosexuels. Certaines recherches laissent à penser que durant le développement, de faibles taux d'androgènes circulants pourraient « féminiser » le cerveau de certains garçons qui deviendraient homosexuels, tandis que des taux élevés d'androgènes pourraient « masculiniser » le cerveau des filles qui deviendraient homosexuelles[177].
Dans les années 2000, les recherches en neurosciences ont montré que les êtres humains stimulent leurs zones érogènes car cela procure des récompenses / renforcements dans le cerveau[178]. Ces récompenses, en particulier l'orgasme, sont perçues au niveau de la conscience comme des sensations de plaisirs érotiques et de jouissances. En simplifiant, l'être humain recherche les activités sexuelles car elles procurent des plaisirs érotiques intenses.
Chez l'être humain (et certains autres animaux comme le chimpanzé, le bonobo, l'orang-outan et le dauphin), le comportement sexuel n'est plus seulement un comportement de reproduction, mais devient un comportement érotique[179]. Au cours de l'évolution, l'importance et l'influence des hormones[180] et des phéromones[181],[182] sur le comportement sexuel a diminué. Or, chez les mammifères les plus simples, ce sont les phéromones qui sont à l'origine de l'hétérosexualité[183]. Au contraire, l'importance des récompenses est devenue majeure[178]. Chez l'être humain, le but du comportement sexuel n'est plus le coït vaginal mais la recherche des plaisirs érotiques, procurés par la stimulation du corps et des zones érogènes, peu importe le sexe du partenaire[184].
Il faut être prudent en ce qui concerne l'aspect biologique : d'abord, en raison de la nature polémique de ce sujet de recherche, en particulier dans les pays anglo-saxons, la validité des études n'est pas garantie[185] ; ensuite, les expériences sur des jumeaux doivent être interprétées avec précaution, car il est difficile d'extrapoler une relation directe du niveau génétique au niveau comportemental. Néanmoins, ces études suggèrent une influence au niveau des gènes : si un jumeau est homosexuel, son jumeau monozygote aurait environ 52 % de possibilité de l'être aussi et les jumeaux dizygotes auraient une proportion de 22 % de l'être tous les deux[186], même s'il est difficile de démêler l'effet génétique du simple effet culturel, les deux enfants étant généralement élevés ensemble.
Enfin, les expériences récentes suggérant l'existence d'une orientation sexuelle biologique, mise en évidence chez des homosexuels des deux sexes et dont l'origine serait due aux caractéristiques anatomiques et fonctionnelles de l'aire préoptique médiane[187],[188],[189] ne permettent pas actuellement de savoir si ces caractéristiques fonctionnelles sont innées ou acquises[190]. De nombreuses études publiées entre 1990 et 2010 accréditent néanmoins l'idée d'une orientation sexuelle déterminée définitivement au stade prénatal (entre la fécondation et la naissance) en raison notamment de facteurs hormonaux[191].
Une autre piste d'abord évoquée en 1981 puis reprise en 2004 indique que, dans certains cas, la préférence pour l'homosexualité proviendrait de circonstances particulières, par exemple d'expériences très positives (récompenses / renforcements) que les personnes auraient vécues avec des partenaires du même sexe[192],[193],[194]. Cette approche est cependant remise en cause par des études publiées entre 2000 et 2010[195],[196].
Les opposants à ces études considérant comme établie la thèse de l'origine purement sociale et donc acquise de l'homosexualité, réfutent et disqualifient a priori, sans examen possible, toute hypothèse à caractère biologique, négligeant notamment le cas des homosexuels exclusifs et ne pouvant pas changer d'orientation sexuelle, se voulant d'une démarche scientifique et non idéologique leurs motivations sont pourtant le plus souvent morales et non empiriques, basées sur les théories psychanalytiques (freudisme, lacanisme), sans élément de preuve quant à la thèse de l'acquis[197].
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References: l'article 13
 l'article 225
 l'article 331
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 l'article 330
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