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Timestamp: 2017-08-18 01:57:21+00:00

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1 DECRET N / P-RM DU 11 AOUT 2008 PORTANT PROCEDURES DE PASSATION, D'EXECUTION ET DE REGLEMENT DES MARCHÉS PUBLICS ET DES DELEGATIONS DE SERVICE PUBLIC LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, Vu la Constitution ; Vu la Directive N 04/2005/CM/UEMOA du 09 décembre portant procédures de passation, d'exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public dans l'union Economique et Monétaire Ouest Africaine ; Vu la Loi N du 22 mars 1994 portant principe s fondamentaux de la création, de l'organisation, de la gestion et du contrôle des services publics ; Vu la Loi N du 4 novembre 1996 relative à la loi de finances ; Vu la Loi N du 4 novembre 1996 portant princ ipes fondamentaux de la comptabilité publique ; Vu la Loi N du 23 juillet 2008 portant créa tion de la Direction Générale des Marchés Publics ; Vu le Décret N /P-RM du 28 septembre 2007 por tant nomination du Premier ministre ; Vu le décret N / P-RM du 3 octobre 2007 porta nt nomination des membres du Gouvernement ; STATUANT EN CONSEIL DES MINISTRES, DECRETE : 2 TITRE PREMIER : DISPOSITIONS GENERALES Chapitre 1 : Objet et définitions ARTICLE 1 : Objet Le présent décret fixe les règles applicables à la passation, l a pprob ation, l exécution, le règlement et le contrôle des marchés publics et aux procédures de passation des délégations de service public, mises en oeuvre par les autorités contractantes visées à l article 4. ARTICLE 2 : Définitions Pour l'application du présent décret les termes suivants ont la signification qui leur est assignée au présent article, Attributaire : Le soumissionnaire dont l'offre a été retenue avant l'approb ation du marché. Autorité(s) contractante(s) : La ou les personne(s) morale de droit public ou de droit privé visée(s) à l article 4 du présent décret, signataire(s) d'un marché public, tel que défini dans le présent article. Autorité(s) délégante(s) : La ou les autorité(s) contractante( s), cocontractante(s) d'une convention de délégation de service public. Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (ARMDS), créée par la
2 Loi N.. du Candidat : La personne physique ou morale qui manifeste un intérêt à participer ou qui est retenue par une autorité contractante pour participer à une procédure de passation de marchés. Candidature : Acte p ar lequel le c andid a t manifeste un intérêt à p articiper, sans que cet a cte ne l'eng a ge ni ne lui impose d'obligations vis-à-vis de l'autorité contractante. Comité de Règlement des Différends : Le Comité créé auprès de l ARMDS pour statuer sur les irrégularités commises par les intervenants aux marchés publics et sur les recours exercés par les candidats et soumissionna ires aux marchés publics et délég a tions de service public, relatifs à la procédure de p assation des marchés publics et délég ations de service public, a insi qu'à leur exécution Délégataire : La personne morale de droit privé ou de droit public signataire d'une convention de délégation de service public et à laquelle l'autorité délégante confie, conformément aux dispositions du présent décret, l'exploitation d'un service public avec ou sans prestations complémentaires. Délégation de service public : Le contrat par lequel une des personnes morales de droit public ou de droit privé visées aux articles 4 et 5 du présent décret confie la gestion d'un service public relevant de sa compétence à un délég ataire dont la rémunération est liée ou substantiellement assurée par les résultats de l'exploitation du service. Au sens du présent décret, les délég ations de services publics comprennent les régies intéressé es, les afferma ges, (l'opération de rése au) a insi que les concessions de service public, qu'elles incluent ou non l'exécution d'un ouvrage. Entreprise communautaire : L'entreprise dont le siège social est situé d ans un Etat membre de l'union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMO A). Maître d'ouvrage : La personne morale de droit public ou de droit privé visée aux articles 4 et 5 du présent décret qui est le propriétaire final de l'ouvrage ou de l'équipement technique, objet du marché. Maître d'ouvrage délégué : La personne mora le de droit public ou de droit privé mand ata ire du ma ître d'ouvra ge pour l'exécution de tout ou p artie des attributions de ce dernier, relatives à la passation et à l exécution de marchés. Marché public : Le contrat écrit conclu à titre onéreux par une autorité contractante pour répondre à ses besoins en matière de travaux, de fournitures ou de services au sens du présent décret. Marché public de fournitures : le marché qui a pour objet l'achat, le crédit-bail, la location ou la locationvente avec ou sans option d'achat de biens de toute nature y compris des matières premières, produits, équipements et objets sous forme solide, liquide ou ga zeuse, ainsi que les services accessoires à la fourniture de ces biens. Marché public de services : Le marché qui n'est ni un marché de tra vaux ni un marché de fournitures. Il comprend également le marché de prestations intellectuelles,
3 c'est-à-dire le marché de services dont l'élément prédominant n'est pas physiquement quantifiable. Marché public de travaux : le marché qui a pour objet soit, l'exécution, soit, conjointement, l a conception et l'exécution de travaux ou d'un ouvrage. Marché public de type mixte : Le marché relevant d'une des trois catégories mentionnées ci-dessus qui peut comporter, à titre a ccessoire, des éléments relevant d'une autre catégorie. Les procédures de p assation et d'exécution des marchés publics devront prendre en compte les spécificités applicables pour chaque type d'a cquisition. 3 Moyen électronique : Le moyen utilisant des équipements électroniques de tra itement (y compris la compression numérique) et de stocka ge de donné es, et utilisant la diffusion, l'a cheminement et la réception p ar fils, p ar ra dio, p ar moyens optiques ou p ar d'autres moyens électromagnétiques. Offre : L'ensemble des éléments techniques et financiers inclus dans le dossier de soumission. Ouvrage : Le résulta t d'un ensemble de travaux de b â timent ou de génie civil destiné à remplir p ar lui-même une fonction économique ou technique. Il peut comprendre notamment des opéra tions de construction, de reconstruction, de démolition, de réparation ou rénovation, tel que la préparation du chantier, les travaux de terrassement, l'érection, la construction, l'installation d'équipement ou de matériel, la décoration et la finition ainsi que les services accessoires aux travaux si la valeur de ces services ne dépasse pas celle des travaux eux-mêmes. Personne responsable du marché : Le représentant dûment mand a té p ar l' autorité contra ctante pour la représenter d ans la p assation et d ans l'exécution du marché. Soumissionnaire : La personne physique ou morale qui participe à un appel d'offres en soumettant un acte d'engagement et les éléments constitutifs de son offre. Soumission : L'acte d'engagement écrit au terme duquel un soumissionnaire fait connaître ses conditions et s'engage à respecter les cahiers des charges applicables. Titulaire : La personne physique ou morale, attributaire, dont le marché conclu avec l'autorité contractante, conformément au présent décret, a été approuvé. ARTICLE 3 : Principes fondamentaux 3.1. Les procédures de passation des marchés publics et des délégations de service public, quel qu'en soit le montant, sont soumises aux principes suivants : L'économie et l'efficacité du processus d'acquisition ; Le libre accès à la commande publique ; L'égalité de traitement des candidats, la reconnaissance mutuelle ; La transparence des procédures, et ce à travers la rationalité, la modernité et la traçabilité des procédures Sous réserve des dispositions visées à l'article 67 du présent décret toute mesure ou disposition fondée
4 sur la nationalité des candidats de nature à constituer une discrimination à l'encontre des ressortissants des Etats membres de l'uemoa est prohibée La participation d'un soumissionnaire qui est un établissement public, une société d Etat, une société à participation publique majoritaire, un organisme contrôlé par l Etat ou une collectivité décentralisée de droit public à une procédure de passation de marché public doit se réaliser sans distorsion de concurrence vis-à-vis de soumissionnaires privés. Chapitre 2 : Champ d application ARTICLE 4 : Des autorités contractantes 4.1. Les dispositions du présent décret s'appliquent aux marchés publics et délégations de service public conclus par l'etat, les collectivités locales, les établissements publics, les agences et organismes, bénéficiant du concours financier ou de la garantie de l'etat, les sociétés d Etat, les sociétés à participation financière publique majoritaire et les associations formées par une ou plusieurs de ces personnes morales de droit public Les dispositions du présent décret s'appliquent également : a) aux marchés et délégations de service public passés par les personnes morales de droit privé agissant pour le compte de l'etat, d'une collectivité locale, d'une personne morale de droit public, d'une société d'eta t, d'une société à p a rticip a tion fin a ncière publique ma jorita ire, ou d'une associ a tion formé e p ar une ou plusieurs de ces personnes mora les de droit public ; b) aux marchés et délégations de service public passés par des personnes de droit privé, lorsque ces marchés bénéficient du concours financier ou de la garantie de l'etat ou d'une des personnes mentionnées à l'article 4.1 ci-dessus. ARTICLE 5 : Des personnes morales bénéficiant de droits spéciaux ou exclusifs Lorsqu'une autorité contractante octroie à une autre entité des droits spéciaux ou exclusifs d'exercer une a ctivité de service public, l' a cte p ar lequel ce droit est octroyé prévoit que l'entité concernée doit, pour les marchés publics qu'elle passe avec des tiers dans le cadre de cette activité, respecter les dispositions du présent décret. ARTICLE 6 : De la coordination, du groupement de commandes et des centrales d'achat 6.1. Sur proposition du Ministre chargé des Finances, en relation avec les départements ministériels intéressés et après avis de l Autorité de Régulation, il peut être créé une commission interministérielle chargée de favoriser le développement de procédures d achats groupés et notamment : 4 de proposer toutes mesures susceptibles d améliorer certaines commandes de fournitures et de travaux notamment p ar l éta blissement de programmes d achats et de travaux en favorisant le libre jeu
5 de la concurrence ; d examiner les opportunités et possibilités de centraliser certaines commandes au stade de l appel à la concurrence Les dispositions du présent décret s'appliquent aux marchés passés dans le cadre d'une coordination ou d'un groupement de commandes, ou par un organisme de centralisation des achats qui acquiert des fournitures et /ou des services destinés à des autorités contractantes, ou qui conclut des accords-cadres de travaux, de fournitures ou de services destinés à des autorités contractantes. ARTICLE 7 : Des marchés sur financement extérieur Les marchés financés p ar des ressources extérieures sont soumis aux dispositions du présent décret, d ans l a mesure où elles ne sont pas contraires aux dispositions des accords de financement. ARTICLE 8 : Des exclusions Le présent décret ne s'applique pas aux marchés de travaux, de fournitures et de services, lorsqu'ils concernent des besoins de défense et de sécurité nationales exige ant le secret ou pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l'eta t est incomp a tible avec des mesures de publicité. ARTICLE 9 : Du seuil d'application 9.1. Le présent décret s'applique aux marchés publics qui n'en sont pas exclus en vertu de l'article 8 et dont la valeur estimée est égale ou supérieure aux seuils de passation des marchés tels que définis ci-après : vingt cinq millions de francs ( ), pour les marchés de travaux et les marchés de fournitures et de services courants ; quinze millions de francs ( ), pour les marchés de prestations intellectuelles. Pour ce qui concerne les marchés des Sociétés d Etat, des Sociétés à p articip a tion financière publique ma jorita ire et des Eta blissements publics à c ara ctère industriel et commercial, ce seuil est fixé à millions de francs lorsqu il s agit de travaux, fournitures et services courants et à 6 0 millions lorsqu il s agit de prestations intellectuelles L autorité contractante peut ne pas recourir aux procédures de passation prévues au titre du présent décret pour ce qui concerne les dépenses afférentes aux travaux, fournitures ou services, dont les montants sont inférieurs aux seuils de passation des marchés publics. Dans ce cas, sous réserve de l'application d'autres procédures spécifiques ou de règles prévues par d'autres dispositions législatives ou réglementaires, l'autorité contractante : choisit librement les modalités de publicité ada ptées au montant et à la nature du marché ; sollicite simultanément par écrit des prix auprès d au moins trois entreprises en définissant la nature des prestations recherchées et en faisant référence à des normes dans toute la mesure du possible ; doit s'assurer que les candid ats ont la capacité d'exécuter le marché, y compris au plan juridique ; ARTICLE 10 : De l'évaluation du seuil
6 Lorsqu'il est fonction d'un seuil, le choix de la procédure applicable, est déterminé d ans les conditions suivantes, quel que soit le nombre de prestataires auxquels il est fait appel : En ce qui concerne les travaux, est prise en compte la valeur glob ale des travaux se ra pportant à une opération de travaux portant sur un ou plusieurs ouvrages. Il y a opération de travaux lorsque le ma ître d'ouvra ge prend l a décision de mettre en oeuvre, d a ns une période de temps et un périmètre limités, un ensemble de tra v aux c ara ctérisé p ar son unité fonctionnelle, technique, économique ou comptable. La délimitation d'une catégorie homogène de tra vaux ne doit p as avoir pour effet de soustra ire des marchés aux règles qui leur sont normalement applicables en vertu du présent décret ; En ce qui concerne les fournitures et les services, est prise en compte la va leur tota le des fournitures ou d es servic es qui p euvent être consid érés comme homogènes soit, en ra ison de leurs c ara ctéristiques propres, soit, parce qu'ils constituent une unité fonctionnelle. La délimitation d'une c atégorie homogène de fournitures ou de services ne doit p as a voir pour effet de soustra ire des marchés aux règles qui leur sont norma lement a pplic a bles en vertu du présent décret ; Pour les marchés mixtes, l'évaluation du seuil est fonction de la procédure d'acquisition retenue. A cet effet, lorsque la procédure comprend des travaux et des fournitures, son choix est fonction de la p art rela tive en volume de travaux ou de fournitures la plus importante. Lorsque la procédure comprend des catégories de travaux ou de fournitures et des catégories de prestations intellectuelles, son choix est fonction de l'impact prédominant d'une catégorie par rapport à l'autre sur le résultat final ; Pour les marchés comportant des lots, est retenue la valeur, estimée de la totalité des lots. La procédure de p assation de chaque lot est celle qui s'a pplique au marché pris d ans son ensemble. 5 TITRE II : ORGANES DE LA COMMANDE PUBLIQUE ARTICLE 11 : Personne responsable du marché L'autorité contra ctante peut mandater une personne responsable du marché chargée de mettre en oeuvre les procédures de passation et d'exécution des marchés et délég ations de service public. La personne responsable du marché peut se faire représenter d ans l'exercice de ses fonctions, sauf pour la signature du marché ou de la délégation de service public. La personne responsable du marché peut s'a djoindre les services d'une entité chargée de la planification et de la préparation du dossier et de la procédure d'appel d'offres. ARTICLE 12 : Personnes chargées de la préparation des marchés Les marchés sont préparés par les services, collectivités
7 et établissements ayant compétence pour gérer les crédits sur lesquels la dépense est imputée En ce qui concerne les services de l Etat, et sauf dans le cas de travaux ou de fournitures à caractère technique particulièrement marqué relevant exclusivement de la compétence des services techniques concernés, les services bénéficiaires préparent leurs marchés en liaison avec les Directions Administratives et Financières. A ce titre, les services bénéficiaires élaborent les dossiers d'appel d'offres, rédigent les procès-verbaux de dépouillement et de jugement des offres, et préparent les contrats de marché. Les Directions Administratives et Financières s'assurent de l'existence et de la disponibilité des crédits, procèdent au lancement des consulta tions, reçoivent les offres, président les commissions de dépouillement et de jugement des offres Les marchés financés sur le budget de l'etat dont le montant estimé est inférieur à un seuil fixé par arrêté du Ministre chargé des finances et qui sont exécutés dans les régions, sont préparés et passés par les services déconcentrés au niveau régional de l'administration bénéficiaire. ARTICLE 13 : Maître d'ouvrage délégué L'autorité contractante peut déléguer, aux termes d une convention conclue avec le maître d'ouvrage délégué tout ou partie de ses attributions relatives à la passation et à l'exécution de marchés concernant la réalisation : a) d'ouvrages de bâtiment ou d'infrastructures, y compris la fourniture de matériels et équipements nécessaires à leur exploitation ; b) de programmes d'intérêt public ou projets inclus dans de tels programmes, comprenant un ensemble de travaux, fournitures et services Les règles de passation des marchés utilisées par le maître d'ouvrage délégué, mandataire de l'autorité contractante, sont celles qui s'appliquent à l'autorité contractante, sous réserve de la composition de la commission d'ouverture des plis et d'évaluation des offres qui tient compte de l'intervention du maître d'ouvrage délégué La convention de maîtrise d ouvrage déléguée, régie par les règles applicables au mandat, est passée conformément à la procédure applicable aux marchés de prestations intellectuelles. Le maître d'ouvrage délégué n'est tenu envers l'autorité contractante que de la bonne exécution des attributions dont il a personnellement été chargé par celle-ci. Un A rrêté du Ministre chargé des Finances définit les conditions auxquelles doivent répondre les maîtres d ouvrage délégués ainsi que le contenu des conventions qu ils concluent avec les autorités contractantes Le maître d'ouvrage délégué représente l'autorité contractante à l'égard des tiers dans l'exercice des attributions qui lui ont été confiées jusqu'à ce que l'autorité contractante ait constaté l'achèvement de sa mission dans les conditions définies par la convention conclue avec celui-ci.
8 ARTICLE 14 : Personnes responsables de la passation de commandes groupées Lorsque, conformément à l Article 6 du présent décret, il est décidé en accord avec les autorités contractantes concernées de regrouper leurs commandes, les autorités contractantes groupées doivent s engager à contracter aux mêmes conditions, fixées avec le candidat retenu, à hauteur de leurs besoins propres. La préparation et la passation de ces marchés de commandes groupées sont précédées de la mise en place par le Ministre chargé des Finances d une procédure dite de "consultation collective". La personne responsable du marché de chaque membre du groupement signe le marché et s'assure de sa bonne exécution pour ce qui concerne le membre du groupement qu'il représente Les autorités contractantes groupées peuvent également convenir de désigner un coordonnateur qui sera chargé : soit de signer et de notifier le marché, la personne responsa ble du marché de cha que membre du groupement, pour ce qui la concerne, s assurant de sa bonne exécution ; soit de signer le marché, de le notifier et de l exécuter au nom de l ensemble des membres du groupement. ARTICLE 15 : Commissions d'ouverture des plis et d'évaluation des offres Pour chaque consultation, une commission d'ouverture des plis et d'évaluation des offres est constituée auprès de l autorité contractante, par décision de cette dernière. Sa composition, qui doit respecter le cadre défini par Arrêté du Ministre Chargé des Finances, dépend, en particulier, de l objet de l opération envisagée et de son mode de financement. En cas de concours financiers extérieurs, les représentants des organismes concernés peuvent assister aux sé ances d ouverture des plis avec voix consultative. Dans le cas où l'autorité contractante a chargé un maître d'ouvrage délégué de la passation du marché, la commission est constitué e p ar le ma ître d'ouvra ge délégué et comprend au moins un représentant de l autorité contractante. L autorité contractante peut également constituer un comité technique d étude et d évaluation des offres qui remet à la commission des éléments d'analyse et d'évaluation des offres, ou faire participer à ses travaux, avec voix consultative tout expert choisi en fonction de ses compétences particulières et de la nature des prestations objet du marché. Les membres des comités techniques d'étude et d'évaluation des offres ainsi que les experts sont tenus aux mêmes obligations de déclaration de conflit d'intérêt et de secret que les membres des commissions des marchés. Le représentant de la Direction Générale des Marchés Publics assiste aux sé ances d'ouverture des plis en qualité d'observateur pour contrôler les opérations d'ouverture Toute personne qui a personnellement ou par l'intermédiaire de son conjoint ou de ses ascendants ou descendants un intérêt direct ou indirect, notamment en
9 tant que dirigeant, associé ou employé, dans une entreprise candidate à un marché examiné par la commission à laquelle elle appartient, doit en faire la déclaration, se retirer de la commission et s'abstenir de participer à toutes opérations d'attribution du marché considéré. En dehors des sé ances publiques d ouverture des plis et de dépouillement des offres, les commissions des marchés délibèrent à huis clos et ces déb ats sont revêtus du secret a bsolu. En outre les membres d es commissions doivent respecter la confidenti alité des informations, concernant notamment le marché et les candidats, dont ils ont connaissance à l'occasion de l'exercice des fonctions de membre d'une commission. Aucun membre de la commission ne peut être poursuivi sur le plan disciplina ire pour les propos tenus et les votes émis au cours des réunions. ARTICLE 16 : Autorités de conclusion et d'approbation Les marchés publics sont transmis après leur conclusion à une autorité d approbation, centrale ou déconcentrée, obligatoirement distincte de l'autorité signataire. L acte d'approbation, matérialisé par la signature de l'autorité compétente à ce titre, a pour effet de valider le projet de marché. L autorité d approbation ne peut modifier ou annuler les décisions des personnes responsables de marchés que pour des raisons indiquées à l article 73.2 ci- dessous. L autorité d approbation varie selon la qualité de l'autorité contractante et le montant du marché Les autorités de conclusion et d'approbation des marchés et des délégations de service public sont définies en fonction de leur montant et de leur nature par un décret du Premier Ministre. 7 TITRE III : CANDIDATS ET SOUMISSIONNAIRES Chapitre 1 : Règles relatives à la participation des candidats et soumissionnaires ARTICLE 17 : Du conflit d'intérêt N e sont pas admises à p articiper aux procédures de passation de marchés et délég ations de service public, en raison des règles relatives au conflit d'intérêt : les entreprises d ans lesquelles les membres de l'autorité contra ctante, de la Direction G énérale des Marchés Publics, la personne responsa ble du marché ou les membres de la Commission d'ouverture des plis et d'éva luation des offres possèdent des intérêts financiers ou personnels de nature à compromettre la transp arence des procédures de p assation des marchés publics ; les entreprises affiliées aux consultants a yant contribué à prép arer tout ou p artie des dossiers d' a ppel d'offres ou de consultation. ARTICLE 18 : Des restrictions liées à la personne des candidats et leurs sous-traitants
10 18.1. Ne sont pas admises à participer aux procédures de passation de marchés et délégations de service public, les personnes physiques ou morales : a) qui sont en état de fa illite personnelle, de cessa tion d' a ctivités, de liquid a tion, de redressement judici a ire, ou dans toute situation analogue de même nature. Ces dispositions ne s'appliquent pas aux personnes morales en état de redressement judiciaire autorisées à poursuivre leurs activités par une décision de justice ; b) qui sont exclues des procédures de passation de marchés publics ou de délégation de service public par une décision de justice devenue définitive en matière pénale, fiscale, ou sociale ou par une décision de l Autorité de Régulation ; c) toute personne morale sous le couvert de laquelle une personne physique exclue des procédures de passation des marchés publics ou de délégation de service public en application d une décision visée au paragraphe b) ci-dessus agirait pour se soustraire à cette exclusion ; d) les entreprises dont les exploitants ou dirige ants ont été condamnés en raison de leur participation à une action concertée, convention, entente expresse ou tacite ou coalition Les restrictions à la participation des candidats visées à l'alinéa ci-dessus s'appliquent également aux sous-traitants. Chapitre 2 : Capacités requises ARTICLE 19 : Définition des capacités requises Tout candid at qui remplit les conditions juridiques et qui possède les c a p a cités techniques et les ca p a cités financières nécessa ires à l'exécution d'un marché public ou d'une délég a tion de service public, a insi que l'expérience de l'exécution de contrats analogues doit pouvoir participer aux procédures de passation de marchés et de délég ations de service public. ARTICLE 20 : Des justifications des capacités requises Chaque candidat à un marché, quelle que soit la procédure de passation des marchés employés, doit justifier qu'il dispose des capacités juridiques, techniques et financières requises pour exécuter le marché en présentant tous documents et attestations appropriés En application de l alinéa 1 du présent article, à l appui des soumissions ou des offres faites par les soumissionnaires ou les candidats, l autorité contractante doit exiger : a) tous documents ou pièces lui permettant d a pprécier la c a p a cité technique des entrepreneurs, fournisseurs ou presta ta ires de services, leur solva bilité, la régularité de leur situation juridique et fiscale et sociale, a insi que les pouvoirs des personnes ha bilitées à eng a ger l entreprise et à p asser des marchés a vec l autorité contractante ; b) une fiche comportant les renseignements relatifs aux candidats selon un modèle établi par l autorité contractante. ARTICLE 21 : Des justifications des capacités techniques Les autorités contractantes doivent informer les
11 candidats des justifications de leurs capacités techniques en les spécifiant dans les dossiers d'appels d'offres ou les dossiers de consultation. Ces justifications peuvent également être demandées aux sous-traitants selon l'importance de leur intervention dans l'exécution du marché ou de la délégation de service public Dans la définition des capacités techniques requises, les autorités contractantes ne prennent aucune disposition discriminatoire, notamment celle visant à faire obstacle à l'accès des petites et moyennes entreprises à la commande publique Dans les procédures de passation des marchés publics de services, lorsque les candidats ou les soumissionnaires ont besoin d'une autorisation spécifique ou doivent être membres d'une organisation spécifique pour pouvoir fournir dans leur pays d'origine le service concerné, l'autorité contractante peut leur demander de prouver qu'ils possèdent cette autorisation ou qu'ils appartiennent à cette organisation. ARTICLE 22 : Des modalités de la certification des candidats L'autorité contractante peut demander aux entreprises candidates de produire un certificat de qualification. Ce certificat doit être délivré, selon des critères objectifs et transparents, par un organisme responsable de la qualification des entreprises, comprenant en nombre égal des représentants de l'etat et des représentants des entreprises. La liste qu'il établit est publiée et constamment remise à jour et sujette au contrôle régulier de l'autorité compétente chargée de la régulation des marchés publics L'autorité contractante ne peut exiger la production d'un tel certificat pour justifier des capacités techniques des soumissionnaires à titre exclusif ou de manière discriminatoire. ARTICLE 23 : Des justifications des capacités financières La justification de la capacité économique et financière du candidat est constituée par une ou plusieurs des références suivantes : a) des déclarations a ppropriées de b anques ou org anismes financiers ha bilités, ou, le c as éché ant, la preuve d'une assurance des risques professionnels ; b) la présentation des bilans ou d'extraits des bilans ; c) une déclaration concernant le chiffre d'affaires global et, le cas éché ant, le chiffre d'affaires du domaine d' activités faisant l'objet du marché ou de la délégation, pour, au maximum, les trois derniers exercices en fonction de la date de cré ation de l'entreprise ou du début d'activité du soumissionnaire ; d) Les autorités contra ctantes précisent, d ans l' avis de marché ou d a ns l'invita tion à soumissionner, celles des références visées au p ara gra phe 1 qu'elles ont choisies a insi que les autres références prob antes qui doivent être produites. Si, pour une ra ison justifié e, le soumissionna ire n'est p as en mesure de produire les références demandées par l'autorité contractante, il est autorisé à prouver sa c a p a cité économique et financière
12 p ar tout autre document considéré comme a pproprié par l'autorité contractante La définition des capacités financières requises des candidats ne doit pas faire obstacle à l'accès des petites et moyennes entreprises à la commande publique. ARTICLE 24 : De l'engagement de la lutte contre la corruption Les offres et soumissions doivent contenir l'eng a gement du c andid at ou soumissionna ire de ne p as octroyer ou promettre d'octroyer à toute personne intervenant à quelque titre que ce soit dans la procédure de passation du marché un avantage indu, pécuni aire ou autre, directement ou p ar des intermédi a ires, en vue d'obtenir le marché, d'informer l'autorité contra ctante de l'octroi de toute somme ou avantage à ce titre, et en général de respecter les dispositions lég ales relatives notamment à l interdiction des a ctes de corruption p assive ou de trafic d influence ou constitutifs d infractions de cette nature. ARTICLE 25 : De la sanction de la fourniture de fausses informations ou de défaut de fournitures d informations La fourniture d informations fausses ou le défaut de fournitures d informations essentielles concernant les conditions de participation des candidats visées aux articles 1 7 et 1 8 ou les capacités juridiques, techniques, financières essentielles à la validité de leur candidature ou à l évaluation de leur offre est sanctionnée par le rejet de l'offre. Lorsque ces fausses informations sont révélées après l approbation du marché, ils peuvent entraîner la résiliation de celui-ci. Chapitre 3 : Groupements et sous-traitance ARTICLE 26 : Des groupements Les candidats aux marchés publics peuvent se grouper pour concourir à l'obtention des marchés publics sous forme de groupements d'entreprises solidaires ou de groupements d'entreprises conjointes, sous réserve de respecter les règles interdisant les entraves à la concurrence Les membres du groupement sont conjoints lorsque chacun de ses membres s engage à exécuter une ou plusieurs parties du marché identifiées quant à leur nature et à leur prix sans encourir de responsabilité quant à l'exécution des autres parties du marché. Les membres du groupement sont solidaires lorsque chacun de ses membres est engagé pour la totalité du marché Les cahiers des charges peuvent imposer la forme que doit prendre le groupement en cas d'attribution du marché à des entreprises groupées. Il est interdit aux candidats et soumissionnaires de présenter pour le même marché ou un de ses lots, plusieurs offres en agissant à la fois en qualité de candidats individuels ou de membres d'un ou plusieurs groupements La composition du groupement ne peut pas
13 être modifiée entre la pré-qualification des candidats éventuellement effectuée et la remise de leurs offres ni entre la remise des offres et la conclusion du marché Quelle que soit la forme du groupement, les membres du groupement doivent désigner un mandataire, qui les représente vis-à-vis de l'autorité contractante, et coordonne l'exécution du marché par les membres du groupement. Si le marché le prévoit, le mandataire du groupement conjoint est solidaire de chacun des membres du groupement pour ses obligations contractuelles à l'égard de l'autorité contractante pour l'exécution du marché En cas de groupement d'entreprises conjointes, la soumission indique le montant et la répartition détaillée des prestations que chacun des membres du groupement s'engage à exécuter. En cas de groupement d'entreprises solidaires, la soumission est un document unique qui indique le montant total du marché et l'ensemble des fournitures, services ou travaux que les membres du groupement s'engagent solidairement à réaliser Les candidatures et les actes d'engagements sont signés soit par les représentants de chacun des membres du groupement, soit par le mandataire s'il justifie des habilitations nécessaires pour représenter les membres au stade de la passation du marché. ARTICLE 27 : De la sous-traitance En matière de travaux et de services, le titulaire d'un marché public peut sous-traiter l'exécution de certaines parties de son marché à condition : d'avoir obtenu de l'autorité contra ctante l'acceptation de chaque sous-traitant et l'a grément de ses conditions de p aiement ; que cette possibilité soit prévue dans le dossier d'appel d'offres Le candidat a l'obligation d'indiquer dans son offre, la nature et le montant de la partie des prestations qu'il envisage de sous-traiter. La sous-traitance de plus de quarante pour cent (40 %) de la valeur globale d'un marché est interdite. La sous-traitance ne peut en aucun cas conduire à une modification substantielle de la qualification du titulaire après attribution du marché Dans le cas d'un marché d'une collectivité décentralisée ou de l'un de ses établissements publics, le candidat au marché qui aura prévu de sous-traiter au moins trente pour cent (30 %) de la valeur globale du marché à une entreprise malienne pourra bénéficier d'une marge de préférence qui ne pourra être supérieure à cinq pour cent (5 %) cumulable avec le droit de préférence visée à l'article 67 du présent décret En cas de sous-traitance du marché, le titulaire demeure personnellement responsable de l'exécution de toutes les obligations de celui-ci Le sous-traitant du titulaire du marché qui a été accepté et dont les conditions de paiement ont été agréées par l'autorité contractante est payé, à sa demande, directement par cette dernière pour la part dont il assure l'exécution. 10 TITRE IV : PREPARATION, FORME ET CONTENU DES MARCHES
14 Chapitre 1 : Préparation des marchés ARTICLE 28 : Des plans prévisionnels, du fractionnement des dépenses Les autorités contractantes élaborent des plans prévisionnels annuels de passation des marchés publics sur le fondement de leur programme d'activité. Ces plans doivent être cohérents avec les crédits qui leur sont alloués. Ils sont révisables. Ils doivent être communiqués à la Direction G énérale des Marchés Publics Les marchés passés par les autorités contractantes doivent avoir été préalablement inscrits dans ces plans prévisionnels ou dans les plans révisés, à peine de nullité, sous réserve de l'appréciation de la Direction Générale des Marchés Publics. Tout morcellement de commandes, en violation du plan annuel de passation des marchés publics, cara ctérise un fractionnement de dépenses, constitutif d'une pratique frauduleuse En outre, constitue un fractionnement des dépenses tout procédé par lequel les dépenses relatives aux prestations de biens, de services ou de travaux de même nature ou de même objet sont engagées par un Ordonnateur pour un même service ou une même unité fonctionnelle et dont les montants cumulés au cours de l année budgétaire atteignent ou dépassent les seuils de passation des marchés publics. La nature de la dépense s apprécie par rapport à la classific a tion fa ite d ans la nomencla ture de Comptabilité Matières. Dans ce cadre, les prestations de même nature désignent les acquisitions de biens, services ou de travaux appartenant à la même classe. ARTICLE 29 : De la détermination des besoins La nature et l'étendue des besoins sont déterminées avec précision par les autorités contractantes avant tout appel à la concurrence ou toute procédure de négociation par entente directe. Le marché public ou la délégation de service public conclu par l'autorité contractante doit avoir pour objet exclusif de répondre à ces besoins Cette définition des besoins ne doit pas avoir pour effet de soustraire des marchés ou des délégations de service public aux règles qui leur sont normalement applicables en vertu du présent décret Le lancement d'une procédure de passation d'un marché public est subordonné à l'existence de crédits budgétaires suffisants et au respect des règles organisant les dépenses des autorités contractantes. ARTICLE 30 : Des spécifications techniques Les travaux, fournitures et prestations de services qui font l'objet d'un marché public ou d'une délégation de service public sont définis par référence aux normes, agréments techniques ou spécifications nationaux ou communautaires, ou à défaut par référence à des normes ou agréments techniques ou spécifications internationaux. Il ne peut être dérogé à ces règles que : a) si les normes, les agréments techniques ou les spécifications techniques nationaux, communautaires ou à
15 défaut internationaux, ne contiennent aucune disposition concernant l'établissement de la conformité ou s'il n'existe pas de moyens techniques permettant d'établir de façon satisfaisante la conformité d'un produit à ces normes, à ces agréments techniques ou à ces spécifications techniques communes ; b) si ces normes, ces agréments techniques ou ces spécifications techniques nationaux, communautaires ou à défaut internationaux, imposent l'utilisation de produits ou de matériaux incompatibles avec des installations déjà utilisées par l'autorité contractante ou entraînent des coûts disproportionnés ou des difficultés techniques disproportionnées, ma is uniquement d ans le ca dre d'une stratégie cla irement définie et consignée en vue d'un passage, dans un délai déterminé, à des normes, à des agréments techniques ou à des spécifications techniques nationaux, communautaires ou internationaux ; c) si le projet concerné constitue une véritable innovation pour laquelle le recours à des normes, à des agréments techniques ou à des spécifications techniques nationaux, communautaires, ou à défaut internationaux existants serait inapproprié A moins que de telles spécifications ne soient justifiées par l'objet du marché ou de la délégation, les clauses contractuelles propres à un marché ou à une délégation déterminés, de spécifications techniques ne peuvent mentionner des produits d'une fabrication ou d'une provenance déterminée, ou des procédés particuliers et qui ont pour effet de favoriser ou d'éliminer certaines entreprises. Est notamment interdite l'indication de marques, de brevets ou de types, ou celle d'une origine ou d'une production déterminée. Toutefois, une telle indication accompagnée de la mention «ou équivalent» est autorisée lorsque les autorités contractantes n'ont pas la possibilité de donner une description de l'objet du marché au moyen de spécifications suffisamment précises et intelligibles pour tous les intéressés. Ces normes, agréments et spécifications, ainsi que le recours à la procédure dérog atoire ci-dessus visée, doivent être expressément mentionnés dans les cahiers des clauses techniques. 11 ARTICLE 31 : De l allotissement Lorsque l'allotissement est susceptible de présenter des avantages financiers ou techniques, les travaux, fournitures ou services sont répartis en lots pouvant donner lieu chacun à un marché distinct Le dossier d'appel d'offres fixe le nombre, la nature et l'importance des lots, ainsi que les conditions imposées aux candidats pour souscrire à un ou plusieurs lots et les modalités de leur attribution et indique que la Commission d'évaluation des offres attribuera les marchés sur la base de la combinaison des lots évaluée la moins disante par l'autorité contractante Si, dans le cadre d'un appel d'offres, un ou plusieurs lots ne sont pas attribués, l'autorité contractante a la faculté d'entamer de nouvelles procédures d'appel à la concurrence pour les lots non attribués en modifiant, s'il y a lieu, la consistance de ces lots.
16 ARTICLE 32 : Du dossier d'appel à la concurrence Les procédures d appel d offres doivent donner lieu à la préparation d un dossier d appel à la concurrence - dossier d'appel d offres ou dossier de consultation -qui contient la totalité des pièces et documents nécessaires à la consultation et à l'information des candidats selon la procédure choisie, à savoir : a) les pièces relatives aux conditions de l'appel à la concurrence : la référence à l' avis d' a ppel d'offres ou à l' avis d' a ppel à candid atures d ans le cas où une pré qualification des candidats est effectuée, ou la lettre de consultation d ans le cas d a ppel d offres restreint, a insi que le règlement de la procédure ou les instructions aux soumissionnaires, sauf si les informations figurant d ans l' avis d' a ppel à la concurrence sont suffisantes eu ég ard au type d a ppel d offres et au marché concernés ; b) les pi èc es constitutives du futur marché, notamment : a cte de soumission, c ahier des prescriptions spéciales, cahier des clauses administratives générales, cahier des clauses techniques générales, autres pièces requises en fonction de l'objet du marché; c) des informations communiquées par l'autorité contractante à titre indicatif en vue de faciliter l'établissement de leurs offres par les candidats, qui ne sont pas des pièces constitutives du marché Le dossier d'appel à la concurrence est remis aux candidats gratuitement ou à des conditions financières stipulées dans l'avis d'appel à la concurrence ou dans la lettre de consultation. Dans tous les cas, l'autorité contractante a l'obligation de mettre le dossier à la disposition de tous ceux qui en font la demande. Lorsque le dossier d'appel à la concurrence n'est pas remis gratuitement, ces conditions financières doivent être fixées de façon à ne pas dépasser les coûts d'établissement du dossier. Toutefois, dans ce dernier cas, un exemplaire du dossier devra être disponible pour être consulté gratuitement sur place par les candidats qui le souhaitent L'autorité contractante ne peut apporter de modifications au dossier d'appel à la concurrence que dans des situations exceptionnelles n'affectant pas les conditions substantielles du marché. Ces modifications, à l'exception de celles affectant les dispositions particulières du règlement de l'appel d'offres et du cahier des clauses administratives particulières, doivent préalablement être soumises pour avis à la Direction Générale des Marchés Publics. Un procès-verbal de toutes modifications apportées au dossier d appel d offres à la concurrence est dressé. Les modifications du dossier d appel d'offres à la concurrence sont transmises à tous les candidats dix (10) jours ouvrables au minimum avant la date de remise des offres, qui peut, dans cette hypothèse, également être prorogée par l'autorité contractante. ARTICLE 33 : Du dossier de pré-qualification Le dossier de pré-qualification contient les renseignements rel a tifs aux tra vaux, fournitures ou presta tions qui font l'objet de la pré-qualification, une description précise
17 des critères et des conditions à remplir pour être pré qualifié ainsi que les délais dans lesquels les résultats de la pré-qualification seront connus des candidats. Ces conditions peuvent notamment inclure des références concernant des marchés analogues, les effectifs, les installations et le matériel dont les candidats disposent pour exécuter le marché et leur situation financière. Chapitre 2 : Forme et contenu des marchés ARTICLE 34 : Des marchés à commandes Les marchés à commandes sont destinés à permettre à l'autorité contractante de couvrir ses besoins courants annuels de fournitures ou de services courants dont il n'est pas possible, au début de l'année, de prévoir l'importance exacte, ou bien qui excèdent les possibilités de stockage. Leur attribution doit se faire sur la base des quantités nécessaires prévues à l'année initiale de la conclusion du marché Le marché à commandes, dont la durée ne saurait excéder une année renouvelable une fois, indique les limites maximales et minimales de la prestation globale à fournir, ces limites pouvant être exprimées soit en quantité, soit en valeur. Le renouvellement du marché à commandes est soumis à l'autorisation de la Direction Générale des Marchés Publics L exécution des commandes ainsi ouvertes est ordonnée par bons de livraison successifs, appelés aussi bons de commande, qui indiquent la quantité à livrer, le lieu et le délai de livraison. Le règlement du marché doit être effectué par groupes de commandes, notamment dans les marchés de centralisation ayant pour objet de regrouper au niveau de l autorité contractante les besoins identiques de services techniques. ARTICLE 35 : Des marchés de clientèle Les marchés de clientèle sont des marchés par lesquels l autorité contractante s engage à confier à l entrepreneur ou au fournisseur retenu, au cours d une durée déterminée qui ne saurait excéder une année, renouvelable une fois, l'exécution de tout ou partie de certaines catégories de fournitures ou travaux, suivant des commandes faites au fur et à mesure des besoins, sans que soit précisée au marché une quantité ou une valeur globale des commandes. Le renouvellement du marché de clientèle est soumis à l'autorisation de la Direction Générale des Marchés Publics Lors de la mise en concurrence, l autorité contractante indique aux candidats les quantités utilisées au cours d une période équivalente et l échelonnement approximatif des commandes. Les candidats peuvent ainsi étudier un prix à l unité en fonction du plan de fabrication qu il leur appartient d établir. Il est ensuite procédé comme dans les marchés à commandes. Article 36 : Des pièces constitutives du marché Les marchés font l'objet d'un document unique qui comporte les pièces constitutives et les mentions oblig a toires. Ils doivent être conclus et a pprouvés a vant
18 tout commencement d'exécution. Les pièces constitutives du marché doivent contenir toutes les indic a tions propres à faciliter la compréhension de son objet aux candidats et son exécution par les titulaires. Article 37 : De l acte d engagement et de l offre Les marchés passés après mise en concurrence comprennent un acte d engagement, établi en un seul original, signé par le candidat qui présente son offre et adhère aux dispositions du marché. Après signature par le représentant de l autorité contractante, cet acte établit l'engagement contractuel des parties. Les candid ats au marché doivent indiquer d ans leur offre, la nature et le montant de chacune des prestations qu ils envisagent de sous-traiter. Les offres et actes d engagement doivent, à peine de nullité, être signés par les candidats qui les présentent ou par leur représentant dûment habilité. Une même personne ne peut représenter plus d'un candidat pour un même marché. Article 38 : Des cahiers des charges Les cahiers des charges déterminent les conditions dans lesquelles les marchés sont exécutés. Ils comprennent des documents généraux et des documents p articuliers Les documents généraux comprennent : a) Les c ahiers des clauses a dministratives généra les qui fixent les disp ositions a dministra tives a p plic a bles à toute une catégorie de marchés, à savoir : le cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ; le cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de fournitures cour antes, de ser vices, d informatique et de bure autique ; le cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de prestations intellectuelles ; le cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics industriels. b) Les cahiers des clauses techniques générales qui fixent les dispositions techniques applicables à toutes les prestations de même nature Les documents particuliers comprennent : a) Les c ahiers des clauses a dministra tives p articulières qui fixent les dispositions a dministra tives propres à chaque marché ; b) Les cahiers de clauses techniques particulières qui fixent les dispositions techniques nécessaires à l exécution des prestations prévues au marché ; c) Les documents particuliers comportent l indication des articles des documents généraux qu ils complètent ou modifient Les cahiers des clauses administratives générales et les cahiers des clauses techniques générales sont établis par la Direction générale des Marchés Publics en collaboration avec les ministères intéressés. Ces cahiers sont pris par arrêté du ministère chargé des Finances. 13
19 Article 39 : Des mentions obligatoires Les marchés définissent les engagements réciproques des p arties contra ctantes et doivent contenir au moins les mentions suivantes : a) l indication des p arties contra ctantes, avec notamment le numéro d inscription au registre du commerce et du crédit mobilier ou au registre des métiers, le numéro d'identification fiscale du contribuable ou, pour les candidats étrangers, la référence à l'immatriculation auprès d'org anismes équivalents d ans l'etat dont il sont ressortissants ; b) la définition de l objet du marché ; c) la référence aux articles du présent décret en vertu desquels le marché est passé ; d) l énumération par ordre de priorité des pièces constituant le marché ; e) le montant du marché et le mode de détermination de son prix dans les conditions fixées par le présent décret ; f) le délai d exécution du marché et le point de départ des délais ; g) les pénalités de retard, les intérêts moratoires et autres sanctions liées aux retards dans l exécution du marché ; h) les conditions de réception et, le cas éché ant, de livraison des fournitures, services ou travaux ; i) les conditions de règlement et la domiciliation bancaire où les paiements seront effectués ; j) les garanties éventuellement exigées, telles que d éfini es p ar le présent d écret ; k) les conditions de résili a tion ; l) l imputation budgétaire ; m) le comptable assignataire du paiement ; n) le cas éché ant, les régimes fiscaux et douaniers dérogatoires du droit commun ; o) le cas éché ant, la référence à l avis de la Direction Générale des Marchés Publics ; p) la référence aux assurances couvrant la responsabilité civile et professionnelle du titulaire du marché, le cas éché ant ; q) les modalités de règlement des litiges ; r) l approbation de l autorité compétente ; s) le droit applicable ; t) la date de notification. Article 40 : Du contenu du prix du marché Les prix des marchés sont réputés couvrir toutes les dépenses qui sont la conséquence nécessaire et directe des travaux, fournitures ou services, et notamment les impôts, droits et taxes applicables sauf lorsqu'ils sont exclus du prix du marché en vertu du terme de commerce retenu; les prix sont réputés assurer au titulaire un bénéfice. Article 41 : De la nature du prix du marché Les prix des prestations faisant l'objet d'un marché sont, soit des prix unitaires appliqués aux quantités réellement livrées ou exécutées, soit des prix forfaitaires, soit une combinaison des deux, soit sur dépenses contrôlées : a) Le prix global forfaitaire est fixé en bloc et à l avance pour des fournitures, prestations ou travaux complètement déterminés dans le marché ; b) Les prix unitaires sont fixés pour un élément déterminé
20 des fournitures, services ou travaux à ré aliser et sont a ppliqués aux quantités effectivement livrées ou exécutées desdits éléments pour déterminer le montant à régler ; c) Le prix sur dépenses contrôlées est celui dans lequel les dépenses réelles et contrôlées eng a gées p ar l entrepreneur, le fournisseur ou le presta ta ire de services pour réaliser l'objet du marché lui sont intégralement remboursées, sur la base de justificatifs appropriés, par l' autorité contra ctante qui y a joute un coefficient de ma joration destiné à couvrir les fra is généraux, les impôts et ta xes a insi qu'une marge bénéfici a ire. Le marché doit indiquer la valeur des différents éléments qui concourent à la détermination du prix de règlement. Les cahiers des charges fixent les montants maximums des prestations rémunérées sur dépenses contrôlées Les marchés sont conclus à prix ferme ou à prix révisable. Le prix est ferme lorsqu'il ne peut pas être modifié en cours d'exécution du marché à raison des variations des conditions économiques. Les marchés ne sont conclus à prix ferme que lorsque l'évolution prévisible des conditions économiques n'expose ni le titulaire du marché, ni l'autorité contractante à des a lé as importants. Le prix ferme est a ctua lisa ble entre la d ate limite de remise des offres et la d ate de notification du marché Le prix est révisable lorsqu'il peut être modifié durant l'exécution des prestations aux conditions de révision expressément prévues par le marché en vertu d'une clause de révision du prix stipulée au marché par application des indices de prix officiels nationaux et, le cas échéant, étrangers. 14 TITRE V : PASSATION DES MARCHES ET DES DELEGATIONS DE SERVICE PUBLIC Chapitre 1 : Procédures de passation Article 42 : Des modes de passation des marchés Sous réserve des dispositions du présent article, les marchés peuvent, à l'exclusion de toute autre procédure, être passés, soit, par appel d'offres, soit par entente directe, conformément aux dispositions des articles 43 à 49 du présent décret Le recours à tout mode de passation autre que l'appel d'offres ouvert doit être exceptionnel, justifié par l'autorité contractante et être autorisé au préalable par la Direction Générale des Marchés Publics Les marchés de prestations intellectuelles sont passés après consultation et remise de propositions, conformément aux dispositions de l'article 48 du présent décret Les autorités contractantes peuvent avoir recours, en dessous des seuils nationaux de passation de marchés, à des procédures de consultation d'entrepreneurs, de fournisseurs, de prestataires de services, ou de sollicitation de prix conformément à l'article 9.2. du présent décret et dans le respect des principes posés à l'article 3 du présent décret. Article 43 : De l'appel d'offres
PROCEDURES DE PASSATION, D'EXECUTION ET DE REGLEMENT DES MARCHÉS PUBLICS ET DES DELEGATIONS DE SERVICE PUBLIC
LAW AFRICA NEWS 2008 PROCEDURES DE PASSATION, D'EXECUTION ET DE REGLEMENT DES MARCHÉS PUBLICS ET DES DELEGATIONS DE SERVICE PUBLIC LAW AFRICA NEWS 01/01/2014 DECRET N 08-485/P-RM DU 11 AOUT 2008 PORTANT
UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE ------------------------- Le Conseil des Ministres DIRECTIVE N 04/2005/CM/UEMOA PORTANT PROCEDURES DE PASSATION, D EXECUTION ET DE REGLEMENT DES MARCHES PUBLICS
République du Sénégal -------- Un Peuple Un But Une Foi -------- DÉCRET N 2007-545 DU 25 AVRIL 2007 PORTANT CODE DES MARCHÉS PUBLICS LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE Vu la Constitution ; Vu l Acte Uniforme
REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE PROJET DE CODE DES MARCHES PUBLICS
REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE PROJET DE CODE DES MARCHES PUBLICS TABLE DES MATIERES PREAMBULE...5 TITRE 1 : Principes généraux, champs d application...10 TITRE 2 : Organes de Passation, de Contrôle

References: l'article 67
 l'article 4
 l'article 8
 l'article 67
 l'article 48
 l'article 9
 l'article 3