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Timestamp: 2018-10-23 07:09:37+00:00

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Dans l'ère du temps: CSC : Captage et stockage géologique du carbone
06:08 Dans l'ère du temps , Posted in Actualité , Ecologie , Le défi climatique , 0 Comments
Principaux sites de stockages géologique de CO 2 dans le monde : Une centaine de projet dans le monde dont 50 en activités.
Après avoir réalisé que la production du CO2 pouvait être un facteur de déséquilibre environnemental important aggravant la facteur du gaz à effet de serre ( GES ) les idées pour enterrer le problème ont donc germées, et dans ce genre de projet il y a forcément ceux qui ventes les mérites de tel procédé pendant que les opposants pointent et mettent en avant les lacunes et les éventuels dangers.
Bulletin de l'OMM sur les Gaz à Effet de Serre 2012
Les projets de stockage du carbone en sous/sol ne sont pas forcément des mauvaises idées puisque ceci pourrait permettre de réduire une partie des émissions de carbone, cependant financer une technologie pour stocker une partie du CO2 et continuer à produire des émissions polluante est-ce viable ?
Critères de sécurité pour le stockage géologique du CO2
Les expérimentations comme le site de Claye-Souilly ( Seine et Marne ) propose d'injecter le CO2 dans un acquifère salin ( cavités souterraines remplies deau salée ) de 1500 mètres de profondeur alors qu'une coopération entre l'union Européenne et la chine pour le stockage du carbone des centrales à charbon d'ici 2020 le charbon est d'ailleurs la principale source dénergie en Chine ( 70 % ) cette énergie fossile ne cesse d'ailleurs de croître ( L'agence internationale de l'énergie annonce la résistance du charbon 1,2 milliard de tonnes annuelles de charbon de plus sera produit d'ici à 2017 ( 50 % de la demande est Chinoise ) c'est ce qu'indique le dernier rapport de lAIE ( Medium Term Coal Market Report 2012 ) qui mentionne également au passage que la technique du CSC ne serait pas dans son développement actuel un gage dune grande efficacité.
D'autres projets sont en cours comme la centrale de charbon CSC FuturGen financée à hauteur de plus 1 milliard de dollard ou encore le projet UE d'engager la construction d'une dizaine de centrale de démonstration CSC d'ici 2015, il faut citer aussi GeoNet le projet européen de stockage géologique du CO2, Halten pour le captage de 2,5 millions de tonnes de CO2 dans le cadre d'opérations de prospection de gaz naturel et de production d'électricité (Norvège ), Greegenn un Projet chinois de centrale électrique de 400 MW à zéro émission dici 2020.
Schématisation de la filière CSC et 4 maillons principaux
Etat de l'art et analyse des risques pour un stockage de CO2 en aquifère salin
Sleipner : la plus grande plate forme de CSC dans le monde
L’importance du lieu du stockage est bien entendu une procédure caractérisant la base d’une sécurité qui ne peut se révéler sans risque, tout comme le procédé lui-même qui se demeure être un autre défi technologique et industriel puisque le captage du CO2 nécessite de développer et de financer des techniques qui pour certaines d’entre elles existent déjà, dans le domaine pétrolier notamment pour l’injection et le transport du CO2 et le stockage avec la plate forme Snohvit ou Sleipner ( depuis 1996 ) mais le CSC demande d’assurer une chaîne de montage particulièrement complexe et coûteuse allant de la compression, du transport, du stockage de l’injection et de la surveillance du site, certaines études montrent un coût moyen de l’ordre de 50 à 60 euros part tonne de CO2 pour une technologie maîtrisée et mature pour le développement industriel, alors que l’on avoisinerait à un niveau moyen de 100 euros actuellement voir l’étude de Mc Kinsey CCS_Assessing_the_Economics ces coûts supplémentaires ne manquerai pas également à l'avenir d'alloudir la facture du consommateur estimée entre 10 et 20 %.
CME World Energy Council 2007
Les coûts de ces opérations semblent très élevés ( capter et enterrer du CO2 augmente de 75 % le coût du kilowattheure produit par une centrale à charbon ) alors que finalement le lancement industriel du stockage géologique du dioxyde de carbone pourrait être responsable de 20 % de réduction des GES d’ici 2050 avec un potentiel estimé ( Giec ) pouvant atteindre 55 % d’ici 2100, aujourd’hui les techniques réduisent 20 millions de tonnes de CO2 annuelles alors qu’il faudrait capter et stocker à terme 10 milliards de tonnes.....
de ce constat on peut difficilement croire quand 2050, 20 % des missions seront réduites alors que si marché il y a, il ne pourra être en mesure d’être mature que vers 2030...
toujours est-il quand 2013 le marché n’est pas dans un développement industriel mature et les retards des politiques climatiques mondiales font que ce dernier, le cas échéant ne se fera pas avant 2030....d’ici là la concentration de dioxyde de carbone aura continué sa progression de quoi inciter le financement des projets pérennisant un peu plus une industrie polluante, en revanche il ne faut pas négliger le potentiel de ces futurs centrales à charbon CSC nettement plus «propre» que les anciennes générations.
scénario AIE World Energy, la demande totale annuelle d'énergie augmenterait de 40% entre 2009 et 2035
Statoil hydro annual report
Le CSC : une méthode de stockage du carbone controversée
Pour autant même si le CSC pourrait se révéler Partiellement utile il subsiste des doutes quand à la viabilité dans le temps des sites de production du stockage du carbone, en effet bien que que les industriels et certains experts puissent mettre en avant l’absence de fuite pré-existant tout en rappelant que le risque zéro n’existe pas, de nombreux géologues ne partagent pas cet avis, comme Mark D. Zoback publiant une étude Earthquake triggering and large-scale geologic storage of carbon dioxide et affirmant que « l’injection à grande échelle de CO2 dans le sous-sol risque d’induire des séismes» et bien qu’il puisse préciser que ceci devrait se révéler sans danger pour l’humanité, cela pourrait néanmoins compromettre l’intégrité du couvercle géologique étanche, cette déclaration mis le monde de la communauté des géophysiciens dans une certaine stupeur tant ceux-ci ne semblent pas inquiet des projets CSC dans le monde, cependant qui peut prétendre garantir qu’un gisement soit 100 % étanche, personne, Ruben Juanes ( No geologic evidence that seismicity causes fault leakage that would render large-scale carbon captureand storage unsuccessful ) professeur au MIT précise également que le risque de glissement de faille doit être pris en compte, Jack Century un autre géologue ( Carbon capture and storage 'being oversold as a panacea' ) affirme également que le CSC présente des risques géologiques « quand vous injectez des liquides sous pression dans le sous-sol vous ne savez pas exactement ce que vous faites, la pression peut engendrer des micro-évènements sismiques, qui peuvent menacer l’intégrité du réservoir et mener à des fuites.»
L’étanchéité de ces puits est en effet un paramètre essentiel pour le développement du projet autant finalement que le risque sismique du site exploité, cependant il semblerait que ces paramètres ne soient pas les seuls à prendre en compte, certaines études ( Potential Impacts of Leakage from Deep CO2 Geosequestration on Overlying Freshwater Aquifers ) mentionnent une possible contamination des nappes phréatiques par un décroissement du PH de 1 ou 2 points en cas de fuite de CO2, ceci aurait pour conséquence d’augmenter la concentration de certains minéraux par un facteur de 10 à 100, en parallèle l’Inéris ( Géologique du CO2 outils d’études des risques de remobilisation des métaux lourds ) a communiqué également que le stockage du CO2 dans le sol pouvait entraîner la dispersion de métaux lourds, ceci pouvant s’effectuer dans des acquifères peu profond qui présente en effet la particularité à certains métaux, piégés dans la roche de passer à un état liquide, il s’agit là d’un risque pour la ressource en eaux souterraines.
Présentation de voies de fuites dans un puits d'injection de CO 2 abandonné (Celia et al., 2004)
Etat des connaissances sur les risques liés au stockage géologique du CO2
D’autres études révèlent une possible corrélation entre la réalisation du site de stockage et les séismes, phénomènes bien connu depuis 1920 avec un premier colloque international en septembre 1975 nommée «sismicité induite» due à l’injection ou à l’extraction de fluide dans les sous-sols conduisant à augmenter la pression des fluides dans les réservoirs de stockage, ceci pouvant être un facteur rendant la structure mécanique avec l’apparition de brèches dans les puits, ce déséquilibre pourrait donc présenter un caractère dangereux pour l’étanchéité produisant ainsi des secousses sismiques et fragilisant les infrastructures de surface.
Chemins potentiels de fuite et processus associés au stockage géologique de CO 2 (Benson et Cook, 2005) Etat des connaissances sur les risques liés au stockage géologique du CO2
5.1.3 Populations Humaines :
«Dans tous les cas de migration directe 42 du CO 2 , on peut supposer en première simplification que le cortège des impuretés associées à l’injection sera conservé ainsi que ceux associés aux gaz drainés (radon, H 2 S, méthane, voire gaz naturels). Tous ces gaz sont susceptibles de s’accumuler dans la zone non saturée puis de migrer vers des espaces confinés.»
Avec une technologie industrielle maîtrisée, le stockage géologique du carbone peut se révéler pertinent, néanmoins le choix des sites est primordial et rien ne peut garantir que l’emplacement géologiques des sites puissent dans le temps être dans des phases d’évolutions, les énormes coûts de ces productions pour assurer un peut être 25 à 50 % de réduction des émissions d’ici 2100, en tenant bien en compte que cette technologie n’est pas dans un développement mature, que les émissions de GES dans le monde seront d'avantage produites en quantité et notamment par des pays en voie de développement avec un fort taux d’expansion de la démographie, en sommes si certains projets ne semblent pas présenter de risques ce ne sera pas le cas pour l’ensemble des sites, il est certain que les industriels de ce secteur souhaiteront développer ce type de procéder notamment pour la production de centrale à charbon CSC vendu comme «propre» ce qui ne manque pas d’être une évolution dans l’approche de produire de l’énergie respectueuse de l’environnement, cependant d’autres techniques de réductions de CO2 moins coûteuses sont réalisables et bénéficient d’un rapport réduction / coût / risques bien inférieure aux CSC, reste bien sur la question du rendement et des choix énergétiques du présent comme du futur.
Bulletin de l’OMM sur sur les Gaz à Effet de Serre 2012
Le Captage et Stockage du Carbone: un Bilan Intérimaire du CME World Energy Council 2007
Le stockage géologique du CO2 et les séismes
Mc Kinsey CCS_Assessing_the_Economics
Rapport de la National Academy Of Sciences
Captage et stockage ( CSC ) dans les pays en développement à économie émergente : financement du projet UE-Chine au charbon à émissions quasi nulles
Salinity on subcritical crack propagation in calcite (Comportement hydromécanique des failles et la sismicité induite lors de linjection de CO2 ) Fatma Rostom 2012 - Etude complète
Department of Geology and Geological Engineering Colorado School of Mines F. Fogarty
Sismicité induite et modélisation numérique de l'endommagement dans un contexte salinEnrique Diego Mercerat
Mesure CSC UE directive 2009/31/CE
AIE Medium Term Coal Market Report 2012
Méthodologie de sélection des sites de stockage du CO2 dans les réservoirs souterrains en France
Graphisme Zones potentiellement favorables au stockage géologique de CO2 en France
Enfouir pour mille ans le gaz carbonique, ce n'est pas si simple
Greenpeace Dirty Oil : How the Tar sands Are Fueling The Global Climate Crisis
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