Source: http://www.larminat.fr/les2ailes/index.php?option=com_content&view=article&id=38:academie-pontificale-pour-la-vie-de-nouveaux-statuts-impliquant-l-ecologie&catid=14&Itemid=101
Timestamp: 2018-10-20 04:56:43+00:00

Document:
Académie Pontificale pour la Vie : de nouveaux statuts impliquant l’écologie ?
Le Saint Siège a publié le 18 octobre 2016, de nouveaux statuts pour l’Académie Pontificale pour la Vie, pour application à compter du 1er janvier 2017. Dès l’article 2, il est précisé que sa mission est de « Former une culture de la vie ». Son nouveau président, Mgr Paglia, a précisé que, avec ces nouvelles directives, « l’Académie ne devra pas seulement s’arrêter sur les question traditionnelles de la bioéthique », mais que s’ouvre une perspective qui englobe « des implications sociales, économiques et écologiques ».
Qu’en est-il et pourquoi faut-il accompagner nos conceptions de l’écologie d’une véritable « culture de vie »?
Sources : « Statuts de l’Académie Pontificale pour la Vie »
1- La structure actuelle de l’Académie Pontificale pour la Vie
Son président est, depuis le 15.8.2016, Mgr Vincenzo Paglia.
Son chancelier est depuis 2011 Mgr Renzo PEGORARO
Les académiciens français sont : Pierre Ambroise-Thomas, Tugdual Derville, Charles Chapron, Bernard Kerdelhue, Jean-Marie Le Méné, Birthe Lejeune, Marie-Odile Rethoré, Marie-Luc Rollet, Emmanuel Sapin, Jacques Suaudeau.
2- Que disent les nouveaux statuts?
Nous reprenons ici le texte intégral des nouveaux statuts[1].
La mission de l’Académie Pontificale pour la Vie est de « Former une culture de la vie ».
Nos conceptions de l’écologie ne gagneraient-elles pas à être balayées au crible de la « culture de vie ? Certes, les questions de bioéthique sont souvent évoquées dans les missions d’étude et de recherche de l’Académie, mais il y est question de « perspective pluridisciplinaire » (art 1 § 2-a). Pourquoi pas l’écologie qui est, d’abord, une science avant d’être un système de pensée ?
La responsabilité de l’Académie est « principalement scientifique » (art 1 § 3). Elle étudie tout ce qui touche à la « défense de la dignité de chaque être humain » qu’elle intègre dans la visée d’une « authentique écologie humaine qui aide à trouver l’équilibre originel de la création entre la personne humaine et l’univers entier » (art 1 § 3). Dans cette perspective, la question écologique s’intègrerait bien dans la mission de l’Académie Pontificale pour la vie.
L’Académie Pontificale doit « coopérer avec les départements de la Curie romaine,... dans le respect de leur compétence et dans un esprit de collaboration » (art 1 § 4). Pourquoi pas avec l’Académie Pontificale des Sciences et avec le Conseil Pontifical Justice et Paix ? Ces organes sont aujourd’hui très impliqués dans les questions écologiques, mais en refusant les débats scientifiques « honnêtes et transparents » (Laudato si § 188). Or pour que ces débats soient « honnêtes », il faut qu’ils soient ouverts à des expertises plurielles, et pour qu’il soient « transparents », il faut que ces confrontations soient publiques et que les minutes soient intégralement publiées. L’Académie Pontificale pour la vie, qui ne craint généralement pas les approches non consensuelles, pourrait-elle apporter la culture de « l’avocat du diable » qui manque peut-être à sa collègue de la Casina Pio IV ?
Pour promouvoir cette culture du débat, l’Académie Pontificale pour la Vie, comme toutes les académies, a pouvoir d’ « entretenir des contacts étroits avec les institutions universitaires, les sociétés scientifiques et centres de recherche » (art 1 § 5)
On notera (Art. 5 § 5-e) que « La qualité d’Académicien peut être retirée, selon la procédure prévue dans le règlement de l'Académie, dans le cas d'une action publique et délibérée ou une déclaration manifestement contraire à ces principes... ». Il est précisé qu’il s’agit de la défense de la culture de vie et de la dignité humaine.
On peut s’interroger de savoir si une académie pontificale pourrait élargir cette règle aux intervenants extérieurs à qui elle fait appel. Est-il concevable que l’Académie des sciences ait invité Jeffrey Sachs[2] plus de 7 fois au cours des quatre dernières années quand on sait que cette personnalité de l’ONU prend des positions remettant en cause la dignité humaine : Il a pris position publique sur l'avortement dans son livre « Common wealth : Economics for a Crowded Planet » de 2008, dans lequel il « a fait un plaidoyer pour légaliser l’avortement comme un coût efficace pour parvenir à éliminer "les enfants non-désirés" quand la contraception a échoué. Il décrit l’avortement comme » une option à faible risque et low-cost[3] "préférable à de nouvelles vies humaines dans le monde". Il a aussi écrit avec enthousiasme que "la légalisation de l’avortement réduit significativement le taux global de fertilité en moyenne d’au moins un demi enfant"[4]. Tout cela est-il conforme à la dignité humaine et à la « culture de vie » ?
3- Comment a réagi le nouveau président, Mgr Pagglia à ces nouveaux statuts ?
Interrogé par Radio Vatican, Mgr Paglia a expliqué que le pape demande à l’Académie de « ne pas rester enfermée dans son périmètre, mais d’entrer dans le cœur de la société humaine ». Avec ces nouvelles directives, précise l’archevêque, « l’Académie ne devra pas seulement s’arrêter sur les question traditionnelles de la bioéthique, mais un dessein humaniste s’ouvre ». Une perspective qui englobe « des implications sociales, économiques et écologiques ».
4- En quoi certaines idéologies écologistes sont-elles porteuses de « culture de mort » ?
4.1- L’origine de l’expression « Culture de mort » : une « anti-culture » s’opposant à la « culture de la vie »
Jean-Paul II a voulu que « Evangelium Vitae » soit une instruction « sur la valeur et l'inviolabilité de la vie humaine ». Dans ce texte, il a décrit ce qu’il appelle la « culture de mort » en utilisant cette expression à neuf reprises.
Pour Jean-Paul II, la « culture de mort » est une structure de péché, caractérisée par une culture contraire à la solidarité[5], qui révèle une conception de la liberté des plus forts au détriment du service et de l’attention des plus faibles[6]. Cette conception pervertie de la liberté prend ses racines dans « l'éclipse du sens de Dieu et du sens de l'homme … au plus intime de la conscience morale»[7] de chacun de nous[8]. Cette perte de sens se manifeste en particulier dans une confusion entre le bien et le mal et dans un rejet du droit fondamental à la vie. Jean-Paul II réaffirme que, malgré tout, et par le sang du Christ, « la vie remportera la victoire »[9], mais qu’il nous appartient de répondre à l’injonction de Moïse « Choisis donc la vie »[10].
Depuis « Evangelium Vitae », l’expression « culture de mort » est utilisée, dans une multitude de contextes, pour qualifier, en particulier, des politiques économiques ou sociales. Mais il ne faut pas se contenter d’accuser la « société ». En effet, « c'est avant tout la conscience de chaque personne qui est en cause », la conscience de chacun de « ceux qui se laissent gagner par la contagion de cet état d'esprit ».
Benoît XVI, pour sa part, a utilisé l’expression d’« anti-culture » dans sa première encyclique. Il en trouve les racines dans tout ce qui s’oppose à l’amour : « À l’anti-culture de la mort, qui s’exprime par exemple dans la drogue, s’oppose ainsi l’amour qui ne se recherche pas lui-même, mais qui, précisément en étant disponible à “se perdre“ pour l’autre, se révèle comme culture de la vie. »
Si la « culture de mort » se manifeste dans l’avortement, l’euthanasie, la recherche sur l’embryon, l’eugénisme, un écologisme mortifère, etc. …, pour Jean-Paul II et Benoît XVI, les racines se trouvent dans la tentation de l’homme de ne plus savoir se « perdre » ou se donner pour une vie de solidarité envers les plus faibles.
Le concept de « culture de vie » dépasse donc largement une simple approche de boéthique.
4.2- « Culture de vie » et écologie
a) La question démographique et l’écologie
Evangelium vitae aborde longuement la question démographique à propos de la culture de vie: « Fréquemment, des menaces et des attentats contre la vie sont associés à un autre phénomène actuel, le phénomène démographique. Il se présente de manière différente dans les diverses parties du monde: dans les pays riches et développés, on enregistre une diminution et un effondrement préoccupants des naissances; à l'inverse, les pays pauvres connaissent en général un taux élevé de croissance de la population, difficilement supportable dans un contexte de faible développement économique et social, ou même de grave sous-développement. Face à la surpopulation des pays pauvres, il manque, au niveau international, des interventions globales — des politiques familiales et sociales sérieuses, des programmes de développement culturel ainsi que de production et de distribution justes des ressources —, alors que l'on continue à mettre en œuvre des politiques antinatalistes » (Evangelium vitae § 16).
« Les problèmes démographiques constituent aujourd'hui un aspect important de la politique pour la vie. Les pouvoirs publics ont certes la responsabilité de prendre des initiatives « pour orienter la démographie de la population »; mais ces initiatives doivent toujours présupposer et respecter la responsabilité première et inaliénable des époux et des familles » (Evangelium vitae § 91).
L’encyclique Laudato si, elle aussi, reprend pour elle cette phrase : « il faut reconnaître que la croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire » (Compendium DSE § 483 faisant référence à Jean-Paul II, Encycl. Sollicitudo rei socialis § 25).
b) Une culture écologique de l’ONU malthusienne
La question démographique est au cœur des problématiques écologiques de l’ONU.
Pour les experts de l’ONU, la « réduction de la fécondité » est justifiée par des considérations environnementales globales. L’expression « limites planétaires » est souvent reprise. Il s’agit des grandes problématiques concernant entre autres le climat, le trou d’ozone, l’acidification des océans, la sixième extinction des espèces, l’eau douce, la minéralisation de l’azote et du phosphore, ... Autant, les pollutions locales sont des réalité, hélas trop nombreuses, autant les pollutions globales sont probablement non scientifiquement fondées. Les académies pontificales n’ont jamais engagé le moindre débat contradictoire sur ces questions.
Certes, les Objectifs du développement Durable de 2015 n'ont pas explicitement repris l'expression de "neuf limites planétaires". En revanche, on retrouve partout, de manière sous-jacente, les critères de ce concept.
On les citait dans le rapport du 22 mai 2014 destiné au secrétaire général des Nations Unies. Ce document intitulé « programme d’actions pour le Développement durable » a été établi par le Leadership Council (Conseil de Direction) du Réseau des Solutions pour le Développement Durable des Nations Unies (SDSN), coprésidé par la française Mme Tubiana. Celle-ci avait confié à Jeffrey Sachs la rédaction du « Groupe Thématique n°1 : Macroéconomie, dynamique des populations, et limites planétaires". Cette association d’idée est, dans son titre même, un aveu du malthusianisme qui règne au sein des instances internationales sous couvert de développement durable. Or Mme Tubiana et M. Jeffrey Sachs sont souvent invités à l’Académie Pontificale des sciences.
Dans ce document, le thème de "limites planétaires", avait été intégré comme le second des "dix défis prioritaires liés au développement durable". Il y est indiqué que "dans de nombreux pays pauvres, le déni des droits à la santé sexuelle et procréative des femmes ainsi que l'extrême pauvreté, font que le taux de fécondité reste élevé, avec des graves conséquences pour le développement économique, l'inclusion sociale, la durabilité écologique et la paix dans ces pays... Nous demandons donc aux gouvernements des pays ayant des taux de fécondité élevés de favoriser les droits à la santé sexuelle et procréative et de soutenir les mesures qui accélèrent la transition volontaire vers une réduction de la fécondité.." Le souci des "limites planétaires" écologiques est donc, dans l'esprit des auteurs, intimement lié à l'objectif de la "réduction de la fécondité".
On s’étonne que Mgr Sorondo soit « council member » du réseau « the Sustainable Development Solutions Network » de l’ONU qui a produit un tel document !
4.3- La vérité scientifique en écologie contribue à une vraie « culture de vie »
Evangelium vitae lançait un appel pour « que s'affirme une nouvelle culture de la vie humaine, pour l'édification d'une authentique civilisation de la vérité et de l'amour. » (Evangelium vitae § 6). La culture de vie implique donc une culture de vérité.
Or le concept de « Limites planétaires » est-il scientifiquement fondé ? La première de ces limites est celle concernant le climat. Or l’Académie Pontificale des Sciences n’a jamais organisé de débat contradictoire sur ce sujet. Comment s’élever vers la vérité sans confrontation ?
a) D’un côté, le concept de « limites planétaires » a été détaillé dans la revue Sciences express a publié le 15 janvier 2015, une prétendue étude scientifique intitulée : "Planetary Boundaries: Guiding human development on a changing planet". Dix neuf auteurs y ont analyseé une série de neuf critères justifiant, selon eux, des entraves à l’activité humaine sous forme de "limites planétaires".
b) D’un autre côté, la même étude reconnait les lacunes scientifiques pour fonder leurs affirmations :
- En matière de biodiversité, l’étude reconnait que « nous ne savons ni les niveaux, ni les types de perte de biodiversité, qui peuvent éventuellement déclencher des changements non linéaires ou irréversibles du Système-Terre »[11].
- En matière d’ozone, Paul Crutzen, spécialiste de l'atmosphère, codétenteur du prix Nobel pour ses travaux sur la couche d'ozone, a reconnu que « lorsque des prévisions apocalyptiques furent avancées, on ne connaissait pas exactement l'ampleur de la détérioration de la couche d'ozone. Maintenant on sait que les dégâts sont très faibles. La démonstration a été faite que la couche d'ozone se détériore à un rythme fort ralenti. » (Le Monde du 30 janvier 1997). A-t-il reconnu cela devant l’Académie Pontificale des sciences dont il est membre ?
- En matière d’acidité des océans, l’étude reconnait que « aucune nouvelle preuve n’a émergé pour suggérer que la limite proposée devrait être ajustée.... l'hétérogénéité géographique est importante pour suivre la nature des limites pour les océans du monde » [12].
- En ce qui concerne l’usage des eaux douces, l’étude reconnait également que « les zones d’incertitude pour la limite de l’eau à l’échelle des bassins fluviaux sont de 25 à 85% »[13].
- En ce qui concerne les particules fines, l’étude de l’OMS affiche 7 millions de mort prématurés, mais l’OMS admet « les difficultés de faire une hypothèse de relation exposition-réponse. Parmi les problèmes, existe l’absence de corrélation entre la modélisation des différentes particules et les approches de mesure des particules dans les études épidémiologiques »…. « En outre, il y a une absence de modèles pour les maladies cardiaques ou plmonaires de long terme et pour les fumeurs »[14].
- En matière de climat, l’étude s’appuie sur le GIEC. Or, quel crédit accorder à une instance qui reconnaît elle-même que « L’attribution n’exige ni n’implique que chaque aspect de la réponse au facteur causal en question soit correctement simulé » (IPCC- AR5- chap 10.2.1). Comment affirmer que la probabilité que les variations climatiques aient une cause humaine soit de 95% quand il est reconnu que « les probabilités "Objectives" et "Subjectives" ne sont pas toujours explicitement distinguées » (AR5 GT2, § 2.6.2 ).
5- La grande tentation de conformisme de toutes les académies du monde
L’Académie pontificale des Sciences a succombé à ce conformisme dans beaucoup de domaines [14bis].
a) A propos de la théorie de l’évolution, quand elle a fait des appels à communication, elle présupposait l’exactitude des théories néo-darwiniste [15]. Elle n’a jamais vraiment écouté les thèses nouvelles telles que celle d’ un biochimiste belge, Christian de Duve, qui a expliqué que le hasard pouvait être canalisé par une structuration des lois physiques et biologiques dont la découverte n'est pas encore achevée.
b) A propos de la contraception et de l’avortement, l'écrasante majorité ses experts se déclarèrent en faveur de la contraception dès 1966, au grand dam de Paul VI, confronté à une réalité qu'il ne voulait pas voir. Paul VI passa courageusement outre et promulgua l'encyclique le 25 juillet 1968. Cette culture de mort prenait cependant racine dans les erreurs évolutionnistes enseignées dans les séminaires dès 1920.
Les déboires de Paul VI, dans ses consultations "d'experts" avant la rédaction de l’encyclique "Humanæ Vitæ", amenèrent Jean-Paul II à fonder des Académies pontificales spécifiques.
c) A propos du Linceul de Turin, Aucun des membres de l'APS n'a pris une position publique favorable à son authenticité. L’académicien Jean-Michel Maldamé, pour des raisons philosophiques et "pastorales" (ne pas tolérer de "triomphalisme" catholique), écrivit plusieurs articles hostiles à l'authenticité de cette relique.
En matière d’écologie, l’Académie pontificale pour la Vie dispose de statuts évoquant l’« écologie humaine ». Certes, dans la sémantique vaticane, « La première structure fondamentale pour une écologie humaine est la famille, au sein de laquelle l’homme […] apprend […] ce que veut dire concrètement être une personne[16]. ». Or, le risque existe que les disciplines scientifiques plus pou moins fondées de l'écologisme soit simplement "revisitées" pour placer l'homme au cœur des problématiques d'actions.
Mais, que devient une telle « écologie humaine » si les problèmes sont mal posés?
Il est donc dans la vocation de l’Église de promouvoir de véritables confrontations et de faire appel à des expertises plurielles pour éviter la diffusion de consensus. En effet, les consensus ne sont que des soumissions à des arguments d’autorité, les plus faibles qui soient. Il ne suffit pas de réunir dans des conférences de consensus des milliers d’experts multidisciplinaires pour établir des preuves. En science, les convictions ne suffisent pas. Seules les preuves comptent.
Si l’Académie Pontificale pour la Vie s’investissait dans ce champ de l’écologie, elle pourrait apporter un regard nouveau à ces disciplines.
[1] STATUTS DE L'ACADÉMIE PONTIFICALE POUR LA VIE
TITRE I - Nature et finalités
TITRE II - ORDRE
TITRE III - ACTIVITÉ SCIENTIFIQUE ET INSTRUMENTS OPÉRATIONNELS
TITRE IV - MOYENS FINANCIERS
Ces Statuts sont approuvés pour cinq ans. J’ordonne qu’ils soient promulgués par la publication sur « L’Osservatore Romano » et publiés dans les Acta Apostolicae Sedis, entrant en vigueur le 1erJanvier 2017.
[2] Jeffrey Sachs , dans la biographie qui fait partie de son site internet personnel, se vante d’avoir conseillé Jean-Paul II sur son encyclique « Centesimus Annus ».
[3] L'expression "low cost" semble tirée du livre "Age of Sustainable Development" publié en mars 2015 par Jeffrey Sachs où il affirme très clairement que le taux de fécondité en Afrique doit être réduit. Il propose trois méthodes de réduction des taux de fertilités, la troisième étant que les gouvernements encouragent leur population à réduire la taille de leur famille par la promotion du contrôle des naissances et en leur donnant accès à une contraception libre ou à "low cost, et au planning familial. Lire également: http://www.egaliteetreconciliation.fr/Jeffrey-Sachs-ou-comment-l-avortement-et-la-contraception-sont-promus-aupres-du-pape-Francois-40606.html
[4] https://c-fam.org/friday_fax/who-is-jeffrey-sachs-and-why-was-he-at-the-vatican/
[5] Evangelium Vitae §12
[6] Ibid, §19.
[7] Ibid, § 21
[8] « Aux premières heures du vendredi saint après-midi, « le soleil s'éclipsant, l'obscurité se fit sur la terre entière... Le voile du Sanctuaire se déchira par le milieu » (Lc 23, 44. 45). C'est le symbole d'un grand bouleversement cosmique et d'une lutte effroyable entre les forces du bien et les forces du mal, entre la vie et la mort. Nous aussi, aujourd'hui, nous nous trouvons au milieu d'une lutte dramatique entre la « culture de mort » et la « culture de vie ». Mais la splendeur de la Croix n'est pas voilée par cette obscurité; la Croix se détache même encore plus nettement et plus clairement, et elle apparaît comme le centre, le sens et la fin de toute l'histoire et de toute vie humaine ». [Evangelium Vitae § 50]
[9] Ibid, § 26
[10] Dt. 30, 15. 19
[11] « we do not know what levels of, or types of, biodiversity loss may possibly trigger nonlinear or irreversible changes to the Earth System » (sciencemag.org/content/early/recent / 15 January 2015 / Page 4 / 10.1126/science.1259855)
[12] « No new evidence has emerged to suggest that the originally proposed boundary ... should be adjusted, geographical heterogeneity ... important in monitoring the state of the boundary around the world’s oceans » (ibid / Page 4)
[13] « Based on this analysis, the zones of uncertainty for the river-basin scale water boundary were set at 25 to 55% of MMF for the low-flow regime, 40-70% for the intermediate-flow regime, and 55-85% for the high-flow regime » (ibid / Page 5)
[14] « ... difficulties in exposure-response assessment. Some specific problems include: Lack of correlation between different particle monitoring and measurement approaches in particle epidemiological studies.. » (« Guidelines for concentration and exposure-response measurement of fine and ultra fine particle matter for use in epidemiological studies »- (WHO)- Introduction )
« In addition, there is lack of models for people with lung and heart disease as well as smokers » (ibid p. 43)
[14bis] Nous reprenons une analyse de Jean de Pamplona, parue dans la revue du Centre d'Etudes et de Prospective sur la science (CEP) n°44 du 3ème trimestre 2008
[15] On dispose de quelques séries de fossiles qui permettent de penser à une descendance nombreuse d'une même origine. Mais, comment expliquer cette merveilleuse diversité?
Or, une théorie est intéressante par ce qu'elle pourrait expliquer. Mais elle l'est encore plus par ce qu'elle n'explique pas.
La curiosité de l'homme le pousse alors à approfondir.
- pourquoi un poisson comme le "cœlacanthe" n'a-t-il jamais évolué depuis 350 millions d'années ? On en a péché par hasard en 1938 près de Madagascar. Il est considéré comme un fossile vivant, parce qu'il a le poumon des animaux terrestres et les branchies d'un poisson, traces des premiers poissons sortant des eaux pour atteindre le sol terrestre.
- pourquoi l'œil de certaines pieuvres et celui de l'homme ont des structures proches, alors que leur ancêtre commun n'avait pas d'œil ? Comment le hasard pur aurait-il pu se répéter à un tel niveau de complexité.
[16] Jean-Paul II, Centisemus annus, op. cit., § 39; et Compendium de la doctrine sociale de l’Église, op. cit., §212.

References: § 2
 § 3
 § 3
 § 4
 § 188
 § 5
 § 5
 § 16
 § 91
 § 483
 § 25
 § 6
 § 2
 §12
 §19
 § 21
 § 50
 § 26
 § 39
 §212