Source: http://doczz.fr/doc/12708/notice-de-la-d%C3%A9claration-3310
Timestamp: 2020-02-22 06:52:44+00:00

Document:
Notice de la déclaration 3310 - France
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N° 50449 # 16
POUR REMPLIR LA DÉCLARATION N ° 3310 CA3 ET SES ANNEXES
Ce document est à conserver :
• Il vous apportera des indications sur la façon de servir chaque ligne de l’imprimé ;
• Il répondra à vos questions sur la manière de déclarer telle ou telle opération.
Cette notice ne se substitue pas à la documentation ofﬁcielle de l’Administration.
Pour obtenir une documentation plus détaillée, le Code général des Impôts ou le Précis de ﬁscalité sont
disponibles auprès de la Papeterie ﬁnancière.
Tél. : 01 55 28 92 80
Fax : 01 55 28 92 88
Site internet : www.papeterieﬁnanciere.fr
Vous pouvez également consulter ces documents sur INTERNET : http://www.impots.gouv.fr
La déclaration CA3 doit être utilisée par les redevables de la taxe sur la valeur ajoutée et/ou des taxes assimilées
2012 01 44545 PO – Décembre 2012 – 126 237
Entreprises placées sous le régime du chiffre d’affaires réel ;
Exploitants agricoles ayant opté pour le régime des déclarations trimestrielles ;
Entreprises placées de plein droit sous le régime simpliﬁé d’imposition ayant choisi de déclarer selon les modalités du réel
normal (régime dit du MINI-RÉEL) ;
Entreprises ou personnes non habituellement redevables de la TVA mais qui réalisent des acquisitions intracommunautaires
de biens ou des achats de prestations de services taxables ;
Bénéﬁciaires de droits d’auteur non soumis à la retenue de TVA, percevant par ailleurs des droits d’auteur soumis à retenue
lorsqu'ils ne réalisent pas d’autres opérations imposables et qu’ils ne bénéﬁcient pas de la franchise en base ;
Entreprises étrangères réalisant en France des opérations imposables.
Lorsque vous déclarez vos opérations sur un formulaire « papier », vous devez utiliser uniquement :
– soit l’imprimé préidentiﬁé 3310 CA3 qui vous est adressé automatiquement chaque mois (ou trimestre).
Toutefois, si cet imprimé ne vous est pas parvenu, veuillez vous le procurer auprès du service des impôts des entreprises ;
– soit un imprimé édité à partir d’un logiciel d’impression agréé par l’administration ﬁscale ;
– soit l’imprimé disponible sur le site INTERNET : http://www.impots.gouv.fr
Vous pouvez, télédéclarer (par transfert de ﬁchier ou Internet) et télépayer votre TVA sans aucune contrainte de
réception d’imprimé, de délai d’acheminement, de date d’ordre de virement éventuel. La somme due sera prélevée
automatiquement au plus tôt à la date d’échéance.
Contactez votre service ou votre correspondant « téléprocédures » (coordonnées sur : www.impots.gouv.fr).
N’hésitez pas à prendre contact avec votre service des impôts, si cette notice ne vous permet pas de régler une difﬁculté.
La charte du contribuable : des relations entre l’administration ﬁscale et le contribuable
basées sur les principes de simplicité, de respect et d’équité.
Disponible sur www.impots.gouv.fr et auprès de votre service des impôts
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I. MODALITÉS DE DÉCLARATION ET DE PAIEMENT
Les entreprises ayant donné leur accord pour faire partie d’un groupe de consolidation du paiement de la TVA et des taxes
assimilées (article 1693 ter du Code général des impôts (CGI)) doivent cocher la case 0005 de chacune des déclarations
CA3 qu’elles déposent au titre de la période d’application du régime optionnel, commenté au Bulletin ofﬁciel des Finances
Publiques – Impôts (BOFiP-Impôts) sous la référence BOI-TVA-DECLA-20-20-50.
La TVA et les taxes assimilées doivent être déclarées et acquittées selon une périodicité mensuelle ; seuls les redevables dont la taxe exigible annuellement est inférieure à 4 000 € peuvent déposer des déclarations CA3 trimestrielles
Dans tous les cas, ne cumulez jamais plusieurs mois (ou trimestres) sur une même déclaration.
Lorsque aucune opération n’a été réalisée au cours d’une période, souscrivez une déclaration datée et signée, de manière
manuscrite ou électroniquement, en cochant la case correspondant à une déclaration « Néant ».
Les moyens de paiement doivent être impérativement libellés à l’ordre du TRÉSOR PUBLIC.
Un service de télétransmission des déclarations de TVA et des taxes annexes, des paiements associés et des
demandes de remboursement de crédit de TVA est proposé aux redevables relevant du régime réel de TVA.
Depuis le 1er octobre 2012, le recours aux téléprocédures TVA est obligatoire pour les entreprises soumises à l’impôt
sur les sociétés, quel que soit leur chiffre d’affaires.
À compter du 1er octobre 2013, l’obligation de recours aux téléprocédures TVA sera étendue aux entreprises non soumises à l’IS ayant un chiffre d’affaires supérieur à 80 000 €.
À compter du 1er octobre 2014, l’obligation sera généralisée à l’ensemble des entreprises pour les déclarations et
paiements de TVA. (articles 1649 quater B quater III et 1695 quater du Code général des impôts (CGI)).
Cette procédure peut être mise en œuvre selon une des modalités suivantes :
– l’échange de formulaires informatisé (EFI) est accessible sur Internet, l’entreprise saisit sur un serveur sécurisé les
données à télétransmettre et signe avec un certiﬁcat numérique ;
– l’échange de données informatisé (EDI) dans lequel un prestataire de l’entreprise transmet à l’administration un ﬁchier
obtenu avec un logiciel de comptabilité. Cette modalité est particulièrement adaptée aux entreprises qui recourent aux services
d’un cabinet comptable.
Des informations supplémentaires sont disponibles sur le portail ﬁscal (www.impots.gouv.fr) rubrique « professionnels ».
Si vous disposez d’une créance sur le Trésor (crédit de TVA, excèdent d’impôt sur les sociétés…) vous pouvez sous
condition utiliser tout ou partie de cette créance pour payer un impôt professionnel encaissé par le réseau comptable de la
Direction générale des ﬁnances publiques. Pour obtenir des informations sur ce service et le formulaire n° 3516 à souscrire,
vous pouvez contacter votre service des impôts ou consulter le site www.impots.gouv.fr.
LES ARRONDIS fISCAUX
La base imposable et le montant de l’impôt sont arrondis à l’euro le plus proche. Les bases et cotisations inférieures à 0,50 euro sont négligées et celles supérieures ou égales à 0,50 euro sont comptées pour 1.
II. CADRE RÉSERVÉ À LA CORRESPONDANCE
Ce cadre permet la correspondance éventuelle avec les services ﬁscaux. Il convient d’y signaler notamment les changements
intervenus dans la situation de l’entreprise (dénomination, activité, adresse, régime d’imposition…).
Entreprises affectées par une procédure de sauvegarde, de redressement judiciaire ou liquidation judiciaire : indiquer dans
le cadre réservé à la correspondance (ou sur une note annexe) de la déclaration déposée au titre du mois (ou du trimestre) au cours
duquel intervient la procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire, la date du jugement et la ventilation de la TVA entre les
créances de l’article L 622-17 du code de commerce et celles de l’article L 622-24 du code de commerce.
Conformément à l’article 244 de l’annexe II au CGI, la déclaration sur laquelle est liquidée, dans le délai prévu à l’article 270
du CGI, la livraison à soi-même prévue au a du 1° du 3 du I de l’article 257 du même code, doit se référer à la déclaration spéciale
déposée dans le mois de l’achèvement de l’immeuble. Cette mention doit être portée dans ce cadre.
III. RÉALISATION D’OPÉRATIONS DE COMMERCE INTRACOMMUNAUTAIRE
Les départements d’outre-mer sont, au même titre que les pays tiers, considérés comme territoire d’exportation par rapport à la France métropolitaine et aux autres États membres de l’Union européenne. Les opérations ne sont donc pas concernées
par les règles relatives à la TVA intracommunautaire et sont assimilées, selon le cas, à des exportations ou des importations.
En revanche, les établissements secondaires situés en Métropole d’entreprises ﬁscalement domiciliées dans les DOM
sont concernés par les règles relatives à la TVA intracommunautaire. Ils doivent alors demander un numéro de TVA intracommunautaire auprès du centre des impôts dont relève l’établissement. Les opérations intracommunautaires sont déclarées sur un
formulaire CA3 (lignes 2A, 03 et 06) déposé en Métropole.
DÉfINITION DES ACqUISITIONS INTRACOMMUNAUTAIRES
Est considérée comme acquisition intracommunautaire l’obtention du pouvoir de disposer comme un propriétaire d’un
bien meuble corporel expédié ou transporté par le vendeur, par l’acquéreur ou pour leur compte, à partir d’un autre État
membre de l’Union européenne à destination de l’acquéreur en France.
Sont notamment assimilées à des acquisitions intracommunautaires :
– l’affectation déﬁnitive en France par un assujetti pour les besoins de son activité, d’un bien de son entreprise expédié
ou transporté à partir d’un autre État membre de l’Union européenne ;
– la réception en France par une personne morale non assujettie d’un bien qu’elle a importé sur le territoire d’un autre
État membre de l’Union européenne, lorsque cette personne ne bénéﬁcie pas d’un régime dérogatoire qui l’autorise à ne pas
soumettre cette opération à la taxe.
Les acquisitions intracommunautaires sont taxables chez l’acquéreur, au taux en vigueur dans le pays de destination
(cf. ligne 03). Le fournisseur est autorisé à délivrer une facture hors taxes à la condition qu’il y ait effectivement transfert physique des biens et que l’acquéreur communique un numéro de TVA intracommunautaire valide dans la base des assujettis.
Si une anomalie dans la base des assujettis est signalée, seul le service des impôts dont relève l’entreprise est compétent pour en opérer la rectiﬁcation.
DÉfINITION DES LIVRAISONS INTRACOMMUNAUTAIRES
Les livraisons intracommunautaires sont constituées des livraisons de biens expédiés ou transportés sur le territoire
d’un autre État membre de l’Union européenne à destination d’un autre assujetti ou d’une personne morale non assujettie qui
ne bénéﬁcie pas, dans son État membre, d’un régime dérogatoire l’autorisant à ne pas soumettre à la TVA ses acquisitions
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Sont assimilés à des livraisons de biens, l’expédition ou le transport par un assujetti ou pour son compte, d’un bien
meuble corporel pour les besoins de son entreprise, à destination d’un autre État membre.
Les livraisons intracommunautaires sont exonérées de TVA dans le pays de départ (cf. ligne 06) à condition qu’il y ait
effectivement transfert physique des biens et que l’acquéreur communique un numéro de TVA intracommunautaire valide dans
la base des assujettis.
Avant toute facturation hors taxe, les entreprises doivent s’assurer de la validité du numéro de TVA intracommunautaire
des clients établis dans un autre État membre en consultant le site internet :
« http://ec.europa.eu/taxation_customs/vies/ ». En cas de difﬁculté, elles peuvent interroger le service des impôts dont elles relèvent.
Sur les moyens de preuve permettant d’établir le bien-fondé de l’exonération, se reporter au Bulletin ofﬁciel des
ﬁnances publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) : BOI-TVA-CHAMP-30-20-10
Conformément à l’article 289 C du CGI, les entreprises qui réalisent des acquisitions et/ou des livraisons intracommunautaires doivent souscrire auprès de l’administration des douanes une déclaration d’échanges de biens
par nature de ﬂux : introduction/acquisition ou expédition/livraison.
Conformément aux dispositions de l’article 1788-A-1 du CGI, le défaut de production dans les délais donne lieu à l’application d’une amende de 750 €, qui peut être portée à 1 500 € si la défaillance persiste dans les trente jours d’une mise en demeure.
LIEU DE TAXATION DES PRESTATIONS DE SERVICES À COMPTER DU 1er JANVIER 2013
1) PRINCIPES gÉNÉRAUX (article 259 du CGI)
Prestations entre assujettis : Depuis le 1er janvier 2010, le lieu des prestations de services fournies à un assujetti
établi en France est situé en France (CGI, art. 259-1°) ; Par ailleurs, dans cette hypothèse, le preneur est le redevable de la
taxe (CGI, art. 283-2).
Lorsque le prestataire est établi dans un autre Etat membre : le preneur établi en France redevable de la TVA, mentionne sur la ligne 2A « Achats de prestations de services intracommunautaires - article 283-2 du CGI » le montant hors taxe
des prestations imposables.
Lorsque le prestataire est établi hors de l’Union européenne : le preneur établi en France, redevable de la TVA, reporte
le montant hors taxe des prestations imposables sur la ligne 02 « Autres opérations imposables ».
Lorsque le prestataire, établi en France, fournit une prestation de services à un preneur assujetti établi hors de France
(dans l’Union européenne ou en pays tiers) la prestation n’est pas soumise à la TVA en France et les montants correspondants
sont reportés, pour leur montant hors taxe, sur la ligne 05 « autres opérations non imposables ».
Conformément à l’article 289 B-III du CgI, à compter du 1er janvier 2010, toute personne physique ou morale est tenue
de souscrire une déclaration européenne de services (DES) lorsque les conditions suivantes sont réunies :
– avoir en France le siège de son activité économique ou un établissement stable à partir duquel le service est rendu, ou à
défaut, son domicile ou sa résidence habituelle ;
– réaliser une prestation de services au proﬁt d’un assujetti agissant en tant que tel qui a, dans un autre État membre de
l’Union européenne, son siège économique ou un établissement stable pour lequel le service est fourni, ou son domicile ou sa
– la prestation est située dans cet autre État membre en application de l’article 44 de la directive 2006/112/CE du
28 novembre 2006. Toutefois, lorsque la prestation bénéﬁcie d’une exonération dans l’État membre du preneur, le prestataire
n’est pas tenu de mentionner cette opération dans sa DES ;
– le redevable de la taxe due au titre de cette prestation est le preneur en application de l’article 196 de la directive
2006/112/CE déjà citée.
La déclaration doit être produite dans les dix jours ouvrables qui suivent le mois au cours duquel la TVA est devenue exigible
au titre des prestations de services réalisées.
Les assujettis sont dans l’obligation de transmettre leur déclaration en utilisant le téléservice DES accessible via le portail
« https://pro.douane.gouv.fr. ». Toutefois, les entreprises bénéﬁciant du régime de la franchise en base en matière de TVA ont
la faculté de déposer une déclaration sur support papier.
Prestations fournies à des personnes non assujetties : Le lieu des prestations des services, autres que celles désignées aux articles 259 A, 259 B, 259 C et 259 D du CGI, est réputé dans tous les cas se situer en France lorsque le prestataire
a en France le siège de son activité économique ou un établissement stable à partir duquel le service est rendu ou, à défaut,
a son domicile ou sa résidence habituelle. Ces prestations sont à déclarer ligne 01.
Dans certains cas, ces règles générales sont écartées au profit de règles spéciales qui permettent de mieux atteindre
l’objectif de taxation au lieu de consommation.
Dérogations applicables aux services matériellement localisables fournis tant à des assujettis qu’à des personnes non assujetties :
– les locations de moyens de transport de courte durée (soit moins de 31 jours, ou moins de 91 jours pour les moyens
de transport maritime) sont imposables en France lorsque le moyen de transport y est mis effectivement à disposition du preneur (CGI, art. 259 A-1° sous a) ;
– les services se rattachant à un immeuble sont taxables au lieu de situation de l’immeuble (CGI, art. 259 A-2°) ;
– les prestations de transport de passagers sont situées en France en fonction des distances parcourues en France
(CGI, art. 259 A-4°) ;
– les ventes à consommer sur places sont taxables en France lorsqu’elles y sont matériellement exécutées. Pour celles
qui sont réalisées à bord de navires, d’aéronefs ou de trains au cours de la partie d’un transport de passagers effectuée à
l’intérieur de l’Union européenne, elles sont taxables en France lorsque le lieu de départ du transport de passagers y est situé
(CGI, art. 259 A-5° b et c) ;
– les prestations uniques des agences de voyages sont taxables en France lorsque l’agence de voyages y a son siège
économique ou un établissement stable à partir duquel la prestation de services est rendue (CGI, art. 259 A-8°).
Lorsqu’elles sont imposables en France en application de ces dispositions et que le prestataire est établi en France, ces
prestations sont à mentionner ligne 01 «Ventes ou prestations de services ». Toutefois, lorsqu’elles sont fournies à un preneur
identifié à la TVA en France qui est redevable sur le fondement du second alinéa de l’article 283-1 du CGI, les montants correspondants sont à reporter ligne 3B « Achats de biens ou de prestations de services réalisées auprès d’un assujetti non établi en
France – article 283-1 du CGI).
Dérogations applicables aux services matériellement localisables fournis à des assujettis (à compter du
1er janvier 2011) :
– les prestations de services consistant à donner accès à des manifestations culturelles, artistiques, sportives, scientifiques, éducatives, de divertissement ou similaires, telles que les foires et les expositions, ainsi que les prestations de services
accessoires à cet accès (CGI, art. 259 A-5° bis).
Dérogations applicables aux prestations de services matériellement localisables fournies à des personnes non
assujetties :
– les prestations de transport intracommunautaire de biens sont taxables en France lorsque le lieu de départ du transport y est situé (CGI, art. 259 A-3°) ;
– les prestations de transport de biens autre qu’intracommunautaire sont taxables en France en fonction des distances
qui y sont parcourues (CGI, art. 259 A-4°) ;
– les locations de moyens de transport de 31 jours et plus, ou 91 jours ou plus s’agissant des bateaux sont imposables
en France lorsque le preneur y est établi, y a son domicile ou sa résidence habituelle (CGI, art. 259 A-1° sous b). Toutefois,
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s’agissant des bateaux de plaisance, la location de plus de 90 jours est située en France si le prestataire y est établi et le
bateau mis à la disposition du preneur à partir du siège de son activité ou d’un établissement stable en France (CGI, art. 259 A1° sous c) ;
– les prestations accessoires aux transports, sont taxables en France lorsqu’elles y sont matériellement exécutées
(CGI, art. 259 A-6° a) ;
– les prestations de services ayant pour objet des activités culturelles, artistiques, sportives, scientifiques, éducatives,
de divertissement ou similaires, telles que les foires ou expositions, y compris les prestations des organisateurs de telles activités, ainsi que les prestations accessoires à ces activités demeurent taxables en France lorsqu’elles y sont matériellement exécutées (CGI, art. 259 A-5° a) ;
– les travaux ou expertises portant sur des biens meubles corporels, y compris les opérations de travail à façon sont
taxables en France lorsqu’elles y sont matériellement exécutées (CGI, art. 259 A-6° b) ;
– les prestations réalisées par les intermédiaires qui agissent au nom et pour le compte de leur client non assujetti, sont
taxables en France lorsque le lieu d’imposition des opérations dans lesquelles il intervient est situé en France (CGI, art. 259 A-7°).
Ces prestations, lorsqu’elles sont imposables en France, sont à déclarer par le prestataire à la ligne 01 que le prestataire soit ou non établi. Ces prestations qui sont fournies par un prestataire établi en France mais ne sont pas imposables en
France sur le fondement de ces dispositions sont à mentionner sur la ligne 5 «Autres opérations non imposables ».
Les prestations de services immatérielles (CgI, art. 259 B), fournies à des personnes non assujetties établies
ou ayant leur domicile ou leur résidence hors de l’Union européenne.
Ces prestations qui ne sont pas soumises à la TVA en France doivent être reportées ligne 5 « Autres opérations non
imposables ».
Les prestations de services désignées à l’article 259 C et les prestations de services fournies par voie électronique (CgI, art. 259 D).
Concernant la territorialité des prestations de services, se reporter au Bulletin officiel des finances publiques-Impôts
(BOFiP-Impôts) : BOI-TVA-CHAMP-20.
IV. DÉCLARATION DES OPÉRATIONS RÉALISÉES ET DÉCOMPTE DE LA TAXE DUE
CADRE A : MONTANT DES OPÉRATIONS RÉALISÉES
Les déclarations CA3 (métropole) et CA3-DOM ont été fusionnées. Désormais, les entreprises utilisent le même formulaire pour déclarer les opérations en France métropolitaine et/ou dans les DOM. Elles ventilent les opérations en fonction du taux
applicable. Pour celles qui réalisent des opérations taxables à la fois en Métropole et dans les DOM, se reporter page 5, à la
rubrique « Opérations réalisées dans les DOM ».
Ligne 01 :
Ligne 02 :
Ligne 2A :
Ligne 03 :
Ligne 3A :
Ligne 3B :
Ligne 3C :
Inscrire le montant hors TVA de toutes les opérations imposables (ventes de biens meubles ou immeubles, prestations
de services, travaux immobiliers, fraction imposable des opérations soumises à la TVA sur la marge – y compris pour les opérations intracommunautaires – et pour les livraisons de gaz naturel ou d’électricité imposables en France, etc.) qui constituent
Indiquer le montant hors TVA des opérations imposables particulières qui ne constituent pas votre chiffre d’affaires
courant, notamment : les cessions d’immobilisations, cessions d’immeubles imposables de plein droit conformément à l’article
257-I-2-1° (terrains à bâtir) et 2° (immeubles achevés depuis moins de cinq ans) ou sur option (article 260-5° bis), livraisons à soimême d’immobilisations, autres livraisons à soi-même ou prestations de services à soi-même imposables en vertu des articles
257-I-3-1° et 257-II du CGI, les achats à des non-redevables de la TVA pour lesquels la taxe doit être payée par l’acheteur, les
droits d’auteur soumis à la retenue de TVA, l’acquisition d’or sous la forme de matière première ou de produits semi ouvrés d’une
pureté égale ou supérieure à 325 millièmes, les acquisitions et prestations de façon portant sur des déchets neufs d’industrie et
des matières de récupération visées à l’article 283-2 sexies, les achats de gaz naturel ou d’électricité et de prestations directement
liées visés au second alinéa de l’article 283-2 quinquies, les achats de quotas d’émission de gaz à effet de serre et d’autres unités
de réduction des émissions visés à l’article 283-2 septies et les achats de services de communication électroniques visés à l’article
283-2 octies du CGI.
Indiquez le montant hors TVA des achats de prestations de services fournies par un prestataire non établi en France mais
dans un autre Etat membre de l’Union européenne et imposables en France sur le fondement de l’article 259-1° du CGI.
les DOM, cf. III encadré)
Acquisitions intracommunautaires (cf. BOI-TVA-CHAMP-10-10-40-20).
Le montant total hors taxe sur la valeur ajoutée des acquisitions intracommunautaires taxables doit être mentionné sur cette ligne (pour la déﬁnition de cette notion, voir le paragraphe III).
Le cas échéant, devront être individualisées :
– les livraisons de biens expédiés ou transportés à partir d’un autre État membre de l'Union européenne et installés ou
montés en France ;
– les ventes à distance réalisées par des entreprises étrangères et taxables en France.
NOTA : La taxe due sur les acquisitions intracommunautaires est exigible au plus tard le 15 du mois suivant le fait
générateur (qui correspond au transfert de propriété dans la majorité des cas).
Toutefois, l’exigibilité intervient à la date de la facture lorsque celle-ci est établie entre le fait générateur et le
15 du mois qui le suit.
Indiquer le montant des livraisons d’électricité, de gaz naturel, de chaleur ou de froid en provenance d’un fournisseur établi
hors de France, acheminés par voie de réseau, imposables en France, conformément à l’article 258-III du CGI.
Indiquez le montant total hors taxe des achats de biens ou de prestations de services réalisées auprès d’un assujetti qui
n’est pas établi en France et au titre desquels vous êtes redevable de la TVA en application du deuxième alinéa de l’article 283-1
du CGI (cf. BOI-TVA-GEO et BOI-TVA-SECT).
Il est à noter que l’envoi de factures rectiﬁcatives à un client assujetti étranger non établi en France, qui peut obtenir le
remboursement de la taxe (CGI, ann. II, art. 242-0M à 242-0 Z decies), n’est pas autorisé. Les notes d’avoir, éventuellement
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adressées à ces clients, doivent être nettes de taxes. Sous réserve des précisions apportées par le Bulletin ofﬁciel des ﬁnances
publiques-Impôts (BOFiP- Impôts) : BOI-TVA-DED-50-20-30..
Attention : ne pas faire ﬁgurer de « montants négatifs » sur cette ligne.
Le montant qui ﬁgure ligne 3C est une régularisation qui ne doit pas conduire à modiﬁer les montants ﬁgurant aux autres
lignes du cadre A. Le complément de TVA déductible sera compris dans le montant indiqué à la ligne 21 de l'imprimé et individualisé à la rubrique « (dont régularisation sur de la TVA collectée…) » qui ﬁgure sous la ligne 21.
Important : La non-déclaration par un redevable d’une TVA qu’il doit acquitter mais qu’il peut dans le même temps
déduire est sanctionnée par une amende ﬁscale égale à 5 % du montant des droits à déduction non déclarés et déductibles
(art. 1788 A4 du CGI) :
Sont concernées en particulier les opérations visées au b du 5 de l’article 287 pour lesquelles la taxe est autoliquidée par le preneur ou l’acquéreur en application de l’article 283 et les livraisons à soi-même prévues par les I et II de l’article
257. S’agissant des livraisons à soi-même prévues à l’article 257 du CGI, le montant de l’amende est toutefois multiplié par
le rapport entre les coûts ou les dépenses non grevés de TVA ﬁgurant dans la base d’imposition de la livraison à soi-même
telle qu’elle résulte de l’article 266 et la totalité de cette base d’imposition.
Pour toutes précisions complémentaires, se reporter au Bulletin ofﬁciel des ﬁnances publiques – Impôts (BOFiP-Impots) :
BOI-CF-INF-20-20 § 90 et suivants.
Ligne 04 :
Ligne 05 :
Ligne 06 :
Ligne 6A :
Ligne 07 :
Ligne 7A :
Ligne 7B :
Indiquer les opérations constitutives de chiffre d’affaires (ventes à l’exportation hors de l’Union européenne ou dans
un DOM, livraisons de biens expédiés ou transportés hors de France, par l’acheteur établi hors de l’Union européenne ou pour
son compte, exonérées en application de l’article 262-I-2° du CGI) qui permettent d’effectuer en franchise des achats, des
acquisitions intracommunautaires ou des importations déclarées ligne 07-. Il est précisé que les acheteurs établis dans les
DOM ne peuvent pas bénéﬁcier du régime des achats en franchise visés à l’article 262-I-2° du CGI.
En ce qui concerne les DOM, sont considérées comme exportations les ventes à destination de la métropole, des pays
tiers (membres de l’Union européenne ou non) ainsi que celles effectuées vers les autres DOM (à l’exception des ventes entre
la Guadeloupe et la Martinique).
Indiquer les livraisons et prestations en suspension de taxe (art. 275 et 277 A du CGI), les opérations intervenues dans
le cadre des transmissions d’universalités totales ou partielles de biens dispensées de TVA en application de l’article 257 bis du
CGI, les livraisons et prestations de façon portant sur des déchets neufs d’industrie et des matières de récupération visées à
l’article 283-2 sexies, les ventes de gaz naturel ou d’électricité et les prestations directement liées visées au second alinéa de
l’article 283-2 quinquies, les transferts de quotas d’émission de gaz à effet de serre et d’autres unités de réduction des émissions
visés à l’article 283-2 septies, les ventes de services de communications électroniques visés à l’article 283-2 octies du CGI, ainsi
que les autres opérations non imposables (affaires exonérées, fraction non imposable des opérations dont la TVA est calculée
sur la marge, prestations de services rendues à un preneur établi à l’étranger – même si elles sont taxées chez ce dernier)
constituant votre chiffre d’affaires.
Le montant total hors taxe des livraisons de biens intracommunautaires exonérées constituant du chiffre d’affaires
(pour la déﬁnition de cette notion, voir paragraphe III) doit être mentionné sur cette ligne ainsi que :
– les livraisons de biens installés ou montés sur le territoire d’un autre État membre de l’Union européenne ;
– les ventes à distance taxables dans le pays d’arrivée.
Indiquer le montant des livraisons d’électricité, de gaz naturel, de chaleur ou de froid à des clients établis hors de France,
acheminés par voie de réseau, qui ne sont pas imposables en France, conformément à l’article 258-III du CGI.
Indiquer le montant total des achats, acquisitions intracommunautaires ou importations réalisés en franchise de taxe
(art. 275 du CGI).
Les assujettis non établis en France doivent indiquer le montant total hors taxe des livraisons de biens ou des prestations de services qu’ils réalisent au proﬁt de clients identiﬁés à la TVA en France et pour lesquelles la TVA doit être acquittée
par ces derniers en application du deuxième alinéa de l’article 283-1 du CGI. (cf. Bulletin ofﬁciel des ﬁnances publiques-Impôts
(BOFiP-Impôts) : BOI-TVA-DECLA-10-10-20.)
Indiquer les correctifs qui ont affecté des opérations non imposables, notamment : les rabais, les factures d'avoir consentis
remboursement de la taxe (CGI, ann. II, art. 242-0 M à 242-0 Z decies), n’est pas autorisé. Les notes d’avoir, éventuellement
publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) : BOI-TVA-DED-50-20-30.
Le montant qui ﬁgure ligne 7B est une régularisation qui ne doit pas conduire à modiﬁer les montants ﬁgurant aux autres
lignes du cadre A.
CADRE B : DÉCOMPTE DE LA TVA À PAYER
Les bases d’imposition et la TVA correspondante sont arrondies à l’euro le plus proche. Les fractions d’euro inférieures
à 0,50 sont négligées, celles supérieures ou égales à 0,50 sont comptées pour 1.
Ne jamais indiquer de sommes négatives. Pour la TVA récupérable (opérations résiliées ou impayées) ou acquittée à
tort (factures rectiﬁcatives ou notes d’avoirs) se reporter à la page 7, ligne 21.
OPÉRATIONS RÉALISÉES EN FRANCE CONTINENTALE
Lignes 08, 09 et 9 B :
Indiquer, pour chaque taux, la base hors TVA et l’impôt correspondant. Le taux normal est ﬁxé à 19,6 %.
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Les départements de la Réunion et de la Guyane constituent un territoire d’exportation entre eux et par rapport aux
départements de la Guadeloupe et de la Martinique.
En revanche, les départements de la Guadeloupe et de la Martinique ne sont plus considérés comme territoires d’exportations l’un par rapport à l’autre. Les échanges sont taxables au taux de 2,10 % (taux réduit) ou 8,5 % (taux normal).
Les entreprises qui réalisent des opérations taxables à la fois en métropole et dans les DOM, peuvent regrouper l’ensemble des opérations sur une seule déclaration, déposée en un lieu unique, ce choix étant irrévocable. Elles n’ont plus à indiquer sur une autre déclaration CA3 surchargée de la mention DOM (ou métropole) la ventilation des opérations qu’elles y ont
réalisées, les formulaires ayant été fusionnés. Bien entendu, la solution administrative, consistant à permettre aux entreprises
de déposer des déclarations de TVA en métropole et dans les différents départements d’outre-mer, est maintenue
(Bulletin ofﬁciel des ﬁnances publiques-Impôts [BOFiP-Impôts] : BOI-TVA-GEO-20).
Lignes 10 et 11 :
Ligne 12 :
Indiquer, pour chaque taux, la base hors TVA et l’impôt correspondant. Depuis le 1er avril 2000, le taux normal est ﬁxé à 8,5%.
Cette ligne ne doit être servie que sur indication de l’administration. Pour toute rectiﬁcation sur des opérations
antérieures, se reporter à la ligne 21 ou ligne 31.
OPÉRATIONS IMPOSABLES À UN AUTRE TAUX (MÉTROPOLE ET DOM)
Ligne 13 :
Ligne 14 :
Ligne 15 :
Ligne 17 :
Déclarer le montant total hors TVA des opérations passibles d’anciens taux et la taxe due correspondante.
Indiquer globalement la base hors TVA et l’impôt dû pour les opérations imposables à un taux particulier, déclarées sur
l’annexe 3310 (K) A, cadre A.
Procéder, en arrondissant à l’euro le plus proche, les fractions d’euro inférieures à 0,50 étant négligées, celles supérieures ou égales à 0,50 étant comptées pour 1, au reversement de la TVA antérieurement déduite lorsque des régularisations
de déductions sont nécessaires, notamment :
– modiﬁcation du pourcentage de déduction ;
– renonciation à une option ;
– réception de factures d’avoirs des fournisseurs ;
– reversement de la taxe déductible en application de l’article 207 de l’annexe II au CGI ;
– reversement de la taxe déductible résultant des variations du pourcentage de déduction ;
– déductions opérées à tort (y compris celles se rapportant à des acquisitions intracommunautaires).
Dans ce dernier cas, il convient de préciser dans le cadre réservé à la correspondance (ou dans une note annexe) la
nature de l’erreur initialement commise, la déclaration entachée de cette erreur et les modalités de calcul de la correction opérée.
Par ailleurs, les entreprises qui ont des secteurs d’activité distincts et choisissent de joindre à leur déclaration CA3 l’annexe n° 3310 ter, doivent faire ﬁgurer sur cette ligne le montant de leur crédit non restituable aﬁn de faire apparaître ligne 25 le
crédit effectivement restituable.
Doit être impérativement mentionnée ici la taxe brute correspondant aux acquisitions taxables déclarées ligne 03.
Ligne 18 :
(ne concerne pas les DOM)
Doit être impérativement mentionnée ici la taxe correspondant aux opérations imposables réalisées à destination
de Monaco, c’est-à-dire la taxe qui devrait être acquittée à Monaco si les opérations réalisées en France métropolitaine et à
Monaco étaient déclarées dans chacun des deux États.
Remarque : Les assujettis établis ou disposant d’un établissement stable en France, qui réalisent des opérations en
France métropolitaine et à Monaco déclarent l’ensemble des opérations réalisées dans chacun des États sur la déclaration de
TVA déposée en France métropolitaine. Les entrepreneurs de travaux immobiliers et les établissements bancaires ne sont pas
concernés par cette mesure.
Lignes 19 et 20 :
Déterminer les droits à déduction de la période en indiquant la taxe déductible correspondant aux biens et services ouvrant
droit à déduction. La TVA déduite au titre de chacune des catégories est arrondie à l’unité la plus proche. Les fractions d’euro
inférieures à 0,50 sont négligées, celles supérieures ou égales à 0,50 sont comptées pour 1.
La déduction est effectuée sur la déclaration déposée au titre du mois (ou du trimestre) au cours duquel est intervenue l’exigibilité de la taxe. Par exemple, cette dernière intervient généralement lors du transfert de propriété lorsqu’il s’agit de
l’acquisition sur le marché intérieur d’un bien meuble corporel.
– les biens constituant des immobilisations sont les biens acquis ou créés, non pour être vendus, mais pour être
utilisés d’une manière durable comme instruments de travail ou moyens d’exploitation : terrains, constructions, matériels… ;
– les autres biens et services sont, d’une part, les biens qui constituent des valeurs d’exploitation comme les marchandises, les matières premières, les combustibles et, d’autre part, les services comme les prestations d’entretien et de réparation, les locations…
CAS PARTICULIER : Les assujettis partiels sont les personnes qui ne réalisent pas exclusivement des opérations
situées dans le champ d’application de la TVA et qui relèvent des dispositions de l’article 206 de l’annexe II au Code général
des impôts. Ces personnes doivent, pour l’application des droits à déduction, comptabiliser dans des comptes distincts les opérations hors du champ d’application de la TVA et les opérations situées dans le champ d’application de la taxe.
Cette obligation ne doit pas être confondue avec celle par ailleurs exigée pour les redevables partiels, c’est-à-dire les
personnes qui ne sont redevables qu’au titre d’une partie de leurs opérations situées dans le champ d’application de la taxe et qui
relèvent des dispositions de l’article 209 I de l’annexe II du Code général des impôts.
Ces redevables doivent également constituer des secteurs distincts pour l’application du droit à déduction s’ils exercent
plusieurs activités placées dans le champ d’application de la taxe, non soumises à des dispositions identiques en matière de
TVA. Pour faciliter le calcul des droits à déduction par secteur ainsi constitué, les redevables partiels peuvent joindre à leur
déclaration CA3 une annexe 3310 ter.
PROPORTION D’UTILISATION OU CœffICIENT D’ASSUJETISSEMENT : Les assujettis partiels (cf. déﬁnition
supra) doivent, dès la réalisation de leurs dépenses, les affecter à leurs activités hors du champ d’application de la taxe ou à
leurs activités situées dans le champ en fonction de leur utilisation. Dans le cas des dépenses de biens et de services qu’ils utilisent concurremment pour la réalisation d’opérations imposables et d’opérations situées hors du champ d’application de la TVA,
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ces assujettis doivent, pour connaître le montant de la TVA qu’ils seront en droit de déduire, déterminer la proportion d’utilisation
de ces dépenses aux opérations imposables.
Cette proportion d’utilisation devra être mentionnée pour information dans le cadre réservé à la correspondance ou sur
une note annexée à la déclaration.
POURCENTAgE DE DÉDUCTION OU CœffICIENT DE TAXATION fORfAITAIRE : par ailleurs, la TVA afférente
aux immobilisations utilisées par les redevables partiels pour des activités situées dans le champ d’application mais qui n’ouvrent pas toutes droit à déduction, est déductible, sous réserve de la constitution de secteurs distincts d’activités, en fonction du
cœfﬁcient général de déduction de l’entreprise. Ce cœfﬁcient est déterminé par le rapport annuel suivant :
Chiffre d’affaires, TVA exclue, afférent aux opérations ouvrant droit à déduction
y compris les subventions directement liées au prix de ces opérations
Total du chiffre d’affaires, TVA exclue, afférent aux opérations situées
dans le champ d’application de la TVA y compris les subventions directement liées au prix de ces opérations.
Le cœfﬁcient de taxation forfaitaire se détermine de manière identique quelle que soit la nature du bien ou du service
(immobilisation ou autres biens et services).
Les subventions non imposables ne sont pas prise en compte dans le calcul du coefﬁcient de taxation (sont visées les
subventions ne constituant ni une contrepartie directe ni un complément de prix d’opérations imposables).
Le coefﬁcient de taxation forfaitaire ainsi calculé doit être inscrit dans le cadre spéciﬁque prévu à la ligne 22A au verso
de la déclaration CA3.
Pour toutes précisions complémentaires, se reporter au Bulletin ofﬁciel des ﬁnances publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) :
BOI-TVA-DED.
Ligne 21 :
Doit être indiqué ici le complément de la taxe déductible, notamment :
– la taxe dont la déduction a été omise sur les déclarations déposées depuis le 1er janvier de la deuxième année précédant celle du dépôt de la déclaration ;
– le complément de déduction résultant des variations du pourcentage de déduction ;
– les transferts de droits à déduction reçus ;
– le complément de déduction qui résulte de l’application de l’article 207 de l’annexe II au CGI ;
– la taxe acquittée à tort au titre d’opérations non imposables ou d’opérations facturées à un taux supérieur au taux
légalement exigible (l’envoi d’une facture rectiﬁcative est également exigé) ;
– la taxe acquittée par les entreprises soumises au paiement de la TVA d’après les encaissements et correspondant à
des chèques non provisionnés ;
– la taxe acquittée à l’occasion de ventes ou services déﬁnitivement impayés, résiliés, annulés ;
La récupération de cette taxe est subordonnée à la justiﬁcation de la rectiﬁcation préalable de la facture initiale.
En ce qui concerne les opérations impayées (y compris en cas de liquidation judiciaire), l’entreprise doit adresser à
son débiteur un duplicata de la facture initiale surchargée de la mention « facture demeurée impayée pour la somme
de ....................................................................... € (prix hors taxe) et pour la somme de ........................................................................ € (TVA correspondante)
qui ne peut faire l’objet d’une déduction (art. 272 du CGI) ».
L’entreprise est dispensée d’adresser ce duplicata pour chaque facture impayée à condition qu’elle délivre à chaque
client défaillant un état récapitulatif des factures impayées qui mentionne pour chacune d’entre elles :
– le numéro d’ordre, le libellé, la date et la référence du folio d’enregistrement de la facture initiale ;
– le montant hors taxe ;
– la mention « facture impayée pour la somme de ....................................................................... € (HT) et pour la somme
de ....................................................................... € (taxe correspondante) qui ne peut faire l’objet d’une déduction (art. 272 du CGI) ».
Une copie de l’état récapitulatif doit être conservée à l’appui de la comptabilité. Un exemplaire doit être produit au
service des impôts lorsque celui-ci en fait la demande.
– la taxe acquittée sur des opérations pour lesquelles une réduction de prix a été consentie après l’établissement de la facture (l’envoi d’une note d’avoir ou l’émission d’une nouvelle facture annulant et remplaçant la précédente est également exigé).
La TVA, acquittée au titre des opérations énoncées aux deux derniers tirets, doit être individualisée à la rubrique « (dont
régularisation sur de la TVA collectée…) » qui ﬁgure sous la ligne 21.
remboursement de la taxe (CGI, ann. II, art. 242-0 M à 242-0 Z ter), n’est pas autorisé. Les notes d’avoir, éventuellement adressées à ces clients, doivent être nettes de taxes.
La présentation des règles relatives au droit à déduction de la TVA a été modiﬁée par le décret 2007-566 du 16 avril 2007
(articles 205 à 207 de l’annexe II au code général des impôts). Ces dispositions applicables depuis le 1er janvier 2008, sont commentées par le Bulletin ofﬁciel des ﬁnances publiques-Impôts (BOFiP-Impôts) : BOI-TVA-DED auquel il convient de se reporter.
Désormais, la TVA supportée par les assujettis est déductible à proportion d’un coefﬁcient dénommé « coefﬁcient de
déduction » qui est égal au produit de trois autres coefﬁcients à savoir les coefﬁcients « d’assujettissement », « de
taxation » et « d’admission ».
Le coefﬁcient d’assujettissement est égal, pour chaque bien ou service, à la proportion d’utilisation de ce bien ou de ce
service à des opérations imposables.
Le coefﬁcient de taxation permet de déterminer la proportion d’utilisation du bien ou du service pour des opérations
ouvrant droit ou non à déduction.
Le coefﬁcient d’admission traduit l’existence d’une disposition légale ou réglementaire qui exclut de la déduction tout ou
partie de la taxe afférente à certains biens ou services.
Le produit de ces trois coefﬁcients se substitue à l’ancien prorata de déduction tel qu’il ressortait des anciennes dispositions de l’article 212 de l’annexe II au CGI applicable aux redevables partiels.
Ligne 24 :
Pour les assujettis qui disposent dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Réunion d’un établissement stable et qui réalisent une activité ouvrant droit à déduction mentionnée à l’article 271 du code général des impôts (CGI) :
Indiquez le montant de la taxe récupérée sur les importations ou les achats de biens, qui ont été exonérés de TVA en
vertu des dispositions de l’article 295-1-5° du CGI.
Lorsque vous réalisez des opérations spécialement exonérées dans les départements d’outre-mer, notamment au titre des
dispositions de l’article 295-1-5° du CGI, le bénéﬁce de la TVA récupérée est limité à l’acquisition des seuls biens d’investissement.
Le montant de la taxe est assis soit sur la valeur des achats effectués en exonération, soit sur la valeur des biens
importés en exonérations de la TVA. (Bulletin ofﬁciel des ﬁnances publiques-Impôts [BOFiP-Impôts] : BOI-TVA-GEO-20-30).
Ligne 29 :
Reporter ici le montant total des taxes assimilées (calculées sur annexe 3310 (K) A, cadre B) dont l’entreprise est
redevable (cf. paragraphe VI).
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Ligne 30 :
Imputer les excédents de déclaration qui ont été :
•– signalés
aux entreprises par un avis d’erreur n° 3314 K ;
– ou constatés par les entreprises elles-mêmes.
Lorsque le montant de l’excédent indiqué ligne 30 est supérieur à celui de l’impôt à payer (ligne 28 + ligne 29) ou
lorsque la déclaration fait apparaître un crédit de taxe non imputable (ligne 25), l’entreprise a le choix entre :
– reporter le solde ligne 30 des déclarations CA3 suivantes ;
– ou, par voie contentieuse, en demander la restitution intégrale.
Reporter le montant h calculé sur le bulletin n° 3515 qui doit obligatoirement être annexé à la déclaration CA3
(entreprises autorisées à bénéﬁcier du régime des acomptes provisionnels).
Ligne 31 :
les insufﬁsances de déclaration commises par les entreprises.
Reporter le montant g calculé sur le bulletin n° 3515 qui doit obligatoirement être annexé à la déclaration CA3
NOTA : L’entreprise qui corrige spontanément une erreur de déclaration à l’aide des lignes 30 ou 31 doit joindre à sa
déclaration une note précisant, pour chaque période d’imposition :
– la nature de l’erreur ;
– la (ou les) déclaration(s) concernée(s) ;
– les modalités de détermination de l’excédent ou du complément d’impôt porté ligne 30 ou 31.
Ligne AB :
Si vous êtes membre d’un groupe ayant opté pour le régime de consolidation du paiement de la TVA, vous devez indiquer le total à payer (lignes 28 + 29 – 30 + 31) qui est acquitté par la société tête de groupe sur la déclaration récapitulative
CA3G (art. 50 de la loi de ﬁnances rectiﬁcative pour 2010 ; CGI, art. 1693 ter).
Ligne AA :
Si vous êtes membre d’un groupe ayant opté pour le régime de consolidation du paiement de la TVA, vous devez indiquer le crédit de TVA (lignes 25 - 26) qui est transféré et déclaré par la société tête de groupe sur la déclaration récapitulative
CA3G ; (art. 50 de la loi de ﬁnances rectiﬁcative pour 2010 ; CGI, art. 1693 ter).
V. PÉRIODE DES CONgÉS PAYÉS – TOLÉRANCE ADMINISTRATIVE
Si vous avez des difﬁcultés, pendant la période des congés payés, pour établir et souscrire dans les délais légaux votre
déclaration CA3, vous pouvez bénéﬁcier de la tolérance suivante :
le mois des congés payés, vous devez :
– indiquer dans le cadre réservé à la correspondance la mention : « Congés payés. Versement d’un acompte
de ............ € » ;
– reporter cette somme à la ligne 31 ainsi qu’à la ligne « Total à payer » de la déclaration.
le mois suivant, vous devez régulariser comme suit :
– indiquer dans le cadre réservé à la correspondance la mention : « Période des congés payés. Régularisation » ;
– cumuler, à titre exceptionnel, les éléments de l’imposition du mois écoulé et du mois précédent. L’impôt qui en résulte
– mentionner ligne 30 l’acompte payé le mois précédent ;
– si l’acompte versé a excédé la TVA nette due au titre des deux mois : imputer ligne 30 une somme égale à l’impôt dû
et reporter l’excédent non imputé à la ligne 30 de la déclaration suivante ;
– si l’acompte versé a été inférieur à 80 % de la somme acquittée le mois précédent : la différence est assortie de pénalités sauf si vous justiﬁez que l'acompte était au moins égal à 80 % de l'impôt réellement dû. À cet effet, joignez une
déclaration CA3 retraçant exactement les opérations du mois pour lequel l’acompte a été payé.
VI. ANNEXE 3310 (K) A À LA DÉCLARATION CA3
Les entreprises acquittant la retenue sur les droits d’auteur, les entreprises réalisant des opérations imposables à des
taux particuliers et celles redevables de taxes assimilées à la TVA doivent souscrire une annexe 3310 (K) A.
Un fac-similé de ce document est joint à cette notice. Il vous est possible de l’utiliser en tant que de besoin après y avoir
reporté votre numéro de dossier qui ﬁgure page 1 de la déclaration CA3.
IMPORTANT : Cette annexe doit en principe être déposée en même temps que la déclaration CA3
(à laquelle elle doit être agrafée).
CADRE A : DÉCOMPTE DE LA TVA DUE À UN TAUX PARTICULIER
Ce cadre est utilisé pour déclarer la TVA retenue à la source sur les droits d’auteur et les opérations qui sont soumises en
France continentale, en Corse ou dans les DOM à des taux particuliers de taxe sur la valeur ajoutée.
Ainsi, les éditeurs, les sociétés de perception et de répartition des droits et les producteurs déclarent sur la ligne 35 la
retenue de TVA sur les droits d’auteur.
Les opérations d’achat, de vente, de livraison, de commission, de courtage ou de façon portant sur les médicaments
remboursables par la sécurité sociale et sur les produits sanguins taxables au taux de 2,10 % sont, par ailleurs, déclarées
ligne 36 (ou ligne 40 en Corse).
Doivent également être déclarées dans ce cadre les opérations de vente, commissions, courtages, sur des publications de
presse inscrites à la Commission paritaire des publications et agences de presse et agréées par le directeur des ﬁnances publiques.
Le montant total de ces opérations doit être reporté à la ligne 14 de la déclaration CA3.
CADRE B : DÉCOMPTE DES TAXES ASSIMILÉES
Ce cadre doit être rempli par les entreprises redevables de taxes ﬁscales. Le calcul des taxes nécessitant un décompte
particulier doit être effectué au cadre C.
Cas particulier des éditeurs. Les intéressés doivent déclarer sur l’imprimé CA3 déposé en juillet au titre du mois de
juin ou du deuxième trimestre de chaque année, le montant du chiffre d’affaires qu’ils ont réalisé l’année précédente dans leur
branche d’activité « édition ». À cet effet, ils indiquent au cadre réservé à la correspondance la mention : « Chiffre d’affaires
toutes taxes comprises « édition » réalisé en 20.. ».
Condition d`application des articles 757 B et 990 I
3310-A-SD
Il s’agit du taux de détention directe ou indirecte de plus de la moitié des droits du capital ou des droits de vote d’une personne morale ou d’un groupement de personnes de droit ou de fait.
Assurance vie, article 757 B du CGI et quasi-usufruit
Précis de fiscalité 2013 Tome 2

References: art. 259
 art. 283
 art. 259
 art. 259
 art. 259
 art. 259
 art. 259
 art. 259
 art. 259
 art. 259
 art. 259
 art. 259
 art. 259
 art. 259
 art. 259
 art. 259
 art. 259
 art. 259
 art. 242
 § 90
 art. 242
 art. 242
 art. 1693
 art. 1693