Source: https://www.axl.cefan.ulaval.ca/asie/macao.htm
Timestamp: 2020-08-04 10:44:56+00:00

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Population: 552 500 (recensement 2011)
Langues officielles: portugais et chinois
Groupe majoritaire: chinois cantonais (83,6 %)
Groupes minoritaires: chinois mandarin (5,8 %), birman (2,9 %), chinois macanais (2 %), anglais (1,3 %), filipino (1,3 %), portugais (0,4 %), javanais (0,1 %), thaï (0,1 %), etc.
Système politique: région administrative spéciale de la République populaire de Chine
Articles constitutionnels (langue): art. 9, 25 et 121 de la Loi fondamentale du 31 mars 1993; Déclaration conjointe sino-portugaise sur la question de Macao (1987).
Lois linguistiques: Décret-loi n° 22/77/M du 24 juin sur l'enseignement primaire sino-portugais (1977); Décret-loi n° 37/88/M du 9 mai sur le statut disciplinaire des fonctionnaires et agents de l'administration publique de Macao (1988) ; Décret-loi n° 54/M du 17 septembre sur l'enseignement sino-portugais (1990); Décret-loi n° 455 attribuant à la langue chinoise un statut officiel identique à la langue portugaise (1991); Décret-loi n° 55/91/M du 25 novembre sur l'enseignement au secondaire de la langue chinoise (1991); Code de procédure pénale (1996); Code de commerce (1999); Code de procédure civile (1999); Code de procédure administrative (1999); Code de l'état civil (1999); Code du notariat (1999); Loi n° 9 sur les bases du système d'éducation non supérieur (2006).
Macao (en chinois pinyin Aomen, mais aussi connu de façon informelle comme 澳門 ; en portugais Macau) est une région sous administration spéciale de la République populaire de Chine. Le territoire est situé dans le sud du pays, à 64 km à l’ouest de Hong-Kong
Macao est bordé au nord par la province de Guangdong, et au sud par la mer de Chine méridionale. La superficie totale du territoire n'est que de 29,5 km².
Le territoire compte trois petites îles reliées par des ponts: Macao, Taipa et Coloane (voir la carte détaillée). La ville de Macao, située dans la péninsule de Macao, est la capitale du territoire. L'appellation Macao se prononce en français [ma-ka-o], mais en portugais Macau se prononce [ma-ka-ou] et en anglais [ma-kaw].
Selon le recensement de 2011, le territoire de Macao comptait une population de 552 500 habitants. En conséquence, Macao constitue le territoire le plus densément peuplé du monde devant la principauté de Monaco et la république de Singapour, avec 18 478 habitants au km² pour une superficie de 29,9 km².
La population de cette région est composée très majoritairement de Chinois (94 %) nés en Chine continentale (47 %). Mais 42,5 % de la population est née à Macao, contre 3,7 % à Hong Kong et 0,3 % au Portugal. Seule 1,7 % de la population possède la nationalité portugaise. Toutes personnes nées à Macao d'ascendance chinoise possèdent automatiquement la nationalité chinoise.
Les habitants de Macao sont appelés en portugais Macaenses ou en français Macanais ou Macaviens; en anglais, c'est Macaneses. Cette appellation désigne surtout les vieilles familles d'origine portugaise: les filhos da terra («les fils de la terre»).
Les Macanais parlent le chinois cantonais dans une proportion de 83,6 %, alors que le portugais est la langue maternelle de seulement 0,4 % de la population. Les autres locuteurs parlent le chinois mandarin (5,8 %), le chinois macanais (2 %), le birman (2,9 %), le filipino (1,3 %), le javanais (0,1 %), etc. L'anglais est parlé par 1,4 %, principalement des Britanniques et des Américains.
Ethnie Population % Langue maternelle Affiliation linguistique
Chinois cantonais 486 000 83,6 % chinois cantonais
Chinois mandarins 34 000 5,8 % chinois mandarin
Birmans 17 000 2,9 % birman
Chinois macanais 12 000 2,0 % chinois macanais
Britanniques 7 900 1,3 % anglais
Philippins 7 700 1,3 % filipino (tagalog)
Portugais 2 500 0,4 % portugais
Javanais 800 0,1 % javanais
Thaïlandais 700 0,1 % thaï
Européens 600 0,1 % anglais
Américains 400 0,0 % anglais
Autres 12 000 2,0 % - -
Total 581 000 100,0 % - -
Le portugais est l'une des deux langues officielles de la Région administrative spéciale de Macao, avec le chinois. Les Portugais, les descendants de Portugais et les Métis (les «sangs mêlés»), parlent le portugais et un peu l'anglais. Quelque 2000 locuteurs parlent le portugais comme langue maternelle et environ 11 500 comme langue seconde.
Cependant, le portugais de Macao ou portugais macanais (en portugais: Português Macaense) n'est pas le portugais du Portugal, ni celui du Brésil. Ce portugais est considéré à Macao comme une variété locale divergente du portugais européen, qui diffère selon une gamme de variables sociales (âge de l'individu, profession, niveau d'instruction, classe sociale et degré d'utilisation du chinois et de l'anglais), ce qui entraîne des différences notables au point de vue phonologique, morphosyntaxique et lexicale. Ces différences sont, bien sûr, conditionnées par les influences reçues du chinois, du cantonais et de l'anglais.
Chez les personnes âgées, majoritairement des femmes, il existe une autre sorte de portugais parlé : c'est un portugais créolisé, appelé patuá («patois») ou crioulo macaense («créole macanais») et très influencé par le cantonais, puis par le malais (de Java et de Singapour). Ce type de portugais est en voie de disparition.
Bien que le portugais soit une langue très minoritaire, le gouvernement chinois y voit aussi une occasion pour que Macao serve de plate-forme de communication avec le monde lusophone. Soulignons que la Chine est aujourd'hui le deuxième plus grand partenaire commercial du Brésil.
2.2 Le chinois et le cantonais
Le chinois mandarin est la langue co-officielle avec le portugais. Mais la grande majorités des Macanais parle le cantonais (83,6 %). Si la plupart des habitants de Macao parlent le chinois cantonais, ils écrivent généralement en chinois mandarin traditionnel. Les autres Chinois parlent le chinois mandarin ou le chinois macanais.
Pour la transcription écrite, les Chinois ou sinophones, peu importe la langue qu'ils parlent, utilisent tous pour écrire le même système idéographique, c'est-à-dire une écriture très ancienne (certains diront archaïque) qui ne repasse pas par les sons de la langue, comme c'est le cas des écritures alphabétiques (latin, arabe, hébreu, arménien, etc.). Chaque idéogramme représente à la fois un mot et une syllabe, et chaque mot dispose d'un signe, ce qui rend évidemment le système peu économique, car près de 6000 à 8000 caractères sont généralement nécessaires. On peut compter jusqu'à 80 000 signes dans certains dictionnaires scientifiques. Cette complexité a rendu obligatoires plusieurs réformes au cours des siècles; la dernière en Chine date de 1977. On a simplifié le système au point qu'avec 2238 caractères il est possible de satisfaire aux besoins de l'usage le plus courant.
Les Macanais écrivant le cantonais utilisent un système similaire au chinois mandarin. Grâce à ce système, tous les sinophones (mandarin, min, cantonais, wu, hakka, etc.) de la Chine ou du monde peuvent lire, par exemple, le même journal, chacun dans sa langue. En fait, toutes les langues chinoises possèdent une structure syntaxique et des usages de caractères différents. Cependant, comme la pratique chinoise est d'écrire en langue unifiée ou en caractères chinois normalisé, les différences sont complètement effacées à l'écrit. Il ne s'agit pas d'une impossibilité à écrire ces langues, mais d'un choix issu d'un concept linguistique particulier, c'est-à-dire la séparation de l'oral et de l'écrit.
En somme, les Macanais s'expriment en cantonais (à l'oral), mais écrivent en chinois normalisé (mandarin officiel). Ce qu'on appelle le «chinois officiel» correspond en fait au «chinois écrit normalisé» (putonghua). Mais à l'oral, c'est du cantonais! Bref, dans leur esprit, les Macanais parlent en cantonais et écrivent en chinois.
L'anglais n'est pas une langue officielle à Macao, mais cette langue joue néanmoins un rôle non officiel très important, en raison de sa situation géographique près de Hong-Kong. L'anglais est une langue d'enseignement à l'Université de Macao et dans un certain nombre d'écoles secondaires, bien que la plupart des écoles utilisent le cantonais comme langue d'enseignement. Macao compte près de 30 millions de touristes chaque année. Si la plupart d'entre eux viennent de la Chine continentale, et parlent le chinois, d'autre viennent d'ailleurs et parlent anglais, japonais, coréen ou thaï.
3 Bref historique du territoire
Macao fut une enclave portugaise en Chine fondée en 1557 par des missionnaires et marchands originaires du Portugal. Le territoire avait été donné au Portugal pour l’aide apportée à l’Empire du milieu dans la lutte contre la piraterie. C’est le plus ancien comptoir européen en Chine. Vers 1740, la population de Macao était d'environ 40 000 habitants; elle restera à ce niveau durant près de deux cents ans. Macao demeura une plaque tournante du commerce d’Extrême-Orient jusqu’au début du XIXe siècle. En réalité, le territoire de Macao n’est devenu une colonie du Portugal qu'en 1844, l'année où le Portugal déclara unilatéralement Macao comme «province d’outre-mer». L'année suivante, le Portugal fit de Macao une zone de port franc. Quelques années plus tard, le 22 août 1849, le gouverneur portugais Ferreira do Amaral fut assassiné, probablement sur ordre de la Chine, pour avoir pris de nombreuses dispositions renforçant la souveraineté du Portugal sur le territoire de Macao. Cette période marqua pour Macao le début d’un déclin qui allait durer plusieurs décennies. Puis, le 1er décembre 1887, le traité de Tientsin confirma par la Chine «l’occupation permanente et l’administration de Macao et ses îles adjacentes par le gouvernement du Portugal». Néanmoins, Macao recommença à péricliter par la suite et, progressivement, le commerce international fit place à l’activité industrielle, au tourisme et aux jeux (casinos, courses de chevaux et de lévriers).
3.1 Une société multiculturelle
Au cours des siècles d'administration portugaise, la population de Macao est devenue une société multiculturelle distincte, car elle se composait d'éléments à la fois portugais, macanais et chinois, sans négliger les apports des autres possessions portugaises en Asie et en Afrique. Macao a donc développé une population indigène mixte ainsi qu'une une culture très particulière, avec un patrimoine historique considérable accumulé au cours de quatre siècles, notamment en matière d'architecture. Le portugais est toujours demeuré la langue officielle de l’Administration durant toute l’occupation portugaise. Le gouverneur de Macao était désigné par le président de la république du Portugal après consultation des autorités locales.
Durant toute la première moitié du XXe siècle, la Chine se trouva en pleine révolution et en même temps dépecée par les seigneurs de la guerre. Macao demeura complètement à l’écart des évolutions tant politiques qu'économiques de la Chine continentale, sauf de façon très occasionnelle lorsque des dirigeants nationaliste ou révolutionnaires virent y trouver refuge. Dès les années vingt, Macao connut un grand afflux de Chinois venant du continent; sa population augmenta rapidement à plus de 100 000 habitants. Étonnamment, le petit territoire de Macao n'occupa pratiquement aucune place dans les préoccupations du régime chinois.
3.2 Un territoire chinois sous administration portugaise
Après la victoire des communistes de 1949 en Chine, le territoire de Macao put redevenir un lieu de contact avec l'Occident tout en servant les intérêts économiques chinois. Cependant, la Chine, ostracisée par la communauté internationale, fut empêchée de récupérer ses territoires perdus, ce qui incluait Macao. Cette situation perdura pendant de nombreuses années. Entre-temps, Macao connut une croissance explosive de sa population qui passa à plus de 200 000. En 1974, le Portugal avait cherché à rendre Macao à la Chine, mais le gouvernement chinois refusa sous prétexte qu’une rétrocession aurait pu avoir de fâcheuses répercussions sur la santé financière de Hong-Kong (alors une colonie britannique). Au point de vue juridique, Macao devint un territoire chinois sous administration portugaise et régi par le Statut organique de 1976 et révisé en 1990. À partir des années quatre-vingt, Macao bénéficia d’une croissance économique et démographique qui l’a rendue plus prospère. Toutefois, le territoire s'est également trouvé marginalisée par l’expansion économique de Hong-Kong, la création des zones économiques spéciales et l’intégration économique grandissante du delta de la Rivière-des-Perles.
Macao n'a jamais connu une activité démocratique développée durant l'administration portugaise. De plus, son économie, presque entièrement dominée par les jeux, était affligée d'une violente criminalité, dont les conséquences sociales furent très importantes. Néanmoins, le Portugal a toujours fait preuve de tolérance en faisant place au développement de la culture, de la langue et de la religion propres à la communauté chinoise de Macao. Bien que les Macanais soient influencés par les cultures occidentales et orientale, ils s'identifiaient davantage comme des Portugais (que comme des Chinois) et s'exprimaient souvent en portugais, même s'ils étaient nés en Chine et parlaient généralement le cantonais. Pourtant, la plupart d'entre eux n'entretenaient aucun lien avec le Portugal, n'y avaient jamais mis les pieds et, par conséquent, leur exposition à la culture portugaise étaient tout à fait limitée. En réalité, dans la vie quotidienne, ils parlaient un portugais particulier très influencé par le parler local macanais (un mélange de portugais, de cantonais, de hakka et de putonghua). La plupart des Macanais envoyaient leurs enfants dans les écoles de langue portugaise afin de recevoir un enseignement en portugais standard. Des parents interdisaient même aux enfants de s'exprimer en cantonais au sein de la famille.
3.3 Une région administrative spéciale
Finalement, les gouvernements de la Chine et du Portugal en sont arrivés à un accord en 1987. Le 31 mars 1993, l’Assemblée populaire nationale de la République populaire de Chine adopta la Loi fondamentale de Macao. Le 20 décembre 1999, au cours d'une cérémonie à laquelle assistaient le président portugais, Jorge Sampaio, et son homologue chinois, Jiang Zemin, Macao, la dernière colonie européenne d'Asie, était officiellement rétrocédée à la Chine. Cet événement mettait fin à une occupation coloniale portugaise de plus de quatre siècles.
Macao est revenu à la Chine sous un régime d’administration spéciale à l'instar de Hong-Kong: en portugais «Região Administrativa Especial de Macau da República Popular da China». Les anciens drapeaux portugais ont été remplacés par le nouveau drapeau vert à lotus blanc. La fleur de lotus stylisée représente le peuple, et ses trois pétales les trois îles de Macao. Le pont et les vagues sont l'emblème de l'environnement naturel de Macao. Vers la fin de 1998, la population totale de Macao avait encore fait un bon prodigieux et était passée à quelque 450 000 habitants.
Il existe à Macao un institut culturel appelé "Instituto Cultural de Macau" et une fondation "Fundação do Oriente", des sociétés demeurées très actives à Macao.
Il existe plusieurs textes juridiques concernant l'emploi des langues à Macao, un ancien territoire portugais. Il s'agit d'abord de la Déclaration conjointe sino-portugaise sur la question de Macao de 1987 et de la Loi fondamentale du 31 mars 1993, adoptée par la Chine, le 31 mars 1993. Suivent plusieurs décrets-lois portant notamment sur l'enseignement et quelques codes de lois divers. La Déclaration de 1987 énonce que la Région administrative spéciale de Macao doit protéger les intérêts de la population d'origine portugaise à Macao, en respectant ses coutumes et ses traditions culturelles. L'article VII de l'annexe I de la Déclaration sino-portugaise précise les principes fondamentaux du gouvernement de la Chine sur Macao, ne tant que «Région administrative spéciale»:
Plus précisément, Macao bénéficie de l'autonomie interne en matière de culture, d'éducation, de science et de technologie, en particulier l'enseignement et l'emploi des langues.
4.1 Les langues officielles
L'article 9 de la Loi fondamentale du 31 mars 1993 prévoit que le portugais peut être employé, en plus du chinois (sans préciser laquelle des langues chinoises), comme langue officielle par les autorités exécutive, législative et judiciaire :
L'article 121 de la Loi fondamentale définit l'autonomie de Macao en matière d'enseignement et d'emploi des langues:
Cette Loi fondamentale de Macao est pratiquement la copie conforme de celle de Hong-Kong, y compris l'article 9 portant sur l'emploi des langues, sauf que l'anglais est remplacé par le portugais pour Macao.
La politique linguistique de Macao porte en réalité sur trois langues importantes qui se font concurrence: le portugais, le chinois mandarin et le chinois cantonais. Les langues officielles sont le portugais et le chinois. Comme on précise pas de quel chinois il s'agit, on peut croire que le chinois cantonais est officiel à l'oral, puisque le cantonais demeure la langue d'usage de la grande majorité des Macanais; de même, on peut croire que le portugais macanais est aussi officiel à l'oral. Mais ce sont le portugais du Portugal et le chinois mandarin, qui demeurent officiels à l'écrit. Cette imprécision sur le type de chinois officiel ne peut qu'être voulue et volontairement ambiguë, car elle favorise trois langues chinoises: le mandarin, le cantonais et le macanais.
Depuis la rétrocession de Macao à la Chine, Pékin s'est vu forcé d'adopter le cantonais dans ses relations avec les élites et le gouvernement local, alors que ce serait tout à fait inacceptable à Canton. Quant à Macao, il continue de fonctionner à la fois en chinois et en portugais, que ce soit dans l'Administration, les écoles ou les médias écrits ou électroniques. L'anglais demeure la quatrième langue d'importance, mais il reste confiné aux affaires, au commerce international et au tourisme.
Avec le retour de Macao à la Chine, la concurrence linguistique est en train de changer. Afin de bénéficier des avantages sociaux que peut apporter la connaissance d'une langue devenue désormais incontournable, beaucoup de Macanais, notamment les fonctionnaires, se sont mis à suivre des cours intensifs en chinois mandarin (putonghua), espérant ainsi que ce bilinguisme leur permettra de jouer un rôle plus important dans l'avenir.
4.2 La rédaction des lois
Dans la Région administrative spéciale de Macao, les lois sont rédigées en chinois cantonais, puis traduites en portugais, et promulguées en chinois mandarin et en portugais. Comme à Hong-Kong, les juristes doivent présumer que les deux versions, portugaise et chinoise, conservent la même signification et qu'elles doivent être interprétées de la même façon. Dans le cas où subsisteraient des interprétations différentes entre les deux versions, les règles d'interprétation statutaires doivent prévaloir et concourir à résoudre les différences, non les accentuer.
Les expressions ou mots chinois inscrits dans une version portugaise doivent être interprétés en conformité avec la langue et la tradition chinoises; de la même façon, les expressions ou mots portugais inscrits dans toute version chinoise doivent être interprétés en vertu de la langue et de la tradition portugaises. Lorsqu'une loi est à l'origine rédigée en portugais et que la version chinoise semble différer de la version originale, la signification portée par la version portugaise aura la priorité sur le texte chinois; la situation inverse s'applique également. Si une expression du droit coutumier est employée dans le texte portugais, tandis qu'une expression analogue est employée dans le texte correspondant chinois (putonghua), la loi doit être interprétée conformément à la signification du droit coutumier de la langue d'origine. En général, la version portugaise des lois apparaît plus explicites que la version chinoise, car l'esprit du texte reste plus portugais que cantonais.
Dans les tribunaux, un procès peut être mené en portugais ou en cantonais, ou dans les deux langues à la fois, y compris en chinois mandarin à l'écrit. Les même règles d'interprétation statutaires des documents juridiques s'appliquent dans les cours de justice. L'article 82 du Code de procédure pénale (1996) précise que les langues officielles de la Région administrative spéciale de Macao, le portugais et le chinois, sont obligatoires sous peine de nullité:
Au besoin, la cour fait appel à un interprète si un justiciable ignore ou ne maîtrise pas l'une des langues officielles. L'article 89 du Code de procédure civile (1999) réitère l'emploi obligatoire des deux langues officielles:
Dans la pratique, la plupart des procès se déroulent en cantonais, rarement en portugais. Mais les documents écrits émanant du ministère macanais de la Justice sont en chinois mandarin et en portugais. Ceux en provenance de la République populaire de Chine sont rédigés en chinois mandarin.
L'administration publique de la Région administrative spéciale de Macao fonctionne en chinois cantonais et en portugais à l'oral, mais en mandarin et en portugais standard à l'écrit. L'article 6 du Code de procédure administrative (1999) énonce que «les langues officielles de Macao doivent être employées par les pouvoirs publics dans l'exercice de leurs activités» :
En portugais, le mot "notificações" renvoie à toute information communiquée dans des journaux sous forme administrative aux citoyens pour porter à leur connaissance une décision qui les concerne. L'article 72 du Code de procédure administrative précise que les avis doivent être annoncés dans deux des journaux les plus lus du territoire, l'un en portugais, l'autre en chinois:
Formes de notifications ("notificações")
Il existe un décret-loi n° 37/88/M du 9 mai sur le statut disciplinaire des fonctionnaires et agents de l'administration publique de Macao (1988), qui précise que la procédure disciplinaire peut être utilisée indistinctement en portugais et en chinois:
Dans le Code de l'état civil (1999), l'article 37 prescrit une traduction certifiée lorsque les documents ne sont pas rédigés dans les langues officielles, sauf pour les document présentés en anglais:
2) Les documents qui ne sont pas rédigés dans les langues officielles doivent être accompagnés d'une traduction certifiée, conformément aux articles 182 et suivants du Code du notariat.
Il en est ainsi dans le Code du notariat (1999) qui impose une traduction certifiée pour les documents rédigés dans une langue non officielle :
Tous ces textes témoignent du fait que le territoire de Macao compte deux langues officielles. Cependant, dans les faits, c'est le cantonais qui occupe toute la place, du moins à l'oral. À l'écrit, c'est le chinois (putonghua) qui domine. Tous les documents existent dans les deux versions, mais les Macanais sont plus familiers avec le putonghua.
4.5 Les langues des affaires
Bien qu'il existe quelques textes concernant l'emploi des langues dans les affaires, le Code de commerce (1999) semble de loin celui qui est le plus pertinent. Ainsi, l'article 17 oblige les commerçants et les négociants à utiliser le chinois et le portugais dans les raisons sociales (en portugais: firma), et en plus de façon facultative, une version anglaise:
L'article 28 du Code de commerce oblige les sociétés anonymes de contenir contenir l'ajout «Société anonyme» («Sociedade Anónima» en portugais) ou, si elle est rédigée en portugais, avec les initiales «SA». L'article 62 mentionne que les actes qui doivent être publiés peuvent être rédigés dans l'une des langues officielles, mais s'il y a des parties intéressées qui ne s'expriment dans une autre langue, les actes doivent être accompagnés d'une traduction:
Le Code de commerce impose aux entreprises un certain nombre d'obligations en matière de langues, notamment dans les raisons sociales. L'une des deux langues officielles est toujours obligatoire, mais l'anglais est toujours possible, avec le résultat que les raisons sociales peuvent être en chinois et en anglais.
Si les raisons sociales doivent être rédigées dans au moins l'une des deux langues officielles, il n'en est pas ainsi dans l'affichage commercial. En effet, les enseignes commerciales peuvent être en anglais, en chinois, en portugais ou en n'importe quelle autre langue. Elles sont généralement en chinois et en anglais, parfois en portugais.
Quant aux panneaux de signalisation routière, ils peuvent être dans deux langues (chinois-portugais), sinon trois (chinois-portugais-anglais).
En réalité, le bilinguisme chinois-portugais n'est courant que dans les symboles de l'État. Les langues les plus entendues sur le territoire sont le cantonais et l'anglais, puis le japonais et le coréen, parfois le thaï. Dans la vie quotidienne, le portugais n'est pratiquement jamais utilisé; il est presque inexistant à l'oral.
4.6 Les langues de l'éducation
Le système d'éducation de Macao est coordonné par la Direction des services d'éducation et de jeunesse (Direcção dos Serviços de Educação e Juventude) dans le cas de l'enseignement primaire et secondaire, et par le Cabinet de soutien à l'enseignement supérieur ("Gabinete de Apoio ao Ensino Superior") pour l'enseignement supérieur. Ces deux organismes publics dépendent du Secrétariat aux affaires sociales et à la culture ("Secretário para os Assuntos Sociais e Cultura").
- Le régime colonial portugais
Lors du régime portugais, c'était le décret-loi n° 22/77/M du 24 juin sur l'enseignement primaire sino-portugais, qui régissait l'enseignement primaire sino-portugais ("ensino primário luso-chinês"), mais il a été progressivement abrogé par divers décrets-lois : le décret-loi n° 25/79/M, le décret-loi n° 34/81/M, le décret-loi n° 50/82/M, le décret-loi n° 37/82/M, le décret-loi n° 54/90/M et le décret-loi n° 20/95/M.
À l'époque du système colonial, il existait des écoles appelées «écoles sino-portugaises» ("Escolas Luso-Chinesas") destinées aux enfants chinois ou portugais, à la condition que ces derniers veuillent choisir l'enseignement chinois. L'enseignement primaire sino-portugais devait être offert gratuitement dans les écoles, avec la séparation des sexes, sur une période de sept ans, comprenant une année de pré-primaire et six années de primaire. D'après l'article 1er du décret-loi n° 22/77, les objectifs de cet enseignement étaient les suivants, dont les connaissances de base du portugais :
L'article 7 du décret-loi n° 22/77 précisait que l'enseignement du portugais avait pour objet non seulement de donner aux étudiants les connaissances de cette langue et les rudiments de la culture portugaise, mais aussi la possibilité d'exposer en portugais les matières des programmes d'études en chinois:
1) L'enseignement du portugais a pour objet non seulement de donner aux élèves les connaissances de cette langue et les rudiments de la culture portugaise, mais aussi la possibilité d'exposer dans cette langue programmée les matières des programmes d'études en chinois.
L'article 11 du décret-loi n° 22/77 énonçait les matières au programme, en présentant la langue portugaise comme la première matière suivie du chinois (cantonais):
Lors du système colonial portugais, chaque fois que la langue chinoise était mentionnée dans un texte de loi, il s'agissait toujours, sauf avis contraire, du «dialecte cantonais» ("dialecto cantonense"). En vertu de l'article 103 (abrogé), les enseignants et le personnel responsable devaient connaître la langue chinoise (dialecte cantonais) au moins à l'oral. Quant à l'article 134 (abrogé) du décret-loi n° 22/77, il mentionnait que les enseignants du portugais dans les écoles sino-portugaises devaient être diplômés d'une école normale pour la formation des maîtres d'école primaire et maîtriser la langue chinoise (dialecte cantonais) au moins à l'oral. Ce genre d'exigence minimal fut considéré comme inacceptable par le gouvernement autonome macanais. Enfin, l'article 138 du décret-loi n° 22/77, il obligeait les les enseignants de chinois à démontrer leurs connaissances du portugais, même si celles-ci étaient rudimentaires:
1) Aux fins de renouvellement à la fin de deux années de service, les enseignants de chinois doivent démontrer leurs connaissances du portugais, même si elle sont rudimentaires, par un certificat émis par les Services éducatifs.
On peut comprendre que, après la rétrocession de Macao à la Chine en 1993, beaucoup de dispositions de la loi de 1977 furent jugées dépassées.
- Le système d'éducation actuel
Il existe aujourd'hui trois types d'écoles à Macao : les écoles publiques (ou gouvernementales), les écoles sous inspection gouvernementale et les écoles privées. L'Église catholique de Macao gère, à titre privé, quelques écoles primaires et des écoles professionnelles. Le chinois cantonais, le portugais et l'anglais sont enseignés dans les écoles primaires et secondaires publiques, mais le cantonais reste la langue principale de l'enseignement à l'oral, le mandarin à l'écrit.
À l'heure actuelle, le décret-loi n° 55/91/M du 25 novembre sur l'enseignement au secondaire de la langue chinoise (1991) et la Loi n° 9/2006 sur les bases du système d'éducation non supérieur ont remplacé l'ancien décret portugais qui datait de 1977. C'est l'article 37 de la Loi n° 9/2006 sur les bases du système d'éducation non supérieur (2006), qui définit les langues dites «véhiculaires», ce qui correspond aux langues d'enseignement. Les écoles publiques doivent adopter les deux langues officielles (chinois et portugais), mais les écoles privées peuvent n'en choisir qu'une seule et même une autre langue non officielle :
Les écoles où la langue d'enseignement est uniquement le putonghua ou l'anglais sont des écoles privées. Les écoles dont la langue d'enseignement est le portugais sont des écoles inspectées par le gouvernement et leurs élèves sont principalement des enfants de Macanais. Les écoles privées qui enseignement uniquement en chinois cantonais donnent également des cours de langue seconde en portugais. Mais de nombreux Macanais préfèrent les écoles privées où le chinois et l'anglais prédominent.
La plupart des Chinois de Macao considèrent à tort ou à raison que l'anglais est plus facile à apprendre que le portugais. C'est que la langue anglaise leur apparaît plus utile dans les affaires et dans leur vie professionnelle; non seulement l'anglais leur permet de regarder des émissions de télévision et des films en anglais, mais beaucoup ont des parents à Hong-Kong avec qui ils communiquent en anglais. De plus, les Portugais de Macao parlent généralement l'anglais en plus du portugais. C'est pourquoi les parents chinois sont fiers lorsque leurs enfants apprennent l'anglais et ils sont prêts à investir dans l'apprentissage tant du chinois mandarin que de l'anglais.
Le problème, c'est qu'à Macao la grande majorité des professeurs d'anglais n'ont pas l'anglais comme langue maternelle, mais le cantonais. De plus, ils enseignent l'anglais en cantonais. Cela signifie que l'enseignant donne ses exemples en anglais, mais pose des questions et répond en cantonais. Dans ces conditions, le ministère de l'Éducation songe à réformer cet enseignement de façon à introduire un niveau plus élevé de performance en anglais.
Seul l'article 1er du décret-loi n° 55/91/M du 25 novembre sur l'enseignement au secondaire de la langue chinoise (1991) précise une norme de formation des enseignants, mais il s'agit de la connaissance du chinois:
En 2005, on comptait à Macao une dizaine d'établissements d'enseignement supérieur, dont quatre établissements publics et six privés. Ces établissements dénombraient plus de 26 000 étudiants. L'Université de Macao est le plus grand de ces établissements supérieurs; elle a été fondée en 1981 lors du système colonial. Cet établissement public depuis 1991 n'offre pas un éventail de disciplines très large, car les facultés sont les suivantes: la Faculté de gestion d'entreprise, la Faculté d'éducation, la Faculté de droit, la Faculté des sciences sociales et humaines, la Faculté des sciences et de la technologie. Il s'agit là des disciplines considérées comme prioritaires pour le développement de Macao.
L'Université de Macao est une université privée financée avec l'aide gouvernementale. Les langues d'enseignement sont principalement le chinois mandarin, l'anglais, le cantonais et le portugais. Toutefois, il faut établir des distinctions. Ainsi, la Faculté de gestion d'entreprise n'offre son enseignement qu'en anglais, mais la Faculté de droit enseigne en chinois, en portugais et en anglais. En général, l'Université utilise le chinois et l'anglais.
La Région administrative spéciale bénéficie d'autres établissements supérieurs:
- l'Université de sciences et de technologies de Macao (Universidade de Ciência e Tecnologia de Macau);
- l'Institut polytechnique de Macao (Instituto Politécnico de Macau);
- l'Institut de formation touristique (Instituto de Formação Turística);
- l'Institut d'infirmiers Kiang Wu de Macao (Instituto de Enfermagem Kiang Wu de Macau),
- l'Institut millennium de Macao (Instituto Milénio de Macau) ;
- l'Institut Inter-universitaire de Macao (Instituto Inter-Universitário de Macau).
L'Institut de technologie de Macao dispose de cours de gestion, de langue et de traduction, de culture physique, d'administration publique, etc. L'enseignement supérieur dispense ses cours en chinois cantonais (oral seulement), en chinois mandarin, en portugais et parfois en anglais. Dans les faits, le portugais est rarement employé comme langue d'enseignement, sauf à la Faculté de droit de l'Université de Macao. Par contre, le portugais est enseigné comme langue étrangère à l'Institut polytechnique, à l'Institut portugais d'Orient, à l'Institut de formation touristique et au Centre des langues de la Direction des services de l'éducation et de la jeunesse.
- Le Centre de diffusion des langues
Il existe à Macao un Centre de diffusion des langues (en portugais: Centro de Difusão de Línguas ou CDL). Cet organisme soutient activement l'enseignement des langues à Macao. Au niveau scolaire, il prend en charge les élèves en ce qui a trait à l'apprentissage des langues, la lecture en ligne et encourage les écoles à offrir un large éventail de langues et à organiser des activités d'apprentissage et de la lecture aux élèves. De plus, le Centre de diffusion des langues organise des ateliers de formations et d'autres activités destinés à accroître les capacités de lecture des élèves.
Les langues concernées sont le mandarin, le cantonais, le portugais et l'anglais. Afin de promouvoir la mission du CDL et répondre aux besoins de la population, le Centre de diffusion des langues offre des cours de mandarin depuis 1994, avec comme public cible les résidents de Macao. Actuellement, le cours est divisé en «mandarin débutant», en «mandarin intermédiaire» et en «mandarin avancé». Le contenu des cours est axé sur l'écoute, la lecture, la transcription phonétique en pinyin, les tons, le vocabulaire, la grammaire ainsi que les différences entre le mandarin et le cantonais.
Comme l'économie de Macao est de plus en plus cosmopolite, les étrangers sont de plus en plus nombreux à Macao. Afin de répondre au besoin d'apprendre le cantonais, le CDL offre des cours dans cette langue depuis 2010 à ceux qui n'ont pas le chinois comme langue maternelle et à ceux qui ont le chinois mandarin comme langue maternelle. Pour les non-sinophones, les cours de cantonais sont donnés en portugais ou en anglais. Pour les sinophones, ils sont donnés en cantonais et en mandarin.
Les cours de portugais ont débuté en 2005, en ayant comme public cible les citoyens de Macao, pour quatre niveaux, soit débutant, intermédiaire, avancé et supérieur. La méthodologie du cours porte sur la prononciation et l'écriture des lettres, des phrases, des dialogues, de courts textes simples et utilitaires.
Le Centre de diffusion des langues a commencé à offrir des cours d'anglais en 2008 afin de répondre aux besoins du marché du travail, parce que Macao est une ville internationale. Les niveaux sont divisés en débutant, intermédiaire, avancé et supérieur. Le cours pour débutant se concentrent sur la formation des capacités d'écoute et de l'expression orale, l'enseignement de la grammaire et des expressions courantes en utilisant des dialogues basés sur des sujets de la vie et du travail au jour le jour. Le cours intermédiaire porte sur la base de la grammaire et de la structure de la phrase, l'augmentation de la capacité d'écoute, l'expression orale et écrite, etc. Le cours avancé a comme objectif spécifique les expressions et pratiques utiles, et le renforcement des quatre compétences : écouter, parler, lire et écrire. Pour ce qui est du cours supérieur, il prépare les élèves aux examens tout en perfectionnant l'écoute, la lecture, le vocabulaire, la grammaire, l'écriture et les compétences liées à l'environnement du travail.
Les journaux de langue chinoise sont diffusés à Macao depuis plus de cent ans. Il y a aujourd'hui huit quotidiens à Macao, dont trois en portugais (Hoje Macau, Jornal Tribuna de Macau et Ponto Final), trois en chinois mandarin (Macao Daily News, Son Pou et Va Kio) et deux en anglais (Macau Daily Times et Macau Post Daily). L'hebdomadaire O Clarim est un journal portugais possédé par l'Église catholique. Les journaux étrangers sont tous en anglais.
Il existe aussi un périodique à contenu culturel en portugais, la Revista Macau, sous la responsabilité du gouvernement. Les autres magasines sont en anglais: Business Intelligence, Inside Asian Gaming, Destination Macau, Ignite Media Group. Mais World Gaming est publié en anglais et en chinois mandarin.
La radio de Macao a commencé à émettre en 1930 et ce ne fut qu'en mai 1984 que la télévision de Macao a commencé à fonctionner. Il existe deux station de radio: Rádio Macau et Rádio Vilaverde Lda 1. Les émissions radiophoniques de Macao sont diffusées à la fois en chinois cantonais et en portugais, 24 heures par jour.
La télévision nationale est Teledifusão Macau (TDM), qui compte deux canaux, l'un en chinois, l'autre en portugais, diffusant chacun une douzaine d'heures par jour. Trois entreprises assurent les services de radiotélévision par satellite: Cosmos Televisão por Satélite, la Companhia de Televisão por Satélite China et la Companhia de Televisão por Satélite MASTV. Il est aussi très aisé de capter les émissions diffusées en anglais et provenant de Hong-Kong.
Dans un proche avenir, le chinois mandarin va remplacer graduellement le portugais dans les domaines politique et judiciaire, et prendre la place qu'occupait auparavant cette langue. Dans le commerce et les affaires, l'anglais (la quatrième langue) représente un enjeu très important et concurrence sévèrement le chinois mandarin. Quoi qu'il en soit, la politique de bilinguisme est là pour rester à Macao, mais ce sera avec le cantonais et le chinois mandarin. D'après certains observateurs, le bilinguisme risque de se transformer en un trilinguisme mettant en cause le chinois cantonais, le chinois mandarin et l'anglais. Le portugais sera évacué à long terme, car il aura perdu sa raison d'être. Autrement dit, la Région administrative spéciale de Macao vit encore une période de transition avant que le portugais ne soit plus qu'une réalité historique.
Dernière révision: 06 octobre, 2019
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References: art. 9

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 L'article 82
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 L'article 6
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L'article 28
 L'article 62
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L'article 7

L'article 11
 l'article 103
 l'article 134
 l'article 138
 l'article 37
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