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Timestamp: 2017-12-12 00:37:08+00:00

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Le Blog du dossier médical personnel : + 300 articles experts disponibles!: septembre 2004
Posted by Thierry Abiven on septembre 29, 2004 at 09:16 AM dans Dossier santé : généralités | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Marche / Economie : Les évènements 2004 : Santé : le dossier patient unique au cœur des enjeux
Partis politiques et gouvernement y sont favorables. Le dossier patient unique partagé devient un point névralgique du système de santé. Et qui dit partage dit accès et donc solutions communicantes.
Nous estimons à plus de 640 ME les recettes à réaliser en équipant les hôpitaux publics de solutions permettant de gérer de façon transversale les dossiers des patients », déclare Laurent Levasseur, responsable du développement commercial chez l’éditeur intégrateur spécialiste du marché de la santé publique Médasys. Avant de poursuivre : « Aujourd’hui, sur 1 100 établissements de santé publique, une cinquantaine seulement ont mis en place un tel système. » Sans compter les cliniques privées, qui, elles aussi, devront s’équiper, suivies des cabinets médicaux et autres praticiens.
De fait, pour les acteurs intervenant sur le secteur de la santé, le « dossier patient » devient un point névralgique du système de santé français. Son corollaire informatique, « le système d’information centré patient », pourrait dynamiser le développement
d’un marché que beaucoup considéraient comme un miroir aux alouettes. Les projets commencent à fleurir (lire encadré ci-contre). À l’origine de ce décollage tant espéré, tout d’abord la volonté de l’État (lire encadré ci-dessous). Philippe Douste-Blazy, le nouveau ministre de la Santé, a d’ailleurs réaffirmé le caractère prioritaire du dossier patient partagé.
Moderniser et adapter les systèmes existants
« Pour être lisibles, les dossiers patients, de plus en plus volumineux, notamment à cause des actes d’imagerie, devront être centralisés et partagés. À terme, cela implique que les composantes des corps médicaux et hospitaliers disposent des solutions permettant l’accès et l’enrichissement de ces dossiers communs », note Claire Japy, la responsable marketing de l’intégrateur SQLI. « Et pour les directeurs d’hôpitaux, la tarification à l’acte entraînera la nécessité de s’appuyer sur des systèmes d’information qui permettront de tracer ce qui a été réellement effectué », argue à son tour Laurent Levasseur de Médasys, qui ajoute : « Entre les contraintes directement liées à la santé des patients et les nécessités de réaliser des économies, le dossier patient constituera sans conteste le cœur du système. »
Ainsi, dans l’immédiat, le cœur de cible, ce sont les établissements de soins, publics et privés, au nombre de 2 300, selon Claire Japy. « Il ne s’agit pas de les équiper, ils le sont quasiment tous, mais bien de moderniser et d’adapter leurs systèmes d’information aux nouvelles contraintes. » En effet, les acteurs du monde des services s’accordent sur le fait que la plupart de ces établissements ont des plates-formes IT affectées à des tâches administratives, telles que l’enregistrement des patients. « Maintenant, il faut leur proposer des solutions métiers, insiste Claire Japy. Le fait que durant des années on ait attaqué le secteur de la santé en se contentant souvent d’ajouter une couche métier aux solutions globales et non de partir des besoins de ces professions est sans doute l’une des raisons pour lesquelles ce marché peine à décoller. » Par ailleurs, lesdites solutions (applications et outils de connexion) qui trouveront preneur seront celles qui présenteront la double caractéristique de permettre la centralisation des données, constituées donc d’un tronc commun, tout en répondant aux besoins spécifiques des professions de santé. Ainsi, l’intégrateur C2A a conclu avec des éditeurs du monde médical des accords pour que ces derniers ajoutent à leurs solutions métiers un bouton d’accès à sa plate-forme (lire encadré ci-dessus).
Un gros chantier pour développeurs et intégrateurs
Autant dire que les compétences qui profiteront principalement de ce marché en devenir seront celles touchant au développement et à l’intégration. Bien sûr, dans l’immédiat, le mouvement touchera essentiellement de grandes structures et concernera plutôt les acteurs positionnés sur les
segments grands comptes ou déjà spécialisés dans la santé. Mais cette période sera transitoire. « Si le plan Hôpital 2007 est respecté, à son terme [2007], la totalité des centres hospitaliers devront être prêts », rappelle Laurent Levasseur. Rappelons que l’objectif est de parvenir au dossier patient unique, exhaustif et accessible par tous. C’est dire le nombre de praticiens qu’il va falloir moderniser. « Les médecins n’auront pas le choix, sous peine de fournir des prestations de moindre qualité que celles de leurs confrères connectés », assène Claire Japy. Une modernisation qui ne sera d’ailleurs pas si douloureuse à mettre en œuvre, car la plupart des praticiens sont désormais convaincus de l’intérêt de la « chose IT ». « La coopération entre médecins n’est pas complètement nouvelle, mais avec l’importance croissante du plateau médico-technique, elle s’intensifie », confirme le docteur Alain Mercatello, anesthésiste-réanimateur et maître d’œuvre des systèmes d’information centrés patient pour l’Assistance publique Hôpitaux de Paris. « Nombre d’entre eux ont compris qu’ils pouvaient ainsi réaliser des économies sans pour autant toucher à la qualité des soins, voire en l’améliorant », relève Maurice Bourlier, Pdg d’Arès, qui vient
de créer son entité Médicarès. « Imaginez pour un médecin de ville l’intérêt qu’il y a à accéder rapidement au dossier d’hospitalisation du patient qu’il a en consultation », reprend Gilles Steckler, tandis que Maurice Bourlier conclut : « Pour la carte Vitale, on a bien cru qu’on n’y arriverait jamais. Aujourd’hui, elle est chez tout le monde ou presque. »
Nathalie Boisson DISTRIBUTIQUE
Posted by Thierry Abiven on septembre 28, 2004 at 09:02 AM dans Dossier santé : Europe | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Posted by Thierry Abiven on septembre 27, 2004 at 11:08 AM dans Dossier santé : polémique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Posted by Thierry Abiven on septembre 20, 2004 at 09:10 AM dans Dossier santé : polémique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Posted by Thierry Abiven on septembre 17, 2004 at 09:08 AM dans Dossier santé : polémique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Posted by Thierry Abiven on septembre 16, 2004 at 12:11 PM dans Dossier santé : polémique | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
Une pétition contre le dossier médical partagé
Si vous n'êtes pas d'accord, vous pouvez aussi l'exprimer : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=8378
Posted by Thierry Abiven on septembre 16, 2004 at 09:05 AM dans Dossier santé : polémique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Dans le cadre du projet multidisciplinaire DocPatient (http://www.laria.u-picardie.fr/EQUIPES/ic/htsc), nous menons une étude théorique sur les documents à partir du travail de [4]. Nous adoptons une vision originale sur les documents en les considérant munis de leurs annotations. Une annotation est un document particulier attaché à une cible, qui peut être une collection de documents, un document, une partie de document ou bien une autre annotation.
Notre champ expérimental est le dossier patient informatisé. Le projet DocPatient est basé sur les résultats [2;3], qui ont montré l’intérêt d’une approche documentaire pour une telle application. Ces auteurs considèrent le dossier patient informatisé comme une collection de documents, ce qui semble être en conformité avec les pratiques de soins réalisées dans les services hospitaliers.
En nous situant dans ce paradigme, nous proposons d’ajouter de nouveaux documents dans le dossier patient informatisé: les annotations. En effet, le passage du support papier au support numérique, bien que justifié, implique la perte de certaines connaissances causée par l’ajout de contraintes pour l’utilisateur, lors de la saisie des données. De plus, des difficultés apparaissent lorsque les professionnels de santé utilisent des documents numériques (ex : la désorientation dans un hypertexte). Nous affirmons qu’un système d’annotations est complémentaire d’un dossier patient informatisé pour préserver l’ensemble des connaissances produites autour du patient et permettre aux professionnels de santé de réellement travailler avec les documents numériques du dossier.
Grâce à l’approche multidisciplinaire du projet DocPatient (gestion, psychologie, droit), nous avons étudié les différentes situations où les professionnels de santé annotent. Par exemple, lors la saisie des données, ils annotent pour ajouter des informations dans les formulaires qui sont tellement structurés et figés qu’ils ne peuvent y consigner l’ensemble des informations qu’ils voudraient. Ils annotent aussi pendant leur lecture du dossier, lorsqu’ils veulent s’approprier les documents et construire leur propre vision du dossier. Enfin, ils utilisent souvent ces notes pour construire leur propre synthèse du dossier.
Grâce à cette étude, nous avons défini et caractérisé l’objet annotation et ses liens avec le document annoté. Dans [1], nous avons positionné ces définitions selon [4]. Les problèmes sur lesquels nous travaillons actuellement sont les suivants :
· Le statut de l’annotation et particulièrement son autonomie et sa pertinence dans le temps. Un commentaire est il significatif seul ? Un commentaire existe-t-il encore quand le document qu’il annote disparaît du système ?
· La signification des différents documents générés à partir de l’ensemble des ressources du dossier patient informatisé (sémantique hypertextuelle). Quelle est la signification d’une synthèse créée avec des fragments du dossier patient ?
· La signification des annotations ajoutées aux documents par les rédacteurs ou les lecteurs pour construire leur propre vision du dossier patient informatisé (sémantique annotationnelle). Quand et comment peut-on créer des annotations et les combiner selon leur place dans le document annoté
[1] S. Bringay, S. Barry, J. Charlet. Les documents et les annotations du dossier patient hospitalier. A paraître dans Vol. 4, Num. 1. Numéro thématique de la revue I3 Information - Interaction - Intelligence, (2004).
[2] J. Charlet, B. Bachimont, V. Brunie, S. El Kassar, P. Zweigenbaum and J.F. Boisvieux, Hospitexte : towards a document-based hypertextual electronic medical record, JAMIA Journal of American Medical Informatics Association, 5(suppl), (1998).
[3] C. Lovis, A. Lamb, R. Baud, A. Rassinoux, P. Fabry, A. Geissbühler. Clinical Documents: Attribute-Values Entity Representation, Context, Page Layout and Communication. Dans les actes d’AMIA, (Symposium America Medical Informatics Association), 254-258, (2003).
[4] R.T. Pédauque. Form, Sign and Medium, As Reformulated for Electronic Documents. Document de travail, (2003). http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/documents/archives0/00/00/05/94/sic_00000594_01/sic_00000594.pdf
Posted by Thierry Abiven on septembre 14, 2004 at 08:56 AM dans Dossier santé : généralités | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Dossier médical partagé : les socialistes saisissent le Conseil Constitutionnel
Extrait de la Saisine du Conseil constitutionnel (Loi relative à l'assurance maladie)
Le nouvel article L. 161-36-1 dans le code de la sécurité sociale institué par l'article 3 de la loi critiquée porte création du dossier médical personnel. L'objet de ce dispositif est, selon les travaux parlementaires, de permettre une régulation des dépenses de santé au travers d'un contrôle précis du parcours médical, de prévention et de soin, de chaque individu.
Quant au nouvel article L. 161-36-2 du même code, il soumet le niveau de prise en charge des actes et prestations de soins par l'assurance maladie à l'autorisation ou au refus donné par le patient, à chaque hospitalisation ou consultation, d'accès à son dossier par les professionnels de santé qui interviennent. Cette autorisation ou refus étant signalé, obligatoirement, par lesdits professionnels lors de l'établissement des documents nécessaires au remboursement ou à la prise en charge de l'acte.
L'article L. 161-36-3 de ce code interdit certaines utilisations de ce dossier médical personnel, et se borne à préciser que dans certains cas, l'accès audit dossier ne « peut être exigé. ».
Les conditions d'application de ces dispositions sont renvoyées à un décret en Conseil d'Etat.
Si un tel dossier peut s'avérer fort utile pour une meilleure qualité des soins et une plus grande coordination des actes médicaux et diagnostics, il importe cependant que cet outil préserve les droits et libertés fondamentaux. Les auteurs de la saisine sont favorables au principe d'un tel dossier dès lors que son objet et les précautions de sa mise en oeuvre répondent aux exigences de notre droit. C'est pour ce motif qu'ils ne peuvent admettre les contradictions constitutionnelles et les insuffisances que le régime finalement choisi porte avec lui.
En l'état de leur rédaction, ces articles méconnaissent, en effet, le droit à la vie privée telle que consacrée par l'article 2 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789 et le 11ème alinéa du Préambule de la Constitution de 1946, et, in fine, l'article 34 de la Constitution.
Le droit au respect de la vie privée trouve son fondement dans l'article 2 de la Déclaration de 1789 ainsi que vous l'avez jugé à plusieurs reprises (Décision n° 99-416 DC du 23 juillet 1999, Décision n° 2004-499 DC du 29 juillet 2004). Quant au droit à la protection de la santé qu'il revient à la Nation d'assurer pour tous, vous veillez également à son respect (Décision n° 2002-463 DC du 12 décembre 2003). S'agissant de principes fondamentaux, la compétence pour y apporter les garanties nécessaires, appartient au législateur qui doit s'acquitter de sa mission constitutionnelle avec suffisamment de rigueur.
Ces droits fondamentaux inséparables doivent être particulièrement protégés au regard des risques que les nouvelles technologies de l'information et de la communication peuvent leur faire subir, et notamment par la jonction entre les traitements automatisés grâce à l'informatique et l'Internet. Il en va particulièrement ainsi quand sont en cause des données dites sensibles comme le sont les données nominatives relatives à la santé des individus et que leur utilisation peut conduire à limiter le droit à la protection sociale.
(i) D'une part, il s'avère que le dossier en cause aura pour finalité principale le contrôle du niveau de prise en charge des actes médicaux et l'éventuelle limitation du droit à remboursement, ainsi que le prévoit le deuxième alinéa de l'article L. 161-36-2 nouveau du code de la sécurité sociale. Pourtant, s'agissant de données personnelles sensibles relatives à la santé de l'individu, la finalité justifiant une obligation de renseignement et d'accès à ce dossier devrait être, principalement sinon exclusivement, la qualité des soins et la protection de la santé.
C'est ce que vous avez jugé, implicitement mais nécessairement, dans votre décision du 23 juillet 1999 en validant le « volet santé » de la carte Vitale après avoir longuement détaillé la finalité et les garanties concrètes, y compris de sécurité, expressément prévues par le législateur. Vous débutiez votre énumération des circonstances de droit présentant le caractère de garantie suffisante, par celle concernant « l'accord du titulaire ou de son représentant légal pour faire apparaître les éléments nécessaires non seulement à la coordination des soins mais aussi à un suivi des besoins sanitaires » (Décision n° 1999-416 DC, précitée).
Ce raisonnement faisait écho à une décision du Conseil d'Etat aux termes de laquelle, s'agissant de la carte Vitale, la haute juridiction avait jugé que le gouvernement ne pouvait se borner « à renvoyer à un décret en Conseil d'Etat le soin d'en déterminer les modalités de mise en oeuvre, sans que soient précisées au préalable, par l'autorité compétente en vertu des articles 34 et 38 de la Constitution, les garanties nécessaires à la protection des droits individuels, qu'il s'agisse du consentement du patient à l'enregistrement des données le concernant, du délai pendant lequel les informations doivent demeurer sur le « volet santé » et de la possibilité d'en obtenir la suppression » (CE 3 juillet 1998, Syndicat des médecins de l'Ain, Lebon page 277, RFDA, 1998, p. 642, concl. Maugüé).
C'est dans cette logique de protection de la liberté que le législateur a pris soin de prévoir que le recueil des informations de cette nature est soumise au consentement de l'intéressé ainsi qu'en dispose l'article L. 1111-8 du code de la santé publique. C'est pour tenter de demeurer dans cette cohérence constitutionnellement exigée que l'article 3 critiqué fait référence à cet article L. 1111-8 précité. Mais cette référence ne peut tromper votre vigilance car elle figure un simple sabre de bois.
Force est de constater qu'en l'occurrence et en réalité, le législateur a, surtout, fait le choix de contraindre le consentement du patient par la menace d'un moindre remboursement. Comme le relève M. J.M. Dubernard, ce dossier « a aussi été présenté comme un facteur de maîtrise des dépenses d'assurance maladie, en donnant aux organismes gestionnaires de l'assurance maladie les moyens de contrôler le parcours du patient, voire l'activité des professionnels » (Rapport p. 103).
On est bien loin du dossier médical destiné à la qualité des soins. Sa vocation principalement financière ne peut donc faire de doute.
Il est vrai que ce le patient pourra toujours refuser l'accès à son dossier personnel et l'inscription d'une nouvelle donnée de santé, suite à une consultation par exemple. Mais un tel exercice de son droit fondamental aura pour conséquence directe une limitation de son droit à remboursement, soit une atteinte à un autre droit constitutionnel : le droit à la protection sociale garantit au titre du 11ème alinéa du Préambule de 1946.
Quel peut donc être la portée d'un droit fondamental dont l'exercice s'avère financièrement préjudiciable, surtout pour les plus démunis ?
Autrement dit, le droit à la vie privée qui suppose ce consentement du patient est encadré de telle sorte qu'il est limité. Certes, classiquement, votre jurisprudence admet la recherche d'équilibre entre deux normes constitutionnelles apparemment contradictoires, opérant la conciliation nécessaire. En revanche, il n'est pas admissible que le législateur contraigne un doit fondamental avec pour résultat, ainsi obtenu par ricochet, l'éventuelle limitation d'un second droit constitutionnel.
Pourtant, c'est ce à quoi aboutit inévitablement le mécanisme attaqué.
(ii) D'autre part, et en tout état de cause, il ressort de la lecture des dispositions critiquées que les garanties légales exigées au titre des règles constitutionnelles, droit à la vie privée et droit à la protection sociale, ne sont pas suffisamment précisées. L'article 34 de la Constitution donnant compétence exclusive au Parlement pour déterminer les garanties légales des libertés publiques exige, dès lors, que le législateur apporte toute précision nécessaire de ce point de vue.
Votre jurisprudence est très stricte à cet égard (Décision n° 2004-499 DC du 24 juillet 2004, cons. 11 et 12).
Là encore, les insuffisances de la loi ne peuvent être admises. Aucune garantie quant à la confidentialité, la sécurité des systèmes de traitement, au droit de rectification, au droit d'accès ne sont posées par la loi. Ce n'est pas le renvoi au décret en Conseil d'Etat - selon le nouvel article L. 16136-4 - qui peut suffire ici. On en voudra pour preuve l'arrêt précité du Conseil d'Etat (CE, Ass, 3 juillet 1998, précité) jugeant qu'il appartient au législateur de déterminer les conditions de mise en oeuvre d'un tel traitement :
conditions de recueil du consentement,
durée de conservation des données recueillies,
modalités pour en obtenir la suppression.
On observera que pour le recueil du consentement, le renvoi à l'article L. 1111-8 du code de la santé publique ne saurait suffire dès lors qu'il s'agit de l'accès au traitement des données de santé sanctionné par un déremboursement. Il convient donc que les conditions d'obtention du consentement du patient soient précises et spécialement garanties par le législateur et non pas seulement par le pouvoir réglementaire.
D'ailleurs, le ministre, conscient des faiblesses du mécanisme retenu, a évoqué la mise en place d'un comité technique de l'hébergement des données de santé par la voie du décret. C'est une intention louable. Mais, là aussi, il revenait au législateur de préciser les caractéristiques principales de ce comité, et ce, au titre des garanties légales des libertés publiques qu'il lui revient d'assurer.
Les garanties sont, de surcroît, notoirement insuffisantes s'agissant des limites quant à l'accès à ce dossier par des tiers. Certes, dans certains cas, la loi précise que cet accès est interdit. En revanche, pour d'autres situations, il est seulement précisé que son accès « ne peut être exigé ».
Dans le cadre de relations contractuelles où le rapport des forces est évidemment déséquilibré, une telle formulation permettra à l'une des parties « d'inviter » fermement l'autre partie à ouvrir l'accès à ce dossier. Une interdiction générale aurait, à cet égard, été plus protectrice.
De tous ces chefs, la censure s'imposera donc.
Posted by Thierry Abiven on septembre 13, 2004 at 08:49 AM dans Dossier santé : polémique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
http://www.actupparis.org/article1750.html
Posted by Thierry Abiven on septembre 10, 2004 at 09:05 AM dans Dossier santé : polémique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
jeudi, 09 septembre 2004
Un article de Estelle Dumout
http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39166770,00.htm
Posted by Thierry Abiven on septembre 9, 2004 at 09:02 AM dans Dossier santé : polémique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Revue Pratiques, n° 12, décembre 2000 - janvier 2001
Document très intéressant http://www.delis.sgdg.org/menu/sante/smgstrpj.htm
Posted by Thierry Abiven on septembre 7, 2004 at 09:32 AM dans Dossier santé : polémique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
samedi, 04 septembre 2004
eDMP : une leçon ardéchoise
Source : Les Echos du 24 août 2004.
Le point de vue de Albert-Claude BENHAMOU [1]
La généralisation du dossier médical personnel (DMP) est une mesure politique clairvoyante du ministre de la Santé et de la Protection sociale, Philippe Douste-Blazy. Il faut que les experts de « santé numérique » rendent compte de la validité de cette solution capitale pour l’avenir de la santé dans notre pays.
Le DMP est une mesure technologique aux effets positifs multiples. Il garantit une bonne information médicale et assure une très bonne sécurité sanitaire pour les patients, la simplification des relations avec les patients et avec l’ensemble des acteurs sanitaires pour les professionnels de santé, les renforcements des liens ville-hôpital pour les secteurs public et privé. Il permet aux administrations et aux tutelles de fonder la gouvernance (financière et assurantielle) sur la réalité médico-sociale du pays.
Le DMP n’est pas liberticide. Contrairement à ce que certains disent ou écrivent, le DMP offre toutes les garanties de confidentialité des données de santé des patients : elles sont exigées par la loi et rendues effectives par les technologies actuelles du cryptage des données qui sont désormais quasi inviolables. Sa mise en oeuvre du DMP doit être comprise comme une chance et non comme une contrainte assortie de sanctions éventuelles. Les Français ont plébiscité dans différents sondages l’avancée sanitaire intelligente que représente le DMP. Le président de la République, lui-même, en a salué l’augure dans son allocution du 14 juillet 2004.
L’urgence maintenant est de réussir cette réforme très attendue. Les mises en place en « grandeur réelle » du DMP sont rares en France. D’où tout l’intérêt de l’expérience unique menée par l’Ardèche méridionale.
Depuis deux ans, un DMP a été installé pour un bassin de population de 80.000 personnes. Le patient est au coeur du dispositif avec son médecin traitant, qui gère le dossier et avec lequel il signe une convention spécifique. Le patient peut changer quand il le souhaite de médecin référent. Exemple de réactions : « Le DMP, ça plaît à mes patients », dit le docteur Fayolle, médecin généraliste exerçant dans une maison médicale à Ruoms. Il est perçu comme une sécurité et comme un gage de continuité des soins. J’inclus moi-même en quelques minutes mes nouveaux DMP dans le système. J’apprécie l’effort de rigueur que cela implique et j’estime ainsi améliorer la qualité de mon acte médical. Le DMP évite le gaspillage. » Pour l’hôpital d’Aubenas et la clinique du Vivarais, « le DMP, ce n’est pas si compliqué que cela. Il fait gagner du temps, expliquent plusieurs de leurs praticiens et gestionnaires. C’est simple, transparent, gratuit, adapté aux besoins des professionnels. Il faudra néanmoins garder à l’esprit l’importance de la confidentialité, en particulier pour le cancer, le sida, la psychiatrie, etc. Les patients ou leurs familles au besoin devront donner leur autorisation pour que ces données soient ou non inscrites dans le DMP ».
A l’heure où notre pays doit se préparer à réussir son entrée dans l’ère de la santé numérique et où la loi prévoit la généralisation du DMP pour 2007, le DMP de l’Ardèche méridionale est une solution française bien adaptée à nos habitudes culturelles, offrant la technicité la plus avancée, reproductible, généralisable et évaluable, et prête pour modéliser l’extension du DMP à l’échelle nationale. Tous les experts les plus au fait de ce dossier sont appelés ici à rejoindre un Comité national d’évaluation qui pourra apporter aux pouvoirs publics une information éclairée et rapidement opérationnelle, de manière éthique et indépendante.
Le texte est de Albert Claude Benhamou, chirurgien à la Pitié- Salpêtrière. L’auteur revient sur l’expérience et estime qu’elle « mérite d’être étendue à l’échelle nationale ».
Posted by Thierry Abiven on septembre 4, 2004 at 10:46 AM dans Dossier santé : polémique | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
Union européenne : l'U.E. met en place un plan d’action e Europe, « à fin 2005, les citoyens doivent pouvoir accéder à services en ligne pour la santé comprenant : information santé et prévention, dossier électronique, téléconsultation et remboursement. Les Etats Membres doivent implémenter des réseaux nationaux et régionaux reliant hôpitaux, laboratoires, professions de santé. »
Posted by Thierry Abiven on septembre 1, 2004 at 07:18 PM dans Dossier santé : Europe | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
DME : UK
Royaume Uni :Le programme britannique, piloté par Richard Granger, coûterait 9 millions d’euros et prévoit la mise en place sur 10 ans d’un système destiné à créer un dossier médical en ligne pour l’ensemble des Anglais, reliant 50 millions de citoyens, 30 000 médecins et 270 établissements de santé.
Posted by Thierry Abiven on septembre 1, 2004 at 07:14 PM dans Dossier santé : Europe | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack

References: l'article 3
 l'article 2
in fine
 l'article 34
 l'article 2
 l'article 3
 L'article 34