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Timestamp: 2020-07-07 00:13:59+00:00

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Exemple Archives - Communication, rédaction, contenu print et web, internet, stratégie digitale en Bretagne
Publié le 2 juillet 2016 6 février 2020 par Scribelle
Sur un site, le wording va donc servir à informer, à indiquer une action, par exemple sur un bouton, un picto, mais il définit également les mots placés en onglet de menu… allant même jusqu’à la création de titres. Lire la suite “Quelle différence entre punchline et wording ?” →
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Publié le 14 mai 2014 28 janvier 2020 par Scribelle
Je voudrais donner mon avis sur un billet que je ne peux décemment pas laisser passer tant celui-ci m’a contrariée. Je veux parler de la qualité rédactionnelle, la vraie, pas celle focalisée sur les mots-clés en vue d’un référencement et autre trafic juteux.
Un contenu de qualité, on ne le répètera jamais assez, passe par trois éléments : la valeur du propos (ce que l’on dit), la forme de l’écriture (comment on le dit), et enfin le respect des règles (grammaire, syntaxe, orthographe, typographie).
Ce sont les trois axes principaux : le fond – la forme – la présentation.
Ensuite, et seulement ensuite, il se trouve que pour arriver à partager avec le plus grand nombre, via Internet, le message en question doit aussi répondre à quelques critères imposés par les moteurs de recherche, pieds et points liés aux algorithmes, devenus malheureusement les arbitres du trafic.
Comme nous le savons, ce double aspect a apporté une complexité à l’écriture web. Néanmoins, on a tendance à l’oublier, et c’est bien là où le bât blesse : un contenu bien référencé et cliqué des milliers de fois, ne veut pas dire forcément contenu de qualité. Ce n’est pas parce que vous êtes le premier sur Google que vous êtes le meilleur ; je dirais même plus, attention à la réputation sur la durée.
Ce matin, je suis tombée sur un billet édité par webmarketing-com.com intitulé “Comment être embauché comme rédacteur web ?“
On voit tout de suite que ce “contenu” a été structuré en priorité pour un bon référencement (ce qui peut se comprendre, particulièrement au niveau marketing).
De part son sujet, qui me touche de près, j’ai assez vite décidé de le tweeter. Mais avant, comme je le fais systématiquement pour tous les articles, je me suis mise à le lire…
Le problème est qu’il est truffé de fautes, principalement de grammaire…
Voici le peu que j’ai relevé (et je ne parle pas du style, au point qu’on dirait la rédaction d’un robot étranger) :
§1, ligne 11 (avant-dernière) : “aujourd’hui prioritaires” (sujet = marketing et rédaction)
§2, titre : “Toujours plus d’offres d’emploi”
§2, ligne 2 : “les postes peuvent être sensiblement différents“
§3, ligne 1 : “quelle que soit la position“ (au lieu de quel que soit)
§4, titre : “Comment contrôler que votre contenu a fait mouche ?”
§4, ligne 8, (7ème puce) : Twitter
§5, ligne 1 : “Faites-vous”
§6, (Q3), titre : “Quels contenus lisez-vous ?”
§6, (Q3), ligne 3 : “les articles que vous avez lus dernièrement”
§7, (Q4), ligne 9 : “que Google établit“
§9, (Q6), ligne 1 : “avec des exemples d’écrits tout à fait pertinents”
§9, “Entretien”, ligne 6 : “des autres candidats que nous avons rencontrés“
§10, avant-dernière ligne : “J’apprécierais” (oui, ce doit être au conditionnel)
Il y en a d’autres, cette liste n’est pas exhaustive…
Et je ne parle pas des majuscules, des virgules, des accents, des traits d’union ou carrément des mots, oubliés ici ou là. On a l’impression d’avoir affaire à un robot.
Il est beaucoup question d’algorithme, de page rank, mais la qualité d’une rédaction dite “web” ne se trouve pas seulement dans les mathématiques. Tout comme une rédaction classique, elle se situe d’abord sur le fond (la qualité du message en tant qu’intérêt) ET sur l’orthographe et la grammaire.
J’ai subi une lecture désagréable. Résultat : ce billet est certes bien référencé, mais je n’ai pas eu envie de partager ce contenu (si ce n’est bien sûr pour vous en parler ici), car la qualité rédactionnelle laisse trop à désirer, et particulièrement le nombre de fautes.
Dans sa forme rédactionnelle, ce billet que j’ai pris en exemple, est imbuvable.
Bien sûr que l’on peut tous faire des coquilles, moi la première. Mais nous avons affaire ici à un cas de figure extrême, sinon je ne me serais pas permise. Alors que l’auteur du billet écrit lui-même très justement qu’il faut se relire…
Afin d’offrir un confort de lecture, la structure d’un article, découpée de manière équilibrée, ne suffit pas. La présentation – qui, ne l’oublions pas, est d’abord visuelle –, passe également par le respect des règles de la langue dans laquelle on rédige, règles typographiques incluses.
Je suis désolée, mais en ce qui me concerne, la qualité d’un rédacteur web se reconnaît aussi par la maîtrise de l’écrit, ne serait-ce que par respect pour le lecteur.
Alors à la question “comment être embauché comme rédacteur web ?” : sûrement pas en faisant des fautes…
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Publié le 31 mars 2014 28 janvier 2020 par Scribelle
Qu’est-ce qu’une formule juste ?
C’est une formule qui dit bien ce qu’elle veut dire, qui utilise donc les bons mots.
Or, force est de constater que dans ce flux gigantesque et continu d’information, ce n’est pas toujours le cas. C’est même l’ère de la sémantique chaotique.
Voici un exemple récent de titre rédigé avec une tournure de phrase dont le sens n’a pas de sens (sic).
“Économiser de l’argent” n’a pas le même sens que “gagner de l’argent”
Ce week-end, est sortie une info fort sympathique selon laquelle un adolescent de 14 ans a découvert que certaines polices de caractères imprimées demandaient moins d’encre, ce que tout bon graphiste print sait déjà.
MAIS le titre formulé par Slate.fr et relayé un peu partout, est trompeur :
“Le gouvernement américain pourrait gagner des fortunes en changeant de police de caractères“.
Le verbe juste est “économiser”.
Faire gagner, non ! Faire économiser, oui !
On a pu lire également : “Le changement de police d’écriture peut rapporter des millions“.
Ce qui est donc totalement faux. Pas de dollars en plus (à moins de faire marcher la planche à billets), mais des économies, ça oui. Et pas qu’un peu.
Cette idée de choisir des polices moins buveuses d’encre, est tellement évidente qu’elle devrait d’ailleurs être largement appliquée depuis longtemps dans le cadre de la consommation de cartouches.
Beaucoup d’autres sites Web ont relayé cette info sans sourciller, sans se poser la question. En tant que rédactrice Web, je suis avant tout soucieuse du bon français.
Je fais partie de ceux qui pensent et soutiennent mordicus que ce n’est pas parce qu’un hypothétique référencement pousse à faire une fixette sur les algorithmes et les mots-clés, qu’il faut en oublier sa langue.
Seuls, quelques sites ont réussi à se démarquer correctement en titrant par exemple :
“… la police de caractères pourrait réduire les coûts d’impression“. L’idée de réduire les coûts est bien meilleure dans ce contexte. Et surtout plus logique !
La presse, quant à elle, a en général évité de tomber dans le panneau (L’Express, Le Point, etc.).
économie ≠ gain
En plus, au départ, “économiser” veut dire, épargner, mettre de côté.
Quand on économise, on ne gagne pas plus, c’est simplement que l’on dépense moins…
“Gagner” (ici, gagner de l’argent) veut dire faire un profit financier.
Note : le verbe économiser n’est même pas forcément le plus juste, dans la mesure où ce coût abaissé des dépenses en impression, sera probablement réinjecté, dépensé sur un autre poste.
Il est simplement question de bon sens dans la gestion financière d’un budget. Mais l’économie au sens de mettre de côté n’a pas lieu d’être, aux États-Unis comme dans les autres pays, tous, rappelons-le, étant aux prises avec une dette colossale.
Et si je continue dans la même logique : on ne peut mettre de côté de l’argent qu’on n’a pas…
C’est hélas de plus en plus souvent que l’on peut voir passer ce genre de titre, ou le verbe gagner est mal utilisé, en lieu et place de la réalité et du sens, c’est-à-dire du verbe économiser !
Cela se rencontre principalement dans le champ marketing évidemment. Telle publicité vous informe d’une “promotion qui va vous faire gagner de l’argent”…
À longueur de journée, sur les ondes radio ou sur les publicités en ligne, on nous sert le même discours. Est-ce parce que l’idée de “gagner” fait davantage rêver que l’idée d'”économie” ?
Pour être logique, il suffit de réfléchir un peu
Même chose avec “gagner du pouvoir d’achat“. Si l’on se penche sur la formule, elle est totalement idiote, vous en conviendrez. En ne dépensant pas, nous économisons, c’est sûr ; mais en aucun cas cela fait rentrer de l’argent… Nous n’en perdons pas, mais nous n’en gagnons pas non plus.
Les soldes sont les championnes pour vous faire croire que vous allez gagner de l’argent – sur votre fameux pouvoir d’achat – en achetant un pull à 10 euros plutôt à qu’à 40. Certes, vous faites (peut-être) une affaire sur le moment, dans le cas où vous aviez vraiment besoin d’acheter un pull. Mais vous ne gonflez absolument pas votre pouvoir d’achat !…
Le mieux est de ne pas dépenser du tout (le superflu, entendons-nous). On peut parler alors de véritable économie. 😉
Cet exemple permet de rappeler la subtilité du français. Les mots ont tous un sens. Mal utilisés dans une phrase (le plus souvent dans un article de presse d’ailleurs), ils peuvent vouloir dire n’importe quoi, voire son contraire…
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