Source: http://samizdat.qc.ca/vc/theol/dime_cb.htm
Timestamp: 2018-10-23 03:19:33+00:00

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La dîme: un cheminement personnel
La dîme : un cheminement personnel[1].
Afin de ne pas vous tromper.
Quelques mots de bienvenue avant de vous lancer dans la lecture de ce qui vient à la suite de cette préface Les quelque lignes qui suivent sont des réflexions concernant les Ecritures au-travers de ce que leur lecture m'en a inspiré. Pour des raisons pratiques (pour moi), je n'ai pas cité toutes les références qui illustrent mes propos. Généralement, ma bible préférée est la TOB, mais je suis allé aussi puiser dans la bible anglaise NIV ainsi que mon interlinéaire grec/français. Evidemment, il y a peut-être des propos qui fâchent et je m'en excuse mais j'ai délibérément jeté à la poubelle cette fameuse parole trop souvent lancée comme un couperet de guillotine: "La bible dit que..." Je ne vous partage ici que ce que j'en ai compris.
Ah oui! Le ton employé est volontairement badin et de plus, certains éléments concernent la France, pays où Dieu m'a fait naître et que j'aime...
S'il y a un problème dont on n'arrive pas à se sortir, c'est bien celui de la dîme. En effet, depuis que nous ne sommes plus sous la loi, pour employer un certain langage, bien des questions se sont posé quant au sabbat, la circoncision, et... la dîme. On peut noter que le NT ne parle pas ou peu de la dîme. En tous les cas dès les “ actes des apôtres ”, ce sujet semble mis de côté. Tout d'abord, dans l'AT, la dîme est demandée pour que les Lévites puissent vivre, mais pas seulement.
Tout ce qui pouvait être amené à la maison de Dieu, servait pour le peuple en entier. Rappelons qu'Israël était un régime théocratique. Le pays était administré par la maison de Dieu qui percevait la dîme pour en répartir les revenus. Dans bien des circonstances, le peuple fit des offrandes qui reçurent les faveurs de Dieu. En d'autres temps, les prophètes durent faire des remontrances au peuple qui “ oubliait ” de redistribuer la dîme afin de s'enrichir, appauvrissant par là-même le pays. Il y eut aussi des “ détournements de fonds ” dirait-on aujourd'hui. Dans nos pays actuellement, comment les richesses se répartissent est un immense problème. Jugeons plutôt : Sur un salaire mensuel brut, 20% sont prélevés à la base pour la sécurité sociale.
Sur ce qui reste, chaque achat que nous faisons est soumis à une taxe de 19,6%. L'essence subit des taxes de l'ordre de 80% ! Le tabac, les alcools et produits de luxe ont encore droit à une taxation particulière. Ajoutons, pourquoi pas, les remboursements de prêt, les agios, etc..... Nous avons aussi l'impôt sur le revenu auquel s'ajoutent les taxes d'habitation et les taxes foncières. Rajoutons encore une taxe supplémentaire, la C.S.G, et nous aurons ainsi une idée sur ce que nous cotisons pour le pays. Et encore, n'ai-je pas compté le pourcentage assez important qui est perçu par l'état lors de la transmission d'un héritage plus tout ce que j'ignore. Un débat pourrait ainsi s'ouvrir pour savoir si nous payons déjà la dîme ou non, mais alors il faudrait définir ce que, aux yeux de Dieu, la dîme représente dans le NT. D'autant que les autorités qui gèrent le pays le font de part la volonté de Dieu. Il semblerait donc que la dîme soit largement versée !
Un autre point est relatif à l'observance de la loi. N'étant plus sous la loi, nous n'aurions pas plus d'obligation pour la dîme que pour la circoncision ou le sabbat. Il y a là un embarras pour qui est assez honnête pour l'accepter. Car je parle maintenant de la dîme telle qu'elle est présentée dans l'église. En effet, si je n'ai pas d'obligation envers le sabbat, pourquoi en aurais-je envers la dîme ? D'autant plus que Jésus n'a pas semblé lui-même très intéressé par ce problème. Le passage de la pauvre veuve (Luc § 21, versets 1 à 4 ) le prouve : celle-ci à mis “ tout son nécessaire ” dans le misérable centime qu'elle a déposé dans le tronc du temple. “ Tout son nécessaire ” signifie 100% de ce qu'elle possédait, plus les difficultés qu'elle aurait après pour retrouver une telle somme pour vivre.
Cette remarque a de quoi faire frémir et plus d'un se débrouillerait pour réduire au silence de tels propos. D'autant que l'on entend (trop) souvent prêcher sur ce fameux passage de Malachie § 3 versets 8 à 10 que je vous laisse (re)lire. J'adore entendre une prédication sur ce sujet, prédication par laquelle le (très souvent pauvre) peuple s'entend traiter de trompeur, découvre qu'il est sous le coup de la malédiction de Dieu et que s'il est pauvre, c'est qu'il ne donne pas assez, c'est à dire qu'il ne donne pas 10% de son revenu au Seigneur (ou à l'église) ! Pire, certains préconisent que la dîme devrait être perçue sur le brut du salaire ! Dieu serait-Il dans le besoin ?
Si on reprend les pourcentages des taxes et impôts décrits plus haut et qu'on les considère comme étant la dîme que versait Israël, il y a de quoi se poser de très sérieuses questions. Peut-on raisonnablement considérer en effet qu'aujourd'hui on ait beaucoup de possibilités d'échapper à toutes ces taxes et impôts ? Un pasteur prêcha ainsi dix dimanches de suite (soit 20% de l'année !) simplement parce que les fonds baissant, la situation financière de son église devenait précaire. Il est dommage que l'on puisse sortir un texte aussi particulier que Malachie de son contexte et lui faire dire des choses auxquelles Dieu n'a probablement pas pensé. Quand je parle de sortir un texte de son contexte, il ne s'agit pas que d'une considération littéraire. Mais aussi d'une considération historique socialo-religieuse. Les motivations qui poussent à agir de la sorte ne peuvent pas être bénies par Dieu. En outre, ces manières d'agir ont conduit l'Eglise de Christ dans des impasses dont il lui est difficile de sortir, telle que la culpabilité par exemple.
Néanmoins, me répondra-t-on, il faut de l'argent en ce bas monde.
Je voudrais revenir sur ce que m'inspire la réflexion de Jésus quant au don que fit cette veuve : ne faut-il pas beaucoup d'amour pour agir ainsi ? Parlons maintenant d'un passage de l'écriture qui relate encore une parole de Jésus. A Pierre cette fois-ci.
Matthieu § 17 versets 24 à 27.
Arrêtons-nous sur les versets 25 et 26 que je vous laisse relire :
“ 25 ...Jésus : Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils l'impôt ? De leurs fils, ou des étrangers ?
Comme il (Pierre) lui répondait : des étrangers, Jésus lui dit : par conséquent, les fils sont libres. ” (Trad. littérale : libres sont les fils.) Et non les citoyens comme traduit la bible en français courant.
Laissez-moi vous poser de suite cette question sachant que vous y répondrez devant Dieu et Lui seul ( à moins que vous ne décidiez d'en parler...) : “ Etes-vous des étrangers, des gens du dehors, ou êtes-vous des fils ? ” Votre, notre position en Christ ou non, nous oblige à nous définir : des fils ou des étrangers ? La question devra revenir autant de fois que nous ne serons pas capables d'une réponse claire, nette, précise, pleine de la foi que Dieu nous donne, avec toutes les conséquences que cela entraîne.
1. Sommes-nous des étrangers ? ..
Si nous sommes des étrangers, des gens du dehors, alors apportons cette dîme que nous calculerons tels des apothicaires, avec au cœur la crainte de la malédiction de Dieu proférée dans Malachie §3 au verset 9. J'ai vécu ainsi dans le passé avec dans le cœur un mélange d'amour et de peur (que je qualifiai alors de crainte de Dieu ) Au début de notre mariage, désirant plaire à Dieu et mener une vie digne de Lui, nous réservions 10% (net) de nos rentrées. N'étant pas très fortunés et vivant dans une région à niveau de vie élevé, nous fûmes rapidement en difficulté financière malgré une gestion rigoureuse de nos finances, laquelle gestion, d'après les enseignements de Malachie, aurait dû ouvrir sur nous les écluses célestes ! Il n'en fut rien et force fut de constater que les agios payés à la banque nous appauvrissaient encore plus. Afin d'honorer nos factures ( car l'ouvrier mérite son salaire ), nous avons décidé, devant le Seigneur de ne plus donner la dîme, car finalement cette situation ne glorifiait pas Dieu du tout, enrichissait la banque et nous appauvrissait.
Mais surtout, la révélation vint un soir où je lisais ma bible. Je fus attiré magistralement par le passage suivant : 2 Corinthiens § 9 versets 8 et 9. “ 8/ Dieu a le pouvoir de vous combler de toutes sortes de grâces pour que, disposant toujours et en tout du nécessaire, vous ayez encore du superflu pour toute œuvre bonne. 9/ Comme il est écrit : Il a distribué, Il a donné aux pauvres, sa justice demeure à jamais. ”
Très curieusement, le Saint-Esprit me montra que j'étais en dessous du niveau de foi qu'exprimait ce verset : nous ne disposions pas “ toujours et en tout ” du nécessaire. Je demandais pardon à Dieu pour cela, le priant de bien vouloir construire ma foi (comme quelqu'un l'avait dit : “ Viens au secours de mon incrédulité. ” ) Très peu de temps après, mon épouse trouva un autre travail qui permit de réduire à zéro notre déficit mensuel. Je trouvais moi-même ensuite un autre travail qui nous permit de nous mettre à l'abri financièrement. Mais je reçus une autre révélation : Dieu me montra que nous étions sous une mentalité de pauvre, ce que l'on pourrait aussi nommer un esprit de pauvreté. Etant un ancien hippie, j'avais fait le vœu de me “ séparer ” du matérialisme, donc de l'argent. A certaines philosophies très en vogue dans les années 70 étaient liées des notions d'élévations spirituelles par le détachement des choses temporelles. Mon épouse fit le même constat mais elle, par rapport au catholicisme qui faisait faire des vœux de pauvreté, ou en tous les cas ce qui y ressemble. Ce ne fut qu'après avoir prié pour cela que les choses changèrent radicalement. Non pas que nous soyons richissimes, loin de là, mais différentes victoires dans la foi nous ont ouvert un horizon personnel qui nous a permis depuis de pouvoir donner “ ce que nous possédons déjà ” ! Dès lors, une marche dans la foi a commencé. Mais dans la foi en quoi ? En qui ?
2...Ou des fils ( filles ) ?
Revenons à Matthieu §17 versets 24 à 27. Le point clé de ce passage n'est pas vraiment le fait que Pierre ait pu pécher un poisson avec de l'argent dans sa bouche. Le point clé me semble plutôt celui-ci aux versets 26 et 27 : “ 26 ...par conséquent les fils sont libres. 27 Toutefois, pour ne pas causer la chute (scandaliser) de ces gens-là, va à la mer... ” Arrêtons-nous sur ces quelques mots pour les observer un peu plus attentivement. Jésus fait un travail formidable : il place Pierre dans une position de fils. Non seulement une position de fils, mais de fils identique à la sienne. La traduction littérale du grec dit : “ 27 ...afin que – ne pas nous scandalisons eux... ”
Il y a dans la pensée du Seigneur, une unité totale comme fils entre Pierre et Lui 'dont Pierre na absolument pas conscience. Jésus profite donc de ce moment pour introduire Pierre dans cette position qu'il doit occuper : celle d'un fils comme Jésus lui-même est fils. Pierre est un fils. “ Pierre, tu dois maintenant apprendre à te considérer comme un fils... ” Un fils du Père Céleste, dans le royaume de Dieu. Et pour Jésus, la caractéristique d'un fils est d'être libre : “ 26 ...par conséquent les fils sont libres. ” Ce qu'Il dit ensuite au verset 27 : “ Toutefois, afin de ne pas scandaliser ces gens-là, va... ” fait ressortir encore plus la force de cette position. La motivation est particulière : on ne paye pas cet impôt pour la gloire de Dieu ou du Royaume d'Israël, mais afin de ne pas scandaliser (ou choquer, causer la chute ...) de ces gens-là. Il y a deux mondes : celui des fils libres et celui de ces gens-là que l'on va éviter de choquer.
Mais si nous sommes vraiment fils, alors, qu'en est-il exactement de notre vie? Tout d'abord, être fils est avant tout une question d'hérédité. Nous sommes devenus fils et filles de Dieu de part notre foi au Fils de Dieu, Jésus-Christ, qui nous a révélé le Père afin que nous croyions. Et à quiconque ayant cru “ a été donné le pouvoir (le droit) de devenir enfant de Dieu. Ceux-là ne sont nés ni du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu ” Jean §1 versets 12-13.
Cette nature de fils nous confère aussi une certaine autorité. Mais cette autorité n'a pas à être semblable à l'autorité humaine telle qu'elle est trop souvent exercée. Jésus a dit que : “ le Fils de l'homme est venu pour servir et non pour être servi. ” Marc § 10 verset 45. Laissez-moi vous donner un exemple. Ayant travaillé il y a plusieurs années dans différentes exploitations agricoles comme berger, j'ai eu l'occasion de voir la transmission de la ferme d'un père à son fils. Le fils, enfant, grandit dans la ferme et s'habitue à son environnement. Bien sûr, le souhait du père sera de voir le fils lui succéder et donc l'intéressera à tout ce qui concernera l'exploitation.
Le fils va grandir et apprendre à gérer la partie agricole et animale, peut-être aller faire des études complémentaires afin de faire prospérer cet héritage. Ce que le père va transmettre au fils sera le pouvoir de faire des choses dans la ferme, de prendre des décisions. Au temps marqué (ou au jour “ J ”) le fils va reprendre à son compte l'exploitation. Ce jour là, il recevra le droit (l'autorité) de la gérer en son propre nom. Je crois que c'est exactement la pensée du Père Céleste concernant notre appartenance au Royaume de Dieu. Je crois aussi que c'est exactement ce que Jésus a montré à Pierre. Jésus a voulu entraîner Pierre dans cette réalité d'appartenance à une œuvre immense dans laquelle chacun a une place. Toutefois cette place n'est pas liée en priorité à un appel ou à des capacités, mais à notre filiation à Dieu. Notre appartenance est en priorité à une famille, l'appel ne vient qu'après (même si on l'a reçu avant d'avoir conscience d'être fils).
Sur cette terre, nous sommes, que nous le voulions ou non, tel ce fils appelé à gérer son héritage et qui devra “ avoir les moyens ” de le faire. L'apport d'argent à l'assemblée devrait être fait dans cet esprit : nous savons tous qu'il y a des œuvres à accomplir, nous savons tous que ces œuvres nécessitent des finances, voire des sacrifices. Mais ces apports devraient toujours servir à enrichir et non à appauvrir. “ Il ne s'agit pas de vous mettre dans la gêne pour soulager les autres ” dit Paul aux corinthiens (2 co §8 verset 13) C'est bien ainsi que Dieu l'entend !
Nous voyons bien dans la vie de tous les jours que lorsque la motivation est puissante, les dons financiers arrivent sans trop de problème et je suis émerveillé de voir que pour un besoin aussi pressant que les maladies génétiques, le Téléthon reçoive des sommes aussi importantes. J'ajoute que les dons versés aux victimes du tsunami du 26 décembre 2004 relève du plus magnifique miracle que l'être humain, uni face à la détresse, est en mesure d'accomplir. La vraie dynamique est donc bien dans le fait que tous nous travaillons dans le Royaume de Dieu et pour le Royaume de Dieu, chacun pour sa part et pour son héritage. Chaque individu, chaque couple, chaque famille est un élément du Royaume de Dieu à construire. N'est-ce pas la vision que Dieu donna à Abraham quand Il lui dit “ ...Contemple donc le ciel, compte les étoiles si tu peux les compter...telle sera ta descendance. ” (Genèse § 15 verset 5)
Donner à l'église, c'est redonner à chacun, puis, chacun peut donner à d'autres. Pardonnez-moi d'être direct, mais jamais une bénédiction obtenue par la contrainte ne portera de fruit éternel. Utiliser le passage de Malachie dans des circonstances qui ne collent pas à la réalité de la vie quotidienne va à l'encontre même du sacrifice du Christ et de sa résurrection. Etablissons les croyants dans leur dignité de fils libres apprenons leur ce qu'ils doivent apprendre pour gérer leur vie (y compris financière) afin de libérer le potentiel qui est à la disposition de chacun et nous participerons à une bénédiction sans limite. Libérons-les de toutes les formes d'esclavage qui peuvent subsister afin qu'ils aient accès aux promesses qui leur ont été faites ( Esaïe § 61 ).
S'il y a un problème financier dans l'église, abordons le avec maturité comme face à des gens responsables. Car il faut que chaque membre d'une assemblée puisse se savoir responsable de lui-même et de l'œuvre du Royaume de Dieu qui est à faire devant lui. L'Eternel est “ Dieu pourvoira ”, c'est aussi là Son nom.
Allons plus loin dans le passage de Matthieu § 17 verset 27 : “ 27...va à la mer, jette l'hameçon, saisis le 1er poisson qui y mordra et ouvre-lui la bouche : tu y trouveras un statère. Prends-le et donne-le-leur, pour moi et pour toi. ” Je crois que le Seigneur veut nous enseigner que des fils à l'œuvre dans le Royaume du Père trouveront toujours ce dont ils ont besoin. Que les évènements les serviront. Dieu ne nous envoie pas dans ce monde pour en devenir esclave, car agir, ou réagir, par culpabilité, c'est être esclave malgré notre nature de fils. Pas plus qu'Il n'acceptera de voir Sa Parole utilisée à des fins perverties.
Bien sûr, des questions se posent concernant les hommes et femmes qui vécurent dans la pauvreté pour cause de persécution. Mais là il est évident que les circonstances sont différentes. Je dirais que c'est à cause de leur conditions d'enfants de Dieu (donc de fils et filles) qu'ils sont réduits à une forme d'esclavage. Mais nous le savons aussi, dans ces circonstances, celui qui est dans les chaînes n'est pas forcément le vrai prisonnier. Une autre question se pose : doit-on éliminer la prédication de Malachie §3 versets 8 à 10 ? La réponse est claire : non. Mais la prédication doit se faire dans le respect du contexte historique socialo - religieux. C'est dans le respect du libre choix de chacun des cœurs que ces réflexions devraient être menées. Car qui dit que le message prêché n'est pas pertinent dans l'étape que traverse une assemblée ?
La culpabilisation élimine de facto cette notion de liberté à laquelle le Seigneur est si attaché. Nous qui avons à cœur l'église et l'œuvre du Royaume de Dieu, exhortons-nous donc les uns les autres à être mature agissant comme détenteurs d'un héritage inestimable, soucieux de le faire prospérer. Envers et contre tout, enseignons à chacun sa position unique devant Dieu comme une valeur éternelle que rien ni personne ne pourra jamais remplacer. Surtout, ne vous laissez jamais dérober votre liberté en Christ par des paroles sorties de leur contexte. Car si Paul dût prévenir fermement les galates quant au problème de la circoncision, de ne pas perdre leur liberté acquise par le sang du Christ, il en est ainsi pour d'autres sujets, tel la dîme. Alors si vous donnez, faîtes-le de tout votre cœur, en homme ou femme libre, parce qu'un Royaume vient et est déjà là et parce qu'il y a besoin. Car aujourd'hui encore on parle de cette pauvre veuve dont on ne connaît toujours pas le nom, mais dont on peut encore apprendre beaucoup.
[1] - écrit par Christian Bourgeois le 03.12.2003.

References: § 21
 § 3
 § 17
 §3
 § 9
 §17
 §1
 § 10
 §8
 § 15
 § 61
 § 17
 §3