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Timestamp: 2019-12-11 02:43:54+00:00

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Droit de vote des étrangers en Suisse : Différence entre versions — Suffrage Universel
Droit de vote des étrangers en Suisse : Différence entre versions
Version du 30 mai 2019 à 16:15 (voir la source)
(→‎Grisons : Saint-Moritz)
Version du 29 novembre 2019 à 17:56 (voir la source)
(→‎Neuchâtel)
Neuchâtel a reconnu dès 1850 le droit de vote, mais pas d'éligibilité, des résidents étrangers aux élections municipales. Il faut rappeler qu'au XIXe siècle le droit de vote et d'éligibilité n'était pas automatiquement garanti aux citoyens d'un canton dans un autre canton.
2002, année des étrangers dans le canton de Neuchâtel
Le Temps Vendredi 28 décembre 2001
Seule année de la législature sans élection, 2002 sera marquée par l'entrée
en vigueur de la nouvelle Constitution. Autre événement très attendu: la
mise en service de l'autoroute A5 dans la Béroche.
Droit de vote des étrangers. Le 1er janvier 2002, le corps électoral
neuchâtelois passera des 103 000 citoyens-électeurs suisses à 125 000 ayants
droit. La nouvelle Constitution qui entre en vigueur accorde le droit de
vote cantonal aux étrangers titulaires d'un permis C domiciliés depuis cinq
ans dans le canton (20 000 personnes concernées) et aux Neuchâtelois de
l'étranger (2000). Cette nouveauté reste toute théorique: aucun scrutin ni
élection à l'échelon cantonal n'est au programme de 2002. Les nouveaux
électeurs pourront signer les initiatives et les référendums.
Naturalisations par le Conseil d'Etat. Autre effet de la nouvelle
Constitution, les naturalisations ne sont plus du ressort du Grand Conseil,
mais de la compétence du Conseil d'Etat. Elles auront un caractère moins
public et moins discrétionnaire.
Référendum et motion populaire. La réforme de la charte cantonale élargit la
palette des Droits populaires: le référendum financier obligatoire est
certes supprimé, mais le référendum facultatif est élargi à la grande
majorité des décisions parlementaires, à l'exception du budget, des comptes
ou des recours en grâce. Si le nombre de signatures pour une initiative est
maintenu à 6000, il suffira de 4500 paraphes (contre 6000 actuellement) pour
faire aboutir un référendum. Cent citoyens pourront déposer une motion
populaire, que le Grand Conseil devra traiter comme toute motion déposée par
E-voting et guichet virtuel. Après l'introduction du vote par correspondance
en mars 2001, 2002 sera l'année des essais de vote par Internet (au
printemps), susceptible d'être généralisé en fin d'année. Parallèlement,
Neuchâtel ouvrira son guichet virtuel.
En juin 2007, une initiative cantonale pour l'éligibilité des étrangers a été refusée.
Version du 29 novembre 2019 à 17:56
Au niveau fédéral, l’exercice des droits politiques au sens strict (droit de vote et d’éligibilité, participation aux initiatives et aux référendums populaires, éligibilité) est limité aux Suisses âgés de plus de 18 ans par la Constitution fédérale suisse (art. 136, art. 143 et art. 150). Un postulat (proposition de loi) proposant le droit de vote des ressortissants étrangers sur le plan fédéral, déposé le 4 octobre 2000 devant le Conseil national a été rejeté le 4 octobre 2001[1].
Dans la Constitution fédérale (article 36 alinea 1), l’attribution de droits politiques cantonaux et communaux au-delà du seuil fédéral minimum (abaissement de l'âge de vote, extension du droit aux non-nationaux) relève de la compétence des cantons (qui peuvent à leur tour la déléguer aux communes). En théorie, les étrangers peuvent donc être élus au Conseil des États, l'article 150 alinea 3 de la Constitution prévoit en effet que « Les cantons édictent les règles applicables à l’élection de leurs députés au Conseil des Etats. »[2].
1 Appenzell Rhodes-Extérieures
2 Argovie
3 Bâle-Ville
7 Glaris
8 Grisons
11 Neuchâtel
13 Soleure
14 Thurgovie
16 Vaud
17 Zoug
L'article 105 alinea 2 de la Constitution cantonale du 30 avril 1995 laisse aux communes du Canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures la liberté d'accorder ou non des droits politiques aux étrangers, à condition toutefois que les intéressés résident depuis au moins dix ans en Suisse et qu'ils en aient passé cinq dans le canton[3]. Trois des vingt communes ont accordé ce droit, Wald (1999), Speicher (2002) et Trogen (2004)[4]. Dans cette deuxième localité a été élu en 2002 à la Municipalité le premier étranger, un ressortissant néerlandais, naturalisé suisse depuis[5].
Le droit de vote et d’éligibilité des étrangers au niveau communal a été refusé dans le Canton d'Argovie lors d’une votation sur une initiative populaire en 1996[6].
Le canton de Bâle-Ville, qui compte une forte population étrangère avec près de 55.000 étrangers, représentant près de 30% de la population, a inséré dans sa constitution de 2005, entrée en vigueur le 13 novembre 2006, la possibilité pour chacune des ses trois communes (Bâle, Riehen et Bettingen) d'étendre le droit de vote et d'éligibilité communal à « d'autres habitants et habitantes » que celles et ceux « qui détiennent la nationalité suisse et ont atteint l'âge de 18 ans »[7].
Le Grand Conseil du canton de Berne a refusé en avril 2005 par 98 voix contre 86 un projet du gouvernement cantonal qui laissait la liberté aux communes d'accorder ou non le droit de vote des étrangers en matière communale. Le droit de vote n'aurait ainsi pu être octroyé qu'aux étrangers vivant en Suisse depuis au moins dix ans, dans le canton depuis au moins cinq ans et dans la commune depuis au moins trois mois[8].
Un projet similaire, présenté par le Parti socialiste bernois et le Parti socialiste autonome du Sud du Jura, a été rejeté le 25 janvier 2007 par 77 voix contre 73, alors qu'il était à nouveau soutenu par le gouvernement cantonal. Les oppositions sont principalement venues du bloc bourgeois, Union démocratique du centre|UDC et Parti radical-démocratique|radicaux, ce dernier s'étant pourtant déclaré favorable au projet deux ans plus tôt. En 2005, une première tentative avait déjà échouée devant le Grand Conseil[9]..
En août 2008, une initiative populaire soutenue par les socialistes, les Verts et les syndicats a récolté le nombre de signatures suffisantes (12.500) en faveur d'une modification de la constitution bernoise permettant à chaque commune d'accorder le droit de vote à ses résidents étrangers[10].
La nouvelle Constitution du Canton de Fribourg, adoptée le 16 mai 2004, énonce dans son article 48 : « Ont le droit de voter et d'élire en matière communale, s'ils sont majeurs [...] les étrangères et étrangers domiciliés dans la commune qui sont domiciliés dans le canton depuis au moins cinq ans et au bénéfice d'une autorisation d'établissement ».
La loi du 16 mars 2005 introduisant les droits politiques des étrangers et des Suisses de l'étranger a modifié la loi sur l'exercice des droits politiques pour la mettre en conformité avec la nouvelle Constitution. Elle précise également que « toute personne jouissant des droits politiques en matière communale est éligible ».
Le 24 avril 2005, 52,3% des électeurs du canton de Genève approuvent une initiative octroyant le droit de vote communal aux étrangers résidant dans le canton depuis plus de 8 ans. Une autre initiative incluant le droit d'éligibilité ne recueille que 47,2% des voix. Genève est le 6ème canton du pays à accorder des droits politiques à ses ressortissants étrangers.
La votation vient après quatre tentatives infructueuses : Le 17 juin 1979, 56,3% des électeurs refusent d'accorder aux étrangers les droits de vote et d'éligibilité aux élections prud'homales. Le 6 juin 1993, 71,3% des votants refusent une initiative en faveur du droit de vote et d'éligibilité communal. Le 28 novembre 1993, le même pourcentage de votants refuse une 2ème initiative en faveur du seul droit de vote. Enfin, le 4 mars 2001, 52% des électeurs écartent une loi constitutionnelle en faveur du droit de vote et d'éligibilité communal.
Concrètement, l'article 42 de la Constitution cantonale a été modifié pour donner le droit de vote aux élections municipales aux ressortissants étrangers ayant leur domicile légal en Suisse depuis huit ans au moins. En revanche, l'éligibilité des étrangers a été refusée.
La disposition constitutionnelle sur le vote des étrangers est exécutoire et d'application directe. Cependant, un projet de loi modifiant la loi sur l'exercice des droits politiques pour la rendre conforme à la Constitution a été déposé le 14 septembre 2005.
Réunis en Landsgemeinde le 2 mai 2010, les électeurs du Canton de Glaris ont rejeté une proposition visant à accorder le droit de vote aux étrangers[11].
L'article 9 de la Constitution du Canton des Grisons du 14 septembre 2003 donne le droit de vote aux Suisses, mais n'exclut pas que le droit de vote puisse être octroyé aux étrangers en matière cantonale, puisqu'il laisse au législateur le soin d'en déterminer, le cas échéant, les modalités. Aucune loi n'a été adoptée en ce sens.
La même disposition constitutionnelle énonce que les communes peuvent décider d'accorder aux étrangers non seulement le droit de vote, mais aussi l'éligibilité. En novembre 2009, dix communes (sur les 208 que comptait le canton) avaient usé de cette faculté: Bever, Calfreisen, Conters im Prättigau, Fideris, Lüen, Schnaus, Masein, Portein (fusionnée le 1er janvier 2010 au sein de la commune de Cazis), Bonaduz et Cazis (Bever et Cazis sont bilingues allemand-romanche, Schnaus unilingue romanche)[12] [13]. En 2019, le nouveau maire de Saint-Moritz, où "2000 des 5000 habitants sont de nationalité étrangère" ("les Italiens et les Portugais sont les nationalités les plus représentées"), a annoncé la prochaine introduction de ce droit dans sa commune via une votation en 2020[14].
Lors de sa création, en 1978, le canton du Jura a donné le droit de vote aux étrangers.
La Constitution cantonale donne le droit de vote aux citoyens « possédant la nationalité suisse » et précise, dans son article 73, que « la loi définit et règle le droit de vote et les autres droits politiques des étrangers ».
La loi sur les droits politiques du 26 octobre 1978 prévoit, dans son article 3, que les étrangers peuvent voter aux élections municipales à condition d'être domiciliés dans le canton depuis dix ans et dans la commune depuis trente jours. Elle précise que les étrangers titulaires du droit de vote sont éligibles aux élections municipales.
La même loi donne aux étrangers le droit de vote aux élections cantonales sous la seule condition de la domiciliation dans le canton depuis dix ans.
Le 21.02.2007, le Parlement a voté une loi (51 voix contre 4) permettant aux étrangers d'être élus au poste de Maire. Le candidat devra avoir séjourné de façon régulière pendant 10 ans en Suisse dont minimum un an dans la République du Jura.
Le 17 juin 2007, le peuple jurassien a voté contre la loi sur l'éligibilité des étrangers et a donc annulé le vote du Parlement.
L’art. 15 al. 2 du projet de nouvelle Constitution du Canton de Lucerne prévoyait la possibilité pour les communes d’introduire le droit de vote au niveau communal. Il ne figure plus dans le texte soumis en votation populaire le 17 juin 2007 [6].
Ce canton a accordé le droit de vote aux étrangers aux élections municipales dès 1849. Il a ensuite supprimé cette disposition, puis l'a réintroduite en 1875[15].
La loi sur les droits politiques du 17 octobre 1984 donne le droit de vote aux élections municipales aux étrangers en situation régulière, à condition qu'ils soient domiciliés dans le canton depuis au moins un ans. Toutefois, d'après la loi sur les communes, seuls les Suisses sont éligibles.
La révision constitutionnelle de l'année 2000 a accordé le droit de vote aux élections cantonales aux étrangers domiciliés dans le canton depuis au moins cinq ans.
Neuchâtel a reconnu dès 1850 le droit de vote, mais pas d'éligibilité, des résidents étrangers aux élections municipales. Il faut rappeler qu'au XIXe siècle le droit de vote et d'éligibilité n'était pas automatiquement garanti aux citoyens d'un canton dans un autre canton. En juin 2007, une initiative cantonale pour l'éligibilité des étrangers a été refusée.
Constitution du Canton de Neûchatel
En matière cantonale
Art. 2) Sont électrices et électeurs en matière cantonale, s'ils sont âgés de 18 ans révolus:
b) les Suissesses et les Suisses de l'étranger qui sont inscrits dans le registre électoral d'une commune du canton en vertu de la législation fédérale;
c) les étrangères et les étrangers ainsi que les apatrides qui sont au bénéfice d'une autorisation d'établissement en vertu de la législation fédérale et qui sont domiciliés dans le canton depuis au moins cinq ans.
En matière communale
Art. 3) Sont électrices et électeurs en matière communale, s'ils sont âgés de 18 ans révolus:
a) les Suissesses et les Suisses domiciliés dans la commune;
b) les Suissesses et les Suisses de l'étranger qui sont inscrits dans le registre électoral de la commune en vertu de la législation fédérale;
c) les étrangères et les étrangers ainsi que les apatrides domiciliés dans la commune qui sont au bénéfice d'une autorisation d'établissement en vertu de la législation fédérale et qui ont leur domicile dans le canton depuis au moins un an.
Art. 31 Les électrices et les électeurs de nationalité suisse sont éligibles dans la circonscription électorale où ils sont électeurs. Sont également éligibles, en matière communale, les électrices et électeurs étrangers.
En 2001, une votation populaire a rejeté le droit de vote des étrangers dans le Canton de Schaffhouse[16].
En 1997, le peuple du canton de Soleure a rejeté, à 88,5 %, une proposition d'étendre le droit de vote aux étrangers[4].
L'article 19 de la constitution du Canton de Thurgovie et l’article 2 al. 1 de la Loi sur les droits politiques autorisent les communes à accorder le droit de vote communal à titre consultatif. En novembre 2009, seules deux communes avaient demandé à bénéficier de cette option, Langrickenbach et Lengwil[13].
Lors d'une initiative populaire demandant des droits complets communaux et cantonaux, les électeurs du Canton d'Uri se prononcèrent négativement à 84 %.
La nouvelle Constitution vaudoise, du 14 avril 2003, énonce, dans son article 142, que « font partie du corps électoral communal [...] les étrangers et les étrangères domiciliés dans la commune qui résident en Suisse au bénéfice d'une autorisation depuis dix ans au moins et sont domiciliés dans le canton depuis trois ans au moins ». En application de cette disposition constitutionnelle, la loi sur l'exercice des droits politiques a été modifiée en 2003 pour accorder le droit de vote aux étrangers. Comme le droit de vote et l'éligibilité sont indivisibles en droit vaudois, les étrangers sont également éligibles aux élections municipales.
En revanche, seuls les Suisses ont le droit de vote et sont éligibles aux élections cantonales.
Un amendement prévoyant la possibilité pour les communes du Canton de Zoug d’introduire le droit de vote au niveau communal et présenté en septembre 2006 lors des débats sur la révision de la Loi sur les droits politiques n’a pas été retenu [6].
Dans le Canton de Zurich, une initiative populaire permettant aux communes d'accorder des droits politiques sur leurs territoires a été largement (74,5 %) refusée en 1993[17]. Une initiative lancée par un citoyen (Einzelinitiative) demandant l’introduction du droit de vote au niveau communal a été rejetée par le parlement en février 2007 [6].
↑ Verfassung des Kantons Appenzell A.Rh. vom 30.April 1995, art. 105.2 "Die Gemeinden können das Stimmrecht ausserdem Ausländerinnen und Ausländern erteilen, die seit zehn Jahren in der Schweiz und davon seit fünf Jahren im Kanton wohnen und ein entsprechendes Begehren stellen."
↑ 4,0 et 4,1 Droit de vote des étrangers, Strabon.ch, 2005
↑ Un ressortissant étranger parmi les élus, Swissinfo, 8 février 2004
↑ 6,0, 6,1, 6,2 et 6,3 Jean-Luc Gassmann, Jura et Neuchâtel : L’extension du droit d’éligibilité des étrangers se poursuit, Institut du fédéralisme, Université de Fribourg, Juin 2007
↑ article 40 alinea 1 Stimmberechtigt ist, wer das Schweizerbürgerrecht besitzt, das 18. Altersjahr zurückgelegt hat, im Kanton Basel-Stadt politischen Wohnsitz hat und nicht wegen psychischer Krankheit oder geistiger Behinderung entmündigt ist., alinea 2 Die Einwohnergemeinden können das Stimm- und Wahlrecht in Gemeindeangelegenheiten auf weitere Einwohner und Einwohnerinnen ausdehnen.Constitution du Canton de Bâle-Ville, article 40 (en allemand)
↑ Le Grand Conseil bernois refuse le droit de vote aux étrangers, Swissinfo.ch, 18 avril 2005
↑ A Berne, les étrangers resteront muets, Swissinfo.ch, 23 janvier 2007
↑ Initiative pour le droit de vote des étrangers dans le canton de Berne, Radio Jura bernois, 11 août 2008 ; L’initiative cantonale sur le droit de vote des étrangers a abouti, Radio Jura bernois, 28 août 2008
↑ Glaris refuse le droit de vote aux étrangers, Agence télégraphique suisse, 2 mai 2010
↑ Cantons et communes en Suisse accordant le droit actif de vote aux étrangers
↑ 13,0 et 13,1 Murat Julian Alder, Patrick-Etienne Dimier et Thierry Tanquerel, Les droits politiques des étrangers Rapport préliminaire no 1, Assemblée constituante de la République et Canton de Genève, Séance plénière du jeudi 10 décembre 2009, 25 novembre 2009
↑ Stephanie Hess, "A Saint-Moritz, les étrangers devraient avoir voix au chapitre", Swissinfo, 30 avril 2019
↑ Thierry Christ, « Il est juste que ceux qui paient puissent voir ce qu'on fait de leur argent »: Le droit de vote des étrangers dans les débats politiques neuchâtelois de la seconde moitié du XIXe siècle, Revue Historique Neuchâteloise N° 3-4 (Des chartes de franchises à la nouvelle Constitution: une histoire des institutions neuchâteloises), janvier/juin 2002, pp.293-308
↑ Pierre Heusser, Stimm- und Wahlrecht für Ausländerinnen und Ausländer, Schulthess Juristische Medien, Zurich, 2001, ISBN 9783725542567
↑ Rapport de la commission des droits politiques et du règlement du Grand Conseil chargée d'étudier le projet de loi constitutionnelle du Conseil d'État modifiant la constitution de la République et canton de Genève (A 2 00) (faculté donnée aux communes d'accorder le droit de vote aux étrangers)., Grand Conseil, 54e législature - 3e année - Session 10 (septembre 2000) - Séance 44 du 22.09.2000
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References: art. 143
 art. 150
 l'article 150

L'article 105
 l'article 42

L'article 9

Art. 2

Art. 3

Art. 31

L'article 19
 art. 105