Source: http://religieuses-b-c.net/web/ProjetEducatif.aspx
Timestamp: 2019-04-26 13:51:19+00:00

Document:
Bureau pédagogique / Projet éducatif
La congrégation des religieuses Basiliennes Chouérites est une Congrégation de droit pontifical à vœux temporaires et perpétuels, soumise au Saint siège Apostolique et appartenant à l’église Grecque Catholique dont elle suit le rite. Elle tire son nom de « Basilienne » de Saint Basile le Grand (329-379), auteur des règles de vie monastique dont elle s’est inspirée dans l’établissement de ses constitutions ; comme elle tire son appellation de « Chouérite » du nom du couvent situé près du village de Khenchara et qui porte le nom de Saint Jean de Choueir. Cette appellation s’explique par le fait que ce sont les pères de Saint Jean qui ont contribué à la fondation, à Zouk Mikhael, au Kesrouan, de la congrégation des Sœurs et se sont occupés de sa direction spirituelle et matérielle de 1730 à 1953.
Grâce à la consécration de dix dévotes venues d’Alep, aidées et guidées par l’ordre des Pères Basiliens Chouérites, le Couvent Notre Dame de l’Annonciation, situé sur une superbe colline de Zouk Mikhael, au Kesrouan, fut achevé au cours de l’année 1737. Fondée en 1730, la Congrégation était cloîtrée ; elle se développa avec l’afflux des âmes désireuses de vivre la perfection évangélique.
En 1940, et pour répondre aux exigences de la Sainte Eglise, la Congrégation a senti la nécessité de changer d’orientation, et de mener une vie qui associe la prière et l’activité missionnaire. Le Saint Siège encourage ce changement et, par un décret du 2 Juin 1953, il proclame les Religieuses Basiliennes Chouérites une Congrégation à vœux temporaires et perpétuels
A partir de cette date, la Congrégation s’apprête à affronter une nouvelle étape en préparant ses religieuses à la vie missionnaire : Ecoles, hôpitaux, dispensaires, maisons de repos, orphelinats et autres…, et en accordant une très grande importance aux écrits et aux enseignements de Saint Basile. C’est à lui qu’elle emprunte sa célèbre devise monastique : « la vie du moine est une vie de prière et de travail. »
II – Le charisme de saint Basile
Les principes de Saint Basile sur lesquels se fondent ses idées pédagogiques sont les suivants :
- L’homme possède des valeurs spéciales parce qu’il est créé à l’image de Dieu. Il est membre d’une société avec laquelle il est uni par des liens sociaux et par des services mutuels…Cette union le rend solidaire de tous les hommes.
- La charité est le fondement de toutes les relations humaines.
Saint Basile a accordé la vie religieuse, telle qu’elle était pratiquée avant lui, avec la vie conventuelle qui tend à glorifier Dieu par les activités missionnaires. Il a ainsi réuni les moines, dans une seule maison, comme une famille, ayant à sa tête un supérieur responsable qui mettrait l’amour de Dieu et du prochain au centre de la vie commune.
Saint Basile s’est intéressé à l’enseignement de son peuple, aidé grandement en cela par sa culture universelle tournée toute entière vers la Sainte Ecriture. C’est l’un des pionniers qui ont donné une image pratique de l’école chrétienne. Il a fondé la cité de la charité qui a pris le nom de « Basiliade » dérivé de son propre nom : une vaste institution sociale qui comprenait à côté d’un couvent, un hôpital, une école, une hôtellerie et une fabrique.
Ainsi Saint Basile a joint l’enseignement à l’action suivant la parole du Christ : « Celui donc qui violera l’un de ces moindres préceptes, et enseignera aux autres à faire de même, sera tenu pour le moindre dans le Royaume des Cieux ; au contraire, celui qui les exécutera et les enseignera, celui-là sera tenu pour grand dans le Royaume des Cieux. (Mt 5/19).
III- Vie apostolique d’après les Constitutions des Religieuses Basiliennes Chouérites
Art. 2 - § 3 - Tout en se proposant comme domaine de travail habituel, l’éducation chrétienne dans les écoles, les activités pastorales et les services hospitaliers et sociaux, notre Congrégation reste cependant disposée, dans les lieux où elle vit et se développe, à répondre aux besoins de l’Eglise.
Art. 111 - § 1 – Dans le domaine scolaire, la présence de l’église se manifeste à titre particulier par l’école catholique ; car dans la poursuite de la formation humaine des jeunes, elle se doit de créer pour la communauté scolaire une atmosphère vivifiée par un esprit évangélique fait de liberté et de charité, et de l’aider à l’épanouissement de la créature nouvelle qu’elle est devenue par le baptême. Quant aux élèves non-chrétiens, on devra veiller à bien former leur conscience et à leur faire connaître la vérité de Dieu.
§ 2 – Que l’école catholique soit ouverte sur le monde moderne, pour préparer les élèves à contribuer aux progrès de la civilisation humaine et, en même temps, à répandre le royaume de Dieu, de sorte que, par l’exercice d’une vie apostolique exemplaire, ils deviennent une conscience de salut pour l’humanité.
§ 3 – Les responsables de l’école doivent rechercher des procédés éducatifs appropriés, donner aux études une haute organisation et préparer des enseignants capables d’éduquer convenablement la jeunesse.
Art. 112 - L’enseignement est le moyen le plus efficace pour l’acquisition de la culture religieuse et profane. Il est par lui-même une mission, d’abord par le témoignage de vie puis par l’orientation des pensées des élèves vers ce qui est au-delà des sciences et de la culture.
Mission et objectif de l’école
L’école des Religieuses Basiliennes Chouérites poursuit une mission et adopte des valeurs bien définies, inspirées de l’enseignement de Saint Basile et de la constitution de la Congrégation.
Son régime pédagogique se conforme aux normes du Ministère de l’Education ainsi qu’aux orientations du Secrétariat Général des Ecoles Catholiques.
Comme toutes les écoles, elle applique une pédagogie où l’enfant est placé au centre de ses apprentissages.
Sa mission consiste à assurer aux élèves dont elle a la charge, une éducation ouverte sur le monde culturel, axée sur l’apprentissage et favorisant le sens de la responsabilité, l’épanouissement de la personnalité et l’estime de soi.
L’école veut être une communauté éducative où chaque enfant se sent valorisé, accueilli et écouté. Au sein de cette communauté, l’apprenant est pris en charge en vue d’un développement global de ses potentialités, au moyen d’apprentissages variés, où il se sent engagé dans des activités culturelles, sociales, pastorales et sportives.
B – Les intentions éducatives dans les écoles des Religieuses Basiliennes Chouérites
1) La communauté éducative tend à promouvoir les valeurs spirituelles inspirées de la foi chrétienne.
L’école est ouverte à tous, dans le respect des différences. Elle respecte la conscience de tous, tout en s’engageant à servir les valeurs représentées par l’enseignement du Christ et par son exemple dans l’Evangile.
Cette vision de l’école Catholique se trouve confirmée par l’Exhortation Apostolique « Une espérance nouvelle pour le Liban ». Pour l’Exhortation, la communauté éducative doit poursuivre son action au service des jeunes « qui ont besoin de recevoir les bases culturelles, spirituelles et morales qui feront d’eux des chrétiens actifs, des témoins de l’Evangile et des citoyens responsables de leur pays » (106). Cette action doit s’entretenir « dans un esprit de dialogue avec toutes les composantes de la société, sans toutefois perdre de vue leur spécificité d’enseignement catholique » (106).
La communauté éducative propose :
- d’engager les élèves dans des temps de réflexion et de prière et de préparer avec eux des célébrations liturgiques.
- d’assurer un éveil de la foi adapté à chaque âge et dans le respect des différences ;
-d’apprendre aux élèves à s’ouvrir aux croyances et pratiques religieuses des autres chrétiens et des non-chrétiens et à les respecter.
2) La communauté éducative accueille, écoute et accepte l’enfant tel qu’il est
Pour y parvenir, elle développe le respect.
Eduquer l’enfant à respecter l’autre, c’est consentir à le respecter lui-même comme une personne vivante possédant son originalité propre.
Respecter l’enfant c’est d’abord éduquer notre regard et corriger nos dires. Nous ne manquons pas de cultiver ainsi la réciproque : ce respect que nous, adultes, avons pour chacun d’entre eux, nous l’exigeons aussi de chaque enfant pour ses camarades, ses parents, ses enseignants, le personnel de service et vis à vis de tout ce qui peuple son environnement : la classe, le mobilier, les livres, la cour, les sanitaires…
La communauté éducative propose d’aider les enfants à acquérir le sens des autres :
-dans le respect d’une discipline nécessaire dans le travail de groupe, où ils apprennent à s’écouter mutuellement, à se respecter, à s’entraider ;
-dans le respect de la différence qui peut être sociale, intellectuelle, physique ou religieuse ;
-dans le développement de certaines qualités humaines, en particulier la politesse, la franchise, la confiance, le sens de la justice.
3) La communauté éducative développe le goût d’apprendre. Elle aide l’enfant à donner le meilleur de lui-même.
L’école se propose, dans le cadre des programmes officiels, de faire acquérir à l’enfant des savoirs et des savoir-faire tant dans le domaine littéraire, que dans les domaines scientifique, artistique et sportif.
La communauté éducative cherche :
- à faire acquérir aux enfants le sens de l’effort, le goût du travail bien fait et la curiosité d’apprendre,
- à leur « apprendre à apprendre » en leur faisant acquérir des méthodes de travail utiles en toutes circonstances,
- à créer un climat de confiance et de dialogue nécessaire à chaque enfant pour son épanouissement personnel,
- à aider l’enfant à exercer l’apprentissage de sa liberté, en lui apprenant à faire des choix et en développant son sens critique,
- à le préparer à sa vie future dans un milieu ouvert sur la vie, la culture, les sciences, la technologie, l’environnement et l’actualité.
4) La communauté éducative aide l’enfant à être acteur, à se dévouer et à construire pour les autres
L’école catholique ne peut pas se contenter de « fabriquer » des esprits cultivés, mais elle doit développer des caractères libres et forts, des cœurs ouverts, des âmes soucieuses du bien public. Elle doit préparer la jeunesse à jouer un rôle national.
La communauté éducative encourage l’enfant :
- à réfléchir sur sa place et son rôle dans l’école, lieu de vie organisé à l’image de la société
- à participer à la vie de l’école, en prenant à son niveau des responsabilités ponctuelles,
- à se rendre disponible pour les services qui lui seront demandés pour le bien de tous.
Pour faire preuve d’ouverture, la communauté éducative engage des actions de solidarité, de partage et d’entraide avec ceux qui l’entourent.
La communauté éducative s’engage à faire respecter ce projet et à réactualiser ses applications pratiques selon le besoin. Tous ses membres en sont partie prenante et garante : chef d’établissement, responsables de cycles, coordinateurs, enseignants, personnel administratif, parents, enfants.
La raison d’être de l’école, c’est l’enfant qui doit s’y sentir aimé.
L’Évangile est et doit être le fondement qui conduit la communauté éducative à vivre et à mener à bonne fin le projet éducatif.

References: Art. 2
 § 3

Art. 111
 § 1

§ 2

§ 3

Art. 112