Source: http://doczz.fr/doc/83022/resum%C3%A9-dtaf-v1.2-juin-2016
Timestamp: 2017-11-18 04:42:54+00:00

Document:
Resumé DTAF V1.2 juin 2016 - Soins De Santé
Resumé DTAF V1.2 juin 2016
nthèsse de
es arrrêts du TAF
Impact sur la déte
es coû
ûts et la
a formation des
tarifs dans le dom
AOS hospitalier
Sommaire .............................................................................................................................................................. 1 1 Introduction ........................................................................................................................................... 2 2 Compatibilité de l‘art 59c al. 1 let. A et B OAMal avec les principes du nouveau financement
hospitalier ............................................................................................................................................. 3 3 Affectation d’un éventuel bénéfice .................................................................................................... 3 4 Détermination des charges d’exploitation pertinentes pour le benchmarking (CPB) ................ 3 5 Traitement des prestations d’intérêt général (PIG) (pour la recherche et formation
universitaire voir chapitre suivant) .................................................................................................... 4 6 Recherche et formation universitaire ................................................................................................ 5 7 Benchmarking et formation des tarifs ............................................................................................... 5 8 Autonomie contractuelle des partenaires tarifaires et rôle des cantons ...................................... 6 9 L’impératif de l’équité dans la LAMal ................................................................................................ 7 10 Facturation des prestations selon l’art. 49 al. 1, 4e phrase Lamal ............................................... 7 11 Annexe : Explications et références ................................................................................................. 7 12 Bibliographie ....................................................................................................................................... 41 13 Contact ................................................................................................................................................ 44 Versions
Version 1.2 / juin 2016
 Prestation pour les membres actifs de H+
 Prise en compte des nouveaux arrêts du TAF jusqu’au 1.9.2015
 Prise en compte des nouveaux arrêts du TAF jusqu’au 1.6.2016
 Rectification de l’interprétation du TAF à propos de «structuré /
non-structuré»
 Nouveau chapitre 10 Facturation de prestations selon l’art. 49
al. 1, 4e phrase LAMal
Depuis des années, H+ s’engage au niveau des institutions, des cantons et de la Confédération pour
que, dans le domaine de la détermination des coûts et de la formation des tarifs, on s’affranchisse des
vieux schémas qui trouvent leur justification dans l’ancienne LAMal (avant 2012).
Si la LAMal et son message devraient permettre la recherche de compromis entre les partenaires de
la santé, les difficultés posées par le nouveau financement hospitalier s’avèrent trop importantes et les
positions de certains acteurs inconciliables.
Les jugements suivants du Tribunal administratif fédéral (TAF)1 clarifient désormais plusieurs
questions fondamentales en relation avec la révision de la LAMal, laquelle est entrée en vigueur au
1.1.2009 (pour le nouveau financement hospitalier, 1.1.2012) et sur lesquelles les partenaires ne sont
pas parvenus à s’entendre durant des années.
Le TAF a posé ainsi des recommandations et des règles claires pour le calcul et l’évaluation des coûts
ainsi que pour la formation des tarifs dans le domaine AOS hospitalier. Le rôle des acteurs de la santé
est, en partie, aussi défini resp. rappelé.
La présente synthèse a été réalisée par le secrétariat central de H+. Elle doit être considérée comme
une référence pour nos membres. Ce résumé est actualisé et coordonné systématiquement sitôt que
de nouveaux constats issus des arrétés du TAF sont connus de H+. Il est articulé selon les thèmes
 Compatibilité de l‘art 59c al. 1 OAMal avec les principes du nouveau financement hospitalier
 Affectation d’un éventuel bénéfice
 Détermination des charges d’exploitation pertinentes pour le benchmarking (CPB)
 Traitement des PIG (pour la recherche et formation universitaire voir thème suivant)
 Recherche et formation universitaire
 Benchmarking et formation des tarifs
 Autonomie contractuelle des partenaires tarifaires et rôle des cantons
 L’impératif d’équité dans la LAMal
 Facturation de prestations selon l’art. 49 al. 1, 4e phrase LAMal
Chaque thème comprend des messages qui résument l’interprétation donnée par le TAF. Chaque
thème et message comprend une référence aux passages/considéreations correspondants dans les
jugements. De même, il est indiqué pour chaque thème, dans quelle mesure les produits de H+ ont dû
être complétés, resp. être adaptés.
Les produits de H+ suivants peuvent subir des adaptations dues aux jugements évoqués ci-dessus:
 REKOLE®, 4e édition 2013
 ITAR_K©, 5e édition 2014
 Détermination des coûts et la formation des tarifs, position de H+, 2e édition 2015 (V2.0).
Remarque relative à la version 1.2 du 1er juin 2016
Les nouvelles conclusions, resp. compléments, par rapport à la version 1.1 de septembre 2015 sont
marquées en vert afin de les rendre aisément identifiables.
Arrêts du TAF publiés jusqu’au 1 juin 2016 concernant la détermination des coûts et la formation des tarifs dans le domaine
AOS hospitalier. http://www.bvger.ch/publiws/?lang=de. Les jugements partiels du TAF sont aussi pris en compte mais ne sont
pas énumérés nommément ici.
COMPATIBILITÉ DE L‘ART 59C AL. 1 LET. A ET B OAMAL AVEC LES
PRINCIPES DU NOUVEAU FINANCEMENT HOSPITALIER
L‘art. 59c al. 1 let. a et b OAMal ne se rapporte pas aux coûts d’un hôpital considéré
isolément, mais à ceux du benchmark.
Des gains d’efficience sont autorisés dans le domaine AOS.
Une égalité de traitement sur la question des bénéfices n’est pas prévue entre prestataires
de soins et assureurs.
Une approbation / fixation du tarif de l’hôpital au-dessus de ses propores coûts AOS
pertinents pour le tarif est possible.
Impact sur les produits de H+
Aucune adaptation des produits de H+ n’est nécessaire.
AFFECTATION D’UN ÉVENTUEL BÉNÉFICE
Le TAF n’a pas pris position dans ses arrêts sur l’affectation du bénéfice.
DÉTERMINATION DES CHARGES D’EXPLOITATION PERTINENTES POUR
LE BENCHMARKING (CPB)
Selon le TAF, il ne paraît pas opportun de remettre fondamentalement en question
REKOLE® et ITAR_K©.
Les calculs prévisionnels liés aux hôpitaux (surcoûts ou coûts inférieurs) peuvent être pris
en compte dans la fixation du tarif. En sont exclues les hausses de coûts planifiées par
l’hôpital lui-même.
Produits du compte 65: une marge bénéficiaire ne peut être considérée que si elle est
Des suppléments pour pertes sur débiteur ne sont pas prévus dans la LAMal.
Le renchérissement pondéré pour l’année X-1 reste déterminant. Le prise en compte du
renchérissement intervient après le benchmarking.
Les déductions pour manque de transparence (ou les déductions pour surcapacités) sont,
en principe, caduques. Une éventuelle inéconomicité est à corrigér par le benchmarking.
Les hôpitaux qui produisent une comptabilité analytique incomplète et insuffisante au
niveau transparence ne sont, dans l’idéal, pas pris en compte dans le benchmarking.
Une déduction normative pondérée par patient avec assurance-complémentaire (AC) est
admise de manière subsidiaire pour l’apuration des charges supplémentaires inhérentes
aux traitements de ces patients (non compris les honoraires-médecins). En revanche, la
pratique du Surveillant des prix n’est plus acceptée.
Les prestations d’attente pour les cas d’urgence constituent fondamentalement des
prestations obligatoires AOS; elles n’entraînent pas de coûts supplémentaires résultant,
par exemple, du maintien d’un service des urgences trop petit ou insuffisamment utilisé (=
prestations d’intérêt général (PIG)), et ne sont donc pas considérées, en principe, comme
des PIG.
L’OCP comprend des dispositions pour l’évaluation des investissements (calcul des
amortissements et intérêts calculatoires), afin que celle-ci soit effectuée selon une
méthode uniforme, qu’elle soit comparable et qu’elle serve de référence pour la
détermination des tarifs.
10. Sont considérées comme nécessaires à l’exploitation les immobilisations qui sont
indispensables à l’exécution du mandat de prestations.
Concernant les charges d’utilisation des immobilisations, les dispositions de l’OCP
s’écartent en partie des principes de la comptabilité d’exploitation et ne sont, par
conséquent, pas entièrement compatibles avec REKOLE®.
Une documentation des ajustements entrepris entre la comptabilité financière et la
comptabilité d’exploitation doit être garantie.
Les charges d’utilisation des immobilisations correspondent à celles qui sont nécessaires
au traitement des patients couverts par l’AOS.
La détermination des tarifs de l’assurance-maladie repose, en principe, sur les coûts des
cas correspondants (patients couverts par l’assurance de base et l’assurance
Les coûts prévisionnels liés à l’hôpital et généraux qui surviennent avec certitude durant
l’année tarifaire doivent être pris en compte dans le calcul de la valeur de base du cas
(baserate) d’un hôpital. En revanche, ils ne font pas partie des coûts d’exploitation
pertinents pour le benchmarking.
La contribution par cas au CMO est due par cas facturé et non pas pour un cas avec un
degré de gravité de 1.0.
Il est admissible de déduire les coûts de la formation non-universitaire des charges
d’exploitation pertinentes pour le benchmarking et de les couvrir au moyen de suppléments
propres à l‘hôpital.
Un supplément de 1% sur la valeur de référence est admis afin de tenir compte de l’effet
de la réunion des cas dans le catalogue (2012 par rapport à 2010).
Pt. 3: Adaptation des Explications concernant l’utilisation d‘ITAR_K©
Le chapitre 10.3 Traitement des produits provenant des comptes 65 et 66 des Explications
concernant l’utilisation d‘ITAR_K© V5.0 a été complété à la page 15 par le passage suivant:
Selon le jugement du Tribunal administratif fédéral (TAF) du 7 avril 2014, les produits du
compte 65 doivent être déduits intégralement, à moins que la marge bénéficiaire effective
puisse être établie. Le tableau 2 dans la feuille Excel «Informations supplémentaires»
permet de calculer cette marge effective.
Pt. 5: Adaptation des Explications concernant l’utilisation d‘ITAR_K©
Le chapitre 10.13 Calculs de projection des Explications concernant l’utilisation d‘ITAR_K©
V5.0 est complété à la page 19 par le passage suivant: Le calcul du renchérissement
prospectif sur un an est calculé à la ligne 52. Les paramètres pour le renchérissement des
charges de personnel et des autres charges d’exploitation doivent être saisis aux cellules
E69 et E70 (voir aussi chiffre 11 «Paramètres de calcul»).
Pt. 8: Aucune adaptation des produits de H+ n’est nécessaire. Il convient cependant de vérifier si
de telles charges (charges pour assurer les prestations d’attente pour les cas d’urgence)
peuvent biaiser le benchmarking dans l‘AOS. Si tel devait être le cas, ces charges
devraiont être identifiées et traitées de telle manière que toute distorsion soit exclue dans
le cadre de la procédure de benchmarking.
Ces adaptations sont mentionnées ici par souci d’exhaustivité. Elles ont déjà été portées dans la
version actuelle des explications concernant l’utilisation d’ITAR_K© V5.0 qui est en ligne.
TRAITEMENT DES PRESTATIONS D’INTÉRÊT GÉNÉRAL (PIG)
(pour la recherche et formation universitaire voir chapitre suivant)
La définition, le calcul des coûts et la présentation distincte des PIG doivent être garantis.
Une définition négative des PIG n’est pas possible.
Les charges des PIG doivent être extraites des charges totales de l’hôpital; il ne suffit plus
de déduire au total des charges de l’hôpital les indemnités cantonales pour PIG reçues par
L’indemnisation cantonales des PIG doit au plus couvrir les charges produites et
Les soins palliatifs dans un hôpital aigu font partie des prestations obligatoires de la LAMal.
Les éventuelles lacunes dans le financement des PIG ne peuvent pas être supportées par
l’AOS.
La prise en charge et les soins pédiatriques correctes nécessitant plus de personnel ne
sont pas des prestations supplémentaires ou des prestations d‘intérêt général nonmédicales mais ils font partie intégrante des soins médicaux spécialisés pour les enfants.
Les surcoûts doivent être pris en charge par l’AOS.
RECHERCHE ET FORMATION UNIVERSITAIRE
Le TAF suit REKOLE® pour la définition de l’unité finale d’imputation : formation
universitaire, formation postgraduée et recherche.
Les charges de la recherche et de la formation universitaire doivent être – aux fins de leur
détermination, respectivement de leur évaluation – être saisies de manière transparente
sur la base d’un relevé des activités.
Les déductions normatives pour la recherche et la formation universitaire demeurent
autorisées lorsque les données pertinentes (transparentes) de l’hôpital ne sont pas
disponibles. Dans ce cas, la déduction normative doit être fixée à un niveau tel, que
l’hôpital n’en retire – avec certitude – aucun avantage. La pratique du Surveillant des prix
n’est plus admise.
Le forfait minimum défini par la CDS (CHF 15‘000) n’a pas pour vocation d’assurer la
couverture des charges effectives de la formation postgraduée.
La définition de la formation universitaire comprend la formation de base et postgraduée
dispensée aux médecins et doit être considérée comme PIG, y compris les éventuels
aspects de production couplée. La formation de base et postgraduée reçue des médecins
assistants, resp. leurs salaires, font en revanche partie des coûts à la charge de l’AOS.
La définition de la recherche comprend tant des activités universitaires que nonuniversitaires.
Outre les charges de la formation de base et de la formation postgraduée des médecins
assistants, il convient d’éliminer également des charges relevant de l‘AOS les charges de
la formation de base et de la formation postgraduée des étudiants et apprenants dans les
autres professions médicales.
Une distinction entre enseignement «structuré» et «non-structuré» n’est pas prévue dans
Pour la formation universitaire et la recherche, ce sont les charges effectives qui font
référence et non la contribution du canton.
Corrigenda N° 2, N° 4, No 13 et No 14: Précision apportée à la définition des répondants des
coûts. Le corrigenda est en ligne sur le site de H+.
BENCHMARKING ET FORMATION DES TARIFS
Le TAF concède au début une large marge de manœuvre en matière de benchmarking et
de formation des prix.
La comparaison des établissements doit être établie au niveau national. La création de
catégories d’hôpitaux n’est pas prévue dans la procédure de benchmarking mais elle est
admise durant la phase initiale pour des hôpitaux spéciaux (p. ex. hôpitaux universitaires
ou hôpitaux pédiatriques & services pédiatriques spécialisés des hôpitaux universitaires).
Plus le groupe de comparaison est petit, plus les exigences d’exactitude dans la
détermination des charges d’exploitation pertinentes pour le benchmarking sont élevées.
Le nouveau financement des hôpitaux dans l’AOS est fondé sur un système de prix basé
Dans les procédures de fixation des tarifs, il ne peut pas y avoir de différenciation de tarif
fondée sur la qualité dans l’AOS.
Le calcul du critère d’efficience (benchmark) est basé sur les coûts.
Le critère d’efficience doit correspondre à une bonne efficience mais pas à la meilleure
La fixation d’un benchmark déterminé (percentile) ne doit pas avoir pour objectif de relever
le tarif d’un hôpital afin de couvrir ses coûts.
Une rémunération plus élevée (resp. différenciée et propre à chaque hôpital) doit être
fondée sur des caractéristiques propres à l’hôpital (cf. Impératif de l’équité, chapitre 9).
Des baserates différents selon les hôpitaux sont probables.
Justifier le droit à un baserate plus élevé en appuyant l’argumentation sur une haute
complexité de cas ou sur un CMI élevé ne suffit pas.
Le 40e ou le 50e percentile est admis aujourd’hui comme critère d’efficience.
La LAMal ne prescrit pas un baserate uniforme pour tous les hôpitaux et plusieurs
conventions tarifaires par prestataires de soins sont possibles.
Un benchmarking des prix est possible dans une phase initiale mais il est lié à des
Adaptations de la position de H+ sur la détermination des coûts et la formation des tarifs. La 2e
édition 2015 (V2.0) est en ligne sur le site de H+.
AUTONOMIE CONTRACTUELLE DES PARTENAIRES TARIFAIRES ET
RÔLE DES CANTONS
L’autonomie contractuelle (liberté de contracter et primauté de la convention) est
considérée comme très importante et est garantie.
Dans le système de la LAMal, les conventions tarifaires doivent constituer la règle et les
fixations du tarif par l’autorité l’exception.
Les procédures d’approbation et de fixation doivent être clairement distinctes l’une de
l’autre et offrir les garanties correspondant à ces points de vue différents.
Les tarifs doivent être approuvés par le gouvernement lorsque leur calcul correspond aux
principes de légalité, d’économicité et d’équité; et ce également lorsque ces tarifs
dépassent les valeurs de référence considérées comme juste par le gouvernement dans
une procédure de fixation.
Un gouvernement cantonal peut soumettre à un contrôle de l’économicité uniquement les
hôpitaux à qui il a confié un mandat de prestations.
Si un gouvernement cantonal veut vérifier l’économicité d’un hôpital auquel il n’est pas
octroyé un mandat de prestations, il doit toujours se référer au contrôle de l’économicité
réalisé par le gouvernement compétent.
Le Tribunal administratif fédéral octroie au gouvernement cantonal comme instance de
fixation et dans le cadre de la phase initiale une certaine marge d’appréciation/de
manœuvre dans la mise en œuvre du benchmarking. Cette marge ne porte pas sur le
pouvoir de décider si la règle de formation des prix selon l’art. 49 al. 1 est à appliquer.
Il n’appartient pas au Tribunal administratif fédéral de fixer des forfaits (tarifs/prix). Cette
compétence appartient aux cantons.
Fondamentalement, un baserate supérieur à la valeur de référence ne peut pas être
approuvé ou fixé, sauf en cas de différenciations de tarif résultant de particularités propres
10. Une fixation du tarif sur la seule base des coûts de l’hôpital concerné n’est pas suffisante
et n’est pas conforme à la LAMal sous l’empire du nouveau droit.
L’IMPÉRATIF DE L’ÉQUITÉ DANS LA LAMAL
L’impératif d’équité implique une prise en compte de la spécificité des différents intérêts
des parties. Il peut justifier une «exception à la force réglementaire du droit» (application
individuelle et concrète).
L’équité n’a pas le caractère d’une règle générale abstraite dans le cadre de la LAMal.
Sous le régime du nouveau financement hospitalier, des baserates par hôpital ou, dans
certains cas, liés au site, sont, pour des motifs d’équité, possibles et selon les
circonstances, même obligatoires. Les particularités propres à l’hôpital, resp. au site,
doivent être établies.
Des particularités propres à l’hôpital peuvent conduire à un écart par rapport à la valeur de
référence non seulement vers le haut mais aussi vers le bas.
Une différenciation du tarif visant à corriger des distorsions résultant de la structure tarifaire
est autorisée en cas de dispersion étendue des cas à l’intérieur du DRG (DRG nonhomogène).
n’est pas autorisée lorsque le costweight a été mal évalué (sous- ou sur-évaluation).
Les mandats de prestations dans le domaine MHS ne justifient pas de manière générale
des baserates plus élevés.
10 FACTURATION DES PRESTATIONS SELON L’ART. 49 AL. 1, 4 e PHRASE
1. Les art. 3 et 5 OCP régissent les définitions de hospitalier, resp. ambulatoire; ces définitions
ne peuvent pas être davantage précisées par les partenaires tarifaires.
2. Le devoir de participation des cantons est régi de manière exhaustive dans la loi et ne peut
pas être modifié par le biais de conventions tarifaires. 3. Les prestations internes et externes à l’hôpital, qui ne font pas parties du mandat de
prestations hospitalières concédé au prestataire de soins, ne peuvent pas être facturées à la
charge de l’AOS au regard de l’art. 49 al. 1 LAMal. Sur le plan tarifaire, le prestataire de soins
doit être traité alors comme s’il n’était pas du tout admis comme prestataire AOS. 4. Par «prestations diagnostiques ou thérapeutiques spéciales» suivant l’art. 49 al. 1, 4e phrase
LAMal, on entend avant tout des prestations rares et particulièrement onéreuses. 5. L’obligation des cantons de participer au financement englobe aussi les rémunérations
supplémentaires pour les prestations diagnostiques ou thérapeutiques spéciales (à condition
qu’elles fassent partie du mandat de prestations). 6. Les traitements intercurrents2, en soi, ne sont pas à assimiler à des prestations diagnostiques
ou thérapeutiques spéciales. 7. Du point de vue tarifaire, les traitements intercurrents ne font pas partie du traitement
hospitalier qui leur prête leur caractère intercurrent. Impact sur les produits de H+
11 ANNEXE : EXPLICATIONS ET RÉFÉRENCES
Les références sont éffectuées en premier lieu par rapport aux arrêts principaux et aux précisions
ulterieures, apportées dans les arrêts ultérieurs.
Pour les considérants du TAF, la version originale en allemand fait foi.
Traitements supplémentaires dus à une autre affection, qui ne sont pas en relation directe avec le traitement stationnaire.
Chapitre 2: Compatibilité de l‘art 59c al. 1 OAMal avec les principes du nouveau
Explications et références
L’art. 59c al. 1 OAMal ne prescrit pas que les «coûts de la prestation justifiés», qu’un tarif doit au
plus couvrir selon la let. a, doivent se rapporter aux coûts d’un fournisseur de prestations
considéré isolément… mais aux coûts de l’hôpital qui représente le benchmark (et dont le tarif
doit inspirer les tarifs hospitaliers selon l’art. 49 al. 1, dernière phrase LAMal). Ce benchmark doit
être déterminé en se basant sur les charges d’exploitation justifiées de manière transparente
pertinentes pour le benchmarking des différents hôpitaux (2.10.1 TAF LUKS).
L’art. 59c al. 1 let. a OAMal, selon lequel «le tarif couvre au plus les coûts de la prestation
justifiés de manière transparente», doit être interprété de la manière suivante: les «coûts justifiés
de la prestation» ne désignent pas les coûts individuels de l’hôpital dont le tarif est l’objet du
jugement mais ils désignent les coûts de l’hôpital qui constitue le benchmark (3.2 TAF SPZ).
L’orientation croissante des incitations économiques vers un objectif de maîtrise des coûts
implique… que les critères entrepreneuriaux gagnent en importance dans le domaine hospitalier.
«Cela signifie d’un côté davantage de responsabilités pour les décideurs, et de l’autre un risque
accru» (FF 2004 5212). Ces explications impliquent que, lors de la détermination de la valeur de
base du cas, il ne faut plus se fonder sur les coûts d’exploitation imputables ou, en tout cas, que
ces derniers n’ont plus la même importance que dans l’ancien droit (2.8.2 TAF LUKS).
La LAMal ne contient pas de disposition selon laquelle, de manière générale, tous les
fournisseurs de prestations au sens de l’art. 35 al. 2 LAMal ne peuvent pas réaliser de bénéfice
dans leurs activités à charge de l’AOS (2.9.4.1 TAF LUKS).
Dans le système du nouveau financement hospitalier, les coûts individuels d’un hôpital
constituent la base du benchmarking, resp. de la détermination des coûts pertinents pour le
benchmarking, et des coûts par cas apurés du degré de gravité (valeur de base pertinente pour
le benchmarking). Cependant, la valeur de base du cas (baserate) ne doit pas correspondre
forcément à ces coûts car le principe de l’indemnisation des coûts n’est plus en vigueur.
L’ancienne pratique – développée sur la base de l’ancien art. 49 al. 1 LAMal – relative aux coûts
imputables n’est plus applicable (TAF 2014/3, c. 2.8.5). Les gains d’efficience des hôpitaux (qui
ont une valeur de base pertinente pour le benchmarking inférieure au benchmark déterminé
conformément à la loi) ne sont pas interdits (TAF 2014/3 c. 2.9.4.4 et 2.9.5) (3.2 TAF SPZ).
Les particularités propres à l’hôpital peuvent justifier un écart par rapport à la valeur de référence
non seulement vers le haut mais aussi vers le bas (TAF 2014/36, c. 6.8; C-5749/2013, c. 6.3). Ce
principe est valable en particulier lorsque les coûts par cas apurés du degré de gravité d’un
hôpital se situent en-dessous du benchmark non en raison d’une efficience supérieure mais en
raison d’une proportion supérieure à la moyenne de cas profitables, resp. en raison d’une part
inférieure de cas déficitaires (C-5749/2013 c. 6.3.4). Après la révision du financement hospitalier
également, seuls les gains d’efficience sont autorisés; sinon, le principe d’une fourniture aussi
avantageuse que possible de soins appropriés et de haute qualité (art. 43 al. 6 LAMal) ne serait
pas réalisé (TAF 2014/3 c. 2.9.4.4) (5.2.5 TAF CHUR).
Ainsi, le législateur n’a pas légiféré sur une égalité de traitement des fournisseurs de prestations
et des assureurs concernant la possibilité de réaliser des bénéfices. L’argument du Surveillant
des prix avancé au considérant 2.9.1.3 selon lequel l’interdiction des bénéfices dans le domaine
AOS (valable pour les assureurs) devait l’être aussi pour les hôpitaux pour des motifs de symétrie
ne peut pas être suivi (2.9.4.2 TAF LUKS).
Si la valeur de base pertinente pour le benchmarking d’un hôpital se situe en dessous du
benchmark – déterminé conformément à la loi – il n’y a pas violation des principes fondamentaux
de la LAMal lorsque le gouvernement du canton compétent approuve ou fixe un tarif qui couvre
davantage que les coûts pertinents pour le tarif de cet hôpital (2.9.5 TAF LUKS).
Chapitre 3: Affectation d’un éventuel bénéfice
Il n’appartient pas au Tribunal administratif fédéral de trancher la question soulevée par le
Surveillant des prix de déterminer si les assureurs maladie (et les cantons, resp. les
contribuables) deivent cofinancer les bénéfices (non-affectés) des hôpitaux…
Le législateur sera appelé à débattre si les hôpitaux doivent réinvestir impérativement dans le
domaine AOS d’éventuels bénéfices provenant de ce même domaine (cf. interpellation Bea Heim
du 20 juin 2010 [13.3559]) (2.9.6 TAF LUKS).
Chapitre 4: Détermination des charges d’exploitation pertinentes pour le benchmarking
Des comparaisons d’établissements impliquent au préalable que les coûts ont été relevés selon
une méthode uniforme (4.4 TAF WAID/TRIEMLI).
Compte tenu de l’importance et de la diffusion atteinte entretemps par REKOLE® et ITAR_K© (la
Statistique des hôpitaux et SwissDRG se basent sur ces standards (3.4.2 TAF LUKS)), il ne
paraît pas indiqué de remettre en cause fondamentalement leur application (13.2.5 TAF
WAID/TRIEMLI).
La valeur de référence constitue la base de départ pour la détermination des prix. Lors de la
détermination des prix, il n’est pas exclu qu’outre la valeur de référence, des particularités
propres à l’hôpital doivent être prises en compte dans des cas fondés (10.1.5 TAF LUKS / 4.3
TAF WAID/TRIEMLI) afin de fixer au final un tarif individuel (4.10 TAF WAID/TRIEMLI).
Les données provenant de périodes de calcul ultérieures (c’est-à-dire les coûts tombant dans la
période tarifaire) ne pouvaient en principe pas être pris en compte selon la pratique en vigueur
jusqu’à présent pour les fixations de tarif. A moins qu’il ne s’agisse de surcoûts budgétés (en
particulier dans le domaine du personnel) qui étaient exactement établis avant l’entrée en vigueur
du tarif et qui ont été effectivement générés. Cette pratique peut être poursuivie en principe.
Cependant, il convient d’y apporter la précision suivante, dans la perspective du droit transitoire:
les surcoûts ou les coûts inférieurs dûs à une modification législative doivent être pris en compte
dans la mesure où ils se concrétisent durant l’année tarifaire et qu’ils sont clairement
déterminables avant l’entrée en vigueur du tarif (3.5.2 TAF LUKS).
Il convient, lors de la détermination du prix, de tenir compte, selon les circonstances et pour des
motifs d’équité, de la situation spécifique du fournisseur de prestations. Il en découle que des prix
de base différenciés doivent être fixés. Lorsque l’on part d’une valeur de référence valable dans
l’ensemble de la Suisse en particulier, des suppléments et des déductions tombent sous le sens
lorsque cela est justifié (6.8 TAF WAID/TRIEMLI).
Pour le benchmarking, il convient de prendre en compte les données les plus récentes déjà
connues et vérifiées. Pour l’année tarifaire X, le relevé des coûts de l’année X-2 fait référence en
principe (TAF 2014/3, c. 3.5 et TAF 2014/36, c. 4.2; cf. aussi arrêts du TAF C-4264/2013 du 20
avril 2015, c. 4.4 et C-4190/2013 du 25 novembre 2014, c. 5.3.1 et 5.3.2). La prise en compte
des coûts planifiés par l’hôpital lui-même pour le calcul du benchmark est contraire à la règle de
détermination des tarifs ancrée dans la LAMal (art. 49 al. 1, 5e phrase LAMal) (8.3.6 TAF UKBB).
Si un hôpital renonce à une apuration exacte des coûts des autres prestations (qui génèrent les
produits du compte 65) parce qu’il considère qu’une telle opération entraîne des coûts
démesurés, il ne peut pas produire une marge bénéficiaire. Le fait qu’il apparaisse vraisemblable
ou plutôt invraisemblable que de telles prestations soient offertes à prix coûtant n’est pas
déterminant. Si le montant de la marge bénéficiaire ne peut pas être produit, les produits du
compte 65 doivent être déduits à 100% (4.3 TAF LUKS).
Selon la jurisprudence du Conseil fédéral, les pertes sur débiteur ne peuvent pas être reportées
sur l’AOS si le fournisseur de prestations doit exiger lui-même le paiement de ses prestations
auprès de l’assuré dans le système du tiers garant et qu’il assume ainsi un risque sur débiteur.
Le Conseil fédéral considère comme d’autant moins justifiée la prise en compte des pertes sur
débiteur lorsque le système du tiers payant a été appliqué (5.3 TAF LUKS).
Sur la base des dispositions de l’art. 64a LAMal concernant les assurés en demeure et le
système du tiers payant prescrit impérativement (art. 42 al. 2, 2e phrase LAMal), il apparaît
douteux que des pertes sur débiteur soient vraiment à attendre dans le domaine AOS hospitalier.
Le renchérissement qui interviendra après l’entrée en vigueur du tarif (année X) – ou déjà
intervenu en cas de fixation retroactive – ne peut pas être pris en compte car il ne pourrait être
que grossièrement évalué au moment des négociations tarifaires (durant l’année X-1) et les
prévisions de renchérissement sont toujours entachées d’importantes incertitudes (cf. TAF C536/2009 du 17 décembre 2009 considérant 6.3) (8.1 TAF LUKS). L’addition du renchérissement
doit en outre intervenir de manière uniforme. Une telle procédure (en l’absence de réglementation
correspondante dans l’ordonnance) est à peu près garantie avec les recommandations de la
CDS et ITAR_K©. C’est pourquoi le supplément pour renchérissement devrait être ajouté
seulement après le benchmarking (8.2 TAF LUKS).
Comme la détermination des tarifs pour l’année 2012 se base sur les chiffres de l’année 2010, le
renchérissement pour l’année 2010 ne doit pas être ajouté à nouveau. Selon la jurisprudence, le
renchérissement pour l’année 2012 ne peut pas être ajouté non plus. Le renchérissement
pondéré pour l’année 2011 est donc déterminant, avec pour référence l’indice des salaires
nominaux (ISN) 2011 pour les charges de personnel et l’indice des prix à la consommation (IPC)
2011 pour les coûts d’investissement (TAF 2014/36 c. 8.1). (8.2.2 TAF UKBB).
…Pour le calcul du tarif, le renchérissement pondéré pour l’année x-1, respectivement pour
l’année 2011 est toujours déterminant. A cet effet, il convient de se référer à l’indice des salaires
nominaux (ISN) 2011 pour les charges de personnel et à l’indice des prix à la consommation
(IPC) 2011 pour les coûts d’investissement (TAF 2014/3 c. 8.1). Avec les valeurs justifiées de
+1% pour le renchérissement des salaires et de +0.2% pour le renchérissement général (IPC) et
une pondération de 70% (renchérissement des salaires) et 30% (renchérissement général), il
convient d’appliquer un renchérissement de 0.76%. L’instance inférieure est invitée à corriger
dans ce sens le calcul du tarif. (13.5 TAF PSY BL).
Cette position est aussi défendue sur le fond par la CDS. Cependant, cette dernière
recommande, en cas de qualité insuffisante ou de manque de transparence des données, de
procéder à une déduction pour manque de transparence après, et non avant, le benchmarking
(9.1.2 TAF LUKS). Cette dernière position de la CDS n’est pas soutenue par l’Hôpital cantonal de
Lucerne (LUKS), pas plus qu’elle n’est suivie par le TAF. L’autorité de fixation peut seulement
exclure du benchmarking un hôpital lorsqu’elle considère que la qualité de ses données est
insuffisante. Sinon, elle devrait inclure telles quelles les données de coûts dans le benchmarking.
Il convient aussi de refuser toute déduction pour manque de transparence après l’exécution du
benchmarking. La loi ne prévoit pas une telle sanction lorsque qu’un hôpital ne remplit pas son
devoir de produire une comptabilité transparente (9.1.1-9.1.3 TAF LUKS).
Des données de coûts non-transparentes ne justifient pas des déductions (4.5 TAF
WAID/TRIEMLI). Les coûts des hôpitaux qui ne prodiguent pas leurs prestations de manière
économique sont également pertinents pour des comparaisons d’établissements techniquement
correctes (4.9.6 TAF WAID/TRIEMLI).
Comme les données de coûts d’un hôpital en particulier qui sont introduites dans le
benchmarking ont une influence sur les rémunérations des autres hôpitaux, il importe de garantir
que le benchmark est calculé autant que possible à partir des coûts effectifs des hôpitaux inclus
dans le benchmarking. Comme le benchmarking constitue déjà un correctif, des déductions nontransparentes ne sont pas adéquates dans le système du nouveau financement hospitalier. Lors
du calcul des coûts d’exploitation pertinents pour le benchmarking (et donc avant le
benchmarking), il convient de ne pas procéder à des déductions non-transparentes (cf. TAF
2014/3 c. 9.2.2; TAF 2014/36 c. 6.4 et c. 14). (7.8.2 TAF UKBB).
Dans le système du nouveau financement hopitalier basé sur la structure tarifaire SwissDRG, il
convient de ne pas procéder à des déductions non-transparentes lors du calcul des coûts
d’exploitation pertinents pour le benchmarking (et donc avant le benchmarking, TAF 2014/3 c.
9.2.2). Pour le moment, on ne peut pas décider comment procéder lorsqu’un benchmarking
conforme à la loi n’est pas possible – comme dans le domaine de la psychiatrie. La question
d’une déduction non-transparente ne se pose donc que si l’instance inférieure ne parvient pas,
dans le cadre de la procédure de fixation du tarif, à rassembler les données de la défenderesse
pertinentes pour la décision (cf. TAF 2014/3 c. 9.2.2) (16.4 TAF UPK Basel).
Puisque, comme cela a déjà été mentionné, un benchmarking conforme à la loi n’est pas
possible dans le domaine de la psychiatrie faute d’une structure tarifaire uniforme au niveau
national, et puisque les coûts d’exploitation propres à chaque hôpital sont directement
applicables pour la détermination du tarif, il apparaît indiqué de procéder, comme jusqu’à
présent, à une déduction non-transparente au sens de l’ancien droit afin d’éviter une surrémunération. Cependant, la question d’une déduction non-transparente et de son montant ne se
pose que si l’instance inférieure ne devait pas parvenir à rassembler les données de la
défenderesse pertinentes pour la décision. (14.4 TAF PSY BL).
La pratique choisie par le Conseil d’Etat consistant à faire dépendre les surcoûts des patients
assurés en complémentaire (CHF 800 par patient semi-privé / CHF 1'000 par patient privé) du
nombre de ces partients est admissible. La méthode de calcul du Surveillant des prix (déductions
normatives graduelles sur l’ensemble des coûts d’exploitation) risque dans certaines situations
d’aboutir à une élimination techniquement incorrecte de ces coûts (15.6 TAF WAID/TRIEMLI).
Elle ne doit plus être appliquée.
… Les surcoûts liés à des prestations supplémentaires pour les patients assurés en
complémentaire ne doivent pas être inclus dans les coûts par cas apurés du degré de gravité et
doivent être donc séparés (TAF 2014/36 c. 4.9.2). (7.3 BVG UKBB).
Ces prestations doivent être inclues dans les tarifs AOS. La fixation de tarifs différenciés (au
moyen de majorations et d’abattements) pour les hôpitaux avec et sans service d’urgence ne
constitue pas une intervention contraire au système dans la structure tarifaire. Elle est admissible
au moins durant la phase initiale (21ss TAF WAID/TRIEMLI).
Sur la question de la qualification des prestations de réserve pour les cas d’urgence comme
prestations d’intérêt général, il convient de se référer à l’arrêt TAF 2014/36 c. 21. Selon cette
décision, les coûts des traitements stationnaires en urgence ainsi que les coûts supplémentaires
résultant de l’organisation d’un hôpital en fonction du traitement stationnaire des urgences
médicales ne doivent en principe pas être retenus comme prestations d’intérêt général. Ce
principe est valable en tout cas dans la mesure où il ne s’agit pas de coûts supplémentaires
résultant, par exemple, du maintien d’un service des urgences trop petit ou insuffisamment utilisé
(TAF 2014/36 c. 21.3.4) (4.7 TAF Baden).
Dans tous les cas, les coûts du traitement ambulatoire des urgences médicales doivent être
éliminés (cf. TAF 2014/36 c. 4.9.1) (4.7 TAF Baden).
Le Tribunal administratif a retenu que les traitements stationnaires dans un service des urgences
sont aussi des prestations obligatoires à la charge de l’AOS et qu’ils doivent donc être rémunérés
au moyen des forfaits par cas. Par conséquent, les surcoûts résultant de l’exploitation d’un
service des urgences ne doivent pas, par définition, être séparés comme prestations d’intérêt
général (TAF 2014/36 c. 21.3). L’instance inférieure a retenu à bon droit que les coûts des
traitements ambulatoires dans un service des urgences médicales – y compris les prestations
d’attente – devaient être déduits. (7.6.2 BVG UKBB).
Afin que les coûts d’investissement à la charge de l’AOS soient calculés selon une méthode
uniforme et que les indications soient comparables, l’OCP comprend des dispositions pour
l’évaluation des installations et le calcul des coûts d’utilisation des immobilisations, c’est-à-dire
l’évaluation des investissements, de leurs amortissements et des intérêts calculatoires. De telles
dispositions sont nécessaires parce que les coûts établis sont retenus comme base pour la
détermination du tarif (commentaire de l’OFSP sur l’ordonnance du 3 juillet 2002 sur le calcul des
coûts et le classement des prestations par les hôpitaux, les maisons de naissance et les
établissements médico-sociaux dans l’assurance-maladie [OCP], modifications du 1er janvier
2009 [ci-après: Commentaire de l’OFSP sur la révision de l’OCP en 2009], p. 2s. et 5). (11.2
TAF UPK Basel).
Selon l’art. 10a al. 2 OCP, les infrastructures nécessaires à l’exploitation pour l’exécution du
mandat de prestations peuvent être prises en compte à leur valeur d’acquisition au maximum.
Sont considérées comme nécessaires à l’exploitation les infrastructures qui sont indispensables à
l’exécution du mandat de prestations. Par exemple, les installations des exploitations annexes
(cafétéria, école, etc.) et les parts de terrain qui ne sont pas indispensables pour l’exécution du
mandat de prestations ne sont pas considérées comme nécessaires à l’exploitation
(Commentaire de l’OFSP sur la révision de l’OCP en 2009, p. 5). (11.2.3 TAF UPK Basel).
Pt 11:
Les recourrantes remarquent à bon droit que l’on ne peut pas s’écarter sans autre des coûts
d’utilisation des immobilisations. Dans ce domaine, les dispositions de l’OCP s’écartent en partie
des principes de la comptabilité d’exploitation et ne sont, par conséquent, pas entièrement
compatibles avec REKOLE®. Une divergence réside dans la procédure d’évaluation… (11.8.3
Comme les coûts d’utilisation des immobilisations calculatoires entrent dans la comptabilité
d’exploitation, un ajustement doit intervenir par rapport à la comptabilité financière (cf.
Recommandations sur l’examen de l’économicité de la CDS du 12 juillet 2012, p. 4). Les
recourrantes déplorent à bon droit que l’ajustement effectif de la comptabilité financière à la
comptabilité d’exploitation à hauteur de CHF 1'470'722 ne peut pas êtabli sur la base des pièces
produites et qu’il n’a pas été examiné non plus par l’instance inférieure. (11.8.4 TAF UPK Basel).
Il résulte des éléments rapportés qu’il n’est pas possible d’établir sur la base des pièces et de la
décision attaquée si les coûts d’utilisation des immobilisations produits correspondent aux
exigences posées par l’OCP. Selon les dispositions de l’OCP, la défenderesse devrait, a priori,
être en mesure de rassembler les données nécessaires au calcul des coûts d’utilisation des
immobilisations. Il n’apparaît pas, en l’état actuel des choses, que l’instance inférieure ait
demandé ces données à la défenderesse. Si un hôpital ne remet pas les données déterminantes
pour la fixation du tarif, les autorités cantonales doivent les exiger (TAF 2014/3 c.3.6.3). Pour ce
qui concerne les coûts d’utilisation des immobilisations, il apparaît que les faits sont
insuffisamment établis. Dans le cadre du pouvoir d’instruction restreint de la cour, il ne lui
appartient pas d’examiner en détail les comptes des hôpitaux ou de calculer les coûts effectifs
d’utilisation des immobilisations, surtout lorsque les parties n’ont pas produit de moyens de
preuve pertinents (cf. TAF 2014/36 c.16.1.10). (TAF 11.9 UPK Basel).
Les parties sont, à bon droit, unanimes à reconnaître que les coûts des meubles, immeubles et
autres immobilisations (coûts d’utilisation des immobilisations) nécessaires au traitement des
patients à la charge de l’AOS doivent être rémunérés selon le système du nouveau financement
hospitalier au moyen de forfaits journaliers (cf. GROSS HAWK, ibidem, p. 1229 Rz. 34.64; cf sur
les forfaits par cas SwissDRG TAF 2014/36 c. 4.9.5). (12.1 TAF PSY BL).
Selon la jurisprudence du Tribunal administratif fédéral, les coûts d’exploitation produits pour les
prestations stationnaires prises en charge par l’AOS (seulement patients couverts par l’assurance
de base ainsi que patients avec complémentaire) constituent le point de départ pour la
détermination des coûts d’exploitation pertinents pour le benchmarking (TAF 2014/3 c. 3.1.1; TAF
2014/36 c. 4.9.1 f.; cf. aussi art. 2 al. 1 let. b et al. 2 let. c de l’ordonnance du 3 juillet 2002 sur le
calcul des coûts et le classement des prestations par les hôpitaux, les maisons de naissance et
les établissements médico-sociaux dans l’assurance-maladie [OCP, RS 832.104]). Il n’est pas
établi si les cas qui sont pris en charge à l’UKBB par d’autres assurances sont comparables avec
les cas AOS. Dans l’expertise du prof. Robert Leu, il est expliqué que les cas AI nécessitent un
investissement considérablement plus élevé (ROBERT LEU, Finanzierung der Kindermedizin,
Gutachten zuhanden des Gesundheitsdepartements Basel-Stadt und der Volkswirtschafts-und
Gesundheitsdirektion Basel-Landschaft, 2013, p. 7, [ci après: Gutachten Leu], annexe 3 à TAF C3892/2013 act. 8). Pour déterminer les tarifs de l’assurance-maladie, il conviendrait en principe
de se baser aussi sur les coûts des cas correspondants. Sinon, on court le risque d’aboutir à des
financements croisés entre les assurances sociales, ce qui irait à l’encontre du droit fédéral (cf.
art. 25 al. 1 LAMal). Un écart par rapport à cette pratique ne se justifie pas in casu. Dans ce
contexte, on remarquera que, pour le calcul des coûts par cas liés apurés du degré de gravité, il
faut se baser non pas sur le casemix de l’ensemble de l’hôpital mais sur le casemix des cas AOS
et complémentaires. (7.2.2 TAF UKBB).
Les coûts prévisionnels d’un hôpital pour l’avenir ne font pas partie du benchmarking et ne
relèvent pas des coûts d’exploitation pertinents pour le benchmarking (cf. à ce sujet c. 8.3.6). (7.7
TAF UKBB).
La valeur de référence est déterminée à partir du benchmark en effectuant des ajustements des
positions pertinentes pour le tarif qui touchent tous les hôpitaux de la même manière et qui n’ont
pas été intégrées dans les valeurs de base pertinentes pour le benchmarking (TAF 2014/36 c.
4.10, v. graphique en annexe de TAF 2014/3, «allgemeine Zuschläge»). Dans ce cadre, il
convient d’examiner le calcul du renchérissement effecuté par l’instance inférieure, la prise en
compte des surcoûts prévisionnels et la «contribution CMO». (8.1 TAF UKBB).
Lors du benchmarking, il convient de se baser sur les données connues et fiables les plus
récentes. En principe, le relevé des coûts de l’année x-2 est déterminant pour l’année tarifaire x
(TAF 2014/3 c. 3.5 et 2014/36 c. 4.2, cf. aussi arrêts C-4264/2013 du 20 avril 2015 c. 4.4 et C4190/2013 du 25 novembre 2014 c. 5.3.1 et 5.3.2). Il serait contraire à la règle sur la formation du
tarif ancrée dans la LAMal (art. 49 al. 1, 5e phrase LAMal) de tenir compte des augmentations
des coûts prévues par l’hôpital lui-même pour le calcul du benchmark (sur la différence entre les
termes «benchmark» et «valeur de référence», v. graphique en annexe des arrêts du TAF
2014/3, et 2014/36 c. 4.10). Pour le benchmarking, il convient, pour l’UKBB également, de se
baser sur les coûts effectifs auxquels la prestation tarifée obligatoirement assurée a pu être
prodiguée dans la qualité nécessaire, de manière efficiente et avantageuse (art. 49 al. 1, 5e
phrase LAMal). (8.3.6 TAF UKBB).
…Dans leur pratique, tant le Conseil fédéral que le Tribunal administratif fédéral prennent en
compte de tels surcoûts budgétisés, comme par exemple les surcoûts résultant d’une réduction
du temps de travail hebdomadaire des médecins-assistants, de la révision de l’ordonnance sur
les dispositifs médicaux, d’ajustements des salaires du personnel infirmier et médico-technique
(RAMA 4/2002 p. 309 c. II/1.6.2, RAMA 2/2004 p. 99 c. 2.2, DCF du 30 juin 2004 c. 9.3.1). En
principe, cette pratique peut être aussi poursuivie sous l’empire du nouveau droit (TAF 2014/3 c.
3.5.2). Dans TAF 2014/36 c. 18.2.2, il a été constaté qu’il est correct d’ajouter des surcoûts
prévisionnels après l’entrée en vigueur à la mi-2010 dans le canton de Zurich de la révision de la
structure des traitements afin de calculer la valeur de référence. Ces surcoûts prévisionnels, qui
allaient toucher tous les hôpitaux zurichois durant l’année tarifaire 2012, ont été pris en compte
lors de l’adoption du benchmark comme valeur de référence au moyen d’un supplément général.
ns ce sens, la
a prise en co
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ûts prévision
nnels qui vont intervenir aavec certitude
l’année tarifaire pour la déte
ermination de
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UKBB pronos
stiqués pour l’année 2012 ne sont do
onc pas pertinnents pour le
e calcul
de lla valeur de référence
e cette année
e. (8.3.7 TAF
F UKBB).
on la lettre claire de l’art. 49 al. 2, 2e phrase LAMal, la contribution par cass est due par cas
factturé (et non par
p cas avec
c un degré de
e gravité 1.0). En outre, la contributioon par cas ne
e relève
pass du tarif hospitalier au se
ens de l’art. 4
49 al. 1 LAMal, respective
ement elle n e constitue pas
munération po
our le traitem
ment stationn
naire à l’hôpittal mais une rémunératioon pour le
dévveloppement et l’évolution
n de la structture tarifaire due à Swiss
sDRG qui estt simplement
nsférée par l’hôpital. Il est douteux qu
ue l’exécution
n soit vraiment simplifiée si la contribution par
cas était intégré
ée dans le ba
aserate. (8.4..3 TAF UKBB
2 / juin 2016
Il n’est pas contesté que les coûts de la formation non-universitaire doivent être rémunérés par le
baserate (cf. art.49 al.3 LAMal a contrario; TAF 2014/3 c. 6.1.1; 2014/36 c. 5.2 et 16.1). La prise
en compte de ces coûts lors du benchmarking recèle un certain risque de distorsion dans la
mesure où les différents hôpitaux fournissent dans des mesures très variables des prestations de
formation (cf. TAF 2014/36 c. 5.2; Recommandations sur l’examen de l’économicité de la
Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé CDS [adoptée par le comité
directeur de la CDS le 5 juillet 2012] p.7, ci-après: Recommandations de la CDS). Si un hôpital
investit des montants supérieurs à la moyenne dans le domaine de la formation non-universitaire,
ces derniers ne doivent pas être considérés comme un manque d’efficience. Il n’est donc pas
fondamentalement inadmissible de séparer les coûts de la formation non-universitaire des
charges d’exploitation pertinentes pour le benchmarking et de les couvrir au moyen de
supplémentaires propres à l‘hôpital (cf. aussi Recommandation de la CDS p. 7; TAF 2014/36 c.
6.8.2 et c. 6.1 in fine). Si, au contraire, les prestations de formation sont réparties de manière
égale entre les différents hôpitaux, la séparation des coûts de formation avant le benchmarking
n’est fondamentalement pas nécessaire. Il est (resp. serait) essentiel d’avoir cependant une
pratique uniforme parmi les hôpitaux inclus dans le benchmarking (concernant le problème des
différentes méthodes de benchmarking, v. ci-desssus c. 4.2, TAF 2015/8 c. 4.2.6, 4.3ss. et 4.4.6).
(5.1.3 TAF CHUR).
L’instance inférieure justifie le supplément en particulier par le fait que, selon les règles de
SwissDRG, les réadmissions dans un délai de 18 jours sont réunies en un cas; auparavant, la
limite était de 7 jours. L’élargissement de la réunion des cas aurait pour conséquence que les
nombre de cas seraient plus bas en 2012 (par rapport à l’année de base 2010) et les coûts
moyens par cas augmenteraient d’autant. Faute de données plus précises, cet effet est pris en
compte avec un supplément de 10%, par analogie avec le canton de Zurich. (5.3.1 TAF CHUR).
Chapitre 5: Traitement des PIG (pour la recherche et formation universitaire voir thème
La CDS recommande aux cantons d’inviter les fournisseurs de prestations à présenter
séparément les coûts des PIG et à les justifier (7.3.1, TAF LUKS). ITAR_K© part aussi du
principe que les coûts des PIG doivent être saisis séparément (comme mandat ou comme unité
finale d’imputation propre) et éliminés dans la comptabilité par unité finale d’imputation (cf.
ITAR_K© colonne Q, Explications ITAR_K©, p. 6). A titre subsdiaire, une déduction normative doit
être effectuée (cf. ITAR_K© lignes 29 et 62) (7.3.2 TAF LUKS).
Il n’y a pas de recommandations concernant les prestations qu’un hôpital doit fournir pour des
motifs de politique régionale, de même on ne peut pas déterminer quels coûts pour les PIG
devraient être éliminés. La transparence préconisée par le législateur est ainsi nettement
entravée (7.4.2 TAF LUKS).
En revanche, il n’entre pas dans la compétence des cantons de donner une définition négative
des prestations d’intérêt public et de décrire certaines prestations comme étant à la charge de
l’AOS. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral sur l’application du principe de la force
dérogatoire du droit fédéral (art. 49 al. 1 Cst), les cantons ne peuvent plus réglementer dans les
domaines où la législation fédérale a exercé une compétence exclusive. (4.7 TAF Baden).
Il convient d’éliminer des charges d’exploitation pertinentes pour le benchmarking les coûts des
PIG fournies en 2010, mais pas l’indemnisation versée par le canton pour les prestations fournies
en 2012. Indépendemment de l’incongruence temporelle, l’adaptation à l’indemnisation cantonale
signifierait principalement que l’on ne pourrait pas vérifier si cette indemnisation couvre plus,
moins ou exactement les coûts supportés. Si le dédommagement versé par le canton couvre plus
que les coûts engagés effectivement pour les PIG, il n’y a pas de transparence sur les coûts
véritables et la concurrence voulue par le législateur peut être faussée. En revanche, un
dédommagement inférieur aux coûts effectifs contrevient à l’art. 49 al. 3 LAMal. Concernant la
formation universitaire et la recherche, il a déjà été relevé que la structure tarifaire SwissDRG
serait entravée dans sa précision de reproduction si des indemnisations sont éliminées plutôt que
des coûts (7.3.3 TAF LUKS).
Comme cela a été déjà mentionné, les hôpitaux sont tenus de produire les coûts des prestations
AOS obligatoires. Cela n’est possible que si les coûts des prestations qui ne sont pas à la charge
de l’AOS sont séparés de manière transparente (cf. TAF 2014/3 c. 6.4). Les hôpitaux, mais aussi
les autorités d’approbation et de fixation, doivent s’assurer que ces parts de coûts ont été
délimitées de manière transparente et vérifiable; elles doivent aussi vérifier avec quelle méthode
et pour quels montants cela a été effectué. ITAR_K prévoit des répondants de coûts propres pour
la formation universitaire et la recherche et la CDS également recommande que ces coûts soient
saisis sur une unité finale d’imputation séparée… (11.9 PSY BL).
Le principe selon lequel les prestations d’intérêt général doivent être séparées et ne peuvent pas
entrer dans les coûts du traitement hospitalier est incontesté (16.3.2 TAF WAID/TRIEMLI).
L’indemnisation des PIG par le canton doit correspondre au plus aux coûts produits dans une
unité finale d’imputation propre ou aux coûts portés en déduction dans les unités finales
d’imputation «Prestations LAMal hospitalières» (7.3.1 TAF LUKS).
Pts 4:
Tarifsuisse considère toujours que les soins palliatifs, la prévention en relation avec le patient, le
service social, l’assistance spirituelle, la préparation en vue des épidémies, la médecine légale,
l’exploitation d’un hôpital protégé ainsi que les mesures médicales de préparation aux situations
d’urgence et aux catastrophes devraient faire partie des prestations d’intérêt public et que les
charges qui en découlent devraient être séparées, contrairement à la décision attaquée.
L’instance inférieure avance que, conformément aux prescriptions de la direction de la santé, ces
coûts ont été produits dans un centre de charges secondaire ou dans une unité finale
d’imputation séparée. Les données de prestations et de coûts des hôpitaux permettent de voir
que les coûts des prestations d’intérêt général ne sont pas inclus dans les coûts des traitements
stationnaires. Les coûts des soins palliatifs en hôpital de soins aigus, en revanche, sont des
prestations à la charge de l’AOS (16.3.2 TAF WAID/TRIEMLI).
L’OFSP constate de manière justifiée que les coûts des prestations d’intérêt général devaient
être séparés dans la comptabilité par unités finales d’imputation. Au lieu de cela, un montant
global pour l’hôpital a été réparti entre les unités finales d’imputation, ce qui implique que
l’assurance-maladie prend en charge les éventuelles lacunes de financement des prestations
d’intérêt général, ce qui n’est pas admissible. (13.5 TAF UPK Basel).
L’instance inférieure a constaté que les particularités de la médecine pédiatrique entraînaient
d’importantes différences de coûts par rapport à la fourniture des soins aux adultes et qu’elles
justifiaient un relèvement du baserate. Tarifsuisse fait valoir que la correction de lacunes
supposées ou réelles de la structure tarifaire par des baserates plus élevés serait contraire au
droit fédéral. Les conséquences de la prise en charge des enfants entraîneraient certes des
coûts plus élevés mais ces prestations non-médicales relèveraient de l’intérêt général et ne
sauraient être prise en compte pour la détermination du tarif. Cette position est aussi défendue
par le Surveillant des prix. (9.2.1 TAF UKBB).
Dans son arrêt C-6392/2014 du 27 avril 2015, le Tribunal administratif fédéral s’est penché sur la
situation particulière de la médecine pédiatrique et a constaté qu’il apparaissait plausible que la
médecine pédiatrique universitaire entraîne des coûts plus élevés que la médecine universitaire
des adultes (c. 4.2). La prise en charge et les soins pédiatriques exigeant beaucoup de personnel
ne sont pas des prestations supplémentaires mais font partie intégrante des soins médicaux
spécialisés pour les enfants dont les surcoûts doivent être pris en charge par l’OAS (c. 4.3).
L’indemnisation des prestations supplémentaires spécifiques aux enfants accordée aux hôpitaux
ou aux cliniques spécialisées par le biais de baserates différenciés durant la phase d’introduction
des forfaits par cas ne constitue pas une intervention dans la structure tarifaire contraire au
système (c. 4.6). Ces considérations sont pertinentes pour l’examen du tarif de l’UKBB
également (cf. Gutachten Leu, ibidem). Dans la phase d’introduction du nouveau droit au moins,
une différenciation du baserate de l’UKBB est donc acceptable dans le cadre de l’autonomie
contractuelle des partenaires tarifaires et de l’appréciation des autorités de fixation (cf. c. 3.4;
TAF 2014/36 c.5.4, 2014/3 c.10.1.4). (9.2.2 BVG UKBB).
Chapitre 6: Recherche et formation universitaire
Il convient d’ouvrir au moins une unité finale d’imputation pour la formation universitaire, une pour
la formation postgrade universitaire et une pour la recherche (16.2.4 TAF WAID/TRIEMLI).
Les hôpitaux sont tenus de produire de manière transparente les coûts des prestations relevant
de l’AOS. Cela n’est possible que si les coûts des prestations ne relevant pas de l’AOS sont
éliminés de manière transparente également. Les hôpitaux n’ont ainsi pas la liberté de décider
s’ils veulent éliminer les coûts de la formation universitaire et de la recherche ou s’ils préfèrent
procéder à une déduction normative (considérant 6.4.4). La détermination de ces coûts doit se
baser sur un relevé des activités (16.2.4 TAF WAID/TRIEMLI).
Tout calcul de séparation se base sur des hypothèses, des évaluations et des estimations. On ne
peut donc pas s’attendre à une précision absolue dans la séparation. Des distorsions ne peuvent
être exclues pour aucune des méthodes de détermination applicables en pratique. On peut
uniquement exiger que soit employée une méthode applicable de manière réaliste et aussi
correcte que possible. On ne peut, et on ne doit pas, s’attendre à ce que la méthode de
détermination utilisée par l’USZ conduise à une séparation exacte des coûts de la formation
universitaire et de la recherche. A défaut d’une meilleure évaluation, l’ampleur des divergences
ne peut pas être déterminée. Sur la base de diverses informations, en particulier de la
présentation de l’USZ, l’instance inférieure est arrivée à la conclusion que les relevés des
activités ont donné des résultats exploitables. On notera qu’une évaluation économique neutre
serait souhaitable afin de pouvoir porter un jugement définitif sur l’exactitude de la méthode
employée. (10.2.14 TAF USZ).
… Afin de séparer les prestations d‘intérêt général, les coûts effectifs de la formation universitaire
et de la recherche doivent être calculés aussi près que possible de la réalité ou évalués en se
fondant sur des données. Les hôpitaux n’ont pas la liberté de séparer les coût de la formation
universitaire et de la recherche ou de donner la préférence à une déduction normative ( TAF
2014/3 c. 6.4.4) (11.9 TAF PSY BL).
Lors de la détermination des charges d’exploitation AOS pertinentes pour le benchmarking sous
l’empire du nouveau droit, il convient de relever de la manière techniquement la plus correcte
possible les coûts nécessaires à la fourniture des prestations AOS. Une élimination lacunaire des
coûts de la formation universitaire et de la recherche selon le nouveau droit aboutirait à une
altération de la valeur de référence (16.1.6 TAF WAID/TRIEMLI). Les déductions normatives
préconisées jusqu’à présent par le Surveillant des prix ne sont ainsi plus défendues.
Le TAF complète ainsi les principes posés dans son arrêt sur la cause LUKS selon lesquels:
 une déduction normative ne doit être effectuée que si l’autorité cantonale compétente ne
parvient pas à obtenir les données significatives (transparentes) de l’hôpital concerné. Dans
ce cas, la déduction normative doit être fixée de telle manière qu’il soit certain que l’hôpital ne
puisse pas en tirer un avantage (6.1.4 & 6.5 TAF LUKS [sur l’ensemble: BVG 2012/18 c. 11.2,
2010/25 c. 5, av. citations.]), ou
 bien qu’elle soit techniquement correcte pour les hôpitaux non-universitaires, une déduction
normative échelonnée uniquement selon le nombre de lits apparaît discutable. Présentement,
des doutes subsistent sur la question de savoir si la déduction de 3.5% opérée par le
Surveillant des prix (sur les coûts du personnel) est suffisante afin de garantir que les charges
d’exploitation pertinentes pour le benchmarking (et au final les forfaits par cas, resp. la valeur
de base du cas) ne comportent pas de coûts pour la formation universitaire et la recherche.
(6.4.3 TAF LUKS).
Pour l’élimination des charges des prestations d‘intérêt général, il convient de déterminer les
coûts de la formation universitaire et de la recherche d’une manière qui soit aussi réaliste que
possible ou de les évaluer en se basant sur des données. Les hôpitaux n’ont pas la liberté de
décider s’ils veulent éliminer les coûts de la formation universitaire et de la recherche ou s’ils
préfèrent procéder à une déduction normative (TAF 2014/3 c. 6.4.4). L’indemnisation pour
prestations reçues à ce titre par les hôpitaux du canton ou d’une instance n’est pas pertinente
pour procéder à la déduction (TAF 2014/36 c. 16.1.6) (8.1 TAF USZ).
… Dans un rapport de l’Office fédéral de la statistique, les coûts de la formation universitaire et
de la recherche ont été évalués entre 9 et 14%. La déduction opérée se situe donc dans la
fourchette adoptée par l’Office fédéral de la statistique. Une déduction normative selon la
méthode de la jurisprudence de 25%, resp. 23%, se situe au-delà des valeurs réalistes. (12.5
Jusqu’à présent, la CDS ne s’est pas entendue sur un forfait obligatoire pour les cantons destiné
à l’indemnisation des coûts de la formation postgraduée des médecins-assistants. Un tel forfait
n’est pas prévu non plus… dans le projet de convention intercantonale sur le financement de la
formation postgraduée des médecins (CFFP). Selon le projet du 21 novembre 2013, les cantons
de domicile paient un forfait annuel de CHF 15'000 aux hôpitaux pour chaque médecin en
formation postgraduée (équivalent plein temps). Il s’agit là d’un «forfait minimum» qui ne vise la
couverture des coûts effectifs de la formation postgraduée (6.4.1 TAF LUKS).
Il en résulte que la déduction de CHF 10'000 par médecin-assistant dans la cause Waid/Triemli
est assurément trop basse. Dans les procédures à venir, les coûts de la formation universitaires
devront être établis de manière détaillée (16.2.1 TAF WAID/TRIEMLI).
Conformément à l’art. 49 al. 3 let. b LAMal, les rémunérations de l’AOS ne doivent pas contribuer
à couvrir les coûts de la formation universitaire. Selon l’art. 7 al. 1 OCP, la formation universitaire
comprend également la formation postgrade et, outre la formation théorique, également la
Selon l’art. 7 al. 1 OCP, sont réputés coûts de la formation universitaire au sens de l’art. 49 al. 3
let b LAMal les moyens engagés pour la formation de base théorique et pratique des étudiants
des professions médicales réglées dans la loi du 23 juin 2006 sur les professions médicales
(LPMéd, FF 811.11) jusqu'à l'obtention du diplôme fédéral (let. 1) et la formation postgraduée des
étudiants selon let. a jusqu'à l'obtention du titre postgrade fédéral (let. b) (6.1.1 TAF LUKS).
Le Conseil fédéral part apparemment de l’hypothèse que seule la formation dispensée doit être
qualifiée de prestation d’intérêt général au sens de l’art. 49 al. 3 let. b LAMal et que les salaires
des médecins-assistants doivent être comptabilisés entièrement dans les coûts d’exploitation des
hôpitaux (6.6.2 TAF LUKS). A la lumière de la réponse du Conseil fédéral aux motions Humbel et
Cassis, les Explications d’ITAR_K© établissent en conséquence que les salaires des médecinsassistants sont imputables comme coûts à la charge de l’AOS, respectivement que seuls les
coûts de l’enseignement dispensé doivent être déduits (Explications concernant l’utilisation
d’ITAR_K©, p. 6 à propos de la ligne 28). Il en résulte que seuls les coûts de la formation
postgraduée universitaire dispensée au sens de l’art. 7 al. 1 let b OCP doivent être déduits en
tant que prestations d’intérêt général. En revanche, les salaires des médecins-assistants font
partie des charges d’exploitation pertinentes pour le benchmarking (6.6.3 TAF LUKS).
En revanche, la formation pratique du personnel soignant doit être financée par les hôpitaux et
indemnisées par conséquent au travers des forfaits par cas (cf. procès-verbal CSSS-E [souscommission] du 22 mars 2005, p. 19 ss) (6.1.3 TAF LUKS).
La jurisprudence découle d’une conception large de la formation et de la recherche. Une
déduction pour la formation doit toujours être effectuée lorsque des collaborateurs assument des
tâches de formateur durant une partie au moins de leur temps de travail selon leur cahier des
charges (TAF 2014/3 c. 6.1.4, 2014/36 c.16.1.2 et 2012/18 c. 11.2). Selon la jurisprudence, seuls
les coûts de la formation postgraduée universitaire dispensée doivent être déduits en tant que
prestations d’intérêt général (TAF 2014/3 c. 6.6.3 et 2014/36 c. 16.1.2). En revanche, le temps
consacré par des collaborateurs à suivre une formation continue (formation reçue) n’entraîne pas
de coûts supplémentaires à déduire, car on peut supposer qu’il est déjà compensé avec la
rétribution correspondant à la prestation (TAF 2014/36 c. 16.1.2). Les coûts supplémentaires
résultant de la formation universitaire et de la recherche lors d’activités mixtes (production
jumelée, cf. TAF 2014/36 c. 16.2.3) doivent être aussi déduits (10.3.1 TAF USZ).
… Dans la perspective d’une déduction uniforme des coûts de la formation universitaire, il se
justifie d’interpréter l’art. 49 al. 3 let. b LAMal dans le sens que seuls les coûts de la formation
universitaire post-graduée dispensée doivent être déduits comme prestations d’intérêt général au
sens de l’art. 7 al. 1 let. b OCP tant que l’autorité n’édicte pas de prescription divergente. Les
salaires des médecins-assistants ne doivent pas conséquent pas être déduits (TAF 2014/3 c.
6.6.3). (11.2 TAF PSY BL).
Pour l’essentiel, les définitions des coûts de la recherche de l’art. 7 al. 2 et 3 OCP sont
demeurées inchangées (6.1.2 TAF LUKS).
Selon la lettre de l’art. 49 al 3 let. b LAMal, les coûts des activités de recherche tant universitaires
que non-universitaires doivent être déduits (cf. TAF 2014/36 c.16.1.3; 2014/3 c. 6.1.2) (10.3.2
TAF USZ).
Il conviendra, dans les procédures de fixation des tarifs à venir, de prendre en compte également
les coûts de formation des autres professions médicales universitaires (16.2.1 TAF
La formation universitaire évoquée par l’art. 49 al. 3 let. b LAMal comprend selon l’art. 7 al. 1
OCP non seulement la formation de base et la formation postgrade des médecins mais aussi
celles des autres professions médicales universitaires (p. ex. chiropracticien et pharmacien
d’hôpital) (10.3.1 TAF USZ).
La CDS recommande d’opérer une distinction entre la formation médicale postgraduée
structurée dispensée (Recommandations de la CDS sur l’examen de l’économicité 2012, p.4).
Selon cette conception, les coûts de la formation postgraduée universitaires non-structurée
feraient partie des rémunérations à la charge de l’AOS. La législation ne comprend pas de
disposition permettant de justifier la distinction faite par la CDS entre l’enseignement structuré et
non-structuré. Les Recommandations sur l’examen de l’économicité retiennent que les coûts des
prestations de formation fournies en production couplée avec les soins au patient ne devraient
pas être quantifiées – au moins lorsqu’elles interviennent dans un délai raisonnable et ne
représentent pas des charges disproportionnées (Recommandations visant à garantir le
financement et la qualité de la formation postgrade des médecins, ch. 4, p. 7). On remarquera
que ces explications interviennent en lien avec la justification de la participation des cantons aux
coûts de la formation postgraduée, dans le contexte de laquelle une évaluation aussi précise que
possible est une condition nécessaire (16.2.3 TAF WAID/TRIEMLI).
Pour le calcul de la déduction pour la formation universitaire et la recherche, l’instance inférieure
a opéré d’abord une déduction de CHF 11'007'219 sur les coûts d’exploitation. Il s’agit là de la
part de la contribution du canton de CHF 12'000'000 aférant à l’unité finale d’imputation «Cas
LAMal adultes stat. uniq. y c. AC»… Le calcul des coûts ne peut pas cependant se baser sur une
lacune de financement mais doit être déterminé au contraire au moyen des prestations fournies
pour la formation universitaire et la recherche et les coûts qui en découlent. La contribution du
canton ne peut donc pas constituer la référence pour le calcul de la déduction pour la formation
universitaire et la recherche car il convient de prendre en considération les coûts effectifs (cf. TAF
2014/36 c. 16.1.6, RAMA 4/2008 309 c.10.1.2). On ne peut donc pas non plus tirer de telles
déductions des contributions accordées par le canton: en effet, les coûts d’exploitation
déterminants pour le calcul du tarif doivent être relevés en 2010, alors que les contributions en
question concernent l’année 2012 et qu’il ne ressort pas des données sur quelle année elles
reposent (cf. TAF 2014/3 c.6.4.2). Dans ces conditions, il n’est donc pas possible de se baser sur
le calcul de la déduction pour la formation universitaire et la recherche effectuée par l’instance
inférieure. Il ne convient pas non plus de s’étendre davantage sur la critique de l’OFSP
concernant l’attribution inintelligible des coûts de la formation universitaire et de la recherche
déduits de l’unité correspondante du relevé des unités finales d’imputation pour être portés dans
l’unité finale «Cas LAMal adultes stat. uniq., y c. AC». (12.11 TAF UPK Basel).
Chapitre 7: Benchmarking et formation des tarifs
Le TAF concède au début une large marge de manœuvre pour la mise en œuvre et entend
garantir la démarche de l’instance inférieure lorsqu’elle est défendable, même si de meilleures
démarches devaient apparaître à l’avenir (10.1.5 TAF LUKS).
Les tarifs hospitaliers sont déterminés en fonction de la rémunération des hôpitaux qui
fournissent la prestation tarifée obligatoirement assurée, dans la qualité nécessaire, de manière
efficiente et avantageuse (art. 49 al. 1, 5e phrase LAMal). Lors de la négociation et de la fixation
des tarifs, il convient d’appliquer les règles applicables en économie d’entreprise (art. 43 al. 4
LAMal) (10.1 TAF LUKS). Ni la LAMal, ni les ordonnances d’application ne règlementent
davantage la manière de procéder à la formation des prix. On peut juste déduire de la loi que les
partenaires tarifaires (resp. l’autorité de fixation) doivent s’inpirer d’une valeur de référence au
sens de l’art. 49 al. 1, 5e phrase LAMal. Il est établi aussi que cette valeur de référence doit être
déterminée sur la base d’un bencharmarking des coûts par cas apurés des degrés de gravité
(resp. de la valeur de base pertinente pour le benchmarking) pour une prestation fournie dans la
qualité nécessaire.
Dans l’idéal, un benchmark uniforme au niveau national doit être calculé (10.1.5 TAF LUKS / 4.3
TAF WAID/TRIEMLI).
Parce qu’un relevé complet (dans l’idéal) des données de coûts de tous les hôpitaux pour le
benchmarking n’est pas possible pour le moment, il est admissible, à défaut, de choisir un
échantillon représentatif. Ce dernier doit permettre de tirer des conclusions aussi complètes et
exactes que possible sur les relations au sein de l’ensemble. Une composition aussi
représentative que possible de l’ensemble doit être privilégiée (6.1 TAF WAID/TRIEMLI).
La formation de groupes de benchmarking est fondamentalement en contradiction avec le
concept initial d’une comparaison nationale et aussi largement étayée que possible entre les
institutions (6.6.1 TAF WAID/TRIEMLI).
Des différences de coûts au sein de la structure tarifaire peuvent être dues tout au plus à des
différences dans les prestations effectivements fournies (accroissement systématique de cas
avec des DRG sous-évalués, resp. surévalués, ou de cas déficitaires) mais pas à la catégorie
d’hôpitaux (6.6.3 TAF WAID/TRIEMLI).
Une catégorisation (répartition des hôpitaux dans diverses catégories en vue de la création de
groupes de benchmarking séparé) n’est guère judicieuse pour la pratique future de la formation
des prix. Un benchmarking en plusieurs catégories pose le problème de la répartition dans les
catégories et il entraîne une insécurité juridique. L’orientation sur une valeur de référence
ordonnée par la loi implique des analyses et des vérifications afin de mettre en évidence les
différences dans les prestations réellement fournies et leurs impacts sur une structure tarifaire
donnée, mais ces analyses n’ont pas pour vocation de servir à des répartitions dans des
catégories. C’est pourquoi une approche centrée sur des différenciations de prix par hôpitaux est
privilégiée (6.6.4 TAF WAID/TRIEMLI).
La formation de groupes est problématique car il n’y a ni données scientifiques ni consensus pour
définir des critères de sélection (cf. TAF 2014/36 c. 6.6.4 et arrêt C-2255/2013 c. 4.4) (5.2 TAF
KISPIZH).
La disposition selon laquelle les comparaisons d’établissements ne doivent être effectuées
qu’entre des hôpitaux comparables (ancien art. 49 al. 7 LAMal) n’a pas été reprise dans le droit
révisé. Une transparence et une comparabilité aussi vastes que possible des tarifs hospitaliers
faisaient partie des objectifs de la révision de la loi. Le système reposant sur une structure
tarifaire unique permet en principe de procéder à des comparaisons d’établissements au-delà
des limites entre les types et les catégories d’hôpitaux (TAF 2014/36 c. 3.8) (3.3 TAF Baden).
Dans une phase d’introduction, la décision d’un gouvernement cantonal d’adapter sa propre
compaison à certains hôpitaux (p. ex. des hôpitaux universitaires) peut être confirmée. Si une
comparaison indépendante des catégories d’hôpitaux ne tenait pas suffisamment compte de la
situation propre de certains établissements, il conviendrait éventuellement d’étudier l’opportunité,
dans des cas fondés, d‘apporter une correction au moyen de valeurs de base du cas
déterminées individuellement (6.6.6 TAF WAID/TRIEMLI / 3.3.3 TAF HIAG).
Comme les différences de prestations de la médecine pédiatrique sont systématiquement
insuffisamment représentées dans la structure tarifaire, une différenciation des valeurs de base
du cas peut être justifiée – au moins dans la phase d’introduction (4.6 TAF KISPIZH). Un
benchmarking séparé n’est forcément nécessaire à cet effet (cf. TAF 2014/36 c. 6.8). La
comparaison montre que, entre la situation des coûts de la médecine pédiatrique universitaire et
celle des autres hôpitaux universitaires, des différences significatives peuvent être
systématiquement observées. Il convient de ne pas se référer uniquement au montant des
différences de coûts afin de quantifier les différences tarifaires. Tant que des études fondées sur
des données relatives aux prestations supplémentaires spécifiques des hôpitaux et cliniques
pédiatriques spécialisés font défaut, un benchmarking séparé de ces établissements peut se
justifier objectivement – en dépit des inconvénients mentionnés au considérant 5.3 de l’arrêt TAF
KISPIZH (5.3 BVG KISPIZH). Une subdivision supplémentaire du benchmarking de la pédiatrie
universitaire ne serait pas pertinente, en revanche (5.5 TAF KISPIZH).
Les exigences posées pour un calcul techniquement correct des charges d’exploitation
pertinentes pour le benchmarking (et du baserate pertinent pour le benchmarking qui en découle)
sont d’autant plus élevées que le nombre d’hôpitaux participants à la comparaison des
établissements est bas (10.1.6 TAF LUKS / 3.3.3 TAF HIAG).
Les hôpitaux universitaires se distinguent en substance des hôpitaux de soins généraux par un
mandat de recherche et de formation d’une part et par leur position au bout de la chaîne de soins
avec des mandats de prestations spécifiques d’autre part… Si un benchmarking dans une
catégorie propre est concédé aux hôpitaux universitaires – afin de compenser les coûts
supplémentaires découlant d’un mandat de prestations spécifique – l’élimination des coûts de la
formation universitaire et de la recherche revêt une importance décisive. Leur détermination doit
donc répondre à des exigences particulièrement élevées. Ce n’est que lorsque ces coûts ont été
éliminés de manière conforme à la loi, proche de la réalité et complète qu’un benchmarking
séparé peut être approprié pour justifier des différenciations de tarif par rapport aux hôpitaux de
soins généraux (8.2 TAF USZ).
Si les hôpitaux universitaires – isolément des hôpitaux sans mandat particulier de formation et de
recherche – doivent être comparés séparément, il est indispendable de procéder à une
détermination des coûts des prestations d’intérêt général particulièrement soignée et conforme à
la loi. Cela implique également un examen particulièrement poussé par les autorités de fixation
ou d’approbation. Pour le benchmarking, les autorités doivent donc vérifier et s’assurer que la
qualité des données répond à ces exigences élevées dans tous les hôpitaux qui sont comparés.
(12.1 TAF USZ).
Pour la différenciation des tarifs sur la base de particularités propres à l‘hôpital, un benchmarking
séparé n’est pas obligatoirement nécessaire (TAF 2014/36 c. 6.8; cf. pour la médecine
pédiatrique C-6392/2014 c. 5.3). Il s’agit juste d’une méthode acceptable durant la phase
d’introduction et dans des conditions particulières. Lorsqu’un benchmarking séparé pour un
groupe d’hôpitaux spécialisés doit être admis – durant la phase d’introduction – il doit répondre à
des exigences particulièrement élevées (arrêts C-2255/2013 c.12.2 et C-6392/2014 c. 7). En
principe, le benchmarking de petits groupes d’hôpitaux spécialisés doit être considéré avec
retenue. Il ne permet que de manière limitée de différencier les surcoûts dûs à l’inefficience de
ceux dûs à des conditions structurelles (arrêt C-6392/2013 c. 5.4). (10.2 TAF UKBB)
Un benchmarking séparé ne peut pas être justifié exclusivement par des coûts plus élevés… Des
différences de prestations systématiques entre des hôpitaux pédiatriques universitaires d’une
part et des services de pédiatrie universitaires d’autre part, qui justifieraient une différenciation
plus étendue des tarifs et une division supplémentaire des catégories de benchmarking, ne sont
pas visibles. Comme les tarifs se basent sur les coûts des hôpitaux qui assurent des soins
pédiatriques dans la qualité nécessaire, de manière efficiente et avantageuse, il est impératif
justement que les hôpitaux pédiatriques puissent être comparés avec les services de pédiatrie.
(10.3 TAF UKBB)
L’utilisation commune d’infrastructures pour la médecine des adultes et la pédiatrie ou la
séparation incomplète des coûts des services de pédiatrie ne constituent pas des motifs justifiant
un benchmarking séparé. Pour autant que des synergies existent dans les soins aux enfants
dans les services de pédiatrie, celles-ci sont pertinentes pour le contrôle de l’efficience. Une
détermination des coûts conforme à l’OCP et correcte doit être présupposée lors du
benchmarking. (10.4 TAF UKBB)
Comme cela a été déjà mentionné, il n’existe pas dans le domaine de la psychiatrie –
contrairement à la somatique aiguë – de structure tarifaire uniforme nationale liée aux prestations
au sens de l’art. 49 al. 1, 3e phrase LAMal (cf. aussi TAF 2010/25 c. 10.2.2). La détermination des
prix à partir d’une valeur de référence établie sur la base d’un benchmarking national des coûts
par cas apurés du degré de gravité de tous les hôpitaux n’est pas possible dans ce cas (C1632/2013 c.17.7; sur la somatique aiguë cf. TAF 2014/36 c. 3.8). … cela n’exonère pas
l’instance inférieure de garantir que le tarif propre à l’hôpital de la défenderesse doit s’orienter
aussi au final sur la rémunération de l’hôpital qui fournit la prestation tarifée obligatoirement
assurée dans la qualité nécessaire, de manière efficiente et avantageuse (art. 49 al. 1ère phrase
LAMal). La fixation du tarif uniquement sur la base des coûts de la défenderesse n’est pas
suffisante et ne correspond pas aux prescriptions de la LAMal et de ses ordonnances
d’application (cf. TAF C-6391/2014 du 26 février 2015 c.4.8). Le fait que d’autres assureurs
maladie aient négocié avec la défenderesse un forfait journalier de CHF 750 pour l’année 2012
ne rend pas caduque un contrôle de l’économicité lors de la procédure de fixation du tarif. Même
si l’on peut admettre dans le cas présent que le passage de l’ancienne pratique aux coûts
imputables (cf. à ce sujet l’arrêt du TAF 2014/3 c. 2.8.5) ne peut pas être appliqué de manière
conséquente en raison de l’absence d’une structure tarifaire uniforme nationale liée aux
prestations au sens de l’art. 49 al. 1, 3e phrase LAMal, la plausibilisation du tarif qui est déterminé
au moyen d’une comparaison avec d’autres hôpitaux est prescrite. Ce après une vérification
stricte de la comptabilité par unité finale d’imputation, de la comptabilité des charges par nature
et de la comptabilité par centre de charges ainsi que de la prise en compte des déductions
normatives afin d’éviter des surindemnistations. (17.5.3 TAF PSY BL).
Les prix sont fixés sur la base d’un benchmark qui doit être calculé au moyen d’une comparaison
des coûts par cas des instititutions (3.6 TAF WAID/TRIEMLI). Un benchmarking des prix ne peut
être justifié que dans des cas exceptionnels (6.7 TAF WAID/TRIEMLI).
La haute qualité des soins de santé est considérée comme acquise. Des différences dans la
qualité du traitement ne peuvent donc pas justifier une différenciation des prix (6.8.5 TAF
Dans la mesure où la défenderesse invoque, en se référant au moyen de preuve «Nationaler
Vergleichsbericht Outcome Stationäre Psychiatrie Erwachsene» du 29 mai 2013 (annexe 6 à
TAF act. 15) introduit seulement durant la procédure de recours, que la haute qualité de ses
prestations justifie un tarif plus élévé, il convient d’argumenter a contrario que la haute qualité des
soins (art. 43 al. 6 LAMal) selon les standards des sciences médicales est présupposée lors de la
détermination des prix (TAF 2014/36 c. 3.5) et que l’on ne peut pas l’invoquer comme justification
d’un tarif plus élevé. En outre, cette conclusion devrait être considérée sans autre comme
irrecevable en application de l’art. 53 al. 2 let. a LAMal. (17.5.2 TAF PSY BL).
Comme la comparaison des établissements porte sur une appréciation de l’efficience, il convient
fondamentalement de baser le benchmarking sur les coûts et non sur les prix négociés (10.3.2,
TAF LUKS).
La dernière phrase de l’art. 49 al. 1 LAMal ayant été ajoutée sur proposition de la commission de
la sécurité sociale et de la santé du Conseil des Etats (CSSS-E), le message ne s’exprime pas
sur un niveau d’efficience. Selon la CSSS-E, les prix doivent s’inspirer des hôpitaux qui travaillent
de manière assez efficiente et avantageuse (cf. procès-verbal de la séance de la CSSS-E du 21
novembre 2005 p. 22, et des 23/24/25 janvier 2006, p. 53). La formule «assez efficiente et
avantageuse» suggère que la CSSS-E préconisait un niveau d’efficience aligné sur une bonne
efficience mais pas la meilleure performance (10.2.1 TAF WAID/TRIEMLI).
Pts 8 et 9:
La fixation d’un percentile déterminé ne doit pas avoir pour objectif de relever le tarif d’un hôpital
déterminé afin de couvrir ses coûts car, dans le nouveau système de financement hospitalier, le
principe du remboursement des coûts n’est plus applicable (cf. considérant 3.1 ainsi que BVGE
2014/3 c. 2.8 ss). Si une rémunération plus élevée apparaît justifiée au gouvernement cantonal
pour un hôpital en particulier, il convient plutôt de vérifier si – après déduction des coûts des
prestations d’intérêt général (art. 49 al. 3 LAMal) – des caractéristiques propres à cet
établissement permettent d’établir des coûts plus élevés et, partant, de justifier un tarif plus élevé
(cf. C-2283/2013 c. 6.8 et c. 22.3 ss.) (4.2.7 TAF GL).
Pts 9 et 10
Le prix basé sur des coûts normatifs (appelés aussi prix de base ou baserate d’un hôpital)… sera
au départ différent d’un hôpital à l’autre et d’un canton à l’autre pour la même opération. Cette
différence est due aux structures de coûts différentes entre les hôpitaux (2.8.4 TAF LUKS).
Dans une perspective interne aux DRG, les hôpitaux de prise en charge finaux (all. :
Endversorger), qui traitent souvent un volume de cas complexes supérieur à la moyenne, sont
désavantagés par rapport aux hôpitaux qui s’orientent sur des traitements de cas plus rentables
(cherry picking), si l’on considère un baserate uniforme pour tous. Ce problème peut être atténué
par une différienciation de la structure tarifaire et des DRG plus homogènes sans toutefois
pouvoir l’éliminer totalement. Cet etat de fait est dû à l’approche forfaitaire et est intrinsèque au
système, sachant que les hôpitaux ont des fonctions différentes dans la chaines de prestations
des soins. La fixation de valeurs de baserate différents afin de corriger cet effet ne constitue donc
pas une atteinte contraire au système dans la structure tarifaire (22.7 TAF WAID/TRIEMLI).
Les motifs suivants ne justifient pas une différenciation de la valeur de base du cas:
 un CMI plus élevé (raison: la structure tarifaire reproduit la complexité de la prestation (22.7.1
TAF WAID/TRIEMLI),
 des patients dont le séjour est plus long que la moyenne, car ce dernier peut être, certes,
prescrit médicalement mais il peut tout aussi bien résulter d’autres facteurs (inefficience)
(22.7.3 TAF WAID/TRIEMLI),
 un nombre supérieur à la moyenne de patients très âgés et polymorbides, car la structure
tarifaire prend en compte ces facteurs et qu’il n’y pas de preuve basée sur des données
établissant que les différenciations qui existent dans la structure tarifaire ne suffiraient pas
(22.7.4 & 22.7.5 TAF WAID/TRIEMLI).
 la fixation de valeurs de base du cas différentes motivée uniquement par une volonté de
corriger une allocation insuffisante des rémunérations résultant de DRG qui sont présumés
mal évalués constitue une intervention dans la structure tarifaire… Pour remédier à de tels
défauts, il convient en priorité d’adapter la structure tarifaire. L’argumentation fondée sur un
hôpital fournissant des prestations qui ne sont pas suffisamment rémunérées en raison de
coûts relatifs mal évalués ne permet en principe pas de justifier une valeur de base du cas
plus élevée (TAF 2014/36 c. 22.6) (4.5 TAF KISPIZH).
Une différenciation temporaire de la valeur de base du cas peut être motivée dans le cas suivant,
par exemple: pour un DRG présentant une forte dispersion de cas (DRG non-homogènes), les
cas rémunérateurs et les cas déficitaires du même DRG ne se répartissent pas de manière égale
sur tous les hôpitaux, de telle sorte que certains établissements traitent une proportion plus
élevée de cas déficitaires et que d’autres traitent une proportion plus élevée de cas
rémunérateurs (répartition des cas interne au DRG). Une allocation biaisée des revenus entre les
hôpitaux résulte d’une répartition inégale des cas coûteux entre les différents fournisseurs de
prestations. La fixation de valeurs de base du cas dans le but de corriger cet effet ne constitue
pas une intervention contraire au système dans la structure tarifaire (TAF 2014/36 c. 22.7) (4.5
TAF KISPIZH).
Dans le système des forfaits par cas liés aux prestations, des prestations spécifiques,
nécessaires au traitement des enfants, doivent être aussi reproduites par la structure tarifaire.
Les différences de prestations qui peuvent être relevées au moyen des codes de diagnostic et de
procédure ne sont pas suffisants à cet effet. Afin de répondre à cet objectif, la structure tarifaire
aurait dû prendre en compte toutes les différences de prestations médicalement justifiées, en
particulier aussi les facteurs dépendant de la psyché (décrits comme facteurs socio-économiques
dans le rapport de SwissDRG SA). Une différenciation des différences de prestations au travers
des valeurs de cas est en principe contraire au système… Tant que la structure tarifaire reproduit
insuffisamment les prestations supplémentaires de la médecine pédiatrique, une compensation
par les valeurs de base du cas peut être envisagée. Le fait que les soins et les traitements des
enfants (cf. 4.2 & 4.3 TAF KISPIZH) entraînant des coûts particuliers ne soient pas suffisamment
reproduits dans la version 1.0 de SwissDRG ne concerne pas quelques DRG isolés mais
l’ensemble de la médecine pédiatrique. Une amélioration de la rémunération des prestations
supplémentaires spécifiques aux enfants fournies par des hôpitaux ou des cliniques spécialisées
au travers de valeurs de base du cas différenciées durant la phase d’introduction des forfaits par
cas ne constitue donc pas une intervention dans la structure tarifaire contraire au système (4.6
Si, pour des motifs particuliers, un hôpital souhaite revendiquer des tarifs individuels, il lui
incombe d’établir ces motifs particuliers par des faits vérifiables (22.8 TAF WAID/TRIEMLI).
Dans la mesure où l’instance inférieure justifie la renonciation à un benchmarking par les
particularités du SPZ, en particulier par la complexité des prestations fournies et le CMI élevé, on
retiendra que des particularités propres à un hôpital n’excluent pas la comparaison imposée par
la loi avec d’autres fournisseurs de prestations (C-6391/2014 c. 5.1). L’orientation sur une valeur
de référence au sens de l’art. 49 al. 1, dernière phrase LAMal ne s’oppose pas à l’examen si
d’éventuelles particularités propres à l’hôpital peuvent justifier une fixation différenciée du tarif.
Cependant, la seule allusion à la complexité des prestations fournies ou à un CMI élevé ne suffit
pas à justifier un baserate plus élevé car la structure tarifaire SwissDRG prévoit des coûts relatifs
plus élevés pour les prestations spécialisées et hautement spécialisées, ce qui entraîne des
rémunérations d’autant plus élevées (TAF 2014/36 c. 22.7.1, C-3497/2013 c. 3.6) (4.3 TAF SPZ).
Le choix de l’hôpital de référence doit intervenir de telle manière que la sécurité de
l’approvisionnement reste assurée et que, simultanément, une pression financière mais aussi des
incitations équitables soient exercées en vue d’une fourniture meilleur marché et plus efficiente
(10.1.4 TAF WAID/TRIEMLI).
Le gouvernement cantonal justifie le placement du benchmark au 40e percentile par son
expérience passée, par un examen du maintien de la sécurité de l’approvisionnement et par la
maîtrise des coûts. Le choix du 40e percentile apparaît aussi défendable à la lumière des
requêtes formulées par les différents acteurs, de la méthode de formation des prix concrète qui a
été appliquées et des possibilités de correction. En se prononçant pour le 40e percentile, le
gouvernement cantonal n’a outrepassé ni dans un sens ni dans l’autre son pouvoir d’appréciation
(10.3 TAF WAID/TRIEMLI).
La question de savoir si la fixation du benchmark au 50e percentile se situe encore dans le
pouvoir d’appréciation d’un gouvernement cantonal ou s’il l’outrepasse ainsi (nettement, cf. c.
3.3) ne peut pas être tranchée dans l’absolu. A lui seul, le choix d’un percentile X n’indique pas
dans quelle mesure le critère d’efficience a été réellement fixé de manière stricte, tant que les
acteurs appliquent des benchmarking différents calculés selon des méthodes très divergentes
(4.3 TAF GL).
En résumé, il s’avère que la décision de l’instance inférieure fixant la valeur de base du cas à
CHF 9'750.- (= 50e percentile) doit être confirmée (4.5 TAF GL).
La LAMal ne prescrit pas un prix de base du cas uniforme pour tous les hôpitaux et plusieurs
conventions tarifaires par fournisseur de prestations sont possibles. Le législateur a prévu au
contraire un tarif négocié individuellement avec chaque hôpital. Il part de l’hypothèse que les prix
de base du cas encore très différents au début vont se rapprocher au fil du temps (resp. lorsque
la concurrence qui est recherchée aura joué durant un certain temps). Etant donné que, du côté
des assureurs, un ou plusieurs caisses ou leurs associations peuvent être des partenaires
tarifaires, la loi autorise plusieurs conventions tarifaires au sens de l’art. 49 al. 1 LAMal par
fournisseur de prestations (3.5.2 TAF HIAG).
Un benchmarking des prix ne peut être correct techniquement que dans des cas exceptionnels et
à des conditions particulières. La fiabilité des données utilisées pour les comparaisons dépend
dans quelle mesure les prescriptions légales ont été observées durant la procédure
Dans le cadre d’un tel benchmarking des prix, il conviendrait donc de vérifier:
 jusqu’à quel point les marges de manœuvre ont été exploitées durant la conception des tarifs
soumis à comparaison,
 si des particularités propres à certains hôpitaux ont été prises en compte,
 si ces dernières sont également pertinentes pour l’hôpital qui est examiné et
 s’il a été procédé à un contrôle, conforme au droit fédéral, de l’économicité des tarifs soumis à
Le risque existe, lors des comparaisons de prix, que la comparaison se base sur des valeurs
exagérées ou non-économiques issues de négociations. Par ailleurs, un hôpital pourrait être
d’accord d’accepter des tarifs AOS bas, si le canton financeur est prêt à couvrir les déficits qui en
découlent par des subventions. Il ne serait pas correct techniquement de se baser sur de tels
tarifs (3.3.3 TAF HIAG).
… Un benchmarking des prix peut être correct cependant, dans des cas exceptionnelles et à des
conditions particulière. Tant que des données de coûts exploitables font défaut pour certains
cantons, l’orientation sur des tarifs fixés ou approuvés d’autres hôpitaux doit être aussi admise
durant une période transitoire tout au plus… Il conviendrait de prendre en compte que, lors d’une
comparaison de prix, on court le risque:
 que la comparaison se base sur des valeurs exagérées ou non-économiques issues de
 qu’à l’inverse un hôpital pourrait être d’accord d’accepter des tarifs AOS bas, si le canton
financeur est prêt à couvrir les déficits qui en découlent par des subventions.
Il ne serait pas correct techniquement de se baser sur de tels tarifs (cf. TAF 2014/36 c. 6.7). (17.9
BVG UPK Basel).
…L’instance inférieure s’est penchée de manière approfondie sur la question du benchmarking.
Tant que des données de coûts exploitables pour des institutions comparables font défaut, elle
peut s’orienter à titre exceptionnel sur les tarifs fixés ou approuvés qui ont force de loi pour
d’autres hôpitaux psychiatriques. Ce contexte, ainsi que que le fait que la gravité des cas des
patients dans les hôpitaux servant à la comparaison ne peut être de toute façon évaluée qu’avec
une certaine imprécision – comme l’indique l’OFSP – doit être pris en compte à titre exceptionnel
lors du benchmarkin en appliquant une marge de sécurité. (17.5.4 TAF PSY BL).
Chapitre 8: Autonomie contractuelle des partenaires tarifaires et rôle des cantons
Pts 1 et 2:
Une réglementation ou une pratique consistant à refuser d’approuver tous les tarifs qui dépassent
de plus de 2% la valeur de référence calculée par le canton viole l’autonomie des partenaires
tarifaires (24.4.8 TAF WAID/TRIEMLI). L’approche de l’instance inférieure consistant à approuver
les tarifs négociés entrant dans un certain cadre sans demander de motivation et ceux sortant de
ce cadre seulement avec une motivation pertinente doit être cependant confirmée.
Dans le système de la LAMal, les conventions tarifaires doivent constituer la règle et les fixations
du tarif par l’autorité l’exception. La primauté de la convention tarifaire est également soulignée
dans le message du Conseil fédéral du 6 novembre 1991 sur la révision de l’assurance-maladie.
Par ailleurs, la LAMal devait renforcer l’autonomie contractuelle entre les assureurs et les
fournisseurs de prestations. Dans sa jurisprudence, le Conseil fédéral constatait que les parties
contractantes devraient établir comme bon leur semble le contenu de la convention tarifaire dans
les limites fixées par la LAMal. Pour cette raison, une limitation a posteriori de l’autonomie
contractuelle lors des procédures d’approbation n’entre pas en ligne de compte. Tant qu’une
autonomie est concédée aux parties contractantes entre les limites fixées par la législation sur
l’assurance-maladie, ces parties sont en droit de revendiquer leur autonomie contractuelle (3.5.1
TAF HIAG).
L’autonomie contractuelle et la primauté de la convention sont garanties et ne peuvent pas être
remplacées par une primauté de la fixation du tarif par l’autorité. Il ne serait pas compatible avec
l’autonomie contractuelle d’imposer aux parties contractantes, en faisant fi des limites du droit
fédéral, l’un des résultats les plus importants des négociations, à savoir la valeur de base du
point. De même, il ne serait pas compatible avec l’autonomie contractuelle d’obliger les assureurs
à s’entendre non seulement avec l’hôpital mais aussi avec les autres assureurs, respectivement
avec leurs communautés d’achat, sur le montant de la valeur de base du point. De telles
prescriptions aboutiraient dans les faits à remplacer la primauté de la convention par une
primauté de la fixation du tarif par l’autorité car, dans un tel cas, les partenaires tarifaires ne
seraient plus disposés à rechercer des compromis acceptables au cours de négociations difficiles
(3.5.2 TAF HIAG).
Dans l’arrêt C-4460/2013 du 29 octobre 2014 (TAF 2014/37), le Tribunal administratif fédéral a
déjà été appelé à juger de la conformité avec le droit fédéral des principes cantonaux
d’établissement des tarifs ancrés à l’art. 8 al. 2 SpiG (loi sur les hôpitaux du canton d’Argovie).
Contrairement à l’opinion de l’instance inférieure, l’art. 8 al.2 SpiG ne constitue pas une
concrétisation admissible de l’impératif d’équité au sens de l’art. 46 al. 4, 2e phrase LAMal. Cette
norme cantonale viole au contraire cette disposition et d’autres principes de la LAMal, en
particulier la primauté de la convention et l’autonomie contractuelle (TAF 2014/37 c.3.4-3.5.3)
(4.1 TAF Baden).
Les tâches et les exigences différentes découlant des procédures d’approbation et de fixation
ainsi que le respect de l’autonomie contractuelle des partenaires tarifaires impose un examen de
l’approbation et de la fixation lors de procédures distinctes (24.5.1 TAF WAID/TRIEMLI).
Puisqu’une marge d’appréciation importante doit être concédée tant à l’autorité de fixation qu’aux
partenaires à une convention tarifaire, une évaluation des faits et un exercice de cette marge
d’appréciation différents lors des deux procédures de fixation peuvent aboutir à des tarifs
différents également (cf. c. 24.3.3). Cela peut se produire en particulier lors de différenciations
des tarifs propres aux hôpitaux pour des motifs d’équité (cf. c. 22). Le principe d’un contrôle limité
au respect de la loi, à l’économicité et à l’équité aboutit à ce que des tarifs négociés qui divergent
des tarifs fixés sont susceptibles d’être approuvés et qu’un refus d’approbation ne peut pas être
motivé uniquement par le fait que le tarif négocié s’écarte de la valeur de référence (24.5.1 TAF
Des missions différentes incombent à l’autorité cantonale compétente lors d’une procédure de
fixation selon l’art. 47 al. 1 LAMal d’une part et lors d’une procédure d’approbation selon l’art. 46
al. 4 LAMal d’autre part:
 Dans une procédure d’approbation, elle doit vérifier si le tarif déterminé par les partenaires est
conforme à la loi et aux principes de l’économicité et de l’équité.
 Dans une procédure de fixation, l’autorité doit en revanche déterminer elle-même un tarif, qui
doit respecter également les principes susmentionnés.
Lors de la détermination du prix, les partenaires tarifaires comme l’autorité de fixation disposent
d’une marge d’appréciation dans les limites de la loi. Dans la procédure d’approbation, l’autorité
ne doit pas substituer son pouvoir d’appréciation à celui qui a été correctement exercé par les
partenaires tarifaires.
Il en résulte que le principe selon lequel le Tribunal administratif fédéral doit accorder une marge
d’appréciation importante à l’autorité inférieure lors de l’application de la règle sur la
détermination du prix selon l’art. 49 al. 1 LAMal s’applique avant tout pour la fixation du tarif.
S’il s’agit en revanche d’examiner le refus d’approbation d’une convention tarifaire, le Tribunal
administratif fédéral doit aussi vérifier si l’autorité a respecté la marge d’appréciation dont
disposent les partenaires tarifaires (3.1 TAF HIAG).
Pts 4 et 5:
Le gouverment cantonal qui a concédé un mandat de prestations à l’hôpital concerné est
compétent pour approuver une convention tarifaire au sens de l’art. 46 al. 4 LAMal (en cas de
concours de compétence, celle du canton de site l’emporte). Le même principe s’applique pour la
fixation du tarif selon l’art. 47 al. 1 LAMal (sur l’ensemble: BVGE 2013/8).
Tant dans une procédure d’approbation que dans une procédure de fixation, le gouvernement
cantonal compétent doit vérifier si le tarif est conforme au principe de l’économicité. Un contrôle
de l’économicité par un autre gouvernement (non-compétent au sens des art. 46 al. 4 et 47 al. 1
LAMal) n’est pas prévu par la LAMal.
Il en découle que le Conseil d’Etat peut se référer uniquement au contrôle de l’économicité
réalisé par le gouvernement cantonal compétent pour apprécier l’économicité des hôpitaux
auxquels il n’a pas concédé de mandat de prestations (10.3.2 TAF LUKS).
Les cantons doivent non seulement garantir une couverture en soins suffisante à leur population
mais ils sont aussi responsables de ce que les établissements inscrits sur leur liste hospitalière
disposent d’un tarif conforme au droit. Pour l’approbation d’une convention tarifaire (art. 46 al. 4
LAMal) est compétent le Conseil d’Etat qui a délivré à l’hôpital concerné un mandat de
prestations – lorsqu’il y a concours de compétences, celle du canton de site prime. Le même
principe vaut pour une fixation du tarif selon l’art. 47 al. 1 LAMal. Dans les procédures de fixation
comme dans celles d’approbation du tarif, le Conseil d’Etat compétent doit vérifier si le tarif est
conforme au principe de l’économicité (10.3.1 TAF LUKS). Il en découle que le Conseil d’Etat
peut se référer uniquement au contrôle de l’économicité réalisé par le gouvernement cantonal
compétent pour apprécier l’économicité des hôpitaux auxquels il n’a pas concédé de mandat de
prestations (10.3.2 TAF LUKS).
Pt 7 :
Il est indiqué, dans l‘arrêt TAF 2014/36, quelles conditions doivent remplies dans l’idéal pour
assurer la comparabilité des coûts des cas (c. 4) et lesquelles de ces conditions font défaut, resp.
doivent être améliorées. Parmi les conditions manquantes ou perfectibles figurent en particulier:
1. des comparaisons entre les hôpitaux à l’échelle nationale en ce qui concerne les coûts (art.49
al. 8 LAMal),
2. une saisie des coûts et des prestations selon une méthode uniforme (art. 49 al. 7 LAMal),
3. l’amélioration de la précision de la structure tarifaire.
Dans la perspective de la formation des prix à l’avenir, il est inévitable que l’obligation de réaliser
des comparaisons entre les hôpitaux, en particulier en ce qui concerne les coûts, soit concrétisée
aussi vite que possible. Une détermination des prix conforme aux objectifs fixés par le législateur
est nécessaire également dur ant la phase d’introduction. La possibilité demeure ouverte pour les
partenaires tarifaires et les autorités d’approbation et de fixation de recourir subsidiairement à
des données disponibles aussi parlantes que possible et de combler les lacunes identifiées grâce
à des correctifs pertinents. Dans ce contexte, le Tribunal administratif concédera – au moins
durant la phase d’introduction des forfaits par cas – une marge d’appréciation importante aux
instances inférieures lors de la mise en œuvre de la règle sur la formation des prix de l’art. 49 al.
1, dernière phrase LAMal, respectivement lors de l’exécution du benchmarking. Si la procédure
adoptée par l’instance inférieure semble admissible, il convient de soutenir cette décision même
si d’autres manières de procéder paraissent mieux à même de réaliser l’objectif fixé par le
législateur (TAF 2014/36 c. 5.4, cf. aussi TAF 2014/3 c. 10.1.4) (3.4 TAF SPZ).
Cependant, la décision de savoir si la règle de formation des prix de l’art. 49 al. 1, 5e phrase
LAMal doit être appliquée n’entre pas dans le pouvoir d’appréciation des autorités de fixation (cf.
aussi C-6391 /2014 c. 4.8) ( TAF C-4264/2013 du 20 avril 2015) (4.1 TAF SPZ) (6.2 BVG UKBB).
En résumé, il s’avère que la décision contestée n’est pas compatible avec les dispositions du
droit fédéral et qu’elle doit donc être annulée. Une fixation des forfaits journaliers par le tribunal,
comme le suggère la demanderesse, n’est pas indiquée techniquement, pour différentes raisons.
Lors de la fixation du tarif, il convient, en particulier, de trancher diverses questions d’appréciation
pour lesquels le Conseil d’Etat, et non le Tribunal administratif fédéral, est compétent au premier
chef (TAF 2014/3 c.10.4 en rel. avec c.3.2.7 et 10.1.4). Des données essentielles font également
défaut pour rendre une décision en réforme. En outre, le fait que le Tribunal administratif tranche
comme instance unique plaide contre une décision en réforme car les parties n’auraient alors pas
de moyen juridique contre la décision de fixation, ce qui apparaît problématique dans la
perpective de la garantie des voies de droit ancrée à l’art. 29a Cst. La cause doit donc être
renvoyée à l’instance inférieure, à charge de rassembler les données nécessaires pour une
décision et de fixer un nouveau forfait journalier en tenant compte des considérants. (18. BVG
UPK Basel).
Selon l’art. 83 let. r de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF, SR 173.110), le recours de droit public
au Tribunal fédéral est irrecevable contre les décisions en matière d’assurance-maladie qui ont
été rendues par le Tribunal administratif fédéral sur la base de l'art. 33 let. i de la loi sur le
Tribunal administratif fédéral (LTAF) en application de l’art. 53 al. 1 LAMal. La présente décision
est donc définitive. (20. BVG UPK Basel).
Selon la jurisprudence, une autorité de recours investie d’un plein pouvoir de cognition doit
respecter la marge de décision de l’instance inférieure sur les questions d’interprétation. Il lui
incombe de corriger une décision arbitraire mais elle doit laisser l’instance inférieure choisir entre
plusieurs solutions appropriées (cf. ATF 133 II 35 c.3). Le Tribunal administratif fédéral doit donc
uniquement contrôler la décision de l’instance inférieure et non s’y substituer (cf. ATF 126 V 75 c.
6). En particulier, lorsque l’exercice de l’appréciation, l’application de termes juridiques vagues ou
l’identification des faits nécessitent des connaissances techniques, scientifiques ou économiques
spécialisées, une retenue de la cour lors du contrôle des appréciations de l’instance inférieure est
de mise (cf. ATF 135 II 296 c.4.4.3; 133 II 35 c. 3; 128 V 159 c.3b/cc). On ne se trouve donc pas
en face d’une limitation inadmissible du pouvoir de cognition lorsque la cour – qui n’est pas
organisée comme un tribunal spécialisé – ne s’écarte pas sans nécessité de la conception de
l’instance inférieure, dans la mesure où il s’agit de trancher des questions techniques,
scientifiques ou économiques dans lesquelles cette instance dispose de connaissances
spécialisées (cf. ATF 139 II 185 c. 9.3; 135 II 296 c. 4.4.3;133 II 35 c. 3 m.H.; TAF 2010/25 c.
2.4.1 av. cit..). Ce principe vaut en tous cas lorsque l’instance inférieure a examiné les points
essentiels à la décision et a effectué les clarifications nécessaires de manière attentive et
complète (ATF 139 II 185 c. 9.3;138 II 77 c. 6.4) (4.4 BVG PSY BL).
Dans son arrêt de principe 2014/e, le Tribunal administratif fédéral s’est déjà penché sur
l’interprétation des principes de tarification énumérés à l’art. 59c al. 1 OAMal (TAF 2014/3 c. 2).
Selon l’interprétation sous l’empire du droit révisé, les «coûts de la prestation justifiés»
mentionnés à l’art. 59c al. 1 let. a OAMal ne visent pas les coûts individuels de l’hôpital dont le
tarif est examiné mais les coûts de l’hôpital qui constituent le benchmark (TAF 2014/3 c. 2.10.1).
Pour les «coûts nécessaires à la fourniture efficiente des prestations» selon l’art. 59c al. 1 let. b
OAMal, il s’agit aussi des coûts de l’hôpital sur lequel le benchmark est établi. Selon cette
interprétation, des baserates situés au-dessus de la valeur de référence ne peuvent en principe
pas être approuvés ou fixés (sous réserve des différenciations de tarif en cas de particularités
propres à l’hôpital (cf. TAF 2014/36 c. 6.8). Après la révision du financement hospitalier, seuls les
gains d’efficience sont autorisés (TAF 2014/3 c. 2.9.4.4). (5.3 BVG UKBB).
Après la révision du financement hospitalier, le principe du remboursement des coûts n’a plus
cours (TAF 2014/3 c. 2.8.5). Tant lors de l’approbation du tarif que lors de sa fixation par
l’autorité, le principe de l’économicité et la règle de la détermination des tarifs selon l’art. 49 al. 1,
5e phrase LAMal doivent être respectés impérativement (TAF 2014/36 c. 3.6 et c.6.7). La fixation
du tarif sur la seule base des coûts de l’hôpital concerné n’est pas suffisante et n’est pas
conforme au nouveau droit de l’assurance-maladie (jugement partiel du TAF C-6391/2014 du 26
février 2015 c. 4.8). (6.2 BVG UKBB).
Chapitre 9: L’impératif d’équité dans la LAMal
L’équité signifie que les particularités du cas concret sont prises en compte de manière équitable.
Elle peut justifier une «exception à la force réglementaire du droit».
Le principe d’un tarif établi de manière conforme à l’équité ancré à l’art. 46 al. 4 LAMal signifie
principalement, selon la littérature, que la structure tarifaire doit être équilibrée et qu’elle doit
garantir la prise en compte des intérêts des différentes parties.
Le contrôle de l’équité doit vérifier en particulier que:
 les intérêts des assurés sont pris en compte,
 des concessions injustifiées n’ont pas été faites par une partie sous la pression des autres,
 certains fournisseurs de prestations ne sont pas avantagés ou désavantagés sans motif
 le tarif peut être appliqué économiquement aux assurances et aux assurés.
Selon la jurisprudence du Tribunal administratif fédéral, l’impératif d’équité a pour conséquence
que, sous le régime du nouveau financement hospitalier, des valeurs de base du cas propres à
chaque hôpital sont possibles et même prescrites selon les circonstances.
Le contrôle de l’équité ordonné par l’art. 46 al. 4 LAMal porte sur la question de savoir si la
convention tarifaire paraît appropriée dans chaque cas (3.3.4 TAF HIAG).
Avant l’adoption de l’art. 59c OAMal et avant l’introduction du nouveau financement hospitaler,
des auteurs ont défendu l’opinion selon laquelle le concept d’équité, resp. la notion
d’économiquement supportable qu’il contient, pouvait s’appliquer aussi à l’ensemble du système
de la LAMal. A cet égard, Rütsche relève à bon droit que cet aspect est déjà incorporé par le
principe de l’économicité. En outre, un élargissement à l’ensemble des coûts imposerait, selon
Hierling/Coullery une référence uniforme à l’échelle nationale. Même si une telle application était
conforme à l’impératif d’équité, elle devrait être effectuée au niveau de la Confédération et non
isolément par un canton (3.3.5 TAF HIAG).
Lors de la détermination du prix, il convient, selon les circonstances, de tenir compte de la
situation particulière du fournisseur de telle sorte que – en se basant sur une valeur de référence
– des valeurs de base du cas différenciées puissent être négociées ou fixées pour des motifs
d’équité (3.3.2 et 3.3.4 TAF HIAG).
… En outre, il convient de prendre en compte selon les circonstances la situation particulière du
fournisseur de prestations lors de la fixation des prix de telle sorte que – en partant d’une valeur
de référence – des baserates différenciés doivent être négociés ou fixés pour des motifs d’équité
(cf. TAF 2014/36 c. 6.8, aussi c. 3.4 et c. 22.3ss.). (3.6 BVG UKBB).
Dans ses Recommandations sur l’examen de l’économicité, la CDS observe des différences
systématiques dans la situation de coûts – en particulier entre les hôpitaux universitaires et les
autres établissements – en raison de la différenciation insuffisante de la structure tarifaire. A cet
égard, des tarifs divergents sont possibles mais ils doivent être justifiés explicitement
(Recommandations sur l’examen de l’économicité, adoptées par le comité directeur de la CDS le
12 juillet 2012, p. 8). A eux seuls, des coûts par cas élevés ne justifient pas une hausse des tarifs
propre à un hôpital (TAF 2014/36 E. 22.7.2). Comme les coûts de la formation universitaire et de
la recherche ne doivent être inclus dans les tarifs (art. 49 al. 3 let. b LAMal), les missions de
formation universitaire et de recherche ne peuvent pas justifier non plus des tarifs différents pour
les hôpitaux universitaires. La structure tarifaire SwissDRG version 1.0 n’a pas permis d’aboutir à
une présentation techniquement correcte des cas extrêment coûteux en particulier (TAF 2014/36
c. 22.4; arrêt C_2255/2013 c. 3.3). La répartition différente des cas coûteux et simples relevant
d’un même DRG entre les fournisseurs de prestations peut aboutir à une allocation faussée des
produits aux hôpitaux. La fixation de valeurs différentes de baserate afin de corriger cet effet ne
constitue pas une intervention contraire au système dans la structure tarifaire (TAF 2014/36 c.
22.7). L’argument selon lequel un hôpital traite plus souvent des cas complexes ou ne peut
orienter son activité vers des cas profitables en raison de sa position à l’extrémité de la chaîne de
soins peut donc être entendu pour justifier un baserate plus élevé (jugement partiel C-6391/2014
c. 6.3). Bien que les hôpitaux universitaires assument souvent une position de fournisseur
complet à l’extrémité de la chaîne de soins, ils ne remplissent pas forcément les conditions d’une
différenciation de tarif propre à l’hôpital. Il convient d’établir quels cas sont traités et lesquels ne
sont pas correctement rémunérés en raison de la structure tarifaire – lors de cet examen, les cas
déficitaires mais aussi ceux qui sont profitables doivent être pris en compte (TFA 2014/36 c.
22.7s.). (9.3.2 BVG UKBB)
Selon l’arrêt du TFA 2014/36, il convient (toujours durant une phase transitoire, cf. ci-après c. 3.5)
de prendre en compte, dans certaines circonstances la situation particulière du fournisseur de
prestation lors de l’établissement des prix de manière à ce que des valeurs de baserate
différienciées puissent être négociées ou fixées pour des raisons d’équité (cf. art. 46 al. 4 LAMal).
Comme la loi prescrit de déterminer les tarifs en fonction des hôpitaux meilleur marché et
efficients, une différenciation des prix ne peut se justifier que dans des cas particuliers fondés.
Lorsque l’on part d’unevaleur de référence valable pour toute la Suisse, des suppléments et des
déductions dans des cas fondés tombent sous le sens. La lettre de l’art. 49 al. 1, 5e phrase LAMal
(«sont déterminés en fonction») suggère que les partenaires tarifaires et les autorités
d’approbation et de fixation disposent d’une marge d’appréciation dans ce domaine (TAF 2014/36
c. 6.8). Une différenciation des tarifs peut se justifier par exemple par des coûts structurels
régionaux différents (charges salariales, coûts du site; TAF 2014/36 c. 6.8.1) ou si chaque hôpital
fournit des volumes de prestations très différents dans le domaine de la formation nonuniversitaire (cf. TAF 2014/36 c. 6.8.2 avec référence; v. aussi c. 5.1.2 ci-dessus). Il est aussi
autorisé de procéder à une différenciation entre les hôpitaux disposant d’un service des urgences
et ceux qui n’en disposent pas (arrêt TAF 2014/36 c. 21.4). (6.1 & 6.1.1 BVG CHUR).
La question de savoir si un hôpital comprenant deux sites doit être traité comme un seul
établissement sur le plan tarifaire ou s’il s’agit deux hôpitaux avec des tarifs différents doit être
analysée au moyen de plusieurs critères parmi lesquels:
a. le mandat de prestations du canton,
b. la classification juridique de l’instance propriétaire,
c. la distance géograhique et la situation des bâtiments,
d. la composition et la répartition des cliniques et des services, la structure et l’organisation de la
direction, le type de facturation, l’organisation du personnel ainsi que des urgences (C2290/2013 c. 8.3). (2.2.2 TAF Gut GR).
a. Dans l‘arrêt C-2290/2013, qui concernait la fondation See-Spital (comptant deux sites
hospitaliers), le Tribunal administratif s’est fondé comme l’instance inférieure sur les mandats
de prestations. Il a fixé explicitement que la conduite d’un service des urgences adapté et
d’une unité de soins intensifs est prescrite pour les hôpitaux auxquels est confié le paquet de
base (BP) en chirurgie et en médecine interne. Les hôpitaux dont le mandat de prestations se
limite au paquet de base électif (BPE) ne sont pas tenus d’exploiter un service des urgences
public polyvalent. Comme le canton a délivré des mandats de prestations différents aux deux
sites (BP à l’un et BPE à l’autre), la fondation See-Spital n’est pas libre de choisir quelles
prestations elle propose sur tel site. Conformément aux différents mandats de prestations, elle
doit aussi mettre à disposition du personnel et des infrastructures différents (C-2290/2013 c.
8.4.2). (2.3.1 TAF Gut GR).
Cependant, le Tribunal administratif fédéral a constaté à titre restrictif que, dans le contexte de
la détermination des tarifs, on ne peut pas se baser sans réserve sur la classification dans la
liste des hôpitaux. Les cantons recourrent à différentes pratiques pour procéder au
classement des établissements dans les listes. En outre, un classement séparé dans la liste
peut avoir des fondements historiques. Il convient donc de vérifier si le classement dans des
catégories différentes se base sur une planification hospitalière conforme au droit et si ce
classement est aussi pertinent pour la détermination du tarif (C-2290/2013 c. 8.4.3). Ces
principes sont valables également lorsqu’un hôpital comportant deux sites est inscrit comme
un seul fournisseur de prestations. (2.3.2 TAF Gut GR).
b. Une propriété commune – pas plus que la comptabilité – ne peut être un critère déterminant,
dans la mesure où toutes deux sont déterminées unilatéralement par les hôpitaux (C2290/2013 c. 8.3.1). Selon la jurisprudence, est déterminant le fait que l’organisation de
l’hôpital pour les cas urgents et non planifiables dans le temps concerne les deux sites ou si
l’un des deux peut bénéficier des avantages d’un établissement électif (C-2290/2013 c. 8.3.2).
(2.2.3 TAF Gut GR).
c. En raison de la distance géographique entre les deux sites de Coire et St-Moritz, on ne peut
pas en déduire que le service des urgences géré à St-Moritz a des effets sur le site de Coire
et son organisation. La clinique Gut ne le prétend pas non plus. Elle invoque bien davantage
qu’elle est grevée, en tant qu’entreprise globale, par les coûts supplémentaire du service des
urgences. Cela ne peut pas être déterminant après ce qui a été indiqué ci-dessus. (2.2.4 TAF
Gut GR)
d. …Sous l’empire du nouveau financement hospitalier, ce sont les prestations, et non les
structures hospitalières, qui doivent être financées (cf. TFA 2013/8 c. 2.5.2.1; 2013/17 c.
2.4.2.2; 2014/36 c. 10.2.4). En vertu du principe de l’égalité de traitement, la demanderesse
ne peut donc rien en déduire en sa faveur. (2.2.5 TAF Gut GR).
 …Dans la mesure où l’instance inférieure a réduit de CHF 200 le baserate du site de Coire
parce que ce dernier ne gère pas de service des urgences, la décision de fixation ne prête pas
flanc à la critique… (2.4 TAF Gut GR).
Les particularités propres à un hôpital peuvent imposer un écart de la valeur de référence non
seulement vers le haut mais aussi vers le bas (cf. ci-dessus c. 6.1; TAF 2014/36 E.6.8). (6.3 BVG
CHUR).
Le seul fait qu’un hôpital présente des coûts plus bas que la norme – de même qu’en cas de
coûts plus élevés (cf. TAF 2014/36 c. 22.7.2) – ne permet pas encore de conclure à la nécessité
de procéder à une correction. Comme l’a reconnu le Tribunal administratif fédéral dans l’arrêt
2014/3, un costweight qui couvre plus que les coûts pertinents pour le tarif dans un hôpital
particulièrement efficient (dont les coûts par cas apurés du degré de gravité se situent en
dessous du benchmark) n’est pas contraire à la LAMal (TAF 2014/3 c. 2.9.5). Après la révision du
financement hospitalier, seuls sont donc autorisés les gains d’efficience, sinon le postulat d’une
fourniture en soins de haute qualité et appropriés au coût le plus bas possible (art. 43 al. 6
LAMal) ne peut pas être respecté (TAF 2014/3 c. 2.9.4.4). (6.3.4 TAF CHUR).
Pts 5 et 6:
Sur la question de savoir si une différenciation du tarif visant à corriger des distorsions résultant
de la structure tarifaire est autorisée, voire prescrite, deux situations de principe, qui recèlent
toutes deux un risque d’allocation erronée des revenus, doivent être distinguées:
 Mauvaise évaluation: les costweights de la structure SwissDRG sont mal évalués (sur- ou
sous-évalués) et les DRG mal évalués touchent certains hôpitaux de manière unilatérale et
surproportionnelle (TAF 2014/36 c. 22.5). Cette mauvaise évaluation doit être corrigée avant
tout au travers de la structure tarifaire. L’argument selon lequel un hôpital prodigue des
prestations qui ne sont pas suffisamment rémunérées en raison de costweights mal évalués
dans la structure tarifaire SwissDRG 1.0 n’est pas approprié en principe pour justifier un
baserate plus élevé (TAF 2014/36 c. 22.6; arrêt du TAF C-6392/2014 du 27 avril 2015 c. 4.5).
 Répartition des cas interne à un DRG: dans les DRG présentant une large variabilité des cas
(DRG non-homogènes), les cas profitables et les cas déficitaires ne se répartissent pas de
manière égale sur tous les hôpitaux, de telle sorte que certains établissements sont amenés à
traiter un part surproportionnelle de cas déficitaires et d’autres une part surproportionnelle de
cas profitables (TAF 2014/36 c. 22.5). La fixation de baserates différenciés pour corriger cet
effet ne constitue pas une intervention contraire au système dans la structure tarifaire (TAF
2014/36 c. 22.7; C-6392/2014 c. 4.5). (6.1.2 TAF CHUR).
Les conséquences négatives d’une répartition inégale des cas interne au DRG touchent tout
particulièrement les hôpitaux qui se situent à l’extrémité de la chaîne des soins parce qu’ils ne
peuvent pas par principe envoyer les cas complexes et (hautement) déficitaires à un autre
fournisseur de prestations («prise en charge finale»). Pour les hôpitaux universitaires, c’est cette
position de prise en charge finale et les cas hautement déficitaires qui en découlent qui peuvent
justifier (le cas échéant) des baserates plus élevés (cf. TAF C-2255/2013 du 24 avril 2015 c. 3,
3.4 et 8.2; C-6392/2014 c. 3 et 9.2; décision du Conseil d’Etat zurichois [RRB 278/2013] du 13
mars 2013 p.18ss.), et non les mandats de prestations dans le domaine MHS. (6.2 TAF CHUR).
La structure tarifaire prévoit pour les prestations spécialisées et hautement spécialisées des
costweights plus élevés, qui entraînent à leur tour des rémunérations plus hautes. Pour les
prestations de l’hôpital cantonal dans le domaine MHS, on ne peut donc pas – contrairement à
l’opinion défendue par l’instance inférieure – fixer un baserate plus élevé en général. Dans la
mesure où l’instance inférieure prétend défendre le baserate plus élevé pour les prestations MHS
par les costweights dans la structure tarifaire SwissDRG 1.0 (mauvaise évaluation cf. 6.1.2 cidessus), on constate qu’une intervention dans la structure tarifaire n’entre pas dans le domaine
de compétence du Conseil d’Etat (cf. TAF 2013/36 c. 22.6). (6.2.1 TAF CHUR).
Facturation des prestations selon l’art. 49 al. 1, 4e phrase LAMal
Les traitements ambulatoires et stationnaires sont des notions définies par le droit fédéral, qui doivent
être comprises de la même façon dans toutes les dispositions de la loi où elles sont mentionnées.
Pour cette raison, il est interdit aux partenaires tarifaires de définir de manière autonome ce qui est
considéré comme une prestation ambulatoire ou stationnaire (8.2 TAF RheinbAG).
Le devoir de participation des cantons est régi de manière exhaustive dans la loi et ne peut pas être
modifié par le biais de conventions tarifaires entre les fournisseurs de prestations et les assureurs
maladie. En particulier, il n’est pas possible d’introduire par voie conventionnelle une participation des
cantons aux coûts des traitements excédant la part fixée par l’art. 49a al. 1 LAMal. Les dispositions
des conventions tarifaires qui prévoient un financement dérogeant à l’art. 49a al. 1 LAMal ne sont par
conséquent pas conformes à la loi. Pour cette raison, leur approbation doit être refusée. En vertu de
ce qui précède, une entorse à l’art. 49a al. 1 LAMal devrait être approuvée si, en vertu de la
disposition contestée de la convention tarifaire, le canton de domicile serait tenu de participer aux
coûts des traitements ambulatoires ou à des rémunérations supplémentaires pour des prestations
diagnostiques ou thérapeutiques spéciales qui ne remplissent pas les conditions de l’art. 49 al. 1, 4e
phrase LAMal (8.2 TAF RheinbAG).
On remarquera que seuls les hôpitaux inscrits sur la liste hospitalière peuvent facturer à la charge de
l’assurance obligatoire des soins (art, 35 al. 1, en relation avec art. 39 al. 1 let. e LAMal; TAF 132 V 6,
c. 2.4.1) et ce uniquement dans le cadre des mandats de prestations qui ont été concédés (Eugster,
Rechtsprechung, Art. 39 Rz 16). Un fournisseur de prestations agréé ne peut donc facturer à la
charge de l’AOS que les prestations qui font partie de son admission. Pour les prestations hors
admission, resp. les prestations dépassant le cadre de son admission, il doit être traité, sur le plan
tarifaire, comme s’il n’était pas du tout admis comme fournisseur AOS agréé (cf. TAF 2009/23, c.
4.1.2). L’instance inférieure relève ainsi à bon droit que la Clinique Rheinburg peut facturer au titre de
l’art. 49 al. 1 LAMal uniquement les prestations stationnaires qui sont comprises dans son mandat de
prestations. Par conséquent, elle ne peut pas conclure de conventions tarifaires selon l’art. 46 LAMal
pour les prestations hors mandat. Cela correspond au demeurant au ch. 1.2 de la convention tarifaire
du 31 octobre 2012 selon lequel la présente convention s’applique uniquement aux personnes qui
sont assurées dans le cadre de l’AOS (à l’exclusion du cadre des mandats de prestations cantonaux)
et qui sont traitées en stationnaire dans la clinique (9.2 TAF RheinbAG).
… Si les prestations externes à l’hôpital ne font pas partie du mandat de prestations concédé à la
clinique, cette dernière ne peut pas les facturer en application de l’art. 49 al. LAMal (9.3 BVG
RheinbAG).
A titre d’exception à la rémunération forfaitaire, les parties peuvent convenir que des prestations
diagnostiques ou thérapeutiques spéciales peuvent être produites séparément sur la facture (art. 49
al. 1, 4e phrase; cf. FF 2004 5232). Dans ce cas, le législateur a pensé avant tout à des prestations
rares et particulièrement onéreuses, comme par exemple des mesures particulièrement complexes ou
le recours à une technologie de pointe coûteuse. Les coûts de ces prestations supplémentaires
peuvent donc être portés sur la facture uniquement si ces prestations ont été effectivement
prodiguées. Il s’agit d’éviter avant tout que la solidarité inhérente à un système de forfaits ne soit
sollicitée à l’excès (cf. FF 2004 5232 et 5578; FF 2001 693, 740ss; FF 1992 1176; Réponse du
Conseil fédéral du 26 juin 2013 à l’interpellation «Financement durable de la pédiatrie» de la
conseillère nationale Bea Heim du 17 avril 2013; Eugster, Rechtsprechung des Bundesgerichts zum
KVG, 2010, Art. 49 Rz. 22; ci-dessous Rechtsprechung)… (8.1 TAF RheinbAG).
Ce n’est que lorsqu’il est clair qu’une prestation prodiguée ou acquise à l’externe est comprise dans le
mandat de prestations de la Clinique Rheinburg et qu’elle peut être ainsi facturée comme un élément
du traitement stationnaire en vertu de l’art. 49 al. 1 LAMal que l’on peut se demander si cette
prestation est comprise dans le forfait journalier ou si elle peut être facturée en sus comme
rémunération pour les prestations diagnostiques ou thérapeutiques spéciales au sens de l’art. 49 al. 1,
4e phrase. En principe, de telles prestations doivent être rémunérées par le forfait journalier (cf. aussi
TAF 137 V 36, c. 4 rendu sous l’empire de l’ancien droit; Thomas Poledna, Gesundheitsrecht, in: La
Pratique de l’avocat 2013, p. 1201). ce qui est prévu au chiffre 1.4 de l’annexe 5 de la convention
tarifaire du 31 octobre 2012. Une tarification séparée selon l’art. 49 al. 1, 4e phrase LAMal d’une
prestation externe à l’hôpital (mais aussi interne) n’est donc permise que si cela peut être justifié par
les coûts élevés et la rareté de cette prestation. Les dispositions du nouveau financement hospitalier
n’y ont rien changé, d’autant plus que le passage en question relatif aux prestations diagnostiques ou
thérapeutiques spéciales a été repris mot pour mot dans la nouvelle loi (cf. art. 49 al. 2, 1ère phrase
LAMal dans la version en vigueur jusqu’au 31 décembre 2008) et que le Message sur la révision du
financement hospitalier prévoit expressément que la possibilité prévue jusque là à l’art. 49 al. 2 LAMal
d’une tarification séparée de certaines prestations diagnostiques ou thérapeutiques spéciales,
rarement fournies et demandant des moyens importants doit être maintenue (FF 2004 5235) (9.4 TAF
… L’obligation des cantons de participer, selon l’art. 49a al. 1 LAMal, aux «rémunérations au sens de
l’art. 49 al. 1 LAMal» comprend non seulement les forfaits mais aussi les rémunérations
supplémentaires pour les prestations dagnostiques ou thérapeutiques spéciales prévues à l’art. 49 al.
1, 4e phrase. En revanche, le remboursement de prestations ambulatoires ne fait pas partie des
«rémunérations au sens de l’art. 49 al. 1 LAMal». Pour cette raison, le canton de domicile n’est pas
appelé à participer à leur financement (cf. Gross Hawk, a.a.0, p. 1226 Rz. 34.54) (8.1 TAF RheinbAG).
Pts 6 et 7:
… En revanche, si l’on est en présence d’un traitement devant être prodiguée en sus, découlant d’une
autre affection relevant d’une spécialité différente et sans relation directe avec le traitement de
réadaptation stationnaire, cette prestation n’est pas inclue dans le forfait journalier de la recourrante,
pas plus qu’elle ne constitue une prestations diagnostique ou thérapeutique spéciale au sens de l’art.
49 al. 1, 4e phrase. Ainsi, elle ne peut pas être pas faire partie de la convention tarifaire entre la
recourrante et la clinique. Il est certes tout à fait possible que, durant un séjour stationnaire à l’hôpital,
un patient nécessite un traitement médical extérieur à l’établissement en raison d’une autre affection
(cf. Eugster, Rechtsprechung, Art. 25 Rz. 5; Wilhelm, a.a.O., p. 483 Rz 14.32, avec référence à
chaque fois à l’arrêt TAF 120 V 196 rendu sous l’empire de l’ancien droit) mais cela n’a pas
d’influence sur la rémunération des prestations conformément à l’approbation du tarif soumis
présentement à la cour. Ainsi, contrairement à l’annexe 5, ch. 3.2 de la convention tarifaire, il n’est pas
déterminant pour la gestion tarifaire d’une prestation qu’elle soit prodiguée par l’hôpital lui-même ou
par un autre fournisseur, ce que souligne aussi le TAF. Lorsque les prestations exernes à l’hôpital ne
font pas partie du mandat qu’il lui a été confié, l’institution ne peut pas facturer ces prestations en
application de l’art. 49 al. 1 LAMal (9.3 BVG RheinbAG).
WAID/TRIEMLI
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 7 avril 2014, in «Fixation du
tarif des traitements hospitaliers» entre tarifsuisse SA (représentante) et
Kantonspital Luzern / Conseil d’Etat du canton de Lucerne ((C1698/2013, en allemand uniquement)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 11 septembre 2014, in
«Fixation dès 2012 du tarif dans le domaine hospitalier des soins aigus
Waid / Triemli» entre Ville de Zurich et tarifsuisse SA (représentante) /
Helsana Assurances SA / Assura Basis SA / Supra Caisse maladie et
Conseil d’Etat du canton de Zurich (appelé en cause) (C-2283/2013, C3617/2013, en allemand uniquement)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 29 octobre 2014 in «LAMal,
refus d’approbation d’une convention tarifaire et fixation du tarif des
traitements hospitaliers» entre Hirslanden Klinik Aarau AG et Conseil
d’Etat du canton d’Argovie / Helsana Assurances SA, Sanitas Assurance
de base SA, CPT Assurance maladie SA (C-4460/2013, en allemand
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 19 janvier 2015 in «LAMal,
traitements hospitaliers» entre Groupe Asana SA et Conseil d’Etat du
canton d’Argovie (C-4196/2013, en allemand uniquement)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 26 janvier 2015 in «LAMal,
fixation du tarif des traitements hospitaliers» entre tarifsuisse SA
(représentante) / CSS Assurance maladie SA et Klinik St. Anna AG /
Conseil d’Etat du canton de Lucerne (C-3497/2013, en allemand
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 29 janvier 2015 in «LAMal,
(représentante) et Kantonspital Glarus AG / Conseil d’Etat du canton de
Glaris (C-3425/2013, en allemand uniquement)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 26 février 2015 in «LAMal,
(représentante) et clinique universitaire Balgrist (C-6391/2014, en
allemand uniquement)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 26 mars 2015 in «LAMal,
(représentante) et Kantonspital Baselland / Conseil d’Etat du canton de
Bâle-campagne (C-4223/2013, en allemand uniquement)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 20 avril 2015 in «LAMal,
(représentante) et SPZ Nottwil / Conseil d’Etat du canton de Lucerne (C3454/2013, en allemand uniquement)
fixation du tarif des traitements hospitaliers» entre Assurance-maladie
CSS SA / tarifsuisse SA (représentante de 44 parties-prenantes) et
Kantonspital Baden / Conseil d’Etat du canton d’Argovie (C-4264/2013,
en allemand uniquement)
KISPIZH
PSY BL
ME ISEL
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 20 avril 2015 in «Fixation
du tarif des traitements hospitaliers» entre Assurance-maladie CSS SA /
tarifsuisse SA (représentante de 44 parties-prenantes) et Kantonspital
Aarau / Conseil d’Etat du canton d’Argovie (C-4310/2013, en allemand
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 24 avril 2015 in «LAMal,
fixation du tarif des traitements hospitaliers somatiques aigus à partir de
2012» entre tarifsuisse SA (représentante de 44 parties-prenantes) et
hôpital universitaire Zürich / Conseil d’Etat du canton de Zürich (C2255/2013, C-3621/2013)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 27 avril 2015 in «LAMal,
Hôpital universitaire de l’enfance Zürich – fondation Eléonore / Conseil
d’Etat du canton de Zürich (C-6392/2014)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 5 mai 2015 in «Assurancemaladie, forfaits journaliers pour les prestations stationnaires dans le
domaine de la psychiatrie des adultes» entre Tarifsuisse SA
(représentante) et Cliniques universitaires psychiatriques (UPK) Bâle / CE
Bâle-Ville (C 1632/2013)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 24 août 2015 in
«Assurance-maladie, fixation de forfaits journaliers pour les prestations
stationnaires et les hôpitaux de jour» entre Tarifsuisse SA (représentante)
et Psychiatrie Bâle-Campagne / CE Bâle-Campagne (C-3133/2013)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 25 août 2015 in
«Assurance-malade, fixation des baserates dès le 1er janvier 2012» entre
Tarifsuisse SA (représentante), CE Bâle-Ville et Hôpital universitaire
pédiatrique des deux Bâles (C-3846/2013)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 31 août 2015 in
«Assurance-maladie, fixation du tarif dès 2012» entre Tarifsuisse SA
(représentante) et BSH GR (C-5749/2013)
(représentante), CE Grisons et Clinique Gut St-Moritz SA GR (C5849/2013)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 4 septembre 2015 in
«Assurance-maladie, fixation du tarif dès 2012 dans le secteur
stationnaire des soins aigus» entre Tarifsuisse SA (représentante) et
Adus Medica AG, (C-2267/2013, C-3614/2013)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 11 septembre 2015 in
stationnaire des soins aigus» entre entre Tarifsuisse SA (représentante)
et Verband Zürcher Krankenhäuser VZK (représentante), (C-2277/2013,
C-3616/2013)
stationnaire des soins aigus» entre Wilhelm Schulthess-Stiftung et
Tarifsuisse SA (représentante), (C-2214/2013, C-3613/2013)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 23 septembre 2015 entre
Tarifsuisse SA (représentante) et Merian-Iselin Stiftung et CE Canton BS
(C-3803/2013, C-3812/2013)
Ost KISPI
BarmAGpulm
BarmAGKard
RheinbAG
OstKISPI II
CDS – examen
d‘économicité, 2012
d‘économicité, 2015
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 7 octobre 2015 in
«TARMED, valeur du point pour les rémunérations des assureurs sociaux
pour les prestations médicales ambulatoires à l’Ostschweizer
Kinderspital» entre Tarifsuisse SA (représentante) et Stiftung
Ostschweizer Kinderspital, (C-2997/2012)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 19 octobre 2015 in
«Assurance-maladie, fixation des forfaits journaliers pour la réadaptation
musculo-squelettique stationnaire en 2012 en division commune» entre
Helsana Assurances SA et Bethesda Spital AG, CE Canton BS (C2141/2013)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 20 octobre 2015 in
stationnaire en 2012 en division commune» entre Helsana Assurances
SA et Felix Platter-Spital (FPS), CE Canton BS, (C-2142/2013)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 11 novembre 2015 in
pulmonaire» entre Tarifsuisse SA (représentante) et Klinik Barmelweid
AG, CE Canton AG (C-4334/2013)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 12 novembre 2015 in
cardio-vasculaire» entre Helsana Assurances SA et Klinik Barmelweid
AG, CE Cantont AG (C-4479/2013)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 15 janvier 2016 in
«Assurance-maladie, convention tarifaire pour la réadaptation dès le 1er
janvier 2012» entre Tarifsuisse SA (représentante) et Rheinburg Klinik
AG, CE Canton AR (C-354/2014)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 25 janvier 2016 in
«Assurance-maladie, fixation du tarif pour la réadaptation stationnaire dès
2012» entre Stiftung Klinik Susenberg et Tarifsuisse SA (représentante),
CE Canton ZH (C-2617/2014)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 29 janvier 2016 in
«Assurance-maladie, fixation du tarif dans le secteur stationnaire des
soins aigus» entre Tarifsuisse SA (représentante) et Kantonsspital St.
Gallen, CE Canton SG (C-2350/2014)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 14 mars 2016 in
«Assurance-maladie, fixation de la valeur du cas de base DRG pour
l’année 2012» entre Tarifsuisse SA (représentante) et Stiftung
Ostschweizer Kinderspital, CE Canton SG (C-3717/2014)
Jugement du Tribunal administratif fédéral du 31 mars 2016 in
«Assurance-maladie, fixation du tarif pour la réadaptation neurologique
stationnaire dès 2012» entre Zürcher Höhenklinik Wald et Helsana
Assurances SA (représentante), CE Canton ZH (C-2664/2014)
Loi fédérale sur l’assurance-maladie (LAMal) du 18 mars 1994 (état au 1er
hanvier 2015)
Ordonnance sur le calcul des coûts et le classement des prestations par
les hôpitaux et les EMS (OCP) du 3 juillet 2002, RS 832.104.
Ordonnance sur l’assurance-maladie (OAMal) du 27 juin 1995 (état au 1er
Recommandations sur l'examen de l'économicité tarifs hospitaliers du 12
juillet 2012, http://www.gdk-cds.ch/index.php?id=942&L=1
Recommandations sur l'examen de l'économicité tarifs hospitaliers
actuelle du 25 juin 2015, http://www.gdk-cds.ch/index.php?id=942&L=1
GDK – financement
Recommandations visant à garantir le financement et la qualité de la
formation postgrade des médecins, Modèle „PEP“, GDK, http://www.gdkcds.ch/index.php?id=883&L=1
Pascal Besson, [email protected]
Fiche Abonnement Espace Culturel Marcel PAGNOL
Clavicule : approche architecturale de l`épaule et - Jean
tarifs billetterie - Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg
EQUIP`JARDIN TARIFS
horaires de l`amicale du personnel - Les Hôpitaux Universitaires de
Activités - Five Senses Lodge
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References: art. 3
 art. 49
 art. 2

art. 25
in casu
 art.49
in fine
 art. 49
 art. 46
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 46
 art. 39
 Art. 39
 Art. 49
 art. 49
 Art. 25