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1bc81-11-12CESmaladinfectro | Microbiologie | Épidémiologie
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1-S4-D.-Martiny-2011
81-11-12 Création du CES de maladies infectieuses et tropicales
Décret n° 81-1091 du 12 novembre 1981 portant création d’un certificat d’études spéciales (CES) de maladies infectieuses et tropicales
La création d’un CES de maladies infectieuses et tropicales répond au souci de former sur place des spécialistes en pathologie infectieuse et tropicale. En outre, elle entre dans le cadre du développement des activités d’enseignement de la faculté au niveau des spécialités après le doctorat en médecine. Par ailleurs le projet répond à deux objectifs. D’une part, il met en place une formation encore inexistante, même dans les pays développés. Il appartient à notre faculté, dont les travaux de recherche en pathologie infectieuse et tropicale font autorité depuis vingt ans, d’organiser cet enseignement. D’autre part, il répond au souci de l’OMS de voir se développer en Afrique la formation de spécialistes dont notre continent a tant besoin. L’enseignement est réparti sur deux années et comporte, outre un enseignement théorique et pratique, un stage de neuf mois en clinique de formation, dont la majeure partie (7 mois) se déroule en clinique, le reste dans les laboratoires. Les études sont sanctionnées par des examens de fin d’année et un mémoire au terme de la deuxième année. Des dispenses d’examen ou de stage sont prévues à l’intention de titulaires de certains CES et dans des conditions particulières, aux internes des hôpitaux.
Vu la Constitution, notamment en ses articles 37 et 65 ; Vu les accords de coopération en matière d’enseignement supérieur entre la République du Sénégal et la République française, signés à Paris, le 15 mai 1964, à Dakar, le 10 juillet 1970 et à Paris, le 29 mars 1974 ; Vu la loi n° 67-45 du 13 juillet 1967 relative à l’Université de Dakar, modifiée ; Vu le décret n° 70-1135 du 13 octobre 1970 portant statut de l’Université de Dakar, modifié ; Vu le décret n° 71-299 du 16 mars 1971 pris en application des 6 e et 7 e alinéas de l’article 4 de la loi n° 67-45 du 13 juillet 1967, modifié par le décret n° 74-209 du 5 mars 1974 ; Vu le décret n° 71-300 du 16 mars 1971 fixant la date d’entrée en vigueur de la réglementation prévue par le décret n° 71-299 du 16 mars 1971 ; Vu l’avis du Conseil provisoire de l’Université en sa séance du 1 er mars 1979 ; Vu l’avis du Conseil de l’Enseignement supérieur en sa séance du 30 mars 1979 ;
La Cour suprême entendue en sa séance du 19 juin 1981 ; Sur le rapport conjoint du Ministre de l’Enseignement supérieur et du Ministre de la Santé publique,
Article premier. — Il est créé à la Faculté de médecine et de pharmacie de Dakar un certificat d’études spéciales (CES) de maladies infectieuses et tropicales.
Art. 2. — Sont admis à s’inscrire en vue de ce certificat :
1° les docteurs en médecine pourvus d’un diplôme délivré par l’Université de Dakar ; 2° les candidats pourvus d’un diplôme d’un pays étranger admis en équivalence ; 3° les étudiants en médecine de la Faculté de médecine de Dakar dont le stage pratique interne a été validé.
Art. 3. — La direction de l’enseignement est assurée par le professeur responsable des services hospitalo-universitaires de maladies infectieuses. L’enseignement est donné à la faculté et dans le service des maladies infectieuses du centre hospitalo-universitaire (CHU) de Dakar par des professeurs, des maîtres de conférences agrégés et par toute autre personne sollicitée en raison de sa compétence.
Art. 4. — L’enseignement a une durée de deux ans universitaires :
— 360 heures de cours théoriques réparties sur les deux années ;
— 70 heures de travaux pratiques en 1 re année.
Il comprend en outre, pour chaque année universitaire, un stage pratique ainsi réparti :
— 7 mois à la clinique des maladies infectieuses dont une partie dans le secteur des grandes endémies et dans le service de médecine préventive et santé publique ;
— 1 mois au laboratoire de bactériologie-virologie ;
— 1 mois au laboratoire de parasitologie.
Art. 5. — Le programme de l’enseignement est fixé conformément à l’annexe jointe au présent décret. Il est réparti en 7 parties :
I. — Étude des principaux agents responsable des infections ; II. — Étude clinique des maladies parasitaires et mycosiques ; III. — Étude clinique des maladies batériennes et virales ; IV. — Les grands syndromes et urgences en pathologie infectieuse ; V. — Aspects originaux de la pathologie infectieuse et tropicale ;
VI. — Épidémiologie et prophylaxie ;
VII. — Thérapeutique antiinfectieuse.
Les deux premières parties sont enseignées en 1 re année, les cinq dernières en seconde année.
Art. 6. — Les études sont sanctionnées par deux examens subis respectivement à la fin de la 1 re année et à la fin de la 2 e année et par un mémoire ; chaque examen comporte une seule session par an.
Le premier examen consiste en :
a) une épreuve écrite de 3 heures comportant 3 parties (bactériologie-virologie, parasitologie,
maladies infectieuses) ; chacune des 3 parties est notée de 0 à 20 ;
b) une épreuve pratique de laboratoire portant sur la bactériologie-virologie et sur la parasitologie,
chacune d’elles étant notée de 0 à 10. Le candidat, pour être déclaré admis, doit avoir la moyenne à l’ensemble des épreuves écrite et pratique. Les candidats ajournés sont autorisés à prendre une nouvelle inscription.
Le deuxième examen comporte :
a) une épreuve écrite de 5 heures portant sur l’ensemble du programme de 2 e année, chaque
épreuve étant notée de 0 à 10 ;
b) uenévaluation du stage pratique de 2 e année notée de 0 à 20 ;
c) une épreuve orale portant sur l’ensemble du programme notée de 0 à 20.
Pour être autorisés à subir l’épreuve orale, les candidats doivent avoir la moyenne à l’ensemble des épreuves (écrite et pratique). Pour valider la 2 e année, les candidats doivent obtenir un nombre de points au moins égal à 45 pour l’ensemble des épreuves. La remise du diplôme est subordonnée à la soutenance du mémoire.
Art. 7. — Les examens sont jugés par un jury désigné par le Doyen, présidé par le professeur responsable du CES ou par un professeur ou un maître de conférences de pathologie infectieuse, et comprenant au moins trois enseignants de rang magistral, 2 chefs de travaux pratiques ou assistants de bactériologie-virologie et de parasitologie.
Art. 8. — La dispense de la première année universitaire peut être accordée aux candidats titulaires
au moment de leur inscription soit du CES de bactériologie et de virologie, soit du CES de parasitologie, soit du diplôme de médecine tropicale par le Doyen sur proposition du directeur du CES après analyse du curriculum vitae de l’étudiant, des diplômes obtenus, des stages effectués et des connaissances acquises. Sont en outre dispensés de cette première année les internes en médecine nommés au concours qui ont exercé pendant 4 semestres dans un service de maladies infectieuses ou pendant un semestre dans un laboratoire de microbiologie.
Art. 9. — Les internes en médecine nommés au concours sont dispensés :
a) du deuxième examen s’ils ont exercé pendant 4 semestres dans un service de maladies
infectieuses et sont titulaires du CES de bactériologie-virologie clinique ou de parasitologie ; Ils sont cependant tenus de soutenir un mémoire pour l’obtention du diplôme.
b) du stage clinique s’ils ont exercé pendant 4 semestres dans un service de maladies infectieuses ;
c) du stage de laboratoire s’ils ont exercé pendant un semestre dans un laboratoire de
Art. 10. — Les dispositions du présent décret entrent en vigueur à compter de l’année universitaire
Art. 11. — Le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et le Ministre de la Santé publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié avec ses annexes au Journal Officiel.
Fait à Dakar, le 12 novembre 1981.
Abdou Diouf, Par le Président de la République :
Le Premier Ministre, Habib Thiam
Le Ministre de la Santé publique, Mamadou Diop
Le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Djibril Sène
Annexe I — CES de maladies infectieuses et tropicales
Cet enseignement vise à donner au médecin une formation solide en pathologie infectieuse et tropicale de manière :
1° à pouvoir adopter la conduite la mieux indiquée en présence d’un cas de pathologie infectieuse ou tropicale ; 2° à pouvoir faire fonctionner un laboratoire primaire ; 3° à pouvoir former le personnel subalterne pour la pratique courante de laboratoire. Pour équilibrer le programme enseigné pendant les deux années du CES, les matières ont été réparties comme suit :
1. — Étude des principaux agents responsables des infections :
1° Microbiologie générale :
— Structure des bactéries et des virus, croissance et génétique bactérienne ;
— Sensibilité aux antibiotiques ;
— Rappel des réactions antigènes-anticorps ;
— Diagnostic des maladies à virus.
2° Les bactéries :
Les cocci :
— Staphylocoques, streptocoques ;
— Méningocoques, gonocoques ;
— Autres cocci.
— Entérobactéries salmonella, colibacile, citobacter, shigella, klebsiella, enterobacter, proteus ;
— Parvobactériacées (brucella, pasteurella, francisella, yersinia, bordatella, haemophilus) ;
— Autres bacilles : Vibrio (cholerae, fœtus, pseudomonas, streptobacillus, spirillum) ;
— Les bacilles sporulés aérobies ;
— Les bactéries anaérobies strictes ;
— Les bacilles diphtériques et pseudodiphtériques ;
— Listéria, erysipelothrix ;
— Les mycobactéries ;
— Les spirochètes ;
— Les rickettsies ;
— Les chlamydiacae ;
— Les mycoplasmes.
3° Les virus :
— Pox virus ;
— Herpes virus ;
— Adénovirus ;
— Entérovirus, rhinovirus ;
— Mixovirus, paramyxovirus, rabdovirus, orthomyxovirus ;
— Virus de la rubéole ;
— Arbovirus ;
— Virus de la mononucléose infectieuse ;
— Virus des hépatites ;
— Virus oncogènes ;
— Orbivirus.
4° Les parasites :
— Les relations hôte-parasite ;
— Protozoaires ;
— Plasmodium ;
— Trypanosome ;
— Leishmania ;
— Toxoplasma ;
— Entamœba ;
— Helminthes ;
— Nemathelminthes, (filaires, ascaris, ankylostomes, oxyures, tricocéphale, trichinella) ;
— Plathelminthes (schistosoma, douves, cestodes) ;
— Mycoses (candida, aspergilus, cryptoccus histoplasmal).
II. — Les maladies infectieuses
— Les défenses de l’organisme ;
— L’infection ;
— Physiopathologie.
4° Maladies bactériennes :
— Streptococcies ;
— Straphylococcies ;
— Méningococcies ;
— Diphtéria ;
— Tétanos ;
— Botulime ;
— Coqueluche ;
— Brucelloses ;
— Listérioses ;
— Fièvre typhoïde et autres salmonelloses ;
— Shigellose ;
— Choléra ;
— Bartonellose ;
— Peste et autres yersinioses : infection à bacille de Malassez et Vignal, infection à Yersinia antérocolitica ;
— Lèpre ;
— Tuberculose ;
— Leptospiroses ;
— Borrélioses ;
— Tréponématoses ;
— Rickettsioses ;
— Infection à mycoplasmes ;
— Infection à chlamydia.
5° Maladies virales :
— Variole, vaccine ;
— Herpers ;
— Varicelle, Zona ;
— Maladie des inclusions cytomégaliques ;
— Rougeole ;
— Rubéole ;
— Oreillons ;
— Poliomyélite et autres antéroviroses ;
— Rage ;
— Fièvre jaune, autres arboviroses et fièvres hémorragiques (fièvre de Lassa, maladies à virus Marburg, à virus Ebola) ;
— Infections lentes à virus ;
— Mononucléose infectieuse ;
— Hépatites virales.
4° Maladies parasitaires et mycosiques :
— Paludisme ;
— Trypanosomiase ;
— Toxoplasmose ;
— Leishmaniose ;
— Amibiase ;
(lambliase,
trichomonase,
coccidioïsdose,
prumocytose,
naéglériose) ;
nématoses
(ankylostomiase,
anguillolose,
trichocéphalose, trichinose) ;
— Taeniases et bothriocéphalose ;
— Echinococcose, cysticercose et sparagonose ;
— Filarioses ;
— Schistosomoses ;
— Distomatoses.
Mycoses superficielles :
— Dermatophyties ;
— Pityriasis versicolor.
Mycoses profondes :
— Candidoses ;
— Aspergillose ;
— Blastomycose ;
— Cryptococcose ;
— Histoplasmoses ;
— Mycétomes ;
(Coccidioïdomycose,
Chromoblastomycose,
Sporotrichose,
Phycomycose,
Rhinosporidose).
III. — Les grands syndromes et urgences en pathologie infectieuse
— L’état septicémique ;
— Choc endotoxinique ;
— Les septicémies à bacilles gram négatif ;
— Les septicémies à anaérobies ;
— Les enclocardites infectieuses ;
— Les méningites purulentes ;
— Les méningites à liquides clair ;
— Les encéphalopathies d’origine infectieuse ;
— Les angines et infections respiratoires aiguës ;
— Les éruptions d’origine infectieuse ;
— Les diarrhées infectieuses ;
— Les infections urinaires ;
— Les maladies sexuellement transmises ;
— Les maladies d’inoculation (Maladie des griffes du chat, sodoku, infection à streptobacillus moniliformis, pasteurellose, tularémie, charbon, rouget) ;
— Les fièvres prolongées ;
— Les pyrexies aiguës (diagnostic) ;
— Les éosinophilies parasitaires ; syndromes larva migrans.
Le « coup de chaleur » ;
Les dyspnées laryngées ;
L’envenimation ;
— par les serpents ;
— par les autres espèces venimeuses ;
— par les aliments ;
— par les poisons végétaux ;
— par les poisons vénéneux ;
— par les produits à usage domestique ou agricole ;
Les toxicomanies ;
— Aspects originaux de la pathologie infectieuse et tropicale
Les anémies tropicales ;
Les splénomégalies ;
Le cancer primitif du foie ;
La malnutrition caloro-protéique ;
Insections et imnunodéprimés ;
Drépanocytose et infection ;
Infections et grossesse.
V. — Épidémiologie
L’enquête épidémiologique ;
Les grandes endémies tropicales ;
Les maladies infectieuses professionnelles ;
L’hospitalisme infectieux ;
Les mesures de désinfection, de désinsectisation, de dératisation ;
Règlement sanitaire international ;
Conseils aux voyageurs dans les pays tropicaux.
— Thérapeutique antiinfectieuse
— Les antibiotiques fongiques, familles, pharmacodynamie, rôle du laboratoire, effets secondaires, règles pratiques de prescriptions ;
— Les sulfamides et autres antibactériens ;
— Les médicaments antiviraux ;
— Les médicaments antiparasitaires ;
— Corticothérapie ;
— Vaccinothérapie et antigénothérapie.
Ventilation des horaires
Bactério-virologie :
65 heures ;
35 heures ;
Parasitologie Affections parasitaires
35 heures ; 50 heures ;
180 heures + 70 h. TP
Affections bactériennes et virales :
70 heures ;
Les grands syndromes :
30 heures ;
Aspects originaux de la pathologie tropicale :
Épidémiologie et prophylaxie :
Thérapeutique antiinfectieuse :
JORS, 27-2-1982, 4879 : 166-169
360 heures + 70 heures TP
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