Source: http://docplayer.fr/13211327-Code-de-la-sante-publique-nouvelle-partie-legislative.html
Timestamp: 2018-11-15 00:41:47+00:00

Document:
CODE DE LA SANTE PUBLIQUE (Nouvelle partie Législative) - PDF
Download "CODE DE LA SANTE PUBLIQUE (Nouvelle partie Législative)"
1 CODE DE LA SANTE PUBLIQUE (Nouvelle partie Législative) Première partie : Protection générale de la santé Livre I er Protection des personnes en matière de santé Titre I er Droits des personnes malades et des usagers du système de santé Titre II Recherches biomédicales Titre III Examen des caractéristiques génétiques, identification génétique et recherche génétique Titre IV Réparation des conséquences des risques sanitaires Titre V Prévention des risques liés à certaines activités diagnostiques et thérapeutiques Livre II Don et utilisation des éléments et produits du corps humain Titre I er Principes généraux Titre II Sang humain Titre III Organes Titre IV Tissus, cellules, produits du corps humain et leurs dérivés Titre V Dispositions communes aux organes, tissus et cellules Titre VI Dispositions relatives aux produits thérapeutiques annexes Titre VII Dispositions pénales Livre III Protection de la santé et environnement Titre I er Dispositions générales Titre II Sécurité sanitaire des eaux et des aliments Titre III Prévention des risques sanitaires liés à l environnement et au travail Titre IV Prévention des risques d intoxication Livre IV Administration générale de la santé Titre I er Institutions Titre II Administrations Livre V Mayotte, îles Wallis et Futuna et Terres australes et antarctiques françaises, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française Deuxième partie : Santé de la famille, de la mère et de l enfant Livre I er Protection et promotion de la santé maternelle et infantile Titre I er Organisation et missions Titre II Actions de prévention concernant les futurs conjoints et parents Titre III Actions de prévention concernant l enfant Titre IV Assistance médicale à la procréation Chapitre I er Dispositions générales (Art. L à L ) Chapitre II Conditions d autorisation et de fonctionnement des établissements (Art. L à L ) Titre V Recherche sur l embryon et les cellules embryonnaires (Art. L à L ) Titre VI Dispositions pénales Livre II Interruption volontaire de grossesse Titre I er Dispositions générales Chapitre I er Principe général (Art. L à L ) Chapitre II Interruption pratiquée avant la fin de la douzième semaine de grossesse (Art. L à L ) Chapitre III Interruption de grossesse pratiquée pour motif médical (Art. L à L ) Chapitre IV Dispositions communes (Art. L à L ) Titre II Dispositions pénales Chapitre II Interruption illégale de grossesse (Art. L à L ) Chapitre III Entrave à l interruption légale de grossesse (Art. L à L ) - 1 -
2 Deuxième partie : Santé de la famille, de la mère et de l enfant Livre I er Protection et promotion de la santé maternelle et infantile Titre I er Organisation et missions Chapitre I er Dispositions générales Article L (Loi nº du 27 juin 2005 art. 13 1º Journal Officiel du 28 juin 2005) L Etat, les collectivités territoriales et les organismes de sécurité sociale participent, dans les conditions prévues par le présent livre, à la protection et à la promotion de la santé maternelle et infantile qui comprend notamment : 1º Des mesures de prévention médicales, psychologiques, sociales et d éducation pour la santé en faveur des futurs parents et des enfants ; 2º Des actions d accompagnement psychologique et social des femmes enceintes et des jeunes mères de famille, particulièrement les plus démunies ; 3º Des actions de prévention et de dépistage des handicaps des enfants de moins de six ans ainsi que de conseil aux familles pour la prise en charge de ces handicaps ; 4º La surveillance et le contrôle des établissements et services d accueil des enfants de moins de six ans ainsi que le contrôle, la surveillance et l accompagnement des assistants maternels mentionnés à l article L du code de l action sociale et des familles. Article L (Loi nº du 27 juin 2005 art. 13 2º Journal Officiel du 28 juin 2005) Les services et consultations de santé maternelle et infantile, les activités de protection de la santé maternelle et infantile à domicile, l agrément des assistants familiaux ainsi que l agrément, le contrôle, la formation mentionnée à l article L du code de l action sociale et des familles et la surveillance des assistants maternels, relèvent de la compétence du département qui en assure l organisation et le financement sous réserve des dispositions des articles L , L , L , L et L Article L Sauf disposition contraire, les conditions d application du présent chapitre sont déterminées par décret en Conseil d Etat. Article L Les conditions dans lesquelles se poursuit une politique active de prévention contre les handicaps de l enfance, tant dans le cadre de la périnatalité que dans celui de la pathologie cérébrale et de la pathologie génétique, sont déterminées par voie réglementaire
3 Chapitre II Service départemental de protection maternelle et infantile Article L (Loi nº du 13 août 2004 art. 71 Journal Officiel du 17 août 2004) (Loi nº du 5 mars 2007 art. 1 III Journal Officiel du 6 mars 2007) Les compétences dévolues au département par l article L et par l article L sont exercées, sous l autorité et la responsabilité du président du conseil général, par le service départemental de protection maternelle et infantile qui est un service non personnalisé du département. Ce service est dirigé par un médecin et comprend des personnels qualifiés notamment dans les domaines médical, paramédical, social et psychologique. Les exigences de qualification professionnelle de ces personnels sont fixées par voie réglementaire. Article L (Loi nº du 27 juin 2005 art. 13 3º Journal Officiel du 28 juin 2005) (Loi nº du 5 mars 2007 art. 1 IV Journal Officiel du 6 mars 2007) Le président du conseil général a pour mission d organiser : 1º Des consultations prénuptiales, prénatales et postnatales et des actions de prévention médico-sociale en faveur des femmes enceintes ; 2º Des consultations et des actions de prévention médico-sociale en faveur des enfants de moins de six ans ainsi que l établissement d un bilan de santé pour les enfants âgés de trois à quatre ans, notamment en école maternelle ; 3º Des activités de planification familiale et d éducation familiale dans les conditions définies par le chapitre Ier du titre Ier du livre III de la présente partie ; 4º Des actions médico-sociales préventives à domicile pour les femmes enceintes notamment des actions d accompagnement si celles-ci apparaissent nécessaires lors d un entretien systématique psychosocial réalisé au cours du quatrième mois de grossesse, et pour les enfants de moins de six ans requérant une attention particulière, assurées à la demande ou avec l accord des intéressés, en liaison avec le médecin traitant et les services hospitaliers concernés ; 4º bis Des actions médico-sociales préventives et de suivi assurées, à la demande ou avec l accord des intéressées et en liaison avec le médecin traitant ou les services hospitaliers, pour les parents en période post-natale, à la maternité, à domicile, notamment dans les jours qui suivent le retour à domicile ou lors de consultations ; 5º Le recueil d informations en épidémiologie et en santé publique, ainsi que le traitement de ces informations et en particulier de celles qui figurent sur les documents mentionnés par l article L ; 6º L édition et la diffusion des documents mentionnés par les articles L , L , L et L ; 7º Des actions d information sur la profession d assistant maternel et des actions de formation initiale destinées à aider les assistants maternels dans leurs tâches éducatives, sans préjudice des dispositions du code du travail relatives à la formation professionnelle continue. En outre, le conseil général doit participer aux actions de prévention et de prise en charge des mineurs en danger ou qui risquent de l être dans les conditions prévues au sixième alinéa (5º) de l article L et aux articles L à L , L523-1 et L du code de l action sociale et des familles. Le service contribue également, à l occasion des consultations et actions de prévention médico-sociale mentionnées aux 2º et 4º, aux actions de prévention et de dépistage des troubles d ordre physique, psychologique, sensoriel et de l apprentissage. Il oriente, le cas échéant, l enfant vers les professionnels de santé et les structures spécialisées
4 Article L (Loi nº du 27 juin 2005 art. 13 4º Journal Officiel du 28 juin 2005) Tout assistant maternel agréé doit suivre une formation dans les conditions prévues à l article L du code de l action sociale et des familles. Article L Les activités mentionnées aux articles L et L sont gérées soit directement, soit par voie de convention avec d autres collectivités publiques ou des personnes morales de droit privé à but non lucratif ; elles sont organisées sur une base territoriale en fonction des besoins sanitaires et sociaux de la population et selon des normes minimales fixées par voie réglementaire. Elles sont menées en liaison avec le service départemental d action sociale et le service départemental de l aide sociale à l enfance. Article L Le service départemental de protection maternelle et infantile établit une liaison avec le service de santé scolaire, notamment en transmettant au médecin de santé scolaire les dossiers médicaux des enfants suivis à l école maternelle. Les modalités de cette transmission doivent garantir le respect du secret professionnel. Ces dossiers médicaux sont établis conformément à un modèle fixé par arrêté interministériel et transmis avant l examen médical pratiqué en application de l article L Article L En toute circonstance et particulièrement lors des consultations ou des visites à domicile, chaque fois qu il est constaté que l état de santé de l enfant requiert des soins appropriés, il incombe au service départemental de protection maternelle et infantile d engager la famille ou la personne à laquelle l enfant a été confié à faire appel au médecin de son choix et, le cas échéant, d aider la famille ayant en charge l enfant à prendre toutes autres dispositions utiles. Chaque fois que le personnel du service départemental de protection maternelle et infantile constate que la santé ou le développement de l enfant sont compromis ou menacés par des mauvais traitements, et sans préjudice des compétences et de la saisine de l autorité judiciaire, le personnel en rend compte sans délai au médecin responsable du service qui provoque d urgence toutes mesures appropriées. Lorsqu un médecin du service départemental de protection maternelle et infantile estime que les circonstances font obstacle à ce que l enfant reçoive les soins nécessaires, il lui appartient de prendre toutes mesures relevant de sa compétence propres à faire face à la situation. Il en rend compte au médecin responsable du service
5 Article L Lorsque les examens institués par les articles L , L , deuxième alinéa, L et L , deuxième alinéa, sont pratiqués dans une consultation du service départemental de protection maternelle et infantile et concernent des assurés sociaux ou leurs ayants droit, les frais y afférents sont remboursés au département par les organismes d assurance maladie dont relèvent les intéressés selon le mode de tarification prévu à l article L du code de la sécurité sociale. Les organismes d assurance maladie peuvent également, par voie de convention, participer sur leurs fonds d action sanitaire et sociale aux autres actions de prévention médico-sociale menées par le département. Dans les départements où, à la date d entrée en vigueur de la loi nº du 18 décembre 1989 relative à la protection et à la promotion de la santé, de la famille et de l enfance et adaptant la législation sanitaire et sociale aux transferts de compétence en matière d aide sociale et de santé, une convention fixe les conditions de la participation des organismes d assurance maladie au fonctionnement du service départemental de protection maternelle et infantile, celle-ci demeure en vigueur, sauf dénonciation dans les conditions prévues par ladite convention. En cas de dénonciation, les dispositions du premier alinéa et éventuellement du deuxième alinéa du présent article sont applicables. Article L Le financement des centres d action médico-sociale précoce mentionnés à l article L est assuré par une dotation globale annuelle à la charge des régimes d assurance maladie pour 80 % de son montant et du département pour le solde. Article L Les articles et du code pénal relatifs au secret professionnel sont applicables à toute personne appelée à collaborer au service départemental de protection maternelle et infantile. Article L Sauf disposition contraire, les conditions d application du présent chapitre sont déterminées par décret en Conseil d Etat
6 Chapitre III (abrogé) Commission Nationale de Médecine et de Biologie de la Reproduction et du Diagnostic Prénatal Article L (Abrogé par Loi nº du 6 août 2004 art. 2 VII Journal Officiel du 7 août 2004) Une Commission nationale de médecine et de biologie de la reproduction et du diagnostic prénatal est chargée de donner un avis sur les demandes d autorisation d exercice des activités d assistance médicale à la procréation et de diagnostic prénatal, sur les demandes d agrément des centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal ainsi que sur les décisions de retrait d autorisation. Elle participe au suivi et à l évaluation du fonctionnement des établissements et laboratoires autorisés. Elle remet chaque année au ministre chargé de la santé un rapport portant sur l évolution de la médecine et de la biologie de la reproduction et du diagnostic prénatal. Nota : Loi du 6 août 2004 art. 2 VIII : Les dispositions de l article 2 VII de la loi entrent en vigueur à compter de la date de publication des décrets nécessaires à l application des dispositions du V du A de l article 12 et des articles 23 et 24 de la présente loi. Article L (Abrogé par Loi nº du 6 août 2004 art. 2 VII Journal Officiel du 7 août 2004) Le ministre chargé de la santé communique à la Commission nationale de médecine et de biologie de la reproduction et du diagnostic prénatal le rapport mentionné à l article L et tous documents utiles pour les besoins de sa mission. Nota : Loi du 6 août 2004 art. 2 VIII : Les dispositions de l article 2 VII de la loi entrent en vigueur à compter de la date de publication des décrets nécessaires à l application des dispositions du V du A de l article 12 et des articles 23 et 24 de la présente loi. Article L (Abrogé par Loi nº du 6 août 2004 art. 2 VII Journal Officiel du 7 août 2004) La Commission nationale de médecine et de biologie de la reproduction et du diagnostic prénatal comprend des praticiens désignés sur proposition de leurs organisations représentatives, des personnalités choisies en raison de leur compétence dans les domaines de la procréation, de l obstétrique, du diagnostic prénatal, du conseil génétique et du droit de la filiation et des représentants des administrations intéressées et des ordres professionnels ainsi qu un représentant des associations familiales. La commission est présidée par un membre de la Cour de cassation, du Conseil d Etat ou de la Cour des comptes désigné par décret. Nota : Loi du 6 août 2004 art. 2 VIII : Les dispositions de l article 2 VII de la loi entrent en vigueur à compter de la date de publication des décrets nécessaires à l application des dispositions du V du A de l article 12 et des articles 23 et 24 de la présente loi
7 Article L (Abrogé par Loi nº du 6 août 2004 art. 2 VII Journal Officiel du 7 août 2004) Les membres de la Commission nationale de médecine et de biologie de la reproduction et du diagnostic prénatal et les personnes appelées à collaborer à ses travaux sont tenus, dans les conditions et sous les peines prévues aux articles et du code pénal, de garder secrètes les informations dont ils peuvent avoir connaissance en raison de leurs fonctions. Nota : Loi du 6 août 2004 art. 2 VIII : Les dispositions de l article 2 VII de la loi entrent en vigueur à compter de la date de publication des décrets nécessaires à l application des dispositions du V du A de l article 12 et des articles 23 et 24 de la présente loi. Article L (Abrogé par Loi nº du 6 août 2004 art. 2 VII Journal Officiel du 7 août 2004) La composition de la commission et les modalités de son organisation et de son fonctionnement sont déterminées par décret en Conseil d Etat. Nota : Loi du 6 août 2004 art. 2 VIII : Les dispositions de l article 2 VII de la loi entrent en vigueur à compter de la date de publication des décrets nécessaires à l application des dispositions du V du A de l article 12 et des articles 23 et 24 de la présente loi
8 Titre II Actions de Prévention concernant les futurs conjoints et parents Chapitre I er Examen Médical Prénuptial Article L (Loi nº du 26 novembre 2003 art. 74 IV Journal Officiel du 27 novembre 2003) (Loi nº du 14 novembre 2006 art. 8 II Journal Officiel du 15 novembre 2006 en vigueur le 1 er mars 2007) Le médecin qui, en application de l article 63 du code civil, procède à un examen en vue du mariage ne pourra délivrer le certificat médical prénuptial mentionné par cet article, et dont le modèle est établi par arrêté, qu au vu de résultats d analyses ou d examens dont la liste est fixée par voie réglementaire. Une brochure d éducation sanitaire doit être remise à chacun des futurs conjoints en même temps que le certificat médical. A l occasion de l examen médical prénuptial, après information sur les risques de contamination, un test de dépistage de l infection par le virus de l immuno-déficience humaine est proposé aux futurs conjoints. Article L Sauf disposition contraire, les conditions d application du présent chapitre sont déterminées par décret en Conseil d Etat
9 Chapitre II Examens de Prévention durant et après la grossesse Article L (Loi nº du 9 août 2004 art. 101 Journal Officiel du 11 août 2004) Toute femme enceinte bénéficie d une surveillance médicale de la grossesse et des suites de l accouchement qui comporte, en particulier, des examens prénataux et postnataux obligatoires pratiqués ou prescrits par un médecin ou une sage-femme. La déclaration de grossesse peut-être effectuée par une sage-femme. Lorsque, à l issue du premier examen prénatal, la sage-femme constate une situation ou des antécédents pathologiques, elle adresse la femme enceinte à un médecin. Le nombre et la nature des examens obligatoires ainsi que les périodes au cours desquelles ils doivent intervenir sont déterminés par voie réglementaire. A l occasion du premier examen prénatal, après information sur les risques de contamination, un test de dépistage de l infection par le virus de l immuno-déficience humaine est proposé à la femme enceinte. Article L Toute femme enceinte est pourvue gratuitement, lors du premier examen prénatal, d un carnet de grossesse. Un arrêté interministériel détermine le modèle et le mode d utilisation de ce carnet où sont mentionnés obligatoirement les résultats des examens prescrits en application de l article L et où sont également notées, au fur et à mesure, toutes les constatations importantes concernant le déroulement de la grossesse et la santé de la future mère. Le carnet appartient à la future mère. Celle-ci doit être informée que nul ne peut en exiger la communication et que toute personne appelée, de par sa fonction, à prendre connaissance des renseignements qui y sont inscrits est soumise au secret professionnel. A la demande du père putatif, le médecin peut rendre compte à celui-ci de l état de santé de la future mère, dans le respect des règles de la déontologie médicale. Article L Chaque fois que l examen de la future mère ou les antécédents familiaux le rendent nécessaire, il est également procédé à un examen médical du futur père accompagné, le cas échéant, des analyses et examens complémentaires appropriés. Article L Les organismes et services chargés du versement des prestations familiales sont tenus de transmettre sous huitaine au médecin responsable du service départemental de protection maternelle et infantile l attestation de passation de premier examen médical prénatal de leurs allocataires. La transmission de cette information se fait dans le respect du secret professionnel. Article L Sauf disposition contraire, les conditions d application du présent chapitre sont déterminées par décret en Conseil d Etat
10 Chapitre III Stérilisation à visée contraceptive Article L (inséré par Loi nº du 4 juillet 2001 art. 26 Journal Officiel du 7 juillet 2001) La ligature des trompes ou des canaux déférents à visée contraceptive ne peut être pratiquée sur une personne mineure. Elle ne peut être pratiquée que si la personne majeure intéressée a exprimé une volonté libre, motivée et délibérée en considération d une information claire et complète sur ses conséquences. Cet acte chirurgical ne peut être pratiqué que dans un établissement de santé et après une consultation auprès d un médecin. Ce médecin doit au cours de la première consultation : - informer la personne des risques médicaux qu elle encourt et des conséquences de l intervention ; - lui remettre un dossier d information écrit. Il ne peut être procédé à l intervention qu à l issue d un délai de réflexion de quatre mois après la première consultation médicale et après une confirmation écrite par la personne concernée de sa volonté de subir une intervention. Un médecin n est jamais tenu de pratiquer cet acte à visée contraceptive mais il doit informer l intéressée de son refus dès la première consultation. Nota : Loi art. 28 I : les présentes dispositions sont applicables dans la collectivité territoriale de Mayotte. Article L (inséré par Loi nº du 4 juillet 2001 art. 27 Journal Officiel du 7 juillet 2001) La ligature des trompes ou des canaux déférents à visée contraceptive ne peut être pratiquée sur une personne mineure. Elle ne peut être pratiquée sur une personne majeure dont l altération des facultés mentales constitue un handicap et a justifié son placement sous tutelle ou sous curatelle que lorsqu il existe une contre-indication médicale absolue aux méthodes de contraception ou une impossibilité avérée de les mettre en œuvre efficacement. L intervention est subordonnée à une décision du juge des tutelles saisi par la personne concernée, les père et mère ou le représentant légal de la personne concernée. Le juge se prononce après avoir entendu la personne concernée. Si elle est apte à exprimer sa volonté, son consentement doit être systématiquement recherché et pris en compte après que lui a été donnée une information adaptée à son degré de compréhension. Il ne peut être passé outre à son refus ou à la révocation de son consentement. Le juge entend les père et mère de la personne concernée ou son représentant légal ainsi que toute personne dont l audition lui paraît utile. Il recueille l avis d un comité d experts composé de personnes qualifiées sur le plan médical et de représentants d associations de personnes handicapées. Ce comité apprécie la justification médicale de l intervention, ses risques ainsi que ses conséquences normalement prévisibles sur les plans physique et psychologique. Un décret en Conseil d Etat fixe les conditions d application du présent article. Nota : Loi art. 28 I : les présentes dispositions sont applicables dans la collectivité territoriale de Mayotte
11 Titre III Actions de Prévention concernant l enfant Chapitre I er Diagnostic Prénatal Article L (Loi nº du 6 août 2004 art. 23 1º Journal Officiel du 7 août 2004) Le diagnostic prénatal s entend des pratiques médicales ayant pour but de détecter in utero chez l embryon ou le fœtus une affection d une particulière gravité. Il doit être précédé d une consultation médicale adaptée à l affection recherchée. Les analyses de cytogénétique et de biologie en vue d établir un diagnostic prénatal ne peuvent être pratiquées que dans des établissements publics de santé et des laboratoires d analyses de biologie médicale autorisés selon les modalités prévues par les dispositions du chapitre II du titre II du livre Ier de la partie VI du présent code. Les autorisations prévues par le présent article sont délivrées pour une durée de cinq ans. Pour les laboratoires d analyses de biologie médicale, cette autorisation vaut inscription sur la liste prévue à l article L La création de centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal dans des organismes et établissements de santé publics et privés à but non lucratif est autorisée par l Agence de la biomédecine instituée à l article L Article L (Loi nº du 6 août 2004 art. 23 2º Journal Officiel du 7 août 2004) Tout établissement ou laboratoire autorisé à pratiquer des activités de diagnostic prénatal, tout centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal est tenu de présenter à l agence régionale de l hospitalisation et à l Agence de la biomédecine instituée à l article L un rapport annuel d activité suivant des modalités déterminées par arrêté du ministre chargé de la santé. Article L (Loi nº du 6 août 2004 art. 23 3º Journal Officiel du 7 août 2004) Toute violation constatée dans un établissement ou un laboratoire, et du fait de celui-ci, des prescriptions législatives et réglementaires applicables au diagnostic prénatal entraîne le retrait temporaire ou définitif des autorisations prévues à l article L Le retrait de l autorisation est également encouru en cas de violation des prescriptions fixées par l autorisation ou si le volume d activité ou la qualité des résultats est insuffisant. Le retrait ne peut intervenir qu après un délai d un mois suivant une mise en demeure adressée par l autorité administrative à l établissement ou au laboratoire concerné et précisant les griefs. En cas de violation grave des dispositions du présent titre, l autorisation peut être suspendue sans délai à titre conservatoire
12 Article L (Loi nº du 6 août 2004 art. 23 4º, 5º Journal Officiel du 7 août 2004) Le diagnostic biologique effectué à partir de cellules prélevées sur l embryon in vitro n est autorisé qu à titre exceptionnel dans les conditions suivantes : Un médecin exerçant son activité dans un centre de diagnostic prénatal pluridisciplinaire tel que défini par l article L doit attester que le couple, du fait de sa situation familiale, a une forte probabilité de donner naissance à un enfant atteint d une maladie génétique d une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic. Le diagnostic ne peut être effectué que lorsqu a été préalablement et précisément identifiée, chez l un des parents ou l un de ses ascendants immédiats dans le cas d une maladie gravement invalidante, à révélation tardive et mettant prématurément en jeu le pronostic vital, l anomalie ou les anomalies responsables d une telle maladie. Les deux membres du couple expriment par écrit leur consentement à la réalisation du diagnostic. Le diagnostic ne peut avoir d autre objet que de rechercher cette affection ainsi que les moyens de la prévenir et de la traiter. Il ne peut être réalisé, à certaines conditions, que dans un établissement spécifiquement autorisé à cet effet par l Agence de la biomédecine instituée à l article L En cas de diagnostic sur un embryon de l anomalie ou des anomalies responsables d une des maladies mentionnées au deuxième alinéa, les deux membres du couple, s ils confirment leur intention de ne pas poursuivre leur projet parental en ce qui concerne cet embryon, peuvent consentir à ce que celui-ci fasse l objet d une recherche dans les conditions prévues à l article L Par dérogation au deuxième alinéa de l article L et à l article L , seul le médecin prescripteur des analyses de cytogénétique et de biologie en vue d établir un diagnostic prénatal est habilité à en communiquer les résultats à la femme enceinte. Article L (inséré par Loi nº du 6 août 2004 art. 23 6º Journal Officiel du 7 août 2004) Par dérogation aux dispositions prévues par le cinquième alinéa de l article L , le diagnostic biologique effectué à partir de cellules prélevées sur l embryon in vitro peut également être autorisé, à titre expérimental, lorsque les conditions suivantes sont réunies : - le couple a donné naissance à un enfant atteint d une maladie génétique entraînant la mort dès les premières années de la vie et reconnue comme incurable au moment du diagnostic ; - le pronostic vital de cet enfant peut être amélioré, de façon décisive, par l application sur celui-ci d une thérapeutique ne portant pas atteinte à l intégrité du corps de l enfant né du transfert de l embryon in utero, conformément à l article 16-3 du code civil ; - le diagnostic mentionné au premier alinéa a pour seuls objets de rechercher la maladie génétique ainsi que les moyens de la prévenir et de la traiter, d une part, et de permettre l application de la thérapeutique mentionnée au troisième alinéa, d autre part. Les deux membres du couple expriment par écrit leur consentement à la réalisation du diagnostic. La réalisation du diagnostic est soumise à la délivrance d une autorisation par l Agence de la biomédecine, qui en rend compte dans son rapport public conformément à l article L Cette autorisation est subordonnée au respect des dispositions prévues au dernier alinéa de l article L
13 Article L (inséré par Loi nº du 6 août 2004 art Journal Officiel du 7 août 2004) Sont seuls habilités à procéder au diagnostic prénatal et au diagnostic biologique effectué à partir de cellules prélevées sur l embryon in vitro les praticiens ayant été agréés à cet effet par l Agence de la biomédecine mentionnée à l article L dans des conditions fixées par voie réglementaire. Le nom des praticiens agréés chargés d exercer les activités mentionnées au présent article fait l objet d une déclaration à l autorité administrative qui a délivré l autorisation mentionnée aux articles L ou L Article L (Loi nº du 6 août 2004 art. 23 8º, 9º Journal Officiel du 7 août 2004) Sauf disposition contraire, les modalités d application du présent chapitre sont déterminées par décret en Conseil d Etat et notamment : 1º Les missions, le rôle auprès des autres intervenants en matière de diagnostic prénatal et les conditions de création et d autorisation des centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal prévus à l article L ; 2º La nature des analyses de cytogénétique et de biologie en vue d établir un diagnostic prénatal et les conditions dans lesquelles elles peuvent être pratiquées dans les établissements publics de santé et les laboratoires d analyses de biologie médicale autorisés ; 3º Les conditions dans lesquelles le diagnostic biologique effectué à partir de cellules prélevées sur l embryon in vitro peut être réalisé dans un établissement spécifiquement autorisé à cet effet
14 Chapitre 2 Carnet de santé et examens obligatoires Article L (Loi nº du 21 décembre 2001 art. 34 II Journal Officiel du 26 décembre 2001) Lors de la déclaration de naissance, il est délivré gratuitement pour tout enfant un carnet de santé. Ce carnet est remis par l officier d état civil ; à défaut, il peut être demandé au service départemental de protection maternelle et infantile. Un arrêté ministériel détermine le modèle et le mode d utilisation de ce carnet où sont mentionnés obligatoirement les résultats des examens médicaux prévus aux articles L et L et où doivent être notées, au fur et à mesure, toutes les constatations importantes concernant la santé de l enfant. Le carnet est établi au nom de l enfant. Il est remis aux parents ou aux personnes titulaires de l exercice de l autorité parentale ou aux personnes ou aux services à qui l enfant a été confié. Ils doivent être informés que nul ne peut en exiger la communication et que toute personne appelée, de par sa fonction, à prendre connaissance des renseignements qui y sont inscrits est soumise au secret professionnel. Nota : Loi art. 34 III : les présentes dispositions sont applicables à Mayotte. Article L Tous les enfants de moins de six ans bénéficient de mesures de prévention sanitaire et sociale qui comportent notamment des examens obligatoires. Le nombre et le contenu de ces examens, l âge auquel ils doivent intervenir et la détermination de ceux qui donnent lieu à l établissement d un certificat de santé sont fixés par voie réglementaire. Le contenu des certificats de santé, et notamment la liste des maladies ou déficiences qui doivent y être mentionnées, est établi par arrêté interministériel. Article L (Loi nº du 21 décembre 2001 art. 34 I Journal Officiel du 26 décembre 2001) (Loi nº du 19 décembre 2005 art. 38 I Journal Officiel du 20 décembre 2005) Dans l année qui suit leur sixième et leur douzième anniversaire, les enfants sont obligatoirement soumis à un examen bucco-dentaire de prévention réalisé par un chirurgien-dentiste ou un médecin qualifié en stomatologie. Cet examen ne donne pas lieu à contribution financière de la part des familles. Cette obligation est réputée remplie lorsque le chirurgien-dentiste ou un médecin qualifié en stomatologie atteste sur le carnet de santé mentionné à l article L de la réalisation des examens dispensés. Un accord conventionnel interprofessionnel mentionné à l article L du code de la sécurité sociale ou les conventions mentionnées aux articles L et L du même code déterminent pour les médecins qualifiés en stomatologie et pour les chirurgiens-dentistes la nature, les modalités et les conditions de mise en œuvre de cet examen. Celles-ci concernent notamment l information des personnes concernées, la qualité des examens, le suivi des personnes et la transmission des informations nécessaires à l évaluation du programme de prévention dans le respect des dispositions de la loi nº du 6 janvier 1978 relative à l informatique, aux fichiers et aux libertés. Nota : Loi art. 38 II : l article L dans sa rédaction antérieure à la publication de la présente loi demeure en vigueur, respectivement pour chacune des professions concernées, jusqu à la publication des dispositions
15 conventionnelles prises en application du 2e alinéa de l art. L Article L (Loi nº du 9 août 2004 art. 24 II Journal Officiel du 11 août 2004) Dans un délai de huit jours, le médecin qui a effectué un examen donnant lieu à l établissement d un certificat de santé adresse ce certificat au médecin responsable du service départemental de protection maternelle et infantile. La transmission de cette information se fait dans le respect du secret professionnel. A des fins de suivi statistique et épidémiologique de la santé des enfants, chaque service public départemental de protection maternelle et infantile transmet au ministre chargé de la santé ou aux services désignés à cet effet par le préfet de région, dans des conditions fixées par arrêté pris après avis du Conseil national de l information statistique et de la Commission nationale de l informatique et des libertés : 1º Des données agrégées ; 2º Des données personnelles, dont certaines de santé, ne comportant pas les données suivantes : nom, prénom, jour de naissance et adresse détaillée. L arrêté précise les modalités de fixation des échantillons ainsi que les garanties de confidentialité apportées lors de la transmission des données. La transmission de ces données se fait dans le respect des règles relatives au secret professionnel. Les informations transmises en application du présent article et permettant l identification des personnes physiques auxquelles elles s appliquent ne peuvent faire l objet d aucune communication de la part du service bénéficiaire de la transmission et sont détruites après utilisation. Article L Les personnes titulaires de l exercice de l autorité parentale ou celles à qui un enfant a été confié sont informées, dans le respect des règles déontologiques, lorsqu un handicap a été suspecté, décelé ou signalé chez ce dernier, notamment au cours des examens médicaux prévus à l article L , de la nature du handicap et de la possibilité pour l enfant d être accueilli dans des centres spécialisés, notamment, dans des centres d action médico-sociale précoce, en vue de prévenir ou de réduire l aggravation de ce handicap. Dans les centres d action médico-sociale précoce, la prise en charge s effectue sous forme de cure ambulatoire comportant l intervention d une équipe pluridisciplinaire. Elle comporte une action de conseil et de soutien de la famille ou des personnes auxquelles l enfant a été confié. Elle est assurée, s il y a lieu, en liaison avec les institutions d éducation préscolaires et les établissements et services mentionnés à l article L Le financement de ces centres est assuré dans les conditions définies à l article L Article L Sauf disposition contraire, les conditions d application du présent chapitre sont déterminées par décret en Conseil d Etat
16 Chapitre II Alimentation, Publicité et Promotion Article L (Loi nº du 9 août 2004 art. 29 Journal Officiel du 11 août 2004) (Loi nº du 30 décembre 2004 art. 133 finances rectificative pour 2004 Journal Officiel du 31 décembre 2004) (Loi nº du 19 décembre 2005 art. 57 Journal Officiel du 20 décembre 2005) Les messages publicitaires en faveur de boissons avec ajouts de sucres, de sel ou d édulcorants de synthèse ou de produits alimentaires manufacturés doivent contenir une information à caractère sanitaire. Dans le cas des messages publicitaires télévisés ou radiodiffusés, cette obligation ne s applique qu aux messages émis et diffusés à partir du territoire français et reçus sur ce territoire. La même obligation d information s impose à toute promotion, destinée au public, par voie d imprimés et de publications périodiques édités par les producteurs ou distributeurs de ces produits. Les annonceurs et les promoteurs peuvent déroger à cette obligation sous réserve du versement d une contribution dont le produit est affecté à l Institut national de prévention et d éducation pour la santé. Cette contribution est destinée à financer la réalisation et la diffusion d actions d information et d éducation nutritionnelles, notamment dans les médias concernés ainsi qu au travers d actions locales. La contribution prévue à l alinéa précédent est assise, s agissant des messages publicitaires, sur le montant annuel des sommes destinées à l émission et à la diffusion de ces messages, hors remise, rabais, ristourne et taxe sur la valeur ajoutée, payées par les annonceurs. Le montant de cette contribution est égal à 1,5 % du montant de ces sommes. La contribution prévue au deuxième alinéa est assise, s agissant des autres types de promotion de ces produits, sur la valeur hors taxe sur la valeur ajoutée des dépenses de réalisation et de distribution qui ont été engagées au titre de l année civile précédente, diminuée des réductions de prix obtenues des fournisseurs qui se rapportent expressément à ces dépenses. La base d imposition des promoteurs qui effectuent tout ou partie des opérations de réalisation et de distribution avec leurs propres moyens d exploitation est constituée par le prix de revient hors taxe sur la valeur ajoutée de toutes les dépenses ayant concouru à la réalisation desdites opérations. Le taux de la contribution est fixé à 1,5 % du montant hors taxe sur la valeur ajoutée de ces dépenses. Le fait générateur est constitué par la diffusion des messages publicitaires ou la mise à disposition des documents visés au premier alinéa. La contribution est exigible au moment du paiement par l annonceur aux régies ou au moment de la première mise à disposition des documents visés. La contribution est déclarée, liquidée, recouvrée et contrôlée selon les procédures et sous les mêmes sanctions, garanties et privilèges que la taxe sur la valeur ajoutée. Les réclamations sont présentées, instruites et jugées selon les règles applicables à cette même taxe. Il est opéré un prélèvement de 1,5 % effectué par l Etat sur le montant de cette contribution pour frais d assiette et de recouvrement. Les modalités d application du présent article, et notamment les conditions de consultation des annonceurs sur les actions de l Institut national de prévention et d éducation pour la santé, sont déterminées par décret en Conseil d Etat pris après avis de l Agence française de sécurité sanitaire des aliments et de l Institut national de prévention et d éducation pour la santé et après consultation du Bureau de vérification de la publicité. Les dispositions du présent article entrent en vigueur à la date de publication du décret mentionné au précédent alinéa, et au plus tard le 1 er janvier Nota : la loi art. 29 insère l art. L dans le titre 2. La numérotation des articles du code de la santé publique n autorise cette insertion que dans le titre
17 Titre IV Assistance médicale à la procréation Chapitre I er : Dispositions générales Article L (Loi nº du 6 août 2004 art. 24 I Journal Officiel du 7 août 2004) L assistance médicale à la procréation s entend des pratiques cliniques et biologiques permettant la conception in vitro, le transfert d embryons et l insémination artificielle, ainsi que toute technique d effet équivalent permettant la procréation en dehors du processus naturel, dont la liste est fixée par arrêté du ministre chargé de la santé, après avis de l Agence de la biomédecine. La stimulation ovarienne, y compris lorsqu elle est mise en œuvre indépendamment d une technique d assistance médicale à la procréation, est soumise à des recommandations de bonnes pratiques. Article L (Loi nº du 6 août 2004 art. 24 I Journal Officiel du 7 août 2004) L assistance médicale à la procréation est destinée à répondre à la demande parentale d un couple. Elle a pour objet de remédier à l infertilité dont le caractère pathologique a été médicalement diagnostiqué ou d éviter la transmission à l enfant ou à un membre du couple d une maladie d une particulière gravité. L homme et la femme formant le couple doivent être vivants, en âge de procréer, mariés ou en mesure d apporter la preuve d une vie commune d au moins deux ans et consentant préalablement au transfert des embryons ou à l insémination. Font obstacle à l insémination ou au transfert des embryons le décès d un des membres du couple, le dépôt d une requête en divorce ou en séparation de corps ou la cessation de la communauté de vie, ainsi que la révocation par écrit du consentement par l homme ou la femme auprès du médecin chargé de mettre en œuvre l assistance médicale à la procréation
18 Article L (Loi nº du 6 août 2004 art. 24 I Journal Officiel du 7 août 2004) Un embryon ne peut être conçu in vitro que dans le cadre et selon les objectifs d une assistance médicale à la procréation telle que définie à l article L Il ne peut être conçu avec des gamètes ne provenant pas d un au moins des membres du couple. Compte tenu de l état des techniques médicales, les membres du couple peuvent consentir par écrit à ce que soit tentée la fécondation d un nombre d ovocytes pouvant rendre nécessaire la conservation d embryons, dans l intention de réaliser ultérieurement leur projet parental. Une information détaillée est remise aux membres du couple sur les possibilités de devenir de leurs embryons conservés qui ne feraient plus l objet d un projet parental. Les membres du couple peuvent consentir par écrit à ce que les embryons, non susceptibles d être transférés ou conservés, fassent l objet d une recherche dans les conditions prévues à l article L Un couple dont des embryons ont été conservés ne peut bénéficier d une nouvelle tentative de fécondation in vitro avant le transfert de ceux-ci sauf si un problème de qualité affecte ces embryons. Article L (Loi nº du 6 août 2004 art. 24 I Journal Officiel du 7 août 2004) (Loi nº du 6 août 2004 art. 24 I Journal Officiel du 7 août 2004) Les deux membres du couple dont des embryons sont conservés sont consultés chaque année par écrit sur le point de savoir s ils maintiennent leur projet parental. S ils n ont plus de projet parental ou en cas de décès de l un d entre eux, les deux membres d un couple, ou le membre survivant, peuvent consentir à ce que leurs embryons soient accueillis par un autre couple dans les conditions fixées aux articles L et L , ou à ce qu ils fassent l objet d une recherche dans les conditions prévues à l article L , ou à ce qu il soit mis fin à leur conservation. Dans tous les cas, le consentement ou la demande est exprimé par écrit et fait l objet d une confirmation par écrit après un délai de réflexion de trois mois. Dans le cas où l un des deux membres du couple consultés à plusieurs reprises ne répond pas sur le point de savoir s il maintient ou non son projet parental, il est mis fin à la conservation des embryons si la durée de celle-ci est au moins égale à cinq ans. Il en est de même en cas de désaccord des membres du couple sur le maintien du projet parental ou sur le devenir des embryons. Lorsque les deux membres d un couple, ou le membre survivant, ont consenti, dans les conditions prévues aux articles L et L , à l accueil de leurs embryons et que ceux-ci n ont pas été accueillis dans un délai de cinq ans à compter du jour où ce consentement a été exprimé par écrit, il est mis fin à la conservation de ces embryons. Article L (Loi nº du 6 août 2004 art. 24 I Journal Officiel du 7 août 2004) (Loi nº du 6 août 2004 art. 24 I Journal Officiel du 7 août 2004) A titre exceptionnel, les deux membres du couple peuvent consentir par écrit à ce que les embryons conservés soient accueillis par un autre couple dans les conditions prévues à l article L En cas de décès d un membre du couple, le membre survivant est consulté par écrit sur le point de savoir s il consent à ce que les embryons conservés soient accueillis par un autre couple dans les conditions prévues à l article L
19 Article L (Loi nº du 9 août 2004 art. 97 III Journal Officiel du 11 août 2004) (Loi nº du 6 août 2004 art. 24 I Journal Officiel du 7 août 2004) A titre exceptionnel, un couple répondant aux conditions prévues à l article L et pour lequel une assistance médicale à la procréation sans recours à un tiers donneur ne peut aboutir peut accueillir un embryon. Le couple accueillant l embryon est préalablement informé des risques entraînés par la mise en œuvre de l assistance médicale à la procréation pour l enfant à naître. L accueil de l embryon est subordonné à une décision de l autorité judiciaire, qui reçoit préalablement le consentement écrit du couple à l origine de sa conception. Le juge s assure que le couple demandeur remplit les conditions prévues à l article L et fait procéder à toutes investigations permettant d apprécier les conditions d accueil que ce couple est susceptible d offrir à l enfant à naître sur les plans familial, éducatif et psychologique. L autorisation d accueil est délivrée pour une durée de trois ans renouvelable. Le couple accueillant l embryon et celui y ayant renoncé ne peuvent connaître leurs identités respectives. Toutefois, en cas de nécessité thérapeutique, un médecin pourra accéder aux informations médicales non identifiantes concernant le couple ayant renoncé à l embryon. Aucun paiement, quelle qu en soit la forme, ne peut être alloué au couple ayant renoncé à l embryon. L accueil de l embryon est subordonné à des règles de sécurité sanitaire. Ces règles comprennent notamment des tests de dépistage des maladies infectieuses. Seuls les établissements publics ou privés à but non lucratif autorisés à cet effet peuvent conserver les embryons destinés à être accueillis et mettre en œuvre la procédure d accueil. Article L (Loi nº du 6 août 2004 art. 24 I Journal Officiel du 7 août 2004) (Loi nº du 6 août 2004 art. 24 I Journal Officiel du 7 août 2004) L assistance médicale à la procréation avec tiers donneur peut être mise en œuvre lorsqu il existe un risque de transmission d une maladie d une particulière gravité à l enfant ou à un membre du couple, lorsque les techniques d assistance médicale à la procréation au sein du couple ne peuvent aboutir ou lorsque le couple, dûment informé dans les conditions prévues à l article L , y renonce. Article L (Loi nº du 6 août 2004 art. 24 I Journal Officiel du 7 août 2004) Un embryon humain ne peut être conçu ni utilisé à des fins commerciales ou industrielles. Article L (Loi nº du 6 août 2004 art. 24 I Journal Officiel du 7 août 2004) Seuls les embryons conçus avec les gamètes de l un au moins des membres d un couple et dans le respect des principes fondamentaux prévus par les articles 16 à 16-8 du code civil peuvent entrer sur le territoire où s applique le présent code ou en sortir. Ces déplacements d embryons sont exclusivement destinés à permettre la poursuite du projet parental de ce couple ; ils sont soumis à l autorisation de l Agence de la biomédecine
20 Article L (Loi nº du 6 août 2004 art. 24 I Journal Officiel du 7 août 2004) La mise en œuvre de l assistance médicale à la procréation doit être précédée d entretiens particuliers des demandeurs avec les membres de l équipe médicale clinicobiologique pluridisciplinaire du centre, qui peut faire appel, en tant que de besoin, au service social institué au titre VI du code de la famille et de l aide sociale. Ils doivent notamment : 1º Vérifier la motivation de l homme et de la femme formant le couple et leur rappeler les possibilités ouvertes par la loi en matière d adoption ; 2º Informer ceux-ci des possibilités de réussite et d échec des techniques d assistance médicale à la procréation, de leurs effets secondaires et de leurs risques à court et à long terme, ainsi que de leur pénibilité et des contraintes qu elles peuvent entraîner ; 2º bis Informer ceux-ci de l impossibilité de réaliser un transfert des embryons conservés en cas de rupture du couple ou de décès d un de ses membres ; 3º Leur remettre un dossier-guide comportant notamment : a) Le rappel des dispositions législatives et réglementaires relatives à l assistance médicale à la procréation ; b) Un descriptif de ces techniques ; c) Le rappel des dispositions législatives et réglementaires relatives à l adoption, ainsi que l adresse des associations et organismes susceptibles de compléter leur information à ce sujet. La demande ne peut être confirmée qu à l expiration d un délai de réflexion d un mois à l issue du dernier entretien. La confirmation de la demande est faite par écrit. L assistance médicale à la procréation est subordonnée à des règles de sécurité sanitaire. Elle ne peut être mise en œuvre par le médecin lorsque les demandeurs ne remplissent pas les conditions prévues par le présent titre ou lorsque le médecin, après concertation au sein de l équipe clinicobiologique pluridisciplinaire, estime qu un délai de réflexion supplémentaire est nécessaire aux demandeurs dans l intérêt de l enfant à naître. Les époux ou les concubins qui, pour procréer, recourent à une assistance médicale nécessitant l intervention d un tiers donneur doivent préalablement donner, dans les conditions prévues par le code civil, leur consentement au juge ou au notaire. Article L (Loi nº du 6 août 2004 art. 24 I Journal Officiel du 7 août 2004) En vue de la réalisation ultérieure d une assistance médicale à la procréation, toute personne peut bénéficier du recueil et de la conservation de ses gamètes ou de tissu germinal, avec son consentement et, le cas échéant, celui de l un des titulaires de l autorité parentale, ou du tuteur lorsque l intéressé mineur ou majeur fait l objet d une mesure de tutelle, lorsqu une prise en charge médicale est susceptible d altérer sa fertilité, ou lorsque sa fertilité risque d être prématurément altérée. Article L (inséré par Loi nº du 6 août 2004 art. 24 I Journal Officiel du 7 août 2004) Les modalités d application du présent chapitre sont déterminées par décret en Conseil d Etat, et notamment : 1º Les modalités d application de l article L et notamment les activités soumises à l autorisation prévue par le dernier alinéa de cet article ; 2º Les règles de sécurité sanitaire auxquelles est subordonnée la mise en œuvre de

References: art. 13
 art. 13
 art. 71
 art. 1
 art. 13
 art. 1
 art. 13
 art. 2
 art. 2
 art. 2
 art. 2
 art. 2
 art. 2
 art. 2
 art. 2
 art. 2
 art. 2
 art. 74
 art. 8
 art. 101
 art. 26
 art. 28
 art. 27
 art. 28
 art. 23
 art. 23
 art. 23
 art. 23
 art. 23
 art. 23
 art. 34
 art. 34
 art. 34
 art. 38
 art. 38
 art. 24
 art. 29
 art. 133
 art. 57
 art. 29
 art. 24
 art. 24
 art. 24
 art. 24
 art. 24
 art. 24
 art. 24
 art. 97
 art. 24
 art. 24
 art. 24
 art. 24
 art. 24
 art. 24
 art. 24
 art. 24