Source: http://enb.iisd.org/vol12/enb12160f.html
Timestamp: 2017-10-22 01:14:04+00:00

Document:
FAITS MARQUANTS DE LA CdP-6 DE LA CCCC
A l'ouverture de la Plénière, le Secrétaire Exécutif de la CCCC, Michael Zammit Cutajar, appela à ce que l'imagination politique dépasse la convenance, recommanda de se focaliser pas seulement sur les intérêts nationaux, mais également sur le bien commun, et déclara qu'il espérait que la CdP-6 parviendrait à une "fin plutôt douce qu'amère".
DECLARATIONS DES PARTIES: Les délégués entendirent ensuite les déclarations formelles faites par les représentants de haut niveau issus de 70 Parties, soulignant les positions et les points de vue sur les négociations sur le changement climatique et les questions relatives à la CCCC et au Protocole de Kyoto.
<Note de l'éditeur: Une collection complète des déclarations Plénières sera bientôt disponible en-ligne sur le site: http://COP6.unfccc.int>
Ratification du Protocole: L'UE, le GROUPE VISEGRAD, et beaucoup d'autres encore, soutinrent la ratification et l'entrée en vigueur du Protocole en 2002. Le Mexique nota qu'il était le seul des quinze premières puissances économiques à avoir ratifié le Protocole. La NOUVELLE ZELANDE déclara qu'elle était le premier pays appartenant au Groupe Parapluie à avoir annoncer sa ferme intention de ratifier le Protocole en 2002. Invoquant le principe des responsabilités communes mais différentiées, la BOLIVIE déclara qu'il était injuste à ce stade de rendre la ratification tributaire d'actions supplémentaires prises par les pays en développement.
Engagements de la CCCC et du Protocole: Le G-77/ CHINE exprima sa préoccupation que la plupart des pays visés à l'Annexe I n'ont pas réussi à mettre en œuvre leurs engagements. Avec plusieurs autres pays en développement, le délégué souligna la nécessité pour les Parties visées à l'Annexe I de remplir leurs obligations à protéger le système climatique sur la base de l'équité et en conformité du principe des responsabilités communes mais différentiées. La question d'équité fut soutenue par le Royaume-Uni. L'INDE appela à ce qu'un droit d'émission égalitaire par habitant pour tous les pays en terme de gaz à effet de serre soit l'objectif final.
Les Etats-Unis déclarèrent que le succès du Protocole requiert la participation de tous les pays. Le délégué déclara que tandis que les Etats-Unis étaient prêts à assouplir leurs positions, ils ne transigeraient pas avec leurs principes visant à assurer que la mise en œuvre du Protocole soit accomplie d'une façon efficace du point de vue coût, tout en assurant l'intégrité environnementale.
Politiques et Mesures (P&M): Le DANEMARK appela à un renforcement de la coopération internationale au développement afin de développer et appliquer les P&M de manière effective, et déclara que celles qui ont des effets négatifs sur les émissions des gaz à effet de serre devrainet être progressivement écartées.
Les Mécanismes de Kyoto: Beaucoup de pays réitérèrent la nécessité pour les mécanismes de s'ajouter à l'action nationale. Le GROUPE VISEGRAD soutint un plafonnement quantifié des mécanismes, avec des projets préférentiels dans le cadre de la Mise en Œuvre Conjointe (JI). L'IRLANDE, l'ITALIE, l'ALLEMAGNE et la SLOVENIE insistèrent sur l'idée que l'action nationale soit le moyen principal de remplir les engagements du Protocole. Le CANADA plaida pour une flexibilité maximale dans l'utilisation des mécanismes afin de s'assurer que les ressources nécessaires soient fournies. La FINLANDE déclara que les mécanismes doivent être transparents et fiables, et ne pas être un outil d'imprimerie de "fausse monnaie" pour les crédits environnementaux.
Concernant le MDP, le COSTA RICA, la BOLIVIE et le SENEGAL, contrés par l'Irlande et l'Autriche, favorisaient l'inclusion des puits d'absorption dans le MDP. L'INDONESIE déclara que les puits d'absorption pouvaient être éligibles si la fixation du carbone était réelle et mesurable.
La NOUVELLE ZELANDE, la NORVEGE, l'AUTRICHE, le HONDURAS et le COSTA RICA déclarèrent que l'énergie nucléaire ne devrait pas être autorisée dans le cadre du MDP. SAMOA déclara que le MDP devraient promouvoir des investissements dans les technologies des énergies renouvelables saines du point de vue de l'environnement. Le JAPON déclara que le jugement des pays en développement sur ce qui constitue le développement durable ne devait pas être rejeté par la limitation des types d'activités dans le cadre du MDP. Un certain nombre de pays encouragea un démarrage rapide du MDP. Le MAROC déclara que le MDP ne devait pas être utilisé comme un canal pour l'exportation des technologies obsolètes du Nord vers le Sud.
Respect des obligations: Le JAPON déclara que les désaccords en ce qui concerne le régime du respect des obligation ne devrait pas retarder l'entrée en vigueur du Protocole. La NORVEGE déclara qu'un régime strict du respect des obligations était essentiel pour assurer le bon fonctionnement du Protocole the de ses mécanismes. SAMOA, le BRESIL, l'INDONESIE et le LUXEMBOURG appelèrent à des règles et procédures fortes qui sanctionneraient le non-respect des obligations .
LULUCF: La JAMAIQUE soutint fermement pour les forêts une approche basée sur le biome, définie au niveau international. SAMOA et la MICRONESIE arguèrent qu'on devrait interdire aux pays de remplir leurs obligations par des actions qui ne sont ni mesurables ni permanentes. Le JAPON déclara qu'il était essentiel de ne pas perdre les incitations aux activités appropriées des puits d'absorption. La BOLIVIE déclara que les crédits de réduction résultant du changement naturel devait être évités et que les systèmes de mesure du carbone devaient pouvoir faire la distinction entre les efforts humains et les réductions naturelles. La NORVEGE déclara que la contribution des puits d'absorption devrait être limitée pendant la première période d'engagement. Le DANEMARK argua que l'inclusion des puits d'absorption ne devrait pas empêcher le financement de projets qui auraient eu lieu dans tous les cas. Le CAMBODGE déclara que l'utilisation des puits d'absorption n'était pas une alternative équitablement durable pour réduire le changement climatique. Le KENYA déclara que bien que les bienfaits des activités d'utilisation des terres fussent indéniables, les inclure dans le cadre du MDP serait vraisemblablement contre-productif.
Renforcement des capacités et transfert technologique: Un grand nombre d'intervenants soulignèrent que les questions telles que le transfert des technologies, le renforcement des capacités et les effets adverses, devaient être reconnues et prises en considération, avec une attention spéciale portée aux pays les moins avancés (PMA) et aux plus vulnérables au changement climatique. La CHINE et plusieurs autres pays en développement déclarèrent que l'accord à La Haye était dépendant du fait que les questions du "pays en développement" reçoivent la reconnaissance qui leur est due. Beaucoup de pays en développement soulignèrent la nécessité de nouvelles ressources supplémentaires.
Le SOUDAN nota la réticence de la part des Parties pays développés à mettre en œuvre leurs engagements en ce qui concerne la fourniture de financement, le transfert des technologies et de la connaissance scientifique aux pays en développement Le BOTSWANA déclara que la lenteur de la mise en œuvre de la CCCC par les pays en développement était due aux manques de capacités. Le PARAGUAY déclara que les transferts des technologies ne devaient en aucun cas être discriminatoire et ne devrait pas exclure les technologies locales.
Les effets adverses: Les questions relatives aux effets adverses du changement climatique et les impacts des mesures de réponse furent soulevées par de nombreux pays. L'IRAN formula sa préoccupation concernant les politiques énergétiques actuelles des pays industrialisés qui engendrent des imperfections sur le marché. L'ARABIE SAOUDITE exprima sa préoccupation concernant les impacts qu'auront les mesures de réponse et soutint la création d'un fonds de compensation destiné aux pays dont les économies seraient affectées par la mise en œuvre des mesures de réponse.
Financement/FEM: La nécessité de ressources additionnelle dans l'aide aux pays en développement pour faire face au changement climatique a été mise en avant par de nombreux intervenants. Notant le besoin de réformer le FEM, le CANADA appela à la création d'une "fenêtre" au sein du FEM qui traiterait des questions spéciales du changement climatique telles que l'adaptation. Le BENIN déclara que le FEM devrait être équipé de ressources supplémentaires. Le DANEMARK appela le FEM à être plus réactif aux besoins des PMA et proposa une aide équivalente à 0,1% du Produit National Brut pour les fonds supplémentaires. Le JAPON déclara qu'un champs le plus large possible de ressources devait être mobilisé, y compris des AOD afin d'assurer la distribution équitable des projets du MDP. Le MAROC déclara qu'un fonds d'adaptation devait être créé à partir des ressources issues des sanctions financières en cas de non-respect des obligations et, conjointement avec le SENEGAL, ajouta que trois mécanismes devaient l'alimenter.
Economies en Transition (ET): La FINLANDE déclara qu'un vaste paquet de négociations devrait également intégrer les préoccupations des ET. L'ARMENIE déclara que les ET avaient un défit particulier à évoluer vers une économie de marché sans augmenter leurs émissions de gaz à effet de serre et déclara que cette transition devrait être dirigée par les principes du développement durable.
Autres questions: La NORVEGE et le ROYAUME-UNI se référèrent aux récents événements météorologique en Europe comme un signe de changements climatiques. A propos des activités mises en œuvre conjointement, le MALAWI nota l'expérience limitée de l'Afrique et appela à la poursuite de la phase pilote.
Ajournement de la réunion: Suite à une requête faite par le Président Pronk plus tôt dans la soirée - qui fut, dit-il, endossée par les ministres - les services d'interprétation de la session formelle se termina à 21 h., les interprètes couvrant parallèlement les négociations informelles de haut niveau. Plusieurs délégués y compris la FEDERATION DE RUSSIE et l'ESPAGNE s’opposèrent au départ des services d'interprétation. la Plénière fut ainsi ajournée jusqu'à mercredi matin lorsque les déclarations formelles par les Parties reprendront .
Le Président Pronk ouvrit la réunion, et suggéra d'organiser le travail conformément aux quatre "boites" suivantes qui regroupaient les questions basées sur les discussions précédentes: (i) renforcement des capacités, transfert des technologies, effets adverses et lignes directrices pour le FEM; (ii) mécanismes, (iii) LULUCF; et (iv) P&M, respect des obligations et prise en considération, élaboration de rapports et revue dans le cadre des Articles 5,7 et 8. Il déclara qu'il présiderait les sessions plénières informelles de haut niveau, et qu'après avoir entendu les déclarations sur les questions de chaque "boite", un groupe informel plus restreint serait formé, et serait présidé par des ministres. Les discussions dans les Plénières informelles passeraient à la "boite" suivante. Les groupes informels feront leurs rapports ensuite à la Plénière, une fois leurs discussions terminées.
RENFORCEMENT DES CAPACITES, TRANSFERT DES TECHNOLOGIES, EFFETS ADVERSES, ET LIGNES DIRECTRICES DU FEM: VANUATU plaida pour un fonds pour les PMA qui n'ont pas encore accès aux fonds du FEM. Le dï¿½lï¿½guï¿½ requit l'inclusion du nouveau texte sur les PMA dans le(s) dï¿½cision(s) sur l'Article 4.8 et 4.9 de la CCCC et l'Article 3.14 du Protocole. L'ARABIE SAOUDITE soutint deux dï¿½cisions sï¿½parï¿½es sur l'Article 4.8 et 4.9 et l'Article 3.14, avec un langage impï¿½ratif. Les ETATS-UNIS soutenirent une dï¿½cision pour les deux et, avec le JAPON, s'opposï¿½rent ï¿½ une compensation pour les effets adverses.
La BULGARIE, au nom du GROUPE CENTRAL 11, et soutenue par la FEDERATION DE RUSSIE, la CHINE et le KAZAKHSTAN, pour le GROUPE DES NEUF- une alliance de pays d'Europe Centrale et Trans-Caucase, et la Moldavie - souligna que les ï¿½conomies en transition sont, comme les pays en dï¿½veloppement, dans le besoin d'une aide financiï¿½re provenant du FEM dans le but d'un renforcement des capacitï¿½s, transfert des technologies et rï¿½actions aux effets adverse, et requis la suppression des crochets entourant le texte sur leurs besoins. Le BELIZE dï¿½clara que la question de savoir si le renforcement des capacitï¿½s serait considï¿½rï¿½ dans le cadre de l'adaptation ne devrait pas ï¿½tre difficile ï¿½ rï¿½soudre, et soutint le langage impï¿½ratif dans les dï¿½cisions. Le CANADA avec les ETATS-UNIS et l'UE , mirent l'accent sur le soutien au FEM. Il reconnut que les pays en dï¿½veloppement pourraient le trouver trop lent et soutint donc l'amï¿½lioration de son fonctionnement. La FINLANDE dï¿½clara que le FEM n'ï¿½tait pas la seule source de financement, et mis l'accent sur la disponibilitï¿½ de fonds provenant de secteurs bilatï¿½raux et privï¿½s. L'AOSIS soutint le maintien du FEM comme le mï¿½canisme financier, mais dï¿½clara qu'il avait besoin d'amï¿½lioration et de renforcement. L'AFRIQUE DU SUD s'opposa au "dumping", par les pays dï¿½veloppï¿½s, des technologies dont on ne voulait pas vers les pays en dï¿½veloppement. La CHINE appela ï¿½ des progrï¿½s concrets, dï¿½clarant que les partenaires nï¿½gociateurs essayaient de gagner du temps.
Avant la pose, le Prï¿½sident Pronk rï¿½suma les principales questions restï¿½es sans rï¿½ponses: comment donner substance ï¿½ la requï¿½te de compensation de l'Article 3.14; comment organiser des amï¿½nagements spï¿½ciaux pour les PMA; comment les ET peuvent tirer des bï¿½nï¿½fices des mï¿½canismes de financement, du transfert des technologies et du renforcement des capacitï¿½s; si le langage dï¿½cisionnel devait ï¿½tre impï¿½ratif pour toutes les dï¿½cisions ou seulement pour des questions spï¿½cifiques; si l'on devait avoir une ou deux dï¿½cisions sur les effets adverses; et comment rï¿½soudre les questions sur le rï¿½le du FEM. Un groupe informel, formï¿½ par les Ministres sud africains et danois, et assistï¿½ par le Prï¿½sident du SBI John Ashe, fut ï¿½tabli.
MECANISMES: Lors de la rï¿½union Plï¿½niï¿½re informelle de haut niveau, tenue dans l'aprï¿½s-midi, les ministres et les hauts fonctionnaires prï¿½sentï¿½rent leurs points de vue sur les "questions croustillantes" en suspens sur les mï¿½canismes, telles quï¿½identifiï¿½es par le Prï¿½sident Pronk. Sur la question de supplï¿½mentaritï¿½, le JAPON et les ETATS-UNIS mirent en garde contre la renï¿½gociation du Protocole. Tout en reconnaissant la nï¿½cessitï¿½ d'une flexibilitï¿½, l'UE attira l'attention sur l'importance d'une action nationale. L'INDONESIE plaida en faveur de l'exigence de rï¿½ductions d'ï¿½missions de 70 % ï¿½ travers l'action nationale, avec possibilitï¿½ de reduire ce montant sous certaines conditions. La HONGRIE et le GROUPE AFRICAIN, contrï¿½s par la FEDERATION DE RUSSIE et l'AUSTRALIE, plaidï¿½rent pour la mise en ï¿½uvre d'une limitation quantitative sur les mï¿½canismes de flexibilitï¿½. Le CANADA souligna sa flexibilitï¿½ sur cette question. La REPUBLIQUE DE COREE , contrï¿½e par la HONGRIE et la CHINE, plaidï¿½rent en faveur de projets MDP unilatï¿½raux. La COLOMBIE et la BOLIVIE proposï¿½rent une disposition pour les projets MDP bilatï¿½raux, multilatï¿½raux et unilatï¿½raux. L'UE, soutenue par la HONGRIE, et contrï¿½e par le JAPON, l'AUSTRALIE, les ETATS-UNIS, le CANADA et l'ARABIE SAOUDITE, souligna sa prï¿½fï¿½rence pour une liste positive. La dï¿½lï¿½guï¿½e dï¿½clara que l'objectif de la liste positive ï¿½tait d'aider ï¿½ l'obtention du dï¿½marrage du MDP en soutien aux projets durables, et de s'assurer que la liste serait soumise ï¿½ rï¿½vision. Le G-77/CHINE dï¿½clara que le pays en dï¿½veloppement hï¿½te serait le seul juge ï¿½ dï¿½cider du projet. Les ETATS-UNIS exprimï¿½rent une certaine flexibilitï¿½ concernant le potentiel pour des petits projets, ï¿½ condition qu'il n'y ait pas de liste positive et que les puits d'absorption soient inclus.
Le G-77/CHINE, le GROUPE D'AFRIQUE et SAMOA, contrï¿½s par les ETATS-UNIS, le CANADA, le JAPON et l'AUSTRALIE exigï¿½rent l'ï¿½tablissement d'un fonds d'adaptation basï¿½ sur une taxe prï¿½levï¿½e sur les trois mï¿½canismes. A propos de la proposition de lever une "part des bï¿½nï¿½fices " sur l'Article 6 du Protocole (mise en ï¿½uvre conjointe) et l'Article 17 (commerce des ï¿½missions), la FEDERATION DE RUSSIE exprima sa volontï¿½ de discuter de cette possibilitï¿½, uniquement sous certaines conditions. La HONGRIE dï¿½clara qu'elle dï¿½sapprouvait fermement cette proposition. Le JAPON, contrï¿½ par la CHINE et l'INDONESIE, soutint l'utilisation du financement des AOD en faveur du MDP.
A propos de la composition du Bureau Exï¿½cutif, le G-77/ CHINE mit l'accent sur la nï¿½cessitï¿½ d'une reprï¿½sentation gï¿½ographique ï¿½quitable. Les ETATS-UNIS dï¿½clarï¿½rent qu'ils pourraient ï¿½tre flexibles sur cette question. La FEDERATION DE RUSSIE s'opposa ï¿½ la crï¿½ation du Bureau Exï¿½cutif, suggï¿½rant que le Secrï¿½tariat pouvait remplir ses fonctions. Le GROUPE D'AFRIQUE exprima sa prï¿½occupation ï¿½ propos de la proposition prï¿½conisant que la soumission de la communication nationale soit une prï¿½condition pour la participation au MDP.
En ce qui concerne les puits d'absorption dans le MDP, les ETATS-UNIS, le CANADA, le JAPON, le COSTA RICA, l'AUSTRALIE, la COLOMBIE, le HONDURAS et la BOLIVIE, contrï¿½s par l'UE, la CHINE et le GHANA, plaidï¿½rent en faveur de l'inclusion des puits d'absorption. La FEDERATION DE RUSSIE suggï¿½ra que la dï¿½cision concernant l'inclusion des puits d'absorption soit ajournï¿½e pour une possible inclusion dans la prochaine pï¿½riode d'engagement. Le HONDURAS, l'ARABIE SAOUDITE et la HONGRIE s'opposï¿½rent ï¿½ l'inclusion de l'ï¿½nergie nuclï¿½aire dans le MDP. L'AUSTRALIE dï¿½clara que cette question devait ï¿½tre dï¿½cidï¿½e par les pays en dï¿½veloppement au niveau individuel et souligna que le silence des ETATS-UNIS sur ce problï¿½me n'indiquait pas nï¿½cessairement un manque de soutien ï¿½ cette question.
Concernant le commerce des ï¿½missions et la responsabilitï¿½, le G-77/CHINE exprima sa prï¿½fï¿½rence pour la combinaison des options concernant la "rï¿½serve de la pï¿½riode d'engagement" et les "unitï¿½s excï¿½dentaires". La FEDERATION DE RUSSIE et le CANADA soutinrent la notion de responsabilitï¿½ du vendeur.
Un groupe informel prï¿½sidï¿½ par les Ministres brï¿½silien et japonais fut ï¿½tabli avec l'aide de l'ancien Prï¿½sident du groupe de contact sur les mï¿½canismes, Kok Kee Chow. Notant que dans la soirï¿½e il n'y aurait qu'une seule ï¿½quipe de services d'interprï¿½tation, le Prï¿½sident Pronk requit l'approbation du groupe pour que ces services soient utilisï¿½s dans la Plï¿½niï¿½re informelle de haut niveau.
LULUCF: Les dï¿½lï¿½guï¿½s se rï¿½unirent ï¿½ partir de 21 h. pour discuter des LULUCF. Le ROYAUME-UNI, au nom de l'UE, rï¿½agit ï¿½ la proposition faite par les ETATS-UNIS, lundi, pour l'introduction de crï¿½dits pour des activitï¿½s dans le cadre de l'Article 3.4. Le dï¿½lï¿½guï¿½ dï¿½clara que l'UE acceptait le concept de puits d'absorption, en particulier les forï¿½ts, mais, avec le GROUPE CENTRAL 11 et la NORVEGE, insista sur les problï¿½mes liï¿½s ï¿½ la permanence, l'incertitude, le risque, l'additionnalitï¿½ et en particulier le niveau, conformï¿½ment ï¿½ la proposition du Groupe Parapluie. Les ETATS-UNIS rï¿½itï¿½rï¿½rent leur position concernant la nï¿½cessitï¿½ d'inclure les puits d'absorption lors de la premiï¿½re pï¿½riode d'engagement et dï¿½clarï¿½rent que leur proposition permettait une certaine flexibilitï¿½ et ï¿½tait basï¿½e sur une perspective ï¿½ long terme. Il illustra le niveau potentiel des activitï¿½s de l'Article 3.4 et dï¿½clara que les Parties pouvaient faire des estimations prï¿½cises. Le GROUPE d'INTEGRITE ENVIRONNEMENTALE dï¿½clara qu'il ï¿½tait quelque peu rassurï¿½ par la dï¿½claration des ETATS-UNIS en ce qui concerne leur proposition, et insista sur la nï¿½cessitï¿½ de possibilitï¿½ de vï¿½rification et d'additionnalitï¿½. le G-77/CHINE mit l'accent sur ces principes concernant les LULUCF et sur le besoin d'exclure les crï¿½dits pour lï¿½absorption naturelle. Les ETATS-UNIS, avec le JAPON, dï¿½clarï¿½rent que les effets sur la fertilisation du carbone sont bien en dessous de 10%. TUVALU et l'ARGENTINE se demandï¿½rent si une dï¿½cision finale sur l'Article 3.4 ï¿½tait appropriï¿½e ï¿½ la CdP-6. Un groupe informel, facilitï¿½ par le Mexique et la Slovaquie, et assistï¿½ par le Coprï¿½sident du LULUCF, fut convoquï¿½.
RESPECT DES REGLES, POLITIQUES ET MESURES, ET ARTICLES 5, 7 ET 8 DU PROTOCOLE: Suite ï¿½ l'achï¿½vement de la rï¿½union des LULUCF ï¿½ 23 h20, on convoqua une rï¿½union plï¿½niï¿½re informelle de haut niveau pour discuter du quatriï¿½me groupe de questions: les P&M, le respect des rï¿½gles, et la prise en considï¿½ration, l'ï¿½laboration de rapports et la revue dans le cadre des Articles 5, 7 et 8. Le G-77/CHINE, l'UE et l'ARABIE SAOUDITE prï¿½sentï¿½rent leurs positions respectives sur quelques-unes des questions, soulignant l'accord conclu sur les ï¿½lï¿½ments des "questions croustillantes", et notant les ï¿½lï¿½ments qui leur paraissaient manquants dans la note informelle du Prï¿½sident Pronk. La rï¿½union fut ajournï¿½e ï¿½ minuit, ï¿½ la suite des prï¿½occupations exprimï¿½es par le G-77/CHINE concernant la disponibilitï¿½ de moyens de transport et les capacitï¿½s limitï¿½es d'un nombre de leurs plus petites dï¿½lï¿½gations.
Certains dï¿½lï¿½guï¿½s exprimï¿½rent une certaine prï¿½occupation concernant le rythme des discussions de mardi, avec des dï¿½bats informels de haut niveau entamant le jour enlisï¿½s dans des rï¿½pï¿½titions des positions affirmï¿½es prï¿½cï¿½demment, poussant certains ï¿½ s'interroger sur l'approche adoptï¿½e par le Prï¿½sident Pronk. Cependant, tard dans la soirï¿½e, l'ï¿½valuation le long des couloirs semblait plus positive, reflï¿½tant les tentatives de progrï¿½s sur les mï¿½canismes, et le fait que les nï¿½gociations de la journï¿½e se dï¿½roulaient dans groupes de Ministres plus restreints, que certains estimaient pouvoir renforcer les efforts visant ï¿½ conclure des marchï¿½s sur les questions clï¿½s en suspens.
Autre note positive, un certain nombre de participants sentirent que bien qu'il y ait eu peu ï¿½ rapporter mardi soir sur les questions importantes, la faï¿½on de diriger du Prï¿½sident Pronk avait au moins produit une atmosphï¿½re plus ouverte et relaxï¿½e, susceptible d'avancer durant les jours cruciaux restants. Le geste du Prï¿½sident Pronk de dï¿½placer tard dans la soirï¿½e les services dï¿½interprï¿½tation, des discussions formelles en Plï¿½niï¿½re vers les nï¿½gociations de haut niveau fut ï¿½galement bien accueilli par quelques observateurs. Ils notï¿½rent que bien que cela ait dï¿½rangï¿½ certains des intervenants chargï¿½s de faire, tard dans la soirï¿½e, des prï¿½sentations sur les positions des pays en Plï¿½niï¿½re, toute tentative de faciliter, au stade actuel des choses, les nï¿½gociations en cours, serait prioritaire.
Concernant une question s'y rapportant, l'ironie du dï¿½placement graduel, mardi, de rï¿½unions plus larges et plus ouvertes vers des nï¿½gociations en petits groupes fermï¿½s ne fut pas perdue par plusieurs participants, qui demandï¿½rent si les efforts pour assurer la transparence pouvait survivre aux rï¿½alitï¿½s des nï¿½gociations alors que le temps restant pour la conclusion de marchï¿½s politiques commence ï¿½ manquer.
PLENIERE- DECLARATIONS DES PARTIES: La plï¿½niï¿½re se rï¿½unira ï¿½ partir de 10 h. dans la salle Prins Willem-Alexander Hall pour entendre les dï¿½clarations politiques de haut niveau restantes.
PLENIERE INFORMELLE DE HAUT NIVEAU: Des sessions Plï¿½niï¿½res de haut niveau, prï¿½sidï¿½es par le Prï¿½sident de la CdP-6, Pronk, sont prï¿½vues de se rï¿½unir dans la salle Van Gogh Hall ï¿½ 10 h. pour poursuivre les discussions sur le quatriï¿½me groupe de questions, respectivement le respect des obligations, les P&M, et les Articles 5, 7 et 8 du Protocole. Des groupes fermï¿½s restreints doivent se rï¿½unir tout au long de la journï¿½e et ï¿½laborer des rapports en Plï¿½niï¿½re. Priï¿½re de vï¿½rifier les tableaux ï¿½lectroniques pour plus de dï¿½tails.
Ce numï¿½ro du Bulletin des Nï¿½gociations de la Terre ï¿½ enb@iisd.org a ï¿½tï¿½ rï¿½digï¿½ par Angela Churie angela@iisd.org, Jon Hanks jon.hanks@iiiee.lu.se, Lisa Schipper lisa@iisd.org, Malena Sell malena@iisd.org, Chris Spence chris@iisd.org et Juliette Voinov cedrickohler@email.msn.com. Edition numï¿½rique: Franz Dejon franz@iisd.org et Andrei Henry <andrei@iisd.org>. Photographies: Leila Mead leila@interport.net. Editice en Chef: Pamela S. Chasek, Ph.D. pam@iisd.org. Version Franï¿½aise: Mongi Gadhoum mongi.gadhoum@enb.intl.tn. Directeur des Services dï¿½Information: Langston James Goree VI kimo@iisd.org. Les principaux bailleurs de fonds du Bulletin sont: Le Ministï¿½re Nï¿½erlandais des Affaires Etrangï¿½res, le Gouvernement du Canada (ï¿½ travers l'ACDI et le DFAIT), les Etats-Unis (ï¿½ travers l'USAID), l'Agence Suisse de l'Environnement, des Forï¿½ts et du Paysage (SAEFL), Le Dï¿½partement du Royaume-Uni chargï¿½ du Dï¿½veloppement International (DFID), la Commission Europï¿½enne (DG-ENV) et la Fondation Rockefeller. Un soutien gï¿½nï¿½ral a ï¿½tï¿½ accordï¿½ au Bulletin, au titre de l'exercice 2000, par: les Ministï¿½res Allemands de l'Environnement (BMU) et de la Coopï¿½ration pour le Dï¿½veloppement (BMZ), le Ministï¿½re Danois des Affaires Etrangï¿½res, les Ministï¿½res Autrichiens de l'Environnement et des Affaires Etrangï¿½res, les Ministï¿½res Norvï¿½giens de l'Environnement et des Affaires Etrangï¿½res, les Ministï¿½res Finlandais des Affaires Etrangï¿½res et de l'Environnement, le Gouvernement Australien et BP Amoco. Ce numï¿½ro a ï¿½tï¿½ prï¿½parï¿½ en coopï¿½ration avec le Secrï¿½tariat de la CCCC. La version Franï¿½aise est financï¿½e par l'IEPF/AIF avec l'appui du Ministï¿½re Franï¿½ais des Affaires Etrangï¿½res. A La CdP-6, le Bulletin est joignable par tï¿½l au +31 70 322 4729 et physiquement au Statenhall 8 & 9. L'IIDD peut ï¿½tre contactï¿½ par courriel ï¿½ info@iisd.ca et par voie postale au 161, Portage Avenue East, 6th Floor, Winnipeg, Manitoba R3B 0Y4, Canada. Les opinions exprimï¿½es dans le Bulletin appartiennent ï¿½ leurs auteurs et ne reflï¿½tent pas nï¿½cessairement les vues de l'IIDD et des bailleurs de fonds. Des extraits du Bulletin peuvent ï¿½tre utilisï¿½s uniquement dans des publications non commerciales et ce, moyennant une citation appropriï¿½e aprï¿½s la permission du Directeur des Services de Reportage. Les versions ï¿½lectroniques du Bulletin sont diffusï¿½es par courriel et sont disponibles ï¿½ travers le serveur WWW Linkages ï¿½: http://enb.iisd.org.
Cette page a ï¿½tï¿½ tï¿½lï¿½chargï¿½e le 11/22/2000

References: l'Article 4
 l'Article 3
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 l'Article 3
 l'Article 3
 l'Article 6
 l'Article 17
 l'Article 3
 l'Article 3
 l'Article 3