Source: http://aid97400.lautre.net/spip.php?article265
Timestamp: 2017-07-26 04:42:17+00:00

Document:
Connaissez-vous la MOCRIE ? - [AID Association initiatives dionysiennes]
De l’action chaque mercredi pour se rappeler au bon souvenir des gouvernants !
Navigation rapide Pour des Manifestations Obstinées Contre le Régime Illégitime Européen (MOCRIE), à date et heure fixes, partout en Europe, p1
Un souvenir :, p1
Liste des principaux griefs contre les institutions européennes, p1
AID soutient cette initiative citoyenne, p1
Source du logo : ECI
proposition pour des micro-résistances innombrables, sous forme de Manifestations Obstinées Contre le Régime Illégitime Européen (MOCRIE) à date et heure fixes dans toute l’Europe.
(english version : "tenacious popular demonstrations against the illegitimate regime")
Les reproches majeurs que nous faisons aux institutions européennes (voir encadré ci-après), et notamment celui de verrouiller partout l’impuissance politique des citoyens, ne sont nullement pris en compte par les élites politiques, médiatiques et économiques : la démocratie imposée par nos élus est de plus en plus clairement factice.
Pourtant, les indicateurs alarmants sont nombreux qui devraient nous inciter à contrôler tous les pouvoirs à tout moment :
*le crash financier majeur imminent,
* la dérive policière des "démocraties" prétendument "libérales" dans lesquelles même la torture — pratiquée sur des citoyens incarcérés sans procès et sans défense — est autorisée et même encouragée au prétexte de "lutte contre le terrorisme",
* l’usage massif d’armes nucléaires (des milliers de tonnes de munitions à l’uranium) dans des pays écrasés par des guerres contre d’insaisissables "terroristes", guerres déclenchées sans que les peuples puissent l’interdire,
* la prolifération exponentielle des OGM sans moyen de résister,
* le sabordage des services publics au prétexte d’une dette fabriquée de toutes pièces par l’abandon de la création monétaire, dette publique qui rend les prêteurs privés maîtres des principales décisions publiques, l’abandon des peuples par leurs propres représentants — politiciens de métiers qui doivent trop leur pouvoir aux puissances financières —, jusqu’aux constitutions écrites désormais directement par les présidents et leurs ministres et imposées sans référendum !
[*La coupe est pleine et ça urge ! Il est temps que les citoyens reprennent le contrôle de leurs représentants.*]
L’expression "traité constitutionnel" est un aveu d’abus de pouvoir : on n’écrit pas les constitutions par voie de traité. Ce n’est pas aux ministres, ni aux parlementaires ni aux juges d’écrire ou de modifier les institutions européennes : seuls les peuples eux-mêmes, — [*sur proposition d’une Assemblée constituante désintéressée, c’est-à-dire dont les membres n’écrivent pas des règles pour eux-mêmes*] —, seuls les peuples eux-mêmes ont la légitimité politique de fixer et limiter les pouvoirs de leurs représentants, par référendum, à l’issue d’un vrai débat public.
avant la chute du mur de Berlin, les Allemands de l’Est manifestaient tous les lundis à 18 h pour dire simplement : « le Peuple, c’est nous ». Ils étaient parfois une poignée, parfois des dizaines de milliers, mais ils étaient toujours là, visibles. Ce geste courageux de résistance durable pourrait nous inspirer dans notre lutte contre le processus despotique qui se déroule avec les traités inconstitutionnels européens : nous pourrions, nous, institutionnaliser la résistance, autant que possible, en multipliant les lieux où se manifeste le mécontentement :
[|DES MANIFESTATIONS HEBDOMADAIRES CONTRE LE RÉGIME ILLÉGITIME,|]
[|tous les mercredis à 18 h par exemple.|]
• la plainte de milliers de citoyens auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) contre l’État pour violation du droit à élire notre Corps législatif, plainte d’origine citoyenne ,
• la pétition contre le parasitisme financier, déchaîné par des institutions européennes complaisantes qui interdisent aux États de gêner la libre circulation des capitaux, pétition d’origine citoyenne,
• la pétition pour l’indispensable et très populaire Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC), pétition et projet citoyen , etc.
Un site web (un wiki ou un spip ou un forum pour permettre le travail collaboratif) centraliserait une carte européenne des manifestations et récapitulerait les villes et les villages européens actuellement en résistance affichée, ainsi que les meilleures initiatives populaires (slogans, visuels, plaintes, actions, événements, manifestes, images et textes…). Pour l’instant, un Forum des MOCRIEs liste les manifestations obstinées et permet les échanges.
Télécharger le document : Citoyens d’Europe Contre le Régime Illégitime
Liste des principaux griefs contre les institutions européennes
, institutions écrites sans les citoyens, et même souvent contre eux :
2a) D’abord et principalement, le chômage de masse2
il est incroyablement encouragé par les institutions européennes à travers une politique monétaire contraire à l’intérêt général : la lutte contre l’inflation comme mission absolument prioritaire et intangible d’une Banque centrale européenne (BCE) rigoureusement indépendante des représentants du peuple (art. 119, 130 et 282 §2 et §3 TFUE) est une priorité contestable fixée au plus haut niveau du droit, donc inaccessible à tout revirement de l’opinion publique.
Cette priorité qui n’avantage que les rentiers, imposée jusqu’à nouvel ordre par les institutions européennes, entretient délibérément un chômage massif et des bas salaires, ce qui présente l’avantage — pour certains — de rendre tout le monde très docile et ne profite qu’aux plus riches.
Ce seul point devrait conduire tous les salariés (91% de la population active) dans la rue contre le dernier acte du coup d’État européen qu’est le traité de Lisbonne.
2b) Ensuite, et c’est un vrai hara-kiri financier, la création monétaire est totalement abandonnée aux banques privées :2
la constitution européenne (art. 123 TFUE) interdit aux banques centrales de prêter — sans intérêt — de l’argent aux États, ce qui impose à ces États d’emprunter cet argent — avec intérêts ! — aux acteurs privés qui ont de l’argent à placer (pour s’enrichir sans travailler).
Cette règle scandaleuse contraint les États (c’est-à-dire nous tous) à payer des intérêts ruineux pour financer les investissements publics — et à accumuler rapidement une dette extravagante au regard de l’intérêt général (plus de 40 milliards d’euros par an d’intérêts pour la France) —, alors que, si notre banque centrale pouvait financer les équipements publics, les intérêts payés pourraient être redistribués à la collectivité au lieu d’enrichir les « investisseurs » privés.
Non seulement elle nous ruine, mais en plus, la dette publique (rendue inexorable par les institutions dans le monde entier) verrouille au plus haut niveau du droit l’impuissance de nos représentants politiques, réduits au rôle de marionnettes dépendantes des puissances financières.
Cet autre vice majeur devrait suffire, à lui seul, à alimenter une révolte générale.
2c) L’interdiction faite aux États de limiter les mouvements des capitaux (art. 63 TFUE) et la liberté d’établissement (art. 49 TFUE)2
elle a privé les travailleurs de tout contre-pouvoir face à la démesure des actionnaires, les livrant à la concurrence intégrale à tous niveaux ; elles exposent nos économies à la spéculation effrénée, aux crises boursières à répétition et bientôt à la faillite générale.
Après avoir maté les travailleurs, les financiers leur feront bientôt payer la note, à travers leurs salaires et leurs impôts. Qui donc a intérêt à cette liberté absolue des renards libres dans le poulailler libre ? Sûrement pas l’intérêt général.
Encore un vice majeur dont « l’élite » ne veut pas débattre et qui devrait lever les foules contre tous les « traités constitutionnels » européens.
2d) La clause de défense mutuelle entre pays membres de l’UE ne met pas en cause les engagements souscrits au sein de l’OTAN (art. 42 §2 et §7 TUE).2
Cette clause, qui confirme l’art. 5 du pacte atlantique, soumet de fait toute défense européenne à celle de l’OTAN, puisque ce sont les États européens les plus puissants militairement, économiquement et politiquement qui ont la double appartenance.
Cet assujettissement est d’autant plus grave que, d’une part, l’UE et l’OTAN permettent aux États qui en sont membres de s’associer pour des interventions ou des missions sur des « théâtres extérieurs » et que, d’autre part, les instances politiques et militaires de l’OTAN envisagent une restructuration de l’Alliance, fondée sur la possibilité de frappe nucléaire « préemptive » (en premier) et l’éventualité d’opérations engagées sans autorisation des Nations Unies décidées par un simple consensus.
2e) Les Ministres et Présidents accumulent les pouvoirs exécutif et législatif2
sur une série de domaines cachés au public sous le nom trompeur de « procédures législatives spéciales » (art. 289 §2 TFUE pour le principe ; les autres articles sont disséminés — cachés — dans le TFUE) et d’« actes non législatifs » (exemples : art. 24 TUE, ou art. 290 TFUE).
Les ministres — agents exécutifs, en principe — se rassemblent en un « Conseil » — en oubliant curieusement de préciser que c’est un conseil de ministres — et se déclarent carrément co-législateurs (art. 16 TUE).
Ces violations caractérisées du principe essentiel de la séparation des pouvoirs révèlent une dérive considérée par la Déclaration des droits de l’homme (art. 16 DDHC) comme la marque la plus sûre du retour à la tyrannie : des pouvoirs non séparés sont des pouvoirs à la merci des puissances privées du moment.
2f) Les exécutifs contrôlent aussi la carrière des juges européens dont le pouvoir est considérable :2
les juges sont nommés pour six ans, ce qui est court, renouvelables, ce qui crée une dépendance dangereuse (art. 253 TFUE).
Cette violation du principe essentiel de l’indépendance des juges par rapport aux autres pouvoirs bafoue encore le principe protecteur de la séparation des pouvoirs, et encore une fois au profit des ministres (qui nomment et renouvellent — ou pas — les juges) ; on voit partout que ce sont eux, ministres, qui ont écrit les règles.
2g) Le pouvoir législatif — ordinaire, mais aussi constituant — est contrôlé, pour l’essentiel, par des organes non élus.2
Exemples : conférence intergouvernementale (composée de ministres) modifiant les institutions (art. 48 §4 TUE), Commission européenne (non élue) ayant l’exclusivité de l’initiative législative (art. 17 §2 TUE, ce qui est une véritable insulte à la démocratie représentative), ministres co-législateurs ( !) (art. 16 TUE), Banque centrale productrice de normes obligatoires à portée générale (art. 132 TFUE), etc.
2h) Les citoyens n’ont aucun moyen de résister à un abus de pouvoir2
et les initiatives citoyennes sont muselées à travers une procédure d’« initiative d’invitation » trompeuse car sans aucune force contraignante (art. 11 §4 TUE).
On prend les citoyens pour des imbéciles en leur offrant bruyamment des cadeaux… absolument vides.
2i) Les procédures de révision permettent aux exécutifs de modifier eux-mêmes les institutions, et surtout sans consulter les peuples concernés (art. 48 TUE).2
Ce sont d’abord toujours des organes non élus qui sont chargés de réviser la Constitution européenne, ainsi que de contrôler toute proposition de révision, et surtout les citoyens sont tenus bien à l’écart du processus constituant qui n’impose aucun référendum : la « démocratie » que nous imposent nos élus est factice.
2j) Tout cela est dû, d’après nous, à ce que le processus constituant est lui-même profondément vicié2
par le fait que les hommes au pouvoir, à la faveur de la construction européenne, s’écrivent des règles pour eux-mêmes (art. 48 §4 TUE), alors que [*seule une Assemblée constituante désintéressée peut programmer de bonnes institutions*]
Les membres de cette Assemblée ne doivent pas avoir un intérêt personnel à l’impuissance politique des citoyens : ils doivent donc, d’abord, être déclarés inéligibles aux fonctions qu’ils instituent, et surtout, les partis ne doivent en aucun cas être en mesure d’exercer un monopole sur la désignation des candidats ; les candidats libres et indépendants doivent être équitablement soutenus, financièrement et médiatiquement.
AID soutient cette initiative citoyenne
Comme Etienne nous y invite, réunissons nous ce mercredi à partir de 18heures pour la MOCRIE-97400
2Lieu de rendez-vous :2
parking de la préfecture de Saint Denis, près de la statue
2Objet :2
protester contre la perversion de la démocratie dans l’Union européenne et ses états membres
2Signes distinctifs :2
* du blanc... foulard, écharpe, t-shirt, chemise, jupe, pantalon, djellaba, blouson, banderole etc....
* le logo à télécharger
2Divers :2
Prenez des initiatives, apportez tout ce que vous pensez être utile pour faire passer le message, ceci est VOTRE lieu d’expression citoyen !
Ajout du 15 Avril : un premier tract à télécharger " 10 griefs" et à diffuser
Tract 10 Griefs
17 avril 2008, par JMT
3/4 d’h incluant un magnifique coucher du soleil.
Malgré plus d’une centaine d’invitations par e-mail sur st denis
Malgré un entrefilet dans la presse locale
Malgré la parution sur les sites de deux journaux locaux en ligne....
MOKALI ?
15 avril 2008, par JMT
proposition de Guilaine de Saint Paul :
appeler nos MOCRIEs "MOKALI".....
14 avril 2008, par Luc Douillard
Salut Etienne (Chouard),
Ton idée des "MOCRIEs" est superbe. Maintenant, reste le plus difficile : mettre en musique ces « Manifestations obstinées » !
I - Cette idée a pour mérite de remplacer le barème traditionnel du rapport de force (non plus seulement le nombre de gens à manifester, soit la « quantité », mais la constance et la créativité, soit la « qualité » d’un rendez-vous régulier et aussi son poids symbolique.)
II - Elle permet également aux volontaires de faire quelque chose "près de chez eux", en se prenant en charge directement sans intermédiaire, sans avoir à se déplacer lors de grands rendez-vous (Contre-sommets, Forums sociaux, etc) qui forcément restent surtout l’apanage de militants professionnalisés disposant d’un gros capital de temps disponible et d’argent.
III - Elle permet aussi de bien résister aux diverses répressions, provocations, récupérations et manipulations : Le "centre" d’initiative étant partout, il devient insaisissable.
IV - J’ajouterais bien qu’à l’heure du rendez-vous (chaque mercredi à 18 heures), chacun soit invité à faire la "grève électrique", à couper l’électricité pendant 5 minutes. (C’est une option parmi d’autres, qui pourraient enrichir progressivement le rendez-vous).
Mais ne cachons pas les difficultés :
1 - Pour gagner et faire craquer la muraille adverse, il faut toujours un point d’application très pointu, un objectif précis, gagnable et soigneusement choisi comme :
a/ facile à comprendre pour tous,
b/ difficile à taire ou à récupérer pour le pouvoir (le droit à l’avortement dans les années 1970, la réhabilitation de Dreyfus à la fin du XXème, l’émancipation des Noirs aux USA dans les années 1960, la décolonisation de l’Inde, etc.) . Ta liste de revendications reste encore un peu (trop) large, il faudrait en améliorer la lisibilité pour que chacun puisse s’en saisir.
2 - Il est plus difficile que prévu de faire tenir longtemps un événement. Au moindre découragement, on dira que le mouvement s’effiloche, puisque notre perception imposée par les médias dominants est bêtement basée sur les tendances "baissières" ou "haussières" de la bourse.
Déjà, l’été va être dur à passer.
(Par expérience, j’ai connu un rassemblement hebdomadaire à Nantes, en solidarité avec la Bosnie. Ce rassemblement a tenu des années, mais que de difficultés pour le faire vivre ! Il y a eu également l’expérience du Réveillon du 1er mai devant la Bourse de Paris, inventé depuis Nantes et qui a tenu 7 ans, mais qui n’a pas pu prendre, car les habitants de la région parisienne n’ont pas su se l’approprier. Mais ton idée est probablement mieux partie. J’ai également co-organisé un forum hebdomadaire anti-Sarkozy, en plein air, chaque mercredi en mai et juin dernier dans ma ville.)
3 – Il faudrait sans doute que ces MOCRIEs puissent défiler en cortège revendicatif devant les lieux de pouvoir de chaque ville, afin de les interpeller directement (permanences de députés et sénateurs, siège de banques), comme ATTAC-Nantes l’avait expérimenté en 2002.
4 - Techniquement, je demande que les personnes qui s’autoproclament points d’initiative d’une MOCRIE dans leur ville, donnent leur contact, pour qu’on puisse échanger directement et se coordonner. (Il est souhaitable également que le lieu de rendez-vous soit la place la plus passante et emblématique de la ville, qui est souvent celle de la mairie du lieu, mais pas toujours.)
5 - Dernier souhait : mercredi prochain, prenons des photographies et de vidéos souvenir.
Amitiés et bonne réussite à tous,

References: §2
 §3
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 §7
 §2
 art. 24
 art. 290
 §4
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 §4
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