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Timestamp: 2019-06-25 12:39:24+00:00

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der Garde Chauvin LES BATAILLONS DE MARINE
Besatzungen der Flotte
Eine ziemlich vollständige Ausgabe zu diesem Thema
Le texte ci-dessous est le fruit de nombreuses recherches provenant de différentes sources, tant dans des ouvrages et articles traitants du sujet que dans les archives des ports & arsenaux. Il n’a d’autre but que d’informer l’adhérent et le lecteur passionné d’histoire. Il est régulièrement mis à jour et des passages peuvent être modifiés ou partiellement, complétés, voire supprimés en fonction des informations collectées. Si, malgré le soin apporté à la rédaction de ce texte, le lecteur y découvre des erreurs, des omissions, voire des fautes, qu’il nous pardonne et nous le fasse savoir. En outre, s’il possède des informations complémentaires, merci de les transmettre en précisant les références des sources.
REGIMENTS DE MARINE
BATAILLONS DE MARINE IMPERIALE
EQUIPAGES de HAUT BORD
Depuis l’antiquité, la Marine eut toujours recours à des unités d’infanterie constituant la principale troupe armée d’un navire de guerre. Cette infanterie ne prend le titre de « marine » qu’en 1622, lorsque le Cardinal de Richelieu fonde un corps de 100 compagnies ordinaires de la mer, chacune d’elle commandée par un lieutenant de vaisseau et non plus un officier de terre. Puis en 1623 est formé le Régiment « La Marine » en amalgamant toutes les compagnies ordinaires de la mer. Puis, en 1626, le Régiment du Havre ; 1636, le Régiment des Isles (sic) ; 1640, le Régiment des Navires, le Régiment Royal Marine et le Régiment Amiral en 1669. Celui des Vermandois voit le jour en 1671. Plus tard encore, en 1690 sont créées les Compagnies franches d’infanterie qui deviendront Compagnies franches de la marine jusqu’en 1792. De nombreuses unités sont créées, transformées ou dissoutes. Cependant les soldats composant ces unités ont une singulière particularité, la polyvalence, étant tour à tour, canonniers, marins et fantassins.
Le Corps royal des canonniers-matelots est dissout le 14 juin 1792. Le même jour un décret décide la création de quatre régiments d’infanterie et deux d’artillerie de marine, mettant ainsi un terme à l’expérience des « soldats-marins ». Par un décret du 28 janvier 1794, l’artillerie et les régiments d’infanterie de marine sont supprimés et englobés dans les bataillons de volontaires nationaux afin de fournir des « marins » au service des navires de la République. Cette mesure provoque d’énormes problèmes d’organisation. En effet, comment des fantassins qui n’ont jamais mis les pieds sur un bateau, peuvent-ils, tour à tour, servir le canon, comme les artilleurs de marine ou faire les manœuvres comme les marins ?
. Le 25 octobre 1795, le gouvernement, fait marche arrière et décrète la formation d’un corps d’artillerie de marine de 7 demi-brigades (Voir article « Artillerie de marine »). Après 1795, il n’existe plus aucune infanterie dite de marine. Seuls, les artilleurs de marine, forment la garnison « armée » des navires et sont équipés, en conséquence, d’armes légères d’infanterie. A terre, ils forment souvent les garnisons des ports et des fortifications côtières, en compagnie de troupes coloniales en outre mer.
En octobre 1791, les 6 régiments coloniaux sont supprimés et transformés en régiments de ligne à deux bataillons qui prennent rang à la suite du 105ème. Ainsi le Régiment du Cap devient 106ème Régiment de ligne, celui de Pondichéry n°107, Ile de France n°108, Martinique n°109 et Guadeloupe n°110. Ils prennent plus tard l’appellation de demi-brigade. (Voir article « Régiments coloniaux »).
Tout marin compris dans les registres de l’inscription maritime de la République, c’est à dire susceptible de servire à bord des navires de l’armée navale, qu’il soit navigateur, pêcheur en mer, de côtes ou de rivière, et dépendant d’un arrondissement maritime, peut-être ainsi réquisitionné pour une campagne militaire. Selon la loi du 28 octobre 1795, Il existe quatre classes de marins :
Les célibataires, les veufs sans enfants, les hommes mariés sans enfant et les pères de famille. Les hommes de plus de 50 ans sont exemptés de toute réquisition pour le service de la marine.
Jusqu’en 1805, chaque vaisseau de guerre possède une troupe d’infanterie de ligne qui à l’occasion, participe aux manœuvres basses. Il y a donc sur les navires de guerre de la République, du Consulat et du début de l’Empire, des marins, des artilleurs de marine et des fantassins de ligne. Cette situation bâtarde ne durera pas. D’autre part, les guerres terrestres réclamant toujours plus de soldats, il est décidé de former des unités typiques de « marine » pouvant se substituer aux troupes de ligne, tout en conservant leur spécificité de marins. Selon les besoins, elles doivent combattre tant sur mer que sur terre et ne dépendre que du corps de la Marine.
Déjà en 1803, l’amiral GANTEAUME écrit qu’il faut substituer l’institution des classes, pour un nouveau système de recrutement. Il propose : « … que chaque vaisseau eût un fond d’équipage permanent auprès duquel les recrues apprendraient rapidement le métier de marin ». En 1805, Napoléon s’occupant de reconstruire une Marine nationale, désorganisée après la Révolution, tient compte de l’idée de l’amiral et entreprend une refonte complète de la flotte et plus particulièrement des équipages. C’est l’objet de divers décrets parus de 1806 à 1808, qui créent tout d’abord les Bataillons de Marine Impériale, dont les hommes sont recrutés dans les départements du littoral. L’organisation de ces bataillons, écrit Napoléon à son ministre, « est le seul moyen de pouvoir former aujourd’hui des équipages ».
Les « Régiments de Marine » de 1806, deviennent « Bataillons de Marine Impériale » en 1808 (décret du 2 mars 1808), puis « Bataillons de Haut-Bord et Bataillons de flottille » dont la composition reste à peu près la même, seuls ceux, appelés « de flottille » arment des petits bâtiments. En 1810, ils prennent le nom de : « Equipages de Haut-Bord et de flottille », mais ce n’est qu’une nouvelle dénomination des bataillons qui n’est effective qu’en 1811. Tous ces équipages, aux dires de certains contemporains, sont bien entraînés et les conscrits s’amarinent vite, parce qu’ils naviguent beaucoup. C’est une véritable école de marins, dit-on ! En 1812 le système est de nouveau modifié, il n’y a plus, en principe, que des « Equipages de Haut Bord » dont les matelots passent à tour de rôle sur des bâtiments de plus petits tonnages. Toutefois le terme « Equipage de Flottille » sera toujours usité jusqu’à la fin de l’Empire. Cette organisation, rigide et plus militaire, est un peu contestée par les cadres de la Marine. Cependant, elle a mis de l’ordre dans « le Grand Corps », car la discipline à bord des vaisseaux devient plus formelle et cela se voit même dans la vie quotidienne à bord.
EQUIPAGES DE LA MARINE
. Le 5 mai 1804 : Journal Militaire officiel.
Cet arrêté impose désormais un uniforme aux matelots servant sur les bâtiments de guerre. C’est un pas vers la militarisation des marins, bien difficile à faire appliquer selon les témoignages du temps. Les matelots d’alors ne possèdent qu’un trousseau d’effets plus ou moins réglementaire depuis 1801. Il déteste être assimilé à un soldat, même visuellement. Toutefois le système s’impose selon la volonté de l’Empereur. L’arrêté donne le détail des distinctions de spécialité et une description très succincte des vêtements qui se composent pour l’essentiel d’un paletot, d’un pantalon, tous deux de drap bleu, et d’un chapeau rond.
. Le Chapeau :
Le chapeau rond dit à la matelote, commun à de nombreuses marines du temps, remplace le tricorne ou le simple bonnet de laine. Il était déjà attribué en France, sous différente formes, aux Soldats - Matelots (1762-1763), les Canonniers - Matelots, puis chez les Elèves de la Marine (1786-1792). De forme tronconique à bords latéraux plus ou moins relevés, parfois brisé sur le devant pour former une sorte de pointe. Il est confectionné en feutre, recouvert par la suite de divers enduits pour le rendre plus rigide et imperméable, certains sont vernis. La cocarde nationale est fixée du côté gauche par une ganse boutonnée. Ils sont confectionnés parfois en cuir bouilli selon certains témoignages. En tenue de sortie, le chapeau est généralement porté très en avant et sur le côté sur le sourcil, pour se donner un aire « crâne », au même titre que les « loustics » des hussards.
. Le Paletot :
Le paletot est le vêtement habituel du marin. Déjà de coupe ancienne, il est taillé en habit-veste, mais sans basque ni revers, donc plus adapté aux manœuvres sur un navire. Il est en drap bleu foncé, doublé de toile blanche ou écrue, et se croise sur le devant par deux rangées de 9 gros boutons. Le collet est droit et les manches ont des petits parements (en botte) coupés pas dessous « dit aussi à la matelote » et fermés par deux petits bouton, parfois trois. La couleur du collet varie selon la spécialité.
. La veste :
Il s’agit plutôt d’un gilet en drap rouge, parfois bleu, doublé de toile blanche ou écrue, dépourvu de manches, coupé rond et sans col, croisé ou non sur le devant d’une à deux rangées de 9 petits boutons.
En tenue de sortie, le paletot peut être ouvert et boutonné de chaque côté, soit croisé en partie, laissant paraître le gilet et la cravate noire flottante. Le col est rabattu sur lequel passe celui de la chemise la chemise blanche.
. Le pantalon :
Conformément aux usages dans la marine, il est coupé très large dans du drap bleu, le bas du pantalon (de type patte d’éléphant) pouvant se relever sur les cuisses (donc en avoir la largeur) et dégager les genoux pour « briquet les ponts ». la braguette ou « brayette » étant fermée par un petit ou grand pont. Un pantalon de toile est souvent porté quotidiennement pour les travaux courants ou de fatigue à bord.
. La ceinture d’étoffe:
Bien que jamais citée, cet élément de confort et d’usage permanent chez les hommes pratiquant des travaux de force, d’où sa présence sur presque tous les documents iconographiques de l’époque. Elle est généralement rouge porté indifféremment sur ou sous le gilet, voire sur le paletot.
. Les boutons :
Le texte de 1804 indique qu’ils sont de deux genres, les petits et les gros, empreints de deux sabres croisés brochant sur l’ancre de marine. Seuls les premiers maîtres ont des boutons en laiton ou en cuivre, les autres sont en corne.
. Distinction des grades et spécialités : (Arrêté du 5 mai 1804)
Grades & Spécialités
Premier Maître de Manœuvre
Deux galons d’or en biais au-dessus du parement de la manche droite du paletot. Le sabre pour distinction.
Un seul galon d’or sur les deux manches
Contre Maître de Manœuvre
Deux galons de laine jaune sur l’avant bras droit et un galon d’or en travers sur le bras.
Quartier Maître de Manœuvre
Deux galons de laine jaune sur l’avant bras droit.
Un seul galon de laine jaune sur l’avant bras droit.
La hiérarchie des grades des autres spécialités comprend les premiers et seconds maîtres qui ont les mêmes distinctions que ci-dessus en or.
Les quartiers maîtres qui les ont en laine jaune, puis les aides qui les portent en laine de la couleur du collet qui identifie la spécialité.
Collet rouge.
Collet aurore.
Collet aurore
Collet cramoisi.
Collet cramoisi
Collet blanc.
Collet noir.
. Armes & équipements :
Les buffleteries de la marine sont généralement en cuir noirci. A l’approche d’un combat rapproché ou d’un abordage, les matelots reçoivent des armes dit « de bord », donc attachés au navire, contrairement aux soldats des garnisons embarquées qui possèdent leur propre armement.
Le système des armes de bord comprend le fusil 1777 ou de l’an IX, à garnitures généralement en laiton et le tromblon. Le pistolet du modèle 1786 à crochet, le sabre d’abordage de l’an IX, dit « cuiller à pot », la ou (le) pique , et la hache d’abordage à pic et crochet. Le matelot dispose aussi d’un coutelas dit « Eustache » à lame tranchante et poignée en crosse toujours fixé à la ceinture. La grenade à main est aussi en usage chez les gabiers entre autres.
L’équipement se compose de ceinturons ou baudriers porte sabre, et de cartouchières à 20 charges portées à la ceinture ou en « sautoir ».
La répartitions des armes de bord se fait normalement par tiers, mais le plus souvent c’est un choix individuel selon la compétence et la pratique de chaque marin.
Sabre d’abordage
Hache à pic
(dit Eustache)
LES REGIMENTS DE MARINE
Décret du 15 octobre 1806
. Le 15 octobre 1806 :
Par décret du 15 octobre 1806, sont formés 5 régiments de Marine chargés de la défense des ports et arsenaux.
Chaque régiment compte 2 bataillons à 6 compagnies pour les vaisseaux à 3 ponts et 5 compagnies pour les vaisseaux à 2 batteries et les frégates.
REGIMENT DU PORT DE
Sur un état nominatif des officiers dépendant de l’arrondissement maritime de Rochefort en date de « 1808 », on trouve à la rubrique « Régiment de Marine de Rochefort », (4ème régiment), les noms suivants :
Cher de Bataillon
. Le 28 juillet 1807 : Petite information.
Le brick LE LYNX , commandé par le Lieutenant de vaisseau LARGENT rentre dans le port de Rochefort, après un combat contre les anglais, qui a fait 16 tués et 21 blessés parmi l’équipage.
Les Régiments de Marine disparaissent pour former les Bataillons de Marine.
BATAILLON DE LA MARINE IMPERIALE
Décret du 2 mars 1808
Malgré la direction en chef de La Grande Armée dans toute l’Europe, l’Empereur continue ses réformes pour améliorer sa Marine. Après les importants revers maritimes d’Aboukir (1798), de Trafalgar (1805), confirmés (plus tard) par l’attaque de l’escadre de Rochefort par des brûlots en rade de l’île d’Aix (1809) puis du combat dans la rade des Basques (1810), il comprend désormais toute l’importance de posséder une puissance navale suffisamment forte pour s’opposer à l’imposante flotte britannique. Il ordonne la construction, dans tous les arsenaux de l’Empire, de nombreux vaisseaux, frégates et autres navires de guerre, puis de militariser d’avantage les équipages en transformant le comportement des marins qui deviendront aussi des « soldats ». Les différents régimes qui suivront ne modifieront rien à ce principe.
Décret du 2 mars 1808 :
Conformément aux souhaits de l’Empereur, ce nouveau décret prescrit la création de 50 Bataillons de Marine Impériale destinés à constituer les équipages de 50 vaisseaux (nombre théorique). Chaque bataillon doit composer l’équipage d’un vaisseau de ligne de 74 canons ou deux frégates. L’Inscription maritime ne pouvant fournir assez de personnels aux demandes de la marine, il est fait appel à la Conscription. Les bataillons ainsi formés sont organisés comme les troupes de terre. Le même jour un second décret ordonne la formation immédiate des 31 premiers bataillons de marine impériale.
Décret du 1er avril 1808 :
Cet autre décret détaille l’organisation sur la division en compagnies des bataillons de marine impériale, la solde, l’uniforme, la masse et l’administration. Un bataillon compte en principe 500 officiers et soldats dont 150 hommes de recrutement ou de classe (Inscrits maritimes) et 150 soldats (de garnison).
. Décret du 7 avril 1808 :
Il ordonne la formation de 5 bataillons de flottille, en prescrit l’uniforme et le mode d’administration, calqué sur celui des bataillons de marine impériale, mais devant embarquer sur les navires, tels que frégates, bricks, etc. (Voir Bataillons et Equipages de Flottille)
. Le 7 avril 1808 : Dépêche du ministre de la marine relative aux couleurs distinctives de 3 bataillons.
. Le 14 avril 1808 :
. Lettre du ministre de la marine DECRES à l’amiral MISSIESSY en date du 14 avril 1808 (Extrait) :
« Monsieur le contre-amiral, vous trouverez ci-joint des exemplaires du décret impérial du 2 mars, portant création de 50 bataillons de la marine impériale, dont chacun est destiné à former l’équipage permanent d’un vaisseau de 74. (…) La création des équipages permanents est une conception de l’Empereur. Sa Majesté a pensé qu’il était du plus grave inconvénient que ses capitaines et officiers de vaisseau fussent privés de l’avantage qu’ont les chefs des autres armes de connaître d’avance et d’avoir exercé eux-mêmes ceux qu’ils doivent conduire aux dangers et à la gloire. Elle a voulu que chaque équipage fût organisé de manière que son élite regardât ses vaisseaux comme sa propriété, en y trouvant une existence fixe et des avantages graduels qui ne dépendissent que des services bien appréciés. Sa Majesté se promet de cette institution une noble émulation entre les divers équipages et, dans chaque équipage, cet esprit de corps qui établit entre les individus une solidarité de mérite, de courage et de distinction. »
. Le 28 avril 1808 :
. Circulaire en date du 28 avril 1808, relative à une erreur dans le décret du 1er avril.
« Monsieur, je m’empresse de vous prévenir au nom du ministre qu’il s’est glissé une erreur typographique dans l’impression du décret impérial du 1er avril 1808, relatif à la division en compagnies des bataillons de la marine impériale, leur solde, uniforme, masse et administration.
Le 3ème paragraphe de l’article 8 - concernant le chapeau – doit être supprimé. Je vous prie de vouloir bien en faire l’observation à MM. Les chefs de corps. »
Le chef de la 1ère division, signé FORESTIER
Observations de CRC1 (R) M. LE COUSTOUR (correspondant) de Toulon :
Cette circulaire est particulièrement intéressante parce qu'elle nous révèle que le texte du décret du 1er avril publié au recueil des lois a été modifié par rapport à sa mouture originale. Que contenait donc ce 3ème paragraphe qui a été supprimé ? Actuellement rien ne permet de le dire. Les archives disponibles au SHM de Toulon ne contiennent rien d’autre que le texte modifié.
(Archive du port de Toulon. Documents de CRC1 (R) M. S. LE COUSTOUR)
. Organisations des Bataillons de Marine Impériale :
Selon le décret impérial daté du 2 mars 1808 au Palais des Tuilerie, il est créé 50 bataillons de Marine Impériale, pour servir à l’équipage de 50 vaisseaux de 74 canons.
Art. 1er : Il sera formé, pour le service de notre marine, 50 bataillons entretenus, qui prendront le nom de « Bataillons de la Marine Impériale ».
Art. 2ème : Chacun de nos bataillons de la marine impériale forme l’équipage permanent d’un de nos vaisseaux de guerre de 74 canons.
Art. 3ème : Chaque bataillon de notre marine impériale se compose comme suit :
Aspirants de la Maine
Contres Maîtres
(dont 2 au dépôt)
Seconds Maîtres Canonniers
Chef de la Timonerie
Aides de Timonerie
& CALFATAGE
Maître Charpentier-Calfat
Aides des deux professions
Présent à l’embarquement
Chevons d’ancienneté
. Formation du grand complet d’armement d’équipage d’un vaisseau de 74 canons, et effectif de l’équipage du vaisseau armé :
Art. 4ème : Dès que nous aurons donné l’ordre d’armer un de nos vaisseaux, nous désignerons celui de nos bataillons de la marine impériale qui doit le monter ; il lui sera aussitôt fourni par l’inscription maritime, et dans les classes ci-dessous indiquées, le nombre d’hommes qui suit :
Aspirants de la marine
Aides charpentiers & calfats
Art. 5ème : Il sera de plus affecté à chacun des vaisseaux dont nous aurons ordonné l’armement, une garnison composée de 2 officiers, 100 sous-officiers et soldats, soit 102 hommes.
Sous officiers et soldats de garnison
Seconds chirurgiens
Distributeurs de rations
Aide du coq
Domestique du Capitaine
Concernant les dépôts des bataillons, l’article 7 du titre III indique que les hommes du bataillon sortant des hôpitaux ou qui n’ont pu s’embarquer pour quelque raison que ce soit, les apprentis marins provenant de la conscription, les détachements qui auront été débarqués etc. se rendront au port où sera le dépôt principal du bataillon. Il sera établi dans chaque port un officier supérieur commandant le dépôt du bataillon affecté à ce port.
L’article 9, titre IV, précise que les 50 bataillons sont placés comme suit :
N° Bataillon
1- Brest : Les 2 bataillons du Régiment de Brest (1806) seront incorporés et classés dans ces bataillons. Le bataillon dudit régiment qui n’est point embarqué, sera compris dans les 4 bataillons de marine qui doivent être immédiatement formés conformément à l’article 1er.
2- Toulon : Une dépêche en date du 17 août 1808 donne des informations quant à l’uniforme de ce bataillon.
Conformément au décret formant 50 bataillons de marine impériale, il est stipulé à l’article 1er, titre I, du décret n°8, qu’il sera procédé à la formation immédiate des 26 premiers bataillons, répartis comme suit :
Nombre de bataillons
Levée de la conscription pour le service de la Marine :
Les hommes du recrutement proviennent essentiellement des départements du littoral, les soldats sont fournis par un régiment amateloté au vaisseau. L’organisation des bataillons de Marine, écrit NAPOLEON à son ministre, est « le seul moyen de pouvoir former aujourd’hui des équipages ». L’article 6ème, titre II, indique que : « toute la réserve de la conscription de 1809, dans la moitié de la France du côté de l’ouest, sera réservée pour fournir 6 000 conscrits, qui seront distribués entre les différents bataillons de la marine impériale à raison de 150 par chacun des équipages de vaisseau, les 4 bataillons de Brest exceptés, auxquels il ne sera pas fourni sur la présente levée ». Tous les conscrits arrivés aux dépôts des corps seront rangés dans la classe des apprentis marins et parviendront ultérieurement aux classes supérieures et à tous les grades de la marine, d’après le mérite de leur service. Ils seront habillés selon l’uniforme du bataillon et exercés sans délai au canonnage, au maniement du fusil, à la nage des embarcations, et à toutes les manœuvres des vaisseaux. Ils seront également immatriculés sur les contrôles du corps, avec désignation de leur âge, lieu de naissance, jour d’arrivée au corps, et signalement.
Les enseignes et aspirants pris dans l’inscription maritime, reçoivent des commissions temporaires, dont l’effet cesse du moment qu’ils ne sont plus employés dans l’équipage. La dénomination de Maître et Aide-Calfat, dans les équipages, est supprimée. Ces fonctions sont désormais attribuées aux Maîtres et Aides-Charpentiers de vaisseau, cette profession devant embrasser tout ce qui concerne la solidité du bâtiment.
Le grade de Quartier-Maître est temporaire. Ils sont choisis par le capitaine du vaisseau pendant l’armement, parmi les matelots de 1ère classe. Ils sont révocables à la volonté du capitaine, s’il juge qu’ils n’ont pas la fermeté, l’expérience et l’activité nécessaires pour remplir leur service, ou la conduite convenable pour se faire respecter des matelots. Le capitaine du vaisseau choisit également ses gabiers, et les change à volonté. Il en arrête la liste au nombre de 26, dans le courant du premier mois où le vaisseau a mis à la voile.
Tous les matelots d’un équipage de vaisseau doivent être canonniers. Il est ordonné à tous officiers commandant un vaisseau, de procéder eux-mêmes à l’instruction de leurs équipages dans la manœuvre du canon, comme il est prescrit par les règlements des 27 mai 1806 et 23 mars 1807, arrêtés à ce sujet.
Couverture du manuel du Canonnier Marin
Organisation de la division en compagnies des bataillons de la marine impériale :
Selon le décret du 1er avril 1808, chaque bataillon se compose d’un état-major et de quatre compagnies.
(Remplissant les fonctions de Major)
(remplissant les fonctions d’Adjudant - Major)
Agent comptable Quartier-Maître
Aspirants de marine
(sous Adjudant-Major)
(Adjudant sous-officier)
Chef de timonerie
Quartier Maître Comptable
Capitaine d’Arme
(Maître Timonier)
Les deux premières compagnies se composeront de 120 hommes chacune répartis comme suit :
Matelots 1ère Classe
Matelots 2ème Classe
Matelots 3ème Classe
(dont les mousses)
Mousse Cor
Capitaine de Cie
Lieutenant de Cie
(Enseigne de vaisseau)
Ou Lieutenant de Cie
(Contre Maître)
Caporal Fourrier (1)
(Quartier maître Ecrivain)
Caporal (4)
(Quartier Maître)
Matelots 1ère Classe (15)
Matelots 2ème Classe (28)
Matelot 3ème Classe (28)
Les deux secondes compagnies se composent chacune de 119 hommes répartis comme suit :
Matelots 1ère Classe (16)
Matelots 2ème Classe (27)
Matelot 3ème Classe (27)
Apprentis Marins (38)
Mousse Cor (1)
Total du bataillon à 4 compagnies : 478, plus les officiers : 491
Les grades seront ceux en pratique dans l’artillerie de marine, à savoir :
. Capitaines » de compagnie :
Ils seront pris parmi les 4 plus anciens lieutenants de vaisseau.
. Sont « Lieutenants » :
Les 2 Enseignes de vaisseau seront « Lieutenants ».
Les 2 plus anciens Aspirants du bataillon rempliront le service de « Lieutenant » de compagnie.
. Sont « Sergents-Majors » :
Les Seconds Maîtres de manœuvre et les 2 plus anciens Seconds Maîtres Canonniers.
. Sont « Sergents » :
Le 3ème Second Maître Canonnier,
2 Aides Timoniers,
2 Aides Charpentiers,
2 aides Voiliers,
Les plus anciens Seconds Maîtres de manœuvre.
. Sont « caporaux » :
2 Contres-Maîtres,
14 quartiers-Maîtres.
Le capitaine (Lieutenant de vaisseau) de chacune des compagnies doit proposer au commandant le bataillon (Capitaine de vaisseau ou Colonel), 2 hommes de sa compagnie qui prendront les fonctions de « Caporaux fourriers ».
Uniforme des bataillons de la Marine Impériale :
Art. 7ème, titre II du décret du 1er avril 1808, au Palais de Saint Cloud :
Les maîtres, officiers-mariniers, matelots, apprentis marins et mousses, composant les bataillons de la marine impériale, seront pourvus d’effets d’habillement et d’équipement uniformes comme suit :
Paletot de drap bleu
Paire de bas de fil
Pantalon de drap bleu
Gilet de drap bleu
en toile grise
Vareuse de toile
Chemise de toile blanche
Art. 8ème : Détail de l’uniforme :
Le paletot sera de drap bleu doublé de blanc. Il croisera sur la poitrine, aura un collet droit montant et à la manche, un parement fendu attaché par 3 petits boutons.
Le gilet et le pantalon seront de drap bleu uni. Les boutons seront de cuivre, timbrés d’une ancre avec deux canons en sautoir, et auront pour légende le numéro et la désignation du bataillon.
Selon l’art. 11ème, Les Premiers et Seconds Maîtres porteront l’habit long à une rangée de 9 boutons. Ils pourront aussi porter la culotte au lieu du pantalon. Il leur sera fourni à chacun une redingote de drap bleu.
Paletots de drap bleu (2)
Gilet de drap bleu (1)
Pantalons de drap bleu (2)
Pantalons de toile (2)
Vareuse de toile (1)
Chemises blanches (2)
Chemises de toile blanche (2)
Paires de bas en fil (3)
Paires de souliers (2)
Paires de guêtres en toile grise (2)
Sac de peau (1)
Art. 9ème : Couleurs distinctives des bataillons:
Les bataillons de notre marine impériale seront distingués entre eux par la couleur différente des collets, parements, pattes d’épaulettes et pompons, ainsi que par le numéro du bouton. Ces distinctions sont différentes pour chaque bataillon.
Patte d’épaulette
. Le 1er mai 1808 : Formation du 44ème Bataillon de Marine. (3E3 40)
. Circulaires, lettres et dépêches diverses relatives à l’uniforme :
. Le 12 juin 1808 : Dépêche relative aux uniformes des bataillons de la marine impériale (extrait & tableau) :
« Cette dépêche ne fixe que les couleurs distinctives accordées aux bataillons dont la création a été décidée en mars précédent. Elle permet cependant d’observer :
- Que les dispositions arrêtées par le décret du 2 mars (article 9) ne sont pas respectées,
- Que le nombre de bataillons initialement fixé à 50 devrait passer à 55 (dont 5 à Lisbonne qui ne verront jamais le jour) »
(Observation de CRC ( R ) M. S. LE COUSTOUR, port de Toulon)
Art. 10ème : Marques distinctives de grade :
« … Le grade et l’espèce de service ou profession de chaque marin de nos bataillons de la marine impériale continueront d’être désignés par les marques distinctives, conformément à notre décret du 15 floréal an XII » .
. Premiers Maîtres :
Ils porteront, sur le collet et les parements de l’habit et de la redingote, 1 galon d’or de 15 lignes de large.
. Seconds Maîtres :
Ils porteront un galon d’or de 15 lignes de large, sur le collet.
. Contre-Maîtres :
Ils porteront un galon d’or de 8 lignes de large sur le collet.
. Décision du ministre de la marine en date du 29 juin 1808 :
« Les maîtres de toutes professions auront le galon d’or comme il est dit à l’article 11 du décret du 1er avril.
. Second maître et aides Idem
. Contre maître Idem
. La Manœuvre n’aura d’autre décoration que le galon.
. Le Canonnage aura un canon brodé sur la manche du côté gauche
. La Timonerie, une étoile
. Le Charpentage, une hache
. Le Voilier, un trapèze représentant une voile d’étay (Sic)
. L’Armurier, dans le bataillon qui en comporte un, un trèfle au collet (sic) de la couleur du liseré, loin d’un pouce seulement de chaque côté du collet.
On enverra incessamment dans les ports les modèles de ces différentes distinctions. »
Signé COMBIS
(Document du Port de Toulon de M. CRC ( R ) LE COUSTOUR)
. Concernant le Voilier, dans la lettre ci-dessus, il est indiqué que la broderie de bras représente une voile en forme de trapèze, d’autres documents indiquent qu’il s’agit d’un triangle représentant un foc. Un assortiment complet de ses broderies fut présenté et exécuté par le Sieur VIAL, brodeur, rue Saint-Honoré, n°147 à Paris.
. Le canon brodé en or : 2 francs. … En laine : 0,35.
. Le foc brodé en or : 1,25 francs. … En laine : 0,35.
. La hache brodée en or : 1,25 francs. … En laine : 0,30.
. L’étoile brodé en or : 1,10 francs. … En laine : 0,30.
Art. 12ème : Armement :
« L’armement, des officiers mariniers et marins de toute classe de nos bataillons, sera composé d’un fusil avec sa baïonnette. Giberne et banderole de buffleterie blanche. Le sabre ne sera porté que par les maîtres et officiers mariniers ».
Fusil & Baïonnette
Giberne & Banderole
(Maîtres & Officiers Mariniers)
Uniformes, rappel :
Début 1808, le Général de Brigade COMBIS, provenant du Corps du Génie, est détaché auprès du Ministre de la Marine Denis DECRES (ou Duc de CRES, 1761-1821) afin de l’aider à réorganiser les unités de la marine. Connaissant mal les us et coutumes du Grand Corps, il propose diverses mesures dont le port d’un uniforme particulier aux équipages de marine, se rapprochant de celui de l’armée. (Lettre du 15 avril 1808 au Général COMBIS)
Si les matelots en général conservent le paletot et l’ample pantalon, le Général COMBIS, suivant les instructions de l’Empereur - qui souhaite assimiler chaque bataillon à un vaisseau de ligne ou deux frégates - attribue une couleur distinctive à chaque équipage. Ces couleurs se trouvant principalement sur le collet, parements et pattes d’épaule. Il impose également aux marins, le port du shako d’infanterie (modèle 1806). Cette mesure semble mal acceptée, car cette coiffure est, dit-on : « trop encombrante à bord » en raison du peu d’espace dans les entre-ponts (entre 1,75 m sur une frégate et environ 2,00 m sur un vaisseau), et n’est même pas envisageable à porter sur les vergues. D’autre part, il paraît que les marins ne veulent pas ressembler à des fantassins. De toute façon, et ce n’est là que du bon sens, quelque soit l’uniforme prescrit, les matelots à bord, autre que les officiers et officiers mariniers de service, sont, la plupart du temps, en chemise ou torse nu et marchent pieds nus durant leur quart. Le paletot n’est, en général, porté que par mauvais temps, à terre ou à certaines occasions (visite, revue etc.) et le shako est donc exclu dans les manœuvres en mer.
. Habit ou paletot bleu, collet, parements, pattes d’épaulettes et pompon de couleur différentes selon la compagnie.
. Pantalon de drap bleu.
. Shako, plaque de cuivre en losange avec une ancre ajourée ou en relief.
. Giberne.
. Banderole et bretelle de fusil en cuir blanc.
. Guêtres grises,
. Fusil avec baïonnette.
De nombreuses illustrations font apparaître des pattes de parement à trois boutons, aux bas des manches du paletot. Or, le règlement ne l’indique pas et stipule simplement, parement fermant en dessous par trois boutons.
Parement fendu à 3 boutons en dessous
Patte de parement (Non conforme)
Les boutons, en cuivre jaune, sont timbrés d’une ancre avec 2 canons en sautoir et ont pour légende le numéro et la désignation du bataillon. ( Références : Fallous)
Boutons de fouille :
28ème Bataillon
35° Bataillon
54ème Bataillon
. Le 15 juin 1808 : Le général COMBIS écrit aux préfets maritimes que « les marins provenant de l’inscription maritime ne doivent point être réunis en compagnies, ni assujettis aux dispositions relatives à l’habillement et à l’équipement (…) des bataillons. » Si bien qu’une grande partie de l’équipage des bâtiments de guerre, ou bien n’a pas d’uniforme, ou bien, ce qui est le plus vraisemblable, conserve celui de l’an XII avec ses boutons
Tableau des couleurs distinctives des bataillons de la marine impériale le 12 juin 1808:
Ecarlate*
Jaune foncé*
« Les agents comptables quartiers – maîtres conserveront leur uniforme actuel avec collet, parement et passepoil du bataillon. » Signé COMBIS.
Nota : Les bataillons N°9, 10, 14, 17, 18, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 31, 32, 33, 46, 47, 48, 49, et 50 ne sont pas encore organisés le 12 juin 1808.
Les marques distinctives pour les états-majors et les compagnies de chaque bataillon :
. Etat-Major : Pompon ou macaron Blanc.
. 1ère Compagnie : Pompon Rouge.
. 2ème Compagnie : pompon Bleu.
. 3ème Compagnie : Pompon Vert.
. 4ème Compagnie : pompon Jaune.
Dépêche du 17 août 1808 de Paris :
« J’ai l’honneur de vous prévenir, Monsieur le général, que l’intention de Son Excellence est que l’uniforme du 22ème bataillon soit distingué des autres pour les parements et pattes d’épaulettes vertes et les liserés violets. Je vous prie de transmettre cette décision à monsieur le commandant du 22ème bataillon et d’intercaler dans le tableau que je vous ai adressé, ayant pour titre : Uniforme des bataillons, le 22ème entre le 21ème et le 30ème et de porter dans la colonne couleur du liseré ou passepoil le mot violet, entre le mot rose qui appartient au 21ème et le mot blanc qui appartient au 30ème. »
Signé : Le général chargé de l’organisation des bataillons de marine COMBIS
Document de M. CRC ( R ) LE COUSTOUR, Archive du port de Toulon
Extrait du décret du 1er avril 1808, relatif à l’administration des bataillons de Marine Impériale, et à l’habillement des marins (Rappel) :
(Lettre datée du 20 février 1809) (SHM 2E1 76, p.53)
La masse de linge comprend :
1 col noir
1 sac de peau
Peignes, brosses et épinglette.
Circulaire du ministre de la marine DECRES le 24 juillet 1809.
« Monsieur, je vous ai fait connaître par ma dépêche du 2 juin 1808, les couleurs des liserés, collets et parements affectés à chacun des bataillons de la marine impériale organisés à cette époque. La formation de quatre nouveaux bataillons ayant été ordonnée, je vous adresse l’état indiquant les couleurs distinctives de chacun d’eux. Vous voudrez bien en informer qui doivent en connaître. » Signé : DECRES
Uniforme des 4 nouveaux bataillons de marine impériale, formés en 1809 :
N° du Bataillon
Liserés et passepoils
Port de formation
(Archive du Port de Toulon. 1 E2 18. M. CRC (R) LE COUSTOUR)
. 1809 : Affectation de matelots et d’ouvriers de la Marine dans la Garde Impériale.
. Contrôle nominatif de la compagnie de Marins provenant du port de Rochefort, incorporé à Vienne en 1809, dans les Marins de la Garde et dans le 44ème Bataillon de Flottille Impériale. (SHM Rochefort Série 2E 1 47)
Vaisseau, lieux
Unité de provenance
GABOUREAU JB
CAMOIR Charles
LOTE JB
BOUTHIER François
BALANDIER ?
LESPRIME Victor
GAMOND Eric
Le Touville
BERNARD Eric M
LOZCEL Auguste
JEREQUEL Jérôme
CHUPIN ?
COSTE JB
Aide Charp.
SOILASNE Pierre
CLOLAGE Léonard
QUISMER Toussain
SICHON Jean
LOTELLIER ?
TOILEE François
BISSOUILLE ?
DESPAGNE P
MOTION Jacques
SAHUE P
Nom illisible Michel
8ème BM
LOYAU ?
BELLION Mathieu
THEBAUD Remi
DESCOINET C.
PROUA P
DEMICOURT M.
Affectation des bataillons sur les bâtiments de la flotte et port d’attache au 10 juin 1809 :
(Archive du port de Toulon 1 E2 18. Document fourni par M. CRC (R) LE COUSTURE)
Ou Garnison
C deV Rolland
Formé à Brest où se trouve le dépôt principal.
1810 C de V Chaunay
C de V Henry
C de V Lucas
C de V Faure
L’INDIENNE & LA TOPAZE
C de V Proteau
C de V Halgan en 1809
C de V Maingon en 1809
C de V Clément de la Roncière en 1809
C de F Degas (Major) en 1809
1810 : C de V Jurien
C de V Mecquet en 1809
LA PALLAS & L’ELBE
C de V Lebigot
LA CLORINDE & LA RENOMMEE
C de F Roquebert en 1810
C de V Mahé 1809
C de F (Major) Lemarant en 1810
2ème Cie du 15ème BHB
C de V Bescond en 1809
C de V Mahé en 1810
Lde V Alexandre BOURGOINIS, né à Rochefort le 30 novembre 1761. CLH le 16 prairial an 12. Cdt le dépôt. Mis en retraite en 1811.
Vaisseau LE JEMMAPES
C de V Fauveau en 1809
C de V Prévots Lacroix en 1809
C de V Bonamy
C de V Montalon en 1809
C de V Legras en 1810
C de V Lhermitte
C de V Montalan en 1810
LE DONAWERT
C de V Infernet en 1809
Vaisseau LE FOUDROYANT
C de V Allemand en 1809
C de F Rousseau en 1810
C de F (Major) Lemaresquier en 1810
C de V Willaumez en 1809
C de V Cocault en 1810
LE COMMERCE DE LYON
C de V Hulot en 1809
C de V Willaumez en 1810
C de V Soleil
C de V Jurien en 1809
C de V Coudein en 1810
C de V Saizieu en 1809
C de V Robin en 1810
C de V Moras en 1809
C de V Roquebert en 1809
C de V Bergeret en 1809
C de F (Major) Desrotours
C de V Etienne en 1809
C de V Malin en 1809
C de V Robin en 1809
C de V Saizieu en 1809/1810
Passé de BOULOGNE à FLESSINGUE
Passé sur une division de canonnières.
C de V Richet en 1809
C de V Baste en 1809/1810
A l’Armée d’Allemagne et devient bataillon de flottille
C de V Lejoulne en 1809
« Approuvé le 5 juin 1809 par le ministre de la marine et des colonie. » Signé DECRES
Sources : Port d’attache de 28 équipages de Haut-Bord en juillet 1810 selon « Napoleon’s Sea Soldiers » (Ed Osprey) P. 21
Liste des commandants des bataillons de Marine Impériale : 1809
Cde V ROLLAND
C de V LUCAS Etienne J.Jacques
C de V HALGAN
C de V MAINGON
C de V CLEMENT
C de V ALLEMAND
C de F DEGROS (Major)
C de V WILLAUMEZ
C de V MECQUET
C de V HULOT
C de V JURIEN
C de V MAHE
C de F SAIZIEU (Garde Imp.)
C de V BESCOND
C de V MORAS
C de V FAUVEAU
C de F ROQUEBERT
C de V BERGERET
C de V PREVOTS LACROIX
C de V ETIENNE
C de V MONTALON
C de V MALIN
C de V ROBIN
C de V INFERNET
C de V RICHET
C de V LEJOULNE
Tenue portée en 1809, d’après CARL : (Peut-être pour les officiers mariniers)
. Habit-veste de drap bleu national à basques longues (revers de basques agrafés ou cousus), Revers en pointe de type chasseurs en drap bleu, le tout passepoilé de rouge. Parements de manche en pointe de drap rouge. Collet droit agrafé de drap bleu passepoilé de rouge.
. Epaulettes : Corps bleu, tournante jaune et rouge, franges bleues.
. Pantalon ample de drap bleu, liseré de rouge sur les côtés.
. Gilet de drap rouge à 2 rangées de 9 petits boutons d’uniforme.
. Guêtres noires.
. Shako, jugulaires à écailles de laiton, rosaces timbrées d’une ancre ou d’une grenade. Jonc de visière en laiton. Plaque en losange, estampée d’une ancre. Cordon rouge à raquettes. Cocarde tricolore, tenue par une ganse dorée et fixée par un petit bouton. Pompon rouge.
. Buffleterie blanche.
. Sabre biquet à dragonne rouge.
. Giberne de cuir noir.
CARL 1809 (35° Bat ?)
(Sources : collection CARL, Musée historique de Strasbourg, 1ère partie, planche 9)
EQUIPAGES DE HAUT-BORD & DE FLOTTILLE
Décret du 11 septembre 1810
Pour des raisons assez obscures, il est décidé de changer la dénomination des Bataillons de marine impériale en Equipage de haut bord et de flottille.
. Le 1er janvier 1810 :
Nota : Dans les archives du port de Rochefort, une note en date du 1er janvier 1810 stipule qu’il est demandé de faire un état nominatif des officiers des bataillons de marine impériale des 4ème, 15ème, 16ème, et 17ème . Il est inscrit en marge « Transmis le 12 janvier 1810 ».
Affectation des Equipages de haut bord à compter de juillet 1810 :
Source: « Napoleon’s Sea Soldiers » (Ed Osprey 1990) P. 21
Numéro des Equipages
Vaisseau L’AUSTERLITZ
CV BILLET Simon (CLH)
A Toulon en juin 1810.
A Toulon en 1811.
Vaisseau LE DANUBE
CV HENRI Antoine (CLH)
Toulon en 1810.
A Brest en 1811.
Vaisseau L’ULM
CV CHAUNAY DUCLOS Ch. J. (CLH)
A Toulon en 1810.
Vaisseau LE TRIOMPHANT
Rochefort en 1810. C de V provisoire GALVEZ de 1811 à 1812.
461 hommes sont en Espagne,
Frégate L’ADRIENNE
CV DURANTEAU Romain (OLH)
CF LECOAT KERVEGUEN Gabriel (OLH)
A Rochefort en 1810
A Lorient en 1811.
Frégate L’HORTENSE
Frégate L’ELBE de 28 canons
Frégate LA PALLAS (1810)
CV HALGAN Emmanuel (CLH)
CF BELLANGER Jacques (CLH)
Dépôt à Rochefort en 1810. C de V E. HALGAN, le 1.01.1811.
Remplacé par le C de V LEMAILLE le 2.01. 1811
Réparti sur 3 vaisseaux, dont
LE TONNERRE (juin 1809)
CV VIOLETTE Pierre (OLH)
CF REYBAUD Honoré (CLH)
A Rochefort 1810
CV 2ème Cl TROUDE Aimable Gilles (OLH)
Pas encore organisé en juin 1809
A Toulon en 1814
Frégate L’IPHIGENIE (1812)
Pas encore organisé en juin 1809. Cherbourg en 1812. Plusieurs de ses matelots sont affectés aux Marins de la Garde en 1812.
Vaisseau L’EYLAU
CV 2ème Cl JURIEN Pierre
A Lorient 1810
Vaisseau LE POLONAIS
CV MEQUET Hugues (CLH)
CF MENARD Pierre (CLH)
Lorient 1810-1811
A Brest en 1811 (?)
Frégate LA PALLAS de 46 canons (1812)
Frégate LA SAALE
(SHM 3E2 604)
Frégate L’ILLIRIENNE
CV 2ème Cl BIGOT Armand (OLH)
Dépôt à Rochefort 1810. Cet équipage passera plus tard sur la frégate La Saale et un équipage du 6ème bataillon prendra sa place en 1812. C de F MARS.
C de F DESFOSSES en 1812.
Compte 4 Compagnies.
Le 7 octobre 1811, le LV Bertrand demande un congé maladie. (2E1 56-31)
Frégate LA CLORINDE
Frégate LA RENOMMEE
Frégate L’ILLIRIENNE (1812)
CF ROQUEBERT Dominique (Cadet) (OLH)
Paimboeuf en juin 1809. Brest 1810 - 1812. Plusieurs Matelots de La Clorinde passeront dans les Marins de la Garde en 1812.
St Malo en 1812
Vaisseau LE REGULUS (1810)
Vaisseau LE NESTOR (1812)
Frégate LA NYMPHE (1812)
Frégate LA MEDUSE (1812)
Frégate LA REVANCHE (1812)
CV LUCAS Jean Jacques (OLH)
CF FOURNIER Antoine (CLH)
En campagne dans l’Océan Indien.
Dépôts à Rochefort en 1810
Des éléments du 15ème se trouvent sur ce vaisseau et passeront au 17ème le 1er mars 1811. De nombreux matelots seront affectés dans les Marins de la Garde en 1812.
Vaisseau L’ANNIBAL
Vaisseau Le REGULUS
CV MAHE Jean
CF GEMON Jean (CLH)
A Toulon 1810
Des éléments du 16ème se trouvent sur ce vaisseau en 1811 et passeront au 17ème le 1er mars.
A Lorient en 1811. ?
A Rochefort en 1811. ?
CV ROLLAND Pierre Nico (CLH)
Dépôt à Rochefort 1810. Une partie de l’équipage se trouve en Guadeloupe de 1809 à 1811.
Toulon en 1811.
En garnison de Dantzig en 1813.
Répartis sur 4 vaisseaux (?)
CV BONAMI Eustache (CLH)
A Toulon 1810.
CV LEGRAS François (CLH)
CF SIMIOT Etienne (CLH)
Vaisseau LE GENOIS
CV 2ème Cl MONTALAN Antoine (OLH)
Vaisseau LE DENAEWERT
CV INFERNET Louis Antoine (CLH)
Vaisseau LE VETERAN
(74 canons)
CF CABOUREAU Louis (CLH)
A Lorient en 1811, puis Brest en 1812. Equipage composé de vétérans ayant servi dans l’Océan indien. Jérôme BONAPARTE commanda ce vaisseau quelques mois en 1806.
Compte 4 compagnies en février 1812.
Vaisseau LE BRESLAU
CV 2ème CL ALLEMAND Joseph (OLH)
Frégate L’AMAZONE
Frégate L’ELISA
CF DROUAULT Jacques
Frégate LA NEREIDE
Brest 1810
Vaisseau LE CHARLEMAGNE
CV COCAULT Raymond (CLH)
A Flessingue en juin 1809.
A Anvers 1810.
Vaisseau LE COMMERCE DE LYON
( 74 canons)
CV WILLAUMEZ Etienne (CLH)
A Anvers 1810 à 1814.
A Brest 1811. ?
Vaisseau L’ANVERSOIS
CV 2ème Cl SOLEIL Eléonore Jean (OLH)
CF DENIS LAGARDE R (CLH)
A Flessingue en juin 1809
A Anvers 1810
A Brest en 1811. ?
Vaisseau LE DALMATE
CV COUDEIN Jean David (OLH)
CF DUTAILLIS André (CLH)
Vaisseau LE DUGESCLIN
CV ROBIN Pierre Nicolas (OLH)
Flessingue en juin 1809 Anvers 1810
Rochefort en 1811.
Vaisseau LE CESAR
CV MORAS Gaspard (OLH)
CV ROQUEBERT François (CLH)
Vaisseau LE VILLE DE BERLIN
Vaisseau L’ALBANAIS
C de V FRADIN
A Boulogne en juin 1809. Compte 4 Compagnies.
50 conscrits réfractaires le 3 décembre 1811.
A Boulogne en juin 1809. Compte 4 Cies en fin 1811. reçoit 89 conscrits réfractaires fin 1811, provenant des régiments de Walcheren et Ile de Ré.
4 Compagnies en 1812.
« Equipage de Flottille » en 1810 à 1813
Corvette LA BAYADERE en 1814
Passé de Boulogne à Flessingue sur une division de canonnières. Campagne d’Espagne et du Portugal de 1808 à 1813. De retour à Rochefort, devient 90ème de Haut bord en 1814. Tient une batterie à terre à Martrou (Rochefort) en 1814.
L de V LAHHEURIE (1814)
Formé à Boulogne le 1er mai 1808, devient 2ème équipage de flottille le 11 septembre 1810 et 90ème de Haut Bord le 1er janvier 1814 à Rochefort. Campagne d’Allemagne, d’Autriche, d’Espagne et Portugal. Unité dissoute le 1er juillet 1814 par décret de SM en date du 10 mai 1814.
CV 2èle Cl. BERRENGER Charles (OLH)
CF CAILLABET Pierre
Vaisseau Le COMMERCE DE PARIS de 110 canons
CV 2ème Cl BROUARD Gabriel Auguste (OLH)
A Toulon 1811 - 1814
Vaisseau L’AJAX
CV 2ème Cl PETIT Jean Nico (OLH)
CF LONG Gaspard (CLH)
A Toulon 1811. C de V J.J. MAGENDIE (1766-1835)
A Toulon 1811 (?)
CV 2ème CL LOUVEL Auguste (OLH)
CF LAFITTE Dominique (CLH)
CV SENEZ André (OLH)
CV TOURNEUR Laurent (CLH)
CF LE VASSEUR Jean
A Rochefort en 1811.
CV MONFORT Aimé François (CLH)
CF GANTEAUME Joseph
CV MEYNARD LA FARGE François (CLH)
Capitaine de vaisseau HALGAN, Cdt en 1812.
LE ZELANDAIS ( ?)
Cherbourg en juin 1813
Equipage Hollandais.
CV 2ème Cl LE BOZEC Pierre (OLH)
A Toulon en 1812
1813. 1814. 2ème Cie. Vaisseau en station près de Martrou à l’avant garde du port de Rochefort. Ancien 43 & 44ème de Flottille.
. Le 11 septembre 1810 : Décret impérial :
Il modifie la dénomination des Bataillons de Marine en Equipages de Haut Bord & de Flottille qui devra être effective le 1er janvier 1811.
. Le 16 octobre 1810 :
Lettre de Paris le 16 octobre 1810 : (Extrait relatif au décret du 11 septembre 1810.
« Par article de ce décret, les bataillons de marine créés par le décret impérial du 2 mars 1808 prendront la dénomination d’Equipages de haut bord. Il n’a été apporté aucun changement dans le mode d’administration et de comptabilité des bataillons de marine qui reste déterminé conformément aux règlements en usage. »
. Le 19 novembre 1810 :
Lettre du ministre DECRES au préfet maritime d’Anvers en date du 19 novembre 1810 :
« Je vous ai fait connaître par plusieurs de mes dépêches les couleurs qui avaient été adoptées pour l’uniforme des bataillons de la marine impériale et de flottille déjà organisés. Sa Majesté ayant ordonné, par son décret du 11 septembre 1810, la formation d’équipages de haut bord et de flottille, et les bataillons devant, à compter du 1er janvier prochain (1811), prendre cette dénomination, je vous adresse un nouvel état indiquant la couleur des liserés, parements, collets et pattes d’épaulettes qui devront être arrêtés pour les équipages de haut bord et de flottille qui sont ou seront ultérieurement organisés. Je vous ferai connaître incessamment ceux qui devront se former dans votre arrondissement. »
Nota : Les couleurs sont celles du tableau précédemment indiqué.
(Archive du Port de Toulon. Document fourni par M. LE COUSTOUR)
C de V CHAUNAY DUCLOS
C de V LEGROS
C de F ROUSSEAU
C de F LEMARESQUIER- Major
C de V ROQUEBERT
C de V CACAULT
C de F LEMARANT (Major)
C de V COUDEIN
C de F DESROTOURS
C de V SAIZIEU
C de V BASTE
Il existe désormais 64 Equipages de Haut-Bord répartis comme suit :
. 18 en Méditerranée dont 3 à Venise.
. 7 à Rochefort.
. 5 à Lorient.
. 2 à Brest.
. 3 à Cherbourg.
. 22 à Anvers
. 7 au Texel
Si l’on ajoute les 22 Equipages de flottille (dont 2 Hollandais) aux 64 Equipages de Haut-Bord , la Marine compte 86 Equipages représentant un effectif de 59 000 Hommes.
. 1er janvier 1811 :
Conformément au décret du 11 septembre 1810, tous les Bataillons de Marine prennent officiellement le nom d’Equipage de Haut Bord et de flottille.
. Les numéros d’équipages existants sont :
N°1, 2, 3, 5, 6, 8, 9, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 19, 20, 21, 22, 24, 30, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 53.
. N° des équipages considérés sans effectif :
4, 7, 10, 17, 18, 23, 25, 26, 27, 28, 29, 31, 41, 42, 43, 44, 54, 55, 56, 57, 58, 59, 60.
. le 11 février 1811 : Paris. Correspondance de l’Empereur :
Lettre adressée au Duc de FELTRE. Lettre dictée à MENEVAL :
« Témoignez ma satisfaction au Duc de RAGUSE de l’envoi qu’il a fait des 400 marins et le complément de l’équipage du vaisseau Le RIVOLI. »
. Février 1811 : Paris. Correspondance de l’Empereur au duc de Feltre :
L’Empereur demande l’identité de l’auteur des disposition relatives à l’organisation du 5ème Régiment du général Plauzonne qui a embarqué sur les vaisseaux L’AUSTERLITZ et Le MAJESTUEUX. La compagnie des grenadiers qui s’y trouvent sont complètement désorganisées.
(Nota : Ce qui laisse entendre qu’il y a toujours des fantassins de ligne sur les vaisseaux)
. Le 1er mars 1811 : Des matelots des 15ème et 16ème Equipages étant à bord du vaisseau Le REGULUS sont incorporés dans le 17ème Equipage. (Réf. SHM 3E2 491 à 670).
(Nota : Devront-ils changer d’uniformes pour avoir les couleurs distinctives du 17ème, ce qui est douteux !)
. Le 16 mars 1811 : Décret de restructuration du Corps des Marins de la Garde.
. Le 5 avril 1811 : Paris. (lettre n°17 572). Infanterie embarquée.
L’idée de revenir à la formation d’infanterie embarquée sur les vaisseaux malgré la formation des équipages, suit son cours , car une lettre de l’Empereur adressée au duc de Feltre, sous la dictée du secrétaire Ménéval, indique:
« Je vous ai demandé depuis longtemps un projet pour former dans chaque régiment de ligne une compagnie de garnison de vaisseau qui prendrait le n° 2 dans le 5ème bataillon. »
Uniformes des Equipages de Haut Bord :
Concernant les uniformes des équipages de haut bord, les témoignages, textes, sources historiques, iconographies et interprétations de plusieurs auteurs divergent considérablement. La description des uniformes ci-dessous est indiquée à titre indicatif.
. Le 8 juillet 1811 : Suite à de nombreuses plaintes provenant des ports, les quelques shakos distribués sont déjà retirés du paquetage des marins au profit du traditionnel chapeau en cuir bouilli, ou en feutre gommé verni, dit « à la matelote », sur lequel plusieurs types d’ornements métalliques sont fixés (banderoles, plaques à l’ancre en losange, à l’Aigle dont celui du modèle 1812 qui semble être attribué au Capitaine de Vaisseau SOLEIL, du 35ème HB), cocarde nationale sur le devant ou le côté gauche de la coiffure, tenue par une ganse dorée. Ces Mesures sont confirmées le mois d’août suivant. Seules quelques unités faisant campagne à terre conservent le shako plus protecteur lors des combats (Espagne, Portugal, Allemagne, Autriche et Russie). Les matelots en campagne dans les mers et océans lointains n’appliqueront aucune de ces mesures et conserveront leurs tenues habituelles jusqu’à leur retour en France.
Modèles de shakos :
Shako Bataillon de Marine
D’après Goichon
Shako de Bataillon de Flottille
D’après Job
. Chapeaux de cuir bouilli ou feutre gommé vernis dit « à la matelote ».
Chapeau avec bandeau en cuivre
(34ème Eq HB)
D’après F Back
Chapeau avec plaque à soubassement attribué au Cap de V Soleil (35ème Eq HB)
Effets d’uniforme des Matelots des Equipages de Haut-bord :
Gilet de tricot bleu
Havresac en peau
Capote de drap beige
Chapeau de feutre verni
Paire de guêtres grises
Paire de guêtres noires
Paletot de drap bleu (1)
Gilet de tricot bleu (1)
Pantalon de drap bleu (1)
Bonnet de police (1)
Capote de drap beige (1)
Pantalon de toile (1)
Chapeau de feutre vernis (1)
Paire de guêtres grises (1)
Paire de guêtres noires (1)
Paires de bas de fil (2)
Chemises blanches (3)
Havresac en peau (1)
Paire de boucles pour chaussures (1)
Bretelles de pantalon (1)

References: Art. 1

Art. 2

Art. 3

Art. 4

Art. 5

Art. 7

Art. 8

Art. 9

Art. 10

Art. 12