Source: http://www.urantia.nyc/fre01/065.html
Timestamp: 2017-11-24 09:25:34+00:00

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Livre d'Urantia, Fascicule 65. Le supercontrôle de l’évolution
Fascicule 65. Le supercontrôle de l’évolution
§ 1. Les fonctions des Porteurs de Vie
§ 2. Le panorama de l’évolution
§ 3. L’entretien de l’évolution
§ 4. L’aventure d’Urantia
§ 5. Les vicissitudes de l’évolution de la vie
§ 6. Les techniques évolutionnaires de la vie
§ 7. Les niveaux évolutionnaires du mental
§ 8. L’évolution dans le temps et l’espace
65:0.1 (730.1) LA vie matérielle évolutionnaire de base – la vie prémentale – est formulée par les Maitres Contrôleurs Physiques et transmise par le ministère des Sept Maitres Esprits en conjonction avec les services actifs des Porteurs de Vie mandatés. À la suite du fonctionnement coordonné de cette triple activité créatrice, il se développe une capacité physique organique du mental – des mécanismes matériels destinés à réagir intelligemment aux stimulus du milieu externe, et ultérieurement aux stimulus internes provenant du mental même des organismes.
65:0.3 (730.3) 1. Le domaine physicoénergétique – production de capacité mentale.
65:0.4 (730.4) 2. Le ministère du mental des esprits adjuvats – empiétant sur la capacité d’esprit.
65:0.5 (730.5) 3. La dotation spirituelle du mental mortel – culminant dans l’octroi des Ajusteurs de Pensée.
65:0.6 (730.6) Les niveaux non enseignables de réaction machinale de l’organisme au milieu sont les domaines des contrôleurs physiques. Les esprits-mentaux adjuvats activent et règlent le mental de type adaptable ou non machinal et enseignable – ces mécanismes de réaction des organismes capables d’apprendre par expérience. De même que les esprits adjuvats manipulent ainsi les potentiels du mental, de même les Porteurs de Vie exercent un contrôle discrétionnaire considérable sur les aspects environnementaux des processus évolutionnaires jusqu’au moment où apparait la volonté humaine – l’aptitude à connaitre Dieu et le pouvoir de choisir de l’adorer.
65:0.7 (730.7) C’est le fonctionnement intégré des Porteurs de Vie, des contrôleurs physiques et des esprits adjuvats qui conditionne le cours de l’évolution organique sur les mondes habités. C’est pourquoi l’évolution – sur Urantia ou ailleurs – est toujours intentionnelle et jamais accidentelle.
65:1.1 (730.5) Les Porteurs de Vie sont doués de potentiels de métamorphose de la personnalité que très peu d’ordres de créatures possèdent. Ces Fils de l’univers local sont capables d’opérer dans trois phases différentes d’existence. Ils accomplissent généralement leurs tâches en tant que Fils de la phase médiane ce qui représente leur état originel. Mais un Porteur de Vie, à ce stade d’existence, ne pourrait pas agir dans les domaines électrochimiques en tant que transformateur d’énergies physiques et de particules matérielles en unités d’existence vivante.
65:1.2 (730.6) Les Porteurs de Vie sont capables de fonctionner et fonctionnent effectivement sur les trois niveaux suivants :
65:1.3 (730.7) 1. Le niveau physique de l’électrochimie.
65:1.4 (730.8) 2. La phase médiane habituelle d’existence quasi morontielle.
65:1.5 (730.9) 3. Le niveau semi-spirituel avancé.
65:1.7 (731.2) Après que les modèles de vie ont été formulés et que les organisations matérielles ont été dument complétées, les forces supramatérielles impliquées dans la propagation de la vie deviennent aussitôt actives, et la vie existe. Les Porteurs de Vie sont alors immédiatement replacés dans l’état médian normal d’existence de leur personnalité, état dans lequel ils peuvent manipuler les unités vivantes et manœuvrer les organismes en évolution, alors même qu’ils sont dépouillés de toute capacité d’organiser – de créer – de nouveaux modèles de matière vivante.
65:1.8 (731.3) Après que l’évolution organique a suivi un certain cours et que le libre arbitre du type humain est apparu dans les organismes évolutifs les plus élevés, les Porteurs de Vie doivent soit quitter la planète, soit faire vœu de renoncement ; c’est-à-dire qu’ils doivent prendre l’engagement de s’abstenir, à l’avenir, de toute tentative pour influencer le cours de l’évolution organique. Quand ces vœux sont volontairement prononcés par les Porteurs de Vie qui choisissent de demeurer sur la planète pour conseiller dans l’avenir ceux qui seront chargés de protéger les créatures volitives nouvellement évoluées, il est fait appel à une commission de douze membres, présidée par le Chef des Étoiles du Soir, agissant par l’autorité du Souverain du Système et avec la permission de Gabriel ; les Porteurs de Vie sont alors immédiatement transmués à leur troisième phase d’existence de la personnalité – le niveau semi-spirituel d’existence. Et je fonctionne sur Urantia, sous cette troisième phase d’existence, depuis l’époque d’Andon et de Fonta.
65:2.2 (731.6) Parmi les types primitifs de végétaux marins qui participèrent aux changements historiques amenant des organismes à la frontière de la vie animale, très peu d’espèces existent encore aujourd’hui. Les éponges sont les survivants de l’un de ces types intermédiaires primitifs ; ces organismes par lesquels s’opéra la transition graduelle du végétal à l’animal. Ces premières formes transitoires n’étaient pas identiques aux éponges modernes, mais très similaires ; c’étaient de véritables organismes intermédiaires – ni végétaux ni animaux – qui conduisirent finalement au développement de formes de vie véritablement animales.
65:2.5 (732.3) Les animaux monocellulaires de types primitifs ne tardèrent pas à s’associer en colonies, d’abord sur le plan du volvox, et bientôt selon les lignées de l’hydre et de la méduse. Plus tard encore apparurent, par évolution, les astéries, crinoïdes, oursins, holothuries, myriapodes, insectes, araignées, crustacés, et les groupes très proches des lombrics et des sangsues, bientôt suivis par les mollusques – l’huitre, la pieuvre et l’escargot. Des centaines et des centaines d’espèces apparurent et périrent ; mention est faite seulement de celles qui survécurent à l’interminable lutte. Ces spécimens non progressifs, ainsi que la famille des poissons apparue plus tard, représentent aujourd’hui des types stationnaires d’animaux primitifs et inférieurs, branches de l’arbre de vie qui ne parvinrent pas à progresser.
65:2.9 (732.7) Le plus grand bond isolé de toute l’évolution préhumaine fut probablement accompli quand un reptile devint oiseau. Les types d’oiseaux d’aujourd’hui – aigles, canards, pigeons et autruches – descendent tous des énormes reptiles des temps préhistoriques.
65:3.6 (734.3) Sur Urantia, l’humanité doit résoudre ses problèmes de développement de mortel à l’aide des souches humaines qu’elle possède – aucune race nouvelle n’évoluera plus dans l’avenir à partir de sources préhumaines. Mais ce fait n’écarte nullement la possibilité d’atteindre des niveaux beaucoup plus élevés de développement humain en entretenant intelligemment les potentiels évolutionnaires qui subsistent encore dans les races de mortels. Ce que nous, les Porteurs de Vie, nous faisons pour conserver et promouvoir les lignées de vie avant l’apparition de la volonté humaine, l’homme doit le faire pour lui-même après cet évènement, quand nous nous sommes retirés de toute participation active à l’évolution. D’une manière générale, la destinée évolutionnaire de l’homme repose dans ses propres mains, et l’intelligence scientifique doit, tôt ou tard, remplacer le fonctionnement chaotique d’une sélection naturelle non contrôlée et d’une survie soumise au hasard.
65:4.3 (735.2) De nombreux traits de la vie humaine prouvent abondamment que le phénomène de l’existence mortelle a été intelligemment conçu, que l’évolution organique n’est pas un simple accident cosmique. Lorsqu’une cellule vivante est blessée, elle est capable d’élaborer certaines substances chimiques qui ont le pouvoir de stimuler et d’activer les cellules normales voisines, de manière que celles-ci commencent immédiatement à sécréter d’autres substances qui facilitent les processus de guérison de la blessure. En même temps, ces cellules normales intactes commencent à proliférer – elles se mettent effectivement à l’œuvre pour créer de nouvelles cellules remplaçant les cellules semblables détruites par l’accident.
65:6.2 (737.2) Il existe un don originel d’adaptation chez les êtres vivants. Dans chaque cellule végétale ou animale vivante, dans chaque organisme vivant – matériel ou spirituel – existe un désir insatiable d’atteindre une perfection toujours accrue d’ajustement au milieu ambiant, d’adaptation de l’organisme et de réalisation de vie accrue. Ces efforts interminables de toutes les créatures vivantes prouvent chez elles l’existence d’une recherche innée de la perfection.
65:7.4 (738.7) De plus, sur un monde évolutionnaire moyen, les sept esprits adjuvats sont beaucoup mieux synchronisés avec les stades progressifs du développement animal qu’ils ne l’ont été sur Urantia. À une exception près, les adjuvats ont éprouvé plus de difficultés à entrer en contact avec le mental évoluant des organismes d’Urantia qu’au cours de toutes leurs opérations dans l’ensemble de l’univers de Nébadon. Sur ce monde se sont développées de nombreuses formes de phénomènes limites – des combinaisons confuses de réactions organiques du type machinal non enseignable et du type non machinal enseignable.
65:7.7 (739.3) Les adjuvats opèrent exclusivement dans l’évolution du mental qui expérimente jusqu’au niveau de la sixième phase, l’esprit d’adoration. À ce niveau, se produit un inévitable chevauchement de ministères – le phénomène selon lequel le supérieur descend vers l’inférieur pour se coordonner avec lui en vue d’atteindre ultérieurement des niveaux avancés de développement. Un ministère spirituel encore supplémentaire accompagne l’action du septième et dernier adjuvat, l’esprit de sagesse. Tout au long du ministère du monde de l’esprit, les individus ne subissent jamais de transitions abruptes dans la coopération spirituelle ; ces changements sont toujours graduels et réciproques.
65:8.4 (739.8) De même que l’évolution du mental dépend du lent développement des conditions physiques qui la retarde, de même le progrès spirituel dépend de l’expansion mentale ; le retard intellectuel le freine infailliblement. Mais cela ne signifie pas que l’évolution spirituelle dépende de l’éducation, de la culture ou de la sagesse. L’âme peut évoluer indépendamment de la culture mentale, mais non en l’absence de la capacité mentale et du désir – de choisir la survie et décider d’atteindre une perfection toujours accrue – de faire la volonté du Père qui est aux cieux. Bien que la survie puisse ne pas dépendre de la possession de la connaissance et de la sagesse, la progression en dépend très certainement.

References: § 1

§ 2

§ 3

§ 4

§ 5

§ 6

§ 7

§ 8