Source: http://etude-relation-aide-victime-inceste.blogspot.com/2012/06/
Timestamp: 2017-06-23 13:54:29+00:00

Document:
RAIVVI – La relation d'aide par l'Internet pour les victimes de viols par inceste : juin 2012
Reflexions sur une possible communication "non verbale" dans les échanges par internet
Une des difficultés de travailler dans un
cadre de relation d’aide sur le net, c’est qu’il manque la dimension non
verbale, infra verbale. Mais est-ce si sûr ? Le texte qui suit essaye de montrer
un peu d’autres pistes et aussi l’importance de cette communication virtuelle,
qui permet quand même à un bon nombre de personnes de reprendre le poids
relationnel et d’exister.
Je suis psychologue clinicienne de formation,
et ayant travaillé en milieu hospitalier auprès d’enfants malades et de leurs
parents, j’ai acquis une certaine « dextérité » dans les entretiens
qui étaient essentiellement du soutien et de l’accompagnement. Quand un site m’a
demandé de faire de l’aide par internet, je me suis vraiment demandée si
c’était possible, mais j’ai tenté l’expérience. Globalement il s’agissait de
personnes vivant quelque chose qui s’apparente à la dépression, qui se
plaignaient d’un mal être, d’une difficulté à vivre. Il était pour moi évident
que cet échange devait les ouvrir à une thérapie face à face, (comme quoi, dire
que le thérapeute n’a pas de désir, est presque impensable).
Les règles d’échange étant codifiées, j’ai pu
me rendre très vite compte que, d’une part « cela fonctionnait » mais
surtout que, même s’il n’y pas tout le non verbal qui a une place aussi
importante dans une relation face à face, il y a quand même beaucoup de non
verbal qui se joue. Il y a déjà le pseudonyme choisi par la personne, car il est rarement neutre. Il dit quelque chose que l'on ne saisira peut être que plus tard, mais qui se dévoile. Ce qui frappe d’emblée ce sont certains mots mal
orthographiés, que l’on peut tout à fait (pas toujours mais souvent)
interpréter comme des lapsus et qui peuvent justement permettre d’aller là où
la personne ne voulait pas aller (puisque dans l’écrit que l’on peut modifier
jusqu’au moment où il est envoyé, on peut toujours espérer maîtriser les
choses). Écrire pour vivre au lieu de mourir n'est pas innocent, même si les deux lettres m et p sont proches l'une de l'autre.
Il y a le respect des règles : il est
demandé aux personnes d’envoyer une page dans un format donné et avec une
police donnée. Certaines respectent, d’autres pas. Là encore quelque chose se
dit. Parfois on a l’impression de recevoir un texte beaucoup trop
« dense » sans aucun blanc et du coup il faut remettre des espaces,
des blancs, des points. Là encore quelque chose se dit. Je veux dire que
certains textes donnent une impression de gavage, comme si la personne voulait,
en quelque sorte, vous étouffer avec tout ce qui est en elle. Il y a d’autres
textes au contraire, où l’on cherche la demande et on ne la trouve pas. Et puis
on apprend que quelqu’un a dit à la personne que ce serait bien s’il… et du
coup il est dans le désir de l’autre, pas dans son désir à lui, et cela se
Même s’il n’est pas question de mettre des
formules de politesses alambiquées il y a un minimum de correction et là
encore, il y a de grandes différences d’une personne à l’autre. Ne mettre aucun
merci (je sais bien que la personne paye pour avoir une réponse) pose quand
même question. Qu’est ce qui est dû ? comment vous considère t-elle ?
Là encore on est dans le non verbal et il est parfois nécessaire d’analyser son
contre transfert comme dans une thérapie face à face.
Je crois aussi que le style de chaque personne
est un peu sa signature et que là aussi il passe du non verbal. Là je dois dire
que la formation reçue lors de mes études (en particulier pour les tests projectifs)
aide considérablement.
L’une des difficultés de la communication par
internet est parfois liée à l’absence du regard qui pourrait « faire
passer la pilule ». Et surtout le fait que l’humour est la chose du monde
la plus mal partagée et que cela peut créer de véritables incompréhensions.
Je ne connaissais rien à l’inceste ni à ses
dégâts. C’est la rencontre avec des personnes ayant vécu ces agressions qui m’a
permis peu à peu de comprendre les ravages de ces actes sur toute leur
identité. J’ai rencontré, j’ai appris, et j’apprends encore et cela c’est pour
moi une des merveilles des blogs et des forums.
Actuellement, l’utilisation d’internet pour
entrer en relation avec des personnes qui n’auraient peut être jamais pu parler
d’elles en face à face est pour moi une merveille. Peut-être que cette
communication où finalement ne pas voir les personnes a aussi des avantages,
car on peut choisir le moment où on a envie de lire, envie de répondre (ne pas
être coincé par des horaires, ne pas être obligé de stopper un entretien, est
quand même fort agréable). Et puis parfois je me dis que ne pas voir la
personne cela peut avoir du bon.
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Créer et gérer un atelier d’écriture
Cette formation apporte aux bénéficiaires un ensemble de compétences leur permettant d’animer des ateliers d’écriture
avec une variété d’activités ludiques et interpellantes. Elle leur fait
découvrir les multiples facettes de ce médiateur artistique qui, enrichi d’autres médiateurs, permettra d’animer des ateliers de langages
artistiques variés et complémentaires.
Le bénéficiaire pourra ainsi adapter ou intégrer ses nouvelles connaissances et compétences à son poste de travail ou dans son futur métier. L’écriture intégrée à d’autres approches artistiques peut
s’avérer d’une aide remarquable pour accompagner les participants aux ateliers à se (re-)connecter à leurs capacités créatives et imaginatives
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(re)conquérir le goût de vivre, (re)prendre confiance en soi. Écrire dans le présent, c’est exploiter son passé pour assurer son avenir. Ces deux modules de formation s’adressent aux personnes aimant écrire (sans forcément le pratiquer) ou à ceux qui ne sont pas à l’aise avec l’écriture,
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22-23 novembre 2012 – Le rêve au cœur de la relation d'aide
Puisque « l'avenir n'est plus ce qu'il était », ne pourrait-on pas en inventer un autre ?
La capacité à rêver constitue une ressource parfois sous-estimée dans nos pratiques professionnelles où la tendance naturelle consiste à braquer le projecteur sur les problèmes, les souffrances, les difficultés. Pourtant, beaucoup d’enfants meurtris, qui ont été abandonnés, maltraités, victimes d’injustice et de carences multiples, grandissent grâce à leur capacité à rêver d’un futur meilleur. Ils se promettent de devenir des adultes différents de ceux qu’ils ont connus. Cela soutient leur narcissisme, les aide à supporter le présent et à se projeter positivement dans l’avenir. Chez les adolescents, la force d’évocation d’un idéal, souvent
en rupture avec une réalité qu’ils dénoncent, leur permet de développer
leur potentiel créateur et de se mettre en mouvement. De même, lorsqu’un adulte galère, raviver cette part d’idéal autrefois bien vivante peut contribuer à retrouver un souffle nouveau. On rencontre aussi des professionnels de la relation d’aide, du soin, de l’intervention sociale ou de l’éducation qui se heurtent quotidiennement à l’exclusion, à la stigmatisation, à la misère, à la souffrance, à la reproduction des inégalités. Loin de laisser tomber les
bras, ils rêvent à de nouvelles façons de faire et tentent de passer à l’action, pour un jour, un an ou plusieurs décennies. L’ « imagination sociale », dimension constitutive de la vie en commun, débouche sur de nouvelles façons d’envisager la vie ensemble, la solidarité, la relation
d’aide, mais aussi la folie, l’étranger, la différence, les frontières… Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo Publié par
Je travaille sur mes mémoires de Master 2Un
mémoire de master professionnel :
La relation d’aide par les blogs, réseaux sociaux et sites de l’Internet pour les victimes de viols par inceste.
un mémoire de master recherche : « Viols par inceste » En Art-Thérapie,
ce qui fonctionne par le mot et ce qui procède d’une matière que l’on travaille.
http://etude-relation-aide-victime-inceste.blogspot.fr/ Publié par
Patrick Dewaere, Une vie par Christophe Carriere – révélation d'agressions sexuelles
Patrick Dewaere s'est suicidé le 16 juillet 1982 à l'âge de 35 ans.
Le secret est de polichinelle. Au détour d'un entretien donné à Première en 2002. Elsa Dewaere, dernière épouse de l'acteur et mère de Lola, déclarait tout de go :
« Il a subi dans son enfance et son adolescence les attouchements très
graves d'un proche. À 16 ans, Patrick s'est révolté. Il a donné un coup
de poing à cet homme pour dire : « avec moi. ça ne se passe plus comme
ça. » Voilà C’était là. Sous nos yeux. Noir sur blanc. Et personne n'a fait attention. Moi le premier, qui travaillait, quand a paru cet entretien, à Première précisément ! Sur le départ parce qu'en désaccord avec la direction de la rédaction sur les nouvelles orientations éditoriales, je lisais en diagonale ce magazine que j’aimais tant. Et puis, la déclaration n'a pas fait beaucoup de bruit à l’époque parce qu'elle venait d’Elsa, complice de défonce de Dewaere et vouée aux gémonies par quasiment tout le landemau cinématographique. N’empêche. On ne dit pas ce genre de chose au hasard. Surtout en 2002, quand les affaires de pédophilie
font de plus en plus souvent la une des journaux. Deux ans plus tard. c'est
Gérard Depardieu qui évoquera « la vérité», dans son livre Vivre : « Je crois que, dans son enfance, il avait été victime d'actes de pédophilie. Il m’en avait parié mais je ne sais pas si j’ai le droit de raconter ça. Ce que je sais, c'est que sa fragilité venait de là. Cette enfance qui ne passait pas, c'était son abîme, son gouffre intérieur. » Cela se précise. Et se confirme, sans équivoque, quand Bertrand Blier, pipe au bec, m'affirme sans sourciller : « Patrick m’a raconté qu’ïl avait été abusé sexuellement. Et il m'a toujours dit le plus grand mal de sa famille, à l'exception de ses frères et de sa sœur. C’est de là qu'il faut partir. »
Évidemment, cela change tout. Le mal-être permanent s'explique mieux. Tout s’explique. D’ailleurs, l'info est tel un « twist », ce retournement final dans les scénarios qui remet tout le film en perspective. Sauf qu’ici, il n 'était pas question d'attendre la fin pour dire l’innommable. Le but n'est pas de verser dans le sordide ou d'entretenir un suspense glauque. Les détails des saloperies
dont a été victime Patrick Dewaere, confiés par nombre de personnes une fois celles-ci assurées que j'étais affranchi de l'obscure indiscrétion, je les garderai pour moi. Pas question non plus de désigner quiconque comme coupable, tout responsable de ce bourbier étant aujourd'hui hors d'état de nuire. Cela ne servirait en rien le propos de cet ouvrage, à moins de vouloir satisfaire un voyeurisme malsain. Patrick Dewaere a été abusé sexuellement, point. Fort de cette affirmation, on peut « partir de là. » oui. Et reconsidérer les déclarations des uns et des autres, peut-être moins anodines qu'elles n'y paraissent. Ainsi, ce témoignage de Dominique Maurin, le petit frère préféré de Patrick Dewaere, dans le recueil d'entretiens de leur mère Mado Maurin. Patrick Dewaere mon fils, la vérité (Le Cherche Midi, 2006) : « Témoigner dans un procès où la victime et l'assassin sont déjà loin ? Que dire de plus que mes frères et sœur, coincés par une histoire qui n'aurait dû être qu'un secret de famille, comme tant d'autres ? C’est du spectacle et nous en sommes les acteurs. »
On ne réglera aucun compte. L'addition est trop salée. Mais on va étudier Dewaere par le menu, à la manière de Daniel Spoerri, plasticien qui fige les plats et les restes d'un repas sur une table afin d'en faire un tableau. On ne se lance pas dans une
œuvre d’art, mais d’observation. Sans œillères. Sans emphase. Il y a encore vingt ans, quand on commémorait les dix ans de la mort de l'acteur, on y allait sur la pointe des pieds, avec ce qu'il fallait de circonvolutions pour ne froisser personne.
Expression des avancées de la victimologie ? par Frédérique Fiechter-Boulvard et Virginie Scolan
Expertise pénale et réparation du dommage corporel : confusion des genres ?
Maître de conférences à l'Université Pierre Mendès France, (Grenoble II)
Virginie Scolan Expert près la Cour d'appel de Grenoble
8 – Perçue comme un autre regard sur le phénomène criminel, la victimologie apparaît comme source précieuse d'analyse, non seulement dans la perception que l'on peut avoir d'un acte à réprimer mais également dans la perception que l'on doit avoir des conséquences à réparer. Sur ce dernier point, les lois d'indemnisation sont directement d'inspiration victimologique, consistant à substituer l'Etat à des délinquants introuvables ou insolvables 47, Ces lois ont eu le mérite de savoir distinguer les enjeux civils et pénaux quand « l'intérêt naturel des victimes à la réparation côtoie l'intérêt de la société à la répression » 48.
L'ambition est à saluer puisqu'elle tend vers la certitude de la réparation dommage causé à certaines victimes du fait de certaines infractions, les unes les autres étant visées dans l'article 706-3 du Code de procédure pénale instituant une procédure autonome de réparation 49, Alors qu'elle a les caractères d'une juridiction civile 50, la commission d'indemnisation des victimes d'infraction (CVI) qui intervient dans le processus pénal a accès à toutes les pièces de la procédure pénale qui se déroule sans que l'on puisse lui opposer le secret professionnel 51. C'est à ce titre qu'elle a accès aux expertises médicales établissant l'étendue du dommage causé à la victime. Et c'est parce que cette procédure spécifique existe dans la loi que l'on peut comprendre que la mission d'expertise puisse se limiter aux enjeux de la réparation. Pourtant, l'article 706-6 du Code de procédure pénale n'est pas si limitatif; le législateur prévoit un droit de regard de la commission qui s'étend aux procès-verbaux constatant l'infraction ou toutes les pièces de la procédure pénale. C'est dire que l'appréciation du dommage n'est pas toujours dissociable d'un examen de la cause de celui-ci. Ces dispositions du Code de procédure pénale nous confortent en ce sens. À noter cependant que l'analyse peut être sensiblement différente car les avancées de la victimologie n'ont pas toutes été saluées.
9 – À l'heure où l'on débat d'un droit de recours de la victime contre une décision pénale ayant prononcé la relaxe ou l'acquittement 52, on ne peut que constater la progression galopante de ce que nombre d'auteurs dénoncent régulièrement afin de sauvegarder à la fois la nature originaire de la procédure pénale et celle de la procédure civile : la place trop conséquente de la victime dans la procédure pénale. Dans l'esprit de l'opinion la scission ne s'opère plus entre enjeu civil et enjeu pénal. Le dommage à réparer semble chasser la faute à punir : l'importance du premier a pris le pas sur la seconde. Ou peut-être est-ce la sanction qui serait envisagée comme la plus efficace des réparations 53 ? Si les victimes sont parfois frustrées d'apprendre qu'elles n'ont pas leur mot à dire sur les intérêts pénaux, c'est peut-être parce qu'il est des signes apparents qui leur font croire qu'elles pourraient en disposer. Pensons par exemple à la sanction-réparation qui consiste en une obligation de procéder à l'indemnisation du préjudice de la victime, obligation susceptible de se substituer à l'emprisonnement ou à l'amende 54. Dans cet exemple, c'est la sanction pénale qui s'efface derrière la sanction civile 55. Pensons également au concept non juridique de vulnérabilité pourtant introduit dans le droit pénal, opérant comme condition préalable ou circonstance aggravante d'une infraction selon les cas 56. Tout cela ne participe-t-il pas à une confusion des genres ? Certains n'hésitent pas à parler d'un déséquilibre entre l'intérêt général et les intérêts de la victime, déséquilibre qui s'opère au détriment du premier et à l'avantage du second 57.
Nous pensons que s'il est souhaitable de saluer la justice restaurative dont la finalité consiste à atteindre « l'harmonie sociale » qui s'inscrit dans la continuité des fonctions de la peine 58, intérêt général et intérêt particulier méritent d'être soigneusement dissociés 59, Et il en est certainement de même dans le cadre de l'expertise car, à cantonner l'expertise médicale à l'évaluation du dommage corporel en négligeant l'aspect pénal de la situation, la pratique risque d'entretenir cette confusion.
10 – Pourtant, les professionnels médecins experts ou juristes ne s'en satisfont pas, les premiers ayant le sentiment d'être dépossédés d'une partie de leur tâche qui revient naturellement à la médecine légale ; les seconds assistant à une illustration supplémentaire de l'importance grandissante de la place de la victime dans le procès pénal notamment par les abus de constitution de partie civile aux seules fins de profiter des avantages d'une procédure peu coûteuse et plus rapide 60. Ce n'est pas du mépris envers les intérêts de la victime que de le dire et l'on s'associe à ceux qui ont « de la compassion pour elle (qui en effet peut être « contre » la victime ?) » mais qui estiment « qu'il y a d'autres instances que le procès pénal et la juste peine pour la prendre en charge » 61. La Cour de cassation en est consciente lorsqu'elle rappelle que l'action civile portée devant les juridictions pénales est un droit exceptionnel 62. Daniel Soulez Larivière rappelle que « depuis 1906, la Cour de cassation française oblige le parquet à ouvrir une information pénale dès lors qu'une partie civile, s'estimant victime d'un préjudice, allègue que celui-ci est causé par la commission d'une infraction. Cette ouverture, petite à l'origine, est devenue béante cent ans après. Au point de menacer l'équilibre du système pénal tout entier » 63. Les auteurs ont beau le regretter, ce mouvement d'ouverture se poursuit ayant pour principal moteur l'esprit de victimisation qui ne se limite pas au champ pénal mais occupe désormais la scène sociale tout entière 64.
Et l'expert est placé là, entre l'auteur et la victime. Il en va pourtant d'une compréhension réciproque entre médecine légale et enjeux juridiques passant par la pratique judiciaire. Assisterait-on à une négligence dans l'appréciation portée sur le comportement infractionnel ? L'évolution des régimes de responsabilité civile aurait-il influencé le contenu de la mission d'expertise au point de ne plus se soucier de ce qui a provoqué le dommage ? Faut-il rappeler que dans le cadre de la procédure pénale, le fait infractionnel à l'origine du dommage est nécessairement fautif, soit qu'il ait été intentionnel, soit qu'il ait été non intentionnel mais témoin d'une négligence ? À noter que la plupart du temps, l'expert est requis dans des affaires où l'acte commis était intentionnel. Il paraît alors d'autant plus important de sauvegarder tous les aspects de l'examen expertal.
47. C'est ainsi que le doyen Carbonnier salue les lois victimologiques qui traduisent le réalisme de la Ve République qui s'est intéressée aux victimes d'infractions ; l'auteur insiste sur la distinction qu'il importe de faire entre cette forme de victimologie et celle des origines dans les pays anglo-saxons : « les regards qu'elle portait sur certaines victimes, pour être scientifiques, n'étaient pas plus affectueux que l'observation à laquelle les criminologues soumettaient les criminels. Selon une des hypothèses de cette science, il est des victimes qui semblent attirer sur elles le délit, pathologiquement, d'où sur elles un vague soupçon de complicité inconsciente », J. Carbonnier, Droit et passion du droit sous la Ve République, Flammarion, Champs essais, 1996, Les victimologies, p. 146. 48. X. Pin, « Les victimes d'infractions définitions et enjeux », Archives de politique criminelle, 2006/1 n° 28, p. 49, voir p. 52. 49. L'article 706-3 du Code de procédure pénale consacre la réparation intégrale des dommages qui résultent des atteintes à la personne, actes commis intentionnellement ou non, dès lors qu'elle échappe aux lois indemnitaires déjà existantes telles que la loi de 1985 tendant à l'amélioration de la situation des victimes d'accidents de la circulation. Voir M. Le Roy, Responsabilité L'évaluation du préjudice corporel, Litec, 2004, n° 285 et s. 50. C. pro pén., art. 706-4 51. C. pro pén., art. 706-6. Malgré ce texte, en pratique, les médecins experts demandent l'autorisation écrite de la victime leur donnant accès aux pièces médicales consultées. 52. Proposition de loi n° 3057, enregistrée à la Présidence de l'Assemblée nationale le 20 décembre 2010, visant à permettre aux parties civiles d'interjeter appel, en matière pénale, des décisions de relaxe et d'acquittement, présentée par les députés E. Blanc, l-F. Garraud et l-Ph. Maurern ; également, à propos de la loi du 10 août 2011 sur la participation des citoyens au fonctionnement de la justice pénale et le jugement des mineurs, voir notamment G. Maugain, « La participation des citoyens au fonctionnement de la justice pénale », Dr. pénal. n° 10,. octobre 2011, étude 21. 53. Certains praticiens experts constatent que la victime qui se présente à eux a souvent pour souci premier l'état d'avancement de la poursuite pénale à l'encontre de l'auteur de l'infraction ; leur indemnisation passe en second plan. Egalement, C. Michaud et M. Tinel, « L'emprise de la victime sur l'application de la peine privative de liberté », Revue pénit. n" 1, janvier-mars 2011, p. 9 ; R Zauberman, « Punir le délinquant ? La réponse des victimes », Informations sociales 200517, n° 127, p. 54. 54. C. pén., art. 131-8-1 et 131-15-1. 55. X. Pin, « Politique criminelle et frontières du droit pénal : enjeux et perspectives », Revue pénit. n° 1, janvier-mars 2011, p. 83, voir n° 29. 56. X. Pin, article précité, n° 22. 57. C. Michaud et M. Tinel, article précité, p. 22. 58. Définition proposée par R. Cario, « Les rencontres restauratives en matière pénale : de la théorie à l'expérimentation des RDV », AJ Pénal, juin 2011, p. 294, voir p. 295. 59. C'est à propos de l'expérience menée, consistant à faire se rencontrer victimes et condamnés que R. Cario précise la prudence nécessaire de la rencontre à défaut de laquelle « les risques de victimisation secondaire, voire d'aggravation de l'état psychologique des participants, sont réels », article précité, p. 295. 60. Certains auteurs visent alors « l'instrumentalisation de la voie pénale » : en ce sens, E. Fortis, « Ambiguïtés de la place de la victime dans la procédure pénale », Archives de politique criminelle 2006/1, n° 28, p. 42. 61. N. Languin, E. Widmer, J. Kellerhals, C. Robert, « Les représentations sociales de la justice pénale : une trilogie », Déviance et Société 2004/2, Vol. 28, p. 159 : voir p. 165 à propos du prospectivisme ; p. 168 à propos du contractualisme, deux conceptions selon lesquelles la victime n'a pas à être prise en compte dans la détermination de la peine. 62. Crim. 9 novembre 1992, Bull. crim. n" 361; E. Fortis, « Ambigtütés de la place de la victime dans la procédure pénale », Archives de politique criminelle 2006/1, n° 28, p. 41. 63. D. Soulez Larivière, « La victimisation et de nombreuses autres causes », Pouvoirs 2009/1, n° 128, p. 27, voir p. 29 ; égaiement, D. Rebut, « Justice pénale et justice civile évolution, instrumentalisation, effets pervers », Pouvoirs 2009/1, n" 128, p. 49.
64. En ce sens, D. Soulez Larivière, précité p. 31; ]. Arènes, « Tous victimes ? », Études 200517, Tome 403, p. 43. ________________________
Autres billets sur le livre : La cohérence des châtiments
Je travaille sur mes mémoires de Master 2
Un mémoi...

References: l'article 706
 l'article 706
 L'article 706
 art. 706
 art. 706
 art. 131