Source: https://www.incadat.com/es/case/930
Timestamp: 2019-12-15 13:41:32+00:00

Document:
INCADAT | Re A.; H.A. v. M.B. (Brussels II Revised: Article 11(7) Application) [2007] EWHC 2016 (Fam)
Re A.; H.A. v. M.B. (Brussels II Revised: Article 11(7) Application) [2007] EWHC 2016 (Fam)
HC/E/FR 930
Residencia habitual - art. 3 | Cuestiones relativas a la restitución | Cuestiones procesales
The application related to a 2 year old child who was born in England to a Palestinian father and a French mother. The parents had married in England in 2001 and this afforded the father a right of residence in the country until 2008. After the birth the mother took the child to France for two short stays. The second stay was extended due to the mother being hospitalised. During this time the mother became alarmed by the father's behaviour and she returned alone in August 2005 to inform the father that she wished to end the marriage.
In September 2005 the mother commenced divorce proceedings in France. Return proceedings were subsequently commenced in France. On 12 July 2006 the father's application was rejected on the basis that the child would face a grave risk of harm if sent back. At this time, unknown to the father, both mother and child were back living in England. However, upon the non-return order being made mother and child went back to France.
The father sought to appeal the non-return order, but delays between the English and French Central Authorities led to the time limit being missed. Nevertheless, the non-return order automatically triggered the mechanisms of Brussels II a Regulation and this led to proceedings being brought in England to determine whether the child should be sent back notwithstanding the non-return order.
Return order refused. Non return order in French Convention proceedings upheld.
The judge held that the jurisdictional framework of the Council Regulation envisaged that a child could only be habitually resident in one State at a time. He further noted that Article 10 of the Regulation pre-supposed that a child could acquire a changed habitual residence without the consent of the parents. As regards the child in the present case the judge held that he was habitually resident in England for the first two months of his life, but by the summer of 2007 he had become habitually resident in France.
Pursuant to the Council Regulation proceedings were commenced in England within the 3 month limit provided for in Article 11(7). The latter were in the form of a 1989 Children Act application for residence, contact and a specific issue order that the child be returned to England forthwith. As the orthodox, domestic procedure was initiated the first step was for a conciliation appointment. This was subsequently adjourned and the petition proceeded over a period of 10 months, by way of many preliminary hearings, to trial at the High Court. After the first day of the hearing the father conceded that the child should spend most of its time with the mother in France. Nevertheless he argued that his application for an Article 11(7) return order remained valid, for the latter could encompass an order for staying contact, preferably in the form of a shared residence order. This submission was rejected by the judge and he refused to make a shared residence order, which the father had argued would assist in his being allowed to remain in the United Kingdom. The judge held that he did retain the power to make orders concerning contact and he put in place a schedule to this effect.
The judge noted that pursuant to Article 10 of the Regulation primary jurisdiction in respect of parental responsibility matters would transfer to the French courts, as the Member State of the child's habitual residence, once the present English order was issued by the High Court. Management of Article 11(7) Applications Pending the revision of the English Family Proceedings Rules, the trial judge, with the authorization of the President of the Family Division, set down a series of guidelines to ensure epedition in the handling of Article 11(7) applications. In this was the delays encountered in the present case might be avoided.
In September 2005 the mother commenced divorce proceedings in France. L'affaire concerbait un enfant de deux ans né en Angleterre de père palestinien et de mère française. Les parents s'étaient mariés en Angleterre en 2001, ce qui avait permis au père d'obtenir un permis de résidence jusqu'en 2008.
Après la naissance, la mère emmena l'enfant en France pour deux courts séjours. Le second séjour fut prolongé en raison de l'hospitalisation de celle-ci. Pendant cette période la mère s'inquiéta du comportement du père et rentra seule en Angleterre en août 2005, l'informant alors de son souhait de se séparer. Une procédure de retour fut introduite en France.
Le 12 juillet 2006 la demande du père fut rejetée au motif que le retour exposerait l'enfant à un risque grave de danger. A cet instant, la mère et l'enfant vivaient de nouveau en Angleterre, ce que le père ne savait pas. Toutefois, après l'ordonnance de non-retour, la mère et l'enfant retournèrent en France. Le père tenta de faire appel de l'ordonnance de non-retour mais des retards entre les autorités centrales anglaise et française intervinrent, de sorte que le délai d'appel fut dépassé.
Toutefois l'ordonnance de non-retour conduisit automatiquement au mécanisme du Règlement du Conseil 2201/2003 : une procédure fut entamée en Angleterre en vue de décider si l'enfant devrait être renvoyé nonobstant l'ordonnance de non-retour.
Ordonnance de retour de l'article 11 alinéa 7 du Règlement de Bruxelles II bis refusée. Confirmation de l'ordonnance de retour française.
La Cour décida que le régime juridictionnel du Règlement du Conseil impliquait qu'un enfant ne pouvait avoir sa résidence habituelle que dans un seul Etat à un moment donné. Elle ajouta que l'article 10 du même Règlement présuppose qu'un enfant peut acquérir une nouvelle résidence habituelle sans le consentement des parents. En l'espèce l'enfant avait eu sa résidence habituelle en Angleterre pendant les deux premières années de son existence mais, à partir de juillet 2007, avait acquis une nouvelle résidence habituelle en France.
En application du Règlement, une procédure fut introduite en Angleterre dans le délai de trois mois imposé par l'article 11 alinéa 7. Cette procédure prit la forme d'une demande de résidence, de droit de visite et d'injonction de retour de l'enfant au sens de la loi sur les enfants de 1989 (1989 Children Act). Cette procédure imposaot une étape de conciliation, laquelle fut subséquemment ajournée et l'instance fut pendante pendant 10 mois. Lors de la première audience, le père reconnut que l'enfant devait passer la majeure partie de son temps avec la mère en France. Il argua néanmoins de ce que sa demande sur le fondement de l'article 11 alinéa 7 restait valide en ce qu'elle pouvait notamment mener à un droit de visite sous la forme d'un droit de garde partagé, ce qui, selon lui, lui permettrait de rester au Royaume-Uni. La Cour estima qu'il appartenait toujours de décider du droit de visite et prit des mesures à cette fin.
La Cour observa qu'en application de l'article 10 du Règlement, la compétence en matière de responsabilité parentale serait transférée aux juridictions françaises en tant que juridictions de l'Etat de résidence habituelle, et ce à partir du moment où elle rendrait son jugement. Gestion des demandes de l'article 11 alinéa 7 du Règlement En attendant l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions de droit de la procédure en matière familiale, le Président du la chambre familiale de la High Court formula une série de directives en vue d'assurer la gestion diligente des demandes de l'article 11 alinéa 7, afin que les retards rencontrés dans la présente procédure ne se reproduisent pas à l'avenir.

References: art. 3
 l'article 11
 l'article 10
 l'article 11
 l'article 11
 l'article 10
 l'article 11
 l'article 11