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Timestamp: 2020-04-05 09:27:22+00:00

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RS 0.343.1 Protocole additionnel du 18 décembre 1997 à la Convention sur le transfèrement des personnes condamnées
0.343.1 Protocole additionnel du 18 décembre 1997 à la Convention sur le transfèrement des personnes condamnées
0.343.1
Protocole additionnel à la Convention sur le transfèrement des personnes condamnées1
Conclu à Strasbourg le 18 décembre 1997
Approuvé par l’Assemblée fédérale le 19 décembre 20032
Instrument de ratification déposé par la Suisse le 18 juin 2004
Entré en vigueur pour la Suisse le 1er octobre 2004
(Etat le 1er janvier 2020)
Les États membres du Conseil de l’Europe, et les autres États signataires du présent Protocole,
désireux de faciliter l’application de la Convention sur le transfèrement des personnes condamnées1, qui a été ouverte à la signature à Strasbourg le 21 mars 1983 (ci-après dénommée «la Convention») et, en particulier, de poursuivre ses objectifs énoncés de servir les intérêts d’une bonne administration de la justice et de favoriser la réinsertion sociale des personnes condamnées,
conscients du fait que de nombreux États ne peuvent pas extrader leurs propres ressortissants,
considérant qu’il est par ailleurs souhaitable de compléter la Convention à certains égards,
1 RS 0.343
Art. 1 Dispositions générales
1. Les termes et expressions employés dans le présent Protocole doivent être interprétés au sens de la Convention.
2. Les dispositions de la Convention sont applicables dans la mesure où elles sont compatibles avec les dispositions du présent Protocole.
Art. 2 Personnes ayant quitté l’État de condamnation avant l’exécution totale de la peine1
1 Lorsqu’un ressortissant d’une Partie fait l’objet d’une condamnation définitive, l’État de condamnation peut adresser à l’État de nationalité une requête tendant à ce que celui-ci se charge de l’exécution de la condamnation dans les circonstances suivantes:
lorsque le ressortissant s’est enfui ou est retourné d’une autre manière dans l’État de sa nationalité en ayant connaissance de la procédure pénale en instance à son encontre dans l’État de condamnation, ou
lorsque le ressortissant s’est enfui ou est retourné d’une autre manière dans l’État de sa nationalité en sachant qu’un jugement a été rendu à son encontre.2
2. À la demande de la Partie requérante, la Partie requise peut, avant la réception des pièces à l’appui de la requête ou dans l’attente de la décision relative à cette requête, procéder à l’arrestation de la personne condamnée ou prendre toute autre mesure propre à garantir qu’elle demeure sur son territoire dans l’attente d’une décision concernant la requête. Toute demande dans ce sens est accompagnée des informations mentionnées dans le par. 3 de l’art. 4 de la Convention. L’arrestation à ce titre de la personne condamnée ne peut pas conduire à une aggravation de sa situation pénale.
3. Le transfert de l’exécution ne nécessite pas le consentement de la personne condamnée.
1 Nouvelle teneur selon l’art. 1 du Prot. du 22 nov. 2017, approuvé par l’Ass. féd. le 21 juin 2019 et appliqué provisoirement dès le 1er janv. 2020 (RO 2019 5025 5023; FF 2018 3863).
2 Nouvelle teneur selon l’art. 1 du Prot. du 22 nov. 2017, approuvé par l’Ass. féd. le 21 juin 2019 et appliqué provisoirement dès le 1er janv. 2020 (RO 2019 5025 5023; FF 2018 3863).
Art. 3 Personnes condamnées frappées d’une mesure d’expulsion ou de reconduite à la frontière
1. Sur demande de l’État de condamnation, l’État d’exécution peut, sous réserve des dispositions de cet article, donner son accord au transfèrement d’une personne condamnée sans le consentement de cette dernière, lorsque la condamnation prononcée à l’encontre de celle-ci, ou une décision administrative, comporte une mesure d’expulsion ou de reconduite à la frontière ou toute autre mesure en vertu de laquelle cette personne, une fois mise en liberté, ne sera plus admise à séjourner sur le territoire de l’État de condamnation.1
2. L’État d’exécution ne donne son accord aux fins du par. 1 qu’après avoir pris en considération l’avis de la personne condamnée.
3. Aux fins de l’application de cet article, l’État de condamnation fournit à l’État d’exécution:
une déclaration contenant l’avis de la personne condamnée en ce qui concerne son transfèrement envisagé, ou une déclaration indiquant que la personne condamnée refuse de donner un avis à cet égard, et
une copie de la mesure d’expulsion ou de reconduite à la frontière ou de toute autre mesure en vertu de laquelle la personne condamnée, une fois mise en liberté, ne sera plus admise à séjourner sur le territoire de l’État de condamnation.
4. Toute personne qui a été transférée en application de cet article n’est ni poursuivie, ni jugée, ni détenue en vue de l’exécution d’une peine ou d’une mesure de sûreté, ni soumise à toute autre restriction de sa liberté individuelle, pour un fait quelconque antérieur au transfèrement, autre que celui ayant motivé la condamnation exécutoire, sauf dans les cas suivants:
lorsque l’État de condamnation l’autorise: une demande est présentée à cet effet, accompagnée des pièces pertinentes et d’un procès-verbal judiciaire consignant les déclarations de la personne condamnée; cette autorisation est donnée lorsque l’infraction pour laquelle elle est demandée entraînerait elle-même l’extradition aux termes de la législation de l’État de condamnation, ou lorsque l’extradition serait exclue uniquement à raison du montant de la peine. La décision sera prise le plus tôt possible et dans un délai n’excédant pas 90 jours suivant la réception de la demande de consentement. Lorsqu’il n’est pas possible pour l’État de condamnation de respecter le délai prévu au présent paragraphe, il en informe l’État d’exécution, en lui précisant les raisons du retard et le temps nécessaire estimé pour prendre la décision;
lorsque, ayant eu la possibilité de le faire, la personne condamnée n’a pas quitté, dans les 30 jours qui suivent son élargissement définitif, le territoire de l’État d’exécution, ou si elle y est retournée après l’avoir quitté.3
5. Nonobstant les dispositions du par. 4 du présent article, l’État d’exécution peut prendre les mesures nécessaires conformément à sa législation, y compris le recours à une procédure par défaut, en vue d’une interruption de la prescription.
6. Tout État contractant peut, par une déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, indiquer qu’il ne prendra pas en charge l’exécution de condamnations sous les conditions énoncées dans le présent article.
1 Nouvelle teneur selon l’art. 2 du Prot. du 22 nov. 2017, approuvé par l’Ass. féd. le 21 juin 2019 et appliqué provisoirement dès le 1er janv. 2020 (RO 2019 5025 5023; FF 2018 3863).
2 Nouvelle teneur selon l’art. 2 du Prot. du 22 nov. 2017, approuvé par l’Ass. féd. le 21 juin 2019 et appliqué provisoirement dès le 1er janv. 2020 (RO 2019 5025 5023; FF 2018 3863).
3 Nouvelle teneur selon l’art. 2 du Prot. du 22 nov. 2017, approuvé par l’Ass. féd. le 21 juin 2019 et appliqué provisoirement dès le 1er janv. 2020 (RO 2019 5025 5023; FF 2018 3863).
Art. 4 Signature et entrée en vigueur
1. Le présent Protocole est ouvert à la signature des États membres du Conseil de l’Europe et des autres États signataires de la Convention. Il sera soumis à ratification, acceptation ou approbation. Un signataire ne peut ratifier, accepter ou approuver le présent Protocole sans avoir antérieurement ou simultanément ratifié, accepté ou approuvé la Convention. Les instruments de ratification, d’acceptation ou d’approbation seront déposés près le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe.
2. Le présent Protocole entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date du dépôt du troisième instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation.
3. Pour tout État signataire qui déposera ultérieurement son instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation, le Protocole entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date du dépôt.
Art. 5 Adhésion
1. Tout État non membre qui a adhéré à la Convention pourra adhérer au présent Protocole après son entrée en vigueur.
2. Pour tout État adhérant, le Protocole entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date du dépôt de l’instrument d’adhésion.
Art. 6 Application territoriale
1. Tout État peut, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, d’acceptation ou d’adhésion, désigner le ou les territoires auxquels s’appliquera le présent Protocole.
2. Tout État contractant peut, à tout autre moment par la suite, par une déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, étendre l’application du présent Protocole à tout autre territoire désigné dans la déclaration. Le Protocole entrera en vigueur à l’égard de ce territoire le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date de réception de la déclaration par le Secrétaire Général.
3. Toute déclaration faite en vertu des deux paragraphes précédents pourra être retirée, en ce qui concerne tout territoire désigné dans cette déclaration, par notification adressée au Secrétaire Général. Le retrait prendra effet le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date de réception de la notification par le Secrétaire Général.
Art. 7 Application dans le temps
Le présent Protocole sera applicable à l’exécution des condamnations prononcées soit avant soit après son entrée en vigueur.
Art. 8 Dénonciation
1. Tout État contractant peut à tout moment dénoncer le présent Protocole en adressant une notification au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe.
3. Toutefois, le présent Protocole continuera à s’appliquer à l’exécution des condamnations de personnes transférées conformément aux dispositions de la Convention ou du présent Protocole avant que la dénonciation ne prenne effet.
4. La dénonciation de la Convention entraîne de plein droit celle du présent Protocole.
Le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe notifiera aux États membres du Conseil de l’Europe, à tout Signataire, à toute Partie et à tout autre État qui a été invité à adhérer à la Convention:
toute date d’entrée en vigueur du présent Protocole conformément à ses art. 4 et 5;
tout autre acte, déclaration, notification ou communication ayant trait au présent Protocole.
Fait à Strasbourg, le 18 décembre 1997, en français et en anglais, les deux textes faisant également foi, en un seul exemplaire qui sera déposé dans les archives du Conseil de l’Europe. Le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe en communiquera copie certifiée conforme à chacun des États membres du Conseil de l’Europe, aux autres États signataires de la Convention et à tout État invité à adhérer à la Convention.
Champ d’application le 21 juillet 20163
Les réserves et déclarations ne sont pas publiées au RO. Les textes en français et en anglais peuvent être consultés à l’adresse du site Internet du Conseil de l’Europe: http://conventions.coe.int ou obtenus à la Direction du droit international public (DDIP), Section des traités internationaux, 3003 Berne.
RO 2004 4307; FF 2002 4036
1 Les mod. du 22 nov. 2017 (RS 0.343.11; RO 2019 5025) ont été insérées dans le présent Prot. add. et sont applicables à la Suisse seulement dans ses rapports avec les États ayant fait une déclaration d’application provisoire de ces mod. Voir à ce sujet le champ d’application du texte susmentionné.
2 Art. 1 al. 1 de l’AF du 19 déc. 2003 (RO 2004 4161).
3RO 2004 4307, 2007 1375, 2010 3457, 2016 2853. Une version du champ d’application mise à jour est publiée sur le site web du DFAE (www.dfae.admin.ch/traites).
RO 2004 4307
19.07.2010 PDF DOC
27.02.2007 PDF DOC
Protocole additionnel du 18 décembre 1997 à la Convention sur le transfèrement des personnes condamnées

References: Art. 1

Art. 2

Art. 3

Art. 4

Art. 5

Art. 6

Art. 7

Art. 8
 art. 4
 Art. 1