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Timestamp: 2018-09-24 05:42:07+00:00

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Kindistan — Wikiscanthel
Califat Hanafite du Kindistan
turkhmène
Capitale Athra
Type de Gouvernement Monarchie absolue de droit divin
Souverain Ahmad II
Chef du Grand-Diwan Le Grand-Vizir
Diwan al-Kharijiya Husni Fakharani Pacha
Bibliothèque aucun
Le Kindistan (ou «Califat Hanafite du Kindistan ») était une micronation inspirée de l'Empire Ottoman et des pays arabes du début du XXème siècle. Le pays fut un pays éphémère dont le territoire est aujourd'hui occupé par le Skotinos. Le pays émergea le 17 juillet 2011. Les historiens datent la fin du pays aux alentours du 22 mai 2012 avec toutefois une extrêmement faible activité entre juillet 2011 et mai 2012.
2 Division territoriale
3.1 Histoire pré-ludique
6.1 Exécutif
6.1.1 Le Calife
6.1.2 Le Grand-Diwan
6.2 Législatif
6.3 Judiciaire
7.1 Les Conservateurs
7.2 Les réformistes
7.3 Autres courants
Le pays occupait une partie sud-ouest de la Parranie, actuellement investit par le Skotinos.
Le Califat était divisé en quatre provinces ou Vilayets. Chaque Vilayet était divisée en Sandjaks. À la tête de chaque province se trouvait un Vali et é la tête de chaque sandjak se trouve un Serdar:
La vilayet d'Anzaran, berceau historique et religieux du Califat et son grenier à blé. Cette province fertile avait pour chef-lieu la ville sainte d'Abu-Qir.
La vilayet de Jafra, province montagneuse et semi-aride peuplée majoritairement de nomades. Elle avait pour chef-lieu la ville de Hamraâ.
La vilayet de Karmal, province pauvre du nord où se concentrait la minorité slave du pays. Elle avait pour chef-lieu la ville de Janina.
La vilayet du Grand-Athra (Territoire de la capitale) avait un statut spécial.
Xème siècle avant l'ère de Lumière : Installation des tribus kindes. Elles donnent leur nom au pays.
Ier siècle après l'ère de Lumière : Fondation de la religion hanafite par le prophète Mahmoud. L'ère de Lumière commence avec la fuite de Mahmoud avec ses fidèles vers la ville d'Abu-Qir d'où il entamera la conquête des âmes et des terres. Après sa mort en l'An 11, son compagnon, Abu Sabr lui succède et fonde le premier Califat hanafite, une monarchie théocratique et élective. Ses successeurs finaliserons la conquête du territoire kind qui sera effective en l'an 41.
372 : Après plusieurs années de trouble, assassinat de Muhammad V le dernier Calife. La vacance du trône et la multiplication des prétendants déclenche une guerre civile sanglante, la guerre de 40 ans. Une dizaine de royautés belliqueuses apparaissent sans que l'une d'elles réussissent à réunifier le pays.
VI-VIIème siècles : Migration massive des tribus turkhmènes. Ces tribus guerrières vont s'installer et soumettre progressivement les Kinds divisés et incapables de faire front communs face aux envahisseurs. Sur les ruines des royaumes autochtones ils fondèrent leurs Khanats, néanmoins de nombreux Turkhmènes abandonnèrent le chamanisme de leurs ancêtres pour le Hanafisme. Mais dans la région de Jafra, montagneuse et difficile d'accès, un petit royaume kind qui survirera encore plusieurs siècles.
Yazid Ier le Conquérant - Yazid I Al-Ghazi
VIIIème-IXème siècles : Les Khanats turkhmènes tombent peu à peu sous la tutelle du puissant Empire Salawite. Et les Khans reconnaissent la suzeraineté de l'Empereur Salawite.
912 : Après une campagne de plusieurs années, un sombre prince turkhmène, Yazid Khan réussit à soumettre les autres Khanats et fonda le Sultanat du Kindistan. La discriminations envers les autochtones se renforce. On leur impose la langue turkhmène et on les exclue des dignités et des fonctions de l'État. Afin d'éviter un choc avec les Salawites, Yazid Khan s'empresse de reconnaître leur suzeraineté. Un an après le traité de Bunduqia est conclu, il faisait du sultan du Kindistan un vassal des Salawites, tenu de payer le tribut et de participer en campagnes militaires et offrait le titre de Beylerbey du Kindistan à l'Empereur Salawite.
977 : Le troisième sultan yazidite, Bashir Ier, impose le Hanafisme comme religion d'État déclenchant le mécontentement des puissants chamans qui appellent les Turkhmènes à se révolter. La rébellion, de grande envergure est matée violemment, notamment grâce à la participation des kinds auprès du Sultan. En récompense, Bashir Ier améliora leur situation. Il sera désormais connu comme le "sultan des Kinds".
1080 : Participation à la campagne salawite contre l'Empire Catharodoxe. Le Sultan Mahmoud Ier conquiert le pays des Syrdoves au nom de son suzerain. Mais en raison de son éloignement des l'Empire, le pays des Syrdoves est cédé au Kindistan. Le Syrdovistan devient une province militaire sous l'autorité d'un bey.
1148 : Face à la tendance des sultans yazidites à s'appuyer sur les Kinds, dévoués, aux dépends des Turkhmènes, ceux-là, notamment dans l'armée sont mécontents. La décision du Sultan Yazid IV de donner les biens confisqués d'un dignitaire disgracié à son Grand Chambellan kind provoqua un soulèvement de l'armée avec à sa tête le prince Osman, le cousin du Sultan.
Ali II le Grand - Ali II Al-Kabir
1151 : Yazid IV vaincu à la bataille de Beir-Sebaa est trahi par sa garde et livré à son cousin qui l'exécute. Osman, monte sur le trône sous le nom d'Osman Ier mettant fin à 3 ans de guerre civile. Pour satisfaire ses soutiens turkhmènes, le nouveau sultan, purge l’administration des Kinds et confisque les biens des dignitaires déchus. Le pays connaitra plusieurs soulèvements populaires kinds à chaque fois réprimés par les sultans.
1345 : La mort du Sultan Mahmud II sans laisser d'héritier ouvre une crise de succession au trône disputé par ses trois frères. Les trois princes divisent le pays et le plonge dans l'anarchie. C'est à cette période qu’émerge une nouvelle force politique, "Ikhwan As-Safa" (Les frères de la pureté). A la base un mouvement religieux mené par l'imam Omar Ibn Taher appelant à l'épuration de la religion et aux retour fondements du hanafisme, les Omarides (du nom de leur chef spirituel) fustigent les princes yazidites d'impiété et les accusent de trahir les intérêts de la nation. Ils rallient une importante partie de la population.
Ali V le Réformateur - Ali V Al-Mosleh
1362 : Prise d'Abu-Qir par Yusuf Ibn Shayban, le chef militaire des "Ikhwan" et successeur de l'Imam Omar. Cet événement clos l'épisode de la guerre civile et met fin à la dynastie yazidite. Profitant d'une crise de succession dans le royaume de Jafra, il entame sa conquête et réussit en 8 mois l'entreprise que tous ses prédécesseurs avait échoué à accomplir. Parallèmemnt, le Sultan Yusuf rompt officieusement le traité de Bunduqiya en refusant désormais de payer le tribut ou de soutenir militairement le Beylerbey salawite. le Sultanat devient de fait indépendant. L'Empire Salawite, empêtré dans ses guerres incessantes avec l'Empire Catharodoxe ne peut qu'accepter le fait accomplit.
1473 : Une nouvelle crise de succession frappe le pays quand le Sultan mourant, Yahia Ier désigne son neveu Haydar pour lui succéder. Le fils du sultan, Arslan, mécontent et soutenu par les puissants Ikhwan se soulève. C'est la guerre des deux lions (des noms des deux cousins ennemis, synonymes de lion).
1481 : Profitant de l'anarchie dans le pays, Ali Pacha Karamanli, un descendant des Khans, et gouverneur sultanien de Jafra, fait sécession et se lance dans la conquête du reste du pays, servit par l'épuisement de ses adversaires.
1493 : La prise d'Abu-Qir par Ali Pacha met fin à la guerre des deux lions et installe la dynastie des Karamanli à la tête du Kindistan.
1527 : Sous le successeur et fils d'Ali, le sultan Ali II, le pays connut une période de prospérité et de stabilité inégalées qui ne sera troublé que par la guerre avec l'Empire salawite. Le souvrain salawite Sendid II, lance une campagne militaire afin de soumettre le Kindistan. Mais les armées du Sultan écrasèrent les Salawites à la bataille de Tel-Karm et conquièrent la région du Kara-Karabakh en pays skotinecque imposant une paix à l'avantage du Kindistan et officialisant l'indépendance du Sultanat. Profitant de cette victoire décisive Ali II convoque les Ulémas reçoit la bay'a en tant que Calife. C'est le Second Califat.
1611 : Le Calife Ibrahim III soucieux de pacifier le pays et de désamorcer le clivage ethnique, entama une grande oeuvre législative se basant sur la Loi hanafite et les droits coutumiers kind et turkhmène. C'est le code Ibrahimien.
1612 : Intervention avaroise au Skotinos. Afin de défendre ses possessions, Ibrahim III s'allie aux Salawites pour repousser les Avarois. Mais les deux alliés sont battu à plate couture et le Kindistan doit céder le Syrdovistan et le Kara-Karabakh tandis que les Salawites cédait le Skotinos.
1740-1780 : Période de trouble dans le sud du continent inaugurée par la chute de l'Empire avarois en 1737. Les Califes Abbas II et Osman III profitent des guerres intestines entre les princes skotinecs pour lancer des campagnes militaires et conquérir des territoires. Malgré quelque gains territoriaux le Kindistan n'arrive pas à reprendre le Beylicat de Syrdovistan, devenue le royaume de Syrdovie, ni le Kara-Karabakh. La mort du Calife Osman III pendant la campagne militaire de 1783 met fin à cette période d'expansion et fixe durablement les frontières du Califat.
1780-1820 : Conscient de l'affaiblissement du Kindistan et du retard notamment technologique accumulé par rapport à ses voisins et de la montée de l'impérialisme de ceux-ci, le Calife Ali V entame de grandes réformes administratives, économiques et militaires. L'oeuvre réformatrice sera continuée par son fils Ibrahim IV. C'est les Tartibat.
1821-1846 : Face à l'opposition des conservateurs notamment les notables et les oulémas, Ibrahim IV choisit d'abdiquer, évitant ainsi au pays une guerre civile. Son cousin lui succède sous le nom de Selim III et opère une politique ultra-conservatrice. C'est la période d'isolement. Cette période connait son point culminant avec la fermeture des ambassades étrangères ce qui engendra une grande crise internationale.
Ahmad Ier Reda le Victorieux - Ahmad Reda Al-Mansour
1848 : Des affrontements violents entre Hanafites et Catharodoxes d'origine ménirienne se déclarent dans la ville de Breka et se virent au massacre. Le Royaume de Méniro qui réclamait la région frontalière majoritèrement peuplée de Minéréens, en profite pour déclarer la guerre au Kindistan. Face à la débâcle des armées kindistanaises, Le Calife doit abdiquer en faveur de son frère Abdulmajid. Mais après quelques mois celui-ci signe l'armistice reconnaissant l'annexion par Méniro de la régiond'Azad et sa tutelle sur tout le pays. Cette décision provoque une tôlée générale et des soulèvements populaires. L'un d'eux est mené par un jeune gradé de l'armée, issu d'une branche cadette des Karamanli, Ahmad Pacha Reda Bakdashi qui se rend célèbre pas quelques coups d'éclat contre l'envahisseur méniréen. Ralliant à lui des régiments entiers et des milliers de volontaires il est proclamés Emir du Jihad et organise la riposte. Tandis qu'Abu-Qir est toujours tenue par la garde du Calife, le reste du pays se rallie à Ahmad Reda et rompt le serment d’allégeance au Calife alors que les Ulémas appellent au Jihad.
1849 : Face à la progression des combattants kindistanais et à la pression régionale qui refuse de voir Meniro étendre sa zone d'influence, une trêve est signée et des pourparlers sont engagés. Ahmed Reda se dirige vers Abu-Qir qui lui ouvre ses portes et lui livre le Calife. Réunissant une assemblée d'Ulémas il fait destituer officiellement Abdulmajid Ier qui sera exilé. Son jeune fils, âgé d'à peine 11 ans reçoit le Serment d'allégeance et monte sur le trône sous le nom d'Ali VI tandis qu'Ahmad Reda assure la régence.
1850 : Signature du traité kindistano-méniréen, stipulant une reconnaissance mutuelle des frontières, l'abandon des prétentions territoriale et le déplacement des 1,5 millions de méniréen vers leur Patrie.
1850-1859 : Ahmad Reda est élevé au grade de Fariq (général) et renforce son pouvoir au sein du palais surtout grâce au soutien de l'armée qu'il modernise et dont il devient Mushir (Maréchal) et chef d'Etat-Major en 1853. À la fin de la régence en 1858 Ahmad Pacha Reda devient Grand-vizir et continue à gouverner le pays tandis que le jeune Ali VII reste confiné dans l'ombre. L'un des oncles de ce dernier, l'Emir Mustafa, mène une révolte dans l'intention d'évincer Ahmad Pacha, mais la révolte est écrasée et l'Emir dissident et ses frères sont décimés. Quelques mois après, en 1859, Ali VI meurt mystérieusement sans laisser d'héritier et Ahmad Pacha se proclame Sultan avec le soutien de l'armée.
1860 : Après une courte campagne pour éliminer les quelques foyers de révoltes apparu après la mort du Calife, Ahmad Reda réunit les Ulémas qui le déclare Calife fondant ainsi la dynastie Bakdashi. Ahmad Ier, voulant marquer son modernisme et se démarquer de la dynastie précédente, prend la ville d'Athra comme capitale et la dote de monuments somptueux, dont le palais d'Al-Anwar qui sera désormais la résidence califale. Il relance les réformes mais avec précautions de peur de connaître le sort de son prédécesseur, Ali V. Il réforme l'administration en divisant le pays en provinces et le dote de voies ferrées, et impose l'utilisation de patronymes avec la réforme de l'Etat-civil.
1884 : Mort du Calife Ahmed Ier, son fils ainé lui succède sans difficultés sous le nom d'Ahmad II.
1891 : Semblant continuer sur les pas de son père, Ahmad II dote le pays d'une assemblée de représentants, le Majles, aux prérogatives très limités néanmoins et promet une constitution. Mais face à la montée des réclamations de réformes politiques inspirées des modèles de monarchies constitutionnelles étrangères, le Calife décidé à gouverner seul gèle les réformes et use de la répression contre ses opposants.
1911 : Le pays entre dans sa vingtième année d'immobilisme. En outre, quatre années de sécheresse consécutives plonge le pays dans une crise économique et sociale notamment à cause de l'exode rural qui gonfle le rang des mécontents.
Le Kindistan abritait deux ethnies majoritaires auquelles s'ajoutaient une myriades de minorités concentrées surtout au frontières.
Les Kinds (inspirés des Arabes) : Peuple autochtone ayant donné son nom au pays et constituait 46% de sa population. Ils parlaient le Kindais et le Turkhmène et professait la foi hanafite. Les Kinds travaillaient en grande partie dans l'agriculture formant la majorité de la masse pauvre des fellahs. Dans la région du Jafra ils étaient nomades (les Kinds bédouins) et pratiquaient l'élevage. En zone urbaine ils s'adonnaient au commerce et à l'artisanat. Depuis les Tartibat, et désireux d'une promotion sociale, ils se dirigeaient de plus en plus vers le fonctionnariat et l'armée, mais restaient néanmoins minoritaires du fait de la discrimination et du très faible taux d'alphabétisme dans leurs rangs (environs 7%).
Les Turkmènes (Inspirés des Turcs) : Peuple qu'on apparentait aux Turcoses ou aux Moghols qui avait migré massivement vers le Kindistan entre les VIème et le VIIème siècles. Ils constituaient 42% de la population, parlaient le Turkhmène (peu parlaient le kindais, qui avait surtout usage liturgique) et professaient la foi hanafite. Peuple dominant, les Turkhmènes accaparaient les fonctions de l'État et étaient plus urbanisés, de ce fait ils avaient un taux d'alphabétisme plus élevé (environs 15%). En zone rurale, ils formaient la classe des petits et moyens paysans et des grands notables ruraux.
Les Hébraïtes : c'était la deuxième minorité religieuse et ethnique du Kindistan. Les Hébraïtes étaient présents au Kindistan depuis des temps immémoriaux. Avant l'avènement du Prophète Mahmud, certains Kinds professaient l'Hébratisme. Malgré la domination des Hanafites et leur prosélytisme, la plus grande majorité des Hébraïtes gardaient leur religion et leurs pratiques et jouissaient du statut de Dhimmis (Protégés). Leur communauté prospéra sous le Premier et Deuxième Califats surtout sous les règnes d'Ibrahim III et d'Ali V. Les Hébraïtes, qui constituaient 4% de la population, étaient très urbanisés et assez alphabétisés comparé à leurs concitoyens et 20'000 d'entre-eux habitaient la capitale Athra. Ils pratiquaient le commerce et l'artisanat et quelques uns occupaient des postes gouvernementaux.
Les Syrdoves: Population parsemée tout au long de la frontière avec la Syrdovie. Reliquat du Beylicat du Syrdovistan, jadis sous contrôle kindistanais, les Syrdoves professaient le catharodoxisme et constituaient environs 7% de la population. Malgré le fait qu'il jouissaient du statut de Dhimmis, ils étaient discriminés et marginalisés. De ce fait, un sentiment national émergeait parmi eux réclamant jusqu'au rattachement de leur région à la Syrdovie. Néanmoins beaucoup de réformistes réclamaient l'amélioration de leurs conditions et leur intégration au sein du Kindistan.
L'Hatt-i Azim était la Loi fondamentale du Califat Hanafite du Kindistan.
Le Kindistan est un Etat indépendant et souverain. Son régime est la monarchie, sa religion est le Hanafisme et sa langue est le Turkhmène.
Art.1: Sa Majesté le Calife est le Commandeur des Croyants, le Défenseur de l'intégrité territoriale Patrie et de l'orthodoxie de la Foi hanafite et le protecteur des droits de tous ses sujets.
Art.2: Le Trône califale du Kindistan est héréditaire dans la famille des Bakdashi. Il se transmet de père en fils dans la descendance directe de Sa Majesté le Calife Ahmad Ier Reda selon la règle de primogéniture, à moins que le Calife régnant ne désigne un autre héritier que son fils ainé parmi ses fils, ses frères, ses oncles ou ses cousins. Lorsqu'il n'y a pas de descendants mâles en ligne directe, la succession au Trône est dévolue à la ligne collatérale mâle la plus proche et dans les mêmes conditions.
Art.3: Le Calife est mineur jusqu'à ses 16 ans. Pendant la minorité du Calife un conseil de régence exerce le pouvoir. Le conseil de régence est formé du des aînés de la famille Bakdashi, du Grand-Mufti, du président du Majles et de Qadi al-Qudat.
Art. 4: La Personne du Calife est sacrée et inviolable.
Art.5: Le Calife nomme le Grand-Vizir et les vizirs. Il met aussi fin à leur fonctions. Il nomme les gouverneurs des Vilayets et des Sandjaks, Qadi al-Qudat et les Qadis, et le Grand-Mufti en consultation avec les Ulémas.
Art. 6: Le Calife est le Chef Suprême des Armée. Il nomme les fonctionnaires civils et militaires
Art. 7: Le Calife promulgue les lois adoptées par le Majles. Il peut les rejeter. Il peut légiférer par Dahir.
Art. 8: Le Calife ratifier les traités et nommer les ambassadeurs.
Art 9: Il peut gracier les condamnés.
Du Grand-Diwan
Art. 10: Le Grand Diwan est formé du Grand-Vizir, et des Vizirs. Il est responsable devant le Calife.
Art. 11: Le Grand-Diwan gère les affaires courantes de l'Etat et applique les Dahirs et les Lois promulgués.
Du Majles
Art. 12: Le Majles est l'assemblée des représentants des Kindistanais. Il est formé de 75 députés élu au suffrage censitaire mâle pour 3 mois.
Art. 13: Le Majles discute et vote les lois proposées par l'un de ses membres ou par le Grand-Diwan. Si le Majles rejete une loi, le Calife peut demander une relecture. Le Majles ne peut refuser.
Des droits et des devoirs des sujets
Art. 14: Les sujets du Califat sont égaux devant la loi et devant l'Etat.
Art. 15: La vie, l'honneur et la propriété des sujets sont garantie. Nul ne peut y porter atteinte en dehors de des dispositions de la loi.
Art. 16: Le sujets du Califat sont libres de leurs déplacement, de leur croyance et de leur expression dans le cadre de la loi, de l'ordre et de la morale.
Art. 17: Les sujets doivent fidélité et loyauté au califat. Ils obéissence et allégeance au Calife. Ils paie l'impôt et participe à l'effort de guerre.
Des Millets
Art. 18: La Millet est une communauté religieuse reconnue et protégée par le Califat.
Art. 19: Le Califat reconnait les Millets Hébraïte et Slave.
Art. 20: La Millet hébraïte dépend du Grand Rabbinat du Kindistan. La Millet Slave dépend de l'Eparchie Cathodoxe-Orthodique du Kindistan.
Art. 21: Le Calife nomme le Grand Rabbin et l’Éparque en consultation avec les religieux de chaque millet.
Art. 22: Les Millets disposent de leur tribunaux en matière de mariages, de divorces, d'héritage et de succession.
Art. 23.: Les Millets sont exempts de service militaire. Il paie le Haraç en contre partie.
Art. 24: Les Millets peuvent réparer et entretenir leur lieu de cultes. Toutes reconstruction, agrandissement ou construction sont soumises à l'approbation de l'Etat.
Art. 25: La justice est rendue au nom du Calife par les Dar ul-Qada, les Cours de Justice.
Art. 26: Dar ul-Qada est présidé par le Qadi.
Art. 27: Les plaignants peuvent recourir en appel à Qadi al-Qudat qui préside Dar ul-Qada al-Ulya.
Art. 28: Qadi al-Qudat est le seul à statuer sur les affaires de lèse-majesté, de haute-trahison et les affaires impliquant les membres du Grand-Diwan.
Art. 29. Si une décision est jugés contraire à l'orthodoxie hanafite elle peut être présenté au Grand-Mufti.
Art. 30: Toute personne à droit un procès équitable et à une défense.
Sceau du Calife
Ahmad II Bakdashi
Fait au Palais al-Anwar, le 25 novembre 1890
Le Chef de l'État était Sa Majesté le Calife. Il résidait au Palais Al-Anwar, résidence du Calife et de sa famille et coeur du pouvoir politique. Le Califat du Kindistan est une monarchie absolu de droit de divin. Le Calife était lieutenant du Prophète Mahmoud, l'ombre d'Al-Ilah sur terre, et tenait son pouvoir de Lui et exécutait Sa volonté. Sa divine mission était de défendre l'orthodoxie de la Foi et de la propager, d'imposer la paix et l'ordre et de protéger la communauté des Croyants contre la Fitna, l’innommable anarchie des temps obscurs. Fort de ces attributs, le Calife avait un pouvoir absolu qui n'était limité que par les lois divines.
Mais sur le terrain, le Calife devait s'appuyer sur l'adhésion des puissants notables, principal relais du pouvoir central, sur les oulémas, détenteur de l'imaginaire religieux, et sur l'armée. Car à chaque fois qu'un calife ou un sultan kidistanais perdait le soutien de ce triangle, il l'avait payé de son trône. Le peuple quand à lui restait absent des institutions, trop occupé à survivre.
Mais avec la montée d'une nouvelle élite d'intellectuels porteurs de nouvelles idées, cet équilibre des forces risquait d'être bouleversé. Aussi, le Calife était détenteurs de tous les pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire. Il était en outre le chef de l'armée.
Le Grand-Diwan
Le Calife délèguait la gestion des affaires courantes au Grand-Diwan, le gouvernement. Il nommait le Grand-Vizir et les Vizirs en consultation avec celui-ci. Le Grand-Vizir habitait le Palais d'Al-Yassamin, résidence du Grand-Vizir et lieu de travail du gouvernement.
En outre, le Grand-Vizir dirigeait le gouvernement, appelé aussi Grand-Diwan. Ce dernier était composé de plusieurs Vizirats ou Diwan. Les principaux dicastères étaient:
Diwan ad-Dakhiliya, ou vizirat des affaires intérieures. Ce ministère gérait la sécurité, l'éducation et le culte;
Diwan al-Kharijiya, ou vizirat des affaires l'extérieures. Ce ministère gérait les relations diplomatiques et la guerre;
Diwan Bayt al-Mal, ou vizirat des Finance. Ce dernier gérait les affaires économiques et le budget de l'État.
Le Majles était l'assemblée des représentants des Kindistanais. Formé de 75 députés, le parlement était élu au suffrage censitaire mâle, pour une législature de 3 mois. Il proposait et discutait les lois avant de les soumettre à l'approbation du Calife.
Le Parlement était situé dans le bâtiment du Palais Ahmad-Reda.
Le Calife nommait aussi Qadi-al-qudatt, le juge de la Cour Suprême, ainsi que les gouverneurs des provinces.
Bien qu'aucun parti politique n'existait dans le pays, des mouvements étaient plus ou moins organisés:
Partisans de l'ordre établi et de la supériorité des Turkhmènes, on y distingue deux principales mouvances:
Les Ultras : Partisans d'une monarchie absolu de droit divin, ils estimaient que le Calife était élu de Dieu que ce dernier gouvernait la destinée du Kindistan à travers lui et que toutes contestations du pouvoir califal était une impiété et toutes réformes limitant ce pouvoir est oeuvre du Démon.
Les Modérés : Partisans d'un despotisme éclairé, ils était pour un pouvoir autoritaire considéré comme salutaires et même s'ils prônnaient certaines changements, ils restaient réticents faces aux réformes radicales.
Les conservateurs étaient majoritairement issus des grandes familles de notables, des grands propriétaires fonciers.
Ceux-ci était partisans d'un changement politique et de réformes économiques et sociales, notamment l'amélioration de la condition de la femme et des dhimmis et l'égalité entre Turkhmènes et Kinds. Ils se subdivisaient en plusieurs factions:
Les Constitutionnalistes (Majoritaires): Partisans d'une monarchie constitutionnelle moderne avec une limitation des pouvoirs du Calife et des réformes progressives.
Les Parlementaires (Minoritaires): Partisans d'un pouvoir califal très limité et symbolique et de la dévolution des pouvoirs aux représentants du peuple dont le pouvoir exécutif serait issu. Ils étaient aussi partisans d'une modernisation accélérée de la société et de l'égalité entre tous les sujets du Califat.
Les Républicains (Très minoritaires): Partisans de l'abolition de la Monarchie et de l'établissement d'une république plus ou moins laïque. Taxés d'impiété ils étaient de ce fait extrêmement marginalisés.
Les Réformistes étaient majoritairement issus de la bourgeoisie urbaine, du fonctionnariat et de l'armée. La plupart avaient fait leurs études à l'étranger, où ils avaient été en contact avec des idées nouvelles, ou dans les institutions modernes mises en place par le Calife Ahmad Ier.
D'autres courants d'idées fleurissaient au sein ou en marge des grandes factions:
Les Nationalistes kinds proclamaient la supériorité des Kinds en tant qu'autochtones et pères de la religion hanafite. Les Kindistes voulaient la promotion de la langue et de la culture kindaise et réclamaient pour eux le pouvoir et les dignités. Beaucoup considéraient que le Califat devait rester au mains d'une dynastie kinde et que la dynastie des Bakdashi était illégitime.
Les Nationalistes turkhmènes proclamaient la supériorité des Turkhmènes en tant que conquérants et gardiens de la tradition et de la religion hanafite. Les Turkhmènes se considéraient comme les plus aptes à gouverner le Kindistan car ils étaient plus modernes et plus instruits.
Les Réformistes hanafites voulaient épurer la religion hanafite de tous les éléments et des pratiques païens qui s'y étaient greffés à travers les âges ainsi que de la moderniser. Ce courant était animé par de jeunes imams et des lettrés.
Les Impérialistes avaient le désir d'étendre l'influence du Kindistan à travers l'Archipel et de rattacher tous les Hanafites notamment ceux du Kara-Karabakh au Califat. Certains impérialistes se considéraient comme les héritiers de l'Empire Salawite et appelaient à reconquérir ses anciens territoires.
La religion majoritaire au Kindistan était le Hanafisme. Cette religion était une émanation du Halawisme (religion principale en Turcosie, d'ailleurs les Hanafite se considèrent comme les vrais halawites.
D'après les théologiens, les Kinds furent jadis Halawites. Un fils de Saladin, Jalaludin avait été acueilli par les tribus Kindes qui se convertirent et firent de lui leur roi. Mais après 40 ans de règne juste et vertueux il mourut et ses 33 fils se disputèrent le royaume et prirent la têtes des 33 tribus kindes. Peu à peu on oublia les enseignements du Halawisme et on introduit les idoles. Les Kinds se tournèrent vers le polythéisme et adorèrent une multitude de dieux. Cette période est appelée la Jahiliya, l'Ignorance. Mais 500 ans plutard, al-Ilah, le Dieu Unique en Kindais, envoya un messager, Mahmud, parmi les Kinds pour les ramener sur le Droit Chemin et rétablir la véritable foi. Il lui inspira le Kitab, le Livre Saint du Hanafisme. Mahmud appela d'abord son clan à la nouvelle foi, mais peu le suivirent. Il fut durement persécuté ainsi que ses campagnons, qu'il appela les Hanifs, les vrais croyants en Kindais. Alors il décida de fuire vers la ville d'Abu-Qir qui s'était convertie peu avant. C'est ainsi que commença l’Ère de Lumière.
Le Hanafisme est basé sur 6 pilliers. La Croyance en le Dieu Unique, les Anges, le Kitab, les messagers Saladin, Nourvéda et Mahmud, la vie après la mort. Il rejette le meurte, le vol et l'adultère. Et les hanafites doivent s'aquiter de 3 prières journalières, être charitable, et respecter toutes les recommandations du Kitab et du Prophète Mahmud.
Le Hanafisme n'a pas de clergé, néanmoins les savants de la Loi, les Ulémas, ont une place primordiale en raison de leur connaissance du Kitab et du Qanun, la Loi hanafite révelée. Le Grand-Mufti, religieux nommé à la tête de la Mosqué-Université d'Abu-Qir, est la plus haute autorité religieuse du Califat, et ses Fatwa, avis juridique, ont une certaine primauté. Néanmoins il peut être concurrencé par d'autres ulémas et religieux plus charismatiques. Le mosquée est le lieu de culte des Hanafite. La prière est menée par l'imam, qui prononce aussi la prêche du Vendredi. Mais elle a aussi un rôle éducatif (les grandes mosquées sont aussi souvent des Madrasa), et même un rôle politique.
Le pays n'a jamais entretenu de relation diplomatique avec la CSH. En février 2018, le CMV a redessiné les armoiries du pays et le drapeau.
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Dernière modification de cette page le 27 février 2018 à 01:03.

References: Art.1

Art.2

Art.3

Art. 4

Art.5

Art. 6

Art. 7

Art. 8

Art. 10

Art. 11

Art. 12

Art. 13

Art. 14

Art. 15

Art. 16

Art. 17

Art. 18

Art. 19

Art. 20

Art. 21

Art. 22

Art. 23

Art. 24

Art. 25

Art. 26

Art. 27

Art. 28

Art. 29

Art. 30