Source: http://www.larchange.org/viewtopic.php?p=11525
Timestamp: 2020-08-13 05:45:33+00:00

Document:
Résumé de théologie dogmatique, Livre II : Dieu - Page 10 - Mi ca El !?
#91 Message par chartreux » mer. 22 avr. 2020 10:04
SWS, Livre II, I, C4, B, §77 traduit par le chartreux a écrit :
II. La Sainte Écriture insiste plus sur l'extension de l'omniprésence de Dieu que sur la présence intensive qui vient d'être décrite. Cette dernière est cependant clairement exprimée en plusieurs endroits, et particulièrement en Eph. 4 : 6 "Il y a un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, qui agit par tous, et qui réside en nous tous. " (ἐπὶ πάντων, καὶ διὰ πάντων, καὶ έν πᾶσιν). Cf. Rom. 11:36, Col. 1:16-17, et Héb. 4:12-13.
Comme le pouvoir de pénétrer la susbtance la plus intime des esprits est un attribut propre à l'omniprésence divine, les Pères insistent particulièrement sur ce point. Dans les controverses avec les Ariens et les Macédoniens, la permanence de l'Esprit-Saint ou du Fils dans des esprits créés est souvent mise en avant comme preuve évidente de la divinité de l'Esprit-Saint et du Fils (cf. Petav., De Trin., 1. ii., c. 15, n. 7 sqq. ; Thomassin, De Deo, I. v., c. 5). Plusieurs Pères et théologiens traitent de ce point en planchant sur la question de savoir jusqu'où le démon peut pénétrer l'âme humaine (Pierre Lomb. II. Sent., dist. 8, p. 2). Ils soutiennent que les coins les plus intimes de l'âme forment un sanctuaire auquel Dieu seul a accès, et où les démons ne peuvent introduire leur substance, et qui ne leur est accessible que dans la mesure où l'âme se conforme à leurs suggestions mauvaises.
#92 Message par chartreux » jeu. 23 avr. 2020 8:16
III. Toute la doctrine de l'omniprésence divine est résumée dans la formule de S. Grégoire le Grand, "Dieu est en toutes choses par essence, par pouvoir et par présence" (Deus est in omnibus per essentiam, potentiam, et praesentiam (Mor. in Job, I. ii., c. 8)), ce que S. Thomas explicite de la façon suivante : "Dieu est en toutes choses par sa puissance dans la mesure où toutes choses sont soumises à son pouvoir ; Il est en toutes choses par sa présence, dans la mesure où toutes choses lui sont dévoilées et visible à ses yeux ; Il est en toutes choses par son essence, dans la mesure où Il est la cause de l'être de toutes choses" (Ia, q. 8, art. 3).
IV. Comme l'âme qui bien que présente dans toutes les parties du corps n'agit pas avec la même énergie dans toutes les parties, Dieu bien que présent dans toutes les créatures, ne les remplit pas avec la même perfection, et n'agit pas au même degré en tous. Le degré suprême de la présence divine réside dans la vie surnaturelle de l'âme et des bienheureux. Quand Dieu demeure dans l'âme sanctifiée, celle-ci est remplie d'une vie nouvelle dont Dieu Lui-même est l'âme : la créature participe à la vie du Créateur. Dieu est présent dans le monde comme en Son royaume, et dans une âme sanctifiée comme en Son temple, où Il manifeste Sa gloire et Sa majesté (1 Cor 3:17). Les âmes qui ne sont pas autant remplies de la présence divine, telles que les âmes des pécheurs et des damnés en enfer, apparaissent comme en quelque sorte éloignées de Dieu, rejetées et abandonnées, bien que même en eux Dieu existe aussi et manifeste son pouvoir suprême.
#93 Message par chartreux » ven. 24 avr. 2020 11:10
V. La présence active de Dieu en toutes choses vaut, bien sûr, pour tout espace et tout endroit. Les esprits créés, qui ne sont pas limités par l'espace, occupent cependant une certaine portion de l'espace ; mais l'espace n'est pas affecté par eux. Dieu non seulement occupe tout l'espace, mais le remplit tellement que l'existence même de l'espace dépend de la présence active de Dieu. La Présence divine est si totalisante sur l'espace et les choses qu'Il n'agit jamais à distance, tout en permettant à des choses distantes d'agir l'une sur l'autre. Dieu est le principe immuable de tout changement et le principe immobile de tout mouvement. Il est clair que la Présence divine doit par sa nature même valoir pour tous les temps aussi. Si la possibilité et l'existence des créatures dépendent du pouvoir actif de Dieu, on peut en dire autant de leur existence continuée dans la durée ; ainsi chaque fois qu'une chose existe ou est possible, Dieu est présent. L'Écriture appelle Dieu le "Roi de siècles" (1 Tim. 1:17), le distinguant des rois de ce monde qui ne règnent que pour un temps, et auxquels le temps n'est pas soumis, contrairement à Dieu.
#94 Message par chartreux » sam. 25 avr. 2020 11:05
SWS, Livre II, I, C5, §78 traduit par le chartreux a écrit :
CHAPITRE 5. La vie de Dieu dans sa perfection absolue.
Section 78. Généralités sur la vie de Dieu.
I. La foi comme la raison nous enseignent que Dieu est vivant, d'une vie spirituelle, personnelle, et pure - qui n'est pas mélangée à d'autres formes de vie, comme c'est le cas pour la vie humaine. Mais l'attribut de vivant ne s'applique à Dieu qu'analogiquement. La vie telle que nous la connaissons est une perfection composée et non pas simple ; elle implique une transition de la potentialité à l'actualité ; l'activité immanente procède de la substance, et elle y demeure pour la parfaire. Mais une activité immanente n'est pas obligée de commencer dans la substance et d'y demeurer comme en son sujet ; l'immanence est plus parfaite quand l'action est identique à la substance. Ainsi la vie est attribuée analogiquement à Dieu, mais Il la possède de la façon la plus éminente et la plus propre.
II. Contrairement aux créatures qui possèdent la vie, Dieu est la vie. Il ne la reçoit pas de l'extérieur, mais c'est au contraire Lui qui la distribue à tous, Il est la vie fondamentale, la vie de tout ce qui vit. Par là Il mérite éminemment le nom d'Esprit Suprême ("Dieu (très fort) des esprits qui animent toute chair", Num. 16:22), dans la mesure où l'idée d'esprit implique une vie indépendante et une infusion de vie. Les esprits créés sont à Dieu un peu comme le corps est par rapport à l'âme, leur activité vitale étant causée, préservée, et mue par la vie divine. D'où l'adage : "Dieu est la vie de l'âme, comme l'âme est la vie de Dieu"(Deus vita animae sicut anima corporis).
L'Ancien Testament parle du Dieu Vivant, tandis que le Nouveau Testament l'appelle la vie. Cf. Jean 14:6 ; 1 Jean 5:20 ; Jean 1:4, et 5:26 ; Actes 17:22 et suiv. , etc.
III. La vie divine qui est la forme la plus élevée de vie spirituelle, est adéquatement exprimée par le nom de Sagesse. L'Écriture-Sainte la désigne souvent ainsi, et utilise le nom de Sagesse comme nom propre de Dieu, plus fréquemment encore que l'Être (ὁ ὦν) ou le Vivant. Ce mot de Sagesse est très-approprié ; par ce que la Sagesse exprime la perfection de le vie spirituelle comme manifestée dans les actes de l'intellect et de la volonté, et dans les actes externes. La Sagesse implique donc la connaissance la plus parfaite de la vérité la plus haute, et l'amour le plus parfait du plus grand bien, et aussi une appréciation juste de toutes les autres choses en comparaison avec cette Vérité suprême et cette Bonté suprême, et par conséquent, la capacité d'ordonner et de disposer toutes choses en accord avec leur fin ultime et suprême. Quand nous parlons de créatures, ce que nous appelons sagesse n'est pas le total de leur activité vitale, mais seulement une partie de celle-ci ; en Dieu, au contraire, où il n'y a ni multiplicité ni division, la Sagesse désigne la pleine perfection de la vie entière.
#95 Message par chartreux » lun. 27 avr. 2020 12:10
SWS, Livre II, I, C5, §79 traduit par le chartreux a écrit :
Section 79. Généralités sur le Savoir divin.
I. Que Dieu possède la connaissance intellectuelle la plus parfaite, cela est exprimé par le mot même de divinité. Le Principe Premier de tout l'univers, la Source et l'Idéal de tout savoir, doit nécessairement posséder une Sagesse. "Seigneur (...) vous qui connaissez toutes choses" (Esth. 14:14), "le Seigneur connait toute science" (Si. 42:19) ; cf. aussi 1 Rois 2:3 ; Rom. 11:33 ; Col. 2:3 ; Si. 1:1, 1:5 etc).
II. Dieu est à Lui-même son propre savoir ; en Lui il n'y a pas de distinction entre la faculté et l'acte de savoir, ni entre ces deux-là et leur objet. Même quand son savoir s'étend des choses en dehors de Lui, la raison adéquate de cette extension est en Dieu lui-même ; rien d'externe n'affecte, ne meut, ne détermine ou n'influence Dieu en quelque façon que ce soit. Cela est de foi, par ce qu'évidemment contenu dans la simplicité et l'indépendance de Dieu, et par ce que formellement exprimé dans les propositions : Dieu est Sagesse, Dieu est Lumière. Comme Dieu est la Lumière de tous les autres esprits ("la vraie lumière, qui éclaire tout homme venant en ce monde", Jean 1:9), de même Dieu est Lui-même le soleil par la lumière duquel Il voit tout (cf. Si. 42:16).
#96 Message par chartreux » mar. 28 avr. 2020 12:01
III. Le savoir divin opère d'une manière essentiellement différente de celle des créatures. L'esprit créé se connaît lui-même comme il connaît les autres choses ; la connaissance de son propre être n'est qu'un point de départ et une condition du reste de son savoir, et non pas sa source et sa racine. Dieu, au contraire, possède dans son Essence un objet qui détermine et produit son Savoir de l'intérieur, Savoir qui suffit à remplir l'intellect divin et l'étendre à toutes les choses connaissables. L'Essence divine peut jouer ce rôle dans le processus de connaissance divine, par ce qu'elle est intimement et essentiellement présente à l'intellect divin - elle lui est même identique ; par ce que, encore une fois, elle présente à une capacité infinie de connaissance, un objet infiniment parfait, et enfin, par ce que, dans la mesure où c'est le principe essentiel de tout ce qui existe hors de Dieu, le connaître parfaitement c'est connaître en même temps tout ce qui est ou peut être.
La connaissance que Dieu a des choses hors de Lui, ne présuppose pas en ces choses une existence indépendante du savoir divin ; au contraire, Dieu les connaît tel que son Savoir les a causées et produites. Et en fait, les choses existent par ce que Dieu, voyant leur possibilité dans son Essence, décrète qu'elles existeront, soit par un acte immédiat de sa toute-puissance soit par l'intermédiaire de causes créées. Dans le langage scolastique, cela est exprimé en disant que l'essence divine est l'"objet formel" de la connaissance divine, tandis que les autres choses connaissables sont son "objet matériel". Ce point de doctrine (que l'essence divine est l'objet premier et formel de la connaissance divine, et que les autres choses forment l'objet second et matériel) est un développement de dogmes définis, et est communément tenu par les théologiens. S. Thomas le formule ainsi :
Ia, q. 14, art. 8 a écrit : Les choses naturelles sont intermédiaires entre la science de Dieu et la nôtre ; car nous tirons notre science de ces mêmes choses naturelles dont la science de Dieu est la cause. Et c’est pourquoi, de même que les connaissables naturels sont antérieurs à notre science et la mesurent, ainsi la science de Dieu est première par rapport aux choses naturelles et les mesure. Ainsi, une maison est intermédiaire entre la science de l’architecte qui l’a construite, et la science de l’observateur qui en prend connaissance après sa construction.
#97 Message par chartreux » mer. 29 avr. 2020 11:47
IV. En raison de son identité avec l'essence divine, le Savoir divin possède la perfection la plus haute. C'est une connaissance intellectuelle d'un genre unique, par ce qu'elle atteint son objet de l'intérieur, de son essence et de sa nature, contrairement à la connaissance humaine qui n'atteint l'essence et la nature des choses qu'en observant des phénomènes externes. Elle est unique aussi par ceci qu'elle comprend adéquatement l'objet d'un seul acte, libre d'abstractions, de conjectures ou de ratiocinations ; elle comprend tous les êtres possibles dans la racine même de leur possibilité ; les choses sont présentes à l'intention de Dieu avant d'être présentes à elles-mêmes. De plus, le savoir divin est exhaustif et adéquat, par ce qu'il atteint l'essence interne des choses de la façon la plus exhaustive qui soit. Et enfin, c'est une connaissance éminemment certaine et infaillible : l'incertitude et l'erreur étant incompatible avec l'intuition et l'exhaustivité de la connaissance. Tous ces attributs sont de foi, car ils sont impliqués par la perfection infinie de l'intellect divin, et clairement exprimés en de nombreux endroits de l'Écriture-Sainte, "les yeux du Seigneur sont beaucoup plus lumineux que le soleil, qu’ils regardent toutes les voies des hommes, et la profondeur des abîmes, et qu’ils pénètrent les cœurs des hommes jusque dans les replis les plus cachés. " (Sir. 23:28, cf. Job 28:24, Héb. 4:13, etc).
#98 Message par chartreux » jeu. 30 avr. 2020 9:42
V. Les attributs négatifs de la perfection divine brillent d'une splendeur toute particulière dans le savoir divin. Ainsi, le savoir de Dieu est intrinsèquement nécessaire - ce qui veut dire qu'il inclut nécessairement tout ce qui est connaissable. Bien que, pour les objets contingents, cette nécessité est seulement hypothétique, on ne peut pas dire que la connaissance que Dieu a des choses contingentes est elle-même contingente, ce qui pourrait faire croire à une indétermination dans le savoir divin. Celui-ci est absolument simple : Dieu se connaît Lui-même et toutes les choses hors de Lui par un seul acte indivisible. Cet acte est infini à la fois en intensité et en extension - autrement dit c'est la connaissance la plus profonde et la plus riche ; rien ne lui est caché ; il atteint l'objet infini qu'est l'essence divine, et un nombre infini de choses dans le domaine de la possibilité. Il est immuable ; rien ne peut lui être retiré ou ajouté. Il est éternel, n'ayant ni début ni fin et étant sans succession, non seulement pour les vérités éternelles, mais même aussi pour les choses temporaires qui sont éternellement visibles à l'œil éternel de Dieu.
L'immensité et l'omniprésence divines ajoutent des perfections nouvelles au savoir de Dieu, puisqu'elles rendent toutes choses immédiatement présentes à l'intellect divin. Et enfin, le savoir de Dieu est d'une manière toute particulière incompréhensible et insondable à l'esprit créé, surtout quand il est dans son état naturel. Nous ne pouvons comprendre ni sa profondeur ni son étendue, ni la manière dont l'intellect divin saisit les choses externes et les rend présentes à lui-même sans le moins du monde dépendre d'elles ou attendre qu'elles commencent à exister ; et, de plus, nous ne pouvons comprendre comment Dieu voit, en un seul acte, la cause et l'effet, et comment l'intuition d'un agent libre tel que Dieu saisit les actes libres qu'il accomplit. Une connaissance de ce type est complètement au-delà et au-dessus des méthodes de connaissance finie, et jusqu'à un certain point elle est même en opposition directe avec les lois qui régissent la connaissance créée. Il faut bien se souvenir de cela quand on rencontre les diverses difficultés liées à cette question. Cf. Sir. 42:16 et suiv. ; S. Aug. , De Trin., I. xv, c. 7 ; S. Pierre Damien, Ep., iv, c. 7, 8.
#99 Message par chartreux » ven. 01 mai 2020 10:49
VI. La perfection du savoir divin est exprimée par le terme d'omniscience : Dieu connait tout ce qui est connaissable, et le connaît jusqu'en son tréfonds. Ainsi, le domaine de la connaissance divine comprend (1) Dieu Lui-même ; (2) ce qui est métaphysiquement possible ; (3) les choses créées par Dieu ; (4) les mouvements et modes d'être des créatures, causés soit par Dieu directement soit par les créatures elles-mêmes ; (5) l'activité libre des créatures, dont la connaissance constitue le privilège très-élevé et incompréhensible de l'omniscience divine.
En ce qui concerne (4), il faut bien se souvenir que l'activité des créatures, y compris toutes ses modifications actuelles et possibles, dépendent de Dieu autant que la substance des créatures. Dieu connaît cette activité de l'intérieur, depuis sa cause même ; tandis qu'un esprit créé ne le connaît qu'à partir des manifestations et effets externes. Nous allons traiter de (5) dans la section qui suit.
#100 Message par chartreux » sam. 02 mai 2020 11:10
SWS, Livre II, I, C5, §80 traduit par le chartreux a écrit :
Section 80. La connaissance que Dieu a des actes libres de ses créatures.
La connaissance des libres actions des créatures de la part de Dieu offre, par la nature même des choses, de grandes difficultés à l'intelligence humaine. Ces difficultés proviennent de ce que cette connaissance manifeste d'une façon toute spéciale la force unique et le point de vue spécial de l'intelligence divine, et que nous ne sommes pas en état de concevoir son mode de connaître. De là vient que la solution complète et positive de ces difficultés est radicalement impossible. Tout ce qu'on peut espérer, c'est de les aplanir et d'empêcher les contradictions formelles, en marquant exactement la différence qui sépare la connaissance divine de notre propre connaissance.
Ce n'est pas sans motif que la révélation elle-même nous montre que la connaissance des libres actions des créatures est à bien des égards un privilège exclusif et merveilleux de la divinité, un attribut qui la distingue de tout autre esprit, et que c'est justement ici que la lumière divine apparaît pour éclairer les plus secrets et les plus sombres abîmes.
La connaissance que Dieu possède des actes libres de Ses créatures se distingue par les trois notes suivantes : (1) Dieu connaît ces actions en elles-mêmes, telles qu'elles sont dans l'esprit et le cœur des créatures, c'est-à-dire une connaissance a priori. (2) Dieu possède cette connaissance de toute éternité - c'est-à-dire avant que les actes soient effectués ; (3) dans l'intellect divin la connaissance des actes libres est logiquement précédée par le savoir que, sous certaines conditions et circonstances dépendantes des décrets divins, de tels actes surviendraient. Ces trois aspects sont nommés respectivement (1) "pénétration des cœurs" (καρδιογνωσία) ; (2) "science des futurs libres" (ou simplement des futurs, parce que la même difficulté n'existe pas pour les futurs non libres) ; (3) "science des conditionnels ou des futuritions" (scientia conditionatorum ou futuribilium).
Sur chacun de ces points, les difficultés vont en augmentant pour notre esprit. Mais, dans la mesure où elles se peuvent résoudre, elles reçoivent toute leur lumière de l'intelligence exacte du premier point, et surtout du rapport de causalité entre Dieu et les esprits créés ; car c'est en vertu de ce rapport que sa connaissance domine éminemment les actes libres de ces esprits. Nous allons donc examiner chacun de ces trois points en particulier.

References: §77
 art. 3
 §78
 §79
 art. 8
 §80