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Timestamp: 2018-02-25 15:06:39+00:00

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DROIT DE REPONSE SUR L'ARTICLE CONCERNANT LA DIASPORA
Faisant suite à la publication de l'article intitulé « droit de vote de la diaspora » par votre journal du 24 au 30 août, je vous communique, par la présente, la mise au point suivante. Dans cet article en question, l'auteur, le brillant et jeune journaliste Ali Mmadi, écrit, reprenant des propos que j'ai tenus à Marseille, lors d'une réunion avec des associations de la diaspora en mai 2005, suite à une tournée que j'ai effectuée en Mauritanie et au Mali, relative aux problèmes de la diaspora dans ces termes : « la reconnaissance des efforts des centaines de milliers des comoriens de France passe d'abord par leur droit de vote » Et l'auteur ajoute, je cite : « deux ans après, aucune avancée concrète, sauf la nomination d'une commission spéciale devant s'occuper du dossier. Mais les comoriens de France avaient peut être compris que c'était une promesse de plus. »
Je porte à la connaissance de l'auteur dudit article à travers votre journal que notre Assemblée a adopté un texte en 2005, modifié en 2007, qui reconnaît le droit de vote à nos compatriotes résidant à l'extérieur.
L'article 9 précise les conditions pour être électeur ou éligible :	« peuvent être électeurs ou éligibles, tous les Comoriens des deux sexes âgés de dix huit ans au moins au 1er janvier de l'année du scrutin, ayant résidé six mois au moins dans le pays avant les élections, jouissant de leurs droits civiques et politiques et n'étant dans aucun des cas d'incapacités prévues par la loi ou prononcée par le juge ».
La disposition ci-dessus s'applique aux comoriens de l'extérieur, dans le respect des conditions fixées par la présente loi.
L'Article 12 donne des indications sur l'établissement des listes électorales : « il est établi une liste électorale au niveau de chaque village, ville ou commune, chaque Ambassade, Consulat ou tout lieu de représentation des Comores ».
L' article 14 précise les conditions permettant aux comoriens de l'extérieur de voter : « le citoyen comorien résidant hors du territoire national doit, pour voter dans son pays de résidence, être régulièrement immatriculé au consulat ou à l'Ambassade de l'Union des Comores et inscrit sur une liste électorale de la juridiction concernée ».
L'Article 15 évoque les nouveaux électeurs :	« Les nouveaux électeurs ayant atteint l'âge de dix huit ans au 31 décembre d'une année civile sont inscrits d'office sur les listes électorales du ressort de leur domicile ou de leur représentation diplomatique au cours du 1er trimestre de l'année suivante ».
L'article 25 parle du recensement et de la révision des listes électorales : « Pour les Comoriens de l'extérieur, les listes électorales sont établies par les autorités de la mission diplomatique auprès de leur pays de résidence. Elles sont permanentes et révisées chaque année ».
Les dispositions finales montrent les conditions de mise en ½uvre de cette loi pour les Comoriens de l'extérieur .
L'article 163 indique ceci : « le Gouvernement de l'Union, en accord avec la législation en vigueur dans les pays d'accueil des comoriens, détermine, en association avec les organisations représentatives des comoriens de l'extérieur, les dispositions générales à l'organisation des élections dans les représentations diplomatiques ou consulaires de l'Union des Comores, dans un délai n'excédant pas 24 mois, à compter de l'adoption de la présente loi ».
Les modalités d'application de cet article sont déterminées par décret. Il appartient aux organisations de la diaspora de faire la pression nécessaire pour demander au gouvernement de l'Union de mettre en ½uvre ce texte de loi.
Ces différents articles de la loi électorale indiquent clairement que les comoriens de l'extérieur ont le droit de vote qui peut être exercé quand l'exécutif national et les associations de la diaspora auront fait le nécessaire.
Il est donc clair qu'à la lecture des dispositions de cette loi électorale, la déclaration que j'ai faite à Marseille en mai 2005 n'était pas du tout une autre promesse sans résultat concret ; car en ma qualité de législateur, mon devoir est de voter des lois . C'est ce qui a été fait sur ce droit de vote pour la diaspora
L 'adoption de ce texte porte mes empreintes et corrobore ma volonté ainsi que celle de tous les députés de l'Union de légiférer pour permettre aux Comoriens de l'extérieur d'exercer leur droit de vote dans leur pays de résidence.
Et si jusqu'alors, le gouvernement ne décrète pas les modalités d'application de ce texte comme le prévoit son dernier alinéa, aucun député n' a les moyens de le contraindre à le faire, ce qui veut dire que notre compétence s'arrête à l'adoption de la loi.
Pour ce qui est de l'instauration d'un consulat à Marseille, cette compétence relevant de l'exécutif de l'Union, je ne possède aucune responsabilité en la matière.
Chacun doit être responsable de ce qu'il écrit car « nul n'est censé ignorer la loi ».
Ce qu'il faut finalement comprendre, c'est que l'adoption d'une loi est une chose, la mise en vigueur par le pouvoir exécutif en est une autre et selon le principe de la séparation des pouvoirs, le pouvoir législatif n'a pas le pouvoir de contraindre le pouvoir de signer un décret d'application.
Yossouf Saïd Soilihi
1er Vice – Président de l'AUC
PLAIDOYER POUR UNE LOI SUR LA PREVENTION ET LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION
Plaidoyer pour une loi sur la prévention et la lutte contre la corruption, par Monsieur Youssouf Saïd Soilihi,
Premier Vice Président de l'Assemblée de l'Union
Le Président de la République de l'Union des Comores, S.E Monsieur Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, s'était engagé, lors de sa campagne électorale tambour battant et qui a produit les résultats que l'on connaît pour l'avoir porté au pouvoir, à réaliser une série de chantiers qui se font attendre. Parmi ces chantiers se trouvent une justice plus équitable, une gestion saine et transparente des finances publiques, un habitat décent pour tous, de meilleures conditions de vie pour chacun de nous, un emploi pour tous, la lutte contre la corruption.
Av sept mois de la fin de son mandat de quatre ans, il est opportun de faire un bilan intermédiaire sur les réalisations de chacun de ces chantiers.
Cet article rédigé avec le concours de jeunes juristes (Faiçoil Mohamed Djitihadi, Hafsoit Said Abdallah et Mouzaoir Idjabou Chibar), anciens stagiaires de l'Assemblée de l'Union des Comores, vise à traiter le chantier de la lutte contre la corruption. Il part des propos tenus par le Chef de l'Etat, Président de l'Union des Comores, lors d'une rencontre avec les jeunes au palais du peuple. Ses propos selon lesquels les parlementaires ne veulent pas de la lutte contre la corruption ont été relayés par le ministre de la justice à l'occasion d'une émission sur une chaîne de télévision privée. L'opinion nationale ne peut que s'étonner d'entendre que les représentants du peuple ne se comptent pas parmi ceux qui veulent voir disparaître la corruption. Quelle est la position des parlementaires sur la lutte contre la corruption ? Le Gouvernement de l'Union a t-il eu raison d'attaquer les parlementaires à ce sujet ?
Mais avant de répondre à cette question, que peut-on dire de la politique du gouvernement relativement à la lutte contre la corruption ? La politique du Gouvernement de l'Union en matière de lutte contre la corruption se résume par quelques arrestations de personnalités de l'ancien régime pour « détournement de deniers publics ». Mais en ce qui concerne ces arrestations, la justice n'a pas encore fait la démonstration de la culpabilité des prévenus. Pour certains d'entre eux, la justice a encore beaucoup à faire pour prouver leur culpabilité.
En somme, beaucoup de tapage pour rien. Et comme pour se dédouaner, le gouvernement de l'Union a mené campagne pour que l'Assemblée adopte un texte sur l'imprescriptibilité des infractions liées à la corruption et sur le renversement de la charge de la preuve. Deux aspects de la lutte contre la corruption qui crée un malaise au sein des parlementaires parce que de telles
dispositions de la loi ouvrirait la porte à l'arbitraire, à la traque des opposants politiques, au non respect d'un certain nombre de principes devenus universels parmi les quels la présomption d'innocence. Si dans la pensée du gouvernement, il s'agit d'ouvrir un certain nombre de dossiers pour que l'opinion soit éclairée sur ce qui s'est passé, nous serions nombreux à appuyer cette voie. Mais, il est très difficile de permettre au gouvernement d'arrêter tout le monde sous le prétexte que tel a construit des maisons, possède un véhicule, tel ou tel bien. A partir de quand devrons nous limiter la prescription? Voilà une question qui se pose et dont la réponse aiderait les députés. Quel type de richesse devrait susciter la curiosité de la justice pour que l'on soit amené à prouver son origine ?
Certains d'entre nous pensent que le Président de l'Union des Comores gagnerait en crédibilité si, au lieu de chercher à tout prix à faire inculper ses opposants d'hier pour détournement de fonds qui reste à prouver, il luttait réellement contre la corruption, il se donnait les moyens de la prévenir, il instaurait plus de transparence dans sa gestion des affaires publiques, il faisait respecter les procédures en matière de finances publiques, notamment le processus d'exécution du budget qui va de l'ordonnancement à la liquidation.
En effet, par exemple, on constate que les aides attribuées à l'Union des Comores ne figurent pas sur les documents budgétaires qui sont communiqués au parlement et l'on ignore comment ces fonds sont gérés et dépensés. Tout porte à croire que les procédures en matière de recettes sont malmenées : comment par exemple un chèque de huit cents millions de francs comoriens a été remis à une tierce personne dans le mépris des règles en matière de marchés publics pour acheter du ciment ? Sur quel chapitre budgétaire figurent les subventions que les Comores reçoivent. Qui gère ces fonds ? Sur quels textes de lois se réfère-t –on pour cette gestion ?
De la sorte, on peut facilement déduire que pour l'instant, le gouvernement de l'Union ne fait rien de significatif en matière de lutte ne contre la corruption.
Qu'en est-il en matière de législation sur la corruption ?
Le gouvernement avait présenté un projet de loi contre la corruption. Il a été jugé insuffisant par les parlementaires qui l'ont rejeté. En lieu et place de ce projet, les parlementaires ont rédigé une proposition de loi soumise à l'appréciation de la conférence des Présidents. Celle –ci à laquelle participe un représentant du Gouvernement a agrée la proposition de loi qui l'a affectée à la commission des lois pour examen en lieu et place du projet de loi.
L'occasion nous est offerte pour apporter les informations utiles relatives à notre position sur la lutte contre la corruption en comparant les deux textes de
loi et en procédant à leur analyse, une façon ainsi de répondre aux attaques gratuites du gouvernement contre le parlement.
Les différences relevées dans les deux textes :
Le projet de loi relatif à la transparence des activités publique, économique, financière et sociale contient 15 articles. La proposition de loi relative à la prévention et à la lutte contre la corruption en comprend 39.
De notre point de vue, le projet de loi, plus court, moins complet reste confus, imprécis et manque de clarté.
Ce projet du gouvernement ne contient que deux chapitres. Le premier évoque
les atteintes aux activités publiques, économiques et sociales. Le second traite
de la prévention contre la corruption : commission, mission, composition
Au sein de ces deux chapitres, les rédacteurs ont inséré tout ce qui concerne la prévention, la lutte et la répression contre la corruption.
La commission, ses pouvoirs et ses missions sont énumérés de façon sommaire. Cela pose un problème de lisibilité. Or, la loi contre la corruption constitue une nouveauté dans le Droit positif comorien. Elle nécessite d'avantage d'explications.
La proposition de loi plus dense et complète se compose de deux Titres.
Le premier qui porte sur la prévention et la répression de la corruption se divise en trois chapitres.
Le Chapitre I est lié à la déclaration de patrimoine, une disposition nouvelle et très importante dans la prévention de la corruption.
Le Chapitre II concerne des modifications du code pénal : de la concussion, des exonérations et franchise illégales, de la concussion des greffiers, de la tentative, de la prise d'avantage injustifié, de la prise d'emploi prohibé, du favoritisme, du commerce incompatible avec la qualité, de la corruption passive, de la corruption active, du trafic d'influence, de l'abus de fonction, des peines accessoires, des peines complémentaires, des exemptions et des atténuations des peines, des circonstances aggravantes, du conflit d'intérêt, de l'enrichissement illicite, du défaut de déclaration de patrimoine, de la dénonciation abusive .On constate un éventail très large qui s'insèrera dans le code pénal.
Le Chapitre III parle des effets des infractions de corruption.
Le second titre se compose de quatre chapitres.
Le Chapitre I traite de la Commission nationale de prévention et de lutte contre la corruption et de sa composition.
Le Chapitre II parle des Missions et de ses pouvoirs.
Le Chapitre III porte sur l'obligation de respect de la confidentialité et du secret.
Le Chapitre IV est relatif à la protection des dénonciateurs et des témoins.
Sur le fond, la différence entre les deux textes est flagrante.
Le projet de loi ne prévoit que trois sortes d'infractions ( de la prise illégale d'intérêt - des atteintes à la liberté d'accès et à la légalité des candidats dans le marché public - des abus des biens sociaux et des crédits) en matière de corruption alors que la proposition de loi prévoit 16 infractions, leurs définitions, leurs incriminations et leurs répressions.
Pour dissuader la pratique de la corruption ladite proposition prévoit à la fois des circonstances aggravantes et des exemptions, des atténuations ainsi que la notion de tentative et de complicité.
Ces notions ne sont malheureusement pas prévues dans le projet de loi.
Ce dernier viole également le principe de la non rétroactivité de la loi pénale.
Le texte des parlementaires contient et définit l'infraction de la corruption passive et de la corruption active et prévoit des peines plus sévères que celles contenues dans le projet de loi.
Donc, force est de constater que les deux textes ont une grande différence aussi bien dans la précision, la clarté que dans la répression (rigueur).
Les deux textes créent des commissions. Mais les dénominations de ces commissions se différent clairement par leurs missions : selon l'article 5 du projet de loi : « il est institué au près du ministre de la justice une commission de prévention contre la corruption sous le sigle « CPC » »
La commission que prévoit le projet du gouvernement est placée sous l'autorité du ministre et, pourrait, avoir son influence.
Pourtant l'article 18 de la proposition de loi stipule : « Pour la lutte contre la corruption, il est mis sur pied un cadre institutionnel composé d'une commission nationale de prévention et de lutte contre la corruption (CNPLC) ».
Suite à la lecture de ces deux articles, on remarque que le projet n'énumère que la prévention contre la corruption alors que la proposition de loi parle aussi bien de la prévention que de la lutte contre la corruption.
Il est à rappeler que la prévention est une chose, la lutte en est une autre.
En ce qui concerne l'indépendance de la commission, la proposition rend
plus autonome la CNPLC que le projet. Par conséquent, le champ d'application de la CNPLC est plus étendu par rapport à la CPC prévue dans le projet de loi.
Une autre différence porte sur la valeur hiérarchique qui existe entre les deux commissions. Celle prévue par la proposition de loi est instituée par décret du Président de l'Union alors que la commission prévue par le projet est instituée auprès du ministre de la justice. La nature de l'acte de nomination demeure confuse.
Pour ce qui est de la crédibilité des membres de la CNPLC, un serment
doit être prêté avant la prise de fonction. Une telle disposition n'est insérée nul part dans le projet de loi.
En ce qui concerne le pouvoir des commissions la proposition de loi donne
beaucoup plus de pouvoirs d'investigation et d'arrestation à la CNPLC contrairement à la CPC prévue dans le projet qui ne prévoit pas clairement les pouvoirs de ladite commission ( cf article 23 de la proposition).
Les articles 23 à 30 de la proposition de loi témoignent de l'indépendance dévolue à la CNPLC pour que la prévention et la lutte contre la corruption soient effectives.
Le point commun entre les deux textes est l'esprit des deux lois visant à éradiquer la corruption. Cependant, ils divergent aussi bien sur le fond que sur la forme. Ceci montre parfaitement, contrairement à ce que veulent laisser entendre certains membres du gouvernement de l'Union, que les parlementaires veulent aller plus loin que le gouvernement en matière de lutte contre la corruption.
Compte tenu des enjeux de cette lutte, il est impératif de :
-	légiférer en la matière immédiatement afin de permettre l'institution de la commission
sus évoquée. Pour ce faire, le gouvernement devra faire appel à des experts étrangers en matière de corruption et de bonne gouvernance pour assister les Comores durant une période déterminée ;
- Se référer aux modèles des pays voisins et lointains qui ont réussi à
diminuer, voire même éradiquer ce fléau ;
- Chercher des ressources humaines locales adéquates pour assister ces
experts afin d'assurer le relève ;
- Favoriser un environnement juridico médiatique propice à la réalisation de
la mission de lutte contre la corruption
- d'introduire une dérogation au Droit commun en n'acceptant l'idée de ne pas prendre en considération l'élément moral de l'infraction en matière de Corruption. L'objectif de cette dérogation est de sanctionner sévèrement les auteurs, les complices et les intéressés à la corruption y compris en cas de flagrant délit.
Youssouf Said Soilihi
Ancien Premier Vice Président
De l'Assemblée de l'Union
rencontre du president MOHAMED ABDOULOIHABI ET SITY MOHAMED SAID avec la presence du Dr MOHAMED SAID
J'ai rencontré le président de l'ile de Ngazidja, son excellence MOHAMED ABDOULOIHABI qui m'avait invité pour échanger un peu sur ce qui se passe dans notre pays et pour m'encourager pour le combat que je mène.
Cette invitation fait suite à la lettre que j'ai adressée au Président de l'Union, Son Excellence AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI concernant le conflit actuel entre l'Union et les iles et particulièrement entre l'Union et les exécutifs des îles de Ngazidja et de Moili.
Le président de l'île a vraiment apprécié ladite lettre et compris mon cri d'alarme, mon message visant à inciter les parties en conflit à faire la paix. Il est normal que le président de l'ile ait bien ressenti mon initiative car c'est un homme de paix et de Droit, un homme soucieux de son pays, honorable, qui aime bien la solidarité mais aussi qui ½uvre pour le développement du pays conformément à la devise de l'ile de Ngazidja (honneur – solidarité – développement) ; c'est pourquoi il a bien voulu m'encourager et me bénir.
Au cours de cet entretien chaleureux et fructueux, nous avons abordé plusieurs sujets :
1-	Régime des Présidents SAMBI et ABDOULOIHABI
Nous avons parlé de notre pays ; je l'ai demandé pourquoi tous ces problèmes entre l'Etat fédéral et les entités fédérés ? Pourquoi Sambi ne veut pas le voir et pourtant hier ils étaient des amis et aujourd'hui au lieu de renforcer leur amitié, ils sont devenus des ennemis. Pourquoi ils ne veulent pas s'entendre pour le bien de la Nation ?
Sincèrement son excellence Monsieur le président ABDOULOIHAB n'a pu répondre ces questions car lui, il n'a pas de problème.
Sambi a fait les désordres, le respect du droit, de la constitution, des lois de la République : en matière de finances publiques, des appellations, de la sécurité intérieure, de l'administration locale, du code électoral, de la loi statutaire, du nombre des membres de son gouvernement, de l'administration insulaire ...., du dialogue, des échéances électorales, des institutions etc
Cela montre que ce contentieux absurde résulte d'une interprétation divergente des textes de loi, de l'usage incompréhensible de la force par les autorités de l'union des Comores en lieu et place du droit, du refus du dialogue de Sambi pour régler les problèmes de la Nation.
Personnellement, à ce sujet, j'ai le profond sentiment que si on ne fait rien, bientôt il y aura la guerre civile entre les deux camps. Moi, je ne veux pas qu'il y ait la guerre car ça sera un conflit entre nous, frères et s½urs comoriens. Alors, je pose ces questions au président Sambi. Pourquoi il ne veut pas coopérer avec les iles ?
2 – Les responsables de l'ile Autonome de Ngazidja emprisonnés
J'ai demandé au président de l'ile ; pourquoi des responsables de son gouvernement ont été arrêté et emprisonné ? Est ce qu'ils ont volé ?
Il a dit que ce sont les mêmes questions qu'il se pose tout le temps.
Ailleurs, la prison pour des gens responsables de l'Etat doit être différente de celle destinée aux simples citoyens. Le même raisonnement vaut pour la justice. Mais ici aux Comores, on mélange les torchons et les serviettes.
Pourquoi on les traite comme des voleurs alors que chacun sait très bien que ce sont des gens responsables
Cette affaire ne concerne pas le seul président Abdouloihabi, mais nous tous.
Leur emprisonnement soulève de vraies questions. Est ce que ces responsables qui sont emprisonnés n'ont pas de partisans ? Pourquoi les habitants de leur village ne se mobilisent pas pour savoir pourquoi ils sont en cellules ?je n'ai pas dit de provoquer une guerre mais de venir tous voir le président de l'ile pour chercher une solution ; à chercher la paix dans cette période ; mais vous voulez quoi ?
Mais éveillez vous ; ce sont que vos enfants qui sont en prison.
C'est illégal, cela montre que vous êtes des amis pour les bonnes saisons mais pas pour toutes les saisons. Allez réveillez vous ; chercher des solutions pour les sortir ; à faire la paix, en plus nous sommes dans un pays démocrate dont le pouvoir appartient au peuple ;
Ressemblons nous pour chercher une solution pour les unir, n'oubliez pas que ces présidents sont élus, c'est grâce à nous ; nous les avons votés pour le développement et la stabilité du pays.
3-	L'opposition
j'ai sollicité au président ABDOULOIHABI s'il y a des partis opposés au régime de Sambi ?
Il m'a répondu positivement il y en a beaucoup
Je lui ai demandé pourquoi ils ne font rien
Il m'a répliqué qu'ils se préparent pour manifester.
Alors je pose pourquoi ils ne font rien ; ils restent les bras croisés ; peut être parmi eux ils n'arrivent pas à s'entendre,
Ils se préparent jusqu'à quand ? Ce ne sont pas des projets pour aider les gens ou des écoles ou bien construire des bâtiments. Mais c'est une affaire qu'ils doivent réagir immédiatement, faire des manifestations, évidement par la voie pacifique.
Demain ; une fois leur mandat achevé, ils vont prendre la place, chacun veut être élu et pourtant ils ne font rien maintenant pour nous prouver de leurs efforts et pour l'amour du pays.
Il faut avoir la confiance du peuple, avant ce peuple avait raté un pas d'escaliers, c'est la raison pour laquelle il était entrain de glisser évidemment jusqu'à il prend conscience de leur erreur, Il a tout compris.
Il faut rester avec son peuple et le servir et se donner à fond ; de se battre pour son pays
C'est le vrai leader ou bien un vrai parti
Cherchez la solution pour nos présidents si non il n'y aura pas de paix.
4-	la jeunesse comorienne
J'ai demandé à monsieur le président concernant la jeunesse d'aujourd'hui
il m'a dit que son rêve c'est d'aider la jeunesse comorienne
Les jeunes d'aujourd'hui sont aveuglés ; ils ne sont pas comme la jeunesse dans les régimes de SAID MOHAMED CHEIKH, ALI SOILIHI, et les autres présidents où il y avait beaucoup de mouvements des jeunes. Où les jeunes se sont révoltés pour la stabilité du pays ou bien pour une bonne éducation.
Mais celle d'aujourd'hui, ils sont tous emportés par la musique et le résultat c'est la délinquance juvénile (manque de respects envers leurs parents ; drogue, cigarette, pas d'éducation parmi eux)
Ils ne veulent rien savoir et pourtant nous sommes les futures responsables de ce pays.
Quand président Abdouloihab voit tous ces jeunes, il a les larmes aux yeux, il veut faire quelque chose pour eux, les aider en créant un conseil des jeunes, en rassemblant la jeunesse et des associations pour former l'union de la jeunesse comorienne pour les aider.
Son excellence monsieur le président ABDOULOIHABI va créer cette association bientôt, une fois la mer sera calme.
Eradication de la pauvreté ; vivre en paix, scolarité saine ; activités socio culturelle qui sont pour la jeunesse que nous sommes des éléments pour notre évolution, sont la parmi ses préoccupations premières du président ABDOULOIHABI
Chaque chose à son c½ur et le c½ur d'un pays, c'est l'Université
Pourquoi nous étudiants, futures responsables de ce pays, pourquoi nous ne faisons rien, il faut savoir tout ce qui se passe dans notre pays et chacun donne ses idées, car l'avenir de ce pays est entre nos mains.
Alors, réfléchissons bien et suivons le bon sens si non nous risquons de se perdre.
5- LES ORDURE
A la présence de mon père qui est un Médecin, Nous avons parlé des déchets ; ces derniers figurent parmi les premières préoccupations du président ABDOULOIHAB.
Mon père est le premier à réveiller les gens du quartier hamramba (sur la piste) c'est la où ils jettent les ordures de toutes les quartiers de Moroni ; il voudrait les prévenir des maladies surtout la peste.
Dans ce quartier, il y a des mouches partout même nous n'arrivons pas à respirer.
Des mauvaises odeurs même parfois à l'hôtel le Moroni, car ce piste dont ils jettent les ordures est entouré de l'hôtel le Moroni ; nations unies ; aux ministères et à l'Assemblé
J'ai demandé à Monsieur le président Abdouloihab et il m'a répondu que c'est un projet qui va s'achevé bientôt. Il m'a proposé d'aller voir son directeur de cabinet à la présidence pour me monter la maquette.
Son histoire à propos de ces ordures :
Président ABDOULOIHABI a fait le tour de l'ile pour chercher un endroit pour créer un site pour déposer les ordures, il va d'un village à l'autre accompagné de son gouvernement, ils étaient chassés partout, chaque village refuse. Heureusement les habitants du hamanvou ont accepté et ils l'ont bien accueilli, c'est là où le président a trouvé la solution.
Comme l'union l'avait dit que c'est à l'ile de s'en occuper, de chercher une solution alors président Abdouloihabi l'a trouvée. Son projet est presque fini. Dans ces derniers jours, nous avons vu dans le journal d'Alwatwan que c'est l'union qui a l'affaire en main et pourtant c'est le président de l'ile et son gouvernement qui se sont donnés à fond pour trouver ce site.
Nous sommes dans quel régime ; démocratie ou dictature moderne ?
C'est l'Union des Comores ou bien la désunion des comores, pour n'est pas dire la séparation des iles ?
Les partis politiques, les notables de tous les villages, les femmes, la jeunesse, les étudiants, l'heure est arrivée de voir clair.
Cherchons la paix entre l'union et les iles.
Il faut les unir car l'union dans la paix fait la force ou la solidité mais la désunion ne fait qu'un pas en arrière et pourtant nous voulons avancer comme les autres pays.
Tous ensembles, nous bâtissons les Comores, la réorganisation de notre cher pays.
Présidents SAMBI, ABDOULOIHABI sont toujours capables d'assumer leurs responsabilités aux bénéfices des comoriens.
DISCOURS DU MAIRE DE NTSAOUENI SON EXCELLENCE YOUSSOUF SAID SOILIHI
A quel titre j'interviens : Maire et Partenaire.
Il me revient, en ma qualité de Maire de la localité de Ntsaouéni, de vous souhaiter la bienvenue. Vous êtes les bienvenus. J'interviens également en tant que partenaire de ce vaste projet qui comprend deux volets : celui relatif à la formation médicale et un autre lié aux soins.
Le projet , deux volets : formation et soins.
Nous sommes ici rassemblés à l'occasion de la pose de la première pierre d'une faculté de médecine. C'est le volet formation. Pour sa réalisation, nous mettons à la disposition de notre partenaire des terrains pour la construction des salles nécessaires pour accueillir les étudiants. Nous sommes disposés aussi à fournir de l'espace pour y construire les logements des professeurs et des étudiants, pour la restauration et les loisirs etc
Pour l'autre volet portant sur les soins, nous avons une contribution de deux bâtiments d'un coût total prévisionnel de deux cents trente cinq millions de nos francs (235 000 000 Fc),
Le premier bâtiment d'un coût de construction de 144 millions de francs comoriens est achevé.
Il manque soixante sept millions pour terminer le deuxième. Nous allons nous atteler à activer la collecte des fonds pour le rendre disponible.
Le projet de centre de santé communautaire devait coûter la somme cinq cents mille euros y compris les équipements.
Les travaux déjà réalisés ont été financés par des fonds propres, des fonds communautaires, acquis grâce à des taxes sur les manifestations coutumières et des cotisations de la diaspora.
Réflexion : création d'un fonds d'investissement communautaire.
A ce stade, quelques questions surgissent : si une communauté de quelques cinq mille âmes est capable de sortir de ses poches et de ses caisses communautaires et coutumières cinq cent mille euros, qu'en serait-il pour tout Ngazidja forte de dizaines de localités de cette nature ? Nous voyons ici le lien entre anda et développement.
Pourquoi ne pas réfléchir sur la mise en place d'un fonds pour l'investissement communautaire ? Un fonds qui pourrait être alimenté par les contributions des communautés et ou des communes dont l'objectif est de financer le développement local ou régional. Comme nt le créer ? L'alimenter ? Le faire fonctionner ? Le fructifier ? Le pérenniser ?
J'interpelle ici les Associations des Maires, des Notables, de la diaspora pour conjuguer leurs efforts afin de mettre en place une commission avec l'appui des banques mutuelles et de nos partenaires que sont le système des Nations Unies, le programme co développement, le FADC et coopération en matière de décentralisation.
Les autorités comme insulaires sont également concernées, les parlementaires, les organisations politiques comme celles de la société civile.
Deuxième réflexion : la gouvernance locale, enjeux organisationnels et citoyens.
L'autre thème de réflexion porte sur les enjeux organisationnels et citoyens en matière de gouvernance locale. En effet, chacun sait que nos communes ont recours à deux systèmes de valeurs complètement opposés pour la gouvernance locale ainsi que pour le financement des activités de développement : il s'agit d'une part de notre système coutumier qui a comme pilier l'honneur et le prestige et, de l'autre, le conseil municipal qui a recours à la gestion comptable et, donc au bilan financier.
Le premier système a mis en place un mécanisme de collecte de ressources à partir de ses festivités coutumières pour réaliser des projets dont certains visent l'honneur du village.
Le second se contente de l'utiliser mais doit rendre compte de sa gestion. Ce faisant, il demande de la rationalité.
Du coup, posons-nous cette question de savoir comment financer un développement économique, social, culturel, infrastructurel rationnel à partir de financements acquis sur la base de la notion d'honneur.
Comment organiser notre société en nous appuyant sur ces deux piliers que sont la modernité et la transparence d'une part, l'honneur et le prestige d'autre part.
C'est toute la problématique de la gouvernance locale qui est ici posée.
Comment composer nos conseils municipaux en tenant compte des différentes catégories sociales de la commune ?
La paix, facteur de développement.
Enfin, je profite de cette opportunité pour remercier dieu d'avoir permis notre réconciliation grâce à laquelle l'accalmie revient après la tempête.
Nous avons besoin de rassembler tous les fils et filles de Ntsaouéni pour avoir une gouvernance apaisée sans laquelle le développement n'est pas possible.
C'est une leçon pour tout le pays qui a besoin de la paix pour aller de l'avant.
intervieu de verité du president MOHAMED ABDOULOIHAB
Exculsif. L'interview-vérité de M. Abdouloihabi
Posté le 17/09/2009 à 06:56 par inoussa Vous rentrez d'une visite à Mwali,
en compagnie de plusieurs barons de l'opposition nationale. Objectifs et
résultats de cette visite ?
Je me réjouis du dynamisme, du goût du combat politique qui animent plus
que jamais l'opposition nationale en ces temps choisis délibérément par le
gouvernement de l'Union pour déstabiliser les institutions, remettre en
cause unilatéralement les fondements de l'Accord de Fomboni et installer
le pays dans une crise politique larvée aux conséquences désastreuses.
La rencontre de Mwali était la démonstration de l'unité de l'opposition de
Ndzuwani, de Mwali et de Ngazidja pour dénoncer la marginalisation de la
constitution et de la loi référendaire par le Président Sambi dans sa
gouvernance, pour condamner le coup de force contre l'Exécutif de l'île de
Ngazidja afin d'annexer son administration, pour exiger le respect des
institutions, l'organisation des élections législatives et pour montrer
qu'une alternative est possible afin d'encadrer le pays jusqu'au terme du
mandat légal du Président Sambi le 26 mai 2010.
Les Exécutifs de Mwali et de Ngazidja ont participé à cette rencontre.
Nous soutenons la démarche de l'opposition nationale. Nous nous
reconnaissons dans le communiqué qui a sanctionné les travaux et nous
sommes certain que la Convergence nationale pour mai 2010 est l'expression
du rejet de l'autoritarisme et de la dictature qu'impose le Président
Sambi. Elle est la réponse à l'arrogance, à la suffisance et à
l'intolérance de ce pouvoir de l'Union qui est devenu tellement aveugle et
sourd qu'il ne respecte plus rien même l'éthique de ce mois sacré de
Vous avez dit récemment à l'Envoyé Spécial de l'UA, J.F. Madeira que vous
étiez prêt à reprendre le dialogue avec les autorités de l'Union.
Avez-vous formulé, oui ou non, des préalables à cette reprise des
Je suis par conviction un homme de dialogue, un homme de tolérance. La
fonction politique exclue la rigidité psychologique et impose l'ouverture
d'esprit et l'humilité surtout dans un Etat fédéral comme le nôtre,
composé d'entités insulaires qui ont expérimenté une crise séparatiste.
Alors, reprendre le dialogue avec les autorités de l'Union oui ! Parce
qu'il aurait dû être permanent. Il n'aurait jamais dû s'interrompre. J'ai
d'ailleurs écrit au Président Sambi le 12 août 2009 au lendemain de son
Coup d'Etat contre le pouvoir de l'île de Ngazidja pour attirer son
attention sur les dangers de son acte, lui rappeler les devoirs de sa
charge et lui expliquer qu'il n'y avait aucune issue à cette crise qu'il a
provoquée que le dialogue entre les Exécutifs de l'Union et des îles,
encadré par la Communauté internationale. Des préalables, bien sûr que
oui ! D'abord, la libération des autorités de l'île emprisonnées
illégalement. La restitution des biens meubles et immeubles, patrimoine de
l'île, confisqués ; la restauration de l'autonomie administrative,
politique et financière anéantie en violation de la constitution, la
participation à ce dialogue de la communauté internationale pour éviter
les palabres inutiles sans lendemain, comme nous en avons connu et qui ont
toujours été une perte de temps et une tromperie pour l'opinion, parce que
le Président Sambi les considérait seulement comme une formalité, une fin
Comment fonctionne aujourd'hui le gouvernement de Ngazidja avec quatre
hauts responsables (dont trois ministres) en prison ?
Cet emprisonnement est une plaie pour notre système judiciaire qui a
validé une bêtise politique. J'espère que ce dérapage ne fera pas
jurisprudence et que le droit s'affirmera dans toute sa rigueur, dans
toute son indépendance pour protéger contre la politique et ses excès. Le
Président Sambi a décapité le pouvoir de l'île. Il l'asphyxie
financièrement et bloque même les salaires. Il a confisqué les véhicules
des autorités insulaires emprisonnées. Il laisse la police harceler,
menacer, humilier les autorités de l'île, arrêter et torturer les
policiers restés loyaux au pouvoir de l'île. Alors, comment on
fonctionne ? Autant qu'on peut. Dans la certitude que cet étouffement est
un feu de paille, que la raison s'imposera et que la normalité
constitutionnelle s'affirmera parce que le Président Sambi ne peut pas
imposer la force aussi longtemps. L'Etat ne fonctionne pas par la force,
le mépris et l'arrogance. Il fonctionne selon des normes. On ne peut pas
s'en écarter indéfiniment. Les temps sont durs mais nous sommes les femmes
et les hommes de la situation. Face à l'arbitraire et au mépris, on ne
fléchira pas, malgré les privations et les provocations.
De nombreuses administrations relevant de votre tutelle, notamment les
superstructures, n'ont pas perçu leurs traitements du mois de juillet.
L'Union estime que vous refusez de vous conformer à la nouvelle donne
constitutionnelle du pays. Jusqu'où l'île de Ngazidja peut-elle aller dans
Les fonctionnaires totalisent plus de sept mois d'arriérés de salaires.
C'est un échec pour la gouvernance du Président Sambi. Un tel palmarès
exige un peu plus de modestie surtout quand la gabegie et la corruption
s'affichent au c½ur du pouvoir de l'Union avec arrogance. L'Union a décidé
de sanctionner l'administration de l'île et de lui priver de salaires.
C'est une conception du pouvoir du « bangwé » et non de l'Etat. Cet
exemple prouve bien que nous sommes dans un Etat patrimonial. Dans un Etat
organisé, on ne se fait pas justice. S'il y avait un refus de se conformer
à la nouvelle donne constitutionnelle, comme vous dites, ce qui n'est
d'ailleurs pas le cas, il existe des instances de régulation, des
instances d'arbitrage. Le Président Sambi et son gouvernement ne sont pas
à ce que je crois, le juge de la constitution. Qu'on arrête ce mélange de
genres et cette idée selon laquelle le Président est au-dessus de la loi
et que tout lui est permis et que tout doit lui être soumis.
Je précise d'ailleurs que la rétention du salaire ne concerne pas
seulement le mois de juillet. Il s'agit également du mois d'octobre et de
deux mois antérieurs à la réforme constitutionnelle du 17 mai 2009 pour
tous les agents de l'île et décembre 2008 pour la superstructure et les
personnels subalternes qui servent à la présidence et dans ses services
Devons-nous accepter les injonctions du Président Sambi et sa conception
de l'Etat qui se détachent de la constitution ? Non, bien sûr ! Le
Président de Mwali Mohamed Ali Said et moi ne nous soumettrons pas aux
caprices du Président Sambi qui prétend que l'application de la loi
référendaire du 17 mai 2009 nous oblige à endosser l'appellation de
gouverneur et nos ministres celle de commissaires. Je rappelle que la
réforme constitutionnelle ne peut pas s'appliquer sur notre mandat en
cours car « la loi ne dispose que pour l'avenir ». D'ailleurs, le
Président Sambi serait dans l'impossibilité d'appliquer la nouvelle
réforme à son propre mandat parce qu'il lui faudrait s'appuyer sur le
Vice-président représentant l'île de Ndzuwani qui, lui, devra attendre les
prochaines élections présidentielles pour exister. Alors, pourquoi la
nouvelle réforme doit-elle impérativement s'appliquer aux Chefs des
Exécutifs des îles alors même qu'elle ne peut pas l'être pour le Président
de l'Union ? N'est-ce pas là un caprice d'un monarque intolérant ? Ainsi
donc, nous résisterons jusqu'à ce que le Président Sambi entende raison et
cesse de prendre les pauvres agents de l'administration de l'île en otage
ou jusqu'au terme légal de son mandat parce qu'il n'est pas si loin.
Comment expliquez-vous le dépassement de 5 millions constaté en juillet
dernier dans la masse salariale de l'île de Ngazidja ?
J'ai entendu dire cela. Mais c'est une plaisanterie de mauvais goût qui
n'a aucun fondement. Si cela avait été la raison de ce courroux contre le
pouvoir de l'île, on louerait la rigueur gestionnaire du pouvoir de
l'Union. Mais, soyons francs ! Je sais que ce serait trop demander que
d'exiger la vérité sur quel pouvoir dépense plus en matière salariale ?
Qu'en est-il de la masse salariale de la Présidence de l'Union qui a connu
une augmentation exorbitante, en peu de temps, presque du simple au
double ? Pourquoi ne pas publier les chiffres ? Pourquoi ne pas dire que
le pouvoir de l'île de Ndzuwani a recruté 500 personnes en un an et qu'il
s'enorgueillit d'ailleurs et que sur les dépassements que l'on évoque, il
en est responsable. Pourquoi ces questions ne sont pas débattues en
commun, mais l'on cherche toujours à taper sur Ngazidja ? Pourquoi
toujours Ngazidja ? Arrêtons enfin cette obsession ! La vérité est que ce
dépassement n'est pas de mon fait même si je m'en réjouis. Il s'agit de
l'application d'un décret du Président Sambi qui a revalorisé les salaires
des secteurs de la Santé et de l'Education.
Mais, examinons les chiffres ensemble. Ces données sont fournies par le
CREF, organe du Ministère des Finances de l'Union dans lequel siègent des
représentants des îles et un représentant du Fonds monétaire
international. De 2008 à 2009, le budget consolidé s'élève à 15 milliards
690 millions 190. En 2009, il est de 16 milliards 378 millions. Durant
cette année, l'Union a augmenté ses dépenses de 773 millions, Ndzuwani a
augmenté ses dépenses de 119 millions, Mwali a augmenté ses dépenses de 77
millions, Ngazidja a diminué ses dépenses de 279 millions. Prêtons encore
attention aux données suivantes : de 2007 à 2009 l'Union a augmenté sa
masse salariale de 1 milliard 194 millions, Ndzuwani a augmenté sa masse
salariale de 467 millions, Mwali a augmenté sa masse salariale de 133
millions, Ngazidja a diminué sa masse salariale de 467 millions. De
janvier 2009 à juillet 2009, la masse salariale de Ngazidja est en baisse.
Permettez que j'ajoute que ceux qui accusent n'ont pas évoqué le
dépassement global, mais ont préféré pointer Ngazidja du doigt. Je vais
les aider. Le dépassement global est de 200 millions. Ngazidja 5 millions,
il est vrai. Mais, Ndzuwani a fait un dépassement de 115 millions et on
croit utile de ne pas le dire, Mwali a fait un dépassement de 2 millions.
Voilà la vérité étayée par les chiffres. Le reste est de la propagande. A
chacun d'en juger !
Vous avez fermement condamné le référendum constitutionnel de mai dernier.
En même temps, vous avez déclaré à Beit-Salaam être prêt à collaborer avec
le Chef de l'Etat dans l'application de la nouvelle constitution.. N'y
a-t-il pas là une contradiction ?
Absolument pas. J'ai été contre le projet de loi référendaire parce qu'il
allait entre autres réviser des matières protégées de toute révision par
la constitution et parce que j'avais compris qu'il allait bloquer les
institutions. J'ai dit et je répète que la loi référendaire a été imposée
et non votée. Il se trouve que la Cour constitutionnelle dont on connaît
mon sentiment à l'égard de ses membres, l'a validée et le Président de la
République l'a promulguée. Je suis le Chef d'une institution de l'Etat et
non le Chef d'un parti de l'opposition. Je dois considérer malgré moi que
cette loi est devenue une loi de la République. Alors, la question est de
savoir comment l'appliquer pour éviter sa nocivité. C'est pourquoi j'ai
dit que j'étais prêt à collaborer avec le Chef de l'Etat pour son
application. N'oubliez jamais que je suis juriste et praticien au
quotidien de la constitution. Malheureusement, le Président Sambi a agi en
solitaire. Il a eu une lecture dictatoriale de la loi et il a créé le
désordre dans les institutions.
Aujourd'hui, dans ce bras de fer entre l'Exécutif de Ngazidja et l'Union
autour du conflit de compétences, l'opinion comorienne se rappelle qu'il y
a un an, au foyer des femmes de Moroni, vous avez déclaré avoir reçu de
l'Union « les compétences de Ngazidja ». Qu'avez-vous envie de dire à ceux
qui se souviennent encore de ce discours ?
D'abord, soyons honnêtes. Il ne s'agit plus d'un conflit de compétences.
Le Président Sambi s'est appuyé sur la Police et la gendarmerie pour faire
un Coup d'Etat contre l'Exécutif de l'île. C'est bien autre chose parce
qu'il a violé l'autonomie de l'île. Il s'est accaparé de pouvoirs
constitutionnellement dévolus à l'île. Il a rompu la légalité
constitutionnelle. Ensuite, soyons sincères. Ne faisons pas mentir
l'histoire par commodité et convenances politiciennes. J'ai dit à
l'époque, à la publication du décret du Chef de l'Etat, que les
compétences de Ngazidja, dans la gestion commune des sociétés d'Etat entre
l'Union et les îles, allaient être enfin respectées. Je sais que d'aucuns,
lorsque mes relations avec l'Union se durcissaient, ont interprété mon
propos différemment. Je me suis abondamment expliqué sur cette question.
J'ai, à maintes reprises, répondu aux interrogations des uns et des autres
sur ce sujet. Je sais que ceux qui sont de mauvaise foi le resteront et
n'ont pas besoin de la vérité. J'ai suffisamment travaillé sur ces
questions de compétences partagées. J'ai contribué de beaucoup à
l'éclaircissement de nombreux domaines et apaisé de nombreux conflits que
l'on doit comprendre que je ne suis pas un profane dans ces matières.
La nomination des préfets ne relève pas de votre tutelle depuis un mois.
Pour justifier sa décision, l'Union soutient que les préfets sont les
représentants de l'Etat dans les régions et ils ne peuvent, à ce titre,
dépendre d'une entité insulaire. Que répondez-vous à cela ?
L'Union se trompe et son explication manque de poids. Cette réponse est
d'une incompétence pitoyable. Vous savez, le préfet est le représentant de
l'Etat dans les régions lorsqu'on est dans un Etat unitaire décentralisé
comme par exemple la France. En Union des Comores, nous sommes dans un
Etat fédéral. Le préfet est alors une autorité déconcentrée qui relève
d'une administration autonome d'une entité fédérée, dirigée par un
Exécutif élu. L'Union n'a aucune compétence dans la gestion des régions.
Puis-je ajouter que la loi référendaire du 17 mai 2009 attribue «
l'administration des collectivités locales » aux îles. Il s'agit bien des
préfectures puisque les mairies sont gérées par des personnalités élues
donc sont autonomes et ne relèvent pas directement des Exécutifs des îles.
A Mwali, vous avez déclaré que le Président Sambi viole même la nouvelle
constitution adoptée en mai dernier. Pourriez-vous être explicite ?
Je persiste à dire que le Président Sambi viole la constitution et même sa
loi référendaire. La loi référendaire stipule que « Chaque île établit
librement sa loi statutaire », le Président Sambi impose une loi
statutaire à toutes les îles par ordonnance. La loi statutaire comme la
constitution de 2001 reconnaît l'autonomie aux îles, le Président Sambi
annexe à l'administration de l'Union, l'administration de l'île de
Ngazidja. La loi référendaire attribue « la police urbaine et rurale » à
l'île, le Président Sambi fait main basse sur la police de l'île et
l'oblige à la rébellion contre son autorité naturelle. Il s'autorise
illégalement, sans aucun fondement constitutionnel, la transformation d'un
mandat élu de Président d'île, en un mandat nommé de Gouverneur. Pure
provocation ou ultime humiliation ? En tout cas, cela semble être un petit
jeu amusant qui n'a pas sa place au c½ur de l'Etat. J'ai évoqué déjà le
cas des préfectures de régions. Je peux poursuivre les exemples qui
montrent que le Président Sambi et son gouvernement appliquent une autre
constitution que celle adoptée par les comoriens.
Comment expliquez-vous aujourd'hui les rapports très tendus entre vous,
Mohamed Abdouloihabi, et le Chef de l'Etat dont vous étiez le Directeur de
Cabinet durant plus d'un an ?
Posez-lui la question. La réponse serait peut être intéressante. Moi,
j'exige le respect de la constitution et des fondements de l'Accord de
Fomboni. Le relationnel n'interfère pas dans ma conception de la chose
publique. Il ne s'agit pas d'avoir entre les uns et les autres des bons ou
de mauvais rapports, d'être ou pas des amis quand on a à gérer l'Etat
ensemble. Il faut le faire suivant les normes convenues, s'investir
loyalement et totalement pour le bien de la population. Ce n'est pas parce
que le Président Sambi était mon ami que je dois valider et accepter les
turpitudes, les dérapages, les excès et les abus de sa gouvernance.
Certains de vos proches ont déjà rejoint le camp d'en face avec armes et
bagages. Avez-vous un commentaire sur ces brusques retournements de
Vous m'apprenez des choses. Est-ce ce qu'on dit dans le camp d'en face ou
est-ce un souhait ? En tout cas, je n'en connais pas qui soient partis.
J'en connais pourtant d'autres qui souffrent le martyr en prison par la
volonté du pouvoir Sambi, en ce mois béni, et qui luttent avec courage,
détermination et espoir pour le respect et la dignité de l'île de
Ngazidja. A eux, à la police de Ngazidja restée loyale au pouvoir de
l'île, aux fonctionnaires et agents des différents ministères, aux
personnels des services régionaux, au personnel de la présidence et
services rattachés, aux bénévoles et autres personnalités qui souffrent
des privations diverses imposées par le pouvoir de l'Union et qui se sont
engagés malgré tout, c½ur et âme, dans ce combat légitime pour le respect
de l'île et de son autonomie, je réitère mon admiration et ma confiance en
la victoire, parce que le combat est juste et engage l'avenir.
Le pouvoir de l'Union a réduit à la portion congrue les prérogatives de
l'Exécutif de Ngazidja. L'autonomie de l'île est aujourd'hui malmenée.
Avez-vous, un instant, songé à présenter votre démission comme il se
murmurait à Moroni ?
Votre constat est malheureusement la vérité. L'île de Ngazidja est
piétinée par le Président Sambi et son gouvernement. Le Président Sambi et
les siens utilisent et manipulent des fils de Ngazidja pour cette basse
besogne. Ils montent les wangazidja, les uns contre les autres. Ils
divisent la police de l'île et encouragent les rebelles soutenus par
l'Union à pourchasser, harceler, arrêter et torturer les policiers restés
loyaux au pouvoir de l'île. Il en est de même pour le remplacement des
préfets qui peut conditionner une confrontation violente entre villages de
la même région. A croire que l'on veut absolument l'affrontement dans
cette île. Est-ce que j'ai songé à démissionner ? Non ! Pourquoi le
ferai-je ? J'ai un mandat qui court jusqu'en 2012. Ceux qui s'affolent
aujourd'hui et qui dérèglent l'ordonnancement institutionnel convenu en
2001 s'approchent du crépuscule de leur pouvoir. Ils quitteront le pouvoir
qu'ils le veuillent ou non. La constitution reprendra son droit et sa
marche pour être la norme suprême de l'Etat. L'étau se desserrera,
l'arbitraire disparaîtra et l'on pourra continuer à servir les wangazidja
et les comoriens, fidèle au mandat que nous avons reçu d'eux.
Croyez-vous à une alternance politique en 2010 ?
Elle est obligatoire pour qui aime ce pays et le vivre ensemble comorien.
A elle seule, elle mérite tous les sacrifices. L'alternance au sommet de
l'Etat tous les 4 ans et d'une façon tournante à travers les îles, a été
une des conditions imposée par les anjouanais pour retourner vivre au sein
du même Etat que les deux autres îles. Ce n'est pas un Président
originaire de Ndzuwani qui va compromettre le processus. L'île de Mwali
peut se sentir humiliée et insultée. Il faut tout faire pour qu'elle
n'entre pas en sécession. Il faut absolument l'éviter. D'ailleurs, je ne
vois pas au nom de quoi le Président Sambi souhaiterait le pire à son
Comment cette union sacrée entre les Exécutifs de Mwali et de Ngazidja
d'une part, et l'opposition nationale, compte-t-elle aborder les
prochaines législatives ?
Dans la confiance que chaque jour qui passe nous rapproche de la sérénité
et de la stabilité.. Unis pour présenter une alternative crédible. Unis
pour gagner parce que l'Etat a besoin d'un grand bain salvateur. Unis pour
faire renaître la confiance dans le c½ur de chaque comorien. Unis parce
qu'une autre politique est possible et nous l'incarnons ensemble.

References: L'article 9

L'Article 12

L'Article 15

L'article 25

L'article 163
 l'article 5
 l'article 18