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ORDONNANCE N DU 23 CHAABANE 1415 CORRESPONDANT AU 25 JANVIER 1995 RELATIVE AUX ASSURANCES ET SES TEXTES D APPLICATION - PDF
ORDONNANCE N DU 23 CHAABANE 1415 CORRESPONDANT AU 25 JANVIER 1995 RELATIVE AUX ASSURANCES ET SES TEXTES D APPLICATION
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1 ORDONNANCE N DU 23 CHAABANE 1415 CORRESPONDANT AU 25 JANVIER 1995 RELATIVE AUX ASSURANCES ET SES TEXTES D APPLICATION Avril 2014
2 AVIS Le secrétariat permanent du Conseil National des Assurances a le plaisir de mettre à votre disposition cette nouvelle version de l ordonnance n du 25 janvier 1995 relative aux assurances, modifiée et complétée par ; la Loi n ; la Loi de Finances pour 2007 ; la Loi de Finances complémentaire pour 2008 ; la Loi de Finances complémentaire pour la Loi de Finances complémentaire pour 2011 ; la Loi de Finance pour A cette version de l ordonnance modifiée et complétée sont annexés tous les textes d application promulgués à ce jour. Ainsi, chaque article qui fait référence à un texte subséquent est relié par lien hypertexte au décret exécutif ou à l arrêté visé, dont les références sont mentionnées sur les notes de bas de page. Cette compilation est également dotée d un sommaire dynamique, qui permet d accéder d un simple clic à une partie de l ordonnance ou à un de ses textes d application. Dans cette dernière version, les textes règlementaires sont regroupés par thème et présentés dans le même ordre que la partie législative. Tous les textes modifiés ou complétés ont fait l objet d un traitement et sont présentés dans leur version en vigueur. Pour les versions officielles de l ordonnance modifiée et complétée, veuillez vous référer aux : J.O.R.A.D.P. numéro 15 du 12 mars 2006 ; J.O.R.A.D.P. numéro 27 du 26 avril 2006 ; J.O.R.A.D.P. numéro 85 du 27 décembre 2006 ; J.O.R.A.D.P. numéro 42 du 27 juillet 2008 ; J.O.R.A.D.P. numéro 49 du 29 Aout 2010 ; J.O.R.A.D.P. numéro 40 du 20 Juillet 2011 ; J.O.R.A.D.P. numéro 68 du 31 décembre Avril 2014
3 SOMMAIRE PARTIE LEGISLATIVE... 7 LIVRE I : DU CONTRAT D ASSURANCE... 8 TITRE PRELIMINAIRE... 8 TITRE I : DES ASSURANCES TERRESTRES... 8 CHAPITRE I : DISPOSITIONS GENERALES... 8 Section 1 : Du contrat d assurance... 8 Section 2 : Droits et obligations de l assureur et de l assuré... 9 Section 3 : Compétence et prescription...12 CHAPITRE II : DES ASSURANCES DE DOMMAGES Section 1 : Dispositions générales...12 Section 2 : Des assurances contre l incendie et risques accessoires...15 Section 3 : Des assurances contre la mortalité des animaux et risques climatiques...15 Section 4 : Des assurances de marchandises transportées...16 Section 5 : Des assurances de responsabilité...16 Section 6 : De l assurance caution...16 CHAPITRE III : DES ASSURANCES DE PERSONNES ET DE CAPITALISATION Section 1 : Dispositions générales...16 Section 2 : Désignation du bénéficiaire...19 Section 3 : Paiement des primes...19 Section 4 : Cas de nullité...20 Section 5 : Rachat Avances...21 Section 6 : Participation bénéficiaire...21 TITRE II : DES ASSURANCES MARITIMES CHAPITRE I : DISPOSITIONS GENERALES CHAPITRE II: DISPOSITIONS COMMUNES AUX ASSURANCES MARITIMES Section 1 : Conclusion du contrat...22 Section 2 : Etendue de la garantie...22 Section 3 : Droits et obligations de l assureur et de l assuré...24 Section 4 : De la prescription...25 CHAPITRE III : DISPOSITIONS SPECIALES AUX ASSURANCES MARITIMES Section 1 : Des assurances de corps...25 Section 2 : Des assurances de facultés...27 Section 3 : Des assurances de responsabilité...28 TITRE III : DES ASSURANCES AERIENNES CHAPITRE I : DISPOSITIONS GENERALES CHAPITRE II : DE L ASSURANCE DES RISQUES D AERONEFS Section 1 : De l assurance des corps d aéronefs...29 Section 2 : De l assurance de responsabilité...29 CHAPITRE III : DE L ASSURANCE DES MARCHANDISES TRANSPORTEES... 29
4 LIVRE II : DES ASSURANCES OBLIGATOIRES CHAPITRE I : DES ASSURANCES TERRESTRES Section 1 : Des assurances de responsabilité civile...30 Section 2 : De l assurance incendie...31 Section 3 : De l assurance en matière de construction...31 Section 4 : Contrôle et sanction de l obligation d assurance...32 Section 5 : De la responsabilité civile chasse...33 Section 6 : De la responsabilité civile automobile CHAPITRE II : DES ASSURANCES MARITIMES ET AERIENNES Section 1 : Des assurances maritimes...33 Section 2 : Des assurances aériennes...34 Section 3 : Contrôle et sanctions de l obligation d assurance...34 CHAPITRE III : DISPOSITIONS DIVERSES LIVRE III : DE L ORGANISATION ET DU CONTROLE DE L ACTIVITE D ASSURANCE TITRE I : DISPOSITIONS GENERALES TITRE II : DU CONTROLE DE L ETAT SUR L ACTIVITE D ASSURANCE CHAPITRE I : DISPOSITIONS GENERALES CHAPITRE II : DE LA CONSTITUTION ET DE L AGREMENT DES SOCIETES D ASSURANCE CHAPITRE III : DU FONCTIONNEMENT DES SOCIETES D ASSURANCE CHAPITRE IV : DE LA TARIFICATION DES RISQUES CHAPITRE V : DE LA FAILLITE, DU REGLEMENT JUDICIAIRE ET DE LA LIQUIDATION CHAPITRE VI : DES SANCTIONS ET PENALITES CHAPITRE VII : DISPOSITION TRANSITOIRE TITRE III : DES INTERMEDIAIRES D ASSURANCE, EXPERTS, COMMISSAIRES D AVARIES ET ACTUAIRES CHAPITRE I : DES INTERMEDIAIRES D ASSURANCE Section 1 : De l agent général d assurance...49 Section 2 : Du courtier d assurance...50 Section 3 : Des conditions d exercice et pénalités...51 Paragraphe 1 : DES CONDITIONS D EXERCICE Paragraphe 2 : DES PENALITES CHAPITRE II : DES EXPERTS, COMMISSAIRES D AVARIES ET ACTUAIRES TITRE IV : DU CONSEIL NATIONAL DES ASSURANCES TITRE V : DISPOSITIONS FINALES PARTIE REGLEMENTAIRE... 54
5 I. DES ASSURANCES OBLIGATOIRES Responsabilité civile des personnes physiques ou morales exploitant des ouvrages recevant le public...54 Responsabilité civile des sociétés et établissements des secteurs économiques civils...55 Responsabilité civile professionnelle des intervenants dans la construction...56 Assurance incendie...57 Responsabilité civile produits...58 Marchandises et biens d'équipements importés dispensés de l'obligation d'assurance...59 Ouvrages publics dispensés de l'obligation d'assurance...60 II. DES RISQUES AGRICOLES Conditions et modalités de garantie des risques agricoles...61 III. Des assurances de personnes Notice d information de la police d'assurance de personnes et de capitalisation «contenu et forme»...62 Modalité de calcul de la valeur de rachat du contrat "d'assurance-vie"...63 Taux minimum garantie aux contrats d assurance de personnes...64 DU CONTROLE DE L ACTIVITE D ASSURANCE COMMISSION DE SUPERVISION DES ASSURANCES : Commission de supervision des assurances «les missions»...69 Président de la commission de supervision des assurances...71 Membres de la commission de supervision des assurances...71 Frais de fonctionnement de la commission de supervision des assurances...72 L indemnité allouée aux membres de la commission de supervision des assurances FONDS DE GARANTIE DES ASSURES «F.G.A.S» : Fonds de garantie des assurés «organisation, fonctionnement et conditions financières»...74 Cotisation des sociétés d assurance et/ou de réassurance agréées au fonds de garantie des assurés TARIFICATION DES RISQUES : Tarification des risques en matière d'assurance...78 L organe spécialisé en matière de tarification des assurances...79 Liste nominative des membres du bureau spécialisé de tarification en assurance...81 Financement de l organe spécialisé en matière de tarification CONSTITUTION ET AGREMENT DES SOCIETES D ASSURANCE : Agrément de sociétés d assurance et/ou de réassurance...83 Statut-type des sociétés d assurance à forme mutuelle...86 Ouverture des succursales de sociétés d assurance étrangères...91 Ouverture des bureaux de représentation des sociétés d assurance et/ou de réassurance FONCTIONNEMENT DES SOCIETES D ASSURANCE : Capital social minimum des sociétés d'assurances...94 Engagements réglementés...95 Marge de solvabilité des sociétés d'assurances Cession obligatoire en réassurance Etablissement et codification des opérations d assurance Participation d une banque dans le capital social d une société d assurance et/ou de réassurance Proportions minimum à affecter pour chaque type de placements effectués par les sociétés d'assurance Livres et registres à tenir par les sociétés d'assurance et/ou de réassurance et les intermédiaires d'assurance Documents à transmettre par les sociétés d'assurance et/ou de réassurance à l'administration de contrôle Centrale des risques «missions, organisation et fonctionnement» Déclarations à transmettre à la centrale des risques «forme et périodicité» Participation des courtiers de réassurance étrangers dans des traités ou cessions de réassurance Liste des courtiers de réassurances étrangers autorisés à participer dans des traités ou cessions de réassurance I. DES INTERMEDIAIRES D ASSURANCE, DES EXPERTS ET DES COMMISSAIRES D AVARIES
6 1. LES INTERMEDIAIRES D ASSURANCE : Octroi et retrait d'agrément, capacités professionnelles, rétributions et contrôle des intermédiaires d'assurance Statuts de l'agent général d'assurance Distribution des produits d assurance par les banques et assimilés et autres réseaux de distribution Produits d assurance pouvant être distribués par les banques et commission de distribution Etats à transmettre par les courtiers d assurance «liste et les forme» Livres et registres à tenir par les intermédiaires d'assurance DES EXPERTS ET COMMISSAIRES D AVARIES : Agrément, exercice et radiation des experts, commissaires d'avaries et actuaires II. DU CONSEIL NATIONAL DES ASSURANCES «CNA» Attributions, composition, organisation et fonctionnement du Conseil National des Assurances Liste des membres du Conseil National des Assurances Financement du Conseil National des Assurances Modalité de préparation et d élaboration du budget du «CNA» et de versement des contributions Commission «Juridique» Commission "développement et organisation du marché" Commission "protection des intérêts des assurés et de la tarification" Commission d'agrément «composition, organisation et le fonctionnement»...152
7 Partie législative PARTIE LEGISLATIVE Ordonnance n 95/07 du 23 Chaâbane 1415 correspondant au 25 Janvier 1995 relative aux assurances. Modifiée et complétée par : La loi n du 20 février 2006(rectifiée) ; L article 74 de la loi de finances pour 2007 ; Les articles 58 & 59 de la loi de finances complémentaire pour L article 50 de la loi de finance complémentaire pour 2010 L article 35 de la loi de finance complémentaire pour 2011 Le Président de la République, Vu la Constitution, notamment ses articles 119, et 126 ; Vu l ordonnance n du 8 juin 1966, modifiée et complétée, portant code de procédure civile ; Vu l ordonnance n du 8 juin 1966, modifiée et complétée, portant code de procédure pénale ; Vu l ordonnance n du 8 juin 1966, modifiée et complétée, portant code pénal ; Vu l ordonnance n du 26 septembre 1975, modifiée et complétée, portant code civil ; Vu l ordonnance n du 26 septembre 1975, modifiée et complétée, portant code de commerce Vu l ordonnance n du 23 Chaâbane 1415 correspondant au 25 janvier 1995 relative aux assurances ; Vu l ordonnance n du 19 juillet 2003 relative à la concurrence ; Vu l ordonnance n du 26 août 2003, modifiée et complétée, relative à la monnaie et au crédit ; Vu l ordonnance n du 27 Joumada Ethania 1424 correspondant au 26 août 2003 relative à l obligation d assurance des catastrophes naturelles et à l indemnisation des victimes ; Vu la loi n du 27 Dou El Hidjra 1425 correspondant au 6 février 2005 relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d argent et le financement du terrorisme, notamment son article 6 ; Après avis du Conseil d Etat, Après adoption par le Parlement, Promulgue la loi dont la teneur suit :
8 Partie législative - Livre I : du contrat d assurance LIVRE I : DU CONTRAT D ASSURANCE TITRE PRELIMINAIRE Article 1er. Sous réserve des dispositions des articles 619 à 625 du code civil, la présente ordonnance, loi spéciale au sens de l'article 620 du code civil, régit le régime des assurances. Le régime des assurances, objet de la présente ordonnance, porte sur : Le contrat d'assurance, Les assurances obligatoires, L organisation et le contrôle de l'activité d'assurance. Art. 2. (modifié par l art. 2 L 06-04) - L'assurance est, au sens de l'article 619 du code civil, un contrat par lequel l'assureur s'oblige, moyennant des primes ou autres versements pécuniaires, à fournir à l'assuré ou au tiers bénéficiaire au profit duquel l'assurance est souscrite, une somme d'argent, une rente ou une autre prestation pécuniaire, en cas de réalisation du risque prévu au contrat. Nonobstant les dispositions de l alinéa 1er du présent article la prestation peut être servie en nature pour l assurance "assistance" et "les véhicules terrestres { moteur". Art. 2. (ancien, Ord 95-07) - L'assurance est, au sens de l'article 619 du code civil, un contrat par lequel l'assureur s'oblige, moyennant des primes ou autres versements pécuniaires, à fournir à l'assuré ou au tiers bénéficiaire au profit duquel l'assurance est souscrite, une somme d'argent, une rente ou une autre prestation pécuniaire, en cas de réalisation du risque prévu au contrat. Art. 3. La coassurance est une participation de plusieurs assureurs à la couverture du même risque, dans le cadre d'un contrat d'assurance unique. La gestion et l'exécution du contrat d'assurance sont confiées à l'un des assureurs appelé apériteur et dûment mandaté par les autres assureurs participants à la couverture du risque. Art. 4. Le contrat ou traité de réassurance est une convention par laquelle l'assureur ou cédant se décharge sur un réassureur ou cessionnaire de tout ou partie des risques qu'il a assurés. En matière de réassurance, l'assureur reste le seul responsable vis à vis de l'assuré. Art. 5. Les dispositions du livre I ne s'appliquent pas au contrat de réassurance. TITRE I : DES ASSURANCES TERRESTRES CHAPITRE I : DISPOSITIONS GENERALES Section 1 : Du contrat d assurance Art. 6. S'imposent aux parties au contrat, les dispositions des articles: 7, 16, 18, 19, 21 à 28, 30, 31, 33, 36, 38, 42, 43, 50, 54, 58, 59, 61, 68, 70 à91, 163 à 181, 183, 186 à 188, 195 à 198, 201 et 202 de la présente ordonnance. Art. 7. Le contrat d'assurance est écrit. Il est rédigé en caractères apparents. Il doit contenir obligatoirement, outre les signatures des parties, les mentions ci-après : Les noms et domiciles des parties contractantes; La chose ou la personne assurée ; La nature des risques garantis ; La date de la souscription ; La date d'effet et la durée du contrat ; Le montant de la garantie ; Le montant de la prime ou cotisation d'assurance. Ordonnance n du 25 janvier 1995 relative aux assurances et ses textes d application 8
9 Partie législative - Livre I : du contrat d assurance Art. 8. La proposition d'assurance n'engage l'assuré et l'assureur qu'après acceptation. La preuve de l'engagement des parties peut être établie soit par la police, soit par la note de couverture ou tout autre écrit signé de l'assureur. Est considérée comme acceptée, la proposition faite par lettre recommandée, de prolonger ou de remettre en vigueur un contrat suspendu ou de modifier un contrat sur l'étendue et le montant de la garantie, si l'assureur ne refuse pas cette proposition dans les vingt (20) jours après qu'elle lui soit parvenue. Les dispositions de cet alinéa ne s'appliquent pas aux assurances de personnes. Art. 9. Toute modification au contrat d'assurance doit faire l'objet d'un avenant signé des parties. Art. 10. La durée du contrat est fixée par les parties contractantes. Les conditions de résiliation sont régies par les dispositions afférentes à chaque catégorie d'assurance. Sous réserve des dispositions relatives aux assurances de personnes, l'assuré et l'assureur peuvent, dans les contrats à durée supérieure à trois (3) ans, demander la résiliation du contrat tous les trois (3) ans, moyennant un préavis de trois (3) mois. Art. 11. Sous réserve des dispositions de l'article 86 ci-dessous, l'assurance peut être souscrite pour le compte d'une personne déterminée. Si celle-ci n'a pas donné son mandat, l'assurance lui profite même si la ratification n'intervient qu'après sinistre. L'assurance peut aussi être contractée pour le compte de qui il appartiendra. Cette assurance profitera en tant que telle au souscripteur, ou en tant que stipulation pour autrui, à tout bénéficiaire connu ou éventuel. Dans l'assurance pour le compte de qui il appartiendra, le souscripteur est seul tenu au paiement de la prime ; les exceptions qui pourraient être opposées au souscripteur, le sont également au bénéficiaire de la police d'assurance. Section 2 : Droits et obligations de l assureur et de l assuré Art. 12. L'assureur doit : 1. Répondre des pertes et dommages ; a) résultant de cas fortuits ; b) provenant de la faute non intentionnelle de l'assuré ; c) causés par les personnes dont l'assuré est civilement responsable, en vertu des articles 134 à136 du code civil, quelles que soient la nature et la gravité de la faute commise ; d) causés par les choses ou les animaux dont l'assuré est civilement responsable, en vertu des articles 138 à 140 du code civil. 2. Exécuter selon le cas, lors de la réalisation du risque assuré ou à l'échéance du contrat, la prestation déterminée par le contrat. Il ne peut être tenu au-delà. Art. 13. L'indemnité ou la somme fixée au contrat doit être payée dans un délai fixé dans les conditions générales du contrat d'assurance. Lorsque l'expertise est nécessaire, celle-ci doit être diligentée par l'assureur dans un délai maximum de sept (7) jours à compter du jour de la réception de la déclaration de sinistre. L'assureur est tenu de veiller à ce que le rapport d'expertise soit déposé dans les délais fixés au contrat d'assurance. Art. 14. (modifié par l art. 3 L 06-04) - Si l indemnité prévue { l article 13 ci-dessus n est pas payée dans les délais fixés dans les conditions générales du contrat d assurance, le bénéficiaire est en droit de réclamer ladite indemnité majorée des intérêts calculés, par journée de retard, sur le taux de réescompte. Ordonnance n du 25 janvier 1995 relative aux assurances et ses textes d application 9
10 Partie législative - Livre I : du contrat d assurance Art. 14. (ancien, Ord 95-07) - Au delà du délai de règlement visé à l'alinéa 1er de l'article 13 ci-dessus, l'assuré peut réclamer outre l'indemnité due, des dommages et intérêts. Art. 15. L'assuré est tenu : 1. Lors de la souscription du contrat d'assurance, de déclarer dans le questionnaire toutes les circonstances connues de lui, permettant à l'assureur d'apprécier les risques qu'il prend à sa charge; 2. de payer la prime ou cotisation aux périodes convenues. 3. lorsque la modification ou l'aggravation du risque assuré est indépendante de sa volonté, d'en faire la déclaration exacte, dans les sept (7) jours à compter de la date où il en a eu connaissance, sauf cas fortuit ou de force majeure ; En cas de modification ou d'aggravation du risque assuré par son fait, d'en faire une déclaration préalable à l'assureur. Dans les deux cas, la déclaration doit être faite à l'assureur par lettre recommandée avec accusé de réception. 4. d'observer les obligations dont il a été convenu avec l'assureur et celles édictées par la législation en vigueur, notamment en matière d'hygiène et de sécurité, pour prévenir les dommages et/ou en limiter l'étendue; 5. d'aviser l'assureur, dés qu'il en a eu connaissance et au plus tard dans les sept (7) jours, sauf cas fortuit ou de force majeure, de tout sinistre de nature à entraîner sa garantie, de donner toutes les explications exactes concernant ce sinistre et son étendue et de fournir tous les documents nécessaires demandés par l'assureur ; Le délai de déclaration de sinistre indiqué ci-dessus, ne s'applique pas aux assurances contre le vol, la grêle et la mortalité d'animaux. En matière d'assurance vol, le délai de déclaration de sinistre est de trois (3) jours ouvrables, sauf cas fortuit ou de force majeure. En matière d'assurance grêle, le délai est de quatre (4) jours, à compter de la date de survenance du sinistre, sauf cas fortuit ou de force majeure. En matière d'assurance de mortalité des animaux, le délai maximum est de vingt quatre (24) heures, à compter de la survenance du sinistre, sauf cas fortuit ou de force majeure. 6. Les dispositions des 2èmes, 3èmes et 5èmes ci-dessus ne sont pas applicables aux assurances sur la vie. Art. 16. Dans les contrats renouvelables par tacite reconduction : 1. l'assureur est tenu de rappeler à l'assuré, l'échéance de la prime au moins un (1) mois à l'avance, en lui indiquant la somme à payer et le délai de règlement ; 7. l'assuré doit procéder au paiement de la prime due, au plus tard dans les quinze (15) jours de l'échéance ; 8. à défaut de paiement, l'assureur doit mettre en demeure l'assuré, par lettre recommandée avec accusé de réception, d'avoir à payer la prime dans les trente (30) jours suivants, après l'expiration du délai fixé au 2éme ci-dessus ; 2. passé ce délai de trente (30) jours, et sous réserve des dispositions concernant les assurances de personnes, l'assureur peut, sans autre avis, suspendre automatiquement les garanties. La remise en vigueur des garanties ne peut intervenir qu'après paiement de la prime due ; 3. l'assureur a le droit de résilier le contrat dix (10) jours après la suspension des garanties. La résiliation doit être notifiée à l'assuré par lettre recommandée avec accusé de réception. En cas de résiliation, la portion de prime afférente à la période garantie reste due à l'assureur ; 4. sous réserve des dispositions de l'article 51 de la présente ordonnance, l'assurance non résiliée reprend, pour l'avenir ses effets, le lendemain à midi du jour où la prime arriérée a été payée et dans ce cas seulement. Art. 17. Dans le contrat à durée ferme, la garantie ne produit ses effets que le lendemain, à zéro heure, du paiement de la prime, sauf convention contraire. Art. 18. En cas d'aggravation du risque assuré, l'assureur, peut, dans un délai de trente (30) jours à partir de la connaissance de l'aggravation, proposer un nouveau taux de prime. Ordonnance n du 25 janvier 1995 relative aux assurances et ses textes d application 10
11 Partie législative - Livre I : du contrat d assurance L'assureur qui n'a pas fait de proposition dans le délai prévu à l'alinéa précédent, garantit les aggravations des risques intervenus sans prime additionnelle. L'assuré est tenu, dans un délai de trente (30) jours à partir de la réception de la proposition du nouveau taux de prime, de s'acquitter de la différence de la prime réclamée par l'assureur. En cas de non paiement, l'assureur a le droit de résilier le contrat. Lorsque l'aggravation du risque dont il a été tenu compte pour la détermination de la prime vient à disparaître en cours de contrat, l'assuré a droit à une diminution de la prime correspondante, à compter de la date de la notification faite à son assureur. Art. 19. Si, avant le sinistre, l'assureur constate qu'il y a eu, de la part de l'assuré, omission ou déclaration inexacte, il peut maintenir le contrat moyennant une prime plus élevée et acceptée par l'assuré, ou résilier le contrat si l'assuré refuse de payer l'augmentation de prime. Le paiement de celle-ci doit intervenir quinze (15) jours après la date de la notification. En cas de résiliation, la portion de prime payée pour le temps où l'assurance ne court plus, est restituée à l'assuré. Si, après sinistre, l'assureur constate qu'il y a eu omission ou déclaration inexacte de la part de l'assuré, l'indemnité est réduite dans la proportion des primes payées par rapport aux primes réellement dues pour les risques considérés. En outre, le contrat doit être réajusté pour l'avenir. Art. 20. Dans les contrats où le calcul de la prime est basé sur le salaire, le nombre des personnes ou le nombre des choses, l'assureur n'a droit, en cas d'erreur ou d'omission de bonne foi dans les déclarations y afférentes, qu'à la prime omise. Lorsque les erreurs ou omissions ont, par leur nature, leur importance ou leur répétition, un caractère frauduleux, l'assureur est en droit de récupérer les indemnités payées et de réclamer à l'assuré la prime omise, et en guise de réparation, une indemnité qui ne peut excéder 20% de cette prime. La détermination et l'appréciation du dommage causé relèvent de l'autorité judiciaire. Art. 21. Toute réticence ou fausse déclaration intentionnelle de la part de l'assuré ayant pour conséquence de fausser l'appréciation du risque par l'assureur, entraîne la nullité du contrat, sous réserve des dispositions prévues à l'article 75 de la présente ordonnance. On entend par réticence, l'omission volontaire de la part de l'assuré de déclarer un fait de nature à modifier l'opinion que l'assureur se fait du risque. A titre de dommages et intérêts, les primes payées demeurent acquises à l'assureur qui a droit également aux primes échues, sous réserve des dispositions relatives aux assurances de personnes. A ce même titre, l'assureur peut, en outre, réclamer à l'assuré le remboursement de l'indemnité déjà perçue. Art. 22. Lorsque l'assuré n'a pas observé les obligations prévues aux 4éme et 5éme de l'article 15 cidessus et que les conséquences de cette inobservation ont contribuées aux dommages ou à leur étendue, l'assureur peut réduire l'indemnité proportionnellement au préjudice réel subi par lui du fait de l'assuré. Art. 23. En cas de faillite ou de règlement judiciaire de l'assuré, l'assurance continue au profit de la masse des créanciers, qui est tenue de régler les primes à échoir à partir de l'ouverture de la faillite ou du règlement judiciaire. La masse des créanciers et l'assureur, ont néanmoins le droit de résilier le contrat après un préavis de quinze (15) jours, durant une période qui ne peut excéder quatre (4) mois à compter de la date de l'ouverture de la faillite ou du règlement judiciaire. Dans ce cas, l'assureur devra restituer à la masse des créanciers la fraction de prime correspondant au reste du temps pour lequel le risque ne court plus. Art. 24. Lorsqu'il y a transfert de propriété de la chose assurée par suite de décès ou d'aliénation, l'assurance continue à produire ses effets au profit de l'héritier ou de l'acquéreur, à charge pour celui-ci de remplir toutes les obligations prévues au contrat. L'aliénateur, l'héritier ou l'acquéreur est tenu de déclarer à l'assureur le transfert de propriété. En cas d'aliénation du bien assuré, l'aliénateur reste tenu au paiement des primes dues, tant qu'il n'aura pas porté à la connaissance de l'assureur l'aliénation. Toutefois, dés qu'il aura informé l'assureur de l'aliénation, il ne sera tenu qu'au paiement de la prime relative à la période antérieure à la déclaration. Ordonnance n du 25 janvier 1995 relative aux assurances et ses textes d application 11
12 Partie législative - Livre I : du contrat d assurance Lorsqu'il y a plusieurs héritiers ou acquéreurs, ils sont tenus conjointement et solidairement au paiement des primes. Art. 25. En cas d'aliénation d'un véhicule automobile, l'assurance continue de plein droit jusqu'à l'expiration du contrat au profit de l'acquéreur, à charge pour ce dernier d'en aviser l'assureur dans un délai de trente (30) jours et de s'acquitter, en cas d'aggravation du risque, de la majoration de la prime due. A défaut de déclaration par l'acquéreur dans le délai de trente (30) jours, à compter de la date d'acquisition de véhicule, une surprime de 5% sur la prime globale lui sera applicable, à charge de transférer le produit de ce versement au Fonds spécial d'indemnisation. Toutefois, l'aliénateur a le droit de conserver le bénéfice de son contrat d'assurance en vue d'opérer un transfert de garantie sur un autre véhicule, à condition d'en aviser l'assureur avant l'aliénation et de lui restituer l'attestation d'assurance du véhicule concerné Section 3 : Compétence et prescription Art. 26. En cas de contestation relative à la fixation et au règlement des indemnités dues, le défendeur, qu'il soit assureur ou assuré, est assigné devant le tribunal du domicile de l'assuré, quelque soit l'assurance souscrite. Toutefois, en matière : d'immeubles, le défendeur est assigné devant le tribunal de situation des objets assurés ; de meubles par nature, l'assuré peut assigner l'assureur devant le tribunal de situation des objets assurés ; d'assurances contre les accidents de toute nature, l'assuré peut assigner l'assureur devant le tribunal du lieu où s'est produit le fait dommageable. Art. 27. Le délai de prescription pour toutes actions de l'assuré ou de l'assureur nées du contrat d'assurance est de trois (3) années, à partir de l'événement qui lui donne naissance. Toutefois, ce délai ne court : en cas de réticence ou de déclaration fausse ou inexacte sur le risque assuré, que du jour où l'assureur en a eu connaissance; en cas de survenance du sinistre, que du jour où les intéressés en ont eu connaissance. Dans le cas où l'action de l'assuré contre l'assureur a pour cause le recours d'un tiers, la prescription ne court qu'a compter du jour où le tiers a porté l'affaire devant le tribunal contre l'assuré ou a été indemnisé par celui-ci. Art. 28. La durée de la prescription ne peut être réduite par accord des deux parties. La prescription peut être interrompue par : a) les causes ordinaires d'interruption, telles que définies par la loi; b) la désignation d'un expert ; c) l'envoi d'une lettre recommandée avec accusé de réception à l'assuré par l'assureur, en matière de paiement de prime ; d) l'envoi d'une lettre recommandée par l assuré à l'assureur, en ce qui concerne le règlement de l'indemnité. CHAPITRE II : DES ASSURANCES DE DOMMAGES Section 1 : Dispositions générales Ordonnance n du 25 janvier 1995 relative aux assurances et ses textes d application 12
13 Partie législative - Livre I : du contrat d assurance Art. 29. Toute personne ayant un intérêt direct ou indirect à la conservation d'un bien ou à la non réalisation d'un risque peut le faire assurer. Art. 30. (modifié par l art. 4 L 06-04) - L'assurance des biens donne à l'assuré, en cas d'événement prévu par le contrat, le droit à une indemnité selon les conditions du contrat d'assurance. Cette indemnité ne peut dépasser le montant de la valeur de remplacement du bien mobilier assuré ou la valeur de reconstruction du bien immobilier assuré, au moment du sinistre. Il peut être stipulé que l'assuré supportera une déduction fixée d'avance sur l'indemnité, sous forme de franchise. Art. 30. (ancien, Ord 95-07) - L'assurance des biens donne à l'assuré, en cas d'événement prévu par le contrat, le droit à une indemnité selon les conditions du contrat d'assurance. Cette indemnité ne peut dépasser le montant de la valeur de remplacement du bien assuré, au moment du sinistre. Il peut être stipulé que l'assuré supportera une déduction fixée d'avance sur l'indemnité, sous forme de franchise. Art. 31. Lorsqu'un assuré a, de mauvaise foi, surestimé la valeur du bien assuré, l'assureur est en droit de demander la nullité du contrat et de conserver la prime payée. Si la surestimation est faite de bonne foi, l'assureur conserve les primes échues et procède au réajustement des primes à échoir. Dans tous les cas, l'indemnité ne peut excéder la valeur réajustée. Art. 32. S'il résulte des estimations, que la valeur du bien assuré excédait, au jour du sinistre, la somme garantie, l'assuré doit supporter la totalité de l excédent en cas de sinistre total et une part proportionnelle du dommage en cas de sinistre partiel, sauf convention contraire. Art. 33. (modifié par l art. 5 L 06-04) - Tout assuré ne peut souscrire qu une seule assurance de même nature pour un même risque. Si, de bonne foi, plusieurs assurances sont contractées, chacune d elles produit ses effets en proportion de la somme { laquelle elle s applique, jusqu { concurrence de l entière valeur de la chose assurée. La souscription de plusieurs assurances pour un même risque dans une intention de fraude entraîne la nullité de ces contrats. Art. 33. (ancien, Ord 95-07) - Tout assuré ne peut souscrire qu'une seule assurance de même nature pour un même risque. Si, plusieurs assurances sont contractées, la plus favorable reste la seule valable. Toutefois, si les garanties de cette assurance s'avèrent insuffisantes, elles seront complétées, jusqu'à concurrence de la valeur du bien assuré, par celles des autres polices d'assurances souscrites sur ce même bien. Art. 33 bis. (Ajouté par l art. 6 L 06-04) - En application des dispositions de l article 33 ci-dessus, il est institué un organe de centralisation des risques dénommé "centrale des risques". Les sociétés d assurance et les succursales des sociétés d assurance étrangères doivent fournir { la centrale des risques les informations nécessaires { l accomplissement de ses missions. Les missions, l organisation et le fonctionnement de la centrale des risques sont fixés par voie réglementaire 1 Art. 34. En cas de sinistre, les frais nécessaires et raisonnables engagés par l'assuré en vue d'en limiter les conséquences, de préserver les objets non atteints et de retrouver les objets disparus, sont pris en charge par l'assureur. Art. 35. Ne sont pas à la charge de l'assureur, les biens avariés, perdus ou détruits consécutivement à : a) un emballage insuffisant ou défectueux du fait de l'assuré ; b) un vice propre de la chose assurée, sauf convention contraire. 1 Décret exécutif n Ordonnance n du 25 janvier 1995 relative aux assurances et ses textes d application 13
14 Partie législative - Livre I : du contrat d assurance Art. 36. Dans les assurances de biens, en cas de sinistre, les créanciers privilégiés ou hypothécaires bénéficient des indemnités dues, suivant leur rang, conformément à la législation en vigueur. Toutefois, les paiements effectués de bonne foi avant notification de la créance privilégiée ou hypothécaire à l'assureur, sont libératoires. Les dispositions de l'alinéa 1er s'appliquent pour les indemnités dues, en cas de sinistre, par le locataire ou par le voisin en vertu des articles 124 et 496 du code civil. En matière d'assurance du risque locatif ou du recours du voisin, l'assureur ne peut payer l'indemnité due à un autre que le propriétaire du bien loué, le voisin ou le tiers subrogé dans leurs droits. Art. 37. Le délaissement des objets assurés n'est pas permis, sauf convention contraire. L'indemnité payable à l'assuré est calculée déduction faite de la valeur des objets récupérables. Art. 38. L'assureur est subrogé dans les droits et actions de l'assuré contre les tiers responsables, à concurrence de l'indemnité payée à celui-ci. Tout recours intenté, doit profiter en priorité à l'assuré jusqu'à l'indemnisation intégrale, compte tenu des responsabilités encourues. Dans le cas où l'assuré a, par son fait, rendu impossible à l'assureur le recours contre le tiers responsable, l'assureur peut être déchargé de tout ou partie de sa garantie envers l'assuré. L'assureur ne peut exercer aucun recours contre les parents et alliés en ligne directe, les préposés de l'assuré et toutes personnes vivant habituellement avec l'assuré, sauf le cas de malveillance commise par ces personnes. Art. 39. L'assureur ne répond pas des pertes et dommages occasionnés par la guerre étrangère, sauf convention contraire. La charge de la preuve que le sinistre résulte d'un fait de guerre étrangère incombe à l'assureur. Art. 40. Les pertes et dommages résultant des événements ci-après peuvent être couverts, totalement ou partiellement, dans le cadre des contrats d'assurances dommages, moyennant une prime additionnelle : Guerre civile, Émeutes ou mouvements populaires, Actes de terrorisme ou de sabotage. Les conditions et modalités d'application du présent article seront précisées, en tant que de besoin, par voie réglementaire 2. Art. 41 (modifié par l article 62 L 06-04). Les pertes et dommages résultant d'événement, de calamités naturelles tels que tremblement de terre, inondation, raz de marée ou autre cataclysme sont couverts, totalement ou partiellement, dans le cadre des contrats d'assurances dommages, moyennant une prime additionnelle. Alinéa 2 Art. 41, (abrogé par l art. 62 L 06-04) - Les conditions et modalités d'application du présent article seront précisées, en tant que de besoin, par voie réglementaire. Art. 42. En cas de perte totale de la chose assurée résultant : a) d'un événement non prévu par la police, l'assurance prend fin de plein droit et l'assureur doit restituer à l'assuré la portion de prime payée et afférente au temps pour lequel le risque n'a pas couru ; b) d'un événement prévu par la police, l'assurance prend fin de plein droit et la prime y afférente reste acquise à l'assureur, sous réserve des dispositions de l'article 30 ci-dessus. Art. 43. L'assurance est nul si, à la souscription du contrat, la chose assurée a déjà péri ou ne peut plus être exposée aux risques. Les primes payées doivent être restituées à l'assuré de bonne foi. En cas de mauvaise foi, l'assureur garde les primes payées. 2 Non promulgué. Ordonnance n du 25 janvier 1995 relative aux assurances et ses textes d application 14
15 Partie législative - Livre I : du contrat d assurance Section 2 : Des assurances contre l incendie et risques accessoires Art. 44. L'assureur contre l'incendie répond de tous dommages causés par le feu. Toutefois, il ne répond pas, sauf convention contraire, de ceux occasionnés par la seule action de la chaleur ou par le contact direct et immédiat du feu ou d'une substance incandescente, s'il n'y a pas eu commencement d'incendie susceptible de dégénérer en incendie véritable. Art. 45. Les dommages matériels résultant directement de l'incendie, de l'explosion, de la foudre et de l'électricité sont couverts par l'assureur. Peuvent également faire l'objet de l'assurance, les dommages : 1) occasionnés par le choc ou la chute d'appareils de navigation aérienne ou de parties d'appareils ou objets tombant de ceux-ci ; 2) résultant de l'ébranlement dû au franchissement du mur du son par un aéronef ; 3) d'ordre électrique subis par les machines électriques, transformateurs, appareils électriques ou électroniques quelconques et canalisations électriques. Art. 46. Les dommages matériels et directs occasionnés par les secours et les mesures de sauvetage, aux objets assurés sont assimilés aux dommages occasionnés par l'incendie et sont couverts par le contrat d'assurance incendie. Art. 47. L'assureur doit répondre de toute perte ou disparition des objets assurés survenue pendant l'incendie. Toutefois, les objets disparus par la faute de l'assuré sont exclus de la garantie. Art. 48. L'assureur ne répond pas des pertes et diminution de la chose assurée provenant du vice propre, mais il garantit les dommages d'incendie qui en sont la suite. Section 3 : Des assurances contre la mortalité des animaux et risques climatiques Art. 49. L'assureur garantit la perte des animaux subie en cas de mort naturelle ou résultant d'accidents ou de maladies. La garantie est acquise en cas d'abattage des animaux ordonné, à titre préventif ou limitatif des dommages, soit par les pouvoirs publics, soit par l'assureur. Art. 50. Sous réserve des dispositions de l'article du code civil et en cas d'épizootie ou de maladies contagieuses, l'assuré qui ne s'est pas conformé aux lois et règlements relatifs à la police sanitaire des animaux est, sauf cas de force majeure, déchu de ses droits à toute indemnité. La déchéance des droits à indemnité est prononcée par voie judiciaire. Tant que dure l'épizootie, aucun animal se trouvant dans la région, ne peut être admis à l'assurance. Art. 51. En matière d'assurance contre la mortalité des animaux, l'assurance suspendue pour nonpaiement de prime, conformément à l'article 16 de la présente ordonnance, ne peut être remise en vigueur que cinq (5) jours après paiement intégral des primes dues. Tout sinistre survenu au cours de la période de suspension ou dont l'origine peut être imputée à celle-ci, est exclu. Art. 52. Sans préjudice aux dispositions législatives ou réglementaires régissant les calamités agricoles ou catastrophes naturelles, les risques de grêle, de tempête, gel, poids de la neige, inondations peuvent être garantis suivant les conditions prévues au contrat d'assurance. Les conditions et modalités de garanties de ces risques sont déterminées par voie réglementaire. 3 Art. 53. En matière d'assurance contre la grêle, l'assureur garantit les dommages causés par l'action mécanique des grêlons sur les biens meubles et/ou immeubles. 3 Décret exécutif n 95/416 Ordonnance n du 25 janvier 1995 relative aux assurances et ses textes d application 15
16 Partie législative - Livre I : du contrat d assurance Lorsque l'assurance porte sur les récoltes non engrangées, la garantie s'exerce sur les pertes de quantité. La perte de qualité peut être incluse par convention expresse, moyennant prime additionnelle. Art. 54. Dans le cas d'aliénation soit d'immeubles, soit des produits, l'assurance continue à produire ses effets, dans les mêmes conditions que celles fixées à l'article 24 ci-dessus. Toutefois, la dénonciation du contrat par l'assureur peut être prononcée, notifiée à l'acquéreur et dans ce cas, elle prend effet à l'expiration de la période d'assurance en cours. Section 4 : Des assurances de marchandises transportées Art. 55. Les assurances de marchandises transportées par voies routières ou ferroviaires, couvrent dans les conditions déterminées au contrat, les dommages et pertes matériels survenus aux marchandises pendant leur transport et éventuellement, pendant les opérations de chargement et de déchargement. Le contrat d'assurance transport de produits dangereux, de valeurs ou d'objets précieux, précisera les conditions spéciales de couverture. Section 5 : Des assurances de responsabilité Art. 56. L'assureur garantit les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile de l'assuré, en raison des dommages causés à des tiers. Art. 57. Les dépenses découlant de toute action en responsabilité dirigée contre l'assuré à la suite d'un événement garanti, sont à la charge de l'assureur. Art. 58. Aucune reconnaissance de responsabilité, aucune transaction intervenant à l'insu de l'assureur, ne lui sont opposables, l'aveu de la matérialité d'un fait ne constitue pas la reconnaissance de responsabilité. Art. 59. Tout ou partie de la somme due par l'assureur ne peut profiter à un autre que le tiers lésé ou ses ayants-droit, tant que ce tiers n'a pas été désintéressé jusqu'à concurrence de ladite somme, des conséquences pécuniaires de l événement préjudiciable ayant entraîné la responsabilité de l'assuré. Section 6 : De l assurance caution Art. 59 bis. (Ajouté par l art. 8 L 06-04) - L assurance caution est un contrat par lequel l assureur garantit, moyennant prime d assurance, l établissement financier ou bancaire, le remboursement de la créance sur une opération commerciale ou financière, en cas d insolvabilité du débiteur. CHAPITRE III : DES ASSURANCES DE PERSONNES ET DE CAPITALISATION Section 1 : Dispositions générales Art. 60 (modifié par l art. 10 L 06-04) - L assurance de personnes est une convention de prévoyance contractée entre le souscripteur et l assureur et par laquelle l assureur s oblige { verser, { l assuré ou au bénéficiaire désigné, une somme déterminée, sous forme de capital ou de rente, en cas de réalisation d événement ou au terme prévu au contrat. Le souscripteur s oblige { verser des primes suivant un échéancier convenu. Art. 60. (ancien, Ord 95-07) - L'assurance de personnes est une convention de prévoyance contractée entre l'assuré et l'assureur et par laquelle l'assureur s'oblige à verser au souscripteur ou au bénéficiaire désigné, une somme déterminée, capital ou rente, en cas de réalisation de l'événement ou au terme prévu au contrat. Le souscripteur s'oblige à verser des primes suivant un échéancier convenu. Ordonnance n du 25 janvier 1995 relative aux assurances et ses textes d application 16
17 Partie législative - Livre I : du contrat d assurance Art. 60 bis. (Ajouté par l art. 11 L 06-04) - La capitalisation est une opération d épargne par laquelle l assureur s oblige { verser { l assuré ou au bénéficiaire désigné une somme déterminée, sous forme de capital ou de rente, au terme prévu au contrat en contrepartie du versement d une prime d assurance selon les échéances convenues au contrat. Art. 61. L'assureur ne doit, en aucun cas, exercer de recours contre les tiers responsables du sinistre. L'indemnité due à l'assuré ou à ses ayants-droit par le tiers responsable est cumulable avec les sommes souscrites dans l'assurance de personnes. Art. 62 (modifié par l art. 12 L 06-04) - Le contrat d assurance de groupe est souscrit par une personne morale ou un chef d entreprise en vue de l adhésion d un ensemble de personnes répondant aux conditions définies au contrat pour la couverture d un ou de plusieurs risques relatifs aux assurances de personnes. Les adhérents doivent avoir un lien de même nature avec le souscripteur. Art. 62. (ancien, Ord 95-07) - L'assurance de personnes peut revêtir la forme individuelle ou collective. Le contrat d'assurance collective dite assurance de groupe est l'assurance d'un ensemble de personnes présentant des caractères communs et relevant des mêmes conditions techniques en couverture d'un ou plusieurs risques prévus en matière d'assurance de personnes. Le contrat d'assurance de groupe ne peut être souscrit que par une personne morale ou un chef d'entreprise, en vue de l'adhésion de leurs personnels. Art. 63. Les risques qui peuvent être couverts en assurance de personnes sont notamment : Les risques dépendant de la durée de la vie humaine ; Le décès accidentel ; L'incapacité permanente partielle ou totale ; L'incapacité temporaire de travail ; Le remboursement de frais médicaux, pharmaceutiques et chirurgicaux. Art. 64. L'assurance en cas de vie est un contrat par lequel l'assureur, en échange d'une prime, s'engage à verser une somme déterminée, à une date fixée, si à cette date, l'assuré est encore vivant. La contre-assurance est une stipulation permettant le remboursement du montant des primes versées concernant l'assurance en cas de vie, lorsque l'assuré décède avant le terme fixé au contrat pour le paiement des sommes assurées. Cette contre-assurance est souscrite moyennant une prime spéciale intégrée à la prime principale. Art. 65. L'assurance en cas de décès est un contrat par lequel l'assureur s'engage, moyennant une prime unique ou périodique, à payer au(x) bénéficiaire(s) une somme déterminée au décès de l'assuré. Art. 66. (abrogé par l art. 62 L 06-04) - Les différentes combinaisons auxquelles donnent lieu les assurances prévues aux articles 64 et 65 ci-dessus sont précisées par voie réglementaire. Art. 67. Les assurances contre les accidents corporels ont pour objet de garantir à l'assuré ou au bénéficiaire, en cas de survenance d'un événement accidentel défini au contrat, le paiement d'une indemnité servie sous forme de capital ou de rente. Art. 68 (modifié par l art. 13 L 06-04) - Toute personne jouissant de la capacité juridique peut contracter une assurance sur sa propre personne ou sur une tierce personne. Art. 68. (ancien, Ord 95-07)- Toute personne jouissant de la capacité juridique peut contracter une assurance sur sa propre personne. La souscription pour un tiers n'est valable que dans le cas des assurances de groupe ou entre créancier et débiteur, dans la limite du montant de la créance. Art. 69 (modifié par l art. 14 L 06-04) - Par un seul et même acte, il est possible aux époux de souscrire une assurance réciproque sur la personne de chacun d eux. Ordonnance n du 25 janvier 1995 relative aux assurances et ses textes d application 17
18 Partie législative - Livre I : du contrat d assurance Art. 69. (ancien, Ord 95-07) - Par un seul et même acte, il est possible aux époux de souscrire une assurance réciproque sur la personne de chacun d'eux à condition de verser la rente au patrimoine successoral. Une assurance peut être souscrite sur la personne d'un mineur parvenu à l'âge de seize (16) ans. Art. 69 bis. (Ajouté par l art. 15 L 06-04) - Une assurance "en cas de décès" ne peut être souscrite sur la personne d un mineur parvenu { l âge de treize (13) ans sans l autorisation de ses parents ou de son tuteur. Art. 69 ter. (Ajouté par l art. 16 L 06-04) - Il est interdit à toute personne de souscrire une assurance en cas de décès sur la personne d un mineur âgé de moins de treize (13) ans, d un majeur en tutelle, d une personne placée dans un établissement psychiatrique d hospitalisation. Art. 70. En sus des mentions obligatoires énoncées à l'article 7 de la présente ordonnance, la police d'assurance de personnes doit contenir : 1) les noms, prénom (s) et date (s) de naissance de (des) l'assuré (s) ; 2) les noms et prénoms des bénéficiaires s'ils sont déterminés ; 3) l'événement ou le terme duquel dépend l'exigibilité des sommes assurées ; 4) les dispositions en matière de réduction, de rachat et les conditions d'application, conformément aux articles 84, 85 et 90 ci-dessous. Art. 70 bis. (Ajouté par l art. 17 L 06-04) - Lors de la souscription d une police d assurance de personnes et de capitalisation et durant toute la vie de celles-ci, l assureur est tenu de remettre au souscripteur les notices d informations comportant obligatoirement des précisions complémentaires relatives : aux méthodes de détermination des valeurs de rachat du contrat ; au rendement minimum garanti { la participation au bénéfice qu accordent ces contrats aux souscripteurs ; { l obligation de fournir des informations annuelles sur la situation du contrat concernant les droits acquis et les capitaux assurés ; aux délais et modalités de renonciation au contrat ; aux modalités de résiliation et de transfert des contrats groupe et ses conséquences sur les assurés. Le contenu et la forme des notices d informations sont définis par arrêté du ministre chargé des finances. 4 Art. 71 (modifié par l art. 18 L 06-04) - En cas de décès de l assuré, le montant des sommes assurées est versé au profit d une ou de plusieurs personnes désignées dans le contrat. Le bénéficiaire acquiert un droit propre et direct sur lesdites sommes. Art. 71 (ancien, Ord 95-07) - En cas de décès de l'assuré, le montant des sommes assurées stipulé au contrat est versé dans le patrimoine successoral et réparti conformément aux dispositions du code de la famille. Art. 72. Dans l'assurance en cas de décès, la garantie n'est pas acquise si l'assuré se suicide volontairement et consciemment au cours des deux premières années du contrat. L'assureur n'est alors tenu dans ce cas qu'à la restitution aux ayants-droit de la provision mathématique afférente au contrat. Toutefois, la garantie reste acquise si le suicide a lieu au delà de la deuxième année d'assurance et qu'il est du à une maladie qui a fait perdre à l'assuré la liberté de ses actes. En matière d'assurance contre les accidents, le suicide n'est pas garanti.. La preuve du suicide de l'assuré incombe à l'assureur et celle de l'inconscience au bénéficiaire. Art. 73 (modifié par l art. 19 L 06-04) - Lorsque le bénéficiaire a fait l objet d une condamnation pour meurtre de l assuré, le capital-décès n est pas dû et l assureur n est tenu de verser que le montant de la provision mathématique du contrat aux autres bénéficiaires, dans la mesure où deux primes annuelles au moins ont été payées. 4 Arrêté du 8 octobre Ordonnance n du 25 janvier 1995 relative aux assurances et ses textes d application 18
19 Partie législative - Livre I : du contrat d assurance Art. 73 (ancien, Ord 95-07) - Lorsque le bénéficiaire a occasionné volontairement la mort de l'assuré, le capital décès n'est pas dû et l'assureur n'est tenu de verser que le montant de la provision mathématique du contrat aux autres bénéficiaires, dans la mesure où deux (2) primes annuelles au moins ont été payées. Art. 74. La provision mathématique est la différence entre les valeurs actuelles des engagements respectivement pris par l'assureur et par l'assuré. Art. 75. En cas d'erreur sur l'âge de l'assuré n'entraînant pas la nullité du contrat, conformément à l'article 88 ci-dessous et si par suite de cette erreur : 1. la prime payée est supérieure à celle qui aurait dû être réclamée, l'assureur est tenu de restituer le trop perçu sans intérêt; 2. la prime payée est inférieure à celle qui aurait dû être réclamée, les sommes assurées sont réduites en proportion de la prime perçue, à celle qui aurait correspondu à l'âge véritable de l'assuré. Section 2 : Désignation du bénéficiaire Art. 76 (modifié par l art. 20 L 06-04) - Le souscripteur du contrat d assurance peut désigner un ou plusieurs bénéficiaires du capital ou de la rente de l assuré. En l absence de désignation du bénéficiaire dans le contrat ou en cas de refus d acceptation de celui-ci, le montant des sommes stipulées au contrat est versé aux ayants droit et réparti conformément à la législation en vigueur. Art. 76 (ancien, Ord 95-07) - Sous réserve des dispositions des articles 68 et 71 de la présente ordonnance, Le souscripteur peut désigner nommément un ou plusieurs bénéficiaires du capital ou de la rente de l'assuré, dans les limites prévues par le code de la famille. Art. 77. La désignation d'un bénéficiaire déterminé devient irrévocable dés acceptation expresse ou tacite de ce dernier. Toutefois, le contractant peut exercer le droit de révocation même après acceptation, dans le cas où le bénéficiaire aurait attenté à la vie de l'assuré. Avant acceptation, révocation. seul le stipulant, à l'exclusion de toute autre personne, peut exercer le droit de Si le stipulant est décédé, ses héritiers ne peuvent exercer ce droit qu'après décès de l'assuré et six (6) mois au moins après avoir mis en demeure, par acte extrajudiciaire, le bénéficiaire désigné d'avoir à accepter le bénéfice de l'assurance. L'assureur peut exercer le droit de révocation dans les mêmes conditions prévues à l'alinéa précédent; toutefois, il ne pourra considérer comme autres bénéficiaires que les héritiers du stipulant. L'acceptation par le bénéficiaire ou sa révocation n'est opposable à l'assureur qu'à partir du moment où il en a eu connaissance. Art. 78. Toute modification de désignation ou substitution de bénéficiaire, en cours de contrat, ne peut être faite que par avenant signé par les parties contractantes et le bénéficiaire désigné, conformément aux dispositions de l'article 68 de la présente ordonnance, ou par testament conforme à la législation en vigueur. Section 3 : Paiement des primes Art. 79. La prime unique représente le seul versement que doit effectuer le souscripteur lors de la souscription du contrat, pour se libérer définitivement de son engagement et obtenir la garantie. Ordonnance n du 25 janvier 1995 relative aux assurances et ses textes d application 19
20 Partie législative - Livre I : du contrat d assurance Art. 80. La prime d'inventaire est la prime pure correspondant au prix du risque augmenté des frais de gestion de l'assureur. Art. 81. La prime périodique est la prime que verse le souscripteur à chaque échéance, pendant une durée déterminée au contrat. Art. 82. En assurance de groupe, le mode de calcul de la prime globale doit être indiqué dans le contrat. Le contrat peut prévoir l'attribution d'une participation aux bénéfices effectivement réalisés au cours d'une période écoulée. Toute clause ou convention ayant pour effet de réduire la prime par rapport au tarif est interdite. Art. 83. Toute personne ayant intérêt au maintien de l'assurance peut se substituer au souscripteur pour payer les primes. Art. 84. L'assureur n'a pas d'action pour exiger le paiement des primes. En cas de non paiement des primes, l'assureur, après avoir accompli les formalités prescrites à l'article 16 de la présente ordonnance ne peut que : 1) Résilier le contrat lorsqu'il s'agit d'une assurance temporaire en cas de décès ou lorsque la prime annuelle des deux premières années n'a pas été payée, 2) Réduire le contrat dans ses effets, dans tous les autres cas, à condition, que les primes des deux (2) premières années aient été payées. Art. 85. Le capital réduit est égal à celui que l'on obtiendrait en appliquant comme prime unique d'inventaire à la souscription d'une assurance de même nature et conformément aux tarifs en vigueur de l'assurance primitive, une somme égale à la provision mathématique du contrat à la date de la réduction. Quand l'assurance a été souscrite pour partie moyennant paiement d'une prime unique, la partie de l'assurance correspondant à cette prime unique reste en vigueur, malgré le non-paiement des primes périodiques Section 4 : Cas de nullité Art. 86. Tout contrat d'assurance en cas de décès est nul si l'assuré n'a pas donné, à la souscription, son consentement par écrit, y compris sur la somme assurée. Art. 87. Est nul tout contrat d'assurance en cas de décès souscrit sur la tête d'un mineur parvenu à l'âge de 16 ans ou d'un aliéné, sans l'autorisation de son représentant légal et le consentement personnel du mineur. Art. 88. Est nul tout contrat d'assurance en cas de vie ou en cas de décès s'il y eu erreur sur l'âge de l'assuré et si l'âge réel se trouve en dehors des limites fixées par l'assureur pour la conclusion de contrat. Art. 89. La nullité du contrat prononcée dans les cas visés par les articles 86, 87 et 88 ci-dessus, donne lieu à restitution intégrale des primes payées. Ordonnance n du 25 janvier 1995 relative aux assurances et ses textes d application 20
REPUBLIQUE TUNISIENNE CODE DES ASSURANCES En annexe Ensemble des textes se rapportant aux assurances et non insérés dans le code Publications de l' 2012 La version française du décret-loi n 2011-117 du

References: l'article 620
 Art. 2
 art. 2
 l'article 619
 Art. 2
 l'article 619
 Art. 3
 Art. 4
 Art. 5
 Art. 6
 Art. 7
 Art. 8
 Art. 9
 Art. 10
 Art. 11
 l'article 86
 Art. 12
 Art. 13
 Art. 14
 art. 3
 Art. 14
 l'article 13
 Art. 15
 Art. 16
 l'article 51
 Art. 17
 Art. 18
 Art. 19
 Art. 20
 Art. 21
 l'article 75
 Art. 22
 l'article 15
 Art. 23
 Art. 24
 Art. 25
 Art. 26
 Art. 27
 Art. 28
 Art. 29
 Art. 30
 art. 4
 Art. 30
 Art. 31
 Art. 32
 Art. 33
 art. 5
 Art. 33
 Art. 33
 art. 6
 Art. 34
 Art. 35
 Art. 36
 Art. 37
 Art. 38
 Art. 39
 Art. 40
 Art. 41
 Art. 41
 art. 62
 Art. 42
 l'article 30
 Art. 43
 Art. 44
 Art. 45
 Art. 46
 Art. 47
 Art. 48
 Art. 49
 Art. 50
 Art. 51
 l'article 16
 Art. 52
 Art. 53
 Art. 54
 l'article 24
 Art. 55
 Art. 56
 Art. 57
 Art. 58
 Art. 59
 Art. 59
 art. 8
 Art. 60
 art. 10
 Art. 60
 Art. 60
 art. 11
 Art. 61
 Art. 62
 art. 12
 Art. 62
 Art. 63
 Art. 64
 Art. 65
 Art. 66
 art. 62
 Art. 67
 Art. 68
 art. 13
 Art. 68
 Art. 69
 art. 14
 Art. 69
 Art. 69
 art. 15
 Art. 69
 art. 16
 Art. 70
 l'article 7
 Art. 70
 art. 17
 Art. 71
 art. 18
 Art. 71
 Art. 72
 Art. 73
 art. 19
 Art. 73
 Art. 74
 Art. 75
 l'article 88
 Art. 76
 art. 20
 Art. 76
 Art. 77
 Art. 78
 l'article 68
 Art. 79
 Art. 80
 Art. 81
 Art. 82
 Art. 83
 Art. 84
 l'article 16
 Art. 85
 Art. 86
 Art. 87
 Art. 88
 Art. 89