Source: http://remacle.org/bloodwolf/historiens/denys/auteurs.htm
Timestamp: 2019-05-23 06:59:33+00:00

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Biographie des historiens cité par Denys
AGATHYLLUS (᾿Αγάθυλλος), d'Arcadie, un poète élégiaque grec, qui est cité par Denys d'Halicarnasse en référence à l'histoire d'Énée et à la fondation de Rome. Certains de ses vers sont conservés par Denys d'Halicarnasse. (i. 49, 72.)
AELII : voir TUBERO
ALIMENTUS, L. CINCIUS, un célèbre annaliste romain, spécialiste de l'antiquité et juriste, qui fut préteur en Sicile en 209 av. J.-C., avec le commandement de deux légions. Il écrivit le récit de son emprisonnement lors de la seconde guerre punique, et une histoire de Gorgias de Léontium; mais ces travaux font probablement partie de ses Annales. (Liv. xxi 38.) Il est fréquemment cité par Festus, et les fragments qui ont été ainsi préservés ont été rassemblés par Wasse, et peuvent être trouvés dans le Salluste de Corte.
Cette différence est de la plus haute importance du point de vue historique, venant d'Alimentus ayant écrit sur le vieux calendrier romain et ayant soigneusement examiné la plus ancienne chronologie étrusque et romaine. Niebuhr l'explique astucieusement, en supposant que notre auteur avait ramené les années cycliques antiques, se composant de dix mois, à un nombre équivalent d'années ordinaires de douze mois. A cette époque, les pontifes comptaient 132 années cycliques avant le règne de Tarquin l'Ancien, au moment où, selon Julius Gracchanus, l'utilisation du vieux calendrier cessa. Cette réduction fait une différence de 22 ans : 132 -132.10/12 = 22, et 22 ans ajoutés à la chronologie de Polybe et de Népos, c.a.d Ol. 7. 2, donnent la véritable date d'Alimentus, Ol. 12. 4.
Alimentus composa un taité De Officio Jurisconsulti, comprenant au moins deux livres ; un De Verbis priscis, un De Consulum Potestate, un De Comitiis, un De Fastis, deux, au moins, Mystagogicon, et plusieurs De Re Militari. Dans cette dernière oeuvre il traite des levées militaires, des cérémonies de déclaration de guerre, et et en général du Jus Feciale. (Gell. xvi. 4; Voss. Hist. Gr. iv. 13, fin.. Hist. Lat. i. 4; F. Lachmaim, de Fontib. Histor. Tit. Livii Com. i. 17, 4to. 1822; Zimmern, Röm. Rechts-qesch. i. § 73.) [J. T. G.]
ANAXIMENES (᾿Αναξιμένης) de Lampasque, fils d'Aristoclès, et élève de Zoilus et de Diogène le Cynique. Il était contemporain d'Alexandre le Grand : on dit qu'il l'instruisit, et qu'il l'accompagna dans son expédition asiatique. (Suidas, s. v.; Eucloc. p. 51; voir Diog. Laert. v. 10; Diod. xv. 76..) Une jolie anecdote est rapportée par Pausanias (vi. 18, § 2) et par Suidas, sur la manière dont il sauva sa ville natale de la colère d'Alexandre pour avoir épousé la cause des Perses. Ses citoyens reconnaissants le récompensèrent d'une statue à Olympie. Anaximène écrivit trois oeuvres historiques:
1. Une Histoire de Philippe de Macédoine, qui comportait au moins en huit livres. (Harpocrat. s. v. Καβύλη, ῾Αλόννησος; Eustratius. ad Aristot. Eth. iii. 8.)
2. Une histoire d'Alexandre le Grand. (Diog. Laert. II. 3; Harpocrat. s. v. ᾿Αλκίμαχος, qui cite son 2ème livre.)
3. Une histoire de la Grèce, que Pausanias (vi. 18. § 2) appelle τὰ ἐν ῞Ελλησι ἀρχαῖα, qui, cependant, s'appelle généralement πρώται ἱστορίαι ou πρώτη ἱστορία. (Athen. vi. p. 231; Diod. xv 89.) Elle comprenait en douze livres l'histoire de la Grèce des âges mythiques les plus anciens àla bataille de Mantinée et à la mort d'Epaminondas. C'était un rhéteur très habile, et il écrit une oeuvre calomniant les trois grandes villes de la Grèce, Sparte, d'Athènes et Thèbes, qu'il édita sous le nom de Théopompe, son ennemi personnel, et dont il imita le style tellement bien que tous pensèrent que c'était vraiment l'oeuvre de Timée. Anaximène envoya cette oeuvre à ces trois villes, et il créa ainsi de l'animosité dans toute la Grèce sontre son ennemi. (Paus. vi. 8. § 3; Suid. l. c.) Les histoires d'Anaximenes, dont nous ne possèdons que peu de fragments furent critiquées par Plutarque (Praec. Pol. 6) pour les nombreux discours prolixes et rhétoriques qu'il avait indsrés. (Comp. Dionys. Hal. De Isaeo, 19; De adm. vi dic. Demosth. 8.) Le fait que nous possédons si peu de ses histoires, montre que les anciens ne les considéraient pas beaucoup et qu'elles étaient plus rhétoriques qu'historiques. Il était réputé comme professeur de rhétorique et comme orateur, dans l'assemblée du peuple et dans les Cours de Justice (Dionys. Hal. I. c. ; Paus. I. c.), et écrivit également des discours pour d'autres, tel que celui d'Euthias contre Phryne. (Athen. xiii. p. 591; voir Harpocr. s. v. Εὐθίας.)
Il y a des critiques, tels que Casaubon (ad Diog. Laert. ii. 3), qui pensent qu'Anaximène le rhéteur et l'historien étaient deux personnes distincts; mais leur identité est prouvée par des arguments très valables. Ce qui le rend très important dans l'histoire de la littérature grecque, c'est (et cela a été absolument établi par les recherches critiques de notre époque) qu'il est le seul rhéteur précédant la période d'Aristote dont le traité scientifique sur la rhétorique soit encore existant. C'est les prétendus ῾Ρητορικὴ πρὸς ᾿Αλέξανδρον qui sont habituellement imprimés parmi les travaux d'Aristote, à qui, cependant, ils ne peuvent appartenir, comme en conviennent tous les critiques. L'opinion que c'est l'oeuvre d'Anaximène a été exprimée la première fois par P. Victorius dans sa préface à la rhétorique d'Aristote, et a été fermement confirmée par Spengel dans son Συναγωγή τεχνῶν "Sive Artium Scriptores ab initiis usque ad editos Aristotelis de rhetorica libros," Stuttgard, 1828, p. 182. &c. (voir Quintil. iii. 4. § 9 avec les notes de Gesner et de Spalding.). Cette rhétorique est précédée par une lettre qui est manifestement d'origine postérieure, et était probablement prévue comme introduction à l'étude de la rhétorique d'Aristote. Il y a beaucoup d'interpolations dans l'oeuvre, mais il est en tout cas clair qu'Anaximène prolongea son sujet au delà des limites adoptées par ses prédécesseurs, dont il connaissait bien les oeuvres. Il divise l'éloquence en éloquence judiciaire et délibérative, mais il suggère une troisième subdivision, l'epideictique, séparée des deux premières. En ce qui concerne le plan et la construction du travail, il est évident que son auteur n'était pas un philosophe: le tout est une série de suggestions pratiques : comment tel ou tel sujet sera traité dans des circonstances diverses, l'importance de l'argumentation, de l'expression, et de l'arrangement des parties dans un discours. (Vossius, de Histor. Graec, p. 92, &c., ed. Westermann; Ruhnken, Hist. Crit. Orat. Gracec p. 86 ; Westermann, Gesch. der Griech. Beredtsamkeit, § 69.) [L. S.]
Ἀναξιμένης, Ἀριστοκλέους, Λαμψακηνὸς, ῥήτωρ: μαθητὴς Διογένους τοῦ Κυνὸς καὶ Ζωί̈λου τοῦ Ἀμφιπολίτου γραμματικοῦ, τοῦ κακίζοντος Ὅμηρον, διδάσκαλος δὲ τοῦ Μακεδόνος Ἀλεξάνδρου. εἵπετο δὲ αὐτῷ ἐν τοῖς πολέμοις. οὗτος βασιλέα Ἀλέξανδρον, θυμῷ χρώμενον ἐς Λαμψακηνοὺς, τέχνῃ περιεῖλε τοιᾷδε. φρονούντων Λαμψακηνῶν τὰ Περσῶν, ὑπερζέων τῷ θυμῷ Ἀλέξανδρος ἠπείλει τὰ μέγιστα κακὰ ἐργάσασθαι. οἱ δὲ, ἅτε περὶ γυναικῶν καὶ παίδων καὶ τῆς πατρίδος θέοντες, ἀποστέλλουσιν Ἀναξιμένην ἱκετεύσοντα. Ἀλέξανδρος δὲ γνοὺς καθ' ἥντινα αἰτίαν ἥκοι, κατωμόσατο θεοὺς, ἦ μὴν αὐτοῦ ταῖς δεήσεσι τἀναντία ἐργάσεσθαι. Ἀναξιμένης δέ, χάρισαί μοι, ἔφη, ὦ βασιλεῦ, τὴν χάριν, γυναῖκας καὶ τέκνα τῶν Λαμψακηνῶν ἀνδραποδίσασθαι καὶ τὰ ἱερὰ ἐμπρῆσαι καὶ τὴν πόλιν ἐς ἔδαφος καταβαλεῖν. Ἀλέξανδρος δὲ οὐκ ἔχων τι πρὸς τοῦτο σοφίσασθαι ἢ ἀντιμηχανήσασθαι καὶ ἐνεχόμενος τῇ ἀνάγκῃ τοῦ ὅρκου, συγγνώμην ἔνεμεν οὐκ ἐθέλων Λαμψακηνοῖς. ἠμύνατο δὲ καὶ Θεόπομπον, τὸν Δαμοστράτου, ἐχθρὸν ὄντα Ἀναξιμένης οὐκ ἀμαθέστατα, ἀλλ' ἐπιφθονώτατα. σοφιστὴς γὰρ ὢν καὶ σοφιστῶν λόγους μιμούμενος, γράφει βιβλίον ἐς Ἀθηναίους καὶ ἐπὶ Λακεδαιμονίους, συγγραφὴν λοίδορον ἐς τὸ ἀκριβέστατον μιμησάμενος: καὶ ἐπιγράψας Θεοπόμπου τὸ ὄνομα ἔπεμπεν ἐς τὰς πόλεις. καὶ ἐκ τούτου τὸ ἔχθος τὸ ἐς Θεόπομπον ἀνὰ πᾶσαν τὴν Ἑλλάδα ηὔξετο. οὐ μὴν οὐδὲ εἰπεῖν τις αὐτοσχεδίως Ἀναξιμένους πρότερός ἐστιν εὑρηκώς. (SUIDAS)
ANTIAS. un cognomen de la Gens Valeria , provenant de la colonie romaine d'Antium.
1. L. VALERIUS ANTIAS, fut envoyé avec cinq bateaux en 215 av. J.-C. pour transporter à Rome les ambassadeurs carthaginois, qui avaient été capturés par les Romains sur leur chemin vers Philippe de Macédoine, (Liv. xxiii. 34.)
(9) Pour cela, on fit choix de cinq vaisseaux les plus légers de tous. L. Valérius Antias en reçut le commandement; il eut ordre de faire garder les ambassadeurs séparément sur chaque vaisseau, et d'empêcher qu'ils eussent entre eux aucun entretien ni aucun moyen de se concerter.
2. Q. VALERIUS ANTIAS, l'historien romain, était un descendant de précédent, ou tirait son surnom d'Antias pour être né à Antium, comme le dit Pline (H. N. Praef.) Il était contemporain de Quadrigarius, de Sisenna, et de Rutilius (Vell. Pat. ii. 9), et vécut dans la première moitié du premier siècle avant le Christ. Krause, sans mentionner ses sources, dit qu'Antias était praetor en u. c. 676. (68 av. J.-C.) Il écrivit l'histoire de Rome de la période la plus ancienne, racontant les histoires d'Amulius, de Rhea Silvia et autres, jusqu'à la période de Sylla. La dernière période doit avoir été traitée beaucoup plus que l'ancienne, puisqu'il a parlé de la questure de Ti. Gracchus (137 av. J.-C.) au début de son douzième livre (ou selon quelques indications dans le vingt-deuxième), et son oeuvre comprenait soixante-quinze livres au moins. (Gell. vii. 9.)
Valerius Antias est fréquemment cité par Tite-Live, qui parle de lui comme le plus menteur de tous les annalistes, et mentionne rarement son nom sans lui faire des reproches. (voir iii. 5, xxvi. 49, xxxvi. 38.) Aulu-Gelle (vi. 8, vii. 19) mentionne aussi les cas où les récits d'Antias s'opposent à ceux de tous autres auteurs, et il y a peu doute que le jugement de Tite-Live soit correct. Antias n'avait aucun problème sur aucune détail de l'histoire ancienne: il inventait les récits les plus circonstanciels, et se distinguait par ses exagérations dans les chiffres. Il semble que Plutarque ait tiré beaucoup de son histoire ancienne, et que Tite-Live ait repris plusieurs de ses récits, bien qu'il se soit rendu compte du manque de confiance de ses sources. Il est plutôt curieux que jamais Cicéron ne cite Valerius Antias. (Voir. Niebuhr, Hist, of Rome, i. pp. 237, 501, 525, &c., ii. p. 9, i. 570, iii. pp. 124, 358 ; Krause, Vitae et Fragm. vet. Historic. Latin, p. 266, &c.)
Sisenna, encore dans sa jeunesse, écrivait déjà comme historien, mais il ne publia son ouvrage sur les guerres civiles et les guerres de Sylla que plusieurs années après, à un âge assez avancé. Caelius vécut avant Sisenna ; Rutilius, Claudius Quadrigarius et Valérius Antias furent ses contemporains.
Vell. Pat. ii. 9
Nous trouvons le même terme dans Ennius et dans le soixante-quinzième livre des Histoires de Valérius Antias.
Gell. vii. 9.
Il est difficile, pour des événements si loin de nous, de préciser avec exactitude le nombre des combattants et celui des morts. Valérius d'Antium, cependant, n'hésite point dans ses calculs. Tite-Live, iii. 5
(3) On prit environ soixante scorpions grands et petits, si j'en crois Silenus, historien grec; Valerius Antias les porte jusqu'à six mille grands et treize mille petits, tant on se fait peu de scrupule de mentir. xxvi. 49
(6) Si l'on en croit Valérius Antias, il leur tua vingt-huit mille hommes, leur fit trois mille quatre cents prisonniers, et s'empara de cent vingt-quatre enseignes militaires, de douze cent trente chevaux et de deux cent quarante-sept chars; la perte des vainqueurs ne fut que de quatorze cent quatre-vingt-quatre hommes. xxxvi. 38
Ce sont probablement ces vers qui ont porté Valerius Antias à contredire l'opinion de tous les autres écrivains sur les moeurs de Scipion, car il dit que la jeune captive dont nous venons de parler, loin d'avoir été rendue à son père, fut retenue par Scipion, et qu'il la fit servir à ses plaisirs et à ses amours. Aulu-Gelle VI, 8
Toutefois Valérius Antias, en opposition avec la tradition de ces décrets et avec l'autorité des anciennes annales, prétend que cette intervention de Tib, Gracchus en faveur de Scipion l'Asiatique eut lieu après la mort de l'Africain. Aulu-Gelle VII, 19
ANTIOCHUS (Ἀντίοχος ὁ Συρακούσιος), de Syracuse, fils de Xénophane, est appelé par Denys d' Halicarnasse (Ant. Rom. i. 12) un très ancien historien. Il vivait dans les annnées 423 av. J.-C. et était donc contemporain de Thucydide et de la guerre du Péloponnèse. (Joseph. c. Apion. i. 3.) On ne connaît rien de sa vie mais ses travaux historiques étaient fort estimés par les anciens en raison de sa précision. (Dionys. i. 73.) Voici ses oeuvres :
1. Une histoire de Sicile, en neuf livres, depuis le reigne du roi Cocalus, c'est-à-dire depuis les temps les plus reculés juqu'aux années 424 ou 425 av. J.-C. (Diod. xii. 71.) Il est cité par Pausanias (x. 11. § 3), Clément d'Alexandrie (Protrept. p. 22), et Theodoret. (p. 115.)
2. Une histoire d'Italie, qui est très souvent citée par Strabon (v. p. 242, vi. pp. 252, 254, 255, 257, 262, 264, 265, 278), par Denys (ll. cc., et i. 22, 35 ; voir. Steph. Byz. s. v. Βρέττιος ; Hesych, s. v. Χώνην ; Niebuhr, Hist, of Rome, i. p. 14, &c. Les fragments d' Antiochus sont repris chez C. et T. Müller, Fragm. Histor. Graec. Paris, 1841, pp. 181 - 184.) [L. S.]
AULU-GELLE : voir GELLUS
CALLIAS (Καλλίας) de Syracuse, un historien grec qui écrivit un grand livre d'histoire de la Sicile. Il vécut, comme Josèphe (c. Apion. i. 3) l'indique, longtemps après Philistus, mais avant Timée. En ce qui concerne la nature de son oeuvre, il est clair qu'il était contemporain d'Agathocle : cependant il lui survécut puisqu'il mentionne la mort du tyran. Son oeuvre est souvent appelée τὰ περὶ ᾿Αγαθοκλέα ou περὶ ᾿Αγαθοκλέα ἱστορίαι et quelquefois aussi par les Romains " Historia de Rebus Siculis." (Athen. xii. p. 542 ; Aelian, Hist. An. xvi. 28 ; Schol. ad Apollon. Rhod. iii. 41 ; Macrob. Sat. v. 19 ; Dionys. i. 42 ; Fest. s. v. Romam.) Il embrassait l'histoire de Sicile depuis le règne d'Agathocle, depuis 317 av. J.-C. à 289, et contenait trente-deux livres. (Diod. xxi. Exc. 12. p. 492.) Le peu de fragments que nous possédons de son oeuvre ne nous permet pas de nous faire une opinion sur lui mais Diodore (xxi. Exc. p. 561) prétend que Callias fut corrompu par Agathocle par de riches présents; et qu'il sacrifia la vértité historique à l'appas du gain; et qu'il travertit tellement la vérité qu'il fit passer les crimes et la violation des lois humaines et divines, dont Agathocle se rendit coupable, pour des actions dignes déloge. (Comp. Suid. s. v. Καλλίας.)
CALLISTRATUS. (Καλλίστρατος) était un grammairien grec, disciple d'Aristophane de Byzance, fréquemment surnommé ῾Ο ᾿Αριστοφάνειος, (Athénée, I, p. 21, VI, p. 263). Il vécut probablement au milieu du IIe siècle av. J.-C., et fut contemporain du célèbre Aristarque. Il semble s'être particulièrement consacré à l'étude des grands poètes de la Grèce, tels Homère, Pindare, les tragiques, Aristophane, et de quelques autres encore. Le fruit de ses études fut consigné dans des commentaires qui sont perdus mais dont on retrouve quelques traces dans nos scholies. Tzetzès (Chil. XI, 61) affirme que Callistrate fut le premier qui engagea les Samiens à adopter l'alphabet de 24 lettres : mais la chose n'est pas certaine (Comp. Schol. ad Hom. II, 7, 185.) Plusieurs écrits qui lui sont attribués sont mentionnés par les Anciens. Athénée (III, p. 125) cite le septième livre d'un traité intitulé Σύμμιτικα, ainsi qu'un ouvrage (XIII, p. 591), relatif aux courtisanes (περὶ ἑταιρῶν), tous deux devant être l'œuvre de Callistrate le grammarien. Harpocration (s. v. Μενεκλῆς ἢ Καλλίστρατος) parle d'un écrit περὶ ᾿Αθηνῶν, que certains attribuent à Ménéclès et d'autres à Callistrate ; cependant, la lecture du passage d'Harpocration prête à confusion, et Preller (Polem. Fragm. p. 173, &c.) pense qu'à la place de Καλλικράτης on devrait plutôt lire Καλλίστρατος.
CALPURNIUS : voir PISO
CATO. M. Porcius Cato Censorius naquit à Tusculum, une ville municipale du Latium : ses ancêtres y demeuraient depuis plusieurs générations. Son père avait la réputation d'être un soldat courageux, et son grand-grand-père avait reçu une distinction honorifique de l'état pour cinq chevaux tués sous lui lors d'une bataille. Aucun patricien même le plus hautain de Rome ne se vanta plus de la splendeur de la noblesse la plus pure avec un esprit plus fier que Caton quand il rappelait les exploits guerriers et la respectabilité municipale de sa famille, à laquelle il attribuait une ancienneté extrême. Pourtant les Porcii de Toscane n'avaient jamais obtenu les honneurs de la magistrature romaine. Leur descendant illustre, au commencement de sa carrière dans la grande ville, fut considéré comme un homo novus, et le sentiment de sa basse condition, augmenté de la conscience de sa supériorité innée, contribua à l'exaspérer et stimula son âme ambitieuse. Tôt dans la vie, il éclipsa tellement la première étincelle vacillante de sa race, qu'il parla constamment de lui, non seulement en tant que chef, mais en tant que fondateur de la Gens Porcia.
Ses ancêtres trois générations auparavant s'appelaient M. Porcius, et Plutarque dit (Cato Maj. 1), que d'abord il fut connu par le cognomen de Priscus, mais qu'ensuite il fut appelé Cato - un mot dénotant cette sagesse pratique qui est le résultat d'une sagacité normale, combinée avec l'expérience des affaires civiles et politiques. Cependant, on peut se demander si Priscus, comme Maior, n'étaient pas simplement une épithète utilisée pour le distinguer plus tard de Caton d'Utique, et nous n'avons aucune information précise quant à la date où il reçut pour la première fois l'appellation de Cato, qui a pu lui été accordée dans l'enfance plutôt comme présage d'éminence, que comme hommage au passé désert. Les qualités implicites dans le mot Cato étaient admises par la majorité des gens et le titre moins ancien de Sapiens, par lequel il était si connu dans sa vieillesse, dont parle Cicéron (Amic. 2), est devenu chez lui comme un cognomen. Pour le nombre et l'éloquence de ses discours, il fut surnommé orator (Justin, xxxiii. 2; Gell. xvii 21), mais Caton le censeur ou Cato Censorius, est resté son nom le plus commun, aussi bien que son appellation la plus caractéristique, puisqu'il exerça la fonction de censeur avec une réputation extraordinaire, et ce fut la seule que Caton ait jamais exercée.
Pour établir la date de la naissance de Caton, on doit se baser sur le témoignage des écrivains antiques en se basant surl'âgequ'il avait à sa mort : on sait qu'elle eut lieu en 149 av. J.-C. Jusqu'où devons-nous remonter à partir de cette date est une question sur laquelle les spécialistes ne sont pas unanimes. Si l'on se base sur la chronologie cohérente de Cicéron (Senect. 4), Cato nacquit en 234 av. J.-C., l'année précédant le premier consulat de Q. Fabius Maximus, et mourut à l'âge de 85 ans, sous le consulat de L. Marcius et de M. Manilius. Pline (H. N. xxix. 8) est d'accord avec Cicéron. D'autres auteurs exagèrent l'âge de Caton. Selon Valère-Maxime (viii. 7. § 1) il dépassa quatre-vingt-six ans; selon Tite-Live (xxxix. 40) et Plutarque (Cat. Maj. 15) il avait 90 ans à sa mort. Ce grand âge est cependant en contradiction avec le récit rapporté par Plutarque (Cat. Maj. 1) avec l'autorité de Caton lui-même.
Nous avons insisté sur les aléas des débuts de son histoire, puisqu'ils ont affecté la marche entière de la vie de Caton. Nous avons vu un jeune indomptable, actif et résolu -- l'ouvrier-type et l'oracle de la rusticité -- n'ayant pas dû s'abaisser au besoin de la pratique et de l'encouragement, mais donnant son amitié par opportunité et toujours à la hauteur des exigences de sa position, éduqué dans la meilleure école des armes, favori de son général, écouté avec des applaudissements dans les tribunaux de Rome, et présenté immédiatement dans un cercle politique d'élite. Quoi d'étonnant que, dans de telles situations, l'esprit de Caton reçut une meilleure formation pour commander et un succès marériel que celle qu'il aurait reçue par une éducation plus traditionnelle? Il n'y a rien d'étonnant que sa force et son originalité fussent teintées de dogmatisme, de vulgarité, de rudesse, la vanité, d'auto-satisfaction et de préjugé, -- qu'il ait eu peu de sympathie pour ceux qui poursuivaient des études calmes et contemplatives, -- qu'il dédaignait ou détestait ou dépréciait les talents qu'il n'a pas le liosir de maîtriser, -- qu'il raillait et se rebellait contre les élégances conventionnelles d'une société trop polie à laquelle lui et son parti étaient opposés, -- qu'il confondait la délicatesse de sentiment avec la faiblesse efféminée, et l'amélioration des conditions de vie avec la luxure?
4. ainsi, disait-il, en Espagne, on avait presque plus perdu par les révoltes des soldats que par la guerre; suivant l'usage étranger, l'usage des rois, Scipion était à la fois complaisant pour la licence des soldats et rigoureux envers eux. 5. A ces considérations, Quintus Fabius ajouta un projet de décision aussi rude que son discours : le légat Pleminius devait être amené, enchaîné, à Rome, y plaider sa cause enchaîné, et, si les plaintes des Locriens étaient fondées, être mis à mort dans sa prison, tandis que ses biens seraient confisqués; 6. Publius Scipion, pour avoir quitté sa province sans ordre du sénat, serait rappelé, et l'on négocierait avec les tribuns de la plèbe pour qu'ils proposent au peuple d'abroger son commandement; 7. aux Locriens, le sénat répondrait, de vive voix, que les outrages dont ils se plaignaient, ni le sénat, ni le peuple ne les approuvaient; on les appellerait hommes d'honneur, alliés et amis; on leur rendrait leurs enfants, leurs femmes, et les autres biens qui leur avaient été enlevés; tout l'argent enlevé au trésor de Proserpine, on le rechercherait, on remettrait à ce trésor le double de cette somme, 8. et l'on ferait une cérémonie expiatoire, après avoir demandé au collège des pontifes, pour le déplacement, l'ouverture, la violation de ce trésor sacre, quelle expiation, à quels dieux et avec quelles victimes il jugeait bon de faire; 9. les soldats qui étaient à Locres seraient tous transportés en Sicile; quatre cohortes d'alliés latins seraient amenées à Locres en garnison.
À peine cette affaire importante terminée Caton, qui avait gardé pendant sa progression une constance rude et vigoureuse en dehors, sans, sans doute, aucun dommage sérieux à sa popularité, fit voile vers sa province désignée, l'Espagne citérieure
Quand il eut soumis provisoirement l'ensemble du pays situé entre l'Iberus et les Pyrénées, il se tourna vers les réformes administratives, et augmenta les revenus de la province par des améliorations dans le fonctionnement des mines de fer et d'argent. Pour ses exploits en Espagne, le sénat décréta trois jours de remerciement. Au cours de l'année 194 av. J.-C., il revint à Rome, et obtint le triomphe, où il exhiba une quantité extraordinaire de fer, d'argent et d'or, en pièces de monnaie et en lingot. Dans la distribution du butin à ses soldats, il était plus libéral qu'on aurait pu s'attendre d'un défenseur de l'économie parcimonieuse. (Liv. xxxiv. 46.) On dit que le retour de Caton semble avoir été accéléré par l'hostilité de P. Scipio Africanus, qui était consul en 194 av. J.-C. et qui convoitait le commandement de la province dans laquelle Cato avait obtenu sa renommée. Il y a un désaccord entre Népos (ou le pseudo-Népos), et Plutarque (Cat. Maj. 11), dans leurs récits de cette affaire. Le premier affirme que Scipion échoua dans sa tentative d'obtenir la province, et, irrité de son échec, resta après la fin de son consulat, à titre privé à Rome. Le second assure que Scipion, dégoûté par la sévérité de Caton, obtint réellement la province, mais, ne pouvant obtenir du sénat un vote de censure contre l'administration de son rival, passa la période de son commandement dans l'inactivité totale. Selon Tite-Live (xxxiv. 43), en 194 av. J.-C., Sex. Digitius obtint la province de l'Espagne citérieure. Il est probable que Plutarque se soit trompé en assignant cette province à Scipion l'Africain. L'idée que l'Africain ait été nommé comme successeur de Caton en Espagne peut être le résultat d'une double confusion du nom et de l'endroit, parce que P. Scipio Nasica fut nommé en 194 av. J.-C. dans la province ultérieure.
Plutarque (Cat. Maj. 12), déclare qu'après son consulat, Cato accompagna Tib. Sempronius Longus comme légat en Thrace, mais ici il semble y avoir une erreur, parce que bien que Scipion l'Africain était d'avis qu'un des consuls devait avoir Macédoine, nous retrouvons bientôt Sempronius en Gaule Cisalpine (Liv. xxxiv. 43, 46), et en 193 av. J.-C., nous voyons Caton à Rome consacrant à la Victoria Virgo un petit temple qu'il avait juré de faire deux ans auparavant. (Liv. xxxv. 9.)
Après son arrivée à Rome, il n'y a aucune preuve certaine que Caton s'engagea de nouveau dans une guerre. Scipion, qui avait été légat sous Glabrio, était consul en 190 av. J.-C, et la province la Grèce lui fut attribuée par le sénat. Il y a une expression chez Cicéron (pro Muren. 14), qui pourrait faire croire que Caton retourna en Grèce, et combattit sous L. Scipion, mais sur un tel événement, l'histoire est silencieuse "Nunquam cum Scipione esset profectus [M. Cato], si cum mulierculis bellandum esse arbitraretur." Que Cicéron ait fait une erreur semble plus probable que de rapporter cela au moment où Caton et L. Scipion servaient ensemble sous Glabrio, ou de dire que les mots "cum Scipione," comme l'ont pensé quelques critiques, sont une interpolation..
Il chassa Manilius, un homme de rang prétorien, parce que après avoir embrassé son épouse en présence de sa fille un jour ouvert. Si l'étrange affirmation de Caton sur sa propre façon de faire (Plut. Cato, 17) doit être prise comme recommandation hyperbolique de sa réserve décente, ou être expliqué comme Balzac (cité par Bayle, s. v. Porcius) nous le dit, nous le recherchons encore. Il chassa L. Nasica (ou, comme certains le conjecturent, L. Porcius Laeca) pour une plaisanterie déplacée et irrévérencieuse en réponse à une question solennelle. (Cic. de Orat. II. 64.)
Désormais la vie publique de Caton se déroula principalement dans des procès, des débats au sénat et des discours au peuple. Les fragments de ses discours montrent son activité incessante, et la cohérence de sa carrière. Il poursuivit ses adversaires politiques avec une animosité implacable; pour lui, en vrai Italien qu'il était, la vengeance était une vertu. Selon ses propres mots, les obsèques les plus honorables qu'un fils pouvait rendre à la mémoire de son père étaient la condamnation et les larmes des ennemis de ce père. Avec ses yeux gris-vert, ses cheveux blonds, sa charpente de fer et sa voix de stentor, il exprimait de injures tellement violentes qu'elles amenèrent la piquante épigramme grecque rapportée par Plutarque. (Cato, 1)
Même dans les dernières années de sa longue vie, Caton ne prit aucun repos. En sa quatre-vingt-unième année, 153 av. J.-C. , il fut accusé par C. Cassius pour un capitale crimen (on n'en sait pas la nature), et se défendit en personne avec une force intacte, une voix assurée, et une mémoire inébranlable : "Comme il est dur," dit-il, "pour quelqu'un dont la vie s'est passée dans une génération précédente, de plaider sa cause devant des hommes du présent!" (Val. Max. viii. 7. § 1 ; Plut. Cato, 15.)
Cato se maria deux fois; d'abord à Licinia, une dame de petite fortune mais de naissance noble dont ils eut un fils, M. Porcius Cato Licinianus, le juriste, et qui vécut jusqu'à un âge avançé. Après sa mort il cohabita secrètement avec une esclave; bien qu'il fût un mari fidèle, et comme voeuf il fût inquiet de préserver sa réputation, la citation célèbre "sententia dia Catonis." montre qu'il attachait peu devaleur à la vertu du chasteté. Quand son amour fut découvert par son fils, il se décida à se remarier et choisit la fille de son scribe et client, M. Salonius. La manière dont un patron pouvait commander son client, et un père se débarasser de sa fille, est désagréablement amplifiée dans le récit imagé de Plutarque de l'entrevue entre Caton et Salonius au sujet du mariage. Le vieil homme vigoureux terminait sa 80ème année quand Salonia eut un fils, M. Porcius Cato Salonianus, le grand-père de Caton d'Utique. Envers son fils aîné il se comporta comme un bon père, et prit en charge la totalité de son éducation. Pour ses esclaves il était un maître sévère. Sa conduite envers eux (si elle n'est pas trop noircie par Plutarque) était vraiment détestable. La loi les tenait comme comme de simples biens mobiliers, et il les ttaitait en tant que tels, sans aucun respect pour les droits de l'homme. " Lingua mali pars pessima servi" ainsi il leur apprennait à être secrets et silencieux. Il leur donnait le sommeil quand ils ne savaient plus faire autrement. Afin d'empêcher qu'ils s'associent et pour les diriger plus facilement, il semait intentionnellement la zizanie et la jalousie entre eux, et permettait aux mâles d'acheter avec leur peculium la permission d'avoir des rapports sexuels avec les servantes de son ménage. En leur nom, ils achetaient de jeunes esclaves, qu'ils formaient, et s'est puis vendaient avec un bénéfice pour lui-même. Après avoir soupé avec ses invités, il punissait souvent sévèrement avec des lanières pour des faits insignifiants de négligence, et parfois les faisait mettre à mort. Quand ils devenaient faibles et inutiles, il les vendait ou les mettait à la porte. Il ne traitait pas mieux les animaux inférieurs. Son cheval de guerre qui l'accompagnait lors de sa campagne en Espagne, il le vendit en quittant le pays, parce que l'état ne voulait pas se charger des dépenses de son transport. Ces excès de caractère tyrannique et insensible n'entraina aucun scruple dans sa propre conscience, et ne trouva aucune critique d'un opinion publique qui tolérait les jeux de gladiateurs. C'était simplement des exemples de la saine sévérité des bons vieux paterfamilias de la Sabine. Dans sa jeunesse l'austérité de sa vie fut beaucoup plus grande que dans sa vieillesse, et peut-être sa rigueur se serait encore atténuée, car il n'estimait pas qu'il avait un caractère à continuer, et sa frugale simplicité ne l'avait pas mené à l'acquisition de la richesse. Les années avançant, il rechercha le gain avec de plus en plus d'ardeur; bien que, et c'est tout à son honneur, au milieu de multiples tentations, il n'essaya jamais essayé de d'abuser de ses fonctions publiques. Il n'accepta aucun dessous de table, il ne garda aucun butin pour son propre usage; mais, insatisfait de son retour à l'agriculture, qui dépendait des aléas de Jupiter, il devint un spéculateur, non seulement d'esclaves, mais en bâtiments, eaux artificielles, et terrains. Il avait un énorme esprit mercantile. Lui qui avait été la terreur des usuriers en Sardaigne devint prêteur d'argent à intérêt nautique sur la sécurité des entreprises commerciales, alors qu'il faisait tout son possible de se protéger contre la possibilité de perte en exigeant que le risque soit divisé, et que son propre agent devrait contribuer à la gestion.
The activity of this many-sided man found lei­sure for the composition of several literary works. He lived at a time when the Latin language was in a state of transition, and he contributed to en­rich it.
Les instructions de Cato à son fils aîné, éditées sous forme de lettres, traitaient de divers sujets convernant l'éducation de la jeunesse romaine. Elles ont été divisées en livres, qui, cités sous divers noms, ont été considérés comme des traités séparés. Les Apophthegmata, par exemple, étaient peut-être un des livres de la collection générale. Des instructions de Cato à son fils quelques fragments demeurent, que l'on peut trouver dans les Catoniana de H. Alb. Lion, Gott. 1826, un critique de peu de mérite .
CEPHALON (Κεφάλων ), appelé ὁ Γεργίθιος or Γεργήθιος d'une ville située dans le territoire de Cume appelée Γέργηθες or Γέργιθες. (Strab. xiii. p. 589.) Il écrivit un récit sur les aventures d'Enée aorès la prise de Troie, appelé Troica (Τρωικά). Sa date est inconnue, mais il est appelé par Denys d'Halicarnasse (i. 72) συγγραφεὺς παλαιὸς πάνυ. Athenée (ix. 393, d.) l'appelle Cephalion, et fait remarquer que les Troica qui sont publiées sous son nom, étaient en réalité un ouvrage d'Hegesianax d'Alexandrie. (Vossius, de Hist. Graec. p. 412, ed. Westermann.) [G. E. L. C.]
DAMASTES DE SYGEE (Δαμαστὴς ὁ Σιγεὺς). Denys dans son Thucydide classe Damaste de Sigée parmi les historiens du Veme siècle dont la méthode et le style s'apparentent à ceux d'Hellanicos de Lesbos.
Damastes (ca. 400) wrote the genealogies of the Greek leaders before Troy; also a description of the earth and its peoples, to accompany his map of the world.
DEMAGORAS (Δημαγόρας), de Samos, est mentionné par Denys d'Halicarnasse (A. R. I. 72), ainsi qu'Agathyllus, en tant qu'auteur qui était d'accord avec Cephalon sur la date de la fondation de Rome. Mais, que Demagoras ait été un poète comme Agathyllus ou pas, est incertain. Il est souvent mentionné par les grammairiens. (Bekker, Anecd. p. 377; Bachmann, Anecd. I. p. 68; Eustath. ad Il. ix 558; Eudoc. p. 35; Apostol. Prov. ii. 51; Schol. ad Eurip. Phoen.7.) [ L. S. ]
DENYS DE CALCHIS (Διονύσιος ὁ Χαλκιδεὺς) : un historien grec qui vécur avant l'ère chrétienne. Il écrivit un livre sur la fondation des villes (κτίσεις) en cinq livres qui est souvent cité par les anciens. On a conservé un nombre considérable de gragments de son oeuvre, mais autrement cet auteur est inconnu. (Marcian. Heracl. Peripl. p. 5; Suid. s. v. Χαλκιδίνη ; Harpocrat. s. v. ῾Ηραῖον τεῖχος ; Schol. ad Apollon. Rhod. i. 558, 1024, iv.264, ad Aristoph. Nub. 397 ; Dionys.Hal. A. R. i. 72 ; Strab. xii. p. 566 ; Plut. de Malign. Herod. 22 ; Scymnus, 115; Clem. Alex. Strom. i. p. 144; Zenob. Proverb, v. 64; Apostol. xviii. 25 ; Photius, s. vv. Πραξιδίκη, Τελμισεῖς ; Eudoc. p. 438.)
A. GELLIUS, et non Agellius comme l'imaginent Lipsius et d'autres, un grammairien latin, sur qui nous ne possédons aucune source d'information sauf son propre livre. De celui-ci nous supposons qu'il était de bonne famille et avait de bonnes relations, probablement originaire de Rome; qu'il avait voyagé beaucoup, particulièrement en Grèce, et qu'il avait résidé pendant une période considérable à Athènes; qu'il avait étudié la rhétorique sous la férule de T. Castricius et Sulpicius Apollinaris, la philosophie sous celle de Calvisius Taurus et de Peregrinus Proteus, lié également d'amitié et ayant reçu des leçons de Favorinus, Herode Atticus, et Cornelius Fronto; qu'il avait durant sa jeunesse été nommée par le préteur pour juger en tant qu'arbitre dans des causes civiles; et que plus tard une grande partie du temps qu'il aurait heureusement consacré aux activités littéraires fut occupé par des fonctions juridiques du même genre. La date précise de sa naissance, comme celle de sa mort, sont inconnues; mais à partir des noms de ses précepteurs et de ses compagnons nous concluons qu'il doit avoir vécu sous Hadrien, Antonin le Pieux, et Marc Aurèle (117 - 180 ap. J.-C.).
Son oeuvre bien connue s'intitule Noctes Atticae, parce qu'il la composa dans une maison près d'Athènes pendant les longues nuits de l'hiver, c'est une sorte de mélange, contenant de nombreux extraits d'auteurs grecs et romains, sur une grande variété de matières liées à l'histoire, aux antiquités, à la philosophie et à la philologie, entremêlés de remarques originales, de dissertations et de discussions, le tout rassemblé en vingt livres, sans aucun ordre ou arrangement. Nous y trouvons une multitude de passages curieux et intéressants d'auteurs dont les travaux ont disparu, et de vastes fonds d'information sur des questions qui autrement seraient demeurées obscures; mais le style est déformé par cette espèce d'affectation qui a été poussée à l'excès par Apulée -- introduction fréquente de mots désuets et d'expressions reprises pour la plupart aux anciens poètes comiques. Le huitième livre est entièrement perdu sauf l'index, et quelques lignes au début du sixième manquaient, jusqu'à ce que le trou fut bouché à partir de l'épitomé des Institutions divines de Lactance (c. 28), d'abord publiées sous une forme complète en 1712, par Pfaff, d'après un MS. de la bibliothèque royale de Turin. Il n'est pas probable qu'une partie des Noctes Atticae ait été mise en forme avant 143 ap. J.-C., puisque, dans le deuxième chapitre du premier livre, Hérode Atticus est cité en tant que "consulari honore praeditu," et le chapitre dix-sept du treizième livre contient une allusion au deuxième consulat d'Erucius Clarus, qui date de 146 ap. J.-C.
L'Editio Princeps de A. Gellius furt imprimée à Rome, fol. 1469, apr Sweynheym et Pannartz, avec une préface écrite par Andrew, alors évêque d'Aleria, au Pape Paul II.; elle fut réimprimée au même endroit par les mêmes typographes en 1472, suivant ou précédant la belle impression de Jenson, fol. Ven. 1472 ; et les sept autres éditions sans notes proviennent d'Italie, surtout de Venise, avant la fin du XVème siècle. La première édition critique fondée sur la collation de MSS. fut éditée à Paris, 8vo. 1585, sous l'autorité d'Henry Stephens et Louis Carrio, elle servit de modèle pour les travaux détaillés de J. F. Gronovius, 12mo. Amst., L. Elzev., 1651, et D. Elzev., 1665, ce dernier est le meilleur. L'Octavo Variorums (Lug. Bat. 1666, 1687) reprend le texte de Jac. Grononus, avec quelques modifications par Thysius et Oiselius; mais il ne vaut pas le Quarto Variorum de Jac. Gronovius, Lug. Bat. 1706 (réimprimé, avec quelques dissertations, par Conradi, 8vo. Leips. 1762), qui doit être considéré comme la meilleure édition, avant la plus récente de Lion, 2 vols. 8vo. Getting. 1824, 1825, est un travail peu soigné et incorrect.
Nous avons comme traduction en Anglais Beloe, 3 vol., 8vo. Lond. 1795 ; en Français par l'Abbé de Verteuil, 3 vols. 12mo. Par. 1776, 1789, aet par Victor Verger, 3 vols. Par. 1820, 1830;. en Allemand (uniquement les parties qui parlent d'histoire ancienne et de philosophie) par A. H. W. von Walterstern, 8vo. Lemgo, 1785. [W. R.]
HELLANICUS (῾Ελλάνικος). De Mytilène dans l' île de Lesbos, le plus éminent parmi les logographes grecs. Il était le fils, selon certains, d'Andromenes ou d'Aristomenes, et, selon d'autres, de Scamon (Scammon), cependant ce dernier peut être simplement une erreur de Suidas (s. v. ῾Ελλάνικος). Selon le récit confus de Suidas, Hellanicus et Hérodote vécurent ensemble à la cour d'Amyntas (av. J.- C. 553 - 504), et Hellanicus était encore vivant sous le règne de Perdiccas, qui hérita du trône en 461 av. J.- C.. Ce récit, cependant, est incompatible avec la suite du récit de Suidas, qui dit qu'Hellanicus fut contemporain de Sophocle et d'Euripide. Lucien (Macrob. 22) déclare qu'Hellanicus mourut à l'âge 85 ans, et l'auteur Pamphila (ap Gellium, xv 23), qui fait de lui un contemporain de Hérodote, dit qu'au début de la guerre du Péloponnèse (431 av. J.-C.), Hellanicus avait 65 ans , de sorte qu'il serait né en 496 av. J.-C. et mort en 411 av. J.-C. Ce récit, qui en soi est très probable, semble contredit par une déclaration d'un scholiaste (ad Aristoph. Ran, 706), pour qui il apparaîtrait qu'après que la bataille des Arginusae, en 406 av. J.-C., Hellanicus écrivait toujours; mais l'expression vague et indéfinie de ce scholiaste ne justifie pas une telle déduction, et il est d'ailleurs clair chez Thucydides (i. 97), qu'en 404 ou 403 av. J.-C. Hellanicus n'était plus vivant. Une autre autorité, un biographe anonyme d'Euripide (p. 134 des Vitarum Scriptores Graeci minores de Westermann, Brunswick, 1845), déclare qu'Hellanicus nacquit le jour de la bataille de Salamine, c.-à-d., le 20ème du mois Boedromion 481av. J.-C., et qu'il reçut son nom de la victoire d'῾Ελλάς sur les barbares; mais ce récit ressemble trop à une invention de grammairien pour expliquer le nom d'Hellanicus et ne mérite aucun crédit; et parmi les divers récits contradictoires nous sommes inclinés à adopter celui de Pamphila. En ce qui concerne la vie d'Hellanicos nous sommes tout à fait dans l'obscurité, et nous savons seulement de Suidas qu'il est mort à Perperene, une ville sur la côte de l'Asie Mineure en face de Lesbos; nous pouvons, cependant, présumer qu'il a visité au moins certains des pays dont il parle dans son histoire.
Hellanicus fut un auteur très prolifique, et si nous devions considérer tous les titres qui sont parvenus jusqu'à nous comme titres des productions authentiques et d'oeuvres distinctes, leur nombre s'élèverait presque à trente; mais les travaux récents de Preller (De Hellanico Lesbio Historico, Dorpat, 1840, 4to.) prouvent que plusieurs oeuvres portant son nom sont des faux et de date ultérieure, et que beaucoup d'autres désignés sous le nom d'oeuvres distinctes, sont seulement des chapitres ou des sections d'autres oeuvres. Nous adoptons l'énumération de Preller, et nous mentionnons d'abord les travaux qui sont apocryphes.
1. Αἰγυπτίακα. L'origine tardive de cette oeuvre s'impose du fragment cité par Arrien (Dissert. Epictet. II. 19) et Aulu-Gelle (i. 2; comp. Athen. XI p. 470, xv. pp 679, 680.)
2. Εἰς ῎Αμμωνος ἀνάβασις, mentionné par Athenée (xiv p. 652), qui, cependant, doute de son authenticité.
3. Βαρβαρικὰ νόμιμα, qui, selon l'opinion des anciens était une compilation des travaux d'Hérodote et de Damastes. (Euseb. Praep. Evang. ix. p. 466; comp. Suid. s.v. Ζάμολξις ; Etymol. Mag. p. 407. 48.)
4. ᾿Εθνῶν ὀνομασίαι, qui semble être une compilation similaire. (Athen. xi. p. 462 ; comp. Herod, iv. 190.) C'est peut-être la même oeuvre que celle que nous trouvons citée sous le nom de Περὶ ἐθνῶν (Schol. ad Apollon. Rhod, iv. 322), Κτίσεις ἐθνῶν καὶ πόλεων, ou simplement Κτίσεις. (Steph. Byz. s. v. Χαριμᾶται; Athen. x. p. 447.) Stéphane de Byzance cite d'autres oeuvres sous le nom d'Hellanicus, comme Κυπριακά, τὰ περὶ Λυδίαν et Σκυθικά, dont nous ne pouvons dire si elles faisaient partied'une autre oeuvre, peut-être les Περσικά (dons nous allons parler). Les Φοινικικά mentionées par Cedrenus (Synops. p. 11), et les ἱστορίαι (Athen. ix. p. 411, où l'on doit probabkelent lire ἱερείαις pour ἱστορίαις ; Theodoret, de Aff. p. 1022), n'ont probablement jamais existé et le titre est faux Il y a un titre cité par Fulgence (Myth. i. 2), appelé Διὸς πολυτυχία, dont le titre est un mystère, et n'est cité nulle aprt ailleurs.
Laissant tomber ces oeuvres, qui sont fausses, ou du moins d'un caractère très douteux, nous allons énumérer les oeuvres véritables d'Hellanicus, selon les trois divisions retenues par Preller, à savoir généalogique, chorographique et chronologique.
1. Δευκαλιωνεία, en deux livres, conenant les traditions thessaliennes depuis l'origine de l'homme, et depuis Deucalion et ses descendants jusqu'à l'époque des Argonautes. (Clem. Alex. Strom. vi. p. 629.) Les Θετταλικά cités par Harpocration (s. v. τετραρχία) est la même oeuvre ou une partie de celle-ci.
2. Φορωνίς, deux livres : contient les traditions des Pélasges et des Argiens depuis le temps de Phoroneus et d'Ogyges jusqu'à Héraclès, peut-être même jusqu'au retour des Héraclides. (Dionys. i. 28.) Les livres Περὶ Ἀρκαδίας (Schol. ad Apollon. Rhod. i. 162), Ἀργολικά (Schol. ad Hom. IL iii. 75), et Βοιωτικά (ibid. iii. 494) sont sans doute les mêmes oeuvres que le Phoronis ou des morceaux de celui-ci.
3.᾿Ατλαντιάς, en deux livres, contient les histoires d'Atlas et des ses descendants. (Harpocrat. s.v. ῾Ομηρίδαιi; Schol. ad Horn. II. xviii. 486.)
4. Τρωικά, en deux livre, débutant à l'époque de Dardanus. (Harpocrat. s. v. Κριθωτή; Schol. ad Hom. Il , φ, 242.) L'᾿Ασωπίς était seulement une partie des Troica. (Marcellin. Vit. Thuc. § 4.)
II. Oeuvres chronographiques.
1. ᾿Ατθίς, ou une histoire de l'Attique, se composant au moins de quatre livres. Le premier contenait l'histoire de la période mythique; le seconde comprend principalement l'histoire et les antiquités des dèmes attiques; le contenu du troisième et du quatrième est peu connu, mais nous savons qu'Hellanicus a traité des colonies de l'Attique établies en Ionie, et la suite des événements jusqu'à sa propre époque. (Preller, I.c. p. 22, &c.; comp. Thuc. i. 97.)
2. Αἰολικά, ou l'histoire des Éoliens en Asie Mineure et des îles de la mer Égée. Les Lesbiaca et Περὶ Χίου κτίσεως semblent être un chapitre des Aeolica. (Tzetz. ad Lycoph. 1374 ; Schol. ad Pind. Nem. xi. 43, ad Hom, Od. viii. 294.)
3. Περσικά, en deux livres, contient l'histoire de la Perse, de la Médie et de l'Assyrie depuis l'époque de Ninus jusqu'à Hellanicus lu-même, comme on peut déduire à partir des fragments qui existent encore, et comme le déclare explicitement Cephalion dans Syncellus (p. 315, ed. Dindorf).
III. Oeuvres chronologiques.
1. ῾Ιέρειαι τῆς Ἥρας, en deux livres, contient une liste chronologique des prêtresses d'Héra à Argos. Il y a certainement existé à Argos dans le temple des récits sur Héra sous forme d'annales, qui remontent aux temps les plus anciens à l'époque où ils provenaient de traditions orales. Hellanicus s'est servi de ces récits, mais son travail n'était pas une seulement une simple énumération, mais il y avait incorporé une variété de traditions et d'événements historiques, pour lesquels il n'y avait aucune place dans aucun de ses autres oeuvres, et il a ainsi produit une sorte de chronique. Il était un des plus anciens à essayer de réglementer la chronologie, et s'en servirent Thucydide (ii. 2, iv. 1, 33), Timée (Polyb. xii. 12), and d'autres. (Comp. Plut. De Mus. p. 1181 ; Preller, l. c. p. 34, &c.)
2. Καρνεονῖκαι, ou une énumération chronologique des victoires dans les concours musicaux et poètiques lors des fêtes des Carneia. Cette oeuvre peut être regardée comme une première tentative d'une histoire de la littérature en Grèce. Une partie de cette oeuvre, et peut-être une première édition de celle-ci était, dit-on, en vers. (Athen. xiv. p. 635.) Suidas dit qu'Hellanicus écrivit beaucoup de livres en prose et en vers ; mais cette dernière façon de faire n'est pas connue.
Toutes les oeuvres d'Hellanicus sont perdues, sauf un nombre considérable de fragments. Bien qu'il appartienne, à proprement parler, aux logographes (Dionys. Jud. de Thucyd. 5; Diod. i. 37), il a une place plus grande parmi les premiers historiens grecs que n'importe lequel de ceux qu'on nomme logographes. Il forme la transition de cette classe d'auteurs aux vrais historiens; il a non seulement traité des périodes mythiques, mais, dans plusieurs exemples, il traité l'histoire de son propre temps. Mais, pour ce qui concerne la forme de l'histoire, il ne s'est pas émancipé de la coutume et de la pratique des autres logographes : comme eux, il traite l''histoire d'un point de vue local, et la divise en parties qui peuvent être relatées sous forme de généalogies. Par conséquent il a écrit des histoires locales et des traditions. Cette circonstance, et les nombreuses différences entre ses récits et ceux d'Hérodote, montrent qu'il est fort probable que ces deux auteurs ont travaillé tout à fait indépendamment l'un l'autre, et que l'un était inconnu de l'autre. Cela n'est pas surprenant que, vu les anciennes traditions, il manquait de critique historique, et nous pouvons croire Thucydide (i. 97), qui indique qu'Hellanicus écrivit l'histoire des périodes postérieures brièvement, et qu'il n'était pas précis dans sa chronologie. Dans ses vues géographques aussi, il semble avoir dépendu très fort de ses prédécesseurs, et a recopié, pour la plupart, ce qu'il a trouvé chez eux; c'est pourquoi Agathemerus (l. c), qui l'appelle ἀνὴρ πολυίστωρ, dit qu'il ἀπλάστως παρέδωκε τὴν ἱστορίαν; mais la critique pour mensonge et les autres reproches faits contre lui par des auteurs tels que Ctésias (ap. Phot. Bibl. Cod. 72), Théopompe (ap. Strab. I. p. 43), Ephore (ap. Joseph, c. Apion, i. 3; comp.. Strab. viii. p. 366), et Strabon (X. p. 451, XI p. 508, XIII. p. 602), est évidemment partale, et ne devrait pas nous influencer dans notre jugement sur ses mérites ou défauts comme auteur; il ne peut y avoir aucun doute qu'il était un compilateur instruit et diligent, et d'après les sources qui nous restent, il était digne de confiance. Ses fragments sont rassemblés par Sturz, Hellanici Lesbii Fragmenta, Lips. 1796, 8vo., 2e édition 1826; dans le Museum Criticum, vol. ii. p. 90 - 107, Camb. 1826; et chez C. et Th Müller, Fragmenta Histor. Graec. p. 45 - 96. (Dahlmann, Herodot. P. 122, Müller, Hist. of Greek . p. 264, et particulièrement le travail de Preller cité plus haut.)
Ἑλλάνικος, Μιτυληναῖος, ἱστορικός, υἱὸς Ἀνδρομένους, οἱ δὲ Ἀριστομένους, οἱ δὲ Σκάμωνος: οὗ ὁμώνυμον ἔσχεν υἱόν. διέτριψε δὲ Ἑλλάνικος σὺν Ἡροδότῳ παρὰ Ἀμύντᾳ τῷ Μακεδόνων βασιλεῖ κατὰ τοὺς χρόνους Εὐριπίδου καὶ Σοφοκλέους: καὶ Ἑκαταίῳ τῷ Μιλησίῳ ἐπέβαλε, γεγονότι κατὰ τὰ Περσικὰ καὶ μικρῷ πρός. ἐξέτεινε δὲ καὶ μέχρι τῶν Περδίκκου χρόνων καὶ ἐτελεύτησεν ἐν Περπερηνῇ τῇ κατ' ἀντικρὺ Λέσβου. συνεγράψατο δὲ πλεῖστα πεζῶς τε καὶ ποιητικῶς. (SUIDAS)
HIERONYMUS (῾Ιερώνυμος), de Cardie, un historien qui est souvent cité comme une des autorités en chef pour l'histoire des temps suivant immediatement la mort d'Alexandre. Il avait pris lui-même une part active dans les événements de cette période. Qu'il ait accompagné son concitoyen Eumène pendant les campagnes d'Alexandre, nous n'en avons aucun témoignage direct, mais après la mort de ce prince, nous le trouvons non seulement attaché au service de son compatriote, mais installé déjà à une place digne de confiance. Il semble probable aussi à partir des passages où il fait référence au magnifique cortège ou au char funéraire d'Alexandre, que son admiration était celle d'un témoin oculaire, et il était présent à Babylone au temps de sa construction. (Athen. v. p. 206 ; comp. Diod. xviii. 26.) La première fois qu'on parle de lui c'est en 320 av. J.-C., quand il fut envoyé par Eumène, à l'époque où il était enfermé dans le château de Nora, à la tête de la députation qu'il envoya à Antipater. Mais avant de pouvoir retourner chez Eumène, la mort du régent produisit un changement complet de la position relative des parties, et Antigone, maintenant désireux de se concilier Eumène, Hieronymus fut chargé d'être le porteur des offres et des protestations amicales à son ami et compatriote. (Diod. xviii. 42, 50; Plut. Eum. 12.) mais bien que Hieronymus fut alors choisi par Antigone pour entreprendre cette ambassade, dans la lutte qui s'ensuivit il adhéra à la cause d'Eumène et acompagna ce chef jusqu'à sa captivité finale. Dans la fataille finale de Gabiene (316 av. J.-C.) Hieronymus fut lui-même blessé et tomba aux mains d'Antigonus, qui le traita avec la plus grande bonté, et à qui dorénavant il s'attacha. (Diod. xix 44.) En 312 av. J.-C., nous le trouvons sur ordre de ce monarque avec la charge de rassembler le bitume de la mer morte, un projet qui échoua à cause de l'hostilité des Arabes voisins. (Id. xix 100.)
Mais que Denys lui-même n'a pas suivi son autorité lors de l'expédition de Pyrrhus en Italie est évident si l'on regarde les passages de Plutarque déjà cités, dans lesquels les récits des deux sont contrastés. Hieronymus est cité par Denys (de comp. 4) parmi les auteurs dont le style défectueux les rend presque impossible à lire . Il est également sévèrement critiqué par Pausanias pour son partialité envers Antigone et Démétrius, et l'injustice qu'il a montrée en conséquence envers Pyrrhus et Lysimaque. Sous le dernier monarque, en effet, il avait un motif supplémentaire d'hostilité : Lysimaque avait détruit sa ville natale de Cardie pour faire place à la fondation de Lysimacheia. (Paus. i. 9. § 8, 13. § 9.) Il y a peu le doute que l'histoire des successeurs immédiats d'Alexandre (les διάδοχοι et les ἐπίγονοι), qui est arrivée jusqu'à nous, est derivée dans sa grande partie de Hieronymus, mais il est impossible de déterminer dans quelle mesure son autorité a été suivie par Diodore et par Plutarque. (Voir sur ce point Heyne, De Font. Diodori, p. cxiv. dans l'édition de Dindorf de Diode ; et concernant Hieronymus en général, Vossius, de Historicis Graecis, p. 99, ed. Westermann ; Sevin, Recherches sur la Vie et les Ouvrages de Jerome de Cardie, dans les Mém. de l'Acad. des Inscr. vol. xiii. p. 20, &c. ; et Droysen, Hellenism, vol. i. pp. 670, 683.)
Ἱερώνυμος, Καρδιανός, ὃς τὰ ἐπ' Ἀλεξάνδρῳ πραχθέντα συνέγραψε. Καρδία δὲ ὄνομα πόλεως. (SUIDAS)
MACER, C. LICINIUS. Un annaliste et un orateur romain, il était le père de C. Licinius Calvus, et doit être né vers 110 av. J.-C.. Il était probablement questeur en 78 av. J.-C., tribun de la plèbe en 73, fut par la suite nommé préteur et devint gouverneur d'une province. Il se distingua par son hostilité envers C. Rabirius, qu'il accusa (73 av. J.-C.) d'avoir participé à la mort de Saturninus, un délit pour lequel le même individu fut accusé une seconde fois dix ans plus tard. Macer lui-même fut attaqué par Cicéron en 66 av. J.-C., quand ce dernier était préteur, en vertu de la loi De Repetundis; et voyant, malgré l'influence de Crassus, avec qui il était étroitement lié, que le verdict était contre lui, il se suicida immédiatement avant que tous les formulaires soient remplis, et sauva ainsi sa famille du déshonneur et de la perte qui se seraient abattus sur eux s'il avait été régulièrement condamné. C'est l'exposé donné par Valère-Maxime, et il ne diffère pas dans la fond de celui présenté par Plutarque.
Quelques mots d'un discours, Pro Tuscis, ont été gardé par Priscien (x. 8, p. 502, ed. Krehl), et une phrase d'une Epistola ad Senatum, par Nonius Marcellus (s. v. contendere). (Pigh. Ann. ad ann. 675 ; Sall. Histor. iii. 22, p. 252, ed. Gerlach ; Cic. ad Att. i. 4, pro Rabir. 2, de Leg. i. 2, Brut. 67 ; Val. Max. ix. 12. § 7 ; Plut. Cic. 9 ; Macrob. i. 10, 13; Censorin. de Die Nat. 20; Solin. 8; Non. Marcell. s.vv. ctypeus, contendere, luculentum, lues, patibulum; Diomed. i. p. 366, ed. Putsch, Priscien. vi. 11, p. 256, x. 6, p. 496, ed. Krehl; dans le dernier passage nous lisons Licinius pour Aemilius; Liv. iv. 7,20,23, vii. 9, ix. 38, 46, x. 9 ; Dionys. ii. 52, iv. 6, v. 47, 74, vi. 11, vii. 1 ; Auctor, de Orig. Gent. Rom. 19, 23; Lachmann, de Fontibus Hisloriar. T. Livii Comment. prior, § 21 ; Krause, Vitae et Frag. Hist. Rom., p. 237 ; Meyer, Orat. Rom. Frag. p. 385, 2nd ed.; Weichert, Poet. Lat. Reliquiae, p. 92.) [W.R.]
Les fragments de Phérécyde ont été recueillis par Sturtz, Pherecydis Fragmenta, Lips. 1824, 2e éd.; et par Car. et Théod. Müller in Fragmenta Historicorum Graecorum, p. XXXIV, &c., p. 70, &c.
PICTOR (Q. Fabius Pictor - Κόϊντος Φάβιος), fut le plus ancien écrivain de l'Histoire de Rome en prose, et c'est pourquoi il est ordinairement placé à la tête des annalistes romains. Il est appelé par Tite-Live scriptorum antiquissimus (i. 44) et longe antiquissimus auctor (ii. 44). Il servit lors de la guerre contre les Gaulois en 225 av. J.-C. (Eutrop. iii. 5 ; Oros. iv. 13 ; voir. Plin. H. N. x. 24. s. 34), et aussi lors de la seconde guerre punique ; et qu'il jouissait d'une considérable réputation chez ses contemporains est mis en évidence par le fait qu'il fut envoyé à Delphes, après le désastre de la bataille de Cannes en 216 av. J.-C., pour consulter l'oracle pour demander comment les Romains pourraient apaiser les dieux (Liv. xxii. 57, xxiii. 11 ; Appian, Annib. 27). Nous lisons chez Polybe (iii. 9. § 4) qu'il avait un siège au sénat, et par conséquent qu'il devait avoir exercé les fonctions de questeur; mais nous ne possédons aucune autre information sur sa vie. L'année de sa mort est incertaine. Le C. Fabius Pictor dont Tite-Live parle de la mort (xlv. 44) en 167 av. J.-C. est une personne différente de l'historien. On pourrait supposer, en sa basant sur le fait qu'il n'obtint aucune des hautes dignités de l'état, qu'il mourut peu après son retour de Delphes; mais, comme Polybe (iii. 9) parle de lui comme d'un des historiens de la deuxième guerre punique, il ne peut être mort si tôt; et il est probable que ses habitudes littéraires l'aient rendu peu enclin à s'engager dans les services actifs exigés des magistrats romains à cette époque.
L'Histoire de Fabius Pictor commence probablement avec l'arrivée d'Enée en Italie, et se termine à sa propre époque. Les premiers événements sont relatés avec concision ; mais la portion de l'histoire dont il fut le contemporain, était développée avec la plus grande minutie (Dionys. i. 6). Nous ne savons pas en combien de livres son oeuvre était divisée, ni jusqu'à quel point il est allé. Il contient un récit de la bataille du lac Trasimène (Liv. xxii. 7); et Polybe, comme nous l'avons déjà remarqué, parle de lui en tant qu'un des historiens de la deuxième guerre punique. Nous avons le témoignage clair de Denys (/. c.) que le travail de Fabius fut écrit en Grec; mais on suppose à partir de Cicéron (de Orat. II. 12, de Leg. i. 2), d'Aulu-Gelle (v. 4, x. 15), de Quintilien (i, 6 § 12.), et de Nonius (s. v. Picumnus), qu'il doit avoir écrit aussi en latin. Cependant, c'est très improbable; et car nous savons il y avait deux auteurs latins du nom de Fabius, Ser. Fabius Pictor, et Q. Fabius Maximus Servilianus, il est vraisemblable que les passages cités plus haut se rapportent à un de ces derniers, et non pas à Quintus.
L'oeuvre de Q. Fabius Pictor était d'une grande valeur, et est fréquemment mentionné par Tite-Live, Polybe et Denys. Polybe (i. 14, iii. 9), accuse Fabius de le grande partialité envers les Romains; et car il écrivait pour les Grecs et il était sans doute désireux de montrer le bon côté de ses compatriotes. Il semble que son oeuvre contienne un récit très précis des changements constitutionnels à Rome; Niebuhr attribue les qualités de Dion Cassius dans cette partie de son histoire au fait qu'il suit l'oeuvre de Fabius (Hist. de Rome, vol ii, note 367). Dans son récit des légendes anciennes de Rome on dit que Fabius adoptait les vues de Diocles de Peparethus. (Möller, De Q. Fabio Pictore, Altorf, 1690; Whiste, De Fabio Pictoreceterisque Fabiis Historicis, Hafniae, 1832 de ; Vossius, De Hist. Lat. p. 12; Krause, Vitae et Fragm de Hist. Rom. p. 38, &c.; Niebuhr, Lectures on Roman History, vol. I. p 27, ed. Schmitz.)
L. CALPURNIUS PISO FRUGI, consul en 133 av. J.-C.. Son origine est tout à fait incertaine, puisque ni les Fasti ni les pièces de monnaie ne mentionnent le nom de son père. C'est son intégrité et sa conscience qui le firent surnommer Frugi, qui est peut-être presque l'équivalent de notre "homme d'honneur," mais sa valeur exacte est longuement expliquée par Cicéron (Tusc. iii. 18). Piso était tribune de la plèbe en 149 av. J.-C., l'année où il proposa la première loi pour punir l'extorsion dans les provinces (Lex Calpurnia de Repetundis, Cic. Brut. 27, Verr. iii. 84, iv. 25, de Off. ii. 21). En 133 av. J.-C. il était consul avec P. Mucius Scaevola, et fut envoyé en l'Italie contre les esclaves. Il gagna une victoire sur eux, mais ne les soumit pas, et il fut remplacé au commandement par le consul P. Rupilius (Oros. v. 9 ; Val. Max. ii. 7. § 9). Piso était un défenseur loyal du parti aristocratique; et bien qu'il ne fermait pas les yeux sur leurs crimes, comme le montre sa loi contre l'extorsion, il était très peu disposé à tolérer aucune intrusion sur leurs droits et privilèges. Il s'opposa donc avec énergie aux mesures de C. Gracchus, et on parle particulèrement de lui comme d'un adversaire véhément de la lex frumentaria de ce dernier (Cic. pro Font. 13, Tusc. iii. 20). Il fut appelé Censorius par plusieurs auteurs antiques; et bien que la date de sa censure soit incertaine, on peut sans doute la placer en 120 av. J.-C.. Piso laissé des discours solennels, qui avaient disparu au temps de Cicero, et des annales, qui contenaient l'histoire de Rome de la période la plus ancienne jusqu'à son temps. Cete oeuvrel, qui, selon le jugement de Cicéron (Brut. 27), était écrite dans un style pauvre, est fréquemment citée par les auteurs anciens. Piso était, selon Niebuhr, le premier auteur romain qui introduisit l'habitude de donner une interprétation rationelle aux mythes et aux légendes de l'histoire romaine ancienne. (Comp. Niebuhr, Hist. of Rome, vol. i. pp. 235, 237, vol. ii. p. 9 ; Lachmann, De Fontibus T. Livii, p. 32 ; Krause, Vitae et Fragm. Hist. Roman, p. 139 ; Liebaldt, De L. Pisone Annalium Scriptore, Naumburg, 1836.)
POLYBIUS (noAjtoos). L'historien était le fils de Lycortas, et natif de Mégalopolis, une ville d'Arcadie. L'année de sa naissance est incertaine. Suidas (s. v.) place sa naissance sous le règne de Ptolémée Évergète, qui mourut en 222 av. J.-C.. Mais il est certain que Polybe ne peut être né si tôt; il nous dit lui-même (xxv 7) qu'il fut nommé ambassadeur en Égypte avec son père et Aratus le jeune en 181av. J.-C., alors qu'il n'avait pas encore atteint l'âge légal, qu'il était, dit-il, (xxix. 9), de trente ans chez les Achéens. Mais s'il était né, selon Suidas, avant la mort de Ptolémée Évergète, il devait alors avoir quarante ans. De plus, si fallait une autre preuve, il est impossible de croire qu'il ait pu prendre une part active dans les affaires publiques lors de la chute de Corinthe en 146 avant J.-C., s'il naquit aussi tôt que le prétend Suidas. Nous pouvons donc, sans beaucoup nous tromper, supposer avec Casaubon qu'il est né aux environs de 204 av. J.-C., puisque dans ce cas il aurait eu environ vingt-cinq ans au moment de sa désignation pour l'ambassade en Égypte.
En plus de son grand travail historique dont nous venons de parler, Polybe écrivit :
SILENUS (Σειλεινός or Σιλεινός)
1. Un natif de Calatia (Σειλεινός ὁ Καλατιανός), un historien. Athénée (XII p. 542, a), cite le troisième livre d'une de ses oeuvres nommées Σικελικά. La même oeuvre est probablement citée par Diogène Laërce (ii. 3, 11). Il a également écrit une histoire romaine, et est mentionné par Denys d'Halicarnasse (Ant. Rom. i. 6), qui l'accuse de manque de soin et d'exactitude, et par Tite-Live (xxvi. 49) en parlant des opérations de Scipion l'Africain l'aîné, en Espagne. Ce Silenus est sans aucun doute le même que le Σιλανὸς ὁ συγγραφεύς mentionné par Strabon (iii. p. 172), qui remarque qu'il ignorait, comme qu'Artemidorus, la raison pour laquelle la fontaine dans le temple d'Hercule à Gadès montait quand la marée baissait, et baissait quand la marée montait. C'est probablement cet auteur aussi qui est cité par Etienne de Byzance (s.v. Παλική), et par Pline (H. N. iv. 22). Photius aussi (s. v. Σαρδόνιος γέλως), dit quel Silenus indique ἐν β' τῶν περὶ Συρακόσσας. Cicéron (de Div. i. 24)) cite de Silenus (de qui il dit : is autem diligentissime res Hannibalis persecutus est: ) le récit d'un rêve qu'Hannibal eut après la prise de Sagonte. (Comp. Corn. Nep. Hannib. extr.)
2. C'était probablement un auteur différent de ce dernier qui est cité plusieurs fois par Athénée et d'autres en tant qu'auteur d'une oeuvre sur les mots étrangers (γλῶσσαι). Athénée le cite souvent en même temps que Cleitarque. (Athen. xi. pp. 468, a. 475, d. 478, e. 482, f. xiv. p. 644, f., &c.; comp. Schol. ad Apoll. Rhod. i. 1299; Eustath. ad Od. vii. 102, p. 1571.) Silenus a également établi une collection d'histoires fabuleuses. (Tzetzes in Lycophr. 786 ; Schol. Hom. Od. i. 75, où il l'appelle de Chios, comme le fait Eustathe, ad Od. xix. 407, p. 1871, et Eudocia, pp. 43, 312, 394 ; Vossius, de Hist. Graecis, p. 498, ed. Westermann.) [ C. P. M. ]
SOPHOCLES (Σοφοκλῆς). voir l'article dans un autre fichier (vu sa longueur)
L. AELIUS TUBERO, un ami intime de Cicéron. C'était une relation et un camarade de classe de l'orateur, il avait servi avec lui lors de la guerre marsique et avait ensuite servi sous son frère Quintus comme légat en Asie. On ne sait pas de quelle manière il se lia à Cicéron. Le Scholiaste du discours pour Ligarius dit (pp. 415, 417, ed. Orelli) que Tubero maria la soeur de Cicéron. Nous savons que Cicéron n'a pas eu de soeur; mais le frère du père de l'orator eut une fille, qui se maria avec Tubero; et par conséquent nous devons comprendre soror dans ce passage, comme il le fait souvent, comme cousine et pas soeur, (Drumann, Gesckichte Roms, vol. vi. p. 273.) A l'éclatement de la guerre civile, Tubero, qui épousa le parti de Pompée, reçut du sénat la province de l'Afrique; mais comme Atius Varus et Q. Ligarius, qui appartenaient aussi au parti aristocratique, ne la lui donnaient pas, il quitta Pompée en Grèce. Il fut plus tard pardonné par César et revint à Rome avec son fils Quintus. (Cic. pro Lig. 4, 7, 8, ad Q. Fr. i. 1. § 3, pro Planc. 41.) Tubero s'interessait à la literature zt à la philosophue. Il écrivit une Histoire (Cic. ad Q. Fr. I. c.), et le philosophe Aenesidemus lui dédicaça son oeuvre sur Pyrrhon le philosophe sceptique. (Phot. Cod. 212.)
Q. AELIUS TUBERO, le fils de Lucius (voir ci-dessus) est né probablement vers 74 av. J.-C. Dans sa jeunesse, il fit un discours (46 av. J.-C.) devant C. Julius Caesar contre Q. Ligarius, qui était défendu par Cicéron dans un discours qui existe encore (pro Q. Ligario). Quand L. Tubero, qui fut nommé gouverneur de l'Afrique par le sénat, essaya d'y débarquer, Ligarius, qui commandait l'Afrique en qualité de légat, empêcha Lucius de débarquer avec son fils Quintus, qui l'accompagnait; et ce fut la cause principale de l'hostilité de Tubero contre Ligarius. Le discours solennel de Tubero est mentionné par Quintilien (Instit. Orat. x. I. § 23, xi. 1. § 78). Après son échec, Tubero s'appliqua à l'étude du Jus Civile sous la férule d'Ofilius; et il obtint une réputation considérable. Il avait une grande connaissance du Jus Publicum et Privatum, et il écrivit plusieurs travaux sur ces deux divisions de la loi; mais il affectait un mode désuet d'expression, qui rendait ses écrits peu agréables à lire (Pomponius, Dig. 1. tit. 2. s. 2. § 46): de cette remarque de Pomponius nous pouvons inférer que les travaux de Tubero existaient quand il écrivait ces mots. Tubero épousa une fille de Servius Sulpicius, et la fille de Tubero était la mère du juriste C. Cassius Longinus. On ne sait si ce Tubero était consul sous Auguste en 11 av. J.-C., avec P. Fabius Maximus, parce que son consulat n'est pas mentionné par Pomponius, mais cette omission n'est pas déterminante contre le témoignage des Fasti Capitolini et et celui dePline (H. N. viii. 17). Une oeuvre de Tubero, "De Officio Judicis" est mentionnée par Aulu-Gelle (xiv 2); et une autre "Ad C. Oppium" est mentionnée par ce même Aulu-Gelle (vii. 19). Comme son père, Q. Tubero écrivit une Histoire (Liv. iv. 23 ; Suet. Caes. 83), mais on ne peut déterminer si les citations d'Aulu-Gelle (vi. 3, 4) sont reprises de l'histoire du père ou du fils.Tubero le juriste, qui est souvent cité dans le Digest, est ce Tubero ; mais il ne reste rien de ses écrits. [G. L.]
XENAGORAS (Ξεναγόρας ὁ συγγραφεὺς) : un historien grec cité par Denys d'Halicarnasse (i. 72), chez qui nous lisons qu'Ulysse et Circé eurent trois fils, Romus, Antias, et Ardeas, qui fondèrent les trois cités qu'ils appelèrent de leurs noms. Macrobe aussi (v. 19) cite le troisième livre de l'Histoire de Xenagoras. Si c'est la même personne que le Xenagoras, le père de l'historien Nymphis, il doit avoir vécu dans la première partie du second siècle après Jésus-Christ. Xenagoras écrivit un livre appelé Χρόνοι (Schol. ad Apoll. Rhod. iv. 262, 264 ; Harpocrat. s. v. Κραυαλλίδαι) et un autre sur les îles, Περὶ νήσων (Etymol. s. v. Σφήκεια; Tzetz. ad Lycophr. 447 ; Harpocrat. s. v. χύτροι; Steph. Byz. s. v. χύτροι). (Comp. Vossius, de Hist. Graec. p. 508, ed. Westermann ; Clinton, Fast. Hell. vol. iii. p. 566.)

References: § 73
 § 2
 § 2
 § 3
 § 9
 § 69
 § 3
 § 1
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 § 4
 § 8
 § 9
 § 7
 § 21
 § 4
 § 12
 § 9
 § 3
 § 23
 § 78
 § 46