Source: http://dodelaunay.com/2016/
Timestamp: 2018-06-22 17:13:47+00:00

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» 2016 Do Delaunay
9 décembre 2016 § 0 commentaire § permalink
9 novembre 2016 § 0 commentaire § permalink
AU 9 RUE DES NOUV’AILES #12
10 octobre 2016 § 0 commentaire § permalink
« Un arc-en-ciel sourit entre deux mains ouvertes.
Vibre à l’universelle lumière de la rencontre. »
C’était ce qui était inscrit sur le cartel de mon installation « ARC-CUEILLIR », arc-en-ciel de bolducs colorés (voir en PJ 2) qui s’est accroché pendant dix jours aux arbres du square Maurice Gardette dans le cadre de la Biennale d’Art Contemporain Le Génie des Jardins organisée par le Génie de la Bastille. « C’est pour faire des câlins grand comme çà » m’ont dit les enfants joueurs du square en écartant grand le sourire de leurs bras.
Saviez vous qu’ environ 10% des arbres sont timides ? J’ai appris cela à la radio cet été de la bouche du botaniste Francis Hallé et en suis resté tout silencieux….
À la fin des précédentes Nouv’Ailes, je vous avais laissé en partance pour Ailes de Gironde que vous pouvez encore voir dans le parc ornithologique Terre d’Oiseaux sur la commune de Braud et Saint Louis. Avec plus d’une vingtaine d’artistes répartis tout au long de l’estuaire, ce fut une très belle semaine de créations et de rencontres. Avec un beau grain de tempête au milieu qui a fait s’envoler quelques plumes dans le ciel girondin. Mais les Ailes étaient bien arrimées aux ronds de fer et aux couvertures de survie et leurs traces de bleu continuent à saluer les couleurs des touchers de soleil et des éclats de lune. (PJ 1)
“Quand on prend des risques on peut perdre, quand on n’en prend pas on perd à tous les coups” Sandrine Bonnaire à propos du film Le Ciel Attendra.
Dans le programme d’automne, plein de travaux nouveaux à l’atelier et le week end prochain, 15 et 16 octobre, une exposition à la Bibliothèque Universitaire d’Angers dans le cadre de la Fête de la Science. L’occasion pour moi de me souvenir que c’est lors de cette même Fête de la Science que j’avais réalisé il y a vingt ans à la Cité des Sciences de la Villette de Paris mon installation “Le Premier Œuf” http://dodelaunay.com/entre-eux-et-oeufs/le-premier-oeuf/ qui donne à voir le nombre d’humains passés sur Terre depuis l’Origine du Monde. Fort de cette première réalisation qui me permit de sortir du RMI et d’acquérir le statut “Maison des Artistes”,je pensais alors pouvoir reproduire moultes fois cet hommage humaniste aux vivants & aux morts, mais il semble bien que le regard sur la démographie humaine ne fasse pas partie des préoccupations de l’art contemporain….
La mémoire du futur est elle contenue dans la mémoire de l’origine? Il faudrait demander cela à Mnémosyne, qui était la déesse de la mémoire chez les Grecs. Et là je pense au chanteur Francis Lemarque mort le 20 avril 2001 ou à André Glucksmann parti le 10 novembre dernier… Il n’ont pas emporté dans leur mémoire de mort ce choc électoral présidentiel ou ces sinistres rafales du Bataclan…
J’avais beaucoup aimé Le Cœur Cousu de Carole Martinez paru en 2007, un peu moins Du Domaine des Murmures en 2011. Mais alors là j’ai vraiment adoré La Terre Qui Penche paru l’an passé. Un récit alterné d’une petite fille vivant dans la Franche-Comté du 14ème siècle et sa vieille âme morte depuis des siècles… Une très belle langue se mouvant dans la rivière d’un univers poétique. D’ailleurs cela se passe aux bords de La Loue près d’Ornans, pays natal de Gustave Courbet, et sûrement belle part inspirante de l’Origine du Monde (voir PJ 5). Cette fresque magique entre les rives de la vie et la mort m’a littéralement ensorcelé…. Comme le film Éternité, elle parle assurément de l’éternité de la vie, à ne confondre sous aucun prétexte religieux ou autre, avec la vie … éternelle.
Pour changer de paysages et me laisser glisser loin de la terre qui penche, je suis parti aux carrefours des livres et de la peinture avec l’excellent Nymphéas Noirs de Michel Bussi, garanti made in Giverny et la Jeune fille à la Perle de Tracy Chevalier que j’avais vu en film il y a quelque années. Non sans avoir encore une fois plongé dans l’univers d’Henning Mankell avec l’Œil du Léopard, paru en 1990, chronique d’un blanc parti vivre en Zambie au milieu du vingtième siècle… Avec la hâte lente de lire Les Bottes Suédoises, suite de son chef d’œuvre Les Chaussures Italiennes, qui vient d’être traduit en français…
“92% de la population humaine vit dans une atmosphère polluée” dit une étude scientifique. J’entends cela et j’enrage. Cela fait plus d’un demi-siècle qu’on le dit haut et fort (relisez les Racines du Ciel de Romain Gary). Et la science dépense des fortunes pour redécouvrir ces évidences… Et pis d’abord, ils ont où les 8% qui restent?
“La musique est le langage du feu” ai-je pensé cet été en écoutant les braises qui craquetaient sous les étoiles du bivouac au bord de la Loire.
C’est devenu un tic de langage: ceci serait ou ne serait pas genré! Outre que ce mot est bien laid, il participe fort bien à la confusion entre les couples homme/femme et masculin/féminin. Pour ma part je suis bien content d’avoir tremper mon regard dans la sauce Yin/Yang, bien plus subtile et dynamique que notre vision occidentale et réductrice de la dualité du vivant.
“Avec le temps, nous devenons la carte de ce que nous avons vécu” (Borges).
“Oui, mais cela risque de durer 107 ans”… Expression qui serait tirée de la durée de construction de la cathédrale Notre Dame de Paris.
Dans les cinés du moi, ne ratez pas Aquarius avec la formidable Sonia Braga. Un régal de pêche! À voir aussi Le Fils de Jean, Victoria et Frantz. Éternité et La Danseuse. Et le très sensible Fuoaccamare, tourné sur l’île de Lampedusa. Qui donne envie de relire Eldorado de Laurent Gaudé.
Mon appel à poèmes ne rencontre pas beaucoup d’échos. Ce qui est en soi, écho de notre temps. Temps pis. Tant pis. Je continuerai à penser comme Novalis que “la poésie, c’est le réel absolu” À boire les vers de l’éternité de la vie.
À vos Ailes et à vos Îles!
do 91016
21 juin 2016 § 0 commentaire § permalink
20 mai 2016 § 0 commentaire § permalink
AU 9 RUE DES NOUV’AILES #7
20 mars 2016 § 0 commentaire § permalink
À la naissance des origines, il y eut Le Mouvement du Ciel…
C’est écrit sur la couverture de mon nouveau book que je vais faire voyager dans le labyrinthe des galeries et autres réseaux artistiques. Qu’il me soit permis ici, une fois n’est pas coutume, de faire un peu de réclame et de vanter les mérites de Photobox, le site qui a réalisé ce travail avec un excellent rendu de l’impression et des couleurs.
Mais il n’y aura pas de Traversée d’Arc-en-ciel sur le Parcours des Fées dans le village de Crévoux dans les Hautes Alpes, ni de “L’Horizon, un trait de saison” au pied de la Basilique de Lisieux, pas plus que de “Solution ADN” (anagrammes d’Ondulations) sur les étangs de Brocéliande. Ni d’Hommage à Démocratie à Morlaix et d’Œil de Soleil à Sporen, en Belgique… Ainsi va la vie des projets qui viennent abreuver les cartons à dessins mais continuent à nourrir les spirales de la création…
Comme “aujourd’hui”, “au fur et à mesure” est un pléonasme.
Deux nouvelles rubriques à visionner sur mon site: la vidéo de mon installation “LE TOUR DE L’ARC EN CIEL” réalisée en 2004 lors du Symposium Maître des Lieux enfin mise en musique par mon ami Jean Yves Segalen. www.dodelaunay.com/entre-fragile-et-mouvement/
Et comme vient le temps de remodeler mon CV et de rechercher ateliers ou cours d’arts plastiques pour petits ou grands, j’ai mis en ligne quelques images des productions de mes cours et autres interventions plastiques que vous pouvez voir à www.dodelaunay.com/entre-objet-et-peinture/travaux-decole/
Légende = ce qui doit être lu. Savez vous quelle est la principale inspiration de Daech? La réponse ne (Donald) Trompe pas: c’est Hollywood !
Quelqu’un connaît-il l’origine de cette étrange coutume qui veut qu’un homme qui fait sa demande en mariage doive se mettre à genoux devant l’épousée promise?
Il y a des marchands de caché au marché de Cachan.
Dans les films du mois le brillant mais un peu vain Ave Cesar des frères Coen, le trop long mais quand même époustouflant The Revenant, le glacis terrifiant des Innocentes, soeurs d’un couvent polonais violées par des soldats russes en 1945, tandis que l’oscarisé Spotlight retrace la chasse des prêtres pédophiles dans le Boston des années 2000. Mais pour couronner cette sélection, la douceur de Ce sentiment de l’été de Mikhaël Hers.
“Quand les hommes vivront d’amour…” chantaient Félix, Gilles et Robert!
J’ai commencé à écrire cette chronique en écoutant l’émission Lily Dale et la belle voix d’Arthur H
www.franceinter.fr/emission-carte-blanche-a-arthur-h-lily-dale » www.franceinter.fr/emission-carte-blanche-a-arthur-h-lily-dale
Bientôt Pâques. N’oubliez pas, la chasse aux œufs de poèmes est toujours ouverte et j’attends votre récolte.
Mais on peut dire aussi : À la naissance du Ciel, il y a l’origine du Mouvement.
do 9316
AU 9 RUE DES NOUV’AILES #6
9 février 2016 § 0 commentaire § permalink
Une nouvelle face pour mon book.
Pas d’adhésion à un certain réseau social (qui vient encore d’être rappelé à l’ordre par la CNIL. Vous êtes, lecteurs de ces Nouv’ailes, mon réseau social préféré), mais un remodelage de cette vitrine de mon travail.
J’ai passé une grande partie du mois de janvier à mettre en forme ce qui pourrait s’appeler livre plutôt que book. Cent vingt pages à imprimer via Internet. Comme un long poème graphique où j’ai tenté de tisser le fil des titres aux matières et couleurs des œuvres. Cent vingt pages pour ouvrir les fenêtres des expositions à venir. Alors je vous livre en pièces jointes quatre de ces images retraçant des réalisations d’avant la naissance du monde du Neuf, en octobre 2002.
Et toujours la cinquième image en noir & blanc qui accueille vos poèmes à partager. Cette semaine, un envoi de Didier Malherbe, fameux souffleur de sons et ici joyeux (at)trappeur de sonnet.
Au milieu de tous les appels à projets auxquels je réponds, j’essaie de rester à l’écoute des débats contradictoires, échanges plus ou moins polémiques qui animent notre démocratie vacillante et traversent de toutes parts cette époque mutante et troublée. Et parfois il m’arrive d’avoir pour seule opinion de n’en point avoir. Et comme, en vie comme en art, le plus simple c’est de faire simple, j’observe, en vigie lente de silence la complexité du monde qui s’en vient et s’en va.
Alors, sur des conseils amicaux, je suis allé voir le film Demain. Qui ne m’a pas véritablement rassuré mais néanmoins bien réchauffé. Et encouragé l’attention à Aujourd’hui.
Comme Woody Allen avait envie d’envahir la Pologne en écoutant du Wagner, il m’arrive d’avoir envie de relire la Fonction de l’orgasme de Wilhelm Reich en apprenant le nombre de femmes victimes de violences conjuguales. Et de me réjouir de la grâce présidentielle , mais trop partielle de Jacqueline Sauvage.
« Il n’y a que les femmes qui peuvent être des extraterrestres. Les hommes n’ont aucun sens des forces cosmiques qui les dépassent » (Jacques Rivette en 1976)
Et il m’arrive de ne plus pouvoir penser sereinement à ce qui se passe en Syrie. À ne pouvoir imaginer que le savon d’Alep va être remplacé par les bombes à (a)raser russes. De ne pas tout comprendre à la guerre entre chiites et sunnites et aux arcanes à plusieurs bandes de la gépolitique internationale. De trop comprendre le désarroi occidental qui a si longtemps vécu au dessus de ses moyens et continue grâce aux pillages des ressources d’un tiers-monde dont le nom a été inventé en 1952.
Et aussi de me souvenir que si le Père Noël est aujourd’hui habillé de rouge et blanc, c’est qu’il a été colonisé par une grande marque de boisson qui rassemble en son nom une drogue africaine et sud américaine.
”Ça urge” ça rime avec panurge!
Il y a quelques temps j’avais écrit dans ces pages “Avant, ce n’était pas mieux, c’était meilleur” phrase que j’avais lue à la devanture d’un magasin bio. Depuis quatre mois, je me suis inscrit à un service de livraison de panier de légumes et fruits bio (Le Campanier, pour bien le nommer) que je vais chercher chaque mardi dans un magasin d’art monastique de Saint-Denis qui s’appelle Au Cœur Joyeux, si si! Outre la conscience de cesser un peu d’avaler pesticides et autres perturbateurs endocriniens, ce qui m’a frappé est la sensation de retrouver un goût “vrai” des aliments. Pas une nostalgie d’enfance, mais un authentique retour à une saveur intense. Et entendu hier à la radio, les résultats d’une étude prouvant qu’il serait possible de nourrir la planète avec une agriculture entièrement bio. Mais pincez-moi, je rêve !
Faut-il cent voiliers en l’air quand on est heureux?
J’écris ces lignes en écoutant l’émission Affaires Sensibles sur France Inter concernant Areva et l’affaire Uramin, l’achat d’une mine d’uranium africaine qui a coûté plus de 2milliards d’euros et a plombé les comptes de l’opérateur nucléaire. Préparer vos chèquiers, il est question d’une augmentation de 30% minimum du prix de l’électricité dans les années à venir pour financer le coût du démantèlement des centrales et l’enfouissement des déchets…
Je m’étais promis de ne pas lire la suite de Millénium, la trilogie de Stieg Larsson. Et puis j’ai cédé à la tentation du rayon nouveauté de ma médiathèque. Et je n’aurais pas dû. Certes il y a un certain plaisir à retrouver Lisbeth Sdalander, Mickael Blomkvist, un enfant autiste qui jongle avec les nombres premiers, mais ca sent le réchauffé, le tirage de ficelles et la construction de l’histoire est quelque peu facile et bancale. Forget it !
Mais je me régale à la lecture du roman de Jérôme Ferrari “Le principe” sur la vie de Werner Heisenberg, ce physicien qui énonca que l’on ne peut mesurer à la fois la	vitesse et la position d’une particule, connu en mécanique quantique sous le nom de Principe d’Incertitude d’Heisenberg. J’ai souvent aimé tracé des parallèles entre ce principe et son application aux tirages de Yi Jing que déchiffrent la particule consultante. Parfois l’oracle décrit la position, parfois il pointe plutôt la dynamique à l’œuvre.
Les mongols qui volent sont ils fiers ?
Ce mois-ci il fallait la lettre C pour me séduire au cinéma: Carol, Chocolat, Chorus.
Carol pour l’intensité sensuelle et subtile des deux actrices. Chocolat pour les acteurs Omar Sy et James Thierrée et le réalisateur Roschdy Zem. Chorus pour le beau noir&blanc québécois de cette histoire sensible d’un couple dévasté et séparé après le meurtre de son enfant par un pédophile dix ans auparavant.
Auquel vous pouvez, à l’autre bout du couple, ajouter 45 ans d’Andrew Haigh avec les superbes Charlotte Rampling et Tom Courtenay. Et quelques Délices de Tokyo de Naomi Kawase.
Un souvenir ému est remonté à l’annonce de l’en-aller de Michel Tournier. Lors de mon premier voyage en solo au Québec, peu de“chars” passent au long d’un après-midi d’auto stop au fin fond de la Gaspésie. Je lis Le Vent Paraclet, cette sorte d’autobiographie où il conte comment ce n’est pas lui qui écrit ses livres, mais ce sont ses livres qui s’écrivent à travers lui (je résume). Pour le peintre en devenir que je n’étais pas encore, ce fut une autenthique révélation sur les secrets de la création. Qui prolongeait à point nommé les ”Lettres à un Jeune Poète” de Rilke qu’une belle amie venait de m’offrir au seuil de mon voyage.
Un singe monte dans un autobus. “Attention aux pickpockets” crie-t-il. Et chaque passager de vérifier de la main la présence de son portefeuille. En un clin d’œil le singe sait où sont tous les objets de sa convoitise.
Bonne année du Singe sous le Signe du Feu qui brûle le pessimisme de l’intelligence et éclaire l’optimisme de la volonté.
do 9216
AU 9 RUE DES NOUV’AILES #5
10 janvier 2016 § 0 commentaire § permalink
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