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Timestamp: 2019-02-15 21:22:30+00:00

Document:
L'enfant d'abord » Loi du 4 mars 2002
A propos des allégations d'abus sexuels lors des séparations parentales
(J.0. n°54 du 5 mars 2002)
L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté, le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit
Chapitre I – L’autorité parentale
I. – Les articles 287 à 295 du code civil sont abrogés.
II. – L’article 286 du même code est ainsi rédigé : « Art. 286. – Les conséquences du divorce pour les enfants sont réglées selon les dispositions du chapitre Ier du titre IX du présent livre. »
III. – L’article 256 du même code est ainsi rédigé : « Art. 256. – Les conséquences de la séparation pour les enfants sont réglées selon les dispositions du chapitre Ier du titre IX du présent livre. »
L’article 371-1 du code civil est ainsi rédigé : « Art. 371-1. – L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant.?« Elle appartient aux père et mère jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne.?« Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité. »
L’article 371-2 du code civil est ainsi rédigé : « Art. 371-2. – Chacun des parents contribue à l’entretien et à l’éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l’autre parent, ainsi que des besoins de l’enfant.
« Cette obligation ne cesse pas de plein droit lorsque l’enfant est majeur. »
I. – Le premier alinéa de l’article 371-4 du code civil est ainsi rédigé : « L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. Seuls des motifs graves peuvent faire obstacle à ce droit. »
II. – Le deuxième alinéa du même article est ainsi rédigé : « Si tel est l’intérêt de l’enfant, le juge aux affaires familiales fixe les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parent ou non. »
I. – Avant l’article 372 du code civil, il est inséré une division et un intitulé ainsi rédigés : « § 1. Principes généraux »
II. – L’article 372 du même code est ainsi rédigé : « Art. 372. – Les père et mère exercent en commun l’autorité parentale.?« Toutefois, lorsque la filiation est établie à l’égard de l’un d’entre eux plus d’un an après la naissance d’un enfant dont la filiation est déjà établie à l’égard de l’autre, celui-ci reste seul investi de l’exercice de l’autorité parentale. Il en est de même lorsque la filiation est judiciairement déclarée à l’égard du second parent de l’enfant.?« L’autorité parentale pourra néanmoins être exercée en commun en cas de déclaration conjointe des père et mère devant le greffier en chef du tribunal de grande instance ou sur décision du juge aux affaires familiales. »
III. – A la fin du premier alinéa de l’article 365 du même code, les mots : « mais celui-ci en conserve l’exercice » sont remplacés par les mots : « lequel en conserve seul l’exercice, sous réserve d’une déclaration conjointe avec l’adoptant devant le greffier en chef du tribunal de grande instance aux fins d’un exercice en commun de cette autorité ».
IV. – Les articles 373 et 373-1 du même code sont ainsi rédigés : « Art. 373. – Est privé de l’exercice de l’autorité parentale le père ou la mère qui est hors d’état de manifester sa volonté, en raison de son incapacité, de son absence ou de toute autre cause.?« Art. 373-1. – Si l’un des père et mère décède ou se trouve privé de l’exercice de l’autorité parentale, l’autre exerce seul cette autorité. »
V. – Avant l’article 373-3 du même code, il est inséré un paragraphe 3 ainsi rédigé : « § 3. De l’intervention du juge aux affaires familiales « Art. 373-2-6. – Le juge du tribunal de grande instance délégué aux affaires familiales règle les questions qui lui sont soumises dans le cadre du présent chapitre en veillant spécialement à la sauvegarde des intérêts des enfants mineurs.?« Le juge peut prendre les mesures permettant de garantir la continuité et l’effectivité du maintien des liens de l’enfant avec chacun de ses parents.?« Il peut notamment ordonner l’inscription sur le passeport des parents de l’interdiction de sortie de l’enfant du territoire français sans l’autorisation des deux parents.?« Art. 373-2-7. – Les parents peuvent saisir le juge aux affaires familiales afin de faire homologuer la convention par laquelle ils organisent les modalités d’exercice de l’autorité parentale et fixent la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant.?« Le juge homologue la convention sauf s’il constate qu’elle ne préserve pas suffisamment l’intérêt de l’enfant ou que le consentement des parents n’a pas été donné librement.?« Art. 373-2-8. – Le juge peut également être saisi par l’un des parents ou le ministère public, qui peut lui-même être saisi par un tiers, parent ou non, à l’effet de statuer sur les modalités d’exercice de l’autorité parentale et sur la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant.?« Art. 373-2-9. – En application des deux articles précédents, la résidence de l’enfant peut être fixée en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l’un d’eux.?« A la demande de l’un des parents ou en cas de désaccord entre eux sur le mode de résidence de l’enfant, le juge peut ordonner à titre provisoire une résidence en alternance dont il détermine la durée. Au terme de celle-ci, le juge statue définitivement sur la résidence de l’enfant en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l’un d’eux.?« Art. 373-2-10. – En cas de désaccord, le juge s’efforce de concilier les parties.?« A l’effet de faciliter la recherche par les parents d’un exercice consensuel de l’autorité parentale, le juge peut leur proposer une mesure de médiation et, après avoir recueilli leur accord, désigner un médiateur familial pour y procéder.?« Il peut leur enjoindre de rencontrer un médiateur familial qui les informera sur l’objet et le déroulement de cette mesure.?« Art. 373-2-11. – Lorsqu’il se prononce sur les modalités d’exercice de l’autorité parentale, le juge prend notamment en considération : « 1° La pratique que les parents avaient précédemment suivie ou les accords qu’ils avaient pu antérieurement conclure ;?« 2° Les sentiments exprimés par l’enfant mineur dans les conditions prévues à l’article 388-1 ;?« 3° L’aptitude de chacun des parents à assumer ses devoirs et respecter les droits de l’autre ;?« 4° Le résultat des expertises éventuellement effectuées, tenant compte notamment de l’âge de l’enfant ;?« 5° Les renseignements qui ont été recueillis dans les éventuelles enquêtes et contre-enquêtes sociales prévues à l’article 373-2-12.?« Art. 373-2-12. – Avant toute décision fixant les modalités de l’exercice de l’autorité parentale et du droit de visite ou confiant les enfants à un tiers, le juge peut donner mission à toute personne qualifiée d’effectuer une enquête sociale. Celle-ci a pour but de recueillir des renseignements sur la situation de la famille et les conditions dans lesquelles vivent et sont élevés les enfants.?« Si l’un des parents conteste les conclusions de l’enquête sociale, une contre-enquête peut à sa demande être ordonnée.?« L’enquête sociale ne peut être utilisée dans le débat sur la cause du divorce.?« Art. 373-2-13. – Les dispositions contenues dans la convention homologuée ainsi que les décisions relatives à l’exercice de l’autorité parentale peuvent être modifiées ou complétées à tout moment par le juge, à la demande des ou d’un parent ou du ministère public, qui peut lui-même être saisi par un tiers, parent ou non. »
I. – Après l’article 373-1 du code civil, il est inséré une division et un intitulé ainsi rédigés : « § 2. De l’exercice de l’autorité parentalepar les parents séparés »
II. – L’article 373-2 du même code est ainsi rédigé : « Art. 373-2. – La séparation des parents est sans incidence sur les règles de dévolution de l’exercice de l’autorité parentale.?« Chacun des père et mère doit maintenir des relations personnelles avec l’enfant et respecter les liens de celui-ci avec l’autre parent.?« Tout changement de résidence de l’un des parents, dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale, doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent. En cas de désaccord, le parent le plus diligent saisit le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant. Le juge répartit les frais de déplacement et ajuste en conséquence le montant de la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant. »
III. – Après l’article 373-2 du même code, sont insérés cinq articles 373-2-1 à 373-2-5 ainsi rédigés : « Art. 373-2-1. – Si l’intérêt de l’enfant le commande, le juge peut confier l’exercice de l’autorité parentale à l’un des deux parents.?« L’exercice du droit de visite et d’hébergement ne peut être refusé à l’autre parent que pour des motifs graves.?« Ce parent conserve le droit et le devoir de surveiller l’entretien et l’éducation de l’enfant. Il doit être informé des choix importants relatifs à la vie de ce dernier. Il doit respecter l’obligation qui lui incombe en vertu de l’article 371-2.?« Art. 373-2-2. – En cas de séparation entre les parents, ou entre ceux-ci et l’enfant, la contribution à son entretien et à son éducation prend la forme d’une pension alimentaire versée, selon le cas, par l’un des parents à l’autre, ou à la personne à laquelle l’enfant a été confié.?« Les modalités et les garanties de cette pension alimentaire sont fixées par la convention homologuée visée à l’article 373-2-7 ou, à défaut, par le juge.?« Cette pension peut en tout ou partie prendre la forme d’une prise en charge directe de frais exposés au profit de l’enfant.?« Elle peut être en tout ou partie servie sous forme d’un droit d’usage et d’habitation.?« Art. 373-2-3. – Lorsque la consistance des biens du débiteur s’y prête, la pension alimentaire peut être remplacée, en tout ou partie, sous les modalités et garanties prévues par la convention homologuée ou par le juge, par le versement d’une somme d’argent entre les mains d’un organisme accrédité chargé d’accorder en contrepartie à l’enfant une rente indexée, l’abandon de biens en usufruit ou l’affectation de biens productifs de revenus.?« Art. 373-2-4. – L’attribution d’un complément, notamment sous forme de pension alimentaire, peut, s’il y a lieu, être demandé ultérieurement.?« Art. 373-2-5. – Le parent qui assume à titre principal la charge d’un enfant majeur qui ne peut lui-même subvenir à ses besoins peut demander à l’autre parent de lui verser une contribution à son entretien et à son éducation. Le juge peut décider ou les parents convenir que cette contribution sera versée en tout ou partie entre les mains de l’enfant. »
I. – L’article 377 du code civil est ainsi rédigé : « Art. 377. – Les père et mère, ensemble ou séparément, peuvent, lorsque les circonstances l’exigent, saisir le juge en vue de voir déléguer tout ou partie de l’exercice de leur autorité parentale à un tiers, membre de la famille, proche digne de confiance, établissement agréé pour le recueil des enfants ou service départemental de l’aide sociale à l’enfance.?« En cas de désintérêt manifeste ou si les parents sont dans l’impossibilité d’exercer tout ou partie de l’autorité parentale, le particulier, l’établissement ou le service départemental de l’aide sociale à l’enfance qui a recueilli l’enfant peut également saisir le juge aux fins de se faire déléguer totalement ou partiellement l’exercice de l’autorité parentale.?« Dans tous les cas visés au présent article, les deux parents doivent être appelés à l’instance. Lorsque l’enfant concerné fait l’objet d’une mesure d’assistance éducative, la délégation ne peut intervenir qu’après avis du juge des enfants. »
II. – L’article 377-1 du même code est ainsi rédigé : « Art. 377-1. – La délégation, totale ou partielle, de l’autorité parentale résultera du jugement rendu par le juge aux affaires familiales.?« Toutefois, le jugement de délégation peut prévoir, pour les besoins d’éducation de l’enfant, que les père et mère, ou l’un d’eux, partageront tout ou partie de l’exercice de l’autorité parentale avec le tiers délégataire. Le partage nécessite l’accord du ou des parents en tant qu’ils exercent l’autorité parentale. La présomption de l’article 372-2 est applicable à l’égard des actes accomplis par le ou les délégants et le délégataire.?« Le juge peut être saisi des difficultés que l’exercice partagé de l’autorité parentale pourrait générer par les parents, l’un d’eux, le délégataire ou le ministère public. Il statue conformément aux dispositions de l’article 373-2-11. »
III. – Le dernier alinéa de l’article 377-2 du même code est supprimé.
I. – Avant l’article 373-3 du code civil, il est inséré une division et un intitulé ainsi rédigés : « § 4. De l’intervention des tiers »
II. – A l’article 373-3 du même code : 1° Le début du premier alinéa est ainsi rédigé : « La séparation des parents ne fait pas obstacle… (le reste sans changement). » ;?2° Le deuxième alinéa est ainsi rédigé : « Le juge peut, à titre exceptionnel et si l’intérêt de l’enfant l’exige, notamment lorsqu’un des parents est privé de l’exercice de l’autorité parentale, décider de confier l’enfant à un tiers, choisi de préférence dans sa parenté. Il est saisi et statue conformément aux articles 373-2-8 et 373-2-11. » ;?3° Dans le troisième alinéa, les mots : « divorce ou séparation de corps » sont remplacés par les mots : « séparation des parents » ;?4° Le dernier alinéa est supprimé.
III. – 1. Le 1° de l’article 375-3 du même code est ainsi rédigé : « 1° A l’autre parent ; ».?2. Dans le dernier alinéa du même article, les mots : « des articles 287 et 287-1 » sont remplacés par les mots : « de l’article 373-3 ».
IV. – A l’article 389-2 du même code : 1° Les mots : « dans l’un des cas prévus à l’article 373 » sont remplacés par les mots : « privé de l’exercice de l’autorité parentale » ;?2° Les mots : « à moins que les parents n’exercent en commun l’autorité parentale, lorsque les père et mère sont divorcés ou séparés de corps, ou encore lorsque le mineur est un enfant naturel » sont remplacés par les mots : « en cas d’exercice unilatéral de l’autorité parentale ».
V. – A l’article 1384 du même code, les mots : « le droit de garde » sont remplacés par les mots : « l’autorité parentale ».
VI. – La seconde phrase du deuxième alinéa de l’article 247 est supprimée et les articles 372-1, 372-1-1 et 374 du même code sont abrogés.
VII. – Après le mot : « trouvent », la fin du premier alinéa de l’article 390 du même code est ainsi rédigée : « privés de l’exercice de l’autorité parentale. »
Chapitre II – Filiation
I. – Dans le chapitre Ier du titre VII du livre Ier du code civil, il est inséré, avant la section 1, un article 310-1 ainsi rédigé :
« Art. 310-1. – Tous les enfants dont la filiation est légalement établie ont les mêmes droits et les mêmes devoirs dans leurs rapports avec leur père et mère. Ils entrent dans la famille de chacun d’eux. »
II. – Dans le même code, sont remplacés respectivement :
1° A l’article 340-6, les mots : « et 374 » par les mots : « et 372 » ;
2° A l’article 358, le mot : « légitime » par les mots : « dont la filiation est établie en application du titre VII du présent livre » ;
3° Au deuxième alinéa de l’article 365, les mots : « dans les mêmes conditions qu’à l’égard de l’enfant légitime » par les mots : « dans les conditions prévues par le chapitre Ier du titre IX du présent livre » ;
4° Dans le troisième alinéa du même article, les mots : « de l’enfant légitime » par les mots : « des mineurs ».
III. – Les deux premiers alinéas de l’article 368 du même code sont remplacés par un alinéa ainsi rédigé :
« L’adopté et ses descendants ont, dans la famille de l’adoptant, les droits successoraux prévus au chapitre III du titre Ier du livre III. »
I. – Dans le code civil, sont supprimés :
1° A l’article 1072, le mot : « légitimes » ;
2° A l’article 402, le mot : « légitime ».
II. – Les premier et deuxième alinéas de l’article 334 et l’article 1100 du même code sont abrogés.
III. – 1. L’article 62 du même code est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Lors de l’établissement de l’acte de reconnaissance, il sera fait lecture à son auteur des articles 371-1 et 371-2. »
2. Le premier alinéa de l’article 75 du même code est complété par une phrase ainsi rédigée :
« Il sera également fait lecture de l’article 371-1. »
Chapitre III – Dispositions diverses et transitoires
I. – Les dispositions des articles 1er à 10 sont applicables aux instances en cours qui n’ont pas donné lieu à une décision passée en force de chose jugée.
II. – Les dispositions du premier alinéa de l’article 372 du code civil sont applicables aux enfants nés antérieurement à l’entrée en vigueur de la présente loi, dès lors qu’ils ont été reconnus par leurs père et mère dans l’année de leur naissance.
Après l’article L. 161-15-2 du code de la sécurité sociale, il est inséré un article L. 161-15-3 ainsi rédigé :
« Art. L. 161-15-3. – Par dérogation à toutes dispositions contraires, les enfants de parents tous deux assurés d’un régime d’assurance maladie et maternité peuvent être rattachés en qualité d’ayant droit à chacun des deux parents.
I. – La prostitution des mineurs est interdite sur tout le territoire de la République.
II. – Tout mineur qui se livre à la prostitution, même occasionnellement, est réputé en danger et relève de la protection du juge des enfants au titre de la procédure d’assistance éducative.
III. – Après l’article 225-12 du code pénal, il est inséré une section 2 bis ainsi rédigée :
« Du recours à la prostitution d’un mineur
« Art. 225-12-1. – Le fait de solliciter, d’accepter ou d’obtenir, en échange d’une rémunération ou d’une promesse de rémunération, des relations de nature sexuelle de la part d’un mineur qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle, est puni de trois ans d’emprisonnement et 45 000 EUR d’amende.
« Art. 225-12-2. – Les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 EUR d’amende :
« 1° Lorsque l’infraction est commise de façon habituelle ou à l’égard de plusieurs mineurs ;
« 2° Lorsque le mineur a été mis en contact avec l’auteur des faits grâce à l’utilisation, pour la diffusion de messages à destination d’un public non déterminé, d’un réseau de communication ;
« 3° Lorsque les faits sont commis par une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions.
« Les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et 100 000 EUR d’amende lorsqu’il s’agit d’un mineur de quinze ans.
« Art. 225-12-3. – Dans le cas où les délits prévus par les articles 225-12-1 et 225-12-2 sont commis à l’étranger par un Français ou par une personne résidant habituellement sur le territoire français, la loi française est applicable par dérogation au deuxième alinéa de l’article 113-6 et les dispositions de la seconde phrase de l’article 113-8 ne sont pas applicables.
« Art. 225-12-4. – Les personnes morales peuvent être déclarées responsables pénalement dans les conditions prévues par l’article 121-2 des infractions prévues par la présente section.
« 1° L’amende, suivant les modalités prévues par l’article 131-38 ;
« 2° Les peines mentionnées à l’article 131-39.
« L’interdiction mentionnée au 2° de l’article 131-39 porte sur l’activité dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de laquelle l’infraction a été commise. »
IV. - Après l’article 225-7 du code pénal, il est inséré un article 225-7-1 ainsi rédigé :
« Art. 225-7-1. – Le proxénétisme est puni de quinze ans de réclusion criminelle et de 3 000 000 EUR d’amende lorsqu’il est commis à l’égard d’un mineur de quinze ans. »
V. – Au premier alinéa de l’article 225-20 du même code, les mots : « par la section 2 » sont remplacés par les mots : « par les sections 2 et 2 bis ».
VI. – Le 4° de l’article 227-26 du même code est abrogé et le 5° de cet article devient le 4°.
Le dernier alinéa de l’article 227-28-1 du même code est supprimé.
VII. – L’intitulé du titre XVII du livre IV du code de procédure pénale est complété par les mots : « ou de recours à la prostitution des mineurs ».
VIII. – A l’article 706-34 du même code, la référence à l’article 225-10 du code pénal est remplacée par une référence à l’article 225-12-4 dudit code.
Il est inséré, après le troisième alinéa de l’article 227-23 du code pénal, un alinéa ainsi rédigé :
« Le fait de détenir une telle image ou représentation est puni de deux ans d’emprisonnement et 30 000 EUR d’amende. »
Après le premier alinéa de l’article 35 de la loi n° 98-468 du 17 juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu’à la protection des mineurs, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« La mention de l’interdiction résultant du premier alinéa de l’article 34 est en outre insérée dans le document lui-même, quel que soit son support. De plus, lorsque le document présente un caractère pornographique, est également inséré le rappel des dispositions de l’article 227-22 du code pénal. »
Dans le premier alinéa de l’article 227-9 du code pénal, les mots : « sont punis de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 EUR d’amende » sont remplacés par les mots : « sont punis de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 EUR d’amende ».
I. - L’article 35 quater de l’ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers en France est ainsi modifié :
« En l’absence d’un représentant légal accompagnant le mineur, le procureur de la République, avisé dès l’entrée d’un mineur en zone d’attente en application des dispositions du II, lui désigne sans délai un administrateur ad hoc. L’administrateur ad hoc assiste le mineur durant son maintien en zone d’attente et assure sa représentation dans toutes les procédures administratives et juridictionnelles relatives à ce maintien.
« L’administrateur ad hoc nommé en application de ces dispositions est désigné par le procureur de la République compétent sur une liste de personnes morales ou physiques dont les modalités de constitution sont fixées par décret en Conseil d’Etat. Ce décret précise également les conditions de leur indemnisation. » ;
« Le mineur est assisté d’un avocat choisi par l’administrateur ad hoc ou, à défaut, commis d’office. » ;
3° Au début de la cinquième phrase du premier alinéa du III, les mots : « Il peut également demander » sont remplacés par les mots : « L’étranger ou, dans le cas du mineur mentionné au troisième alinéa du I, l’administrateur ad hoc peut également demander » ;
« Tout administrateur ad hoc désigné en application des dispositions du troisième alinéa du I doit, pendant la durée du maintien en zone d’attente du mineur qu’il assiste, se rendre sur place. » ;
« IX. – L’administrateur ad hoc désigné en application des dispositions du troisième alinéa du I assure également la représentation du mineur dans toutes les procédures administratives et juridictionnelles afférentes à son entrée sur le territoire national. »
II. – Après l’article 12 de la loi n° 52-893 du 25 juillet 1952 relative au droit d’asile, il est inséré un article 12-1 ainsi rédigé :
« Art. 12-1. – Lorsque la demande de reconnaissance de la qualité de réfugié est formée par un mineur sans représentant légal sur le territoire français, le procureur de la République, avisé par l’autorité administrative, lui désigne un administrateur ad hoc. L’administrateur ad hoc assiste le mineur et assure sa représentation dans le cadre des procédures administratives et juridictionnelles relatives à la demande de reconnaissance de la qualité de réfugié.
« L’administrateur ad hoc nommé en application de ces dispositions est désigné par le procureur de la République compétent sur une liste de personnes morales ou physiques dont les modalités de constitution sont fixées par décret en Conseil d’Etat. Ce décret précise également les conditions de leur indemnisation.
« La mission de l’administrateur ad hoc prend fin dès le prononcé d’une mesure de tutelle. »
Après les mots : « du même code », la fin du troisième membre de phrase du premier alinéa du 2° du II de l’article 156 du code général des impôts est ainsi rédigée : « en cas de séparation de corps ou de divorce, ou en cas d’instance en séparation de corps ou en divorce et lorsque le conjoint fait l’objet d’une imposition séparée, les pensions alimentaires versées en vertu d’une décision de justice et en cas de révision amiable de ces pensions, le montant effectivement versé dans les conditions fixées par les articles 208 et 371-2 du code civil ; ».
I. – Les articles 62, 75, 368, 372-2, 373-3, 374-1, 388-1, 388-2, 389 à 389-5 du code civil et les dispositions du V de l’article 8 de la présente loi sont applicables à Mayotte.
Les dispositions du V de l’article 8 sont applicables dans les îles Wallis et Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie.
II. – Les dispositions des articles 13 à 15 sont applicables dans les îles Wallis et Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie.
III. – Les dispositions de l’article 17 sont applicables en Nouvelle-Calédonie. Les dispositions du II de l’article 17 sont applicables à Mayotte, dans les îles Wallis et Futuna et en Polynésie française.
IV. – A. – L’article 50 de l’ordonnance n° 2000-371 du 26 avril 2000 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers dans les îles Wallis et Futuna est ainsi modifié :
« L’administrateur ad hoc nommé en application de ces dispositions est désigné par le procureur de la République sur une liste de personnes morales ou physiques dont les modalités de constitution sont fixées par décret en Conseil d’Etat. Ce décret précise également les conditions de leur indemnisation. » ;
2° Après la quatrième phrase du premier alinéa du III, il est inséré une phrase ainsi rédigée : « Le mineur est assisté d’un avocat choisi par l’administrateur ad hoc ou, à défaut, commis d’office. » ;
« IX. – L’administrateur ad hoc désigné en application des dispositions du troisième et du quatrième alinéas du I assure également la représentation du mineur dans toutes les procédures administratives et juridictionnelles afférentes à son entrée sur le territoire national. »
B. – L’article 52 de l’ordonnance n° 2000-372 du 26 avril 2000 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers en Polynésie française est ainsi modifié :
C. – L’article 50 de l’ordonnance n° 2000-373 du 26 avril 2000 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers à Mayotte est ainsi modifié :
V. – Le code de l’organisation judiciaire est ainsi modifié :
1° A l’article L. 931-2, les mots : « et III » sont remplacés par les mots : « , III et VI » ;
2° A l’article L. 942-7, les mots : « et III » sont remplacés par les mots : « , III et VI » ;
3° Après l’article L. 931-7, il est inséré un article L. 931-7-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 931-7-1. – Les dispositions de l’article L. 312-1-1 sont applicables en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna. »
Le titre II du livre II du code de l’organisation judiciaire est complété par un chapitre VI intitulé : « Dispositions particulières aux aspects civils de l’enlèvement international d’enfants », comprenant un article L. 226-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 226-1. – Le magistrat visé au premier alinéa de l’article L. 223-2 ou son remplaçant désigné conformément au deuxième alinéa du même article siège dans la formation de la cour d’appel qui statue sur les recours formés contre les décisions rendues en première instance sur le fondement des dispositions des instruments internationaux et communautaires relatives au déplacement illicite international d’enfants.
« Le magistrat du parquet général visé au troisième alinéa de l’article L. 223-2 est également chargé du traitement des affaires de déplacements internationaux d’enfants. »
Après l’article L. 312-1 du code de l’organisation judiciaire, il est inséré un article L. 312-1-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 312-1-1. – Le siège et le ressort des tribunaux de grande instance compétents pour connaître des actions engagées sur le fondement des dispositions des instruments internationaux et communautaires relatives au déplacement illicite international d’enfants sont fixés par décret en Conseil d’Etat.
« Il existe un seul tribunal compétent par cour d’appel. »
La ministre de l’emploi et de la solidarité, Élisabeth Guigou
Rapport d’information de Mme Chantal Robin-Rodrigo, au nom de la délégation aux droits des femmes, n° 3111 ;
Proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale en première lecture, n° 387 (2000-2001) ;
Rapport d’information de Mme Janine Rozier, au nom de la délégation aux droits des femmes, n° 66 (2001-2002) ;
Proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale en deuxième lecture, n° 131 (2001-2002) ;

References: Art. 286
 Art. 256
 Art. 371
 Art. 371
 § 1
 Art. 372
 Art. 373
 Art. 373
 § 3
 Art. 373
 Art. 373
 Art. 373
 Art. 373
 Art. 373
 Art. 373
 Art. 373
 Art. 373
 § 2
 Art. 373
 Art. 373
 Art. 373
 Art. 373
 Art. 373
 Art. 373
 Art. 377
 Art. 377
 § 4
 Art. 310
 Art. 225
 Art. 225
 Art. 225
 Art. 225
 Art. 225
 Art. 12