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1 - 1108/ 1-96 / 97 Chambre des Représentants de Belgique / 1-96 / 97 Belgische Kamer van Volksvertegenwoordigers SESSION ORDINAIRE (~) PR JUILLET 1997 GEWONE ZITTING (~) 1 JULI 1997 PROPOSITION DE LOI WETSVOORSTEL visant à modifier la loi du 20 juillet 1971 sur les funérailles et sépultures (Déposée par M. Jean-Jacques Viseur, Mme Pierrette Cahay-André et M. Daniël Vanpoucke) tot wijziging van de wet van 20 juli 1971 op de begraafplaatsen en de lijkbezorging (Ingediend door de heer Jean-Jacques Viseur, mevrouw Pierrette Cahay-André en de heer Daniël Vanpoucke) DEVELOPPEMENTS TOELICHTING MESDAMES, MESSIEURS, DAMES EN HEREN, Les funérailles de la petite Loubna Benaïssa et son ensevelissement au Maroc ont ému la population. Depuis lors, les autorités belges se demandent si des carrés ou parcelles pourraient être réservés au sein des cimetières communaux aux personnes de religion musulmane. Le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme a interrogé le Professeur Francis Delpérée, Professeur de droit public à l'université Catholique de Louvain, sur les principes constitutionnels d'égalité et de non-discrimination appliqués à la législation sur les funérailles et les sépultures et sur la jurisprudence judiciaire et administrative en la matière. L'éminent Professeur, dont nous reprenons les propos dans les développements qui suivent, a répondu remarquablement à ces interrogations de la façon suivante: De uitvaart van de kleine Loubna Benaïssa en haar teraardebestelling in Marokko heeft de bevolking erg aangegrepen. Sindsdien vraagt de Belgische overheid zich af of er in de gemeentelijke begraafplaatsen bepaalde gedeelten of percelen voorbehouden kunnen worden voor personen van het islamitische geloof. Het Centrum voor gelijkheid van kansen en voor racismebestrijding heeft de heer Francis Delpérée, hoogleraar publiek recht aan de Université Catholique de Louvain, ondervraagd over de grondwettelijke beginselen inzake gelijkheid en non-discriminatie die van toepassing zijn op de wetgeving betreffende de begraafplaatsen en de lijkbezorging en over de rechterlijke en administratieve rechtspraak terzake. De eminente hoogleraar, wiens verklaring hierna volgt, heeft op die vragen het volgende opmerkelijke antwoord verschaft : (*) Troisième session de la 49 èill ' législature (*) Derde zitting van de 49'" zittingsperiode 2655
2 / 1-96 / 97 [ 2 l «1. [...l 2. [...l. Il paraît essentiel de rappeler d'emblée que, dans ses articles 41 et 162, la Constitution confie aux conseils communaux la gestion des intérêts exclusivement communaux. C'est à eux qu'appartient la responsabilité de régler ces matières dans le respect des principes établis par la loi. L'on sait que la notion d'intérêts communaux n'est pas définie par la Constitution, ni par la loi et qu'elle prête donc à interprétation. Il n'est pas interdit de considérer que l'inhumation des personnes décédées et, en conséquence, l'aménagement des cimetières font partie de ces intérêts locaux qu'il appartient aux autorités communales de régler - notamment eu égard aux responsabilités générales de la police de la sécurité et de la salubrité publiques qui leur incombent! (Liège, 16juin 1993, Jurisprudence de Liège, Mons et Bruxelles, 1994, p. 54, obs, Ph. Coenraets). Portalis le soulignait dès le début du XIXe siècle: «On intéresse la santé des vivants en assurant le repos des morts... Tout est municipal... dans l'inhumation» (cité par A. Giron, Le droit administratif de la Belgique, Bruxelles, Bruylant, 1885, t. II, p. 163). De son côté, Paul Errera (Le droit public belge. Droit constitutionnel. Droit administratif, Paris, Giard et Brière, 1909, P. 589) écrivait sans hésiter: «La police des inhumations appartient à la commune». Il va de soi que les autorités communales agissent en ce domaine dans le respect des principes établis par la Constitution - notamment au titre des libertés publiques - et des prescriptions que le législateur a établies dans cette matière particulière. Elles tiennent compte également des interventions de l'autorité de tutelle - au titre de la protection de la loi et du respect de l'intérêt général - (Const., art. 162, al. 2, 6 ). 3. Le législateur est longtemps resté en défaut d'intervenir en cette matière. Tout en s'interrogeant sur la compatibilité de certaines de ses dispositions avec les principes constitutionnels en matière de libertés publiques, et donc sur leur abrogation implicite (Const., art. 188), il a maintenu en vigueur le décret du 23 prairial an XII. La jurisprudence et la pratique du dix-neuvième siècle, et pour une part, celle du vingtième, sont restées longtemps imprégnées par les solutions retenues dans le décret impérial. (1) D'où il résulte que l'inhumation se fait normalement dans le cimetière de la commune où la personne est décédée. Sur le choix du lieu de sépulture, voy.par exemple Mons (7ème ch.), 15 janvier 1996, Journal des Tribunaux, 1996, p. 583 ; civ. Namur (réf.), 12janvier 1996, Journal des Tribunaux, 1996, p «1. [...l 2. [...l. Het blijkt van wezenlijk belang te zijn er meteen aan te herinneren dat de artikelen 41 en 162 van de Grondwet de behartigingvan de uitsluitend gemeentelijke ofprovinciale belangen opdragen aan de gemeenteraden ofde provincieraden. Zijregelen die aangelegenheden volgens de bij de wet vastgestelde beginselen. Het begrip «gemeentelijke belangen» wordt, zoals bekend, noch door de Grondwet, noch door de wet nader omschreven en kan derhalve op verschillende wijzen worden geïnterpreteerd. Men kan dus oordelen dat de begraving van overleden personen en bijgevolg ook de inrichting van begraafplaatsen ressorteert onder die plaatselijke belangen die door de gemeentelijke overheid dienen te worden behartigd - inzonderheid gelet op hun algemene verantwoordelijkheid inzake openbare veiligheid en hygiëne (1) (Luik, 16 juni 1993, Jurisprudence de Liège, Mons et Bruxelles, 1994, blz. 54, met noot van Ph. Coenraets). Portalis benadrukte al begin 19de eeuw het volgende: «On intéresse la santé des vivants en assurant le repos des morts... Tout est municipal... dans l'inhumation» (geciteerd door A. Giron, Le droit administratif de la Belgique, Brussel, Bruylant, 1885, deel II, blz. 163). Paul Errera (Le droit public belge. Droit constitutionnel. Droit administratif, Parijs, Giard et Brière, 1909, blz. 589) schreef op zijn beurt met grote stelligheid : «La police des inhumations appartient à la commune». Het spreekt vanzelf dat de gemeentelijke overheid in die aangelegenheid handelt volgens de beginselen bij de Grondwet vastgesteld - inzonderheid wat de openbare vrijheden betreft - en volgens wat de wetgever in deze bijzondere aangelegenheid heeft voorgeschreven. Zij houdt eveneens rekening met het optreden van de toezichthoudende overheid - inzake de naleving van de wet en de vrijwaring van het algemeen belang - (Grondwet, art. 162, tweede lid, 6 ). 3. De wetgever heeft lange tijd nagelaten in deze materie op te treden. Hij heeft zich weliswaar vragen gesteld bij de conformiteit van een aantal van die bepalingen met de grondwettelijke beginselen inzake openbare vrijheden, en dus bij de impliciete opheffing ervan (Grondwet, artikei188), maar heeft het decreet van 23 prairial jaar XII van kracht gelaten. De rechtspraak en de rechtspraktijk uit de negentiende eeuw en gedeeltelijk ook uit de twintigste eeuw werden lange tijd beïnvloed door de oplossingen die in het keizerlijk decreet waren uitgewerkt. (1) Vandaar de stelling dat de begraving normaal dient te gebeuren in de gemeente waar de persoon is overleden. Inzake de keuze van de de begraafplaats, zie bijvoorbeeld Bergen (7' Kamer), 15 januari 1996, Journal des Tribunaux, 1996, blz. 583; Rb. Namen(Burg. Karner) (réf), 12 januari 1996, Journal des Tribunaux, 1996, blz. 176.
3 [ 3 ] / 1-96 / 97 Le décret de l'an XII établissait un régime juridique d'inhumation dans les cimetières qui, avec le recul du temps, peut paraître singulier. Il se fondait, pour l'essentiel, sur les convictions religieuses des personnes défuntes, de leur entourage et même du milieu social. Ce régime reposait, en effet, sur une distinction capitale. D'une part, il prenait en considération les communes où l'on ne professait qu'un seul culte, en l'occurrence le culte catholique. Dans ces communes, un cimetière indistinct - et, pour tout dire, catholique - était organisé. D'autre part, le décret prenait en compte la situation des communes où l'on professait officiellement plusieurs cultes, c'est-à-dire celles où plusieurs temples - et donc plusieurs fabriques d'églises ou plusieurs consistoires - avaient été érigés. Dans ce cas, il convenait d'organiser pour chaque culte un «lieu particulier d'inhumation». En clair, plusieurs cimetières étaient créés. Chacun d'eux était identifié par une appartenance religieuse ou culturelle précise. Une situation particulière était envisagée. A supposer que plusieurs cultes soient professés dans une même commune mais que la collectivité publique ne dispose, pourtant, que d'un seul cimetière, il revenait aux autorités communales de procurer à ce dernier des aménagements adéquats. Il convenait alors de «partager (l'unique cimetière) par des murs, haies ou fossés, en autant de parties qu'il y a de cultes différents, avec une entrée particulière pour chacune, et en proportionnant cet espace au nombre d'habitants de chaque culte» (art. 15). En d'autres termes, le décret de prairial an XII instaurait, sous différentes formes, des cimetières confessionnels. Soit un seul, mais catholique; soit un seul, mais partagé entre les diverses confessions religieuses; soit encore plusieurs, à raison des différentes confessions. 4. La loi du 20 juillet 1971 sur les funérailles et les sépultures (Moniteur belge du 3 août 1971), modifiée par les lois des 4 juillet 1973, 10 janvier 1980 et 28 décembre 1989, et actuellement soumise à révision, abroge, pour sa part et de manière expresse - dans son article 32 - le décret impérial et les règlements qui en découlent. En quelques dispositions - réduites, il est vrai -, elle formule de tout nouveaux principes sur les lieux de sépulture (art. 1 er à 11) ainsi que sur les funérailles et les modes de sépulture (art. 12 à 26). Het decreet van het jaar XII voorzag in een juridische regeling voor begravingen op begraafplaatsen, welke regeling, achterafbeschouwd, vreemd kan lijken. Ze berustte hoofdzakelijk op de geloofsovertuiging van de overledenen en hun naaste omgeving en zelfs van de sociale omgeving. Die regeling steunde immers op een zeer belangrijk onderscheid. Enerzijds hield ze rekening met de gemeenten waar slechts één godsdienst werd beleden, met name de katholieke. Voor die gemeenten werd zonder onderscheid één - zeg maar katholieke - begraafplaats ingericht. Anderzijds hield het decreet rekening met de situatie van gemeenten waar officieel verschillende godsdiensten werden beleden, met name de gemeenten waar verschillende gebedshuizen - en dus verscheidene kerkfabrieken of verscheidene kerkraden - bestonden. In die gevallen betaamde het voor elke godsdienst in een «specifieke begraafplaats» te voorzien. Er werden dus verscheidene begraafplaatsen ingericht. Elke begraafplaats werd gekenmerkt door een welbepaalde religieuze of culturele eigenheid. Men speelde in op een bijzondere situatie. Wanneer in een gemeente verschillende godsdiensten werden beleden, maar de gemeenschap niettemin over maar één begraafplaats beschikte, moest de gemeentelijke overheid ervoor zorgen dat aan die begraafplaats de vereiste aanpassingen werden aangebracht. Men diende «die (enige) begraafplaats door middel van muren, hagen of greppels op te delen in evenveel verschillende gedeelten als er godsdiensten werden beleden. Elk gedeelte moest over een afzonderlijke ingang beschikken en de beschikbare ruimte diende in overeenstemming te zijn met het aantal inwoners per gezindte» (artikel 15). Het decreet van prairial jaar XII voorzag met andere woorden in de inrichting van confessionele begraafplaatsen, in diverse verschijningsvormen. Ofwel één begraafplaats, maar een katholieke; of ook één begraafplaats, maar dan verdeeld over de verschillende godsdiensten, of nog, verscheidene begraafplaatsen naar rato van het aantal verschillende geloofsbelijdenissen. 4. De wet van 20 juli 1971 op de begraafplaatsen en de lijkbezorging (Belgisch Staatsblad van 3 augustus 1971), gewijzigd bij de wetten van 4 juli 1973, 10januari 1980 en 28 december 1989, die thans wordt herzien, heft in haar artikel32 op uitdrukkelijke wijze het keizerlijk decreet op alsmede de verordeningen die daaruit voortvloeien. In een aantal - weliswaar beknopte - bepalingen formuleert ze volkomen nieuwe beginselen inzake de begraafplaatsen (artikelen 1 tot 11) en inzake de lijkbezorging (artikelen 12 tot 26).
4 / 1-96 / 97 [ 4] Elle renonce à la distinction entre les communes où il y aurait un seul ou plusieurs cultes. Elle abolit ainsi le système des cimetières confessionnels. Par contre, elle établit une nouvelle distinction - essentielle, elle aussi -, celle qui existe entre les «cimetières publics» et les «cimetières privés». Les premiers sont, en principe, des cimetières communaux (intitulé de la section première du chapitre premier) - et il est établi que chaque commune doit disposer d'un cimetière au moins (art. 1 er, alinéa 1 er ) - mais ils peuvent également être organisés par une association de communes (art. 1 er, alinéa 2). D'où il résulte que les cimetières publics sont soumis «à l'autorité, à la police et à la surveillance des autorités communales» (art. 4). Il n'est pas excessif de considérer que le cimetière public est l'un des services publics locaux que la commune offre à ses habitants ou à ceux d'autres communes. Ce cimetière est ouvert à tous, indistinctement. Nul ne peut se voir refuser - par exemple, pour des raisons religieuses ou philosophiques - l'inhumation dans le cimetière public. Ou, pour utiliser une formule souvent employée, «toute personne a le droit d'y reposer, quel qu'ait été le culte qu'elle a professé pendant sa vie» (A. Giron, op. cit., n 1230). Le service qui est ainsi offert est, d'ailleurs, un service imposé. C'est dans cet esprit qu'est rédigé l'article 16, 1er de la loi du 20 juillet 1971 sur les funérailles et sépultures: «Les inhumations ne peuvent avoir lieu que dans les cimetières communaux ou intercommunaux». En d'autres termes, le principe inscrit dans la loi est simple. Le défunt a le droit et le devoir de reposer au cimetière public que la commune a le droit et le devoir d'organiser. Il faut, à mon sens, accepter toutes les conséquences de ce postulat que retient à juste titre la loi de Chrétiens, juifs, musulmans, laïques, d'autres encore doivent pouvoir être inhumés au cimetière communal. Il ne serait pas conforme au principe de l'égalité des usagers devant le service public de fermer la porte du cimetière public aux tenants d'une confession religieuse. Il ne serait pas conforme à ce même principe d'égalité d'inviter - de manière plus ou moins officielle- certains habitants de la commune, par exemple, les musulmans, à privilégier une inhumation dans des cimetières autres que communaux. Il ne serait pas conforme au principe d'égalité de les obliger - où de les inviter - à marquer leurs préférences pour un cimetière situé à l'étranger ou à envisa- Ze stapt afvan het onderscheid tussen gemeenten waar één dan wel verscheidene godsdiensten worden beleden. Aldus maakt ze een einde aan het systeem van de confessionele begraafplaatsen. Ze stelt daarentegen een nieuwonderscheid in - hetwelk evengoed van wezenlijk belang is - namelijk het onderscheid tussen «openbare begraafplaatsen» en «particuliere begraafplaatsen», De eerste groep zijn in beginsel gemeentelijke begraafplaatsen (opschrift van de eerste afdeling van hoofdstuk I) - en bepaald wordt dat elke gemeente over ten minste één begraafplaats moet beschikken (art. 1, eerste lid), maar ze kunnen eveneens door een vereniging van gemeenten worden ingericht (art. 1, tweede lid), Daaruit vloeit voort dat de openbare begraafplaatsen «onder het gezag, de politie en het toezicht van de gemeentelijke overheid» vallen (art. 4). Het is zeker niet overdreven te stellen dat de openbare begraafplaats een van de plaatselijke openbare diensten is die de gemeente haar inwoners of de inwoners van andere gemeenten aanbiedt. Die begraafplaats is toegankelijk voor iedereen, zonder onderscheid. De begraving op een openbare begraafplaats mag aan niemand geweigerd worden, bijvoorbeeld om godsdienstige of levensbeschouwelijke redenen. Of, om het met een vaak gebruikte stelling te formuleren: «toute personne a le droit d'y reposer, quel qu'ait été le culte qu'elle a professé pendant sa vie»(a.giron, op. cit., nr. 1230). De aldus aangeboden dienst is trouwens een verplichte dienst. Dat is de strekking die ten grondslag ligt aan artikel16, 1, van de wet van 20 juli 1971 op de begraafplaatsen en de lijkbezorging : «Alleen op gemeentelijke en intergemeentelijke begraafplaatsen mag worden begraven», Met andere woorden, het beginsel dat in de wet wordt opgenomen is eenvoudig. De overledene mag en moet begraven liggen op de openbare begraafplaats, waarvan de inrichting een recht en een plicht is voor de gemeente. Men dient, mijns inziens, alle gevolgen te aanvaarden van dat postulaat waarvan de wet van 1971 terecht uitgaat. Christenen, joden, moslims, niet-confessionelen en alle anderen moeten op een gemeentelijke begraafplaats begraven kunnen worden. Het zou strijdig zijn met het gelijkheidsbeginsel dat van toepassing is op de gebruikers van een openbare dienst de deuren te sluiten van de openbare begraafplaats voor degenen die een bepaalde godsdienst belijden. Het zou evenmin stroken met datzelfde gelijkheidsbeginsel bepaalde inwoners van de gemeente, bijvoorbeeld de moslims, - min of meer officieel - te verzoeken eerder een niet-gemeentelijke begraafplaats te kiezen voor hun begravingen. Het zou niet conform het gelijkheidsbeginsel zijn om hen
5 [ 5 ] / 1-96 / 97 ger l'inhumation dans un cimetière privé qui serait situé en Belgique. D'autres cimetières sont officiellement qualifiés de «cimetières privés». Compte tenu de la règle générale qui est celle de l'inhumation dans un cimetière public, leur aménagement ne saurait être qu'exceptionnel. Les cimetières privés sont de trois ordres. Dans une première hypothèse, les cimetières privés existaient au moment de l'entrée en vigueur de la loi (art. 16, 2) et ce régime leur est préservé. Comme l'indique la loi, à titre transitoire «les inhumations peuvent continuer dans (ces) cimetières». Dans une deuxième hypothèse, l'autorité publique peut décider de déroger à la règle de l'inhumation dans un cimetière communal. Elle ne peut, cependant, accorder cette dérogation que si la demande formulée est «fondée sur des considérations religieuses ou philosophiques» (art. 16, 3, al. 2). Dans une troisième hypothèse, il est tenu compte, selon l'article 27 de la loi précitée, d'vusages» particuliers. Ceux-ci sont relatifs à l'inhumation des membres de la famille royale et à celle des chefs de diocèse dans la cathédrale. te verplichten - of te verzoeken - de voorkeur te geven aan een begraafplaats in het buitenland of om de begraving te laten plaatshebben op een particuliere begraafplaats die in België zou zijn gelegen, Andere begraafplaatsen worden officieel aangemerkt als «particuliere begraafplaatsen», Gelet op de algemene regel die voorziet in een begraving op een openbare begraafplaats, kan de inrichting van particuliere begraafplaatsen alleen maar uitzonderlijk zijn. De particuliere begraafplaatsen zijn van drieërlei aard. Ten eerste dient men ervan uit te gaan dat de particuliere begraafplaatsen reeds bestonden toen de wet in werking trad (art. 16, 2) zodat die regeling alleen daarop van toepassing is. De wet stelt als overgangsmaatregel dat «op (die) begraafplaatsen (...) verder (mag) worden begraven», Ten tweede kan de overheid beslissen om afte wijken van de regel die stelt dat men op een gemeentelijke begraafplaats begraven moet worden. Zij mag deze afwijking echter slechts toestaan indien het verzoek berust op «godsdienstige of filosofische overwegingen» (art. 16, 3, tweede lid), Ten derde wordt op grond van artikel 27 van voornoemde wet rekening gehouden met bijzondere «gebruiken», Deze houden verband met de bijzettingvan de leden van het vorstenhuis en de bijzetting van de hoofden van een bisdom in de kathedraal. Ils touchent également aux sépultures (arrêté-loi du 5 septembre 1917). militaires Zij hebben eveneens betrekking op de graven van militairen (besluitwet van 5 september 1917). 5. Compte tenu des dispositions de l'article 16, 3, alinéa 2 de la loi, la suggestion est parfois émise d'inviter les personnes de confession musulmane à organiser, à leur frais et pour leur compte, un ou plusieurs cimetières privés en Belgique. De tels cimetières verraient le jour, dit-on, pour des «raisons religieuses ou philosophiques», et ce sur la base des dérogations - générales ou individuelles - qu'accorderaient les autorités gouvernementales «sur la proposition du bourgmestre de la commune où doit avoir lieu l'inhumation». Tel est le point de vue qu'exprime notamment le professeur M. Leroy: «Dans l'état actuel du droit belge, écrit-il, l'article 16 est effectivement la seule possibilité légale d'accéder à la demande des musulmans de pouvoir inhumer leurs morts selon le rite islamique... Il faut solliciter l'autorisation de créer un cimetière privé» (in Le Soir du 11 mars 1997). L'on ne partage pas cette façon de voir et ceci pour trois raisons. 5. Gelet op het bepaalde in artikel 16, 3, tweede lid, van de wet, wordt soms het voorstel geopperd om moslims te verzoeken op hun kosten en voor eigen rekening een of meer particuliere begraafplaatsen in België in te richten. Dergelijke begraafplaatsen, zegt men, zouden worden ingericht om «godsdienstige of levensbeschouwelijke redenen» en wel op grond van de - algemene of individuele - afwijkingen die de regering zou toestaan «op voorstel van de burgemeester van de gemeente waar de begraving zal plaatshebben», Professor Leroy verdedigt met name het volgende standpunt: in Le Soir van 11 maart 1997 schrijft hij dat artikel 16 in het vigerende Belgische recht immers de enige wettelijke mogelijkheid biedt om tegemoet te komen aan het verzoek van de moslims om hun doden volgens de islamitische ritus te mogen begraven... Voorts stelt hij dat men om een machtiging dient te verzoeken ten einde een particuliere begraafplaats te mogen inrichten. We zijn het met die zienswijze niet eens en wel om drie redenen.
6 / 1-96 / 97 [ 6 ] D'abord, la solution préconisée ne fournit pas de réponse à la question posée par le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme. Celui-ci ne s'interroge pas sur le point de savoir - ce qui serait manifestement contraire à ses préoccupations - s'il est possible de constituer, sur le territoire d'une commune, autant de cimetières privés qu'il y a de religions ou d'idéologies parmi les habitants de la collectivité locale - et de ressusciter ainsi, sous une forme privative, le système des cimetières confessionnels du siècle dernier. Il se préoccupe, par priorité, de savoir s'il est possible d'assurer l'inhumation, dans le cimetière communal, de personnes de confessions différentes en leur assurant des emplacements particuliers. Ensuite, il faut souligner que le régime établi par la loi du 20 juillet 1971 permet sans doute d'instaurer des régimes dérogatoires à un système général, par exemple au profit des quelques membres d'une congrégation religieuse. Il ne tolère pas qu'un régime distinct soit aménagé pour tous les tenants d'une religion, surtout si celle-ci - qui est reconnue par les pouvoirs publics - est professée et pratiquée par des dizaines de milliers d'adeptes, Belges au étrangers, et ceci dans l'ensemble du pays. Si la dérogation devait jouer au profit de l'ensemble des personnes défuntes de confession musulmane, elle prendrait - compte tenu de la composition sociologique de la population belge - une ampleur telle qu'elle porterait directement atteinte au principe de l'obligation légale d'être inhumé dans un cimetière public. Enfin, il faut relever que, par sa formulation même, le texte de l'article 16, 3, alinéa 2 de la loi semble accréditer l'idée de dérogations individuelles qui sont procurées sur la base d'une proposition du bourgmestre de la commune «où doit avoir lieu l'inhumation». Elle paraît difficilement utilisable pour l'octroi d'une dérogation générale et indifférenciée. A raison même des obstacles administratifs et financiers qu'elle ne peut manquer de susciter, elle pourrait également paraître éminemment discriminatoire pour une partie de la population belge. 6. Contrairement à une idée reçue, tel qu'il est rédigé, le texte de la loi du 20 juillet 1971 ne formule aucune règle - ni positive, ni négative - quant à l'affectation de parcelles aux tenants d'une religion ou d'une opinion particulière, pas plus d'ailleurs qu'aux personnes décédées qui seraient caractérisées par leur âge, leur activité ou leur profession. Dans l'exercice de leurs compétences autonomes, les communes ont donc pu réserver des pelouses ou des emplacements à des catégories de défunts. Tel Allereerst biedt de voorgestelde oplossing geen antwoord op de vraag van het Centrum voor gelijkheid van kansen en voor racismebestrijding. Dat centrum is niet begaan met de vraag - hetgeen klaarblijkelijk zou ingaan tegen haar streefdoel - of het wel mogelijk is om op het gemeentelijk grondgebied evenveel particuliere begraafplaatsen in te richten als er godsdiensten of geloofsovertuigingen bestaan bij de plaatselijke bevolking - en om bijgevolg, op privatieve wijze, een heropleving te bewerkstelligen van het systeem van confessionele begraafplaatsen zoals dat in de vorige eeuw bestond. Het wil in de eerste plaats nagaan ofhet mogelijk is personen van verschillende geloofsovertuigingen op de gemeentelijke begraafplaats te begraven, waarbij voor hen in particuliere gedeelten zou worden voorzien. Voorts moet er op worden gewezen dat de bij de wet van 20 juli 1971 ingestelde regeling ongetwijfeld afwijkingen mogelijk maakt op het algemene stelsel, waarbij bijvoorbeeld een aantalleden van een geloofsgemeenschap baat kunnen hebben. Het is echter niet mogelijk om in een afzonderlijke regeling te voorzien voor alle belijders van een godsdienst, vooral als die - door de overheid erkend - door tienduizenden gelovigen, Belgen ofvreemdelingen, in het hele land actief beleden wordt. Indien de afwijking zou gelden voor alle overledenen van het islamitische geloof, zou ze - gelet op de sociologische samenstelling van de Belgische bevolking - zo'n grote proporties aannemen dat ze een rechtstreekse aantasting zou inhouden van het beginsel dat voorziet in een wettelijke verplichting om op een openbare begraafplaats begraven te worden. Tot slot zij aangestipt dat de bewoordingen van artikel16, 3, tweede lid, van de wet een bevestiging zijn van de opvatting dat individuele afwijkingen mogelijk moeten zijn als ze voorgesteld worden door de burgemeester van de gemeente «waar de begraving zal plaatshebben», Men kan zich echter moeilijk beroepen op die wet om een algemene en ongedifferentieerde afwijking te verkrijgen. Gelet op het feit dat ze noodzakelijkerwijs aanleiding zal geven tot administratieve en financiële problemen, kan ze voor een deel van de Belgische bevolking behoorlijk discriminerend overkomen. 6. In tegenstelling tot de algemeen heersende opvatting, houdt de tekst van de wet van 20 juli 1971, zoals hij thans is gesteld, geen enkele - positieve of negatieve - regeling in met betrekking tot de toekenning van bepaalde percelen aan de belijders van een bepaalde godsdienst of geloofsovertuiging, en al evenmin aan de overledenen die zouden worden ingedeeld naar hun leeftijd, hun werkzaamheid of hun beroep. De gemeenten die over autonome bevoegdheden beschikken, konden dus bepaalde grasperken of andere gedeelten van de begraafplaats voorbehouden
7 [ 7 ] / 1-96 / 97 cimetière connaît l'allée des bourgmestres, tel autre réserve des parcelles aux anciens combattants, tel autre encore groupe les sépultures des enfants décédés en bas âge... Dans l'exercice des mêmes compétences, les communes pourraient aussi laisser aux personnes qui s'adressent à elles une marge d'appréciation quant au choix précis de la parcelle où aura lieu l'inhumation. Plutôt que de procéder à des choix autoritaires ou arbitraires, elles peuvent laisser une option entre quelques emplacements disponibles. Ce faisant, et dans le respect des règles d'égalité devant le service public, elles ne porteraient pas préjudice à certains regroupements. Il n'y a pas lieu, à mon sens, de se formaliser de telles pratiques. Dans une perspective qui est notamment celle de l'aménagement harmonieux des lieux, il peut s'indiquer ne pas aligner les tombes dans un ordre qui est uniquement celui de la date des décès mais qui tienne compte aussi de leur volume, de leur taille, de leur orientation, de leur configuration... Est-il excessif, dans cet état d'esprit, de tenir compte des préoccupations de la population d'origine ou de culture musulmane? N'est-il pas justifié, par exemple, de rassembler en un même endroit du cimetière les tombes de ceux qui, pour satisfaire à des prescriptions religieuses, entendent qu'elles soient orientées dans une même direction, à savoir celle de la terre d'islam? 7. Il n'est pas permis de créer - ou, plus exactement, de recréer -, comme sous le régime impérial, des cimetières communaux qui soient en même temps confessionnels, c'est-à-dire qui soient compartimentés en fonction de la religion des personnes décédées. Il n'est pas non plus permis de les organiser en prévoyant une pelouse supplémentaire pour les noncroyants. La parcellisation des cimetières publics en fonction de considérations d'ordre religieux ou philosophique, la répartition proportionnelle des emplacements qui s'y attache, voire une délégation de compétences qui, en fait ou en droit, reviendrait à conférer à des autorités religieuses ou à des établissements publics - tels ceux qui sont chargés du temporel des cultes, des responsabilités spécifiques dans la gestion du cimetière communal ne s'inscrivent manifestement pas dans les prévisions de la Constitution. Celles-ci obligent les autorités publiques à conserver la maîtrise du service qu'elles organisent. aan bepaalde categorieën van overledenen. Zo heeft men op een begraafplaats bijvoorbeeld de laan van de burgemeesters en worden er op andere begraafplaatsen percelen gereserveerd voor de oud-strijders ofworden elders kinderen die opjonge leeftijd overleden zijn op één welbepaalde plaats begraven... De gemeenten kunnen in de uitoefening van diezelfde autonome bevoegdheden ook een keuze laten aan personen die zich tot hen wenden om de precieze plaats waar de begraving zal plaatshebben te laten vastleggen. Eerder dan bepaalde keuzes op te leggen of op willekeurige wijze in te willigen, kunnen zij de keuze laten tussen een aantal beschikbare plaatsen. Hierdoor zouden zij, met inachtneming van de gelijkheidsregels die gelden ten aanzien van personen die gebruik maken van een openbare dienst, geen afbreuk doen aan de rechten van bepaalde bevolkingsgroepen. Men kan een dergelijke handelswijze, volgens mij, niet kwalijk nemen. Met name vanuit het oogpunt van een harmonieuze inrichting van de beschikbare ruimte, kan het aangewezen zijn de graven niet enkel op rijen aan te leggen op grond van de datum van overlijden, maar ook op basis van de grootte van het graf, de omvang, de oriëntatie en het voorkomen ervan... Is het mede gelet daarop dan buitensporig rekening te houden met wat leeft bij dat deel van de bevolking dat van islamitische oorsprong is of de islamitische cultuur aankleeft? Is het bijvoorbeeld niet gefundeerd dat men in één bepaalde sector van een begraafplaats de graven groepeert van de mensen die, om te voldoen aan godsdienstige voorschriften, wensen dat die graven in éénzelfde richting wijzen, namelijk het land van de islam? 7. Het is niet toegestaan om, zoals tijdens het keizerlijk regime, gemeentelijke begraafplaatsen aan te leggen - afbeter, opnieuwaan te leggen - die tegelijk confessioneel zijn, dat wil zeggen ingedeeld volgens de geloofsovertuiging van de overledenen. Het is evenmin toegestaan bij de inrichting in een bijkomend grasperk te voorzien voor de niet-gelovigen. De indeling in kavels van openbare begraafplaatsen op grond van religieuze of levensbeschouwelijke overwegingen en de evenredige verspreiding van de graven die daarbij hoort, vallen kennelijk niet onder het bepaalde in de Grondwet, net zomin als een overdracht van bevoegdheden, die er in feite of in rechte zou op neerkomen dat bij het beheer van de gemeentelijke begraafplaats,specifieke verantwoordelijkheden worden toegekend aan religieuze autoriteiten of openbare instellingen - zoals die welke belast zijn met de temporaliën van de erediensten. Deze bepalingen van de Grondwet verplichten de overheid de controle te bewaren over de dienst die ze inricht.
8 / 1-96 / 97 [ 8 ] Rien ne s'oppose, par contre, à ce que, dans un cimetière communal - dont le caractère public n'est pas contesté - et dont les espaces ne font pas l'objet d'un pré-lotissement, des aménagements particuliers soient réalisés qui tiennent compte des préoccupations culturelles des adeptes de certaines religions. Comme on le verra, les sépultures, les monuments - des chapelles, par exemple - et les insignes qu'ils peuvent porter peuvent traduire légitimement ces préoccupations. On ne comprendrait pas que l'emplacement ou l'orientation même de la sépulture puisse, dans ces conditions, soulever des problèmes insurmontables. 8. L'on évoquera peut-être, en sens contraire, un ensemble de décisions judiciaires et de pratiques administratives qui remontent à la fin du dix-neuvième siècle et qui semblent s'inscrire en opposition manifeste avec l'idée d'affecter des parcelles aux ressortissants d'une culture ou d'un culte déterminés. L'on citera peut-être l'arrêt de la Cour de cassation du 6 juin 1879 (Pas., I, 310). «Si le pouvoir de police attribué au bourgmestre comprend le droit d'arrêter toutes les mesures que commandent le respect dû aux morts, la tranquillité et la sécurité publique, il n'implique pas cependant le droit de créer arbitrairement des subdivisions ou des catégories d'après les opinions des personnes décédées. Un tel pouvoir serait absolument contraire à la liberté de conscience sur laquelle est fondée la liberté des cultes garantie par la Constitution. La protection de cette liberté, assurée aux citoyens pendant leur vie, ne doit point leur faire défaut après leur mort», Mais, en réalité, un tel arrêt s'inscrit dans la ligne du décret de prairial an XII qui règle la situation des cimetières qui sont situés dans les communes où un seul culte est professé. Comme le relève elle-même la Cour de cassation, «l'article 15 du décret ne prévoit et n'autorise point la subdivision du cimetière d'une commune où un seul culte est pratiqué». L'on a déjà souligné que cette législation avait été abrogée par la loi du 20 juillet L'on citera également la délibération unanime du conseil communal de la ville de Bruxelles du 29 octobre Le consistoire israélite avait invité l'administration de la ville à désigner, en application de l'article 15 du décret du 23 prairial an XII, la partie du nouveau cimetière de la ville qui lui revenait et qui serait affectée à l'inhumation des personnes juives. Le conseil communal, rappelle, à juste titre, que la matière des cimetières n'est pas partageable, que l'administration et la police des cimetières lui appartient exclusivement, qu'il n'a pas à négocier avec une autre administration publique de tels aménagements. Het is daarentegen niet verboden op een gemeentelijke begraafplaats, waarvan de openbaarheid niet wordt betwist en waarvan de ruimten niet vooraf worden verkaveld, bijzondere aanpassingen uit te voeren die rekening houden met de culturele opvattingen van de volgelingen van een bepaalde godsdienst. Zoals verderop zal blijken, kunnen deze opvattingen rechtmatig tot uiting komen op de grafstenen, de monumenten - de kapellen, bijvoorbeeld - en de gedenktekens die erop kunnen zijn aangebracht. Vandaar dat in deze omstandigheden, de ligging of de richting van het graf geen onoverkomelijke problemen met zich kan meebrengen. 8. Hiertegen zullen misschien een aantal rechterlijke beslissingen en administratieve praktijken aangevoerd worden die teruggaan tot het einde van de negentiende eeuwen die blijkbaar haaks staan op de idee om kavels toe te wijzen aan personen die tot een bepaalde cultuur of godsdienst behoren. Hierbij zal wellicht worden verwezen naar het arrest van het Hofvan Cassatie van 6 juni 1879 (Pas., I, 310). «Si le pouvoir de police attribué au bourgmestre comprend le droit d'arrêter toutes les mesures que commandent le respect dû aux morts, la tranquillité et la securité publique, il n'implique pas cependant le droit de créer arbitrairement des subdivisions ou des catégories d'après les opinions des personnes décédées. Un tel pouvoir serait absolument contraire à la liberté de conscience sur laquelle est fondée la liberté des cultes garantie par la Constitution. La protection de cette liberté, assurée aux citoyens pendant leur vie, ne doit point leur faire défaut après leur mort», Maar in feite ligt een dergelijk arrest in de lijn van het decreet van prairial jaar XII dat de situatie regelt van de begraafplaatsen die gelegen zijn in de gemeenten waar één enkele godsdienst wordt beleden. Zoals het Hofvan Cassatie zelf opmerkt, «l'article 15 du décret ne prévoit et n'autorise point la subdivision du cimetière d'une commune où un seul culte est pratiqué». Er is reeds op gewezen dat die wetgeving werd opgeheven bij de wet van 20 juli Ook het eenparige besluit van de gemeenteraad van de stad Brussel van 29 oktober 1877 kan worden aangehaald. Het Israëlitisch consistorie had het stadsbestuur uitgenodigd om, met toepassing van artikel 15 van het decreet van 23 prairial jaar XII, het deel van de nieuwe begraafplaats van de stad aan te wijzen dat het consistorie toekwam en dat zou dienen voor de teraardebestelling van joodse mensen. De gemeenteraad herinnert er terecht aan dat over de aangelegenheid van de begraafplaatsen geen medebeslissing mogelijk is, dat het gezag en de politie over de begraafplaatsen de raad exclusieftoekomt, dat hij over dergelijke aanpassingen niet met een ander openbaar bestuur hoeft te onderhandelen.
9 [ 9 ] / 1-96 / 97 Ce qui est une manière de rappeler que l'autorité communale est maîtresse de ses décisions en cette matière et que les établissements publics chargés du temporel des cultes ne sauraient revendiquer un droit à obtenir une part d'emplacements au sein d'un cimetière communal. 9. On rappellera sans doute également une doctrine du début de ce siècle, notamment Giron et Errera, déjà cités, qui se montrent particulièrement sévères contre la division des cimetières en parcelles réservées aux cultes. «Les autorités répugnent, chez nous, à parquer les habitants - vivants ou morts - selon leur confession religieuse, ne se reconnaissant pas le droit de les obliger à s'expliquer sur ce point», écrit, par exemple avec vigueur Paul Errera (op. cit., p. 590). Mais, comme on l'a déjà montré, cette préoccupation s'inscrit, une fois de plus, dans la logique du décret de l'an XII. Elle entend surtout condamner la pratique qui conduisait les religions à se partager des espaces dans les cimetières et à repousser, en dehors de celui-ci, les non-croyants. Ceux-ci étaient, comme le rappellent tant Paul Errera que Michel Leroy, enterrés dans «le coin des réprouvés», parfois qualifié de trou au chiens, ou hondenkot. Il va sans dire que tant les dispositions de la Constitution que les prescriptions de la loi de 1971 s'opposent à ces façons de faire. la. Comme le rappelle l'arrêt du Conseil d'etat du 7 juillet 1975, en cause la commune de Kinrooi, «inhumer les morts est un service public dans l'accomplissement duquel l'autorité doit avoir égard aux prétentions légitimes des parents ou des amis du défunt afin de leur permettre de manifester dignement, selon leurs conceptions et leurs possibilités, et compte tenu de la volonté exprimée ou présumée du défunt, leur attachement et leur respect à la personne de celui-ci tant à l'occasion des funérailles qu'ultérieurement, par le placement d'un monument funéraire sur la tombe. En assurant le service public des inhumations, l'autorité doit veiller à satisfaire les prétentions des proches d'une égale manière, du moins en leurs éléments essentiels». Le Conseil d'etat ne manque pas d'ajouter: «Un cimetière communal n'est pas un cimetière militaire. L'obligation pour l'autorité d'assurer le service public des inhumations de façon identique pour tout le monde en ses éléments essentiels ne lui confère pas le droit d'imposer à chacun la même manière d'honorer et de commémorer les morts... Il importe de laisser à chacun, dans les limites à déterminer par l'administration communale et motivées par l'étendue de l'espace disponible, la sécurité et l'aspect général du Dit is een manier om eraan te herinneren dat de gemeentelijke overheid baas is over haar eigen beslissingen hieromtrent en dat de openbare instellingen, belast met de temporaliën van de erediensten, het recht op een gedeelte van de ligplaatsen op een gemeentelijke begraafplaats niet mogen opeisen. 9. Er kan ongetwijfeld ook herinnerd worden aan een doctrine die opgeld deed in het begin van deze eeuw - meer bepaald die van de reeds geciteerde Giron en Errera, die zich zeer streng uitlaten over de indeling van begraafplaatsen in voor godsdiensten gereserveerde kavels. «Les autorités répugnent, chez nous, à parquer les habitants - vivants ou morts - selon leur confession religieuse, ne se reconnaissant pas le droit de les obliger à s'expliquer sur ce point», is bijvoorbeeld een van de krachtige uitspraken van Paul Errera (op. cit., blz. 590). Maar, zoals reeds is aangetoond, deze bezorgdheid past eens te meer in de logica van het decreet van het jaar XII. Ze wil vooral het gebruik aan de kaak stellen waarbij de godsdiensten kavels op de begraafplaatsen onder elkaar verdeelden en de niet-gelovigen eruit stootten. ZowelPaul Errera als Michel Leroy herinneren ons eraan dat deze laatsten begraven werden in «Iecoin des réprouvés», soms ook «hondenkot- of trou au chiens genaamd. Het spreekt voor zich dat zowel de bepalingen van de Grondwet als de voorschriften van de wet van 1971 zich tegen deze handelwijze verzetten. la. Ook het arrest van de Raad van State van 7 juli 1975 inzake de gemeente Kinrooi herinnert eraan dat «het begraven van de doden een openbare dienst is, bij de vervulling waarvan de overheid verplicht is rekening te houden met de wettige aanspraken van de verwanten of de vrienden van een overledene om het hun mogelijk te maken om, volgens hun opvattingen en mogelijkheden en met inachtneming van de wettig uitgedrukte of vermoede wil van de overledene, hun gehechtheid en eerbied voor de persoonlijkheid van de afgestorvene met waardigheid te betuigen zowel bij de begrafenis als nadien door het oprichten van een gedenkteken op het graf. Bij de verzorging van de openbare dienst van de begravingen, moet de overheid betrachten aan de aanspraken van de nabestaanden, op zijn minst in hun essentiële elementen, op gelijke wijze te voldoen», De Raad van State voegt daar nog aan toe: «Een gemeentelijke begraafplaats is geen militaire begraafplaats. De verplichting van de overheid om de verzorging van de openbare dienst der begravingen ten aanzien van eenieder in zijn essentiële elementen op gelijke wijze te doen, brengt voor de overheid niet het recht mee eenieder een gelijke wijze voor het eren en herdenken van de doden op te leggen...binnen door het gemeentebestuur te bepalen grenzen, gemotiveerd door de omvang van de beschikbare ruimte, door de
10 / 1-96 / 97 [10] cimetière, la liberté de choisir le mode d'honorer et de commémorer un mort par le placement d'un signe de sépulture dans la mesure de ses possibilités». Certes, il n'y a pas lieu de confondre l'opération de l'inhumation - dont on a relevé qu'elle présentait un caractère de service public et qui, à ce titre, peut être réglementée - et l'accomplissement des rites spécifiques à un culte déterminé - qui relève du seul ordre de la conscience et des convictions individuelles et qui bénéficie, comme il se doit, de la protection constitutionnelle (2). Il n'empêche que certaines règles relatives, par exemple, à l'orientation des tombes sont fort proches de celles qui ont trait à la direction que doivent prendre les signes de sépulture - tels qu'ils étaient, par exemple, prescrits dans le règlement annulé de la commune de Kinrooi. Sur ce point encore, il semble que les autorités communales peuvent, si elles entendent respecter les convictions de chacun, en ce compris celles des familles musulmanes, prendre des mesures d'aménagement du cimetière communal qui permettent un groupement de l'ensemble des tombes qui présentent, dans leurs aspects extérieurs, une même spécificité. 11. La règle d'égalité - telle qu'elle est inscrite dans l'article 10 de la Constitution -, lorsqu'elle est combinée avec la liberté des consciences et des convictions - telle qu'elle est inscrite dans l'article 19 de la Constitution - peut encore signifier que tous ceux qui ont droit à être inhumés au cimetière, et a fortiori tous ceux qui doivent y être inhumés, ont le droit de l'être dans des conditions qui préservent non seulement la liberté des cultes - la leur et celle de leurs familles - mais ne froissent pas de manière excessive leurs convictions. veiligheid, door het algemeen uitzicht van de begraafplaats, moet een vrijheid worden gelaten in de wijze om door het plaatsen van een grafteken en binnen zijn mogelijkheden een afgestorvene te eren en te herdenken», Men mag de teraardebestelling zelf - waarvan werd aangetoond dat ze een openbare dienst is en die als dusdanig kan gereglementeerd worden - vanzelfsprekend niet verwarren met de voltrekking van specifieke riten die eigen zijn aan een bepaalde godsdienst - wat alleen een zaak is van het geweten en van de individuele opvattingen en wat, zoals het betaamt, door de Grondwet wordt beschermd (2). Wel leunen bepaalde regels, bijvoorbeeld die inzake de richting van de graven, nauwaan bij die welke betrekking hebben op de richting van de grafstenen zoals ze, bijvoorbeeld, voorgeschreven was in de vernietigde verordening van de gemeente Kinrooi. Ook in dit opzicht kan de gemeentelijke overheid, als ze de overtuiging van elkeen, ook die van islamitische families, wil eerbiedigen, maatregelen nemen inzake de inrichting van de gemeentelijke begraafplaats waardoor de graven met soortgelijke externe kenmerken kunnen gegroepeerd worden. 11. De gelijkheidsregel zoals hij vervat is in artikel 10 van de Grondwet, gecombineerd met de vrijheid van meningsuiting en overtuiging die volgt uit artikel19 van de Grondwet, kan voorts inhouden dat allen die het recht hebben begraven te worden op de begraafplaats en a fortiori allen die daar moeten begraven worden, het recht hebben begraven te worden volgens voorwaarden die niet alleen de vrijheid van godsdienst - van henzelf en hun families - in acht nemen, maar ook hun overtuiging niet onredelijk krenken. (2) L'inhumation désigne l'opération qui consiste à ensevelir en terre le corps de la personne décédée. Les obsèques, elles, représentent l'hommage que la famille ou les tenants d'une confession religieuse apportent au disparu et le secours qu'elles offrent à ses parents ou à ses amis. Chaque culte a ses rites et ses prières pour procéder à de telles obsèques (2) Met de teraardebestelling wordt de handeling bedoeld die erin bestaat het lichaam van de overledene in de aarde te begraven. De uitvaart geeft gestalte aan het eerbetoon dat de familie of de gelovigen betuigen aan de overledene en wil steun bieden aan diens familieleden ofvrienden. Elke godsdienst heeft eigen zijn riten en gebeden om die uitvaart te begeleiden.
11 [ 11] / 1-96 / 97 En conclusion, je considère que: - ni la Constitution, ni la loi ne s'opposent à ce que les autorités communales aménagent le cimetière dont elles ont la responsabilité en tenant compte des sensibilités et des croyances des personnes décédées et de leurs familles; - ni la jurisprudence judiciaire, ni la jurisprudence administrative ne s'opposent, dans l'état actuel du droit, à de telles pratiques; - si les autorités publiques souhaitaient lever tout doute à cet égard, il conviendrait de compléter la loi du 20 juillet 1971 sur les funérailles et les sépultures par une disposition de ce type: «Article 4 nouveau. Les autorités communales exercent l'autorité, la police et la surveillance à l'égard des cimetières communaux. Dans l'exercice de ces missions, elles veillent au respect des différentes conceptions religieuses ou philosophiques. Elles veillent à ce qu'aucun désordre ni acte contraire au respect dû à la mémoire des morts ne sy commettent et à ce qu'aucune exhumation n'ait lieu sans autorisation:»» Nous partageons l'avis du Professeur Delpérée selon lequel il convient de modifier la loi du 20 juillet 1971 sur les funérailles et sépultures en vue de lever toute ambiguïté quant au pouvoir des autorités communales en la matière. C'est dans ce sens que nous avions interpellé le ministre de l'intérieur le 16 avril dernier (Compte rendu analytique - Chambre des représentants - CaM 16 avril 1997). La réponse du ministre de l'intérieur nous a convaincus de la nécessité de clarifier la loi sur les funérailles et sépultures en précisant les attributions «civiles» des communes, l'histoire des cimetières belges ayant connu des péripéties d'ordre philosophique et religieux. Bij wijze van conclusie ben ik van mening dat: - noch de Grondwet, noch de wet zich ertegen verzetten dat de gemeentelijke overheid de begraafplaats inricht waarvoor ze verantwoordelijk is, rekening houdend met de gevoeligheden en de geloofsovertuigingen van de overledenen en hun families; - noch de rechterlijke rechtspraak, noch de administratieve rechtspraak zich, in de huidige stand van het recht, tegen dergelijke praktijken verzetten; - als de gemeentelijke overheid elke twijfel hieromtrent wil wegnemen, de wet op de begraafplaatsen en de lijkbezorging van 20 juli 1971 zou moeten aangevuld worden met een bepaling die zou kunnen luiden als volgt : <Ârtikel4 nieuw. De gemeentelijke begraafplaatsen vallen onder het gezag, de politie en het toezicht van de gemeentelijke overheid. Bij de uitoefening van die taken, ziet ze toe op de eerbiediging van de verschillende godsdienstige of levensbeschouwelijke opvattingen. Ze ziet erop toe dat er geen wanorde heerst, dat er geen handelingen in strijd met de eerbied voor de doden worden verricht en dat er geen opgraving plaatsheeft zonder oerlof,»» (vertaling), Wij delen de mening van professor Delpérée luidens welke het nodig is de wet op de begraafplaatsen en de lijkbezorging van 20 juli 1971 te wijzigen om elke ambiguïteit weg te nemen inzake de bevoegdheid van de gemeentelijke overheid in deze materie. We hebben dan ook op 16 april jongstleden de minister van Binnenlandse Zaken dan ook in die zin geïnterpelleerd (Beknopt Verslag - Kamer van volksvertegenwoordigers - CaM 16 april 1997). Het antwoord van de minister van Binnenlandse Zaken heeft ons overtuigd van de noodzaak de wet op de begraafplaatsen en de lijkbezorging te verduidelijken door te wijzen op de «burgerlijke» bevoegdheden van de gemeenten, daar de geschiedenis van de Belgische begraafplaatsen heel wat filosofische en religieuze verwikkelingen heeft gekend. J.-J. VISEUR P. CAHAY-ANDRE D. VANPOUCKE
12 / 1-96 / 97 [12 ] PROPOSITION DE LOI WETSVOORSTEL Article 1 er Artikel1 La présente loi règle une matière visée à l'article 78 de la Constitution. Deze wet regelt een aangelegenheid als bedoeld in artikel 78 van de Grondwet. Art.2 L'article 4 de la loi du 20 juillet 1971 sur les funérailles et sépultures est remplacé par la disposition suivante: «Art Les autorités communales exercent l'autorité, la police et la surveillance à l'égard des cimetières communaux. Dans l'exercice de ces missions, elles veillent au respect des différentes conceptions religieuses ou philosophiques. Elles veillent à ce qu'aucun désordre ni acte contraire au respect dû à la mémoire des morts ne s'y commettent et à ce qu'aucune exhumation n'ait lieu sans autorisation.» Art.2 Artikel4 van de wet van 20 juli 1971 op de begraafplaatsen en de lijkbezorging wordt vervangen door de volgende bepaling: «Art De gemeentelijke begraafplaatsen vallen onder het gezag, de politie en het toezicht van de gemeentelijke overheid. Bij de uitoefening van die taken, ziet ze erop toe dat de verschillende godsdienstige oflevensbeschouwelijke opvattingen worden geëerbiedigd. Ze draagt zorg toe dat er geen wanorde heerst, dat er geen handelingen in strijd met de eerbied voor de doden worden verricht en dat er geen opgraving plaatsheeft zonder verlof,» 4 juin juni 1997 J.-J. VISEUR P. CARAY-ANDRE D. VANPOUCKE

References: art. 162
 art. 188
 art. 162
 l'article 16
 l'article 27
 l'article 16
 l'article 16
 l'article 16
 l'article 15
 l'article 10
 l'article 19
 l'article 78
 Art.2
 L'article 4
 Art.2