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Timestamp: 2019-07-18 06:41:37+00:00

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IT n° 246 - DESENFUMAGE 1/2
Catégorie : INSTRUCTIONS TECHNIQUES Mis à jour le mardi 9 octobre 2012 22:01 Écrit par All Sécurité Affichages : 3886
Le chapitre IV du titre I du livre II du règlement de sécurité du 25 juin 1980(*) définit l’objet, les principes et les obligations du désenfumage dans les établissements recevant du public.
Ces dispositions, le cas échéant, sont précisées par les dispositions particulières propres à chaque type d’établissement. La présente instruction a pour objet de préciser les règles d’exécution dudit désenfumage en décrivant les solutions qui permettent d’assurer :
­ la mise à l’abri des fumées ou le désenfumage des escaliers ;
­ le désenfumage des circulations horizontales ;
­ le désenfumage des locaux accessibles au public.
Cette instruction n’exclut pas la possibilité d’adapter les solutions de désenfumage des chapitres 3 à 7, sous réserve d’obtenir des résultats équivalents, et notamment :
qu’un balayage satisfaisant de la zone concernée soit assuré ;
que la stratification et le mouvement naturel des fumées ne soient pas contrariés.
Pour l’application de la présente instruction, on appelle :
Exutoire de fumée : dispositif d’évacuation de fumée et de chaleur intégré dans un élément de construction séparant l’intérieur du bâtiment de l’extérieur. Cet élément de construction présente un angle supérieur ou égal à 30o par rapport à la verticale.
Surface géométrique d’un exutoire : surface d’ouverture mesurée dans le plan défini par la surface de l’ouvrage en son point de contact avec la structure de l’exutoire. Aucune restriction n’est faite pour la surface occupée par les commandes, les lamelles ou autres obstructions.
Coefficient aéraulique : rapport entre le débit effectif, mesuré dans des conditions spécifiques, et le débit théorique de l’exutoire (Cv). Ce coefficient tient compte des entraves dans l’exutoire telles que les commandes, les lamelles, les traverses, etc., ainsi que de l’effet des vents latéraux.
Surface utile d’un exutoire : produit de la surface géométrique et du coefficient aéraulique.
Ouvrant de désenfumage en façade : dispositif d’évacuation de fumée et de chaleur ou d’amenée d’air intégré dans un élément de construction séparant l’intérieur du bâtiment de l’extérieur. Cet élément de construction présente un angle inférieur à 30o par rapport à la verticale.
Surface géométrique de l’ouvrant de désenfumage : surface libérée par l’ouvrant, au niveau du cadre dormant, lorsqu’il est en position ouverte.
Surface libre d’un ouvrant : surface réelle de passage de l’air, inférieure ou égale à la surface géométrique d’ouverture, tenant compte des obstacles éventuels (mécanismes d’ouverture, grilles...) à condition que le degré d’ouverture de l’ouvrant soit de 60o au moins, lorsqu’il s’agit d’ouvrants basculants (relevant ou abattant vers l’intérieur ou l’extérieur, horizontalement ou verticalement) ou pivotants (horizontalement ou verticalement). Lorsqu’il s’agit d’ouvrants coulissants, la surface libre est la surface dégagée par la partie coulissante.
Surface libre calculée d’un ouvrant : surface libre obtenue en appliquant les critères de calcul de la fiche VIII de la norme NF S 61-937. La surface verticale, comprise entre la partie supérieure de l’ouvrant en position ouverte et le plafond, doit être au moins égale à la surface tendue entre ouvrant et dormant, sinon cette surface verticale est considérée comme surface tendue. Les triangles latéraux ne peuvent être pris en compte s’il existe un obstacle latéral à une distance inférieure à une 1/2 hauteur d’ouvrant ou si l’espace entre ouvrants est inférieur à cette même distance. Cette surface est limitée à la surface géométrique de l’ouvrant (fig. 1).
Surface utile d’un ouvrant : surface déterminée après essai et tenant compte des déformations éventuelles provoquées par une élévation de température. Toutefois, en attendant la définition de la procédure d’essai, la surface utile sera obtenue en appliquant un coefficient de 0,5 à la surface libre (ou surface libre calculée) de l’ouvrant.
Bouche : orifice d’un conduit d’amenée d’air ou d’évacuation des fumées normalement obturé par un volet.
Surface géométrique d’une bouche : surface libérée par le volet au niveau du cadre dormant, lorsqu’il est en position ouverte.
Surface libre d’une bouche : surface réelle de passage de l’air, inférieure ou égale à la surface géométrique d’ouverture, tenant compte des obstacles éventuels (mécanismes d’ouverture, grilles...).
Volet : dispositif d’obturation commandable à distance placé au droit d’une bouche de désenfumage desservie par un conduit aéraulique.
Le désenfumage par tirage naturel est réalisé par des évacuations de fumée et des amenées d’air naturelles communiquant soit directement, soit au moyen de conduits, avec l’extérieur et disposées de manière à assurer un balayage satisfaisant du volume concerné.
­ par des bouches.
3.3. Amenées d’air
Les amenées d’air sont réalisées soit :
­ par les portes des locaux à désenfumer donnant sur l’extérieur ou sur des volumes pouvant être largement aérés ;
­ par des escaliers non encloisonnés ;
Exceptionnellement, des amenées d’air mécaniques peuvent être utilisées, mais elles ne peuvent être associées qu’à des évacuations du type exutoires. Les ventilateurs doivent répondre aux conditions du § 4.7 et la vitesse de passage de l’air aux bouches est limitée à 5 m/s.
­ leur section doit être au moins égale à la surface libre des bouches qu’ils desservent par niveau ;
­ le rapport de la plus grande à la plus petite dimension de leur section doit être inférieur ou égal à 2.
3.4.2. Les conduits verticaux d’évacuation peuvent comporter au plus deux dévoiements dont l’angle avec la verticale n’excède pas 20o.
La longueur des raccordements horizontaux d’étage des conduits d’évacuation, dits traînasses, ne doit pas excéder 2 m, à moins de justifier d’un débit suffisant. Le calcul de justification est effectué pour des fumées à 70 oC, une température extérieure de + 15 oC et en l’absence de vent.
3.4.3. Les conduits doivent être réalisés en matériaux de catégorie M0 ou A2 s2 d0 et être stables au feu de degré 1/4 h. Les conduits d’amenée d’air sont des conduits de ventilation et doivent, s’ils traversent d’autres locaux, assurer un coupe-feu de traversée équivalant au degré coupe-feu des parois limitant ces derniers. Par contre, les conduits d’évacuation de fumée sont des conduits de désenfumage et essayés avec un feu intérieur. Leur degré de résistance au feu doit être d’une durée égale au degré coupe-feu de la paroi traversée.
Ces exigences peuvent être assurées par la gaine dans laquelle ils sont placés, à condition qu’ils soient seuls dans cette gaine et que celle-ci présente une résistance au feu identique à celle des parois traversées.
3.5. Implantation des évacuations de fumées et des amenées d’air
3.5.1. Les amenées d’air et les évacuations de fumées doivent être implantées en prenant en compte, dans la mesure du possible, l’orientation des vents dominants.
Les évacuations de fumées doivent être implantées de manière qu’aucun élément de construction ou aménagement ne gêne l’écoulement des fumées.
3.5.2. Le débouché des exutoires et des conduits d’évacuation doit se trouver en dehors des parties de couverture pour lesquelles une protection particulière est demandée à l’article CO 7(*). De plus, ces débouchés doivent être situés à une distance horizontale de 4 m au moins des baies des bâtiments tiers. Si ces distances ne peuvent être respectées, toutes dispositions, telles que la création d’auvent par exemple, doivent être prises pour éviter la propagation de l’incendie.
3.5.3. La distance du débouché des exutoires et conduits de désenfumage naturel par rapport aux obstacles plus élevés qu’eux doit être au moins égale à la hauteur de ces obstacles. Toutefois, la distance maximale exigible est fixée à 8 m.
3.5.4. Les prises extérieures d’air neuf ne doivent pas être situées dans une zone susceptible d’être enfumée.
Dans le cas de dispositifs de commande pour APS à usage unique, raccordées aux réseaux « ouverture et fermeture », les manœuvres de mise en sécurité puis de réarmement doivent se faire sans manipulation particulière des cartouches entre chaque manœuvre d’ouverture et de fermeture (systèmes dits à purge automatique).
Lorsqu’un système de sécurité incendie (SSI) de catégorie A ou B est mis en œuvre, les commandes manuelles doivent être exclusivement réalisées à partir du centralisateur de mise en sécurité incendie (CMSI) conforme à la norme NF S 61-934. Dans le cas d’un SSI de catégorie C, D ou E, les commandes manuelles doivent être réalisées à partir du dispositif de commande avec signalisation (DCS), dispositif de commandes manuelles regroupées (DCMR) ou dispositif de commande manuelle (DCM) conforme à la norme NF S 61-938. Les DCM doivent être placés près de l’accès principal du ou des volumes concernés.
3.6.3. Lorsque les dispositions réglementaires l’imposent, le désenfumage de la zone de désenfumage (ZF) doit être commandé automatiquement par la détection incendie installée dans le volume correspondant. Cette commande automatique est doublée par la commande manuelle de l’unité de commande manuelle centralisée (UCMC) du CMSI.
La commande automatique des dispositifs de désenfumage des autres parties du bâtiment desservies par le même réseau de désenfumage est neutralisée tant que n’a pas disparu la cause ayant provoqué la mise en route initiale. Toutefois, le désenfumage des autres parties du bâtiment doit pouvoir être commandé manuellement à partir de l’UCMC.
3.6.4. En exploitation normale, le réarmement (fermeture) des exutoires, ouvrants ou volets doit être possible depuis le sol de la zone de désenfumage ou du local, dans le cas des locaux divisés en plusieurs cantons.
3.7.1. Les bouches doivent être obturées par des volets pare-flammes pour les amenées d’air, coupe-feu pour les évacuations et d’un degré de résistance au feu égal à celui des conduits. Ces volets sont fermés en position d’attente. Toutefois, si le conduit est du type conduit collecteur (shunt), aucun degré de résistance au feu n’est imposé aux volets. En outre, si le conduit ne dessert qu’un niveau, le volet n’est pas obligatoire. Si ce volet existe, aucun degré de résistance au feu ne lui est imposé.
3.7.2. Le rapport de la plus grande à la plus petite dimension d’une bouche doit être inférieur ou égal à 2.
Les caractéristiques suivantes des exutoires sont définies en référence à de futures normes européennes. Elles sont exigibles à compter de la fin de la période de transition fixée par les arrêtés prévus par l’article 1 du décret no 92-647 du 8 juillet 1992 modifié concernant l’aptitude à l’usage des produits de construction, relatifs à ces matériels. En l’attente, les dispositions de l’article GN 14 s’appliquent.
La classification de la surcharge de neige est SL 250 (25 daN/m2) pour les altitudes inférieures ou égales à 400 m, SL 500 (50 daN/m2) pour les altitudes supérieures à 400 m, et inférieures ou égales à 800 m. Toutefois, la classe SL 0 est utilisable si la région d’implantation n’est pas susceptible d’être enneigée ou si des dispositions constructives empêchent l’accumulation de la neige (exemple : angle associant pente de l’exutoire et pente de la toiture > 45 o ou dispositif porte-neige pour les appareils à ventelles). Au-dessus de 800 m, les exutoires sont de la classe SL 500 et installés avec des dispositions constructives empêchant l’accumulation de la neige.
Les exutoires sont de la classe de température ambiante T00 (0 oC) et de la classe d’exposition à la chaleur B300 30 (300 oC pendant 30 minutes).
Les portes utilisées pour réaliser les amenées d’air naturelles peuvent être actionnées directement.
De même, dans certains locaux, lorsque cela est prévu par les dispositions particulières, il est admis d’ouvrir les fenêtres en actionnant directement leur dispositif de manœuvre.
4.1.1. Le désenfumage par tirage mécanique est assuré par des extractions mécaniques de fumée et des amenées d’air naturelles ou mécaniques disposées de manière à assurer un balayage du volume concerné. Ce balayage peut être complété par une mise en surpression relative des espaces à mettre à l’abri des fumées.
4.1.2. Si un local est ventilé en permanence (renouvellement d’air, chauffage ou conditionnement d’air), son système de ventilation peut être utilisé pour le désenfumage dans la mesure où il répond aux dispositions du présent chapitre et ne contrarie pas le mouvement naturel des fumées. La présence de filtres ou de pièges à son est admise sur le réseau de soufflage dans les conditions définies aux articles CH 32 et CH 38(*).
L’extraction des fumées est réalisée par des bouches raccordées à un ventilateur d’extraction.
4.3. Amenées d’air
4.3.1. Les amenées d’air mécaniques sont réalisées par des bouches raccordées à un ventilateur de soufflage.
4.3.2. Les amenées d’air naturelles sont réalisées :
­ soit par des ouvrants en façade ;
­ soit par les portes des locaux à désenfumer donnant sur l’extérieur ou sur des volumes pouvant être largement aérés ;
­ soit par des escaliers non encloisonnés ;
­ soit par des bouches.
Les conduits d’amenée d’air naturelle doivent répondre aux caractéristiques du § 3.4.
Les conduits d’extraction et les conduits d’amenée d’air mécanique doivent répondre aux caractéristiques du § 3.4.3. De plus, ils doivent présenter une étanchéité satisfaisante à l’air. À cet effet, leur débit de fuite total doit être inférieur à 20 % du débit exigé au niveau le plus défavorisé.
Les conduits collectifs d’extraction doivent être en dépression.
4.5. Implantation des évacuations de fumées et des amenées d’air
L’implantation des évacuations de fumées et des amenées d’air est réalisée conformément aux dispositions prévues aux § 3.5.1, 3.5.2 et 3.5.4 pour le désenfumage par tirage naturel.
4.6.1. La vitesse de passage de l’air aux amenées d’air doit toujours être inférieure à 5 m/s. Les amenées d’air naturelles doivent être dimensionnées pour la totalité du débit extrait. Les amenées d’air mécaniques doivent avoir un débit de l’ordre de 0,6 fois le débit extrait.
4.6.2. Ces différentes bouches sont équipées de volets fermés en position d’attente et répondant aux dispositions du § 3.7.1.
4.7.1. Les ventilateurs de soufflage et d’extraction doivent être dimensionnés en fonction des caractéristiques du réseau desservi et pour un débit égal au débit nominal augmenté du débit de fuite tolérable (de l’ordre de 20 %). La mesure des débits définis dans la présente instruction technique se fait à la température ambiante. Les ventilateurs doivent être commandés par un coffret de relayage conforme à la norme NF S 61-937.
4.7.2. Les ventilateurs d’extraction et leur liaison avec les conduits doivent assurer leur fonction pendant une heure avec des fumées à 400 oC, ou être classés F40090.
La liaison entre le ventilateur d’extraction et le conduit doit être en matériau de catégorie M0 ou A2 s2 d0.
4.7.3. L’état ouvert ou fermé du sectionneur des ventilateurs doit être reporté au poste de sécurité ou en un endroit habituellement surveillé. Cette exigence est assurée par le coffret de relayage.
4.7.5. Les ventilateurs d’extraction doivent être installés soit à l’extérieur du bâtiment, soit dans un local technique séparé des volumes adjacents par des parois CF de degré 1 heure. La porte d’accès sera CF de degré 1/2 heure et équipée d’un ferme-porte. La ventilation du local sera compatible avec le fonctionnement des différents matériels installés dans ce local.
Les dispositifs de commande doivent être réalisés conformément aux dispositions prévues au § 3.6 pour le désenfumage par tirage naturel. Ils doivent en outre assurer la mise en route des ventilateurs, avec une temporisation maximale de 30 secondes afin de permettre le fonctionnement des DAS (volets et portes) assurant le désenfumage et le compartimentage de la zone de désenfumage.
4.9. Mise à l’arrêt du ventilateur
En application de la norme NF S 61-932, § 8.4.3, chaque ventilateur de désenfumage doit pouvoir être mis à l’arrêt depuis l’endroit où se trouve sa commande manuelle de mise en sécurité. Cette fonction ne doit pouvoir être obtenue qu’au niveau d’accès II (au sens de la norme NF S 61-931).
Le balayage naturel d’un escalier est réalisé par ouverture d’un exutoire d’une surface géométrique de 1 m2 ou d’un ouvrant de désenfumage d’une surface libre identique, situé en partie haute de la cage, et d’une amenée d’air, telle que définie au § 3.3 de surface égale, située en partie basse de la cage
Fig. 2 - Désenfumage par balayage naturel.
Lorsque, exceptionnellement, le désenfumage naturel ne peut être assuré, l’escalier doit être mis en surpression par soufflage mécanique obligatoirement associé au désenfumage du volume en communication directe avec l’escalier (fig. 3). La surpression doit être réalisée en même temps que le désenfumage de ce volume et mise en route par la commande du désenfumage.
Fig. 3 - Mise en surpression.
La surpression réalisée doit être comprise entre 20 et 80 Pa. Ces valeurs s’entendent toutes portes de l’escalier fermées. Le débit doit être tel qu’il assure une vitesse de passage de l’air supérieure ou égale à 0,5 m/s à travers la porte d’accès au niveau sinistré, les portes des autres niveaux étant fermées.

References: § 4
 § 3
 § 3
 § 3
 § 3
 § 3
 § 8
 § 3