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Timestamp: 2020-01-17 18:18:33+00:00

Document:
Vilfredo pareto (1848-1923) (1917) Traité de sociologie générale
de sociologie générale
Édition française par Pierre Boven revue par l’auteur.
Édition française par Pierre Boven, 1917
Une édition électronique réalisée du livre de Vilfredo Pareto, Traité de sociologie générale. Édition française par Pierre Boven. Traduit de l’Italien. 1re édition, 1917. Paris - Genève : Librairie Droz, 3e tirage français, 1968, 1 volume, 1818 pages. Collection : Travaux de droit, d’économie, de sociologie et de sciences politiques, no 65.
Édition complétée le 10 décembre 2003 à Chicoutimi, Québec.
Remarques sur la présente édition numérique, décembre 2003
Chapitre I. – Préliminaires (§1 à §144)
Chapitre II. – Les actions non-logiques (§145 à §248)
Chapitre III. – les actions non-logiques dans l’histoire des doctrines (§249 à §367)
Chapitre IV. – Les théories qui dépassent l’expérience (§368 à §632)
Notes de fin du chapitre IV
Chapitre V. – Les théories pseudo-scientifiques (§633 à §841)
Notes de fin du chapitre V
Additions : notes ajoutées par l’auteur aux chapitres IV et V.
[Pour la suite du livre, voir le fichier : Pareto_traite_socio_02]
Chapitre VI. – les résidus (§842 à §1088)
Chapitre VII. – Les résidus (suite) (§1089 à §1206)
Chapitre VIII. – Les résidus (suite) (§1207 à §1396)
Examen des Ve et VIe classes.
Chapitre IX. – Les dérivations (§1397 à §1542)
Chapitre X – Les dérivations (suite) (§1543 à §1686)
Chapitre XI. – Propriétés des résidus et des dérivations (§1687 à §2059)
Deux problèmes se posent : Comment agissent les résidus et les dérivations ? Dans quel rapport cette action se trouve-t-elle avec l'utilité sociale ? - Les raisonnements vulgaires soutiennent que les dérivations sont la cause des actions humaines, et parfois aussi des sentiments ; tandis que fort souvent les dérivations sont au contraire un effet des sentiments et des actions. - Les résidus en rapport avec les êtres concrets auxquels ils appartiennent. - Répartition et changements dans l'ensemble d'une société. - Les classes des résidus sont peu variables, les genres en sont beaucoup plus variables. - Formes et oscillations du phénomène. -Rapport entre les résidus et les conditions de la vie. - Action réciproque des résidus et des dérivations. - Influence des résidus sur les résidus. Influence des résidus correspondant à un même ensemble de sentiments. Influence des dérivations sur les résidus. - Considération des différentes classes sociales. - Les grands journaux. - Souvent nous nous imaginons que les dérivations sont transformées en résidus, tandis que c'est le contraire qui se produit. - Influence des dérivations sur les dérivations. - Rapport des résidus et des dérivations avec les autres faits sociaux. - Comment le désaccord entre les résidus et les principes logico-expérimentaux agit sur les conclusions. - Exemples. - Dans les matières non logico-expérimentales, le fait de raisonner en toute rigueur logique peut conduire à des conclusions ne concordant pas avec les faits, et le fait de raisonner avec une logique très défectueuse, en se laissant guider par le sentiment, peut conduire à des conclusions qui se rapprochent beaucoup plus des faits. - Différences entre la pratique et la théorie. - Comment des dérivations indéterminées s'adaptent à certaines fins (buts). - Exemples. - Mesures prises pour atteindre un but. - L'action exercée sur les dérivations a d'habitude peu ou point d'efficacité pour modifier les résidus. - Comment les mesures sociales sont acceptées. - Les mythes et, en général, les fins idéales. - Les fins idéales et leurs rapports avec les autres faits sociaux. - Classification des problèmes auxquels donnent lieu ces rapports. - Examen de ces problèmes. - Rapport entre le fait d'observer les règles de la religion et de la morale, et le fait de réaliser son propre bonheur. - Classification des solutions de ce problème. - Examen de ces solutions. - L'étude ainsi accomplie fournit un exemple de la vanité expérimentale de certaines doctrines fondées sur une prétendue grande utilité sociale. - Propagation des résidus. - Propagation des dérivations. - Les intérêts. - Le phénomène économique. - L'économie pure. - L'économie appliquée. - Plutôt que de déduire les théories de l'économie, il faut y faire des adjonctions. - Hétérogénéité sociale et circulation entre les diverses parties de la société. - Les élites de la population et leur circulation. - La classe supérieure et la classe inférieure, en général.
Chapitre XII. – Forme générale de la société (§2060 à §2411)
Chapitre XIII. – L’équilibre social dans l’histoire (§2412 à §2612)
Notes ajoutées par l’auteur à l’édition française
Table analytique des matières (contenues dans les deux volumes
II. Théories logico-expérimentales et théories non logico-expérimentales
III. Langage et définitions
IV. Table de sujets particuliers
Édition française par Pierre Boven. Traduit de l’Italien. 1re édition, 1917.
Paris - Genève : Librairie Droz, 3e tirage français, 1968, 1 volume, 1818 pages.
Collection : Travaux de droit, d’économie, de sociologie et de sciences politiques, no 65.
1re édition italienne 1916 en 2 vol.
1re édition française 1917-1919 en 2 vol.
2e édition italienne: 1923 en 3 vol.
1re édition anglaise: 1935 en 4 vol.
2e tirage anglais : 1963 en 2 vol.
3e édition italienne: 1964 en 2 vol.
2e tirage français : 1965 en 2 vol.
3e tirage français: 1968 en 1 vol.
1968 by librairie Droz - 11, rue Massot - 1211 Genève (Suisse)
Vilfredo Pareto, Traité de sociologie générale (1917)
Remarque sur la présente édition numérique
Pour faciliter la lecture du texte de Pareto, nous avons placé en fin de chapitre les notes de bas de page très longues, certaines s’étalant parfois sur plusieurs pages. Les notes plus courtes se retrouvant en bas de page.
On peut accéder aux longues notes de bas de page par hyperlien et revenir à l’appel de note également par hyperlien.
L’auteur avait ajouté, à la fin du texte de l’édition française parue en 1917, d’autres notes. Nous les avons insérées dans le texte en mentionnant qu’il s’agissait de notes ajoutées à l’édition française par l’auteur lui-même.
On retrouve aussi, à la fin du volume une section ADDITIONS comprenant plusieurs notes. Le texte original ayant été achevé en 1913, l’éditeur n’a pas permis à l’auteur de modifier le texte. Ces notes se retrouvaient donc à la fin du volume. Nous les avons insérées à la fin de chacun des chapitres concernés en mentionnant qu’il s’agissait d’additions. Nous avons inséré ces notes dans le texte, avec la mention appropriée. Le lecteur pourra accéder à ces ADDITIONS par des hyperliens appropriées, ces additions ayant été placées à la fin de chacun des chapitres concernés.
Les théories qui dépassent l'expérience.
§ 368. Suivons encore la méthode inductive dans ce chapitre.
Il y a des phénomènes auxquels on donne certains noms, dans le langage vulgaire ; il y a des récits, des théories, des doctrines, qui se rapportent à des faits sociaux. Comment devons-nous les comprendre ? Correspondent-ils à quelque chose de précis ? (§114.) Peuvent-ils, moyennant quelques modifications opportunes de forme, trouver place parmi les théories logico-expérimentales (§13), ou bien doivent ils être rangés parmi les théories non logico-expérimentales ? Même placés parmi celles-ci, correspondent-ils à quelque chose de précis ?
L'étude que nous allons faire s'attache exclusivement à la force logico-expérimentale que certains raisonnements peuvent avoir ou ne pas avoir. De propos délibéré, nous négligeons de rechercher ici quels sentiments ils recouvrent, question dont nous nous occuperons aux chapitres VI à VIII ; de même, quelle est leur force persuasive, question appartenant aux chapitres IX et X ; et pas davantage quelle peut être l'utilité sociale de ces sentiments, et par conséquent de ce qui peut les faire naître, étude à laquelle nous nous livrerons au chapitre XII. Nous n'envisageons ici que l'aspect objectif des théories, indiqué au §13.
Les phénomènes désignés dans le langage ordinaire par les termes religion, morale, droit, sont d'une grande importance pour la sociologie. Il y a des siècles que les hommes discutent à leur sujet, et ils ne sont même pas encore arrivés à s'entendre sur le sens de ces termes. On en donne un très grand nombre de définitions, et comme celles-ci ne concordent pas, les hommes en sont réduits à désigner des choses différentes par le même nom, ce qui est un excellent moyen de ne pas s'entendre. Quelle est la raison de ce fait ? Allons-nous essayer d'ajouter une nouvelle définition à toutes celles qu'on a déjà données ? ou ne serait-il pas préférable de suivre une autre voie, pour découvrir la nature de ces phénomènes? (§117).
§ 369. Nous avons des récits, comme l'Évangile selon saint Jean, que certains prirent autrefois, et que plusieurs prennent aujourd'hui pour un récit historique, tandis que d'autres y voient une simple allégorie, et que d'autres encore estiment que l'allégorie est mêlée à l'histoire ; et il y a des gens qui prétendent avoir une recette pour distinguer les deux choses. Des opinions semblables eurent cours déjà pour les mythes du polythéisme, et le phénomène paraît général. Que devons-nous penser de ces diverses opinions ? Devons-nous en choisir une ? ou quelque autre voie s'ouvre-t-elle devant nous ?
Nous avons d'innombrables théories sur la morale, sur le droit, etc. Si nous en pouvions trouver une qui soit vraie, c'est-à-dire qui soit d'accord avec les faits, notre travail serait rendu plus facile. Et si nous ne pouvons trouver cette théorie, comment devons-nous procéder pour étudier ces phénomènes ?

References: §144
 §248
 §367
 §632
 §841
 §1088
 §1206
 §1396
 §1542
 §1686
 §2059
 §2411
 §2612

§ 368
 §13

§ 369