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Timestamp: 2020-08-04 09:48:32+00:00

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Décret n° 90-897 du 01/10/90 portant réglementation des artifices de divertissement (Abrogé) | AIDA
(JO n° 232 du 6 octobre 1990)
Texte abrogé par l'article 13 du décret n° 2010-580 du 31 mai 2010 (JO n° 125 du 2 juin 2010).
Décret n° 2010-455 du 4 mai 2010 (JO n° 105 du 6 mai 2010)
Décret n° 99-766 du 1er septembre 1999 (JO n° 208 du 8 septembre 1999)
Décret n° 2003-1264 du 23 décembre 2003 (JO n° 300 du 28 décembre 2003)
Décret n° 2009-1663 du 29 décembre 2009 (JO n° 302 du 30 décembre 2009)
Sur le rapport du ministre d'État, ministre de l'économie, des finances et du budget, du garde des sceaux, ministre de la justice, du ministre de l'intérieur et du ministre de l'industrie et de l'aménagement du territoire,
Article 1er du décret du 1er octobre 1990
A compter du 4 juillet 2010 (Décret n° 2010-455 du 4 mai 2010, article 47) :
(Décret n° 2010-455 du 4 mai 2010, article 44 I)
Sans préjudice, notamment, des dispositions du décret n° 71-753 du 10 septembre 1971 susvisé et des titres II et III du décret n° 90-153 du 16 février 1990 susvisé, le présent décret fixe les conditions auxquelles « est soumise » l'utilisation des artifices de divertissement, c'est-à-dire des artifices élémentaires de divertissement, des pièces d'artifice et des feux d'artifice, tels qu'ils sont définis à l'article 2.
Article 2 du décret du 1er octobre 1990
1° Par " artifice élémentaire de divertissement " un objet non destiné à être divisé, contenant un ou plusieurs produits explosifs destinés à produire des effets lumineux, sonores ou fumigènes à des fins de divertissement et, éventuellement, des charges de propulsion ou d'expulsion. L'artifice élémentaire peut contenir également des accessoires pyrotechniques ou électriques destinés à la mise à feu de ces matières et charges, tels que mèches à étoupille ou inflammateurs électriques. Il ne doit pas pouvoir amorcer la détonation d'explosifs dans des conditions normales d'utilisation ;
2° Par " pièce d'artifice " un ensemble d'artifices élémentaires reliés entre eux par des accessoires pyrotechniques ou électriques ;
3° Par " feu d'artifice " un ensemble de pièces d'artifice reliées ou non entre elles par des accessoires pyrotechniques ou électriques.
Titre I : Dispositions relatives à l'agrément, au classement et au marquage des artifices de divertissement
Abrogé à compter du 4 juillet 2010 (Décret n° 2010-455 du 4 mai 2010, article 47)
Article 3 du décret du 1er octobre 1990
Les artifices de divertissement ne peuvent être produits, conservés, distribués à titre onéreux ou gratuit, utilisés ou importés que si les artifices élémentaires qu'ils contiennent sont, sauf ceux qui sont classés dans le groupe K4 défini à l'article 12, conformes à un modèle ayant reçu un agrément dans les conditions fixées aux articles 4 à 9.
Article 4 du décret du 1er octobre 1990
(Décret n° 99-766 du 1er septembre 1999, article 1er)
La demande d'agrément est présentée au ministre chargé de l'industrie par toute personne physique ou morale établie " dans un État membre de l'Union européenne ou dans un État partie à l'accord instituant l'espace économique européen. ".
Elle est assortie d'un dossier qui doit, notamment :
Article 5 du décret du 1er octobre 1990
Article 6 du décret du 1er octobre 1990
Le cas échéant, le ministre prend en compte les résultats d'examens et épreuves donnant des garanties équivalentes qui ont déjà été effectuées " dans un État membre de l'Union européenne ou dans un État partie à l'accord instituant l'Espace économique européen. " par des organismes ou laboratoires offrant les garanties techniques, professionnelles et d'indépendance nécessaires.
Article 7 du décret du 1er octobre 1990
(Décret n° 99-766 du 1er septembre 1999, article 1er et Décret n° 2003-1264 du 23 décembre 2003, article 21)
" La décision d'agrément est prise par le ministre chargé de l'industrie. Celui-ci peut préalablement saisir pour avis la commission des substances explosives. "
La décision d'agrément peut comporter des prescriptions particulières relatives, notamment, aux conditions d'utilisation et de mise en œuvre du produit, à ses règles de péremption, à sa présentation matérielle et à l'information des utilisateurs.
« Le silence gardé pendant plus d'un an par le ministre chargé de l'industrie sur la demande d'agrément mentionnée à l'article 4 vaut décision de rejet. »
Article 8 du décret du 1er octobre 1990
L'agrément est refusé aux artifices du groupe K1 défini à l'article 12 s'il y a un risque de confusion avec des produits alimentaires ou des jouets.
Article 9 du décret du 1er octobre 1990
Article 10 du décret du 1er octobre 1990
Article 11 du décret du 1er octobre 1990
a) Lorsque le titulaire ne justifie plus de sa capacité à garantir la conformité des artifices de divertissement aux modèles agréés correspondants ;
b) Lorsqu'un produit se prévalant d'un agrément n'est pas conforme au modèle ou que certaines des prescriptions particulières prévues au troisième alinéa de l'article 7 ne sont pas respectées ;
Article 12 du décret du 1er octobre 1990
I. Les artifices élémentaires de divertissement sont classés dans les groupes définis ci-après :
1° Groupe K1 : artifices qui ne présentent qu'un risque minime ;
2° Groupe K2 : artifices dont la mise en œuvre, soit isolément, soit sous forme de pièces d'artifice lorsqu'ils peuvent être mis en œuvre sous cette forme, exige seulement le respect de quelques précautions simples décrites dans une notice d'emploi ;
3° Groupe K3 : artifices dont la mise en œuvre, soit isolément, soit sous forme de pièces ou de feux d'artifice, peut être effectuée sans risque par des personnes n'ayant pas le certificat de qualification prévu pour les artifices du groupe K4, à la condition que soient respectées les prescriptions fixées dans un mode d'emploi ;
4° Groupe K4 : artifices dont la mise en œuvre, soit isolément, soit sous forme de pièces ou de feux d'artifice, ne peut être effectuée que par des personnes ayant le certificat de qualification prévu à l'article 16, ou sous le contrôle direct de personnes ayant ce certificat.
II. Les conditions d'application du présent article sont fixées par arrêté conjoint des ministres chargés de l'intérieur, de l'industrie, de l'environnement et de la consommation.
Article 13 du décret du 1er octobre 1990
I. Tout artifice élémentaire de divertissement distribué en France à titre onéreux ou gratuit ou destiné à l'être, en l'état ou sous forme de pièce ou de feu d'artifice, doit comporter un marquage comprenant en langue française :
a) Pour les artifices du groupe K1, des précautions d'emploi à respecter pour une utilisation sûre du produit ;
b) Pour les artifices du groupe K2 : " Vente aux mineurs interdite. - La mise en œuvre doit être effectuée conformément à la notice d'emploi " :
c) Pour les artifices du groupe K3 : " Vente aux mineurs interdite. - La mise en œuvre doit être effectuée conformément au mode d'emploi " :
d) Pour les artifices du groupe K4 : " Vente aux mineurs interdite. - Vente et mise en œuvre soumises aux dispositions des articles 12 à 16 du décret n° 90-897 du 1er octobre 1990 portant réglementation des artifices de divertissement " ;
5° La mention : " L'utilisation de ce produit doit s'effectuer conformément aux réglementations relatives à la protection de la sécurité publique et de l'environnement " ;
6° Le numéro d'agrément;
" 8° La distance de sécurité par rapport au public " ;
II. Par dérogation aux dispositions du I ci-dessus, le ministre chargé de l'industrie peut limiter l'obligation de marquage à l'emballage lorsque l'artifice, du fait de sa consistance ou de ses dimensions réduites, ne peut recevoir lui-même le marquage.
Titre II : Dispositions relatives à la distribution et à l'utilisation des artifices de divertissement
Article 14 du décret du 1er octobre 1990
1° Seuls les artifices du groupe K1 peuvent être cédés à des mineurs ;
2° Les unités de conditionnement pour la vente au détail comprenant des artifices des groupes K1 et K2 ne peuvent contenir plus de 2 kg de matière explosive ;
3° Les unités de conditionnement pour la vente au détail des artifices des groupes K2 et K3 doivent contenir la notice d'emploi ou le mode d'emploi mentionnés à l'article 12 ;
4° Les artifices du groupe K4 ne peuvent être vendus qu'aux personnes justifiant que leur mise en œuvre dans un spectacle pyrotechnique sera effectuée dans les conditions fixées à l'article 12 pour ce groupe.
Article 15 du décret du 1er octobre 1990
1° La mise en œuvre des artifices du groupe K4 ne peut être effectuée que dans les conditions fixées à l'article 12 pour les artifices de ce groupe. Un schéma de mise en œuvre doit être établi avant chaque spectacle pyrotechnique ;
2° L'organisateur d'un spectacle pyrotechnique comprenant des artifices du groupe K4 doit en faire la déclaration préalable au préfet quinze jours au moins avant la date prévue.
Il doit en faire de même lorsque le spectacle comporte le tir d'artifice contenant au total plus de 35 kg de matière explosive.
Article 15-1 du décret du 1er octobre 1990
(Décret n° 2009-1663 du 29 décembre 200, article 1er)
" I. La mise en œuvre d'artifices des groupes K2 et K3 conçus pour être lancés par un mortier est interdite si elle n'est pas assurée par une personne titulaire soit du certificat de qualification prévu par l'article 16, soit d'un agrément délivré par le préfet du département ou, à Paris, par le préfet de police, ou sous le contrôle direct de cette personne. L'agrément est délivré pour une durée déterminée. Il est accordé ou retiré pour des motifs tirés des garanties présentées par le demandeur au regard des exigences de la protection de la sécurité publique.
" II. L'acquisition et la détention d'artifices de divertissement conçus pour être lancés par un mortier sont interdites :
" 1° S'il s'agit d'artifices des groupes K2 et K3, aux personnes physiques qui ne sont pas titulaires du certificat de qualification prévu par l'article 16 ou de l'agrément prévu au I du présent article et qui ne peuvent justifier que ces artifices seront mis en œuvre par une personne titulaire de ce certificat ou de cet agrément ou sous le contrôle direct de celle-ci ;
" 2° S'il s'agit d'artifices du groupe K4, aux personnes qui ne peuvent justifier qu'ils seront mis en œuvre dans les conditions fixées au 4° du I de l'article 12.
" III. Les dispositions du II du présent article ne sont pas applicables aux personnes qui acquièrent ou détiennent les artifices concernés dans l'exercice d'une activité professionnelle ayant pour objet leur transport, leur distribution, leur conservation ou leur utilisation. "
Article 16 du décret du 1er octobre 1990
Le certificat de qualification exigé pour la mise en œuvre des artifices du groupe K4 est délivré aux personnes qui possèdent une connaissance suffisante des artifices de divertissement, des conditions techniques et réglementaires de leur mise en œuvre et des risques qu'ils comportent.
(Décret n° 2010-455 du 4 mai 2010, article 44 II)
Les connaissances exigées et les modalités de délivrance du certificat sont précisées par un arrêté « du ministre de l’intérieur ».
Article 17 du décret du 1er octobre 1990
Les personnes qui ont méconnu les dispositions du présent décret peuvent après avoir été mises à même de présenter leurs explications se voir retirer le certificat de qualification.
Article 18 du décret du 1er octobre 1990
Article 19 du décret du 1er octobre 1990
Le stockage en vue d'un tir des artifices élémentaires, pièces et feux d'artifice, n'est autorisé au voisinage des lieux de ce tir que dans les conditions de sécurité fixées par un arrêté conjoint des ministres charges de l'intérieur et de l'environnement.
(Décret n° 2010-455 du 4 mai 2010, article 44 III)
Le stockage en vue d'un tir des artifices élémentaires, pièces et feux d'artifice, n'est autorisé au voisinage des lieux de ce tir que dans les conditions de sécurité fixées par un arrêté « du ministre de l’intérieur ».
Article 20 du décret du 1er octobre 1990
Le décret n° 81-972 du 21 octobre 1981 susvisé est modifié comme suit :
À l'article 1er, après : " Toutefois les dispositions du présent décret ne sont pas applicables ", ajouter : " aux artifices de divertissement définis par le décret n° 90-897 du 1er octobre 1990 ".
Article 21 du décret du 1er octobre 1990
Le 2° de l'article R. 26 du code pénal est abrogé.
Article 22 du décret du 1er octobre 1990
Les mots : " les pièces d'artifice saisies dans le cas n° 2 de l'article R. 26 " sont supprimés dans l'article R. 27 du code pénal.
Article 23 du décret du 1er octobre 1990
Sera punie des peines d'amende prévues pour les conventions de la 4e classe toute personne qui aura produit, distribué à titre onéreux ou gratuit, utilisé, ou importé des artifices de divertissement en violation des prescriptions particulières imposées en vertu du troisième alinéa de l'article 7.
Article 23-1 du décret du 1er octobre 1990
" Est puni de la peine d'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe le fait de distribuer, à titre onéreux ou gratuit, un artifice élémentaire de divertissement ne comportant pas le marquage défini à l'article 13. "
Article 24 du décret du 1er octobre 1990
Article 25 du décret du 1er octobre 1990
Article 25-1 du décret du 1er octobre 1990
(Décret n° 2009-1663 du 29 décembre 200, article 2)
" Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe le fait d'acquérir, détenir ou utiliser, en violation des dispositions de l'article 15-1, un artifice de divertissement conçu pour être lancé par un mortier.
" Les personnes physiques coupables de la contravention prévue au présent article encourent également la peine complémentaire de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l'infraction.
" Les personnes morales déclarées pénalement responsables, dans les conditions prévues par l'article 121-2 du code pénal, de la contravention prévue au présent article encourent, outre l'amende, dans les conditions prévues à l'article 131-41 du code pénal, la peine de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l'infraction.
" La récidive des contraventions prévues au présent article est réprimée conformément aux articles 132-11 et 132-15 du code pénal. "
Article 26 du décret du 1er octobre 1990
Article 27 du décret du 1er octobre 1990
Sera punie des peines d'amende prévues pour les contraventions de la 4e classe toute personne qui aura stocké les artifices de divertissement en infraction aux dispositions fixées par l'arrêté mentionné à l'article 19.
Article 28 du décret du 1er octobre 1990
I. Le présent décret entrera en vigueur le 1er janvier 1991, sous réserve des dispositions transitoires figurant au II ci-après.
II. Les produits commercialisés avant le 1er janvier 1991 pourront faire l'objet, sur demande présentée avant le 1er avril 1991, d'un agrément provisoire délivré par le ministre chargé de l'industrie.
" Les dispositions de l'article 3 n'entreront en vigueur qu'à compter du 31 décembre 2000 en ce qu'elles s'appliquent aux artifices élémentaires de divertissement classés dans le groupe K4.
Les dispositions du 8° du I de l'article 13 n'entreront en vigueur qu'à compter du 31 décembre 2000. "
Fait à Paris, le 1er octobre 1990.
Date de signature : 01/10/1990
Date de publication : 06/10/1990
est abrogé par : Décret n° 2010-580 du 31/05/10

References: l'article 13
 l'article 2
 l'article 12
 l'article 4
 l'article 12
 l'article 7
 l'article 16
 l'article 12
 l'article 12
 l'article 12
 l'article 16
 l'article 16
 l'article 12
 l'article 1
 l'article 7
 l'article 13
 l'article 15
 l'article 121
 l'article 131
 l'article 19
 l'article 3
 l'article 13