Source: https://www.urantia.org/fr/appendices-une-etude-du-maitre-univers/appendice-i-antecedents-du-maitre-univers
Timestamp: 2019-10-19 07:12:21+00:00

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Appendice I. Antécédents du maitre univers par William S. Sadler, Jr. | Le Livre d'Urantia | La Fondation Urantia
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ANTÉCÉDENTS DU MAITRE UNIVERS
Le premier âge d’univers
Relations de source dans l’Éternité
Le concept du pré-Zéro
Avant le pré-Zéro
Note : Séquence réversible dans l’éternité
Nous avons tendance à considérer l'univers comme "une affaire qui marche", comme quelque chose qui est là depuis longtemps et qui y restera encore longtemps. C'est une façon tout à fait légitime de considérer l'univers, car c'est une création durable. Au centre, il y a l'Ile stationnaire et l'univers de perfection éternelle. Nous vivons sur le bord extérieur de l'un des superunivers qui l'encerclent et dont l'évolution lente pointe vers la perfection. Plus loin, au-delà de nous, dans les régions de l'espace extérieur, se trouvent les nouveaux univers des âges futurs, ces grandes créations physiques qui sont en cours d'organisation en vue du déroulement des âges futurs. Encore plus loin, dans les régions éloignées de l'espace extérieur, la création physique commence à s'amenuiser jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien, si ce n'est la quiétude de l'espace vide au fin fond de la création maîtresse.
Le maître univers est là depuis longtemps et restera là pour toute l'éternité future, mais il n'a pas toujours été aussi grand que maintenant. Si nous pouvions retourner dans le passé, il rétrécirait ; il y en aurait moins. Et plus nous retournerions dans le passé, moins il y aurait de matière physique - d'étoiles et de nébuleuses - dans les régions de l'espace extérieur. Finalement, nous pourrions retourner si loin dans le passé que nous découvririons qu'il n'y avait rien du tout dans l'espace extérieur, rien en dehors des sept superunivers, sauf l'espace vide.
À ce moment lointain du passé, même les superunivers seraient " éclaircis". Il y aurait alors moins d'étoiles que maintenant.. Nous pensons au passé des superunivers d’il y a longtemps, celui d'avant le commencement de toute activité dans l'espace extérieur. Et nous pourrions penser à un temps encore plus ancien du passé.
Si nous continuions à conceptualiser notre voyage en arrière dans le temps, les superunivers continueraient de s'éclaircir, continueraient de rétrécir. Nous pourrions finalement penser à un moment du passé où il y avait comparativement peu d'étoiles et peu de nébuleuses dans les superunivers, où il y avait surtout de l'espace vide. Et, assez proche de ce moment, mais dans un passé éloigné, il n'y aurait rien au niveau d’espace des superunivers qui, comme les niveaux d’espace extérieurs de cette époque, serait vide de toute création matérielle.
Jusquelà, nous avons voyagé conceptuellement dans le passé jusqu'à un temps qui précède le commencement du présent âge de l'univers. Nous sommes retournés à un moment que les fascicules décrivent comme étant « proche de l'éternité » (256.3) 23:1.1, et comme "l’aurore du temps" (256.5) 23:1.3. Sommes-nous retournés en un temps passé qui précède tout le maitre univers? La réponse est "Non", mais nous sommes remontés jusqu'au cœur éternel du maitre univers. Nous sommes retournés jusqu'à un moment du temps où il n'y avait que de l'espace vide dans les régions extérieures à l'univers central. (Seulement, à cette époque-là , on ne l'aurait pas appelé l'univers "central", on l'aurait appelé simplement " l'univers".) Et, à partir de là, aussi loin que nous puissions essayer de retourner conceptuellement, les choses seraient toujours les mêmes, rien ne changerait : il y aurait toujours le Paradis au centre, et Havona autour. Aussi loin que nous remontions dans le temps, ceci demeurerait inchangé; ceci est le cœur éternel , sans commencement, du maitre univers. Ceci est le système éternel Paradis-Havona , et il n'a pas d'origine dans le temps.
Le concept du maitre univers tout entier est éternel ; il vit à jamais dans le mental de ses Maitres Architectes. Ces êtres sont superfinis, ce sont les "bleus" du plan général de Dieu pour la totalité de la maitresse création. (351.2) 31:9.1
La réalité du maitre univers plonge ses racines dans l'éternité passée, dans l'existence sans commencement de Havona.(91.6) 8:1.9. Sa première expression était la perfection de Havona dans le premier âge de l’univers (152.1) 14:0.1. L'expression suivante est dans le deuxième âge de l’univers (le présent âge) dans lequel les univers imparfaits du temps entrent en relation avec le parfait univers central d'éternité pour former le grand univers de perfection évolutionnaire croissante (2.8) 0:1.8 ; (4.10) 0:2.16. Son expression finale concerne les univers extérieurs présentement inhabités et leur relation future avec le grand univers. Ces créations physiques de l’espace extérieur en cours de mobilisation ne sont ni habitées ni organisées ; elles encerclent le grand univers présentement habité et organisé (2.8) 0:1.8; (4.12) 0:2.18; appendice III, §3).
Dans cet appendice, nous avons l'intention d'examiner les antécédents du maitre univers. Nous proposons de commencer cet examen dans le passé au moment où il n'y avait rien, si ce n'est de l'espace vide en dehors de Havona. C'est Havona dans le premier âge de l'univers. Si nous pouvions par la pensée revenir à l'aube du temps, alors, nous pourrions essayer de remonter encore plus loin, avant le temps même, dans l'éternité passée. Nous pourrions essayer de visualiser les conditions qui prévalaient "avant" Havona. De telles idées concernant "l'avant Havona" ne seraient pas des réalités factuelles, mais elles pourraient cependant être des concepts valables. Les fascicules trouvent utile le concept d'un temps avant l'existence de Havona, un « temps » qui précèderait l'existence de l'Esprit Infini (91.1) 8:1.4 et (91.7) 8:1.10. Les fascicules parlent de ce concept d'un tel moment hypothétique comme étant « l’aurore de l'éternité. » (351.4) 31:9.3
§1 LE PREMIER ÂGE DE l' UNIVERS
Si nous restons au niveau de la réalité factuelle, aussi loin que nous essayions de remonter dans le temps par la pensée, le noyau interne du maitre univers l'univers central et divin - est toujours là; il est éternel (152.1) 14:0.1. Cette création modèle de perfection divine est tout aussi éternelle que l'Esprit Infini, la troisième Personne de la Déité (91.5) 8:1.8.
Elle s'éternise de par la volonté du Père-Fils par le truchement du Dieu d'Action, l'Esprit Infini (p.91,0), qui s'éternise en même temps que cette création centrale (p.91, 4).
Quand nous parlons de Havona au premier âge de l’univers, qu'entendonsnous exactement par ce concept ? Ce concept de l'univers central diffère radicalement de l'histoire qui nous est rapportée dans les fascicules. Les fascicules décrivent Havona dans l’âge présent, le deuxième âge de l’univers, et il s'est passé beaucoup de choses dans Havona pendant cet âge. Essayons d'examiner la création centrale telle qu'elle existait autrefois, au premier âge de l'univers. Nous pourrions tout d'abord considérer la structure physique de l'univers central, puis nous examinerions les activités de personnalité dans cet Havona du premier âge. (Voir aussi appendice VI, §3 : Les paradoxes du statut de Havona.)
§1-A. STRUCTURE PHYSIQUE DE HAVONA AU PREMIER ÂGE
La meilleure description de la structure physique de l'univers central est donnée dans les fascicules à la page 152, paragraphes 3 à 11 (152.3) 14:1.1. On nous donne un tableau de Havona qui a été simplifié sous la forme de trois unités majeures : les satellites du Paradis, les circuits de Havona et les corps de gravité obscurs. Comment décrirons-nous ces créations physiques au premier âge de l’univers ?
(a) Les trois circuits de satellites du Paradis. Ces trois circuits sont proches du Paradis et chaque circuit contient sept mondes: les mondes du Père, les mondes du Fils et les mondes de l'Esprit (143.1) 13:0.1. On nous informe que chacun de ces trois groupes de sept mondes "est éternisé de manière différente." (143.2) 13:0.2 Ceci doit vouloir dire qu'ils ont des "origines" différentes "dans l'éternité". Ceci peut paraitre paradoxal, mais nous explorerons un concept très proche de celui-ci dans la section suivante de cet appendice. Cette différence de statut dans l'éternité peut être symbolisée par le fait que le Paradis et Havona sont illuminés par l'éclat spirituel des mondes du Père et des mondes du Fils (143.3) 13:0.3, tandis que les mondes de l'Esprit n'illuminent pas le Paradis, mais seulement Havona (143.5) 13:0.5. Comme nous allons le voir (§2 ci-dessous), le Père et le Fils peuvent être considérés comme étant quelque peu plus éternels que l'Esprit Infini.
La construction matérielle de ces satellites paradisiaques n'est semblable à aucune autre dans toute la création (143.2) 13:0.2. Les sept mondes du Fils sont de nature physique identique, mais chacun des 14 autres est unique (ibid). Ceci signifie qu'il y a 15 sortes de matérialisations qui nous sont complètement inconnues.
(b) Les sept circuits des mondes de Havona. Lorsque nous pensons à la création centrale, nous pensons d'ordinaire aux sept circuits planétaires de Havona que parcourent un milliard de sphères parfaites tournant autour de l'Ile du Paradis (152.11) 14:1.9. Tous ces mondes sont construits à partir d'une matérialisation d'énergie appelée « triata » (156.3) 14:3.6; (470.7) 42:2.16. C'est bien une forme de matière physique, mais ce n'est pas celle que nous connaissons ; elle n'est pas semblable à la matière physique avec laquelle sont construits les univers de l'espace-temps. Tout ce milliard de sphères habitées était présent dans Havona au premier âge.
(c) Les deux circuits de corps de gravité obscurs. Ces corps spatiaux uniques entourent la bordure extérieure de Havona. Ils sont si vastes qu'ils cachent Havona même des créations extérieures proches (153.5) 14:1.14. Dans le maitre univers, il n'y a rien de semblable quant à leur construction physique ni quant à leurs propriétés physiques (126.3) 11:8.7. Ces matérialisations uniques étaient présentes dans Havona au premier âge.
Tel est le tableau présenté par Havona au premier âge. Pour autant que nous le sachions, le deuxième âge de l’univers n'a produit qu'un seul changement de nature physique dans Havona; dans le deuxième âge, la supervision de pouvoir de l'univers central a été intégrée à la supervision de pouvoir des superunivers (320.3) 29:1.3; ceci a nécessité le stationnement de certains centres de pouvoir sur les mondes de l'Esprit (p.321, 2) et sur les circuits de Havona (p.321, 4). Si l'on compare le Havona physique « d'hier » avec le Havona physique « d'aujourd'hui », il semble n'y avoir que très peu de changements ; mais, si l'on compare de la même manière les activités des personnalités, il y a beaucoup de changements.
§1-B. ACTIVITÉS DE PERSONNALITÉ DANS HAVONA AU PREMIER ÂGE
Havona, au premier âge, a dû être un univers complètement existentiel ; il ne pouvait rien contenir de nature expérientielle (actuelle). Pour autant que nous
puissions le déterminer, les Sept Maitres Esprits furent les premières personnalisations de la déité expérientielle (110.5) 10:2.7. Ceci signifie que les Sept Maitres Esprits n'étaient pas présents au premier âge de Havona ; et, s'ils n'étaient pas présents, il n'y avait pas non plus la foule des créateurs et créatures dont l'origine est subséquente à l'origine des Maitres Esprits. En gardant cela en mémoire, explorons les activités probables qui ont pu caractériser Havona au premier âge de l'univers :
(a) Les mondes du Père. Les sept mondes du Père existaient et ils étaient alors (comme maintenant) administrés par les Secrets de Suprématie Trinitisés (207.6) 18:1.1. Cependant, les activités de ces mondes devaient être très différentes de ce qu'elles sont maintenant. Considérons le premier âge. Que se passait-il sur Ascendington quand il n'y avait pas d’ascendeurs ? (147.2–4) 13:1.21–23. Nul séraphin ne pouvait traverser les cercles de Séraphington (441.1–2) 39:8.7–8, parce qu'il n'y avait ni Esprit Créatif ni univers locaux au premier âge. Il n'y avait ni Messagers Solitaires (256.3–4) 23:1.1–2 ni directeurs de pouvoir (319.10) 29:0.10 domiciliés sur Solitarington. (146.4) 13:1.15 Si aucun Fils Descendant de Dieu n'existait, (car ils doivent tous être postérieurs aux Maitres Esprits), qui donc étaient les êtres domiciliés sur Sonarington ? (145.2) 13:1.7 Alors, comme maintenant, Divinington était sans aucun doute le foyer des fragments du Père (144.4–5) 13:1.4–5, mais aucun Ajusteur de Pensée n'était encore sorti pour habiter un être humain il n'y avait pas d'êtres humains. On nous dit que les relations des mondes du Père changent avec le passage des âges d'univers (148.4) 13:2.5. Au cours du premier âge, elles doivent avoir été très différentes de ce que l'on nous a dit au sujet de leurs activités dans le présent âge. Dans les âges futurs des univers, ces relations continueront sans doute à changer.
(b) Les mondes du Fils. Nous avons peu d'informations sur les mondes du Fils. On nous dit que les personnalités ne visitent pas ces mondes-foyers des « êtres autres-que-personnels » qui ont leur origine dans le Fils Éternel (149.4) 13:3.1. Pour autant que nous le sachions, la transition du premier au deuxième âge n'a apporté que peu ou pas de changements dans l'activité de ces sphères. Mais cela ne signifie pas qu'il n'a pas pu y avoir d'importants changements ; cela signifie simplement que nous n'avons pratiquement pas d'information sur les mondes du Fils.
(c) Les mondes de l’Esprit. Quand nous considérons les activités des mondes de l'Esprit et que nous comparons le premier et le deuxième âge, nous observons de grandes différences. Ces sept mondes sont maintenant les résidences administratives des Maitres Esprits (150.2–6) 13:4.1–5 ; chacune étant la chambre de compensation pour l'un des superunivers ; chaque monde étant présidé par l'un des sept Agents Exécutifs Suprêmes (198.1) 17:1.1. Mais, au premier âge, il n'y avait pas de Maitres Esprits (110.5) 10:2.7 ; (203.1) 17:5.3 ; (287.5) 26:2.6 ; il n'y avait pas non plus d'Agents Exécutifs Suprêmes parce que ces êtres ont été créés par la Trinité du Paradis selon les spécifications des Maitres Esprits (198.1) 17:1.1 ; il n'y avait pas non plus de superunivers qui auraient pu requérir une coordination administrative. Nous sommes sûrs que ces sept mondes de l'Esprit étaient pleins d'activités apparentées aux affaires du premier âge. Mais quelles étaient ces activités ? Nous ne le savons pas - Tout ce qui se rapporte à ces mondes dans les fascicules a trait aux affaires du présent âge.
(d) Les sept circuits de Havona. Au premier âge, tous les mondes du milliard de mondes éternels de Havona, ainsi que leurs natifs éternels, existaient déjà (157.2) 14:4.10; (221.3) 19:6.1. Chacune de ce milliard de sphères était (et est encore) sous la gouverne perpétuelle d'un Éternel des Jours (208.6) 18:2.1. Les sept circuits de Havona étaient alors organisés physiquement tout comme maintenant, mais il n'y avait pas d'Esprits des Circuits (287.5) 26:2.6 ; il n'y avait pas non plus de centres de pouvoir dans l'univers divin (321.4) 29:2.12.
Quand on examine Havona au premier âge, nous voyons une perfection existentielle sans défaut, et il est improbable qu'il y ait pu y avoir une progression évolutionnaire quelconque de la part des natifs de Havona (157.6) 14:4.14 ; (221.6) 19:6.4. Il semble probable qu'une croissance de nature évolutionnaire n’ait pu apparaitre sur Havona que longtemps après le commencement du deuxième âge, et peutêtre même pas avant l'arrivée effective de Grandfanda. Au premier âge, il n'y avait pas sur Havona la double progression des ascendeurs du superunivers et des descendeurs du Paradis. Cette double procession fut inaugurée par un évènement qui eut lieu quelque temps après le commencement du deuxième âge, à savoir l'arrivée de Grandfanda, le premier ascendeur mortel à atteindre la création centrale (270.3) 24:6.5; (291.1) 26:5.1.
De nombreuses personnalités, maintenant actives sur Havona, n’étaient pas présentes au premier âge. Parmi celles-ci, on notera: les Guides de Diplômés (271.4) 24:7.5, les servites de Havona (273.11) 25:1.2, les supernaphins secondaires (287.3) 26:2.4 et les supernaphins tertiaires (287.6) 26:2.7 En fait, presque tous les types d'êtres, dont on nous a fait part, étaient absents des sept circuits de Havona au premier âge, à l'exception des Éternels des Jours et des natifs de Havona. Au premier âge de l’univers, l’univers central manquait de ces choses et de ces êtres qui y ont été depuis lors introduits du fait qu'il est devenu une création nucléaire par rapport aux sept superunivers (cytoplasmiques). Havona, au premier âge, n’avait pas de relations externes parce qu'il n'y avait rien d'externe, sauf l'espace vide ; il n'avait de relations qu'avec lui-même ou vers l'intérieur, vers le Paradis.
§1-C. UN INVENTAIRE DES EXISTENCES DU PREMIER ÂGE
Nous avons considéré d’une façon assez détaillée les activités qui ont eu lieu au premier âge de Havona. Existait-il autre chose ? Faisons l’inventaire de tout ce qui a une existence effective dans le premier âge de l’univers :
(a) Les trois Personnes de la Déité. Le Père universel, le Fils Éternel et l’Esprit Infini étaient tous présents dans le premier âge (1157.1) 105:3.10.
(b) La Trinité du Paradis existait. La Trinité vient à l’existence avec l’apparition de l’Esprit Infini, et cela signifie que la Trinité coexiste avec l’univers central (90.7) 8:1.3 ; (91.1) 8:1.4.
(c) Les trois Absolus existaient aussi. Ce sont les Absolus de Potentialité – Absolu de Déité, Absolu Universel et Absolu Non Qualifié (1157.1) 105:3.10.
(d) L’Ile du Paradis existait (1156.6) 105:3.9 avec certains (mais probablement pas tous) des nombreux ordres de Citoyens du Paradis (222.6) 19:7.2. Les Transcendantaux doivent aussi avoir été présents (350.4) 31:8.1, de même que leur corps gouvernant – les Architectes du Maitre Univers (351.2) 31:9.1.
(e) L’univers central. Comme nous l’avons noté plus haut, Havona et ses habitants éternels étaient présents dans le premier âge de l’univers.
Toutes ces réalités sont éternelles ! Les Déités du Paradis et la Trinité, les trois Absolus, l’Ile du Paradis et ses citoyens ainsi que Havona avec ses natifs – tous ces êtres, ces entités et ces créations sont existentiels, et constituent l’inventaire de l’originel – le noyau éternel du maitre univers et de la réalité totale. Si nous devions essayer, par la pensée, de revenir plus loin encore en arrière, nous nous éloignerions de la réalité factuelle. Néanmoins, il serait encore possible d’entretenir des concepts valables au sujet de ces choses et de ces êtres qui sont conceptuellement (sinon factuellement) antécédents aux existences éternelles du premier âge de l’univers.
§2. LES RELATIONS DE SOURCE DANS L’ÉTERNITÉ
Il y a des degrés dans les relations de source entre les réalité s éternelles, qui sont paradoxales lorsqu’on les voit dans notre perspective temporelle. Nous sommes tentés de dire : « si ces réalités éternelles étaient venues à l’existence dans le temps, alors ce qui est Source doit être plus vieux que ce qui en est Dérivé ». Si nous pouvions envisager le concept d’un âge Zéro – un âge précédant le premier âge de l’univers– nous aurions alors une perspective à partir de laquelle nous pourrions essayer d’analyser certaines de ces relations. (Le concept d’un âge Zéro est celui d’un état de fait précédant l’existence de l’Esprit, de Havona et de la Trinité). En faisant une comparaison entre ce qui est Source et ce qui est Dérivé, nous trouvons trois degrés dans les relations de source entre les réalités éternelles :
(a) Si l’Esprit Infini et l’univers central sont éternels (91.6) 8:1.9, il s’ensuit alors logiquement ceci :
(b) Le Fils Originel et l’Ile du Paradis sont plus éternels, parce que le Fils Originel est coancestral (avec le Père) de l’Esprit Infini (90.3) 8:0.3, et parce que l’union Père-Fils ( qui produisit l’Esprit et Havona ) eut lieu en présence du Paradis (98.1) 9:0.1. L’Ile du Paradis est aussi la Source de ce qui se matérialisa en tant qu’univers central (91.1) 8:1.4. Et, en avançant d’un pas sur cette ligne de raisonnement, il s’ensuit logiquement que, si le Fils et le Paradis peuvent être imaginés comme étant plus éternels, alors :
(c) Le Père universel est le plus éternel puisqu’il est le Père du Fils Éternel (73.1) 6:0.1 et la source du Paradis éternel (127.1) 11:9.3.
Cette ligne de raisonnement commence avec le concept de « éternel », qui serait l’équivalent du premier âge. Elle introduit alors le concept de « plus éternel », qui serait comparable à l’âge Zéro. Nous avons alors le concept de « le plus éternel », qui équivaudrait à l’idée d’un « concept pré-Zéro ». Et, si nous pouvons imaginer un « concept pré-Zéro », peutêtre pouvons-nous imaginer au moins un pas de plus en arrière de cette idée, peutêtre pouvons-nous atteindre le concept de « l’avant pré-Zéro ». Examinons maintenant le concept de l’hypothétique âge Zéro pour retourner alors dans l’éternité passée aussi loin que l’imagination nous entrainera.
§3. L’ÂGE ZÉRO
Nous pourrions essayer d’améliorer notre concept de l’âge Zéro en le nommant autrement, soit « le premier âge antéunivers ». Tandis que nous entrons dans cet âge hypothétique, nous laissons la réalité factuelle derrière nous, mais nous ne nous séparons pas du concept valable. Comme nous faisons l’inventaire du contenu de l’âge Zéro, nous devrions d’abord noter l’absence de la Trinité du Paradis, de l’Esprit Infini et de l’univers central. Le concept de l’âge Zéro est pré-Esprit, donc pré-Havona ; et, sans l’Esprit, il n’y a pas de Trinité. Dans l’âge Zéro, nous trouvons les réalité s suivantes :
(a) Le Père universel. Dieu a accompli l’expression duelle de lui-même (127.1) 11:9.3, mais pas l’expression trinitaire. Il a dispensé la personnalité spirituelle absolue et non qualifiée sur le Fils Éternel (109.2) 10:1.4 et (109.6) 10:2.2 ; (111.4) 10:3.6, et il a exprimé sa nature de non-déité dans l’apparition coordonnée de l’Ile du Paradis (127.1) 11:9.3.
(b) Le Fils Éternel. Le Fils Originel existe, mais il n’a pas encore fonctionné. Le premier acte fonctionnel du Fils se fait en collaboration avec le Père, et il en résulte l’apparition de l’Esprit (90.3) 8:0.3et de Havona, terminant ainsi l’âge Zéro et inaugurant le premier âge de l’univers.
(c) L’Ile du Paradis. Le Paradis est présent ; l’Ile éternelle vient à l’existence en tant que répercussion et antithèse de l’action du Père qui personnalise le Fils (127.1) 11:9.3. Mais il reste encore au Paradis à fonctionner comme la Source de toute création physique subséquente. En dehors du Paradis, il n’y a pas d’univers ; il n’y a pas d’espace – seulement de l’espace médian (non-spatial). (Voir appendice II, §1 : Les effusions spatiales du Paradis, et §2 : L’effusion de la puissance d’espace par le Paradis.)
(d) L’Absolu de Déité est présent – mais utilisons-nous le terme propre ici ? Une meilleure appellation pourrait être « l’Absolu Qualifié » ou « l’Absolu Conditionné ». L’âge Zéro est pré-trinitaire en concept et, dans une situation pré-trinitaire, le Père n’a pas encore accompli la libération totale de sa diffusion par l’intermédiaire de la Déité totale (6.2) 0:3.22 ; (108.1) 10:0.1 ; (111.6) 10:3.8.
(e) L’Absolu Non Qualifié est aussi présent, mais cette présence pourrait être tout à fait différente de la présence spatiale ultérieure et de la fonction spatiale du Non-Qualifié dans les âges d’univers subséquents. En premier lieu, il n’y a probablement pas d’espace, à ce point du concept, dans l’éternité passée ; ensuite, il ne pourrait guère y avoir de puissance d’espace. (Appendice II, §1 et §2).
(f ) L’Absolu Universel est présent en tant que coordonnateur des Absolus — de Déité et Non Qualifié (15.1) 0:11.11 et (15.5) 0:11.15. Cependant, l’Absolu Universel pourrait ne pas avoir eu une fonction actuelle et active d’équilibrage des tensions cosmiques produites par la coexistence des réalité s absolues et subabsolues (15.3) 0:11.13. Dans l’âge Zéro, tel que nous le concevons, il ne pouvait pas y avoir de réalité s subabsolues. Ou pouvait-il y en avoir ?
Ceci, donc, est l’inventaire des réalité s absolues dans l’âge Zéro. Cependant, pouvons-nous être sûrs qu’aucune réalité subabsolue n’est actuellement présente dans cet âge ? C’est discutable. Considérons l’âge Zéro d’un peu plus près :
Les Maitres Architectes étaient-ils présents ? Les traditions du Paradis affirment que l’Architecte doyen, l’Architecte du Paradis, et les trois Architectes de Havona contribuèrent à la planification de Havona (351.5) 31:9.4). Si cela est correct, ces quatre Architectes au moins peuvent alors avoir été présents dans l’âge Zéro. Il y a une affirmation supplémentaire indiquant que le 28 012e Architecte échoua dans son absonitisation parce qu’il aurait transcendé les limites supérieures de l’absonité (352.3) 31:9.10. Puisque l’Architecte du Paradis est le doyen et qu’il fonctionne sur la « limite supérieure de l’absonité », il pourrait alors avoir été, non pas le premier Architecte extériorisé, mais la 28 011e extériorisation, le dernier (et le plus élevé) Architecte possible. Cette ligne de raisonnement suggère que le corps entier des 28 011 Architectes était présent dans l’âge Zéro. Si les Maitres Architectes étaient présents, la réalité subabsolue était alors présente.
Réversibilité de séquence. Le fait que la séquence de l’apparition des Architectes semble être tout aussi logique dans une direction que dans la direction opposée, suggère que nous ayons affaire à une séquence intemporelle. La relation entre le Fils et le Père présente un paradoxe similaire : si le Fils Éternel est « la personnalité spirituelle non qualifiée » dont le Père s’est dépouillé (109.5) 10:1.6, alors, en un certain sens, le Fils est antécédent au Père. Nous rencontrons de nouveau ce qui apparait être une séquence intemporelle. Et l’on nous dit que le temps, comme nous le comprenons, ne fait pas partie de la vie sur le Paradis, bien que les natifs de l’Ile éternelle soient tout à fait conscients « de la séquence intemporelle des évènements » (120.3) 11:2.11.
Le temps et l’espace étaient-ils présents ? Nous ne le pensons pas. Très probablement, les zones d’espace médian remplissaient toutes les régions à l’extérieur du Paradis (124.2) 11:7.1. Le temps et l’espace ne pouvaient pas être factuellement présents (appendice II, §1 et §3) ; mais, si les Architectes du Maitre Univers existaient, le temps et l’espace auraient pu alors être conceptuellement présents dans le mental absonite des Architectes transcendantaux. Les Citoyens du Paradis étaient-ils présents ? Si les natifs de Havona sont « éternels », il pourrait alors sembler raisonnable d’assumer que les Citoyens du Paradis sont « plus éternels ». Même si c’était le cas, nous savons que cette désignation ne pourrait pas s’appliquer à « tous les 3 000 ordres et plus » de ces citoyens, parce que le dernier de ces groupes fut personnalisé au moment du mandat de la Trinité qui organisa les superunivers (222.5) 19:7.1, et ceci doit avoir été à « l’aurore » du deuxième âge de l’univers.
§4. LE CONCEPT PRÉ-ZÉRO
Nous pourrions penser au concept pré-Zéro comme au « deuxième âge anté-univers ». Dans ce concept, nous nous éloignons un peu plus de la réalité factuelle. Néanmoins, faisons encore l’inventaire de qui est en existence ; mais nous devrions d’abord prendre note de l’absence du Fils Éternel et de l’Ile du Paradis. Dans le concept pré-Zéro, nous trouvons les réalité s suivantes :
(a) L’Absolu Qualifié, Déité totale. Dans ce cas, il ne serait guère correct d’utiliser l’appellation de « Père Universel » en tant que nom de cette réalité Pré-Père de Déité presque totale (6.2) 0:3.22. Ce n’est pas que Dieu le Père soit non existant, c’est plutôt que ce concept le visualise comme pré-Père (111.3) 10:3.5. Dieu existe en tant que Personnalité Absolue et, comme tel, il se diffuse dans toute la Déité totale (108.1) 10:0.1.
C’est par le dépouillement de cette Personnalité Absolue (qui devient le Fils Éternel) (109.2) 10:1.4 et par l’union avec le Fils dans la trinitisation de l’Esprit (90.3) 8:0.3, que le Principe Volitif de la Déité, l’existence de « la possibilité de volonté autonome » (1153.2) 105:1.5, devient le Père Universel; et, dans la Trinité du Paradis, il échappe à sa diffusion dans la Déité totale (6.3) 0:3.23. Et, en soustrayant la Trinité de la Déité totale, il reste alors un reliquat infini sous la forme d’Absolu de Déité (et d’Absolu Universel) pour tous les âges futurs.
(b) L’Absolu Non Qualifié est présent parce que le libre arbitre de la déité a permis à la réalité totale de se séparer en ce qui est déifié et ce qui n’est pas déifié. L’Absolu Qualifié s’est séparé de la nondéité totale établissant ainsi ce dernier en Absolu Non Qualifié – Absolu Inconditionné (14.8) 0:11.10 ; (6.2) 0:3.22.
(c) L’Absolu Universel est aussi présent et il équilibre fonctionnellement la tension produite par la séparation de la réalité totale en déifié et non déifié (14.8) 0:11.10; (6.2) 0:3.22.
Nous devrions nous souvenir que ce concept pré-Zéro n’est pas une réalité factuelle (111.3 10:3.4. Même le concept de l’âge Zéro, examiné précédemment, n’est pas une réalité factuelle ; mais tous deux sont des instruments utiles de pensée et, comme tels, tous deux sont des concepts valables. Même une projection plus avancée de notre pensée quant à « l’avant pré-Zéro » pourrait encore être valable en tant que concept.
§5. AVANT LE PRÉ-ZÉRO
Nous pouvons au moins avancer d’un pas dans l’exploration du « passé historique » de l’éternité passée ; nous pouvons faire l’effort de visualiser un concept qui est « Avant le pré-Zéro », un hypothétique « troisième âge anté-univers ». Les fascicules nous fournissent un tel point de départ ; ils le mentionnent en tant que « moment statique hypothétique de l’éternité » (1153.2) 105:1.5. Nous rencontrons ici un concept qui présente un état de fait précédant la séparation du déifié et du non-déifié. Mais, même dans ce concept premier, les fascicules ne valident pas le monisme – « la doctrine selon laquelle il n’y a qu’une sorte de substance ou de réalité ultime » (Webster). Les fascicules ne valident pas le concept d’uniformité absolue au commencement de toutes choses. Les fascicules insistent sur le fait que ce concept de réalité postéternelle doit inclure le potentiel (la possibilité d’expression) de volonté autonome (6.2) 0:3.22 ; (1152.5) 105:1.2 et (1153.6) 105:2.1.
Avant le pré-Zéro, nous envisageons un concept primaire pré-potentiel – un concept de ce qui existe avant même que les potentiels soient apparus. Ceci doit être le premier niveau de la fonction de la Déité totale – le niveau statique (2.4) 0:1.4. C’est le « moment tranquille », le moment dans lequel la déité « est contenue en soi et existe en soi » (ibid.). La présence de la possibilité de volonté autonome, à ce moment éternellement éloigné, est prouvée par le fait que les potentiels furent séparés et se développèrent en dehors de la condition statique, et par le fait additionnel que ces potentiels se sont depuis lors actualisés par les techniques associatives, créatives et évolutionnaires.
Mais cette condition statique est plus qu’un concept valable. Cette condition statique est aussi une réalité factuelle. La Déité totale continue encore à fonctionner sur le niveau statique. L’existence continue du niveau statique de la réalité totale est soulignée dans les fascicules par la discussion sur L’Infinité (1154.1) 105:2.2 et par la discussion sur l’Un Universel de l’Infinité (1155.4) 105:2.11. Donc, à la conclusion de notre analyse de l’éternité passée, nous rencontrons plus qu’un concept valable, nous rencontrons une réalité factuelle : l’éternelpassé est aussi l’éternel-présent, et l’éternel-présent est aussi l’éternel-futur.
§6. NOTE : SÉQUENCE RÉVERSIBLE DANS L’ÉTERNITÉ
Dans notre exploration sur les antécédents du maitre univers, nous avons suivi la séquence conventionnelle des évènements présentée plusieurs fois dans les fascicules (6.2) 0:3.22; (1154.2) 105:2.3. Dans cette narration, le Pré-Père émerge de l’Absolu laissant comme reliquat l’Absolu Non Qualifié et il unifie alors la présence émergée de la Déité totale (l’Absolu Qualifié) avec le Non-Qualifié par l’action de l’Absolu universel. Le Pré-Père donne alors l’expression duelle du Paradis et du Fils Éternel ; et, en tant que Père, il se joint maintenant au Fils pour trinitiser l’Esprit ; il s’unit avec le Fils et l’Esprit en tant que Trinité ; et il remplace sa précédente présence dans la Déité totale par la présence de la Trinité du Paradis.
Cette séquence d’évènements commence avec les Absolus de Potentialité–Absolu de Déité (Qualifié), Absolu Universel et Absolu Non Qualifié – et elle conduit à l’apparition des Absolus d’Actualité – le Fils, le Paradis et l’Esprit. Mais cette séquence pourrait être inversée. Si nous faisons appel à deux autres sources dans les fascicules (13.6) 0:11.1; (15.7) 0:12.1, il est possible de raconter l’histoire entière à l’envers –sauf que Dieu reste en tant que Première Cause dans les deux narrations. En tant qu’illustration de l’inversion de séquence dans les relations d’éternité, il sera profitable de narrer cette histoire au point de vue opposé.
Une autre histoire des origines. Cette narration commence par un examen de l’inévitabilité de la Trinité du Paradis (15.7) 0:12.1. On croit que la Trinité était inévitable dès lors que le Père Universel choisit de s’exprimer lui-même en deux phases originelles – personnelle et non personnelle – et qu’il choisit alors de faire coordonner ces deux actualités actualisées par le mental. Cette séquence d’évènements commence avec Dieu en tant que réalité originelle et elle présente alors le Fils Éternel et l’Ile du Paradis – réalité personnelle et non personnelle — comme apparaissant dans la deuxième phase. Ailleurs (127.1 11:9.3, on nous dit que l’expression du moi spirituel du Père dans le Fils Éternel est complétée par la révélation de son moi non personnel dans l’Ile éternelle.
Jusqu’à présent, nous avons, dans notre histoire, traversé deux phases : dans la première, nous trouvons le concept de Dieu en tant qu’être solitaire ; dans la seconde phase, il a accompli une expression duelle et opposée de lui-même. Il s’est exprimé lui-même spirituellement et personnellement dans le Fils et il a exprimé son moi non spirituel et non personnel dans le Paradis. Il n’est pas étonnant qu’il soit impossible de faire la différence entre l’esprit du Fils et l’énergie du Paradis, si ce n’est en leur donnant des noms différents (471.3) 42:2.19. Tous deux viennent de trop près de la Source de toute réalité pour être discernable d’une autre façon (638.3) 56:1.5.
Au troisième stade du développement séquentiel des évènements, Dieu choisit de coordonner les réalités duelles du personnel et du non personnel par l’intermédiaire du mental (15.7) 0:12.1; (638.4) 56:1.6. Cela amène à l’existence le Dieu du Mental, l’Esprit Infini. Ce troisième stade, l’apparition de l’Esprit Infini et l’extériorisation de la Trinité du Paradis, conduit immédiatement au quatrième stade : l’apparition de Havona. Ici, nous avons une histoire des origines de la réalité qui commence avec les actualités et continue avec la pleine apparition de la Déité, du Paradis, de la Trinité et de Havona sans aucune considération (jusqu’à présent) des potentialités.
En revenant à la séquence suggérée dans les fascicules (13.6) 0:11.1, nous trouvons ces évènements récapitulés comme suit : Dieu s’exprime conjointement avec le Fils, par le Dieu d’Action (l’Esprit Infini) dans la production de l’univers central. Et, ayant accompli cela, Dieu sépare alors « ...sa présence dans Havona des potentiels d’infinité ». A ce moment, à l’aurore du premier âge de l’univers, Dieu s’est exprimé lui-même (avec son Fils et par leur Esprit) dans Havona ; à l’extérieur de Havona, Dieu ne s’est pas encore exprimé lui-même.
Concernant sa présence à l’extérieur de Havona, Dieu continue à cacher son potentiel non spirituel (via le Paradis) dans la présence spatiale de l’Absolu Non Qualifié. Au même moment, il ensevelit son potentiel de divinité non révélé (via le Fils Éternel ?) dans l’Absolu de Déité. Il unifie alors ces deux Absolus dans et par l’Absolu Universel. Mais l’Absolu Universel est quelque chose de plus que l’Unificateur des Absolus de Déité et Non Qualifié : Dieu a aussi caché quelque chose de lui-même dans cet Absolu, car nous sommes instruits (ibid.) que « ...l’Absolu Universel [est] l’unité-infinité non révélée du Père du Paradis ».
(C’est la croyance personnelle de l’auteur que l’Infini (6.4) 0:3.24 est cosmiquement caché et divinement dissimulé derrière la présence et la fonction de l’Absolu Universel ).
Ainsi, nous venons de raconter l’histoire du commencement de toutes choses à l’envers, et c’est encore plein de bon sens. Nous avons établi le fait que l’histoire de l’Origine de la réalité puisse être racontée en commençant par les Potentiels et en terminant par les Actuels, ou encore qu’elle puisse tout aussi bien être dite en commençant par les Actuels et en finissant par les Potentiels. Mais ceci ne pourrait guère être « une séquence temporelle » factuelle dans l’une ou l’autre de ces narrations, et c’est sans doute pourquoi l’histoire peut être racontée dans l’une ou l’autre séquence et avoir une signification. Cela peut être une « séquence conceptuelle », mais ce ne pourrait guère être une « séquence factuelle » dans l’histoire du déroulement des évènements dans l’éternité passée.

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