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Timestamp: 2019-01-16 21:37:35+00:00

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LOI no 94-548 du 1er juillet 1994 relative au traitement de données nominatives ayant pour fin la recherche dans le domaine de la santé et modifiant la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés | Legifrance
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LOI no 94-548 du 1er juillet 1994 relative au traitement de données nominatives ayant pour fin la recherche dans le domaine de la santé et modifiant la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés
Décret n°95-682 du 9 mai 1995 PRIS POUR L'APPLICATION DU CHAPITRE V-BIS DE LA LOI 7817 DU 06-01-1978 RELATIVE A L'INFORMATIQUE,AUX FICHIERS ET AUX LIBERTES ET MODIFIANT LE DECRET 78774 DU 17-07-1978
Décision du 2 juin 1997 relative au traitement automatisé mis en oeuvre pour la surveillance de l'épidémie de sida à partir des déclarations obligatoires des cas de sida
Décision du 1er octobre 1997 relative au traitement automatique d'informations relevées chez des enfants infectés par le VIH
Décret no 98-37 du 16 janvier 1998 autorisant l'accès aux données relatives au décès des personnes inscrites au Répertoire national d'identification des personnes physiques dans le cadre des recherches dans le domaine de la santé
PROTECTION DES TRAITEMENTS INFORMATISES MIS EN OEUVRE DANS LE DOMAINE DE LA SANTE DE FACON A ASSURER LE RESPECT DE LA VIE PRIVEE DES PERSONNES SUR LE COMPTE DE QUI LES DONNEES SONT COLLECTEES.
AMENAGEMENT DE LA LOI "INFORMATIQUE ET LIBERTES" 7817 DU 06-01-1978 PAR L'INSERTION D'UN CHAP. V BIS: TRAITEMENTS AUTOMATISES DE DONNEES NOMINATIVES AYANT POUR FIN LA RECHERCHE DANS LE DOMAINE DE LA SANTE.
CREATION D'UN COMITE CONSULTATIF SUR LE TRAITEMENT DE L'INFORMATION EN MATIERE DE RECHERCHE DANS LE DOMAINE DE LA SANTE,CHARGE D'APPRECIER LA VALIDITE SCIENTIFIQUE DE LA RECHERCHE ENVISAGEE.LA MISE EN OEUVRE DU TRAITEMENT AUTOMATISE ETANT SOUMIS A AUTORISATION DE LA CNIL.
SANTE , RECHERCHE , INFORMATIQUE , FICHIER INFORMATIQUE , TRAITEMENT AUTOMATISE , INFORMATION NOMINATIVE , ENQUETE , SECRET PROFESSIONNEL , SECRET MEDICAL , SUIVI MEDICAL , ORGANISME CONSULTATIF , COMITE CONSULTATIF , COMITE CONSULTATIF SUR LE TRAITEMENT DE L'INFORMATION EN MATIERE DE RECHERCHE DANS LE DOMAINE DE LA SANTE , CREATION , TRAITEMENT DE L'INFORMATION , CNIL , COMMISSION NATIONALE DE L'INFORMATIQUE ET DES LIBERTES , CODE PENAL , PROJET DE LOI
JORF n°152 du 2 juillet 1994 page 9559
LOI no 94-548 du 1er juillet 1994 relative au traitement de données nominatives ayant pour fin la recherche dans le domaine de la santé et modifiant la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés (1)
Art. 1er. - Il est inséré, dans la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, un chapitre V bis ainsi rédigé:
<< Chapitre V bis
<< Traitements automatisés de données nominatives
<< Art. 40-1. - Les traitements automatisés de données nominatives ayant pour fin la recherche dans le domaine de la santé sont soumis aux dispositions de la présente loi, à l'exception des articles 15, 16, 17, 26 et 27.
<< Les traitements de données ayant pour fin le suivi thérapeutique ou médical individuel des patients ne sont pas soumis aux dispositions du présent chapitre. Il en va de même des traitements permettant d'effectuer des études à partir des données ainsi recueillies si ces études sont réalisées par les personnels assurant ce suivi et destinées à leur usage exclusif.
<< Art. 40-2. - Pour chaque demande de mise en oeuvre d'un traitement de données, un comité consultatif sur le traitement de l'information en matière de recherche dans le domaine de la santé, institué auprès du ministre chargé de la recherche et composé de personnes compétentes en matière de recherche dans le domaine de la santé, d'épidémiologie, de génétique et de biostatistique, émet un avis sur la méthodologie de la recherche au regard des dispositions de la présente loi, la nécessité du recours à des données nominatives et la pertinence de celles-ci par rapport à l'objectif de la recherche, préalablement à la saisine de la Commission nationale de l'informatique et des libertés.
<< Le comité consultatif dispose d'un mois pour transmettre son avis au demandeur. A défaut, l'avis est réputé favorable. En cas d'urgence, ce délai peut être ramené à quinze jours.
<< Le président du comité consultatif peut mettre en oeuvre une procédure simplifiée.
<< La mise en oeuvre du traitement de données est ensuite soumise à l'autorisation de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, qui dispose, à compter de sa saisine par le demandeur, d'un délai de deux mois, renouvelable une seule fois, pour se prononcer. A défaut de décision dans ce délai, le traitement de données est autorisé.
<< Art. 40-3. - Nonobstant les règles relatives au secret professionnel,
les membres des professions de santé peuvent transmettre les données nominatives qu'ils détiennent dans le cadre d'un traitement automatisé de données autorisé en application de l'article 40-1.
<< Lorsque ces données permettent l'identification des personnes, elles doivent être codées avant leur transmission. Toutefois, il peut être dérogé à cette obligation lorsque le traitement de données est associé à des études de pharmacovigilance ou à des protocoles de recherche réalisés dans le cadre d'études coopératives nationales ou internationales; il peut également y être dérogé si une particularité de la recherche l'exige. La demande d'autorisation comporte la justification scientifique et technique de la dérogation et, sauf autorisation motivée de la Commission nationale de l'informatique et des libertés donnée après avis du comité consultatif pour le traitement de l'information en matière de recherche dans le domaine de la santé, les données transmises ne peuvent être conservées sous une forme nominative au-delà de la durée nécessaire à la recherche.
<< La présentation des résultats du traitement de données ne peut en aucun cas permettre l'identification directe ou indirecte des personnes concernées. << Les données sont reçues par le responsable de la recherche désigné à cet effet par la personne physique ou morale autorisée à mettre en oeuvre le traitement. Ce responsable veille à la sécurité des informations et de leur traitement, ainsi qu'au respect de la finalité de celui-ci.
<< Les personnes appelées à mettre en oeuvre le traitement de données ainsi que celles qui ont accès aux données sur lesquelles il porte sont astreintes au secret professionnel sous les peines prévues à l'article 226-13 du code pénal.
<< Art. 40-4. - Toute personne a le droit de s'opposer à ce que des données nominatives la concernant fassent l'objet d'un traitement visé à l'article 40-1.
<< Dans le cas où la recherche nécessite le recueil de prélèvements biologiques identifiants, le consentement éclairé et exprès des personnes concernées doit être obtenu préalablement à la mise en oeuvre du traitement de données.
<< Les informations concernant les personnes décédées, y compris celles qui figurent sur les certificats des causes de décès, peuvent faire l'objet d'un traitement de données, sauf si l'intéressé a, de son vivant, exprimé son refus par écrit.
<< Art. 40-5. - Les personnes auprès desquelles sont recueillies des données nominatives ou à propos desquelles de telles données sont transmises sont, avant le début du traitement de ces données, individuellement informées:
<< 1o De la nature des informations transmises;
<< 2o De la finalité du traitement de données;
<< 3o Des personnes physiques ou morales destinataires des données;
<< 4o Du droit d'accès et de rectification institué au chapitre V;
<< 5o Du droit d'opposition institué aux premier et troisième alinéas de l'article 40-4 ou, dans le cas prévu au deuxième alinéa de cet article, de l'obligation de recueillir leur consentement.
<< Toutefois, ces informations peuvent ne pas être délivrées si, pour des raisons légitimes que le médecin traitant apprécie en conscience, le malade est laissé dans l'ignorance d'un diagnostic ou d'un pronostic grave.
<< Dans le cas où les données ont été initialement recueillies pour un autre objet que le traitement, il peut être dérogé à l'obligation d'information individuelle lorsque celle-ci se heurte à la difficulté de retrouver les personnes concernées. Les dérogations à l'obligation d'informer les personnes de l'utilisation de données les concernant à des fins de recherche sont mentionnées dans le dossier de demande d'autorisation transmis à la Commission nationale de l'informatique et des libertés, qui statue sur ce point.
<< Art. 40-6. - Sont destinataires de l'information et exercent les droits prévus aux articles 40-4 et 40-5 les titulaires de l'autorité parentale, pour les mineurs, ou le tuteur, pour les personnes faisant l'objet d'une mesure de protection légale.
<< Art. 40-7. - Une information relative aux dispositions du présent chapitre doit être assurée dans tout établissement ou centre où s'exercent des activités de prévention, de diagnostic et de soins donnant lieu à la transmission de données nominatives en vue d'un traitement visé à l'article 40-1.
<< Art. 40-8. - La mise en oeuvre d'un traitement automatisé de données en violation des conditions prévues par le présent chapitre entraîne le retrait temporaire ou définitif, par la Commission nationale de l'informatique et des libertés, de l'autorisation délivrée en application des dispositions de l'article 40-2.
<< Il en est de même en cas de refus de se soumettre au contrôle prévu par le 2o de l'article 21.
<< Art. 40-9. - La transmission hors du territoire français de données nominatives non codées faisant l'objet d'un traitement automatisé ayant pour fin la recherche dans le domaine de la santé n'est autorisée, dans les conditions prévues à l'article 40-2, que si la législation de l'Etat destinataire apporte une protection équivalente à la loi française.
<< Art. 40-10. - Un décret en Conseil d'Etat précise les modalités d'application du présent chapitre. >>
Art. 2. - Les traitements automatisés de données nominatives entrant dans le champ d'application du chapitre V bis de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 précitée, fonctionnant à la date de publication de la présente loi et n'ayant pas reçu d'avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, doivent, dans un délai d'un an à compter de la publication du décret prévu à l'article 40-10 de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 précitée, faire l'objet d'une demande d'autorisation dans les conditions prévues à l'article 40-2 de la même loi.
Art. 3. - Dans les articles 41 et 44 de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 précitée, les mots << à l'article 15 >> sont remplacés par les mots << aux articles 15 ou 40-1 >>.
Art. 4. - L'article 226-18 du code pénal est complété par trois alinéas ainsi rédigés:
<< En cas de traitement automatisé de données nominatives ayant pour fin la recherche dans le domaine de la santé, est puni des mêmes peines le fait de procéder à un traitement:
<< 1o Sans avoir préalablement informé individuellement les personnes sur le compte desquelles des données nominatives sont recueillies ou transmises de leur droit d'accès, de rectification et d'opposition, de la nature des informations transmises et des destinataires des données;
<< 2o Malgré l'opposition de la personne concernée ou, lorsqu'il est prévu par la loi, en l'absence du consentement éclairé et exprès de la personne,
ou, s'il s'agit d'une personne décédée, malgré le refus exprimé par celle-ci de son vivant. >>
Art. 5. - L'article 47 de la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 précitée est complété par les mots: << à l'exception du chapitre V bis >>.
Fait à Paris, le 1er juillet 1994.
(1) Travaux préparatoires: loi no 94-548.
Projet de loi no 2601;
Projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, no 68 (1992-1993);
Rapport de M. Alex Turk, au nom de la commission des lois, no 209 (1993-1994);
Projet de loi, modifié par le Sénat, no 962;
Projet de loi, adopté avec modifications par l'Assemblée nationale en deuxième lecture, no 355 (1993-1994);
Rapport de M. Alex Turk, au nom de la commission des lois, no 397 (1993-1994);
Projet de loi, modifié par le Sénat en deuxième lecture, no 1268;
Rapport de M. Jean-François Mattei, au nom de la commission spéciale, no 1338;

References: Art. 1
 Art. 40
 Art. 40
 Art. 40
 l'article 40
 l'article 226
 Art. 40
 l'article 40
 Art. 40
 l'article 40
 Art. 40
 Art. 40
 l'article 40
 Art. 40
 l'article 40
 l'article 21
 Art. 40
 l'article 40
 Art. 40

Art. 2
 l'article 40
 l'article 40

Art. 3
 l'article 15

Art. 4
 L'article 226

Art. 5
 L'article 47