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Timestamp: 2020-07-11 18:26:58+00:00

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Arrêté du 30 juin 1983 portant classification des matériaux de construction et d'aménagement selon leur réaction au feu et définition des méthodes d'essais. | Legifrance
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Arrêté du 30 juin 1983 portant classification des matériaux de construction et d'aménagement selon leur réaction au feu et définition des méthodes d'essais.
Vu le code de la construction et de l'habitation, et notamment l'article R. 121-5 ;
Vu l'avis du comité d'étude et de classification des matériaux et éléments de construction par rapport au danger d'incendie,
Article 1 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Abrogé par Arrêté 2002-11-21 art. 10 JORF 31 décembre 2002
Le présent arrêté a pour objet de définir les méthodes d'essai et de fixer la classification selon leur réaction au feu des matériaux de construction et d'aménagement à laquelle se réfèrent les règlements de sécurité contre l'incendie.
Les exigences de ces règlements s'appliquent, sauf dispositions particulières, aux matériaux de construction finis, aux revêtements appliqués sur leurs supports et aux matériaux d'aménagement intérieur.
Dans la suite du présent arrêté, on utilise indistinctement le terme matériau pour désigner l'objet du classement dans les différents cas mentionnés au deuxième alinéa de l'article 1er.
Le classement de réaction au feu s'applique aux matériaux présentés sous forme de panneaux ou plaques, films, voiles, feuilles...
Le classement de réaction au feu ne s'applique ni aux matières premières non transformées ni aux objets.
L'opacité et la toxicité des produits de combustion ne sont pas prises en compte par le présent arrêté car elles concernent les conséquences du feu et de l'incendie.
Les matériaux sont répartis en cinq catégories :
M0, M1, M2, M3, M4.
Les supports types utilisés dans les méthodes d'essai décrites ci-après sont définis en annexe 20.
CHAPITRE Ier : DÉTERMINATION DES ESSAIS A RÉALISER SUIVANT LA NATURE ET L'UTILISATION DES MATÉRIAUX.
Article 3 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Les matériaux sont essayés en respectant les conditions d'utilisation prévues, le mode de pose, et en tenant compte des caractéristiques physiques et géométriques, de la composition, de la couleur... étant entendu que les essais ne peuvent être réalisés que sur des éprouvettes planes.
Article 4 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Les matériaux sont répartis comme suit :
1° Les matériaux souples d'épaisseur inférieure ou égale à 5 millimètres, qui sont concernés par l'essai principal dit au " brûleur électrique " (art. 12 à 25).
2° Les matériaux rigides de toute épaisseur et les matériaux souples d'épaisseur supérieure à 5 millimètres, qui sont concernés par l'essai principal dit " par rayonnement " (art. 26 à 42).
Lorsqu'il existe un doute sur le caractère rigide ou souple du matériau, les deux types d'essais sont réalisés et le résultat le plus défavorable est retenu.
A chaque essai principal peut s'ajouter éventuellement un ou plusieurs essais complémentaires (articles 43 à 53).
Article 5 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 1 JORF 19 novembre 1991
Les revêtements de mur ou de plafond collés sont considérés comme des matériaux rigides et sont essayés sur les supports-types définis en annexe 20 ci-après ou éventuellement sur un autre support particulier.
Les revêtements de mur ou de plafond tendus ainsi que les médias filtrants, souples, quelle que soit leur épaisseur, sont essayés au brûleur électrique.
" Les revêtements de sol sont essayés systématiquement suivant leur(s) mode(s) de pose et sur les supports types définis en annexe 20 ci-après ou éventuellement sur un autre support particulier. Ils subissent l'essai au panneau radiant (art. 49 à 53) et éventuellement l'essai par rayonnement (art. 26 à 42). "
Les matériaux peints, vernis, enduits, sont essayés en respectant les conditions d'utilisation du revêtement (nombre de couches, quantité déposée...). Le classement est applicable à la paroi finie.
Article 6 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1996-11-27 art. 1 JORF 26 décembre 1996 en vigueur le 1er janvier 1997
Les matériaux multicouches concernés par cet article sont constitués d'un parement incombustible étanche protégeant une âme combustible simple ou multicouche en mousse isolante, en panneau dérivé du bois, en matière de synthèse, etc.
L'appréciation de la réaction au feu de ce type de matériaux n'est pas, en général, justiciable de la procédure normale de l'essai par rayonnement, en raison de la diffusion de chaleur provoquée par le parement.
De plus, pour les parements incombustibles minces, il faut tenir compte du risque de détérioration du parement.
Une discontinuité de ce parement dans les joints peut provoquer une émission de gaz de pyrolyse combustibles.
En conséquence, les matériaux multicouches à parement incombustible étanche doivent être soumis à l'essai par rayonnement après avoir simulé un joint par un trait de scie dans le parement exposé (épaisseur du trait : 3 mm, longueur : 180 mm depuis le bord inférieur dans l'axe longitudinal) et après avoir réalisé une étanchéité aux gaz de pyrolyse par collage d'un film d'aluminium adhésif sur les quatre chants des éprouvettes. Si les panneaux sont destinés à être peints, l'essai est réalisé après application de deux couches de peinture glycérophtalique de couleur grise. Les panneaux présentés peints par le demandeur sont essayés tels quels.
Le classement des matériaux multicouches à parement incombustible étanche fait l'objet de l'article 78.
Les matériaux multicouches susceptibles d'être classés en catégorie M 0 font l'objet des dispositions des articles 86 et 87.
Article 7 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
L'essai de gamme permet de classer un même matériau (référence commerciale unique) dans les limites de variation d'un seul paramètre (épaisseur, grammage ou autre paramètre que coloris et aspect de surface), à partir d'un nombre réduit d'épreuves laissé à l'appréciation du laboratoire, à condition que les résultats obtenus sur les différentes éprouvettes conduisent à un même classement.
Lorsqu'un matériau existe en plusieurs coloris, et/ou avec des aspects de surface différents, le classement peut être attribué à la gamme à partir d'épreuves effectuées sur certains aspects et coloris choisis par le laboratoire, parmi l'échantillonnage aussi complet que possible fourni par le demandeur.
Article 8 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Certains matériaux, dont le comportement au feu est bien connu, ne sont pas soumis aux essais prévus au présent arrêté. Leur classement est prononcé après avis du C.E.C.M.I.
La liste de tous ces matériaux est jointe en annexe 21 ci-après. Elle est tenue à jour par le C.E.C.M.I.
D'autres matériaux entièrement constitués de matières minérales peuvent, après avis du C.E.C.M.I., obtenir un classement M 0 sans aucune limitation de durée.
Les matériaux ayant satisfait aux critères de la catégorie M 1 doivent être soumis à l'essai de mesure du pouvoir calorifique supérieur, réalisé dans les conditions définies aux articles 54 à 63, pour pouvoir être classés dans la catégorie M 0.
Article 10 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Sur avis du C.E.C.M.I., les matériaux et éléments de certaines familles ne peuvent être classés qu'au vu de justifications concernant l'influence du vieillissement.
Ces justifications peuvent être particulières, ou réunies pour une famille ou sous-famille. Elles peuvent résulter d'épreuves intrinsèques ou préliminaires de vieillissement accéléré ou encore de traitements préalables à l'essai.
Les conditions de ces épreuves, leur interprétation, le processus de classement sont définis dans l'annexe 22 jointe au présent arrêté. Cette annexe indique, s'il y a lieu, la pérennité que l'on en attend en usage normal.
Les dispositions ci-dessus ne s'appliquent aux matériaux ignifugés que si les processus d'ignifugation sont parfaitement définis par le fabricant.
Article 11 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Une fiche d'information, dont plusieurs modèles sont donnés en annexe, doit être fournie par le demandeur pour chaque matériau afin de déterminer le ou les essais à effectuer.
Un procès-verbal de classement ne peut être délivré que si cette fiche est correctement remplie.
CHAPITRE II : DESCRIPTION DES ESSAIS
SECTION I : Essai au brûleur électrique (Matériaux souples d'une épaisseur inférieure ou égale à 5 mm).
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 2 JORF 19 novembre 1991
Cet essai consiste à soumettre dans les conditions définies ci-après les éprouvettes à une triple action :
" a) De rayonnement calorifique ;
" b) De gaz chauds balayant la surface des éprouvettes en favorisant ainsi les effets éventuels de propagation de flamme ;
" c) D'une flamme de gaz appliquée à différents instants pour enflammer le matériau. "
A. - Appareillage.
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 3 JORF 19 novembre 1991
L'appareillage comprend (voir dessins en annexe) :
" a) Un brûleur électrique d'une puissance nominale de 500 watts ;
" b) Un bâti métallique recevant le brûleur et l'éprouvette à essayer ;
" c) Un écran régulateur de passage d'air frais ;
" d) Une grille support d'éprouvette ;
" e) Une plaque de 8 mm d'épaisseur en matériau incombustible ;
" f) Un système d'allumage ;
" g) Un système d'alimentation électrique comprenant un régulateur de tension, un transformateur variable et un wattmètre. "
Article 14 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 4 JORF 19 novembre 1991
Le brûleur électrique comporte un corps en céramique de la famille cordiérite type 124 C contenant 38 p. 100 d'alumine et 6 p. 100 de magnésie, de masse volumique : 1 880 kg/m3 et de porosité : 25 p. 100 dans lequel vient se loger un manchon amovible en céramique poreuse équipé d'une résistance électrique. Les dimensions du corps en céramique sont les suivantes :
" Hauteur : 130 mm ;
" Diamètre de l'ouverture au sommet : 31 mm ;
" Diamètres extérieurs :
" Proche du sommet : 59 mm ;
" A mi-hauteur : 62 mm ;
" A 30 mm de la base : 65 mm ;
" Renflement de base : 93,5 mm.
" Le manchon amovible a une hauteur de 135 mm et une épaisseur de 3 mm environ.
" Il porte à l'intérieur, en relief, huit cannelures verticales de 3 mm environ d'épaisseur.
" Il renferme un dispositif métallique destiné à homogénéiser la température de l'air.
" L'ensemble est fixé en trois points sur un socle métallique dont les dimensions sont approximativement les suivantes :
" Diamètre = 160 mm ; hauteur = 30 mm.
" Cette fixation est réalisée de telle façon que le corps en céramique soit excentré, la distance minimale entre sa base et le bord du socle étant de 5 mm. A l'opposé sont placés l'interrupteur électrique et l'arrivée du câble d'alimentation. Le manchon amovible dépasse de 5 mm à l'intérieur du socle.
" Le socle est percé dans sa partie cylindrique verticale de huit trous de 10 mm de diamètre disposés symétriquement de part et d'autre de l'orifice d'arrivée du câble d'alimentation. Ces trous permettent l'entrée de l'air qui circule à l'intérieur du manchon et en sort par la partie supérieure. "
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 5 JORF 19 novembre 1991
Le bâti métallique se compose essentiellement d'un socle et de montants sur lesquels peut coulisser le système porte-éprouvette constitué de deux bras destinés à supporter la grille sur laquelle se fixe l'éprouvette.
" Le plan de la grille fait avec l'horizontale un angle de 30°. La distance prise dans l'axe vertical du brûleur, entre son bord supérieur et l'éprouvette, doit être de (30 + ou - 1) mm. Cette distance est mesurée à l'aide d'un gabarit. Le système porte-éprouvette est muni, en regard du brûleur, d'un flasque métallique vertical de 130 mm de largeur et 100 mm de hauteur. "
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 6 JORF 19 novembre 1991
L'écran régulateur de passage d'air frais est réalisé en matériau incombustible isolant de 8 mm d'épaisseur de caractéristiques suivantes :
[*formules non reproduites cf JORF du 19 novembre 1991 p. 15041*]
Ses dimensions sont d'environ 310 X 210 mm. Il est horizontal et son plan supérieur est à 90 mm au-dessous du bord supérieur du brûleur. Il est percé d'un trou décalé par rapport à son centre et ajusté pour permettre le passage du brûleur.
" Il comporte en outre au milieu de son petit côté une échancrure de 125 mm de long et 10 mm de large et s'appuie par ses deux extrémités sur le flasque vertical. L'ouverture de 1 250 mm2 ainsi ménagée permet le passage d'air frais. L'écran protège également la base du brûleur des souillures dues à la combustion des matériaux. "
Article 17 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 7 JORF 19 novembre 1991
La grille support d'éprouvette est formée d'un cadre de 600 mm de longueur et de 160 mm de largeur, en fil d'acier de 4 mm de diamètre environ ; sur la longueur deux tiges intermédiaires, situées respectivement à 50 mm du cadre, contribuent à la rigidité de l'ensemble ; la liaison entre le cadre et ces éléments est assurée par de petites tiges d'un diamètre de 2 mm. Le tout est disposé de façon à ne pas gêner, le cas échéant, l'effet de propagation des flammes susceptible de se produire en cours d'essai.
" Des pointes soudées de 10 mm de longueur, disposées sur une des faces de la grille, permettent le maintien en place de l'éprouvette à soumettre à l'essai, de telle manière qu'elle soit au contact de la grille.
" Elle comporte aussi deux fils parallèles en chromel-alumel, de diamètre 0,5 mm espacés de 25 mm et situés dans la zone recevant le rayonnement de la bougie (voir schéma en annexe 5). Ces fils ont pour but de maintenir le matériau qui flue dans le plan de la grille. "
Article 18 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 8 JORF 19 novembre 1991
La plaque incombustible isolante, de caractéristiques suivantes :
[*formule non reproduite cf JORF du 19 novembre 1991 p. 15401*]; de 300 mm de longueur, de 180 mm de largeur et 8 mm d'épaisseur environ est prévue pour venir couvrir l'éprouvette dès sa mise en place, son rôle est de canaliser les gaz chauds sortant du brûleur et les empêcher de s'échapper verticalement lorsque l'éprouvette en cours d'essai est localement percée. "
Article 19 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 9 JORF 19 novembre 1991
Le système d'allumage comporte un bec alimenté au gaz propane soudé à un tube métallique pivotant sur un axe fixé à l'un des montants du bâti. L'extrémité du bec est mise en forme de façon à donner une flamme plate (bec papillon), de 20 mm de largeur et de 30 mm de hauteur moyenne environ.
" Un débitmètre à bille disposé dans le circuit d'alimentation en gaz du bec permet de mesurer le débit de gaz à (95 + ou - 7) ml/mn.
" En position d'attaque la flamme doit venir au contact de la face de l'éprouvette, à une distance de 15 mm de l'axe vertical du brûleur en direction de la partie supérieure, le bec étant perpendiculaire au plan de l'éprouvette. "
Article 20 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 10 JORF 19 novembre 1991
L'étalonnage du brûleur électrique consiste à fixer sa puissance électrique pour obtenir une vitesse d'échauffement déterminée d'un récepteur en cuivre noirci. Le récepteur est un disque en cuivre (diamètre : 30 mm ; épaisseur : 5 mm) encastré dans une plaque incombustible de caractéristiques suivantes :
[*formules non reproduite cf JORF 19 novembre 1991 p. 158*] Avant d'effectuer l'étalonnage, vérifier que le disque, lorsqu'il est disposé au-dessus du brûleur, est à 30 mm de son sommet et de telle façon que leurs axes coïncident. Le brûleur en régime thermique stable est ensuite amené sous le disque de cuivre dont la température initiale est à (20 + ou - 3) °C. Le temps nécessaire pour échauffer le disque de 50 °C depuis (30 + ou - 5) °C est mesuré. "
" La puissance électrique est ensuite ajustée si nécessaire pour obtenir cet échauffement de 50 °C en 27 à 30 secondes.
" Le modèle du brûleur électrique est déposé au Centre scientifique et technique du bâtiment (C.S.T.B.). "
B. - Conduite des essais.
Article 21 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 11 JORF 19 novembre 1991
1. Les éprouvettes mesurent 180 X 600 mm. Leur épaisseur est inférieure ou égale à 5 mm ;
" 2. Elles sont fixées, tendues sur la grille décrite à l'article 17 ;
" 3. Pour chaque matériau, il est fait au moins quatre épreuves.
" Dans le cas de matériaux anisotropes ou de matériaux dont les deux faces ne sont pas similaires, procéder comme suit, dès lors que les exigences de l'article 3 sont respectées :
" a) Faire une épreuve par cas ; exemple : trame, chaîne, endroit, envers ;
" b) Faire trois épreuves supplémentaires dans la position correspondant au cas le plus défavorable de la première série d'épreuves.
" Dans le cas de matériaux anisotropes ou de matériaux dont les deux faces ne sont pas similaires, et destinés aux revêtements de sièges, il est fait au moins quatre épreuves sur la face d'usage. Le procès-verbal de classement doit alors préciser la limitation d'usage.
" 4. Les éprouvettes sont conservées, avant essai, dans une enceinte dont la température est maintenue à (23 + ou - 2) °C et l'humidité relative à (50 + ou - 5) p. 100 jusqu'à masse constante. La masse est considérée constante quand deux pesées successives à 24 heures d'intervalle ne diffèrent pas de plus de 0,1 p. 100 ou de 0,1 g (prendre la plus grande valeur de masse) ([*).
" (*]) En pratique, pour certains matériaux courants de dimensions données, les durées et les procédures de stabilisation en humidité sont précisées dans des listes émises par le Comité d'étude et de classification des matériaux et éléments de construction par rapport au danger d'incendie (C.E.C.M.I.). "
Article 22 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 12 JORF 19 novembre 1991
Les essais se font en air calme au voisinage de l'éprouvette (vitesse de l'air inférieure à 0,2 m/s à l'extrémité de la grille sur son axe médian lorsqu'elle est installée sur l'appareil) dans une hotte vitrée équipée d'une ouverture à sa partie supérieure pour permettre une évacuation correcte, vers l'extérieur, des gaz et fumées produits par la combustion du matériau. "
Article 23 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 13 JORF 19 novembre 1991
Le brûleur étant sous tension en régime thermique stable, mettre rapidement en place l'éprouvette fixée sur la grille et simultanément déclencher le chronomètre ; puis rabattre sur le dos de l'éprouvette la plaque incombustible.
" 20 secondes après le début de l'essai, faire pivoter le système d'allumage de façon à amener la petite flamme pilote à sa position d'attaque sous l'échantillon ; le maintenir en butée pendant 5 secondes, puis le retirer.
" Renouveler la manoeuvre à 45 secondes, puis toutes les 30 secondes pendant 5 minutes.
" De ce fait les temps d'application de la flamme sont :
" 20 s, 45 s, 1 mn 15 s, 1 mn 45 s, 2 mn 15 s, 2 mn 45 s, 3 mn 15 s, 3 mn 45 s, 4 mn 15 s, 4 mn 45 s.
" En aucun cas la flamme pilote n'est appliquée si le matériau brûle. Lorsque le matériau s'éteint, attendre pour réappliquer la flamme le temps d'application suivant tel qu'il est prévu dans la suite des temps d'application définis ci-dessus.
" La durée de chaque essai est d'au moins 5 minutes, mais doit être prolongée jusqu'à extinction totale de l'éprouvette y compris les points en ignition. "
Article 24 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 14 JORF 19 novembre 1991
Pendant l'essai, noter :
" - les temps d'inflammation et d'extinction mesurés après retrait du système d'allumage ;
" - s'il y a chute de fragments ou de gouttes enflammés ou non ;
" - l'importance des flammes et les effets de propagation ;
" - la persistance des zones incandescentes ;
" - l'aspect des parties détruites ou détériorées de l'éprouvette essayée. "
Article 25 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
La distance limite de destruction est mesurée depuis le bord inférieur de chaque éprouvette disposée sur la grille. On mesure éventuellement la largeur maximale des zones détruites entre 450 et 600 millimètres depuis le bord inférieur des éprouvettes. La propagation est caractérisée par la moyenne arithmétique des longueurs détruites des quatre éprouvettes correspondant au cas le plus défavorable et, éventuellement, la moyenne des largeurs maximales détruites entre 450 et 600 millimètres.
On considère comme détruite toute partie du matériau disparue, totalement carbonisée, présentant une importante perte de résistance ou un aspect profondément altéré. Les zones simplement noircies ou altérées superficiellement par l'action de la chaleur ne doivent pas être prises en considération.
L'aspect général des éprouvettes est en outre mentionné dans le procès-verbal ; cette mention peut être complétée par des photographies ou croquis.
Les matériaux qui présentent un comportement très particulier au cours des essais font l'objet des essais complémentaires indiqués à la section III ci-après.
SECTION II : Essai par rayonnement (Matériaux rigides de toute épaisseur et matériaux souples d'épaisseur supérieure à 5 mm).
Article 26 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 15 JORF 19 novembre 1991
Cet essai consiste à soumettre, dans les conditions définies ci-après, les éprouvettes à l'action d'une source de chaleur rayonnante afin de :
" 1. Provoquer éventuellement l'inflammation des gaz dégagés ;
" 2. Observer la propagation de la combustion ;
" 3. Estimer la quantité de chaleur libérée par le matériau. "
Article 27 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 16 JORF 19 novembre 1991
L'appareillage comprend (voir schémas en annexes 6 à 12) :
" a) Une source de chaleur rayonnante (radiateur) ;
" b) Une cabine d'essais ;
" c) Un support de radiateur et d'éprouvette ;
" d) Une grille-support ;
" e) Deux dispositifs d'inflammation, l'un inférieur, l'autre supérieur ;
" f) Un dispositif de mesure des températures ;
" g) Un système d'alimentation électrique comprenant un régulateur de tension, un transformateur variable et un wattmètre ;
" h) Un système d'extraction forcée de l'air et des fumées, complété par des dispositifs de réglage et de mesure du débit d'air. "
Article 28 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Le radiateur est constitué par un disque plat en quartz translucide de 1 à 1,5 mm d'épaisseur, de 100 mm de diamètre, avec une tolérance de + ou - 5 mm.
Ce disque est chauffé au moyen d'une résistance électrique boudinée, logée dans une rainure spiralée pratiquée à l'intérieur d'un support réfractaire, de telle sorte que la résistance soit au contact du disque. La spirale doit comporter au minimum six tours et l'éclairement du disque doit être aussi homogène que possible.
Article 29 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 17 JORF 19 novembre 1991
L'étalonnage du radiateur consiste à fixer la puissance électrique qu'il faut lui fournir pour qu'il produise un éclairement énergétique égal à celui d'un radiateur étalon (voisin de 3 watts/cm2).
" La valeur d'étalonnage devra être comprise entre 440 et 480 watts.
" Le radiateur étalon primaire est déposé au laboratoire d'essais du Centre scientifique et technique du bâtiment ; sa puissance de référence est de 475 watts. Des étalons secondaires sont déposés dans les laboratoires agréés pour le classement des matériaux par l'arrêté du 5 février 1959 modifié. "
Article 30 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 18 JORF 19 novembre 1991
Le récepteur destiné à l'étalonnage du rayonnement est constitué d'un disque de cuivre de 100 mm de diamètre, de 10 mm d'épaisseur, encastré dans un bloc en matériau incombustible isolant de caractéristiques suivantes :
[*formules non reproduites cf JORF du 19 novembre 1991 p. 15042*]
" Un thermocouple soudé au disque de cuivre est relié à un enregistreur potentiométrique. La surface du disque de cuivre est enduite d'une couche de peinture spéciale à base de graphite colloïdal [coefficient d'émissivité : e = (0,96 + ou - 0,02)].
" Pour effectuer l'étalonnage, le radiateur étalon étant en régime à sa puissance de référence, sa face rayonnante tournée vers le bas, amener au-dessous de lui le disque de cuivre parallèlement à la surface radiante à une distance de 30 mm de celle-ci et de façon que leurs axes coïncident. Au moment de la mesure, le récepteur de rayonnement doit être à une température de (20 + ou - 3) °C.
" Enregistrer la courbe de variation de température du récepteur pendant une minute environ.
" Après refroidissement à (20 + ou - 3) °C, recommencer l'opération avec le radiateur à étalonner.
" L'étalonnage consiste à chercher, par la comparaison des courbes ainsi obtenues, la puissance électrique nécessaire au radiateur, pour que la vitesse d'échauffement du disque soit identique à celle obtenue avec le radiateur étalon (0,64 à 0,67 °C/s). "
Article 31 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
La cabine d'essais est constituée par un caisson en tôle protégé intérieurement par des plaques en matériau isolant incombustible d'une épaisseur de 25 mm et de caractéristiques suivantes :
[*formule non reproduite cf JORF du 19 novembre 1991 p. 15042*]
" Elle comprend, en partie inférieure, un dispositif de mesure du débit de l'air entrant par un diaphragme, et, en partie supérieure, une petite hotte jointive reliée par un conduit à un extracteur. Cette hotte comporte deux trappes permettant le réglage du débit d'air admis dans la cabine.
" La vérification de l'étanchéité des portes est réalisée une fois par mois (service continu) de la façon suivante :
" Les volets en sortie de cabine étant fermés et étanchés par bande adhésive, la porte et les portillons étant fermés, on compare les débits d'air mesurés au diaphragme (extracteur en service) avec et sans étanchéité complémentaire par bande adhésive sur les pourtours de la porte et des portillons.
" On doit vérifier qu'entre les débits maxi (Q max) et mini (Q min) mesurés on obtient :
((Q max - Q min)/Q max) X 100 inférieur ou égal à 0,5. "
Article 32 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 20 JORF 19 novembre 1991
Les éprouvettes sont posées sur un support essentiellement constitué par un cadre rectangulaire en fer cornière, ouvert à sa partie supérieure et mesurant 300 mm à sa base (largeur 20 mm) et 400 mm sur les deux autres côtés (largeur 40 mm).
" Des repères permettant d'apprécier la longueur des flammes de combustion sont prévus sur les montants latéraux de ce cadre.
" Sur le cadre sont soudés des taquets destinés à recevoir la grille prévue à l'article 34. "
Article 33 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 21 JORF 19 novembre 1991
Le support d'éprouvette et le radiateur sont montés sur un même bâti (voir annexes 8 et 9). Le support fait un angle de 45° avec le plan horizontal et sa base est à 250 mm de la sole de la chambre d'essai. Le radiateur est monté sur un dispositif réglable de telle manière que le disque rayonnant soit dans un plan parallèle au cadre support et à 30 mm de son plan supérieur. Ce disque doit, en outre, être placé dans l'axe du support à 40 mm de son bord inférieur.
" L'ensemble est placé dans la chambre de telle manière que l'axe vertical de cette dernière passe par le centre de la face inférieure de l'éprouvette. "
Article 34 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 22 JORF 19 novembre 1991
La grille support en fil d'acier de 3 mm de diamètre (voir schéma en annexe 12) doit être disposée en permanence dans le plan du support d'éprouvette de telle façon que la distance de 30 mm de l'éprouvette à la surface radiante ne soit pas modifiée. "
Article 35 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 23 JORF 19 novembre 1991
Les dispositifs d'inflammation sont réalisés comme suit (voir annexes 10 et 11) :
" 1. Les éléments destinés à provoquer l'inflammation des gaz de pyrolyse sont constitués par de petites rampes alimentées au gaz propane et formées de tubes en acier inoxydable, d'un diamètre intérieur de 6 mm pour le dispositif d'inflammation inférieur et de 4 mm pour le dispositif d'inflammation supérieur, percés de trous de 0,6 mm, espacés de 20 mm ;
" 2. Le dispositif d'inflammation inférieur a une longueur utile de 180 mm suivant un arc de cercle de 100,5 mm de rayon. Le perçage du tube doit être réalisé de telle façon que les flammes s'étendent en direction de la couronne métallique destinée à canaliser les gaz de pyrolyse.
" 3. Le dispositif d'inflammation supérieur est rectiligne dans sa partie utile qui mesure 60 mm ;
" Les orifices médians des flammes pilotes sont situés sur l'axe transversal de l'ouverture du passage des gaz de pyrolyse.
" 4. Le réglage du débit gazeux de chaque dispositif d'inflammation est assuré par une vanne à aiguille de précision.
" 5. Un joint souple, formé d'une bande tissée en fibres minérales, fixé sur chaque dispositif, canalise les gaz de pyrolyse vers les rampes. Son étanchéité sur l'éprouvette doit être aussi parfaite que possible.
" 6. Les deux dispositifs d'inflammation sont manoeuvrables de l'extérieur de la cabine.
" 7. Le réallumage éventuel des rampes en cours d'essai doit se faire par une flamme annexe placée en arrière du dispositif inférieur et par un allumage électrique fixé sur le dispositif supérieur. "
Article 36 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 24 JORF 19 novembre 1991
Le dispositif de mesure de la différence de température entre la sortie et l'entrée d'air est constitué par 5 couples thermoélectriques du type K (diamètre fil = 0,7 mm ; diamètre gaine acier inox = 3 mm ; soudure isolée de la gaine) montés en série et reliés à un enregistreur (voir annexe 6). L'une des soudures chaudes est placée au centre de l'ouverture supérieure de la chambre d'essai, les autres soudures chaudes sont au quart des diagonales de cet orifice. Les cinq soudures froides sont réparties sur l'axe horizontal de l'ouverture inférieure d'entrée d'air. Les soudures chaudes doivent faire l'objet d'un entretien régulier de façon à les maintenir en bon état.
" Pour obtenir la moyenne des différences de température on veillera à diviser par cinq la valeur indiquée par l'enregistreur. "
Article 37 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 25 JORF 19 novembre 1991
Le réglage du débit d'air entrant est effectué dans les conditions suivantes :
" Température ambiante comprise entre 18 °C et 26 °C ;
" La puissance absorbée par le radiateur en régime thermique permanent est celle précisée par l'étalonnage ;
" Extracteur en service ;
" Mise en lieu et place de l'éprouvette d'une plaque d'acier inoxydable (300 X 400 X 2,5 mm) ;
" Dispositifs d'inflammation éteints et écartés au maximum.
" Dans ces conditions et lorsque le régime thermique permanent est atteint, le débit d'air mesuré au diaphragme doit être de :
[*formule non reproduite cf J.O. du 19 novembre 1991 p. 15043*]
" Le réglage est obtenu en agissant sur le débit d'air additionnel en sortie de cabine.
" On doit alors vérifier que la moyenne des différences de température fournie par les couples thermoélectriques D =
" Cette vérification se fera une fois par semaine (service continu) et lors des opérations d'entretien et de changement de radiateur. "
Article 38 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 26 JORF 19 novembre 1991
1. Les éprouvettes mesurent 400 X 300 mm et ne doivent jamais avoir, avant essai, un gauchissement de plus de 5 mm. Lorsque la surface n'est pas plane, les creux ne doivent pas avoir une profondeur supérieure à 5 mm ; en outre, il faut que plus de 50 p. 100 de la surface soit dans le plan situé à 30 mm de la surface rayonnante du radiateur ;
" 2. Lorsque des produits industrialisés ne peuvent être présentés dans des conditions suffisantes de planéité, des éprouvettes spéciales sont élaborées pour les essais, mais des essais supplémentaires définis aux articles 43 à 53 du présent chapitre sont réalisés pour s'assurer de l'équivalence des qualités de réaction au feu entre les deux variantes du matériau ;
" 3. Les éprouvettes sont conservées avant essai dans une atmosphère dont la température est maintenue à (23 + ou - 2) °C et (50 + ou - 5) p. 100 d'humidité relative jusqu'à masse constante. La masse est considérée constante quand deux pesées successives à 24 heures d'intervalle ne diffèrent pas de plus de 0,1 p. 100 ou de 0,1 g (prendre la plus grande valeur de masse) ([*).
" (*]) En pratique, pour certains matériaux courants de dimensions données, les durées et les procédures de stabilisation en humidité sont précisées dans des listes émises par le C.E.C.M.I. "
Article 39 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 27 JORF 19 novembre 1991
1. Mettre sous tension le radiateur et mettre l'extracteur en service. Ecarter au maximum les dispositifs d'inflammation du radiateur et allumer les rampes et la veilleuse. Les débits de gaz propane doivent être réglés aux valeurs suivantes pour une pression d'alimentation de (3 700 + ou - 200) Pa :
Dispositif inférieur : (160 + ou - 10) cm3/mn ;
Dispositif supérieur : (100 + ou - 10) cm3/mn ;
Veilleuse : (40 + ou - 5) cm3/mn ;
Attendre que le régime thermique permanent soit obtenu ;
Enregistrer et vérifier que dans ces conditions la moyenne des différences de température est de :
Enregistrer et vérifier que la pression différentielle (voir article 37) est correcte, c'est-à-dire que les valeurs mesurées restent comprises dans les tolérances fixées pendant au moins dix minutes avant chaque épreuve.
2. Approcher le dispositif d'inflammation inférieur de sa position définitive.
3. Ouvrir la porte, mettre en place l'éprouvette, sa plus grande dimension dans le sens de la hauteur, déclencher le chronomètre et fermer la porte en moins de dix secondes. Celle-ci ne devra plus être ouverte pendant l'essai.
4. Appliquer le dispositif d'inflammation supérieur et ajuster le dispositif d'inflammation inférieur. S'assurer du bon contact des joints souples avec l'éprouvette.
Article 40 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 28 JORF 19 novembre 1991
1. Chaque épreuve dure vingt minutes ; elle est divisée en quarante périodes de trente secondes.
" 2. Le temps zéro est compté au moment de la mise en place de l'éprouvette.
" 3. Dès que l'inflammation apparaît sur le matériau, éloigner le dispositif d'inflammation correspondant et noter le temps d'inflammation (une seconde après l'apparition de la flamme). Dès l'extinction des gaz, noter le temps d'extinction et remettre en place le dispositif d'inflammation.
" L'inflammation n'est considérée comme effective que si elle se maintient cinq secondes entre le temps d'inflammation et le temps d'extinction.
" S'il se produit plusieurs inflammations au cours de l'épreuve retirer à chaque fois le dispositif et le remettre en place après chaque extinction.
" 4 a. Mesurer la longueur réelle comprise entre le point le plus éloigné atteint par la partie supérieure de la flamme et la limite supérieure de la partie plane de la surface radiante.
" 4 b. Dans le cas où les flammes dépassent l'arête supérieure de l'éprouvette la longueur à prendre en compte est la longueur réelle de la partie de la flamme dépassant l'arête, majorée de 260 mm (longueur comprise entre l'arête supérieure de l'éprouvette et la limite supérieure de la partie plane de la surface radiante).
" Noter la valeur maximale de cette longueur au cours de chaque période de 30 secondes.
" 5. Noter tout phénomène complémentaire, en particulier les phénomènes de fluage ou de fusion, les chutes de gouttes ou de matières enflammées ou non, ainsi que la persistance de combustion avec ou sans flamme après la fin de l'épreuve. Noter également l'aire brûlée de l'éprouvette. "
Article 41 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 29 JORF 19 novembre 1991
Pour chaque type de matériau, il est fait quatre épreuves.
" Cependant, dans le cas des revêtements de murs ou de plafonds collés sur les trois supports-types, trois épreuves sont réalisées avec chaque support type.
" Lorsque les matériaux ne sont pas semblables sur leurs deux faces ou sont anisotropes, les quatre épreuves doivent être effectuées sur des éprouvettes placées de façon identique sur leur support.
" S'il existe pour le matériau des modes d'utilisation différents, des épreuves supplémentaires sont effectuées sur de nouvelles séries d'éprouvettes soumises au radiateur sur leur face opposée ou découpées dans un sens tel qu'elles soient présentées selon une orientation différente de leurs constituants.
" Dans tous les cas, les procès-verbaux de classement doivent donner une description détaillée des échantillons présentés et préciser nettement les conditions dans lesquelles ont été réalisés les essais. "
Article 42 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
SECTION III : Essais complémentaires
I. - Essai pour matériaux fusibles.
Article 43 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Cet essai consiste à soumettre, dans les conditions définies ci-après, les éprouvettes à l'action d'une source de chaleur rayonnante et à provoquer éventuellement :
L'inflammation des gaz dégagés ;
La chute de gouttes non enflammées ou enflammées.
Article 44 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 30 JORF 19 novembre 1991
1. L'appareillage comprend (voir dessins en annexe) :
a) Une source de chaleur rayonnante ;
b) Un support d'éprouvette avec grille ;
c) Un réceptacle à gouttes ;
d) Un support ;
e) Un système d'alimentation électrique comprenant un régulateur de tension, un transformateur variable et un wattmètre.
2. La source de chaleur est un radiateur du modèle utilisé pour les essais par rayonnement, alimenté sous la tension fixée par son étalonnage (dans les conditions définies par les articles 29 et 30).
3. Le support d'éprouvette est formé d'un anneau métallique sur lequel repose une toile en fils d'acier inoxydable aux dimensions suivantes : vide de maille : 2,10 mm au carré ; diamètre du fil :
0,70 mm ; soit 36 mailles environ pour 1 000 mm2.
4. Le réceptacle à gouttes est une cuve cylindrique mesurant environ 118 mm de diamètre intérieur et 12 mm de profondeur.
" 5. Le support est formé de telle façon qu'en position d'essai les axes des trois pièces définies ci-dessus sont confondus.
" Le radiateur est maintenu à la partie supérieure de façon que le disque rayonnant soit horizontal et rayonne vers le bas.
" Un dispositif permet de soulever légèrement le support du radiateur et de le faire pivoter dans un plan. Une butée permet de le remettre exactement dans sa position d'essai. "
Article 45 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 31 JORF 19 novembre 1991
" 1. Découper dans l'échantillon des carrés de 70 mm de côté, les conditionner à (23 + ou - 2) °C et (50 + ou - 5) p. 100 d'humidité relative, en disposer sur le support un nombre suffisant pour que la masse totale minimale atteigne 2 grammes. Régler la hauteur du support afin que la surface rayonnante du radiateur soit exactement à 30 mm de la face supérieure de l'éprouvette. Garnir de ouate de cellulose le réceptacle à gouttes et régler sa hauteur de manière qu'il soit à 300 mm en dessous de la grille du support d'éprouvette. "
2. Ecarter le radiateur de manière qu'il ne rayonne pas au-dessus de l'éprouvette et le mettre sous tension. Lorsque son régime permanent est atteint, le ramener au-dessus de l'éprouvette.
Le temps zéro est compté à partir de cette remise en place.
3. Si le matériau fond, se résorbe, ou s'expanse, modifier la hauteur du radiateur de manière à maintenir la distance de 30 mm prévue au paragraphe 1.
4. Si l'éprouvette s'enflamme, écarter le radiateur après trois secondes. Le remettre en place lorsqu'elle s'éteint et poursuivre ainsi l'opération pendant cinq minutes.
Si l'éprouvette est éteinte, laisser le radiateur en place, même si une inflammation se produit ultérieurement ;
Si l'éprouvette est enflammée, attendre son extinction avant de remettre le radiateur en place définitivement.
Dans l'un et l'autre cas, poursuivre l'essai pendant cinq minutes supplémentaires.
5. Noter les phénomènes observés, et notamment :
- les temps auxquels se produisent les diverses inflammations ; lorsque le radiateur est écarté, les durées de celles-ci et la longueur des flammes ; les inflammations ne sont considérées comme effectives que lorsque ces durées sont au moins égales à trois secondes ;
- la présence et l'aspect des fumées ;
- la chute, s'il y a lieu, de gouttelettes enflammées ou non ;
- l'inflammation, s'il y a lieu, de la ouate de cellulose ;
- l'aspect et l'abondance du résidu.
6. Pour chaque type de matériau, il est fait quatre épreuves.
Lorsque les deux faces des éprouvettes sont différentes, une seule et même face est soumise au rayonnement direct au cours des quatre épreuves. Des épreuves supplémentaires sont effectuées sur de nouvelles séries d'éprouvettes soumises au radiateur sur leur face opposée.
Dans tous les cas, les procès-verbaux de classement doivent donner une description détaillée des échantillons présentés et préciser nettement les conditions dans lesquelles ont été réalisés les essais.
II - Essai de propagation de flamme.
Article 46 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 32 JORF 19 novembre 1991
Cet essai consiste à soumettre, dans les conditions ci-après, les éprouvettes à l'action d'une source de chaleur constituée par un brûleur à gaz et à provoquer :
" 1. Eventuellement l'inflammation de l'éprouvette ;
" 2. Un effet de propagation de flamme et à en mesurer la vitesse. "
Article 47 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 33 JORF 19 novembre 1991
L'appareillage comprend (voir schémas en annexes 14.1 à 14.5) :
" a) Un statif support ;
" b) Un porte-éprouvette en forme de U renversé destiné à maintenir les matériaux souples de toutes épaisseurs (voir schéma en annexe 14.1).
" Il est constitué de deux supports en forme de U renversé comportant chacun deux barres verticales d'épaisseur 5 mm, de largeur 20 mm, de longueur 220 mm, reliées entre elles par une barre transversale à leurs extrémités supérieures, de même épaisseur et de même largeur, avec un écartement de 400 mm.
" Sur un des supports sont fixés des picots de 2,5 mm de diamètre et de longueur 20 mm avec un pas de vis chacun. Ils sont au nombre de quatre espacés de 140 mm sur la barre transversale et deux espacés de 100 mm sur chaque barre verticale.
" L'autre support possède des trous du même diamètre, du même nombre que les picots avec le même espacement. Ce support vient se plaquer contre l'autre pour serrer entre eux l'éprouvette à l'aide de vis à ailettes.
" Les deux supports sont fixés sur un statif de façon que la barre transversale soit horizontale.
" c) Un système de pinces permettant de maintenir les matériaux rigides ;
" d) Une source de chaleur : brûleur alimenté en propane tel que décrit dans l'annexe 14.2. La pression doit être comprise entre 10 et 50 kPa ;
" e) Un chariot disposé sur deux rails qui permettent de le déplacer latéralement à l'aide d'une manivelle (voir schéma en annexe 14.3).
" Sur ce chariot est fixée une plate-forme horizontale supportant le brûleur qui peut s'incliner à 45° à partir de sa position verticale en tournant autour d'un axe horizontal en 0,1 à 0,2 seconde. Ce mouvement est piloté automatiquement à l'aide d'un moteur électrique et d'une horloge qui contrôle la durée de l'inclinaison avec une précision de 0,1 seconde. Lorsque la plate-forme revient à sa position initiale, un chronomètre avec une précision de 0,1 seconde se déclenche. Il s'arrête lorsque l'opérateur appuie sur un bouton et indique le temps de persistance de la flamme.
" Deux tiges verticales fixées sur le chariot à gauche du brûleur peuvent être disposées contre chaque face de l'éprouvette afin de la maintenir dans le plan vertical du porte-éprouvette en permanence pendant l'application du brûleur, en empêchant le matériau de se tordre. Ce dispositif est utilisé pour les tissus thermofusibles qui ont tendance à sortir du plan du porte-éprouvette en se recroquevillant et à être ainsi hors d'atteinte du brûleur (voir schéma en annexe 14.3) ;
" f) Un gabarit pour mesurer la distance entre le brûleur et l'arête ou la tranche inférieure de l'éprouvette (voir schéma en annexe 14.4) ;
" g) Un dispositif pour mesurer la hauteur de la flamme du brûleur (voir schéma en annexe 14.4) ;
" h) Une enceinte d'essai munie d'un système d'extraction pour évacuer les fumées après essai (par exemple : une sorbonne munie d'une guillotine), son volume minimum est de 1 mètre cube. "
Article 48 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 34 JORF 19 novembre 1991
1. Les essais sont effectués sur quatre éprouvettes au moins conditionnées à (23 + ou - 2) °C et (50 + ou - 5) p. 100 d'humidité relative jusqu'à masse constante. La masse est considérée constante quand deux pesées successives à 24 heures d'intervalle ne diffèrent pas de plus de 0,1 p. 100 ou de 0,1 gramme (prendre la plus grande valeur de masse) (*).
" Si les matériaux sont anisotropes, une deuxième série d'épreuves est effectuée sur des éprouvettes découpées dans l'autre direction.
" Pour les matériaux rigides, les éprouvettes ont les dimensions suivantes : 400 X 35 mm.
" Pour les matériaux souples, les éprouvettes ont les dimensions suivantes : 460 X 230 mm.
" 2. Sortir l'éprouvette de l'enceinte de conditionnement et faire l'essai dans les 30 minutes qui suivent au plus tard. Si nécessaire, l'échantillon peut être mis dans un récipient ayant la même atmosphère que la chambre de conditionnement.
" Les essais sont réalisés dans un local sans courant d'air de telle sorte que la vitesse de l'air à proximité de l'éprouvette soit inférieure à 0,2 mètre par seconde.
" 3. Lorsqu'il s'agit de matériaux rigides, maintenir par une extrémité l'éprouvette horizontale par l'intermédiaire d'une pince sur le statif, le côté de 35 mm étant dans le plan vertical.
" Lorsqu'il s'agit de matériaux souples, l'éprouvette est fixée sur le porte-éprouvette décrit dans l'article 47 au paragraphe b.
" 4. Vérifier avec le gabarit la distance entre l'extrémité supérieure du brûleur incliné à 45° et l'arête inférieure de l'éprouvette pour les matériaux rigides ou la surface à 40 mm au-dessus du bord inférieur pour les matériaux souples d'épaisseur inférieure à 5 mm (voir schéma en annexe 14.5).
" 5. Le brûleur étant en position verticale, l'allumer, attendre 2 minutes que la flamme se stabilise, vérifier sa hauteur à l'aide du dispositif décrit dans l'annexe 14.4 et au paragraphe g de l'article 47, régler le robinet du brûleur pour obtenir une hauteur de 20 mm.
" 6. Vérification de la non-persistance ou de la non-propagation de la flamme.
" Le brûleur est incliné à 45° face à l'éprouvette et de telle sorte que la flamme soit en contact pendant 5 secondes soit avec l'arête inférieure pour les matériaux rigides ou d'épaisseur supérieure à 5 mm soit avec la surface à 40 mm au-dessus du bord inférieur pour les matériaux souples d'épaisseur inférieure à 5 mm.
" Si la pointe de la flamme et ses bords ne touchent plus l'éprouvette, le chariot est déplacé latéralement pour maintenir le contact dans les limites fixées ci-dessus.
" Au bout de 5 secondes, le brûleur est ramené à sa position verticale. Noter, à partir du retrait du brûleur, le temps de persistance de la flamme sur l'éprouvette, les distances de propagation et les chutes de gouttes enflammées ou non.
" 3 secondes après l'extinction de l'éprouvette, réappliquer le brûleur pendant 5 secondes à l'endroit où la flamme s'est éteinte en maintenant le contact sur l'éprouvette. La manoeuvre est répétée une dizaine de fois par éprouvette au maximum. Les éprouvettes doivent être en nombre suffisant pour faire 30 applications.
" 7. Mesure de la vitesse de propagation.
" Tracer sur la longueur de l'éprouvette deux repères distants de 250 mm, la partie précédant le premier repère ayant une longueur de 50 mm.
" La flamme est maintenue 30 secondes au contact de l'angle inférieur de l'éprouvette. Mesurer le temps nécessaire à la flamme pour parcourir la distance comprise entre les deux repères.
" Pour les matériaux souples, l'éprouvette est disposée de telle sorte que l'un de ses bords soit libre entre les deux barres verticales.
" (*) En pratique, pour certains matériaux courants de dimensions données, les durées et les procédures de stabilisation en humidité sont précisées dans des listes émises par le C.E.C.M.I. "
III - Essai au panneau radiant : (Spécifique des revêtements de sol).
Article 49 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Cet essai consiste à soumettre, dans les conditions définies ci-après, les éprouvettes à l'action calorifique du panneau radiant,
en vue de leur classement dans l'une des catégories M 3 ou M 4 : A. - Appareillage.
Article 50 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
a) Un panneau en céramique poreuse, alimenté au gaz propane, qui constitue la surface de rayonnement ;
b) Un appareil assurant le mélange air-gaz et son système de réglage ;
c) Un socle métallique ;
d) Un porte-éprouvette pivotant sur un axe vertical ;
e) Un petit brûleur mobile au gaz, utilisé comme flamme pilote ;
f) Un dispositif d'extraction de fumée sans influence sur l'éprouvette ;
g) Un récepteur de rayonnement avec ses appareils de contrôle.
Article 51 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
1. Le panneau radiant comporte un corps carré en céramique poreuse de 305 mm de côté, de 70 mm d'épaisseur, maintenu par un cadre métallique de 320 mm de dimensions extérieures.
L'ensemble est entouré par un cadre en béton réfractaire de dimensions extérieures : 490 mm de côté, 70 mm d'épaisseur et 190 mm de profondeur, qui laisse entre la paroi interne du béton et le panneau radiant un espace libre de 15 mm. La face antérieure du panneau radiant est en retrait de 60 mm par rapport à la face correspondante du cadre.
2. L'appareil destiné à produire le mélange air-gaz doit être d'une puissance suffisante pour assurer une alimentation du mélange à une pression telle que le pouvoir rayonnant du système permette une mise en régime de l'ordre de cinq à dix minutes.
3. Le socle métallique peut être réalisé de différentes façons. Sa hauteur moyenne sera de 1 200 mm comptée depuis la base de l'encadrement en béton.
4. L'éprouvette (400 X 95 mm) doit être maintenue au contact des rebords du porte-éprouvette par une plaque métallique d'appui et dans la position suivante en cours d'essai :
- perpendiculairement à la surface radiante ;
- son plan dans le prolongement du côté extérieur du cadre du panneau radiant (320 X 320 mm) ;
- son extrémité située à 70 mm de la surface radiante ;
- sa largeur exposée est de 80 mm ;
- l'éprouvette peut être amenée hors du rayonnement par rotation du porte-éprouvette.
5. Le brûleur mobile alimenté au gaz est réglé de façon à donner une flamme d'environ 40 mm de longueur qui peut être présentée au contact de l'extrémité de l'éprouvette, côté panneau.
Article 52 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 35 JORF 19 novembre 1991
L'étalonnage du panneau radiant est réalisé en remplaçant l'éprouvette par une plaque en matériau incombustible de 8 mm d'épaisseur de caractéristiques suivantes : [*non reproduites*] " Sur cette plaque sont disposés des disques de cuivre noircis au noir de fumée, de 25 mm de diamètre et 0,2 mm d'épaisseur. Un thermocouple est brasé au centre de chacun d'eux sur la face exposée.
" Ces disques sont maintenus au contact de la plaque incombustible de telle sorte que les soudures des thermocouples soient à des distances définies de l'extrémité.
" Les valeurs suivantes sont respectées : [*valeurs non reproduites*] " En cours d'essai on vérifie la constance du rayonnement à l'aide d'un récepteur optique réglé à la valeur retenue lors d'un étalonnage. Le réglage éventuel du rayonnement est réalisé en agissant sur l'arrivée du gaz. "
Article 53 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 36 JORF 19 novembre 1991
Pour chaque matériau il est fait au moins trois épreuves sur des éprouvettes mesurant 400 X 95 mm.
" Avant essai elles sont conditionnées en atmosphère à (23 + ou - 2) °C et (50 + ou - 5) p. 100 d'humidité relative jusqu'à masse constante. La masse est considérée constante quand deux pesées successives à 24 heures d'intervalle ne diffèrent pas de plus de 0,1 p. 100 ou de 0,1 gramme (prendre la plus grande valeur de mas se) ([*).
" Après mise en régime stable du panneau radiant, l'éprouvette est amenée en position d'essai (temps 0).
" La flamme pilote est mise au contact du matériau dès le début de l'essai pendant une minute au maximum ou jusqu'à inflammation du revêtement. Si l'inflammation ne persiste pas, répéter l'opération pendant 10 secondes à 2, 3, 4, 6 et 8 minutes.
" Le panneau radiant est éteint 10 minutes après le début de l'épreuve. Si l'inflammation persiste, noter sa progression sur l'éprouvette maintenue en position d'essai. L'élongation maximale du front de flamme est mesurée depuis l'extrémité de l'éprouvette, côté panneau radiant.
" Les critères de classement sont :
" 1. La moyenne des trois élongations maximales après extinction de l'éprouvette ;
" 2. La moyenne des élongations après une minute d'essai.
SECTION IV : Mesure du pouvoir calorifique supérieur (P.C.S.).
Article 54 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Les mesures sont basées, pour l'essentiel, sur la norme NF M 03-005 (détermination du P.C.S. des combustibles solides). Cette norme a été reprise en y apportant les modifications nécessaires dans le cadre des matériaux classés M 0.
A. - Réactifs.
Article 55 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
1. Eau distillée ou déminéralisée ;
2. Oxygène sous pression exempt de tout combustible ;
3. Acide benzoïque " étalon calorimétrique " en poudre dont le P.C.S. est certifié.
B. - Appareillage.
Article 56 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
L'appareillage est décrit dans la norme NF M 03-005, il comprend essentiellement :
1. Calorimètre adiabatique (1) ;
2. Bombe calorimétrique ;
3. Thermomètre gradué au 1/100 de degré ;
4. Coupelles en platine ou en silice ;
5. Chronomètre ;
6. Fil d'allumage en nickel-chrome (fil de clavecin) ; fil de coton non mercerisé ;
7. Papier à cigarette ;
8. Manomètre et robinet à pointeau ;
9. Vibreur ;
10. Balance sensible au 1/10 de milligramme et balance de portée 5 kilogrammes à 0,5 gramme près ;
11. Lunette de visée ;
12. Système de fabrication de la cigarette (voir schéma) ou presse à pastiller ;
13. Creuset de 10 millilitres.
(1) L'utilisation d'un calorimètre isotherme est possible à condition de tenir compte des corrections nécessaires (voir norme NF M 03-005).
C. - Conduite des essais.
Article 57 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 37 JORF 19 novembre 1991
Prélever dans toute l'épaisseur du matériau une masse minimale de 50 grammes. Le matériau est conditionné dans une atmosphère à (23 + ou - 2) °C et (50 + ou - 5) p. 100 d'humidité relative jusqu'à masse constante. La masse est considérée constante quand deux pesées successives à 24 heures d'intervalle ne diffèrent pas de plus de 0,1 p. 100 ou de 0,1 gramme (prendre la plus grande valeur de masse) ([*) :
" a) Le matériau est réduit en poudre. Si la poudre obtenue paraît homogène, on ne sépare pas les constituants ; dans le cas contraire, on effectue cette séparation et on détermine le pouvoir calorifique séparément sur chacune des fractions ;
" b) L'échantillon prêt pour l'essai se présente sous la forme d'une "cigarette" courte, traversée longitudinalement par un fil de clavecin, ou sous la forme d'une pastille comprimée.
" Les différents composants (matériau 0,6 gramme, acide benzoïque 0,6 gramme, papier, fil de clavecin et éventuellement fil de coton) sont pesés à 1/10 de milligramme près. "
Article 58 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Le dispositif qui permet la réalisation de la " cigarette " se compose d'une matrice en laiton et d'un mandrin en acier.
L'opération se déroule ainsi :
Le papier à cigarette est enroulé sur le mandrin, en ménageant une partie libre de façon à pouvoir le torsader autour du fil de clavecin.
Le tout est introduit dans le logement de la matrice, un jeu de 0,5 millimètre permet la mise en place commode du mandrin habillé de son papier à cigarette.
Le canal, dans l'axe du mandrin, à la base de la matrice, permet le passage du fil de clavecin.
Le fil replié se trouve maintenu par le poids de la matrice.
On pèse d'abord le matériau (0,6 gramme environ) puis le mélange homogène formé du matériau et d'une quantité égale d'acide benzoïque " étalon pour calorimétrie ". Introduire le mélange dans la cigarette.
Le remplissage terminé, on torsade les extrémités du papier afin de sceller la cigarette.
Une pesée finale de la cigarette est faite pour vérification (on n'admet pas de pertes supérieures à 10 milligrammes sauf pour certains cas exceptionnels).
Article 59 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Dans le cas de la pastille, procéder comme suit :
Peser (dans un creuset de 10 millilitres) d'abord le matériau (0,6 gramme environ) puis le mélange homogène formé du matériau et d'une quantité égale d'acide benzoïque " étalon pour calorimétrie ". Transvaser le mélange dans le réceptacle du pastilleur. Pastiller sous la presse. Attacher le fil de clavecin autour de la pastille. Une pesée finale de la pastille est faite pour vérification (on n'admet pas de pertes supérieures à 10 milligrammes sauf pour certains cas exceptionnels).
Article 60 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Pour la mesure, se placer dans une salle à température sensiblement constante et en particulier à l'abri des courants d'air et des rayons solaires.
Relier les deux électrodes par le fil de clavecin et s'assurer du bon contact électrique.
Ajuster le couvercle et le visser sur le corps de la bombe. Relier la bombe à la bouteille d'oxygène, puis ouvrir avec précaution le robinet de la bouteille et charger la bombe jusqu'à une pression de 35 bars environ sans retirer l'air qui s'y trouvait.
Introduire dans le vase calorimétrique une quantité d'eau distillée ou déminéralisée suffisante pour submerger la face supérieure du couvercle de la bombe. Cette quantité doit être égale (à 1 gramme près) à celle qui a été utilisée au cours de la détermination de la valeur en eau du calorimètre et de ses accessoires (1).
Peser cette eau.
S'assurer que la bombe ne fuit pas (absence de bulles d'oxygène). Placer la bombe dans le vase calorimétrique, celui-ci dans la jaquette, ajuster le thermomètre, établir les connexions et mettre en marche l'agitateur.
(1) L'équivalent en eau du calorimètre, de la bombe et de leurs accessoires est calculé en faisant au moins cinq déterminations concordantes du pouvoir calorifique supérieur de l'acide benzoïque. Le pouvoir calorifique supérieur de l'acide de qualité " étalon pour calorimétrie " doit être certifié par le fournisseur. Effectuer la mesure suivant le mode opératoire ci-dessus après avoir pesé dans la coupelle 1,2 gramme environ pesé à 0,1 milligramme près d'acide benzoïque " étalon pour calorimétrie " mis sous forme de " cigarette " ou de pastille.
Article 61 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Amener la température de l'eau du vase calorimétrique à une valeur sensiblement égale à celle de la jaquette. Lorsque l'équilibre est atteint, attendre une dizaine de minutes à température constante.
Noter cette température initiale (t i) et fermer le circuit électrique pour provoquer la combustion.
Pendant la montée rapide en température de l'eau du vase calorimétrique, la température de l'eau de la jaquette doit être aussi égale que possible à celle du vase calorimétrique ; elles doivent être égales à + ou - 0,01 °C près lorsque l'on approche du maximum de température. Observer la température du vase calorimétrique toutes les minutes jusqu'à ce que dix lectures successives soient identiques. Noter cette température comme température maximale (t m).
Les observations thermométriques et calorimétriques sont lues à 0,005 °C au moyen de la lunette.
La lecture doit se faire après avoir, chaque fois, à défaut de vibreur, frappé légèrement sur le thermomètre au niveau du sommet de la colonne de mercure.
Retirer la bombe du calorimètre, la laisser reposer pendant 10 minutes, réduire lentement la pression, ouvrir la bombe. Vérifier si la combustion est complète, c'est-à-dire s'il n'y a pas de dépôt de suie à l'intérieur de la bombe ou des traces de carbone résiduel sur les parois de la coupelle. Rincer et sécher la bombe.
Si la combustion n'est pas complète, recommencer la mesure.
D. - Expression des résultats.
Article 62 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Le pouvoir calorifique supérieur à volume constant (P.C.S.) de l'échantillon est donné par la formule suivante en kilojoules par kilogramme :
P.C.S. = (E (tm - ti) - b)/M)
= équivalent en eau du calorimètre, de la bombe, de leurs accessoires et de l'eau introduite dans la bombe en joules/°C ;
= température initiale en degrés Celsius ;
= température maximale en degrés Celsius ;
= correction nécessitée par la chaleur de combustion des combustibles annexes, en joules.
Déduire de la chaleur de combustion totale les chaleurs de combustion du fil de clavecin (6 270 kJ/kg à titre indicatif) et/ou du fil de coton, du papier, et de l'acide benzoïque.
= masse de la prise d'essai en grammes.
Article 63 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Le pouvoir calorifique supérieur (en kJ/kg) de l'échantillon est exprimé par la moyenne des résultats de trois mesures concordantes.
CHAPITRE III : DÉTERMINATION DU CLASSEMENT.
Article 64 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Les matériaux sont répartis dans les catégories suivantes : M 1, M 2, M 3, M 4, et le cas échéant M 0.
SECTION I : Classement des matériaux souples d'une épaisseur inférieure ou égale à 5 millimètres.
Article 65 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Le classement, dans les catégories visées à l'article 64, des matériaux souples d'une épaisseur inférieure ou égale à 5 millimètres est défini dans les conditions ci-après par les résultats de l'essai principal (art. 12 à 25) et éventuellement des essais complémentaires (art. 43 à 48).
Article 66 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 38 JORF 19 novembre 1991
Un matériau souple est classé dans la catégorie M 1 lorsque les essais ont donné les résultats suivants :
a) Essai au brûleur électrique (art. 12 à 25).
Au cours de l'essai, il n'y a pas d'inflammation de durée supérieure à cinq secondes après retrait de la flamme pilote, ni de points en ignition avec effet de propagation, ni de chute de gouttes.
L'inflammation éventuelle du résidu carbonisé ne doit pas être prise en considération.
S'il y a chute de gouttes, enflammées ou non enflammées, on procède à l'essai pour matériaux fusibles.
b) Essai pour matériaux fusibles (art. 43 à 45).
L'inflammation de la ouate de cellulose conduit au classement M 4.
Dans le cas contraire, le matériau est classé M 1 s'il y a eu chute de gouttes non enflammées à l'essai au brûleur électrique, et le matériau est classé M 2 s'il y a eu chute de gouttes enflammées à l'essai au brûleur électrique.
" c) S'il y a percement du matériau sans inflammation au brûleur électrique, le classement est prononcé d'après l'article 79. "
Article 67 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Un matériau souple est classé dans la catégorie M 2 lorsque :
1° Il n'entre pas dans la catégorie précédente ;
2° Les essais ont donné les résultats suivants :
a) Essai au brûleur électrique :
Les inflammations persistantes, spontanées ou provoquées, conduisent à des destructions telles que la moyenne des longueurs détruites mesurées à partir du bord inférieur des éprouvettes est inférieure à 350 mm.
b) Essai pour matériaux fusibles :
Dans le cas contraire, le matériau est classé M 2 s'il y a eu chute de gouttes non enflammées à l'essai au brûleur électrique, et le matériau est classé M 3 s'il y a eu chute de gouttes enflammées à l'essai au brûleur électrique.
Article 68 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Un matériau souple est classé dans la catégorie M 3 lorsque :
1° Il n'entre pas dans l'une des catégories précédentes ;
Les inflammations provoquent des destructions telles que la moyenne des longueurs détruites est inférieure à 600 mm et que la moyenne des largeurs détruites mesurées à partir du bord inférieur de l'éprouvette est inférieure à 90 mm sur la partie de l'éprouvette comprise entre 450 et 600 mm.
Dans le cas contraire, le matériau est classé M 3 s'il y a eu chute de gouttes non enflammées à l'essai au brûleur électrique, et le matériau est classé M 4 s'il y a eu chute de gouttes enflammées à l'essai au brûleur électrique.
Article 69 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Un matériau souple est classé dans la catégorie M 4 lorsque :
2° Après l'essai décrit aux articles 46 à 48, la vitesse de propagation de flamme est inférieure à 2 mm par seconde.
SECTION II : Classement des matériaux rigides de toute épaisseur et des matériaux souples d'une épaisseur supérieure à 5 millimètres.
Article 70 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 39 JORF 19 novembre 1991
Le classement dans les catégories visées à l'article 64 des matériaux souples d'une épaisseur supérieure à 5 millimètres et des matériaux rigides est défini, dans les conditions ci-après, par les résultats de l'essai principal (art. 26 à 42) et, éventuellement, des essais complémentaires (art. 43 à 53).
" Dans le cas de percement sans inflammation du matériau lors de l'essai principal (y compris les matériaux collés sur support qui se rétractent et qui présentent simultanément une masse volumique inférieure à 200 kg/m3 et une épaisseur supérieure à 5 millimètres), il est procédé aux essais complémentaires pour matériaux fusibles et de propagation de flamme ; le classement est prononcé par application des articles 79 à 83.
" Les revêtements de sols, quels que soient leur nature et leur mode de pose, ne sont pas concernés en raison de leur position d'usage. "
Article 71 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 40 JORF 19 novembre 1991
Les critères retenus en vue du classement des matériaux à la suite des essais par rayonnement sont basés sur les mesures suivantes :
délai d'inflammation, somme des longueurs maximales de flammes, durée de combustion. "
Article 72 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 41 JORF 19 novembre 1991
1. Le délai d'inflammation (ti) est la durée en secondes écoulée entre la mise en place de l'éprouvette dans la cabine et le temps d'inflammation.
[*formules non reproduites cf JORF du 19 novembre 1991 p. 15045*]
Article 73 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 42 JORF 19 novembre 1991
a) Un matériau souple d'épaisseur supérieure à 5 millimètres ou un matériau rigide est classé dans la catégorie M 1 lorsque l'indice de classement défini à l'article 72 est inférieur à 2,5.
" b) S'il y a percement du matériau sans inflammation, celui-ci est classé d'après l'article 79. "
Article 74 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 43 JORF 19 novembre 1991
Un matériau souple d'épaisseur supérieure à 5 millimètres ou un matériau rigide est classé dans la catégorie M 2 lorsque :
" 1. Il n'entre pas dans l'une des catégories précédentes ;
" 2. L'indice de classement est inférieur à 15. "
Article 75 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 44 JORF 19 novembre 1991
Un matériau souple d'épaisseur supérieure à 5 millimètres ou un matériau rigide est classé dans la catégorie M 3 lorsque :
" 2. L'indice de classement est inférieur à 50. "
Article 76 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Un matériau souple d'épaisseur supérieure à 5 mm ou un matériau rigide est classé dans la catégorie M 4 lorsque :
1. Il n'entre pas dans l'une des catégories précédentes ;
2. Après l'essai décrit aux articles 46 à 48, la vitesse de propagation de la flamme est inférieure à 2 mm par seconde.
Article 77 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Le classement des revêtements de sol intervient de la façon suivante :
1. Après essai au panneau radiant (art. 49 à 53), en catégorie M 3 si la moyenne des trois élongations maximales après extinction sur l'éprouvette est inférieure ou égale à 300 mm ;
2. Après essai au panneau radiant (art. 49 à 53), en catégorie M 4 si la moyenne des trois élongations maximales après extinction sur l'éprouvette est supérieure à 300 mm et si la moyenne des trois élongations à une minute est inférieure ou égale à 100 mm ;
3. Après essai par rayonnement (art. 26 à 42), en catégorie M 1 ou M 2.
Article 78 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Le classement des matériaux multicouches à parements incombustibles étanches intervient de la façon suivante, selon l'article 6, et après l'essai par rayonnement dans les conditions des articles 26 à 42 :
1. En catégorie M 1 si les gaz dégagés par le joint simulé ne s'enflamment pas au cours de chacune des quatre épreuves ;
2. En catégorie M 2 si les gaz dégagés par le joint simulé s'enflamment.
Le classement du multicouche ne peut être moins bon que celui de l'âme (cas des matériaux classés M 1).
Le classement du multicouche ne peut être meilleur que celui de son parement (cas des parements avec revêtements épais classés M 3).
Si le parement incombustible étanche a une épaisseur inférieure à 0,2 mm dans le cas de l'aluminium et à 0,1 mm dans le cas du cuivre, et si l'âme du matériau multicouche a un classement de catégorie M 4, le classement du multicouche est maintenu en catégorie M 4.
SECTION III : Classements particuliers.
Article 79 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Le classement des matériaux visés aux articles 66 c) et 73 b) est établi de la façon suivante après exécution de l'essai de propagation de flamme qui devient l'essai déterminant (art. 46 à 48).
S'il y a chute de gouttes, enflammées ou non, au cours de l'essai de propagation de flamme, on procède à l'essai pour matériaux fusibles (art. 43 à 45).
D'une manière générale, l'inflammation de la ouate de cellulose au cours de l'essai pour matériaux fusibles conduit au classement M 4.
Article 80 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 45 JORF 19 novembre 1991
Lorsqu'il n'y a aucune persistance de flamme après retrait du brûleur à l'essai de propagation de flamme, le matériau est classé dans la catégorie M 1. "
Article 81 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 46 JORF 19 novembre 1991
Lorsqu'il y a persistance de flamme d'une durée inférieure ou égale à 5 secondes sans propagation appréciable après retrait du brûleur à l'essai de propagation de flamme, le matériau est classé dans la catégorie M 2.
" S'il y a chute de gouttes enflammées au cours de l'essai de propagation de flamme, sans inflammation de la ouate de cellulose au cours de l'essai pour matériaux fusibles, le matériau est classé dans la catégorie M 3. "
Article 82 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 47 JORF 19 novembre 1991
Lorsqu'il y a persistance de flamme d'une durée supérieure à 5 secondes sans propagation continue après retrait du brûleur à l'essai de propagation de flamme, le matériau est classé dans la catégorie M 3.
" S'il y a chute de gouttes enflammées au cours de l'essai de propagation de flamme, sans inflammation de la ouate de cellulose au cours de l'essai pour matériaux fusibles, le matériau est classé dans la catégorie M 4. "
Article 83 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Le matériau est classé dans la catégorie M 4 lorsque :
2. Lors de l'essai de propagation de flamme, il est observé une propagation continue sur 250 mm à une vitesse inférieure à 2 mm par seconde.
Article 84 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Un matériau souple d'épaisseur supérieure à 5 mm ou un matériau rigide, qui présente des signes de fluage ou de fusion au cours de l'essai principal (art. 26 à 42), est soumis ensuite à l'essai pour matériaux fusibles (art. 43 à 45). Si, au cours de ce dernier essai, il n'y a pas d'inflammation de la ouate de cellulose, on maintient le classement obtenu au cours de l'essai principal ; dans le cas contraire le classement devient M 4.
Article 85 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Sont justiciables de dérogations les matériaux qui présenteraient des caractéristiques très particulières ne paraissant pas permettre le classement. Dans ces cas le classement intervient après avis du C.E.C.M.I. qui peut demander éventuellement d'autres essais.
SECTION IV : Classement en catégorie M 0.
Article 86 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 48 JORF 19 novembre 1991
a) Un matériau homogène souple ou rigide est classé dans la catégorie M 0 lorsqu'il satisfait aux conditions 1° et 2° ci-dessous :
" 1° Soit il n'y a pas d'inflammation effective à l'essai par rayonnement, soit il satisfait aux conditions de classement M 1 à l'essai au brûleur électrique ;
" 2° Son pouvoir calorifique supérieur mesuré dans les conditions définies aux articles 54 à 63 est inférieur ou égal à 2,5 MJ/kg (soit environ 600 kcal/kg).
" b) Un matériau multicouche est classé dans la catégorie M 0 lorsqu'il satisfait aux conditions 1° et 2° ci-dessous :
" 2° Le pouvoir calorifique supérieur de chacune de ses couches est inférieur ou égal à 2,5 MJ/kg (soit environ 600 kcal/kg). "
Article 87 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 49 JORF 19 novembre 1991
a) Les revêtements minces classés M 1 sur support inerte et les peintures appliquées sur support inerte peuvent être classés M 0 à condition que leur dégagement calorifique surfacique ne dépasse pas 2,1 MJ/m2 (soit environ 500 kcal/m2) en utilisation intérieure et 3,35 MJ/m2 (soit environ 800 kcal/m2) en utilisation extérieure.
" b) On admet le classement M 0 pour un matériau multicouche ayant une couche combustible en surface ou interne, lorsque les trois conditions ci-dessous sont simultanément réunies :
" 1° Soit l'indice de classement à l'essai par rayonnement est nul, soit le matériau satisfait aux conditions de classement M 1 à l'essai au brûleur électrique ;
" 2° La couche combustible a un dégagement calorifique surfacique inférieur à 2,1 MJ/m2 (soit environ 500 kcal/m2).
" 3° Le pouvoir calorifique supérieur de l'ensemble du matériau est inférieur ou égal à 2,5 MJ/kg (soit environ 600 kcal/kg).
" c) Après examen particulier en C.E.C.M.I., l'assimilation au classement M 0 peut être accordée à des matériaux comportant une couche combustible non apparente qui ne répond pas aux conditions du paragraphe b (2°), si le pouvoir calorifique supérieur de l'ensemble est inférieur ou égal à 2,5 MJ/kg en tenant compte du pouvoir calorifique supérieur de la couche combustible et de la facilité de libération des calories correspondantes. "
CHAPITRE IV : PROCÈS-VERBAUX DE CLASSEMENT.
Article 88 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Les procès-verbaux de classement ne peuvent être délivrés que pour des matériaux nettement définis suivant l'article 11, et désignés par une référence commerciale engageant la responsabilité du demandeur.
Ils sont conformes au modèle faisant l'objet de l'annexe n° 19.
Article 89 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
En cas de substitution de la raison sociale du demandeur ou de la référence du matériau, on procède, si nécessaire, à de nouveaux essais, et un nouveau procès-verbal de classement est établi.
Article 90 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 50 JORF 19 novembre 1991
Au moment de sa mise en oeuvre, un matériau doit faire l'objet d'un certificat de qualification reconnu par le ministère chargé de l'industrie, tel que la marque NF-Réaction au feu, ou d'un procès-verbal de classement en cours de validité.
" La durée de validité des procès-verbaux de classement est de cinq ans.
" Cette règle ne s'applique pas aux matériaux visés à l'article 8.
" Les rapports d'essais réalisés conformément aux dispositions du présent arrêté par les laboratoires d'autres Etats membres de la Communauté économique européenne, spécialement désignés à cet effet, auront la même valeur que celle des rapports d'essais réalisés par les laboratoires français agréés par le ministère de l'intérieur. "
Article 91 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 51 JORF 19 novembre 1991
Les procès-verbaux de classement délivrés antérieurement à la date de publication du présent arrêté au Journal officiel restent valables jusqu'à expiration de leur durée de validité, sauf renouvellement avant cette échéance.
" Le renouvellement des procès-verbaux de classement dont la durée de validité expire dans le cours de l'année suivant la date de publication au Journal officiel du présent arrêté doit intervenir avant la fin de ce délai. La durée de validité des procès-verbaux visés au présent alinéa est prorogée jusqu'à leur renouvellement.
" Les dispositions du présent arrêté sont applicables aux demandes d'essais de classement déposées dans les laboratoires après la publication au Journal officiel du présent arrêté. "
Article 92 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
L'arrêté du 4 juin 1973 modifié par l'arrêté du 19 décembre 1975, portant classification des matériaux et éléments de construction par catégories selon leur comportement au feu et définition des méthodes d'essais, est abrogé.
ANNEXE 1 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1991-08-28 art. 52 JORF 19 novembre 1991
Dimensions des éprouvettes pour les divers essais
Essai par rayonnement. - 300 X 400 mm ; épaisseur maximale 120 mm.
Essai au brûleur électrique. - Un coupon de 3 mètres carrés ; 180 X 600 mm ; épaisseur maximale 5 mm.
Essai pour matériaux fusibles. - 70 X 70 mm ; masse totale minimale 2 grammes.
Essai de propagation de flamme. - 400 X 35 mm pour matériaux rigides; 460 X 230 mm pour les matériaux souples. Essai au panneau radiant. - 400 X 95 mm.
ANNEXE 2 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Résumé des classements obtenus par les matériaux souples d'épaisseur inférieure ou égale à 5 mm
ANNEXE 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1996-11-27 art. 2 JORF 26 décembre 1996 en vigueur le 1er janvier 1997
(Tableaux et clichés non reproduits).
ANNEXE 17 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
3. Référence commerciale du produit :
(Un procès-verbal de classement ne peut être délivré que si cette référence est précisée.)
Nature chimique des principaux constituants et leur pourcentage.
Epaisseur : Masse : Couleur : .
Dans le cas des matériaux composites, composition des différentes couches :
Type de liant.
Pour les panneaux revêtus (peintures, enduits ou vernis) :
Nature du support.
Nature du revêtement (appellation).
Epaisseur ou masse au mètre carré de produit.
Nombre de couches.
5. Ignifugation :
Référence du produit d'ignifugation.
Poids de produit appliqué.
Nombre d'applications.
Personne à contacter (nom et numéro de téléphone) :
Signature du demandeur : Joindre une notice technique si possible.
ANNEXE 18 I, II, III (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Fibre textile (en p. 100) trame.
Fibre textile (en p. 100) chaîne.
Masse au mètre carré.
Coloris présentés.
Traitement subis.
Technique d'ignifugation.
Joindre une notice technique si possible.
DANS LE PROCÈS-VERBAL
a) Composition globale des différentes couches ;
b) Poids total ;
c) Epaisseur ;
d) Présentation (rouleau, dalle, etc.) ;
d) et, en général, toute information pouvant être communiquée et permettant l'identification du produit.
5. Mode de pose :
a) Nature du support ;
b) Nature et appellation de la colle utilisée.
et ne pouvant pas être communiquées en dehors du C.E.C.M.I.)
a) Couche d'usure :
Composition précise.
Masse surfacique.
b) Dossier :
c) Enduction :
d) Envers :
a) Référence(s) du(ou des) produits d'ignifugation ;
b) Technique(s) d'ignifugation ;
c) Dans le cas où les produits d'ignifugation ne sont pas incorporés à la masse du revêtement, indiquer :
Poids de produit.
3. Personne à contacter.
4. Signature du demandeur.
Supports textiles revêtus à l'exception
des revêtements de murs et de sols.
d) Présentation (rouleau, dalle, etc.),
et en général toute information pouvant être communiquée et permettant l'identification du produit.
a) Référence(s) du (ou des) produit(s) d'ignifugation ;
3. Personne à contacter :
4. Signature du demandeur :
PROCÈS-VERBAL DE CLASSEMENT.
ANNEXE 19 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
N° et annexes de pages
Essai de réaction au feu d'un matériau
en vue de classement conformément à l'arrêté
du ministre de l'intérieur et de la décentralisation du 30 juin 1983
Nature des essais :
Durabilité (art. 10) :
Compte tenu des critères résultant des essais ci-dessous décrits dans les annexes au présent procès-verbal.
Le classement indiqué ne préjuge pas de la conformité des matériaux commercialisés aux échantillons soumis aux essais et ne saurait en aucun cas être considéré comme un certificat de qualification tel que défini par la loi du 10 janvier 1978. Cette conformité peut être attestée par les certificats de qualification reconnus par le ministère de l'industrie, et notamment par la marque NF - Réaction au feu.
A, le.Nom, qualité et signature
du responsable du laboratoire :
NOTA. - Sont seules autorisées les reproductions intégrales et par photocopie de la présente page de garde ou du document complet (page de garde et annexes).
RÉACTION AU FEU - SUPPORTS TYPES.
ANNEXE 20 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1996-11-27 art. 3 JORF 26 décembre 1996 en vigueur le 1er janvier 1997
I. - Supports types pour revêtements de murs ou de plafonds
1. Fibre-ciment.
Epaisseur : (6 1) mm.
Masse volumique : (1 800 200) kg/m3.
Représentatif de tout support M 0 non isolant (l 0,10 W/m °C selon D.T.U. règles Th K 77).
2. Plaque de plâtre cartonné.
Composition et caractéristiques : voir norme NF P 72-302.
Epaisseur : (12,5 + ou - 1) mm.
Masse volumique : (800 + ou - 100) kg/m3.
Classement M1. 3. Panneau de particules de bois agglomérées ignifugé dans la masse à la fabrication.
Composition et caractéristiques : voir norme NF B 54-100.
Destination : usage en intérieur des bâtiments pour milieu sec.
Epaisseur : (16 + ou - 1) mm. Masse volumique : 680 + ou - 50) kg/m3.
Classement : M 1.
II. - Supports-types pour revêtements de sols
2. Panneau de particules de bois agglomérées non ignifugé.
Destination : planchers de bâtiments pour milieu sec.
Epaisseur : (22 + ou - 1) mm. Masse volumique : 680 + ou - 50) kg/m3.
Classement : M 3 (essai au panneau radiant).
Les laboratoires agréés utiliseront, pour les essais, des supports types de fabrication identique.
RÉACTION AU FEU - CLASSEMENTS CONVENTIONNELS.
ANNEXE 21 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1996-11-27 art. 4 JORF 26 décembre 1996 en vigueur le 1er janvier 1997
I. - Matériaux a priori M 0
Verre, verre cellulaire.
Plâtre, stuc.
Plâtre armé de fibres de verre ou à armatures métalliques.
Bétons et mortiers de ciments et de chaux.
Pierre, ardoise.
Fer, fonte, acier, aluminium, cuivre, zinc, plomb.
II. - Matériaux à base de bois
Epaisseurs supérieures ou égales à 14 mm : M 3.
Epaisseurs inférieures à 14 mm : M 4.
Epaisseurs supérieures ou égales à 18 mm : M 3.
Epaisseurs inférieures à 18 mm : M 4.
Contreplaqués, lattés, particules, fibres.
4. Parquets en bois massif collés.
Epaisseurs supérieures ou égales à 6 mm avant ponçage : M 3.
Epaisseurs inférieures à 6 mm avant ponçage : M 4.
Les classements conventionnels M 3 et M 4 des bois et des panneaux dérivés du bois ne sont pas modifiés par les revêtements de surface bien adhérents suivants :
b) Tout autre révêtement dont le dégagement calorifique surfacique ne dépasse pas 4,18 MJ/m2 (1 000 kcal/m2).
Les plaques de stratifiés décoratifs haute pression conformes à la norme NF 54-301 et d'épaisseur inférieure à 1,5 mm sont classées en catégorie M 3.
III. - Matériaux peints
1. Supports non isolants classés M 0 selon le paragraphe I :
a) Revêtus de peinture appliquée en quantités inférieures à 0,35 kg/m2 humide pour les peintures brillantes et à 0,75 kg/m2 humide pour les peintures mates et satinées, sans prendre en compte les apprêts, impressions ou bouche-pores : classement M 1.
b) Revêtus de peinture épaisse ou d'enduit pelliculaire de finition appliqué en quantités comprises entre 0,5 et 1,5 kg/m2 humide : classement M 2.
c) Revêtus de revêtements plastiques épais, définis par le DTU 59,2 utilisés en extérieur de bâtiment, en quantités comprises entre 1,5 et 3,5 kg/m2 humide : classement M 2.
2. Supports inertes revêtus en utilisation intérieure de peinture brillante en quantité inférieure à 0,10 kg/m2 humide ou de peinture mate ou satinée en quantité inférieure à 0,15 kg/m2 humide ou de peinture mate ou satinée en quantité inférieure à 0,65 kg/m2 humide :
classement M 0.
3. Supports non isolants classés M 1 ou M 2 :
Revêtus de peinture appliquée en quantités inférieures à 0,35 kg/m2 humide pour les peintures brillantes et à 0,50 kg/m2 humide pour les peintures mates et satinées, sans prendre en compte les apprêts, impressions ou bouche-pores : classement M 2.
DURABILITÉ DES CLASSEMENTS EN RÉACTION AU FEU : DES MATÉRIAUX.
ANNEXE 22, 1 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
En application de l'article 10 de l'arrêté réaction au feu des matériaux, la présente annexe technique a pour objet de préciser la durabilité des classements en réaction au feu des matériaux selon leur destination et de définir les épreuves de vieillissement accéléré nécessaires afin d'estimer cette durabilité.
ANNEXE 22, 2 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Les matériaux visés par la présente annexe technique sont les suivants :
Bois massifs et panneaux dérivés du bois, utilisés à l'abri des intempéries ;
ANNEXE 22, 3 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
L'essai de réaction au feu est réalisé avant et après les épreuves de vieillissement accéléré.
Ces épreuves de vieillissement sont applicables à tous les types de matériaux visés à l'article 2, sauf ceux auxquels s'appliquent les dispositions des articles 8 et 20 (1er alinéa) et ceux qui font l'objet de la liste visée à l'article 25.
D'une façon générale, dans la suite du présent texte, les valeurs des pourcentages d'humidités relatives indiquées auront toujours une précision de 7 5 p. 100.
CHAPITRE Ier : BOIS MASSIFS ET PANNEAUX DÉRIVÉS DU BOIS, UTILISÉS A L'ABRI DES INTEMPÉRIES
SECTION I : Durabilité des classements.
ANNEXE 22, 4 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Les cas faisant l'objet de l'épreuve de vieillissement accéléré définie à l'article 10 sont les suivants :
Traitement des bois massifs et panneaux dérivés du bois par application de vernis ou peinture formant un film agissant par simple effet d'écran ou par intumescence ;
Traitement des bois massifs et des contreplaqués finis par imprégnation de sels ignifuges appliqués par brossage, pulvérisation ou trempage, à la pression atmosphérique ou au cours de cycles sous vide et pression ;
Traitement des plis de contre-plaqués par trempage à la pression atmosphérique avant contrecollage.
ANNEXE 22, 5 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
L'appareillage utilisé dans l'épreuve de vieillissement accéléré comprend :
Soit 2 chambres de conditionnement climatique maintenues à une température de 23 °C + ou - 3 °C, dont l'une est réglée à 15 p. 100 + ou - 5 p. 100 d'humidité relative et l'autre à 90 p. 100 + ou - 5 p. 100 d'humidité relative ;
Soit 1 chambre à hygrométrie réglable de 15 à 90 p. 100 + ou - 5 p. 100 d'humidité relative, maintenue à une température de 23 °C 73 °C ;
Les moyens nécessaires aux manutentions et aux pesées.
Dans le cas du vieillissement accéléré de matériaux non lavables, il est prévu la mise en place dans la chambre de conditionnement d'un écran au-dessus des matériaux, afin d'éviter sur ceux-ci une chute des condensations se produisant sur la paroi supérieure de cette chambre.
ANNEXE 22, 6 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Lorsque, à l'issue de l'épreuve de vieillissement accéléré, le classement de réaction au feu est confirmé ou amélioré, la durabilité du classement est considérée égale à la durée de vie du matériau mis en oeuvre.
ANNEXE 22, 7 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Lorsque, à l'issue de l'épreuve de vieillissement accéléré, le classement de réaction au feu est moins bon, la durabilité du classement est de douze mois à partir de la date de mise en oeuvre dans un établissement réglementé.
Toutefois, le matériau peut être réutilisé pendant une nouvelle période de douze mois, sous réserve que le traitement soit renouvelé.
ANNEXE 22, 8 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
La durabilité des classements est considérée comme égale à la durée de vie du matériau dans le local, sans épreuve de vieillissement accéléré, pour les panneaux dérivés du bois, ignifugés en fabrication par les procédés décrits ci-dessous :
Panneaux de particules de bois agglomérées, ignifugés dans la masse par apport d'agents ignifuges incorporés à la colle et/ou mélangés aux particules avant encollage ;
Contreplaqués ignifugés dans la masse par apport d'agents ignifuges incorporés à la colle ;
Contreplaqués ignifugés dans la masse par absorbtion de sels ignifuges dans les plis avant contrecollage en cycles sous vide et pression ;
Contreplaqués et panneaux de particules de bois agglomérées, ignifugés par les procédés décrits aux trois alinéas précédents et revêtus d'un placage de bois décoratif lui-même revêtu d'un vernis ignifuge ou non ignifuge ;
Panneaux de particules de bois agglomérées par un liant minéral ;
Panneaux de fibragglos comportant un liant minéral.
ANNEXE 22, 9 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Les nouvelles méthodes d'ignifugation, qui ne figureraient pas dans les articles 4 et 8, pourront y être ajoutées ultérieurement après avis du C.E.C.M.I.
SECTION II : Epreuve de vieillissement accéléré.
ANNEXE 22, 10 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Les échantillons sont soumis à 4 cycles d'une durée de deux semaines chacun.
Après stabilisation à 50 p. 100 d'humidité relative et température de 23 °C, leur séjour, dans chacune des chambres, est alternativement de quatre jours à 90 p. 100 d'humidité relative, trois jours à 15 p. 100 d'humidité relative, trois jours à 90 p. 100 d'humidité relative et quatre jours à 15 p. 100 d'humidité relative, afin que les durées passées dans chaque enceinte soient semblables tous les deux cycles.
Après le dernier cycle, les échantillons sont remis en atmosphère à 50 p. 100 d'humidité relative et température de 23 °C jusqu'à stabilisation, ce qui est vérifié par un poids pratiquement constant pendant une durée de trois jours.
Dès la sortie de la chambre conditionnée, les échantillons sont soumis aux essais réglementaires.
En cas d'interruption accidentelle au cours d'un cycle, des éprouvettes sont maintenues à 50 p. 100 d'humidité relative et température de 23 °C pendant la durée de l'interruption.
SECTION III : Choix des subjectiles.
ANNEXE 22, 11 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Pour apprécier les qualités conférées, après traitement, à des matériaux d'origine naturelle, les subjectiles suivants, classés en catégorie M 4, ont été sélectionnés :
1° Planches de bois de sapin de 10 mm d'épaisseur ;
2° Contreplaqué okoumé trois plis de 5 mm d'épaisseur ;
3° Panneaux durs de fibres végétales de 5 mm d'épaisseur ;
4° Panneaux isolants de fibres végétales de 10 mm d'épaisseur ;
5° Panneaux de particules de bois de 10 mm d'épaisseur.
Dans le cas d'imprégnation, l'essai porte uniquement sur les planches de sapin de 10 mm rabotées ou non rabotées d'épaisseur supérieure à 10 mm.
ANNEXE 22, 12 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Les éprouvettes réalisées en bois de sapin dit Abies alba Mille comportent trois parties assemblées chant sur chant dont la partie centrale est de 200 mm de largeur, maintenues entre elles à l'aide de deux traverses de 25 mm, placées à chaque extrémité de l'éprouvette, prises sur la longueur et fixées par rainure et languette.
Le bois est raboté sur les deux faces ; les éprouvettes doivent être exemptes de défaut et sans coeur inclus ; aucun noeud ne doit se trouver dans la partie médiane, soumise au rayonnement du radiateur.
ANNEXE 22, 13 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Le contre-plaqué okoumé est défini comme suit :
Epaisseur totale 5 mm ;
Trois plis okoumé ;
Colle urée-formol ;
Densité apparente 0,45 environ.
ANNEXE 22, 14 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Le panneau dur est défini comme suit :
Epaisseur 5 mm ;
Aggloméré sous pression de fibres fines de bois ;
Densité apparente 1 environ.
ANNEXE 22, 15 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Le panneau isolant est défini comme suit :
Epaisseur 10 mm ;
Aggloméré sous faible pression de fibres fines de bois ;
Densité apparente 0,25 environ.
ANNEXE 22, 16 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Le panneau de particules de bois est défini comme suit :
Fabriqué à partir de bois sélectionnés, possédant une surface fermée et sous marque de qualité CTB-P.
Densité 0,68 environ.
SECTION IV : Conditions d'application.
ANNEXE 22, 17 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Le laboratoire agréé pour le classement fournit les subjectiles nécessaires aux essais et contrôle l'application du traitement, soit en laboratoires, soit en usine.
SECTION V : Extension des classements à d'autres subjectiles.
ANNEXE 22, 18 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Les classements obtenus avec les subjectiles ci-dessus peuvent être étendus, à traitement égal, aux mêmes subjectiles d'épaisseurs supérieures.
Les classements obtenus sur planches de sapin de 10 mm d'épaisseur peuvent être étendus, à traitement égal, à tout autre bois massif d'épaisseur supérieure ou égale à 10 mm.
ANNEXE 22, 19 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
En dehors des cas prévus à l'article 18, les classements ne peuvent être étendus d'un subjectile à l'autre.
CHAPITRE II : MATÉRIAUX DE SYNTHÈSE AUTRES QUE TEXTILES
SECTION I : Domaine d'application.
ANNEXE 22, 20 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Les matériaux de synthèse d'usage courant dans le bâtiment et dont les bonnes tenues au vieillissement en extérieur ou en intérieur sont connues ne font pas l'objet a priori d'épreuve de vieillissement accéléré avant essai de réaction au feu, sauf cas particuliers à examiner par le C.E.C.M.I.
Afin d'identifier le matériau, les fiches d'information prévues à l'article 11 de l'arrêté doivent comporter une description complète du matériau et du/ou des systèmes d'ignifugation utilisés. Ces renseignements confidentiels sont conservés par le laboratoire.
Lorsque le C.E.C.M.I. estime ne pas posséder suffisamment de précisions sur un produit, celui-ci fait l'objet de l'article 21.
ANNEXE 22, 21 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Les produits de synthèse nouvellement introduits dans le domaine du bâtiment, et ceux pour lesquels le C.E.C.M.I. estime ne pas avoir suffisamment de renseignements, sont soumis à des épreuves de vieillissement accéléré avant leur classement en réaction au feu.
Ces épreuves font appel à des dégradations utilisant le rayonnement ultra-violet et la chaleur sèche ou humide, suivant le type d'ignifugation, la nature et l'utilisation intérieure ou extérieure du matériau.
SECTION II : Epreuves de vieillissement accéléré.
ANNEXE 22, 22 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Les échantillons du matériau sont stabilisés, avant épreuve, à une température de 23 °C et 50 p. 100 d'humidité relative.
Les échantillons sont répartis en trois séries :
La première série d'éprouvettes, disposées en position verticale, est soumise aux rayons ultra-violets pendant une durée de 2 000 heures ;
La deuxième série d'éprouvettes est soumise à une exposition à la chaleur humide à une température de 70 °C et 95 p. 100 d'humidité relative, en étuve ventilée avec renouvellement d'air pendant vingt-huit jours ;
La troisième série d'éprouvettes est soumise à une immersion dans l'eau à 70 °C pendant sept jours.
Les trois séries d'éprouvettes sont ensuite reconditionnées à une température de 23 °C et 50 p. 100 d'humidité relative puis testées en réaction au feu.
SECTION III : Durabilité des classements.
ANNEXE 22, 23 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Les produits de synthèse entrant dans le cadre de l'article 20 et les produits de synthèse dont les classements de réaction au feu sont confirmés ou améliorés après les épreuves de vieillissement accéléré de l'article 22 sont classés sans limitation de durée.
ANNEXE 22, 24 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Pour les produits de synthèse visés à l'article 21 et dont les classements de réaction au feu sont moins bons après les épreuves de vieillissement accéléré, la durabilité du classement est de douze mois à partir de la date de mise en oeuvre dans un établissement réglementé.
CHAPITRE III : MATÉRIAUX TEXTILES UTILISÉS A L'ABRI DES INTEMPÉRIES
ANNEXE 22, 25 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Les épreuves de vieillissement accéléré sont applicables à tous les textiles utilisés à l'abri des intempéries, sauf ceux définis dans la liste jointe à la présente annexe. Cette liste, établie et tenue à jour par le C.E.C.M.I., n'est pas exhaustive.
ANNEXE 22, 26 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Ces épreuves font appel :
1. Pour les textiles supportant l'eau :
Soit à une série de nettoyages en phase aqueuse ou à un trempage dans l'eau ;
Soit à un vieillissement accéléré en humidité variable.
2. Pour les textiles ne supportant pas l'eau :
A un vieillissement accéléré en humidité variable.
ANNEXE 22, 27 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
L'épreuve consiste à faire subir à l'échantillon appliqué sur son support, avant stabilisation à température de 23 °C et 50 p. 100 d'humidité relative et essai de réaction au feu, 20 passages de l'applicateur d'injection/extraction défini à l'article 30, § 1.
ANNEXE 22, 28 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Revêtements de murs collés
Lorsque le revêtement de mur collé est qualifié de nettoyable par le fabricant, et que le traitement d'ignifugation est réputé résister à ce nettoyage, l'épreuve consiste à faire subir à l'échantillon appliqué sur son support, avant stabilisation à température de 23 °C et 50 p. 100 d'humidité relative et essai de réaction au feu, 10 passages de l'applicateur d'injection/extraction défini à l'article 30, § 2.
Lorsque le revêtement de mur collé est qualifié de nettoyable par le fabricant, mais que le traitement d'ignifugation est réputé ne pas résister à ce nettoyage, l'ensemble fait l'objet des épreuves de nettoyage à sec et de vieillissement accéléré en chambres climatiques prévues aux articles 32 et 33.
Lorsque le revêtement de mur collé est qualifié de non nettoyable par le fabricant, et quelles que soient les qualités du traitement d'ignifugation, l'ensemble fait l'objet des épreuves de vieillissement accéléré en chambres climatiques prévues à l'article 33.
ANNEXE 22, 29 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Lorsque le revêtement de siège est qualifié de nettoyable par le fabricant, et que le traitement d'ignifugation est réputé résister à ce nettoyage, l'épreuve consiste à faire subir à l'échantillon, avant stabilisation à température de 23 °C et 50 p. 100 d'humidité relative et essai de réaction au feu, 10 passages de l'applicateur d'injection/extraction défini à l'article 30, § 2.
Lorsque le revêtement de siège est qualifié de nettoyable par le fabricant mais que le traitement d'ignifugation est réputé ne pas résister à ce nettoyage, l'ensemble fait l'objet des épreuves de nettoyage à sec et de vieillissement accéléré en chambres climatiques prévues aux articles 32 et 33.
Lorsque le revêtement de siège est qualifié de non nettoyable par le fabricant, et quelles que soient les qualités du traitement d'ignifugation, l'ensemble est soumis aux épreuves de vieillissement accéléré en chambres climatiques prévues à l'article 33.
ANNEXE 22, 30 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Epreuve d'injection/extraction
Pour revêtements de sols textiles
L'applicateur est constitué d'une buse de 0,23 mètre de longueur associée à une brosse et reliée à un aspirateur (2 200 mm de colonne d'eau en dépression et 75 m3/h). Une rampe d'injection est fixée parallèlement à la buse d'aspiration. La pression de pulvérisation est de 2,4 bars environ.
Après les 20 passages définis à l'article 27, il faut ajouter 5 passages sans injection afin d'améliorer le séchage du revêtement.
La solution pulvérisée est de l'eau permutée utilisée à la température ambiante, additionnée d'un agent mouillant du type Teepol de concentration 1 p. 10 000.
Pour revêtements de murs collés
et revêtements de sièges nettoyables
L'applicateur est constitué d'une buse de 0,09 mètre de longueur reliée à un aspirateur (2 200 mm de colonne d'eau en dépression et 75 m3/h). Une rampe d'injection est fixée parallèlement à la buse d'aspiration. La pression de pulvérisation est de 1 bar environ.
Après les 10 passages définis aux articles 28 et 29, il faut ajouter 5 passages sans injection afin d'améliorer le séchage du revêtement.
La solution pulvérisée est de l'eau permutée à la température ambiante, additionnée d'un agent mouillant du type Teepol de concentration 1 p. 10 000.
ANNEXE 22, 31 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Revêtements de murs tendus, voilages, rideaux, etc.
Lorsque le revêtement de mur tendu, le voilage, le rideau, etc., est qualifié par le fabricant de lavable ou supportant le trempage et que le traitement d'ignifugation est réputé résister à ce lavage, l'épreuve consiste à faire subir à l'échantillon, avant stabilisation à 23 °C et 50 p. 100 d'humidité relative et essai de réaction au feu, un trempage d'une heure dans un bain de rapport volumétrique 1/20 de 20 litres minimum d'eau permutée à 20 °C avec agitation, suivi après séchage d'un brossage manuel de 10 passages simples au moyen d'une brosse en nylon.
Lorsque le revêtement de mur tendu, le voilage, le rideau, etc., est qualifié par le fabricant de lavable ou supportant le trempage, mais que le traitement d'ignifugation est réputé ne pas résister à ce lavage, l'ensemble est soumis aux épreuves de vieillissement accéléré en chambres climatiques prévues à l'article 33.
ANNEXE 22, 32 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Epreuve de nettoyage à sec
L'épreuve consiste à faire subir à l'échantillon, avant stabilisation à température de 23 °C et 50 p. 100 d'humidité relative et essai de réaction au feu, un trempage d'une heure dans un bain de trichloréthylène pur à 20 °C avec une légère agitation, suivi d'un séchage à l'air libre en position verticale, sans que l'échantillon n'ait été soumis à aucune torsion ni aucun essorage. L'échantillon subit ensuite un brossage manuel de 10 passages simples au moyen d'une brosse en nylon.
ANNEXE 22, 33 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Epreuve de vieillissement accéléré en chambres climatiques
Lorsque le revêtement de mur collé ou tendu, le voilage, le rideau, le revêtement de siège, etc., est qualifié, par le fabricant, de non lavable ou ne supportant pas le trempage, et quelles que soient les qualités du traitement d'ignifugation, l'épreuve consiste à faire subir à l'échantillon, disposé en position verticale en chambres climatiques (cf. article 5), 4 cycles d'une durée de deux semaines chacun.
Après stabilisation à 50 p. 100 d'humidité relative et température de 23 °C, le séjour de l'échantillon dans chacune des chambres climatiques est, alternativement, de quatre jours à 90 p. 100 d'humidité relative, trois jours à 15 p. 100 d'humidité relative, trois jours à 90 p. 100 d'humidité relative, quatre jours à 15 p. 100 d'humidité relative, afin que les durées passées dans chaque enceinte soient semblables.
Il est prévu la mise en place, dans la chambre climatique, d'un écran au-dessus des matériaux, afin d'éviter sur ceux-ci une chute des condensations se produisant sur la paroi supérieure de cette chambre.
A l'issue des cycles, l'échantillon subit également un brossage manuel à plat de 10 passages simples au moyen d'une brosse en nylon, puis une stabilisation à température de 23 °C et 50 p. 100 d'humidité relative, puis l'essai de réaction au feu.
SECTION III : Choix des supports textiles.
ANNEXE 22, 34 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Afin d'apprécier les qualités conférées, après traitement, à des matériaux textiles d'origine naturelle, les supports textiles suivants ont été sélectionnés :
1. Toile de coton.
2. Toile de lin.
3. Toile de jute.
Ces supports textiles ont une masse surfacique comprise entre 0,15 et 0,20 kg/m2 et doivent être débarrassés de leurs traitements d'apprêt.
ANNEXE 22, 35 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Le laboratoire agréé pour le classement fournit les supports-textiles nécessaires aux essais et contrôle l'application du traitement soit en laboratoire, soit en usine.
SECTION V : Durabilité des classements.
ANNEXE 22, 36 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
ANNEXE 22, 37 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Toutefois, le matériau peut être réutilisé pendant une nouvelle période de douze mois sous réserve que le traitement soit renouvelé.
ANNEXE 22, 38 (abrogé au 31 décembre 2002) En savoir plus sur cet article...
Modifié par Arrêté 1996-11-27 art. 5 JORF 26 décembre 1996 en vigueur le 1er janvier 1997
Les matériaux comportant un support textile et un film synthétique étanche et apparent (enduction, contrecollage, etc.) sur une ou deux faces sont soumis aux épreuves de vieillissement accéléré prévues au chapitre II.
Tissus libres ou tendus
Fibres minérales : amiante, céramique, etc.
Fibre de verre, avec ou sans enduction.
Cholofibres.
Polyamides aromatiques, polyimides : Nomex, Kevlar, Kermel.
Modacryliques à base de copolymères.
ftmyester à base de monomères modifiés.
Viscose ignifugée dans la masse.
Article Execution (abrogé au 31 décembre 2002)

References: art. 10
 l'article 1
 art. 1
 art. 1
 l'article 78
 art. 2
 art. 3
 art. 4
 art. 5
 art. 6
 art. 7
 art. 8
 art. 9
 art. 10
 art. 11
 l'article 17
 l'article 3
 art. 12
 art. 13
 art. 14
 art. 15
 art. 16
 art. 17
 art. 18
 art. 20
 l'article 34
 art. 21
 art. 22
 art. 23
 art. 24
 art. 25
 art. 26
 art. 27
 art. 28
 art. 29
 art. 30
 art. 31
 art. 32
 art. 33
 art. 34
 l'article 47
 l'article 47
 art. 35
 art. 36
 art. 37
 l'article 64
 art. 38
 l'article 79
 art. 39
 l'article 64
 art. 40
 art. 41
 art. 42
 l'article 72
 l'article 79
 art. 43
 art. 44
 l'article 6
 art. 45
 art. 46
 art. 47
 art. 48
 art. 49
 l'article 11
 art. 50
 l'article 8
 art. 51
 art. 52
 art. 2
 art. 3
 art. 4
 l'article 10
 l'article 2
 l'article 25
 l'article 10
 l'article 18
 l'article 11
 l'article 21
 l'article 20
 l'article 22
 l'article 21
 l'article 30
 § 1
 l'article 30
 § 2
 l'article 33
 l'article 30
 § 2
 l'article 33
 l'article 27
 l'article 33
 art. 5