Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-20001229-221217
Timestamp: 2016-10-24 10:49:36+00:00

Document:
France, Conseil d'État, President de la section du contentieux, 29 décembre 2000, 221217
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 221217Numéro NOR : CETATEXT000008026696 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2000-12-29;221217 Analyses : ETRANGERS - RECONDUITE A LA FRONTIERE.Texte : Vu la requête, enregistrée le 18 mai 2000 au secrétariat du contentieux du Conseil d' Etat, présentée par M. Azize X..., demeurant chez M. Farouk X..., ... ; M. X... demande au Président de la section du contentieux du Conseil d'Etat :
1°) d'annuler le jugement du 28 mars 2000 par lequel le conseiller délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 1er décembre 1998 par lequel le préfet de Seine-Saint-Denis a décidé sa reconduite à la frontière ;
Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X..., de nationalité mauricienne, s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après la notification, le 13 mars 1998, de la décision du préfet de Seine-Saint-Denis du 5 mars 1998 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire ; qu'il entrait ainsi dans le champ d'application de la disposition précitée ;
Considérant qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. X... ait résidé en France de façon habituelle depuis 1982 comme il le prétend ; qu'en particulier, il n'apporte aucun justificatif de cette résidence entre 1988 et 1995 ; que par suite, l'arrêté attaqué n'a pas méconnu le 3° de l'article 12 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945 ;
Considérant que si M. X... fait valoir qu'il vit en concubinage depuis 1987 avec une compatriote, qu'il est père de deux enfants nés en France, dont l'un, qu'il n'a pas reconnu, a été adopté par son frère, qu'il vit chez son frère et qu'il a toutes ses attaches familiales en France, il ressort des pièces du dossier que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, et notamment de la situation irrégulière de la mère de son enfant, qui a fait elle-même l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière, et des conditions de séjour de M. X..., et eu égard aux effets d'une mesure de reconduite à la frontière, l'arrêté du préfet de Seine-Saint-Denis en date du 1er décembre 1998 n'a pas porté au droit de celui-ci au respect de sa vie familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels a été décidée cette mesure ; qu'il n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Considérant que si le requérant soutient que la décision attaquée serait intervenue en méconnaissance des dispositions de l'article 3 de convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il n'apporte aucune précision au soutien de ce moyen ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Azize X..., au préfet de Seine-Saint-Denis et au ministre de l'intérieur.Références : Arrêté 1998-12-01Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales 1950-11-04 art. 8Ordonnance 45-2658 1945-11-02 art. 22, art. 12 bisPublications :Proposition de citation: CE, 29 décembre 2000, n° 221217Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Président : Mme AubinRapporteur public : M. GoulardOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : President de la section du contentieuxDate de la décision : 29/12/2000Fonds documentaire : Legifrance Haut de page

References: l'article 12
 l'article 8
 l'article 3
 art. 8
 art. 22
 art. 12