Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-19750929-701075
Timestamp: 2017-07-23 16:52:27+00:00

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Type d'affaire : DecisionType de recours : Joindre les requêtes 6745/74 et 6746/74 ; irrecevablesNumérotation : Numéro d'arrêt : 7010/75Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1975-09-29;7010.75 Analyses : (Art. 6-1) ACCES A UN TRIBUNAL, (Art. 6-1) DELAI RAISONNABLE, (Art. 6-1) DROITS ET OBLIGATIONS DE CARACTERE CIVIL, (Art. 6-1) PROCES EQUITABLE, (Art. 6-1) PROCES PUBLIC, (Art. 8-1) RESPECT DE LA CORRESPONDANCE, (Art. 8-2) DEFENSE DE L'ORDRE, (Art. 8-2) INGERENCE, (Art. 8-2) NECESSAIRE DANS UNE SOCIETE DEMOCRATIQUE, (Art. 8-2) PREVENTION DES INFRACTIONS PENALESParties : Demandeurs : X.Défendeurs : BELGIQUETexte : APPLICATION/REQUETE NÂ° 7010/75 X . v/BELGIUM X . c/BELGIQU E DECISION of 29 September 1975 on the admissibility of the application DÃCISION du 29 septembre 1975 sur la recevabilitÃ© de la requÃªt e
Article 2 of Protocol NÂ° 1 : This provision guarantees the right in principle to make use of educational facilities existing at a given moment . No obligation on the State to organise retreining programmes. Article 2 du Protocole additionnef : Cette disposition garantit le droit de se servir, en principe, des moyens d'instruction existant Ã un moment donnÃ©. Pas d'obligation de l'Etat d'organiser des cours de recyclage .
I English : see p . 1631
Le requÃ©rant est titulaire d'un brevet dÃ©livrÃ© en dÃ©cembre 1932 par l'Ecole Royale Militaire de Belgique, section Â« armes simples Â» ( f'Ecote comprend deux sections : rr armes spÃ©ciales Â» et Â« armes simples Â») . Une loi du 11 novembre 1933 a autorisÃ© les officiers brevetÃ©s de la section Â« armes spÃ©ciales Â» Ã porter le titre d'ingÃ©nieur civii s'its quittent t'armÃ©e . Cette loi ne prÃ©voyait toutefois aucune Ã©quivatence de la section rr amres simples n aux diplÃ´mes civils . Une nouvelle lÃ©gislation promulguÃ©e en 1965 a consacrÃ© pour l'avenir l'Ã©quivalence du brevet du cycle actuel de la section Â« armes simples Â» Ã un diplÃ´me universitaire . Cette lÃ©gislation n'a aucun caractÃ©re rÃ©troactif . Elle n'organise pas davantage de possibilitÃ© de recyclage qui permettreit au requÃ©rant de complÃ©ter les Ã©tudes qu'il a faites pour les porter au niveau de l'actuel cycle Â« armes simples Â».
EN DROI T Le requÃ©rant se plaint du fait que les lois belges du 11 novembre 1933 et du 9 avril 1965 n'a tt ribuent aucune Ã©quivalence scientifique ou acadÃ©mique aux brevets du cycle d'Ã©tudes complÃ©tes de la section Â« armes simples Â» de l'Ecole Royale Militaire, dÃ©livrÃ©s comme le sien avant 1965 . Il allÃ¨gue Ã ce sujet une violation de l'a rticle 2 du Protocole NÂ° 1, tant pris isolÃ©ment que combinÃ© avec l'article 14 de la Convention .
II est vrai que l'article 2 du Protocole NÂ° 1 garantit Ã toute personne le droit Ã l'instruction et que l'article 14 de la Convention interdit toute discrimination dans la jouissance des droits et libertÃ©s reconnus par la Convention . Il estime en particulier que le droit Ã l'instruction oblige l'Etat belge Ã organiser des cours de recyclage qui lui permettraient de complÃ©ter ses Ã©tudes afin de les porter au niveau plus Ã©levÃ© qui fut attribuÃ© par la loi du 9 avril 1965 au cycle d'Ã©tudes (i armes simples n et d'obtenir ainsi l'Ã©quivalence de son brevet avec les grades acadÃ©miques et civils . La Commission se rÃ©fÃ©re ici Ã la jurisprudence de la Cour EuropÃ©enne des Droits de l'Homme (arrÃªt du 23 juillet 1968 dans l'Affaire a relative Ã certains aspects du rÃ©gime linguistique de l'enseignement en Belgique n, selon laquelle le droit garanti par l'article 2 du Protocole NÂ° 1 est Â« le droit de se servir, en principe, des moyens d'instruction existant Ã un moment donnÃ© Â» .(Voir Ã©galement= DÃ©cisions de la Commission sur les requÃªtes NÂ° 2924/66 c/Belgique, Rec . 28 p . 62 (86), Annuaire 11, p . 412 et NÂ° 3798c/Royaume-Uni, Rec . 29 p . 7017811 . Or, la Commission constate que le requÃ©rant a obtenu l'instruction existant au moment de son entrÃ©e Ã l'Ecole militaire ainsi que le brevet de fin d'Ã©tudes consacrant cette instruction . L'Etat belge n'est donc nullement obligÃ©, eu Ã©gard Ã l'article 2 du Protocole N" 1, d'organisÃ©r actuellement des cours de recyclage ou de reconnaitre une Ã©quivalence entre ce brevet et les grades acadÃ©miques civils . En tant que le requÃ©rant allÃ©gue une violation de l'article 14 combinÃ© avec l'article 2 du Protocole NÂ° 1 en raison d'une discrimination basÃ©e sir l'origine sociale, entre les porteurs de diplÃ´mes militaires et civils, il n'apporte aucun commencement de preuve ni argument Ã l'appui de son allÃ©gation . L'examen de ce grief par la Commission, tel qu'il a Ã©tÃ© soulevÃ©, ne permet donc de dÃ©celer, mPme d'office, aucune apparence de violation des droits et libertÃ©s garantis par la Convention et notamment par la disposition prÃ©citÃ©e .
Il s'ensuit que la requPte est manifestement mal fondÃ©e, au sens de l'article Z7, Â§ 2, de la Convention . Par ces motifs, la Commission DÃCLARE LA REQUETEIRRECEVABLE .
Summary of the facts Applicant holder of a certificate issued in December 1932 by the Royal Military School of Belgium, section "simple weaponry" (The school comprises two sections : simple weaponry and special weaponry) . A law of 11 November 1933 allows officers holders of the "Special weaponry" certificate to bear the title of civil engineers when they leave the ermy . The law did not however attribute any equivalence between the "simple weaponry" certificates and the civil, academic degrees. A new legislation passed in April 19 65 now recognises for the future the equivalence between the certificate prasently issued in respect of the complete study course in the "simple wraponry" section.
This legislation has no retroactive effect and does not organise a retreining programme which would allow the applicant to complete his studies in order to raise them to the standard of the present study course .
(TRANSLATION) THE LAW . The applicant complains of the fact that the Belgian laws of 11 November 1933 and 9 April 1965 do not attribute any scientific or academic equivalence to the diploma issued, like his, before 1965 in respect of the complete study course in the "simple weaponry" section of the Royal Military School . In this respect he alleges a violation of Article 2 of Protocol NÂ° 1 on its own as well as in conjunction with Article 14 of the Convention .
It is true that Article 2 of Protocole NÂ° 1 guarantees to everyone the right to education and Article 14 of the Convention prohibits discrimination in the enjoyment of the rights and freedoms set out in the Convention . In particular, the applicant considers that the right to education requires the Belgian State to organise a retraining programme which would allow him to complete his studies in order to raise them to the higher standard recognised by the law of 9 April 1965 in respect of the "simple weaponry" course and also to obtain an equivalence for his diploma with civil academic degrees . The Commission would refer to the jurisprudence of the European Court of Human Rights (Judgment of 23 July 1968 in the Case relating to certain aspects of the laws on the use of languages in educetion in Belgium" according to which the right guarenteed by Article 2 of Protocol NÂ° 1 is "the right, in principle, to make use of educational facilities existing at a given moment" . See also the decisions of the Commission in Applications Nos 2924/66 against Belgium, Coll . 28 p . 62 ( 86), Yearbook 11, p . 412, and 3198/68 against the U .K ., Coll . 29 p . 10 (18)) . The Commission finds that the applicant received the education existing at the time when he entered the military school and that he obtained the final diploma awarded for these studies . The Belgian State is by no means required in respect of Article 2 of Protocol NÂ° 1 to actually organise retraining programmes or recognise an equivalence between this diploma and civil, academic degrees . Insofar as the applicant alleges a violation of Article 14 of the Convention in conjunction with Article 2 of Protocol NÂ° 1 because of discrimination based on social origin between holders of military and civil diplomas, he has not submitted the slightest evidence or reasoning to substantiate his allegations . An examination by the Commission of this complaint as it has been submitted, including an examination made ex officio does not therefore disclose any appearance of a violation of the Convention and in particular the above Articles . For these reasons, the Commissio n DECLARES THE APPLICATION INADMISSIBLE .
- 164 -Origine de la décision Pays : Conseil de l'EuropeJuridiction : Cour européenne des droits de l'hommeFormation : Commission (plénière)Date de la décision : 29/09/1975Fonds documentaire : HUDOC Haut de page

References: l'article 14
 l'article 2
 l'article 14
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