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Timestamp: 2017-06-23 18:53:31+00:00

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Concile, Théologie	Concile
Un concile est une assemblée solennelle ouverte à tous les évêques du monde (concile œcuménique) ou d'une région (concile régional), pour discuter des affaires de l'Église (en particulier, dogme, morale, discipline), prendre des décisions et promulguer des décrets. Sommaire[afficher]
Les 21 conciles œcuméniques (ou généraux) Modifier
Le premier « concile » fut l'assemblée des Apôtres qui eut lieu à Jérusalem en 49 ("Concile de Jérusalem") afin de trancher la controverse entre judaïsants et partisans de l'accueil sans entraves des païens convertis au christianisme. Ensuite, l'Église catholique compta, à ce jour, 21 conciles œcuméniques. Ceux-ci, sans être supérieurs à l'autorité du Pape, ont qualité pour statuer sur des questions de dogme, de morale ou de discipline. Ils réagissent aux problèmes et défis de leur temps et constituent des éléments essentiels de la Tradition de l'Église. Ier concile de Nicée (325)
Concile d'Éphèse (431) Concile de Chalcédoine (451)
IIe concile de Constantinople (553)
IIIe concile de Constantinople (680-681)
IIe concile de Nicée (787)
IVe concile de Constantinople (869-870) Ier concile du Latran (1123)
IIe concile du Latran (1139)
IIIe concile du Latran (1179)
IVe concile du Latran (1215)
Ier concile de Lyon (1245)
IIe concile de Lyon (1274)
Concile de Bâle-Ferrare-Florence (1431-1445)
Ve concile du Latran (1512-1517)
Ier concile du Vatican (1869-1870)
IIe concile du Vatican (1963-1965)
A ces conciles œcuméniques s'ajoutent une multitude de conciles régionaux (aujourd'hui, le terme de « concile » est réservé aux assemblées de l'Église universelle ; on parle plutôt de synodes, à propos de réunions limitées).
Sur les conciles œcuméniques et les conciles régionaux, voir : Liste des conciles
L'œcuménicité des Conciles Modifier
L'« œcuménicité » d'un Concile correspond à sa représentativité universelle et, par voie de conséquence, à son caractère normatif valable pour l'ensemble de l'Église. Cette « œcuménicité » est souvent une autoqualification ou une aspiration ou encore une qualification a posteriori. Parmi les premiers conciles, ceux qui étaient convoqués et présidés par l'empereur (Nicée I, Éphèse, Chalcédoine) recevaient, de facto, cette qualification. Certains l'ont obtenue grâce à une reconnaissance postérieure (Constantinople I). Après le schisme de 1054, les conciles du Latran se sont intitulés plus modestement « conciles généraux » ; l'appellation de « concile œcuménique » fut reprise durant les derniers conciles (Trente, Vatican I et II) - et par contrecoup appliquée aux conciles généraux antérieurs. La motivation théologique d'une telle attitude réside dans la conviction que l'Église catholique « est » l'Église universelle (ou que l'unique véritable Église subsiste dans l'Église catholique) ; ce changement est aussi à mettre en relation avec le fait qu'après 1492 (découverte de l'Amérique), l'« Église d'Occident » connut une expansion missionnaire spectaculaire, sur plusieurs continents - la notion d'« œcuménicité » devint dès lors plus évidente.
Au fur et à mesure de l'expansion missionnaire de l'Église et aussi des schismes, la géographie de l'origine des Pères conciliaires se modifia, ainsi que leur nombre. Certaines Églises d'Orient ne reconnaissent que les deux premiers Conciles (Nicée I et Constantinople I) : on les appelle « Églises des deux conciles ». D'autres reconnaissent encore le Concile d'Éphèse (« Églises des trois conciles ») ou les suivants (« Églises des sept conciles »). La plupart des Églises orthodoxes ont reçu les sept premiers Conciles et ont été présentes au Concile de Florence (17e concile œcuménique, qui marqua l'union des Églises en 1443) mais ne l'ont pas « reçu » par la suite ; il en fut déjà de même avec les Conciles de Constantinople IV et de Lyon. Convoqués d'abord par l'empereur romain pour des raisons d'ordre public (les hérésies et controverses étaient source de heurts violents), les conciles seront ensuite convoqués sous l'autorité du Pape. Il est arrivé que des Conciles « dérapent », proclamant leur supériorité sur le Pape (en particulier le Concile de Bâle, dont les Pères fidèles au Pape se déplacèrent à Ferrare puis à Florence, tandis que les schismatiques restaient réunis à Bâle). Les « Pères conciliaires » sont d'abord les évêques. Selon les époques et les circonstances, d'autres s'y sont adjoints : chefs d'état, théologiens (y compris laïcs), abbés, etc. Dans l'histoire, seul le Concile Vatican I a été purement « ecclésiastique », puisqu'après la Révolution française, il est peu à peu devenu possible à l'Église de s'émanciper de l'immixtion des princes dans ses affaires. Vatican II a réintroduit en son sein des laïcs, ainsi que des observateurs d'Églises et communautés ecclésiales séparées.
Portée des décisions conciliaires Modifier
Les évêques qui, réunis en concile œcuménique, délibèrent et prennent des décisions avec le pape et sous sa direction, exercent d'après le droit canon le pouvoir suprême de l'Église. Une décision solennelle d'un concile jouit de l'infaillibilité en matière de foi. Chez certains canonistes des XIIe et XIIIe s. a pris naissance l'idée, erronée, que le Concile est au-dessus du Pape : on appelle cette doctrine, qui a marqué le concile de Constance et le début du concile de Bâle-Ferrare-Florence, le « conciliarisme ».
Pour qu'un concile soit régulier, il faut que la réunion ait été convoquée, dirigée et confirmée par le Pape. Ces trois conditions n'ont pas toujours été réunies dans les premiers conciles (convocation par l'empereur romain, absence du Pape représenté par des légats, caractère non universel de la réunion), qui reflétaient le droit ecclésiastique et la situation de leur temps. Ce qui compte, c'est finalement la « réception » du concile par l'Église - et, formellement, sa confirmation par le Pape.
Le processus de réception peut durer des décennies, comme par exemple la mise en œuvre du Concile de Trente (Contre-Réforme) - ou, encore aujourd'hui, celui de Vatican II. La réception inaccomplie du Concile de Bâle-Ferrare-Florence a conduit les Églises orientales (orthodoxes) à persister à parler de « schisme de 1054 », bien que ce concile, auquel ont participé les représentants orthodoxes, ait consacré l'union des Églises.
Selon le droit canon Modifier
Concernant les Conciles, le Code de droit canonique de 1983 précise : Canon 336 : Le Collège des Évêques dont le chef est le Pontife Suprême et dont les Évêques sont les membres en vertu de la consécration sacramentelle et par la communion hiérarchique entre le chef et les membres du Collège, et dans lequel se perpétue le corps apostolique, est lui aussi en union avec son chef et jamais sans lui, sujet du pouvoir suprême et plénier sur l'Église tout entière.
Canon 337 : § 1. Le Collège des Évêques exerce le pouvoir sur l'Église tout entière de manière solennelle dans le Concile Œcuménique. § 2. Il exerce ce même pouvoir par l'action unie des Évêques dispersés dans le monde, quand, comme telle, cette action est demandée ou reçue librement par le Pontife Romain, de sorte qu'elle devienne un acte véritablement collégial. § 3. Il appartient au Pontife Romain, selon les besoins de l'Église, de choisir et de promouvoir les formes selon lesquelles le Collège des Évêques exercera collégialement sa charge à l'égard de l'Église tout entière.
Canon 338 : § 1. Il appartient au seul Pontife Romain de convoquer le Concile Œcuménique de le présider par lui-même ou par d'autres ainsi que de le transférer, le suspendre ou le dissoudre, et d'en approuver les décrets. § 2. Il lui appartient aussi de déterminer les matières à traiter en Concile et d'établir le règlement à suivre; aux questions proposées par le Pontife Romain, les Pères du Concile peuvent en ajouter d'autres avec son approbation.
Canon 339 : § 1. Tous les évêques qui sont membres du Collège des Évêques et eux seuls ont le droit et le devoir de participer au Concile Œcuménique avec voix délibérative. § 2. Quelques autres personnes non revêtues de la dignité épiscopale peuvent être appelées au Concile Œcuménique par l'autorité suprême de l'Église à qui il appartient de préciser leur participation au Concile.
Canon 340 : Si le Siège Apostolique devient vacant durant la célébration du Concile, celui-ci est interrompu de plein droit jusqu'à ce que le nouveau Pontife Suprême ordonne de le continuer ou le dissolve.
Canon 341 : § 1. Les décrets du Concile Œcuménique n'ont valeur obligatoire que s'ils sont approuvés par le Pontife Romain en union avec les Pères du Concile, confirmés par lui et promulgués sur son ordre. § 2. Pour avoir valeur obligatoire, les décrets que porte le Collège des Évêques, quand il pose un acte proprement collégial sous une autre forme proposée par le Pontife Romain ou reçue librement par lui, ont besoin de cette confirmation et de cette promulgation.
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