Source: https://www.photo-de-classe.org/
Timestamp: 2019-11-22 07:39:00+00:00

Document:
Éduquer à la
Rencontre Capucine, Thibou, Darius et les autres...
Reconnaître le passé
Un drapeau, cela symbolise quelque chose.
Chaque enfant en a choisi un.
La diversité, une chance pour l'école
Donner de la place aux
parents dans l’école
Oser les autres langues
Positiver le mot
Les élèves ont apporté en classe un objet de famille et le racontent.
Valoriser l’appartenance
Inscire les élèves
dans la société francaise
Photo de classe - l'Outil
La diversité, ça s’apprend ! À vous de jouer…
Pour poursuivre l’expérience de Julie Noël et de sa classe de CE2 à l’école Gustave Rouanet à Paris, voici un kit pédagogique pour tous les instituteurs et animateurs qui souhaitent réaliser leur « Photo de classe ».
Chaque chapitre de Photo de classe correspond à un atelier pédagogique. Les enseignants peuvent choisir certains chapitres et pas d’autres, selon leur public, et éditer librement leur Journal.
Ce kit est conçu pour des classes francophones du CE2 au CM2 et pour des enfants de français langue étrangère de niveau A1 (débutant).
Les ateliers ont été conçus par Julie Noël, l'institutrice de Photo de Classe, Anna Cattan, Ermeline Rich, enseignantes de FLE et l'équipe pédagogique de TV5MONDE.
Atelier 1 : la géographie de la classe
Comment faire le tour du monde grâce à la géographie de la classe ? Parler de son pays, de la signification des couleurs et présenter un drapeau.
Atelier 2 : les langues de la classe
À l’école, on parle le français, mais connais-tu une autre langue ? Cet atelier permet aux élèves de parler des autres langues connues et de valoriser cette connaissance.
Atelier 3 : les ateliers philo
Les grands mots, c’est pas que pour les adultes. Comment organiser un débat en classe autour de notions philosophiques ?
Atelier 4 : mon autoportrait
Atelier 5 : les drapeaux
À quoi sert un drapeau ? Comment on choisit ses couleurs, ses symboles ?
Atelier 6 : l’objet de famille
Dans les maisons, il y a souvent des objets auxquels tout le monde tient. Ils ne sont pas forcément précieux mais ils rappellent des souvenirs. Parler d’eux, c’est raconter une histoire de famille.
Atelier 7 : la photo de famille
C’est qui lui ? Et elle ? Où la photo a-t-elle été prise ? Ici, on regarde, on analyse des images, des contextes et on explore ce que veut dire la famille.
Atelier 8 : l’interview des parents
Souvent, l’histoire familiale n’est pas racontée dans les familles, par manque de temps ou d’occasion. Les élèves deviennent des apprentis journalistes et vont poser des questions à leurs parents.
Classes français langue étrangère
D’où je viens ? Où sont nés mes grands-parents, mes parents ? Un atelier pour découvrir la généalogie et les origines de chaque élève.
Atelier 3 : mon autoportrait
Atelier 4 : l’objet de famille
Atelier 5 : la photo de famille
Atelier 6 : l’interview des parents
Vous avez des questions ? Vous pouvez nous contacter à outil@photo-de-classe.org.
Vous souhaitez échanger avec d’autres enseignants sur votre expérience Photo de classe ? Vous pouvez le faire sur la page Facebook de Photo de classe.
Accès aux pages personnages
Clique sur un élève pour découvrir sa page perso
Photo de Classe se base sur la « » d’une classe de CE2 dans le 18ème arrondissement à Paris. Pendant une année scolaire, , la maîtresse, a fait travailler ses élèves sur leurs origines et l’histoire de leur famille. Les réalisatrices et ont filmé.
UN DOCUMENTAIRE MULTIMÉDIA SUR LA DIVERSITÉ À L’ÉCOLE
Photo de Classe débute à la rentrée 2012 à l’école Gustave Rouanet : dans la classe de , la plupart des élèves ont des parents ou grands-parents qui ne sont pas nés en France. Cette diversité est le reflet de la mixité croissante de l’école : à Paris, dans le Val d’Oise et le Val de Marne, 40% ont au moins un parent immigré. En Seine et Marne, ils sont plus de 57% !
Au début, les élèves ne savent pas grand-chose sur leurs ni sur les raisons de la venue de leur famille en France. met en place des ateliers pédagogiques : des séances d’enquête autour des , des albums et des ....
Dans les « débats philo », ils échangent sur le , l’ , . Au cours de l’atelier « », les enfants réalisent que leurs camarades parlent eux aussi une autre langue que le français à la maison. Les élèves se mettent aussi à dessiner : ils esquissent leur , leur Marianne idéale, leur vision de l’émigration et réalisent l’interface graphique de Photo de Classe.
LES PARENTS RACONTENT POUR LA PREMIÈRE FOIS L’HISTOIRE FAMILIALE
Avec leurs parents, les élèves s’approprient le projet : la moitié des parents acceptent de raconter face à la caméra tenue par leur fille ou leur fils. Souvent cette histoire n’a jamais été racontée auparavant.
L’objectif de l’institutrice est d’ouvrir la réflexion et de construire un « vécu collectif de classe grâce à l’histoire de chacun ». Petit à petit, les enfants prennent conscience de leur individualité et de leurs ressemblances. « Ah ! Toi aussi, tes parents sont partis de leur pays à cause de la guerre ? Comme les miens… Mais au fait, ça sert à quoi la guerre ? » se demande Manassé.
Pour la pédopsychiatre Marie Rose Moro, qui signe ici pour la diversité à l’école, «faire enquêter les enfants sur les origines, leur histoire individuelle et leurs liens avec la grande histoire est un moyen de restaurer de la dignité, de la connaissance et de la reconnaissance. Cela permet aux enfants d’être fiers d’eux et crée un lien formidable dans l’école ».
De fait, les discussions ont été passionnées, sans jamais déraper. Les étaient parfois drôles car 8 ans est un âge encore sans préjugés, un « âge de latence » selon Marie Rose Moro : comment définir le racisme alors sinon que par l’absurde ?
UNE EXPÉRIENCE COLLABORATIVE QUI S’ÉCARTE DES DISCOURS PRECONÇUS
, Président de la fondation Education contre le Racisme, parraine Photo de Classe. Pour Lilian Thuram, parler de la diversité à l’école est crucial. Après une enfance en Guadeloupe, lui-même a « découvert le monde » à 10 ans à l’école d’Avon (Seine et Marne). Ses copains étaient d’origine pakistanaise, zaïroise, italienne, libanaise, algérienne, espagnole. « Ce moment d’ouverture explique beaucoup de ce que je suis aujourd’hui dans la vie.»
Nous souhaitions que l’expérience Photo de Classe se poursuive dans d’autres classes. Nous avons donc conçu un . Si vous aves des questions, vous pouvez nous écrire àoutil@photo-de-classe.org et partager votre expérience surla page facebook de Photo de Classe.
Catherine Portaluppi et Estelle Fenech
Images : Estelle Fenech,
Assistées de Solène Ducretot,
Amine Berrada et Raphaël Renard
avec l'aide des enfants de la classe,
Liam, Arthur et Marième.
Merci à Jérôme Pidoux.
Mélanie Braux, assistée d'Irvin Anneix
Avec l'aide de Laura doupeux.
Laurence Bagot, Cécile Cros
et Irvin Anneix
Étalonnage : Jean-Baptiste Mihout
et Raphaël Renard
Un grand merci à Marie Rose Moro,
à tous les enfants et leurs parents.
Un grand merci à Julie Noël, la maîtresse,
ainsi qu'à Damien Roudeau.
Diffusé par Hélène Zemmour, Cécile Quéniart
Michèle Jacobs, Evelyne Paquier et Ghislaine Levy
Éric Chol, Paul Chaine
et Hamdam Mostafavi
et Lucie Tourette
et Lionel Gauthier
une chance pour l'école !
Le manifeste de Marie Rose Moro
Une directive européenne de 2009 souligne « l'importance de développer les compétences en communication interculturelle des enfants, à la fois des enfants de migrants et des enfants du pays d'accueil. » Elle est encore inappliquée en France. L'école doit reconnaître et accompagne la différence des enfants. C'est ainsi que peut naître du lien social et de la fraternité entre eux.
Écoutez l'article :
Reconnaître le passé de chaque élève
L'école française considère une classe comme un groupe au sein duquel l'enfant se déshabille de son histoire personnelle et devient « élève moyen ». L'école doit valoriser les affiliations de chacun pour permettre à tous les enfants de se positionner dans leur histoire et dans l'histoire collective.
Donner de la place aux parents dans l'école
Opérons un changement de paradigme ! Il faut réconcilier le monde de la famille et celui de l'école et reconnaître les savoirs des parents, y compris quand ceux-ci, venus d'autres cultures, comprennent mal le système scolaire. L'enfant doit pouvoir passer du monde de l'école à celui de sa famille harmonieusement.
Oser les autres langues que le français
Le Français est sacralisé à l'école : il est la langue unique même quand les élèves en connaissent d'autres. Or les études montrent que préserver sa langue maternelle permet de mieux maitriser le Français. L'école doit encourager les enfants à cette pluralité, leur montrer combien le multilinguisme est un atout.
Positiver le mot immigration
Positiver le fait migratoire pour aider les enfants à se sentir citoyens du monde contemporain, qui est multiculturel, fera d'eux des adultes plus ouverts. Il faut le faire à l'école quand les enfants sont jeunes avant que les préjugés s'installent.
Valoriser l'appartenance minoritaire
Beaucoup d’enfants de migrants sont dans une situation de vulnérabilité et parfois d’échec scolaire en raison de leur appartenance à une minorité qui n’est pas reconnue. On valorise le bilinguisme d’un petit « Britannique ». Pourquoi ne pas faire de même avec l’élève sri-lankais, qui parle couramment le tamoul ?
Inscrire les élèves dans la société française
Plus que l’intégration, l’inscription dans la société française est un processus dynamique qui implique des brassages, des métissages : on adopte un certain nombre de valeurs sans renoncer à son altérité. On devient français par désir et non parce-que l’on est contraint d’occulter son histoire personnelle.
Écoutez les autres articles du manifeste :
Art. 1 -Éduquer à la diversité
Art. 2 -Reconnaître le passé de chaque élève
Art. 3 -Donner de la place aux parents dans l'école
Art. 4 -Oser les autres langues que le français
Art. 5 -Positiver le mot immigration
Art. 6 -Valoriser l'appartenance minoritaire
Art. 7 -Inscire les élèves dans la société française
Marie Rose Moro est psychiatre d'enfants et d'adolescents et psychanalyste. Docteur en médecine et en sciences humaines, elle est la chef de file actuelle de l'ethnopsychanalyse et de la psychiatrie transculturelle en France. Auteur de « Les enfants de l'immigration : une chance pour demain ». (Bayard, 2012) et « Nos enfants demain. Pour une société multiculturelle ». (Odile Jacob, 2010), elle milite pour une école qui fait de la diversité un atout pour la réussite scolaire de tous.

References: Art. 1

Art. 2

Art. 3

Art. 4

Art. 5

Art. 6

Art. 7