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Timestamp: 2017-10-18 02:06:11+00:00

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sedevacantisme - Blog Catholique
Officiellement la « Fraternité Sacerdotale Saint Pie X » a toujours reconnu Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et Benoît XVI comme étant Papes.
Or, depuis sa création, la FSSPX ne cesse de "juger" celui qu'elle considère comme Pape.
Le dernier exemple en vue est celui de l'encyclique "Caritas et veritate" rédigée par Ratzinger-Benoît XVI. Aussitôt, évêques et prêtres la commentent et la critiquent.
Ce n'est pas nouveau; la FSSPX passe les écrits et les déclarations de celui qu'elle considère être Pape aux cribles de son "libre examen".
Il s'agit d'un comportement et d'un esprit schismatique condamné par l'Eglise .
Pie XII, en 1958 s'exprimait en ces termes :
“Que parmi vous, il n'y ai pas de place pour l'orgueil du “libre examen”, qui relève de la mentalité hétérodoxe plus que de l'esprit catholique, et selon lequel les individus n'hésitent pas à peser au poids de leur jugement propre même ce qui vient du Siège Apostolique”.
(déclaration aux jésuites réunis en Congrès à Rome le 10 septembre 1958)
- Léon XII, en 1826, désignant les membres de la Petite-Église, disait :
“Ils se flattent faussement d'une prétendue communion avec le Siège apostolique, tout en ne communiquant pas avec le Pontife romain et avec les évêques en communion avec lui”
- Grégoire XVI, à un dissident nommé François Marilleaud, troublé par sa conscience, lui ayant écrit pour lui faire part de ses tourments, lui adressa une réponse - édifiante - rédigée par le cardinal Castracane :
“Il faut d'abord que vous considériez que la communion d'un homme avec l'Église catholique et avec son Chef, Vicaire de Jésus-Christ, le Pontife romain, ne consiste nullement dans le simple matériel des mots, mais qu'elle consiste dans les œuvres et dans la vérité.
Quiconque donc résiste opiniâtrement aux décrets du Siège Apostolique et s'éloigne ainsi, par sa contumace, des sentiments de l'Église, est certainement étranger à sa communion, quoiqu'il proteste qu'il veut vivre dans sa communion même.
Or c'est l'état dans lequel vous ont misérablement jetés, par leurs tromperies, les auteurs de votre Dissidence, c'est-à-dire ceux qui, rebelles aux évêques actuels de France, méprisent l'autorité de Pie VI dans les décrets qu'il a fait touchant les choses de la religion en France ; qui méprisent pareillement l'autorité des Pontifes qui lui ont succédé, savoir Léon XII, Pie VIII et Grégoire XVI...”
Plus éloquent encore, cette bulle de Boniface VIII qui sanctionne infailliblement tout ce qu'a toujours enseigné l'Église sur l'obéissance au pape, “Nous déclarons, disons, définissons et prononçons qu'il est absolument nécessaire au salut pour toute créature humaine d'être soumise au Pontife romain”. (Bulle " Unam sanctam ", 18 novembre 1302)
- Saint Pie X, patron de cette Fraternité, le 18 novembre 1912, disait “Quant on aime le pape, on ne s'arrête pas à discuter sur ce qu'il conseille ou exige, à chercher jusqu'où va le devoir rigoureux de l'obéissance, et à marquer la limite de cette obligation.
Quand on aime le pape, on n'objecte point qu'il n'a pas parlé assez clairement, comme s'il était obligé de redire à l'oreille de chacun sa volonté clairement exprimée tant de fois, non seulement de vive voix, mais par des lettres et autres documents publics ; on ne met pas en doute ses ordres sous le facile prétexte de qui ne veut pas obéir, qu'il n'émanent pas directement de lui mais de son entourage : on ne limite pas le champ où il peut et doit exercer sa volonté ; on n'oppose pas à l'autorité du pape celle d'autres personnes, si doctes soient-elles, qui diffèrent d'avis avec le pape. D'ailleurs quelle que soit leur science, la sainteté leur fait défaut, car il ne saurait y avoir de sainteté là où il y a dissentiment avec le pape”.
(Discours aux prêtres de l’union apostolique, 18 novembre 1912)
15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 12:13
Benoît XVI et la Fraternité Saint-Pie X :
levée de l’excommunication de 1988.
Il y a une semaine (le 25 janvier 2009 ndTonino), a été rendue publique la levée de l’excommunication des quatre évêques consacrés en 1988 par Mgr Marcel Lefebvre. N’ayant aucun rapport avec la Fraternité Saint-Pie X, cette nouvelle en soi ne nous concerne pas. Cependant il est clair qu’elle a et aura un retentissement important sur tous ceux qui veulent rester attachés à la tradition de l’Eglise. Pour cette raison nous avons trouvé nécessaire de parler de cet événement dimanche dans notre sermon (http://prieure2bethleem.free.fr/index.php/sermons/), pour cette raison nous relayons ici le communiqué de nos amis de l’Institut Mater Boni Consilii qui vient compléter ce sermon.
Déclaration de l’Institut Mater Boni Consilii sur le décret du 21 janvier 2009 concernant la levée de l’excommunication des quatre évêques de la Fraternité Saint-Pie X.
Par un décret du 21 janvier 2009, le Préfet de la Congrégation pour les évêques, le cardinal Giovanni Battista Re, a remis « aux évêques Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galarreta l’excommunication latae sententiae décrétée par cette Congrégation le 1er juillet 1988″, déclarant privé d’effet juridique, « à partir de ce jour, le décret émis à l’époque ».
Comme le rappelle ce même décret, la levée de l’excommunication a été accordée après une demande en ce sens, faite par Mgr Fellay au nom des quatre évêques, et adressée au cardinal Castrillon Hoyos, président de la Commission pontificale Ecclesia Dei (lettre de Mgr Fellay du 15 décembre 2008).
En soi, le décret du 21 janvier concerne exclusivement les quatre évêques, qui sont ainsi « absous » de « l’excommunication » qui les avait frappés plus de vingt ans auparavant, et non pas la Fraternité Saint-Pie X qui pour le moment, avec ses évêques, est encore considérée comme privée de la « pleine communion » et de tout statut canonique. Bien que personne n’en parle, la « suspens a divinis » pour tous les prêtres de la Fraternité semble toujours être en vigueur. Les faits contredisent donc la prétention de la Fraternité elle-même d’avoir été pleinement réhabilitée par le décret du 21 janvier.
Voici les faits, dans leur aspect matériel, mais quel jugement peut-on porter sur cet événement qui, qu’on le veuille ou non, aura une influence sur la vie de l’Église ?
Les consécrations du 30 juin 1988
Un jugement exact, à la lumière de la Foi, sur ce décret et sur le fait que les autorités de la Fraternité Saint-Pie X l’aient sollicité, en l’imposant comme préalable à un futur accord, doit, avant toute chose, se fonder sur l’événement qui fut l’occasion du « décret d’excommunication » qui est privé aujourd’hui d’effets juridiques : les consécrations épiscopales sans mandat pontifical faites par Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer le 30 juin 1988.
À l’occasion des consécrations épiscopales de 1988, l’Institut Mater Boni Consilii publia une Déclaration (Sodalitium n° 17, septembre-octobre 1988) qui garde toute sa valeur. Nous y disions notamment :
« L’Institut Mater Boni Consilii constate que Mgr Lefebvre, et ceux qui le suivent, n’ont pas fait formellement schisme, parce que désobéir à Jean-Paul II qui n’est pas formellement Pape n’est pas un schisme. De son côté, Jean-Paul II, étant privé de toute autorité, ne peut excommunier personne, et les censures prévues par le droit lui-même ne s’appliquent pas en l’absence d’autorité.
Cependant, Mgr Lefebvre et la Fraternité Saint-Pie X distillent dans l’esprit des fidèles qui les suivent une pratique – qui se transforme chaque jour davantage en doctrine – absolument schismatique, selon laquelle on doit, dans les faits, désobéir même en matière grave au vrai Vicaire du Christ, sans tenir aucun compte de sa juridiction universelle et immédiate sur les fidèles catholiques. De leur point de vue, le fondateur, les membres et les fidèles de la Fraternité Saint-Pie X, agissent schismatiquement ».
À notre avis, on pouvait donc appliquer aux protagonistes de la journée du 30 juin 1988 cette phrase de la Sainte Écriture : « il n’y a personne qui fasse le bien, pas même un seul ».
La Fraternité Saint-Pie X n’a pas agi licitement en consacrant des évêques non seulement sans l’accord du Pape, mais contre la volonté de celui qu’ils considéraient être le Pape. Les modernistes agissaient encore moins licitement, eux qui occupaient et occupent encore les Sièges épiscopaux, y compris le Siège apostolique, en imposant une doctrine contraire, et même contradictoire, en plusieurs points avec la doctrine de l’Église, et une réforme liturgique d’esprit protestant : « Mais quand nous-même, quand un ange venu du ciel vous annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème »(Gal. I, 8 ; cf. Concile Vatican I, DS 3070).
Le fidèle catholique ne pouvait, ce jour-là, suivre ni Mgr Lefebvre, ni Jean-Paul II, d’autant que nous annoncions déjà à ce moment là, en nous fondant sur les paroles mêmes de Mgr Lefebvre : « Des tractations futures ne sont pas exclues, au contraire même, elles sont prévues. La tromperie continue, comme avant et plus qu’avant ».
La douloureuse impression d’alors (que l’esprit de l’Église catholique ne se trouve ni auprès des modernistes, évidemment, ni même à Écône) se renouvelle aujourd’hui – vingt ans après – face au décret du 21 janvier 2009.
Un geste œcuménique, selon la logique de Vatican II
Les observateurs superficiels (ou malicieux) des récents événements ecclésiastiques, ont d’abord diffusé l’idée que Joseph Ratzinger – Benoît XVI est ou voudrait être le fossoyeur de Vatican II (plaise à Dieu !). La même théorie fut déjà défendue, en son temps, au sujet de Jean-Paul II et même de Paul VI. Il s’agit hélas d’une erreur flagrante, contredite par leurs propres déclarations explicites. Benoît XVI, comme avant lui Paul VI, Jean-Paul Ier et Jean-Paul II, veut simplement appliquer Vatican II, avec la prétention que Vatican II est la continuité (et le développement) du magistère traditionnel (cf. le discours de Benoît XVI à la Curie romaine du 22 décembre 2005, republié de façon significative par l’Osservatore Romano du 25 janvier 2009, p. 5 ; voir la critique sur Sodalitium, n° 59, pp. 28-30).
L’absolution des quatre évêques « lefebvristes » intervient, selon Benoît XVI, dans cette optique conciliaire. Concédée durant la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, publiée la veille de la fin de cette Semaine et du 50ème anniversaire de l’annonce de la réunion du Concile de la part de Jean XXIII (25 janvier 1959), la décision ne peut pas ne pas rappeler un geste analogue et encore plus solennel : l’absolution réciproque (!) des excommunications que s’échangèrent le « Patriarche » schismatique de Constantinople Athénagoras et Paul VI le 7 décembre 1965, avec une déclaration commune qui fut lue à la clôture de Vatican II par le cardinalWillebrands devant le concile réuni en session solennelle.
L’Église catholique exige pour l’absolution des censures ecclésiastiques (dont fait partie l’excommunication) que le coupable mette fin à sa contumace (can. 2248 §2)*, ce qui implique que le coupable « se soit repenti du délit commis et qu’il ait accompli, ou au moins sérieusement promis d’accomplir, une satisfaction appropriée pour les dommages et le scandale causés » (can. 2242 §3) ; bien qu’il revienne à l’autorité qui absout de juger si les conditions requises sont présentes (ibidem), il apparaît évident que les quatre évêques n’y ont pas obtempéré, prétendant au contraire n’avoir jamais été excommuniés (cf. la déclaration de Mgr Fellay du 24 janvier 2009). Mais par ailleurs les Orientaux se sont-ils jamais repentis de leur schisme ? Croyez-vous qu’Athénagoras ait reconnu le primat de juridiction du Pape et l’infaillibilité de son magistère ? Bien sûr que non. Analogiquement, l’absolution accordée par Benoît XVI aux quatre évêques s’inscrit dans l’ecclésiologie œcuménique de la « communion imparfaite » (Unitatis redintegratio, Lumen Gentium) et « au nouveau style d’Église voulue par le concile qui préfère la médecine de la miséricorde plutôt que la condamnation » (Osservatore Romano, 26-27 janvier 2009).
La levée des excommunications est donc, comme soutient l’Osservatore Romano (25 janvier 2009) un des innombrables bons fruits du concile :
« Les bons fruits du concile sont innombrables, et il faut compter parmi eux maintenant le geste de miséricorde à l’égard des évêques excommuniés en 1988. C’est un geste qui aurait plu à Jean XXIII et à ses successeurs [peut-être pas à Paul VI, n.d.a.], un cadeau sincère que Benoît XVI, Pape de paix, a voulu rendre public en coïncidence avec l’annonce de Vatican II (…). Un demi-siècle après cette annonce, Vatican II est vivant dans l’Église ».
Même Benoît XVI l’a dit le 25 janvier, dans la Basilique de Saint-Paul, entouré durant la cérémonie liturgique par des « orthodoxes », des anglicans et des luthériens, en faisant l’éloge de l’œcuménisme conciliaire qui prévoit la conversion de tous, « même de l’Église catholique », commente scandaleusement l’Osservatore du 26-27 janvier.
Le vrai but de Benoît XVI ? Avec la levée de l’excommunication, « le Pape débarasse le terrain de possibles prétextes à des polémiques infinies, pour entrer dans le fond du problème : la pleine acceptation du magistère, y compris évidemment le concile Vatican II » (Osservatore Romano, 26-27 janvier 2009) : c’est bien sûr dans ce sens qu’il faut lire les paroles du décret, qui demande désormais « véritable fidélité et véritable reconnaissance du Magistère et de l’autorité du Pape par la preuve de l’unité visible ».
Si quelqu’un avait encore des doutes, le discours tenu par Benoît XVI le 28 janvier a effacé toute ambiguïté, en parlant explicitement de Vatican II :
« C’est justement pour accomplir ce service de l’unité, qui qualifie de façon spécifique mon ministère de Successeur de Pierre, que j’ai décidé il y a quelques jours, d’accorder la rémission de l’excommunication qu’avaient encourue les quatre évêques ordonnés en 1988 par Mgr Lefebvre sans mandat pontifical. J’ai accompli ce geste de miséricorde paternelle parce que ces prélats ont manifesté à plusieurs reprises leur vive souffrance du fait de la situation dans laquelle ils s’étaient retrouvés. Je souhaite que mon geste soit suivi d’un engagement diligent de leur part à accomplir les pas ultérieurs nécessaires pour réaliser la pleine communion avec l’Église, en témoignant ainsi une vraie fidélité et une vraie reconnaissance du magistère et de l’autorité du pape et du concile Vatican II ».
Mgr Fellay : ambiguïté, pragmatisme et contradiction
Si l’on peut reconnaître une certaine logique – comme on l’a vu – aux modernistes, on ne peut pas en dire autant de la Fraternité Saint-Pie X.
La Fraternité Saint-Pie X reconnaît en Benoît XVI le Vicaire du Christ ; mais malgré cela continue à refuser son enseignement sur Vatican II.
La Fraternité demande à Benoît XVI l’absolution de l’excommunication pour ses quatre évêques, reconnaissant (implicitement) la validité de cette censure, et se reconnaissent ainsi (implicitement) repentis du délit commis. Pour ses fidèles, par contre, elle déclare l’avoir « toujours contestée », présentant l’absolution comme une victoire de la « Tradition ». Et en effet les quatre évêques ont vécu, pendant vingt ans, comme si elle n’avait jamais existé, et même en s’en vantant et en la revendiquant comme signe d’orthodoxie, tout en sachant que si un excommunié, impénitent, reste durant un an dans l’excommunication, il est suspect d’hérésie (can. 2340 §1).
Selon le décret, l’excommunication des évêques a été levée parce que Benoît XVI est « confiant en leur volonté, exprimée dans la lettre citée auparavant, de ne ménager aucun effort pour approfondir, via des discussions nécessaires avec les autorités du Saint-Siège, les questions qui restent en suspens afin de pouvoir parvenir rapidement à une pleine et satisfaisante solution au problème qui s’est posé à l’origine ». Le problème est certainement d’ordre disciplinaire (quel statut donner à la Fraternité) mais aussi et surtout d’ordre doctrinal, et concerne Vatican II et ses réformes. La levée de l’excommunication ne résout pas du tout, mais plutôt couvre, de son ambiguïté, les problèmes posés par Vatican II. Lumen Gentium, Gaudium et spes, Unitatis redintegratio, Nostra Ætate, Dignitatis humanæ etc., sont-ils le développement de la doctrine catholique, ou sont-ils en contradiction avec la doctrine catholique ? Et s’ils sont en contradiction avec la doctrine catholique, de telles erreurs, et les réformes qui les ont suivis, peuvent-elles venir de la sainte Église, infaillible et indéfectible, et donc du Vicaire du Christ ? La déclaration de Mgr Fellay du 24 janvier parle seulement de « raisons doctrinales de fond qu’elle (la Fraternité) estime être à l’origine des difficultés actuelles de l’Église », difficultés énoncées par Jean-Paul II lui-même ! Lesdites raisons doctrinales, qui à ce stade ne sont pas davantage spécifiées, sont présentées comme une opinion de la Fraternité, et non comme la doctrine non négociable de l’Église…
Les premiers actes posés par Mgr Fellay après la « levée des excommunications » semblent confirmer que la Fraternité Saint-Pie X est désormais disposée à accepter des renoncements douloureux, pourvu qu’elle arrive à une solution « positive » des négociations, et à accomplir ainsi le pas suivant désiré par Joseph Ratzinger ; cela de façon cohérente avec l’affirmation de la Fraternité (incluse entre autre dans toutes leurs célébrations de la Messe una cum famulo tuo Papa nostro Benedicto) qui dit reconnaître son autorité et son magistère.
Msg Lefebvre
Hélas pour les catholiques, des discussions entre la Fraternité Saint-Pie X et des néo-modernistes risque de naître une réponse ambiguë que tous les deux semblent souhaiter, et qui est indispensable pour un accord entre les parties.
Tout fait penser, en effet, qu’on puisse « parvenir bientôt » (décret du 21 janvier) à l’accord. Benoît XVI a pleinement satisfait aux conditions imposées par la Fraternité Saint-Pie X, d’abord avec le Motu Proprio Summorum Pontificum, puis maintenant avec le décret de la Congrégation pour les évêques. Il n’est pas réaliste de penser qu’il l’ait fait sans recevoir de la part de Mgr Fellay et de la Fraternité un engagement à trouver rapidement un accord. Dans cette perspective, la Fraternité Saint-Pie X devrait suivre l’exemple de toutes les autres sociétés religieuses qui, lorsqu’elles se sont séparées d’elle, ont, les premières, signé un tel accord : à savoir accepter la nouvelle doctrine conciliaire et la légitimité de la nouvelle liturgie.
Si, par contre, la Fraternité – dans sa totalité ou en partie – devait refuser de faire « le pas suivant » qui lui est demandé, elle conserverait toutefois cette position contradictoire et fausse, qui la discrédite, selon laquelle les catholiques devraient – pour rester catholiques – désobéir à un Pape légitime et s’opposer à son magistère, puisque les erreurs, que la Fraternité condamne à raison, viendraient du Pape et donc de l’Église, et en définitive du Christ. Qui ne voit pas que ces affirmations sont un outrage à la Papauté, à l’Église, à Notre-Seigneur ?
La ligne de conduite à tenir
La ligne de conduite à tenir est celle que nous avons déjà exprimée dans un précédent communiqué (juin 2008) :
« Notre devoir n’est donc pas de favoriser les « tractations » en cours ou, au contraire, de les dénoncer, mais d’espérer plutôt que, tant la Fraternité Saint-Pie X que ceux qui suivent les erreurs conciliaires – après avoir renoncé aux erreurs jusque là défendues et proclamé intégralement la foi catholique – s’unissent enfin, non dans l’erreur, mais dans la Vérité. »
De son côté, l’Institut Mater Boni Consilii, conformément à ses statuts, « entend représenter pour tous les fidèles qui le désirent (…) en ces temps de désorientation un instrument pour persévérer dans la fidélité absolue au dépôt de la foi révélé par Dieu et proposé par le Magistère infaillible de l’Église ».
Nous sommes certains d’avoir en Jésus-Christ, la Voie, la Vérité, la Vie, et dans l’Église catholique, colonne et fondement de la Vérité, la voie à parcourir et le rocher indestructible sur lequel s’appuyer, rocher contre lequel les portes de l’enfer ne prévaudront point.
L’Institut renouvelle donc sa profession de foi catholique, son adhésion au magistère infaillible et non réformable du Pape et de l’Église. C’est pour cela qu’il estime encore aujourd’hui que la position théologique qui décrit le mieux la situation actuelle de l’Église reste toujours celle que Mgr Guérard des Lauriers défendit publiquement, selon laquelle le Siège apostolique est vacant, formellement mais non pas matériellement, à partir de Vatican II. La résolution de cette crise ne passe pas par une solution disciplinaire comme celle demandée et obtenue par la Fraternité Saint-Pie X, mais seulement par la condamnation des nouveautés introduites par Vatican II contre l’enseignement de l’Église et sa discipline canonique et liturgique (tant pour le rite du Saint Sacrifice de la Messe, que pour les rites de tous les sacrements), et la défaite définitive de l’hérésie moderniste. Dans l’unique Église de Celui qui est la Vérité, ne peuvent cohabiter la vérité et l’erreur, la Messe catholique et le rite réformé. Nous confions cette intention à l’intercession spéciale de la Très Sainte Vierge, de saint Joseph, patron de l’Église universelle, des saints apôtres Pierre et Paul, et des saints pontifes Pie V et Pie X.
Verrua Savoia, 28 janvier 2009.
* Les canons cités font référence au code de droit canon promulgué par Benoît XV.
Une version imprimable peut être téléchargée ici:
http://www.sodalitium.eu/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=117 .
Prieuré Notre-Dame de Bethléem à Faverney :
http://prieure2bethleem.free.fr/
8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 21:45
Sédévacantisme (de l'expression latine sede vacante, « le trône de saint Pierre étant vacant », utilisée entre la mort d'un pape et l'élection de son successeur) est une position religieuse tenue par certains catholiques, qui soutient que depuis la mort de Pie XII, le siège de Pierre est vacant et que, par voie de conséquence, Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et Benoît XVI ne sont que des usurpateurs.
Le sédévacantisme actuel est un terme générique qui regroupe plusieurs tendances :
Les sédévacantistes, qui ne sont pas tous du rite catholique romain, ne reconnaissent pas la légitimité et donc l'autorité des pontifes régnant à Rome actuellement en raison de leur défaillance dans la Foi catholique. Ils estiment que l'assistance du Saint-Esprit dont le Souverain pontife jouit le préserve de toute errance dans l'enseignement des vérités catholiques, ce qui d'ailleurs est un Dogme de Foi Catholique. Pour eux, la ratification des décrets du IIe concile du Vatican — en particulier celui sur la liberté religieuse Dignitatis humanæ — est incompatible avec la possession du Souverain pontificat puisque condamné infailliblement par Sa Sainteté Pie IX dans son encyclique Quanta Cura. Nostra Ætate, le nouveau Code de Droit canon qui aurait procédé à l'inversion des fins du mariages ainsi que de multiples actes (assise) sont considérés par les sédévacantistes comme scandaleux et relevant du schisme, de l'hérésie, de l'apostasie pour Paul VI, Jean-Paul I et II et Benoît XVI.
"Rome perdra la foi et deviendra le siège de l'antéchrist...
L'Eglise sera éclipsée, le monde sera dans la consternation."
Pie XII, ou Pastor angelicus, dernier Pape reconnu par les sédévacantistes
Les sédévacantistes reconnaissent en Pie XII le dernier Pontife de la Sainte Église. La plupart émettent des doutes sur la légitimité de Jean XXIII. Le critère permettant de distinguer ceux qui admettent la légitimité de Jean XXIII est leur acceptation du Missel de 1962. En raison notamment de l'ambiguïté de l'encyclique Pacem in Terris et de certains témoignages prouvant son hétérodoxie; la majorité le rejette donc tout à fait et estime que son élection en 1958 est douteuse.
Les sédévacantistes ne reconnaissent donc ni Paul VI ni ses successeurs, puisqu'ils enseignent l'hérésie, ce qui est impossible à un véritable Vicaire de Jésus-Christ.
Les sédévacantistes complets et les sédéprivatistes
On distingue habituellement les sédévacantistes complets qui considèrent celui qui est sur le trône de Pierre comme un imposteur. Ils se réfèrent aux écrits de saint Robert Bellarmin qui fut un grand défenseur de la papauté et qui écrivit différents traités, dont l'un est particulièrement célèbre et aimé des sédévacantistes complets : De Romano Pontifice.
Les sédéprivatistes qui pensent que les successeurs de Pie XII sont papes matériellement, mais non formellement. Ces derniers (qu'on appelle aussi guérardiens ou cassiciacumistes) adhèrent à la Thèse de Cassiciacum, élaborée par le dominicain Guérard des Lauriers pour tenter d'expliquer l'actuelle vacance du siège apostolique.
Pour certains, cette thèse serait battue en brèche par la bulle du Pape Paul IV "cum ex Apostolatus". La distinction philosophique introduite par cette thèse comporte aussi au moins un problème que ses défenseurs ne semblent pas pouvoir résoudre : celui que la matière du pape est, précisément, un homme catholique, de telle sorte que la possession matérielle du Souverain pontificat — c'est le cas de celui qui aurait été élu et qui n'aurait pas encore prononcé son acceptation — n'est possible qu'à un catholique. Un non-catholique est, de part le droit divin et la constitution même de l'Église, absolument inapte aux suffrages de l'Église, et à plus forte raison à toute possession — même materialiter — d'un office ecclésiastique.
D'autre part, comment celui qui n'est pas membre de l'Église pourrait en être la tête ?
1. L'Église catholique ne peut se tromper dans l'enseignement de la foi et des mœurs, dans la promulgation des rites liturgiques, de la discipline, du code de droit canonique, dans son magistère ordinaire, on ne peut le nier (majeure).
2. Or celui qui est assis sur le Siège de Pierre enseigne, défend et propage des choses condamnées antérieurement par l'Église (mineure).
* donc ce dernier n'est pas un pape légitime.
Certains s'appuient sur la bulle Cum ex Apostolatus du Pape Paul IV, qui énonce en 1559 : « S'il apparaissait (...) qu'un Souverain Pontife lui-même, avant sa promotion et élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, déviant de la foi Catholique est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l'assentiment unanime de tous les Cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue. » En effet, comment celui qui n'est pas membre de l'Église catholique pourrait en même temps en être la tête ?
Génèse du sédévacantisme.
Les sédévacantistes considèrent le concile Vatican II comme une rupture avec la Tradition de l'Église : en effet, jamais un concile de l'Église catholique ne pourrait promouvoir des doctrines pernicieuses pour la foi, et antérieurement condamnées infailliblement donc à perpétuité. Jean-Paul II et aujourd'hui Benoît XVI sont unanimement rejetés par les sédévacantistes, qui les regardent comme des imposteurs, des usurpateurs et des hérétiques ainsi que des schismatiques.
Des sédévacantistes étayent leur position par l'existence d'un plan, ou complot, ourdi par la Franc-maçonnerie et différentes sociétés secrètes, ayant pour but la destruction du pouvoir temporel et spirituel de la papauté. Ce complot fut très tôt dénoncé : Clément XII condamna la Franc-maçonnerie par la bulle In eminenti de 1738. D'autre part, des travaux comme ceux de l'abbé Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du Jacobinisme, mirent au jour un grand nombre de documents inconnus jusqu'alors, tels des correspondances privées entre différents membres de la secte des Illuminés de Bavière. Les papiers secrets de la Haute Vente des Carbonari tombés entre les mains du pape Grégoire XVI évoquent des intentions perverses des Francs-maçons : « Vous aurez prêché une révolution en tiare et en chape, marchant avec la croix et la bannière, une révolution qui n'aura besoin que d'être un tout petit peu aiguillonnée pour mettre le feu aux quatre coins du monde. »
La plupart des sédévacantistes se basent sur ces études pour renforcer leur thèse, ainsi que sur la notion d'infaillibilité du magistère de l'Eglise.
En août 1971, le jésuite mexicain Joaquin Saenz Arriaga publie un livre La Nouvelle Église Montinienne dont la conclusion est que le Pape Paul VI avait fondé une nouvelle religion, distincte du catholicisme romain traditionnel. En 1973, il publie un autre travail, Sede Vacante où il affirme nettement que Paul VI, ayant versé dans l'hérésie, avait perdu son autorité papale en vertu de la bulle de S.S. Paul IV cum ex Apostolatus repise dans le code de droit canon de de 1917. Les sédévacantistes s'appuient sur le secret de La Salette, pour justifier leurs positions[1].
Les écrits de Saenz donnèrent naissance au mouvement sédévacantiste, mené au Mexique par les pères Saenz, Carmona et Zamora, aux États-Unis par les Pères François E. Fenton et Burton Fraser, et en France par le Père Guérard des Lauriers (dominicain, qui a développé la thèse dite de Cassiciacum), le Père Barbara.
VATICAN II EST UN CONCILE ANTI-CATHOLIQUE DONC INVALIDE
Tous rejettent les réformes du concile vatican II. En conséquence, ils refusent aussi les nouvelles règles disciplinaires du Code de droit canonique de 1983, les nouveaux rituels, invalides selon eux, des sacrements promulgués par Paul VI, et tous les enseignements postérieurs au concile Vatican II.
Les sédévacantistes considèrent le rituel des sacres épiscopaux institué par Paul VI en 1968, comme tout à fait invalide, tout comme le nouveau rituel des ordinations sacerdotales ou de la « nouvelle messe » : ce qui ferait de « l'église conciliaire » une église de laïcs comme la secte anglicane, en rupture avec la Sainte Église Apostolique.
Certains y ajoutent le rejet de certains enseignements antérieurs à la mort de Pie XII, comme les modifications apportées au rite de la Semaine Sainte entre 1955 et 1960, ou les réformes du Bréviaire entérinées par Saint Pie X, les considérant comme les prémisses du bouleversement des années 1970 et la marque des influences néfastes au sein de l'Église.
Différences avec la Fraternité Saint-Pie-X
Quoique réfractaires au conciliabule Vatican II, comme ils le nomment, les sédévacantistes ne sont pas pour autant favorables à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX). En effet, si les origines des ces mouvements sont communes, la FSSPX refuse d'admettre la vacance du Saint-Siège, et fait de l'adhésion formelle aux thèses sédévacantistes un motif d'exclusion. Pour elle, il faut reconnaître l’autorité du pape régnant, sans pour autant lui obéir en tout et a fortiori le suivre dans ses erreurs.
Pour les sédévacantistes, cette "politique" porte en elle une contradiction interne : pour l'évêque sédévacantiste Mgr Dolan,[2] « la FSSPX s'est opposée à l’apostasie conciliaire non pas avec une réponse vraiment catholique mais plutôt avec la réponse du jugement privé par lequel les doctrines, les décrets et les disciplines universelles de ce qu’ils pensent être l’Eglise sont sujets à leurs avis privés. » position qu'il estime condamnée par L'Eglise, notamment par la bulle Unam sanctam : "En conséquence nous déclarons, disons et définissons qu'il est absolument nécessaire au salut, pour toute créature humaine, d'être soumise au pontife romain."
Mgr Ngô Dinh Thuc et le sédévacantisme
L'archevêque de Hué, Mgr Pierre-Martin Ngô Dinh Thuc, fut le seul évêque de l'Église catholique romaine auquel on attribua avec persistance des sentiments sédévacantistes. En effet, les nombreuses consécrations épiscopales illicites, qu'il conféra à différents candidats sédévacantistes, pourraient le laisser penser. Cependant, différents éléments mettent en relief qu'il n'embrassa probablement pas les positions dont on voudrait le faire l'ardent défenseur aujourd'hui :
* En 1976, il est excommunié pour consécrations et ordinations illicites à Palmar de Troya près de Séville,
* En 1978, il fait amende honorable,
* En 1981, il est excommunié pour la consécration de Mgr Jean Laborie (de l'église latine de Toulouse),
* En 1981 il consacre les prêtres Guérard des Lauriers O.P., Moises Carmona Rivera et Alfredo Zamora, à l'épiscopat, puis en 1982 il consacra les prêtres Louis-Irénée Boni f.c. et Jean-Gérard Roux f.c. Pour ces consécrations épiscopales, Mgr Thuc est publiquement excommunié par le Cardinal Joseph Ratzinger par un mandat de Jean-Paul II en 1983. Mais contrairement à Mgr Lefebvre, son nom n'a jamais été supprimé de l'annuaire pontifical qui recense les évêques catholiques. Malgré la déclaration dans laquelle il proclamait son sédévacantisme, Mgr Ngô Dinh Thuc continua à concélébrer occasionnellement avec l'évêque de Toulon dans le nouveau rite de la messe.
* En 1984, quatre mois avant sa mort, Mgr Thuc fait amende honorable, exhortant Mgr Laborie à se rallier à Rome, ainsi que la communauté de Palmar de Troya (Espagne), où en 1976 lui-même avait consacré Mgr Dominguez ; ce dernier se proclama « pape » (Grégoire XVII) en 1978.
Le père Guérard des Lauriers était prêtre dominicain, adviseur sur le dogme de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie, et ancien professeur renommé de l'Université pontificale du Latran à Rome. Le Père Guérard des Lauriers consacra à son tour quelques prêtres sédévacantistes ou sédéprivationistes.
Deux évêques particulièrement connus sillonnent l'Amérique et l'Europe en conférant les ordres sacrés : Mgr Daniel Lytle Dolan et Mgr Donald Sanborn de l'association sacerdotale Instauratio Catholica. Leurs lignées respectives remontent aussi à Mgr Thuc.
Toujours aux États-Unis en 1993 l'évêque-émérite catholique de Arecibo (Porto Rico), Mgr Alfredo José Isaac Cecilio Francesco Méndez-Gonzalez C.S.C. consacra le père Clarence Kelly à l'épiscopat pour la Fraternité Sacerdotale Saint Pie V (SSPV). La FSSPV est une fraternité de quelques prêtres sédévacantistes, originellement issus de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X créée par Mgr Marcel Lefebvre. Cette FSSPV maintient un séminaire près de New York.
D'autres qui sont en fait la majorité des sédévacantistes, tel que le diacre Vincent Zins, renvoyé du séminaire de la Fraternité Saint Pie X pour son comportement, pensent que nous sommes à l'aube de la venue de l'antéchrist, qui arriverait, selon les commentaires des Pères de l'Église, dans une période où l'Église serait sans chef, et où le Saint Sacrifice de la Messe aurait cessé faisant écho aux Saintes Ecritures. La restauration aurait lieu après la chute de l'antéchrist, et Dieu accorderait, une période plus ou moins longue de paix et de prospérité pour l'Église, où les hommes auraient le temps de faire une ultime pénitence avant le Jugement général de l'humanité, et la fin des temps.
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 22:23
Vatican II est le triomphe d’un courant hérétique, ap­pelé « catholiques libéraux » (XIXe siècle), puis « modernistes » (XXe siècle). (Le modernisme et le libéralisme sont des hérésies condamnées par de nombreux papes). Les enseignements de Vatican II sont contraires à la foi.
Quiconque y adhère se sépare de l’Église Catholique.
On peut établir le raisonnement suivant:
§ l. Un concile général est infaillible (Vatican 1: Dei Filius, ch. 3), à condition qu’il soit confirmé par le pontife romain (Codex iuris canon ici de 1917, canon 227) [lire : Une centaine de conciabules].
§ 2. Or Vatican II fut un concile général. Mais il se trompa.
§ 3. Donc l’homme qui confirma Vatican II ne fut pas un pontife romain.
Ainsi donc, Montini n’était pas pape et Vatican II n’était pas un « concile », mais un « conciliabule », c’est-à-dire une as­semblée hérétique dont les actes sont frappés de nullité.
Un concile avec le pape est à l’abri de l’erreur. Si Vati­can II se trompa, cela prouve que Montini n’était pas pape. Ce rai­sonnement très simple et clair devrait suffire.
Certains penseurs essaient pourtant d’éviter la conclu­sion de ce raisonnement (qui prouve que Montini est un imposteur). Ils procèdent ainsi :
§ 1. Ils contestent le dogme de l’infaillibilité des conciles généraux (ils imitent ainsi Martin Luther) > HERESIE
§ 2. Ils disent, de plus, que Vatican II n’aurait pas en­gagé son infaillibilité. Selon eux, cette assemblée aurait eu « un ca­ractère pastoral, mais non dogmatique ». Par conséquent, il n’y aurait eu aucune décision infaillible.
§ 3. Leur conclusion: comme Vatican II n’aurait pas engagé son infaillibilité, on ne pourrait pas prouver que Montini n’était pas pape. Donc il serait pape.
Source :Livre Mystère d'iniquité
Merci au site :Sédévacantiste:pour rester CATHOLIQUE

References: §2
 §3
 §1

§ 2

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