Source: http://profiscal.com/Convention/conv_seneg.htm
Timestamp: 2020-02-19 16:10:32+00:00

Document:
CONVENTIONS INTERNATIONALES - Tunisie-Sénégal
Convention entre la République du Sénégal et la
République Tunisienne tendant à éviter les doubles impositions
en matière d'impôts sur le revenu du 17 mai 1984
ARTICLE 11 - Redressements
ARTICLE 12 - Obligations des sociétés
ARTICLE 13 - Intérêts
ARTICLE 14 - Redevances
ARTICLE 15 - Gains en Capital
ARTICLE 16 - Professions indépendantes
ARTICLE 17 - Professions Dépendantes
ARTICLE 18 - Tantièmes
ARTICLE 19 - Artistes et Sportifs
ARTICLE 20 - Pensions
ARTICLE 21 - Fonctions Publiques
ARTICLE 22 - Etudiants et Stagiaires
ARTICLE 23 - Autres revenus
DISPOSITIONS POUR EVITER LES DOUBLES IMPOSITIONS
ARTICLE 27 - Echange de renseignements
ARTICLE 28 - Fonctionnaires Diplomatiques et Consulaires
Convention entre la République du Sénégal et la République Tunisienne tendant à éviter les doubles impositions et à établir des règles d'assistance administrative réciproque en matière d'impôts sur le revenu du 17 mai 1984
La présente Convention s'applique aux personnes telles que définies à l'article 3 ci-après qui sont des résidents de l'un ou de l'autre ou de chacun des Etats contractants.
1) la présente Convention s'applique aux impôts sur le revenu perçus pour le compte de chacun des Etats contractants, de ses subdivisions administratives et de ses collectivités locales, quel que soit le système de perception.
2) Sont considérés comme impôts sur le revenu, les impôts perçus sur le revenu global, ou sur des éléments du revenu, y compris les impôts sur les gains provenant de l'aliénation de biens mobiliers ou immobiliers, les impôts sur le montant des salaires payés par les entreprises.
a - en ce qui concerne la Tunisie * :
- l'impôt sur la patente ;
- l'impôt sur le revenu des créances, dépôts cautionnements et comptes courants (I.R.C.) ;
b - en ce qui concerne le Sénégal :
- l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux et sur les bénéfices de l'exploitation agricole ;
- l'impôt minimum forfaitaire sur les sociétés ;
- l’impôt sur le revenu des valeurs et capitaux mobiliers ;
- la contribution forfaitaire à la charge des employeurs ;
- l'impôt du minimum fiscal ;
- la taxe représentative de l'impôt du minimum fiscal.
4) La Convention s'appliquera aussi aux impôts futurs de nature identique ou analogue qui s'ajouteraient aux impôts actuels ou qui les remplaceraient, les autorités compétentes des Etats contractants se communiqueront, dès leur promulgation, les modifications apportées à leurs législations fiscales.
a - le terme «Sénégal» désigne le territoire de la République du Sénégal et les zones adjacentes aux eaux territoriales du Sénégal sur lesquelles en conformité avec le droit international et selon sa législation, le Sénégal peut exercer les droits relatifs au lit de la mer, au sous sol marin et à leurs ressources naturelles ;
c - les expressions «un Etat contractant» et «l'autre Etat contractant» désignent, suivant le contexte, l'Etat Tunisien ou l'Etat du Sénégal ;
d - le terme«personne» désigne les personnes physiques, les sociétés et tous autres groupements de personnes ;
e - le terme «société» désigne toute personne morale et toute entité qui est considérée comme une personne morale aux fins d'imposition ;
9 - le terme «nationaux» désigne toutes personnes physiques qui possèdent la nationalité d'un Etat contractant et toutes les personnes morales ; sociétés de personnes et associations constituées conformément à la législation en vigueur dans un Etat contractant ;
i - l'expression «autorités compétentes» désigne :
- en ce qui concerne le Sénégal : le Ministre chargé des Finances ou son représentant autorisé.
2) Pour l'application de la présente Convention par un Etat contractant, toute expression qui n'est pas autrement définie a le sens qui lui est attribué par la législation de l'Etat régissant les impôts faisant l'objet de la Convention ; à moins que le contexte n'exige une interprétation différente.
2) Lorsque, selon la disposition du paragraphe 1 du présent article, une personne physique est considérée comme résident de chacun des Etats contractants, le cas est résolu d'après les règles suivantes :
a - Cette personne est considérée comme résident de l'Etat contractant où elle dispose d'un foyer d'habitation permanent. Lorsqu'elle dispose d'un foyer d'habitation permanent dans chacun des Etats contractants, elle est considérée comme résident de l'Etat contractant où elle possède le centre de ses intérêts vitaux c'est-à-dire celui avec lequel ses liens personnels et économiques sont les plus étroits ;
b - si l'Etat contractant où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut pas être déterminé, ou si elle ne dispose d'un foyer d'habitation permanent dans aucun des Etats contractants, elle est considérée comme résident de l'Etat contractant où elle séjourne de façon habituelle ;
c - si cette personne séjourne de façon habituelle dans chacun des Etats contractants ou si elle ne séjourne de façon habituelle dans aucun d'eux, elle est considérée comme résident de l'Etat contractant dont elle possède la nationalité ;
d - si cette personne possède la nationalité de chacun des Etats contractants ou si elle ne possède la nationalité d'aucun d'eux, les autorités compétentes des Etats contractants tranchent la question d'un commun accord.
3) Pour l'application de la présente Convention, le domicile des personnes morales est au lieu du siège social statutaire, celui des groupements de personnes physiques n'ayant pas la personnalité morale au siège de leur direction effective.
2) Constituent notamment des établissements stables :
e - un magasin de vente ;
f - un atelier ;
g - une mine, une carrière ou tout autre lieu d'extraction de ressources naturelles ;
h - un chantier de construction, ou des opérations temporaires de montage, ou des activités de surveillance s'y exerçant, lorsque ce chantier, ces opérations temporaires de montage ou activités ont une durée supérieure à trois mois ou lorsque ces opérations de montage ou activités de surveillance faisant suite à la vente de machines ou d'équipement ont une durée inférieure à trois mois et que les frais de montage ou de surveillance dépassent 10% du prix de ces machines ou équipements.
3) Par contre, on ne considère pas qu'il y a établissement stable si :
a - des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux seules fins de transformation par une autre entreprise ;
b - une installation fixe d'affaires est utilisée par l'entreprise, aux seules fins de fourniture d'informations, de recherche scientifique ou d'activités analogues qui ont un caractère préparatoire ;
c - une installation fixe d'affaires utilisée aux fins de stockage, d'exposition et de livraison de marchandises appartenant à l'entreprise ;
d - un dépôt de marchandises appartenant à l'entreprise, entreposées aux fins de stockage, d'exposition et de livraison ;
e - une installation fixe d'affaires utilisée à des fins de publicité.
4) Une personne agissant dans un Etat contractant pour le compte d'une entreprise de l'autre Etat contractant autre qu'un agent jouissant d'un statut indépendant tel que défini au paragraphe (6) ci-après est considérée comme «établissement stable» dans le premier Etat si elle dispose dans cet Etat de pouvoirs qu'elle y exerce habituellement lui permettant de conclure des contrats au nom de l'entreprise.
5) Une entreprise d'assurances de l'un des Etats contractants est considérée comme ayant un établissement stable dans l'autre Etat contractant dès l'instant que par l'intermédiaire d'un représentant n'entrant pas dans la catégorie des personnes visées à l'alinéa (6) ci-après, elle perçoit des primes sur le territoire dudit Etat ou assure des risques situés sur ce territoire.
6) On ne considère pas qu'une entreprise d'un Etat contractant a un établissement stable dans l'autre Etat contractant du seul fait qu'elle y effectue des opérations commerciales par l'entremise d'un courtier, d'un commissionnaire général ou de tout autre intermédiaire jouissant d'un statut indépendant, à condition que ces personnes agissent dans le cadre normal de leur activité.
Toutefois, si l'intermédiaire dont «le concours est utilisé» dispose d'un stock de marchandises en consignation à partir duquel sont effectuées les ventes et les livraisons, il est admis que ce stock est caractéristique de l'existence d'un établissement stable de l'entreprise
7) Le fait qu'une société domiciliée dans un Etat contractant contrôle ou soit contrôlée par une société qui est domiciliée dans l'autre Etat contractant ou qui y effectue des opérations commerciales, que ce soit par l'intermédiaire d'un établissement stable ou non, ne suffit pas, en lui-même, à faire de l'une quelconque de ces deux sociétés un établissement stable de l'autre.
1) Les revenus provenant de biens immobiliers y compris les revenus des exploitations agricoles et forestières ne sont imposables que dans l'Etat contractant où ces biens sont situés.
2) L'expression «biens immobiliers» est définie conformément au droit de l'Etat contractant où les biens d sont situés. L'expression englobe en tous cas les accessoires, le cheptel mort ou vif, des exploitations agricoles et forestières, les droits auxquels s'appliquent les dispositions du droit privé concernant la propriété foncière, l’usufruit des biens immobiliers et es droits à des redevances variables ou fixes pour l'exploitation ou la concession de l'exploitation de gisements minéraux, sources et autres richesses du sol, es navires, bateaux et aéronefs le sont pas considérés comme biens immobiliers.
3) Les dispositions du paragraphe s'appliquent aux revenus provenant de l'exploitation directe, de la location ou de l'affermage, ainsi que de toute autre forme d'exploitation de biens immobiliers.
4) Les dispositions des paragraphes 1 et 3 de cet article s'appliquent également aux revenus provenant des biens immobiliers servant à l'exercice d'une profession indépendante.
1) Les bénéfices d'une entreprise d'un Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que l'entreprise n'exerce son activité dans l'autre Etat contractant par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé. Dans le cas où un tel établissement stable existe, les bénéfices de l'entreprise provenant de l'activité de cet établissement stable ne sont imposables que dans l'Etat où il est situé.
2) Le revenu imposable correspond au montant des bénéfices réalisés par l'établissement stable, y compris s'il y a lieu les bénéfices ou avantages retirés indirectement de cet établissement ou qui auraient été attribués ou accordés à des tiers soit par voie de majoration ou de diminution des prix d'achat ou de vente, soit par tout autre moyen.
3) Pour déterminer les bénéfices d'un établissement stable, sont admises en déduction les dépenses en rapport avec son activité a directement exposées par cet établissement stable, ainsi qu'une quote part des frais généraux, des dépenses de direction et d'administration du siège de l'entreprise. Cette quote part de frais est imputée aux résultats des différents établissements stables et du siège au prorata du chiffre d'affaires réalisé dans chacun d'eux.
Lorsque la répartition, dans les conditions définies ci-avant, des frais généraux du siège ne permet pas de dégager un bénéfice normal, les autorités compétentes des deux Etats peuvent, compte tenu des dispositions de l'article 26 de la Convention, procéder aux ajustements nécessaires pour déterminer le bénéfice de l'établissement stable.
Il en est de même, lorsque ladite répartition conduit à attribuer à l'établissement stable situé dans l'un des deux Etats une quote part sensiblement supérieure à celle qui résulterait de l'application de la législation interne dudit Etat.
4) Lorsque les contribuables dont l'activité s'étend sur les territoires des deux Etats contractants ne tiennent pas une comptabilité régulière faisant ressortir distinctement et exactement les bénéfices afférents aux établissements stables situés dans l'un et l'autre Etat, le bénéfice respectivement imposable par ces Etats peut être déterminé en répartissant les résultats globaux au prorata du chiffre d'affaires réalisé dans chacun d'eux.
5) Dans le cas où un des établissements situés dans l'un ou l'autre des Etats contractants ne réalise pas de chiffre d'affaires ou dans le cas où les activités exercées dans chaque Etat ne sont pas comparables, les autorités de deux Etats se concertent pour arrêter les conditions d'application des paragraphes 3 et 4 ci-dessus.
Cette disposition ne peut être interprétée comme empêchant un Etat contractant de compter dans le calcul des bénéfices imputables à un établissement stable qui y est situé, les bénéfices provenant des actions, des créances, des droits ou d'autres biens qui sont effectivement rattachés à cet établissement stable.
7) Les participations d'un associé aux bénéfices d'une entreprise constituée sous forme de société de fait, d'association en participation ou de groupement d'intérêt économique sont imposables dans l'Etat où ladite entreprise a un établissement stable.
1) Les bénéfices provenant de l'exploitation en trafic international, de navires ou d'aéronefs sont imposables dans l'Etat contractant où le siège de la direction effective de l'entreprise est situé.
2) Cette disposition ne vise pas les activités manifestement distinctes, telles que l'exploitation indépendante d'un hôtel ou d'un chantier de constructions navales d'une entreprise de navigation ayant son siège de direction effective dans l'autre Etat.
3) Si le siège de la direction effective d'une entreprise maritime est à bord d'un navire exploité en trafic international, ce siège est réputé situé dans l'Etat contractant où se trouve le port d'attache de ce navire, ou à défaut de port d'attache dans l'un des deux Etats, dans l'Etat contractant dont l'exploitant du navire est un résident.
4) Les dispositions du paragraphe 1 s'appliquent aussi aux bénéfices provenant de la participation à un pool, à une exploitation en commun ou à un organisme international d'exploitation.
a - une entreprise d'un Etat contractant participe directement ou indirectement à la direction, au contrôle, ou au capital d'une entreprise de l'autre Eta t contractant, ou que,
1) Les dividendes payés par une société qui est résident d'un Etat contractant à une personne résidente de l'autre Etat contractant sont imposables dans l'Etat dont la société qui paie les dividendes est un résident et selon la législation de cet Etat.
2) Le terme «dividendes» employé dans le présent article désigne les revenus provenant d'actions, parts de jouissance, parts de mine, parts de fondateur ou autres parts bénéficiaires à l'exception des créances, ainsi que les revenus d'autres parts sociales assimilés aux revenus d'actions par la législation fiscale de l'Etat dont la société distributrice est un résident.
3) Lorsqu'une société résidente de l'un des Etats contractants s'y trouve soumise au paiement d'un impôt sur les dividendes et qu'elle possède un ou plusieurs établissements stables sur le territoire de l'autre Etat contractant à raison desquels elle est également soumise dans ce dernier Etat au paiement du même impôt, il est procédé à une répartition entre les deux Etats des revenus donnant ouverture audit impôt afin d'éviter une double imposition.
4) La répartition de l'impôt prévue au paragraphe qui précède s'établit, pour chaque exercice sur la base du rapport :
A / B : pour l'Etat dans lequel la société n'a pas sa résidence
(B – A) / B : pour l'Etat dans lequel la société a sa résidence.
La lettre A désignant le montant des résultats comptables obtenus par la société et provenant de l'ensemble des établissements qu'elle possède dans l'Etat où elle n'a pas sa résidence, toutes compensations étant faites entre les résultats bénéficiaires et les résultats déficitaires de ces établissements. Ces résultats comptables s'entendent de ceux qui sont réputés réalisés dans lesdits établissements au regard des dispositions des articles 7 et 9 de la présente Convention; la lettre B désignant le résultat comptable total de la Société tel qu'il résulte de son bilan général, après compensation des résultats bénéficiaires et déficitaires.
Dans le cas où le résultat comptable total d'un exercice est nul ou négatif, la répartition s'effectue sur les bases antérieurement dégagées.
5) Lorsque les bénéfices distribués comprennent des produits de participations détenues par la société dans le capital d'autres sociétés et que ces participations remplissent pour bénéficier des régimes spéciaux auxquels sont soumises les sociétés affiliées, les conditions exigées en vertu de la législation interne soit de l'Etat de la résidence de la société, soit de l'autre Etat, selon qu'elles figurent à l'actif du bilan concernant l'établissement stable situé dans le premier ou dans le second Etat, chacun desdits Etats applique à ces bénéfices distribués, dans la mesure où ils proviennent du produit des participations régies par sa législation interne, les dispositions de cette législation, en même temps qu'il taxe la partie desdits bénéfices qui ne provient pas du produit de la participation, dans la mesure où l'imposition lui en est attribuée suivant les modalités prévues au paragraphe 4 ci-dessus.
1) Quant à la suite de contrôles exercés par les administrations fiscales compétentes, il est effectué, sur le montant des bénéfices réalisés au cours d'un exercice, des redressements ayant pour résultat de modifier la proportion définie au paragraphe 4 de l'article 10 il est tenu compte de ces redressements pour la répartition, entre les deux Etats contractants, des bases d'imposition afférentes à l'exercice au cours duquel les redressements interviennent.
2) Les redressements portant sur le montant des revenus à répartir mais n'affectant pas la proportion des bénéfices réalisés dont il a été tenu compte pour la répartition des revenus faisant l'objet desdits redressements, donnent lieu, selon les règles applicables dans chaque Etat, à une imposition supplémentaire répartie suivant la même proportion que l'imposition initiale.
1) La répartition des bases d'imposition visée au paragraphe 4 de l'article 10 est opérée par la société et notifiée par elle à chacune des administrations fiscales compétentes dans le délai qui lui est imparti par la législation de chaque Etat pour déclarer les distributions de produits imposables auxquelles elle procède.
A l'appui de cette répartition, la société fournit à chacune desdites administrations, outre les documents qu'elle est tenue de produire ou de déposer en vertu de la législation interne, une copie de ceux produits ou déposés auprès de l'administration fiscale de l'autre Etat.
2) Les difficultés, ou contestations qui peuvent surgir au sujet de la répartition des bases d'imposition sont réglées d'une commune entente entre les administrations fiscales compétentes.
A défaut d'accord, le différend est tranché suivant la procédure prévue à l'article 26 ci-dessous.
1) Les intérêts provenant d'un Etat contractant et payés à un résident de l'autre Etat contractant sont imposables dans le premier Etat conformément à la législation de cet Etat.
2) Le terme «intérêts» employé dans le présent article désigne les revenus des fonds publics, des obligations d'emprunts, assorties ou non de garanties hypothécaires ou d'une clause de participation aux bénéfices, et des créances de toute nature, ainsi que tous autres produits assimilés aux revenus de sommes prêtées par la législation fiscale de l'Etat du débiteur.
3) Les intérêts sont considérés comme provenant d'un Etat contractant lorsque le débiteur est cet Etat lui-même, une subdivision administrative ou politique, une collectivité locale ou un résident de cet Etat.
Toutefois, lorsque le débiteur des intérêts qu'il soit ou non un résident d'un Etat contractant, a dans un Etat contractant un établissement stable, ou une base fixe, pour lequel la dette donnant lieu au paiement des intérêts a été contractée et qui supporte la charge de ces intérêts, ceux-ci sont considérés comme provenant de l'Etat où l'établissement stable, ou la base fixe, est situé.
4) Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que l'un et l'autre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des intérêts, compte tenu de la créance pour laquelle ils sont payés, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en l'absence de pareilles relations les dispositions du présent article ne s'appliquent qu'à ce dernier montant.
2) Le terme «redevances» employé dans le présent article désigne les rémunérations de toute nature payées pour l'usage ou la a concession de l'usage d'un droit d'auteur sur une œuvre littéraire, artistique ou scientifique, y compris les films cinématographiques, d'un brevet, d'une marque de fabrique ou de commerce, d'un dessin ou d'un modèle, d'une formule ou d'un procédé secrets, ainsi que pour l'usage ou la concession de l'usage d'un équipement industriel, commercial, ou scientifique ne constituant pas un bien immobilier visé à l'article 6 et pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine industriel, commercial ou scientifique.
3) Les redevances sont considérées comme provenant d'un Etat contractant lorsque le débiteur est cet Etat lui-même, une de ses collectivités locales ou un résident de cet Etat. Toutefois, lorsque le débiteur des redevances, qu'il soit ou non un résident d'un Etat contractant, a dans un Etat contractant un établissement stable pour lequel le contrat donnant lieu au paiement des redevances a été conclu et qui supporte comme tel la charge de celles-ci, ces redevances sont réputées provenir de l'Etat contractant où est situé l'établissement stable.
4) Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que l'un et l'autre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des redevances, compte tenu de la prestation pour laquelle elles sont payées, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en l'absence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne s'appliquent qu'à ce dernier montant.
Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Etat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. A défaut d'accord entre les deux Etats sur les dispositions applicables le différend est tranché suivant la procédure prévue à l'article 26 ci-dessous.
1) les gains qu'un résident d'un la Etat contractant tire de l'aliénation de biens immobiliers visés à l'article 6 de la présente Convention et situés dans l'autre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat.
3) Les gains provenant de l'aliénation de navires ou aéronefs exploités en trafic international ou de biens mobiliers affectés à l'exploitation de ces navires ou aéronefs ne sont imposables que dans l'Etat contractant où le siège de direction effective de l'entreprise est situé.
4) Les gains provenant de l'aliénation d'actions autres que celles qui sont mentionnées au paragraphe 4 et représentant une participation égale ou supérieure à 25% du capital d'une société résidente d'un Etat contractant sont imposables dans cet Etat, selon la législation de cet Etat.
5) Les gains provenant de l'aliénation d'actions, de parts ou de participations, dans une société ou une personne morale dont l'actif est constitué principalement de biens immobiliers situés dans un Etat qui, selon la législation de cet Etat sont soumis au même régime fiscal que les biens tirés de l'aliénation de biens immobiliers, sont imposables dans cet Etat.
6) Les gains provenant de l'aliénation de tous biens autres que ceux visés aux paragraphes 1,2, 3, 4 et 5 du présent article ne sont imposables que dans l'Etat contractant dont le cédant est un résident.
1) Les revenus qu'un résident d'un Etat contractant tire d'une profession libérale ou d'autres activités de caractère indépendant ne sont imposables que dans cet Etat.
Toutefois, ces revenus sont imposables dans l'autre Etat contractant dans les cas suivants :
a - Si le résident dispose de façon habituelle dans l'autre Etat contractant d'une base fixe pour l'exercice de ses activités mais uniquement dans la mesure où les revenus sont imputables à cette base fixe.
b - Si le résident exerce ses activités dans l'autre Etat contractant pendant un ou plusieurs séjours excédant au total 183 jours au cours d'une période de 12 mois.
1) Sous réserve des dispositions des articles 18, 19, 20, 21 et 22 de la présente Convention, les salaires, traitements et autres rémunérations similaires qu'un résident d'un Etat contractant reçoit au titre d'un emploi salarié sont imposables dans cet Etat, à moins que l'emploi ne soit exercé dans l'autre Etat contractant. Si l'emploi y est exercé, les rémunérations reçues à ce titre sont imposables dans cet autre Etat.
2) Nonobstant les dispositions du paragraphe 1 de cet article, les rémunérations qu'un résident d'un Etat contractant reçoit au titre d'un emploi salarié exercé dans l'autre Etat contractant sont imposables dans le premier Etat si les trois conditions ci-dessous sont simultanément remplies :
a - le bénéficiaire séjourne dans l'autre Etat pendant une période ou des périodes n'excédant pas au total 183 jours au cours d'une période de 12 mois ;
b - les rémunérations sont payées par un employeur ou pour le compte d'un employeur qui n'est pas un résident de l'autre Etat ;
3) Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, les rémunérations reçues au titre d'un emploi salarié exercé à bord d'un navire ou d'un aéronef exploités en trafic international, sont imposables dans l'Etat contractant où le siège de direction effective de l'entreprise est situé.
Les tantièmes, jetons de présence et autres rétributions similaires qu'un résident d'un Etat contractant reçoit en sa qualité de membre du conseil d'administration ou de tout autre organe similaire d'une société qui est un résident de l'autre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat, sous réserve de l'application des articles 16 et 17 ci-dessus, en ce qui concerne les rémunérations perçues par les intéressés en leurs autres qualités effectives.
Si la société possède un ou plusieurs établissements stables sur le territoire de l'autre Etat contractant, les tantièmes, jetons de présence et autres rétributions similaires visées ci-dessus sont imposés dans les conditions fixées aux articles 10 et 12.
1) Nonobstant les dispositions des articles 16 et 17 de la présente Convention, les revenus qu'un résident d'un Etat contractant tire de ses activités personnelles exercées dans l'autre Etat contractant en tant que professionnel du spectacle, artiste de théâtre, de cinéma, de la radio ou de la télévision, musicien, ou en tant que sportif, sont imposables dans cet autre Etat.
2) Lorsque les revenus d'activités qu'un artiste du spectacle ou un sportif exerce personnellement et en cette qualité sont attribués non pas à l'artiste ou au sportif lui-même mais à une autre personne, ces revenus sont imposables, nonobstant les dispositions des articles 7, 16 et 17 de la présente Convention, dans l'Etat contractant où les activités de l'artiste ou du sportif sont exercées.
Sous réserve des dispositions du paragraphe premier de l'article 21, les pensions, rentes viagères et autres rémunérations similaires, versées à un résident d'un Etat contractant au titre d'un emploi antérieur, sont imposables dans cet Etat.
1) a - Les rémunérations, autres que les pensions payées par un Etat contractant ou l'une de ses subdivisions administratives ou collectivités locales à une personne physique, au titre de services rendus à cet Etat ou à cette subdivision ou collectivité sont imposables dans cet Etat.
b - Toutefois, ces rémunérations sont imposables dans l'autre Etat contractant si les services sont rendus dans cet Etat et si la personne physique résident de cet Etat :
(i) possède la nationalité de cet Etat ou celle d'un Etat tiers, ou
2) Les dispositions des articles 17 et 18 de la présente Convention s'appliquent aux rémunérations autres que les pensions payées au titre de services rendus dans le cadre d'une activité industrielle ou commerciale exercée par un Etat contractant ou l'une de ses subdivisions administratives ou collectivités locales.
1) Les sommes qu'un étudiant ou un stagiaire qui est, ou qui était immédiatement avant de se rendre dans un Etat contractant un résident de l'autre Etat contractant et qui séjourne dans le premier Etat à seule fin d'y poursuivre ses études ou sa formation reçoit pour couvrir ses frais d'entretien, d'études ou de formation ne sont pas imposables dans cet Etat, à condition qu'elles proviennent de source situées en dehors de cet Etat.
2) Il en est de même de la rémunération qu'un tel étudiant ou stagiaire reçoit au titre d'un emploi exercé dans l'Etat contractant où il poursuit ses études ou sa formation à la condition que cette rémunération soit strictement nécessaire à son entretien.
a - lorsque, conformément aux dispositions de la présente Convention, un résident d'un Etat contractant est soumis à un impôt cédulaire dans l'autre Etat à raison des revenus ayant leur source dans cet autre Etat, ces revenus sont exonérés de l'impôt cédulaire correspondant dans le premier Etat.
b - par ailleurs, ces mêmes revenus, nets d'impôt cédulaire, ne sont soumis à l'impôt général sur le revenu que dans l'Etat de la résidence.
1) Les nationaux d'un Etat contractant ne sont soumis dans l'autre Etat contractant à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujettis les nationaux de cet autre Etat qui se trouvent dans la même situation. La présente disposition s'applique aussi, nonobstant les dispositions de l'article 1 de la présente Convention, aux personnes qui ne sont pas des résidents d'un Etat contractant ou des deux Etats contractants.
2) Les apatrides qui sont des résidents d'un Etat contractant ne sont soumis dans l'autre Etat contractant à aucune imposition ou obligation y relative, autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujettis les nationaux de l'Etat concerné qui se trouvent dans la même situation.
3) L'imposition d'un établissement stable ou d'une base fixe qu'une entreprise ou un résident d'un Etat contractant a dans l'autre Etat contractant n'est pas établie dans cet autre Etat d'une façon moins favorable que l'imposition des entreprises de cet autre Etat qui exercent la même activité. La présente disposition ne peut être interprétée comme obligeant un Etat contractant à accorder aux résidents de l'autre Etat contractant, les déductions personnelles, abattements et réductions d'impôts en fonction de la situation ou des charges de famille qu'il accorde à ses propres résidents.
4) A moins que les dispositions de l'article 9, du paragraphe 4 de l'article 13 ou du paragraphe 4 de l'article 14 ne soient applicables, les intérêts, redevances et autres dépenses payés par une entreprise d'un Etat contractant à un résident de l'autre Etat contractant sont déductibles, pour la détermination des bénéfices imposables de cette entreprise, dans les mêmes conditions que s'ils avaient été payés à un résident du premier Etat.
6) Les dispositions du présent article s'appliquent, nonobstant les dispositions de l'article 2, aux impôts de toute nature ou dénomination.
1) Lorsqu'une personne estime que les mesures prises par un Etat contractant ou par les deux Etats contractants entraînent ou entraîneront pour elle une imposition non conforme aux dispositions de la présente, Convention, elle peut, indépendamment des recours prévus par le droit interne de ces Etats, soumettre son cas à l'autorité compétente de l'Etat contractant dont elle est un résident ou, si son cas relève du paragraphe 1 de l'article 25 de la présente Convention, à celle de l'Etat contractant dont elle possède la nationalité. Le cas doit être soumis dans les trois ans qui suivent la première notification de la mesure qui entraîne une imposition non conforme aux dispositions de la Convention.
4) Les autorités compétentes des Etats contractants peuvent communiquer directement entre elles en vue de parvenir à un accord comme il est indiqué aux paragraphes précédents. Si des échanges de vue oraux semblent devoir faciliter cet accord, ces échanges de vue peuvent avoir lieu au sein d'une commission composée de représentants des autorités compétentes des Etats contractants.
1) Les autorités compétentes des Etats contractants échangent les renseignements nécessaires pour appliquer les dispositions de la présente Convention ou celles de la législation interne des Etats contractants relatives aux impôts visés par la Convention dans la mesure où l'imposition qu'elle prévoit n'est pas contraire à la Convention. L'échange de renseignements n'est pas restreint par l'article 1. Les renseignements reçus par un Etat contractant sont tenus secrets de la même manière que les renseignements obtenus en application de la législation interne de cet Etat et ne sont communiqués qu'aux personnes ou autorités (y compris les tribunaux et organes administratifs) concernées par l'établissement ou le recouvrement des impôts visés par la Convention, par les procédures ou poursuites concernant ces impôts, ou par les décisions sur les recours relatifs à ces impôts.
a - de prendre des mesures administratives dérogeant à sa législation et à sa pratique administrative ou à celles de l'autre Etat contractant ;
b - de fournir des renseignements qui ne pourraient être obtenus sur la base de sa propre législation ou dans le cadre de sa pratique administrative normale ou celles de l'autre Etat contractant ;
3) L'échange des renseignements à lieu sur demande visant des cas concrets, d'office ou spontanément. Les autorités compétentes des Etats contractants s'entendent pour déterminer la liste des informations qui seront fournies d'office.
1) Les dispositions de la présente s Convention ne portent pas atteinte aux privilèges fiscaux , dont bénéficient les fonctionnaires diplomatiques ou consulaires en vertu soit des règles générales du droit des gens, soit des dispositions d'accords particuliers.
2) Dans la mesure où, en raison des privilèges fiscaux dont bénéficient les fonctionnaires diplomatiques ou consulaires, en vertu des règles générales du droit des gens et aux termes des dispositions d'accords internationaux particuliers, le revenu n'est pas imposable dans l'Etat accréditaire, le droit d'imposition est réservé à l'Etat accréditant.
3) Aux fins de la présente Convention, les membres d'une mission diplomatique ou consulaire d'un Etat contractant accréditée dans l'autre Etat contractant ou dans un Etat tiers qui sont ressortissants de l'Etat accréditant, sont réputés être résidents de l'Etat accréditant s'ils y sont soumis aux mêmes obligations, en matière d'impôts sur le revenu, que les résidents dudit Etat.
4) La Convention ne s'applique pas aux organisations internationales, à leurs organes et fonctionnaires, ni aux personnes qui, membres de missions diplomatiques ou consulaires d'Etat tiers, sont présentes dans un Etat contractant et ne sont pas considérées comme résidentes de l'un ou l'autre Etat contractant au regard des impôts sur le revenu.
2) Elle entrera en vigueur dès l'échange des instruments de ratification et s'appliquera pour la première fois :
a - aux impôts retenus à la s source sur les revenus attribués ou mis en paiement à partir du 1er jour du mois qui suit celui de l'échange des instruments de s ratification ;
b - aux autres impôts établis à partir du 1er janvier de l'année suivant celle de l'échange des instruments de ratification.
La présente Convention est conclue pour une durée illimitée, mais chaque Etat contractant pourra, jusqu'au 30 Juin inclus de toute année civile à partir de la troisième année à dater de celle de sa ratification, la dénoncer, par écrit et par la voie diplomatique, à l'autre Etat contractant.
1 - au impôts retenus à la source sur les revenus attribués ou mis en paiement au plus tard à la fin du mois qui suit celui au cours duquel la dénonciation a eu lieu ;
2 - aux autres impôts établis sur des périodes imposables prenant fin au plus tard le 31 décembre de la même année.
En foi de quoi les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente Convention établie en double exemplaire.
Fait à Tunis le 17 mai 1984.

References: l'article 3
 l'article 26
 l'article 10
 l'article 10
 l'article 26
 l'article 6
 l'article 26
 l'article 6
 l'article 21
 l'article 1
 l'article 9
 l'article 13
 l'article 14
 l'article 2
 l'article 25
 l'article 1