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France, Conseil d'État, 25 juillet 2001, 231133
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 231133Numéro NOR : CETATEXT000008048638 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2001-07-25;231133 Analyses : ETRANGERS - RECONDUITE A LA FRONTIERE.Texte : Vu la requête, enregistrée le 9 mars 2001 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mlle X... ZHENG, demeurant chez M. Z...
Y... Ming, ... ; Mlle A... demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat :
1°) d'annuler le jugement du 12 janvier 2001 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 21 janvier 2000 du préfet de police ordonnant sa reconduite à la frontière ;
Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mlle A..., de nationalité chinoise, s'est maintenue sur le territoire français plus d'un mois à compter de la notification, le 30 décembre 1999, de la décision du même jour par laquelle le préfet de police lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour ; qu'elle se trouvait ainsi dans le cas où, en application du 3° du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945, le préfet peut décider la reconduite d'un étranger à la frontière ;
Considérant que si Mlle A... fait valoir, qu'entrée en France en 1992, elle vit en concubinage avec un compatriote qui réside régulièrement en France sous couvert d'une carte de résident et que le couple a un jeune enfant né le 18 octobre 1999, il ressort des pièces du dossier, qu'eu égard à la durée et aux conditions du séjour en France de Mlle A..., l'arrêté attaqué du préfet de police n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, qui n'établit pas ne plus disposer d'attaches familiales dans son pays d'origine et qui n'allègue pas être dans l'impossibilité d'emmener son enfant avec elle, une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels il a été pris ; que, par suite, Mlle A... n'est pas fondée à soutenir que le préfet de police aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou les dispositions de l'article 12 bis 7° de l'ordonnance du 2 novembre 1945 ;
Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mlle A... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de police ordonnant sa reconduite à la frontière ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mlle A..., au préfet de police et au ministre de l'intérieur.Références : Arrêté 2000-01-21Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales 1950-11-04 art. 8Ordonnance 45-2658 1945-11-02 art. 22, art. 12 bisPublications :Proposition de citation: CE, 25 juillet 2001, n° 231133Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur public : Mme MitjavileOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatDate de la décision : 25/07/2001Fonds documentaire : Legifrance Haut de page

References: l'article 22
 l'article 8
 l'article 12
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