Source: http://www.juricaf.org/arret/CONSEILDELEUROPE-COUREUROPEENNEDESDROITSDELHOMME-19850311-1008582
Timestamp: 2017-01-19 09:17:57+00:00

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A. c. REPUBLIQUE FEDERALE D'ALLEMAGNE
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Type d'affaire : DecisionType de recours : Partiellement irrecevable ; partiellement recevableNumérotation : Numéro d'arrêt : 10085/82Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1985-03-11;10085.82 Analyses : (Art. 13) DROIT A UN RECOURS EFFECTIF, (Art. 14) DISCRIMINATION, (Art. 3) PEINE DEGRADANTE, (Art. 3) PEINE INHUMAINEParties : Demandeurs : A.Défendeurs : REPUBLIQUE FEDERALE D'ALLEMAGNETexte : APPLICATION/REQUÃTE NÂ° 10085/8 2 A . v/the FEDERAL REPUBLIC OF GERMANY A . c/RÃPUBLIQUE FÃDÃRALE D'ALLEMAGN E DECISION of I I March 1985 on the admissibility of the application DÃCISION du 11 mars 1985 sur la recevabilitÃ© de la requÃªte
Article 8 of the Convention : An action to discl~airn paternity concerns a petiriorter's right to respect for his private life . The rejection of an action to disclaim patemity and an order that the petitioner pay maintenance to the child where patemity is highly probable considered as measures necessary in a dentocratic sociery for the protection of the child's rights . Article 8 de la Convenfion : L'e.rercice d'une acrion en dÃ©saveu de patemitÃ© relÃ¨ve du droit du dernandeur au respect de sa vie privÃ©e . Le rejet d'une action en dÃ©saveu de paternitÃ© et la condamnation du demandeur Ã fournir des aliments Ã l'enfant lorsque la filiation est trÃ¨s probable apparaissent comme des mesures nÃ©cessaires, dans une sociÃ©tÃ© dÃ©mocratique, Ã la protection des droits de l'enfant .
RÃ©sumÃ© des faits pert inents
(English : see p. 75)
ConformÃ©ment Ã la lÃ©gislation en vigueur en RÃ©publique FÃ©dÃ©rale d'Allemagne avant le !Â° juillet 1970, le requÃ©rant a Ã©tÃ© condamnÃ© en 1968 Ã verser des aliments Ã un enfant nÃ© hors mariage . sans toutefois que la ftliation soit juridiquement Ã©tablie. En 1 979. le requÃ©rant intenta une action en dÃ©saveu de patemitÃ©. Le tribunal entendit la mÃ¨re de l'enfant, prit en considÃ©ration une lenre du requÃ©rant Ã©cr(re Ã celle-ci peu aprÃ¨s l'Ã©poque de la conception et se fonda sur deux e .rpenises sÃ©rologiques Ã©tablissant, Ã dire d'erperr, que la probabilitÃ© de la patemitÃ© du requÃ©ran t
Ã©rait supÃ©rieure Ã 99 % . Le tribunal rejeta !'action et, en venu de la lÃ©gislation en vigueur depuis le 1â¢' juillet 1970, reconnut fÃ´rmellement l'existence d'un lien de parentÃ© entre le requÃ©rant et l'enfanr . Les recours ultÃ©rieurs du requÃ©rant furent rejetÃ©s .
EN DROIT (Extraits ) 1 . Le requÃ©rant se plaint que l'action en dÃ©saveu de patemitÃ©, qu'il a engagÃ©e devant lesjuridictions allemandes, n'a pas abouti Ã Ã©tablir qu'il n'Ã©tait pas, ainsi qu'il le prÃ©tend, le pÃ¨re rÃ©el de l'enfant nÃ© hors mariage le 7 juillet 1967 . ............... 2 . II soutient jen premier lieu] que son grief relÃ¨ve de l'article 8 de la Convention, car le lien de parentÃ© - pÃ¨re/enfant - que la cour d'appel de Cologne a constatÃ© en ce qui le conceme, met en jeu plusieurs aspects de la vie privÃ©e et familiale, au regard de l'article 8 de la Convention . Sur ce point, le requÃ©rant fait rÃ©fÃ©rence Ã la jurisprudence de la Ãommission, notamment Ã son rapport dans l'affaire Rasmussen, adoptÃ© le 5 juillet 1983, oÃ¹ il est prÃ©cisÃ© que : â¢ . . . le respect effectif de la vie privÃ©e et familiale au sens de l'article 8 oblige les Etats contractants Ã mettre Ã la disposition du pÃ¨re prÃ©sumÃ© d'un enfant une voie de recours effective et accessible lui permettant de faire Ã©tablir qu'il est le pÃ¨re rÃ©el de cet enfant (cf . l'arrÃªt rendu par la Cour le 13 juin 1979 dans l'affaire Marckx, sÃ©rie A nÂ° 31, par . 36-37) . Inversement, lorsque le pÃ¨re prÃ©sumÃ© prÃ©tend qu'il n'est pas le pÃ©re, l'issue de l'affaire touche Ã©galement Ã sa situation privÃ©e et familiale et conceme donc les intÃ©r8ts que l'Etat est tenu de respecter aux termes de l'article 8Â» . L'article 8 est certes applicable au cas d'espÃ¨ce . En cela la Commission confirme sa propre jurispmdence et renvoie aussi Ã l'arrÃªt de la Cour rendu depuis lors dans l'affaire prÃ©citÃ©e le 28 novembre 1984, qui dispose : - . . . si l'instance que le requÃ©rant se proposait d'introduire avait assurÃ©ment pour but la dissolution lÃ©gale de liens de famille existants, la dÃ©tennination du rÃ©gime juridique des relations de Pemille avec lui concemait sans nul doute sa vie privÃ©eÂ» . Dans la mesure oÃ¹ l'on admet qu'il y a eu, en l'espÃ¨ce, ingÃ©rence dans la vie privÃ©e du requÃ©rant, la question se pose dÃ¨s lors de savoir si cette ingÃ©rence Ã©tait justifiÃ©e au regard du paragraphe 2 de l'article 8 de la Convention . Il y a lieu de constater que les juridictions allemandes, pour dÃ©terminer le rÃ©gime juridique des relations du requÃ©rant avec l'enfant, ont fait application de la lÃ©gislation en vigueur depuis le IÂ°' juillet 1970 concernant le statut juridique de l'enfant naturel . Pour trancher le problÃ©me qui leur Ã©tait soumis, elles ont pris en considÃ©ration d'une part les intÃ©rÃ©ts de l'enfant, d'autre pan ceux du requÃ©rant .
A cet Ã©gard, elles se sont fondÃ©es sur des Ã©lÃ©ments de preuves de poids, tels les certificats mÃ©dicaux et deux examens sÃ©rologiques, qui ne laissaient subsister quasiment aucun doute quant Ã l'existence d'un lien parental entre le requÃ©rant et l'enfant, ce qui les a amenÃ©es . dans un souci de sÃ©curitÃ© juridique et de protection des intÃ©rÃªts de l'enfam, Ã adopter la solution mise en cause par le requÃ©rant . La Commission estime, au vu de ce qui prÃ©cÃ¨de, que s'il y a eu ingÃ©rence dans la vie privÃ©e du requÃ©rant, elle Ã©tait en tout Ã©tat de cause justifiÃ©e au regard du paragraphe 2 de l'article 8 de la Convention . Elle Ã©tait prÃ©vue par la loi et constituait une mesure qui, dans une sociÃ©tÃ© dÃ©mocratique et dans un souci de sÃ©curitÃ© juridique . Ã©tait nÃ©cessaire Ã la protection des droits d'autrui . La Commission parvient donc Ã la conclusion que le grief soulevÃ© par le requÃ©rant au titre de l'article 8 est dÃ©nuÃ© de tout fondement .
Summary of the relevant facts Under the legislation applying in the Federal Republic of Germany before / July 1980, the applicant was ordered in 1968 to provide for rhe maintenance of a child born out of wedlock, although it had not been legally established that he was the father. In 1979 the applicant brought an action to disclaim pareroiiy . 77te coun heard the child's rnother, examined a letter written to her by the applicant shortly after the time of the child's conception and rook account of two expert serological reports which rated the probability of paternity ar over 99 % . 7he court dismissed the action and, uruler the legislation in force since 1 July 1970, formally recognised a relalionship between the applicant and the child. 7he applicaru's subsequent appeals were dismissed.
THE LAW (Extracts ) 1 . The applicant complains that the action he brought before the German courts in order to disclaim patemity did not result in the substantiation of his assertion that he was not the natural father of the child born out of wedlock on 7 July 1967 .
2 . He argues [first] that his complaint falls within the ambit of Article 8 of the Convention in that the father/child relationship established by the Cologne Court of Appeal in his case involves several aspects of private and family life under Article 8 of the Convention . In this connection the applicant refers to the Commission's case-law, especially to its Report in the Rasmussen case, adopted on 5 July 1983, were it is stated that "effective respect for private and famity life within the meaning of Article 8 obliges the Contracting States to make available for the alleged father of a child an effective and accessible remedy by which he could have established whether he is the biological father of the child (cf. the Court's judgment of 13 June 1979 in Lhe Marckx case, Series A no . 31, para . 36-37) . In particular, when he claims that he is not the father, the outcome also affects his private and family situation and thus concems interests which the State is bound under Article 8 to respect" .
Article 8 is indeed applicable to the present case . In so stating, Lhe Commission confirms its own case-law and also refers to the Court's subsequent judgment of 28 November 1984 in the aforementioned Rasmussen case, which provides : "Even though the patemity proceedings which the applicant wished to institute were aimed at the dissolution in law of existing family ties, the detertnination of his legal relations with Pemille undoubtedly concerned his private life . " If it is accepted that interference in the applicant's private life did occur in the present case, the question arises as to whether such interference was justified under Article 8 para . 2 of Lhe Convention . It should be noted that, in establishing the applicant's legal relationship with the child, the Gertnan courts applied the legislation in force since I]uly 1970 conceming Lhe legal status of natural children . To settle the issue before them, they took both the applicant's and the child's interests into consideration and had regard to weighty evidence such as medical certificates and two serological tests which left virtually no doubt about the existence of a relationship between the applicant and the child . This led them, for Lhe sake of preserving legal certainty and protecting the child's interests, to adopt the solution complained of by the applicant . In the light of Lhe foregoing, the Commission considers thet if there was any interference in the applicant's private life, it was at all events justified under Anicle 8 para . 2 of the Convention . Such interference was in accordance with the law and was necessary for the protection of the rights of others in a democratic society as well as for ensuring legal certainty . The Commission therefore concludes that Lhe applicant's complaint under Article 8 is manifestly ill-founded .
76Origine de la décision Pays : Conseil de l'EuropeJuridiction : Cour européenne des droits de l'hommeFormation : Commission (plénière)Date de la décision : 11/03/1985Fonds documentaire : HUDOC Haut de page

References: l'article 8
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