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Timestamp: 2016-10-27 08:54:54+00:00

Document:
Arr�t du 14 juin 2007
recourants, repr�sent�s par Me Thierry Thonney, avocat,
Municipalit� de Paudex, 1094 Paudex, repr�sent�e par Me Philippe-Edouard Journot,
D�partement de la s�curit� et de l'environnement du canton de Vaud, Service de l'environnement et de l'�nergie, Boveresses 155, 1066 Epalinges,
recours de droit administratif et de droit public contre l'arr�t du Tribunal administratif du canton de Vaud du
Le 17 juillet 2001, Orange Communications SA a requis l'autorisation de construire une installation de t�l�phonie mobile dans les combles et sur le toit de l'immeuble sis au n� 13 de la route de la Bordinette, � Paudex, propri�t� de l'indivision de famille B.________. Ce b�timent de trois �tages sur rez, d'une hauteur de 17,40 m�tres, est situ� en zone d'habitations collectives, r�gie par les art. 8 � 13 du r�glement communal du plan g�n�ral d'affectation et de la police des constructions (RPGA) approuv� par le D�partement des infrastructures du canton de Vaud le 23 juillet 1998.
L'installation de t�l�phonie mobile projet�e consiste en deux armoires techniques plac�es sous la panne fa�ti�re, deux paraboles riv�es aux chemin�es existantes et deux antennes combinant les fr�quences GSM 1800 et UMTS sur les pans de toiture est et ouest, mont�es sur des m�ts avec syst�me coulissant et camoufl�es dans des chemin�es factices. L'antenne en fa�ade est rayonnerait en direction du b�timent sis au n� 15 de la route de la Bordinette, propri�t� de A.________, alors que l'antenne en fa�ade ouest rayonnerait en direction du b�timent sis au n� 11 de la route de la Bordinette. Le rayonnement pr�visible a �t� calcul� pour le lieu de s�jour momentan� le plus expos�, � savoir dans les combles de l'immeuble o� prendront place les �quipements techniques (point 1'), et pour cinq lieux � utilisation sensible, soit l'appartement situ� sous les combles de l'immeuble de l'indivision de famille B.________ (point 1), l'�tage le plus expos� du b�timent locatif sis imm�diatement au nord de cet immeuble (point 2), le dernier �tage habit� du b�timent de A.________ (point 3), l'�tage le plus expos� de l'immeuble locatif sis au nord-est du b�timent pr�cit� (point 4) et le dernier �tage de l'immeuble sis au n� 11 de la route de la Bordinette (point 5). Selon ces calculs, les valeurs limites fix�es par l'ordonnance sur la protection contre le rayonnement non ionisant (ORNI; RS 814.710) sont respect�es.
Soumis � l'enqu�te publique du 16 novembre au 6 d�cembre 2001, ce projet a suscit� trois oppositions individuelles, dont celle de A.________, et une opposition collective munie de plus d'une centaine de signatures. Ces oppositions �taient motiv�es par la crainte des nuisances engendr�es par la nouvelle installation dans un quartier � forte densit� et par la violation des dispositions communales relatives aux superstructures admissibles en toiture.
Les pr�avis et autres d�cisions des services cantonaux concern�s ont �t� communiqu�s le 13 d�cembre 2001 � la Municipalit� de Paudex par la Centrale des autorisations du D�partement des infrastructures du canton de Vaud. Le Service cantonal de l'environnement et de l'�nergie a �mis un pr�avis favorable, apr�s s'�tre assur� du respect des exigences de l'ORNI, sous r�serve du r�sultat des mesures de contr�le � effectuer lors de la mise en exploitation. Par d�cision du 27 mars 2002, la Municipalit� de Paudex a refus� de d�livrer le permis de construire sollicit� au motif que les exigences de cette ordonnance n'�taient pas respect�es tant � l'�gard des espaces habitables situ�s directement au-dessous des installations techniques projet�es que des immeubles d'habitation voisins et de l'�cole situ�e � une centaine de m�tres. La pose d'antennes de t�l�phonie mobile en toiture, m�me sous la forme d�guis�e de chemin�e, contreviendrait en outre � l'art. 57 RPGA.
Orange Communications SA a recouru le 22 avril 2002 contre cette d�cision aupr�s du Tribunal administratif du canton de Vaud (ci-apr�s: le Tribunal administratif ou la cour cantonale). Ce dernier a tenu une inspection locale le 7 mai 2003 � l'issue de laquelle A.________ a sollicit� diverses mesures d'instruction. A la requ�te du tribunal, la constructrice a confirm� que l'angle d'inclinaison de l'antenne dirig�e contre le b�timent sis au n� 11 de la route de la Bordinette ne sera pas modifi� apr�s la pose de l'installation. Elle s'est �galement engag�e � prendre les mesures pr�conis�es par le bureau d'ing�nieur Gilbert Monay du 23 mai 2003 pour garantir que le bruit en provenance des installations techniques soit de 2 � 5 d�cibels en-dessous des valeurs de protection accrue de la norme SIA 181 dans les locaux sensibles au bruit situ�s � l'�tage inf�rieur de l'immeuble.
Statuant par arr�t du 20 juin 2006, le Tribunal administratif a admis le recours, annul� la d�cision attaqu�e et renvoy� le dossier � la Municipalit� de Paudex pour qu'elle compl�te l'instruction et statue � nouveau dans le sens des consid�rants. Il a retenu que l'installation projet�e respectait les exigences d�finies par l'ORNI et qu'elle ne compromettait pas l'objectif de protection esth�tique et d'int�gration recherch� par la r�glementation communale. De m�me, il a consid�r� qu'elle �tait conforme aux exigences de l'ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB; RS 814.41) pour autant que les mesures pr�conis�es par l'expert Gilbert Monay fassent partie int�grante du permis de construire. Il invitait en outre la Municipalit� de Paudex � v�rifier, pr�alablement � l'octroi de celui-ci, s'il existait effectivement des r�serves d'utilisation pour le b�timent �rig� sur la parcelle de A.________ et de pr�voir, le cas �ch�ant, une r�serve dans le permis de construire.
Par acte du 22 ao�t 2006, les deux fils de A.________, d�c�d� dans l'intervalle, ont d�pos� un recours de droit administratif et un recours de droit public au Tribunal f�d�ral contre cet arr�t. Ils concluent principalement � l'admission du recours de droit administratif, � l'annulation de l'arr�t attaqu�, � la confirmation de la d�cision de la Municipalit� de Paudex du 27 mars 2002 et au renvoi du dossier de la cause au Tribunal administratif pour que celui-ci statue sur les frais et d�pens de la proc�dure cantonale de recours. Ils proposent subsidiairement d'admettre le recours de droit public et d'annuler l'arr�t attaqu�.
Le Tribunal administratif et la Municipalit� de Paudex s'en remettent � justice. Le Service cantonal de l'environnement et de l'�nergie et Orange Communications SA concluent au rejet des recours. L'indivision de famille B.________ n'a pas d�pos� de r�ponse.
L'Office f�d�ral de l'environnement a formul� des observations au sujet desquelles les parties ont pu se d�terminer.
L'arr�t attaqu� ayant �t� rendu avant le 1er janvier 2007, la loi f�d�rale d'organisation judiciaire du 26 d�cembre 1943 (OJ) demeure applicable � la pr�sente proc�dure, conform�ment � l'art. 132 al. 1 de la loi sur le Tribunal f�d�ral du 17 juin 2005. L'ancien art. 34 de la loi f�d�rale sur l'am�nagement du territoire (aLAT; RS 700), en vigueur jusqu'au 31 d�cembre 2006, relatif aux voies de recours au Tribunal f�d�ral contre les d�cisions cantonales en mati�re d'am�nagement du territoire, s'applique �galement (cf. art. 53 al. 1 de la loi sur le Tribunal administratif f�d�ral [LTAF; RS 173.32], en relation avec le ch. 64 de l'annexe de cette loi).
Les recourants ont form�, dans une m�me �criture, un recours de droit public et un recours de droit administratif. Cette mani�re de proc�der est admise par la jurisprudence; toutefois, en vertu de la r�gle de la subsidiarit� du recours de droit public �nonc�e � l'art. 84 al. 2 OJ, il convient de v�rifier en premier lieu la recevabilit� du recours de droit administratif (ATF 129 I 337 consid. 1.1 p. 339 et les arr�ts cit�s).
La contestation porte sur l'octroi d'une autorisation de construire une installation de t�l�phonie mobile en zone � b�tir. Contre une telle d�cision, seule la voie du recours de droit public est en principe ouverte en vertu de l'art. 34 al. 3 aLAT; cette r�gle ne vaut cependant que dans la mesure o� l'application du droit de l'am�nagement du territoire est en jeu. Lorsque le litige porte notamment sur l'application du droit f�d�ral de la protection de l'environnement, la d�cision cantonale peut, dans cette mesure, faire l'objet d'un recours de droit administratif. Cette voie de droit permet alors de soulever �galement des griefs concernant l'application du droit constitutionnel f�d�ral ou des normes cantonales autonomes, pour autant qu'il existe un rapport suffisamment �troit avec l'application du droit f�d�ral (cf. ATF 129 I 337 consid. 1.1 p. 339 et les arr�ts cit�s).
En l'occurrence, l'arr�t du Tribunal administratif est partiellement fond� sur la l�gislation f�d�rale sur la protection de l'environnement et, plus particuli�rement, sur les normes f�d�rales en mati�re de protection contre le rayonnement non ionisant et contre le bruit. C'est par la voie du recours de droit administratif que la violation de ces normes doit �tre invoqu�e (cf. ATF 126 II 399 consid. 4a p. 404). Il en va de m�me de la violation all�gu�e par les recourants de leur droit d'�tre entendus d�s lors qu'elle est �troitement li�e au grief tir� du non-respect des exigences de l'ORNI (ATF 130 II 707 consid. 3.1 p. 709). En revanche, seul le recours de droit public est ouvert pour se plaindre d'une application pr�tendument arbitraire de l'art. 57 RPGA, dans la mesure o� cette disposition conserve une port�e propre par rapport aux normes f�d�rales de protection de l'environnement (ATF 118 Ib 580 consid. 3a p. 590; 117 Ib 147 consid. 2c/cc p. 153; 116 Ib 175 consid. 3a p. 183).
2.1 En l'esp�ce, le Tribunal administratif a admis le recours interjet� par Orange Communications SA contre la d�cision de la Municipalit� de Paudex du 27 mars 2002 qu'il a annul�e et a renvoy� la cause � cette autorit� pour nouvelle d�cision � charge pour elle de d�livrer le permis de construire sollicit� aux conditions pr�cis�es dans les consid�rants de son arr�t. Une telle d�cision de renvoi, contenant des instructions imp�ratives � l'autorit� inf�rieure sur les points tranch�s d�finitivement dans ses consid�rants, pr�sente les traits d'un arr�t partiel et peut �tre attaqu�e imm�diatement par la voie du recours de droit administratif (ATF 129 II 286 consid. 4.2 p. 291, 384 consid. 2.3 p. 385; 120 Ib 97 consid. 1b p. 99; 118 Ib 196 consid. 1b p. 198/199; 117 Ib 325 consid. 1b p. 327 et les r�f�rences cit�es).
2.2 La qualit� pour former un recours de droit administratif est d�finie � l'art. 103 let. a OJ. Elle est reconnue � toute personne atteinte par la d�cision attaqu�e et qui dispose d'un int�r�t digne de protection � son annulation ou � sa modification. Selon la jurisprudence, le recourant doit �tre touch� dans une mesure et avec une intensit� plus grandes que la g�n�ralit� des administr�s, et l'int�r�t invoqu� - qui n'est pas n�cessairement un int�r�t juridiquement prot�g�, mais qui peut �tre un int�r�t de fait - doit se trouver, avec l'objet de la contestation, dans un rapport �troit, sp�cial et digne d'�tre pris en consid�ration; il faut donc que l'admission du recours procure au recourant un avantage, de nature �conomique, mat�rielle ou id�ale. Le recours d'un particulier form� dans l'int�r�t de la loi ou d'un tiers est en revanche irrecevable. Il y a lieu de pr�ter une attention particuli�re � ces exigences tendant � exclure l'action populaire lorsque, comme en l'esp�ce, un administr� conteste une autorisation d�livr�e � un tiers (ATF 131 II 649 consid. 3.1 p. 651/652 et les arr�ts cit�s).
Les conditions de l'art. 103 let. a OJ sont en principe r�alis�es quand le recours de droit administratif �mane du propri�taire d'un immeuble directement voisin de l'installation litigieuse (ATF 121 II 171 consid. 2b p. 74). Celui-ci n'est toutefois pas dispens� pour autant d'all�guer les �l�ments de fait pr�cis permettant de juger si cette installation est susceptible de lui causer un r�el pr�judice (ATF 120 Ib 431 consid. 1 p. 433; arr�t 1A.105/2004 du 3 janvier 2005 consid. 3.2 publi� in RDAF 2005 I p. 350). Ce n'est en effet que s'il est certain ou � tout le moins tr�s vraisemblable qu'elle serait � l'origine d'immissions touchant sp�cialement les voisins que ces derniers peuvent avoir qualit� pour recourir (cf. ATF 120 Ib 379 consid. 4c p. 387; arr�t 1A.148/2005 du 20 d�cembre 2005 consid. 3.3 publi� in ZBl 107/2006 p. 610 et les r�f�rences cit�es).
2.3 Les recourants sont d'avis que les exigences de l'ordonnance sur la protection contre le bruit ne seraient pas respect�es. Ils se r�f�rent � ce propos au bruit int�rieur induit par les installations techniques pr�vues dans les combles de l'immeuble sis au n� 13 de la route de la Bordinette, qui ne respecterait pas les normes d'isolation phonique et les exigences minimales requises en la mati�re par la norme SIA 181. Ils ne d�montrent pas qu'ils seraient touch�s par la violation all�gu�e qui concerne avant tout les occupants de l'immeuble concern� et, en particulier, de l'appartement situ� imm�diatement sous les combles. Ils ne pr�tendent pas davantage que le bruit des �quipements techniques serait perceptible dans le voisinage imm�diat et rien n'indique que tel soit le cas. Dans ces conditions, on ne saurait dire qu'ils seraient touch�s dans une mesure et avec une intensit� plus grandes que la g�n�ralit� des administr�s par l'arr�t attaqu� qui confirme l'octroi du permis de construire � l'intim�e (cf arr�t 1A.115/2005 du 9 ao�t 2005 consid. 1 publi� in ZBl 107/2006 p. 119).
Le recours de droit administratif est par cons�quent irrecevable, faute de qualit� pour agir, en tant qu'il porte sur une pr�tendue violation des normes f�d�rales en mati�re de protection contre le bruit.
2.4 Les recourants d�noncent �galement la non-conformit� du projet aux exigences de l'ORNI. Ils sont propri�taires d'un immeuble compris � l'int�rieur du p�rim�tre d�fini par la jurisprudence pour leur reconna�tre en principe la qualit� pour agir en application de l'art. 103 let. a OJ (cf. ATF 128 II 168 consid. 2.3 p. 171; arr�t 1A.78/2003 du 20 juin 2003 consid. 2.2 publi� in DEP 2003 p. 697). La question de savoir s'il convient de temp�rer cette jurisprudence en fonction des griefs invoqu�s et de l'utilit� pratique que la modification de l'arr�t attaqu� pourrait procurer aux recourants, peut rester ind�cise dans la mesure o� le recours est de toute mani�re infond�. Les autres conditions de recevabilit� du recours de droit administratif (art. 104 ss OJ) sont manifestement remplies et il y a lieu d'entrer en mati�re.
2.4.1 L'installation de t�l�phonie mobile litigieuse constitue une nouvelle installation fixe qui doit �tre am�nag�e et exploit�e de telle mani�re que la valeur limite de l'installation et les valeurs limites d'immissions au sens des annexes 1 et 2 de l'ORNI soient respect�es dans tous les lieux � utilisation sensible et les lieux de s�jour momentan� (art. 4 al. 1 ORNI en relation avec les ch. 64 let. c et 65 de l'annexe 1; art. 5 et 13 al. 1 ORNI en relation avec l'annexe 2).
2.4.2 Le Tribunal administratif a consid�r� qu'au vu des informations fournies par l'intim�e dans la fiche de donn�es sp�cifique au site, l'installation projet�e respectait les valeurs limites de l'installation de l'annexe 1 de l'ORNI. Il a toutefois relev� qu'au point de calcul n� 5, qui correspond au dernier �tage de l'immeuble sis au n� 11 de la route de la Bordinette, ces valeurs ne seraient plus respect�es si l'intim�e modifiait de 1,5� vers le bas l'angle d'inclinaison de l'antenne dirig�e contre ce b�timent. Il a requis et obtenu l'engagement formel de l'op�rateur de s'en tenir strictement � cet angle d'inclinaison dans l'exploitation de l'installation. Les recourants estiment pour leur part que l'engagement de l'intim�e de ne pas modifier l'angle d'inclinaison de l'antenne serait insuffisant � garantir une utilisation de l'installation respectant les valeurs limites et que le permis de construire aurait d� �tre assorti d'une condition stricte en ce sens. L'Office f�d�ral de l'environnement, en sa qualit� d'autorit� de contr�le, a confirm� que les param�tres d�finis dans la fiche de donn�es sp�cifique au site, s'agissant en particulier de l'angle d'inclinaison de l'antenne et des puissances �mettrices, �taient contraignants et que s'ils venaient � �tre modifi�s, une demande de permis devrait �tre requise; dans ces conditions, il n'a pas estim� n�cessaire qu'une charge contraignante dans le sens voulu par les recourants soit mentionn�e explicitement dans le permis de construire. Il n'y a rien � redire � cette appr�ciation. Le recours de droit administratif, tel qu'il est motiv�, se r�v�le ainsi mal fond�.
2.4.3 L'Office f�d�ral de l'environnement a pour le surplus confirm� en principe l'exactitude des calculs op�r�s par l'intim�e. Il a cependant estim� que la charge de rayonnement non ionisant dans le b�timent sis au n� 11 de la route de la Bordinette devait �tre soumise � un nouvel examen. Il n'a en effet pas pu exclure que l'intensit� des champs �lectriques dans la partie la plus �loign�e des antennes soit plus �lev�e qu'au point de calcul n� 5, compte tenu de la hauteur du b�timent, estimant qu'une d�viation d'un demi-m�tre pourrait avoir pour cons�quence un d�passement de la valeur limite de l'installation dans la partie arri�re du b�timent, si aucun amortissement par celui-ci ne peut effectivement �tre oppos�. Orange Communications SA n'a pas pris position sur ces d�terminations et les �l�ments vers�s au dossier ne permettent pas de trancher cette question. Vu l'incertitude qui subsiste sur ce point, le permis de construire ne saurait �tre d�livr� sans qu'un nouveau calcul du rayonnement n'ait �t� op�r� � l'endroit le plus expos� du b�timent sis au n� 11 de la route de la Bordinette, qui �tablisse le respect de la valeur limite de l'installation; ce calcul s'op�rera sur la base de la fiche de donn�es sp�cifique au site publi�e avec la recommandation d'ex�cution de l'ORNI pour les stations de base pour t�l�phonie mobile et raccordements sans fil (WLL) �dict�e en 2002 par l'Office f�d�ral de l'environnement, des for�ts et du paysage.
Pour le surplus, l'intim�e a indiqu� dans sa r�ponse aux recours que l'installation litigieuse sera int�gr�e dans le syst�me d'assurance de qualit� qu'elle s'est engag�e � mettre en place d'ici au 31 d�cembre 2006 conform�ment � la circulaire �mise � ce sujet par l'Office f�d�ral de l'environnement le 16 janvier 2006. Il convient de prendre acte de cet engagement qui suffit pour garantir durablement que l'installation sera exploit�e en conformit� avec les donn�es sur la base desquelles l'autorisation de construire a �t� d�livr�e sans qu'il soit n�cessaire d'exiger d'autres garanties � ce sujet (cf. arr�t 1A.116/2005 du 31 mai 2005 consid. 5, r�sum� in PBG Aktuell 2006 p. 26 et confirm� en dernier lieu dans l'arr�t 1A.140/2006 du 1er f�vrier 2007 consid. 2.3). La Municipalit� de Paudex, � qui la cause a �t� renvoy�e pour compl�ment d'instruction et nouvelle d�cision, s'assurera qu'il en soit ainsi et, dans la n�gative, elle assortira le permis de construire d'une charge en ce sens.
2.5 Sous r�serve de ces pr�cisions, qui ne modifient pas le dispositif de l'arr�t attaqu�, celui-ci �chappe � toute critique en ce qui concerne l'appr�ciation de la conformit� du projet litigieux aux prescriptions de l'ORNI.
Selon la jurisprudence rendue en application de l'art. 87 OJ, le prononc� par lequel une autorit� cantonale de recours renvoie une affaire pour nouvelle d�cision � une autorit� qui a statu� en premi�re instance ou � une autre autorit� est en principe de nature incidente et n'est pas sujette � un recours de droit public, alors m�me qu'il tranche d�finitivement certains points de droit. Une telle d�cision est toutefois tenue pour finale lorsque le renvoi a lieu uniquement en vue de son ex�cution par l'autorit� inf�rieure sans que celle-ci ne dispose encore d'une libert� d'appr�ciation notable (ATF 129 I 313 consid. 3.2 p. 317 et les arr�ts cit�s). Le Tribunal administratif a renvoy� le dossier � la Municipalit� de Paudex pour qu'elle d�livre le permis de construire � l'intim�e moyennant diverses charges et conditions qu'il pr�cisait dans les consid�rants de l'arr�t attaqu�. Cela �tant, on peut douter que la marge d'appr�ciation d�volue � l'autorit� communale soit suffisante pour lui reconna�tre plus qu'un r�le d'ex�cutante. Cette question peut rester ind�cise, car le recours est de toute mani�re irrecevable pour un autre motif.
3.2 La qualit� pour agir par un recours de droit public est r�gie par l'art. 88 OJ. Selon cette disposition, le recours n'est ouvert qu'� celui qui est atteint par l'acte attaqu� dans ses int�r�ts personnels et juridiquement prot�g�s; le recours form� pour sauvegarder l'int�r�t g�n�ral ou de simples int�r�ts de fait est en revanche irrecevable (ATF 131 I 198 consid. 2.1 p. 200; 130 I 306 consid. 1 p. 309; 129 I 113 consid. 1.2 p. 117; 129 II 297 consid. 2.1 p. 300; 126 I 43 consid. 1a p. 44 et les arr�ts cit�s). Les propri�taires voisins ne peuvent ainsi recourir contre une autorisation de construire que lorsqu'ils invoquent des normes qui tendent, au moins dans une certaine mesure, � la protection de leurs propres int�r�ts (ATF 127 I 44 consid. 2c p. 46). Ils ne sont en particulier pas habilit�s � se plaindre de la violation des dispositions concernant l'esth�tique ou l'int�gration des b�timents dans le paysage, qui tendent exclusivement � pr�server l'int�r�t public (ATF 118 Ia 232 consid. 1b p. 235; 112 Ia 88 consid. 1b p. 90).
3.3 En l'esp�ce, le Tribunal administratif a interpr�t� l'art. 57 RPGA, qui n'autorise en toiture que les chemin�es et les superstructures techniques, comme une clause d'esth�tique qui ne conf�rait pas de garanties sup�rieures � celle de l'art. 86 de la loi cantonale sur l'am�nagement du territoire et les constructions et de l'art. 66 RPGA. Les recourants ne le contestent pas. Ils pr�tendent toutefois que cette norme tendrait aussi accessoirement � limiter les �l�ments propres � augmenter l'emprise d'un b�timent dans sa hauteur afin de prot�ger la vue et l'ensoleillement des voisins. Il n'y a pas lieu d'examiner ce qu'il en est r�ellement. La qualit� pour agir des voisins suppose qu'ils soient touch�s par les effets pr�tendument illicites de la construction ou de l'installation litigieuse (ATF 121 I 267 consid. 2 p. 268 et les arr�ts cit�s). Or, il ressort des plans d'enqu�te que les chemin�es factices destin�es � camoufler les antennes litigieuses se trouveraient sur les pans de toiture est et ouest du b�timent de l'indivision de famille B.________; elles n'en d�passeraient pas le fa�te et n'affecteraient ainsi pas la vue ou l'ensoleillement dont les occupants de l'immeuble sis au n� 15 de la route de la Bordinette jouissent actuellement en direction du b�timent voisin. Dans ces conditions, les recourants ne sont pas touch�s par la violation all�gu�e de l'art. 57 RPGA et n'ont pas qualit� pour d�noncer l'application faite en l'esp�ce de cette disposition (cf. arr�t 1A.202/2004 du 3 juin 2005 consid. 5.2). Le recours de droit public est donc irrecevable pour d�faut de qualit� pour agir.
Vu le sort de la cause, il y a lieu de mettre un �molument judiciaire r�duit � la charge des recourants qui succombent pour l'essentiel (art. 156 al. 1 OJ). Ces derniers verseront en outre une indemnit� de d�pens r�duite � l'intim�e qui obtient partiellement gain de cause avec l'assistance d'un avocat (art. 159 al. 1 OJ).
Une indemnit� de 1'500 fr. est allou�e � l'intim�e � titre de d�pens � la charge des recourants, solidairement entre eux.
Le pr�sent arr�t est communiqu� en copie aux mandataires des parties et de la Municipalit� de Paudex, � l'indivision de famille B.________, au D�partement de la s�curit� et de l'environnement du canton de Vaud, Service de l'environnement et de l'�nergie, au Tribunal administratif du canton de Vaud, ainsi qu'� l'Office f�d�ral de l'environnement.

References: art. 8
 art. 34
 art. 53
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 5