Source: http://gabriellaroma.unblog.fr/2013/02/page/2/
Timestamp: 2019-08-18 10:09:45+00:00

Document:
"DIEU NOUS EST PROCHE" » 2013 » février
Transfiguration – «Donneur de lumière , gloire à Toi ! »
http://www.simonospetras.org/2012/08/trasfigurazione-o-datore-di-luce-gloria-te/
DIMANCHE 24 FÉVRIER: COMMENTAIRES DE MARIE NOËLLE THABUT – PREMIERE LECTURE
DIMANCHE 24 FÉVRIER: COMMENTAIRES DE MARIE NOËLLE THABUT
PREMIERE LECTURE – Genèse 15, 5-12. 17-18
5 Puis il le fit sortir et lui dit :
et compte les étoiles si tu le peux… »
« Vois quelle descendance tu auras ! »
6 Abraham eut foi dans le SEIGNEUR,
7 Puis il dit :
qui t’ai fait sortir d’Ur en Chaldée
pour te mettre en possession de ce pays. »
8 Abraham répondit :
que j’en ai la possession ? »
9 Le SEIGNEUR lui dit :
10 Abraham prit tous ces animaux,
11 Comme les rapaces descendaient sur les morceaux,
Abraham les écarta.
12 Au coucher du soleil,
un sommeil mystérieux s’empara d’Abraham,
une sombre et profonde frayeur le saisit.
17 Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses.
passèrent entre les quartiers d’animaux.
18 Ce jour-là, le SEIGNEUR conclut une Alliance avec Abraham
« A ta descendance
je donne le pays que voici. »
A l’époque d’Abraham, lorsque deux chefs de tribus faisaient alliance, ils accomplissaient tout un cérémonial semblable à celui auquel nous assistons ici : des animaux adultes, en pleine force de l’âge, étaient sacrifiés ; les animaux « partagés en deux », écartelés, étaient le signe de ce qui attendait celui des contractants qui ne respecterait pas ses engagements. Cela revenait à dire : « Qu’il me soit fait ce qui a été fait à ces animaux si je ne suis pas fidèle à l’alliance que nous contractons aujourd’hui ». Ordinairement, les contractants passaient tous les deux entre les morceaux, pieds nus dans le sang : ils partageaient d’une certaine manière le sang, donc la vie ; ils devenaient en quelque sorte « consanguins ». Pourquoi cette précision que les animaux devaient être âgés de trois ans ? Tout simplement parce que les mamans allaitaient généralement leurs enfants jusqu’à trois ans ; ce chiffre était donc devenu symbolique d’une certaine maturité : l’animal de trois ans était censé être adulte.
Ici Abraham accomplit donc les rites habituels des alliances ; mais pour une alliance avec Dieu, cette fois. Tout est semblable aux habitudes et pourtant tout est différent, précisément parce que, pour la première fois de l’histoire humaine, l’un des contractants est Dieu lui-même.
Commençons par ce qui est semblable : « Abraham prit tous ces animaux, les partagea en deux, et plaça chaque moitié en face de l’autre ; mais il ne partagea pas les oiseaux. Comme les rapaces descendaient sur les morceaux, Abraham les écarta. » La mention des rapaces est intéressante : Abraham les écarte parce qu’il les considère comme des oiseaux de mauvais augure ; cela nous prouve que le texte est très ancien : Abraham découvre le vrai Dieu, mais la superstition n’est pas loin.
Ce qui est inhabituel maintenant : « Au coucher du soleil, un sommeil mystérieux s’empara d’Abraham, une sombre et profonde frayeur le saisit. Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses. Alors un brasier fumant et une torche enflammée passèrent entre les quartiers d’animaux. » A propos d’Abraham, le texte parle de « sommeil mystérieux » : ce n’est pas le mot du vocabulaire courant ; c’était déjà celui employé pour désigner le sommeil d’Adam pendant que Dieu créait la femme ; manière de nous dire que l’homme ne peut pas assister à l’oeuvre de Dieu : quand l’homme se réveille (Adam ou Abraham), c’est une aube nouvelle, une création nouvelle qui commence. Manière aussi de nous dire que l’homme et Dieu ne sont pas à égalité dans l’oeuvre de création, dans l’oeuvre d’Alliance ; c’est Dieu qui a toute l’initiative, il suffira à l’homme de faire confiance : « Abraham eut foi dans le SEIGNEUR et le SEIGNEUR estima qu’il était juste »…
« Un brasier fumant et une torche enflammée passèrent entre les quartiers d’animaux » : la présence de Dieu est symbolisée par le feu comme souvent dans la Bible ; depuis le Buisson ardent, la fumée du Sinaï, la colonne de feu qui accompagnait le peuple de Dieu pendant l’Exode dans le désert jusqu’aux langues de feu de la Pentecôte.
Venons-en aux termes de l’Alliance ; Dieu promet deux choses à Abraham : une descendance et un pays. Les deux mots « descendance » et « pays » sont utilisés en inclusion dans ce récit ; au début, Dieu avait dit : « Regarde le ciel et compte les étoiles si tu le peux… Vois quelle descendance tu auras !… Je suis le SEIGNEUR qui t’ai fait sortir d’Ur en Chaldée pour te mettre en possession de ce pays » et à la fin « A ta descendance je donne le pays que voici. » Soyons francs, cette promesse adressée à un vieillard sans enfant est pour le moins surprenante ; ce n’est pas la première fois que Dieu fait cette promesse et pour l’instant, Abraham n’en a pas vu l’ombre d’une réalisation. Depuis des années déjà, il marche et marche encore en s’appuyant sur la seule promesse de ce Dieu jusqu’ici inconnu pour lui. Rappelons-nous le tout premier récit de sa vocation : « Va pour toi, loin de ton pays, de ta famille et de la maison de ton père vers le pays que je te ferai voir. Je ferai de toi une grande nation… » (Gn 12, 1). Et dès ce jour-là, le texte biblique notait l’extraordinaire foi de l’ancêtre qui était parti tout simplement sans poser de questions : « Abraham partit comme le SEIGNEUR le lui avait dit. » (Gn 12, 4).
Ici, le texte constate : « Abraham eut foi dans le SEIGNEUR, et le SEIGNEUR estima qu’il était juste. » C’est la première apparition du mot « Foi » dans la Bible : c’est l’irruption de la Foi dans l’histoire des hommes. Le mot « croire » en hébreu vient d’une racine qui signifie « tenir fermement » (notre mot « Amen » vient de la même racine). Croire c’est « TENIR », faire confiance jusqu’au bout, même dans le doute, le découragement, ou l’angoisse. Telle est l’attitude d’Abraham ; et c’est pour cela que Dieu le considère comme un juste. Car, le Juste, dans la Bible, c’est l’homme dont la volonté, la conduite sont accordées à la volonté, au projet de Dieu. Plus tard, Saint Paul s’appuiera sur cette phrase du livre de la Genèse pour affirmer que le salut n’est pas une affaire de mérites. « Si tu crois… tu seras sauvé » (Rm 10, 9). Si je comprends bien, Dieu donne : il ne demande qu’une seule chose à l’homme…. y croire.
Posté dans biblique, Biblique: Ancient Testament étude, commentaire à la Sacrée Écriture pour le jour courant | Pas de commentaires »
HOMÉLIE DU 2E DIMANCHE DE CARÊME C
THÈME : « UN AVANT-GOÛT D’AILLEURS »
(Prononcée en 1998 en la cathédrale des SS. Michel et Gudule (Bruxelles), l’homélie suivante est marquée par les événements de cette époque. Le thème général de ce carême était » Retrouver le souffle et la liberté de l’Esprit »)
Nous aurions tort de ne pas contempler de temps en temps les étoiles. Elles nous font lever la tête. Alors que trop souvent nous avons le nez et les yeux rivés au sol. Ce qui risque de nous faire vivre à courte vue. Par contre, le firmament nous entraîne vers l’infini et son mystère, où se rejoignent l’origine et la fin, l’alpha et l’oméga. Un vide immense, où règne l’Esprit. Un royaume de signes et de silence. Mais un silence habité, comme tous les silences.
Voilà bien un cadre merveilleux pour visualiser une expérience spirituelle et lire en lettres de vie le sens surprenant des événements d’une vie ordinaire. Voire même d’une existence éprouvée, douloureuse et décevante, comme ce fut le cas pour Abraham il y a prés de 4.000 ans.
Abraham ! Un apatride vagabond, et pire que tout, sans enfant. Et voici que durant un exode follement aventureux, ce mendiant d’espérance, ce chercheur de sens a l’intuition d’un Dieu qui non seulement vient à sa rencontre, mais qui le cherche. Non pour le soumettre à la question, mais pour faire alliance avec lui. En faire un fils, un ami, un héritier. Proposition étonnante mais gratuite. Une alliance de cœur et d’esprit… Abraham eut foi dans le Seigneur. Imaginez la transfiguration de cet immigré après une nuit passée au clair des astres.
Jusque-là, c’était l’homme qui, en pataugeant dans le noir et dans une crainte sacrée, était en quête de Dieu. Désormais, la nouvelle religion comprendra que Dieu prend aussi l’initiative de venir à la rencontre des hommes. Pour établir une Alliance. Non de maître à esclave, mais entre partenaires… C’était le début d’un long itinéraire qui est encore le nôtre aujourd’hui. La marche lente de tout un peuple, faite très prosaïquement d’infidélités et de pardons, de chutes et de recommencements. Des zones d’ombre et des zones de lumière. Un itinéraire balisé par des prophètes. Ils viennent très régulièrement claironner les avertissements d’une « Parole sur Dieu », riche de ses conseils et de ses directives. De ses déceptions aussi, de ses encouragements et de ses projets.
Sur les bords du chemin, les pèlerins de la liberté trouvent des publicités alléchantes habilement placées par les idoles et les faux dieux. Saint Paul vient de nous le rappeler en évoquant tous ces gens dont le ventre est devenu leur dieu. « Ils ne tendent que vers les choses de la terre, oubliant que nous sommes tous citoyens des cieux ». Citoyens des cieux, oui, vraiment ! Et cependant bien au cœur du monde, mais pas pour s’y installer. Voyez Jean-Claude Barrault dans « L’illusion de l’An 2000″, qui met en garde contre la fuite en avant d’un culte aveugle de la modernité et du progrès. Une nouvelle idole parmi les idoles plurielles de l’économie.
Nos 40 jours de carême nous permettent ainsi de découvrir le vrai visage de notre exode. Un pèlerinage de transformation progressive de la chair périssable à la transfiguration définitive de tout l’être. Notre avenir est au-delà de la mort. Mais cet « ailleurs » se construit maintenant au quotidien.
Dans le passé, la connaissance mutuelle des partenaires s’est éclairée. Le peuple des croyants a pris progressivement conscience, et de la présence, et de la proximité de Dieu à notre terre. Et il doit encore aujourd’hui poursuivre sa recherche inlassablement. Jadis, certains ont même compris un jour que Dieu, en Jésus Christ, allait venir habiter lui-même le cœur de chacun et y faire souffler son Esprit qui est l’Amour en Dieu.
Mais si le Verbe s’est fait chair, s’il est venu chez les siens, les siens ne l’ont pas reçu (Jn 1, 11). Le mystère de l’Incarnation, écrit le cardinal Etchegaray, « est, j’ose dire, tout ce qu’il y a de plus brut : c’est un vin sec et non pas un vin doux ». C’est vrai ! Tellement sec qu’il râpe notre esprit et notre conscience. D’instinct, nous préférons un Christ purement spirituel, qui pourrait se contenter d’une religion désincarnée. Mais l’Evangile a été annoncé et ne peut être vécu qu’en pleine terre.
Cependant, être disciple d’un Messie applaudi, c’est une chose. Suivre un prophète qui soulève les oppositions, c’en est une autre. Or, les disciples l’entendent avouer qu’il devra beaucoup souffrir, être rejeté, y compris par les prêtres, les théologiens et la hiérarchie religieuse. Jusqu’à être excommunié et même tué. Incroyable ! Et insupportable ! Même si Jésus avait glissé en finale cette explication à première vue inintelligible qu’il ressusciterait le troisième jour.
La même réalité est annoncée, répétée et vécue aujourd’hui. L’Evangile est toujours provoquant et dérangeant. Son incarnation nous heurte de plein fouet. Chacun, en effet, est confronté à l’héroïsme quotidien d’aimer son prochain comme soi-même. De garder aussi confiance et fidélité en Dieu, sachant qu’en définitive, nous sommes destinés à la gloire. Voilà le vrai credo. Un credo incarné. Infiniment plus authentique que celui des formules, même orthodoxes, récitées, proclamées ou chantées.
Nous avons donc besoin de haltes et d’encouragement pour éclairer et nourrir la foi, stimuler l’espérance. Voyez les disciples. Ce jour-là, ce n’était plus l’enthousiasme des barques et filets que l’on abandonne. Des signes étonnants et des succès de foule leur avaient donné des ailes. L’opposition des autorités religieuses et civiles les avait brisées… Et la suite annoncée par Jésus apparaissait comme le désastre d’un échec. Les disciples étaient abattus, déprimés, comme nous pouvons l’être nous-mêmes. Non sans raison.
La transfiguration est venue atténuer leurs inquiétudes, sans pour autant les vacciner contre toute peur et tout découragement. Encore faut-il comprendre que la scène décrite par saint Luc n’a rien d’un reportage. Il s’agit d’une expérience spirituelle, traduite dans le « grand spectacle » traditionnel d’une théophanie. Les mots qui l’habillent sont riches de sens. Mais le code biblique pour les déchiffrer bien souvent nous échappe.
Ici, ce qui importe d’abord, c’est le mystère du Christ et celui de sa prière. Une prière intense. Une prière de cœur. Car c’est « le cœur qui est le vrai lieu de la prière ». Le tête-à-tête le plus secret qui soit. Mystère d’une rencontre, d’une harmonie, d’une communion. D’esprit et de volonté. La plénitude d’un instant. Un instant d’accomplissement.
Or, un tel état de feu et de rayonnement intérieur, doit nécessairement transparaître. C’est pourquoi, « le visage de Jésus devint autre », note Luc très discrètement. Ce que traduit très joliment un poème du bréviaire : « Sur son visage un instant passe le reflet d’une gloire inconnue ». Ce qui a donné aux disciples un avant-goût d’ailleurs. Ce quelque chose d’inhabituel qui éclaire déjà notre provisoire d’une lueur de définitif.
N’allez pas croire pour autant que les disciples ont compris d’emblée. Ce n’est qu’après la résurrection qu’ils en découvriront le sens. Et encore plus tard sans doute qu’ils prendront conscience eux-mêmes de leur vie déjà transfigurée par la Foi au Christ ressuscité.
Ce qui veut dire que « dans nos vies, marquées par tant d’épreuves et d’échecs, la vraie prière peut nous transformer, nous transfigurer. Tout comme nous transfigure une démarche d’amour, de pardon, de justice et de paix, de solidarité et d’entraide ». Car, faut-il le rappeler, la vraie prière, nourrie par la rumination de la Parole est communion à la volonté du Père. Elle l’incarne. C’est ce qui peut donner aux chrétiens « un air sauvé », un « air transfiguré » et donner à leur témoignage l’avant-goût d’un Royaume de Dieu déjà en croissance ici-bas.
C’est ce qui arrive quand des hommes et des femmes de toutes conditions, races et religions, donnent de leur temps, de leurs compétences, de leur expérience et de leurs biens, pour se faire un instrument de l’Amour au service des personnes et des peuples qui sont dans la détresse. Ce qui revient à vêtir le Christ, à l’accueillir, le soigner, le respecter, l’honorer, disait Grégoire de Naziance au 4e siècle. Et comme il avait de l’humour, il ajoutait : Mais pas seulement comme l’avaient fait, du vivant de Jésus, les mages, la femme pécheresse, Joseph d’Arimathie ou Nicodème.
Il y a deux semaines, jour pour jour, un jeune père de famille de retour de l’étranger, me disait presque mot à mot : pendant des mois, j’ai vu dans les bas fonds d’une grande ville de petites équipes d’hommes et de femmes le visage transfiguré par la charité, accomplir des merveilles parmi les sans abri et autres exclus. Ils m’ont donné envie de croire. Je leur dois aujourd’hui ma conversion et mon baptême. Ma vie en a été transfigurée. La nôtre peut l’être aussi. Alors, comme les disciples, nous pourrons poursuivre notre route et nous enfoncer avec confiance dans le brouillard du quotidien.
P. Fabien Deleclos, franciscain (T) 1925 – 2008
Pourim, rappelant le courage d’Esther
http://reporterpercaso.com/2012/03/07/purim-la-festa-delle-sorti/
FÊTES JUIVES : POURIM (fevrier 24-25, Adar 14-15)
http://www.ueel.org/etudes/79-fetes-juives–pourim.html
C’EST DANS LE LIVRE D’ESTHER QUE L’ON TROUVE L’ORIGINE BIBLIQUE DE LA FÊTE DE POURIM (EST 9.20-32).
Le mot « pour » est expliqué en Est 9.24-26 où on lui donne le sens de « sort ». Haman, Premier ministre du roi perse Assuérus (Xerxès), avait déterminé par le sort le jour où les Juifs de Perse devraient être exterminés : le 13 du mois d’Adar (février-mars, cf. Est 3.7-13). Mais grâce à l’intervention d’Esther auprès du roi, poussée par Mardochée, le complot est déjoué et se retourne contre Haman et les siens. Le jour où les Juifs devaient être tués devient le jour de leur victoire, ce sont les Juifs qui mettent leurs ennemis à mort. Au-delà du caractère sanglant de cette histoire, où le désir de vengeance peut choquer les lecteurs, le livre d’Esther souligne que le peuple Juif ne peut pas être détruit. La fête de Pourim veut perpétuer le souvenir de ce jour.
Certains exégètes mettent en doute l’historicité du livre d’Esther et donc l’explication que le livre donne quant à l’origine de la fête de Pourim. De plus, le mot « pour » étant d’origine étrangère (probablement akkadienne), certains pensent que cette fête serait une adaptation juive d’une fête païenne. Roland De Vaux souligne qu’il s’agit d’une fête essentiellement profane : « elle n’est pas, au moins directement, en l’honneur du Dieu d’Israël, dont le nom ne paraît même pas dans le livre hébreu d’Esther, elle ne se rattache pas à l’histoire ancienne du peuple élu, elle ne comporte aucun élément proprement cultuel. »
Il faut souligner toutefois que l’évocation très fine des mœurs à Suse et de la vie à la cour du roi Xerxès plaide en faveur de l’historicité du récit. Quoi qu’il en soit, parmi ceux qui doutent de l’historicité du livre d’Esther, la plupart admettent qu’il doit bien y avoir un fonds historique à cette histoire. « Il est bien possible que le récit ait pour base historique une délivrance inespérée des Juifs de Suse, menacés d’extermination, dans des circonstances que nous ne pouvons pas préciser, mais ce fonds a été librement utilisé pour devenir la « légende » d’une fête » Il faut d’ailleurs avouer que certains éléments de l’histoire peuvent paraître improbables : le nombre de jours de fêtes à l’arrivée de Xerxès sur le trône (Est 1.4), la hauteur du gibet élevé pour Mardochée (5.14) et le nombre d’hommes tués par les Juifs (9.16) Mais il s’agit de points de détail.
La célébration de la fête de Pourim est joyeuse, exubérante même. Elle commence par un jour de jeûne, le 13 Adar (février-mars). Le soir, on allume des lampes dans les maisons et on se rend à la synagogue où est lu le rouleau d’Esther. La lecture est ponctuée d’interjections contre Haman de la part de l’auditoire. Les 14 et 15 Adar sont consacrés à la réjouissance. Les enfants se déguisent (les filles en petites Esther, les garçons en petits Mardochée), on se fait des cadeaux et des aumônes sont données aux pauvres .
La fête de Pourim, au travers de l’histoire d’Esther, permet de rappeler la souveraineté de Dieu. Même si son nom n’est pas cité explicitement dans le livre d’Esther, sa providence se devine derrière la trame des événements. Cette histoire de délivrance, de retournement de situation, évoque l’œuvre de salut de Dieu, vainqueur ultime du mal. Il n’est d’ailleurs pas impossible de voir dans le gibet dressé pour Mardochée une figure de la croix dressée pour le Messie.
Vincent Mieville , pasteur
Posté dans Judaisme: Fête | Pas de commentaires »
RETRAITE AU VATICAN : LE LIEN NUPTIAL ENTRE DIEU ET L’HUMANITÉ – CAR RAVASI
http://www.zenit.org/fr/articles/retraite-au-vatican-le-lien-nuptial-entre-dieu-et-l-humanite
SURMONTER L’ABSENCE ET LE NÉANT
ROME, 21 FÉVRIER 2013 (ZENIT.ORG).
Le « lien nuptial » entre Dieu et l’humanité a été brisé par le péché, d’où ce sentiment de l’absence de Dieu et du néant : c’est Dieu lui-même qui vient restaurer ce lien, en Jésus, dont le nom a été prononcé par un Ionesco avant de mourir, rappelle le cardinal Ravasi.
La retraite de carême au Vatican arrivé à son cinquième soir : plus qu’un soir, vendredi soir, et elle s’achèvera samedi matin, 23 février, après la fête de la Chaire de Saint-Pierre, demain.
Le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la Culture, qui anime la retraite, a centré ses méditations d’hier soir et de ce jour (10e, 11e, 12e et 13e méditations) sur réconciliation et pénitence, l’absence de Dieu et le néant.
La douleur et l’isolement présents dans la société moderne étaient au cœur de la méditation de mercredi soir : « La société contemporaine a créé dans nos villes une foule de solitudes ».
Mais comment le chrétien réagit-il à la douleur ? Dans le Christ, répond le cardinal Ravasi, Dieu « se penche vers l’homme », et il « assume sa souffrance », ses « limites ». Jésus lui-même fait l’expérience de « l’obscurité de toute la gamme de la douleur : peur, solitude, isolement, trahison, souffrance physique, silence de Dieu, mort ».
« Le péché, est un acte personnel qui naît de la liberté humaine », a expliqué le cardinal italien dans sa 11eméditation, ce jeudi matin: il s’agit d’une « révolte », mais avant tout d’un « éloignement de Dieu ».
Et de préciser la spécificité du péché et donc du sacrement de la réconciliation: « Le péché est, avant tout et surtout, une réalité théologique ; il peut avoir aussi des répercussions psychologiques, mais c’est une réalité théologique. C’est pourquoi le sacrement de réconciliation ne pourra jamais être l’équivalent d’une séance de psychanalyse, parce que la conscience de Dieu qu’a le pécheur est absolument fondamentale ».
Comment redresser la barre ? Le bibliste a invité à voir la solution dans « la conversion », c’est-à-dire dans une « changement de cap », de « mentalité » qui aide à « tourner le dos à ce à quoi nous sommes accrochés ».
Pour arriver à cette décision, le cardinal Ravasi a proposé la lecture de la seconde Epître de saint Paul aux Corinthiens, qui analyse un verbe grec qui signifie le lien entre l’homme et Dieu : « Catallasso : ce verbe, techniquement parlant, indique l’acte du juge qui tente de réconcilier deux époux qui se trouvent en désaccord. C’est ce geste qui est désormais connu – il existe dans notre jurisprudence et dans de nombreux pays – dans les cas de séparation et de divorce : d’habitude, de manière purement formelle, le juge dit si l’on veut encore arriver à un accord. Paul utilise ce verbe, qui est quasiment celui de la réconciliation juridique ; c’est pourquoi c’est un verbe qui revêt une dimension nuptiale, celle, justement, de ce lien que nous avons avec Dieu : un lien nuptial qui a été brisé par le péché ».
L’être humain passe ainsi par un « frémissement profond », pour parvenir à un être nouveau : « Dans la société, on n’a pas toujours la possibilité de recommencer : certains sont désormais marqués, même s’il est vrai qu’il y a, dans la législation, des propositions pour essayer de réhabiliter et de proposer de nouveau à la société quelqu’un qui a fait une erreur. Mais il restera toujours une sorte de marque sur la personne qui a été, peut-être avec raison, jugée pécheur. Dans la Bible, au contraire, cela n’existe pas ; dans le prophète Isaïe, surtout, on trouve cette image de Dieu qui jette loin de lui tes péchés, pour que tu ne les regardes plus, et donc, ils n’existent plus. C’est une véritable annulation ».
« L’absence et le néant : l’homme sans Dieu » : c’était le thème de la 12e méditation proposée par le cardinal Ravasi, à partir des psaumes 14 et 53. Il y voit l’évocation d’un « athéisme pratique ».
Il a fait remarquer que les deux termes « absence et néant » ne sont pas synonymes, l’absence désignant comme « la nostalgie de Dieu, le néant « le véritable mal de la culture actuelle ».
Et de préciser : « C’est l’indifférence, la superficialité, la banalité. C’est pour cela que je ne cesse de me demander comment on peut agir d’une manière ou d’une autre sur cette sorte de brouillard, sur cette sorte de « gélatine » ; c’est quelque chose de mou qui n’a aucune nostalgie, c’est vraiment le vide, le néant, mais pas le vide de l’attente. D’un point de vue pastoral, c’est cette seconde forme d’athéisme que nous rencontrons le plus souvent ».
Mais même le croyant affronte parfois le « silence de Dieu », a-t-il fait remarquer en disant : « Pensons aussi à nous-mêmes, chaque fois que nous avons ressenti, peut-être à cause de notre tiédeur ou du découragement, le silence de Dieu, l’absence. Pour nous, il n’avait pas complètement disparu de notre horizon, mais nous ne le sentions plus. Je voudrais que nous tous, qui sommes évêques pour la plupart, nous pensions un peu au clergé, à tous les prêtres qui vivent cette expérience et qui n’ont peut-être pas cette capacité d’élaboration qu’ils devraient avoir, que nous aurions dû leur donner. Ce témoignage, je crois que – surtout ceux d’entre vous qui avez été évêques d’une Eglise, pasteurs d’une Eglise – vous pouvez le leur donner vous-mêmes ».
Pourtant la fin du psaume 22, s’ouvre sur cette espérance: « Tu m’as répondu ». La supplication se fait alors action de grâce : « Nos prières de supplication ne tombent jamais dans le néant », a insisté le prédicateur.
Il a évoqué un « dramaturge de l’absurde » comme Eugène Ionesco, athée, qui écrivait avant de mourir : « Prier le Je Ne Sais Qui – j’espère: Jésus Christ.».
Posté dans Cardinaux, méditation, Temps Liturgiques: Carême | Pas de commentaires »
http://centroculturaebraicatiqqun.blogspot.it/2012_08_01_archive.html
http://viechretienne.catholique.org/cec/6435-ii-le-jour-du-seigneur
ARTICLE 3 : LE TROISIÈME COMMANDEMENT
LE JOUR DE LA RÉSURRECTION : LA CRÉATION NOUVELLE
2174 Jésus est ressuscité d’entre les morts, » le premier jour de la semaine » (Mt 28,1 ; Mc 16,2 ; Lc 24,1 ; Jn 20,1). En tant que » premier jour « , le jour de la Résurrection du Christ rappelle la première création. En tant que » huitième jour » qui suit le sabbat (cf. Mc 16,1 ; Mt 28,1) il signifie la nouvelle création inaugurée avec la Résurrection du Christ. Il est devenu pour les chrétiens le premier de tous les jours, la première de toutes les fêtes, le jour du Seigneur (Hè kuriakè hèmera, dies dominica), le » dimanche
LE DIMANCHE – ACCOMPLISSEMENT DU SABBAT
2175 Le Dimanche se distingue expressément du Sabbat auquel il succède chronologiquement, chaque semaine, et dont il remplace pour les chrétiens la prescription cérémonielle. Il accomplit, dans la Pâque du Christ, la vérité spirituelle du sabbat juif et annonce le repos éternel de l’homme en Dieu. Car le culte de la loi préparait le mystère du Christ, et ce qui s’y pratiquait figurait quelque trait relatif au Christ (cf. 1 Co 10, 11) :
2176 La célébration du dimanche observe la prescription morale naturellement inscrite au cœur de l’homme de » rendre à Dieu un culte extérieur, visible, public et régulier sous le signe de son bienfait universel envers les hommes » (S. Thomas d’A., s. th. 2-2, 122, 4). Le culte dominical accomplit le précepte moral de l’Ancienne Alliance dont il reprend le rythme et l’esprit en célébrant chaque semaine le Créateur et le Rédempteur de son peuple.
2177 La célébration dominicale du Jour et de l’Eucharistie du Seigneur est au cœur de la vie de l’Église. » Le dimanche, où, de par la tradition apostolique, est célébré le mystère pascal, doit être observé dans l’Église tout entière comme le principal jour de fête de précepte » (⇒ CIC, can. 1246, § 1).
» De même, doivent être observés les jours de la Nativité de notre Seigneur Jésus Christ, de l’Epiphanie, de l’Ascension et du Très Saint Corps et Sang du Christ, le jour de Sainte Marie Mère de Dieu, de son Immaculée Conception et de son Assomption, de saint Joseph, des saints Apôtres Pierre et Paul et de tous les Saints » (⇒ CIC, can. 1246, § 1).
2178 Cette pratique de l’assemblée chrétienne date des débuts de l’âge apostolique (cf. Ac 2,42-46 ; 1 Co 11, 17). L’épître aux Hébreux rappelle : » Ne désertez pas votre propre assemblée comme quelques-uns ont coutume de le faire ; mais encouragez-vous mutuellement » (He 10,25).
La tradition garde le souvenir d’une exhortation toujours actuelle : » Venir tôt à l’Église, s’approcher du Seigneur et confesser ses péchés, se repentir dans la prière … Assister à la sainte et divine liturgie, finir sa prière et ne point partir avant le renvoi … Nous l’avons souvent dit : ce jour vous est donné pour la prière et le repos. Il est le Jour que le Seigneur a fait. En lui exultons et réjouissons-nous » (Auteur anonyme, serm. dom.).
2179 » La paroisse est une communauté précise de fidèles qui est constituée d’une manière stable dans une Église particulière, et dont la charge pastorale est confiée au curé, comme à son pasteur propre, sous l’autorité de l’évêque diocésain » (⇒ CIC, can. 515, § 1). Elle est le lieu où tous les fidèles peuvent être rassemblés par la célébration dominicale de l’Eucharistie. La paroisse initie le peuple chrétien à l’expression ordinaire de la vie liturgique, elle le rassemble dans cette célébration ; elle enseigne la doctrine salvifique du Christ ; elle pratique la charité du Seigneur dans des œuvres bonnes et fraternelles :
Tu ne peux pas prier à la maison comme à l’Église, où il y a le grand nombre, où le cri est lancé à Dieu d’un seul cœur. Il y a là quelque chose de plus, l’union des esprits, l’accord des âmes, le lien de la charité, les prières des prêtres (S. Jean Chrysostome, incomprehens. 3, 6 : PG 48, 725D).
L’OBLIGATION DU DIMANCHE
2180 Le commandement de l’Église détermine et précise la loi du Seigneur : » Le dimanche et les autres jours de fête de précepte, les fidèles sont tenus par l’obligation de participer à la Messe » (⇒ CIC, can. 1247). » Satisfait au précepte de participation à la Messe, qui assiste à la Messe célébrée selon le rite catholique le jour de fête lui-même ou le soir du jour précédent » (⇒ CIC, can. 1248, § 1).
2182 La participation à la célébration commune de l’Eucharistie dominicale est un témoignage d’appartenance et de fidélité au Christ et à son Église. Les fidèles attestent par là leur communion dans la foi et la charité. Ils témoignent ensemble de la sainteté de Dieu et de leur espérance du Salut. Ils se réconfortent mutuellement sous la guidance de l’Esprit Saint.
2183 » Si, faute de ministres sacrés, ou pour toute autre cause grave, la participation à la célébration eucharistique est impossible, il est vivement recommandé que les fidèles participent à la liturgie de la Parole s’il y en a une, dans l’église paroissiale ou dans un autre lieu sacré, célébrée selon les dispositions prises par l’évêque diocésain, ou bien s’adonnent à la prière durant un temps convenable, seuls ou en famille, ou, selon l’occasion, en groupe de familles » (⇒ CIC, can. 1248, § 2).
JOUR DE GRÂCE ET DE CESSATION DU TRAVAIL
2184 Comme Dieu » se reposa le septième jour après tout le travail qu’il avait fait » (Gn 2, 2), la vie humaine est rythmée par le travail et le repos. L’institution du Jour du Seigneur contribue à ce que tous jouissent du temps de repos et de loisir suffisant qui leur permette de cultiver leur vie familiale, culturelle, sociale et religieuse (cf. GS 67, § 3).
2185 Pendant le dimanche et les autres jours de fête de précepte, les fidèles s’abstiendront de se livrer à des travaux ou à des activités qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au Jour du Seigneur, la pratique des œuvres de miséricorde et la détente convenable de l’esprit et du corps (cf. ⇒ CIC, can. 1247). Les nécessités familiales ou une grande utilité sociale constituent des excuses légitimes vis-à-vis du précepte du repos dominical. Les fidèles veilleront à ce que de légitimes excuses n’introduisent pas des habitudes préjudiciables à la religion, à la vie de famille et à la santé.
L’amour de la vérité cherche le saint loisir, la nécessité de l’amour accueille le juste travail (S. Augustin, civ. 19, 19).
2186 Que les chrétiens qui disposent de loisirs se rappellent leurs frères qui ont les mêmes besoins et les mêmes droits et ne peuvent se reposer à cause de la pauvreté et de la misère. Le dimanche est traditionnellement consacré par la piété chrétienne aux bonnes œuvres et aux humbles services des malades, des infirmes, des vieillards. Les chrétiens sanctifieront encore le dimanche en donnant à leur famille et à leurs proches le temps et les soins, difficiles à accorder les autres jours de la semaine. Le dimanche est un temps de réflexion, de silence, de culture et de méditation qui favorisent la croissance de la vie intérieure et chrétienne.
2188 Dans le respect de la liberté religieuse et du bien commun de tous, les chrétiens ont à faire reconnaître les dimanches et jours de fête de l’Église comme des jours fériés légaux. Ils ont à donner à tous un exemple public de prière, de respect et de joie et à défendre leurs traditions comme une contribution précieuse à la vie spirituelle de la société humaine. Si la législation du pays ou d’autres raisons obligent à travailler le dimanche, que ce jour soit néanmoins vécu comme le jour de notre délivrance qui nous fait participer à cette » réunion de fête « , à cette » assemblée des premiers-nés qui sont inscrits dans les cieux » (He 12,22-23).
Posté dans biblique, biblique, Ancient Testament: Psaume, catéchisme | Pas de commentaires »

References: § 1
 § 1
 § 1
 § 1
 § 2
 § 3