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Timestamp: 2017-05-27 04:28:13+00:00

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Congrès de la CSC – « Une société équitable est impossible sans un syndicat fort » | Solidaire
Congrès de la CSC – « Une société équitable est impossible sans un syndicat fort »Belgique26 Avril 2015 Thema'sSyndical ​Alice Bernard900 délégués de la CSC ont discuté pendant deux jours à Ostende de la nécessité pour les travailleurs de défendre leur droit à la participation, c’est-à-dire leur droit à l’information, à l’implication, à la consultation, à la concertation, à la négociation et à la décision.
Des discussions en commissions ont permis des échanges animés entre militants issus tant des centrales que des fédérations régionales et l’adoption de lignes de force pour les quatre prochaines années. Parmi les lignes de force adoptées, soulignons le renforcement de l’action interprofessionnelle, la réduction collective du temps de travail sans perte de salaire et avec embauche compensatoire (incontournable pour atteindre le plein emploi), le refus de travailler plus longtemps, mais aussi le droit à l’action collective, en particulier le droit de grève, et l’interdiction des sanctions administratives communales contre les actions collectives.
Concernant l’augmentation de la participation des travailleurs au sein de leur entreprise, certains pensaient que cela pourrait être une participation de représentants syndicaux dans les conseils d’administration des entreprises. Ce n’est pas le cas. Comme l'a expliqué Marie-Hélène Ska, « les militants l'ont dit très simplement, nous voulons rester des syndicalistes et ne pas nous transformer en employeurs ». La CSC estime que la participation des travailleurs doit surtout reposer sur l’apport de leur travail, et leur apport dans la concertation sociale.
Deux ans jour pour jour après l’effondrement du Rana Plaza qui a coûté la vie à 1100 travailleurs du textile au Bengladesh, la CSC s’engage également à poursuivre les campagnes pour une meilleure protection des travailleurs dans le monde entier.
Recours à la Cour constitutionnelle contre le saut d'index
Dans son discours de clôture, le président Marc Leemans est revenu sur l’actualité des derniers mois. « L’an dernier, avec la mise en place des nouveaux gouvernements, certains espéraient écraser rapidement les travailleurs. Quelle erreur de calcul ! Le syndicat est toujours là, rejoint par d’autres organisations comme Hart boven hard et Tout autre chose. » Certains demandent si ces actions ont servi à quelque chose. La CSC estime avoir réussi à empêcher le gouvernement d’avancer selon son schéma de régression sociale.
Marc Leemans : « Le gouvernement opère une redistribution inverse. Qui enrichit les riches. Qui accroît le patrimoine des nantis. Nous sommes engagés sur une pente dangereusement glissante, celle d’une politique impitoyable, inflexible et insensible. Ce projet de droite témoigne d’un profond mépris pour les gens dans la pauvreté. Cette coalition s’est hissée au pouvoir pour cinq ans. Elle pourra compter sur cinq ans d’opposition. Sur une base très claire : cessez de polariser et restaurez la redistribution »
La CSC entend mener fermement cette opposition, tout en restant un syndicat de propositions constructives. Elle décide de demander devant la Cour constitutionnelle l'annulation du saut d'index qui vient d'être adopté à la Chambre. Elle décide de continuer à réclamer une véritable justice fiscale. « L’impôt sur les revenus du patrimoine est désormais au cœur de l’agenda politique et social. Enfin. Car nous tapons sur le clou depuis des années ». Mais le gouvernement entend déplacer l’enjeu du débat vers les taxes sur la consommation. La CSC ne l’accepte pas et n’abandonnera pas le combat. « Nous, syndicat, sommes une entrave à l’enrichissement des riches. Dans une société polarisée, de plus en plus inégalitaire, ce syndicat a encore davantage sa place. »
Et de conclure : « Est-il mauvais de défendre les citoyens ordinaires ? Est-il fautif de miser sur la répartition ? Notre pays n’a pas seulement besoin d’entrepreneurs qui ont réussi. Notre pays n’a pas seulement besoin d’hommes politiques qui sont leurs marionnettes. Notre pays n’a pas seulement besoin d’éditorialistes formateurs d’opinion. Notre pays a surtout besoin de beaucoup de citoyens ordinaires. Qui travaillent. Qui travaillent durement. Et qui sont respectés pour ce travail. »Ajouter un commentaire
By submitting this form, you accept the Mollom privacy policy. Commentaires Biondo (non vérifié)at dim, 26/04/2015 - 19:36 from charleroi Il faut stopper ce gouvernement qui ne veut rien savoir pour les ouvriers et chomeurs!!!! Le seul moyen c'est GREVE GENERALE!!!! la concertation ils en ont rien a faire et Bart qui veut supprimer le payement des allocations de chomage par les syndicats en est la preuve. répondre
Kadim (non vérifié)at dim, 26/04/2015 - 21:18 from Molenbeek Saint-Jean Arretons de parler pour rien et arretons cette hypocrisie, il faut agir sur le terrain et le syndicat dois etre la pour rassembler et stopper ce massacre, les affilliees payent pour cette protection alors sensibiliser nos affilliees et faites votre travaille syndicale et sorter de vos bureaux chere messieurs et mesdames responsables syndicale. répondre
Anoniem (non vérifié)at lun, 27/04/2015 - 21:20 from Sambreville Ce gouvernement est un gouvernement fait par - pour - et dirigé par - les riches.
Ce gouvernement n'a pas seulement que du mépris pour les gens qu'ils entraînent dans la pauvreté mais également pour les ouvriers et travailleurs dont ils n'éprouvent aucune reconnaissance.
Les syndicats ne doivent accepter aucun compromis susceptible de mettre en péril les droits humains et sociaux des citoyens de ce pays.
Seul, la solidarité entre tous les syndicats peut permettre d'arriver à vaincre le massacre social organisé par ces riches et leurs représentants ! Cet engagement, ils doivent le faire au nom de tous les travailleurs et tous leurs affiliées et non pas pour la couleur du parti qu'il représente !
L'austérité et la libéralisation "à tout va" ont déjà montré le séisme social qu'elles provoquent chez nos pays voisins. Elles détruisent l'économie au lieu de produire de la compétitivité. répondre

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