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Timestamp: 2020-07-05 20:23:16+00:00

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Loi - Bail commercial - Pianissimmo
Loi – Bail commercial
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Loi du 30 AVRIL 1951. Des règles particulières aux baux commerciaux
Article 1. <L 29-06-1955, art. 1> Tombent sous l’application de la présente section les baux d’immeubles ou de parties d’immeubles qui, soit de manière expresse ou tacite dès l’entrée en jouissance du preneur, soit de l’accord exprès des parties en cours du bail, sont affectés principalement par le preneur ou par un sous-locataire à l’exercice d’un commerce de détail ou à l’activité d’un artisan directement en contact avec le public.
4° (Les baux portant sur des immeubles dont les revenus modiques ne dépassent pas le montant fixé par un arrêté royal délibéré en conseil des ministres ainsi que les baux portant sur parties de ces immeubles. Cet arrêté pourra, en vue de déterminer les pouvoirs d’appréciation du juge et les modes de preuve qu’il sera autorisé à admettre, faire application des dispositions prévues par l’article 36 de la loi du 20 décembre 1950); <L 22-12-1951, art. 1>
5° (Les baux portant sur des immeubles expropriés ou acquis pour cause d’utilité publique et qui sont consentis par l’administration publique ou par l’établissement d’utilité publique.) <L 22-12-1951, art. 2>
Toutefois, le preneur peut mettre fin au bail en cours, à l’expiration (de chaque triennat), moyennant un préavis de six mois, par exploit d’huissier de justice ou par lettre recommandée à la poste. <L 29-06-1955, art. 1>
Le contrat de bail peut, en outre, autoriser le bailleur à mettre fin au bail à l’expiration (de chaque triennat), moyennant un préavis d’un an, par exploit d’huissier de justice ou par lettre recommandée à la poste, en vue d’exercer effectivement lui-même dans l’immeuble un commerce ou d’en permettre l’exploitation effective par ses descendants, ses enfants adoptifs ou ses ascendants, par son conjoint, par les descendants, ascendants ou enfants adoptifs de celui-ci, ou par une société de personnes dont les associés actifs ou les associés possédant au moins les trois quarts du capital ont avec le bailleur ou son conjoint les mêmes relations de parenté, d’alliance ou d’adoption. <L 29-06-1955, art. 1>
Art. 4. La durée légale de la location s’applique :
Art. 6. A l’expiration de chaque triennat, les parties ont le droit de demander au juge de paix la revision du loyer, à charge d’établir que, par le fait de circonstances nouvelles, la valeur locative normale de l’immeuble loué est supérieure ou inférieure d’au moins 15 p.c. au loyer stipulé dans le bail ou fixé lors de la dernière révision.
L’action ne peut être intentée que pendant les trois derniers mois du triennat en cours. Le loyer revisé produira ses effets à compter du premier jour de triennat suivant, l’ancien loyer demeurant provisoirement exigible jusqu’à la décision définitive.
Art. 7. Le preneur a le droit d’effectuer dans les lieux loués toute transformation utile à son entreprise, dont le coût ne dépasse pas trois années de loyer, à la condition de ne compromettre ni la sécurité, ni la salubrité, ni l’esthétique du bâtiment et d’aviser au préalable le bailleur, par lettre recommandée à la poste ou par exploit d'(huissier de justice) de tous les changements projetés, en lui communiquant les plans et devis afin de lui permettre de s’y opposer, le cas échéant, pour de justes motifs. <L 05-07-1963, art. 48>
Le bailleur qui, dans les trente jours de la réception de l’avis adressé par le preneur, ne lui a pas notifié, par lettre recommandée à la poste ou par exploit d'(huissier de justice), qu’il s’oppose à l’exécution de ces transformations, est réputé y consentir. <L 05-07-1963, art. 48>
En cas de sous-location, à usage commercial, le sous-locataire, désireux de transformer les lieux, doit en informer simultanément, par lettre recommandée à la poste ou par exploit d'(huissier de justice), le locataire principal et le propriétaire. L’un et l’autre doivent, à peine de déchéance, faire connaître au sous-locataire leur éventuelle opposition à l’exécution des transformations, dans les formes et délais susdits. En cas d’opposition du locataire principal ou du propriétaire, le sous-locataire qui persévère dans son intention, fait citer dans les trente jours le locataire principal et le propriétaire. <L 05-07-1963, art. 48>
Art. 8. Les travaux entrepris par le preneur s’effectuent à ses risques et périls.
Art. 9. Sauf convention contraire, lorsque des transformations ont été effectuées aux frais du preneur, avec l’accord exprès ou tacite du bailleur ou en vertu d’une décision de justice, le bailleur ne peut pas exiger leur suppression au départ du preneur, mais peut s’y opposer. Si les transformations ne sont pas supprimées, le bailleur a le choix ou de rembourser la valeur des matériaux et de coût de la main-d’oeuvre, ou de payer une somme égale à celle dont l’immeuble à augmenté de valeur.
Art. 10. L’interdiction de céder le bail ou de sous-louer une immeuble ou partie d’immeuble ne peut faire obstacle à la cession ou à la sous-location faite ensemble avec la cession ou la location du fonds de commerce et portant sur l’intégralité des droits du locataire principal.
Le preneur qui veut user du droit qui lui est reconnu à l’alinéa 1er de sous-louer ou de céder son bail doit signifier au bailleur le projet d’acte de cession ou de sous-location et ce par lettre recommandée à la poste ou par exploit d'(huissier de justice). Le bailleur qui croit avoir de justes motifs de s’opposer à la cession ou à la sous-location, est tenu de notifier, par les mêmes voies, son opposition motivée, dans les trente jours de la signification, à défaut de quoi il est réputé y donner son agrément. <L 05-07-1963, art. 48>
Art. 11. <L 29-06-1955, art. 1> I. En cas de cession portant sur l’intégralité des droits du locataire principal, le cessionnaire devient le locataire direct du bailleur.
Art. 11bis. <inséré par L 1997-04-13/43, art. 14, applicable aux contrats en cours au 31-05-1997> Si son bail ne le lui interdit pas, le preneur peut sous-louer une partie du bien à usage de résidence principale, à condition qu’il maintienne son commerce dans les lieux loués. Les alinéas 3 à 7 de l’article 4, § 2, de la Section 11 du Livre III, Titre VIII, Chapitre II du Code civil sont applicables à cette sous-location, sous réserve des dispositions suivantes.
Art. 12. Lors même que le bail réserverait la faculté d’expulsion en cas d’aliénation, l’acquéreur à titre gratuit ou onéreux du bien loué ne peut expulser le preneur que dans les cas énoncés aux 1°, 2°, 3° et 4° de l’article 16 , moyennant un préavis d’un an donné dans les trois mois de l’acquisition et énoncant clairement le motif justifiant le congé, le tout à peine de déchéance.
Art. 13. (Le preneur a le droit d’obtenir, par préférence à toute autre personne, le renouvellement de son bail pour la continuation du même commerce, soit à l’expiration de celui-ci, soit à l’expiration du premier ou à l’expiration du deuxième renouvellement, pour une durée de neuf années, sauf accord des parties constaté par un acte authentique ou par une déclaration faite devant le juge. Ce droit est limité à trois renouvellements.) < L 27-03-1970, art. 1>
Art. 14. Le preneur désireux d’exercer le droit au renouvellement doit, à peine de déchéance, le notifier au bailleur par exploit d'(huissier de justice) ou par lettre recommandée dix-huit mois au plus, quinze mois au moins, avant l’expiration du bail en cours. La notification doit indiquer, à peine de nullité, les conditions auxquelles le preneur lui-même est disposé à conclure le nouveau bail et contenir la mention qu’à défaut de notification par le bailleur, suivant les mêmes voies et dans les trois mois, de son refus motivé de renouvellement, de la stipulation de conditions différentes ou d’offres d’un tiers, le bailleur sera présumé consentir au renouvellement du bail aux conditions proposées. <L 05-07-1963, art. 48>
(A défaut d’accord entre parties, le sous-locataire qui, en vue de sauvegarder ses droits à l’égard du bailleur, comme prévu à l’article 11, II, alinéa 2, lui a dénoncé sa demande, cite le locataire principal et le bailleur dans les trente jours de la réponse négative reçue de l’un d’entre eux, ou si l’un ou l’autre se sont abstenus de répondre, dans les trente jours qui suivent l’expiration du délai de trois mois. Le bailleur qui n’a pas pris attitude à l’égard du sous-locataire peut, en cours d’instance, dans les délais qui lui sont impartis par le juge, invoquer son droit de reprise ou subordonner le renouvellement à des conditions différentes.) <L 29-06-1955, art. 1>
Art. 15. Le droit au renouvellement s’applique aux baux relatifs aux locaux destinés à l’habitation ou aux locaux accessoires, dans les conditions prévues à l’article 4.
Art. 16.I. Le bailleur peut se refuser au renouvellement du bail pour l’un des motifs suivants :
3° Sa volonté de reconstruire l’immeuble ou la partie de l’immeuble dans laquelle le preneur sortant exerce son activité. Est réputée reconstruction toute transformation précédée d’une démolition, affectant toutes deux le gros oeuvre des loxaux et dont le coût dépasse trois années de loyer.
III. Le mineur, [1 la personne protégée qui a été déclarée incapable de conclure un bail en vertu de l’article 492/1 du Code civil]1, le nu-propriétaire, (…), (le présumé absent) ou leurs héritiers peuvent s’opposer au renouvellement du bail consenti hors de leur intervention s’ils ont repris la libre administration de leurs biens. <L 2003-02-13/36, art. 21, 002; En vigueur : 01-06-2003> <L 2007-05-09/44, art. 36, 13°, 003; En vigueur : 01-07-2007>
Art. 17. Si le bailleur est une société de capitaux, le refus de renouvellement prévu à l’article 16, 1°, ne peut être opposé qu’en vue de transférer dans les lieux loués le siège principal de l’exploitation du bailleur ou d’agrandir ce siège principal de l’exploitation s’il est situé dans des lieux voisins.
Art. 18. S’il résulte de la réponse prévue à l’article 14 que le bailleur subordonne le renouvellement à des conditions relatives au loyer, à la contribution aux charges, au mode de jouissance ou autres modalités du bail, et si le désaccord persiste quant à ces conditions, le preneur se pourvoit devant le juge dans les trente jours de la réponse du bailleur, à peine de forclusion.
Art. 19. Si le désaccord porte sur le loyer réclamé par le bailleur, le juge prend notamment en considération le prix communément demandé dans le quartier, l’agglomération ou la région pour des immeubles, parties d’immeubles ou locaux comparables et également, s’il échet, la nature particulière du commerce exercé, le profit tiré par le locataire de la sous-location de tout ou partie des locaux.
Art. 20. Le bail est renouvelé aux prix et conditions fixés par le juge si le jugement rendu en premier ressort n’a pas été frappé d’appel ou si, dans les quinze jours de la signification du jugement rendu en degré d’appel, le preneur ne s’est pas désisté de sa demande de renouvellement.
Art. 21. Si le bailleur excipe de l’offre d’un tiers, celle-ci n’est prise en considération que si elle comprend l’engagement du tiers de payer au preneur, éventuellement évincé, l’indemnité d’éviction et si le tiers s’avère lié par son offre pour une durée d’au moins trois mois.
Le preneur dispose, à dater de la notification de cette offre par lettre recommandée ou par exploit d'(huissier de justice), d’un délai de trente jours pour faire une offre égale par les mêmes moyens. <L 05-07-1963, art. 48>
Art. 22. Si le preneur conteste la validité ou la sincérité de l’offre du tiers et que le juge déclare cette offre non valable, le bail est renouvelé aux prix et conditions fixés, soit de commun accord, soit par le juge, comme prévu aux articles 18 et 19. Toutefois, lorsque la première offre est déclarée non valable pour une cause autre que l’absence de sincérité, le bailleur peut, dans le mois de la signification du jugement exciper d’une autre offre.
Art. 23. Si le preneur refuse de faire une offre égale à celle du tiers, ou s’abstient de faire cette offre dans le délai de trente jours et dans les formes établies à l’alinéa 2 de l’article 21, le tiers lui est préféré, sauf droit éventuel du preneur à l’indemnité d’éviction prévue à l’article 25.
Art. 24. Si le refus du bailleur de consentir au renouvellement du bail est déclaré injustifié par le juge, après l’expiration du délai de trois mois prévu à l’article 14, le bail est renouvelé au preneur, sauf le droit du bailleur de prétendre à des conditions différentes ou de se prévaloir de l’offre d’un tiers, conformément aux articles 14 et 21 de la présente loi. Toutefois, le délai pour la notification par le bailleur au preneur des conditions auxquelles est subordonné le renouvellement ou de l’offre d’un tiers est réduit à un mois à partir de la signification du jugement.
Art. 25. Si le preneur a régulièrement manifesté sa volonté d’user de son droit de renouvellement et se l’est vu refuser, il a droit, dans les cas déterminés ci-après, à une indemnité qui, sauf accord des parties, survenant après l’ouverture de ce droit, est fixée forfaitairement comme suit :
3° (L’indemnité est de trois ans de loyer, majorée éventuellement des sommes suffisantes pour assurer une réparation intégrale du préjudice causé, si le bailleur, sans justifier d’un motif grave, ne réalise pas dans les six mois et pendant deux ans au moins l’intention pour laquelle il a pu évincer le preneur. Cette indemnité n’est pas due si le bailleur donne à l’immeuble une affectation qui lui aurait permis la reprise sans indemnité ou moyennant une indemnité égale ou inférieure à celle qu’il a dû supporter;) <L 29-06-1955, art. 1>
4° L’indemnité est égale à un an du loyer stipulé dans le nouveau bail si le preneur qui a fait une offre sérieuse a été écarté par suite de l’offre d’un tiers surenchérisseur, conformément à l’article 23, et si le dit tiers exerce dans l’immeuble un commerce différent de celui qu’y exercait l’ancien preneur;
6° (L’indemnité d’éviction est de trois ans de loyer, majorée éventuellement des sommes suffisantes pour assurer une réparation intégrale du préjudice causé, si le bailleur ou le nouveau preneur ouvre avant l’expiration d’un délai de deux ans un commerce similaire, sans en avoir donné connaissance au preneur sortant lors de son éviction. Le bailleur et le tiers nouvel occupant sont solidairement tenus.) <L 29-06-1955, art. 1>
(En cas de sous-location commerciale, le juge peut répartir l’indemnité entre le locataire principal et le sous-locataire.) <L 29-06-1955, art. 1>
Dans les cas visés aux 2°, (…) et 5° ci-dessus, le preneur peut se pourvoir devant le juge si l’indemnité apparaît manifestement insuffisante en raison du profit que le bailleur a retiré de l’éviction. <L 23-06-1955, art. 1>
Lorsque le bailleur est propriétaire du fonds de commerce qui est exploité dans l’immeuble loué et que le bail porte simultanément sur le bien loué et le fonds de commerce, il ne doit pas d’indemnité, à moins que le preneur n’établisse qu’il a augmenté l’importance du fonds de commerce d’au moins 15 p.c. En ce cas, le juge fixe l’indemnité, en équité, selon la plus-value qui en est résultée pour le bailleur.
Art. 26. Une indemnité d’éviction est éventuellement due, dans les cas et suivant les modalités prévues aux articles 25 et 27, par le bailleur qui, par application de l’article 3, alinéa 5, met fin au bail avant l’échéance et par l’acquéreur qui expulse le preneur conformément aux conditions prescrites à l’article 12.
Art. 27. Tant que le preneur sortant n’a pas reçu l’indemnité d’éviction à laquelle il a droit, ou la partie de cette indemnité qui n’est pas sérieusement contestée, il peut se maintenir dans les lieux jusqu’à entier payement sans être tenu à aucun loyer.
Art. 28. Les actions en payement de l’indemnité d’éviction doivent être intentées dans un délai d’un an à dater du fait donnant ouverture à l’action.
Art. 29. Les demandes fondées sur la présente section, ainsi que les demandes connexes qui naîtraient de la location d’un fonds de commerce sont, nonobstant toute convention contraire, antérieure à la naissance du litige, de la compétence du juge de paix de la situation de l’immeuble principal ou, en cas de pluralité d’immeubles indépendants, de celui qui a le revenu cadastral le plus élevé.
Art. 30. Préalablement à l’action fondée sur la présente section, le demandeur peut, par requête signée de lui, de son conseil ou de son fondé de pouvoir spécial, faire appeler le futur défendeur en conciliation.
Art. 31. Tous les jugements rendus par les juges de paix en application de la présente section sont susceptibles d’appel.

References: art. 1
 art. 1
 art. 2
 art. 1
 art. 1

Art. 4

Art. 6

Art. 7
 art. 48
 art. 48
 art. 48

Art. 8

Art. 9

Art. 10
 art. 48

Art. 11
 art. 1

Art. 11
 art. 14
 § 2

Art. 12

Art. 13
 art. 1

Art. 14
 art. 48
 art. 1

Art. 15

Art. 16
 art. 21
 art. 36

Art. 17

Art. 18

Art. 19

Art. 20

Art. 21
 art. 48

Art. 22

Art. 23

Art. 24

Art. 25
 art. 1
 art. 1
 art. 1
 art. 1

Art. 26

Art. 27

Art. 28

Art. 29

Art. 30

Art. 31