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Timestamp: 2013-05-24 22:14:45+00:00

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pirates de l'air ��M / E : | ◄ 120629 A michelcollon.info z bellig�rence U Rick Rozoff i OTAN G Syrie t 7 min � Conseil de Guerre de l'otan contre la Syrie
r articles enfants Rick Rozoff
Ce conseil est constitu� des ambassadeurs des 28 �tats membres, repr�sentant une population totale de 900 millions d'habitants. Ses membres fondateurs comptent trois puissances nucl�aires - les USA, la France et l'Angleterre - dont la premi�re s'est autoproclam�e unique puissance militaire mondiale.
Jusqu'� la veille de cette r�union, l'OTAN devait examiner une requ�te de l'un de ses membres, la Turquie, de tenir des consultations conform�ment aux dispositions de l'Article 4 du Trait� de l'Atlantique Nord, qui autorise tout �tat membre � appeler l'int�gralit� des membres de l'Alliance � r�pondre � ce qu'il consid�re comme une attaque contre sa s�curit� et son int�grit� territoriale.
Le 25 juin, trois jours apr�s que le chasseur bombardier supersonique F14 eut �t� abattu au-dessus des eaux territoriales syriennes, la Turquie annon�a qu'elle demanderait que l'alliance militaire en r�f�re � l'Article 5, lequel stipule que � toute attaque arm�e contre un ou plusieurs �tats membres en Europe ou en Am�rique du Nord doit �tre consid�r�e comme une attaque contre tous �, les alli�s de l'OTAN �tant alors tenus de � porter assistance � la, ou aux parties ainsi attaqu�es, en engageant sur le champ, individuellement et en concertation avec les autres parties, toute action jug�e n�cessaire, y compris le recours � la force arm�e... �
L'Article 5 avait �t� invoqu� en octobre 2001, pour la premi�re et unique fois en date, et fonde toujours, depuis une dizaine d'ann�es, le d�ploiement en Afghanistan de troupes des 28 �tats membres et de leurs 22 partenaires.
L'Article 4 fut invoqué pour la première fois le 16 février 2003, à nouveau par le Conseil de l'Atlantique Nord et à nouveau au sujet de la Turquie, à la veille de l'invasion anglo-américaine de l'Irak. Cela entraîna le déclenchement de l'Opération « Display Deterrence » [déploiement d'une force de dissuasion], et le déploiement en Turquie de cinq batteries de missiles d'interception 'Patriots' - trois allemandes et deux américaines - ainsi que de quatre appareils de surveillance aérienne AWACS [Airborne Warning and Control Systems : Syst�mes a�roport�s de Contr�le et d'Alerte], en conjonction avec le Syst�me de D�fense A�rienne �largi Int�gr� de l'OTAN.
L'OTAN d�ploya, selon ses propres termes, � 1 000 techniciens sp�cialis�s et extr�mement comp�tents � pour conduire l'Op�ration.
Les premiers avions AWACS arrivèrent le 26 février, et trois semaines plus tard l'invasion et le bombardement de l'Irak étaient lancés. Bien qu'il n'y ait eu à l'époque en Irak que 25 millions d'habitants, contre 70 en Turquie, et bien que l'armée turque ait été la plus formidablement équipée de la région - tandis que l'Irak sortait affaibli de huit années de guerre contre l'Iran dans les années 1980, de la campagne de bombardements des États Unis et de leurs alliés en 1991 et depuis, et de douze années de sanctions écrasantes, l'OTAN ne tarissait pas d'éloges sur l'Opération Display Deterrence, qui venait de � tester et prouver la capacit� des forces de l'OTAN � r�pondre imm�diatement et avec la force offensive appropri�e, � une menace �voluant rapidement contre l'un des membre de l'Alliance �.
Dans quelle mesure un Irak aussi mortellement affaibli avait r�ellement pu repr�senter pour la Turquie � une menace �voluant rapidement �, cela ne fut jamais pr�cis�.
Les AWACS sortirent sur une centaine de missions et les batteries de Patriots allemandes furent notamment équipées de missiles Patriot Advanced Capability-2, � un missile plus moderne fourni par l'Allemagne � expliqua l'OTAN.
L'Op�ration prit fin le 3 mai, soit 65 jours apr�s son d�clenchement et 45 jours apr�s le d�but de l'invasion de l'Irak. Pour donner une id�e de ce que l'OTAN pourra d�clarer � l'issue de cette r�union au sommet, l'Ambassadeur turc de l'�poque, aupr�s de l'OTAN, d�clara apr�s avoir invoqu� l'Article 4 : � Encore une fois, je tiens � t�moigner de la sinc�re gratitude du peuple et du gouvernement turcs envers la solidarit� dont l'Alliance a su faire preuve en renfor�ant la d�fense de mon pays en r�ponse � la derni�re crise en Irak. Nous sommes convaincus que, � travers un d�ploiement d'une force de dissuasion aussi active et collective, l'OTAN a non seulement tendu la main et offert une aide infiniment appr�ciable � l'un de ses membres en grande difficult�, mais il a aussi prouv� une fois de plus sa cr�dibilit� et sa pertinence, en tant que pierre de touche de la s�curit� collective dans la zone Euro-Atlantique �.
La Turquie �tait alors, tout comme aujourd'hui, pr�sent�e comme la victime - � en grande difficult� � qui plus est - tandis que l'Irak, en �tat de si�ge et sur le point d'�tre an�anti, �tait consid�r� comme l'agresseur.
La population syrienne se trouve � l'heure actuelle dans la m�me position que l'Irak � l'�poque, sauf que la Turquie est cette fois une nation quasiment trois fois plus grande. La Syrie est isol�e et ses forces militaires sont d�risoires par rapport � celles de son voisin turc. Ce dernier peut en outre compter sur le soutien de 27 alli�s, au nombre desquels la plupart des plus grandes puissances militaires du monde. Les �tats-Unis disposent d�j� d'environ 90 bombes nucl�aires tactiques B61 stationn�es sur la base a�rienne d'Incirlik, � 35 miles des c�tes m�diterran�ennes de Turquie.
C'est en outre au moins la seconde fois depuis avril dernier que le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan demande l'activation de la clause d'assistance militaire mutuelle de l'article 5 - qui implique le d�clenchement d'une guerre. La premi�re ayant eu lieu plus de deux mois avant la destruction du chasseur bombardier turc survenue la semaine derni�re.
Le 25 juin, le vice Premier ministre turc Bulent Arinc avait annonc� que sa nation � avait d�pos� aupr�s de l'OTAN toutes les demandes requises concernant l'Article 4 et l'Article 5 �.
Selon l'agence de presse Associated Press, il aurait ajout� : � Il est important de comprendre que, dans le cadre l�gal, nous userons bien �videmment jusqu'� la fin, de tous les droits que nous garantit le droit international. Cela inclut notamment l'auto-d�fense. Cela inclut aussi toutes les formes possibles de repr�sailles. Cela inclut toutes les sanctions applicables � l'�tat agresseur en vertu du droit international. La Turquie ne n�gligera absolument rien en la mati�re... �.
Les �tats-Unis et l'OTAN avaient imp�rativement besoin d'un pr�texte pour attaquer la Syrie, et la Turquie, seul membre de l'OTAN frontalier de la Syrie, a toujours �t� le pr�texte id�al auquel recourir pour attaquer une nation arabe.
L'incident de vendredi dernier et la r�union de l'Otan qui y a fait suite, marquent le d�but du quatri�me acte d'une trag�die que le reste du monde n'a que trop peu de temps pour emp�cher.

References: l'Article 4
 l'Article 5

L'Article 5

L'Article 4
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 l'article 5
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 l'Article 5