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Timestamp: 2019-05-21 23:16:59+00:00

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Revue de Presse du Dimanche 18 Novembre 2018 | L'essentiel de L'actu
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novembre 18, 2018 mamadouly4435 Revue de presse 0
SÉNÉGAL: Une lecture du projet de budget 2019
I-PHYSIONOMIE DU BUDGET
Les grandes lignes du projet de budget se présentent comme suit en milliards CFA:
1-Montant total de la loi de finances4 071,8 ;
1.1 Budget général3 937,6 ;
1.2 Comptes spéciaux du Trésor (*) 134,2.
2-Ressources du budget général
2.1 Recettes fiscales2 534,0 ;
2.2 Recettes non fiscales 123,4 ;
2.3 Dons budgétaires 44,17 ;
3-Charges du budget général
3.1 Amortissement et charges de la dette publique 863,17 ;
3.2 Dépenses de personnel 743,41 ;
3.3 Dépenses de fonctionnement hors personnel 886,88 ;
3.4 Dépenses en capital sur ressources internes 643,3 ;
3,5 Dépenses en capital sur ressources externes 790,9.
4-Ressources et charges des Comptes spéciaux du Trésor
4.1 Comptes d’Affectation spéciale 111,95 ;
4.2 Comptes de commerce 0,15 ;
4.3 Comptes de prêts 20,75 ;
4.4 Comptes d’avances 0,8 ;
4.5 Comptes de garantie et d’avals 0,5.
Globalement, le projet de budget 2019 connaît une hausse de 8% par rapport à celui de l’année 2018, soit 7,5 % pour le budget général et 20,5 % pour les comptes spéciaux du Trésor.
• Voir en annexe la définition des comptes spéciaux du Trésor telle qu’elle ressort de la loi organique relative aux lois de finances (Section 3).
II- CADRE ET PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
A la lecture du cadrage macroéconomique du projet de budget, on est frappé par l’autosatisfaction qui s’en dégage. Quelques exemples suffisent pour en faire la démonstration :
*Résultats probants et significatifs enregistrés suite à la mise en œuvre des programmes, projets et réformes initiés au cours de la première phase du PSE (2014-18) ;
*Relèvement substantiel de la croissance économique et de la réduction du déficit budgétaire ;
*Amélioration des conditions de vie des populations ;
*Croissance moyenne de 7,6% du PIB sur la période 2014-2018.
A un bilan aussi « reluisant », on ajoute un optimisme enthousiaste :
*Réformes clés à mettre en œuvre qui permettront de stimuler davantage l’investissement privé national et étranger, de soutenir la diversification des moteurs de la croissance et de renforcer la résilience de l’économie ;
*Déficit budgétaire devant passer de 3,5% en 2018 à 3% en 2019, pour être stabilisé à 3% durant la période 2020-23 ;
*Réalisation d’une croissance forte, durable et inclusive, porteuse de création d’emplois pour la réduction de la pauvreté.
III-OBSERVATIONS
Le communiqué du Conseil des ministres lors duquel le projet de budget 2019 a été adopté précisait : « Le Conseil a adopté le projet de budget de l’exercice 2019 de plus de 4 000 milliards CFA… ». On voit bien l’effet recherché ; un projet de budget adopté en Conseil des ministres, on en connait le montant exact ; pourquoi insister, dans un communiqué officiel, sur le fait qu’il dépasse 4 000 milliards sinon pour frimer ?
Quand le Gouvernement, comme à son habitude, recherche un effet d’annonce, il suffit de lui rappeler que la capitale française à elle seule, a un budget primitif de huit milliards d’euros, soit 5 250 milliards CFA pour l’exercice 2018. Nous ne parlons ni du budget de New York ni de celui de Chicago. Tout est relatif.
Alla KANE nous avait avertis lors d’une conférence au cours de laquelle il s’était posé cette question pertinente sur la vocation du budget: « Budget social ou budget de campagne ? ». Nous avons dans la fanfaronnade du Conseil des ministres un début de réponse.
Par ailleurs, ce qui frappe dans la présentation du budget, c’est son caractère partisan qui en fait la plateforme d’un parti visant à stigmatiser la gestion du régime précédent. Il est bien précisé que le document décrit « la situation économique et sociale en 2012 ». Quid des années durant lesquelles Macky était Premier ministre ? Pourtant, on n’a pas hésité à se référer à la période située entre 3500 et 3000 avant notre ère pour démontrer que, de tout temps, l’homme a eu besoin de tenir des comptes. Cela d’ailleurs ne fait qu’ajouter au style « romantique » du document.
Quand on observe ce lourd document de 111 pages, on se demande combien de députés pourront y comprendre quelque chose dans un Parlement où le taux d’analphabétisme est très élevé. Depuis tout le temps qu’on parle de doter les députés d’assistants parlementaires, le projet semble renvoyé aux calendes sénégalaises. Et si, un jour, les fonctions sont créées, il est à craindre qu’elles ne soient réservées à des militants plus nuls que les députés.
Tout cela indique un manque notoire de réalisme. Une économie performante avec des perspectives de croissance saine et durable, doit avoir un impact positif sur le quotidien des populations. Si on prétend avoir amélioré les conditions de vie de celles-ci avec une « bourse familiale » de 25 000 francs par trimestre, c’est qu’on se moque de ceux qui en ont bénéficié et qui sont une infime minorité. Surtout si on sait que ce pécule est distribué selon des modalités politiciennes qui ne respectent ni la dignité ni les besoins des ayants droit.
Une économie peut-elle être considérée comme performante quand elle génère autant d’arriérés de paiement plongeant les entreprises locales dans un état permanent de léthargie ? Mamadou Lamine DIALLO, député et président de TEKKI, estime ces arriérés à plus de 1 000 milliards CFA. Voilà plusieurs mois qu’il le clame haut et fort allant jusqu’à en saisir la directrice générale du FMI par lettre datée du 13 mars 2018 pour réclamer « une enquête au sujet des finances publiques du Sénégal… afin de situer les responsabilités des chefs de mission et représentant du FMI en service dans la période récente qui ne pouvaient ignorer l’existence de ces arriérés intérieurs ». Voilà qui démontre encore une fois les limites de la crédibilité des Institutions de Bretton Woods mise à mal par deux économistes de renommée mondiale, Joseph STIGLITZ et Samir AMIN.
Que dire de la situation des élèves et des étudiants que le système privé d’enseignement exclut pour défaut de paiement des frais de scolarité ? Oublie-t-on le sort des personnes malades que l’on renvoie aux portes des hôpitaux et centres de santé faute de prise en charge ? Peut-on fermer les yeux sur les milliers de mendiants et de talibés qui encombrent les rues à la recherche de la pitance quotidienne ?
Faut-il rappeler l’état de nos routes et de nos rues qui réduisent très fortement la longévité des véhicules et provoquent des accidents meurtriers ?
Que dire de la vétusté et du dénuement des Commissariats de Police, des Brigades de Gendarmerie et des Casernes de Pompiers qui mettent en péril la sécurité du pays ?
Quelles perspectives s’offrent à nous lorsque les deux plus gros investissements réalisés par le régime issu du scrutin de 2012 (l’autoroute Ila Touba et le TER) sont les plus décriés de tous les investissements publics ? Et si on y ajoute la construction du Centre de Conférence de Diamniadio, la réfection du Building administratif et le projet de construction d’un palais présidentiel à Diamniadio, on se demande comment on peut espérer faire émerger une économie avec des projets aussi coûteux au détriment des urgences réelles du pays. Il est évident que ce qui est recherché vise plutôt les intérêts de pays étrangers, en particuliers la France, le Maroc, la Chine et la Turquie. Ce qui est à craindre dans l’avenir immédiat, c’est l’aggravation de telles orientations avec le développement de l’exploitation du pétrole et du gaz. Demain, il fera jour.
Les Sénégalais vivent, chaque année, sous la hantise de débrayages dans les secteurs vitaux de la vie nationale, la santé et l’éducation frappés régulièrement par des mouvements sociaux provoqués par le non-respect des engagements du Gouvernement. Au point qu’on ne sait des « deux poisons de la vie du pays », les débrayages et les délestages, lequel est le plus mortel.
Quant aux projections du déficit budgétaire, il ne faut pas se faire d’illusions sachant qu’en année électorale, il a tendance à se creuser et c’est sûrement ce qu’a anticipé la dernière mission du FMI en mettant en garde l’Etat contre d’éventuels dérapages. Pourquoi cette institution n’avait pas réagi aux alertes du député M. L. DIALLO ? Qu’aurait-elle fait si le Sénégal avait accumulé des arriérés de paiement aussi importants vis-à-vis de ses créanciers étrangers ? Au vu des nombreux engagements pris dans le cadre d’une campagne électorale déguisée, on imagine bien ce qu’il adviendra des promesses de gestion vertueuse contenues dans le projet de budget 2019.
L’espoir réel est mince de voir les choses changer tant que toutes les décisions seront exclusivement guidées par des considérations politiciennes et orientées par ceux qui prétendent nous appuyer dans les choix de nos politiques économiques, financières et sociales. Nous ne pouvons continuer à nous leurrer et à laisser de faux partenaires techniques et financiers se jouer de notre avenir avec la complicité de dirigeants adeptes de la servitude volontaire à seule fin de préserver leurs privilèges.
El-Bokhâri, auteur des « Traditions islamiques », prête au Prophète les propos suivants : « Quand l’autorité est aux mains de ceux qui n’en sont pas dignes, attends-toi à voir venir l’Heure ». Pour qu’elle ne nous apporte pas une tragédie vécue ailleurs, il appartient aux vrais patriotes de se regrouper et de se mobiliser en vue d’une alternative souveraine et populaire. Mamadou DIOP
Annexe : COMPTES SPECIAUX DU TRESOR
(Loi organique relative aux lois de finances n° 2011-15 du
8 juillet 2015, section 3)
Art. 36. – Des comptes spéciaux du Trésor peuvent être ouverts par une loi de finances pour retracer des opérations effectuées par les services de l’Etat dans les conditions prévues aux articles 37 à 42 de la présente Loi organique. Les comptes spéciaux du Trésor peuvent être traités comme des programmes. Ils comprennent les catégories suivantes :
– les comptes d’affectation spéciale ;
– les comptes de commerce ;
– les comptes de prêts ;
– les comptes d’avances ;
– les comptes de garanties et d’avals.
Art. 37. – Sous réserve des règles particulières énoncées aux articles 38 à 42 de la présente loi organique, les opérations des comptes spéciaux du Trésor sont prévues, autorisées et exécutées dans les mêmes conditions que les opérations du budget général.
Art. 38. – Les comptes d’affectation spéciale retracent des opérations qui sont financées au moyen de ressources particulières.
Art. 39. – Les comptes de commerce retracent des opérations à caractère industriel ou commercial effectuées à titre accessoire par des services publics de l’Etat.
Art. 40. – Les comptes d’avances décrivent les avances que le ministre chargé des finances est autorisé à consentir dans la limite des crédits ouverts à cet effet.
Art. 41. – Les comptes de prêts retracent les prêts, d’une durée supérieure à deux ans mais égale ou inférieure à dix ans, consentis par l’Etat dans la limite des crédits ouverts à cet effet, soit à titre d’opérations nouvelles, soit à titre de consolidation.
Art. 42. – Les comptes de garanties et d’avals retracent les engagements de l’Etat résultant des garanties financières accordées par lui à une personne physique ou morale, notamment, les garanties octroyées par l’Etat pour les contrats de partenariats publics-privés visés à l’article 18 de la présente Loi organique.
NB : Le libellé des articles est volontairement tronqué pour nous en tenir à l’essentiel. (08.11.18)
Dépenses de personnels dans les Cabinets du Pm et des ministres, sous Macky Sall:Dionne et ses ministres nous coûtent 700 milliards F Cfa,par an
https://actusen.sn Les chiffres parlent d’elles-mêmes. En effet, selon SourceA, le premier ministre Mouhamadou Boun Dionne et son Gouvernement coûtent, annuellement, au contribuable sénégalais 743,41 milliards francs en dépenses de personnel. Le canard révèle en détails que les effectifs des Cabinets ministériels du Gouvernement sont les moins stables, avec une hausse de plus de 6% depuis 2016.
De la vingtaine d’Agents de sécurité collés au Chef du Gouvernement, non compris ceux qui sont chargés de veiller sur son bâtiment ; la rémunération du Conseiller de Cabinet ou du Chargé de Mission qui s’élève à près d’un million brut mensuel ; et qui culmine à 2 et 3 millions F Cfa chez le Premier ministre, en passant par les 318 chauffeurs rien qu’aux Ministères de la Justice, la Santé, de l’Agriculture, du Travail, et des Affaires étrangères, le canard ne laisse rien au hasard en ce qui concerne les dépenses qu’il qualifie de «choquantes».
Toujours selon les informations de SourceA, près de 900 milliards de francs sont affectés aux dépenses de fonctionnement hors personnels pour des investissements de l’ordre de 1434 milliards de francs Cfa.
C’est pourquoi, en prévision du prochain vote du budget du Gouvernement qui est chiffré à 4071,8 milliards, soit une hausse de 297,1 milliards de F Cfa par rapport à 2018, certains députés réservent une mauvaise surprise aux ministres qui devront passer devant la Représentation nationale pour défendre les budgets qui leur sont alloués
Restauration des finances publiques:l’optimisation fiscale s’impose
http://www.sudonline.sn Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, en admettant mardi dernier, en marge de la Revue conjointe du portefeuille des opérations de la Banque mondiale au Sénégal que le Sénégal connait des tensions et quelques difficultés de trésorerie donne de la matière à réfléchir. Surtout sur les mesures à prendre pour résorber le gap et par ricochet restaurer les finances publiques sans donner du fil à retordre aux Sénégalais
Dans tous les pays du monde lorsque l’Etat fait face à des difficultés de trésorerie, des astuces fiscales lui sont permises pour y faire face. Cette option s’applique à toutes les sociétés bénéficiant d’une remise fiscale mais également trouver toutes les niches fiscales à même de recouvrir le manque à gagner pour reprendre du poil à la bête. Ce mécompte s’explique par «la hausse drastique du prix du baril de pétrole et l’appréciation du dollar» comme l’a fait valoir le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan Amadou Ba. Une tension de trésorerie qui, si la situation actuelle perdure, va sans doute causer des dégâts collatéraux notamment sur certains projets et programmes (chantiers arrêtés), sur le ralentissement de l’activité économique du secteur privé national déjà mal en point, à cause de la concurrence déloyale des entreprises étrangères, mais également sur la dette intérieure de l’Etat vis-à-vis des entreprises nationales particulièrement les universités et instituts privés à coût de milliards, les BTP. S’y ajoute le front social, depuis des mois déjà en ébullition particulièrement le secteur de la santé, de l’éducation, faute de non-respect des engagements pris par rapport aux indemnités pour certaines catégories sociales et des retards de salaire pour d’autres.
Mamadou Lamine Diallo dans le document produit par Africa Check confiait déjà ceci: «On commence toujours par le plus facile, l’endettement intérieur, à savoir les universités, les instituts supérieurs, le nettoiement des ordures, les hôpitaux, les fournisseurs de l’Etat, les entreprises de BTP, etc. Les arriérés intérieurs, en fin décembre 2017, sont estimés à 200 milliards de FCFA. C’est ce qui explique les retards de paiements des salaires des enseignants notamment et la montée de la fronde sociale».
Le service de la dette annuelle en ascendance
Déjà en fin décembre 2017, l’Assemblée nationale, dans le projet de loi de finances 2018 renseigne que l’Etat du Sénégal doit honorer une dette de 732,49 milliards de francs en 2017 contre 588,51 milliards de francs en 2016.
Donc, une courbe effrayante de la dette, confortant les alertes incessantes du Fonds monétaire international (Fmi), qui ne rate aucune occasion pour alerter les autorités à faire preuve de prudence en termes de gestion budgétaire.
Et selon les prévisions budgétaires dudit document, cette dette atteindra 839,8 milliards de francs en fin 2018 car, rien que les intérêts à payer sont estimés à 221 milliards de francs en 2017. Ce qui représente une partie de la dette intérieure. Dans la même perspective, la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) corroborait que la dette intérieure globale représente 1279,6 milliards de francs en fin 2017http://www.sudonline.sn/
L’assureur allemand Allianz ne veut pas confirmer l’accord de cession de certains de ses actifs africains à Sunu Participations
(Agence Ecofin) – Le groupe d’assurance Allianz a apporté vendredi 16 novembre des précisions sur l’information selon laquelle, il serait entré dans un accord pour la cession à Sunu Participations, de certaines de ses activités africaines. « Cette information a été publiée sans notre consentement et le groupe Allianz ne peut la confirmer« , a fait savoir un responsable travaillant sur les activités du groupe en Afrique, dans une réponse de mail envoyée à l’Agence Ecofin
Selon certains médias reprenant des informations publiées par Confidentiel Afrique, Sunu Participations, holding mère du groupe Sunu Assurance, et Allianz auraient signé un accord, le 9 novembre, concernant ces cessions/acquisitions sans donner plus de détails. Selon les explications données par Allianz, des engagements ont effectivement été pris avec Sunu Participations. Toutefois, leur validation, qui permettra de parvenir à un accord définitif, est encore soumise aux approbations de différents régulateurs.
Aucun commentaire n’a été fait cependant sur les filiales annoncées être en cession. Ces deux dernières années, le groupe allemand s’est plutôt manifesté dans une stratégie d’expansion sur le continent, avec de nouveaux investissements au Maroc, au Nigéria, dans le secteur de la réassurance et celui de la microassurance.Idriss Linge
Mako : « Mon ambition est de porter le Sénégal dans le top 7 des exportateurs d’or en Afrique d’ici 2035 » (Macky Sall)
https://www.dakaractu.com Le président de la République en faisant son allocution, a salué l’hospitalité de son accueil. Parlant du secteur minier, le chef de l’État a annoncé son ambition de faire du Sénégal l’un des 7 premiers pays exportateurs d’or en Afrique d’ici 2035. Et pour ce faire, il faudra déjà parvenir d’ici 10 ans, à tripler la production d’or.
Exploitation mine d’or à Mako L’objectif est de favoriser l’investissement porteur de croissance » (Georges Hudson,Ambassadeur du Royaume Uni)
https://www.dakaractu.com Attribuée à l’entreprise de la Grande Bretagne, l’exploitation de la mine de Mako connaît une progression fulgurante et contribue à créer de l’emploi.
Selon SE Georges Hudson, c’est à travers les investissements créateurs d’emploi qu’il serait possible d’envisager un développement durable…
Les priorités et initiatives Petowal Mining Company, la filiale de Toro Gold autour de la mine de Mako
https://www.dakaractu.com Après l’entrée en production de Sabodola Gold Operation (SGO) en 2009 dans la région de Kédougou, le Sénégal va, à nouveau, enregistrer l’extraction de la mine d’or de Mako dans la même région.
En effet, la société britannique Toro Gold va bénéficier de l’exploitation de cette découverte minière grâce à de nombreuses années d’exploration. Cette dernière a jugé nécessaire d’initier la restauration des moyens de subsistance, ce qui nécessite la mise en place d’un programme pour améliorer les moyens de subsistance des personnes affectées par la mine.
L’emploi et le développement des compétences sont aussi pris en compte dans le souci de favoriser l’emploi des locaux, après une formation complète afin d’assurer que chaque employé dispose de son plein potentiel.
Un fonds d’investissement social et environnemental est, à cet effet, mis en exergue pour développer un pourcentage du chiffre d’affaires investi en vue de soutenir le développement communautaire local.
En outre, un programme de bourses scolaires a été élaboré pour soutenir les étudiants de Kédougou, et un comité consultatif indépendant formé d’experts sénégalais et internationaux est mis en place dans le but de superviser la mise en place des programmes de conservation.
Il est aussi objet, de mettre en application de la hiérarchie d’atténuation pour éviter, minimiser les impacts sur les habitants de la localité ou sur les espèces prioritaires.
La valorisation des ressources nationales pour le bénéfice des sénégalais, reste donc la principale préoccupation pour cette filiale de Toro Gold
200 Milliards de francs investis en six ans à Kédougou et Tambacounda (MACKY SALL)
Kédougou, 18 nov (APS) – L’Etat du Sénégal a investi 200 milliards francs Cfa en six ans à Kédougou et Tambacounda dans l’amélioration des conditions de vie des populations de ces régions de l’Est du pays, a indiqué dimanche le Chef de l’Etat.
» Pour améliorer les conditions de vie, l’État du Sénégal a consacré des moyens importants aux deux régions de Tambacounda et Kedougou. Le financement global est d’environ 200 milliards de francs CFA depuis 2012″, a notamment dit le président de la République lors de l’inauguration du pont reliant Kédougou à Fongolémi.
Cette activité entre dans le cadre d’une tournée économique entamée dans la région. Samedi, dans la soirée, il a procédé peu après son arrivée au lancement de travaux d’infrastructures routières destinées au désenclavement de la région de Kédougou.
Macky Sall a cité la construction de la route Dialacoto-Mako (120 km), la réalisation de 85 Km de routes entre Kédougou et Salémata, et la constrcution du pont reliant Kédougou-Fongolémi entre autres parmi les retombées des investissements de son gouvernement dans cette partie du pays.
» A côté de ces projets, de nouveaux travaux ont été entamés avec le réseau de pistes de production de 282 km dont l’axe Mako – Taïcoto d’une distance de 31 km et Salémata – Dakatéli d’environ 30 km », a-t-il ainsi fait valoir.
Il a indiqué que l’inauguration prochaine d’une nouvelle usine industrielle de mines à Mako (Kédougou) et la rénovation attendue de l’aéroport de Kédougou, participent à sa volonté de renforcer l’attractivité de la région dotée d’importants atouts.
» Kédougou, terre des hommes au passé glorieux et aux riches potentiels peut compter sur ma personne pour sa transformation », a assuré le président Sall aux populations de la région.
‘’Par sa position géographique idéal Kédougou est appelée à jouer un rôle de premier rôle dans les échanges commerciaux dans la sous-région. J’ai pour ambition de promouvoir sur la base d’une gouvernance participative territoriale, l’accroissement de ses capacités afin d’aboutir à des conditions d’implantations stables », a promis le Chef de l’Etat.SDI/AKS
MACKY SALL a lancé les travaux de bitumage de l’axe kédougou – salémata
Kédougou, 17 nov (APS) – Le président de la République, Macky Sall, a procédé, samedi dans la soirée, à la pose de la première pierre marquant le démarrage des travaux de bitumage de la route Kédougou – Salémata, dans l’Est du pays, a constaté l’APS.
« La route Kédougou – Salémata qui est une vieille doléance de la population permet de résoudre l’enclavemenr des localités de Bandafassi, Nénéfécha, les sites touristiques de Dindéfélo entres autres », a indiqué Macky Sall, en tournée économique dans les régions de Kédougou et Tambacounda pour deux jours.
Macky Sall est arrivé samedi à Kédougou peu après 19 heures pour lancer les travaux de bitumage de la route Kédougou-Salémata et inaugurer le pont reliant Kédougou à Fongolémi.
La réalisation de cette route longue de 80 km est une » réponse pertinente aux priorités stratégiques de la région confrontée aux problématiques de désenclavement, d’infrastructures sanitaires et scolaires, d’accès aux services sociaux de base et de valorisation de produits locaux », a souligné le Chef de l’Etat.
Les travaux de bitumage du tronçon Kédougou-Salémata, seront effectués pour un coût total de 38 milliards de francs Cfa, financé conjointement par l’Etat du Sénégal et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).
Macky Sall a ainsi engagé le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement à procéder au démarrage des travaux de bitumage de la route Kédougou-Fongolémi d’une distance de 30 km.
« Pour la première fois, l’État du Sénégal a réalisé des travaux de cette envergure, de cette qualité dans cette partie du pays » a dit le président Sall.
Il a souligné que ces travaux constituent une mise en œuvre de sa vision du désenclavement des villes de cette partie du pays avec comme objectif principal, le développement du corridor Dakar- Bamako, en passant par Tambacounda et Kédougou.SDI/AKS
Participation de petrosen, fixation des redevances, primes a la signature: les contours du nouveau code pétrolier
https://www.jotaay.net Le Sénégal veut profiter de la refonte de son Code pétrolier pour augmenter ses redevances et prendre une participation plus importante dans des projets pétroliers et gaziers. L’information est contenue dans un document obtenu par «Les Échos» et qui rapporte que plusieurs dispositions du nouveau code sont déjà fin prêtes et les autres en cours de finalisation. D’ailleurs, le document note qu’un projet final devrait être soumis aux députés «le mois prochain».
Le Sénégal est en train de réviser son Code pétrolier, après la série de découvertes majeures au large de nos côtes devrait faire du pays un exportateur de pétrole dans les prochaines années. Des explorateurs, notamment BP Plc et FAR Ltd., devraient prendre des décisions d’investissement dans des projets après le vote du nouveau code. Puisque les réglementations existantes datent de deux décennies et ont été adoptées lorsque le pays a voulu attirer des investissements pour des ressources en grande partie non testées.
C’est ainsi que, prenant compte de la nouvelle donne, les autorités ont initié un projet pour faire un nouveau code en la matière. D’après la source, le nouveau code propose que la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen), investisse entre 10% et 30% dans des domaines opérationnels, ainsi qu’un intérêt de même taille lors de la réalisation de projets. Alors que la réglementation en vigueur limite la participation de Petrosen à 20% pour ces étapes. Toutefois, la participation de la société d’État dans les projets d’exploration devrait rester inchangée à 10%, selon le document.
Des redevances fixes plus intéressantes pour le Sénégal
Autre paramètre pris en compte par le nouveau code, la variation des redevances. En effet, alors qu’elles varient actuellement entre 2% et 10%, les redevances devraient être fixes avec le nouveau Code pétrolier. En effet, le document rapporte que le nouveau code propose des pourcentages fixes, en fonction de la nature de l’opération. Ainsi, pour le brut onshore, les redevances seront de 10%, pour le pétrole brut offshore peu profond, elles seront de 9%, 8% pour le brut hauturier, 7% pour le brut offshore ultra-profond 7% et 6% pour le gaz.
Désormais, il y aura des primes à la signature
Aussi, le nouveau code prévoit d’autres propositions telles que des primes à la signature, l’allocation de fonds pour des projets sociaux et la participation obligatoire d’investisseurs privés nationaux. Bien que le document n’indique pas si les modifications s’appliqueront de manière rétroactive, un porte-parole du ministère de l’Energie, interrogé il y a quelque temps par le groupe financier américain «Bloomberg», a déclaré que le gouvernement avait convenu des clauses de stabilité avec les titulaires de permis existants.
Ce dernier a aussi déclaré que les autres dispositions du nouveau code sont en cours de finalisation. Avant d’ajouter qu’un projet final devrait être soumis aux législateurs le mois prochain (le mois de décembre).
Selon Lennert Koch, analyste principal pour l’Afrique subsaharienne chez Wood Mackenzie, à Édimbourg, l’adoption du nouveau code contribuerait à dissiper les incertitudes liées à la réglementation et à accélérer les investissements au Sénégal. «Ce nouveau code ne sera pas une surprise pour beaucoup d’analystes qui connaissent le Sénégal… Certains éléments, tels que les frais, pourraient avoir un effet dissuasif sur certains joueurs plus petits. Ils essaient très fort d’attirer des acteurs internationaux solides et stables sur le plan financier», a déclaré le spécialiste. Sidy Djimby NDAO
Le message des paysans à Amadou Ba
Seneweb.comLe secrétaire général de la fédération des paysans, Cheikh Tidiane Cissé, interpelle le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Il demande à Amadou Ba de « prendre au sérieux la question des financements, lesquels doivent être disponibles, et à temps, pour éviter que les paysans bazardent leur production ».
« On est tout à fait pour la commercialisation. Mais, on commence à avoir quelques inquiétudes, dans la mesure où les paysans commencent à sortir les graines, a laissé entendre Cheikh Tidiane Cissé au micro de la Rfm. Mais, nous voulons à ce que l’Etat précipite le pas pour sortir l’argent le plutôt possible pour que nous puissions rentrer en possession de nos fonds. »
Il ajoute : « Nous interpellons le ministre des Finances, en la personne d’Amadou Ba. Parce que, je ne peux pas comprendre, un ministre de l’agriculture qui fait le tout pour avoir de très bonne récolte et une très bonne production, et en contrepartie, la question de l’argent se pose au niveau des finances. Il faut que Amadou Ba prend les choses à bras le corps pour sortir l’argent pour que la commercialisation se passe dans les bonnes conditions. »Cheikhou AÏDARA
Baisse de 4,2% de la production des industries du papier et du carton
APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall La production des industries du papier et du carton au Sénégal a connu, au courant du mois de septembre 2018, une forte baisse de 35,6% par rapport au mois précédent, a appris APA samedi auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Selon l’ANSD, cet abaissement est principalement attribuable à celui de l’activité de production de sacs en papier sur la période sous revue.
Cependant, comparée au mois de septembre 2017, la production des industries du papier et du carton s’est nettement améliorée de 13,2%.
Quant à la production totale au cours des neuf premiers mois de 2018, elle n’a pas connu de variation sensible, comparée à celle de la période correspondante de l’année2017.MS/te/APA
Poursuite de la tendance baissière du secteur secondaire
APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall La tendance baissière de l’activité du secteur secondaire au Sénégal, entamée depuis le mois de juillet 2018, s’est poursuivie en septembre 2018, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) rendues publiques vendredi.
Ce secteur s’est contracté de 9,7% durant la période sous revue contre 17,3% au mois d’août 2018 et 6,7% au mois de juillet 2018. « Ce repli est, essentiellement, imputable à la construction (moins 9,9%), aux conserveries de viande et de poissons (moins 22,7%) et à la fabrication de matériaux de construction (moins 12,7%)», souligne la DPEE.
A l’inverse, la production d’énergie (plus 4,1%), la fabrication de produits en caoutchouc (plus 9,9%) et le travail de grains (plus 6,7%) se sont particulièrement bien comportés sur la période.
Sur un an, le secteur secondaire s’est légèrement replié de 1,1%, en septembre 2018, en raison des contreperformances relevées dans les activités extractives (moins 47,1%), la fabrication de produits céréaliers (moins 57%), la construction (moins 1,9%) et les industries chimiques (moins 6,4%).
Ces faibles résultats ont été partiellement contrebalancés notamment par la bonne tenue des conserveries de viande et de poissons (plus 69,9%), de la fabrication de sucre (plus 100%), de la production d’énergie (plus 8,2%) et de la fabrication de matériaux de construction (plus 6,9%).MS/te/APA
Lenteurs dans le renouvellement des licences avec la Mauritanie : Près de 8 000 pêcheurs de Saint-Louis au chômage
http://www.enqueteplus.com A Saint-Louis, le secteur de la pêche vit des moments difficiles. Les acteurs, principalement les pêcheurs de Guet-Ndar, sont sans activité, du fait de la lenteur du renouvellement des licences de pêche de la Mauritanie. Ils passent leurs journées à palabrer et attendent impatiemment le sésame.
Ils sont près de 8 000 pêcheurs partis en chômage technique, depuis que la Mauritanie a fermé sa frontière maritime pour un repos biologique. Si certains, frappés par le manque d’argent, prennent la mer pour aller pêcher dans les eaux sénégalaises, d’autres, au prix de leur vie, les franchissent pour trouver le poisson dans la partie mauritanienne. ‘’Nous sommes désolés d’entrer sur le territoire d’autrui, car nos eaux n’ont pas de poissons. Elles n’ont que des sardinelles, alors que le (poisson) noble se trouve en Mauritanie’’, tente d’expliquer Moussa Dièye, âgé de 26 ans. Comme la plupart des pêcheurs de son âge, Moussa défie l’autorité. Il souligne que ce défi se justifie par le fait de vouloir survivre. ‘’On ne peut pas cultiver. On a que la mer pour vivre’’, dit-il avec dépit.
Repos biologique
Selon le jeune pêcheur, il est du ressort des autorités sénégalaises de mener une politique de repos biologique, pour rendre poissonneuses leurs côtes. Pour lui, c’est de cette manière seulement qu’on peut pallier les exigences mauritaniennes. ‘’Nos voisins ne collaborent pas. Ils sont jaloux de leurs ressources halieutiques. Pourtant, leurs troupeaux, notamment les moutons et les chameaux, viennent paître sur nos terres sans bourse délier et sans tambour, ni trompette’’, se lamente un sexagénaire assis à côté du jeune Moussa Dièye.
Théière sur le feu, l’odeur du thé se dégage. Au fil de la discussion, les esprits s’échauffent. Tous pointent un doigt accusateur sur leur ministre de tutelle. ‘’Oumar Guèye négocie mal avec la Mauritanie’’, martèle Ibrahima Sarr, aux yeux rouges qui témoignent de son manque de sommeil, comme la plupart de ces jeunes. ‘’Nous ne dormons plus du fait du stress. On n’a rien à faire, notre vie est menacée’’, poursuit le jeune Sarr. Qui reconnait toutefois que l’actuel gouvernement a beaucoup fait, en facilitant l’accès au matériel de pêche.
Mais là aussi, il fait remarquer que ce matériel ne sert à rien, car ils n’ont pas où pêcher. Pour l’heure, dans la Langue de Barbarie, c’est la désolation, la tourmente et le désarroi. Ici, on attend les 400 licences de pêche pour pouvoir opérer, en toute quiétude, dans la zone maritime mauritanienne. Si les licences sont acquises, le secteur de la pêche peut redécoller à Saint-Louis.
‘’Les 400 licences vont faire travailler au moins 40 pêcheurs à bord de deux embarcations, dans la mesure où il est souvent nécessaire d’utiliser une pirogue pour transporter les pêcheurs, suivie d’une autre pour convoyer le reste de l’équipage et le matériel de pêche’’, explique Vieux Mor Dièye. Ce dernier ne cesse de dissuader certains de ses jeunes frères d’aller en haute mer, afin d’éviter les garde-côtes de la Mauritanie. ‘’Ils peuvent arraisonner vos pirogues’’, avertit-il à un de ses frères assis autour du thé.
‘’Les Mauritaniens ont saboté notre riz au poisson’’
A Saint-Louis, comme on dit : si Guet-Ndar éternue, toute la ville s’enrhume. Dans la vieille ville, le riz au poisson, plat très prisé des Saint-Louisiens, est dévalué. Le ‘’coof’’ et le ‘’ngalagne’’ (poissons nobles) sont introuvables. Ce qui fait que les populations ont pris fait et cause pour les pêcheurs. ‘’Il faut que l’Etat arrive à régler les problèmes de ce secteur, car la pêche, comme le tourisme, occupe une place importante dans la vie quotidienne des natifs de Saint-Louis’’, déclare Abdoulaye Ndiaye, un comptable à la retraite trouvé sur la place Faidherbe. Avec humour et dérision, il lance : ‘’Les Mauritaniens ont saboté notre riz au poisson. Ils ne sont pas sérieux, nos frères d’à côté.’’
A Tendjiguène comme à Ndar Toute, principaux marchés de Saint-Louis, on y trouve que le poisson du fleuve. Et pourtant, se rappelle la dame Fatou Diouf, à pareil moment, il y a de cela dix ans, le poisson coulait partout. En effet, la période de la saison froide est le moment propice pour avoir du bon poisson. Selon certains pêcheurs, avec la glace en Europe, les poissons fuient pour venir se reproduire dans les eaux chaudes de la Mauritanie. ‘’On capturait de gros poissons et si la Mauritanie arrivait à nous octroyer les licences, à cet instant, les captures seraient importantes’’, explique Moussa Dièye.
Face à cette situation, les pêcheurs de la Langue de Barbarie attirent l’attention du chef de l’État pour que la signature des accords de pêche entre les deux pays soit effective. Ils doutent du respect des accords par l’Etat mauritanien. FARA SYLLA
L’ambassadeur américain encourage l’entrepreneuriat des jeunes
APA-Dakar Par Ibrahima Dione Tulinabo Mushingi, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal a exhorté, vendredi à Dakar, la jeunesse sénégalaise à s’investir davantage dans l’entrepreneuriat afin de contribuer efficacement au développement du pays.
« Il n’est pas facile de démarrer une affaire et beaucoup d’entrepreneurs vont peut-être échouer. Réussir dans l’entrepreneuriat, demande de la persévérance, de la détermination et un réseau », a déclaré Tulinabo Mushingi.
L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal s’exprimait à une exposition sur l’entrepreneuriat organisée en collaboration avec l’Association des anciens boursiers sénégalais des programmes d’échanges du département d’État américain (Alumni).
Au cours de cette rencontre, le diplomate du pays de l’oncle Sam a admis que « les gouvernements ne peuvent pas créer tous les emplois dont les citoyens ont besoin ». Pour amoindrir le chômage, il a conseillé au gouvernement sénégalais de « ne pas avoir peur des jeunes et d’essayer de travailler avec eux pour leur donner l’espace nécessaire à l’innovation ».
Selon lui, c’est tout le sens de la décision des Etats-Unis qui, « depuis plusieurs années, misent sur la jeunesse africaine ». En effet, a-t-il souligné, dans la politique étrangère américaine en Afrique en général et au Sénégal en particulier, la jeunesse est l’un des principaux piliers.
Pour sa part, Abdoul Aziz Diop, conseiller spécial du président de la République a estimé que « l’Association sénégalaise des Alumni est sur la bonne voie », constatant que « les jeunes prennent de plus en plus de l’initiative et s’auto-emploient » et démontrent « leur capacité à assurer la relève ».
L’exposition de l’Association sénégalaise des Alumni a été organisée dans le cadre de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat et de l’éducation. D’après El Hadj Abou Guèye, le président de cette structure, cet évènement « a pour but de permettre au public de découvrir le travail extraordinaire de jeunes sénégalais ».
En outre, il a fait savoir que les membres de l’association « sont partis aux Etats-Unis pour renforcer leur connaissance en entrepreneuriat social, en leadership civique et en management public avec notamment le Mandela Washington Fellowship, mais sont revenus plus motivés dans leur pays afin d’être des acteurs du changement ».
Satisfait de la coopération avec les Etats-Unis, El Hadj Abou Guèye a indiqué que « les programmes d’échanges boostent le leadership des jeunes et leur confiance en soi. Depuis l’indépendance du Sénégal, plus de 1000 jeunes sénégalais en ont bénéficié ».
Créée en 2008, l’association des Alumni déroule actuellement une campagne citoyenne de sensibilisation pour le retrait des cartes d’électeurs et pour le vote qui s’appelle +Sama carte, sama kaddu+ (ma carte, ma voix en langue wolof). Ses membres prévoient de se rendre dans 5 zones, à savoir Dakar banlieue, Dakar, Saint-Louis (nord), Kaolack (centre) et Kédougou (est) pour mener des activités de sensibilisation.
L’exposition de l’Association des Alumni a vu la participation de nombreux entrepreneurs dont Yacine Koné, coordonnatrice du Groupement d’intérêt économique (GIE) Handi-Eco. Cette dame, en situation de handicap, est à la tête d’une structure de 15 personnes dont 2 hommes. Elle fait partie des bénéficiaires des programmes d’échanges entre le Sénégal et les Etats-Unis. «
J’ai eu à recevoir une bourse américaine en 2013 pour montrer le savoir-faire des personnes handicapées dans le domaine de l’art », a-t-elle renseigné.
Pour mieux prendre en charge les personnes en situation de handicap, le Sénégal a voté une loi d’orientation sociale dont la mise en œuvre semble lente de l’avis de Yacine Koné. « Il n’y a que la carte d’égalité des chances. Il faut donc mettre en place un cadre favorable aux handicapés », a-t-elle suggéré.
Modou Fall, Directeur adjoint d’Expertises et Solutions International, est lui aussi un Alumni en business et entrepreneuriat. L’entreprise de ce polytechnicien s’active dans 3 domaines. « On est dans l’agro-business où nous faisons de l’intermédiation commerciale. On intervient aussi dans le développement durable avec certaines technologies comme les pavés écologiques faits à partir de déchets plastiques mélangés avec du sable. Nous faisons aussi des bio-charbons faits à base de déchets solides », a précisé M. Fall.ID/te/APA
Les bateaux Aguène et Aline Sitoe Diatta immobilisés pour trois jours pour des raisons de sécurité
http://www.dakarmatin.com Les bateaux Aline Sitoe Diatta et Aguène seront à l’arrêt pour trois jours, pour des raisons de sécurité. L’annonce est du directeur général du Consortium sénégalais d’activités maritimes (COSAMA), Matar Fall. Ce dernier explique sur les ondes de la Rfm que la forte houle de près de 140 Km/h, qui va déferler, entre dimanche et vendredi, en haute mer, est à l’origine de l’immobilisation de ces deux bateaux
Toubab Dialaw s’oppose au projet du port à containers
Seneweb.com |L’Association Ndoucouman de Toubab Dialaw continue de développer son plan d’actions contre la construction du port terminal à containers à Ndayane. En effet, elle a tenu, ce samedi 17 novembre, une journée de sensibilisation et d’information au profit des populations de la localité. C’est Sud Fm qui donne l’information.
Selon elle, la construction de ce projet de 100 hectares, aura des « impacts négatifs » sur la principale activité économique de Ndayane : la pêche. S’y ajoute une « menace » sur les habitations, l’emploi et l’environnement, avec la disparition de « beaucoup » de ressources halieutiques.
Seneweb.com |TGV marocain. Certes la France participe mais, c’est le Maroc qui paie donc impose sa volonté.
Par l’organe que je sers, j’ai suivi la conférence de presse post inauguration de la LGV (appellation marocaine) des autorités de l’Office national des chemins de fer du Maroc (Oncf).
En tant que Sénégalais, je n’ai pas pu m’empêcher de faire des observations et des comparatifs entre le TER du Sénégal et Al Boraq, la Ligne Grande Vitesse Marocaine.
Le TER a coûté 1200 milliards de Fcfa avec une vitesse de 160 kms/h pour 57 kms c’est-à-dire de Dakar à Diamniado.
La LGV à un coût de 23 milliards de dirhams soit 1400 milliards de FCfa avec une vitesse de 320 kms/h étendue sur une distance de 400 kms c’est-à-dire de Tanger à Casablanca.
Pour la réalisation de ce projet dans un pays émergent où les disparités sociales sont pointées du doigt et critiquées ouvertement contrairement à ce que l’on pense, le gouvernement a dû sortir pour s’expliquer sur les motivations de ce choix, le financement, et comment devra se faire l’exploitation.
Voici les éléments du financement :
Financement national : 5,8 milliards de dirhams (348 milliards de francs Cfa).
Ce montant est composé d’une contribution du budget de l’Etat à hauteur de 4,8 milliards de dirhams (288 milliards de francs Cfa), sur un rythme de versement planifié sur une moyenne annuelle de 800 millions de dirhams (48 milliards francs Cfa) depuis 2009.
S’y ajoute 1 milliard de dirhams (60 milliards de francs Cfa) mobilisé par le Fonds Hassan II de développement économique et social.
Financement français : Près de 10 milliards de dirhams (600 milliards de francs Cfa)
Dans le cadre de ses relations exceptionnelles avec le Royaume du Maroc, l’Etat français s’est engagé sur la mobilisation de 51% de l’investissement global du Projet LGV Maroc.
Le Fonds saoudien pour le développement (Fsd) : 750 millions de rials saoudiens (94 milliards 320 millions de francs Cfa).
Le Fonds koweitien pour le développement (Fkda) : 40 millions de dinars koweitiens (65 milliards 500 millions de francs Cfa)
Le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement (Fadd) et le Fonds arabe pour le développement économique et social (Fades) : (102 milliards 130 millions de francs Cfa)
Le financement mobilisé, le Maroc exige que la totalité de la construction se fasse en territoire marocain avec la mobilisation de 452 ingénieurs dont les 2/3 sont Marocains et le reste Français, il a fallu que des ingénieurs marocains aillent se faire former en France pour revenir avec leurs expertises au service de la réalisation de ce projet.
Ainsi, le transfert de compétences et de technologie, un élément clé pour une autonomie
est construit en France pour être rapatrié au Sénégal sans une participation d’une quelconque expertise sénégalaise. De façon plus approfondie, l’extension future de la ligne LGV se fera avec les Marocains sans la présence technique des Français.
Ensuite, lorsqu’il a fallu que des maisons soient démolies, les procédures administratives ont été reléguées au second plan, ce sont les autorités marocaines elle-mêmes qui sont allées parler à des milliers de propriétaires pour d’abord leur expliquer le projet, ensuite établir une relation de confiance avec un dédommagement immédiat.
Le Maroc, soucieux de son développement ferroviaire a profité de ce projet pour ouvrir un institut de formation des métiers ferroviaires, un institut très moderne.Et enfin ce projet génère dans un premier temps 1500 emplois.Ababacar Sadikh TOP
«Pape Abdoulaye SECK, Le Pire Ministre De L’Agriculture Du Sénégal», Selon Des Travailleurs De L’ISRA
https://www.walf-groupe.com L’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) traverse une crise financière sans précédent. En Assemblée générale hier pour réfléchir sur les voies et moyens de sortie de crise, ses syndicalistes ont tiré à boulets rouges sur le ministre de l’Agriculture qu’ils qualifient de pire ministre de l’histoire du Sénégal.
L’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) vit une situation difficile. A l’origine, le non-versement de la quatrième tranche du budget de 2017 et l’amputation d’une bonne partie du budget de 2018 (2,9 milliards F Cfa). Ce qui fait que l’Institut se trouve dans une situation inexplicable qui ne lui permet plus de faire face à ses engagements. L’institut ne parvient plus, en effet, à payer correctement ses salaires ou honorer ses engagements auprès des institutions comme l’Ipm. Même les factures d’électricité, d’eau et de téléphone ne sont pas honorées. Cette situation est causée, selon eux, par leur ministre de tutelle, Papa Abdoulaye Seck, un ancien de l’Isra qu’ils qualifient de «piètre ministre de l’Agriculture». Pour eux, seul le Président Macky Sall peut sortir l’Isra de cette mauvaise passe
Secrétaire général du Syndicat des chercheurs et membre de l’Intersyndicale des travailleurs de cet institut, Dr Tamsir Mbaye informe que «le Directeur général et son staff ont été saisis avant qu’on ne rencontre en audience le ministre de l’Agriculture et la tutelle technique de l’Isra, qui a pris beaucoup d’engagements sans les respecter». Pour le syndicaliste en chef de l’Isra, «Papa Abdoulaye Seck a montré son incompétence à régler cette situation. C’est pourquoi, une lettre ouverte a été adressée au président de la République pour qu’il vous vienne en aide». Parce que, selon les syndicalistes, «seul le président de la République est capable de régler les difficultés de cet institut».
Les problèmes budgétaires et de trésorerie de l’Isra, selon les informations issues du dernier Conseil d’administration tenu le 9 novembre dernier, laissent présager des difficultés réelles de règlement des charges de fonctionnement sur plusieurs mois. Depuis 10 ans au moins, l’Isra reçoit de l’Etat 4,5 milliards F Cfa par an, en moyenne, assurant à peine 45 % de son fonctionnement. Pour le financement de ses recherches, les chercheurs, à travers diverses conventions au gré des priorités des bailleurs et non celles publiques de développement agricole, se substituent à l’Etat avec beaucoup de peine. Face à ce malaise, les travailleurs avaient prévu un sit-in au mois de janvier dernier pour alerter. Mais, «ils ont reçu des menaces de leurs supérieurs. Ce qui fait que beaucoup d’entre eux ne se sont pas présentés à cette Assemblée générale».
Pour ne pas être que dans la critique, les travailleurs ont proposé des solutions pour remettre la boîte sur les rails. Lesquelles portent sur la transformation de l’Isra en un institut transversal avec cinq domaines de compétences comme, entre autres, l’Elevage, la Pêche, l’Environnement, en termes de recherches surtout stratégiques publiques d’accompagnement des producteurs.Magib GAYE
Tension budgétaire ou plutôt hypertension budgétaire au Sénégal Par Mohamed Dia, Consultant bancaire
La récente sortie du ministre de l’économie et des Finances du Sénégal me donne l’opportunité d’apporter une contribution sur le budget de l’Etat du Sénégal. Le ministre a tenu ces propos : «on se retrouve avec quelques difficultés qui sont passagères. Ce sont des difficultés voulues, souhaitées par le gouvernement du fait de la politique sociale menée actuellement par le gouvernement. » Ce qui nous pousse plus à apporter cette contribution est le fait que le même ministre disait il y a quelques semaines qu’il n’y avait aucune tension budgétaire. Difficultés, pas de difficultés ? Nous analyserons pour savoir où le problème en est pour les citoyens sénégalais qui ont le droit de savoir comment se gère l’argent qu’ils donnent au gouvernement chaque année.
Commençons par ce fameux budget
D’origine anglo-saxonne, le mot budget vient du mot bougette qui indique une petite bourse. Il est mis au service de l’Etat pour les dépenses de l’Etat et pour généralement une année. Selon les engagements pris par le chef de l’Etat, le gouvernement définit les orientations budgétaires. La préparation du budget de l’année A commence dès le mois de janvier de l’année A-1. Cela pour donner assez de temps entre la direction du budget et les ministères et autres agences pour pouvoir déterminer les orientations de l’année à venir. Quand il y a des déséquilibres dans une économie, l’Etat peut faire recours aux politiques dites conjoncturelles qui sont composées de la politique budgétaire et de la politique monétaire. Le Policy mix ou politique économique mixte est la combinaison des deux politiques pour atteindre les objectifs économiques. Leur combinaison peut être utilisée pour lutter contre le chômage ou contre l’inflation. Dans le cas du chômage, l’Etat peut augmenter les dépenses, pour augmenter la production, qui résulteront des emplois créés ou une diminution des taux d’intérêt de la banque centrale qui favorisera la demande de crédit pour les investissements et les créations d’emplois. Inversement, l’augmentation des taux d’intérêt de la banque centrale et l’augmentation des recettes peuvent être utilisées ensemble pour lutter contre l’inflation. Quand une économie a des dépenses privées faibles, l’Etat augmente les dépenses publiques pour lutter contre la récession. Nous avons tendance à vivre dans une récession au Sénégal car nous assistons exactement à ce scénario. On a l’impression que l’économie du Sénégal est en autopilote et les dirigeants priant que ça n’aille pas droit dans le mur. Nous n’assistons pas à de la créativité des dirigeants en charge pour stimuler l’économie pour créer des emplois de qualité. La réponse du Premier ministre suite à un de mes articles fait référence à la croissance endogène qui n’est pas du tout applicable à notre économie en ce moment. L’une des fonctions clés du ministre de l’Economie et des Finances est la politique de croissance et de compétitivité qui consiste à conseiller le gouvernement regardant la non-rentabilité de certains programmes. Il doit mettre l’intérêt de la nation au-dessus de la politique et de sa carrière. Nous avons donné au gouvernement en place plus de 20.000 milliards de Francs CFA en 6 ans et on nous parle de croissance chaque année et non de création d’emplois ou à la limite de stratégies pour booster notre croissance à deux chiffres pour que les citoyens le ressentent d’une manière concrète.
Les axes de la politique budgétaire
La politique budgétaire depuis l’ascension du président Sall au magistère tourne autour du Plan Sénégal Emergent. Sur le plan économique et social, le gouvernement a voulu doper la croissance en construisant des infrastructures et des services sociaux de base afin de rendre les conditions de croissance favorables et combattre les inégalités sociales. Les orientations stratégiques du gouvernement se posent sur ces trois axes : « une transformation structurelle de l’économie à travers la consolidation des moteurs actuels de la croissance et le développement de nouveaux secteurs créateurs de richesses, d’emplois, d’inclusion sociale et à forte capacité d’exportation et d’attraction d’investissements. Cet axe s’inscrit dans une option de développement plus équilibré, de promotion de terroirs et des pôles économiques viables afin de stimuler le potentiel de développement sur l’ensemble du territoire ; une amélioration significative des conditions de vie des populations, une lutte plus soutenue contre les inégalités sociales tout en préservant la base de ressources et en favorisant l’émergence de territoires viables ; et le renforcement de la sécurité, de la stabilité et de la gouvernance, de la protection des droits et libertés et de la consolidation de l’État de droit afin de créer les meilleures conditions d’une paix sociale et de favoriser le plein épanouissement des potentialités. » Avec le financement en place, l’Etat a carrément dopé l’investissement public, qui à son tour a dopé le secteur privé car le pays est en transformation infrastructurelle. Durant l’implantation du PSE, le cours du pétrole était aussi très bas ce qui a aussi favorisé la croissance économique. Le gouvernement a profité de toutes ces conditions favorables pour mettre en place des mesures d’urgence pour venir en aide aux populations. Ainsi apparaîtront des programmes tels que la couverture maladie universelle les bourses familiales, le PUDC, le PUMA, les DAC, l’ANIDA, les forages, la subvention de l’élevage et de l’agriculture sans oublier la baisse de l’impôt sur les salaires. Beaucoup de routes, pistes et autoroutes ont aussi été construits, certains dont nous avions besoin pour combler le gap infrastructurel, d’autres dont nous n’avions point besoin. Ces programmes sont des programmes d’urgence et doivent être exceptionnelles jusqu’à ce que nous trouvions une solution durable. L’exception semble devenir la règle.
Les limites du PSE
Comme je l’avais déjà dit, le PSE est un excellent plan mais un « Plan Stratégique d’Election » car le gouvernement a très mal alloué les ressources mises à sa disposition dans le but de se faire réélire. La plupart des réalisations faites dans la première phase du PSE devaient en effet être faites dans la seconde ou dernière phase. L’Etat aurait dû plutôt identifier les secteurs porteurs de croissance comme le secteur agricole. Notre économie repose largement sur l’exportation de nos matières premières or celles-ci dépendent principalement des cours sur le marché international ; la baisse des cours fausse souvent nos prévisions budgétaires. Nous devons être indépendants en transformant nos matières premières pour notre consommation d’abord puis en les exportant dans le marché national, régional et international. Nous devons développer l’agroalimentaire, les partenariats doivent être gagnant-gagnant et c’est là seulement que nous pourrons aspirer à sortir de la pauvreté avec la création d’emplois stables.
La santé, l’éducation et la création d’emplois devaient être prioritaires sans oublier les autres secteurs. Du côté de la santé, il y a eu de petites améliorations mais l’Etat devait se donner comme objectif de doter chaque département d’un hôpital de dernière génération pour éviter les évacuations vers Dakar. Comment est-il possible que l’intérêt que nous payons pour le service de la dette soit supérieur au budget de la santé ? L’éducation a toujours été stagnante, il n’y a toujours pas eu de reformes majeures au Sénégal et l’objectif principal de l’Etat devait être l’éradication de tous les abris provisoires avant même de commencer quoi que ce soit. Le plus complexe étant la création d’emplois devait nécessairement passer par le secteur privé. Avec un taux d’alphabétisation élevée, il sera plus facile de former la population d’une manière adéquate pour bancariser les projets dont ils disposent. Le microcrédit pour la création de petites entreprises aurait pu créer une classe moyenne dont nous n’avons jamais disposé. Ces trois aspects ci-dessus représentent la fondation de l’émergence ; une fois ces trois mis en place, nous pourrons maintenant discuter des autres aspects sans en faire une croissance exogène. Il faut une réforme fiscale pour que l’Etat puisse mobiliser plus de ressources. La première chose qui nous fait perdre beaucoup d’argent sans nous apporter beaucoup d’emplois est les exonérations fiscales et douanières. Il est temps que certains secteurs ne soient plus totalement exemptés fiscalement comme le secteur minier et certaines entreprises étrangères qui rapatrient toutes les richesses créées au Sénégal dans leurs métropoles. Il faudra aussi revisiter les contrats miniers en place car ils n’ont pas l’air d’être à l’avantage du Sénégal malgré la contribution relativement importante au PIB. Le secteur informel doit être impérativement formalisé pour arrêter les évasions fiscales qui nous coutent plus de 300 milliards de nos francs par année. Il faut impérativement crédibiliser le budget de l’Etat. Il est presque impossible de voir lu budget de l’Etat exécutait de la manière prévue. Apres la réforme des finances publiques et la restructuration de la cour des comptes, nous devons élaborer un plan pour payer la dette aussi bien intérieure qu’extérieure avant de sombrer dans l’effet de « boule de neige ».
Le PSE a été très mal conçu et il est la cause de tous nos maux. Ce que le Sénégal traverse en ce moment est la période de calme avant la tempête. La tempête commencera d’ici quelques années et nous risquons de traverser une récession à cause des choix politiques du gouvernement en place. Certes l’Etat est dans l’obligation de subventionner certains secteurs et d’aider certains citoyens vulnérables mais parallèlement il faudrait penser à des mesures pour arrêter ces aides et que les citoyens deviennent indépendants et productifs. Depuis l’indépendance de notre pays, l’Etat subventionne plusieurs secteurs et même les denrées de première nécessité sont subventionnées pour séduire l’électorat. Il est temps que nos dirigeants sachent que pour développer le Sénégal, il faut penser à changer les conditions en créant des emplois pour que chaque citoyen puisse contribuer au développement du Sénégal. La question que nous nous posons est de savoir si les membres du gouvernement sont incapables de comprendre comment préparer un budget ou bien s’ils savent mais mettent leurs intérêts personnels au-dessus de l’intérêt du Sénégal ?Mohamed Dia
Arrêt des cours à l’université de THIÈS
http://www.emedia.sn Les étudiants de l’Université de Thiès sont en ordre de bataille. « Nous prévenons que si le problème n’est pas réglé d’ici le 20 novembre, nous allons riposter », menace Serigne Mansour Diène, président de la Conférence des présidents d’amicales de l’Université. Ce, suite à la décision des repreneurs de fermer les restaurants, à partir de mardi 20 novembre, pour réclamer leur dû à l’Etat du Sénégal. Face à la presse, les étudiants ont dit niet. Déjà, ils ont décrété l’arrêt des cours depuis, hier, vendredi 16 novembre et exigent le règlement de la situation avant cette date.
« Le 20, c’est mardi prochain, avertit Serigne Mansour Diène. C’est un jour férié. Nos camarades risquent d’arriver pour voir un restaurant fermé. Ils seront obligés de rentrer chez eux en attendant que le gouvernement fasse son travail. Nous ne l’accepterons pas. Le ministère des Finances ne débloque pas la somme alors qu’un milliard, ce n’est rien pour l’Etat. » Dié BA
Hôpital de Ninéfichia : De la lumière à l’obscurité, l’abandonné crie au secours et pleure les WADE.
https://www.dakaractu.com A quelques heures de la visite du chef de l’Etat, M. Macky SALL, dans la région de Kédougou, Dakaractu s’est intéressé à des questions qui interpellent le Gouvernement du Sénégal. Parmi ces questions, la dramatique situation de l’Hôpital de Ninéfichia. Créé en 2006 par la fondation de l’ancienne première dame, Mme Viviane WADE, cet hôpital qui était de niveau 1, est devenu l’ombre de lui-même et qui a pourtant coûté des milliards de francs, est en train de mourir de sa belle mort. Totalement délabré, envahi par des serpents et reptiles en tout genre, qui y ont élu domicile, la situation actuelle de l’hôpital de Ninéfichia, mérite un débat national. Devenu poste de santé en 2014, les populations et autres acteurs interpellent le chef de l’Etat M. Macky SALL et la Fondation servir le Sénégal, pour sa réouverture. L’administration n’est-elle pas une continuité ? Ninéfichia est est-elle une autre victime de la seconde alternance ? En tout état de cause des citoyens Sénégalais, ont été privés de leur droit à la santé. Reportage…
Retrait agrément de Lead:La société civile annonce la riposte…
Seneweb.com Après le retrait de l’agrément de Enda Lead Afrique francophone, à qui le pouvoir reproche de financer Y en a marre, douze personnalités et organisations de la société civile ont fait une déclaration dans laquelle ils réclament l’annulation de l’acte visant Lead et annoncent un plan d’actions. Nous vous proposons leur déclaration in extenso (les intertitres sont de la rédaction).
« Ce vendredi 16 Novembre 2018, l’ONG Lead Afrique Francophone a reçu la notification d’un arrêt du ministre de l’intérieur daté du 5 Novembre 2017, abrogeant l’arrêté autorisant la création de l’association, mettant ainsi fin à l’autorisation accordée à l’association et ordonnant la cessation immédiate de ses activités sur le territoire national.
Auparavant, les responsables de l’association avaient été convoqués le Mardi 13 Novembre pour un interrogatoire qui a duré de 15 :00 à 20 :00 au commissariat central, en même temps que trois autres responsables d’ONG (ENDA TM, OXFAM, OSIWA) dans le cadre d’une enquête ouverte sur des présumés financiers irréguliers au profit de l’association Y en a marre.
Retrait de l’arrêté
« Les organisations de la société civile réunies dans le cadre d’une initiative spontanée dénoncent cet acte du ministre de l’intérieur et réclament un retrait immédiat de l’arrêté. Elles témoignent leur solidarité aux associations Y EN A MARRE et ENDA LEAD AFRIQUE FRANCOPHONE qui font l’objet de persécutions injustes de la part du ministère de l’intérieur.
Au-delà de cet acte grave et inacceptable dans le fonctionnement d’un État de droit, il faut constater des tentatives répétées depuis un certain temps de l’autorité publique de réduire l’espace public d’expression des citoyens et des organisations de la société civile par des menaces et actes d’intimidation qui ne peuvent prospérer dans notre démocratie qui consacre les libertés individuelles et collectives et la participation citoyenne dans sa charte fondamentale et dans l’essentiel des textes juridiques organisant la république sénégalaise.
Stratégie d’endiguement
« Se rappelant la décision du gouvernement sénégalais de dénoncer les accords de siège liant le gouvernement du Sénégal à certaines ONG en 2011, nous considérons que les périodes électorales sont des moments de tensions et de mise en œuvre de stratégies d’endiguement des forces sociales qui pourtant ne travaillent que dans le cadre de l’intérêt public à travers des actions destinées au progrès économique et social des citoyens et au renforcement de notre démocratie.
Partageant des valeurs communes de démocratie, de protection des droits humains et des libertés individuelles et collectives, de participation à l’action publique des citoyens, nos organisations renouvellent leur ferme attachement à ces principes et s’engagent à les défendre aux niveaux national et international.
Plan de riposte
« Nous rappelons ainsi le gouvernement du Sénégal à un respect strict des principes consacrés par la Constitution, loi fondamentale du pays ainsi que les différents engagements internationaux dont l’État du Sénégal est partie. Cela doit se traduire par l’annulation de l’arrêté visant l’association LEAD AFRIQUE FRANCOPHONE et respect ses droits et l’arrêt des actes d’intimidation en cours contre d’autres organisations.
Le collectif mis en place à ce propos pour défendre et préserver les droits des citoyens, associations et ONG au Sénégal, informera très prochainement d’un plan d’action pour donner suite à cette prise de position qui interpelle le Gouvernement du Sénégal. »
– Collectif des Organisations de la Société Civile pour les Elections (Cosce) ;
– Amnesty International Sénégal
– Forum Social Sénégalais ;
– RADDHO
– Y EN A MARRE
– LEGS Africa
– Article 19 Sénégal/Afrique de l’Ouest
– CICODEV
– Cos M23
– Alioune TINE
– LEAD Sénégal
– Union des Indépendats du Sénégal Youssouf SANÉ –
L’Etat retire son agrément à Enda Lead Afrique, partenaire de Y en a marre et se lance aux trousses d’Oxfam, d’Enda Tiers-monde et d’Osiwa
https://actusen.sn Le Gouvernement du Sénégal a retiré purement et simplement l’autorisation qu’il avait accordée à Enda Lead. Il lui reproche selon Enquête, “des opérations de financements irrégulières”. Enda Lead était l’un des partenaires du Mouvement citoyen Y en a marre.
En effet, le retrait de cette autorisation fait suite à une longue série d’intimidation. D’autant que selon les informations du canard, le patron d’Enda a déjà été convoqué à la police, dans le cadre d’une enquête visant entre autres, les origines des financements du Mouvement Y en marre. Outre Enda Lead, le Gouvernement est aussi aux trousses d’Osiwa, d’Enda Tiers-monde et d’Oxfam.
Touche pas A Y’En A Marre
http://www.dakarmatin.com FRAPP France dégage réagit à la violente répression du pouvoir contre des ONG et avertit : Des responsables d’ONG partenaires de l’organisation sœur Y’en à marre ont été convoqués par la police sénégalaise. Il leur a été demandé de cesser de financer les camarades de Y’en à marre.
Un gouvernement qui a un projet souverain, un projet de déconnexion du centre impérialiste, de transformation radicale des relations entre l’Afrique et le reste du monde ne peut permettre à toutes les ONG dont on sait que certaines sont des bras de l’impérialisme de s’installer sur son territoire et même de financer à partir de l’extérieur certains de ses citoyens. Voilà pourquoi le FRAPP a refusé de s’engager dans un projet financé par Georges Soros.
Mais ce n’est pas de cela dont-il s’agit dans le cas d’espèce. La préoccupation du gouvernement de Macky Sall n’est pas de protéger le Sénégal de l’impérialisme.
La politique du gouvernement du président Macky Sall est une politique de soumission à l’impérialisme (Fmi, Banque mondiale, Union européenne, France, OMC, multinationales…). Pour être cohérente, la démarche du gouvernement aurait du entrer dans le cadre d’une politique globale nationale d’émancipation du Sénégal de l’impérialisme dont le refus de l’immixtion des ONG impérialistes n’aurait été qu’un des éléments.
L’Etat du Sénégal ne prêchant pas par l’exemple, le FRAPP dénonce le deux poids deux mesures d’un président sortant et candidat à sa propre succession obsédé par un deuxième mandat pour lequel il est prêt à déporter (Karim Wade), emprisonner (Khalifa Sall), menacer (Ousmane Sonko) et bloquer (parrainage) des adversaires politiques. Mais également museler des démocrates (Y’en à marre, Seydi Gassama…)
Révélation : “C’est la famille Wade qui a demandé à Macky Sall la grâce pour Karim”
IGFM-El Hadji Hamidou Kassé, ministre-conseiller chargé de la communication de la Présidence, est revenu sur l’interview accordée par le président de la République à France 24. Et c’est pour dire que la question posée par le journaliste français concernant Khalifa Sall et Karim Wade n’était pas prévue dans le protocole d’interview. Toutefois, dit-il, “le président a répondu de façon courtoise et ferme pour dire que avons un Etat de droit, une justice indépendante, c’est incontestable. Le nôtre est perfectible, mais il repose sur des règles de droit”.
El Hadji Kassé de dire que ce qui l’étonne est que quand en occident, des hommes politiques sont interpellés en pleine campagne alors qu’ils avaient des chances de remporter des élections, on dit que c’est de la bonne gouvernance. Si c’est chez nous (en Afrique), on parle de chasse aux sorcières. “C’est inacceptable”, dit-il face au “Grand Jury” de la Rfm, ce dimanche.
Ce qui est sûr, dit-il est que Karim Wade a définitivement été condamné par la justice Sénégalaise et que Karim Wade rentre ou qu’il ne rentre pas, le président de la République, Macky Sall, est obligé de veiller sur les deniers publics. Autrement dit, “Karim paiera tôt ou tard, d’une manière ou d’une autre, l’amende (de 138 milliards qui lui a été infligée par la Cour de répression de l’enrichissement illicite : Ndlr)”.
Répondant à ceux qui disent que Karim Wade est victime d’“exil forcé” de Karim Wade au Qatar, El Hadji Kassé note que ceci ne correspond pas à la vérité.
“C’est la famille Wade qui a demandé la grâce pour Karim Wade et elle est passée par le Qatar. Karim Wade a été gracié, sur cette base, pour des raisons humanitaires. Maintenant que Karim décide de s’installer au Qatar ne nous importe pas. Ceux qui parlent d’exil, ne disent pas la vérité”, révèle El Hadji Kassé.
Affaire Karim Wade : Les avocats de l’État dissèquent la décision de l’Onu
Seneweb.com Le Comité des droits de l’homme de l’Onu demande au Sénégal de réexaminer la condamnation de Karim Wade par la Crei. Les avocats de l’État ont réagi. Voici l’intégralité de leurs observations.
Quelques observations sur la decision rendue le 28 octobre 2018 par le Comite Des Droits De l’HOMME.
Le 28 octobre 2018 le Comité des droits de l’homme a rendu une décision suite à la plainte de Monsieur Karim Meissa Wade pour violation de l’article 14.5 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques.
Que dit l’article 14.5 : « Toute personne déclarée coupable d’une infraction a le droit de faire examiner par une juridiction supérieure la déclaration de culpabilité et la condamnation, conformément à la loi ».
Sur le fondement dudit article Monsieur Karim Meissa Wade a formulé plusieurs demandes à savoir :
-Constatant la recevabilité de la communication, les conditions exigées pour la recevabilité étant toutes remplies, en particulier les voies de recours internes étant épuisées et aucune autre instance internationale n’étant saisie d’une demande concurrente ;
-Constater que le droit de Monsieur WADE de faire examiner par une juridiction supérieure la déclaration de culpabilité et sa condamnation a été violé ;
-Constater que l’Etat du Sénégal a violé le paragraphe 5 de l’article 14 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques par la mise en œuvre au détriment de Monsieur WADE de la loi N°81-54 du 10 juillet 1981 créant une Cour de répression de l’enrichissement illicite ;
-Rejeter les conclusions présentées par l’Etat du Sénégal ;
– Demander à l’Etat du Sénégal de réparer le préjudice subi par Monsieur WADE pour violation de son droit de faire examiner par une juridiction
Supérieure la déclaration de sa culpabilité et sa condamnation ;
-Demander à l’Etat du Sénégal de prendre toutes mesures urgentes et appropriées pour annuler sans délai la déclaration de culpabilité et la condamnation de Monsieur WADE, victime de la violation du paragraphe 5 de l’article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politique ;
– Demander à l’Etat du Sénégal : d’annuler la décision de condamnation relative à la peine, à la contrainte par corps, aux mesures de confiscation des biens et aux dommages et intérêts prononcée contre Monsieur WADE, victime de la violation du paragraphe 5 de l’article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politique
-Fixer à 30 jours après la notification de la décision du Comité le délai imparti à l’Etat du Sénégal pour fournir les informations nécessaires sur toutes mesures pertinentes prises en rapport avec les constatations que le Comité des droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies voudra bien faire.
Dans sa décision, le Comité a commencé par examiner la recevabilité de la plainte conformément à l’article 93 de son règlement intérieur avant de rendre sa décision sur le fond.
Sur la Recevabilité.
Sur la litispendance internationale.
Le Comité a retenu que l’examen du cas de l’auteur de la plainte par le Groupe de travail des Nations Unies ne constitue pas un obstacle à la recevabilité de la communication et a ajouté que l’Etat du Sénégal n’a pas fait de réserve sur les recours successifs.
Ce raisonnement est curieux dans la mesure où l’article 5 para.2 a) du Protocole ne prévoit pas cette réserve. Ledit article précise que : « Le Comité n’examinera aucune communication d’un particulier sans s’être assuré que :
a)La même question n’est pas déjà en cours d’examen devant une autre instance internationale d’enquête ou de règlement » ;
S’agissant de la décision du 22 février 2013 de la CEDEAO, le Comité considère « l’objet de la requête ne saurait être similaire, la violation alléguée de l’article 14 para.5 par l’auteur ne pouvant en effet avoir été constituée au 22 février 2013 » Il faut faire observer que le Comité en considérant que la violation alléguée n’était pas constituée au 22 février 2013 entre en contradiction avec la décision rendue le 22 février 2013 qui a déclaré ceci « constate que ces faits allégués par le défendeur ne sont pas contestés par les requérants. Elle en déduit que ces derniers ont eu la possibilité de saisir les juridictions nationales compétentes pour faire valoir leurs droits à un recours effectif et qu’à ce titre elle conclut que ce droit n’est pas violé ».
Il s’y ajoute que le sieur Karim Meissa Wade a toujours soutenu durant toute la procédure l’absence du double degré de juridiction qu’il a toujours confondu avec la possibilité pour une juridiction supérieure d’examiner sa déclaration de culpabilité et de condamnation, conformément à loi.
La loi étant du ressort de l’Etat-Partie, c’est la Cour Suprême qui était naturellement compétente pour connaitre du pourvoi en cassation formé par Monsieur Karim Meissa Wade.
S’agissant de l’abus de plainte ratione temporis, le Comité reconduit son argumentaire à savoir que l’objet est différent, « la violation alléguée de l’article 14 para.5 s’étant matérialisée le 20 août 2015 » ;
Là également le Comité n’a pas respecté son règlement intérieur qui prévoit à l’article 96 c) « Que la communication ne constitue pas un abus du droit de présenter une communication en vertu du Protocole. En principe, un abus de présenter une communication ne peut pas être invoqué pour fonder une décision d’irrecevabilité ratione temporis au motif de la présentation tardive de la plainte. Toutefois, il peut y avoir abus du droit de plainte si la communication est soumise cinq ans après l’épuisement des recours internes par son auteur ou, selon le cas, trois ans après l’achèvement d’une autre procédure internationale d’enquête ou de règlement, sauf s’il existe des raisons justifiant le retard, compte tenu de toutes les circonstances de l’affaire ».
La plainte de Monsieur Karim Meissa Wade datant du 31 mai 2016 et l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO rendu le 22 février, le délai de trois ans était bien dépassé. Le Comité aurait du s’interroger plutôt sur les raisons justifiant le retard.
S’agissant de l’incompétence ratione materiae le Comité a renvoyé l’examen au fond mais n’a pas finalement répondu.
L’article 14.5 du Protocole ne pose nullement le problème du double degré de juridiction. Le recours utile est prévu par l’article 2.3.a) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
D’ailleurs le Comité a du recourir à ce dernier article pour justifier la violation de l’article 14.5 du Protocole outrepassant sa saisine.
En effet le recours à une juridiction supérieure pour examiner la déclaration de culpabilité et de condamnation d’une personne n’a rien à voir avec le recours utile.
Le Comité aurait du dire que l’article 14.5 du Protocole n’est pas compatible avec le double degré de juridiction et se déclarer incompétent.
Sur le fond.
Le Comité s’est contenté de considérer que la Cour Suprême « n’a pas procédé à l’évaluation des éléments de preuve et de faits par la CREI » ;
En conséquence, le Comité estime que les Etats parties accordent une réparation intégrale aux personnes dont les droits reconnus par le Pacte ont été violés. Selon le Comité la déclaration de culpabilité et de condamnation contre l’auteur doit être réexaminée conformément aux dispositions du paragraphe 5 de l’article 14 du Pacte. Il ajoute que l’Etat partie est tenu de veiller à ce que des violations analogues ne se reproduisent pas à l’avenir.
Il donne à l’Etat partie un délai de 180 jours pour lui fournir des renseignements sur les mesures prises pour donner effet à ses constations.
Cette position du Comité rompt avec sa jurisprudence constante à savoir que « c’est aux juridictions des Etats parties qu’il appartient d’apprécier les faits et les éléments de preuve dans une affaire donnée, ou la manière dont la législation interne a été appliquée, à moins qu’il ne soit établi que cette appréciation, ou cette application a été clairement arbitraire ou manifestement entachée d’erreur ou a constitué un déni de justice ».
La seule question qui méritait d’être posée dès lors que le Comité était saisi sur la base de la violation de l’article 14.5 du Protocole, était de vérifier si la décision rendue par la Cour Suprême était arbitraire ou manifestement entachée d’erreur ou a constitué un déni de justice.
Il faut relever également que le Comité n’a pas donné suite à la demande de Monsieur Karim Meissa de voir annuler les décisions de condamnations prises à son encontre avec toutes les conséquences de droits.
Maintenant que la décision est rendue, quelle est sa portée ?
Il convient de noter avant toute chose que les décisions des comités ne sont pas susceptibles de recours et qu’elles sont donc définitives.
Les décisions des comités sont une interprétation des instruments pertinents qui fait autorité. Elles contiennent des recommandations adressées à l’État partie concerné mais elles ne sont pas juridiquement contraignantes. Tous les comités ont adopté des procédures leur permettant de surveiller l’application de leurs recommandations par les États parties (dites procédures de suivi) en partant du principe que les États parties qui ont accepté les mécanismes d’examen de requêtes ont par là-même accepté de respecter les conclusions des comités.
Si un comité conclut à une violation des dispositions d’un instrument, l’État partie est invité à fournir des renseignements, dans un délai de cent quatre-vingts jours, sur les mesures prises pour donner effet aux recommandations du comité. La réponse de l’État partie est transmise au requérant pour observations. Si l’État partie ne prend pas les mesures voulues, le comité poursuit l’examen de l’affaire dans le cadre de la procédure de suivi. Il entretient un dialogue avec l’État partie et la procédure se poursuit jusqu’à ce que des mesures satisfaisantes aient été adoptées. Les informations concernant le suivi des constatations et recommandations des comités ne sont pas confidentielles et les séances au cours desquelles elles sont examinées sont publiques.Fait à Dakar le 16 novembre 2018.Le Bâtonnier Moussa Félix Sow.
El Hadji Hamidou Kassé : “Le procès de Karim Wade ne sera pas réexaminé”
https://actusen.sn Ceux qui pensent que le président Macky Sall va suivre les recommandations du Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies qui demande le réexamen du procès de Karim Wade, peuvent déchanter. A en croire le ministre-conseiller, porte-parole de la Présidence de la République, «le Sénégal ne se pliera pas. Le procès de Karim Wade ne sera pas réexaminé».
«Aucune injonction, d’où qu’elle vienne, ne saurait contraindre le Sénégal à obéir à qui que ce soit. Le Sénégal ne viole aucune convention. La chose est déjà jugée. Toutes les voies de recours ont été épuisées. Cette affaire est pliée. Macky Sall ne pliera pas, il ne cède pas aux recommandations de ce groupe de travail», a affirmé El Hadji Hamidou Kassé, qui était l’invité de l’émission «Grand jury» de ce dimanche, suivie par Actusen.sn.
Deux plaintes contre l’Etat du Sénégal déposées devant la Cour de justice de la Cedeao
https://actusen.sn deux plaintes ont été déposées jeudi dernier devant la Cour de justice de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) basée à Abuja au Nigéria. Elles ont été déposées, selon la Rfm, par l’avocat Sénégalais, Me Ciré Clédor Ly. L’une concerne Karim Wade et l’autre Assane Diouf et Cheikh Gadiaga.
Les deux derniers nommés sont incarcérés à la Maison d’arrêt de Rebeuss depuis plus d’un an. Ils sont, respectivement, poursuivis pour injures publiques, extorsions de fonds et chantage. L’avocat reproche au Sénégal, entre autres, un mauvais traitement, une détention devenue arbitraire et le non-respect de convention internationale
Zahra Iyane Thiam, responsable Apr : «Karim a choisi de partir…»
http://www.dakarmatin.com Le président de la République semble menacer de jeter Karim en prison s’il revient au Sénégal sans s’acquitter de l’amende vis-à-vis de l’Etat dans le cadre de son emprisonnement relatif aux biens supposés mal acquis…
Le président de la République n’a pas pour vocation de menacer quiconque. Par contre, il a vocation de faire respecter les lois et règlements de ce pays. Et réaffirmer ce que la loi dit relève de ses prérogatives, que ce soit Karim ou une autre personne qui a maille à partir avec la justice. Karim a fait un choix, il n’a qu’à le respecter.
Quel est ce choix ?
Je suppose qu’il a fait le choix de partir parce qu’il n’est pas resté au Sénégal.
Le président de la République l’aurait poussé à s’exiler au Qatar…
Où est la preuve de ce que vous avancez ? Si c’est l’Etat qui l’a obligé à partir, pourquoi dirait-il qu’il va revenir ? Nous avons entendu qu’il va revenir. Il le clame ces jours-ci. Nous avons vu ses partisans vouloir faire de lui leur candidat. C’est donc un choix librement fait que d’être parti. Sa candidature ne pourra plus être validée, dès lors que pour être candidat il faut être électeur, comme le stipule l’article 57. Son inscription n’a pas été validée sur la base de ce que le Code électoral en dit. Il avait la possibilité d’aller en période contentieuse lorsqu’il n’a pas vu son nom à l’issue de l’affichage provisoire, mais il ne l’a pas fait
“Le président Macky Sall ne plie pas, il ne cède pas sous la pression”
IGFM-Macky Sall ne va pas suivre les recommandations du Comité des droits humains des Nations-Unies qui demandent la révision du procès de Karim Wade. C’est du moins ce qui semble se dégager de cette déclaration de El Hadji Kassé.
“Aucune injonction, d’où qu’elle vienne, ne saurait contraindre le Sénégal à obéir à qui que ce soit. Le Sénégal ne viole aucune convention. La chose est déjà jugée. Toutes les voies de recours ont été épuisées. Cette affaire est pliée”, déclare El Hadji Kassé, ministre-conseiller, porte-parole de la Présidence. Il était l’invité du “Grand Jury” de la Rfm.
La conviction du Palais est que “dans cette histoire Karim Wade, des cabinets de lobbying internationaux, chèrement payés, font tout pour faire plier la justice Sénégalaise”. Toutefois, fait-il savoir, “le président Macky Sall ne plie pas, il ne cède sous la pression”
Serigne Mbaye Sy Mansour: « Je ne peux donner de consigne de vote pour aucun candidat, j’ai du respect pour Wade »
https://www.ndarinfo.com Le khalife général des Tidianes a reçu ce samedi à Tivaouane la forte délégation du Pds dépêchée par Me Wade. Serigne Mbaye Sy Mansour comme à son habitude a très bien accueilli Omar Sarr et ses accompagnants. Devant ce dernier qui a conduit à la délégation, il a réitéré tout son respect à l’endroit de l’ancien Président de la République du Sénégal tout en clarifiant sa position sur la politique.
A l’endroit de ses interlocuteurs, le Khalife a fait savoir qu’il a du respect pour Me Wade, et qu’il prie pour lui car « Mag mat na na thi deukk ». « Wade est un grand musulman et un grand patriote qui a beaucoup fait pour le pays ».
Clarifiant sa position suite à sa sortie lors de l’audience accordée à Madické Niang, le Khalife a encore une fois affirmé qu’il ne fait pas de la politique.
« Maky est mon ami et bien avant qu’il ne soit président et moi même khalife. Mais je ne fais pas de politique, je ne vote pas et je n’ai jamais voté dans ma vie », soutient il.
« J’ai des talibes dans tous les partis et ne je ne peux donc donner de consigne de vote au profit d’aucun candidat », poursuit-il indiquant qu’il continuera à formuler des prières à tous ceux qui viendront le voir tout en priant pour la préservation de la paix au Sénégal. SENEGO
Oumar Sarr à Tivaouane : « Le Khalife est impartial et équidistant… »
https://www.dakaractu.com Après son entretien avec le Khalife général des tidianes, le coordinateur national du parti démocratique sénégalais (Pds), Oumar Sarr, a déclaré que Serigne Mbaye Sy Mansour reste « impartial et équidistant ». Et ceci, malgré les nombreuses déclarations des uns et des autres, laissant entendre que le guide religieux aurait un penchant politique…
MÉDINA BAYE : Appel à la prière pour une « présidentielle apaisée » en 2019
Kaolack, 18 nov (APS) – Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouye Ndiaye, a sollicité, dimanche, auprès du Khalife général de Médina Baye, des prières pour une ’’élection présidentielle apaisée’’ au Sénégal en 2019.
‘’Nous demandons au Khalife de prier pour des élections apaisées comme cela a toujours été le cas dans notre pays’’, a notamment dit le ministre en langue wolof lors de la cérémonie officielle du Gamou, manifestation religieuse commémorant la naissance du prophète Mahomet (PSL) dans la nuit de lundi à mardi.
Au cours de la cérémonie tenue à la Maison des hôtes de Médina Baye, Aly Ngouye Ndiaye a aussi demandé des prières pour la réussite des missions du Chef de l’Etat.
Il a également magnifié la dimension internationale d’El Hadji Ibrahima Niasse dit Baye (1900-1975), fondateur de la cité religieuse de Médina Baye et figure influente de la confrérie Tidiane au Sénégal et dans la sous-région.
Cela qui explique la présence à Médina Baye d’un nombre important de ressortissants de pays dont les relations diplomatiques avec le Sénégal ont été facilitées par l’œuvre de l’homme, a Aly Ngouye Ndiaye.
Son installation à Medina Baye consacre son avènement et celui de sa mission d’expansion de la religion musulmane à travers le monde, a dit le ministre de l’Intérieur.
Le porte-parole de la famille de Medina Baye, Cheikh Mahi Aliou Cissé, a répondu favorablement aux sollicitations du ministre de l’Intérieur promettant que le khalife générale ne manquerait pas de prier pour le président de la République et pour le pays pour une élection apaisée.
Le président de la République annoncé lundi à Kaolack ‘’est attendu avec beaucoup de joie et sera accueilli en fils par le Khalife général de la communauté Niassène de Médina Baye’’, a assuré le marabout.AMD/AKS
Idrissa Seck sur l’affaire Karim Wade : « Une bonne administration de la justice aurait pu épargner le Sénégal de telle déconvenue dans la communauté internationale… »
https://www.dakaractu.com Le président du parti Rewmi, Mr Idrissa Seck, qui a rendu une visite de courtoisie au Khalife général des tidianes, a saisi cette occasion pour se prononcer sur la situation politique, juridique, sociale et économique du pays.
Interrogé sur le fichier électoral et l’affaire Karim Wade, Mr Seck a lancé un appel au régime actuel pour que des dispositions soient prises par rapport à la situation du pays.
Avant de parler de l’annulation de l’arrêt de la CREI sur le procès de Karim Wade. » Une bonne administration de la justice aurait pu épargner le Sénégal d’une telle déconvenue dans la communauté internationale… »
Le directeur de publication de Dakaractu Serigne Diagne en deuil
Serigne Diagne, le directeur de publication de Dakaractu, est en deuil. Adja Marième Diallo dite Kiné, sa grand-mère maternelle, vient d’être rappelée à Dieu.
La levée du corps aura lieu à la grande mosquée de Castors suivie de l’enterrement à Darou Salam à Touba aujourd’hui.
Toute l’équipe de Dakaractu s’associe à cette douleur et présente ses condoléances à son directeur Serigne Diagne et à la famille éplorée.
TOUBA / LAT DIOP secoue le rewmi – « Ces populations ont besoin de savoir tout ce que le Président a fait pour elles et pour Serigne Touba… L’autre n’inspire plus confiance »
https://www.dakaractu.com Pour ce week-end, l’objectif premier de Lat Diop, responsable politique de l’Apr et Directeur de la Coopération et des Finances, était de dérouler un meeting de ralliement et d’accueillir Fallou Dia, désormais ex-secrétaire adjoint de la jeunesse rewmiste de Touba au sein du parti Présidentiel.
À la fin, il se fera le plaisir de faire une plaidoirie en faveur du candidat Macky Sall qui, dira-t-il, durant son premier mandat, a fait pour Touba ce que nulle autre personne n’a fait pour la cité.
Entouré de responsables politiques locaux comme Mor Gaye, qui a participé à démarcher l’ancien collaborateur d’idrissa Seck, Baye Maguette Diakhaté, ancien député, Lat Diop a déploré l’absence de relais efficaces capables de suppléer le Président Macky Sall au niveau des populations qui ont besoin, selon lui, de sentir leurs dirigeants à côté d’eux. » Ce qui n’est pas le cas véritablement. Il faut que ce discours politique qui convient leur parvienne. Les populations ont besoin de savoir tout ce que le Président a fait pour elles, pour Touba et pour Serigne Touba. Elles ont besoin de comprendre ce que représente une autoroute pour la vie économique d’une localité. Ceci fait, vous vous rendrez compte qu’elles sentiront le besoin de le réélire en 2019. »
Lat Diop qui refuse d’imaginer une victoire de son candidat sans préalablement engranger une victoire à Touba, invite les populations à définitivement tourner le dos à l’opposition. Égratignant Idrissa Seck, qu’il ne nommera pas, Lat Diop se voudra taquin quand il s’adresse à son nouveau camarade Fallou Dia. » Qui veut aller de l’avant ne prend jamais un véhicule qui ne fait que reculer. Ton ancien leader n’inspire plus confiance. Il n’a plus aucun crédit aux yeux des populations. »
Lat Diop, visiblement engagé à apporter sa contribution politique à Touba, compte saborder l’opposition non sans rappeler à ses camarades de parti qu’il n’est venu rien arracher de leurs mains et que son action devra être perçue comme une contribution, celle d’un mouride qui habite Dianatoul Mahwa et qui ne veut plus laisser sa ville préférée voter pour un homme politique autre que le Président Macky Sall.
Présidentielle 2019 : Le bureau politique du Parti Socialiste a officiellement investi le candidat Macky Sall (Gorgui Ciss, coordinateur des cadres du PS)
https://www.dakaractu.com Le Bureau politique du Parti socialiste s’est réuni ce samedi 17 Novembre 2018 au cours d’une rencontre élargie, pour évaluer le compagnonnage du parti avec Benno Bokk Yakaar et le choix de la candidature de Macky Sall pour les élections présidentielles de 2019. Tout cela sous la présidence du Secrétaire général du PS, Ousmane Tanor Dieng.
Aussi, satisfait de leur collaboration avec BBY, le bureau politique du parti socialiste a décidé de renouveler le compagnonnage avec le président Macky Sall. Dès lors, selon le secrétaire général adjoint du Ps, Gorgui Ciss coordinateur des cadres universitaires du parti, un congrès d’investiture sera organisé le 27 novembre 2018 pour officialiser ladite résolution.
Cette session, la 11ème du genre, a été élargie aux Secrétaires généraux des coordinations ainsi qu’aux présidents de l’union régionale de Dakar.
Cas Karim Wade-Khalifa Sall / Abdoul Mbaye à Macky Sall : « c’est scandaleux, ça heurte l’éthique, ça heurte le principe de droit, le principe de l’amnistie »
https://www.dakaractu.com Le président du parti Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) en tournée politico-économique a jugé « qu’une amnistie qui serait accordée en contrepartie de sa réélection, c’est scandaleux, ça heurte l’éthique, ça heurte le principe de droit, le principe de l’amnistie », répond-il ainsi au chef de l’État qui avait fait une sortie sur une chaîne française.
L’ancien premier ministre Abdoul Mbaye est dans la région de Ziguinchor depuis vendredi dans le cadre d’une tournée politico-économique. Il a ainsi rendu visite aux pêcheurs du quai de pêche de Ziguinchor, et à des artisans avec lesquels il s’est entretenu sur leurs préoccupations…
Ziguinchor : Abdoul Mbaye déchire le décret portant interdiction de la coupe de bois et le code forestier
https://www.dakaractu.com Abdoul Mbaye candidat à la présidentielle de mars 2019 sous les couleurs de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) est depuis ce vendredi l’hôte de la capitale sud du pays. L’ancien Premier ministre a débuté sa tournée au quai de pêche de Ziguinchor où il a rencontré les pêcheurs, les vendeurs de poisson, les mareyeurs, en somme les acteurs de la pêche. Sur place, ils lui ont décrit leurs durs conditions de travail.
Après, il est allé à la rencontre de l’union des menuisiers du Sénégal (Ums) qui lui ont fait le résumé de leurs conditions de travail et de vie exécrables causées par l’interdiction de la coupe de bois en Casamance prise à la va-vite et le code forestier qui vient de s’y joindre.
Abdoul Mbaye s’est voulu clair : « La coupe d’arbre ne peut pas être une solution s’il n’y a pas derrière le reboisement », fait-il savoir au menuisier avant de fusiller le président de la République qui selon lui, s’est précipité à interdire et à imposer un code. Il estime que le chef de l’État devrait d’abord échanger avec les acteurs, prévoir des périodes transitoires. Car dit-il, personne ne peut plonger autant de familles dans le désarroi et la détresse
Fichier Électoral:Installation d’une plateforme de vérification dédiée aux partis politiques
Dakar, 16 nov (APS) – Le ministère sénégalais de l’Intérieur a mis en place, vendredi, une plateforme pour permettre aux partis politiques de s’assurer de la disponibilité du fichier électoral et de vérifier si les noms des électeurs y figurent.
Le dispositif permettant la mise en place de cette plateforme se trouve dans les locaux dudit ministère, dont la salle de conférence accueille une quinzaine d’ordinateurs pour permettre aux partis d’opposition qui le réclamaient jusque-là, de pouvoir consulter le fichier électoral.
« Le fichier est bien en ligne », a assuré le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, lors d’une séance de présentation du document aux journalistes, en présence notamment du directeur général de l’automatisation du fichier (DAF), Ibrahima Diallo.
« C’est un dispositif que nous avons mis en place. Aujourd’hui, nous avons uniquement invité la presse avant de l’élargir à partir de la semaine prochaine aux 300 partis politiques du Sénégal », a-t-il expliqué, avant de procéder à une petite démonstration.
Avec la carte d’identité d’un des journalistes présents, le ministre de l’Intérieur a vérifié si son nom figurait sur les listes électorales ou pas.
Pour ce faire, il a d’abord introduit le nom et le prénom dans la cage appropriée. Puis, toutes les autres informations qui ne sont pas visibles sur la carte d’identité dont les noms des parents, sont apparues.
Il a obtenu les mêmes résultats en introduisant tour à tour le numéro d’identification nationale et le bureau de vote.
Aly Ngouille Ndiaye a aussi profité de cette rencontre pour apporter quelques précisions à l’endroit des Sénégalais dont les cartes d’identité nationale ne contiennent pas d’informations sur les données électorales.
« La refonte du fichier électoral s’est ouverte entre avril 2017 et mars 2018. Et durant cette période, il ne peut y avoir d’informations électorales. De même que de mai 2018 à maintenant », a-t-il indiqué. Par contre, toutes les personnes inscrites entre mars et avril 2018 auront toutes les données sur leurs cartes d’identité.SK/ASG/BK
Le problème du régime Macky
http://www.dakarmatin.com Le pouvoir refuse la compétition et la contestation émanant de partis, d’individus, ou d’ONG – On ne peut pas diriger une démocratie et ne pas être contesté, même lorsque l’on estime faire de son mieux Cette image doit nous faire réfléchir
Yalla na ñu Yalla musaal ci dëkk di weddi li ñu taxa jog ak dëddu su nu ay nitu dembb.
Que Dieu nous préserve de ce mal qui consiste à piétiner les idéaux pour lequels nous nous sommes engagés et qu’il nous évite de tourner le dos à nos amis d’hier.
Le problème fondamental du régime actuel est son refus d’une compétition et d’une contestation émanant de partis, d’individus, ou d’ONG. Or la contestation est une des dimensions les plus fondamentales d’un régime démocratique libéral. Des associations comme Y en a Marre, Enda Lead et la Société civile sénégalaise de manière générale sont un caillou dans la chaussure de tout régime, car leurs positions sont constantes. Seen waxu dembb, moy seen waxu tey : Droits humains, respect des libertés fondamentales, transparence dans le processus électoral, droit de manifester etc.
Aux opposants d’hier, comme l’était le PR Macky Sall, de savoir gérer ces sentinelles lorsqu’ils arrivent au pouvoir car on ne peut pas diriger une Démocratie et ne pas être contesté, même lorsque l’on estime faire de son mieux. Et on ne peut pas persécuter, en usant de la puissance d’Etat, ceux qui vous ont soutenu hier contre la persécution d’Etat d’alors.
Ce retrait du droit d’exercer à l’association d’Enda Lead, retrait qui affaiblit, in fine, Y en a marre, doit interpeller nos consciences sur un sujet. Celle de la nécessité pour les Sénégalais de mettre la main à la poche pour soutenir leurs partis politiques et les organisations de la Société civile. L’engagement, au delà du coût moral et familial payé par ceux qui l’assument, a également un coût financier, dimension dont personne ou presque ne parle, surement parce que la chose est tabou. Or le soutien à l’engagement ne saurait être que discursif, il doit se sentir dans la chair et dans le portefeuille. C’est cela le prix de l’autonomie et de la pérennisation des combats de principe qui sont souvent menés par ces organisations
Quand Macky écrivait à la commission des droits de l’Homme des Nations Unies en 2012
PressAfrik est tombé sur une lettre écrite et signée par Macky Sall et adressée au Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme. L’actuel chef de l’Etat qui se présente, dans sa lettre, comme ancien Premier ministre, ancien président de l’Assemblée nationale et candidat à la Présidentielle de 2012, dénonce la « violation flagrante par l’Etat du Sénégal, des droits fondamentaux et inaliénables du peuple sénégalais à marcher pacifiquement pour réclamer le respect de la démocratie ». A l’époque, des manifestations avaient suivi la validation de la candidature de Wade par le Conseil constitutionnel et 5 personnes avaient été tuées suite aux affrontements entre populations et forces de l’ordre.
7 ans plus tard, c’est le même organe qui relève des violations du droit d’un candidat à la présidentielle, par Macky Sall et son régime. Le même organe que le gouvernement de Boun Abdallah Dionne tente de limiter les pouvoirs. Lisez la lettre qui date du 1er février 2012 !!!
Visite du Pds à Tivaouane :Omar Sarr annonce la date exacte du retour de Karim Wade
Le candidat déclaré à la présidentielle de 2019 du Parti démocratique sénégalais (Pds), Karim Wade, sera au Sénégal dans quelques jours. L’annonce a été faite par le Secrétaire général adjoint du Pds lors de la visite de son parti à Tivaouane à l’occasion du Gamou 2018
Pierre Atépa Goudiaby: Macky est incompétent…. »
http://www.dakarmatin.com Dans un entretien avec le journal walfquotidien, l’Architecte Pierre Goudiaby Atepa, candidat à l’élection présidentielle s’en est vivement pris à Macky Sall et à son régime qu’il qualifie d’incompétents » quand on voit là où on nous amène, on se rend effectivement compte qu’il y a problème. On ne peut pas continuer à gérer ce pays sans vision. Il n’y a aucune vision. Je suis désolé, mais ce n’est pas ce que nous attendions de nos dirigeants. Ce pays, on peut le développer. Il fait partie des très rares Etats africains qui peuvent être développés en un rien de temps. Je pèse mes mots (…). D’abord, il faudra remarquer que le pouvoir a mis en place ce qu’ils ont appelé le Plan Sénégal Emergent (Pse), mais la plupart des projets phares qu’ils font actuellement ne font pas partie du Pse. Il y a une autoroute qui n’en fait pas partie. Le fameux TER non plus, etc. Cela veut dire qu’il n’y a pas la vision qu’il faut pour nous sortir de là où nous sommes. Nous devons pouvoir faire mieux. Je me réjouis, au passage, de la belle lettre du président Wade qui dit : «Oui Pierre, tu feras mieux qu’eux ».
Atepa-« J’ai le soutien politique de mes amis Chefs d’états »
Atepa semble semble avoir de solides soutiens auprès de certains présidents africains qui travailleraient pour son élection à la tète du Sénégal en 2019.il en a fait la révélation dans un Itv avec le journal Walfquotidien » J’ai beaucoup d’amis chefs d’Etat. Tous, de manière unanime, ont dit : «Pierre, pourquoi tu as attendu jusqu’à maintenant». J’ai dit qu’il fallait que je fasse mon projet. Maintenant que j’ai pratiquement tout fait et qu’à l’analyse, je me rends compte que ça ne va pas et qu’on peut mieux faire, je me jette à l’eau » dixit l’architecte.
Atepa: Le Ter est un Scandale. Ce Ter de 30 km coûte à peu près 1 milliard d’euros alors que le Tgv marocain de 300 km coûte deux milliards d’euros
L’Il y a son coût d’abord. Ensuite, ce n’est pas opportun aujourd’hui. Est-ce que vous savez que ce Ter n’arrive pas à l’aéroport. Savez-vous également que ce Ter de 30 km coûte à peu près 1 milliard d’euros et que le Tgv marocain qui a été inauguré jeudi, coûte deux milliards d’euros et fait 300 km. Quand vous êtes devant des choix comme cela, tu te dis que ce n’est pas possible qu’on gère
un pays comme cela. Mieux ou pis, j’ai demandé, du temps d’Abdoulaye Wade, si on pouvait obtenir des Indiens qu’ils nous fassent une étude de faisabilité de chemin de fer Dakar-Tambacounda-Kolda-Ziguinchor. Toutes les études sont là et c’est le même prix que le Ter. Quand je vois des choses comme cela, je me dis non, moi, je suis un patriote qui considère tous les petits enfants du Sénégal comme les siens et qui veut, pour eux, un avenir meilleur, pour ne pas dire rayonnant. Je sais que c’es possible.
ATEPA Macky est otage de son entourage
il est l’otage de son entourage. Macky Sall est quelqu’un de bien et de joyeux d’ailleurs parce que, dans son Niangal, quand il explose de rire, c’est agréable. Mais, il reste l’otage de son entourage. Je lui ai donné des conseils, y compris pour le chemin de fer, avant même qu’il ne parle du Train express régional (Ter). Il m’avait invité à aller à Ziguinchor, je lui ai rétorqué que je viendrais uniquement si, à la tribune, il nous promettait le Train pour lequel les études sont terminées. Il m’a dit viens Pierre, je le dis devant toi. Et j’y suis allé. Il a dit devant moi qu’il va faire le train qui va partir de Ziguinchor, Kolda, Tambacounda jusqu’à Dakar. Tout le monde a applaudi. Il revient pour nous faire un Ter qui coûte le même prix, pour seulement 30 km. Alors, comment voulez- vous que je continue à lui donner des conseils. Je suis frustré comme beaucoup de Sénégalais qui voyaient en lui une solution pour les problèmes du Sénégal. Je suis frustré, oui. Encore une fois, ce n’est pas parce que je suis un voyant, mais je vois le développement du Sénégal devant moi. C’est clair, net et limpide. Mon rêve, c’est que dans dix, quinze ou vingt ans, des bateaux chargés de bauxite, pour ne parler que de ça, viennent décharger au port minéralier du Sénégal. Au lieu que nous soyons en train d’exporter, qu’on importe les minerais vers d’autres pays africains pour faire du pays un pôle économique conséquent. C’est cela que le gaz veut dire. C’est également cela que le pétrole veut dire.
Atepa- J’ai déjà tous les parrainages dont j’avais besoin
Je vais sillonner le pays. Parce que, jusqu’à présent, je n’ai pas bougé de mon bureau et on a déjà tous les parrainages dont on a besoin. C’est cela qui est rassurant parce que les Sénégalais savent qui est qui. Je n’ai pas bougé de mon bureau, nous avons déjà le parrainage. Cela veut dire qu’au fond, ils parlent beaucoup, mais commencent à se réveiller. Je crois que, quand les gens du pouvoir ont fait le parrainage, ils pensaient bloquer les gens. Mais, c’est contre-productif. Parce qu’à cause du parrainage, des gens comme moi qui ne sont pas connus à l’intérieur du pays, vont profiter du parrainage pour porter leur parole à l’intérieur du pays. Et, c’est ce que je compte faire en commençant par Guédiawaye. Parce que, pour moi, la banlieue, on peut en faire quelque chose d’extraordinaire. Hier, il y avait un grand lutteur qui est venu me donner son soutien et qui est de la banlieue. Et je lui ai promis que la grande marche que je vais faire vers le palais, elle va partir de la banlieue en passant par les autres villes de l’intérieur du pays. On va faire tout le pays. J’ai commencé par la diaspora. J’ai eu un accueil magnifique à Paris et je n’en revenais pas. Après Paris, je suis allé au Maroc où il y aura peut-être 8 000 inscrits. On m’a promis au moins cinq mille parrainages. Je suis venu de là-bas avec 2 000 parrainages dans mes bagages. Cela veut dire que les Sénégalais commencent à comprendre. Jusqu’à présent, on a fait de la politique politicienne. Et, il y a un architecte qui est ingénieur, qui a fait ses preuves et qui dit que lui, ce n’est pas un parti politique qu’il a mis en place
ATEPA- la corruption a atteint un seuil catastrophique
la corruption a atteint un seuil catastrophique. On ne peut pas développer un pays dans la corruption, mais je me pose beaucoup de questions à propos de ce qui a failli se faire avec les mines de fer de la Falémé. Vous avez tous suivi le bras de fer entre le pouvoir et nous-mêmes. C‘est une aberration.
ATEPA- Je compte créer un million d’emplois avec le pétrole du pétrole, de même que la brosse à dents que vous utilisez ou le crayon que vos enfants utilisent. Et, c’est là où je vous ai dit que je vais créer à Potou, Petrópolis, la ville du pétrole avec un million d’emplois. Celui qui vous le dit, vous avez vu ce qu’il a fait en 45 ans. Actuellement, je suis en train de faire une ville nouvelle dans un pays que je ne nommerai pas
A 100 jours de la presidentielle, MACKY credite DE 54% Par Mamadou Thierno TALLA
Nous sommes à 100 jours de la présidentielle du 24 février 2019. Cent jours pile, soit sept semaines et deux jours. Additionnez les 15 jours restants de novembre, les 2 x 31 jours de décembre et janvier plus les 23 de février, et le compte sera bon. 24 février 2019 sera donc le jour du premier tour de l’élection. Mais selon tous les sondages effectués par le pouvoir depuis janvier 2019, le candidat Macky Sall passerait haut la main avec un minimum de 54%. Ce serait donc un coup KO, comme on le dit avec causticité en Guinée. C’est ce que révèle un sondage effectué le 30 octobre dernier dont nous avons pris connaissance. Loin derrière le Président sortant, on retrouverait Karim Wade, candidat du PDS, avec juste un peu plus de 10%.Khalifa Sall, ex-maire de Dakar, en prison depuis plus d’un an, pointerait en troisième position. Il est crédité de 8%. Mais au vu des déboires des deux K, ce serait un miracle que de les voir participer à ces joutes majeures.
Classé loin derrière en quatrième position, Ousmane Sonko, leader du PASTEF, pourrait bien en profiter et obtenir beaucoup plus que les 6% dont il est crédité. En continuelle ascension, l’inspecteur des Impôts et Domaines de formation, et député, a une excellente cote auprès de la jeunesse scolaire et estudiantine ainsi que des cadres de l’administration. Idrissa Seck, en continuelle perte de vitesse, obtiendrait moins que Sonko. Issa Sall, le candidat du PUR, révélation des dernières élections législatives, serait 6ème.
Le sondage a pris en compte l’hypothèse d’une non-participation des candidats Karim Wade et Khalifa Sall. Dans le cas d’un Karim out, la moitié de ses partisans s’abstiendrait alors que le quart de ses votants soutiendrait Madické Niang. S’agissant de Khalifa Sall, s’il est mis hors circuit- et tout porte à le croire-, plus de la moitié de ses électeurs s’abstiendrait. Le restant de ses partisans se disperserait entre les autres candidats, sauf de toute évidence en faveur du candidat Macky Sall. Les chiffres de ces sondages ne feraient que confirmer les tendances observées depuis janvier 2018.
Aussi comprend-on aisément pourquoi le Président fait montre d’une grande ataraxie, même s’il ne manque pas de s’agacer quelque peu quand Ousmane Sonko et Thierno Alassane Sall dissertent à gorge déployée sur les questions « sensibles » du gaz et du pétrole. Un sondage n’étant qu’une photographie plus ou moins vraie de la réalité à un moment précis, rien n’indique que des bouleversements ne seraient pas dans l’ordre du possible. Bien que fort de ses nombreuses réalisations (autoroute Ila Touba, achèvement de l’aéroport Blaise Diagne, Arena, CMU, PUDC, etc…), le temps de la finance est à la grisaille du côté du pouvoir. Une cruelle réalité reconnue par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan himself mardi dernier 13 novembre, à la fin d’une rencontre avec la Banque mondiale.
La prévision faussée de 60% d’un baril de brut passé de 50 à 80 dollars, entraînant une subvention de plus de 100 milliards de francs CFA des produits pétroliers, est passée par là. Quoique fort de ses nombreuses réalisations (…), le candidat Macky Sall pourrait bien subir les contrecoups d’une situation financière difficile pour le Trésor public…. La signature d’un nouveau contrat de plus de 600 millions de dollars (plus de 300 milliards de francs CFA) pour le renouvellement du MCA et la deuxième rencontre du Groupe consultatif à Paris pourraient redonner espoir et permettre au pouvoir de conclure l’année en beauté
JUSTICE SENEGALAISE:LE DESHONNEUR PAR SEYBANI SOUGOU
L’une des particularités relevées à chaque condamnation du Sénégal par une juridiction ou une instance internationale, c’est la propension quasi-immédiate des tenants du régime à reconnaître les infractions pour lesquelles…
On croyait avoir atteint le fond avec le réquisitoire cinglant des juges de la Cour de justice de la CEDEAO du 29 juillet 2018 qui dévoilait un banditisme d’Etat sans nom, mettait à nu des pratiques policières infâmes, et pointait les dérives graves du Procureur de la République, et du magistrat instructeur en des termes crus « La responsabilité de l’Etat par le truchement des autorités policières et judiciaires est pleinement engagée. En empêchant que les recours exercés par le requérant produisent leur plein effet avant la clôture de l’instruction, les agissements du magistrat instructeur ont constitué des atteintes graves aux droits de la défense, ôtant au procès du Député-Maire de Dakar son caractère équitable ».
En réalité, le coma de la Justice sénégalaise est beaucoup plus profond, car si l’affaire Khalifa SALL a jeté le discrédit sur de hauts magistrats sénégalais aux méthodes illégales, le Comité des droits de l’homme des Nations Unies vient de porter le coup de grâce à l’Institution judiciaire. Il n’y a pas de quoi pavoiser, la justice sénégalaise est désormais à terre.En soulignant qu’une procédure permettant une révision effective et substantielle de la déclaration de culpabilité est exigée, et en précisant que la déclaration de culpabilité et de condamnation de Karim Wade, doit être réexaminée conformément aux dispositions du paragraphe 5 de l’article 14 du pacte international relatif aux droits civils et politiques», le Comité des Droits de l’homme de l’ONU a clairement établi la violation du droit à un procès équitable, prouvé que l’arrêt de la CREI n’est pas revêtu du sceau de l’autorité jugée (une révision est exigée), et désavoué la Cour suprême (qui n’est pas une juridiction supérieure et n’a aucune compétence pour se prononcer sur la décision de culpabilité et de condamnation).
Au-delà de l’énorme fiasco juridique dans l’affaire Karim WADE, c’est la justice sénégalaise qui, une nouvelle fois, est au banc des accusés ; une justice décrédibilisée et affaiblie à l’échelle régionale et internationale. De hauts magistrats sénégalais zélés, aux ordres de l’exécutif (le Procureur de la République, le 1er Président de la Cour d’appel de Dakar, le Président du Conseil Constitutionnel, le 1er Président de la Cour suprême) se comportent comme des malfrats, s’affranchissement des règles de droit, violent leur serment et les dispositions pertinentes de la Constitution, et ignorent allègrement les traités internationaux dûment ratifiés par l’Etat du Sénégal. Disons-le sans détour, ces 4 hauts magistrats mus par des logiques de carrière, valident les forfaitures du régime, discréditent la justice, ternissent l’image du Sénégal, et sont indignes de leurs fonctions.
1). Le Sénégal : un Etat délinquant, et récidiviste, dont les procès ne sont pas équitables
Ce qui frappe d’emblée avec les procès de Khalifa SALL et de Karim WADE, c’est le constat d’une violation flagrante des droits fondamentaux de la défense : le droit à un procès équitable. L’élément essentiel à retenir avec l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO du 29 juillet 2018 et la décision du Comité des droits de l’homme, c’est que quel que soit le type de juridiction (juridiction spéciale avec la CREI, ou juridiction de droit commun avec Khalifa Sall), la Justice sénégalaise viole la loi. C’est un fait : l’arrêt de la CREI confirmé par la Cour suprême pour Karim Wade et l’arrêt de la Cour d’appel de Dakar confirmant la condamnation de Khalifa SALL n’ont aucune valeur juridique, au niveau international.
2). Violations des droits de Karim WADE et Khalifa SALL : les terribles aveux du régime
L’une des particularités relevées à chaque condamnation du Sénégal par une juridiction ou une instance internationale, c’est la propension quasi-immédiate des tenants du régime à reconnaître les infractions pour lesquelles, la culpabilité de l’Etat est établie. Tous les observateurs ont constaté que l’Etat du Sénégal, ou même ses avocats ne se sont jamais évertués à nier les faits de délinquance reprochés à la justice sénégalaise. La seule ligne de défense ressassée, comme un refrain par le régime consiste à souligner que le Sénégal est un Etat souverain, et que les décisions de la Cour de Justice de la CEDAO et du Comité des Droits de l’homme ne s’imposent pas au Sénégal. C’est le principe du voleur pris en flagrant délit qui avoue tout en indiquant que telle juridiction n’est pas habilitée à le juger. Il faut éviter de tomber dans le piège tendu par le régime : la question n’est pas de savoir si la décision du Comité des droits de l’homme est contraignante, mais de vérifier si la violation du droit à un procès équitable est établie. A cette question, la seule qui vaille, la réponse est claire, nette et précise : que ce soit pour Karim WADE ou Khalifa SALL (le droit à l’assistance d’un conseil, le droit à la présomption d’innocence ont été violés), l’Etat du Sénégal, avec le bras armé de hauts magistrats a fait preuve d’un gangstérisme juridique, en condamnant des citoyens présumés innocents, en violation totale des dispositions pertinentes du paragraphe 5 de l’article 14 du pacte international relatif aux droits civils et politiques.
3). Le Droit International et la portée de la décision du Comité des Droits de l’homme
Même si le Comité des droits de l’Homme n’est pas un organe juridictionnel, il demeure une instance internationale, qui a substantiellement étoffé sa jurisprudence en s’efforçant de donner un caractère contraignant à ses constatations. Au titre du paragraphe 3 a) de l’article 2 du Pacte International des Droits Civils et Politiques, le Comité rappelle régulièrement qu’un État, partie au Pacte, est tenu de fournir à l’auteur un recours utile, en prenant en compte ses obligations en vertu du Pacte, au besoin en modifiant ses pratiques administratives, et en révisant son cadre normatif. L’État, partie au Pacte, est tenu de veiller à ce que des violations analogues à celles constatées ne se reproduisent pas à l’avenir (le Sénégal condamné doit communiquer au Comité dans un délai imparti, les mesures prises pour donner effet aux présentes constatations).
Ainsi, si les États demeurent formellement libres de donner la suite qu’ils entendent aux constatations du Comité, le PIDCP est une convention obligatoire dont ils se sont obligés à respecter les termes, qui les contraint à mettre leurs législations et pratiques en conformité avec son texte. L’observation générale N°33 d’octobre 2008 précise que « Même si la fonction conférée au Comité des droits de l’Homme des Nations unies pour examiner des communications émanant de particuliers n’est pas en soi celle d’un organe judiciaire, les constatations qu’il adopte en vertu du protocole facultatif présentent certaines caractéristiques principales d’une décision judiciaire. Les constatations sont le résultat d’un examen qui se déroule dans un esprit judiciaire, marqué par l’impartialité et l’indépendance de ses membres, l’interprétation réfléchie du libellé du Pacte et le caractère déterminant de ses décisions ».
Parce que les textes internationaux protecteurs des droits de l’Homme, se dégagent de la démarche traditionnelle accordant à l’Etat le « droit absolu de déterminer le sort de ses propres ressortissants », la souveraineté invoquée par le Sénégal à chaque condamnation par une Juridiction régionale ou par une Instance internationale est totalement vidée de sa substance. La souveraineté d’un Etat s’arrête là où débutent ses obligations définies par les traités internationaux, auxquelles le Sénégal a souscrit librement par la ratification d’instruments contraignants, protecteurs des droits de l’homme. Aucune armée du monde n’a forcé le Sénégal à adhérer au PIDCP (adhésion libre consentie). Au 21ème siècle, il n’est plus possible pour un Etat de réprimer son peuple, et de violer les droits de ses citoyens, au motif que les juridictions internes dévoyées permettent de faire tout et n’importe quoi (valider les forfaitures).
4). Le Sénégal : un Etat dans le collimateur des Institutions internationales
Il y a quelques temps, le journal britannique, The ECONOMIST » dressait un tableau particulièrement sombre du Sénégal, en relevant d’importants signes de régression de la démocratie sous le magistère de Macky SALL. Plus inquiétant, la Cour de Justice de la CEDEAO et des organismes de défense des droits de l’homme tels que Amnesty International, le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire ou le Comité des Droits de l’homme ont pointé des dérives extrêmement graves de hauts magistrats sénégalais, devenus de simples marionnettes du régime. Aujourd’hui, la justice sénégalaisen’est plus crédible au niveau international, parce que de hauts magistrats ont décidé de rendre la justice au nom de Macky SALL, sapant les efforts de l’Union des magistrats sénégalais pour renforcer l’indépendance de la justice. Commentant la décision du Comité des droits de l’homme, le journal « Jeune Afrique » ne s’y est pas trompé, évoquant un désaveu cruel pour un Président, qui, il y a à peine quelques jours, accordait une interview à France 24, pour redorer le blason de son régime.
En conclusion, pour apprécier à sa juste valeur, la portée de la décision du Comité des Droits de l’homme, il faut se référer à la plainte du candidat Macky SALL en date du 01 février 2012 (en pleine campagne électorale), adressée à Mme Navi PILLAY, Haut-Commissaire des Nations-Unies aux Droits de l’homme, à l’époque, une lettre dans laquelle le candidat Macky SALL traitait de tous les noms d’oiseaux, le Conseil Constitutionnel coupable de forfaiture, accusait les forces de défense et de sécurité de crimes contre les citoyens sénégalais, et réclamait l’intervention dans les meilleurs délais, des Nations Unies pour défendre le Droit à la vie et le Droit à la réunion pacifique, des droits consacrés respectivement par les articles 6 et 21 du Pacte International des Droits Civils et Politiques (PIDCP). Que les archives de l’histoire peuvent être cruelles !
Après la lettre signée par Macky SALL le 01 février 2012, réclamant l’ingérence des Nations Unies, qui osera désormais parmi les partisans du régime, ignorer la décision du Comité des droits de l’homme ? Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr
Respect au juge COULIBALY et à ses collègues de la chambre pénale par me amadou aly kane
La décision du Comité des droits de l’homme des Nations unies invitant le Sénégal à réexaminer la condamnation de Karim Wade par la Crei est aussi une confirmation d’un arrêt rendu par le Président de la Chambre pénale de la Cour suprême Cheikh Ameth Tidiane Coulibaly et ses collègues.
En effet , par un arrêt du 06 Février 2014, la chambre pénale de la juridiction suprême avait déclaré recevable , le recours en cassation de Karim Wade contre l’ordonnance de la commission d’instruction de la Crei du 17 Mars 2013 l’ayant inculpé pour enrichissement illicite et placé sous mandat de dépôt.
Cette décision d’admission du recours interjeté était révolutionnaire , en contemplation de l’article 13 de la loi créant la Crei qui énonce que les décisions de la commission d’instruction de la Crei ne sont susceptibles d’aucun.
En se fondant sur la loi au sens large c’est-à-dire en y intégrant les conventions internationales notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et les principes généraux du droit , la chambre qui comprenait aussi les juges Malick Sow, Abibatou Babou Wade, Mouhamadou Bachirou Sèye et Adama Ndiaye avait déclaré, le pourvoi de Karim Wade recevable.
Malheureusement le 26 Mai 2014 , le Procureur Général près la Cour suprême, introduisit une requête en rabat d’arrêt.
En fin de compte, le 19 Août 2014, les Chambres réunies de la Cour Suprême allaient rabattre l’arrêt du 06 Février 2014 et déclarer irrecevable le pourvoi de M. Karim Wade.
Il est aujourd’hui évident que si cet arrêt des chambres réunies n’était pas intervenu, l’avis du comité des droits de l’homme serait autre.
Il faut donc rendre hommage à cette poignée de juges sénégalais qui , contre vents et marées, s’efforcent de dire le droit, de façon professionnelle.
Ce qui est sanctionné par le comité des droits de l’homme de l’ONU , c’est surtout une certaine manière de rendre la justice, au vu de ce qui précède.
L’Etat ne doit donc pas se prévaloir de ses propres turpitudes.
Les piques de l’as de ce week-end
SenePlus | Publication 17/11/2018
Délégation des sénégalais de l’extérieur APR Canada
«Il n’y a rien d’extraordinaire à accéder au Sénat du Canada». Par cette phrase, la cellule de communication de la DSE Apr cherche à minimiser le passage d’Ousmane Sonko à cette chambre. Pour les apéristes, lorsque les militants du Pastef disent que «le Canada ouvre son Sénat à Ousmane Sonko», c’est qu’ils tentent de faire croire à l’opinion que leur leader bénéficie de tous les honneurs à l’étranger. Pour que nul n’en ignore, ajoutent-ils, le Sénat fait partie du patrimoine culturel du Canada et son accès est libre et gratuit à tout citoyen du monde. Les apéristes précisent que la visite d’Ousmane Sonko ne s’inscrit nullement dans le cadre d’un agenda diplomatique. Elle n’est pas non plus la résultante d’une volonté délibérée des autorités canadiennes de prendre position dans l’expression souveraine des choix politiques des Sénégalais.
Général Meissa Niang
Le Général Meissa Niang a été installé hier dans ses nouvelles fonctions de Grand chancelier de l’Ordre National du Lion, en présence de ses collaborateurs, parents et amis. L’ancien Haut Commandant de la Gendarmerie succède ainsi au Contre-amiral Ousmane Ibrahima Sall, qui était à la tête de la Grande Chancellerie depuis maintenant six années. Meneur d’hommes ayant servi dans différentes chaines de commandement, jusqu’au poste de Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale, le Général Niang a tenu à remercier le chef de l’Etat pour sa confiance. Il promet de poursuivre la mission qui lui est confiée avec les différentes composantes de la Présidence afin de sauvegarder les valeurs éthiques de cette institution républicaine. Quant au contre-amiral Sall, il a dit toute sa satisfaction des résultats à la Grande Chancellerie. Le représentant des membres du conseil de l’Ordre, en l’occurrence le Général Balla Keita, a remercié le Contre-amiral Sall pour le travail accompli et promis le soutien au Général Niang.
Le candidat du Parti démocratique sénégalais (Pds) est-il sur le point de défier le président de la République, Macky Sall qui promet de lui appliquer la loi dans toute sa rigueur dès qu’il mettra les pieds au Sénégal ? En tout cas, tout porte à le croire. Annoncé plusieurs fois par les libéraux, Karim Wade a posé hier un acte qui présage de son retour au Sénégal pour très bientôt. En effet, il nous revient que la compagnie Emirates a débarqué mardi dernier à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass le premier lot des bagages lourds du fils de l’ancien Président. Les bagages ont été acheminés à la résidence de son père au Point E.
A la tête d’une délégation représentant toutes les directions et les partenaires sociaux, le Directeur Général de la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS) a rendu une visite de courtoisie à Serigne Mbaye Sy Mansour, en cette veille de célébration du Gamou. Selon Vincent Leroux, la nouvelle campagne de la CSS va démarrer le 21 novembre et la rencontre a servi de cadre pour recueillir les prières du guide religieux pour que tout se passe comme prévu. «Comme l’année dernière, nous espérons battre des records de production du sucre», indique M.Leroux. La campagne qui s’achève a été marquée par des difficultés liées à une importation de sucre, ce qui a engendré une mévente. Mais, ajoute Vincent Leroux, il y a eu des résultats avec une production record de 144.000 tonnes de sucre. «L’objectif est de faire en sorte que d’ici 2025, la CSS puisse couvrir totalement les besoins du marché qui sont estimés à 200.000 tonnes. Mais en attendant, la production pour la campagne qui va bientôt démarrer est tablée sur 150.000 tonnes», explique Vincent Leroux. En terme de contribution pour l’organisation du Gamou, la direction de la CSS a remis au Khalife de Tivaouane 20 tonnes de sucre.
«Diaka Toucouleur» de Thiès»
La mosquée Darou Salam de Thiès, communément appelée «Diaka Toucouleur» prépare activement la 67e édition de la célébration de la naissance du Prophète Mohamed (PSL). Le début du Gamou de «Diaka Toucouleur » date des années 1950, sur l’ordre et la bénédiction de Serigne Babacar Sy, qui avait laissé le patriarche Thierno Abdoul Sall s’installer définitivement à Thiès. L’édition 2018 est placée, comme l’année dernière, «sous le signe de la sécurité, de la paix et d’un développement humain conforme à la Sunna du Prophète Mohamed (PSL) et aux enseignements de nos guides religieux ». Selon Alassane Ndiaye de la commission de communication, cela passe par «une éducation islamique conforme aux enseignements du Livre Saint, prônant la paix des coeurs et des esprits, la tolérance et l’esprit de pardon et de concorde entre toutes les communautés nationales ». L’actuel Khalife, qui a remplacé le regretté Thierno Ahmed Tidjane Sall, défunt père de l’ancien ministre Thierno Alassane Sall, est Thierno Mouhamadou Lamine Sall, formé à l’ombre de son père Thierno Abdoul, puis auprès de son oncle, le grand érudit Thierno Mamadou Sall.
Proche des communautés
Le Directeur Général de Tigo, Mass Thiam, a conduit une forte délégation chez les différents foyers religieux en prélude à la 117e édition du Gamou. Cela s’inscrit dans le cadre de la politique de proximité de la société de téléphonie envers les populations, afin de les accompagner dans leurs moments de ferveur durant les grands événements religieux. Ainsi Mass Thiam et Cie ont débuté la visite par Tivaouane où ils ont été reçus par le Khalife général des Tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour et son porte-parole Serigne Pape Malick Sy. Ensuite la délégation de Tigo a fait cap sur Léona Niassene. Le Directeur général de Tigo et sa délégation se sont entretenus avec le khalife général Cheikh Ahmed Tidiane Niass Oumayma, le khalife général de Médina Baye Cheikh Tidiane Ibrahima Niass. Ils ont été aussi reçus par le khalife général de Ndiassane, Elhadj Cheikh Al Bécaye Kounta et celui de Thiénaba, Serigne Cheikh Tidiane Seck.
Proche des communautés (bis)
Restons avec le deuxième opérateur de téléphonie mobile qui contribue au bon déroulement du Gamou. A cet effet, Tigo a mis à la disposition des pèlerins plus de 100.000 bouteilles d’eau et 5.000 nattes afin qu’ils passent un paisible Maouloud. Tigo a apporté un soutien financier, offert des téléphones portables, des boeufs, une importante quantité d’huile et des tonnes de riz aux différents foyers religieux et aux organisateurs. «En tant qu’opérateur des grands événements, Tigo a aussi travaillé sur le renforcement de son dispositif technique afin de répondre aux besoins de ses abonnés, en leur assurant un très bon réseau pour leur garantir une excellente continuité de service. Les différents khalifes généraux ont tous magnifié le soutien de Tigo».
Securisation des élections
Le leader de Sénégal Bou Bess poursuit ses concertations avec les candidats à la candidature pour la prochaine élection présidentielle. Hier, il a rencontré l’ancien militaire et candidat Abdoulaye Fall Mao. Les deux hommes ont eu des échanges enrichissants, selon Me Mame Adama Guèye. «Abdoulaye Fall Mao a fait les mêmes remarques que moi concernant les risques qui pèsent sur les élections. Il a ensuite adhéré sans réserve à la plateforme que nous avons mise en place, visant à sécuriser les élections», renseigne le leader de Sénégal Bou Bes. Il compte sur son camarade basé à Thiès pour l’implantation d’une section de la plateforme pour la sécurisation du processus électoral. Ce sera aussi un moyen, selon lui, de pousser les autres responsables politiques de la cité du Rail à travailler la main dans la main. Comme son hôte, le leader de l’Alliance Patriotique Diambar de la République (APDR) s’est dit très satisfait des échanges qu’il a eus avec l’avocat et initiateur de la plateforme pour la sécurisation des élections. Abdoulaye Fall Mao indique qu’il est bien engagé pour un changement en 2019. «En tant qu’ancien militaire qui a fait trois guerres et qui se retrouve frustré, je m’engage aux côtés de Me Guèye pour que le pays change. Et avec lui, on peut réussir cela car nous somme dans une phase dangereuse », a soutenu celui qui a fait 15 ans dans l’armée avant de démissionner en 1999 pour des raisons qu’il ne souhaite pas rendre publiques. Ce blessé de guerre compte aller jusqu’au bout en essayant d’obtenir le maximum de parrains. Mais il envisage, au cas où il n’atteindrait pas le nombre de parrains requis, de donner ses parrains à un candidat de l’opposition afin de lui permettre d’avoir le nombre demandé. Avant de recevoir le leader des Diambars de la République, Me Guèye s‘est entretenu avec des experts en système d’information électorale. Pour la réussite de son initiative, indique-t-il, il a besoin de l’apport d’experts.
Idrisssa Seck reçu par le Khalife après 30 minutes d’attente
IGFM- Après 30 minutes d’attente dans le salon du Khalife, le Président de Rewmi est reçu à l’instant par le khalife général des Tidianes. Les caméramen et autres journalistes ont été sortis de la salle après qu’on leur a permis d’immortaliser la rencontre entre le khalife Serigne Mbaye Sy Mansour et le Idrissa Seck.
Certaines mauvaises langues commençaient à dire que les relations entre les deux hommes n’étaient pas au beau fixe.L’audience que le Khalife accorde à l’instant au Président de Rewmi va permettre de lever les équivoques.
Présidentielle 2019: le Parti de la Réforme investit Macky Sall
https://www.pressafrik.com A l’occasion de leur 17e anniversaire, le parti de la Réforme s’est réuni en Conseil central, ce samedi 17 novembre 2018 à Dakar pour investir le président de la République Macky Sall, comme candidat du parti à l’élection présidentielle du 24 février 2019.
« La trajectoire du parti de la réforme nous impose aujourd’hui, trois orientations majeures. La modernisation du parti par les textes, règlements intérieures, organisations et fonctionnement pour en marche de notre démocratie, l’élargissement de la massification des bases de la parti, et la réaffirmation de notre soutien indéfectible au président de la République Macky Sall aux élections de 2019 et son réélection au premier tour le soir du 24 février 2019 », déclare le secrétaire général de la parti de la Réforme, en remplaçant d’Abdourahim Agne.
Toutefois, ce soutien au patron de l’Apr s’explique par le bilan élogieux durant ses 7 ans, justifie le leader du parti dans le département de Ferlo conduisant une délégation a placé très haute en faveur de Macky Sall. « Les réalisations du chef de l’Etat Macky Sall ont une forte valeur ajoutée dans les sociales entre autres. »Fana CiSSE
MADICKE NIANG tape sur macky et son regime: «Le pays est au bord de la banqueroute…les options économiques n’ont pas été efficientes»
https://www.jotaay.net Le gouvernement doit reconnaître que le pays est au bord de la banqueroute et que ses options économiques n’ont pas été efficientes. C’est l’affirmation de Me Madické Niang. Qui appelle aussi le pouvoir à ne pas faire moins que Wade et Diouf, en matière de transparence, à l’occasion de la présidentielle de février 2019. Se félicitant de la décision du Comité des droits de l’homme de l’Onu sur l’affaire Karim Wade, il appelle Macky Sall et son gouvernement à s’exécuter immédiatement. Me Madické Niang se prononçait en marge de sa visite, hier, à Tivaouane, dans le cadre de la célébration du Maouloud.
Me Madické Niang n’est pas du tout surpris que le ministre de l’Economie et des Finances reconnaisse enfin les tensions budgétaires. «Si vous vous souvenez, lors du vote de la loi de finance 2018, j’avais beaucoup insisté sur les problèmes sur la loi. Rappelez-vous que nous avions, nous tous de l’opposition, quitté la salle, pour protester, parce que le budget n’était pas un budget sincère et équilibré», fait-il remarquer, avant de poursuivre : «Aujourd’hui, l’histoire nous donne raison. D’abord, le pays est au bord de la banqueroute. C’est la réalité, le pouvoir doit avoir le courage de le reconnaitre. Ensuite, ses options économiques n’ont pas été efficientes». Dès lors, il prononce son verdict. «La seule chose à faire revient au peuple, c’est de sanctionner ce pouvoir et de nous confier les destinées de ce pays, pour qu’on puisse le conduire vers des lendemains meilleurs».
«Le Président Macky Sall ne doit pas mettre en cause cette démocratie sénégalaise»
En perspective de la présidentielle du 24 février 2019, avec déjà beaucoup de contestations de l’opposition sur plusieurs aspects du processus électoral, Me Madické Niang, candidat à la candidature, exige la transparence. «Le Président Macky Sall et son gouvernement ne doivent rien négliger en ce qui concerne les exigences de transparence que nous formulons. Nous lui demandons de tout faire pour que la transparence soit au rendez-vous. Il n’a pas le droit de ne pas faire mieux que ses prédécesseurs. C’est ça qui va permettre de garantir la paix sociale et faire que le Sénégal continue d’être une référence», soutient le libéral. Et d’ajouter que «pour sa personne et pour l’intérêt de son groupe, le Président Macky Sall ne doit pas remettre en cause cette démocratie sénégalaise qui est partout adulée et chantée».
«J’exhorte le gouvernement et le Président Macky Sall à exécuter immédiatement la décision des Nations Unies, et à organiser dans les meilleures délais la révision du procès…»
Interpellé sur les derniers développements dans l’affaire Karim Wade, Me Madické Niang ne cache pas sa satisfaction, surtout pour avoir été avocat de Wade-fils au début de cette affaire. «Je me réjouis de la décision qui a été prise par les Nations Unies. J’ai été avocat de Karim Wade. J’ai toujours défendu que Karim Wade était innocent». La messe étant aujourd’hui dite, il «exhorte le gouvernement du Sénégal et le Président Macky Sall à exécuter immédiatement la décision des Nations Unies, et à organiser dans les meilleures délais la révision du procès, pour que l’innocence de Karim Wade soit enfin reconnue». Pour l’avocat-politicien, les dirigeants d’aujourd’hui et de demain, doivent tirer des leçons de cette affaire. «Cela doit servir d’exemple à tout le monde, à moi-même et à d’autres qui viendront. Il faut cesser d’instrumentaliser la justice. C’est ça qui est inacceptable».
«Tant qu’il subsiste un doute sur la candidature de Karim Wade, ma candidature se justifie»
En outre, Madické Niang, presque en rupture de ban avec le Pds, a réaffirmé sa candidature à la candidature pour la présidentielle. «Je suis toujours candidat, parce que personne ne peut affirmer que demain, la candidature de Karim sera déclarée valide. Tant qu’il existe un doute sur la candidature de Karim Wade, ma candidature se justifie», assène-t-il. Madou MBODJI
MOUHAMED HADY BA : « L’analyse de amadou ba est une insulte pour le peuple »
http://www.emedia.sn La dernière sortie du ministre de l’Economie et des Finances, reconnaissant des difficultés de trésorerie, ne cesse de faire des vagues. Ce dimanche, Mouhamed Hady Ba, en a rajouté une couche. Invité de l’émission « LR du Temps » d’Alassane Samba Diop, sur iRadio (90.3 FM), le philosophe, spécialiste des Sciences cognitives, n’a pas été tendre avec Amadou Bâ. « Son analyse est une insulte pour le peuple sénégalais, se désole-t-il. Les experts sénégalais ont passé leur temps à dire à M. Ba que la situation économique du pays était tendue. Il leur répondait qu’ils ne comprenaient rien et qu’il gérait bien le pays, qu’on a des milliards dans nos caisses, etc. Aujourd’hui, il semble dire que quand le prix du baril augmente, il n’est plus compétent. C’est aberrant ! »
Mouhamed Hady Ba reproche au ministre des Finances d’accepter aujourd’hui pour les experts de la Banque Mondiale ce qu’il refusait hier pour les experts sénégalais. « Il (Amadou Ba) se lève un beau jour pour accepter ce qu’il refusait hier, parce que les experts de la Banque Mondiale ont dit que c’était tendu. Il respecte donc plus ces experts que ceux du pays. »
Et, de l’avis du philosophe, invité de l’émission « LR du Temps » de ce dimanche 18 novembre 2018, en compagnie de Docteur Ndèye Amy Ndiaye, Juriste et spécialiste des Droits de l’Homme, l’argument du social pour justifier les tensions de trésorerie n’est que trop léger. « Le ministre revient nous dire que c’est à cause du social qu’il y a des tensions. Mais, dans le même temps, un étudiant est mort parce qu’il n’arrivait pas à percevoir sa bourse. De quel social parle-t-il ? » s’offusque-t-il. Avant de porter l’estocade à l’analyse de l’argentier de l’Etat : « On a l’impression d’avoir à la tête de l’économie de ce pays, quelqu’un qui n’y comprend rien et qui revient dire aux gens qu’ils ne comprennent pas. Dire que c’est à causer du social qu’il y a des tensions, c’est une façon de dire que c’est la politique sociale de son président qui est mauvaise et qui en est la cause. Et dans ce cas, qu’il démissionne tout simplement.C’est insultant. » BN FAYE
Revue de presse du vendredi 16 novembre 2018
le président a deux voies pour modifier la Constitution (Juriste)
Mimi au CESE : Macky prépare son parti et sa…Sortie
Ingérence électorale au Sénégal, au Togo et en Niger : Facebook ferme 65 comptes du groupe Israélien « Archiméde »
RESPECT CALENDRIER ELECTORAL :Mission quasi impossible !
Des chefs d’entreprises ont une opinion négative du climat des affaires au mois de janvier
Contrat d’affermage : des organisations de la Société civile soupçonnent le ministère de l’Hudraulique de vouloir contourner l’Armp pour donner la gestion de l’eau à SUEZ
Dr Babacar Diop, leader Fds : «Le Sénégal est sorti de la démocratie»
Second mandat : Macky Sall prête serment le 2 avril
Expulsion de pêcheurs sénégalais : «On veut transférer la solution de nos problèmes à la Mauritanie»
Lamine Ba : «On ne sait pas sur quoi Macky veut dialoguer…»
Après la promulgation de la loi sur les communications électroniques : les Opérateurs de téléphonie acculent l’État
SITUATION ÉCONOMIQUE : Les précisons de la Direction de la prévision et des études économiques

References: Art. 36

Art. 37

Art. 38

Art. 39

Art. 40

Art. 41

Art. 42
in fine