Source: http://ecoumene.blogspot.com/2018/
Timestamp: 2019-01-19 22:18:39+00:00

Document:
Trajectivité, littérature et traduction / Julie Brock
'Milton Avery, 1945)
Trajectivité, littérature et traduction
Résumé : Dans cet article, nous présentons succinctement la mésologie d'Augustin Berque, et nous expliquons sur quels fondements nous envisageons son application dans le domaine des études littéraires et traductologiques. Dans la première partie, nous expliquons ce que signifie le concept de trajectivité. Augustin Berque se réfère notamment à la chôra platonicienne pour montrer qu'il existe, à l'origine de la pensée occidentale, la notion d'un espace qui n'appartient ni proprement au sujet, ni proprement à l'objet, mais qui les contient tous les deux. La trajectivité définit le mouvement qui permet de relier le sujet et l'objet, le monde abstrait et le monde concret, l'environnement et le paysage, un individu et la société, et plus généralement A et non A. Selon Augustin Berque, ce mouvement se constitue dans la formule « en tant que » (en allemand als, en anglais as, en japonais sunawachi). Il appelle « interprétation » cet acte de conscience du sujet aux yeux de qui, par exemple, l'environnement naturel apparaît en tant que paysage. Dans la deuxième partie, nous posons l'hypothèse que, dans le domaine de la littérature, cette fonction de l'interprète est remplie par le lecteur aux yeux de qui un document textuel apparaît en tant que poème ou en tant que roman. Dans la troisième partie, nous concentrons notre questionnement sur la fonction du traducteur qui se tient à la fois du côté de l'objet et du sujet, du lecteur et de l'auteur, de l'original et du texte nouveau qui deviendra proprement « une traduction ».
Publié par Yoann Moreau Libellés : littérature, traduction, trajection
Retrieving earthliness / Augustin Berque
Research Institute for Humanity and Nature, Kyoto International Symposium, 13-14 December 2018
Humanities on the ground: Confronting the Anthropocene in Asia
Retrieving earthliness
Philosophy and practice of natural farming in Japan
Champ de blé dans le Morvan
(Jean-Baptiste Camille Corot, 1842, Musée des Beaux Arts de Lyon)
Abstract – Modern agriculture has become the worst example of our present civilization’s unsustainability. It kills the soil with its chemical fertilizers and heavy machinery, destroys the biosphere and poisons consumers with its pesticides, tortures animals, decimates peasantry and depopulates the countryside with its industrial logic, while playing havoc with the landscape owing to its technical needs. In a word, it has become both an antinatural and an antihuman activity. Instead, a transmodern conception of the relationship of nature and humanity is proposed, discussing in particular some concrete examples of natural farming in Japan.
Keywords – Agriculture, Fukuoka, Imanishi, Kawaguchi, Mesology, Modernity, Nature, Okada, Paradigm, Science, Transmodernity.
Summary : § 1. Why modernity should be overcome ; § 2. Renaturing science ; § 3. Renaturing agriculture ; Conclusion : natura natura semper.
Publié par Yoann Moreau Libellés : anthropocène, permaculture
Au delà de la modernité ? / Augustin Berque
Pioneer x McIntosh (Faith Fylesca, 1920)
Colloque « Représentations de la nature à l’âge de l’anthropocène » Université Jean Moulin et IETT, Lyon, 22-23 mars 2018
Au delà de la modernité ?
La nature dans la « science naturelle » d’Imanishi et dans l’« agriculture naturelle » de Fukuoka
Plan : § 1. L’histoire humaine de la nature serait-elle une histoire de milieu ? ; § 2. La modernité, cela se dépasse-t-il ? ; § 3. Imanishi : renaturer la science ; § 4. Fukuoka : renaturer l’agriculture ; § 5. Conclusion : natura natura semper.
§ 1. L’histoire humaine de la nature serait-elle une histoire de milieu ?
En 1968, Serge Moscovici (1925-2014) publia un essai mémorable sur ce qu’il qualifiait d’histoire humaine de la nature. Dans la réédition de 1977 en collection Champs, il formulait en quatrième de couverture le souhait « que ce livre, écrit avant son temps, aille à la rencontre de ses lecteurs, ceux d’un temps où, à force de parler de la nature, on en vient presque à oublier qu’elle a une histoire, la nôtre ». Mais pourquoi donc ce livre aurait-il été « écrit avant son temps » ? Et un demi-siècle après 1968, ce temps-là serait il enfin advenu ? L’idée centrale de Moscovici, telle qu’Amazon la met en avant, c’était que « la nature et l’homme travaillent ensemble à forger leur histoire, parce que l’homme est à la fois sujet et créateur de la nature : ‘Nous ne vivons pas dans une nature [sic ; le texte écrit en fait, p. 542, ‘une nature’] qui était présente avant que notre espèce émergeât’ . (…) Serge Moscovici tente, en pionnier, de montrer comment l’homme, être de labeur, n’a de cesse de bouleverser la nature pour l’inventer ».
Publié par Yoann Moreau Libellés : agriculture, science naturante
Pour une architecture paysagère / Augustin Berque
Pour une architecture paysagère
En mars dernier, l’architecte Kengo Kuma rencontrait au sein de son agence parisienne le grand géographe, philosophe et orientaliste Augustin Berque. Faisant suite à cet entretien, Augustin Berque, lors d’un passage unique en Belgique, donnera une conférence où il évoquera la question de l’architecture, et de son lien avec le lieu. L'architecture moderne a revendiqué un "espace universel" qui, perdant tout lien avec la singularité des lieux concrets, aboutit aujourd'hui à l'acosmie d'un "espace foutoir" (junkspace) où une starchitecture - une "architecture E.T." comme descendue des étoiles - se pose ici ou là comme elle se poserait ailleurs. Comment en est-on arrivé là, et pouvons-nous recosmiser l'architecture?
En quoi le paysage est-il vivant ?
Le Berger Corydon (Paul Sérusier, 1913)
École Nationale Supérieure de Paysage Versailles Marseille Les confidences de paysages, II La pensée du vivant / Ressources des territoires Symposium, jeudi 29 mars 2018
Résumé – On imaginera aisément que le paysage vit, biologiquement, de la vie des êtres vivants qui s'y trouvent. C'est faux : le paysage ne se réduisant pas à un écosystème, il ne se réduit pas non plus à la vie des organismes qui composent un écosystème. Le paysage est une relation éco-techno- symbolique, pas seulement écologique. Alors, de quelle sorte est la vie de cette relation? La question sera ici examinée du point de vue onto-logique - à la fois logique et ontologique - qui est celui de la mésologie (Umweltlehre, fûdoron 風土論).
Plan – § 1. Le paysage, de 1906 à 2018 ; § 2. Question de cosmophanie ; § 3. Kosmos, kosmos, quand tu nous tiens… ; § 4. En quoi le paysage est vivant.
Publié par Yoann Moreau Libellés : onto-logique, paysage, vivant
De milieu humain en anthropocène, sans retour ?
No vento e na terra I (Iberê Camargo, 1991)
Cité des sciences et de l’industrie / Cycle de conférences du printemps 2018 : Les vivants façonnent leur milieu… et vice versa / Conférence du mardi 10 avril 2018
Résumé – Alors que l’environnement est universel – le même pour tous –, le milieu est singulier, que ce soit à l’échelle de l’espèce ou à celle des organismes ; et, dans le cas de l’humain, que ce soit à l’échelle des personnes comme à celle des cultures : un même donné environnemental pourra être perçu et utilisé de manières très différentes par des sociétés différentes, et dans un même environnement, deux personnes pourront vivre dans deux milieux très différents. Ouvrant des perspectives nouvelles sur la nature et sur l’existence humaine, la découverte de cette spécificité des milieux, dans la première moitié du XX e siècle, a semé le grain d’une révolution dans les sciences de la nature comme dans les humanités.
<!--LIRE-LA SUITE-->
Publié par Yoann Moreau Libellés : anthropocène, vivant
An enquiry into the onto-logical foundations of sustainability / Augustin BERQUE
The Fall of Man (Albrecht Dürer, 1504)
Ce texte développe le propos d’une conférence donnée en français le 9 février 2018 au Centre d’études sur l’Asie de l’Est (CETASE) de l’Université de Montréal, sous le titre “L’apport de la pensée japonaise à une onto-logique de la durabilité”.
An enquiry into the onto-logical foundations of sustainability
Abstract – “Onto-logical” is here used in the sense of both ontological and logical. The modern- classical Western paradigm (MCWP), ontologically founded on dualism and logically on the law of excluded middle, has entailed modernity and industrialization. It has come to a dead end not only in biological terms (those of the Sixth Extinction), but also morally by decomposing the social link, and aesthetically by wreaking havoc in the landscape. In a word, the MCWP has decosmized human existence. For re-cosmizing ourselves, technical recipes will not suffice. We need to found anew, both ontologically and logically, our way of being and thinking. That is the aim of mesology (Umweltlehre, fûdoron), which proposes a set of ontological concepts and logical principles enabling us to overcome the MCWP.
Publié par Yoann Moreau Libellés : durabilité, ontologie
An enquiry into the onto-logical foundations of su...
Trajectivité, littérature et traduction / Julie Br...

References: § 1
 § 2
 § 3
 § 1
 § 2
 § 3
 § 4
 § 5

§ 1
 § 1
 § 2
 § 3
 § 4