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Timestamp: 2017-08-18 04:46:43+00:00

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DPC - APPA
Les programmes de DPC remplacent l’EPP et la FMC telles que définies dans les précédents arrêtés et décrets. Ils conjuguent évaluation des pratiques professionnelles et formation continue. Leurs objectifs sont l’évaluation des pratiques, le perfectionnement des connaissances, l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins. Ils doivent prendre en compte les priorités de santé publique et la maîtrise médicalisée des dépenses de santé.
Des décrets du 30 décembre 2011 et du 9 janvier 2012 ont complété la partie réglementaire pour l’application du texte de Loi.
Article L6155-1 du Code de la Santé Publique :
Les médecins, odontologistes et les pharmaciens exerçant leurs fonctions dans les établissements publics de santé, dans les hôpitaux des armées, ainsi que ceux exerçant leurs fonctions dans les établissements de santé privés d’intérêt collectif, sont soumis à une obligation de développement professionnel continu dans les conditions fixées aux articles L. 4133-1, L. 4143-1 et L. 4236-1.
Partie législative : Professions de santé
Code de la santé publique (Partie législative)
Quatrième partie : Professions de santé / Livre Ier : Professions médicales / Titre III : Profession de médecin / Chapitre III : Développement professionnel continu
Modifié par LOI n°2009-879 du 21 juillet 2009 – art. 59
Le développement professionnel continu a pour objectifs l’évaluation des pratiques professionnelles, le perfectionnement des connaissances, l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins ainsi que la prise en compte des priorités de santé publique et de la maîtrise médicalisée des dépenses de santé. Il constitue une obligation pour les médecins.
Loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 article 59 XXIV : Le présent article entre en vigueur à la date d’effet de la convention prévue au XXI (Date d’entrée en vigueur indéterminée).
Modifié par Ordonnance n°2005-804 du 18 juillet 2005 – art. 13 JORF 19 juillet 2005
Abrogé par LOI n°2009-879 du 21 juillet 2009 – art. 59 (V)
Abrogé par LOI n°2009-879 du 21 juillet 2009 – art. 59 (VD)
L’évaluation individuelle des pratiques professionnelles constitue une obligation pour les médecins exerçant à titre libéral, les médecins salariés non hospitaliers ainsi que pour les médecins mentionnés à l’article L. 6155-1 et les médecins exerçant dans les établissements de santé privés.
Il est satisfait à cette obligation par la participation du médecin à un des dispositifs prévus à l’article L. 4134-5 ou à un des dispositifs agréés dans des conditions fixées par décret.
Le non-respect par un médecin de l’obligation lui incombant au titre du présent article l’expose aux sanctions prévues par les articles L. 145-1 et suivants du code de la sécurité sociale. Préalablement au dépôt de la requête, le médecin est informé des faits qui lui sont reprochés.A compter de cette notification, le médecin dispose d’un délai d’un mois pour faire connaître ses observations et pour s’engager à participer à une action d’évaluation et d’amélioration de la qualité de sa pratique professionnelle dans un délai de six mois. Les poursuites sont suspendues et, le cas échéant, abandonnées s’il est constaté que le médecin a respecté son engagement.
Un décret fixe les modalités d’application du présent article.
Loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 article 59 XXIV : Le présent article entre en vigueur à la date d’effet de la convention prévue au XXI (Date de fin de vigueur indéterminée).
Modifié par LOI n°2009-879 du 21 juillet 2009 – art. 59 (V)
Modifié par LOI n°2009-879 du 21 juillet 2009 – art. 59 (VD)
Un décret en Conseil d’Etat détermine les modalités selon lesquelles :
1° Les médecins satisfont à leur obligation de développement professionnel continu ainsi que les critères de qualité des actions qui leur sont proposées à ce titre ;
2° L’organisme gestionnaire du développement professionnel continu, après évaluation par une commission scientifique indépendante, enregistre l’ensemble des organismes concourant à l’offre de développement professionnel continu et finance les programmes et actions prioritaires.
Un décret fixe les missions, la composition et les modalités de fonctionnement de la commission scientifique indépendante.
Modifié par Ordonnance n°2010-177 du 23 février 2010 – art. 28
Les instances ordinales s’assurent du respect par les médecins inscrits au tableau de l’ordre de leur obligation de développement professionnel continu.
Les employeurs des médecins mentionnés à l’article L. 4112-6 s’assurent du respect de leur obligation de développement professionnel continu.
Les employeurs publics et privés sont tenus de prendre les dispositions permettant aux médecins salariés de respecter leur obligation de développement professionnel continu dans les conditions fixées par le présent code.
Créé par Loi n°2006-1668 du 21 décembre 2006 – art. 8 JORF 27 décembre 2006
Une convention passée entre l’Etat et le conseil national de l’ordre des médecins fixe les modalités selon lesquelles le fonctionnement administratif et financier des conseils de la formation médicale continue ainsi que du comité de coordination de la formation médicale continue est assuré, à l’échelon national, par le conseil national et, à l’échelon régional, par les conseils régionaux ou interrégionaux de l’ordre des médecins.
Modifié par Ordonnance n°2010-177 du 23 février 2010 – art. 26
Les employeurs publics et privés de médecins salariés mentionnés à l’article L. 4133-2 sont tenus de prendre les dispositions permettant à ces médecins d’assumer leur obligation de formation dans les conditions fixées par le présent code.
Pour les employeurs visés à l’article L. 6331-1 du code du travail, les actions de formation sont financées dans le cadre des dispositions prévues aux articles L. 6331-2 à L. 6331-34 et L. 6332-3 à L. 6332-5 du même code.
Pour les agents sous contrat de droit public ou titulaires des fonctions publiques d’Etat et territoriale, les actions sont financées dans le cadre de la formation professionnelle selon les dispositions législatives et réglementaires en vigueur.
Modifié par Ordonnance n°2007-1801 du 21 décembre 2007 – art. 11
Un décret en Conseil d’Etat fixe les modalités d’application du présent chapitre, notamment la composition des conseils nationaux et du conseil régional de la formation médicale continue, ainsi que le conseil régional compétent pour Saint-Pierre-et-Miquelon et le conseil régional compétent pour Mayotte, les principes généraux que devront appliquer les conseils nationaux pour fixer les critères d’agrément des organismes formateurs, les modalités d’organisation de la validation de l’obligation de formation.
Accréditation de la qualité de la pratique professionnelle
Créé par Loi n°2004-810 du 13 août 2004 – art. 16 (V) JORF 17 août 2004
Les médecins ou les équipes médicales d’une même spécialité exerçant en établissements de santé peuvent demander à ce que la qualité de leur pratique professionnelle soit accréditée dans les conditions mentionnées à l’article L. 1414-3-3.L’accréditation est valable pour une durée de quatre ans. Les résultats de la procédure d’accréditation sont publics. Les médecins et les équipes médicales engagés dans la procédure d’accréditation ou accrédités transmettent à la Haute Autorité de santé les informations nécessaires à l’analyse des événements médicaux indésirables.
Un décret précise les conditions de mise en oeuvre du présent article et notamment les conditions dans lesquelles la demande d’accréditation peut être réservée aux médecins exerçant certaines spécialités particulièrement exposées au risque professionnel.
Modifié par Ordonnance n°2010-76 du 21 janvier 2010 – art. 13
Modifié par Ordonnance n°2010-76 du 21 janvier 2010 – art. 18 (V)
Modifié par LOI n°2010-1249 du 22 octobre 2010 – art. 12 (V)
Les entreprises d’assurance couvrant en France les risques de responsabilité civile mentionnés à l’article L. 1142-2 transmettent à l’Autorité de contrôle prudentiel instituée à l’article L. 612-1 du code monétaire et financier des données de nature comptable, prudentielle ou statistique sur ces risques.
Lorsque cette obligation de transmission n’est pas respectée, l’autorité de contrôle peut prononcer des sanctions dans les conditions prévues par l’article L. 612-39 du code monétaire et financier, à l’exception des 3°, 4°, 5°, 6° et 7°.
L’Autorité de contrôle prudentiel procède à l’analyse de ces données, les transmet sous forme agrégée et en fait rapport aux ministres chargés de l’économie et de la sécurité sociale. Une copie du rapport est adressée à l’observatoire des risques médicaux.
Un arrêté des ministres chargés de l’économie et de la sécurité sociale précise les modalités d’application du présent article et, notamment, les délais applicables ainsi que la nature, la périodicité et le contenu des informations que les entreprises d’assurance sont tenues de communiquer à l’Autorité de contrôle prudentiel.
Partie législative : Praticiens des établissements de santé
Code de la santé publique (Partie législative) / Sixième partie : Etablissements et services de santé : Livre Ier : Etablissements de santé : Titre V : Personnels médicaux et pharmaceutiques /Chapitre V : Développement professionnel continu
Article L6155-1
Article L6155-2
Modifié par Loi n°2004-806 du 9 août 2004 – art. 98 JORF 11 août 2004
Le Conseil national de la formation continue des personnels mentionnés à l’article L. 6155-1, dont les conditions de fonctionnement et les missions sont identiques à celles des conseils mentionnés aux articles L. 4133-2 et L. 4133-3, comprend notamment des représentants des ordres des professions médicales et de l’ordre des pharmaciens, du service de santé des armées, des unités de formation et de recherche et des syndicats représentatifs concernés, des personnalités qualifiées, ainsi que des représentants des commissions médicales d’établissement et des organismes de formation. Un représentant du ministre chargé de la santé assiste aux séances du conseil avec voix consultative.
Le conseil national dresse dans un rapport annuel le bilan de la formation continue dans son domaine de compétence. Ce rapport est rendu public.
Article L6155-3
La validation de l’obligation de formation des personnels mentionnés à l’article L. 6155-1 est effectuée par le conseil régional mentionné à l’article L. 4133-4.
Article L6155-4
Les établissements de santé publics consacrent au développement professionnel continu de leurs médecins, pharmaciens et odontologistes, tel qu’il est organisé par les statuts de ces personnels, des crédits dont le montant ne peut être inférieur à un pourcentage, fixé par décret, de la masse salariale brute hors charges de ces personnels.
Des établissements publics de santé peuvent s’associer pour financer des actions de formation communes pour leurs médecins, biologistes, pharmaciens et odontologistes.
Article L6155-5
Les modalités d’application du présent chapitre sont déterminées par décret en Conseil d’Etat, notamment la composition du conseil national mentionné à l’article L. 6155-2.
Partie réglementaire (Quatrième partie : Professions de santé / Livre Ier : Profession de médecin / Chapitre III : Formation médicale continue)
Section 1 : Contenu de l’obligation
Modifié par Décret n°2011-2116 du 30 décembre 2011 – art. 1
Le développement professionnel continu comporte, conformément à l’article L. 4133-1, l’analyse, par les médecins, de leurs pratiques professionnelles ainsi que l’acquisition ou l’approfondissement de connaissances ou de compétences.
Il constitue une obligation individuelle qui s’inscrit dans une démarche permanente.
Cette obligation s’impose aux médecins inscrits au tableau de l’ordre ainsi qu’à tous les médecins mentionnés à l’article L. 4112-6.
Le médecin satisfait à son obligation de développement professionnel continu dès lors qu’il participe, au cours de chaque année civile, à un programme de développement professionnel continu collectif annuel ou pluriannuel.
2° Comporter une des méthodes et des modalités validées par la Haute Autorité de santé après avis de la commission scientifique indépendante des médecins ; ces méthodes et modalités précisent les conditions qui permettent d’apprécier la participation effective, en tant que participant ou en tant que formateur, à un programme de développement professionnel continu ;
Le groupe composé au sein du conseil de surveillance de l’organisme gestionnaire du développement professionnel continu, mentionné au 2° du I de l’article R. 4021-15, peut élaborer des propositions d’orientations nationales qu’il transmet à la commission scientifique indépendante des médecins.
La liste des méthodes mentionnées au 2° de l’article R. 4133-2 est élaborée avec le concours d’un organisme composé de conseils nationaux professionnels de spécialité d’exercice, qui regroupent, pour chaque spécialité, les sociétés savantes et les organismes professionnels, selon des modalités définies par une convention conclue entre cet organisme et l’Etat.
Outre les modalités prévues par l’article R. 4133-2, un médecin est également réputé avoir satisfait à son obligation de développement professionnel continu si, au cours de l’année civile écoulée, il a obtenu un diplôme universitaire évalué favorablement par la commission scientifique indépendante des médecins en tant que programme de développement professionnel continu.
Les conseils départementaux de l’ordre des médecins, les conseils nationaux professionnels, les commissions et les conférences médicales d’établissement, les instances représentant les autres catégories de médecins salariés ainsi que les unions régionales des professionnels de santé représentant les médecins libéraux assurent la promotion de programmes de développement professionnel continu qui peuvent être suivis par des médecins libéraux, des médecins hospitaliers et des médecins salariés. Ces programmes peuvent associer des médecins de même spécialité ou de spécialités différentes, ainsi que d’autres professionnels.
Les médecins choisissent librement les organismes de développement professionnel qui mettent en œuvre les programmes auxquels ils participent. L’évaluation par la commission scientifique indépendante des médecins, dont les organismes de développement professionnel continu ont fait l’objet dans les conditions prévues à l’article R. 4021-24, est portée à la connaissance des médecins lors de leur inscription à un programme.
L’organisme gestionnaire du développement professionnel continu finance le développement professionnel continu des médecins libéraux et des médecins exerçant dans les centres de santé conventionnés, dans la limite des forfaits individuels mentionnés à l’article R. 4021-9.
Les centres hospitaliers universitaires consacrent au financement des actions de développement professionnel continu des médecins qu’ils emploient un pourcentage minimum de 0,50 % du montant des rémunérations de leurs médecins, au sens de l’article L. 242-1 du code de la sécurité sociale.
Les autres établissements publics de santé consacrent au financement des actions de développement professionnel continu des médecins qu’ils emploient un pourcentage minimum de 0,75 % du montant des rémunérations de leurs médecins, au sens de l’article L. 242-1 du code de la sécurité sociale.
Les actions de développement professionnel continu des médecins fonctionnaires et contractuels dont les employeurs sont l’Etat et les collectivités locales sont financées dans le cadre des crédits prévus par la législation relative à chacune de ces fonctions publiques.
Les actions de développement professionnel continu des médecins salariés du secteur privé sont financées dans les conditions prévues par l’article L. 6331-1 du code du travail.
Les employeurs publics et privés peuvent se libérer totalement ou partiellement de l’obligation prévue aux alinéas précédents en versant tout ou partie des sommes ainsi calculées à un organisme paritaire collecteur agréé de leur branche professionnelle ou de leur champ d’activité ou à l’organisme agréé mentionné à l’article 16 de l’ordonnance n° 2005-406 du 2 mai 2005 simplifiant le régime juridique des établissements de santé.
L’organisme gestionnaire du développement professionnel continu peut conclure des conventions avec les organismes collecteurs agréés régis par le chapitre II du titre III du livre III de la sixième partie du code du travail ou avec l’organisme agréé mentionné à l’article 16 de l’ordonnance n° 2005-406 précitée du 2 mai 2005 simplifiant le régime juridique des établissements de santé, afin de concourir au financement du développement professionnel continu des médecins.
L’organisme de développement professionnel continu délivre une attestation aux médecins justifiant de leur participation, au cours de l’année civile, à un programme de développement professionnel continu. Il transmet simultanément par voie électronique les attestations correspondantes au conseil départemental de l’ordre des médecins dont chaque médecin relève. Le modèle de l’attestation est défini par arrêté du ministre chargé de la santé.
Le conseil départemental de l’ordre des médecins s’assure, au moins une fois tous les cinq ans, sur la base des attestations transmises par les organismes de développement professionnel continu ou du diplôme mentionné à l’article R. 4133-5, que les médecins relevant de sa compétence ont satisfait à leur obligation annuelle de développement professionnel continu.
Lorsque le médecin a participé à un programme dispensé par un organisme qui a fait l’objet, à la date de son inscription, d’une évaluation défavorable par la commission scientifique indépendante des médecins, l’obligation est réputée non satisfaite.
Si l’obligation individuelle de développement professionnel continu prévue à l’article R. 4133-1 n’est pas satisfaite, le conseil départemental de l’ordre des médecins demande au médecin concerné les motifs du non-respect de cette obligation. Au vu des éléments de réponse communiqués, le conseil départemental de l’ordre des médecins apprécie la nécessité de mettre en place un plan annuel personnalisé de développement professionnel continu et notifie à l’intéressé qu’il devra suivre ce plan.
L’absence de mise en œuvre de ce plan par le médecin est susceptible de constituer un cas d’insuffisance professionnelle au sens de l’article L. 4113-14.
Section 5 : Modalités d’application aux médecins non inscrits à l’ordre
Pour l’application des dispositions du présent chapitre aux médecins du service de santé des armées, le ministre de la défense arrête conjointement avec le ministre chargé de la santé les orientations nationales de développement professionnel continu.
Il exerce les attributions confiées au présent chapitre à l’agence régionale de santé, à l’ordre des médecins, aux commissions et conférences médicales d’établissement, aux employeurs et aux unions régionales des professionnels de santé représentant les médecins.
Article R4133-15 En savoir plus sur cet article…
Pour l’application des dispositions du présent chapitre aux médecins mentionnés au deuxième alinéa de l’article L. 4112-6, l’employeur exerce les attributions confiées à l’ordre des médecins. Les attestations mentionnées à l’article R. 4133-10 lui sont transmises. Il s’assure du respect de l’obligation de développement professionnel continu.
Décrets de janvier 2012
Décret n° 2011-2113 du 30 décembre 2011 relatif à l’organisme gestionnaire du DPC
Décret n° 2011-2116 du 30 décembre 2011 relatif au DPC des médecins
Décret n° 2011-2115 du 30 décembre 2011 relatif au DPC des chirurgiens-dentistes
Décret n° 2011-2114 du 30 décembre 2011 relatif au DPC des professionnels de santé paramédicaux
Décret n° 2011-2117 du 30 décembre 2011 relatif au DPC des sages-femmes
Décret n° 2011-2118 du 30 décembre 2011 relatif au DPC des pharmaciens
Décret n° 2012-26 du 9 janvier 2012 relatif à la commission scientifique indépendante des médecins
Décret n° 2012-28 du 9 janvier 2012 relatif à la commission scientifique indépendante des chirurgiens-dentistes
Décret n° 2012-30 du 9 janvier 2012 relatif à la commission scient. du Haut Conseil des professions paramédicales
Décret n° 2012-27 du 9 janvier 2012 relatif à la commission scientifique indépendante des sages-femmes
Décret n° 2012-29 du 9 janvier 2012 relatif à la commission scientifique indépendante des pharmaciens
Créé par Décret n°2012-26 du 9 janvier 2012 – art. 1
La commission scientifique indépendante des médecins, mentionnée à l’article L. 4133-2, a pour mission de :
1° Formuler un avis sur les orientations nationales de développement professionnel continu au ministre chargé de la santé qui les arrête après information de l’organisme gestionnaire du développement professionnel continu ;
2° Etablir, en application de l’article R. 4021-28, une évaluation scientifique des organismes de développement professionnel continu qui demandent leur enregistrement au titre du développement professionnel continu et assurer son actualisation périodique, conformément aux dispositions de l’article R. 4021-33 ;
3° Répondre aux demandes d’expertise que lui soumettent les instances de l’organisme gestionnaire du développement professionnel continu ;
5° Proposer les modalités d’appréciation des critères d’évaluation mentionnés à l’article R. 4021-25 et les conditions dans lesquelles les organismes de développement professionnel continu peuvent soumettre un nouveau dossier ;
6° Etablir, dans le cadre de l’article R. 4133-5, la liste des diplômes d’université qui sont considérés comme équivalents à un programme de développement professionnel continu ;
7° Formuler un avis sur les méthodes et les modalités dont la liste est validée par la Haute Autorité de santé et, notamment, sur les conditions dans lesquelles la participation en tant que formateur à un programme de développement professionnel continu des médecins concourt au respect de l’obligation de développement professionnel continu du médecin formateur, conformément à l’article R. 4133-2.
1° Vingt-deux représentants des conseils nationaux professionnels de spécialité d’exercice, dont cinq représentants du Conseil national professionnel de spécialité de la médecine générale, sur proposition de l’organisme ayant conclu une convention avec l’Etat en application de l’article R. 4133-4. Ces propositions tiennent compte des différents modes d’exercice de la médecine et d’un regroupement des spécialités médicales ;
3° Un représentant du Conseil national de l’ordre des médecins désigné par ce conseil ;
Pour chacun des titulaires mentionnés aux 1°, 2°, 3° et 5° de l’article D. 4133-18, un suppléant est désigné dans les mêmes conditions. Il siège aux séances de la commission en l’absence du titulaire.
Les fonctions exercées par les membres de la commission scientifique indépendante des médecins sont incompatibles avec les fonctions exercées au sein des instances de l’organisme gestionnaire du développement professionnel continu ou avec celles de salarié ou d’administrateur d’un organisme de développement professionnel continu.
La commission scientifique indépendante se réunit au moins trois fois par an, sur convocation de son président. Le président fixe l’ordre du jour. Figurent également à l’ordre du jour les sujets dont l’inscription est demandée par le ministre chargé de la santé ou par au moins un tiers des membres de la commission.
Les membres de la commission scientifique indépendante sont soumis aux obligations prévues à l’article L. 1451-1, à l’article L. 4113-6 et au premier alinéa de l’article L. 4113-13. En cas de conflit d’intérêts ou de manquement à l’obligation de confidentialité, le ministre chargé de la santé peut, après avoir mis l’intéressé à même de présenter ses observations, mettre fin à ses fonctions de membre de la commission.
La commission scientifique indépendante adopte chaque année un rapport d’activité qui est transmis à l’organisme gestionnaire du développement professionnel continu.
L’organisme gestionnaire du développement professionnel continu est chargé d’assurer le secrétariat et la gestion des moyens nécessaires au fonctionnement de la commission scientifique indépendante des médecins, en application de l’article R. 4021-2.
L’organisme gestionnaire du développement professionnel continu est chargé de verser des indemnités pour pertes de ressources aux membres de la commission scientifique indépendante des médecins.
Les membres de la commission scientifique indépendante ainsi que les personnes mentionnées au dernier alinéa de l’article D. 4133-21 peuvent percevoir en rémunération des rapports qu’ils réalisent une indemnité dont le montant est fixé par arrêté du ministre chargé de la santé.
Les frais de déplacement des membres de la commission scientifique indépendante sont remboursés dans les conditions prévues par la réglementation applicable aux fonctionnaires de l’Etat.
(Partie réglementaire)
Créé par Décret n°2006-909 du 21 juillet 2006 – art. 1 JORF 23 juillet 2006
L’accréditation prévue par l’article L. 4135-1 est délivrée aux médecins ou aux équipes médicales d’une même spécialité exerçant en établissement de santé qui ont pendant une période d’une durée de douze mois, pour les médecins engagés pour la première fois dans l’accréditation, et de quatre ans, pour le renouvellement de l’accréditation :
1° Procédé à la déclaration prévue à l’article L. 1414-3-3 des événements considérés comme porteurs de risques médicaux concernant leur activité en établissement de santé ;
2° Mis en oeuvre, le cas échéant, les recommandations individuelles résultant de l’analyse des événements porteurs de risque qu’ils ont déclarés ;
3° Mis en oeuvre les référentiels de qualité des soins ou de pratiques professionnelles mentionnés au 2° de l’article L. 1414-3-3 ainsi que les recommandations générales mentionnées au 6° de l’article D. 4135-5 résultant de l’analyse des événements porteurs de risques enregistrés, des études de risques et de la veille scientifique ;
4° Satisfait aux exigences de participation aux activités du programme d’amélioration de la sécurité des pratiques de la spécialité dont ils relèvent, définies par l’organisme agréé mentionné à l’article D. 4135-5, dans le cadre défini par la Haute Autorité de santé.
L’accréditation constitue une modalité de satisfaction à l’obligation d’évaluation des pratiques professionnelles.
Les modalités selon lesquelles est présentée la demande d’accréditation ainsi que la liste des pièces jointes à la demande d’accréditation sont définies par la Haute Autorité de santé.
Peuvent demander à être accrédités les médecins ou équipes médicales exerçant en établissements de santé ayant une activité d’obstétrique, d’échographie obstétricale, de réanimation, de soins intensifs ou exerçant l’une des spécialités suivantes :
Les médecins d’une même spécialité constituant une équipe médicale peuvent conjointement présenter une demande d’accréditation. Dans ce cas, l’accréditation est délivrée à chacun des médecins composant l’équipe médicale.
La déclaration des événements porteurs de risque prévue par l’article L. 1414-3-3 est destinée à :
1° Permettre aux établissements de santé, médecins et équipes médicales de prendre toute mesure utile pour prévenir la survenue d’événements indésirables liés aux soins ou en limiter les effets ;
2° Fournir à la Haute Autorité de santé les informations nécessaires à l’élaboration ou à la validation, en lien avec les professionnels et les organismes concernés, des référentiels de qualité des soins ou de pratiques professionnelles mentionnés au 2° de l’article L. 1414-3-3.
Sont considérés comme événements porteurs de risques médicaux les événements indésirables dont la nature, les modalités de déclaration et d’analyse sont précisés par le collège de la Haute Autorité de santé, à l’exclusion des événements indésirables graves mentionnés à l’article L. 1413-14.
1° Soit par l’intermédiaire d’une instance créée à cet effet par le règlement intérieur de l’établissement et dont les membres sont nommés par la commission médicale d’établissement, la conférence médicale ou la commission médicale. Cette instance transmet les événements porteurs de risque à l’organisme agréé désigné par le médecin ;
2° Soit directement auprès d’un organisme agréé selon des modalités définies par le collège de la Haute Autorité de santé.
La déclaration des événements considérés comme porteurs de risques est transmise à l’organisme agréé selon des modalités garantissant l’anonymat du patient. Les données relatives aux événements porteurs de risque sont transmises à la Haute Autorité de santé par les organismes agréés selon des modalités garantissant l’anonymat du patient, du médecin et de l’établissement.
Dans le cadre des référentiels de qualité des soins ou de pratiques professionnelles mentionnés au 2° de l’article L. 1414-3-3, les organismes agréés par la Haute Autorité de santé ont pour mission :
1° D’instruire les demandes d’accréditation des médecins et des équipes médicales ;
2° De procéder à l’évaluation des demandes d’accréditation et transmettre à la Haute Autorité de santé leur avis sur ces demandes ;
3° De recruter et de former les experts de chacune des spécialités mentionnées à l’article D. 4135-2 ;
4° De recueillir les déclarations d’événements porteurs de risques en vue de leur exploitation après avoir procédé préalablement au traitement assurant le caractère anonyme de ces déclarations ;
5° D’analyser les événements porteurs de risques médicaux de ces spécialités en vue de l’élaboration des référentiels de qualité des soins, des pratiques professionnelles ou de gestion des risques ;
7° D’évaluer la mise en oeuvre de ces recommandations par les médecins ;
8° De communiquer aux instances prévues à l’article D. 4135-4 une synthèse des informations recueillies afin de permettre aux établissements de santé d’améliorer la gestion des risques. Cette synthèse ne doit comporter aucune mention nominative ou susceptible de permettre l’identification d’une personne ;
9° De réaliser des visites sur place en accord avec le responsable de l’établissement de santé, après information de la commission médicale d’établissement, de la conférence médicale ou de la commission médicale.
Dans le cadre de la mission d’accréditation, seuls les dossiers ou documents médicaux rendus anonymes, nécessaires à l’accomplissement de cette mission, peuvent être communiqués aux médecins experts désignés par ces organismes.
Le contrôle du respect des obligations mentionnées aux articles D. 4135-4, D. 4135-5 et D. 4135-7 par les organismes agréés est organisé par la Haute Autorité de santé. Le non-respect de ces obligations peut entraîner la suspension ou le retrait de l’agrément de l’organisme par la Haute Autorité de santé.
Modifié par Décret n°2006-1559 du 7 décembre 2006 – art. 1 JORF 9 décembre 2006
Les médecins ou équipes médicales informent les commissions médicales d’établissement, les conférences médicales ou les commissions médicales de leur engagement dans la procédure d’accréditation et de la suite donnée à cette demande.
Avant l’expiration des périodes mentionnées au premier alinéa de l’article D. 4135-1 et dans un délai fixé par la Haute Autorité de santé ne pouvant excéder deux mois, l’organisme agréé choisi par le médecin adresse à la Haute Autorité de santé la demande d’accréditation ou de renouvellement de son accréditation accompagnée d’un avis motivé. En cas d’avis défavorable de l’organisme agréé, le praticien est invité à présenter ses observations.
La Haute Autorité de santé délivre un certificat d’accréditation ou de renouvellement d’accréditation aux médecins et aux membres des équipes médicales à titre individuel à l’expiration des périodes mentionnées au premier alinéa de l’article D. 4135-1. A ces dates, si aucune décision n’a été notifiée au médecin ou aux membres de l’équipe médicale, les demandes d’accréditation ou de renouvellement d’accréditation sont réputées rejetées. La Haute Autorité de santé notifie l’accréditation ou le renouvellement d’accréditation des médecins au conseil régional de la formation médicale continue mentionné à l’article D. 4133-24 dont ils relèvent ainsi qu’à la commission médicale d’établissement, à la conférence médicale ou à la commission médicale et à l’union régionale mentionnée à l’article L. 4134-1 de la circonscription géographique dans laquelle le médecin exerce, le cas échéant, son activité libérale.
La Haute Autorité de santé informe la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés, ainsi que la caisse primaire d’assurance maladie dans le ressort de laquelle le médecin exerce son activité, de la demande d’accréditation ou de renouvellement d’accréditation des médecins, en précisant l’organisme agréé concerné, ainsi que des décisions d’accréditation, de refus ou de retrait d’accréditation des médecins.
L’accréditation est valable pour une durée de quatre ans.
En cas de manquements répétés aux obligations mentionnées à l’article D. 4135-1, le titulaire de l’accréditation peut être mis en demeure par la Haute Autorité de santé de respecter ces obligations. Si, à l’issue de la période fixée par cette mise en demeure et qui ne peut être d’une durée inférieure à trois mois, il est constaté que les manquements ont persisté, la Haute Autorité de santé peut, après avoir recueilli les explications de l’intéressé, retirer l’accréditation. Le retrait de l’accréditation est notifié au conseil régional de la formation médicale continue mentionné à l’article D. 4133-24 dont il relève ainsi qu’à la commission médicale d’établissement, à la conférence médicale ou à la commission médicale et à l’union régionale mentionnée à l’article L. 4134-1 de la circonscription géographique dans laquelle le médecin exerce, le cas échéant, son activité libérale.
Lorsque, au cours de la procédure d’accréditation, sont constatés des faits ou manquements mettant en jeu la sécurité des patients, l’organisme agréé le signale au médecin concerné, qui peut formuler ses observations. L’organisme agréé propose à ce médecin les mesures correctrices à mettre en oeuvre et en assure le suivi. En cas de rejet par le médecin concerné de ces mesures ou si le suivi fait apparaître la persistance des faits ou manquements de même nature, l’organisme agréé transmet immédiatement un constat circonstancié au conseil régional de l’ordre des médecins. Le conseil régional de l’ordre sollicite un avis, selon le cas, de la commission médicale d’établissement, de la commission médicale ou de la conférence médicale concernée. Faute de réponse de ces instances dans les quinze jours à compter de leur saisine, leur avis est réputé rendu.
La Haute Autorité de santé établit, au vu des informations communiquées par les organismes agréés, un rapport annuel relatif à l’accréditation de la qualité de la pratique professionnelle dans les différentes spécialités. Ce rapport est rendu public.
Pour l’application des dispositions du présent chapitre, les hôpitaux des armées sont regardés comme des établissements de santé. Le directeur central du service de santé des armées exerce, pour les hôpitaux des armées, les attributions confiées aux commissions médicales d’établissement par l’article D. 4135-4 et reçoit de la Haute Autorité de santé la notification de l’accréditation des praticiens des armées prévue à l’article D. 4135-7.

References: art. 59
 art. 13
 art. 59
 art. 59
 art. 59
 art. 59
 art. 28
 art. 8
 art. 26
 art. 11
 art. 16
 art. 13
 art. 18
 art. 12
 art. 98
 art. 1
 art. 1
 art. 1
 art. 1