Source: https://monimmeuble.com/actualite/recommandation-n-26-mandataire-ad-hoc
Timestamp: 2018-10-22 14:18:47+00:00

Document:
Recommandation n° 26 : mandataire ad hoc - Mon Immeuble
Considérant que l’article 29-1A de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis modifiée dispose :
« Lorsqu’à la clôture des comptes les impayés atteignent 25 % des sommes exigibles en vertu des articles 14-1 et 14-2, le syndic en informe le conseil syndical et saisit sur requête le président du tribunal de grande instance d’une demande de désignation d’un mandataire ad hoc.
« Dans les cas visés aux trois alinéas précédents, le représentant de l’Etat dans le département, le maire de la commune où est implanté l’immeuble et, le cas échéant, le président de l’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat sont informés de la saisine par le ou les demandeurs.
Considérant que l’article 29-1B de la même loi dispose :
« Le président du tribunal de grande instance, saisi dans les conditions prévues à l’article 29-1A et statuant par ordonnance sur requête ou comme en matière de référé, peut désigner un mandataire ad hoc dont il détermine la mission.
« Le greffe du tribunal de grande instance adresse ce rapport au syndic, au conseil syndical, au maire de la commune où est implanté l’immeuble, le cas échéant au président de l’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat, ainsi qu’au représentant de l’Etat dans le département.
« Le syndic inscrit à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale les projets de résolution nécessaires à la mise en oeuvre de ce rapport.
« Art. 61-2. – Ne sont pas considérées comme impayées, au sens et pour l’application du premier alinéa de l’article 29-1A de la loi du 10 juillet 1965, les sommes devenues exigibles dans le mois précédant la date de clôture de l’exercice.
« Art. 61-3. – La demande tendant à la désignation d’un mandataire ad hoc prévue à l’article 29-1A de la loi du 10 juillet 1965 est portée devant le président du tribunal de grande instance du lieu de situation de l’immeuble.
« Art. 61-4. – Pour l’information du conseil syndical mentionnée au premier alinéa de l’article 29-1A de la loi du 10 juillet 1965, le syndic adresse sans délai à chacun de ses membres l’état des impayés avant répartition à la date de la clôture de l’exercice comptable, sous réserve des dispositions de l’article 61-2.
« Art. 61-5. – L’information visée au quatrième alinéa de l’article 29-1A de la loi du 10 juillet 1965 est valablement faite par l’envoi d’une copie de la requête ou de l’assignation.
« Art. 61-6. – Lorsque la demande tendant à la désignation d’un mandataire ad hoc émane de copropriétaires représentant ensemble au moins 15% des voix du syndicat ou émane du créancier visé au troisième alinéa de l’article 29-1A de la loi du 10 juillet 1965, le président du tribunal de grande instance est saisi par la voie d’une assignation dirigée contre le syndicat représenté par son syndic, dans les conditions prévues à l’article 485 du code de procédure civile.
« Art. 61-7. – La requête ou l’assignation qui tend à la désignation d’un mandataire ad hoc est accompagnée des pièces de nature à justifier la demande.
« Art. 61-8. – L’ordonnance rendue comme en matière de référé n’est pas exécutoire de droit à titre provisoire.
« Art. 61-9. – L’ordonnance qui désigne un mandataire ad hoc est portée sans délai, par celui-ci, à la connaissance des copropriétaires soit par remise contre émargement, soit par lettre recommandée avec demande d’avis de réception.
« Cette communication reproduit soit le texte de l’article 490 du code de procédure civile s’il s’agit d’une ordonnance du président statuant comme en matière de référé, soit l’article 496 du même code s’il s’agit d’une ordonnance sur requête.
« Art. 61-10. – Le président du tribunal de grande instance peut autoriser le mandataire ad hoc, à la demande de celui-ci et à ses frais, à se faire assister d’un technicien pour l’accomplissement de sa mission, sur une question particulière.
« Art. 61-11. – Le syndic informe les copropriétaires qu’ils peuvent prendre connaissance du rapport du mandataire ad hoc dans les conditions de l’article 62-12. Une copie de tout ou partie du rapport est adressée par le syndic aux copropriétaires qui en font la demande, aux frais de ces derniers.
« Art. 61-12. – Pour l’application de l’avant-dernier alinéa de l’article 29-1B, le greffe du tribunal de grande instance adresse le rapport du mandataire ad hoc au président du conseil syndical ou, à défaut, à chacun de ses membres. »
qu’il existe divers types de mandataires : mandataire commun de l’article 23 de la loi du 10 juillet 1965, mandataire de justice des articles 8 et 50 du décret du 17 mars 1967, mandataires ad hoc des articles 54 et 56 du même décret, et qu’ils se distinguent du mandataire ad hoc objet de la présente recommandation;
que le mandataire ad hoc prévu à l’article 29-1A ci-dessus, objet de la présente recommandation,
que le juge intervient pour la désignation et l’élaboration de la mission du mandataire ad hoc lequel ne représente ni les copropriétaires, ni le syndicat des copropriétaires, ni les créanciers;
1° – Sur l’information du conseil syndical :
que l’état des sommes impayées à la date de clôture de l’exercice et avant répartition, prévu à l’article 61-4 du décret, mentionne notamment les subventions notifiées, les prêts à recevoir et l’avance constituant la réserve prévue au règlement de copropriété;
au demandeur, lorsqu’il est le syndic, de présenter les documents envoyés au conseil syndical pour son information;
au demandeur, lorsqu’il est un créancier, de justifier, de plus, de la bonne fin des travaux, des factures impayées depuis six mois, ainsi que du commandement de payer resté infructueux,
pour que la désignation du mandataire ad hoc soit adaptée à la situation, de vérifier la ou les causes alléguées des impayés : coût important de travaux ou de fournitures, gestion défectueuse, accumulation de factures, contestations des charges ou des dépenses, actions judiciaires notamment relatives à la régularité des décisions de l’assemblée générale et la mise en jeu des garanties, diligences pour le recouvrement des sommes dues au syndicat des copropriétaires, retards ou suspension de paiement, insolvabilité, état de l’immeuble…;
3° – Sur la qualité du mandataire ad hoc :
Appelle l’attention des demandeurs sur l’intérêt :
de faire désigner une personne indépendante, objective, compétente, notamment en gestion économique et sociale, et ayant les qualités pour mener les actions de médiation et de négociation prévues à l’article 29-1B;
de prendre en compte d’éventuels conflits d’intérêts et, par exemple, d’éviter de faire désigner les mêmes personnes que celles qui sont susceptibles d’être nommées ultérieurement en qualité d’administrateur provisoire du syndicat des copropriétaires concerné, en vertu de l’article 29-1 de la loi du 10 juillet 1965.
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References: Art. 61
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