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Timestamp: 2019-10-21 00:28:02+00:00

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Loi du 22 août 2003 instituant un médiateur. - Legilux
Loi du 22 août 2003 instituant un médiateur.
Sujets principaux : médiateur
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Chapitre 1er– Du mandat et des attributions du médiateur
Chapitre 2 – Du statut du médiateur
Chapitre 3 - Fonctionnement du secrétariat du médiateur
Chapitre 4 – Dispositions modificatives, financières et finales
Chapitre 1 er– Du mandat et des attributions du médiateur
Art. 1er.- Institution et mission du médiateur
Il est institué un médiateur, rattaché à la Chambre des députés. Celui-ci ne reçoit, dans l'exercice de ses fonctions, d'instructions d'aucune autorité.
Le médiateur a pour mission de recevoir, dans les conditions fixées par la présente loi, les réclamations des personnes visées à l'article 2, paragraphe (1), formulées à l'occasion d'une affaire qui les concerne, relatives au fonctionnement des administrations de l'Etat et des communes, ainsi que des établissements publics relevant de l'Etat et des communes, à l'exclusion de leurs activités industrielles, financières et commerciales.
Art. 2.- Modalités de la saisine du médiateur
Toute personne physique ou morale de droit privé qui estime, à l'occasion d'une affaire la concernant, qu'une autorité visée à l'article premier n'a pas fonctionné conformément à la mission qu'elle doit assurer ou contrevient aux conventions, lois et règlements en vigueur, peut, par une réclamation individuelle écrite ou moyennant déclaration orale faite à son secrétariat, demander que l'affaire soit portée à la connaissance du médiateur.
La personne qui s'estime lésée peut faire parvenir sa réclamation directement ou par l'intermédiaire d'un membre de la Chambre des députés au médiateur. Chaque membre de la Chambre des députés peut, en outre, de son propre chef, saisir le médiateur d'une question de sa compétence.
Art. 3.- Recevabilité des réclamations
Les différends ayant trait aux rapports de travail entre les administrations visées à l'article premier et leurs fonctionnaires ou autres agents ne peuvent faire l'objet d'une saisine du médiateur.
Art. 4.- Moyens d'action du médiateur
Le médiateur est informé des suites données à son intervention dans un délai qu'il fixe.
Le médiateur a l'obligation d'informer la personne qui se trouve à l'origine de la réclamation par écrit des suites réservées à sa recommandation. Lorsqu'une réclamation ne lui paraît pas justifiée, le médiateur en informe le réclamant en motivant sa décision.
A défaut de réponse satisfaisante dans le délai qu'il a fixé ou en cas d'inaction de l'administration suite à son intervention, le médiateur a la possibilité de procéder à la publication de ses recommandations. Si l'injonction du médiateur, en cas d'inexécution par l'administration d'une décision de justice passée en force de chose jugée, n'est pas suivie d'effet, le médiateur rédige un rapport spécial adressé à la Chambre des députés et publié au Mémorial.
Art. 5.- Moyens budgétaires du médiateur
Le budget des recettes et dépenses de l'Etat arrête annuellement la dotation au profit du médiateur au vu de l'état prévisionnel établi par ce dernier. Les comptes du médiateur sont contrôlés annuellement selon les modalités à fixer par la Chambre des députés. L'apurement des comptes se fait parallèlement à celui des comptes de la Chambre des députés.
Art. 6.- Accès à l'information
Le médiateur peut demander, par écrit ou oralement, au service visé par l'enquête tous les renseignements qu'il juge nécessaires. Le service visé est obligé de remettre au médiateur dans les délais fixés par celui-ci tous les dossiers concernant l'affaire en question. Les Ministres et toutes autorités publiques visées au premier article doivent faciliter la tâche du médiateur. Ils doivent autoriser les fonctionnaires, employés et ouvriers placés sous leur autorité à répondre aux questions du médiateur. Le caractère secret ou confidentiel des pièces dont il demande la communication ne peut lui être opposé sauf en matière de secret concernant la défense nationale, de sûreté de l'Etat ou de politique extérieure.
Art. 7.- Secret professionnel
En vue d'assurer le respect des dispositions relatives au secret professionnel, le médiateur veille à ce qu'aucune mention permettant l'identification des personnes dont le nom lui aurait été révélé ne soit faite dans les documents établis sous son autorité ou dans ses communications.
Art. 8.- Publication d'un rapport d'activités
Le médiateur présente annuellement à la Chambre des députés un rapport dans lequel il établit le bilan de son activité. Il peut en plus présenter des rapports trimestriels intermédiaires s'il l'estime nécessaire. Ces rapports contiennent les recommandations que le médiateur juge utiles et exposent les difficultés éventuelles que celui-ci a rencontrées dans l'exercice de sa fonction. Les rapports sont rendus publics par la Chambre des députés. Le médiateur peut être entendu soit à sa demande, soit à la demande de la Chambre, selon les modalités fixées par celle-ci.
Art. 9.- Nomination et durée du mandat du médiateur
Le Grand-Duc nomme à la fonction de médiateur la personne qui lui est proposée par la Chambre des députés.
La désignation par la Chambre des députés se fait à la majorité des députés présents, le vote par procuration n'étant pas admis.
Le médiateur est nommé pour une durée de huit ans non renouvelable.
Avant d'entrer en fonction, le médiateur prête serment entre les mains du Grand-Duc ou de son délégué conformément aux termes de la loi modifiée du 16 avril 1979 fixant le statut général des fonctionnaires de l'Etat.
Art. 10.- Fin du mandat du médiateur
Le mandat du médiateur prend fin d'office:
a) soit à l'expiration de la durée du mandat telle que prévue à l'article 9;
b) soit lorsque le médiateur atteint l'âge de 68 ans;
c) soit lorsque le médiateur accepte d'exercer une des fonctions incompatibles avec son mandat visées à l'article 11.
La Chambre des députés peut, à la majorité des députés présents, le vote par procuration n'étant pas admis, demander au Grand-Duc de mettre fin au mandat du médiateur dans les cas suivants:
a) lorsque le médiateur en formule lui-même la demande;
b) lorsque l'état de santé du médiateur compromet l'exercice de sa fonction;
c) lorsque le médiateur se trouve, pour une autre raison, dans l'incapacité d'exercer son mandat.
Lorsque le médiateur n'exerce pas sa mission conformément à la présente loi, sa révocation peut être demandée par un tiers des députés. Cette demande fait l'objet d'une instruction dont les modalités sont précisées dans le Règlement de la Chambre des députés. Les résultats de l'instruction sont soumis à la Chambre. Celle-ci décide, à la majorité des députés présents, le vote par procuration n'étant pas admis, s'il y a lieu de proposer la révocation du médiateur au Grand-Duc.
Art. 11.- Incompatibilités du mandat du médiateur
Le médiateur ne peut, pendant la durée de son mandat, exercer d'autre fonction ou emploi ni dans le secteur privé ni dans le secteur public, que cette fonction soit élective ou non.
Le titulaire d'un mandat public conféré par élection, qui accepte sa nomination en qualité de médiateur, est démis de plein droit de son mandat électif.
Le médiateur ne peut prendre part directement ou indirectement à une entreprise, fourniture ou affaire quelconque dans lesquelles son intérêt se trouverait en opposition avec ceux de sa fonction.
Art. 12.- Indemnités du médiateur
Le médiateur touche une indemnité correspondant au traitement d'un fonctionnaire de l'Etat dont la fonction est classée au grade S1 de la rubrique VI „Fonctions spéciales à indice fixe“ de l'annexe A „Classification des fonctions“ de la loi modifiée du 22 juin 1963 fixant le régime des traitements des fonctionnaires de l'Etat. Pendant l'exercice de ses fonctions, les dispositions légales et réglementaires sur les traitements et pensions des fonctionnaires de l'Etat lui sont applicables.
Pour le cas où le médiateur est issu de la fonction publique, il est mis en congé pendant la durée de son mandat de son administration d'origine. Il continue à relever du régime de sécurité sociale correspondant à son statut.
En cas de cessation de son mandat avant l'âge légal de retraite, pour une raison autre que celle prévue à l'article 10(3), le titulaire est, sur sa demande, réintégré dans son administration d'origine à un emploi correspondant au traitement qu'il a touché précédemment, augmenté des échelons et majorations de l'indice se rapportant aux années de service passées comme médiateur jusqu'à concurrence du dernier échelon du grade. A défaut de vacance de poste, il peut être créé un emploi hors cadre, correspondant à ce traitement. Cet emploi sera supprimé de plein droit à la première vacance qui se produira dans une fonction appropriée du cadre normal.
Pour le cas où le médiateur est issu du secteur privé, il reste affilié au régime de sécurité sociale auquel il était soumis pendant l'exercice de sa dernière occupation.
En cas de cessation de son mandat avant l'âge légal de retraite, pour une raison autre que celle prévue à l'article 10(3), le titulaire touche, pendant la durée maximale d'un an, une indemnité d'attente de 310 points indiciaires par an. Cette indemnité d'attente est réduite dans la mesure où l'intéressé touche un revenu professionnel ou bénéficie d'une pension personnelle.
Art. 13.- Qualifications requises
Pour être nommé médiateur, il faut remplir les conditions suivantes:
1. posséder la nationalité luxembourgeoise;
3. offrir les garanties de moralité requises;
4. être porteur d'un diplôme d'études universitaires documentant un cycle complet de quatre années d'études accomplies avec succès dans l'une des matières déterminées par la Chambre des députés et posséder une expérience professionnelle dans un domaine utile à l'exercice de la fonction;
5. avoir une connaissance adéquate des trois langues administratives telles que définies par la loi du 24 février 1984 sur le régime des langues.
Art. 14.- Mise en place d'un secrétariat du médiateur
Dans l'exercice de ses fonctions, le médiateur est assisté par des agents qui ont la qualité de fonctionnaire. Les dispositions légales et réglementaires sur les traitements et pensions des fonctionnaires de l'Etat leur sont applicables.
Leurs rémunérations et pensions sont à charge de l'Etat.
Les collaborateurs prêtent, avant d'entrer en fonction, entre les mains du médiateur le serment suivant: «Je jure fidélité au Grand-Duc, obéissance à la Constitution et aux lois de l'Etat. Je promets de remplir mes fonctions avec intégrité, exactitude et impartialité.»
Le secrétariat est placé sous la responsabilité du médiateur qui a sous ses ordres le personnel. Les pouvoirs conférés par la loi modifiée du 16 avril 1979 fixant le statut général des fonctionnaires de l'Etat et par la loi modifiée du 22 juin 1963 fixant le régime des traitements des fonctionnaires de l'Etat au chef d'administration sont exercés à l'égard des collaborateurs du médiateur par le médiateur. Les pouvoirs conférés par les lois précitées au Ministre du ressort ou au Gouvernement en conseil sont exercés à l'égard des collaborateurs du médiateur par le Bureau de la Chambre des députés.
La loi modifiée du 27 mars 1986 fixant les conditions et les modalités selon lesquelles le fonctionnaire de l'Etat peut se faire changer d'administration s'applique également aux fonctionnaires du secrétariat du médiateur.
Art. 15.- Cadre du personnel du secrétariat du médiateur
Le cadre du personnel du secrétariat du médiateur comprend les fonctions et emplois suivants:
(1) Dans la carrière supérieure – carrière de l'attaché
• des conseillers première classe
• des conseillers
• des conseillers adjoints
• des attachés premiers en rang
• des attachés
• des attachés stagiaires
(2) Dans la carrière moyenne – carrière du rédacteur
• des inspecteurs principaux premiers en rang
• des inspecteurs principaux
• des rédacteurs
• des rédacteurs stagiaires
(3) Dans la carrière inférieure – carrière de l'expéditionnaire
• des premiers commis principaux
• des commis principaux
• des commis
• des commis adjoints
• des expéditionnaires
• des expéditionnaires-stagiaires
(4) Le cadre du personnel sera complété par des employés et des ouvriers dans la limite des crédits budgétaires.
Art. 16.- Dispositions modificatives
(a) A l'annexe A – Classification des fonctions –, rubrique I – Administration générale, sont ajoutées les mentions suivantes:
• au grade 12, est ajoutée la mention: «Secrétariat du médiateur – attaché».
• au grade 13, est ajoutée la mention: «Secrétariat du médiateur – attaché premier en rang».
• au grade 14, est ajoutée la mention: «Secrétariat du médiateur – conseiller adjoint».
• au grade 15, est ajoutée la mention: «Secrétariat du médiateur – conseiller».
• au grade 16, est ajoutée la mention: «Secrétariat du médiateur – conseiller première classe».
(b) A l'annexe A – Classification des fonctions -, rubrique VI – Fonctions spéciales à indice fixe, est ajoutée la mention suivante:
• au grade S1, est ajoutée la mention «médiateur».
(c) A l'annexe D - Détermination –, rubrique I – Administration générale, sont ajoutées les mentions suivantes:
• dans la carrière supérieure de l'administration, grade de computation de la bonification d'ancienneté 12, au grade 12, est ajoutée la mention: «attaché du secrétariat du médiateur».
• dans la carrière supérieure de l'administration, grade de computation de la bonification d'ancienneté 12, au grade 13, est ajoutée la mention: «attaché premier en rang du secrétariat du médiateur».
• dans la carrière supérieure de l'administration, grade de computation de la bonification d'ancienneté 12, au grade 14, est ajoutée la mention: «conseiller adjoint du secrétariat du médiateur».
• dans la carrière supérieure de l'administration, grade de computation de la bonification d'ancienneté 12, au grade 15 est ajoutée la mention: «conseiller du secrétariat du médiateur».
• dans la carrière supérieure de l'administration, grade de computation de la bonification d'ancienneté 12, au grade 16, est ajoutée la mention: «conseiller première classe du secrétariat du médiateur».
(d) A l'article 22, VI, 20°, il est ajouté à la suite de la mention «attaché de Gouvernement» la mention de «attaché du secrétariat du médiateur».
(e) A l'article 22, VII, a), alinéa 10, il est ajouté à la suite de la mention «attaché de Gouvernement» la mention de «attaché du secrétariat du médiateur».
A l'article 10, alinéa 1 erde la loi modifiée du 28 mars 1986 portant harmonisation des conditions et modalités d'avancement dans les différentes carrières des administrations et services de l'Etat, il est ajouté à la suite de la mention «attaché de Gouvernement» la mention de «attaché du secrétariat du médiateur».
Art. 17.- Disposition financière
La loi du 20 décembre 2002 concernant le budget des recettes et des dépenses de l'Etat pour l'exercice 2003 est modifiée comme suit:
Il est ajouté au budget des dépenses Chapitre III. – Dépenses courantes sous «00 – Ministère d'Etat» à la section «00.1 – Chambre des députés» l'article suivant:
10.001 médiateur (crédit non limitatif et sans distinction d'exercice)….148.591.
Art. 18.- Entrée en vigueur
La présente loi entre en vigueur le premier jour du troisième mois qui suit la publication au Mémorial.
Le Ministre d'Etat, ,
Château de Berg, le 22 août 2003.
Doc. parl. 4832; sess. ord. 2000-2001, 2001-2002 et 2002-2003.
Règlement grand-ducal du 6 février 2009 portant fixation, pour un emploi dans la carrière supérieure de l'attaché (...) (Mémorial A n° 17 de 2009)
Règlement ministériel du 21 juin 2019 fixant les programmes de la formation générale à l’INAP. (Mémorial A n° 533 de 2019)
Projet de loi instituant un médiateur.
Mémorial A n° 128 de 2003
Loi du 20 décembre 2002 concernant le budget des recettes et des dépenses de l'Etat pour l'exercice 2003. (Mémorial A n° 143 de 2002)

References: Art. 1
 l'article 2

Art. 2

Art. 3

Art. 4

Art. 5

Art. 6

Art. 7

Art. 8

Art. 9

Art. 10
 l'article 9
 l'article 11

Art. 11

Art. 12
 l'article 10
 l'article 10

Art. 13

Art. 14

Art. 15

Art. 16
 l'article 22
 l'article 22
 l'article 10

Art. 17

Art. 18