Source: http://droitromain.upmf-grenoble.fr/Varia/Frag_Manciana.htm
Timestamp: 2017-03-23 18:22:17+00:00

Document:
Art. 4. – Celles d'entre les personnes susmentionnées qui ont leur établissement à l'intérieur du fundus de Villa Magna (s.e : à ceux-là il est également permis de mettre en culture les subseciva conformément à la lex manciana, de telle sorte que celui qui les aura cultivés ait sur eux un droit d'usus proprius ; des produits agricoles qui naîtront en cet endroit,) ils devront fournir à la masse des domini de ce fundus ou aux conductores ou vilici de ces domini, conformément à la consuetudo manciana, des parts de fruits et de raisins, (s.e : sous la condition suivante :) pour le blé, la tierce part prise à l'aire ; pour l'orge, la tierce part prise à l'aire ; pour la fève, la [...?...] part prise à l'aire ; pour le vin, la tierce part prise à la cuve ; pour l'huile, la tierce part ; pour le miel, un setier de miel par ruche. — Celui qui aura plus de cinq ruches au moment de la récolte du miel devra fournir aux domini ou aux conductores qui conjointement [ont le droit de l'exiger...], (tant de parts ?). — Si quelqu'un (d'entre les coloni) a transféré des ruches, des essaims, des récipients à miel, hors du fundus de Villa Magna dans (son) ager octonarius, dans des conditions telles qu'il en est résulté une fraude quelconque au détriment des domini ou conductores ou vilici de ce fundus, les ruches, les essaims, les vases à miel et le miel qui existeront dans cet ager octonarius seront tenus pour la propriété de la masse des domini ou des conductores ou vilici de ce fundus. Art. 5. – Ficus arid(a)e aliaeve caprificariae arbor[es ...] qu(a)e extra pomario erunt, quo<d> pomariu[m in]tra villam ips[am] sit, (s.e. : ea condicione) ut non amplius (quam) iu[sta vindemia fi.?.]at, colonus arbitrio suo co[actorum fructuu]m condu[cto]ri<bus> vilicisve ejus f(undi) part[es praestare debeat.]
Art. 6. – Ficeta, vi[net]a et oliveta qu(a)e ante[a... praeter ? lege]m [sata sunt ; — ex] consuetudine fructu(u)m (domino) aut conductori vilic<o>ve ejus (colonus partes) praestare debeat. Art. 6. – (Les plantations déjà productives). Figueraies, vignobles et olivettes qui ont été plantés précédemment par transgression de la lex : — (les coloni) en devront fournir (au dominus ou) à son conductor ou à son vilicus, les (parts de) fruits fixées par la consuetudo.
Art. 8. – Vineas serere colere, (et) loco veterum, permittitur ea condicione ut ex ea satione proxumis vindemiis quinque fructum earum vinearum is qui ita (ser)uerit suo arbitrio percipiat ; — itemque post quinta(m) vindemia(m) (post ?) quam ita sata erit, fructu(um) partes tertias e lege manciana (coloni) conductoribus v[ilicisv]e ejus f(undi) in assem dare debebu[nt]. Art. 8. – (Exemptions temporaires en faveur des vignobles nouveaux). Il est permis (aux coloni) de planter et cultiver des vignobles (même) en remplacement de vignobles caducs, avec (le bénéfice de) la condition que celui qui les aura plantés en percevra à son gré les fruits produits par les cinq vendanges qui suivront la plantation ; — et de même, (que ci-dessus pour les figueraies), après la cinquième vendange (qui suivra le moment) où (le vignoble) aura été ainsi planté, (les coloni) devront donner aux conductores ou aux vilici de ce fundus, la tierce part des fruits, fixée par la lex manciana.
Art. 9. – (Exemptions temporaires en faveur des olivettes nouvelles). a) Il est permis à celui (= au colonus) qui a mis en culture une terre jusqu'alors inculte, d'y planter et cultiver une olivette, avec (le bénéfice de) la condition qu'il lui sera permis de percevoir à son gré les fruits de cette olivette qu'il a ainsi plantée, durant les dix fructifications les plus proches de la date de cette plantation ; — (et) de même (que pour les figueraies) et les vignobles, après ces (dix) fructifications (le colonus) devra fournir aux conductores ou aux vilici de ce (fundus) la tierce partie de l'huile produite ; — b) (le colonus) qui aura greffé des oléastres, devra donner la tierce partie (de l'huile) après cinq fructifications. Art. 10. – Q[ui a]gri (pabulis... consiti) in f(undo) vill(a)e Magn(a)e Var(ianae sive) Mappalia Siga sunt eruntve, extr[a eos] agros qui vicias habent, eorum agrorum fructuus conductoribus vilicisv[e ... de]ntur ; custodes exigere debebunt.
2) (Sens possible) : après ces deux années qui suivront le moment où la superficie aura cessé d'être cultivée, le conductor ou le vilicus [mettra en demeure celui à qui] appartient notoirement la superficies [de reprendre la culture...] — et si celui-ci [persiste] (à ne pas cultiver) pendant l'année qui suivra (l'année où aura été faite la sommation) le conductor ou le vilicus de ce fundus, une fois deux années écoulées, aura licence de cultiver la superficies à son gré, sans qu'il y ait place pour l'opposition (du cultivateur). 3) Ne quis conductor vilicusv[e eoru]m inquilinum (...).
Art. 17. – Stipendiarior[um qui in fundo... M[appali(a)e Sig(a)e habita[bunt... operas ? s]uas conductoribus vil[icisve ejus f(undi) praestare debeant] custodias f(undi) servis dom... singula... (desunt). Art. 17. – (Sens). Les salariés (qui ont leur établissement ?) dans le fundus, doivent des corvées de gardiennage aux conductores ou vilici... ; les esclaves... (manque). ( P. F. Girard & F. Senn, Les lois des Romains, Napoli, 1977, pp. 561-568, n. 1 ).

References: Art. 5

Art. 6
 Art. 6

Art. 8
 Art. 8

Art. 9
 Art. 10

Art. 17
 Art. 17