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Timestamp: 2017-10-19 14:40:53+00:00

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L’étrange canne de Virgile : un récit méconnu de l’auteur du Guide romain antique | Insula
Par Séverine Tarantino le 22 septembre 2014 Publié dans L'Antiquité autrement | Livres, publications
Georges Hacquard (1918-2014), pédagogue, ancien directeur de l’École Alsacienne, est connu de générations de latinistes pour avoir coécrit − avec Jean Dautry et Olivier Maisani − le célèbre Guide romain antique. On lui doit également, parmi une vingtaine de livres, L’étrange canne de Virgile (Hatier, 1992), récit pour la jeunesse lu ici dans son ancrage avec la tradition ancienne des Vies de Virgile et des commentaires sur l’œuvre du poète.
Séverine Tarantino est Maître de Conférences de langue et de littératures latines à l’Université Lille 3, Membre de l’équipe de recherches HALMA-IPEL – UMR 8164 (CNRS, Lille 3, MCC).
Pour la plupart des gens qui ont un tant soit peu goûté au latin dans les cinquante dernières années, ou qui se sont un minimum intéressés à l’Antiquité, le nom de Georges Hacquard évoque sans doute d’abord le Guide romain antique paru chez Hachette en 19521. C’est le hasard d’une recherche qui m’a fait découvrir l’“histoire d’Histoire” intitulée L’étrange canne de Virgile, un récit composé par G. Hacquard pour une collection jeunesse (« histoires d’Histoire ») de la maison d’édition Hatier et publié en 1992. Ce récit n’est pas une biographie, mais il est ancré dans la tradition ancienne des Vies de Virgile et des commentaires sur l’œuvre du poète. Ce qui m’a intéressée, c’est la façon dont ce récit témoigne de la vitalité de cette tradition, qu’il enrichit encore par le développement d’un épisode inédit de la vie de Virgile.
Le poète n’est pas le protagoniste du récit, mais il est toujours là, à l’arrière-plan. C’est même lui qui ‘tire les ficelles’ et qui a le dernier mot. Le protagoniste est en fait Mélibée, le personnage de berger qui, dans la première des Bucoliques de Virgile, est forcé de quitter sa terre, donnée à un vétéran, et qui fait ses adieux à son ami Tityre2. Les Bucoliques sont le poème de Virgile qui a été le plus souvent soumis à une lecture biographique. En particulier, on a souvent considéré que le Tityre auquel un « dieu » a permis de garder sa terre dans la même première pièce du recueil (Buc. 1, 6 : deus nobis haec otia fecit) devait beaucoup à Virgile qui, d’après la tradition biographique, avait subi et surmonté – grâce au même « dieu », Octavien – une épreuve similaire. Dans sa fiction historique, G. Hacquard exploite cette référence biographique de telle sorte que la vie du poète et celle de ses personnages sont rendues solidaires : son récit offre une sorte de continuation de la première Bucolique, avec Virgile comme autre personnage majeur ; c’est en même temps une explication de cette même Bucolique dans la mesure où ce récit commence par relater les événements ‘réels’ par lesquels le poème aurait été inspiré3.
L’étrange canne de Virgile – illustration de François Davot – Hatier 1992
Dans L’Étrange canne…, Virgile est mentionné la première fois en tant que fils du « père Virgile », dont Tityre et Mélibée avaient été les esclaves. C’est cependant à Virgile fils que les deux bergers doivent leurs noms – des noms qu’il avait « trouvés dans ses livres grecs » (p. 8). Au cours de la conversation entre les deux hommes, Mélibée, dont la propriété se trouve sur le territoire de Crémone, se souvient que la dernière fois qu’il a rendu visite à Tityre, il a trouvé Amaryllis seule et profondément inquiète4 : la propriété de Virgile allait alors être réquisitionnée, et Tityre était parti à Rome avec Virgile pour rencontrer Octavien et regagner sa terre. Tityre raconte le voyage, qui eut deux fins heureuses : Octavien avait garanti à Virgile la sécurité de son bien ; et Virgile avait saisi l’occasion, non seulement pour affranchir Tityre, mais même pour lui confier la propriété familiale ainsi retrouvée (p. 12). En exprimant sa gratitude, Tityre lie étroitement Octavien, ce « jeune dieu » et Virgile, dont la bonté est présentée comme usuelle et constante. Surtout, en se remémorant ces événements, Tityre se sent dans l’obligation d’aider Mélibée… en faisant appel à Virgile. Le lendemain, les deux hommes se rendent à Mantoue, où le poète vit dans la maison que son père occupait quand il était « le commis de l’huissier municipal Magius » (p. 18). Ce chapitre est pour G. Hacquard la première occasion de mobiliser sa connaissance précise des Vitae, des « Vies » anciennes du poète5. Tityre, qui a toute confiance en Virgile, le présente comme un « nourrisson des dieux », en référence au peuplier qui, planté lors de sa naissance, avait miraculeusement poussé de façon instantanée (p. 16) : ce peuplier merveilleux est un des éléments les plus constants dans les Vies du poète6. Quand Tityre et Mélibée sont reçus par Virgile, on découvre un homme de presque trente ans, grand, fin, « au teint fortement hâlé », qui dit lui-même qu’il mange peu, qu’il boit rarement, que sa santé n’est pas excellente, et qu’il n’est pas dérangé par la visite des deux hommes étant donné sa manière de faire des vers (p. 19) : c’est la ‘méthode de l’ourse’ qui, dans les Vies, est spécialement liée aux Géorgiques, dont Virgile aurait soigneusement et patiemment léché chaque vers de manière à ce que, né difforme, il trouve une forme quasi parfaite7. Seul le détail « des yeux fixes qui lui donnent l’air un peu lointain » semble ne pas provenir des Vitae, mais plutôt du fameux portrait de Virgile sur la mosaïque du Bardo.
Quand Mélibée dénonce l’injustice de sa situation, Virgile acquiesce et compatit, puis il situe les confiscations de terres dans leur contexte historique et relate sa propre expérience : à l’origine, il avait été épargné grâce à Asinius Pollion, mais quand Octavien avait repris la guerre contre Antoine – ou, plus exactement, contre le frère d’Antoine (p. 22) – c’est-à-dire après la guerre de Pérouse – Pollion était parti, et Gallus avait alors convaincu Virgile de se rendre à Rome pour demander l’aide d’Octavien lui-même8.
Le chapitre suivant, où Virgile élabore une stratégie pour envoyer Mélibée auprès des bonnes personnes avec les meilleures recommandations, fait voir comment G. Hacquard censure et, surtout, idéalise le portrait de Virgile légué par la tradition biographique antique : dans ce chapitre, en effet, apparaît le personnage d’Alexis, que Virgile va envoyer à Rome avec Tityre, et qui va ainsi devenir le deuxième protagoniste de l’histoire. On lit ici qu’Alexis avait été donné à Virgile par Pollion parce que, au cours d’une lecture publique, chez Pollion, de la deuxième Bucolique, le jeune homme avait été profondément ému par le poète9… L’attrait de Virgile pour les jeunes garçons, sa libido in pueros, qui put poser problème à certains de ses anciens biographes, semble ainsi contourné et transformé en souci de l’éducation d’un jeune homme doué10. Virgile est aussi idéalisé : un des topoi des Vies de Virgile concerne sa prétendue faiblesse dans le domaine de l’éloquence. Sermone tardissimus dans la Vita Donatiana § 15-1611 conduisit notamment Chateaubriand (Génie du christianisme, Partie 2, livre 2, ch. 10) à attribuer à Virgile un embarrassant défaut de prononciation12, et c’est dans cette lignée que se situe peut-être la « voix sourde » évoquée par H. Zehnacker et J.-Cl. Fredouille dans leur Littérature latine13. La solution proposée dans L’étrange canne de Virgile est que Virgile ne pouvait pas parler longuement, ce qui lui fit renoncer à la carrière oratoire, sans entamer en rien ses talents de lecteur (p. 26)14. Mais l’élément le plus remarquable est que les capacités rhétoriques de Virgile sont revalorisées et réinterprétées en termes d’habileté diplomatique : concrètement, est souligné le fait que Virgile savait quand parler sur les sujets les plus délicats, surtout devant les personnes les plus importantes, et même dans une période aussi troublée que celle des guerres civiles et, plus précisément encore, des réquisitions de terres.
À partir de ce moment, le récit de l’Étrange canne de Virgile se concentre sur le voyage mouvementé de Mélibée et Alexis jusqu’à Rome : Virgile a muni Melibée d’une tablette sur laquelle sont inscrites, d’un côté, quelques vers étranges censés exprimer l’état d’esprit de Mélibée15, et de l’autre côté, les noms des personnages importants avec lesquels il doit chercher à entrer en relation ; ces hommes sont tous d’anciens compagnons d’études de Virgile, et ce dernier a pressé Mélibée de leur dire qu’ils doivent se comporter avec lui comme ils avaient l’habitude de le faire avec leur ancien ami. En outre, pour rafraîchir leur mémoire, Virgile a confié au jeune homme une canne qu’il avait quand il était étudiant à Naples avec eux.
Parmi les personnages que les deux voyageurs rencontrent avant de parvenir à Rome, auprès de Gallus et, indirectement, d’Octavien, certains sont inventés, d’autres – la plupart – sont des personnages historiques ; certains figuraient bien dans la liste établie par Virgile, d’autres (quelques-uns) ne s’y trouvaient pas. Par exemple, un philosophe de taverne du nom de Storax est utilisé pour insérer une Vie miniature de Lucrèce, dont la présence constante est, de fait, remarquable dans les anciennes Vies de Virgile16 ; et c’est ce même personnage qui introduit les deux protagonistes auprès de l’homme qui va avoir le rôle le plus important à la fin de l’histoire : Messalla, dont le nom ne se trouvait pas dans la liste de Virgile17. Messalla est présenté comme l’homme craint et rejeté à la fois par le parti d’Antoine et celui d’Octavien (les hommes d’Antoine essaient même de l’éliminer), mais finalement, grâce à Virgile, il devient l’homme qui met Octavien sur la voie de la réconciliation… que le poète a appelée de ses vœux et planifiée de bout en bout. En effet, à l’intérieur de sa mystérieuse canne, le poète avait placé une lettre adressée à tous ses amis, où il les exhortait à la réconciliation et à la paix ; les vers inscrits au recto de la tablette de Mélibée contenaient un message caché invitant les vieux amis de Virgile à utiliser la canne comme ils le faisaient à Naples (elle leur permettait de transmettre des messages à leurs camarades féminines à l’insu de leur maître Siron !)18. Quand, après une série de péripéties, la canne arrive entre les mains d’Octavien, ce dernier trouve non seulement la lettre de Virgile, mais une lettre de Messalla adressée à lui-même, où celui-ci le rassure sur ses intentions pacifiques et sa loyauté. Octavien, qui y est aussi encouragé par Mécène, est maintenant prêt à faire le pas nécessaire en direction de la future Paix de Brindes19. Conscient du rôle joué par Virgile (dont le stratagème lui a beaucoup plu) et de nouveau encouragé par Mécène, Octavien est aussi prêt à faire de Virgile son poète de cour et conseiller.
Le Virgile de cette petite histoire a quelque chose d’idéal, de trop lisse et d’un peu fade. Mais la principale qualité qui lui est attribuée est son habileté diplomatique, qui permet à son plan de paix de réussir. Ce Virgile qui inspire la paix aux grands et dont la sagesse est recherchée par ceux-ci est un Virgile qui sait encore toucher les lecteurs d’aujourd’hui, surtout après que les nationalismes du 20e siècle, en en faisant un usage trop partial, ont excessivement associé à la guerre ce poète et sa poésie.
L’étrange canne de Virgile n’est plus édité, mais il se trouve d’occasion. Il est de lecture agréable, faisant se côtoyer personnages inventés et personnages historiques, faisant revivre certains de ces derniers de manière particulièrement vigoureuse, comme le couple orageux formé par Gallus et son amante, la comédienne Cythéris !
Georges Hacquard, L’étrange canne de Virgile, Hatier, 1992. Coll. « histoires d’Histoire ». Illustrations de François Davot. 224 pages. ISBN 2-218-03785-8
Crédits iconographiques et remerciements
Nous remercions les éditions Hatier de nous avoir autorisé à reproduire une illustration réalisée par François Davot pour L’étrange canne de Virgile. (c) Hatier 1992.
Sur Georges Hacquard, outre la notice Wikipédia, on pourra lire l’article du journal Le Monde paru à l’occasion de son décès : Luc Cédelle, « Georges Hacquard (1918-2014), pédagogue, ancien directeur de l’École Alsacienne », Le Monde.fr | 13.05.2014. URL : http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/05/13/georges-hacquard-1918-2014-pedagogue-ancien-directeur-de-l-ecole-alsacienne_4416144_3382.html. Georges Hacquard a par ailleurs écrit un livre de souvenirs : Sur les balcons du ciel, La Compagnie, 2012. [↩]
Au début et à la fin de l’ouvrage, des paraphrases et des réécritures des Bucoliques sont combinées à des reprises des anciennes Vitae. Une place semble semble même faite au poème de l’Appendice virgilienne intituté le Moretum (p. 10), mais plus la référence peut concerner les Bucoliques mêmes, si l’on pense au mets que Thestylis prépare dans la deuxième pièce. [↩]
Le chapitre III se termine ainsi par une version des premiers vers des Bucoliques, que Virgile dicte à son secrétaire Éros : « Sous l’abri de ce hêtre à l’opulent feuillage, / Toi, Tityre, allongé, / Te voilà courtisant la Muse du bocage / sur ton roseau léger… ». [↩]
Amaryllis est la belle dont Tityre enseigne le nom aux forêts pour qu’elles le fassent résonner, d’après le v. 5 de la première Bucolique. [↩]
La tradition des Vies de Virgile trouve son origine dans la ‘biographie’ que Suétone consacra au poète dans son De poetis ; ce texte originel ne nous est pas connu en tant que tel, mais il subsiste dans des excerpta dus à Saint Jérôme et dans la Vita associée au nom du grand grammairien Aelius Donat. Les deux textes, surtout le second, ont ensuite servi de base à une tradition de « Vies de Virgile » (Vitae Vergilianae) qui se perpétue au fil des siècles, au-delà de l’Antiquité et du Moyen-Äge, à la Renaissance ; cette tradition est encore vive en France au XXe siècle dans des œuvres comme Virgile de Jean Giono, Présence de Virgile de Robert Brasillach, la fiction de G. Hacquard que nous présentons ici et le roman Auguste fulminant d’A. Nadaud (Paris, Grasset, 1997). L’édition de référence pour les Vies de Virgile les plus anciennes est désormais celle de G. Brugnoli et F. Stok, Vitae Vergilianae Antiquae, Romae : Typis officinae polygraphicae, 1997 ; c’est à elle que je renvoie dans les notes. [↩]
Voir, pour commencer, la Vie de Donat (Vita Donatiana), § 5. [↩]
Ibid., § 22. Cf. Aulu-Gelle, Nuits attiques, 17, 10, 2-3. [↩]
Voir encore (entre autres), la Vie de Donat, § 60 sqq. : la composition des Bucoliques est très étroitement liée au contexte des distributions de terre aux vétérans et des expropriations – qui, d’après la tradition, avaient directement touché Virgile. Le poème est alors présenté comme un moyen pour le poète à la fois de toucher « César » et de retrouver sa propriété, et, après qu’il l’eut retrouvée, de remercier « César » et les autres dignitaires qui lui avaient apporté leur aide (voir § 60 et 64 en particulier). [↩]
Dans la version ancienne de l’histoire, telle qu’en rend compte notamment Servius au début de son commentaire sur la deuxième Bucolique (ad Buc. 2, 1), c’est Virgile qui est charmé par le jeune esclave de Pollion, lequel lui en fait cadeau. Cf. Vie de Donat, § 9. [↩]
Dans la Vie de Donat « augmentée » (Vita Donati aucti), cette réputation d’un Virgile plein d’un désir incontrôlé pour les jeunes hommes est déjà atténuée par la référence à Platon et Socrate (§ 20). Par contraste, on peut voir comment le même motif est traité dans la Vie due à Domenico di Bandino (1335-1418), que l’on peut lire dans The Virgilian Tradition.The first fifteen hundred years, ed. J. M. Ziolkowski et M. C. J. Putnam, p. 304 sqq. et, en l’occurrence p. 307. [↩]
Vie de Donat, § 15-16 : il y est rapporté que Virgile s’adonna à l’étude de nombreuses disciplines, mais qu’il ne plaida qu’une fois, « parce que, aux dires de Melissus, il s’exprimait très lentement, presque comme quelqu’un qui n’aurait pas reçu d’instruction ». [↩]
« Nous avons déjà remarqué qu’une des premières causes de la mélancolie de Virgile fut sans doute le sentiment des malheurs qu’il éprouva dans sa jeunesse. Chassé du toit paternel, il garda toujours le souvenir de sa Mantoue ; mais ce n’était plus le Romain de la république, aimant son pays à la manière dure et âpre des Brutus : c’était le Romain de la monarchie d’Auguste, le rival d’Homère et le nourrisson des Muses. Virgile cultiva ce genre de tristesse en vivant seul au milieu des bois. Peut-être faut-il encore ajouter à cela des accidents particuliers. Nos défauts moraux ou physiques influent beaucoup sur notre humeur, et sont souvent la cause du tour particulier que prend notre caractère. Virgile avait une difficulté de prononciation ; il était faible de corps, rustique d’apparence. Il semble avoir eu dans sa jeunesse des passions vives, auxquelles ces imperfections naturelles purent mettre des obstacles. Ainsi des chagrins de famille, le goût des champs, un amour-propre en souffrance et des passions non satisfaites s’unirent pour lui donner cette rêverie qui nous charme dans ses écrits. » [↩]
Littérature latine, Paris, PUF, 1998. Un autre motif constant des Vies est l’atteinte à la gorge qui obligea Mécène à prendre le relais de Virgile lors de la lecture des Géorgiques faite devant Auguste après sa victoire d’Actium : voir la Vie de Donat, § 27-28. La « voix sourde » peut venir aussi, ou plutôt, de là. [↩]
Une autre constante des Vies : la façon dont Virgile disait les vers était unique. La douceur et l’inflexion de sa voix, ses expressions aussi étaient remarquables et ne pouvaient être imitées : voir la Vie de Donat, § 28-29. [↩]
Vtinam terra eheu relicta et uineis / ipse redeam olim eodem ter beatus / ac caram ubique laetitia obtineam ! (« Puissé-je, après avoir, hélas, quitté ma terre et mes vignes, y revenir moi-même un jour, trois fois heureux ! et retrouver en tous lieux le cher bonheur ! ») (p. 32). [↩]
L’étrange canne…, p. 67-68. Dans les Vies, la naissance de Virgile ou la date à laquelle il prend la toge virile sont régulièrement situées par rapport à la mort de Lucrèce : l’importance de ce poète pour Virgile est même perçue de façon si aigue par les ‘biographes’ que ceux-ci font parfois de Lucrèce le frère de Maia, la mère de Virgile ; il intervient aussi comme l’interprète d’un songe qu’elle aurait eue enceinte et qui fait encore intervenir l’image d’un arbre (un laurier ici) à la croissance extraordinaire et miraculeusement prolifique (voir Vie de Donat, § 3). [↩]
Marcus Valerius Messalla Corvinus est peut-être surtout connu comme protecteur des poètes Tibulle et Ovide. Après la bataille de Philippes − où il était du côté des républicains − il soutint Antoine, mais il se rallia bientôt à Octavien. [↩]
Le texte du message a été cité plus haut : il serait dommage de tout dévoiler… parviendrez-vous à décrypter le message ? [↩]
Conclue en octobre – 40, la Paix de Brindes reconsolide l’alliance entre les triumvirs Octavien et Antoine. La Satire 1, 5 d’Horace, connue comme « le Voyage à Brindes », se place dans le contexte de négociations similaires menées en – 37, et auxquelles Horace et Virgile se trouvent de loin associés en tant que proches de Mécène. [↩]
Séverine Tarantino, « L’étrange canne de Virgile : un récit méconnu de l’auteur du Guide romain antique », Insula [En ligne], ISSN 2427-8297, mis en ligne le 22 septembre 2014. URL : <https://insula.univ-lille3.fr/2014/09/georges-hacquard-etrange-canne-de-virgile/>. Consulté le 19 October 2017.
Mots clés : Georges HacquardRomanVirgile
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