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Timestamp: 2018-01-22 09:50:07+00:00

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comment réagir face à un cohen inconnu - Techouvot.com
comment réagir face à un cohen inconnu Voir le sujet suivant
Posté le: Mer 25 Octobre 2017, 7:57
Le choulhan aroukh dans even haezer tranche comme le Rambam qu'il ne faut pas faire monter à la Tora un Cohen qui n'est pas connu comme tel. En pratique si dans ma communauté ont a un invité qui se dit Cohen, d'après le choulhan aroukh il faut éviter de le faire monter à la Tora. Alors que d'après le Rama il y'a pas de problème. En pratique je voulais savoir comment faire si un inconnu affirme qu'il est Cohen comment réagir ? Il faut le croire sur parole ?
Posté le: Jeu 26 Octobre 2017, 22:57
Cette discussion entre le Shoul’han Aroukh et le Rama se trouve dans Even Haezer (§III, 1).
La Halakha est comme le Rama .
Je ne connais pas de communauté, quand bien même sfarade, qui suivrait le Shoul’han Aroukh sur ce point.
Celui qui s’annonce Cohen dans une synagogue où personne ne le connait sera donc cru sur parole pour monter au Sefer Torah en tant que Cohen.
Cf. Mishna Broura (§135, sk.9) et (§128, sk.1).
Toutefois, il faut préciser ce qu’écrit le Kaf Ha’haim (§128, sk.6) à ce sujet [au nom du Maharimat (I, §149) ] :
La Halakha est comme le Rama , mais on ne croira le prétendu Cohen que s’il est pratiquant, craignant D.ieu et disant venir d’un endroit où les juifs respectent la Halakha, de telle sorte que nous puissions éventuellement consulter sa communauté (ultérieurement) et qu’il craigne de se faire attraper comme menteur.
Mais s’il dit venir d’un endroit où il n’y a pas vraiment de communauté pratiquante, ou d’un endroit sur lequel on ne pourra pas vraiment se renseigner à son sujet, on craint qu’il mente et on ne le fait pas monter en Cohen.
Dans ce cas, il faudra au moins 1 témoin qui certifie que cet homme est depuis toujours considéré Cohen.
Ce témoin devra répondre aux critères de Kashrout en étant lui-même Yerei Shamayim. Cf. Aroukh Hashoul’han (E’’H, §III, 7) et Shout Shevet Halévy (III, §178).
[ A noter au passage : que le Cohen soit pratiquant est plus ou moins requis pour ceux qu’on connait aussi.
Et pas seulement le Cohen, mais toute personne qui monte au Sefer Torah.
On sera moins regardant que pour le « prétendu Cohen » qui lui nécessite d’être « Yerei Shamayim » pour être cru, mais un Cohen certifié qui ne respecterait pas shabbat, ne devrait pas monter à la Torah non plus.
Voir Igrot Moshé (O’’H IV, §91, 8) et beaucoup d’autres…
Voir aussi le Shout Vayaan David (II, E’’H §179, 8) pour qui un cohen provenant d’une famille non pratiquante ne peut pas forcément bénéficier de la ‘Hazaka au même titre qu’un cohen de famille pratiquante.
Au sujet de la ‘Hazaka Cf. Rivash (§94) et Shéilat Yaabets (I, §155) . ]
Il est assez insolite qu’aucune communauté Sfarade au monde ne suive le Rav Yossef Karo sur ce point, aussi, j’ai cherché un peu et ai vu que le grand Rabbi Khalfon Moshé Hacohen s’interroge à ce sujet dans son Shout Shoel Venishal (I, §34).
Parmi les éventualités qu’il mentionne, nous trouvons une justification de ce minhag en disant que « les gens » ont fait confiance à sa signature.
Je pense que ça veut dire que le bonhomme est arrivé en ville et a eu l’occasion de montrer des papiers et nous avons pu y constater qu’il se prétendait Cohen.
Disons que ça correspondrait aux papiers d’identité.
S’il s’appelle Cohen (sur sa carte d’identité, passeport ou autre document officiel), ça suffit pour relativiser les soupçons.
(Pour les Ashkenazim, il y a encore d’autres patronymes souvent propres aux Cohanim. Comme Katz, Katzenstein et d’autres même des moins évidents.)
Une autre idée du Rav Khalfon Moshé Hacohen , c’est que le minhag se soit établit par ignorance de ce que le Rav Karo avait écrit ( !).
Ou encore, que nous ayons pris cette habitude en raison de la difficulté à mettre en pratique l’avis du Rav Yossef Karo ; comment ne pas froisser la personne en lui disant qu’on ne la croit pas ?
Les Rabanim Sfarades auraient donc abandonné l’opinion du Rav Karo , la jugeant trop délicate à appliquer.
Autre éventualité : peut-être –écrit-il- que lorsqu’il est possible de se renseigner dans sa ville d’origine et savoir s’il a menti ou non, la crainte d’être confondu le poussera à éviter les mensonges et dans ce cas, même Rav Karo serait d’accord avec le Rama .
En tout cas, afin de ne pas ignorer royalement ce que dit Rav Karo (et le Rambam ), le Rav Khalfon Moshé Hacohen conseille tout de même de faire ce qui est possible pour vérifier (comme on peut –si on peut) et ne pas faire confiance les yeux fermés au premier venu se déclarant Cohen.
Ce conseil était déjà donné par le Rav Tsema’h Duran (le fils du Rashbats ) dans son Shout Yakhin Ouboaz (II, §3).
Voir encore Torat ‘Haim (Sofer) (§128, 2, daf 103a dans l’édition classique de 1897 ).
Veuillez excuser les probables fautes, je ne peux pas prendre le temps de me relire maintenant.
J'espère que mon texte ne manque pas trop de cohérence non plus, car je me suis interrompu lors de sa rédaction.
Posté le: Ven 27 Octobre 2017, 12:25
Dans la continuité des "safek cohen" que penser d'une personne qui est "safek levy", mais cela dure depuis des générations (par exemple il n'y a pas de kéli dessiné sur le kever des arrières grands parents)
En cas de réponse positive comment se passe ce pidyon (hamotsi méh'avéro alav haréaya et là c'est un safek, non?)
(je vous épargne la question des safek israel... qui impose souvent un guyour léhoumra)
Posté le: Lun 30 Octobre 2017, 19:01
Merci infiniment cher Rav Binyamin Wattenberg pour votre réponse plein de bon sens comme a votre habitude, je vous souhaite une longue vie avec la santé et que des bonnes nouvelles chez vous.
Posté le: Lun 30 Octobre 2017, 22:39
Merci à vous pour ces brakhot.
Vekhen Lemar,
Vehamevarekh yitbarekh mipi Elyon.
A Cheela-techouva ,
Qu’entendez-vous par une réponse « positive » ?
la question était que penser d’un « safek lévi » (il n’y a pas d’options négative et positive), c’est quoi la réponse « positive » ?
Je vais aller chez Carrefour pour comprendre…
Celui qui n’a pas retrouvé de symbole d’un Kli de netilat yadayim sur les pierres tombables de ses ancêtres n’a pas à en déduire qu’il n’est pas Lévi.
D’autant que ces illustrations n’avaient pas cours dans tous les pays ni à toutes les époques.
Pour ce qui est de la Kriat hatorah, halakhiquement il est encore plus « facile » de faire confiance à celui qui se prétend Lévi qu’à celui qui se prétend Cohen. (car il n’y aura pas d’incidence vis-à-vis de la Trouma…) .
Et pour Birkat Cohanim, s’il veut absolument aller leur faire la Netilat Yadayim, c’est son problème, on s’en lave les mains.
Mais je comprends que vous parlez d’un « Safek Lévi » qui doute lui-même , à la différence de notre cas du Cohen qui s’affirme Cohen et seuls les autres en doutent.
Et lorsque vous parlez du Pidion, je suppose que vous voulez demander s’il doit tout de même faire Pidion de son fils (ce qu’un Lévi ne fait pas) en raison du doute, ou s’il en est dispensé (car hamotsi me’havéro alav hareaya) .
On ne peut pas parler de « motsi me’havéro », le Cohen ne lui demande rien, c’est lui qui se demande s’il doit se racheter (ou racheter son fils).
Mais il faut établir la nature du Safek, s’il n’est dû qu’à l’absence de gravures souhaitées sur la tombe d’un grand-père, cela n’invalide pas la ‘hazaka ; si son père lui a toujours dit être Lévi, en principe, c’est vrai.
Posté le: Mar 31 Octobre 2017, 20:00
Pardon pour cette formulation. j'ai voulu éditer mon message mais une ligne s'est effacée et après envoi je n'y avais plus accès.
La question était : "Doit-il faire le pidyon de son fils s'il doute lui même de son statut" ... Mais vous l'aviez compris.

References: §149
 §178
 §91
 §179
 §155
 §34
 §3