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Décret n°88-1056 du 14/11/1988 (installations électriques)
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Décret n°88-1056 du 14 novembre 1988 pris pour l’exécution des dispositions du livre II du code du travail (titre III : Hygiène, sécurité et conditions du travail) en ce qui concerne la protection des travailleurs dans les établissements qui mettent en oeuvre des courants électriques
Sur le rapport du ministre du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle et du ministre de l’agriculture et de la forêt,
Vu le décret n° 77-1321 du 29 novembre 1977 modifié fixant les prescriptions particulières d’hygiène et de sécurité applicables aux travaux effectués dans un établissement par une entreprise extérieure ;
Vu l’avis du Conseil supérieur de la prévention des risques professionnels (commission permanente) ;
- Les prescriptions des articles suivants doivent être observées dans les établissements soumis aux dispositions du chapitre Ier du titre III du livre II du code du travail qui mettent en oeuvre des courants électriques.
- Toutefois, le présent décret ne s’applique pas :
a) Aux distributions d’énergie électrique, c’est-à-dire aux ouvrages proprement dits de distribution électrique et aux installations de traction électrique régis par la loi du 15 juin 1906 sur les distributions d’énergie électrique, ainsi qu’à leurs annexes et aux chantiers d’extension, de transformation et d’entretien des distributions d’énergie électrique en exploitation ;
b) Aux chantiers souterrains d’aménagement de chutes d’eau ;
c) A la conception des installations électriques spécifiques de bord des navires et aéronefs, ainsi qu’aux essais, à l’utilisation et à l’entretien de ces mêmes installations par des personnels appartenant à des entreprises qui ne relèvent pas de l’article L. 231-1 du code du travail.
Cependant, le présent décret est applicable aux installations provisoires mises en place à bord par les établissements de construction et de réparation de navires et d’aéronefs pendant les phases de construction ou de réparation.
Par ailleurs, les dispositions des articles 46, 48, 49, 50, 51 et 52 sont applicables aux travaux et essais effectués sur les installations de bord par ces établissements, d’une part, au cours et à la fin de la construction, avant le transfert de propriété, d’autre part, au cours des périodes de réparation des navires ou d’aéronefs.
Le chef d’établissement chargé d’exécuter ces travaux doit établir et faire observer, en accord s’il y a lieu avec l’autorité qui aurait conservé la garde du navire ou de l’aéronef, une consigne de travail visant à assurer la sécurité des travailleurs, compte tenu des dispositions propres aux installations électriques de bord.
III. - Les articles 2, 3, 4 et 5 (I à IV), 45 a, 48 (III à V), 49, 50 (I, 2e alinéa du II, III b), 51 (I, II a, b et c 3e tiret) et 52 (I) sont applicables aux travailleurs indépendants et aux employeurs mentionnés à l’article L. 235-18 du code du travail.
Amovible : qualificatif s’appliquant à tout matériel électrique portatif à main, mobile ou semi-fixe.
Borne principale ou barre principale de terre : borne ou barre prévue pour la connexion aux dispositifs de mise à la terre de conducteurs de protection, y compris les conducteurs d’équipotentialité et éventuellement les conducteurs assurant une mise à la terre fonctionnelle.
Conducteur actif : conducteur normalement affecté à la transmission de l’énergie électrique, tel que les conducteurs de phase et le conducteur neutre en courant alternatif, les conducteurs positif, négatif et le compensateur en courant continu ; toutefois le conducteur PEN n’est pas considéré comme conducteur actif.
Conducteur d’équipotentialité : conducteur de protection assurant une liaison équipotentielle.
- point de mise à la terre de la source d’alimentation ou point neutre artificiel.
Courant de court-circuit : surintensité produite par l’apparition d’un défaut d’isolement ayant une impédance négligeable entre les conducteurs actifs présentant une différence de potentiel en service normal.
Courant de surcharge : surintensité anormale se produisant dans un circuit en l’absence de défaut d’isolement électrique.
Défaut d’isolement : défaillance de l’isolation d’une partie active d’un circuit électrique entraînant une perte d’isolement de cette partie active pouvant aller jusqu’à une liaison accidentelle entre deux points de potentiels différents (défaut franc).
Elément conducteur étranger à l’installation électrique : élément ne faisant pas partie de l’installation électrique et susceptible d’introduire un potentiel (généralement celui de la terre).
Enceinte conductrice exiguë : local ou emplacement de travail dont les parois sont essentiellement constituées de parties métalliques ou conductrices, à l’intérieur duquel une personne peut venir en contact, sur une partie importante de son corps, avec les parties conductrices environnantes et dont l’exiguïté limite les possibilités d’interrompre ce contact.
Impédance de protection : ensemble de composants dont l’impédance, la construction et la fiabilité sont telles que la mise en oeuvre assure une protection contre le risque de choc électrique au moins égale à celle procurée par une double isolation, en limitant le courant permanent ou de décharge.
Isolation : 1. Ensemble des isolants entrant dans la construction d’un matériel électrique pour isoler ses parties actives ;
Action d’isoler.
Isolation supplémentaire : isolation indépendante prévue en plus de l’isolation principale en vue d’assurer la protection contre les chocs électriques en cas de défaut de l’isolation principale.
Liaison électrique : disposition ou état de fait qui assure ou permet le passage d’un courant électrique entre deux pièces conductrices.
Les sols ou planchers isolent des personnes de la terre ;
Les murs et parois accessibles sont isolants ;
Les masses et les éléments conducteurs sont isolés de la terre et non accessibles simultanément.
Local ou emplacement de travail mouillé : local ou emplacement où l’eau ruisselle sur les murs ou sur le sol et où les matériels électriques sont soumis à des projections d’eau.
Matériel d’utilisation : matériel destiné à transformer l’énergie électrique en une autre forme d’énergie telle que lumineuse, calorifique, mécanique.
Mobile : qualificatif s’appliquant à tout matériel électrique qui, sans répondre à la définition du matériel portatif à main, peut soit se déplacer par ses propres moyens, soit être déplacé par une personne, alors qu’il est sous tension.
Portatif à main : qualificatif s’appliquant à tout matériel électrique ou toute partie de celui-ci dont l’usage normal exige l’action constante de la main soit comme support, soit comme guide.
Premier défaut : défaut ou succession de défauts d’isolement survenant sur un conducteur actif d’une installation précédemment exempte de défaut d’isolement.
Prises de terre électriquement distinctes : prises de terre suffisamment éloignées les unes des autres pour que le courant maximal susceptible d’être écoulé par l’une d’elles ne modifie pas sensiblement le potentiel des autres.
Schéma IT : type d’installation dans lequel la source d’alimentation est isolée ou présente un point, généralement le neutre, relié à la terre par une impédance de valeur suffisamment élevée pour qu’un premier défaut d’isolement entre un conducteur de phase et la masse ne provoque pas l’apparition d’une tension de contact supérieure à la tension limite conventionnelle de sécurité.
Schéma TN : type d’installation dans lequel un point de la source d’alimentation, généralement le neutre, est relié à la terre et dans lequel les masses sont reliées directement à ce point de telle manière que tout courant de défaut franc entre un conducteur de phase et la masse soit un courant de court-circuit.
Schéma TN-C : type d’installation TN dans lequel les conducteurs neutre et de protection sont confondus en un seul conducteur appelé conducteur PEN.
Schéma TN-S : type d’installation TN dans lequel le conducteur neutre et le conducteur de protection sont séparés.
Schéma TT : type d’installation dans lequel un point de la source d’alimentation, généralement le neutre, est relié directement à une prise de terre et dans lequel les masses sont reliées directement à la terre, d’où il résulte qu’un courant de défaut entre un conducteur de phase et la masse, tout en ayant une intensité inférieure à celle d’un courant de court-circuit, peut cependant provoquer l’apparition d’une tension de contact supérieure à la tension limite conventionnelle de sécurité.
Semi-fixe : qualificatif s’appliquant à tout matériel électrique qui ne doit pas être déplacé sous tension.
Tension de contact : tension apparaissant, lors d’un défaut d’isolement, entre des parties simultanément accessibles.
Tension de contact présumée : tension de contact la plus élevée susceptible d’apparaître en cas de défaut franc se produisant dans une installation.
Tension de défaut : tension qui apparaît lors d’un défaut d’isolement entre une masse et un point de la terre suffisamment lointain pour que le potentiel de ce point ne soit pas modifié par l’écoulement du courant de défaut.
Tension limite conventionnelle de sécurité : valeur maximale de la tension de contact qu’il est admis de pouvoir maintenir indéfiniment dans des conditions spécifiées d’influences externes.
- Les installations électriques de toute nature sont classées en fonction de la plus grande des tensions nominales existant aussi bien entre deux quelconques de leurs conducteurs qu’entre l’un d’entre eux et la terre, cette tension étant exprimée en valeur efficace pour tous les courants autres que les courants continus lisses.
Il est admis d’assimiler au courant continu lisse les courants redressés dont la variation de tension de crête à crête ne dépasse pas 15 p. 100 de la valeur moyenne.
- Selon la valeur de la tension nominale visée au I, les installations sont classées comme il suit :
Lorsque des normes relatives à l’électricité intéressent la sécurité du travail ou la prévention des incendies ou des explosions, elles peuvent être rendues obligatoires dans les établissements mentionnés à l’article 1er du présent décret par un arrêté qui précise, s’il y a lieu, dans quel délai les matériels ou installations non conformes à ces normes doivent cesser d’être utilisés. Ces normes peuvent également être rendues obligatoires pour ce qui concerne les installations mises en oeuvre par les travailleurs indépendants et les employeurs visés au III de l’article 1er.
- Les installations électriques de toute nature doivent, dans toutes leurs parties, être conçues et établies en fonction de la tension qui détermine leur domaine.
- Les installations doivent être réalisées par des personnes qualifiées, avec un matériel électrique approprié, conformément aux règles de l’art. Les adjonctions, modifications ou réparations doivent être exécutées dans les mêmes conditions.
III. - Les installations électriques doivent, dans toutes leurs parties, être conçues et établies en vue de présenter et de conserver un niveau d’isolement approprié à la sécurité des personnes et à la prévention des incendies et explosions. L’isolation du conducteur neutre doit être assurée comme celle des autres conducteurs actifs.
Elles doivent, en outre, être constituées de telle façon qu’en aucun point le courant qui les traverse en service normal ne puisse échauffer dangereusement les conducteurs, les isolants ou les objets placés à proximité.
- Des dispositions doivent être prises pour éviter que les parties actives ou les masses d’une installation soient portées, du fait de leur voisinage avec une installation de domaine de tension supérieure ou du fait de liaisons à des prises de terre non électriquement distinctes, à des tensions qui seraient dangereuses pour les personnes.
- Dans les zones particulièrement exposées aux effets de la foudre, toute installation comportant des lignes aériennes non isolées doit être protégée contre les effets des décharges atmosphériques.
- Ne doivent pas être posées sur les mêmes supports que les lignes d’énergie non isolées des domaines B.T.B., H.T.A. ou H.T.B., les lignes aériennes de télécommande, de signalisation ou de télécommunication qui :
a) Soit ne sont pas réalisées en conducteurs ou câbles isolés pour la plus grande des tensions des lignes d’énergie voisines ;
- Lorsque le schéma d’une installation ne ressort pas clairement de la disposition de ses parties, les circuits et les matériels électriques qui la composent doivent être identifiés durablement par tous moyens appropriés en vue d’éviter les accidents dus à des méprises.
- Les conducteurs de protection doivent être nettement différenciés des autres conducteurs.
Les modalités d’application de cette disposition sont précisées par arrêté.
- Sauf dans les cas prévus au IV ci-après, les installations du domaine très basse tension dont la tension nominale ne dépasse pas 50 volts en courant alternatif ou 120 volts en courant continu lisse sont dites à très basse tension de sécurité (par abréviation T.B.T.S.), et, en conséquence, ne sont soumises à aucune des prescriptions des sections III et IV du présent décret, si elles satisfont conjointement aux conditions 1° et 2° définies ci-après :
1° Entre les parties actives d’une installation à T.B.T.S. et celles de toute autre installation, des dispositions de construction doivent être prises pour assurer une double isolation ou une isolation renforcée.
a) La source d’alimentation doit être de sécurité, c’est-à-dire être constituée :
- soit d’un transformateur qui répond aux règles des transformateurs de sécurité ;
- soit d’un groupe moteur électrique-génératrice qui présente les mêmes garanties d’isolement que les transformateurs de sécurité ;
- soit d’une source totalement autonome telle que groupes moteur thermique-génératrice, piles ou accumulateurs indépendants.
Toutefois, un ou plusieurs conducteurs d’une installation à T.B.T.S. peuvent être inclus dans un câble de fabrication industrielle et sans revêtement métallique, ou dans un conduit isolant, à condition d’être isolés en fonction de la tension la plus élevée utilisée dans ce câble ou dans ce conduit.
c) Entre les parties actives d’un matériel alimentées par l’installation à T.B.T.S. et celles de toute autre installation, des dispositions de construction doivent être prises pour assurer une séparation équivalente à celle existant entre les circuits primaire et secondaire d’un transformateur de sécurité.
2° Les parties actives d’une installation à T.B.T.S. ne doivent être en liaison électrique ni avec la terre ni avec des conducteurs de protection appartenant à d’autres installations.
- Les installations du domaine très basse tension sont dites à très basse tension de protection (par abréviation T.B.T.P.) si elles répondent à toutes les conditions définies au 1° mais non à celles définies au 2° du I ci-dessus.
III. - Les installations du domaine très basse tension sont dites à très basse tension fonctionnelle (par abréviation T.B.T.F.) si elles ne répondent pas aux conditions des installations à T.B.T.S. ou à T.B.T.P., c’est-à-dire si elles ne sont séparées, que par une isolation principale, des parties actives d’une autre installation.
- Les différentes tensions limites indiquées dans le présent article doivent être réduites à la moitié de leur valeur pour les installations situées dans les locaux ou emplacements mouillés.
Limitation des domaines de tension pour certains appareils récepteurs et dispositions particulières applicables à certains matériels d’utilisation.
- Les appareils portatifs à main ne doivent pas être alimentés sous des tensions supérieures à celles du domaine B.T.A. Les appareils mobiles ou semi-fixes peuvent être alimentés sous des tensions plus élevées que celles du domaine B.T.A. si leur enveloppe empêche la pénétration de corps solides de diamètre égal ou supérieur à 2,5 millimètres.
- Dans les locaux et sur les emplacements de travail où la poussière, l’humidité, l’imprégnation par des liquides conducteurs, les contraintes mécaniques, le dégagement de vapeurs corrosives ou toute autre cause nuisible exercent habituellement leurs effets, on doit utiliser, ou bien un matériel conçu pour présenter et maintenir le niveau d’isolement compatible avec la sécurité des travailleurs, ou bien des installations du domaine T.B.T., répondant aux conditions des I ou II de l’article 7.
III. - Pour les travaux effectués à l’aide d’appareils ou engins portatifs à main à l’intérieur des enceintes conductrices exiguës, un arrêté définit les prescriptions particulières qui doivent être respectées.
Séparation des sources d’énergie.
- A l’origine de toute installation ainsi qu’à l’origine de chaque circuit doit être placé un dispositif ou un ensemble de dispositifs de sectionnement permettant de séparer l’installation ou le circuit de sa ou de ses sources d’énergie, ce sectionnement devant porter sur tous les conducteurs actifs.
Toutefois, ce dispositif ou cet ensemble de dispositifs peut séparer un groupe de circuits pouvant être mis simultanément hors tension pour l’exécution de travaux d’entretien ou de réparation.
- Dans les installations du domaine B.T.A. :
a) La fonction de sectionnement peut être assurée par un dispositif de protection, de commande ou de coupure d’urgence en respectant les conditions suivantes :
- les distances d’isolement entre les contacts après ouverture doivent répondre aux règles de construction des sectionneurs de même tension nominale ;
b) Lorsque le sectionnement d’un circuit est réalisé par des dispositifs unipolaires, ceux-ci doivent être regroupés, identifiés sans ambiguïté de manière indélébile et nettement séparés des autres groupements semblables assurant le sectionnement d’autres circuits.
- Dans les installations des domaines H.T.A. et H.T.B. :
Interdiction d’utiliser la terre ou les masses comme partie d’un circuit actif.
- Il est interdit d’employer, comme partie d’un circuit actif, la terre, une masse, un conducteur de protection, une canalisation ou enveloppe métallique ou une structure métallique faisant partie d’un bâtiment, cette interdiction ne s’opposant pas éventuellement à la mise à la terre d’un point de la source d’alimentation, généralement le point neutre, ainsi qu’à l’emploi de dispositifs de sécurité dont la technique exige, par nature, l’emploi de la terre ou d’un conducteur de protection comme circuit de retour.
- Les rails de roulement des installations de traction électrique, autres que ceux des matériels de levage, peuvent servir de conducteur de retour à condition d’être éclissés électriquement et sous réserve qu’il n’y ait jamais un écart de tension de plus de 25 volts entre ces rails et une prise de terre voisine dite de référence.
III. - Lorsqu’une nécessité technique inhérente au principe même de fonctionnement d’un matériel l’exige, l’enveloppe de certains matériels électriques peut être utilisée comme conducteur actif sous réserve que :
a) Toutes les masses de l’installation, y compris celle de la source d’alimentation, soient connectées entre elles et avec tous les éléments conducteurs avoisinants ;
b) Les conducteurs actifs, autres que ceux reliés aux masses, soient installés de manière qu’un défaut d’isolement éventuel ne puisse se produire directement à la terre, mais seulement entre ces conducteurs et l’ensemble interconnecté visé au a ;
c) L’ensemble interconnecté visé au a soit relié à une prise de terre de faible résistance.
a) Les dispositions générales de leur installation et les métaux entrant dans leur composition doivent être choisis de manière à éviter toute dégradation due à des actions mécaniques et thermiques et à résister à l’action corrosive du sol et des milieux traversés ainsi qu’aux effets de l’électrolyse ;
d) Aucun appareillage électrique tel que fusible, interrupteur ou disjoncteur ne doit être intercalé dans les conducteurs de protection ; toutefois cette interdiction ne s’oppose pas à ce que l’on insère sur certains conducteurs de terre une barrette démontable seulement au moyen d’un outil, pour permettre d’interrompre momentanément leur continuité aux fins de vérification.
La section des conducteurs servant aux mises à la terre ou aux liaisons équipotentielles doit être déterminée en fonction de l’intensité et de la durée du courant susceptible de les parcourir en cas de défaut, de manière à prévenir leur détérioration par échauffement ainsi que tout risque d’incendie ou d’explosion provenant de cet échauffement.
- Les résistances de terre doivent avoir une valeur appropriée à l’usage auquel les prises de terre correspondantes sont destinées.
- Les conducteurs de terre connectés à une prise de terre autre que celle des masses doivent être isolés électriquement des masses et des éléments conducteurs étrangers à l’installation électrique.
III. - Les prises de terre ne peuvent être constituées par des pièces métalliques simplement plongées dans l’eau.
- Si, dans une installation, il existe des prises de terre électriquement distinctes, on doit maintenir entre les conducteurs de protection qui leur sont respectivement reliés un isolement approprié aux tensions susceptibles d’apparaître entre ces conducteurs en cas de défaut.
Les chefs d’établissement doivent prendre toute disposition pour que les installations électriques de sécurité soient établies, alimentées, exploitées et maintenues en bon état de fonctionnement.
a) Les installations qui assurent l’éclairage de sécurité ;
c) Les installations dont l’arrêt inopiné ou le maintien à l’arrêt entraînerait des risques pour les travailleurs.
Les modalités d’application du présent article sont définies par arrêté.
- Dans les locaux et sur les emplacements de travail, aucune partie active ne doit se trouver à la portée des travailleurs, sauf dans les cas mentionnés aux articles 21 à 28.
Cette interdiction s’applique également à tout conducteur de protection reliant à une prise de terre le conducteur neutre ou le neutre de la source d’alimentation.
- La condition imposée par le I ci-dessus peut être satisfaite soit par le seul éloignement des parties actives, soit par l’interposition d’obstacles efficaces, soit par isolation.
III. - Les dispositions du I ne s’appliquent pas aux parties actives des circuits alimentés par une source dont l’impédance limite le courant ou l’énergie de décharge à des valeurs équivalentes à celles obtenues par une impédance de protection.
- Lorsque la mise hors de portée est assurée par le seul éloignement, celui-ci doit être suffisant pour prévenir le risque d’accident par contact ou rapprochement soit avec des travailleurs, soit avec des objets qu’ils manipulent ou transportent habituellement.
- La permanence de cet éloignement doit être garantie contre tout risque de relâchement ou de chute par une résistance mécanique des pièces ou de leurs supports en rapport avec les contraintes auxquelles ils sont normalement exposés.
Mise hors de portée au moyen d’obstacles.
- Lorsque la mise hors de portée est réalisée au moyen d’obstacles, l’efficacité permanente de ceux-ci doit être assurée par leur nature, leur étendue, leur disposition, leur stabilité, leur solidité et, le cas échéant, leur isolation, compte tenu des contraintes auxquelles ils sont normalement exposés.
- La nature et les modalités de réalisation de ces obstacles ainsi que les conditions de leur déplacement ou de leur enlèvement sont définies par arrêté.
- Lorsque la mise hors de portée est assurée par isolation, le recouvrement des conducteurs et pièces sous tension doit être adapté à la tension de l’installation et conserver ses propriétés à l’usage, eu égard aux risques de détériorations auxquels il est exposé.
- Les canalisations servant au raccordement des appareils amovibles et des parties mobiles des matériels doivent être de type souple et comporter tous les conducteurs actifs et les conducteurs de protection nécessaires au fonctionnement et à la sécurité d’emploi de ces appareils, tous ces conducteurs étant électriquement distincts et matériellement solidaires.
Toute canalisation souple doit être pourvue d’une gaine lui permettant de résister aux actions extérieures et spécialement à l’usure et aux contraintes de traction, de flexion, de torsion et de frottement auxquelles elle peut être soumise en service.
Si la gaine comporte des éléments métalliques ou est placée dans un tube métallique flexible, ces éléments ou ce tube ne doivent pas risquer de détériorer à l’usage les enveloppes isolantes des conducteurs. Cette gaine doit elle-même être protégée contre les actions extérieures, à moins de n’y être pas vulnérable, soit par nature, soit en raison des conditions d’utilisation de la canalisation.
Les appareils ou parties mobiles des appareils raccordés à une canalisation souple ainsi que les fiches de prise de courant ou connecteurs doivent être conçus de façon que cette canalisation ne soit pas exposée, à ses points d’insertion tant dans les appareils que dans les fiches ou connecteurs, à des flexions nuisibles aux isolants et de manière que les conducteurs ne soient pas soumis, en leur point de connexion avec les appareils, aux efforts de traction et de torsion qui peuvent être exercés sur la canalisation souple.
III. - Dans le cas de canalisations enterrées, les conducteurs isolés doivent être protégés contre les dégradations résultant du tassement des terres, du contact avec les corps durs, du choc des outils métalliques à main en cas de fouille et, s’il y a lieu, de l’action chimique des couches de terre traversées.
Ces canalisations doivent être convenablement écartées de toute autre canalisation enterrée, électrique ou non. Elles doivent être pourvues de marques d’identification, notamment aux extrémités, et leur parcours dans le sol doit être matériellement repéré aux entrées dans les bâtiments ainsi qu’aux changements de direction.
Toute canalisation ou couche de canalisations doit être signalée par un dispositif avertisseur inaltérable placé au minimum à 10 centimètres au-dessus d’elle. Lorsque des canalisations ou couches de canalisations sont enterrées à des profondeurs espacées de plus de 10 centimètres, un dispositif avertisseur doit être placé au-dessus de chaque canalisation ou couche de canalisations.
: Décret 88-1056 du 14 novembre 1988 art. 60 : champ d’application des dispositions mentionnées au III de l’article 19.
- La possibilité d’un contact fortuit avec les parties actives d’un culot et de la douille correspondante doit être éliminée à partir du moment où le culot est en place.
Les douilles à vis doivent être d’un modèle évitant la possibilité de contact avec une partie active du culot ou de la douille pendant l’introduction et l’enlèvement d’une lampe ; cette disposition n’est toutefois pas exigée des douilles d’un diamètre supérieur à 27 millimètres sous réserve que des consignes soient données pour que le remplacement des lampes ne soit effectué que par un personnel répondant aux dispositions du I de l’article 48.
- Les prises de courant, prolongateurs et connecteurs doivent être disposés de façon que leurs parties actives nues ne soient pas accessibles au toucher, aussi bien lorsque leurs éléments sont séparés que lorsqu’ils sont assemblés ou en cours d’assemblage.
III. - Le raccordement avec la canalisation fixe de la canalisation souple aboutissant à un appareil amovible doit être effectué au moyen d’une prise de courant, d’un prolongateur ou d’un connecteur comportant un nombre d’organes de contact électriquement distincts, mais matériellement solidaires, égal au nombre des conducteurs nécessaires pour le fonctionnement et la sécurité d’emploi de l’appareil amovible.
Lorsque, parmi les conducteurs nécessaires, il y a un conducteur de terre ou de mise au neutre ou une liaison équipotentielle, les organes de contact qui lui sont affectés doivent être conçus de façon à ne pouvoir être mis sous tension lors d’une manoeuvre.
Lorsque, dans une installation, il est fait usage de socles de prises de courant alimentés par des tensions de valeurs ou de natures différentes, ces socles doivent être de modèle distinct et doivent s’opposer à l’introduction des fiches qui ne sont pas prévues pour la valeur ou la nature de tension desdits socles. Toutefois, il est admis d’utiliser des prises de courant identiques sur des circuits monophasés 127 et 230 volts en courant alternatif 50 hertz, à condition qu’elles soient repérées par un étiquetage.
Lorsque la permutation des pôles ou des phases peut avoir des effets nuisibles à la sécurité, les prises de courant doivent être d’un modèle s’opposant à cette permutation.
- Pour les prises de courant, prolongateurs et connecteurs d’une intensité nominale supérieure à 32 ampères, la réunion ou la séparation des deux constituants ne doit pouvoir s’effectuer que hors charge.
: Décret 88-1056 du 14 novembre 1988 art. 61 : date d’entrée en vigueur différée de 5 ans pour l’article 20.
- soit à l’aide de canalisations électriques souples en respectant les dispositions du II de l’article 19 et du III de l’article 20 ;
- soit par des lignes de contact fixes protégées contre les contacts directs conformément aux dispositions de l’article 18.
2° Que les prescriptions de l’article 16 soient respectées pour le personnel chargé de leur manoeuvre, aussi bien aux postes de travail que sur les chemins normaux d’accès à ces postes ;
3° Que les dispositions des articles 22 et 48 soient respectées pour le personnel d’entretien.
: Décret 88-1056 du 14 novembre 1988 art. 60 : champ d’application.
Les dispositions des articles 23 à 27 s’appliquent :
a) Aux locaux ou emplacements de travail réservés à la production, la conversion ou la distribution de l’électricité ;
b) Aux locaux ou emplacements de travail où la présence de parties actives accessibles résulte d’une nécessité technique inhérente aux principes mêmes de fonctionnement des matériels ou installations.
Le chef d’établissement doit désigner ces locaux et emplacements de travail et les délimiter clairement.
: Décret 88-1056 du 14 novembre 1988 art. 22 : champ d’application de l’article 23.
L’accès à ces locaux ou emplacements de travail n’est autorisé qu’aux personnes averties des risques électriques appelées à y travailler, les travaux devant être effectués en respectant les prescriptions de l’article 48.
L’autorisation doit être donnée par le chef d’établissement. Cette autorisation peut être individuelle ou collective.
: Décret 88-1056 du 14 novembre 1988 art. 22 : champ d’application de l’article 24.
En cas de nécessité, des personnes non averties des risques électriques peuvent être autorisées à pénétrer dans ces locaux ou emplacements de travail, à la condition d’avoir été instruites des consignes à respecter et d’être placées sous le contrôle permanent d’une personne avertie des risques électriques et désignée à cet effet.
: Décret 88-1056 du 14 novembre 1988 art. 22 : champ d’application de l’article 25.
1° Des pancartes affichées sur les portes ou dans les passages qui permettent d’y accéder doivent signaler l’existence de parties actives non protégées et interdire l’entrée ou l’accès à toute personne non autorisée conformément aux dispositions de l’article 24 ;
2° Les portes donnant accès à un local ou emplacement de travail contenant des parties actives non protégées des domaines H.T.A. ou H.T.B. doivent être normalement fermées à clef mais pouvoir être facilement ouvertes de l’intérieur même si elles viennent à être fermées à clef de l’extérieur ;
3° Les abords des parties actives non protégées accessibles aux travailleurs doivent laisser à ceux-ci une aisance de déplacement et de mouvement en rapport avec les travaux à exécuter et leur fournir un appui sûr pour les pieds ; ils ne doivent pas être utilisés comme passages, entrepôts ou à d’autres fins.
: Décret 88-1056 du 14 novembre 1988 art. 22 : champ d’application de l’article 26.
Des arrêtés fixent en tant que de besoin les dispositions particulières à chacun des types de locaux ou emplacements mentionnés à l’article 22.
: Décret 88-1056 du 14 novembre 1988 art. 22 : champ d’application de l’article 27.
En dehors des locaux ou emplacements de travail mentionnés à l’article 22, certaines installations mobiles telles que les dispositifs de soudage à l’arc qui présentent également des risques particuliers de choc électrique peuvent être utilisées sur des emplacements qu’il est impossible de définir à l’avance.
Les prescriptions de sécurité concernant la réalisation et l’utilisation de ces installations sont précisées par des arrêtés. Ces arrêtés peuvent comporter des dérogations à certaines dispositions du présent décret, dérogations assorties de mesures compensatrices de sécurité.
- Sauf dans les cas prévus à l’article 7, les travailleurs doivent être protégés contre les risques qui résulteraient pour eux du contact simultané avec des masses, quelle que soit la surface accessible de celles-ci, et des éléments conducteurs entre lesquels pourrait apparaître une différence de potentiel plus grande que la tension limite conventionnelle de sécurité correspondant au degré d’humidité du local ou emplacement.
- Les installations doivent être convenablement subdivisées, notamment pour faciliter la localisation des défauts d’isolement.
- soit en associant la mise à la terre des masses à des dispositifs de coupure automatique de l’alimentation, ces dispositifs pouvant être généraux et protégeant l’ensemble de l’installation, ou divisionnaires et permettant une séparation sélective de parties de l’installation ;
- Protection contre les contacts indirects par mise à la terre des masses et par coupure automatique de l’alimentation
- Toute masse faisant l’objet d’une mesure de protection par coupure automatique de l’alimentation doit être reliée à un conducteur de protection.
- Quel que soit le type de l’installation électrique utilisé, TN, TT ou IT, et sauf dans les cas prévus aux articles 36, 37 et 39, un dispositif de coupure général ou divisionnaire doit séparer automatiquement de l’alimentation la partie de l’installation protégée par ce dispositif de telle sorte que, à la suite d’un défaut d’isolement dans cette partie de l’installation, une tension de contact présumée égale ou supérieure à la tension limite conventionnelle de sécurité ne puisse se maintenir dans aucune partie de l’installation.
III. - Si les conditions du II ne peuvent être respectées, il y a lieu de réaliser une liaison locale équipotentielle supplémentaire, à moins que celle-ci n’existe de fait.
- Dans chaque bâtiment ou emplacement de travail extérieur, un conducteur principal d’équipotentialité doit réunir au conducteur principal de protection les éléments conducteurs étrangers à l’installation électrique pénétrant dans ce bâtiment ou emplacement ou en sortant.
: Décret 88-1056 du 14 novembre 1988 art. 60 : champ d’application des dispositions du I de l’article 31.
- Dans les installations électriques réalisées suivant le schéma TN, toutes les masses doivent être reliées par des conducteurs de protection au point neutre de l’installation, lui-même mis à la terre.
- Dans les installations réalisées suivant le schéma TN-C, le conducteur PEN ne doit comporter aucun dispositif de coupure ou de sectionnement et doit être réalisé de manière à éviter tout risque de rupture.
- Lorsque le point neutre de la source d’alimentation n’est pas accessible, l’extrémité d’un enroulement de cette source peut en tenir lieu. Le schéma adopté doit être le schéma TN-S.
Dans les installations électriques réalisées suivant le schéma IT, toutes les masses doivent être reliées à la terre, soit individuellement, soit par groupe, soit par un réseau général d’interconnexion.
Un contrôleur permanent d’isolement doit signaler l’apparition d’un premier défaut à la masse ou à la terre d’une partie active quelconque, neutre compris, de l’installation.
A moins que ce contrôleur permanent d’isolement ne provoque la coupure automatique de l’installation ou d’une de ses parties dès ce premier défaut, l’apparition d’un autre défaut affectant un autre conducteur actif doit provoquer la coupure automatique de l’un au moins des circuits en défaut.
Lorsque toutes les masses de l’installation sont interconnectées, des dispositifs de protection contre les surintensités ou des dispositifs à courant différentiel résiduel peuvent être utilisés.
Dans les installations des domaines B.T.A. ou B.T.B. alimentées par un transformateur à primaire haute tension, un dispositif limiteur de surtension doit protéger l’installation en cas de défaut d’isolement entre les circuits haute tension et basse tension.
La liaison équipotentielle supplémentaire mentionnée au III de l’article 31 peut intéresser toute l’installation, une partie de celle-ci, un emplacement ou un appareil ; elle doit réunir aux masses tous les éléments conducteurs simultanément accessibles, y compris les structures métalliques du bâtiment.
- Protection contre les contacts indirects sans mise à la terre et sans coupure de l’alimentation
Sous réserve que les matériels ne soient pas utilisés dans des conditions d’influences externes plus sévères que celles pour lesquelles ils sont construits et installés, la protection contre les contacts indirects peut être assurée :
- soit par une isolation supplémentaire ajoutée à l’isolation principale lors de l’installation du matériel.
Sous réserve qu’un matériel ne soit pas utilisé dans des conditions d’influences externes plus sévères que celles pour lesquelles il est construit, la protection contre les contacts indirects de ce matériel peut être considérée comme assurée s’il comporte une impédance de protection disposée entre parties actives et masses et assurant une protection au moins égale à celle procurée par une double isolation.
Lorsqu’il est fait usage des mesures de protection prévues aux articles 36 ou 37, mais que des nécessités impérieuses conduisent à soumettre le matériel électrique à des conditions d’influences externes plus sévères que celles prévues par le constructeur, une protection complémentaire doit être assurée soit par un dispositif différentiel de coupure à haute sensibilité, soit par l’application des dispositions de l’article 39.
Il est admis de ne pas réaliser la mise à la terre des masses et la coupure automatique prévues respectivement aux I et II de l’article 31 dans les installations du domaine B.T.A. qui sont constituées par des circuits de faible étendue alimentés par des groupes moteur-génératrice ou des transformateurs à enroulements séparés par une double isolation ou une isolation renforcée. Le circuit séparé doit présenter un niveau d’isolement élevé et ne doit être relié, en aucun de ses points, ni à la terre ni à d’autres circuits ; le bon état de l’isolation doit être vérifié régulièrement.
Sous-section II : Installations à courant autre qu’alternatif
La protection contre les contacts indirects dans les installations à courant autre qu’alternatif, notamment celles à courant continu, doit être réalisée par la mise en oeuvre de mesures analogues à celles prescrites dans les articles 30 à 39, mais adaptées d’une part aux technologies, d’autre part au niveau des risques propres à ces courants.
Section V : Prévention des brûlures, incendies et explosions d’origine électrique
- Les prescriptions de la présente section sont applicables aux installations électriques de tous domaines y compris le domaine T.B.T.
- La température atteinte par le matériel électrique en service normal ne doit pas compromettre son isolation. Toutes dispositions doivent être prises pour éviter que le matériel électrique, du fait de son élévation normale de température, nuise aux objets qui sont dans son voisinage, et notamment à ceux sur lesquels il prend appui ou encore risque de provoquer des brûlures aux travailleurs.
- Les raccordements des canalisations entre elles et avec les appareils doivent être établis de manière à ne provoquer aucun excès d’échauffement local. Il doit pouvoir être vérifié facilement qu’il en est bien ainsi. A cette fin, les connexions doivent rester accessibles mais seulement après démontage de l’obstacle assurant la protection contre les contacts directs.
- Les canalisations fixes doivent être protégées contre une augmentation anormale du courant. Elles doivent l’être toujours pour le cas de court-circuit ; elles doivent l’être aussi pour le cas de surcharges si l’éventualité de celles-ci n’est pas exclue.
- Les circuits internes de machines et appareils exposés à des surcharges doivent être protégés contre les effets d’une surintensité nuisible par sa valeur ou sa durée. Cette protection n’est pas exigée pour les matériels d’utilisation portatifs à main.
VIII. - Toute disposition s’opposant à la dissipation normale de la chaleur dégagée par un appareil ou une canalisation est interdite.
- Les modalités pratiques d’application des dispositions du présent article sont définies par arrêté.
- L’appareillage de commande et de protection destiné à établir ou à interrompre des courants électriques doit être capable de le faire sans qu’il en résulte d’effets nuisibles tels que projection de matières incandescentes ou formation d’arcs durables.
- Toutes dispositions doivent être prises pour que les appareils assurant la fonction de sectionnement prévue à l’article 9, mais ne possédant pas les caractéristiques leur permettant d’assurer la fonction de commande, ne puissent être manoeuvrés en charge.
III. - Les appareils ou dispositifs employés à la protection des installations contre les courts-circuits doivent être capables de couper sans projection de matières en fusion ou formation d’arcs durables une intensité au moins égale à celle qui serait mise en jeu par un court-circuit franc aux points mêmes où ces appareils sont installés.
- Les mesures de prévention des risques d’incendie présentés par l’épandage et l’inflammation des diélectriques liquides inflammables utilisés dans les matériels électriques font l’objet d’un arrêté dont les dispositions tiennent compte :
- Des extincteurs appropriés quant à leur nombre, à leur capacité et à la nature des produits qu’ils renferment doivent être placés dans ou à proximité des locaux où il existe des installations électriques des domaines B.T.B., H.T.A. ou H.T.B., à moins qu’il n’existe dans ces locaux une installation fixe d’extinction.
- Les modalités pratiques d’application des dispositions du présent article sont définies par arrêtés.
: Décret 88-1056 du 14 novembre 1988 art. 60 : champ d’application des dispositions mentionnées au IV de l’article 42.
Locaux ou emplacements présentant des dangers d’incendie.
- Dans les locaux ou sur les emplacements où sont traitées, fabriquées, manipulées ou entreposées des matières susceptibles de prendre feu presque instantanément au contact d’une flamme ou d’une étincelle et de propager rapidement l’incendie, les canalisations et matériels électriques doivent être conçus et installés de telle sorte que leur contact accidentel avec ces matières ainsi que l’échauffement de celles-ci soient évités.
En cas de présence de poussières inflammables risquant de provoquer un incendie si elles pénétraient dans les enveloppes du matériel électrique, ces enveloppes doivent s’opposer à cette pénétration par construction ou par installation.
- En outre :
a) Il ne doit exister dans ces locaux ou sur ces emplacements d’autres matériels que ceux nécessaires au fonctionnement du matériel d’utilisation installé dans lesdits locaux ou emplacements ; toutefois, le passage des canalisations étrangères à ce fonctionnement est autorisé sous réserve que ces canalisations soient disposées ou protégées de telle manière qu’elles ne puissent en aucun cas être la cause d’un incendie ;
- soit protégées par des enveloppes s’opposant à la propagation d’un incendie ;
c) Les canalisations électriques doivent être d’un type retardateur de la flamme ; elles doivent être protégées contre les détériorations auxquelles elles peuvent être soumises ;
d) Le matériel électrique dont le fonctionnement provoque des arcs ou des étincelles ou l’incandescence d’éléments n’est autorisé que si ces sources de danger sont incluses dans des enveloppes appropriées.
Zone présentant des risques d’explosion.
- Dans les zones présentant des risques d’explosion, les installations électriques doivent :
- être réduites à ce qui est strictement nécessaire aux besoins de l’exploitation ;
- être conçues et réalisées de façon à ne pas être une cause possible d’inflammation des atmosphères explosives présentes ;
- répondre aux prescriptions de l’article 43.
- Les modalités pratiques d’application des dispositions ci-dessus sont définies par arrêté.
a) Etre utilisés dans des conditions de service et d’influences externes ne s’écartant pas de celles pour lesquelles ils sont prévus ;
b) Donner lieu en temps utile aux opérations d’entretien et de remise en conformité qui s’avèrent nécessaires ;
c) Faire l’objet de mesures de surveillance pratiquées dans les conditions prévues à l’article 47 ci-après ;
En attendant qu’il soit porté remède à des défectuosités constatées, toutes dispositions utiles doivent être prises pour qu’elles ne constituent pas une source de danger pour les travailleurs.
- Les prescriptions au personnel sont différentes suivant qu’il s’agit :
b) De travailleurs effectuant des travaux, sur des installations électriques, hors tension ou sous tension, ou au voisinage d’installations électriques comportant des parties actives nues sous tension.
- L’employeur doit s’assurer que ces travailleurs possèdent une formation suffisante leur permettant de connaître et de mettre en application les prescriptions de sécurité à respecter pour éviter des dangers dus à l’électricité dans l’exécution des tâches qui leur sont confiées. Il doit, le cas échéant, organiser au bénéfice des travailleurs concernés la formation complémentaire rendue nécessaire notamment par une connaissance insuffisante desdites prescriptions.
III. - L’employeur doit s’assurer que les prescriptions de sécurité sont effectivement appliquées et les rappeler aussi souvent que de besoin par tous moyens appropriés.
- Les travailleurs doivent être invités à signaler les défectuosités et anomalies qu’ils constatent dans l’état apparent du matériel électrique ou dans le fonctionnement de celui-ci. Ces constatations doivent être portées le plus tôt possible à la connaissance du personnel chargé de la surveillance prévue à l’article 47.
- Les travailleurs doivent disposer du matériel nécessaire pour exécuter les manoeuvres qui leur incombent et pour faciliter leur intervention en cas d’accident. Ce matériel doit être adapté à la tension de service et doit être maintenu prêt à servir en parfait état.
: Décret 88-1056 du 14 novembre 1988 art. 1 : champ d’application de l’article 46.
- Une surveillance des installations électriques doit être assurée. L’organisation de cette surveillance doit être portée à la connaissance de l’ensemble du personnel.
- Cette surveillance doit être opérée aussi fréquemment que de besoin, et provoquer, dans les meilleurs délais, la suppression des défectuosités et anomalies dont les installations peuvent être affectées.
a) Le maintien des dispositions mettant hors de portée des travailleurs les parties actives de l’installation ;
c) Le bon état des conducteurs souples aboutissant aux appareils amovibles ainsi qu’à leurs organes de raccordement ;
f) La signalisation des défauts d’isolement par le contrôleur permanent d’isolement ;
g) Le contrôle de l’éloignement des matières combustibles par rapport aux matériels électriques dissipant de l’énergie calorifique ;
h) Le contrôle de l’état de propreté de certains matériels électriques en fonction des risques d’échauffement dangereux par l’accumulation de poussières ;
i) Le contrôle des caractéristiques de sécurité des installations utilisées dans les locaux à risques d’explosion ;
j) La bonne application des dispositions du II de l’article 52.
Généralités sur les travaux sur des installations ou à proximité d’installations électriques.
- L’employeur ne peut confier les travaux ou opérations sur des installations électriques ou à proximité de conducteurs nus sous tension qu’à des personnes qualifiées pour les effectuer et possédant une connaissance des règles de sécurité en matière électrique adaptée aux travaux ou opérations à effectuer.
- L’employeur doit remettre, contre reçu, à chaque travailleur concerné, un recueil des prescriptions et, le cas échéant, compléter ces prescriptions par des instructions de sécurité particulières à certains travaux ou opérations qu’il confie auxdits travailleurs.
III. - Sauf dans les cas prévus au IV ci-dessous et au I de l’article 50, les travaux sur les installations électriques doivent être effectués hors tension.
- Sans préjudice de l’application des dispositions du V ci-dessous, les opérations suivantes, même exécutées sur des circuits ou appareils sous tension, ne sont pas soumises aux prescriptions des articles 49 et 50 :
a) Raccordements de pièces ou d’organes amovibles, spécialement conçus et réalisés en vue de permettre l’opération sans risque de contacts involontaires de l’opérateur avec des parties actives ; lorsqu’il s’agit de matériels du domaine B.T.A. présentant une protection contre les risques de projection de matières incandescentes ou formation d’arcs durables, ces opérations peuvent être effectuées par des travailleurs mentionnés au a du I de l’article 46 ;
b) utilisation des perches de manoeuvres, des dispositifs de vérification d’absence de tension ou des dispositifs spécialement conçus pour des contrôles ou des mesures sous tension sous réserve que ces matériels soient construits et utilisés suivant les règles de l’art en la matière.
- Dans les zones présentant un risque d’explosion visé par l’article 44, aucun travail sous tension, y compris le remplacement d’une lampe ou d’un fusible, ne peut être effectué, même dans les installations du domaine T.B.T., sans que des mesures aient été préalablement prises pour éviter le risque d’explosion.
: Décret 88-1056 du 14 novembre 1988 art. 1 : champ d’application de l’article 48.
- Pour l’exécution des travaux hors tension, la partie de l’installation sur laquelle ils sont effectués doit être préalablement consignée, c’est-à-dire faire l’objet des opérations successives suivantes :
a) Séparation de cette partie d’installation de toute source possible d’énergie électrique ;
b) Condamnation en position d’ouverture des dispositifs assurant le sectionnement visés à l’article 9 pendant toute la durée des travaux ;
c) Vérification d’absence de tension aussi près que possible du lieu de travail.
Si des parties actives nues sous tension subsistent au voisinage, les prescriptions de l’article 51 doivent également être appliquées.
La tension ne doit être rétablie dans la partie d’installation considérée que lorsque celle-ci est remise en état, le matériel et les outils étant ramassés et toutes les personnes intéressées ayant quitté la zone de travail.
- En outre, s’il s’agit d’une installation de domaine B.T.B., H.T.A. ou H.T.B. :
Les travaux doivent être effectués sous la direction d’un chargé de travaux, personne avertie des risques électriques et spécialement désignée à cet effet.
La séparation de toutes sources possibles d’énergie doit être matérialisée d’une façon pleinement apparente et maintenue par un dispositif de blocage approprié.
Cette séparation étant effectuée et avant toute autre opération, il est procédé, sur le lieu de travail ou à son voisinage, à la vérification de l’absence de tension.
Immédiatement après la vérification de l’absence de tension, la mise à la terre et en court-circuit des conducteurs actifs du circuit concerné doit être effectuée.
La tension ne doit pouvoir être rétablie qu’après que le chargé de travaux s’est assuré que toutes les personnes sont présentes au point de rassemblement convenu à l’avance.
: Décret 88-1056 du 14 novembre 1988 art. 1 : champ d’application de l’article 49.
- Les travaux peuvent être effectués sous tension lorsque les conditions d’exploitation rendent dangereuse ou impossible la mise hors tension ou si la nature du travail requiert la présence de la tension.
- Les travailleurs auxquels sont confiés les travaux sous tension doivent avoir reçu une formation spécifique sur les méthodes de travail permettant d’effectuer sous tension les tâches susceptibles de leur être confiées. Une instruction de service indique les prescriptions à respecter, les conditions d’exécution des travaux, les matériels et outillages à utiliser.
Ces travailleurs, ainsi que les travailleurs indépendants et les employeurs mentionnés à l’article L. 235-18 du code du travail, doivent en outre disposer d’un outillage spécialement étudié ainsi que de l’équipement et du matériel nécessaires à leur protection.
III. - Dans les installations des domaines B.T.B., H.T.A. ou H.T.B. et sans préjudice de l’application des dispositions ci-dessus, les travaux sous tension ne peuvent être effectués que sous réserve du respect des prescriptions suivantes :
a) Les travaux ne peuvent être entrepris que sur l’ordre de l’employeur ; cet ordre, qui doit être donné par écrit, doit stipuler la nature et la succession des opérations à effectuer ainsi que les précautions à observer ;
b) S’ils sont confiés à une entreprise extérieure, travailleurs indépendants inclus, les travaux doivent faire l’objet d’une demande expresse du chef de l’établissement dans lequel ils sont effectués ;
c) Les travailleurs effectuant lesdits travaux doivent être placés sous la surveillance constante d’une personne avertie des risques électriques et désignée à cet effet ; celle-ci doit veiller à l’application des mesures de sécurité prescrites.
: Décret 88-1056 du 14 novembre 1988 art. 1 : champ d’application de l’article 50.
- Quelle que soit la nature des travaux mettant les intervenants au voisinage d’installations sous tension, ces derniers doivent disposer d’un appui solide leur assurant une position stable.
- Les opérations de toute nature effectuées au voisinage de parties actives nues sous tension ne peuvent être entreprises que si l’une au moins des conditions suivantes est satisfaite :
b) Exécution des opérations dans les conditions définies à l’article 50 relatif aux travaux sous tension ;
c) Exécution des opérations par un personnel ou travailleur indépendant ou employeur mentionné à l’article L. 235-18 du code du travail :
- ayant reçu une formation spécifique sur les méthodes de travail permettant d’effectuer, au voisinage de parties actives nues sous tension, les tâches qui lui sont confiées ;
- disposant d’un outillage approprié ainsi que de l’équipement et du matériel nécessaires à sa protection ;
- notification d’une consigne qui doit préciser les mesures de sécurité à respecter et spécifier la zone de travail matériellement délimitée et affectée à chaque équipe ;
- dans le cas de travaux effectués au voisinage des parties actives nues sous tension des domaines H.T.A. ou H.T.B., surveillance permanente par une personne avertie des risques présentés par ce type d’installation, désignée à cet effet et qui veille à l’application des mesures de sécurité prescrites.
: Décret 88-1056 du 14 novembre 1988 art. 1 : champ d’application de l’article 51.
- Lorsque, à la suite d’un incident tel que disjonction, défaut à la terre ou court-circuit, on n’est pas sûr que certaines parties d’installation soient hors tension, on doit observer, avant d’intervenir sur ces parties, les mesures de sécurité prescrites par l’article 49 ou par l’article 50.
- Dans le cas d’utilisation dans les matériels électriques de matières isolantes solides, liquides ou gazeuses susceptibles de donner lieu, en cas d’incident d’exploitation, à des émissions de gaz, de vapeur ou de poussières toxiques, toutes précautions doivent être prises conformément aux consignes de sécurité préétablies pour pallier les conséquences de telles émissions pour les travailleurs.
: Décret 88-1056 du 14 novembre 1988 art. 1 : champ d’application de l’article 52.
- Indépendamment des prescriptions de l’article 47, les installations, quel qu’en soit le domaine, doivent être vérifiées lors de leur mise en service ou après avoir subi une modification de structure, puis périodiquement.
Ces vérifications font l’objet de rapports détaillés dont la conclusion précise nettement les points où les installations s’écartent des dispositions du présent décret et des arrêtés pris pour son application.
- La périodicité, l’objet et l’étendue des vérifications ainsi que le contenu des rapports correspondants sont fixés par arrêté.
III. - Les vérifications effectuées lors de la mise en service des installations ou après une modification de structure sont pratiquées par une personne ou un organisme agréé, choisi par le chef d’établissement sur une liste fixée par arrêté.
Toutefois, ces vérifications peuvent être effectuées par des personnes appartenant ou non à l’établissement dont la liste nominative doit être communiquée par le chef d’établissement au directeur régional du travail et de l’emploi ou au chef du service régional de l’inspection du travail, de l’emploi et de la politique sociale agricoles. Ces personnes doivent avoir des connaissances approfondies dans le domaine de la prévention des risques électriques ainsi que des dispositions réglementaires qui y sont afférentes et exercer régulièrement l’activité de vérification.
- Le chef d’établissement doit faire réaliser les vérifications périodiques par des personnes appartenant ou non à l’établissement et possédant une connaissance approfondie dans le domaine de la prévention des risques dus à l’électricité et des dispositions réglementaires qui y sont afférentes.
- Le chef d’établissement doit accompagner les vérificateurs au cours de leur intervention ou faire accompagner ceux-ci par une personne connaissant l’emplacement, les caractéristiques des installations ainsi que les risques présentés par celles-ci, et ce, chaque fois que cela est nécessaire.
L’inspecteur du travail peut à tout moment prescrire au chef d’établissement de faire procéder à une vérification de tout ou partie des installations par un organisme ou un vérificateur agréé.
Le chef d’établissement justifie qu’il a saisi l’organisme agréé dans les quinze jours suivant la date de demande de vérification et transmet à l’inspecteur du travail les résultats qui lui sont communiqués dans les dix jours qui suivent cette communication.
Le silence gardé pendant plus de quatre mois sur une demande d’agrément présentée en application des articles 53 et 54 du présent décret vaut décision de rejet.
Dossier tenu à la disposition de l’inspecteur du travail.
Les chefs d’établissement doivent tenir à la disposition de l’inspecteur du travail un dossier comportant :
2° Le plan des canalisations électriques enterrées prescrit par le III de l’article 19 ;
Un arrêté conjoint du ministre chargé du travail, du ministre chargé de la santé publique et du ministre chargé de l’agriculture détermine les conditions dans lesquelles les agents de l’entreprise reçoivent la formation requise pour administrer les premiers soins aux victimes d’accidents électriques avant l’arrivée du médecin ou des secours organisés par les pouvoirs publics ainsi que le matériel qui peut être, le cas échéant, nécessaire pour les dispenser.
Pour les mêmes motifs, le directeur régional du travail et de l’emploi ou le chef du service régional de l’inspection du travail, de l’emploi et de la politique sociale agricoles peuvent, par décision prise après avis du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou, en son absence, des délégués du personnel, accorder à un chef d’établissement des dérogations à certaines dispositions du présent décret.
Arrêtés d’application.
Sauf disposition contraire, les arrêtés prévus par le présent décret sont pris par le ministre chargé du travail après avis du Conseil supérieur de la prévention des risques professionnels ou par le ministre chargé de l’agriculture après avis de la Commission nationale d’hygiène et de sécurité du travail en agriculture ou, le cas échéant, conjointement par les deux ministres.
Les dispositions du III de l’article 19, concernant les canalisations électriques enterrées et les dispositions nouvelles relatives à la construction des locaux et emplacements de travail à risques particuliers de choc électrique mentionnés à l’article 22, ne sont applicables aux installations existantes qu’au fur et à mesure des travaux de renouvellement ou de modification.
De même les dispositions du I de l’article 31 relatives à la mise à la terre des masses, les dispositions de l’article 21 relatives aux lignes de contact, les dispositions concernant l’installation des matériels contenant des diélectriques inflammables mentionnés au IV de l’article 42 ne sont applicables aux installations existantes qu’au fur et à mesure des travaux de renouvellement ou de modification, sous réserve toutefois que les installations concernées soient conformes aux dispositions réglementaires en vigueur à la date d’application du présent décret.
En ce qui concerne les installations existantes ou en cours d’exécution à la date de publication du présent décret, l’entrée en vigueur des dispositions énumérées ci-après est différée pendant le délai supplémentaire suivant :
Toutefois, si avant l’expiration de ce délai, il est procédé à une réfection des installations ou à un renouvellement du matériel, les dispositions du présent décret deviennent immédiatement applicables en ce qui concerne ces installations ou ce matériel.
Le ministre du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle, le ministre de l’agriculture et de la forêt et le ministre de la solidarité, de la santé et de la protection sociale, porte-parole du Gouvernement, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

References: art. 60
 art. 61
 art. 60
 art. 22
 art. 22
 art. 22
 art. 22
 art. 22
 art. 60
 art. 60
 art. 1
 art. 1
 art. 1
 art. 1
 art. 1
 art. 1