Source: http://www.senat.fr/leg/pjl06-071.html
Timestamp: 2018-01-19 10:00:07+00:00

Document:
15 novembre 2006 : Organisation hydrographique internationale ( texte déposé au sénat - première lecture )
Annexe au procès-verbal de la séance du 15 novembre 2006
autorisant l'approbation du protocole visant à modifier la convention relative à l'Organisation hydrographique internationale,
L'Organisation hydrographique internationale (OHI) a été créée par une convention conclue à Monaco le 3 mai 1967, entrée en vigueur le 22 septembre 1970. Comprenant soixante-dix-sept États membres, l'OHI est une organisation internationale consultative, visant à promouvoir la sécurité de la navigation et la protection du milieu marin. Elle est chargée de coordonner l'établissement de normes pour la production de données hydrographiques ainsi que la fourniture de services hydrographiques.
Soucieuse de rénover les structures et les règles de fonctionnement de l'OHI adoptées il y a plus de trente ans, la XVIème Conférence hydrographique internationale (avril 2002) a chargé le groupe de travail sur la planification stratégique (SPWG) d'effectuer une étude sur la nécessité de réviser la convention relative à l'OHI, de déterminer s'il était possible de faire de l'OHI une organisation plus souple, plus efficace et mieux adaptée aux nouveaux enjeux du monde maritime. La France, à titre individuel et en qualité de représentant de la Commission hydrographique régionale de la mer du nord, a largement contribué aux débats. Sur la base du rapport rendu par le SPWG proposant une structure et des procédures opérationnelles, les États membres de l'OHI ont adopté un protocole visant à modifier la convention de l'OHI, lors de la troisième Conférence hydrographique internationale extraordinaire (CHIE), qui s'est déroulée à Monaco, du 11 au 15 avril 2005.
Le protocole, adopté à Monaco le 14 avril 2005, a pour objet de doter l'OHI de nouveaux organes aux fins notamment de faciliter les procédures de prise de décision, de rendre plus aisée son administration, mais aussi d'améliorer la coopération avec les organismes universitaires, l'industrie maritime ainsi qu'avec les organisations intergouvernementales et non gouvernementales.
I. - ESPRIT GÉNÉRAL DU PROTOCOLE
L'image de la nouvelle OHI est définie aux articles 1er et 2 du protocole. Elle a pour vocation d'être l'autorité hydrographique internationale officielle permettant de faire progresser la sécurité et l'efficacité dans le secteur maritime ainsi que la durabilité de l'environnement marin et pour mission de créer un environnement global au sein duquel les États fournissent des données, des produits et des services hydrographiques appropriés, en temps utile, et assurent leur plus large utilisation possible.
Ses nouveaux objectifs sont fixés à l'article 2 du protocole.
Le SPWG a également identifié les forces (vocation mondiale, action également à l'échelle régionale par le biais des commissions hydrographiques régionales, amélioration des capacités techniques de ses membres, rapport coût-efficacité) et les faiblesses de l'OHI (notamment la lenteur du processus de décision).
II. - Principales dispositions du protocole
Le nouveau modèle institutionnel de l'OHI introduit par le protocole du 14 avril 2005 repose sur des organes mentionnés à l'article 4 :
- l'assemblée (article 5) qui comprend l'ensemble des États membres et se réunit tous les trois ans. Principal organe de l'OHI, l'assemblée définit l'orientation stratégique de l'OHI ;
- le conseil (article 6), nouvel organe créé à la faveur de la révision, ayant en particulier pour fonctions d'exercer les responsabilités déléguées par l'assemblée, de faire rapport à cette dernière du travail accompli par l'OHI, de préparer les propositions relatives à la stratégie d'ensemble et au programme de travail adoptés par l'assemblée. Organe restreint, le conseil est composé d'un quart des États membres, mais pas moins de trente, les deux premiers tiers sur la base d'une représentation régionale et le tiers restant sur la base des intérêts hydrographiques, c'est-à-dire contribuant le plus à l'hydrographie sur le plan international mais mesuré en fait, faute de consensus, par le tonnage des flottes des États membres ;
- la commission des finances (article 7), qui passe du statut d'organe subsidiaire à celui d'organe à part entière. Ce nouvel organe est ouvert à tous les États membres et se réunit conjointement avec l'assemblée. La commission des finances est responsable de la préparation du budget de l'OHI ainsi que des politiques administratives et financières de l'OHI, soumis à l'approbation de l'assemblée ;
- le secrétariat (article 8) qui se substitue au Bureau hydrographique international. Le secrétariat est composé d'un secrétaire général et de deux directeurs, élus par l'assemblée pour un mandat de six ans et rééligibles pour trois années supplémentaires.
Les modalités de prise de décision font l'objet des articles 9, 17 et 18. La majorité requise varie selon la nature de la décision :
- résolutions : les résolutions de l'OHI seront préparées par un organe subsidiaire et transmises au conseil aux fins d'examen et d'harmonisation, avant d'être soumises à l'approbation des États membres. L'approbation est obtenue à la majorité simple des États membres votant, avec le vote favorable d'au moins un tiers de l'ensemble des États membres. Elles entrent ensuite en vigueur à une date décidée par le conseil. Les propositions jugées par le conseil comme ayant des répercussions politiques ou financières seront transmises à l'assemblée ;
- décisions politiques : des changements de politiques peuvent être proposés par un État membre, le conseil ou le secrétaire général. Pour que la politique soit adoptée, elle doit être approuvée par au moins les deux tiers des votes des États membres présents à l'assemblée et votant ;
- planification stratégique : le plan stratégique et le programme de travail associés au budget sont soumis par le conseil à l'assemblée, en vue de l'approbation des deux tiers des États membres présents et votant ;
- budget : le budget associé au plan triennal est finalisé par la commission des finances et approuvé par l'assemblée, à la majorité des deux tiers des États membres présents et votant ;
- composition de l'OHI : l'adhésion à l'OHI est automatique pour tout État membre des Nations unies. En revanche, la demande d'adhésion d'un État non membre des Nations unies requiert l'approbation des deux tiers des États membres de l'Organisation ;
- modification des documents de base de l'OHI : la modification des documents de base de l'OHI peut être proposée par un État membre, par le conseil ou par le secrétaire général. Si la modification concerne la convention OHI elle-même, l'approbation des deux tiers des États membres présents et votant à une assemblée est requise et la modification doit être ratifiée par les deux tiers des États membres pour entrer en vigueur. Si elle concerne le règlement général ou le règlement financier, elle peut être mise en oeuvre par la majorité des deux tiers des États membres présents à une assemblée et votant. Si elle concerne les règles de procédure, elle peut devenir effective par l'approbation de la majorité simple des États membres présents à l'assemblée et votant.
L'article 12 confirme le fait que l'OHI est dotée de la personnalité juridique et les articles 13 et 16 adaptent les articles de la convention à la nouvelle structure.
III. - INTÉRÊT ET BÉNÉFICES ESCOMPTÉS POUR LA FRANCE
Dotée en métropole et outre-mer d'espaces maritimes totalisant 11 millions de kilomètres carrés, la France possède la deuxième zone économique exclusive (ZEE) du monde après les États-Unis.
La France est, avec le Royaume-Uni, le pays qui participe le plus aux instances de l'OHI. La France y exerce une influence unanimement reconnue, dans tous les domaines : stratégie, technologie, procédures, normalisation, cartographie électronique, développement de capacités. Membre fondateur de l'OHI, la France participe à huit commissions hydrographiques régionales (CHR) sur quatorze.
Elle est également le pays possédant le plus grand nombre de voisins maritimes (une trentaine) et est en mesure de faire valoir sa souveraineté en matière de frontières maritimes grâce à sa maîtrise de l'ensemble des composantes de l'hydrographie (levés bathymétriques en mer grâce à une flotte hydro-océanographique très moderne, levés géophysiques, mesures géodésiques).
Les responsabilités de la France en matière d'hydrographie, de cartographie marine et d'océanographie ont donc une amplitude planétaire. Autorité cartographique de fait pour vingt-trois États, par héritage historique, la France, par le biais du service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM), est engagée depuis 2002 dans une série de négociations destinées à conclure des arrangements administratifs et techniques bilatéraux de coopération dans les domaines de l'hydrographie, de la cartographie et de l'océanographie.
Dès lors, compte tenu du niveau planétaire des responsabilités de la France en matière d'hydrographie, de cartographie marine et d'océanographie, la perspective d'une OHI rénovée, au fonctionnement plus souple et plus efficace, présente un profit évident pour les intérêts maritimes de notre pays dont le savoir faire dans les matières concernées est mondialement reconnu. L'influence française au sein de l'OHI permet également à la défense de profiter du caractère dual de l'hydrographie : échanges de données, interopérabilité liée à l'utilisation de normes internationales, accords pour opérer dans les eaux territoriales des pays étrangers sous couvert d'hydrographie civile.
Enfin, il n'est pas inutile de souligner que la participation active de la France aux activités de l'OHI ne représente qu'une charge modeste pour ses finances publiques. En effet, à la date du 30 juillet 2005, la contribution annuelle de la France au budget de l'OHI, basée sur le tonnage de la flotte française, représentait un total de 51 798, 24 €, ce qui la place, à la neuvième position parmi les pays contributeurs.
Les règles de composition du conseil de l'OHI prévues à l'article VI a de la convention OHI modifiée ne garantissent pas de manière absolue que la France sera membre dudit conseil car, d'une part, dans le cadre des deux tiers des sièges attribués aux CHR, un État membre pourra seulement représenter une CHR dont il est membre à part entière (ce qui favorise les puissances régionales au détriment des États ayant un pôle d'intérêts englobant plusieurs régions du globe) et, d'autre part, dans le cadre du tiers restant attribué aux États ayant le plus grand intérêt pour les questions hydrographiques mesuré aujourd'hui par le tonnage national, la désignation de notre pays n'est pas assurée pour les raisons suivantes : le tableau des tonnages nationaux devant être établi conformément aux procédures décrites dans le règlement financier de l'OHI, le secrétaire général de l'Organisation déterminera ce dernier tiers des membres du conseil en sélectionnant les États membres dans l'ordre décroissant de leur tonnage, après avoir obtenu confirmation auprès des États membres de leur volonté de siéger au conseil.
La présence de la France au sein du conseil de l'OHI demeure donc aléatoire en l'état du protocole soumis à ratification, puisqu'elle occupe le dix-septième rang en tonnage.
La France rappelle que lors de la 3ème CHIE des 11/15 avril 2005, soutenue par le Portugal, elle avait émis la réserve suivante :
« Pour de nombreuses organisations traitant de normalisation (par exemple ISO ou CEI) une majorité des deux tiers est une règle normale de décision. L'article IX c de la convention [OHI] modifiée à l'issue des travaux du SPWG stipule « Si la présente convention n'en dispose pas autrement, les décisions sont prises à la majorité des États membres présents et votants » : il est pourtant hautement souhaitable que la règle normale de décision des instances de normalisation puisse être appliquée au sein de l'OHI en tant que besoin. »
Aussi, « afin de pouvoir éventuellement mettre en application cette règle normale sans devoir modifier ultérieurement la convention », la France tient à souligner qu'avec le soutien du Portugal, elle avait proposé d'adopter un article IX g selon les termes suivants : « À tout moment l'Assemblée peut décider que les décisions techniques d'un organe subsidiaire concernant les normes ou des résolutions techniques soient prises à la majorité des deux tiers des membres présents et votants. »
Elle pourrait être amenée à rappeler ces points à l'occasion du dépôt de l'instrument d'approbation.
Telles sont les principales observations qu'appelle le protocole visant à modifier la convention relative à l'Organisation hydrographique internationale, adopté à Monaco le 14 avril 2005, et qui, comportant des dispositions de nature législative, est soumis au Parlement en vertu de l'article 53 de la Constitution.
Le présent projet de loi autorisant l'approbation du protocole visant à modifier la convention relative à l'Organisation hydrographique internationale, délibéré en Conseil des ministres après avis du Conseil d'État, sera présenté au Sénat par le ministre des affaires étrangères, qui sera chargé d'en exposer les motifs et d'en soutenir la discussion.
à l'organisation hydrographique internationale,
à l'organisation hydrographique internationale
« CONSIDERANT que l'Organisation hydrographique internationale est une organisation internationale compétente mentionnée en tant que telle dans la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, qui coordonne, à l'échelle mondiale, l'établissement de normes pour la production de données et la fourniture de services hydrographiques, et qui aide au renforcement des capacités des services hydrographiques nationaux ;
CONSIDERANT que l'Organisation hydrographique internationale a pour vocation d'être l'autorité hydrographique mondiale qui incite activement l'ensemble des Etats côtiers et des Etats concernés, à faire progresser la sécurité et le bon fonctionnement du secteur maritime et qui soutient la protection et l'utilisation durable de l'environnement marin ;
CONSIDERANT que l'Organisation hydrographique internationale a pour mission de créer un environnement global au sein duquel les Etats fournissent des données, des produits et des services hydrographiques, appropriés, en temps opportun, et en assurent la plus large utilisation possible ; et »
Le texte de l'article II de la Convention est remplacé par le texte suivant :
« L'Organisation a un caractère consultatif et technique. Elle a pour but :
a) de promouvoir l'utilisation de l'hydrographie pour la sécurité de la navigation ainsi que pour toute autre activité maritime et d'accroître la prise de conscience générale de l'importance de l'hydrographie ;
b) d'améliorer, au niveau mondial, la disponibilité et la qualité des données, informations, produits et services hydrographiques ainsi que de rendre leur accès plus facile ;
c) d'améliorer, au niveau mondial, les capacités, les moyens, la formation, les sciences et les techniques hydrographiques ;
d) d'organiser et d'améliorer le développement de normes internationales pour les données, informations, produits, services et techniques hydrographiques ainsi que de parvenir à la plus grande uniformité possible dans l'utilisation de ces normes ;
e) de donner des conseils faisant autorité, en temps opportun, aux Etats et organisations internationales, sur tout sujet ayant trait à l'hydrographie ;
g) d'accroître la coopération des activités hydrographiques entre les Etats, sur une base régionale. »
Le texte de l'article III de la Convention est remplacé par le texte suivant :
« Sont Etats membres de l'Organisation les Etats Parties à cette Convention. »
Le texte de l'article IV de la Convention est remplacé par le texte suivant :
« L'Organisation comprend :
Le texte de l'article V de la Convention est remplacé par le texte suivant :
« a) L'Assemblée est l'organe principal de l'Organisation et a les pleins pouvoirs, à moins qu'il n'en soit disposé autrement dans la présente Convention ou que l'Assemblée n'ait délégué certaines de ses attributions à d'autres organes.
b) L'Assemblée se compose de tous les Etats membres.
c) L'Assemblée se réunit en session ordinaire tous les trois ans. Elle peut se réunir en sessions extraordinaires à la requête d'un Etat membre ou du Conseil ou du Secrétaire général, sous réserve de l'approbation de la majorité des Etats membres.
d) La majorité des Etats membres constitue le quorum lors des réunions de l'Assemblée.
e) L'Assemblée a pour attributions :
i) d'élire son Président et son Vice-président ;
ii) d'établir ses Règles de procédure ainsi que celles du Conseil, de la Commission des finances et de tout organe subsidiaire de l'Organisation ;
iii) conformément au Règlement général, procéder à l'élection du Secrétaire général ainsi qu'à celle des Directeurs et fixer leurs conditions d'emploi ;
v) d'arrêter le programme d'action général, la stratégie et le programme de travail de l'Organisation ;
vi) d'examiner les rapports qui lui sont présentés par le Conseil ;
vii) d'examiner les observations et recommandations qui lui sont présentées par les Etats membres, le Conseil ou le Secrétaire général ;
ix) d'examiner les dépenses, approuver les comptes et arrêter les dispositions financières de l'Organisation ;
x) d'approuver le budget triennal de l'Organisation ;
xii) de prendre toute décision sur tout sujet qui relève de la compétence de l'Organisation ; et
Le texte de l'article VI de la Convention est remplacé par le texte suivant :
« (a) Un quart des Etats membres, mais pas moins de trente, siègent au Conseil, les deux premiers tiers sur la base d'une représentation régionale et le tiers restant sur la base des intérêts hydrographiques, qui sont définis dans le Règlement général.
c) Les membres du Conseil restent en fonction jusqu'à la clôture de la session ordinaire suivante de l'Assemblée.
i) d'élire son Président et son Vice-président, lesquels restent en fonction jusqu'à la clôture de la session ordinaire suivante de l'Assemblée ;
ii) d'exercer les responsabilités qui peuvent lui être déléguées par l'Assemblée ;
iii) de coordonner les activités de l'Organisation entre les sessions de l'Assemblée, dans le cadre de la stratégie, du programme de travail et des dispositions financières décidés par l'Assemblée ;
iv) de faire rapport à l'Assemblée, à chaque session ordinaire, du travail accompli par l'Organisation ;
v) de préparer, avec l'aide du Secrétaire général, les propositions relatives à la stratégie d'ensemble et au programme de travail qui sont adoptées par l'Assemblée ;
vi) d'examiner les comptes et prévisions budgétaires préparés par le Secrétaire général et de les soumettre, pour approbation, à l'Assemblée, accompagnés de ses observations et recommandations quant à la ventilation des prévisions budgétaires ;
vii) d'examiner les propositions qui lui sont soumises par les organes subsidiaires et :
- de les soumettre à l'Assemblée pour toutes les questions nécessitant des décisions par 1'Assemblée ;
- de les renvoyer devant l'organe subsidiaire qui en est à l'origine, si le Conseil le juge nécessaire ;
- ou de les adresser aux Etats membres pour adoption, par correspondance ;
viii) de proposer à l'Assemblée la création d'organes subsidiaires ; et
ix) d'examiner les projets d'accords entre l'Organisation et d'autres organisations puis de les soumettre à l'Assemblée, pour approbation. »
Le texte de l'article VII de la Convention est remplacé par le texte suivant :
« a) La Commission des finances est ouverte à tous les Etats membres. Chaque Etat membre dispose d'une voix.
b) La Commission des finances se réunit normalement conjointement avec chaque session ordinaire de l'Assemblée et peut, en outre, tenir d'autres réunions en tant que de besoin.
c) La Commission des finances a pour attributions d'examiner les comptes, prévisions budgétaires et rapports sur des questions administratives préparés par le Secrétaire général. Elle soumet à l'Assemblée observations et recommandations à leur sujet.
Le texte de l'article VIII de la Convention est remplacé par le texte suivant :
« a) Le Secrétariat comprend un Secrétaire général, des Directeurs ainsi que tout personnel dont l'Organisation peut avoir besoin.
b) Le Secrétaire général est chargé de tenir à jour tous les enregistrements nécessaires à l'accomplissement des tâches de l'Organisation et de préparer, recueillir et distribuer tous renseignements demandés.
c) Le Secrétaire général est le plus haut fonctionnaire de l'Organisation.
i) établit et soumet à la Commission des finances et au Conseil les comptes annuels ainsi qu'un budget triennal indiquant séparément les prévisions correspondant à chaque année ; et
ii) est chargé de tenir les Etats membres au courant de l'activité de l'Organisation.
e) Le Secrétaire général assume toutes les autres tâches qui peuvent lui être attribuées par la Convention, l'Assemblée ou le Conseil.
f) Dans l'accomplissement de leurs devoirs, le Secrétaire général, les Directeurs et le personnel ne sollicitent ou n'acceptent d'instructions d'aucun Etat membre ni d'aucune autorité extérieure à l'Organisation. Ils s'abstiennent de tout acte incompatible avec leur situation de fonctionnaires internationaux. Chaque Etat membre, pour sa part, s'engage à respecter le caractère purement international des fonctions du Secrétaire général, des Directeurs et du personnel et à ne pas chercher à les influencer dans l'exécution de leur tâche. »
Le texte de l'article IX de la Convention est remplacé par le texte suivant :
« Dans les cas où les décisions ne peuvent être prises par consensus, les dispositions suivantes s'appliquent :
a) Si la présente Convention n'en dispose pas autrement, chaque Etat membre détient une voix.
b) En ce qui concerne l'élection du Secrétaire général et des Directeurs, chaque Etat membre dispose d'un nombre de voix déterminé par un barème établi en fonction du tonnage de ses flottes.
c) Si la présente Convention n'en dispose pas autrement, les décisions sont prises à la majorité des Etats membres présents et votant ; en cas de partage égal des voix, celle du Président est prépondérante.
d) Les décisions prises sur des sujets touchant au programme d'action ou aux finances de l'Organisation, y compris les amendements aux Règlements général et financier, le sont à la majorité des deux tiers des Etats membres présents et votant.
e) Aux fins des alinéas (c) et (d) du présent article ainsi que de l'alinéa (b) de l'article XXI ci-dessous, l'expression « Etats membres présents et votant » signifie « Etats membres présents et exprimant un vote affirmatif ou négatif ». Les Etats membres qui s'abstiennent sont considérés comme ne votant pas.
f) En cas de soumission aux Etats membres, conformément aux dispositions de l'article VI (g) (vii), les décisions sont prises à la majorité des Etats membres votant, le nombre minimum de votes affirmatifs requis représentant au moins un tiers de tous les Etats membres. »
Le texte de l'article X de la Convention est remplacé par le texte suivant :
« Pour des questions relevant de sa compétence, l'Organisation peut coopérer avec des organisations internationales qui ont des intérêts et des activités apparentés aux buts qu'elle poursuit. »
Le texte de l'article XI de la Convention est remplacé par le texte suivant :
« Les modalités de fonctionnement de l'Organisation sont définies par le Règlement général et le Règlement financier qui sont annexés à la présente Convention mais qui n'en font pas partie intégrante. En cas de divergence entre la présente Convention et le Règlement général ou le Règlement financier, la Convention prévaut. »
L'article XIII de la Convention est remplacé par le texte suivant :
« L'Organisation possède la personnalité juridique. Elle jouit sur le territoire de chacun de ses Etats membres, et sous réserve de l'accord de l'Etat membre intéressé, des privilèges et immunités qui lui sont nécessaires pour l'exercice de ses fonctions et la poursuite de ses objectifs. »
(a) A l'article XIV (a) de la Convention, l'expression « Gouvernements Membres » est remplacée par « Etats membres ».
b) A l'article XIV (b) de la Convention, les mots « Commission des finances » sont remplacés par « l'Assemblée ».
Le texte de l'article XV de la Convention est remplacé par le texte suivant :
« Tout Etat membre qui est en retard de deux ans dans le versement de ses contributions est privé des droits de vote, avantages et prérogatives accordés aux Etats membres par la Convention et par les Règlements, jusqu'au versement de ses contributions échues. »
L'article XVI de la Convention est remplacé par le texte suivant :
i) informe le Secrétaire général et tous les Etats membres de toute demande d'adhésion qui lui est faite par les Etats mentionnés à l'article XX (b) ; et
- de chaque nouvelle signature ou dépôt de chaque instrument de ratification, acceptation, approbation ou adhésion ainsi que de leurs dates respectives ;
- de la date d'entrée en vigueur de la présente Convention ou du texte de toute modification qui lui serait apportée ; et
- du dépôt de tout instrument de dénonciation de la présente Convention ainsi que de la date à laquelle il a été reçu et de celle à laquelle la dénonciation prend effet.
Dès son entrée en vigueur, toute modification à la présente Convention est publiée par le Dépositaire et enregistrée par ses soins auprès du Secrétariat de l'Organisation des Nations Unies conformément à l'article 102 de la Charte des Nations Unies. »
Dans l'article XVII de la Convention, l'expression « Comité de direction » est remplacée par l'expression « le Secrétaire général de l'Organisation ».
Le texte de l'article XX de la Convention est remplacé par le texte suivant :
« a) La présente Convention est ouverte à l'adhésion de tout Etat membre des Nations Unies. La Convention entre en vigueur pour cet Etat à la date à laquelle il a déposé son instrument d'adhésion auprès du Dépositaire qui en informe le Secrétaire général et l'ensemble des Etats membres.
b) Un Etat non-membre des Nations Unies peut adhérer à la présente Convention seulement s'il en fait la demande au Dépositaire et si sa demande d'adhésion est approuvée par les deux tiers des Etats membres. La Convention entre en vigueur pour cet Etat à la date à laquelle il a déposé son instrument d'adhésion auprès du Dépositaire qui en informe le Secrétaire général et l'ensemble des Etats membres.
Le texte de l'article XXI de la Convention est remplacé par le texte suivant :
« a) Tout Etat membre peut proposer des modifications à la présente Convention. Les propositions de modification sont transmises au Secrétaire général six mois avant que l'Assemblée ne tienne sa prochaine session.
b) Les propositions de modification sont examinées par l'Assemblée qui se prononce à leur égard à la majorité des deux tiers des Etats membres présents et votant. Lorsqu'une proposition de modification a été approuvée par l'Assemblée, le Secrétaire général de l'Organisation prie le Dépositaire de la soumettre à tous les Etats membres.
c) La modification entre en vigueur pour tous les Etats membres trois mois après que les notifications d'approbation des deux tiers des Etats membres ont été reçues par le Dépositaire. »
Le texte de l'article XXII de la Convention est remplacé par le texte suivant :
« A l'expiration d'un délai de cinq ans à partir de son entrée en vigueur, la présente Convention pourra être dénoncée par l'une quelconque des Parties Contractantes avec un préavis d'au moins un an, au moyen d'une notification adressée au Dépositaire. La dénonciation prendra effet au 1er janvier suivant l'expiration du délai de préavis et entraînera la renonciation de l'Etat intéressé aux droits et avantages conférés par la qualité de membre de l'Organisation. »
Les amendements adoptés au cours des XIIIe et XVe Conférences qui ne sont pas entrés en vigueur conformément aux dispositions de l'article XXI (c) de la Convention, sont déclarés nuls et non avenus après l'entrée en vigueur des présentes modifications.
CONFORMEMENT à l'article XXI (c) de la Convention relative à l'OHI, les modifications mentionnées ci-dessus, de l'article 1er à l'article 20, entrent en vigueur à l'égard de toutes les Parties Contractantes trois mois après que les notifications d'approbation des deux tiers des Etats membres ont été reçues par le Dépositaire.

References: l'article 2
 l'article 4

L'article 12
 l'article 53
 l'article 102
 l'article 1
 l'article 20