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Timestamp: 2018-10-15 22:24:45+00:00

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Sub Galatee Le Chesnay : cours les tortues marines
Cours Les TORTUES
Date: 3 mai 2001 | Source: Corinne CUROT |
Texte de loi française
Les reptiles marins sont principalement représentés par les tortues.
A l'origine, les tortues étaient terrestres. Puis, 100 millions d'années plus tard, certaines se sont adaptées au milieu aquatique, et encore 50 millions d'années plus tard, au milieu marin.
" Tortues " est le nom vernaculaire que l'on donne aux reptiles de l'ordre des Chéloniens.
Embranchement des reptiles / Ordre des Chéloniens.
Les huit espèces de tortues marines sont réparties en deux familles : les Chéloniidae (avec une carapace dure) et les Dermochelyidae (avec une carapace molle).
(c) Jean-Yves RAVEL
Les tortues marines sont des animaux de grande taille (de 0,80 à 1,35 m) avec une carapace plate de forme ovale. La carapace, d'origine dermique, correspond au développement des côtes. Le bec corné permet de trancher la nourriture, car elles n'ont pas de dent. Les deux pattes avant, ressemblant à de larges battoirs aplatis, servent à la propulsion. Les deux pattes arrières, en forme de petites raquettes, servent à l'orientation. L'adaptation hydrodynamique de ces tortues est excellente. Autant sur terre, leurs déplacements sont laborieux et maladroits, autant dans l'eau, elles évoluent avec aisance comme un " vol sous-marin " (jusqu'à 30 km / h). Elles nagent avec endurance et parcourent, lors de leurs migrations, des distances considérables dans les océans (jusqu'à 2.000 km).
Le cou, qui se pli verticalement, est très peu mobile. Les pattes et la tête ne sont pas rétractiles, contrairement aux tortues terrestres.
L'évolution de leur cerveau se situe à un stade intermédiaire entre celui des Vertébrés inférieurs et celui des Mammifères.
La vision est très développée. Les yeux sont protégés par trois paupières.
L'ouïe est particulièrement fine chez les tortues marines. Elles n'ont pas d'oreilles externes, mais une oreille interne, sous une plaque auditive. Quant à l'odorat, il est relativement faible.
Elles ont un sens de l'orientation bien développé, notamment dans le cadre de leurs migrations.
Les tortues n'ont qu'un seul orifice excréteur, qui sert également pour la reproduction ; les mâles en sortent leur pénis et les femelles s'en servent de canal d'intromission.
Les poumons sont identiques aux nôtres, ce qui oblige les tortues à venir respirer en surface toutes les 10 minutes environ, selon leur activité. Une durée record d'immersion de 6 heures a été observée chez une tortue verte. Contrairement aux tortues terrestres, les tortues marines n'hibernent pas ; elles ont moins d'activité en hiver.
Les Chéloniens ne présentent pas de véritable mue, mais une exfoliation superficielle des plaques cornées du squelette (très partiellement renouvelées).
Il existe huit espèces de tortues marines, dans le monde :
Les sept premières tortues font partie de la famille des Cheloniidae (avec une carapace bien ossifiée) et la 8ème, la tortue luth, fait partie de la famille des Dermochelyidae (couverte d'un manteau de cuir).
Chaque espèce se distingue des autres par la forme de la carapace, ainsi que le nombre et la forme des écailles sur la tête et la carapace.
La tortue verte, également appelée " tortue franche " (Chelonia Mydas), sans doute la plus répandue, mesure de 80 et 130 cm à l'état adulte, et pèse de 160 à 250 kg. Elle est caractérisée par un museau arrondi, par un nombre d'écailles costales au nombre de 4 paires, par sa plaque nuchale qui ne touche pas les premières costales, et par une seule paire de plaques préfontales sur la tête. Elle se rencontre dans presque toutes les mers du globe.
La tortue franche du Pacifique (Chelonia agassizii), mesure de 65 à 115 cm à l'état adulte, et pèse environ 150 kg. Elle ressemble à la tortue verte, mais possède un tégument plus noir. Elle est caractérisée par sa plaque nuchale qui ne touche pas les deux premières costales, sa tête qui ne porte qu'une seule paire de préfontrales, et un museau arrondi. Elle se trouve que dans la partie ouest des deux Amériques.
La tortue caouanne (Caretta caretta) mesure jusqu'à 115 cm et pèse 160 kg maximum. Elle est caractérisée par une grosse tête, par des plaques costales qui sont au nombre de cinq, dont les premières touchent la nuchale, par 4 ou 5 préfrontales sur la tête, et par sa largeur qui atteint les 2/3 de sa longueur. Le bord de la carapace des juvéniles est particulièrement dentelé, puis s'aplanit à l'âge adulte. Elle se rencontre dans presque toutes les mers du globe.
La tortue imbriquée, également appelée " tortue caret " (Eretmochelys imbricata), mesure 95 cm au maximum et pèse environ 60 kg à l'état adulte. Elle est caractérisée par un corps allongé, par une tête fine, par une nuchale qui ne touche pas les premières costales, par deux paires de préfrontales sur la tête, par un museau allongé et par ses plaques dorsales disposées comme les tuiles d'un toit. C'est une espèce qui a été très exploitée par l'homme. On peut la rencontrer le long des côtes, dans toute la partie équatoriale et tropicale des océans.
La tortue olivâtre, également appelée " tortue de Ridley " (Lepidochelys olivacea), mesure jusqu'à 75 cm et pèse environ 45 kg. Elle est caractérisée par un cou bien dégagé, par une nuchale en contact avec les premières costales, par 4 ou 5 préfontrales, par sa largeur qui quasiment égale à sa longueur, par les plaques vertébrales qui sont au nombre de 5 à 9. C'est une espèce rare et menacée. On peut la rencontrer dans les eaux tropicales proches des côtes, autour de l'Afrique et de l'Asie, jusqu'au nord (uniquement) de l'Australie, autour de l'Amérique du sud et sur la côte Ouest (uniquement) de l'Amérique du nord.
La tortue chélonée à dos plat (Natator depressa), mesure de 95 à 130 cm et pèse de 100 à 150 kg. Très proche de Chelonia Mydas (tortue verte), elle a tout de même un bec moins proéminent et des yeux plus petits. Elle est endémique de l'Australie.
La tortue de Kemp (Lepidochelys kempii) est la plus rare et la plus discrète. Elle ne dépasse pas 45 kg. Elle est caractérisée par une carapace grisâtre souvent plus large que longue. C'est une espèce en voie d'extinction, que l'on peut espérer rencontrer sur la partie Est des Etats-Unis et du Mexique, dans l'Atlantique nord et sur la partie occidentale de l'Europe.
La tortue Luth (Dermochelys coriacea) est la plus grande tortue actuelle et l'un des reptiles vivants les plus volumineux. Les adultes mesurent jusqu'à 2 m de long et pèse jusqu'à 950 kg. Sa cuirasse, très particulière, est constituée de plaques osseuses noyées dans un cuir épais, armé de 7 carènes (côtes) longitudinales. C'est la plus lourde, la plus migratrice et la plus largement représentée. On la voit en grand nombre en Guyane et parfois dans les eaux fraîches des pertuis charentais.
Association : des balanes peuvent se fixer sur la carapace des tortues.
Les tortues peuvent se reproduire à partir de l'âge de 6 / 8 ans.
La reproduction a généralement lieu juste après la ponte ; les mâles guettent le retour des femelles parties pondre sur la plage (les mâles ne viennent jamais sur la terre ferme). Lors de l'accouplement qui a lieu en surface, les mâles s'agrippent sur le dos des femelles grâce à une très longue et large queue, et une robuste griffe située au coude de leurs nageoires antérieures.
Même si l'élaboration des ufs est assez brève (entre deux à trois semaines), des spermatozoïdes peuvent se nicher dans les replis des oviductes, permettant une ovulation plusieurs mois et années après qu'il y ait eu fécondation.
Durant la nuit, et généralement à marée montante, les femelles sortent péniblement sur la plage à la recherche d'un endroit (à l'abri des marées hautes) pour y creuser un nid, de 40 à 60 cm de profondeur, à l'aide de leurs pattes avant. Après un cours repos, elles pondent de 50 à 100 ufs (de forme sphérique et relativement mous). Une fois la ponte terminée, elles rebouchent le nid rapidement, et retournent au plus vite à la mer. L'opération totale dure environ 1 heure.
Les Chéloniens ne semblent présenter aucun comportement parental, et leurs pontes, une fois dissimulées, sont abandonnées.
La naissance des petites tortues :
Après un certain temps, de 45 à 70 jours selon les espèces, les petites tortues cassent leur coquille, sortent du nid (en général au petit matin, quand la température est fraîche) et se dirigent instinctivement vers la mer.
Très peu d'individus survivent car les prédateurs sont nombreux. Sur la plage, elles doivent échapper aux frégates et vautours, aux chiens sauvages et aux crabes des cocotiers. Une fois dans l'eau, elles doivent encore essayer d'échapper à certains poissons carnivores (les poissons chats, les silures et les requins).
Bien que le sexe génétique soit déterminé à la conception, il a été observé que la température d'incubation pouvait modifier le sexe. En général, des ufs incubés à 26 °C donnent des mâles, et ceux qui sont incubés à 31 °C donnent des femelles.
Les tortues marines grandissent très vite les dix premières années. Ensuite, leur croissance se poursuit plus lentement. Exemple : la tortue Luth pèse 50 gr à la naissance, 2 kg à un an, 20 kg entre 3 et 4 ans, 300 kg entre 10 et 14 ans, et peut atteindre jusqu'à 950 kg...
Les chéloniens ne mâchent pas leur nourriture, mais des muscles puissants contribuent à faire descendre dans l'sophage les gros morceaux de nourriture avalés.
La tortue verte et la tortue franche du Pacifique sont principalement herbivores.
La tortue caouanne, la tortue olivâtre et la tortue chélonée à dos plat, sont carnivores de mollusques, de crustacés, de petits poissons et d'échinodermes.
La tortue imbriquée et la tortue luth sont omnivores de mollusques, de crustacés, de cnidaires, de végétaux).
Plusieurs espèces de tortues de mer fréquentent, tout de même, plus ou moins régulièrement nos eaux littorales, telles :
* la tortue Luth, qui arrive surtout l'été en Charente-Maritime,
* la caouanne, qui se reproduit peut-être encore en Corse,
* la tortue verte.
II faut établir une surveillance des plages, qui permet de protéger les nids mais aussi les tortues. Il faut éteindre toutes les lumières. Prévenir les touristes de restreindre leur activités nocturnes sur les plages. Retirer les objets qui peuvent gêner les tortues.
Le mieux quand il n'y a pas de risque est de laisser les ufs s'incuber naturellement. En cas de risque, on peut envisager de déplacer le nid, mais cela ne doit être fait que par des personnes compétentes et seulement dans les 6 heures qui suivent la ponte, car après il y a des risques de bouger les ufs (l'embryon a déjà commencé à se former).
Texte de loi française :
Arrêté du 9 novembre 2000 fixant la liste des tortues marines protégées sur le territoire national
J.O. Numéro 283 du 7 Décembre 2000
Art. 1er. - Le présent arrêté s'applique sur l'ensemble du territoire national à l'exception des départements de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique.
Art. 2. - Sont interdits, sur le territoire national et en tout temps, la destruction ou l'enlèvement des ufs et des nids, la mutilation, la destruction, la capture ou l'enlèvement, la naturalisation ou, qu'ils soient vivants ou morts, le transport, le colportage, l'utilisation, la mise en vente, la vente ou l'achat de spécimens des espèces de tortues marines suivantes :
* Tortue luth (Dermochelys coriacea) ;
* Tortue caouanne (Caretta caretta) ;
* Tortue olivâtre (Lepidochelys olivacea) ;
* Tortue de Ridley (Lepidochelys kempii) ;
* Tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata) ;
* Tortue verte (Chelonia mydas).
Art. 3. - Toutefois, par dérogation aux dispositions de l'article 2, les interdictions de transport, de colportage, de mise en vente, de vente ou d'achat sur le territoire national ne sont pas applicables aux spécimens issus des stocks déclarés :
* Estampillés du poinçon ou de la marque propre au bénéficiaire d'une autorisation délivrée conformément à l'article 4 ;
* Ou faisant l'objet d'une cession entre bénéficiaires d'une autorisation délivrée conformément à l'article 4.
Art. 4. - Sont soumises à autorisation du préfet de département la détention et l'utilisation, par les fabricants d'objets qui en sont composés, de spécimens de tortue marine de l'espèce " Tortue à écailles " (Eretmochelys imbricata).
Sont également soumises à autorisation du préfet de département la détention et l'utilisation, par les fabricants d'objets qui en sont composés, de spécimens de tortue marine de l'espèce " Tortue verte " (Chelonia mydas).
Chaque bénéficiaire d'une autorisation doit tenir un registre d'entrées et sorties conforme au modèle fixé en annexe du présent arrêté et relatif à l'espèce pour laquelle cette autorisation a été délivrée.
Art. 5. - L'arrêté du 17 juillet 1991 modifié fixant la liste des tortues marines protégées sur le territoire métropolitain est abrogé.
Art. 6. - Le délégué aux arts plastiques, le directeur des pêches maritimes et de l'aquaculture, la directrice de la nature et des paysages, la directrice des affaires économiques, sociales et culturelles de l'outre-mer, le directeur général des douanes et droits indirects et le directeur des entreprises commerciales, artisanales et de services sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

References: Art. 1

Art. 2

Art. 3
 l'article 2
 l'article 4
 l'article 4

Art. 4

Art. 5

Art. 6