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Timestamp: 2018-05-25 01:00:00+00:00

Document:
Cahier de textes des 3emes 5 de Prades - Page 2
L'incipit d'un roman autobiographique : L'amant de Marguerite Duras
Un jour, j’étais âgée déjà, dans le hall d’un lieu public, un
homme est venu vers moi. Il s’est fait connaître et il m’a dit :
« Je vous connais depuis toujours. Tout le monde dit que vous
étiez belle lorsque vous étiez jeune, je suis venu pour vous dire
que pour Moi, je vous trouve plus belle maintenant que lorsque
vous étiez jeune, j’aimais moins votre visage de jeune femme
que celui que vous avez maintenant, dévasté. »
Je pense souvent à cette image que je suis seule à voir encore
et dont je n’ai jamais parlé. Elle est toujours là dans le même
silence, émerveillante. C’est entre toutes celle qui me plaît de
moi-même, celle où je me reconnais, où je m’enchante.
Très vite dans ma vie il a été trop tard. À dix-huit ans il était
déjà trop tard. Entre dix-huit ans et vingt-cinq ans mon visage
est parti dans une direction imprévue. À dix-huit ans j’ai vieilli.
Je ne sais pas si c’est tout le monde, je n’ai jamais demandé.
Il me semble qu’on m’a parlé de cette poussée du temps qui
vous frappe quelquefois alors qu’on traverse les âges les plus
jeunes, les plus célébrés de la vie. Ce vieillissement a été brutal.
Je l’ai vu gagner mes traits un à un, changer le rapport qu’il
y avait entre eux, faire les yeux plus grands, le regard plus
triste, la bouche plus définitive, marquer le front de cassures
profondes. Au contraire d’en être effrayée j’ai vu s’opérer ce
vieillissement de mon visage avec l’intérêt que j’aurais pris par
exemple au déroulement d’une lecture. Je savais aussi que je ne
me trompais pas, qu’un jour il se ralentirait et qu’il prendrait
son cours normal. Les gens qui m’avaient connue à dix-sept
ans lors de mon voyage en France ont été impressionnés quand
ils m’ont revue, deux ans après, à dix-neuf ans. Ce visage-là,
nouveau, je l’ai gardé. Il a été mon visage. Il a vieilli encore
bien sûr, mais relativement moins qu’il n’aurait dû. J’ai un
visage lacéré de rides sèches et profondes, à la peau cassée. Il
ne s’est pas affaissé comme certains visages à traits fins, il a
gardé les mêmes contours mais sa matière est détruite. J’ai un
visage détruit.
Sur l'incipit de l'Amant Marguerite Duras.
Lecture "profil d'une oeuvre" (niveau Seconde)
http://www.profiletcie.com/pdf/profil/92332/comm.pdf
pour ceux qui veulent avor une idée d'un cours de Français en lycée
https://www.youtube.com/watch?v=6wReHs5SCOs
Résumé du livre (Wikipédia...)
Récit de son enfance et de son adolescence en Indochine française, ce roman aux traits autobiographiques est l'essai d'une analyse de soi-même. Le récit est marqué par deux événements majeurs : la traversée du Mékong pour aller à Saïgon où se trouve l'école de la jeune fille et son séjour là-bas. Pendant son séjour en Indochine, elle tombe amoureuse d'un riche Chinois et vit son premier amour. D'autres sujets qui se mélangent au récit de cette relation amoureuse sont les relations difficiles entre la jeune fille et sa mère, et avec son frère aîné que sa mère a toujours préféré. La rupture de la digue qui menace la maison de la famille près du Mékong est un autre événement important dans le récit. Mais le point capital du roman est l'amour fou entre la jeune fille de 15 ans et le Chinois de Colhen qui est deux fois plus âgé qu'elle. Son départ, pour retourner en France, clôt le livre avec sa vision de la voiture de l'amant qui la regarde partir sans qu'elle le voit.
L'Amant est un roman autobiographique français de Marguerite Duras publié en 1984 aux éditions de Minuit. Il valut à son auteur le prix Goncourt la même année et le prix Ritz-Paris-Hemingway (meilleur roman publié en anglais) en 1986
Comparer différents portraits de M. Duras
Le premier correspond à ses 15 ans.
Les autres...non.
https://www.google.fr/search?q=marguerite+duras&espv=210&es_sm=93&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ei=5cadUqCEE4Sn0QXnsoC4AQ&sqi=2&ved=0CAcQ_AUoAQ&biw=1280&bih=684
Et enfin pour la voir en vrai, dans une de ses derniéres interviews
http://www.ina.fr/video/I04258892
servez vous de toutes ces informations pour proposer des idées de commentaires sur le texte de l'incipit de l'Amant.
Extrait du film tiré du livre. L'Amant de Jean Jacques Annaud, trés contesté, y compris par M.Duras elle-même. Il s'agit ici de la fin du roman.
https://www.youtube.com/watch?v=nz9kAZWi3fk
Analyse de l incipit en lycée
Elle démarque certes certains lieux communs de la rencontre amoureuse. Les deux 1ères phrases campent le décor d’une scène de rencontre canonique entre une femme et « un homme » et le franchissement de la distance (« est venu vers moi ») se double d’une enquête sur l’identité des protagonistes «il s’est fait connaître », »je vous connais ». L’hommage retranscrit au discours direct reprend ensuite les clichés de la déclaration d’amour. L’homme commence par protester, contre toute vraisemblance, du caractère absolu de son amour éternel, et la formule « je vous connais depuis toujours » reprend l’idée, vieille comme le monde, de la reconnaissance du cœur. Il lui adresse ensuite le + beau des compliments qu’on puisse faire à une femme « âgée », en insistant, par un double paradoxe et avec la force des timides, sur la sincérité de son aveu : « je suis venu pour vous dire que pour moi vous trouve plus belle maintenant que lorsque vous étiez jeune ». La reprise des verbes en écho tisse un lien entre cette déclaration de l’inconnu et le récit de la narratrice : « est venu »/ « je suis venu » ; »il m’a dit »/ »pour vous dire ».
Nous savons par la biographie que la scène est authentique : dans un entretien ultérieurement accordé, Marguerite Duras ne fait mystère ni du lieu où se déroule la scène, la maison de la radio, ni de l’identité de son interlocuteur, un des frères Prévert. Mais dans son roman, la narratrice préfère laisser le cadre spatio-temporel dans le flou et son complimenteur dans l’anonymat : un même article indéfini actualise les notations spatio-temporelles (« un jour », » dans le hall d’un lieu public ») et l’interlocuteur. Ainsi la scène reste-t-elle une anecdote.
C’est que l’important n’est pas dans la rencontre, effectivement anecdotique et par conséquent juste esquissée, mais dans le compliment, paradoxal et à ce titre amplement rapporté : le visage « dévasté » de la femme âgée et dont Marguerite Duras dira quelques § + loin qu’il est ravagé par l’alcool, est + beau que le beau visage jadis unanimement célébré de la jeune femme qu’elle a été. Le balancement binaire et la double comparaison soulignent l’anticonformisme d’un point de vue qui va à l’encontre de l’opinion (« tout le monde ») et qui inverse les critères d’appréciation habituels, ce qui rentre dans la logique de l’œuvre durassienne.
Pourtant aucune réponse ne vient expliciter cette approbation. La solution de continuité et l’évocation enchanté de l’image de la jeunesse passée vient même récuser implicitement la préséance de la réalité présente sur la représentation surgie du passée . C’est que cette « image » reprise au § 4 entraîne dans son sillage le récit de la rencontre avec un autre homme : L’Amant du titre ou celui de la Chine du Nord, selon le titre d’un autre récit ultérieur, + fictionnalisé et qui marquera le retour au régime de la fiction. Cette 2èmerencontre sera en fait chronologiquement et sur le plan narratif la 1ère et la principale : ébauchée p 25, elle sera reprise et contée p 45 et si elle épousera le même schéma narratif que l’incipit qui lui sert d’embrayeur (temps, lieu, personnages, franchissement de la distance, échange d’identité, compliment sur la beauté), elle sera l’événement majeur de l’histoire. Aussi la rencontre de l’incipit prépare-t-elle celle de l’amant et dispose-t-elle le lecteur à lire un roman d’amour, tout en invitant la narratrice à porter sur soi un regard qui déclenche l’introspection rétrospective qui caractérise l’autobiographie.
Cette introspection passe par l’entrelacement de deux autoportraits : l’évocation, à la fois familière et étrange, du visage « détruit » et celle, allusive et fantasmée , de « l’image » « émerveillante ».
Les § 1 et 3 se concentrent sur le visage actuel de la narratrice, alors septuagénaire. L’accent est mis sur le « vieillissement « paradoxal et prématuré des traits de ce visage. Le verbe « vieillir », employé deux fois, est relayé par l’utilisation, à deux reprises, du nom « vieillissement ». Sobre, la phrase « à 18 ans j’ai vieilli » est brutale dans son énoncé paradoxal. L’on note aussi une contradiction entre l’énoncé de la fracture, mimétique jusque dans la structure minimaliste de la phrase « ce vieillissement a été brutal », et l’observation minutieuse du processus d’altération des traits : «je l’ai vu gagner mes traits un à un, changer le rapport qu’il y avait entre eux, faire les yeux + grands, le regard + triste, la bouche + définitive, marquer le front de cassures profondes ». Ce nom de « cassures », repris dans le groupe nominal « peau cassée, les verbes « dévasté », »lacéré » et la chute du § 3 sur une phrase couperet qui reprend le dernier mot de la phrase précédente (« j’ai le visage détruit » ) indiquent que la narratrice interprète le vieillissement comme une destruction. Aussi met-elle l’accent sur l’aliénation presque fantastique du moi par le visage. Dures, les phrases à la 1ère personne sonnent comme un condamnation sans appel ou elles sont saturées de termes de connotation péjorative (« j’ai un visage lacéré de rides sèches et profondes, à la peau cassée »), quand les verbes de perception ou d’intellection n’alternent pas avec des verbes de métamorphose dont les sujets réels sont les traits du visage : « je l’ai vu » et « j’ai vu » ouvrent une énumération en gradation inverse avant de déboucher sur une métaphore qui conjure le sentiment d’étrange familiarité : « j’ai vu s’opérer ce vieillissement de mon visage avec l’intérêt que j’aurais pris par exemple au déroulement d’une lecture ». Ce dédoublement se matérialise par l’emploi de marques de 3ème personne : d’abord la narratrice confronte son expérience à celle des autres et cela lui permet de modaliser l’énoncé d’une métaphore tout à la fois botanique, médicale, criminelle et volcanique proprement fantastique (« Je ne sais pas si c’est tout le monde…Il me semble qu’on m’a parlé de cette poussée du temps qui vous frappe ») ; puis elle médiatise son jugement par le regard d’autrui, argument d’autorité qui confirme en la dramatisant, la sanction de la transmutation : » les gens qui m’avait connue…ont été impressionné quand ils m’ont revue ». Enfin et surtout le visage prend son autonomie dans les dernières phrases où, représenté par le pronom « il », il devient sujet de phrases fantastiques : « il est parti «, « il a été mon visage », « il ne s’est pas affaissé comme certains visages à traits fins, il a gardé les mêmes contours, mais sa matière est détruite ». Ce visage semble alors être une simple surface anatomique, que l’écriture ne peut que décrire, qu’elle présente comme quelque chose d’étranger au sujet, dont elle dénie toute signification autre que constative. La métaphore de la lecture est à cet égard significative : » j’ai vu s’opérer ce vieillissement de mon visage avec l’intérêt que j’aurais pris par exemple au déroulement d’une lecture ».Elle traduit la manière dont le visage se transforme en page blanche sur laquelle s’écrivent les signes du temps.
A ce « visage » ravagé et reconnaissable entre tous du seul fait de la notoriété de la personne s’oppose , dans les § 2 et 4 , par tout un jeu d’antithèses, « l’image » sublimée et inexistante de soi à l’âge de 15 ans1/2 . A la notoriété consacrée par l’hommage de l’inconnu du § 1 s’oppose le secret d’une « image que je suis seule à voir encore et dont je n’ai jamais parlé. Ce secret, corroboré par le « silence » qui le protège et que brisera le récit annoncé au § 4 par une adresse au lecteur également marquée au coin de l’oralité (« Que je vous dise encore ») , contraste avec la rumeur qui entoure le vieillissement prématuré du visage de la jeune femme, puis de l’écrivain défrayant la chronique. L’expression « elle est toujours-là » confère paradoxalement + de présence et + de consistance au phantasme d’où naît L’Amant qu’au visage matériel et pourtant « parti », « détruit », »dévasté » comme un paysage désolé. Le présent de l’écriture « je pense souvent », corroboré au § 1 par l’adverbe « maintenant » prend valeur de présent intemporel, indéfiniment actuel et s’oppose aux passés du § 1: »c’est entre toutes celle qui me plaît de moi-même, celle où je me reconnais, où je m’enchante ». Le rythme ternaire, le registre lyrique, l’emploi de verbes pronominaux réfléchis redoublés par un pronom tonique de 1ère personne du sg et le vocabulaire du merveilleux tranchent sur le débit haché des énoncés à la troisième personne où le registre fantastique traduisait l’aliénation d’une mort perpétuée. Contrairement au visage, cette image qui engendrera le roman n’est encore pas décrite faute de support matériel. Elle inclut l’ensemble du corps de l’adolescente, dont le désir coïncide dans le § 4 avec le paysage et dont l’image de la robe de soie grège, du chapeau d’homme , des talons hauts viendra peu à peu combler le vide. Le récit commence donc paradoxalement : l’image interne et écrite prime la photographie matérielle et visualisable et le témoignage d’autrui parce qu’elle est + vraie, + proche d’une vérité profonde du moi intime qu’est incapable de saisir le cliché photographique.
L’enjeu du projet autobiographique est donc moins de se peindre que se représenter à mi-chemin du phantasme et de la réalité, dans cette zone de fracture où le moi s’est constitué en se perdant, dans ce creuset d’où l’écriture du présent est né.
Pour remonter aux origines de la personnalité, il faut délimiter la zone de fracture dans laquelle la métamorphose physique s’est produite, l’image devenant « visage » : « entre 18 et 25 ans ». Souvent cité par Marguerite Duras comme le seul âge de la vie, « 18 ans » est un âge charnière : »à 18 ans j’ai vieilli » ; « les gens qui m’avaient connue à 17 ans…ont été impressionnés quand ils m’ont venue, 2 ans après, à 19 ans »[url=#sdfootnote1sym][sup]1[/url][/sup]. Prise en étau entre 2 notations de temps ou entre 2 locutions adverbiales parallèles, la place laissée à la vie est réduite à la portion congrue : »très vite dans ma vie il a été trop tard ». Là comme ailleurs, le recours à des tournures impersonnelles renforce le sentiment de dépossession : la 1èrepersonne ne s’affirme + que de manière partielle, dans les adjectifs possessifs « ma vie » ou « mon visage ». L’accumulation des notations de temps et les connotations tragiques de « trop tard » comme le martèlement du rythme (2/2/4/2) traduisent le caractère inexorable du destin. La métaphore filée du départ (« mon visage est parti dans une direction imprévue ») anticipe sur la scène finale, où l’on voit le bateau s’arracher au port et, emporté par la courbure de la terre, « lentement sombrer ». Un processus incontrôlable s’est mis en branle : son caractère irrationnel, accentué par l’anaphore, est rendu par l’opposition entre la jeunesse et la vieillesse qui reprend de façon + concrète l’antithèse adverbiale « très vite »/ « trop tard » et par l’expression de la fatalité prématurée : « déjà trop tard ». Le masque tragique se compose. Ecrire consistera à compenser la perte, à transformer la dé-figuration mortifère en re-figuration lumineuse par la magie du verbe. Chez Marguerite Duras, l’écriture est anti-destin.
L’emploi de ce mot « image » a en effet aussi une signification temporelle et narrative. Rompant avec la forme traditionnelle du récit autobiographique qui repose sur une distinction entre le temps de l’histoire et le temps du récit et qui déroule généralement le fil de la chronologie, Marguerite Duras ne tente pas de reconstruire l’histoire d’une vie : elle saisit une image globale du moi. Aussi la spontanéité de sa démarche narrative, traduite par la disjonction des § et la dispersion temporelle va-t-elle de pair avec l’instantanéité de l’image qui la motive. Par son mode de composition, le récit imbrique 2 images de soi à des âges différents, jouant des contrastes et des télescopages pour montrer que le temps intime est un temps de vie mixte et atemporel qui les inclut tous les deux.
Les vrilles de la vigne. Colette
COLETTE : Extrait des Vrilles de la Vigne (jour gris) : J'appartiens à un pays que j'ai quitté.
Dernière édition par Capitaine Caaaaaaverne ! le Lun 28 Nov - 20:28, édité 1 fois
I- Un discours amoureux : Le « je » essaie de faire partager au « tu » l’amour qu’elle porte au pays de son enfance :
1- Etablir le lien entre le « je » et le « tu » et d’agir sur le « tu » - . possessifs : « mon » / « tes » ; « les miennes » repères spatio-temporels en rapport avec le moment de l’énonciation : « ici » ; « à cette heure » - impératifs : « viens », « écoute », « donne » ont pour fonction d’entraîner le « tu » vers ce pays
2. Une description subjective - Exploration du paysage e « forêts », « bois », prairies », « un jardin », « une montagne », une vallée », « une forêt » à travers les saisons : printemps (l.1 à l.7), été (l.8 à l.14), automne (hiver ?) (l.15 à l.20), été (l.21à l.25) Cette descript paraît se construire au fil des réminiscences du « je » le jeu des sens : la vue : permet d’embrasser l’ensemble du cadre
3.Utilisation des 5 sens la vue: jeux de lumière : « au soleil », « à l’heure où la lune ruisselle », « le soir » ; jeux de couleurs : « soleil, fraise, et rose, vert, verdure, noir, bleuir, azur, mauve, blanc, jaune, rose brûlant » ; l’odorat : « embaumée, parfum, fraise et rose, narines, flaires, sentirais, parfum, humide » ; l’ouïe : choir, muet soupir, chant, bat à tes oreilles » ; le toucher : « fruit insaisissable, humide, air glacé, frisson, trop mûre ; le goût : délicieux, fraise, trop mûre, boire, glacé » → le « je » sollicite tous les sens pour évoquer ce pays d’enfance.
4 Le lexique et les images (compar., personnif. métaphores) de la femme : « délicieux, rondes, gracieux, vivant / chevelure embaumée de forêts, femme endormie, serpent langoureux (= la tentation)  Le pays est décrit comme le corps métaphorique de la femme : « chevelure, meules rondes, jardin noir de verdure, , montagne ronde, vallée étroite/ étroite vallée, petit chemin bordé de digitales d’un rose brûlant, fourrés de velours » : stratégie efficace pour faire aimer un pays que d’en parler comme d’un femme : jeu de séduction
Le « chant bondissant » permet une sorte de jeu de piste:
(l.23) : - les répétitions : « là-bas, ici, tout près / ici, là-bas, tout près» ; « tu ne peux empêcher / rien ne peut empêcher » ; « tu jurerais / tu jurerais », « que je connais / que je connais » ; meules rondes / montagne ronde » ; « vallée étroite / étroite vallée » ; « mon âme / mon âme »
Dernière édition par Capitaine Caaaaaaverne ! le Lun 28 Nov - 11:57, édité 1 fois
Vocabulaire du souvenir
http://exercice…490385
les souvenirs émergent, on plonge dans ses souvenirs.
Donc on doit pouvoir mélanger les champs lexicaux de l'eau, la mer et celui des souvenirs;
au fil de l'eau = Progressivement, au fur et à mesure
à vau l'eau = à la dérive= en déroute= aller à sa perte
un filet d'eau -une source - un torrent -une cascade
affleurer- sourdre
bouillonner- inonder- submerger
le brasillement/ brasiller = scintiller sur la mer par la réflexion de la lumière de la lune ou du soleil.
le flux et le reflux : mouvement de la mer
le ressac =retour violent des vagues contre un obstacle, un rocher ou une falaise
les embruns:Poussière d'eau enlevée par le vent à la crête des vagues ou formée par les vagues qui se brisent.
La houle: mouvement d'ondulation plus ou moins fort de la mer
l'écume :Mousse blanche formée à la surface de la mer par l'agitation des vagues
sable-rocher-falaise-dune
monter-descendre-se retirer-se briser-
moutonner ( quand l'écume blanche se forme sur la crête des vagues, on dit que la mer moutonne)
déferler/ une déferlante= Venir se briser en roulant, en écumant, en parlant des vagues : Un surfeur prend la vague au moment où elle déferle.
Se répandre avec impétuosité (rapidement et avec force), en parlant d'une foule, d'un phénomène : Les applaudissements/ les critiques déferlèrent..
dans le dictionnaire analogique faire une recherche et une sélection de mot sur les thémes de la peur, souffrance, danger,angoisse...
Un souvenir peut aussi être malheureux... et déchainer une tempête sous un crâne.
Repérer les temps verbaux utilisés
Ce texte est l'exemple même d'un texte autobiographique parce que l'auteur est aussi le narrateur et le personnage (point de vue interne) . Le récit est écrit à la première personne du singulier et utilise les temps du passé (imparfait,passé simple). Chateaubriand raconte sa naissance à Saint-Malo," dans une ruelle sombre et étroite qu'on appelait la rue des Juifs"Il évoque cet épisode de sa vie comme un évènement sombre et noir, utilisant à foison le champs lexical de la tristesse "ma mère m'infligeant la vie " "quand je suis né, j'étais presque mort" (figure de l'oxymore), "un nom que je trainais dans le malheur". De surcroît, le jour de sa naissance est associé à une immense tempête " des bourrasque de vents", "les vagues s'écrasasient sur les écueils", " le mugissement des vagues". Il évoque cette naissance atypique comme un mauvais présage."mon berceau à l'image de ma destinée."
Dernière édition par Capitaine Caaaaaaverne ! le Lun 21 Nov - 14:36, édité 2 fois
Mar 15 Nov - 20:51
https://www.schoolmouv.fr/3eme/francais/une-naissance-extrait-de-memoires-d-outre-tombe-de-chateaubriand/cours-video
Lun 21 Nov - 11:44
La pistolétade
Dans ce monologue intérieur, on peut ressentir avec quelle force Jean déteste sa mère. Ce défi de la « pistolétade » est l'occasion pour Jean d'exprimer avec violence toute sa haine.
Défi Haine ou violence des sentiments
Le jeu des pronoms de 1ère et 2ème pers. révèle qui sont les « adversaires » et qui domine l'autre.
La pistolétade possible si tenue irréprochable (adverbes modalisateurs : « terriblement » l.11, « infiniment » l.24)
Répétition du verbe « fixer », progression du sens avec emploi de l'adverbe « éperdument » (l.13) puis de la négation restrictive « ne ... que » (l.13-14)
Emploi du niveau de langue familier
Comparaison avec la mort d'une vipère
Emphase, répétition du participe présent « serrant » (l.45-46)
Futur simple : « Moi, je ne baisserai pas les yeux. » (l.32)
Anaphore : « Par les yeux, je te crache... » (l.50-51)
Emploi de l'adverbe « éperdument » (l.13) (d'une manière très violente, très passionnée)
Discours direct pour déclarer son « non-amour » et dresser un portrait péjoratif
Antiphrases : « ma tendre mère » (l.9), « Folcoche de mon cœur » (l.50) servent une ironie mordante.
Opposition et incompréhension : « Je te parle et tu ne m'entends pas » (l.14)
Emploi du niveau de langue familier : la violence des mots : « moche » (l.26), « crève » (l.46) correspond à la violence des sentiments.
Volonté d'étrangler du regard sa mère comme il a étranglé la vipère
Phrases exclamatives : «Et si tu savais comme je ne t'aime pas ! » (l.27-28)
Emphase et forme négative : « Moi, je ne t'aime pas. » (l.30)
Anaphore : « Je te crache... » (l.50-51)
Reconnaitre le principales figures de style
Fiche méthode à recopier et à retenir
Allégorie : Elle représente une idée générale ou abstraite de façon concrète.
La Mort est généralement représentée par une faucheuse.
Allitération : répétition de consonnes. Ces serpents qui sifflent sur nos têtes.
Anaphore : Elle désigne la répétition d'un mot ou d'une expression en tête de phrase, de proposition ou de vers.
Rome, qui t'a vu naître et que ton cœur adore ! Rome enfin que je hais parce qu'elle t’honore ! (Corneille)
Antiphrase : Elle suggère par ironie le contraire de ce qui est explicitement dit.
Vous avez fait du beau travail peut signifier que ce travail a été mal fait.
Antithèse : Elle met deux antonymes en relation logique. L'effet produit est l'opposition vigoureuse de deux idées ou de deux termes :
Vous croyez avoir la force et l'impunité, Moi, je crois avoir la vérité et l'innocence. (Pascal)
Apostrophe : Elle regroupe le ou les mots par lesquels le locuteur interpelle le destinataire de l'énoncé :
Que deviendrez-vous donc, ô hommes qui cherchez quelle est votre condition véritable par votre raison naturelle ? (Pascal)
Assonance : répétition de voyelles. Le jour coule toujours.
Chiasme : II croise des termes mis en opposition ou en parallèle (A-B/B-A) et renforce l'idée ainsi exprimée :
II faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger. Il y a de l'Urgo dans l'air, il y a de l'air dans Urgo.
Comparaison : Elle établit un rapport de ressemblance entre deux éléments, nommés comparant et comparé, à l'aide d'un outil comparatif (comme, ainsi que, semblable à, pareil, ressembler...) :
Le soleil est semblable à de l'or.
le mot « soleil » est le comparé; le mot « or » est le comparant.
Euphémisme : II établit une atténuation :
Je lui ai chatouillé les côtes. = Je l'ai assassiné. Une très longue maladie = le cancer.
Gradation : Elle compose une succession de mots ou d'idées de sens proche, rangés dans un ordre croissant d'intensité : (crescendo ou descrescendo)
Va, cours, vole et nous venge ! (Corneille)
Hyperbole : Elle regroupe toutes les exagérations : Verser un torrent de larmes.
Litote : Elle dit moins pour faire entendre plus : Ce n'est pas mal. = C'est bien.
Métaphore : La métaphore est une figure d'analogie. Elle n'explicite pas les points communs aux deux réalités cachées. II faut donc rechercher les raisons du rapprochement, en particulier dans les connotations.
Le comparé et le comparant sont identifiés l'un à l'autre ; parfois le comparé disparaît complètement :
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe...
« L'or du soir » est le comparant ; Victor Hugo désigne le couchant sans le nommer.
La métaphore filée est une métaphore reprise au long d'une phrase ou d'un texte :
Des troupeaux d'autobus mugissants près de moi roulent (Apollinaire)
Métonymie : Elle remplace un terme A par un terme B désignant un objet régulièrement associé à A dans la vie courante. Le mot sceptre est souvent employé pour désigner le pouvoir royal; un bleu pour désigner un vêtement de travail ; le bureau pour désigner le lieu de travail.
Oxymore : C’est une antithèse mais les deux termes opposés sont collés. Clair-obscur, aigre-doux
Périphrase : Elle remplace un terme par une expression plus développée qui le définit : les hôtes de ces bois pour parler des animaux; la cité phocéenne pour désigner Marseille; la marionnette au long nez pour Pinocchio. Une périphrase rabâchée peut s'user; elle devient un cliché (un stéréotype).
Personnification : Elle attribue à une chose ou à un être non humain des sentiments ou des comportements humains : La forêt gémit sous le vent.
Question oratoire : Elle est de forme interrogative mais la réponse est donnée dans la question par le locuteur lui-même : Qui dispense la réputation ? qui donne !e respect et la vénération aux personnes sinon cette faculté imaginante ?(Pascal)
Mer 23 Nov - 7:03
Conclusion sur l autobiographie à partir du court métrage Emilie Muller
https://www.youtube.com/watch?v=l-DA7yApSKQ
https://www.youtube.com/watch?v=2KhSbR3FJp0
Peut on/ Doit on toujours dire la vérité dans une autobiographie?
Mer 23 Nov - 7:07
Pourquoi a t'il appelé son texte la disparition?
Mer 23 Nov - 13:07
Plusieurs éléments peuvent venir se rajouter pour apporter des précisions supplémentaires sur le nom: c’est ce qu’on appelle les expansions du nom.
La journée d’hier était fantastique. (prép. + adv.)
Au sein du complément de nom, les déterminants et les adjectifs s’accordent avec le nom qu’ils accompagnent.
Ex :L’école de mes jeunes cousines est fermée.
fallait penser, certains même commençaient à cacher leur clébard !- · trop jouer avec le feu...
Ven 25 Nov - 20:22
[size=26]Questionnaire de lecture
[size=26]sur la nouvelle « Matin Brun » de Franck Pavloff
1. Pourquoi la nouvelle Matin Brun est-elle une représentation symbolique de la montée du nazisme ?
2. Quel élément dans le texte fait-il penser :
– à l’extermination des juifs ?
– à la hiérarchie des races ?
– à la propagande nazie ?
– à la dénonciation des juifs ?
3. Que font le narrateur et Charlie lorsqu’une loi fait son apparition sur l’ obligation de n’avoir uniquement que des animaux bruns?
4. Qu’auraient-ils dû faire à la place ? En quoi cela fait-il référence au régime nazi ?
5. Citez deux éléments dans la nouvelle qui montrent que Charlie et le narrateur obéissent sans se poser de questions à cette nouvelle loi ?
6. A quels jeux les deux amis jouent-ils ?
7. Pour quelle raison ne sont-ils pas contents lorsqu’ils apprennent la suppression du journal le quotidien ?
8. Comment réagissent-ils par la suite à cette mesure ?
9. Que pensent-ils lorsqu’ils apprennent la suppression et la mise en justice de certains maisons d’édition et de livres de bibliothèque ?
10. Pour quelle raison le narrateur panique-t-il lorsqu’il comprend qu’il ne trouvera plus Charlie ?
11. Qu’est ce que dénonce l’auteur dans cette nouvelle ? Entourez la bonne proposition :
La naïveté- la lâcheté de ceux qui acceptent et suivent ce genre de mesures.
Pour éviter que l’histoire ne se reproduise, que faut-il faire ? Tirer des leçons-Ignorer les leçons du passé.
12. Pour quelle raison être apolitique est-ce dangereux ?
13. Complétez le texte ci-dessous avec la liste de propositions suivantes :
La censure / la précaution / censurer quelque chose /un régime totalitaire /la résistance / propagande / opposant /dénoncer quelqu’un / se révolter / persécution / un partisan / mesure de précaution / le racisme /résister à quelque chose /dénonciation/ l’arrestation / persécuter quelqu’un/ déportation/ apolitique / le droit de vote/ milice.
-> Avec les propositions non utilisées, utilisez- les en faisant des phrases.
L’état d’extrême brun est un …………………………Il n’admet aucun …………….Il ne permet pas aux personnes de se…………..C’est pourquoi, il a ………………..le journal le Quotidien, n’étant pas un journal de…………………………..
Dans un régime totalitaire, il y a une atmosphère de …………………………….. , encouragé par le régime qui ne demande qu’à………………………..ses voisins. La……………………….. veille à ce que la loi soit respectée.
14. Faites une frise chronologique et placez dans l’ordre les mesures et actions de l’Etat suivantes :
Arrestation de 500 personnes, dont Charlie /Interdiction du Quotidien /Arrestation du narrateur /Loi qui interdit la possession d’animaux non bruns /Arrestation de tous ceux qui ont possédé un jour un animal autre que brun / Interdiction et suppression de certains livres de bibliothèque et maison d’édition.
15. Puis, indiquez pour chaque événement, quels ont été les sentiments du narrateur et de Charlie ?
Pour vous aider, utilisez la liste ci-dessous : obéissance / résignation / acceptation/ tristesse / surprise/ regret /peur/ inquiétude/ remord / docilité.
Ven 25 Nov - 20:25
3em Chapitre rapide No et moi de Delphine de Vigan
Lecture préalable du texte en lecture cursive
En se servant de l'incipit du roman, établissez un questionnaire type Brevet avec des questions portant sur les différentes fiches établies depuis la rentrée. Vos questions appelleront systématiquement une justification ou porteront sur un point précis (identification d'un temps, d'une nature de mot ou d'une fonction)
1. Comment appelle t'on ce type d'incipit et pourquoi? (1 point)-la prof
2 Qui est la narratrice? Justifiez votre réponse en citant le texte.(1 point)- la prof
3. Comment s'y prend l'auteur pour rendre la scène plus vivante?Justifiez en citant le texte. (1 point)-la prof
4. .Quel le point de vue du narrateur (le statut) Justifiez en citant le texte.
(1 point)- Dimitri
5 Relevez 3 adjectifs qualificatifs et précisez à quel nom ils se rapportent entre la ligne 7 à 12. Donner pour la fonction de chacun d'eux -Ilan (1,5 point)
6 Quel est le temps et le mode de "je préfèrerais " et "je tomberais" l 16 et 17 - la prof (1 point)
7 Lou est une enfant précoce. Quel détail le prouve? (0.5) -Mickael
8" Vingt cinq paires d'yeux tournés vers moi" Quel est la figure de style utilisée ? - la prof (1 point)
9 Dans quel contexte se place la situation? Relevez un champs lexical pour justifier votre réponse -Paul (2 points)
10" A cent kilomètre sous terre". Quelle est la figure de style utilisée?- la prof (1 point)
11. Quelle est la valeur du verbe "J'espérais" l 5?- Nella (1 point)
12" J'ai horreur des exposés" Quel est le temps utilisé et quelle est la sa valeur ? (1 point) -la prof
13 "C'était compter sans son radar longue portée" : quelle est la figure de style utilisée? Donnez en la définition.
14. Comment les autres élèves ont ils surnommée Lou? Par quel procédé montre t'elle qu'elle n'apprécie pas ce surnom ?(1 point)
15 Donnez la nature et la fonction de la proposition "Si je pouvais m'enfoncer cent kilomètres sous terre" (2 points)
16 Comment Lou prend t elle le fait de devoir passer devant tout le monde. Vous répondrez par un paragraphe argumenté en vous appuyant sur le texte.(3 points) -Ilan
Réécriture: Commencez ce texte à l'imparfait en le mettant à la première personne du pluriel
"J'ai horreur des exposés,j'ai horreur de prendre la parole devant la classe, une faille sismique s'est ouverte devant moi,mais rien ne bouge, rien ne s'effondre, je préférerais m'évanouir là(...) et je tomberais de toute ma hauteur, foudroyée."
Liste de mots à insérer dans la conclusion suivante:
préface,narrateur,passé,narration,rétrospectif,fiction,topoî ( motifs récurrents,que l'on retrouve systématiquement),énonciation,souvenir,l'auteur,projet,vérité,personnage, première, l'écriture,pacte autobiographique.
Une autobiographie est le récit _________________ qu'une personne fait de sa propre vie. Les écrits autobiographiques font référence à des lieux, à des personnes et des événements réels se différencient en cela des textes de _________. Dès ses premières pages ou sa ___________, l'auteur présente son ________________ autobiographique, et annonce un récit qui n'aura pas la même dynamique qu'un roman.
L'autobiographie se caractérise également par le fait que ____________, le ___________ et le ____________ principal sont une seule et même personne. Le récit autobiographique est mené à la _______ personne. Il convient toutefois de noter que le pronom personnel je renvoie tantôt au moment du ______________(rapporté avec les temps du ________ , et le présent de ___________ ), tantôt au moment de _____________(évoqué au présent _______________).
L'autobiographie est fondée sur un contrat d'authenticité et de ________, c'est en tout cas ce qu'affirme l'auteur dans le "_________________________" (Philippe Lejeune) qu'il passe avec ses lecteurs.
Les récits autobiographiques présentent généralement les mêmes motifs, les _________ : _récit d'enfance,récit d'une vocation,d'une rencontre,témoignage d'une expérience...
Il faut veiller à bien distinguer l'autobiographie des genres qui lui ressemblent : la biographie (écrire la vie d'un autre,le journal intime,le roman à la première personne.
Dernière édition par Capitaine Caaaaaaverne ! le Mar 29 Nov - 21:50, édité 1 fois
noemie.patricio3em5
Lun 28 Nov - 14:47
http://www.le-precepteur.net/troisieme/francais/reecriture.php
https://cache.media.eduscol.education.fr/file/DNB/81/0/DNB_2017_Sujet_zero_Lettres_HGEMC_563810.pdf
Mer 30 Nov - 7:09
Mer 30 Nov - 11:30
https://cafet.1fr1.net/t6444-seances-cdi-declarer-la-guerre-aux-pieges-de-l-orthographe
[size=20]http://www.quiz…3.html[/size]
[size=20]http://keepscho…f.html[/size]
Exercices de réécriture pour le Brevet.
Attention, les fautes de copie sont comptabilisées.
Il croyait être sûr qu'elle avait regardé aussi ses bottes. Il la suivit des yeux jusqu'à ce qu'elle eût disparu. Puis il
se mit à marcher dans le Luxembourg comme un fou. Il est probable que par moments il riait tout seul et parlait
haut. Il était si rêveur près des bonnes d'enfants que chacune le croyait amoureux d'elle. Il sortit du
Luxembourg, espérant la retrouver dans une rue.
J'ai le cou brisé, la nuque qui me fait mal, la poitrine creuse : je suis resté penché sur les chapitres sans lever la
tête, sans entendre rien,dévoré par la curiosité, collé aux flancs de Robinson, pris d'une émotion immense,
remué jusqu'au fond de la cervelle et jusqu'au fond du cœur; et en ce moment où la lune montre là-bas un bout
de corne,je fais passer dans le ciel tous les oiseaux de l'île, et je vois se profiler la tête longue d'un peuplier
comme le mât du navire de Crusoé !
Julien savait qu'un jour, les membres de sa mythique famille comparaîtraient devant lui sans plus le voir que s'il
eût été fait de fumée, mais lui livrant chacun une parcelle de sa vérité intime qui rejoindrait, sur d'imaginaires
fiches, la masse des petits détails capturés au vol.
M. Brulé nous attend, la blouse bien sanglée, les mains dans le dos,les lunettes déjà méfiantes sur le nez. On
entre un par un. La salle de classe attend dans une pénombre bleutée. On dirait une chapelle. Lemaître a tiré les
grands rideaux. Il ne faut pas qu'il y ait le moindre morceau de ciel pour nous distraire.
MarevaBrial3em5
QUESTIONS BREVET 0
1)La ville décrite dans le texte est moderne , il y a des tours immenses à perte de vue ainsi que des grues, tout ce qui peut être construit l’est, la mer par exemple est rendue « croûteuse et apte à faire socle pour un archipel artificiel » (l.22) Ils construisent « le cité du futur » (l.9)
2) Le personnage principal, John Johnson se sent d’abord heureux mais écrasé par l’immensité de cette ville, plus tard il est stupéfait et sidéré par la prolifération des grues et des tours qui s’entassent à perte de vue. « La ville provoque chez lui une sensation ambivalente d’euphorie et d’écrasement » (l.1-2)
Il est tout de même émerveillé par la multitude de constructions si hautes les unes que les autres qui le font rêver. « Il salive, émerveillé » (l.10) En entendant qu’une tour pourra atteindre 700 mètres, le Boa est abasourdi par ce qu’il entend et curieux de savoir comment est-ce possible. Il conclut donc que là-bas « le ciel est solide » (l.19)
Il est enfin bouleversé par tout ce qu’il a vu et entendu lors de cette journée. « Le Boa arrive à l’hôtel bouleversé, les joues rouges et les yeux exorbités » ( l.25)
3) Dans ce texte les verbes sont majoritairement conjugués au présent de l’indicatif. L’auteur a mis ce texte au présent, c’est un présent de description, il a choisi ce temps pour décrire tout ce qui se passe et tout ce que ressent le personnage, pour que ça soit plus vivant, comme si nous aussi on voyait les édifices.
4) Dans la phrase : « Sa toute petite bouche soulignée d'un trait de moustache articule très doucement nous construisons la cité du futur, une entreprise pharaonique », le discours est rapporté indirectement libre, ce n'est pas une façon de faire habituelle
5) « Une entreprise pharaonique »
Le mot souligné est composé du mot pharaon ( roi d’Egypte ) et de –ique ( du grec ancien ikos : relatif à, qui est propre à ).
Il signifie quelque chose digne des pharaons ou plus généralement quelque chose de gigantesque, démesuré. Ce mot employé dans la phrase donne une valeur d’immensité, les édifices présents à Dubaï sont énormes et presque irréels tant ils sont démesurés.
6) La phrase : « Un espace, pense-t-il, où la maîtrise se combine à l’audace, et là est la marque de la puissance » signifie que Dubaï est une ville qui expérimente des édifices excentriques et colossaux mais que les constructeurs savent ce qu’ils font. Tout est maîtrisé et ce potentiel est synonyme de la puissance de cette ville.
7) Ce texte pourrais s’appeler : « Dubaï, la ville futuriste »
Je propose ce titre car dans ce texte toute l’immensité, la puissance et la démesure de la ville la plus moderne du monde est exprimée.
« La prolifération des tours » (l.10) Celle-ci sera haute de sept cents mètres » (l.16-17) « La mer […] construite elle aussi » (l.22) « Leurs fenêtres blanches comme des milliers de petits parallélogrammes aveuglants » (l.12). A mon avis l’auteur ne partage pas les idées du personnage car il emploie des mots plutôt négatifs quant à la démesure des architectures. « On les croit multipliées par un œil malade » (l.10-11) La mer […] inaffectée, lourde nappe noire comme le pétrole dont le pourtour s’effacerait dans la nuit » (l.21)
8) C’est la multitude des grues et la tour immense et moderne qui rapprochent le texte à la photo
9) Cette photographie suscite un peu de tristesse chez moi car on voit la vraie population qui construit ces tours, ils ne sont pas joyeux car ces édifices prennent plusieurs années à êtres construits et c’est eux qui chaque jours se réveillent et travaillent dur pour ces tours démesurées.
Le texte ne nous montre que les bonnes facettes de la construction de ces tours, l’évolution des architectures, la modernisation du design mais nous ne voyons pas les ouvriers qui travaillent dur pour satisfaire les grands propriétaires riches des terres.
Dernière édition par MarevaBrial3em5 le Lun 5 Déc - 19:02, édité 1 fois

References: § 4
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 § 3
 § 2
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