Source: http://liberez-somyot.over-blog.com/page/25
Timestamp: 2017-05-24 19:47:25+00:00

Document:
Il ne peut y avoir de lutte pour la démocratie qui ignore la lèse-majesté Il ne peut y avoir de lutte pour la démocratie qui ignore la lèse-majesté alors pourquoi le Mouvement des Thaïlandais Libres garde le silence à ce sujet?
https://uglytruththailand.wordpress.com/2015/08/07/there-can-be-no-struggle-for-democracy-which-ignores-lese-majeste-so-why-is-the-free-thai-movement-silent-about-this/
Il y a quelques mois, lors d'un voyage au Danemark, j'ai rencontré des militants thaïlandais pro-démocratie. Beaucoup d'entre eux étaient d'anciens Chemises rouges qui se considèrent désormais comme des membres du Mouvement des Thaïlandais Libres. À ma grande surprise, je découvris que le Mouvement des Thaïlandais Libres était réticents à toute discussion publique ou toute autre position publique à propos de la loi de lèse-majesté.
Il y a quelques semaines lors d'une autre discussion avec deux militants du Mouvement des Thaïlandais Libres, qui sont basés en Europe, il m'a été confirmé qu'il y avait une politique de garder le silence sur la lèse-majesté. Il a été affirmé que la société thaïlandaise "n'était pas encore prête" pour une campagne contre la loi. Ils m'ont expliqué que "les villageois ordinaires ne comprendraient pas" une telle campagne et que les gens accuseraient le mouvement de vouloir renverser la monarchie. Ils croyaient que ce serait un "détournement" de la lutte pour la démocratie.
Somsak Jeamteerasakul estime que la position des Thaïlandais Libres sur la lèse-majesté provient de Taksin et du Parti Pua Thai. Cela semble une conclusion raisonnable, étant donné que Taksin n'a jamais dit un mot sur la nécessité d'abolir la lèse-majesté et que la désastreuse loi d'amnistie du Pua Thai à la fin de 2013 avait spécifiquement exclu les prisonniers politiques pour lèse-majesté tout en proposant de donner l'amnistie aux tueurs de l'Etat. Sur ce point, le Pua Thai et les partisans de la junte militaire actuelle sont en total accord. Pour ces personnes, la lèse-majesté est une "sainte loi" qui ne peut être touchée. Selon leur avis, le soi-disant crime de lèse-majesté est pire que l'assassinat et est une menace "extrêmement grave contre la sécurité nationale".
Sur ce dernier point, la menace contre la sécurité nationale, ces différents membres de l'élite ont une raison pour prétendre cela. Aussi bien les élites conservatrices, en particulier les organisateurs de putschs militaires, que leurs rivaux des élites du camp opposé, celui de Taksin, utilisent la monarchie pour justifier la défense de leurs positions privilégiées. Ceci est ce qu'ils entendent par "sécurité nationale". Pour eux tous, la monarchie est leur justification pour le pouvoir de la classe dirigeante et l'inégalité, un masque pour qu'ils puissent se cacher derrière. La seule différence entre les deux parties est que, pour le camp de Taksin, des élections démocratiques et le soutien électoral écrasant sont un facteur important de légitimation.
Rien de tout cela n'implique que le roi possède un quelconque pouvoir. Comme je l'ai soutenu dans d'autres articles et déclarations, il n'est simplement qu'un outil des élites, en particulier de l'armée. C'est un "dieu synthétique" créé par eux afin de l'utiliser pour diriger le reste d'entre nous.
Mais revenons à la question de la lèse-majesté; l'expansion de l'espace démocratique de la Thaïlande est impossible sans l'abolition de cette loi draconienne. Tous les mouvements ou les organisations des droits de l'homme qui demeureront silencieux sur la lèse-majesté et les prisonniers qui croupissent en prison à cause de cette loi, seront totalement inefficace vis-à-vis de la lutte pour la démocratie.
Aussi bien Somsak que moi pensons que ceux qui ont des positions de premier plan dans le mouvement pour la démocratie ont le devoir de diriger et une partie de cette direction devrait inclure des campagnes contre la loi de lèse-majesté. Sans une telle direction, comment la majorité des citoyens ordinaires de Thaïlande pourrait être persuadé de s'opposer à la lèse-majesté? Comment les gens ordinaires, qui ne sont soumis qu'à un seul côté de la propagande royaliste, pourraient-ils être forcé de penser et de choisir leur camp? Et si cette loi n'est pas abolie comment pourrait-il y avoir la liberté d'expression et la démocratie?
Note de Libérez-Somyot: A Bangkok, Un homme vient d'être condamné à 30 ans de prison et à Chiang Mai, une femme à 56 ans de prison pour lèse-majesté.
Manifestante thaïlandaise contre la lèse-majesté Repost
Un bûcheron cambodgien victime de l'armée thaïlandaise Repost
Thaïlande: la police a émis une sommation à comparaitre contre M. Baramee Chairat
Une déclaration de la Fédération internationale des droits de l'homme
https://www.fidh.org/International-Federation-for-Human-Rights/asia/thailand/thailand-police-summons-issued-against-mr-baramee-chairat
L'Observatoire a été informé par des sources fiables qu'une convocation de la police avait été émise à l'encontre de M. Baramee Chairat, un coordinateur de l'Assemblée des pauvres de Thaïlande, un mouvement populaire qui travaille sur le terrain pour la protection et la promotion des droits fonciers.
L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'homme, un programme conjoint de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) a reçu de nouvelles informations et vous prie d'intervenir de toute urgence sur la situation suivante en Thaïlande.
- Nouvelles informations:
Selon les informations reçues, le 5 août 2015 à 10 heures, M. Baramee doit se signaler au poste de police Samranrat à Bangkok en réponse à une assignation délivrée contre lui le 3 Juillet pour des accusations de sédition en vertu de l'article 116 du Code Criminel thaïlandais.
La citation ne fournit pas de détails sur les actes présumés qui ont provoqué la convocation. L'Observatoire craint que les autorités ne ciblent M. Baramee simplement pour avoir observé une manifestation pacifique organisée par 14 militants étudiants au Monument de la Démocratie de Bangkok le 25 juin 2015 (voir les informations générales ci-dessous), et pour leur avoir fourni un logement.
L'Observatoire exprime sa plus vive préoccupation face aux actes de harcèlement judiciaire contre M. Baramee ainsi que contre les 14 étudiants militants, comme ils ne semblent viser qu'à sanctionner leurs activités légitimes pour les droits de l'homme.
En conséquence, l'Observatoire appelle les autorités thaïlandaises à mettre un terme à toute forme de harcèlement contre M. Baramee, à ne pas menacer ni harceler les 14 militants étudiants, et à abroger l'ordonnance n° 3/2015 NCPO, qui empêche la Thaïlande de se conformer aux obligations légales internationales.
Le 22 mai 2015, la police thaïlandaise a arrêté des militants étudiants suivants; M. Chatupat Boonyapatraksa, M. Apiwat Suntararak, M. Payu Boonsopon, M. Panupong Srithananuwat, M. Suvicha Tipangkorn, M. Supachai Pukrongploy, M. Wasant Sadesit, qui sont également membres du groupe Dao Din, et M. Rangsiman Rome, M. Songtham Kaewpanphruek, M. Rattapol Supasophon, M. Apisit Sapnapaphan, M. Pakorn Areekul, M. Pornchai Yuanyee et Mlle Chonticha Chaengreo, dans le cadre de leur participation à des manifestations pacifiques tenues à Khon Kaen ainsi qu'à Bangkok à l'occasion du premier anniversaire du coup d'Etat militaire.
Le 23 mai 2015, les sept étudiants de l'Université de Khon Kaen ont été libérés sous caution avec des inculpations par la police de Khon Kaen d'avoir violé l'ordonnance n° 3/2015 du NCPO (la junte).
Les sept militants étudiants de diverses universités à Bangkok, ont également été libérés à la même date mais sans inculpation.
Les 24 et 25 juin 2015, les 14 militants étudiants avaient participé à des rassemblements pacifiques à Bangkok pour demander la fin du régime militaire.
Le 26 juin 2015, la police a arrêté 14 militants étudiants suite à un mandat d'arrêt délivré par la Cour militaire de Bangkok et lié à la manifestation du 25 juin. Ils ont été accusés d'avoir violé l'Ordonnance n° 3/2015 du Conseil national pour la paix et l'ordre (NCPO, le nom officiel de la junte) et l'article 116 du Code pénal thaïlandais (sédition).
À 0 heure 30 le 27 juin 2015, le tribunal militaire de Bangkok a ordonné la garde à vue pendant 12 jours des 14 militants étudiants. Les 13 hommes ont été détenus au centre de détention provisoire de Bangkok et Mlle Chonticha Chaengreowas détenue à l'établissement correctionnel pour femmes.
Le 7 juillet 2015, le tribunal militaire de Bangkok a rejeté la demande de la police pour une prolongation de 12 jours de détention avant le procès des 14 militants étudiants. Les militants étudiants ont été libérés sans aucune condition la matinée du 8 juillet 2015.
Cependant, les accusations de violation de l'ordonnance n° 3/2015 du NCPO, qui interdit les rassemblements de plus de cinq personnes, et de l'article 116 du Code pénal thaïlandais (sédition) n'ont pas été abandonnées. S'ils sont reconnus coupable de sédition, les militants étudiants risquent jusqu'à sept ans de prison. En outre, ils risquent jusqu'à six mois de prison et une amende pouvant aller jusqu'à 10.000 bahts (282 euros) s'ils sont reconnus coupable d'avoir violé l'ordonnance n° 3/2015 du NCPO.
- Actions requises:
S'il vous plaît écrivez aux autorités de la Thaïlande pour leur demander de:
1. Mettre un terme à toute forme de harcèlement - y compris au niveau judiciaire - contre M. Baramee, les 14 militants étudiants, et tous les défenseurs des droits humains en Thaïlande;
2. Garantir en toutes circonstances l'intégrité physique et psychologique de M. Baramee, des 14 militants étudiants, et de tous les défenseurs des droits humains en Thaïlande;
3. Abroger l'ordonnance n° 3/2015 du NCPO interdisant les rassemblements de plus de cinq personnes;
4. Garantir que l'exercice de la liberté d'expression et de réunion ne soient pas poursuivis en vertu de l'article 116 du Code pénal thaïlandais;
5. Mettre un terme à la poursuite de civils devant des tribunaux militaires, conformément au droit international des droits de l'homme qui interdit aux gouvernements d'utiliser les tribunaux militaires pour juger des civils lorsque les tribunaux civils fonctionnent;
6. Se conformer aux dispositions de la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 9 Décembre 1998, en particulier à son article 1 qui dit que "chacun a le droit, individuellement ou en association avec d'autres, de promouvoir et d'œuvrer pour la protection et la réalisation des droits de l'homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international", et de l'article 12.2, qui dit que "l'Etat doit prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection par les autorités compétentes de chacun, individuellement ou en association avec d'autres, contre toute violence, menace, représailles, discrimination défavorable de facto ou de jure, pression ou toute autre action arbitraire dans le cadre de son exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration";
Assurer en toutes circonstances le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales conformément aux normes internationales des droits de l'homme et aux contributions internationales ratifiées par la Thaïlande.
- Adresses:
- Premier ministre, Général Prayuth Chan-ocha, Government House, 1, Phitsanulok Road, Dusit, 10300, Bangkok, Thaïlande; Fax: +66 (0) 2282 5131
- Ministre de l'Intérieur, Général Anupong Paochinda, Asatang Road, Ratchabophit, 10200, Bangkok, Thaïlande
- Ministre des Affaires étrangères, Général Tanasak Patimapragorn, Sri Ayutthaya Building, 443 Sri Ayutthaya Road, Phaya Thai, 10400, Bangkok, Thaïlande; Fax: +66 (0) 2 643-5320; E-mail: minister@mfa.go.th
- Ministre de la Justice, Général Paiboon Khumchaya, 120, Chaeng Watthana Road, Laksi, 10210, Bangkok, Thaïlande; Fax: +66 (0) 2 953-0503
- Général de Police Somyot Poompanmoung, Commissaire général de la Police royale thaïlandaise, 1er bâtiment, 7eme étage, Rama I Road, Pathumwan, 10330, Bangkok, Thaïlande; Fax: +66 (0) 2 251 5956 / +66 (0) 2 251 8702
- Mme Amara Pongsapich, Présidente de la Commission nationale des droits humains de Thaïlande; 120, Chaeng Watthana Road, Laksi, 10210, Bangkok, Thaïlande; E-mail: help@nhrc.or.th
- Mission permanente de la Thaïlande auprès des Nations Unies à Genève, 5 rue Gustave Moynier, 1202 Genève, Suisse, Tél: + 41 22 715 10 10; Fax: + 41 22 715 10 00/10 02; Email: mission.thailand@ties.itu.int
- Ambassade de Thaïlande à Bruxelles, 2 Sq. du Val de la Cambre, 1050 Ixelles, Belgique, Tél: + 32 2 640.68.10; Fax: + 32 2 .648.30.66. Email: thaibxl@pophost.eunet.be
S'il vous plaît écrivez également à la mission diplomatique ou à l'ambassade de Thaïlande dans votre pays respectif.
Baramee Chairat Repost
Manifestation de femmes Ouïghours à Urumqi en Chine Repost
Les souffleurs de sifflets et le dictateur, le général Prayuth Chan-ocha
https://thaipoliticalprisoners.wordpress.com/2015/07/13/rose-on-rindas-case/
La Suisse était connue depuis longtemps parmi les voleurs de grand-chemin, y compris les politiciens véreux, les hommes d'affaires super-riches et les fonctionnaires corrompus de Thaïlande comme étant leur choix de destination pour y déposer leur richesse et butins mal acquis venus de leurs activités illégitimes. Ces voleurs comprenaient également des fraudeurs, des propriétaires de tripot, des trafiquants du sexe, des trafiquants de drogue et d'importants royalistes thaïlandais qui ne paient pas leur juste part d'impôts.
Cela était dû au fait que le droit suisse avait ancré le secret bancaire en 1934, ce qui faisait que c'était une infraction pénale de révéler l'identité d'un client.
Mais ces dernières années, le gouvernement suisse a décidé de sévir contre les criminels étrangers qui déposent leurs butins dans les banques suisses, ces dernières étant condamné à une lourde amende et l'identité des déposants étant révélée. Ainsi, ces criminels, y compris les criminels thaïlandais, retirent leur argent de Suisse et ceci à une vitesse assez rapide.
Les États-Unis ont pris la position la plus ferme. Ils veulent que 11 banques suisses leur révèlent les noms de leurs clients américains. Dans ce qui est la première grande brèche du secret bancaire suisse, UBS a accepté en 2009 de payer une amende de 780 millions de dollars pour avoir aidé l'évasion fiscale et a remis les données de plus de 4400 comptes. Quelques mois plus tard, plusieurs autres banques ont remis les données de leurs clients aux autorités suisses.
En 2012, les États-Unis ont découverts que la banque HSBC, y compris sa succursale suisse, avait blanchi des centaines de millions de dollars de l'argent des cartels de la drogue. En conséquence, la banque a dû payer 1,9 milliard de dollars d'amende.
Je n'ai pas été surprise quand j'ai appris que le chef de la junte militaire thaïlandaise, le général Prayuth Chan-Ocha avait été si bouleversé à la suite de la dénonciation d'une Thaïlandaise de 45 ans, Mme Rinda Paruechabutr, membre des Chemises rouges, qui a été injustement arrêtée le jeudi 9 juillet 2015 pour avoir prétendument diffusée de soi-disant fausses rumeurs sur son compte Facebook concernant le transfert par le général Prayuth et son épouse de 10 milliards de bahts (303 millions de dollars US) à une banque de Singapour.
Mes recherches et des discussions avec mes sources en Thaïlande révèlent que Singapour est maintenant devenue la destination de choix pour le blanchiment d'argent des escrocs thaïlandais! Le général Prayuth et ses acolytes possèdent tous des comptes bancaires à Singapour. En outre, la famille royale thaïlandaise a des relations d'affaires étroites avec Tamasek Holdings, une société d'investissement détenue par le gouvernement de Singapour.
La police du général Prayuth a invoqué l'article 116 de la loi sur les crimes informatiques qui est similaire à l'article 112 de la loi de lèse-majesté pour arrêter Mme Rinda Paruechabutr, une mère de deux enfants et qui est la seule de la famille à travailler pour nourrir ses enfants. Son mari est mort il y a cinq ans tué par un sniper militaire lors du massacre de Rachaprasong.
L'article 116 du Code pénal thaïlandais donne un pouvoir illimité à la police et à l'armée pour emprisonner sans caution quiconque pour avoir posté quelque chose sur l'Internet que les autorités thaïlandaises - la police ou l'armée - jugent être un acte de sédition et/ou causant des troubles dans la société. Cette couverture universelle par la loi est en effet une parodie de justice et une violation à la liberté d'expression et de parole. L'article 116 est presque toujours une charge concomitante à l'article 112. Mme Rinda s'est vu refuser la liberté sous caution et son sort est inconnu.
Tout comme les prisonniers en vertu de la loi 112, Mme Rinda a été interrogée non-stop pendant 16 heures sans que ni nourriture ni boisson ne lui soit offert. Ceci dans le but de la démoraliser et de la pousser à faire des aveux. Comme d'habitude, sous la contrainte, elle a été conduite à une conférence de presse au siège de la police. En cas de condamnation, elle pourrait faire face à 12 ans de prison pour "violation de loi sur la cybercriminalité, incitation à l'agitation, et provocation d'une panique parmi la population." Curieusement, il n'y a pas eu de panique et pas de troubles à l'exception du bouleversement et de la colère de Prayuth, le dictateur militaire, lorsqu'il a connu la rumeur.
Cependant, Mme Rinda a expliqué qu'elle n'avait aucune intention de déstabiliser l'Etat. Elle a dit qu'elle avait invoqué ses droits en tant que citoyen thaïlandais de critiquer le chef de la junte, qui est, à son avis, un personnage public.
Un des enfants de Rinda, Nong Omm, une fille âgée de 15 ans, a fait un poignant appel les larmes aux yeux à la junte thaïlandaise et à la communauté internationale via Youtube pour la libération de sa mère sans condition. Elle a expliqué que, maintenant que sa mère est en prison, personne ne prend soin d'elle ni de sa sœur qui est âgée de 7 ans. Les deux filles sont à l'école en ce moment. Mais dans un long terme, elles pourront être obligées de quitter l'école. Si une telle chose se réalise, elles n'auront plus qu'à vendre quoi que ce soit dans les rues pour joindre les deux bouts. Bien que leur mère leur ait laissé un peu d'argent, les fonds passent vite.
Je tiens à faire un appel personnel à tous ceux qui lisent cet article pour que vous communiquiez avec votre gouvernement et/ou de toute organisation des droits humains et de bienfaisance pour aider ces pauvres enfants.
Le général Prayuth Chan-Ocha est arrivé au pouvoir avec la bénédiction du roi thaïlandais et de son conseil privés pour qu'il prenne le pouvoir illégalement en renversant le gouvernement démocratiquement élu de la Premiere ministre Yingluck Shinawatra. Le monde ne doit pas reconnaître son régime et nous devons continuer à le condamner, lui et ses sbires militaires qui ont pris le contrôle du pays. L'amour de la paix et de la démocratie du peuple thaïlandais sont actuellement pris en otage en Thaïlande par ce voleur en uniforme.
La majorité du peuple thaïlandais en Thaïlande est si impuissante à exprimer sa pensée en raison de la menace toujours présente des voyous militaires qui sont prêts à envahir la maison de quelqu'un dans la nuit si le propriétaire ose parler publiquement contre ce régime. La Thaïlande est aujourd'hui un pays de non-droit et il est très dangereux de faire des affaires là-bas, parce qu'il n'y a pas de stabilité, socialement, économiquement et politiquement parlant.
Je voudrais continuer à exhorter le président des Etats-Unis Barrack Obama, David Cameron du Royaume-Uni, le Premier ministre de l'Australie Tony Abbott, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le reste des nations civilisées pour qu'ils lancent un boycott plus sévère contre la Thaïlande et cessent de délivrer des visas à toute personne associée à la junte militaire thaïlandaise jusqu'à ce que Mme Rinda Paruechabutr soit libéré, la vraie démocratie soit rétablie et que la méprisable loi de lèse-majesté soit abolie.
Alors et seulement alors les Thaïlandais pourront être libres.
Problème avec les sous-marins
https://uglytruththailand.wordpress.com/2015/07/19/trouble-with-submarines/
La junte militaire a décidé d'acheter quelques très chers "jouets pour ses gars" sous la forme de 3 sous-marins chinois qui coûteront 3,6 milliards de baht. Cela de la part d'une junte dont les partisans s'étaient plaints des "dépenses publiques élevées" du gouvernement démocratiquement élu de Yingluck. Bien sûr, la décision de dépenser de telles sommes d'argent pour les militaires n'a pas été contestée par le parlement croupion nommé par la junte ou par un quelconque juge.
Dans le même temps, le généralissime Prayut a été pleurnicher à propos du "coût élevé" du régime de soins de santé universel et gratuit inspiré par Taksin, qui a donné à tous les citoyens le droit d'accéder à un traitement médical.
Un groupe d'artistes indépendants se nommant eux-mêmes "Les Whalewatchers", a calculé que le montant d'argent dépensé pour les 3 sous-marins pourrait suffire à la construction de 324 nouvelles écoles, ou à acheter 2,1 millions de iPads à distribuer aux élèves de l'école, ou à payer 900 millions de repas scolaires, ou à la subvention de 2,4 millions de tonnes de riz afin d'aider les agriculteurs. Pourtant, les réactionnaires jugeraient ces dépenses socialement bénéfiques comme n'étant que du "populisme".
La junte a facilement écarté et ignoré les divagations du vieux roi Pumipon, qui a critiqué la proposition de la junte militaire issue du putsch de 2006 d'acheter des sous-marins en 2007. Pumipon affirmait que les sous-marins se retrouveraient seulement "coincés dans la boue du Golfe de Thaïlande". Voilà pour la puissance et la sagesse de Pumipon.
Alors, quelle est la raison qui se cache derrière le désir de l'armée d'acheter des sous-marins?
Le généralissime Prayut a récemment déclaré qu'on ne les achetait pas dans un but de guerre, mais juste pour montrer la puissance militaire de la Thaïlande afin de protéger les voies maritimes et l'industrie de la pêche.
Nous devons jeter un œil sur ce qui se passe dans la région pour comprendre cela.
Dans le passé, la puissance de l'impérialisme britannique dépendait d'une marine puissante afin de protéger les routes commerciales du Royaume-Uni et afin d'agir comme des "bases militaires mobiles avec de gros canons". Elle était utilisée dans le but d'intimider et d'envahir d'autres pays. Dans la perspective de la Première Guerre mondiale, l'Allemagne et les Etats-Unis ont commencé à construire leurs marines en concurrence avec celle de la Grande-Bretagne et ce genre de rivalités impérialistes a conduit aux deux guerres mondiales.
Après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis sont devenus la grande puissance navale du monde en concurrence avec la Russie. Mais après la fin de la guerre froide, les États-Unis sont devenu la puissance navale incontestée du monde.
Cependant, aujourd'hui, avec l'expansion rapide des économies asiatiques, en particulier celle de la Chine, qui est le plus grand producteur mondial de produits industriels, la balance du pouvoir est en train de changer. La Chine renforce sa marine afin de protéger ses voies de navigation dans la région Asie-Pacifique qui fournissent le pays en matières premières en provenance d'Afrique et d'Amérique latine.
L'accumulation par la Chine de la puissance navale a conduit à des tensions avec les Etats-Unis dans la région et à des conflits avec le Japon, les Philippines et le Vietnam pour divers groupes d'îles dans le sud de la Chine et dans l'Est des mers de Chine. Il y a une course aux armements militaires et navals en Asie de l'Est et les dirigeants thaïlandais ne veulent pas être laissés pour compte.
Cependant, nous devons être clairs. L'augmentation des dépenses militaires par le gouvernement thaïlandais ne profitera jamais aux intérêts de la majorité de la population. Elle ne conduira pas à un meilleur niveau de vie et à une meilleure qualité de vie des citoyens. L'achat des sous-marins est un gaspillage total d'argent fait dans un but de rivalité impériale. Les achats d'armes de base pour l'armée sont aussi un gaspillage d'argent et ces armes finissent par être utilisées contre la population afin de supprimer la démocratie et de remplir les poches des généraux corrompus par l'intermédiaire de différents "pots-de-vin".

References: l'article 116
 l'article 116
 l'article 116
 l'article 116
 l'article 12
 l'article 116
 l'article 112

L'article 116
 L'article 116
 l'article 112