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Timestamp: 2017-03-27 08:26:28+00:00

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"Amoris laetitia" : "L’enseignement est modifié dans la mesure où les fidèle peuvent maintenant décider en conscience de ce qu’ils peuvent faire" (Mgr Benno Elbs)
Mgr Benno Elbs, Evêque de Feldkirch (AU) ayant participé au dernier Synode des évêques à Rome, a déclaré dans une interview au journal “Die Presse” que la doctrine de l’Eglise a été modifiée par “Amoris laetitia”. Selon Mgr Elbs, “L’enseignement est modifié dans la mesure où les fidèle peuvent maintenant décider en conscience de ce qu’ils peuvent faire avec, pour ainsi dire, la bénédiction du Pape.” Et d’ajouter : “Peu importe ce que dit telle ou telle note de bas de page puisque c’est l’ensemble du document qui permet à chaque personne de faire appel à sa seule conscience pour savoir ce qu’elle peut ou ne pas faire dans une situation donnée. La doctrine a donc bien été modifiée lors du dernier Synode sur la famille.”
Source : Pro Liturgia, Actualité du mardi 27 décembre 2016
Le cardinal Burke suggère une «correction formelle» du pape François en 2017
Dans un entretien exclusif à LifeSiteNews, le cardinal Raymond Burke a donné une indication de la chronologie possible d'une «correction formelle» de François si le pape devait ne pas répondre aux cinq dubia demandant un éclaircissement sur Amoris Laetitia, présentées au Pape par les Quatre cardinaux, dont le cardinal Burke. «Les dubia doivent avoir une réponse parce qu'elles ont à voir avec les fondements même de la vie morale et de l'enseignement constant de l'Eglise à l'égard du bien et du mal, en ce qui concerne diverses réalités sacrées comme le mariage et la sainte communion et ainsi de suite», a déclaré M. Burke lors d'une entrevue téléphonique. «Bien sûr, nous sommes dans les derniers jours, des jours de forte grâce, avant la solennité de la Nativité de Notre Seigneur, et puis nous avons l'Octave de la Solennité et les célébrations au début de la nouvelle année - tout le mystère de La Naissance de Notre-Seigneur et son Epiphanie - ainsi elle aurait probablement lieu quelque temps après. » Le cardinal, qui est le patron de l'Ordre souverain de Malte, a déclaré que le format de la correction serait «très simple». «Il serait direct, de même que les dubia le sont, seulement dans ce cas, il n'y aurait plus à soulever des questions, mais à confronter les déclarations confuses d'Amoris Laetitia avec ce qui a été l'enseignement constant et la pratique de l'Eglise, et corriger ainsi Amoris Laetitia », a-t-il dit. L'exhortation a causé une grande confusion dans l'Église catholique depuis qu'elle a été délivrée en avril, en grande partie à cause de son ambiguïté sur des questions morales importantes. Cela a amené plusieurs évêques ainsi que des conférences épiscopales à interpréter le document, parfois, d'une manière qui est en contradiction avec l'enseignement catholique sur le mariage, la sexualité, la conscience et la réception de la sainte communion. Par exemple, les évêques de Buenos Aires et Mgr Robert McElroy de San Diego ont interprété le document comme permettant les divorcés civilement et remariés catholiques qui vivent dans l'adultère de recevoir la sainte communion dans certains cas. Le pape lui-même a écrit aux évêques de Buenos Aires pour louer leurs lignes directrices, disant qu'il n'y avait " aucune autre interpréation". Le Cardinal Burke, avec les cardinaux Walter Brandmüller, Carlo Caffarra, et Joachim Meisner, a présenté les dubia, cinq questions oui ou non, en septembre cherchant la clarté de François quant à savoir si l'exhortation est conforme à l' enseignement moral catholique. Le pape n'ayant pas émis de réponse au bout de deux mois, les cardinaux ont rendu public les dubia. Ce fut après que le cardinal Burke a révélé qu'un acte formel de correction serait nécessaire si le pape devait refuser de préciser le sens de son exhortation. Si un tel acte de correction formelle est quelque chose de rare dans la vie de l'Église, ce n'est pas sans précédent. Le pape Jean XXII au XIVe siècle a été contesté publiquement par les cardinaux, les évêques et les théologiens laïcs après avoir nié la doctrine selon laquelle les âmes des justes sont admises à la vision béatifique après la mort, enseignant plutôt que le ciel était retardé jusqu'à la résurrection générale à la fin de temps. Le Pape Jean finit par retirer sa position, en partie à cause d'une lettre commune de théologiens de l'Université de Paris qui professait une totale obéissance au pape tout en lui faisant comprendre que son enseignement contredisait la foi catholique. Burke a appelé la procédure de correction de l'erreur d'un pontife «un moyen de sauvegarder sa fonction et son exercice». «Elle est réalisée avec le respect absolu pour la fonction du Successeur de Saint Pierre», a-t-il dit.
Source: (Traduction) EXCLUSIVE: Cardinal Burke suggests timeline for ‘formal correction’ of Pope Francis, Life Site, Mon Dec 19, 2016 - 3:54 pm EST
"Amoris Laetitia" : le Dr Markus Büning, théologien et juriste à Münster (D) demande que l'on respecte la liberté de conscience des Quatre Cardinaux en citant le Bx J. H. Newman et le Cardinal Ratzinger
Vendredi, 9 décembre 2016. PLAIDOYER CONTRE UN PAPISME AVEUGLE.Par le Dr Markus Büning, théologien et juriste à Münster (D) Ces derniers jours on a entendu Mgr Pinto, Doyen de la Rote romaine, vitupérer bruyamment contre les quatre courageux cardinaux qui se sont sentis acculés à publier leur “dubia” concernant le document “Amoris Laetitia”, après l’avoir soumise au Pape François et n’avoir reçu de lui aucune réponse. Mgr Pinto voit dans ce geste une insolence caractérisée et une attitude inadmissible envers le Vicaire du Christ sur la terre. Il va jusqu’à prétendre qu’une ombre est apparue ainsi sur le parcours d’un éminent penseur. Il visait le Cardinal Meissner. Il devient clair que le Doyen de la Rote ne connaît pas le rapport qui existe entre la conscience personnelle et l’obéissance due aux autorités de l’Eglise, rapport pourtant certifié par la Tradition. Mgr Pinto semble être le porte-parole d’une obéissance inconditionnelle et par là, d’un “papisme” mal compris.En tant que théologien qui travaille depuis plusieurs années sur la vie des saints et ce qu’ils peuvent apporter au monde d’aujourd’hui, il me semble plus que pertinent de se tourner vers deux membres de cette “immense foule” qui pourraient corriger quelque peu la vision de Mgr Pinto : je veux parler de Jeanne d’Orléans (1412-1431) et du Cardinal John Henry Newman (1801-1890). Ces modèles lumineux nous signalent de façon claire et nette que la conscience personnelle – et j’entends par là une conscience éclairée, bien formée, orientée vers la volonté divine – que cette conscience, donc, est toujours prioritaire. Ces éminents personnages nous montrent aussi que le papisme, quelle que soit la forme qu’il prend, n’est tout simplement pas catholique. Car le Pape n’est pas le centre de l’Eglise : il est le “serviteur des serviteurs de Dieu”. Et justement, dans la réalisation de cette charge au service de l’Eglise universelle, il doit se soumettre à la loi divine. S’il était avéré que cette soumission n’est plus acquise de façon claire et nette, alors les chrétiens éclairés de façon claire et nette par leur conscience auraient évidemment le devoir de le faire savoir au Pape. Et c’est cela, et rien d’autre, qu’ont fait nos quatre courageux cardinaux.Tournons-nous d’abord vers le bienheureux John Henry Newman.D’origine anglicane, Newman s’est converti au catholicisme romain en 1845 pour des raisons que lui dictait sa conscience. Ce ne fut, certes, pas une décision facile pour ce prêtre fortement enraciné dans la Tradition anglicane, mais par ses recherches théologiques, il fut amené à reconnaître que la véritable Eglise de Jésus-Christ ne pouvait être que l’Eglise catholique romaine.Que faut-il retenir du parcours de John Newman ? Avant tout le courage d’avoir suivi la voix de sa conscience. Pour preuve, ce passage bien connu et souvent cité tiré de sa “Lettre au Duc de Norfolk” (1874), dans lequel il exprime la primauté de la conscience : “Si je devais porter un toast à la religion, alors je boirais à la santé du Pape. Mais avant cela, je boirais à la santé de la conscience. Ensuite seulement au Pape.”A première vue, cette boutade de Newman peut nous paraître curieuse. Mais il n’en est rien ; car comme l’a bien remarqué Karl Rahner S.J., elle exprime “une parfaite évidence”. Et Rahner ajouta, lors d’un Congrès international dédié à Newman en 1978 à Freiburg (D) : “Un chrétien catholique dirait les choses ainsi : du plus profond de ma conscience, en une décision vitale, j’accepte et je reconnais l’autorité objective de l’Eglise catholique, comme une norme voulue par Dieu, certes extérieure, mais pleine de sens et qui s’impose à ma conscience. Mais cette reconnaissance d’une norme objective reste bien sûr - j’insiste - une décision de ma conscience personnelle qu’il me faut prendre à mes propres frais. On ne peut jamais déléguer à un autre ses propres décisions en conscience.”Nous touchons là au point sensible : notre attachement au Pape n’entraîne pas pour nous une soumission inconditionnelle. Il en est ainsi, avant tout, parce que Dieu a donné à chacun de nous une dignité qui nous permet de prendre ce chemin de la reconnaissance d’une autorité supérieure décrite par Karl Rahner. Mais on peut parler aussi de liberté de conscience, d’une conscience bien formée, c’est-à-dire orientée vers la loi divine.J’émets donc le souhait que le Pape François ait la bonté d’écouter aujourd’hui le conseil de son frère jésuite et de respecter la décision de conscience des quatre cardinaux.Le Pape Benoit XVI, aujourd’hui Pape émérite, avait apporté une contribution au sujet qui nous occupe lorsqu’en tant que jeune théologien il avait commenté le n° 16 de la Constitution “Gaudium et Spes”.Mais avant d’aborder ce commentaire, laissons la parole au Concile Vatican II lui-même : “Au fond de sa conscience, l’homme découvre la présence d’une loi qu’il ne s’est pas donnée lui-même, mais à laquelle il est tenu d’obéir. Cette voix, qui ne cesse de le presser d’aimer et d’accomplir le bien et d’éviter le mal, au moment opportun résonne dans l’intimité de son cœur : ‘Fais ceci, évite cela’. Car c’est une loi inscrite par Dieu au cœur de l’homme ; sa dignité est de lui obéir, et c’est elle qui le jugera.”On en conviendra : c’est précisément de cela qu’il retourne dans ce débat autour d’ “Amoris laetitia”, dans la défense de cette loi inscrite par Dieu dans le cœur de l’homme. Joseph Ratzinger a commenté ce merveilleux texte du Concile d’une façon particulièrement révélatrice, en se référant expressément à l’enseignement de John Newman concernant la notion de conscience : “Au-dessus du Pape, reconnu comme expression du pouvoir d’autorité dans l’Eglise, il y a en outre la conscience personnelle, qu’il convient d’écouter en tout premier lieu, et si nécessaire en opposition aux exigences formulées par l’autorité ecclésiale.”Vous avez bien entendu : si nécessaire en opposition aux exigences de l’autorité...Et c’est bien à une telle nécessité que se heurtent les quatre cardinaux aujourd’hui. Ils constatent que la doctrine de l’Eglise concernant l’indissolubilité du mariage et de son caractère sacré a été diluée par le Pape François dans “Amoris laetitia”. Ils ne voient pas comment on pourrait aménager une place dans l’Eglise pour une “éthique de situation”, quelle que soit la façon de la justifier. Non, pour ces hommes une seule chose compte, la loi divine qui dit : “Tu ne dois pas rompre les liens du mariage”. Cette loi est inscrite dans la conscience de ces hommes ; ils l’ont admise sans compromission. Et c’est pourquoi ils parlent ainsi. Ce n’est pas un Monseigneur Pinto qui pourra dire le contraire : s’il le faisait, il ne pourrait plus se prétendre catholique sur ce sujet de la conscience personnelle ! Même lui ne peut s’arroger le droit d’asservir la conscience des fidèles.En ce qui me concerne, je ne peux pas imaginer que dans toute l’Eglise catholique à travers le monde, il n’y ait que ces quatre cardinaux qui aient osé prendre une telle décision en toute conscience. Alors j’appelle tous les pasteurs qui se sentent ainsi interpelés par leur conscience à se lever, à parler ! Source : Kathnet (Trad. MH/APL)
PLAIDOYER CONTRE UN PAPISME AVEUGLE. Par le Dr Markus Büning, théologien et juriste à Münster (D), Pro Liturgia, Vendredi, 9 décembre 2016.
"Une sorte de schisme existe déjà dans l'Eglise" (Mgr Athanasius Schneider)
Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l'archidiocése d'Astana (Kazakhstan), vient d'apporter son soutien aux Dubia présentées au Pape au sujet d'"Amoris Laetitia", par les cardinaux Burke, Brandmüller, Caffara et Meisner. Dans un entretien à TV-Libertés (Terres de mission n°10 le 4.12.2016) Son Excellence a expliqué qu'"une certaine forme de schisme existe déjà dans l'Eglise" "Des schismatiques à l'intérieur de l'Eglise usent de la calomnie pour faire taire la voix de la vérité, en projetant de manière absurde leur propre état schismatique intérieur, aux ecclésiastiques, qui indépendamment des louanges ou des blâmes défendent la divine vérité."
Extrait : "Mes interrogations au sujet d'Amoris Laëtitia concerne d'abord la question très concrète de l'admission des divorcés dits remariés à la sainte Communion. En fait, pendant les deux derniers synodes sur la famille et après la publication d'Amoris Laëtitia, une lutte ardue éclata et qui perdure jusqu'à ce jour sur cette question concrète. Tous ces ecclésiastiques qui veulent un autre Evangile, c'est-à-dire un évangile du droit au divorce, un évangile de la liberté sexuelle, en résumé un évangile sans le 6e commandement de Dieu. Ces ecclésiastiques utilisent de tous les mauvais moyens. C'est-à-dire qu'ils usent de ruses, de tromperies, arguments de rhétoriques et de dialectique et même la tactique de l'intimidation et de la violence morale afin d'atteindre leur objectif de l'admission des divorcés dits remariés à la sainte communion, sans que ceux-ci remplissent la condition de vivre en continence parfaite. Une condition demandée par la loi divine. Une fois cet objectif atteint, même limités aux cas dit de 'discernement exceptionnel', la porte est ouverte à l'introduction de l'évangile du divorce, de l'évangile sans le 6e commandement. Et ceci ne sera plus l'Evangile de Jésus, mais un anti-évangile, un évangile selon ce monde. Même si un tel évangile est embelli d'une cosmétique de paroles comme 'miséricorde', 'sollicitude maternelle', ou 'accompagnement'. Dans ce contexte, nous devons rappeler une exhortation apostolique, celle de S. Paul :
Quand nous-mêmes, quand un ange venu du ciel vous annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons annoncé, qu'il soit anathème!Lettre aux Galates, 1, 8 Interrogé sur la question de savoir si ce type d'évènement s'est déjà produit dans l'Eglise, Mgr Athanasius Schneider a répondu : "Au sujet de la doctrine et de la pratique concernant le sacrement du mariage, et de la validité pérenne de la loi morale, nous assistons de nos jours à une ambiguïté dont l'ampleur est comparable seulement à la confusion générale de la crise arienne du IVe siècle. ... Il n'y a pas seulement un risque de schisme, mais une sorte de schisme existe déjà dans l'Eglise."
. Cardinal George Pell sur Amoris Laëtitia : « Ceux qui mettent l'accent sur "la primauté de la conscience" ne semblent l'appliquer qu'à la morale sexuelle ». Kaspérisme : une analogie avec l'arianisme
Amoris Laetitia / Dubia : Mgr Schneider compare le traitement de quatre cardinaux au régime soviétique: "Nous vivons dans un climat de menaces"
L'évêque Athanasius Schneider, du Kazakhstan, a exhorté les fidèles à tenir fermement le Magistère de l'Église sur l'indissolubilité du mariage dans l'état actuel de l'Église, le 6 décembre 2016 (LifeSiteNews) sur les ambiguïtés en cours. "Lorsque le Christ a prêché il y a 2.000 ans, la culture et l'esprit régnant étaient radicalement opposés à Lui. Le syncrétisme concrètement religieux a régné, aussi le gnosticisme parmi les chefs intelligents, aussi bien que permissivité parmi les masses - en particulier concernant l'institution du mariage. [...] Le seul but du Fils de Dieu était de révéler la vérité au monde." Avec ces paroles, Mgr Schneider a ouvert sa présentation en présence des cardinaux Raymond Burke et Walter Brandmüller et de l'évêque auxiliaire Andreas Laun de Salzbourg, en Autriche. Mgr Schneider a continué avec une présentation sur l'histoire des rapports de l'Église avec le mariage et ses irrégularités en commençant de l'Ancien Testament à la modernité avec des références spécifiques aux premiers écrits chrétiens, à Henri VIII d'Angleterre,Napoléon Ier et les discussions récentes. En ce qui concerne les dubia publiées par les Quatre Cardinaux, il a dit à LifeSiteNews dans un entretien exclusif aujourd'hui (6/12/2016 Ndlr.) que l'Église devrait toujours favoriser une "culture du dialogue". "La formulation des dubia, comme les cardinaux l'ont exprimée ici dans leurs propres termes, a été une pratique courante dans l'Église", a-t-il expliqué. "Nous devons être en mesure de poser des questions ouvertement sans avoir peur des répressions." Mgr Schneider a évoqué les nombreuses attaques que les quatre princes de l'Église ont subies après la publication de leur dubia. Les questions restent sans réponse du Pape François. "La réaction aux dubia est une preuve du climat dans lequel nous vivons actuellement dans l'Église en ce moment", a déclaré Mgr Schneider. "Nous vivons dans un climat de menaces et de déni de dialogue envers un groupe spécifique". Mgr Schneider est allé dire que "le dialogue semble être accepté seulement si vous pensez comme tout le monde - c'est pratiquement comme un régime." Mgr Schneider a évoqué son expérience en Russie, où il est né à l'époque de l'Union Soviétique. Ses parents ont été envoyés par Staline à des camps de travail, ou "Goulags", après la Seconde Guerre mondiale. "Si vous n'avez pas suivi la ligne de la partie, ou vous l'avez interrogée, vous ne pouviez même pas demander. Voilà pour moi un parallèle très clair à ce qui se passe maintenant dans les réactions aux questions dubia - des cardinaux. "C'est une expérience très triste, d'autant plus que tout le monde parle d'un «dialogue de culture» après le Concile Vatican II. Alors que les évêques enseignent ouvertement les hérésies et que rien ne leur arrive, c'est vraiment une grave injustice et très triste", a ajouté Mgr Schneider. "Si le Pape ne répond pas, la prochaine étape sera le recours à la prière, à des moyens surnaturels," a dit Schneider, "de prier pour l'illumination du Pape et qu'il aura le courage. Schneider a spéculé sur ce qui pourrait arriver dans un proche avenir. "Dans l'histoire de l'Église, nous disons que, dans un cas extrême où le bien commun de la foi est menacé, les évêques, membres du collège des évêques, et dans une relation véritablement collégiale avec le Pape avec une obéissance fraternelle envers lui, doivent lui demander publiquement de renoncer à la faute de donner la communion aux catholiques divorcés remariés, comme cela se fait déjà dans beaucoup de diocèses." Réfutant les attaques de diverses personnes contre les Cardinaux, il a défendu les quatre. "Cette situation a déjà eu préséances chez les saints - qui ne sont pas des schismatiques ou des hérétiques : S. Hilaire de Poitiers, Ste Catherine de Sienne. Aussi, je pense que cela devrait être possible dans l'Église sans que la personne soit appelée schismatique." Le cardinal Burke a dit qu'une "correction formelle" pourrait être en vue de résoudre la situation d'incertitude. "Dans la langue de la théologie morale, la correction fraternelle est un acte d'amour - si elle est donné en obéissance et avec raison", a commenté Mgr Schneider. "Nous devons revenir à cette façon familière de traiter avec elle." Schneider a terminé son entretien à LifeSiteNews en disant: "Le Saint-Père doit apporter clarté et soutien à ses frères pour résoudre les doutes. ... Nous devons prier pour cela; Seule la clarté apportera l'unité. S'il doit y avoir une réponse du Pape, alors elle doit être sans ambiguïté. Il doit dire quelle est la vérité."
Source Bishop Schneider likens treatment of four Cardinals to Soviet regime: ‘We live in a climate of threats’ , Lifesite News, Tue Dec 6, 2016 - 12:47
. Cardinal George Pell sur Amoris Laëtitia : « Ceux qui mettent l'accent sur "la primauté de la conscience" ne semblent l'appliquer qu'à la morale sexuelle »
Cardinal George Pell sur Amoris Laëtitia : « Ceux qui mettent l'accent sur "la primauté de la conscience" ne semblent l'appliquer qu'à la morale sexuelle »
Un nouveau haut personnage de l'Eglise, le cardinal George Pell se prononce sur les questions posées par les Quatre cardinaux Meisner, Brandmüller, Caffara et Burke au pape François, au sujet d'Amoris Laëtita, et qui n'ont toujours pas eu de réponse du Pape. Ces questions « ont du sens ». Au journaliste Dan Hitchens du "Catholic Herald" qui lui demandait s’il était d’accord avec les questions posées, le Cardinal Pell a répondu : « Comment pourrait-on ne pas être d’accord ? » « Ceux qui mettent l'accent sur "la primauté de la conscience" ne semblent l'appliquer qu'à la morale sexuelle. On a rarement conseillé aux gens de suivre leur conscience lorsqu'ils disaient être racistes...», a déclaré le cardinal George Pell, au cours d'un discours qu'il a donné à Londres, à l'église Saint-Patrick, mardi 29 novembre.
Certains catholiques sont « bouleversés » par les évènements actuels dans l'Église, déclare le cardinal Pell Le cardinal a déclaré que la conscience doit se référer à la vérité révélée et à la loi morale. Le cardinal George Pell a déclaré qu'«un certain nombre de catholiques qui pratiquent l'adoration régulièrement» sont «troublés par le tournant des événements» dans l'Église. Lire : Loin des feux médiatiques, l'Eglise subit une guerre civile Dans un discours à l'église Saint-Patrick, à Londres, le cardinal Pell a déclaré qu'une cause de préoccupation était les fausses théories de la conscience et de la loi morale. Le cardinal Pell donnait une conférence sur St Damien de Molokai dans le cadre de la série de conférences de St Patrick pour l'Année de la Miséricorde. Mais il a également réfléchi sur le catholicisme aujourd'hui. Il a dit que tandis que le pape François a «un prestige et une popularité en dehors de l'Église» plus grand que peut-être tout pape précédent, certains catholiques sont actuellement mal à l'aise. Plus tard dans son discours, le cardinal australien, qui a été invité à diriger les réformes financières du Pape Francois et membre du groupe de conseillers du "C9" du pape [neuf cardinaux conseillers du Pape François NdCR.], a critiqué certaines des idées sur la conscience qui ont actuellement cours dans l'Église. Le cardinal Pell a déclaré que mettre l'accent sur la «primauté de la conscience» pouvait avoir des effets désastreux si la conscience ne se soumettait pas toujours à l'enseignement révélé et à la loi morale. Par exemple, «quand un prêtre et un pénitent essaient de discerner le meilleur chemin à suivre dans ce qu'on appelle le for interne», ils doivent se référer à la loi morale. La conscience n'est «pas le dernier mot de plusieurs façons», a déclaré le cardinal. Il a ajouté qu'il était toujours nécessaire de suivre l'enseignement moral de l'Église. [Cf. Amoris Laëtitia : un enseignement moral de l'Eglise facultatif qui revient à détruire l'idée même d'Eglise comme institution morale normative; Au bout c'est la nécessité d'une Eglise fondée par Jésus-Christ qui est annulée. Parce que au final, si c'est la conscience qui nous juge, à quoi bon l'Eglise ? Les divorcés remariés (et tous les pécheurs, donc tout le monde, même les assassins) font ce qu'ils veulent, du moment qu'ils ont leur "conscience" tranquille ? Attention, voilà ce qui se prépare au Synode: la permission du divorce et du remariage, la redéfinition de la famille et une ouverture vers les "familles" homosexuelles ; Synode : deux théologiens dénoncent la fausse conception de la "conscience" dans l'instrumentum laboris] Le cardinal a raconté l'histoire d'un homme qui dormait avec sa petite amie, et demanda à son prêtre s'il pouvait recevoir la communion. Il était «trompeur», a dit le cardinal, de dire simplement à cet homme de suivre sa conscience. Il a ajouté que ceux qui mettaient l'accent sur «la primauté de la conscience» ne semblaient l'appliquer qu'à la morale sexuelle et aux questions autour de la sainteté de la vie. On a rarement conseillé aux gens de suivre leur conscience lorsqu'ils disaient être racistes, ou d'aider faiblement les pauvres et les vulnérables, a dit le cardinal. Ses commentaires viennent après trois ans de débat sur l'enseignement de l'Église concernant la communion pour les divorcés et remariés. Le Cardinal Pell figurait parmi les hauts responsables qui ont publiquement soutenu la doctrine traditionnelle répétée dans la Familiaris Consortio du Pape Jean-Paul II - que les remariés ne devraient pas recevoir la communion à moins qu'ils ne vivent «comme frère et sœur». Mais certains catholiques éminents ont suggéré une approche différente. Par exemple, le cardinal Blase Cupich a soutenu que la conscience de quelqu'un pourrait leur dire de recevoir la communion, et que « la conscience est inviolable». Le Cardinal Pell citant les écrits du bienheureux John Henry Newman sur la conscience, dans laquelle Newman a rejeté une «contrefaçon misérable» de la conscience qui la définit comme «le droit à l'auto-volonté». Il a noté que Newman défendait les papes Pie IX et Grégoire XVI, qui, selon les mots du cardinal Pell, «condamnaient une conscience qui rejetait Dieu et rejetait la loi naturelle». Le cardinal a également rendu hommage à «deux grandes encycliques» S. Jean Paul II, Veritatis splendor et Evangelium Vitae, qui présentent la loi morale comme quelque chose de contraignant dans tous les cas. Lorsqu'on lui a demandé si le malaise de certains catholiques, à propos de l'état de l'Église, était lié à des fausses théories de la conscience, le cardinal Pell a dit: «Oui, c'est exact». Il a ajouté: «L'idée que vous pouvez discerner que les vérités morales ne doivent pas être suivies ou ne devraient pas être reconnues [est] absurde». «Nous sommes tous sous la vérité», a déclaré le cardinal, soulignant que la vérité objective peut être «différente de notre compréhension de la vérité». Il a également déclaré que tandis que la doctrine se développe, il n'y a pas de «retour en arrière». Le cardinal Pell a été interrogé sur la lettre à François de Quatre cardinaux demandant des éclaircissements de la récente exhortation du Pape Amoris Laetitia. Les cardinaux ont demandé au pape de confirmer que cinq points de l'enseignement catholique sont toujours valables. Il s'agit notamment de l'enseignement que les remariés ne peuvent pas recevoir la communion à moins de vivre comme frère et sœur, et l'enseignement que certains absolus moraux n'ont pas d'exceptions. Le pape n'a pas répondu à la demande des quatre cardinaux, qui a été envoyée il y a deux mois. Les cardinaux ont pris cela comme une invitation à publier leurs questions et à poursuivre la discussion. Le chef des évêques grecs a déclaré que les quatre cardinaux étaient coupables de «péchés très graves» et pourraient provoquer un schisme. Interrogé sur la question des cardinaux, le cardinal Pell a répondu: «Comment pouvez-vous être en désaccord avec une question?» Il a dit que la question des cinq questions avait «du sens». Source : (Traduction) de Some Catholics are ‘unnerved’ by current events in the Church, says Cardinal Pell, Catholic Herald, by Dan Hitchens posted Tuesday, 29 Nov 2016
Kaspérisme : une analogie avec l'arianisme
Même si l’on cherche à respecter dans “Amoris latitia” un principe d’interprétation qui puisse être dans la continuité avec les documents magistériels antérieurs, on risque d’oublier un autre principe qui est encore plus important : celui du contexte immédiat dans lequel une proposition est formulée.Si on lit chacune des affirmations contenues dans “Amoris lætitia” dans son contexte général, rien ne choque. Mais si on lit ce même document dans son contexte historique immédiat, on constate sans peine que l’esprit général qui le guide est essentiellement l’idée du divorce. A quoi s’ajoute l’idée - très répandue aujourd’hui - de ne pas établir de frontières claires entre un mariage légitime et une union irrégulière.On remarque aussi une similitude avec ce qui fut le développement de l’hérésie arienne. Celle-ci était en gestation cours de la seconde moitié du IIIe siècle. Puis, s’étant manifestée au grand jour, elle fut condamnée par le concile de Nicée.Cependant, ce refus du concile de Nicée est assez modéré et l’arianisme proprement dit est toléré comme étant un moindre mal. C’est cette tolérance qui lui permet de reprendre progressivement de la vigueur jusqu’au moment où, les circonstances politiques lui étant devenues favorables, il put s’affirmer et parvenir au pouvoir [aussi bien avec l'empereur arien Constance II que dans l'Eglise avec le pape Libère. NdCR.]. Athanase d'Alexandrie est avec Hilaire de Poitiers le principal représentant du courant nicéen. L'un et l'autre sont exilés par Constance qui cherche à imposer son symbole de Sirmium, fidèle à la doctrine arienne, au clergé tout entier et que le pape Libère accepta. De son côté, l'empereur arien Constance II qui méprisait le pape, fut le premier tenant du césaro-papisme : il prétendait être l'"évêque des évêques"... Partisan d'une 4ème nuance de l'arianisme, celle des ariens homéens (selon lesquels le Christ était "semblable au Père sous tous les rapports") contre les Nicéens homoousiens catholiques (le Christ est de même nature ou de même substance que le Père), Constance fit emprisonner, exiler ou déposer les récalcitrants. De même, il existe aujourd’hui une hérésie que nous pouvons appeler le “kaspérisme” du nom de son principal représentant : le Cardinal Kasper. Elle a été en gestation durant la seconde moitié du XXe siècle. S’étant ensuite manifestée au grand jour, elle a été condamnée par Jean-Paul II dans “Veritatis splendor” et “Familiaris consortio”.Mais ces documents ont été rejetés de manière plus ou moins ouverte par une partie de l’épiscopat et la pratique orthodoxe a été mise de côté dans de vastes régions du monde catholique. Ce rejet des textes de Jean-Paul II permet au “kaspérisme” de se diffuser dans les mentalités jusqu’au moment où, les circonstances politiques et ecclésiastiques lui sont favorables, il parvient à prendre le pouvoir.Cependant, bien qu’étant arrivée au pouvoir, l’erreur ne s’exprime pas de manière franche et directe mais à travers des activités synodales (2014-2015) qui manquent de clarté. Elle s’affirme enfin sous forme d’un document apostolique exemplaire par son caractère tortueux qui autorise toutes les interprétations.C’est précisément dans cette phase où triomphe le relativisme doctrinal et pastoral que nous nous trouvons en ce moment. Elle vient tout juste de commencer et s’annonce pleine d’obstacles. Personne - pas même le Pape - ne peut prévoir combien de temps elle va durer.Mais ce qui est certain, c’est qu’elle peut devenir la cause de graves divisions au sein de l’Eglise. Source : Sandro Magister, Pro Liturgia, Actualité du Mercredi, 30 novembre 2016.
"Il y a eu, au cours de l’histoire de l’Eglise, des papes qui ont enseigné des hérésies" (Mgr René Henry Gracida)
Loin des feux médiatiques, l'Eglise subit une guerre civile
L'Eglise subit une guerre civile François a refermé la Porte Sainte, mais son message s'accompagne du grondement d'une crise souterraine. Une guerre civile qui se passe dans l'Église. Un affrontement qui touche l'autorité du pape et son programme de réforme. Sont enjeu les oppositions sur le rôle de l'Eglise, la notion de "péché", le salut des âmes. Et comme dans toutes les guerres civiles, le conflit ne prévoit pas de compromis. Quatre cardinaux ont décidé ces jours-ci de mettre directement en accusation la théologie de François et son document post-synodal Amoris Laetitia (qui ouvre la voie à la communion aux divorcés remariés). Les cardinaux accusent Bergoglio d'avoir semé parmi les fidèles "incertitude, confusion et égarement", et lui demandent de "faire la lumière" sur le document. Ils sont attachés à la lettre dans le style des disputes théologiques que l' on appelle Dubia : "Doutes sur des questions posées". Avec un geste qui a l'air d'un défi, une lettre a été envoyée "pour connaissance" au gardien officiel de l'orthodoxie, le cardinal Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi. [Les cinq questions - voir en fin d'article - étaient formulées sous la même forme que les interrogations classiques qui sont adressées à la congrégation pour la doctrine de la foi. C’est-à-dire qu’elles étaient formulées de manière à ce qu’il soit possible d’y répondre simplement par "oui" ou par "non". Mais, les quatre cardinaux n’ont reçu aucune réponse à leur appel, ni de la part du cardinal Müller ni de celle du pape. NdCR. Source] C'est un évènement absolument inédit dans l'histoire moderne de la papauté. Et la première chose qui frappe est le silence embarrassé des hiérarchies ecclésiastiques. Pas un cardinal n'a publiquement contré leur argumentation, pas un président de conférence épiscopale, pas un dirigeant de quelque grande association catholique. En évoquant le rôle de la conscience mentionnée par François, les Quatre cardinaux affirment que dans un tel cas on peut en arriver au point où deviennent "vertueux" des cas concevables d'adultère, d'assassinat légal et de parjure obligatoire. Deux des cardinaux sont membres de la Curie, l'allemand Walter Brandmüller, ancien président du Comité pontifical des sciences historiques et l'Américain Raymond Burke, ancien président du tribunal de la Signature apostolique. Et deux sont des archevêques émérites de grands diocèses : Carlo Caffara, cher à Jean-Paul II et Benoît XVI et jusqu'en 2015, guide de Bologne, et Joachim Meisner, un intime du pape Ratzinger, à la tête du diocèse de Cologne jusqu'en 2014 . Liquider leur lettre - à laquelle François a répondu indirectement à l'occasion d'un entretien à Avvenire, dénonçant un "certain légalisme qui peut être idéologique" - comme le sursaut des Quatre "ultraconservateurs", revient à se méprendre sur la collision souterraine qui se développe dans l'Église catholique ces deux dernières années. Les quatre sont la pointe de l'iceberg qui va en s'élargissant et en se répandant. Beaucoup parlent qui ne s'exposent pas autant. Pendant des années, les médias n'ont pas compris la profondeur du mouvement anti-Obama, qui a porté le 8 novembre à la défaite de sa politique. Aujourd’hui, ils risquent de répéter la même erreur avec le Pape François. Eblouis par son charisme et par le consensus planétaire dont il jouit également parmi les agnostiques et les non-croyants, beaucoup ignorent l’escalade systématique de ceux qui, parmi le clergé, les évêques, le collège des cardinaux, contestent la théologie de ce pontife qui a avoué lui-même ne pas être théologien. En deux ans, il y a eu un crescendo d’actions menées par des clercs et des laïcs se sentant libres d’interroger le Souverain Pontife. Avant le Synode de 2014, cinq cardinaux ont écrit un livre en défense de la doctrine traditionnelle sur le mariage. Ensuite, 11 cardinaux du monde entier sont intervenus avec un autre livre. Pendant ce temps, près de 800 mille catholiques, parmi lesquels 100 évêques, signaient une pétition au Pape pour bloquer les innovations. Alors que le Synode de 2015 avait commencé, 13 cardinaux écrivirent à François, remettant en question la régularité de la direction de l’assemblée. Puis s’est constitué un réseau de cardinaux, d’évêques, de prêtres, de théologiens et de laïcs signataires d’une “Déclaration de fidélité à l'enseignement immuable de l’Eglise sur le mariage”. Enfin, ce sont 45 théologiens qui ont écrit au Collège des cardinaux, insinuant que certaines interprétations d’ “Amoris Laetitia” pourraient être en opposition avec l’enseignement constant de l’Eglise fondé sur les Evangiles. Récemment, le spécialiste de l’historien de l’Eglise Alberto Melloni parle d’un “isolement” du Pape François tandis qu’Andrea Riccardi, fondateur de la Communauté Sant’Egidio, historien lui aussi, déclare que jamais un Souverain Pontife n’a trouvé autant d’oppositions parmi les évêques et le clergé. Dans la guerre civile en cours dans l' Église, l'objectif est l'après-François : il ne devra pas monter sur le trône papal un homme qui porte le développement des réformes initiées. (1) Commentaire de Pro liturgia : "Face à ce qui ressemble à une fronde, le Pape François qui, dès le début de son pontificat, a voulu se montrer sympathique, simple, facétieux, ouvert, semble se raidir de plus en plus, montrant ainsi son véritable tempérament : plutôt que d’accueillir ceux qui le bousculent - comme il avait demandé qu’on le fasse - pour discuter avec eux et donner des réponses claires à leurs questions, il leur reproche d’être de dangereux pharisiens rigides qui ne comprennent rien au message évangélique et sèment la division.L’Eglise a peut-être aujourd’hui l’un des papes les plus durs de son Histoire. Et les fidèles commencent doucement à s’en apercevoir." (2) Le site internet “InfoCatho” a mis en ligne un excellent tableau permettant de comparer “Amoris laetitia” de François à “Familiaris consortio” de S. Jean-Paul II. CLIQUER ICI Ces derniers jours, les Quatre cardinaux ont reçu plusieurs soutiens. Mgr Józef Wróbel, Evêque auxiliaire de Lublin (Pologne) déclare : “Ils ont bien fait et ils ont correctement appliqué ce dont le droit canon dispose. (...) Ce serait juste de répondre à leurs questions. Ils n’ont pas demandé quel temps il ferait demain, mais ils ont posé des questions qui concernent la doctrine de l’Eglise et, par conséquent, les fidèles (...). [Le chapitre 8 d’ “Amoris lætitia”] est effectivement ouvert à différentes interprétations : il est ambigu (...). Peut-être a-t-il été écrit dans une trop grande précipitation sans examiner avec une extrême attention son contenu et ses conséquences pratiques éventuelles. Ces questions doivent être posées au Vatican et aux collaborateurs qui ont la confiance du Pape. Publier avec précipitation des textes comme celui-là, ne rend pas un bon service à l’Eglise.” [3] Mgr Jan Watroba, Président du Conseil pour la famille de la Conférence des évêques de Pologne considère que la lettre adressée au Pape François par quatre cardinaux témoigne d’un souci légitime d’une bonne compréhension d’ “Amoris laetitia”. Et Mgr Watroba d’ajouter : « Avec S. Jean-Paul II, les textes étaient si clairs que les interprétations divergentes n’avaient pas lieu d’être. » Avant de conclure : « De nombreux évêques et prêtres sont aussi dépassés par les questions [soulevées par “Amoris laetitia”] que je le suis moi-même. » Source : “Tagespost”. [4] Mgr Athanasius Schneider, évêque d'Astana, en appui des Quatre Cardinaux, convoque saint Paul corrigeant publiquement saint Pierre, l'argumentation de Saint Hilaire de Poitiers, l'"Athanase de l'Occident" qui, dans la crise arienne, avait tenu tête au pape Libère, le disant "anathème, prévaricateur" après que celui-ci ait signé en 357 l’une des formules de Sirmium, dans laquelle il écartait délibérément l’expression dogmatiquement définie de "homo-ousios" (consubstantiel ou de même nature) et excommuniait saint Athanase afin d’obtenir la paix et l’harmonie avec les évêques ariens et semi-ariens de l’Orient. Mgr Schneider rappelle qu'à ce moment-là en Occident, des catholiques fidèles et un petit nombre d’évêques, spécialement Saint Hilaire de Poitiers, ont été profondément choqués. La lettre en défense des Quatre cardinaux de Mgr Schneider a été rendue publique jeudi 24 novembre par une traduction sur Le Blog de Jeanne Smits. Mgr Schneider évoque "les réactions inhabituellement violentes et intolérantes de la part de certains évêques et cardinaux face à la sollicitation calme et prudente des Quatre Cardinaux". "Parmi de telles réactions intolérantes, on trouve par exemple des affirmations comme celles-ci : les Quatre Cardinaux sont écervelés, naïfs, schismatiques, hérétiques, et même comparables aux hérétiques ariens." Extrait : "Saint Hilaire a transmis la lettre écrite par le pape Libère aux évêques orientaux, annonçant l'acceptation de la formule de Sirmium et l’excommunication de saint Athanase. Dans sa profonde douleur et dans son désarroi, saint Hilaire a ajouté à sa lettre, comme avec désespérance, la phrase : “Anathema tibi a me dictum, praevaricator Liberi” (je te dis anathème, prévaricateur Liberius), cf. Denzinger-Schönmetzer, n° 141. Libère voulait la paix et l’harmonie à n’importe quel prix, même au prix de la vérité divine. Dans sa lettre aux évêques latins hétérodoxes, Ursace, Valence et Germinius, annonçant les décisions ci-dessus mentionnées, il écrivait qu'il préférait la paix et l’harmonie au martyre (cf. Denzinger-Schönmetzer, n. 142). Quel contraste dramatique offre ce comportement du pape Libère par rapport à cette ferme affirmation de saint Hilaire de Poitiers : "Ne faisons pas la paix au prix de la vérité, en faisant des concessions en vue d'acquérir une réputation de tolérance. Nous faisons la paix en nous battant légitimement selon les règles du Saint Esprit. Il y a un danger à s’allier subrepticement avec l’incroyance sous le beau vocable de la paix" (Hil. Ad Const., 2, 6, 2). (5) Add. 01/12/2016. Un nouveau haut personnage de l'Eglise, le cardinal George Pell se prononce sur les questions posées par les Quatre cardinaux Meisner, Brandmüller, Caffara et Burke au pape François, au sujet d'Amoris Laëtita, et qui n'ont toujours pas eu de réponse du Pape. Ces questions « ont du sens ». Au journaliste Dan Hitchens du “Catholic Herald” qui lui demandait s’il était d’accord avec les questions posées, le Cardinal Pell a répondu : « Comment pourrait-on ne pas être d’accord ? » « Ceux qui mettent l'accent sur "la primauté de la conscience" ne semblent l'appliquer qu'à la morale sexuelle. On a rarement conseillé aux gens de suivre leur conscience lorsqu'ils disaient être racistes...», a déclaré le cardinal George Pell, au cours d'un discours qu'il a donné à Londres, à l'église Saint-Patrick, mardi 29 novembre. Le cardinal a déclaré que la conscience doit se référer à la vérité révélée et à la loi morale. Le cardinal George Pell a déclaré qu'«un certain nombre de catholiques qui pratiquent l'adoration régulièrement» sont «troublés par le tournant des événements» dans l'Église. Dans un discours à l'église Saint-Patrick, à Londres, le cardinal Pell a déclaré qu'une cause de préoccupation était les fausses théories de la conscience et de la loi morale. Le cardinal Pell donnait une conférence sur St Damien de Molokai dans le cadre de la série de conférences de St Patrick pour l'Année de la Miséricorde. Mais il a également réfléchi sur le catholicisme aujourd'hui. Il a dit que tandis que le pape François a «un prestige et une popularité en dehors de l'Église» plus grand que peut-être tout pape précédent, certains catholiques sont actuellement mal à l'aise. Plus tard dans son discours, le cardinal australien, qui a été invité à diriger les réformes financières du Pape Francis et membre du groupe de conseillers du "C9" du pape ( neuf cardinaux conseillers du Pape François NdCR.), a critiqué certaines des idées sur la conscience qui ont actuellement cours dans l'Église. Le cardinal Pell a déclaré que mettre l'accent sur la «primauté de la conscience» pouvait avoir des effets désastreux si la conscience ne se soumettait pas toujours à l'enseignement révélé et à la loi morale. Par exemple, «quand un prêtre et un pénitent essaient de discerner le meilleur chemin à suivre dans ce qu'on appelle le for interne», ils doivent se référer à la loi morale. La conscience n'est «pas le dernier mot de plusieurs façons», a déclaré le cardinal. Il a ajouté qu'il était toujours nécessaire de suivre l'enseignement moral de l'Église. [Cf. Amoris Laëtitia : un enseignement moral de l'Eglise facultatif qui revient à détruire l'idée même d'Eglise comme institution morale normative; Au bout c'est la nécessité d'une Eglise fondée par Jésus-Christ qui est annulée. Parce que au final, si c'est la conscience qui nous juge, à quoi bon l'Eglise ? Les divorcés remariés (et tous les pécheurs, donc tout le monde, même les assassins) font ce qu'ils veulent, du moment qu'ils ont "conscience" tranquilles ? Attention, voilà ce qui se prépare au Synode: la permission du divorce et du remariage, la redéfinition de la famille et une ouverture vers les "familles" homosexuelles ; Synode : deux théologiens dénoncent la fausse conception de la "conscience" dans l'instrumentum laboris ; Synode : deux théologiens dénoncent la fausse conception de la "conscience" dans l'instrumentum laboris] Le cardinal a raconté l'histoire d'un homme qui dormait avec sa petite amie, et demanda à son prêtre s'il pouvait recevoir la communion. Il était «trompeur», a dit le cardinal, de dire simplement à cet homme de suivre sa conscience. Il a ajouté que ceux qui mettaient l'accent sur «la primauté de la conscience» ne semblaient l'appliquer qu'à la morale sexuelle et aux questions autour de la sainteté de la vie. On a rarement conseillé aux gens de suivre leur conscience lorsqu'ils disaient être racistes, ou d'aider faiblement les pauvres et les vulnérables, a dit le cardinal. Ses commentaires viennent après trois ans de débat sur l'enseignement de l'Église concernant la communion pour les divorcés et remariés. Le Cardinal Pell figurait parmi les hauts responsables qui ont publiquement soutenu la doctrine traditionnelle répétée dans la Familiaris Consortio du Pape Jean-Paul II - que les remariés ne devraient pas recevoir la communion à moins qu'ils ne vivent «comme frère et sœur». Mais certains catholiques éminents ont suggéré une approche différente. Par exemple, le cardinal Blase Cupich a soutenu que la conscience de quelqu'un pourrait leur dire de recevoir la communion, et que « la conscience est inviolable». Le Cardinal Pell citant les écrits du bienheureux John Henry Newman sur la conscience, dans laquelle Newman a rejeté une «contrefaçon misérable» de la conscience qui la définit comme «le droit à l'auto-volonté». Il a noté que Newman défendait les papes Pie IX et Grégoire XVI, qui, selon les mots du cardinal Pell, «condamnaient une conscience qui rejetait Dieu et rejetait la loi naturelle». Le cardinal a également rendu hommage à «deux grandes encycliques» S. Jean Paul II, Veritatis splendor et Evangelium Vitae, qui présentent la loi morale comme quelque chose de contraignant dans tous les cas. Lorsqu'on lui a demandé si le malaise de certains catholiques, à propos de l'état de l'Église, était lié à des fausses théories de la conscience, le cardinal Pell a dit: «Oui, c'est exact». Il a ajouté: «L'idée que vous pouvez discerner que les vérités morales ne doivent pas être suivies ou ne devraient pas être reconnues [est] absurde». «Nous sommes tous sous la vérité», a déclaré le cardinal, soulignant que la vérité objective peut être «différente de notre compréhension de la vérité». Il a également déclaré que tandis que la doctrine se développe, il n'y a pas de «retour en arrière». Le cardinal Pell a été interrogé sur la lettre à François de Quatre cardinaux demandant des éclaircissements de la récente exhortation du Pape Amoris Laetitia. Les cardinaux ont demandé au pape de confirmer que cinq points de l'enseignement catholique sont toujours valables. Il s'agit notamment de l'enseignement que les remariés ne peuvent pas recevoir la communion à moins de vivre comme frère et sœur, et l'enseignement que certains absolus moraux n'ont pas d'exceptions. Le pape n'a pas répondu à la demande des quatre cardinaux, qui a été envoyée il y a deux mois. Les cardinaux ont pris cela comme une invitation à publier leurs questions et à poursuivre la discussion. Le chef des évêques grecs a déclaré que les quatre cardinaux étaient coupables de «péchés très graves» et pourraient provoquer un schisme. Interrogé sur la question des cardinaux, le cardinal Pell a répondu: «Comment pouvez-vous être en désaccord avec une question?» Il a dit que la question des cinq questions avait «du sens». Source : (Traduction) de Some Catholics are ‘unnerved’ by current events in the Church, says Cardinal Pell, Catholic Herald, by Dan Hitchens posted Tuesday, 29 Nov 2016 Les "Dubia" : 1. Il est demandé si, en conséquence de ce qui est affirmé dans "Amoris lætitia" aux nn. 300-305, il est maintenant devenu possible d’absoudre dans le sacrement de Pénitence et donc d’admettre à la Sainte Eucharistie une personne qui, étant liée par un lien matrimonial valide, vit "more uxorio" avec une autre personne, sans que soient remplies les conditions prévues par "Familiaris consortio" au n. 84 et réaffirmées ensuite par "Reconciliatio et pænitentia" au n. 34 et par "Sacramentum caritatis" au n. 29. L’expression "dans certains cas" de la note 351 (n. 305) de l’exhortation "Amoris lætitia" peut-elle être appliquée aux divorcés remariés qui continuent à vivre "more uxorio" ? 2. Après l’exhortation post-synodale "Amoris lætitia" (cf. n. 304), l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 79, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, à propos de l’existence de normes morales absolues, obligatoires sans exception, qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais, continue-t-il à être valide ? 3. Après "Amoris lætitia" n. 301, est-il encore possible d’affirmer qu’une personne qui vit habituellement en contradiction avec un commandement de la loi de Dieu, comme par exemple celui qui interdit l’adultère (cf. Mt 19, 3-9), se trouve dans une situation objective de péché grave habituel (cf. Conseil pontifical pour les textes législatifs, Déclaration du 24 juin 2000) ? 4. Après les affirmations contenues dans "Amoris lætitia" n. 302 à propos des "circonstances qui atténuent la responsabilité morale", faut-il encore considérer comme valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 81, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, selon lequel "les circonstances ou les intentions ne pourront jamais transformer un acte intrinsèquement malhonnête de par son objet en un acte subjectivement honnête ou défendable comme choix" ? 5. Après "Amoris lætitia" n. 303, faut-il considérer comme encore valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 56, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, qui exclut une interprétation créatrive du rôle de la conscience et affirme que la conscience n’est jamais autorisée à légitimer des exceptions aux normes morales absolues qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais de par leur objet ? [6]
Sources (1) Chiesa cattolica, è in atto una guerra civile, IlFattoQuotidiano.it, di Marco Politi | 21 novembre 2016(2) Pro Liturgia, Actualité du vendredi 25 novembre 2016(3) Pro Liturgia, Actualité du mercredi 23 novembre 2016(4) Pro Liturgia, Actualité du jeudi 24 novembre 2016(5) Mgr Athanasius Schneider prend la défense des “Quatre Cardinaux” qui ont exprimé leurs “dubia” au pape François, Le Blog de Jeanne Smits, 24 novembre 2016[6] Les Dubia, La Porte latine Repost
La propagande libérale satanique sur l'avortement
Lors du débat hier soir de l'entre-deux tours de la primaire "Les Républicains" les deux candidats finalistes interchangeables de la primaire "de droite", ont feint de s'opposer sur l'avortement. Ils ont déclaré pour l'un que "l'avortement est un droit fondamental" (Alain Juppé) [1], pour l'autre que l'avortement "sur le plan juridique, ce n’est pas un droit fondamental, pas dans la Constitution", c'est "un droit essentiel sur lequel il n’est pas question de revenir" (François Fillon) [2]. Nous trouvons ici l'occasion d'exposer la méthode du diable pour faire avancer son anti-société. La méthode de Satan est celle du libéralisme. Dans son dernier livre, en forme de testament spirituel, le célèbre exorciste Gabriele Amorth, récemment monté au Ciel à l'âge de 91 ans, explique ce qu'il pense de l'avortement et explique la méthode du diable pour le faire accepter dans les masses. Du débat qui a pu être offert hier soir entre F. Fillon et A. Juppé, il s'agit ni plus ni moins que de satanisme. Gabriele Amorth sur l'avortement et le divorce. Extrait (p. 22) : « La méthode du démon est la suivante : Il tente en premier lieu de persuader que ce que Dieu dit n'est pas vrai (Cf. Gn 3, 1 et s.). "Pourquoi ne mangez-vous pas du fruit de l'arbre? dit-il à Adam et Eve. Parce que Dieu nous a dit que si nous en mangions, nous mourrions." "Ce n'est pas vrai ! répond le démon. Dieu est un menteur. Oui, c'est un menteur ! C'est faux, vous ne mourrez pas." Deuxième tactique : "Au contraire, vous serez semblables à lui, parce que vous connaîtrez le bien et le mal." Donc le démon commence par nier les vérités révélées par Dieu. "Ce n'est pas péché ! Vous rigolez ! Le divorce, l'avortement, ce n'est pas péché ! C'est, à l'inverse, un signe de progrès. Un pas en avant de la civilisation, un progrès de l'humanité." Chez nous en Italie, deux référendums sont passés - je les ai suivis tous les deux -, en premier celui du divorce et en second celui de l'avortement, signes de civilisation ! Signes de progrès ! (1974 : Divorce - 1982 : Avortement). C'est cela la tactique du diable. De nier d'abord ce que Dieu dit: que c'est péché ! Ensuite, de faire apparaître le mal comme un bien. » Nous remarquerons que la description de la méthode satanique quant au divorce et à l'avortement, faisant de ces péchés des "progrès" est employée par A. Juppé et F. Fillon qui parlent de l'avortement comme "un droit", "une liberté". Cette méthode a également été employée pour légaliser le soit-disant "mariage" homosexuel, pour lequel il faudrait laisser les homosexuels "libres" de se "marier". « L'avortement, cette loi de l'assassinat » (p. 84) Gabriele Amorth explique qu'avec cet argument de la liberté, il faudrait laisser les assassins libres de tuer... (p. 50) « Il y a eu sans le moindre doute des mouvements philosophiques et politiques qui ont été un désastre. La Révolution française, par exemple; quel désastre ! Mais aussi le siècle des Lumières, le rationalisme, le communisme. ... Le communisme s'est écroulé en tant que régime, même à Moscou, en comparaison de ce qu'il a pu être par le passé. Il est tombé, sans coup férir, quand est tombé le Mur de Berlin. Qui l'aurait cru ? » La méthode libérale satanique, p. 65 : « Oui une tragédie. ... Beaucoup de catholiques ... croyaient aux mensonges communistes et socialistes. Le plus grand mensonge était de dire que le divorce n'est pas une obligation. Si tu es contre alors ne le fais pas, mais tu dois respecter ceux qui veulent le faire, respecte la liberté de qui veut le faire. ... Ce sont des bobards, car nous devons respecter les lois de Dieu. ... Parce que sinon, en suivant cette logique, on peut tout justifier. Pareil avec l'avortement. Ce n'est quand même pas une obligation que d'avorter. Pas du tout. Si tu es contre, alors ne le fais pas. Mais respecte ceux qui veulent le faire. C'est avec ce discours qu'ils ont amadoué les catholiques pour le divorce et l'avortement. Sapristi, mais dans le plan de Dieu il est écrit : "Tu ne tueras point !" »
(p. 79.) « Maintenant nous aimerions aborder le thème de la société contemporaine. Vous avez déjà mentionné différents courants de pensée du monde moderne : l'illuminisme, l'athéisme, le libéralisme et les autres. Il y a d'autres menaces spirituelles pour notre monde aujourd'hui. Selon vous, quelle serait la menace spirituelle la plus grave? » Gabriele Amorth : « Je reprends toujours le même discours: la menace la plus grave de toutes est de nier l'existence de Dieu. C'est le point de départ. De la négation de Dieu partent toutes les philosophies qui se prononcent contre lui et contre la religion, et qui promeuvent l'immoralité."
Gabriele AMORTH, J'ai rencontré Satan, Le Combat du plus célèbre exorciste, Entretiens avec Slawomir Sznurkowski, Traduti de l'italien par Quentin Petit, EdN, Vendôme 2016 Gabriele Amorth explique une manière assurée de ne pas tomber dans les pièges du démon : être avec le Christ, appliquer Ses commandements. A la question (p. 37) : « Pourquoi donc une grande majorité de mariages aujourd'hui en Italie finissent-ils par exploser ? », il répond : « Parce qu'on n'observe plus la Loi de Dieu : "Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le divise pas." (Mt , 19, 6.) » (p. 85) : « Il n'existe aucune voie intermédiaire : "Celui qui n'est pas avec moi est contre moi." (Mt 12, 30.) Beaucoup se font illusion en pensant trouver une voie intermédiaire. Ils se disent : je respecte Jésus, je ne parle pas mal de lui, mais je fais ce que bon me semble, je n'en fais qu'à ma tête. Et ce n'est pas possible. Celui qui ne suit pas les lois du Christ, suit celles de Satan. Il est sous l'emprise des lois de Satan, qui se résument à trois et que tous les satanistes suivent. Voici les trois lois que les satanistes et Satan lui-même suivent : - Première loi : Fais tout ce que tu veux. Pas de limite. Pas d'interdiction. Tu veux tuer ? Alors tue ! Fais ce que tu veux. [C'est la loi d'avortement. NdCR.]- Deuxième loi : Nul n'a le droit de te dicter ce que tu dois faire. Tu n'as à obéir à personne car personne n'a le droit de te donner des ordres.-Troisième loi du satanisme : Tu es ton propre Dieu. C'est exactement de cette façon que l'ange Lucifer est devenu diable. » Conclusion Christ-Roi Fillon est tout aussi nocif que Juppé. C'est une question de degré. Mais il entraîne tout aussi sûrement que lui en enfer. Car c'est très clair : « il n'existe aucune voie intermédiaire : "Celui qui n'est pas avec moi est contre moi." (Mt 12, 30.) » Gabriele Amorth précise qu'en enfer aussi "il existe une hiérarchie : les diables les plus forts tyrannisent les moins forts..." (p. 75)
Notes [1] FIGARO TV Alain Juppé: «Moi, je pense que l'IVG est un droit fondamental» | Publiée le 24/11/2016[2] Passe d'armes entre Juppé et Fillon sur l'IVG, BFM-TV, 24/11/2016 à 23h04 Repost
Un livre vient de sortir au sujet des "Apôtres en Inde", S. THomas et S. Barthélémy. Les auteurs sont Cristiano Dognini et Ilaria Ramelli (Ed. Certamen).
Les Apôtres en Inde, dans la patristique et la littérature sanscrite Cristiano Dognini et Ilaria Ramelli partent d’un constat simple : s’il est admis que les rapports commerciaux et diplomatiques entre l’Occident et l’Inde ont été fréquents, sinon continus, à partir d’Alexandre, l’historiographie moderne considère que la prédication chrétienne en Inde n’a commencé qu’à l’époque de Constantin. Cette convention paradoxale, qui par ailleurs se heurte à la patristique antique et aux traditions du christianisme indien, est la conséquence, selon les auteurs, de l’impasse idéologique dans laquelle s’était égarée la recherche au XIXe et au début du XXe siècle.Ils estiment que le débat mérite d’être rouvert, avec des objectifs et des méthodes affranchis des limitations partisanes qui lui valurent l’enlisement. À travers l’analyse textuelle poussée des sources, et à la lumière des découvertes scientifiques récentes, de l’archéologie, ou encore de la numismatique, les auteurs se proposent d’identifier les éléments des traditions indienne et patristique compatibles avec ce que l’historiographie moderne a permis d’établir à propos des relations entre l’Inde et l’Occident antique et de la prédication chrétienne primitive.Cette étude se déploie le long d’un arc chronologique allant de l’avant-Alexandre à l’après-Constantin (cinq chapitres), entre lesquels s’intercalent, en contrepoint, trois chapitres dédiés à l’étude de textes sanscrits, hindouistes et bouddhistes, et des éléments de culture chrétienne qu’ils recèlent. Au Chapitre I, Cristiano Dognini aborde la question des contacts entre l’Inde et l’Occident dès avant Alexandre, vécus à travers la médiation perse, et les récits de visiteurs ponctuels comme Scylax de Caryanda ou Ctésias. Il y analyse les connaissances et la perception que le monde grec avait de l’Inde avant de la rencontrer réellement.La conquête d’Alexandre met enfin en contact direct l’Inde et l’Occident, et permet la tenue d’échanges véritables, qui culminent dans la synthèse culturelle des royaumes indo-grecs. L’Inde, qui jusque-là était un horizon imaginaire, devient un interlocuteur diplomatique, puis commercial, et philosophique : les philosophes indiens peuplent les textes occidentaux, tandis que le grand Maharaja Ashoka entreprend de diffuser le bouddhisme « aux terres des Grecs ». Le monde grec, et en l’occurrence les Ptolémée d’Égypte, en inaugurant la route maritime des moussons, donnent à l’Occident antique un prodigieux moyen de communication avec l’Inde. ____ Au Chapitre II, Ilaria Ramelli montre que les contacts entre Rome et l’Inde ont été très intenses dès le début de l’époque impériale. La puissance romaine permet en effet le plein développement de la route maritime que les Ptolémée n’avaient pas les moyens de sécuriser, tandis que sa richesse et son prestige inaugurent une longue saison d’ambassades. L’Inde devient « une voisine », la nation qui clôt l’écoumène à l’Est comme l’Espagne le clôt à l’Ouest. Ainsi, des sources telles que le Periplus Maris Erythraei ou l’Histoire Naturelle de Pline peuvent décrire avec une grande précision les étapes du voyage vers l’Inde, tandis que ses produits de luxe inondent l’Empire, au point de devenir des clichés littéraires. Les implantations de citoyens de l’Empire, notamment en Inde méridionale, sont permanentes.Les informations culturelles, politiques et religieuses y sont aussi plus fiables, signe qu’elles n’ont jamais aussi bien circulé. Les ambassades indiennes continuent d’affluer jusqu’à la fin du IIe siècle avant de s’interrompre et de ne reprendre qu’avec Constantin. ____ Le Chapitre III est dédié à la mission en Inde de Pantène d’Alexandrie, rapportée par Eusèbe et Jérôme. Cette mission est doublement intéressante : située au IIe siècle ap. JC elle anticipe de plus d’un siècle le terme (constantinien) généralement retenu, mais ouvre également sur des phases encore plus reculées. La découverte en Inde méridionale par Pantène d’un Évangile araméen de Matthieu pose en effet la question de la prédication en époque apostolique.Ilaria Ramelli évalue la plausibilité de la mission à travers une analyse textuelle serrée des témoignages patristiques, mais également dans le contexte historique général posé au chapitre précédent. Elle aborde ensuite la question de l’élan missionnaire primitif parti des milieux judéo-chrétiens de Palestine, et de l’aire syriaque, et de manière plus spécifique, de l’Apôtre Barthélémy, que la tradition associe à l’Inde. L’auteur considère que la présence d’informations récentes sur l’Inde chez Hippolyte de Rome, et chez Clément d’Alexandrie, disciple de Pantène, plaide en faveur de l’historicité de la mission. ____ Ilaria Ramelli dédie le Chapitre IV à l’étude de la tradition autour de la prédication de l’Apôtre Thomas en Inde. Thomas est associé à l’Inde non seulement par la patristique (les célèbres divisions du monde entre les Apôtres, les divers Actes de martyrs…), mais également par les chrétiens indiens, qui lui attribuent leur évangélisation, se donnent eux-mêmes le nom de « chrétiens de saint Thomas », et prétendent en garder la tombe. Par-delà la dimension légendaire que véhiculent ces traditions, Ilaria Ramelli observe que le christianisme indien, qu’il s’agisse de ses rites, ses titres, ses coutumes, ses légendes, est pétri d’archaïsmes reconductibles à ce même christianisme syro-araméen primitif qui faisait de l’ Évangile de Matthieu son texte central. Elle montre également comment Thomas est lui-même fortement lié au christianisme syro-araméen pour avoir été à l’origine (en personne, ou à travers son disciple Thaddée) de l’évangélisation de la ville d’Édesse, de l’Osroène dont elle est la capitale, et de la Mésopotamie. Elle estime que s’il est impossible de prouver que l’Inde a été évangélisée dès l’âge apostolique, il est aussi impossible d’exclure cette éventualité : ni l’étude textuelle des sources, ni l’étude anthropologique de la chrétienté indienne, ni les témoignages archéologiques n’y formulent d’objection. ____ Cristiano Dognini examine au Chapitre V la présence d’échos chrétiens dans les mythes spécifiques à la naissance de Krishna, qui font leur apparition dans le panorama de la littérature sanscrite autour du IIe siècle ap. JC. L’auteur constate que les emprunts de motifs tirés des Évangiles (tels que Massacre des Innocents, la Fuite en Égypte, l’Annonciation…) sont indubitables, et en déduit que les récits chrétiens étaient assez connus en Inde pour que l’hindouisme se les approprie et les intègre au service de ses propres cycles mythiques. ____ Le Chapitre VI porte sur le Milindapañha, un texte indien qui narre la conversion du roi indo-grec Ménandre au bouddhisme. Cristiano Dognini revient sur les nombreux éléments grécisants qui émaillent le dialogue, qu’il met en perspective, encore une fois, au moyen de la théorie des échanges culturels : malgré l’utilisation d’éléments de culture grecque, le texte est dans son essence et dans sa démarche fondamentalement bouddhiste et fondamentalement indien. Mais l’auteur du Milindapañha n’a pas fait que puiser dans la culture grecque : Cristiano Dognini remarque qu’il a aussi intégré au dialogue entre Ménandre et le moine Nagasena des motifs tirés des paraboles évangéliques : encore une fois, plus qu’une question d’autorité ou de filiation, ce transfert culturel montre que l’intégration et l’appropriation des traditions extérieures sont une caractéristique de la pensée indienne.Ces échanges culturels sont pour l’auteur absolument naturels, dans le contexte des relations commerciales et diplomatiques intenses entre l’Occident romain, la chrétienté orientale, et l’Inde en période impériale.Cristiano Dognini démontre que ces échanges sont bidirectionnels : à la différence de leurs prédécesseurs païens, les auteurs chrétiens de l’Antiquité ont conscience des spécificités du bouddhisme, qu’ils distinguent avec un certain de degré de précision des autres traditions indiennes. Source: Parution : Thomas en Inde, hindouisme et bouddhisme
Une Journée mondiale des pauvres pour la solennité du Christ-Roi de l'Univers
Une Journée mondiale des pauvres pour la solennité du Christ-Roi de l'Univers Dans sa lettre apostolique « Misericordia et misera » [1], publiée ce 21 novembre 2016, le pape institue une Journée mondiale des pauvres, ainsi qu’un dimanche de la Parole de Dieu [2] « 21. À la lumière du «Jubilé des personnes socialement exclues», alors que dans toutes les cathédrales et dans les sanctuaires du monde les Portes de la Miséricorde se fermaient, j’ai eu l’intuition que, comme dernier signe concret de cette Année Sainte extraordinaire, on devait célébrer dans toute l’Église, le XXXIIIème Dimanche du Temps ordinaire, la Journée mondiale des pauvres. Ce sera la meilleure préparation pour vivre la solennité de Notre Seigneur Jésus Christ, Roi de l’Univers, qui s’est identifié aux petits et aux pauvres et qui nous jugera sur les œuvres de miséricorde (cf. Mt 25,31-46). Ce sera une journée qui aidera les communautés et chaque baptisé à réfléchir sur la manière dont la pauvreté est au cœur de l’Évangile et sur le fait que, tant que Lazare git à la porte de notre maison (cf. Lc 16,19-21), il ne pourra y avoir de justice ni de paix sociale. Cette Journée constituera aussi une authentique forme de nouvelle évangélisation (cf. Mt 11,5) par laquelle se renouvellera le visage de l’Église dans son action continuelle de conversion pastorale pour être témoin de la miséricorde. » Sources [1] Lettre apostolique du pape François «Misericordia et misera» (texte complet), Zenit.org[2] Misericordia et misera: le pape François institue la «Journée mondiale des pauvres» et un Dimanche de la Parole de Dieu, Zenit.org
François autorise tous les prêtres à absoudre le péché d'avortement. "Tout se résout dans l’amour miséricordieux du Père"
Lettre apostolique du pape François «Misericordia et misera» [1] Extraits : «A ceux qui liront cette Lettre Apostolique miséricorde et paix » « 1. ... La miséricorde ne peut être une parenthèse dans la vie de l’Église, mais elle en constitue l’existence même, qui rend manifeste et tangible la vérité profonde de l’Évangile. Tout se révèle dans la miséricorde ; tout se résout dans l’amour miséricordieux du Père » écrit le pape François. « 2. ... Le pardon est le signe le plus visible de l’amour du Père, que Jésus a voulu révéler dans toute sa vie. Il n’y a aucune page de l’Évangile où cet impératif de l’amour qui va jusqu’au pardon ne soit présent. Même au moment ultime de son existence terrestre, alors qu’il est cloué sur la croix, Jésus a des paroles de pardon : « Père, pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc23,34). » « 3. ... La miséricorde suscite la joie, car le cœur s’ouvre à l’espérance d’une vie nouvelle. La joie du pardon est indicible, mais elle transparait en nous chaque fois que nous en faisons l’expérience. L’amour avec lequel Dieu vient à notre rencontre en est l’origine, brisant le cercle d’égoïsme qui nous entoure, pour faire de nous, à notre tour, des instruments de miséricorde. Comme sont riches de sens également pour nous les paroles anciennes qui guidaient les premiers chrétiens : « Revêts-toi donc de la joie qui plaît toujours à Dieu et qu’il accueille favorablement : fais-en tes délices. Tout homme joyeux fait le bien, pense le bien et méprise la tristesse […] Ils vivront pour Dieu, ceux qui rejetteront loin d’eux la tristesse et se revêtiront de la seule joie »2 [Note 2. Le Pasteur d’Hermas, XLII, 1-4. NdCR.]. Faire l’expérience de la miséricorde donne de la joie. Ne laissons pas nos afflictions et nos préoccupations l’éloigner de nous. Qu’elle demeure bien enracinée dans notre cœur et nous fasse toujours considérer notre vie quotidienne avec sérénité. Dans une culture souvent dominée par la technique, les formes de tristesse et de solitude où tombent tant de personnes et aussi tant de jeunes, semblent se multiplier. L’avenir semble être l’otage de l’incertitude qui ne permet pas la stabilité. C’est ainsi qu’apparaissent souvent des sentiments de mélancolie, de tristesse et d’ennui, qui peu à peu peuvent conduire au désespoir. Nous avons besoin de témoins d’espérance et de véritable joie, pour chasser les chimères qui promettent un bonheur facile fait de paradis artificiels. Le vide profond ressenti par beaucoup peut être comblé par l’espérance que nous portons dans le cœur et par la joie qui en découle. Nous avons tant besoin de reconnaître la joie qui se révèle dans un cœur touché par la miséricorde. Tirons donc profit de ces paroles de l’Apôtre : « Soyez toujours dans la joie du Seigneur» (Ph 4,4 ; cf. 1 Th 5,16). » Le document a été présenté à la presse ce lundi 21 novembre 2016, au Vatican, par le président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, Mgr Rino Fisichella. Il a été signé par le pape, debout, au terme de la messe pour la conclusion du Jubilé de la miséricorde, dimanche, 20 novembre 2016, place Saint-Pierre, et il a été confié à des représentants de diverses réalités de l’Eglise. Le titre « la miséricorde et la misère » est inspiré de saint Augustin d’Hippone et il fait écho à un passage de saint Augustin qui commente l’épisode de la femme adultère, désignée par « misera » : une fois que tous ceux qui voulaient lapider la femme se furent retirés, « il n’en resta que deux, la misère et la miséricorde » (« Relicti sunt duo misera et misericordia« , commentaire sur l’Evangile de Jean – In Ioh. Ev. tr. 33,5 , CCSL XXXVI, 309). Mais le pape François a fait le choix théologique et spirituel, d’inverser l’ordre des mots pour signifier que la miséricorde de Dieu est première et prévenante. Dans sa lettre apostolique « Misericordia et misera », publiée ce 21 novembre 2016, le pape annonce en outre des décisions pour prolonger dans la vie de l’Eglise et dans le monde la force du Jubilé de la Miséricorde. [2] A propos de l’avortement « 12. ... [P]our qu’aucun obstacle ne s’interpose entre la demande de réconciliation et le pardon de Dieu, je concède à tous les prêtres, à partir de maintenant, en vertu de leur ministère, la faculté d’absoudre le péché d’avortement » déclare le pape François. Cette mesure concerne toutes les personnes ayant concouru à un avortement, pas seulement la mère de l’enfant, comme le soulignait Jean-Paul II dans sa Lettre aux femmes de 1995 : « Le choix de l’avortement, qui reste toujours un péché grave, avant même d’être une responsabilité à faire endosser par les femmes, est un crime qu’il faut mettre au compte de l’homme et de la complicité du milieu de vie » (n. 5). Le pape rappelle la gravité de la mort d’un innocent : «12. ... Je voudrais redire de toutes mes forces que l’avortement est un péché grave, parce qu’il met fin à une vie innocente. Cependant, je peux et je dois affirmer avec la même force qu’il n’existe aucun péché que ne puisse rejoindre et détruire la miséricorde de Dieu quand elle trouve un cœur contrit qui demande à être réconcilié avec le Père. Que chaque prêtre se fasse donc guide, soutien et réconfort dans l’accompagnement des pénitents sur ce chemin particulier de réconciliation. » Les Missionnaires de la miséricorde : un signe qui demeure Le pape François prolonge le mandat des Missionnaires de la miséricorde qui ont le pouvoir de remettre les péchés jusqu’ici réservés au Siège apostolique, « comme signe concret que la grâce du Jubilé est toujours vivante et efficace partout dans le monde ». Les Missionnaires de la miséricorde, qui sont un peu plus de mille, ont reçu du pape le pouvoir d’absoudre dans la confession cinq types de péchés habituellement réservés au Siège apostolique : la profanation de l’Eucharistie, la violence contre le Successeur de Pierre, l’absolution d’un complice, l’ordination d’un évêque sans mandat du pape, la violation du secret de la confession. Sacrement de la réconciliation dans la Fraternité Saint Pie X Le pape prolonge la « faculté » accordée pendant le Jubilé de la miséricorde aux fidèles fréquentant les messes célébrées par des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X « de recevoir validement et licitement l’absolution sacramentelle de leurs péchés » : « Pour le bien pastoral de ces fidèles et comptant sur la bonne volonté de leurs prêtres afin que la pleine communion dans l’Église catholique puisse être recouvrée avec l’aide de Dieu, j’établis par ma propre décision d’étendre cette faculté au-delà de la période jubilaire, jusqu’à ce que soient prises de nouvelles dispositions, pour que le signe sacramentel de la réconciliation à travers le pardon de l’Église ne fasse jamais défaut à personne. » Les 24 heures pour le Seigneur Le pape confirme les « 24 heures pour le Seigneur », parmi les initiatives visant à ce que le sacrement de la Réconciliation « retrouve sa place centrale dans la vie chrétienne » et « qu’aucun pénitent sincère ne soit empêché d’accéder à l’amour du Père qui attend son retour, et que la possibilité de faire l’expérience de la force libératrice du pardon soit offerte à tous ». « La célébration de l’initiative des 24 heures pour le Seigneur, en lien avec le IVème dimanche de Carême, peut être une occasion à saisir », souligne le pape. Une Journée mondiale des pauvres pour la solennité du Christ-Roi de l'Univers Enfin, dans sa lettre apostolique « Misericordia et misera », publiée ce 21 novembre 2016, le pape institue une Journée mondiale des pauvres, ainsi qu’un dimanche de la Parole de Dieu [3] « 21. À la lumière du «Jubilé des personnes socialement exclues», alors que dans toutes les cathédrales et dans les sanctuaires du monde les Portes de la Miséricorde se fermaient, j’ai eu l’intuition que, comme dernier signe concret de cette Année Sainte extraordinaire, on devait célébrer dans toute l’Église, le XXXIIIème Dimanche du Temps ordinaire, la Journée mondiale des pauvres. Ce sera la meilleure préparation pour vivre la solennité de Notre Seigneur Jésus Christ, Roi de l’Univers, qui s’est identifié aux petits et aux pauvres et qui nous jugera sur les œuvres de miséricorde (cf. Mt 25,31-46). Ce sera une journée qui aidera les communautés et chaque baptisé à réfléchir sur la manière dont la pauvreté est au cœur de l’Évangile et sur le fait que, tant que Lazare git à la porte de notre maison (cf. Lc 16,19-21), il ne pourra y avoir de justice ni de paix sociale. Cette Journée constituera aussi une authentique forme de nouvelle évangélisation (cf. Mt 11,5) par laquelle se renouvellera le visage de l’Église dans son action continuelle de conversion pastorale pour être témoin de la miséricorde. » Sources [1] Lettre apostolique du pape François «Misericordia et misera» (texte complet), Zenit.org[2] Misericordia et misera: avortement, Missionnaires de la miséricorde, Fraternité Saint-Pie X, décisions du pape François, Zenit.org[3] Misericordia et misera: le pape François institue la «Journée mondiale des pauvres» et un Dimanche de la Parole de Dieu, Zenit.org
Benoît XVI réitère son appel à la célébration de la messe “ad orientem”, au nom de l’œcuménisme
"L'unité qu'il importe avant tout de conserver" (S. Léon) est un souci constant des papes au long des siècles.
Le pape émérite Benoît XVI a renouvelé son soutien déjà ancien à la célébration de la messe face à Dieu à l’occasion d’une lettre de réflexions en hommage au patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, qui fêtera bientôt les 25 ans de son élection. Le pape émérite a redit combien la célébration ad orientem a pour lui de l’importance, soulignant que cette manière de dire la messe peut être un élément favorable à l’œcuménisme. La prise de position du pape émérite vient après les difficultés vécues par le cardinal Sarah, « rappelé à l’ordre » en juillet par la salle de presse du Vatican après avoir prononcé une conférence sur la sacrée liturgie à Londres, où il invitait les prêtres à refaire l’expérience de cette célébration « tournée vers le Seigneur ». Tournés vers le Seigneur : Benoît XVI y voit une manière de faciliter l’œcuménisme Les bruits venant de Rome à propos du sentiment du pape François à l’égard de ces propositions de « réforme de la réforme » sont contradictoires. On sait le peu d’intérêt du pape présent pour la liturgie ; on sait aussi que le cardinal Sarah a été écarté de la cérémonie d’ouverture de l’année universitaire de l’Institut Jean-Paul II le 27 octobre prochain, où le pape lui-même a décidé de le remplacer en bouleversant l’ordre prévu. A ce titre au moins, la prise de position du pape émérite est intéressante, et ce d’autant qu’elle se place dans le cadre d’un hommage au patriarche de Constantinople, là où le pape François privilégie les rapports avec le patriarche Kirill de Moscou. (Même s’il est vrai que le pape François a écrit la préface du livre d’hommage dont la lettre de Benoît XVI fera partie.) Jan Bentz de LifeSiteNews rapporte les paroles de Benoît XVI à propos de la célébration ad orientem, telles qu’elles ont été publiées par L’Osservatore Romano le 12 octobre dernier. « Dans l’orientation de la liturgie vers l’Est, nous voyons que les chrétiens, ensemble avec le Seigneur, veulent progresser vers la rédemption de la création tout entière », écrit Benoît XVI. Peut-on se permettre de voir un peu de malice dans l’emploi du verbe « progresser »? Manière de montrer que la célébration « vers le peuple » est figée, sinon passéiste…
Source : LifesiteNews - Reinformation.Tv Repost
L'amour sans la vérité n'est qu'un simple tweet
La foi sans la charité ne vaut rien (1 Co, 13, 2 Si je n'ai pas la charité, je ne suis rien), mais l'amour sans la vérité ne demeure pas.
De François, on cite souvent, pour en discuter le contenu, “Evangelii gaudium” et “Laudato Si”. On parle beaucoup plus rarement de l’Encyclique “Lumen fidei” qui, elle, est tellement claire qu’elle ne se prête pas à des interprétations alambiquée ou contradictoire. Et c’est normal car bien que ce document ait été signé par François, il a été écrit par Benoît XVI. Que dit ce document magistériel au sujet de l’amour dont nous parle si souvent le Pape François ainsi nos évêques à la recherche du moindre slogan qui, croient-ils, fera mouche ? Que l'amour est indissociable de la Vérité ; que sans la Vérité, l’amour n’est qu’un “beau conte”, un simple “tweet”, pourrait-on dire : « Si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas (cf. Is 7, 9). La version grecque de la Bible hébraïque, la traduction des Septante faite à Alexandrie d’Égypte, traduisait ainsi les paroles du prophète Isaïe au roi Achaz. La question de la connaissance de la vérité était mise de cette manière au cœur de la foi. Toutefois, dans le texte hébraïque, nous lisons autre chose. Là, le prophète dit au roi : « Si vous ne croyez pas, vous ne pourrez pas tenir ». (...) On pourrait penser que la version grecque de la Bible, en traduisant « tenir ferme » par « comprendre », ait opéré un changement profond du texte, en passant de la notion biblique de confiance en Dieu à la notion grecque de compréhension. (...) Saint Augustin a exprimé la synthèse du « fait de comprendre » et du « fait d’être ferme » dans ses Confessions, quand il parle de la vérité, à laquelle l’on peut se fier afin de pouvoir rester debout : “(…) en vous, [Seigneur], dans votre vérité (…) je serai ferme et stable”. A partir du contexte, nous savons que saint Augustin veut indiquer comment cette vérité fiable de Dieu est sa présence fidèle dans l’histoire, sa capacité de tenir ensemble les temps, en réunissant la dispersion des jours de l’homme, comme cela émerge dans la Bible. (Lumen fidei, § 23) Lu sous cet angle, le texte d’Isaïe porte à une conclusion : l’homme a besoin de connaissance, il a besoin de vérité, car sans elle, il ne se maintient pas, il n’avance pas. La foi, sans la vérité, ne sauve pas, ne rend pas sûrs nos pas. Elle reste un beau conte, la projection de nos désirs de bonheur, quelque chose qui nous satisfait seulement dans la mesure où nous voulons nous leurrer. Ou bien elle se réduit à un beau sentiment, qui console et réchauffe, mais qui reste lié à nos états d’âme, à la variabilité des temps, incapable de soutenir une marche constante dans notre vie. (Lumen fidei, § 24) Justement à cause de la crise de la vérité dans laquelle nous vivons, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de rappeler la connexion de la foi avec la vérité. Dans la culture contemporaine, on tend souvent à accepter comme vérité seulement la vérité de la technologie : est vrai ce que l’homme réussit à construire et à mesurer grâce à sa science, vrai parce que cela fonctionne, rendant ainsi la vie plus confortable et plus aisée. Cette vérité semble aujourd’hui l’unique vérité certaine, l’unique qui puisse être partagée avec les autres, l’unique sur laquelle on peut discuter et dans laquelle on peut s’engager ensemble. D’autre part, il y aurait ensuite les vérités de chacun, qui consistent dans le fait d’être authentiques face à ce que chacun ressent dans son intériorité, vérités valables seulement pour l’individu et qui ne peuvent pas être proposées aux autres avec la prétention de servir le bien commun. La grande vérité, la vérité qui explique l’ensemble de la vie personnelle et sociale, est regardée avec suspicion. N’a-t-elle pas été peut-être - on se le demande - la vérité voulue par les grands totalitarismes du siècle dernier, une vérité qui imposait sa conception globale pour écraser l’histoire concrète de chacun ? Il reste alors seulement un relativisme dans lequel la question sur la vérité de la totalité, qui au fond est aussi une question sur Dieu, n’intéresse plus. Il est logique, dans cette perspective, que l’on veuille éliminer la connexion de la religion avec la vérité, car ce lien serait la racine du fanatisme, qui cherche à écraser celui qui ne partage pas la même croyance. Nous pouvons parler, à ce sujet, d’un grand oubli dans notre monde contemporain. La question sur la vérité est, en effet, une question de mémoire, de mémoire profonde, car elle s’adresse à ce qui nous précède et, de cette manière, elle peut réussir à nous unir au-delà de notre “moi” petit et limité. C’est une question sur l’origine du tout, à la lumière de laquelle on peut voir la destination et ainsi aussi le sens de la route commune. (Lumen fidei, § 25) Dans cette situation, la foi chrétienne peut-elle offrir un service au bien commun sur la manière juste de comprendre la vérité ? Pour y répondre, il est nécessaire de réfléchir sur le type de connaissance propre à la foi. Une expression de saint Paul peut y aider, quand il affirme : “croire dans le cœur” (cf. Rm 10, 10). Le cœur, dans la Bible, est le centre de l’homme, le lieu où s’entrecroisent toutes ses dimensions : le corps et l’esprit ; l’intériorité de la personne et son ouverture au monde et aux autres ; l’intellect, le vouloir, l’affectivité. Eh bien, si le cœur est capable d’unir ces dimensions, c’est parce qu’il est le lieu où nous nous ouvrons à la vérité et à l’amour, et où nous nous laissons toucher et transformer profondément par eux. La foi transforme la personne toute entière, dans la mesure où elle s’ouvre à l’amour. C’est dans cet entrecroisement de la foi avec l’amour que l’on comprend la forme de connaissance propre à la foi, sa force de conviction, sa capacité d’éclairer nos pas. La foi connaît dans la mesure où elle est liée à l’amour, dans la mesure où l’amour même porte une lumière. La compréhension de la foi est celle qui naît lorsque nous recevons le grand amour de Dieu qui nous transforme intérieurement et nous donne des yeux nouveaux pour voir la réalité. (Lumen fidei, § 26) (...) Sans vérité l’amour ne peut pas offrir de lien solide, il ne réussit pas à porter le “moi” au-delà de son isolement, ni à le libérer de l’instant éphémère pour édifier la vie et porter du fruit.Si l’amour a besoin de la vérité, la vérité, elle aussi, a besoin de l’amour. Amour et vérité ne peuvent pas se séparer. Sans amour, la vérité se refroidit, devient impersonnelle et opprime la vie concrète de la personne. (...) Celui qui aime comprend que l’amour est une expérience de vérité (...) » (Lumen fidei, § 27) “Qui suis-je pour juger ?” avait demandé le Pape François. Nous aimerions pouvoir lui répondre : “Mais, Saint-Père, vous êtes, pour l’Eglise et aux yeux du monde, le premier messager de l’unique Vérité. Dites-la, criez-la à temps et à contretemps. Elle touchera davantage que le rappel de bons sentiments.” Source : Pro Liturgia, Jeudi, 20 octobre 2016.
Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres
Jn 8, 31-32
Il n'y a de liberté ni en dehors de la vérité ni contre elle.Jean-Paul II, Encyclique Veritatis Splendor, sur quelques questions fondamentales de l'enseignement moral de l'Église, § 96, 1993 Repost
Matt C. Abbott est un journaliste catholique correspondant au “New York Times” et au “Chicago Tribune”. Il raconte que très récemment, il a posé à Mgr René Henry Gracida, Evêque émérite de Corpus Christi (Texas) la question suivante : « Diriez-vous que le pontificat [de François] a été jusqu’à présent plus hétérodoxe et déroutant qu’orthodoxe et édifiant ? »La réponse de Mgr Gracida a été : « Oui. »Et il a ajouté : « La plupart des catholiques ne sont pas conscients qu'il y a eu, au cours de l’histoire de l’Eglise, des pape qui soit ont enseigné des hérésies, soit ont échoué dans leur devoir de réprimer l’hérésie. Or, ce qui est arrivé autrefois peut se produire de nouveau.Quelques exemples. Le pape Nicolas I (858-867) avait enseigné que le baptême était valide, qu’il soit administré au nom des trois personnes de la Sainte Trinité ou au seul nom du Christ. Le pape Nicolas se trompait. Le baptême administré au seul nom du Christ est invalide.Pour justifier un arrangement avec les hérétiques, le pape Honorius (625-638) avait déclaré en 634 : “Nous devons faire attention de ne pas raviver les querelles anciennes.” A partir de cet argument, le pape a permis la libre propagation des erreurs avec comme résultat le bannissement de la vérité et de l'orthodoxie.Au VIIe siècle, S. Sophrone de Jérusalem, presque seul, s’oppose au pape Honorius et l’accuse d’hérésie. Finalement, le pape se repent, mais il meurt sans réparer le préjudice incommensurable qu’il a fait à l’Eglise en cherchant toujours les compromis. Par la suite, le troisième concile de Constantinople (680-681) le considèrera anathème, jugement qui sera confirmé par le pape saint Léon II.Lors de la fête de la Toussaint de 1331, le pape Jean XXII (1316-1334), alors à Avignon, enseigne que l’âme ne peut pas entrer dans la vision béatifique de Dieu tant que la résurrection des corps qui doit se faire au dernier jour n’a pas eu lieu. Les théologiens de l’Université de Paris reprennent le souverain pontife en lui montrant que son enseignement est une hérésie. Ce n’est que peu de temps avant sa mort, en 1334, que Jean XXII a reconnu son erreur et s’est rétracté. »Et Mgr Gracida de conclure : « Un pape jouit de la pleine infaillibilité promise par le Christ uniquement quand il remplit chacune des conditions suivantes :- il enseigne sur une question de foi et de morale,- il enseigne au monde entier,- il enseigne après une longue consultation des évêques et des théologiens,- il proclame son enseignement d’une manière solennelle devant une grande assemblée de cardinaux, de patriarches, d’évêques, de prêtres et de laïcs.Si ces conditions ne sont pas toutes remplies, le pape ne fait que donner une conférence de presse et ne bénéficie pas du charisme de l’infaillibilité promise par le Christ. » Source : Pro Liturgia, Actualité du Mardi, 18 octobre 2016.
Sur les droits des fidèles : article 212 §2-3 du Code de Droit canonique
Dans son édition de dimanche dernier, le quotidien turinois “La Stampa” a publié une liste de prétendus “adversaires de François” établie par deux vaticanistes : Giacomo Galeazzi et Andrea Tornielli.Giacomo Galeazzi, né en 1972, n’a jamais caché ses sympathies pour les mouvements progressistes. Andrea Tornielli, né en 1964, a été de 1992-1996 l’un des rédacteurs en chef du mensuel “30Giorni”. Depuis 2011, il est aux côtés de Giacomo Galeazzi et dirige le site “Vatican Insider”.Dimanche dernier, donc, ils ont publié ensemble - dans le plus pur style néo-marxiste des années 70 - la liste des mouvements et des associations “dangereuses pour l’unité de l’Eglise et la mission du Pape”. Le titre de leur article donne le ton : “Les catholiques anti-François qui sont attirés par un pouvoir façon Putin”. Et plus loin : “C’est l’antipathie portée au Pape qui les soude.”Des comploteurs silencieux visant à critiquer et à déstabiliser le Pape seraient donc en place. Et celui qui aurait donné le “top départ” de leurs actions serait l’Autrichien Paul Zulehner, ancien doyen de la faculté de théologie de Vienne. Plus loin, Galeazzi précise que la galaxie des “anti-bergogliens” est multiforme : elle comprend aussi bien les lefebvristes qui attendent le retour d’un pape vraiment catholique pour retourner dans le giron de l’Eglise que les fidèles d’Italie du nord qui ont lancé une campagne intitulée “mon pape, c’est Benoît XVI”.Mais les auteurs du rapport montrent aussi du doigt d’autres “anti-berglogiens qui sont plus ou moins dans l’Eglise”. Sont cités pêle-mêle : la Société Saint-Pie X, la “Nuova Bussola Quotidiana”, Riccardo Cascioli, la “Foundation Lepanto”, “Corrispondenza Romana”, Roberto de Mattei, le blog “Settimo Cielo”, Sandro Magister, “Messa in Latino”, “Chiesa e Concilio”... Enfin viennent - mais c’est à peine une surprise - les cardinaux Raymond Burke et Carlo Caffarra, NN.SS. Luigi Negri et Athanasius Schneider, le liturgiste Don Nicola Bux, le professeur Roberto de Mattei, Antonio Socci... et quelques autres.Les deux auteurs de cette liste qui, par son style, ressemble à un vieux document de la Stasi, ont toutefois oublié de mentionner deux éléments d’importance précisant les droits des fidèles (nous disons bien : fidèles) : - premièrement, l’article 212 §2-3 du Code de Droit canonique (qui pour le moment n’a pas encore été abrogé) spécifiant que “les fidèles ont la liberté de faire connaître aux Pasteurs de l’Eglise leurs besoins surtout spirituels, ainsi que leurs souhaits. Selon le savoir, la compétence et le prestige dont ils jouissent, ils ont le droit et même parfois le devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Eglise et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauves l'intégrité de la foi et des mœurs et la révérence due aux pasteurs, et en tenant compte de l’utilité commune et de la dignité des personnes.”- deuxièmement, la demande formulée par le Pape François lui-même : “Je vous demande d’importuner vos pasteurs, de nous déranger, nous tous, les pasteurs.” Source : Pro Liturgia, Actualité du Mardi, 18 octobre 2016. Repost
"Mur des Lamentations" ou lamentations pour "le mur" ?
Lamentations pour "Le mur": une analyse instructive de Claude Timmerman pour Media-presse.info à propos du "Mur" dit "des Lamentations" :
Coup de tonnerre au Sionistan ! Le 13 octobre, le Conseil exécutif de l’Unesco qui comprend 58 pays a adopté une proposition palestinienne qui va faire couler beaucoup d’encre et déchaîner les foules à kippa. Au-delà des imprécations haineuses qui ne manquent pas et des jugements à l’emporte-pièce sans justification, il importe d’analyser sérieusement cette déclaration, sous l’angle politique évidemment, mais aussi sous l’angle historique et archéologique, ce qui révèle quelques surprises ! A noter au passage que le texte de la résolution n’est donné par personne à ce jour : on ne dispose donc que des relatés forcément partiaux et des commentaires israéliens sur la question : « Le Conseil exécutif de l’Unesco, qui comprend 58 pays, a adopté jeudi une proposition palestinienne qui stipule que les juifs n’ont aucun lien avec Jérusalem et le Mont du Temple mais seulement les musulmans » Dans un communiqué l’Unesco déclare laconiquement : L’Unesco a approuvé jeudi un texte sur la « Palestine occupée » soumis par sept pays arabes visant à la « sauvegarde du patrimoine culturel de la Palestine et du caractère distinctif de Jérusalem-Est ». Le ministère des Affaires étrangères israélien a aussitôt diffusé une brochure avec des images de découvertes archéologiques prouvant l’appartenance de Jérusalem et du Mont du Temple à l’histoire juive, ainsi que l’existence du Mont du Temple sur le site où se trouve aujourd’hui la mosquée Al-Aqsa. (Cela, personne n’en doute ! Mais jusqu’à quand historiquement?) Selon un haut responsable israélien qui s’est confié à Haaretz, cette version [de l’Unesco] est une tentative de jeter le doute sur les liens entre le Mur des Lamentations et le Temple juif. http://www.haaretz.com/israel-news/1.747314 Et c’est bien là que le bât blesse ! Nous allons le voir ! Les Israéliens le savent parfaitement, et pour cause ! D’un point de vu politique : Les Israéliens recensent à loisir les états qui ont voté, ou non, cette résolution. On notera sans surprise que les 6 seuls états à s’y être opposés sont les collabos de la première heure : Etats-Unis, Grande Bretagne, Allemagne, Pays Bas, Estonie et Lituanie. Il manquerait à cette liste le Canada et l’Australie, mais ces pays ne font pas partie du Conseil exécutif et ne sont donc pas intervenants dans cette affaire. Haaretz souligne que les pressions israéliennes ont abouti à obtenir l’abstention de la France, de l’Argentine, des Indes, de la Suède et des états africains infiltrés tels le Kénya et le Togo. Au total se vote n’est de toutes façons guère glorieux : 26 pays se sont abstenus, 24 ont voté en faveur et six contre. Deux petits malins étaient opportunément absents pour le vote: la Serbie et le Turkménistan. On ne peut donc pas dire que cette résolution soit assortie d’un vote « franc et massif » , n’ayant pas même réuni la majorité des voix des siégeants ! http://www.europe-israel.org/2016/10/lunesco-vote-une-resolution-qui-decrit-le-mont-du-temple-comme-un-site-musulman/ Dans une lettre adressée à la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova et publiée sur Twitter, le ministre israélien de l’Education Naftali Bennett accuse l’Unesco d’apporter un « soutien immédiat au terrorisme islamiste », (rien que cela !) et annonce la suspension par la commission israélienne de l’Unesco de « toutes ses activités professionnelles avec l’organisation internationale ». Cette décision se traduit par le refus d’Israël de rencontrer des représentants de l’Unesco ou de participer à des conférences internationales, a précisé le ministère, compétent en la matière. La directrice générale de l’Unesco a aussitôt pris ses distances avec la résolution : Mme Bokova souligne la signification de Jérusalem pour le christianisme, l’islam et le judaïsme et que la coexistence des trois religions ont valu à la ville d’être inscrite au patrimoine mondial de l’humanité. « Le patrimoine de Jérusalem est indivisible, et chacune de ses communautés a droit à la reconnaissance explicite de son histoire et de son lien avec la ville. Nier, occulter ou vouloir effacer l’une ou l’autre des traditions juive, chrétienne ou musulmane revient à mettre en péril l’intégrité du site », dit-elle dans un communiqué. Cela uniquement pour mettre du baume au cœur des Israéliens… (Cette déclaration reste intrinsèquement parfaitement scandaleuse dans la mesure où madame Bokova sort là de son rôle et critique des décisions des instances dirigeantes de l’Organisation.) On notera d’ailleurs, une fois de plus, que dès qu’il est question de litige entre juifs et musulmans en Palestine, les Israéliens font appeler aussitôt les chrétiens à la rescousse et cessent de les vilipender, ce qui est leur attitude habituelle…. Petit florilège de la Christianophobie juive ordinaire en Israël où l’on amalgame joyeusement catholiques, orthodoxes, protestants et évangéliques dans une même exécration : – « Qui, des musulmans ou des chrétiens, fait le plus mal aux juifs ? » http://jssnews.com/2010/10/26/qui-des-musulmans-ou-des-chretiens-fait-le-plus-mal-aux-juifs/ – « L’horreur à Jérusalem – « Chéma Israël mondial » contre les missionnaires chrétiens ! » http ://www.torah-box.com/news/actualite-juive/horreur-jerusalem-chema-israel-mondial-contre-missionnaires-chretiens_4654.html – « Israël : Alerte aux missionnaires chrétiens ! » http ://www1.alliancefr.com/actualites/israel-alerte-aux-missionnaires-chretiens-6017853 – « La mission chrétienne en Israël : de véritables vautours ! » http ://www.israel-flash.com/2015/07/la-mission-chretienne-en-israel-de-veritables-vautours/ Sans parler des autodafés récurrents de nouveaux Testaments : – « Israël : des juifs orthodoxes brûlent des exemplaires du Nouveau Testament.» http://w41k.com/17263 Ou des manifestations publiques de parlementaires : – « Un député déchire le Nouveau Testament » http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/07/17/97001-20120717FILWWW00615-un-depute-dechire-le-nouveau-testament.php « « Ce livre méprisable a entraîné le meurtre de millions de juif durant l’Inquisition », a affirmé Michael Ben Ari au site internet NRG-Maariv. « C’est une horrible provocation missionnaire de la part de l’Eglise. Ce livre et ceux qui l’ont envoyé devraient être jetés dans les poubelles de l’Histoire », a-t-il ajouté. » (sic !) Nous arrêterons là ces sympathiques évocations… Les lecteurs curieux pourront compléter leur information en cherchant sur le net…mais il est vrai que de nombreuses pages en disparaissent ces temps-ci… Une véritable épidémie… Du point de vue historique et archéologique : Nous distinguerons bien deux choses : Jérusalem et le fameux mur. Jérusalem : une bourgade hyxôs colonisée par les hébreux de la tribu de Juda. A la fin de la Seconde Période Intermédiaire qui a vu la dissolution de l’unité égyptienne, le pharaon Ahmôsis, premier pharaon de la XVIIIeme dynastie, commence la reconquête de la Basse-Égypte où le delta est occupé par le royaume des Hyxôs (capitale Avaris). En l’an 15 de son règne, il reprend Memphis, puis continue sa progression et arrive aux abords du delta aux environs de l’an 11 du règne du roi hyksôs Khamoudy. Les Hyxôs, et leurs comparses cananéens venus chercher fortune auprès d’eux, enfin chassés du delta, Ahmôsis remonte vers sa colonie de Palestine et complètera sa victoire par la conquête de la place forte hyxôs de Sharouhen près de Gaza après un siège de trois ans. On admet en général aujourd’hui la datation de -1570 environ… Les Hyxôs chassés définitivement de la côte se réfugient alors à l’intérieur des terres dans les collines rocailleuses de Judée où ils fonderont une bourgade (vers – 1530) qui sera connue ultérieurement sous le nom de Jérusalem… Visiblement les Hyxôs semblent avoir disparu par la suite, assimilés aux populations locales. C’est cela que nous apprend l’archéologie. A cette époque point encore d’existence clairement reconnue d’Hébreux… La première mention du nom d’Israël apparaît sur la stèle dite de Mérenptah, érigée initialement par Amenhotep III, probablement dans son propre temple funéraire, situé non loin de celui de Mérenptah, treizième fils et successeur de Ramsès II. (vers – 1210) La stèle relate la victoire de Mérenptah sur une coalition des peuples de la mer et mentionne : « Ysraël est dévasté, sa semence n’est plus ». (Apparemment il s’agissait – question récurrente durant plus de deux mille cinq cents ans pour l’Egypte – de sécuriser la grande route commerciale caravanière de la côte reliant à travers le littoral palestinien le delta du Nil à Tyr et ensuite vers Sumer au sud est dont la sécurité était troublée par des pillards se réclamant du vocable Ysraël. On notera s’ailleurs que les hiéroglyples associés laissent penser qu’ »Ysraël » n’est pas alors un peuple organisé et sédentarisé, mais plutôt une horde de pillards nomadisante) On retrouvera ensuite à l’époque des royaumes, Israël au nord et Juda au sud, des entités politiques plus ou moins autonomes dans cette Palestine occupée par l’Egypte jusqu’à sa conquête, en deux temps, (- 720 pour le nord, – 586 pour le sud) par les Assyriens. C’est ce que nous enseigne l’archéologie la plus récente, loin parfois d’un certain « folklore littéraire » biblique. Il est donc clair que Jérusalem prise comme capitale du Royaume de Juda est indissociable de l’essor de la communauté hébreue, juive en devenir, issue majoritairement de la tribu de Juda après la disparition des dix tribus du nord disparues (sauf environ 20 000 migrants partis au royaume de Juda) en déportation dans l’Orient assyrien après – 720. On n’oubliera pas d’ailleurs que la tribu de Benjamin, toujours associée au royaume de Juda, y était pourtant totalement marginalisée, au point de disposer de sa propre capitale, Mizpah en Benjamin, qui deviendra capitale de la province de Yéhoud medinata, la province assyrienne puis perse correspondant au royaume de Juda conquis, avant qu’un nouveau gouverneur nommé par les Perses, Néhémie, ne vienne avec Esdras à Jérusalem (sans doute vers – 450) où un premier petit autel des sacrifices avait été reconstruit plus de cinquante ans plus tôt vers – 520, à la suite du premier retour de juifs consécutif à l’édit de Cyrus, sous la conduite de Zorobabel. Si nous éviterons d’évoquer ici les controverses sur le royaume supposé de David et de Salomon et sur la nature du « Premier temple » qui n’apporteraient rien à notre argumentation, il est clair que ce « second temple » construit et développé en fait à l’époque de Néhémie va cristalliser la nation juive durant cinq siècles, jusqu’à sa destruction par Titus en + 70… Il s’agit là de données archéologiques et historiques, écrites, aujourd’hui incontournables. La vraie question est alors ce qu’il advint ensuite… Il est clair que si la diaspora au long des voies romaines a débuté dans les deux premiers siècles de notre ère, il restait encore des juifs à Jérusalem… Suffisamment en tout cas pour exercer des représailles sur les chrétiens émergeants… De la domination romaine à la colonisation byzantine, des juifs sont resté en nombre à Jérusalem… L’une de leur dernière manifestation historique sera l’effroyable massacre du réservoir de Mamilla. En 614, les Juifs de Palestine se sont alliés à leurs coreligionnaires babyloniens pour prêter main forte aux Perses dans leur conquête de la Terre sainte. A la suite de la victoire perse, les Juifs ont perpétré un holocauste massif des Gentils de Palestine… La relation d’Israël Shamir se passe commentaires : il y évoque 60 000 chrétiens, captifs rachetés aux Perses, puis égorgés dans le réservoir… http://www.israelshamir.net/French/mamilla.shtml Une page d’histoire, hallucinante de haine et de sauvagerie, à bien connaître, que les sionistes aujourd’hui ont tout fait pour minimiser et finalement occulter en détruisant le site devenu…un hôtel de luxe ! [NdCR. Entre-temps, alors que les Parthes Sassanides s'étaient emparés de tout le Moyen-Orient (Syrie, Palestine, Egypte) et de Jérusalem en 613 et emporté la relique de la Croix en 614, l'empereur romain d'Orient Héraclius (610-641) résolut de reconquérir la Cité sainte en lançant une formidable contre-offensive en 622, en Palestine, d'où il parvint à chasser les Parthes, ainsi que de toute l'Asie Mineure (la Turquie actuelle), de l'Egypte et de la Syrie. En 630, il résolut de ramener la relique de la Croix à Jérusalem. Le Ciel aida sensiblement le vaillant empereur : son armée courut de victoire en victoire ; une des conditions du traité de paix fut la reddition de la Croix de Notre-Seigneur dans le même état où elle avait été prise en 614. Quand il fut arrivé dans la Cité Sainte, il chargea la relique sur ses épaules ; mais lorsqu'il fut à la porte qui mène au Calvaire, il lui fut impossible d'avancer, à son grand étonnement et à la stupéfaction de tous : "Prenez garde, ô empereur ! lui dit alors le patriarche Zacharie ; sans doute le vêtement impérial que vous portez n'est pas assez conforme à l'état pauvre et humilié de Jésus portant sa Croix." Héraclius, quitta ses ornements impériaux, ôta ses chaussures, et, vêtu en pauvre, put gravir sans difficulté jusqu'au Calvaire et y déposer son glorieux fardeau. Pour donner plus d'éclat à cette marche triomphale, Dieu permit que plusieurs miracles fussent opérés par la vertu de ce bois sacré. À la suite de ces événements fut instituée la fête de l'"Exaltation de la Sainte Croix", pour en perpétuer le souvenir. Cependant, la même année 630, Mahomet conquit La Mecque dont les habitants adoptèrent la doctrine. En 638, menés par le calife Omar, son successeur, les musulmans s'emparaient pour la première fois de Jérusalem.] Après cette date, force est de constater que les juifs disparaissent petit à petit de Palestine… Au point qu’il n’existera plus qu’un petit quartier juif, résiduel, à Jérusalem… Au point que lorsque le mouvement sioniste (alors russe) envisagera de réimplanter en nombre des juifs en Palestine, des financiers devront acheter des terrains hors les murs de Jérusalem pour construire des quartiers juifs, dont le plus emblématique, considéré comme le plus ancien est le célèbre Mea Shearim qui date en fait de 1860 !!! Au point qu’un journaliste français, juif, André Lichtenberger apologisant l’installation des premiers sionistes dans un article célèbre du Petit Journal intitulé « Jérusalem ressuscitée » du 29 mai 1922, laissera échapper cette phrase, imprudente mais au combien significative, sur la population juive de Palestine du XIXeme siècle : “Il n’y avait pas 10.000 juifs en Palestine il y a un siècle ; il y en a aujourd’hui 80.000 dont 20.000 arrivés dans ces deux dernières années”. http://jssnews.com/2015/05/23/jerusalem-ressuscitee-par-andre-lichtenberger-29-mai-1922/ Sans autre commentaire : les juifs reconnaissent eux même avoir quasi totalement déserté la Palestine depuis pratiquement quinze siècles ! Le « Mur des Lamentations » : Une structure post christique paradoxalement cause indirecte de …la destruction du Temple ! Le fameux « Mur des lamentations » dit aussi « Mur occidental » est un segment de l’ouvrage d’art de soutènement de l’extension de l’esplanade du Temple entreprise par les souverains Hérodiens. (Trait en rouge sur le plan : « mur occidental »). D’abord, chacun peut le constater : il faut une sacrée dose de mauvaise foi pour associer cette structure au Temple, quand elle apparaît clairement à plus de cinquante mètre à l’ouest du tracé de l’enceinte proprement dite du Temple, ouvrage situé lui-même encore plus en retrait !
Plan du Mont des Oliviers Mais au-delà du fantasme du « mur résiduel du temple après sa destruction » on doit d’abord s’interroger sur la date effective d’érection dudit mur. Et là il va y avoir des grincements de dents… L’homme par qui le scandale arrive est l’éminent archéologue israélien Ronny Reich qui va découvrir, au cours de ses fouilles, des pièces de monnaies enterrées en sous œuvre dans les fondations du mur ! Des pièces frappées à l’occasion de l’installation du procurateur Valerius Gratus, le prédécesseur de Ponce Pilate, venu entre + 17 et + 20 ! On notera au passage que l’existence de ces pièces n’implique pas du tout qu’elles aient été enterrées (ou perdues) dès leur frappe : elles ont pu se retrouver là beaucoup plus tard ! C’est donc un repère chronologique a minima !
Il s’en suit que ce fameux mur, qui n’appartient pas structurellement au temple, n’a même pas été construit au temps d’Hérode dit le Grand (mort en + 4) mais ultérieurement par ses successeurs en complément des travaux d’extension qu’il avait entrepris sur l’esplanade ! http://www.lefigaro.fr/culture/2011/11/23/03004-20111123ARTFIG00667-le-mur-des-lamentations-n-a-pas-ete-construit-par-herode.php Par ailleurs, à la différence des récits bibliques de l’Ancien Testament, compilés, repris, écrits et réécrits parfois cinq siècles plus tard à Babylone, les Evangiles sont des témoignages contemporains, écrits dans les décennies qui suivirent la mort du Christ. Or nulle part il n’est fait mention dans les descriptions, ayant le temple pour cadre, de l’existence de travaux d’importance en cours sur l’esplanade et à sa périphérie ! On a donc tout lieu de supposer que ces travaux de consolidation de l’esplanade n’ont commencé qu’après l’épopée christique, disons, pas avant + 35 ! Et là, malheureusement pour les propagandistes sionistes contemporains, c’est l’historien juif Flavius Joseph qui vient conforter cette hypothèse ! (On n’est jamais trahi que par les siens !) Flavius Joseph affirme dans ses écrits que les travaux au Mont du Temple n’ont été terminés que par le roi Agrippa II, arrière-petit-fils d’Hérode à qui Néron (empereur romain de 54 à 68) attribuera une partie de la Pérée et de la Galilée. Comme tous les membres de la dynastie fantoche asmonéenne, assise initialement par les occupants et toujours étroitement contrôlée alors par les Romains, Agrippa II aidera les légions de Titus à réprimer la Grande révolte juive de 66 jusqu’à la prise de Jérusalem et à la destruction du Temple (70). Flavius Josèphe signale également que la fin du chantier avait laissé 18.000 travailleurs sans emploi ce qui aboutira à des émeutes locales récurrentes. (On comprend qu’un chantier d’une telle importance n’aurait jamais pu être passé sous silence dans les Evangiles s’il avait été contemporain de l’Histoire du Christ!) Selon certains historiens, ces mouvements sociaux sont d’ailleurs liés à l’éclatement de la Grande Révolte des Juifs de la province de Judée contre l’Empire romain en + 66 ! Ainsi donc ce fameux mur, dont l’achèvement se situe vraisemblablement en + 65, non seulement n’a rien à voir avec le Temple et son histoire mais n’aurait pas vu ledit temple plus de…cinq ans ! Pire, si on y réfléchit bien, l’édification de ce mur, par les désordres sociaux qu’elle occasionnera après sa réalisation, serait la cause initiale de la destruction du temple !!! C’est bien là qu’on devrait comprendre la dénomination familière de « mur des lamentations »… Tous ces éléments, les dirigeants israéliens les connaissent parfaitement : il est symptomatique de voir que avec quel empressement leur première réaction a été de souligner que cette résolution « jetait le doute sur les liens entre le Temple et le mur ». En fait, vous l’aurez compris, il n’y a aucun « doute » à avoir sur la question : l’un n’a rien à voir ni historiquement, ni chronologiquement, ni géographiquement avec l’autre! Les Palestiniens le savent aussi… On ne peut tout de même pas condamner leur manque d’ignorance ! Mais c’est bien ce qu’auraient voulu les Israéliens ! Claude Timmerman Source : Lamentations pour « Le mur », Media-presse.info, dans International / Israël — par Claude Timmerman — 17 octobre 2016
Jeudi 13 octobre 2016, anniversaire du miracle du soleil à Fatima, le Pape François a fait entrer la statue de Luther en grande pompe au Vatican
Jeudi 13 octobre 2016, anniversaire du miracle du soleil à Fatima, le Pape François a fait entrer la statue de Luther en grande pompe au Vatican. Il ensuite reçu en cadeau les 95 thèses de Luther et la charte œcuménique en édition prestigieuse. Considéré comme le père de la Réforme protestante, Luther s'était insurgé en 1515 contre le Pape Léon X qui avait autorisé la vente d'indulgences pour financer la construction de la basilique Saint-Pierre. Excommunié par le pape, Martin Luther, ancien prêtre augustinien, s'est ensuite marié avec une moniale avec qui il fera six enfants. Il est également connu pour s'être allié aux princes allemands contre le Pape afin de s'approprier les biens de l'Eglise sur leurs terres, non sans avoir au passage violé ou marié de force les religieuses dans tous les couvents qui s'y trouvaient. (1) Le 13 octobre dernier, le pape François recevait un groupe de chrétiens allemands, catholiques et protestants. Il leur redit combien il était opposé aux chrétiens qui cherchaient à convaincre du bien-fondé de leur foi les non-chrétiens : "Le prosélytisme est le pire ennemi de l'oecuménisme", a dit François. Le souverain pontife a ensuite encouragé le groupe catholico-luthérien allemand à se rendre en Suède pour fêter, le mois prochain, le 500e anniversaire de la Réforme - et par conséquent du schisme - de Martin Luther. (2) Cette initiative de François suscite le débat dans l'Eglise. Voici un message d'un internaute à Pro Liturgia, samedi, 15 octobre 2016 : "Je crois qu’il y a un nouveau péché : essayer de faire l’apologie de sa propre religion ; essayer de convaincre ceux qui veulent bien écouter. C’est du moins ce que j’ai cru comprendre en liant les récentes homélies que fait le Pape à la messe du matin.Pourtant, quand je lis les Evangiles, je vois que le Christ n’a jamais cessé d’essayer de convaincre. Il n’a pas réussi à convaincre tout le monde puisqu’il est mort sur la Croix. Cependant, avant de quitter cette terre, il nous a envoyé convertir les nations...Nous n’agressons pas un interlocuteur en présentant et en défendant nos convictions. Par contre, on méprise toujours un interlocuteur en ne le croyant pas capable de recevoir une idée extérieure à lui, pas capable d’analyser ce qu’il entend et pas capable de répondre positivement s’il le souhaite.Notre Pape considère qu’il ne faut pas essayer de convertir les protestants. De ce côté là, il peut être rassuré : ce n’est pas notre zèle qui va beaucoup perturber les luthériens, surtout si le schisme est un motif de joie et de célébrations pour le sommet de l’Eglise. Mais qu’ont fait des saints comme Saint François de Sales, Saint Pierre Canisius (qui ramena dans l'Eglise des régions entières d'Allemagne perdues dans le protestantisme) et bien d’autres (Saint Hilaire de Poitiers, l'Athanase de l'Occident contre les Ariens, Saint Polycarpe qui reconnut l'hérétique Marcion comme le "fils aîné de Satan", Saint Irénée, auteur du Contre les hérésies, saint Ignace d'Antioche, condamné aux bêtes à Rome et son "vos dieux sont des démons", saint Justin, le patron des philosophes et premier apologiste du christianisme, saint Martin de Tours, l'Apôtre des Gaules qui faisait abattre les arbres des faux dieux et remplaçait les temples païens par des églises et des oratoires, saint Augustin, le marteau du manichéisme et du pélagianisme, etc. Ndlr.) qui ont mis leur foi et leurs talents intellectuels au service de l’apologétique catholique ? Il faut préciser que ces saints n’étaient pas de cette Eglise moderniste et caoutchouteuse qu’on veut nous imposer aujourd’hui." (3) Dans le Dr Martin Luthers Werke, édition dite de Weimar, tome XXX, p. 470, on peut lire Luther dans le texte : "Si je veux dire : Que votre nom soit sanctifié ! il faut immédiatement que j’ajoute : Maudit, damné, honni soit le nom des papistes ! Si je dis : Que votre règne arrive ! je suis obligé de m’écrier tout aussitôt : Que la papauté soit maudite, damnée, écrasée !" Le même “docteur”, cité par J. Janssen, dans "Histoire du peuple allemand depuis la fin du moyen âge", traduction française de E. Paris : L’Allemagne et la réforme, t. II, p. 187 : "Ma gloire et mon honneur, et j’aspire à les mériter, c’est qu’un jour on puisse dire de moi que j’ai versé à pleines mains l’injure, l’outrage et la malédiction sur les papistes (...) Puisque je ne puis pas prier, je puis au moins maudire !" (4) Au vu des malédictions jetées par l'hérésiarque sur le pape et l'Eglise, on s'interroge : "On voit que "l'exorciste du Vatican" est mort. Ce cher Don Amorth... A-t-il un successeur ? Il aura du boulot..." (5) Qui était Martin Luther ? Martin Luther était le fils d'une famille paysanne déracinée, transplantée par la mutation économique de la Saxe, qui avait abandonné la terre pour tenter de mieux vivre à la ville. Certains ont attribué ce départ à un meurtre commis par son père, Hans Luther : s'étant querellé avec un paysan dans un champ, il l'aurait tué et aurait dû s'enfuir pour assurer sa sécurité. Martin Luther racontera plus tard avec le plus grand sérieux que sa mère fut longtemps malade parce qu'elle subissait les enchantements d'une voisine qui avait commerce avec le démon; le tourment ne cessa que lorsqu'on eut apaisé la sorcière avec des présents. Quand le petit frère mourut, les parents et l'entourage imputèrent cette mort, inexplicable pour eux, à quelque maléfice. Quelle est la doctrine de Martin Luther ? En 1515, moine débauché (Luther entra chez les Augustins en 1505), il a perdu tout espoir de vaincre le péché : "Dieu nous a imposé quelque chose d'impossible et qui dépasse notre pouvoir." Il dira même plus tard : "Tout ce qui est dans notre volonté est mal, tout ce qui est dans notre intelligence est erreur." Alors quelle solution reste-t-il à l'homme ? Le désespoir. Il ira jusqu'à écrire quelques quelques années plus tard : "Nous sommes les captifs du diable: il est notre prince et notre dieu; nous sommes contraints de faire ce qu'il veut et ce qu'il nous inspire." Mais Martin Luther pense avoir trouvé la solution au désespoir humain : la solution divine. Il est impossible à l'homme d'être vertueux, mais à Dieu, rien n'est impossible. Puisque martin Luther est incapable de faire du bien, même s'il pèche continûment, puisque sa volonté est radicalement mauvaise, le Christ, Lui, lui mérite le bonheur éternel... En somme, c'est pèche autant que tu veux, le Christ te sauve quand même. "Sois pécheur, et pèche fortement, mais crois plus fortement encore, et réjouis-toi dans le Christ, qui est vainqueur du péché, de la mort et du monde", écrit-il. Le sens est : bien que tu pèches, et autant de fois pèches-tu, il n'y a pas à s'en formaliser, puisque Dieu nous justifie. La conséquence psychologique, c'est qu'il n'y a ni à éviter le péché, ni à le regretter, ni à s'en corriger. En même temps, ses confrères pieux, chastes, mortifiés, fidèles à la Règle, lui apparaissent comme des pharisiens, et bientôt des monstres. En 1517, Luther est en possession de sa doctrine de l'inutilité des oeuvres; il l'approfondissait, il l'enseignait, il la prêchait. Sur le zèle évangélisateur, le pape François, disciple de Luther? Martin Luther a écrit : "Ne nous tourmentons pas, Dieu agit pour nous; ne cherchons pas le zèle : nos oeuvres sont vaines ; mais jetons-nous avec foi en Jésus-Christ, qui nous a une fois pour toutes acquis le salut. Cette doctrine est définitive chez Luther. Avec cette justification qui le sauve du désespoir, il va sauver les autres de l'enfer. Luther oublie, par exemple, que depuis la primitive Eglise, et déjà dans la tradition juive, l'aumône est considérée comme une oeuvre pie, de même que la défense de la veuve et de l'orphelin. Prêtres indignes et moines tièdes quittent leur état de sainteté par la grande porte. Ce sont eux qui rejoignent le Réformateur et célèbrent sa doctrine sur la nécessité de pécher... Il n'est absolument rien qu'ils ne s'imaginent être en droit de faire. Ils vont jusqu'à prétendre pouvoir maintenant voler, se parjurer, être adultères en toute sécurité de conscience. Un certain nombre de ses partisans, déçus, meurtris, dégoûtés, ne se contentèrent pas de critiques : ils retournèrent à l'Eglise catholique. L'un d'eux, Crotus Rubianus, écrivit : "Il y a maintenant un tel débordement dans tous les genres de vices, qu'on se demande si des hommes qui n'auraient jamais entendu parler de Jésus-Christ pourraient vivre plus mal." Il énumère les débordements qu'il voit autour de lui: l'avarice, la fraude, l'orgueil, l'intempérance, la luxure , l'adultère. "Dites-leur, ajoute-t-il, que ceux qui se laissent rogner par ces maux (c'est une citation de saint Paul), et vous ne trouverez pas une âme pour vous écouter..." [Ne vous y trompez point: ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les calomniateurs, ni les rapaces ne posséderont le royaume de Dieu. 1 Corinthiens 6: 9,10] En 1531, Crotus abjurera avec cette explication au duc Albert de Saxe : "J'ai adhéré pendant plusieurs années au protestantisme. Quand je me suis aperçu qu'il était en désaccord avec lui-même, qu'il se fragmentait en sectes innombrables, et qu'il n'y avait rien qu'il ne souillait et s'efforçait de détruire, pas même ce qui vient des Apôtres, il me vint à la pensée que c'était probablement l'esprit malin qui, sous le masque de l'Evangile, nous trompait sous l'apparence du bien pour mieux nous absorber dans le mal. Dans ce moment, je résolus de retourner à l'Eglise où j'ai reçu le baptême." Un autre Réformé, revenu de son erreur, Ulrich Zazius, de Fribourg, déclara : "Je ne ferai pas au Dieu de vérité l'injure de croire que, pendant des siècles, l'Eglise ait pu nous tromper, malgré la promesse formelle qu'elle ne tomberait pas dans l'erreur." En 1529, Theobald Gerlacher, dit Billikanus, soutenant sa thèse de doctorat en théologie, en profita pour déclarer solennellement : "En ce qui concerne les luthériens, les zwingliens et les anabaptistes, cette peste abominable dont Dieu nous afflige en punition de nos fautes, et cela à cause de l'avarice, des mauvaises moeurs et de l'aveuglement des évêques, des prêtres et autres serviteurs de l'Eglise, je déclare publiquement qu'il se trouve aussi chez eux quelque bien, mais que c'est à la faveur de ce bien que s'est développé et se développera encore davantage tout le mal et le dangereux venin de ce schisme détestable." Georges Witzel, alerté par la dégradation des moeurs écrivit : "Enfin le Seigneur me fit tomber des yeux les écailles qui m'empêchaient de voir, arracha le voile grossier qui me couvrait le coeur, me retira de la synagogue luthérienne, et me la fit connaître totalement, telle qu'elle était. L'Evangile sert de voile aux turpitudes de toutes sortes... Ils ont détruit, bouleversé, anéanti le culte et ses touchantes cérémonies, amoindri la prière, ridiculisé le jeûne, l'aumône, la pénitence et la charité. Le vice a violemment détrôné la vertu." Petit curé, Simon Stumpf, qui devient l'ami de Zwingle en 1519, puis partisan zélé de Luther, abandonne le célibat sacerdotal en 1522. Et puis un beau jour, c'est le retournement contre Luther : "Nous avons exalté cet homme immodérément, nous lui avons rendu des honneurs qui ne sont dus qu'à Dieu seul; nous l'avons placé au-dessus de Moïse, des Apôtres et de Jésus-Christ lui-même, ce moine qui n'a pas encore su rendre sa conduite conforme à sa doctrine. Il a séduit et mis en émoi le monde entier, et il n'en dort pas moins tranquillement. Il a fait de telle sorte que l'on ne peut plus, actuellement, prêcher la Parole de Dieu dans sa pureté. Ses écrits ont fait un grand nombre de luthériens, mais aucun chrétien. On peut juger du maître par les disciples: lui-même, au lieu de prêcher le Royaume de Dieu et de son divin Fils Jésus-Christ, a prêché le monde; ses disciples, à leur tour, très savants de la science de Luther mais fort peu de la science divine, s'appliquent avec zèle au royaume du monde et du ventre, et remettent à plus tard la recherche du Royaume de Dieu et de sa justice." Bientôt la lutte est engagée entre l'humanisme chrétien et le luthéranisme. Erasme, qui a abandonné le point de vue de la psychologie pour adopter celui de la théologie écrivit : "Luther est séditieux non parce qu'il est emporté et indiscipliné, mais parce qu'il défend des doctrines contraires à la foi chrétienne." Et il ajoute : "Mais ni la mort, ni la vie ne pourront me séparer de la communion de l'Eglise catholique." Les théologiens de Wittemberg dirigèrent contre leur ancien sympathisant un tir d'autant plus nourri que leur espoir a été déçu. Ils ont déclenché contre lui, écrit Erasme, "un assaut violent d'injures publiques et de pamphlets agressifs." Erasme se pencha alors, à partir de 1523 sur la doctrine luthérienne, et y releva "des paradoxes et des énigmes". Analysant la thèse indéfendable à ses yeux, de la "culpabilité de toutes les actions humaines, même celles des saints", celle de l'impossibilité du libre arbitre, terrain sur lequel il va engager bientôt les hostilités dogmatiques, il constate, comme beaucoup d'autres, qu'il s'est trompé sur l'intention et les résultats du projet luthérien, qu'il croyait une réforme morale de l'Eglise. Il dénonce à Barbirius, doyen du chapitre de Tournay, l'attitude des partisans du nouvel Evangile : "Les uns n'y voient qu'un moyen commode de satisfaire leurs passions insensées et leurs appétits charnels; beaucoup, celui de s'approprier les biens ecclésiastiques; d'autres, une bonne occasion de dissiper leurs propres biens dans l'ivrognerie et la débauche, et de les récupérer ensuite par le vol et la rapine." Annonçant à Hayo Hermann la prochaine parution de son travail, il prévoit combien celui-ci provoquera la rancune chez ces hommes, "qui ont le Christ et l'Evangile à la bouche et le diable dans le coeur." Il reprend ce thème pour Theodor Hésius : "Tous ont invariablement à la bouche les mots sacramentels d'Evangile, de Parole sainte, de Dieu, de foi, de Christ, d'Esprit-Saint - et je les vois pour la plupart se conduire de telle façon que je ne saurais douter qu'ils soient possédés du démon." L'ouvrage annoncé parut à Rotterdam (Erasme n'osant l'éditer à Bâle) le 1er septembre 1524 sous le titre : Diatribe sur le libre arbitre, ou contribution de Didier Erasme. Il reproche à Luther et à ses partisans de jeter dangereusement dans le grand public des problèmes et des solutions qui troublent les âmes, les mènent au doute, à l'abandon, au péché. "L'esprit humain est habituellement épais, charnel, enclin à l'incrédulité, sujet au mal et porté au blasphème : point n'est besoin de jeter de l'huile sur le feu !" Il rappelle le récit du Jugement dernier pour montrer l'importance des oeuvres : "J'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger...",et aussi la malédiction sur les villes "qui n'ont pas voulu faire pénitence." Il évoque Saint Paul, l'auteur préféré de Luther, commente le verset de l'épître aux Romains où Dieu rendra à chacun "selon ses oeuvres" (Rom. 2, 6), et la Première épître aux Corinthiens, et les deux épîtres à Timothée.[NdCR. On peut ajouter l'épître de saint Jacques qui mentionne que sans les oeuvres la foi est morte. "Que sert-il, mes frères, à un homme de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les oeuvres? Est-ce que cette foi pourra le sauver?" Jc, 2, 14] Les théologiens postérieurs estiment que la Diatribe, est tout à fait d'accord avec la doctrine de saint Thomas d'Aquin, et certains mêmes jugent que c'est chez lui qu'Erasme a puisé ses meilleurs arguments. Luther est l'inventeur de l'étatisation du clergé tous les biens ecclésiastiques privés de leurs possesseurs ou de leurs titulaires appartiennent au souverain; en retour, celui-ci veille aux revenus ou aux rémunérations du clergé réformé; enfin, le prince veille à la suppression de tout ce qui subsiste de catholique. Un partisan du divorce et de la bigamie A partir de 1520, il se montre partisan du divorce ou, à défaut, de la bigamie. A un correspondant, qui trahit sa femme, il conseille de l'abandonner pour trouver une épouse dans un autre milieu: ainsi, ayant contracté une nouvelle union, il ne commettra pas le péché d'adultère. Il préconise l'intervention du pouvoir civil: si une femme se refuse à son mari, "l'autorité temporelle doit agir contre elle: la contraindre ou la condamner à mort.... Que reste-t-il de la femme, "ce sot animal" pour Luther, devant le caprice de l'homme ? Le Réformateur répond : "Les oeuvres de Dieu nous disent avec évidence que les femmes doivent servir au mariage ou à la prostitution." En effet, pour Luther, la chasteté est une violence faite à la nature, et "quand on fait violence à la nature, les corps deviennent maladifs, débiles, mous, et sentent mauvais." Plus tard, fidèle à cette doctrine, il déclarera: "quiconque se sent un homme doit prendre une femme et ne pas tenter Dieu. Si les femmes ont un sexe (le mot allemand est plus cru), c'est pour offrir aux hommes un remède contre les pollutions et les adultères." Les moines en rupture de Règle et les prêtres reconvertis en pasteurs ne connurent plus de borne à leurs fantaisies sexuelles. Au mariage illicite (nul selon l'Eglise qu'ils abandonnaient), s'ajoutèrent bientôt l'adultère public, le divorce, la bigamie. Le pasteur Michael Kramer fut trigame. "Par suite de la propagation de l'Evangile, dit Luther à ses familiers, les paysans se sont portés à un tel degré de licence qu'ils se croient tout permis. Ils ne craignent plus ni enfer, ni purgatoire. Ils sont orgueilleux, grossiers, violents, cupides, prêts à toutes les escroqueries. - Nous avons la foi, disent-ils: cela doit nous suffire. C'est encore dans ses propos de table qu'il se plaint de l'ignorance religieuse du peuple: il ne se soucie plus de la doctrine, et tombe dans l'aveuglement. "Il ne se laisse arrêter ni par les châtiments, ni par la discipline, ni par les convenances. Il se livre à toute les turpitudes. De là découle une situation brutale et diabolique, à laquelle l'avenir est interdit." En 1592, parut à Rome, puis à Cologne l'année suivante, un ouvrage intitulé De Signis Ecclesiae. Il avait pour auteur l'oratorien Thomas Bozio qui avait été le confident d'un des domestiques de Luther qui avaient assisté à ses derniers moments; bouleversé par les circonstances de cette mort, il avait médité sur les évènements, s'était enfui àRome, et avait demandé sa réintégration dans l'Eglise catholique. Et voici ce que ce serviteur avait raconté à Bozio. La nuit du 17 au 18 février, Luther, après avoir copieusement soupé, s'était couché de joyeuse humeur. Mais, se réveillant ensuite, il fut pris d'épouvante, et se pendit "au moyen d'un noeud coulant." De là, les symptômes relevés par les médecins. Les prédicants accourus ne purent que constater le fait. Ils firent jurer à tous les familiers de ne pas le divulguer, "pour l'honneur de l'Evangile." Conclusion L'historien Ivan Gobry, dans sa biographie de Luther, explique : "A partir du moment où le dogme de la justification par la seule foi (sola fide NdCR.) qu'il (Luther) proclamait hautement se trouvait en contradiction avec la doctrine de l'Eglise, il devenait hérétique. Au début, les humanistes, qui lisaient ses oeuvres latines, s'y trompèrent, et Erasme tout le premier. Mais ils constatèrent bientôt que, bien loin de vouloir la correction des moeurs, Luther, par sa doctrine sur la nécessité du péché, ne faisait que légitimer le désordre établi, et de plus le faisait pénétrer là où il n'était pas encore installé. Bien loin d'appeler les moines à aimer le voeu de chasteté, il les excitait par des appels pressants à la luxure; bien loin d'appeler à aimer le voeu d'obéissance, il les poussait ouvertement à la révolte. La pratique n'avait plus d'importance; ce qui comptait, c'était la doctrine - celle de la justification par la foi seule. Il n'y avait plus qu'à pécher tout son soûl. Et comme les oeuvres devenaient inutiles, il n'y avait plus qu'à fermer les couvents, à manger du lard le vendredi et traîner les lupanars. ... Ainsi non seulement Luther, au lieu de sauver l'Eglise moralement, l'a enfoncée, en Allemagne du moins, dans sa misère morale, mais au lieu de la retirer à l'emprise du pouvoir politique, il l'y a soumise. L'Eglise de l'Esprit fut un mythe passager. Au lieu de soustraire l'Eglise au bras séculier, il l'y a enchaînée, tant par les sécularisations que par le remplacement de l'autorité de l'évêque par l'autorité du prince." (6) Au vu de cet ensemble de faits, montrant une doctrine luthérienne ruinant la morale, contredisant la doctrine de l'Eglise sur le salut par la foi et les oeuvres, des malédictions ouvertement jetées contre le pape et les "papistes", l'opposition des humanistes chrétiens au protestantisme, une doctrine religieuse luthérienne ruinant le statut et les droits des femmes, l'Eglise catholique peut-elle, sans contradiction et sans dommage pour le salut des âmes, s'associer à l'initiative de François de fêter le mois prochain le 500e anniversaire du schisme de Martin Luther ? Sources (1) Diakonos.be(2) Pro Liturgia, Actualité du vendredi 14 octobre 2016(3) Pro Liturgia, Actualité du samedi 15 octobre 2016(4) Le Forum catholique(5) Le Forum catholique(6) Ivan Gobry, Luther, biographie, édition La Table Ronde, Paris 1991, p. 10, 15, 91, 92, 200, 223, 230, 234, 235, 236, 237, 286, 289, 299, 302, 319, 333, 460, 461, 467, 468
. Que répondre aux protestants ?
La foudre frappe de nouveau le dôme de St-Pierre-de-Rome
Un puissant éclair a frappé le dôme de la Basilique Saint-Pierre ce matin, à environ 09:20, en la fête de Notre-Dame du Saint Rosaire (7 octobre).
Les proches du Vatican, gardes suisses et propriétaires de magasins locaux, ont senti le choc.
Un propriétaire du café-bar local italien a déclaré : «Tout tremblait. Je pouvais le sentir dans mes poumons. Ce fut comme si l'air avait été suspendu pour un moment.»
La dernière fois que ce phénonème s'est produit fût le 11 février 2013 - fête de Notre-Dame de Lourdes - quelques heures après que Benoît XVI eût annoncé sa démission.
Un rapport avec cette autre information : Mgr Stephan Burger, Archevêque de Freiburg (D), a annoncé que la Conférence des évêque d’Allemagne autorisera bientôt que la communion eucharistique puisse être donnée aux “divorcés-remariés”. Et ce, en plein accord avec les enseignements d’ “Amoris laetitia”... (Source : “Konradsblatt”, bulletin diocésain de Karlsruhe.) ?
Pro Liturgia, Actualité du vendredi 7 octobre 2016
Le célèbre exorciste Gabriele Amorth est décédé à l'âge de 91 ans
Auteur de plusieurs livres sur l'exorcisme, le prêtre romain a réuni des combattants du diable dans le monde entier
"Le Père Gabriele Amorth, peut-être l'exorciste catholique le plus connu dans le monde, est décédé à l'âge de 91 ans, selon les médias italiens.
Le Père Amorth, qui a souvent fait les manchettes au-delà du diocèse de Rome, où il était l'exorciste officiel, avait été hospitalisé pendant plusieurs semaines en raison des complications d'une pneumonie à l'hôpital... selon la Corriere delle Sera.
Né à Modène le 1er mai 1925, le Père Amorth a rejoint la Société de Saint-Paul à Alba en 1947, et a été ordonné à Rome en 1951. En 1985, il a été nommé exorciste du diocèse de Rome par le Cardinal Ugo Poletti.
Il a réalisé 70.000 exorcisme environ, répétant souvent le rite sur les mêmes personnes, a noté CNA.
En mai 2013, il déclara à CNA que le pape François a réalisé un exorcisme sur la Place St Pierre sur un homme, réputé possédé, en utilisant une prière de délivrance au lieu du rite ordinaire.
Au fil des ans, le Père Amorth a publié plusieurs livres, dont Un Exociste raconte son histoire; Mémoire d'un exorciste: Ma vie combattant Satan; Un Exorciste : D'autres histoires; et Un Exorciste explique le démon : l'Antiquité de Satan et son armée d'anges perdus. Il a conseillé que la bataille contre Satan commence dans la famille. La raison pour laquelle plusieurs individus deviennent mauvais est souvent parce beaucoup de jeunes "vivent sans savoir que le fait d'être enfant est sacré", et cependant ne savent pas ce que cela signifie être un bon père ou mère, dit-il.
En 1991, il a fondé l'Association internationale des exorcistes.
He performed an estimated 70,000 exorcisms, often repeating the rite on the same persons, CNA noted. - See more at: http://aleteia.org/2016/09/16/romes-celebrated-exorcist-gabriele-amorth-is-dead-at-age-91/?utm_source=Facebook&utm_medium=aleteia_en&utm_campaign=english_page#link_time=14740602
Le 8 septembre, le Père Amorth avait reçu la "Médaille de la Libération" des mains du préfet de Rome, Paola Baseline, en présence du ministre de la Défense Roberta Pinotti pour l'important rôle qu'il joua comme partisan en Emilie après le 8 septembre 1943."
. Comment mettre le diable KO ? les conseils du Père Amorth, exorciste du Vatican
. Pour l'exorciste du Vatican, le père Gabriele Amorth, « l’État islamique, c'est Satan »
. Don Gabriele Amorth - L'exorcisme et la lutte des chrétiens contre Satan
. Le "Vatican infiltré par des satanistes" - Père Gabriele Amorth (Exorciste en chef de Rome)
La Sainte Croix (Documentaire)
Depuis 1492, à Rome, la basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem abrite le "titulus crucis", petite pièce de bois constituant un morceau de l'écriteau placé au-dessus de la tête du Christ lors de sa crucifixion. La mère de l'empereur romain Constantin, sainte Hélène, l'aurait découvert en 325 à Jérusalem sur le site du Saint-Sépulcre [1] lors d'une expédition menée pour s'emparer des reliques de la Passion du Christ. Elle aurait retrouvé la croix de Jésus et les clous ayant servi à le crucifier après avoir fait raser le temple païen dédié à la triade Capitoline qui avait été construit par l'empereur Hadrien. Trois croix (celle de Jésus, celle du bon larron et celle du mauvais larron) furent alors découvertes dans une ancienne citerne.
Le titulus Crucis permit d'identifier la croix sur laquelle le Christ fut supplicié.
L'information est rapportée par saint Ambroise de Milan, le fils d'un préfet des Gaules et d'Occident et l'un des évêques les plus estimés du monde chrétien dans les pays méditerranéens, à cette époque. Il écrivit qu'Hélène découvrit "une preuve cruciale, le titulus Crucis, l'écriteau cloué au-dessus de la tête du Christ".
Un autre récit vient corroborer le récit de St Ambroise. Un Père de l'Eglise appelé Jean Chrysostome, alors évêque d'Antioche, relate cet évènement. Il dit que l'authenticité de la Croix est prouvée, parce que le titulus était toujours cloué à la Croix.
Ste Hélène aurait rapporté la plus grande partie de ces reliques dans son palais à Rome (un fragment important de la vraie Croix, la moitié du titulus crucis et l'un des clous). Les premiers historiens de l'Eglise écrivent que les reliques ont été divisées en trois lots. Hélène envoya à son fils à Constantinople des morceaux de la vraie Croix et l'un des trois clous. Des morceaux sont restés à Jérusalem et d'autres à Rome. Saint Cyrille, évêque de Jérusalem au IVe siècle, mentionne dans une lettre que la Vraie Croix a été répartie en tellement de morceaux qu'elle couvre la surface de la terre. Dans des archives du IVe et Ve siècles ap. J.-C., Michael Hesemann a découvert que la Vraie Croix était parvenue jusqu'en Gaule, en Afrique du Nord, en Asie Mineure et en Syrie. Le journaliste et historien allemand Michael Hesemann a découvert quHélène a non seulement partagé en morceaux le bois de la Croix, mais elle a aussi partagé le titulus crucis, dont on ignore le nombre exact de fragments. Mais un récit rapporte ce qu'il est advenu du fragment resté à Jérusalem. Une soixantaine d'année après le triomphe d'Hélène, un fragment a été aperçu par Egérie, une pélerine espagnole venue à Jérusaleme en 380. Elle raconte qu'elle a assisté un jour à une cérémonie où se trouvait une boîte. L'évêque de Jérusalem était accompagné de deux hommes (on pense aujourd'hui que c'était des prêtres), et ils ont assisté à la cérémonie. Lorsqu'il a ouvert la boîte, ils ont vu des fragments de la Croix et du titulus. Egérie déclare l'avoir vu. Elle est d'ordinaire considérée par les historiens comme un témoin fiable. Elle apporte une preuve supplémentaire que la Vraie Croix a bien été retrouvée et conservée.
A Rome, Ste Hélène légua ses reliques dans son testament au pape Sylvestre Ier. Autour d'une pièce de ce palais, transformée par Hélène en chapelle, fut construite quelques années après sa mort une église qui deviendra la Basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem. Selon Michael Hesemann, le fragment du titulus avec la moitié de l'inscription originale (lequel avait été mis dans un coffret protecteur en plomb en 1144 lors de travaux de transformation effectués 800 ans après la mort d'Hélène au XIIe siècle et apparemment oublié) fut retrouvé en 1492 dans la basilique lors de travaux de réparation du plafond. Un document de 1492 détaillant les travaux de restauration dans la partie qui était auparavant le palais personnel d'Hélène, a été retrouvé par Michael Hesemann. Les ouvriers retirèrent des mosaïques qui se détachaient et trouvèrent une brique avec l'inscription "titulus crucis". Ils retirèrent cette brique et derrière, ils découvrirent une boîte. Elle portait le sceau d'un cardinal du XIIe siècle de 1144. Ils brisèrent le sceau, et ouvrirent la boîte. A l'intérieur, il y avait un fragment de bois avec l'inscription en trois langues : "Jésus de Nazareth", un fragment de l'écriteau mis sur la Croix. Pour l'historien, le fait que le titulus crucis a été caché rend son authenticité encore plus crédible: qui s'amuserait à fabriquer un faux aussi élaboré pour le cacher dans un mur, sans chercher à l'exposer à la vénération du public, sans le montrer ? M. Hesemann découvre qu'en 1492, les autorités de l'église, exposent le titulus crucis à la vue du public dans la basilique, à l'endroit où il est encore vénéré aujourd'hui. De liens en liens, M. Hesemann a réussi à lier le titulus crucis de Rome à la Terre sainte. Hélène mourut en 329, elle fut canonisée et est souvent représentée avec une croix.
Le titulus fut déclaré authentique le 29 juillet 1496 par la bulle Admirabile Sacramentum du pape Alexandre VI. Le 25 avril 1995 l'historienne de l'Église Maria-Luisa Rigato put photographier l'écriteau et le peser. Il est en noyer, pèse 687 grammes, a une longueur de 25 centimètres, une largeur de 14 centimètres et une épaisseur de 2,6 centimètres.
Le titre de la Croix que Pilate fit placer est "Iesvs Nazarenvs, Rex Ivdæorvm" (INRI), Jésus de Nazareth, le Roi des Juifs (Jean 19, 19). Des sources romaines, des historiens romains nous apprennent que dans la plupart des cas de crucifixion, le nom de la personne condamnée à mort, et la nature de son crime, était inscrit que l'écriteau. L’Évangile selon Saint Jean précise que l'inscription était en trois langues, en hébreu, en grec et en latin (Jn 19:20).
Sur l'écriteau, l'on peut distinguer trois lignes d'écriture. La première ligne est composée de six lettres hébraïques qui ne sont que partiellement conservées. Les deuxième et troisième lignes avec leur inscription grecque et latine le sont mieux. Les mots à l'envers de droite à gauche sont les suivants :
ΝΑΖΑΡΕΝΥΣ Β
À partir de la première ligne, Maria-Luisa Rigato a reconstitué l'expression araméenne ישו נצר מ מ (Jeschu nazara m m), m m abrégeant malk kem, en français : "Jésus le Nazaréen votre roi". A l'instar de l'araméen, les écritures en grec et en romain ont été inscrites de droite à gauche. ce qui montre qu'elles auraient été rédigées par un scribe juif sur l'ordre du préfet romain Ponce Pilate.
Une preuve bien réelle du passage de Ste Hélène à Jérusalem est que pour commémorer la réussite de sa mission et la découverte de l'emplacement de la Vraie Croix, Hélène fit constuire une église qui est appelée "église du Saint-Sépulcre", un des lieux saints des plus visités de Jérusalem.
Un morceau de bois gravé peut-il vraiment avoir survécu près de deux mille ans ? La réponse vient de ruines romaines au Royaume-Uni : le "Mur d'Hadrien" (122 - 127 ap. J.-C.). En 1973, des archéologues creusant dans le fort romain de Vindolanda ont découvert près de 2000 tablettes en bois gravées à la main. Elles datent de l'époque du Christ. Elles se sont admirablement bien conservées dans un sol imbibé d'eau, presque entièrement dépourvu d'oxigène. En effet, l'oxygène favorise la décomposition. Les conditions de leur découverte sont presque identiques à celles du titulus crucis, tel qu'on pense qu'il a été découvert.
A la fin des années 1990, sept experts en paléographie comparative datent le titulus du Ier siècle de l'ère chrétienne. Néanmoins, le résultat est contesté par des analyses au carbone 14 en réalisées en 2002 dans un laboratoire à l'Université de Rome, faisant remonter l'existence du titulus Crucis au Moyen Age. Voici le documentaire de la chaîne "Planète", "Chasseurs de légendes, La Sainte Croix", qui rapporte ces informations.
Le documentaire nous indique (à partir de 11:40) que Sainte Hélène se rendit vite compte à Jérusalem que les chrétiens vénéraient déjà la Croix, symbole de la crucifixion du Christ. On retrouve des signes de la vénération de la Croix, dès le commencement du christianisme. Michael Hesemann explique qu'"on a découvert des croix gravées sur des ossuaires chrétiens à Jérusalem. Plusieurs éléments nous indiquent que la Croix a tout de suite été un symbole sacré de la chrétienté."
En 1998, il examina avec l'autorisation de l'Académie pontificale des sciences le Titulus Crucis, la relique exposée depuis 1492 dans la Basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem à Rome.
Il soumit le titulus à l'expertise de sept experts israéliens en paléographie comparative (la comparaison des écritures selon les époques) et érudits qui ont travaillé sur les Manuscrits de la Mer morte. Ils datèrent l'inscription qu'il porte en hébreu, en grec et en latin du Ier siècle. Hesemann remit ceS résultats au pape Jean-Paul II lors d'une audience privée. Au cours d'une conférence organisée en 1999 à l'Université pontificale du Latran, il les présenta au public, et un an plus tard parut son livre "Die Jesus-Tafel". Des investigations effectuées par le papyrologue protestant Carsten Peter Thiede et l'historienne de l'Église Maria-Luisa Rigato, de l'Université pontificale grégorienne, confirmèrent cette datation. Mais celle-ci tient l'écriteau pour une copie fidèle au titulus original.
Des analyses au carbone 14 font remonter le bois de l'écriteau aux environs du XIe siècle [2]. Hesemann attribue les valeurs mesurées à un phénomène de contamination et renvoie aux questions similaires soulevées à propos du linceul de Turin.
A l'occasion d'une conférence tenue à l'université madrilène "Universidad CEU San Pablo" en mai 2009, M. Hesemann plaida en faveur de l'authenticité de la relique [3].
Pilate fit aussi une inscription, et la fit mettre au haut de la croix; Elle portait ces mots: "Jésus de Nazareth, le roi des Juifs." Evangile selon Saint Jean, 19:19 Notes
[1] Le Saint-Sépulcre est le tombeau du Christ. Il se trouve dans un jardin non loin du Golgotha. (Jn 19:41) à Jérusalem. Aujourd'hui "église du Saint-Sépulcre". [2] F. Bella, C. Azzi, Dating of the Titulus Crucis, in: Radiocarbon, 44 (2002), pp. 685–689
[3] https://heraldosvalencia.wordpress.com/2009/04/23/ultimas-investigaciones-sobre-la-sabana-santa-y-el-sudario-de-oviedo-en-la-universidad-san-pablo-ceu/
La "messe anticipée" ou samedi contre dimanche
Extrait d'un texte de l'abbé Christophe Legrier publié pour la revue "Fideliter", n° 189, mai-juin 2009 :
Consultons d’abord le Catéchisme du concile de Trente (Ch. 31). « Ces paroles [interdisant les œuvres serviles] nous montrent d’abord que nous devons éviter tout ce qui peut entraver le culte divin. D’où il est aisé de conclure que les œuvres serviles de toute espèce sont défendues (...) parce qu’elles seraient capables de détourner notre esprit du service de Dieu, qui est la fin du précepte » (§ 5). Voilà qui est clair.
Toutefois, comme un mauvais préjugé envahit les esprits actuels, préjugé qui affirme que l’Église du concile de Trente était une Église fort éloignée des origines, nous allons d’une enjambée remonter au VIe siècle, pour y entendre la voix du concile d’Agde (506) : « Nous ordonnons aux fidèles, par un précepte spécial, d’entendre toute la Messe le dimanche, et de ne pas quitter [l’église] avant la bénédiction du prêtre. » Encore cette insistance sur le culte divin.
Entrons à présent dans l’ère des persécutions. Nos ancêtres dans la foi sanctifiaient alors le dimanche sans qu’il y eût obligatoirement de repos dominical (il faudra pour cela attendre le IVe siècle, avec la naissance de l’État chrétien). En 305, le concile d’Elvire menace d’excommunication ceux qui manqueraient trois fois de suite à la messe le dimanche. Vers 230, la Didascalie (un texte syrien ou palestinien) s’adresse aux chrétiens avec une belle éloquence : « Abandonnez tout au jour du Seigneur et courez avec diligence à vos églises, car c’est là votre louange (envers Dieu). Sinon quelle excuse auront, auprès de Dieu, ceux qui ne se réunissent pas, au jour du Seigneur, pour entendre la parole de vie et se nourrir de la nourriture divine qui demeure éternellement ? » Remontons encore dans le temps : nous trouvons au IIe siècle l'Apologie de saint Justin, expliquant que les chrétiens se réunissent « le jour du soleil » (c’est-à-dire le dimanche) pour rendre le culte à Dieu. [NDCR. Et encore plus tôt, voici ce que l'on trouve dans la "Didachè", à propos de la réunion dominicale. La Didaché est un "livre anonyme" qui "fut tellement apprécié des premiers chrétiens qu'il fut parfois tenu pour inspiré. Son auteur n'est pas connu. Il a dû voir le jour entre 100 et 150, vraisemblablement dans la région syrienne. C'est une sorte de catéchisme à l'usage des fidèles, composé de textes divers, préexistant à l'état dispersé, concernant la morale chrétienne, la hiérarchie ecclésiastique, les fêtes liturgiques, l'administration du baptême et de l'eucharistie. ... Le document émane d'une communauté de Juifs convertis au christianisme au tournant du premier siècle. ... Voici les prescriptions de la Didaché pour le Jour du Seigneur : "Réunissez-vous le jour dominical du Seigneur, rompez le pain et rendez grâce, après avoir d'abord confessé vos péchés, afin que votre sacrifice soit pur. Celui qui a un différend avec son compagnon ne doit pas se joindre à vous avant de s'être réconcilié, de peur de profaner votre sacrifice, car voici ce qu'a dit le Seigneur : 'Qu'en tout lieu et en tout temps, on m'offre un sacrifice pur; car je suis un grand roi, dit le Seigneur, et mon nom est admirable parmi les nations.'" Source: A. HAMMAN, L'Empire et la Croix, in DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p.26. "[I]nsensiblement, une fissure devait se dessiner entre eux (les premiers chrétiens) et les autres Juifs. Par exemple, la fête hebdomadaire rituelle, le Sabbat, minutieusement consacrée à la prière, se plaçait le samedi. En tant que Juifs, les premiers fidèles l'observaient. Mais à côté, une autre fête s'était imposée à eux, celle du Jour du Seigneur, où l'on commémorait la Résurrection : dans les épîtres de Saint Paul (I Cor., XVI, 2), dans les Actes (XX, 7), comme dans le texte non canonique dit Lettre de Barnabé datant d'environ 132, on trouve la preuve que ce 'premier jour de la semaine' était fête chrétienne. Il en résulte une rivalité entre ces deux journées, et peu à peu, ce fut le dimanche qui l'emporta. ... La substitution des nouvelles observances aux anciennes ne sera complète qu'à la fin du second siècle. DANIEL-ROPS, ibid., p. 27.] Tous ces témoignages montrent que, dans la sanctification du dimanche, le culte rendu à Dieu a toujours tenu la première place.
Une réforme pas à pas
L’innovation introduite dans le nouveau droit fut précédée de plusieurs demandes et autorisations. Les premières apparurent au début du pontificat de Paul VI (2). Puis une Instruction (3) fixa en 1967 les règles de cette célébration. En 1968, la faculté d’autoriser la messe anticipée fut confiée à chaque évêque diocésain. Et, en 1983, l’innovation fit son entrée triomphale dans le nouveau droit, au canon 1248 § 1.
Il faut rappeler le contexte dans lequel cette nouveauté a vu le jour. Un mot résume l’état d’esprit des hommes d’Église dans les années 1960 : l’aggiornamento, c’est-à-dire, selon certains, l’adaptation à la société moderne. Il y a une bonne adaptation et il y en a une mauvaise. S’adapter à un contexte que l’on n’a pas choisi est permis : l’Église s’est ainsi toujours adaptée aux circonstances que lui imposaient les sociétés qu’elle n’avait pas encore amenées au Christ (« christianisées ») – ou qu’elle ne pouvait plus maintenir sous le règne du Christ (4).
S’adapter à des principes néfastes en les adoptant n’est pas permis : l’Église ne peut adopter un état d’esprit contraire à sa mission et à l’esprit de Dieu. Or l’aggiornamento des années 1960 est plus qu’une adaptation au monde moderne, il consiste en une adoption de l’esprit moderne. La messe dominicale anticipée en est une belle illustration et les textes ci-dessous vont nous le montrer.
Du Ski au Syndicat
Une note de la Commission épiscopale (française) de liturgie, datée du 15 janvier 1969, donne les motifs qui ont amené à autoriser les messes le samedi soir. « Dans le monde tel qu’il se présente maintenant, il y a, le dimanche, des chrétiens qui sont en état de loisir, il y a des chrétiens qui travaillent. » Soit. Examinons à présent ces motifs dans le détail.
Voici d’abord pour les chrétiens en « état de loisir ». Il y a premièrement ceux qui « veulent éviter la fatigue du dimanche matin quand il s’agit de préparer toute une famille pour la messe, ou qui reçoivent des amis non croyants et veulent passer toute la journée avec eux ». Deuxièmement, il y a ceux qui partent en week-end : « c’est le cas de jeunes ou d’adultes qui font partie d’un groupe dont les activités de loisirs commencent très tôt le dimanche matin ou qui se rendent dans un lieu où il n’y a pas de messe (ski...) ». Ou encore « c’est le cas de personnes ou de familles qui, s’étant échappées soit le samedi midi, soit même le vendredi soir (...) pourront disposer de tout leur dimanche pour des activités de loisir ». Enfin vient le cas du conjoint incroyant, à qui l’on pourra consacrer tout son dimanche : « Dans les foyers où l’un des époux est incroyant, l’époux croyant pourra participer à la messe du samedi soir et consacrer à son conjoint toute la journée du dimanche... »
Quant à ceux qui sont « en état de travail », il y a premièrement ceux dont la profession rend difficile l’assistance à la messe (motif sérieux, mais déjà résolu en grande partie par Pie XII) ; il y a deuxièmement « la mère de famille que ses occupations retiennent le dimanche » ; il y a troisièmement les « chrétiens engagés dans les structures sociales, politiques, syndicales ou autres et qui sont en réunion à l’heure de la messe paroissiale ou toute la journée du dimanche ».
Rome elle-même a donné le ton. En 1964, une concession est donnée pour cause de « tourisme » et de « sports d’équipe » ; en 1965, nouvelle concession accordée à l’archevêque d’Alger, où figurent les motifs de « culture », de « voyage » et de « légitime détente ». A nouveau, en 1967, Paul VI concède à l’archevêque de Bordeaux la possibilité d’anticiper la messe dominicale dès le samedi soir, car « beaucoup de fidèles se rendent le dimanche sur les plages de l’Atlantique ou dans les Pyrénées et peuvent difficilement assister à la messe... » !
Pour réaliser toutes ces aspirations, le repos dominical est l’occasion idéale. A une condition, toutefois : que le culte rendu à Dieu, à savoir la messe, ne vienne pas troubler ce repos. Et voilà le divorce entre les deux obligations ! On pense au repos dominical en oubliant qu’il est au service du culte de Dieu. Désormais ce culte divin gêne le repos de l’homme, à qui on donne la place d’honneur : il gêne le sport d’équipe, le tourisme, le séjour sur les plages ou en montagne ; il gêne les réunions politiques et syndicales ; il gêne l’incroyant (pensez!) ; alors on le relègue au samedi soir, à une place secondaire, et l’inversion complète est achevée. Au culte de Dieu, qui tenait la première place, on a substitué à présent le repos de l’homme. Belle adoption, en vérité, de l’esprit moderne, qui place l’homme au centre de tout, et refuse à Dieu la première place qui lui est due !
Concluons que la messe anticipée du samedi a contribué, à sa place, à la diminution de la connaissance et de la pratique du précepte dominical.
Ces motifs expliquent pourquoi, dans les chapelles de la Fraternité Saint-Pie X, aucune des messes célébrées le samedi soir n’est une messe dominicale : la liturgie n’y est jamais celle du lendemain, mais celle du samedi. Si l’on est empêché d’aller à la messe le dimanche matin, on satisfera au précepte par la messe du dimanche soir. Et si l’empêchement dure toute la journée du dimanche, on recourra alors aux sages et traditionnelles règles de la dispense.
La messe anticipée a surtout anticipé... la ruine du dimanche. N’anticipons rien en la matière. Le dimanche, c’est le dimanche, ce n’est pas le samedi. La Palisse n’aurait pas dit autrement !
(2) 21 juin 1963 – 6 août 1978.
(3) Eucharisticum Mysterium, SRC, 25 mai 1967
(4) Un exemple d’adaptation légitime : la messe du dimanche soir. Traditionnellement, la messe dominicale avait pour elle la place d’honneur : le matin. Le pape Pie XII toutefois a autorisé cette messe le soir, non pour adopter l’esprit du monde, mais pour des raisons de bien commun : pour les détenus, empêchés par le règlement d’entendre la messe le matin (1946) ; pour les ouvriers obligés de travailler le dimanche matin (1947) ; pour les prêtres empêchés de célébrer leurs trois messes le matin (1947)
Source: http://www.lalettreauxelus.com/dossiers/pdf/messe_anticipee.pdf
Amoris Laetitia : un enseignement facultatif ?
Un fil ouvert sur "le Forum catholique" rapporte un article publié hier par Jeanne Smits sur son blog, intitulé "Pape François : l’interpration d’“Amoris laetitia” comme permettant la communion pour des divorcés remariés est la seule possible". Jeanne Smits réalise une traduction d'une information publiée en espagnol le 5 septembre, sur "Info Catholica" : "Carta del Papa Francisco en respaldo a los criterios de aplicación del capítuloVIII de «Amoris laetitia»", selon laquelle le pape François a levé l'ambiguïté de son Exhortation apostolique "Amoris Laetita": "Il n'y a pas d'autre interprétation" (que l'accès possible aux sacrements pour des couples divorcés remariés).
Voici le texte de Jeanne Smits :
Les évêques de la région de Buenos Aires en Argentine ont envoyé aux prêtres de leur diocèse un communiqués exposant des « critères de base pour l'application du chapitre 8 d’Amoris laetitia », le plus controversé où il est question de l’accès aux sacrements de la confession et de l'Eucharistie pour les divorcés « remariés ». Dans le même temps, le document a été soumis au pape François qui a répondu le 5 septembre par une lettre où il assure que le texte des prélats argentins « explicite parfaitement le chapitre 8 d’Amoris laetitia », rapporte Infocatolica. « Il n’y pas d’autre interprétation », a écrit le pape François, alors même que les évêques argentins affirment ouvertement que l'accès aux sacrements peut-être autorisé pour certains couples remariés bien que l'un ou l'autre, ou les deux se trouve toujours lié par un précédent mariage religieux qui n'a pas été déclaré nul.
La prise de position du pape François dément absolument ses assertions selon lesquelles il n'était pas au courant ne se souvenait pas vraiment de la note de bas de page de l'exhortation apostolique qui ouvre discrètement cette possibilité. Il n'est plus question de conjectures ou d'avancées discrètes. Le pape – mais nous ne dirons pas le pape revêtu de son autorité pontificale – a tranché. A moins qu'on ait abusé de sa signature, auquel cas une mise au point du Vatican s'impose dans les plus brefs délais, François confirme toutes les craintes des catholiques attachés aux normes traditionnelles de l'église et à l'enseignement explicite du Christ. Dans le même temps, il contredit les interprétations bienveillantes d’Amoris laetitia de la part de théologiens, cardinaux, évêques et autres prêtres qui refusaient d'y voir une révolution : oui, révolution il y a. Révolution du magistère ? Quelle est l'autorité d'une simple lettre, fût-elle signée de la main du pape ?
Voici plusieurs points du communiqué envoyé par les évêques de la région de Buenos Aires à leurs prêtres.
« Point n° 5. Lorsque les circonstances concrètes d'un couple le rendent possible, spécialement lorsque les deux sont chrétiens et engagés sur un chemin de foi, on peut leur proposer l'effort de vivre dans la continence. Amoris laetitia n'ignore pas les difficultés de cette option (cf la note 329) et laisse ouverte la possibilité d'accéder au sacrement de la réconciliation en cas de défaillance par rapport à cet engagement (cf la note 364, selon l’enseignement de saint Jean-Paul II au cardinal W. Baum du 22 mars 1996). »
Commentaire. Il faut rappeler ici que la citation faite dans la fameuse note 329 de Gaudium et spes est frauduleuse, puisque le document de Vatican II évoquait la continence chez les époux légitimes à des fins de régulation naturelle des naissances en soulignant que cette continence pouvait mettre en danger leur fidélité. Dans Amoris laetitia, cette mise en garde est appliquée à une relation adultérine dont il s'agirait ainsi de préserver la « fidélité ». L’enseignement de Jean-Paul II évoqué ici (par simple citation d’une note d’Amoris laetitia) ne semble pas être disponible en ligne. Il s'agit simplement de souligner qu'un engagement peut être authentique même s'il y a un « probable » risque de chute, cette dernière pouvant être absoute en confession. La révolution n'est pas la.
« Point n° 6. En d'autres circonstances plus complexes, et lorsqu'il n'a pas été possible d'obtenir une déclaration de nullité, l'option évoquée peut ne pas être mise en œuvre dans les faits. Nonobstant, un chemin de discernement est également possible. Si on n'en arrive à reconnaître que, dans un cas concret, il y a des limitations qui atténuent la responsabilité et la culpabilité (cf 301-302), particulièrement lorsqu'une personne estime qu'elle tomberait dans une nouvelle faute en faisant du tort aux enfants de la nouvelle union, Amoris laetitia ouvre la possibilité de l'accès aux sacrements de la Réconciliation et de l'Eucharistie (cf les nores 336 et 351). Ceci à leur tour dispose la personne à continuer de mûrir et de croître avec la force de la grâce. »
Commentaire. Il n'est peut-être pas inutile de rappeler que saint Thomas More s'est trouvé confronté à un cas analogue alors que le roi Henri VIII d'Angleterre expliquait qu'il était persuadé dans son for interne de la nullité de son mariage avec Catherine d'Aragon, la veuve de son frère, et craindre pour son salut éternel s'il demeurait avec elle. Thomas More avait refusé de l'approuver, estimant notamment que Catherine d’Aragon avait droit à un procès canonique pour établir la vérité. Thomas More y laissa sa tête ; faut-il dire avec le recul en 2016 que son sacrifice était absurde ? Est-il donc mort pour rien ?
« Point n°9. Il peut être opportun qu'un éventuel accès aux sacrements se réalise de manière discrète, surtout lorsque l'on prévoit des situations conflictuelles. Mais en même temps il ne faut pas laisser d'accompagner la communauté pour qu'elle grandisse dans l'esprit de compréhension et d'accueil, sans que cela implique de créer des confusions quant à l'enseignement de l'église à propos du mariage indissoluble. La communauté est un instrument de la miséricorde qui est “imméritée, inconditionnelle et gratuite”. »
Commentaire. Ici on comprend que les évêques argentins se méfient de la réaction de certains fidèles. Les voilà avertis. C'est la communauté, et non plus le prêtre dans le confessionnal qui doit dispenser la miséricorde et ne pas poser de questions sur une éventuelle inobservance des règles de l'Eglise.
Le pape François a vivement applaudi le texte dans sa lettre à Mgr Sergio Alfredo Fenoy, délégué de la région pastorale de prononcer, en le remerciant pour ce travail et en félicitant ceux qui l'ont accompli.
Voici la traduction de sa lettre :
« Mon cher frère, « J'ai reçu l’écrit de la région pastorale Buenos Aires “critères de base pour l'application du chapitre 8 d’Amoris laetitia”. Je vous remercie beaucoup de me l'avoir envoyé, et je vous félicite pour le travail que vous avez accompli : un véritable exemple d'accompagnement des prêtres… et nous savons tous combien est nécessaire cette proximité de l'évêque avec son clergé et du clergé avec l'évêque. Le prochain « le plus prochain » de l'évêque et le prêtre, et le commandement d'aimer son prochain comme soi-même commence, pour nous autres évêques, précisément avec nos curés. « L'écrit est très bon et il explicite parfaitement le sens du chapitre 8 d’Amoris laetitia. Il n'y a pas d'autre interprétation. Et je suis sûr que cela fera beaucoup de bien. Que le seigneur vous rétribue cet effort de charité pastorale. « Et c'est précisément la charité pastorale qui nous pousse à sortir pour rencontrer ceux qui sont éloignés, et une fois que nous les avons rencontrés, a entamé un chemin d'accueil, d'accompagnement, de discernement et d'intégration dans la communauté ecclésiale. Nous savons que cela est fatiguant, il s'agit d'une pastorale du “corps à corps” qui ne se satisfait pas des médiations programmatiques, organisationnelles ou légales, même si elles peuvent être nécessaires. Simplement accueillir, accompagner, discerner, intégrer. Parmi ces quatre attitudes pastorales, la moins cultivée, la moins pratiquée et le discernement ; et je considère urgente la formation au discernement, personnelle et communautaire, dans nos séminaires et dans nos presbytères. « Pour finir je voudrais rappeler qu’Amoris laetitia est le fruit du travail et de l'horizon de toute l'église, avec la médiation de deux synodes et du pape. C'est pourquoi je vous recommande une catéchèse complète de l'exhortation qui certainement aidera à la croissance, à la consolidation et à la sainteté de la famille. « Je vous remercie à nouveau du travail accompli et je vous encourage à aller de l'avant, dans les différentes communautés des diocèses, pour l'étude et la catéchèse d’Amoris laetitia. « S'il vous plaît n'oublier pas de prier et de faire prier pour moi. « Que Jésus vous bénisse et que la Sainte Vierge vous garde, « Fraternellement, François »
Je ne me risquerai pas à un commentaire.
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=811843
Commentaire Christ-Roi.
Amoris Laetitia, un enseignement facultatif ?
Nous retiendrons la remarque pertinente suivante de Jeanne Smits: "Quelle est l'autorité d'une simple lettre, fût-elle signée de la main du pape?" (pour changer la morale de l'Eglise sur la famille?)
Nous ne sommes plus simplement face à une "interprétation" hétérodoxe possible d'Amoris Laetitia mais dans une affirmation par le Pape lui-même d'une interprétation en contradiction avec deux mille ans de morale chrétienne sur la famille, et pour laquelle des théologiens, des cardinaux et des évêques se sont inquiétés. Amoris Laetitia n'est "pas un acte du magistère" selon le cardinal Burke, qui avait abondamment exprimé ses craintes d’un infléchissement de la doctrine de l’Église sur le mariage au cours des années synodales sur la famille. Le cardinal américain renvoie les lecteurs au numéro 3 du texte où le pape affirme : "Tous les débats doctrinaux, moraux, ou pastoraux ne doivent pas être tranchés par des interventions magistérielles." "La seule clé d’interprétation correcte d’Amoris laetitia est l’enseignement constant de l’Église, et sa discipline qui conserve et promeut cet enseignement" martèle le cardinal Burke pour qui l’exhortation apostolique est une simple "réflexion du Saint-Père", qui propose "ce qu’il croit personnellement être la volonté du Christ pour son Église." (1) Source
Par conséquent, un document qui ne serait pas "doctrinal" a-t-il l'autorité suffisante pour s'imposer ?
Ainsi, pour le cardinal italien, Carlo Caffarra, il y a des normes morales qui ne peuvent être dépassées. "Tu ne commettras pas d’adultère est une norme négative absolue, qui n’admet aucune sorte d’exception". (2) Source
Quoiqu'il en soit, ce nouvel "enseignement" affirmé par le Pape dans une lettre, vide de leur sens les enseignements moraux de l'Eglise qui deviennent désormais facultatifs.
Le professeur Denis Crouan a résumé l'impasse : Autrement dit, il faut conserver l'enseignement de l'Eglise mais en précisant qu 'il est désormais facultatifSite Pro Liturgia, Actualité du 09/09/2016 On voit que nous sommes là dans une impasse qui revient à détruire l'idée même d'Eglise comme institution morale normative. Notes
(1) Amoris laetitia diversement commentée par cardinaux et évêques, La Croix, le 12/04/2016 à 17h35
(2) Des théologiens catholiques critiquent Amoris laetitia, La Croix, le 12/07/2016 à 16h33
"Je vous demande d’importuner vos pasteurs"
Qui a supprimé le latin de la liturgie ? Le Concile ? Non : les évêques.
Qui a supprimé le chant grégorien de la liturgie ? Le Concile ? Non : les évêques.
Qui a supprimé les agenouilloirs dans les églises ? Le Concile ? Non : les évêques.
Qui a rendu obligatoire la célébration face au peuple ? Le Concile ? Non : les évêques.
Qui a autorisé les improvisations en liturgie ? Le Concile ? Non : les évêques.
Qui a autorisé que les prêtres puissent se dispenser de revêtir la chasuble pour célébrer la messe ? Le Concile ? Non : les évêques.
Qui a donné à certains fidèles le droit de se constituer en équipes qui privent d’autres fidèles de la liturgie de l’Eglise ? Le Concile ? Non : les évêques.
Qui a donné l’autorisation de célébrer la liturgie n’importe comment (rondes, danses...) et n’importe où (salles de fêtes, cirques...) ? Le Concile ? Non : les évêques.
Qui a habitué les fidèles à recevoir la communion dans la main ? Le Concile ? Non : les évêques.
« Je vous demande d’importuner vos pasteurs » a dit le Pape François au tout début de son pontificat. [1] Au vu de la situation de l’Eglise en France, il va falloir qu’on s’y mette...
Source: Association Pro Liturgia, Actualité du Mardi, 6 septembre 2016
Litanie à laquelle on pourrait ajouter :
Qui acquiesce à la désacralisation des églises et leur transformation en "centre d'affaires", parking, brasserie et café ? Le Concile ? Non, les évêques !
[1] Ce mot du Pape François nous demandant d'importuner les pasteurs afin de les "aider à être de bons pasteurs" a été prononcé dans son discours pour la prière du Regina Coeli, Place Saint-Pierre à Rome, dimanche 11 mai 2014, à l'occasion de la Journée mondiale de prière pour les vocations :
"En ce dimanche, prions pour les pasteurs de l’Église, pour tous les évêques, y compris l’Évêque de Rome, pour tous les prêtres, pour tous ! Prions en particulier pour les nouveaux prêtres du diocèse de Rome, que je viens d’ordonner dans la basilique Saint-Pierre. Un salut à ces 13 prêtres ! Que le Seigneur nous aide, nous pasteurs, à être toujours fidèles à notre Maître et à être des guides sages et éclairés du Peuple de Dieu qui nous est confié. À vous aussi, s’il vous plaît, je demande de nous aider: nous aider à être de bons pasteurs. Une fois j’ai lu une très belle chose sur la façon dont le peuple de Dieu aide les évêques et les prêtres à être de bons pasteurs. C’est un texte de saint Césaire d’Arles, un père des premiers siècles de l’Église. Il expliquait comment le peuple de Dieu doit aider le pasteur, et il donnait cet exemple : quand le petit veau a faim, il va vers la vache, vers sa mère, pour prendre le lait. Mais la vache ne le donne pas tout de suite : il semble qu’elle le garde pour elle. Et que fait le veau ? Il frappe sur le pis de la vache avec son museau, pour que le lait sorte. C’est une belle image ! « Vous — dit ce saint — vous devez être ainsi avec les pasteurs : frapper toujours à leur porte, à leur cœur, pour qu’ils vous donnent le lait de la doctrine, le lait de la grâce et le lait de la conduite ». Et je vous demande, s’il vous plaît, d’importuner les pasteurs, de déranger les pasteurs, nous tous pasteurs, pour que nous puissions vous donner le lait de la grâce, de la doctrine et de la conduite. Importuner ! Pensez à cette belle image du veau, qui importune sa maman pour qu’elle lui donne à manger." (Fin de citation) Source
Bon Pasteur - Fresque de la catacombe de San Callisto (Rome) A partir de la 5e minute Autre source du discours du Pape : Le Pape François communique la foi avec des images simples et parlantes. Le Suisse Romain

References: § 23
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 § 26
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 § 96
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