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Timestamp: 2017-09-23 07:25:05+00:00

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Topo 5 A : L'Eglise, instrument de notre salut - Communauté pastorale Saint-Tugdual.
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Le concile des Pères se réalisait à l’intérieur de la foi, c’était un concile de la foi qui cherche l’intellectus, qui cherche à se comprendre et cherche à comprendre les signes de Dieu à ce moment-là, qui cherche à répondre au défi de Dieu à ce moment-là et à trouver dans la Parole de Dieu la parole pour aujourd’hui et pour demain ; et pendant que tout le concile, comme je l’ai dit, était en marche à l’intérieur de la foi, comme « fides quaerens intellectum »,
le concile des journalistes, naturellement, ne s’est pas réalisé à l’intérieur de la foi, mais à l’intérieur des catégories des media de nos jours, c’est-à-dire en dehors de la foi, avec une herméneutique différente.
Nous devons garder au cœur et à l’intelligence 3 réalités que nous avons rencontrées dans nos réflexions précédentes pour mieux entrer dans la compréhension de l’Eglise :
a) 1ère réalité : Il y a peu nous évoquions la Conversion de saint Paul rapportée par les Actes des Apôtres, Paul jeté à terre par une grande lumière et qui entend cette voix venant du ciel : « « Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? »- « Qui es-tu, Seigneur ? » demanda-t-il. Et lui : « Je suis Jésus que tu persécutes. » » Nous savons bien que Jésus est mort et ressuscité, qu’Il ne peut plus être persécuté, ceux qui sont alors persécutés ce sont les premiers chrétiens, Saint Paul dit dans les Actes au chapitre 26 : « j’ai moi-même jeté en prison un grand nombre de saints, ayant reçu ce pouvoir des grands prêtres… et, dans l’excès de ma fureur contre eux, je les poursuivais jusque dans les villes étrangères. »
Le 31 octobre dernier, lors de l’audience publique du mercredi, [4] Place Saint Pierre, Benoît XVI évoquait dans le cadre de l’Année de la Foi « la foi de l’Église » et le « commencement de l’aventure chrétienne, lorsque l’Esprit Saint descend avec puissance sur les disciples, le jour de la Pentecôte — comme le rapportent les Actes des Apôtres au chapitre 2 — l’Église naissante reçoit alors la force d’accomplir la mission qui lui a été confiée par le Seigneur ressuscité : diffuser l’Évangile aux quatre coins du monde, la bonne nouvelle du Règne de Dieu, et ainsi conduire l’homme à la rencontre avec Lui, à la foi qui sauve.… les Actes rapportent ensuite le grand discours de Pierre … Il part d’un passage du prophète Joël (3, 1-5), en le rattachant à Jésus, et en proclamant le noyau central de la foi chrétienne : Celui qui avait fait du bien à tous, qui avait été accrédité auprès de Dieu, par des prodiges et de grands signes, a été cloué sur la croix et tué, mais Dieu l’a ressuscité des morts, le faisant Christ et Seigneur. Avec lui, nous sommes entrés dans le salut définitif annoncé par les prophètes et celui qui invoquera son nom sera sauvé (cf. Ac 2, 17-24). » Nous sommes tous entrés dans le salut définitif. Et Benoît XVI poursuit : « En écoutant ces paroles de Pierre, de nombreuses personnes se sentent interpellées personnellement : « D’entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres : « Frères, que devons nous faire ? » » -
Et bien poursuit Benoît XVI : « ils se repentent de leurs péchés et se font baptiser en recevant le don de l’Esprit Saint (cf. Ac 2, 37-41). C’est ainsi que commence le chemin de l’Église, communauté qui porte cette annonce dans le temps et dans l’espace, communauté qui est le Peuple de Dieu fondé sur la nouvelle alliance grâce au sang du Christ et dont les membres n’appartiennent pas à un groupe social ou ethnique particulier, mais qui sont des hommes et des femmes provenant de toute nation et culture. C’est un peuple « catholique » qui parle des langues nouvelles, universellement ouvert pour accueillir chacun, au-delà de toute frontière, en abattant toutes les barrières. Saint Paul dit : « Il n’y a plus de grec ni de juif, ni circoncision ni incirconcision, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni homme libre, mais le Christ qui est tout en tous » (Col 3, 11). »
Que devons nous faire ? Dimanche, 10 février 2013, fête de Notre Dame de la Confiance, en visite au Grand Séminaire de Rome, Benoît XVI donne la réponse : « … l’arbre de l’Eglise ne meurt pas mais renaît toujours de nouveau« . L’Eglise est l’avenir car elle »porte l’éternité « . Pour conclure, le pape a invité à » toucher Jésus« dans la foi , c’est-à-dire le toucher comme la femme guérie en touchant le manteau de Jésus… » Les séminaristes ont répondu par un tonnerre d’applaudissements prolongés. La joie de cette rencontre se lisait sur les visages. »Viva il papa !" ont acclamé les séminaristes.
C.E.C. au N°748-749-752 « Le Christ est la lumière des peuples : réuni dans l’Esprit Saint, le saint Concile souhaite donc ardemment, en annonçant à toutes créatures la bonne nouvelle de l’Évangile, répandre sur tous les hommes la clarté du Christ qui resplendit sur le visage de l’Église »(LG 1). C’est sur ces paroles que s’ouvre Lumen Gentium. Par là, le Concile montre que l’article de foi sur l’Église dépend entièrement des articles concernant le Christ Jésus. L’Église n’a pas d’autre lumière que celle du Christ … L’article sur l’Église dépend aussi entièrement de celui sur le Saint-Esprit…
Le mot « Église », en grec « ekklèsia », signifie « convocation » et désigne des assemblées du peuple (cf. Ac 19, 39). C’est le terme fréquemment utilisé dans l’Ancien Testament grec pour l’assemblée du peuple élu devant Dieu (cf. Ex 19). En s’appelant « Église », la première communauté de ceux qui croyaient au Christ se reconnaît héritière de cette assemblée. Dans le langage chrétien, le mot « Église » désigne l’assemblée liturgique mais aussi la communauté locale ou toute la communauté universelle des croyants. Ces trois significations sont en fait inséparables. « L’Église », c’est le Peuple que Dieu rassemble dans le monde entier. Elle existe dans les communautés locales et se réalise comme assemblée liturgique, surtout eucharistique. Elle vit de la Parole et du Corps du Christ et devient ainsi elle-même Corps du Christ.
Dans l’Écriture Sainte, nous trouvons une foule d’images et de figures liées entre elles, les images prises de l’Ancien Testament correspondent au « Peuple de Dieu ». L’Église, est le bercail dont le Christ est l’entrée unique et nécessaire ; l’Église est le terrain de culture , le champ de Dieu, la Vigne véritable. L’Église est la construction de Dieu et surtout le temple saint ; elle est aussi « la Jérusalem d’en haut » et « notre mère » et l’épouse immaculée de l’Agneau.
C.E.C. 758-762 « Pour scruter le mystère de l’Église, il convient de méditer d’abord son origine dans le dessein de la Très Sainte Trinité et sa réalisation progressive dans l’histoire. Lumen Gentium au § 2 « Le Père éternel par la disposition absolument libre et mystérieuse de sa sagesse et de sa bonté a créé l’univers ; il a décidé d’élever les hommes à la communion de sa vie divine »… Cette « famille de Dieu » se constitue et se réalise graduellement au long de l’histoire humaine : l’Église a été « préfigurée dès l’origine du monde ; elle a été merveilleusement préparée dans l’histoire du peuple d’Israël et dans l’Ancienne Alliance ; elle a été instituée enfin en ces temps qui sont les derniers ; elle est manifestée grâce à l’effusion de l’Esprit Saint et, au terme des siècles, elle sera consommée dans la gloire » (LG 2).
« Le monde fut créé en vue de l’Église », disaient dans une magnifique formule les chrétiens des premiers temps comme Hermas ou Justin. Dieu a créé le monde en vue de la communion à sa vie divine, communion qui se réalise par la « convocation » des hommes dans le Christ, et cette « convocation », c’est l’Église ».
Cette alliance nouvelle rappelle Lumen Gentium § 3 il appartient au Fils de réaliser, dans la plénitude des temps, le plan de salut de son Père ; c’est là le motif de sa « mission »
Suivons Lumen Gentium aux § 3 et 5 « Le Seigneur Jésus posa le commencement de son Église en prêchant l’heureuse nouvelle, l’avènement du Règne de Dieu promis dans les Écritures depuis des siècles » (LG 5). L’Église « est le Règne du Christ déjà mystérieusement présent » (LG 3). « Ce Royaume brille aux yeux des hommes dans la parole, les œuvres et la présence du Christ » (LG 5). Accueillir la parole de Jésus, c’est « accueillir le Royaume lui-même ».
L’Église est née du don total du Christ pour notre salut, anticipé dans l’institution de l’Eucharistie et réalisé sur la Croix. « Le commencement et la croissance de l’Église sont signifiés par le sang et l’eau sortant du côté ouvert de Jésus crucifié » (LG 3). « Car c’est du côté du Christ endormi sur la Croix qu’est né l’admirable sacrement de l’Église toute entière. » Contemplons cela avec foi et reconnaissance : « C’est du côté du Christ endormi sur la Croix qu’est né l’admirable sacrement de l’Église toute entière. »
Reprenons Lumen Gentium au § 4 « Une fois achevée l’œuvre que le Père avait chargé son Fils d’accomplir sur la terre, le jour de Pentecôte, l’Esprit Saint fut envoyé pour sanctifier l’Église en permanence » (LG 4). C’est alors que « l’Église se manifesta publiquement devant la multitude et que commença la diffusion de l’Évangile avec la prédication » (AG 4). Parce qu’elle est « convocation » de tous les hommes au salut, l’Église est, par sa nature même, missionnaire, envoyée par le Christ à toutes les nations pour en faire des disciples (cf. Mt 28, 19-20 ; AG 2 ; 5-6).
Pour réaliser cette mission, l’Esprit Saint « équipe et dirige l’Église grâce à la diversité des dons hiérarchiques et charismatiques » (LG 4). "
Lumen Gentium aux § 48, 8, 5, 6 et 2 : « L’Église (…) n’aura sa consommation que dans la gloire céleste » (LG 48), lors du retour glorieux du Christ. Jusqu’à ce jour, « l’Église avance dans son pèlerinage à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu » écrit Saint Augustin, (civ. 18, 51 ; cf. LG 8). – Comme cette expression de saint Augustin reste d’actualité - « Ici-bas, elle se sait en exil, loin du Seigneur (cf. 2 Co 5, 6 ; LG 6), et elle aspire à l’avènement plénier du Royaume, « l’heure où elle sera, dans la gloire, réunie à son Roi » (LG 5). La consommation de l’Église, et à travers elle, celle du monde, dans la gloire ne se fera pas sans de grandes épreuves. Alors seulement, « tous les justes … se trouveront rassemblés dans l’Église universelle auprès du Père » » (LG 2).
Ainsi « dans l’Église cette communion des hommes avec Dieu par « la charité qui ne passe jamais » écrit saint Paul (1 Co 13, 8) est le but qui commande tout. » (cf. LG 48).
Mais c’est uniquement « avec les yeux de la foi » (Catech. R. 1, 10, 20) – l’Année de la Foi prend tout sons sens - que l’on peut voir dans la réalité visible de l’Église en même temps une réalité spirituelle, porteuse de vie divine, on parle du mystère de l’Église.
Elle est à la fois : « une société dotée d’organes hiérarchiques et le Corps Mystique du Christ » ; « une assemblée visible et une communauté spirituelle » ; « une Église terrestre et une Église parée de dons célestes. » Selon Lumen Gentium § 8 ces dimensions constituent ensemble » une seule réalité complexe, faite d’un double élément humain et divin. « C’est dans l’Église que le Christ accomplit et révèle son propre mystère, c’est à dire qu’il est en lui-même l’accomplissement du dessein de Dieu qui voulait » récapituler tout en Lui « (Ephésiens 1, 10). Saint Paul appelle un » grand mystère " (Ep 5, 32) l’union du Christ à l’Église comme à son épouse (cf. Ep 5, 25-27), ainsi l’Église devient elle-même à son tour mystère (cf. Ep 3, 9-11).
C’est en ce sens que le Christ est Lui-même le mystère du salut. Les sept sacrements sont les signes et les instruments par lesquels l’Esprit Saint répand la grâce du Christ, qui est la Tête, dans l’Église qui est son Corps. L’Église contient donc et communique la grâce invisible qu’elle signifie. C’est en ce sens analogique qu’elle est appelée « sacrement ». Selon Lumen Gentium § 1 « L’Église est, dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et l’instrument de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (LG 1) : Être le sacrement de l’union intime des hommes avec Dieu : c’est là le premier but de l’Église.
Et parce que la communion entre les hommes s’enracine dans l’union avec Dieu, l’Église est aussi le sacrement de l’unité du genre humain . En elle, cette unité est déjà commencée puisqu’elle rassemble des hommes « de toute nation, race, peuple et langue » (Apocalypse 7, 9) ; l’Église est à la fois « signe et instrument » de la pleine réalisation de cette unité qui doit encore venir.
Dès le début, Jésus a associé ses disciples à sa vie (cf. Mc 1, 16-20 ; 3, 13-19) ; Il leur a révélé le mystère du Royaume (cf. Mt 13, 10-17), leur a donné part à sa mission, à sa joie (cf. Lc 10, 17-20) et à ses souffrances (cf. Lc 22, 28-30). Jésus leur parle aussi d’une communion encore plus intime en saint Jean au chapitre 6 : « Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jn 6, 56).
Ainsi lorsque sa présence visible leur a été enlevée, Jésus n’a pas laissé ses disciples orphelins (cf. Jn 14, 18). Il leur a promis de rester avec eux jusqu’à la fin des temps (cf. Mt 28, 20), il leur a envoyé son Esprit (cf. Jn 20, 22 ; Ac 2, 33). La communion avec Jésus en est devenue, d’une certaine façon, plus intense. Ecoutons Lumen Gentium §7 « En communiquant son Esprit à ses frères, qu’il rassemble de toutes les nations, Il les a constitués mystiquement comme son corps » (LG 7). On parle du Corps mystique du Christ.
a) l’unité de tous les membres entre eux par leur union au Christ : Lumen Gentium §7, « Dans ce corps la vie du Christ se répand à travers les croyants que les sacrements, d’une manière mystérieuse et réelle, unissent au Christ souffrant et glorifié » (LG 7). Ceci est particulièrement vrai du Baptême et de l’Eucharistie.
b) L’unité du corps n’abolit pas la diversité des membres : Le Christ « est la Tête du Corps qui est l’Église » (Colossiens 1, 18). Il est le Principe de la création et de la rédemption. Élevé dans la gloire du Père, « Il a en tout la primauté » dit saint Paul aux Colossiens (Col 1, 18). et principalement sur l’Église Les saints ont une conscience très vive de cette unité : « De Jésus-Christ et de l’Église, il m’est avis que c’est tout un, et qu’il n’en faut pas faire difficulté » disait Jeanne d’Arc lors de son procès.
c) Enfin l’Église est Épouse du Christ. L’unité du Christ et de l’Église implique aussi la distinction des deux dans une relation personnelle. Cet aspect est souvent exprimé par l’image de l’époux et de l’épouse. Ce thème du Christ Époux de l’Église a été préparé par les prophètes, annoncé par Jean-Baptiste (cf. Jn 3, 29) et Jésus s’est lui-même désigné comme « l’Époux ».
Pie XII, dans l’encyclique « Mystici Corporis », souligne : « C’est à l’Esprit du Christ comme à un principe caché qu’il faut attribuer que toutes les parties du Corps soient reliées, aussi bien entre elles qu’avec leur Tête suprême, puisqu’il réside tout entier dans la Tête, tout entier dans le Corps, tout entier dans chacun de ses membres » (Pie XII, Enc. « Mystici Corporis » : DS 3808). L’Esprit Saint fait de l’Église « le Temple du Dieu Vivant » comme l’écrit saint Paul dans plusieurs de ses lettres. (2 Co 6, 16 ; cf. 1 Co 3, 16-17 ; Ep 2, 21)
Selon la belle formule de Saint Irénée : « là où est l’Église, là est aussi l’Esprit de Dieu ; et là où est l’Esprit de Dieu, là est l’Église et toute grâce. » (S. Irénée, hær. 3, 24, 1). L’Esprit Saint opère de multiples manières l’édification du Corps tout entier dans la charité (cf. Ep 4, 16) : par la Parole de Dieu, par les sacrements qui donnent croissance et guérison aux membres du Christ, par les vertus qui font agir selon le bien, enfin par les multiples grâces spéciales appelées « charismes ». « Extraordinaires ou simples et humbles, les charismes sont des grâces de l’Esprit Saint qui ont, directement ou indirectement, une utilité ecclésiale, ordonnés qu’ils sont à l’édification de l’Église, au bien des hommes et aux besoins du monde. »
Le Peuple de Dieu a des caractéristiques qui le distinguent nettement de tous les groupements religieux, ethniques, politiques ou culturels de l’histoire :
Il est le Peuple de Dieu : Dieu n’appartient en propre à aucun peuple ; on devient membre de ce Peuple non par la naissance physique, mais par la « naissance d’en haut », « de l’eau et de l’Esprit » (Jn 3, 3-5), c’est-à-dire par la foi au Christ et le Baptême ; ce Peuple a pour Tête Jésus le Christ, l’Oint, le Messie ; la condition de ce Peuple, c’est la dignité de la liberté des fils de Dieu ; " sa loi , c’est le commandement nouveau d’aimer comme le Christ lui-même nous a aimés (cf. Jn 13, 34) ; sa mission , c’est d’être le sel de la terre et la lumière du monde (cf. Mt 5, 13-16) ; sa destinée , enfin, c’est le Royaume de Dieu, commencé sur la terre par Dieu lui-même se dilate jusqu’à la fin des temps.
« Que pense l’Église de l’homme ? Quelles orientations semblent devoir être proposées pour l’édification de la société contemporaine ? Quelle signification dernière donner à l’activité de l’homme dans l’univers ? Croyants et incroyants sont généralement d’accord sur ce point : tout sur terre doit être ordonné à l’homme comme à son centre et à son sommet. ..Instruite par la Révélation divine, l’Église peut apporter une réponse où se trouve dessinée la condition véritable de l’homme, où sont mises au clair ses faiblesses, mais où peuvent en même temps être justement reconnues sa dignité et sa vocation.
La Bible, en effet, enseigne que l’homme a été créé « à l’image de Dieu », capable de connaître et d’aimer son Créateur, qu’il a été constitué seigneur de toutes les créatures terrestres pour les dominer et pour s’en servir, en glorifiant Dieu. Mais Dieu n’a pas créé l’homme solitaire : dès l’origine, « il les créa homme et femme » (Gn 1, 27). Cette société de l’homme et de la femme est l’expression première de la communion des personnes. Car l’homme, de par sa nature profonde, est un être social, et, sans relations avec autrui, il ne peut vivre ni épanouir ses qualités.
Jésus-Christ est celui que le Père a oint de l’Esprit Saint et qu’il a constitué « Prêtre, Prophète et Roi ». Le Peuple de Dieu tout entier participe à ces trois fonctions du Christ et il porte les responsabilités de mission et de service qui en découlent. En entrant dans le Peuple de Dieu par la foi et le Baptême, on reçoit part à sa triple vocation : sa vocation sacerdotale , « le Peuple saint de Dieu participe aussi à la fonction prophétique du Christ » par son sens surnaturel de la foi ; le Peuple de Dieu participe enfin à la fonction royale du Christ. Le Christ, Roi et Seigneur de l’univers, s’est fait le serviteur de tous, pour le chrétien, « régner, c’est le servir » (LG 36),
Dans son homélie pour l’Epiphanie le 6 janvier 2006 il disait : « « De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux » (M t 5, 16). En écoutant ces paroles de Jésus, nous, membres de l’Eglise, ne pouvons pas ne pas percevoir toute l’insuffisance de notre condition humaine, marquée par le péché. L’Eglise est sainte mais elle est composée d’hommes et de femmes avec leurs limites et leurs erreurs. Seul le Christ, en nous donnant l’Esprit Saint, peut transformer notre misère et nous renouveler continuellement. C’est Lui la lumière des nations, lumen gentium, qui a choisi d’éclairer le monde à travers son Eglise (cf. Concile Vatican II, Lumen gentium, n. 1). »
[1] http://www.vatican.va/archive/hist_…
[2] http://www.vatican.va/archive/hist_…
[3] http://www.zenit.org/fr/authors/1f6…
[4] 4 http://www.vatican.va/holy_father/b…
[5] 5 Dans le discours de Benoît XVI aux prêtres du diocèse de Rome le 14 février 2013 : Second thème : l’Eglise.
http://www.zenit.org/fr/authors/1f6…
Nous savons que le concile Vatican I a été interrompu à cause de la guerre franco-allemande et il est resté ainsi avec une unilatéralité, avec un fragment, parce que la doctrine sur le primat – qui avait été définie, grâce à Dieu, en ce moment historique pour l’Eglise, et qui a été très nécessaire pour le temps qui a suivi – n’était qu’un élément dans une ecclésiologie plus vaste, prévue, préparée. Et ainsi ce fragment était resté. Et on pouvait dire : si le fragment reste tel qu’il est, nous tendons vers une unilatéralité : l’Eglise serait seulement le primat. Et donc, dès le début il y avait cette intention de compléter l’ecclésiologie de Vatican I, à une date qui était à trouver, pour avoir une ecclésiologie complète.
Nous dirons que c’était là les deux éléments fondamentaux et, dans la recherche d’une vision théologique complète de l’ecclésiologie, entretemps, après les années 40, quelques critiques étaient apparues, dans les années 50, sur le concept de Corps du Christ : « mystique » serait trop spirituel, trop exclusif ; on avait alors mis en jeu le concept de « peuple de Dieu ». Et le concile, avec justesse, a accepté cet élément, qui est considéré chez les Pères comme l’expression de la continuité entre l’Ancien et le Nouveau testament. Dans le texte du Nouveau testament, l’expression « Laos tou Theou », qui correspond aux textes de l’Ancien testament, signifie – à part deux exceptions me semble-t-il – l’antique peuple de Dieu, les Hébreux qui, parmi les peuples (« goim ») du monde, sont « le » peuple de Dieu. Et les autres, nous les païens, nous ne sommes pas en soi le peuple de Dieu, nous devenons les enfants d’Abraham et donc le peuple de Dieu en entrant en communion avec le Christ, qui est l’unique semence d’Abraham.
[6] http://www.zenit.org/fr/authors/1f6…
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