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Timestamp: 2020-02-18 19:42:50+00:00

Document:
Infirmier Anesthésiste : la formation (textes officiels)
(textes officiels)
Arrêté du 17 janvier 2002
relatif à la formation conduisant
au diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste
NOR : MESP0220316A
(Journal officiel du 2 février 2002)
Vu le code de la santé publique, et notamment ses articles L. 3111-4, L. 4151-5, L. 4111-2, L. 4311-3
et L. 4311-12 ;
Vu le décret n° 89-756 du 18 octobre 1989 modifié portant statut particulier des directeurs des écoles
paramédicales relevant des établissements d'hospitalisation publics ;
Vu le décret n° 93-345 du 15 mars 1993 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession
d'infirmier ;
Vu le décret n° 94-1046 du 6 décembre 1994 relatif aux missions et attributions des directions régionales et
départementales des affaires sanitaires et sociales ;
Vu le décret n° 94-1050 du 5 décembre 1994 relatif aux conditions techniques de fonctionnement des établissements
de santé en ce qui concerne la pratique de l'anesthésie ;
former des infirmiers diplômés d'Etat ou des sages-femmes diplômées d'Etat à la polyvalence des soins infirmiers
dans les domaines de l'anesthésie, de la réanimation, des urgences et de la prise en charge de la douleur ;
mettre en oeuvre la formation préparatoire aux épreuves d'admission dans les écoles d'infirmiers anesthésistes ;
assurer la formation continue ;
DE L'AGRÉMENT DES ÉCOLES PRÉPARANT
AU DIPLÔME D'ÉTAT D'INFIRMIER ANESTHÉSISTE
L'agrément des enseignements donnés aux candidats au diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste est prononcé par
le préfet de région, après avis de la commission des infirmiers du Conseil supérieur des professions paramédicales,
sur la base d'un dossier comprenant les documents suivants :
- la liste des terrains de stage, la qualité des responsables de stage et un rapport sur l'activité des services
d'accueil des stagiaires ;
pour les centres d'instruction relevant du ministère de la défense,
- une analyse globale des besoins en infirmiers anesthésistes diplômés d'Etat ;
A l'exception des écoles agréées antérieurement à la publication de l'arrêté du 24 janvier 1972 ne peuvent être
agréées que celles gérées par un centre hospitalier universitaire ou un hôpital d'instruction des armées.
Toutefois, par dérogation à cette règle, peuvent également être agréées les écoles gérées par un établissement
public de santé ou un établissement de santé privé ayant passé convention avec un centre hospitalier universitaire.
La direction de l'école est assurée par un infirmier anesthésiste diplômé d'Etat, titulaire du diplôme de cadre de
Les directeurs des écoles gérées par un établissement public de santé sont nommés conformément au décret du 18
octobre 1989 susvisé. Ils sont, en outre, agréés par le préfet de région après avis de la commission des infirmiers
du Conseil supérieur des professions paramédicales.
Les directeurs des écoles gérées par un organisme privé sont agréés par le ministre chargé de la santé après avis
de la commission des infirmiers du Conseil supérieur des professions paramédicales.
Dans le cadre des centres d'instruction relevant du ministère de la défense, la direction de ceux-ci est assurée
par un médecin spécialiste en anesthésie-réanimation des hôpitaux des armées, désigné par le directeur central du
service de santé des armées. Il est assisté par un infirmier anesthésiste diplômé d'Etat, titulaire du diplôme de
cadre de santé, portant le titre de directeur technique, également désigné par le directeur central du service de
Le directeur et le directeur technique de ces centres sont agréés par le préfet de région après avis de la
commission des infirmiers du Conseil supérieur des professions paramédicales.
Ils doivent également justifier du diplôme de cadre de santé et d'une expérience professionnelle d'une durée au moins
égale à cinq ans en qualité d'infirmier anesthésiste diplômé d'Etat.
Dans chaque école, un professeur des universités, praticien hospitalier spécialiste, qualifié en anesthésie-réanimation,
est agréé par le préfet de région, en qualité de conseiller scientifique. A ce titre, il est responsable du contenu
scientifique de l'enseignement et de la qualité de celui-ci. Il s'assure de la qualification des intervenants médicaux.
Les dispositions du titre II du présent arrêté sont applicables aux écoles existantes. Les établissements gestionnaires
doivent, avant le 1er septembre 2002, soumettre un nouveau dossier d'agrément. Les agréments antérieurement accordés
à celles-ci demeurent valables jusqu'à l'obtention d'un nouvel agrément.
DES CONDITIONS GÉNÉRALES D'ADMISSION
Pour être admis à suivre l'enseignement sanctionné par le diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste, les candidats
- être titulaires soit d'un diplôme, certificat ou autre titre mentionné à l'article L. 4311-3 ou à l'article
L. 4311-12 du code de la santé publique leur permettant d'exercer sans limitation la profession d'infirmier, soit
d'un diplôme, certificat ou autre titre mentionné à l'article L. 4151-5 du code de la santé publique leur permettant
d'exercer la profession de sage-femme ou d'une autorisation d'exercice délivrée par le ministre chargé de la santé
en application de l'article L. 4111-2 du code de la santé publique ;
- justifier de deux années minimum d'exercice, en équivalent temps plein, soit de la profession d'infirmier, soit de
la profession de sage-femme, au 1er janvier de l'année du concours ;
- avoir subi avec succès les épreuves d'admission à la formation préparant au diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste,
organisées par chaque école agréée, sous la responsabilité du préfet de région ;
- avoir acquitté les droits de scolarité fixés par arrêté ministériel, sauf dans les centres d'instruction relevant
du ministère de la défense ;
- avoir souscrit par convention l'engagement d'acquitter les frais d'enseignement fixés par le conseil d'administration
de l'organisme gestionnaire, sauf dans les centres d'instruction relevant du ministère de la défense.
En sus de la capacité théorique agréée et dans la limite de 10 % de l'effectif de première année peuvent être
admises des personnes titulaires d'un diplôme étranger d'infirmier ou de sage-femme non validé pour l'exercice en
France. Celles-ci doivent justifier d'un exercice professionnel de deux ans, satisfaire aux tests de niveau
professionnel et à une épreuve permettant d'apprécier leur maîtrise de la langue française. Ces épreuves sont organisées
par le service culturel de l'ambassade de France dans le pays concerné. Les sujets sont proposés et corrigés par le
directeur et les enseignants de l'école choisie par le candidat.
Un justificatif de prise en charge financière et médico-sociale pour la durée des études est exigé. Les pièces
constituant le dossier sont énumérées à l'article 12 du présent arrêté. Elles devront être traduites par un traducteur
agréé par le service culturel de l'ambassade de France.
Pour les candidats résidant dans les départements et territoires d'outre-mer, l'école ou les écoles de métropole
choisies par les candidats peuvent organiser l'épreuve écrite d'admissibilité dans les départements ou territoires
d'outre-mer avec la participation des représentants locaux de l'Etat, sous réserve qu'elle se déroule le même jour
et à la même heure qu'en métropole.
Chaque année, sur proposition du directeur de l'école, un arrêté du préfet de région fixe la date de clôture des
inscriptions et la date des épreuves d'admission.
Après accord du directeur régional des affaires sanitaires et sociales, les écoles d'une même région qui le souhaitent
ont la possibilité de se regrouper en vue d'organiser en commun les épreuves d'admission.
Pour se présenter aux épreuves d'admission, les candidats déposent à l'école de leur choix un dossier comprenant
les pièces indiquées ci-dessous :
- un état des services avec justificatifs de l'ensemble de la carrière d'infirmier diplômé d'Etat ou de sage-femme
diplômée d'Etat, attestant un exercice professionnel équivalent temps plein à vingt-quatre mois minimum au 1er
janvier de l'année du concours ;
- pour les infirmiers diplômés d'Etat et les sages-femmes diplômées d'Etat exerçant leur activité dans le secteur
libéral, en plus du curriculum vitae détaillé, un certificat d'identification établi par la ou les caisses primaires
d'assurance maladie du secteur de leur exercice et une attestation d'inscription au rôle de la patente ou de la
taxe professionnelle pour la période correspondant à leur exercice établi par les services fiscaux de leur lieu
d'exercice, et de tout autre document permettant de justifier des modes d'exercice et des acquis professionnels
postérieurs à l'obtention du diplôme d'Etat d'infirmier ou de sage-femme ;
- un certificat médical attestant que le candidat a subi les vaccinations obligatoires fixées par l'article L. 3111-4
- un document attestant le versement des droits d'inscription aux épreuves d'admission, sauf dans les centres
d'instruction relevant du ministère de la défense.
Le jury des épreuves d'admission est nommé par arrêté du préfet de région, sur proposition du directeur de l'école
et, pour les centres d'instruction relevant du ministère de la défense, par le directeur central du service de
- le conseiller scientifique de l'école ou le directeur technique pour les centres d'instruction relevant du ministère
- un ou plusieurs cadres infirmiers anesthésistes enseignants à l'école, autres que ceux ayant assuré le suivi de
la formation préparatoire aux épreuves d'admission ;
- un ou plusieurs cadres infirmiers anesthésistes ou un ou plusieurs infirmiers anesthésistes accueillant des élèves
en stage, autres que ceux ayant assuré le suivi de la formation préparatoire aux épreuves d'admission.
Pour l'ensemble des épreuves, la parité entre les médecins spécialistes qualifiés en anesthésie-réanimation et les
cadres infirmiers anesthésistes ou les infirmiers anesthésistes doit être respectée. Il peut être prévu des suppléants.
En cas de fractionnement du jury, le directeur et le conseiller scientifique occupent respectivement la place de
cadre infirmier anesthésiste et de médecin spécialiste qualifié en anesthésie-réanimation.
Pour les centres d'instruction relevant du ministère de la défense, le président du jury est désigné par le directeur
central du service de santé des armées, la vice-présidence étant assurée par le directeur régional des affaires
sanitaires et sociales ou son représentant.
Les épreuves d'admission évaluent l'aptitude des candidats à suivre l'enseignement conduisant au diplôme d'Etat
d'infirmier anesthésiste. Elles comprennent :
- une épreuve écrite et anonyme d'admissibilité permettant de tester les connaissances professionnelles et les
capacités de synthèse du candidat.
Cette épreuve, d'une durée d'une heure et trente minutes, est notée sur 40 points et composée de vingt questions
courtes portant sur le programme de la formation sanctionnée par le diplôme d'Etat d'infirmier. Les prérequis de
cette épreuve sont fixés à l'annexe I du présent arrêté.
La liste par ordre alphabétique des candidats déclarés admissibles est affichée à l'école. Chaque candidat reçoit
une notification de ses résultats ;
- une épreuve orale d'admission sur un sujet d'ordre professionnel faisant appel à des connaissances cliniques
permettant d'évaluer les compétences développées au cours de l'expérience professionnelle du candidat, sa capacité
à gérer une situation de soins et à suivre la formation. L'épreuve notée sur 40 consiste en un exposé de 10 minutes
maximum suivi d'une discussion de 10 minutes avec le jury. Chaque candidat dispose de 20 minutes de préparation.
Les candidats d'une même séance sont interrogés sur un sujet identique. Le jury détermine celui-ci immédiatement
avant le début de l'épreuve. Une note au moins égale à 20 sur 40 est exigée.
Sont déclarés admis les candidats les mieux classés dans la limite des places figurant dans l'agrément de l'école,
sous réserve que le total des notes obtenues aux épreuves d'admission soit égal ou supérieur à 40 sur 80.
Une liste complémentaire peut être établie. Les candidats inscrits sur cette liste doivent justifier d'un total
de points obtenus aux deux épreuves égal ou supérieur à 40 points. La liste complémentaire est valable jusqu'à la
rentrée pour laquelle le concours a été ouvert.
Toute place libérée sur la liste principale du fait d'un désistement ou d'une demande de report de scolarité peut
être pourvue par un candidat classé sur la liste complémentaire établie à l'issue des mêmes épreuves d'admission.
Les résultats des épreuves d'admission ne sont valables que pour la rentrée scolaire au titre de laquelle ils ont
été publiés. Toutefois, le directeur de l'école accorde une dérogation de droit de report d'un an non renouvelable
en cas de congé de maternité, de congé d'adoption, pour garde d'un enfant de moins de quatre ans, en cas de rejet
de demande d'accès à la formation professionnelle ou à la promotion sociale, de rejet de demande de congé de
formation ou de rejet de demande de mise en disponibilité.
En outre, en cas de maladie, d'accident ou si l'élève apporte la preuve de tout autre événement grave qui lui
interdit d'entreprendre ses études au titre de l'année en cours, un report de scolarité d'une année peut être
accordé par le préfet de région ou par le directeur central du service de santé des armées, sur proposition du
Les candidats ayant bénéficié d'un report de scolarité d'un an doivent confirmer par écrit leur entrée à l'école,
à la date de clôture des inscriptions, sous réserve, le cas échéant, de l'obtention ultérieure d'une prise en
Les études sont à temps plein. Elles comportent, répartis sur l'ensemble de la scolarité, des enseignements
théoriques, des enseignements dirigés et pratiques, des stages et un temps de travail et de recherche personnels.
Chaque année, les élèves ont droit à un congé annuel de vingt-cinq jours ouvrés dont les dates sont déterminées par
le directeur de l'école après avis du conseil technique.
Au cours de la scolarité, pour des raisons de santé justifiées par un certificat médical, l'élève peut s'absenter
six semaines. Au-delà de deux semaines d'absence, le directeur de l'école détermine les modalités de rattrapage des
enseignements théoriques et pratiques.
Dans le cas où l'élève n'a pas satisfait à ces modalités avant la première session du diplôme d'Etat, il est présenté
à la deuxième session de celui-ci.
Les élèves interrompant leurs études pour un congé de maternité ou d'adoption peuvent reprendre leurs études l'année
suivante. Les enseignements théoriques et les stages validés leur restent acquis. Cette possibilité est également
donnée, après avis du conseil technique, aux élèves interrompant leurs études pour des motifs exceptionnels.
Les élèves des centres d'instruction relevant du ministère de la défense restent soumis aux dispositions statutaires
et réglementaires dont ils relèvent.
La formation théorique et les enseignements dirigés et pratiques sont définis à l'annexe II du présent arrêté.
Ils comprennent trois séquences de formation pour chacune des deux années. Chaque séquence fait l'objet d'une
validation, dont les modalités sont définies à l'annexe III du présent arrêté.
L'enseignement pratique comprend des stages à discipline obligatoire et des stages à discipline optionnelle dont
les programmes sont fixés à l'annexe II du présent arrêté.
Les terrains de stage sont agréés, pour une durée de quatre ans au maximum, par le directeur régional des affaires
sanitaires et sociales sur proposition conjointe du directeur de l'école et du conseiller scientifique, après avis
du conseil technique.
Les stages s'effectuent dans l'établissement gestionnaire de l'école et dans les établissements de santé ayant passé
convention avec cet établissement pour chaque élève et par période de stage déterminée.
Pour les centres d'instruction relevant du ministère de la défense, les demandes d'agrément de terrain de stage
formulées auprès du directeur régional des affaires sanitaires et sociales sont proposées conjointement par le
directeur et le directeur technique de ce centre.
Selon les structures et les conditions d'encadrement, les élèves de deuxième année peuvent participer à une ou
plusieurs périodes d'activité d'urgence. La durée des gardes ne peut dépasser quarante-huit heures mensuelles. Ces
périodes de garde sont comptabilisées dans la durée globale du stage en cours.
Dans le cas d'un centre d'instruction relevant du ministère de la défense, la participation des élèves aux gardes
est fixée par le directeur de l'école.
Chaque stage doit être validé selon les modalités fixées à l'annexe III du présent arrêté. La mention « stage
validé » ou « stage non validé » apparaît sur la feuille d'évaluation, en fonction de l'atteinte ou non des objectifs
Une évaluation clinique réalisée sous la forme d'une mise en situation professionnelle, pour chaque année de
formation, est validée selon les modalités fixées à l'annexe III du présent arrêté.
Au cours de la scolarité, un travail individuel d'intérêt professionnel est demandé aux élèves. Sa présentation est
obligatoire selon les modalités fixées à l'annexe III du présent arrêté.
Si une ou plusieurs séquences des enseignements théoriques ou une ou plusieurs mises en situation professionnelle
ou un ou plusieurs stages ne sont pas validés, ou si le travail d'intérêt professionnel n'est pas présenté, le
directeur de l'école, après avis du conseil technique, statue sur l'aptitude de l'élève à poursuivre la formation
et en fixe les modalités.
Sauf dérogation exceptionnelle accordée par le directeur de l'école, la durée de la formation ne peut dépasser
trois années scolaires consécutives.
DU DIPLÔME D'ÉTAT D'INFIRMIER ANESTHÉSISTE
Sont autorisés à se présenter au diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste les élèves qui ont validé chaque séquence
d'enseignement théorique, chaque mise en situation professionnelle, chaque stage et qui ont présenté le travail
d'intérêt professionnel.
Les épreuves du diplôme d'Etat sont organisées chaque année au mois de septembre par le directeur régional des
affaires sanitaires et sociales. Une deuxième session est organisée dans les trois mois qui suivent les résultats
de la première session. Ces deux sessions sont organisées selon les modalités définies à l'article 28 et selon les
conditions énoncées à l'article 29 du présent arrêté.
Les épreuves du diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste portent sur l'ensemble du programme de la formation et
Ces épreuves sont écrites et anonymes et font l'objet d'une double correction effectuée par deux membres du jury,
l'un, médecin spécialiste qualifié en anesthésie-réanimation et l'autre, cadre infirmier anesthésiste ou infirmier
anesthésiste ;
Cette épreuve consiste en une épreuve pratique et technique réalisée en présence de deux membres du jury, l'un,
médecin spécialiste qualifié en anesthésie-réanimation, et l'autre, cadre infirmier anesthésiste ou infirmier anesthésiste.
Aux notes résultant des deux épreuves écrites et de l'épreuve de mise en situation professionnelle sont ajoutées
la moyenne sur 40 des six notes d'évaluation continue des séquences et la moyenne sur 40 des deux notes de mise en
Epreuve de synthèse. /20 Moyenne des six séquences. /40
Epreuve de dix questions. /20
Mise en situation professionnelle. /40 Moyenne des deux mises en situation professionnelle. /40
Toute note inférieure ou égale à 7 sur 20 à l'une des épreuves écrites, ou toute note inférieure ou égale à 20 sur
40 à l'épreuve de la mise en situation professionnelle est éliminatoire.
absents aux épreuves de la première session du diplôme d'Etat pour raison de santé justifiée par un certificat médical ;
ayant échoué à la première session ;
n'ayant pas été autorisés à se présenter à la première session car ne répondant pas aux conditions prévues par l'article
26 du présent arrêté et remplissant désormais celles-ci.
En cas d'échec à la deuxième session, le dossier scolaire du candidat est examiné par le conseil technique qui donne
son avis sur un complément de scolarité.
Le directeur régional des affaires sanitaires et sociales, pour des motifs exceptionnels, peut accorder une dérogation
Le jury du diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste est nommé par le préfet de région, sur proposition du directeur
régional des affaires sanitaires et sociales après avis du directeur de l'école.
- le conseiller scientifique d'une école d'une autre région ou son représentant professeur des universités, praticien
hospitalier spécialiste qualifié en anesthésie-réanimation ;
- un ou plusieurs infirmiers anesthésistes ayant une expérience professionnelle au moins égale à trois ans, ou un
ou plusieurs cadres infirmiers anesthésistes accueillant des élèves en stage.
La parité entre les médecins spécialistes qualifiés en anesthésie-réanimation et les cadres infirmiers anesthésistes
ou les infirmiers anesthésistes doit être respectée.
Il est adjoint à ce jury, lorsqu'il siège également pour des élèves d'un centre d'instruction relevant du ministère
de la défense, un praticien spécialiste qualifié en anesthésie réanimation et un cadre infirmier anesthésiste ou un
infirmier anesthésiste ayant une expérience professionnelle au moins égale à trois ans, relevant de cette autorité.
La liste définitive établie par ordre alphabétique des candidats déclarés admis au diplôme d'Etat d'infirmier
anesthésiste est affichée au siège de la direction régionale des affaires sanitaires et sociales.
Le préfet de région délivre aux candidats déclarés admis le diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste. Il délivre aux
candidats visés à l'article 9 du présent arrêté une attestation de réussite aux épreuves visées à l'article 28 du
présent arrêté. Cette attestation, dont le modèle figure en annexe IV du présent arrêté, mentionne que son titulaire
ne peut exercer en France ni en qualité d'infirmier, ni en qualité d'infirmier anesthésiste. Elle peut toutefois
être échangée contre le diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste dès que son titulaire remplit les conditions exigées
pour exercer la profession d'infirmier ou de sage-femme en France.
DES ÉCOLES D'INFIRMIERS ANESTHÉSISTES
Dans chaque école préparant au diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste, le directeur de l'école est assisté d'un
conseil technique qui est consulté sur toutes les questions relatives à la formation des élèves.
- les objectifs de la formation, le projet pédagogique, l'organisation générale des études, des enseignements dirigés,
pratiques et des recherches pédagogiques ;
- l'agrément des stages, les modalités d'évaluation et de validation des stages, des séquences, des mises en
situation professionnelle et les modalités de présentation du travail d'intérêt professionnel ;
- le dossier des élèves sollicitant pour des motifs exceptionnels une interruption de scolarité et le dossier des
élèves relevant de l'article 29 du présent arrêté.
Le directeur de l'école prononce, après avis du conseil technique, soit un redoublement, soit un arrêt de la
formation pour les élèves qui n'ont pas validé une ou plusieurs séquences d'enseignement théorique, une ou plusieurs
épreuves de mise en situation professionnelle, un ou plusieurs stages, ou n'ayant pas présenté le travail d'intérêt professionnel. Le directeur de l'école saisit le conseil technique au moins quinze jours avant sa réunion. Il communique à chaque membre du conseil technique et aux élèves concernés un rapport motivé et le dossier scolaire de chaque élève. Les élèves reçoivent communication de leur dossier à la date du jour où le conseil a été saisi.
Il sollicite l'avis du conseil technique sur les mutations d'élèves à l'occasion d'un redoublement. Les membres du
conseil reçoivent alors communication du dossier des élèves concernés accompagné d'un rapport motivé établi par le
directeur de l'école. Ce dernier ne peut prononcer la mutation que si les élèves sont assurés de leur inscription
Les mutations demandées par les élèves ne peuvent être accordées que pour un motif exceptionnel après accord des
deux directeurs. Le directeur de l'école notifie sa décision motivée aux élèves et à la direction régionale des
affaires sanitaires et sociales.
Il sollicite l'avis du conseil technique sur des compléments éventuels de scolarité pour les élèves ayant échoué aux
épreuves du diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste.
Les conseils techniques des écoles préparant au diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste sont constitués par arrêté
du préfet de région. Pour les centres d'instruction relevant du ministère de la défense, les conseils techniques de
ceux-ci préparant au diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste sont constitués par le ministre de la défense.
+ le directeur de l'école ;
+ le conseiller scientifique ou le directeur technique pour les centres d'instruction relevant du ministère de la
+ le directeur de l'organisme gestionnaire ou son représentant ;
+ le directeur du service de soins infirmiers de l'établissement hospitalier gestionnaire de l'école ou d'un
établissement accueillant des élèves en stage ou son représentant ;
+ deux médecins spécialistes qualifiés en anesthésie-réanimation, enseignant à l'école, élus par leurs pairs ;
+ un cadre infirmier anesthésiste, enseignant à l'école, élu par ses pairs ;
+ un cadre infirmier anesthésiste accueillant des élèves en stage, élu par ses pairs.
Si le collège des cadres infirmiers anesthésistes est inférieur à cinq, l'ensemble des infirmiers anesthésistes
associés aux cadres infirmiers anesthésistes constituent le collège. Un cadre infirmier anesthésiste ou un infirmier
anesthésiste ayant une expérience professionnelle au moins égale à trois ans peut alors être élu ;
+ deux élèves, élus par leurs pairs, à raison d'un par promotion.
Les représentants des élèves sont élus pour un an. Les autres membres élus le sont pour quatre ans. En cas de départ
ou de démission d'un membre, une élection partielle peut être organisée pour la part du mandat de celui-ci restant à
courir. Les membres du conseil technique élus ont un suppléant nommé dans les mêmes conditions.
Pour les centres d'instruction relevant du ministère de la défense, les membres du conseil technique sont désignés
par le directeur central du service de santé des armées, sur proposition du directeur du centre.
En outre, selon les questions inscrites à l'ordre du jour, le président, soit seul, soit à la demande de la majorité
des membres du conseil, peut inviter toute personne qualifiée susceptible d'apporter un avis au conseil technique de
participer aux travaux de celui-ci.
Le conseil technique se réunit au moins deux fois par an, après convocation par le directeur de l'école qui
recueille préalablement l'accord du président.
Le conseil technique ne peut siéger que si les deux tiers de ses membres ayant voix délibérative sont présents. Si
le quorum requis n'est pas atteint, la réunion est reportée. Les membres du conseil sont à nouveau convoqués pour
une réunion qui se tient dans un délai maximum de huit jours. Le conseil peut alors valablement délibérer, quel que
soit le nombre de présents.
Le directeur de l'école fait assurer le secrétariat des réunions du conseil technique par un membre du conseil
conseil de discipline. Il est constitué au début de chaque année scolaire par arrêté du préfet de région après la
première réunion du conseil technique. Le conseil de discipline émet un avis sur les fautes disciplinaires, ainsi
que sur les actes des élèves incompatibles avec la sécurité du malade et mettant en cause leur responsabilité
L'avertissement peut être prononcé par le directeur de l'école, sans consultation du conseil de discipline. Dans ce
cas, l'élève reçoit préalablement communication de son dossier et peut se faire entendre par le directeur de l'école
et se faire assister d'une personne de son choix. Cette sanction motivée est notifiée à l'élève.
+ un des enseignants médecins spécialistes qualifiés en anesthésie-réanimation ;
+ le cadre infirmier anesthésiste ou l'infirmier anesthésiste accueillant des élèves en stage ;
+ un des représentants des élèves élus au conseil technique.
A l'exception du directeur de l'organisme gestionnaire ou de son représentant, les membres du conseil de discipline
mentionnés ci-dessus sont désignés par tirage au sort.
Le conseil de discipline est saisi et convoqué par le directeur de l'école. Celui-ci présente le dossier lors de la
Le conseil ne peut siéger que si la majorité de ses membres est présente. Dans le cas où le quorum requis n'est pas
atteint, les membres du conseil sont convoqués pour une nouvelle réunion qui se tient dans un délai maximum de huit
jours. Le conseil peut alors valablement délibérer quel que soit le nombre de présents.
Le conseil de discipline entend l'élève, celui-ci peut être assisté d'une personne de son choix. Des témoins peuvent
être entendus à la demande de l'élève, du directeur de l'école ou du président du conseil de discipline.
Le conseil de discipline exprime son avis à la suite d'un vote. Ce vote peut être effectué à bulletin secret si l'un
des membres le demande.
En cas d'urgence, le directeur de l'école peut suspendre la formation de l'élève en attendant sa comparution devant
le conseil de discipline. Ce dernier est convoqué et réuni dans un délai maximum de quinze jours à compter du jour
de la suspension de la scolarité de l'élève.
Le directeur de l'école fait assurer le secrétariat des réunions du conseil de discipline par un membre du conseil
L'ensemble des dispositions sur le conseil de discipline ne s'applique pas aux élèves dépendant des centres
d'instruction relevant du ministère de la défense, qui restent soumis au règlement de discipline générale en vigueur
Les membres du conseil technique et du conseil de discipline sont tenus d'observer une entière discrétion à l'égard
des informations dont ils ont eu connaissance dans le cadre des travaux des conseils.
En cas d'inaptitude physique ou psychologique d'un élève mettant en danger la sécurité des malades, le directeur de
l'école peut suspendre immédiatement la scolarité de l'élève. Il est aussitôt adressé un rapport motivé au médecin
inspecteur régional de la santé ou à son représentant, médecin inspecteur de la santé.
Si les éléments contenus dans ce rapport le justifient, le médecin inspecteur régional de la santé, ou son
représentant, peut demander un examen médical effectué par un médecin agréé. Le directeur de l'école, en accord avec
le médecin inspecteur régional, et, le cas échéant, sur les conclusions écrites du médecin agréé, prend toute
disposition propre à garantir la sécurité des malades.
Pour les centres d'instruction relevant du ministère de la défense, les attributions du médecin inspecteur régional
de la santé sont dévolues au directeur central du service de santé des armées.
Le présent arrêté est applicable aux élèves infirmiers anesthésistes admis en première année de formation à la
rentrée d'octobre 2002.
Les élèves infirmiers anesthésistes ayant échoué au diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste en septembre 2003
bénéficient d'une session exceptionnelle de rattrapage en octobre 2003, organisée conformément aux dispositions de
l'arrêté du 30 août 1988 modifié susvisé.
En cas de nouvel échec, l'élève peut être autorisé, après avis du conseil technique, à redoubler la deuxième année
d'études conduisant au diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste dans le cadre du nouveau programme des études.
Le directeur général de la santé est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel
Les prérequis supposent une bonne maîtrise du programme conduisant au diplôme d'Etat d'infirmier. Les candidats
doivent posséder une connaissance approfondie des points suivants :
I. - NOTIONS ÉLÉMENTAIRES
II. - LES GRANDES FONCTIONS
Pour chaque grande fonction, sont inclus la définition, l'anatomie, la physiologie, les pathologies et les soins
- Fonction de commande et de régulation :
système nerveux central et périphérique ;
système neuro-végétatif ;
- Fonction locomotrice :
les articulations ;
- Fonction cardio-circulatoire :
le sang (composition, éléments figurés, groupes sanguins) ;
le système réticulo-endothélial ;
- Fonction respiratoire :
les voies aériennes ;
le poumon ;
la plèvre ;
les mouvements respiratoires ;
les échanges gazeux.
- Fonction urinaire :
l'arbre urinaire ;
le parenchyme rénal ;
filtration, excrétion, réabsorption ;
composition de l'urine ;
- Fonction de nutrition :
le tube digestif ;
les glandes annexes ;
les sécrétions digestives ;
le métabolisme des glucides, des lipides, des protides.
- Fonction de protection et de défense :
- Moyens de défense naturels :
processus inflammatoire ;
réaction du système nerveux ;
réaction humorale non spécifique ;
réaction antigène - anticorps.
- Immunité acquise :
active : vaccination ;
passive : sérum.
III. - NOTIONS SUR L'INFECTION
les différents agents contaminants et leur mode de transmission.
- Lutte contre les infections :
l'asepsie, l'antisepsie ;
- Les infections nosocomiales :
IV. - LES DIFFÉRENTES ÉTAPES DE LA VIE
V. - PHARMACOLOGIE
origine des médicaments ;
présentation des médicaments : exercice de calcul de dose, pourcentage ;
pharmacocinétique et pharmacodynamie ;
législation pharmaceutique ;
rôle de l'infirmier diplômé d'État dans l'application de la prescription médicale ;
VI. - LA PROFESSION D'INFIRMIER
organisation de la santé en France ;
textes réglementant la profession d'infirmier ;
notions juridiques en matière de responsabilité ;
la démarche de soins, les diagnostics infirmiers ;
vigilances.
VII. - SANTÉ PUBLIQUE
principes de précaution ;
La formation des infirmiers anesthésistes a pour but d'acquérir des connaissances théoriques et cliniques afin de
développer les aptitudes, les capacités et les valeurs professionnelles nécessaires à l'exercice de la profession
d'infirmier anesthésiste.
Cette formation à temps plein, d'une durée de 24 mois, inclut 700 heures d'enseignements théoriques, pratiques et
dirigés, 70 semaines de stage, 4 semaines de travail personnel et 10 semaines de congés annuels.
Congés annuels 5 semaines/an 10 semaines
Travail personnel 4 semaines
Enseignements théoriques, dirigés, pratiques et suivi pédagogique 20 semaines
Stages 70 semaines
La formation d'infirmier anesthésiste s'appuie sur 3 concepts :
- formation d'adulte ;
- formation par alternance ;
- formation professionnalisante.
Cette formation est basée sur une pédagogie participative fondée sur le projet professionnel de l'élève. L'emploi
de méthodes actives lui permettent :
- de s'impliquer dans sa formation ;
- de s'auto-évaluer ;
- d'engager une réflexion sur sa profession ;
- de devenir un professionnel autonome et responsable.
Les objectifs sont en conformité avec le décret relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession
En fin de formation, l'élève doit être capable de :
participer avec le médecin spécialiste qualifié en anesthésiste-réanimation aux techniques :
- d'anesthésie générale ;
- d'anesthésies loco-régionales ;
- assurer la prise en charge de la personne soignée au cours :
des différents actes d'anesthésie ;
des situations de réanimation ;
du traitement de la douleur ;
des situations d'urgence ;
- contribuer à la sécurité des personnes soignées ;
- développer une réflexion éthique ;
- participer à l'encadrement et à la formation des différents personnels de santé ;
- participer à la recherche en soins infirmiers et d'en faire communication ;
- analyser, évaluer sa pratique professionnelle et participer à l'évaluation de la qualité des soins ;
- s'intégrer dans une équipe pluridisciplinaire au sein du service de soins infirmiers et du système de santé.
un enseignement dispensé en école :
Enseignements théoriques 234 heures Enseignements théoriques 234 heures
Enseignements transversaux - Enseignements transversaux -
Suivi pédagogique - Suivi pédagogique -
116 heures Enseignements dirigés
Total 350 heures Total 350 heures
un enseignement pratique en stage dans les disciplines suivantes :
Chirurgie viscérale : chirurgie générale, digestive, vasculaire, urologique...
17 ou 18 semaines
Chirurgie orthopédique ou traumatologique 8 ou 9 semaines
Chirurgie céphalique : ORL, OPH, maxillo-faciale...
8 ou 9 semaines
Etablissement français du sang 1 semaine
Total 35 semaines dont 4 semaines en salle de surveillance post interventionnelle
Chirurgie pédiatrique 8 semaines
Chirurgie gynécologique et obstétrique 8 semaines
Réanimation et/ou salle de surveillance post-interventionnelle lourde 4 ou 8
SAMU-SMUR 4 à 8 semaines
Discipline optionnelle : chirurgie thoracique, cardiaque, neurochirurgie, chirurgie ambulatoire, accueil d'urgence, anesthésie hors bloc (clinique de la douleur, radiologie interventionnelle, hémodialyse et autres stages cités ci-dessus) 7 semaines
Total 35 semaines
Les objectifs sont définis par année mais il appartient à chaque école de les répartir sur les trois séquences
annuelles donnant lieu chacune à validation.
A la fin de la première année de formation l'élève doit être capable de :
participer à la prise en charge d'un patient en phase pré, per-anesthésique et post-interventionnelle immédiate quel
que soit le type d'anesthésie, c'est-à-dire :
prendre en compte les problèmes spécifiques du patient en vue de l'anesthésie ;
préparer les sites de pré-anesthésie, d'anesthésie et de surveillance post-interventionnelle ;
participer à l'accueil et à l'installation du patient ;
participer à une anesthésie générale, locale ou loco-régionale et aux soins post-interventionnels spécifiques ;
différencier les techniques anesthésiques en fonction du terrain, du type de chirurgie et du degré d'urgence ;
identifier les différents temps d'une anesthésie, de la chirurgie ;
surveiller et participer à la réanimation du patient au cours d'une anesthésie ;
dépister les complications et participer à leur traitement en période per-anesthésique et post-interventionnelle
d'organiser ses actions avec méthode.
1. Contenu théorique
1.1. Anatomie, physiologie et pathologies
- explorations fonctionnelles ventilatoires ;
- examens biologiques.
Fonction cardio-vasculaire :
- électrocardiogramme normal et pathologique ;
- explorations fonctionnelles cardio-vasculaires ;
- anatomie et physiologie du système nerveux central et autonome ;
- physiologie et physiopathologie du sommeil ;
- physiologie et physiopathologie de la douleur ;
- physiologie et physiopathologie de la thermorégulation ;
- physiologie et physiopathologie de la contraction musculaire.
- anatomie et physiologie du rein ;
- physiopathologie du milieu intérieur.
- rôle et composition du sang ;
- immunologie et anaphylaxie ;
- groupes sanguins et tissulaires ;
- physiologie et physiopathologie de l'hémostase ;
- produits sanguins labiles ;
- transfusion sanguine autologue et homologue.
1.2. Pharmacologie
Lois physiques des gaz et de la vaporisation.
Pharmacologie : définitions, généralités, législation, surveillance et complications des :
- gaz et anesthésiques volatils ;
- hypnotiques barbituriques et non barbituriques ;
- myorelaxants et leurs antagonistes ;
- morphiniques et leurs antagonistes ;
- benzodiazépines et leur antagoniste ;
- anesthésiques locaux ;
- anticoagulants, thrombolytiques et antiagrégants ;
- produits sanguins stables ;
- médicaments du système nerveux autonome ;
- solutés utilisés en anesthésie et réanimation.
1.3. Techniques
Consultation et visite de préanesthésie et prémédication.
Accueil du patient au bloc opératoire ; soins relationnels en anesthésie.
Recueil de paramètres hémodynamiques.
Abords vasculaires.
Oxygénothérapie normobare.
Ventilation peranesthésique :
- intubation oro et naso-trachéale ;
- intubation difficile ;
- masque laryngé et autres ;
- ventilation mécanique au cours de l'anesthésie ;
- circuits d'anesthésie et ventilateurs d'anesthésie.
- différentes techniques ;
- induction, entretien et surveillance ;
- réveil ;
- incidents, accidents, hyperthermie maligne.
- principes, entretien, surveillance et récupération ;
- incidents, accidents.
Positions opératoires :
- incidences des différentes positions ;
Réanimation de l'arrêt cardio-respiratoire.
Incidents et accidents liés à l'environnement.
Techniques d'économie de sang.
1.4. Anesthésie et soins postopératoires
selon le terrain et le type de chirurgie
Pour chaque terrain et chaque type de chirurgie, sont inclus un rappel d'anatomie, de physiologie et de pathologie,
et l'évaluation du risque opératoire.
Anesthésie selon le terrain :
- anesthésie du patient à estomac plein ;
- anesthésie du vieillard ;
- anesthésie du patient obèse ;
- anesthésie du patient présentant une pathologie respiratoire ;
- anesthésie du patient présentant une pathologie cardiaque ou vasculaire ;
- anesthésie du patient insuffisant rénal chronique ou aigu ;
- anesthésie du patient insuffisant hépatique et cirrhotique ;
- anesthésie du patient diabétique ;
- anesthésie du patient éthylique et du patient toxicomane ;
- anesthésie du patient allergique.
Anesthésie selon le type de chirurgie :
- anesthésie en chirurgie abdominale et digestive, anesthésie en chirurgie hépatique ;
- anesthésie en chirurgie orthopédique et traumatologique ;
- anesthésie en ophtalmologie, en chirurgie ORL, en chirurgie maxillo-faciale ;
- anesthésie en chirurgie urologique ;
- anesthésie pour la coeliochirurgie ;
- anesthésie pour la chirurgie plastique.
2. Enseignements dirigés et pratiques
Préparation et procédure de contrôles des sites d'anesthésie et de surveillance postinterventionnelle.
Principe et outils de gestion du matériel d'anesthésie et de réanimation.
Informatique appliquée à la spécialité.
Tenue de la feuille d'anesthésie.
Dilution des médicaments.
Ventilation manuelle au masque.
Intubation, masque laryngé, copa ou matériels proches : matériels, technique et pratique.
Intubation difficile : principes, matériels, algorithme.
Conditionnement des gaz, manodétendeurs, débitmètres et mélangeurs de sécurité.
Circuits et ventilateurs d'anesthésie.
Utilisation des appareils délivrant des anesthésiques volatils.
Utilisation des matériels d'administration des anesthésiques par voie intraveineuse.
Monitorages :
- cardio-vasculaire non invasif ;
- cardio-vasculaire invasif : principes, matériel et technique ;
- de la curarisation ;
- de l'anesthésie.
Moyens de prévention et de lutte contre l'hypothermie.
Abords vasculaires périphériques et cathéter artériel radial.
Systèmes de perfusion.
Abords vasculaires centraux : principes techniques et matériel.
- détermination des groupes sanguins ;
- montage et utilisation des appareils permettant une transfusion massive, une autotransfusion.
Conduite à tenir devant un arrêt cardio-respiratoire.
Anesthésies loco-régionales : principes techniques, matériels, surveillance et complications.
A l'issue de cette année de formation, l'élève sera capable de :
- participer à la prise en charge d'un patient quels que soient la technique anesthésique, le terrain, le degré
d'urgence et la spécialité ;
- effectuer les soins spécifiques de réanimation aux malades atteints de pathologies graves ;
- maîtriser les outils de gestion et d'organisation des soins en collaboration avec l'équipe soignante dans le
cadre de la réanimation et des soins d'urgence ;
- participer, dans le cadre des urgences, à la prise en charge pré-hospitalière de tout patient présentant une
détresse ou un traumatisme et effectuer la surveillance et les soins de ces patients au cours du transport ;
- participer à l'accueil hospitalier des urgences.
1.1. Contenu théorique
Anesthésie en gynécologie.
Anesthésie en obstétrique :
- anesthésie de la femme enceinte pour raison autre qu'obstétricale ;
- anesthésie et pathologies obstétricales ;
- anesthésie générale et loco-régionale en obstétrique ;
- analgésie obstétricale.
Anesthésie en chirurgie pédiatrique :
- physiologie néonatale ;
- réanimation du nouveau-né en salle de naissance ;
- anesthésie pédiatrique.
Anesthésie en neurochirurgie.
Anesthésie en chirurgie de la thyroïde et des parathyroïdes.
Anesthésie en chirurgie surrénalienne.
Anesthésie en chirurgie vasculaire.
Anesthésie en chirurgie cardiaque et en vue d'une transplantation.
Anesthésie en chirurgie thoraco-pulmonaire et en vue d'une transplantation.
Anesthésie du patient transplanté et du patient immunodéprimé.
Anesthésie en dehors du bloc opératoire.
Anesthésie du patient ambulatoire.
1.2. Enseignements dirigés et pratiques
Le nouveau-né et l'enfant :
- abords vasculaires périphériques, perfusion, transfusion ;
- dilution des médicaments ;
- ventilation manuelle au masque ;
- intubation, masque laryngé et autres : matériels, technique et pratique ;
- circuits et ventilateurs ;
- incubateurs et tables chauffantes ;
- conduite à tenir devant un arrêt cardio-respiratoire ;
- prise en charge de l'enfant et de sa famille en période péri-opératoire.
- principe de la circulation extra-corporelle ;
- principe du ballon de contre-pulsion aortique ;
- principe de l'entraînement cardiaque endo-cavitaire ;
- techniques d'intubations sélectives ;
- techniques de drainage thoracique.
Les enseignements de réanimation portent sur les soins avancés de la spécialité
2.1. Contenu théorique
- généralités sur les médicaments anti-infectieux et antibiothérapie ;
- les agents cardiovasoactifs.
Complications cardio-vasculaires et respiratoires postopératoires.
Insuffisance respiratoire aiguë et chronique de l'adulte.
Ventilation mécanique en réanimation et le sevrage.
Syndromes neurologiques centraux et médullaires.
Problèmes posés par l'anesthésie et la réanimation chez le porphyrique et le myasthénique.
- les pathologies causales, définitions, physiopathologie ;
- les techniques d'épuration extrarénale ;
- la préparation à la transplantation.
Le brûlé : prise en charge préhospitalière, bilan, réanimation et anesthésie.
Alimentation entérale et parentérale.
Pathologies infectieuses graves, prise en charge, anesthésie, réanimation :
- les péritonites ;
- les septicémies ;
- la gangrène gazeuse.
Prise en charge d'une personne en état de mort encéphalique dans la perspective de prélèvements d'organes.
2.2. Enseignements dirigés et pratiques
Ventilateurs et les différents modes de ventilation en réanimation : complications et surveillance.
Trachéotomie et soins aux trachéotomisés.
Nutrition du patient en réanimation : les moyens, les techniques, les complications et la surveillance.
Techniques d'épuration extra-rénale : les moyens, les techniques, les complications et la surveillance de
l'hémodialyse, de l'hémofiltration et de la dialyse péritonéale.
Soins aux patients comateux.
Soins relationnels en réanimation, prise en charge infirmière du patient et de sa famille.
Transports intra-hospitaliers des patients de réanimation
3.1. Contenu théorique
Organisation de l'aide médicale d'urgence :
- plan ORSEC, plan blanc, plan rouge ;
- organisation du SAMU - SMUR, S.A.M.U. mondial ;
- accueil des blessés en quantité massive ;
- secours dans des situations particulières : mer, montagne.
Etats de détresse : bilan, prise en charge pré-hospitalière, transport et accueil hospitalier :
- détresse cardio-vasculaire ;
- détresse neurologique ;
- détresse métabolique.
Traumatismes : bilan, prise en charge pré-hospitalière, transport et accueil hospitalier :
- plaies par balle et arme blanche ;
- incarcération, compression prolongée, délabrement ;
- traumatismes crâniens et rachidiens ;
- traumatismes thoraciques ;
- traumatismes des membres ;
- traumatismes abdominaux ;
- polytraumatisé.
Pathologies non chirurgicales et les urgences médicales :
- pathologies spécifiques des patients socialement défavorisés ;
- pendaison, noyade, électrocution, électrisation, gelures ;
- hypothermie accidentelle ;
- hémorragies digestives ;
- pertes de connaissance ;
- comas toxiques, métaboliques, vasculaires ;
- état de mal convulsif ;
- intoxications médicamenteuses, intoxication au CO, intoxications aux produits chimiques, envenimements ;
- irradiations ;
- accouchement imminent ;
- urgences pédiatriques extra-hospitalières et transport pédiatrique ;
- états d'agitation ;
- urgences psychiatriques.
Anesthésie dans le cadre de l'urgence :
- anesthésie pré-hospitalière ;
- anesthésie du polytraumatisé ;
- anesthésie du patient en état de choc ;
- anesthésie en urgence.
3.2. Enseignements dirigés et pratiqués
Organisation d'un service d'aide médicale d'urgence.
Organisation face à une situation de crise.
Participation aux plans d'urgence.
Recueil, organisation, exploitation et transmission de l'information.
Techniques et matériels de soins et de surveillance en situation extraordinaire :
- ramassage et installation des personnes transportées ;
- trousses d'urgences ;
- véhicules d'intervention et leur équipement ;
- salle d'accueil et de déchocage : équipement, organisation ;
- chariot d'urgence ;
- défibrillation et défibrillation semi-automatique ;
- oxygénothérapie hyperbare.
Stratégie d'accueil.
Soins relationnels aux urgences.
Les enseignements transversaux sont organisés durant toute la formation.
Leur validation est intégrée dans les épreuves des 6 validations de séquence.
Ils portent sur des thèmes généraux de la profession.
1. Hygiène et sécurité
L'infection en milieu hospitalier, épidémiologie.
Les infections nosocomiales, les causes, le suivi, la prévention.
Organisation du comité de lutte contre les infections nosocomiales.
Règles d'hygiène en anesthésie, réanimation, urgences et spécificités de la prise en charge du malade contaminant.
Décontamination, désinfection des locaux et matériels, stérilisation des matériels.
Risques professionnels liés aux accidents d'exposition au sang et liquides biologiques.
Risques professionnels liés à l'exposition aux rayonnements.
Risques professionnels liés à l'exposition aux gaz et vapeurs anesthésiques.
Risques professionnels liés à l'électrisation.
Procédures en cas d'accident de travail et maladies professionnelles.
Entraînement à la prévention incendie.
2. Vigilances
Définition, concepts et principes généraux.
- textes de référence ;
- applications aux domaines de l'anesthésie, de réanimation et des urgences ;
- implication de l'infirmier anesthésiste.
Evaluation, prise en charge, traitements et surveillance.
Soins relationnels : la dimension psychologique de la douleur.
Organisation de la prise en charge de la douleur dans un établissement de soins.
Approche du patient douloureux chronique en milieu chirurgical.
4. Législation hospitalière et professionnelle
Textes relatifs à l'exercice de l'anesthésie, de la médecine d'urgence, de la réanimation.
Textes relatifs à l'exercice professionnel de l'infirmier anesthésiste et à ses champs d'activité.
Principales lois et règlements concernant le fonctionnement de l'hospitalisation en France.
Statuts des personnels de la fonction publique hospitalière et législation du travail dans le secteur privé.
Fonction et position de l'infirmier anesthésiste dans le système de soins.
Principes conceptuels et réglementaires.
Composantes de l'assurance qualité :
- référentiels ;
- procédures ;
- fiches techniques.
Charte du bloc opératoire et de salle de surveillance post-interventionnelle.
Saisie de l'activité.
La démarche éthique et l'implication de l'infirmier anesthésiste.
Les lois de bioéthique, les textes relatifs aux droits des usagers.
Recherche en soins infirmiers.
Elaboration de procédures, de protocoles et de fiches techniques.
Sociolologie des organisations, approche systémique de l'équipe de travail.
8. Initiation à la pédagogie
L'alternance et la formation professionnelle.
L'adulte en formation.
L'évaluation dans la formation.
I. - ÉVALUATION THÉORIQUE
L'évaluation de chaque séquence porte sur l'ensemble des enseignements réalisés pendant la séquence. Elle doit être
écrite et anonyme, elle est notée sur 20. Elle comporte une épreuve de questions et une épreuve de synthèse en
tenant compte du niveau de la formation. Chaque épreuve dure deux heures. Les épreuves sont corrigées par les
enseignants de la séquence.
Les modalités de l'évaluation sont déterminées par le directeur de l'école et soumises pour avis au conseil technique.
La validation de toutes les séquences est obligatoire pour se présenter au diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste.
Une séquence est validée si l'élève a obtenu une note égale ou supérieure à 10 sur 20. Si la note est inférieure à
10, une épreuve de rattrapage est organisée dans des conditions identiques à la première épreuve.
Une fiche récapitulative de la note de chaque épreuve est intégrée au livret scolaire.
II. - ÉVALUATION CLINIQUE
Elle a pour but d'évaluer les capacités de l'élève selon le stade de la formation.
Chaque année une évaluation clinique sous forme de mise en situation professionnelle est réalisée. Elle est notée
sur 40. Elle est validée si l'élève a obtenu une note égale ou supérieure à 20 sur 40.
Les mises en situation professionnelle se déroulent en secteur d'anesthésie. Elles sont évaluées par un médecin
spécialisé qualifié en anesthésie-réanimation et un cadre infirmier anesthésiste ou un infirmier anesthésiste sur
la base d'une grille d'évaluation. Elles sont réalisées au cours de la troisième séquence de chaque année. Le
directeur de l'école en fixe les modalités qui sont soumises pour avis au conseil technique.
Si la note est inférieure à 20, le directeur propose une épreuve de rattrapage dans des conditions identiques à la
première épreuve qui s'effectue au cours des quinze jours suivants.
Les grilles d'évaluation de chaque mise en situation professionnelle sont intégrées dans le livret scolaire.
III. - ÉVALUATION DES STAGES
L'évaluation des stages est réalisée à la fin de chacun d'entre eux selon des critères définis conjointement par
l'équipe pédagogique et des professionnels accueillant les élèves en stage. La personne responsable de la validation
du stage communique l'appréciation de celui-ci à l'élève au cours d'un entretien.
L'évaluation est effectuée par un médecin spécialiste, qualifié en anesthésie-réanimation et un cadre infirmier
anesthésiste ou un infirmier anesthésiste ayant encadré l'élève en stage.
La fiche d'évaluation permet une appréciation de l'élève quant à ses connaissances en anesthésie-réanimation, son
comportement, son assiduité et ses capacités professionnelles.
Les modalités de la validation des stages sont fixées par le directeur de l'école et soumises pour avis au conseil
IV. - TRAVAIL D'INTÉRÊT PROFESSIONNEL
Un travail d'intérêt professionnel est demandé aux élèves, au cours de la scolarité.
Il doit être présenté au cours de la troisième séquence de formation de la seconde année.
Il fait l'objet d'une appréciation intégrée au livret scolaire.
Les modalités de réalisation et de présentation sont définies par le directeur de l'école et soumises pour avis au
ATTESTATION DE RÉUSSITE AUX ÉPREUVES DU DIPLÔME D'ÉTAT
D'INFIRMIER ANESTHÉSISTE
Préfecture de régionRépublique française
Vu le code de la santé publique, livre III, titre 1er,
Vu le décret n° 88-903 du 30 août 1988 modifié créant un diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste,
Vu l'arrêté du relatif à la formation conduisant au diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste,
a suivi du au
La formation conduisant au diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste ;
les épreuves du diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste prévues par l'arrêté du
N.B. La présente attestation ne permet à son titulaire d'exercer en France, ni la profession d'infirmier, ni celle d'infirmier anesthésiste. Elle peut toutefois être échangée contre le diplôme d'Etat d'infirmier anesthésiste dès que l'intéressé remplit les conditions exigées pour exercer la profession d'infirmier ou de sage-femme en France.

References: l'article 12
 l'article 28
 l'article 29
 l'article
26
 l'article 9
 l'article 28
 l'article 29