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1 Bulletin officiel n 2596 du 27/07/1962 (27 juillet 1962) Décret n du 7 safar 1382 (10 juillet 1962) portant réglementation de l'aéronautique civile.
2 Table des articles du décret portant réglementation de l'aéronautique civile. Première Partie : Navigation Aérienne. 11 Titre I : Des Aéronefs. 11 Chapitre Premier : Dispositions générales. 11 Article 1er Définition. 11 Article 2 Aéronefs d'etat et aéronefs civils. 11 Chapitre II : Immatriculation des Aéronefs. 11 Article 3 Registre d'immatriculation. 11 Article 4 Demande d'inscription. 11 Article 5 Immatriculation. 12 Article 6 Modification et radiation. 12 Article 7 Publicité. 12 Chapitre III : Marques. 12 Article 8 Marques de nationalité et d'immatriculation. 12 Article 9 Mode de fixation. 12 Article 10 Emplacement et dimensions de marques. 13 Article 11 Autres inscriptions. 13 Chapitre IV : Navigabilité. 13 Article 12 Conditions de navigabilité. 13 Article 13 Délivrance ou validation de certificat. 13 Article 14 Certificat. 13 Article 15 Aéronef construit au Maroc. 13 Article 16 Modification, réparation, entretien. 13 Article 17 Suspension de validité. 14 Article 18 Irresponsabilité du Maroc. 14 Article 19 Frais de contrôle. 14 Chapitre V : Statut juridique des aéronefs. 14 Article 20 Description de l'aéronef. 14 Article 21 Nature juridique. 14 Article 22 Hypothèque. 14 Article 23 Vente. 14 Article 24 Saisies. 14 Article 25 Inscription. 15 Titre II : du Personnel Aéronautique. 15 Chapitre I : Dispositions générales. 15
3 Article 26 Catégories de personnel. 15 Article 27 Licences et qualifications. 15 Article 28 Autorité compétente. 15 Chapitre II : Licences et qualifications. 15 Article 29 Licences de pilotes. 15 Article 30 Qualifications de pilotes. 16 Article 31 Autres membres du personnel de conduite. 16 Article 32 Personnel à terre. 16 Article 33 Personnel complémentaire. 16 Article 34 Conditions à remplir et examens. 16 Article 35 Délivrance et renouvellement des licences. 16 Article 36 Validation. 17 Chapitre III : Commandant de bord. 17 Article 37 Commandant de bord. 17 Chapitre IV : Durée du travail en vol. 17 Article 38 Durée du travail. 17 Article 39 Carnet de vol. 17 Titre III : Des Aérodromes. 17 Chapitre Premier : Dispositions générales. 17 Article 40 Définition. 17 Article 41 Obligation. 17 Chapitre II : Création d'aérodromes. 17 Article 42 Aérodromes d'etat. 17 Article 43 Aérodromes sous licence. 18 Article 44 Aérodromes autorisés. 18 Article 45 Affectation d'aérodromes. 18 Article 46 Aérodromes publics. 18 Chapitre III : Servitudes aériennes. 18 Article 47 Servitudes aériennes. 18 Article 48 Dégagement et balisage. 18 Article 49 Plan de dégagement. 18 Article 50 Autres servitudes. 19 Article 51 Balisage. 19 Chapitre IV : Exploitation. 19 Article 52 Gestion. 19
4 Article 53 Aérodromes internationaux. 19 Article 54 Aérodromes contrôlés. 19 Article 55 Interdiction de circulation. 20 Article 56 Commandant d'aérodrome. 20 Chapitre V : Redevances. 20 Article 57 Taxes et redevances. 20 Article 58 Perception. 20 Chapitre VI : Renseignements sur les aérodromes. 20 Article 59 Information aéronautique. 20 Titre IV : Services Auxiliaires de la Navigation Aérienne. 21 Article 60 Services auxiliaires. 21 Article 61 Services de la circulation aérienne. 21 Article 62 Météorologie. 21 Article 63 Télécommunications. 21 Article 64 Recherches et sauvetage. 21 Article 65 Information aéronautique. 21 Article 66 Centres d'information d'aérodromes. 22 Titre V : Conditions Et Règles De La Circulation Aérienne. 22 Chapitre I : Conditions de la circulation aérienne. 22 Article 67 Conditions générales. 22 Article 68 Documents de bord. 22 Article 69 Carnets de route. 22 Article 70 Appareils de radiocommunications. 22 Article 71 Entrée et sortie. 23 Article 72 Zones prohibées. 23 Article 73 Zone d'instruction de vol. 23 Article 74 Photographie. 23 Article 75 Transports interdits. 23 Chapitre II : Règles de la circulation aérienne. 24 Section 1 : Dispositions préliminaires. 24 Article 76 Champ d'application. 24 Article 77 Responsabilité du commandant. 24 Section 2 : Préparation de vol. 24 Article 78 Préparation par le commandant. 24 Article 79 Plan de vol. 24
5 Section 3 : Règles générales de circulation. 25 Article 80 Interdictions. 25 Article 81 Hauteurs minima. 25 Article 82 Jet. 25 Article 83 Opérations diverses. 25 Section 4 : Prévention dès abordages. 25 Article 84 Vigilance nécessaire. 25 Article 85 Proximité. 25 Article 86 Priorité de passage. 26 Section 5 : Circulation sur les aérodromes et leurs abords. 26 Article 87 Règle générale. 26 Article 88 Atterrissage et décollage. 26 Article 89 Aérodromes contrôlés. 26 Article 90 Aérodromes et terrains sans pistes. 27 Article 91 Suspension d'application des règles du présent chapitre. 27 Article 92 Manœuvre sur l'eau. 27 Section 6 : Vol à vue (V.F.R.). 27 Article 93 Interdiction. 27 Article 94 Vol V.F.R. dans un espace contrôlé. 28 Article 95 Vol V.F.R. hors d'espace contrôlé. 28 Article 96 Poursuite en I.F.R. d'un vol V.F.R. 29 Section 7 : Vol aux instruments (I.F.R.). 29 Article 97 Interdiction. 29 Article 98 Hauteurs de vol minima. 29 Article 99 Vol I.F.R. en espace contrôlé. 29 Article 100 Interruption de communications radioélectriques. 29 Article 101 Vol I.F.R. hors d'espace contrôlé. 29 Article 102 Poursuite en V.F.R. d'un vol I.F.R. 29 Article 103 Vol I.F.R. fictif. 30 Section 8 : Feux et signaux. 30 Article 104 Feux réglementaires. 30 Article 105 Signaux. 30 Titre VI : Des Enquêtes Sur Les Accidents D'aviation. 30 Article 106 Définition. 30 Article 107 Accident au Maroc. 30 Article 108 Commission d'enquête. 30
6 Article 109 Publicité du rapport. 30 Article 110 Sanctions. 31 Article 111 Accident au Maroc d'un aéronef étranger. 31 Article 112 Information judiciaire. 31 Article 113 Aéronef marocain accidenté hors du Maroc. 31 Article 114 Echange de renseignements. 31 Deuxième Partie : Services Aériens. 32 Titre I : Définitions et Règles Générales 32 Article 115 Catégories de services aériens. 32 Article 116 Transport public. 32 Article 117 Travail aérien. 32 Article 118 Services aériens privés. 32 Article 119 Entreprises. 32 Article 120 Exploitants. 32 Article 121 Préposés. 33 Article 122 Autorisation d'exploitation. 33 Article 123 Cession de services. 33 Article 124 Admission d'aéronefs étrangers. 33 Article 125 Contrôle. 34 Article 126 Réquisition. 34 Titre II : Services Aériens de Transport Public. 34 Chapitre I : Transports intérieurs et internationaux. 34 Article 127 Transports intérieurs. 34 Article 128 Transports internationaux. 34 Article 129 Itinéraires. 34 Article 130 Modification d'itinéraire. 35 Article 131 Horaires 35 Article 132 Tarifs. 35 Article 133 Publication des services. 35 Article 134 Aéronefs utilisés. 35 Article 135 Taxis aériens. 35 Article 136 Transport du courrier. 36 Article 137 Statistiques. 36 Chapitre II : Contrats de transport, d'affrètement et de location. 36 Article 138 Textes applicables. 36 Article 139 Contrat de transport. 36 Article 140 Formes de contrat. 36 Article 141 Affrètement. 36 Article 142 Location. 36 Article 143 Forme de contrat, location et affrètement. 37
7 Chapitre III :Conditions techniques d'exploitation des services aériens de transport public. 37 Article 144 Application du chapitre. 37 Article 145 Organisation du service. 37 Article 146 Manuel d'entretien. 37 Article 147 Instruction du personnel d'entretien. 37 Article 148 Etats d'entretien. 37 Article 149 Manuel d'exploitation. 37 Article 150 Relevés de vol. 37 Article 151 Vérification de l'aptitude du personnel. 38 Article 152 Qualification de commandant de bord pour une route déterminée. 38 Article 153 Service à l'étranger. 38 Article 154 Commandant de bord. 38 Article 155 Système de contrôle. 38 Article 156 Préparation du vol et plan de vol. 38 Article 157 Vérification avant tout vol. 39 Article 158 Carburant et lubrifiant. 39 Article 159 Poids au décollage, en vol et à l'atterrissage. 39 Article 160 Minima météorologiques d'aérodromes. 39 Article 161 Givrage. 39 Article 162 Essais de sécurité. 40 Article 163 Pilotes aux commandes. 40 Article 164 Admission au poste d'équipage. 40 Article 165 Conduite du vol. 40 Article 166 Observations météorologiques en vol. 40 Article 167 Documents à fournir. 40 Article 168 Incidents de vol et défauts. 40 Article 169 Interdiction de transport de passagers. 40 Titre III : Travail Aérien. 41 Article 170 Entreprises. 41 Article 171 Aéronefs utilisés. 41 Article 172 Interdiction. 41 Article 173 Personnel. 41 Article 174 Responsabilité. 41 Article 175 Règles complémentaires. 41 Titre IV : Services aériens privés. 41 Article 176 Conditions de circulation. 41 Article 177 Interdictions. 41 Article 178 Carnet de passage en douane. 42 Article 179 Aéronefs étrangers. 42 Titre V : aéro-clubs Et Ecoles D'aviation 42 Chapitre I : Des aéro-clubs. 42 Article 180 Constitution. 42 Article 181 Agrément. 42
8 Article 182 Subventions et avantages. 42 Article 183 Exemptions à l'importation. 42 Chapitre II : Ecoles d'aviation et centres d'entraînement. 42 Article 184 Agrément. 42 Article 185 Instructeurs. 42 Article 186 Examens et épreuves. 43 Article 187 Rapports. 43 Article 188 Retrait d'agrément. 43 Titre VI : Responsabilité. 43 Chapitre I : Responsabilité du transporteur par aéronef. 43 Article 189 Dommages aux personnes. 43 Article 190 Dommages aux bagages non enregistrés. 43 Article 191 Dommages aux bagages enregistrés et fret. 43 Article 192 Dommages pour retard. 43 Article 193 Cas de non-responsabilité. 43 Article 194 Limites de responsabilité. 44 Article 195 Nullité de clause. 44 Article 196 Transporteurs successifs. 44 Chapitre II : Responsabilité de l'exploitant à l'égard des tiers à la surface. 44 Article 197 Responsabilité et réparation. 44 Article 198 Responsabilité solidaire. 44 Article 199 Exceptions. 45 Article 200 Limites de responsabilité. 45 Chapitre III : Responsabilité du fait d'abordage entre aéronefs. 45 Article 201 Responsabilité. 45 Article 202 Indemnités payées par les autres exploitants. 45 Article 203 Limites de responsabilité. 46 Article 204 Dommages au sol par abordage. 46 Article 205 Gêne dans les évolutions. 46 Chapitre IV : Assurances et garanties. 46 Article 206 Assurance pour dommages au tiers. 46 Article 207 Montant de l'assurance. 46 Article 208 Garantie. 46 Article 209 Attestation. 46 Article 210 Assurance des passagers. 46 Article 211 Montant de l'assurance. 46 Article 212 Affectation des garanties. 47 Article 213 Assurance en vigueur. 47
9 Chapitre V : Règles communes. 47 Article 214 Conventions internationales. 47 Article 215 Responsabilité illimitée. 47 Article 216 Tribunal compétent. 47 Article 217 Ayants droit. 47 Article 218 Retard. 47 Article 219 Dommages à bagages et fret. 47 Article 220 Prescription. 48 Article 221 Suspension ou interruption de prescription. 48 Troisième Partie : Infractions Et Pénalités. 48 Article 222 Infractions de propriétaires ou exploitants. 48 Article 223 Infractions commises par un commandant de bord. 48 Article 224 Augmentation de peine. 49 Article 225 Marques d'immatriculation. 49 Article 226 Infractions des entreprises de transport public. 49 Article 227 Infractions des entreprises de travail aérien. 49 Article 228 Accords entre entreprises aériennes. 49 Article 229 Entreprises étrangères. 50 Article 230 Personnel à terre. 50 Article 231 Interférence dans les télécommunications. 50 Article 232 Suspension de licence. 50 Article 233 Servitudes aériennes. 50 Article 234 Séjour sur aérodromes. 50 Article 235 Jet. 50 Article 236 Infractions aux douanes. 51 Article 237 Admission temporaire et entrepôt. 51 Article 238 Droit de saisie. 51 Article 239 Agents verbalisateurs. 51 Article 240 Compétence. 51 Article 241 Communication des jugements. 51 Dispositions générales. 51 Article 242 Amendements. 51 Article 243 Exécution. 52
10 Bulletin officiel n 2596 du 27/07/1962 (27 juillet 1962) Décret n du 7 safar 1382 (10 juillet 1962) portant réglementation de l'aéronautique civile. Le Président du Conseil, Vu le dahir n du 10 kaada 1380 (26 avril 1961) portant délégation de pouvoir et de signature à M. Ahmed Réda Guédira, directeur général du cabinet royal ; Vu le dahir n du 28 moharrem 1381 (12 juillet 1961) portant création d'une direction de l'air et relatif à la réglementation de l'aéronautique civile, des bases aériennes et de la météorologie nationale ; Sur la proposition du ministre des travaux publics, Décrète : Première Partie : Navigation Aérienne Titre Premier : des aéronefs. Chapitre Premier : Dispositions Générales. Article Premier : Définition : Aux fins du présent décret, ainsi que des arrêtés et autres actes pris pour son exécution, est réputé aéronef tout appareil pouvant se soutenir dans l'atmosphère grâce aux réactions de l'air qu'il soit plus léger ou plus lourd que l'air. Toutefois, ne sont pas réputés aéronefs les modèles réduits utilisés par l'aviation sportive. Article 2 : Aéronefs d'etat et aéronefs civils - Les aéronefs se divisent en aéronefs d'etat affectés exclusivement à un service public, tels que les aéronefs militaires, de douanes ou de police, et en aéronefs civils. Les aéronefs civils utilisés, d'une manière permanente ou temporaire, pour un service public sont réputés aéronefs d'etat. Sauf disposition contraire, les articles du présent décret ne s'appliquent pas aux aéronefs d'etat. Chapitre II : Immatriculation des Aéronefs. Article 3 : Registre d'immatriculation : La direction de l'air tient à jour, sous l'autorité du ministre des travaux publics, le registre marocain d'immatriculation sur lequel doivent être inscrits : a) les aéronefs marocains d'etat, à l'exception des aéronefs militaires et b) les aéronefs civils qui sont la propriété de sujets marocains, ou de sociétés qui, conformément à la définition donnée par l'article 7 du dahir du 9 ramadan 1331 (12 août 1913) sur la condition des étrangers, possédant la nationalité marocaine, ou d'étrangers domiciliés au Maroc ou dont les aéronefs ont leur port d'attache normal au Maroc. Tout aéronef immatriculé conformément aux dispositions du présent chapitre acquiert la nationalité marocaine. Article 4 : Demande d'inscription : L'immatriculation est demandée à la direction de l'air par le propriétaire de l'aéronef. A cette demande doivent être jointes les pièces suivantes : a) Une pièce établissant la qualité de propriétaire du requérant ; b) Si le requérant est étranger, une attestation qu'il est domicilié au Maroc, ou une déclaration qu'il entend baser normalement son aéronef au Maroc ; c) Une copie du certificat de navigabilité visé à l'article 14 en état de validité ; d) Et en outre, s'il s'agit d'un aéronef importé (i) un certificat d'acquittement des droits de douane et autres taxes, sauf exemption par décret, et (i une attestation officielle que cet aéronef n'est pas inscrit sur un registre étranger ou que cette inscription a été radiée. Toutefois, si au moment de la demande, l'aéronef régulièrement importé n'a pas été radié d'un registre,
11 étranger, la direction de l'air peut délivrer au propriétaire un permis provisoire de circulation valable jusqu'à, notification de la radiation sans que cette validité puisse excéder 60 jours. Article 5 : Immatriculation : Si les conditions énumérées aux articles 3 et 4 sont remplies, la direction de l'air immatricule l'aéronef et délivre au propriétaire un certificat d'immatriculation conforme au modèle établi par la réglementation internationale en vigueur. Le registre et le certificat d'immatriculation mentionnent : a) La date d'immatriculation ; b) Les marques d'immatriculation ; c) Les caractéristiques de l'aéronef (nom du constructeur, type, numéro de série) ; d) Les nom et adresse du propriétaire ; e) Le port d'attache de l'appareil. En outre, en application de diverses dispositions du présent, décret ou d'arrêtés du ministre des travaux publics; d'autres mentions sont portées sur le registre d'immatriculation et les documents relatifs à chaque aéronef sont conservés dans les dossiers qui complètent le registre. Les taxes à percevoir pour les formalités relatives à l'immatriculation des aéronefs sont fixées par arrêté du ministre des travaux publics. Article 6 : Modification et radiation : Toute modification des caractéristiques de l'aéronef et tout changement de propriétaire ou de port d'attache sont notifiés sans délai à la direction de l'air pour inscription à leur date respective sur le registre d'immatriculation et notation correspondante sur le certificat, sauf en Ce qui concerne le changement de propriétaire qui donne lieu à la délivrance d'un nouveau certificat, si le nouveau propriétaire répond aux conditions de l'article 3 et en fait la demande. Un aéronef est radié du registre soit à la demande du propriétaire inscrit qui renvoie le certificat, soit d'office dans les cas suivants : a) Si les conditions définies aux articles 3 et 4 ne sont plus remplies ; b) Si le nouveau propriétaire ne demande pas le transfert d'immatriculation ; c) Dans le cas d'un aéronef acquis par un étranger, si le maintien de l'immatriculation n'a pas été demandé ou doit être refusé ; d) Si l'aéronef est totalement détruit ou présumé perdu trois mois après la date des dernières nouvelles. La radiation est notifiée au propriétaire inscrit ; un certificat de radiation est délivré à toute personne qui en fait la demande. Article 7 : Publicité : Le registre d'immatriculation est public et toute, personne peut en obtenir copie certifiée conforme, aux conditions fixées par la direction de l'air. Chapitre III : Marques. Article 8 : Marques de nationalité et d'immatriculation : Tout aéronef doit porter les marques de nationalité et d'immatriculation qui figurent sur son certificat d'immatriculation. La marque, de nationalité des aéronefs inscrits sur le registre marocain se compose des lettres CN. La marque d'immatriculation de ces aéronefs, séparée par un tiret de la marque de nationalité, consiste en un groupe de trois lettres attribué à chaque aéronef par le directeur de l'air. Article 9 : Mode de fixation : Les marques de nationalité et d'immatriculation sont peintes sur l'aéronef ou apposées par tout autre moyen assurant le même degré de fixité. Le pilote commandant de bord est tenu de veiller à ce que les marques soient constamment propres et toujours visibles. En outre, une plaque de métal à l'épreuve du feu doit être fixée en un endroit bien apparent près de l'entrée principale ; sur cette plaque sont inscrites les marques de nationalité et d'immatriculation, ainsi que le nom et l'adresse du propriétaire.
12 Article 10 : Emplacement et dimensions des marques : L'emplacement des marques de nationalité et d'immatriculation des aéronefs inscrits au registre marocain, leurs dimensions, le type de caractère à employer, seront conformes aux dispositions de la réglementation internationale en vigueur et feront l'objet d'un arrêté du ministre des travaux publics. Article 11 : Autres inscriptions : Le nom d'un aéronef, ou le nom et l'emblème du propriétaire peuvent être inscrits sur l'aéronef, à condition que leur emplacement, la dimension, le type et la couleur des lettres et signes ne puissent empêcher une facile, identification des marques de nationalité et d'immatriculation, ni créer de confusion avec ces marques. Sauf autorisation écrite du directeur de l'air, aucune publicité ni aucune inscription autre que celles prévues par le présent chapitre ne doit apparaître sur une surface extérieure, d'un aéronef. Chapitre IV : Navigabilité. Article 12 : Conditions de navigabilité : Les conditions de navigabilité des aéronefs et l'équipement nécessaire à leur exploitation, la nature et l'ampleur des contrôles destinés à constater leur aptitude au vol, ainsi que la périodicité et les conditions des contrôler ultérieurs en vue du maintien de, cette aptitude, sont fixés par arrêtés du ministre des travaux publics, compte tenu des exigences de la sécurité et de la réglementation internationale en vigueur et en égard à la catégorie de chaque aéronef, aux caractéristiques de sa construction et à l'usage auquel il est destiné. Article 13 : Délivrance ou validation de certificat : Sur rapport établi après contrôle de la navigabilité d'un aéronef par un agent désigné ou un organisme agréé par le ministre des travaux publics, le directeur de l'air, à la demande du propriétaire ou de l'utilisateur de cet aéronef, délivre ou renouvelle un certificat de navigabilité, si les justifications présentées le satisfont. Si un aéronef a un certificat de navigabilité en cours de validité, délivré par un Etat étranger, le directeur de l'air, à la demande du propriétaire ou de l'utilisateur de cet aéronef, délivre un nouveau certificat de navigabilité ou valide l'ancien, pourvu que ce dernier réponde, aux conditions de navigabilité établies par la réglementation internationale en vigueur. Article 14 : Certificat : Le certificat de navigabilité, conforme au modèle établi par la réglementation internationale en vigueur, contient les mentions suivantes : marques, description et catégorie de l'aéronef, date extrême de validité du certificat, et, on outre visas périodiques ou mentions attestant que l'entretien est effectué au moyen d'une vérification permanente. Les autres données techniques concernant l'aéronef et notamment l'équipement et l'équipage minimum nécessaire, ainsi que les limites d'emploi figurent dans un manuel de vol, lorsque la tenue d'un tel manuel est prescrite. Article 15 : Aéronef construit au Maroc : Si la construction d'un aéronef est entreprise au Maroc, le constructeur doit en informer le ministre des travaux publics, lui fournir tous documents, plans et dessins jugés nécessaires, effectuer tous essais exigés et se, soumettre à tous contrôles. Si le constructeur ne se conforme pas à la présente disposition, le certificat de navigabilité pourra lui être refusé. Article 16 : Modification, réparation, entretien : Aucune modification ou réparation ne peut être effectuée sur un aéronef marocain pourvu d'un certificat de navigabilité en cours de validité, si ce n'est sur instruction ou avec l'approbation du directeur de l'air ; cet aéronef ne peut être remis en service avant que son aptitude au vol ait été dûment constatée par une personne qualifiée. L'entretien des aéronefs ne peut être, effectué que par des personnes pourvues d'une licence spéciale ou sous la surveillance, de telles personnes, à moins d'une autorisation spéciale du directeur de l'air. Les personnes ou organismes auxquels incombe la responsabilité de certifier qu'un aéronef est apte au vol doivent avoir les qualifications prévues à l'article 32 du présent décret.
13 Article 17 : Suspension de validité : Le directeur de l'air peut suspendre la validité d'un certificat de navigabilité ou subordonner son renouvellement à certaines conditions, lorsque l'aéronef ne satisfait plus aux conditions techniques requises, ou est employé dans des conditions non conformes à colles définies par le certificat, ou a subi une avarie grave, ou a fait l'objet d'une modification non approuvée, ou n'a pas été entretenu conformément au manuel d'entretien Toutefois, pendant la suspension de validité du certificat, le directeur de l'air peut, sous réserve de limites d'emploi prescrites pour la sécurité de l'aéronef ou des personnes à bord, autoriser un vol de cet aéronef jusqu'au lieu de remise en état de navigabilité, ainsi que les essais en vol consécutifs. Article 18 : Irresponsabilité du Maroc : Le Gouvernement marocain n'assume aucune responsabilité pour les dommages que pourraient subir un aéronef et ses accessoires pendant le contrôle. Il appartient au propriétaire ou à son utilisateur d'assurer, s'il le désire, l'aéronef contre de tels dommages. Le Gouvernement marocain n'assume également aucune responsabilité pour tous dommages ou défauts pouvant provenir des matériaux employés, de la construction, de l'entretien, de toute modification ou réparation d'un aéronef, du fait du contrôle exercé, même si l'agent ou l'organisme de contrôle n'a élevé aucune objection. Article 19 : Frais de contrôle : Les frais de contrôle de l'aptitude au vol en vue de la délivrance ou du maintien de validité d'un certificat de navigabilité sont fixés par arrêté du ministre des travaux publics, après avis du ministre des finances, et sont à la charge des propriétaires des aéronefs contrôlés. Chapitre V : Statut Juridique des Aéronefs. Article 20 : Description de l'aéronef : Aux fins du présent chapitre, un aéronef comprend la cellule, les moteurs, hélices, appareils de radio et tout équipement nécessaire à son exploitation. Article 21 : Nature juridique : Les aéronefs sont des biens meubles soumis aux règles de droit commun, sous réserve des règles spéciales énumérées aux articles ci-après. Article 22 : Hypothèque : Les aéronefs sont susceptibles d'hypothèques ; les dispositions relatives à l'hypothèque sur les navires contenues dans le dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) formant code de commerce maritime sont applicables à l'hypothèque sur aéronefs. Toutefois, sont seules privilégiées les créances afférentes aux rémunérations dues pour sauvetage de l'aéronef et aux frais extraordinaires indispensables à la conservation de l'aéronef. Article 23 : Vente : La vente volontaire d'aéronef doit être constatée par écrit. La vente forcée d'aéronef est faite conformément à la procédure prévue pour la vente forcée des navires par le dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) formant code de commerce maritime ; toutefois, des dispositions spéciales concernant les délais et notifications pourront faire l'objet d'arrêté du ministre des travaux publics. Article 24 : Saisies : La saisie conservatoire et la saisie exécution des aéronefs sont pratiquées conformément aux dispositions prévues pour les navires par le dahir précité du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919). Toutefois, sous réserve de l'article 236, ne peut faire l'objet de saisie conservatoire un aéronef étranger en service sur une ligne régulière de transport public, ou un aéronef de ligne non régulière lorsque celui-ci est prêt à partir, à condition que l'etat d'immatriculation de l'aéronef réserve sur son territoire le même traitement aux aéronefs marocains. En ce qui concerne les autres aéronefs sur lesquels une saisie conservatoire peut être pratiquée, mainlevée immédiate est accordée moyennant le dépôt d'une garantie suffisante.
14 Article 25 : Inscription : Toute mutation de propriété d'un aéronef par acte entre vifs ou par décès, tout jugement translatif, constitutif ou déclaratif de propriété, toute constitution ou radiation d'hypothèque, tout contrat de location ainsi que tout procès-verbal de saisie conservatoire ou de saisie-exécution ne produisent effet à l'égard des tiers que par inscription au registre d'immatriculation. Les formalités d'inscription font l'objet d'un arrêté du ministre, des travaux publics. Titre II : du Personnel Aéronautique. Chapitre Premier : Dispositions Générales. Article 26 : Catégories de personnel : Le personnel aéronautique visé au présent décret comprend, d'une part, le personnel navigant, composé des membres de l'équipage de conduite et du personnel complémentaire, et d'autre part, le personnel technique à terre. Article 27 : Licences et qualifications : Nul ne peut exercer une fonction en qualité de membre de l'équipage de conduite d'un aéronef marocain, ni exercer une fonction technique, telle que contrôleur de la circulation aérienne, mécanicien d'entretien, agent technique d'exploitation, s'il n'est titulaire d'une licence en cours de validité correspondant à ses fonctions: Sur la licence peuvent, être portées certaines mentions, appelées qualifications, accordant au titulaire certains privilèges ou subordonnant l'exercice de la licence à certaines conditions ou restrictions., Article 28 : Autorité compétente : Le directeur de l'air délivre, renouvelle ou valide licences et qualifications conformément aux dispositions du présent décret et des arrêtés pris pour son exécution par le ministre des travaux publics. Chapitre II : Licences Et Qualifications. Article 29 : Licences de pilotes : Les licences dont les pilotes d'aéronef peuvent être titulaires sont les suivantes : a) Licence d'élève pilote, qui permet à son titulaire de recevoir une instruction pratique en vol et d'augmenter son habilité jusqu'au niveau nécessaire pour obtenir une licence d'une catégorie supérieure, ou de s'entraîner en vue du renouvellement d'une licence de pilote qui a cessé d'être valide ; b) Licence de pilote privé d'avion, qui permet à son titulaire de conduire tout avion qui n'est pas exploité contre rémunération ; deux classes de licence de pilote privé d'avion peuvent être instituées par arrêté du ministre des travaux publics ; c) Licence de pilote privé d'hélicoptère, qui permet à son titulaire de conduire tout hélicoptère qui n'est pas exploité contre rémunération ; d) Licence de pilote professionnel d'avion, qui permet à son titulaire de conduire, en tant que pilote commandant de bord, un avion utilisé pour des services privés ou de travail aérien ou pour des services non réguliers sur des aéronefs dont le poids maximum n'excède pas kilogrammes, et en tant que copilote, un aéronef utilisé pour un transport aérien ; e) Licence de pilote professionnel de première classe d'avion, qui permet à son titulaire d'exercer les privilèges du pilote professionnel et, en outre, de conduire, en tant que pilote commandant de bord, tout avion dont le poids maximum ne dépasse pas kilogrammes et tout avion dont le maximum est entre kilogrammes et kilogrammes à condition que ce dernier ne transporte pas de passagers contre rémunération ; f) Licence de pilote professionnel d'hélicoptère, qui permet à son titulaire de conduire tout hélicoptère utilisé contre rémunération pour des services de travail aérien ou de transport commercial ; g) Licence de pilote de ligne, qui permet à son titulaire d'exercer les privilèges de pilote professionnel de première classe et de conduire, en tant que commandant de bord, tout avion de transport aérien régulier ; h) Licence de pilote de planeur, qui permet à son titulaire, suivant la classe de sa licence, de conduire un planeur transportant ou non des passagers.
15 Article 30 : Qualifications de pilotes : Les qualifications qui peuvent être mentionnées sur une licence de pilote sont les suivantes : a) Qualification de type spécifiant le typa d'aéronef utilisé pour les épreuves de la licence ; b) Qualification de vol aux instruments, qui permet au titulaire de conduire un aéronef conformément aux règles de vol aux instruments (I.F.R.) ; c) Qualification d'instructeur de vol, qui permet au titulaire de donner l'instruction de vol dans des conditions fixées par arrêté du ministre des travaux publics ; d) Qualification de vol rasant, qui permet au titulaire d'effectuer des travaux agricoles aériens. Article 31 : Autres membres du personnel de conduite : Les navigateurs, mécaniciens navigants, radionavigants, qui constituent avec les pilotes le personnel de conduite des aéronefs, doivent être titulaires de licences leur permettant d'exercer des fonctions correspondantes à bord de tout aéronef. La licence de radionavigant ne peut être délivrée qu'au titulaire d'un certificat d'opérateur radiotélégraphiste délivré par l'administration des postes, des télégraphes et des téléphones. La qualification de radiotéléphonie ne peut être délivrée qu'au radionavigant titulaire du certificat général d'opérateur radiotéléphoniste délivré par l'administration des postes, des télégraphes et des téléphones. La qualification de radiotéléphonie, mentionnée sur une licence de radionavigant, permet à son titulaire d'assurer à bord les communications téléphoniques dans les langues dont il a justifié une connaissance suffisante. Article 32 : Personnel à terre : Les licences de contrôleur de la circulation aérienne, pour lesquelles il existe trois sortes de qualifications, contrôle d'aérodrome, contrôle d'approche et contrôle régional, permettent à leurs titulaires d'exercer les fonctions correspondant à la qualification qui y est mentionnée. Les licences de mécanicien d'entretien d'aéronef, dont il peut exister plusieurs catégories, permettent à leurs titulaires, à défaut d'un organisme agréé, soit d'établir, après réparation ou modification peu importante, une fiche d'entretien ou certificat de sécurité de vol, soit d'attester, après révision, réparation ou modification, qu'un aéronef est apte au vol. Les licences d'agent technique d'exploitation permettent à leurs titulaires d'être employés dans le cadre d'une méthode approuvée de surveillance de vols. Article 33 : Personnel complémentaire : Aucune licence n'est exigée du personnel complémentaire navigant, tels que stewards, hôtesses, qui peuvent cependant être titulaires de qualifications ou certificats, tel un certificat de sécurité et sauvetage. Article 34 : Conditions à remplir et examens : Les conditions d'âge, d'aptitude physique et mentale, de connaissances, théoriques et pratiques, d'expérience et d'habileté que doivent remplir les candidats aux licences, qualifications et certificats énumérés aux articles précédents, ainsi que les examens et épreuves qu'ils doivent subir, sont fixés par arrêté du ministre des travaux publics en conformité des dispositions de la réglementation internationale en vigueur. Les divers examinateurs sont désignés par le ministre des travaux publics sur proposition du directeur de l'air et, en ce qui concerne les médecins chargés de déterminer l'aptitude physique et mentale des candidats, après avis du ministre de la santé publique. Tout candidat doit payer un droit d'examen dont le montant est fixé par arrêté du ministre des travaux publics, après avis du ministre des finances. Article 35 : Délivrance et renouvellement des licences : Le directeur de l'air délivre aux candidats, qui ont subi avec succès les examens et épreuves prévues, une licence établie, en ce qui concerne le format, la couleur, les mentions et annotations, conformément aux dispositions de la réglementation internationale en vigueur, et rédigée en langues arabe et française. Les licences sont renouvelées sur demande présentée dans les limites maxima de validité fixées par arrêté
16 du ministre des travaux publics à condition que le requérant possède toujours la compétence requise et que son aptitude physique et mentale soit jugée satisfaisante. Les qualifications restent valides pendant la durée de validité des licences sur lesquelles elles sont mentionnées. Article 36 : Validation : Lorsqu'une licence ou une qualification a été délivrée par l'autorité compétente d'un Etat étranger, le directeur de l'air peut, soit reconnaître et valider licence et qualification, soit délivrer une nouvelle licence et y mentionner la même qualification si les conditions de leur délivrance sont au moins équivalentes aux conditions minima fixées par la réglementation internationale en vigueur. Chapitre III : Commandant de Bord. Article 37 : Commandant de bord : Les fonctions de commandant de bord sont normalement exercées par un pilote. En cas d'empêchement, de disparition où de décès du pilote commandant de bord, le commandement de l'aéronef est assuré par les autres membres de l'équipage suivant l'ordre de la liste d'équipage. Les fonctions, droits, obligations et responsabilités du pilote commandant de bord sont définis par le présent décret et les arrêtés d'exécution. Chapitre IV : Durée du Travail En Vol. Article 38 : Durée du travail : La durée du travail du personnel aéronautique professionnel de transport public et de travail aérien est fixée par arrêté du ministre des travaux publics. Article 39 : Carnet de vol : Tout titulaire d'une licence le personnel naviguant doit être détenteur d'un carnet de vol dont le modèle est fixé par arrêté du ministre des travaux publics, sur lequel sont inscrites la nature et la durée des vols qu'il effectue. Ce carnet doit être communiqué aux services de contrôle sur leur demande, et à la direction de l'air au moment de la délivrance, du renouvellement ou de la validation d'une licence. Aux fins du présent article, le temps de vol est le temps décompté depuis le moment où l'aéronef commence à se déplacer par ses propres moyens en vue du décollage jusqu'au moment où il s'immobilise à la fin du vol. Titre III : Des aérodromes. Chapitre Premier : Dispositions Générales. Article 40 : Définition : Aux fins du présent décret et de tous arrêtés ou autres actes pris pour son exécution, est considéré comme, aérodrome, toute surface définie sur terre ou sur l'eau, destinée à être utilisée, en totalité ou en partie, pour l'arrivée, le départ et les manœuvres des aéronefs, et comportant, le cas échéant, pour les besoins du trafic ou le service des aéronefs, des bâtiments, des installations et du matériel. Article 41 : Obligation : Hors le cas de force majeure ou d'opérations d'assistance et de sauvetage, un aéronef ne peut atterrir ou prendre le départ que sur un aérodrome régulièrement établi ou sur un terrain spécialement autorisé pour un tel usage. Chapitre II : Création D'aérodromes. Article 42 : Aérodromes d'etat : Le ministre des travaux publics crée, entretient ou modifie, en se conformant aux dispositions de la réglementation internationale en vigueur, les aérodromes, aides et facilités nécessaires pour les services aériens nationaux ou internationaux. La procédure, d'expropriation et d'occupation temporaire est applicable à la création ou à l'extension d'aérodromes.
17 Article 43 : Aérodromes sous licence : Sur demande du propriétaire d'un terrain, le ministre des travaux publics peut, après enquête technique, délivrer une licence d'aérodrome permettant l'utilisation de ce terrain comme aérodrome. La licence comportera telles conditions que le ministre, estimera nécessaires pour assurer le respect des dispositions de la réglementation internationale en vigueur, et aussi la sécurité des aéronefs utilisant l'aérodrome. Le propriétaire d'un aérodrome sous licence ne peut modifier l'aire de manœuvre sans une autorisation écrite du directeur de l'air. Article 44 : Aérodromes autorisés : Le directeur de l'air peut autoriser, sous certaines conditions spécifiées dans l'autorisation, l'usage comme aérodrome de tout autre lieu par des aéronefs de certains types, ou utilisés pour certains services aériens. Article 45 : Affectation d'aérodromes : Un décret pris, sur propositions conjointes des ministres des travaux publics et de la défense nationale, fixe les affectations des aérodromes d'etat, l'affectataire principal étant chargé du contrôle d'aérodrome et d'approche de la circulation aérienne. Article 46 : Aérodromes publics : Le ministre des travaux publics désigne par arrêté les aérodromes d'etat et les aérodromes sous licences qui sont ouverts à la circulation aérienne publique, c'est-à-dire qui peuvent être utilisés par tous aéronefs qui présentent des caractéristiques techniques correspondant aux spécifications d'aérodromes adoptées par la réglementation internationale en vigueur. L'utilisation de tels aérodromes peut toutefois être soumise à des restrictions et même être temporairement interdite si des conditions de sécurité ou d'ordre public le justifient. L'ouverture d'aérodromes à un usage public, les restrictions ou interdictions temporaires font l'objet de publications d'information aéronautique ou de N.O.I.A.M. Chapitre III : Servitudes Aériennes. Article 47 : Servitudes aériennes : Afin d'assurer la sécurité de la circulation aérienne, il est institué aux abords des aérodromes ouverts à la circulation aérienne publique, ainsi qu'aux abords des aides à la navigation aérienne, des installations de sécurité et de télécommunications aéronautiques, et le long de routes aériennes, des servitudes spéciales dites servitudes aériennes. Article 48 : Dégagement et balisage : Les servitudes aériennes comprennent : a) Des servitudes de dégagement comportant, l'interdiction de créer ou l'obligation de supprimer des obstacles susceptibles de constituer un danger pour la circulation aérienne ou nuisibles au fonctionnement des aides à la navigation ou des dispositifs de sécurité établis dans l'intérêt de la navigation aérienne ; b) Des servitudes de balisage comportant l'obligation de pourvoir, ou de laisser pourvoir, certains obstacles ou emplacements de dispositifs visuels ou radioélectriques destinés à signaler leur présence aux navigateurs aériens ou à en permettre l'identification. Les modalités d'établissement des servitudes visées ci-dessus seront fixées par arrêté du ministre des travaux publics, conformément aux dispositions de la réglementation internationale en vigueur. Article 49 : Plan de dégagement : Pour chaque aérodrome ou autre installation visée à l'article 47, il est établi par la direction de l'air un plan de dégagement qui, après enquête, est homologué par le président du conseil, sur proposition du ministre des travaux publics. Dès publication au Bulletin officiel du décret d'homologation, les servitudes ainsi instituées grèvent les fonds.
18 A l'intérieur de la zone fixée par le plan de dégagement, peut être ordonnée la suppression ou la modification des constructions, clôtures, plantations ou autres obstacles dangereux pour la circulation aérienne et dont la hauteur excède celle prévue au plan ; l'établissement de ces servitudes de dégagement donne lieu à une indemnité proportionnelle au préjudice causé. La procédure d'expropriation est applicable s'il y a lieu. Dans la zone visée au paragraphe précédent il est interdit, sauf autorisation écrite du ministre des travaux publics d'édifier des constructions nouvelles, de surélever des constructions anciennes, d'effectuer des plantations ou installations contrevenant au plan de dégagement. Toute infraction à la présente disposition fait l'objet de sanctions prévues à la partie III du présent décret. Article 50 : Autres servitudes : Hors des zones grevées de servitudes de dégagement, toute installation, qui par sa hauteur pourrait constituer un obstacle ou un danger pour la circulation aérienne, nécessite une autorisation spéciale du ministre des travaux publics qui peut soumettre cette installation à telles conditions d'implantation, de hauteur et de balisage compatibles avec la sécurité de la circulation aérienne. Article 51 : Balisage : Par arrêté du ministre des travaux publics peuvent être prescrits : a) Le balisage de jour et de nuit ou le balisage de jour ou de nuit de tous obstacles qu'il juge dangereux pour la circulation aérienne, y compris les parties inutilisables de l'aire de mouvement d'un aérodrome ; b) L'établissement de dispositifs visuels ou radioélectriques d'aides à la navigation aérienne qu'il juge utile pour la sécurité de la navigation aérienne ; c) La suppression ou la modification de tout dispositif visuel susceptible de créer une confusion avec les aides visuels à la navigation aérienne. Pour la réalisation des balisages visés au paragraphe 1er du présent article, l'administration dispose des droits d'appui, de passage, d'abattage d'arbres, d'ébranchage et d'installation sur murs extérieurs et toitures. Les frais d'installation, de fonctionnement et d'entretien des balisages aéronautiques sont à la charge de l'etat, sauf pour les lignes de transport d'énergie électrique ou les câbles de transporteurs aériens, dont le balisage est à la charge des exploitants. Chapitre IV : Exploitation. Article 52 : Gestion : Les aérodromes créés par l'etat sont gérés par la direction de l'air, qui a en outre le contrôle et la surveillance de tous autres aérodromes dont la gestion est effectuée conformément aux termes de la licence. Article 53 : Aérodromes internationaux : Le ministre des travaux publics, en accord avec les ministres des finances et de l'intérieur, désigne par arrêté, parmi les aérodromes ouverts à la circulation aérienne publique, d'une part, des aérodromes appelés internationaux sur lesquels sont installés, soit en permanence, soit dans certaines conditions, des services d'immigration, de police, de santé, de quarantaine agricole et de douane, et d'autre part, des aérodromes frontières où doivent obligatoirement atterrir à leur entrée sur le territoire marocain ou à leur sortie de ce territoire, tous aéronefs qui ne sont pas expressément dispensés de, cette obligation aux termes du présent décret. Par décret du président du conseil, il peut également être établi sur le territoire marocain des aérodromes francs. Article 54 : Aérodromes contrôlés : Le ministre des travaux publics désigne par arrêté, parmi les aérodromes ouverts à la circulation aérienne publique, ceux sur lesquels sera assuré un service de contrôle de la circulation d'aérodrome et, le cas échéant, un service de contrôle d'approche. Sur ces aérodromes le mouvement des personnes et véhicules de service sur l'aire de manœuvre est contrôlé afin d'éviter tout risque pour ceux-ci et pour les aéronefs atterrissant, roulant au sol ou
19 décollant.
20 Article 55 : Interdiction de circulation : Sur l'aire de manœuvre des aérodromes ouverts à la circulation aérienne publique, il est interdit à toute, personne et à tout véhicule de pénétrer ou de séjourner, et aussi de laisser pénétrer ou séjourner des bestiaux ou bêtes de trait, de charge ou de monture. Les contrevenants seront punis des peines prévues à la partie III du présent décret et pourront, en outre, être déchus de tout droit à indemnité à raison des accidents survenus alors qu'ils se trouvaient en infraction aux dispositions du présent Article Article 56 : Commandant d'aérodrome : Le ministre des travaux publics nomme, pour chaque aérodrome relevant de la direction de l'air, sur proposition du directeur, un commandant d'aérodrome choisi parmi le personnel de la navigation aérienne. Le commandant de tout aérodrome, a autorité sur tous agents et services chargés sur cet aérodrome de la sécurité, de la circulation aérienne, de l'exploitation technique, de l'exploitation commerciale et de l'entretien courant des installations et locaux. D'une manière générale, il a le contrôle de toutes les activités aériennes s'exerçant sur l'aérodrome et coordonne les activités de tous autres services qui y sont implantés. Sur les aérodromes internationaux et aérodromes frontières le commandant d'aérodrome coordonne les activités administratives des services d'immigration, de douane, de santé et de police, qui restent subordonnés à leur administration respective, et exercent leurs fonctions en toute indépendance. Sur les aérodromes sous licence, ouverts à la circulation aérienne publique, un commandant d'aérodrome désigné par le propriétaire ou l'exploitant de l'aérodrome exerce des fonctions visées au deuxième alinéa du présent article sur tout le personnel en service sur l'aérodrome. Chapitre V : Redevances. Article 57 : Taxes et redevances : Sur tous aérodromes ouverts à la circulation aérienne publique, les redevances et taxes suivantes peuvent être perçues : Taxes d'atterrissage ; Taxe supplémentaire pour un atterrissage ou un envol de nuit ; Taxe d'abri commun ; Taxe de stationnement ; Redevances pour occupation d'immeubles du domaine public ; Redevance pour utilisation de l'outillage des aérodromes ; Taxe sur passagers et fret ; Taxe sur les visiteurs. Les barèmes de base et les tarifs ainsi que les réductions et exemptions éventuelles sont fixés par décret du président du conseil sur proposition des ministres des travaux publics et des finances. Article 58 : Perception : Les taxes et redevances énumérées à l'article précédent sont perçues au profit de l'etat. Toutefois, sur un aérodrome ouvert à la circulation aérienne publique qui n'est pas exploité par l'etat marocain, le président du conseil peut, sur proposition des ministres des travaux publics et des finances, autoriser la perception de certaines taxes et redevances au profit de l'exploitant de l'aérodrome, conformément aux barèmes et tarifs visés au paragraphe 2 de l'article précédent. Chapitre VI : Renseignements sur les Aérodromes. Article 59 : Information aéronautique : Tous renseignements concernant les aérodromes et leurs caractéristiques, les aides à la navigation aérienne, les installations de télécommunications, figurent dans les publications d'information aéronautique et font l'objet, en cas de besoin de N.O.T.A.M. La classification des aérodromes est faite conformément aux caractéristiques définies par la réglementation internationale en vigueur.
21 Titre IV : Services Auxiliaires de la Navigation Aérienne. Article 60 : Services auxiliaires : Sont considérés comme services auxiliaires de la navigation aérienne, tous services chargés de garantir sa sécurité, sa régularité et son efficacité, tels que le contrôle de la circulation aérienne, les radiocommunications aéronautiques, les informations météorologiques, les services de recherches et sauvetage et l'information aéronautique. Article 61 : Services de la circulation aérienne : Le ministre des travaux publics, crée, modifie ou supprime les organes destinés à assurer, conformément aux dispositions de la réglementation internationale en vigueur, les services de la circulation aérienne au-dessus du territoire marocain ; il fixe par arrêté, conformément aux recommandations de conférences aéronautiques régionales, les limites des portions d'espace - région d'information de vol, région de contrôle, zone de contrôle, routes et voies aériennes - dans lesquelles sont assurés des services d'information de vol, de contrôle et d'alerte. Les limites de ces diverses portions d'espace, les centres de contrôle ou d'information de vol ainsi que toutes indications concernant le fonctionnement de ces divers services de la circulation aérienne, font l'objet de publications d'information aéronautique (A.I.P.) ou de N.O.T.A.M. Article 62 : Météorologie : Les conditions relatives à la fourniture par des services de la météorologie nationale des informations météorologiques nécessaires pour assurer une circulation aérienne sûre, économique et régulière sont fixées par arrêté du ministre des travaux publics. Seules seront utilisées pour la préparation, la conduite et le contrôle des vols les observations, prévisions et autres informations météorologiques fournies par lesdits services. Article 63 : Télécommunications : Le ministre des travaux publics prend les mesures qu'il estime nécessaire pour l'établissement d'un réseau national de télécommunications aéronautiques en accord avec le ministre des postes, des télégraphes et des téléphones, et d'aides à la navigation aérienne ; il veille à ce que propriétaires et utilisateurs d'aéronefs civils se conforment aux prescriptions de sécurité établies par le présent décret et les arrêtés d'exécution. Tout système et équipement de radiocommunications et d'aides à la navigation aérienne existant ou à créer sont soumis au contrôle de la direction de l'air ; les propriétaires de tels équipements et les organismes chargés du transport aérien doivent se conformer aux indications de la direction de l'air en vue d'améliorer, par une distribution adéquate de l'équipement existant, les systèmes de télécommunications aéronautiques et d'aides à la navigation le long des roules aériennes nationales et internationales. Article 64 : Recherches et sauvetage : Le ministre des travaux publics en coopération avec tous autres ministères et services intéressés, assure un service de recherches et sauvetage dans le but d'assister les aéronefs en difficulté ou accidentés ou de retrouver les aéronefs conformément aux dispositions de la réglementation internationale en vigueur. Les aéronefs des entreprises de transport et tous autres aéronefs doivent, dans le mesure de leurs possibilités, participer aux opérations de recherches et sauvetage. Le directeur de l'air peut, s'il l'estime nécessaire, réquisitionner tous aéronefs, véhicules et embarcations: Les frais de recherches et sauvetage sont à la charge du propriétaire ou de l'exploitant de l'aéronef en cause. Article 65 : Information aéronautique : Conformément aux dispositions de la réglementation internationale en vigueur, la direction de l'air élabore, publie et tient à jour une publication d'information aéronautique (A.I.P.) et émet des notices aux navigateurs aériens (N.O.T.A.M.). La direction de l'air échange ses publications d'information aéronautique avec celles des services similaires des Etats intéressés et diffuse les N.O.T.A.M. conformément aux recommandations de conférences aéronautiques régionales. Le siège du bureau N.O.T.A.M. international pour le Maroc est fixé par le directeur de l'air.

References: l'article 7
 l'article 14
 l'article 3
 l'article 32
 l'article 236
 l'article 47