Source: http://nonnobisdominenonnobissednominituodagloriam.unblog.fr/2009/05/
Timestamp: 2018-12-13 03:59:26+00:00

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2009 mai · Non nobis Domine non nobis sed Nomini Tuo da gloriam
“CUM EX APOSTOLATUS” 15 février 1559
La charge apostolique, à Nous confiée par Dieu malgré notre indignité, nous impose le soin général du
troupeau du Seigneur. Pour le garder dans la foi et le conduire dans la voie du salut, Nous devons, en Berger
attentif, veiller sans cesse et pourvoir soigneusement à écarter de la bergerie du Seigneur ceux qui, à notre
époque, livrés aux péchés, confiant en leurs propres lumières, s’insurgent avec une rare perversité contre la
règle de la vraie foi et, faussant la compréhension des saintes Ecritures par des arguties subtiles et vaines, méditentde
déchirer l’unité de l’Eglise catholique et la tunique sans couture du Seigneur : s’ils dédaignent
d’être disciples de la vérité, ils ne doivent pas continuer à enseigner l’erreur.§ 1. –
Devant la situation actuelle si grave et si dangereuse, il ne faut pas que l’on puisse reprocher auPontife romain de dévier de la foi. Il est sur terre le Vicaire de Dieu et de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; il a la
plénitude de l’autorité sur les nations et les royaumes, il est le juge universel et n’a a être jugé par personne icibas.
D’ailleurs, plus le danger est grand, plus la vigilance doit être entière et attentive, pour que les faux
prophètes, ou même d’autres hommes, revêtus d’une juridiction séculière, ne puissent prendre lamentablement
dans leurs filets les âmes simples et entraîner avec eux à la perdition et à la ruine de la damnation les peuples
innombrables confiés à leur soin et à leur direction, au spirituel comme au temporel ; et aussi pour que jamaisNous ne soyons témoin dans le lieu saint de l’abomination de la désolation annoncée par le prophète Daniel,
alors que Nous désirons de tout notre pouvoir avec l’aide de Dieu, selon notre charge pastorale, capturer
les renards qui s’ingénient à saccager la vigne du Seigneur et écarter les loups des bergeries, afin de ne pas ressembler
à des chiens muets incapables d’aboyer, ni Nous perdre avec les mauvais agriculteurs, ni être comparé à
§ 2. – Après mûre délibération à ce sujet avec nos vénérables frères les Cardinaux de la sainte Eglise romaine,
sur leur conseil et avec leur assentiment unanime, de par notre autorité apostolique, Nous approuvons et renouvelons
toutes et chacune des sentences, censures et peines d’excommunication, suspense, interdit et privation et
autres qu’ont portées et promulguées, de quelque façon que ce soit, contre les hérétiques et les schismatiques
tous les Pontifes romains, nos Prédécesseurs – ou tenus pour tels -, jusque par leurs lettres extravagantes ou les
saints Conciles admis par l’Eglise de Dieu, ou les décrets et statuts des Saints Pères ou les saints Canons, Constitutions
et Ordonnances apostoliques.
Et Nous voulons qu’elles soient observées à perpétuité et remises en pleine vigueur, si besoin en est,
et qu’elles le demeurent. Elles s’appliquent aussi à tous ceux qui, jusqu’ici, auront été pris sur le fait, auront
avoué ou auront été convaincus d’avoir DEVIE DE LA FOI CATHOLIQUE ou d’être tombés en quelque
hérésie ou d’avoir encouru le schisme ou de l’avoir suscité ou commis. Elles s’appliquent encore (mais Dieuveuille l’empêcher dans sa clémence et sa bonté envers nous)
à ceux qui, à l’avenir, dévieront soit en tombantdans l’hérésie ou en encourant le schisme, soit en les suscitant ou en les commettant, qu’on les prenne
sur le fait, qu’ils avouent ou qu’on les en convainque.
Quels que soient leurs état, rang, ordre, condition et dignité, Évêque, Archevêque; Patriarche, Primat ou
autre dignitaire ecclésiastique supérieur, Cardinal et Légat perpétuel ou temporaire du Siège Apostolique, où
que ce soit, quelle que soit également leur autorité ou dignité dans le monde, Comte, Baron, Marquis, Duc, Roi,
Empereur : qui que ce soit parmi eux Nous voulons et décrétons qu’il encoure les sentences, censures et peines
§ 3. – Et ne considérant pas moins qu’il convient de détourner du mal par la crainte des peines ceux qui ne s’en
abstiennent pas par amour de la vertu et que les Évêques, Archevêques, Patriarches, Primats, Cardinaux, Légats,
Comtes, Barons, Marquis, Ducs, Rois et Empereurs, chargés d’instruire les autres et leur donner le bonexemple pour les garder dans la foi catholique, pèchent plus gravement en prévariquant (ils se perdent euxmêmes,
mais aussi entraînent avec eux à la perdition et à l’abîme de la mort d’innombrables peuples confiés à
leur soin et à leur autorité, ou soumis à eux par ailleurs) ; sur un semblable conseil et assentiment des Cardinaux,
en vertu de cette Constitution nôtre valide à perpétuité, par haine d’un si grand crime, le plus grave et
pernicieux possible dans l’Eglise de Dieu, dans la plénitude de notre pouvoir apostolique, Nous décidons, statuons,
décrétons et définissons que les sentences, censures et peines susdites gardant toute leur force et leur efficacité,
avec leurs effets, tous et chacun des Évêques, Archevêques, Patriarches, Primats, Cardinaux, Légats,
Comtes, Barons, Marquis, Ducs, Rois et Empereurs qui à ce jour, comme il est déclaré ont dévié et sont tombésdans l’hérésie ou ont encouru le schisme, ont été pris à les susciter ou les commettre, qu’ils soient pris
sur le fait, qu’ils avouent ou qu’ils en soient convaincus, vu que leur crime les rend plus inexcusables que les
autres, outre les sentences, censures et peines susdites, seront par là-même, sans aucun recours au droit ou au
fait, privés de leurs églises cathédrales, métropolitaines, patriarcales, primatiales, de leur dignité cardinalice, de
toute charge de Légats, comme aussi de toute voix active et passive, avec ou sans charge, qu’ils soient séculiers
ou réguliers de tous Ordres, qu’ils auraient obtenus par concessions et dispensations apostoliques, comme titulaires,
commendataires, administrateurs, ou de toute autre manière, en lesquels ou sur lesquels ils jouiraient de
quelque droit ; ils seront privés également de tous les fruits, rentes et produits annuels à eux assignés et réservés
; de même, les Comtes, Barons, Marquis, Ducs, Rois et Empereurs en seront privés radicalement, totalement,
Par ailleurs, tous ces gens seront considérés comme inaptes et impropres à de telles fonctions, comme
des relaps et des subversifs, en tout et pour tout, comme s’ils avaient abjuré publiquement une telle hérésie ; jamais,
à aucun moment, ils ne pourront être restitués, replacés, réintégrés et réhabilités en leur précédent état, en
leurs églises cathédrales, métropolitaines, patriarcales, primatiales, en leur dignité cardinalice, ou quelque autre
dignité majeure ou mineure, en leur voix active ou passive, en leur autorité, leurs monastères et bénéfices, leurs
comtés, baronnies, marquisats, duchés, royaumes et empires ; bien plus, ils seront abandonnés à la décision du
pouvoir séculier pour subir leur juste punition, à moins que, montrant les signes d’un vrai repentir et les fruits
d’une pénitence proportionnée, ils ne soient, par bonté et clémence du Saint-Siège lui-même, relégués dans
quelque monastère ou autre lieu régulier, pour s’y livrer à une pénitence perpétuelle, nourris du pain de la douleur
et abreuvés de l’eau de l’affliction.
Ils seront considérés, traités et réputés comme relaps et subversifs par tous, de quelque état, rang, ordre,
condition et prééminence qu’on soit, et de quelque dignité, même épiscopale, archiépiscopale, patriarcale, primatiale
ou autre dignité ecclésiastiques même la dignité cardinalice ; ou encore, de quelque autorité séculière et
excellence qu’on soit revêtu Comte, Baron, Marquis, Duc, Roi ou Empereur : comme tels, on devra les éviter et
les priver de toute consolation humaine.
§ 4. – Ceux qui prétendront avoir un droit de patronage ou de nomination de personnes aptes à gouverner des
églises cathédrales, métropolitaines, patriarcales, primatiales, ou des monastères et autres bénéfices ecclésiastiques
devenus vacants par ces privations, pour ne pas les exposer aux inconvénients d’une longue vacance
après les avoir arrachés à l’esclavage des hérétiques, et afin de les confier à des personnes aptes à diriger fidèlement
les peuples dans les voies de la justice, ceux-là devront présenter les dites personnes aux églises, monastères
et autres bénéfices dans les limites du temps fixé par le droit canonique ou des contrats particuliers, ou statué
en accord avec le Saint-Siège ; de même ils seront tenus de les présenter à Nous-mêmes ou au Pontife romain
alors régnant ; sinon, le laps de temps écoulé, la pleine et libre disposition des églises, monastères et bénéfices
susdits reviendra de plein droit à Nous et au Pontife romain susdit.
§ 5. – En outre, quiconque prendra sur lui, sciemment et de quelque manière que ce soit, d’accueillir, défendre,
favoriser ou croire les coupables arrêtés sur aveux ou preuves d’hérésie, ou encore d’enseigner
leurs erreurs, celui-là encourra, du fait même, une sentence d’excommunication. Il deviendra hors la loi :
il ne pourra participer ni oralement, ni en acte, ni par écrit, ni par délégation ou procuration, aux fonctions publiques
ou privées, Conseils, Synodes, Concile général ou provincial, Conclave des Cardinaux, assemblée des
fidèles, élections, témoignage en justice. Il n’y sera point admis.
De plus, il sera inapte à tester, à hériter et personne ne sera contraint de répondre pour lui en aucune affaire.
S’il est juge, ses sentences n’auront aucune valeur et nulle cause ne pourra être soumise à son jugement ;
s’il est avocat, son patronage ne sera nullement accepté ; s’il est notaire, ses actes n’auront aucune portée, aucune
De plus, les clercs seront privés de toutes et chacune de leurs églises, même cathédrales, métropolitaines,
patriarcales et primatiales, de leurs dignités, de leurs monastères, de leurs bénéfices et fonctions ecclésiastiques,
même obtenus, comme il est dit, régulièrement. Eux-mêmes, comme les laïcs, bien que revêtus régulièrement
des dignités susdites, seront privés, même en possession régulière, ipso facto, de tout royaume, duché,
domaine, fief et autres biens temporels ; leurs royaumes, duchés, domaines, fiefs et autres biens de cette sorte
seront confisqués et deviendront propriété publique ; de droit, ils appartiendront au premier acquéreur si celui3
ci, avec une foi sincère, se trouve uni à la sainte Eglise romaine, sous notre obédience ou celle de nos successeurs,
les Pontifes romains canoniquement élus.
§ 6. – Nous ajoutons que si jamais il advient qu’un Évêque, même ayant fonction d’Archevêques, de Patriarche
ou de Primat ; qu’un Cardinal de l’Eglise romaine, même Légat, qu’un SOUVERAIN PONTIFE
AVANT LEUR PROMOTION OU LEUR ELEVATION au Cardinalat ou au Souverain Pontificat,
ONT DEVIE DE LA FOI CATHOLIQUE OU SONT TOMBES DANS QUELQUE HERESIE,
LA PROMOTION OU L’ELEVATION – même si cette dernière a eu lieu dans l’entente et avec l’assentiment
unanime de tous les Cardinaux – EST NULLE, NON AVENUE, SANS VALEUR
et on ne pourra dire qu’elle est devenue valide ou qu’elle devient valide parce que l’intéressé accepte la charge,
reçoit la consécration ou ensuite entre en possession ou quasi-possession du gouvernement et de l’administration,
ou par l’intronisation du Pontife romain lui-même ou par l’adoration (= hommage à genoux)
devant lui ou par la prestation d’obéissance à lui rendue par tous ou par quelque laps de temps écoulé
pour ces actes : on ne pourra la tenir pour légitime en aucune de ses parties et elle ne confère ni ne peut être
censée conférer quelque pouvoir d’administration au spirituel ou au temporel à de tels hommes promus
Evêques, Archevêques, Patriarches ou Primats, ou élevés au Cardinalat ou au Souverain Pontificat.
Tous leurs dits, faits et gestes, leur administration et tout ce qui en découle, tout est sans valeur etne confère aucune autorité, aucun droit à personne. Ces hommes ainsi promus et élevés seront par le fait
même, sans qu’il faille quelque déclaration ultérieure, privés de toute dignité, place, honneur, titre, autorité,
fonction et pouvoir, même si tous et chacun de ces hommes n’a dévié de la foi, tombant dans la schisme ou l’hérésie,
qu’après son élection, soit en le suscitant, soit en l’embrassant.
§.7. – Les sujets tant clercs séculiers et réguliers que laïcs, y compris les Cardinaux qui auraient participé à
l’élection du Pontife romain déjà hors de la foi catholique par hérésie ou schisme, ou qui y auraient consenti et
qui lui auraient accordé l’obéissance et fait hommage ; le personnel du Palais, les préfets, capitaines et autres officiers
de notre Ville-Mère et de tout l’Etat ecclésiastique ; ceux qui se seraient liés et obligés par hommage,
serment, engagement envers ces hommes promus et élevés pourront toujours se dégager impunément del’obéissance et du service envers eux et les éviter comme des magiciens, païens, publicains, hérésiarques ;
ces mêmes sujets pourront néanmoins demeurer attachés à la fidélité et à l’obéissance des futurs Évêques, Archevêques,
Patriarches, Primats, Cardinaux et du Pontife romain entrant canoniquement en fonction : s’ils
veulent continuer à gouverner et à administrer, pour une plus grande confusion de ces hommes ainsi promus et
élevés, ils pourront faire appel contre eux au bras séculier et si à cette occasion ils se retirent de la fidélité et
de l’obéissance envers ces hommes promus et élevés, ils n’encourront pas, comme ceux qui déchirent la
tunique du Seigneur, la vengeance de quelque peine ou censure.
§ 8. Nonobstant [= nous annulons] les décisions et dispositions apostoliques, ou encore les privilèges, indults et
écrits apostoliques qui auraient été donnés à de tels [hérétiques promus invalidement pseudo- évêques, archevêques,
patriarches, primats ou cardinaux ou à toute autre personne. [Nous cassons de tels écrits en leur faveur,
quelle que soit la manière dont ils aient été formulés]: peu importe le contexte, la forme, les clauses. [Tout cela
est nul,] fût-ce des décrets, des motu proprio ou [des formulations telles que] « de science certaine » et « dans la
plénitude la puissance apostolique ». [Nous frappons de même de nullité] tout consistoire ou encore tout autre
moyen mis en oeuvre: approbations répétées et renouvelées, insertion dans le corps des lois ecclésiastiques,
chapitres des CONCLAVES, serment, confirmation apostolique ou toute autre confirmation, eût-elle été corroborée
par serment par nous-même!
Toutes les choses accordées à ceux qui ont été mentionnés expressément plus haut [= les clercs et les chefs de
gouvernement] conservent leur valeur par ailleurs [= ceux qui n’ont PAS dévié de la foi gardent évidemment
leur charge!]; nous les supprimons seulement et spécialement pour ces cas-là [les cas de ceux qui ONT dévié de
la foi], sans que quiconque puisse y opposer quoi que ce soit.
§ 9. Mais pour que le présent écrit arrive à la connaissance de tous les intéressés, nous voulons que l’original
(ou une copie signée par la main d’un notaire public et authentifiée par le sceau d’un dignitaire ecclésiastique;
nous déterminons que l’on doit y ajouter foi) soit publié et affiché par quelques-uns de nos hérauts – aux portes
de la basilique du prince des apôtres [= la basilique St. Pierre à Rome], – à la chancellerie apostolique, – et aussi
au bord du Campo dei Fiori, et qu’une copie y soit laissée affichée. La publication et l’affichage et le fait d’y
laisser une copie affichée suffisent et doivent être tenus pour solennels et légaux; il n’y a aucune autre publication
à réclamer ou à attendre.
§ 10. En conséquence, il ne sera permis à aucune personne d’enfreindre ce texte de notre approbation, innovation,
sanction, statut, dérogation, volonté et décret avec une téméraire audace. Si quelqu’un avait la présomption de le
tenter, qu’il sache que cela lui fera encourir l’indignation de Dieu tout-puissant et des bienheureux apôtres Pierre
Donné à Rome, à St. Pierre, en la mille cinq cent cinquante- neuvième année de l’Incarnation du Seigneur, le 15 des calendes
de mars [= 15 février 1559], en la quatrième année de notre pontificat.
Moi, PAUL [IV], évêque de l’Église catholique
Donné le jour du 15 février 1559, en la quatrième année du pontificat.
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 21 mai, 2009 |Pas de commentaires »
L’Ordre des Umiliati – Les Templiers – Les Femmes
L’Ordre des Umiliati est un ordre monastique qui a été actif en Lombardie, dans la partie des lacs aujourd’hui suisse italienne, et dans l’Italie du nord pendant les XIIe et XIIIe siècles. Il était caractérisé, comme beaucoup des ordres pénitents de cette époque, par un retour vers une spiritualité plus austère, une vie frugale, en contraste avec la richesse et le pouvoir affichés par le clergé de l’époque.
Les humiliés de Lombardie sont à l’origine une association de travailleurs laïcs mariés qui ont choisi de pratiquer la pauvreté volontaire et de prêcher la pénitence, sans aucun vœux et obligation de vie commune. Selon le Chronicon anonymi Laudunensis canonici, certains d’entre eux se rendent de Milan à Rome en 1178 pour obtenir du pape l’approbation de leur mode de vie. Leur prédication leur vaut d’être condamnés par l’Église en 1184 au concile de Vérone. Le pape Innocent III approuva finalement leur mode de vie ou « Propositum » en 1201, celui des Poveri Cattolici en 1208, et celui des Poveri Lombardi en 1210.
Ils se sont occupés principalement du travail de la laine, fondèrent des manufactures textiles, accumulèrent des gains considérables, avec lesquels ils financèrent l’activité bancaire : comme, par exemple, en 1248, en garantie d’un prêt concédé au chapitre du Dôme de Monza, le couvent Sant’Agata de Monza qui reçut en gage la Couronne de fer et d’autres biens du trésor du Dôme. La couronne fut rachetée seulement en 1319.
Les origines de l’ordre sont obscures. Selon certains chroniqueurs, des nobles de Lombardie, faits prisonniers par l’Empereur Henri V (1081-1125) à la suite d’une révolte, furent gardés captifs en Allemagne. Après avoir endurées les épreuves de l’exil pendant un certain temps, « s’humiliant » devant l’empereur et portant la robe de pénitent, un certain mode de vie leur fit gagner leur libération.
En ce temps-là, il est écrit qu’ils étaient appelés les Berettini, d’après la forme de leur coiffure. Leurs relations avec les marchands de laine allemands leur permirent d’introduire des méthodes innovantes en Italie, favorisant de ce fait l’essor de l’industrie, fournissant du travail aux pauvres et distribuant leurs biens à ceux dans le besoin. Les Umiliati, comme ils furent appelés, doivent être vus à travers le mouvement foisonnant des pénitents au Moyen Age, qui donnèrent naissance à des ordres établis tels que les Franciscains de saint François d’Assise et d’autres encore qui ne furent pas reconnus par l’Eglise.
Retournés dans leur propre pays, les Umiliati prirent contact avec Saint Bernard. Sur son conseil, en 1134, beaucoup d’entre eux, avec l’accord de leur femme, se retirèrent dans un monastère fondé à Milan. Malgré les nombreuses tentatives de Saint Bernard, au commencement de leur vie monastique, les Umiliati n’avaient pas de règle établie. Leur nom Umiliati résulterait de leurs vêtements très simples, qui étaient d’une seule et même couleur contrairement à la mode en ce temps-là. La fraternité s’étendit rapidement et donna naissance à deux nouvelles branches, un « second ordre » composé de femmes, et un « tiers ordre » composé de prêtres. L’ordre des prêtres, une fois formé, déclara son ascendance sur les deux autres branches. Sur le modèle des frères mendiants, comme les Dominicains et les Franciscains, l’ordre des prêtres devint le premier ordre. Leur habit d’origine, couleur cendre, fut remplacé par un vêtement de couleur blanche.
Consolidation de l’ordre
Quelques années plus tard, sur les conseils de saint [Jean de Meda] (env.1159), ils embrassèrent la règle de [saint Benoît], adapté par saint Jean à leurs besoins. Les détails relatant cette réforme sont mal authentifiés, les Acta de Jean de Meda (Acta sanctorum, Sept., vii. 320) étant presque entièrement mis à défaut par la critique contemporaine.
Les « Chronicon anonymi Laudunensis Canonici » (Monumenta Germaniae Historica, Scriptores, xxvi, 449), indiquent qu’en 1178 un groupe de Lombards vint à Rome avec l’intention d’obtenir du pape l’approbation de la règle de vie qu’ils se s’étaient spontanément choisis. Tout en continuant de vivre dans leur maison, avec leur famille, ils souhaitaient suivre une existence plus religieuse, abandonnant serments et litiges, heureux modestement vêtus et vivant dans un esprit de piété. Le pape approuva leur souhait de vivre humblement mais leur interdit de tenir des rassemblements ou de prêcher en public. Le chroniqueur ajoute que les Umiliati désobéirent et furent donc excommuniés. Un autre détail rapporté est qu’ils reçurent l’assentiment du pape [Innocent III] aux environs de 1201, et de plusieurs de ses successeurs. Le pape Innocent III reconnut une règle à la branche laïque du « tiers ordre » qui ressemblait à la Regula de poenitentia du mouvement franciscain.
Il put y avoir également une tentative d’utiliser les Umiliati pour ramener [les Vaudois] à l’Eglise. La règle des Umiliati interdisait de prononcer des vœux vainement et de prononcer le nom de Dieu pour rien. Elle autorisait la pauvreté volontaire et le mariage, régulait les exercices de piété et approuvait la solidarité qui existait déjà parmi les membres de l’ordre. Plus inhabituelle fut l’autorisation donnée aux frères de se rassembler le dimanche pour écouter la parole d’un frère « à la foi éprouvée et de piété prudente », à condition qu’ils ne discutent pas entre eux ni des dogmes de la foi ni des sacrements.
La « Chronicon Urspergense » (Monumenta Germaniae Historica, Scriptores, xxiii, 376-377) mentionne les Umiliati comme l’une des deux sectes vaudoises. Une décrétale promulguée en 1184 par le pape Lucius III au Concile de Vérone contre les hérétiques condamne à la fois « les Pauvres Hommes de Lyon » et « ceux qui s’attribuent faussement à eux-mêmes le nom d’Umiliati. » Bien qu’orthodoxe, l’ordre des Umiliati fut toujours entaché d’une certaine suspicion.
Cependant, au fil du temps l’accumulation des possessions matérielles et les limitations du nombre de frères autorisés (ils ne furent pour un temps qu’environ 170 membres répartis entre 94 monastères) mena au laxisme et à de sérieux abus. [Saint Charles Boromée], archevêque de Milan, fut envoyé par le pape [Pie V] pour remédier à la situation. Sa trop grande rigueur dans la réforme provoqua une telle opposition que plusieurs frères en virent à mener un complot. Un des Umiliati, Girolamo Donati, surnommé Farina, tenta d’assassiner Charles. Cela mena à l’éxécution du principal conspirateur par les autorités civiles et la suppression de l’ordre par la Bulle de Pie V du 8 février 1571. Les maisons et les possessions des Umiliati furent léguées à d’autres ordres religieux, notamment les Bernardins et les Jésuites. Une partie de leurs biens fut donnée charitablement.
La branche féminine de l’ordre
Les femmes des premiers Umiliati, qui appartenaient à quelques unes des principales familles de Milan, formaient également une communauté, sous la direction de Clara Blassoni. Elles furent rejointes par tant d’autres femmes qu’il devint nécessaire d’ouvrir un second couvent, dont les membres étaient dévoués au soin des lépreux dans l’hôpital attenant. Les religieuses étaient aussi connues sous le nom des Hospitalières de l’Observance.
Membres illustres de l’ordre
P. Romagnoli, Gli umiliati a Modena (XIII-XIV sec.) (Histoire de la communauté du mouvement des spirituels « Umiliati » à Modène ; liste des personnes ; un acte latin de 1268, un autre de 1341…), Rivista di storia della chiesa in Italia, 1992, (ISSN 0035-6557)
EGLISE DES TEMPLIERS TRANI
via ognissanti 5 – Trani (Bari)
Téléphone: 0883 494210
L’église d’Ognissanti, dite aussi des Templiers, dont les absides se reflètent dans les eaux du port, fut bâtie par l’Ordre des Chevaliers Templiers au cours de la première moitié du XIIè s. Son plan est basilical à trois nefs séparées par une colonnade, sans transept.
L’entrée de l’église est protégée par un portique, ce qui constitue une singularité de valeur dans l’architecture romane des Pouilles.
A l’intérieur de l’église sont gardées des peintures de grand intérêt, datant du XVIè siècle.
Des chevaliers normands de la première croisade, menés par Bohémond de Hauteville, prêtèrent serment dans ces lieux.
Publié dans:L'ordre des Templiers |on 7 mai, 2009 |4 Commentaires »

References: § 2

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§ 8

§ 9

§ 10