Source: https://lilmod-lelamed.fr/etude/omer/25?texte=Info
Timestamp: 2019-07-21 21:16:51+00:00

Document:
Etude - Décompte du Omer | Lilmod & Lelamed
le décompte du Omer.
Cette page permet d'afficher les prières associées au décompte du Omer. Le décompte démarre à la tombée de la nuit, donc la veille au soir.
L'heure de la nuit est calculée sur la base des coordonnées géographiques de Paris.
Attention, le calcul de la tombée de la nuit est basée sur l'évaluation de l'heure du coucher du soleil à 12° (crépuslcule nautique).
26 : Permet d'aller directement au menu.
Affiche pour chaque jour du décompte du Omer :
Les prières permettant la préparation au décompte du Omer.
Le bénédiction du décompte du Omer.
le décompte du Omer selon le rite du Ha-Rizal ou celui des Sefarad.
Les prières permettant la cloture du décompte du Omer.
Les textes sont affichés :
Info : Explication du décompte du Omer.
Hébreu : Les textes en hébreu.
Translittération : Les textes retranscrits en phonétique selon une prononciation Sefarad.
Traduction : Les textes traduit en français.
AHARON VARADY et LIEBA B. RUTH
CreativeCommon 4.0 (BY-SA), (26/03/2013),
Correction/relecture : Rav David CHOCRON, Eliaou Ben David HADJADJ,
Mise à jour : 2016-04-18 CEST 00:13:00
CreativeCommon 3.0 (BY-SA), (27/04/2011),
CreativeCommon 3.0 (BY-SA), (31/05/2015),
Mise à jour : 2016-05-22 CEST 16:20:00
Phonétique/Traduction :
Translitération & Traduction
CreativeCommon 4.0 (BY-NC-SA), (15/04/2016),
Mise à jour : 2016-04-18 CEST 00:32:00
Décompte du Omer - 25
Le premier jour Le décompte de l’omer se fait à partir de la seconde nuit qui suit Pessa'h, en Eretz d’Israël comme en diaspora(Choulhan Aroukh Orah Hayim 489:1), et ceci bien que ce jour soit férié en dehors d'Eretz Israel du fait du second jour des exilés.
En effet, cette mesure n’est plus observée de nos jours que par décret rabbinique et son application stricte aurait pour effet de décaler le décompte d’un jour et d’enfreindre ainsi la fête de Chavouot, dont la date précise est connue (Ran al HaRif, Soucca 47a).
Diverses coutumes se rencontrent néanmoins quant au temps de réalisation du décompte lors de cette première nuit, certains le faisant après le second séder (Hid'a, Ma'hzik berakha 489:2) tandis que d’autres l’effectuent après la prière du soir (Levoush Orah Hayim 489:1 & Hid'a, Birkhei Yossef 489:5).
Il n’y a pas lieu de réciter la bénédiction shehehiyanou en commençant le décompte de l’omer car, selon la raison la plus fréquemment avancée, cette prescription n’entraîne aucune joie (Levoush Orah Hayim 489:1, cité in Houta 2010, 489:3).
Certains ont, en outre, coutume de lire la première nuit les passages bibliques et mishnaïques afférents à l’offrande de l’omer avant de commencer le décompte (Kaf Hahayim 489:7, cité in Houta 2010, 489:13). Quelques-uns y ajoutent la récitation des psaumes 122, 131 et 133.
La tombée de la nuit est le moment où l'on peut distinguer : Trois petites étoiles (shoulh'an arouh' 235).
Pour bien comprendre il faut avoir à l'esprit les notions de Chkiah et de Tseth Hakokhavim.
La Chkiah : Le coucher de soleil.
L’horaire le plus tardif pour Min’ha (la prière de l’après-midi) et toutes les mitsvot devant être accomplies de jour. Bediavad (si l’on a manqué cet horaire), on peut encore réciter Min’ha, et faire toutes les « mitsvot diurnes » jusqu’à tseth hakokhavim (bien que la bénédiction sur la mitsva soit omise si celle-ci est faite après la chkiah).
Le jour hébraïque de 24 heures commence à la tombée de la nuit. Cependant, la définition technique de la nuit n’est pas claire. Elle peut être aussi tôt que la chkiah ou aussi tard que tseth hakokhavim. Ainsi, le temps entre la chkiah et tseth hakokhavim est appelé beïn hachmachot. De nombreuses lois ont trait à cette période, et celle-ci peut être définie comme faisant partie de la journée précédente ou de la suivante.
Tseth Hakokhavim : La tombée de la nuit.
En Astronomie on définit le coucher du soleil par le nveau de déclinaison du soleil par rapport à l'horizon. Cela se traduit par trois périodes.
Le crépuscule civil : la déclinaison du soleil est à 6° en dessous de l'horizon.
Le crépuscule nautique : la déclinaison du soleil est à 12° en dessous de l'horizon.
Le crépuscule astronomique : la déclinaison du soleil est à 18° en dessous de l'horizon.
Selon Rabbi Shneur ben Baroukh Zalman de Liadile Baal HaTanya la tombée de la nuit peut se calculer dès :
L'apparition de trois étoiles moyennes (23 minutes après de la Chkiah), la déclinaison du soleil est à 5.83° en dessous de l'horizon selon Rabbi Berel Levin (לדרבנן).
La déclinaison du soleil est à 6° en dessous de l'horizon (24 minutes après de la Chkiah).
L'apparition de trois étoiles moyennes (26 minutes après de la Chkiah), la déclinaison du soleil est à 6.3° en dessous de l'horizon selon Rabbi Avrohom Altein.
L'apparition de trois étoiles petites (28 minutes après de la Chkiah), la déclinaison du soleil est à 6.83° en dessous de l'horizon selon Rabbi Berel Levin (לדאורייתא).
Selon Melamed L'Ho'il (Rabbi David Zvi Hoffman), c'est l'apparition de trois étoiles moyennes (30 minutes après la Chkiah), avec une déclinaison du soleil à 7.083° en dessous de l'horizon.
Selon Rabbi Yehiel Michael Tukachinsky, c'est l'apparition de trois étoiles petites (36 minutes après la Chkiah), avec une déclinaison du soleil à 8.5° en dessous de l'horizon selon Rabbi Berel Levin (לדאורייתא).
Selon Rabeinu Tam, il faut compter 72 minutes fixes après la Chkiah (le début du coucher du soleil).
La Chkiah correspond au début du coucher de soleil.
La nuit civile correspond à la période du crépuscule entre le coucher du soleil et l'apparition de 3 étoiles moyennes (6°).
La nuit nautique correspond à la période du crépuscule entre l'apparition de trois moyennes étoiles (6°) et l'apparition de trois petites étoiles (12°).
La nuit astronomique correspondant à la période de l'apparition de trois petites étoiles (12°) et la pleine nuit (18°).
Pour nos calculs, nous avons choisi de présenter la tombée de la nuit selon l'approche du crépuscule nautique, à savoir une déclinaison à 12° sous l'horizon. Cette mesure est supérieure à tous les avis sauf à celle de Rabeinu Tam.
Le moment du décompte Le décompte se fait idéalement à la tombée de la nuit (lors de la sortie des étoiles), après la prière du soir (Tour Orah Hayim 489) mais on peut le réaliser pendant toute la nuit (Choulhan Aroukh Orah Hayim 489:1).
Certains le font avant la prière finale (Alenou) (Mishna Beroura 489:2) et d’autres après (Maasse Rav, chap. 69 ; Hazon Ovadia, yom tov, p. 235).
Il convient de ne pas décompter avant la sortie des étoiles mais les opinions divergent lorsqu’on le fait en congrégation : les membres de celle-ci doivent, selon les uns, répéter le décompte avec la bénédiction après la tombée de la nuit (C.A. O.H. 489:2-3 ; cf. Weill 1948, CLXXIX, §7) (ou, au moins, après le coucher du soleil (Hazon Ovadia, Yom Tov, p. 232, cité in Houta 2010, 489:27) mais selon d’autres, s’ils l’ont fait à l’approche de la nuit (après le plag hamin'ha), ils doivent seulement réaliser le décompte en son temps, sans bénédiction (Siddour Beit Oved, cité in Houta 2010, 489:25) et d’autres encore les en dispensent totalement s’ils l’ont fait après la prière du soir, même avant le plag (Eliya Rabba Orah Hayim 489:10, cité in Houta 2010, 489:26).
Les femmes avaient pris l’habitude ne pas s’affairer après le coucher de soleil (C.A. O.H. 493:4) ; cette coutume s’est depuis généralisée aux hommes et on s’abstient également de manger jusqu’à ce qu’on se soit acquitté de la prescription (Birkei Yossef 232:5, Maguen Avraham 489:11).
Si l’on est interrogé dès ce moment sur le décompte ( combien compte-t-on ce soir ? ), on ne peut que répondre hier, on a compté tant et tant et non aujourd’hui, on compte tant et tant car en ce cas, on s’acquitterait du décompte et on ne pourrait plus le réaliser selon le rite, avec la bénédiction (C.A. O.H. 489:4 ; cf. Ganzfried 1864, 120:3 & Weill 1948, CLXXIX, §8) (de ce fait, certains poussent le scrupule à ne pas mentionner directement la date de l’omer dans leur correspondance mais utilisent une formule détournée).
Si l’on oublie de compter la nuit, on peut le faire pendant le jour, sans bénédiction, mais si on l’omet pendant une journée entière, il n’est plus possible de dire la bénédiction jusqu’à la fin de l’omer (C.A. O.H. 489:7-8 ; voir Ganzfried 1864, 120:2 & Weill 1948, CLXXIX, §13).
Cette règle s’applique également au malade, au bar mitzva ou au voyageur qui, voyageant aux antipodes, perd un jour du fait du décalage horaire (Halikhot Shlomo, p. 256, cité in Houta 2010, 489:143). Cependant, l’onen (endeuillé dont le parent n’a pas encore été enterré) s’abstient cependant de réciter la bénédiction pendant son deuil mais la récite ensuite (Dvar Moshe tome 1, Orah Hayim, n°32 cf. Houta 2010, 489:139).
Lors des veilles de chabbat ou de fête (en occurrence, le ou les derniers jours de Pessa'h), on n’effectue le décompte qu’après le kiddoush réalisé à la synagogue (afin de donner préséance à la sainteté du jour) mais on le fait, au sortir de ces solennités, avant la havdala (afin de retarder le départ du jour saint) ; si le huitième jour de Pessa'h devait a lieu au sortir du chabbat, le décompte de l’omer précède le kiddoush pour le huitième jour (également afin de retarder la havadala) (C.A. O.H. 489:9, cf. Ganzfried 1864, 120:1 & Weill 1948, CLXXIX, §9).
Comment lire le décompte Le décompte doit être réalisé debout et incombe à tout un chacun (Choulhan Aroukh Orah Hayim 489:1). Il faut, en principe, le dire à voix assez haute pour qu’on s’entende le prononcer (Pri Hadash Orah Hayim 489:7, cf. Houta 2010, 489:93). Les femmes en sont dispensées parce que cette prescription est limitée dans le temps mais les ashkénazes estiment qu’elles peuvent s’imposer de la réaliser (Choulhan Aroukh Harav Orah Hayim 489:2 & Maguen Avraham 489:1 ; cf. Weill 1948, CLXXIX, §6). Les séfarades préfèrent qu’elles le fassent sans bénédiction ou s’en abstiennent (Kaf Hayim 489:9, Rav Pealim tome 1, sod yesharim n°12, cités in Houta 2010, 489:49).
Les séfarades et certains ashkénazes ont pour coutume de réciter leshem yihoud , une courte méditation aux accents kabbalistiques, avant d’accomplir la prescription (cf. Houta 2010, 489:11).
La bénédiction du décompte est ensuite récitée et le décompte exprimé en jours, puis en jours et semaines (Choulhan Aroukh Orah Hayim 489:1) ; la formule exacte varie en fonction du rite liturgique.
Le décompte se fait idéalement en hébreu et en suivant les règles de la grammaire mais certains jugent plus important de comprendre ce qu’on dit que de compter en hébreu et c’est pourquoi il est d’usage de le dire en hébreu (Choulhan Aroukh Harav 489:7-10) et de le répéter dans la langue que l’on comprend (Kaf Hahayim 489:20, cité in Houta 2010, 489:59).
En cas d’erreur, si l’on se reprend avant la fin de la bénédiction, on est quitte ; dans le cas contraire, on ne se reprend pas (C.A. O.H. 489:5-6, cf. Weill 1948, CLXXIX, §11-12). Si l’on se trompe dans le décompte et qu’on ne corrige pas l’erreur avant la nuit suivante, on est considéré comme si l’on n’avait jamais compté mais si l’on ne se trompe que dans le compte des jours ou des semaines ( aujourd’hui, quinze jours qui font deux semaines ou aujourd’hui, quatorze jours qui font une semaine ), on poursuit le décompte normalement (Mishna Beroura 489:38, cité in Houta 2010, 489:69).
On fait suivre le décompte d’une requête pour la restauration du Temple (Choulhan Aroukh Harav 489:11 & Mishna Beroura 489:10), du psaume 67 (Maguen Avraham 489:5) et de la supplique ana bekoa''h (Yessod veshoresh haavoda 9:8) que la Kabbale lie fortement au décompte parce qu’ils possèdent sept strophes de sept mots.
Certains ajoutent une prière pour leur décompte répare les dommages qu’ils ont causés à la sefira du jour. Tout ceci est récité debout.

References: §7
 §8
 §13
 §9
 §6
 §11