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Timestamp: 2019-07-18 08:20:58+00:00

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Un évêque s'est levé! :: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Posted: Sun 20 Jan 2013, 20:49 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Bon elle est sur le Figaro :
http://blog.lefigaro.fr/religioblog/2013/01/lefebvristes-le-texte-de-la-le.html
je recopie ici, c'est plus facile après pour ceux qui voudront faire des citations.
(Les paragraphes et intertitres figurent dans le texte original qui est publié ici dans son intégralité dans le Figaro.
C'est avec joie que j'ai appris la satisfaction que vous a donnée notre dernière déclaration en date du 28 octobre. Il était important d'affirmer de manière publique et autorisée que les relations du Saint-Siège avec la Fraternité sacerdotale saint Pie X restent ouvertes et pleines d'espérance. Jusqu'ici, à part ses décisions officielles, le Saint-Siège s'est, pour différentes raisons, abstenu de rectifier certaines affirmations inexactes au sujet de sa conduite et de sa compétence dans ces relations. Quoi qu'il en soit, vient le moment où, dans l'intérêt de la vérité, le Saint-Siège sera obligé de faire état de certaines de ces indélicatesses. Particulièrement douloureuses ont été les prises de position qui attaquent la mission et la personne du Saint-Père: cela, désormais, demande une réponse.
De récentes prises de position de membres de la Fraternité qui y occupent d'importants postes d'autorité ne peuvent que faire douter de la possibilité effective d'une réconciliation. On pense, en particulier, à des entretiens accordés par le Supérieur du district d'Allemagne, ancien Supérieur général de la Fraternité (18 septembre 2012) et par le premier Assistant général de la Fraternité (16 octobre 2012), ainsi qu'à un récent sermon du Supérieur général (1er novembre 2012). Le ton et le contenu de ces déclarations ont suscité une certaine perplexité sur le sérieux et même sur la possibilité effective d'une poursuite de nos relations. Tandis que le Saint-Siège attend patiemment une réponse officielle de la Fraternité, certains de ses supérieurs tiennent, dans des communications non officielles un langage qui, aux yeux du monde entier, apparaît comme un rejet des dispositions requises pour la réconciliation et la régularisation canonique de la Fraternité dans l'Église catholique.
De plus, en revoyant l'histoire de nos relations depuis les années 1970, on est amené à faire le constat objectif que les termes de notre désaccord au sujet du Concile Vatican II demeurent, en fait, inchangés. Avec son autorité magistérielle, le Saint-Siège a toujours affirmé qu'il fallait interpréter les textes du Concile à la lumière de la Tradition et du Magistère, et non l'inverse, tandis que la Fraternité a insisté pour dire que certains enseignements du Concile sont erronés et donc non susceptibles de recevoir une interprétation en harmonie avec la Tradition et le Magistère. Au fil des ans, cette impasse est restée plus ou moins telle quelle. Tout en permettant un fructueux échange de vues sur des thèmes précis, les trois années de colloques doctrinaux qui viennent à peine de s'achever n'ont pas fondamentalement changé la situation.
Dans ces circonstances, tandis que l'espérance demeure, il est clair qu'un élément nouveau doit être introduit dans nos échanges, si nous ne voulons pas apparaître à l'Église, au grand public et, au fond, à nous-mêmes, comme engagés dans un échange courtois, mais sans issue ni fruit. Il faut développer des considérations nouvelles, de nature plus spirituelle et théologique, qui transcendent les désaccords importants et apparemment insurmontables sur l'autorité et l'interprétation du Concile Vatican II, objet de notre division actuelle; ces considérations seront centrées sur notre devoir de préserver et de chérir l'unité et la paix de l'Église, qui sont voulues par Dieu.
Il me semble opportun d'introduire ces nouvelles considérations sous la forme d'une lettre personnelle pour l'Avent, adressée à vous-même ainsi qu'aux membres de la Fraternité sacerdotale. Son enjeu n'est autre que l'unité de l'Église.
Dans ce contexte, les mots de saint Paul reviennent à l'esprit: « Moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous encourage à vivre de manière digne de l'appel que vous avez reçu, avec beaucoup d'humilité, de douceur et de patience, en vous supportant les uns les autres avec amour, en ayant à cœur de garder l'unité de l'Esprit par le lien de la paix. De même que votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il n'y a qu'un seul Corps et un seul Esprit. Il n'y a qu'un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous, et en tous » (Ep 4, 1-6).
Par ces mots, l'apôtre Paul nous invite à garder l'unité de l'Église, l'unité qui est donnée par l'Esprit et nous unit au Dieu unique « qui règne au-dessus de tous, par tous, et en tous» (Ep 4, 6). La véritable unité est un don de l'Esprit, et non le résultat de notre action.
Toutefois, nos décisions et nos actions nous rendent aptes à coopérer dans l'unité de l'Esprit ou à agir contre les motions de l'Esprit. Par conséquent, saint Paul nous exhorte « à vivre de manière digne de l'appel que nous avons reçu » (Ep 4, 1), à vivre en gardant le don précieux de l'unité.
Afin de persévérer dans l'unité de l'Église, saint Thomas d'Aquin remarque que, d'après saint Paul, « il faut cultiver quatre vertus et proscrire les quatre vices qui leur sont opposés » (Commentaire de la Lettre aux Éphésiens, § 191). Que faut-il éviter sur la voie de l'unité?
L'orgueil, la colère, l'impatience et le zèle désordonné. D'après l'Aquinate, « le premier vice rejeté par [saint Paul] est l'orgueil. Quand une personne arrogante décide de diriger les autres, alors que ces autres, dans leur fierté, refusent de se soumettre, des désaccords surgissent dans la société, et la paix disparaît... La colère est le deuxième vice. Car un colérique est porté à l'injustice, verbale ou physique, ce qui provoque la confusion. .... Le troisième est l'impatience. Parfois, un homme humble et doux, qui s'interdit de provoquer le trouble, ne supporte pas avec patience les attaques effectives ou projetées qu'on porte contre lui. ... Le quatrième vice est le zèle désordonné. Le zèle désordonné peut porter sur n'importe quoi; à cause de lui, les hommes vont juger de tout ce qu'ils voient, sans attendre le bon moment ou le bon endroit, et c'est une catastrophe pour la société» (ibid.).
Comment pouvons-nous agir contre ces vices? Saint Paul nous dit: « Ayez beaucoup d'humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour » (Ep 4, 2).
D'après l'Aquinate, en nous faisant voir la bonté présente chez les autres et reconnaitre nos propres forces et nos propres faiblesses, l'humilité nous aide à éviter l'esprit de rivalité dans nos rapports avec autrui. La douceur « aplanit les difficultés et préserve la paix » (Commentaire de la Lettre aux Éphésiens, § 191). Elle nous aide à éviter les manifestations désordonnées de colère en nous donnant la sérénité de faire notre devoir avec égalité d'humeur et dans un esprit de paix. La patience nous rend capables de supporter la souffrance pour obtenir le bien recherché, surtout s'il est difficile à atteindre ou si des circonstances extérieures militent contre la réalisation de l'objectif. La charité fait éviter le zèle désordonné en nous donnant de nous soutenir les uns les autres, « en portant les défauts des autres avec charité» (ibid.). Saint Thomas donne ce conseil: « Quand quelqu'un tombe, il ne faudrait pas immédiatement le corriger, à moins qu'il y ait un temps et un lieu pour cela. Il faudrait attendre avec compassion, puisque la charité supporte tout (1 Co 13, 7). Il ne s'agit pas de tolérer par négligence ou complicité, par familiarité ou amitié charnelle, mais par charité. ... Nous qui sommes forts, nous devons porter les infirmités des faibles (Rm 15, 1)) (ibid.).
Le prudent conseil de saint Thomas peut nous être utile, si nous acceptons d'être formés par sa sagesse. Au cours des quarante dernières années, nos relations n'ont-elles pas parfois manqué d'humilité. de douceur, de patience et de charité?
Souvenons-nous de ce qu'a écrit le pape Benoît XVI à ses frères dans l'épiscopat pour expliquer la promulgation du motu proprio Summorum Poniificum : « En regardant le passé, les divisions qui ont lacéré le corps du Christ au cours des siècles, on a continuellement l'impression qu'aux moments critiques où la division commençait à naître, les responsables de l'Église n'ont pas fait suffisamment pour conserver ou conquérir la réconciliation et l'unité; on a l'impression que les omissions dans l'Église ont eu leur part de culpabilité dans le fait que ces divisions aient réussi à se consolider. Ce regard vers le passé nous impose aujourd'hui une obligation: faire tous les efforts afin que tous ceux qui désirent réellement l'unité aient la possibilité de rester dans cette unité ou de la retrouver à nouveau» (Lettre du 7 juillet 2007).
Comment les vertus d'humilité, de douceur, de patience et de charité peuvent modeler nos pensées et nos actions. D'abord, si nous cherchons humblement à reconnaitre la bonté qui existe chez ceux avec qui nous pouvons être en désaccord sur des points même apparemment fondamentaux, nous sommes capables d'examiner des questions disputées dans un esprit d'ouverture et en toute bonne foi. Deuxièmement, si nous avons une véritable douceur, nous pouvons garder un esprit de sérénité, en évitant de parler sur un ton qui divise ou de développer des considérations imprudentes qui offenseront au lieu de favoriser la paix et la compréhension mutuelle. Troisièmement, si nous gardons une vraie patience, nous reconnaitrons que, dans la recherche du bien précieux que nous poursuivons, nous devons vouloir, si nécessaire, accepter la souffrance de l'attente. Enfin, si nous sentons encore le besoin de corriger nos frères, ce doit être avec charité, au bon moment et au bon endroit.
Dans la vie de l'Église, toutes ces vertus visent à préserver « l'unité de l'Esprit par le lien de la paix » (Ep 4, 3). Si nos rapports sont marqués par l'orgueil, la colère, l'impatience et le zèle désordonné, notre recherche inquiète du bien de l'Église ne nous conduira qu'à l'amertume. Si, d'autre part, la grâce de Dieu nous fait grandir en vérité dans l'humilité, la douceur, la patience et la charité, notre unité dans l'Esprit sera maintenue et nous grandirons plus profondément dans l'amour de Dieu et du prochain, en accomplissant toute la loi que Dieu nous a donnée.
Si nous insistons tant sur l'unité de l'Église, c'est qu'elle reflète la communion de la sainte Trinité et s'opère par elle. Comme nous le lisons dans un sermon de saint Augustin: cc Le Père et le Fils nous ont souhaité d'être en communion avec eux et entre nous; par ce don, qu'ils possèdent tous deux comme s'ils ne faisaient qu'un, ils ont souhaité nous unir à eux et nous unir entre nous par l'Esprit saint qui est Dieu et le don de Dieu » (Sermon 71, 18).
L'unité de l'Église n'est pas une chose que nous obtiendrions pour nous- mêmes par notre propre pouvoir, mais c'est un don de la grâce divine. C'est en reconnaissant ce don qu'Augustin peut dire: « Un ennemi de l'unité n'a pas de part à l'amour de Dieu. Par conséquent, ceux qui sont en dehors de l'Église n'ont pas l'Esprit saint » (Lettre 185, § 50). Voilà des mots qui glacent: un ennemi de l'unité devient ennemi de Dieu, car il rejette le don que Dieu nous a fait. « Comment prouver que nous aimons notre prochain? » demande saint Augustin. « En ne brisant pas son unité, car nous observons la charité» (Homélies sur la première lettre de saint Jean 2, 3). Écoutons ce que dit saint Augustin à ceux qui divisent l'Église: « Vous n'avez pas la charité, parce que, au nom de votre honneur, vous provoquez des divisions dans l'unité. Comprenez donc par là que l'Esprit vient de Dieu .... Vous vous écartez vous-mêmes de l'unité du monde, vous divisez l'Église par des schismes, vous lacérez le corps du Christ. Il est venu dans la chair pour le rassembler ; vous, vous criez pour le déchirer » (ibid.. 6, 13).
Comment pouvons-nous éviter de devenir des ennemis de Dieu? « Que chacun interroge son cœur. Si quelqu'un aime son frère, l'Esprit de Dieu habite en lui. Qu'il regarde, qu'il s'éprouve lui-même sous le regard de Dieu! Qu'il voie s'il existe en lui un amour de la paix et de l'unité, un amour de l'Église répandue sur toute la terre! » (ibid. 6, 10). Comment donc nous comporter avec ceux dont il nous est difficile d'être les amis? Écoutons saint Augustin: « Aimez vos ennemis de manière à souhaiter les avoir pour amis ; aimez vos ennemis de manière à en faire des compagnons» (ibid. 1, 9). Pour Augustin, la forme authentique de l'amour ne peut être qu'un don de Dieu: « Demandez à Dieu de pouvoir vous aimer les uns les autres. Vous devriez aimer tous les hommes, même vos ennemis, non parce qu'ils sont vos frères, mais parce qu'ils peuvent le devenir, de manière à pouvoir être toujours embrasés de l'amour fraternel, soit pour celui qui est devenu votre frère, soit pour votre ennemi, si bien qu'en l'aimant, il puisse devenir votre frère» (ibid. 10,7).
L'exemple de l'amour qui transforme nos ennemis en amis nous vient, en dernière analyse, du Christ lui-même: « Aimons-nous, car il nous a aimés le premier (4, 19). Comment aimerions-nous, s'il ne nous avait aimés le premier? Par son amour, nous sommes devenus ses amis, mais il nous a aimés comme ennemis, de manière à faire de nous ses amis. Il nous a aimés le premier et nous a accordé les moyens de l'aimer » (ibid. 9, 9).
Pour saint Augustin, l'unité de l'Église vient donc de la communion de la Bienheureuse Trinité et doit être maintenue, si nous voulons rester en communion avec Dieu même. Par la grâce de Dieu, nous devons préserver cette unité avec une grande détermination, même si cela implique des souffrances et une patiente endurance: « Supportons le monde, supportons les tribulations, supportons le scandale des procès. Ne rebroussons pas chemin. Tenons bon dans l'unité de l'Église, tenons bon dans le Christ, tenons bon dans l'amour. N'abandonnons pas les membres de son épouse, n'abandonnons pas la foi, de manière à pouvoir être glorifiés en sa présence, et nous serons en sûreté en lui, dès maintenant par la foi, et plus tard par la vision, dont l'Esprit saint nous a donné le gage » (ibid. 9, 11).
La place de la Fraternité sacerdotale dans l'Église
Que vous est-il donc demandé dans la situation présente? Non pas de perdre le zèle de votre fondateur, Monseigneur Lefebvre. Loin de là! Au contraire, il vous est demandé de raviver la flamme de son zèle ardent pour la formation des hommes au sacerdoce de Jésus-Christ. Le moment est sûrement venu d'abandonner la rhétorique âpre et contre-productive qui a surgi au cours des années passées.
Retourner au charisme jadis confié à Monseigneur Lefebvre, le charisme de la formation des prêtres dans la plénitude de la Tradition catholique pour entreprendre auprès des fidèles un apostolat qui jaillisse de cette formation sacerdotale. Voilà le charisme que l'Église discerna lorsque la Fraternité sacerdotale saint Pie X fut approuvée en 1970. Nous n'avons pas oublié le jugement élogieux porté par le Cardinal Gagnon sur le séminaire d'Écône en 1987.
Le charisme authentique de la Fraternité consiste à former des prêtres pour le service du peuple de Dieu, non à se donner la mission de juger et de corriger la théologie ou la discipline d'autrui dans l'Église. Vous aurez à vous centrer sur la transmission d'une formation philosophique, théologique, pastorale, spirituelle et humaine à vos candidats, pour qu'ils puissent prêcher la parole du Christ et agir comme des instruments de la grâce de Dieu dans le monde, en particulier par la célébration solennelle du saint Sacrifice de la Messe. Il faudra certainement prêter attention aux passages du Magistère qui vous semblent difficiles à concilier avec l'enseignement magistériel, mais ces questions théologiques ne devraient pas constituer le centre de votre prédication ou de votre formation.
Sur la question de savoir qui est compétent pour corriger un abus, nous pouvons considérer le cas de saint Pie X et de ses interventions dans le domaine de la musique sacrée. En 1903, saint Pie X promulgua le célèbre motu proprio Tra le sollecitudini, qui promouvait dans toute l'Église une réforme de la musique sacrée. Ce document marquait l'aboutissement de deux initiatives antérieures de Giuseppe Sarto: un votum sur la musique sacrée écrit à la demande de la Sacrée Congrégation des Rites en 1893, et une lettre pastorale sur la réforme de la musique sacrée dans l'Église de Venise publiée en 1895.
Ces trois documents avaient substantiellement le même contenu. Pourtant, le premier était une liste de suggestions pour la Curie romaine, le deuxième une instruction pour les croyants placés sous la juridiction du Patriarche de Venise, et le troisième une série de dispositions valables pour l'Église universelle. En tant que Pape, saint Pie X avait l'autorité nécessaire pour signaler les abus en matière de musique sacrée dans le monde entier, tandis que, comme évêque, il ne pouvait intervenir que dans son diocèse. Par ses prescriptions disciplinaires et doctrinales, saint Pie X pouvait traiter les problèmes dans l'Église sur un plan universel, précisément à cause de son autorité universelle.
Même si nous sommes convaincus que notre point de vue sur une question particulière disputée est le bon, nous ne pouvons pas usurper la mission du Souverain Pontife en nous arrogeant le droit de corriger publiquement les autres dans l'Église. Nous pouvons proposer et chercher à influer, mais non pas manquer de respect à l'égard des autorités locales légitimes ou agir contre elles. Nous devons respecter le genre propre de différentes sortes d'instances: c'est la foi qu'il faudrait prêcher dans nos chaires, et non la dernière interprétation de ce que nous croyons problématique dans un document magistériel. Ce fut une erreur de faire de tout point difficile de l'interprétation théologique de Vatican II la matière d'une controverse publique, en cherchant à pousser ceux qui ne sont pas compétents en théologie à adopter notre point de vue au sujet de points théologiques délicats.
L'Instruction Donum Veritatis sur la vocation ecclésiale du théologien (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, 1990) affirme qu'un théologien peut « se poser des questions portant, selon les cas, sur 1'opportunité, sur la forme ou même le contenu d'une intervention du Magistère », bien que « la volonté d'acquiescement loyal à cet enseignement du Magistère en matière de soi non irréformable doive être la règle » (§ 24). Toutefois, un théologien « ne présentera pas ses opinions ou ses hypothèses divergentes comme s'il s'agissait de conclusions indiscutables. Cette discrétion est commandée par le respect de la vérité ainsi que par le respect du Peuple de Dieu (cf. Rm 14, 1-15; 1 Co 8 ; 10, 23-33). Pour les mêmes raisons, le théologien renoncera à leur expression publique intempestive » (§ 27).
Si, après une intense, patiente et loyale réflexion de sa part, des difficultés demeurent, « c'est un devoir /pour le théologien de faire connaître aux autorités magistérielles les problèmes que soulève un enseignement en lui-même, dans les justifications qui eI1 sont proposées ou encore dans la manière selon laquelle il est présenté, Il le fera dans un esprit évangélique, avec le désir profond de résoudre les difficultés. Ses objections pourront alors contribuer à un réel progrès, en stimulant le Magistère à proposer 1'enseignement de l'Église d'une manière plus approfondie et mieux argumentée. -Dans ces cas, le théologien évitera de recourir aux mass-media plutôt que de s'adresser à l'autorité responsable, car ce n'est pas en exerçant ainsi une pression sur 1'opinion publique que 1'on peut contribuer à la clarification des problèmes doctrinaux et servir la vérité » (§ 30).
Cette partie de la tâche du théologien menée dans un esprit loyal et animée par l'amour de l'Église, peut parfois être difficile. cc Ce peut être un appel à souffrir dans le silence et la prière, avec la certitude que si la vérité est vraiment en cause, elle finira nécessairement par s'imposer » (§ 31).
Toutefois, un examen critique des actes du Magistère ne doit jamais devenir une sorte de « magistère parallèle » des théologiens (cf. § 34), car il doit être soumis au jugement du Souverain Pontife, qui a « la tâche de préserver l'unité de l'Église, avec la sollicitude d'offrir à tous l'assistance pour répondre avec les moyens opportuns à cette vocation et grâce divine » (Lettre apostolique Ecclesiae unitatem § 1). Nous voyons donc que, pour ceux qui, dans l'Église, ont le devoir ou la mission canonique d'enseigner, il y a place pour un engagement vraiment théologique et non polémique avec le Magistère. Intellectuellement parlant, de toute façon, nous ne pouvons pas nous centrer uniquement sur la controverse. Les problèmes théologiques difficiles ne peuvent être adéquatement traités que par l'analogie de la foi, c'est-à-dire la synthèse de tout ce que le Seigneur nous a révélé. Nous verrons chaque doctrine et article de foi comme soutenant les autres et apprendre à comprendre les liens internes qui existent entre chacun des éléments de notre foi.
Pour entreprendre des études de théologie, nous devons avoir une expérience culturelle, biblique et philosophique adéquate. Je pense, par exemple, à un passage du Code de Droit canonique de 1917 reproduit dans l'introduction de Benziger à l'édition anglaise de la Somme Théologique: « Les religieux qui ont déjà fait leurs humanités devront étudier la philosophie pendant au moins deux ans, et la théologie pendant quatre ans, en suivant l'enseignement de saint Thomas et en accord avec les instructions du Siège apostolique» (CIC 1917, can. 589). Considérons la sagesse de cette directive: la théologie doit être entreprise par ceux qui ont été formés aussi bien dans les humanités qu'en philosophie. La Congrégation pour l'Éducation catholique a récemment demandé que l'étude de la philosophie dure trois ans pendant la formation au sacerdoce. Sans cette ouverture, notre recherche théologique n'aura pas le riche terreau de culture sur lequel la foi s'enracine et qui est indispensable pour une pleine compréhension des concepts et des termes philosophiques qui sous-tendent les formulations doctrinales de l'Église.
Si nous nous centrons seulement sur les questions les plus difficiles et les plus controversées, - qui doivent, certes, faire l'objet d'une grande attention - nous pouvons finir par perdre le sens de l'analogie de la foi et nous mettre à voir la théologie surtout comme une sorte de dialectique intellectuelle sur des sujets conflictuels plus que comme un engagement de la sagesse avec le Dieu vivant qui s'est révélé à nous en Jésus Christ et qui, par l'Esprit saint, inspire notre travail, notre prédication et notre action pastorale.
Avec sa façon magnanime d'exercer le munus Petrinum, le pape Benoît XVI est extrêmement désireux de surmonter les tensions qui ont existé entre l'Église et votre Fraternité. Une réconciliation ecclésiale immédiate et totale mettra-t-elle fin aux soupçons et à la méfiance qui ont surgi de part et d'autre? Sans doute pas si facilement.
Mais ce que nous cherchons n'est pas une œuvre humaine: nous cherchons la réconciliation et la guérison par la grâce de Dieu, sous la conduite aimante du Saint-Esprit. Rappelons-nous les effets de la grâce articulés par saint Thomas: guérir l'âme, désirer le bien, réaliser le bien qu'on s'est proposé, persévérer dans le bien et, pour finir, obtenir la gloire (cf. Somme Théologique la Irae, 111, 3).
Nos âmes ont d'abord besoin d'être guéries, purifiées de l'amertume et du ressentiment nés de trente ans de soupçons et de tourments de part et d'autre. Nous devons prier le Seigneur de nous guérir de toutes les imperfections qui sont venues précisément à cause des difficultés, surtout du désir d'autonomie qui est, en fait, étranger aux formes traditionnelles de gouvernement dans l'Église. Le Seigneur nous donne la grâce de désirer certains biens: en ce cas, le bien d'une unité et d'une communion ecclésiales totales. C'est un désir que bon nombre d'entre nous partagent, humainement parlant, mais ce que nous avons besoin de recevoir du Seigneur, c'est la communication de ce désir à nos âmes, de manière à nous faire désirer le ut unum sint avec le désir même du Christ. C'est seulement alors que la grâce de Dieu nous permettra de réaliser le bien que nous nous proposons. C'est Lui qui nous pousse à chercher une réconciliation et la porte à son achèvement.
Voici venu le moment d'une grâce extraordinaire: saisissons-le de tout notre cœur et de tout notre esprit. En nous préparant â la venue du Sauveur du monde au cours de cet Avent de l'Année de la Foi, prions et espérons avec confiance: ne pouvons-nous pas aussi espérer la réconciliation, attendue depuis longtemps, de la Fraternité sacerdotale saint Pie X avec le Siège de Pierre? Le seul avenir imaginable pour la Fraternité sacerdotale saint Pie X se trouve sur le chemin d'une pleine communion avec le Saint-Siège, dans l'acceptation d'une profession de foi inconditionnelle en sa plénitude, et donc avec une vie sacramentelle, ecclésiale et pastorale convenablement ordonnée.
Ayant reçu de Pierre la charge d'être un instrument de réconciliation de la Fraternité sacerdotale, j'ose faire miennes les paroles de Paul en nous exhortant à « vivre fidèlement 1'appel reçu, avec beaucoup d'humilité, de douceur et de patience, en nous supportant les uns les autres avec amour, en ayant à cœur de garder l'unité de l'Esprit par le lien de la paix ».
Posted: Sun 20 Jan 2013, 20:49 Post subject: Publicité
Posted: Sun 20 Jan 2013, 22:30 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Grâce à Dieu et on ne sait pas à qui ou à quel plombier, cette lettre est rendue publique!
Sans aller bien loin dans sa lecture, d'emblée n'importe quel prêtre de la FSSPX devrait sentir le libéral derrière cette alternative:
De plus, en revoyant l'histoire de nos relations depuis les années 1970, on est amené à faire le constat objectif que les termes de notre désaccord au sujet du Concile Vatican II demeurent, en fait, inchangés.(...)
Cela fait donc des décennies que le désaccord persiste, constate Mgr Di Noïa, mais, dit-il, un désaccord n'étant pas acceptable, il faut trouver un compromis pour faire un accord.
C'est la tactique moderniste fort bien exposée par Mgr Tissier de Mallerais le 11 novembre 2007 à Paris dans sa conférence: l'hydre moderniste toujours vivante.
Pour simplifier l'exposé savant de Mgr Tissier:
A chaque époque historique concernant un thème, par exemple la Tradition, il faut réviser l'Histoire pour en faire un compromis avec ce qu'on pense de ces événements passés par rapport à la mentalité présente.
Vient une autre époque historique, 20, 30, 40 ou XX années plus tard.
On rouvre la page de l'Histoire de la Tradition telle qu'elle avait été laissée suite au compromis précédent, et de nouveau, ce compromis passé on en fait un compromis avec la mentalité du moment en question.
Et ainsi l'Histoire évolue, la Tradition évolue, tout évolue, étape par étape. Il n'y a pas de vérité. La vérité importe peu ou plutôt pas du tout.
Ce qui compte c'est le but, ici: "l'unité et la paix de l'Église"
C'est bien de cela qu'il s'agit dans ce texte de Mgr Di Noïa:
"Dans ces circonstances, tandis que l'espérance demeure, il est clair qu'un élément nouveau doit être introduit dans nos échanges"
"il est clair qu'un élément nouveau doit être introduit dans nos échanges"pour faire un compromis admissible entre la Tradition qui nous a été transmise et la Tradition telle que la mentalité actuelle la conçoit.
Voilà le libéralisme en mouvement!
Arrivé là, tous le sprêtres de la FSSPX devraient, sinon mettre directement cette lettre au panier, du moins la ranger au rayon des trophées malheureux de la Crise épouvantable de l'Eglise.
Posted: Sun 20 Jan 2013, 23:01 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Je lirai cela demain, mais GL met le doigt sur le fond du problème!
Posted: Sun 20 Jan 2013, 23:09 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
J'ajoute à ce qu'a dit gentiloup:
qu'il est impossible que la vérité soit divisée ou amoindrie . lavérité est entière ou elle n'est pas . Le compromis en matière doctrinale, est un mensonge.
Posted: Sun 20 Jan 2013, 23:10 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Une mention qui m'a défrisé (et au début je n'avais pas compris que c'était Mgr de N qui avait écrit cela, je pensais que c'était le journaliste du Figaro qui avait écrit cette phrase hier dans son 1er article), c'est ceci :
le «charisme» propre de Mgr Lefebvre et de l'œuvre qu'il a fondée qui est celui de la «formation des prêtres» et non celui de la «rhétorique âpre et contre-productive» ou de «se donner la mission de juger et de corriger la théologie» ou encore «de corriger publiquement les autres dans l'Église».
Je trouve curieuse (c'est un euphémisme) cette présentation des choses.
Comme si à la base tout n'était pas survenu pour des raisons théologiques liées à la dimension propitiatoire de la Messe, et à la doctrine de la "satisfaction" dont il est souvent parlé ici. La suppression de l'Offertoire dans le NOM fait donc partie des questions rhétoriques annexes ? Et le glissement progressif vers un culte admissible par les protestants fait ainsi partie des questions contre-productives oiseuses ?
Et ce type de conclusion ci-dessous, que l'on trouve sur le site d'un diocèse français devrait donc être vue comme normale
Depuis Vatican II, nous passons imperceptiblement de l'angoisse du Dies irae à l'Hymne a la joie, d'une pratique religieuse disciplinaire, en attente inquiète du jour de la colère divine, à une pratique de la foi en Christ qui accomplit la christicité (sainteté) de l’humain et, de ce fait, le libère du péché. Quand on se sacrifie, ce n'est plus pour être sauvé, ou pour sauver des âmes, mais parce que l’on réalise la gratuite du salut, les Noces dans le Christ », de l'humain et du divin. L’esprit christique de ce Concile exceptionnel n'arrêtera pas de sitôt son œuvre pastorale de conversion.
Posted: Mon 21 Jan 2013, 00:14 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Comme si à la base tout n'était pas survenu pour des raisons théologiques liées à la dimension propitiatoire de la Messe, et à la doctrine de la "satisfaction" dont il est souvent parlé ici. La suppression de l'Offertoire dans le NOM fait donc partie des questions rhétoriques annexes ? Et le glissement progressif vers un culte admissible par les protestants fait ainsi partie des questions contre-productives oiseuses ? - Tom
Encore du libéralisme, cher Tom! La vérité ne les encombre pas! Seul le but compte.
Ils ont bien appris de Machiavel!
Pourquoi Mgr Lefebvre aurait-il risqué les foudres de la Rome moderniste, s'il n'avait pas lui-même fait le constat que cette Eglise de Mgr Di Noïa est une contre-Eglise?
Ces propos oiseux, relèvent d'un esprit dérangé. Dérangé au sens où un esprit libéral est pathologique. Il ne voit plus, il n'aperçoit plus la vérité, le vrai, le réel!
Posted: Mon 21 Jan 2013, 15:02 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Le libéralisme: Aller de l'avant, toujours et n'importe comment! Comme le but des juifs est de faire tout le mal pour obtenir un" bien". Tout n'est que mensonge, manipulation.
Monseigneur Lefebvre a toujours critiqué, sans ambiguité la nouvelle doctrine et la nouvelle messe. Ses paroles étaient, elles, très claires: Rome a perdu la foi!
Posted: Mon 21 Jan 2013, 17:56 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Gentiloup a écrit :
"Grâce à Dieu et on ne sait pas à qui ou à quel plombier, cette lettre est rendue publique !"
Le plombier c'est Le site d’information religieuse « il sismografo »qui publie le texte intégral, en français et en anglais. Relayé par Radio Vatican. Il est amusant de remarquer que le rédacteur de la lettre recommandait de ne pas faire appel aux médias dans les relations entre Rome et la FSSPX. Vérité d'un jour n'est pas vérité de toujours.
Posted: Mon 21 Jan 2013, 19:00 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Je reçois ce commentaire de
RU 03/2013 : DEPECHE HEB DOMADAIRE DE NOUVELLES CHRETIENNES
Gratuit par courriel. Sans copyright (mention « ru » s.v.p.).
« RU », le service de presse de lUNEC, BP 70114, F-95210 St-Gratien
Qui me semble très pertinent:
l'une est la décision prise depuis janvier 2011 par l'autorité suprême de l'Islam, l'université al-Azhar du Caire, sous la plume de l'imam Mohamed Ahmed al-Tayyeb, de couper toutes les relations « de dialogue » avec le Vatican ; l'autre est une lettre secrète à la FSSPX envoyée tout récemment par Mgr J. Augustine Di Noia du dicastère romain Ecclesia Dei, insinuant de garder secrètes certaines divergences théologiques pour boucler « l' unité ecclésiale» entre le Vatican et la FSSPX. La première de ces deux bombes peut être considérée comme un échec cruel de la politique de « dialogue » prêché fanatiquement depuis le concile Vatican II, aux dépens de la « prédication » traditionnelle aux païens qui est la mission de l'Eglise depuis 2000 ans ;
-l'autre bombe révèle un certain machiavélisme des autorités romaines, en incitant la FSSPX à prêcher en public autre chose que ce dont on discute en privé, même s' il sagit de sujets théologiques importants.
Posted: Mon 21 Jan 2013, 19:13 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Cher Hugo, pourriez-vous me donner le lien de la lettre dans "Il sismografo"? Je ne l'ai pas trouvé. Merci d'avance.
Posted: Mon 21 Jan 2013, 22:11 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Encore bravo à Tom ! Pour le lien : http://ilsismografo.blogspot.it/2013/01/vaticano-full-text-of-advent-letter.html. De mon côté j'aurai bientôt un commentaire à faire sur la lettre en question. Union de prières.
Posted: Mon 21 Jan 2013, 22:20 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Comme il ne faut rien ignorer afin de ne pas critiquer sur du sable. Et parce que la recherche de la vérité et de l'équité en toutes choses doit être notre souci permanent. Notamment en matière religieuse, je me suis mise en devoir de lire cette longue lettre.
Démarche classique du moderniste moyen.
Mgr Di Noïa commence par prendre note des profonds désaccords qui sépare la FSSPX de l'Eglise conciliare avant de dire que ce désaccord doit évoluer grâce à un élément nouveau.
Et voilà que cet élément nouveau c'est sa lettre. Mazette!
La FSSPX et l'Eglise conciliaire vont évoluer vers un accord sur la doctrine grâce à la lettre de Mgr Di Noïa! Mais que contient donc cette lettre pour que la vision de la doctrine traditionnelle puisse changé par elle? Un révélation privée? La volonté de rejet de Nostra Aetate? Ou de Dignitatis Humanae?
Eh bien, non! Mgr Di Noîa n'a rien trouvé de plus que de remuer de vieilles lunes.
Mais, il appelle à leur rescousse Saint-Augustin, Saint-Paul, Saint-Thomas d'Aquin... et même le code de 1917 qu'on croyait depuis longtemps enterré sous celui de 1983.
De quoi vous scier radicalement le petit abbé de la FSSPX dans sa chambrette du prieuré!
Quelles sont ces vieilles lunes éclairées par de telles lumières?
Bien sûr, la très sainte unité de l'Eglise et la non moins sainte paix. Et combien de fois l'une et l'autre sanctifiée sur l'autel de la basilique de Saint-François à Assise!? Tiens d'ailleurs Saint-François n'est pas pris à témoin de cette unité sans la foi! Dommage, il est toujours aux premières loges!
En effet Mgr Di Noïa élève à la gloire des autels cette "Unité" sainte de l'Eglise mais il ne précise pas trop autour de quoi.
Car l'unité de l'Eglise ne peut exister qu'autour de la Foi, mais cela, Mgr Di Noïa l'ignore impérialement. Il va même, pour accréditer son non-sens de l'unité, jusqu'à citer Saint-Augustin, sans se rendre compte que le saint Docteur dit le contraire de ce qu'il voudrait démontrer:
"« Supportons le monde, supportons les tribulations, supportons le scandale des procès. Ne rebroussons pas chemin. Tenons bon dans l'unité de l'Église, tenons bon dans le Christ, tenons bon dans l'amour. N'abandonnons pas les membres de son épouse, n'abandonnons pas la foi, de manière à pouvoir être glorifiés en sa présence, et nous serons en sûreté en lui, dès maintenant par la foi, et plus tard par la vision, dont l'Esprit saint nous a donné le gage » (Lettre 185, § 9, 11).
Hélas, Mgr Di Noïa est un esprit atteint de modernisme, et nous savons que les modernistes ont gardé les mots mais ont changé leur signification. Pour lui la foi ne recouvre donc pas la doctrine de l'Eglise telle qu'elle a toujours et partout été enseignée (jusqu'à Vatican II) mais elle recouvre une étrange notion moderniste d'une doctrine évolutive qui accepte Assise, qui se soumet à de prétendus frères aînés etc.
Même chose pour la notion de paix:
"Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. » (St-Jean, 14)
Pour passer les étapes, saurtons à cette symptomatique recommandation de Mgr Di Noïa à nos prêtres:
Il faudra certainement prêter attention aux passages du Magistère qui vous semblent difficiles à concilier avec l'enseignement magistériel, mais ces questions théologiques ne devraient pas constituer le centre de votre prédication ou de votre formation.
Sauf erreur de ma part, le responsable en titre de la Commission Ecclesia Dei, Mgr Di Noïa, demande à nos prêtres de passer outre la doctrine, et notamment vis-à-vis des fidèles. Autrement dit, il leur demande d'arranger la sauce en prêchant un enseignement erroné!
Puis vient l'argument massu, citations de saint-Paul à l'appui, selon lequel la théologie n'est affaire que de théologiens patentés par Rome! POINT barre!
Il se garde néanmoins de mentionner l'anathème de Saint-Paul qui enseigne exactement le contraire:
"Mais quand nous-mêmes, quand un ange venu du ciel vous annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons annoncé, qu'il soit anathème!Nous l'avons dit précédemment, et je le répète à cette heure, si quelqu'un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème!" (Galates ch 1, 8-9)
Il ne mentionne pas non plus Saint-Paul corrigeant fraternellement mais énergiquement Saint-Pierre...
Et lorsqu'il parle d'obéissance et de soumission au Pape, il pourrait se rappeler la tirade de Saint-Paul devant le Sanhédrin:
"On obéit aux hommes plutôt qu'à Dieu!"
Mgr Di Noïa voudrait même faire réviser l'Histoire des raisons de la fondation de la FSSOPX par Mgr Lefebvre, toujours excommunié, du reste...
Enfin, Mgr Di Noïa a enfilé le par-dessus du gentil flic, pendant que les cardinaux Koch et Kasper ont enfilé celui des méchants flics. Le cardinal allemand Walter Kasper, n'a pas eu honte de réaffirmé, dans L’Osservatore Romano : qu’
« un véritable œcuménisme n’est pas possible sans Israël. La faible résistance manifestée par l’Église face aux persécutions contre les juifs a pris sa source, durant des siècles, dans son éloignement de ses racines juives. »
Il faudrait que nos prêtres soient bien aveugles et surtout très sourds pour se laisser embarquer par de tels arguments.
Posted: Mon 21 Jan 2013, 22:26 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Malheureusement la page depuis a disparu: "Spiacenti. La pagina del blog che cerchi non esiste."
Du moins, merci je sais à présent d'où l'info est partie! Par contre je ne vois pas où Tom a mentionné ce lien...
Nous attendons avec impatience votre commentaire, cher Hugo!
Posted: Mon 21 Jan 2013, 23:11 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Qu’est-ce que le comportementalisme ? Cet important courant regroupe nombre des behaviouristes, des psychosociologues, universitaires ou non, (Elton Mayo, Blake et Mouton, Mc Gregor, Herzberg, etc.) qui ont décortiqué les phénomènes de relations dans diverses organisations. Très en vogue dans les milieux militaires et dans les entreprises, il occupe aujourd’hui une place incontournable. Sa caractéristique est de prendre en compte le comportement externe des individus indépendamment du contenu des rapports entre les hommes et de considérer ce comportement comme essentiel. On peut traiter ainsi de la relation humaine sans s’arrêter à la raison d’être de la relation. La spécificité est rangée au rang des variables accidentelles.
Posted: Mon 21 Jan 2013, 23:15 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Gentiloup wrote:
Ben oui, je n'ai pas pu citer un lien que je ne connaissais pas, j'ai juste lu le Forum Catholique et le Figaro.
A noter, les commentaires sur Fecit m'ont plus rassurés d'ailleurs que ceux du FC, comme quoi dans cette affaire, les lignes sont complexes à évaluer.
Posted: Tue 22 Jan 2013, 11:30 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Merci à Gentiloup et à Hugo pour leurs analyses pointues.
Dans sa petite analyse Tom met bien le doigt où il faut aussi: "la dimension propitiatoire de la Messe, et à la doctrine de la "satisfaction" C'est bien ça qui fait qu'on n'est plus de la même religion!
Localisation: F 33750 Caillau
Posted: Fri 25 Jan 2013, 15:09 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Mgr Fellay clôture le congrès de Versaille sans évoquer la lettre de Mgr Di Noïa
La lettre Di Noia n'est pas datée mais porte "Avent 2012", donc éditée avant la Noël. Elle n'a été publiée que le 20 janvier par le journaliste Jean-Marie Le Guénois (du Figaro) qui "a réussi à s'en procurer une copie intégrale" (six pages format A4 de texte serré. )
Or à ce jour 21 janvier, je n'ai trouvé aucun résumé ni même aucune mention de cette lettre dans les médias de la Fraternité, La Porte Latine et Dici. La censure est complète. Le 6 janvier, Mgr Fellay a prononcé l'allocution de clôture du XIe Congrès de Théologie à Versailles et le bulletin DICI 268 (du 18.1.2013) reproduit le texte de cette allocution. A deux reprises, l'abbé Lorans l'interroge sur l'état des relations avec Rome :
<< Abbé Lorans : Au cours de l’année écoulée, vous avez eu de nombreux contacts avec les autorités romaines. Qu’en est-il aujourd’hui ? >>
Et encore quelques minutes plus tard, lorsque
Mgr Fellay conclut en s'interrogeant : << Et si on se pose la question : alors demain qu’adviendra-t-il de la Fraternité ?
– l'Abbé Lorans répond : "C’est la question que j’allais vous poser.">>
Mgr Fellay répond longuement à ces deux questions mais sans faire aucune mention de la lettre presque comminatoire de Mgr Di Noia, lettre datant déjà de quinze jours, alors que c'était l'occasion d'évoquer l'insistance sinon les pressions de Rome. Mais Mgr a préféré esquiver ce sujet brûlant. Cette attitude me paraît tellement révélatrice et lourde de conséquences que je vous invite à lire en PJ la réponse de Mgr Fellay qui noie le poisson. Qui espère-t-il tromper par ce silence ? Ses prêtres ? Les fidèles ? Di Noia ? Je pense que ce dernier n'attendra plus six mois la réponse de Menzingen.
Mgr FELLAY — clôture du Congrès de Théologie - Versailles le 6.01.2013
(Source : DICI n°268, 18 janvier 2013 — Le DICI 267 du 21 déc. 2012 ne contient rien sur le sujet des relations FSSPX - Rome)
Les 4, 5 et 6 janvier 2013, s'est tenu à Versailles et à Paris, le XIe congrès théologique du Courrier de Rome, en partenariat avec DICI. Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, donnait la conférence de clôture de ces trois journées d'étude. Voici un extraits de cette conférence. Mgr Fellay répond aux questions de l'abbé Lorans.
Abbé Lorans : Au cours de l'année écoulée, vous avez eu de nombreux contacts avec les autorités romaines Qu'en est-il aujourd'hui ?
Mgr Fellay : (...) (Là aussi) notre solution est toute simple. C'est la solution qui a déjà été donnée par saint Vincent de Lérins. Avec une audace invraisemblable, il a posé deux questions : si une partie du corps de l'Église est malade, qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce que doit faire un chrétien s'il se trouve dans une partie qui est gangrenée par l'hérésie ? Vous êtes dans un pays, dans un diocèse où tout d'un coup l'hérésie se répand, que faut-il faire ? Et il répond : c'est très simple, vous vous attachez à la partie qui est encore saine. Mais saint Vincent va plus loin : qu'est-ce qu'il faut faire si une nouvelle maladie atteint tout le corps ? Si tout est gangrené, qu'est-ce qu'il faut faire ? Et la solution qu'il nous donne est qu'il faut s'attacher au passé parce que le passé ne peut pas être touché par la maladie d'aujourd'hui. Donc ce qu'ont fait hier les saints pour être saints, reste valable aujourd'hui. Ce qu'ils ont cru, ce qu'ils ont fait ; tout cela demeure, et c'est cela qu'on appelle la tradition.
Notre réponse à la situation présente de l'Église
Et l'on peut aussi dire que c'est notre réponse à la situation d'aujourd'hui dans l'Église : c'est cet attachement à ce que l'Église a toujours cru, fait et enseigné, avec cela nous sommes certains qu'on ne peut à aucun moment être en dehors de l'Église. Mais, bien sûr, cela nous met dans une position invraisemblable parce que l'on est obligé de montrer du doigt celui qui n'est jugé par personne. Le Saint-Siège n'est jugé par personne, ce qui est aussi un principe que nous faisons nôtre. C'est une situation invraisemblable que permet le bon Dieu. Une situation qu'on aimerait pouvoir dire impossible, mais que les faits nous obligent à reconnaître comme la réalité.
Cela me fait penser à La Salette, à ces phrases d'une violence effroyable : « Rome perdra la foi. Il y aura une éclipse de l'Église. Elle deviendra le siège de l'antéchrist ». Cela vous fait froid dans le dos. — Alors, vous dites que Benoît XVI est l'antéchrist ? — Non ! Je n'ai pas dit cela, c'est faux. C'est beaucoup moins précis que cela. C'est une situation globale ; on voit qu'il est évident qu'il y a des gens même à Rome qui ont perdu la foi, et on l'entend même dire de la bouche de cardinaux. Je l'ai ainsi entendu tout récemment d'un cardinal en retraite, qui a dit ceci dans une réunion familiale : « Vous ne pouvez pas savoir comme je suis heureux d'avoir quitté Rome et d'être ici, parce qu'à Rome c'est le diable qui commande ». Rome est régie par le diable. Et c'est un cardinal qui dit cela aujourd'hui !
Un autre cardinal dit une phrase terrible, en parlant du Vatican : « Le système est corrompu ». Cela veut dire que cela ne marche plus parce qu'il y a tellement de corruption dans ce qu'il appelle le système. Là aussi, cela fait froid dans le dos. Ce sont des constatations. C'est saisir une réalité effroyable dans laquelle on se trouve, qui dépasse toute imagination, qui semble même être contre les promesses de Notre Seigneur, et pourtant c'est la réalité.
Et si on se pose la question : alors demain qu'adviendra-t-il de la Fraternité ? Abbé Lorans : C'est la question que j'allais vous poser.
Mgr Fellay : Est-ce qu'on s'en va, est-ce que l'on quitte le bateau ? Je réponds : non, pas question ! L'Église catholique c'est la nôtre. Nous n'en avons pas d'autre. Il n'y en a pas d'autre. Le bon Dieu permet qu'elle soit malade. Eh bien ! Elle est malade. Et l'on essaye de ne pas attraper la maladie nous-mêmes, mais on ne va pas commencer à dire qu'on en fait une autre. Il n'y en a pas d'autre. C'est une des épreuves les plus dures que le bon Dieu puisse permettre. On arrive à un point où l'on n'est pas très loin de l'épreuve d'Abraham, c'est dire qu'il faut espérer contre l'espérance, contre toutes les données que l'on reçoit de l'expérience.
On en arrive à se dire : mais non cela ne peut pas être cela, cela ne peut pas être le pape, ou bien, cela ne peut pas être l'Église. Mais il faut nous maintenir en disant : la maladie c'est la maladie, mais la maladie ce n'est pas l'Église. Elle est dans l'Église, mais l'Église reste l'Église. Lorsque vous avez un monsieur Untel qui est malade, qui a un cancer généralisé, ce monsieur reste monsieur Untel, toutefois il est malade. Et on n'est pas d'accord avec la maladie. Si ce monsieur est votre père, il reste votre père, même s'il est malade.
L'Église est notre mère, elle est malade mais elle reste notre mère. On ne va pas renvoyer notre mère. Non ! Bien sûr il faut lutter contre la maladie. Mais cette Église-là est bien l'Église fondée par Notre Seigneur. C'est bien elle qui a les promesses de la vie éternelle. C'est bien elle qui a les promesses que les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle.
Le problème est que l'on pensait que cela ne pouvait pas aller aussi loin, mais manifestement on en est là.
L'Église reste notre mère, même malade
Autrement dit on maintient tout : on maintient toute la foi, avec l'adhésion au principe du successeur de Pierre ; il y a vraiment un successeur de Pierre jusqu'à la fin. C'est un des canons de Vatican I. Il y aura un successeur de Pierre jusqu'à la fin. Il n'est dit pas s'il sera bon ou mauvais, si tout sera bien ou mal, mais il y en aura un, c'est tout. Et cela suffit. Le bon Dieu travaillera, fera passer sa grâce et la foi à travers l'instrument même affaibli pour un moment. C'est le moment où nous vivons, nous, ce n'est pas aisé mais il ne faut pas perdre la foi pour autant. Il faut la demander au bon Dieu. Je reconnais que ce n'est pas facile.
Il y a bien des solutions de facilité, mais on voit par les conséquences qu'elles ne sont pas viables. Comme celle de tout rejeter, de dire qu'il n'y a plus de pape, ou même qu'il n'y a plus d'Eglise. Alors, c'est nous qui nous inventerions la nôtre, au milieu du XXI' siècle ? Jamais de la vie ! Cela est voué à l'échec puisque c'est nous qui prenons l'initiative. Non, c'est le bon Dieu qui l'a fondée, et qui permet une épreuve terrible.
J'ai parlé de La Salette, mais je pourrais très bien parler de Léon XIII. Ce pape lorsqu'il rédige l'exorcisme qui porte son nom, dit également que le diable va établir son siège à Rome. On dit que l'origine de cet exorcisme — je n'ai jamais pu vérifier vraiment — aurait été une révélation auditive dans laquelle il aurait entendu Notre Seigneur qui parlait avec le démon. Le démon aurait dit : « Donne-moi 100 ans et j'arriverai à défaire ton Eglise ». Et Notre Seigneur aurait dit : « oui ». Il serait intéressant de vérifier ce fait. Il reste que Léon XIII a rédigé cet exorcisme dans lequel très nettement et très clairement il parlait de cette influence néfaste du démon sur Rome.
Et l'on sait bien qu'il y a la question de l'antéchrist. Un jour il arrivera. Est-ce que c'est maintenant ? Je ne rentre pas dans cette argumentation, ce n'est pas moi qui vais vous dire s'il est là. Je n'en sais rien. Est-ce qu'il arrivera après ou avant le triomphe de la Sainte Vierge annoncé à Fatima ? Je n'en sais rien. Certains disent oui, certains disent non. On verra bien, et à quoi cela nous avance-t-il ? A pas grand chose.
Faire notre devoir d'état, chacun à notre place
Ce que nous devons faire, et c'est ma conclusion, c'est notre devoir d'état. Nous espérons tous que cela aille mieux dans l'Église. Figurez-vous que tous nous pouvons faire quelque chose. Tous. Pourquoi ? Parce que tous nous appartenons à cette Eglise que l'on appelle militante. Et l'Eglise militante est comme une armée. Si vous considérez la victoire d'une
armée, dans n'importe quelle bataille historique que s'est-il passé ? Comment a été obtenue cette victoire ? Très concrètement, vous avez le général qui donne ses ordres, mais chaque soldat a fait ce qu'il devait faire, c'est-à-dire qu'il n'y aurait pas eu de victoire si un certain nombre de ces soldats n'avaient pas fait ce qu'ils devaient faire. Pris chacun individuellement, cela peut représenter de toutes petites choses. Le cuisinier a fait la cuisine, c'est tout, mais il a participé à la victoire. Le porte-drapeau a porté le drapeau et cela a participé à la victoire. L'estafette qui devait transmettre les ordres l'a fait. Celui qui avait un fusil ou un canon a tiré. Et chacun à son poste, en faisant son devoir d'état, a contribué à la victoire.
Le bon Dieu compte sur chacun d'entre nous. Pas seulement sur Mgr Fellay ou un autre, mais sur chacun d'entre nous. Nous avons tous notre devoir d'état. Faire son devoir complet sans rien omettre, c'est contribuer activement à la renaissance de l'Eglise, à sa restauration et à sa victoire. Bien sûr cela se fait en coopérant à la grâce.
J'ai un peu peur que, si l'on part dans de trop grandes théories, on mette tout le mal ou tout le bien sur je ne sais qui. Non, ce n'est pas ce genre de questions auxquelles nous devrons répondre lorsque nous arriverons devant le bon Dieu à la fin de notre vie. Il ne nous demandera pas : « Alors, tu as cru que la fin du monde était pour l'an 2012, le 21 décembre ? » Non ce n'est pas ce genre de questions qui nous attend. Pas plus que sur Paul VI et le Concile. Paul VI répond devant le bon Dieu de ce qu'il a fait, et ce n'est pas nous qui répondrons pour lui. Par contre, ce que nous avons fait, ce que nous avons dit, c'est cela dont nous répondrons.
La consécration de la Fraternité Saint-Pie X à saint Joseph, protecteur de l'Eglise
Posted: Fri 25 Jan 2013, 21:43 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Merci à Paul Chaussée pour son CR. qui me porte à un commentaire.
Mgr Fellay prend l’image d’Epinal d’un général qui commande une armée et remporte la victoire. Puis-je faire remarquer qu’un général qui donne des ordres dans une bataille sait qui est l’ennemi ? Mgr ne semble pas le savoir. Un général ordonne à ses troupes de se battre et de tirer. Mgr ne fait rien de semblable. Un général qui veut remporter la victoire a un plan. La stratégie de Mgr est illisible et d’ailleurs secrète, parce qu’il ne pose pas le problème dans les termes qui conviennent.
« Est-ce qu'on s'en va, est-ce que l'on quitte le bateau ? Je réponds : non, pas question ! L'Église catholique c'est la nôtre. Nous n'en avons pas d'autre. Il n'y en a pas d'autre. »
Voilà bien la fausse question ! Alors que la vraie question est : Nous avons assez perdu de temps avec la Rome moderniste. Puisque nous avons la foi de 2000 ans d’Eglise, les sacrements de l’Eglise et la Grâce qui nous a jusqu’ici accompagné, nous ne pouvons être en dehors de l’Eglise. Ceci étant, nous devons réfléchir à la façon dont nous allons, encore mieux qu'avant, continuer à enseigner le catéchisme, ouvrir des écoles, distribuer les sacrements aux fidèles, prier et aider à prier, remplir nos séminaires, et surtout nous devons nous former à la sainte doctrine de toujours, apprendre à nous défendre contre les fausses doctrines, le tout pour notre sanctification personnelle et pour la Gloire de Dieu. Tous, prêtres et fidèles, nous avons un rôle à jouer.
Non, notre « général » nous dit que nous devons nous préoccuper de ce que nous dirons au bon Dieu sur le lit de notre mort. Ce qui est mille fois vrai. Mais il ajoute :
« Il ne nous demandera pas : « Alors, tu as cru que la fin du monde était pour l'an 2012, le 21 décembre ? » Non ce n'est pas ce genre de questions qui nous attend. Pas plus que sur Paul VI et le Concile. Paul VI répond devant le bon Dieu de ce qu'il a fait, et ce n'est pas nous qui répondrons pour lui. »
Ce discours sonne à mes oreilles comme si l’on me demandait d’oublier la crise de l’Eglise et les promoteurs de cette crise, comme si le général ne voulait plus que je sache ce qui se passe.
« Non ce n'est pas ce genre de questions qui nous attend. Pas plus que sur Paul VI et le Concile »
Cette question ne devrait pas m’intéresser ? Mais pourquoi ai-je mis mes enfants dans des écoles de la tradition ? Pourquoi ai-je aidé à aménager des chapelles ? (Oui, des chapelles). La racine est là : Mgr ne sait plus où il en est. Il est démotivant, déstabilisateur, déconcertant, démobilisant. Dans toutes les armées du monde on s’empresse de mettre ces éléments perturbateurs au trou ! Ne le laissons pas gagner sa guerre psychologique !!
Que la sainte vierge nous accorde de pouvoir la louer et qu'elle nous donne la force contre ses ennemis !
Posted: Fri 25 Jan 2013, 22:21 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
20 siècles d' histoire de l 'Eglise nous apprennent que l 'unité de l 'Eglise
se fait et se maintient dans l 'unité de doctrine
et par une vigilance de tous les instants à combattre les erreurs doctrinales et ceux qui les propagent.
Posted: Mon 28 Jan 2013, 18:24 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue
Quelqu'un sait dans quelle langue la lettre originale a été rédigé? C'est pour éventuellement faire des traductions.
Posted: Today at 09:20 Post subject: La lettre de Mgr Di Noïa aux prêtres de la FSSPX est parue

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