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Timestamp: 2019-09-23 20:00:46+00:00

Document:
EUSKAL HERRIA LEHEN - PAYS BASQUE D'ANTAN: UNE TAXE DE STATIONNEMENT SUR LES AUTOS À BAYONNE - BAIONA EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN AVRIL 1926
UNE TAXE DE STATIONNEMENT SUR LES AUTOS À BAYONNE - BAIONA EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN AVRIL 1926
UNE TAXE DE STATIONNEMENT À BAYONNE EN 1926.
En 1926, les voitures commencent déjà à envahir les rues, à Bayonne en particulier, et le Maire de l'époque, Joseph Garat, décide de mettre en place une taxe de stationnement dans certaines rues de la capitale du Labourd.
RUE PORT NEUF BAYONNE 1926
le 4 mars 1926 :
"Une taxe de stationnement.
Le Maire de Bayonne vient de prendre l'arrêté ci-dessous :
Vu la délibération du Conseil Municipal du 31 juillet 1923 approuvée par M. le Préfet le 4 novembre 1925 ;
Vu les décrets du 31 décembre 1922 et du 12 septembre 1925 ;
Vu l’art. 471, paragraphe 10 du Code Pénal ;
Art. 1er. — Il est créé une taxe de stationnement sur tous les véhicules utilisant en des lieux désignés ci-dessous, une portion de la voie publique.
Art. 2. — Cette taxe est fixée à deux francs par véhicule et par jour.
RUE THIERS BAYONNE
Art. 3. — l.es propriétaires de véhicules, domiciliés à Bayonne pourront contracter un abonnement annuel moyennant le versement d’une somme forfaitaire et indivisible de trente-six francs.
Art. 4. — Les lieux de stationnement autorisés, donnant lieu à la perception de la taxe sont :
A. — Grand Bayonne :
1. rue Port Neuf, côté impair (une rangée de véhicules) ;
2. rue Lormand, entre la rue Port-Neuf et la ruelle Gardin, côté impair (une rangée de véhicules) ;
3. rue Lormand, entre la rue Port Neuf et la rue Militaire côté pair (une rangée de véhicules) ;
4. rue de la Mairie, côté impair (une rangée de véhicules) ;
5. rue Thiers, stationnement axial (deux rangées de véhicules).
RUE PORT NEUF BAYONNE
B. — Petit Bayonne :
Rue Frédéric Bastiat, entre la Place du Réduit et le Jardin Public, côté de la Poste (une rangée de véhicules).
C. — Saint-Esprit :
1. place St-Esprit, entre le Boulevard Alsace-Lorraine et la rue Ste-Catherine, côté de la place (une rangée de véhicules).
2. boulevard Alsace-Lorraine, entre la place St-Esprit et la place de la Course, côté pair (une rangée de véhicules).
Art. 5. — Les lieux de stationnement autorisés, non soumis à la perception de la taxe, sont les suivants :
1. Place du Château Vieux.
2. rue de l’Evêché ; côté du Château Vieux, entre la place Jacques Porte et la place du Château Vieux.
3. Place Jacques Porte (côté de la place, une rangée de véhicules).
4. rue Vainsot, entre la rue Lormand et le Temple Protestant, des deux côtés (une rangée de véhicules).
5. Rue Militaire, entre la rue Lormand et le Temple Protestant, de chaque côté (une rangée de véhicules).
GARE DU MIDI BAYONNE 1926
1. Allées Bouflers, entre le Jardin Public et la grille, côté Adour (une rangée de véhicules).
2. Rue Jacques-Laffitte, côté impair (Musée Bonnat) entre la rue Bourg-Neuf et la rue Frédéric Bastiat (une rangée de véhicules).
C. —- Saint-Esprit :
1. rue de l’Esté, côté place de la Course (une rangée de véhicules) ;
2. Boulevard Alsace Lorraine, côté place de la Course exclusivement (une rangée de véhicules).
Art. 6. — Les autobus effectuant le transport en commun sont autorisés à utiliser les emplacements ci-désignés:
a) Autobus effectuant des services réguliers et périodiques entre Bayonne, la région landaise et le Pays Basque : Jardin Public des Allées Boufflers dans l'allée qui prolonge les Allées Boufflers et contre la grille de clôture du Jardin (côté de l'Adour).
b) Autobus effectuant les mêmes services entre Bayonne et l'Espagne par les cols du Pays Basque : rue Militaire derrière les bâtiments des écoles primaire et supérieure de garçons.
c) Autres autobus servant au transport des voyageurs et des marchandises, desservant la région avoisinante : 1. place St-André ou de l’Arsenal, et sur la droite dans le prolongement de la rue Pannecau vers la porte de Mousserolles ; 2. sur la voie prolongeant la rue Marengo vers l’Eglise St-André, sur la gauche dans la direction de la porte de Mousserolles.
d) Les autobus effectuant les services réguliers entre Bayonne et Le Boucau continueront à stationner dans la rue Hugues, à droite, contre le mur de l'Eglise St-Esprit.
Art. 7. — Les voitures de place restent soumises aux dispositions de l’arrêté municipal sur la circulation, du 14 août 1925.
Art. 8. — Aucun stationnement n’est toléré entre la gare du Midi et la gare du B. A. B.
Art. 9. — Toute contravention aux prescriptions du présent arrêté sera poursuivie conformément aux lois en vigueur.
Art, 10, — M. le Secrétaire en chef de la Mairie, M. le directeur du plaçage et M. le Commissaire de Police sont chargés, chacun en ce qui le concerne de 1’exécution du présent arrêté.
Fait à l'Hôtel de Ville de Bavonne le 15 février 1926
Le Maire : J. GARAT.
L'arrêté ci-dessus sera mis en vigueur à dater du 20 mars courant.
Les propriétaires d'automobiles domiciliés à Bayonne désirant contracter un abonnement annuel pour le paiement du droit de stationnement, pourront se présenter, tous les jours non fériés de 10 heures à midi et de 15 h. à 17 heures au Bureau Central de l'octroi (arceaux de la Mairie, à côté de la Sous-Préfecture).
Ils auront la faculté, s’ils possèdent plusieurs voitures, de contracter un abonnement par voiture."
PONT MARENGO BAYONNE 1926
le 23 avril 1926 :
"La taxe de stationnement des autos. Les plaintes des commerçants et les deux thèses. A Bayonne.
On a vu que des commerçants de Bayonne continuent de protester contre la taxe de stationnement imposée aux automobiles qui stationnent dans certaines rues de Bayonne. Ces protestations sont déjà parvenues à certains de nos confrères sportifs de Paris, qui ont pris fait et cause pour les automobilistes. L'Auto classe Bayonne parmi les villes mendiantes, dont il fit déjà une liste.
Hier notre confrère a publié un cliché représentant un réverbère de la rue Thiers, portant la fameuse pancarte : "Emplacement payant".
D’autre part, l'Auto, dimanche, a publié l’entrefilet que voici.
RENAULT N N 8 CV 1926
"On ne cesse de protester contre la taxe sur le stationnement des automobiles, on peut constater que ce sont toujours les mêmes soit sous la forme de Syndicat, ce qui fait deux protestations pour les mêmes protestataires, ceci pour faire croire que l'unanimité des commerçants Bayonnais est liguée contre cette taxe. Cette façon est par trop naïve pour que l’on y prête attention.
Il paraît que les commerçants des alentours des halles, du Petit Bayonne et même de Saint-Esprit, ceci après enquête, voient leur chiffre d’affaires maintenu et pour certains même augmenté ; il y a là une contradiction avec les protestataires "mandatés par leur Syndicat" que nous ne comprenons pas ; peut-être que la clientèle cherche à s'approvisionner chez les commerçants moyens pour des motifs que nous ne cherchons pas à approfondir ? Je n'ai pas encore vu un automobile s’arrêtant devant un magasin pour faire des achats être sollicité de payer la taxe de stationnement ; je crois que l’on a exagéré et que encore aujourd'hui on exagère, les motifs sont compréhensibles, on ne cherche qu’à paralyser tout ce que fait et fera la Municipalité.
Eh ! bien, Messieurs les protestataires réunissez-vous comme vous savez le faire et décidez que vous allez indemniser la Ville de Bayonne du montant approximatif qu'elle compte retirer de cette taxe : là vous serez logiques, car vous savez que si vous voulez que vos rues et avenues soient entretenues, il faut des ressources et ces ressources ne peuvent venir que des usagers de la route... ou alors, Messieurs les protestataires, voilà la question placée sur son vrai terrain.
D'ailleurs, n'oublions pas que la taxe s’applique uniquement à ceux qui se servent de nos rues comme garage ; on ne l’exige point de ceux qui, pour une raison quelconque s’arrêtent quelques instants pour repartir dans les délais normaux. De plus, les endroits où le stationnement est gratuit ne manquent pas.
PONT ST ESPRIT BAYONNE 1926
Or, les maraîchers, les blanchisseuses etc..., rentrant en ville avec leur attelage pour y porter les denrées nécessaires à l'alimentation et le linge, payent un droit d'entrée et de stationnement, pourquoi les promeneurs en automobile seraient-ils exempts de la même taxe, par ce qu'ils viennent ici pour leur plaisir et que les maraîchers et blanchisseuses viennent pour y apporter leur travail et en percevoir le fruit, ce serait donc injuste vis-à-vis de la classe des travailleurs. La Municipalité sur cette question aura l’approbation générale de la classe ouvrière, or ils sont plus nombreux que les négociants protestataires."
Merci ami lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans ce 1532ème article.
Libellés : 1926, BAIONA, BAYONNE, COMMUNES, ECONOMIE, TRANSPORTS

References: Art. 1

Art. 2

Art. 3

Art. 4

Art. 5

Art. 6

Art. 7

Art. 8

Art. 9