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Timestamp: 2018-02-19 21:22:29+00:00

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Pour la première fois, paraît en français la vie du Lion d'Aviano. En notre temps d'invasion, la lecture de la vie de ce Capucin, choisi par Dieu pour encourager la lutte des nations chrétiennes contre l'envahisseur, nous sera un encouragement pour persévérer dans le combat de la Foi et sans doute reprendre les armes pour protéger ce qui reste de Chrétienté.
Vu l'importance de l'action de Marco d'Aviano, frère capucin du 17e siècle, dans l'Église et dans l'État, ce religieux mériterait d'être mieux connu.
Entré à l'âge de 16 ans chez les Frères Mineurs Capucins, Carlo Domenico prend en religion le nom de Marco. Il croit s'enfoncer pour toujours dans une existence silencieuse et retirée. Or c'est à une vie dans le monde sans être du monde, au cœur des tumultes du siècle, que Dieu le destine. Il dira son douloureux Fiat à toutes les charges les plus accablantes et les plus insolites que lui imposera l'obéissance : diplomate, stratège, légat auprès des armées chrétiennes, missionnaire ne prêchant qu'en italien à des foules allemandes, françaises, suisses, flamandes... Une surabondance de fruits surnaturels découlera de son perpétuel sacrifice.
En 1683, devenu le conseiller intime de l'empereur Léopold I de Habsbourg, l'humble capucin parviendra à unir les princes chrétiens divisés face au péril musulman et sera l'âme de la célèbre victoire du Kahlenberg. Son rôle capital dans la libération, puis dans la défense de l'Autriche, porte de l'Europe chrétienne, est depuis longtemps minimisé dans de nombreux livres d'histoire, lorsqu'il n'est pas purement et simplement omis. Il n'est pas difficile d'en comprendre la raison : « Que diraient Voltaire et ses disciples, ironise le Père Ernest-Marie de Beaulieu, si l'on faisait paraître un moine avec un rôle honorable dans une page d'histoire? »
Aux antipodes de notre «société» indifférentiste et bien loin des menées romaines visant à promouvoir la liberté religieuse au détriment de la Foi, ce fils de saint François se présente également à nous comme un pourfendeur d'hérésies.
C. Paschale : +33 7 67 70 47 24 ou c.paschale@free.fr
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Libellés : histoire de l'Eglise, islam
Kyrie eleison DLIII (17 février 2018)
Il y a près de 20 ans, un prêtre de la Fraternité Saint-Pie X, Directeur en France d’une maison de retraites de saint Ignace, et donc en contact direct avec les problèmes des familles catholiques de la Tradition, écrivit un excellent éditorial sur l’évolution de nos jeunes. Il en brossa un tableau assez sombre. Hélas, le tableau n’a fait depuis que s’assombrir. Certes, gardons-nous de désespérer, mais les parents doivent néanmoins voir la réalité en face : non pas que les jeunes d’aujourd’hui soient irréprochables, mais qu’il incombe aux parents de faire tout ce qu’ils peuvent pour les mettre sur le chemin du Ciel car, aujourd’hui encore, les parents ont cette responsabilité. Voici adapté et abrégé, le sombre tableau que donnait la Revue Marchons Droit, N° 90, d’ avril-mai-juin, 2000 :
Où seront demain les bonnes vocations, les bonnes familles chrétiennes dont nous avons tant besoin ? Les vocations se raréfient, les mariages deviennent de plus en plus boiteux ou ne se font plus du tout, l’éducation devient molle, l’immaturité prend le dessus. Tout ce que les jeunes veulent, c’est de profiter de la vie. Les garçons manquent de caractère, de sens des responsabilités, de générosité, de maîtrise de soi, autant de choses que les parents devraient leur inculquer pour en faire les hommes sur lesquels on puisse compter pour demain : hommes chastes, mûrs, réfléchis, travailleurs, magnanimes. Sans de tels hommes de conviction, où seront les chefs des familles de demain ? Les filles sont également élevées de façon désordonnée. Au lieu de se préparer à la maternité pour s’occuper d’une famille, elles apprennent à mépriser la domesticité qui est leur véritable vocation ; elles sont encouragées à étudier de plus en plus longtemps, acquérant ainsi un esprit d’indépendance, allant de pair avec la mode, les fêtes et la musique rock. Comment les mères peuvent-elles tolérer les mini-jupes et les pantalons de leurs filles, leur tenue décontractée pour les surboums qui sont d’évidentes occasions de péché, où elles perdent leur temps et souillent la pureté de leur cœur ?
Résultat : les jeunes se marient à 20 ou 22 ans, alors qu’ils ne sont absolument pas mûrs. Arrivent bientôt les enfants sans qu’en tant que parents ils aient la moindre idée comment il faut les élever. Si je regarde les jeunes couples que j’ai mariés – dans la Tradition – depuis mon ordination en 1980, Dieu merci, il n’y a pas eu de divorces, mais je dois dire que la moitié des mariages ne tiennent qu’à un fil, soutenus uniquement par les principes catholiques de ces jeunes. Parents, êtes-vous conscients de ce que vous devez inculquer à vos enfants pour qu’ils puissent vivre dans le monde tel qu’il est aujourd’hui ? Vous devez, pour l’amour de Dieu, former vos garçons à être des hommes dignes de ce nom et vos filles à être des femmes dignes de ce nom. Faites votre devoir. Sinon, vos enfants risquent de perdre leur âme, et c’en sera fait de la chrétienté.
L’Abbé Delagneau a sûrement raison. La chrétienté est en grave danger, c’est certain. Voyons-nous maintenant pourquoi Dieu permet à Ses ennemis de remplir de Ses ennemis l’Europe et en particulier la France ? Et pourquoi Il permet à la Fraternité Saint-Pie X de glisser dans les bras de Ses ennemis ? Il ne nous a pas créés pour tomber en enfer. Il nous a créés pour mener le bon combat afin d’aller au paradis. Donc Il pourra permettre tous les désastres qui puissent nous secouer de manière à nous faire quitter la route de l’Enfer et reprendre la route du Ciel. Voilà ce qui nous attend !
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Séminaire Saint Louis Marie : tonsures et ordres mineurs le samedi 24 février
Le Samedi 24 février, Mgr Zendejas confèrera la tonsure et les premiers ordres mineurs à 8 séminaristes et un frère dominicain.
Messe pontificale à 10h00
Tout le monde est cordialement invité à cette cérémonie ou à s'y associer par la prière.
Possibilité de pique-niquer et de rencontrer Mgr Zendejas sur place après la cérémonie.
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En Chine, depuis la fin des années 1950, il y a deux Églises : une schismatique et illégitime, qui ne reconnaît pas l’autorité du pape, mais obéit au gouvernement communiste. L’autre, persécutée et forcée de vivre cachée, qu’on appelle « l’Église souterraine », reconnue par Rome comme légitime et qui n’a jamais fait et ne fait pas de compromis avec le régime communiste. Rome approuvait et soutenait celle-ci et condamnait la schismatique-communiste...
Le pape François a changé de stratégie et pratique une politique dite de « détente » à l’égard de Pékin, semblable à celle mise en œuvre par Paul VI à l’égard des pays communistes d’Europe de l’Est, avec la soi-disant Ostpolitik.
Mais il y a plus grave encore, nous savons maintenant de source absolument certaine, par la bouche de Mgr Li, qu'une partie de cette église patriotique chinoise n'a pas d'évêques valides (et par conséquent tous les autres sacrements). Cette révélation énorme et gravissime ne semble pas émouvoir du tout la Rome actuelle.
Témoignage exceptionnel recueilli par "Xia Chang" dans "le dilemme des catholiques de Chine"( publié dans "Le Sel de la terre" n° 102 page 123)
Mgr Li, évêque de Luoyang - Mgr Pierre Li Hongye -, desservait aussi le diocèse de Zhengzhou, resté sans évêque. Rome avait nommé, pour remplacer l'évêque de ce diocèse, un prêtre patriotique. La réaction des fidèles avait été : autant nous faire bouddhistes !
Mgr Li avait avec lui une dizaine de prêtres et plusieurs dizaines de religieuses, en civil bien sûr, comme dans tous les diocèses. Les religieuses, qui enseignent le catéchisme et s'adonnent aux œuvres de charité, n'ont pas le droit de vivre en communauté et elles habitent deux par deux chez des particuliers, ce qui ne facilite ni l'esprit de communauté, ni l'observance de la règle, ni l'obéissance.
Mgr Li avait été arrêté le 17 avril 2001. La seconde fois que nous l'avons rencontré, il était assigné à résidence dans son village natal du Hutuo. C'est un pauvre village de la campagne très argileuse du Henan, auprès duquel se trouve la nécropole des empereurs de la dynastie des Song (960- 1279), celle-là même qui fut renversée par les Mongols. Le tumulus est précédé de deux longues rangées de statues monumentales des dignitaires de la cour, qui datent des 12e et 13e siècles.
Le jour de cette seconde visite - c'était le vendredi 20 novembre 2009 -, Mgr Li nous a confirmé point par point ce qu'il nous avait déjà dit cinq ans plus tôt. Un de ses camarades de séminaire était devenu Mgr Zhao, évêque patriotique de Cang Zhou. A l'heure de la mort, il avait fait venir Mgr Li à son chevet et lui avait confié que, forcé par les communistes de procéder au sacre épiscopal de deux prêtres indignes, il avait volontairement omis la forme, sans que cela éveille les soupçons. Les deux nouveaux faux évêques, Mgr Chang Shouyi et Mgr Wang Jiwei, avaient femme et enfants. Le second procéda rapidement au sacre de trois autres faux « évêques ».
Après le décès de Mgr Zhao, Mgr Li a donc écrit au pape pour l'informer de la situation. Il n'a reçu aucune réponse. Bizarrement cependant Radio Vatican mentionnait son nom peu après et laissait entendre que c'était un passéiste manquant de charité.
Mgr Li est décédé 16 mois plus tard, le 23 mars 2011, au cours de la veillée pascale. Il laissait le souvenir d'un pasteur caractérisé par la force avec laquelle il vécut sa vocation et supporta de longues souffrances, ayant passé 28 ans dans les prisons et dans les camps. D'un tempérament fort, Mgr Li Hongye était une figure de premier plan de l'Église catholique en Chine. Il est mort alors qu'il bénissait l'eau baptismale avant d'administrer les baptêmes.
Le vicaire général de Mgr Li nous a confirmé que beaucoup de sacres épiscopaux de l'Église patriotique étaient douteux : en d'autres termes, il est probable qu'une bonne partie des évêques patriotiques chinois ne sont pas des évêques, que les prêtres qu'ils ont ordonnés ne sont pas des prêtres, et que les sacrements que ceux-ci donnent ne sont pas des sacrements. Et ceci, même si ces faux évêques reçoivent par la suite une reconnaissance de Rome.
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Libellés : communisme, Eglise conciliaire
Le carême commence demain par le mercredi des cendres; M. l'abbé Pivert nous fournit quelques éléments bien utiles pour faire ce carême dans l'esprit de l'Eglise en s'appuyant sur Mgr Lefebvre, ses lettres et ses consignes ainsi que les directives du Code de droit canon.
Consignes de Mgr Lefebvre à ses prêtres
Commandements de l’Église Code de droit canonique traditionnel
Source : site de M l'abbé Pivert
aux fidèles de la Tradition
Selon une ancienne et salutaire tradition dans 1’Église, à l’occasion du Carême, je vous adresse ces quelques paroles pour vous encourager à entrer de toute votre âme dans ce temps de pénitence, avec les dispositions voulues par l’Église et dans le but pour lequel elle l’a prescrit.
— d’abord réprimer la concupiscence de la chair
— puis faciliter l’élévation de nos âmes vers les réalités divines
— enfin satisfaire pour nos péchés.
Ainsi le but de la Société serait opposé à ce que prescrit 1’Église. Et l’on comprend qu’en ces temps où les hommes d’Église s’alignent sur l’esprit du monde, on assiste à la disparition de la prière et de la pénitence, et particulièrement dans leur aspect de réparation pour les péchés, d’obtention du pardon des fautes. Qui aime aujourd’hui redire le psaume si émouvant du “Miserere” et répéter avec le psalmiste « Peccatum meum contra me est semper : mon péché est toujours devant moi » ? Et comment une âme chrétienne peut-elle éloigner la pensée du péché si l’image du crucifix est toujours devant ses yeux ?
– l’abstinence pour tous les Vendredis de l’année, les Dimanches de Carême, et dans de nombreux diocèses tous les Samedis de l’année.[1]
– le jeûne le Mercredi des cendres et le Vendredi Saint
– les adultes de 21 ans jusqu’à l’âge de 60 ans
– Sont astreints à l’abstinence tous les fidèles à partir de l’âge de 7 ans.
C’est pourquoi ils ajouteront à ces prescriptions soit le jeûne tous les Vendredis de Carême, soit l’abstinence d’alcool ou de vin, ou ils s’abstiendront de télévision. Ils s’efforceront de prier- davantage, d’assister plus souvent à la Sainte Messe, de réciter le Rosaire, de ne pas manquer la prière du soir en famille. Ils se sépareront de biens superflus pour aider les Séminaires, pour fonder des écoles, pour aider leurs prêtres à l’aménagement des chapelles, pour aider le développement des maisons des religieux et des religieuses.
Aimons à redire cette conclusion du “Te Deum” :
“In te Domine speravi, non confundar in aeternum” : “En vous, Seigneur, j’ai placé mon espoir, je ne serai jamais déçu.”
Rickenbach, le 14 février 1982 Dimanche de la Sexagésime
Mgr Lefebvre publia le 1er mai 1980 un recueil de règles et de facultés pour tous les prêtres de la Fraternité Saint Pie X. On y lisait les règles suivantes que son successeur immédiat fit disparaître :
Du jeûne et de l’abstinence
– Le jeûne est à observer : le Mercredi des Cendres, le Vendredi Saint, aux Vigiles de l’Immaculée Conception et de Noël, aux Quatre-temps et aux vendredis de Carême.
– L’abstinence les mêmes jours, plus les vendredis de Carême. Nous conseillons vivement d’encourager les fidèles à observer l’abstinence tous les vendredis et de jeûner les vendredis de Carême, et s’ils le peuvent d’étendre le jeûne et l’abstinence à tout le Carême et aux Quatre-Temps.
Fin des consignes de Mgr Lefebvre édictées dans les “Ordonnances”.
Code de droit canonique traditionnel
Canon[2] 1251 § 1 La loi du jeûne prescrit qu’il ne soit fait qu’un repas par jour ; mais elle ne défend pas de prendre un peu de nourriture matin et soir, en observant toutefois la coutume approuvée des lieux, relativement à la quantité et à la qualité des aliments.
§ 2 Il n’est pas défendu de consommer viandes et poissons au même repas ; ni de remplacer la réfection du soir par celle de midi.
Canon 1252 § 1 L’abstinence seule est prescrite les vendredis de chaque semaine.
§ 2 A la fois le jeûne et l’abstinence sont prescrits le mercredi des Cendres, les vendredis et samedis de carême, les jours des Quatre-Temps ; les vigiles de la Pentecôte, de l’Assomption, de la Toussaint et de Noël. (Pie XII transféra le jeune et l’abstinence la vigile de l’Assomption à celle de l’Immaculée Conception.)
§ 3 Le jeûne seul est prescrit tous les autres jours du Carême.
§ 4 La loi de l’abstinence, ou de l’abstinence et du jeûne, ou du jeûne seul, cesse les dimanches et les fêtes de précepte, exceptées les fêtes qui tombent en Carême ; on n’anticipe pas les vigiles ; cette loi cesse aussi le Samedi Saint à partir de midi.
Canon 1254 § 1 Sont obligés par la loi de l’abstinence tous ceux qui ont atteint sept ans révolus.
§ 2 Par la loi du jeûne, ceux qui ont accompli leur vingt et unième année et ce jusqu’au commencement de leur soixantième.
[1] Sa mémoire a trompé Mgr Lefebvre comme le montrent les commandements de l’Église énoncés dans le code de droit canonique et rapportés ci-dessus.
[2] « Canon » est un terme ecclésiastique qu’il faut traduire ici par « article ».
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Libellés : discipline de l'Eglise
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Libellés : abbé Pivert, église conciliaire, sermons

References: § 1

§ 2
 § 1

§ 2

§ 3

§ 4
 § 1

§ 2