Source: https://cfc-swc.gc.ca/violence/strategy-strategie/ps-ep-fr.html
Timestamp: 2019-12-06 08:47:06+00:00

Document:
VFS aux établissements postsecondaires - Stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe - Condition féminine Canada
Le Comité consultatif sur le Cadre pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe dans les établissements d'enseignement postsecondaires a tenu sa séance inaugurale le 16 janvier 2019. Le Comité fournira des conseils et des commentaires sur l'élaboration, l'orientation et la mise en œuvre du Cadre.
La mise sur pied du Comité consultatif s'insère dans le cadre des engagements relatifs au budget de 2018 du gouvernement du Canada à travailler avec des parties prenantes, dont les gouvernements provinciaux et territoriaux, pour élaborer un cadre visant à prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe (VFS) dans les établissements postsecondaires. Le cadre contribuera à la mise en place d'approches cohérentes, complètes et durables pour prévenir et contrer la VFS dans les établissements postsecondaires.
L'équipe de rédaction comprend des membres de Possibility Seeds Consulting, Farrah Khan et CJ Rowe, ainsi qu'un groupe étudiant expert. Cette équipe possède une expérience approfondie en prévention et élimination de la violence fondée sur le sexe dans les établissements postsecondaires et en gestion de projets complexes ayant de multiples intervenantes et intervenants. Elle demandera l'avis du Comité consultatif sur ce qui doit être inclus dans le cadre et dirigera des consultations avec une gamme de parties prenantes des quatre coins du pays avant de soumettre un rapport final sur le cadre au printemps.
Pour plus de renseignements, veuillez consulter la Foire aux questions sur le Cadre pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe dans les établissements d'enseignement postsecondaires.
Les membres du Comité consultatif proviennent de divers de secteurs et domaines d'expertise et incluent actuellement :
Ann Buller est présidente du Collège Centennial depuis juin 2004. Elle a grandement contribué au succès des étudiantes et étudiants durant sa carrière de 25 ans au sein du système collégial. Elle siège à divers conseils et comités, et travaille sans relâche comme porte-parole pour le Collège Centennial et les collèges dans leur ensemble. Elle prend la parole tous les ans à de nombreuses conférences nationales et internationales. Elle adore inspirer les femmes et les filles et a notamment crée « Strong Girls Strong Women », un programme conçu pour autonomiser les jeunes femmes et les aider à surmonter les obstacles dans le domaine de l'éducation. Mme Buller est récipiendaire de plusieurs prix prestigieux reconnaissant son travail en leadership et mentorat, dont plus récemment, le prix de leadership du World Federation of Colleges and Polytechnics (2016), le prix des 100 femmes les plus puissantes (2016, 2010) et le Prix de la présidente du BCEI de leadership distingué en éducation internationale (2015). Parmi les autres prix qui lui ont été discernés, on compte le Chief Executive Leadership Award du ouncil for Advancement and Support of EducationC (2014), le prix des 25 femmes les plus influentes de Women of Influence Magazine (2013), la Médaille du jubilée de diamant de la reine Elizabeth II du gouverneur général du Canada (2013), le prix du recteur/chancelier du North American Council for Staff Program and Organizational Development (2010), le prix de leadership Margot Franssen de Microskills (2010) et le prix Constance E. Hamilton sur la condition féminine de la Ville de Toronto, 2009).
Mme Buller est fière diplômée en relations publiques du Collège Humber, et détient aussi un baccalauréat en sociologie de l'Université York et une maîtrise en éducation de la Central Michigan University.
Arig al Shaibah (Ph.D.) est la première vice-présidente associée (Équité et inclusion) de l'Université McMaster où elle est actuellement professeure adjointe au Département de sociologie. Arig compte plus de 17 ans d'expérience dans le domaine de l'enseignement supérieur, où elle a occupé de nombreux postes : un poste de direction au sein de la Section de la promotion; un poste de vice-doyenne; suivi de celui de vice-rectrice aux Affaires étudiantes; un poste de directrice administrative par intérim des Droits de la personne et de l’équité; et plus récemment, celui de vice-présidente associée pour L’Équité et de l’inclusion. Arig a vécu et travaillé dans divers contextes interculturels et internationaux. Elle a travaillé pendant huit ans au sein de divers organismes à but non lucratif au service de clientèles et de communautés diverses. Au cours de sa carrière universitaire et professionnelle, Arig a acquis des connaissances sur les éléments individuels, interactionnels, idéologiques et institutionnels qui entravent les efforts de changement en matière d'équité, de diversité et d'inclusion au sein des organisations, ainsi que sur les catalyseurs facilitant ces efforts. Arig est titulaire d'une maitrise en administration publique et d'un doctorat en éducation (Études culturelles et politiques).
Bee Khaleeli, centre d'aide aux victimes d'agressions sexuelles de l'Université McGill
Bee Khaleeli est dans sa quatrième année d'un programme de premier cycle à l'Université McGill. Iel a une vaste expérience en prévention de la violence sexuelle, d'abord dans des rôles de conscientisation par les pairs à SACOMSS, un centre d'aide aux victimes d'agressions sexuelles dirigé par l'Association étudiante de l'Université McGill (AEUM), et ensuite dans des postes de sensibilisation et d'élaboration de politiques au sein de l'AEUM. Iel a notamment travaillé avec l'AEUM pour créer et mettre en œuvre une politique sur la violence sexuelle, première parmi toutes les associations étudiantes du pays. Récemment, iel a œuvré à des projets sur les abus de pouvoir fondés sur le sexe dans les établissements universitaires. Bee Khaleeli étudie en histoire et en genre, sexualité et féminisme et préfère utiliser des pronoms neutres pour se définir.
Mme Austin-Smith est la vice-présidente de l'Association canadienne des professeures et professeurs d'université, organisme qui représente 72 000 professeures et professeurs universitaires et collégiaux partout au pays. Elle travaille dans le domaine des associations universitaires (dont l'organisation et la négociation de contrat) depuis plus de 20 ans. Elle est l'ancienne présidente de l'association des professeures et professeurs de l'Université du Manitoba et est actuellement à la tête du département d'anglais, théâtre, cinéma et médias de cet établissement.
Britney de Costa est analyste en recherche et politique à l’« Ontario Undergraduate Student Alliance » (OUSA). Dans son rôle avec l’OUSA, Britney milite en faveur des droits des étudiants à une éducation postsecondaire accessible dont les couts sont raisonnables. Dans ce rôle, elle milite également pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe sur les campus d’établissements d’enseignement postsecondaire. Avant de se joindre à l’OUSA, Britney a complété son doctorat en jurisprudence, sa maitrise en service social et sa maitrise en droit à l’Université de Windsor. Pendant ses études universitaires, elle a également participé à la mise en place de mesures de prévention et de réponse à la violence sexuelle au sein de la faculté de droit de Windsor. En parallèle, elle était active au sein du Comité directeur de « Take Back the Night » dans Windsor-Essex.
Candace Wasacase-Lafferty est une Crie-Saulteaux citoyenne de la Première Nation Kahkewistahaw et directrice des initiatives autochtones de l'Université de la Saskatchewan. Dans ce rôle, elle supervise et dirige le Gordon Oakes Red Bear Student Centre. Ce centre est un lieu de cérémonie, de réussite étudiante, de réconciliation et d'engament communautaire et étudiant. MmeWasacase-Lafferty est également la présidente du conseil du Wanuskewin Heritage Park, qui œuvre à promouvoir la reconnaissance des peuples autochtones des plaines du Nord.
Caitlin Salvino est une bachelière de 23 ans en droits de la personne et en droit de l'Université Carleton. Elle est la cofondatrice et ancienne présidente nationale (2017-2018) d'OurTurn: A National Student Movement to End Campus Sexual Violence. Son travail à OurTurn lui a permis de publier avec un groupe de bénévoles un plan d'action national bilingue et polyvalent sur la violence sexuelle sur les campus qui a été signé par plus de 30 associations et groupes étudiants du Canada représentants plus de 500 000 étudiantes et étudiants. En 2018, le comité national d'OurTurn a été renommé Étudiantes pour une culture du consentement (SFCC). Son travail consiste à soutenir les survivantes et survivants de violence sexuelle sur les campus grâce à une approche intersectionnelle et anti-oppression explicite. Mme Salvino a aussi travaillé pour Oxfam Canada et fait du bénévolat depuis plus de 10 ans auprès d'enfants et de jeunes adultes handicapés. À l'automne de 2018, elle était étudiante en droit à l'Université d'Oxford comme boursière de la Fondation Cecil Rhodes.
Cassbreea Dewis est directrice intérimaire de l’Équité et des Droits de la personne (EQHR) à l’Université de Victoria. Son parcours professionnel inclut les domaines de la justice sociale et environnementale, ainsi que l’administration, l’orientation stratégique et la gouvernance universitaires. Son expérience dans ces domaines lui a permis de mieux comprendre les contextes sociaux et administratifs complexes des universités. Durant sa sinueuse carrière, Mme Dewis a eu l’occasion de codiriger l’élaboration de la politique sur la prévention de la violence sexuelle à l’Université de Victoria et sur les interventions afférentes. Avec son équipe de l’EQHR, elle dirige depuis un peu plus d’un an les efforts organisationnels de mise en œuvre de la nouvelle politique et d’établissement d’un robuste système d’intervention en situation de violence sexuelle, de mécanismes de soutien pour les victimes et d’éducation préventive. Elle est également responsable de la mise en œuvre d’une initiative d’engagement organisationnel visant à enchâsser l’équité, la diversité et l’inclusion dans toutes les pratiques universitaires. Mme Dewis travaille de près avec l’organe exécutif et les cadres de l’université pour faire avancer ces mandats. Elle est titulaire d’une maîtrise en administration publique et d’un baccalauréat en anthropologie et en études environnementales.
Chandra Pasma est agente principale de la recherche au Syndicat canadien de la fonction publique où elle se penche sur les enjeux qui touchent le secteur postsecondaire, l'assurance-emploi et la précarité du travail. Avant de se joindre au SCFP, elle a travaillé dans le domaine de la politique et auprès d'organisations non gouvernementales, où elle se spécialisait en politique sociale et sécurité du revenu.
Deb Eerkes, Université de l'Alberta
Deborah Eerkes est directrice de la conduite et responsabilité étudiantes à l'Université de l'Alberta et une des deux agentes de la discipline de l'université qui doivent prendre des décisions en fonction du code de conduite étudiant. Dans ce rôle, elle émet des constatations et des décisions écrites des sanctions, ce qui peut inclure le renvoi de l'établissement. À titre de décideuse, elle doit veiller à l'équité procédurale et de fond du processus.
Dans le cadre de son travail, elle doit aussi créer des mécanismes d'interventions appropriés pour les comportements nuisibles. En 2011, elle a conçu et mis en place un programme de justice réparatrice pour régler les problèmes de comportement dans les résidences de l'université. Elle est la présidente de l'équipe de formation en justice réparatrice et fournit des formations annuelles au personnel de l'établissement, ainsi qu'à des personnes d'autres universités et secteurs.
Mme Eerkes a œuvré sans relâche à la transformation systématique pour faire en sorte que les pratiques au sein de l'université s'alignent sur ses valeurs. Elle a coprésidé le groupe de travail et était la rédactrice principale du Review of the University of Alberta's Response to Sexual Assault (2015), qui émettait 46 recommandations. Après cet examen, Deb a dirigé l'élaboration de l'ensemble des politiques de l'université sur la violence sexuelle (adopté en 2017) et a coprésidé un groupe de travail et rédigé un rapport sur l'utilisation d'initiatives réparatrices pour les actes de violence sexuelle (2018). De plus, elle a été membre du groupe de travail de l'Université sur la responsabilité vis-à-vis la violence sexuelle et du conseil du recteur pour le comité de mise en œuvre des recommandations de l'examen sur les agressions sexuelles.
Hilary Swan, Centre d'aide en cas d'agression sexuelle de Fredericton
En partenariat avec le Centre d'aide en cas d'agression sexuelle de Fredericton, Mme Swan dessert les campus de l'Université du Nouveau-Brunswick, de l'Université St. Thomas et du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick à Fredericton. Elle apporte un grand bagage de connaissances et d'expérience dans le soutien des victimes d'une agression sexuelle. Elle œuvre aussi pour prévenir la violence sexuelle dans la région et pour améliorer les interventions à cet effet. Elle a obtenu une maîtrise en counseling de l'Université du Nouveau-Brunswick et a fourni des services de counseling à des femmes et à des enfants victimes de violence sexuelle et familiale. Elle a aussi coanimé des groupes de soutien pour les femmes et les jeunes.
Avant son arrivée à Sheridan, Mme Morrison a passé 17 ans à l'Université York dans diverses fonctions touchant l'apprentissage, la découverte et l'engagement, dont la dernière comme vice-doyenne aux études. Avant de se joindre à l'équipe de York, elle a occupé des postes d'enseignante et de dirigeante dans des collèges et universités au Canada et aux États-Unis. Elle possède des diplômes de premier cycle et de cycle supérieur en histoire et en éducation.
Ayant travaillé dans le secteur postsecondaire pendant plus de 25 ans, Mme Morrison demeure dévouée au succès de ces étudiantes et étudiants et à se collectivité. Elle a siégé en tant que représentante du personnel au Conseil des gouverneurs de l'Université York en 2010 et a reçu le prix de leadership du recteur de l'établissement. Bénévole engagée, elle est l'ancienne présidente des conseils d'administration du Holland Bloorview Kids Rehabilitation Hospital et du Children's Aid Society of Toronto.
Jason Garcia, Sexual Assault Centre, University of Alberta
Jason Garcia (iel) est une personne allosexuelle non binaire d’héritage hispanique, militant contre la violence et passionnée par l’enjeu de la violence ainsi que par la communauté des établissements postsecondaires de façon plus générale. À titre de gestionnaire de programmes d’études au Sexual Assault Centre de l’University of Alberta, iel collabore avec des étudiants, des membres du personnel et des professeurs de l’Université pour trouver des façons créatives de promouvoir une culture de consentement, de responsabilisation et de développement dans ce domaine. Auparavant, Jason a formé et géré des bénévoles qui offrent des services de première ligne à des personnes et des communautés touchées par la violence sexuelle, au Sexual Assault Centre d’Edmonton. Au cours de ses deux mandats à la vice-présidence de la vie étudiante de l’association étudiante de la MacEwan University, Jason a revendiqué des ressources spécialisées sur le campus et s’est investi pour que la voix des étudiants soit entendue dans l’établissement de politiques, de comités et de services de soutien.
Jason est titulaire d’un baccalauréat en sociologie de la MacEwan University et voue une véritable passion à la politique féministe, à la santé des hommes allosexuels, et bien sûr, à la lutte contre la violence. Jason croit qu’il est essentiel de redonner le pouvoir aux survivantes et aux survivants à titre d’expertes et d’experts de leurs propres expériences et dans la voie menant à leur guérison.
Jenn Flood travaille dans le domaine de la prévention de la violence sexuelle depuis quatre ans et occupe actuellement le poste de coordonnatrice de la sensibilisation et prévention en matière de violence sexuelle au Collège Humber. Mme Flood détient un baccalauréat en sciences appliquées de la justice et un diplôme en services communautaires et justice de l'Université de Guelph-Humber. Dans sa quête pour mettre fin à toutes les formes de violence et d'oppression, Mme Flood a accompli des travaux d'envergure dans le domaine de la prévention de la violence sexuelle, notamment en dirigeant le programme Bringing in the Bystander au Collège Humber et en animant une cinquantaine d'ateliers. Elle est également certifiée en formation des formatrices et formateurs. Récemment, Mme Flood a créé et lancé un programme de sensibilisation par les pairs sur le consentement. Sa passion est motivée par ses propres expériences de violence sexuelle et par les défis de vivre avec un trouble dépressif. Elle travaille sans relâche à conscientiser les gens aux facteurs qui se recoupent avec la violence sexuelle.
Jesmen Mendoza (Ph.D.) a été admis à l'Ordre des psychologues de l'Ontario en 2008. Il offre des services de counseling et de psychothérapie depuis 1999 pour une gamme de problèmes, et ce, dans divers types d'environnements. Il travaille actuellement au centre de développement étudiant et de counseling à l'Université Ryerson, où il fournit de la thérapie aux étudiantes et étudiants, de la formation aux stagiaires en psychologie et des conseils au corps professoral et au personnel sur des enjeux difficiles. Avant d'arriver à Ryerson, il a œuvré auprès de divers services sociaux et pénaux. Il applique une approche intégrée, inclusive et positive à son travail clinique et communautaire.
Joanna Birenbaum est avocate de litige qui se spécialise dans l'égalité des sexes et la violence faite aux femmes. Elle possède une vaste expérience dans toutes les tribunes sur les enjeux touchant la violence sexuelle et familiale, dont les contentieux constitutionnels, les poursuites civiles à la suite d'une agression sexuelle, la défense de femmes victimes de poursuites abusives et de diffamation après avoir signalé des actes de violence et la représentation de femmes ayant été victimes de harcèlement et de discrimination en milieu de travail et dans un établissement d'enseignement. Mme Birenbaum est chargée des poursuites, y compris des poursuites à la suite d'allégations d'agression sexuelle, pour un ordre professionnel de la santé en Ontario et soutient des plaignantes et plaignants devant d'autres organes disciplinaires professionnels. Dans le cadre de son travail, Mme Birenbaum défend aussi les plaintes devant le Tribunal des droits de la personne, les tribunaux universitaires et la Commission d'indemnisation des victimes d'actes criminels. Elle soutient en outre des plaignantes et plaignants tout au long du processus de justice pénale.
Mme Birenbaum est coavocate dans le cause Williams c. London Police Services Board, où l'on tente d'établir une déclaration de charte et d'autres recours à la suite des enquêtes discriminatoires de la police sur les plaintes d'agressions sexuelles et la détermination qu'elles sont « sans fondement ». Elle est apparue devant tous les échelons du système judiciaire, dont la Cour suprême du Canada. Parmi les causes qu'elle a défendues devant ce tribunal, notons son travail pour le Centre national pour la vérité et la réconciliation dans Fontaine c. Canada 2017 CSC 47; pour le Barbra Schlifer Commemorative Clinic dans R. c. Quesnelle 2014 CSC 46 (visant la protection de la confidentialité des dossiers des victimes d'agressions sexuelles); pour l'Association canadienne pour l'intégration communautaire dans R. c. Nur 2015 CSC 15 (contestations des peines minimums obligatoires) et pour LEAF dans R. v. D.A.I. 2012 CSC 5, R. c. N.S. 2012 CSC 71 et l'Alberta c. Cunningham 2011 CSC 37. En 2012-2013, Joanna a dirigé un projet national pour la YWCA du Canada afin d'améliorer l'accès des femmes autochtones victimes de violence familiale à l'organe judiciaire. Elle a été titulaire de la bourse McMurtry à Osgoode (2014-2015), ainsi que membre auxiliaire du corps professoral au même établissement, où elle a enseigné un cours sur le droit, le genre et l'égalité (2014-2016) et a codirigé la clinique Feminist Legal Advocacy: Ending Violence Against Women (2014-2017). Mme Birenbaum a été conférencière et auteure sur la violence faite aux femmes et le droit à l'égalité des femmes.
Karen Busby travaille à la faculté de droit de l'Université du Manitoba depuis 1988 et est la directrice académique fondatrice du centre de recherche sur les droits de la personne. Elle détient un doctorat en jurisprudence (Manitoba, 1981) et une maîtrise en droit (Columbia, 1988). Ses recherches et ses cours portent sur les droits sexuels et génésiques et mettent l'accent sur la violence faite aux femmes. Elle a travaillé à de nombreuses causes et à plusieurs projets de réforme du droit avec le Fonds d'action et d'éducation juridiques pour les femmes et EGALE Canada, un organisme qui milite pour les droits des personnes allosexuelles. Elle est membre du projet collaboratif IMPACTS: Collaborations to Address Sexual Violence on Campus financé par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada.
Lisa Clarke est la directrice administrative intérimaire du Kawartha Sexual Assault Centre. Elle travaille dans les domaines de la recherche, des communications, de l'éducation, du financement et du développement communautaire dans le secteur à but non lucratif depuis plus de 15 ans. Ses domaines d'intérêt incluent la violence faite aux femmes, la violence fondée sur le sexe, les déficiences développementales et l'engagement chez les jeunes. Mme Clarke entreprend actuellement une maîtrise en éducation des adultes et développement communautaire à l'Université St. Francis Xavier. Ses recherches portent sur les pédagogies publiques et féministes et sur les expériences des pédagogues lorsqu'elles ou ils doivent diriger des conversations sur la violence fondée sur le sexe.
Lucia Lorenzi est boursière en recherches postdoctorales en anglais et études culturelles à l'Université McMaster. Ses recherches portent sur les représentations de la violence sexuelle dans la littérature et les autres médias. En plus de ses travaux universitaires, Mme Lorenzi a travaillé comme porte-parole communautaire et consultante auprès d'organismes comme la Ending Violence Association of BC et l'organisme féministe Femifesto à Toronto. Récemment, elle a fait partie du groupe d'expertes et d'experts qui a fourni des recommandations à l'Université de la Colombie-Britannique pour l'élaboration d'une politique distincte sur les agressions sexuelles.
Manon Bergeron (Ph.D.) est sexologue et professeure au Département de sexologie de l'Université du Québec à Montréal depuis 2010. Ses intérêts de recherche concernent surtout les violences sexuelles envers les femmes et les adolescentes, tout particulièrement l'élaboration et l'évaluation des programmes de prévention et des formations destinées aux parties prenantes de différents secteurs. Elle termine actuellement deux projets importants ayant un rayonnement provincial : 1) elle est la chercheuse responsable de « l'Enquête Sexualité, sécurité et interactions en milieu universitaire (ESSIMU) : Ce qu'en disent étudiant.es, enseignant.es et employé.es », menée dans six universités québécoises en 2016 et à laquelle ont répondu 9284 personnes (www.essimu.quebec); 2) elle élabore le programme de prévention « Empreinte : agir ensemble contre les agressions à caractère sexuel » qui est implanté à travers le Québec dans des écoles secondaires dès l'année 2017-2018 (www.ProgrammeEmpreinte.com). Depuis octobre 2018, elle est titulaire de la nouvelle chaire de recherche sur les violences sexistes et sexuelles dans l'enseignement supérieur. Mme Bergeron a travaillé pendant plus de 12 ans dans des CALACS.
Très impliquée personnellement et aimant relever des défis, Mme Lemay s’est fait connaitre médiatiquement quand elle a dévoilé publiquement une agression sexuelle qu'elle avait vécu au Cégep. Cette dénonciation publique l’a amenée à multiplier ses démarches pour prévenir la violence sexuelle et ça l’a emmenée à cofondé, avec Kimberley Marin et Ariane L’italien, le mouvement Québec contre les violences sexuelles qui, grâce à leur mobilisation, ont réussi à démocratiser le terme « culture du viol » au Québec en plus d’avoir réussi à faire en sorte que le gouvernement du Québec se penche sur la création d’une loi-cadre dans les institutions postsecondaires alors que c’était leur revendication principale.
En effet, en quelques semaines à peine, elles ont donné des entrevues dans plusieurs grands médias québécois dont Tout le monde en parle, Entrée Principale, 24 | 60, Salut Bonjour, Médium large, JE, Denis Lévesque, RDI nouvelles, Isabelle Maréchal, ICI l'Estrie, Jeff Fillion à Choix Radio X, Plus on est de fous, plus on lit!, Le Devoir, Journal de Montréal, Journal de Québec, La Tribune, ELLE Québec, etc. pour parler de la culture du viol, un terme qu’elles ont brillamment su démocratiser.
Les actions du mouvement ont donc mis de la pression sur le gouvernement québécois et l'a poussé à s’engager dans la lutte contre les violences sexuelles en élaborant, notamment, une loi-cadre qui obligera les établissements d’enseignement postsecondaires à agir de manière à prévenir les situations de violence sexuelle et à intervenir de manière à soutenir les victimes et responsabiliser les auteurs de violence sexuelle en sanctionnant leurs gestes. Également, les actions de Mélanie au sein du mouvement ont emmené le gouvernement du Québec à investir 44 millions pour lutter contre les violences sexuelles en octobre 2016 et 23 millions $ pour lutter contre les violences sexuelles sur les campus en août 2017. En guise de reconnaissance, Mélanie Lemay a reçu, entre autres, le prix-hommage pour le 40ème de la Charte de la Commission des droits de la personne, le Prix Hommage bénévolat-Québec, Forces avenir, la Médaille de l’Assemblée Nationale et elle a récemment fait partie de la délégation canadienne à l’ONU en tant que membre de la société civile pour la soixante et troisième session de la Commission de la condition de la femme (CSW63).
Myrna McCallum est une avocate crie-métisse qui est aussi enquêtrice en milieu de travail, consultante et praticienne avec une expérience dans le traitement des traumatismes. Elle a commencé sa carrière juridique en pratiquant le droit pénal comme avocate de la défense et avocate de la Couronne dans son territoire natal du nord de la Saskatchewan (Traité n° 6).
De par son expérience des litiges, Myrna a pu rencontrer régulièrement des victimes de crimes graves et de violence sexuelle, ce qui l'a amenée à une plus grande conscience et une meilleure compréhension des effets négatifs du traumatisme sur la mémoire, le comportement, la communication et la conscience de soi ou le sentiment de bienêtre. Bien que les causes criminelles dont elle a été saisie aient souvent été tragiques, rien n'aurait pu préparer Myrna à entendre les témoignages de centaines de survivantes et survivants des pensionnats indiens dans son rôle d'adjudicatrice indépendante du processus d'évaluation. La compassion, la compréhension et la patience qu'elle a cultivées en interrogeant les personnes survivantes de violence sexuelle, ainsi que dans son approche aux traumatismes, lui a permis de régler les demandes relatives aux pensionnats indiens d'une manière sure, respectueuse et adaptée à la culture. Myrna a souvent entendu des personnes survivantes dire que la façon dont elle s’était acquittée de son rôle de décideuse avait considérablement réduit leur méfiance et leur anxiété à l'égard d'un processus qui les obligeait à décrire en détail des expériences profondément personnelles et traumatisantes de violence sexuelle et physique.
Plus récemment, Myrna a été la première directrice des enquêtes de l'Université de la Colombie-Britannique. Elle a eu la responsabilité d'établir le bureau d'enquête indépendant de l’Université ainsi que de créer et de mettre en œuvre des procédures de rapport et d'enquête conformes aux principes d'équité procédurale et aux engagements décrits dans la politique de l'Université en matière d'agression sexuelle.
Myrna est propriétaire et exploitante de Miyo-Pimatisisiwin Legal Services, une entreprise qui offre des conseils juridiques sur les questions administratives et criminelles; des services de consultation sur les questions d'inconduite sexuelle, d'intimidation, de discrimination et de harcèlement en milieu de travail; des services d'enquête au sein des entreprises; et des présentations éducatives sur le traitement des traumatismes dans un contexte judiciaire et quasi judiciaire. Elle contribue également bénévolement à la Golden Eagle Rising Society, une société autochtone sans but lucratif dont le mandat est de protéger la vie des peuples autochtones.
Formée en chimie analytique, Nancy Déziel travaille activement avec les centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT) depuis plus de 25 ans. Elle a occupé successivement les postes de technicienne de laboratoire, responsable de la qualité, chargée de projet, agente au développement des affaires et directrice générale au Centre national en électrochimie et en technologies environnementales (CNETE). Elle a contribué à la mise sur pied des laboratoires du Centre technologique des résidus industriels (CTRI). Elle a également œuvré comme technoconseillère au sein du Réseau Trans-tech pour les secteurs de l'agriculture, de l'alimentation et des biotechnologies. Elle connaît bien la réalité industrielle et a à cœur la diversification économique, le travail en partenariat et en réseau. C'est pourquoi Mme Déziel s'implique activement au sein de plusieurs organismes. Elle a présidé le Réseau Trans-tech (2016-2018), le comité directeur du RCTi (2013-2018) et de la CCIS (2011-2012), a agit à titre de vice-présidente du FRQNT, de secrétaire-trésorière de la SADC Centre Mauricie, de secrétaire-trésorière de l'Incubateur Mauricie et d'ÉSM et à titre d'administratrice au CRSNG, au Réseau Tech-Accès Canada, au Fonds de développement économique La Prade St-Maurice, d'Écotech Québec et à l'ADRIQ-RCTi. Elle est membre du Comité consultatif du CNRC-PARI. De plus, Mme Déziel est conseillère municipale de la circonscription de la rivière de la Ville de Shawinigan. Ses objectifs sont faire fructifier son milieu, de contribuer à rendre les PME plus concurrentielles et à créer une économie basée sur l'innovation et le savoir.
Peter J. Ricketts (Ph.D.) a été nommé 16e recteur et vice-chancelier de l'Université Acadia en avril 2017 pour un mandat de six ans. Né à Harrogate au Yorkshire, il a grandi à Bournemouth sur la côte sud de l'Angleterre. M. Ricketts a obtenu son baccalauréat (avec distinction) en géographie de l'University of Nottingham en 1974 et son doctorat de l'University of Southampton en 1982. Il est un expert reconnu à l'échelle internationale sur les zones côtières et en gestion des océans et a été quatre fois président de l'Association Zone côtière Canada.
Avant sa nomination à Acadia, M. Ricketts a été vice-doyen et vice-recteur aux études à l'Université Carleton à Ottawa de 2009 à 2017. Il y a aussi été professeur de géographie et d'études environnementales. Il a une vaste expérience en administration universitaire ayant été vice-recteur académique et de la recherche à l'Université Nipissing à North Bay, Ontario (2006-2009); vice-président académique et ensuite président du Collège Okanagan à Kelowna, Colombie-Britannique (2000-2005); doyen des études supérieures à l'Université Dalhousie à Halifax, Nouvelle-Écosse (1995-2000); et directeur principal de la recherche à l'Université Saint Mary's (1989-1994). M. Ricketts e exercé deux mandats comme président (1998-1999 et 1999-2000) et un mandat comme vice-président (1997-1998) de l'Association canadienne pour les études supérieures.
Priya Dube est bachelière de l'Université McGill en science politique et commerce international. À McGill, Mme Dube a soutenu l'élaboration d'une politique sur la violence fondée sur le sexe et le genre axée sur les suivantes et survivants par l'entremise du syndicat étudiant et a œuvré à l'amélioration des services en santé mentale sur le campus. Dans son rôle à l'ACAE, elle dirige les activités de défense des intérêts de l'organisme et communique régulièrement avec des fonctionnaires et parties prenantes pour garantir que la voix des étudiantes et étudiants est entendue dans les discussions stratégiques.
Samantha Bokma, Les Femme Michif Otipemisiwak
Samantha est titulaire d’un baccalauréat ès arts en sciences politiques de l’Université Laurentienne. Samantha est candidate à la maîtrise en études des genres, à l’Université Memorial. Elle défend ardemment la justice sociale, inspirée en cela par le mouvement étudiant et ouvrier. Pendant quatre mandats consécutifs, elle a occupé diverses fonctions au sein de l’association étudiante de l’Université laurentienne et culminé au poste de présidente lors de son dernier mandat. De plus, Samantha a fait partie de l’équipe chargée de la négociation collective du syndicat des assistants d’enseignement de l’Université Memorial. Samantha a débuté sa carrière comme analyste des politiques, à l’association des étudiantes et étudiants diplômés de l’Université Memorial de Terre-Neuve. À ce titre, elle prodiguait des conseils sur les politiques provinciales et fédérales ayant une incidence sur la population étudiante. Elle était également chargée de réécrire les politiques internes de l’association. Elle a ensuite travaillé comme analyste des politiques à l’Association des femmes autochtones du Canada. Ses analyses genrées portaient essentiellement sur les politiques linguistiques, d’éducation et de protection des enfants. Samantha se spécialise maintenant en analyse comparative entre les sexes adaptée à la culture. Elle est fière de travailler pour Les Femmes Michif Otipemisiwak et de défendre les droits des femmes, filles, personnes allosexuelles et bispirituelles de la Nation métisse.
Tayler Glaspey est une étudiante de troisième année en sociologie et science politique à l'Université polytechnique Kwantlen et bénévole à l'échelle locale et internationale. Récemment, elle a siégé comme membre et trésorière au conseil d'administration de l'Association nationale des étudiant(e)s handicapé(e)s au niveau postsecondaire (NEADS). En outre, elle faisait partie du comité étudiant pour la campagne sur le consentement de West Coast LEAF : Only Yes means Yes (seulement oui veut dire oui). Mme Glaspey se dévoue à transformer les campus en lieu sécuritaire pour tout le monde!
Trina James est la trésorière de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, organisme qui représente plus de 500 000 étudiantes et étudiantes nationaux et internationaux collégiaux, de premier cycle et de cycle supérieur partout au pays, y compris les étudiants à temps partiel. Elle vient de terminer son baccalauréat ès arts en études de genre et science politique au campus de Scarborough de l'Université de Toronto. Dans son travail au sein du mouvement étudiant, elle milite pour un système d'éducation postsecondaire accessible et qui offre les ressources nécessaires à l'ensemble du corps étudiant.
Depuis qu'elle est devenue rectrice et vice-chancelière de l'Université de Regina le 1er septembre 2008, septième personne à occuper ce poste, Vianne Timmons (Ph. D.) joue un rôle prépondérant dans la définition de l'orientation stratégique de l'établissement. Elle l'a fait en grande partie en se concentrant sur plusieurs secteurs clés, dont le caractère inclusif de l'université pour le corps étudiant et le personnel, la promotion de l'excellence de l'enseignement et de la recherche, ainsi que la mise en valeur de l'éducation des étudiantes et étudiants autochtones qui joueront un rôle important dans l'avenir du Canada.
Mme Timmons a obtenu son baccalauréat ès arts (majeure combinée psychologie et anglais) en 1979 de l'Université Mount Allison à Sackville, au Nouveau-Brunswick. Elle a ensuite obtenu en 1980 son baccalauréat en éducation spécialisée de l'Université Acadia à Wolfville, en Nouvelle-Écosse. En 1983, elle a décroché une maîtrise en éducation spécialisée de la Gonzaga University à Spokane, dans l'État de Washington, et finalement, en 1993, son doctorat en psychologie de l'éducation de l'Université de Calgary.
Mme Timmons a grandi à Terre-Neuve-et-Labrador et a amorcé sa carrière d'enseignante en Alberta et en Colombie-Britannique. En 1992, elle s'est installée au Canada atlantique pour se joindre au corps professoral de l'Université St. Francis Xavier où elle est sera directrice du Département d'éducation. En 1996, elle est entrée à la faculté d'Éducation de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard où elle deviendra vice-rectrice du développement universitaire en 2001 – poste qu'elle occupera jusqu'à son arrivée à l'Université de Regina. Elle a été nommée Officier de l'Ordre du Canada en 2017 pour sa contribution à l'enseignement inclusif, à la littératie familiale, à l'éducation postsecondaire autochtone et au leadership des femmes.

References: CSC 
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