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Timestamp: 2016-10-25 08:31:08+00:00

Document:
I 388/06 (25.04.2007)
recourant, repr�sent� par Me Henri Carron, avocat, rue de Venise 3B, 1870 Monthey,
T.________, n� le 12 septembre 1953, a travaill� en Suisse depuis 1978 en tant que ma�on aupr�s de diff�rents employeurs. Le 16 octobre 2000, celui-ci a �t� engag� en qualit� d'ouvrier sp�cialis� par l'entreprise de sondages, injections et fondations X.________ SA. Il a exerc� son emploi de foreur jusqu'au 5 juillet 2002. Il a pr�sent� une incapacit� totale de travail entre le 8 et le 26 juillet 2002 et d�s le 26 ao�t 2002, d'une dur�e ind�termin�e.
Le 11 d�cembre 2003, T.________ a pr�sent� une demande de prestations de l'assurance-invalidit�, en requ�rant l'allocation d'une rente. Dans un rapport m�dical du 12 f�vrier 2004, le docteur R.________, sp�cialiste FMH en m�decine interne, a pos� le diagnostic ayant des r�percussions sur la capacit� de travail d'algodystrophie du membre sup�rieur gauche. Il indiquait que le patient pr�sentait dans son activit� de ma�on une incapacit� de travail de 100 % depuis le 26 ao�t 2002.
L'Office cantonal AI du Valais, suivant l'avis du 25 mai 2004 de son m�decin-conseil, le docteur de O.________, a confi� une expertise m�dicale au docteur M.________, sp�cialiste FMH en chirurgie orthop�dique. Dans un rapport du 7 juillet 2004, ce praticien a pos� le diagnostic ayant des r�percussions sur la capacit� de travail de s�quelles d'algodystrophie du membre sup�rieur gauche, avec capsulite r�tractile de l'�paule, oed�me persistant et limitations fonctionnelles du poignet et de la main. Il indiquait qu'apr�s deux ans d'�volution, on se trouvait au stade III de stabilisation de la maladie de S�deck. Les s�quelles de cette maladie au niveau du membre sup�rieur gauche emp�chaient l'exercice du m�tier de ma�on ou d'ouvrier-sondeur. En revanche, dans une activit� adapt�e m�nageant le membre sup�rieur gauche et ne sollicitant pas d'activit� fine avec la main gauche, une capacit� de travail enti�re �tait m�dicalement exigible. Cela d'autant plus que l'affection int�ressait le c�t� non dominant, chez un assur� droitier.
Entre le 13 septembre et le 5 d�cembre 2004, T.________ a effectu� un stage d'orientation professionnelle aux ateliers Y.________. Dans un rapport du 3 d�cembre 2004, le ma�tre de stage a conclu qu'actuellement, l'assur� ne pouvait faire que des petits travaux l�gers, r�alisables d'une seule main. Il pouvait aider une personne, mais son rendement et les travaux r�alis�s, dans la gamme des activit�s des ateliers, �taient d'ordre occupationnel. De son c�t�, la psychologue B.________, dans un rapport du 28 d�cembre 2004, a constat� qu'une r�adaptation compl�te n'�tait pas possible pour des raisons objectives (manque de formation ant�rieure, difficult�s linguistiques etc.) et qu'une formation pratique ne l'�tait pas non plus pour des raisons essentiellement subjectives (manque de mise en perspective, incapacit� � penser � un avenir d'un point de vue professionnel, conviction d'une impossibilit� � apprendre, immobilisme).
Dans un avis SMR du 4 f�vrier 2005, le docteur de O.________ a consid�r� que les renseignements m�dicaux �taient suffisants. M�me si le stage effectu� aux ateliers Y.________ n'avait pas permis de mettre en avant une activit� particuli�re que l'assur� pourrait exercer, une pleine capacit� de travail n'en demeurait pas moins exigible dans une activit� adapt�e, sans port de charge avec le membre sup�rieur gauche, sans travail lourd et sans mouvement r�p�titif ni de travail fin avec ce membre, ainsi que l'avait relev� le docteur M.________ dans son expertise.
Par d�cision du 7 f�vrier 2005, l'office AI a avis� T.________ qu'il n'avait pas droit � un reclassement ni � une aide au placement, au motif que des mesures d'ordre professionnel n'am�lioreraient pas sa capacit� de gain, compte tenu de son �ge et de sa formation ant�rieure, que les conditions subjectives relatives � une formation pratique n'�taient pas remplies et qu'il disposait d'une capacit� de travail totale dans un emploi l�ger et adapt�.
Par lettre du 22 f�vrier 2005, l'assur� a form� opposition contre cette d�cision, qu'il a compl�t�e le 23 mars 2005.
Par d�cision du 21 avril 2005, l'office AI a conclu � une invalidit� de 100 % � partir du 8 juillet 2003 et � une capacit� totale de travail dans une activit� adapt�e depuis le 9 janvier 2004. Il a octroy� � T.________ une rente enti�re d'invalidit� pour la p�riode du 1er juillet 2003 au 30 avril 2004.
Le 23 mai 2005, T.________ a form� opposition contre cette d�cision.
Par d�cision du 25 ao�t 2005, l'office AI a partiellement admis l'opposition du 23 mars 2005, annul� la d�cision du 7 f�vrier 2005 en ce sens que T.________ �tait mis au b�n�fice d'une aide du service de placement, cette d�cision �tant maintenue pour le surplus, et rejet� l'opposition du 23 mai 2005 contre sa d�cision du 21 avril 2005, qu'il a confirm�e.
Le 29 septembre 2005, T.________ a form� recours contre la d�cision du 25 ao�t 2005 devant le Tribunal cantonal des assurances du canton du Valais, en concluant, sous suite de d�pens, � la r�forme de celle-ci en ce sens qu'il avait droit, en sus des mesures d'aide au placement, � une demi-rente d'invalidit� ou � titre subsidiaire � un quart de rente, et, dans tous les cas, � des mesures de reclassement professionnel. Il invitait la juridiction cantonale � demander au docteur M.________ un rapport compl�mentaire o� l'expert prendrait position sur le rapport final du 3 d�cembre 2004 des ateliers Y.________.
Dans une communication du 30 septembre 2005, la juridiction cantonale a inform� T.________ qu'il avait le droit (avec certaines restrictions) de consulter le dossier avant le jugement, s'il en faisait la demande �crite dans les quinze jours. Par lettre du 6 octobre 2005, celui-ci a d�clar� vouloir consulter le dossier avant le jugement et, auparavant, �tre associ� aux mesures d'instruction.
Le 12 janvier 2006, la juridiction de premi�re instance a communiqu� au docteur M.________ le rapport de stage aux ateliers Y.________ et l'avis SMR du 4 f�vrier 2005, en l'invitant � prendre position. L'expert a d�pos� sa r�ponse le 16 janvier 2006.
Par jugement du 16 mars 2006, le Tribunal cantonal des assurances a rejet� le recours.
Le 4 mai 2006, T.________ a interjet� un recours de droit administratif contre ce jugement, en concluant, sous suite de d�pens, � la r�forme de celui-ci en ce sens qu'il a droit, en sus des mesures d'aide au placement, � une demi-rente voire � un quart de rente d'invalidit�, et, dans tous les cas, � des mesures de reclassement professionnel. A titre pr�alable, il a requis la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise m�dicale.
L'Office cantonal AI du Valais a conclu au rejet du recours. L'Office f�d�ral des assurances sociales a renonc� � se d�terminer.
1.1 La loi f�d�rale sur le Tribunal f�d�ral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110) est entr�e en vigueur le 1er janvier 2007 (RO 2006 1205, 1242). L' acte attaqu� ayant �t� rendu avant cette date, la proc�dure reste r�gie par l'OJ (art. 132 al. 1 LTF; ATF 132 V 393 consid. 1.2 p. 395).
1.2 La loi f�d�rale du 16 d�cembre 2005 modifiant la loi f�d�rale sur l'assurance-invalidit� est entr�e en vigueur le 1er juillet 2006 (RO 2006 2003), apportant des modifications qui concernent notamment la proc�dure conduite devant le Tribunal de c�ans (art. 132 al. 2 et 134 OJ). Toutefois, le pr�sent cas n'est pas soumis au nouveau droit, du moment que le recours de droit administratif a �t� form� avant le 1er juillet 2006 (ch. II let. c des dispositions transitoires relatives � la modification du 16 d�cembre 2005).
2.1 Invoquant une violation de son droit d'�tre entendu, le recourant reproche � la juridiction cantonale de ne pas l'avoir associ� � la mesure d'instruction du 12 janvier 2006, de sorte qu'il n'a pas pu s'exprimer � ce sujet avant que le docteur M.________ d�pose sa r�ponse du 16 janvier 2006.
2.2 La jurisprudence a d�duit du droit d'�tre entendu (art. 29 al. 2 Cst.), en particulier, le droit pour le justiciable de s'expliquer avant qu'une d�cision ne soit prise � son d�triment, celui de fournir des preuves quant aux faits de nature � influer sur le sort de la d�cision, celui d'avoir acc�s au dossier, celui de participer � l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se d�terminer � leur propos (ATF 132 V 368 consid. 3.1 p. 370 et les r�f�rences).
2.3 D�j�, dans son m�moire du 29 septembre 2005, le recourant avait invit� la juridiction cantonale � demander au docteur M.________ un rapport compl�mentaire, o� l'expert prenne position sur le rapport final du 3 d�cembre 2004 des ateliers Y.________.
La juridiction de premi�re instance ne l'a pas associ� � la mesure d'instruction � laquelle elle a proc�d� le 12 janvier 2006 aupr�s du docteur M.________. Il n'en demeure pas moins que cette mesure allait dans le m�me sens que la requ�te de preuve du 29 septembre 2005.
D�s lors, � supposer qu'il y ait eu violation du droit d'�tre entendu, point qui peut ici demeurer ind�cis, celle-ci ne saurait �tre d'une gravit� particuli�re et elle doit �tre consid�r�e comme r�par�e. En effet, le recourant a eu connaissance de la r�ponse du docteur M.________ du 16 janvier 2006 et il a eu la possibilit� de s'exprimer devant la Cour de c�ans, qui jouit en l'esp�ce d'un plein pouvoir d'examen (ATF 129 I 129 consid. 2.2.3 p. 135, 127 V 431 consid. 3d/aa p. 437 s., 126 I 68 consid. 2 p. 72, 126 V 130 consid. 2b p. 132 et les r�f�rences).
Le litige a pour objet le droit du recourant � une rente d'invalidit� au-del� du 30 avril 2004; singuli�rement, il porte sur la capacit� de travail exigible et sur le taux d'invalidit� fondant le droit � la prestation. Il concerne �galement son droit �ventuel � des mesures d'ordre professionnel.
3.1 La loi f�d�rale sur la partie g�n�rale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPGA), entr�e en vigueur le 1er janvier 2003, a entra�n� la modification de nombreuses dispositions l�gales dans le domaine de l'assurance-invalidit�. Les d�finitions de l'incapacit� de travail, de l'incapacit� de gain, de l'invalidit�, de la m�thode de comparaison des revenus et de la r�vision (de la rente d'invalidit� et d'autres prestations durables) contenues dans la LPGA correspondent aux notions pr�c�dentes dans l'assurance-invalidit� telles que d�velopp�es � ce jour par la jurisprudence (ATF 130 V 343).
Les dispositions de la novelle du 21 mars 2003 modifiant la LAI (4�me r�vision), entr�e en vigueur le 1er janvier 2004, sont applicables.
3.2 Selon la jurisprudence, une d�cision par laquelle l'assurance-invalidit� accorde une rente d'invalidit� avec effet r�troactif et, en m�me temps, pr�voit la r�duction ou la suppression de cette rente, correspond � une d�cision de r�vision au sens de l'art. 41 aLAI (ATF 125 V 413 consid. 2d p. 417 s. et les r�f�rences; VSI 2001 p. 155 consid. 2 p. 157 [I 99/00]).
Dans le cas particulier, l'octroi de la rente limit� au 30 avril 2004 est contest�. Etant donn� qu'il s'agit de savoir si les conditions �taient r�unies pour supprimer � partir de cette date le droit � la rente, le litige doit �tre examin� � l'aune de l'art. 17 LPGA. Selon l'al. 1 de cette disposition l�gale, si le taux d'invalidit� du b�n�ficiaire de la rente subit une modification notable, la rente est, d'office ou sur demande, r�vis�e pour l'avenir, � savoir augment�e ou r�duite en cons�quence, ou encore supprim�e.
Tout changement important des circonstances propre � influencer le degr� d'invalidit�, et donc le droit � la rente, peut motiver une r�vision selon l'article 17 LPGA. La rente peut �tre r�vis�e non seulement en cas de modification sensible de l'�tat de sant�, mais aussi lorsque celui-ci est rest� en soi le m�me, mais que ses cons�quences sur la capacit� de gain ont subi un changement important (ATF 130 V 349 consid. 3.5, 113 V 275 consid. 1a; voir �galement ATF 112 V 372 consid. 2b et 390 consid. 1b).
Il est constant que le recourant a cess� son activit� de foreur en raison d'une algodystrophie du bras gauche qui l'emp�che de poursuivre toute activit� lourde ou mettant � contribution de fa�on r�p�titive son membre sup�rieur gauche.
Les premiers juges, suivant les conclusions du docteur M.________, ont retenu que le recourant �tait � m�me de mettre en valeur une pleine capacit� de travail dans une activit� adapt�e, m�nageant le membre sup�rieur gauche, n'exigeant pas de travaux lourds et r�p�titifs ni de travaux fins au niveau de la main gauche (chez un droitier).
A teneur du dossier m�dical, il n'existe aucun motif de s'�carter de l'appr�ciation des premiers juges en ce qui concerne la capacit� de travail exigible du recourant dans une activit� adapt�e (art. 6 LPGA; ATF 132 V 393 consid. 3.2 p. 398).
5.1 La juridiction cantonale a consid�r� qu'il appartenait � l'expert m�dical et non aux ateliers Y.________ de pr�ciser quelles activit�s �taient encore exigibles de la part de l'assur�, compte tenu de son handicap.
Cela est contest� par le recourant. Se r�f�rant au rapport final des ateliers Y.________ du 3 d�cembre 2004, celui-ci fait valoir qu'il ne peut ex�cuter que de petits travaux l�gers, r�alisables d'une seule main, et que les seules activit�s qui entrent en consid�ration sont d'ordre occupationnel.
Toutefois, on ne saurait tirer aucune conclusion du rapport des ateliers Y.________ du 3 d�cembre 2004 en ce qui concerne la capacit� de travail exigible. La constatation du ma�tre de stage, selon laquelle le recourant ne peut faire que des petits travaux l�gers, r�alisables d'une seule main, est contredite par les conclusions du docteur M.________ dans son expertise du 7 juillet 2004. Or, ce m�decin, apr�s avoir eu connaissance du rapport de stage, a confirm� son point de vue en ce qui concerne la capacit� de travail exigible. Dans sa r�ponse du 16 janvier 2006, il indique �tre surpris que l'assur� ait d� � caler son bras gauche � en position assise, ou � accrocher son pouce gauche dans son pantalon � en position debout. L'expert craint qu'il ne s'agisse d'une �volution vers une � exclusion fonctionnelle �, que ne justifiait pas la situation m�dicale qu'il avait constat�e en juillet 2004.
On ne d�c�le pas dans les rapports m�dicaux ant�rieurs � l'expertise d'�l�ments objectifs susceptibles de remettre en cause le bien-fond� des conclusions du docteur M.________ en ce qui concerne la capacit� de travail exigible. L'analyse de ce m�decin constitue une synth�se convaincante de la situation m�dicale du recourant en juillet 2004, fond�e sur les constatations cliniques personnelles, le dossier radiologique et le dossier d'assurance. Les probl�mes relatifs au membre sup�rieur gauche au niveau de l'�paule, du coude, du poignet et de la main gauche (au niveau du pouce et des doigts) ont �t� pris en compte par l'expert dans l'�valuation de la capacit� de travail m�dicalement exigible. Selon lui, la capacit� de travail est enti�re dans une activit� adapt�e m�nageant le membre sup�rieur gauche et ne sollicitant pas d'activit� fine avec la main gauche.
C'est en vain que le recourant all�gue que les limitations physiques auraient d� faire l'objet d'investigations compl�mentaires. En effet, dans son expertise du 7 juillet 2004, le docteur M.________ a pr�cis� les limitations � prendre en consid�ration. Il indiquait que le port de charges �tait seulement possible avec le membre sup�rieur droit, que les travaux lourds �taient exclus, et qu'il fallait envisager une activit� m�nageant le membre sup�rieur gauche, n'exigeant pas de travaux lourds et r�p�titifs, ni de travaux fins au niveau des doigts.
M�me si le docteur M.________ n'a pas r�examin� l'assur� avant de d�poser sa r�ponse du 16 janvier 2006, son appr�ciation du cas en ce qui concerne la capacit� de travail m�dicalement exigible dans une activit� adapt�e compte tenu des limitations physiques demeure valable. Etant donn� que la situation m�dicale du recourant en juillet 2004 �tait connue, une nouvelle expertise m�dicale n'est d�s lors pas n�cessaire.
5.2 Il n'est pas non plus d�terminant que, dans la gamme des activit�s effectu�es aux ateliers Y.________, le rendement du recourant et les travaux r�alis�s aient �t� d'ordre occupationnel (rapport de stage du 3 d�cembre 2004). En effet, lorsqu'il s'agit d'examiner dans quelle mesure un assur� peut encore exploiter �conomiquement sa capacit� de gain r�siduelle sur le march� du travail entrant en consid�ration pour lui (art. 7 LPGA), on se demande s'il pourrait encore exploiter �conomiquement sa capacit� r�siduelle de travail lorsque les places de travail disponibles correspondent � l'offre de la main d'oeuvre (VSI 1998 p. 293 consid. 3b p. 296 et les arr�ts cit�s [I 198/97]).
Le manque de connaissances en informatique et les probl�mes linguistiques du recourant ne sont pas d�cisifs. Ainsi que l'ont relev� les premiers juges, il existe dans le domaine de la surveillance bon nombre de postes adapt�s � son handicap et qui ne requi�rent ni une connaissance parfaite du fran�ais, ni une ma�trise de l'informatique (surveillance de grands magasins, d'entreprises, de parkings, etc.). En effet, pour ces activit�s, une mise au courant peut �tre suffisante, sans qu'une formation particuli�re soit n�cessaire (rapport du 28 d�cembre 2004 de la psychologue B.________).
Il y a lieu d'examiner si les conditions �taient r�unies pour supprimer � partir du 30 avril 2004 le droit � la rente du recourant.
6.1 Il est constant que le recourant a pr�sent� une incapacit� totale de travail d�s le 8 juillet 2002, date � partir de laquelle il a cess� son activit� de foreur en raison de l'algodystrophie du bras gauche (questionnaire pour l'employeur du 14 janvier 2004). Dans son rapport m�dical du 12 f�vrier 2004, le docteur R.________ a attest� que l'incapacit� de travail de 100 % pr�sent�e par le patient dans son m�tier de ma�on �tait toujours actuelle. La naissance de son droit � la rente remonte donc au 8 juillet 2003 (art. 29 al. 1 let. b LAI).
6.2 L'�tat de sant� du recourant est rest� stationnaire. Selon les constatations du docteur R.________ lors du dernier examen du 9 janvier 2004, la situation � ce moment-l� �tait stable et ne progressait plus (rapport m�dical du 12 f�vrier 2004).
Sur cette base, le m�decin de l'office AI, se ralliant aux conclusions du docteur M.________ dans son expertise du 7 juillet 2004, a admis que depuis le 9 janvier 2004, une pleine capacit� de travail �tait exigible de la part du recourant dans une activit� adapt�e, sans port de charge avec le membre sup�rieur gauche, sans travail lourd et sans mouvement r�p�titif ni de travail fin avec le membre sup�rieur gauche. Il n'y a aucune raison que la Cour de c�ans s'�carte de l'appr�ciation de la juridiction cantonale sur ce point.
6.3 Il convient d'examiner l'incidence de ce changement concernant la capacit� de travail du recourant sur le taux d'invalidit� qu'il pr�sente, en comparant le revenu sans invalidit� et le revenu d'invalide, �tant pr�cis� que la comparaison doit se faire au regard de la situation pr�valant en 2004 (art. 88a al. 1 RAI; ATF 129 V 222).
Pour �valuer le taux d'invalidit�, le revenu que l'assur� aurait pu obtenir s'il n'�tait pas invalide (revenu sans invalidit�) est compar� avec celui qu'il pourrait obtenir en exer�ant l'activit� qui peut raisonnablement �tre exig�e de lui apr�s les traitements et les mesures de r�adaptation, sur un march� du travail �quilibr� (revenu d'invalide). C'est la m�thode ordinaire de comparaison des revenus (depuis le 1er janvier 2004: art. 28 al. 2 LAI en corr�lation avec l'art. 16 LPGA).
6.4 En ce qui concerne le revenu sans invalidit�, il ressort du questionnaire pour l'employeur du 14 janvier 2004 que le salaire du recourant aurait �t� de 26 fr. 60 de l'heure depuis le 1er janvier 2004. Compte tenu d'un nombre d'heures annuelles de 2178 et d'un suppl�ment (13�me salaire, gratification) de 8.33 %, le revenu annuel sans invalidit� est de 62'760 fr. 80. (valeur 2004).
6.5 S'agissant du revenu d'invalide, il est d�termin� en fonction de la situation professionnelle concr�te de l'int�ress� ou, � d�faut de revenu effectivement r�alis� comme en l'esp�ce, en fonction des donn�es de l'Enqu�te suisse sur la structure des salaires (ESS), publi�e par l'Office f�d�ral de la statistique (ATF 126 V 75 consid. 3b/aa et bb p. 76 s.). Ces donn�es tiennent compte d'un large �ventail d'activit�s simples et r�p�titives existant sur le march� du travail et dont un bon nombre est adapt� aux handicaps de l'assur� pour qu'il puisse mettre � profit sa capacit� de travail exigible. Compte tenu de l'activit� de substitution raisonnablement exigible de la part du recourant (rapport d'expertise du docteur M.________ du 7 juillet 2004), seul le niveau de qualification 4 correspondant aux activit�s simples et r�p�titives entre ici en consid�ration (ATF 126 V 75 consid. 7a p. 81, 124 V 321 consid. 3b/bb p. 323; VSI 1999 p. 182 consid. 3b p. 185 [I 593/98]; RAMA 2001 n� U 439 p. 348 [U 240/99]), � savoir 4'588 fr. par mois (tous secteurs confondus) - valeur en 2004 - part au 13�me salaire comprise (L'Enqu�te suisse sur la structure des salaires 2004, p. 53, Tableau TA1, niveau de qualification 4), soit 55'056 fr. par ann�e. Ce salaire hypoth�tique repr�sente, compte tenu du fait que les salaires bruts standardis�s se basent sur un horaire de travail de quarante heures, soit une dur�e hebdomadaire inf�rieure � la moyenne usuelle dans les entreprises en 2004 (41,6 heures; La Vie �conomique, 10-2005 p. 82, tabelle B9.2) un revenu annuel de 57'258 fr. 24 (55'056 x 41,6 : 40).
Compte tenu d'un abattement de 15 % (ATF 126 V 75 consid. 5b/aa-cc p. 79 s.; VSI 2002 p. 64 consid. 4b p. 70 [I 82/01]), taux de r�duction qui n'est � juste titre pas contest� eu �gard aux limitations li�es au handicap, aux ann�es de service et � la nationalit�, le revenu annuel d'invalide �valu� sur la base des statistiques salariales est ainsi de 48'669 fr. 50. (valeur 2004).
6.6 La comparaison des revenus ([62'760 fr. 80 - 48'669 fr. 50] x 100 : 62'760 fr. 80) donne une invalidit� de 22 % (le taux de 22,45 % �tant arrondi au pour cent inf�rieur [ATF 130 V 121 consid. 3.2 p. 122 s.; SVR 2004 UV Nr. 12 p. 44 [U 173/02]), taux qui ne donne pas droit � une rente d'invalidit� (art. 28 al. 1 LAI).
Les conditions d'une r�vision du droit � une rente enti�re d'invalidit� �taient ainsi r�unies pour supprimer � partir du 1er mai 2004 le droit du recourant � la rente (art. 17 LPGA; art. 88a al. 1 RAI).
Reste � d�terminer si le recourant a droit � des mesures de reclassement.
7.1 Le seuil minimum fix� par la jurisprudence pour ouvrir droit � une mesure de reclassement est une diminution de la capacit� de gain de 20 % environ (ATF 124 V 108 consid. 2b p. 110 et les r�f�rences). Ce seuil est atteint en l'esp�ce, la comparaison des revenus donnant une invalidit� de 22 %.
7.2 Selon l'art. 17 al. 1 LAI (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2004), l'assur� a droit au reclassement dans une nouvelle profession si son invalidit� rend cette mesure n�cessaire et que sa capacit� de gain peut ainsi, selon toute vraisemblance, �tre maintenue ou am�lior�e.
Le droit � une mesure de r�adaptation suppose qu'elle soit appropri�e au but de la r�adaptation poursuivi par l'assurance-invalidit�, tant objectivement en ce qui concerne la mesure que sur le plan subjectif en ce qui concerne la personne de l'assur� (VSI 2002 p. 111 consid. 2 p. 112 et les r�f�rences [I 370/98]). Pour d�terminer si une mesure est de nature � maintenir ou � am�liorer la capacit� de gain d'un assur�, il convient d'effectuer un pronostic sur les chances de succ�s des mesures demand�es (ATF 132 V 215 consid. 3.2.2 p. 221 et les r�f�rences). Celles-ci ne seront pas allou�es si elles sont vou�es � l'�chec, selon toute vraisemblance (arr�t P. du 2 d�cembre 2002 [I 660/02]).
7.3 Les premiers juges, suivant les conclusions de la psychologue B.________ dans son rapport du 28 d�cembre 2004, ont retenu qu'une r�adaptation compl�te n'�tait pas possible pour des raisons objectives, � savoir le manque de formation initiale et les difficult�s linguistiques de l'assur�, et qu'une formation pratique ne l'�tait pas non plus pour des motifs essentiellement subjectifs (manque de mise en perspective, incapacit� � penser � un avenir d'un point de vue professionnel, conviction d'une impossibilit� � apprendre, immobilisme).
Cela n'est pas remis en cause par le recourant. Celui-ci, se r�f�rant au rapport de stage du 3 d�cembre 2004, fait valoir qu'il ne peut exercer une activit� qu'� titre occupationnel. Toutefois, cet �l�ment n'est pas de nature � justifier que l'on s'�carte de l'appr�ciation de la juridiction cantonale en ce qui concerne les chances de succ�s des mesures demand�es (ATF 132 V 215 consid. 3.2.2 d�j� cit� p. 221). Apr�s plus de quatre ans d'inactivit�, il n'est gu�re vraisemblable que sa capacit� de gain soit maintenue ou am�lior�e au terme d'une formation pour laquelle l'assur� n'a montr� aucun int�r�t particulier.
La proc�dure est gratuite. Le recourant, qui succombe, ne saurait pr�tendre une indemnit� de d�pens pour l'instance f�d�rale (art. 159 al. 1 en corr�lation avec l'art. 135 OJ).

References: ATF 
 l'article 17
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 28
 art. 88