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Timestamp: 2018-10-17 02:41:30+00:00

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non classées » La Stelo || Esperanto
Ecrit par stelomin sur 12/18/2017 . Publié dans non classées
Qu’est-ce que FestiLangues ?
FestiLangues est une rencontre destinée à tou(te)s les passionné(e)s des langues et de la diversité culturelle, et plus spécialement aux classes du secondaire II (16-19 ans) intégrant des jeunes migrants.
Des ateliers, des conférences-débats, des jeux et des rencontres en diverses langues permettront aux participants de découvrir la richesse des langues, la multiculturalité, le polyglottisme et leurs enjeux.
Pour sa première édition, FestiLangues aura pour thématique principale: La communication, un défi de plus pour les migrants.
FestiLangues aura lieu au Centre de formation professionnelle Nature & Environnement, à Lullier, dans le canton de Genève (Suisse).
FestiLangues est organisé par La Stelo, société d’espéranto genevoise (association à but non lucratif), en collaboration avec des spécialistes des langues, des milieux éducatifs, de la sociologie et de l’encadrement des migrants.
FestiLangues vise à instiguer une ouverture vers le multilinguisme, dans le respect des diversités, à mettre en évidence les bonnes pratiques d’apprentissage et à sensibiliser aux divers aspects des langues. Le séminaire propose une approche globale de ces questions et de leurs interactions.
FestiLangues vise également, avec la participation de jeunes migrants, à leur donner la parole et à favoriser leur intégration par une approche nouvelle.
L’intérêt majeur du projet réside dans le très grand potentiel de changement de regard sur l’”autre” que représente la découverte des patrimoines linguistiques et culturels.
FestiLangues proposera une vingtaine d’ateliers et de conférences-débats sur deux jours, parmi lesquels les participants feront leurs choix entre:
des ateliers pratiques d’introduction à des langues, qui permettront la découverte de nouvelles langues (romanche, occitan, espéranto, chinois, arabe, russe, etc.)
des conversations dans les langues étudiées à l’école (allemand, italien, espagnol, anglais), pour inciter les participants à les pratiquer
des jeux divers qui permettront l’immersion linguistique en s’amusant
des chants en plusieurs langues
des conférences suivies de questions/réponses, qui permettront la découverte de l’approche globale des langues
des échanges & débats, qui permettront aux participants de se connaitre dans un contexte informel et détendu, en français ou en d’autres langues
Les conférences relèveront de cinq grandes thématiques:
l’expérience de la migration au plan de la communication
les spécificités des différentes langues
les effets du langage sur la psychologie individuelle et collective
le rôle des langues dans la marche du monde
les méthodes d’apprentissage des langues
• Gestion du projet et Logistique: Jacques Sans
• Responsable de la programmation et de la communication: Cesco Reale
• Coordination et Secrétariat: Markus Sanz
• Relations extérieures: Jean-Louis Soustelle
• Administration & Finances: La Stelo
Jacques Sans est président de La Stelo et organisateur de nombreuses activités associatives et de projets de développement.
Cesco Reale est l’instigateur de FestiLangues. Il a été co-organisateur du Congrès mondial des polyglottes (www.polyglotgathering.com ) et créateur du festival de langues www.limbasfestival.it. Il représente aux Nations Unies l’Association mondiale d’espéranto (UEA).
Markus Sanz est artiste plasticien et formateur d’enseignants. Il a été responsable du projet New Teaching Laboratory de l’IFFP (Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle).
Jean-Louis Soustelle est actif dans de nombreux projets culturels dans la région genevoise, en particulier dans l’organisation du Festival du film vert (FFV).
Ecrit par stelomin sur 02/06/2016 . Publié dans non classées
Vous souhaitez savoir quelle type de langue est l’espéranto, comment vous pouvez l’apprendre ou l’utiliser ? Cette rubrique est pour vous ! Cliquez sur les sous-titres ci-dessous pour accéder aux informations qui vous intéressent.
L’espéranto est une langue initiée par Ludwik Lejzer Zamenhof, qui en a créé la grammaire sur la base des langues européennes en réduisant les exceptions au minimum. Le vocabulaire est principalement tiré des langues romanes, bien que l’on trouve aussi des mots germaniques et empruntés à d’autres langues. Après la parution du premier manuel en 1887, la nouvelle langue a attiré une communauté de locuteurs et a commencé un processus normal d’évolution au sein d’une communauté qui l’a utilisée dans des environnements variés et a créé une culture associée à la langue. Deux décennies plus tard sont nés les premiers enfants qui parlaient en espéranto avec leurs parents, c’est-à-dire les premiers locuteurs natifs de la langue. On peut donc dire qu’il s’agit d’une langue créée pour la communication internationale.
En savoir plus sur l’espéranto
Pour découvrir les bases de l’espéranto, il existe des cours présentiels à Genève ainsi que des sites Internet regroupant de nombreux apprenants.
COURS PRÉSENTIELS À GENÈVE :
Un cours d’espéranto hebdomadaire (1h30 par semaine) est donné à l’Université populaire du canton de Genève (UPCGE), d’octobre à juin pour deux niveaux différents. Vous trouverez plus d’informations sur le site de l’UPCGE.
Lernu!, site web multilingue gratuit d’apprentissage de l’espéranto. Ce site très populaire a déjà reçu la visite de plus de trois millions de visiteurs et compte plus de 100 000 utilisateurs enregistrés.
APPLICATIONS INTERNET OU SMARTPHONE :
Duolingo (en anglais), site web et application mobiles/tablettes destinés à l’apprentissage gratuit des langues. Plus de 170 000 personnes sont actuellement inscrites sur cette plate-forme pour apprendre l’espéranto à partir de l’anglais.
Le meilleur moyen d’apprendre l’espéranto, c’est de le pratiquer !
Que ce soit par un voyage, par de la correspondance ou à travers les rencontres locales, les occasions de pratiquer l’espéranto ne manquent pas !
RENCONTRES ESPÉRANTISTES À GENÈVE :
Outre La Stelo, l’association Espéranto-Genève-Régions est également active à Genève. Pour plus d’informations, consultez ce lien : www.esperanto-geneve-regions.info
Les événements de notre groupe ainsi que d’autres activités organisées par des espérantistes genevois figurent dans notre calendrier des événements.
GROUPES ESPÉRANTISTES DANS LA RÉGION DE GENÈVE
Si La Stelo organise régulièrement des événements à Genève, elle entretient également des contacts avec les groupes d’espéranto de la région, notamment les groupes de Lausanne (Suisse) et de Chambéry (France).
RENCONTRES ESPÉRANTISTES EN SUISSE :
Les rencontres d’autres groupes locaux suisses figurent sur le calendrier de la Société suisse d’espéranto.
RENCONTRES ESPÉRANTISTES AILLEURS DANS LE MONDE :
Plusieurs sites Internet regroupent les événements au niveau international, notamment le site hongrois Eventoj, qui propose un calendrier international des événements espérantistes. Quelques exemples d’événements internationaux :
Le IJK ou Congrès international de la jeunesse, un des plus grands congrès espérantophones, organisé par l’Organisation mondiale des jeunes espérantophones (TEJO) tous les ans dans un pays différent.
Le SES ou Études estivales d’espéranto, une rencontre internationale espérantophone annuelle organisée tous les étés depuis 2007. Le programme se compose de cours d’espéranto le matin, d’activités culturelles l’après-midi et festives le soir.
Le JES ou Semaine européenne de la jeunesse, une rencontre européenne espérantophone organisée chaque année autour du Nouvel an, en général en Allemagne, en Pologne ou en Hongrie. Le programme inclut des cours (d’espéranto et d’autres langues, de jonglage, de Kung fu, de danse du ventre…), des conférences (sur des sujets aussi divers que la liberté sur Internet, la vie dans les squats, l’énergie nucléaire…), des excursions pendant la journée, des jeux de société, des films, des pièces de théâtre, des concerts…
VOYAGER PAR L’ESPÉRANTO :
Beaucoup d’espérantistes utilisent la langue pour voyager, notamment à travers le Pasporta Servo (service-passeport), un service d’hébergement gratuit. Créé en 1974, le système propose à ses membres de loger ou de recevoir d’autres membres (généralement pour un ou deux jours). Le seul véritable pré-requis est que l’invité parle l’espéranto.
Petite vidéo d’Oleg Zabolotniy en espéranto sur le Pasporta Servo
Cours en ligne et forum
Un site multilingue très complet p our apprendre et améliorer son niveau en espéranto. On y trouve aussi un forum pour échanger à propos de la langue.
Un site Internet en Français contenant deux cours gratuits pour apprendre l’espéranto en ligne et aussi un logiciel à télécharger: http://ikurso.esperanto-france.org/
Le dictionnaire de référence des espérantophones, désormais accessible en ligne:
Une grammaire très complète entièrement en espéranto, qui ravira les amoureux de la langue et de ses subtilités !
Disponible dans une version en ligne:
Un diction naire multilingue conçu par des espérantophones, pour des espérantophones. Très facile d’utilisation il contient de nombreux exemples tirés de textes de référence.
http://purl.org/net/voko/revo
Adhérer à La Stelo, c’est avant tout soutenir les activités en lien avec l’espéranto à Genève et dans les environs.
Les cotisations sont utilisées essentiellement pour couvrir les frais nécessaires au fonctionnement de l’association, notamment pour la location de salles pour des événements, pour les petits frais (envois, flyers, matériel d’exposition…), pour maintenir le site Internet ou pour faire venir des orateurs particulièrement intéressants.
Vous souhaitez devenir membre ? C’est très simple ! Il vous suffit de verser la cotisation annuelle, puis de remplir le formulaire d’adhésion ci-dessous. Nous prendrons contact avec vous dans les plus brefs délais pour vous confirmer l’adhésion.
Cotisations annuelles (valables en 2017)
membre actif : CHF 40.-
couple : CHF 50.-
étudiants et retraités : CHF 30.-
sympathisants : CHF 25.-
membre de soutien, dès CHF 100.-
Adresse Ville ZIP /Code postal AfghanistanAlbanieAlgérieSamoa américainesAndorreAngolaAntigua-et-BarbudaArgentineArménieAustralieAutricheAzerbaïdjanBahamasBahreïnBangladeshLa BarbadeBelarusBelgiqueBelizeBéninBermudesBhoutanBolivieBosnie-HerzégovineBotswanaBrésilBruneiBulgarieBurkina FasoBurundiCambodgeCamerounCanadaCap-VertÎles Cayman République centrafricaineTchadChiliChineColombieComoresRépublique démocratique du CongoRépublique du CongoCosta RicaCôte d'IvoireCroatieCubaChypreRépublique tchèqueDanemarkDjiboutiDominiqueRépublique DominicaineTimor orientalÉquateurÉgypteEl SalvadorGuinée équatorialeÉrythréeEstonieÉthiopieÎles FéroéFidjiFinlandeFrancePolynésie françaiseGabonGambieGéorgieAllemagneGhanaGrèceGroenlandGrenadeGuamGuatemalaGuinéeGuinée-BissauGuyaneHaïtiHondurasHong KongHongrieIslandeIndeIndonésieIranIrakIrlandeIsraëlItalieJamaïqueJaponJordanieKazakhstanKenyaKiribatiCorée du NordCorée du SudKosovoKoweïtKirghizistanLaosLettonieLibanLesothoLiberiaLibieLiechtensteinLituanieLuxembourgMacédoineMadagascarMalawiMalaisieMaldivesMaliMalteÎles MarshallMauritanieÎle MauriceMexiqueMicronésieMoldavieMonacoMongolieMonténégroMarocMozambiqueMyanmarNamibieNauruNépalPays-BasNouvelle-ZélandeNicaraguaNigerNigériaÎles Mariannes du NordNorvègeOmanPakistanPalauÉtat palestinienPanamaPapouasie-Nouvelle-GuinéeParaguayPérouPhilippinesPolognePortugalPuerto RicoQatarRoumanieRussieRwandaSaint-Kitts-et-NevisSainte-LucieSaint-Vincent-et-les GrenadinesSamoaSaint-MarinSao Tomé et PrincipeArabie SaouditeSénégalSerbieSeychellesSierra LeoneSingapourSaint-MartinSlovaquieSlovénieIles SalomonSomalieAfrique du SudEspagneSri LankaSoudanSoudan SudSurinameSwazilandSuèdeSuisseSyrieTaiwanTadjikistanTanzanieThaïlandeTogoTongaTrinidad et TobagoTunisieTurquieTurkménistanTuvaluOugandaUkraineÉmirats arabes unisRoyaume-UniÉtats-UnisUruguayOuzbékistanVanuatuCité du VaticanVenezuelaVietnamÎles Vierges britanniquesIles Vierges américainesYémenZambieZimbabwe Pays
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Société d’espéranto « La Stelo » Genève
Art. 1 Nom, but, siège
Sous le nom Esperanto-Grupo «La Stelo» Genève, en français Société d’espéranto «La Stelo» Genève, existe une société qui a pour buts la pratique, l’étude et la diffusion de la langue internationale espéranto, notamment en tant que langue faciliant l’intégration dans la société genevoise cosmopolite. Afin d’atteindre ses buts, la Société met sur pied des réunions régulières, des conférences, des cours et informe sur l’espéranto. La société a son siège à Genève. Elle est neutre en matière politique et religieuse, sans but lucratif conformément à l’article 60 du Code civil suisse. Les ressources de la Société se composent des cotisations, dons, legs, subventions et bénéfices de la vente de publications espérantophones.
La Société se compose de membres : a) actifs; b) sympathisants; c) honoraires; d) collectifs.
Art. 3 Droits et devoirs
La qualité de membre s’acquiert par le paiement de la cotisation. Les membres collectifs sont admis par le comité. Tout membre, hormis les membres honoraires, s’acquittent de la cotisation fixée chaque année par l’assemblée générale. Les membres doivent s’efforcer de se perfectionner en espéranto et de le diffuser. Dans la mesure du possible, ils portent l’insigne de l’espéranto. Les membres actifs, les couples, les étudiants, les retraités et les membres d’honneur peuvent exercer le droit de vote et peuvent être élus. Les membres ne répondent pas personnellement des engagements et des dettes de la Société, qui ne sont garantis que par l’avoir social. Les membres n’ont aucun droit à l’avoir social.
Art. 4 Exclusion, démission
La qualité de membre se perd : a) par démission; b) par exclusion, sur décision de l’assemblée générale, après un avertissement donné par le comité, si le membre agit intentionnellement à l’encontre des buts de la Société; c) par le non-paiement de la cotisation durant l’année écoulée.
Art. 5 Direction
La société est dirigée par un comité d’au moins trois membres. Ils se répartissent les diverses fonctions nécessaires. Le comité peut inviter à ses séances des membres honoraires et des collaborateurs avec voix consultative. En cas de retrait d’un membre du comité en cours d’année, le comité peut coopter un remplaçant jusqu’à la prochaine assemblée générale. Le comité se réunit selon les besoins et est habilité à voter si la moitié au moins des membres sont présents. Le président tranche en cas d’égalité des voix. Tout membre du comité peut représenter la Société dans le cadre de ses fonctions, du programme d’action et du budget.
L’assemblée générale se réunit chaque année au cours du premier trimestre. Le comité publie la convocation à l’assemblée générale, son ordre du jour et le projet de programme d’action au moins une semaine à l’avance. L’assemblée générale approuve le rapport d’activité et les comptes de l’année écoulée. Elle élit le comité, fixe les cotisations et le programme d’action pour l’année suivante et nomme les membres honoraires. L’assemblée générale nomme deux vérificateurs des comptes qui ne peuvent être membres du comité. Sur demande d’un membre présent, les élections doivent se dérouler à bulletins secrets. Le comité ou un cinquième des membres peut convoquer une assemblée générale extraordinaire.
Art. 7 Dissolution – clause de non-retour
La dissolution de la Société doit être décidée en assemblée générale. La proposition de dissolution doit être publiée avec l’ordre du jour de l’assemblée générale.
L’adhésion des membres à une organisation espérantiste nationale, internationale ou autre est libre.
Art. 9 Propositions et modification des statuts
Tout membre peut en tout temps soumettre des propositions au comité ou à l’assemblée générale. Les statuts ne peuvent être modifiés qu’en assemblée générale. Les propositions de modification des statuts doivent être publiées avec l’ordre du jour de l’assemblée.
Les présents statuts, qui annulent les précédents, ont été approuvés le 24 février 1977 et modifiés le 8 mars 1996, le 7 mars 2000, le 5 mars 2002 et le 2 septembre 2008.
Le comité se compose d’au moins trois membres (président, secrétaire, trésorier). Actuellement, l’équipe du comité a la chance de regrouper cinq personnes aux compétences complémentaires :
Cependant, le comité ne travaille pas seul ! De nombreuses initiatives proviennent directement d’espérantophones de la région genevoise. Dans la mesure du possible, le comité de La Stelo tente de regrouper ces forces ou de les mettre en contact. N’hésitez pas à contacter le comité : info@lastelo.ch
Lorsque le président de la Société suisse d’espéranto lui annonça qu’il invitait le 2e Congrès international des espérantistes à Genève, Louis Lazare Zamenhof – l’initiateur de l’espéranto – lui répondit en ces termes :
« La Suisse qui, n’ayant pas une langue nationale, est le pays le plus neutre de toute l’Europe, se trouve être le meilleur endroit pour un congrès humainement neutre, et j’espère que tous les espérantistes s’y sentiront très bien. Je prévois même que viendra le temps où la Suisse deviendra le centre permanent naturel de l’ensemble des espérantistes. »
Genève deviendra effectivement le berceau du mouvement espérantiste international, au sein duquel des personnalités genevoises joueront longtemps un rôle de premier plan. A Genève, l’espéranto verra également se développer une vie locale particulièrement diversifiée.
Tout commence véritablement en 1903 avec la fondation par Hector Hodler de l’Union des jeunes espérantistes de Genève, puis du Groupe espérantiste genevois par Edouard Mallet (ce dernier fondera en 1912 une autre société locale, le Nouveau club espéranto). Cette même année 1903, le conseiller d’Etat Thiébaud, lui-même espérantiste, représente le gouvernement genevois lors de la fondation à Rolle de la Société suisse d’espéranto (SES).
L’année suivante, Edmond Privat et Hector Hodler publient la revue La Juna Esperantisto, qui paraîtra jusqu’en 1909. 1904 voit également la fondation du Club Radio (présidé par Alf. Monod), destiné aux jeunes de 13 à 18 ans.
En 1905, au retour du 1er Congrès international des espérantistes, Zamenhof et sa femme Klara passent par Genève, où ils logent à la rue du Vieux-Collège chez Théodore Renard, secrétaire de SES et rédacteur de la revue Svisa Espero. Une plaque commémorative rappelant cette visite y sera apposée en 1934 à l’initiative d’Edmond Privat et de Pierre Bovet (cette plaque sera d’ailleurs rénovée en 1984, puis déplacée en 2009 en présence du maire de Genève). 1905 voit également la fondation de 2 sociétés locales : la Société d’espéranto La Stelo (« L’Etoile »), fondée et présidée pendant 16 ans par Henri Dubois (dont la fille prénommée Stella restera membre pendant plus de 50 ans) ; ainsi que le Groupe espérantiste de Carouge, fondé par Mlle E. Damont-Pichat.
Le 2e Congrès international des espérantistes se tient donc en 1906 à Genève – au Victoria Hall – avec 818 participants ; Privat en est le secrétaire général. Durant le congrès est fondée l’Association internationale scientifique d’espéranto qui ouvre un bureau à la rue Bovy-Lysberg ; René de Saussure, secrétaire de l’Association, est également rédacteur de l’Internacia Scienca Revuo de 1907 à 1910. En 1906 toujours paraît le premier « Manuel pratique de l’espéranto » d’Edmond Privat ; suivis en 1909 par « Karlo » et en 1911 par « Kursa lernolibro », les manuels de Privat seront adaptés en plus de 10 langues.
En 1907, Hodler reprend la rédaction de la revue Esperanto (fondée l’année précédente), qu’il conservera pendant 13 ans. Cette année-là, René de Saussure publie le premier de ses 9 projets de réforme de l’espéranto (il fera paraître le dernier en 1937). Mais il publie aussi en 1910 « La construction logique des mots en Espéranto », ouvrage fondamental dans lequel il présente sa théorie scientifique de la formation et dérivation des mots en espéranto (après l’avoir rejetée en 1913, l’Académie de l’espéranto finira par officialiser cette théorie en 1967). De Saussure sera également président de SES (1908-1911 et 1915-1917), ainsi que rédacteur de Svisa Espero (1909-1910 et 1916-1918).
1908 voit la fondation de la plus importante société internationale, l’Association universelle d’espéranto (UEA), par Hector Hodler (il en sera le directeur en 1910, puis le président en 1919), comptant dès la première année 1300 membres cotisants. Le bureau de l’UEA, d’abord situé à la rue Bovy-Lysberg, se déplacera de 1909 à 1919 à la rue de la Bourse.
En 1909, Henriette Ith-Daneil fonde le Groupe espérantiste ouvrier genevois. Cette même année voit le Bernois Eduard Stettler venir à Genève pour seconder Hodler à l’UEA, dont il sera notamment vice-directeur (de 1910 à 1919), directeur (jusqu’en 1924) et président (de 1920 à 1924, puis de 1928 à 1934) ; Stettler sera également président de SES à deux reprises (1911-1913 et 1927-1932).
1910 est l’année de la fondation par Privat de Institut international de l’espéranto, avec sièges à Genève, Paris et New York. En 1920, il prend la rédaction de la revue Esperanto, qu’il conservera jusqu’en 1934. Il est également président de SES de 1921 à 1927 et de l’UEA de 1925 à 1928.
D’origine allemande, Hans Jakob débute en 1913 sa longue carrière au service de l’UEA comme employé au Bureau central de Genève. Pendant la 1re guerre mondiale, il met sur pied le Service d’aide en temps de guerre (DH) – service transmettant le courrier entre espérantistes de pays belligérants et faisant parvenir de l’argent et des colis aux espérantistes prisonniers de guerre. Après la guerre, Jakob devient secrétaire général de l’UEA, puis directeur de 1923 à 1934.
Les débats officiels
Après une année à Berne, le bureau de l’UEA revient s’installer à Genève en 1920 (au boulevard du Théâtre, puis dès 1929 à la Tour de l’Ile). Cette année voit également la fondation du Club genevois gymnasien. Mais 1920 est surtout l’année qui voit s’ouvrir à la Société des Nations (SdN) un débat sur l’espéranto qui occupera la nouvelle organisation internationale pendant 4 années. À l’initiative de Privat, 11 délégués présentent à l’Assemblée de la SdN un projet de résolution en faveur de l’espéranto, proposant notamment de lancer une enquête sur la langue internationale. D’abord rejeté, le projet d’enquête est accepté l’année suivante par l’Assemblée. Sur cette base, le Secrétariat de la SdN publie en 1922 un rapport qui sera officialisé par l’Assemblée ; mais le projet de résolution y relatif échouera en commission en 1923. Puis le débat sera clos en 1924 par l’approbation d’une résolution reconnaissant l’espéranto comme langue agrée pour la télégraphie.
Durant l’année scolaire 1921-1922, un enseignement expérimental obligatoire de l’espéranto est introduit dans toutes les classes de 7e primaire du canton de Genève. Cette expérience sera répétée en 1928-1929.
1922 voit se tenir à Genève la 1ère Conférence internationale sur l’enseignement de l’espéranto, organisée par Pierre Bovet, fondateur de l’Ecole des sciences de l’éducation ; une centaines de délégués de 28 pays y participent, dont des représentants de 16 gouvernements. En 1922 toujours est créé le Comité central international du mouvement de l’espéranto, un organe paritaire des sociétés nationales et de l’UEA, chargé notamment de l’organisation des congrès. Avec son siège à Genève – à la rue du Mont-Blanc, ce Comité composé de 6 membres sera présidé par Privat de 1923 à 1928. Cet organe sera supprimé en 1932, les sociétés nationales accédant l’année suivante au statut de membres collectifs de l’UEA.
Le 17e Congrès universel d’espéranto se tient de nouveau à Genève – au Bâtiment électoral et au Victoria Hall – en 1925, avec 953 participants et la 1re session de l’Université d’été en espéranto. L’Association pour une langue auxiliaire internationale (IALA) organise cette même année sa 1ère conférence d’explorations linguistiques également à Genève (la 2e aura aussi lieu à Genève, en 1930). Enfin, c’est en 1925 que l’UEA atteint le nombre record de 9424 membres individuels.
En 1928, Privat donne à la Faculté des lettres de l’université de Genève un cours de 2 ans d’histoire et méthodes d’enseignement de l’espéranto.
C’est en 1930 que Madeleine Stakian-Vuille commence sa longue activité au service de l’espéranto à Genève, en fondant un chœur espérantiste. Puis elle est employée au bureau de l’UEA de 1934 à 1936 ; rédactrice de La Semanto – le bulletin du mouvement espérantiste ouvrier ; présidente de La Stelo (entre 1957 et 1994) et rédactrice de son organe Brasikfolio. Elle est également connue pour ses poèmes originaux et traduits.
Bibliothécaire au bureau de l’UEA de 1931 à 1932, Henri Vatré est un spécialiste de la littérature en espéranto, ainsi que poète à ses heures. Il gérera également la bibliothèque de La Stelo, qui sera donnée à la Bibliothèque de La Chaux-de-Fonds en 1967. Cinq ans plus tard, La Stelo rétablit sa propre bibliothèque.
La crise et les guerres
La crise financière qui secoue l’UEA entraîne en 1934 la non-réélection de Privat au comité directeur, ce qui conduit Stettler et Jakob à démissionner de leurs postes. Désireux de déplacer le siège de l’UEA dans un pays où la vie est moins chère, mais confrontés à des obstacles juridiques, les nouveaux dirigeants décident en 1936 de fonder la Ligue internationale de l’espéranto (IEL) avec siège en Grande-Bretagne, à laquelle se ralient la plupart des membres (individuels et sociétés nationales). Jakob refait alors fonctionner le bureau genevois de l’UEA, sous le nom de Centre de service, installé au Palais Wilson de 1937 à 1942. Dès le début de la 2e guerre mondiale, il organise l’Entraide espérantiste, le pendant du DH de la 1ère. Jakob est également directeur de l’UEA genevoise (présidée par Karl Max Liniger de 1936 à 1941), rédacteur de la revue Esperanto de 1942 à 1955, pour finir membre du comité directeur de l’UEA (réunifiée avec l’IEL) de 1947 à 1955.
De la douzaine de sociétés locales ayant fleuri à Genève – coordonnées au début par un Comité central genevois présidé par de Saussure – seule La Stelo survécut à la tourmente des 2 guerres mondiales. Outre par son fondateur Henri Dubois, La Stelo a notamment été présidée par Lyda Raviola-Nussbaum (à plusieurs reprises), Emile Curtenaz, René Petitpierre (en 1944) et Alfred Rehmann, avant que Madeleine Stakian ne reprenne le flambeau en 1957.
En 1948, Paul Bouvier anime le premier cours d’espéranto à Radio Genève.
Le bulletin et les réunions périodiques
Brasikfolio, le bulletin de La Stelo, paraît dès 1964, à raison de 7 à 12 numéros par an (la fréquence de parution diminuera en 2010). Son nom – signifiant « feuille de chou » – est une idée de Claude Piron. Ses rédacteurs successifs sont Anita Altherr-Masè (1964-1966), Hans Altherr, Madeleine Stakian (à plusieurs reprises), Andres Bickel (de 1974 à 1978 et de 1994 à 1996), Jean Rawyler (1996 et 1999), Louis Vidonne (1997-1998), Christiane Sixtus (dès 2000), puis Lucien Dahan. En 1964 également, Anita Altherr devient présidente de La Stelo ; Hans Altherr lui succède en 1967, suivi par David Buhlmann en 1970.
Le premier Brasikfolio en 1964
(cliquez sur la légende pour télécharger le numéro)
En 1965 commence la longue période des réunions mensuelles de La Stelo à l’Institut national genevois (jusqu’en 1972, puis de 1974 à 1996). Auparavant, des réunions hebdomadaires se tenaient au Collège Moderne. Quant à la traditionnelle fête Zamenhof, elle a lieu chaque année au restaurant sans alcool de la Gare (jusqu’en 1972 et de 1975 à 1981), puis au restaurant International (de 1982 à 1996).
Armand Cotton et Claude Piron deviennent coprésidents de La Stelo en 1972. Ce dernier est connu internationalement en tant qu’auteur de plus de 20 livres en espéranto ; il fut rédacteur de la revue Svisa Espero de 1963 à 1966. En 1977, il donne à l’Université de Genève un cours d’espéranto pour enseignants. Et il animera notamment un cours d’espéranto à la Maison de quartier de Plainpalais, sans interruption de 1999 à 2008. De 1972 à 1974, les réunions de La Stelo ont lieu au Centre Marignac à Lancy.
En 1974, Madeleine Stakian reprend la présidence de La Stelo pour 20 ans. Christiane Sixtus Pot lui succédera en 1994, suivi par Andres Bickel de 1995 à 1998. Ce dernier présida la Jeunesse espérantiste suisse (1974-1980), rédigea le bulletin Espéranto-Réalités (paru de 1982 à 1985 et édité par le Centre genevois d’information sur l’espéranto) et organisa 2 week-ends culturels à Genève (1976 et 1978). Il fut cofondateur de la troupe de théâtre et de chant La Vagabondoj en 1977, puis rédacteur de Svisa Esperanto-Revuo de 1988 à 1990.
De 1982 à 1984 la coopérative Literatura Foiro (« Foire littéraire »), éditant notamment la revue du même nom, a son siège à Genève, où elle organise en 1983 le 3e Forum littéraire international.
Le 1er stand d’espéranto au Salon du Livre a lieu en 1990 ; il sera reconduit l’année suivante. Puis dès 2004, il est organisé pendant plusieurs années par Charmian Common et Marie Zoller, notamment avec l’association Espéranto-Genève-Régions, fondée en 2008 et ayant son siège à St-Genis-Pouilly.
En 1998, La Stelo se retrouve sans comité mais poursuit son activité, notamment ses réunions mensuelles. Cette même année débute une longue série de cours d’espéranto à l’Université populaire (jusqu’en 2013), donnés notamment par Lucien Dahan. Egalement en 1998 se tient au Palais des Nations un symposium « Langue et droits de l’homme » organisé par l’UEA – à l’occasion des 90 ans de sa fondation – pour célébrer les 50 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
De 1999 à 2004, les réunions mensuelles de La Stelo se tiennent au restaurant Les Cheminots. Dès 2002, Charmian Common anime au même endroit les réunions hebdomadaires du Groupe du lundi. Quant aux réunions mensuelles, elles se tiendront ensuite à la gare Cornavin (2005-2007), puis dès 2008 à la Maison des Associations.
Dès l’an 2000, à l’instigation d’Armand Cotton, la librairie Harmonie vend en permanence des livres sur l’espéranto.
En 2003, une manifestation d’espérantistes contre la barrière des langues est organisée devant le Palais des Nations.
2005 voit La Stelo se pourvoir de nouveau d’un comité avec Arlette Di Vetta-Mouron comme présidente.
En 2007, à l’occasion de l’assemblée générale de SES tenue à Genève, La Stelo organise la vente aux enchères des ouvrages de sa bibliothèque. Puis La Stelo met sur pied un concours pour jeunes lancé grâce au legs d’Anne-Marie Briner (qui fut sa bibliothécaire de 1988 à 1994), avec des prix totalisant 8500.- francs. 100 inscrits au concours apprennent l’espéranto par leurs propres moyens en 6 mois.
Ensuite, La Stelo se lance dans l’édition de 2 livres. En 2011 paraît « Beletra kolekto de Ĝenevaj aŭtoroj », textes et poèmes choisis de Madeleine Stakian-Vuille, Henri Vatré et Claude Piron. En 2013 suit « De la aflikto ĝis la steloj », mémoires d’Ardachès Stakian, réfugié arménien et époux de Madeleine Stakian.
En 2014, Anita Altherr reprend la présidence de La Stelo pour la confier en 2015 à Mélanie Maradan, lauréate du concours en 2008.
1déc18:00- 23:0019ème Kasta-festo
Assemblée générale – Mars 2017

References: Art. 1

Art. 3

Art. 4

Art. 5

Art. 7

Art. 9