Source: https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/E-17/20021231/P1TT3xt3.html
Timestamp: 2020-08-11 08:12:08+00:00

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ARCHIVÉE - Loi sur les explosifs
Version du document du 2002-12-31 au 2004-12-14 :
Loi concernant la fabrication, l’essai, la vente, le stockage, le transport et l’importation des explosifs, ainsi que l’utilisation des pièces pyrotechniques
S.R., ch. E-15, art. 1
agent de détection Substance figurant au tableau de la partie 2 de l’annexe technique de la Convention. (detection agent)
Convention La Convention sur le marquage des explosifs plastiques et en feuilles aux fins de détection conclue à Montréal le 1er mars 1991, dans sa version éventuellement modifiée. (Convention)
engin militaire S’entend au sens des règlements. (military device)
exploitants Sont compris parmi les exploitants les propriétaires, directeurs ou responsables. (operator)
explosif Toute chose soit produite, fabriquée ou utilisée pour déclencher une explosion, une détonation ou un effet pyrotechnique, soit prévue aux règlements. Sont exclus de la présente définition les gaz et les peroxydes organiques, ainsi que les autres choses prévues aux règlements. (explosive)
explosif autorisé Explosif désigné comme tel aux termes des règlements. (authorized explosive)
a) est composé d’un ou de plusieurs explosifs puissants qui, dans leur forme pure, ont une pression de vapeur de moins de 10-4 Pa à la température de 25 oC;
b) dans sa formulation, comprend un liant;
c) est, une fois mélangé, malléable ou souple à la température normale d’intérieur. (plastic explosive)
explosif plastique non marqué
explosif plastique non marqué Explosif plastique ne contenant aucun agent de détection ou en contenant un dont la concentration, au moment de la fabrication de l’explosif, est inférieure à celle qui est mentionnée au tableau de la partie 2 de l’annexe technique de la Convention. (unmarked plastic explosive)
fabrique Lieu — bâtiment, construction, local ou terrain — où s’opère, en tout ou en partie, la fabrication d’un explosif, l’emplacement du bâtiment, de la construction ou du local, ainsi que tous autres bâtiments, constructions ou locaux situés à cet emplacement. (factory)
fabrique agréée
fabrique agréée Fabrique pour laquelle a été délivrée la licence prévue à l’article 7. (licensed factory)
inspecteur L’inspecteur en chef des explosifs, les inspecteurs et inspecteurs adjoints d’explosifs, nommés aux termes de l’article 13, ainsi que toute autre personne que le ministre charge d’inspecter un explosif, un véhicule, une fabrique agréée ou une poudrière, ou de tenir une enquête au sujet d’un accident causé par un explosif. (inspector)
ministère Le ministère des Ressources naturelles. (Department)
ministre Le ministre des Ressources naturelles ou tout autre ministre que le gouverneur en conseil peut désigner. (Minister)
poudrière Lieu, notamment bâtiment, magasin ou construction, où sont gardés ou stockés des explosifs. La présente définition exclut toutefois :
a) les lieux où sont gardés ou stockés des explosifs destinés uniquement à des mines ou carrières situées dans une province dont la législation prévoit l’inspection et le contrôle efficaces de tels explosifs;
e) les lieux où l’article 8 autorise le mélange ou l’assemblage des éléments inexplosibles d’un explosif autorisé. (magazine)
poudrière agréée Celle qui fait l’objet de la licence prévue à l’article 7. (licensed magazine)
véhicules Moyens de transport terrestre, notamment camions ou automobiles, à l’exclusion toutefois des véhicules se déplaçant uniquement sur des rails et régis par la partie III de la Loi sur les transports au Canada . (vehicle)
L.R. (1985), ch. E-17, art. 2
1993, ch. 32, art. 2
1994, ch. 41, art. 37 et 38
1995, ch. 35, art. 1
1996, ch. 10, art. 227
S.R., ch. E-15, art. 3
a.1) d’inclure toute chose dans la définition de « explosif » à l’article 2 ou de l’en exclure;
a.2) de soustraire tout explosif à l’application de la présente loi ou de ses règlements ou de telle de leurs dispositions;
a.3) de prévoir que seules ont le droit de posséder ou d’utiliser un explosif ou un type d’explosif telle personne ou organisation ou telle catégorie de personnes ou d’organisations;
a.4) d’interdire la vente, l’achat, la possession ou l’utilisation d’explosifs qui, de l’avis du ministre, sont intrinsèquement dangereux et d’en préciser l’appellation officielle ou le type;
a.5) de régir la détention et la cession des explosifs plastiques non marqués destinés aux fins prévues aux alinéas 6.1(1)a) ou b);
a.6) de régir la détention, le transport et la cession des explosifs plastiques non marqués par les personnes visées aux alinéas 6.1(3)a) et b) pendant les périodes qui y sont prévues;
a.7) de préciser la procédure à suivre pour la destruction ou l’élimination des explosifs plastiques non marqués visés au paragraphe 6.1(3);
a.8) de définir le terme « engin militaire »;
b) de fixer la durée de validité des licences, permis et certificats visés à l’article 7 et des permis visés à l’article 9, leurs conditions de délivrance et les droits à payer pour les obtenir et de prévoir les cas d’annulation et de suspension;
c) de régir, sous réserve de compatibilité avec les autres lois fédérales et leurs règlements d’application, l’importation, l’emballage, la manipulation et le transport des explosifs;
c.1) d’exiger que les explosifs soient accompagnés de directives sur la sécurité et de prévoir la teneur de celles-ci;
c.2) d’exiger l’étiquetage des explosifs et de leur emballage et d’en prévoir les modalités;
d) de prévoir la tenue d’enquêtes sur les accidents causés par des explosifs;
e) de prévoir les examens et essais que doivent subir les explosifs, le prélèvement d’échantillons d’explosifs à cette fin et l’établissement de centres d’essai;
e.1) d’établir des normes de sécurité relatives à la recherche sur les explosifs et les essais à grande échelle de ceux-ci;
e.2) de fixer les droits payables pour les essais d’explosifs et leur désignation à titre d’explosifs autorisés;
f) de fixer la procédure d’autorisation des explosifs et de préciser la nature des recherches à effectuer pour déterminer s’ils sont susceptibles d’être autorisés, ainsi que les cas où ils peuvent être autorisés;
g) de régir la construction, l’administration et l’agrément des fabriques et poudrières;
g.1) de prévoir des normes de sécurité relatives aux fabriques et poudrières;
g.2) de prévoir la formation du personnel des fabriques et poudrières en matière de sécurité;
h) d’assurer la sécurité du public, ainsi que celle :
(i) du personnel des fabriques ou poudrières,
(ii) des personnes affectées à la manutention et à l’emballage d’explosifs ou de certaines catégories d’explosifs,
(iii) des personnes qui utilisent des pièces pyrotechniques;
(iv) [Abrogé, 1993, ch. 32, art. 3]
i) de régir, sous réserve de compatibilité avec les autres lois fédérales et leurs règlements d’application, la sécurité des personnes affectées au transport des explosifs;
j) de régir l’établissement, l’emplacement et l’entretien des fabriques et poudrières, ainsi que la fabrication, la production et le stockage des explosifs;
k) de régir le mélange des éléments inexplosibles des explosifs autorisés, et de préciser les conditions dans lesquelles ce mélange peut se faire;
l) de limiter la quantité d’explosifs autorisés qui peut être gardée en d’autres lieux que des fabriques et poudrières agréées et de fixer les conditions et modalités de manutention et de stockage des explosifs dans ces lieux;
m) de régir la vente, l’achat et la possession d’explosifs;
n) de prévoir les cas où des explosifs sont réputés, pour l’application de la présente loi, être sous l’autorité ou la compétence, ou non, du ministre de la Défense nationale.
L.R. (1985), ch. E-17, art. 5
1993, ch. 32, art. 3
1995, ch. 35, art. 2
Note marginale :Fabrication, usage, etc.
6 Sauf disposition contraire de la présente loi et sous réserve des exemptions prévues par règlement, il est interdit :
a) de fabriquer ou de produire, totalement ou partiellement, des explosifs en dehors des fabriques agréées;
b) de vendre des explosifs autorisés sans, d’une part, être exploitant d’une fabrique agréée ou d’une poudrière agréée et, d’autre part, être autorisé à vendre des explosifs;
c) de stocker des explosifs dans une poudrière qui n’est pas agréée;
d) d’avoir des explosifs en sa possession;
e) d’effectuer en dehors d’une fabrique agréée l’une ou l’autre des opérations suivantes :
(i) démonter ou de quelque autre façon briser ou défaire un explosif,
(ii) rendre utilisable un explosif endommagé,
(iii) refaire, modifier ou réparer un explosif.
S.R., ch. E-15, art. 5
1974-75-76, ch. 60, art. 3
Note marginale :Fabrication d’explosifs plastiques non marqués
6.1 (1) Il est interdit de fabriquer des explosifs plastiques non marqués, sauf si ceux-ci :
a) soit sont fabriqués en quantité limitée en vue uniquement des activités ou travaux suivants autorisés par écrit par l’inspecteur en chef des explosifs :
(i) travaux de recherche, de développement ou d’essais d’explosifs nouveaux ou modifiés,
(ii) activités de formation relatives à la détection des explosifs ou à la mise au point ou à l’essai de matériel de détection d’explosifs,
(iii) activités relatives aux sciences judiciaires;
b) soit sont destinés à être incorporés, en tant que partie intégrante, à des engins militaires au Canada dans les trois ans suivant l’entrée en vigueur du présent article.
Note marginale :Détention et transport d’explosifs plastiques non marqués
(2) Sous réserve des paragraphes (3) et (4), il est interdit de détenir ou de transporter des explosifs plastiques non marqués, sauf si ceux-ci :
a) soit sont détenus ou transportés en quantité limitée en vue uniquement des activités ou travaux prévus à l’alinéa (1)a);
b) soit sont destinés à être incorporés, en tant que partie intégrante, à des engins militaires au Canada et y sont ainsi incorporés dans les trois ans suivant l’entrée en vigueur du présent article.
(3) Les explosifs plastiques non marqués fabriqués ou importés au Canada avant la date d’entrée en vigueur du présent article peuvent, conformément aux règlements, être détenus ou transportés :
a) par les personnes qui exercent des fonctions militaires ou policières, pendant les quinze ans suivant cette date;
b) par les autres personnes, pendant les trois ans suivant cette date.
Note marginale :Importation et exportation d’explosifs plastiques non marqués
(4) Il est interdit d’importer ou d’exporter des explosifs plastiques non marqués, sauf si ceux-ci sont incorporés, en tant que partie intégrante, à un engin militaire.
1995, ch. 35, art. 3
7 (1) Le ministre peut délivrer :
a) des licences pour des fabriques et poudrières;
b) des permis pour des véhicules utilisés pour le transport d’explosifs;
c) des certificats pour des activités occasionnelles et temporaires liées à la fabrication, à l’essai ou au stockage d’explosifs, ainsi que pour l’utilisation de pièces pyrotechniques et la formation professionnelle liée à cette utilisation.
L.R. (1985), ch. E-17, art. 7
1993, ch. 32, art. 4
Note marginale :Mélange sur place des éléments inexplosibles
8 Malgré toute autre disposition de la présente loi, le gouverneur en conseil peut, sur recommandation du ministre assortie du certificat de l’inspecteur en chef des explosifs approuvant la nature des éléments constitutifs de l’explosif et le produit final, autoriser la réunion et le mélange des éléments inexplosibles d’un explosif autorisé sur les lieux d’utilisation ou à proximité de ceux-ci.
S.R., ch. E-15, art. 8
9 (1) Le ministre peut délivrer des permis d’importation d’explosifs.
(2) Sauf cas prévus par règlement, il est interdit d’importer des explosifs sans permis.
(2.1) Le ministre peut exiger des personnes qui ne résident pas au Canada ou qui n’y ont pas leur principal établissement commercial ou leur siège social et qui se livrent ou ont l’intention de se livrer à l’importation d’explosifs qu’elles fournissent de leur solvabilité la preuve — assurance, cautionnement ou autre justificatif — qu’il estime acceptable.
Note marginale :Transport d’explosifs sous douane
(3) Le présent article n’a pas pour effet d’empêcher le transport à travers le Canada d’explosifs sous douane pourvu que le transport s’effectue conformément à la Loi de 1992 sur le transport des marchandises dangereuses ou à ses textes d’application.
L.R. (1985), ch. E-17, art. 9
1993, ch. 32, art. 5
2001, ch. 4, art. 80(A)
Note marginale :Demande de licences, permis et certificats
10 Les demandes de licences, permis et certificats visés à l’article 7 ou de permis visés à l’article 9 se font selon les modalités fixées par règlement, notamment quant aux renseignements et pièces dont elles doivent être assorties.
L.R. (1985), ch. E-17, art. 10
1993, ch. 32, art. 6
10.1 Le ministre détermine la forme des licences, permis et certificats visés à l’article 7 et des permis visés à l’article 9.
11 (1) L’exploitant d’une fabrique ou d’une poudrière agréées ou d’un véhicule faisant l’objet du permis prévu à l’article 7 ne peut, sans autorisation écrite du ministre en ce sens, selon le cas :
a) installer sa fabrique ou sa poudrière ailleurs, y faire des changements ou ajouts ou en reconstruire une partie;
b) apporter des changements au véhicule.
(2) Par dérogation au paragraphe (1), l’exploitant peut accomplir les actes prévus à ce paragraphe avec l’autorisation non écrite du ministre lorsque, de l’avis de celui-ci, des circonstances exceptionnelles ou la sécurité des personnes ou la protection des biens le justifient.
L.R. (1985), ch. E-17, art. 11
1993, ch. 32, art. 7
12 Le ministre peut enjoindre à l’exploitant d’une fabrique ou d’une poudrière, ou d’un véhicule transportant un explosif, de cesser de faire usage de tout bâtiment, toute construction ou tout véhicule qui, du fait de son emplacement ou de la nature des opérations qui y sont effectuées, constitue, à son avis, un danger particulier, ou de n’en faire usage qu’en se conformant aux conditions qu’il fixe.
S.R., ch. E-15, art. 12
1974-75-76, ch. 60, art. 6
Inspecteurs et chimistes
13 (1) Peuvent être nommés, selon les modalités prévues par la loi, l’inspecteur en chef des explosifs ainsi que les autres inspecteurs et chimistes nécessaires à l’application de la présente loi.
Note marginale :Inspecteurs non rémunérés
(2) Le gouverneur en conseil peut nommer, sans rémunération, d’autres inspecteurs et inspecteurs adjoints en tant que de besoin.
S.R., ch. E-15, art. 14
14 (1) Pour le contrôle d’application de la présente loi et des règlements, l’inspecteur peut, sous réserve du paragraphe (5), à toute heure convenable, procéder à la visite de tout lieu — fabrique, poudrière, véhicule ou autre — où, à son avis, soit s’opère la fabrication, le stockage ou le transport d’explosifs, soit sont ou seront utilisées des pièces pyrotechniques. Il peut en outre :
a) y ouvrir ou faire ouvrir tout contenant où, à son avis, se trouvent des explosifs ou des substances susceptibles de servir à leur fabrication;
b) y examiner toute chose qui, à son avis, est un explosif ou est susceptible de servir à sa fabrication, emballage ou étiquetage;
c) y prélever des échantillons sur les substances qui, à son avis, sont des explosifs ou sont susceptibles de servir à leur fabrication;
d) exiger la communication, pour examen ou reproduction totale ou partielle, de tout document contenant, à son avis, des renseignements utiles à l’application de la présente loi ou de ses règlements;
e) reproduire, en tout ou en partie, les documents contenant, à son avis, des renseignements utiles à l’application de la présente loi ou de ses règlements.
Note marginale :Véhicule
(2) L’inspecteur peut, pour procéder à la visite, immobiliser un véhicule ou ordonner son déplacement en un endroit convenable.
Note marginale :Systèmes informatiques
(3) L’inspecteur peut également, lors de la visite :
a) avoir recours à tout système informatique du lieu visité pour vérifier les renseignements que celui-ci contient ou auxquels il donne accès;
b) à partir de ces renseignements, reproduire ou faire reproduire tout document sous forme d’imprimé ou toute autre forme intelligible qu’il peut emporter pour examen ou reproduction;
c) utiliser le matériel de reproduction du lieu visité.
(4) L’inspecteur, à l’exception de l’agent de la paix, reçoit un certificat attestant sa qualité, qu’il présente, sur demande, au responsable du lieu visé au paragraphe (1).
(5) Dans le cas d’un local d’habitation, l’inspecteur ne peut toutefois procéder à la visite sans l’autorisation de l’occupant que s’il est muni du mandat prévu au paragraphe (6).
(6) Sur demande ex parte, le juge de paix peut délivrer un mandat autorisant, sous réserve des conditions éventuellement fixées, l’inspecteur qui y est nommé à procéder à la visite d’un local d’habitation s’il est convaincu, sur la foi d’une dénonciation sous serment, que sont réunis les éléments suivants :
a) les conditions prévues au paragraphe (1) existent;
b) la visite est nécessaire à l’exécution de la présente loi ou de ses règlements;
L.R. (1985), ch. E-17, art. 14
14.1 (1) Lors de la visite, l’inspecteur peut saisir et retenir tout explosif dont il a des motifs raisonnables de croire soit qu’il a servi ou donné lieu à une infraction à la présente loi ou à ses règlements, soit qu’il servira à prouver une telle infraction.
(2) L’explosif saisi est, à l’appréciation de l’inspecteur, gardé et entreposé sur les lieux ou transféré en tout autre lieu pour y être entreposé.
(3) Si le propriétaire de l’explosif ou la personne qui en avait la possession au moment de la saisie en demande le transfert, l’explosif est transféré et entreposé en un autre lieu.
Note marginale :Interdiction relative à l’explosif saisi
(4) Il est interdit, sauf autorisation de l’inspecteur, de modifier, de quelque manière que ce soit, l’état ou la situation de l’explosif saisi ou retenu en vertu de la présente loi.
Note marginale :Mesures de sécurité
14.2 S’il a des motifs raisonnables de croire que les opérations de fabrication, d’essai, de stockage ou de transport d’explosifs ou que l’utilisation de pièces pyrotechniques s’effectuent dans des conditions qui contreviennent à la présente loi ou à ses règlements, l’inspecteur peut faire prendre ou prendre lui-même, dans la mesure du possible, les correctifs nécessaires.
14.3 L’exploitant du lieu visité par l’inspecteur, ainsi que quiconque s’y trouve, sont tenus de prêter à l’inspecteur toute l’assistance possible dans l’exercice de ses fonctions et de lui donner les renseignements qu’il peut valablement exiger quant à l’exécution de la présente loi ou de ses règlements.
14.4 (1) La rétention visée à l’article 14.1 prend fin dès qu’il s’est écoulé quatre-vingt-dix jours depuis la date de la saisie, sauf si, entre-temps, il y a eu confiscation sous le régime des articles 14.6 ou 26 ou que des poursuites ont été intentées en l’espèce.
Note marginale :Délai de rétention
(2) Si des poursuites ont été intentées, la rétention peut se prolonger jusqu’à l’issue définitive de celles-ci ou jusqu’à ce qu’une ordonnance soit rendue en vertu du paragraphe 14.5(2).
14.5 (1) Le tribunal devant lequel des poursuites ont été intentées relativement à l’infraction pour laquelle un explosif a été saisi peut, à la demande du propriétaire ou de la personne qui avait l’explosif en sa possession au moment de la saisie, en ordonner la restitution.
(2) Le tribunal peut faire droit à la demande s’il est convaincu qu’il existe ou peut être obtenu suffisamment d’éléments de preuve sans qu’il soit nécessaire de retenir l’explosif, sous réserve des conditions qu’il juge utiles pour assurer la conservation de l’explosif à toute fin pour laquelle il peut être ultérieurement requis.
14.6 Le propriétaire de l’explosif saisi en application de la présente loi peut consentir par écrit à la confiscation. Le cas échéant, la confiscation s’opère immédiatement au profit de Sa Majesté du chef du Canada.
Note marginale :Ordre du ministre
15 (1) Le ministre peut ordonner la tenue, sous réserve de la Loi sur le Bureau canadien d’enquête sur les accidents de transport et de la sécurité des transports , d’une enquête sur les cas d’explosion accidentelle d’explosifs ou sur les accidents causés par ceux-ci.
Note marginale :Autorité de l’enquêteur
(2) L’enquêteur est investi des pouvoirs conférés aux commissaires nommés aux termes de la partie I de la Loi sur les enquêtes .
(3) [Abrogé, 1989, ch. 3, art. 42]
Note marginale :Enquêtes relevant des provinces
(4) Le présent article ne s’applique pas aux accidents causés par l’explosion d’un explosif dans une mine ou carrière, ou dans un atelier métallurgique, et survenus dans une province dont la législation prévoit, dans ces cas, la tenue d’une enquête approfondie.
L.R. (1985), ch. E-17, art. 15
1989, ch. 3, art. 42
16 (1) Commet une infraction et encourt, sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire, une amende maximale de cinq mille dollars et un emprisonnement maximal de six mois, ou l’une de ces peines, quiconque :
a) refuse à l’inspecteur qui agit dans l’exercice de ses fonctions l’accès à un lieu, ou ne le laisse pas visiter celui-ci, ou ne le laisse pas procéder à ses inspections ou demandes de renseignements;
b) n’obtempère pas à des ordres, demandes ou instructions formulés par un inspecteur dans le cadre de la présente loi ou de ses règlements et n’ayant pas fait l’objet de l’appel prévu à l’article 17;
c) n’obtempère pas aux ordres, demandes ou instructions d’un inspecteur que le ministre a confirmés aux termes de l’article 17 ou à ceux que le ministre leur a substitués aux termes du même article;
d) entrave de quelque manière l’action d’un inspecteur qui agit dans l’exercice de ses fonctions.
(2) Dans toute poursuite intentée au titre de l’alinéa (1)b), le certificat censé signé par le ministre ou en son nom, où il est déclaré que l’ordre, la demande ou les instructions n’ont pas fait l’objet de l’appel prévu à l’article 17, fait foi de son contenu, en l’absence de preuve contraire.
(3) Dans toute poursuite intentée au titre de l’alinéa (1)c), fait foi de son contenu, en l’absence de preuve contraire, le certificat censé signé par le ministre ou en son nom et où :
a) d’une part, il est déclaré que le ministre a modifié ou confirmé l’ordre, la demande ou les instructions de l’inspecteur;
b) d’autre part, sont formulés l’ordre, la demande ou les instructions, dans leur version modifiée, s’il y a lieu.
L.R. (1985), ch. E-17, art. 16
1993, ch. 32, art. 9
17 La personne qui se croit lésée par un ordre, une demande ou des instructions formulés par un inspecteur dans le cadre de la présente loi ou de ses règlements peut, dans les quinze jours suivant la date où ils ont été formulés, soumettre le cas au ministre pour décision, en lui faisant part des faits utiles; le ministre peut confirmer, modifier ou annuler l’ordre, la demande ou les instructions.
S.R., ch. E-15, art. 17
Note marginale :Entrée illicite
18 Quiconque, sans en avoir le droit ou la permission, pénètre dans une fabrique ou une poudrière ou monte dans un véhicule dans lequel un explosif autorisé est transporté, ou se trouve dans ces endroits ou à proximité de ceux-ci, commet une infraction et encourt, sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire, une amende maximale de cinq mille dollars et peut en être expulsé sur-le-champ par un agent de la paix ou par toute personne travaillant dans la fabrique ou la poudrière ou l’exploitant du véhicule, selon le cas.
L.R. (1985), ch. E-17, art. 18
1993, ch. 32, art. 10
19 Il est interdit de :
a) faire une déclaration fausse ou trompeuse ou donner des renseignements faux ou trompeurs lors d’une demande de licence, permis ou certificat visés à l’article 7 ou de permis visé à l’article 9;
b) faire une telle demande que le défaut de révéler certains faits rend fausse ou trompeuse.
L.R. (1985), ch. E-17, art. 19
Note marginale :Actes susceptibles de causer une explosion ou un incendie
20 Quiconque abandonne un explosif ou accomplit un acte de nature à causer une explosion ou un incendie dans une fabrique ou une poudrière ou un véhicule transportant un explosif, ou à proximité de ceux-ci, commet une infraction et encourt, sur déclaration de culpabilité :
a) soit, par procédure sommaire, une amende maximale de dix mille dollars et un emprisonnement maximal de six mois, ou l’une de ces peines;
b) soit, par mise en accusation, une amende maximale de vingt mille dollars et un emprisonnement maximal de un an, ou l’une de ces peines.
L.R. (1985), ch. E-17, art. 20
Note marginale :Possession, fabrication, vente, importation ou livraison d’explosifs
21 (1) Quiconque, sans y être autorisé sous le régime de la présente loi, a en sa possession, vend, met en vente, fait, fabrique, importe ou livre un explosif, tant par lui-même que par son mandataire, commet une infraction et encourt, sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire :
a) pour la première infraction, une amende maximale de cinq mille dollars;
b) pour chaque récidive, une amende maximale de dix mille dollars et un emprisonnement maximal de six mois, ou l’une de ces peines.
(2) Ne peut être déclaré coupable d’avoir un explosif en sa possession celui qui établit qu’il l’a fabriqué, importé ou acheté conformément à la présente loi et à ses règlements.
L.R. (1985), ch. E-17, art. 21
1993, ch. 32, art. 11
Note marginale :Peine générale
22 (1) Quiconque contrevient à une disposition de la présente loi ou de ses règlements pour la violation de laquelle aucune peine n’est prévue commet une infraction et encourt, sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire :
b) pour chaque récidive, une amende maximale de dix mille dollars.
(2) L’agent de la paix peut, pour l’application de la présente loi, exercer sans mandat les pouvoirs de perquisition et de saisie prévus à l’article 487 du Code criminel si les conditions de délivrance du mandat existent mais que les circonstances la rendent difficile.
(3) Le tribunal saisi d’une poursuite pour infraction à la présente loi peut, s’il constate que le contrevenant a tiré des avantages financiers de la perpétration de celle-ci, lui infliger, en sus du maximum imposable, le montant qu’il juge égal à ces avantages, à titre d’amende supplémentaire.
L.R. (1985), ch. E-17, art. 22
1993, ch. 32, art. 12
23 (1) Sous réserve du paragraphe (2), quiconque, sans y être expressément autorisé par le ministre, communique sciemment un renseignement confidentiel recueilli dans le cadre de la présente loi commet une infraction et encourt, sur déclaration de culpabilité :
a) soit, par procédure sommaire, une amende maximale de cinq mille dollars;
b) soit, par mise en accusation, une amende maximale de dix mille dollars et un emprisonnement maximal de six mois, ou l’une de ces peines.
(2) Une personne peut communiquer un renseignement visé au paragraphe (1) pour l’exercice des attributions prévues à la présente loi ou à toute autre loi fédérale, l’application de la présente loi ou l’observation de toute autre règle de droit, ou dans le cas où la divulgation est vraisemblablement nécessaire à la sécurité de personnes ou à la protection de biens.
L.R. (1985), ch. E-17, art. 23
23.1 Peut connaître de toute dénonciation en matière d’infraction à la présente loi, indépendamment du lieu de sa perpétration, le tribunal de juridiction criminelle qui est compétent dans la province où l’accusé réside, occupe un emploi ou exerce une activité commerciale.
24 Les poursuites visant une infraction à la présente loi se prescrivent par douze mois à compter de sa perpétration.
1974-75-76, ch. 60, art. 9
26 (1) Sur déclaration de culpabilité de l’auteur de l’infraction consistant à avoir en sa possession, vendre, mettre en vente, stocker, utiliser, faire, fabriquer ou importer un explosif, le tribunal ou le juge, en sus de toute autre peine infligée, doit prononcer la confiscation au profit de la Couronne si l’explosif ayant servi ou donné lieu à la perpétration de l’infraction n’est pas autorisé, et peut prononcer cette confiscation s’il s’agit d’un explosif autorisé.
Note marginale :Sort des explosifs confisqués
(2) Les explosifs qui font l’objet de la confiscation visée à l’article 14.6 ou au paragraphe (1) peuvent être saisis; à l’expiration des voies de recours, il peut en être disposé conformément aux instructions du ministre et le propriétaire des explosifs ou la personne qui en avait la possession au moment de la saisie peuvent être tenus au paiement des frais entraînés par la disposition de ceux-ci.
27 Les explosifs qui, de l’avis du ministre, sont abandonnés, détériorés ou constituent un danger pour les personnes ou les biens, peuvent être saisis; il peut en être disposé, notamment par destruction, conformément aux instructions du ministre quant aux modalités, au moment et au lieu, ainsi qu’aux personnes chargées de le faire.
S.R., ch. E-15, art. 25
1974-75-76, ch. 60, art. 10
29 La présente loi n’a pas pour effet de porter atteinte soit à l’obligation d’observer, en matière d’explosifs, les lois fédérales, le droit provincial et les règlements municipaux, notamment en ce qui concerne les licences requises et la possession, le stockage, la manipulation, la vente et le transport des explosifs, soit à la responsabilité ou aux peines prévues en cas de violation de leurs dispositions.

References: art. 1
 art. 2
 art. 2
 art. 37
 art. 1
 art. 227
 art. 3
 art. 3
 art. 5
 art. 3
 art. 2
 art. 5
 art. 3
 art. 3
 art. 7
 art. 4
 art. 8
 art. 9
 art. 5
 art. 80
 art. 10
 art. 6
 art. 11
 art. 7
 art. 12
 art. 6
 art. 14
 art. 14
 art. 42
 art. 15
 art. 42
 art. 16
 art. 9
 art. 17
 art. 18
 art. 10
 art. 19
 art. 20
 art. 21
 art. 11
 art. 22
 art. 12
 art. 23
 art. 9
 art. 25
 art. 10