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Timestamp: 2016-10-27 10:58:01+00:00

Document:
2C_1017/2011 (08.05.2012)
2C_1017/2011
1. D.D.________ et E.D.________, repr�sent�s par
2. F.F.________ et G.F.________,
Commune de Z.________, repr�sent�e par
Me Thierry Roduit,
Extension des horaires d'ouverture d'une station de lavage de v�hicules,
recours contre l'arr�t du Tribunal cantonal du canton du Valais, Cour de droit public, du 4 novembre 2011.
Le 13 novembre 1984, C.A.________ a �t� autoris� � construire une station de lavage pour v�hicules sur l'actuel immeuble n� xxx � Z.________, situ� en zone d'habitation de faible densit�. Cette autorisation �tait assortie d'une r�serve qui en interdisait l'exploitation entre 21.00 heures et 7.00 heures ainsi que le dimanche.
La clause d'interdiction d'exploiter le dimanche n'�tant pas respect�e, le Conseil communal de Z.________ ordonna, le 22 novembre 2006, � B.A.________ , propri�taire de cette exploitation automatique, de se conformer aux conditions d'exploitation ou de solliciter l'autorisation de s'en �carter. A la suite de cette injonction, B.A.________ et A.A.________ ont demand� le droit d'ouvrir leur exploitation le dimanche de 9.00 heures � 21.30 heures et de reporter la fermeture � 21.30 heures en semaine. Plusieurs personnes se sont oppos�es � cette demande, dont E.D.________ et D.D.________, propri�taires d'une parcelle directement voisine de l'installation. Le 14 f�vrier 2007, le Conseil communal de Z.________ a refus� l'extension requise par les �poux A.________ au motif qu'un nouveau r�glement communal de police allait r�gler cette probl�matique.
Saisi d'un recours, le Conseil d'�tat du canton du Valais a annul� cette d�cision le 14 novembre 2007 et renvoy� l'affaire au Conseil communal de Z.________ en lui enjoignant de proc�der � une analyse de bruit avant de statuer � nouveau.
Invit� par le Conseil communal � fournir un rapport relatif au bruit, A.A.________ a mandat� H.________, ing�nieur � Lausanne, qui a rendu son rapport le 2 juillet 2008. Il concluait � l'absence de d�passement des valeurs limites d'immission, mais son rapport ne tenait pas compte des bruits de comportement. La commune de Z.________ a alors mandat� K.________, ing�nieur. Dans ses rapports des 14 d�cembre 2009 et 22 f�vrier 2010, cet expert concluait �galement au respect des valeurs limites d'immission, sauf sur un point de d�termination situ� sur la parcelle n� yyy.
Les 9 et 23 juin 2009, le Conseil communal de Z.________ a r�vis� son r�glement de police. Celui-ci a �t� adopt� par le Conseil g�n�ral de Z.________ le 10 novembre 2009 et approuv� le 17 mars 2010 par le Conseil d'�tat du canton du Valais. Il est entr� en vigueur � cette date. L'art. 23 al. 1 du r�glement de police pr�voit que l'utilisation des stations et des tunnels de lavage en plein air situ�s dans des zones d'habitation est interdite entre 12.00 heures et 13.00 heures et entre 19.00 heures et 7.00 heures, ainsi que les dimanches et jours f�ri�s.
Par d�cision du 22 juin 2010, le Conseil communal de Z.________ a rejet� la demande d'extension des horaires d'exploitation d�pos�e par les �poux A.________. Le Conseil d'�tat du canton du Valais a, de son c�t�, rejet� le 4 mai 2011 le recours d�pos� le 4 ao�t 2010 par B.A.________ et A.A.________ , transmettant aussi son prononc� aux �poux D.________ ainsi qu'� F.F.________ et G.F.________, voisins parties � l'instance de recours. Les �poux A.________ ont recouru contre cette d�cision aupr�s du Tribunal cantonal du Valais, recours qui a �t� rejet� par arr�t du 4 novembre 2011.
A.A.________ et B.A.________ d�posent un recours en mati�re de droit public au Tribunal f�d�ral � l'encontre de l'arr�t du Tribunal cantonal du 4 novembre 2011. A titre principal, ils concluent � l'annulation de cet arr�t, � l'admission de leur requ�te tendant � la modification de l'autorisation de construire - suppression de la charge, limitation d'horaires -, ainsi qu'� la constatation que l'art. 23 du r�glement de police de la commune de Z.________ est contraire au droit et partant annul�, les frais de l'affaire, y compris ceux de deux expertises, �tant mis � la charge de la commune de Z.________, subsidiairement des intim�s. A titre subsidiaire, ils requi�rent l'annulation de l'arr�t du 4 novembre 2011 et le renvoi de la cause � l'instance pr�c�dente pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants. A titre encore plus subsidiaire, ils concluent � l'admission de leur recours pour d�ni de justice et � ce qu'il soit ordonn� � l'autorit� comp�tente de statuer sur leur recours du 4 ao�t 2010.
G.F.________ conclut � la fermeture de la station de lavage le dimanche et durant les heures de pause en semaine. Les �poux D.D.________ et E.D.________ concluent au rejet du recours, sous suite de frais et d�pens. Enfin, la commune de Z.________ demande que les conclusions des recourants soient rejet�es.
Le Conseil d'�tat du canton du Valais conclut au rejet du recours. Le Tribunal cantonal a renonc� � se d�terminer.
1.1 La d�cision attaqu�e porte sur les horaires d'ouverture d'une station de lavage de voitures en application d'une disposition du r�glement de police de la commune de Z.________ du 10 novembre 2009. Il s'agit par cons�quent d'une cause de droit public au sens de l'art. 82 let. a LTF. Form� contre une d�cision finale (art. 90 LTF) prise en derni�re instance cantonale par un tribunal sup�rieur (art. 86 al. 1 let. d et al. 2 LTF), le pr�sent recours est en principe recevable comme recours en mati�re de droit public au sens des art. 82 ss LTF, aucune des exceptions pr�vues � l'art. 83 LTF n'�tant r�alis�e. Les recourants �taient parties � la proc�dure devant le Tribunal cantonal, ils sont directement touch�s par la d�cision attaqu�e et ont un int�r�t digne de protection � son annulation ou sa modification (art. 89 al. 1 LTF). Ils ont ainsi la qualit� pour recourir. Le pr�sent recours en mati�re de droit public a par ailleurs �t� d�pos� dans la forme (art. 42 LTF) et le d�lai (art. 100 al. 1 LTF) pr�vus par la loi. Il est donc en principe recevable sous r�serve de ce qui suit.
1.2 Dans la mesure o� les recourants concluent � ce qu'il soit constat� que l'art. 23 du r�glement de police de la commune de Z.________ est contraire au droit et, partant, demandent son annulation, leur recours est irrecevable car tardif.
Selon l'art. 87 al. 1 LTF en effet, le recours en mati�re de droit public est directement recevable contre les actes normatifs cantonaux qui ne peuvent faire l'objet d'un recours cantonal. Dans ce cas, le recours doit �tre d�pos� devant le Tribunal f�d�ral dans les 30 jours qui suivent sa publication selon le droit cantonal (cf. art. 101 LTF).
En l'esp�ce, la l�gislation valaisanne exclut le recours contre les d�cisions relatives � l'approbation d'actes l�gislatifs (cf. art. 75 let. a de la loi valaisanne sur la proc�dure et la juridiction administratives du 6 octobre 1976 [LPJA; RS-VS 172.6]), dont font parties les r�glements communaux (cf. art. 146 let. a de la la loi valaisanne sur les communes du 5 f�vrier 2004 [LCo; RS-VS 175.1]).
L'homologation du r�glement de police de la commune de Z.________ par le Conseil d'�tat du canton du Valais, intervenue le 17 mars 2010, a �t� publi�e le 26 mars 2010 dans le Bulletin officiel du canton du Valais. Un recours au sens de l'art. 101 LTF devait ainsi �tre d�pos� au Tribunal f�d�ral le 10 mai 2010 au plus tard, compte tenu des f�ries de P�ques (cf. art. 46 al. 1 let. a LTF).
Le recours a �t� d�pos� le 4 ao�t 2010. Il est par cons�quent irrecevable en tant qu'il porte sur le contr�le abstrait de l'art. 23 du r�glement de police de la commune de Z.________.
La constitutionnalit� d'une disposition cantonale ou communale peut cependant �tre examin�e � titre pr�judiciel, dans le cadre d'un contr�le concret de la norme, c'est-�-dire en rapport avec un acte d'application. Si cette norme s'av�rait inconstitutionnelle, le Tribunal f�d�ral ne saurait annuler celle-ci, mais uniquement la d�cision qui l'applique (cf. en mati�re de recours de droit public: ATF 132 I 49 consid. 4 p. 54, confirm� s'agissant du recours en mati�re de droit public, in arr�ts 2C_116/2011 du 29 ao�t 2011 consid. 2.4 et 2C_410/2009 du 17 d�cembre 2009 consid. 2).
1.3 Les recourants all�guent qu'en statuant en application de la loi valaisanne concernant l'ouverture des magasins du 22 mars 2002 (LOM; RS-VS 822.20) et non en qualit� d'autorit� de recours au sens de la loi valaisanne sur les constructions du 8 f�vrier 1996 (LC; RS-VS 705.1), le Conseil d'�tat a commis un d�ni de justice et concluent � l'admission de leur recours pour ce motif.
Le recours en mati�re de droit public n'est recevable que contre les d�cisions des autorit�s cantonales de derni�re instance, soit en l'esp�ce le Tribunal cantonal (cf. art. 86 al. 1 let. d LTF). D�s lors que les recourants ne s'en prennent pas � l'appr�ciation que fait cette instance de l'�ventuel d�ni de justice commis par le Conseil d'�tat mais � celui-ci directement, leur grief est irrecevable, de m�me que la conclusion qui s'y rapporte.
2.1 Le Tribunal f�d�ral applique le droit f�d�ral d'office (cf. art. 106 al. 1 LTF). Il examine par cons�quent l'affaire qui est port�e devant lui sous l'angle du droit f�d�ral pertinent, peu importe le droit que les recourants souhaitent se voir appliquer. Il n'est pas li� par l'argumentation des parties et il appr�cie librement la port�e juridique des faits; il peut admettre un recours pour des motifs autres que ceux invoqu�s par la partie recourante et il peut aussi rejeter un recours en op�rant une substitution de motifs, c'est-�-dire en adoptant un raisonnement juridique autre que celui de la juridiction cantonale (cf. ATF 133 II 249 consid. 1.4.1 p. 254). Compte tenu de l'exigence de motivation contenue � l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, le Tribunal f�d�ral n'examine en principe que les griefs invoqu�s; il n'est pas tenu de traiter, comme le ferait une autorit� de premi�re instance, toutes les questions juridiques qui se posent, lorsque celles-ci ne sont plus discut�es devant lui (cf. ATF 135 III 397 consid. 1.4 p. 400 s.). A cet �gard, le recourant doit se d�terminer au moins bri�vement par rapport aux consid�rants de l'arr�t entrepris et exposer, ne serait-ce que succinctement, en quoi l'autorit� cantonale sup�rieure viole le droit f�d�ral (cf. ATF 134 II 244 consid. 2.1 p. 245 s.).
Sous r�serve de cas non r�alis�s en l'esp�ce (cf. art. 95 let. c et d LTF), le Tribunal f�d�ral ne revoit pas le droit cantonal (et a fortiori le droit communal) en tant que tel, � moins que son application se r�v�le contraire au droit f�d�ral, qui comprend le droit constitutionnel (cf. art. 95 let. a LTF). Le Tribunal f�d�ral n'examine toutefois pas cette question d'office, mais uniquement si le grief est soulev� et d�ment motiv� par le recourant (cf. art. 106 al. 2 LTF). Celui-ci doit �noncer le droit ou principe constitutionnel viol� et exposer de mani�re claire et circonstanci�e en quoi consiste la violation (cf. ATF 134 II 244 consid. 2.2. p. 246).
Les recourants perdent de vue ces r�gles. Leur recours, qui reprend sur de larges passages le texte de leur recours d�pos� au Tribunal cantonal, pr�sente p�le-m�le toute une s�rie de griefs de nature constitutionnelle, sans que ceux-ci soient clairement s�par�s les uns des autres, de sorte qu'il est � maints �gards difficile de saisir de quoi les recourants se plaignent exactement. La Cour de c�ans n'entrera par cons�quent en mati�re que sur les griefs respectant les exigences de l'art. 106 al. 2 LTF.
2.2 Le Tribunal f�d�ral se fonde sur les faits constat�s par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF), � moins que ces faits n'aient �t� �tablis de fa�on manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF, � savoir arbitrairement (art. 105 al. 2 LTF; ATF 136 II 304 consid. 2.4). Or, les recourants fondent une partie de leur argumentation sur des faits et leur propre interpr�tation des �v�nements qui ne ressortent pas de l'arr�t attaqu�, sans d�montrer que cet acte serait manifestement inexact ou arbitraire. Le Tribunal f�d�ral n'est pas une autorit� d'appel habilit�e � revoir librement les faits (ATF 137 II 353 consid. 5.1 p. 356). Partant, l'Autorit� de c�ans se limitera � examiner si le droit f�d�ral a �t� correctement appliqu� par la le Tribunal cantonal sur la base des faits ressortant de l'arr�t entrepris.
Les recourants invoquent une violation du droit d'�tre entendu. Ils reprochent au Tribunal cantonal de ne pas avoir trait� de mani�re exhaustive l'ensemble des griefs soulev�s. Ils critiquent en outre le fait que le Tribunal cantonal a d�cid� du sort de la cause sans proc�der � une inspection locale. Ils font enfin �tat de diff�rents documents d�pos�s le 7 octobre 2011 par la commune de Z.________ et sur lesquels ils n'auraient jamais pu se d�terminer.
3.2 Le droit d'�tre entendu comprend notamment l'obligation pour l'autorit� de motiver sa d�cision, afin que l'int�ress� puisse la comprendre, l'attaquer utilement s'il y a lieu et que l'autorit� de recours puisse exercer son contr�le. L'autorit� peut cependant se limiter � l'examen des questions d�cisives pour l'issue du litige (cf. ATF 136 I 229 consid. 5.2 p. 236).
Dans l'arr�t attaqu�, le Tribunal cantonal a examin� tour � tour la validit� de l'art. 23 du r�glement de police de Z.________ et sa port�e par rapport � la l�gislation f�d�rale sur le bruit, la constitutionnalit� de la limitation de la libert� �conomique que cette disposition implique, ainsi que la proportionnalit� des restrictions qu'elle introduit au regard des biens � prot�ger. Dans le m�me arr�t, l'instance cantonale s'est en outre prononc�e sur les diff�rents griefs d'ordre formel, en particulier celui de d�ni de justice, que les recourants avaient soulev�. Ce faisant, l'argumentation du Tribunal cantonal s'av�re suffisante pour appr�cier la port�e de la d�cision et le grief relatif au d�faut de motivation doit par cons�quent �tre rejet�.
3.3 Le droit de faire administrer des preuves n'emp�che pas l'autorit� de mettre un terme � l'instruction lorsque les preuves administr�es lui ont permis de former sa conviction et que, proc�dant d'une mani�re non arbitraire � une appr�ciation anticip�e des preuves qui lui sont encore propos�es, elle a la certitude qu'elles ne pourraient l'amener � modifier son opinion (cf. ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429).
En l'esp�ce, les recourants estiment que seule la mise en ?uvre d'une inspection locale aurait permis au Tribunal cantonal de constater que la zone o� se trouve la station de lavage est compos�e de tr�s nombreux commerces dont la plupart sont ouverts de 12.00 heures � 14.00 heures. Or, le Tribunal cantonal a examin� l'affaire sous l'angle des nuisances li�es � l'exploitation d'une station de lavage de voitures et retenu que celles-ci sont suffisamment importantes pour justifier des horaires d'ouverture limit�es. S'agissant d'une entreprise effectuant une activit� sp�cifique, faisant l'objet d'une r�glementation sp�ciale dans le r�glement communal de police, on ne voit pas que la prise en compte de l'activit� d'autres commerces, moins bruyants, situ�s dans la m�me zone, serait pertinente. Partant, l'instance cantonale pouvait refuser l'inspection locale requise sans violer le droit d'�tre entendu.
3.4 Le droit d'�tre entendu implique que toute prise de position ou pi�ce nouvelle vers�e au dossier doit �tre communiqu�e aux parties pour leur permettre de d�cider si elles veulent ou non faire usage de leur facult� de se d�terminer (cf. ATF 137 I 195 consid. 2.3.1 p.197).
En l'esp�ce, les documents d�pos�s par la commune de Z.________ en date du 7 octobre 2011 ont �t� transmis aux recourants le 10 octobre 2011. Les recourants pouvaient ainsi, s'ils le souhaitaient, d�poser une d�termination relative � ces documents, l'arr�t du Tribunal cantonal n'ayant �t� rendu que le 4 novembre 2011. Dans ces conditions, leur grief relatif � la violation du droit d'�tre entendu est infond�.
La d�cision litigieuse du Conseil communal de Z.________ du 22 juin 2010 rejetant la demande d'extension des horaires d'ouverture d�pos�e par les recourants, confirm�e par les instances cantonales et en dernier lieu par le Tribunal cantonal par arr�t du 4 novembre 2011, se fonde sur l'art. 23 al. 1 du r�glement de police de la commune de Z.________, pr�voyant des limitations aux horaires d'exploitation des stations de lavage, ainsi que sur l'art. 12 de la loi f�d�rale du 7 octobre 1983 sur la protection de l'environnement (Loi sur la protection de l'environnement, LPE; RS 814.01), relatif � la limitation d'�missions. Les recourants all�guent dans ce contexte que des dispositions cantonales ne peuvent avoir de port�e propre par rapport � l'ordonnance du 15 d�cembre 1986 sur la protection contre le bruit (OPB; RS 814.41). Il convient donc de voir en premier lieu dans quelle mesure la commune de Z.________ �tait autoris�e � �dicter des prescriptions sur les horaires d'exploitation et dans quelle mesure elle pouvait se fonder sur la loi sur la protection de l'environnement, et non, comme le soutiennent les recourants, sur les dispositions relevant du droit de la construction, pour prendre sa d�cision.
4.1 L'art. 23 du r�glement de police de la commune de Z.________, qui fixe les horaires d'ouverture maximales des stations de lavage de voitures, a la teneur suivante:
Article 23 Stations ou tunnels de lavage
1. L'utilisation des stations et tunnels de lavage en plein air situ�s dans des zones d'habitation ou vou�es � l'habitat est interdite entre 12h00 et 13h00 et entre 19h00 et 07h00, ainsi que les dimanches et jours f�ri�s. En cas de nuisances excessives, l'Autorit� peut exiger l'�tablissement d'une expertise au bruit. Les mesures n�cessaires � la diminution de toute nuisance excessive sont � la charge du propri�taire de l'installation.
2. Les heures d'utilisation doivent �tre clairement affich�es � l'entr�e des stations et tunnels de lavage en plein air.
3. Les exploitants prennent toutes les mesures utiles, � leurs frais:
a) pour le respect des jours et heures non autoris�es
b) pour emp�cher la formation de verglas dans et aux abords de leurs installations.
4.2 Le r�glement de police de la commune de Z.________ a �t� adopt� par l'organe l�gislatif comp�tent, soit le Conseil g�n�ral de Z.________ (cf. art. 4 al. 2 et art. 17 al. 1 let. a LCo), le 10 novembre 2009. Il a en outre �t� homologu� par le Conseil d'�tat du canton du Valais en date du 17 mars 2010, conform�ment � l'art. 146 let. a LCo. Il a ainsi �t� adopt� conform�ment � la proc�dure pr�vue par le droit valaisan, de sorte qu'il est formellement valable.
4.3 L'art. 49 al. 1 Cst. consacre le principe de la primaut� du droit f�d�ral. Il ressort de la jurisprudence que, m�me si la l�gislation f�d�rale est consid�r�e comme exhaustive dans un domaine donn�, une loi cantonale peut subsister dans le m�me domaine si elle poursuit un autre but que celui recherch� par le droit f�d�ral. Par ailleurs, dans la mesure o� une loi cantonale renforce l'efficacit� de la r�glementation f�d�rale, le principe de la force d�rogatoire n'est pas viol� (ATF 137 I 167 consid. 3.4 p. 174 s. et la jurisprudence cit�e).
4.4 Avec l'entr�e en vigueur de la l�gislation f�d�rale sur la protection de l'environnement, le droit cantonal relatif � la protection contre les immissions a certes perdu son caract�re autonome lorsque son contenu mat�riel correspond au droit f�d�ral ou va moins loin que celui-ci; il l'a en revanche conserv� l� o� le droit cantonal compl�te les normes f�d�rales ou - dans la mesure autoris�e - les renforce (cf. arr�t 1A.132/1999 du 25 janvier 2000 consid. 2b/A.A. et les r�f�rences cit�es). Les dispositions de la l�gislation f�d�rale sur la protection de l'environnement relatives � la protection contre le bruit n'excluent ainsi pas l'application de prescriptions cantonales (ou communales) destin�es � prot�ger le repos nocturne ou dominical ou d'autres valeurs dites de police (Polizeig�ter; cf. arr�ts 2C_378/2008 du 20 f�vrier 2009 consid. 3.2 et 1A.132/1999 du 25 janvier 2000 consid. 2b/bb). Par ailleurs, dans la syst�matique de la loi f�d�rale sur la protection de l'environnement, des mesures de limitations des horaires d'ouverture d'une entreprise peuvent �tre ordonn�es � titre pr�ventif ind�pendamment de l'existence d'atteintes nuisibles ou incommodantes (cf. art. 11 al. 2 LPE), et notamment m�me si les valeurs limites d'exposition au bruit - pour les installations auxquelles elles s'appliquent - ne sont pas d�pass�es (cf. ATF 124 II 517 consid. 4a p. 521; arr�t 1A.109/2005 du 6 d�cembre 2005 consid. 4.3).
4.5 La Constitution f�d�rale garantit enfin l'autonomie communale dans les limites fix�es par le droit cantonal (cf. art. 50 al. 1 Cst.). L'art. 69 de la Constitution du canton du Valais (RS-VS 101.1) et l'art. 2 al. 1 LCo pr�voient que les communes sont autonomes dans le cadre de la constitution et des lois. L'art. 6 LCo leur accorde la comp�tence d'accomplir les t�ches locales, notamment la protection de l'environnement (let. g). Par ailleurs, l'art. 8 al. 1 de la loi valaisanne concernant l'ouverture des magasins du 22 mars 2002 (RS-VS 822.20) pr�voit que la fourniture de prestations au moyen d'appareils automatiques n'est pas limit�e dans le temps, sous r�serve d'un r�glement communal r�glant ce genre d'activit�s.
4.6 Au vu de l'ensemble de ce qui pr�c�de, la commune de Z.________ �tait par cons�quent en principe habilit�e � �dicter une r�glementation g�n�rale relative aux horaires d'ouverture d'installations bruyantes dans le but de prot�ger le voisinage, et ce ind�pendamment de l'existence d'atteintes nuisibles ou incommodantes effectives. La d�cision litigieuse qui refuse la demande d'extension des horaires d'ouverture de la station de lavage des recourants n'est ainsi pas contraire � la loi sur la protection de l'environnement.
Les recourants invoquent �galement une violation du principe de la libert� �conomique pr�vue � l'art. 27 Cst. Ils all�guent en substance que l'art. 23 du r�glement de police ne repose sur aucun int�r�t public pr�pond�rant et que la d�cision entreprise est contraire au principe de la proportionnalit�.
5.1 En tant qu'elle limite les heures d'ouverture de l'entreprise exploit�e par les recourants, la mesure litigieuse porte atteinte � leur libert� �conomique telle que garantie par l'art. 27 Cst. (cf. ATF 137 I 167 consid. 3.1 p. 172 ab initio). Il faut donc examiner si la restriction en cause remplit les conditions de l'art. 36 Cst., �tant rappel� que le Tribunal f�d�ral s'impose une certaine retenue lorsqu'il s'agit d'appr�cier des circonstances locales dont les autorit�s cantonales ont une meilleure connaissance que lui (cf. ATF 135 I 176 consid. 6.1 p. 182).
5.2 La limitation des horaires d'ouverture de la station de lavage des recourants d�coule de l'art. 23 du r�glement de police de la commune de Z.________ qui constitue une base l�gale au sens tant mat�riel que formel. Il a en effet �t� adopt� par l'organe l�gislatif comp�tent (cf. supra consid. 4.2). Dans ces conditions, l'acte l�gislatif communal offre les m�mes garanties, du point de vue de la l�gitimit� d�mocratique, qu'une loi cantonale, et constitue par cons�quent une base l�gale suffisante (cf. ATF 135 I 233 consid. 2.1 p. 241 et les r�f�rences cit�es).
5.3 Sous l'angle de l'int�r�t public, sont autoris�es les mesures de police ou de politique sociale, de m�me que les mesures dict�es par la r�alisation d'autres int�r�ts publics, � l'exclusion notamment des mesures de politique �conomique (cf. ATF 137 I 167 consid. 3.6 p. 175). En l'esp�ce, force est de constater que la mesure de limitation des horaires d'ouverture des stations de lavage r�pond � un int�r�t public tel que d�fini. En effet, ainsi que le Tribunal cantonal l'a relev�, les prescriptions concernant la fermeture nocturne ou dominicale des commerces sont des mesures de police propres � assurer la tranquillit� publique, ainsi qu'� garantir � la population des plages de repos. Une r�glementation sp�ciale en la mati�re fait sens pour les stations de lavage, ce type d'installations �tant source de nuisances li�es au bruit qu'elles produisent.
5.4 En ce qui concerne la proportionnalit� de la mesure (cf. ATF 137 I 267 consid. 3.6 p. 175 s.), il convient de relever que la restriction d'horaire litigieuse n'est pas un obstacle � l'exploitation de la station de lavage. Il ressort par ailleurs de l'�tat de fait retenu par le Tribunal cantonal que rien n'indique que la fermeture d'une station de lavage entre 12.00 heures et 13.00 heures et entre 19.00 heures et 7.00 heures en semaine, ainsi que les dimanches et les jours f�ri�s, serait excessive. Les recourants fournissent des donn�es propres � leur entreprise, tendant � d�montrer la perte de rentabilit� qui serait, selon eux, occasionn�e par le respect des horaires impos�s. Une telle argumentation n'est pas pertinente. En effet, selon la jurisprudence, lors de l'examen du caract�re �conomiquement supportable de mesures limitant des �missions (cf. art. 11 ss LPE), l'autorit� doit prendre en consid�ration non pas la situation �conomique de chaque installation concern�e, mais les effets de la mesure sur une entreprise ordinaire de la branche (cf. arr�ts 1A.179/2006 du 17 octobre 2006 consid. 1; 1A.109/2005 du 6 d�cembre 2005 consid. 4.3 et les r�f�rences). En outre, une mesure de restriction des horaires d'ouverture est propre � limiter le bruit per�u par les habitants voisins. Enfin, il convient de ne pas perdre de vue que la station de lavage en cause est situ�e en zone d'habitation de faible densit�, de sorte que les recourants doivent compter avec des restrictions d'exploitation plus importantes que si elle �tait situ�e en zone industrielle.
5.5 Au vu de ce qui pr�c�de, le grief de violation de la libert� �conomique n'est pas fond� et doit �tre rejet�.
Les recourants font en outre valoir que les restrictions qui leur sont impos�es font na�tre une in�galit� de traitement envers les stations de lavage des communes environnantes.
Selon le principe de l'�galit� de traitement entre personnes appartenant � la m�me branche �conomique d�coulant des art. 27 et 94 Cst., sont prohib�es les mesures �tatiques qui causent une distorsion de la comp�tition entre concurrents directs. On entend par concurrents directs les membres de la m�me branche qui s'adressent avec les m�mes offres au m�me public pour satisfaire les m�mes besoins (cf. arr�t 2C_763/2009 du 28 avril 2010 consid. 6.1 et la jurisprudence cit�e). Ne sont consid�r�s comme concurrents directs au sens de cette r�gle que les entreprises situ�es dans la circonscription territoriale � laquelle s'applique la l�gislation en cause (cf. ATF 125 II 129 consid. 10b p. 149 s.).
Le principe de l'�galit� de traitement trouve ainsi une limite institutionnelle dans la structure politique de la Suisse (cf. ANDREAS AUER/GIORGIO MALINVERNI/MICHEL HOTTELIER, Droit constitutionnel suisse, vol. II, 2� �d. 2006, n�s 1030 et 1056). L'obligation de traiter de fa�on �gale les commer�ants d'une m�me branche ne s'adresse ainsi qu'au l�gislateur comp�tent pour �tablir des restrictions de police � la libert� du commerce et de l'industrie et ne vise que le territoire soumis � sa l�gislation. Du principe de l'�galit� de traitement entre commer�ants de la m�me branche, on ne peut tirer aucune obligation pour les cantons d'harmoniser entre eux leur l�gislation, ni pour les communes d'harmoniser leur r�glementation, dans les cantons o� elles ont une certaine comp�tence en cette mati�re (cf. ATF 97 I 509 consid. 4a p. 515 s.).
Dans la mesure o� les recourants entendent se pr�valoir des horaires d'ouverture, plus larges, des stations de lavage situ�es sur le territoire d'autres communes du canton du Valais, leur argumentation n'est ainsi pas pertinente. Par ailleurs, dans la mesure o� les recourants laissent entendre qu'ils sont victimes d'une in�galit� de traitement par rapport � d'autres commerces situ�s dans la m�me zone qui peuvent rester ouverts de 12.00 heures � 13.00 heures, leur argumentation n'est pas pertinente non plus. Ces commerces ne sont en effet pas des concurrents directs de la station de lavage de voitures au sens de la jurisprudence.
Dans ces conditions, le grief d'in�galit� de traitement invoqu� par les recourants doit �galement �tre rejet�.
Les recourants all�guent aussi que l'art. 23 du r�glement de police de la commune de Z.________ a �t� introduit alors que la pr�sente affaire �tait pendante en premi�re instance, de sorte qu'ils peuvent se pr�valoir d'un droit acquis prot�g� puisqu'ils exploitaient leur station de lavage avant son introduction.
7.1 Lorsqu'une personne demande � l'�tat une autorisation ou un avantage, le droit d�terminant est le droit en vigueur au moment ou l'autorit� statue en premi�re instance (cf. ATF 107 Ib 133 consid. 2a p. 137; arr�t arr�t 2C_736/2010 du 23 f�vrier 2012 consid. 5.2). Cette r�gle s'applique en particulier � la plupart des autorisations de police, par lesquelles l'autorit� constate que l'exercice d'une activit� ne viole aucune prescription; si les conditions de leur d�livrance sont modifi�es, ou m�me si le nouveau droit introduit une autorisation pour une activit� qui �tait libre auparavant, les administr�s ne pourront invoquer le b�n�fice de la situation ant�rieure (cf. ULRICH H�FELIN/GEORG M�LLER/FELIX UHLMANN, Allgemeines Verwaltungsrecht, 6� �d. 2010, n� 342). Cette r�troactivit� improprement dite est en r�gle g�n�rale admise, � moins que des droits acquis ne s'y opposent (cf. ATF 133 II 97 consid. 4.1 p. 101 s.; arr�t 2C_797/2009 du 20 juillet 2010 consid. 4.1), ou que l'administr�, confiant dans la permanence de l'ancien droit, ait proc�d� � des dispositions qui ne peuvent, sans autres, �tre annul�es (cf. H�FELIN/M�LLER/UHLMANN, loc. cit.).
7.2 En l'esp�ce, l'installation de lavage des recourants faisait l'objet d'une r�serve relative � ses heures d'ouverture depuis sa mise en service en 1984. Ceux-ci ne peuvent donc se pr�valoir d'un droit acquis leur permettant d'exploiter librement la station de lavage. Un tel argument confine du reste � la t�m�rit�, d�s lors que les recourants eux-m�mes ont d�lib�r�ment pass� outre l'interdiction d'exploiter la station de lavage le dimanche, telle que pr�vue par l'autorisation de construire du 13 novembre 1984. Par ailleurs, l'introduction de l'art. 23 du r�glement de police de la commune de Z.________ ne fait pour l'essentiel que concr�tiser au plan r�glementaire la r�serve impos�e aux recourants. En effet, cette disposition interdit l'exploitation des stations et tunnels de lavage entre 12.00 heures et 13.00 heures et entre 19.00 heures et 7.00 heures, ainsi que les dimanches et jours f�ri�s alors que la r�serve pr�cit�e interdisait aux recourants d'ouvrir leur installation entre 21.00 heures et 7.00 heures ainsi que le dimanche. Les recourants ne peuvent donc se pr�valoir d'un droit acquis pour s'opposer � l'application de l'art. 23 du r�glement de police.
Les recourants all�guent �galement que l'adoption de l'art. 23 du r�glement de police de la commune de Z.________ est constitutif d'un abus de droit dirig� sp�cifiquement contre eux.
Ancr� � l'art. 9 Cst. et valant pour l'ensemble de l'activit� �tatique, le principe de la bonne foi commande aux autorit�s comme aux particuliers de s'abstenir, dans les relations de droit public, de tout comportement contradictoire ou abusif (cf. arr�t 2D_57/2009 du 3 d�cembre 2009 consid. 4.3). Il est certes exact que les recourants sont, en l'�tat, les seuls exploitants d'une station de lavage de voitures install�e dans la commune de Z.________. L'art. 23 du r�glement de police de la commune de Z.________ s'applique n�anmoins � toute entreprise de lavage de voitures s'installant sur le territoire de la commune. On ne saurait par cons�quent parler d'un comportement abusif de la commune de Z.________ en relation avec l'adoption de cette disposition r�glementaire.
Les recourants reprochent enfin � l'instance cantonale d'avoir mis � leur charge les co�ts des deux expertises qui ont �t� requises par la commune de Z.________. Ils se pr�valent d'une application arbitraire de l'art. 88 al. 5 de la loi valaisanne sur la proc�dure et la juridiction administratives du 6 octobre 1976 (LPJA; RS-VS 172.6) et rel�vent que, d�s le moment o� la commune de Z.________ et, � sa suite, le Conseil d'�tat et le Tribunal cantonal, estimaient l'art. 23 du r�glement de police de la commune de Z.________ applicable, une - et a fortiori deux - expertises relatives aux nuisances effectives de la station de lavage �taient inutiles, de sorte que les frais doivent en �tre support�s par la commune de Z.________.
L'art. 88 al. 5 LPJA pr�voit que celui qui provoque des frais inutiles est tenu de les supporter dans chaque cas, m�me s'il obtient gain de cause. Les frais d'expertise n�cessaires font par ailleurs partie des d�bours de la proc�dure et sont mis � la charge de la partie qui succombe (cf. art. 88 al. 1 et 4 LPJA). Les frais d'une expertise priv�e peuvent �tre trait�s comme les frais d'expertise judiciaire, bien que la jurisprudence soit plut�t restrictive sur ce point (cf. arr�t 2A.191/2005 du 2 septembre 2005 consid. 5.2).
En l'esp�ce, l'expertise H.________ a �t� effectu�e sur mandat des recourants, invit�s par le Conseil communal � fournir un rapport relatif au bruit. Il s'agit par cons�quent d'une expertise priv�e au sens de la jurisprudence (cf. arr�ts 4A_336/2008 du 2 septembre 2008 consid. 5.2 et U 150/99 du 17 novembre 1999 consid. 2b). Elle a �t� rendue le 2 juillet 2008. Elle a par cons�quent �t� demand�e et ex�cut�e avant l'adoption de l'art. 23 du r�glement de police de la commune de Z.________, soit � une �poque o� la r�alit� du bruit effectivement provoqu� par la station de lavage des recourants pouvait �tre d�terminante pour la solution du litige. Les recourants succombant, il se justifie qu'ils en supportent d�finitivement les co�ts.
En ce qui concerne l'expertise K.________, qui est aussi une expertise priv�e, la situation se pr�sente diff�remment. En effet, elle a �t� ex�cut�e sur mandat de la commune de Z.________ alors que le processus de r�vision du r�glement de police de cette commune arrivait � son terme. Elle s'est achev�e par deux rapports des 14 d�cembre 2009 et 22 f�vrier 2010, alors que le Conseil communal a r�vis� le r�glement de police les 9 et 23 juin 2009, l'adoption par le Conseil g�n�ral de Z.________ datant du 10 novembre 2009 et l'approbation du Conseil d'�tat du canton du Valais du 17 mars 2010. Or, puisque la commune de Z.________ pr�voyait de fixer les heures d'ouverture des stations de lavage dans un r�glement communal, on ne voit pas l'utilit� de l'expertise K.________ qu'elle a elle-m�me choisi de faire ex�cuter en parall�le. Dans ces conditions, et compte tenu de la retenue de la jurisprudence en mati�re de frais d'expertises priv�es, la d�cision de mettre les frais de cette expertise � la charge des �poux A.________ rel�ve d'une application arbitraire de l'art. 88 al. 5 LPJA. Le recours doit ainsi �tre admis sur ce point. En cons�quence, l'arr�t du Tribunal cantonal du canton du Valais du 4 novembre 2011 sera annul� en tant qu'il met � la charge des recourants les frais de l'expertise K.________ par CHF 5'624.70.
Les consid�rants qui pr�c�dent conduisent � l'admission partielle du recours et � son rejet pour le surplus, dans la mesure o� il est recevable.
Compte tenu de l'issue du litige, il se justifie de mettre les frais judiciaires � raison des trois quarts � la charge des recourants, solidairement entre eux, et d'un quart � la charge des �poux D.________ et F.________, intim�s, solidairement entre eux (art. 66 al. 1 et 5 LTF).
Les recourants, d�biteurs solidaires, verseront en outre des d�pens r�duits de moiti� aux �poux D.________, cr�anciers solidaires (cf. art. 68 al. 2 LTF), mais pas aux �poux F.________ qui ont proc�d� eux-m�mes, sans faire appel � un mandataire (arr�t 2C_899/2008 du 18 juin 2009 consid. 5.2 non publi� aux ATF 135 II 296), ni � la commune de Z.________ (cf. art. 68 al. 3 LTF).
Il appartiendra enfin � l'autorit� pr�c�dente de rendre une nouvelle d�cision sur les frais et d�pens de la proc�dure cantonale (art. 67 LTF).
Le recours est partiellement admis dans la mesure o� il est recevable et l'arr�t du Tribunal cantonal du canton du Valais du 4 novembre 2011 est annul� en tant qu'il met � la charge des recourants les frais de l'expertise K.________ par CHF 5'624.70. Il est rejet� pour le surplus.
Les frais judiciaires, fix�s � CHF 2'500.-, sont mis � raison de CHF 1'875.- � la charge des recourants, solidairement entre eux, et � raison de CHF 625.- � la charge de D.D.________ et E.D.________ et de F.F.________ et G.F.________, solidairement entre eux.
Les recourants, d�biteurs solidaires, verseront une indemnit� de CHF 1'500.- � titre de d�pens r�duits � D.D.________ et E.D.________, cr�anciers solidaires.
La cause est renvoy�e au Tribunal cantonal du canton du Valais pour nouvelle d�cision sur les frais et d�pens de la proc�dure cantonale.
Le pr�sent arr�t est communiqu� aux parties, � la Commune de Z.________, au Conseil d'Etat du canton du Valais et au Tribunal cantonal du canton du Valais, Cour de droit public.

References: art. 82
 art. 101
 art. 75
 art. 146
 art. 46
 ATF 
 art. 86
 art. 106
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 95
 art. 95
 art. 106
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 4
 art. 17
 art. 11
 ATF 
 art. 50
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 11
 art. 27
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 88
 art. 68
 ATF 
 art. 68