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Timestamp: 2020-07-13 08:21:52+00:00

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Guide Lagon 2018 BD | Zone protégée | Ancre
Province Sud - Guide du lagon 2018
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IDD Littoral 2007
05.analyselebail.pdf
060209 Nouvelle Caledonie
Programme Nouméa G.Yanno
LOISIRS ET RESPECT SONT COMPATIBLES.
Lagons de Nouvelle-Calédonie:
diversité récifale et écosystèmes associés inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en 2008
Les compétences de la province Sud
Les Aires Marines Protégées (A M P)
Les réglementations de la pêche
a - Les écosystèmes protégés
b - Les espèces protégées
CENTRE DE COORDINATION DE SAUVETAGE MARITIME (MRCC) VHF ou tél. 16 / Tél. 29 22 02
6, route des artifices - BP L1 98846 Nouméa Cedex Tél. 20 34 00
PERMANENCE DE LA GENDARMERIE MARITIME Tél. 29 40 36
Tél. 27 26 26 MARINE NATIONALE
DES GARDES-NATURE
Tél. 29 40 15
Tél. 20 30 40 / 94 55 61
Tél. 26 53 00
(DE NOUMÉA À L’ÎLE DES PINS) Tél. 20 34 70 / 77 40 68
POLICE AUX FRONTIÈRES Tél. 24 32 00 SERVICE DES PHARES
ET DES BALISES
(DE BOULOUPARIS À POYA SUD)
Tél. 23 21 00
Tél. 20 35 06 / 72 02 56
MÉTÉO Tél. 36 67 36 (1UT/11s)
42 bis, av. James Cook Nouville 98800 Nouméa
Tél. 23 80 02
nouvelle-caledonie@snsm.nc
SAMU 15 / MRCC 16 / POMPIERS 18
MARINA DU CNC Tél. 26 27 27
informationsnc.asso.nc
CAPITAINERIE DE NOUVILLE PLAISANCE Tél. 26 53 77
nouville.plaisance@sodemo.nc
CAPITAINERIE DE PORT MOSELLE Tél. 27 71 97
MARINA PORT DU SUD (ARTILLERIE) Tél. 27 47 77
CAPITAINERIE DE PORT BOULARI Tél. 43 99 80
port.boulari@sodemo.nc
MARINA AUX PORTES DU SUD (MONT-DORE) Tél. 47 77 88
portesdusud@lagoon.nc
CAPITAINERIE DE PORT OUENGHI Tél. 44 55 22
marinaportouenghi@gmail.com
Photographes : Pierre Bachy - SCO ; Fabrice Wenger, Martial Dosdane, Catherine Geoffrey, Patrice Plichon - province Sud ; Maquette : province Sud
Les compétences de la province Sud en matière d’environnement
Les gardes-nature
Privilégiez les opérateurs battant ce pavillon officiel délivré par la province Sud.
La direction de l’Environnement (DENV) est chargée de mettre en œuvre la politique de la province Sud en matière d’environnement.
SERVICE DE LA CONNAISSANCE, DE LA BIODIVERSITÉ ET DES TERRITOIRES (SCBT)
Il concourt notamment à la connaissance et la protection de la biodi- versité, à la gestion des milieux terrestres et marins et à la coordination du réseau des aires protégées.
SERVICE DES INSTALLATIONS CLASSÉES, DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX ET DES DÉCHETS (SICIED)
Il émet des avis dans le cadre des consultations administratives, parti- cipe à la prévention et à la réduction des pollutions et impacts, à l’éli- mination ou la valorisation des déchets et applique la règlementation relative aux installations classées.
Ils surveillent les milieux terrestres et marins, informent, contrôlent et sanctionnent le cas échéant les usagers en infraction avec le code de 4 l’Environnement.
PARC ZOOLOGIQUE ET FORESTIER (PZF)
Il abrite la seule collection d’animaux terrestres vivants, contribue à un programme de conservation et accueille le public.
PARC PROVINCIAL DE LA RIVIÈRE BLEUE (PPRB)
Il concourt à la préservation et la protection de la faune et la flore endémiques dans le grand Sud de la Nouvelle-Calédonie et accueille le public pour des activités de pleine nature.
Les matière
INFORMER Les gardes-nature sont sur le terrain toute l’an- née. Ils interviennent sur le lagon aussi bien de jour que de nuit, du nord au sud de la province Sud. Ils assurent la sensibilisation de proximité notam- ment concernant les espèces protégées mena- cées (tortues, dugongs, baleines, oiseaux…), les aires protégées et les règles de pêche. Si vous les rencontrez, n’hésitez pas à poser des questions sur vos droits et devoirs de plaisanciers.
SURVEILLER ET CONTRÔLER Les gardes-nature sont des agents provinciaux as- sermentés en charge de veiller notamment à la bonne application des réglementations relatives aux espèces, habitats naturels, pêche et activités dans les aires protégées. Ils sont habilités à dres- ser des procès-verbaux.
PROTÉGER En suivant également la fréquentation et les usages des sites, ils contribuent à l’acquisition des connaissances et à l’amélioration de la ges- tion des espèces et leurs habitats, pour mieux les protéger.
Les gardes-nature sont des agents assermentés et commissionnés qui contrôlent 8 000 usagers en mer par an dont plus de 3 000 embarcations. Une centaine de procès- verbaux sont établis pour des délits constatés au titre des réglementations relatives à la pêche ou à la protection des espèces et
6 aires protégées. Les décisions ordonnées par le Parquet du tribunal de première instance demeurent fermes à l’encontre des infracteurs portant atteinte à l’environnement.
DÉCISIONS DE JUSTICE SUITE À LA CONSTATATION D’INFRACTIONS EN MATIÈRE DE PÊCHE RELEVÉES PAR LES GARDES-NATURE PROVINCIAUX
• Mars 2017 : un pêcheur non professionnel condamné à 100 000 F d’amende pour détention et usage de nasses irrégulières et filets raboutés.
• Avril 2017 : un pêcheur non professionnel condamné à 50 000 F d’amende pour détention de 4 trocas hors taille réglementaire.
• Mai 2017 : un pêcheur non professionnel condamné à 200 000 F d’amende pour activité de pêche au sein d’une aire protégée. Ce pêcheur n’avait pas encore opéré de capture au moment du contrôle.
• Mai 2017 : un pêcheur non professionnel condamné à 40 000 F d’amende pour pêche et détention d’une langouste grainée à son bord.
• Octobre 2017 : des pêcheurs professionnels condamnés à 380 000 F d’amende pour détention de matériels de pêche et produits de la mer irréguliers.
Les règles de mouillage
La végétation des îlots
Relais des gardes-nature de la province Sud les professionnels de la plaisance et des activités nautiques s’engagent à encourager un comportement civique et respectueux en mer. Ils sont les Ambassadeurs du lagon et les signataires d’une charte de partenariat avec
la province Sud.
Protégées (A M P)
Les réserves naturelles intégrales sont rares, tout accès y est strictement interdit. Elles sont établies en vue d’empêcher tout impact lié à la présence humaine, dans le but notamment de préserver les écosystèmes et les espèces dans leur état naturel.
En cas de non-respect des dispositions, les sanctions encourues sont très lourdes.
Délit passible d’une amende pouvant atteindre 9 MF et
(art. 216-2 du code de l’Environnement)
3 579 000 F + confiscation
LES RÉSERVES INTÉGRALES
Dans les réserves naturelles intégrales (Rni), l’accès est interdit, à fortiori toute atteinte aux milieux et espèces comme la pêche, les coupes de bois, les travaux, les feux… (art. 211-9 du code de l’Environnement).
YVES MERLET (1)
Yaté (Grand Lagon Sud)
Îlots Kié et Améré
Date de création de l’AMP
Art. 212-2 du code de l’Environnement
Tout accès et tout passage de navire ou d’embarcation y est interdit, à fortiori, la récolte, la pêche, ou la cueillette de tout minéral, animal ou végétal.
ÎLOT N’DIGORO (2)
Îlot lagonaire, récif associé.
Art. 212-6 du code de l’Environnement
Accès strictement interdit sur les parties émergées de l’îlot + bande de 200 m autour de
l’îlot. Tout survol par les ailes de kite-surf est interdit.
RÉCIFS DE SÈCHE-CROISSANT (3)
Art. 212-4 du code de l’Environnement
Accès strictement interdit, des bancs émergés + bande de 200 m autour. Tout survol par les ailes de kite-surf est interdit.
ÎLOT GOÉLAND (4)
Consultez les cartes des Aires Marines Protégées a la ﬁn du guide.
Îlot lagonaire et site de ponte de la sterne de Dougall
Art. 212-5 du code de l’Environnement
Accès strictement interdit du 1 er octobre au 31 mars sur les parties émergées + bande de 200 m autour des récifs. L’utilisation d’engins motorisés et la pratique du kite-surf sont interdites dans la zone tampon.
Une réserve naturelle est une aire protégée établie en vue de permettre la préservation des espaces et des espèces et la restauration, voire la reconstitution d’habitats.
En cas de non-respect des dispositions, les sanctions encourues sont très lourdes Délit
passible d’une amende pouvant atteindre 9 MF et 2 ans de prison).
Art. 216-2 du code de l’Environnement.
Les réserves naturelles sont accessibles au public mais des règles strictes s’y appliquent (art. 211-11 du code de l’Environnement).
Pratiquer la pêche. Faire du bruit. Déranger volontairement les animaux, ou les nourrir. Porter atteinte, collecter, détenir, transporter des animaux, des végétaux, des minéraux ou des fossiles. Introduire des espèces animales ou végétales, notamment les chiens. Emporter en dehors de la réserve naturelle, mettre en vente, vendre ou acheter des animaux, des végétaux, des minéraux ou des fossiles. Abandonner des déchets, y compris les mégots. Tout feu en dehors de ceux cantonnés dans les aménage- ments publics destinés à cet effet et n’utilisant que le bois apporté.
Toute inscription sur des pierres, arbres ou tout autre bien meublé ou immeuble.
ÎLOT LARÉGNÈRE (1)
149 hectares dont 1,3 hectare terrestre
Îlot lagonaire et récif associé. Site de ponte de tortues grosse tête.
Camping, baignade, plongée, promenade, pique-nique.
Art. 213-24 du code de l’Environnement
ÎLOT SIGNAL (2)
244 hectares dont 13,5 hectares terrestres
Baignade, pique-nique, promenade, camping, plongée.
Art. 213-25 du code de l’Environnement
OUANO (3)
2 980 hectares dont 3 hectares terrestres
Konduyo et N’Digoro
Plaisance, plongée sous-marine, baignade, surf.
Art. 213-28 du code de l’Environnement
Autres réserves naturelles marines :
• Grand Récif Aboré et Passe de Boulari
• Épave du Humboldt (Nouméa)
• Îlot Bailly (Mont-Dore)
• Aiguille de Prony (Mont-Dore)
• Île Verte, Roche Percée, Baie des Tortues, et Poé
Si vous voyez ce fanion hissé sur un bateau dans une aire protégée, c’est que des recherches scientifiques autorisées par la province Sud sont en cours.
• Passe de Dumbéa
(pêche interdite du 1 er octobre au 1 er mars)
• Grand Port (Prony)
(pêche interdite du 1 er septembre au 31 décembre)
Une AGDR est établie en vue de permettre la protection de la biodiversité tout en permettant le développement d’activités compatibles avec cet objectif de protection durable. La pêche ainsi que toute collecte ou feu sauvage y sont strictement interdits.
Délit et amendes contraventionnelles sont prévus.
(à l’exception de la pêche à pied pouvant être pratiquée sur le récif de Ricaudy compris dans l’aire protégée de l’îlot Canard).
Art. 211-3 , 216-2 et
suivants du code de l’Environnement
Autres AGDR :
• Îlot Casy (Mont-Dore)
• Pointe Kuendu
• Baie de Port Bouquet (Thio)
• Îlot Moindé-Ouémié
LES AIRES DE GESTION DURABLE DES RESSOURCES (AGDR)
L’ÎLOT AMÉDÉE (1)
37 hectares dont 5,3 hectares terrestres
Îlot et récifs associés, passes, récifs de passe, récifs barrière. Site de ponte de nombreuses espèces comme la sterne Néréis.
Restauration, plongée sous-marine, baignade, visite du phare.
Art. 214-4 du code de l’Environnement
L’ÎLOT MAÎTRE (2)
hectares dont 8 hectares terrestres
Îlot lagonaire et récif associé
Baignade, restauration, hôtel, pique-nique, kite-surf.
Art. 214-7 du code de l’Environnement
L’ÎLOT TÉNIA (3)
1150 hectares dont 22,5 hectares terrestres
Îlot de sable corallien, récifs internes et barrières associées.
Plongée sous-marine, baignade.
Art. 214-8 du code de l’Environnement
L’ÎLOT CANARD (4)
hectares dont 2 hectares terrestres
Baignade, découverte faune et flore marine, restauration, sentier sous-marin.
Art. 214-6 du Code de l’Environnement
LES PARCS PROVINCIAUX MARINS
Les parcs provinciaux marins, aires protégées de plus grande échelle, peuvent regrouper plusieurs catégories d’aires protégées. Ils présentent un intérêt écologique et un intérêt éducatif, récréatif et culturel. Le parc marin du Grand Lagon Sud (GLS) et celui de la Zone Côtière Ouest (ZCO) inscrits au Patrimoine Mondial, ont été créés en 2009.
Dans les parcs marins provinciaux, il est interdit de nuire à l’équilibre naturel des milieux sauvages.
Accédez en 1 clic à la localisation et aux limites
cartographiques des aires protégées, aussi bien
marines que terrestres. Les points GPS des limites
de toutes les aires protégées que compte la province
Sud, leur statut et leur surface sont référencés dans
cet atlas.
Les îlots sont de plus en plus fréquentés, notamment aux abords du Grand Nouméa. Comme nous sommes de plus en plus nombreux, les impacts sur nos îlots se multiplient et leur situation devient critique. Aujourd’hui, il existe un bateau pour 10 habitants en Nouvelle-Calédonie.
Je ne débarque pas mon chien et autres ani- maux domestiques qui perturbent la faune et la flore sauvages.
• Je ne coupe / ramasse pas de bois. Cela nuit à la qualité des sols et de la végétation.
• J’évite de faire du feu en privilégiant les repas froids.
• J’apporte ce qui m’est nécessaire pour ne rien collecter sur l’îlot.
• Je ramène tous mes déchets avec moi. Je ne jette pas mes mégots.
• Je ne vide pas mes poissons / ne jette pas de déchets organiques pour la sécurité de tous.
• Je n’utilise pas de groupes électrogènes, de sonos, de feux d’artifice pour respecter la faune et les autres usagers.
• Je ne dérange pas les animaux.
• Je ne nourris pas les animaux pour éviter de leur nuire.
• Je ne pêche que ce dont j’ai besoin pour pré-
Je ne vide
aux abords ou sur les
îlots, c’est dangereux
et ça perturbe
gravement la faune
server les ressources.
• Je mouille dans les zones de sable ou j’utilise les lignes de mouillage dès que possible.
• Je ne piétine pas le corail ou les herbiers qui sont des écosystèmes rares et fragiles.
• Je ne ramasse pas les coquillages que je ne connais pas, car certains sont venimeux et d’autres sont protégés.
Dans les Aires Marines Protégées, le non-respect de certaines dispositions constitue des délits passibles de lourdes amendes.
du mouillage
• Approchez lentement des bouées face au vent ou face au courant en prenant garde aux éven- tuels baigneurs et aux bateaux déjà amarrés.
• Utilisez en priorité les bouées situées le plus près du rivage pour faciliter les manœuvres des futurs arrivants.
• Vérifiez l’état du corps-mort auquel vous êtes attaché. Vous êtes toujours responsable de votre bateau.
Une règle facile à retenir : si après amarrage la bouée est sous l’eau, rallongez votre amarre pour exercer une traction horizontale qui sera beaucoup plus efficace. La longueur mini- male entre la bouée et les taquets doit être de 5 mètres.
Les lignes de mouillage sont des systèmes visant à préserver les fonds marins (notamment les coraux et les herbiers).
En quelques minutes, un bateau ancré dans 3 mètres d’eau peut détruire jusqu’à 100 m 2 de corail ou d’herbier qui avaient mis des décennies à s’ins- taller.
Par des vents au-delà de 20 nœuds, la sécurité n’est plus garantie pour les bateaux de plus de 10 mètres.
Pour avoir des mouillages fiables et gagner la confiance des plaisanciers, l’entretien est primor- dial. La province Sud en assure donc une mainte- nance régulière et rigoureuse.
La province Sud a installé et entretient 120 mouillages dans les aires protégées pour un budget de 5 millions de francs par an. Les utiliser évite l’emploi d’une ancre qui abîme les coraux et le milieu marin.
Attention lors de vos
approches et départs
à ne pas endommager
les mouillages avec vos
Ne coupez pas ou ne piétinez pas de végétation sur les îlots ; cette végétation est précieuse car elle évite l’érosion. Elle permet aussi d’abriter nos espèces emblématiques. Pensez à prendre de quoi faire du feu si strictement nécessaire. Tout acte de coupe ou de collecte de bois,
16 même mort, au sein d’une aire protégée constitue un délit passible d’une lourde amende (article 211-11 du code de l’Environnement).
LE MARTAOUI (1)
(Acacia simplex)
• Également appelé gaïac maritime ou acacia du bord de mer.
• Feuilles ovales et concaves.
• Milieu favori : arrière place sablonneuse.
• Contribue à retenir le sable et à lutter contre l’érosion.
(Sophora tomentosa) (2)
• Arbuste aux fleurs jaune d’or.
• Feuilles duveteuses et argentées.
• Graines très amères contenant de la cystine.
LE LISERON DU BORD DE MER (3)
• Liane aux tiges rampantes.
• Colonise les rivages sablonneux.
• Fixe les plages, lutte efficacement contre l’érosion.
LE POURPIER DE MER (4)
• Feuilles épaisses, véritables petits réservoirs d’eau capables de se « recharger » à la moindre averse.
• Occupe le même milieu que le liseron.
• Grande tolérance au milieu salin.
• Lutte contre l’érosion marine et éolienne.
LE FAUX-TABAC (5)
(Argusia argentea)
• Arbuste en forme de parasol.
• Feuilles velues légèrement argentées.
• Réputé plante médicinale : quasi disparition du littoral de Nouméa.
• Remède le plus couramment utilisé en Nouvelle-Ca- lédonie pour guérir « la gratte ».
LE BOIS DE FER OU FILAO
(Casuarina equisetifolia) (6)
• Feuillage gris argenté.
• Arbre adapté aux milieux secs.
• Pousse sur les sols sablonneux qu’il contribue à fixer.
• Racines pivotantes très profondes à la recherche de l’eau.
LE BOIS MATELOT (7)
• Parfois appelé bruyère du bord de mer.
• Arbuste d’environ trois mètres de hauteur.
• Fleurs jaunes, feuilles épaisses et allongées.
• Pousse en buissons denses sur la façade au vent et constitue une première barrière contre l’air ma- rin permettant à d’autres espèces végétales de se développer.
LE PANDANUS (8)
• Petit arbre d’environ six mètres.
• Racines en faisceau pyramidal jouant le rôle de contreforts.
• Feuilles longues qui abritent son fruit.
• Pousse à l’abri des vents dominants.
• Matière première pour la réalisation de nattes, chapeaux, cordages et toitures.
• Fruits largement consommés par les oiseaux.
La pêche : les règles générales
Les pélagiques du lagon
DÉFRICHEMENT, FEUX, GESTION DES DÉCHETS,
CHASSE, PÊCHE, COUPE DE BOIS, RÉSERVES,
SOYEZ AU FAIT DE LA LÉGISLATION
APPLICABLE EN PROVINCE SUD.
PROVINCE-SUD.NC/
40 kg maximum (poissons, coquillages, crustacés, mollusques…) par bateau/pêcheur à pied et par jour à l’exception des espèces pélagiques, quel que soit le mode de capture. Le poids des coquilles est compris dans le quota, sauf les coquilles de bénitiers. Quelle que soit la durée de la sortie en mer, ce quota doit être respecté à tout instant.
MATÉRIELS DE PÊCHE AUTORISÉS
lignes munies d’hameçons :
(30 hameçons max.)
harpons, sagaies
fusils sous-marins
nasses ou casiers identifiés
et numérotés, maille : 65 mm
filet de 50 m, maille de 45 mm, 1,20 m de chute.
de nuit : interdite
en bouteille : interdite
à moins de 50 m d’un dispositif de concentration de poissons : interdite
Sanction Délit puni d’une amende de 180 000 F + confiscation
MATÉRIELS DE PÊCHE INTERDITS
barres à mine, pioches
toute substance susceptible d’endormir, de paralyser ou de détruire les animaux marins
(sulfate de cuivre pour la capture des poulpes/« pêche au bleu » interdit)
Sanction Délit puni d’une amende de 2 684 000 F + confiscation
plus de 50 m de longueur :
dans les estuaires : interdit sauf épervier
dans les bras de mer, les baies, autour des îlots : filets barrages interdits
Pêche hors limitations (taille, poids) : délit
684 000 F + confiscation
des matériels possibles
Pêche hors saison ou hors zone :
Pêche avec matériels non réglementaires :
180 000 F + confiscation
Vente et achat du produit de la pêche non professionnelle :
Pêche dans les aires marines protégées :
579 000 F + confiscation
Les tazars du lagon et les vivaneaux ne sont pas considérés comme des poissons pélagiques et rentrent dans le quota des 40 kg maximum par sortie.
La capture des poissons pélagiques est limitée à 15 individus par bateau et par sortie : wahoo, mahi-mahi, bonite, coureur arc en ciel, sériole, thon, voilier, marlin et espadon.
MARLIN Tetrapturus audax
THON JAUNE Thunnus obesus
SÉRIOLE Seriola lalandi
COUREUR ARC-EN-CIEL Elagatis bipinnulata
MAHI-MAHI Coryphaena hippurus
BONITE Katsuwonus pelamis
ESPADON VOILIER Isthiophorus platypterus
Reproduit avec l’autorisation du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, Nouméa (Nouvelle-Calédonie).
TRICOT RAYÉ,
TOUTOUTE,
tion, capture,
HUÎTRE DE
pêche et vente (jusqu’au 1 er avril)
Taille supé- rieure à 6 cm, dans la limite de 10 douzaines par bateau et par sortie
pêche et vente (du 1 er sept.)
pêche et vente (jusqu’au 31 janvier)
À l’exception des crabes de taille inférieure à 14 cm et des crabes mous
pêche et vente (du 1 er décembre)
Diamètre compris entre 9 et 12 cm
Dans la limite de 2 par sortie et par bateau
POPINÉE,
(1 er sept. au 31 janvier)
BÉNITIER : Toute
l’année, les navires de
plaisance sont soumis
à un quota de
2 bénitiers par navire.
Délit puni d’une amende
de 2 684 000 F.
TROCAS : Toute
l’année, sont interdits
la pêche, le transport,
l’exposition à la vente,
la vente, l’achat,
la détention et la
trocas dont le plus
grand diamètre est
inférieur à 9 cm et
supérieur à 12 cm.
Munissez-vous de quoi mesurer ou peser vos captures à bord !
LE BÉNITIER (1)
Les jeunes bénitiers (jusqu’à 2 ans), sont tous des mâles. Ils deviennent à la maturité sexuelle, hermaphrodites (c’est-à-dire à la fois mâle et femelle). Un bénitier peut produire des centaines de millions d’œufs. Seulement 1 larve sur 1 000 deviendra un jeune bénitier, et 1 sur 100 jeunes bénitiers survivra jusqu’à la maturité sexuelle et pourra se reproduire à son tour. De nombreuses espèces de bénitiers, trop pê- chées, ont déjà disparu dans de nombreux en- droits du Pacifique.
LE TROCAS (2)
Les trocas sont unisexués, ils atteignent la maturité sexuelle vers 2 ans, leur diamètre est alors d’environ 7 cm, auparavant, ils ne se sont pas reproduits. La durée de vie des trocas peut aller jusqu’à 15 ans. Une femelle produit plus d’1 million d’œufs. 1 sur 100 jeunes trocas atteindra l’âge adulte et la maturité sexuelle. Les gros individus femelles produisent les plus grandes quantités d’œufs, raison pour laquelle les tailles sont réglementées.
L’HUÎTRE (3)
Les huîtres ne se reproduisent qu’à partir d’une taille supérieure à
4 cm. Récolter des huîtres de taille inférieure
à la taille minimale de 6 cm pourrait amener
à compromettre le maintien des populations dans les zones pêchées.
Les périodes de fermeture permettent une li- mitation de la pression de pêche sur les stocks d’huîtres sauvages.
Sont interdits la pêche, le transport, la commercialisation, l’exposition à la vente, la vente, l’achat, la détention et la consommation :
des huîtres de roche et de palétuvier en dehors des mois de mai, juin, juillet et août,
des huîtres de moins de 6 cm de longueur dans la plus grande dimension de la coquille,
• de plus de 10 douzaines d’huîtres par sortie et par navire. La coupe de racines de palétuviers pour le prélèvement des huîtres est interdite.
Délit puni d’une amende de 2 684 000 F.
CRABE toute l’année : sont interdits la pêche, le transport et la détention de crabes mous ou de crabes de taille inférieure à 14 cm ; Du 1 er décembre au 31 janvier inclus : sont interdits la pêche, le transport, la commercialisation, l’exposition à la vente, la vente, l’achat, la détention et la consommation de crabes de palétuviers (chair et autres parties de crabes comprises). Les plaisanciers ne peuvent détenir que 2 nasses, casiers ou balancines à leur bord, qui doivent être identifiés et signalés par une bouée ou un flotteur comportant le numéro d’immatriculation du navire ou le nom du pêcheur et numéroté(e) sous peine d’amende.
LANGOUSTE, CIGALE DE MER
24 ET POPINÉES : toute l’année sont interdits la pêche, le transport, la commercialisation, l’exposition à la vente, la vente, l’achat, la détention et la consommation des langoustes, cigales de mer et popinées grainées. Pour la langouste, la taille minimale à respecter de la tête est de 7,5 cm.
Non-respect de la coupe d’un bout de caudale : passible d’une
contravention de cinquième classe soit 178 000 F.
LE CRABE DE PALÉTUVIERS (1)
Les crabes atteignent leur maturité sexuelle à l’âge de 2 ans, leur taille est de 14 cm pour les femelles et de 13 cm pour les mâles, auparavant ils ne se sont jamais reproduits. La femelle est fécondée lorsqu’elle est molle. Elle peut pondre plus d’ 1 million d’œufs qui se transformeront en larves dérivantes. En moyenne, un seul jeune crabe survi- vra jusqu’à l’âge adulte.
LA LANGOUSTE (2)
Le marquage des queues de tous les crustacés (hors crabes) est désor- mais obligatoire par tous les pê- cheurs non profes- sionnels. Le marquage doit être opéré dès que les spécimens sont ramenés à bord ou déposés dans les besaces du pêcheur. La coupe du bout de la queue doit être distincte et identifiable. L’objectif étant de bien distinguer les produits issus de la pêche non profes- sionnelle de ceux issus de la pêche pro- fessionnelle.
LA LOCHE (3)
Les loches changent de sexe au cours de leur vie. À maturité sexuelle, soit environ au tiers de leur vie dont la durée varie entre 5 et 15 ans se- lon l’espèce, les loches sont d’abord femelles. Puis à la moitié de leur vie, elles deviennent des mâles reproducteurs. Sans les gros indivi- dus mâles, l’espèce ne peut plus se perpétuer. Chaque année, au même moment, des concen- trations de reproducteurs ont lieu sur des sites particuliers. C’est pourquoi sont instituées des réserves saisonnières.
LE PICOT (4)
Les picots atteignent leur maturité sexuelle à l’âge de 2 ans, à une taille d’environ 15 cm. Au- paravant, ils ne se sont jamais reproduits. La femelle peut pondre, jusqu’à 2 millions d’œufs en moyenne qui se transformeront en larves. 1 seul juvénile survivra jusqu’à l’âge adulte et perpétuera l’espèce. De septembre à fin janvier, les picots forment de larges bancs pour frayer, c’est la raison pour laquelle il est interdit de les pêcher ou de les commercialiser à cette période.
LOCHE : la pêche
sous-marine des mères-loches, des loches carites et des loches à taches orange de plus de 15 kg ou de plus d’1 m de long, est interdite toute l’année. Les individus pêchés doivent être obligatoirement
conservés entiers.
• La pêche et la
commercialisation de toutes les espèces de la famille des siganidés (picot rayé, picot gris, picot hirondelle…) sont interdites aux professionnels comme aux non-professionnels, du 1 er septembre au 31 janvier inclus.
Cette réglementation ne s’applique pas au picot canaque, picot papillon et picot du large.
• En dehors de la
période d’interdiction, la pêche de picots rayés, dont la longueur totale à la fourche est inférieure à 20 centimètres est interdite pour tous.
Le non-respect de ces dispositions constitue un délit puni d’une amende de 2 684 000 F.
Les coraux, les herbiers
a - Les écosystèmes
Les coraux, constructeurs de récif, sont des animaux formant une colonie autour d’un squelette calcaire. Leur croissance est très lente, environ 1 cm par an. Le récif corallien abrite une grande biodiversité : il procure re- fuge et nourriture à de nombreuses espèces. Il est indispensable à la protection du littoral, notamment en cas de cyclone.
Pour protéger les coraux, utilisez les bouées de mouillage ou jetez votre ancre sur un fond sableux. Soyez attentif à ne pas marcher des- sus : vous pouvez détruire en quelques se- condes des coraux ayant mis des décennies à pousser.
0,8 litre de crème solaire se dilue dans les océans chaque seconde. Une partie est absorbée par les co- raux, ce qui les tue. Comment protéger le corail ? Il existe désormais des produits solaires bio et miné- raux qui préservent notre lagon, renseignez-vous !
Les herbiers constituent un habitat et une nur- serie pour de nombreuses espèces, les pois- sons en particulier. C’est également la nourri- ture des herbivores, comme les tortues et les dugongs.
Ces écosystèmes sont protégés par le code de l’Environnement de la province Sud :
évitez d’y jeter l’ancre ou de les piétiner.
Cet écosystème est
protégé par le code de l’Environnement de la province Sud. La réglementation est stricte. Toute atteinte (collecte, défrichement,
La mangrove joue plusieurs rôles écologiques. Elle protège le littoral en limitant l’érosion de la côte par le vent, les vagues et les courants. C’est aussi une barrière physique car elle atté- nue l’impact des tempêtes et des cyclones. La mangrove est un habitat pour de nombreuses espèces animales (mollusques, crustacés, poissons et oiseaux).
C’est une nurserie, riche en proies et en abris, pour de nombreux jeunes poissons du lagon.
Ci-dessous, réserve naturelle de l’îlot Lepré- dour et ses 200 hectares de mangrove.
Les écosystèmes protégés / Les espèces protégées
b - Les espèces
LA TOUTOUTE OU CONQUE (1)
Elle était utilisée autrefois comme trompe par les peuples du Pacifique. C’est l’un des rares prédateurs des étoiles de mer Acanthaster.
Toutes les espèces de Nouvelle-Calédonie sont endémiques. La volute est l’espèce embléma- tique de Nouvelle-Calédonie. Il n’y a pas de stade larvaire, chaque œuf donne une jeune volute avec sa coquille, ce qui ne permet pas la dispersion à grande échelle de cette espèce.
LE NAUTILE (4)
Le nautile est un fossile vivant, il existe depuis 200 millions d’années. Il est endémique de la Nouvelle-Calédonie. Le nautile vit sur les pentes externes des récifs barrières jusqu’à des profondeurs de l’ordre de 500 mètres.
La pêche, la détention, le transport, le colportage,
l’utilisation, la mise en vente, la vente ou l’achat de ces
coquillages est interdite. En cas d’infractions, les sanctions
encourues sont très lourdes.
Toute atteinte à une
1,78 million F.
REQUINS : leur pêche, vente, perturbation intentionnelle et l’exercice du shark-feeding sont strictement interdits. Il est interdit de les approcher volontairement à moins de 50 mètres.
Délit puni d’un an d’emprisonnement et de 1 780 000 F d’amende.
Le Napoléon de la famille des labres est proté- gé depuis 2008. Il peut mesurer 2 mètres de long, pour un poids de plus de 150 kg. Il est très souvent solitaire. Il se nourrit de mollusques, crustacés, our- sins ou encore de poissons. Il est capable de manger des animaux toxiques tel que le pois- son-coffre, ou piquants telle que l’étoile de mer Acanthaster mangeuse de coraux. Sa croissance est lente. Il a été longtemps considéré comme un trophée par les chas- seurs sous-marins.
Les requins sont essentiels à la bonne santé de notre lagon. Leur rythme de reproduction est adapté à leur statut de super prédateurs.
Ils ont donc un faible taux de reproduction, ce qui les rend particulièrement vulnérables et menacés dans le monde entier si l’on y ajoute une pression de pêche. Tous les requins sont désormais classés en espèce protégée. Pour éviter les accidents, soyez vigilant lors d’activité de pêche sous-marine.
Je ne vide pas mes poissons aux abords
ou sur les îlots, c’est dangereux et ça
perturbe gravement la faune sauvage.
ESPÈCE EN
MENACÉS D’EXTINCTION :
Le dugong est une espèce emblématique de notre patrimoine calédonien qui se raréfie dangereuse- ment. Sa présence dans nos eaux a contribué à l’inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco des récifs de Nouvelle-Calédonie. Nous avons en- core la chance de pouvoir l’observer dans notre lagon de la côte Ouest notamment. Mammifère marin pouvant peser jusqu’à 450 ki- los et mesurer 3 mètres de long, il se nourrit principalement d’herbier. Il évolue dans les eaux chaudes et peu profondes des lagons, où il se déplace entre la zone côtière, les îlots et le récif barrière. Il se reproduit tardivement : les femelles atteignent leur maturité sexuelle entre 10 et 17 ans et n’ont qu’un seul petit par portée. Tout au
long de sa vie (environ 70 ans), le dugong n’a
que 5 à 6 petits. Cette espèce se caractérise donc par un faible taux de reproduction, ce qui la fragilise encore plus. CHAQUE DUGONG COMPTE !
Braconnage, capture accidentelle dans les filets, dé-
les menaces sont nombreuses.
Il ne reste que quelques centaines d’individus répartis sur l’ensemble de notre lagon. Cette population est de- venue extrêmement faible, et n’est plus en mesure de supporter les mortalités causées par l’Homme. Les études montrent que désormais, la mort non naturelle de quelques dugongs par an entraîne inéluctablement le déclin irréversible de la population.
rangement, collisions
Toute atteinte portée à un dugong est sanctionnable à hauteur de 6 mois d’emprisonnement ferme et de 1 780 000 F d’amende (article 240-8 du code de l’Environnement). Également, toute perturbation volontaire est passible d’une amende à hauteur de 90 000 F.
Protégeons tous le dugong. Si vous en observez un en détresse, mort ou échoué, contactez le service des Gardes- nature ou le MRCC (Tél./VHF : 16).
Les tortues marines, y compris leurs œufs, sont protégées par le code de l’Environnement (art. 240-1 et suivants). Toute perturbation intentionnelle constitue une infraction qui peut être punie d’une amende. De même, la pêche et la mutilation de ces espèces sont strictement interdites.
Les sanctions peuvent atteindre 1 780 000 F et un an de prison.
Sur un millier d’œufs éclos, seule 1 tortue 32 deviendra adulte et pourra se reproduire.
Véritables fossiles vivants, les tortues marines peuplent les océans depuis 100 millions d’années. 3 espèces fréquentent les eaux calédoniennes : la tortue bonne écaille, la tortue verte et la tortue grosse tête. ELLES SONT TOUTES MENACÉES D’EXTINCTION. Après leur naissance, les jeunes tortues rejoignent la haute mer pour 5-10 ans. Elles regagnent ensuite les eaux côtières pour devenir résidantes d’un site de nourrissage, où elles resteront jusqu’à leur maturité sexuelle (30- 35 ans). Les femelles retournent à leur plage de naissances pour y pondre leurs œufs jusqu’à 3 à 5 fois par saison, avant de retourner sur leur site de nourrissage. Les grosses tortues deviennent rares. L’afflux de tortues juvéniles dans le lagon calédonien est un signe positif pour la conservation de ces reptiles. Mais elles ne se reproduiront que dans 25-30 ans donc la
période pour renforcer les stocks d’individus adultes sera longue.
Ne jetez pas vos déchets : les tortues confondent les sacs avec des méduses Ne les touchez pas Ne dérangez pas une tortue en train de pondre Ne creusez pas les nids de tortues et ne touchez pas les bébés tortues Ramassez les filets de pêche dérivants et les nasses abandonnées car ce sont des pièges mortels pour les tortues Réduisez la vitesse de votre bateau lorsque vous passez sur un herbier ou aux abords des côtes
Il existe deux espèces de tricots rayés en Nouvelle-Calédonie : celui à anneaux alternés
noirs et jaunes (Laticauda saintgironsi) endémique
et celui à anneaux alternés noirs et bleus
(Laticauda laticauda).
En mer, les tricots rayés s’alimentent en apnée car ils sont munis de poumons et doivent remonter régulièrement à la surface de l’eau pour respirer. Ils se nourrissent principalement de murènes.
À terre, les tricots rayés digèrent, se reproduisent et pondent leurs œufs, c’est là qu’ils sont le plus susceptible d’être dérangés. Leur taille moyenne est de 1,20 m pour les femelles et de 1,10 m pour les mâles. Le venin des tricots rayés est très toxique pour l’homme, cependant ces serpents ne sont pas agressifs, voire même plutôt craintifs.
Si vous en croisez à terre ou en mer, ne les perturbez pas, ils sont protégés.
Tous les tricots sont désormais classés en espèces protégées. Leur pêche, vente, perturbation intentionnelle sont strictement interdits.
Les tricots rayés sont des reptiles comme les tortues marines ; ils sont amphibies.
Après avoir fait des réserves de nourriture dans les eaux froides de l’ Antarctique, les baleines viennent dans nos eaux plus chaudes. Elles y recherchent la tranquillité pour s’accoupler ou mettre bas. En effet, le calme des baies et les températures plus douces sont propices à la naissance et au développement des 34 baleineaux.
Comme chaque année en hiver, les baleines à bosse sont de retour dans les eaux de Nouvelle- Calédonie : elles viennent s’y accoupler et mettre bas. Les eaux du Grand Lagon Sud sont une zone privilégiée pour leur observation.
Ce mammifère à sang chaud appartient à l’ordre des Cétacés. Elle respire l’air grâce à des poumons. 11 mois après l’accouplement, elle donne nais- sance à un petit qu’elle allaite. Son nom scien- tifique, Megaptera novaeangliae, signifie « grande aile » : en effet, ses nageoires pectorales sont très grandes, et peuvent atteindre 5 mètres. Une baleine peut mesurer jusqu’à 16 mètres et peser 40 tonnes.
Avant de plonger, la baleine à bosse arque forte- ment son dos, formant ainsi une grosse bosse à la surface : son nom commun vient de là.
Les baleines ont longtemps été chassées pour leur viande, leur huile et même leurs glandes. Depuis 1986, leur chasse est interdite mais cer- tains pays continuent à les chasser. D’autres menaces pèsent sur ces mammifères. Outre la pollution des océans qui fragilise ces géants des mers, les activités humaines ont un impact di- rect : l’observation des baleines est susceptible de modifier leur comportement.
300 et 100
ni par l’arrière.
La « perturbation intentionnelle de mammifères marins » est interdite, notamment tout acte produisant une modification du comportement des mammifères marins, telle que l’augmentation de la vitesse de déplacement ou du temps d’apnée.
Sanctionnable à hauteur de 90 000 F (amende doublée dans les Aires Marines Protégées).
Observer depuis le terre sans déranger
grâce à l’observatoire
N’ Dua.
les moteurs de navire ou les explo- sions sous-marines perturbent la communica- tion et l’orientation des baleines. Les collisions avec les bateaux sont également fréquentes :
les marques laissées par les hélices en sont les
témoins. Les filets abandonnés sont également
un piège pour les baleines : une fois empêtrées
dedans, elles se noient.
Approchez-les doucement
• Limiter à un maximum d’1 heure par bateau et par
• Limiter cette durée à 30 minutes pour les groupes
contenant une maman/baleineau
Zone de prudence et distance d’approche
• Zone de prudence :
300 mètres autour d’une baleine
• Distance minimum d’approche d’une baleine :
/baleines
Aﬁn de préserver les oiseaux marins, observez-les de loin.
DES ESPÈCES EMBLÉMATIQUES EN DANGER
Le lagon calédonien est un site unique où les oi- seaux marins sont d’une exceptionnelle diversité. Ces espèces vivent en pleine mer la majorité de l’année et se nourrissent de poissons. Ils se regroupent à terre chaque année pour se repro- duire. Cette obligation de vivre à terre périodi- quement les rend très sensibles aux activités hu- maines : de nombreuses espèces d’oiseaux se sont déjà éteintes dans le Pacifique en raison de la proximité avec l’Homme.
Très sensibles aux perturbations et au dérange- ment, ils trouvent dans notre lagon le calme et les ressources nécessaires pour nourrir leur pro- géniture. Ces conditions idéales font de la Nou- velle-Calédonie, et plus particulière le Grand La- gon Sud, une zone d’importance mondiale pour la conservation des oiseaux.
La province Sud s’engage à garantir leur protec- tion : toutes les espèces d’oiseaux marins sont protégées par le code de l’Environnement.
DES MÂTS POUR LA TRANQUILLITÉ
Des aménagements spécifiques sont faits pour favoriser la reproduction de certaines espèces plus menacées, comme la sterne Néréis ou la sterne de Dougall. Des mâts, installés sur les îlots, signalent la période de reproduction des colonies d’oiseaux. Le débarquement y est alors interdit.
Comme la plupart des espèces animales, les oiseaux marins subissent des menaces liées aux activités humaines. Sur-fréquentation des sites de reproduction, piétinement des œufs, braconnage des œufs et des poussins… sont les principales menaces qui mettent en danger les espèces d’oiseaux marins. Les feux mal éteints à l’origine d’incendies ou le vandalisme des nids en sont d’autres. Enfin, l’introduction de prédateurs, comme les chiens, les chats ou les rats, est également une cause rapide de disparition de colonie d’oiseaux, voire de certaines espèces. D’autres actions de l’Homme ont un impact négatif indirect sur les populations d’oiseaux. La destruction des habitats naturels par l’urbanisation des habitats ou la diminution des stocks de poissons sont les plus évidentes. La pollution lumineuse provoque l’échouage d’oiseaux comme les pétrels : tombés au sol, ils ne peuvent redécoller et sont attaqués par des chiens ou des chats.
/oiseauxdulagon
La perturbation d’oiseaux marins* est interdite, notamment par :
• L’approche à moins de 40 mètres des colonies,
• l’introduction de chiens sur les sites de ponte,
• l’utilisation de pétards ou feux d’artifice,
• la pratique du kite-surf : il est interdit de survoler la zone tampon (200 m) des réserves intégrales (Goéland, Sèche Croissant et N’digoro), ainsi que les îlots équipés de mâts.
* sont concernées toutes les espèces d’oiseaux marins, sans distinction.
Si des oiseaux tournent au-dessus de vous en poussant des cris, éloignez-vous au plus vite. Ils se sentent menacés et peuvent abandonner leur nid avec pour consé- quence la perte de la couvée.
N’approchez pas à moins de 40 m d’une colonie. Les adultes partis chercher de la nourriture en mer n’osent plus rejoindre leur nid si vous restez trop près de leur progéniture.
N’approchez pas des oisillons. De peur, ils peuvent courir vers la mer et se faire emporter par les vagues. Leurs parents pourraient également abandonner le nid.
Soyez attentif en vous baladant sur les îlots : vous pourriez écraser des œufs ou des poussins, qui ont souvent des couleurs proches de celles du corail et du sable (afin de se protéger des prédateurs).
N’amenez pas votre chien sur les îlots. Leur présence provoque la panique au sein des colonies.
Ne laissez pas un feu sans surveillance. La végétation des îlots est très sensible aux incendies et les flammes peuvent détruire plusieurs nids.
LES OISEAUX MARINS PROTÉGÉS DE NOS ÎLOTS
LE PUFFIN DU PACIFIQUE
Les oiseaux marins sont une espèce protégée, les photos ci-dessus ont été prises à plus de 40 mètres
des oiseaux avec une autorisation
émise par la province Sud.
12 espèces d’oiseaux marins se reproduisent sur les îlots du lagon Sud. Ces espèces sont protégées par le code de l’Environnement.
Perturbation intentionnelle = 90 000 F d’amende.
Durant la saison de nidification et de reproduction des oiseaux marins (d’octobre à mars),veillez à ne pas les perturber. Ces espèces rares et protégées sont particulièrement sensibles aux dérangements et vulnérables car elles nichent au sol pour la plupart. La province Sud vous accompagne avec des dispositifs d’information mis en place sur les îlots.
QUAND JE VOIS CE MÂT,
Le dispositif de grands mâts jaunes, hissant un pavillon rouge, est installé sur tous les îlots extrêmement sensibles pour vous prévenir de la nidification des oiseaux marins sur l’ensemble de l’îlot.
LORSQUE LE MÂT EST LEVÉ, IL EST INTERDIT DE DÉBARQUER.
Îlots sur lesquels le mât est susceptible d’être hissé :
Mbé Kouen (Nouméa) Goéland (Nouméa) du 1 er oct au 31 mars N’Digoro (réserve intégrale) toute l’année (La Foa) Contrariété (Poya)
Grand Lagon Sud :
Iéroué
Uatérembi
Totéa
Petit Koko
N’Gé
OU SONT HISSÉS LES MÂTS EN TEMPS RÉEL ?
sont inscrits au patrimoine mondial
Récifs îlot Kouaré
6, route des artifices - BP L1 - 98846 Nouméa CEDEX
Tél. 20 34 00 - denv.contact@province-sud.nc
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