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Timestamp: 2016-10-24 03:44:41+00:00

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5A_465/2012 (18.09.2012)
5A_465/2012
repr�sent�e par Me Michel Celi Vegas, avocat,
X.________, n� en 1962, et Y.________, n�e en 1976, se sont mari�s en 2000.
De cette union sont issus deux enfants, soit A.________, n� en 2000, et B.________, n�e en 2001.
Les �poux ont mis un terme � leur vie commune le 16 ao�t 2008, Y.________ ayant conserv� le domicile conjugal. Depuis la s�paration, les �poux exercent une garde altern�e sur les enfants.
Chaque �poux a eu un enfant d'une pr�c�dente union, enti�rement � sa charge. X.________ est le p�re de C.________, n� en 1993. Y.________ est la m�re de D.________, n� en 1993.
B.a Le 14 mai 2010, Y.________ a d�pos� devant le Tribunal de premi�re instance de Gen�ve une demande unilat�rale en divorce avec requ�te de mesures provisoires. A titre provisoire, elle a conclu notamment � ce que la garde des enfants lui soit attribu�e et � ce que son �poux soit condamn� � lui verser une contribution d'entretien mensuelle de 700 fr. par enfant, allocations familiales non comprises.
Les parties ayant trouv�, le 15 octobre 2010, un accord extrajudiciaire maintenant la garde altern�e et l'autorit� parentale conjointe, le tribunal les a invit�es � lui faire parvenir une convention r�glant aussi la prise en charge financi�re des enfants et le domicile l�gal de ceux-ci, sur lesquels un d�saccord subsistait, afin que la garde partag�e puisse �tre prononc�e.
Le 21 octobre 2010, le Service de la protection des mineurs (SPMi) a rendu un rapport d'�valuation sociale, dans lequel il concluait au maintien de l'autorit� parentale conjointe et � l'instauration d'une garde altern�e.
Par courrier du 14 janvier 2011, Y.________ a inform� le tribunal qu'aucun accord n'avait pu �tre trouv� entre les parties sur ces questions, puis, lors de l'audience du 7 juin 2011, elle a conclu � ce que la garde des enfants lui soit attribu�e.
Par jugement du 23 novembre 2011, le tribunal a, � titre de mesures provisoires, attribu� la garde des enfants A.________ et B.________ � Y.________, r�serv� � X.________ un droit de visite d'un jour par semaine, � d�finir d'entente entre les parties, et d'un week-end sur deux ainsi que la moiti� des vacances scolaires et fix� une contribution d'entretien en faveur de la famille � 800 fr. par mois. En bref, pour refuser la garde altern�e � laquelle le p�re persistait � conclure, le tribunal a jug� que le refus de la m�re s'opposait au maintien de ce mode de garde. Il l'a alors attribu�e � la m�re au motif que les enfants passaient d�j� plus de temps chez elle que chez leur p�re et que, au ch�mage, elle �tait plus disponible que son �poux pour s'occuper personnellement des enfants, celui-ci cumulant une activit� d�pendante � 100% et une activit� d'ind�pendant.
B.b Par acte exp�di� le 9 d�cembre 2011, X.________ a form� un appel contre ce jugement devant la Cour de justice du canton de Gen�ve, concluant, principalement, � ce que la vie s�par�e soit organis�e selon les conventions pass�es entre les parties, subsidiairement, au maintien de la garde altern�e, chaque parent supportant la moiti� des frais des enfants. Alternativement, il a r�clam� la garde des enfants, un large droit de visite en faveur de Y.________ �tant r�serv�, ainsi que la fixation d'une contribution � l'entretien des enfants qui soit �quitable, mais d'au moins 200 fr. par mois.
La cour a proc�d� � l'audition des enfants, puis � l'audition des parties. Par arr�t du 11 mai 2012, elle a partiellement r�form� le jugement attaqu� en ce sens qu'� partir du 1er janvier 2012, la contribution d'entretien en faveur de la famille est fix�e � 600 fr. par mois, allocations familiales non comprises. Elle a confirm� le jugement attaqu� au surplus.
Par acte post� le 18 juin 2012, X.________ interjette un recours en mati�re civile contre cet arr�t. En substance, il conclut principalement � l'annulation de celui-ci et au renvoi de la cause � l'instance cantonale, au motif que les instances pr�c�dentes n'ont pas nomm� de curateur aux enfants pour faire valoir leurs droits. Subsidiairement, il conclut � la r�forme de l'arr�t attaqu�, en ce sens que la garde des enfants lui est accord�e, un large droit de visite �tant r�serv� � Y.________ en fonction de sa disponibilit� et des besoins des enfants. Encore plus subsidiairement, il conclut � la r�forme de l'arr�t attaqu�, en ce sens que la contribution d'entretien soit modifi�e, sans qu'il chiffre toutefois cette conclusion, et ne soit vers�e qu'� partir de l'entr�e en force du pr�sent arr�t. En substance, il se plaint de mani�re g�n�rale de la violation du droit f�d�ral, plus pr�cis�ment d'arbitraire s'agissant de l'audition des enfants, de la nomination d'un curateur � ceux-ci, de l'attribution de la garde et de la contribution d'entretien.
Aucune observation au fond n'a �t� requise.
Le recourant a requis l'effet suspensif tant pour les aliments que pour l'attribution de la garde. Par ordonnance du 3 juillet 2012, la requ�te a �t� admise pour les aliments dus jusqu'en mai 2012 et rejet�e au surplus.
Dans sa d�termination sur l'effet suspensif, l'intim�e a requis d'�tre mise au b�n�fice de l'assistance judiciaire.
Le recours est dirig� contre une d�cision finale (art. 90 LTF; ATF 134 III 426 consid. 2.2 et les r�f�rences), rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF), par l'autorit� de derni�re instance cantonale statuant sur recours (art. 75 LTF), dans une cause de nature non p�cuniaire, au vu des questions soumises au Tribunal f�d�ral - notamment: curatelle de repr�sentation et droit de garde -, de sorte qu'il est ouvert ind�pendamment de la valeur litigieuse (arr�ts 5D_41/2007 du 27 novembre 2007 consid. 2.3; 5A_366/2010 du 4 janvier 2011 consid. 1.1). Il a en outre �t� interjet� en temps utile (art. 100 al. 1 et 46 al. 2 LTF), par la partie qui a succomb� dans ses conclusions prises devant l'autorit� pr�c�dente (art. 76 al. 1 LTF). Le recours en mati�re civile est donc en principe recevable.
La d�cision sur mesures provisoires de l'art. 137 al. 2 aCC (applicable d�s lors que l'instance a �t� introduite avant le 1er janvier 2011 [art. 404 al. 1 CPC]) �tant une d�cision portant sur des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5.1), seule peut �tre d�nonc�e la violation de droits constitutionnels.
En vertu des principes de la bonne foi et de l'�puisement des griefs (art. 75 al. 1 LTF), tous les moyens nouveaux sont exclus dans le recours en mati�re civile au sens de l'art. 98 LTF, sauf dans les cas o� seule la motivation de la d�cision attaqu�e donne l'occasion de les soulever (ATF 133 III 639 consid. 2; arr�ts 5A_577/2010 du 18 octobre 2010 consid. 1.2. publi� in SJ 2011 I p. 101; 5A_871/2009 du 2 juin 2010 consid. 2).
2.2 Le Tribunal f�d�ral statue sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Dans l'hypoth�se d'un recours soumis � l'art. 98 LTF, le recourant ne peut obtenir la rectification ou le compl�tement des constatations de fait de l'arr�t attaqu� que s'il d�montre la violation de droits constitutionnels par l'autorit� cantonale (ATF 133 III 585 consid. 4.1). Lorsque le recourant entend faire compl�ter les faits, il doit les d�signer avec pr�cision en se r�f�rant aux pi�ces du dossier; le compl�tement suppose en effet que les all�gations de fait correspondantes aient �t� introduites r�guli�rement et en temps utile dans la proc�dure cantonale, qu'elles aient �t� consid�r�es � tort comme d�pourvues de pertinence ou aient �t� simplement ignor�es; si ces exigences ne sont pas respect�es, les faits invoqu�s sont r�put�s nouveaux, partant irrecevables (cf. supra consid. 2.1 in fine).
Dans un premier grief, le recourant se plaint de la violation du droit d'�tre entendu des enfants au motif que ceux-ci n'ont �t� entendus ni par le SPMi, ni par le premier juge, mais par l'autorit� cantonale seulement.
3.1.1 La d�cision de premi�re instance ayant �t� communiqu�e en 2011, soit apr�s l'entr�e en vigueur du nouveau CPC, l'audition des enfants est r�gl�e, pour la proc�dure d'appel, par l'art. 298 CPC (art. 405 al. 1 CPC). Selon cette norme, les enfants sont entendus personnellement et de mani�re appropri�e par le tribunal ou un tiers nomm� � cet effet, pour autant que leur �ge ou d'autres justes motifs ne s'y opposent pas. Cette r�glementation reprend pour l'essentiel celle de l'art. 144 aCC, de sorte que la jurisprudence rendue sous l'ancien droit s'applique (arr�t 5A_397/2011 du 14 juillet 2011 consid. 2.1, publi� in FamPra.ch 2011 p. 1031), �tant rappel� que seul le grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'application de l'art. 298 CPC peut �tre d�nonc� dans un recours fond� sur l'art. 98 LTF (cf. supra consid. 2).
L'audition des enfants d�coule aussi directement de l'art. 12 de la Convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant (CDE; RS 0.107; ATF 124 III 90 consid. 3a). Cette norme conventionnelle ne consacre toutefois pas de pr�rogatives plus larges que celles r�sultant de l'art. 298 CPC (au sujet de l'art. 144 aCC, cf. ATF 131 III 553 consid. 1.1 et les r�f�rences; arr�t 5A_735/2007 du 28 janvier 2008 consid. 2.1, publi� in FamPra.ch 2008 p. 449).
3.1.2 Le juge ou un tiers nomm� � cet effet entend les enfants personnellement, de mani�re appropri�e, pour autant que leur �ge ou d'autres motifs importants ne s'opposent pas � l'audition. M�me si elle peut aussi �tre men�e par un sp�cialiste de l'enfance, en particulier en cas de conflit familial aigu et de dissensions entre les �poux concernant le sort des enfants (arr�t 5A_50/2010 du 6 juillet 2010 consid. 2.1 et les r�f�rences, publi� in FamPra.ch 2010 p. 955), cette audition est effectu�e, en principe, par la juridiction comp�tente elle-m�me (ATF 133 III 553 consid. 4; 127 III 295 consid. 2a-2b et les r�f�rences; arr�ts 5A_397/2011 du 14 juillet 2011 consid. 2.4, publi� in FamPra.ch 2011 p. 1031; 5A_793/2010 du 14 novembre 2011 consid. 3.1; 5A_735/2007 du 28 janvier 2008 consid. 2.1, publi� in FamPra.ch 2008 p. 449).
3.2 En l'esp�ce, comme l'admet express�ment le recourant, l'autorit� cantonale a entendu elle-m�me les enfants, de sorte qu'elle n'a pas appliqu� de mani�re arbitraire l'art. 298 CPC. Pour autant que recevable, le recourant ne se r�f�rant ni � une norme constitutionnelle ni m�me au CPC pour motiver son propos, le grief doit donc �tre rejet�.
Le recourant se plaint ensuite p�le-m�le de la violation de la "convention internationale des droits de l'enfant", de celle du "droit f�d�ral" et d'"arbitraire", sans que l'on sache vraiment � quelles critiques, du reste diss�min�es de mani�re d�sordonn�e tout au long du m�moire, chacun de ces griefs se rattache, au motif que les enfants n'ont pas �t� repr�sent�s par un curateur durant la proc�dure. En substance, il avance que, au vu du litige au sujet de la garde, l'autorit� cantonale aurait d� nommer d'office un curateur afin de d�fendre l'int�r�t des enfants et de faire valoir leur position.
4.1.1 Selon l'art. 299 al. 1 CPC, le tribunal ordonne si n�cessaire la repr�sentation de l'enfant et d�signe un curateur exp�riment� dans le domaine de l'assistance et en mati�re juridique. L'alin�a 2 de cette norme pr�cise que le tribunal examine s'il doit instituer une curatelle, en particulier lorsque les parents d�posent des conclusions diff�rentes relatives � l'attribution de l'autorit� parentale ou du droit de garde ou � des questions importantes concernant leurs relations personnelles avec l'enfant (let. a), de m�me que si l'autorit� tut�laire ou l'un des parents le requi�rent (let. b). L'alin�a 3 de cette norme ajoute que, sur demande de l'enfant capable de discernement, le tribunal d�signe un repr�sentant, l'enfant pouvant former un recours contre le rejet de sa demande.
L'art. 299 CPC reprend pour l'essentiel la r�glementation de l'art. 146 aCC, de sorte que la jurisprudence rendue sous l'ancien droit s'applique, �tant � nouveau rappel� que, dans un recours de l'art. 98 LTF, seul le grief d'application arbitraire de l'art. 299 CPC peut �tre examin� par le Tribunal f�d�ral (cf. supra consid. 2).
4.1.2 Le juge doit examiner d'office si l'enfant doit �tre repr�sent� par un curateur, en particulier dans les situations �num�r�es � l'art. 299 al. 2 CPC. M�me dans ces situations, la d�signation d'un curateur n'a n�anmoins pas lieu automatiquement et le juge n'est pas tenu de rendre une d�cision formelle � ce propos (arr�t 5C.274/2001 du 23 mai 2002 consid. 2.5.2, publi� in FamPra.ch 2002 p. 845); il s'agit d'une possibilit� qui rel�ve du pouvoir d'appr�ciation du juge (arr�ts 5A_619/2007 du 25 f�vrier 2008 consid. 4.1 et les r�f�rences, publi� in FamPra.ch 2008 p. 700; 5A_735/2007 du 28 janvier 2008 consid. 4.1, publi� in FamPra.ch 2008 p. 449). En revanche, si l'enfant capable de discernement requiert lui-m�me la nomination d'un curateur, le juge doit y donner suite (arr�ts 5A_619/2007 du 25 f�vrier 2008 consid. 4.1, publi� in FamPra.ch 2008 7 p. 700; 5C.210/2000 du 27 octobre 2000 consid. 2b, publi� in FamPra.ch 2001 p. 606).
4.2 En l'esp�ce, il faut d'embl�e relever que, � l'appui de son propos, le recourant offre des preuves nouvelles (lettres des enfants � leur m�re du 31 mai 2012 ainsi qu'au magistrat de premi�re instance des 30 et 31 mai 2012), qui sont irrecevables devant l'instance f�d�rale (cf. supra consid. 2.1 in fine). Par ailleurs, il affirme sans aucune r�f�rence aux pi�ces du dossier, et donc de mani�re tout aussi irrecevable, que "les deux enfants demandent � ce que leur point de vue et leur int�r�t soit d�fendu (sic!) par un avocat dans la proc�dure de divorce".
Certes, aucun des magistrats pr�c�dents n'a examin� la n�cessit� d'ordonner une curatelle de repr�sentation comme le prescrit l'art. 299 al. 2 let. b CPC, alors que les parties ont d�pos� des conclusions divergentes en mati�re d'attribution du droit de garde. Toutefois, le SPMi a rendu un rapport, dont il ne ressort pas la n�cessit� de nommer un curateur aux enfants malgr� la pr�carit� de l'accord entre les parents, ceux-ci ayant d'abord exprim� leur d�saccord sur le droit de garde lors de l'audience de premi�re instance le 22 juin 2010, puis conclu un accord extrajudiciaire le 15 octobre 2010. Ensuite, le recourant a eu l'occasion de d�poser un m�moire �crit et motiv� devant l'instance cantonale; il a par ailleurs comparu personnellement devant cette autorit�, sans pour autant requ�rir la nomination d'un curateur. Enfin, l'autorit� cantonale a elle-m�me proc�d� � l'audition des enfants. Ainsi, bien que l'autorit� cantonale n'ait pas examin� si elle devait instituer une curatelle de repr�sentation, la d�cision attaqu�e ne proc�de n�anmoins pas de l'arbitraire, la seule circonstance d'un litige relatif au droit de garde, dont l'intensit� n'exc�de pas celle que la plupart des couples rencontre lors d'une proc�dure de s�paration, ne suffisant pas, sous l'angle de l'art. 9 Cst., pour annuler la d�cision rendue � titre provisionnel.
Au vu de ce qui pr�c�de, le grief d'arbitraire dans l'application de l'art. 299 CPC doit �tre rejet�.
Dans la mesure o� le recourant entendrait en r�alit� aussi se plaindre de la violation de l'art. 12 CDE, il se m�prend sur le contenu de cette norme, soit la protection du droit de l'enfant d'exprimer librement son opinion sur toute question l'int�ressant. Le repr�sentant n'est qu'un interm�diaire � cette fin, si l'audition directe de l'enfant n'est pas indiqu�e au vu de sa capacit� � se former sa propre opinion (arr�t 5P.250/2001 du 17 avril 2002 consid. 2a, publi� in FamPra.ch 2002 p. 605). Or, comme dit pr�c�demment (cf. supra consid. 3.2), l'autorit� cantonale a respect� ce droit, en auditionnant les enfants, et le recourant soutient lui-m�me que les enfants sont capables de se forger un avis et d'exprimer celui-ci sur la question de la garde.
En invoquant de mani�re toute g�n�rale, la "violation du droit f�d�ral", le recourant conclut � ce que la garde des enfants lui soit attribu�e. On d�duit de sa motivation qu'il reproche � l'autorit� cantonale d'avoir m�connu le bien des enfants pour rendre sa d�cision et d'avoir ignor� l'avis de ces derniers, de sorte que sa d�cision serait arbitraire au sens de l'art. 9 Cst.
5.1 L'autorit� cantonale a jug� qu'au vu des difficult�s rencontr�es par les parties quant � l'organisation de la garde des enfants et quant aux questions financi�res, la garde partag�e ne pouvait pas �tre prononc�e. Elle a ensuite retenu que chaque parent semblait disposer de bonnes capacit�s �ducatives. N�anmoins, compte tenu de l'activit� professionnelle du recourant, qui exer�ait de surcro�t deux activit�s, et du ch�mage de la m�re, certes passager, il y avait lieu d'attribuer la garde � la m�re compte tenu de la plus grande disponibilit� de celle-ci.
5.2.1 En vertu de l'art. 176 al. 3 CC, relatif � l'organisation de la vie s�par�e et applicable par analogie aux mesures provisionnelles (art. 137 al. 2 aCC), lorsque les �poux ont des enfants mineurs, le juge ordonne les mesures n�cessaires d'apr�s les dispositions sur les effets de la filiation (art. 273 ss CC); il peut, notamment, attribuer la garde des enfants � un seul des parents. La r�gle fondamentale en ce domaine est l'int�r�t de l'enfant, celui des parents �tant rel�gu� � l'arri�re-plan. Au nombre des crit�res essentiels entrent en ligne de compte les relations personnelles entre parents et enfants, les capacit�s �ducatives respectives des parents, leur aptitude � prendre soin de l'enfant personnellement et � s'en occuper, ainsi qu'� favoriser les contacts avec l'autre parent; il faut choisir la solution qui, au regard des donn�es de l'esp�ce, est la mieux � m�me d'assurer � l'enfant la stabilit� des relations n�cessaires � un d�veloppement harmonieux des points de vue affectif, psychique, moral et intellectuel (ATF 136 I 178 consid. 5.3). Lorsque les enfants ont une bonne relation avec leurs deux parents et que tant la m�re que le p�re sont capables d'�duquer leurs enfants, le juge doit donner une importance pr�pond�rante aux crit�res de la disponibilit� et de la stabilit� des parents, m�me si l'attribution de la garde reposant sur ces crit�res ne correspond pas au souhait des enfants (arr�ts 5P.345/2005 du 23 d�cembre 2005 consid. 3.4 et 3.5, publi� in FamPra.ch 2006 p. 469; 5P.14/2004 du 23 f�vrier 2004 consid. 3.1 et les r�f�rences, publi� in FamPra.ch 2005 p. 155). L'instauration d'un droit de garde conjoint n�cessite l'accord des deux parents et ne peut �tre impos�e � l'un d'entre eux contre sa volont�. Il n'est pas possible de contourner cette condition en accordant un large droit de visite au conjoint ne b�n�ficiant pas de la garde (arr�t 5A_497/2011 du 5 d�cembre 2011 consid. 2.1.3 et les r�f�rences).
5.2.2 En l'esp�ce, il faut d'embl�e relever, comme d�j� dit, que les offres de preuves que le recourant produit pour la premi�re fois en instance f�d�rale, notamment les lettres des enfants � leur m�re et au juge de premi�re instance, ainsi que ses affirmations sur sa disponibilit� encore plus �tendue � prendre en charge les enfants en raison de son futur licenciement, sont nouveaux, partant irrecevables (cf. supra consid. 2.1 in fine). Par ailleurs, l'est aussi, mais pour d�faut de motivation conforme au principe d'all�gation (cf. supra consid. 2.2), l'�tat de fait que le recourant dresse dans les premi�res pages de son recours (p. 1 � 8). Sans invoquer la violation d'un de ses droits constitutionnels, il pr�sente de mani�re totalement appellatoire, sa propre appr�ciation des circonstances, sans s'attaquer aux faits tels qu'arr�t�s en instance cantonale et, en grande partie, sans se r�f�rer pr�cis�ment aux pi�ces du dossier cantonal.
S'agissant de l'application arbitraire des r�gles relatives � l'attribution de la garde, le recourant ne d�montre pas, par son argumentation, que l'autorit� cantonale aurait rendu une d�cision arbitraire, au sens de l'art. 9 Cst., en attribuant la garde des enfants � l'intim�e, � titre de mesures provisionnelles durant la proc�dure de divorce. Selon la d�cision attaqu�e, les parents disposent de capacit�s �ducatives �gales. L'�pouse, au ch�mage, est actuellement plus disponible que le recourant qui travaille � plein temps. Au vu de l'�tat de fait tel qu'arr�t� en instance cantonale, les enfants n'ont pas exprim� un d�sir d'attribution qui refl�terait un lien affectif �troit, voire exclusif, avec l'un des parents, �tant rappel� que, contrairement � ce que semble soutenir le recourant lorsqu'il se pr�vaut de l'avis des enfants, la prise en compte de l'avis de l'enfant ne signifie pas qu'il faille lui demander s'il veut continuer � vivre aupr�s de son p�re ou de sa m�re, mais que le juge doit plut�t se faire une id�e de l'importance qu'ont les parents aux yeux de l'enfant (arr�t 5P.345/2005 du 23 d�cembre 2005 consid. 3.5, publi� in FamPra.ch 2006 p. 469). Or, en tout �tat de cause, il est incontest� que les enfants entretiennent de bonnes relations avec leurs deux parents.
Partant, le grief d'arbitraire dans l'application des r�gles r�gissant l'attribution de la garde des enfants � titre de mesures provisionnelles doit �tre rejet�.
Au vu du sort r�serv� au grief relatif au droit de garde, les conclusions du recourant sur le droit de visite de l'intim�e deviennent sans objet.
Le recourant pr�sente ensuite une s�rie de critiques de fait concernant sa situation financi�re, la charge fiscale support�e par son �pouse ou l'�tat de concubinage dans lequel celle-ci vivrait. Ces critiques sont toutes irrecevables: le recourant ne se pr�vaut de la violation d'aucune norme constitutionnelle dans l'�tablissement des faits; en outre, soit il pr�sente des moyens nouveaux � l'appui de son propos - il n'a pas pr�sent� ces critiques devant l'instance pr�c�dente et offre des preuves devant l'instance f�d�rale, sans pr�tendre, en les d�signant avec pr�cision par r�f�rence aux pi�ces du dossier, avoir d�j� produit ces pi�ces devant l'autorit� cantonale, ni, a fortiori, que celle-ci les aurait � tort ignor�es -, soit il ne s'en prend pas � l'appr�ciation des preuves � laquelle l'autorit� cantonale a proc�d�, mais se borne � y opposer des affirmations, du reste impr�cises. Il sied au surplus de relever que le recourant semble manifestement se m�prendre sur le r�le du Tribunal f�d�ral et les caract�ristiques du recours en mati�re civile de l'art. 98 LTF, lorsque, pour peu qu'on le comprenne, il requiert, non pas la r�forme, mais la modification de la contribution d'entretien en fonction de sa situation financi�re actualis�e, de sorte que toute conclusion dans ce sens est irrecevable.
Par ailleurs, la conclusion du recourant selon laquelle celui-ci requiert que le point de d�part de la contribution d'entretien soit fix� � la date de l'arr�t f�d�ral au motif, pour peu qu'on le comprenne, qu'il continue de s'occuper des enfants la moiti� de la semaine et � prendre en charge une partie de leur co�t d'entretien, elle est irrecevable non seulement parce que le recourant n'invoque pas la violation d'un droit constitutionnel, mais aussi parce qu'il invoque des faits nouveaux.
Enfin, le recourant soutient que devrait �tre prise en compte dans ses propres charges la part du loyer imput�e � son fils a�n�, majeur, au motif qu'il n'a "pas � faire de diff�rences entre les enfants quant � leur entretien". Ce faisant, il ne s'en prend pas � la motivation de l'arr�t attaqu�, par laquelle l'autorit� pr�c�dente a expliqu� pourquoi il se justifiait pr�cis�ment de diff�rencier l'entretien d� � un enfant majeur et celui d� � un enfant mineur. Cette critique ne r�pond, une fois de plus, pas aux exigences du principe d'all�gation, de sorte qu'elle est irrecevable (cf. supra consid. 2.1).
En cons�quence, le recours doit �tre rejet�, dans la tr�s faible mesure de sa recevabilit�, aux frais de son auteur (art. 66 al.1 LTF). Il n'est pas allou� de d�pens, �tant donn� que l'effet suspensif requis par le recourant et � l'octroi duquel l'intim�e s'est enti�rement oppos�e, a �t� partiellement admis (art. 68 al.1 LTF). Non motiv�e, dans la mesure o� seule la situation de ch�mage est invoqu�e, la requ�te d'assistance judiciaire d�pos�e par l'intim�e est rejet�e.
La requ�te d'assistance judiciaire d�pos�e par l'intim�e est rejet�e.

References: ATF 
in fine
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