Source: http://www.urantia.nyc/fre01/086.html
Timestamp: 2019-05-22 01:37:10+00:00

Document:
Livre d'Urantia, Fascicule 86. L’évolution primitive de la religion
Fascicule 86. L’évolution primitive de la religion
§ 1. Le hasard : chance et malchance
§ 2. La personnification du hasard
§ 3. La mort — l’inexplicable
§ 4. Le concept de la survie après la mort
§ 5. Le concept de l’âme fantôme
§ 6. L’environnement des esprits fantômes
§ 7. La fonction de la religion primitive
86:1.1 (950.3) À côté du besoin naturel d’adoration, la religion évolutionnaire primitive avait ses racines originelles dans l’expérience humaine du hasard – ce que vous appelez chance, les évènements ordinaires. L’homme primitif chassait pour se nourrir. Les résultats de la chasse sont nécessairement variables, et cela donne une origine certaine aux expériences que les hommes interprètent comme chance et malchance. La mauvaise chance était un facteur important dans la vie d’hommes et de femmes vivant à la limite incertaine d’une existence précaire et harassante.
86:1.3 (950.5) Cette peur toujours présente de la malchance était paralysante. Pourquoi travailler dur et récolter la malchance – donner quelque chose pour rien – quand on peut se laisser porter et risquer d’avoir de la chance – obtenir quelque chose pour rien ? Les irréfléchis oublient la bonne chance – ils la considèrent comme un dû – mais ils se rappellent douloureusement la malchance.
86:1.4 (950.6) Les hommes primitifs vivaient dans l’incertitude et la peur constante du hasard – de la malchance. La vie était un passionnant jeu de hasard ; l’existence était une affaire de chance. Il n’y a rien d’étonnant à ce que les gens partiellement civilisés croient encore à la chance et manifestent un reste de prédisposition pour les jeux de hasard. Les hommes primitifs alternaient entre deux puissants intérêts : la passion d’obtenir quelque chose pour rien et la peur de ne rien obtenir pour quelque chose. Et ce jeu de hasard de l’existence était l’intérêt majeur et la fascination suprême du mental du sauvage primitif.
86:2.7 (952.2) Toutes les religions ne se développèrent cependant pas en partant de l’animisme. D’autres concepts du surnaturel étaient contemporains de l’animisme, et ces croyances conduisirent aussi à l’adoration. Le naturalisme n’est pas une religion – il est né de la religion.
86:4.4 (953.3) Le sauvage finit par concevoir qu’il était un être double – corps et souffle. Le souffle moins le corps équivalait à un esprit, à un fantôme. Bien que les esprits ou fantômes aient eu nettement une origine humaine, on les considéra comme suprahumains. Cette croyance à l’existence d’esprits désincarnés semblait expliquer les évènements inhabituels, l’extraordinaire, l’exceptionnel et l’inexplicable.
86:4.7 (953.6) Les hommes primitifs ne nourrissaient aucune idée d’enfer ni de punitions futures. Les sauvages imaginaient la vie après la mort exactement comme la vie présente, moins la malchance. Plus tard, on conçut une destinée séparée pour les bons fantômes et les mauvais fantômes – le ciel et l’enfer. Les membres de beaucoup de races primitives croyaient que l’homme débutait dans la vie suivante à l’état exact où il avait quitté la vie présente ; c’est pourquoi l’idée de devenir vieux et décrépit ne leur souriait pas. Les gens âgés préféraient de beaucoup être tués avant de devenir trop impotents.
86:5.10 (954.9) De bonne heure dans l’évolution, on considéra le sommeil comme prouvant que l’âme fantôme pouvait s’absenter du corps, et l’on croyait pouvoir la rappeler en disant ou en criant le nom du dormeur. Dans d’autres formes d’inconscience, on croyait que l’âme était plus lointaine, cherchant peut-être à s’échapper pour de bon – la mort imminente. On envisageait les rêves comme les expériences de l’âme durant le sommeil, lors de son absence temporaire du corps. Les sauvages estiment que leurs rêves sont aussi réels que toute autre partie de leur expérience éveillée. Les anciens prirent l’habitude d’éveiller graduellement les dormeurs pour donner à l’âme le temps de réintégrer le corps.

References: § 1

§ 2

§ 3

§ 4

§ 5

§ 6

§ 7