Source: https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/P-31.6/page-1.html
Timestamp: 2020-06-06 11:24:58+00:00

Document:
Sanctionnée 1991-10-02
Loi concernant la rémunération du secteur public fédéral et modifiant une loi en conséquence
1 Loi sur la rémunération du secteur public .
agent négociateur S’entend :
a) dans le cas des salariés régis par la partie I du Code canadien du travail , au sens du paragraphe 3(1) de cette loi;
b) dans le cas des salariés régis par la Loi sur les relations de travail au Parlement , au sens de l’article 3 de cette loi;
c) dans le cas des salariés régis par la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique , au sens de l’article 2 de cette loi. (bargaining agent)
grève S’entend :
c) dans le cas des salariés régis par la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique , au sens de l’article 2 de cette loi. (strike)
régime de rémunération Ensemble de dispositions, quel que soit leur mode d’établissement, régissant la détermination et la gestion des rémunérations; constituent notamment des régimes de rémunération les dispositions de cette nature figurant dans les conventions collectives et les décisions arbitrales ou établies soit par accord entre l’employeur et un salarié, soit par l’employeur seul, soit par une loi fédérale ou conformément à celle-ci. (compensation plan)
rémunération Toute forme de salaire, de gratification ou d’avantage assuré, directement ou indirectement, par l’employeur ou en son nom à un salarié ou à son profit, à l’exception de ceux assurés en conformité avec :
a) soit la Loi sur les prestations de retraite supplémentaires ou une loi fédérale ou un règlement figurant à l’annexe I de cette loi;
a.1) soit la Loi sur la pension de la fonction publique , la Loi sur la pension de retraite des Forces canadiennes , la Loi sur la pension de retraite de la Gendarmerie royale du Canada et la Loi sur les régimes de retraite particuliers ;
b) soit des instructions, lignes directrices, règles ou accords qui, selon le cas :
(i) résultent de recommandations du Conseil national mixte de la fonction publique et ont été approuvés par le Conseil du Trésor,
(ii) ont été établis soit par accord entre l’employeur et un salarié représenté par un agent négociateur, soit par l’employeur seul, sur une question qui, de l’avis du Conseil du Trésor, est déjà visée par les instructions, lignes directrices, règles ou accords résultant des recommandations prévues au sous-alinéa (i) ou est liée à une telle question;
b.1) soit les dispositions de la Directive sur le réaménagement des effectifs, entrée en vigueur le 15 décembre 1991, établie sur la recommandation du Conseil national mixte de la fonction publique et approuvée par le Conseil du Trésor, dans sa version modifiée sur recommandation du Conseil national mixte et approuvée par le Conseil du Trésor ou conformément à l’article 11 de la Loi sur la gestion des finances publiques ou à toute autre loi, portant sur les circonstances qui découlent du transfert prévu à l’alinéa 11(2)g.1) de cette loi;
c) soit l’éventuel versement, à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente loi, à un salarié dont le taux de salaire ne dépasse pas 27 500 $ ou à son profit d’un montant forfaitaire égal :
(i) dans le cas du salarié dont le taux de salaire ne dépasse pas 27 000 $, à 500 $,
(ii) dans le cas du salarié dont le taux de salaire tout en dépassant 27 000 $ ne dépasse pas 27 500 $, à la fraction de 500 $ qui correspond à l’excédent de son taux de salaire sur 27 000 $;
d) soit l’éventuel versement, dans les circonstances qui découlent du transfert prévu à l’alinéa 11(2)g.1) de la Loi sur la gestion des finances publiques , d’une indemnité de départ ou de crédits de congés payés acquis mais non utilisés. (compensation)
salarié Personne qui a droit à une rétribution ou à un taux de salaire fixe ou vérifiable pour les fonctions dont elle s’acquitte. La présente définition exclut les personnes visées par le Règlement sur l’embauchage à l’étranger ainsi que celles recrutées sur place à l’étranger et dont les postes sont exemptés, en tout ou en partie, de l’application de la Loi sur l’emploi dans la fonction publique conformément à l’article 41 de cette loi. (employee)
taux de salaire Taux unique de salaire ou fourchette salariale, y compris les rajustements de coût de la vie, ou, à défaut de ce taux ou de cette fourchette, tout montant fixe ou vérifiable de salaire. Sont exclus de la présente définition les allocations, bonis, primes, indemnités ou autres avantages versés dans des circonstances déterminées par arrêté du Conseil du Trésor. (wage rate)
Note marginale :Expiration des régimes de rémunération
(2) À moins qu’il ne comporte une date d’expiration, un régime de rémunération est, pour l’application de la présente loi, réputé expirer la veille du jour où les taux de salaire qu’il prévoit seraient normalement révisés.
1991, ch. 30, art. 2
1993, ch. 13, art. 2
1994, ch. 18, art. 2
1996, ch. 18, art. 12
3 (1) La présente loi s’applique aux salariés employés :
a) dans les ministères et administrations mentionnés à l’annexe I;
b) dans les conseils, commissions, sociétés et autres organismes mentionnés à l’annexe II;
c) par le Sénat, la Chambre des communes, la Bibliothèque du Parlement, le Service de protection parlementaire et le bureau du directeur parlementaire du budget.
(2) La présente loi s’applique également :
a) au personnel des ministres, des sénateurs et des députés;
b) aux administrateurs des sociétés mentionnées à l’annexe II;
c) aux militaires et officiers des Forces canadiennes;
d) aux membres et officiers de la Gendarmerie royale du Canada.
Ces personnes sont, pour l’application de la présente loi, assimilées à des salariés.
(3) La présente loi s’applique en outre aux personnes nommées par le gouverneur en conseil dans les administrations mentionnées à l’annexe I ou dans les conseils, commissions, sociétés ou autres organismes mentionnés à l’annexe II; ces personnes sont, pour l’application de la présente loi, assimilées à des salariés.
(3.1) La présente loi, à l’exception des paragraphes 5(1) et (2), de l’article 6, des paragraphes 9(1) à (3) et des articles 10 et 11, s’applique en outre aux personnes suivantes, qui sont assimilées à des salariés :
c) le gouverneur et le sous-gouverneur de la Banque du Canada.
(4) Il demeure entendu que la présente loi ne s’applique pas aux personnes engagées à titre d’entrepreneurs indépendants.
1991, ch. 30, art. 3
1993, ch. 13, art. 3
2015, ch. 36, art. 150
2017, ch. 20, art. 185
Prorogation des régimes de rémunération
5 (1) Sous réserve de l’article 11, le régime de rémunération en vigueur le 26 février 1991 pour les salariés visés par la présente loi, notamment tout régime de rémunération prorogé en vertu de l’article 6, est prorogé de six ans à compter de la date prévue, en l’absence du présent article, pour son expiration.
Note marginale :Maintien de la rémunération
(1.1) Malgré toute autre disposition de la présente loi, à l’exception du paragraphe (1.2), ou malgré toute disposition d’un régime de rémunération, les salariés n’ont pas droit aux augmentations d’échelon — qu’elles résultent de l’acquisition d’un niveau de formation ou de compétence supérieur ou soient fondées sur le mérite ou le rendement —, aux augmentations à l’intérieur des fourchettes salariales ni aux primes de rendement, ni aux autres formes de rémunération similaires que comporterait, en l’absence du présent paragraphe, leur régime de rémunération, et ce pendant la période de deux ans commençant à la date d’entrée en vigueur du présent paragraphe.
Note marginale :Années d’expérience
(1.2) La période visée au paragraphe (1.1) n’est pas prise en compte dans le calcul, en fonction du nombre d’années d’expérience, de l’augmentation de toute forme de rémunération visée à ce paragraphe.
(2) Pour l’application du paragraphe (1), un régime de rémunération est réputé en vigueur le 26 février 1991 si les parties sont auparavant convenues par écrit de l’établir de façon qu’il entre en vigueur à l’expiration du régime de rémunération précédent et s’il est établi au plus tôt à cette date sans modification.
(3) Le régime de rémunération des personnes visées au paragraphe 3(3.1) en vigueur au 10 décembre 1992 est prorogé de quatre ans à compter de la date prévue, en l’absence du présent paragraphe, pour son expiration.
1991, ch. 30, art. 5
1993, ch. 13, art. 4
1994, ch. 18, art. 3

References: art. 2
 art. 2
 art. 2
 art. 12
 art. 3
 art. 3
 art. 150
 art. 185
 art. 5
 art. 4
 art. 3