Source: http://dictionnaire-journaux.gazettes18e.fr/journal/0150-bibliotheque-choisie
Timestamp: 2020-08-07 12:55:56+00:00

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BIBLIOTHÈQUE CHOISIE | Dictionnaire des journaux
Vingt-huit tomes : 1703-1713. Le t. XXVIII (Table alphabétique des auteurs, livres et matières dont il est parlé dans tout l'ouvrage) paraît en 1718.
Périodicité annoncée : un tome de dix-huit feuilles tous les six mois (t. I, Avertissement), puis, à partir de 1705, tous les quatre mois (t. VI, Avertissement), le t. VII étant annoncé pour août environ. A partir de 1710, un tome de douze feuilles tous les trois mois dont il sera fait deux volumes par an (t. XIX, Avertissement), le t. XX étant annoncé pour fin mars.
T. I-II : 1703 ; t. III-IV : 1704 ; t. V-VII : 1705 ; t. VIII-X : 1706 ; t. XI-XIV : 1707 ; t. XV-XVI : 1708 ; t. XVII-XVIII : 1709 ; t. XIX-XXI : 1710 ; t. XXII-XXIII : 1711 ; t. XXIV-XXV, I : 1712 ; t. XXV, II-XXVII : 1713 ; t. XXVIII : 1718.
Les t. I-XIX sont composés de plusieurs articles dont le nombre varie, si l'on ne tient pas compte des erreurs de numérotation, de 9 à 15. Nombre de pages de ces tomes : de 410 à 446. Les t. XX-XXVII sont chacun composés de deux parties qui sont elles-mêmes composées de différents articles (de 4 à 15). Nombre de pages de ces tomes : de 449 à 464.
Le t. XXVIII, lui, est de 390 p.Les t. I-IX, XII, XVII, XIX, XXI, I et XXVIII comprennent des avertissements (pages non numérotées).
Illustrations : t. I-XXVII : un arbre sur le tronc duquel un écureuil appuie ses deux pattes de devant ; sous le feuillage, flotte une banderole où l'on lit : Quaerendo (ou : Querendo).
T. XXVIII, frontispice : dans le cadre d'une bibliothèque, un écrivain, assis à une table, est penché sur son feuillet, une plume à la main ; à sa droite, un personnage, debout, tient un flambeau ; au pied de la table, trois petits Amours dont l'un achève d'écrire sur une tablette : Bibliothèque Par Jean Le Clerc. J : Wandelaar inv : et fecit
T. XI, art. 2 : planche ; t. XXII, II, art. 2 : 4 planches.
A Amsterdam, chez Henry (Henri) Schelte (t. I-XXVII). A Amsterdam, chez les Frères Wetstein (t. XXVIII).
Jean LE CLERC.
Collaborateurs occasionnels : Jean Barbeyrac (t. XVII, art. 7), Louis Cappel (XIII, 4), Philippe Della Torre (XVII, 3), Jean Gagnier (XXV, I, 2), Pierre-Daniel Huet (X, 3), Ludolf Kuster (XXIV, I, 2), Jacques Lenfant (XVI, 5 ; XVIII, 5 ; XXI, I, 2 ; XXIII, II, 2), Paul Rapin de Thoyras (XVI, 1 ; XX, I, 3 ; XXI, I, 3 ; XXII, II, 4 ; XXIII, II, 1 ; XXIV, II, 1 ; XXVI, I, 1 ; XXVII, II, 1).
Contenu annoncé : mêlés à des «dissertations de critique ou d'autres matières», «propres à éclaircir quelque recoin des sciences», des extraits «de toutes sortes de livres tant imprimés il y a longtemps que nouvellement mis au jour» (t. I, Avertissement), dans la mesure du moins où ils sont bons et utiles (t. II, Avertissement). Donnés sans ordre et sans égard au temps de parution des livres, ces extraits seront composés avec exactitude, en dehors des querelles autant que possible, dans le souci de «perfectionner diverses recherches» (t. I, Avertissement), et à l'intention non des savants ni des ignorants, mais de ceux qui, ayant «quelque teinture des choses dont on parle» (t. IX, p. 245), «ne peuvent pas s'attacher à la lecture de toutes sortes de livres». Ils pourront être également utiles aux jeunes gens «qui commencent à prendre quelque goût à l'étude» (t. I, Avertissement).
Contenu réel : qu'il s'agisse de pièces – Remarques, Sentiments, Examens, Lettres... – envoyées par des correspondants connus ou inconnus et que Le Clerc reproduit en latin même ou en traduction française, qu'il s'agisse de dissertations personnelles ou des extraits, souvent nécessairement longs (t. XIV, p. 412), relatifs à des ouvrages tout récemment publiés (parfois encore sous presse) ou plus anciens (jusqu'au XVe siècle) mais édités ou réédités au cours du XVIIe siècle et au début du XVIIIe en Europe et écrits soit en latin (le plus généralement), soit en français (à moins qu'ils n'aient été traduits en français), soit encore en anglais, italien, espagnol, voire flamand, les domaines abordés sont les suivants : – sciences : mathématiques, géométrie, physique générale, optique, mécanique, histoire naturelle, anatomie ; – droit : naturel, public, ecclésiastique ; – et surtout, a) histoire (liée à la chronologie et à la géographie) : ancienne et moderne, profane, sacrée et ecclésiastique (place privilégiée de l'histoire de France, de l'Angleterre et de ses colonies américaines, des Provinces-Unies et attention particulière donnée aux recueils d'actes et monuments propres à authentifier le discours historique) ; b) numismatique et épigraphie ; c) belles-lettres : (ré)éditions critiques d'œuvres de l'Antiquité grecque et latine (notamment les éditions d'Angleterre, Oxford et Cambridge, et des Provinces-Unies) et d'œuvres des érudits et humanistes des XVe et XVIe siècles ; études de philologie (grammaires, langues et dictionnaires) ; Vies et Eloges de savants anciens et modernes : Boëce (XVI), Erasme (V et VI), Limborch (XXIV, II), Locke (VI : Eloge composé à partir d'un mémoire de Shaftesbury), Pythagore (X), Shaftesbury (VII : Vie composée à partir d'éléments tirés de papiers de Locke), Spanheim (XXII, I), Sulpice Sévère (XX, II), Van Dale (XVII), Volder (XVIII) ; d) philosophie : antique, orientale et moderne ; e) religion : la «théologie païenne», le judaïsme, le christianisme et ses sectes, le mahométisme ; livres saints (versions, (ré)éditions, traductions, paraphrases, commentaires, explications, notes et remarques critiques, harmonies évangéliques) et livres des Pères de l'Eglise, des rabbins et de la Cabale ; problèmes métaphysiques et controverses théologiques : Dieu, âme, Création, dogmes (notamment Trinité, Transsubstantiation, Prédestination, Eternité des peines), miracles et prophéties, sacrements ; prédication ; dévotion, morale chrétienne.
Principaux centres d'intérêt : a) le grand nombre de recherches curieuses et érudites et la claire conscience des liens qui existent entre les différentes sciences pour une meilleure intelligence des choses ; b) l'attention portée à tout ce qui relève de l'art de la critique (cf. compte rendu de la 4e édition de l'Ars critica, XXIV, I et II), c'est-à-dire de l'art d'entendre les Anciens qui, depuis le XVIIe siècle, a fait tant de progrès et dont les règles sont rappelées (I, 4 ; XI, 7), soit que Le Clerc, présentant des œuvres (ré)éditées de l'Antiquité sacrée, chrétienne ou profane, rapporte, approuve, discute ou qu'il propose lui-même leçons et versions, restitutions, corrections et conjectures, interprétations, à la lumière de l'étymologie (hébraïque, grecque...) et de la comparaison des manuscrits et des éditions successives. D'où les fréquentes références aux grands érudits des XVe-XVIIe siècles (Baronius, I. Casaubon, Cellarius, R. et H. Estienne, D. et N. Heinsius, Tannegui Lefebvre, Saumaise, Scaliger, Henri de Valois, Vossius...) ; c) les abrégés des chapitres I-VII de la Cosmologia Sacra (1701) de Nehemiah Grew (t. I-III) et surtout les extraits des chapitres I-V de The True Intellectual System of the Universe (1678) de Cudworth (t. I-III, V, VII-IX), chaque extrait constituant «une matière distincte» que Le Clerc, lecteur attentif, traduit en français à l'adresse de ceux qui ne peuvent pas recourir à l'original et qu'il accompagne de réflexions et de remarques («un des plus grands ornements» de la Bibliothèque choisie, IX, Avertissement) ; les extraits des tomes I-VIII des Foedera, Conventiones, Litterae et cujuscumque generis Acta Publica de Thomas Rymer (t. XVI, XX-XXIV, XXVI-XXVII) et de The History of the Rebellion and Civil War in England being in the year 1641 (1705-1706) de E. Clarendon (t. XVIII-XIX) ; d) l'admiration du journaliste pour l'Angleterre, ses penseurs (Locke, l'ami), son culte des belles-lettres et des sciences, sa religion et son Eglise, sa constitution et son gouvernement, sa Reine... ; pour la Hollande et les Provinces-Unies, autre terre de liberté et de vérité en Europe, et pour leurs illustres savants : Erasme, Grotius, «l'incomparable» (t. III, Avertissement), Huygens ; e) les rapports étroits entre le périodique et les autres œuvres de l'auteur (religieuses, philosophiques, critiques...) qui sont maintes fois invoquées et qui, à l'occasion d'éditions ou de rééditions, peuvent même faire l'objet d'un article distinct où le dessein et la méthode sont définis et des remarques nouvelles apportées ; les allusions et renseignements relatifs à la vie de Le Clerc et à ses différents travaux (cf. notamment XVI, 2 ; XXI, II, 2 ; XXVI, I, 3) ; f) la position religieuse de celui qui tient à se défendre de l'accusation de socinianisme (III, 9 ; X, 8 ; XVIII, 12 ; XXIV, II, 2) ou même de spinozisme (XXI, I, 1) et qui ne cesse de réaffirmer son attachement à la foi des «Remontrans», confiant dans le Nouveau Testament (qui n'a rien de contraire à la droite raison) et partisan de la liberté de conscience et d'examen à l'encontre de tout ce qui est autorité (pouvoir souverain ou puissances ecclésiastiques), tradition (de là les réserves qui s'imposent à l'égard des Pères de l'Eglise), superstition et aveugle crédulité, contrainte et Inquisition ; g) les querelles auxquelles Le Clerc se trouve en butte. Bien qu'il prétende faire preuve de modération et d'équité et se pose en esprit soucieux du seul intérêt de la vérité, il ne manque pas de répondre à ses adversaires, grammairiens, théologiens, savants...: – jésuites, auteurs de ce Journal de Trévoux «consacré à toutes sortes de fadaises» (XVIII, p. 304) et prêt à combattre «tout ce qui se dit de raisonnable dans toute l'Europe» (VII, p. 379) : dénonciation des ignorances, erreurs, paradoxes et chimères du père Hardouin (XIV-XVIII) ; cependant la valeur des Bourdaloue, Pétau, Vavasseur... est reconnue ; – bénédictins : démêlé avec le père Martianay (XVII) ; – évêques anglicans : R. Kidder et D. Whitby (IV) ou ministres : Ph. Mesnard (XVIII) ; – érudits : P. Burman (XIX, XX, II), Gronovius (XXIV, I), Perizonius (III) ; – philosophes : dispute avec Bayle, cet «ennemi de toute religion et de toute bonne philosophie» (XII, Avertissement), au sujet de la Providence, de la bonté et de la sainteté de Dieu ou encore au sujet des «natures plastiques» de Cudworth (V, VI, IX-XII).
Signalons enfin le différend Boileau – Huet sur une réflexion du Sublime de Longin, Le Clerc se rangeant aux côtés de l'évêque d'Avranches et se trouvant exposé aux injures des partisans de Boileau (X, XXVI, I).
Principaux auteurs cités ou étudiés : en dehors des auteurs déjà mentionnés, relevons les noms suivants : Addison, R. Bentley, Berkeley, Buchanan, S. Clarke, H. Dodwel, Newton, Temple, Tillotson, Tindal, Wotton ; Pufendorf ; B. Aldrete ; Bossuet, J. Chardin, Dacier, Fénelon, Jurieu, P. Pagi, Rabelais, R. Simon, de Thou, Saint-Evremond ; 's Gravesande,
Hartsoeker, Noodt, C. Vitringa ; Averani, Bianchini, P. Maffei, H. de Noris, Turrettini ; Crousaz.
Indice (ou Table) des articles et (ou) des livres de chaque tome ou partie : non intégré.
Table (ou index) des matières des t. I-V, VII-IX, XI, XIII-XVII, XIX-XXVII : non intégrée.
Ayant abandonné le travail de la Bibliothèque universelle et historique en 1693, Le Clerc se refuse d'abord à le reprendre en dépit des sollicitations dont il se dit l'objet. C'est qu'il est alors occupé à des ouvrages «plus difficiles» et qu'il juge plus utiles (t. I, Avertissement), notamment ses ouvrages de critique biblique. D'autre part, il ne cache pas l'ennui qu'il a éprouvé, en composant la Bibliothèque universelle, à ne parler que des livres d'auteurs modernes dont beaucoup ne valaient même pas qu'on en parlât ni qu'on les lût.
Cependant, ayant mené à terme certains de ses travaux, entre autres : Novum Testamentum cum paraphrasi et annot. H. ammondi (1698), Harmonia evangelica (1699), Le Nouveau Testament traduit sur l'original grec avec des remarques (1703)..., et conscient de la faveur croissante du public pour les périodiques (à l'égard desquels il n'est pas, quant à lui, sans éprouver ou affecter quelque mépris), il se décide à commencer une nouvelle Bibliothèque, mais sur un plan sensiblement différent. Il est, en effet, disposé à mêler livres anciens et livres modernes – et donc à moins complaire au goût des lecteurs pour les nouveautés – et prêt à donner tout son sens au qualificatif du titre : Bibliothèque «choisie», c'est-à-dire qu'on y trouvera plutôt «peu de bons livres que beaucoup de mauvais ou au moins de peu utiles» (t. II, Avertissement). La périodicité retenue, semestrielle, doit d'ailleurs lui permettre de poursuivre et d'achever ce qu'il a entrepris de plus considérable.
Le choix des extraits - en particulier les abrégés français d'ouvrages anglais - a tôt fait de frapper les lecteurs qui manifestent le désir de connaître la suite (t. II, p. 352 ; III, p. 278) et si certains d'entre eux jugent ces extraits un peu longs, c'est à tort, car, remarque Le Clerc, ces ouvrages ne seront apparemment jamais bien traduits en latin ni en français. A ceux qui aimeraient «plus de nouveaux livres», le journaliste fait observer que, sur les dix articles que comprend le t. I, sept concernent des livres nouveaux. D'ailleurs, des livres anciens qui n'ont jamais été lus ne sont-ils pas véritablement nouveaux ? De toute façon, l'esprit avide des seules nouveautés (qui, hélas !, ne contiennent souvent rien que de commun) peut se reporter aux journaux de Paris et de Trévoux...
Au début de l'Avertissement du t. V, Le Clerc reconnaît l'honorable débit des quatre premiers tomes auquel a peut-être aidé ce temps de guerre où l'on achète moins de livres que jamais et où cependant on est bien aise de savoir ce qu'ils renferment. Ayant avancé la rédaction de l'ouvrage auquel il travaille, il décide, au cours de l'année 1705, de répondre à la demande du libraire sollicité par les lecteurs qui se plaignent d'«un trop grand intervalle entre les volumes» (avertissements des t. VI et XVIII). Désormais, au lieu d'être de six mois, l'intervalle sera de quatre. Et Le Clerc s'empresse de montrer l'avantage de cette nouvelle périodicité en ce qui concerne les extraits suivis d'un même livre : l'idée qu'on s'en formera sera plus facile et plus agréable. A ce propos, il tient à souligner les difficultés de fournir à ses lecteurs des sujets dignes de leur attention, de varier les matières et de faire «des extraits qui instruisent et qui plaisent en même temps».
En 1710, une nouvelle forme de périodicité est retenue à l'instigation de H. Schelte qui souhaite partager autrement l'ouvrage. Devenue trimestrielle, la Bibliothèque continue à être attentivement lue et favorablement accueillie dans les différents pays : Angleterre, France, Allemagne, Italie... Le Clerc reconnaît que des ouvrages doivent leur réputation à son périodique (XIX, p. 377). Des articles sont l'objet de tirages à part : l'Eloge de Locke, traduit en anglais et publié en 1706, le compte rendu de l'Horace de Bentley, également traduit et publié en 1712 sous le titre de Mr Le Clerc's Judgement and Censure of Dr Bentley's Horace. Ou encore l'article 7 du t. X relatif aux Jura ecclesiae christianae contra sacerdotes... de Tindal, lui aussi traduit en anglais, mais qui, annexé au 2e volume du controversiste, est brûlé avec le livre condamné par la Chambre des Communes... Et Le Clerc de démentir le bruit qui court aussitôt et selon lequel un tome de la Bibliothèque choisie aurait été brûlé à Londres (XX, I, p. 397). Plus tard ce seront les extraits des Actes de Rymer qui seront imprimés séparément chez D. Mortier (1728).
En 1711, accusé d'avoir reçu «une récompense» pour rendre compte d'un livre paru à Londres (The Rights of the Christian Church asserted), Le Clerc repousse avec indignation l'accusation et profite de l'occasion pour affirmer solennellement, «en honnête homme et devant Dieu» : «Je n'ai jamais eu, pour parler de ce livre-là ni d'aucun autre, de promesse ni de récompense» (XXIII, I, p. 235-236). Libre de tout engagement (il avoue cependant, en 1718, avoir évoqué certains livres pour «faire plaisir au libraire», XXVIII, Avertissement), il entend s'exprimer le plus équitablement possible et, bien que nombre d'articles se ressentent de la polémique personnelle, le périodique, dans son ensemble, vaut par l'intérêt du commentaire de celui qui, même journaliste, reste avant tout un «critique».
Au début de mars 1714, H. Schelte meurt et les exemplaires de la Bibliothèque choisie passent entre les mains d'un autre libraire. Le Clerc hésite alors à poursuivre. D'importants travaux l'attendent, en particulier les Commentaires sur l'Ancien Testament l'Histoire ecclésiastique des six premiers siècles... Pourtant, à l'incitation de quelques amis, il accepte de reprendre la publication, mais sous un autre titre : la Bibliothèque ancienne et moderne. Aux frères Wetstein qui impriment cette nouvelle Bibliothèque et vendent les précédentes, il conseille de composer des Tables pour la Bibliothèque choisie (et la Bibliothèque universelle). Al'occasion de la parution du volume en 1718, il rédige un ample avertissement où il montre que les périodiques sont loin d'être inutiles aux sciences, comme le prétendent certains esprits chagrins, et qu'ils aident au commerce de la librairie, soit qu'ils assurent un meilleur débit des livres, soit qu'ils incitent à la préparation de nouvelles éditions. Et de réfléchir une nouvelle fois sur la difficulté de faire un bon extrait...
Collection étudiée : B.M. Bordeaux, H 18806 (1-28), un certain nombre de tomes correspondant à des rééditions faites à des dates différentes.
Autres collections : Ars., 8° H 26426 ; 8° H 26427 ; B.M. Senlis ; B.U. Padoue ; B.M. Aix ; B.M. Marseille.
B.H.C., p. 34 ; H.P.L.P.p. 246-51 ; H.G.P., t. I, p. 154 ; D.P. 2, art. «Le Clerc» et «Lenfant».
Rééditions : à Amsterdam, chez Henri Schelte : t. I (1712), t. II (1713) ; à Amsterdam, chez les frères Wetstein : t. III(1714), t. IV (1715), t. VI (1716), t. VII (1717). t. VIII (1718), t. X (1720), t. XVII (1727), t. XIX (1726) ; chez R. et G. Wetstein : t. V (1716), t. XV, XVI et XVIII (1726) ; à La Haye, chez Jean Martin Husson : plusieurs tomes en 1738. Genève, Slatkine : réimpression de l'édition d'Amsterdam 1703-1713 (28 vol. in-12) en 6 vol. in-4°.
Mentions dans Amsterdam (14 et 16 avril, 18 et 21 août, 8 et 11 déc. 1705, 27 avril, 1et 4 mai 1708, 18, 22 et 25 déc. 1711, 5 et 9 août 1712) ; Journal de Trévoux (févr. 1712, art. 18, p. 222) ; Histoire critique de la République des Lettres (t. VI, 1714, art. 4, p. 77-99) ; L'Europe savante (janv. 1718, t. I, I, Préface) ; Bibliothèque ancienne et moderne (t. X, II, 1718, p. 464-465) ; Bibliothèque raisonnée (t. XVI, II, 1736, art. 5, p. 391-392) ; Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres (t. XL, 1739, p. 340-349). – Couperus, p. 181. – Barnes A., Jean Le Clerc (1657-1736) et la République des Lettres, Paris, Droz, 1938.

References: art. 2
 art. 2
 art. 7
 l'article 7
 art. 18
 art. 4
 art. 5