Source: http://centrafricmatin.e-monsite.com/afrique/sorties/toutes-les-infos-du-lundi-16-novembre-2018.html
Timestamp: 2019-02-20 05:03:25+00:00

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Toutes les infos du Lundi 16 Novembre 2018
Le Ven 16 nov 2018
Centrafrique : Au moins 29 millions de F CFA
volatilisEs au MinistEre de l’Administration du Territoire et de la DEcentralisation
Au moins 29 millions de FCFA détournés au Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. La révélation a été faite ce mercredi 14 novembre 2018 par le Secrétaire général du Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique (GSTC), Firmin Zoh-Ponguélé lors d’une conférence de presse.
Selon nos informations, le gouvernement avait octroyé 136 millions comme subvention de chaque année aux chefs des villages et des quartiers de Bangui. Et comme à l’accoutumée, cet argent devrait être remis au ministre du département en question. Mais tel ne fut pas le cas pour qu’on en arrive à ce scandale.
Une source proche du ministre de l’Administration du Territoire par intérim, Henri Wanzet Linguissara, a confié au RJDH que « l’argent a été déposé sur la table du Chef de Service de la Collectivité qui, à son tour, devrait déposer au numéro 2 du ministère en la personne du Directeur de Cabinet. Mais hélas, ce dernier aurait seulement donné au ministre une enveloppe de 107 millions sur 136 millions de F CFA ».
Malheureusement pour ce dernier et ses complices, le ministre était déjà au courant de la totalité de cet argent. « Le ministre a autorisé que ces quatre personnes soupçonnées soient auditionnées ce lundi pour nécessité d’enquête afin que la lumière soit faite sur ce scandale de détournement de fonds publics », confie toujours cette source.
Pour le Secrétaire Général du GSTC, Firmin Zoh-Ponguélé, ces « 29 millions se sont volatilisés en un jour alors qu’un enseignant ne perçoit que 5.000 FCFA d’indemnité de craies sur son salaire. Donc vous voyez comment les gens gèrent ce pays », regrette –t-il.
KM 5 DANS L’AMBIGUITE TOTALE : DES DETONATIONS D’ARMES ET DES ENLEVEMENTS DE JEUNES FILLES ET GARÇONS POUR LE COMPTE DE L’UPC D’ALI DARAS
Le Km 5, dernière enclave musulmane de la capitale Bangui, est dans l’impasse, dans l’ambiguïté totale. De jour comme de nuit, l’on ne cesse d’entendre des crépitements d’armes et des détonations de grenades offensives. Si ces tintamarres assourdissants font souvent peur aux habitants des quartiers immédiats du Km 5, qu’en est-il de ceux qui sont au cœur de ces événements ? A entendre certains compatriotes vivant dans ce secteur, ils disent que c’est par la grâce de Dieu qu’ils sont en vie aujourd’hui. Les groupes d’Autodéfenses qui sévissent dans cette partie de la capitale sèment la terreur et la désolation au sein des populations civiles. Il ne se passe pas un jour sans que des exactions de tout genre y soient signalées.
A titre d’exemple, dans la journée du mercredi 14 novembre 2018, les habitants du Km 5 et ceux des environs immédiats se sont réveillés avec des crépitements d’armes lourdes et légères. D’après certains compatriotes qui ont requis l’anonymat, « Tout est parti d’un cas de braquage de moto. Mécontents, un groupe d’Autodéfenses s’en est pris à un autre. Ce qui a enclenché les affrontements qui se sont prolongés jusque dans la nuit. Pendant le jour, on a dénombré trois (3) morts et des blessés. Durant la nuit, aux environs de 20 heures en allant vers 21 heures, nous avons été surpris par une déflagration de grenade. A l’heure actuelle, nous ne pouvons nous prononcer sur cette déflagration. Certainement qu’il y a eu des pertes en vies humaines et des blessés ».
Ces compatriotes, par rapport à la situation sécuritaire qui prévaut au Km 5, envisagent de le quitter mais craignent pour leur vie. « Vraiment, nous n’avons plus envie de rester au Km 5. Les Autodéfenses ne nous laissent pas en paix. Nous vivons dans l’insécurité totale car ils règnent en maîtres absolus des lieux. Nous voulons quitter le Km 5 pour nous installer à Bimbo ou dans un quartier de Bangui mais nous craignons pour notre vie. Car, dès que nos compatriotes non musulmans apprendront que ces criminels, ces drogués ont tué l’un des leurs, ils vont s’abattre sur nous et nous faire du mal. Alors que nous ne sommes ni de près, ni de loin impliqués dans ces exactions perpétrées par ces va-t-en-guerre contre nos frères chrétiens et nous-mêmes. Parfois, quand ils sont pris dans le piège de ces malfrats, nous les protégeons tout en les faisant sortir du Km 5 sains et saufs. Nous lançons un appel à tous nos compatriotes non musulmans de nous accueillir dans les quartiers où nous désirons habiter. Nous sommes dépassés par ces événements douloureux au Km 5 », ont-ils fait savoir.
Ce qui est grave aujourd’hui, c’est le fait que les Autodéfenses du Km 5, singulièrement les peuhls d’Ali Daras qui ont le contrôle d’un secteur de cette enclave musulmane, profitant des troubles ou des affrontements, kidnappent des jeunes filles et garçons et les envoient à Ali Daras dans l’arrière-pays. « Avant, tous ceux qui étaient arrêtés au Km 5 par ces drogués étaient tués ou libérés contre rançon. Maintenant, ce n’est plus le cas. Dès que les jeunes filles et garçons sont kidnappés par ces malfrats, ils sont enfermés dans les containers. Ensuite, ils sont acheminés dans des véhicules à Ali Daras dans nos villes de l’arrière-pays. En fin de compte, ils sont enrôlés dans l’UPC », ont indiqué certains habitants du Km 5.
Face à ce phénomène de kidnapping au Km 5, nous pouvons valablement dire que la crise centrafricaine a pris une autre tournure. Tous les jeunes filles et garçons qui s’y rendent, doivent prendre des précautions nécessaires pour ne pas tomber dans le filet de ces malfrats. Car, un dicton populaire dit, « prudence égale vie ». Certains compatriotes qui sont habitués à aller régulièrement au Km 5 nous diront que ce sont des allégations, des rumeurs. A Bangui, il n’y a jamais des rumeurs. De nombreux concitoyens qui disparaissent sans laisser de traces sont certainement passés par ce chemin.
Dans un passé récent, des mercenaires se sont infiltrés au Km 5. Ils étaient emballés dans des sacs comme des marchandises et déposés dans les véhicules à destination de ce secteur. C’est par ce même schéma que nos compatriotes kidnappés au Km 5 sont envoyés à Ali Daras. La balle est désormais dans le camp des habitués du Km 5 qui pensent que c’est le bout de leur nombril. Car, pendant que certains habitants du Km 5 cherchent à le quitter, les uns et les autres préfèrent y entrer. Nous ne sommes pas contre eux car ils ont des frères et sœurs qui l’habitent. Mais ils doivent faire attention à leur ombre dès qu’ils y mettent pieds.
Le gouvernement, de son côté, doit relancer l’Opération Soukoula pour mettre fin à ces détonations quasi quotidiennes d’armes lourdes et légères qui empêchent les commerçants du Km 5 de vaquer librement et en toute quiétude à leurs activités commerciales et qui ne favorisent pas le retour de la paix et de la sécurité à Bangui. Il faut pacifier le Km 5 le plus rapidement possible. L’appellation, « couloir de la mort », a trop duré. Beaucoup de Centrafricains ont perdu leurs vies dans cette enclave musulmane. Il faut mettre fin à ces exactions et ces détonations d’armes lourdes et légères, sans oublier le kidnapping des jeunes filles et garçons pour le compte de l’UPC d’Ali Daras.
EXISTE-T-IL DE « VRAIS » HOMMES POLITIQUES EN RCA ?
C’est la question fondamentale que se posent bon nombre de Centrafricains et tous les observateurs patentés de la vie politique nationale. Une telle préoccupation que nous qualifions de fondée et justifiée ne peut que nous donner matière à réflexion, depuis l’avènement du multipartisme en Afrique en général, et en RCA en particulier, dans les année 1990 (Conférence de la Baule, en France).
En effet, des feus présidents Kolingba et Patassé, en passant par le déchu président Bozizé et l’actuel président Touadéra, la transhumance politique est devenue la principale caractéristique de nos hommes politiques. Incroyable, mais pourtant vrai ! Chose pire encore, même des leaders (présidents) des partis politiques légalement constitués et reconnus, sont des experts en matière de la transhumance politique. Ils changent de couleurs comme des caméléons, pour se rallier et s’adapter à chaque régime qui arrive au pouvoir en RCA. Et leur objectif premier est de réclamer des postes ministériels ou de hautes fonctions de responsabilité de l’Etat, et c’est tout. Donc ce sont leurs propres intérêts égoïstes qui priment sur l’intérêt général de la nation, voire même sur les intérêts de leurs militants et sympathisants. De ce fait, ces transhumants politiques sont des parasites qui ne vivent qu’aux dépens du régime au pouvoir. Une fois que le parti n’est pas au pouvoir, ils changent leurs costumes politiques, pour les adapter au costume politique du nouveau parti au pouvoir, et ainsi de suite. Après tout, ils n’ont pas honte de dire à qui veut bien les entendre qu’ils sont des leaders, des présidents des partis politiques, en un mot, des hommes politiques. Mais de quel homme politique se revendique et s’identifie-t-on ? Cette question posée doit faire réfléchir tous les Centrafricains sans exception, car il y va de la survie de notre patrie que nous aimons tous.
Fort de ce triste constat, nous interpellons ici le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra de se méfier, et pourquoi pas de se départir de ces transhumants politiques, connus de tous, qui ont inondé, pris d’assaut le mouvement « Cœurs Unis ». Sinon …
UPC D’ALI DARASS : UNE CARIE DANS LES OS A BAMBARI
Finalement, l’on sait plus quoi dire, ni comment décrire l’UPC d’Ali Darass. L’UPC, l’une des branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka, a encore commis des bavures. L’on peut dire que les combattants de l’UPC ont déjà plusieurs bavures à leur passif depuis leur retour à Bambari en mai 2018.
Ces derniers ont encore enlevé 4 personnes issues de la communauté islamique de Bambari. Pour quel motif, l’on ne sait. Les circonstances du kidnapping sont encore inconnues jusqu’alors. Mais il faut simplement dire que Ali Darass et sa nébuleuse cohorte vont très loin en défiant l’autorité présente à Bambari. Bambari qui a commencé à retrouver peu à peu sa quiétude se voit dérangée par l’UPC.
Cette rébellion, d’après les constats, est la plus importante qui sévit en RCA. Ce groupe rebelle dit pourtant adhérer au processus DDRR mais sa pratique est différente de la théorie. Depuis les récentes violences de fin octobre, la population de Bambari vit avec la peur au ventre. Certains, sur les réseaux sociaux, disent vivre l’enfer. Un travailleur humanitaire raconte que Bambari fait une descente aux abîmes. En effet, d’après la même source, l’éducation tourne au ralenti. Les écoles ouvrent leurs portes à dents-de-scie en fonction de la situation sécuritaire dans le pays.
Beaucoup de gens ont dû fuir la ville à cause des combats qui ont opposé les forces nationales et internationales (FDS et Casques Bleus de la Minusca) aux rebelles de l’UPC. Certains tentaient d’ailleurs de revenir chez eux. Les commerces rouvraient peu à peu. Bref, la vie reprenait son cours normal mais l’enlèvement de ces 4 personnes inquiètent. Certains disent tout bas que l’UPC accuserait la communauté musulmane de Bambari d’être de connivence avec les autorités : une manière de les assimiler à des traîtres.
Cependant, une source proche du dossier laisse entendre que 3 de ces 4 otages ont déjà été libérés. Mais l’on doit rappeler la promesse de la Minusca de faire de Bambari une ville sans arme. Certes, c’était une promesse tenue, mais aujourd’hui Bambari bascule dans le drame. Il est bien vrai que les FACA, la police, la gendarmerie, les instructeurs militaires russes et les Casques Bleus de la Minusca sont présents à Bambari mais l’idéal serait de bouter hors de la ville les rebelles de l’UPC qui sèment le désordre.
Bientôt la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA). En RCA, cette journée sera commémorée à Bambari. Mais l’UPC semble décidée à semer le désordre. Le risque est grand. Si déjà les rebelles de l’UPC enlèvent des citoyens centrafricains, cela explique clairement qu’ils sont capables de faire mouche sur les autorités qui seront de la partie. Certes, le dispositif sécuritaire sera renforcé, mais nul ne peut douter du risque que peut prendre l’ex-Séléka.
La ville de Bambari, vu sa situation géographique, ne devrait en aucun cas faire l’objet de désordre car cette ville relie plusieurs autres. La peur ne cesse de gagner du terrain chez les habitants de Bambari qui redoutent à chaque fois des regains de violence.
L’éducation dite de qualité n’existe que de nom à Bambari. Les groupes rebelles l’ont fait basculer dans les abîmes. Bambari, tout comme plusieurs villes du pays, essaie plus ou moins de prendre à bras le corps la situation de l’éducation afin de la relever.
Si la situation sécuritaire est précaire dans un pays, cela impacte sur tous les autres domaines.
RCA : LA POPULATION CENTRAFRICAINE FELICITE LES RUSSES POUR L’ACCORD DE KHARTOUM QUI, JUSQU’A CE JOUR, EST RESPECTE PAR LES GROUPES ARMES
La société civile invite les autorités centrafricaines à accorder beaucoup plus d’importance au dialogue de Khartoum, qui est présenté comme un dialogue honnête et sincère, dans l’intérêt général du peuple centrafricain.
La société civile Centrafricaine lance un appel aux autorités pour rendre effectif le dialogue de Khartoum. Les accords de Khartoum étant respectés, cela montre que la Russie peut mettre définitivement fin à la crise Centrafricaine. Le Gouvernement doit très rapidement participer au dialogue de Khartoum, car l’Union Africaine n’est pas la seule solution. La preuve, la crise libyenne est en dialogue en ce moment en Italie.
La crise Ivoirienne à été réglée par le voisin du Burkina Faso pour ne citer que ces deux exemples. Donc, le dialogue de Khartoum peut mettre définitivement fin à cette crise. « Nous invitons le Président Touadéra à se tourner vers le dialogue de Khartoum.
L’Union Africaine doit se réjouir que le Soudan voisin de la RCA s’est proposé d’organiser un dialogue libre en associant le Gouvernement et les groupes armés pour mettre définitivement fin à cette crise qui n’a que trop duré.
Comme quoi, il ne faudrait pas privilégier une seule piste de solutions. Car les propositions foisonnent et les accords et/ou dialogues également. La France et l’Union Africaine ne doivent pas avoir à elles seules, l’apanage de la négociation.
CENTRAFRIQUE : LA POPULATION RECONNAIT LES ACCORDS DE KHARTOUM ET ENCOURAGE LA RUSSIE A REUNIR LES DEUX PARTIES
La coalition de la société civile centrafricaine, dénommée BÊ-AFRICA ENGAGÉE, dont le but est la défense de la patrie, s’indigne du comportement de l’Union Africaine.
« Nous cautionnons et encourageons les accords de Khartoum, les autres pays n’ont pas attendu l’Union Africaine pour signer des accords qui ont été respectés. Même la Côte d’Ivoire à signé ses accords de sortie de crise, à Ouagadougou. Aujourd’hui, la Libye cherche des solutions sans passer par l’Union Africaine. Le dialogue de Khartoum doit avoir lieu, nous invitons les autorités à participer à ce dialogue initié par la Russie, qui est aujourd’hui un partenaire de défense de la RCA », tels sont les propos de certains leaders de la société civile Centrafricaine regroupés au sein de la coalition Be-Africa Engagée.
Pour ces observateurs de la vie politique en RCA, tous les Groupes Armées respectent l’accord de Khartoum. « Ce qui fait que nous avons la paix jusqu’à ce jour. La population soutient le dialogue de Khartoum. La coalition des associations compte sillonner les arrondissements de Bangui et les provinces pour expliquer aux populations l’importance du dialogue de Khartoum », ont annoncé les leaders, qui entendent jouer les premiers rôles.
Khalil Founguélé, Leuropeafrique.info
RUSSIE : 05 temoins de JEhovah arretes pour « extremisme »
AFP (leuropeafrique.info)
PLUS DE 15.000 DOSSIERS ENREGISTRES POUR LE RECRUTEMENT DE 1.023 JEUNES DANS LES FACA : LE CHOMAGE A L’EXPONENTIEL EST UN FACTEUR DU SOUS DEVELOPPEMENT DE LA RCA
Selon des sources indépendantes, plus de quinze mille (15.000) dossiers ont été enregistrés lors du dépôt de candidature pour le recrutement de mille vingt trois (1.023) jeunes dans les Forces Armées Centrafricaines (FACA). Cela traduit le fort taux de chômage qui ronge la jeunesse centrafricaine depuis des années.
A Bangui et dans toutes les villes de provinces, les jeunes ont démontré leur courage de rentrer au sein des Forces Armées Centrafricaines, afin de servir leur pays. Même dans les zones sous contrôle des groupes armés, ils n’ont pas peur d’aller tenter leur chance en déposant leurs dossiers de candidature. C’est la preuve que la nouvelle armée centrafricaine qui se pointe à l’horizon n’est pas celle d’hier où le tribalisme battait son plein.
Nous profitons de cette occasion pour demander aux jeunes centrafricains qui n’ont pas eu la chance d’être retenus de garder le calme et d’éviter toutes manipulations d’où qu’elles viennent. Ce recrutement n’est que la première phase. Apres avoir fini de former ces nouveaux recrus, le gouvernement, avec le soutien des partenaires internationaux, notamment la Minusca et la mission européenne de training (EUTM), procédera à un nouveau recrutement. C’est pour dire que petit à petit, tous les jeunes qui désirent le métier d’armes finiront par être recrutés au sein de l’armée nationale.
Vu l’impatience des jeunes pendant cette phase de recrutement, il est très indispensable d’aménager certains centres de formations ou de créer de nouveaux centres pour augmenter le quota des candidats lors des prochaines phases de recrutements. Nos partenaires russes peuvent valablement nous aider dans ce sens. Seules les Forces Armées Centrafricaines peuvent protéger les populations civiles et rétablir définitivement la paix et la sécurité dans tout le pays. Les éléments des FACA formés par l’EUTM, entrainés au maniement d’armes par les instructeurs militaires russes et déployés dans certaines régions du pays viennent de donner le ton.
C’est la véritable armée pluriethnique et de garnison qui se profile à l’horizon. Les FACA doivent saisir l’occasion pour bannir définitivement de leur esprit le tribalisme, le régionalisme, l’ethnocentrisme, le clanisme, pour ne citer que ces quelques exemples. Ce sont ces maux qui ont ruiné l’armée nationale et plongé le pays dans la grave crise militaro-politique enclenchée en 2012 par l’ex-coalition Séléka, dont nous continuons de vivre les conséquences désastreuses sur tous les plans.
Les régimes se succèdent, mais le problème du chômage n’est pas toujours résolu. Beaucoup de jeunes qui ont terminé leurs études universitaires et qui n’ont pas trouvé un boulot préfèrent prendre les armes durant les coups d’Etat et les rebellions. C’est le constat le plus amer que nous avons fait pendant la rébellion de l’ex-coalition Séléka et la contre-attaque des milices Anti-Balaka. Plusieurs jeunes avaient pris les armes pour, soit trouver un boulot soit braquer et piller, afin de trouver leur pain quotidien. A qui donc la faute ?
De braves jeunes qui n’ont pas de travail à faire et qui vadrouillent à longueur de journée dans les quartiers, cela constitue un facteur du sous développement dans tous les pays du monde. C’est pourquoi, ailleurs, les gouvernements donnent plus de travail aux jeunes, afin d’éviter un fort taux de chômage, un handicap pour le développement d’un pays. L’expérience a toujours démontré que le taux élevé de chômage est la principale cause des actes d’incivisme (consommation des drogues, braquages, vols à main armée, viols…) dans un pays. Des actes qui ne peuvent qu’enfreindre les efforts du développement d’un Etat.
Certes, les autorités actuelles du pays se battent pour lutter contre le chômage endémique qui ronge les jeunes centrafricains. C’est pourquoi, le chef de l’Etat, dès sa prise de fonction, a fait de la jeunesse son cheval de bataille. L’intégration de quelques trois mille (3.000) jeunes dans la fonction publique, suivies des phases de recrutements des jeunes dans les Forces de Défense et de Sécurité (police, gendarmerie et FACA), en sont des exemples palpables. Mais beaucoup d’efforts restent à faire dans ce sens.
Ce que nous déplorons, c’est la modalité d’embauche des jeunes au sein des différentes institutions de l’Etat. Les régimes passent, mais se ressemblent très souvent dans leur gestion. Des cas de fraudes, de corruption, du tribalisme, du népotisme, du régionalisme, du clanisme, de l’ethnocentrisme…, ont été décriés dans la dernière phase d’intégration de mille sept cents (1700) jeunes dans la fonction publique. Et très récemment encore, ces mêmes cas ont été dénoncés dans la phase du recrutement de mille vingt trois (1.023) jeunes dans le rang des Forces Armées Centrafricaines.
Et pourtant, ce sont ces maux qui ont ruiné l’administration centrafricaine et plongé la République Centrafricaine dans la pire crise que nous traversons avec des conséquences regrettables aux plans sécuritaire, économique, social et culturel. Hélas, les Centrafricains et surtout nos dirigeants, n’ont pas encore tiré les leçons du passé. Ce sont ces mêmes choses que nous vivons à chaque régime. C’est notre tour, nous devrons en profité pour manger. Il faut dans ce cas copter les parents et amis qui, parfois, n’ont même pas de niveau, pour les nommer à des postes de responsabilité. Alors que certains jeunes qui ont des diplômes et qui n’ont pas un parent là-haut, moisissent dans les quartiers.
Les choses évoluent et les mentalités doivent également changer. L’ancienne génération doit céder la place à la nouvelle génération des jeunes. Le président de la république, Professeur Faustin Archange Touadéra, est pour cette future génération. C’est normal qu’il travaille avec la jeunesse. Cela ne va pas dire qu’il doit exclure les anciens dignitaires du pays qui se trouvent aujourd’hui dans son gouvernement. Au sein du gouvernement Sarandji, il y a des ministres qui ont servi plusieurs régimes, mais qui continuent de faire leurs preuves à travers leur gestion. Mais la majorité des membres du gouvernement ont montré leur limite depuis fort longtemps. Certains se permettent le luxe même de détourner des fonds publics destinés au fonctionnement des services, afin de s’enrichir illicitement sur le dos d’un peuple qui souffre. Ceux-là doivent-ils encore rester dans le gouvernement ? Et pour faire encore quoi ?
La rupture prônée par le chef de l’Etat ne doit pas être un vain mot. Cela doit se traduire dans la réalité des faits, à travers des actes d’honnêteté, de dignité, de la transparence, de la rigueur dans tous les domaines de la vie active nationale pour donner la chance à tout le monde, notamment à la jeunesse, considérée comme l’avenir d’un pays.
DE LA TENUE DES SEANCES (suite)
Art.57 : Lorsque le Gouvernement fait une communication à l’Assemblée, peuvent lui répondre, le Président de la Commission intéressée et tout député qui souhaiterait prendre la parole.
Art.58 : Toute attaque personnelle, toute manifestation ou interruption troublant l’ordre sont interdites.
Art.59 : Avant de suspendre la séance, le Président fait part à l’Assemblée de la date et de l’ordre du jour de la séance suivante si elle n’est pas déjà programmée dans la semaine en cours. A défaut, la Conférence des Présidents en décidera.
Art.60 : Lorsque la discussion d’un texte a commencé, la suite du débat est inscrite de droit en tête de l’ordre du jour de la séance suivante, sauf demande contraire de la Commission.
DE LA DISCUSSION DES TEXTES LEGISLATIFS
Art.61 : Les projets ou propositions de loi sont en principe soumis à une seule délibération en séance publique.
Il est procédé tout d’abord à une discussion générale du rapport fait sur le projet ou la proposition de loi. Éventuellement, le rapporteur commente ou complète le rapport distribué.
Après la clôture de la discussion générale, le Président consulte l’Assemblée sur le passage à la discussion des articles. Lorsque la Commission conclut au rejet du projet ou de la proposition de loi, le Président, immédiatement après la clôture de la discussion générale, met aux voix le rejet.
Art.62 : Lorsque la Commission ne présente aucune conclusion, l’Assemblée est appelée à se prononcer sur le passage à la discussion des articles du texte initial du projet ou de la proposition de loi.
Dans le cas où l’Assemblée décide de ne pas passer à la discussion des articles, le Président constate que le projet ou la proposition de loi est rejeté.
Dans le cas contraire, la discussion continue et elle porte successivement sur chaque article et sur les amendements qui s’y rattachent à condition qu’ils aient été déposés sur le Bureau de l’Assemblée.
Toutefois, des amendements peuvent être déposés en salle.
Dans l’intérêt de la discussion, le Président peut décider le renvoi à la Commission d’un article et des amendements qui s’y rapportent. Il précise les conditions dans lesquelles la discussion sera poursuivie.
Après le vote de tous les articles, il est procédé au vote sur l’ensemble du texte.
Lorsque, avant le vote sur l’article unique d’un projet ou d’une proposition de loi, il n’a pas été présenté, d’article additionnel, ce vote équivaut à un vote sur l’ensemble du texte. Aucun article n’est recevable après ce vote.
Des explications n’excédant pas cinq (5) minutes peuvent être présentées avant ou après le vote sur l’ensemble.
DE L’ADOPTION DES PROJETS ET PROPOSITIONS DE LOI
Art.63 : Les textes adoptés par lʼAssemblée Nationale sont aussitôt transmis au Président du Sénat par le Président de lʼAssemblée Nationale.
Art.64 : Le Président du Sénat, retourne le texte adopté par le Sénat au Président de l’Assemblée Nationale qui le transmet au Président de la République aux fins de promulgation.
Art.65 : Les amendements proposés par le Sénat sont adoptés ou rejetés à la majorité simple des députés. Le texte adopté définitivement est transmis par le Président de lʼAssemblée Nationale au Président de la République pour promulgation.
Les textes de loi adoptés par l’Assemblée Nationale peuvent être rejetés en tout ou partie par le Sénat. Le rejet doit être approuvé à la majorité absolue des sénateurs.
Dans ce cas, le texte en cause, accompagné de lʼexposé des motifs du rejet, est retourné par le Président du Sénat à lʼAssemblée Nationale, pour un nouvel examen.
LʼAssemblée Nationale, après délibération, adopte le texte à la majorité absolue des députés. Le texte adopté définitivement par lʼAssemblée Nationale est transmis au Président de la République pour promulgation.
En cas dʼabsence de majorité absolue, le Président de la République peut provoquer la réunion d’une (1) commission mixte paritaire chargée de proposer un texte commun sur les dispositions rejetées par le Sénat.
Le texte élaboré par la commission mixte paritaire est soumis par le Président de la République pour approbation aux deux chambres. Aucun amendement n’est recevable, sauf accord du Président de la République.
Si la commission mixte paritaire ne parvient pas à lʼadoption d’un (1) texte commun, ou ce texte n’est pas adopté par l’une ou l’autre chambre, le Président de la République peut :
soit demander à lʼAssemblée Nationale de statuer définitivement ;
DE LA PROMULGATION DES PROJETS ET PROPOSITIONS DE LOI
Art. 66 : Le Président de la République promulgue les lois adoptées par le Parlement dans un délai de quinze (15) jours à compter de la date de leur transmission, sʼ il ne formule aucune demande de seconde lecture ou sʼ il ne saisit la Cour Constitutionnelle. Ce délai est réduit à cinq (5) jours en cas d’urgence déclarée par le Parlement.
A défaut de promulgation dans les délais requis, la loi entre automatiquement en vigueur soit après constatation par la Cour Constitutionnelle, soit sur saisine du parlement.
La publication des lois est effectuée au Journal Officiel de la République.
Rappelant la résolution 2217 du Conseil de sécurité qui stipule que la "MINUSCA apporte son soutien au gouvernement en matière de la protection des civils en ce qui concerne la collecte et analyse d'informations sur les menaces et les attaques, y compris la prévention, la planification et liaison communautaire", ce responsable a énuméré les outils mis en place pour contribuer à la protection des civils, dont les assistants de liaison communautaire. "Ils sont l’interface de la Force de la MINUSCA avec les communautés locales. Ils transmettent et formulent des préoccupations de protection, ce qui facilite l’élaboration et la mise en œuvre des plans de protection", a-t-il précisé. Ces assistants, tous des Centrafricains déployés sur tout le territoire, sont estimés à 52 mais leur nombre passera à 78 d’ici fin 2019. A titre d’exemple, il a cité cette assistante de liaison communautaire impliquée dans la facilitation par la Mission, de la signature de l’acte d’engagement pour la cessation des hostilités entre le groupe armé 3R et les Anti-Balakas de la Nana-Mambéré, en décembre 2017.
AVENUE DES MARTYRS :
Les accidents mortels s’amoncellent en cette fin d’année dans la capitale Bangui. Après celui du quartier Damala relayé par notre rédaction, voici encore un autre qui vient cette fois-ci fondre le cœur. L’avenue des Martyrs en a été le théâtre le mercredi 14 novembre.
Ce jour-là, le soleil était au zénith et très ardent de surcroît. Les rayons solaires envoyaient une chaleur caniculaire sur la chaussée. Alors qu’un homme âgé d’une cinquantaine d’années roulait à vitesse sur sa moto, un véhicule benne qui venait du côté du ministère des Affaires Etrangères le percute violemment. La scène s’est passée juste en face de l’Université de Bangui dans les environs de 12 heures.
La moto qui venait dans le sens contraire du véhicule rentre entre les roues de la grande remorque. Soudain, l’on entend un bruit semblable à l’éclatement d’un ballon rond : la tête du motocycliste part en éclat. Son cerveau est éparpillé sur la chaussée ardente, son sang jaillit comme un tuyau crevé et sa peau est collée à la chaussée comme une pâte. Le véhicule part ensuite dans le décor, la moto est irrécupérable. Les mains sur la tête en signe de détresse, le conducteur de la grande remorque s’avère très contrit. En un clin d’œil, la circulation routière s’arrête, les étudiants de l’université se sont massés sur l’avenue pour porter secours aux accidentés. S’approchant du drame, ils se sont rendu compte qu’ils n’y pouvaient rien. Le corps est resté cloîtré au sol pendant longtemps avant d’être évacué. Jusqu’à ce jour, les stigmates de l’accident mortel en question sont encore visibles sur la chaussée.
Les accidents de route à Bangui s’accentuent en cette fin d’année. Il faut noter par ailleurs que ceux-ci sont très souvent horribles et mortels. La route tue et blesse, d’où faille-t-il être plus prudent dans la conduite.

References: Art.57

Art.58

Art.59

Art.60

Art.61

Art.62

Art.63

Art.64

Art.65

Art. 66