Source: http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/808-PGP.html?identifiant=BOI-IF-CFE-10-30-10-30-20150701
Timestamp: 2016-06-29 03:48:39+00:00

Document:
808-PGPIF - Cotisation foncière des entreprises - Personnes et activités exonérées - Exonérations de plein droit permanentes - Sociétés coopératives agricoles et leurs unions, sociétés d'intérêt collectif agricole et organismes agricoles divers14
Version en vigueur du 01/07/15 à aujourd'hui. Version en vigueur du 12/09/12 au 01/07/15
L'article 1451 du code
général des impôts (CGI) prévoit que sont exonérés de cotisation foncière des entreprises (CFE) :
- les sociétés coopératives agricoles et leurs unions ainsi que les sociétés d'intérêt collectif agricole qui emploient au
plus trois salariés ou qui se consacrent à l'électrification, à l'habitat ou à l'aménagement rural, à l'utilisation de matériel agricole, à l'insémination artificielle, à la lutte contre les maladies
des animaux et des végétaux, à la vinification, au conditionnement des fruits et légumes et à l'organisation des ventes aux enchères ;
- les coopératives agricoles et vinicoles, pour leurs activités autres que la vinification et
quel que soit le mode de commercialisation employé, lorsque l'effectif salarié correspondant n'excède pas trois personnes ;
- les organismes suivants, susceptibles d'adhérer aux caisses de crédit agricole mutuel en vertu
des dispositions législatives et réglementaires qui régissent le crédit mutuel et la coopération agricole :
- associations syndicales qui ont un objet exclusivement agricole ; syndicats professionnels
agricoles, à condition que leurs opérations portent exclusivement sur des produits ou instruments nécessaires aux exploitations agricoles elles-mêmes ;- sociétés d'élevage, associations agricoles
reconnues par la loi et dépendant du ministère de l'agriculture, qui ont pour objet de favoriser la production agricole, ainsi que leurs unions et fédérations ;
- les caisses locales d'assurances mutuelles agricoles régies par
l'article L. 771-1 du code rural et de la pêche maritime qui ont au plus deux salariés ou mandataires rémunérés.
L'exonération prévue aux 1° et 2° du I de
l'article 1451 du CGI est supprimée pour :
- les sociétés coopératives agricoles, leurs unions et les sociétés d'intérêt collectif
agricole dont les parts sont admises aux négociations sur un marché réglementé ou offertes au public sur un système multilatéral de négociation qui se soumet aux dispositions législatives ou
réglementaires visant à protéger les investisseurs contre les opérations d'initiés, les manipulations de cours et la diffusion de fausses informations ou dont le capital est détenu à concurrence de
20 % au moins par des associés non coopérateurs au sens du 1 quinquies de l'article 207 du CGI et des titulaires de certificats
coopératifs d'investissement lorsque les statuts prévoient qu'ils peuvent être rémunérés ;
- les sociétés d'intérêt collectif agricole dont plus de 50 % du capital ou des voix sont
détenus directement ou par l'intermédiaire de filiales par des associés autres que ceux visés aux 1°, 2° et 3° de
l'article L. 522-1 du code rural et de la pêche maritime.
Les sociétés coopératives agricoles, leurs unions et les sociétés d'intérêt collectif agricole
sont en principe assujetties à la CFE.
Remarque : Les coopératives, unions de coopératives et SICA qui ne sont pas
exonérées bénéficient dans certaines situations d'une réduction de moitié de leurs bases d'imposition (CGI, art. 1468, I-1°).
Il en est de même des sociétés mixtes d'intérêt agricole qui sont des sociétés commerciales
composées de groupements agricoles et d'entreprises industrielles ou commerciales.
Ces organismes bénéficient de l'exonération prévue à
l'article 1450 du CGI lorsqu'ils exercent eux-mêmes une activité agricole (ex: sociétés coopératives agricoles d'exploitation
en commun, sociétés coopératives ou SICA exploitant un domaine agricole).
Certaines coopératives agricoles sont toutefois expressément exonérées en vertu des 1° et 2°
du I de l'article 1451 du CGI .
En revanche, la CFE est due dans les conditions de droit commun par les sociétés visées au
L'exonération de CFE concerne principalement les sociétés coopératives agricoles et leurs
unions ainsi que les sociétés d'intérêt collectif agricole :
- ou, quel que soit l'effectif salarié, qui exercent une activité entrant dans les catégories
limitativement énumérées au 1° du I de l'article 1451 du CGI .
La période à considérer pour le calcul du nombre de salariés est la période de référence
retenue pour la détermination des bases de la CFE (CGI, art. 1467 A).
Ne doivent être pris en compte, pour le bénéfice de l'exonération, que les salariés des
entreprises en cause, liés à celles-ci par un contrat de travail
(CE, arrêt du 30 décembre 2014, n°361655, SICA
Pulpes de Boiry, ECLI:FR:CESSR:2014:361655.20141230).
Un certain nombre de coopératives et de SICA (coopératives de bétail-viande, coopératives
laitières, coopératives de fruits et légumes, notamment) emploient du personnel affecté spécialement à l'amélioration de la production des adhérents.
Certaines de ces coopératives mènent cette action dans le cadre d'un agrément des pouvoirs
publics qui confère à la coopérative la qualité de groupement de producteurs ou en application d'un contrat passé avec des organismes agréés par l'association nationale pour le développement agricole
(ANDA) ou avec l'agence de services et de paiement (ASP). Ces agréments ou contrats leur imposent un programme de diffusion du progrès agricole auprès des sociétaires, de prophylaxie et de lutte
contre les maladies animales et végétales et de contrôle de la qualité des produits.
D'autres coopératives, bien que n'ayant pas obtenu d'agrément ou passé de contrat, prennent
néanmoins l'initiative d'assister et de conseiller leurs adhérents en matière de production animale et végétale.
- vachers mis par les coopératives laitières à la disposition de leurs adhérents momentanément
empêchés d'assurer la surveillance de leur troupeau ;
- personnel utilisé pour la prophylaxie et la lutte contre les maladies des animaux et des
végétaux, dès lors que ces opérations figurent au nombre des activités exonérées énumérées au 1° du I de l'article 1451 du CGI
b. Solutions propres aux coopératives et SICA agréées comme groupements de producteurs ou ayant passé un contrat dans le
cadre de l'action menée par l'ANDA ou l'ASP
Le personnel de ces coopératives affecté à la réalisation du programme faisant l'objet du
contrat n'est pas pris en compte pour l'application du seuil d'imposition.
Mais les agents autres que ceux mentionnés au I-A-2-a § 90 et employés par
les coopératives n'ayant pas passé de tels contrats pour conseiller les producteurs doivent être retenus dans les conditions de droit commun.
Le bénéfice de ces diverses solutions est subordonné à la condition que l'agent dont il est
ainsi fait abstraction ne soit pas affecté, sauf accessoirement, à une activité autre que celles visées aux I-B § 120 et 130.
Il est rappelé que ces solutions sont d'application stricte et que les négociants du secteur
non coopératif sont soumis à la CFE sur l'ensemble du personnel qu'ils emploient, dans les conditions de droit commun.
B. Deuxième catégorie : coopératives et sociétés d'intérêt collectif agricole entrant dans les catégories limitativement
exonérées par la loi
Quelle que soit l'importance de leur effectif, le 1° du I de
l'article 1451 du CGI prévoit que sont exonérées de CFE (sous réserve du § 10) les coopératives agricoles
et leurs unions, ainsi que les SICA qui se consacrent :
Il est précisé que les coopératives vinicoles sont exonérées de CFE lorsqu'elles se consacrent
exclusivement à des opérations de vinification proprement dites.
Par vinification, il faut entendre la fabrication du vin et les opérations connexes
(soutirages, transvasement, entretien du vin, de la cave et de la cuverie) et d'une manière générale, toutes les activités exercées par une coopérative qui ne fait que de la vinification.
Lorsqu'elles se consacrent à des opérations autres que la vinification (embouteillage,
conditionnement, commercialisation de la production de leurs adhérents), elles demeurent exonérées lorsque l'effectif salarié correspondant aux activités autres que la vinification n'excède pas trois
personnes. Pour apprécier le seuil d'imposition, il faut faire abstraction :
- du personnel affecté essentiellement à la vinification et de manière accessoire à d'autres
- des employés aux écritures qui tiennent la comptabilité des apports et des rétrocessions aux
Indépendamment des coopératives vinicoles, certaines coopératives et SICA ont des activités
multiples qui entrent partiellement dans les prévisions du 1° du I de l'article 1451 du CGI . Tel est le cas, notamment, des
coopératives de conditionnement et de vente de fruits et légumes, des coopératives pratiquant partiellement l'insémination artificielle ou la lutte contre les maladies des animaux et des végétaux, des
coopératives ayant pour partie une activité de CUMA.
En l'absence de disposition particulière, ces coopératives devraient, en principe, être
assujetties à la CFE sur l'ensemble de leurs moyens dès lors qu'elles ne se consacrent pas de manière exclusive à l'activité exonérée. Afin toutefois d'éviter des distorsions, il convient d'appliquer
à ces coopératives le même régime que celui prévu pour les coopératives vinicoles.
En conséquence, comme pour ces dernières, il y a lieu de faire abstraction, pour la
détermination du nombre de salariés, du personnel affecté de manière exclusive ou quasi exclusive à l'activité exonérée.
En application de la solution prise à l'égard des coopératives ayant des activités multiples
(cf. I-C-1 § 140), le personnel affecté de manière quasi exclusive aux opérations de conditionnement proprement dites n'est pas pris en compte pour la détermination du seuil
d'imposition. Il en est ainsi notamment du personnel temporaire employé au moment de la récolte. De même il convient de faire abstraction des employés aux écritures qui tiennent la comptabilité des
apports et, s'il y a lieu, des rétrocessions aux adhérents.
Les exonérations fiscales étant de droit étroit, les dispositions qui exonèrent les opérations
de conditionnement effectuées par les coopératives de fruits et légumes (cf. I-C-2 § 150) ne peuvent être étendues ni au conditionnement pratiqué dans les coopératives de fleurs, ni à
celui pratiqué dans les coopératives de conserves.
Ces coopératives peuvent, le cas échéant, bénéficier de la solution selon laquelle les
éléments servant à la production agricole ne sont pas à retenir pour le calcul de la base d'imposition (cf. I-A-2 § 80).
Les coopératives de planteurs de tabac qui effectuent les opérations de séchage et de triage
du tabac ne peuvent bénéficier de l'exonération de CFE prévue à l'article 1450 du CGI, alors même que ces opérations sont
exonérées lorsqu'elles sont effectuées par un exploitant agricole. En revanche, elles peuvent bénéficier de l'exonération prévue au 1° du I de
l'article 1451 du CGI lorsqu'elles emploient au plus trois salariés ou se consacrent exclusivement à certaines activités au
nombre desquelles ne figurent pas le séchage et le triage.
L'exonération de CFE prévue en faveur des CUMA ne peut s'appliquer qu'aux coopératives qui
effectuent des travaux agricoles (labours, traitements, récolte) sur les exploitations de leurs adhérents.
En revanche, les coopératives qui exécutent pour le compte de leurs adhérents des travaux de
transformation de produits doivent être regardées comme des industriels travaillant à façon et sont imposables à la CFE.
Les coopératives de teillage de lin ou de chanvre et celles de déshydratation des fourrages
peuvent, toutefois, être assimilées à des CUMA lorsque les produits obtenus restent individualisés par adhérent.
Les dispositions exonérant les opérations de vinification ne sont pas applicables aux
opérations de même nature effectuées par les coopératives cidricoles et oléicoles.
Les coopératives de cette nature employant au total plus de trois personnes sont donc
imposables à la CFE sur l'ensemble de leurs moyens.
Les coopératives ou SICA, bénéficiant d'une concession d'outillage dans un port, qui se
livrent au chargement, déchargement et stockage de marchandises sont passibles de la CFE dès lors qu'elles utilisent le concours de plus de trois salariés.
Les coopératives agricoles, leurs unions et les sociétés d'intérêt collectif agricole (SICA)
sont exonérées de CFE lorsqu'elles remplissent les conditions prévues aux 1° et 2° du I de l'article 1451 du CGI.
Dans le cas contraire, leur base d'imposition est réduite de moitié conformément à
l'article 1468 du CGI (BOI-IF-CFE-20-30-20).
Les coopératives et SICA qui procèdent à une offre au public de titres financiers, ainsi que
les SICA dont plus de 50 % du capital ou des voix sont détenus par des associés autres que ceux visés aux 1°, 2° et 3° de
l'article L. 522-1 du code rural et de la pêche maritime perdent le bénéfice de l'exonération ou de la réduction
de base de CFE.
523-9 du code rural et de la pêche maritime permet aux coopératives agricoles et à leurs unions de procéder à une offre au public des titres financiers visés aux
articles L. 523-8, L.
523-10 et L. 523-11 du code rural et de la pêche maritime, sous réserve de disposer d'un capital dont le
montant intégralement libéré ne soit pas inférieur à 37 000 €.
Les sociétés coopératives agricoles et leurs unions peuvent émettre des titres participatifs
dans les conditions prévues par l'article L. 228-36 du code de commerce et
l'article L. 228-37 du code de commerce.
Les sociétés coopératives agricoles et leurs unions peuvent émettre des certificats
coopératifs d'investissement dans les conditions prévues par le titre II de
47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de coopération.
Les sociétés coopératives agricoles et leurs unions peuvent émettre des obligations ayant le
caractère de valeurs mobilières dans les conditions prévues par l'article L. 228-39 du code de commerce, nonobstant les
dispositions du troisième alinéa de cet article.
Conformément au b du II de
l'article 1451 du CGI, sont assujetties à la CFE dans les conditions de droit commun les SICA dont plus de 50 % du capital ou
des voix sont détenus, directement ou par l'intermédiaire de filiales, par des associés autres que ceux visés par les 1°, 2° et 3° de
l'article L. 522-1 du code rural et de la pêche maritime, à savoir :
- toute personne physique ou morale ayant la qualité d'agriculteur ou de forestier dans la
circonscription de la société coopérative agricole ;
Remarque : Cette circonscription est définie dans les statuts et fait partie
des critères d'identification d'une coopérative.
- toute personne physique ou morale possédant dans cette circonscription des intérêts
agricoles qui correspondent à l'objet social de la société coopérative agricole et souscrivant l'engagement d'activité prévu par le a du premier alinéa de
l'article L. 521-3 du code rural et de la pêche maritime (obligation pour chaque coopérateur d'utiliser les
services de la société pour une durée déterminée et de souscrire une quote-part du capital en fonction de cet engagement d'activité) ;
(1) Détenus par les associés visés aux trois premiers alinéas de l'article L522-1 du
Conformément au principe de l'annualité, la situation des coopératives et des SICA doit être
appréciée au 1er janvier de chaque année.
Exemple : Une coopérative qui, au 1er janvier N, a émis des titres
représentatifs d'un appel public à l'épargne, est imposable dans les conditions de droit commun au titre de N.
Cette coopérative peut, en revanche, bénéficier à nouveau de l'exonération ou de la réduction
de bases de CFE prévues à l'article 1451 du CGI et à
l'article 1468 du CGI à compter du 1er janvier de l'année qui suit celle au cours de laquelle elle a procédé au
remboursement des titres concernés.
l'article 1451 du CGI exonère expressément de CFE les organismes agricoles susceptibles d'adhérer aux caisses de crédit
agricole mutuel en vertu des dispositions législatives et réglementaires qui régissent le crédit mutuel et la coopération agricole
Par ailleurs, une exonération expresse, sous certaines conditions, est prévue au 4° du I de
l'article 1451 du CGI au profit des caisses locales d'assurances mutuelles agricoles régies par
Les organismes ainsi concernés sont énumérés au II-A-1 § 380 et au II-D § 560.
Ce sont des groupements de propriétaires constitués en vue de permettre l'exécution et
l'entretien à frais communs de travaux immobiliers tant d'utilité collective que d'utilité publique (ex: travaux d'irrigation et de drainage, travaux de dessèchement des marais, exécution et entretien
de chemins d'exploitation, etc.
Elles sont régies par
l'ordonnance n° 2004-632 du
1er juillet 2004 relative aux associations syndicales de propriétaires.
- associations foncières d'aménagement foncier agricole et forestier
(code rural et de la pêche maritime, art. L. 133-1 à
L. 133-7) : groupements de propriétaires des parcelles incluses dans un périmètre d'aménagement foncier agricole
et forestier. Elles sont chargées de la réalisation, de l'entretien et de la gestion des travaux ou ouvrages mentionnés aux
articles L. 123-8 et L.
133-3 à L. 133-5 du code rural et de la pêche maritime ;
- associations foncières pastorales
(code rural et de la pêche maritime, art. L. 135-1 à
L. 135-12 : groupements de propriétaires de terrains à destination agricole ou pastorale ainsi que des terrains
boisés ou à boiser concourant à l'économie agricole, pastorale et forestière dans leur périmètre. Sous réserve des dispositions de leurs statuts, elles assurent ou font assurer l'aménagement,
l'entretien et la gestion des ouvrages collectifs permettant une bonne utilisation de leurs fonds ainsi que les travaux nécessaires à l'amélioration ou à la protection des sols. Elle peuvent assurer
ou faire assurer la mise en valeur et la gestion des fonds à destination pastorale ou agricole ainsi que des terrains boisés ou à boiser inclus à titre accessoire dans leur périmètre. Elles peuvent
donner à bail les terres situées dans leur périmètre à des groupements pastoraux définis à l'article L. 113-3 du code
rural et de la pêche maritime ou à d'autres personnes physiques ou morales, s'engageant à respecter les conditions minimales d'équipement et d'exploitation qui pourront être édictées par le
préfet. Elles peuvent, à titre accessoire seulement, et à condition que la gestion en soit confiée à des tiers, autoriser ou réaliser des équipements à des fins autres qu'agricoles ou forestières,
mais de nature à contribuer au maintien de la vie rurale et à des actions tendant à la favoriser ;
- associations foncières agricoles
(code rural et de la pêche maritime, art. L. 136-1 à
L. 136-3 et L. 136-4 à
L. 136-13 : associations syndicales, libres ou autorisées, constituées entre propriétaires de terrains à
vocation agricole, pastorale ou forestière pour réaliser les opérations suivantes mentionnées à l'article L. 136-2 du
- assurer ou faire assurer l'exécution, l'aménagement, l'entretien et la gestion des travaux ou ouvrages collectifs
permettant la mise en valeur agricole, pastorale ou forestière des fonds sans se livrer d'une manière habituelle à leur exploitation directe ;
- assurer ou faire assurer l'exécution de travaux ou d'ouvrages à des fins autres qu'agricoles, pastorales ou
forestières à la condition que ces travaux ou ouvrages contribuent au développement rural ou à la remise en bon état des continuités écologiques dans leur périmètre.
Ils sont constitués exclusivement pour la défense des intérêts de la profession agricole.
Toutefois, ils sont autorisés à effectuer certains actes de commerce. Dans ce cas, ils ne sont exonérés que si leurs opérations ne portent que sur des produits ou instruments nécessaires aux
exploitations agricoles elles-mêmes (ex : vente d'engrais dans un magasin ouvert aux adhérents).
- s'ils vendent des denrées ou produits à l'usage des personnes (exemple : exploitation
d'une boucherie) ;
- s'ils ont créé des « bureaux professionnels » ou des centres de gestion prévus à
l'article 1649 quater C du CGI, qui fournissent aux adhérents des renseignements juridiques et fiscaux et tiennent
leur comptabilité.
C. Les sociétés d'élevage, associations agricoles reconnues par la loi et dépendant du ministère de l'agriculture ayant
pour objet de favoriser la production agricole ainsi que leurs unions et fédérations
Elles sont exonérées pour l'organisation de compétitions ayant pour but l'amélioration de la
race chevaline.
Cependant, conformément à la jurisprudence du Conseil d'État
(CE, arrêt du 7 avril 1967, n° 61314 et
CE, arrêt du 25 juillet 1980, n°14044),
elles doivent être soumises à la taxe professionnelle pour l'organisation du pari mutuel urbain ou du pari mutuel sur les hippodromes, qui constitue une activité distincte de celle que leur fixe leur
objet social et est réalisée dans un but lucratif.
Les organisations de producteurs régis par les
articles L. 551-1 à L. 551-8 du
code rural et de la pêche maritime, qui ont notamment pour mission de contribuer à régulariser le cours des produits vendus par leurs ressortissants en soumettant ceux-ci à une discipline dont ils
arrêtent les modalités, doivent être regardés comme étant au nombre des organismes visés à au 3° du I de l'article 1451 du
CGI. Ces groupements ne peuvent donc être assujettis à la CFE qu'à raison de celles de leurs activités qui ne se rattachent pas directement à leur objet social et qui constituent l'exercice d'une
profession imposable.
Un groupement d'éleveurs régi par la loi précitée qui recherche des débouchés en faveur de
ses adhérents, donne à ces derniers une assistance technique et assure le contrôle sanitaire des animaux, accomplit des missions qui lui sont assignées par la loi comme par ses statuts. Il doit donc
bénéficier de l'exonération.
Le seul fait qu'il perçoive de ses adhérents une redevance par animal vendu en vue de
couvrir ses charges de fonctionnement ne permet pas de le regarder comme exerçant une activité distincte de son objet social
(CE, arrêt du 17 octobre n° 033394 ).
Les établissements de l'élevage (EDE), prévus par
l'article L. 653-7 du code rural et de la pêche maritime, bénéficient de l'exonération de CFE prévue au 4ème
alinéa du 3° du I de l'article 1451 du CGI en faveur des sociétés d'élevage et des associations agricoles reconnues par la loi
et dépendant du ministère de l'agriculture, ainsi que leurs unions et fédérations.
Cette exonération s'applique aux organismes de contrôle des performances qui ont été
désignés par l'autorité administrative.
articles L. 653-1, L.
653-2, L. 653-3, L.
653-4 à L. 653-11, L.
653-12, L. 653-13, L.
653-14, L. 653-15 et L.
653-16 du code rural et de la pêche maritime prévoient les règles relatives à l'amélioration de la qualité des animaux des espèces équine, asine, bovine, ovine, caprine, porcine, des lapins,
volailles et espèces aquacoles ainsi que des carnivores domestiques.
Des organismes de sélection, agréés par l'autorité administrative, définissent les objectifs
de sélection ou les plans de croisement et assurent les tenue des livres généalogiques ou registres zootechniques des races, des populations animales sélectionnées ou types génétiques hybrides.
Les activités exercées par ces organismes de contrôle des performances (également dénommés
«France contrôle laitier » ou «France bovins croissance ») qui ont passé des conventions avec les établissements de l'élevage entrent dans le champ d'application des impôts commerciaux, mais peuvent,
sous certaines conditions, bénéficier de l'exonération de CFE prévue au 3° du I de l'article 1451 du CGI.
Les organismes de contrôle des performances ont pour mission la collecte de toute
information ou donnée relative à un animal ou à son environnement et nécessaire aux évaluations. Ils agissent dans ce cadre par délégation des EDE.
Pour exercer ces activités, les organismes de contrôle de performances doivent
obligatoirement passer une convention avec l'établissement départemental d'élevage dont ils reçoivent délégation. Ils sont par ailleurs soumis aux contrôles de l'Institut de l'Élevage.
Lorsqu'ils ont la personnalité morale, les organismes de contrôle des performances sont
généralement constitués sous la forme de syndicats, d'associations ou de coopératives agricoles. Rien ne s'oppose toutefois à ce qu'ils soient constitués sous une autre forme (société, par exemple).
Par ailleurs, certains organismes ayant les mêmes attributions et la même délégation ont été
créés au sein des chambres d'agriculture. Cependant, ils n'ont pas de personnalité morale.
L'exonération de CFE est limitée aux seuls organismes qui ont reçu délégation des
établissements départementaux de l'élevage et pour les seules activités qui font l'objet de cette délégation (cf. II-C-3 § 470).
En revanche, l'exonération ne peut s'appliquer aux autres activités mêmes accessoires qu'ils
exercent par ailleurs (ex : le conseil aux agriculteurs).
R. 653-48 du code rural et de la pêche maritime prévoit que les établissements de l'élevage peuvent confier l'exécution de leurs missions à un autre organisme.
Plusieurs établissements de l'élevage peuvent charger l'un d'entre eux, ou un organisme
tiers, d'exécuter certaines de tâches définies aux articles D. 653-51 et
L. 212-7 du code rural et de la pêche maritime dans l'ensemble de leurs circonscriptions.
- pour les bovins nés en France, enregistrer la parenté ou l'absence de cette information,
et certifier la parenté ;
- assurer la mise en œuvre des règles d'identification des animaux des espèces mentionnées à
l'article L. 212-6 du code rural et de la pêche maritime ;
Dans tous les cas, des conventions passées entre les organismes gestionnaires des
établissements de l'élevage et les organismes délégataires, soumises à l'approbation de l'autorité administrative compétente définie à
l'article R. 653-43 du code rural et de la pêche maritime, définissent les obligations des organismes
Les activités déléguées, figurant dans la convention de délégation applicable au cours de la
période de référence retenue pour le calcul des bases de CFE visée à l'article 1467 A du CGI et
à l'article 1478 du CGI, sont donc exonérées.
Dans la mesure où une partie du conseil individuel réalisée par l'organisme de contrôle des
performances en faveur de l'éleveur adhérent est indissociable des activités déléguées par l'EDE, l'activité peut, de ce fait, bénéficier de l'exonération au même titre que ces dernières.
Les activités de conseil aux éleveurs adhérents susceptibles de bénéficier, à ce titre, de
l'exonération doivent résulter directement, soit de la collecte des données relatives aux performances, soit des autres activités déléguées, et être de nature à alimenter, au niveau de l'établissement
départemental de l'élevage, une base de données qui pourra être valorisée collectivement (par exemple par le biais de publications). Tel peut être le cas, par exemple, du conseil donné en matière
d'alimentation du bétail, pour améliorer la qualité du lait, pour la mise sur le marché des animaux ou encore de l'aide au choix des reproducteurs.
Les activités exercées par l'organisme de contrôle des performances, qui n'ont pas fait
l'objet d'une délégation expresse de l'EDE ou qui sont dissociables des activités déléguées, doivent être imposées à la CFE.
- le conseil et l'appui en comptabilité, fiscalité, gestion des entreprises et, d'une façon
générale, pour toutes les obligations déclaratives légales que l'éleveur doit respecter ;
- les actes sur les animaux (parages, écornage, etc.) à l'exception de l'identification
- les actes sur les matériels (contrôle des machines à traire, etc.), à l'exception de ceux
sur le matériel de contrôle des performances (contrôle des compteurs à lait ou des bascules) ;
La base d'imposition à la CFE des organismes qui exercent à la fois des activités exonérées
et des activités imposables est déterminée conformément aux modalités décrites dans le BOI-IF-CFE-20.
Remarque : Ces dispositions ne s'appliquent qu'aux organismes dotés de la
personnalité morale. En revanche, les organismes créés au sein des chambres d'agriculture bénéficient de l'exonération totale en faveur de ces dernières conformément aux dispositions du cinquième
alinéa du 3° du I de l' article 1451 du CGI.
D. Les chambres d'agriculture et l'assemblée permanente des chambres d'agriculture, pour les activités relevant de leurs
attributions normales (code rural et de la pêche maritime, art. L. 510-1 à art. L. 515-5)
Les chambres d'agriculture sont exonérées de CFE conformément au 3° du I de
l'article 1451 du CGI.
Le 4° du I de
l'article 1451 du CGI prévoit une exonération de CFE au profit des caisses locales d'assurances mutuelles agricoles régies par
/bofip/808-PGP.html?identifiant=BOI-IF-CFE-10-30-10-30-20150701

References: L'article 1451

l'article 1451
 l'article 207
 art. 1468

l'article 1450
 l'article 1451
 l'article 1451
 art. 1467
 l'article 1451
 § 90
 § 120

l'article 1451
 § 10
 l'article 1451
 § 140
 § 150
 § 80
 l'article 1450

l'article 1451
 l'article 1451

l'article 1468

l'article 1451
 l'article 1451

l'article 1468

l'article 1451

l'article 1451
 § 380
 § 560

l'article 1649
 l'article 1451
 l'article 1451
 l'article 1451
 § 470
 l'article 1467
 l'article 1478

l'article 1451

l'article 1451