Source: http://www.juricaf.org/arret/FRANCE-CONSEILDETAT-20011219-233010
Timestamp: 2017-01-19 17:12:51+00:00

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France, Conseil d'État, President de la section du contentieux, 19 décembre 2001, 233010
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Type d'affaire : AdministrativeNumérotation : Numéro d'arrêt : 233010Numéro NOR : CETATEXT000008117780 Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2001-12-19;233010 Analyses : ETRANGERS - RECONDUITE A LA FRONTIERE.Texte : Vu la requête, enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 26 avril 2001 présentée par M. Sofiane X..., demeurant ... bâtiment 2 û escalier B à Mantes-la-Jolie (78200) ; M. X... demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat : 1°) d'annuler le jugement du 26 mars 2001 par lequel le conseiller délégué par le président du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 13 mars 2001 du préfet des Yvelines ordonnant sa reconduite à la frontière ;
Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X..., de nationalité algérienne, s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après la notification, le 13 janvier 2001, de la décision du 12 janvier 2001 du préfet des Yvelines lui refusant un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire ; qu'il était ainsi dans le cas prévu par les dispositions précitées de l'ordonnance du 2 novembre 1945 où le préfet peut décider la reconduite d'un étranger à la frontière ;
Considérant qu'aux termes de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit : " a) Au conjoint algérien d'un ressortissant français " ; qu'aux termes du deuxième alinéa de l'article 9 du même accord : " Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis, alinéa 4 (lettres a à d), et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises" ; qu'il ressort des pièces du dossier qu'à la date de l'arrêté attaqué M. X... séjournait irrégulièrement en France ; qu'ainsi le moyen tiré de ce que le préfet ne pouvait légalement prendre un arrêté de reconduite à la frontière à son encontre du fait qu'il était en droit d'obtenir un certificat de résidence, ne peut qu'être écarté ; Considérant que si, à l'appui de sa demande d'annulation de l'arrêté ordonnant sa reconduite à la frontière, M. X... fait valoir qu'il est marié depuis le 29 juillet 2000 avec une personne de nationalité française, il ressort des pièces du dossier que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce et eu égard aux effets d'une mesure de reconduite à la frontière, l'arrêté attaqué n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cet arrêté a été pris ; que, par suite, le moyen tiré de ce qu'il méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté ;Considérant qu'il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, qui est suffisamment motivé, le conseiller délégué par le président du tribunal administratif de Versailles a rejetés ses conclusions dirigées contre l'arrêté de reconduite à la frontière ;
Sur les conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination de la reconduite : Considérant que si le requérant invoque les risques que comporterait pour lui son retour dans son pays d'origine, alors d'ailleurs que sa demande tendant à ce que lui soit reconnue la qualité de réfugié a été rejetée successivement par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et par la commission des recours des réfugiés, il n'apporte aucune justification probante à cet égard ; que, par suite, les conclusions susanalysées ne peuvent qu'être rejetées ;
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Sofiane X..., au préfet des Yvelines et au ministre de l'intérieur.Références : Accord franco-algérien 1968-12-27 art. 7 bis, art. 9Arrêté 2001-03-13Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales 1950-11-04 art. 8Ordonnance 45-2658 1945-11-02 art. 22Publications :Proposition de citation: CE, 19 décembre 2001, n° 233010Inédit au recueil LebonTélécharger au format RTFComposition du Tribunal :Rapporteur public : M. LamyOrigine de la décision Pays : FranceJuridiction : Conseil d'ÉtatFormation : President de la section du contentieuxDate de la décision : 19/12/2001Fonds documentaire : Legifrance Haut de page

References: l'article 7
 l'article 9
 l'article 8
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 art. 22