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Timestamp: 2016-10-27 01:11:18+00:00

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5A_448/2009 (25.05.2010)
recours contre le jugement du Tribunal d'arrondissement de La C�te du 28 mai 2009.
A.a X.________, n� le 23 f�vrier 1959, et dame X.________, n�e le 13 novembre 1958, se sont mari�s le 30 ao�t 1985. Trois enfants sont issus de leur union: A.________, n� le 21 octobre 1986, B.________, n�e le 13 janvier 1989, et C.________, n�e le 7 ao�t 1994. X.________ est �galement le p�re d'un autre enfant, D.________, n� le 15 juin 2003, qu'il a eu avec sa compagne actuelle.
Le 4 juillet 2002, le mari a d�pos� une demande unilat�rale de divorce devant le Tribunal d'arrondissement de l'Est vaudois.
A.b La situation des parties a �t� r�gie par de nombreuses conventions et ordonnances de mesures provisionnelles, qui ont fait l'objet de plusieurs recours.
Ainsi, par convention du 30 avril 2003, ratifi�e par le Pr�sident du Tribunal d'arrondissement pour valoir ordonnance de mesures provisoires, les �poux sont notamment convenus que le mari contribuerait � l'entretien des siens par le versement d'une pension mensuelle de 9'600 fr., allocations familiales en sus, d�s et y compris le 1er ao�t 2002, et par le paiement des imp�ts du couple et des int�r�ts hypoth�caires de la villa conjugale.
A.c Par ordonnance de mesures provisionnelles du 1er juillet 2005, le Pr�sident du Tribunal d'arrondissement a rejet� la requ�te du mari tendant � ce que la contribution d'entretien soit r�duite � 6'000 fr. par mois, allocations familiales en sus, d�s le 1er janvier 2005, et l'a condamn� � verser � l'�pouse une provision ad litem de 10'000 fr.
Par arr�t du 13 f�vrier 2006, le Tribunal d'arrondissement a rejet� l'appel interjet� par le mari contre cette ordonnance.
Contre cet arr�t sur appel, le mari a d�pos� simultan�ment un recours en nullit� aupr�s de la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud et un recours de droit public aupr�s du Tribunal f�d�ral.
Par arr�t du 27 juin 2006, la Chambre des recours du Tribunal cantonal a rejet� le recours en nullit� dans la mesure o� il �tait recevable et confirm� l'arr�t du Tribunal d'arrondissement.
Le Tribunal f�d�ral a, par arr�t du 12 mars 2007, partiellement admis le recours de droit public (5P.330/2006) d�pos� par le mari contre l'arr�t de la Chambre des recours du 27 juin 2006 et annul� celui-ci. Par arr�t du m�me jour, il a admis le recours du mari dirig� contre l'arr�t du Tribunal d'arrondissement du 13 f�vrier 2006 (5P.114/2006), qu'il a d�s lors �galement annul�.
A.d Par ordonnance de mesures provisionnelles du 11 juin 2008, le Pr�sident du Tribunal d'arrondissement a ramen� le montant de la contribution d'entretien � 1'131 fr. par mois d�s le 1er mai 2008. Chacune des parties a d�pos� une requ�te d'appel contre cette ordonnance.
A.e Par arr�t du 29 d�cembre 2008, la Cour administrative du Tribunal cantonal vaudois a admis la demande de r�cusation du Pr�sident du Tribunal d'arrondissement de l'Est vaudois pr�sent�e par le mari et a d�l�gu� la cause au Tribunal d'arrondissement de La C�te.
Lors de l'audience d'appel sur mesures provisionnelles du 25 mars 2009, qui s'est tenue devant ce tribunal, les parties ont admis que celui-ci statue sur l'ensemble de la situation provisionnelle litigieuse � ce moment-l�, soit sur l'appel du mari contre l'ordonnance de mesures provisionnelles du 1er juillet 2005, d'une part, et sur les appels d�pos� par chacun des �poux contre l'ordonnance de mesures provisionnelles du 11 juin 2008, d'autre part.
Par jugement d'appel sur mesures provisionnelles du 28 mai 2009, le Tribunal d'arrondissement de La C�te a modifi� les ordonnances des 1er juillet 2005 et 11 juin 2008 en ce sens que le mari contribuera � l'entretien des siens, d�s et y compris le 1er janvier 2005, par le versement d'une contribution d'un montant de 12'000 fr. par mois (soit 9'600 fr. comme convenu par les parties en 2003 et confirm� en 2005 -1'500 fr. pour l'a�n� = 8'100 fr., arrondis � 8'000 fr., + 1'902 fr. 40 d'imp�ts + 1'400 fr. d'int�r�ts hypoth�caires = 11'302 fr. 40, arrondis � 12'000 fr.), allocations familiales non comprises et sous d�duction des paiements d�j� effectu�s. Lesdites ordonnances ont �t� maintenues pour le surplus.
Par acte du 29 juin 2009, le mari exerce un recours en mati�re civile et un recours constitutionnel subsidiaire contre le jugement sur appel rendu le 28 mai 2009 par le Tribunal d'arrondissement de La C�te. Il conclut, principalement, � la r�forme de ce jugement en ce sens que le montant de la contribution d'entretien est fix� � 3'000 fr. par mois d�s le 1er janvier 2005, puis � 1'900 fr. par mois d�s janvier 2007, allocations familiales et int�r�ts hypoth�caires en sus, la pension pour son fils, d�sormais majeur, �tant vers�e � part. Subsidiairement, il demande le renvoi de la cause pour nouvelles instruction et d�cision.
Parall�lement, il a d�pos� un recours en nullit� aupr�s de la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud. Par ordonnance du 2 juillet 2009, la Pr�sidente de la cour de c�ans a suspendu la proc�dure de recours f�d�rale jusqu'� droit connu sur le recours en nullit� cantonal. La Chambre des recours a, par arr�t du 24 septembre 2009, pris acte du retrait du recours interjet� devant elle.
Dans son m�moire de r�ponse au recours en mati�re civile du 11 f�vrier 2010, l'intim�e propose le rejet des recours, dans la mesure de leur recevabilit�.
Le Tribunal d'arrondissement de La C�te ne s'est pas d�termin�.
1.1 Le recours est dirig� en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) contre une d�cision rendue en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) qui met fin � la proc�dure de mesures provisionnelles (art. 90 LTF; ATF 134 III 426 consid. 2.2 p. 431/432 et la jurisprudence cit�e). Comme seule est en cause la contribution � l'entretien de la famille, on se trouve en pr�sence d'une contestation de nature p�cuniaire. Eu �gard � la dur�e incertaine des mesures provisoires, la valeur litigieuse atteint 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4, art. 74 al. 1 let. b LTF). Partant, la voie du recours en mati�re civile est en principe ouverte et le recours constitutionnel est irrecevable (art. 113 LTF).
1.2 Selon l'art. 75 al. 1 LTF, le recours n'est en principe ouvert qu'� l'encontre des d�cisions rendues en derni�re instance cantonale, ce qui signifie que le recourant �doit avoir �puis� toutes les voies de droit cantonales, ordinaires ou extraordinaires, pour les griefs qu'il entend soulever devant le Tribunal f�d�ral� (FF 2001 p. 4109; ATF 134 III 524 consid. 1.3 p. 527 et les r�f�rences). Dans le canton de Vaud, l'arr�t sur appel en mati�re de mesures provisionnelles peut faire l'objet d'un recours en nullit� au Tribunal cantonal pour les motifs pr�vus par l'art. 444 al. 1 ch. 3 CPC/VD, � savoir pour d�ni de justice formel, ainsi que pour arbitraire dans l'appr�ciation des preuves (ATF 126 I 257 consid. 1b p. 259). En tant qu'il est interjet�, non pour ces motifs, mais pour arbitraire dans l'application du droit civil f�d�ral, le recours est recevable.
1.3 S'agissant d'une d�cision rendue en mati�re de mesures provisionnelles, le recours ne peut �tre form� que pour violation des droits constitutionnels (art. 98 LTF). Le Tribunal f�d�ral n'examine de tels griefs que s'ils ont �t� invoqu�s et motiv�s (art. 106 al. 2 LTF), c'est-�-dire express�ment soulev�s et expos�s de fa�on claire et d�taill�e (principe d'all�gation; ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). Il n'entre pas en mati�re sur les critiques de nature appellatoire (ATF 133 II 396 consid. 3 p. 399/400). Le recourant qui se plaint d'arbitraire ne saurait, d�s lors, se borner � critiquer la d�cision attaqu�e comme il le ferait en instance d'appel, o� l'autorit� de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer sa th�se � celle de l'autorit� cantonale, mais doit d�montrer, par une argumentation pr�cise, que cette d�cision est insoutenable (ATF 134 II 349 consid. 3 p. 352).
2.1 Le recourant reproche au Tribunal d'arrondissement d'avoir omis de tenir compte de la baisse de ses revenus. Il expose qu'en comparant, � l'instar de l'autorit� cantonale, les r�sultats de son activit� de m�decin en 2001, d'une part, et durant les ann�es 2004 � 2007, d'autre part, on obtient une diminution de revenus de 27%, alors qu'une comparaison entre les quatre ann�es pr�c�dant l'introduction du tarif Tarmed (soit de 2000 � 2003) et les quatre ann�es suivantes r�v�le une baisse de 31,6%. Il pr�cise en outre que, selon l'expert comptable entendu comme t�moin, les montants relatifs � l'utilisation priv�e de son v�hicule automobile, int�gr�s dans la comptabilit� de son cabinet, sont ensuite extourn�s. La baisse consid�rable de ses revenus aurait donc d� conduire � une r�duction tr�s cons�quente de la contribution d'entretien.
2.2 Par cette argumentation, le recourant se borne essentiellement � invoquer des faits qui ne r�sultent pas du jugement querell�, faits dont il ne saurait au demeurant remettre en cause l'�tablissement dans le pr�sent recours, faute d'�puisement des instances cantonales (cf. supra, consid. 1.2). Pour le surplus, et pour autant qu'il soit suffisamment motiv�, son grief n'appara�t pas fond�. Les juges pr�c�dents ont en effet constat� que son b�n�fice net s'�tait �lev� � 616'000 fr. en 2000, 605'000 fr. en 2001, 636'000 fr. en 2002, 720'000 fr. en 2003, 400'000 fr. en 2004, 431'000 fr. en 2005, 476'000 fr. en 2006 et 455'000 fr. en 2007. Effectuant la moyenne arithm�tique des b�n�fices nets du recourant pour les ann�es 2004 � 2007, lesdits magistrats ont constat� que son revenu net moyen, compte tenu, notamment, des diminutions cons�cutives � l'introduction du tarif Tarmed et des amortissements relatifs aux travaux effectu�s dans son cabinet, s'�levait � 440'500 fr. par an ou 36'708 fr. par mois. Sur la base de ces constatations, le Tribunal d'arrondissement a consid�r� que les revenus du mari avaient certes diminu�. Contrairement � ce que pr�tend le recourant, cette juridiction n'a cependant pas proc�d� � une comparaison entre le revenu actuel moyen du mari, arr�t� � 36'708 fr. par mois, et celui r�alis� en 2001. Vu la pension convenue par les parties en 2003 et confirm�e en 2005, elle a en r�alit� estim� qu'apr�s d�duction des contributions dues pour l'entretien de sa famille, y compris celle vers�e directement en mains de son fis a�n�, des imp�ts ainsi que des charges hypoth�caires, le recourant disposait encore d'une somme de 9'408 fr., � laquelle venaient s'ajouter les revenus de sa compagne, par 5'652 fr. 25, de sorte que malgr� la baisse de ses revenus et la naissance de son dernier fils, il �tait en mesure de continuer � contribuer � l'entretien des siens sans pour autant diminuer son train de vie. Les critiques du recourant relatives au mode de comparaison de ses revenus actuels et pass�s tombent d�s lors � faux. Par ailleurs, on ne voit pas en quoi la pr�cision qu'il apporte concernant ses frais de v�hicule serait en l'occurrence pertinente. Quant � l'affirmation, toute g�n�rale, selon laquelle la baisse �consid�rable� de ses revenus aurait d� conduire � une diminution �tr�s cons�quente� de la contribution d'entretien, elle n'appara�t pas suffisamment motiv�e, le calcul du montant de la contribution d'entretien tenant d'ailleurs compte d'autres facteurs, comme la couverture des besoins des b�n�ficiaires.
Le recourant soutient en outre qu'il peut �tre exig� de l'�pouse qu'elle exerce une activit� lucrative � temps partiel, �ventuellement � son domicile.
3.1 Lorsque l'on ne peut plus s�rieusement compter sur une reprise de la vie commune, les crit�res applicables � l'entretien apr�s divorce doivent �tre pris en compte pour fixer le montant de la contribution d'entretien, �tant pr�cis� que le fondement de l'obligation demeure l'art. 163 CC (ATF 130 III 537 consid. 3.2 p. 541). Cela signifie d'une part que, outre les crit�res pos�s pr�c�demment par la jurisprudence, le juge retiendra les �l�ments indiqu�s de fa�on non exhaustive � l'art. 125 al. 2 CC et, d'autre part, qu'il y a lieu d'appr�cier la situation au regard du principe de l'ind�pendance �conomique des �poux, qui rev�t plus d'importance apr�s l'introduction de l'action en divorce. Le conjoint demandeur pourra donc, selon les circonstances, �tre contraint d'exercer une activit� lucrative ou d'augmenter son temps de travail (ATF 128 III 65 consid. 4a p. 67 et les r�f�rences; cf. aussi ATF 130 III 537 consid. 3.2 p. 542).
3.2 Selon l'autorit� cantonale, les conjoints sont en instance de divorce depuis le 4 juillet 2002 et une reprise de la vie commune n'appara�t pas vraisemblable. De plus, comme l'a relev� le Tribunal f�d�ral dans son arr�t 5P.114/2006, rendu entre les parties, il n'est pas admissible de consid�rer d'embl�e et sans autre examen qu'on ne peut exiger de l'�pouse qu'elle reprenne une activit� lucrative, aux seuls motifs qu'elle s'occupe de sa fille handicap�e et que la situation financi�re du mari appara�t confortable. Toutefois, au moment du d�p�t de la demande en divorce, les parties �taient mari�es depuis pr�s de dix-sept ans. L'�pouse a certes une formation de couturi�re. Elle n'a cependant jamais travaill� dans cette branche, mais seulement comme vendeuse durant quelques ann�es. Depuis 1986, elle n'a plus exerc� d'activit� lucrative et s'est consacr�e � l'�ducation des trois enfants du couple, dont la fille a�n�e, gravement handicap�e, n�cessite des soins constants.
Actuellement, les enfants vivent toujours avec elle dans l'ancienne villa conjugale. Bien que deux d'entre eux soient majeurs, elle s'en occupe quotidiennement. La fille a�n�e du couple fr�quente, il est vrai, un �tablissement sp�cialis� entre 10h00 et 17h00 du mardi au vendredi et se rend en outre une fois par semaine � des s�ances de physioth�rapie. Il n'en demeure pas moins que sa m�re doit l'y conduire et l'assister pour les gestes quotidiens les plus simples comme se laver, s'habiller, marcher et manger; elle passe en outre du temps avec elle avant de la coucher, vers 21h30, et se l�ve certaines nuits � plusieurs reprises pour la calmer et changer son lit. Entre 10h00 et 17h00, lorsque sa fille a�n�e est prise en charge par un �tablissement sp�cialis�, elle s'occupe notamment des courses et du jardin et pr�pare le repas de midi pour sa fille cadette, n�e en 1994. D'apr�s un t�moin, l'�pouse est tr�s d�vou�e � sa fille handicap�e, dont la qualit� de vie ne serait pas la m�me aujourd'hui si sa m�re ne s'occupait pas autant d'elle. D�sormais �g�e de plus de 50 ans, l'�pouse a toujours pris soin de ses trois enfants durant la vie commune et s'en occupe encore actuellement. Elle doit ainsi pouvoir mettre � profit les quelques heures durant lesquelles ses filles sont, respectivement, � l'�cole et dans un �tablissement sp�cialis�, pour se reposer et r�cup�rer. Dans ces conditions, elle ne saurait �tre oblig�e de reprendre une activit� lucrative.
3.3 Contrairement � l'affirmation du recourant, l'autorit� cantonale n'a ainsi pas manqu� de tenir compte de l'arr�t du Tribunal f�d�ral pr�cit�, selon lequel on ne pouvait d�clarer d'embl�e que l'�pouse ne devait pas reprendre une activit� lucrative. Examinant dans le d�tail le d�roulement des journ�es de l'int�ress�e, les juges pr�c�dents ont retenu que la fille a�n�e des parties d�pendait � 100% de sa m�re pour les gestes quotidiens, m�me les plus simples, et qu'� l'exclusion des quelques heures qu'elle passait en institution � raison de quatre jours par semaine, l'�pouse veillait constamment sur elle, y compris la nuit. Ses deux autres enfants, dont sa fille adolescente, vivaient aussi avec elle, ce qui impliquait qu'elle s'en occupe �galement, quand bien m�me l'a�n� �tait d�sormais majeur. En outre, durant le mariage, les conjoints �taient convenus de ne pas placer leur fille en institution, l'�pouse se consacrant � ses trois enfants et � la tenue du m�nage. Enfin, on se trouvait en pr�sence d'un mariage de longue dur�e et l'�pouse, qui n'avait pas exerc� d'activit� lucrative depuis 1986, �tait �g�e de plus de 50 ans.
Vu ces constatations, l'opinion de l'autorit� cantonale selon laquelle on ne saurait, � ce stade, exiger de l'intim�e qu'elle reprenne une activit� lucrative, n'appara�t pas arbitraire. Le fait qu'elle n'ait pour ainsi dire pas travaill� pendant le mariage justifie notamment qu'elle conserve le train de vie qui �tait le sien durant la vie commune compte tenu du partage des t�ches convenu entre les conjoints, les revenus du mari permettant au demeurant de couvrir sans peine les minima vitaux de chacun des conjoints. De toute fa�on, la critique du recourant n'appara�t pas suffisamment motiv�e: ind�pendamment de l'all�gation de faits qui ne r�sultent pas du jugement querell�, il se contente en effet d'affirmer, en bref, que l'absence de ses filles pendant la journ�e laisse � l'�pouse du temps qu'elle pourrait mettre � profit pour travailler, et que sa formation de couturi�re, de m�me que son exp�rience de vendeuse, lui permettraient sans aucun doute de trouver une place � temps partiel ou du travail � domicile, si elle faisait l'effort d'accomplir les d�marches n�cessaires en ce sens: purement appellatoires, ces all�gations ne sont pas de nature � d�montrer que le Tribunal d'arrondissement aurait arbitrairement viol� le droit f�d�ral en consid�rant qu'en l'esp�ce, il n'y avait pas lieu d'exiger de l'�pouse qu'elle reprenne une activit� lucrative.
Selon le recourant, l'autorit� cantonale n'aurait par ailleurs pas tenu compte de la charge, d'un montant de 2'500 fr. par mois, que repr�sente la naissance de son fils cadet.
Autant qu'il est suffisamment motiv�, ce grief n'appara�t pas fond�. Le Tribunal d'arrondissement a en effet admis que cet enfant repr�sentait une charge suppl�mentaire qui devait �tre prise en consid�ration. Les juges cantonaux ont cependant consid�r� que le p�re vivait en concubinage avec la m�re, employ�e � mi-temps en qualit� de secr�taire dans son cabinet, laquelle devait aussi contribuer � l'entretien de leur fils. Le recourant all�gue que celle-ci a trois autres enfants � charge, ce qui constitue toutefois un fait nouveau et, partant, irrecevable. Se r�f�rant � la m�thode dite des pourcentages, il expose en outre que la somme qu'il estime devoir consacrer � ses enfants correspond au 30% de son salaire mensuel, � savoir 2'500 fr. chacun, comme l'intim�e l'aurait du reste reconnu. Si la fixation de l'entretien d'apr�s un pourcentage du revenu du d�biteur d'aliments est admise pour arr�ter les contributions en faveur des enfants, on ne voit pas en quoi le calcul effectu� par le recourant serait en l'occurrence pertinent. L'autorit� cantonale a estim� qu'apr�s paiement des pensions en faveur de sa famille, y compris celle pour son fils majeur, des imp�ts et des int�r�ts hypoth�caires, le recourant disposait encore d'un solde de 9'408 fr., auquel il convenait d'ajouter les 5'652 fr. 25 de revenus de sa compagne. Le Tribunal d'arrondissement en a d�duit que, malgr� la baisse de ses ressources et la charge repr�sent�e par son dernier enfant, le d�birentier �tait en mesure de continuer � contribuer � l'entretien des siens sans diminuer son train de vie. Or, le recourant ne d�montre nullement en quoi ce raisonnement serait insoutenable.
Autant qu'on le comprenne, le recourant pr�tend aussi que l'autorit� cantonale n'a pas pris en consid�ration la pension de 1'500 fr. par mois qu'il verse directement � son fils majeur.
Dans la mesure o� le recourant all�gue que le montant de 1'500 fr. a �t� fix� pour tenir compte des revenus de son fils, d'environ 1'000 fr. par mois, il s'�carte, de mani�re inadmissible, des faits retenus par le jugement attaqu�. De surcro�t, le Tribunal d'arrondissement n'a pas manqu� d'admettre ce versement ni de le prendre en consid�ration dans le calcul des charges du d�birentier, ce que celui-ci reconna�t du reste express�ment. Par cons�quent, on ne voit pas en quoi l'autorit� cantonale aurait fait preuve d'arbitraire sur ce point. Au demeurant, contrairement � ce que semble pr�tendre le recourant, cette pension ne devait pas figurer dans le dispositif du jugement attaqu�, son fils majeur n'�tant pas partie � cette proc�dure.
Le recourant pr�tend en outre que la rente AI vers�e en faveur de sa fille handicap�e doit d�sormais �tre prise en consid�ration dans le calcul de la contribution d'entretien.
6.1 Il r�sulte du jugement attaqu� que, conform�ment � l'accord des parties, cette rente a �t� vers�e sur un compte bancaire ouvert au nom de l'enfant, tout pr�l�vement �tant subordonn� � l'acceptation de l'autre conjoint. Les �poux avaient manifest� la volont� de ne pas toucher � ce compte, sauf d�penses extraordinaires n�cessit�es par le handicap de leur fille. Se conformant � l'arr�t du Tribunal f�d�ral (5P.114/2006), les juges cantonaux ont examin� si la baisse des revenus du d�birentier justifiait que lesdites rentes soient d�sormais prises en compte dans le calcul de la contribution d'entretien. Consid�rant que l'int�ress� disposait encore de revenus de l'ordre de 36'000 fr. par mois, qui lui permettaient de continuer � contribuer � l'entretien des siens sans toucher aux montants vers�s par l'AI, et que les parties avaient d�cid� de bloquer cet argent sur un compte en connaissance de cause, le Tribunal d'arrondissement est parvenu � la conclusion qu'il ne se justifiait pas de modifier ce syst�me.
6.2 Le recourant le conteste. Il se contente cependant d'affirmer, en substance, que ses revenus ont baiss� d'environ 30% et que la n�cessit� de verser encore plus d'argent sur le compte de sa fille n'a pas �t� attest�e, ce qui ne suffit pas � d�montrer l'arbitraire.
Il ressort toutefois des constatations de l'autorit� cantonale que, lors de l'audience d'appel du 25 mars 2009, l'�pouse a expliqu� que depuis le 1er janvier 2007, la rente AI de sa fille n'�tait plus vers�e sur le compte bloqu� mais sur un autre compte, qu'elle utilisait pour vivre. Dans ces conditions, l'autorit� cantonale a fait preuve d'arbitraire en refusant de prendre cette rente en consid�ration pour calculer la contribution d'entretien � partir de cette date, d'autant plus que la fille a�n�e des �poux est d�sormais majeure. Le recours se r�v�le d�s lors fond� sur ce point. Selon le jugement entrepris, l'�pouse a d�clar� que ladite rente s'�levait � 3'340 fr. par mois depuis le 1er janvier 2009. En revanche, ledit jugement ne contient pas d'indications relatives au montant de la rente le 1er janvier 2007, date � partir de laquelle elle n'a plus �t� vers�e sur le compte bloqu�. Il convient par cons�quent d'annuler le jugement attaqu� et de renvoyer la cause � l'autorit� cantonale pour qu'elle instruise cette question et statue � nouveau sur le montant de la contribution d'entretien d� d�s le 1er janvier 2007, en tenant compte, � partir de cette date, de la rente vers�e par l'AI pour la fille a�n�e des parties.
Dans un autre grief, le recourant se plaint en outre, de fa�on g�n�rale, du calcul de la contribution d'entretien.
Il all�gue, � juste titre, que l'absence de contacts avec ses enfants - dont il ne serait pas responsable - ne peut justifier le refus de diminuer la contribution d'entretien. Le Tribunal d'arrondissement s'est toutefois born� � mentionner ce fait, sans en tirer de cons�quences chiffr�es quant au montant de dite contribution. Pour le surplus, les critiques du recourant concernant la mani�re dont l'autorit� cantonale a calcul� le montant de 12'000 fr. mis � sa charge - les imp�ts et les int�r�ts hypoth�caires devant d�sormais �tre pay�s par l'�pouse - sont purement appellatoires et ne sauraient d�s lors �tre prises en consid�ration.
Le recourant soutient encore que lorsque, comme ici, le montant de la contribution d'entretien vers� � l'�pouse est de 12'000 fr. par mois, il serait arbitraire de lui allouer, en plus, une provision ad litem.
8.1 D'apr�s la jurisprudence, une provision ad litem est due � l'�poux qui ne dispose pas lui-m�me des moyens suffisants pour assumer les frais du proc�s en divorce. Le fondement de cette prestation - devoir d'assistance (art. 159 al. 3 CC) ou obligation d'entretien (art. 163 CC) - est controvers� (sur cette question: arr�t 5P.346/2005 consid. 4.3, in Pra 2006 n� 130 p. 892 et les r�f�rences; Br�m, Z�rcher Kommentar, n. 131 ss ad art. 159 CC, avec de nombreuses citations), mais cet aspect n'a pas d'incidence sur les conditions qui pr�sident � son octroi; en tout �tat, selon l'art. 163 al. 1 CC, la loi n'institue plus un devoir g�n�ral d'entretien � la charge du mari, mais une prise en charge conjointe des besoins de la famille au regard des facult�s de chacun des �poux (arr�t 5A_826/2008 du 5 juin 2009 consid. 2.1).
8.2 Les contributions d'entretien ont en principe pour but de couvrir les besoins courants des b�n�ficiaires, et non de servir, comme la provision ad litem, � assumer les frais du proc�s en divorce. L'octroi d'une telle provision peut donc �tre justifi� ind�pendamment du montant de la contribution � l'entretien de la famille. Le recourant se contente d'affirmer que l'�pouse re�oit d�j� une contribution mensuelle de 12'000 fr. par mois. De nature appellatoire, cette all�gation ne suffit pas � d�montrer que l'intim�e disposerait des moyens suffisants pour assumer ses frais de proc�dure. Le grief est par cons�quent irrecevable (art. 106 al. 2 LTF).
En conclusion, le recours est partiellement admis dans la mesure o� il est recevable, le jugement entrepris est annul� en tant qu'il condamne le recourant � contribuer � l'entretien des siens par le versement d'un montant de 12'000 fr. par mois d�s le 1er janvier 2005 et l'affaire est renvoy�e � l'autorit� cantonale pour instruction compl�mentaire et nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants. Le recourant ne l'emporte que tr�s partiellement, de sorte qu'il se justifie de mettre les frais judiciaires pour 3/5 � sa charge et pour 2/5 � celle de l'intim�e (art. 66 al. 1 LTF). En outre, le recourant est condamn� � participer aux d�pens de l'intim�e � concurrence de 1'000 fr. (art. 68 al. 1 et 2 LTF).
Le recours est partiellement admis dans la mesure o� il est recevable, le jugement attaqu� est annul� et la cause est renvoy�e � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants.
Les frais judiciaires, arr�t�s � 5'000 fr., sont mis pour 3/5 � la charge du recourant et pour 2/5 � la charge de l'intim�e.
Le pr�sent arr�t est communiqu� aux parties, au Tribunal d''arrondissement de La C�te et � la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud.

References: ATF 
 art. 74
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 art. 159