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Art. 2. Jusqu au 30 juin 2008, dans une portion NOR: EQUA A. Art. 3. Jusqu au 30 juin 2008, en dérogation au - PDF
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1 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ARRÊTÉ A Arrêté du 3 mars 2006 RELATIF AUX RÈGLES DE L AIR ET AUX SERVICES DE LA CIRCULATION AÉRIENNE Modifié par: (JO du 3 mai 2006, p. 6556) NOR: EQUA A Arrêté du 22 août 2006 (JO du 14 septembre 2006, p ) Arrêté du 10 juillet 2007 (JO du 19 juillet 2007, p ) Arrêté du 10 décembre 2007 (1) (JO du 15 décembre 2007, p ) Arrêté du 18 juillet 2008 (2) (JO du 10 août 2008, p ) LE MINISTRE DES TRANSPORTS, DE L ÉQUIPEMENT, DU TOURISME ET DE LA MER ET LE MINISTRE DE L OUTRE-MER, Vu la convention relative à l aviation civile internationale du 7 décembre 1944, ensemble les protocoles qui l ont modifiée, et notamment le protocole du 24 septembre 1968 concernant le texte authentique trilingue de ladite convention publiée par le décret n du 18 décembre 1969; Vu le code de l aviation civile, et notamment les articles D à D ; Vu l accord du directoire de l espace aérien en date du 6 février 2006, ARRÊTENT: Article premier. Sont fixés (3) : en annexe 1 au présent arrêté, les règles de l air; en annexe 2 au présent arrêté, les services de la circulation aérienne. 1. Le directeur général de l aviation civile et le directeur des affaires économiques, sociales et culturelles de l outre-mer sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française. 2. Le présent arrêté entrera en vigueur le 1 er décembre 2008, et est applicable dans les îles Wallis et Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie. 3. Les annexes au présent arrêté font l objet d une publication au Journal officiel de ce jour, édition des Documents administratifs n 3, disponible en édition papier à la Direction des Journaux officiels, 26, rue Desaix, Paris Cedex 15, et en édition électronique sur le site : ( modifié par : Arrêté du 10 décembre 2007) Art. 2. Jusqu au 30 juin 2008, dans une portion définie d espace aérien contrôlé, des dérogations à la fourniture du service de contrôle peuvent être accordées de façon permanente ou temporaire par l autorité compétente des services de la navigation aérienne à certains vols d aéronefs dont le caractère particulier rend impossible, pour l organisme de contrôle de la circulation aérienne, la fourniture à ceux-ci de l ensemble des services prévus dans la classe de l espace considéré. Lorsque de telles dérogations sont accordées, les services rendus correspondant à la classe d espace considérée continuent à être rendus aux aéronefs qui ne sont pas bénéficiaires de ces dérogations. (fin de l amendement du : 10 décembre 2007) ( modifié par : Arrêté du 10 décembre 2007) Art. 3. Jusqu au 30 juin 2008, en dérogation au présent arrêté, restent valables les lettres d accord entre les autorités compétentes de l aviation civile et de la défense signées avant l entrée en vigueur du présent arrêté et définissant des procédures complémentaires dans certaines régions ou zones de contrôle dans lesquelles les services de la circulation aérienne sont rendus simultanément à la circulation aérienne générale et à la circulation aérienne militaire par un organisme de contrôle de la circulation aérienne militaire et dans lesquelles la cohabitation et la densité des deux types de circulation le nécessitent. Jusqu à cette échéance, ces zones sont appelées «régions de contrôle spécialisées» ou «zones de contrôle spécialisées» (selon le cas S/CTA, S/CTR, S/TMA, etc.). (fin de l amendement du : 10 décembre 2007) Art. 4. L arrêté du 20 juin 2001 relatif au vol de nuit en avion selon les règles de vol à vue et l arrêté du 18 mars 1982 concernant les dispositions relatives au vol en formation en circulation aérienne générale sont abrogés. ( modifié par : Arrêté du 22 août 2006) Art. 5. Le présent arrêté entrera en vigueur le 1 er janvier (fin de l amendement du : 22 août 2006) Art. 6. Le présent arrêté est applicable à la Polynésie française, à la Nouvelle-Calédonie, à Wallis et Futuna et à Mayotte. page 317
2 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE 1 Art. 7. Le directeur général de l aviation civile et le directeur des affaires économiques, sociales et culturelles de l outre-mer sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française. Fait à Paris, le 3 mars Le ministre des transports, de l équipement, du tourisme et de la mer, Pour le ministre et par délégation: Le directeur des affaires stratégiques et techniques, P. SCHWACH Le ministre de l outre-mer, Pour le ministre et par délégation: Le directeur des affaires économiques, sociales et culturelles de l outre-mer, P. LEYSSENE ANNEXE 1 RÈGLES DE L AIR (RCA 1) PRÉAMBULE Les annexes 1 et 2 à l arrêté relatif aux règles de l air et aux services de la circulation aérienne contiennent des dispositions issues: de l annexe 2 (Règles de l Air) à la convention relative à l aviation civile internationale, y compris l amendement 37; de l annexe 11 (Services de la circulation aérienne) à la convention relative à l aviation civile internationale, y compris l amendement 42. Les définitions ne figurant pas dans les documents précités sont issues: de la doc 9713 de l OACI Vocabulaire de l aviation civile internationale; du document «ECAC Airspace Planning Manual» Volume 2. Dans la suite du texte, les 2 annexes de l arrêté relatif aux règles de l air et aux services de la circulation aérienne, sont désignées ainsi : «Règles de l air», «Services de la circulation aérienne». Des notes sont insérées dans le texte lorsqu il est nécessaire de fournir des indications ou des renseignements sur certaines exigences; ces notes sont informatives et ne font donc pas partie de l exigence en elle-même. Les principales différences avec les textes OACI sont signalées par le symbole et un récapitulatif de ces différences se trouve dans un tableau en fin de document. La mention «Réservé», que l on trouve principalement dans l annexe 2 «Services de la circulation aérienne», apparaît chaque fois qu une recommandation OACI n a pas été reprise dans le texte français correspondant. page 318
3 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE 1 Afin de conserver une numérotation identique au texte OACI d origine et de faciliter la comparaison entre les 2 textes (français et OACI), il a été décidé de conserver les paragraphes concernés et de les identifier par la mention «Réservé». CHAPITRE 1 ER DÉFINITIONS Dans le présent document: le terme «service» correspond à la notion de fonctions ou de service assuré, le terme «organisme» désigne une entité administrative chargée d assurer un service. Les termes employés dans ce document ont la signification suivante : Accident: Événement lié à l utilisation d un aéronef qui se produit entre le moment où une personne monte à bord avec l intention d effectuer un vol et le moment où toutes les personnes qui sont montées dans cette intention sont descendues, et au cours duquel : a) une personne est mortellement ou grièvement blessée du fait qu elle se trouve; dans l aéronef, ou en contact direct avec une partie quelconque de l aéronef, y compris les parties qui s en sont détachées, ou directement exposée au souffle des réacteurs, sauf s il s agit de lésions dues à des causes naturelles, de blessures infligées à la personne par elle-même ou par d autres ou de blessures subies par un passager clandestin caché hors des zones auxquelles les passagers et l équipage ont normalement accès; ou b) l aéronef subit des dommages ou une rupture structurelle : qui altèrent ses caractéristiques de résistance structurelle, de performance ou de vol, et qui normalement devraient nécessiter une réparation importante ou le remplacement de l élément endommagé, sauf s il s agit d une panne de moteur ou d avaries de moteur, lorsque les dommages sont limités au moteur, à ses capotages ou à ses accessoires, ou encore de dommages limités aux hélices, aux extrémités d ailes, aux antennes, aux pneus, aux freins, aux carénages, ou à de petites entailles ou perforations du revêtement; ou c) l aéronef a disparu ou est totalement inaccessible. Note 1 : À seule fin d uniformiser les statistiques, l OACI considère comme blessure mortelle toute blessure entraînant la mort dans les 30 jours qui suivent la date de l accident. Note 2 : Un aéronef est considéré comme disparu lorsque les recherches officielles ont pris fin sans que l épave ait été repérée. ( modifié par : Arrêté du 18 juillet 2008) Accord ADS-C : Plan de compte rendu qui fixe les conditions qui régissent les comptes rendus de données ADS-C (c est-à-dire les données nécessaires à l organisme des services de la circulation aérienne et la fréquence des comptes rendus ADS-C, qui doivent être convenues avant l emploi de l ADS-C dans la fourniture de services de la circulation aérienne). Note : Les modalités d un accord ADS-C sont échangées entre le système sol et l aéronef au moyen d un contrat ou d une série de contrats. Acrobaties aériennes (ou Voltige aérienne) : Manœuvres effectuées intentionnellement par un aéronef, comportant un changement brusque d assiette, une position anormale ou une variation anormale de la vitesse. Aérodrome: Surface définie sur terre ou sur l eau (comprenant, éventuellement, bâtiments, installations et matériel) destinée à être utilisée, en totalité ou en partie, pour l arrivée, le départ et les évolutions des aéronefs à la surface. Note: Les règles de l air se rapportant aux aérodromes et à leur utilisation s appliquent également, sauf mention contraire, aux emplacements sur lesquels l atterrissage et le décollage sont permis conformément aux articles D et suivants du code de l aviation civile. Aérodrome contrôlé: Aérodrome où le service du contrôle de la circulation aérienne est assuré au bénéfice de la circulation d aérodrome. page 319
4 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE 1 Note: L expression aérodrome contrôlé indique que le service du contrôle de la circulation aérienne est assuré au bénéfice de la circulation d aérodrome, mais n implique pas nécessairement l existence d une zone de contrôle. Aérodrome de dégagement: Aérodrome vers lequel un aéronef peut poursuivre son vol lorsqu il devient impossible ou inopportun de poursuivre le vol ou d atterrir à l aérodrome d atterrissage prévu. On distingue les aérodromes de dégagement suivants : Aérodrome de dégagement au décollage. Aérodrome de dégagement où un aéronef peut atterrir si cela devient nécessaire peu après le décollage et qu il n est pas possible d utiliser l aérodrome de départ. Aérodrome de dégagement en route. Aérodrome où un aéronef peut atterrir si une anomalie ou une urgence se produit en route. Aérodrome de dégagement à destination. Aérodrome de dégagement vers lequel un aéronef peut poursuivre son vol s il devient impossible ou inopportun d atterrir à l aérodrome d atterrissage prévu. Note: L aérodrome de départ d un vol peut aussi être son aérodrome de dégagement en route ou à destination. Aérodyne (cf. Doc OACI 9713, définition H26): Tout aéronef dont la sustentation en vol est obtenue principalement par des forces aérodynamiques. Aéronef (cf. Code de l aviation civile) : Tout appareil capable de s élever ou de circuler dans les airs. Aéronef - Différence OACI voir tableau récapitulatif Aérostat (cf. Doc OACI 9713, définition L93): Tout aéronef dont la sustentation est principalement due à sa flottabilité dans l air. Aire à signaux: Aire d aérodrome sur laquelle sont disposés des signaux au sol. Aire d atterrissage: Partie d une aire de mouvement destinée à l atterrissage et au décollage des aéronefs. Aire de manœuvre: Partie d un aérodrome à utiliser pour les décollages, les atterrissages et la circulation des aéronefs à la surface, à l exclusion des aires de trafic. Aire de mouvement: Partie d un aérodrome à utiliser pour les décollages, les atterrissages et la circulation des aéronefs à la surface, et qui comprend l aire de manœuvre et les aires de trafic. Aire de trafic: Aire définie, sur un aérodrome terrestre, destinée aux aéronefs pour l embarquement ou le débarquement des voyageurs, le chargement ou le déchargement de la poste et du fret, l avitaillement ou la reprise de carburant, le stationnement ou l entretien. ALERFA : Expression conventionnelle désignant une phase d alerte. Altitude: Distance verticale entre un niveau, un point ou un objet assimilé à un point et le niveau moyen de la mer (MSL). Altitude de transition: Altitude à laquelle ou audessous de laquelle la position verticale d un aéronef est donnée par son altitude. Altitude-pression: Pression atmosphérique exprimée sous forme de l altitude correspondant à cette pression dans l atmosphère type (1). Approche finale : Partie d une procédure d approche aux instruments qui commence au repère ou point spécifié d approche finale ou, lorsque ce repère ou ce point ne sont pas spécifiés, a) à la fin du dernier virage conventionnel, virage de base ou virage en rapprochement d une procédure d attente en hippodrome, si celle-ci est spécifiée; ou b) au point d interception de la dernière route spécifiée dans la procédure d approche; et qui se termine en un point situé au voisinage d un aérodrome et à partir duquel : 1) un atterrissage peut être exécuté; ou 2) une procédure d approche interrompue est amorcée. Autorisation du contrôle de la circulation aérienne (ou Clairance) : Autorisation accordée à un aéronef de manœuvrer dans des conditions spécifiées par un organisme du contrôle de la circulation aérienne. 1. Selon la définition figurant dans l Annexe 8 OACI (Navigabilité des aéronefs). page 320
5 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE 1 Note 1 : Pour plus de commodité, on emploie souvent la forme abrégée «autorisation» lorsque le contexte précise la nature de cette autorisation. Note 2 : La forme abrégée «autorisation» peut être suivie des mots «de circulation au sol», «de décollage», «de départ», «en route», «d approche» ou «d atterrissage» pour indiquer la phase du vol à laquelle s applique l autorisation du contrôle de la circulation aérienne. Autorisation en aval : Autorisation délivrée à un aéronef par un organisme du contrôle de la circulation aérienne qui n est pas l autorité de contrôle actuelle de cet aéronef. Autorité ATS compétente : L autorité appropriée désignée par l État chargé de fournir les services de la circulation aérienne dans un espace aérien donné. Autorité compétente : a) Pour les vols au-dessus de la haute mer, l autorité appropriée de l État d immatriculation. b) Dans tous les autres cas, l autorité appropriée de l État dont relève le territoire survolé. Avion: Aérodyne entraîné par un organe moteur et dont la sustentation en vol est obtenue principalement par des réactions aérodynamiques sur des surfaces qui restent fixes dans des conditions données de vol. Ballon libre non habité: Aérostat non entraîné par un organe moteur, non habité, en vol libre. Bureau de piste des services de la circulation aérienne: Organisme chargé de recevoir des comptes rendus concernant les services de la circulation aérienne et des plans de vol déposés avant le départ. Note : Un bureau de piste des services de la circulation aérienne peut être un organisme distinct ou être combiné avec un organisme existant, par exemple avec un autre organisme des services de la circulation aérienne, ou un organisme du service d information aéronautique. Bureau NOTAM international : Tout bureau désigné par un État pour échanger des NOTAM sur le plan international. ( ajouté par : Arrêté du 18 juillet 2008) Calendrier : système de référence temporel discret qui sert de base à la définition de la position temporelle avec une résolution de un jour (norme ISO 19108, Information géographique. Schéma temporel). Calendrier grégorien : calendrier d usage courant. Introduit en 1582 pour définir une année qui soit plus proche de l année tropique que celle du calendrier julien (norme ISO 19108, Information géographique. Schéma temporel). Note : Le calendrier grégorien comprend des années ordinaires de 365 jours et des années bissextiles de 366 jours, divisées en douze mois consécutifs. Cap: Orientation de l axe longitudinal de l aéronef, généralement exprimée en degrés par rapport au nord (vrai, magnétique, compas ou grille). Capacité déclarée : Mesure de l aptitude du système du contrôle de la circulation aérienne (ATC), ou de l un quelconque de ses sous-systèmes ou positions d utilisation, à fournir un service aux aéronefs dans le cadre des activités normales. Elle est exprimée en fonction du nombre d aéronefs qui entrent dans une portion spécifiée de l espace aérien dans un temps donné, compte dûment tenu des conditions météorologiques, de la configuration, du personnel et des moyens de l organisme ATC ainsi que de tout autre facteur qui peut influer sur la charge de travail du contrôleur chargé de l espace aérien considéré. Centre de contrôle régional (ACC): Organisme chargé d assurer le service du contrôle de la circulation aérienne pour les vols contrôlés dans les régions de contrôle relevant de son autorité. Centre de coordination de sauvetage (RCC): Organisme chargé d assurer l organisation efficace du service de recherches et de sauvetage et de coordonner les opérations à l intérieur d une région de recherches et de sauvetage. Centre d information de vol (FIC): Organisme chargé d assurer le service d information de vol et le service d alerte. Centre météorologique : Centre désigné pour procurer l assistance météorologique à la navigation aérienne internationale. page 321
6 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE 1 Circuit d aérodrome: Trajet de principe associé à un aérodrome indiquant les manœuvres successives que doivent effectuer en tout ou partie les aéronefs en vol utilisant l aérodrome. Circulation aérienne: Ensemble des aéronefs en vol et des aéronefs évoluant sur l aire de manœuvre d un aérodrome. Circulation à la surface : Déplacement d un aéronef, par ses propres moyens, à la surface d un aérodrome, à l exclusion des décollages et des atterrissages. Circulation d aérodrome : Ensemble de la circulation sur l aire de manœuvre d un aérodrome et des aéronefs évoluant aux abords de cet aérodrome. Note : Un aéronef est aux abords d un aérodrome lorsqu il se trouve dans un circuit d aérodrome, lorsqu il y entre ou lorsqu il en sort. Circulation en vol rasant : Déplacement d un hélicoptère/adav (Avion à Décollage et Atterrissage à la Verticale) au-dessus de la surface d un aérodrome, normalement dans l effet de sol et à une vitesse-sol inférieure à 37 km/h (20 kt). Note : La hauteur effective peut varier et certains hélicoptères devront peut-être circuler en vol rasant à plus de 8 m (25 ft) au-dessus du sol pour réduire la turbulence due à l effet de sol ou avoir suffisamment de dégagement pour les charges à l élingue. Communications air-sol : Communications bilatérales entre aéronefs et stations ou points au sol. Communications contrôleur-pilote par liaison de données (CPDLC) : Moyen de communication par liaison de données pour les communications ATC entre le contrôleur et le pilote. Communications par liaison de données : Mode de communication dans lequel l échange des messages se fait par liaison de données. Conditions météorologiques de vol aux instruments (IMC) : Conditions météorologiques, exprimées en fonction de la visibilité, de la distance par rapport aux nuages et du plafond, inférieures aux minimums spécifiés pour les conditions météorologiques de vol à vue. Note : Les minimums spécifiés pour les conditions météorologiques de vol à vue figurent au 4. ( modifié par : Arrêté du 18 juillet 2008) Conditions météorologiques de vol à vue (VMC): de jour : conditions météorologiques, exprimées en fonction de la visibilité, de la distance par rapport aux nuages et du plafond, égales ou supérieures aux minimums spécifiés ; Note : Les minimums spécifiés figurent au chapitre 3 de la présente annexe. de nuit : ces conditions météorologiques sont précisées à l appendice 5 (VFR de nuit en avion et en ballon) de la présente annexe et dans l arrêté du 1er juillet 1983 portant réglementation du vol VFR de nuit pour les hélicoptères. Contrôle d aérodrome: Service du contrôle de la circulation aérienne pour la circulation d aérodrome. Contrôle d approche: Service du contrôle de la circulation aérienne pour les aéronefs en vol contrôlé à l arrivée ou au départ. Contrôle régional: Service du contrôle de la circulation aérienne pour les aéronefs en vol contrôlé à l intérieur des régions de contrôle. Croisière ascendante: Technique de vol en croisière applicable à un aéronef, qui résulte en un accroissement net de l altitude à mesure que la masse de l aéronef diminue. Déclinaison de station : Écart entre la direction de la radiale zéro degré d une station VOR et la direction du nord vrai, déterminé au moment de l étalonnage de la station. DETRESFA : Expression conventionnelle désignant une phase de détresse. Durée totale estimée : Dans le cas des vols IFR, temps que l on estime nécessaire à l aéronef, à partir du décollage, pour arriver à la verticale du point désigné, défini par référence au repère d approche initiale (IAF), à partir duquel il est prévu qu une procédure d approche aux instruments sera amorcée, ou, si l aérodrome de destination ne dispose pas d aide de navigation, pour arriver à la verticale de l aérodrome de destination. Dans le cas page 322
7 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE 1 des vols VFR, temps que l on estime nécessaire à l aéronef, à partir du décollage, pour arriver à la verticale de l aérodrome de destination. Durée totale estimée - Différence OACI voir tableau récapitulatif Espace aérien à service consultatif : Espace aérien de dimensions définies, ou route désignée, où le service consultatif de la circulation aérienne est assuré. Espace aérien contrôlé: Espace aérien de dimensions définies à l intérieur duquel le service du contrôle de la circulation aérienne est assuré selon la classification des espaces aériens. Note: Les espaces aériens ATS appartiennent aux classes A à G, comme il est indiqué dans l Appendice 4 de l Annexe 2 «Services de la circulation aérienne». Exploitant : Personne, organisme ou entreprise qui se livre ou propose de se livrer à l exploitation d un ou de plusieurs aéronefs. Gestion des courants de trafic aérien (ATFM) : Service destiné à contribuer à la sécurité, à l ordre et à la rapidité de l écoulement de la circulation aérienne en faisant en sorte que la capacité ATC soit utilisée au maximum et que le volume de trafic soit compatible avec les capacités déclarées par l autorité ATS compétente. Hauteur: Distance verticale entre un niveau, un point ou un objet assimilé à un point et un niveau de référence spécifié. Hélicoptère (cf. Doc OACI 9713, définition H 36): Aérodyne dont la sustentation en vol est obtenue principalement par la réaction de l air sur un ou plusieurs rotors qui tournent, entraînés par un organe moteur, autour d axes sensiblement verticaux. Heure d approche prévue: Heure à laquelle les services ATC prévoient qu un aéronef, à la suite d un retard, quittera le point d attente pour exécuter son approche en vue d un atterrissage. Note: L heure réelle à laquelle l aéronef quitte le point d attente dépend de l autorisation d approche. Heure estimée d arrivée: Dans le cas des vols IFR, heure à laquelle il est estimé que l aéronef arrivera à la verticale du point désigné, défini par référence au repère d approche initiale (IAF), à partir duquel il est prévu qu une procédure d approche aux instruments sera amorcée, ou, si l aérodrome ne dispose pas d aide de navigation, heure à laquelle l aéronef arrivera à la verticale de l aérodrome. Dans le cas des vols VFR, heure à laquelle il est estimé que l aéronef arrivera à la verticale de l aérodrome. Heure estimée d arrivée - Différence OACI voir tableau récapitulatif Heure estimée de départ du poste de stationnement: Heure à laquelle il est estimé que l aéronef commencera à se déplacer pour le départ. IFR: Abréviation utilisée pour désigner les règles de vol aux instruments. IMC: Abréviation utilisée pour désigner les conditions météorologiques de vol aux instruments. INCERFA : Expression conventionnelle désignant une phase d incertitude. Incident : Événement, autre qu un accident, lié à l utilisation d un aéronef, qui compromet ou pourrait compromettre la sécurité de l exploitation. Note : Les types d incidents qui intéressent particulièrement l Organisation de l aviation civile internationale pour les études de prévention des accidents sont énumérés dans le Manuel de compte rendu accident/incident de l OACI (Doc 9156). Information de trafic (ou Information de circulation): Renseignements donnés à un pilote par un organisme des services de la circulation aérienne pour l avertir que d autres aéronefs, dont la présence est connue ou observée, peuvent se trouver à proximité de sa position ou de sa route prévue, afin de l aider à éviter une collision. Intégrité (données aéronautiques) : Degré d assurance qu une donnée aéronautique et sa valeur n ont pas été perdues ou altérées depuis la création de la donnée ou sa modification autorisée. Limite d autorisation : Point jusqu où est valable une autorisation du contrôle de la circulation aérienne accordée à un aéronef. page 323
8 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE 1 Membre d équipage de conduite : Membre d équipage titulaire d une licence, chargé d exercer des fonctions essentielles à la conduite d un aéronef pendant une période de service de vol. Moyens de communication en mode conférence : Moyens de communication permettant de tenir, entre trois points ou plus simultanément, des conversations verbales directes. Moyens de communication par téléimpression : Moyens de communication permettant d enregistrer automatiquement à chaque extrémité d un circuit, par téléimpression, tous les messages transmis sur ce circuit. Navigation de surface (RNAV) : Méthode de navigation permettant le vol sur n importe quelle trajectoire voulue dans la limite de la couverture des aides de navigation de référence au sol ou dans les limites des possibilités d une aide autonome, ou grâce à une combinaison de ces deux moyens. Niveau: Terme générique employé pour indiquer la position verticale d un aéronef en vol et désignant, selon le cas, une hauteur, une altitude ou un niveau de vol. Niveau de croisière: Niveau auquel un aéronef se maintient pendant une partie appréciable d un vol. Niveau de vol (FL): Surface isobare liée à une pression de référence spécifiée: 1013,2 hectopascals (hpa) et séparée des autres surfaces analogues par des intervalles de pressions spécifiés. Note 1 : Un altimètre barométrique étalonné d après l atmosphère type : a) calé sur le QNH, indique l altitude; b) calé sur le QFE, indique la hauteur par rapport au niveau de référence QFE; c) calé sur une pression de 1013,2 hpa, peut être utilisé pour indiquer des niveaux de vol. Note 2 : Les termes «hauteur» et «altitude», utilisés dans la Note 1 ci-dessus, désignent des hauteurs et des altitudes altimétriques et non géométriques. NOTAM: Avis diffusé par télécommunication et donnant, sur l établissement, l état ou la modification d une installation, d un service, d une procédure aéronautiques, ou d un danger pour la navigation aérienne, des renseignements qu il est essentiel de communiquer à temps au personnel chargé des opérations aériennes. Nuit: Période pendant laquelle le centre du disque solaire se trouve à plus de 6 degrés en dessous de l horizon. pour des latitudes comprises entre 30 et 60 la nuit commence 30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes avant le lever du soleil; pour des latitudes inférieures ou égales à 30 la nuit commence 15 minutes après le coucher du soleil et se termine 15 minutes avant le lever du soleil. Organisme accepteur: Le prochain organisme du contrôle de la circulation aérienne à prendre en charge un aéronef. Organisme AFIS: Organisme rendant le service d information de vol et le service d alerte au bénéfice des aéronefs évoluant dans la circulation d aérodrome de certains aérodromes non contrôlés. Organisme AFIS - Différence OACI voir tableau récapitulatif ( modifié par : Arrêté du 18 juillet 2008) Organisme des services de la circulation aérienne: Terme générique désignant, selon le cas, un organisme du contrôle de la circulation aérienne, un centre d information de vol, un bureau de piste des services de la circulation aérienne ou un organisme AFIS. Organisme de contrôle d approche (APP) : Organisme chargé d assurer le service du contrôle de la circulation aérienne aux aéronefs en vol contrôlés arrivant à un ou plusieurs aérodromes ou partant de ces aérodromes. Organisme de contrôle de la circulation aérienne: Terme générique désignant, selon le cas, un centre de contrôle régional, un organisme de contrôle d approche ou une tour de contrôle d aérodrome. Organisme transféreur : Organisme du contrôle de la circulation aérienne en train de transférer à l organisme suivant, le long de la route, la responsabilité d assurer à un aéronef le service du contrôle de la circulation aérienne. page 324
9 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE 1 ( ajouté par : Arrêté du 18 juillet 2008) Performances de communication requises (RCP) : Énoncé des performances auxquelles doivent satisfaire les communications opérationnelles effectuées pour exécuter des fonctions ATM déterminées. Performances humaines : Capacités et limites de l être humain qui ont une incidence sur la sécurité et l efficacité des opérations aéronautiques. Personnel critique pour la sécurité : Personnes qui pourraient compromettre la sécurité aérienne en s acquittant inadéquatement de leurs devoirs et fonctions. Cette définition englobe, sans s y limiter, les membres d équipage, le personnel d entretien d aéronef et les contrôleurs de la circulation aérienne. Phase d urgence: Terme générique désignant selon le cas la phase d incertitude, la phase d alerte ou la phase de détresse. Phase d alerte : Situation dans laquelle on peut craindre pour la sécurité d un aéronef et de ses occupants. Phase de détresse : Situation dans laquelle il y a tout lieu de penser qu un aéronef et ses occupants sont menacés d un danger grave et imminent et qu ils ont besoin d un secours immédiat. Phase d incertitude : Situation dans laquelle il y a lieu de douter de la sécurité d un aéronef et ses occupants. Pilote commandant de bord: Pilote désigné par l exploitant, ou par le propriétaire dans le cas de l aviation générale, comme étant celui qui commande à bord et qui est responsable de l exécution sûre du vol. Piste: Aire rectangulaire définie, sur un aérodrome terrestre, aménagée afin de servir au décollage et à l atterrissage des aéronefs. Plafond: Hauteur, au-dessus du sol ou de l eau, de la plus basse couche de nuages qui, au-dessous de 6000 m (20000 pieds) couvre plus de la moitié du ciel. Plan de vol (PLN): Ensemble de renseignements spécifiés au sujet d un vol projeté ou d une partie d un vol, communiqués aux organismes de la circulation aérienne. Note : Les spécifications applicables aux plans de vol figurent dans l annexe relative aux règles de l air. Lorsque l expression «formulaire de plan de vol» est utilisée, elle désigne le modèle de plan de vol qui figure à l Appendice 2 des PANS-ATM de l OACI. Plan de vol déposé (FPL): Le plan de vol tel qu il a été déposé auprès d un organisme ATS par le pilote ou son représentant désigné, ne comportant pas de modifications ultérieures. Plan de vol en vigueur: Plan de vol comprenant les modifications éventuelles résultant d autorisations postérieures à l établissement du plan de vol initial. Plan de vol répétitif (RPL): Plan de vol concernant une série de vols dont les caractéristiques de base sont identiques et qui sont effectués de façon régulière et fréquente, qu un exploitant remet aux organismes ATS pour que ceux-ci le conservent et l utilisent de manière répétitive. Planeur: Aérodyne non entraîné par un organe moteur, et dont la sustentation en vol est obtenue principalement par des réactions aérodynamiques sur des surfaces qui restent fixes dans des conditions données de vol. ( ajouté par : Arrêté du 18 juillet 2008) Point chaud : endroit sur l aire de mouvement d un aérodrome où il y a déjà eu des collisions ou des incursions sur piste et où les pilotes et les conducteurs doivent exercer une plus grande vigilance. Point d arrêt avant piste: Point désigné en vue de protéger une piste, une surface de limitation d obstacles ou une zone critique/sensible d ILS/MLS, auquel les aéronefs et véhicules circulant à la surface s arrêteront et attendront, sauf autorisation contraire de la tour de contrôle d aérodrome. Point de cheminement : Emplacement géographique spécifié utilisé pour définir une route à navigation de surface ou la trajectoire d un aéronef utilisant la navigation de surface. Les points de cheminement sont désignés comme suit : page 325
10 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE 1 Point de cheminement par le travers : Point de cheminement qui nécessite une anticipation du virage de manière à intercepter le segment suivant d une route ou d une procédure; ou Point de cheminement à survoler : Point de cheminement auquel on amorce un virage pour rejoindre le segment suivant d une route ou d une procédure. Point de compte rendu : Emplacement déterminé, par rapport auquel la position d un aéronef peut être signalée. Point de transfert de contrôle: Point défini situé sur la trajectoire de vol d un aéronef où la responsabilité d assurer les services du contrôle de la circulation aérienne à cet aéronef est transférée d un organisme de contrôle ou d une position de contrôle à l organisme ou à la position suivante. Point de transition: Point où un aéronef naviguant sur un tronçon de route ATS défini par référence à des radiophares omnidirectionnels à très haute fréquence (VOR) doit en principe transférer son principal repère de navigation de l installation située en arrière de l aéronef à la première installation située en avant de lui. Note : Les points de transition sont établis afin d assurer, à tous les niveaux de vol à utiliser, l équilibre optimal entre les installations, du point de vue de l intensité et de la qualité de la réception, et afin de fournir une source commune de guidage en azimut pour tous les aéronefs évoluant sur le même secteur d un tronçon de route. Point significatif : Emplacement géographique spécifié utilisé pour définir une route ATS ou la trajectoire d un aéronef, ainsi que pour les besoins de la navigation et des services de la circulation aérienne. Portée visuelle de piste (RVR) : Distance jusqu à laquelle le pilote d un aéronef placé sur l axe de la piste peut voir les marques ou les feux qui délimitent la piste ou qui balisent son axe. Précision (d une valeur) : Degré de conformité entre une valeur mesurée ou estimée et la valeur réelle. Note : Dans le cas de données de position mesurées, la précision est normalement exprimée sous forme de distance par rapport à une position désignée, à l intérieur de laquelle il y a une probabilité définie que la position réelle se trouve. Prévision : Exposé de conditions météorologiques prévues pour une heure ou une période définies et pour une zone ou une partie d espace aérien déterminées. Principes des facteurs humains : Principes qui s appliquent à la conception, à la certification, à la formation, aux opérations et à la maintenance aéronautiques et qui visent à assurer la sécurité de l interface entre l être humain et les autres composantes des systèmes par une prise en compte appropriée des performances humaines. Procédure d approche aux instruments: Série de manœuvres prédéterminées effectuées en utilisant uniquement les instruments de bord, avec une marge de protection spécifiée au-dessus des obstacles, depuis le repère d approche initiale ou, s il y a lieu, depuis le début d une route d arrivée définie, jusqu en un point à partir duquel l atterrissage pourra être effectué, puis, si l atterrissage n est pas effectué, jusqu en un point où les critères de franchissement d obstacles en attente ou en route deviennent applicables. Publication d information aéronautique (AIP): Publication d un État, ou éditée par décision d un État, renfermant des informations aéronautiques de caractère durable et essentielles à la navigation aérienne. Qualité de données : Degré ou niveau de confiance que les données fournies répondent aux exigences de leurs utilisateurs en matière de précision, de résolution et d intégrité. Qualité de navigation requise (RNP) : Expression de la performance de navigation qui est nécessaire pour évoluer à l intérieur d un espace aérien défini. Note : La performance et les spécifications de navigation sont définies en fonction du type et/ou de l application de RNP considérés. Radiotéléphonie : Mode de radiocommunication prévu principalement pour l échange d informations vocales. page 326
11 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE 1 Référentiel géodésique : Ensemble minimal de paramètres nécessaire pour définir la situation et l orientation du système de référence local par rapport au système ou cadre de référence mondial. Région de contrôle : Espace aérien contrôlé situé au-dessus d une limite déterminée par rapport à la surface. Région de contrôle terminale (TMA): Région de contrôle établie, en principe, au carrefour de routes ATS aux environs d un ou plusieurs aérodromes importants. Région d information de vol (FIR) : Espace aérien de dimensions définies à l intérieur duquel le service d information de vol et le service d alerte sont assurés. Renseignements AIRMET : Renseignements établis et communiqués par un centre de veille météorologique, concernant l apparition effective ou prévue de phénomènes météorologiques en route spécifiés qui peuvent affecter la sécurité des vols exécutés à basse altitude et qui ne sont pas déjà inclus dans les prévisions destinées aux dits vols dans la région d information de vol concernée ou l une de ses sous-régions. Note : En France, ces renseignements sont communiqués sous la forme de cartes de prévisions de temps significatif TEMSI. La carte TEMSI France est une carte schématique du temps significatif prévu à heure fixe, où ne sont portés que les phénomènes importants et les masses nuageuses. Elle est élaborée pour les vols à basse altitude. Renseignements SIGMET: Renseignements établis et communiqués par un centre de veille météorologique, concernant l occurrence effective ou prévue de phénomènes météorologiques en route spécifiés qui peuvent affecter la sécurité de l exploitation aérienne. Route: Projection sur la surface de la terre de la trajectoire d un aéronef, trajectoire dont l orientation, en un point quelconque, est généralement exprimée en degrés par rapport au nord (vrai, magnétique ou grille). Route à navigation de surface : Route ATS établie à l usage des aéronefs qui peuvent utiliser la navigation de surface.route à service consultatif : Route désignée le long de laquelle le service consultatif de la circulation aérienne est assuré. Route ATS: Route déterminée destinée à canaliser la circulation pour permettre d assurer les services de la circulation aérienne. Note 1 : L expression «route ATS» est utilisée pour désigner, selon le cas, les voies aériennes, les routes à service consultatif, les routes contrôlées ou les routes non contrôlées, les routes d arrivée ou les routes de départ, etc. Note 2 : Une route ATS est définie par des caractéristiques qui comprennent un indicatif de route ATS, la route à suivre et la distance entre des points significatifs (points de cheminement), des prescriptions de compte rendu et l altitude de sécurité la plus basse déterminée par l autorité ATS compétente. Service automatique d information de région terminale (ATIS): Service assuré dans le but de fournir automatiquement et régulièrement des renseignements à jour aux aéronefs à l arrivée et au départ, tout au long de la journée ou d une partie déterminée de la journée : Service automatique d information de région terminale par liaison de données (D-ATIS) : Service ATIS assuré au moyen d une liaison de données. Service automatique d information de région terminale par liaison vocale (ATIS-voix) : Service ATIS assuré au moyen de diffusions vocales continues et répétées. Service consultatif de la circulation aérienne: Service fourni à l intérieur de l espace aérien à service consultatif aux fins d assurer, autant que possible, l espacement des avions volant conformément à un plan de vol IFR. Service d alerte : Service assuré dans le but d alerter les organismes appropriés lorsque des aéronefs ont besoin de l aide des organismes de recherches et de sauvetage et de prêter à ces organismes le concours nécessaire. page 327
12 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE 1 Service de gestion d aire de trafic: Service fourni pour assurer la régulation des activités et des mouvements des aéronefs et des véhicules sur une aire de trafic. Service de la circulation aérienne (ATS) : Terme générique désignant, selon le cas, le service d information de vol, le service d alerte, le service consultatif de la circulation aérienne, le service du contrôle de la circulation aérienne (contrôle régional, contrôle d approche ou contrôle d aérodrome). Service d information de vol: Service assuré dans le but de fournir les avis et renseignements utiles à l exécution sûre et efficace des vols. Service du contrôle de la circulation aérienne (Service ATC) : Service assuré dans le but : a) d empêcher : 1) les collisions entre aéronefs; 2) les collisions sur l aire de manœuvre, entre les aéronefs et les obstacles; b) d accélérer et de régulariser la circulation aérienne. Service fixe aéronautique (SFA) : Service de télécommunications entre points fixes déterminés, prévu essentiellement pour la sécurité de la navigation aérienne et pour assurer la régularité, l efficacité et l économie d exploitation des services aériens. Service mobile aéronautique : Service mobile entre stations aéronautiques et stations d aéronef, ou entre stations d aéronef, auquel les stations d engin de sauvetage peuvent également participer; les stations de radiobalise de localisation des sinistres peuvent également participer à ce service sur des fréquences de détresse et d urgence désignées. Station aéronautique : Station terrestre du service mobile aéronautique. Dans certains cas, une station aéronautique peut, par exemple, être placée à bord d un navire ou d une plate-forme en mer. Station de télécommunications aéronautiques : Station du service des télécommunications aéronautiques. Station radio de contrôle air-sol : Station de télécommunications aéronautiques à qui incombe en premier lieu l acheminement des communications ayant trait aux opérations et au contrôle des aéronefs dans une région donnée. Substances psychoactives : Alcool, opioïdes, cannabinoïdes, sédatifs et hypnotiques, cocaïne, autres psychostimulants, hallucinogènes et solvants volatils. Le café et le tabac sont exclus. Suggestion de manœuvre d évitement : Suggestion d un organisme des services de la circulation aérienne au pilote d un aéronef pour l aider à éviter une collision en lui indiquant les manœuvres à exécuter. ( ajouté par : Arrêté du 18 juillet 2008) Surveillance dépendante automatique en mode contrat (ADS-C) : Moyen par lequel les modalités d un accord ADS-C sont échangées entre le système sol et l aéronef, par liaison de données, et qui spécifie les conditions dans lesquelles les comptes rendus ADS-C débuteront et les données qu ils comprendront. Note : Le terme abrégé «contrat ADS» est utilisé couramment pour désigner un contrat d événement ADS, un contrat ADS à la demande, un contrat périodique ADS ou un mode d urgence. Surveillance dépendante automatique en mode diffusion (ADS-B) : Moyen par lequel des aéronefs, des véhicules d aérodrome et d autres objets peuvent automatiquement transmettre et/ou recevoir des données telles que des données d identification, de position et autres, selon les besoins, sur une liaison de données fonctionnant en mode diffusion. Système anticollision embarqué (ACAS) : Système embarqué qui, au moyen des signaux du transpondeur de radar secondaire de surveillance (SSR) et indépendamment des systèmes sol, renseigne le pilote sur les aéronefs dotés d un transpondeur SSR qui risquent d entrer en conflit avec son aéronef. page 328
13 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE 1 ( ajouté par : Arrêté du 18 juillet 2008) Système de gestion de la sécurité : Approche systémique de la gestion de la sécurité comprenant les structures organisationnelles, responsabilités, politiques et procédures nécessaires. Tour de contrôle d aérodrome (TWR): Organisme d assurer le service du contrôle de la circulation aérienne pour la circulation d aérodrome. ( ajouté par : Arrêté du 18 juillet 2008) Type de RCP : Étiquette (par exemple, RCP 240) représentant les valeurs attribuées aux paramètres RCP pour le temps de transaction, la continuité, la disponibilité et l intégrité des communications. Type de RNP : Valeur de confinement exprimée sous forme de distance en milles marins par rapport à la position voulue, à l intérieur de laquelle sont censés se trouver les aéronefs pendant au moins 95 % du temps de vol total. Exemple : La RNP 4 représente une précision de navigation de plus ou moins 7,4 km (4 NM), sur la base d un confinement de 95 %. Usage de substances psychoactives qui pose des problèmes : Usage par du personnel aéronautique d une ou de plusieurs substances psychoactives qui est tel : a) qu il constitue un risque direct pour celui qui consomme ou qu il compromet la vie, la santé ou le bien-être d autrui; et/ou b) qu il engendre ou aggrave un problème ou trouble professionnel social, mental ou physique. VFR: Abréviation utilisée pour désigner les règles de vol à vue. Virage de base : Virage exécuté par un aéronef au cours de l approche initiale, entre l extrémité de la trajectoire d éloignement et le début de la trajectoire d approche intermédiaire ou finale. Ces deux trajectoires ne sont pas exactement opposées. Note : Les virages de base peuvent être exécutés en vol horizontal ou en descente, selon les conditions d exécution de chaque procédure. Visibilité : La visibilité pour l exploitation aéronautique correspond à la plus grande des deux valeurs suivantes : a) la plus grande distance à laquelle ont peut voir et reconnaître un objet noir de dimensions appropriées situé près du sol lorsqu il est observé sur un fond lumineux; b) la plus grande distance à laquelle on peut voir et identifier des feux d une intensité voisine de 1000 candelas lorsqu ils sont observés sur un fond non éclairé. Note : Les deux distances sont différentes pour un coefficient d atténuation donné de l atmosphère, et la distance b) varie selon la luminance du fond. La distance a) est représentée par la portée optique météorologique (POM). ( modifié par : Arrêté du 18 juillet 2008) Visibilité au sol : Visibilité sur un aérodrome, communiquée par un observateur accrédité ou par des systèmes automatiques. Visibilité en vol : Visibilité vers l avant, à partir du poste de pilotage d un aéronef en vol. VMC: Abréviation utilisée pour désigner les conditions météorologiques de vol à vue. Voie aérienne (AWY): Région de contrôle ou portion de région de contrôle présentant la forme d un couloir. Voie de circulation: Voie définie, sur un aérodrome terrestre, aménagée pour la circulation au sol des aéronefs et destinée à assurer la liaison entre deux parties de l aérodrome. Vol contrôlé: Tout vol exécuté conformément à une autorisation du contrôle de la circulation aérienne. Vol IFR: Vol effectué conformément aux règles de vol aux instruments. Vol VFR: Vol effectué conformément aux règles de vol à vue. Vol VFR spécial: Vol VFR autorisé par le contrôle de la circulation aérienne à l intérieur d une zone de contrôle dans des conditions météorologiques inférieures aux conditions VMC. page 329
14 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE 1 Zone de contrôle (CTR): Espace aérien contrôlé s étendant verticalement à partir de la surface jusqu à une limite supérieure spécifiée. Zone dangereuse: Espace aérien, de dimensions définies, à l intérieur duquel des activités dangereuses pour le vol des aéronefs peuvent se dérouler pendant des périodes spécifiées. Zone interdite: Espace aérien, de dimensions définies, au-dessus du territoire ou des eaux territoriales d un État, dans les limites duquel le vol des aéronefs est interdit. Zone réglementée: Espace aérien, de dimensions définies, au-dessus du territoire ou des eaux territoriales d un État, dans les limites duquel le vol des aéronefs est subordonné à certaines conditions spécifiées. Zone réservée temporairement (TRA) (cf. ECAC Airspace Planning Manual Volume 2) : Espace aérien réservé à l usage d usagers spécifiques pendant une durée déterminée, et au travers duquel d autres aéronefs peuvent être autorisés à transiter avec une clairance ATC. Zone de ségrégation temporaire (TSA) (cf. ECAC Airspace Planning Manual Volume 2) : Espace aérien réservé à l usage exclusif d usagers spécifiques pendant une durée déterminée. Zone de ségrégation temporaire transfrontalière (CBA) (cf. ECAC Airspace Planning Manual Volume 2) : Espace aérien au-dessus de frontières internationales réservé à l usage exclusif d usagers spécifiques pendant une durée déterminée. CHAPITRE 2 DOMAINE D APPLICATION DES RÈGLES DE L AIR 2.1. APPLICATION TERRITORIALE DES RÈGLES DE L AIR ( modifié par : Arrêté du 10 juillet 2007) Les règles de l air s imposent également aux aéronefs appartenant à l État, ou affrétés, loués ou utilisés par ses services, lorsque les conditions d exécution de leur mission sont compatibles avec ces règles générales. (fin de l amendement du : 10 juillet 2007) Pour le survol des parties de la haute mer où l État français a accepté, en vertu d un accord régional de navigation aérienne, la responsabilité de la fourniture de services de la circulation aérienne, l autorité ATS compétente dont il est question dans la présente Annexe est l autorité appropriée désignée par l État français chargé de fournir ces services. Note : Par «accord régional de navigation aérienne», on entend un accord approuvé par le Conseil de l OACI, en principe sur l avis d une réunion régionale de navigation aérienne RÈGLES À APPLIQUER En vol comme sur l aire de mouvement d un aérodrome, un aéronef sera utilisé conformément aux règles générales et, en vol, suivant le cas: conformément aux règles de vol à vue; ou conformément aux règles de vol aux instruments. Note 1 : Les et de l annexe relative aux services de la circulation aérienne contiennent des renseignements sur les services fournis aux aéronefs exploités conformément aux règles VFR et IFR dans les sept classes d espaces aériens ATS. Note 2 : Un pilote peut décider de voler suivant les règles de vol aux instruments dans les conditions météorologiques de vol à vue ou y être invité par l autorité ATS compétente RESPONSABILITÉ POUR L APPLICATION DES RÈGLES DE L AIR Responsabilité du pilote commandant de bord Le pilote commandant de bord d un aéronef, qu il tienne ou non les commandes, est responsable de l application des règles de l air à la conduite de son aéronef; toutefois, il peut déroger à ces règles s il le juge absolument nécessaire pour des motifs de sécurité. La personne mettant en œuvre un aéronef non habité est responsable de l application des règles de l air Différence OACI voir tableau récapitulatif page 330
15 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE 1 ( modifié par : Arrêté du 18 juillet 2008) Action préliminaire au vol Avant d entreprendre un vol, le pilote commandant de bord d un aéronef prend connaissance de tous les renseignements disponibles utiles au vol projeté. Pour les vols hors des abords d un aérodrome et pour tous les vols IFR, l action préliminaire au vol comprend l étude attentive des bulletins et prévisions météorologiques disponibles les plus récents, en tenant compte des besoins en carburant et d une solution alternative, au cas où le vol ne pourrait pas se dérouler comme prévu AUTORITÉ DU PILOTE COMMANDANT DE BORD D UN AÉRONEF Le pilote commandant de bord d un aéronef décide en dernier ressort de l utilisation de cet aéronef tant qu il en a le commandement USAGE DE SUBSTANCES PSYCHOACTIVES QUI POSE DES PROBLÈMES Les personnes qui assurent des fonctions critiques pour la sécurité de l aviation (personnel critique pour la sécurité) n exercent pas ces fonctions si elles se trouvent sous l influence de quelque substance psychoactive que ce soit qui altère les performances humaines. Ces personnes ne se livrent à aucun usage de substances qui pose des problèmes. CHAPITRE 3 RÈGLES GÉNÉRALES 3.1. PROTECTION DES PERSONNES ET DES BIENS Négligence ou imprudence dans la conduite des aéronefs Un aéronef ne doit pas être conduit d une façon négligente ou imprudente pouvant entraîner un risque pour la vie ou les biens des tiers Niveau minimal Sauf pour les besoins du décollage et de l atterrissage, les aéronefs ne volent pas au-dessous du niveau minimal fixé au 4.6 (vols VFR), (vols IFR) et au-dessous du niveau minimal fixé par arrêté pour le survol des villes ou autres agglomérations, ou des rassemblements de personnes ou d animaux en plein air, ainsi que le survol de certaines installations ou établissements. Les aéronefs volent à une hauteur suffisante permettant, en cas d urgence, lors du survol des villes ou autres agglomérations d atterrir sans mettre indûment en danger les personnes ou les biens à la surface. Des dérogations peuvent être accordées par le préfet du département après avis technique des services compétents de l aviation civile. Note : Voir notamment : 4.6 les hauteurs minimales qui s appliquent aux vols VFR, et les niveaux minimaux qui s appliquent aux vols IFR, Arrêté du 10 octobre 1957 relatif au survol des agglomérations et des rassemblements de personnes ou d animaux, Arrêté du 15 juin 1959 précisant les marques distinctives à apposer sur les hôpitaux, centres de repos ou tout autre établissement ou exploitation, pour en interdire le survol à basse altitude, Décrets et arrêtés relatifs aux parcs nationaux et aux réserves naturelles Différence OACI voir tableau récapitulatif Niveaux de croisière Les niveaux de croisière auxquels est effectué un vol ou une partie d un vol sont exprimés : a) en niveaux de vol, pour les vols effectués à un niveau égal ou supérieur au niveau de vol le plus bas utilisable ou, le cas échéant, à un niveau supérieur à l altitude de transition; b) en altitudes, pour les vols effectués à une altitude inférieure au niveau de vol le plus bas utilisable ou, le cas échéant, à une altitude égale ou inférieure à l altitude de transition (1) Jet d objets ou pulvérisation Rien n est jeté ou pulvérisé d un aéronef en vol sauf dans les conditions prescrites par l autorité compétente et de la manière indiquée dans les renseignements, avis et/ou autorisations provenant de l organisme compétent des services de la circulation aérienne. 1. Le système de niveaux de vol est prescrit dans les Procédures pour les services de navigation aérienne Exploitation technique des aéronefs (Doc OACI 8168). page 331
16 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE Remorquage Un aéronef ou autre objet n est remorqué par un aéronef qu en conformité des dispositions prescrites par l autorité compétente et de la manière indiquée dans les renseignements, avis et/ou autorisations provenant de l organisme compétent des services de la circulation aérienne Descente en parachute Les descentes en parachute, sauf en cas de force majeure, ne sont effectuées que dans les conditions prescrites par l autorité compétente et de la manière indiquée dans les renseignements, avis et/ou autorisations provenant de l organisme compétent des services de la circulation aérienne (1) Acrobaties aériennes (voltige) Aucune acrobatie n est exécutée par un aéronef si ce n est dans les conditions prescrites par l autorité compétente et de la manière indiquée dans les renseignements, avis et/ou autorisations provenant de l organisme compétent des services de la circulation aérienne (2) Vols en formation Les aéronefs ne volent en formation qu après entente préalable entre les pilotes commandants de bord des divers aéronefs participant au vol et, si ce dernier a lieu en espace aérien contrôlé, conformément aux conditions prescrites par les autorités ATS compétentes. Ces conditions comprennent les suivantes : a) la formation se comporte comme un seul aéronef en ce qui concerne la navigation et le compte rendu de position; b) la séparation entre les aéronefs participant au vol est assurée par le chef de formation et les pilotes commandants de bord des autres aéronefs participant au vol, et comprend des périodes de transition pendant lesquelles les aéronefs manœuvrent pour atteindre leur propre séparation dans la formation et pendant les manœuvres de rassemblement et de dégagement; 1. Voir l instruction du 29 juillet 1981 relative aux activités de parachutage. 2. Voir l arrêté du 10 février 1958 portant réglementation de la voltige aérienne pour les aéronefs civils. c) une distance d un maximum de 0,5 NM latéralement et longitudinalement et de 100 ft verticalement est maintenue par chaque élément de la formation par rapport au chef de formation Ballons libres non habités Un ballon libre non habité est exploité de manière qu il présente le moins de danger possible pour les personnes, les biens ou d autres aéronefs, et conformément aux conditions spécifiées dans l Appendice 4 (3) Zones interdites et zones réglementées Les aéronefs ne volent à l intérieur d une zone interdite ou d une zone réglementée au sujet desquelles des renseignements ont été dûment diffusés, que s ils se conforment aux restrictions de l État sur le territoire duquel ces zones sont établies, ou que s ils ont obtenu l autorisation de cet État. ( modifié par : Arrêté du 18 juillet 2008) 3.2. PRÉVENTION DES COLLISIONS Aucune disposition des présentes règles ne dégage le pilote commandant de bord d un aéronef de la responsabilité de prendre les mesures les plus propres à éviter une collision, y compris les manoeuvres anticollisions fondées sur des avis de résolution émis par l équipement ACAS. Note 1 : Il importe d exercer une vigilance à bord de l aéronef en vue de déceler les risques de collision, quels que soient le type du vol et la classe de l espace aérien dans lequel l aéronef évolue, et au cours des évolutions sur l aire de mouvement d un aérodrome. Note 2 : Les procédures d utilisation de l ACAS, qui décrivent en détail les responsabilités du pilote commandant de bord, figurent dans les PANS-OPS (Doc OACI 8168), volume I, VIIIe partie, chapitre 3. Note 3 : Des spécifications d emport d équipement ACAS figurent dans l annexe 6 de l OACI, 1re partie, chapitre 6, et 2e partie, chapitre Les dispositions de l appendice 4 seront développées ultérieurement. page 332
17 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE Proximité Un aéronef n évolue pas à une distance d un autre aéronef telle qu il puisse en résulter un risque de collision. ( modifié par : Arrêté du 18 juillet 2008) Priorité de passage L aéronef qui a la priorité de passage conserve son cap et sa vitesse Un aéronef qui, aux termes des règles ciaprès, se trouve dans l obligation de céder le passage à un autre aéronef, évite de passer audessus ou au-dessous de ce dernier, ou devant lui, à moins de le faire à bonne distance et de tenir compte de la turbulence de sillage Aéronefs se rapprochant de face. Lorsque deux aéronefs se rapprochent de face ou presque de face et qu il y a risque de collision, chacun d eux oblique vers sa droite Routes convergentes Lorsque deux aéronefs se trouvant à peu près au même niveau suivent des routes convergentes, celui qui voit l autre à sa droite s en écarte; toutefois : a) les aérodynes motopropulsés cèdent le passage aux dirigeables, aux planeurs et aux ballons; b) les dirigeables cèdent le passage aux planeurs et aux ballons; c) les planeurs cèdent le passage aux ballons; d) les aéronefs motopropulsés céderont le passage aux aéronefs qui sont vus remorquant d autres aéronefs ou objets Dépassement Un aéronef dépassant est un aéronef qui s approche d un autre aéronef par l arrière suivant une trajectoire formant un angle de moins de 70 avec le plan de symétrie de ce dernier, c est-à-dire dans une position telle, par rapport à l autre aéronef, que, de nuit, il serait dans l impossibilité de voir l un quelconque des feux de position gauche (bâbord) ou droit (tribord). Au moment où un aéronef en dépasse un autre, ce dernier a la priorité de passage et l aéronef dépassant, qu il soit en montée, en descente ou en palier, s écarte de la trajectoire de l autre aéronef en obliquant vers la droite. Aucune modification ultérieure des positions relatives des deux aéronefs ne dispense l aéronef dépassant de cette obligation jusqu à ce qu il ait entièrement dépassé et distancé l autre aéronef Atterrissage Un aéronef en vol ou manœuvrant au sol ou sur l eau cède le passage aux aéronefs en train d atterrir ou en train d exécuter les phases finales d une approche Lorsque deux ou plusieurs aérodynes se rapprochent d un aérodrome afin d y atterrir, l aérodyne se trouvant au niveau le plus élevé cède le passage à celui qui se trouve au niveau inférieur, mais ce dernier ne se prévaut pas de cette règle pour se placer devant un autre aérodyne en train d exécuter les phases finales d une approche, ou pour le dépasser. Toutefois, les aérodynes motopropulsés cèdent le passage aux planeurs Atterrissage d urgence Un pilote, sachant qu un autre aéronef est contraint d atterrir, cède le passage à celui-ci Décollage Un aéronef qui circule sur l aire de mouvement d un aérodrome cède le passage aux aéronefs qui décollent ou sont sur le point de décoller Aéronefs circulant en surface En cas de risque de collision entre deux aéronefs circulant sur l aire de mouvement d un aérodrome, les règles suivantes s appliquent : a) lorsque deux aéronefs se rapprochent l un de l autre de front, ou à peu près de front, chacun d eux s arrête ou, dans la mesure du possible, oblique vers sa droite de façon à passer à bonne distance de l autre; b) lorsque deux aéronefs suivent des routes convergentes, celui qui voit l autre à sa droite cède le passage; c) un aéronef qui est dépassé par un autre aéronef a la priorité, et l aéronef dépassant se tient à bonne distance de l aéronef dépassé (1). 1. Voir en ce que l on entend par «aéronef dépassant». page 333
18 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE Un aéronef qui circule sur l aire de mouvement s arrête et attend à tous les points d arrêt avant piste à moins d une autorisation contraire émanant de la tour de contrôle d aérodrome (1) Un aéronef qui circule sur l aire de mouvement s arrête et attend à toutes les barres d arrêt dont les feux sont allumés, et peut continuer lorsque les feux sont éteints (2) Feux réglementaires des aéronefs (3) (4) (5) Sauf dans les cas prévus en , de nuit ou pendant toute autre période que l autorité compétente pourrait prescrire tout aéronef en vol allume : a) des feux anticollision destinés à attirer l attention sur lui; b) des feux de position destinés à indiquer la trajectoire relative de l aéronef à un observateur; il n allume aucun autre feu qui serait susceptible d être confondu avec ces feux (6) Sauf dans les cas prévus en , de nuit ou pendant toute autre période que l autorité compétente pourrait prescrire : a) tout aéronef qui se déplace sur l aire de mouvement d un aérodrome allume des feux de position destinés à indiquer la trajectoire relative de l aéronef à un observateur et il n allume aucun autre feu qui serait susceptible d être confondu avec ces feux; 1. Pour les marques de points d arrêt et les panneaux indicateurs connexes, se reporter à l arrêté du 28 août 2003 relatif aux conditions d homologation et procédures d exploitation des aérodromes (CHEA) Marques de point d arrêt avant piste et Panneaux d obligation. 2. Voir Les caractéristiques des feux destinés à répondre aux spécifications de pour les avions sont spécifiées dans l Annexe 8 OACI. Les spécifications des feux de position pour les avions figurent dans les Appendices à la 1re et à la 2e Partie de l Annexe 6 OACI. Les spécifications techniques détaillées des feux pour les avions figurent dans le Manuel de navigabilité (Doc OACI 9760), Volume II, Partie A, Chapitre 4, et pour les hélicoptères dans la Partie A, Chapitre 5, de ce même document. 4. Dans le contexte de c) et a), on considère qu un aéronef est en cours de manœuvre lorsqu il circule au sol ou est remorqué ou lorsqu il est temporairement immobilisé en cours de circulation au sol ou de remorquage. 5. Cf en ce qui concerne les aéronefs à flot. b) à moins qu il ne soit en position stationnaire et qu il ne soit autrement éclairé de façon suffisante, tout aéronef, sur l aire de mouvement d un aérodrome, allume des feux destinés à indiquer les extrémités de sa structure; c) tout aéronef en cours de manœuvre sur l aire de mouvement d un aérodrome allume des feux destinés à attirer l attention sur lui; d) tout aéronef, sur l aire de mouvement d un aérodrome, dont les moteurs sont en marche allume des feux indiquant cette situation (7) Sauf dans les cas prévus en , tout aéronef en vol doté de feux anticollision répondant à la spécification de a) allume également ces feux en dehors de la période spécifiée en Sauf dans les cas prévus en , tout aéronef : a) en cours de manœuvre sur l aire de mouvement d un aérodrome et doté de feux anticollision répondant à la spécification de c); ou b) se trouvant sur l aire de mouvement d un aérodrome et doté de feux répondant à la spécification de d); allume également ces feux en dehors de la période spécifiée en Un pilote est autorisé à éteindre les feux à éclats dont l aéronef est doté pour répondre aux spécifications de , , et ou à réduire l intensité de ces feux si ces derniers : a) le gênent ou risquent de le gêner dans l exercice de ses fonctions; b) causent ou risquent de causer un éblouissement pénible pour un observateur extérieur. 6. Pour rendre l aéronef plus visible, on peut utiliser, en plus des feux anticollision spécifiés dans le Manuel de navigabilité OACI (Doc OACI 9760), Volume II, des feux dont il est équipé à d autres fins, par exemple les phares d atterrissage et les projecteurs. 7. S ils sont placés de façon appropriée sur l aéronef, les feux de position mentionnés en b) peuvent aussi répondre aux spécifications de b). Les feux anticollision rouges installés de manière à répondre aux spécifications de a) peuvent aussi répondre à celles de c) et d) à condition qu ils ne causent pas un éblouissement pénible pour un observateur. page 334
19 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE Vol aux instruments dans des conditions fictives Un aéronef ne volera pas dans des conditions fictives de vol aux instruments à moins : a) que l aéronef ne soit équipé de doubles commandes en parfait état de fonctionnement; b) qu un pilote qualifié n occupe un siège aux commandes lui permettant d intervenir comme pilote de sécurité suppléant la personne qui pilote dans les conditions fictives de vol aux instruments. Le pilote de sécurité devra avoir un champ de vision satisfaisant vers l avant et de chaque côté de l aéronef, sinon un observateur compétent, en communication avec le pilote de sécurité, devra occuper à bord un emplacement d où son champ de vision complète de façon satisfaisante celui du pilote de sécurité Manœuvres sur un aérodrome ou aux abords d un aérodrome Un aéronef évoluant sur un aérodrome ou aux abords d un aérodrome : a) surveille la circulation d aérodrome afin d éviter les collisions; b) s intègre dans les circuits de circulation des autres aéronefs en cours d évolution ou s en tient à l écart; c) effectue tous les virages à gauche quand il effectue une approche, et après décollage, sauf instructions contraires; d) atterrit et décolle face au vent, sauf si la sécurité, la configuration de la piste ou les nécessités de la circulation aérienne imposent une autre direction (1) Manœuvres à flot (2) Lorsque deux aéronefs ou un aéronef et un navire approchent l un de l autre et qu il y a risque de collision, le pilote de l aéronef évoluera avec précaution en tenant compte des circonstances, notamment des possibilités des aéronefs ou du navire. 1. Cf En plus des dispositions de de la présente Annexe, certaines parties du Règlement international pour prévenir les abordages en mer, élaboré par la Conférence internationale sur la révision des règles internationales pour prévenir les abordages en mer (Londres, 1972), peuvent s appliquer dans certains cas Routes convergentes Un aéronef ayant un autre aéronef ou un navire à sa droite cède le passage à celui-ci et se tient à distance Approche de face Un aéronef qui se rapproche de face, ou presque de face, d un autre aéronef ou d un navire modifie son cap vers la droite et se tient à distance Dépassement L aéronef ou le navire dépassé a la priorité de passage. L aéronef dépassant modifie son cap et se tient à distance Amerrissage et décollage Un aéronef amerrissant ou décollant à la surface de l eau se tient, dans la mesure du possible, à distance de tous les navires et évite d entraver leur navigation Feux réglementaires des aéronefs à flot De nuit, tout aéronef à flot allume les feux prescrits par le Règlement international pour prévenir les abordages en mer (révisé en 1972) à moins que cela ne soit pratiquement impossible, auquel cas, il allume des feux aussi semblables que possible, en ce qui concerne leurs caractéristiques et leur position, à ceux qui sont spécifiés par le Règlement international (3) (4) PLANS DE VOL Dépôt du plan de vol Les renseignements concernant un vol ou une partie de vol projeté qui doivent être fournis aux organismes des services de la circulation aérienne sont communiqués sous forme d un plan de vol. 3. Les spécifications des feux que doivent allumer les hydravions à flot figurent dans les Appendices à la 1re et à la 2e Partie de l Annexe 6 OACI. 4. Le Règlement international pour prévenir les abordages en mer stipule que les règles relatives aux feux réglementaires doivent être appliquées entre le coucher et le lever du soleil. Toute autre période d une durée moindre ne peut donc être prescrite conformément à entre le coucher et le lever du soleil dans les régions où le Règlement international pour prévenir les abordages s applique, par exemple en haute mer. page 335
20 Chapitre I DROIT DE CIRCULATION ANNEXE Un plan de vol est déposé avant : a) tout vol ou toute partie d un vol appelé à bénéficier du service du contrôle de la circulation aérienne; b) un vol IFR; b) - Différence OACI voir tableau récapitulatif c) tout vol effectué dans des régions désignées ou au cours duquel l aéronef pénètre dans des régions désignées ou suit des routes désignées, lorsque ce dépôt est exigé par l autorité compétente pour faciliter le service d information de vol, le service d alerte et les opérations de recherches et de sauvetage; d) tout vol effectué dans des régions désignées ou au cours duquel l aéronef pénètre dans des régions désignées ou suit des routes désignées, lorsque ce dépôt est exigé par l autorité compétente pour faciliter la coordination avec les organismes militaires appropriés ou les organismes des services de la circulation aérienne d États voisins, afin d éviter la nécessité éventuelle d une interception aux fins d identification; e) tout vol au cours duquel l aéronef franchit des frontières; dans ce cas, le plan de vol est communiqué au moins 30 minutes avant l heure estimée du départ du poste de stationnement e) - Différence OACI voir tableau récapitulatif (1) Un plan de vol est soumis à un bureau de piste des services de la circulation aérienne avant le départ ou transmis en cours de vol à l organisme intéressé des services de la circulation aérienne ou à la station radio de contrôle air-sol, sauf si des dispositions ont été prises pour permettre le dépôt de plans de vol répétitifs Lorsque le service du contrôle de la circulation aérienne ou le service consultatif de la circulation aérienne est assuré pour un vol, le plan de vol est déposé au plus tard soixante minutes avant l heure de départ, sauf instructions contraires de l autorité ATS compétente. S il est communiqué 1. L expression plan de vol est utilisée pour désigner aussi bien des renseignements complets sur tous les éléments qui constituent la description du plan de vol intéressant l ensemble de la route prévue, ou des renseignements en nombre limité lorsqu il s agit d obtenir une autorisation concernant une brève partie d un vol, par exemple la traversée d une voie aérienne, le décollage ou l atterrissage sur un aérodrome contrôlé. en cours de vol, il est transmis en temps utile afin de parvenir à l organisme approprié des services de la circulation aérienne dix minutes au moins avant l heure prévue du passage de l aéronef : a) au point d entrée prévu dans une région de contrôle ou dans une région à service consultatif; b) au point d intersection de sa route et d une voie aérienne ou d une route à service consultatif Teneur du plan de vol Un plan de vol comprend ceux des renseignements ci-après qui sont jugés nécessaires par l autorité ATS compétente : Identification de l aéronef Règles de vol et type de vol Nombre et type(s) d aéronefs et catégorie de turbulence de sillage Équipement Aérodrome de départ (cf. Note 1) Heure estimée de départ du poste de stationnement (cf. Note 2) Vitesse(s) de croisière Niveau(x) de croisière Route à suivre Aérodrome de destination et durée totale estimée Aérodrome(s) de dégagement Autonomie Nombre de personnes à bord Équipement de secours et de survie Renseignements divers (2) (3) (4) 2. Pour les plans de vol transmis en cours de vol, le renseignement à fournir au sujet de cet élément est l indication de l endroit où des renseignements complémentaires sur le vol peuvent être obtenus, au besoin. 3. Pour les plans de vol transmis en cours de vol, le renseignement à fournir au sujet de cet élément est l heure de passage au-dessus du premier point de la route à laquelle s applique le plan de vol. 4. Lorsqu il est utilisé dans le plan de vol, le terme «aérodrome» est censé désigner également les emplacements, autres que les aérodromes, susceptibles d être utilisés par certains types d aéronefs, comme les hélicoptères ou les ballons. page 336

References: Art. 3

Art. 2
 Art. 3
 Art. 3
 Art. 2
 Art. 3
 Art. 4
 Art. 5
 Art. 6
 Art. 7