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Timestamp: 2016-10-23 06:23:54+00:00

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intim�e et recourante.
A.a Le 5 avril 2003 la voiture que conduisait A.________, n�e en 1969, domicili�e � W.________ en Haute-Savoie (France), a �t� percut�e frontalement sur la route de M.________ (commune genevoise de H.________), par le v�hicule pilot� par C.________, lequel se trouvait en �tat d'�bri�t�. La responsabilit� civile de d�tenteur de ce dernier est assur�e par X.________ Assurances SA (ci-apr�s: X.________). Il n'est pas contest� que le sinistre est enti�rement imputable au comportement de C.________.
A.________ a �t� victime d'une fracture ouverte au f�mur droit et de plaies superficielles au genou et � la main droite. Op�r�e le 6 avril 2003, un clou avec verrouillage statique lui a �t� implant�. La consolidation de la fracture a �t� extr�mement lente et a n�cessit� l'usage de deux cannes pendant plus de six mois et le maintien d'une seule canne pendant encore trois mois. La consolidation s'est effectu�e au prix d'un raccourcissement du f�mur droit, qui a entra�n� une boiterie r�siduelle et des lombalgies La pr�nomm�e doit d�sormais marcher avec une semelle compensatrice.
Il r�sulte d'une expertise m�dicale confi�e par l'assureur-accidents au Drs D.________, sp�cialiste FMH en chirurgie, et E.________, sp�cialiste FMH en psychiatrie et psychoth�rapie, dat�e du 2 juin 2005, que la capacit� de travail de A.________ est enti�re dans une activit� adapt�e, ne demandant pas le port de lourdes charges, de station debout prolong�e, de marche sur terrain in�gal, de mont�es et descentes r�it�r�es d'escaliers et de positions accroupies ou � genoux.
A.b A.________, d'origine laotienne, est mari�e et a un fils, �g� de sept ans � l'�poque de l'accident. Titulaire d'un certificat f�d�ral de capacit� de couturi�re, elle a travaill� du 1er d�cembre 1991 au 30 avril 1999 en qualit� de conseill�re de vente dans le rayon tissu du magasin F.________ Mode au centre commercial de G.________, � H.________, avant d'�tre promue, d�s le 1er mai 1999, assistante-cheffe de rayon du d�partement dames. Elle avait en particulier la responsabilit� de planifier et g�rer le personnel et l'informatique des caisses; elle rempla�ait en outre le g�rant du magasin ou le chef de rayon en cas d'absence. A.________, depuis son entr�e en service chez F.________ Mode, a assum� des t�ches avec une responsabilit� croissante et donn� enti�re satisfaction � son employeur. Il a �t� retenu qu'en raison de ses qualifications et de ses �tats de service, la pr�nomm�e, sans l'accident, pouvait pr�tendre � �tre promue responsable de magasin. A.________ all�gue d�sormais que cette promotion serait intervenue le 1er janvier 2005.
Avant l'accident, A.________ r�alisait un gain mensuel net de 4'515 fr.65, pay� treize fois l'an, auquel s'ajoutait une prime sur le chiffre d'affaires qui se montait en moyenne � 101 fr.20 par mois (art. 105 al. 2 LTF). Si A.________ avait �t� promue responsable de magasin, son salaire net se serait �lev� � 4'773 fr.45 pay� treize fois l'an, ce qui aurait repr�sent� un salaire annuel net de 62'054 fr.85.
A.________ a �t� totalement incapable de travailler du 5 avril 2003 au 29 novembre 2004. A cette derni�re date, elle a repris son activit� professionnelle � 30%, �tant r�mun�r�e sur la base d'un salaire net annuel de 22'651 fr.
Du 19 avril au 30 septembre 2005, A.________ a connu une nouvelle incapacit� de travail � 100% cons�cutive � l'ablation d'un clou centro-m�dullaire.
En 2004, X.________ a vers� un montant de 6'000 fr. � A.________ � titre d'acomptes.
K.________ Assurances, qui est l'assureur-accidents de la l�s�e, a vers� � celle-ci des indemnit�s journali�res repr�sentant 80% du salaire assur�, qui se montaient � 144 fr.74 du 8 avril 2003 au 29 novembre 2004, � 101 fr.31 du 29 novembre 2004 au 19 avril 2005, � 144 fr.74 du 20 avril 2005 au 30 septembre 2005 et � 101 fr.31 du 1er octobre 2005 au 28 f�vrier 2007. Par d�cision du 9 f�vrier 2007, l'assureur-accidents a mis un terme � l'octroi des indemnit�s journali�res avec effet au 28 f�vrier 2007, allou� � A.________, prenant en compte une diminution de la capacit� de gain de 10 %, une rente d'invalidit� transitoire de 446 fr. par mois d�s le 1er mars 2007, ainsi qu'une indemnit� pour atteinte � l'int�grit� de 13'350 fr. Statuant sur l'opposition de l'assur�e, K.________ Assurances a rendu une d�cision valant ratification de transaction (art. 50 LPGA), � teneur de laquelle le taux d'invalidit� a �t� fix� d'un commun accord � 25% et la rente mensuelle d'invalidit� a �t� port�e � 1'164 fr.25 pour la p�riode courant du 1er mars 2007 au 30 septembre 2008. Depuis lors, la rente d'invalidit� vers�e par l'assureur-accidents s'�l�ve � 1'078 fr. par mois.
A.________ a encaiss� de l'assurance-invalidit� (AI) une rente mensuelle enti�re d'invalidit� de 1'907 fr. du 1er avril 2004 au 31 d�cembre 2004 et de 1'944 fr. du 1er janvier 2005 au 30 novembre 2005, � laquelle s'est ajout�e une rente pour enfant. Par d�cision du 12 f�vrier 2007, l'AI a estim� enti�re, d�s le 1er septembre 2005, la capacit� de travail de A.________ dans une activit� adapt�e ou dans une activit� de vendeuse compatible avec ses limitations fonctionnelles et arr�t� la perte de gain subie � 24,9 %, taux ne donnant pas droit � une rente d'invalidit�. La pr�cit�e n'a pas contest� cette d�cision de l'AI. A.________ n'ayant pas droit � une rente de l'AI, elle ne remplit pas non plus les conditions pour l'octroi d'une rente invalidit� de la pr�voyance professionnelle (deuxi�me pilier).
Depuis f�vrier 2007, A.________ a effectu� de nombreuses recherches d'emploi, notamment comme t�l�vendeuse, r�ceptionniste, t�l�phoniste, assistante ou charg�e de client�le, lesquelles sont rest�es vaines. Le 6 d�cembre 2007, l'Office cantonal de l'assurance-invalidit� de Gen�ve a mis fin au mandat d'aide au placement en faveur de A.________ pour la fin de janvier 2008; � ce sujet, l'office a �crit ce qui suit au conseil de A.________ (art. 105 al. 2 LTF):
� ... Nous avons �galement �tudi� tr�s attentivement sa situation chez son employeur actuel. En effet, votre cliente s'est pr�sent�e pour un entretien d'embauche chez la responsable d'une boutique de mode. Elle s'est alors rendu (sic) compte des salaires en vigueur dans la branche qui sont nettement en-dessous de ceux pratiqu�s par son employeur actuel.
En outre, Mme (A.________) n'est pas certaine de pouvoir augmenter son taux d'activit� actuellement fix� � 30% pour des questions m�dicales. En raison de ce qui pr�c�de, nous avons trouv� plus prudent pour l'avenir de votre cliente de trouver une solution avec son employeur ce qui peut prendre un certain temps et d�pend essentiellement des opportunit�s internes. Cette vision nous semble plus prudente car nous ne souhaitons pas mettre Mme A.________ dans une situation plus d�licate qu'aujourd'hui ... �.
A.________ �tant domicili�e en France, elle n'a pas droit aux prestations de l'assurance-ch�mage en Suisse. Il n'a pas �t� all�gu� qu'elle ait touch� des prestations d'une assurance-ch�mage en France.
Le 17 janvier 2008, A.________ et X.________ sont convenues du versement d'une somme de 20'000 fr. pour solde de tout compte en r�glement des cons�quences pr�sentes et futures de tous les postes du dommage subi par A.________ en raison de l'accident, lesquels englobaient notamment le pr�judice m�nager et le tort moral, mais excluaient une �ventuelle perte de gain et les honoraires d'avocat avant proc�s.
A partir de mars 2008, A.________ a augment� son taux d'activit� chez F.________ Mode � 35%, correspondant � 59 heures de travail par mois, et indiqu� ne pouvoir travailler davantage, en raison singuli�rement de douleurs aux jambes et aux genoux. Le 28 avril 2008, le Dr L.________, sp�cialiste en m�decine de r��ducation aux H�pitaux Universitaires de Gen�ve, a consid�r� que la capacit� de travail de 35% de A.________ dans son activit� professionnelle actuelle �tait parfaitement justifi�e.
Les honoraires d'avocat de A.________ pour la p�riode du 30 novembre 2004 au 25 f�vrier 2009 se sont �lev�s � 36'081 fr.90 pour 85,24 heures d'activit�.
Par demande du 9 septembre 2009, A.________ a ouvert action contre X.________ devant le Tribunal de premi�re instance de Gen�ve. Elle a conclu au paiement de 43'197 fr.60 plus int�r�ts � 5% l'an d�s le 15 mai 2006 � titre de perte de gain actuelle, de 430'757 fr.45 avec int�r�ts � 5% d�s le 9 septembre 2009 � titre de perte de gain future, de 96'065 fr.25 avec int�r�ts � 5% l'an d�s le 9 septembre 2009 comme dommage de rente et de 30'140 fr. plus int�r�ts � 5% l'an d�s le 9 septembre 2009 pour les frais d'avocat non couverts par les d�pens.
Par jugement du 3 f�vrier 2011, le Tribunal de premi�re instance, estimant qu'il n'�tait pas possible d'imputer les troubles dont souffre la demanderesse � d'autres facteurs que ceux d�coulant de l'accident, a allou� � la demanderesse 96'065 fr.25 avec int�r�ts � 5% d�s le 9 septembre 2009 pour r�parer le dommage de rente, 10'921 fr.90 avec les m�mes int�r�ts pour les frais d'avocat avant l'ouverture du proc�s et 795 fr.10 avec int�r�ts � 5% d�s le 3 septembre 2010 en remboursement de frais m�dicaux expos�s entre f�vrier et mai 2010.
Les deux parties ont appel� de ce jugement. Statuant par arr�t du 11 juillet 2012, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Gen�ve a annul� le jugement du 3 f�vrier 2011 et condamn� la d�fenderesse � payer � la demanderesse le montant total de 129'844 fr.90 plus int�r�ts � 5% l'an d�s le 9 septembre 2009.
La cour cantonale a admis que la demanderesse ne subissait pas de perte de gain, ni actuelle ni future, au motif que le revenu que celle-ci pourrait raisonnablement obtenir compte tenu de son �ge, de ses qualifications, du march� de l'emploi genevois et de son exp�rience professionnelle �tait � quasiment �quivalent � celui que la demanderesse aurait r�alis� en travaillant � 75% dans son emploi au moment de l'accident �. Les magistrats genevois ont jug� que le dommage de rente indemnisable s'�levait � 119'923 fr., apr�s avoir capitalis�, en fonction de la table 1b de STAUFFER/SCHAETZLE d'apr�s un facteur de 6.91 (�ge d�terminant 40 ans, personne de sexe f�minin), une perte de rente annuelle de 17'355 fr. Ils ont imput� sur le dommage de rente le montant de 6'000 fr. pay� comme acomptes par la d�fenderesse, si bien que le solde d� � la demanderesse se montait � 113'923 fr. en capital. Ils ont encore octroy� � la demanderesse, toujours en capital, la somme de 15'921 fr.90 repr�sentant les frais d'avocat ant�rieurs au proc�s. En d�finitive, la demanderesse restait cr�anci�re de sa partie adverse de 129'844 fr.90 (113'923 fr. + 15'921 fr.90).
C.a X.________ exerce un recours en mati�re civile contre l'arr�t cantonal (cause 4A_511/2012). Elle conclut � l'annulation de cet arr�t, sauf en ce qui concerne un montant de 9'921 fr.90 avec int�r�ts � 5% d�s le 9 septembre 2009 qu'elle reconna�t devoir � la demanderesse � titre de solde de frais d'avocat avant proc�s, cette derni�re devant pour le reste �tre d�bout�e de toutes ses conclusions.
Les parties ont r�pliqu� et dupliqu�
C.b A.________ exerce �galement un recours en mati�re civile contre l'arr�t du 11 juillet 2012 (cause 4A_521/2012). Elle conclut � l'annulation de cet arr�t et, cela fait, qu'il soit prononc� que la d�fenderesse est condamn�e � lui verser 43'197 fr.60 plus int�r�ts � 5% d�s le 15 mai 2006 pour indemniser sa perte de gain actuelle et 430'757 fr.45, avec int�r�ts � 5% d�s le 9 septembre 2009 pour indemniser sa perte de gain future, la cause �tant retourn�e � la cour cantonale pour qu'elle statue � nouveau sur les frais et d�pens.
X.________ s'en rapporte � justice quant � la recevabilit� du recours et conclut implicitement � son rejet sur le fond.
C.c Par ordonnance du 15 octobre 2012, la Pr�sidente de la Ire Cour de droit civil a ordonn� que l'effet suspensif soit accord� aux recours dans les causes 4A_511/2012 et 4A_521/2012.
2.1 Interjet�s par des parties qui ont chacune partiellement succomb� dans leurs conclusions - en paiement pour la demanderesse, lib�ratoires pour la d�fenderesse - qui ont ainsi la qualit� pour recourir (art. 76 al. 1 LTF), dirig�s contre un arr�t final (art. 90 LTF) rendu en mati�re civile (art. 72 al. 1 LTF) par un tribunal sup�rieur statuant sur recours en derni�re instance cantonale (art. 75 LTF) dans une affaire p�cuniaire dont la valeur litigieuse d�passe largement le seuil de 30'000 fr. de l'art. 74 al. 1 let. b LTF, les recours sont par principe recevables, puisqu'ils ont �t� d�pos�s dans le d�lai (art. 100 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) pr�vus par la loi.
2.2 Le recours en mati�re civile peut �tre interjet� pour violation du droit f�d�ral (art. 95 let. a LTF), y compris le droit constitutionnel (ATF 136 I 241 consid. 2.1 p. 247; 136 II 304 consid. 2.4 p. 313). Le Tribunal f�d�ral applique d'office le droit dont il peut contr�ler le respect (art. 106 al. 1 LTF). Il n'est pas limit� par les arguments soulev�s dans le recours ni par la motivation retenue par l'autorit� pr�c�dente; il peut donc admettre un recours pour d'autres motifs que ceux qui ont �t� articul�s ou, � l'inverse, rejeter un recours en adoptant une argumentation diff�rente de celle de l'autorit� pr�c�dente (ATF 137 II 313 consid. 1.4 p. 317 s.; 135 III 397 consid. 1.4 et l'arr�t cit�). Il s'en tient cependant d'ordinaire aux questions juridiques que la partie recourante soul�ve dans la motivation du recours (art. 42 al. 2 LTF; ATF 137 III 580 consid. 1.3 p. 584; 135 II 384 consid. 2.2.1 p. 389). Il n'examine la violation de droits constitutionnels que s'il est saisi d'un grief invoqu� et motiv� de fa�on d�taill�e (art. 106 al. 2 LTF; ATF 135 III 397 consid. 1.4 in fine).
2.3 Le Tribunal f�d�ral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits �tablis par l'autorit� pr�c�dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en �carter que si les constatations factuelles de l'autorit� cantonale ont �t� �tablies de fa�on manifestement inexacte - ce qui correspond � la notion d'arbitraire (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62; 137 II 353 consid. 5.1 p. 356) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF).
La pr�sente cause pr�sente un aspect international puisque la recourante est domicili�e en France (ATF 131 III 76 consid. 2). Saisi d'un recours en mati�re civile, le Tribunal f�d�ral doit contr�ler d'office la question du droit applicable, laquelle se r�sout selon la loi du for, soit en l'occurrence la loi f�d�rale sur le droit international priv� du 18 d�cembre 1987 (LDIP; ATF 137 III 481 consid. 2.1).
En vertu de l'art. 134 LDIP, norme qui renvoie � l'art. 3 de la Convention de La Haye du 4 mai 1971 sur la loi applicable en mati�re d'accident de la circulation routi�re (RS 0.741.31), le droit interne suisse est applicable en l'esp�ce, en tant que loi du lieu de l'accident, survenu dans le canton de Gen�ve.
Invoquant la violation de la notion juridique du dommage, une transgression des art. 8 CC et 44 CO ainsi qu'une entorse � la notion d'atteinte � l'avenir �conomique, la recourante reproche � la cour cantonale d'avoir adopt�, pour lui refuser une indemnisation de son dommage actuel et de son pr�judice futur, un raisonnement th�orique strictement identique � celui adopt� par l'assurance-invalidit�. Elle fait valoir que l'accident l'a contrainte � tenter de se r�ins�rer sur le march� du travail � 40 ans, apr�s une longue absence due � la r��ducation, cela alors qu'elle est handicap�e par des s�quelles physiques invalidantes, par sa formation de couturi�re et une exp�rience professionnelle unique dans la vente de textiles. L'ensemble de ces �l�ments ne lui ont pas permis, bien qu'elle ait mis en oeuvre tout ce que l'on pouvait attendre d'elle, de se r�ins�rer pleinement sur le march� du travail et l'ont amen�e, sur recommandation de l'AI, � conserver une activit� � 35% aupr�s de son employeur. Elle en d�duit qu'elle subit une diminution effective de ses possibilit�s de gain de 65%.
La recourante pr�tend ensuite qu'il appartenait � sa partie adverse d'apporter la preuve qu'elle aurait fait preuve de n�gligence dans ses recherches d'emploi et qu'au vu du march� du travail elle aurait d� accepter un changement d'emploi dans un poste adapt� � son handicap. Pour ne pas l'avoir compris, la cour cantonale aurait renvers� le fardeau de la preuve. De toute mani�re, il n'a �t� ni all�gu� ni �tabli qu'elle aurait pu trouver un emploi adapt� � ses s�quelles invalidantes sans perte de gain. Pour la recourante, sa diminution de gain actuelle doit se calculer en plusieurs phases, correspondant aux diverses incapacit�s de gain dont elle a �t� victime, dont le taux a vari� dans le temps.
Quant � son dommage futur, continue la recourante, il faut le calculer en capitalisant jusqu'� l'�ge AVS (soit 2033) la diff�rence entre le salaire annuel qu'elle aurait touch� � la date du prononc� de l'arr�t cantonal si l'accident n'�tait pas survenu et la valeur des rentes d'assurance sociale qu'elle percevra � la m�me �poque.
5.1 Si, par la suite de l'emploi d'un v�hicule automobile, une personne est tu�e ou bless�e ou qu'un dommage mat�riel est caus�, le d�tenteur est civilement responsable (art. 58 al. 1 de la loi f�d�rale sur la circulation routi�re du 19 d�cembre 1958; LCR, RS 741.01). La loi f�d�rale impose la conclusion d'une assurance couvrant la responsabilit� civile du d�tenteur et celle des personnes dont il est responsable (art. 63 al. 1 et 2 LCR). Dans la limite des montants pr�vus par le contrat d'assurance, le l�s� peut intenter une action directe contre l'assureur (art. 65 al. 1 LCR). Le mode et l'�tendue de la r�paration ainsi que l'octroi d'une indemnit� � titre de r�paration morale sont r�gis par les principes du code des obligations concernant les actes illicites (art. 62 al. 1 LCR).
En cas de l�sions corporelles, la partie qui en est victime a droit au remboursement des frais et aux dommages-int�r�ts qui r�sultent de son incapacit� de travail totale ou partielle, ainsi que de l'atteinte port�e � son avenir �conomique (art. 46 al. 1 CO). La loi fait ainsi une distinction entre la perte de gain actuelle, qui est �prouv�e au jour de la d�cision de la juridiction cantonale devant laquelle on peut all�guer pour la derni�re fois des faits nouveaux (ATF 125 III 14 consid. 2c; FRANZ WERRO, Commentaire romand, Code des obligations I, 2e �d. 2012, nos 7 ss ad art. 46 CO), et la perte de gain future, pour l'�ventualit� o� l'incapacit� de travail dure toujours parce que le l�s� est devenu totalement ou partiellement invalide (WERRO, op. cit., n�s 13 ss ad art. 46 CO). Cette distinction n'a pas d'autre fonction que celle de faciliter le travail de calcul du juge, car il s'agit en fait de deux postes du m�me pr�judice (cf. DESCHENAUX/TERCIER, La responsabilit� civile, 2e �d., Berne 1982, p. 226). Les principes pr�sidant au calcul de ces deux postes du dommage sont donc les m�mes.
D'apr�s la jurisprudence (cf. ATF 136 III 222 consid. 4.1.1 p. 223), la perte de gain indemnisable correspond � la diff�rence entre le revenu net de valide du l�s� (revenu hypoth�tique sans l'accident) et son revenu net d'invalide (revenu qui peut probablement �tre r�alis� apr�s l'accident).
5.2 La cour cantonale a jug� que la recourante ne subissait ni dommage actuel ni pr�judice futur, car le revenu annuel net d'invalide de celle-ci, estim� � 45'843 fr.60, est presque �quivalent au revenu annuel net qu'elle aurait pu r�aliser sans invalidit� � en travaillant � 75% dans son emploi au moment de l'accident �, arr�t� � 46'541 fr.15 compte tenu de la future promotion de la l�s�e comme responsable de magasin.
Ce raisonnement, simpliste � l'extr�me, fait fi des principes g�n�raux d�duits de l'art. 46 CO, qui r�gissent le calcul du dommage lorsque l'acte illicite, dont il n'est pas contest� que l'intim�e doit r�pondre, a entra�n� des l�sions corporelles et une incapacit� de gain pour la victime. Il est ainsi incompr�hensible que les magistrats genevois aient arr�t� le revenu sans invalidit� en consid�rant une activit� � 75%, d�s l'instant o� il n'a jamais �t� remis en cause qu'avant l'accident du 5 avril 2003 la recourante avait toujours exerc� une activit� � plein temps. Au surplus, Il a �t� constat� en fait que les diff�rents revenus per�us par la recourante entre le 5 avril 2003 et le 11 juillet 2012 - lesquels r�sultent d'indemnit�s journali�res et de rentes d'invalidit� de l'assurance-accidents, de rentes d'invalidit� de l'AI et des gains obtenus par la l�s�e aupr�s de son employeur - ont fluctu� d'une mani�re importante, non seulement au point de vue des dur�es dans lesquelles ils se sont inscrits, mais encore dans leur quotit� respective. Dans ces conditions particuli�res, il n'�tait pas possible de proc�der � la d�termination de la perte de gain actuelle de mani�re globale pour l'entier de la p�riode susrappel�e.
Autrement dit, la fixation du pr�judice de la demanderesse, tant actuel que futur, n'est en cons�quence pas conforme au droit f�d�ral, sans qu'il soit toutefois possible, ainsi qu'on le verra, de dire si le r�sultat auquel est parvenu la Cour de justice s'en trouvera modifi�.
5.3.1 L'analyse doit se concentrer, en premier lieu, sur le dommage actuel, soit celui qui concerne la p�riode d�limit�e entre le 5 avril 2003, date de l'accident, et le 11 juillet 2012, jour o� l'arr�t cantonal a �t� rendu et qui fait donc r�f�rence pour le calcul.
En raison de la grande disparit� des revenus d'invalide devant �tre pris en compte et pour se tenir au plus pr�s de la situation concr�te de la victime, il se justifie de proc�der � un calcul en fonction de quatre p�riodes d�limit�es dans le temps.
Toutefois, � d�faut de diff�rentes donn�es dont il sera question ci-dessous, le Tribunal f�d�ral n'est pas en mesure de proc�der lui-m�me � ces calculs compliqu�s. La cause sera donc retourn�e aux magistrats genevois afin qu'ils d�terminent � nouveau le pr�judice actuel, susceptible d'�tre indemnis�, en fonction des instructions qui vont suivre.
5.3.2.1 Entre le 5 avril 2003 et le 29 novembre 2004 (p�riode arrondie � 20 mois par simplification), l'incapacit� de gain de la recourante �tait de 100 %. Sans l'accident, elle aurait per�u un revenu net mensuel de 4'515 fr.65, vers� treize fois l'an, plus une prime mensuelle de 101 fr.20. L'autorit� cantonale devra calculer le revenu total net de la p�riode consid�r�e de 20 mois en incluant le treizi�me salaire. Puis elle d�duira de ce revenu total successivement toutes les indemnit�s journali�res que l'assureur-accidents a vers�es � la l�s�e au cours de ladite p�riode, ainsi que le salaire que l'employeur �tait tenu de verser � la recourante (qui �tait dans sa 12e ann�e de service) pour un temps limit� d'apr�s l'art. 324a CO (puisqu'il n'a pas �t� constat� que l'employeur avait conclu pour son employ�e une assurance perte de gain) et le total des rentes d'invalidit� qu'elle a per�ues entre le 1er avril 2004 et le 29 novembre 2004.
La diff�rence obtenue, si elle est positive, d�terminera la perte de gain � indemniser. Le capital ainsi fix� portera int�r�ts � 5% l'an d�s l'�ch�ance moyenne du 1er f�vrier 2004 (int�r�t qui a pour but de compenser le fait que la victime a �t� priv�e du capital � l'�poque o� elle aurait d� le recevoir, cf. ATF 131 III 12 consid. 9).
5.3.2.2 La deuxi�me p�riode s'�tend du 30 novembre 2004 au 18 avril 2005, au cours de laquelle la recourante a repris son activit� professionnelle � 30%.
S'agissant du revenu hypoth�tique sans invalidit�, l'autorit� cantonale tiendra compte que la recourante a �tabli qu'elle aurait �t� promue responsable de magasin et aurait touch� depuis lors annuellement un salaire brut de 72'621 fr.25, treizi�me mois de salaire compris, correspondant � un salaire mensuel net de 4'773 fr. 45, vers� treize fois, c'est-�-dire � un salaire net de 62'054 fr.85 par an. Il appartiendra � la cour cantonale de d�terminer � quelle date serait survenue cette promotion.
Concernant le revenu d'invalide, l'autorit� cantonale a retenu, en se fondant sur l'expertise des Drs D.________ et E.________, que la capacit� de travail de la recourante �tait enti�re dans une activit� adapt�e, moins exigeante et, en r�gle g�n�rale, moins bien r�mun�r�e. La recourante ne soutient pas que c'est arbitrairement que la cour cantonale a suivi cette expertise parce qu'elle serait inutilisable ou entach�e de vices graves au niveau m�thodologique. Lorsque, comme en l'esp�ce, l'appr�ciation des preuves a convaincu le juge qu'une all�gation de fait a �t� prouv�e ou r�fut�e, la r�gle de d�cision est �cart�e et la question de la r�partition du fardeau de la preuve ne se pose plus, de sorte que le grief de violation de l'art. 8 CC n'a plus d'objet (ATF 122 III 219 consid. 3c p. 223-224).
Pour estimer le revenu que la l�s�e pourrait raisonnablement r�aliser, compte tenu de son �ge, de ses qualifications, de son exp�rience professionnelle et du march� genevois de l'emploi, l'autorit� cantonale a pris pour base les donn�es statistiques fournies par l'Observatoire universitaire de l'emploi, relatives au salaire moyen d'une personne n�e en 1969, disposant d'un certificat f�d�ral de capacit� et travaillant 40 heures par semaine. Elle a admis qu'en 2003, apr�s prise en compte d'une r�duction de 10% due � une probable disparit� de r�mun�ration entre hommes et femmes, le salaire mensuel brut ascendait � 4'650 fr. dans le secteur administratif pour une activit� simple et r�guli�re, � 5'100 fr. dans la vente de d�tail et � 3'600 fr. dans la vente au d�tail sans exp�rience ni qualification et que la moyenne arithm�tique de ces trois salaires donnait un revenu mensuel brut d'invalide de 4'450 fr. (i.e. 53'400 fr. par an (12 x 4'450 fr.)), repr�sentant un salaire mensuel net de 3'820 fr.30.
La recourante pr�tend, en quelques lignes, qu'il ne fallait pas prendre en consid�ration dans l'estimation un emploi administratif, car elle ne sait pas �crire en fran�ais ou en allemand, comme la cour cantonale l'a relev� � la page 5 in medio de son arr�t. A supposer qu'elle soit suffisamment motiv�e (cf. art. 42 al. 1 et 2 LTF), cette critique manque sa cible, d�s lors qu'il �vident que la recourante, qui a travaill� plus de 10 ans dans un magasin de vente de textiles, ma�trise oralement le fran�ais, est capable de le lire, comprend les ordres qui lui sont donn�s dans cette langue et peut en outre proc�der � des calculs. Il �tait donc parfaitement logique de prendre en compte le salaire d'un emploi administratif correspondant � une activit� simple, r�duit encore de 10% en regard avec une �ventuelle in�galit� salariale de nature sexiste. Quant au grief de la recourante aff�rent � la quotit� du salaire dans la vente de d�tail, il a un caract�re appellatoire, qui le rend ipso facto irrecevable.
L'autorit� cantonale devra ainsi partir d'un revenu mensuel net d'invalide se montant � 3'820 fr. 30 pour la p�riode de quatre mois et 18 jours consid�r�e.
Apr�s avoir calcul� la diff�rence, pour l'entier de ladite p�riode, entre la r�mun�ration nette sans invalidit� et celle nette d'invalide, la cour cantonale soustraira de ce montant toutes les indemnit�s journali�res per�ues de l'assurance-accident au cours de la p�riode ainsi que les rentes mensuelles d'invalidit�s vers�es par l'AI dans le m�me temps. Le r�sultat, s'il est positif, donnera le dommage actuel aff�rent � cette seconde p�riode. Le dies a quo de l'int�r�t compensatoire devra �tre fix� � partir de l'�ch�ance moyenne du 9 f�vrier 2005.
5.3.2.3 La troisi�me p�riode se situe entre le 19 avril 2005 et le 30 septembre 2005 (repr�sentant 165 jours, soit cinq mois et demi par simplification), pendant laquelle la recourante a derechef subi une incapacit� totale de gain.
Si elle n'avait pas �t� victime de l'accident, la recourante aurait encaiss� pendant ce laps de temps un revenu mensuel net de 4'773 fr. 45, vers� treize fois l'an.
La cour cantonale d�duira de la r�mun�ration nette correspondant � la p�riode de cinq mois et demi en cause les indemnit�s journali�res de l'assurance-accidents et les rentes mensuelles d'invalidit� vers�es au cours de la p�riode par l'AI.
Le r�sultat, s'il est positif, portera int�r�ts � 5% l'an d�s le 9 juillet 2005, �ch�ance moyenne.
5.3.2.4 La quatri�me p�riode s'inscrit entre le 1er octobre 2005 et le 11 juillet 2012 (qui repr�sente, pour simplifier les calculs, 81,5 mois), p�riode o� la recourante a repris son activit�, d'abord � 30% jusqu'au 29 f�vrier 2008, puis � 35% d�s le 1er mars 2008.
Le revenu net sans invalidit� pour toute la p�riode est de 426'627 fr. fr.05 (20'684 fr.95 pour le 4e trimestre 2005 + 372'329 fr. 10 pour les six ann�es 2006 � 2011 (6 x 62'054 fr.85) + 33'613 fr. du 1er janvier au 15 juillet 2012).
De ce revenu en l'absence d'invalidit�, la cour cantonale d�duira le revenu net d'invalide, qui se monte en tout � 311'354 fr.45 (3'820 fr. 30 x 81,5 mois). Elle d�duira �galement toutes les indemnit�s journali�res pay�es par l'assureur-accidents entre le 1er octobre 2005 et le 28 f�vrier 2007, les rentes mensuelles d'invalidit� servies par cet assureur d�s le 1er mars 2007 (fix�es � 1'164 fr.25 par mois entre le 1er mars 2007 et le 30 septembre 2008, puis � 1'078 fr. par mois d�s lors), ainsi que les deux rentes mensuelles d'invalidit� vers�es par l'AI en octobre et novembre 2005, correspondant � 3'888 fr. (2 x 1'944 fr.). Le solde, s'il est positif, portera int�r�ts � 5% l'an d�s l'�ch�ance moyenne du 21 f�vrier 2008.
5.3.3 La cause devra �galement �tre renvoy�e � l'autorit� cantonale afin qu'elle d�termine le pr�judice futur de la l�s�e, susceptible d'�tre indemnis�.
Pour d�terminer la perte de gain future de l'int�ress�e, l'autorit� cantonale devra capitaliser le salaire annuel net qu'elle aurait touch� � la date de la reddition de l'arr�t cantonal. Elle partira de la somme nette de 62'054 fr.85 par an, que la l�s�e aurait obtenue, sans l'accident, apr�s sa promotion en tant que responsable de magasin, qu'elle indexera � partir de la date de la promotion � l'IPC au 11 juillet 2012. La capitalisation devra �tre op�r�e selon la table 11 pour une femme �g�e de 43 ans au jour de la capitalisation (rente temporaire d'activit� jusqu'� l'�ge AVS) de StAUFFER/SCHAETZLE; cf. ATF 129 III 135 consid. 2.3.2.3 p. 148). En effet, pour le calcul du dommage futur, l'�ge ouvrant le droit � une rente de vieillesse du premier pilier correspond en r�gle g�n�rale, pour les salari�s comme pour les ind�pendants, � la limite temporelle de l'activit� professionnelle (ATF 136 III 310 consid. 4.2.2; arr�t 4A_665/2011 du 2 f�vrier 2012 consid. 3.2, in SJ 2012 I p. 423).
La cour cantonale d�duira du montant ainsi obtenu la capitalisation, selon la m�me table, du revenu d'invalide annuel net de la recourante, soit 45'843 fr.60 (3'820 fr.30 x 12), montant qu'il faudra au pr�alable indexer � l'IPC au 11 juillet 2012. De ce r�sultat devra �galement �tre d�duite la valeur capitalis�e de la rente d'invalidit� LAA que la recourante per�oit. Le solde, s'il est positif, d�terminera le pr�judice futur de la recourante.
Le droit suisse est applicable au diff�rend (cf. consid. 3 ci-dessus).
Dans son m�moire de recours, la recourante d�clare que, bien qu'elle conteste certaines appr�ciations de fait op�r�es par la cour cantonale, elle ne formule en l'�tat pas de critiques sur les faits retenus par la Cour de justice. Elle ajoute que dans l'hypoth�se o� la demanderesse devait de son c�t� exercer un recours en mati�re civile, elle se r�serve le droit, dans la r�ponse audit recours, de former des griefs sur les faits qu'elle consid�re comme �tant entach�s d'arbitraire.
D'apr�s la jurisprudence, un recours, soumis � la condition que la partie adverse d�pose aussi recours, est irrecevable (ATF 134 III 332 consid. 2).
La partie recourante doit former tous ses griefs dans les 30 jours (d�lai ordinaire de recours) qui suivent la notification de l'exp�dition compl�te de l'arr�t cantonal attaqu�, conform�ment � l'art. 100 al. 1 LTF. La recourante est ainsi irrecevable � articuler, dans sa r�ponse au recours en mati�re civile que sa partie adverse a d�pos� post�rieurement au sien, des critiques contre les constatations de fait de l'arr�t d�f�r�.
La recourante s'en prend au calcul du dommage de rente, tel qu'il a �t� effectu� par la Cour de justice au consid�rant 5 de son arr�t.
A l'instar de cette autorit�, elle admet liminairement que la l�s�e, si elle n'avait pas �t� victime d'un accident, aurait touch� annuellement un salaire brut de 72'621 fr.25 et que le taux fixant les prestations de vieillesse pr�sum�es peut �tre arr�t� � 67, 5 % (cf. ATF 129 III 135 consid. 3.3 p. 150, qui pr�cise que les rentes de vieillesse hypoth�tiques atteignent en valeur un montant qui se situe dans une fourchette oscillant entre 50% � 80% du salaire brut d�terminant). Toutefois, la recourante fait valoir, � juste titre, qu'un calcul exact donne une rente annuelle du premier pilier pr�sum�e de 49'019 fr. apr�s arrondissement (72'621 fr.25 x 67,5%), et non de 49'024 fr. ainsi que l'a retenu l'autorit� cantonale.
La recourante ne conteste pas que la demanderesse pourrait raisonnablement r�aliser un revenu d'invalide annuel brut de 53'400 fr., ce qui correspond � une rente AVS effectivement vers�e de 36'045 fr. (53'400 fr. x 67,5%). Elle en inf�re � ce stade qu'existe une perte de rente annuelle de 12'974 fr. (49'019 fr. - 36'045 fr.), et non pas de 17'355 fr., chiffre retenu par la Cour de justice. A bon droit. Il appert en effet que la cour cantonale a commis l� une grossi�re erreur de calcul.
La recourante reproche � l'autorit� cantonale de n'avoir pas soustrait de cette perte de rente probable les prestations des assurances sociales vers�es durant la m�me p�riode que les rentes de vieillesse, comme l'exige la jurisprudence (cf. ATF 129 III 135 consid. 3.3 d�j� cit�). Elle a � nouveau raison. La rente d'invalidit� qui a �t� allou�e � la l�s�e par l'assureur-accident selon la LAA est une rente viag�re (cf. � ce propos: ATF 135 V 33 consid. 4.3 p. 35 et 5.2 p. 36). Or il a �t� retenu en fait que cette rente d'invalidit� se montait, depuis le 1er octobre 2008, � 1'078 fr. par mois, ce qui repr�sente annuellement un montant de 12'936 fr.
Si l'on impute la rente viag�re annuelle d'invalidit� LAA sur la rente de vieillesse pr�sum�e, il subsiste une diff�rence minime de 38 fr. (12'974 fr. - 12'936 fr.), qui �quivaudrait au pr�judice direct de rente que l'intim�e �prouverait chaque ann�e � partir de l'�ge de la retraite.
Le Tribunal f�d�ral ne calculera cependant pas lui-m�me l'�ventuel dommage de rente, car il appartiendra � la cour cantonale, � laquelle le dossier est renvoy� pour les motifs expos�s supra, de v�rifier si la rente d'invalidit� LAA se monte toujours � 1'078 fr. par mois en juillet 2012, p�riode d�terminante pour le calcul. Si cette rente d'invalidit� avait �t� l�g�rement augment�e depuis octobre 2008, il pourrait n'y avoir plus aucun pr�judice de rente � indemniser.
Il faut donner acte � la recourante qu'elle ne conteste pas le solde d� � l'intim�e en raison des frais d'avocat avant proc�s, qui a �t� arr�t� � 15'921 fr.90 par la cour cantonale.
Mais, aux yeux de la recourante, le montant de 6'000 fr. qu'elle a vers� � la victime � titre d'acomptes doit �tre imput� sur la somme pr�cit�e.
A consid�rer la solution retenue dans le pr�sent arr�t, qui ne permet pas de savoir si l'intim�e a droit � des dommages-int�r�ts pour son pr�judice actuel et/ou futur ainsi que son dommage direct de rente, il n'est pas possible de proc�der � l'imputation sollicit�e par la recourante.
Il suit de l� que les deux recours sont partiellement admis, que l'arr�t attaqu� est annul� et que la cause est renvoy�e � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants.
Vu l'incertitude qui subsiste � propos du calcul des dommages actuel et futur, l'�molument de justice aff�rent au recours de A.________ (cause 4A_521/2012) sera mis pour moiti� � charge de chacune des parties et les d�pens relatifs � ce recours seront compens�s.
Le dommage de rente qui pourrait rester � indemniser est tr�s faible. Dans ces conditions, il sied d'admettre que le recours de X.________ �tait largement fond�, de sorte que les frais de justice aff�rents � son recours (cause 4A_511/2012) seront mis pour 9/10�me � la charge de A.________ et pour un 1/10�me � la charge de X.________. A.________ versera � X.________ une indemnit� de d�pens r�duite selon cette proportion.
Les recours form�s par A.________ et X.________ Assurances SA sont partiellement admis, l'arr�t attaqu� est annul� et la cause est renvoy�e � l'autorit� cantonale pour nouvelle d�cision dans le sens des consid�rants.
Les frais de justice relatifs � la cause 4A_511/2012, arr�t�s � 5'000 fr., sont mis � raison de 4'500 fr. � la charge de A.________ et de 500 fr. � la charge de X.________ Assurances SA.
Les frais de justice relatifs � la cause 4A_521/2012, arr�t�s � 6'500 fr., sont mis par moiti� � la charge de chacune des parties.
A.________ versera � X.________ Assurances SA une indemnit� de 4'800 fr. � titre de d�pens r�duits.

References: ATF 
 ATF 
in fine
 ATF 
 art. 8
 art. 46
 art. 46
 ATF 
 ATF 
 art. 42
 ATF 
 ATF 
 ATF 
 ATF