Source: http://www.millon.fr/livres/171-philosophie-krisis-murakami-yasuhico-levinas-phenomenologue.html
Timestamp: 2017-09-22 22:43:34+00:00

Document:
Éditions Jérôme Millon - Lévinas phénoménologue - MURAKAMI Yasuhico
MURAKAMI Yasuhico
2-84137-137-9 - Année : 2002 - 336 Pages - 28 €
« N’oubliez pas que je suis phénoménologue », disait un jour Lévinas à l’un de ses amis philosophes lors d’une discussion. Tel est le parti que prend délibérément ce livre, écrit par un jeune chercheur japonais, à l’écart des récupérations philosophiques, et le plus souvent idéologiques, dont l’œuvre de Lévinas est généralement l’objet.
Avec une audace cependant maîtrisée par une lecture attentive et rigoureuse de tous les textes, avec un esprit critique qui pourra choquer tant il va à l’encontre des idées reçues, l’auteur tente de dégager les structures d’une pensée qui, à travers ses évolutions, se montre d’une remarquable cohérence, dans la confrontation qui n’a cessé de la hanter avec la question du non-sens. Structures, pourrait-on dire, « en feuillets », qui se redoublent et s’enchevêtrent aux différents registres successivement rencontrés, comme en une amplification des problématiques initiales. C’est bien le phénoménologue de la facticité humaine, d’entrée de jeu à l’écart de Heidegger, qui est ici étudié, et non pas le philosophe rangé sous telle ou telle bannière.
Certes, ce livre laisse ouvertes pas mal de questions. Mais c’est là son plus grand mérite. Loin d’induire à un sommeil dogmatique, d’ordre métaphysique, il montre jusqu’à quelles profondeurs inouïes plonge l’œuvre de Lévinas, et quel champ de problèmes la phénoménologie se doit de traiter, tout au moins, puisqu’il s’agit de la facticité humaine, en tant qu’anthropologie phénoménologique.
Lévinas et la phénoménologie de la facticité humaine
La métaphysique et la phénoménologie
(la critique des commentateurs)
La perspective de la phénoménologie de Lévinas
Le programme de ce travail
Pourquoi ne citons-nous pas Heidegger ?
Avant propos : Diastases et hypostases
La phénoménologie du sensible – Lévinas (1959-1987),lecteur de Husserl
§1. La réduction au sensible en tant que tel et son rapport au Leib (1959, 1965)
La phénoménologie en tant qu’épochè de l’objet et de la représentation
Le sensible n’est pas la qualité de l’objet
L’intentionnalité fondamentale comme mouvement de la sensation (1959)
L’itération originaire en tant que structure du temps et de l’espace originaires (1965)
§2 De la diastase : Autrement qu’être ou au-delà de l’essence (1971-1974)
L’épochè de l’intentionnalité et l’impression originaire pure
§3 La conscience non-intentionnelle comme institution de la subjectivité (1974-1987)
Le moi transcendantal comme conscience non-intentionnelle
La conscience non-intentionnelle et le spectateur phénoménologisant
Le rapport entre la conscience non-intentionnelle (l’institution de la subjectivité concrète) et l’impression originaire comme telle
La schizophrénie et la conscience non-intentionnelle
La mise entre parenthèses de la mondanéité heideggerienne
§1 La réduction de l’acte dans le monde à la jouissance de l’élément : la diastase 1
§2 La réduction à l’élément en tant que tel : la diastase de deuxième degré
La spatialité de l’apeiron
La temporalité de l’apeiron
§3 Les hypostases et la demeure comme institution de la subjectivité
L’hypostase 1
La demeure comme un aspect de l’institution symbolique de la subjectivité concrète et l’hypostase 2
§4 Le corps comme invariant dans les hypostases et dans les diastases
La phénoménologie de l’œuvre d’art
La genèse du sens dans le champ du sensible
§1 Le monde et l’image : l’épochè de l’objectité
Ressemblance comme épochè de l’objectité
La structure de l’image – Le sens se faisant
La double face de l’image
§2 La vie plongée dans le rythme : diastase de deuxième degré
La vie dans l’absorption dans le rythme (les « signes » phénoménologiques) : la diastase 2
La division du sujet dans l’épreuve esthétique de l’image
L’il y a et la psychose
§1 « L’échec de l’hypostase1 (la transpassibilité au monde)comme situation schizophrénique »
§2 « La stagnation du soi et la situation mélancolique »
L’échec de l’acte intentionnel
L’enfermement dans le soi comme excès de l’hypostase
§3 « L’échec du rapport au monde comme dissolution du
L’épreuve de l’il y a comme affectivité et l’être-pour-la-
mort heideggerien
§4 « Hypostase »
L’hypostase et la temporalité
L’expérience d’autrui et l’institution
de la subjectivité humaine concrète.
La diachronie et le dire (le rapport transcendantal à l’autre et l’institution de la subjectivité basée sur ce
§1 « Le visage comme anti-image »
Le visage comme anti-image
L’intropathie husserlienne et le visage
Le visage comme facticité d’autrui
§2 « La diachronie: la structure interne du rapport au visage et de l’institution de la subjectivité concrète »
La diachronie comme structure transcendantale du rapport à l’autre et base de l’institution du sujet
La diachronie comme subjectivité
La diachronie n’est pas la diastase
Le non-lieu : Le statut architectonique de la subjectivité
L’autre-dans-le-même : la forme de la subjectivité
§3 « Le Dire : le support transcendantal de l’institution symbolique »
Le dire et la diachronie
Le dire : le support transcendantal de la communication
Le dire : le support transcendantal de la pratique de la langue et de l’expérience du monde
Appendice : « La coprésence comme rapport à autrui positif »
L’intropathie et la coprésence chez Husserl
La transition de la diachronie à la coprésence chez Lévinas
Le monde comme indice
La théorie du langage dans Totalité et Infini
L’éthique et l’infini (l’institution symbolique de second degré et son instituant symbolique)
§1 « La distinction entre l’institution primaire et secondaire »
La définition de l’institution primaire et de l’institution secondaire
L’institution secondaire qui exige la notion de Dieu
§2 « L’architectonique de l’institution secondaire chez Lévinas après 1963 »
L’infini et le visage
La trace de l’infini et le visage
§3 « L’institution de l’éthique au niveau de la diachronie »
La déformation éthique du dire et le prophétisme
L’hyperbole comme méthode et la « moralisation » du monde de la vie
Appendice « L’institution de la justice au niveau de la coprésence »
La transition de la coprésence à la justice
La transition du dire éthique à la justice
Le don comme statut du monde dans la justice
L’anté-sublime – la souffrance corporelle comme lieu de l’institution de la subjectivité
A. Le sublime kantien et l’anté-sublime chez Lévinas
§1 « La structure du sublime chez Kant »
La distinction entre le sublime mathématique et le sublime dynamique (Remarques préliminaires)
La présentation du sublime dynamique et l’épochè du danger réel
La défaillance de l’imagination et l’épreuve phénoménologique de la mort
De la transition de l’épreuve imaginaire de la mort aux idées transcendantales
L’instituant symbolique et le sublime
§2 Commentaire de « La souffrance inutile »
L’« inassumabilité » de la souffrance : l’exclusion hors des diastases/hypostases
La souffrance comme passivité originaire
La souffrance comme non-sens
L’intervention du rapport à l’autre : le dépassement du non-sens
L’institution secondaire de l’éthique et Dieu
L’affinité structurelle entre l’anté-sublime lévinasien et le sublime kantien
La différence entre l’anté-sublime et le sublime : l’institution secondaire de la raison et l’institution primaire du sujet
B. La structure de l’institution symbolique de la subjectivité concrète
§3 La demeure comme institution du sujet et la schizophrénie comme son échec
La schizophrénie comme défaillance de l’institution du sujet (le cas Anne de Blankenburg) et la familiarité du monde et du corps
L’anté-sublime comme institution originaire du sujet (suite de l’analyse du cas Anne)
§4 Le dire, la demeure, la conscience non-intentionnelle : l’institution symbolique de la subjectivité
Le non-lieu de l’institution symbolique de la subjectivité
La diachronie et le féminin
La demeure et la conscience non-intentionnelle s’instituent sur la base de la diachronie
§5 L’épreuve de la mort d’autrui comme deuxième anté-sublime
Le sublime chez Lévinas- Dieu, l’il y a, le délire de la persécution et la tyrannie
§1 « Le sublime chez Lévinas »
Le sublime kantien et l’anté-sublime lévinasien
Les deux sublimes : la morale kantienne incarnée dans la conscience intentionnelle et l’éthique lévinasienne incarnée dans la conscience non-intentionnelle
L’affinité entre l’il y a et l’infini (la particularité du sublime lévinasien)
§2 « Le délire comme échec de l’institution secondaire instituée au niveau de la diachronie »
L’éthique au seuil du délire de persécution
Le délire de persécution comme échec du sublime et comme actualisation de l’éthique lévinasienne
§3 La tyrannie comme échec de l’institution secondaire instituée au niveau de la coprésence
La réduction de la conscience historique à l’historicité originaire de la facticité humaine.
L’épochè de l’historiographie et la découverte de l’horizon phénoménologique de l’histoire originaire
§1 La critique de l’historiographie
§2 L’horizon phénoménologique de l’histoire et la transmission de l’institution du sujet concret
L’horizon phénoménologique du passé et du futur
La transmission de l’institution de l’unicité du sujet
La réduction de la conscience historique à l’historicité originaire du monde de la vie
§1 La structure du messianisme (la conscience historique) en tant qu’institution secondaire
L’événement en tant que moment instituant
La conscience historique comme réactivation du moment instituant
Le futur messianique en tant que pôle idéal préfiguré dans l’institution originaire
Comment le messianisme diffère-t-il de la téléologie ?
§2 La mise hors circuit de la conscience historique et la structure de l’histoire originaire
La mise hors circuit du messianisme et la découverte de l’historicité originaire
Le « présent » historique comme catastrophe potentielle et transpassibilité au futur absolu
Le « passé » dans l’histoire originaire : l’affectivité du non-sens irréductible à la mémoire et à l’oubli
Le « futur » comme transpossibilité du sens (l’historicité originaire en tant que dialectique implicite du non-sens et du sens et transmission de l’institution du sujet concret)
L’exégèse considérée comme matrice transcendantale
de la tradition en général
§1 L’œuvre comme élément de l’histoire
§2 L’exégèse comme structure concrète de l’histoire originaire
i. Le livre comme matière de l’exégèse
Le livre n’est pas un outil
ii. Les sens multiples dans l’exégèse
iii. Le dire dans l’exégèse
iv. Les horizons de l’exégèse
L’horizon des livres
L’horizon des sens multiples
L’horizon de la multiplicité des personnes
v. La réalité et l’anté-sublime
§3 L’exégèse de la Bible comme institution secondaire de l’histoire
i. La contraction de l’infini, l’institution de l’éthique dans l’exégèse
La confluence de la tradition en la Bible
Le passé architectonique comme temps de la Bible
ii. La Bible comme matière ultime et unique de l’exégèse
La Bible comme espace topologique de l’exégèse
iii. La structure de l’exégèse incluse dans la Bible
La Bible en tant que moment instituant de l’exégèse juive
Le futur absolu dans l’exégèse biblique
Prémisses pour une anthropologie phénoménologique
Une théorie du sujet humain concret
L’anthropologie phénoménologique chez Lévinas

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