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Timestamp: 2017-07-28 14:56:04+00:00

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La Papauté de droit divin : La Question
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| L’Encyclique secrète de Pie XI » samedi, 23 octobre 2010
Refuser ce principe, c’est-à-dire ne pas reconnaître comme Pape celui élu par le conclave comme authentique Pontife de l’Eglise Catholique Apostolique et Romaine, légitime successeur de Pierre, c’est être « anathème » selon les termes de Vatican I : « Si donc quelqu’un dit que le Pontife romain n’est pas successeur de saint Pierre en cette primauté: qu’il soit anathème. » [17] IIe Partie. Continuité éternelle de la Papauté
«La série des successeurs ne doit jamais être interrompue,
si en effet à un certain point elle est interrompue, cesse ce ministère avec lequel l’Eglise doit être gouvernée et cesse le principe de sa vraie unité, l’Eglise elle-même cesse donc : mais si jamais un jour l’Eglise cesse, elle ne pourra plus être rétablie . »
Domenico Palmieri, s.j., Tractatus de Romano Pontifice
IV. Pie XII a annulé les censures disciplinaires de Paul IV
"Aucun cardinal sous aucun prétexte ou raison d’excommunication ne peut être exclu de l’élection active et passive du Souverain Pontife (…) nous suspendons l’effet de telles censures." Pie XII, Vacantis Apostolicae Sedis, 1945.
Sur cet aspect des choses, qui touche à l’acte même de l’élection, la bulle de Paul IV trouve donc sa limite, et Pie XII fut à ce point convaincu du caractère infaillible de l’élection par le conclave, qu’il soutint que si un laïc était élu Pape, sous réserve qu’il se fasse ordonné, il se verrait pourvu du charisme de l’infaillibilité dès l’instant même de son acceptation de la charge pontificale : « Si un laïc était élu pape, il ne pourrait accepter l’élection qu’à condition d’être apte à recevoir l’ordination et disposé à se faire ordonner ; le pouvoir d’enseigner et de gouverner, ainsi que le charisme de l’infaillibilité, lui seraient accordés dès l’instant de son acceptation, même avant son ordination » (Allocution au deuxième Congrès mondial de l’apostolat des laïcs, 5 octobre 1957).
Mais, pour rajouter à ce que nous venons d’exposer, et ce qu’il ne faut surtout pas oublier aujourd’hui, la bulle de Paul IV trouve d’autant mieux et de manière définitive sa limite sur le plan disciplinaire, que le vénérable Pie XII jugea nécessaire, pour de sages motifs, de modifier précisément les dispositions relatives à l’élection du Pape, en décidant dans sa Constitution Apostolique Vacantis Apostolicae Sedis, de suspendre l’effet des censures disciplinaires. Or, cette décision est extrêmement importante, et l’on s’étonnera d’ailleurs que l’on n’y insiste pas comme il se devrait au lieu de s’épuiser dans des débats qui n’ont plus d’objet, puisque les termes, objectifs et positifs, de Vacantis Apostolicae Sedis sont de nature à mettre un terme formel, obligatoire et définitif à toute discussion s’agissant de la légitimité de l’élection de ceux qui furent portés sur le trône de Pierre depuis Pie XII, puisque tous sans aucune exception, en vertu des nouvelles dispositions canoniques touchant à l’élection pontificale, furent élus validement.
Voici en effet ce que dit Pie XII :
- « Aucun cardinal – sous aucun prétexte ou raison d’excommunication, suspense ou interdit, ou sous aucun autre empêchement ecclésiastique – ne peut être exclu de l’élection active et passive du Souverain Pontife. En conséquence, nous suspendons l’effet de telles censures seulement pour les raisons de la dite élection; elles conserveront leurs effet pours tout le reste. » (Constitution Apostolique, Vacantis Apostolicae Sedis, titre II, ch. I, § 34, 8 décembre 1945). [18]
Le texte est on ne peut plus clair, l’excommunication s’applique en effet à divers délits, mais en vise un plus directement : l’hérésie, comme il est explicite : « Can. 985. Sont irréguliers par délit : 1° Les apostats, les hérétiques, les schismatiques. » Canon précisé par : « Can. 2314. § 1 Tous les apostats de la foi chrétienne, tous les hérétiques ou schismatiques et chacun d’eux: 1° Encourent par le fait même une excommunication. » Ainsi Pie XII, lorsqu’il écrit : « Aucun cardinal – sous aucun prétexte ou raison d’excommunication, suspense ou interdit ne peut être exclu de l’élection active et passive du Souverain Pontife », évoque évidemment d’éventuels faits d’apostasies, d’hérésies ou de schismes, cela ne fait aucun doute.
D’ailleurs Pie XII, pour confirmer l’infaillibilité incontestable à l’acte d’élection, précise que dès l’acceptation par l’élu de sa charge, il est immédiatement Pape authentique de droit divin (la référence par Pie XII au Can. 219 est explicite), et toute contestation à son encontre, sous quelque prétexte, concernant « n’importe quelles affaires » avant le couronnement du Pontife, fait encourir à celui qui s’en rendrait coupable, l’excommunication ipso facto :
- « § 101. Ce consentement ayant été donné (…), l'élu est immédiatement vrai pape, et il acquiert par le fait même et peut exercer une pleine et absolue juridiction sur l'univers entier. (Code de Droit canon, can. CIS 219). Dès lors, si quelqu'un ose attaquer des lettres ou décisions concernant n'importe quelles affaires, émanant du Pontife romain avant son couronnement, Nous le frappons de la peine d'excommunication à encourir ipso facto. (Clément V, ch. 4, De sent, excomm., 5, 10, in Extravag. comm.). » [19]
On comprend mieux pourquoi, Pie XII qui tint tant à mettre en lumière l’infaillibilité du droit divin lors de l’élection pontificale, put écrire : « C’est pourquoi nul ne sera sauvé si, sachant que l’Eglise a été divinement instituée par le Christ, il n’accepte pas cependant de se soumettre à l’Eglise ou refuse l’obéissance au Pontife romain, vicaire du Christ sur terre. » (Lettre du Saint-Office à l’Evêque de Boston, DS 3867)
V. Le cas du Pape devenu hérétique
Ceci posé, bien des voix pourraient alors s’élever en disant que même si le Pape bénéficie d’une impeccabilité incontestable reçue de par son élection et désignation par le Sacré-Collège, d’autant qu’à présent Vacantis Apostolicae Sedis de Pie XII a rendu caduques les règles disciplinaires de la bulle de Paul IV, rien ne garanti cependant qu’il ne puisse tomber ensuite dans l’hérésie, et donc de se retrouver ainsi, a posteriori, sous le coup des censures disciplinaires relatives à l’hérésie.
a) Impossibilités du jugement Un premier point est à noter, montrant la limite de la bulle de Paul IV et l’incompétence du droit face à l’hérésie d’un Pape, c’est que si cette bulle a été rangée et utilisée comme source (fontes) dans la rédaction de quinze articles du droit canon, aucun de ces canons n’est relatif à la déchéance éventuelle d’un Pape pour cause d’hérésie, ceci faisant que l’invalidation d’une élection pontificale pour cause d’hérésie, voire même de sa déposition après son élévation sur le trône de Pierre - ce que laisse entendre le § 6 de Cum ex Apostolatus - ne se retrouve à aucun endroit du Code de droit canon, chose qui n’est d’ailleurs pas surprenante puisqu’il est évidemment impossible que des règles disciplinaires prennent autorité sur le droit divin, par définition intemporel et universel, dont relève l’élection pontificale.
Mais, s’agissant de cette hérésie dont pourrait se rendre coupable un Pontife, il convient cependant de savoir que «l’Église doit et ne peut juger de l’intention qu’en tant que celle-ci est extérieurement manifestée» (Apostolicœ curœ, 13-IX-1896 ; DS 3318), et faire la preuve de cette intention - les procès instruits par l’ex Saint Office ayant leurs règles strictes - est chose extrêmement complexe, sachant que l’éventuelle hérésie, reconnue et constituée d’un Pontife qui aurait été élu, est loin de pouvoir être clairement établie, d’autant plus à partir du jugement privé s’appuyant sur un prétendu « constat » d’hérésie chez les Papes provenant de fidèles, voire même de clercs, les uns et les autres totalement dépourvus d’une quelconque qualification en matière de théologie dogmatique, soumis à la faiblesse et à la totale incompétence de leurs évaluations subjectives, et surtout dénués de la moindre autorité à l’égard de la discipline ecclésiastique – sauf, ce qui est une folie, s’ils prétendent vouloir s’ériger en juge d’un Pape de l’Eglise élu par le conclave au sein d’un imaginaire tribunal personnel édifié de leurs propres mains, à l’image des disciples de Luther adeptes du « libre examen ». De ce fait il est donc formellement impossible et strictement interdit à un catholique, quel que soit son rang dans l’Eglise, d’édicter, soutenir et proclamer un jugement en hérésie à l’encontre d’un Pape.
Analysant ces difficultés, Naz expose donc ceci :« Résumons… l’explication que les meilleurs théologiens et canonistes ont donnée à cette difficulté (Bellarmin, De Romano Pontifice, l. II, c.30; Bouix, De papa, t. II, Paris, 1869, p. 653; Wernz-Vidal, Jus Decretalium, l. VI, Jus poenale ecclesiae catholicae, Prati, 1913, p. 129). Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. Si donc d’anciens textes conciliaires ou doctrinaux semblent admettre que le pape puisse être déposé, ils sont sujets à distinction et rectification. Dans l’hypothèse, invraisemblable d’ailleurs, où le pape tomberait dans l’hérésie publique et formelle, il ne serait pas privé de sa charge par un jugement des hommes, mais par son propre fait, puisque l’adhésion formelle l’exclurait du sein de l’Eglise. » (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159).
Voilà qui est fort intéressant. Outre que sont clairement édictés deux principes fondamentaux : « Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine » et « Si donc d’anciens textes conciliaires ou doctrinaux semblent admettre que le pape puisse être déposé, ils sont sujets à distinction et rectification », il appertsurtout cette vérité extraordinaire et essentielle au cas d’une hérésie du Pontife : « [il] ne serait pas privé de sa charge par un jugement des hommes, mais par son propre fait, puisque l’adhésion formelle l’exclurait du sein de l’Eglise. »
b) Distinction entre « matière » et « forme » dans le Pontife Mais qu’est-ce qu’être privé de sa charge « de son propre fait », toujours en cas d’hérésie publique et formelle, si seul Jésus-Christ a autorité sur le Pape ? En réalité c’est ne pas perdre visiblement cette charge. Pourquoi ? Tout simplement parce que perdre sa charge en l’absence de toute possibilité que soit émise une sentence déclaratoire et exécutoire - aucun tribunal existant n’étant qualifié pour prononcer une telle sentence et aucune autorité n’ayant la compétence nécessaire pour effectuer la déposition d’un Pape - implique que le Pape, même hérétique, reste donc « matériellement » Pape. [20]
Ceci peut paraître surprenant à première vue. Mais voici ce que nous explique de façon de très pertinente le cardinal Cajetan afin d’apaiser notre surprise :
« Ton étonnement cesserait si tu avais considéré que l’union de la forme et de la matière peut être considérée de deux points de vue, de la part de la matière et de la part de la forme et que ce qui a pouvoir sur l’union de la forme et de la matière de la part de toutes les deux ou de la part de la forme a aussi pouvoir sur la forme, mais ce qui a pouvoir sur cette union de la part de la matière point n’est nécessaire qu’il ait pouvoir sur la forme, comme cela est évident dans la génération de l’homme. “Le soleil et l’homme engendrent l’homme” (Aristote, Phys., II, 2.), ce qui consiste en l’union du corps et de l’âme intellectuelle ou est issu de cette union et l’on sait que le soleil et l’homme n’ont pas pouvoir sur l’âme intellectuelle qui vient de l’extérieur, mais ils ont pouvoir sur cette union de la part du corps, qui est matière. C’est ce qui se passe dans la question qui nous intéresse: en effet la papauté et Pierre sont comme « matière » et « forme » et seul Jésus-Christ a pouvoir sur leur union de la part de la papauté et en conséquence des deux parties, et pour cette raison lui seul peut mettre des limites et établir la puissance du Pape; l’Eglise a pouvoir sur leur union uniquement de la part de Pierre et pour cette raison ne peut rien sur le Pape, mais seulement sur l’union. […] Puisqu’il est donc certain qu’un Pape qui est devenu hérétique incorrigible n’est pas automatiquement destitué et doit être destitué par l’Eglise et que l’Eglise n’a pas puissance sur la Papauté, et que l’Eglise a puissance au-dessus de l’union de Pierre avec la Papauté, en tant qu’elle est son œuvre, il faut dire que, quand Pierre, devenu hérétique incorrigible est déposé par l’Eglise, il est jugé et déposé par une puissance supérieure non à la Papauté mais à l’union entre la Papauté et Pierre.» Cardinal Cajetan, De Comparatione Auctoritatis Papæ et Concilii, c. XX .1511.
Cette puissance supérieure « non à la Papauté mais à l’union entre la Papauté et Pierre », qu’elle est-elle ?Elle porte le Nom de Celui qui a fondé l’Eglise : Jésus-Christ !
En conséquence de quoi pour être clair, si le Pape venait à embrasser l’hérésie, ce serait le Christ Lui-même qui « opèrerait » invisiblement la séparation entre la succession formelle et la succession matérielle dans le Pontife, de sorte que matériellement en effet, celui-ci resterait en apparence Pape. C’est ce qu’explique saint Robert Bellarmin (1542-1621), lorsqu’il nous indique que l’union des éléments dans le Pape est réalisée par le Christ : « Il faut observer que dans le Pontife coexistent trois éléments: Le Pontificat lui-même (le primat précisément), qui est une certaine forme: la personne qui est le sujet du Pontificat (ou primat) et l’union de l’un avec l’autre. De ces éléments, seul le premier, c’est-à-dire le Pontificat lui-même provient du Christ; la personne au contraire en tant que telle procède sans doute de ses causes naturelles, mais en tant qu’élue et désignée au Pontificat elle procède des électeurs; il leur appartient de désigner la personne: mais l’union elle-même procède du Christ, par le moyen (ou en le présupposant) l’acte humain des électeurs… On dit donc en vérité que les électeurs créent le Pontife et sont la cause qu’un tel soit Pontife… » Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontefice I. 2, c. 17.
De ce fait, hérétique ou pas, le Pape reste visiblement Pape élu de « droit divin » par le conclave, et rien ni personne en ce monde ne peut cesser, de par sa décision individuelle, de ne plus le reconnaître comme Pontife légitime de l’Eglise. Ce principe ne peut souffrir aucune contestation de la part d’un catholique. Simplement, l’union de la forme et de la matière dans le Pontife étant l’oeuvre du Christ, alors, si besoin est, et seulement en ce cas, le même Christ sépare ce qu’il a uni et distingue, par un acte mystérieux et invisible, les deux éléments qu’il avait joints. Et cette opération secrète, aucun fidèle, nulle autorité humaine, pas même un tribunal de l’Eglise, ne peut l’effectuer en se substituant de manière sacrilège à Dieu.
VI. La continuité éternelle de la Papauté
Redisons-le en effet avec tous les docteurs et théologiens de l’Eglise, la lignée corporelle de l’Eglise, non seulement de ses membres mais encore et surtout de la hiérarchie, ne peut jamais tolérer une interruption physique. Si, par une hypothèse absurde, cette lignée était interrompue même seulement pour un court laps de temps, l’Eglise ferait défaut et ne pourrait pas être rétablie. Cette continuité du corps de l’Eglise, qui est essentiellement hiérarchique, est analogique au feu, qui une fois qu’il a été éteint reste éteint. La raison en est que, les successeurs matériels légitimes faisant défaut, il n’y aurait personne qui pourrait légitimement recevoir l’autorité du Christ et gouverner l’Eglise comme son vicaire. Ceci nous est expliqué ainsi par Palmieri : «[…]il est manifeste, que la série des successeurs ne doit jamais être interrompue, si en effet à un certain point elle est interrompue, cesse ce ministère avec lequel l’Eglise doit être gouvernée et cesse le principe de sa vraie unité, l’Eglise elle-même cesse donc: mais si jamais un jour l’Eglise cesse, elle ne pourra plus être rétablie. » [21]
En cas d’hérésie éventuelle du Pape, la partie « formelle » de l’autorité de l’Eglise est reprise par le Christ, tandis que sur le trône de Pierre, mais uniquement matériellement, siège celui légitimement désignée par le Sacré-Collège, maintenant ainsi la visibilité de la lignée matérielle de l’Eglise qui ne peut souffrir aucune interruption, sauf dans le bref laps de temps qui sépare le décès du Pape et l’élection de son successeur. Et on comprend aisément pourquoi cette lignée venant du premier Apôtre ne peut jamais être interrompue, puisque, étant donnée la divine constitution de l’Eglise, le Christ pour rétablir un nouveau Pontife si la succession apostolique avait été, par pure hypothèse, interrompue, ce qui est évidemment absolument impensable, “devrait” refaire une nouvelle Eglise différente de celle fondée sur Saint Pierre !
Nous le constatons, dès lors que le Pape est placé par son élection dans une grâce spéciale provenant du Christ qualifiant la nature même de son accession au trône de Pierre, qui en fait, de manière incontestable, un Pontife de « droit divin », il est au-dessus de toute autorité en ce monde, il est le Pape légitime, le réel successeur de l’Apôtre Pierre.
Voici ce qu’écrivait Mgr Gaume (1802-1879) :
« Le Pape est la continuation du Fils de Dieu, Pontife et Roi. Dans sa personne, l'union de la royauté et du pontificat est nécessaire, pour représenter devant les générations qui passent, le Roi et le Pontife qui ne passent pas. Venues de la même origine, ces deux prérogatives tendent au même but. Le Roi sert au Pontife, comme le corps sert à l'âme. Le Pape Pontife et Roi, c'est la plus haute majesté de la terre ; car c'est la personnification visible de la royauté éternelle, et éternellement indépendante, du Fils de Dieu sur le monde. Le Pape Pontife et Roi, c'est le Pape marchant le premier des monarques ; le Pape jouissant, à un degré inaccessible à tout autre, du prestige de la souveraineté. Ce prestige est doublement indispensable et pour imprimer, de près comme de loin, le respect aux princes et aux hommes jusqu'aux extrémités de la terre, et pour conserver, éclatant comme le soleil, le cachet d'indépendance, nécessaire à la parole pontificale. Tel est l'auguste caractère avec lequel se présente le Pape-Roi. » [22]
Quelle leçon tirer de tout ceci ? Une, fort précieuse qui est la suivante : si le droit divin est un droit qui relève uniquement de Dieu, par conséquent il ne change pas, ne se modifie pas en raison de l’attitude du Souverain Pontife, de la période que traverse l’Eglise, des situations plus ou moins harmonieuses, des conflits, des erreurs et des fautes qui sont le quotidien des siècles. Ainsi, comme le rappelait Joseph de Maistre, rien n’échappant à cette règle intangible du droit divin du Pape, la règle à appliquer en nos temps troublés où les Papes ont pu surprendre par leurs déclarations et actions, et celle qu’il faudra appliquer demain si besoin, le seul remède authentique et véritable face au « droit divin » que Dieu dirige, il n’y en a qu’un : la prière !
C’est que soutenait le Père Pollet, o.p. de l’Angelicum à Rome, dans une étude intitulée : Le témoignage de Cajetan sur l'infaillibilité Pontificale [23],exposant que la prière est le seul, l’unique instrument dont dispose les fidèles si le Pape venait à défaillir, et s’ils ne défaillissent pas, comme cela doit être car l’Eglise ne peut errer ni les Papes, le seul moyen d’aider et soutenir l’œuvre religieuse de l’Eglise, puisque que c’est Dieu qui est la seule autorité au-dessus du Pape, puisque c’est Dieu qui est le fondateur de Notre Sainte Mère l’Eglise, c’est donc Dieu que l’on doit prier, c’est à Lui que l’on doit s’adresser, car c’est Lui Seul qui est à même de fournir la seule réponse fondée sur la Vérité, c’est-à-dire une réponse Divine.
« Tout est perdu, jusqu’à ce qu’il plaise à Dieu de refaire le monde par l’Eglise. »
(Dom Guéranger, lettre à Montalembert, 11 août 1852) Notes 1. On lira du cardinal Cajetan, son « De Comparatione auctotitatis Papae et Concilii »(1511), « Apologia » (1512) et un opuscule qui étudie l’origine divine de la papauté le « De divina institutione Pontificatus Romani Pontificis » (1521). Mais il ne faut pas négliger son Commentaire de la Somme de théologie de saint Thomas, ses Commentaires de l'Écriture : In Quatuor Evangelia et Acta Apostolorum Commentarii, Nunc denuo recogniti, noti marginalibus, tum rerum, tum versiculorum, exornati, & duobus Indicibus, uno locorum S. Scripturae, altero Rerum & Verborum illustrati, Sumptibus Iacobi & Petri, Prost, Lugduni (Lyon), 1639. Et l’important Discours sur l'Église au Ve concile de Latran, Oratio in secunda sessione Concilii Lateranen-sis, 17. Calen. Iunii 1512.
2. Mgr Sauvé, Le Pape, Son Autorité suprême - Son Magistère infaillible, Chailland, Berche & Tralin, 1890, pp. IV-VI.
3. D.S. 3058, Const. Dogm. Pastor Æternus, canon du chap. 2.
4. Ibid, Pastor Aeternus, Vatican I, 4e session, 18 juillet 1870.
5.Dom Guéranger, De la monarchie pontificale, Victor Palmé, 1870, pp. 63 ; 68 ; 146 & 228.
6. Mgr de Ségur, Le dogme de l’infaillibilité, 1896.
7. J. D. M. Maes, o.p, Le pouvoir pontifical d’après Cajetan. 8. Nous tenons à souligner, d’autant que nous fumes en désaccord profond avec lui sur la question de la signification du récent retour en Terre Sainte du peuple juif, que nous adhérons cependant pleinement, moyennant quelques divergences non négligeables mais extérieures à notre présent sujet, à la position de Vincent Morlierconcernant le « droit divin » du Pape, position qu’il a exposée dans L’impubliable, solution théologique de la crise de l’Eglise, A.V.M. 2005, pp. 104-168, et qu’il a parfaitement résumée dans une lettre qu’il fit parvenir à M. l’abbé Belmont à l’occasion de la disparition de Jean-Paul II et de l’élection par le conclave du nouveau Pape, lettre dans laquelle il stipulait ceci : « Que tout catholique, avec l’outil de la Foi, peut juger de la légitimité pontificale souverainement, ledit jugement privé ayant valeur décisoire. Or, ceci est du « libre-examen » hétérodoxe en matière de légitimité pontificale. Quelle est, en effet, la vraie doctrine de l’Église en matière de légitimité pontificale ? Quelle en est la règle prochaine ? La règle prochaine de la légitimité pontificale, c’est la désignation par l’Église universelle, et pas du tout que ledit élu examiné a la Foi ou bien non, ce dernier point n’étant qu’une cause seconde et subséquente de ce premier criterium : car c’est par le canal de l’acte infaillible de désignation du nouveau vicaire du Christ par l’Église universelle, qu’est communiquée par le Saint-Esprit au pape la Foi pour l’Église. Donc : le criterium de la Foi du pape est théologiquement subséquent à celui de l’acte de désignation. Autrement dit, moi, simple catholique, pour m’assurer si celui qui remplit nouvellement le Siège de Pierre est légitime, je ne dois m’occuper que d’UNE seule chose : savoir s’il a bel et bien bénéficié de l’acte infaillible de désignation au souverain pontificat par l’Église universelle. Si c’est le cas, il est infailliblement vrai pape, verus papa. Le Cal Journet, après le Cal Billot, en donne la raison théologique : « Quand l’Église se donne une tête, elle engage sa destinée : l’acte est donc pour cette raison doté de l’infaillibilité ». Or, quel est l’organe ecclésial habilité à poser infailliblement l’acte de désignation du nouveau pontife, au nom et pour le compte de l’Église universelle ? Réponse : c’est le Sacré-Collège dans lequel, depuis le Moyen-Âge, est absolument récapitulé le haut-clergé de l’église de Rome, je ne vous apprends rien. C’est eux, et eux seuls, qui ont pouvoir et mandat divins de désigner infailliblement à toute l’Église qui est le nouvel évêque de l’église romaine lequel est aussi le pape. » (Lettre adressée par M. Vincent Morlier à M. l'abbé Belmont & copie à Sodalitium, sur leur article conjoint : « Une perspective théologale », 15 juin 2005).
9. Gilles de Rome, De Ecclesiastica Potestate, 1301.
10. Cardinal Billot, De Ecclesia Christi, Rome, Éd. 5a, p. 635
11. Jean de Saint-Thomas, II-II, qu. 1 à 7.
12. Pie XII, Constitution Apostolique Vacantis Apostolicae Sedis, 8 décembre 1945.
13. Paul IV, Constitution apostolique Cum ex Apostolatus, § 6,15 février 1559.
14. La défection de la Foi doit être constatée légalement, par déclaration ou notoriété, notoriété qui exige que non seulement le fait du délit soit connu publiquement, mais que le soient aussi son imputabilité (Canon 2197), ainsi que sa pertinacité. Tout ceci exige donc un examen long et très approfondi, qui ne peut s’effectuer que dans le cadre excessivement défini d’un procès obéissant à des règles strictes et précises que peut seul conduire, de par sa qualification et autorité, l’ex Saint Office.
15. Cardinal Louis Billot, De Ecclesio, t. XXIX, § 3, p. 621.
16. Cardinal Louis Billot, Tractatus de Ecclesia Christi, Vol. I, pp. 612-613.
17. Pastor Aeternus, canon du chap. 2.
18. Il est tout à fait intéressant de relever que la note 27 du § 34 de la Constitution Apostolique, Vacantis Apostolicae Sedis, qui suit la phrase : « elles conserveront leurs effet pours tout le reste », ne fait aucunement mention de la bulle de Paul IV, mais se réfère à des documents disciplinaires édictés par d’autres Papes : « Clément V, ch. 2, Ne Romani, § 4, de elect. 1, 3, in Clem. ; Pie IV, const. In eligendis, S 29 ; Grégoire XV, const. Aeterni Patris, § 22 »
19. Voici ce que précise exactement Vacantis Apostolicae Sedis : « § 100. Après l'élection canoniquement faite, le dernier cardinal diacre convoque dans la salle du conclave le secrétaire du Sacré Collège, le préfet des cérémonies apostoliques et deux maîtres des cérémonies. Alors le consentement de l'élu doit être demandé par le cardinal doyen, au nom du Sacré Collège en ces termes : « Acceptes-tu l'élection qui vient d'être faite canoniquement de ta personne comme Souverain Pontife ?» (Léon XIII, const. Praedecessores Nostri). § 101. Ce consentement ayant été donné dans un espace de temps qui, dans la mesure où il est nécessaire, doit être déterminé par le sage jugement des cardinaux à la majorité des votes, l'élu est immédiatement vrai pape, et il acquiert par le fait même et peut exercer une pleine et absolue juridiction sur l'univers entier. (Code de Droit canon, can. CIS 219). Dès lors, si quelqu'un ose attaquer des lettres ou décisions concernant n'importe quelles affaires, émanant du Pontife romain avant son couronnement, Nous le frappons de la peine d'excommunication à encourir ipso facto. (Clément V, ch. 4, De sent, excomm., 5, 10, in Extravag. comm.). »
20. Le cardinal Billot explique ainsi cette distinction entre la forme et la matière : « La succession formelle, est distincte de la succession purement matérielle qui est compatible avec l’absence de l’apostolicité. La succession matérielle consiste en la nue occupation du siège par une série continue d’évêques. La succession formelle au contraire ajoute l’identité permanente de la même personne publique, de sorte que malgré la multiplicité des titulaires, un changement substantiel n’interviendra jamais dans l’exercice et dans, l’attribution de l’autorité. » (Cardinal Louis Billot, De Ecclesia Christi, Roma Università Pontificia Gregoriana 1927, p. 262).
21. Domenico Palmieri, s.j., Tractatus de Romano Pontifice, Prati Giachetti 1891, pp. 286-288.
22. Mgr Gaume, A quoi sert le Pape ?, « Avant-propos » de la 2ème édition, 1861.
23. Père V.-M., Pollet, o.p., Le témoignage de Cajetan sur l'infaillibilité Pontificale, Angelicum, Annus XIII. « Que Cajetan ait eu ce mérite, que même il lui ait été reconnu par les Pères au Concile au Vatican, et notamment par le plus illustre d'entre eux, principal auteur de la définition que nous lisons aujourd'hui à la fin du Décret « Pastor Aeternus », Mgr. Gasser, nous en avons la preuve insigne dans ce passage de son rapport (présenté au nom de la Députation de la Foi) [Cf. Acta Conc. Vaticani (coll. Lacensis), de emendationibus in cap. IV, col. 391]: Cette finale suggère un rappel de l'ordre des causes décrit par Cajetan à propos de la déposition du Pape coupable par la prière des fidèles. A un effet de l'ordre de l'infaillibilité, effet suprême puisque de lui dépend la foi et la vie même de l'Eglise, correspond la causalité impétratoire de la prière du Christ (Luc. XXII, 32).Cet enchaînement et ce parallélisme sont aussi sensibles dans les relations entre le magistère du Pape et la foi de l'Eglise. »
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Comme vous l'écrivez Zacharias : "Si l’on ne se contente pas d’une ecclésiologie étroitement limitée au droit canonique disciplinaire, mais que l’on examine véritablement la nature du principe de la souveraineté pontificale, on est alors capable de percevoir en quoi l’Eglise tout entière est fondée, constituée, édifiée sur le « droit divin » du Pape." Merci pour ce souverain rappel d'une vérité essentielle de la foi catholique, la constitution divine de l'Eglise.
Cependant le problème, c'est que beaucoup, précisément, se contentent d’une ecclésiologie étroitement limitée au droit canonique disciplinaire. Dès lors il n'est pas surprenant de les voir s'enfermer dans des impasses catégoriques d'où ils ne peuvent plus sortir ensuite.
Écrit par : Sulpice | lundi, 25 octobre 2010
Excellente et magnifique réponse que ce texte "La Papauté de droit divin" de Zacharias, aux ouvrages violemment anti-maistrien de l'ex-gallican passé à l'orthodoxie, Wladimir (né René François) Guettée : "La Papauté hérétique" et "La Papauté schismatique".
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wladimir_Guett%C3%A9e
A lire sur Guettée dont la pensée anti-papiste se retrouve dans toutes les chapelles schismatiques :
Wladimir Guettée, De la papauté, textes choisis et présentés par Patric Ranson, coll. "La lumière du Thabor", L'Age d'Homme, Lausanne, 1990.
Jean Paul Besse, Un précurseur. Wladimir Guettée, du gallicanisme à l’orthodoxie, monastère orthodoxe Saint-Michel, 1992.
Écrit par : Vehementer | lundi, 25 octobre 2010
Ce texte est fondamental, car force est de constater qu'il manquait réellement une étude faisant la lumière sur cette notion assez peu connue du "droit divin pontifical", notion qui est pourtant à la base première et fondatrice de la foi catholique.
Écrit par : Clément | lundi, 25 octobre 2010
@ Vehementer
En réalité les orthodoxes ne pardonnent pas à Joseph de Maistre ses violentes attaques contre les positions schismatiques dans son ouvrage "Du Pape". La Question, en reprenant les thèses maistriennes et les exposant aujourd'hui avec une certaine force, réveille certains opositions radicales qui séparent nettement l'église d'Orient de Rome.
Écrit par : Serrus | lundi, 25 octobre 2010
Ce que je trouve personnellement remarquable dans ce texte développé et très argumenté, alors-même qu'il montre nettement la fausseté de ce courant prônant la vacance du Saint Siège depuis Pie XII, c'est que pas une fois, et j'en ai fait une lecture relativement attentive, le terme "sédévacantisme" n'est prononcé !
Écrit par : Grégoire | lundi, 25 octobre 2010
Mes félicitations pour cet article remarquable. Il est crucial de démasquer le luciférianisme qui a pris comme véhicule certaines formes de l'orthodoxie. Je dénonce toutefois la duplicité de votre blog qui n'hésite pas a afficher des sympathies compromettantes envers certains sbires "orthodoxes" de la contre-initiation.
Écrit par : cornelius | mardi, 26 octobre 2010
Serait-il trop indiscret de vous demander quels sont précisément ces : "sbires orthodoxes de la contre-initiation", avec lesquels La Question afficherait des éventuelles sympathies ?
Écrit par : calixte | mardi, 26 octobre 2010
Il semblerait que les écuries ait été nettoyées... Il me souvient par exemple d'un certain entretien de Madame de Charbinières avec son ami Thierry Jolif dont je donne c!-dessous la référence :
http://thierryjolif.hautetfort.com/archive/2007/05/index.html
C'était il y a assez longtemps, les documents évoqués ayant été, en effet supprimés. Aujourd'hui La Question est à présent dirigée par une nouveau noyau d'administrateurs dont les orientations, clairement catholiques traditionnelles contre-révolutionnaires - assez sévères et rigoureuses - sont précises et définies, ne faisant pas mystère de positions (ce qui était tout de même déjà le cas, même si de façon moins marquée, dès l'origine de La Question comme il convient de le noter), très critiques envers le modernisme, le libéralisme et toutes les formes de la désorientation idéologique contemporaine. Ces positions, comme il se doit, sont donc absolument non complaisantes envers les schismatiques et leurs thèses faussées et inexactes.
voila un site a connaitre et faire connaitre=http://europachristi.blogspot.com/
Écrit par : gerard seel | vendredi, 29 octobre 2010
Cajetan a résumé sa pensée concernant le droit divin pontifical dans une étude portant sur l’origine divine de la papauté : De divina institutione Pontificatus Romani Pontificis, étude composée en 1521 au retour de sa légation en Allemagne (mai 1518 à septembre 1519). C’est dans ce texte fondamental qu’il démontre l’institution divine de la monarchie pontificale, écrit dirigé contre Luther et son erreur consistant à considérer qu’un pape fautif n’est plus pape – traité scolastique d’une logique serrée portant sur la notion de « droit divin ».
Voici ce que dit Cajetan : « Pierre a bénéficié d’une révélation divine, il a été proclamé bienheureux, il a été surnaturellement affermi dans sa foi; et c’est grâce à tout cela que le Christ l’a choisi comme chef de son Eglise. Le Christ ne dit pas qu’il édifiera son Eglise sur Pierre: super Te, mais super hanc petram, donc sur Pierre divinement qualifié selon un droit surnaturel. D’où nous devons conclure, que la défaillance de Pierre n’entraîne pas nécessairement la capacité d’être fondement, et le droit d’être considéré comme chef : tamquam virtus, glutinum quoddam sit jungens homini pontificatum, car l’évêque de Rome est le successeur de Pierre de droit divin… De droit divin il faut un successeur puisque la succession est une institution évangélique, une volonté explicite du Christ. Le droit de succession est par conséquent un droit divin. » De divina institutione Pontificatus Romani Pontificis, 1521.
Par ailleurs, et en écho aux critiques de Luther, Cajetan fait la différence essentielle entre deux saintetés. Sainteté des principes et sainteté des membres. Sainteté du pouvoir, sainteté des offices, donc sainteté des clefs remises par le Christ à saint Pierre. C’est pourquoi le pape pécheur ne cesse pas d’être pape. (Cf Dz 1212, 1213, 1220, 1222, 1224, 1230 : propositions condamnées de Jean Huss par le Concile de Constance (Session 15 du 6 juillet 1415) et par le Pape Martin V (Décret du 22 février 1418).
Ainsi l’Eglise, quels que soient les hommes qui la dirigent, reste l’Eglise. C’est un point essentiel :
« L’Eglise possédera toujours les moyens de grâce, les clefs du royaume des cieux et avec cela, elle restera l’unique dépositaire du salut ; mais le pouvoir des clefs ne dépendra pas de la fidélité personnelle de celui qui sera amené à l’exercer. Ce qui veut dire que les hommes d’Eglise, même le premier d’entre eux, lorsqu’ils auront à exercer leur autorité, pourront ne pas toujours être à la hauteur de la foi et de la grâce qu’il doivent transmettre. Mais pour autant l’Eglise ne sera menacée ni dans son existence, ni dans sa sainteté. » Romano Amerio, Iota unum, chapitre VI, § 58.
Écrit par : calixte | dimanche, 21 novembre 2010
Je vous felicite pour cet excellent travaux de recherches. C'est, du point de vue methodologique, un excellent travail.
1. L'Eglise dont vous parlez, tient-elle son origine de la Bible?
Si oui, pourquoi, je n'ai pas remarqué de "références bibliques" dans vos ecrits?
2. Si l'eglise, dite chretienne, a laquelle vous faites reference dont vos ecrits, est fondee sur les enseignements de Jesus-Christ, seriez-vous pret a ce que nous revoyions ensemble, Bible en main, les theses que vous avez developpées dans cet article?
Je me ferai un plaisir de lire vos reponse.
Dans l'intervalle, je me garde de formuler de nouvelles questions ni de commentaires
Écrit par : Darlens Hyppolite | dimanche, 17 mars 2013

References: § 34
 § 1
 § 101
 § 6
 § 6
 § 3
 § 34
 § 4
 § 22
 § 100
 § 101
 § 58