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Timestamp: 2019-08-25 07:57:02+00:00

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Les Amis de la Terre |
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WWF (Fonds mondial pour la nature) →
Tél. : 01.48.51.32.22
Email : secretariat@amisdelaterre.org
Avec Greenpeace et le WWF, les Amis de la Terre constituent l’une des grandes associations écologistes généralistes internationales. Pionnière de la bataille écologiste – elle fêtera ses 50 ans en 2020 –, l’association n’a aujourd’hui plus la même stature qu’auparavant, bien que revendiquant 60.000 sympathisants. N’ayant ni responsables charismatiques, ni réseau dans les milieux de pouvoir et peu d’actions spectaculaires, la branche française des Amis de la Terre apparaît rarement dans les médias. Pour s’assurer un peu de visibilité, les ATF s’associent à de nombreuses campagnes avec des groupes comme Alternatiba (coorganisation du Tour Alternatiba), ATTAC, le Réseau Sortir du nucléaire ou des syndicats comme la Confédération paysanne, leur permettant d’avoir un impact non négligeable. L’ancrage sur le territoire, avec 26 groupes locaux, constitue aussi un atout des ATF.
En France, les campagnes des Amis de la Terre portent principalement sur les questions de climat mais aussi sur les thèmes responsabilité des acteurs financiers, responsabilité des entreprises et industries extractives, nucléaire, forêts, agriculture, déchets. Idéologiquement, les ATF considèrent «que seul un mouvement massif permettra de renforcer le rapport de force nécessaire pour changer le système, et celui-ci doit s’ancrer dans la radicalité, à savoir mener des actions permettant de transformer notre système à la racine». L’association dénonce «les impacts du système capitaliste actuel et de la société de surconsommation qui en découle» car ils «impactent de manière irrémédiable notre planète et les populations». En conséquence, ils proposent une vision radicale de la société, reposant sur la décroissance : «La notion de croissance durable, verte ou non, est un oxymore et une solution marketing visant à permettre la poursuite d’un modèle de développement insoutenable.» Constatant «qu’il est illusoire de vouloir découpler la croissance économique de ses impacts sur la biosphère», les ATF «participent pleinement du mouvement pour la décroissance. La décroissance, c’est d’abord la dé(-)croissance, c’est à dire la nécessité pour tout être humain de se libérer de l’imaginaire de la croissance.» Ils veulent aussi définir, pour chaque type de ressource, «un seuil minimum et un plafond maximum de consommation». Malgré des positions radicales, les ATF ont collaboré au Grenelle de l’Environnement, bénéficient d’un financement public conséquent et siègent au Conseil économique, social et environnemental.
En perte de vitesse ces dernières années, les ATF entendent s’orienter vers un «nouveau projet» et une «nouvelle réorganisation» (6 des 11 salariés de 2010 ont été changés en 2011). Constatant qu’ils n’ont «pas encore su trouver et imposer (leur) identité» dans le paysage digital, les ATF tentent de mettre en place une nouvelle stratégie de communication, notamment avec une refonte de leur site Internet, une présence accrue sur les réseaux sociaux, des vidéos courtes et des actions terrains «de plus en plus relayées par les médias».
Association de la loi 1901, créée en 1970. Elle est agréée pour la protection de l’environnement depuis 1978. Les ATF sont une fédération qui forme un réseau de 26 groupes locaux autonomes, dont certains sont constitués en association pouvant récolter des adhésions.
Khaled Gaiji : président
Catherine Mollière : secrétaire
Arnaud Faes : secrétaire adjoint
Marie-Line Eudes : trésorière
Guillaume Le Labousse : responsable administratif et financier
Malika Peyraut : chargée de communication et relations presse
Sandra Imbault : communication et développement digital
Gabriel Mazzolini : chargé de mobilisation et animation du réseau
Alma Dufour : modes de production et de consommation responsables
Lorette Philippot : finance privée
Anne-Laure Sablé : agriculture
Juliette Renaud : campagne sur les Industries extractives et la RSEE
Cécile Marchand : finance publique et transition juste
Sylvain Angerand : coordinateur des campagnes et renforcement du réseau
Pierre Sagot : communication et relations presse
Les ATF sont la branche française de l’association américaine Friends of the Earth (FOE), fondée elle-même en 1969 par David Brower. Il s’agit à l’origine de l’une des premières véritables organisations écologistes militantes dont l’objectif ne consistait plus à préserver la faune et la nature mais à combattre la société industrielle. Les ATF ont joué un rôle important dans les années 70, notamment en publiant en français le livre malthusien radical La Bombe P de Paul Ehrlich, en s’impliquant dans la lutte antinucléaire puis en organisant la campagne présidentielle du premier candidat écologiste, René Dumont, en 1974. La branche française a perdu de sa splendeur dans les années 80-90 et essaye de se relancer depuis quelques années.
En France, les campagnes des Amis de la Terre portent principalement sur les questions de climat mais aussi sur les thèmes responsabilité des acteurs financiers, responsabilité des entreprises et industries extractives, nucléaire, forêts, agriculture, déchets. Les activités de lobbying ou d’expertise sont le plus souvent effectuées par les Friends of the Earth Europe, répercutées ensuite en France. L’association publie tous les trois mois La Baleine, le «plus vieux journal écologiste militant».
En 2007, l’association a participé activement au Grenelle de l’Environnement et a également été présente aux Conférences environnementales depuis 2012. Les ATF collaborent avec d’autres associations à de nombreuses autres initiatives et campagnes, comme par exemple contre les OGM, le gaz de schiste, les agrocarburants, les nanotechnologies, etc. Ainsi, les ATF ont également participé à la créations du site Combat-Monsanto avec Greenpeace, ATTAC, Sciences Citoyennes, Sherpa et Via Campesina. Contre les biocarburants, les ATF ont participé à la création d’un site et l’organisation d’une pétition en ligne. En 2019, ils ont reçu 125.000 euros du groupe Léa Nature pour mener une campagne sur «la problématique de l’huile de palme dans les biocarburants». En 2008, les ATF ont lancé, avec notamment ATTAC, le CRID ou la Confédération paysanne, la campagne «L’agriculture est malade, soignons la PAC». A cette occasion, un rassemblement a été organisé à Annecy avec 25.000 manifestants. De plus, les ATF militent pour la reconnaissance de l’utilisation des Produits naturels peu préoccupants (PNPP), avec la création de l’Association pour la Promotion des PNPP, et luttent pour une meilleure transparence dans les activités de lobbying des entreprises à travers le réseau ETAL (Encadrement, Transparence des Activités de Lobbying) regroupant 20 associations. En juillet 2019, les ATF déposent un recours contre le Conseil
constitutionnel, «pour que la transparence soit faite sur le poids des lobbies dans ses décisions». Entre 2008 et 2015, les ATF ont organisé en partenariat avec Peuples Solidaires et le CRID, les Prix Pinocchio du développement durable afin de «récompenser trois grandes entreprises françaises qui abusent, dans leur communication, d’arguments “verts” et d’approches volontaires inefficaces quand la réalité de leurs pratiques sur le terrain – notamment dans les pays du Sud, laisse à désirer». Cet événement bénéficiait d’une bonne couverture médiatique.
En 2005, les ATF ont lancé la campagne sur les banques françaises et entendent peser sur la finance «pour bloquer des projets localement contestés pour leurs risques environnementaux et sociaux». En avril 2011, les ATF ont lancé la campagne «A nous les banques !», en partenariat avec ATTAC, pour interpeller les dix principaux groupes bancaires français via un questionnaire «afin d’évaluer leurs impacts sociaux, environnementaux et économiques». Ils estiment que, par leur lobbying, ils ont notamment contribué à l’abandon de la centrale nucléaire de Belene en Bulgarie par BNP Paribas en 2010, et de celle de Kaliningrad en Russie par la Société Générale en 2014. En mars 2017, ATF, avec Rainforest Action Network, et Save RGV from LNG, ont publié le rapport BNP Paribas exporte le chaos climatique sur le soutien de la banque à un terminal d’exportation de gaz de schiste situé dans la vallée du Rio Grande aux Etats-Unis. En mars 2019, les ATF publient un rapport sur le soutien de Société Générale au secteur des énergies fossiles, et notamment au gaz de schiste américain. En juillet 2019, les ATF, avec d’autres associations, lancent une action en justice pour dénoncer la raffinerie à l’huile de palme de Total dans les Bouches-du-Rhône.
En mai 2011, les ATF ont publié un rapport intitulé Arnaque à l’huile de palme durable pour dénoncer la certification des importations d’huile de palme. Les ATF se mobilisent aussi contre les grands projets, comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou le LGV Lyon-Turin. L’association cible en particulier le financement de ces projets. Ainsi, en 2013, les ATF ont dénoncé la Société Générale pour son implication dans le projet minier Alpha Coal, dans le Bassin de Galilée en Australie. En octobre 2013, les ATF ont participé à la journée contre la fracturation hydraulique. En décembre 2015, dans le cadre de la COP21, ils participent à la mobilisation de masse baptisée «Climate Justice for Peace». En avril 2016, des centaines d’activistes sont parvenus à perturber le Sommet de l’exploration pétrolière offshore organisé à Pau. En septembre 2016, les ATF lance la campagne «Garantie à 10 ans, maintenant!», pour demander la mise en place progressive de l’extension de la durée de garantie de 2 à 10 ans. Du juin à octobre 2018, le Tour Alternatiba, coorganisé par les ATF, ANV-COP21 et Alternatiba, a parcouru 5800 kilomètres «pour mobiliser les citoyen.ne.s face à l’urgence climatique».
La structure nationale des ATF dépend pour à 64% de financements publics et privés. En particulier, en 2018, le ministère de l’Ecologie a assuré environ 13% du budget des ATF et le groupe Léa Nature environ 12%.
2018 993.850 € 980.947 € 12.903 €
2017 898.888 € 889.230 € 9658 €
2016 837.431 € 831.359 € 6072 €
2015 892.513 € 887.376 € 5137 €
2014 828.427 € 826.317 € 2110 €
2013 729.674 € 726.982 € 2692 €
2012 747.790 € 875.240 € -127.450 €
2011 973.856 € 934.177 € 39.679 €
2010 848.660 € 861.155 € -12.495 €
2009 966.789 € 950.285 € 16.504 €
2008 834.458 € 887.907 € -53.449 €
2007 689.319 € 670.103 € 19.216 €
Ministère de l'Ecologie 115.000 €
BPC Kambio (Léa Nature) 100.000 €
European Climate Foundation 70.000 €
Fondation KR 41.572 €
Fondation Olin 40.000 €
Fondation Open Society 36.378 €
Fondation de France 30.551 €
ADEME 26.300 €
Léa Nature 25.000 €
Grassroots 25.000 €
UE DEAR 22.815 €
Fondation Sunrise 20.000 €
Fondation Abbé Pierre 19.500 €
UE School of sustainibility 18.861 €
UE DG Agri 17.254 €
Fondation pour le Progrès de l'Homme 16.666 €
Fondation un monde par tous 10.000 €
Fondation Rainforest Norvège 5000 €
Fondation Nature et Découvertes 5000 €
Subventions à l'emploi 4009 €
European Climate Foundation 123.369 €
Fondation Sunrise 54.008 €
UE School of sustainibility 51.179 €
ADEME 46.088 €
JMG Foundation 28.727 €
Fondation un monde par tous 25.000 €
Fondation KR 22.428 €
Grassroot 20.000 €
UE DEAR 9914 €
Fondation Osife 7347 €
Fondation Abbé Pierre 5500 €
Région Ile-de-France 5000 €
Réserve parlementaire de Danielle Auroi 5000 €
Mairie de Paris 4500 €
Fondation de France 4033 €
European Climate Foundation 100.000 €
UE School of sustainibility 56.431 €
UE Financiarisation 37.095 €
ADEME 35.000 €
JMG Foundation 26.273 €
Grassroot 25.000 €
UE DEAR 14.334 €
Association Res Publica 12.387 €
Mairie de Paris 6000 €
Réserve parlementaire de Ronan Dantec 5000 €
Réserve parlementaire d'André Gattolin 4000 €
Fondation Sunrise 3721 €
Ministère de l'Ecologie 95.000 €
UE School of sustainibility 81.379 €
Réseau FOEI 72.463 €
Fondation ECF 70.000 €
UE Industries extractives 69.802 €
UE Financiarisation 59.247 €
ADEME 31.452 €
UE DEAR 36.344 €
Fondation Grassroots 30.000 €
Conseil régional d’Ile-de-France 25.000 €
Rausing 12.000 €
Réserve parlementaire EELV 5000 €
Réserve parlementaire sénateur EELV André Gattolin 5000 €
Fondation chèque déjeuner 5000 €
Peuples solidaires 5000 €
New venture fund 4000 €
Ministère de la Jeunesse 3500 €
Corporate European Observatory 1000 €
Ministère de l'Ecologie 124.000 €
Région Ile-de-France 100.000 €
Charles Stewart Mott Foundation 60.000 €
Milieudefensie 55.000 €
Aides à l'emploi (IDF) 49.733 €
CEE Bankwatch Network 37.069 €
ADEME 36.200 €
Amis de la Terre (Rép. tchèque) 32.762 €
Fondation Isvara 22.685 €
CRID 22.000 €
Amis de la Terre (Autriche) 20.760 €
Fern 11.251 €
Caisse des dépôts et consignations 10.000 €
Amis de la Terre (Europe) 10.000 €
Fondation Grassroots 9000 €
Patagonia Foundation 7302 €
Fondation pour une Terre humaine 5667 €
Fondation de France 5000 €
Ministère de l'Ecologie 102.500 €
Charles Stewart Mott Foundation 92.396 €
Milieudefensie 66.553 €
Aides à l'emploi (IDF) 42.940 €
CEE Bankwatch Network 37.669 €
ADEME 30.193 €
IUCN Pays-Bas 25.069 €
CRID 22.022 €
Agence européenne d'éducation et de formation 18.000 €
Fern 11.399 €
Fondation Grassroots 10.000 €
Amis de la Terre (Hongrie) 7552 €
Coalition Eau-Eau vive 6000 €
Réserve parlementaire (Yves Cochet) 5000 €
Patagonia Foundation 3315 €
Ministère de la Jeunesse 3220 €
Friends of the Earth International 3120 €
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