Source: http://indigo.over-blog.com.over-blog.net/archive/2006-10/
Timestamp: 2017-04-28 04:29:14+00:00

Document:
INTERVIEW MAHMOUD DARWISH
Mahmoud Darwish Interview du grand poète palestinien par Geraldina Colotti Il Manifesto - (extrait). 22 octobre 2006 Vous aviez sept ans quand votre village a été attaqué par les israéliens. Vous avez du fuir au Liban, où vous avez vécu en exilé. Et vous avez chanté les périples de Beyrouth dans un poème splendide qui se trouve dans l’anthologie palestinienne publiée par Manifestolibri (maison d’éditions de il manifesto, NDT). Pourtant, cet été, quand notre journal vous a joint par téléphone, vous n’avez pas voulu vous exprimer sur la nouvelle agonie de Beyrouth agressé par Israël. Pourquoi ? J’étais assailli par les medias, qui attendaient du poète des réponses que seuls les politiques pouvaient faire. Je sais que ce n’était pas l’intention de il manifesto, je vous présente des excuses tardives, mais j’ai voulu me soustraire au bazar. Aujourd’hui je voudrais adresser une question à ceux qui m’appelaient d’Europe, en se disant « désorientés » par la nouvelle guerre d’agression : où est l’intelligence d’Israël si, pour empêcher la résistance libanaise ou palestinienne, il détermine les conditions qui la produisent ? Pensez-vous que les Fermes de Sheeba aient des possessions minières ? Elles ne valent rien, et si Israël se retirait, le Hezbollah n’aurait plus besoin d’armes. Si Israël ne veut pas de résistance palestinienne, il doit se retirer à l’intérieur des frontières de 67. S’il veut la paix avec les arabes, il doit se retirer du Golan. Que fait-il encore à Ramallah et à Gaza ? Les Palestiniens ne demandent que 22% du territoire national historique, tous les problèmes du Moyen-Orient pourraient se terminer s’ils nous reconnaissaient au moins cela. Les Israéliens sont comme les blancs d’Afrique du Sud, et nous comme les noirs. Nous avons accepté d’être les noirs, mais ça ne suffit pas : pour eux nous ne pouvons être ni blancs ni noirs : que veulent-ils ? Ma seule conclusion est la suivante : les Israéliens ne sont pas mûrs pour cette paix, ils ont peur de la paix. (...) Lire la suite ici : http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2006-10-22%2012:13:33&log=invites
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CONCOURS DE NOUVELLES : UN ENDROIT...
Le site unendroit.fr et les éditions Tapuscrit lancent un concours de nouvelles. Le règlement est très simple mais réclame quelques obligations sous peine de mettre le comité de lecture dans une colère sans nom. Art.1Tapée à la machine (Tapuscrit oblige), la nouvelle comptera environ 3000 caractères et sera envoyée par mail.
Les formats d’écritures seront traditionnels (Arial par exemple)
Le sujet du concours est le suivant :
Un couloir, une porte, un lit, c’est la nuit !
La nouvelle sera accompagnée de trois ou quatre lignes de présentation de l'auteur (avec également nom, prénom, courriel, numéro de téléphone et adresse postale). Lors de la parution définitive, un pseudo pourra être affiché dans le cas où l’auteur désire garder l’anonymat.
Chaque auteur pourra envoyer jusqu’à deux nouvelles maximum (envoi groupé ou séparé).
Art.2Un comité de lecture analysera et classera les textes rendus anonymes durant cette phase du concours. Aucun commentaire ne sera fait sur les textes reçus, ni par courrier, ni par téléphone.
Art.3En aucun cas le site « Un endroit… » et les éditions Tapuscrit ne peuvent être tenus pour responsables des Tapuscrits qui lui seront adressés. Du seul fait de leur participation, les auteurs garantissent les organisateurs et le comité de lecture contre tout recours éventuel de tiers en ce qui concerne l’originalité des oeuvres présentées.
Chaque auteur conserve l’intégralité des droits sur son œuvre, notamment le droit de reproduction, le droit de représentation, le droit d'arrangement, le droit d'adaptation, et ce sous toutes les formes, par tous les procédés et sur tous supports connus et inconnus à ce jour. Par contre l’auteur accepte de se voir publié sur le site Un endroit… ainsi que sur tout recueil gratuit (téléchargeable ou sur support papier). Art.4Les lauréats seront prévenus par courriel avant publication.
Art.5Les prix décernés seront les suivants : 1er prix : Un voyage en Europe (vous voudriez bien savoir où, non ? Nous aussi et ça dépend de notre sponsor, des précisions plus tard)
2ième prix : Bons d’achat FNAC pour une valeur de cent euros
3ième prix : Un lot de livres des éditions La plume et l’encrier
4ième et 5ième prix : Les collections complètes Bandonéon et Mag Fulgures avec une superbe bibliothèque offerte de style Art Déco, livrée montée (et toc pour Ikéa !).
6ième et 7ième prix : La collection complète Petits Papiers avec une autre bibliothèque Art Déco, livrée montée (et re-toc pour Ikéa !).
Art.6Date limite d’envoi des tapuscrits : 22 décembre 2006 avant le douzième coup de minuit (heure de Madrid). Adresse d’envoi : hervegriot@voila.fr
Publication des résultats : sur le site Un endroit.fr à partir du 31 janvier 2007.
Art.7Pour tout renseignement : http://www.unendroit.fr
Informations, Hervé Grillot
La Galerie Librairie IMPRESSIONS vous invite à une soirée lecture jeudi 2 novembre 2006 à 20 heures :"Chine, Japon et Japonisme", lus par les comédiens Françoise et Philippe Nottin.
Le quatrain chinois, le haïku, la calligraphie,La Voie des fleurs, les Propos sur la peinture du moine Citrouille-Amère, transparaissent sous les taches écarlates et les entrelacs de Caroline Tokar.Sensibles à son art et aux sources de son art, Françoise et Philippe Nottin donneront une lecture de poésie (et de prose) chinoises et japonaises avec en regard les peintures et les encres de Caroline Tokar.
Wang Wei et Su Dongpo, peintres-poètes chinois,Saigyô, moine-poète japonais,Haïkaï de Bashô, Buson, Issa,Les premières Notes de chevet de Sei Shônagon,une page arrachée aux Mémoires d'un lettré pauvre (Chen Fu),un roman-miniature de Kawabata,et, tournés vers l'Orient, Loti, Claudel, Henri Michaux.Galerie Librairie IMPRESSIONS - 98, rue Quincampoix - 75003 Paris - France - 01 42 76 01 04
LE POETE AU MONT EVEREST
... Ou l'Eveil
Je vais de l'avant, c'est tout. Mais tout voyage, toute aventure (au sens vrai du mot : ce qui arrive) se double d'une exploration intérieure. Il en est de ce que nous faisons et de ce que nous pensons comme de la courbe extérieure et de la courbe intérieure d'un vase : l'une modèle l'autre.
Marguerite Yourcenar, Les Yeux ouverts, Le Centurion 1980
Le Noguchi Asian Everest Lhotse Clean Up Expedition 2003 est une équipe d'écologistes japonais qui, régulièrement, grimpent sur les hauteurs du Mont Everest afin de le débarrasser des déchets laissés par les alpinistes au fur et à mesure des années.La société humaine est ainsi faite que la grande majorité de ses sujets, même et surtout dans les lieux les plus élevés de la terre et de la conscience, se délestent de ce qui les gêne et démontrent qu'ils ne sont pas forcément décidés à passer de la pensée à l'acte et à traiter l'existence dans sa totalité, erreurs, salissures et déchets compris. Ils ressentent la puissante et magique nécessité de rester légers. C'est alors L'insoutenable légèreté de l'Etre suivant Kundera, dont parfois certains s'accommodent. Le symbole révèle un sens, ici. Quand on sait l'importance du symbole depuis l'aube de l'humanité ! C.F. Ramuz écrit même que toute civilisation véritable est symbolique et ne repose pour l'essentiel que sur des symboles.
Zarathoustra répondit :
- J'apporte aux hommes un présent ! - Ne leur donne rien, dit le Saint, décharge-les plutôt de quelque chose et porte-le avec eux, c'est ce qui leur fera le plus de bien.
In Prologue de Zarathoustra , F. Nietzsche 1
Et le poète dans tout ça ?
Le poète est aux "premières loges" et ne fait pas exception à la règle de l'Everest. La plupart préfèrent que quelques-uns les déchargent et s'engagent pour eux dans l'exploration de l'Etre et l'expression de sa vibration. La réplique du Saint répondant à Zarathoustra décidant de retourner parmi les humains est universellement représentative. Leur donner ? Inutile. Mais les porter, porter leur existence ou parler pour eux et les représenter, oui. Il y a de quoi remettre en question la parole du poète qui s'insurge et ne s'engage qu'abstraitement ou virtuellement. Un être, tel une poterie, se façonne simultanément de l'intérieur et en surface - observez les mains du potier - le vide intérieur du vase procède de l'argile qui le contient, de la partie visible et familière. Vide et argile sont en conjonction totale car univers différents, ensemble ils composent un Tout. En gardant en tête ce symbole, comment concevoir un poète dénonçant (par exemple) les terribles conditions de vie des femmes afghanes sans avoir jamais été confronté à leur réalité ? Un poète écrivant sa révolte pour l'ailleurs mais restant insensible aux violences "ordinaires" banalisées, perpétrées sous ses yeux, dans son quotidien ? L'engagement et la révolte, l'aide commencent dans le témoignage de celui qui écrit à partir de ce qu'il a vu, dans cet état de fait qu'il propage avec ses mots. C'est important. Mais comment passer du témoignage, de la compassion à l'action qui va changer les choses et le monde ? La réponse est difficile...
Zarathoustra 2 dit dans son premier discours aux hommes de la ville dans laquelle il est entré :
Comment le nomment-ils donc ce qui les rend si fiers ? Ils appellent ça la culture, c'est ce qui les distingue des chevriers.
La culture, alibi du poète ?
Dans La Barbarie, Michel Henry met le doigt sur la culture mise à mal dans notre société occidentale. Le risque est grand car les sources de la culture sont la vie même. Aujourd'hui comme hier, "nous entrons dans la barbarie", l'histoire est coutumière de ce processus. Mais cette fois, précise le philosophe, c'est de la destruction de la culture (et non plus de son "saut" à un autre type de civilisation) dont il est question à plus ou moins longue échéance, et ceci alors que le savoir et les hautes technologies se développent de façon exponentielle. Les arts, l'éthique qui composent la culture sont "communiqués", banalisés, se sclérosent puis passent à la trappe. La culture est pourtant ce mouvement qui ne cesse d'évoluer afin que la vie parvienne à des formes de réalisation et d'accomplissement. Elle concerne le poète (certains pensent même être tombé dedans quand ils étaient petits). Mais la culture ne peut pas servir de toge ou d'habit, elle ne peut pas être une mixture "magique" donnant à l'être sa force et sa vibration. Alors ?
Alors... essayons de prendre soin du Mont Everest à chacune de nos visites réelles ou rêvées, aimons-le aimons-nous les uns les autres sans attendre, avec attention et gentiment. Tentons de garder prise avec la rêvalité... Je précise ne pas avoir de "il faut" à proposer pour rester en éveil. Je sais bien que les poètes continueront à dénoncer les sachets plastiques exposés à huit mille mètres au-dessus de nos regards sans pour autant prendre le sentier du pèlerin afin d'y remédier pour de vrai. L'Everest nous échappe et nous échappe depuis longtemps. Ca n'est pas une raison pour l'oublier ou pour y renoncer. Si vous avez des réponses et des certitudes, moi qui pose sans cesse des questions à tout et à tous, je veux vous entendre. Allez-y...
Notes 1. La première partie de Zarathoustra a été écrite à Rapallo en dix jours, du 1er au 10 février 1883, elle paraîtra en juin de la même année à Leipzig chez l'éditeur Schmeitzner. Cinq mois plus tard, ce sera également en une dizaine de jours, du 26 juin au 6 juillet 1883, à Sils-Maria, la rédaction de la seconde partie qui paraît en septembre chez le même éditeur. Nietzsche écrit la troisième partie du 8 au 20 janvier 1884, à Nice, elle paraît en mars de la même année chez Schmeitzner encore. Quant à la quatrième partie de l'oeuvre (...) elle fut rédigée un an plus tard. Cette dernière partie ne paraîtra plus chez Schmeitzner découragé par l'insuccès quasi total des trois premières parties. Elle paraît à 40 exemplaires chez Naumann, à compte d'auteur. Destin symptomatique que celui de cette oeuvre haletante, née par à-coups et totalement méconnue aux premiers jours pour atteindre en très peu d'années une célébrité prodigieuse.
2. Zarathoustra ou Zoroastre est, d'autre part, le prêtre d'une religion de la lumière, en Iran, entre le huitième et le septième siècles avant J.-C.
Ce n'est pas le Mont Everest mais le Mont Viso, dans les Alpes, en été 2004
AU SOLEIL DES IGUANES
Autoroute du littoral, Marseille
Calmement, comme en voyage, fermer son sac. Laisser l'inventaire à quai. Des milliers de mains, leur pleine peau au toucher noir, gris, carmin, ultra-violet. Comme une boule de nerfs, électriser ses pensées fauves. Avant tout, être une femme aux images inaliénables. Les yeux imbibés de lumière. Et au soleil des iguanes, frémir du contact soudain. Apprivoiser le corps sauvage. Aimer descendre au fond de nos tissus de peau et, renversée dans une tasse de soleil que tu bois, ouvrir les bras... aux nuages... là-bas.
J'ENTENDS SA VOIX...
"J'entends ta voix, tu parles dans l'air...
C'est pour toi, pour que tu te souviennes toujours" Lullaby jetait les feuilles de papier dans le vent. Elles partaient vite avec un bruit de déchirure, elles volaient un instant au dessus de la mer, en titubant comme des papillons dans la bourrasque. C'était des feuilles de papier-avion un peu bleues. Puis elles disparaissaient d'un seul coup dans la mer. J.M.G. Le Clézio, Lullaby
J'entends sa voix qui remonte la rueUn camion-benne peine vers la butte. Des enfants dans le soleil plongent du haut de son regard. Je fais des bulles de savon avec la lumière. Me souviens des toits de la ville cirés de frais par la pluie.Puis soudain, à l’envers il court jusqu'à se rattraper. A rebrousse-vie là-bas sur les quais, une table de bistrot dessine ses traits, rouge ébréché.
Ca le ferait presque pleurer...Sa voix remonte la rue, derrière moi. Elle appelle. Je marche en cadence avec le vent, n'y pense que par instant. Souplesse. Impression d'une main qui me soulève du trottoir vieillissant. Impression d’un gant posé sur l’épaule des mendiants. La nuit. Un homme dans une fourgonnette glisse sur l'asphalte et rêve d'un amour qui ressemblerait à ça. L’ombre agrippe cette image, une grenade prête à éclater dans les couloirs du cœur.Sa voix remonte la rue depuis des années, sans plus m’entendre, sans raisonner. Je me demande ce qu'il a perduChez moi devant la mer, je confie ses souvenirs à mon oreille.... J'entends sa voix qui remonte vers moi. A tâtons. Je m'endors sans rêver dans un bruit flou de vague.
Ce graphisme n'est pas un vulgaire graffiti tracé à la hâte par des mains anonymes, il s'agit du « Mur de la lune », un assemblage de plaques de céramiques fait par Joan Miró et JL Artigas en 1958 sur un mur d'un bâtiment de l'UNESCO à Paris. A l'heure où les bus flambent à nouveau, il faut se demander si les murs ne sont pas aussi et surtout dans nos têtes. Trop de choses s'accumulent dans les médias qui ne mettent l'accent que sur les faits divers en faisant le jeu d'un individu qui serait engagé au côté de ses forces armées, alors que la richesse est partout, enfouie, assourdie, dissimulée dans les esprits de chacun. (...) Daniel Brochard
Je vous invite à lire cet article en son entier sur le blog de Daniel Brochard, ici :
http://motamaux.hautetfort.com/archive/2006/10/26/face-aux-murs.html
LES ENFANTS COQUELICOTS
Maintenant que chaque mot a donné son ombre, la vie ressemble à un corps qui ne sait plus la nuit.
Qu’ils jouent à peindre un regard d'eau souterraine, les coquelicots ! Le mien invente les îles de la roue du temps. Je cache ma clé de soleil et la pierre du voyage.
Le monde est fragile comme un pétale de sang et je sais chaque homme seul, avec ses mains liées. Parfois, en se laissant glisser à fond de trame, sur l’envers de la nuit il touche au cœur du Tout.
L’instant est un voyage au radeau duquel les précieux nous chavirent.
Nous nous allongeons chaque soir, peut-être bien tard. Sous notre peau respirent les enfants de toujours, au chaud dans la maison de nos ventres habités. Ils sont les centaines de vies suspendues à nous attendre. Longtemps.Parfois, je les entends chercher l’amour. Appeler. Ils sont les êtres-fleurs du grandir en barrage, les coquelicots.
Je comprends que se lève encore et encore ma naissance, en aube de joie sur la peau de la vie.
En y pensant plus fort, plus loin, je m’approche du noyau. Et là, sur la mer, je rencontre de toujours l’enfant qui lave ses mains à l’eau du soleil.
Avec ses éclaboussures de lumière, j’écris. Lui, trace. Ses lettres coquelicots, vives gravures des parois de nos mains.
In Nuange, Alba 2003
EN CORSE - LES ÎLES SANGUINAIRES - CREPUSCULE
Noëlle Carruggi habite New York mais aussi la Corse. Alors, une photo. En partage...
7 août - été torride soudainement avorté. Drapé dans les couleurs de l'automne, le huitième mois porte les senteurs du deuil - vents, orages, tourmentes, pluies et brumes. Couchers de soleil sanglants sur les îles Sanguinaires.
Le soleil se couchera bientôt . C'est mon moment préféré - crépuscule, heure du silence, l'heure où la lumière prend une teinte dorée. À travers le bruit de la ville le silence monte de profondeurs inconnues mais pourtant bien palpables, comme si deux mondes se rencontraient pour un bref instant : celui des remous du quotidien et celui d' un ordre immuable empli de la présence de ceux qui nous ont quittés.
Noëlle Carruggi
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DJIBOUTI - A TERRE
Perdita D. Carnets de voyage – Djibouti. A terre, ce matin Mornes remords, mouches à miel du sommeill'attente en croissant fertilise aux croupes des annéesleurs rondeurs moiréesdans ma tête un crime de bonheurs confus – Djibouti. Soir ! Soir vers les nuits lectrices de penséesTristessa, Kerouac. Adesso... Comment veux-tu que je t'oublie Une ombre asséchée sous la peau se retournant vers moi est-ce qu'il devine ?Ma naissance en trait de fusain Perdita ?Je suis là. Je ne s... Comment voulez-vous que je l'oublieJ'ignore où son fantôme, ses frôlements inquiètent Hmmmm. Durango. Port Tropique. Encore son cœurs'il était à naviguer, j'accosterais
– Plus tard, dans le noir pour trouver un stylo, mon carnet à spirales et un comprimé d'hydroclonazone. Musique derrière la cloison de la chambre. Desert's song. Jazz du scorpion. Je ne comprends pas ses errements la nuit semant les bagages de sable enterrant l’amour – Dernier jour à Djibouti. Yulunga... La la la (je chante, j'ai cessé de fumer) Restes froissés du déjeuner sur l'aubepeaux d'orangescafé sans penser à rien suis-je intacte ?Djibouti tremble en sa chaleur morte sur moi tire une ombre au ralenti je meurs dégoupillant le feu il passe au rouge la jeep dérape et fonce dans ses bras abîme de son amour saharien ! Le Petit Prince chante Purple rain femmes de cendre éclairant les poussières là-bas, à contre-ciel en nuit marine et violette sommes-nous intacts ?
Perdita D.Djibouti. En terre Mireille D.
- Racine d'Iboga et "Nue" de Christian VEY - Publié dans

References: Art.1

Art.2

Art.3
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