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Timestamp: 2018-03-23 19:02:09+00:00

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TEXTE COORDONNE DES DIRECTIVES EUROPEENNES EN MATIERE D ASSURANCE DE LA RESPONSABILITE CIVILE RESULTANT DE L USAGE DES VEHICULES AUTOMOTEURS - PDF
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Danièle Beauchamp
1 TEXTE COORDONNE DES DIRECTIVES EUROPEENNES EN MATIERE D ASSURANCE DE LA RESPONSABILITE CIVILE RESULTANT DE L USAGE DES VEHICULES AUTOMOTEURS Remarques importantes : le texte figurant ci-dessous ne reprend ni les considérants des cinq directives ni les dispositions temporaires expirées figurant dans chacune des directives ni celles qui modifient des directives ne concernant pas directement l assurance de la responsabilité civile découlant de l usage des véhicules automoteurs. La transposition des dispositions introduites par la directive 2005/14/CE (5 ème directive) aura lieu au plus tard 24 mois après la date de sa publication au Journal officiel de l Union européenne. Directive 72/166/CEE Article 1 er Au sens de la présente directive, il faut entendre par : 1. véhicule : tout véhicule automoteur destiné à circuler sur le sol et qui peut être actionné par une force mécanique, sans être lié à une voie ferrée, ainsi que les remorques, même non attelées ; 2. personne lésée : toute personne ayant droit à la réparation du dommage causé par des véhicules ; 3. bureau national d assurance : organisation professionnelle qui est constituée, conformément à la recommandation n 5 adoptée le 25 janvier 1949 par le souscomité des transports routiers du comité des transports intérieurs de la Commission économique pour l Europe de l Organisation des Nations unies et qui groupe des entreprises d assurance ayant obtenu dans un Etat l agrément pour l exercice de la branche «responsabilité civile véhicules terrestres automoteurs» ; 4. territoire où le véhicule a son stationnement habituel : - territoire de l Etat dont le véhicule est porteur d une plaque d immatriculation 1, que celle-ci soit permanente ou temporaire 2 ou - dans le cas où il n existe pas d immatriculation pour un genre de véhicule, mais que ce véhicule porte une plaque d assurance ou un signe distinctif analogue à la plaque d immatriculation, le territoire de l Etat où cette plaque ou signe sont délivrés, ou - dans le cas où il n existe ni immatriculation ni plaque d assurance ni signe distinctif pour certains types de véhicules, le territoire de l Etat du domicile du détenteur ; 1 Texte modifié par la directive 84/5/CEE, art.4. 2 Texte complété par la directive 2005/14/CE, art.1 er 1) a). Texte coordonné des directives RC automobiles 1
2 - dans le cas où le véhicule est dépourvu de plaque d immatriculation ou porte une plaque qui ne correspond pas ou ne correspond plus au véhicule et qu il a été impliqué dans un accident, le territoire de l Etat dans lequel l accident a eu lieu, aux fins du règlement du sinistre conformément à l article 2, paragraphe 2, premier tiret, de la présente directive ou à l article 1 er, paragraphe 4, de la deuxième directive 84/5/CEE du Conseil du 30 décembre 1983 concernant le rapprochement des législations des Etats membres relatives à l assurance de la responsabilité civile résultant de la circulation des véhicules automoteurs 3 ; 5. carte verte : certificat international d assurance délivré au nom d un bureau national suivant la recommandation n 5 adoptée le 25 janvier 1949 par le souscomité des transports routiers du comité des transports intérieurs de la Commission économique pour l Europe de l Organisation des Nations unies. Article 2 1. Chaque Etat membre s abstient d effectuer un contrôle de l assurance de responsabilité civile résultant de la circulation de véhicules qui ont leur stationnement habituel sur le territoire d un autre Etat membre ou qui ont leur stationnement habituel sur le territoire d un pays tiers et entrent sur son territoire à partir du territoire d un autre Etat membre. Il peut toutefois procéder à des contrôles non systématiques de cette assurance à condition que ceux-ci ne soient pas discriminatoires et qu ils aient lieu dans le cadre de contrôles ne visant pas exclusivement à vérifier ladite assurance En ce qui concerne les véhicules ayant leur stationnement habituel sur le territoire d un des Etats membres, les dispositions de la présente directive, à l exception des articles 3 et 4, ont effet : - après qu a été conclu un accord entre les (six) bureaux nationaux d assurance aux termes duquel chaque bureau national se porte garant pour les règlements des sinistres survenus sur son territoire et provoqués par la circulation des véhicules ayant leur stationnement habituel sur le territoire d un autre Etat membre, qu ils soient assurés ou non, dans les conditions fixées par sa propre législation nationale relative à l assurance obligatoire ; - à partir de la date fixée par la Commission après qu elle aura constaté, en collaboration étroite avec les Etats membres, l existence de cet accord ; - pour la durée dudit accord. Article 3 1. Chaque Etat membre prend toutes les mesures utiles, sous réserve de l application de l article 4, pour que la responsabilité civile relative à la circulation des véhicules ayant leur stationnement habituel sur son territoire soit couverte par une 3 Texte ajouté par la directive 2005/14/CE, art. 1 er 1) b). 4 Texte modifié par la directive 2005/14/CE, art. 1 er 2) Texte coordonné des directives RC automobiles 2
3 assurance. Les dommages couverts ainsi que les modalités de cette assurance sont déterminés dans le cadre de ces mesures. 2. Chaque Etat membre prend toutes les mesures utiles pour que le contrat d assurance couvre également : - les dommages causés sur le territoire des autres Etats membres selon les législations en vigueur dans ces Etats. - les dommages dont peuvent être victimes les ressortissants des Etats membres pendant le trajet reliant directement deux territoires où le traité instituant la Communauté économique européenne est applicable, lorsqu il n existe pas de bureau national d assurance pour le territoire parcouru ; dans ce cas, les dommages sont couverts selon la législation nationale sur l obligation d assurance en vigueur dans l Etat membre sur le territoire duquel le véhicule a son stationnement habituel. Article 4 Chaque Etat membre peut déroger aux dispositions de l article 3 : a) en ce qui concerne certaines personnes physiques ou morales, publiques ou privées, dont la liste est déterminée par cet Etat et notifiée aux autres Etats membres et à la Commission. Dans ce cas, l Etat membre qui prévoit cette dérogation prend les mesures appropriées en vue d assurer l indemnisation des dommages causés sur son territoire et sur le territoire des autres Etats membres par des véhicules appartenant à ces personnes 5. Il désigne notamment l autorité ou l organisme dans le pays du sinistre chargé d indemniser, dans les conditions fixées par la législation de cet Etat, les personnes lésées, dans le cas où la procédure visée à l article 2 paragraphe 2 premier tiret n est pas applicable. Il communique à la Commission la liste des personnes dispensées de l obligation d assurance et des autorités ou des organismes chargés de l indemnisation. La Commission publie cette liste 6. b) en ce qui concerne certains types de véhicules ou certains véhicules ayant une plaque spéciale, dont la liste est déterminée par cet Etat et notifiée aux autres Etats membres et à la Commission. Dans ce cas, chaque Etat membre veille à ce que les véhicules mentionnés au premier alinéa du présent point soient traités de la même manière que les véhicules pour lesquels il n a pas été satisfait à l obligation d assurance visée à l article 3, paragraphe 1. L organisme d indemnisation de l Etat membre dans lequel l accident a eu lieu pourra dès lors faire valoir son droit auprès du fonds de garantie visé à l article 1 er, paragraphe 4, de la directive 84/5/CEE dans l Etat membre où le véhicule est habituellement stationné. Après une période de cinq ans à compter de la date d entrée en vigueur de la directive 2005/14/CE du Parlement européen et du Conseil du 11 mai Modifié par la directive 2005/14/CE, art. 1 er, 3) a) i). 6 Modifié par la directive 2005/14/CE, art. 1 er, 3) a) ii). Texte coordonné des directives RC automobiles 3
4 modifiant les directives 72/166/CEE, 84/5/CEE, 88/357/CEE et 90/232/CEE du Conseil et la directive 2000/26/CE du Parlement européen et du Conseil sur l assurance de la responsabilité civile résultant de la circulation des véhicules automoteurs, les Etats membres font rapport à la Commission sur la mise en œuvre et l application concrète du présent point. La Commission, après examen de ces rapports, soumet, s il y a lieu, des propositions concernant le remplacement ou l abrogation de cette dérogation 7. Article 5 Chaque Etat membre veille à ce que le bureau national d assurance, sans préjudice de l engagement visé à l article 2 paragraphe 2 premier tiret, s informe à l occasion d un accident provoqué sur son territoire par un véhicule ayant son stationnement habituel sur le territoire d un autre Etat membre : - du territoire sur lequel ce véhicule a son stationnement habituel ainsi que son numéro d immatriculation, s il en possède un, - dans toute la mesure du possible, des indications concernant l assurance de ce véhicule, telles qu elles figurent normalement sur la carte verte, et qui sont en possession du détenteur du véhicule, dans la mesure où ces indications sont demandées par l Etat membre sur le territoire duquel le véhicule a son stationnement habituel : l Etat membre veille également à ce que le bureau communique ces renseignements au bureau national d assurance de l Etat sur le territoire duquel ce véhicule a son stationnement habituel. Article 6 Chaque Etat membre prend toutes les mesures utiles pour que tout véhicule ayant son stationnement habituel sur le territoire d un pays tiers (ou sur le territoire non-européen d un Etat membre 8 ) et qui pénètre sur le territoire où le traité instituant la Communauté économique européenne est applicable, ne puisse être admis à la circulation sur son territoire que si les dommages susceptibles d être causés par la circulation de ce véhicule sont couverts sur l ensemble du territoire où le traité instituant la Communauté économique européenne est applicable dans les conditions fixées par chacune des législations nationales relatives à l assurance obligatoire de la responsabilité civile résultant de la circulation des véhicules. Article 7 1. Tout véhicule ayant son stationnement habituel sur le territoire d un pays tiers (ou sur le territoire non-européen d un Etat membre 9 ) doit être muni, soit d une carte verte en état de validité, soit d un certificat d assurance-frontière 7 Modifié par la directive 2005/14/CE, art. 1 er, 3) b). 8 Supprimé par la directive 2005/14/CE, art. 1 er, 4). 9 Idem. Texte coordonné des directives RC automobiles 4
5 qui prouve l existence d une assurance conforme à l article 6, avant de pénétrer sur le territoire où le traité instituant la Communauté économique européenne est applicable. 2. Toutefois, les véhicules ayant leur stationnement habituel dans un pays tiers sont considérés comme des véhicules ayant leur stationnement habituel dans la Communauté, lorsque les bureaux nationaux de tous les Etats membres se portent individuellement garants chacun dans les conditions fixées par sa propre législation nationale relative à l assurance obligatoire pour les règlements des sinistres survenus sur leur territoire et provoqués par la circulation de ces véhicules. 3. Après avoir constaté, en collaboration étroite avec les Etats membres, les engagements prévus au paragraphe précédent, la Commission fixe la date à partir de laquelle et les types de véhicules pour lesquels les Etats membres n exigent plus la production des documents visés au paragraphe 1. Directive 84/5/CEE Article 1 er 1. L assurance visée à l article 3, paragraphe 1, de la directive 72/166/CEE couvre obligatoirement les dommages matériels et les dommages corporels. 2. Sans préjudice de montants de garantie supérieurs éventuellement prescrits par les Etats membres, chaque Etat membre exige que les montants pour lesquels cette assurance est obligatoire s élèvent au minimum : a) pour les dommages corporels, à un montant minimal de couverture d 1 million d EUR par victime ou de 5 millions d EUR par sinistre, quel que soit le nombre de victimes ; b) pour les dommages matériels, à 1 million d EUR par sinistre, quel que soit le nombre de victimes. Si nécessaire, les Etats membres peuvent établir une période transitoire d un maximum de cinq ans à compter de la date de mise en œuvre de la directive 2005/14/CE du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2005 modifiant les directives 72/166/CEE, 84/5/CEE, 88/357/CEE et 90/232/CEE du Conseil et la directive 2000/26/CE du Parlement européen et du Conseil sur l assurance de la responsabilité civile résultant de la circulation des véhicules automoteurs, au cours de laquelle les montants minimaux de couverture sont adaptés aux montants prévus dans le présent paragraphe. Les Etats membres qui établissent une telle période transitoire en informent la Commission et indiquent la durée de cette période. Dans les trente mois de la date de mise en œuvre de la directive 2005/14/CE, les Etats membres augmentent les montants de garantie afin qu ils atteignent au moins la moitié des niveaux prévus dans le présent paragraphe. 3. Tous les cinq ans à compter de la date d entrée en vigueur de la directive 2005/14/CE ou du terme de la période transitoire prévue au paragraphe 2, les montants visés audit paragraphe sont révisés, en fonction de l évolution de l indice Texte coordonné des directives RC automobiles 5
6 européen des prix à la consommation (IPCE) établi conformément au règlement (CE) n 2494/95 du Conseil du 23 octobre 1995 relatif aux indices des prix à la consommation harmonisés. Les montants sont adoptés automatiquement. Ils sont augmentés du pourcentage de variation de l IPCE sur la période à considérer, c est-à-dire sur les cinq années précédant immédiatement la révision, puis arrondis au multiple de EUR directement supérieur. La Commission notifie les montants adaptés au Parlement européen et au Conseil et veille à leur publication au Journal officiel de l Union européenne. 4. Chaque Etat membre crée ou agrée un organisme ayant pour mission d indemniser, au moins dans les limites de l obligation d assurance, les dommages matériels ou corporels causés par un véhicule non identifié ou un véhicule pour lequel il n a pas été satisfait à l obligation d assurance visée au paragraphe 1. Le premier alinéa ne porte pas atteinte au droit des Etats membres de donner ou non à l intervention de l organisme un caractère subsidiaire, ainsi qu à celui de réglementer les recours entre cet organisme et le ou les responsables du sinistre et d autres assureurs ou organismes de sécurité sociale tenus d indemniser la victime pour le même sinistre. Toutefois, les Etats membres ne peuvent pas autoriser l organisme à subordonner son intervention à la condition que la victime établisse, d une quelconque manière, que la personne responsable n est pas en mesure ou refuse de payer. 5. La victime peut en tout état de cause s adresser directement à l organisme qui, sur base des informations fournies à sa demande par la victime, est tenu de lui donner une réponse motivée quant à une intervention. Les Etats membres peuvent toutefois exclure l intervention de cet organisme en ce qui concerne les personnes ayant de leur plein gré pris place dans le véhicule qui a causé le dommage, lorsque l organisme peut prouver qu elles savaient que le véhicule n était pas assuré. 6. Les Etats membres peuvent limiter ou exclure l intervention de l organisme en cas de dommages matériels causés par un véhicule non identifié. Toutefois, lorsque l organisme est intervenu en raison de dommages corporels importants pour toute victime du sinistre dans lequel des dommages matériels ont été causés par un véhicule non identifié, les Etats membres ne peuvent pas exclure l indemnisation des dommages matériels au motif qu il s agit d un véhicule non identifié. Néanmoins, les Etats membres peuvent prévoir une franchise inférieure ou égale à 500 EUR qui peut être imposée à la victime de tels dommages matériels. Les conditions dans lesquelles les dommages corporels sont considérés comme importants sont déterminées conformément aux dispositions législatives ou administratives de l Etat membre où l accident a eu lieu. A cet égard, les Etats peuvent tenir compte, entre autres, du fait que les lésions ont nécessité des soins hospitaliers. 7. Chaque Etat membre applique à l intervention de l organisme ses dispositions législatives, réglementaires et administratives, sans préjudice de toute autre pratique plus favorable aux victimes Texte modifié par la directive 2005/14/CE, art.2. Texte coordonné des directives RC automobiles 6
7 Article 2 1. Chaque Etat membre prend les mesures utiles pour que toute disposition légale ou clause contractuelle qui est contenue dans une police d assurance délivrée conformément à l article 3 paragraphe 1 de la directive 72/166/CEE, qui exclut de l assurance l utilisation ou la conduite de véhicules par : - des personnes n y étant ni expressément ni implicitement autorisées, ou - des personnes non titulaires d un permis leur permettant de conduire le véhicule concerné, ou - des personnes qui ne se sont pas conformées aux obligations légales d ordre technique concernant l état et la sécurité du véhicule concerné, soit, pour l application de l article 3 paragraphe 1 de la directive 72/166/CEE, réputée sans effet en ce qui concerne le recours des tiers victimes d un sinistre. Toutefois, la disposition ou la clause visée au premier tiret peut être opposée aux personnes ayant de leur plein gré pris place dans le véhicule qui a causé le dommage, lorsque l assureur peut prouver qu elles savaient que le véhicule était volé. Les Etats membres ont la faculté pour les sinistres survenus sur leur territoire de ne pas appliquer la disposition du premier alinéa si et dans la mesure où la victime peut obtenir l indemnisation de son préjudice d un organisme de sécurité sociale. 2. Dans le cas de véhicules volés ou obtenus par la violence, les Etats membres peuvent prévoir que l organisme prévu à l article 1 er paragraphe 4 interviendra en lieu et place de l assureur dans les conditions prévues au paragraphe 1 du présent article : lorsque le véhicule a son stationnement habituel dans un autre Etat membre, cet organisme n aura de possibilité de recours contre aucun organisme dans cet Etat membre. Les Etats membres qui, pour le cas de véhicules volés ou obtenus par la violence, prévoient l intervention de l organisme visé à l article 1 paragraphe 4, peuvent fixer pour les dommages matériels une franchise, opposable à la victime, ne dépassant pas 250 Ecus. Article 3 Les membres de la famille du preneur, du conducteur ou de toute autre personne dont la responsabilité civile est engagée dans un sinistre et couverte par l assurance visée à l article 1 er paragraphe 1, ne peuvent être exclus en raison de ce lien de parenté du bénéfice de l assurance pour leurs dommages corporels. Texte coordonné des directives RC automobiles 7
8 Article 4 (Le texte de cet article figure actuellement sous le paragraphe 4 de l article 1 er de la directive 72/166/CEE). Directive 90/232/CEE Article 1 er Sans préjudice du deuxième alinéa de l article 2 paragraphe 1 de la directive 84/5/CEE, l assurance visée à l article 3 paragraphe 1 de la directive 72/166/CEE couvre la responsabilité des dommages corporels de tous les passagers autres que le conducteur résultant de la circulation d un véhicule. Les Etats membres prennent les mesures nécessaires pour que toute disposition légale ou toute clause contractuelle contenue dans une police d assurance, qui exclut un passager de cette couverture d assurance au motif qu il savait ou aurait dû savoir que le conducteur du véhicule était sous l influence de l alcool ou d une drogue au moment de l accident, soit réputée sans effet en ce qui concerne le recours de ce passager 11. Aux fins de la présente directive, on entend par «véhicule» un véhicule tel que défini à l article 1 er de la directive 72/166/CEE. Article 1 er bis L assurance visée à l article 3, paragraphe 1, de la directive 72/166/CEE couvre les dommages corporels et matériels subis par les piétons, les cyclistes et les autres usagers de la route non motorisés qui, à la suite d un accident impliquant un véhicule automoteur, ont droit à une indemnisation conformément au droit civil national. Le présent article ne préjuge ni la responsabilité civile ni le montant de l indemnisation 12. Article 2 Les Etats membres prennent les mesures nécessaires pour que toutes les polices d assurance obligatoire de responsabilité civile résultant de la circulation des véhicules : - couvrent, sur la base d une prime unique et pendant toute la durée du contrat, la totalité du territoire de la Communauté, y compris tout séjour du véhicule dans d autres Etats membres pendant la durée du contrat, 13 et - garantissent, sur la base de cette même prime unique, dans chacun des Etats membres, la couverture exigée par sa législation, ou la couverture 11 Texte ajouté par la directive 2005/14/CE, art. 4, 1). 12 Idem, art. 4, 2). 13 Texte modifié par la directive 2005/14/CE, art. 4, 3). Texte coordonné des directives RC automobiles 8
9 exigée par la législation de l Etat membre où le véhicule a son stationnement habituel lorsque cette dernière est supérieure. Article 3 (Le texte de cet article figure actuellement sous le second alinéa du point 4 de l article 1 er de la directive 84/5/CEE «Toutefois, les Etats membres») Article 4 En cas de litige entre l organisme visé à l article 1 er paragraphe 4 de la directive 84/5/CEE et l assureur de la responsabilité civile sur le point de savoir qui doit indemniser la victime, les Etats membres prennent les mesures appropriées pour que soit désignée celle de ces parties qui est tenue, dans un premier temps, d indemniser la victime sans délai. S il est finalement décidé que l autre partie aurait dû payer tout ou partie de l indemnisation, cette autre partie remboursera en conséquence la partie qui a payé. Article 4 bis 1. Par dérogation à l article 2, point d), deuxième tiret, de la directive 88/357/CEE, lorsqu un véhicule est expédié d un Etat membre dans un autre, l Etat membre de destination est réputé être celui où le risque est situé, dès acceptation de la livraison par l acheteur, pour une période de trente jours, même si le véhicule n a pas été officiellement immatriculé dans l Etat membre de destination. 2. Dans l éventualité où le véhicule est impliqué dans un accident durant la période mentionnée au paragraphe 1 du présent article alors qu il n est pas assuré, l organisme, visé à l article 1 er, paragraphe 4, de la directive 84/5/CEE, de l Etat membre de destination est responsable de l indemnisation prévue à l article 1 er de la même directive 14. Article 4 ter Les Etats membres veillent à ce que le preneur d assurance ait le droit de demander à tout moment une attestation relative aux recours en responsabilité de tiers impliquant le véhicule ou les véhicules couverts par le contrat d assurance au cours des cinq dernières années au moins de la relation contractuelle, ou relative à l absence de tels recours. L entreprise d assurance, ou un organisme éventuellement désigné par un Etat membre pour fournir des services d assurance obligatoire ou pour délivrer de telles attestations, fournit cette attestation au preneur d assurance dans les quinze jours qui suivent la demande Texte ajouté par la directive 2005/14/CE, art. 4, 4). 15 Idem. Texte coordonné des directives RC automobiles 9
10 Article 4 quater Les entreprises d assurance n opposent pas de franchises aux personnes lésées à la suite d un accident, pour ce qui concerne l assurance visée à l article 3, paragraphe 1, de la directive 72/166/CEE 16. Article 4 quinquies Les Etats membres veillent à ce que les personnes lésées à la suite d un accident causé par un véhicule couvert par l assurance visée à l article 3, paragraphe 1, de la directive 72/166/CEE disposent d un droit d action directe à l encontre de l entreprise d assurance couvrant la responsabilité civile de la personne responsable 17. Article 4 sexies Les Etats membres instaurent la procédure prévue à l article 4, paragraphe 6, de la directive 2000/26/CE pour l indemnisation des sinistres résultant de tout accident causé par un véhicule couvert par l assurance visée à l article 3, paragraphe 1, de la directive 72/166/CEE. Lorsqu il s agit de sinistres pouvant être réglés par le système de bureaux nationaux d assurance prévu à l article 2, paragraphe 2, de la directive 72/166/CEE, les Etats membres instaurent la même procédure que celle visée à l article 4, paragraphe 6, de la directive 2000/26/CE. Aux fins de l application de cette procédure, toute référence à une entreprise d assurance s entend comme une référence aux bureaux nationaux d assurance tels qu ils sont définis à l article 1 er, point 3, de la directive 72/166/CEE 18. Article 5 1. Les Etats membres veillent à ce que les organismes d information créés ou agréés en vertu de l article 5 de la directive 2000/26/CE fournissent, sans préjudice de leurs obligations en vertu de ladite directive, les informations spécifiées dans ledit article à toute personne impliquée dans un accident de la circulation causé par un véhicule couvert par l assurance visée à l article 3, paragraphe 1, de la directive 72/166/CEE (Disposition transitoire expirée) 16 Idem. 17 Idem. 18 Idem. 19 Texte modifié par la directive 2005/14/CE, art.4, 5). Texte coordonné des directives RC automobiles 10
11 Directive 2000/26/CE 20 Article 1 er Champ d application 1.La présente directive a pour objet de fixer des dispositions particulières applicables aux personnes lésées ayant droit à indemnisation pour tout préjudice résultant d accidents survenus dans un Etat membre autre que l Etat membre de résidence de la personne lésée et causés par la circulation des véhicules assurés dans un Etat membre et y ayant leur stationnement habituel. Sans préjudice de la législation des pays tiers en matière de responsabilité civile et du droit international privé, les dispositions de la présente directive s appliquent également aux personnes lésées résidant dans un Etat membre et ayant droit à l indemnisation pour tout préjudice résultant d accidents survenus dans un pays tiers dont le bureau national d assurance, au sens de l article 1 er, paragraphe 3, de la directive 72/166/CEE, a adhéré au régime de la carte verte, lorsque les accidents en question sont causés par la circulation de véhicules assurés et stationnés de façon habituelle dans un Etat membre. 2.Les articles 4 et 6 ne s appliquent qu aux accidents causés par la circulation d un véhicule : a) assuré auprès d un établissement situé dans un Etat membre autre que l Etat de résidence de la personne lésée, et b) ayant son stationnement habituel dans un Etat membre autre que l Etat de résidence de la personne lésée. 3.L article 7 s applique aussi aux accidents causés par des véhicules de pays tiers couverts par les articles 6 et 7 de la directive 72/166/CEE. Article 2 Définitions Aux fins de la présente directive, on entend par : 20 Un nouveau considérant est introduit par l art. 5, 1) de la directive 2005/14/CE dans la directive 2000/26/CE, ainsi libellé : «(16bis) Conformément à l article 11, paragraphe 2, en liaison avec l article 9, paragraphe 1, point b), du règlement (CE) n 44/2001 du Conseil du 22 décembre 2000 concernant la compétence judiciaire, la reconnaissance et l exécution des décisions en matière civile et commerciale, les personnes lésées peuvent intenter une action en justice contre l assureur de la responsabilité civile dans l Etat membre sur le territoire duquel elles domiciliées». Texte coordonné des directives RC automobiles 11
12 a) «entreprise d assurance» : une entreprise ayant reçu son agrément administratif conformément à l article 6 ou à l article 23, paragraphe 2, de la directive 73/239/CEE ; b) «établissement» : le siège sociale, l agence ou la succursale d une entreprise d assurance, conformément à la définition figurant à l article 2, point c), de la directive 88/357/CEE ; c) «véhicule» : un véhicule tel que défini à l article 1 er, point 1, de la directive 72/166/CEE ; d) «personne lésée» une personne lésée telle que définie à l article 1 er, point 2, de la directive 72/166/CEE ; e) «Etat membre où le véhicule a son stationnement habituel» : le territoire où le véhicule a son stationnement habituel, tel que défini à l article 1 er, point 4, de la directive 72/166/CEE. Article 3 Droit d action directe Chaque Etat membre veille à ce que les personnes lésées visées à l article 1 er, dont le préjudice résulte d accidents au sens de cette disposition, dispose d un droit d action directe à l encontre de l entreprise d assurance couvrant la responsabilité civile de la personne responsable. Article 4 Représentant chargé du règlement des sinistres 1. Chaque Etat membre prend les mesures nécessaires pour que toutes les entreprises d assurance couvrant les risques classés dans la branche 10 du point A de l annexe de la directive 73/239/CEE, à l exclusion de la responsabilité civile du transporteur, désignent, dans chacun des Etats membres autres que celui dans lequel ils ont reçu leur agrément administratif, un représentant chargé du règlement des sinistres. Celui-ci a pour mission de traiter et de régler les sinistres résultant d un accident dans les cas visés à l article 1 er. Le représentant chargé du règlement des sinistres réside ou est établi dans l Etat membre où il est désigné. 2. Le choix du représentant chargé du règlement des sinistres est laissé à l appréciation de l entreprise d assurance. Les Etats membres ne peuvent restreindre cette liberté de choix. Texte coordonné des directives RC automobiles 12
13 3. Le représentant chargé du règlement des sinistres peut agir pour le compte d une ou de plusieurs entreprises d assurance. 4. Le représentant chargé du règlement des sinistres réunit, à propos de tels sinistres, toutes les informations nécessaires en relation avec le règlement des sinistres et prend les mesures nécessaires pour négocier le règlement des sinistres. L exigence relative à la désignation d un représentant n exclut pas le droit pour la personne lésée ou son entreprise d assurance d engager directement des procédures contre la personne ayant causé l accident ou son entreprise d assurance. 5. Le représentant chargé du règlement des sinistres dispose de pouvoirs suffisants pour représenter l entreprise d assurance auprès des personnes lésées dans les cas visés à l article 1 er et pour satisfaire intégralement leurs demandes d indemnisation. Il doit être en mesure d examiner l affaire dans la ou dans les langues officielles de l Etat membre de résidence de la personne lésée. 6. Les Etats membres prévoient des obligations assorties de sanctions financières efficaces et systématiques appropriées ou de sanctions administratives équivalentes afin d assurer que, dans un délai de trois mois à compter de la date à laquelle la personne lésée présente sa demande d indemnisation, soit directement à l entreprise d assurance de la personne ayant causé l accident, soit à son représentant chargé du règlement des sinistres : a) l entreprise d assurance de la personne ayant causé l accident ou son représentant chargé du règlement des sinistres est tenu de présenter une offre d indemnisation motivée, dans le cas où la responsabilité n est pas contestée et où le dommage a été quantifié, ou b) l entreprise d assurance à qui la demande d indemnisation a été présentée ou son représentant chargé du règlement des sinistres est tenu de donner une réponse motivée aux éléments invoqués dans la demande, dans les cas où la responsabilité est rejetée ou n a pas été clairement établie ou lorsque le dommage n a pas été entièrement quantifié. Les Etats membres adoptent des dispositions garantissant que, lorsque l offre n est pas présentée dans le délai de trois mois, des intérêts sont dus sur le montant de l indemnisation offerte par l entreprise d assurance ou octroyée par le juge à la personne lésée. 7. La Commission fait rapport au Parlement européen et au Conseil sur la mise en œuvre du paragraphe 4, premier alinéa, et sur l efficacité de cette disposition ainsi que sur l équivalence des dispositions nationales en matière de sanctions avant le 20 janvier 2006 et présente au besoin des propositions. 8. La désignation d un représentant chargé du règlement des sinistres ne constitue pas en soi l ouverture d une succursale au sens de l article 1 er, point b), de la directive Texte coordonné des directives RC automobiles 13
14 92/49/CEE et le représentant chargé du règlement des sinistres n est pas considéré comme un établissement au sens de l article 2, point c), de la directive 88/357/CEE, ni - comme un établissement au sens de la convention de Bruxelles du 27 septembre 1968 concernant la compétence judiciaire et l exécution des décisions en matière civile et commerciale en ce qui concerne le Danemark ; - comme un établissement au sens du règlement (CE) n 44/2001 en ce qui concerne les autres Etats membres 21. Article 5 Organismes d information 1. Aux fins de permettre à la personne lésée de demander une indemnisation, chaque Etat membre crée ou agrée un organisme d information ayant pour mission : a) de tenir un registre contenant les données suivantes : 1) les numéros d immatriculation des véhicules automoteurs ayant leur stationnement habituel sur le territoire de l Etat en question ; 2) i) les numéros des polices d assurance couvrant la circulation de ces véhicules pour les risques classés dans la branche 10 du point A de l annexe de la directive 73/239/CEE, à l exclusion de la responsabilité civile du transporteur, et lorsque la période de validité de la police a expiré, également la date à laquelle la couverture d assurance prend fin ; ii) texte supprimé par la directive 2005/14/CE, art.5, 3). 3) les entreprises d assurance couvrant la circulation des véhicules pour les risques classés dans la branche 10 du point A de l annexe de la directive 73/239/CEE, à l exclusion de la responsabilité civile du transporteur, et les représentants chargés du règlement des sinistres désignés par ces entreprises d assurance conformément à l article 4 et dont elles notifient les noms à l organisme d information conformément au paragraphe 2 du règlement du présent article ; 4) la liste des véhicules bénéficiant, dans chaque Etat membre, de la dérogation à l obligation d être couverts par une assurance en responsabilité civile conformément à l article 4, point a) et b), de la directive 72/166/CEE ; 5) en ce qui concerne les véhicules visés au point 4 : i) le nom et l autorité ou de l organisme désigné conformément au second alinéa de l article 4, point a), de la directive 72/166/CEE pour indemniser les personnes lésées, dans le cas où la procédure visée à l article 2, paragraphe 2, premier tiret, 21 Texte modifié par la directive 2005/14/CE, art. 5, 2). Texte coordonné des directives RC automobiles 14
15 de la directive 72/166/CEE n est pas applicable, si le véhicule bénéficie de la dérogation prévue à l article 4, point a), de la directive 72/166/CEE ; ii) le nom de l organisme couvrant le véhicule dans l Etat membre où ce véhicule a son stationnement habituel, si le véhicule bénéficie de la dérogation prévue à l article 4, point b), de la directive 72/166/CEE ; b) ou de coordonner la collecte et la diffusion de ces données, et c) d aider les personnes habilitées à avoir connaissance des données mentionnées aux points a) 1 à a) 5. Les données visées aux points a) 1 a) et a) 3 doivent être conservées pendant une période de sept ans après que l immatriculation du véhicule ou le contrat d assurance a pris fin. 2. Les entreprises d assurance visées au paragraphe 1, point a) 3, notifient aux organismes d information de tous les Etats membres le nom et l adresse du représentant chargé du règlement des sinistres qu elles désignent, conformément à l article 4, dans chacun des Etats membres. 3. Les Etats membres veillent à ce que la personne lésée ait le droit, dans un délai de sept ans après l accident, d obtenir sans délai, de l organisme d information de l Etat ou elle réside, de l Etat membre où le véhicule a son stationnement habituel ou de l Etat membre où l accident est survenu, les données suivantes : a) le nom et l adresse de l entreprise d assurance ; b) le numéro de la police d assurance, et c) le nom et l adresse du représentant chargé du règlement des sinistres de cette entreprise d assurance dans l Etat de résidence de la personne lésée. Les organismes d information coopèrent les uns avec les autres. 4. L organisme d information communique à la personne lésée le nom et l adresse du propriétaire, du conducteur habituel ou du détenteur déclaré du véhicule si la personne lésée a un intérêt légitime à obtenir ces informations. Aux fins de la présente disposition, l organisme d information s adresse en particulier : a) à l entreprise d assurance, ou b) à l organisme d immatriculation des véhicules. Si le véhicule bénéficie de la dérogation prévue à l article 4, point a), de la directive 72/166/CEE, l organisme d information communique à la personne lésée le nom de l autorité ou de l organisme désigné, conformément à l article 4, point a), deuxième alinéa, de ladite directive, comme étant chargé d indemniser les personnes lésées, dans le cas où la procédure visée à l article 2, paragraphe 2, premier tiret, de ladite directive n est pas applicable. Texte coordonné des directives RC automobiles 15
16 Si le véhicule bénéficie de la dérogation prévue à l article 4, point b), de la directive 72/166/CEE, l organisme d information communique à la personne lésée le nom de l organisme qui couvre le véhicule dans le pays où il a son stationnement habituel. 5. Le traitement des données à caractère personnel résultant des paragraphes précédents doit être effectué en conformité avec les dispositions nationales prises en application de la directive 95/46/CE. Article 6 Organismes d indemnisation 1. Chaque Etat membre crée ou agrée un organisme d indemnisation chargé d indemniser les personnes lésées dans les cas visés à l article 1 er. Les personnes lésées peuvent présenter une demande à l organisme d indemnisation dans l Etat membre où elles résident : a) si, dans un délai de trois mois à compter de la date à laquelle la personne lésée a présenté à l entreprise d assurance du véhicule dont la circulation a causé l accident ou à son représentant chargé du règlement des sinistres une demande d indemnisation, l entreprise d assurance ou son représentant chargé du règlement des sinistres n a pas donné de réponse motivée aux éléments invoqués dans la demande, ou b) si l entreprise d assurance n a pas désigné de représentant chargé du règlement des sinistres dans l Etat de résidence de la personne lésée conformément à l article 4, paragraphe 1. Dans ce cas les personnes lésées ne peuvent pas présenter une demande à l organisme d indemnisation si elles ont présenté une demande d indemnisation directement à l entreprise d assurance du véhicule dont la circulation a causé l accident et si elles ont reçu une réponse motivée dans un délai de trois mois à compter de la présentation de la demande. Les personnes lésées ne peuvent, toutefois, pas présenter une demande à l organisme d indemnisation si elles ont engagé une action directement à l encontre de l entreprise d assurance. L organisme d indemnisation intervient dans un délai de deux mois à compter de la date à laquelle la personne lésée lui présente une demande d indemnisation, mais cesse d intervenir si l entreprise d assurance ou son représentant chargé du règlement des sinistres a, par la suite, donné une réponse motivée à la demande. L organisme d indemnisation informe immédiatement : Texte coordonné des directives RC automobiles 16
17 a) l entreprise d assurance du véhicule dont la circulation a causé l accident ou le représentant chargé du règlement des sinistres ; b) l organisme d indemnisation de l Etat membre d établissement de l entreprise d assurance qui a produit le contrat ; c) si elle est identifiée, la personne ayant causé l accident du fait qu il a reçu une demande d indemnisation de la part de la personne lésée et qu il va y répondre, dans un délai de deux mois à compter de la présentation de cette demande. Cette disposition ne préjuge pas le droit des Etats membres de considérer l indemnisation par cet organisme comme étant subsidiaire ou non subsidiaire et de prévoir le règlement des sinistres entre cet organisme et la ou les personnes ayant causé l accident et d autres entreprises d assurance ou organismes de sécurité sociale tenus d indemniser la personne lésée au titre du même accident. Toutefois, les Etats membres ne peuvent pas autoriser l organisme à subordonner le paiement de l indemnisation à d autres conditions que celles établies dans la présente directive, notamment à la condition que la personne lésée établisse d une manière quelconque que la personne responsable n est pas en mesure ou refuse de payer. 2. L organisme d indemnisation qui a indemnisé la personne lésée dans l Etat membre où elle réside a le droit de demander à l organisme d indemnisation de l Etat membre où est situé l établissement de l entreprise d assurance qui a produit le contrat le remboursement de la somme payée à titre d indemnisation. Cet organisme d indemnisation est alors subrogé dans les droit de la personne lésée à l encontre de la personne ayant causé l accident ou de son entreprise d assurance, dans la mesure où l organisme d indemnisation de l Etat membre de résidence de la personne lésée l a indemnisée pour le préjudice subi. Chaque Etat membre est tenu de reconnaître la subrogation établie par tout autre Etat membre. 3. Le présent article prend effet : a) après qu un accord a été conclu entre les organismes d indemnisation créés ou agréés par les Etats membres en ce qui concerne leurs tâches et leurs obligations et les modalités de remboursement. b) à compter de la date de fixée par la Commission après qu elle a établi, en étroite coopération avec les Etats membres, qu un tel accord a été conclu. La Commission fait rapport au Parlement européen et au Conseil sur la mise en œuvre du présent article et sur son efficacité avant le 20 juillet 2005 et présente au besoin des propositions. Article 6 bis Organisme central Texte coordonné des directives RC automobiles 17
18 Les Etats membres prennent toutes les mesures appropriées pour faciliter la fourniture, en temps utile, aux victimes, à leurs assureurs ou à leurs représentants légaux des données de base nécessaires au règlement des sinistres. Ces données de base sont, le cas échéant, mises à disposition sous forme électronique dans un dépôt central dans chaque Etat membre et sont accessible aux parties concernées par le sinistre, à leur demande expresse 22 Article 7 Si l identification du véhicule n est pas possible ou si dans un délai de deux mois après l accident, il est impossible d identifier l entreprise d assurance, la personne lésée peut présenter une demande d indemnisation à l organisme d indemnisation de l Etat membre où elle réside. L indemnisation est versée conformément aux dispositions de l article 1 er de la directive 84/5/CEE. Dans ce cas, l organisme d indemnisation a, dans les conditions prévues à l article 6, paragraphe 2, de la présente directive, une créance : a) sur le fonds de garantie prévu à l article 1 er, paragraphe 4, de la directive 84/5/CEE, de l Etat membre où le véhicule a son stationnement habituel si l entreprise d assurance ne peut pas être identifiée ; b) sur le fonds de garantie de l Etat membre où l accident a eu lieu dans le cas d un véhicule non identifié ; c) sur le fonds de garantie de l Etat membre où l accident a eu lieu dans le cas d un véhicule d un pays tiers. 22 Texte ajouté par la directive 2005/14/CE, art.5, 4). Texte coordonné des directives RC automobiles 18

References: art.4
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 art.2
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 art. 5
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