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Timestamp: 2018-05-24 21:45:39+00:00

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Règlement d'application de la loi sur les structures d'accueil de la petite enfance. Le Conseil d Etat de la République et Canton de Neuchâtel, - PDF
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Flavie Monette
1 Règlement d'application de la loi sur les structures d'accueil de la petite enfance Le Conseil d Etat de la République et Canton de Neuchâtel, vu la loi sur les structures d accueil de la petite enfance, du 6 février 2001 ; sur la proposition du conseiller d'état, chef du Département de l instruction publique et des affaires culturelles, arrête : CHAPITRE PREMIER Principes Buts Article premier 1 Le présent règlement fixe les dispositions d'application de la loi sur les structures d'accueil de la petite enfance du 6 février 2001 (ci-après la loi). 2 Il définit le rôle des communes et des structures d'accueil de la petite enfance, publiques ou privées. 3 Il règle les tâches à effectuer en coordination avec le Service des mineurs et tutelles en tant qu'autorité de surveillance au sens de l'ordonnance fédérale réglant le placement d'enfants (ci-après l'autorité de surveillance). Structures d accueil de la petite enfance Art. 2 Sont considérées comme structures d'accueil de la petite enfance, les institutions répondant aux critères de subventionnement prévus à l'art. 6 du présent règlement et les places d'accueil offertes par les Mamans de jour. Autorités d application et d exécution Art. 3 1 Le Département de l'instruction publique et des affaires culturelles (ci-après le département) est l'autorité compétente au sens de la loi. 2 L'office de la petite enfance (ci-après l'office) est chargé de l'application des présentes dispositions. CHAPITRE 2 Rôle de l office Observatoire de la petite enfance Art. 4 1 En collaboration avec les communes, l'office réalise périodiquement un inventaire des besoins des familles en matière de places d'accueil pour la petite enfance et les enfants en âge de scolarité. 1
2 2 Un inventaire de l'offre en matière de places d'accueil est tenu en collaboration avec l autorité de surveillance. 3 L'office tient à jour les statistiques cantonales en matière de places d accueil. Plan d équipement cantonal Art. 5 Après consultation des communes, l'office établit un plan de l'équipement cantonal en places d'accueil et veille à sa réalisation. 2 Le nombre maximal de places d accueil dans les institutions pouvant être subventionnées au sens de la loi est de 2000, réparties équitablement. 3 En cas de nécessité, l'office se substitue aux communes en créant, à leurs frais, les institutions prévues par le plan d'équipement. Subventionnement 1. Octroi Art. 6 1 L'office octroie un subventionnement sous forme d'indemnité à une institution après s'être assuré qu'elle : a) est autorisée par l'autorité de surveillance et emploie au minimum deux tiers de personnel bénéficiant d'une formation reconnue par ladite autorité. b) fait partie du plan d'équipement cantonal ; c) peut accueillir les enfants au moins 11 heures par jour ouvrable ; d) garantit une prise en charge dans une autre institution proche géographiquement, les jours ouvrables où elle n'accueille pas d'enfants. e) applique un plan comptable agréé par l'office et lui présente son budget et ses comptes. f) facture un prix de journée n excédant pas le prix fixé par le département, toutes subventions déduites. 2 Exceptionnellement, il peut octroyer un subventionnement à une institution qui ne remplit pas les conditions prévues sous lettre c. 2. Taux Art. 7 1 Le subventionnement correspond à la prise en charge de 20% de la masse salariale du personnel d'encadrement éducatif reconnu, calculé sur 13 mois au maximum. 2 Le département peut fixer un plafond aux salaires pris en compte pour déterminer la masse salariale du personnel reconnu 3. Versement Art. 8 1 Le versement de la subvention se fait deux fois par année, au cours des premier et troisième trimestres, sur la base du budget et des comptes de l'institution. 2 Un éventuel réajustement par compensation de la subvention pourra être effectué lors du versement du premier trimestre. 2
3 Formation : 1. Reconnaissance Art. 9 1 Le personnel d'encadrement éducatif est reconnu par l'autorité de surveillance. 2 Les formations reconnues sont définies par l'arrêté d'exécution de l'ordonnance fédérale réglant le placement d'enfants. 2. Encouragement à la formation de directrice ou de directeur de crèche Art. 10 L'office encourage les personnes reconnues par l'autorité de surveillance aux fonctions d'éducatrices ou d'éducateurs de la petite enfance à effectuer une formation de directrice ou de directeur de crèche, en prenant en charge, sous forme d'indemnité, les frais y relatifs, à l'exception des frais de taxe et de matériel notamment. 3. Mise à niveau du personnel Art L'office offre une formation de mise à niveau du personnel d'encadrement éducatif qui ne serait pas au bénéfice d'un titre reconnu par l'autorité de surveillance, engagé dans les institutions existantes lors de l'entrée en vigueur de la loi. 2 Il finance cette formation, sous forme d'indemnité, à l'exception des frais de taxe et de matériel notamment. 3 Les connaissances acquises sont validées par un titre reconnu par l'autorité de surveillance. 4. Aide au perfectionnement Art. 12 L'office octroie, sous forme d'indemnité, une aide à toute institution subventionnée, en prenant en charge le 50 % des frais de perfectionnement du personnel d'encadrement éducatif reconnu par l'autorité de surveillance, mais au maximum francs par an, pour un poste complet et pour autant que ce perfectionnement soit utile à l'exercice de la fonction dans l'institution concernée. Places d accueil des Mamans de jour Art L'office favorise la création de places d'accueil offertes par les Mamans de jour, en complément de l'offre des institutions prévue par le plan d'équipement. 2 La gestion de ces places peut être déléguée à des tiers sous le contrôle de l'office. 3
4 CHAPITRE 3 Rôle des communes Équipement communal, intercommunal et partenariat Barème de participation des représentants légaux Art Les communes veillent à satisfaire aux exigences du plan d'équipement. 2 Dans ce but, elles peuvent se regrouper ou s'associer avec d'autres partenaires. Art Dans la limite du barème ci-dessous, les communes décident du taux de participation des responsables légaux au coût de l'accueil et des repas pris en institution. Participation au coût de l'accueil et des repas pris en institution Revenu imposable selon chiffre 11 de la déclaration fiscale Inférieur à 40'000 1er enfant pour 1 enfant placé en Fr.- 2me enfant pour 2 enfants placés en Fr. 3me enfant Prix étudié au cas par cas 4me enfant 5me enfant pour 3 enfants placés ou plus en Fr. 40'001-45' '001-50' '001-55' ' '001-60' ' '001-65' ' ' '001-70' ' ' '001-75' ' ' '001-80' ' ' '001-85' ' ' '001-90' ' ' '001-95' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' dès 125' ' ' ' Selon le mode de fréquentation de l'enfant, le barème et les plafonds s s'appliqueront comme suit : journée complète avec repas de midi, tarif à 100%; journée complète sans repas de midi, tarif à 85%; demi-journée avec repas de midi, tarif à 75%; demi-journée sans repas de midi, tarif à 60%; tarif horaire, 1/6 ème du prix de journée. 4
5 3 Le revenu imposable correspond à celui de la taxation fiscale la plus récente. 4 En cas d'autorité parentale conjointe et de garde commune, le taux de participation est déterminé par les revenus imposables cumulés des père et mère selon le chiffre 11 de leur déclaration fiscale. Prise en charge des coûts de l'accueil Art La commune prend en charge la part lui incombant des frais relatifs à l'accueil de ses administrés. 2 Dans le cadre de la collaboration intercommunale, elle facture aux autres communes la part qui leur incombe. CHAPITRE 4 Rôle des institutions Facturation des coûts de l'accueil Art Sur indication de la commune de domicile des enfants placés, l'institution subventionnée facture aux représentants légaux le coût de l'accueil qui leur incombe. 2 L institution subventionnée facture à la commune où elle déploie son activité le coût de l accueil non couvert par la participation des représentants légaux. En cas de structure intercommunale, la facturation se fait aux communes dont l'institution dépend. 3 Aucune facturation supplémentaire au coût de l'accueil n'est admise. CHAPITRE 5 Dispositions finales Voies de droit Art Les décisions de l'office peuvent faire l'objet d'un recours auprès du département. 2 Les décisions du département peuvent faire l'objet d'un recours auprès du Tribunal administratif. 3 La procédure de recours est régie par la loi sur la procédure et la juridiction administrative du 27 juin Entrée en vigueur et publication Art Le présent règlement entre en vigueur rétroactivement au 1 er janvier Il sera publié dans la Feuille officielle et inséré au Recueil de la législation neuchâteloise. Neuchâtel, le 5 juin 2002 Au nom du Conseil d'état : Le président, Le chancelier, P. HIRSCHY J.-M. REBER 5
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References: Art. 2
 Art. 3
 Art. 4
 Art. 5
 Art. 6
 Art. 7
 Art. 8
 Art. 9
 Art. 10
 Art. 12
 l'article 63
 l'article 6