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Timestamp: 2016-12-04 20:20:55+00:00

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L'Eglise Catholique enseigne que l'hostie ronde et blanche faite de pain azyme contient le Christavec Son âme et Sa divinité. D'après cette Eglise, il faut donc rendre à l'hostie le culte qui est dû auDieu Très Saint, et à Lui seul. Comment Rome explique-t-elle la transsubstantiation, par laquelle lepain et le vin sont censés devenir le Corps et le Sang de Christ ? Le "Catéchisme Catholique"contient un exposé officiel de cette doctrine :"Par la consécration s'opère la transsubstantiation du pain et du vin dans le Corps et le Sang duChrist. Sous les espèces consacrées du pain et du vin, le Christ Lui-même, vivant et glorieux, estprésent de manière vraie, réelle et substantielle, Son Corps et Son Sang, Son âme et Sa divinité"(Catéchisme, § 1413. Voir note 1).D'après cet enseignement, le Christ Jésus serait réellement présent sous les formes tangibles dupain et du vin. Le catholicisme insiste beaucoup sur cette doctrine, qui a des retombées pratiquesdans la vie quotidienne des Catholiques : il faut donc examiner cet enseignement à la lumière duprincipe que nous a donné l'Apôtre Jean : "Tout esprit qui ne confesse pas Jésus-Christ venu enchair n'est point de Dieu. Or, c'est là celui de l'antichrist" (1 Jean IV:3, tr. Ostervald).Voilà donc une doctrine selon laquelle "sous les espèces consacrées du pain et du vin, le Christ Lui-même, vivant et glorieux, est présent". "Son Corps et son Sang, son âme et sa divinité" sont là, nousdit-on, sous les apparences du pain et du vin. Cette proclamation claire et délibérée nous présenteun Christ qui au lieu d'être "venu en chair", vient sous la forme des ces éléments inanimés que sontle pain et le vin. La vérité révélée tout entière réside dans la doctrine concernant la Personne deChrist. Présenter un autre Christ, qui n'est pas "venu en chair", mais dans des éléments inanimés,c'est délibérément s'opposer au Christ véritable, et manifester l'esprit de l'antichrist. On a là unabominable esprit anti-chrétien, qui s'élève contre le Fils de Dieu et le témoignage donné par Dieule Père au sujet de Son Fils. Il faut bien remarquer qu'en grec le mot "antichrist" ne veut passeulement dire "contre Christ", mais aussi "qui remplace Christ", ce qui est encore plus significatif.C'est justement le cas de cette doctrine qui présente "un Christ de pain et de vin". Elle tented'usurper Sa puissance et Sa fonction de Prophète, de Sacrificateur et de Roi, et de Le remplacerpar un "Christ" contrôlé par l'homme, un "Christ" que le prêtre fait venir par une parole, par uncommandement. Ce faux Christ prend alors une place centrale et devient objet d'adoration à laplace de l'Unique Seigneur, du "souverain sacrificateur qui s'est assis à la droite du trône de lamajesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a étédressé par le Seigneur et non par un homme" (Hébreux 8 :1-2). Cet enseignement papal au sujetd'un "Christ de pain et de vin" s'élève contre le véritable Seigneur Jésus-Christ : par présomption,on installe d'autres éléments à la place de Christ. L'Ecriture nous avait prévenus : il fallait nousattendre à une opposition de ce genre. Cette contrefaçon ne doit pas être pour nous une occasionde chute, mais plus nous voyons se réaliser les paroles de Christ, plus nous devons êtreconvaincus de leur véracité.Les origines historiques de cette doctrine.Les racines de l'idée de "transsubstantiation" remontent à la période postérieure au deuxièmeConcile de Nicée, qui en 787 déclara officiellement qu'il convenait de vénérer des images du Christ.D'après John Dowling, "C'est vraisemblablement Paschase Radbert qui, au neuvième siècle, aproduit cette monstruosité au cours de ses méditations mélancoliques dans sa cellule de moine. 2 -C'était le début du neuvième siècle ; ce Bénédictin, futur abbé de Corbie en France, préconisa unedoctrine selon laquelle les éléments de la communion subissaient une transformation réelle. En831 il publia un traité sur le Corps et le Sang du Christ. Quinze ans plus tard, il en présenta uneédition soigneusement revue et augmentée au roi de France, Charles le Chauve. Cette doctrine dePaschase peut se résumer en deux propositions : premièrement, après la consécration du pain etdu vin de la communion, seules les apparences visibles du pain et du vin demeurent, et le corps etle sang du Seigneur sont réellement présents sur l'autel. Deuxièmement, le corps et le sang del'Eucharistie appartiennent au même corps qui est né de la Vierge, a souffert sur la croix, et a étéressuscité des morts. A l'époque, beaucoup s'étonnèrent de cette nouvelle doctrine de Paschase,surtout de sa deuxième proposition. Raban Maur, l'évêque d'Auxerre Héribald, et d'autres encorecombattirent cet enseignement, mais pas de la même manière ni pour les mêmes motifs. Charles leChauve ordonna donc au célèbre Bertram et à l'Irlandais Jean Scot Erigène de formuler en termesclairs cette doctrine que Paschase avait si gravement corrompue… Scot soutint invariablement quele pain et le vin étaient des symboles du corps et du sang de Christ, et que ces derniers étaientabsents, non pas présents. Aucun autre théologien de l'époque ne semble avoir eu de position bienarrêtée sur ce point. Une chose est sûre, cependant : aucun de ces théologiens n'a alors adoptécette doctrine de la transsubstantiation, jusqu'alors inconnue. Personne, au cours de ce débat, n'adéfendu ni même fait mention d'un culte à rendre au pain et au vin : cela aurait été une énormesuperstition, inacceptable même au neuvième siècle. Mais les prêtres papistes du dix-neuvièmesiècle n'hésitent pas à la préconiser et à la pratiquer" (voir note 2).C'est en 1215, sous le règne du Pape Innocent III, que le Concile du Latran adopta officiellement ladoctrine de la "transsubstantiation". Aujourd'hui, Rome continue d'enseigner cette traditionmédiévale, en ces termes :"On a toujours eu dans l'Eglise [Catholique Romaine] cette conviction, que déclare le saint Concilede nouveau : par la consécration du pain et du vin s'opère le changement de toute la substance dupain en la substance du Corps du Christ notre Seigneur et de toute la substance du vin en lasubstance de son Sang : ce changement, l'Eglise Catholique l'a justement et exactement appelétranssubstantiation." (Catéchisme, § 1376).Ce que signifie la transsubstantiation.Rome soutient que la transsubstantiation consiste en une transmutation du pain et du vin, censésdevenir alors l'âme et la divinité de Christ Jésus le Seigneur. La substance des élémentssacramentaux deviendrait le corps et le sang véritables du Seigneur. Sous les apparences du pain,l'hostie contiendrait donc le corps, l'âme et la divinité mêmes du Seigneur. Après la consécration, ilne resterait absolument rien de la substance du pain et du vin. Tout, sauf l'aspect extérieur, seraittransformé en Christ et en Sa divinité, avec toutes Ses perfections, et en Son humanité avec toutesSes composantes : l'âme, le corps, le sang, les os, la chair, les nerfs, les muscles, les tendons, lesveines. L'Eglise de Rome déclare :"Le mode de présence du Christ sous les espèces eucharistiques est unique. Il élève l'Eucharistieau-dessus de tous les sacrements et en fait 'comme la perfection de la vie spirituelle et la fin àlaquelle tendent tous les sacrements'. Dans le très saint sacrement de l'Eucharistie sont 'contenusvraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang conjointement avec l'âme et la divinitéde notre Seigneur Jésus-Christ, et par conséquent, le Christ tout entier'" (Catéchisme, § 1374).Ce dogme déclare donc que le Seigneur n'est pas seulement dans la totalité de la substance de cequi semble être du pain, mais qu'Il est contenu tout entier dans chaque parcelle de ce pain quand ilest rompu. Toute la divinité et toute l'humanité du Seigneur seraient contenues dans chaque miettede ce pain, et dans chaque goutte de ce vin. Voici l'enseignement catholique officiel :"La présence eucharistique du Christ commence au moment de la consécration et dure aussilongtemps que les espèces subsistent. Le Christ est tout entier présent dans chacune des espèceset tout entier dans chacune de leurs parties, de sorte que la fraction du pain ne divise pas leChrist." (Catéchisme, § 1377).D'après les décrets de Rome, donc, Christ Jésus le Seigneur est contenu tout entier dans le pain, ettout entier dans le vin. Le fidèle est tenu de croire que le Seigneur est dans chaque particule del'élément. Le Christ Jésus le Seigneur serait présent tout entier, sans division aucune, dans lesinnombrables hosties, sur des myriades d'autels. C'est absurde et parfaitement irrationnel. Unepartie du Christ serait égale au Christ tout entier ; une parcelle de Lui équivaudrait au tout. 3 -Comble de l'illogisme, cette même substance physique du Christ, Son corps et Son sang, peut êtreprésente en bien des lieux à la fois ; et plusieurs substances du même Christ, par exemple sixhosties sur une même patène, peuvent se trouver au même endroit. Si on croit cette légende quinous vient du haut moyen âge, la transsubstantiation donnerait à l'homme le pouvoir de créer leCréateur. Il n'y aurait pas un seul Christ Jésus dans le pain : quand on rompt ce pain qui estcensé être notre Créateur et notre Seigneur, il y aurait un Créateur et un Seigneur de plus danschaque fragment. C'est le summum de l'illogisme et de la bizarrerie. Pensons à ces paroles deChrist : "Si quelqu'un vous dit alors : le Christ est ici, ou, il est là, ne le croyez pas" (Marc XIII:21).Nous respectons un seul et unique corps du Seigneur Jésus-Christ : "Il est à la droite de Dieu,depuis qu'il est allé au ciel, et que les anges, les autorités et les puissances lui ont été soumis" (1Pierre III :22). Lorsque le Christ Jésus, le Seigneur, descendra physiquement sur la terre, il ne seconformera pas aux machinations des hommes, mais "comme l'éclair resplendit et brille d'uneextrémité du ciel à l'autre, ainsi sera le Fils de l'homme en son jour" (Luc XVII:24).Une tentative de rabaissement le Seigneur.La transsubstantiation entache de vulgarité la doctrine catholique de "la Sainte Communion". Cetenseignement romain est une affreuse tentative destinée à rabaisser le Seigneur. Selon cettedoctrine, les prêtres de Rome ont le pouvoir de créer le corps du Christ Jésus avec Sa divinité àchaque messe. En fait, si l'on examine bien ce que dit le prêtre à chaque messe, cela veut direqu'au moins deux Christs sont créés. On dit que le Christ tout entier est dans l'hostie, c'est-à-diredans le pain, et que le Christ tout entier est dans le vin."En premier lieu, le saint concile enseigne et professe ouvertement et sans détour que dans levénérable sacrement de la sainte Eucharistie, après la consécration du pain et du vin, notreSeigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, est vraiment, réellement, et substantiellementcontenu sous l'apparence de ces réalités sensibles." (Concile de Trente, Session XIII, 11 octobre1551, Chapitre 1. Voir note 3).Si le prêtre versait le vin goutte à goutte, d'après cet enseignement romain, Christ serait tout entierprésent dans chacune des gouttes. Si on tient compte du fait que l'on dit des messes sur desmilliers d'autels en même temps dans le monde, on en arrive à dire que le Christ est présent surtous ces autels à la fois. Par une parole d'autorité, le prêtre, nous assure-t-on, a fait descendreChrist sur l'autel. Ce pouvoir prodigieux que le prêtre est censé détenir a pour but d'humilier leChrist encore bien plus que lorsqu'Il est venu sur la terre pour la première fois. Quand le Christs'est véritablement fait homme, il a pris une chair semblable à la nôtre afin de mourir sur la croixpour ceux qui croiraient en Lui. Mais dans la messe romaine, il n'est même plus un homme, Ilserait un morceau de pain. C'est une humiliation ridicule qui Le déshonore complètement. D'aprèsRome, le Christ Jésus prend la forme du pain et du vin, forme sous laquelle il ne peut ni marcherni parler. Le voilà réduit à une condition inférieure à celle des animaux, à l'état d'objet inanimé. Cesparoles du prophète Esaïe s'appliquent aux prêtres de Rome : "Ceux qui fabriquent des idoles nesont tous que vanité, et leurs plus belles œuvres ne servent à rien ; elles le témoignent elles-mêmes :elles n'ont ni la vue, ni l'intelligence, afin qu'ils soient dans la confusion" (Esaïe 44 :9).Le fonctionnement supposé de la transsubstantiation.La transsubstantiation est donc le processus par lequel le pain et le vin seraient transformés pourdevenir le corps et le sang "véritables" de Christ. Ce terme veut dire qu'une substance est changéeen une autre, tout en conservant le même aspect extérieur, appelé "accident". Thomas d'Aquin (13esiècle) explique ce que cela veut dire. En 1551 le Concile de Trente a prononcé une malédictionéternelle sur tous ceux qui ne croient pas à la transsubstantiation. Le Catholique qui professe cettedoctrine croit que la substance du corps de Jésus est localisée en des centaines de milliersd'endroits au même instant. Thomas d'Aquin, cet éminent théologien catholique, s'est débattu avecles contradictions internes de cette doctrine. Il a eu recours à la physique du philosophe païenAristote pour la justifier. En des termes difficiles à comprendre, il a déclaré ce qui suit, citantAristote :"Ces paroles comme on vient de le voir, réalisent par leur signification la conversion du pain aucorps du Christ… Car 'les mots sont les signes des idées', comme dit Aristote. C'est pourquoi, demême que la conception de l'intellect pratique ne présuppose pas la réalité de ce que l'on conçoitmais la réalise, ainsi la vérité de notre proposition ne présuppose pas la réalité, mais la produit. Telest le rapport qui existe entre le verbe de Dieu et les réalités produites par ce verbe. Or cetteconversion ne s'accomplit pas graduellement mais instantanément, comme on l'a vu." 4 -Thomas d'Aquin consent à discuter des difficultés inhérentes à cette doctrine. A la question : "Cetteproposition est-elle fausse : 'Le corps du Christ est fait de pain' ?" il répond ainsi :"Et d'abord il est évident que le pouvoir de passer au terme opposé découle de ce qu'il y a un sujet :c'est pourquoi nous disons : le blanc peut être noir, ou : l'air peut être feu… Mais dans laconversion eucharistique comme dans la création, parce qu'il n'y a aucun sujet, on ne dit pasque l'un des termes puisse être l'autre, que le non-être puisse être l'être, ou que le pain puisse êtrele corps du Christ. Et pour la même raison, on ne peut dire à proprement parler que 'avec du non-être, on fait de l'être', ou 'avec le pain, on fait le corps du Christ', parce que la préposition 'avec'évoque une cause consubstantielle, et cette consubstantialité des termes dans les transformationsnaturelles tient à la communauté du sujet qui les réunit." (Voir note 5).Loquace, Thomas d'Aquin s'appuie sur la physique et la métaphysique d'Aristote pour éviter detomber dans l'absurdité. Il se livre à une rationalisation : "A condition que, par le mot 'pain', on nesignifie pas la substance du pain, mais de manière plus générale 'ce que renferment les espèces dupain'." Un tel raisonnement était acceptable en ce temps-là. On pensait alors que tout objetphysique comportait une "substance" et un "accident" (c'est-à-dire d'un aspect extérieur). Mais laphysique moderne démontre que c'était une vision erronée. La physique actuelle discrédite lemoyen par lequel Thomas d'Aquin a cru pouvoir éviter l'illogisme, invalidant du même coup saconclusion.Les effets supposés de la transsubstantiation.L'enseignement de Rome sur la transsubstantiation contrecarre la vérité biblique et le témoignagede nos sens ; il défie même toute raison. Pourtant, Rome s'y accroche ; pour elle, la messe, aucours de laquelle le corps "véritable" du Christ serait rendu présent occupe une place centrale dansla foi catholique. Elle résume cet enseignement ainsi :"C'est par la conversion du pain et du vin au Corps et au Sang du Christ que le Christ devientprésent en ce sacrement." (Catéchisme, § 1375).Du point de vue biblique, cela revient à nier ces paroles du Christ et de l'Apôtre Paul : "Toutes lesfois que vous mangez ce pain" (1 Corinthiens 11 :26), "si quelqu'un mange de ce pain" (Jean VI:51) ;"Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain…" (1 Corinthiens 28). Ledémonstratif "ce" limite le sens de l'élément à celui de "pain". C'est la seule explication possible.L'Eglise Romaine ne se contente pas de proclamer que dès que le prêtre a prononcé les paroles dela consécration, la substance véritable du corps de Jésus est présente sur ses autels. Elle vajusqu'à commander formellement de rendre à cet élément le culte qui est dû au Dieu véritable.Voici ce qu'elle enseigne :"Il ne devrait faire de doute pour personne que tous les fidèles doivent rendre à ce très saintsacrement l'adoration qui est due au Dieu véritable", comme cela a toujours été la coutume dansl'Eglise Catholique. Le fait que le Christ a institué ce sacrement pour qu'il soit mangé ne diminueen rien cette adoration." (Voir note 6).C'est là d'un enseignement officiel de l'Eglise Catholique, revendiquant pour l'élément du painl'adoration qui n'appartient en fait qu'à Dieu. Les fidèles sont tenus de rendre à l'hostie le culte queDieu seul doit recevoir. Dans l'Eglise Catholique, il y a des congrégations de religieuses qui seconsacrent à l'adoration de l'hostie, et se relaient pour cela jour et nuit. Certains Catholiques pieuxpassent des heures à genoux devant l'hostie, l'adorant, lui adressant des prières, et, à ce qu'ilsdisent, recevant un réconfort pour s'être tenus "dans la présence de Jésus".En novembre 2002 un ancien Catholique m'a fait part d'un tourment, lié au fait que jadis il avaitadoré l'hostie. Il avait l'impression de ne pas être encore bien dégagé de ces mystères obscursauxquels il avait participé. Dans sa jeunesse, m'a-t-il dit, il fréquentait parfois les bars et buvait unbon coup, ce qui le plongeait dans un état d'euphorie. Mais il trouvait un réconfort bien pluspuissant encore en allant passer une heure ou deux en présence de l'hostie, qu'il adorait comme sielle était Dieu. De retour chez lui après ces temps d'"adoration", il se sentait bien mieux quelorsqu'il était allé au bar. Ce récit me touche car il montre bien les implications pratiques ducatholicisme. Il procure une fausse tranquillité, une fausse satisfaction. L'idolâtrie procure en effetquelque satisfaction quand les sentiments religieux atteignent une certaine intensité. Ce n'est pas -------------------------------------------------------------------------------- Page 5 A412. La transsubstantiation.- 5 -http://www.paroledevie.org- 5 -très différent de ce que j'avais vu faire à Trinidad par les adeptes du culte vaudou. Au cours descérémonies du vaudou, ils étaient dans un état d'effervescence phénoménale, puis leur existencequotidienne reprenait son cours habituel. Ils étaient tout aussi méchants qu'avant. Mais la Bibledit : "Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul" (Matthieu IV:10).Le culte véritable, et les conséquences de l'idolâtrie.Le culte véritable doit être rendu à Dieu en esprit et en vérité : un tel culte procure la paix etproduit une vie authentiquement chrétienne. Lors du dernier repas, le Seigneur a donné des ordresclairs et précis : "Prenez, mangez : ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci enmémoire de moi." (1 Corinthiens 11 :24, tr. Ostervald). "Prenez, mangez" ne veut pas dire "rendez unculte et adorez". Adorer l'élément, c'est se placer sous la colère de Dieu, comme l'affirme Sa Parole.Dieu dit que les idolâtres Le haïssent, même s'ils font semblant de L'aimer. L'Ecriture nous assurequ'il châtiera leur iniquité : "Je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfantsjusqu'à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricordejusqu'à mille générations à ceux qui m'aiment et gardent mes commandements" (Exode 20 :5-6). Si onrepère sur une carte du monde les nations les plus catholiques, et qu'on étudie ensuite leursconditions économiques, sociales et morales, on a le cœur brisé. Parmi les mauvais fruits del'idolâtrie, on trouve la pauvreté extrême, l'agitation sociale, l'immoralité, et bien d'autres maux.Il faut que les Chrétiens adorent vraiment le Seigneur en esprit et en vérité, comme Il l'acommandé : "Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité" (Jean4 :24). Ordonner qu'on adore un élément, c'est de l'idolâtrie. Elle est absurde et impie, cettedoctrine qui impose d'adorer un élément fait pour être mangé et pour passer dans l'estomac.Reporter sur le pain de la communion l'adoration qui est due au seul Dieu véritable, c'est un crimed'idolâtrie épouvantable. Si le corps du Christ Jésus avait l'aspect du pain, sans pourtant être dupain, on aurait un mensonge manifeste, totalement en désaccord avec Sa Personne !La prétendue puissance qui émane des éléments.Malgré la clarté de l'Ecriture Sainte, Rome proclame avec insistance que les éléments sontvéritablement le corps et le sang du Christ. De plus, elle dit que de ces éléments se dégage unepuissance agissante :"La communion nous sépare du péché. Le Corps de Christ que nous recevons dans la communionest "livré pour nous," et le sang que nous buvons est "versé pour la multitude en rémission despéchés." (Catéchisme § 1393).Voilà ce que les prêtres prêchent constamment. Voilà ce que j'ai entendu tout au long de monenfance et de mon adolescence. Parmi ceux qui se sont rendus coupables de pédophilie,d'homosexualité et d'autres formes d'immoralité, se trouvent des hommes qu'on peut qualifier de"prêtres catholiques pieux". Cela démontre que la "Sainte Communion" ne sépare personne dupéché ; elle procure bien plutôt un sentiment redoutable de fausse sécurité à ceux qui s'enfoncentde plus en plus dans les péchés de la chair et de l'esprit.Affirmer que de simples éléments qui sont là pour témoigner du Seigneur deviennent une causeagissante, c'est de la sorcellerie. C'est placer son espérance dans un objet physique, dans le pain, etnon dans le Christ Jésus Lui-même, Lui qui est à la droite du Père, dans toute Sa gloire et Samajesté.Au sujet de ces mêmes éléments, Rome enseigne aussi : "Par la même charité qu'elle allume ennous, l'Eucharistie nous préserve des péchés mortels futurs" (Catéchisme, § 1395). Le catholicismeapprend à ses fidèles à considérer des objets physiques comme des canaux de la grâce de Dieu,comme si l'objet physique était investi d'un pouvoir surnaturel. C'est d'ailleurs caractéristique de lamentalité catholique : "Forces qui sortent" du Corps du Christ, toujours vivant et vivifiant, actionsde l'Esprit Saint à l'œuvre dans son Corps qui est l'Eglise, les sacrements sont "les chefs d'œuvre deDieu" dans la nouvelle et éternelle alliance", dit le Catéchisme. (§ 1116).De telles doctrines tombent sous la malédiction éternelle promise à ceux qui pervertissent l'Evangilede Christ. Les paroles de Christ sont "Esprit et vie" (Jean 6 :63). C'est déjà grave de proposerd'ingérer la chair de Christ ; mais c'est encore bien pire d'enseigner que "l'Eucharistie nouspréserve des péchés mortels futurs" (Catéchisme, § 1116). Ce sont là des paroles trompeuses,séductrices, donnant à croire que l'antique culte de quelque idole peut procurer la vie. C'est . La transsubstantiation.
6 -d'autant plus exécrable que la doctrine qui prétend préserver de péchés graves est intrinsèquementblasphématoire.Conclusion : la foi véritable dans le Seigneur.Il est impératif de connaître le Christ Jésus par la foi ; d'avoir, si je puis m'exprimer ainsi, "dévoré"par la foi la substance même du Messie, du Fils de l'homme. Ne pas "manger" ainsi par la foivéritable, c'est ne pas avoir la vie éternelle en nous, ni aujourd'hui, ni jamais ; c'est ne pasconnaître le Seigneur dans la lumière et la vérité du Saint-Esprit. Le Seigneur nous presse decomprendre ceci : Il ne nous suggère pas, mais nous commande de croire en Lui ; la foi n'est pasun idéal auquel nous pouvons espérer parvenir un jour ; elle est au contraire notre nourriture etnotre boisson ; elle est notre vie, notre justice ; elle est la révélation des perfections de Jésus-Christdans la vie du Chrétien. Tel est le message puissant et dynamisant de notre Sauveur et de notreDieu.Si vous ne l'avez pas encore fait, avant d'aller plus loin, laissez monter de votre cœur un cri vers Luipour Lui demander le don de Sa grâce, dans un élan de cette foi agissante qui Lui dit : "Oui,Seigneur, je crois que Tu es le Fils de Dieu. Je Te reçois, et je me repose sur Ta Personne, surl'identité la plus profonde qui soit, participant par la foi à ce que Tu as accompli par Ta vie parfaiteet par Ta mort parfaite. Seigneur, Ton œuvre et Ta mort font désormais partie de ce que je suis.Merci des paroles que Tu as prononcées, elles sont la Vérité, et je les reçois."La chair et le sang du Fils de l'homme représentent le Rédempteur et Son sacrifice. Si vous êtesbien convaincu(e) qu'en dehors de Lui vous êtes voué(e) à la mort éternelle, alors vous avez part àCelui qui est la Vie éternelle ! "Au roi des siècles, immortel, invisible, seul Dieu, soient honneur etgloire, aux siècles des siècles ! Amen !
1. Toute citation du Catéchisme catholique dans cet article est tirée de l'ouvrage : Catéchisme del'Eglise Catholique, Editions Centurion / Cerf / Fleurus-Mame / Librairie Editrice Vaticane,Paris, 1998.2. Citation extraite de l'ouvrage de John Dowling, History of Rome, Vol. 4, ch. 2, p.1943. http://www.french.acfp2000.com/Papes/Trente.html4. http://wikisource.org/wiki/Somme_th%C3%A9ologique_-_Partie_3%2C_Question_75. http://wikisource.org/wiki/Somme_th%C3%A9ologique_-_Partie_3%2C_Question_756. Citation du document Eucharisticum Mysterium, dans l'ouvrage "The Christian Faith in theDoctrinal documents of the Catholic Church, Neuner S.J., et Dupuis, S.J., Editions Alba House,New York, 1982 # 1513.Adresse du site Internet de Richard Bennett : www.bereanbeacon.orgLa rubrique française de ce site peut être consultée à l'adresse :http://www.bereanbeacon.org/languages/francais.htm

References: § 1413
 § 1376
 § 1374
 § 1377
 § 1375
 § 1393
 § 1395
 § 1116