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Timestamp: 2020-04-01 17:18:17+00:00

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LAB-GTA-11 - Free Download PDF
November 30, 2017 | Author: Issam Tounsi | Category: Calibration, Pressure Measurement, Pressure, Metrology, Sensor
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GUIDE TECHNIQUE D’ACCREDITATION : METROLOGIE DES PRESSIONS
Document - LAB GTA 11
Révision 00 – Juin 2006
AVANT PROPOS Les familles d’instruments de mesure sur lesquelles le Cofrac établit l'accréditation en étalonnage et/ou vérification dans le domaine pression sont identifiées :
balance manométrique, diviseur ou multiplicateur de pression, capteur(1) ou transmetteur(2) de pression, manomètre à lecture directe (chaîne de mesure de pression numérique ou à aiguille, vacuomètre, transmetteur intelligent), manomètre numérique à piston, manomètre à colonne de liquide, manomètre à vide, manomètre à viscosité, baromètre, fuite de référence, générateur de pression.
Note : Les recommandations relatives à l’étalonnage d’un indicateur de pression par simulation électrique ne sont pas traitées dans ce guide, cependant le laboratoire est invité à consulter le guide technique d'accréditation en métrologie des grandeurs électriques, magnétiques et temporelles LAB GTA 10.
Ce document se substitue au document 2071.
Un capteur de pression transforme la pression en signal électrique « bas niveau » issu directement du corps d’épreuve. (2) Un transmetteur de pression est généralement de nature électronique ou numérique, il traite la mesure recueillie par le corps d’épreuve afin de le transformer en un signal électrique « haut niveau » de valeur conventionnelle (4-20 mA, 0-10 V, …). Les transmetteurs « intelligents » délivrent également une information numérique en unité de pression. Ils sont considérés dans ce cas comme des manomètres numériques.
LAB GTA 11 – rév. 00 – Juin 2006
AVANT PROPOS ....................................................................................................... 2 1. OBJET DU DOCUMENT ..................................................................................... 4 2. REFERENCES .................................................................................................... 4 3. MODALITE D'APPLICATION .............................................................................. 6 4. SYNTHESE DES MODIFICATIONS ................................................................... 6 5. MODALITES DE REEXAMEN............................................................................. 6 6. PORTEE D’ACCREDITATION ............................................................................ 6 6.1 Présentation de la portée ............................................................................. 6 6.2 Définitions des programmes d’étalonnage ................................................. 10 6.2.1. étalonnage des balances de pression utilisées en pression relative ... 11 6.2.2. étalonnage des balances de pression utilisées en pression absolue .. 11 6.2.3. étalonnage d'autres types d'appareils pour des pressions relatives, ou des pressions absolues supérieures à 1 000 Pa ............................................... 12 6.2.4. étalonnage d'autres types d'appareils pour des pressions absolues inférieures à 1 000 Pa ....................................................................................... 12 6.2.5. Cas des prestations de vérification ..................................................... 13 6.3 Dégradation des incertitudes accréditées .................................................. 13 7. EVALUATION DES INCERTITUDES ................................................................ 13 7.1 Règles générales ....................................................................................... 13 7.2. Particularités pour les balances de pression .............................................. 15 8. PRESENTATION DU BILAN DES INCERTITUDES ......................................... 16 9. CARACTERISATION DES MOYENS D’ETALONNAGE................................... 17 9.1. Identification et informations relatives aux étalons ..................................... 17 9.2. Mise à jour des caractéristiques métrologiques des étalons ...................... 18 10. PARTICIPATION AUX COMPARAISONS INTERLABORATOIRES ............. 18 11. RECOMMANDATIONS POUR LES ETALONNAGES SUR SITE ................. 18 11.1. Evaluation des incertitudes sur site ........................................................ 18 11.2. Le personnel .......................................................................................... 19 11.3. Traçabilité des étalonnages sur site ...................................................... 19 11.4. Meilleures possibilités d’étalonnage sur site.......................................... 20 12. PARTICULARITES SUR LA PRESENTATION DES RESULTATS ............... 20 13. PRESENTATION DES DOCUMENTS TECHNIQUES EN VUE DE L’ACCREDITATION ................................................................................................. 21
Le présent guide technique s'adresse aux laboratoires accrédités ou candidats à une accréditation dans le domaine de l’étalonnage pression, ainsi qu’aux évaluateurs techniques en Pression qualifiés par le Cofrac. De plus, les laboratoires accrédités en essais ou en analyses réalisant leurs propres étalonnages en interne (i.e. en émettant un certificat d’étalonnage pour leur propre compte sans logotype Cofrac) peuvent se référer aux recommandations de ce guide.
Chapitres du présent guide LAB GTA 11 §6.2 §7, §8 §9 §10 §11 §12
Chapitres du référentiel NF EN ISO/CEI 17025 §5.4 §5.4.6 §5.5 §5.9 §5.6 §5.10
Ce document est à utiliser en complément du document Cofrac LAB Ref 02. Il se réfère aux exigences figurant dans la norme NF EN ISO/CEI 17025 explicitées dans l’optique propre à un laboratoire pratiquant de l'étalonnage en pression selon la correspondance suivante :
Ce guide ne se substitue pas aux exigences et/ou normes applicables au sein du laboratoire. Le contenu de celui-ci a pour objectif de faire des recommandations à l’usage des organismes, et d'apporter des précisions sur des points techniques liés à la métrologie des pressions et aux prescriptions du document Cofrac LAB Ref 02.
En complément des documents contractuels Cofrac, est fournie une liste non exhaustive des documents dont l’utilisation de certains peut s’avérer nécessaire. Les dernières versions de ces documents sont à appliquer, sauf obligation réglementaire. Le laboratoire, s'il le souhaite, peut utiliser d'autres méthodes dérivées ou d'autres références, ou appliquer ses propres méthodes dès lors qu'il justifie son choix et qu’il valide les méthodes et les performances métrologiques associées. GUM (NF ENV 13 005 - août 1999) Guide pour l’expression de l’incertitude de mesure, V.I.M. (NF X 07 001 – décembre 1994) - « Vocabulaire International des Termes Fondamentaux et Généraux de Métrologie », Congrès Français de la Métrologie - 27 exemples d’évaluation d’incertitudes d’étalonnage, avril 1999,
Document EA-2/05 (rev.02) « The Scope of Accreditation and Consideration of Methods and Criteria for the Assessment of the Scope in Testing (with Eurolab, Eurachem) », Document EA 2/10 (rev.00) « EA policy for participation in National and International Proficiency testing activities », Document EA-4/02 (rev.01) « Expression of the Uncertainty of Measurement in Calibration », Document EA-4/16 (rev.00) « Guidelines on the Expression of Uncertainty in Quantitive Testing », NF EN 837-1 (avril 1997) Manomètres – Partie 1 : Manomètres à tube de Bourdon, NF EN 837-2 (mai 1997) Manomètres – Partie 2 : Recommandations sur le choix et l’installation des manomètres, NF EN 837-3 (avril 1997) Manomètres – Partie 3 : Manomètres à membrane et à manomètres à capsule, RMAéro 800 01 B (avril 1986) « Définitions et calculs d'erreurs - Incertitude de mesure », RMAéro 802 01 (janvier 1989) « Guide de choix des instruments de mesure de pression », RMAéro 802 02 (novembre 1997) « Évaluation des incertitudes sur les mesures de pression », RMAéro 802 10 (février 1990) « Manomètres à colonne de liquide », RMAéro 802 10 A (février 1971) « Vérification et étalonnage des instruments de mesurage – Mesures de pression – Manomètres à mercure (Pressions altimétriques, anémométriques, et applications similaires) », RMAéro 802 11 (avril 1982) « Procédures d'étalonnage et de vérification périodique sur site d'une chaîne de mesurage des pressions », RMAéro 802 12 (septembre 1982) « Étalonnage et utilisation des balances de pression à piston tournant à huile », RMAéro 802 20 (février 1971) « Vérifications et étalonnage des instruments de mesurage - Mesures de pression - Balances à piston (Pressions altimétriques, anémométriques, et applications similaires) », RMAéro 802 21 (mars 1991) « Étalonnage et utilisation des balances manométriques - Balance à application de masses », RMAéro 802 30 (février 1971) « Vérification et étalonnage des instruments de mesurage - Mesures de pression - Manomètres de précision à éléments déformables - (Gammes des pressions altimétriques, anémométriques et applications similaires) », RMAéro 802 41 (août 1993) « Etalonnage et utilisation des manomètres électromécaniques », RMAéro 802 42 (février 1995) « Générateurs et générateurs-mesureurs de pression », Monographie n° 12 du BNM - « La mesure des pressions statiques » 1988 EUROMET - document EA-10/03 (rev.01, july 97) « Calibration of Pressure Balances », EUROMET - document EA-10/17 (rev.00, july 2002)« Calibration of Electromechanical Manometers ».
3. MODALITE D'APPLICATION
4. SYNTHESE DES MODIFICATIONS
Le présent document est applicable à compter du 1er juillet 2006.
5. MODALITES DE REEXAMEN
Il s'agit de la première version du document, aucune marque de modification n’est donc indiquée. Il annule et remplace le document Cofrac 2071. Cette version prend en compte la norme NF EN ISO/CEI 17025, l'évolution des possibilités d'accréditation et les étalonnages sur site.
Les dispositions du présent document seront amenées à être modifiées ou complétées, pour tenir compte des pratiques et de l’ « état de l’art », notamment techniques. A ce titre, ce document est réexaminé au moins tous les trois ans et révisé si nécessaire par la Section Laboratoires.
6. PORTEE D’ACCREDITATION
L’expression de la compétence d’un organisme est décrite dans sa portée d’accréditation, le mode retenu pour exprimer la portée d’accréditation des laboratoires permet de préciser, par domaine de compétence technique, le niveau de flexibilité de l’accréditation auquel le laboratoire concerné postule. Les éléments nécessaires pour l’expression des portées d’accréditation ainsi que les définitions des niveaux de flexibilité sont décrits dans les documents LAB Ref 08 et EA-2/05.
Il convient que les laboratoires accrédités en étalonnage, réalisant leur raccordement en interne, enregistrent également, pour un usage interne, leurs meilleures possibilités d’étalonnage suivant les modèles de portée présentés dans ce paragraphe. Le laboratoire présentera sa portée selon l’un des deux modèles présentés dans les tableaux ci-après. Le premier modèle sert à décrire la portée flexible .
Le second modèle décrit la portée fixe ou portée détaillée précisant les éléments suivants : - grandeur physique mesurée ou mesurande ; - méthode d’étalonnage ou référence à la méthode ; - type d’objet soumis à l’étalonnage ; - étendue de mesure ; - meilleure incertitude de mesure ; - lieu de la prestation (en laboratoire fixe ou sur site) ;
Date d’enregistrement : 1er décembre 2005
Fluide : gaz ou liquide
Etalonnage d’une balance de pression, d’un diviseur ou d’un multiplicateur de pression, d’un manomètre numérique à piston dans le domaine de 0 à 1 GPa
Etalonnage d’un instrument de mesure de pression dans le domaine de 0 à 1 GPa Fluide : gaz ou liquide (balances de pression, colonne de liquide, manomètres numériques, baromètres, capteurs de pression, transmetteurs de pression, manomètres métalliques, vacuomètres)
Principe de mesure, propriété mesurée
Méthodes développées par le laboratoire
Méthode d’étalonnage (norme, méthode développée par le laboratoire, méthode publiée)
Etalonnage par comparaison directe avec un étalon de pression absolue ou relative et détermination de la section effective ou du coefficient de sensibilité spécifique
Etalonnage par comparaison directe avec un étalon de pression absolue, relative ou différentielle
Matériaux, Produits, Type d'activité
Exemple de portée flexible
Avec pour notation : P : Pression absolue Pr : Pression relative ∆P : Pression différentielle Pl : Pression en ligne
Manomètre analogique/numérique Capteur à sortie électrique
Balance manométrique Diviseur multiplicateur de pression Manomètre numérique Erreur d’indication à piston Section effective Manomètre à colonne d’un ensemble Manomètre piston-cylindre analogique/numérique Capteur à sortie électrique Baromètre holostérique Fuite de référence
50 Pa +1.10-4.P
Exemple : 50 Pa +1.10-4.P
Principe de mesure / Référence de la méthode
Balance manométrique Multimètre
Balance manométrique Diviseur ou multiplicateur de pression Manomètre numérique à piston Manomètre à colonne Manomètre analogique/numérique Capteur à sortie électrique Baromètre holostérique
Moyens d’étalonnage (Equipements, étalons)
EXEMPLES 0,1 à 50 MPa
Etalonnage par détermination de la section effective
Exemple : 0,1 à 50 MPa
Etalonnage par comparaison selon le doc (interne ou EA …)
Meilleure incertitude élargie
EXEMPLE EN PRESSION ABSOLUE DE GAZ
Laboratoire Site
Définitions des programmes d’étalonnage
Afin d'homogénéiser les pratiques des différents laboratoires et garantir une cohérence entre les programmes d'étalonnage et l’incertitude d’étalonnage recherchée, les laboratoires postulant à une accréditation sont invités à observer et documenter les prestations minimales ci-dessous. Ces programmes d’étalonnage recommandés par EUROMET ont pour but d’acquérir les informations nécessaires à l’évaluation de l’incertitude d’étalonnage.
Dans les recommandations décrites ci-après, on entend par incertitude d'étalonnage, l'incertitude élargie recherchée correspondant à deux fois l’incertitude-type composée. L’évaluation de cette dernière est précisée aux chapitres 7 et 8.
Les minima portent sur le nombre de cycles et le nombre de points de pression.
Pour information, les incertitudes relatives de certains instruments sont généralement comprises dans les limites suivantes : o balance manométrique : 1x10-5 à 5x10-4, o manomètre numérique à piston tournant : 2x10-5 à 5x10-4, o capteur à quartz : 5x10-5 à 1x10-3, o capteur à jauge de contrainte : 5x10-4 à 1x10-2, o manomètre métallique : 1x10-3 à 1x10-1,...
Ces recommandations s'appliquent dans le cas d'étalonnages d'instruments sur une plage correspondant à leur étendue de mesure. Si la plage d'étalonnage est plus restreinte que l'étendue de mesure dans d’une demande particulière d’un client (tracée dans la revue de contrat), le laboratoire peut ajuster sa procédure en fonction du domaine évalué. De la même manière, la procédure peut être ajustée selon la technologie du capteur (cas des manomètres numériques utilisés en pression relative et absolue, cas de manomètres multi gammes). Pour rappel le laboratoire justifie son choix et valide les méthodes et les performances métrologiques associées.
Si le laboratoire n’utilise pas ces recommandations, validées et largement répandues dans les laboratoires accrédités, il peut réaliser sa propre validation des performances métrologiques revendiquées.
6.2.1. étalonnage des balances de pression utilisées en pression relative Deux méthodes sont proposées, la méthode 1 n’est généralement pas employée quand la plus faible incertitude d’étalonnage est exigée par le client : - méthode 1 : réaliser au moins 3 séries, par pression croissante et/ou décroissante, comportant au moins 5 points de pression répartis régulièrement sur l’étendue de mesure. Pour les balances possédant une double étendue de mesure, réaliser au moins 5 points de pression sur chaque étendue de mesure ; le résultat de l’étalonnage est la pression équivalente à la masse appliquée ; - méthode 2 : réaliser de 3 à 5 séries, par pression croissante et/ou décroissante, comportant au moins 6 points de pression, le premier point étant la valeur minimale de l’étendue de mesure et les autres points étant répartis sur la totalité de l’étendue ; le résultat de l’étalonnage est la section effective de l’ensemble piston-cylindre.
6.2.2. étalonnage des balances de pression utilisées en pression absolue Deux solutions sont envisageables : - effectuer l'étalonnage en pression relative, puis réaliser, en pression absolue, 3 séries comportant 3 points de pression afin de déterminer la justesse et de confirmer la répétabilité obtenue en pression relative ; - étalonner en pression absolue : o incertitude d'étalonnage ≥ 5x10-5xP : réaliser au moins 3 séries, par pression croissante et/ou décroissante, comportant au moins 5 points de pression ; o incertitude d'étalonnage < 5x10-5xP : réaliser au moins 3 séries, par pression croissante et/ou décroissante, comportant au moins 8 points de pression.
Figure 1 : Exemples d’étalonnage d'une balance manométrique en pression relative suivant une prestation de 3 séries de 5 points de pression.
6.2.3. étalonnage d'autres types d'appareils pour des pressions relatives, ou des pressions absolues supérieures à 1 000 Pa Cas des manomètres numériques, métalliques, capteurs avec chaîne de mesure associée, capteurs à sortie électrique, colonnes de liquide... - incertitude d'étalonnage > 0,2% de l’étendue de mesure (EM) : réaliser au minimum 1 cycle montée-descente de 6 points de pression et évaluer la répétabilité sur 1 point de pression répété 3 fois ;
0,2% de l’étendue de mesure (EM) ≥ incertitude d'étalonnage ≥ 0,05%.(EM) : réaliser au minimum 1 cycle montée-descente de 11 points de pression et évaluer la répétabilité sur au moins 3 points de pression (par exemple à 20, 50 et 80 % de l’étendue de mesure (EM)) à la montée répétés 3 fois ; incertitude d'étalonnage < 0,05 % de l’étendue de mesure (EM) : réaliser au minimum 3 cycles montée-descente de 11 points de pression.
Figure 2 : Exemple d’étalonnage d'un manomètre métallique en pression absolue suivant une prestation d’un cycle montée-descente de 6 points de pression, suivi de deux mises à la pression au point considéré pour déterminer la répétabilité.
Figure 3 : Exemple d’étalonnage d'un manomètre numérique en pression absolue suivant une prestation de 3 cycles montée-descente de 11 points de pression.
6.2.4. étalonnage d'autres types d'appareils pour des pressions absolues inférieures à 1 000 Pa Cas des manomètres numériques, métalliques, capteurs avec chaîne de mesure associée, capteurs à sortie électrique, colonnes de liquide... L’instrument sera étalonné avec un minimum de trois points par décade avec un minimum de six points sur l’étendue de mesure du manomètre concerné. La répétabilité des instruments sera évaluée à partir d’au moins deux cycles de mesure.
6.2.5. Cas des prestations de vérification Avant toute prestation de vérification, l’instrument est préalablement étalonné, la prestation d'étalonnage étant conforme aux préconisations minimales prescrites précédemment, ou définies par le client.
Dégradation des incertitudes accréditées
Lorsque les meilleures possibilités d’étalonnage ne peuvent pas être réalisées, le laboratoire « dégrade » les incertitudes (de la portée d’accréditation) sans que ceci soit considéré comme de l’adaptation de méthode.
La procédure utilisée, en interne, pour « dégrader » ces incertitudes, est intégrée à la documentation technique du laboratoire.
7. EVALUATION DES INCERTITUDES
Cette aide à l’évaluation des incertitudes s'inspire du "Guide pour l'expression de l'incertitude de mesure" (NF ENV 13005), mais a été volontairement simplifié. Elle n'exclut pas l'application formelle desdits documents de référence. De la même manière, les laboratoires peuvent adopter la démarche présentée dans le document EA-4/02 et ses compléments (exemples). Des exemples d’exploitation et de présentation des évaluations d’incertitude en pression sont présentés dans le document du Congrès Français de la Métrologie – 27 exemples d’évaluation d’incertitudes d’étalonnage.
Lors de la détermination des incertitudes élémentaires, il convient d’évaluer tous les paramètres pouvant avoir une influence sur les performances métrologiques. Les principales causes d’incertitude sont précisées ci-après (il est évident, qu’en fonction des technologies mises en œuvre, d’autres causes peuvent apparaître : les perturbations électromagnétiques par exemple) :
a) La répétabilité de l’étalon et des autres appareils utilisés dans le processus ; La répétabilité de la mesure est évaluée par la détermination de l’écart-type des écarts entre pression de référence et pression mesurée. La répétabilité est déterminée à l’aide de l’écart-type expérimental sur la moyenne suivant les lois statistiques appropriées (coefficient de Student). Par ailleurs, il s’agit de définir si la répétabilité de l’étalon utilisé est prise en compte dans le calcul d'incertitude sur la pression de référence générée/mesurée en plus de celle incluse dans l'incertitude d'étalonnage du dit étalon. La répétabilité de l’étalon est déterminée lors de son étalonnage. Pour les étalons autres que les balances de pression, la répétabilité intervenant dans LAB GTA 11 – rév. 00 – Juin 2006
l’incertitude d’étalonnage des équipements étalonnés à l’aide de l’étalon, celle-ci peut ne pas être prise en compte de nouveau lors de l’utilisation de l’étalon, soit dans l’incertitude sur la pression générée/mesurée.
Dans le cas des balances de pression : si celles-ci sont étalonnées par détermination de la section effective de l’ensemble piston-cylindre, la répétabilité est prise en compte dans l’incertitude sur la pression générée/mesurée. Si celles-ci sont étalonnées en utilisant la méthode dite « de pression équivalente », la répétabilité peut ne pas être prise en compte dans l’incertitude sur la pression générée/mesurée.
b) La composante d’incertitude liée au raccordement ; L’incertitude d’étalonnage élargie est égale à l’incertitude d’étalonnage type multipliée par le facteur d’élargissement k, généralement pris égal à 2.
c) La composante d’incertitude relative à la constance des étalons ; L‘incertitude liée à la constance est fonction de l’écart maximal observé entre deux étalonnages successifs. Si la constance est monotone, l’incertitude-type est prise égale au plus grand écart divisé par √3.
Si le paramètre suivi évolue de manière aléatoire (variation indifféremment positive ou négative), l’incertitude-type est égale à l’écart type de l’ensemble des valeurs observées.
Dans le cas d’un matériel neuf, l’incertitude-type de constance peut être prise égale à la valeur la plus grande obtenue de : - la donnée fournie par le constructeur, - l’incertitude-type d’étalonnage.
d) L’effet de la température ; La température d’utilisation pouvant, d’une part, être différente de celle de l’étalonnage, et d’autre part fluctuer différemment de celle d’étalonnage, il convient d’en tenir compte et de la caractériser (ceci peut être réalisé au moyen d’un modèle linéaire en déterminant un cœfficient de température).
e) La composante d’incertitude liée à la hauteur de colonne de fluide correspondant à la différence de hauteur entre les niveaux de référence de l’étalon et de l’équipement de mesure à étalonner ; f) Les composantes d’incertitude liées à la justesse de l’étalon, que la correction soit appliquée ou non (voir §8) ; g) Dans le cas d’appareils à sortie électrique, la composante d’incertitude liée à l’utilisation de la chaîne de mesure électrique h) La modélisation : La modélisation de la réponse d’un étalon est la loi mathématique utilisée pour exploiter le résultat de son étalonnage.
Toute utilisation d'un modèle peut introduire un écart par rapport à la valeur d'étalonnage. Il convient de le prendre en compte dans les calculs d'incertitude (exemples : cas de la linéarisation, de l’interpolation, de la modélisation de la section effective d’une balance manométrique, ...) : • Si les résidus sont répartis aléatoirement et non significativement par rapport à la composante aléatoire des mesures, alors l'incertitude-type correspondant à la contribution du modèle peut ne pas être prise en compte.
• Sinon, les résidus de modélisation non-corrigés seront traités comme erreur non corrigée et sommés linéairement aux autres composantes. Une autre solution consiste à considérer un autre modèle permettant d’obtenir une distribution aléatoire des résidus.
i) Dans le cas de la prise en compte de la valeur de la pression atmosphérique, la composante d’incertitude liée à la variation de pression atmosphérique durant l’étalonnage.
j) pour les manomètres numériques, les composantes d’incertitude liées à la remise à zéro et/ou au calibrage, k) la composante d’incertitude liée à la quantification (ou lecture du signal),
l) la composante d’incertitude liée à l’hystérésis, correspondant à la différence de pression appliquée pour un même point d’indication ou à la différence d’indication de pression pour la même pression appliquée, à pression montante et à pression descendante,
Particularités pour les balances de pression
m) enfin, la composante d’incertitude liée à la stabilité de la pression.
Parmi les composantes d’incertitude à évaluer, il y a celles liées :
a) aux masses divisionnaires, L'influence des masses divisionnaires sur la pression équilibrée est faible, et leur étalonnage individuel n'aurait pas de justification métrologique. Le risque réside dans une interversion des masses. Il convient donc de vérifier la masse totale des masses divisionnaires à chaque étalonnage des masses. Le critère de vérification devra être cohérent avec une incertitude correspondante donnée dans les documents techniques en vue de l’accréditation. b) à l’accélération de la pesanteur, La détermination de l’accélération de la pesanteur et de l’incertitude associée peut s’effectuer par mesure ou à défaut par calcul.
c) à la température des ensembles piston - cylindre Dans le cas où la rotation de la partie mobile serait assurée par un moteur interne et où il n'y a pas de sonde de température, il est nécessaire d'évaluer et de prendre en compte l'échauffement dû au fonctionnement de ce moteur.
Lorsque la balance est munie d'une sonde de température, le raccordement de cette grandeur pourra être envisagé de l’une des manières suivantes : - le client réalise un étalonnage séparé de la sonde de température ; il fournit le certificat d’étalonnage au laboratoire de raccordement qui reportera dans le certificat d’étalonnage de la balance la méthode de calcul de la température ; - l’opération d’étalonnage de la sonde étant risquée, la valeur de la sonde de température fournie par le constructeur peut être utilisée ; une éventuelle dérive de la sonde se traduira par une dérive de la section effective, mais sera prise en compte ; dans ces deux premiers cas, le client et le laboratoire de raccordement raccordent l’indicateur de température ; - le client fournit au laboratoire de raccordement la chaîne complète de mesure de la température, ainsi que la correction éventuelle qu’il applique.
Le client doit impérativement avoir fixé ce point avec le laboratoire de raccordement, afin principalement de savoir si les données d'étalonnage sont ou non corrigées de la température et de quelle manière.
d) à la poussée de l’air e) à la verticalité du piston f) le cas échéant, aux erreurs résiduelles inhérentes à la modélisation retenue, g) le cas échéant, à la tension superficielle du fluide de lubrification.
8. PRESENTATION DU BILAN DES INCERTITUDES
Il convient que le laboratoire fasse apparaître dans sa documentation technique , pour chaque programme d’étalonnage: - les incertitudes-types identifiées et la loi de distribution associée, ce pour la pression générée à l’entrée de l’instrument de mesure étalonné, - l’incertitude d’étalonnage par famille d’instruments de mesure, - la méthode de combinaison retenue pour l’expression de l’incertitude finale : dans le cas de variables indépendantes, l’incertitude-type composée s’obtient en effectuant la somme quadratique des incertitudes-types (voir NF ENV 13 005) ou en utilisant la méthode de la corde (Annexe 5 – RMAéro 800 01B) dans le cas de variables corrélées, la détermination de l’incertitude-type composée prend en compte les covariances entre chaque grandeur (voir NF ENV 13 005). LAB GTA 11 – rév. 00 – Juin 2006
Un modèle de tableau récapitulatif est présenté dans le document EA-4/02. L’incertitude élargie U est obtenue en multipliant l'incertitude-type composée uc par un facteur d'élargissement k=2 : U = 2.uc
L’incertitude d’étalonnage est évaluée en prenant en compte les corrections non appliquées(CNA) : Incertitude d’étalonnage = U + ∑CNA
9. CARACTERISATION DES MOYENS D’ETALONNAGE Identification et informations relatives aux étalons
Le laboratoire distingue, le cas échéant, les étalons de référence des étalons de travail, les étalons susceptibles d’être employés à l’extérieur du laboratoire, les étalons susceptibles d’être utilisés hors du cadre de l’accréditation. Les informations suivantes relatives aux étalons sont documentées : Identification Principe physique et principe de la mesure (notamment électrique) Suivi graphique des caractéristiques physiques et métrologiques issues des résultats d’étalonnage et des comparaisons internes / externes Conditions de conservation et d’utilisation (moyen de contrôle de la température).
Type et N° de série de Périodicité l'appareil
Désignation de l'appareilConstructeur
Un exemple de tableau de raccordement est présenté : Interne ou externe Date de Date du (+Nom de l'avant Numéro du dernier l'organisme ayant dernier certificat raccordement effectué raccordement l'étalonnage)
Modèle de tableau de raccordements internes/externes
Mise à jour des caractéristiques métrologiques des étalons
Certains étalons font l'objet d'une caractérisation par des indicateurs adaptés (graphique par exemple). Les grandeurs surveillées pour chaque instrument sont a minima les suivantes : - balance manométrique : la répétabilité de la balance, la section effective S(P), la valeur des masses. - manomètre à piston numérique : la répétabilité du manomètre numérique, le coefficient spécifique Kn(20). - manomètre à colonne : la répétabilité du manomètre, la masse volumique du liquide employé. - autre catégorie d’étalon : la répétabilité, les valeurs d'étalonnage (sensibilité, zéro,...).
10. PARTICIPATION AUX COMPARAISONS INTERLABORATOIRES
Conformément aux préconisations du paragraphe 5.9 de la NF EN ISO/CEI 17025, au document LAB Ref 02 et pour vérifier la stabilité de ses performances métrologiques, le laboratoire organise ou participe périodiquement à des comparaisons interlaboratoires.
En parallèle de cette démarche, le laboratoire exploite les possibilités de redondance interne qui sont à sa disposition.
11. RECOMMANDATIONS POUR LES ETALONNAGES SUR SITE
Dans le cadre de l'accréditation sur site, il convient que le laboratoire connaisse bien les conditions environnementales avant de procéder à un étalonnage. Ces points devront être définis dans la revue de contrat.
11.1. Evaluation des incertitudes sur site La procédure d'évaluation des incertitudes sur site et de la dégradation en fonction de l'environnement est rédigée et fournie dans la documentation technique. Cette procédure est complétée avec des exemples d’étalonnage-type représentatifs de l’activité du laboratoire que celui-ci souhaite inclure dans ses possibilités d'étalonnage sur site.
11.2. Le personnel Le personnel intervenant sur site fait l'objet d'une procédure de qualification détaillée avec des critères de validation. Les tâches spécifiques aux prestations sur site sont explicitement détaillées.
Il convient que les opérateurs sur site aient la compétence technique nécessaire pour la prise en compte des conditions environnementales ou de tout autre paramètre ayant ou pouvant avoir une influence sur le résultat de l’étalonnage et son incertitude associée.
Le responsable technique qui assure et valide la qualification du personnel susceptible d’intervenir sur site dans le cadre de l’accréditation a des compétences techniques liées au domaine.
Compte tenu de la spécificité des activités sur site, le laboratoire met en place un processus interne (de surveillance technique (personnel, moyen, procédure, etc.)) effectué sur site.
11.3. Traçabilité des étalonnages sur site
11.3.1. Paramètres d’influence
Le laboratoire propose le domaine des conditions ambiantes dans lequel il intervient. Il fait la preuve qu'il a les possibilités de mesurer ces conditions ambiantes et qu'il a caractérisé son instrumentation sur l'étendue des conditions d'ambiance revendiquée.
L'influence des paramètres influant sur le comportement des étalons est prise en compte dans l'incertitude d'étalonnage.
11.3.2. Etalons
Les instruments utilisés dans le cadre d'un étalonnage sur site font l'objet d'une confirmation métrologique (étalonnage périodique et/ou étalonnage avant et après une campagne sur site). Les périodicités de raccordement des étalons susceptibles d’être employés à l’extérieur du laboratoire sont adaptées en fonction du type et de la technologie de l’étalon, du volume d’instruments à étalonner et des incertitudes de raccordement et d’étalonnage recherchées. Une fiche suiveuse (ou fiche de vie,...) de ces étalons fera état des dates et fréquences d’utilisation sur site entre deux raccordements.
Lors d'un étalonnage sur site, la sensibilité d'un étalon à la température devient souvent une cause d'incertitude prépondérante. C'est pourquoi, il est recommandé que chaque étalon utilisé pour des étalonnages sur site soit caractérisé en température individuellement dans la gamme de température d’utilisation sur site. Les conditions particulières de transport sont décrites.
11.4. Meilleures possibilités d’étalonnage sur site
Le tableau des meilleures possibilités d'étalonnage sur site est présenté de manière similaire aux autres tableaux avec un titre précisant bien que ce tableau concerne l'étalonnage sur site (cf. modèle 2 – §6).
12. PARTICULARITES SUR LA PRESENTATION DES RESULTATS
Le constat de vérification et le certificat d’étalonnage peuvent être édités sur un même document ou de manière disjointe.
Lorsque la présentation des résultats d’étalonnage fait clairement apparaître les valeurs de pression croissante et décroissante, l’incertitude d’étalonnage ne tient pas compte de l’incertitude-type associée à l’hystérésis.
Le constat de vérification est conforme aux documents Cofrac LAB Ref 02 et LAB Ref 11.
Dans le cas d’établissement de constats de vérification, le laboratoire met en place une procédure relative à la délivrance des constats de vérification assurant la traçabilité aux éléments suivants : - la liste des normes et textes de référence, - la liste des étalons et moyens d’étalonnage utilisés, - la procédure d’étalonnage, faisant clairement apparaître que l’opération d’étalonnage est effectuée préalablement à l’opération de vérification.
13. PRESENTATION DES DOCUMENTS TECHNIQUES EN VUE DE L’ACCREDITATION En préalable à l’accréditation, il est recommandé au laboratoire de fournir parmi les documents techniques (plan qualité, procédures) :
Une présentation de la qualification (formation, expérience) du personnel pour les positions-clés, Une description des locaux,
Un enregistrement des conditions environnementales des locaux en été et en hiver,
Pour chaque étalon sans distinction : - l’extrait de la procédure d’utilisation, - la méthode de génération de la pression de référence, - le calcul de la pression de référence se rapportant à la méthode, - la présentation et la justification des incertitudes-types composant l’incertitude de la portée d’accréditation et leur mode de combinaison, Le calcul de l’incertitude due à l’utilisation de moyens de mesure et de génération de grandeurs électriques pour chacun de ces moyens,
La méthode de détermination du g, si nécessaire,
La liste des familles d’instruments susceptibles d’être étalonnés dans le cadre de l’accréditation parmi la liste suivante : balance manométrique, diviseur ou multiplicateur de pression, capteur ou d’un transmetteur de pression, manomètre à lecture directe (chaîne de mesure de pression numérique ou à aiguille, d’un vacuomètre), manomètre numérique à piston, manomètre à colonne de liquide, manomètre à vide, manomètre à viscosité, baromètre, fuite de référence, générateur de pression, indicateurs de pression par simulation électrique
Pour chaque famille d’instruments susceptibles d’être étalonnés (y compris les étalons de travail et les étalons destinés à être employés à l’extérieur du laboratoire) : - les extraits des procédures d’étalonnage et de vérification, - le calcul de l’incertitude due à l’utilisation de moyens de mesure électriques, - le calcul de l’incertitude d’étalonnage avec un tableau de synthèse par famille.
un exemple de certificat d'étalonnage de chaque famille d'appareil que le laboratoire est susceptible d’étalonner, dans l’hypothèse où le laboratoire souhaite émettre des constats de vérification, un exemple de constat de vérification de chaque famille d'appareil que le laboratoire est susceptible de vérifier, les constats étant associés aux certificats mentionnés cidessus.
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