Source: http://www.dzinfos.com/2019/03/
Timestamp: 2020-01-29 02:17:54+00:00

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DZinfos: mars 2019
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a nommé ce dimanche les membres du gouvernement qui sera conduit par le Premier ministre, Noureddine Bedoui, indique un communiqué de la Présidence de la République. Ce gouvernement est composé de 27 ministres. Six membres de l'ancien gouvernement ont été reconduits. Pour rappel, Bedoui, 59 ans, a été nommé Premier ministre le 11 mars 2019 en remplacement de Ahmed Ouyahia par le président de la République. Communiqué Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a nommé ce dimanche les membres du nouveau gouvernement conduit par le Premier ministre, Noureddine Bedoui, indique un communiqué de la présidence de la République dont voici le texte intégral : "Conformément à l'article 93 de la Constitution et après consultation du Premier ministre, Son Excellence M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, Ministre de la Défense nationale, a nommé ce jour, les membres du Gouvernement dont la liste se présente comme suit: Mesdames et Messieurs: - Noureddine Bedoui: Premier ministre. - Le Général de Corps d'Armée Ahmed Gaïd Salah: vice-ministre de la Défense nationale, chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire. - Sabri Boukadoum: Ministre des Affaires étrangères. - Salaheddine Dahmoune: Ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du Territoire. - Slimane Brahmi: ministre de la Justice, garde des Sceaux. - Mohamed Loukal: ministre des Finances. - Mohamed Arkab: ministre de l'Energie. - Tayeb Zitouni: ministre des Moudjahidine. - Youcef Belmehdi: ministre des Affaires religieuses et des Wakfs. - Abdelhakim Belabed: ministre de l'Education nationale. - Bouzid Tayeb: ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. - Moussa Dada: ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels. - Meriem Merdaci: ministre de la Culture. - Houda Imane Feraoun: ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique. - Raouf Bernaoui: ministre de la Jeunesse et des Sports. -Ghania Eddalia : ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme - Djamila Tamazirt : ministre de l'Industrie et des Mines - Cherif Omari: ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche - Kamel Beldjoud : ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville - Said Djellab : ministre du Commerce - Hassane Rabhi: ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement - Mustapaha Kouraba : ministre des Travaux publics et des Transports - Ali Hamam : ministre des Ressources en eau - Abdelkader Benmessaoud : ministre du Tourisme et de l'Artisanat - Mohamed Miraoui : ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière - Hassan Tidjani Haddam : ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale - Fethi Khouil: ministre des Relations avec le Parlement - Fatma Zohra Zerouati : ministre de l'Environnement et des Energies renouvelables. En outre, conformément à l'article 92 alinéa 6 de la Constitution, Monsieur le Président de la République a également nommé ce jour, M. Ahmed Noui, ministre, secrétaire général du gouvernement. APS
Le parti du Front des forces socialistes (FFS) a appelé les acteurs politiques et sociaux à entamer des contacts et des rencontres en vue de la tenue d'une "conférence nationale souveraine de dialogue" pour parvenir à un "changement radical du système", a indiqué dimanche à Alger Ali Laskri, membre de l'instance présidentielle du parti. Intervenant au cours d'une conférence de presse pour présenter l'initiative politique du parti pour "l'avènement de la deuxième République", M. Laskri a appelé à "l'amorce d'un dialogue à travers une conférence nationale souveraine avec la participation de tous les acteurs politiques et sociaux autonomes, les syndicats autonomes, les personnalités indépendantes, les universitaires et les représentants du mouvement citoyen dans toutes ses composantes". Selon M. Laskri, le FFS considère que "l'urgence est d'engager le pays sur la voie d'une véritable construction démocratique de l'Etat et de la société", précisant qu'"aucun parti n'a été contacté pour le moment" en vue d'engager des pourparlers de sortie de crise. Une "Convention nationale de suivie et de contrôle de la transition" Pour ce faire, le FFS propose la mise en place d'institutions de transition qui seront chargées de gérer "une période de transition qui soit la plus courte possible", avec la tenue d'une "convention nationale de suivie et de contrôle de la transition (CNSCT) dont la composite sera définie par les participants à la conférence souveraine de dialogue", précisant que la CNSCT sera chargée notamment de "veiller à l'application effective des mesures prises d'un commun accord et de strict respect des engagements contenus dans le pacte politique". Une "Instance de suppléance chargée de légiférer par ordonnance" Le plus vieux parti de l'opposition en Algérie suggère aussi la mise en place d'une "instance de suppléance, chargée de représenter l'Etat, de légiférer par ordonnance, d'orienter et de surveiller le gouvernement de transition avec l'approbation de la CNSCT". Un "Gouvernement de transition, investi par la convention nationale" Le FFS propose également la formation d'un "gouvernement de transition, investi par la convention nationale devant laquelle il est responsable et chargé de mettre en œuvre les délibération et recommandations de celle-ci pour gérer les affaires courantes", estimant que le Parlement "doit être dissous au terme de la mandature présidentielle, car les institutions de transition auront pour mission essentielle de réunir toutes les conditions nécessaires à l'organisation d'une double consultation électorale". APS
Pour l’ancien Chef du gouvernement, Ahmed Benbitour, Bouteflika n’est, de fait, plus président, « compte tenu de son état de santé »
Le chef d’état-major de l’ANP, le général Gaïd Salah a déclaré, samedi, que la crise politique dans laquelle se trouve plongée, depuis plusieurs semaines, l’Algérie, ne pourrait trouver un début de solution qu’avec l’application des articles 7, 8 et 102 de la constitution. Commentant, dimanche, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, cette proposition du chef des armées, l’ancien chef du gouvernement, Ahmed Benbitour, rappelle que c'est parce que Gaïd Salah a finalement compris que la rue était contre cette idée et que le Conseil constitutionnel n’a pas répondu « assez rapidement », qu'il a décidé de se référer aux articles 7 et 8 édictant que la souveraineté revient au peuple et que celui-ci possède les capacités constitutionnelles pour gérer ses institutions. Commentant, par ailleurs, les appels répétés des manifestants à la démission du président Bouteflika, l’ancien chef du gouvernement considère cette idée dépassée, parce que, souligne-t-il, « il n’est plus président de la république compte tenu de son état de santé ». M. Benbitour accuse, d’autre part, le pouvoir de Bouteflika d’avoir versé « dans l’autoritarisme, le patrimonialisme et le paternalisme », qui ont contribué, dit-il, à créer des « des institutions affaiblies ». De l’état de l’économie, il estime qu’elle toujours fonctionné sur « la rente et la prédation » des phénomènes qui selon lui, ont contribué à enfoncer le pays dans la dépendance, « les factures d’importation passant de 12 milliards de dollars, en 2001, à 76 milliards en 2014 », amenant à une pénurie des moyens de financement et des moyens de consommation, à partir de 2021. C’est cette situation, explique-t-il, qui a amené les Algériens à sortir dans les rues « pour réclamer le changement », aidés en cela par les réseaux sociaux. Avec ce nouveau rapport de force, dont il estime qu’il penche en faveur de la rue, M. Benbitour appelle cette dernière à se définir un objectif clairement établi et à décider qui sera son représentant, pour faire partir le système actuel de gouvernance et le remplacer. Il note cependant, que le pays se trouve présentement « dans une impasse », les contestataires du système ne sachant pas comment agir pour faire partir celui-ci , alors que le pouvoir doit se faire à l’idée qu’il doit céder la place en ne négociant que les modalité de son départ, « le plus rapidement possible ». Rappelant que le Conseil constitutionnel a hésité à appliquer l’article 102 de la Constitution déclarant l’état d’empêchement du président de la république, pour cause de maladie, l’ancien chef du gouvernement suggère de le contourner en respectant les règles constitutionnelles. En recourant à l’article 7 et 8 de la Constitution, il est possible selon lui d’instituer une période transitoire de 8 à 12 mois, « sans avoir à en passer » par la période de 45 plus 90 jours et à nécessairement confier au président du Senat, une option rejetée par les manifestants.
Ahmed Gaid Salah : « la solution à la crise ne peut être envisagée qu’à travers l’activation des articles 7, 8 et 102 de la Constitution »
Le Général de Corps d’Armée, vice-ministre de la défense nationale, Chef d’Etat-Major de l’Armée nationale populaire (ANP) a réaffirmé samedi que la mise en application des articles, 7, 8 et 102 de la Constitution constitue "l'unique garantie" pour préserver la stabilité du pays, selon un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). Lors d'une réunion au siège de l’Etat-Major de l’ANP, ayant regroupé les Comandants de Forces, le Commandant de la 1ère Région militaire et le secrétaire général du ministère de la Défense nationale, Gaïd Salah a déclaré que "la solution de crise ne peut être envisagée qu'à travers l'activation des articles 7, 8 et 102" de la Constitution, affirmant que "la position de l'ANP demeure immuable dans la mesure où elle s'inscrit constamment dans le légalité constitutionnelle et place les intérêts du peuple algérien au-dessus de toute autre considération" Le Général de Corps d'Armée, Vice-ministre de la défense nationale, Chef d'Etat-Major de l'armée nationale populaire, a présidé l'après midi du 30 mars 2019, une réunion au siège de l'Etat-Major de l'ANP, ayant regroupé les Commandants de Forces, le Commandant de la 1ère Région Militaire et le Secrétaire Général du Ministère de la Défense Nationale, dans le cadre de l'évaluation du bilan global de l'ANP en général, et l'étude des développements de la situation politique prévalant dans notre pays, suite à la proposition de l'application de l'article 102 de la constitution, en particulier. « Notre réunion s'inscrit dans le cadre du bilan global de l'ANP, conformément au plan de charge, notamment pour l'étude des développements de la situation politique prévalant dans notre pays, suite à la proposition de mise en œuvre de l'article 102 de la constitution. Comme vous le savez, j'ai souligné lors de mon allocution prononcée le 26 mars 2019 au niveau du Secteur Opérationnel Sud-Est Djanet en 4ème Région Militaire, que la mise en application de l'article 102 de la Constitution, est la solution idoine pour sortir de la crise actuelle que traverse le Pays. Cette proposition, qui s'inscrit dans le cadre des missions constitutionnelles de l'ANP, en sa qualité de garante de l'indépendance nationale, de la sauvegarde de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale ainsi que la protection du peuple de tout danger, conformément à l'article 28 de la Constitution ». Monsieur le Général de Corps d'Armée a insisté sur le fait que cette proposition, qui s'inscrit exclusivement dans le cadre constitutionnel, constitue l'unique garantie à même de préserver une situation politique stable, afin de prémunir notre pays de toute situation malencontreuse. Comme il a affirmé que la majorité du peuple algérien, à travers les marches pacifiques, a accueilli favorablement la proposition de l'ANP. Cependant, certaines parties malintentionnées s'affairent à préparer un plan visant à porter atteinte à la crédibilité de l'ANP et à contourner les revendications légitimes du peuple. En effet, et en date du 30 mars 2019, une réunion a été tenue par des individus connus, dont l'identité sera dévoilée en temps opportun, en vue de mener une campagne médiatique virulente à travers les différents médias et sur les réseaux sociaux contre l'ANP et faire accroire à l'opinion publique que le peuple algérien rejette l'application de l'article 102 de la Constitution. Dans ce cadre, le général de Corps d'Armée a souligné : « à la lumière de ces développements, la position de l'ANP demeure immuable, dans la mesure où elle s'inscrit constamment dans le cadre de la légalité constitutionnelle et place les intérêts du peuple algérien au-dessus de toute autre considération, en estimant toujours que la solution de crise ne peut être envisagée qu'à travers l'activation des articles 7, 8 et 102». En ajoutant que toutes les propositions découlant de ces réunions suspectes, qui vont à l'encontre de la légalité constitutionnelle ou portent atteinte à l'ANP, qui demeure une ligne rouge, sont totalement inacceptables et auxquelles l'ANP fera face, par tous les moyens légaux.
Abdelkader Bensalah à Tunis pour prendre part aux travaux de la 30ème session du sommet arabe
Le président du Conseil de la nation Abdelkader Bensalah est arrivé, samedi à Tunis, pour représenter le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, aux travaux de la 30ème session du sommet arabe prévue demain (dimanche). Vendredi, l'Algérie a été représentée par le vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra aux travaux de la réunion du Conseil des ministres arabes des Affaires étrangères. Les dirigeants arabes auront à débattre, durant leur réunion, des projets de décisions émanant de la réunion du Conseil des ministres arabes des affaires étrangères, concernant les différentes questions arabes, politiques, sécuritaires et économiques. Il s'agit notamment de la question palestinienne dont les développements seront suivis ainsi que la relance de l'initiative de paix arabe, les violations israéliennes dans la ville d'El Qods occupée, les développements de la colonisation israélienne, l'intifada et les réfugiés. Les dirigeants arabes passeront en revue la question du plateau du Golan en Syrie notamment après la reconnaissance, lundi dernier, par le président américain, Donald Trump, de la "souveraineté" d'Israél sur ce plateau occupé depuis 1967, ainsi que d'autres thèmes dont la crise syrienne, la situation en Libye, la solidarité avec le Liban et la question de "l'intervention étrangère dans les affaires arabes". Il s'agit également de débattre des décisions ayant sanctionné la réunion ministérielle socio-économique et d'autres questions.
L'Algérie réaffirme sa position inébranlable, considère le Golan syrien comme "territoire occupé"
Le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra a réaffirmé, vendredi à Tunis, la position "inébranlable" de l'Algérie qui considère le Golan syrien comme "territoire arabe occupé, conformément aux résolutions de la légalité internationale". "Nous réaffirmons notre position inébranlable et considérons le Golan syrien comme territoire arabe occupé, conformément aux résolutions de la légalité internationale, notamment la résolution 497 de 1981, laquelle rejette la décision de l'entité sioniste et ses mesures arbitraires concernant le Golan, et la considère comme nulle et non avenue", a déclaré M. Lamamra dans son intervention devant les ministres arabes des Affaires étrangères lors de leur réunion préparatoire du 30ème sommet arabe. Il a souligné, en outre, "la nécessité pour la communauté internationale de respecter les résolutions et la Charte de l'ONU, d'autant qu'il est inadmissible de s'emparer, d'annexer avec force, ou de reconnaitre illégalement la souveraineté d'un territoire donné, notamment par les pays auxquels incombe la responsabilité principale de préserver et maintenir la paix et la sécurité internationales en vertu de la Charte de l'ONU". S'agissant de la crise syrienne, M. Lamamra a rappelé la position de l'Algérie qui a appelé, "depuis le début", à "une solution politique qui repose sur le dialogue et la réconciliation nationale, à même de préserver la souveraineté, la stabilité de la Syrie, l'unité de son peuple et son intégrité territoriale".
Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra a appelé, vendredi depuis la capitale tunisienne, à "réhabiliter la ligue arabe, à travers sa réforme et la révision de son mode de fonctionnement et de ses performances". S'exprimant lors des travaux de la session ordinaire du Conseil des ministres arabes des Affaires étrangères, préparatoire du 30eme Sommet arabe, M. Lamamra a indiqué dans son allocution, que la situation "de crise" que traverse la Nation arabe "confirme que nous avons grand besoin d'y remédier par la réhabilitation de notre Ligue arabe, en la réformant et en révisant son mode de fonctionnement et ses performances, afin qu'elle soit au diapason des nouveaux développements régionaux et internationaux ". Le succès du Sommet arabe, poursuit M. Lamamra, "est, avant tout, tributaire de la résolution des divergences et d'actions conformes aux exigences de nos intérêts communs et de notre sécurité nationale". "Ce que vit notre Nation arabe, comme divisions dans le contexte de situations régionales et internationales difficiles, exigent de nous de résoudre nos problèmes par nous-mêmes, en recourant au dialogue, à la négociation et à la franchise, en portant haut les valeurs de solidarité d'entraide et en resserrant les rangs", a-t-il insisté avant d'indiquer qu'"il s'agit là, des meilleures options qui restent, en vue de surmonter les difficultés et la situation critique que traverse nos pays arabes". Dans ce cadre, le ministre des Affaires étrangères a affirmé que l'Algérie "n'épargnera aucun effort dans la concrétisation du consensus arabe escompté, étant convaincus qu'en prenant en main nos destins, nous saurons concrétiser les attentes et aspirations de nos Etats et peuples". Pour ce faire, M. Lamamra a formulé son v£ux de voire le sommet, qui se tiendra dimanche, concrétiser "les résultats escomptés". Evoquant la cause palestinienne, M. Lamamra a affirmé qu'elle restera "en tête de nos priorités, notamment devant le blocage politique dont elle pâtit actuellement, en raison de l'intransigeance de l'occupation israélienne et de ses violations flagrantes des droits de l'homme les plus élémentaires, commises dans les territoires occupés, de son défi à la légalité internationale et de son déni du droit légitime du peuple palestinien frère à fonder son Etat indépendant avec Al-Qods comme capitale". A cet effet, il a appelé à "intensifier les efforts aux plans régional et international pour que la communauté internationale et l'ONU assument leur responsabilité historique en amenant l'occupation israélienne à respecter les décisions de la légalité internationale, les principes du Droit international, les exigences du processus de paix et les bases sur lesquelles repose la solution à deux Etats". Dans ce contexte, le ministre a réitéré "l'appui permanent et indéfectible de l'Algérie au combat du peuple palestinien pour l'instauration de son Etat indépendant, avec Al Qods Est pour capitale", appelant "les frères Palestiniens à unifier leurs rangs, seul garant du triomphe de leur question légitime". Faire prévaloir l'approche pacifique et le dialogue dans le règlement des crises arabes L'Algérie qui appelle à "faire prévaloir l'approche pacifique et le dialogue pour le règlement des crises dans le monde arabe, est convaincue que cela constitue la seule voie pour préserver la sécurité de notre région arabe ainsi que la souveraineté et l'unité de nos pays", a rappelé le Vice-premier ministre. L'Algérie "poursuit ses efforts inlassables vis-à-vis des antagonistes libyens et considère que la solution politique demeure la seule voie à même de mettre un terme à la crise libyenne pour préserver l'unité, la souveraineté, la sécurité et la stabilité de ce pays frère et répondre aux aspirations du peuple libyen au développement et à la prospérité", a poursuivi M. Lamamra. Il a également réaffirmé le soutien de l'Algérie à la "Conférence nationale inclusive des parties libyennes prévue en avril dans la ville de Ghadamès". Concernant la crise en Syrie, M. Lamamra a précisé que l'Algérie "a prôné dès le départ la solution politique qui repose sur le dialogue et la réconciliation nationale, pour préserver la souveraineté et la stabilité de la Syrie ainsi que l'unité de son peuple et de son territoire". Il a réaffirmé le soutien de l'Algérie aux "efforts de l'envoyé spécial onusien pour le Yémen visant à trouver une solution politique qui puisse rassembler les frères yéménites, à la faveur du dialogue global et de la réconciliation nationale pour rétablir leur sécurité et concrétiser les aspirations des Yéménites à la prospérité". Par ailleurs, le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, a réaffirmé la position "inébranlable" de l'Algérie qui considère le Golan syrien comme "territoire arabe occupé, conformément aux résolutions de la légalité internationale, notamment la résolution 497 de 1981, laquelle rejette la décision de l'entité sioniste et ses mesures arbitraires concernant le Golan, et la considère comme nulle et non avenue". Il a souligné, en outre, "la nécessité pour la communauté internationale de respecter les résolutions et la Charte de l'ONU, d'autant qu'il est inadmissible de s'emparer, d'annexer avec force, ou de reconnaitre illégalement la souveraineté d'un territoire donné, notamment par les pays auxquels incombe la responsabilité principale de préserver et maintenir la paix et la sécurité internationales en vertu de la Charte de l'ONU". Abordant la question du terrorisme, le ministre a indiqué que ce phénomène "représente toujours menace globale pour tous les pays sans exception aucune, et ce en raison de sa grande capacité de mouvement, de mutation et d’adaptation de ses modes opérationnels, ce qui exige une coopération plus large et une coordination plus étroite", rappelant "la disponibilité de l’Algérie à partager, avec les pays frères, son expérience en matière de lutte et de prévention contre le terrorisme et l’extrémisme violent". M. Lamamra a précisé, en outre, que "le mouvement des combattants terroristes des zones de tension qui connaissent une certaine amélioration, vers d’autres régions menacées de nouvelles crises, nous interpelle fortement quant à la nécessité d'en éliminer ses dangers, redynamiser les mécanismes de concertation et assurer la coordination entre nos pays en vue de définir et mettre en oeuvre les stratégies communes à l’effet de faire face à ces menaces terroristes renouvelées". En conclusion, le ministre des Affaires étrangères a exprimé son souhait que cette réunion, dont l’ordre du jour prévoit plusieurs sujets et questions importantes dans le processus de développement de l’action arabe commune, soit couronnée "de succès et de réalisation des aspirations à la démocratie, la stabilité, au progrès et à la prospérité".
6e marche pacifique : la réponse des Algériens à la proposition de l’application de l’article 102
De plus en plus massives, les marches de vendredi, sixièmes de la série, se suivent et se ressemblent partout dans les 48 wilayas d’Algérie : slogans bien inspirés et actualisés à chaque fois selon les messages des hautes autorités du pays. Bien disciplinés, les marcheurs répondent avec mécontentement et opposition à l'invitation de Gaid Salah, vice-ministre de la Défense, appelant à l'application de l'article 102 de la Constitution pour amorcer un début de solution à la crise, a constaté à Algezr l'envoyé spécial de la radio chaine 3, Ryad Lahri. Par ailleurs, rapport-il, des carrées de secouristes se sont structurés sur l’esplanade de la Grande-Poste afin d’apporter bénévolement les premiers secours aux personnes vulnérables et/ou au moindre malaise accidentel alerté. Une cinquantaine de médecins, infirmiers et secouristes sillonnent, de 10-18 heures, les foules pour aider les malaisés à se ressaisir ou les évacuer vers les centres médicaux les plus près.
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a désigné le président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, pour le représenter au 30ème Sommet de la Ligue des Etats arabes, qui se tiendra dimanche à Tunis, indique un communiqué de la Présidence de la République. "En réponse à l'invitation qu'il a reçue de S.E.M. Béji Caid Essebsi, Président de la République tunisienne, S.E.M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a désigné Monsieur Abdelkader Bensalah, Président du Conseil de la Nation, pour le représenter au 30ème Sommet de la Ligue des Etats arabes, qui se tiendra le 31 mars 2019 à Tunis", précise le communiqué. Le président du Conseil de la Nation sera accompagné de M. Ramtane Lamamra, vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, ajoute la même source.
Le général de corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire (ANP), a indiqué jeudi que "le pays qui jouit de la paix et qui est optimiste quant au présent et au futur de ses enfants, c'est le pays qui dispose d'une armée puissante dans tous les sens", a souligné un communiqué du MDN. Accorder de l’importance à la qualité de la formation du militaire diplômé, "c'est accorder de l’importance à cet élément et à sa contribution efficace dans le renforcement des remparts de nos Forces Armées. Le pays qui jouit de la paix et qui est optimiste quant au présent et au futur de ses enfants, c'est le pays qui dispose d'une armée puissante dans tous les sens", a-t-il dit lors d'une allocution d’orientation prononcée au troisième jour de sa visite dans la 4ème région militaire (Ouargla). Dans son allocution d’orientation tenue aux cadres et les personnels des unités du Secteur de Biskra et qui a été diffusée à toutes les unités de la Région, via visioconférence, le général de corps d'Armée a mis l’accent sur l’importance d’apporter à l’appareil de formation de l’ANP tout l’appui nécessaire, en ce qu'il représente une "véritable pépinière" d’hommes, qui pourvoit les Forces Armées en "élites qualifiées et de haut niveau, parfaitement conscientes de la nature et de l’importance des missions confiées". " A ce titre, je tiens à rappeler et à insister sur le fait que la puissance de l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de Libération Nationale est puisée essentiellement de la force de sa composante humaine qui œuvre, sans répit, à acquérir tous les facteurs de l’expérience professionnelle conformément aux missions assignées, tout en veillant à donner l’exemple en termes de patriotisme et d’esprit de sacrifice", a-t-il ajouté. "Telles sont les qualités et les valeurs que nos institutions de formation contribuent à imprégner dans les esprits et les cœurs des hommes, et veillent à les développer et les promouvoir pour en faire une référence constante et un critère déterminant à adopter lors de l’évaluation scolaire et même professionnelle", a-t-il appuyé. Pour lui, "ceci est une mission, voire une responsabilité majeure et sensible, dont cette Ecole et tous les autres établissements du système de formation, doivent veiller à l’accomplissement de la manière la plus judicieuse", a-t-il relevé. Le général de corps d’armée a tenu à rappeler aux personnels de la Région, et à travers eux, l’ensemble des personnels de l’ANP, de "l’impératif de veiller en permanence et sans cesse à accomplir les nobles missions qui leurs sont assignées, prenant exemple sur leurs aïeux de l’Armée de Libération Nationale". "Le sens de patriotisme dont vous faites preuve, vous hommes de l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de Libération Nationale, vous, enfants de l’Algérie souveraine, libre et indépendante, émane certainement du sens et des valeurs de l’histoire qui constituent en permanence, non seulement une source de fierté mais aussi un fort appui moral qui vous impulse, vous et l’ensemble des personnels de l’ANP, voire tous les enfants de l’Algérie, à davantage d’efforts persévérants et de travail fructueux et dévoué au service de l’Armée et de la Patrie", a-t-il assuré "Dans ce cadre, nous tenons impérativement à la valorisation de l’histoire, qui n'est possible qu'en perpétuant la mémoire et en suivant l’exemple. Pour l'ANP, il s'agit de sa détermination à demeurer la digne héritière de ses aïeux, et pour ce faire, notre Armée doit œuvrer avec dévouement à la concrétisation des nobles objectifs tracés", a-t-il ajouté. Le général de corps d’Armée a consacré la troisième journée de sa visite dans la 4ème Région militaire, à l’inspection de quelques unités relevant du Secteur Militaire de Biskra. A l’entame, le général de corps d’armée a inspecté le projet de réalisation du Centre de Repos et de Cure Thermale à Biskra, qui s’étend sur 21 hectares de superficie, dont la pierre angulaire a été posée par le général de corps d’armée en octobre 2017, et dont la livraison est prévue avant la fin de l’année en cours. Un projet prometteur qui dispose de toutes les infrastructures d’hébergement, de détente et de soins, où il s’est enquis de la qualité et de l’état d’avancement des travaux, et a donné des orientations et des instructions aux responsables de cet important projet, afin de respecter les délais convenus pour la livraison. A l’issue de la cérémonie d’accueil au niveau de l’Ecole Supérieure des Troupes Spéciales et en compagnie du général-major Hassan Alaïmia, Commandant de la 4e Région Militaire, le général de corps d’armée a suivi un exercice démonstratif exécuté par les élèves de l’Ecole, ayant pour thème "Un détachement des Troupes Spéciales dans une mission de libération d’otages retenus par un groupe terroriste retranché dans des bâtisses", en utilisant des véhicules légers, munis d’échelles d’assaut et de chasse. Un exercice marqué par la grande rapidité d’exécution de ce genre d’actions de combat, menées par les éléments des Troupes Spéciales, caractérisées par leur précision et leur professionnalisme, ce qui démontre sur le terrain, "le haut niveau de formation et d’instruction, dispensées au profit des élèves et des stagiaires de cette Ecole Supérieure, permettant le rehaussement permanent des aptitudes, des capacités et de la disponibilité des Troupes Spéciales, à l'accomplissement parfait de leurs missions, de jour comme de nuit, et en toutes conditions et circonstances". A l’issue de la rencontre, le général de corps d'armée a écouté les interventions des personnels qui ont réitéré leur aptitude et leur engagement à accomplir leurs missions jour et nuit et dans toutes les circonstances. APS
Le président de l'Ordre des médecins à la Radio : nos propositions n'ont pas été prises en compte dans l'élaboration de la Loi sanitaire
S’inscrivant dans la dynamique populaire pour un changement radical, les professionnels de la santé sont, eux aussi, sortis dans la rue pour clamer leurs revendications socioprofessionnelles pour un secteur de santé à la hauteur des attentes des citoyens. Invité ce matin à l’émission L’invité de la rédaction de la Radio Algérienne, le président de l’Ordre des médecins, le docteur Mohamed Bekkat Berkani, souligne qu'«il n’est un secret pour personne que le secteur de la santé est malade aussi bien dans le secrteur public que privé ». Il souligne que la santé, qui compte aujourd'hui près de 75 000 médecins, doit rester à l'abri de toute manipulation politicienne et que l'Etat reste le garant de la santé des citoyens. Il revient notamment, sur le contenu de la Loi sanitaire qui a été « bâclée » et qui est passée, il y a une année, devant «une Assemblée nationale qui n’a toujours pas saisi les tenants et aboutissants de cette loi (…) Heureusement que les textes d’application » ne sont toujours pas en vigueur, s’inquiète l’invité de la Radio. Il rappelle, à ce sujet, qu’il y a pourtant eu précédemment les Assises de la santé qui ont regroupé quelque 3000 professionnels et dont sont issues des propositions des plus intéressantes. Docteur Berkani regrette qu’on n’ait pas correctement investi au moment de l’aisance financière pour avoir des hôpitaux dignes de ce nom (…) Nous en sommes toujours à ces vieux hôpitaux » mal entretenus. Comment faire pour redresser cette situation ? L’invité de la Radio fait remarquer que les compétences algériennes en sont capables. « Il y a des hommes et des femmes, capables de changer les choses, dit-il, en particulier les jeunes ».
Application de l'article 102 de la Constitution : les partis politiques partagés sur l'appel de Gaïd Salah
Les positions des partis politiques étaient divergentes sur l'appel lancé mardi par le Général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), pour l'application de l'article 102 de la Constitution comme solution à la crise politique que vit le pays. Dans ce contexte, le Rassemblement national démocratique (RND) a salué l'appel de Gaïd Salah, estimant que cela "évitera au pays la situation de blocage". Dans un communiqué signé par son secrétaire général, Ahmed Ouyahia, le RND a rendu hommage à l'ANP qui "veille à la sécurité de l'Algérie et au respect de la Constitution". Par ailleurs, le parti a exprimé "sa reconnaissance au moudjahid Abdelaziz Bouteflika pour tout ce qu'il a donné à l'Algérie durant la Guerre de libération nationale et après l'indépendance du pays", l'invitant à "présenter sa démission conformément à l'article 102 de la Constitution". Le RND a également appelé à la nécessité de former "rapidement" un gouvernement afin d'éviter tout vide constitutionnel ou "autres spéculations". Pour sa part, le président du Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), Mohamed Saïd, a salué l'appel de Gaïd Salah, le considérant comme un début de sortie de crise, appelant à l'application de l'article 102 après la formation d'un gouvernement d'union nationale et la création d'une instance indépendante d'organisation des élections et la révision de la loi électorale pour garantir la transparence des élections. Le Mouvement Islah a également salué la proposition de Gaïd Salah qui, a-t-il estimé, "répond aux nombreux appels pour la contribution de l'institution militaire dans le règlement de la crise politique actuelle". De son côté, le Parti des Travailleurs (PT) a estimé que l'application de l'article 102 "implique le maintien du gouvernement actuel et les deux chambres du parlement, dont l'écrasante majorité du peuple réclame le départ car non légitimes", ajoutant que son application "est porteuse de tous les risques pour la nation, pour sa souveraineté et son intégrité (...)". Pour le PT, "la seule issue positive, à même de préserver la nation du chaos réside dans le respect de la volonté de la majorité du peuple d’exercer sa pleine souveraineté, définir elle-même la nature du régime à mettre en place et donc la forme et le contenu des institutions dont elle a besoin pour la satisfaction de toutes ses aspirations démocratiques, économiques, sociales, et culturelles", appelant à la convocation de l’assemblée constituante nationale souveraine. Par ailleurs, le PT a indiqué avoir décidé hier mardi la démission du groupe parlementaire du parti de l'Assemblée Populaire Nationale (APN). L'application de l'article 102 ne permet pas à elle seule de résoudre la crise Pour sa part, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a souligné que l'appel du chef d'état-major de l'ANP est une proposition pour une sortie de crise à travers l'application de l'article 102 de la Constitution, affirmant que l'application de cet article "ne permet pas à elle seule la concrétisation des réformes, la transition démocratique et l'organisation d'élections crédibles et transparentes". Le MSP a également mis l'accent sur la nécessité pour l'institution militaire de "se contenter" d'accompagner l'aboutissement d'un règlement politique de consensus à la crise politique et la préservation du caractère civil de l'Etat algérien, réitérant son appel pour la création d'une instance indépendante d'organisation des élections. De son côté, le parti Talaie El-Houriyate de l’ancien chef du gouvernement, Ali Benflis, a estimé que l'appel de Gaïd Salah "illustre la volonté de l'ANP à contribuer à trouver une issue rapide à la crise actuelle à même d'éviter que la situation ne se complique davantage". Pour Talaie El-Houriyate, l'application de l'article 102 à elle seule "ne suffit pas comme base de règlement de la crise politique", soulignant "la nécessité d'assurer "les conditions de transparence" pour permettre au peuple algérien d'exprimer son choix "librement et sans aucune tutelle". Le Front des forces socialistes (FFS) a, pour sa part, estimé que l'application de l'article 102 "ne répond pas aux revendications du peuple algérien qui demande le changement du système et non un changement dans le système". Pour le plus vieux parti de l'opposition, le changement "doit être l'émanation de la volonté populaire par l'élection d'une assemblée constituante souveraine et l'avènement de la 2ème république, c'est-à-dire la consécration de l'Etat de droit, l’alternative démocratique et sociale". "L'article 102 ne répond plus aux revendications du peuple algérien, le peuple veut contrôler son destin, prendre en charge son avenir, un avenir de liberté, de justice sociale et de dignité", affirme le FFS. Dans le même sillage, le parti El-Fedjr El-Jadid a estimé que l'application de l'article 102 est "insuffisante" pour le dénouement de la situation, soulignant l'importance du respect du cadre constitutionnel pour une sortie de crise. APS
Le général de corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire (ANP), a assuré mercredi que l'ANP "fera face avec fermeté et détermination, aux défis considérables, conformément à nos missions constitutionnelles desquelles nous nous écarterons jamais", a indiqué un communiqué du MDN. "Notre pays vit dans un environnement régional tendu et instable, qui connait une recrudescence de tous les types de fléaux, entre autres, le terrorisme et la criminalité organisée multiforme, qui constituent des défis considérables auxquels nous devons, au sein de l’ANP, faire face avec fermeté et détermination, conformément à nos missions constitutionnelles desquelles nous nous écarterons jamais", a-t-il affirmé lors d'une allocution d’orientation au deuxième jour de visite dans la 4ème région militaire (Ouargla). Pour lui, l'Armée a pu franchir "de grandes étapes dans tous les domaines, néanmoins notre ambition à réaliser davantage d'acquis sur tous les plans, m’amène, en cette heureuse occasion, à mettre l’accent, avec vous, personnels de la 4e Région Militaire, sur l’importance de redoubler de vigilance et de continuer à œuvrer avec la même cadence et la même détermination à concrétiser nos objectifs escomptés et ce, afin de sécuriser nos frontières nationales, toutes nos frontières nationales (...)". A l’Ecole d’Application de Défense Contre Aéronefs, le général de corps d’Armée s’est réuni avec les cadres et les personnels du Secteur Militaire de Laghouat, où il a prononcé cette allocution d’orientation, diffusée à l’ensemble des unités de la Région, et dans laquelle il a réaffirmé que la sécurisation "totale et permanente des frontières de notre pays est une mission noble qui exige de l’ANP l’acquisition de tous les facteurs de puissance et de veiller à leur développement en permanence, tout en rappelant les liens solides entre le peuple algérien et son armée". "En évoquant ce lien solide et vital qui unit le peuple algérien à son armée, ce lien dont la force est illustrée à travers cette interaction affective exprimée par les élans de solidarité entre le peuple et son armée lors des épreuves et malheurs, nous sommes convaincus que ce lien vital qui n’a jamais été rompu, quelles que soient les circonstances, et qui unira à jamais l’Armée Nationale Populaire à son peuple dans tout le territoire national, est un lien sacré, qui puise sa grandeur dans les particularités du peuple algérien et dans la singularité de l’histoire de l’Algérie et de ses frontières étendues", a-t-il souligné. "Ainsi, le devoir d’asseoir le sentiment de quiétude et de sérénité dans les cœurs des enfants du peuple algérien est un devoir national, auquel nous accordons, au sein de l’ANP une importance extrême, en œuvrant sans relâche à être à la hauteur de ce noble devoir", a-t-il ajouté. Le général de corps d'Armée a soutenu qu'"il n’y a aucune crainte pour le présent de l’Algérie, ni pour son avenir, avec ce peuple éveillé et conscient de l’intérêt suprême de son pays, et il n’y a nulle crainte pour l’Algérie et pour son avenir avec cette ANP, qui respire l'air de sa Patrie et dont le cœur bat pour chaque parcelle de sa terre bénie". Pour lui, "cette patrie dont les fils ont fait montre, à travers l’ensemble du territoire national et en tout temps, qu’ils accordent à la dignité et à la fierté portées à leur patrie une dimension et une portée sans limites, et qui sont intransigeants avec leurs ennemis et indulgents entre eux-mêmes, je dis, cette patrie saura comment surmonter ces épreuves et ces crises. Il est de même pour l’ANP, qui puise dans ces valeurs authentiques et qui saura, en temps opportun, privilégier l’intérêt de la patrie sur tous les autres intérêts. Et quel intérêt serait au-dessus de celui de la Nation". Le général de corps d’Armée a rappelé encore une fois les "grandes étapes" franchies par l’ANP dans la dynamique de développement de ses différentes composantes et d’optimisation des capacités de nos Forces Armées "qui veillent, de jour comme de nuit, sur la sécurité et la stabilité de l’Algérie, en exhortant l’ensemble à consentir davantage d’efforts persévérants". Lors du deuxième jour de sa visite en 4e Région Militaire, le général de corps d’Armée, a inspecté quelques unités relevant du Secteur militaire de Laghouat, et a tenu une rencontre avec les cadres et les personnels. A l’entame et après la cérémonie d’accueil au niveau de la Base Aérienne, le général de corps d’Armée accompagné du général-major Hassan Alaïmia, Commandant de la 4e Région Militaire, a suivi un exposé global sur cette Base présenté par son commandant, portant sur ses missions principales, avant d’inspecter sur le terrain les différents grands moyens aériens, et rencontrer ensuite les équipages, où il a mis l’accent sur la nécessité d’accorder une "importance capitale" à la préparation au combat afin de maintenir la disponibilité "à ses plus hauts niveaux". A l’issue de la rencontre, le général de corps d'Armée a écouté les interventions des cadres et des personnels de la Région qui ont réitéré leur "immuable engagement" à accomplir leurs missions avec "loyauté et dévouement au service de la patrie". APS
Le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbas, a rejeté, mercredi à Alger, la proposition d’Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale et chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire (ANP), de l’application de l'article 102 de la Constitution, et propose à la place une « transition de rupture » qui sera ponctuée d'une élection présidentielle « avant octobre 2019 ». Pour la réussite de cette transition, M. Belabbas, qui a animé une conférence de presse au siège de son parti, pose comme préalable « la démission du chef de l’Etat » qui doit, avant de partir, démettre son gouvernement et procéder à « la dissolution des deux chambres du Parlement et du Conseil constitutionnel ». Une « Haute instance » pour conduire la transition Pour conduire la période de transition, qui « doit être la plus courte possible », le président du RCD propose la création d'une « Haute instance » composée de trois personnes « non partisanes » élues par « de grandes corporations comme le corps de la magistrature, l’Enseignement supérieur, les syndicats autonomes ». L’âge des membres de la Haute instance ne doit pas dépasser 60 ans, ajoute M. Belabbas. La Haute instance aura pour rôle, selon le président du RCD, « d’incarner la fonction présidentielle » et « d’engager » des pourparlers avec les acteurs politiques, syndicaux et de la société civile en vue de « construire des compromis ». Elle travailler également à « restituer à la mémoire collective tous les symboles et sigles du combat du peuple algérien contre le colonialisme et de démanteler toutes les structures budgétivores ». M. Belabbas cite notamment le FLN et l’UGTA, estimant que « le changement de système ne se fera pas par le seul changement des visages ». Mise en place d'un « Gouvernement de salut national » Dans le plan du RCD, la Haute instance de transition choisira un « gouvernement de salut national » composé de « compétences nationales et non partisanes », dont la mission consiste à « gérer les affaires courantes ». Le RCD a en outre proposé la création d'une « instance nationale indépendante de l’organisation des élections », présidée par une personnalité intègre, nommée par la Haute instance de transition, alors que la nouvelle loi électorale doit être soumise à référendum avant fin juin 2019". A l’issu de ce processus, le calendrier électoral « doit être mis en œuvre en vue de la mise en place de nouvelles institutions et l’élection de représentants du peuple dans un système où l’alternance au pouvoir est du seul ressort de la volonté populaire », souligne M. Belabbas, précisant que l’élection du président de la République doit avoir lieu « avant fin octobre 2019 ». Un « Comité de la nouvelle constitution » Par ailleurs, le RCD prône la création d’un « Comité de la nouvelle constitution » qui aura, après de « larges consultations », à élaborer le nouveau texte fondamental en moins de deux mois et de le soumettre à referendum populaire « avant la fin du mois de juin 2019 », en même temps que la nouvelle loi électorale. Fait notable, dans le plan du RCD, toutes les instances de la transition sont composées de personnes issues de la société civile et n’ayant aucune attache partisane.
Coupe d'Algérie - 1/4 de finale (retour) : trois duels indécis pour une place dans le dernier carré
La Coupe d'Algérie de football reprendra ses droits avec le déroulement, jeudi et samedi, de la suite des quarts de finale (retour) de l'épreuve populaire, marquée par des confrontations indécises avec, en tête d'affiche, le derby algérois entre le NA Husseïn-Dey et le CR Belouizdad. Vainqueur du match aller «chez» son voisin (1-0), le Nasria abordera cette deuxième manche en ayant une option sur le dernier carré, même si le match s'annonce indécis et ouvert à tous les pronostics. Eliminé en phase de poules de la Coupe de la Confédération africaine (CAF), le NAHD devra faire face à une équipe du CRB dont le principal objectif reste le maintien en Ligue 1. De son côté, le CS Constantine, tenu en échec devant ses supporters par le MC Oran (1-1), est en ballotage défavorable et devra puiser dans ses ressources pour valider son billet à l'Ouest du pays. Le champion d'Algérie sortant, engagé sur trois fronts, affrontera une équipe du MCO dont les résultats à domicile ne plaident pas en sa faveur et reste sérieusement menacée par le spectre de la relégation. Le Paradou AC, qui a réussi à accrocher en déplacement la JSM Béjaïa (0-0), partira lui largement favori dans son antre d'Omar-Hamadi, sachant qu'il est invaincu depuis plusieurs rencontres. La JSMB, détentrice du trophée en 2008 sous la conduite de l'entraîneur El-Hadi Khezzar, sera certainement mise à rude épreuve par des «Académiciens» complètement déchaînés. L'ES Sétif a été le premier à valider son billet pour les demi-finales en écartant de son chemin l'USM Annaba (défaite 0-2 à l'aller et victoire 4-0 au retour). APS
Le RND préconise la démission du président de la République pour l'application de l'article 102 de la Constitution
Le Rassemblement national démocratique (RND) a salué, mercredi, la position de l'Armée nationale populaire (ANP) appelant à l'application de l'article 102 de la Constitution pour sortir de la crise que traverse le pays, affirmant que cette solution «vise à éviter au pays la situation de blocage». Dans un communiqué signé par son secrétaire général, Ahmed Ouyahia, le parti s'est félicité de la position annoncée, mardi, par le vice-ministre de la Défense nationale, Chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), le général de corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, «en ce sens où elle tend à éviter au pays la situation de blocage, à travers l'activation de l'article 102 de la Constitution», saluant «l'attachement de l'ANP à assurer la protection de l'Algérie et sa gouvernance dans le cadre de la Constitution». Le RND a exprimé, en outre, sa reconnaissance et sa considération au moudjahid Abdelaziz Bouteflika pour «tous les efforts consentis au service de l'Algérie, pendant la lutte pour l'indépendance ou en plein processus de construction et d'édification», préconisant «la démission du président de la République, conformément à l'alinéa 4 de l'article 102 de la Constitution pour faciliter le passage du pays au processus de transition défini dans la Constitution». La formation politique a plaidé pour «la formation urgente d'un gouvernement par le président de la République pour éviter tout vide ou interprétation concernant l'exécutif en cette période sensible». Le RND a indiqué avoir exhorté, il y a quelques jours, le pouvoir «à consentir davantage de concessions en vue d'appliquer la politique annoncée, le 3 et 11 mars, par le président de la République. Cependant, les évènements enregistrés au quotidien démontrent que cette démarche politique se confronte à une impasse». Le parti a souligné avoir élaboré une approche à l'effet de la soumettre au pouvoir dans le cadre des concertations, précisant qu'elle sera axée «sur le processus politique présenté par le président de la République ou le recours aux articles de la Constitution, notamment l'article 102», conclut le communiqué. APS
Professeur Walid Laggoune à la Radio : les trois réactions possibles à la proposition du chef de l'Etat major de l'ANP pour une sortie de crise politique
La proposition, faite hier par le général Gaid Salah, chef d’Etat-major, vice-ministre de la Défense nationale, d’aller vers l’application de l’article 102 de la Constitution comme solution à la crise politique que traverse présentement le pays appelle déjà, selon les spécialistes, à trois réactions possibles. Invité ce matin à l’émission L’invité de la rédaction à la chaine 3 de la Radio Algérienne, M. Walid Laggoune, professeur en droit constitutionnel à l’Université d’Alger, évoque une première réaction qui sera celle de ceux qui accepteraient l’application pure et simple l’article en question dans le respect de la Constitution. Il y aura aussi ceux qui demanderaient l’application de l’article 102, mais avec l’exigence de garanties suffisantes « pour que la transition se fasse à la fois de manière pacifique et sur la base de l’expression populaire », et enfin ceux qui vont rejeter cette application et demandent « de sortir entièrement des dispositions de l’article en question pour aller vers des institutions transitoires ».
Le général de corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire (ANP), a soutenu mardi que la solution de la crise politique actuelle réside dans l'application de l'article 102 de la Constitution, indique un communiqué du MDN. "Dans ce contexte, il devient nécessaire, voire impératif d’adopter une solution pour sortir de la crise, qui répond aux revendications légitimes du peuple algérien, et qui garantit le respect des dispositions de la Constitution et le maintien de la souveraineté de l’Etat. Une solution à même d'aboutir à un consensus de l’ensemble des visions, et faire l’unanimité de toutes les parties, à savoir la solution stipulée par la Constitution, dans son article 102", a-t-il affirmé lors d'une visite de travail et d’inspection dans la 4e Région Militaire à Ouargla, L'article 102 dispose que "lorsque le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l'impossibilité totale d'exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose, à l'unanimité, au Parlement de déclarer l'état d'empêchement". Le même article ajoute que le Parlement siégeant en chambres réunies déclare l'état d'empêchement du Président de la République, à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres et charge de l'intérim du Chef de l'Etat, pour une période maximale de quarante cinq (45) jours, le Président du Conseil de la Nation, qui exerce ses prérogatives dans le respect des dispositions de l'article 104 de la Constitution... Que dit l'article 102 de la Constitution ? L'article 104 complète l'article 102
Le nouveau directeur général de l'Entreprise nationale de la télévision (EPTV), Lotfi Cheriet a été installé, mardi à Alger, à son poste, en remplacement de M. Toufik Khelladi, appelé à d'autres fonctions. Présidant la cérémonie d'installation, le ministre de la Communication, Djamel Kaouane a salué, à cette occasion, "les efforts de M. Khelladi consentis au service du pays et du secteur de l'information, en tant que journaliste et dirigeant" notamment pendant l'exercice de ses fonctions à la tête de l'EPTV. Il a félicité, en outre, le nouveau DG de l'EPTV, lui souhaitant "davantage de réussite, en particulier en cette conjoncture particulière que vit le pays, qui exige de nous, et plus que jamais, davantage de dévouement et de loyauté, au service du pays et des institutions de la République". Remerciant le président de la République pour la confiance dont il a été investie, M. Cheriet a affirmé, pour sa part, qu'il arrive à "un moment très difficile et compliqué", se disant confiant quant à sa capacité de faire face "à tous les défis et enjeux qui se posent, en apportant des contributions à même de développer et d'organiser l'EPTV". A ce propos, il a mis l'accent sur "la nécessité de définir des objectifs clairs, dont la promotion de contenus médiatiques aux plus niveaux de professionnalisme, d'ouverture et de crédibilité, ainsi que le développement de grilles de programmes de qualité avec l'ouverture sur les différentes franges de la société", pour que l'EPTV "s'érige en service public". Pour sa part, M. Khelladi a indiqué que "l'EPTV et le service public n'ont rien à craindre grâce aux cadres capables d'assurer ce service en tant qu'action stratégique pour l'avenir du pays", soulignant qu'il a bénéficié du "plein soutien des cadres et des personnels de la télévision ces dernières années", tout en souhaitant à M. Lotfi Cheriet succès et réussite dans ses nouvelles fonctions à la tête de l'EPTV. Des journalistes, des travailleurs et des techniciens de l'EPTV avaient organisé, ces dernières semaines, des sit-in, revendiquant le respect du "service public" et "l'objectivité dans le suivi des développements que connaît le pays".
Le Conseil supérieur de la Magistrature a démenti, lundi dans un communiqué, les informations relayées par certains médias et réseaux sociaux concernant la sanction et la suspension de 86 magistrats ayant participé au mouvement de protestation populaire. Le Conseil supérieur de la Magistrature apporte ce démenti en sa qualité de "seul habilité à contrôler la discipline des magistrats, conformément à l'article 21 de la loi organique 04-12 du 6 septembre 2004 fixant la composition, le fonctionnement et les attributions du Conseil supérieur de la Magistrature". Il a souligné, dans ce cadre, que les mesures disciplinaires "sont fixées par la seule loi organique suscitée", indique le communiqué.
Etroitement lié au secteur du bâtiment, le secteur de la céramique, regroupé au sein d’une trentaine d’entreprises réparties à travers différentes régions du pays, emploie quelque 27.000 travailleurs. S’exprimant, mardi, à l’émission L’invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le président de l’Association des céramistes algériens confirme qu’avec une production annuelle d’environ 150 millions de mètres carrés, cette activité possède les potentialités propres à placer ses produits sur les marchés à l’étranger. Soulignant l’excellent niveau de qualité des produits en céramique fabriqués en Algérie, ne le cédant en rien, dit-il, « aux normes internationales », M. Mohamed Moncef Bouderba y ajoute un taux d’intégration de 95%. En raison du ralentissement des programmes de logement de l’Etat, « d’ici trois ans », ce dernier anticipe un excédent de production dans la filière lequel, selon, lui pourrait, grâce à un accompagne de la part de l'Etat, faire l’objet d'ambitieux programmes d’exportation. Pour ce faire, indique-t-il, il y a lieu d’entreprendre, en collaboration avec le ministère du Commerce, des mesures d’accompagnement au plan législatif et au plan financier. Pour ce qui concerne l’Afrique, en particulier, il fait état « d’ouvertures intéressantes », sans cependant donner plus de détails.
Un pacte portant création de la société algéro-italienne «Leonardo Hélicoptères-SPA/Algérie», a été signé lundi au siège du ministère de la Défense nationale, lors d'une cérémonie présidée par le secrétaire général du ministère de le Défense nationale, le général-major Abdelhamid Ghriss, et le général de corps d'Armée, Nicolo Falsaperna, secrétaire général du ministère de la Défense italienne, et directeur national de l'Armement. «Cette société est issue d'un partenariat entre l'Etablissement de développement de l'industrie aéronautique (EDIA) relevant de la Direction des fabrications militaires du ministère de la Défense nationale et les compagnies LEONARDO-INTERNATIONAL et LEONARDO Hélicoptères suite au protocole d'accord de partenariat industriel et commercial signé le 11 août 2016, portant production d'hélicoptères de marque Agusta-Westland sur le site d'Aïn Arnat, wilaya de Sétif». Il est à signaler que cette société «est dédiée à la fabrication d'hélicoptères légers et moyens pour divers usages, parmi lesquels le transport de personnels et cargo, l'évacuation sanitaire, la surveillance et le contrôle, selon un plan de charges qui prévoit l'exportation à l'étranger». Ladite société «bénéficiera, dès son lancement, d'un réseau de distribution local et international et d'un service après-vente incluant l'ensemble des échelons de réparation et de service après-vente garantissant les différents échelons de réparation et son propre système de formation et de qualification pour ses propres besoins et ceux des clients». En outre, «cette activité industrielle va soutenir le développement d'activités de haute technologie dans les matériaux composites, mécanique de précision, électronique et optoélectronique». Ce partenariat entre dans le cadre de «l'intérêt qu'accorde le Haut commandement de l'Armée nationale populaire au développement des fabrications militaires, afin de contribuer au développement de l'économie nationale et renforcer son potentiel». Le général-major Abdelhamid Ghriss, a souligné, à cette occasion, l'«excellence» des relations algéro-italiennes basées sur une «confiance mutuelle, ainsi que la disponibilité de chaque partie, à renforcer, encore plus, cette coopération, notamment sur les plans du transfert technologique, du savoir-faire et du co-développement». Dans l'optique d'atteindre un partenariat «fructueux, avantageux fécond et mutuellement profitable» aux deux pays, il a exprimé le vœu que «la coopération dans les domaines technico-militaires et de l'industrie de défense, connaisse davantage de progrès, afin de pouvoir aborder de nouveaux domaines d'intérêts communs et explorer de nouvelles perspectives de coopération, en aspirant aux transfert de technologie et de savoir-faire que matérialiseraient des projets communs de partenariats industriels». De son côté, le général de corps d'Armée, Nicolo Falsaperna s'est félicité de la création de cette société, faisant part de son souhait de voir la coopération algéro-italienne se renforcer davantage. Relevant la «qualité» des relations entre les deux pays, il a souligné que ce partenariat marque un moment «significatif» dans les relations bilatérales, faisant part de sa «conviction» que ce partenariat ouvrera la voie à d'«autres initiatives fructueuses». L'usine «qui emploiera 300 personnes hautement qualifiées, fabriquera 100 appareils sur les 10 prochaines années, dont une partie sera destinée à l'exportation», a précisé le directeur général de l'Etablissement de développement de l'industrie aéronautique (EDIA) relevant de la Direction des fabrications militaires du ministère de la Défense nationale, le général Belhadj Mouloud. APS
L'Algérie «n’a jamais exporté gratuitement du gaz ou autres produits liquides» des hydrocarbures à ses clients, a affirmé lundi le vice-président des activités de commercialisation de Sonatrach, M. Ahmed El-Hachemi Mazighi, dans un entretien accordé à l'APS. Questionné sur les informations publiées récemment par des médias sur de prétendues exportations gratuites de gaz algérien vers la France, M. Mazighi soutient qu'«il est impossible d’exporter gratuitement du gaz ou n’importe quel produit liquide (d'hydrocarbures) vers la France ou un autre pays». «J’aimerais rappeler quelques principes en matière d’exportation. Pour qu’une molécule d’hydrocarbures puisse quitter le sol algérien, il faut qu’il y ait une déclaration douanière. La base de cette déclaration est d’avoir un volume mesuré associé d’un prix. Sans déclarer le prix et le volume, vous ne pouvez pratiquement rien exporter. Historiquement, on a assisté à deux exceptions à cette règle: en 2004 où on devait exporter temporairement notre brut vers nos capacités de stockage en Corée. Le brut, dans ce cas, quittait l’Algérie avec une facture temporaire. La deuxième exception concerne le processing du pétrole brut qu’on a entamé en 2018: on transfère le titre de propriété à un client et vous êtes comptable d’un bilan d’importation d’essence et de gasoil par la douane», souligne le même responsable. Donc, résume-t-il, «à la question de savoir si le gaz algérien a été exporté gratuitement vers la France, la réponse est NON». De surcroît, le vice-président des activités de commercialisation de Sonatrach relève que dans le domaine du gaz naturel, pour que les documents contractuels puissent entrer en vigueur, ils doivent être approuvés par les organes sociaux de l’entreprise et par les autorités publiques. «Dans le domaine du gaz naturel, contrairement aux autres produits liquides, les choses sont bien verrouillées. Pensez-vous que les organes sociaux de l’entreprise ou les autorités puissent approuver un contrat ou un avenant avec un prix égal à zéro? ça ne s’est jamais vu», insiste-t-il. M. Mazighi note également qu'en vertu de la loi 05/07, «il est fait obligation à Sonatrach de reporter mensuellement les prix à l’exportation pour le gaz naturel, le GPL, les produits bruts ou raffinés. S’il y a un quelconque doute en matière de prix, il y a toujours moyen d’auditer Sonatrach à travers les rapports réguliers soumis à l'Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft). Concernant les relations de l'Algérie avec le partenaire français en matière de gaz, «il faut d’abord savoir que ce que nous lui exportons est du GNL. Cette relation remontre à 1976. Cela fait l’objet de quatre contrats: trois de ces contrats ont été signés en 1976 et le quatrième a été signé en 1991. Sur les quatre contrats, deux ont expiré en décembre 2013. A l’heure actuelle, il n'en reste que deux contrats en vigueur: le premier porte sur l’exportation de 3,5 milliards m3/an jusqu’à 2020, tandis que le second porte sur un volume de 2 milliards m3/an jusqu’à 2020 également», explique-t-il. Ainsi, «depuis 1976, on a eu quatre contrats avec la France qui ont permis d’exporter, jusqu’à maintenant, 390 milliards m3 de GNL, soit l’équivalent de (7) sept années d’exportation de gaz» en prenant 2017 comme année de référence, fait-il valoir. Selon lui, le volume de gaz exporté vers la France représente 10% du portefeuille global des exportations gazières de Sonatrach, ajoutant qu'«il n'y a pas une seule goutte qui n'a pas fait objet d'indexation au prix du Brent. Tout le gaz a d’abord reflété la valeur du brut». APS
Des propositions de sortie de crise se poursuivent : les Indépendants et Non-inscrits à l’APN appellent à la convocation d'une séance extraordinaire
Le groupe parlementaire des indépendants et les Non-inscrits à l'Assemblée populaire nationale (APN), ont appelé dimanche soir l’actuel président de la chambre basse du Parlement, Mouad Bouchareb, à convoquer une séance extraordinaire pour «examiner la conjoncture actuelle et prendre les mesures adéquates qui répondent aux aspirations du peuple». «Vu le mouvement populaire de grande envergure que connaît notre pays et en notre qualité de représentants du peuple, appelés à soulever ses préoccupations et ses revendications, nous vous demandons de convoquer une séance extraordinaire pour examiner la conjoncture actuelle, élaborer un communiqué et prendre les mesures adéquates, en vertu des prérogatives que nous confère la loi, des mesures qui soient à la hauteur des aspirations de notre peuple et de l'avenir de notre pays, la séance devant être diffusée en direct sur les chaines de télévision publiques et privées», précise un communiqué conjoint dont une copie est parvenue à l'APS, signé par le président du groupe des indépendants, Osmani Lamine et le président des Non-inscrits, Nazih Berramdane. La demande portant convocation de cette séance extraordinaire intervient en application des dispositions de la Constitution, notamment en son article 115, en vertu de l'article 05 de la loi 01/01 relative à la qualité de membre au Parlement. APS
Nous sommes contre les appels de certains membres de l’opposition à l’armée pour intervenir en vue de hâter le départ du président Bouteflika, «nous sommes contre tout coup d’Etat », tout comme nous nous opposons à toute ingérence de l’ANP dans l’action politique. Reçu, lundi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le président du parti de l’Union des forces démocratiques et sociales (UFDS) déclare attendre de l’institution militaire qu’elle assume sa mission constitutionnelle de garantir la continuité de l’Etat. En réponse à un commentaire selon lequel les Algériens seraient dans le rejet de tous les partis politiques, M. Nourredine Bahbouh répond que c’est aux urnes de décider, à l’avenir pour autant, dit-il, que les élections soient transparentes et gérées par une instance autonome. De la période transitoire devant déboucher sur l’annonce d’une nouvelle République, le président de l’UFDS estime que l’avènement de celle-ci devrait être préalablement marqué par le rejet, à l’APN et au Sénat, des partis « arrivés par la fraude » qui, à ses yeux, ont constitué l'ossature du pouvoir installé à la tête du pays « depuis vingt ans ». De l’organisme appelé à gérer la transition politique, il explique, d'autre part, que c’est à sa composante qu’il appartient, « durant une période de six mois au maximum», de gérer le pays, par le biais, précise-t-il, d’un gouvernement de technocrates avec pour mission fondamentale, la préparation des élections présidentielles. M. Bahbouh dit s’inquiéter, par ailleurs, d’observer que faute de la nomination d’un gouvernement, des ministères « sont à l’arrêt, parce qu’il n’y a personne qui décide ». Il faut que les activités, notamment économiques, redémarrent, déclare-t-il. Expliquant sa proposition relative à une transition d’une durée de six mois, l’intervenant rappelle que cela fait plus d’un mois déjà que le peuple est dans la rue et que ses revendications montent crescendo. « Il faudrait donc, dit-il, que la classe politique assume ses responsabilités et que l’on revienne rapidement à la légitimité».
La hiérarchie a été respectée lors du championnat national des séries olympiques (RSX, Laser Standard et Laser Radial), clôturé samedi à Bordj El Bahri, avec la victoire des habituels champions, ayant tous été au rendez-vous, chacun dans sa spécialité. Ainsi, dans la série RSX (messieurs), la victoire est revenue sans surprise à l'inévitable Hamza Bouras, du club ARBEM, devant Imad Briguet (EVSN Skikda) et Ramzi Boudjatit, du club Sahel Nautique El Biar. Chez les Dames, c'est Amina Berrichi, du club Sindbad Oran qui s'est imposée, devant Rezouani Meriem, du club Nautique El Marsa, et Katia Belabes, du club JS Marsa. Dans la série Laser Standard, la victoire est revenue à Wassim Ziani, du club Sahel Nautique El Biar, devant Mohamed Kebaïli, du Club Nautique Tipaza, et Oussama Benserraï, du club des Forces Navales. Enfin, au Laser Radial, c'est Karassane Malia, du Club Nautique Tipaza qui l'a emporté, devant Sana Lacheheb, sociétaire du même club, et Racha Touabi, du Club Nautique El Marsa. Au total, 45 athlètes (29 messieurs et 16 dames), représentant 15 clubs, ont pris part à cette compétition, organisée du 21 au 23 mars 2019 à Bordj El Bahri (Alger). Dix-huit concurrents étaient en lice dans la course "Standard-Garçons", alors que dans la course "Radial-Filles" seules 10 athlètes étaient engagées. Chez les véliplanchistes (Série RSX), il y avait 17 concurrents, dont 6 filles. Cette compétition nationale a concerné uniquement les épreuves inscrites au programme des prochains Jeux Olympiques d'été, prévus en 2020 à Tokyo (Japon), et elle s'est déroulée en cinq étapes. Par ailleurs, le championnat de printemps des spécialités Bic-techno et Laser 4.7, réservé aux moins de 17 ans, aura lieu du 24 au 27 mars à Bordj El Bahri, alors que le championnat de printemps de la spécialité Optimist, réservé aux moins de 15 ans, est prévu du 30 mars au 2 avril prochain. APS
Très attendue par les professionnels, c’est ce dimanche que s’est ouverte, à la Safex d’Alger (Société algérienne des foires et des expositions) la 22ème édition du Salon international du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics, le Batimatec. Placé sous le haut patronage du ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, le salon se tient du 24 au 28 mars courant et constitue l’événement économique le plus important du BTP de l’année à l’échelle continentale. Quelque 22 000 visiteurs y sont attendus selon les organisateurs. Sa dernière édition avait déjà vu la participation de pas moins de 1039 exposants dont 412 de sociétés étrangères venues de 16 pays. Le Salon, organisé par Batimatec Expo, prévoit cette année aussi l’organisation du Trophée Innov’Bat 2019 qui se trouve à sa troisième édition. Un concours « dédié à l’innovation et à l’amélioration des techniques de construction en Algérie », précisent les organisateurs sur le site internet. Ce rendez-vous professionnel prévoit également programme d’information, de conférences, de démonstrations, des journées d’études et des rencontres B to B autour de la thématique du salon viendront enrichir les 05 jours d’exposition. Environ 1300 exposants « nationaux et étrangers » et 200.000 visiteurs potentiels sont attendus.
Depuis quelques jours, des appels émanant de milieux dissimulés incitent à observer une grève et à geler, trois journées durant, des activités économiques dans le pays, notamment celles de secteurs stratégiques liés à l’exploitation de sites énergétiques. S’exprimant, dimanche, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le professeur Mohamed-Chérif Benmihoub considère que le pays se trouve face à une situation « délicate » qu’il impute à l’émergence d’une crise politique qui mature, « depuis déjà quelques mois ». Commentant la situation de crise à laquelle est actuellement confrontée l’Algérie, cet analyste en économie estime qu’il est vital de passer par une période de transition politique « la plus courte possible », en utilisant les ressources de la Constitution « quitte à revoir cette dernière plus tard », afin d'éviter au pays de se trouver dans l’impasse. S’il reconnaît la légitimité des revendications populaires, M. Benmihoub n’en abonde pas moins, par ailleurs, vers l’idée que cette transition se fasse de façon organisée sinon, prévient-il, « nous risquons d'aller vers le chaos ». Cet analyste en économie déclare, d’autre part, craindre qu’à partir du moment où la situation n’est pas claire sur le plan institutionnel, les opérateurs économiques « soient à minima » et provoquent du même coup un arrêt des investissements durant une période indéterminée. Déjà, relève-t-il, que ce climat des affaires n’était pas bon, du fait de la corruption, de la bureaucratie, de l'instabilite juridique ou de la difficulté d’accès au crédit, « il risque de se dégrader davantage ». Face au climat de mécontentement populaire et des tentatives de porter atteinte aux finances du pays, M. Benmihoub préconise, par ailleurs, de prendre en urgence des mesures de sauvegarde sur les réserves de change, en les plaçant sous la supervision d’un comité ad-hoc et non pas « entre les seules mains de la Banque d’Algérie », pour éviter de les voir « s’évaporer en partie ». Pour ce qui concerne la gestion des comptes publics du Trésor, il y note une « dégradation » en raison, explique-t-il, de l’actionnement de la planche à billets dont il affirme qu’elle a produit, à ce jour, 6.500.000 milliards de dinars « alors que les banques se trouvent en surliquidités », ce qui constitue un paradoxe.
Des dizaines d'avocats ont observé un sit-in, samedi, devant le tribunal d'Abane Ramdane à Alger, pour exiger "le respect de la Constitution, des libertés publiques et individuelles et des lois de la République". Venus des différentes wilayas du pays, les avocats exigent également "l'indépendance de la Justice", "l'application stricte de la loi", "l'indépendance du pourvoir judiciaire", ainsi que le "changement radical du système". A ce titre, l'avocat Meddour Adnane (Tribunal d'Alger) a indiqué que "les avocats sont une partie du peuple et soutiennent les marches pacifiques qui exigent le changement total et l'organisation de l'élection présidentielle dans les délais impartis, ainsi que le respect de la Constitution et des lois de la République". Les protestataires ont également insisté sur "le respect des articles de loi relatifs à l'élection présidentielle, le non-prolongement du dernier mandat présidentiel, ainsi que sur l'annulation du poste de vice-Premier ministre", qui est, selon eux, " une violation de la Constitution". Par ailleurs, des syndicalistes ont organisé un sit-in de protestation devant le siège de l'Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA), en vue de revendiquer le départ du Secrétariat général de l'Union et la formation, par "des syndicalistes intègres", d'un comité qui sera chargé de préparer un congrès extraordinaire.
A l’initiative de la radio chaine 3 et en collaboration avec les éléments de la Protection civile et ceux de la sûreté nationale, une vaste opération de plantation d’arbres est lancée pour impulser l’amour de l’environnement et œuvrer à sa protection et sa préservation. L’opération est lancée à Bentalha, banlieue d’Alger, où les habitants ont subi le martyr pendant la décennie noire. Djamel Sanhadri, directeur de la production à la radio chaine 3, explique que le choix de cette localité pour planter les premiers arbres « a pour symbolique de donner la vie », et d’ajouter que « l’essentiel dans cette opération de reboisement est de mettre en valeur ce qui se fait sur les berges de Oued El Harrach en terme « d’aménagement fabuleux effectué pour rendre le site très accueillant et très vivable». L’initiative est lancée aussi sous l’égide de la Radio nationale conjointement dans plusieurs wilayas où les enfants sont impliqués pour aimer la nature et en prendre soin.
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