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Timestamp: 2019-09-23 09:20:41+00:00

Document:
Gender Law Newsletter 2017#3
In den letzten Wochen erlebten wir ein erneutes Aufbäumen jener Kräfte, die feministische Wissenschaft und Gender Studies verunglimpfen. Der Vorwurf ist altbekannt und als Angriff auf wissenschaftliches Agieren äusserst wirksam. Es wird behauptet, dass feministischen Forscher*innen und Wissenschaftler*innen, die sich mit Geschlechterverhältnissen auseinandersetzen, vor lauter ideologischer Verblendung – im besten Fall – die nötige Distanz zum Forschungsgegenstand fehle oder dass sie – im schlechteren Fall – Wissenschaft überhaupt nur zur Durchsetzung ihrer politischen Agenda betreiben. Leitmotiv dieser Diffamierungsstrategie ist die Unterminierung, indem diesen Forscher*innen akademische Praxis generell aberkannt wird. Kürzlich entschloss sich nun auch die «Emma», in den Chor der Verleumdung miteinzustimmen und stellte fest, dass die Gender Studies «das persönliche Leiden an der Welt […] zum wissenschaftlichen Thema verklär[en]».
In mehreren klugen Repliken ist nachzulesen, wie fern der tatsächlichen Verhältnisse eine derartige Kritik liegt (Siehe z.b. «Die Verleumdung» von Judith Butler und Sabine Hark in der Zeit, «Feminismus ist nicht das Gegenteil von Wissenschaft» von Dominique Kuenzle in der NZZ oder «The Sargnagel talks back: Eine Replik auf die <EMMA>» von Paula Villa im Missy Magazine).
Und doch ist dieser, teils offen, teils versteckt vorgetragene Vorwurf gegenüber einer sich mit dem Feminismus verbindenden Wissenschaft, gerade auch im rechtswissenschaftlichen Diskurs, alltäglich. Natürlich, wirklich verwunderlich ist das nicht. Schon im ersten Semester Jusstudium wird gelehrt, wie rechtswissenschaftliches Arbeiten zu funktionieren hat. Den Student*innen werden scheinbar eindeutige Auslegungsregeln und eine in sich geschlossene juristische Argumentationstechnik vermittelt. Die Objektivität, die hier als Fixstern das Lernen der angehenden Jurist*innen leiten soll, ist meistens jene, die in der richterlichen Praxis verlangt wird. Die Unabhängigkeit der Richter*innen ist unabdingbare Voraussetzung für die vermittelte Vorstellung einer gerechten Rechtsprechung und darin vergleichbar mit der wissenschaftlichen Objektivität. Die Rechtswissenschaften verquicken und überhöhen so gleichzeitig richterliche und wissenschaftliche Objektivität. Obwohl die Konstruktion von Normen gerade durch das Gesetzgebungsverfahren leicht erfahrbar gemacht werden könnte, weil dort explizit wird, wie soziale Normen hergestellt werden, und die Rechtssoziologie den Einfluss zahlreicher gesellschaftlicher und individueller Faktoren auf die gerichtliche Arbeit empirisch nachgewiesen hat, wird die kontextuale Bedingtheit von Recht, Rechtsprechung und Rechtswissenschaft in der Lehre kaum thematisiert. Angestrebt wird, eine Objektivität zu erreichen, mit der ein*e Jurist*in alle Parameter eines Falles, quasi als auktoriale*r Erzähler*in der Wirklichkeit, analysiert und so geradlinig zum gerechten Urteil schreitet. Ein solches Selbstverständnis erklärt auch, warum das Konzept der Befangenheit von Richter*innen für die Rechtsprechung von elementarer Bedeutung ist. Die Möglichkeit, Befangenheitskriterien zu definieren ist eine notwendige Bedingung für das hegemoniale Rechts- und Wissenschaftsverständnis: Können jene Situationen, in denen eine richtende Person als befangen bezeichnet werden muss, eindeutig von allen anderen Situationen abgegrenzt werden, dient das der Figur des gerechten Richters.
Unter solchen Voraussetzungen wird feministische Rechtswissenschaft, welche sich immer wieder auch politisch verortet, welche die eigene Sprechposition darlegt und reflektiert und welche die eigene Bedingtheit als Teil der wissenschaftlichen Forschung analysiert, zum Störelement, weil sie das hegemoniale Rechts- und Wissenschaftsverständnis aufbricht. Schliesslich löst sich die postulierte Ideologiefreiheit der Rechtswissenschaft bei genauerem Hinsehen schnell auf: Staat, Grundrechte und Demokratie entstehen auf der Grundlage von gesellschaftlichen Überzeugungen, kulturellen Bedingungen und Machverhältnissen. Wertfreies Recht widerspricht sich selbst: Ohne eine Entscheidung darüber, wie die Verhältnisse ausgestaltet werden sollen, gibt es kein Recht. Dominique Kuenzle bringt es für die Gender Studies auf den Punkt, was für Wissenschaft und Gesetzgebung ganz allgemein gelten sollte: «Hier deshalb ein Vorschlag: Betrachten wir die Diskussion um Gender-Fragen doch als einen empirisch informierten öffentlichen Diskurs, bei dem wir grundsätzlich auf die Kraft der Evidenz und der besseren Argumente vertrauen, während wir anerkennen und praktisch berücksichtigen, dass die Reflexion über explizite Werte sowie unbewusste Interessen, Vorurteile, kognitive Verzerrungen und ideologische Mechanismen integraler Bestandteil der Forschung und Diskussion sein muss».
In diesem Sinne wünschen wir eine gute Lektüre!
Das FRI wird sich in den Jahren 2018-2019 vertieft mit der Thematik auseinandersetzen und freut sich deshalb über Ihre Gedanken und Anregungen dazu.
Ces dernières semaines, nous avons vécu à nouveau un assaut des forces qui dénigrent la science féministe et les études sur le genre. Le reproche est connu depuis longtemps et cette attaque contre l’action scientifique est extrêmement efficace. On y affirme que les chercheuses, les chercheurs et les scientifiques qui abordent la question des rapports entre les sexes – dans le meilleur des cas – ne disposeraient pas de la distance nécessaire avec l’objet de leur recherche en raison d’un aveuglement idéologique ou alors – dans le pire des cas – qu’ils utiliseraient la science uniquement afin de mettre en œuvre leur agenda politique. L’élément principal de cette stratégie de diffamation est un travail de sape en ce que la pratique de ces chercheuses et de ces chercheurs se voit dénier un caractère académique. Récemment, la revue «Emma» a elle aussi décidé d’entonner ces paroles de médisance et estimé que les études sur le genre «font passer la souffrance personnelle du monde […] pour un thème scientifique».
Dans plusieurs répliques intelligentes, on peut lire à quel point une telle critique est éloignée de la réalité des faits (voir par exemple «Die Verleumdung» («la calomnie») de Judith Butler et Sabine Hark dans le journal Die Zeit, «Feminismus ist nicht das Gegenteil von Wissenschaft» («le féminisme n’est pas le contraire de la science») de Dominique Kuenzle dans le Neue Zürcher Zeitung ou «The Sargnagel talks back : eine Replik auf die Emma» («le fossoyeur répond : une réplique au Emma») de Paula Villa dans le Missy magazine).
Et pourtant, c’est quotidiennement que ce reproche est exprimé de façon tantôt ouverte, tantôt cachée, à l’encontre d’une science se rattachant avec le féminisme, en ce compris dans le discours des sciences juridiques. Naturellement, ce n’est pas vraiment surprenant. Dès le premier semestre des études de droit, on enseigne comment le travail juridique scientifique doit se dérouler. On enseigne aux étudiant*e*s des règles d’interprétation qui semblent évidentes en apparence et une technique d’argumentation juridique cohérente. L’objectivité, qui doit guider l’apprentissage des futur*e*s juristes, est souvent celle qui est exigée dans la pratique judiciaire. L’indépendance des juges constitue une condition essentielle pour la conception transmise d’une jurisprudence juste et en cela, elle est comparable avec l’objectivité scientifique. Les sciences juridiques confondent ainsi l’objectivité judiciaire et scientifique et leur accordent une importance démesurée. Alors même que le processus de création des normes pourrait être facilement rendu palpable à travers la procédure législative, puisqu’on y voit de façon explicite comment les normes sociales sont établies, et que la sociologie du droit a établi de façon empirique que le travail judiciaire était influencé par de nombreux facteurs sociaux et individuels, la dépendance contextuelle du droit, de la jurisprudence et de la science juridique est à peine thématisée en doctrine. On tente d’atteindre une objectivité avec laquelle un*e juriste analyserait tous les paramètres d’un cas, en réalité presque comme un narrateur omniscient, et se dirigerait de façon rectiligne vers le juste jugement. Une telle conception explique également pourquoi le concept de partialité des juges est d’une importance essentielle dans la jurisprudence. La possibilité de définir des critères de partialité est une condition nécessaire à la conception hégémonique de la science et du droit : si les situations dans lesquelles une personne exerçant la fonction de juger peut être qualifiée de partiale peuvent être clairement distinguées de toutes les autres situations, la conception du juge juste s’en trouve renforcée.
Dans de telles conditions, la science juridique féministe, qui se positionne toujours de façon renouvelée sur le plan politique également, qui explicite et réfléchit sur le point de vue qu’elle adopte et qui inclut l’analyse de sa propre relativité dans la recherche scientifique, constitue un élément perturbateur parce qu’elle brise la conception hégémonique du droit et de la science. Or, le caractère libre de toute idéologie qui est attribué à la science se disloque vite si on l'examine de plus près : l’Etat, les droits fondamentaux et la démocratie naissent en effet sur la base de convictions sociales, d’un contexte culturel et de rapports de forces. Le concept de « droit libre de valeur » se contredit ainsi lui-même : il n’y a pas de droit sans que ne soit prise une décision sur la façon dont les rapports sont organisés. En s'exprimant à propos des études sur le genre, Dominique Kuenzle met précisément le doigt sur ce qui devrait être valable de façon générale pour la science et le droit: «C’est pourquoi nous faisons une proposition : considérons la discussion relative aux questions de genre comme un discours public qui s’informe de façon empirique, dans lequel nous faisons en principe confiance en la force de l’évidence et les meilleurs arguments, tout en reconnaissant et en tenant compte en pratique du fait que la réflexion sur les valeurs explicites et les intérêts inconscients, les préjugés, les distorsions cognitives et les mécanismes idéologiques doivent constituer un élément intégral de la recherche et de la discussion».
Dans cet esprit, nous vous souhaitons une bonne lecture !
Le FRI va approfondir ses réflexions sur cette thématique dans les années 2018 et 2019. Il serait donc ravi de connaître vos réflexions et suggestions à ce sujet.
Contribution invitée de Karine Lempen: Jurisprudence relative à la loi sur l'égalité entre femmes et hommes (2004-2015)
World: Constitutions and gender
Welt: Handbuch Rechtsphilosophie
Europe: Collision between Dublin regulation and European human rights
Europa: Grenzen der Dublin-Haft von Familien im Fokus des Bundesgerichts
Europa: Zur obligatorischen Teilnahme von muslimischen Schülerinnen am gemischten Schwimmunterricht
Suisse: Les effets de l'union libre
Österreich: Intergeschlechtlichkeit
Cour européenne des droits de l'homme, 11 juillet 2017 (Dakir / Belgique): Interdiction de se couvrir le visage (absence de violation des articles 8 à 10, seuls ou combinés avec l'article 14 CEDH)
European Court of Human Rights, 25 July 2017 (Cavalho Pinto de Sousa Morais / Portugal): Reduction of a compensation based on stereotypes related to sex and age (violation of article 14 combined with article 8 ECHR)
Schweiz: Bundesgericht, 27. Januar 2017 (5A_319/2016): Zumutbarkeit der Ausdehnung der Erwerbstätigkeit im Rahmen der Feststellung des Unterhaltsbeitrags
Schweiz: Bundesgericht, 2. Mai 2017 (5A_297/2016): Abänderung des Unterhaltsbeitrages während des Scheidungsverfahrens: Praxisänderung
Schweiz: Bundesgericht, 17. Mai 2017 (5A_390/2016): Keine Anerkennung einer Geschlechtsumwandlung, die in einem ausländischen konsularischen Akt fest­gehalten ist
Schweiz: Bundesgericht, 24. Mai 2017 (5A_65/2017): Geschiedene Eltern dürfen zu einer Erziehungsberatung verpflichtet werden
Suisse: Tribunal fédéral, 1er juin 2017 (8D_3/2016): Limites de l'accès au dossier de collaboratrices touchées par une réorganisation administrative
Schweiz: Bundesgericht, 4. Juli 2017 (8C_693/2016): Zulässigkeit unterschiedlicher Lohnsysteme für Verwaltungspersonal und Lehrkräfte
Deutschland: Bundesverfassungsgericht, 27. Juni 2017 (2 BvR 1333/17): Kopftuchverbot für Rechtsreferendarinnen im Gericht
Belgique: Cour constitutionnelle, 13 juillet 2017 (n°95/2017): Discrimination en matière d'adoption
UNO: Update of the General Recommendation No. 19 of the CEDAW Committee on violence against women
ONU: Rapport de l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre
Schweiz: Inkrafttreten eines Bundesgesetzes am 1. Januar 2018: Änderung des Adoptionsrechts
Suisse: Adoption d'une loi fédérale le 16 juin 2017: Subventions à l'accueil extra-familial des enfants
Schweiz: Entwurf eines Bundesgesetzes vom 5. Juli 2017: Änderung des Gleichstellungsgesetzes
Schweiz: Entwurf eines Bundesgesetzes vom 5. Juli 2017: Totalrevision des Gesetzes über genetische Untersuchungen beim Menschen (GUMG)
Suisse: Avant-projet de loi du 28 juin 2017: Institution nationale des droits de l’homme
Schweiz: Beschluss des Bundesrates vom 21. Juni 2017: Pendelmigration: 24-Stunden Betreuungsarbeit in Privathaushalten ab Mitte 2018 neu geregelt
Suisse: Rapport au Conseil des droits de l'homme de l'ONU: nouvel examen périodique universel (EPU) adopté le 28 juin 2017
Schweiz: Motion 16.3631 auf Bundesebene, angenommen am 7. Juni 2017: «Länger dauernde Mutterschaftsentschädigung bei längerem Spitalaufenthalt des Neugeborenen»
Schweiz: Motion 17.3613 auf Bundesebene, eingereicht am 16. Juni 2017: «Mit Lohntransparenz zur Lohngleichheit», eingereicht nach der Antwort des Bundesrates auf einer Frage 17.5324: «Lohntransparenz in der Privatwirtschaft»
Schweiz: Postulat 16.3961 au niveau fédéral, adopté le 1er juin 2017: «Collecter des données sur les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre, en couvrant les discriminations multiples»
Suisse: Interpellation 17.3608 au niveau fédéral, introduite le 16 juin 2017: «Harcèlement (mobbing) sur le lieu de travail»
Schweiz: Interpellation 17.3588 auf Bundesebene, eingereicht am 16. Juni 2017: «Situation von LGBTI-Asylsuchenden»
Deutschland: Bundesgesetz zur Ein­füh­rung des Rechts auf Ehe­schliessung für Personen gleichen Geschlechts, angenommen am 30. Juni 2016
Tunisia, Jordan and Lebanon: End of impunity for rapists who marry their victim
1-2 September 2017 (Switzerland, Bern): “2nd International BFH Conference on Discrimination in the Labor Market”
4 September 2017 (Switzerland, Lausanne): “Parents and children in new family forms” (keynote in the frame of the conference “Treasuring the diversity of psychology”)
5 September 2017 (Switzerland, Geneva): “Can the UN Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women (CEDAW) advance Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex (LGBTI) rights?”
6-7 September 2017 (Austria, Vienna): “Women’s rights, religion and refugees – European cities between welcome culture and rejection”
12. September 2017 (Schweiz, Bern): «FRI circle #4 - Leitfaden Gesetzgebung»
12. September 2017 (Schweiz, St. Gallen): «St. Galler Diversity- und Inclusion Tagung»
18-22 September 2017 (United Kingdom, London): “Professional Certificate in Strategic Gender Equity Planning”
21 septembre 2017 (Suisse, Lausanne): «Féminisme: la fin d'une utopie?»
21-24. September 2017 (Deutschland, Stuttgart): «42. Bundeskongress des djb: reproduktive Rechte»
28.-30. September 2017 (Deutschland, Köln): «Aktuelle Herausforderungen der Geschlechterforschung»
4. – 6. Oktober 2017 (Deutschland, Frankfurt-am-Main): «Feminismus und Öffentlichkeit: Kritik, Widerstand und Interventionen im medialen Wandel»
5. Oktober 2017 (Schweiz, Chur): «Wissenschaftscafé: Trans* jenseits der zwei Geschlechter»
7. Oktober 2017 - 27. Oktober 2018 (Schweiz, Winterthur und Konstanz): «Fem! Lehrgang 2017-2018»
10 octobre 2017 (Suisse, Lausanne): «Réseau Droit, Genre et Sexualités, réunion plénière annuelle»
10-11 October 2017 (United Kingdom, Edinburgh): “International interdisciplinary conference on gender studies and the status of women”
3 novembre 2017 (Suisse, Berne): «La recherche interdisciplinaire sur les discriminations en Suisse: pourquoi et comment?»
17-18 novembre 2017 (France, Strasbourg): «Corps, genre et vulnérabilité. Les femmes et les violences conjugales»
20-21 November 2017 (Belgium, Brussels): “Annual Colloquium on Fundamental Rights 2017 ‘Women's Rights in Turbulent Times’”
1-2 December 2017 (United Kingdom, Cambridge): 2017 International Conference on Gender Studies – “Identity, Alterity and Gender Normativity”
1-3 December 2017 (Germany, Landau): “Political masculinities and populism”
4 décembre 2017 (Suisse, Genève): «Interdisciplinarité et méthodologie»
20 January 2017 (United Kingdom, Leeds): “Fourth International Conference on Women’s Studies”
21 January 2017 (United Kingdom, Leeds): “2nd International Conference on Gender Studies”
SUISSE: ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES
(CONTRIBUTION INVITÉE DE KARINE LEMPEN)
Jurisprudence relative à la loi sur l'égalité entre femmes et hommes (2004-2015)
Karine LEMPEN et Aner VOLODER, avec la collaboration de Laetitia JAMET, Analyse de la jurisprudence cantonale relative à la loi sur l'égalité entre femmes et hommes (2004-2015), Rapport de recherche, Université de Genève, Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes, Berne, 2017.
Réalisée sur mandat du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes, l'étude analyse 190 procès-verbaux de conciliation et jugements cantonaux rendus au niveau cantonal en 2004 et 2015 en matière de loi fédérale sur l’égalité (LEg).
1. Les actions fondées sur la LEg sont presque toujours intentées par des individus – principalement des femmes – et très rarement par des organisations (art. 7 LEg).
2. Dans la grande majorité des cas (84%), les parties ne sont plus liées par un rapport de travail au moment où le jugement est rendu.
3. Les personnes qui saisissent la justice en raison d’une discrimination fondée sur le sexe se plaignent le plus souvent de discrimination salariale ou de licenciement discriminatoire.
4. La plupart des décisions ont pour objet une discrimination directe. Une discrimination indirecte n’est invoquée ou retenue que dans 30% des cas. Il s’agit le plus souvent de plaintes pour discrimination salariale.
5. Sur l’ensemble des cas relatifs à une discrimination au sens de l’article 3 LEg, près d’un tiers sont liés à la grossesse ou à la maternité (41 cas). La discrimination se produit fréquemment au retour du congé maternité. Le plus souvent, la mère est licenciée.
6. L’analyse de la jurisprudence révèle que plusieurs cas de licenciement discriminatoire sont analysés exclusivement sous l’angle du Code des obligations, avec parfois pour conséquence l’absence d’allègement du fardeau de la preuve prévu par la loi sur l’égalité.
7. Lorsque l’allègement du fardeau de la preuve est appliqué (art. 6 LEg), il est rare que le jugement distingue clairement les deux étapes du raisonnement (1. vraisemblance et 2. motifs objectifs justificatifs). Dans la majorité des cas, la vraisemblance n’est pas admise et la demande est rejetée.
8. Sur l’ensemble des jugements analysés, 62% sont majoritairement ou entièrement défavorables à la partie employée invoquant une discrimination. En particulier, la quasi-totalité (92%) des plaintes pour congé de rétorsion (art. 10 LEg) sont rejetées. Le taux de décisions défavorables à la partie salariée est aussi très élevé (82.8 %) lorsque la discrimination invoquée est un harcèlement sexuel (art. 4 LEg).
9. Les prétentions en versement d’une indemnité pour harcèlement sexuel (art. 5 al. 3 LEg) sont rejetées dans une nette majorité des cas. La question de savoir si les mesures de prévention nécessaires ont été prises par la partie employeuse est rarement examinée par les tribunaux.
Afin de faciliter l’accès à la justice des personnes discriminées sur la base du sexe dans les relations de travail, l’étude formule diverses recommandations. Les auteur-e-s proposent, notamment, de systématiser le contrôle de la mise en œuvre de la LEg via l’instauration d’un dispositif similaire à celui prévu par la loi sur le travail (LTr) ainsi que d’améliorer la formation continue des juges, des membres d’autorité de conciliation et du barreau.
Accès direct au rapport en français et en allemand (https://www.ebg.admin.ch)
Accès direct à un commentaire de humanrights.ch en français et en allemand (https://www.humanrights.ch)
Ce rapport sera présenté en allemand dans notre prochaine newsletter.
WORLD: CONSTITUTIONAL LAW AND GENDER
Helen Irving (ed.) / Constitutions and Gender / 2017 / Edward Elgar Publishing / ISBN 978-1-7847-1695-0 / £144.-.
“[...] This timely handbook features contributions from leading pioneers and younger scholars, applying a gendered lens to constitution-making and design, constitutional practice and citizenship, and constitutional challenges to gender equality rights and values. It offers a gendered perspective on the constitutional text and record of multiple jurisdictions, from the long-established, to the world’s newly emerging democracies. Constitutions and Gender portrays a profound shift in our understanding of what constitutions stand for and what they do”.
Information (http://www.e-elgar.com)
WELT: RECHTSPHILOSOPHIE
Eric HILGENDORF (Hrsg.) / Handbuch Rechtsphilosophie / 2017 / J.B. Metzer Verlag / ISBN 978-3-4760-2433-6 / CHF 85.10.
Das breite Übersichtswerk zeigt die enge Verbindung von Recht und Philosophie: Menschenwürde/Menschenrechte, Freiheit, Gleichheit, Schuld und Verantwortung, Universalismus und Gerechtigkeit. Es wirft namentlich auch einen Blick auf Feministische Rechtstheorien oder Critical Legal Studies und zeigt aktuelle Herausforderungen auf Globalisierung, Todesstrafe, Ziviler Ungehorsam.
Informationen (https://www.schulthess.com)
EUROPA: ASYLUM AND HUMAN RIGHTS
Collision between Dublin regulation and European human rights
Maryellen FULLERTON, “Asylum Crisis Italian Style: The Dublin Regulation Collides With European Human Rights Law”, Harvard Human Rights Journal, 2016, vol.29, p.57.
The author of this contribution explains that the European Court of Human Rights and the Court of Justice of the European Union require the national courts to give asylum seekers the opportunity to prove that the asylum system of the state in which they first entered is deficient. A transfer pursuant to the Dublin Regulation could not take place if this would have the consequence that the asylum seeker would not be safe (pp.97-106). The author observes that as a consequence, a lot of time is wasted in ancillary procedures before the asylum claim is examined, which is contrary to the aim of the Dublin Regulation to ensure a quick determination of the state responsible for the treatment of the claim (pp.124 and 128). She pleads for a harmonization of the asylum systems and for an amelioration of the treatment quality of the asylum claims (p.132). Until then, she suggests the suspension of the application of the Dublin regulation and instead, for the introduction of a presumption that the member states have to decide on the asylum claims of the asylum seekers in their custody, in order to put the focus on the quality of treatment of the asylum claims, and not on the ancillary procedures (pp.64 and 131) and to spread the treatment of the asylum claims more broadly within the EU (p.62). She pleads that transfers pursuant to Dublin regulation should only take place in exceptional cases involving family unity or humanitarian reasons (p.131). She first describes the Common European Asylum System (CEAS) (I), the Italian asylum system (used as a case study) and the impact of the CEAS on this system (II). She then exposes the limits imposed by the European Court of Human Rights on the transfer of asylum seekers to different EU member states (III). She enlightens the consequences of this jurisprudence in further cases submitted to national and supranational courts (IV). Finally, she examines recent amendments to the CEAS and some statistics (V).
Direct to the article (http://harvardhrj.com)
EUROPA: MENSCHENRECHTE
Sarah PROGIN-THEUERKAUF, «Grenzen der Dublin-Haft von Familien im Fokus des Bundesgerichts », Sui Generis, 2017, S.36.
In diesem Beitrag wird das Urteil des Bundesgericht, 26. April 2017 (2C_1052/2016 und 2C_1053/2016), das wir in unserem Newsletter 2017#2 dargestellt hatten, kommentiert.
Direkt zum Beitrag (http://sui-generis.ch)
Zur obligatorischen Teilnahme von muslimischen Schülerinnen am gemischten Schwimmunterricht
Sarah PROGIN-THEUERKAUF, «Zur obligatorischen Teilnahme von muslimischen Schülerinnen am gemischten Schwimmunterricht – Eine Anmerkung zum Urteil des EGMR Osmanoğlu und Kocabaş gegen Schweiz», Sui Generis, 2017, S.31.
In diesem Beitrag wird das Urteil des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte vom 10 Januar 2017 (Osmanoğlu und Kocabaş / Schweiz), das wir in unserem Newsletter 2017#1 dargestellt hatten, kommentiert.
SUISSE: DROIT DES PERSONNES ET DES FAMILLES
Oriana JUBIN / Les effets de l'union libre – Comparaison des différents modes de conjugalités et propositions normatives / 2017 / Schulthess / ISBN 978-3-7255-8639-4 / CHF 74.-.
«Le présent ouvrage est consacré à l’étude de la situation actuelle des concubins quant aux effets que l’union et la désunion induisent sur quatre niveaux : le statut civil des concubins, les relations entre les concubins, vis-à-vis des tiers et à l’égard de l’Etat, ainsi que les relations du couple avec ses enfants. L’auteur se livre à des incursions dans le droit du mariage et du partenariat enregistré pour y chercher des comparaisons et présente les diverses possibilités pour les concubins d’aménager juridiquement leur relation pour le temps de leur union et au-delà. [...]».
Information (https://www.schulthess.com)
ÖSTERREICH: PERSONENRECHT
Marija PETRICEVIC / Rechtsfragen zur Intergeschlechtlichkeit / 2017 / Verlag Österreich / ISBN 978-3-7046-7657-3 / EUR 119.-
Sowohl medizinische als auch juristische Praxis halten am Konzept des Zweigeschlechtersystems fest. Die zwingende Erfassung des Personenstandgeschlechts nach der Geburt als «weiblich» oder «männlich» schliesst die rechtliche Anerkennung von weiteren Geschlechtsidentitäten aus. In diesem Werk findet sich eine Auseinandersetzung mit Fragen wie: Welches Recht haben intergeschlechtliche Menschen auf die juristische Anerkennung eines alternativen Personenstandgeschlechts? Werden die verfassungsrechtlich gewährleisteten Rechte im juristischen und medizinischen Umgang mit Intergeschlechtlichkeit ausreichend angewendet? Sind namentlich geschlechtsnormierende Eingriffe bei Minderjährigen ohne höchstpersönliche Zustimmung legitim? Ist eine Novellierung der juristischen Rahmenbedingungen nötig?
Informationen (https://www.verlagoesterreich.at)
EUROPE: DROITS FONDAMENTAUX
Interdiction de se couvrir le visage (absence de violation des articles 8 à 10, seuls ou combinés avec l'article 14 CEDH)
Cour européenne des droits de l'homme, 11 juillet 2017 (Dakir / Belgique)
Selon la Cour, l'interdiction de porter dans l'espace public une tenue destinée à dissimuler le visage ne viole ni le droit au respect de la vie privée, ni le droit au respect de la liberté d'expression, ni la liberté de religion, ni ne constitue une discrimination dans l'exercice de ces droits.
Une requérante de confession musulmane a introduit en vain un recours devant le Conseil d'Etat belge contre un règlement communal prévoyant une interdiction de porter dans l'espace public une tenue destinée à dissimuler son visage, entretemps prévue également par l'article 563bis du Code pénal, introduit par une loi du 1er juillet 2011, qui réprime pénalement cette pratique. Devant la Cour européenne, la requérante a d'abord invoqué une violation de l'article 9 CEDH protégeant la liberté de religion parce que l'interdiction en cause l'empêchait de revêtir de sa propre initiative le voile intégral en conformité avec sa conviction religieuse. La Cour a considéré que l'atteinte portée à ce droit était légitime parce qu'elle poursuivait des buts de sécurité publique, d’égalité entre les femmes et les hommes et qu'elle visait à garantir une certaine conception du «vivre ensemble» dans la société (point 49). Elle a certes reconnu que la mesure en cause risquait de contribuer à la consolidation des stéréotypes affectant certaines catégories de personnes, d’encourager l’expression de l’intolérance, et pesait pour l’essentiel sur les femmes musulmanes qui souhaitaient porter le voile intégral (point 55). Elle a cependant jugé que l'atteinte était proportionnée au but poursuivi parce que selon elle, les Etats doivent jouir d'une ample marge d'appréciation pour décider si et dans quelle mesure une restriction à la liberté religieuse est nécessaire (point 54), d'autant plus qu'aucun consensus n'existe entre les Etats membres du Conseil de l'Europe (point 59). La Cour a en outre relevé que la mesure visait à empêcher une pratique que la Belgique jugeait incompatible avec les modalités de communication sociale et plus généralement, l’établissement de rapports humains indispensables à la vie en société (point 56). Elle a également pris en compte le fait que l'interdiction n'affectait pas la liberté de porter dans l’espace public tout habit ou élément vestimentaire – ayant ou non une connotation religieuse – qui n’a pas pour effet de dissimuler le visage (point 58). La Cour a conclu que l'article 9 CEDH n'avait pas été violé. Pour les mêmes motifs, la Cour a considéré que l'article 8 CEDH, qui protège le droit au respect de la vie privée, et l'article 10 CEDH, qui protège la liberté d'expression, n'avaient pas été violés (points 61 et 68). La requérante a également invoqué une discrimination dans l'exercice des droits visés aux articles 8, 9 et 10 CEDH, prohibée par l'article 14 CEDH. La Cour a certes noté que l’interdiction en cause avait des effets plus contraignants pour certaines femmes de confession musulmane dans l'exerce de certaines de leurs libertés fondamentales; pour les mêmes motifs que précédemment, elle a cependant estimé que la différence de traitement en cause était raisonnablement justifiée (point 66). Elle a donc conclu également en une absence de violation de l'article 14 CEDH combiné aux articles 8, 9 et 10 CEDH (points 67 et 68).
Accès direct à l'arrêt (http://hudoc.echr.coe.int)
EUROPE: GENDER EQUALITY
Reduction of a compensation based on stereotypes related to sex and age (violation of article 14 combined with article 8 ECHR)
European Court of Human Rights, 25 July 2017 (Cavalho Pinto de Sousa Morais / Portugal)
The reduction of the compensation for a damage caused by a surgical procedure, consisting in the loss of the ability to have sexual relations, cannot be based on the assumption that sex would be less important for a fifty years old woman with two children than for a younger woman.
The compensation attributed to a woman in a civil liability procedure for a non-pecuniary damage consisting in the loss of the ability to have sexual relations had been reduced by the Supreme Administrative Court of Portugal because the woman was fifty years old and had two children so that, according to this court, she was at an age “when sex is not as important as in younger years, its significance diminishing with age” (point 16). The woman (hereinafter “the applicant”) has alleged before the European Court of Human Rights (hereinafter “the Court”) that she had been discriminated on the grounds of sex and age and therefore, that there had been a violation of Article 14 ECHR (namely prohibiting any discrimination based on sex and age in the enjoyment of the rights and freedoms set forth in the ECHR) combined with article 8 ECHR (providing the right of private life). The Court has considered that as the physical and psychological consequences of a surgical procedure were at stake, the case fell within the scope of the right of private life (point 36). Moreover, as the age and sex of the applicant seemed to have been decisive factors in the disputed decision, it has recognised a difference of treatment based on these factors (point 53). The Court has reiterated that only weighty reasons could justify a gender-based difference of treatment, as gender equality was a «major goal» for the members of the Council of Europe. It has also pointed out that «the issue with stereotyping of a certain group in society lays in the fact that it prohibits the individualised evaluation of their capacity and needs» (point 46). The Court has seen in the present case the confirmation of the existence of problems of gender-based discriminatory stereotypes in Portugal, which the CEDAW Committee and other institutions had observed (point 54). The Court has also taken into account the contrast between this case and two other cases in Portugal where the Supreme Courf of Justice had judged that the fact that men could no longer have normal sexual relations had affected their self-esteem and resulted in a “tremendous shock” and “strong mental shock”: in these cases, the age of the men (55 and 59 years) and the question whether they had children or not had not been taken into consideration. The Court has concluded that there had been a discrimination based on sex and age, and therefore a violation of article 14 combined with article 8 ECHR (point 56).
Direct access to the judgement (http://hudoc.echr.coe.int)
Bundesgericht, 27. Januar 2017 (5A_319/2016)
Im Rahmen der Feststellung der Unterhaltsbeiträge zugunsten einer Frau nach der Scheidung hat das Bundesgericht die Ausdehnung der Erwerbstätigkeit der Frau von 50% auf 100% als zumutbar erachtet, obwohl das Paar die Rollen klassisch verteilt hatte und die Frau zum Zeitpunkt der Scheidung nach 31 Jahren Ehe bereits 55 Jahre alt war.
Im Scheidungsurteil wurde der Unterhaltsbeitrag zugunsten der geschiedenen Frau ausgehend von einem hypothetischen Einkommen von 100% berechnet. Die Frau hatte früher für die Kindererziehung ihre Arbeit als Coiffeuse aufgegeben und erst kürzlich wieder eine Arbeitsstelle mit einem Pensum von 50% gefunden. Vor dem Bundesgericht argumentierte sie, dass eine Ausdehnung der Erwerbstätigkeit ihr nicht zugemutet werden könne und dass sie angesichts ihrer langjährigen Ehe (31 Jahre) mit klassischer Rollenteilung und ihres fortgeschrittenen Alters (55 Jahre) überhaupt keiner Erwerbstätigkeit nachgehen müsse. Ausgehend vom Grundsatz der Eigenversorgung, wonach grundsätzlich beide Ehegatt*innen ihre wirtschaftliche Selbstständigkeit nach der Ehescheidung anzustreben haben, führt das Bundesgericht aus, dass die frühere Rollenverteilung nicht zur Folge habe, dass eine Frau nach der Scheidung zu keiner eigenen Erwerbstätigkeit verpflichtet sei (E.4.2). In Bezug auf das Alter der Frau weist es darauf hin, dass eine klare Tendenz bestehe, die Alterslimite für die Wiederaufnahme einer Erwerbstätigkeit bei 50 Jahren anzusetzen, dass aber die Schwelle noch höher liege, wenn es wie vorliegend um die Ausdehnung einer bereits bestehenden Teilzeitarbeit gehe (E.4.2). Ausserdem habe die Vorinstanz auch den Umständen Rechnung getragen, dass die Kinder bereits erwachsen waren und der Ehemann «im Tieflohnbereich gearbeitet [hatte], so dass nicht von insgesamt gehobenen Verhältnissen gesprochen werden konnte» (E.4.3). Dass die Ausdehnung der Erwerbstätigkeit der Vorinstanz als zumutbar erschienen worden war, erachtet das Bundesgericht folglich nicht als bundesrechtswidrig (E.4.3).
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Bundesgericht, 2. Mai 2017 (5A_297/2016)
Der Unterhaltsbeitrag darf bei Beeinträchtigung der Leistungsfähigkeit des oder der Unterhaltspflichtigen in Schädigungsabsicht nicht geändert werden, auch wenn die Verminderung der Leistungskraft nicht rückgängig gemacht werden kann.
Gemäss Artikel 179 ZGB können vorsorgliche Massnahmen für die Dauer des Scheidungsverfahrens unter anderem abgeändert werden, wenn eine wesentliche und dauernde Änderung eingetreten ist. Die Abänderung kommt aber nicht in Frage, wenn der oder die Unterhaltspflichtige sein bzw. ihr Einkommen rechtsmissbräuchlich reduziert hat (Art. 2 Abs. 2 ZGB). Bis jetzt galt diese Ausnahme nur, wenn die Einkommensverminderung rückgängig gemacht werden konnte. In diesem Urteil verzichtet das Bundesgericht auf diese letzte Voraussetzung (E.3.4). Im vorliegenden Fall hatte der Unterhaltspflichtige seine gut bezahlte Arbeitsstelle aufgegeben, ohne dass ihm die Stelle gekündigt bzw. ihm von seiner Arbeitgeberin eine Kündigung nahegelegt worden war. Es war auch bekannt, dass ein Scheidungskrieg zwischen den Parteien herrschte und dass der Ehemann versuchte, möglichst keine finanzielle Mittel mehr für seine Ehefrau aufwenden zu müssen. Das Bundesgericht erkannte, dass der Ehemann somit die Grundlage für eine Abänderung des Unterhaltsbeitrages absichtlich geschaffen habe, was eine Abänderung der Unterhaltsbeiträge ausschliesse, auch wenn die Einkommensverminderung nicht rückgängig gemacht werden kann (E.3.4 und E.4.4.2 - E.5.1).
SCHWEIZ: INTERNATIONALES PRIVATRECHT UND PERSÖNLICHKEITSRECHT
Bundesgericht, 17. Mai 2017 (5A_390/2016) – Zusammenfassung auf Deutsch
Gemäss Bundesgericht ist es nicht rechtswidrig, einer Person mit schweizerisch-spanischem Doppel­bürgerrecht die Transkribierung ihres umgewandelten Geschlechts und ihres geänderten Namens in die schweizerischen Zivilstandsregister zu verweigern, wenn die zu anerkennenden Statusfragen auf einem spanisch-konsularischen Entscheid (décret consulaire) in der Schweiz beruhen. Diese Person wird auf ein einfaches gerichtliches Verfahren verwiesen, in welchem die Namen- und Ge­schlechts­änderung in der Schweiz festgestellt werden sollen.
Die Beschwerdeführerin A ist spanisch-schweizerische Doppelbürgerin und mit einem männlichen Vornamen B im Jahre 1967 in Genf geboren worden. Am 6. April 2010 entscheidet das spanische Konsulat über die Änderung des Namens und der Geschlechtsbezeichnung und ändert die Angaben im spanischen Zivilstandsregister und in der spanischen Geburtsurkunde. Vorgelegt hatte sie ein medizinisches Gutachten (stabile Dystrophie), ihre spanische ID noch lautend auf den Namen B sowie ihre schweizerische ID lautend auf den Namen A und das weibliche Geschlecht (lit. B). – Bereits im Jahre 2009 stellt eine Genfer Behörde (damals «Direction cantonale de l’Etat civil du canton de Genève», heute: «Ser­vice de l’état civil et des légalisations» SECL) der Beschwerdeführerin eine schweizerische ID lautend auf ihren weiblichen Namen A und das weibliche Geschlecht aus (lit. A.). – Als die Be­schwerdeführerin mehr als 5 Jahre später, im April 2015, eine neue schweizerische ID beantragen muss, weil sie die alte verloren hat, wird ihr der Ein­trag des weiblichen Vornamens A und des weiblichen Geschlechts verweigert, weil ein entsprechender Eintrag im schweize­rischen Zivilstandsregister fehlt. Die kan­tonalen Vor­instanzen verweigern ihr auf­grund des konsularischen Entscheides und dem Eintrag in das spanische Zivil­stands­register und der alten schweizerischen ID eine Anerkennung und einen ent­sprechenden Eintrag in das schweizerische Zivil­standsregister.
Vor Bundesgericht rügt die Beschwerdeführerin zum einen die unrichtige Tatsachen­feststellung, welche allerdings in allen drei Punkten den Anforderungen einer Willkürbeschwerde nicht standhalten (E. 3). Zum anderen rügt die Beschwer­deführerin mehrere Rechtsverletzungen (E. 4): des Vertrauensschutzes (Art. 9 und 5 Abs. BV), des Abkommens zur Ausstellung von mehrsprachigen Auszügen aus Zivilstandregistern vom 8. September 1976 (SR 0.211.112.112), welches hätte analog angewendet werden müssen sowie des überspitzen Formalismus (Art. 29 Abs. 1 BV), der Verletzung von Art. 23 Abs. 3 und 31f. IPRG sowie der Verletzung von Art. 8 und 13 EMRK, weil ihre geschlechtliche Identität (als Teil des Rechts auf Achtung des Privatlebens), nicht anerkannt werde, indem sie auf ein gerichtliches Verfahren verwiesen werde, und sie damit diskriminiert werde (E. 4). Das Bundesgericht geht von einem internationalen Sachverhalt aus (E. 4.1: «La présente cause revêt un caractère inter­national»), weil es die Anerkennung der Statusfragen aufgrund des ausländischen konsularischen Entscheides in der Schweiz prüft. Gegenstand der rechtlichen Erwägungen sind Art. 23 und 31ff. IPRG. Staatsvertragliche Bestimmungen fallen ausser Betracht, weil die Schweiz das Abkommen zur Aner­kennung von Geschlechts­umwandlungen vom 12. September 2000 zu Wien nicht unterzeichnet hat und weil das angesprochene Abkommen zur Ausstellung von mehrsprachigen Registerauszügen aus Zivilstandregistern vom 8. September 1976 (SR. 0.211.112.112) keine Anhaltspunkte für die Regelung des vorliegenden Falles bietet (E. 4.2). Nach Art. 32 IPRG wird eine ausländische Entscheidung oder Urkunde über den Zivil­stand aufgrund einer Verfügung der kantonalen Aufsichtsbehörde in die Zivilstands­register eingetragen (Abs. 1), wenn die Voraussetzungen der Artikel 25-27 IPRG erfüllt sind (Abs. 2). Voraussetzungen der Anerkennung und Eintragung ausländischer Akte ist, dass der auslän­dische Entscheid von einer zuständigen ausländischen Behörde ausging (Art. 25 lit. a, 26 lit. a IPRG). – Nach Art. 25 lit. a IPRG muss die sog. indirekte Zuständigkeit des Staates, in dem die Entscheidung ergangen ist, aus schweize­rischer Sicht begründet sein. Nach Art. 26 lit. a IPRG wird die Zuständigkeit der ausländischen Gericht und Behörden zum Erlass einer anerkennungsfähigen Entscheidung aus schweizerischer Sicht anerkannt. – Ferner stützt sich das Bundesgericht auf die allgemeine personenrechtliche Zuständigkeits- und Kollisionsnorm. Art. 33 Abs. 1 IPRG geht davon aus, dass im Falle internationaler Verflechtung bei personenstandsrechtlichen Ver­hältnissen die schweizerischen Gerichte am Wohnsitz der betroffenen Person direkt zuständig sind und dass schwei­zerisches Recht anwendbar ist. Nach BGE 119 II 264 E. 6-7 (und u.a. Art. 40 Art. 1 lit. j ZstV) und Art. 33 Abs. 1 IPRG besteht namentlich eine direkte Zuständigkeit für den Eintrag in das Zivil­standsregister infolge Geschlechtsumwandlungen; wobei nach «schweizerischer Praxis» solche Einträge eine Statusklage, d.h. ein ge­richtliches Verfahren, erfordern. Da das schweizerische Recht keine besonderen Be­stimmungen zur Aner­kennung von im Ausland getätigten Geschlechts­umwandlungen vorweist (im Gegensatz etwa zur Anerkennung der im Ausland erfolgten Namensänderung Art 39-42 IPRG), kommt das Bundesgericht gestützt auf Lehre zum Schluss, dass die Zuständigkeit der ausländischen Behörde (Konsulats) gemäss Art. 26 lit. a IPRG nur dann gegeben wäre, wenn die Beschwerdeführerin auch Wohnsitz in jenem Land, das heisst in Spanien, gehabt hätte. Und auch wenn Art. 39-42 IPRG analog angewendet würden, müsste vorausgesetzt werden, dass der zu anerkennende Entscheid zu einer Geschlechts- und Namensänderung in einem gerichtlichen Verfahren erfolgt sei (nach BGE 119 II 264), denn die Beschwer­deführerin hatte Wohnsitz in der Schweiz. Die Verweigerung der Anerkennung durch die Vorinstanz sei deshalb korrekt und ohne übermässigen Formalis­mus erfolgt. Dies zumal es der Beschwerdeführerin jederzeit offen stehe, ein einfaches und rasches gerichtliches Verfahren in der Schweiz zur Feststellung der Statusänderung zu ergreifen. (E. 5.3).
Kommentar Sandra Hotz:
Es ist nicht verwunderlich, dass ein aussergerichtlicher aus­ländischer Akt (beispielsweise eines Konsulates) anerkennungs­rechtlich nicht den gleichen Stellenwert hat wie ein ausländischer gerichtlicher Ent­scheid. Es vermag auch nicht zu erstaunen, dass die «schweizerische Praxis» im Jahre 1993 (BGE 119 II 264 E. 6c) davon ausgeht, dass für eine Anerkennung einer Ge­schlechts­­änderung in der Schweiz grundsätzlich die Durchführung eines richterlichen Verfahrens (Feststellungsklage zum Status) vorausgesetzt werde, um die Ehe nicht zu gefährden. Tatsache ist aber, dass jener Entscheid nunmehr fast 25 Jahre her ist und dass eine innerschweizerische Namensänderung auch kein gerichtliches Verfahren bedarf. Kollisionsrechtlich zeigt dieser Entscheid zusammenfassend, dass es durchaus Sinn machte, wenn die Schweiz wie Spanien, Deutschland, Österreich oder Griechenland auch den Staatsvertrag zur Anerkennung von Geschlechts­umwandlungen vom 12. September 2000 zu Wien unterzeichnen würde (Convention relative à la reconnaissance des décisions con­statant un changement de sexe, CIEC no. 29; in Spanien und den Niederlanden, in Kraft seit dem 1.3.2011). Dann bestünde künftig mehr Rechtssicherheit in solchen Fragen der Aner­kennung von ausländischen Entscheiden zu Geschlechtsänderungen. Materiell-rechtliche Fragen werden in diesem Entscheid nicht erwogen, da es sich um einen kollisions­rechtlichen Fall handle (E. 4.1). Namentlich, Überlegungen zur Verletzung des Vertrauens­schutzes («Elle se plaint d’une violation du principe de la bonne foi [ancré aux] art. 9 et 5 al. 3 Cst.») bei persönlichkeitsrechtlichen Statusfragen wären aber interessant gewesen. Die Beschwerde­führerin lebt und existiert seit 2009 gemäss einem medizini­schem Gutachten sowie nach spanischer und schweize­rischer Identitäts­karten und gemäss dem Eintrag im spani­schen Zivilstands­register als weibliche Person mit dem weiblichen Namen A. Es ist zweifellos eine schweizerische Behörde, die ihr im Jahre 2009 die schweize­rische ID auf den Namen A. und das geänderte weibliche Geschlecht ausgestellt hat, und es ist deren Genfer Nachfolgebehörde, die der gleichen Person im Jahre 2015, eben diese Rechte verweigern will. Selbst wenn eingewendet würde, dass es «einen Ver­trauensschutz im Unrecht» nicht gibt, bliebe die Frage, ob dies in persönlich­keitsrechtlichen Fragen des Status nicht differenziert zu betrachten wäre.
Bundesgericht, 24. Mai 2017 (5A_65/2017)
Die zuständigen Gerichte dürfen zum Wohl des Kindes den geschiedenen Eltern die Weisung erteilen, sich für die Erarbeitung von gemeinsamen Erziehungszielen und -strategien professionell beraten zu lassen, ohne dass dies zu einer Verletzung der persönlichen Freiheit führt.
Gemäss Artikel 307 Abs. 3 ZGB können den Eltern zum Schutz des Kindes u.a. Weisungen für die Erziehung erteilt werden, die auch die Pflicht zur Inanspruchnahme einer Beratung, Mediation oder Therapie einschliessen, wenn das Wohl des Kindes gefährdet ist, die Eltern nicht von sich aus für Abhilfe sorgen oder dazu ausserstande sind und die angeordnete Massname verhältnismässig ist (E.2.2 und 3.2). Im vorliegenden Fall hatte die Vorinstanz festgestellt, dass der Vater sein Besuchsrecht wegen Besuchsrechtsverweigerungen der Mutter nur «äusserst schwierig» ausüben konnte, und dass ein Konflikt zwischen den Eltern tobte, der das Kinderwohl gefährdete (E.3.3). Die Vorinstanz hatte den Eltern die Weisung erteilt, «sich zur Festigung der Elternrolle und Erarbeitung von gemeinsamen Erziehungszielen und -strategien für die gemeinsamen Kinder professionell beraten zu lassen». Das Bundesgericht bestätigt, dass eine solche Weisung gestützt auf Artikel 307 ZGB und «auch unter dem Blick des Eingriffs in die persönliche Freiheit (Art. 10 Abs. 2 BV)» angeordnet werden kann (E.2.4), da die professionelle Beratung die am wenigsten eingreifende Weisung darstelle, die Parteien die Wahl der Beratung und deren Umfang überlassen worden sei und sie dem Gericht nur darüber Bericht erstatten müssen.
Dans le cadre de la modification de leur cahier des charges suite à une réorganisation administrative, deux collaboratrices de la Ville de Genève (ci-après «les requérantes») se sont vues refuser l’accès à l'entièreté du dossier qu'elles avaient réclamé concernant la réorganisation en cours. La décision de refus s'est fondée sur une volonté de ne pas entrer en matière quant aux critiques des requérantes au sujet des mesures d’organisation internes, qui relevaient du ressort exclusif du département concerné. Suite à un recours pour déni de justice infructueux devant le Tribunal cantonal, elles ont introduit un recours constitutionnel subsidiaire devant le Tribunal fédéral (invoquant l’art. 29 al. 1 de la Constitution fédérale, sans que la LEg ne soit invoquée). Le Tribunal fédéral a admis la recevabilité du recours mais confirmé la décision du Tribunal cantonal en ce qu’elle a nié (à tout le moins implicitement) aux requérantes un intérêt actuel digne de protection. Il s'est fondé à cet égard sur le temps passé entre le recours des requérantes pour déni de justice et la prise de cours de la réorganisation et sur le fait que ni une diminution de salaire, ni un autre préjudice d’ordre économique, ni un désavantage dans la carrière résultant des mesures prises, ni le caractère réversible des mesures de réorganisation n'avaient été allégués par les requérantes.
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Bundesgericht, 4. Juli 2017 (8C_693/2016)
Der aargauische Gesetzgeber hatte im Rahmen der Neufestsetzung der Besoldung des gesamten kantonalen Personals die Bewertung der verschiedenen Arbeitsplätze anhand des sog. ABAKABA-Systems vorgenommen. Die konkrete lohnmässige Umsetzung erfolgte in einem nächsten Schritt mittels des sog. 3-Vektoren-Modells (basierend auf drei Vektoren in Form des "Ist-Lohns", des "ABAKABA-Lohns" und des "Marktlohns"). 88 Lehrpersonen Kindergarten bzw. Primarstufe und Einschulungsklasse sowie der Aargauische Lehrerinnen- und Lehrerverband beantragten daraufhin beim Verwaltungsgericht des Kantons Aargau, es sei festzustellen, dass die Lehrpersonen in Bezug auf die Funktionen Kindergarten, Primarstufe und Einschulungsklasse lohnmässig in geschlechtsdiskriminierender Weise im Sinne von Art. 8 Abs. 3 Satz 3 BV und Art. 3 Abs. 2 des Bundesgesetzes vom 24. März 1995 über die Gleichstellung von Frau und Mann (Gleichstellungsgesetz, GlG) eingereiht worden seien. Im Rahmen der konkreten Ermittlung hatte sich nämlich ergeben, dass der ABAKABA-Lohn der Lehrpersonen im Vergleich zu einer Tätigkeit des Verwaltungspersonals mit derselben ABAKABA-Bewertung nur zu 87.5% berücksichtigt worden war. Für das kantonale Verwaltungspersonal einerseits und die Lehrpersonen andererseits war ein unterschiedliches Lohnsystem zur Anwendung gebracht worden, was mit verschiedenen Unterschieden wie Leistungsprinzip beim Verwaltungspersonal, Kriterien bei Neueinsteiger*innen, Marktlohn u.a. begründet wurde. In BGE 141 II 411 vom 1. Dezember 2015 (siehe dazu unseren Beitrag im Newsletter 2016#1) stellte das Bundesgericht fest, dass es sich bei den Primarlehrkräften um einen Frauenberuf handelte, weshalb die Voraussetzungen gegeben seien, zu prüfen, ob die von der Beschwerdeführerin behauptete indirekte Diskriminierung im Sinne von Art. 3 GlG vorliege oder nicht (E. 10). Im nun vorliegenden Bundesgerichtsentscheid wird die Beschwerde gegen einen erneut negativen Entscheid des Aargauer Verwaltungsgerichts vom 31. August 2016 abgewiesen, da er weder mit der festgestellten fehlenden Glaubhaftmachung noch mit der verneinten Geschlechterdiskriminierung Bundesrecht verletze. Das Verwaltungsgericht hatte entschieden, dass das Modell bei sämtlichen Lehrpersonen im Vergleich zum Verwaltungspersonal mit derselben ABAKABA-Bewertung zu einer tieferen Besoldung führte, also auch bei geschlechtsneutralen Lehrfunktionen, weshalb keine geschlechtsspezifische Diskriminierung glaubhaft gemacht worden sei. Das Bundesgericht wirft der Beschwerdeführerin zunächst vor, sie habe sich nicht ausreichend mit dem Argument der Vorinstanz auseinandergesetzt, dass die Ausgangslage bei den Lehrpersonen Primarstufe/Einschulungsklasse wesentlich anders sei als beim offenbar gutheissenden Entscheid des Verwaltungsgerichts mit Bezug auf die Lehrpersonen Kindergarten (E. 3.1). Dass das Bundesgericht mit seinem Urteil vom 1. Dezember 2015 (BGE 141 II 411) die Glaubhaftmachung einer Diskriminierung bejaht hätte, sei «offensichtlich unzutreffend» (E. 3.2). Der Kanton sei nicht gehalten, alle seine Angestellten nach demselben Lohnsystem zu entschädigen, auch der Sachverständige halte es aus arbeitswissenschaftlicher Sicht für gerechtfertigt, für die Lehrpersonen ein separates Lohnsystem zu führen, da es schwierig sei, Lehrpersonen einer Leistungsbeurteilung zu unterziehen. Ausserdem spiele der Arbeitsmarkt beim allgemeinen Verwaltungspersonal eine andere Rolle als beim Lehrpersonal, wo von einem geschlossenen Arbeitsmarkt auszugehen sei. Da kein Verstoss gegen das allgemeine Gleichbehandlungsgebot nach Art. 8 Abs. 1 BV geltend gemacht worden sei, sei auch nicht zu prüfen, ob ein solcher vorliege (E. 3.3). Zum Argument, wonach sich das Vektormodell nur für die typischen Frauenberufe erheblich nachteilig auswirke, bemerkt das Bundesgericht, die gegenteilige Feststellung des Verwaltungsgerichts sei eine Tatfrage, welche das Bundesgericht nur auf Willkür überprüfen könne, was von der Beschwerdeführerin nicht rechtsgenüglich gerügt worden sei (E. 3.4). Die Beschwerdeführerin machte geltend, der Vergleich mit der – geschlechtsneutralen – Funktion Lehrpersonen Berufsschule (bei der die Differenz zum ABAKABA-Lohn um 15.03% tiefer liegt) halte nicht stand, weil es sich dabei um einen historischen Ausreisser handle. Nach Bundesgericht gibt der Vergleich jedoch zu keiner Kritik Anlass (E. 3.6). Auch mit Bezug auf die dem durch die Vorinstanz vorgenommen Vergleich der Marktmittellöhne zugrunde gelegten Kriterien ist dem Bundesgericht nicht ersichtlich, inwiefern die Vergleichskriterien willkürlich gewählt worden sein sollten (E. 3.7). Zu weiteren Ausführungen zum Positionslohn meint das Bundesgericht, dass sich die Beschwerdeführerin nicht genügend mit den vorinstanzlichen Ausführungen auseinandergesetzt habe (E. 3.8). Mit Bezug auf die Rechtsprechung zum Minusklassenentscheid – die Beschwerdeführerin machte geltend, das System für Lehrpersonen habe nur für frauentypische Berufe eine Abweichung von den ABAKABA-Werten zur Folge, die besonders begründet werden müsse – führt das Bundesgericht aus, ein solcher liege nicht vor, weil für sämtliche Lehrerkategorien ein anderes System angewendet worden sei (E. 3.9). Zur Rüge der Beschwerdeführerin, wonach nicht geprüft worden sei, ob mit Bezug auf den Marktlohn die Werte der Vergleichskantone diskriminierungsfrei festgelegt worden seien, wiederholt das Bundesgericht zum x-ten Mal, dass dem Gesetzgeber ein grosses Ermessen bei der Ausgestaltung der Lohnsysteme zukomme, weshalb es auch zulässig sei, für die Lehrpersonen und das Verwaltungspersonal zwei verschiedene Systeme vorzusehen (E. 3.10). Die Beschwerdeführerin kritisierte auch die Argumentation der Vorinstanz, wonach der Ist-Lohn der Lehrpersonen Primarschule diskriminierungsfrei sei, weil es sich dabei bis anhin um einen als geschlechtsneutral angesehenen Beruf gehandelt habe. Das Bundesgericht bestätigt aber den vorinstanzlichen Entscheid, wonach ein bisher als geschlechtsneutral geltender Beruf nicht nachträglich als frauenspezifisch gelten könne; ausschlaggebend seien die Umstände wie sie bei der strittigen Lohnfestsetzung vorlagen (unter Berufung auf die anlässlich der Besoldungsrevision 2005 ergangenen Urteile, bei denen die Funktion der Primarlehrpersonen – obwohl überwiegend von Frauen ausgeübt – auf Grund seiner historischen Prägung weiterhin als geschlechtsmässig neutral zu werten sei und somit als Vergleichsfunktion für frauenspezifische Funktionen wie Kindergärtnerinnen herangezogen werden konnte (vgl. BGer, 15. Juni 2007, 2A.79/2007, 2A.80/2007 und 2A.81/2007) (E. 3.11)).
Es ist immer schwierig, ein Bundesgerichtsurteil zu beurteilen, das die Argumentation der Beschwerdeführerin als ungenügend, nicht nachvollziehbar usw. beurteilt, weil die Beschwerdeschrift ja nicht bekannt ist. Die Zusammenfassung der Argumente und deren Verwerfung sind (für mich) jedenfalls nicht immer nachvollziehbar. Wenn es bei einer der Anwältinnen der Beschwerdeführerin allerdings um die schweizweit wohl erfahrenste Anwältin und Expertin im Gleichstellungsgesetz und insbesondere in Fragen der Lohndiskriminierung handelt, kann man nur erneut feststellen, dass die Hürden vor Bundesgericht hoch sind und dass schon die Glaubhaftmachung einer Lohndiskriminierung nunmehr eine «probatio diabolica» ist, wie Christine Sattiva Spring dies bereits bei der Besprechung von BGer 8C_376/2015 vom 24. März 2016 feststellte (siehe ihr Beitrag auf droitdutravail.ch).
Ob die Vorlage des Bundesrates zur Einführung einer obligatorischen Lohnanalyse in Betrieben mit über 50 Mitarbeitenden etwas daran ändern wird, darf angesichts auch der Angriffe z.B. auf Logib und das vermehrte Auftreten wirtschaftsnaher Experten füglich bezweifelt werden. Umso wichtiger wird die im Entwurf des Bundesrates vorgesehen Festlegung (und Kontrolle…) von Kriterien für die Anerkennung von Lohngleichheitsexpertinnen und Lohngleichheitsexperten sein und umso dringender wäre eine Diskussion um die Bewertungskriterien und -gewichtungen sowie die Aufwertung der traditionell typischen Frauenberufe und allgemein der schlecht bezahlten aber gesellschaftlich unabdingbaren Tätigkeiten an sich.
Eine Rechtsreferendarin hatte einen Erlass des Hessischen Ministeriums der Justiz und die darauffolgende Gerichtspraxis bestritten, wonach es für eine Rechtsreferendarin nicht erlaubt ist, im Gericht ein Kopftuch zu tragen, wenn sie von Bürger*innen als Repräsentantin des Staates wahrgenommen werden könnte. Das ist insbesondere der Fall, wenn sie auf der Richterbank sitzt, eine Sitzungsleitung oder Beweisaufnahme durchführt, die Sitzungsvertretungen für die Staatsanwaltschaft übernimmt oder eine Anhörungsausschusssitzung leitet. Da ihre Beschwerde abgewiesen worden war, reichte die Rechtsreferentin gegen diesen Beschluss, den Hessischen Erlass und dessen gesetzlichen Grundlage eine Verfassungsbeschwerde ein und beantragte den Erlass einer einstweiligen Anordnung. Aufgrund einer Interessenabwägung wies das Bundesverfassungsgericht diesen letzten Antrag ab. In Bezug auf das Interesse, die einstweilige Massnahme zu verfügen, hat das Gericht anerkannt, dass auch eine Angestellte im öffentlichen Dienst sich auf ihre individuelle Glaubensfreiheit (Art. 4 Abs. 1 und 2 GG) berufen kann, und dass das Tragen eines Kopftuches durch die Glaubensfreiheit geschützt ist (Rz. 38-39). Es hat auch anerkannt, dass ein Kopftuchverbot die persönliche Identität (durch Art. 2 Abs. 1 i.V.m. Art. 1 Abs. 1 GG) und die Berufsfreiheit (Art. 12 Abs. 1 GG) berührt (Rz. 40). Es trug jedoch auch dem Umstand Rechnung, dass die Massnahme im vorliegenden Fall zeitlich und räumlich begrenzt ist (Rz. 41), da das Verbot lediglich im Rahmen der Repräsentation der Justiz oder des Staates gilt. Ausserdem habe die Beschwerdeführerin keinen gesetzlichen Anspruch, Tätigkeiten, die nur ohne Kopftuch ausgeübt werden konnte, auszuüben (Rz.42), und eine nicht erbrachte Regelleistung als Folge einer Weigerung, dabei das Kopftuch abzunehmen, könne sich auf die Gesamtnote der Ausbildungsstation nicht negativ auswirken (Rz.45). Es wertete das Interesse des Staates, keine einstweilige Anordnung zu erlassen, als höherrangig. Erstens wies das Gericht auf die Pflicht des Staates zu weltanschaulich-religiöser Neutralität (Rz. 47-49), welche auch Rechtsreferendarinnen betreffe (Rz.50), hin. Zweitens schützte es die Glaubensfreiheit der Prozessbeteiligten. Ohne Kopftuchverbot wären sie, so das Verfassungsgericht, dem Einfluss dieses religiösen Symbols ohne Ausweichmöglichkeit ausgesetzt (Rz.52). Dieses Grundrecht sei sodann extensiv auszulegen, weil es in enger Beziehung zur Menschenwürde als dem obersten Wert im System der Grundrechte stehe (Rz.53).
Direkter Zugang zum Urteil (https://www.bundesverfassungsgericht.de)
La Cour a été appelée à statuer sur question préjudicielle quant au caractère éventuellement discriminatoire des articles 343, § 1er, b), et 353 et suivants du Code civil, lus en combinaison avec les articles 162 et 164 du Code civil, en ce que «les personnes vivant ensemble et unies par un lien de parenté entraînant une prohibition absolue de mariage sont, de manière générale et sans exception, exclues de l’adoption», alors que l’adoption est possible pour tou*te*s les cohabitant*e*s qui vivent ensemble depuis plus de trois ans, en ce compris lorsqu'il existe un empêchement à mariage dont elles/ils peuvent être dispensé*e*s. Le mariage entre les frères et sœurs et les oncles et les tantes est ainsi prohibé de façon absolue (article 162 du Code civil). La Cour note que la condition de l'absence de parenté pour procéder à l'adoption simple résulte d'une volonté d'interdire l'inceste (B.5.3) pour des raisons similaires à celles qui ont présidé à l'établissement des cas d'empêchement à mariage, à savoir éviter les risques accrus de voir des enfants handicapés naître de ce mariage, éviter de porter atteinte à l'ordre des structures familiales existantes et garantir la place de chaque génération au sein de la famille (B.4). Elle note cependant qu'en vertu de l’article 22bis, alinéa 4, de la Constitution, qui garantit notamment le droit au respect de la vie familiale, l’intérêt de l’enfant doit être pris en considération de manière primordiale dans toute décision qui concerne celui-ci, de sorte que «dans la mise en balance des différents intérêts en jeu, l’intérêt de l’enfant occupe une place particulière du fait qu’il représente la partie faible dans la relation familiale» (B.6.1). Or, la Cour constate que l'impossibilité d'adoption «empêche de manière absolue le candidat adoptant cohabitant de fait de lier à la relation de fait parent-enfant, durable, qui existe le cas échéant entre le candidat adoptant et les enfants de son partenaire cohabitant de fait, des effets consacrant juridiquement les engagements que le candidat adoptant est prêt à assumer à l’égard de ces enfants» (B.8.1). Elle en déduit qu'en visant à protéger l'intérêt de l'enfant, le législateur a fait prévaloir de façon absolue sa volonté de ne pas faire apparaître une relation incestueuse entre les parents sur d'autres intérêts éventuels de l'enfant, à savoir son intérêt à bénéficier d'une telle adoption. Dès lors que les tribunaux ne peuvent pas tenir compte de ces autres intérêts de l'enfant dans le cadre d'une action en adoption simple, la Cour estime que la mesure en cause a un effet disproportionné (B.8.2-B.9.3), de sorte qu'elle viole les articles 10 et 11 de la Constitution (qui garantissent les principes d'égalité et de non-discrimination) combinés à l'article 22 bis de la Constitution (B.9.3). Par conséquent, les juridictions ayant posé la question préjudicielle ne peuvent pas appliquer les dispositions légales en cause pour trancher le litige (article 28, alinéa 1er, de la loi spéciale du 6 janvier 1989 sur la Cour constitutionnelle).
Accès direct à l'arrêt (http://www.const-court.be)
WORLD: VIOLENCE AGAINST WOMEN
Update of the General Recommendation No. 19 of the CEDAW Committee on violence against women
General recommendation No. 35 on gender-based violence against women, updating general recommendation No. 19 (CEDAW/GC/35)
Adopted by the CEDAW Committee on 14 July 2017.
This new general recommendation of the CEDAW Committee (Committee on the elimination of discrimination against women) updates, without replacing it, the general recommendation No. 19 of the CEDAW on violence against women adopted in 1992 (point 8), in which the CEDAW Committee had commented some provisions of the Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination against Women of 18 December 1979 (hereinafter “the Convention”) and made specific recommendations. In its general recommendation No. 35, the CEDAW Committee makes more detailed recommendations based on its experiences and on other recent recommendations. It first outlines the scope of the recommendation (points 8 to 20): violence against women includes acts as well as omissions of state and non-state actors (points 14 and 20), crimes against women human rights defenders, politicians, activists or journalists (point 15) and violations of women's sexual and reproductive health and rights, such as the denial or delay of safe abortion (point 18). The CEDAW Committee then summarises the general obligations of the state parties: they are responsible for the acts or omissions of themselves and of the private actors exercising elements of governmental authority (points 22-23). They must also take all measures to eliminate discrimination against women by any person, organisation or enterprises and to investigate, prosecute, punish and provide reparations for acts or omissions of non-state actors which result in gender-based violence against women. This includes actions by corporations operating extraterritorially, when the state may exercise an influence on them by regulations or incentives (point 24). At the legislative level, the CEDAW Committee namely insists on the necessity to harmonise existing religious and customary justice system norms with the standards of the Convention, as well as to provide age and gender-sensitive provisions in the law. At the executive level, it namely invites the states to provide affordable services to protect women and to eliminate institutional and individual behaviours of officials constituting a form of gender-based violence. At the judicial level, it points out the necessity to strictly apply all criminal provisions and ensure that the procedures are not affected by gender stereotypes and discriminatory interpretations of legal provisions, including stereotyped notions of what women's responses to violence should be and the standard of proof required to substantiate the occurrence of the violence (point 26). The CEDAW Committee then makes specific recommendations. Regarding legislative measures (points 29-33), it namely invites the states to repeal all legal provisions which discriminates women, and in particular: provisions which allow, tolerate or condone some forms of gender-based violence against women; provisions which affect women disproportionally, such as provisions which criminalise women in prostitution, adultery, and abortion; discriminatory evidentiary rules and procedures, such as legal provisions which provide legal defences or mitigation factors based on culture, religion or male privilege and legal provisions preventing or deterring women from reporting gender-based violence, such as: guardianship laws depriving them of legal capacity or restricting their ability to testify in court; “protective” custody, restrictive immigration laws discouraging migrant women workers from reporting violence and prosecution of women when the perpetrator is acquitted (point 31). Regarding prevention (points 34-39), it namely points out the necessity to eradicate stereotypes through education and awareness-raising programmes namely dismantling victim-blaming beliefs (point 35), to encourage the media to eliminate discrimination against women in their activity (point 37) and to provide compulsory, effective and recurrent capacity-building for the judiciary, the lawyers and the law enforcement officers, including on the stereotypes, the trauma and the intersectional discriminations (point 38). It also invites the states to make public spaces safe for women and girls (point 36) and to encourage the private sector in its efforts to eradicate gender-based violence against women (point 39). Regarding protection (points 40-43), the CEDAW Committee namely insists on the necessity to insure an immediate risk assessment and protection without an undue burden on women victims or survivors, as well as low-cost legal, medical, psychosocial and counselling services and adequate shelters for women, their children and other family members as required, and to extend these measures to the women in institutions, such as care homes, asylum centres or places of depravation of liberty (point 40). It also points out that protection measures have to respect and strengthen women autonomy and to take into account intersecting forms of discriminations: they should be provided irrespective of women's residence status and be accessible to women who are illiterate, disabled, who have a limited knowledge of the official languages of the country, and take into account their legal and social resources (points 41 and 43). The availability of arms that can be used against women, including acid, should also be addressed (point 42). Regarding prosecution and punishment (points 44-45), the CEDAW Committee namely invites states to strictly regulate the use of alternative dispute procedures, to ensure the free and informed consent of the victim and to avoid that these procedures constitute an obstacle to women's access to formal justice (point 45). The CEDAW Committee also points out that reparations (points 46-47) should include monetary compensation, legal, social and health services and guarantees of non-repetition (point 46) and that specific reparation funds should be provided, as well as “transformative reparation programmes” addressing the discrimination or disadvantage which contributed significantly to the violence (point 47). The CEDAW Committee also insists on the coordination, the monitoring and the data collection (points 48-53). In particular, the number of complaints about all forms of gender-based violence against women should be published and the data should be disaggregated by type of violence, relationship between victim and perpetrator, and be put in relation to intersecting forms of discrimination against women and other relevant characteristics including the age of the victim (point 49). Monitoring programmes should also take into account intersecting forms of discrimination (point 50). A regular assessment of the implementation and effectiveness of the measures taken to prevent and eliminate all forms of gender-based violence against women should also take place (point 52). Finally, the CEDAW Committee insists on the importance of international cooperation (points 54-55) and particularly, on the increasingly transnational nature of gender-based violence against women.
Direct access to the recommendation (http://tbinternet.ohchr.org)
MONDE: RAPPORT À L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L'ONU
Rapport de l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre
Rapport établi en application de la résolution 32/2 du Conseil des droits de l’homme (A/72/172)
Transmis le 19 juillet 2017 à l'Assemblée générale de l'ONU.
L’Expert indépendant, nommé en 2016, a présenté la première partie de son deuxième rapport ayant pour objet «Accepter la diversité et rendre le monde plus humain». Il y aborde les deux premières conditions de base sur les six qu’il a identifiées, à savoir la dépénalisation et la lutte contre la discrimination. Les deux autres parties du rapport devraient être transmises en 2018. L’Expert indépendant présente des faits marquants survenus ces derniers mois, notamment au Canada (extension de la protection des droits de l’homme aux personnes trans*), en Allemagne ou à Taiwan (extension du mariage aux personnes homosexuelles) ou encore au Japon (prévention des brimades qui protège dorénavant les élèves appartenant à une minorité sexuelle ou de genre). Il insiste sur l’importance à accorder aux enfants et aux jeunes sous l’angle de la variance de genre, notamment par la déclaration adoptée le 17 mai 2017 «Embrasser la diversité et protéger les enfants et adolescents trans et de diverses identités de genre». Il rappelle également le besoin d’accentuer la dépénalisation des relations homosexuelles consenties et de la transidentité de genre. En effet, dans plus de 70 pays, les relations homosexuelles masculines restent frappées d’interdiction pénale, voire dans certains de la peine de mort. Dans au moins 40 de ces pays, les rapports entre lesbiennes constituent une infraction pénale. Dans plusieurs pays, les lois incriminent expressément le transgénérisme et son expression. Or, il s’agit là de violations du droit international, notamment de l’obligation faite de protéger la vie privée et de garantir la non-discrimination, qui mènent directement à la violence et à la discrimination. Il est judicieusement relevé que ces dispositions sapent également les efforts visant à prévenir et à endiguer la transmission du VIH. Indépendamment des lois visant expressément l’orientation sexuelle et l’identité de genre, l’Expert appelle à réformer les lois et les politiques aux effets moins directs mais néanmoins préjudiciables telles que les lois relatives aux bonnes mœurs, à la santé ou à la sécurité publique, tout comme diverses lois religieuses. Il appelle également de ses vœux l’adoption de lois protégeant contre les violences, les discriminations et les discours haineux. Enfin, il conclut son rapport par neuf recommandations aux Etats: 1.) ratifier les principaux traités internationaux relatifs aux droits de l’homme, 2.) tirer parti du développement durable pour y inclure les personnes sans distinction fondée sur l’identité de genre ou l’orientation sexuelle, 3.) fixer des balises afin d’éviter les abus de pouvoir, 4.) renforcer la coopération avec les institutions nationales des droits de l’homme indépendantes, 5.) protéger les défenseurs des droits de l’homme contre les ingérences et les représailles, 6.) soutenir le travail des organes des Nations unies, 7.) abroger et dans l’intervalle, ne plus appliquer les lois et les pratiques qui incriminent les relations homosexuelles consenties ou le transgénérisme et son expression ou qui servent de prétexte à la mise en détention et au harcèlement des personnes LGBTI, 8.) lutter contre les discriminations et 9.) renforcer les mesures de sensibilisation des parties prenantes, en ce compris les responsables du maintien de l’ordre.
Accès direct au rapport (http://www.un.org)
SCHWEIZ: INKRAFTTRETEN EINES BUNDESGESETZES
Änderung des Adoptionsrechts
Beschluss des Bundesrates vom 5. Juli 2017
Das revidierte Adoptionsrecht tritt am 1. Januar 2018 in Kraft.
Der Bundesrat hat entschieden: Das revidierte Adoptionsrecht, das im Newsletter 2016#3 dargestellt worden war, wird in der Fassung vom 17. Juni 2016 (BBl 2016 4925) in Kraft treten. Es regelt unter anderem die Stiefkindadoption für unverheiratete und gleichgeschlechtliche Paare.
Direkt zur Pressemitteilung (https://www.ejpd.admin.ch)
SUISSE: ADOPTION D'UNE LOI FÉDÉRALE ET D'UN ARRÊTÉ FÉDÉRAL
Subventions à l'accueil extra-familial des enfants
Modification de la loi fédérale du 4 octobre 2002 sur les aides financières à l'accueil extra-familial des enfants / Adoption d'un arrêté fédéral concernant les aides financières à l’augmentation des subventions cantonales et communales à l’accueil extra-familial pour enfants et aux projets visant une meilleure adéquation de l’offre d’accueil extra-familial aux besoins des parents
La modification législative a été adoptée le 16 juin 2017. L'arrêté fédéral a quant à lui été adopté le 2 mai 2017.
Le contenu de cette modification législative et de l'arrêté fédéral est exposé dans notre newsletter 2016#4. Le délai référendaire expirera le 5 octobre 2017.
Accès direct à la modification de la loi adoptée (https://www.admin.ch)
Accès direct à l'arrêté adopté (https://www.parlament.ch)
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SCHWEIZ: ENTWURF EINES BUNDESGESETZES
Botschaft zur Änderung des Bundesgesetzes über die Gleichstellung von Frau und Mann (Gleichstellungsgesetz)
Verabschiedet vom Bundesrat am 5. Juli 2017.
In der Schweiz verdienen Frauen trotz Lohngleichheitsprinzip (Art. 8 Abs. 3 BV) und Gleichstellungsgesetz durchschnittlich 18% weniger als Männer. 40% dieser Lohndifferenz (durchschnittlich 7.4%, ca. 585 Franken/Monat), wird als unerklärbar und damit diskriminierend angesehen. Als Gründe, die eine Lohndifferenz rechtfertigen, gelten dabei Alter, Ausbildung, Dienstjahre (persönliche Merkmale) und arbeitsplatzbezogene Merkmale wie Art der ausgeübten Tätigkeit, Stellung im Organigramm u.Ä. Auch die Lohndifferenz, die sich darauf zurückführen lässt, dass Frauen in Berufen mit tiefen Lohnniveaus überproportional vertreten sind oder dass sie ihre berufliche Laufbahn zugunsten familiärer Verpflichtungen unterbrochen haben, gilt bei dieser Betrachtungsweise nicht als diskriminierend bzw. wäre mit anderen Massnahmen z.B. zur Vereinbarkeit von Familie und Beruf anzugehen. Bereits die Evaluation des Gleichstellungsgesetzes 10 Jahre nach seinem Inkrafttreten hatte gezeigt, dass das Gleichstellungsgesetz allein als Instrument zur Förderung der Lohngleichheit nicht ausreicht (Bericht über die Evaluation der Wirksamkeit des Gleichstellungsgesetzes vom 15. Februar 2006), da die Geltendmachung von Lohndiskriminierungen mit den damit verbundenen Risiken den Privaten überlassen bleibt. Lohnkontrollen können allerdings im öffentlichen Beschaffungswesen durchgeführt werden, wofür ein spezielles Instrument entwickelt wurde, das Standard-Analysemodell zur Überprüfung der Lohngleichheit zwischen Frau und Mann im Beschaffungswesen des Bundes, besser bekannt als LOGIB. Da freiwillige Massnahmen wie der Lohngleichheitsdialog keine grossen Fortschritte brachte, schlägt jetzt der Bundesrat verbindliche staatliche Massnahmen vor. Mit dem vorliegenden Entwurf sollen Arbeitgeberinnen und Arbeitgeber im öffentlichen und privaten Sektor, die mindestens 50 Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer beschäftigen, verpflichtet werden, alle vier Jahre eine Lohngleichheitsanalyse durchzuführen und diese durch eine unabhängige Stelle überprüfen lassen. Betroffen sind dadurch 2% aller Unternehmen mit 54% der Beschäftigten in der Schweiz. Die Überprüfung der Lohngleichheitsanalyse – nur für den privatrechtlichen Sektor – kann durch eine Revisionsstelle erfolgen, sofern für die Analyse ein vom Bund zur Verfügung gestelltes Analysemodell verwendet wurde (formelle Prüfung). Ist dies nicht der Fall, hat eine materielle Überprüfung durch eine anerkannte Lohngleichheitsexpertin oder einen anerkannten Lohngleichheitsexperten zu erfolgen, was gegenüber dem Vorentwurf ein Fortschritt ist, da damit Gleichstellungskompetenz vorausgesetzt wird. Schliesslich ist die Möglichkeit vorgesehen, betriebsinterne Arbeitnehmerorganisationen oder eine Gewerkschaft beizuziehen, wobei mit diesen das genaue Vorgehen der Überprüfung zu vereinbaren ist. Weiter sollen die Unternehmen ihre Angestellten sowie – bei börsenkotierten Gesellschaften – ihre Aktionärinnen und Aktionäre innert Jahresfrist über die Ergebnisse der Lohngleichheitsanalyse informieren. Durch diese Informationspflicht soll für das Unternehmen einen Anreiz geschaffen werden, allfällige Unstimmigkeiten beim Lohngefüge zu korrigieren. Den Arbeitnehmenden kann diese Information als Stütze für individuelle Lohnklagen dienen, indem allfällige systematische Lohndiskriminierungen in individuellen Lohngleichheitsverfahren als Indiz für die Glaubhaftmachung einer individuellen Lohndiskriminierung herangezogen werden können und damit die Gewinnchancen erhöhen (Umkehr der Beweislast). Sanktionsmöglichkeiten im Unterlassungsfalle sind nicht vorgesehen. Spätestens 10 Jahre nach Inkrafttreten der vorgesehenen Änderungen soll eine Evaluation erfolgen.
Die Analyse der kantonalen Rechtsprechung nach dem Bundesgesetz über die Gleichstellung von Frau und Mann (2004-2015) von der wir in einem anderen Beitrag berichten, hat wie schon der Bericht über die Evaluation der Wirksamkeit des Gleichstellungsgesetzes vom 15. Februar 2006 verschiedene Verbesserungsmöglichkeiten aufgezeigt, die aber im vorliegenden Entwurf zur Änderung des Bundesgesetzes über die Gleichstellung von Frau und Mann keinerlei Berücksichtigung finden. Dies obschon auch ein Teil der Stellungnahmen im Vernehmlassungsverfahren die vom Bundesrat vorgeschlagene Lösung als ungenügend beurteilt und verschiedene Massnahmen zur Verbesserung der Vorlage vorgeschlagen hatte. Verbesserungsvorschläge, die im Übrigen bereits im Bericht des Schweizerischen Kompetenzzentrums für Menschenrechte (SKMR) „Der Zugang zur Justiz in Diskriminierungsfällen“, insbesondere in der Teilstudie 2: „Geschlecht – Juristische Analyse“ von Christina Hausammann und Josefin de Pietro vom Juli 2015 vorgezeichnet wurden. Dazu kommt, dass diskriminierende Kündigungen infolge Schwangerschaft und Mutterschaft zunehmend Gegenstand von Gerichtsverfahren sind, obschon im Rahmen der Fachkräfteinitiative eine vermehrte Teilnahme am Arbeitsmarkt von Frauen, insbesondere von gut qualifizierten, gewünscht wird (und dazu die bisher für Beratungsstellen nach Art.15 GlG bestimmten Bundesgelder verwendet werden sollen). Da kann man sich wirklich fragen, wie es in der Schweiz mit dem echten politischen Willen zur Bekämpfung von Geschlechterdiskriminierung steht.
Direkt zur Botschaft und zum Gesetzesentwurf (https://www.ejpd.admin.ch)
Totalrevision des Gesetzes über genetische Untersuchungen beim Menschen (GUMG)
Das Bundesgesetz über genetische Untersuchungen beim Menschen (GUMG) soll umfassend revidiert werden. Im Gesetzesentwurf (E-GUMG), der nun dem Bundesparlament vorliegt, soll der Geltungsbereich des Gesetzes erweitert werden und es sollen neu auch Untersuchungen von Eigenschaften des Erbguts ausserhalb des medizinischen Bereichs und Untersuchungen von nicht vererbbaren Eigenschaften des Erbguts erfasst werden. Der Entwurf schlägt auch Änderungen im Bereich der Pränataldiagnostik vor. Reagiert wird auf die Entwicklung neuer Methoden der nicht-invasiven pränatalen Tests (NIPT). Pränatale Untersuchungen dürfen gemäss Art. 17 Abs. 1 E-GUMG nur durchgeführt werden, um: Eigenschaften abzuklären, welche die Gesundheit des Embryos oder des Fötus direkt beeinträchtigen (lit. a); Blutgruppen oder Blutmerkmale abzuklären, um Komplikationen, die sich aus einer entsprechenden Unverträglichkeit zwischen Mutter und Fötus ergeben, vorbeugen oder solche behandeln zu können (lit. b); oder abzuklären, ob sich das Nabelschnurblut des Embryos oder des Fötus aufgrund seiner Gewebemerkmale zur Übertragung auf einen Elternteil oder ein Geschwister eignet (lit. c). Neu soll in den ersten zwölf Wochen der Schwangerschaft (vgl. Art. 118 StGB) nicht nur die gezielte Feststellung des Geschlechts verboten werden, sondern auch dessen Mitteilung, wenn das Geschlecht als Nebenbefund einer pränatalen Untersuchung festgestellt wurde, es sei denn, die Beeinträchtigung der Gesundheit hängt mit dem Geschlecht zusammen (Art. 17 Abs. 2 lit. a E-GUMG). Der schwangeren Frau darf vor Ablauf der zwölften Woche zudem nicht mitgeteilt werden, ob sich das Nabelschnurblut des Embryos oder des Fötus aufgrund seiner Gewebemerkmale zur Übertragung auf einen Elternteil oder ein Geschwister eignet (Art. 17 Abs. 2 lit.b E-GUMG). Die Mitteilung darf auch nach Ablauf der zwölften Woche nicht erfolgen, wenn aus der Sicht der Ärztin oder des Arztes die Gefahr besteht, dass die Schwangerschaft aufgrund des Geschlechts oder der Eignung des Nabelschnurbluts für eine Übertragung abgebrochen wird (Art. 17 Abs. 3 E-GUMG). Die Bestimmung entspricht im Wesentlichen dem Vorentwurf (Art. 15 VE-GUMG). Damit hat die Kritik an der Bestimmung des Vorentwurfs aus Sicht der reproduktiven Selbstbestimmung der schwangeren Frau keine Berücksichtigung gefunden. In einer Studie aus dem Jahr 2016 (Brauer, Susanne et al. (Hrsg.), Wissen können, dürfen, wollen? Genetische Untersuchungen während der Schwangerschaft, vdf Hochschulverlag AG an der ETH Zürich 2016) stellt Andrea Büchler fest: «Die gesetzgeberische Herangehensweise und Argumentation orientiert sich nicht an der Selbstbestimmung der schwangeren Frau, im Gegenteil, sie ist von Misstrauen gegenüber ihren Beweggründen und Intentionen geprägt. Die Motive, Überlegungen, Bedenken und Abwägungen im Zusammenhang mit der pränatalen Diagnostik sind vielfältig. Es darf aber darauf vertraut werden, dass das Handeln einer schwangeren Frau im Kontext der pränatalen Diagnostik sich nicht ausschliesslich oder gar vorrangig an ihrem Recht, über die Belange des eigenen Lebens zu entscheiden, orientiert, sondern die schwangere Frau von Verantwortung getragene Entscheidungen treffen will» (S. 250). Die geplante wie die geltende Regelung stehe auch im Widerspruch zur Regelung zum Schwangerschaftsabbruch: «Einerseits betont das Recht die Selbstbestimmung der schwangeren Frau in den ersten zwölf Schwangerschaftswochen. Die Notlage, die sie geltend machen muss, muss sie nur sich selbst gegenüber rechtfertigen. Andererseits sollen ihr nicht eigens ermittelte, aber vorhandene Informationen vorenthalten werden, mit der Begründung, diese könnten sie zu einer unethischen Entscheidung verleiten» (S. 253). Eine Ausrichtung an der Selbstbestimmung der schwangeren Frau würde nach Büchler bedeuten, dass der hohen Qualität der Aufklärung und Information grössere Bedeutung zugemessen würde, um schwangeren Frauen informierte Entscheidungen im Bereich ihrer reproduktiven Selbstbestimmung zu ermöglichen. Erstaunlich ist die Tatsache, dass trotz diesem deutlichen Bezug zur Geschlechterfrage keine Gleichstellungsfolgenabschätzung vorgenommen wurde. Gemäss Art. 141 Abs. 2 Bst. I Parlamentsgesetz müsste der Bundesrat in Botschaften zu Erlassentwürfen die Auswirkungen auf die Gleichstellung von Frau und Mann erläutern, was in diesem Fall unterblieben ist. Diese Unterlassung nimmt der FRI Workshop vom 12. September zum Anlass, den Gesetzesentwurf einer näheren Analyse anhand der bestehenden Instrumente zur Gleichstellungsfolgenabschätzung zu unterziehen.
Direkt zur Botschaft und zum Gesetzesentwurf (https://www.bag.admin.ch)
SUISSE: AVANT-PROJET DE LOI
Procédure de consultation jusqu’au 31 octobre 2017
Le 28 juin 2017, le Conseil fédéral a mis en consultation l’avant-projet de loi pour le soutien d’une institution nationale des droits de l’homme. La consultation prendra fin le 31 octobre 2017.
Le Comité CEDEF (Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes) a en effet recommandé dans ses Observations finales du 18 novembre 2016 adressées à la Suisse (Observations finales CEDAW/C/CHE/CO/4-5, § 19) de créer une institution nationale des droits humains (INDH) et de renforcer son mandat relatif à l’égalité entre femmes et hommes (cf. l’éditorial de la FRI Newsletter 2017#2).
Cependant, l’avant-projet de loi prévoit une solution qui ne renforcera pas le mandat de la nouvelle institution en comparaison avec la structure existante du Centre suisse de compétences pour les droits humains (CSDH). Le Comité des droits de l’homme de l’ONU, dans ses Observations finales du 24 juillet 2017 concernant le quatrième rapport périodique de la Suisse (§§ 14 et 15), se montre en effet préoccupé par les aspects suivants de l’avant-projet : 1.) le budget de l’institution sera maintenu au même niveau (bas) de financement que l’actuel CSDH, c’est-à-dire à 1 million de francs suisses par année; 2.) l’institution sera en charge de la promotion des droits de l’homme mais dépourvue d’un mandat explicite de protection des droits de l’homme ; et 3.) les universités sont prévues comme structure d’ancrage de la nouvelle institution. Le Comité laisse entendre que l’avant-projet ne prévoit pas un mandat assez large en matière de protection des droits de l’homme et que les ressources humaines et financières qu'il prévoit sont insuffisantes. Une amélioration du projet du point de vue des ressources et des compétences de la nouvelle institution est donc nécessaire, notamment du point de vue de la mise en œuvre de la CEDEF.
Accès direct à l'avant-projet de loi (https://www.admin.ch)
Pendelmigration: 24-Stunden Betreuungsarbeit in Privathaushalten ab Mitte 2018 neu geregelt
Beschluss vom 21. Juni 2017 aufgrund eines Berichtes vom 29. Februar 2016 der B,S,S. Volkswirtschaftliche Beratung AG
Das Eidgenössische Departement für Wirtschaft, Bildung und Forschung (WBF) wird beauftragt, die Kantone bei der Bearbeitung eines Modells für kantonale Normalarbeitsverträge für Pendelmigrant*innen zu unterstützen. Ziel sind minimale Vorgaben für die Anrechnung der Präsenzzeit der Migrant*innen in Abhängigkeit des Betreuungsbedarfes der Klient*innen.
Dieser Beschluss ist nach Kenntnisnahme eines Berichtes vom 29. Februar 2016 über die 24-Stunden Betagtenbetreuung in Privathaushalten gefällt worden. Der Bericht identifiziert die Auswirkungen möglicher Lösungen, die das WBF 2015 dem Bundesrat in einem Bericht zum Postulat Schmid-Federer 12.3266 «Pendelmigration zur Alterspflege» vorgeschlagen hatte, um die Situation zu verbessern. Gemäss dem Bericht von 2016 wird die 24-Stunden Betagtenbetreuung in Privathaushalten in den meisten Fälle von Pendelmigrant*innen geleistet. Darunter werden «Personen [verstanden], welche in der 24-Stunden-Betagtenbetreuung tätig sind, bei der betreuten Person wohnen und dabei regelmässig in ihr Heimatland zurückkehren». Es handelt sich dabei in der Regel um ungefähr 45-jährige Frauen aus Polen, Ostdeutschland oder Ungarn(S. 13-14), die meistens alle 2 bis 4 Wochen in ihr Herkunftsland zurückkehren (S. 8). Ungefähr 10'000 Pendelmigrant*innen sind für ungefähr 5'000 Klient*innen in der Schweiz tätig (S. 17-19). Die Regelung der Arbeitsbedingungen für Pendelmigrant*innen ist nicht umfassend, unter anderem wegen der folgenden Gründe: Pendelmigrant*innen sind dem Arbeitsgesetz nicht unterstellt; der im nationalen Normalarbeitsvertrag geregelte Mindestlohn lässt die Frage offen, mit wie vielen Arbeitsstunden der Mindestlohn multipliziert werden muss und der Gesamtarbeitsvertrag «Personalverleih» ist nur auf einen Drittel der Pendelmigrant*innen der Stichprobe anwendbar. Ausserdem ist die Berücksichtigung der Präsenzzeit darin nicht definiert (S .22-24). Problematisch für die Pendelmigrant*innen sind u.a. lange und zerstückelte Arbeitszeiten, die teilweise nicht entlohnt werden; fehlende Erholungsmöglichkeiten; die beschränkte Privatsphäre; das Risiko der sozialen Isolation; eine starke psychische und physische Belastung; der niedrige Lohn und die geringe Arbeitsplatzsicherheit (S. 25). Im Bericht werden die Folgen dreier Varianten (Minimal-, Mittel-, und Maximalvariante), insbesondere bezüglich der Anrechnung der Präsenzzeit (Rufbereitschaft) als Arbeitszeit (10%, 50% oder 100%), analysiert (S. 35-57). Gemäss dem Bericht würde ein Teil der Klient*innen sich an andere Dienste wenden, falls die Präsenzzeit zu 50 bis 100% als Arbeitszeit angerechnet werden würde. Diese Dienste wären im Unterschied zur Arbeit der Pendelmigrant*innen durch die Krankenkasse gedeckt, was höhere Kosten für die Krankenkasse mit sich bringen würde (S. 49-51). Eine Abgeltung der Präsenzzeit zwischen 10% und 50%, abhängig vom Einsatz bzw. Betreuungsbedarf der Klient*innen, wird im Bericht als eine mögliche Lösung identifiziert (S. 61). Der Bundesrat hat diesbezüglich entschieden, dass minimale Vorgaben für die Anrechnung der Präsenzzeit in Abhängigkeit des Betreuungsbedarfes der Klient*innen gemacht werden. Im Bericht werden die fünf juristischen Instrumente analysiert, die das WBF 2015 vorgeschlagen hatte, um einzugreifen (S. 32-35). Der Bundesrat hat das folgende Instrument gewählt: Beauftragung des WBF, die Kantone bis Mitte 2018 in der Erarbeitung eines Modells für kantonale Normalarbeitsverträge für die Betagtenbetreuung im privaten Haushalt zu unterstützen. Arbeitgeber*innen, Klient*innen und Pendelmigrant*innen sollen zudem informiert werden.
Direkt zur Pressemitteilung und zum Bericht (https://www.seco.admin.ch)
Siehe auch LEMPEN Karine/SALEM Rachel, Travail domestique en Suisse : défis liés à la réglementation d'un emploi atypique, in Droit du travail / Arbeitsrecht 2/2017, pp. 79-91 (http://extranet.schulthess.com)
SUISSE : RAPPORT AU CONSEIL DES DROITS DE L´HOMME
La Suisse adopte un nouvel examen périodique universel (EPU)
Troisième EPU (2017)
Adopté par le Conseil fédéral le 28 juin 2017, le rapport sera présenté au Conseil des droits de l’homme en novembre 2017.
L’Examen périodique universel (EPU) permet aux États membres de l’ONU de présenter leur bilan en matière de droits des êtres humains devant le Conseil des droits de l’homme. La Suisse s’est déjà adonnée à l’exercice en 2008 et 2012. Le troisième cycle d’évaluation est en cours. La Suisse a remis son rapport en juin 2017 et l’examen du rapport par le Conseil des droits de l’homme aura lieu le 10 novembre 2017. Ce troisième cycle prendra fin en mars 2018, lorsque le Conseil des droits de l’homme de l’ONU confirmera officiellement les recommandations acceptées par la Suisse. Le rapport étatique est accompagné par un rapport commun pour la société civile suisse rédigé par la Plateforme droits humains des ONG. Parmi les points problématiques concernant les aspects de gender law mis en avant, il convient de relever notamment : les réserves formulées par la Suisse à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDEF) ; l’absence de loi contre la discrimination et les problèmes d’accès à la justice qui en découlent ; l’interdiction d’adoption conjointe pour les couples en partenariat enregistré ; l’incapacité reproductive comme condition encore bien souvent requise pour un changement de sexe pour les personnes trans* ; les opérations génitales cosmétiques pratiquées sur des enfants intersexués ; l’absence de démarche claire de la part des autorités suisses pour lutter contre les images véhiculant des stéréotypes genrés pouvant découler sur des violences de genre ; les nombreuses discriminations que connaissent les femmes sur le marché du travail, notamment la ségrégation verticale, la ségrégation horizontale et une discrimination salariale importante ; l’absence de stratégie nationale visant à assurer à tou*te*s une garantie à un accès égal à la santé sexuelle et reproductive ; et les critères restrictifs d’application de l’art. 50 LEtr empêchant bien souvent les femmes victimes de violence domestique de pouvoir maintenir leur statut de séjour en Suisse. Autrement dit, pour citer la conclusion du Rapport rédigé par la Plateforme droits humains des ONG, «le rapport donne l’impression d’être un peu tombé dans l’apologétique». L’impression à la lecture du rapport est que pour l’essentiel, tout va bien, alors même que de nombreux problèmes en matière de discrimination sont récurrents et persistants en Suisse, quand bien même les autorités y sont régulièrement rendues attentives, que ce soit sur le plan international, comme par l’EPU, ou par le travail régulier et de fond des ONG en Suisse.
SCHWEIZ: MOTION ANGENOMMEN AUF BUNDESEBENE
Motion 16.3631: «Länger dauernde Mutterschaftsentschädigung bei längerem Spitalaufenthalt des Neugeborenen»
Eingereicht von der Kommission für soziale Sicherheit und Gesundheit im Ständerat am 30. August 2016 und angenommen vom Ständerat am 13. Dezember 2016 und vom Nationalrat am 7. Juni 2017.
Diese Motion, deren Inhalt in unserem Newsletter 2016#4 dargestellt wurde, ist von beiden Räten der Bundesversammlung angenommen worden. Sie beauftragt den Bundesrat, Durch diese Motion wird der Bundesrat beauftragt, «im Rahmen der Erwerbsersatzordnung eine Bestimmung vorzuschlagen, die für Fälle, in denen ein Neugeborenes über drei Wochen im Spital verbleiben muss, eine länger dauernde Mutterschaftsentschädigung vorsieht». Die Dauer der Verlängerung soll jener der Hospitalisierung des Neugeborenen entsprechen (d.h. mindestens 21 Tage betragen), wobei die Höchstdauer noch festzulegen sei.
SCHWEIZ: MOTION UND FRAGE AUF BUNDESEBENE
Mit Lohntransparenz zur Lohngleichheit
Motion 17.3613: «Mit Lohntransparenz zur Lohngleichheit», eingereicht anlässlich der Antwort des Bundesrates in der Fragestunde zum Vorstoss 17.5324: «Lohntransparenz in der Privatwirtschaft»
Eingereicht von Susanne Leutenegger Oberholzer am 16. Juni 2017 im Nationalrat.
In seiner Antwort auf die Frage 17.5324 «Lohntransparenz in der Privatwirtschaft» erklärte der Bundesrat, dass die Pflicht zur Lohntransparenz nicht generell für Unternehmen, sondern nur für die Löhne der Geschäftsführung börsenkotierter Unternehmen gilt. Die Einführung einer allgemeinen Pflicht lehnt der Bundesrat ab, weil er der Meinung ist, dass eine solche einen erheblichen Eingriff in die Wirtschafts- und Vertragsfreiheit darstellen würde. Er möchte sich auf Massnahmen zur Sensibilisierung konzentrieren, die mehr freiwillige Lohntransparenz fördern sollen. Susanne Leutenegger Oberholzer reichte in der Folge eine Motion zum Thema ein. Damit soll der Bundesrat verpflichtet werden, «die notwendigen Rechtsgrundlagen für die Sicherung der betrieblichen Lohntransparenz in der Schweizer Wirtschaft zu schaffen». Die Einführung der Lohntransparenz könnte «auch schrittweise, segmentiert nach bestimmten Kriterien wie Grösse, Börsenkotierung etc. der Unternehmungen erfolgen».
Direkt zur Frage (https://www.parlament.ch)
SUISSE: POSTULAT ADOPTÉ AU NIVEAU FÉDÉRAL
Données sur les discriminations des LGBTI et les discriminations multiples
Postulat 16.3961: «Collecter des données sur les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre, en couvrant les discriminations multiples»
Introduit par Mathias Reynard au Conseil national le 8 décembre 2016 et adopté par le Conseil national le 1er juin 2017.
Par ce postulat désormais adopté, présenté dans notre Newsletter 2017#1, le Conseil fédéral est chargé «d'examiner la possibilité de collecter des données sur les discriminations dans le domaine LGBTI et, dans ce cadre, de relever également des données sur les discriminations multiples».
Interpellation 17.3608: «Harcèlement (mobbing) sur le lieu de travail»
Introduite par Mathias Reynard au Conseil national le 16 juin 2017 et avis du Conseil fédéral du 16 août 2017.
L'auteur de l'interpellation définit le «mobbing» comme «une forme d'atteinte à l'intégrité de la personne qui se caractérise par des agissements tracassiers, une communication hostile ou encore un refus de communiquer». Il invite le Conseil fédéral à indiquer la part de salarié*e*s touché*e*s par le mobbing au travail et à préciser si une étude complémentaire est nécessaire à ce sujet. En réponse, le Conseil fédéral cite plusieurs statistiques provenant d'enquêtes suisses et européennes indiquant les pourcentages suivants de personnes victimes du mobbing au sein de la population active suisse: 4,4 % (2002), 8% (2007), 6,8 % (2012) et 4,2 % (2015). Il appelle à la prudence en raison des différences de méthodologie employées dans chaque enquête et de l'absence de définition uniforme du concept de «mobbing», tout en estimant que les actuelles études suffisent déjà pour avoir un aperçu du problème. L'auteur de l'interpellation invite en outre le Conseil fédéral à indiquer si le concept de mobbing devrait être inscrit dans la loi et de préciser quelles mesures sont envisagées pour combattre ce phénomène. Dans sa réponse, le Conseil fédéral estime qu'une adaptation de la loi n'est pas nécessaire parce que l'employeur est légalement tenu de prendre toutes les mesures possibles pour protéger l'intégrité personnelle des travailleurs (art. 6 al. 1 de la loi sur le travail) et toutes les mesures nécessaires pour assurer et améliorer la santé physique et psychique (art. 2 al. 1 de l'ordonnance 3 relative à la loi sur le travail). Il précise en outre que le centre de prestations Conditions de travail du Secrétariat d'Etat à l'Économie (SECO) s'attaque déjà à ce problème, par exemple par la mise en application depuis 2014 de la priorité d'exécution «Risques psychosociaux sur le lieu de travail», qui vise à former les inspecteurs du travail et à informer et à sensibiliser les entreprises, les travailleurs et les médias sur le problème du mobbing.
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Situation von LGBTI-Asylsuchenden
Interpellation 17.3588: «Situation von LGBTI-Asylsuchenden»
Eingereicht von Sibel Arslan am 16. Juni 2017 im Nationalrat und Stellungnahme des Bundesrates vom 16. August 2017.
Die Autorin der Interpellation erinnert daran, dass in unterschiedlichen Ländern «alleine aufgrund ihrer sexuellen Orientierung lesbische, schwule, bisexuelle, transgender und intersexuelle Menschen (LGBTI) auch heute noch verfolgt, verhaftet, gefoltert und getötet [werden,]» und dass sie «in ihrer Heimat gelernt [haben], ihre Sexualität zu verheimlichen und schlimmstenfalls auch zu unterdrücken». Sie identifiziert die folgenden Probleme für LGBTI-Flüchtlinge in der Schweiz. Es ist schwierig für sie, wegen ihres Traumas in einem Asylverfahren über ihre Diskriminierung und ihre Verfolgung zu sprechen. Zudem werden sie auch von ihren Landleuten in der Schweiz ausgegrenzt. Schliesslich können sie auch nicht sicher sein, dass sie in der Schweiz wegen ihrer sexuellen Orientierung nicht erneut diskriminiert werden, weil das Asylgesetz die sexuelle Orientierung nicht explizit als Asylgrund aufführt. Sibel Arslan geht davon aus, dass die alleinige Tatsache, dass jemand in einem Land aufgrund seiner sexuellen Orientierung verfolgt und bestraft wird, gegenwärtig nicht genüge, um in der Schweiz Asyl zu erhalten. Sie stellt unter anderem die Frage, ob «eine Verankerung der sexuellen Orientierung und Geschlechtsidentität als expliziter Asylgrund im Asylgesetz für Rechtssicherheit und Klarheit bei Betroffenen sorgen [könnte]». In seiner Stellungnahme erklärt der Bundesrat, dass «der Verfolgungsgrund der sexuellen Orientierung/Geschlechtsidentität dem Begriff der <Zugehörigkeit zu einer bestimmten sozialen Gruppe> nach Artikel 3 Absatz 1 des Asylgesetzes (AsylG) zugerechnet [wird] – ebenso wie andere Arten der geschlechtsspezifischen Verfolgung gemäss der vom SEM [Staatssekretariat für Migration] entwickelten Praxis. Nach den Richtlinien des UNHCR [United Nations High Commissioner for Refugees] zur geschlechtsspezifischen Verfolgung umfasst der Begriff der sozialen Gruppe namentlich auch Homosexuelle, Transsexuelle und Transvestiten (vgl. Richtlinien zum internationalen Schutz: Geschlechtsspezifische Verfolgung im Zusammenhang mit Artikel 1 A [2] des Abkommens von 1951 bzw. des Protokolls von 1967 über die Rechtsstellung der Flüchtlinge, UNHCR, 8. Juli 2008, HCR/GIP/02/01 Rev. 1, Abs. 30). Dieser Ansatz ist unbestritten und wurde vom Bundesverwaltungsgericht mehrmals bestätigt. Vor diesem Hintergrund ist eine Gesetzesänderung einzig für diese Art der geschlechtsspezifischen Verfolgung weder angebracht noch würde sie zu mehr Rechtssicherheit führen». Die Autorin der Interpellation stellt auch die Frage, wie die Asylbefrager des SEM auf die Befragung von LGBTI-Menschen aus- und weitergebildet werden. Der Bundesrat antwortet darauf, dass diejenigen Mitarbeitenden des SEM, die Asylgesuche im Zusammenhang mit der sexuellen Orientierung oder der Geschlechtsidentität prüfen, in der Grundausbildung schon bezüglich der Schwierigkeiten und Eigenheiten bei der Bearbeitung solcher Gesuche sensibilisiert werden. Genannt wird ein Beispiel von Weiterbildung, die im Frühling 2016 stattgefunden hat. Schliesslich wird der Bundesrat gefragt, ob der speziellen Verletzlichkeit von LGBTI-Flüchtlingen im Asylverfahren, beispielsweise bei deren Unterbringung, Beachtung geschenkt wird. Darauf antwortet der Bundesrat wie folgt: «In den Zentren des Bundes wird die Unterbringung von Asylsuchenden, die eine Verfolgung aufgrund der sexuellen Orientierung/Geschlechtsidentität geltend machen, individuell beurteilt. Dabei wird den spezifischen Bedürfnissen der asylsuchenden Person Rechnung getragen. Die "Best Practice" besteht darin, die betreffende Person in einem Einzelzimmer oder, falls dies nicht möglich ist oder sich nicht bewährt, privat unterzubringen».
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DEUTSCHLAND: ANNAHME EINES BUNDESGESETZES
Die Ehe soll künftig in Deutschland auch gleich­ge­schlecht­­lichen Paaren offen stehen
Bundesgesetz zur Ein­füh­rung des Rechts auf Ehe­schliessung für Personen gleichen Geschlechts
Am 30. Juni 2016 hat der Deutsche Bundestag den Gesetzes­ent­wurf vom 11. November 2015 «zur Ein­füh­rung des Rechts auf Ehe­schliessung für Personen gleichen Geschlechts» ohne Änderungen verabschiedet und damit den historischen Entscheid gefällt, dass die Ehe künftig in Deutschland auch gleich­geschlechtlichen Paaren offen stehen wird.
Durch eine Ergänzung von § 1353 des Bürgerlichen Gesetzbuchs (BGB) wird klargestellt, dass auch gleichgeschlechtliche Personen eine Ehe eingehen können. § 1353 Absatz 1 Satz 1 BGB wird wie folgt gefasst: «Die Ehe wird von zwei Personen verschiedenen oder gleichen Geschlechts auf Lebenszeit geschlossen». Folgerichtig soll durch die Einführung eines § 20a im Lebenpartnerschafts­gesetz (LPG) eine eingetragene Lebenspartnerschaft in eine Ehe umgewandelt werden können, «wenn zwei Lebenspartnerinnen oder Lebenspartner gegenseitig persönlich und bei gleichzeitiger Anwesenheit erklären, miteinander eine Ehe auf Lebenszeit führen zu wollen». Der Entscheid fiel mit 393 Ja-Stimmen gegenüber 226 Nein-Stimmen. 4 Personen haben sich der Stimme ent­halten. Begründet wird die Gesetzesvorlage damit, dass gleichgeschlechtlichen Paaren die Ehe bis heute verwehrt sei, was eine rechtliche und symbolische Diskriminierung von Personen aufgrund ihrer sexuellen Identität darstelle. Es gäbe in der heutigen Zeit keine haltbaren Gründe mehr dafür, homo- und heterosexuelle Paare diesbezüglich unterschiedlich zu be­handeln. Gleichgeschlechtliche eingetragene Partnerinnen und Partner sind trotz Einführung der gleichgeschlechtlichen Lebenspartnerschaft im Jahre 2001 im Gegensatz zu Ehe­leuten in ver­schiedenen Belangen benachteiligt: Dies betrifft in Deutschland namentlich das Steuerrecht und das gemeinsame Adoption­srecht.
1.) Diese Rechtsentwicklung hatte sich angekündigt. Sie schliesst an eine fast gesamteuropäische an. In zahlreichen Rechtsordnungen ist die Zivilehe für Personen gleichen Geschlechts eingeführt: Belgien, Dänemark, England, Frankreich, Nie­derlande, Irland, Norwegen, Portugal, Schweden, Spanien, Argen­tinien, Kanada, Südafrika, USA (Supreme Court - Entscheid vom 26. Juni 2015 etwa hat den Ausschluss der gleichgeschlechtlichen Ehe für verfassungswidrig erkannt.).
2.) Der Zugang zur Ehe wird erweitert auf gleichgeschlechtliche Paare auf Lebenszeit. Ansonsten ändert sich am materiellen Eherecht durch die Neuregelung des BGB nichts. Das Recht auf Neueintragung einer Lebenspartnerschaft wird hingegen nicht mehr möglich sein. Die gleichgeschlechtliche Lebenspartnerschaft wird als «Rechtsinstitut» er­setzt durch die Ehe. Bereits bestehende eingetragene Lebenspartnerschaften blei­ben indes be­stehen. Diese werden nicht per Gesetz «in Ehen umge­wandelt», son­dern nur auf einen entsprechenden Antrag des Paares hin (Art. 20a nLPG). Die Rech­te der Kirchen und Religionsgemeinschaften bleiben von der gesetzlichen Neu­regelung unbe­rührt.
Die Diskussion um eine allfällige notwendige «Verfassungs­revision» ist mit der Verabschiedung des Gesetzesentwurfs theoretisch zwar noch nicht ganz vom Tisch. Aber es ist höchst unwahrscheinlich, dass ausgerechnet das Bundesverfassungs­gericht eine Verfassungsbeschwerde gegen die neue Gesetzesregelung gutheissen würde, denn das höchste Gericht war massgeblich an Entwicklungsschritten zur Öffnung der Ehe in Deutschland beteiligt. Zu erwähnen sei etwa, dass es am 19. Februar 2013 die Nichtzulassung der sukzessiven Adoption angenommener Kinder eingetragener Lebenspartner durch den anderen Lebenspartner für unvereinbar mit dem Grundgesetz erklärt hat (1 BvL 1/11, 1 BvR 3247/09) und dabei explizit formuliert, dass es bei einem «gleichge­­schlechtliche[n] Paar, [das] dauerhaft mit einem Kind in einer faktischen Eltern-Kind-Beziehung zusammenlebt», vom «Bestehen einer Familie» ausgeht.
Es ist also davon auszugehen, dass diese einfachgesetzliche Einführung des Rechts auf Ehe­schliessung für Personen gleichen Geschlechts die im Artikel 6 Absatz 1 GG verankerte Garantie der Ehe nicht antastet, weil sich das «familien­­rechtliche Institut» nicht abstrakt, sondern nur im Wertgefüge und Gesamtzu­sammenhang der Rechtsordnung verstehen lässt. Die Grundüberzeugungen unserer Gesellschaft haben sich gewandelt und die Rechtsordnung (inkl. Verfassung), die nicht statisch ist, verändert. Unter den Schutz von Art. 6 GG «Ehe und Familie stehen unter dem be­son­deren Schutze der staatlichen Ordnung») fallen damit infolge Wandels der Grund­überzeugungen der Gesellschaft die gleichge­schlechtlichen Familien wie auch gleichgeschlechtliche oder kinderlose Ehen.
3.) Zweifellos wird die politische Forderung nach einer «Ehe für alle» in der Schweiz dadurch Auftrieb erhalten. Die Diskussion wurde 2013 mit der gleichnamigen parlamentarischen Initiative der Grünliberalen Partei lanciert (PI 13.468): Seit der Nationalratssitzung von Mitte Juni 2017 ist gewiss, dass die Frist für die Ausarbeitung eines entsprechenden Entwurfes bis im Sommer 2019 verlängert werden konnte: Mit 117 Ja-Stimmen gegenüber 71 Nein-Stimmen.
Die unter diesem Titel geforderte Änderung will im Gegen­satz zum deutschen Ge­setzes­entwurf aber genau genommen nicht die «Ehe für alle», sondern neben der «Ehe» die Einführung einer «Lebensgemeinschaft» für Paare unabhängig von ihrem Ge­schlecht oder ihrer sexuellen Orientierung. Nach diesem Vorschlag sollen sowohl gleichgeschlechtliche Paare «heiraten» können als auch heterosexuelle Paare eine eingetragene Partnerschaft eingehen können.
«Art. 14 Recht auf Ehe, Lebensgemeinschaft (neu) und Familie
Die gesetzlich geregelten Lebensgemeinschaften stehen Paaren unabhängig von ihrem Geschlecht oder ihrer sexuellen Orientierung offen.
Der Bund regelt Erwerb und Verlust der Bürgerrechte durch Abstammung, (<Heirat> streichen) gesetzlich geregelte Lebensgemeinschaft (neu) und Adoption. ...»
Mit einer solchen «Öffnung der Ehe» wird eine Verfassungsänderung in der Schweiz unum­gäng­lich. Diese Forderung nach der Einführung der «Lebensge­meinschaft» gilt es bei einem künftigen Entwurf daher zu bedenken. Wird dagegen die «Ehe für alle» gefordert, stellt sich die erwähnte verfassungsrechtliche Frage ähnlich wie nach deutschem Recht. Denn wieso soll «die Ehe» nach schweize­rischem Verfassungs­recht anders verstanden werden als es nach deutschem Grundgesetz nicht mehr getan wird? Vielleicht lohnte es sich deshalb neben verfassungs­rechtlichen also ein explizit rechtsver­gleichendes Gutachten in Auftrag zu geben, welches darlegen könnte, worin denn genau die Wertungsunterschiede in dieser Frage, was «Ehe» im Sinne der Verfassung ist, zwischen den Rechtsordnungen (z.B. schweizerischen und deutschen) liegen, wenn davon ausgegangen wird, dass Ver­fassungs- wie Grundgesetzbestimmung im Sinne der Wertungen der Gesamt­rechtsordnung auszulegen sind.
4.) Der Begriff «Lebensgemeinschaft auf Dauer» ist offener und weniger belastet als der Begriff «Ehe für alle». Unter einer «Lebensgemeinschaft auf Dauer» lassen sich verschiedene gegen­wärtige und sich noch entwickelnde Lebens­gemein­schaften subsumieren: die Ehe, gleich- oder verschiedengeschlechtliche Liebes­beziehungen, zwei Schwestern, die zeit­lebens schon zusammen leben, zwei Personen, die in Altersgemeinschaft leben (zu definieren wäre freilich, ob die Lebens­gemeinschaft auf Dauer auf zwei Personen zu beschränken ist oder nicht und was in der heutigen Zeit unter «Dauer» zu verstehen ist). Auch eine «faktische Lebensgemeinschaft» liesse sich unter den Terminus subsumieren und damit recht­lich schützen. – Ein Begriff, der nunmehr Ein­zug ins revidierte Adoptionsrecht (AS 2017 3699) findet, das am 1. August 2018 in Kraft tritt.
Die Einführung des Begriffs «Lebensgemeinschaft auf Dauer» hat deshalb viel für sich. Nur wäre zu hoffen, dass der Gesetzgeber innerhalb des ZGB und über­haupt innerhalb der schweizerischen Rechtsordnung künftig dann auch nicht mehr von unterschiedlich relevanten Dauern für diese Lebensgemeinschaft ausginge, das hat etwa in der zivil- und sozialversiche­rungs­rechtlichen Judikatur zum «Konkubinat» für Wertungswidersprüche gesorgt.
Eine «Ehe für alle» hielte zudem die Ungleich­behandlung im Vergleich zu allen Formen der nicht-ehelichen Gemeinschaften und den Singles (35%) aufrecht. Wieso soll eine Form der «Lebensgemeinschaft auf Dauer» der anderen gegenüber rechtlich anders, schlechter oder besser, behandelt werden? Staatlich sanktionierte Ungleichbe­handlung innerhalb der Lebensgemeinschaft will heute auch niemand mehr. Die «Öffnung der Ehe» stellt auch einen gewissen Ana­chronismus dar, wenn immer mehr Paare auf diese verzichten und mehr Kinder nicht-ehelichen Lebens­gemein­schaften aufwachsen. So ist es denn auch kein Zufall, dass medial die Abschaffung «der Ehe» in jüngerer Zeit auch als der kohärentere Lösungsansatz verstanden wird (vgl. René Scheu, NZZ vom 21.7.2017).
Es erscheint aber persönlich, gesellschaftlich und politisch inopportun, jenen Per­sonen, die «heiraten» möchten und sich die «Ehe» wünschen, diese vorzuent­halten. Für viele Men­schen hat die Ehe symbolisch-romantischen und/oder religiösen Wert, was für sich genommen ernst genommen werden soll. Alles andere würde an den Zielen einer möglichst selbstbestimmten Gestaltung der Lebensge­meinschaft vorbeigehen. – Kurzum: Soll heiraten, wer möchte! Die Ehe ist eine Form der «Lebensgemeinschaft auf Dauer», für einige Personen die einzigartigste, nur sollten keine rechtlichen Privilegien ausschliesslich für «die Ehe» offenstehen. Jede Art von Lebensgemeinschaft auf Dauer braucht rechtlichen Schutz oder kann rechtlichen Schutz gebrauchen.
Deshalb führt der schweizerische Initiativtext auch beide Begriffe «Ehe» und «Lebensge­meinschaft auf Dauer» nebeneinander. Das erscheint mir grundsätzlich ein gangbarer Weg zu sein, nur sollte dies auch ehrlich so benannt werden, statt eine «Ehe für alle» zu fordern. Im Resultat wird derzeit in der familienrechtlichen Literatur in der Schweiz bis jetzt noch nicht in Frage gestellt, dass die familiale Lebensform der Ehe mit Ab­stammungskindern auch weiterhin eine Besonderheit bleiben soll. – Dabei wäre es unter Aspekten der Gleichbehandlung (Art. 8 BV), zentral, dass allen «Lebens­gemeinschaften auf Dauer» rechtlich der gleiche Schutz zukommt und die «Ehe» als eine mögliche Form des Zusammen­lebens rechtlich nicht privilegiert wird.
5.) Denkbar wäre es etwa, die «Lebensgemeinschaften auf Dauer» noch kon­sequenter selbst­bestimmt zu denken und allgemein mittels Vertrag zu regeln. Ein denkbarer Ansatz wäre, als Basis für eine Lebensgemeinschaft einen alle möglichen Konstellationen des dauerhaften und stabilen Zusammenlebens umfassenden Vertrag zu propagieren, der ähnlich wie in Frankreich als Partnerschafts- und Solidaritäts­vertrag (pacte civil de la solidarité – PACS) bezeichnet werden könnte und mittlerweile auch in der Schweiz diskutiert wird.
Ein solcher ziviler Partnerschaftsvertrag müsste aber über einen solchen nach französischem Vorbild hinausgehen. Er könnte aus Elementen der Personensorge (Solidarität, Beistand, Fürsorge – auch über die Auflösung hinaus) und der Vermögenssorge (Haushaltsführung, Unterhalt, Güter- und Erbrecht) bestehen und dessen Form könnte relativ einfach gestaltet sein: Der PACS wird vor einem Gericht oder einem Notar geschlossen und lässt sich auf eine gemeinsame Erklärung hin, aber auch auf einseitigen Wunsch einer der Parteien, ohne weitere Formalitäten wieder auflösen. Bei Tod endet der Vertrag. Eine gesetzliche Rahmenordnung im Rahmen des ZGB würde dann für die nötige Kontrolle und den Schutz der Beteiligten sorgen wie es dies beispielsweise für den Vorsorgeauftrag kennt.
Direkt zur Beschlussempfehlung und Bericht des Ausschusses für Recht und Verbraucherschutz des Deutschen Bundestages vom 28. Juni 2017, Drucksache 18/12989 (http://dip21.bundestag.de)
Direkt zum Gesetzentwurf des Bundesrates vom 11. November 2015 zur Einführung des Rechts auf Eheschliessung für Personen gleichen Geschlechts, Drucksache 18/666 (http://dip21.bundestag.de)
Direkt zum Bericht über die Tagung vom 22. Juni 2017: «Ein PACS für die Schweiz?» (http://www.ziv.unibe.ch)
TUNISIA, JORDAN AND LEBANON: CRIMINAL LAW
End of impunity for rapists who marry their victim
Modification of the legislation in Tunisia, in Jordan and in Lebanon
Adopted in Tunisia on 26 July 2017, in Jordan on 1 August 2017 and in Lebanon on 16 August 2017.
On 26 July 2017, the Tunisian parliament has approved a law on violence against women, including domestic violence, and repealed a provision which allowed a rapist to escape punishment if he married his victim.
On 1 August 2017, Jordan’s lower house of parliament has also repealed a provision which exempted a rapist from punishment if he married his victim.
On 16 August 2017, the parliament of Lebanon has also repealed a provision which exempted rapists, aggressors, kidnappers and any person responsible of a forced marriage from any prosecution and suspended the application of an already pronounced sentence if the perpetrator had validly married the victim.
The media observe that this is part of a regional move tending to repeal this type of provisions.
Comment by Rosemarie Weibel
We sometimes risk to identify people from countries with an Islamic background or other patriarchal tradition with their religious or cultural entity and think that they have inherent unchanging characteristics because of their very religion and culture (see some debates on legal pluralism in Western countries). The women’s rights organizations and the law reforms in these and other countries show us that nobody can be reduced to her/his religious or cultural identity. The fight for women’s rights and generally individual rights is common to all countries, as well as the fight for individual freedom, in and outside a group. There is a critical discourse in the Arab and Islamic countries, of women and men, that is worth to be recognised. This may be obvious for us, but the reading of “Women and shari’a law”, the book by Elham Manea (I.B. Tauris & Co. Ltd, 2016), and certain public discussions show that it seems appropriate to remember it.
Direct to the media article over the reform in Tunisia (https://www.hrw.org)
Direct to the media article over the reform in Jordan (https://www.hrw.org)
Direct to the media article over the reform in Lebanon (http://www.independent.co.uk)
SWITZERLAND, Bern: conference
“2nd International BFH Conference on Discrimination in the Labor Market”
Organiser and venue: Bern University of Applied Sciences / Fee: CHF 100.- / free for participants from academia, for members of commissions on equal opportunities, for members of NGOs dealing with discrimination issues, and for students.
“Labor market discrimination is a social phenomenon that most societies find undesirable. The Bern University of Applied Sciences will organize a conference which brings together high level academic researchers, influential policy makers, and Master/PhD students to address the challenges posed by labor market discrimination. Distinguished academics will present their latest findings on different instances of discrimination (gender-, fertility-, ethnically-based or other types of labor market discrimination). Those findings will then be addressed in a policy session, whereby policy makers, managers from industry, and public opinion leaders will discuss concrete ways to eradicate discrimination”.
Information and registration (https://www.wirtschaft.bfh.ch)
SWITZERLAND, Lausanne: conference
“Parents and children in new family forms” (keynote in the frame of the conference “Treasuring the diversity of psychology”)
Organiser: Swiss Psychological Society, University of Lausanne and Lives (Pôle de recherches national) / Venue: University of Lausanne / Language: English with simultaneous translation in French / Keynote free of charge.
“The lecture will summarise research on parenting and child development in new family forms including lesbian mother families, gay father families, families headed by single mothers by choice and families created by assisted reproductive technologies such as in vitro fertilisation (IVF), egg donation, sperm donation, embryo donation, and surrogacy. [...] The lecture will be based on Susan Golombok’s 2015 book with the same title”.
Information (https://www.ssp-sgp2017.ch)
SWITZERLAND, Geneva: panel discussion
“Can the UN Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women (CEDAW) advance Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex (LGBTI) rights?”
Organiser: University of Geneva and Graduate Institute Geneva together with the FRI (Swiss institute for feminist legal studies and gender law), Service Agenda 21 - Ville durable of the Ville de Genève, and the Equal Opportunities Office of the University of Geneva / Venue: Uni Dufour (rue du général-Dufour 24), room U300 / Language: English.
“10 years after the Yogyakarta Principles and one year after the appointment of the first ever UN expert on sexual orientation and gender, how are LGBTI rights protected internationally? This panel will examine the scope of action for the development of these rights on an international level and the role of CEDAW in achieving a better protection. What strategies do associations like ILGA use for the promotion of LGBTI rights? What role does CEDAW play in this context? And finally, how can LGBTI rights be advanced while being sensitive to power relations in the postcolonial context? This public panel discussion is organised in the context of the Geneva Summer School on Human Rights, Gender and Alterity”.
Information (http://www.genderlaw.ch)
Austria, Vienna: conference
“Women’s rights, religion and refugees – European cities between welcome culture and rejection”
Organiser: FemCities / Venue: Vienna City Hall (Wappensaal) / Languages: English - German (simultaneous translation).
“[...]. What are the discussions about women and women's rights in (European) cities in connection with refugees? Who is included, who is excluded and who is silent? What are the positions of gender experts and why? What are difficult topics that we as feminists come across, what are our blind spots? [...]. Are there ‘phases of integration’, of arriving in a society and of the society itself? Are there any women-specific aspects or differences specific to women with refugee experiences and is this knowledge relevant for a city, for policy measures or for the development of programmes? What do representatives of communities say? What are the possible courses of action in cities?”.
Information and registration (http://www.femcities.at)
SCHWEIZ, Bern: Workshop
«FRI circle #4 - Leitfaden Gesetzgebung»
Veranstalter: FRI / Ort: Universität Bern.
Expertinnen des FRI haben im Auftrag des Eidgenössischen Büro für die Gleichstellung von Frau und Mann EBG einen Leitfaden zur Folgenabschätzung für die Gleichstellung von Frau und Mann in Gesetzgebungsprojekten verfasst. Dieses Instrument erlaubt es, systematisch Folgen geplanter Gesetzgebungsprojekte für die Gleichstellung einzuschätzen, für gut zu befinden oder wenn nötig alternative Lösungen zu entwickeln. Es wurde für die Bundesgesetzgebung entwickelt, lässt sich aber auch auf Gesetzgebungsprozesse auf kantonaler Ebene übertragen. Im Rahmen des FRI circle präsentieren die vier Autorinnen das Instrument und die Teilnehmenden erhalten die Gelegenheit, die fünf Arbeitsschritte anhand eines konkreten Gesetzgebungsprojekts direkt praktisch anzuwenden. Der Workshop richtet sich an alle Interessierten, die sich mit der Methode vertraut machen möchten. Anschliessend laden wir alle Teilnehmer_innen herzlich zu einem kleinen Apéro ein. Um uns die Planung zu erleichtern bitten wir um Anmeldung bis spätestens am 4. September 2017.
Informationen und Anmeldung (http://www.genderlaw.ch)
«St. Galler Diversity- und Inclusion Tagung»
Veranstalter: Universität St. Gallen (HSG) / Ort: Weiterbildungszentrum Holzweid der Universität St. Gallen / Preis: Fr. 450.- inkl. Verpflegung und Unterlagen.
«Welchen Nutzen bringt Diversität? Wo liegen die grossen Herausforderungen? Wer soll wie inkludiert werden? Was macht aus betriebswirtschaftlicher und gesellschaftspolitischer Sicht Sinn? Aktuelle Forschungsresultate der Universität St. Gallen werden in ‹thematischen Tandems› präsentiert [...]. Im Anschluss daran wird pro Tandem eine moderierte Q&A-Runde für das Publikum stattfinden. Dabei stehen Umsetzungsmodelle und -erfahrungen im Zentrum. Ein Podium zum Thema ‹Migration, Flüchtlinge und Arbeitsmarkt› sowie zwei Keynotes aus Forschung und Praxis werden neue Perspektiven zum Thema aufzeigen».
Informationen und Anmeldung (https://www.es.unisg.ch)
UNITED KINGDOM, London: course
“Professional Certificate in Strategic Gender Equity Planning”
Organiser: International Centre for parliamentary studies / Venue: Strand Palace Hotel (London) / Fee: £2950.-.
“[...] This course examines and analyses a broad range of issues, such as the relationship between gender and development, education and health. A strategic approach will be taken, which will enable participants to identify key stakeholders, barriers and planning techniques to address gender inequality in all aspects of governance, business and society. Through practical case studies and discussions with leading practitioners, delegates will develop comprehensive and clear plans to facilitate gender equity within their organisation. Upon completion of this week-long course and subsequent successful completion of CMI written tasks, the successful candidate will be awarded a Level 7 CMI certificate in Management & Leadership showing the CMI units achieved. [...]”.
Information and registration (http://genderequity.parlicentre.org)
SUISSE, Lausanne: conférence
«Féminisme: la fin d'une utopie?»
Organisateur et lieu: Université de Lausanne.
L'oratrice de cette conférence, professeure associée en études genre, prendra la parole dans le cadre de la cérémonie d'ouverture de la rentrée d'automne de l'Université de Lausanne.
Informations (https://repopub.unil.ch)
DEUTSCHLAND, Stuttgart: Kongress
«42. Bundeskongress des djb: reproduktive Rechte»
Veranstalter: Deutscher Juristinnenbund / Ort: Rathaus Stuttgart.
Thema des diesjährigen Kongresses sind die reproduktiven Rechte. Die Kongresseröffnung findet am 21. September 2017 ab 18 Uhr statt. Zudem werden Workshops zu den Themen «Genderkompetenz» und «Karriere in EU-Institutionen» ange­boten. Am 22. September 2017 werden die zentralen rechtlichen Themen der Reproduktionsmedizin behandelt: «reproduktive Autonomie und moderne Reproduktionsmedizin», «reproduktive Freiheit von Menschen mit Behinderung», «Sicherung der reproduktiven Gesundheit von Frauen» und «Sicherheit, Gesundheit, Selbstbestimmung, Nicht-Diskriminierung: die Rechte von Schwangeren und stillenden Muttern». Junge Juristinnen haben dabei die Gelegenheit, sich an einem Treffen kennenzulernen. Der 23. September ist den rechtspolitischen Forderungen des djb gewidmet: ein Forum zum Thema «Digitale Welt: Frauenrechtspolitische Herausforderungen» findet statt. Parallel dazu behandeln zwei Workshops die Themen «Aktionärinnen fordern Gleichberechtigung» und «Netzwerk "Erste Führungsebene"». Es folgt die Mitgliederversammlung des djb.
Informationen (https://www.djb.de)
DEUTSCHLAND, Köln: Tagung
«Aktuelle Herausforderungen der Geschlechterforschung»
Veranstalterin: Fachgesellschaft Geschlechterstudien e.V. (Deutschland), Österreichische Gesellschaft für Geschlechterforschung (ÖGGF) und Schweizerische Gesellschaft für Geschlechterforschung (SGGF) / Ort: Universität Köln / Sprache: Deutsch und Englisch.
An dieser ersten gemeinsamen Tagung der Fachgesellschaften für Geschlechterforschung/-studien aus Deutschland, Österreich und der Schweiz sollen «aktuelle Herausforderungen der Geschlechterforschung diskutiert werden, und zwar in den Feldern: kritische Theoriebildung, empirische Forschung, Methodenfragen; Zeitdiagnosen und gesellschaftspolitische Interventionen; und nachhaltige Institutionalisierung von Lehre und Forschung».
Information und Anmeldung (http://gestik.uni-koeln.de)
DEUTSCHLAND, Frankfurt am Main: Tagung
«Feminismus und Öffentlichkeit: Kritik, Widerstand und Interventionen im medialen Wandel»
Veranstalterin: Fachgruppe Medien, Öffentlichkeit und Geschlecht in der DGPuK und Cornelia Goethe Centrum der Goethe-Universität Frankfurt am Main / Ort: Goethe-Universität Frankfurt am Main / Sprache: Deutsch.
«Im Zentrum der Tagung stehen feministische Kritik und Praktiken des Widerstands im medialen Wandel sowie die damit in Gang gesetzten Veränderungen im Verständnis und in der Formierung von Öffentlichkeiten. [...]».
Infos und Anmeldung (https://feminismusundoffentlichkeit2017.wordpress.com)
SCHWEIZ, Chur: Podiumsdiskussion
«Wissenschaftscafé: Trans* jenseits der zwei Geschlechter»
Veranstalterin: Hochschule für Technik und Wirtschaft HTW Chur / Ort: GoetheChur, B12 caffè & bar / Sprache: Deutsch / Kostenlos.
«Das Podium befasst sich mit der verstärkten Vernetzung und der verbesserten Unterstützung der Transmenschen, was zu neuem Selbstbewusstsein und positiveren Lebensverläufen führt».
Informationen (http://www.htwchur.ch)
SCHWEIZ, Winterthur und Konstanz: Lehrgang
7. Oktober 2017 - 27. Oktober 2018
«Fem! Lehrgang 2017-2018»
Veranstalterin: Feministische Fakultät / teilweise Winterhur, teilweise Konstanz / Sprache: Deutsch.
Die folgenden Themen werden mit unterschiedlichen Referentinnen in diesem ersten fem! Lehrgang, der am 7. Oktober 2017 startet, vorgesehen: «Krone gerichtet» (18. November 2017), «eine andere Politik» (19. November 2017) «Ökonomie? Ein feministischer Zugang!» (3. Februar 2018), «Politik auf dem weiblichen Körper» (2. Juni 2018), «Gesellschaftliche Struktur, Recht und symbolische Ordnung» (3. Juni 2018) und «Sprache und Macht» (15. September 2018). Der Lehrgang schliesst am 27. Oktober 2018 ab. Die Interessent*innen werden nach ihrer schriftlichen Anmeldung zu einem Gespräch eingeladen.
Informationen und Anmeldung (https://feministische-fakultaet.org)
SUISSE, Lausanne: réunion
«Réseau Droit, Genre et Sexualités, réunion plénière annuelle»
Organisateur: Réseau Droit, Genre et Sexualités, en partenariat avec la Faculté de droit de l’Université de Lausanne (UNIL), le Centre en études genre de l’UNIL et la Plateforme en études genre de l’UNIL / Lieu: UNIL.
«Dès 14h30, seront menés des ateliers pour présenter les avancées effectuées durant l'année et pour penser ensemble les objectifs et nouveaux engagements du Réseau. A 17h45, se tiendra la conférence de la Professeure Stéphanie Hennette-Vauchez en charge du projet REGINE (Recherches et études sur le genre et les inégalités dans les normes en Europe). Tous les détails concernant ces événements seront communiqués en septembre».
Informations (http://www.genderlaw.ch)
UNITED KINGDOM, Edinburgh: international conference
“International interdisciplinary conference on gender studies and the status of women”
Organiser: Women Being / Venue: Queen Margareth University.
The organisers of this conference intend to offer a platform for a “discussion relating to the current status of women, with a special focus on the following categories that constitute potential challenges to gender equality and women’s rights: the UK’s decision to leave the EU, the refugee crisis, rising levels of (and political legitimisation of) sexual violence and misogyny, cuts in child-care and services for disabled people, lack of access to paid parental leave, tax and welfare reforms, the gender pay gap, sexual harassment and the rise of zero-contract hours”.
Information (http://www.womenbeing.co.uk)
SUISSE, Berne: conférence interdisciplinaire
«La recherche interdisciplinaire sur les discriminations en Suisse: pourquoi et comment?»
Centre interdisciplinaire d'études de genre (IZFG) de l'Université de Berne, Centre suisse de compétence pour les droits humains (CSDH), Institut suisse d’études juridiques féministes et gender law (FRI) et section de philosophie de l'Université de Lausanne / Organisateurs: Réseau suisse de recherche sur les discriminations (RSRD), Centre de droit social de la Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften (ZHAW) / lieu: Université de Berne / langues: allemand, français et anglais.
Cette conférence explore les défis de la recherche interdisciplinaire sur les discriminations en Suisse. Les organisateurs de la conférence font un appel à contributions pour le 11 juin 2017. Ces contributions devront adopter une approche associant différentes disciplines et prendre en compte différentes dimensions de la discrimination. Outre une Keynote d'ouverture, la conférence comprendra deux panels composés chacun de trois contributions. En outre, durant toute la journée, des posters seront affichés et pourront être discutés lors de la pause de midi.
FRANCE, Strasbourg: colloque international
«Corps, genre et vulnérabilité. Les femmes et les violences conjugales»
Organisatrices: SuLiSoM et Université de Strasbourg / Lieu: Université de Strasbourg / langue: français.
Ce colloque international vise à «[...] cerner les effets de la rencontre et de la relation à l’autre dans la construction du lien conjugal et [des violences conjugales]. En croisant les approches propres aux différentes disciplines que sont l’histoire, le droit, la sociologie, le travail social et la psychologie, ce colloque international pluridisciplinaire vise à explorer et à interroger la manière dont les sociétés dans leur diversité conçoivent et prennent en compte les situations de vulnérabilité, et leurs répercussions sur le vécu des femmes».
Informations et inscription (https://femmes-et-violences-conjugales.fr)
BELGIUM, Brussels: colloquium
“Annual Colloquium on Fundamental Rights 2017
‘Women's Rights in Turbulent Times’”
Organiser: European Commission of the European Union / venue: Palais d'Egmont, 8 bis Rue des Petits Carmes / language: English.
“[...] The wide range of topics for discussion will include the presence and normalisation of misogyny in society and its links to the violation of the fundamental rights of women in all spheres of life; the key obstacles to gender equality in economic empowerment and political participation; the international women's movement and the shifting space for civil society; violence against women and links to other forms of violence in society, including in the context of populist and extremist movements; the gendered nature of hate speech, racism, and other forms of discrimination. The discussions during this event will explore avenues for action to ensure women's rights and work towards gender equality in the EU. [...]”.
Informations (http://ec.europa.eu)
UNITED KINGDOM, Cambridge: international conference
2017 International Conference on Gender Studies – “Identity, Alterity and Gender Normativity”
Organisers: Interdisciplinary Research Foundation and London Centre for Interdisciplinary Research / venue: University of Cambridge / language: English.
This international conference seeks “to explore the past and current status of men and women around the world, to examine the ways in which society is shaped by gender and to situate gender in relation to the full scope of human affairs”.
Information (http://genderstudies.irf-network.org)
GERMANY, Landau: conference
“Political masculinities and populism”
Organisers: University of Koblenz-Landau (Germany) and University of Greenwich (United Kingdom) / venue: University of Koblenz and Landau / language: English.
This international conference, which provides analyses from different continents (Europe, South America and North America, Asia – including India – and Australia) aims “to encourage and develop diverse understanding concerning the relationship between the concepts of political masculinities and populism. In the current political and social climate where media debates are often heated and analysis is in danger of taking second place to (political) opinion, we hope to provide an arena in which to consider the gendered functioning of populist politics and politicians – both past and present – and thereby contribute toward understanding the rise of populism globally in the 21st century”.
Information and registration (https://www.uni-koblenz-landau.de)
SUISSE, Genève: colloque
«Interdisciplinarité et méthodologie»
Organisateurs: Faculté de Droit – UNIGE / Institut des Etudes genre – UNIGE / InCite Institut d’études de la citoyenneté / lieu : Unimail – Université de Genève.
«L’objectif de ce colloque est double: créer de nouvelles synergies et collaborations entre celles et ceux qui travaillent sur des approches genre, queer, féministe et/ou postcoloniale en droit, mais aussi mettre en avant les aspects méthodologiques inhérents à ces approches».
UNITED KINGDOM, Leeds: conference
“Fourth International Conference on Women’s Studies”
Organiser: Centre for research in social sciences and humanities (Leeds) / venue: Queens hotel / language: English.
“[...] The questions the conference addresses are how far have we got, and what needs to be done to achieve true equality of both men and women, and a society where there are no expected roles? Has Feminism failed?”. Papers are invited namely for the following panels: “Patriarchy”, “Women and the rise of Far Right», “Women and labour», “Women and discrimination”, “Women and sexual violence”, “Women and religion», “Women in the media”, “Women and politics», “Women and sexuality”, “Theory and methodology in women’s studies», “Women: East vs West”, “Women and reproductive rights”, “Women and education”, “Women and leadership», Men’s rights”.
Information (http://www.socialsciencesandhumanities.com)
“2nd International Conference on Gender Studies”
«[...] What kind of culture needs to be created to embrace diversity beyond positive laws (that exist only in some countries), but a true diversity where nobody will think they should have the right to question someone’s self-perception and self-expression, and a culture where all sexes and genders will be equal?» This conference invites papers namely in the following themes: «Definitions of gender», «Positive practices of gender equality legislations», «Positive practices of cultural and social understandings of genders», «Discriminatory practices», «Neo-liberal views of gender equality», «Marxist views of gender equality», «Feminist studies», «Masculinity studies», «LGBT rights», «Gender from the point of cultural studies», «Gender activism: case studies», «Personal stories and biographies».
Interfeminas Förderbeitrag

References: Sui Generis
 EGMR 
Sui Generis
 Art. 23
 Art. 8
 Art. 23
 Art. 32
 Art. 25
 Art. 26
 Art. 33
 BGE 
 Art. 40
 Art. 1
 Art. 33
 Art. 26
 Art. 39
 BGE 
 art. 9
 Art. 8
 Art. 3
 BGE 
 Art. 3
 Art. 8
 BGer 
 Art. 2
 Art. 1
 § 1
 Art.15
 Art. 17
 Art. 118
 Art. 141
 § 19
 § 1353
 § 1353
 § 20
 Art. 6