Source: http://exploredoc.com/doc/6758372/monitoring-de-la-strat%C3%A9gie-de-relance-du-gouvernement-f%C3%A9d.
Timestamp: 2020-04-05 18:53:51+00:00

Document:
fédéral du Plan
Analyses et prévisions économiques
Monitoring de la stratégie
de relance du
Le Bureau fédéral du Plan (BFP) est un organisme d’intérêt public.
Le BFP réalise des études sur les questions de politique économique, socio-économique et environnementale. À cette fin, le BFP rassemble et analyse des données, explore les évolutions plausibles, identifie des alternatives, évalue les conséquences des politiques et formule des propositions.
Son expertise scientifique est mise à la disposition du gouvernement, du parlement, des interlocuteurs
sociaux, ainsi que des institutions nationales et internationales. Le BFP assure à ses travaux une large
diffusion. Les résultats de ses recherches sont portés à la connaissance de la collectivité et contribuent
au débat démocratique.
Le Bureau fédéral du Plan est certifié EMAS et Entreprise Écodynamique (trois étoiles) pour sa gestion
url : http://www.plan.be
Ce rapport a été élaboré en collaboration avec le SPF Sécurité sociale (Guy Van Camp), le SPF Emploi,
Travail et Concertation sociale (Jan Van Thuyne), le SPF Economie, PME, Classes moyennes et Energie
(Liliane Turloot et Peter Van Herreweghe) et le SPP Politique scientifique (Jeoffrey Malek Mansour).
(Personnes de contact entre parenthèses)
Le Bureau fédéral du Plan est chargé de la coordination finale de ce rapport.
Ont contribué : Greet De Vil, Ludovic Dobbelaere, Jean-Maurice Frère, Koen Hendrickx, Chantal
Kegels, Peter Stockman, Jan van der Linden.
Coordination générale et personne de contact : Bart Hertveldt ([email protected]).
Reproduction autorisée, sauf à des fins commerciales, moyennant mention de la source.
Éditeur responsable : Philippe Donnay
Avenue des Arts 47-49, 1000 Bruxelles
tél. : +32-2-5077311
fax : +32-2-5077373
Monitoring de la stratégie de relance du
Aperçu et degré d'avancement des mesures de la stratégie de relance fédérale ...............4
Renforcer le pouvoir d’achat des citoyens ····························································· 5
Soutenir l’emploi··························································································· 8
Renforcer la compétitivité des entreprises et mieux soutenir les PME ···························· 15
Meilleure maîtrise des prix de l’énergie et meilleur fonctionnement des marchés ············· 20
Promotion de la recherche et développement (R&D) et de l’innovation·························· 22
Évolution du PIB ···························································································· 2
Évolution de l’emploi ······················································································ 3
Évolution de la balance extérieure courante ·························································· 3
Le présent document est le quatrième rapport d'avancement semestriel dans lequel le Bureau fédéral du
Plan (BFP) rend compte du monitoring de la stratégie de relance adoptée par le gouvernement fédéral au
cours de l’été 2012.
La stratégie de relance a instauré une procédure de suivi et de monitoring qui prévoit que le Bureau fédéral du Plan soumette au gouvernement, sur base semestrielle, un rapport sur l'évolution de cette procédure et sur l'efficacité des mesures adoptées au regard des objectifs de la stratégie. Les trois premiers
rapports ont été transmis au gouvernement en janvier 2013, juillet 2013 et janvier 2014. Le présent rapport
est donc le quatrième de la série.
En exécution de la note-cadre de la stratégie de relance, le BFP coordonne le processus de monitoring et
organise à cet effet une collaboration avec les administrations concernées. Concrètement, un coordinateur
a été désigné pour chacun des cinq domaines de la stratégie, à savoir le SPF Sécurité sociale pour le domaine « pouvoir d'achat », le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale pour le domaine « emploi », le
SPF Économie, PME, Classes moyennes et Énergie pour les domaines « compétitivité » et « prix de
l'énergie et fonctionnement des marchés », et enfin, le SPP Politique scientifique (BELSPO) pour la « R&D
et l’innovation ». Le BFP est chargé de la rédaction finale du rapport et en assume la responsabilité finale.
Monitoring et suivi des mesures de la stratégie de relance fédérale
La crise économique et financière qui a éclaté en 2008 s'est traduite en Belgique, comme dans le reste de
l'Union européenne, non seulement par un essoufflement prolongé de la croissance économique, mais
aussi par une détérioration des finances publiques. Par le biais de sa stratégie de relance, le gouvernement
fédéral a voulu redonner de l'oxygène à l'économie malgré une marge budgétaire étriquée.
Puisque différents leviers se renforçant mutuellement doivent être actionnés pour une relance durable de
l'économie, le gouvernement a axé sa stratégie sur cinq lignes de force : (1) renforcer le pouvoir d'achat des
citoyens ; (2) soutenir l'emploi ; (3) renforcer la compétitivité des entreprises ; (4) maîtriser les prix de
l'énergie et encourager un meilleur fonctionnement des marchés ; et (5) promouvoir la recherche et le développement (R&D) et l'innovation. Ainsi, la recette de la relance est équilibrée. Compte tenu de la marge
budgétaire limitée, les mesures ont été concentrées sur les groupes cibles sur lesquels elles produiraient un
effet maximal.
Ce quatrième rapport d’avancement dresse un aperçu des mesures qui font l'objet d'un suivi et précise le
stade de mise en œuvre de ces mesures au 30 juin 2014.
Mise à jour de l'environnement macroéconomique
À partir de mi-2008, la crise mondiale a nettement affecté la croissance de l'économie belge. Au cours du
premier semestre 2009, le PIB belge a même affiché un recul d'un peu plus de 4 % par rapport à l'année
précédente. Le redressement qui s'en est suivi a été assez spectaculaire dans un premier temps, mais le
moteur a de nouveau eu des ratés au cours de l’année 2011. Fin 2012, le PIB belge dépassait à peine son
niveau de la mi-2008. Depuis le deuxième trimestre 2013, on enregistre à nouveau une croissance positive
(en Belgique et dans le reste de la zone euro).
La croissance cumulée du PIB belge depuis l'éclatement de la crise s'est établie à 2,2 % au premier trimestre 2014. La Belgique fait sensiblement mieux que la zone euro (-2,0 %), mais moins bien que la
moyenne des trois pays voisins (2,7 %). Cette moyenne cache des évolutions assez contrastées : la croissance cumulée du PIB en Belgique a été nettement plus faible qu'en Allemagne (4,9 %), mais plus élevée
qu’en France (1,7 %) et aux Pays-Bas (-3,8 %).
Indice 2007Q4=100
Croissance cumulée 2014Q1/2007Q4 en %
DE-FR-NL
Pays-Bas DE-FR-NL Zone euro
Cette évolution du PIB a eu des effets sur le marché du travail qui ont été ressentis avec un certain retard.
L’emploi belge a connu un premier tassement dans le courant de l’année 2009, puis il s’est considérablement redressé. Et après un fléchissement temporaire à partir de début 2012, il s’est de nouveau inscrit en
hausse à partir du milieu de l’année 2013. Ainsi, l'emploi en Belgique a dépassé, au premier trimestre
2014, de 3,1 % le niveau atteint fin 2007. Notre pays fait par conséquent mieux que la zone euro (-3,2 %) et
la moyenne des pays voisins (2,4 %). Le chiffre positif pour les pays voisins s’explique uniquement par la
performance remarquable de l’Allemagne ; en France et aux Pays-Bas, l’emploi n’a pas encore retrouvé le
niveau d’avant la crise. Même si la Belgique a donc bien résisté à la crise dans le domaine de l'emploi
comparativement à la plupart des autres pays de l'Union européenne, le taux d’emploi y est encore faible
Depuis l'éclatement de la crise, le solde des opérations courantes de la balance des paiements belge s'est
dégradé de 3,5 points de pourcentage (passant d'un solde positif de 1,9 % du PIB fin 2007 à un solde négatif de -1,6 % fin 2013). En revanche, le solde des trois pays voisins s’est légèrement amélioré au cours de
cette même période (en passant de 4,1 % à 4,5 % du PIB).
La détérioration du solde courant pour la Belgique est due pour plus de la moitié au solde des revenus et
transferts courants. Si on se limite à la balance des opérations en biens et services avec le reste du monde,
on constate, sur la période considérée, une détérioration de 1,5 point de pourcentage (de 1,7 % à 0,2 % du
PIB), alors que la baisse dans les pays voisins n'a pas dépassé 0,1 point de pourcentage (de 4,0 % à 3,9 % du
Évolution de la balance extérieure courante
Évolution du solde en % du PIB (2013Q4-2007Q4)
Belgique (CA)
DE-FR-NL (CA)
Belgique (GS)
DE-FR-NL (CA) DE-FR-NL (GS)
DE-FR-NL (GS)
CA = Compte courant de la balance des paiements; GS = Compte des opérations en biens et services avec le reste du monde
Les pourcentages dans ce graphique sont calculés sur la base des chiffres annualisés relatifs aux quatre derniers trimestres.
Aperçu et degré d'avancement des mesures de la stratégie de relance
Le coup d'envoi de la stratégie fédérale de relance a été donné par l'adoption par le Conseil des ministres
du 20 juillet 2012 de la note-cadre relative à la stratégie de relance. Cette note contient un ensemble de
quarante mesures ciblées sur cinq domaines : (1) renforcer le pouvoir d'achat des citoyens ; (2) soutenir
l'emploi ; (3) renforcer la compétitivité des entreprises ; (4) maîtriser les prix de l'énergie et encourager un
meilleur fonctionnement des marchés ; et (5) promouvoir la recherche et le développement (R&D) et
La stratégie de relance n'est pas restée statique, mais s’est transformée en processus évolutif. Parmi le
paquet de mesures initiales, certaines ont été réorientées, approfondies ou restreintes. Ces changements
sont intervenus suite aux conclaves budgétaires successifs qui ont eu lieu depuis lors, à une concertation
avec les partenaires sociaux sur certains thèmes spécifiques, à des coopérations spécifiques avec des secteurs clés de l'économie belge, et enfin à une coopération renforcée avec les Communautés et Régions (qui
s'est concrétisée récemment par la loi du 15 mai 2014 portant exécution du pacte de compétitivité, d'emploi
et de relance).
Dans ce rapport, les mesures sont présentées sous forme de tableau et regroupées autour des cinq domaines cités ci-avant. Les tableaux décrivent les mesures et précisent leur stade de mise en œuvre au 30
Renforcer le pouvoir d’achat des citoyens
Augmentation du bonus à l’emploi social et fiscal
DETAIL DES MESURES
SITUATION AU 30.06.2014
Le bonus à l’emploi social est adapté à partir du 01.01.2013 de
Bonus à l’emploi social : AR du 24.01.2013 (MB 07.02.2013) et
sorte que l’avantage (réduction des cotisations personnelles)
AR du 10.04.2013 (MB 23.04.2013).
présente une réduction linéaire de 175 €/mois à 0 € en fonction
AR du 28.04.2014 (MB 16.06.2014) : liaison du montant maxi-
du niveau du salaire. À partir du 01.04.2013, le montant de
mum du bonus social à l’évolution du revenu minimum mensuel
base de la réduction est relevé de 175 € à 184 €. À partir de
janvier 2014, ce montant de base est automatiquement indexé.
Augmentation du crédit d'impôt bas revenus d'activités
Le bonus à l'emploi fiscal a été augmenté de 5,7 % à 8,95 % à
Bonus à l’emploi fiscal : AR du 11.12.2012 (MB 14.10.2012) et
partir de début 2013 (exercice d'imposition 2014) et sera en-
AR du 15.12.2013 (MB 18.12.2013) modifiant, en matière de
core relevé à 14,4 % à partir du deuxième trimestre 2014.
précompte professionnel, l'AR/CIR 92. Loi-programme (I) du
Nouvelle hausse du pourcentage du bonus à l’emploi fiscal : de
26.12.2013 (MB 31.12.2013), art. 54.
14,4 % à 20,15 % (janvier 2015), 25,91 % (janvier 2017) et
Loi du 15.05.2014 (MB 22.05.2014) portant exécution du pacte
31,66 % (janvier 2019).
de compétitivité, d’emploi et de relance, art. 9-10.
Ce crédit d'impôt s'applique aux travailleurs ayant un faible
Loi 17.06.2013 (MB 28.06.2013) et circulaire n° AGFisc 51/2013
revenu qui ne peuvent bénéficier du bonus à l'emploi social et
du 10.12.2013.
fiscal. À partir de l'exercice d'imposition 2014, le montant de
base est majoré pour les fonctionnaires.
Augmentation des allocations familiales pour les travailleurs
Augmentation des allocations familiales de base pour le pre-
Approbation par le Conseil des Ministres du 22.11.2013. Loi
indépendants et plus d'allocations familiales pour plus de
mier enfant d'indépendants et du supplément d'âge pour l'en-
relative à l'harmonisation des allocations familiales des tra-
fant unique ou le plus jeune enfant d'indépendants dans le
vailleurs indépendants et des travailleurs salariés et AR relatif
cadre de l'alignement total des allocations familiales des tra-
au supplément monoparental et au supplément social en pré-
vailleurs indépendants sur celles des travailleurs salariés à
partir du 01.07.2014. Augmentation du plafond de revenus
donnant droit au supplément monoparental ou au supplément
social aux allocations familiales à partir du 01.07.2014.
Affectation de l’enveloppe bien-être 2013-2014 et adaptations
L’enveloppe bien-être 2013-2014 est principalement affectée à
au bien-être supplémentaires à l’initiative du gouvernement 1
la revalorisation des allocations les plus faibles de la sécurité
sociale et de l’assistance sociale, sur la base d’une proposition
unanime des partenaires sociaux (transmise au gouvernement
le 14.01.2013).
Adaptations au bien-être supplémentaires à l’initiative du
Pour des raisons de présentation, seules les mesures dont le coût budgétaire estimé ex ante s’élève à plus de 10 millions € sur les deux années 2013 et 2014 sont énumérées dans ce tableau.
Régime salarié
Augmentation de 1,25 % des minima
À partir du 01.09.2013
Augmentation du pécule de vacances de 5 % en 2013 et de 3,4 %
À partir du 01.05.2013
Allocations d’invalidité
Augmentation de 2 % des allocations ayant pris cours en 2008
Relèvement du forfait ‘Aide d’une tierce personne’ jusqu’à
À partir du 01.04.2013
Relèvement du pécule de vacances des invalides de 66 € en
2013 et de 100 € en 2014
Augmentation de 1,25 % des minima des travailleurs réguliers
Augmentation de 2 % des minima des travailleurs non réguliers
Relèvement de 2 % du plafond de calcul pour les nouveaux
bénéficiaires et augmentation de 2 % des allocations maximales
des anciens bénéficiaires
Calcul des allocations de chômage temporaire à 70 % du salaire
Augmentation de 2 % des minima et forfaits (à l’exception des
allocations de crédit-temps et d’interruption de carrière)
Augmentation de 1,25 % des pensions minimums
Relèvement de la pension minimum au taux ménage dans le
régime indépendant jusqu’au niveau de la pension minimum au
taux ménage dans le régime salarié
Allocation de remplacement de revenus aux personnes
Détermination et affectation des futures enveloppes
La loi du 23.12.2005 relative au Pacte de solidarité entre les
d’adaptation au bien-être
générations prévoit un système d’adaptation au bien-être
bisannuel des allocations dans les régimes des travailleurs
salariés, des travailleurs indépendants et de l’assistance sociale. Dans un premier temps, la loi définit par régime les
paramètres qui seront appliqués pour calculer l’enveloppe.
Dans un deuxième temps, les organes consultatifs mentionnés
dans la loi formulent un avis sur l’affectation des enveloppes.
Les avis doivent être formulés pour le 15 septembre de l’année
durant laquelle la décision est prise. Dans un troisième temps,
le gouvernement décide des modalités d’affectation des enveloppes. S’il s’écarte des avis formulés, il motive sa décision
de manière circonstanciée.
En l’absence d’avis, la loi du 15.05.2014 prévoit l’introduction
d’un mécanisme d’adaptation automatique des prestations de
sécurité sociale dans les régimes salarié et indépendant ainsi
de compétitivité, d’emploi et de relance
que dans le régime d’assistance sociale, selon les paramètres
appliqués pour définir l’enveloppe dans chaque régime (voir
phase 1). Les articles 11, 12 et 13 de la loi du 15.05.2014
mentionnent les références précises de ces paramètres pour
respectivement le régime des travailleurs salariés, le régime
des travailleurs indépendants et le régime d’assistance sociale.
Source : BFP, SPF Sécurité Sociale
Création de 10 000 stages de transition
Création d’un contingent annuel de 10 000 stages de transition
Cadre légal créé par l’AR du 10.11.2012 (MB 23.11.2012), entré
pour des jeunes quittant l’école avec tout au plus un diplôme
en vigueur au 01.01.2013. Accord sur la clé de répartition entre
d’enseignement secondaire supérieur en poche. Allocation
les Régions sur la base de l’EFT. Conseil des ministres du
d’insertion (898 €, dont 200 € à charge de l’entreprise). Di-
28.03.2014 : avant-projet de loi portant assentiment à l’accord
minution des cotisations patronales (pour max. 4 ans) lors de
de coopération entre l’État fédéral, les Régions et les Com-
l’engagement d’un jeune au terme du stage.
munautés relatif aux stages de transition. Entre le lancement
en 2013 et mai 2014, 1 684 contrats ont été signés. A la fin mai
2014, 1 020 jeunes travaillaient dans le cadre d’un stage de
Assouplissement des conditions d’accès aux stages de transition
Le projet d’AR est actuellement soumis à l’avis du Conseil
en vue de les aligner sur celles de l’Europe Youth Guarantee : la
durée minimum d’inscription en tant que demandeur d’emploi
est réduite de 6 à 3 mois.
Engagement des employeurs : 1 % de stages de transition pour
Il est demandé aux employeurs de s’engager à offrir chaque
Loi du 27.12.2012 contenant le plan pour l’emploi (MB
année des places de stage à concurrence de 1 % de leur effectif
31.12.2012). AR du 19.02.2013 (MB 11.03.2013). L’adaptation
de personnel total. Il s’agit de places pour les différentes
technique (code spécifique) dans Dimona a été réalisée, la
formes d’apprentissage en alternance, les contrats tra-
déclaration de stagiaires et le suivi par l’ONSS est technique-
vail-formation et les formations via les services régionaux de
ment possible (AR du 14.01.2013, MB 24.01.2013). Jusqu’en
l’emploi tels que le FPI (formation professionnelle individuelle)
2015, il s’agit uniquement d’un engagement collectif. Si
et les stages de transition. Il sera demandé aux secteurs de
l’objectif des 1 % n’est pas atteint, un système contraignant
fournir des efforts supplémentaires pour soutenir davantage
avec sanctions pour les entreprises sera instauré. Une première
ces stages, via notamment leurs fonds de formation et grâce à
évaluation réalisée par le Conseil national du Travail (sur la
la conclusion de conventions collectives de travail ‘groupes à
base de données de l’ONSS pour les deux premiers trimestres de
risques’, qui sont axées sur ces types de formation.
2013) montre que l’obligation est globalement respectée
(1,31 %). Une évaluation sur la base de données complètes pour
2013 sera réalisée à l’automne 2014.
Dans le cadre des stages de transition, les tuteurs peuvent
AR du 24.01.2013 (MB 04.02.2013) et AR du 11.02.2013
bénéficier de la réduction groupe-cible pour tuteurs. La ré-
(MB 11.03.2013). Entrés en vigueur au premier trimestre 2013.
duction groupe-cible pour les tuteurs est doublée à partir du
premier trimestre 2013 et atteint ainsi 800 €. Les formations de
tuteur qui entrent en ligne de compte pour la réduction
groupe-cible seront décrites plus en détail et elles donneront
également droit au remboursement via le congé-éducation
payé pour autant qu’elles satisfassent à une série de conditions. Ces formations ne doivent pas dépasser 32 heures et
peuvent être suivies en partie pendant les heures de travail. Si
les stagiaires/élèves sont connus auprès de l’ONSS via la déclaration DmfA ou Dimona, il ne sera plus nécessaire de rédiger
un accord avec mention d’un engagement de la part de
l’employeur et de transmettre celui-ci à l’ONSS.
Réductions supplémentaires de cotisations pour les trois pre-
Réduction de cotisations : premier emploi : 1 500 € durant les
AR du 04.03.2013 (MB 26.03.2013). Cette mesure s’applique
miers emplois (PME-starters)
5 premiers trimestres, 1 000 € durant 4 trimestres, 400 € du-
aux nouveaux engagements depuis le quatrième trimestre 2012
rant les 4 derniers trimestres ; deuxième travailleur : 1 000 €
et s’applique à l’ensemble des bénéficiaires depuis le premier
durant 5 trimestres, 400 € durant 8 trimestres ; troisième
travailleur : 1 000 € durant 5 trimestres, 400 € durant 4 trimestres.
Introduction d’une réduction de cotisations pour les quatrième
Depuis le 01.01.2014, la réduction de cotisations prévue pour le
Loi programme (I) du 26.12.2013 (MB 31.12.2013), art. 17-20.
et cinquième emplois
troisième emploi créé est étendue aux quatrième et cinquième
D’application depuis le 01.01.2014.
Transformation de la réduction groupe-cible jeunes (très) peu
La réduction groupe-cible pour les jeunes très peu qualifiés (qui
ne sont pas titulaires d’un certificat ou diplôme de
31.12.2012). AR du 24.01.2013 (MB 04.02.2013). Entré en
l’enseignement secondaire inférieur ou supérieur) est renfor-
vigueur au premier trimestre 2013. Suspension dès le premier
cée, pour le nouveau flux, à 12 trimestres à 1 500 € et à 4
trimestre 2013 de la réduction groupe-cible jeunes bas salaire.
trimestres à 400 €. Cette réduction pour les jeunes peu qualifiés (le diplôme obtenu le plus élevé étant celui de
l’enseignement secondaire inférieur) est renforcée, pour le
nouveau flux, à 8 trimestres à 1 500 € et à 4 trimestres à 400 €.
Ces réductions ne sont attribuées que si le jeune est engagé
avant son 26e anniversaire et si le salaire trimestriel de référence est de maximum 9 000 €.
Renforcement et extension de la réduction de cotisations et
Depuis le 01.07.2013, l’employeur qui recrute un demandeur
AR du 17.07.2013 (MB 26.07.2013). Entre le 01.07.2013 et le
activation des allocations pour les jeunes demandeurs d’emploi
d’emploi de moins de 27 ans sans diplôme de l’enseignement
31.05.2014, 7 805 contrats de travail ouvrant le droit à une
peu qualifiés
secondaire qui a été inscrit en tant que demandeur d’emploi
réduction de cotisations et à une activation ont été signés.
inoccupé durant au minimum 1 an bénéficie d’une réduction de
cotisations de 1.500 € sur base trimestrielle durant 12 trimestres. Si la personne recrutée est en outre un chômeur
indemnisé, une réduction supplémentaire de 500 € par mois est
octroyée durant 36 mois via une activation des allocations.
Le champ d’application de cette mesure est étendu depuis le
AR du 26.01.2014 (MB 06.02.2014). D’application depuis le
01.01.2014 : la limite d’âge est portée à 30 ans et la période
d’inscription en tant que de demandeur d’emploi est réduite de
12 à 6 mois.
Introduction d’une réduction de cotisations groupe-cible
La réduction groupe-cible pour les jeunes moyennement qua-
jeunes travailleurs moyennement qualifiés
lifiés (ayant obtenu au plus un diplôme de l’enseignement
secondaire supérieur) s’élève à 1 000 € durant 4 trimestres et à
vigueur au premier trimestre 2013.
400 € durant 8 trimestres. Le jeune doit avoir moins de 26 ans,
être moyennement qualifié, être demandeur d’emploi depuis
au moins six mois. Cette réduction groupe-cible est également
valable pour les jeunes handicapés, moyennement qualifiés et
engagés avant leur 26e anniversaire. Elle n’est attribuée que si
le salaire trimestriel de référence est de maximum 9 000 €.
Transformation de la réduction groupe-cible travailleurs âgés
Une réduction groupe-cible de 400 € par trimestre est octroyée
à partir de l’âge de 54 ans, de 1 000 € par trimestre à partir de
58 ans, de 1 500 € par trimestre à partir de 62 ans et de 800 €
per trimestre à partir de 65 ans. La réduction groupe-cible ne
pourra être accordée que si le salaire trimestriel de référence
est de maximum 13 401,07 €.
Renforcement de la réduction structurelle de cotisations
Relèvement du plafond salarial (à 6 150 €) au-dessous duquel
Plafond bas salaire : Loi du 27.12.2012 contenant le plan pour
les employeurs bénéficient d’une réduction accrue de cotisa-
l’emploi (MB 31.12.2012). AR du 24.01.2013 (MB 04.02.2013).
tions (composante bas salaires). Un nombre plus élevé de
Entré en vigueur au premier trimestre 2013.
travailleurs entreront dès lors en ligne de compte pour cette
réduction structurelle renforcée.
Le forfait de la réduction structurelle de cotisations est augmenté à 452,50 € par trimestre à partir du deuxième trimestre
AR du 12.06.2013 (MB 27.06.2013). Entré en vigueur au deuxième trimestre 2013.
2013. Les plafonds bas et hauts salaires sont également adaptés. À partir du deuxième trimestre 2013, le plafond est de
5 575,93 € pour les bas salaires et de 13 359,80 € pour les hauts
Le forfait de la réduction structurelle de cotisations est augmenté à 462,60 € par trimestre à partir du 1er janvier 2014. Le
AR du 14.03.2014 (MB 02.04.2014). D’application depuis le
plafond salarial pris en compte pour déterminer l’application
ou non de la réduction est indexé au 1er janvier 2014.
En 2015, 2017 et 2019, la réduction structurelle des charges
patronales (suite)
sera à nouveau renforcée. À chaque fois, 120 millions € seront
de compétitivité, d’emploi et de relance :
affectés au relèvement du forfait de base de la réduction
structurelle et 150 millions au renforcement de la composante
bas salaire de la réduction structurelle :
- majoration cumulée du forfait de base de chaque fois 14 €
Art.2, 1°
par trimestre par ETP en janvier 2015, 2017 et 2019.
- majoration cumulée du plafond des bas salaires de chaque
Art.2, 2°
fois 480 € (par trimestre par ETP), indexé sur le plafond des
bas salaires pris en compte pour le bonus emploi, en janvier
2015, 2017 et 2019.
Affectation à la formation de 0,05 % des fonds sectoriels pour la
Cette mesure impose aux partenaires sociaux d’affecter 0,05 %
Efforts supplémentaires : Loi du 27.12.2012 contenant le plan
formation des groupes à risque
des fonds sectoriels à la formation de 4 catégories de ‘tra-
pour l’emploi (MB 31.12.2012)
vailleurs à risque’. Il s’agit des groupes suivants : (1) les tra-
AR du 19.02.2013 (MB 08.04.2013)
vailleurs de minimum 50 ans qui travaillent dans le secteur ;
(2) les travailleurs de minimum 40 ans qui travaillent dans le
secteur et sont menacés de licenciement ; (3) les nontravailleurs, tels que les demandeurs d’emploi de longue durée, les chômeurs, les demandeurs d’emploi peu qualifiés, les
demandeurs d’emploi qui sortent de l’enseignement professionnel, les personnes moins valides, les bénéficiaires d’un
revenu d’intégration, les personnes réintégrant le marché du
travail et les victimes d’une restructuration ; (4) les jeunes en
apprentissage en alternance, FPI et stage de transition. En
outre, un financement peut également être prévu pour des
efforts supplémentaires au bénéfice de groupes à risque.
Un budget de 12 millions € sera réparti entre les secteurs qui
AR du 26.11.2013 (MB 03.12.2013). Entré en vigueur au
fournissent des efforts supplémentaires, dans le cadre des
01.11.2013. A la fin du mois de juin 2014, des projets pour un
groupes à risque, pour les jeunes de moins de 26 ans. Les
montant total de 11,7 millions € étaient approuvés dans les
secteurs concluront un accord de partenariat avec les entre-
prises, les établissements d’enseignement et de formation.
Réduction de charges pour les personnes handicapées
La mesure Activa pour les personnes ayant une aptitude au
AR du 30.09.2012 (MB 12.10.2012). Entré en vigueur au
travail réduite sera renforcée en prolongeant la durée de
l’activation des allocations de chômage de 24 à 36 mois.
Création d’emplois dans le secteur non marchand
Engagement de 800 ETP supplémentaires dans le secteur non
Accord sur une enveloppe de 40 millions € dans l’accord social
sur le non marchand.
Le Maribel social, à savoir le régime spécifique de réduction
structurelle des charges pour le secteur non marchand, est
AR du 22.05.2014 (MB 06.06.2014).
majoré de 13,92 € par trimestre par travailleur à partir du
01.01.2015, de 27,84 € à partir du 01.01.2017 et de 41,76 € à
partir du 01.01.2019.
Réduction de coûts salariaux pour le travail en continu
La dispense de précompte professionnel est augmentée de
Loi-programme (I) du 26.12.2013 (MB 31.12.2013), art. 53 et
15,6 % à 17,8 % à partir de janvier 2014 pour le travail en
55. D’application depuis le 01.01.2014.
continu dans le secteur marchand et non marchand.
Réduction de coûts salariaux dans le cadre du travail de nuit ou
Les entreprises qui réalisent du travail de nuit ou en équipe
bénéficient d’un avantage fiscal : l’employeur est partielle-
de compétitivité, d’emploi et de relance, art. 5 et 6.
ment exonéré du versement de précompte professionnel retenu
sur les salaires des travailleurs. Cette exonération représente
15,6 % du salaire total imposable, en ce compris les primes pour
le travail de nuit ou en équipe. Ce pourcentage d’exonération
passera à 18 % en 2015, 20,4 % en 2017 et 22,8 % en 2019.
Baisse des charges fiscales pour les heures supplémentaires
L’employeur est partiellement exonéré du versement de pré-
Loi-programme (I) du 26.12.2013 (MB 31.12.2013), art. 50, 52
compte professionnel dû sur la rémunération d’heures sup-
et 53. AR du 21.02.2014 (MB 26.02.2014). D’application dans le
plémentaires lorsque ces heures donnent droit à un supplément
secteur horeca depuis le 01.01.2014 et dans le secteur de la
pour heure supplémentaire (32,15 % en cas de supplément de
construction à partir du 01.04.2014.
20 %, 41,25 % en cas de supplément de 50 ou 100 %).
L’employeur bénéficie en outre d’une baisse d’impôt : au final,
seul 1 % du précompte professionnel normal est payé au fisc. Ce
dispositif, qui est appliqué depuis 2010 aux 130 premières
heures supplémentaires prestées par année civile, est étendu à
180 heures dans le secteur horeca (à partir du 1er janvier 2014)
et au secteur de la construction (à partir du 1er avril 2014) à la
condition d’utiliser un système fiable d’enregistrement des
Horeca : réduction forfaitaire de cotisations sociales dans le
Octroi, dans les entreprises horeca de 49 travailleurs maximum,
AR du 21.12.2013 (MB 27.12.2013). Entré en vigueur au
cadre de contrats fixes à temps plein
d’une réduction forfaitaire de cotisations pour 5 travailleurs à
temps plein au choix. Cette réduction s’élève à 500 € par
trimestre et par travailleur et elle n’est pas limitée dans le
temps. Pour les travailleurs de moins de 26 ans, le montant de
la réduction s’élève à 800 €. Pour avoir droit à cette réduction
de cotisations, l’employeur doit enregistrer la présence de tous
ses travailleurs (heures du début et de la fin des prestations).
Cela peut être réalisé par le biais d’une caisse enregistreuse ou
au moyen d’autres applications qui offrent les mêmes garanties
en matière d’exactitude des données enregistrées.
Statut de travailleur occasionnel dans l’horeca : le volet social
Les travailleurs occasionnels peuvent travailler pendant 50
Loi du 11.11.2013 (MB 27.11.2013). Entrée en vigueur au
jours par an sous ce statut pour lequel les cotisations sont
calculées sur base d’un forfait de 7,5 € par heure ou un forfait
journalier de 45 €. Les employeurs ne peuvent utiliser ce système que pendant maximum 100 jours par année calendrier.
Les revenus des travailleurs occasionnels qui effectuent des
prestations dans ce cadre sont imposés à un taux spécifique de
Source : BFP, SPF Emploi
Renforcer la compétitivité des entreprises et mieux soutenir les PME
Plan douane
Amélioration du fonctionnement de la douane et moder-
Loi du 12.05.2014 (MB 20.06.2014) modifiant la loi générale sur les
nisation de la Loi générale sur les douanes et accises
douanes et accises. Cette loi introduit le concept du 'représentant
(LGDA) dans le contexte UE.
douanier' et modernise le régime de sanctions (introduction de
sanctions administratives).
Le régime 24/7 est introduit dans les ports maritimes et aéroports
depuis janvier 2014. Au 1er juin 2014, 710 agents des douanes travaillent dans le cadre de ce régime
Depuis le 01.10.2012, l’utilisation de l’AC4 électronique est obligatoire.
Fin 2013, une campagne de promotion de la certification AEO (statut
d'opérateur économique agréé) a été menée. La brochure « AEO :
confiance et efficience » a notamment été diffusée.
Suppression du préfinancement de la TVA à l’importation
Le préfinancement de la TVA à l’importation, qui faisait
Le préfinancement de la TVA à l'importation a été supprimé à partir
du 01.01.2013 par la circulaire n°AGFisc 30/2012 du 28.09.2012. Voir
l’attractivité des ports et aéroports de notre pays.
également l'AR du 13.06.2013 (MB 24.06.2013).
Réforme du droit de la faillite et entrepreneuriat de la
Mesures pour un entrepreneuriat de la deuxième chance
Depuis le 01.10.2012, l'assurance sociale des indépendants en cas de
(ministre des PME) et réforme du droit de la faillite (mi-
faillite est étendue à certains cas de force majeure qui obligent
nistre de la Justice) pour les faillis « malheureux et de
l’indépendant à cesser ses activités. Loi du 16.01.2013 modifiant l'AR
bonne foi ».
du 18.11.1996 (MB 15.02.2013). Trois arrêtés d’exécution du
13.03.2013 (MB 05.04.2013).
Loi du 27.05.2013 (MB 22.07.2013) modifiant diverses législations en
matière de continuité des entreprises (LCE).
Simplification de la législation et des procédures admi-
Fin décembre 2012, l’administration fiscale a soumis pour avis au
nistratives en matière de fiscalité.
Conseil Supérieur des Finances (CSF), section Fiscalité et Parafiscalité, une liste de ‘propositions ponctuelles’. Sur la base des avis du
CSF, l'administration a examiné ce qui est réalisable à court terme et
a envoyé ses conclusions à la cellule stratégique du ministre des
Finances. Une première série de mesures est reprise dans la Loi du
21.12.2013 portant des dispositions fiscales et financières diverses
(MB 31.12.2013).
Depuis le 01.04.2014, les petites entreprises réalisant en Belgique un
chiffre d’affaires annuel inférieur à 15 000 € bénéficient du régime de
la franchise de TVA pour les livraisons de biens et services (Loi du
15.05.2014 portant exécution du pacte de compétitivité, d’emploi et
de relance, MB 22.05.2014). En outre, le seuil de déclaration trimestrielle à la TVA a été porté de 1,0 à 2,5 millions €.
Réduction des coûts administratifs et simplification des
- Circulaire du 30.11.2012 relative à l'e-Procurement. La circulaire
procédures via une meilleure communication électro-
prévoit une évaluation du volet e-tendering (dépôt électronique de
nique. Introduction accrue de clauses sociales et de du-
demandes de participation et d'offres). Vu le déroulement positif
rabilité. Renforcement du contrôle de la sous-traitance.
de ceci, l’administration examine actuellement comment rendre
obligatoire l’utilisation d’e-tendering.
- Extension de Telemarc avec l'attestation relative aux dettes fiscales (AR du 07.02.2014, MB 21.02.2014). L’attestation est opérationnelle depuis février 2014.
- Généralisation du principe de la déclaration sur l'honneur via une
adaptation de la réglementation sur les marchés publics (AR du
07.02.2014, MB 21.02.2014).
- Nouvelle circulaire du 16.05.2014 (MB 21.05.2014) concernant
l’intégration du développement durable, en ce compris les clauses
sociales et les mesures en faveur des PME dans le cadre des marchés
publics passés par les autorités adjudicatrices fédérales.
Financement de l’économie (en particulier des PME)
Plan d’action fédéral de simplification administrative
En 2013 et 2014, l’Agence pour la simplification administrative (ASA)
(PAFSA) 2012-2015. Objectif : réduction des charges
a examiné en février l’état d'avancement de la mise en œuvre du
administratives des entreprises de 30 % pour 2014.
PAFSA 2012-2015.
Soutien fiscal à l’émission d’obligations par les entre-
Projet d’AR (adopté lors du Conseil des ministres du 24.10.2013)
prises, livret B, project bonds (emprunt populaire). Spé-
fixant les projets éligibles pour le financement dans le cadre d’un
cifiquement pour les PME : mesures visant à assurer la
prêt-citoyen thématique.
portabilité de garanties, clarification des règles en ma-
La Loi du 21.12.2013 (MB 31.12.2013) relative à diverses dispositions
tière d’indemnité de remploi, meilleure information des
concernant le financement des petites et moyennes entreprises doit
PME au sujet des motifs d’un refus de crédit et de la
assurer un meilleur équilibre dans la relation contractuelle entre les
protection du domicile de l’entrepreneur.
banques et les PME. Les mesures ont préalablement fait l'objet d'une
évaluation prudentielle et juridique par la BNB (transmise au ministre
des Finances le 06.03.2013). En exécution de la loi, un code de
conduite a été conclu le 16.01.2014 entre les organisations représentatives des PME et le secteur du crédit. Ce code de conduite a été
confirmé par l’AR du 27.02.2014 (MB 04.03.2014) et est entré en
vigueur le 01.03.2014.
Dans le cadre de la sixième réforme de l’État, les services de médiation du crédit ont été régionalisés. Le service de médiation du
crédit a été créé au sein du CeFiP (Centre de connaissances du financement des PME) en 2009. Depuis la régionalisation, le « simulateur de rating » mis gratuitement à disposition des chefs d’entreprise
par le CefiP depuis la fin 2012 n’est plus opérationnel. Cet outil
permettait aux entrepreneurs de connaître les points forts et faibles
de leur dossier de crédits ainsi que les modalités de calcul de leur
rating (score du risque de crédit) par les banques.
Élaboration d’une réglementation de refinancement par le
Le Ducroire a lancé depuis mars 2013 une Export Funding Guarantee
Ducroire.
(EFG) qui offre une garantie de 100 % au tiers investisseur qui refinance le crédit à l'exportation fourni par la banque.
En outre, on continue à travailler à l'élaboration d'une ‘funded solution’, qui existerait parallèlement à l’EFG et qui permettrait au
Ducroire de se financer à un taux attrayant pour son propre compte
sur le marché des capitaux dans le cadre du financement des exportations.
Déduction pour investissements dans les PME
À partir de janvier 2014, le taux de la déduction pour
À partir de janvier 2014, provisoirement pour une période de deux
investissement est augmenté (jusqu’à un maximum de
ans. Loi-programme (I) du 26.12.2013 (MB 31.12.2013), art. 51.
4 %), durant une période de deux ans, à l’intérieur d’une
enveloppe budgétaire annuelle de 22 millions €, pour les
sociétés qui sont considérées comme petites entreprises
en vertu de l’article 15 du Code des sociétés.
Soutien renforcé aux zones franches
Les zones qui soit font face à des licenciements collectifs
Accord sur le cadre lors du Conseil des ministres du 24.01.2014. La
importants, soit présentent un taux de chômage élevé
concrétisation de ce cadre sera concertée avec les Régions. Loi du
parmi les jeunes, pourront profiter des mesures visant à
15.05.2014 (MB 22.05.2014) portant exécution du pacte de compé-
soutenir la création d’emplois et l’investissement.
titivité, d'emploi et de relance (art. 14-19) : dispense de versement
de précompte professionnel.
Réduction de l’écart salarial avec les pays voisins
(1) Évolution des salaires bruts sur la période 2013-2014 :
AR du 28.04.2013 (MB 02.05.2013) fixant la marge maximale pour
indexation sur base uniquement de l'indice santé et
l’évolution du coût salarial (hors adaptation à l’évolution de l’index
hausses barémiques éventuelles ; (2) Réduction supplé-
et augmentations barémiques) à 0 % pour les années 2013 et 2014.
mentaire du coût salarial indirect, concertation tripartite
Mesures visant une réduction supplémentaire des cotisations patro-
en vue de maximiser l'effet sur l'emploi ; (3) Meilleure
nales de sécurité sociale (voir section ‘emploi’).
correspondance entre l'indice des prix à la consommation
AR du 15.12.2013 (MB 20.12.2013) : augmentation de la dispense de
et le comportement d'achat des ménages ; (4) Baisse de la
versement du précompte professionnel dans le secteur des PME à
TVA sur l'électricité.
1,12 %, applicable à partir de janvier 2014.
Indice national des prix à la consommation (IPC) : à partir de janvier
2013, prise en compte de l’impact des soldes sur les prix et de
l’approche ‘paiement’ pour le mazout de chauffage. Le gouvernement réserve sa décision sur l'avis de la Commission de l'indice concernant l'adoption d'une approche de 'paiement' plutôt que 'd'acquisition' pour l'électricité et le gaz. Depuis janvier 2014, l'IPC est calculé
sur la base des habitudes de consommation des consommateurs en
2012 (alors que l'IPC de 2006 à 2013 s'est basé sur l'enquête budget
ménages 2004) et de nombreuses modifications méthodologiques sont
apportées pour que l'IPC reflète mieux les changements constatés
dans les habitudes de consommation. À partir de janvier 2015, les
données scannées relatives aux produits alimentaires et aux articles
ménagers courants seront utilisées pour le calcul de l'IPC.
L’AR du 21.03.2014 (MB 27.03.2014) abaisse le taux de TVA de 21 % à
6 % sur l’électricité à usage domestique à partir du 01.04.2014. Cette
mesure sera évaluée au plus tard le 01.09.2015 sur la base d’un
rapport du GECE. La Loi du 15.05.2014 (MB 22.05.2014) supprime la
TVA sur la cotisation fédérale électricité.
Le Groupe d'Experts " Compétitivité et Emploi " (GECE) a été créé
début 2013. Le GECE a transmis deux rapports au gouvernement en
2013 : " Coût salarial, subventions salariales, productivité du travail
et effort de formation des entreprises " (juillet 2013) et " Analyse des
deux propositions de réformes : diminution de la TVA sur l'électricité
et réductions de charges salariales dans des zones spécifiques " (novembre 2013). S'appuyant sur les conclusions du premier rapport, le
gouvernement a demandé au GECE un rapport plus fouillé articulé
autour de cinq points d'analyse pour la fin 2014.
Source : BFP, SPF Économie
Meilleure maîtrise des prix de l’énergie et meilleur fonctionnement des marchés
Réforme structurelle du mécanisme d’indexation des tarifs de
Mesures 2012 :
- Gel temporaire des indexations à la hausse des contrats
Gel au cours de la période avril – décembre 2012 (Loi du
variables de gaz et d’électricité.
- Réduction de la cotisation fédérale.
29.03.2012, MB 30.03.2012)
À partir du 01.04.2012
Mesures 2013 :
- Nouvelle réduction de la cotisation fédérale.
À partir du 01.01.2013
- À partir du 1er janvier 2013, les fournisseurs d’énergie sont
Loi du 08.01.2012 (MB 11.01.2012), en vigueur à partir du
obligés de soumettre pour approbation préalable à la CREG
tout changement de formule de tarification. L'indexation des
contrats variables de gaz et d’électricité est limitée à quatre
- Sur proposition de la CREG, la liste exhaustive des critères
auxquels doivent répondre, à partir du 1er avril 2013, les
Deux AR du 21.12.2012 (MB 15.01.2013), en vigueur à partir du
paramètres d’indexation des prix de l’électricité et du gaz a
Mesure 2014 : Nouvelle réduction de la cotisation fédérale.
À partir du 01.01.2014
Réforme du mécanisme de soutien aux investissements en
Afin de réduire l'impact de la surcharge offshore sur la facture
AR du 17.08.2013 (MB 27.08.2013)
de certains gros consommateurs industriels, un mécanisme de
(MB 04.06.2014) modifiant l’AR du 16.07.2002 relatif à l'éta-
et AR du 04.04.2014
dégressivité et un plafond annuel sont introduits pour les six
blissement de mécanismes visant la promotion de l'électricité
derniers mois de 2013, similaire à celui déjà appliqué pour la
produite à partir des sources d'énergie renouvelables
cotisation fédérale de l'électricité. Les coûts de cette mesure
sont supportés par la recette de la contribution de répartition
En 2014, le système de subside pour l’énergie éolienne offshore
a été complètement réformé. Pour tous les parcs éoliens
offshore qui seront construits dans le futur (2/3 de la capacité
totale prévue), le soutien est rendu variable en fonction du prix
de l’électricité : le prix du soutien augmentera quand le prix
d’électricité baisse, et inversement. Ce système a pour objectif
de réduire le coût du soutien pour le consommateur par rapport
au système fixe actuellement en vigueur. En plus, il garantit un
soutien juste et correct pour les investisseurs en énergie renouvelable. Au début de la construction et ensuite tous les trois
ans, la CREG effectuera un contrôle sur les coûts et revenus des
producteurs et adaptera le niveau de soutien si nécessaire afin
d’éviter au maximum des surprofits. En cas de prix négatifs sur
le marché, aucun soutien ne sera donné; il serait insensé de
subsidier une production d’électricité lorsqu’il y a trop
d’électricité sur le réseau.
Renforcement de l’Observatoire des prix et de l’autorité de la
La nouvelle ' Autorité belge de la concurrence ' (ABC) remplace
Loi du 03.04.2013 (MB 26.04.2013)
le Conseil de la concurrence et la Direction générale Concur-
AR du 30.08.2013 (MB 06.09.2013). Le vendredi 06.09.2013, en
rence du SPF Économie. Cette nouvelle autorité indépendante
vertu de l'AR du 30.08.2013, l'Autorité belge de la Concurrence
pourra notamment imposer des mesures provisoires pour une
durée maximale de 6 mois afin de mettre en œuvre les cons-
AR du 08.12.2013 (MB 11.12.2013). Entrée en vigueur le
tatations de l'Observatoire des prix.
12.12.2013 du Livre V du Code de droit économique ' La concurrence et les évolutions de prix '.
Publication de la méthodologie de suivi du fonctionnement de
marché dans le rapport annuel de 2013 de l’Observatoire des
prix (ICN, mars 2014).
Promotion de la recherche et développement (R&D) et de l’innovation
Exonération du précompte professionnel pour les cher-
Augmentation de la dispense de versement du précompte
Loi du 17.06.2013 (MB 28.06.2013). Augmentation de la dispense
professionnel dans le cadre de la recherche scientifique (de
applicable à partir du 01.07.2013.
75 % à 80 %). On introduit également un meilleur contrôle
Les modalités d'amélioration du contrôle à partir de 2015 sont
(notamment via une procédure de notification au SPP Politique
précisées dans l’AR du 23.03.2014 (MB 31.03.2014) décrivant la
scientifique) visant à exclure les abus éventuels et à répondre
procédure d’avis de BELSPO à l’égard des entreprises et du SPF
à certaines remarques de la Commission européenne.
AR du 25.04.2014 (MB 02.06.2014) : élargissement de la liste des
institutions scientifiques agréées pouvant bénéficier de la mesure.
Assouplissement des conditions de déduction fiscale des
La déductibilité de 80 % des revenus de brevets à l’impôt des
sociétés n’est plus conditionnée à l’existence d’un centre de
Loi du 17.06.2013 (MB 28.06.2013)
recherche constituant une branche d’activité à part entière.
Création de 'la Plate-forme technologie'
Création de la ‘Plate-forme transversale de veille technolo-
Un accord de coopération a été signé entre BELSPO et le Bureau
gique’ laquelle est constituée d’un ensemble d’institutions
fédéral du Plan pour le développement d’une ‘banque de données
fédérales (BFP, BNB, SPF Economie, BELSPO, SPF Affaires
en ligne d’indicateurs d’innovation’, avec un cahier des charges
étrangères, CCE). Concertation avec les Communautés et
précis. Selon les termes de l'accord, la banque de données devra
Régions et extension à ces dernières. En fonction du thème :
être pleinement opérationnelle en septembre 2014.
extension aux partenaires sociaux.
Renforcement de la coopération scientifique avec les pays
Renforcer la coopération scientifique avec les pays BRICS
Sous la direction de BELSPO, il a été décidé dans les Commissions
(Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud)
mixtes de coopération S&T de poursuivre la coopération bilatérale
avec la Chine et l'Inde, notamment via des appels conjoints à des
propositions de recherche. Le lancement de deux appels, à savoir
"Topping up for Networking with China" et "Topping up for Networking with India", est prévu pour 2014. En ce qui concerne l’Inde,
un appel conjoint (BELSPO et DST, Department for Science and
Technology, Inde) a été lancé en décembre 2013 pour des activités
de réseautage. Cet appel a été clôturé en mars 2014. La sélection
des propositions est en cours. En ce qui concerne la Chine,
l’organisation de la 2ème session de la Commission conjointe sino-belge pour la coopération océanographique et polaire est prévue
pour le deuxième semestre 2014. Le dialogue entre les deux pays
sur le lancement d’un appel conjoint se poursuit.
Reprise du 'High Level Group Chemistry and Life Sciences'
Réactivation de la plate-forme de concertation entre les
La réactivation du HLG a eu lieu en octobre 2012. (réunion
secteurs concernés et le gouvernement, laquelle avait été
d’installation entre Essenscia et le Gouvernement fédéral). Les
créée en 2009 en vue d’ancrer durablement l’industrie chi-
groupes de travail dans cinq domaines clés (énergie, emploi, in-
mique et des sciences de la vie en Belgique.
novation, logistique et santé & environnement) ont clôturé leurs
travaux début février 2014. En ce qui concerne l’énergie, le gouvernement a mis sur pied une importante réforme structurelle des
surcoûts pour le financement de l’énergie éolienne offshore en
introduisant une dégressivité et un plafond pour les consommateurs
industriels (voir tableau 4). En matière d’emploi, la réduction du
précompte professionnel pour le travail à feu continu a été majorée
(voir tableau 2). Une simplification de la procédure Limosa (obligation de déclaration pour les travailleurs étrangers en Belgique)
pour les travailleurs intra-groupe et pour les chercheurs externes
fait l’objet d’un accord de principe qui devrait prochainement être
transposé en loi. S’agissant de l’innovation, l’augmentation de
l’exemption de précompte professionnel pour les chercheurs a été
reconfirmée (voir supra) et le gouvernement a marqué son accord
pour la création d’une division belge de la juridiction unifiée du
brevet européen (Unified Patent Court). Pour ce qui est de la
logistique, des subsides pour le trafic diffus ont été accordés jusque
fin 2014 en vue d’assurer la continuité des services ferroviaires pour
Reprise des activités de la 'Plate-forme Biopharma'
La plate-forme a été réactivée en novembre 2012. Représentants
du gouvernement, des administrations concernées (INAMI et Agence
créée en 2005 afin d’ancrer durablement les investissements
fédérale des médicaments et des produits de santé), des cinq plus
pharmaceutiques dans notre pays et d’attirer de nouveaux
grandes entreprises pharmaceutiques du pays (UCB, GSK, Janssen,
Pfizer et Baxter) et des fédérations sectorielles Pharma.be et
Essenscia/bio.be. Création de cinq groupes de travail sous la direction des ministres compétents. Les groupes de travail ont terminé leurs travaux. Les résultats des travaux ont été présentés fin
janvier 2014. Outre la confirmation d’un certain nombre de mesures générales (voir supra HLG Chimie), un certain nombre de
mesures spécifiques seront prises dans le secteur pharmaceutique
(e.a. une meilleure protection des brevets, l’assouplissement ou la
suppression de certaines procédures administratives).
Source : BFP, BELSPO
4 E - FCPE - La Charente
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2014 Fédération Française du Bâtiment
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Les objectifs du cours de FGS en 6ème année
Maroua GUITANE DCG en candidature de professionnalisation
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Grille de compétences en pdf

References: art. 54
 art. 9
 art. 17

Art.2

Art.2
 art. 53
 art. 5
 art. 50
 art. 51